Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
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Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Lun 19 Jan - 21:26
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Tal sort de la salle de briefing, son entrevue avec le major Sheppard avait été courte mais efficace, comme à l'accoutumée. La dernière mission du jour précédent sur P4X-312 c'était plutôt bien déroulée, le relevé énergétique révélé par le MALP avait été prometteur en découvertes pour l'équipe scientifique de l'expédition. A vrai dire la jeune femme n'avait rien compris aux explications de ces derniers, mais au vu de leur excitation ça devait être quelque chose d'important. En tout cas c'était une mission tranquille, sans aucun coup de feu ni le moindre blessé. Le rêve en quelque sorte.

L'israélienne a maintenant quelques jours devant elle, non pas qu'elle a besoin de repos, mais il lui reste pas mal de paperasse à remplir. C'est d'ailleurs une constante sur Atlantis, il existe une multitude de formulaire tous plus barbants que les autres à compléter pour chaque événement un minimum important. A croire que la CIS a besoin de tout savoir, seul leur échappe le contenu de l'assiette des habitants de la cité. Et encore, elle ne parierait pas de l'argent là-dessus.

En attendant de s'atteler à cette fabuleuse tâche le major lui a confié une mission d'un autre genre. Ce n'est normalement pas sa tâche, mais une recrudescence de malades oblige aux soldats encore sur pied à effectuer des missions qu'ils n'ont pas l'habitude de faire. Et ce soir c'est pour sa pomme, au programme une ronde de la cité avec un bleu. Amusant quand on sait que la jeune femme n'est là que depuis deux semaines !

Habillée d'une tenue adaptée pour un tour de garde, tenue sombre et arme automatique en main, elle se rend au point de rendez-vous fixé avec le soldat. En chemin elle tente de se souvenir du nom de l'individu, dont le major a tenté de prononcer le nom sans trop de succès. Impossible de se souvenir de la prononciation, elle se souvient juste que cela fait très russe. Bah il sera temps d'aviser une fois sur place. D'ailleurs voilà qu'elle arrive dans la salle de contrôle, là où il est censé l'attendre.
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Mar 20 Jan - 23:03
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Après plusieurs jours à s'imprégner des lieux et des différents protocoles, Alekseï a enfin sa première affectation. Le major Sheppard l'a assigné à la patrouille de la cité des Anciens pour le quart de nuit. Bon, ce n'est pas l'aventure trépidante à laquelle il s'attendait en signant pour le programme, mais les ordres sont les ordres. Le caporal ne voit dans cette tâche que de l'ennui en perspective. Néanmoins, savoir que de nombreux soldats s'empilent à l'infirmerie lui fait passer la pilule plus aisément. Il faut bien que quelqu'un se charge de la sécurité. Quoi de mieux qu'un nouvel arrivant ?

C'est dans cette frêle bonne humeur que le russe est sorti de ses quartiers, vêtu d'un simple treillis noir sorti de la Foure l'après-midi même. Restant précautionneux, une arme de poing de type 9mm décore son flanc droit, tandis qu'il a troqué son bon vieux SVD par un pistolet-mitrailleur d'origine belge : un P90, une arme plus adaptée pour les espaces confinés. Ce n'est franchement pas l'arme qu'il a l'habitude de manier. Pourtant, le fait qu'il s'agisse d'une arme ambidextre a attiré le choix du militaire. Et oui, Alekseï est gaucher.

Avant de se diriger vers le point de ralliement, l'homme vérifie l'heure à sa montre. Il lui reste un quart d'heure devant lui. Il n'a pas grand chose à faire de plus et être en avance n'est pas pour lui une forme de zèle. Cela l'empêche juste d'arriver à la bourre. Alors lentement, il parcourt les couloirs en direction de la salle de contrôle. Passant devant la Porte, le caporal s'arrête un moment pour l'observer. Même après des heures resté à contempler cet anneau métallique, il a du mal à ne pas être émerveillé par l'architecture Ancienne.

Sortant de sa rêverie en croisant d'autres soldats, il les salue respectueusement et poursuit sa route. Ses pas le mène dans le côté administratif du bâtiment. Malgré l'heure tardive, les écrans sont toujours allumés. À se demander si le personnel dort à un moment. Sans un mot, Alekseï continue son chemin. Encore un virage, un long couloir fait de verreries étranges et le voilà rendu à destination. Une nouvelle fois, il regarde sa montre : à peine, cinq minutes se sont écoulées. Un obsédé de l'heure ? Peut-être.

Rester debout comme un piquet ? Ah ça, non ! Un dernier check-up de son matériel serait beaucoup plus productif. Ni une, ni deux, le russe commence sa procédure routinière. Radio ? Ok. Serflex ? Ok. Lampe ? Ok. Flash-bang ? Ok. Pointeur Laser ? Ok. Déjà quelques pas se font entendre. Une seule personne apparemment. Ayant des chances que ce soit son supérieur, il ne vérifie pas le reste de son équipement. Et puis, il venait tout juste de le faire avant de sortir de ses quartiers. Il pivote donc sur lui-même afin de faire face à l'arrivant.

Devant ses yeux apparaît un militaire ou plutôt une militaire. Attiré par le détail via son hobby, il la jauge d'un regard bref avant de se mettre au garde-à-vous. Elle semble s'approcher du mètre quatre-vingts, à les cheveux bruns attachés en queue de cheval et des yeux marron lui offrant de l'intensité. L'attention d'Alekseï se porte ensuite sur le drapeau blanc et bleu que son bras arbore. Une étoile de David entourée de deux bandes horizontales. Difficile de ne pas savoir qu'elle est israélienne avec ça. Sur l'autre manche, une insigne représentant le grade de Sergent. Cette courte analyse conforte le caporal dans l'identité de la jeune femme. Toujours en posture de salut, il attend patiemment que le Sergent s'exprime.


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Mer 21 Jan - 11:50
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Tal arrive dans la salle de contrôle, elle jette un coup d’œil à la ronde, remarquant quelques connaissances qu'elle commence à reconnaître, les croisant fréquemment depuis son arrivée dans la cité. Il ne lui faut pas longtemps pour trouver le soldat avec qui elle doit effectuer sa ronde, c'est d'ailleurs le seul inconnu parmis eux, elle s'avance donc vers lui le saluant à son tour. Un geste qui la ravit, pour une fois que quelqu'un respecte correctement la hiérarchie ici ...

Elle s'arrête à quelques pas de l'homme, profitant des quelques mètres restant à parcourir pour rapidement le détailler. Un grand brun athlétique, au visage sévère et sérieux, avec un petit air des pays de l'est. Dans sa mémoire elle se souvient de son nom impossible à retenir, enfin surtout de quelques syllabes bien russes, comme l'indique le drapeau sur son uniforme. Finalement elle prend la parole.

- Bonjour caporal, je me présente, Tal Mesika. Vous m'excuserez mais j'ai eue du mal à retenir votre nom, et comme de plus je n'ai jamais été très douée pour ça ...

La jeune femme termine son inspection visuelle, remarquant qu'il est fin prêt pour la promenade nocturne dans la cité. Elle enchaîne donc rapidement.

- Et bien c'est parti pour une petite balade, nous sommes affectés à la patrouille nord ce soir. Il paraît que vous êtes assez nouveau, qu'avez-vous déjà pu visiter comme endroit ?

Ce faisant elle se dirige vers le couloir le plus proche afin d’emprunter un téléporteur.
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Mer 21 Jan - 18:17
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La première impression est toujours importante. Elle marque souvent le futur d'une relation. C'est du moins ce que pense Aleksei. Il n'aime pas déplaire et se consacre tant bien que mal à respecter scrupuleusement ce qu'on lui a enseigné ou demandé. Droit comme un piquet, il attend. Le sergent le dévisage un instant. Assurément pour se familiariser avec un nouveau visage. Lui-même ne s'en est pas privé. Il est même étonné qu'un si joli minois soit dans l'armée.

Finalement, les présentations arrivent. Elle s'appelle Tal Mesika. Le major Sheppard ne l'avait présentée que sous le nominatif - Sergent Mesika - laissant dans l'ignorance le caporal sur son genre. En soit, être sous les ordres d'une femme n'est pas une soucis mais la surprise reste présente. Celle-ci s'excuse de ne pas avoir retenu son nom. Lui ne s'en offusque pas. Les noms russes sont souvent reconnus pour être compliqués à retenir. Il se suffit donc d'un sourire amical pour exprimer qu'il ne le prend pas mal. Vu que sa présentation semble fini, il décide d'en faire de même.

« Alekseï Zhakarov, Sergent. Prêt à prendre du service. »

Généreusement, le russe n'exprime pas son patronyme bien qu'il soit cher à son coeur. C'est souvent ce nom à rallonges qui embrouille l'esprit des étrangers. Le sergent paraît satisfait et enchaîne, coupant ainsi aux formalités. Elle parle d'affectation à l'aile nord. Cela fait grincer des dents le caporal qui n'a pas eu la chance d'y mettre les pieds pour l'instant.
Elle n'attend pas de réponse sur place et sort de la salle contrôle et prends la direction des téléporteurs. Alekseï n'a pas besoin de réfléchir et la suit tout en répondant à la question de la femme sous-officier.

« Je n'ai presque rien vu de mes propres yeux, soupire-t-il avant de se reprendre très vite. Néanmoins, les cartes tactiques et autres photographies m'ont beaucoup aidé à me préparer pour ce genre de manœuvre. »

Encore un peu mal à l'aise, le caporal rit brièvement en se grattant la tête.

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Mer 21 Jan - 21:02
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Bref et efficace, voilà le genre d'échange qu'affectionne Tal avec ses compagnons d'armes. Elle qui a passé de nombreuses journées dans la bande de Gaza sait très bien que l'attention est la réactivité sont deux atouts primordiaux, et la jeune femme remarque avec plaisir que le russe en semble bien pourvu. Arrivée devant le téléporteur elle s'y engouffre, attend que son compagnon de garde le rejoigne et se décide pour débuter la nuit par une petite visite des lieux clés de la cité. Son doigt appuie donc sur le numéro correspondant au huitième étage.

- Vous allez vite voir que les cartes ne vous seront que peu utiles Zhakarov, cette cité est un dédale incroyablement complexe, où on se limite à retenir les endroits les plus importants. D'ailleurs nous allons débuter par un petit tour du propriétaire.

Les couloirs qu'ils arpentent mènent à ce qu'il est difficile de ne pas remarquer comme l'infirmerie de l'expédition. Ils entrent dans la petite salle servant d'accueil, et Tal salue l'infirmier de garde, pour ensuite brièvement lui expliquer la situation.

- Voici donc à la fois l'infirmerie et l'hôpital, pas la peine de vous expliquer ce qu'on y fait je pense. Vous voyez le chemin n'est pas compliqué à trouver, c'est bien entendu ouvert en permanence. Il ne manquerait plus que ça !

L'israélienne ponctue la remarque par un sourire, avant de continuer.

- Et pour être complète, je suis moi-même médecin, enfin pour ce qui est des secours sur le terrain. Des questions Zhakarov ?
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Jeu 22 Jan - 16:55
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Arme au poing, les voilà tout deux entrains de déambuler dans un des couloirs menant au téléporteur. Alekseï marche au pas jusqu'à être déconcentrer un instant. Son regard vient de s'attarder sur la silhouette de la belle israélienne. Il est pourtant quelqu'un de très sérieux, mais avant cela, c'est un homme. Sa réaction n'est pas disproportionnée. En Russie, les femmes font rarement le choix de l'engagement. C'est peut-être mieux pour elles vues ce que certains hommes subissent. Afin de refixer sa concentration sur son travail, l'homme secoue la tête de gauche à droite et vis vers ça. Puis, il reprend la marche pour rejoindre le sergent.

Lorsque Tal appuie active l'appareil, le russe ne peut s'empêche de se tendre. Il est encore mal à l'aise avec toute cette technologie. Aussi fascinante soit elle, elle dépasse son entendement. La femme sous-officier lui explique que les plans ne font pas tout. Il en est bien conscient, Atlantis étant gigantesque, il ne peut hélas pas avoir tout visité en si peu de temps. Il est encore mal à l'aise avec toute cette technologie. Lui ne répond rien. Il a bien sur déjà vu les lieux importants dès son premier jour d'affectation. Toute information étant bonne à prendre, il suit la jeune femme comme son ombre.

Quelques instants plus tard, ils sont rendus à l'accueil du service hospitalier. Alekseï connaît l'étage sans l'avoir visité auparavant. Il salue l'infirmier de garde à l'unisson de son sergent et écoute cette dernière attentivement. Il partage le sourire de Tal à la remarque qu'elle fait. Son humour est particulier, mais au moins elle n'est pas froide. Une pointe de sérieux survient lorsqu'elle dévoile être médecin de terrain. Le caporal éprouve alors un profond respect envers son supérieur. Il se peut que dans un avenir, il soit sauver par cette femme.

« Négatif, Sergent. »

Sa réponse est beaucoup moins humaine qu'il l'aurait voulu. Parfois, ce froid sibérien l'agace. Alors pour effacer cela, il reprend assez vite.

« Mais je suis heureux de pouvoir compter sur vous en cas de pépin. Pour ma part, ma spécialité se résume aux armes longues portées. »

Puis alors qu'il va demander où est la prochaine destination, une autre question lui vient finalement.

« Faut-il patrouiller dans ce périmètre ? »
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Jeu 22 Jan - 19:44
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La jeune femme répond en hochant la tête.

- Oui selon les rondes, il existe des parcours bien définis. Par contre en cas d'alerte c'est un des lieux stratégique à sécuriser avant tout.

La promenade continue, le sergent se dirige vers un autre téléporteur pour cette fois faire le tour de l'étage dédié aux labos scientifiques. Peu de commentaires sur ces derniers, ce n'est pas vraiment le domaine de l'israélienne, elle se contente de marcher d'un pas tranquille sans vraiment se soucier de savoir si le russe suit bien ses pas. Elle ne remarque donc pas non plus son regard coulant, heureusement pour lui !

- Quant à votre travail, chaque personne sur cette cité est spécialisée dans son domaine caporal, et tout le monde est utile. A un moment ou à un autre ...

Tal se tourne pour lui sourire, reprenant sa route. Cinquième étage, niveau militaire, leur domaine. La visite est ici plus longue, elle prend le temps de lui faire découvrir l'ensemble des pièces, bien plus sécurisées. Tout d'abord les cachots et leur système de sécurité un peu particulier, qui demande le gène des Anciens pour fonctionner. Ensuite les vestiaires, où le caporal dispose d'un casier pour y ranger son équipement de mission. Enfin l'armurerie et le pas de tir, l'endroit rêvé pour entretenir ses habitudes et ses réflexes.

- Jusqu'ici rien de bien compliqué, c'est un peu comme une base militaire mais dans une autre galaxie. Bon avec des scientifiques en plus. Mais soit. Nous allons passer les chambres, je pense que ça vous connaissez ... Hum le mess également ... La salle de sport ?
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Dim 25 Jan - 16:30
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La réponse du sergent est tout à fait logique : les périmètres médicaux sont toujours une priorité stratégique à préserver. C'est un peu à côté de la question initiale, mais Alekseï hoche la tête à son tour d'un air pensif et suit machinalement la jeune femme dans les couloirs. Il est étonné de ne pas y voir une constante présence militaire compte tenu des harcèlements wraiths. Ses pas et sa pensée s'arrêtent devant un nouveau point d'accès.

Sans se concerter, ils l'empruntent pour atteindre les laboratoires du septième étage. Ce lieu est beaucoup plus calme que l'effervescence des infirmeries. Le caporal pourrait s'y plaire même s'il n'est pas du genre à avoir de penchant scientifique. Le parcours est sommaire. Il permettra néanmoins au russe de savoir se repérer le jour où il aura besoin de contacter un service particulier comme le centre de nanotechnologie ou que sait-il encore.

Tal reprend la parole en exprimant que chacun a son domaine de spécialité. Et que chaque personne à son utilité à un moment précis. Cela fait sourire le soldat. Elle semble comprendre ce qu'il voulait dire et il apprécie l'effort de sa supérieure. Néanmoins, son manque de polyvalence le pèse parfois. En dehors du terrain, il est presque comme une lame affûtée qu'on laisse lentement rouiller. Ne voyant pas l'utilité de parler de son manque de polyvalence, il continue l'inspection en compagnie de son binôme.

La suite de la visite ne se fait comme le caporal s'attend. Sa partenaire les emmène dans le quartier militaire, à l'étage cinq. Une question silencieuse reste suspendue à son esprit.

* Qu'est-ce qui se trouve à l'étage six ? * sa curiosité n'est pas assez grande pour qu'il le demande ouvertement et le sergent semble plus emballé par l'idée du secteur militaire. Il lit une certaine fierté sur son visage et dans ses gestes et n'ose pas lui avouer avoir déjà eu droit à cette partie de la visite. Il continue de la suivre ainsi jusqu'à ce qu'elle lui demande s'il connaît les locaux d'entrainement.

« Oui, je connais, merci. Je m'y rends quotidiennement très tôt le matin. Je m'exerce assidûment au Systema, un art martial russe s'inspirant entre autre du sambo. »

Alekseï doit ce rythme à son intégration dans l'OMON et à son apprentissage du combat à mains nues ou armé. Le Systema est généralement enseigné dans les forces spéciales du pays et il est dit que ses origines proviennent d'autres anciens arts martiaux russes comme le samoz. Bien que le sujet puisse être plus approfondi, l'homme pense que l'heure n'est pas à ça, mais ne veut pas non plus couper court à la conversation. Voulant donc donner le change, le caporal pose une question à son tour en gardant un sourire aux lèvres.

« Et vous, Sergent, êtes-vous expert dans ce genre de domaine aussi ? »

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Mar 27 Jan - 8:41
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La discussion s'oriente vers un terrain des plus intéressants pour la jeune femme. Tal n'est pas très étonnée de sa pratique d'une technique de combat, l'homme a l'air plutôt en forme malgré un air résolument discret. Elle tourne la tête vers le russe et s'arrête un instant pour continuer le dialogue.

- Ah voilà quelque chose que je ne connais pas tiens. En quoi consiste votre Systema en fait ?

Elle profite de ce petit répit pour l'inspecter à nouveau, le jaugeant du regard avec attention. Effectivement sa première impression était juste, et son allusion aux fusils de précision a du sens, il a un peu la style du métier.

- Pour ma part je pratique le Krav Maga, comme tout israélien en fait. C'est aussi pas mal efficace.

Souriant elle fait demi-tour et poursuit son chemin, quittant l'étage pour se rendre maintenant dans un couloir plus sombre et plus calme, qui semble se perdre dans le lointain. Elle allume la lampe située au boit de son arme et s'avance en marchant calmement.

- Nous voilà dans le couloir principal menant à la partie nord de la cité, nous ne devrions croiser personne d'autre à cette heure-ci.

Le sergent est aux aguets, sans toutefois montrer une inquiétude particulière. Elle semble habituée à ce genre de patrouille dans un milieu relativement clos, son corps pivote régulièrement pour inspecter les endroits plus reculés, sans s'attarder inutilement. En même temps Tal ne perd jamais longtemps son compagnon d'un soir du regard, vérifiant sans cesse sa propre position, pas vraiment pour le critiquer mais à nouveau plutôt comme une systémique de patrouille bien huilée.
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Ven 30 Jan - 0:25
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Apparemment, les techniques de combat sont un sujet qui intéresse la jeune femme. Elle attrape l'opportunité d'en savoir plus sur une pratique lui étant inconnue : le Systema. Sans être intarissable sur le sujet, Alekseï compte mettre en avant le savoir faire russe. Il est très souvent effacé par d'autres noms prestigieux sans en être pour autant moins efficace. Les raisons sont simples, cet art est resté à la discrétion des Spetsnaz et autres gardes du corps du Kremlin. Et cela, pendant de très longues années.

« Comme dans beaucoup de disciplines, son pilier est la respiration. Les notions importantes du Systema peuvent se résumer l'économie de mouvement, l'analyse de l'espace et la surinformation cérébrale. Il hausse des épaules avant de lancer une proposition à Tal. Le mieux serait de vous faire une démonstration à l'occasion. »

Bien entendu comme tout militaire, le sergent a eu droit à sa propre formation tactique : le Krav Maga. Cela ne surprend pas le russe qui sait que c'est un pilier de l'enseignement israélien. Il se suffit donc qu'acquiescer. Par contre, il relève agréablement l'humilité de la jeune femme dans son approche. Bien qu'il soit toujours respectueux envers ses supérieurs, là, c'est l'individu qui vient de gagner son respect.

« Peut-être aurais-je l'honneur de voir à l'œuvre cette pratique si réputée ? »

Le caporal n'attend pas spécialement une réponse, car ils sont tout de même en patrouille. Alors il reprend la marche en compagnie de sa coéquipière après lui avoir rendu amicalement un sourire. Ils ne leur faut pas bien longtemps pour quitter l'étage et arriver dans un corridor beaucoup plus sombre.
Suivant l'exemple du Sergent, Alekseï allume sa propre loupiote et progresse lentement dans le couloir. Elle explique qu'ils ne devraient voir personne dans le périmètre à cette heure-là. Lui ressent un certain sérieux dans cette déclaration et hoche la tête pour signifier qu'il a bien entendu.

Silencieusement, les deux militaires arpentent les lieux sans se quitter longtemps du regard. La rigueur militaire et le travail d'équipe se perçoivent très rapidement à leur fluidité. Plus leurs pas les éloignent du centre du bâtiment, plus l'obscurité s'empare des lieux. Cela peut provoquer un grand stress pour un civil, mais il est heureux d'être en présence d'un autre militaire entraîné. Naturellement, lui se focalise sur sa respiration pour maîtriser ce genre d'état. C'est primordial afin d'être réactif face à une mauvaise surprise.

Au bout d'un moment, ils débouchent sur une porte. Alekseï jette un regard furtif vers sa partenaire pour savoir la procédure. Il lui suffit juste d'un mouvement de la main de celle-ci pour s'exécuter. Lentement, il ouvre la porte puis passe le seuil pour se positionner à la gauche de l'entrée. Il balaye la salle avec sa lampe alors que le sergent doit être sur ses pas et jusqu'ici, rien à signaler. La pièce est habillée uniquement de deux colonnes à arêtes, offrant ainsi peu d'angles morts à couvrir. L'unique présence d'une seconde porte donne l'impression qu'il ne s'agit que d'un sas.


« Ras ! Dit le soldat après avoir inspecté les lieux. Au fait, qu'est-ce qu'il y a par ici ? »

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Ven 30 Jan - 17:38
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La jeune femme hoche la tête à sa proposition de démonstration croisée de leurs enseignements militaires.

- Et bien ça serait une bonne idée, je suis toujours curieuse de voir comme d'autres pays se débrouillent. Et puis si un jour votre esprit est contrôlé par une bestiole mutante, cela m'évitera de me retrouver au sol rapidement !

Satisfaite de sa boutade, elle glousse avant de continuer son chemin. La ronde est monotone, contrairement a ses premiers jours où tout était découverte et nouveauté, les couloirs sombres de la cité lui paraissent maintenant d'un ennui mortel. Tout est toujours sombre et froid, sans oublier cette impression d'humidité permanente, dans doute dûe aux niveaux inférieurs dont bons nombres sont souvent sujets à des inondations. Finalement ils arrivent devant une porte fermée, et le russe lui demande si elle sait où elle mène.

- Hummm si ma mémoire est bonne cela donne sur un escalier qui arrive sur une digue. En fait nous sommes à peu près au niveau de la mer là. Ca vous tente un petit détour ?

Elle incline la tête et sourit, prenant de toute facon la décision à sa place. Saisissant sa radio elle appuie sur le bouton de communication.

- Salle de contrôle ici Mesika, nous allons faire un petit détour par la digue nord, je reprends contact.

L'appareil revient vite à sa position initiale, puis d'un geste de la main elle ouvre la porte. Devant eux un escalier monte dans l'obscurité, l'israélienne grommelle une remarque concernant la lumière et la cité, probablement qu'elle en a assez de marcher dans le noir ... Sans plus attendre elle monte les premières marches, se déplaçant comme précédemment, avec précaution et observation. La petite ascension dure quelques minutes tout de même, la distance parcourue semble relativement importante, quand une nouvelle porte annonce la fin des escaliers. Une fois de plus Tal utilise sa main pour procéder à son ouverture.

Devant eux, plongeant dans l'obscurité totale, un long quai se fond dans le lointain. Au-dessus de leurs têtes le ciel étoilé de Lantia brille de mille feux ...
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Sam 31 Jan - 16:19
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Grâce à la compagnie de Tal, cette patrouille s'avère bien moins ennuyeuse que prévue. Sa fraîcheur y est pour beaucoup. Elle est même parvenue à tirer un bref rire d'Alekseï lors d'une plaisanterie. Décidément, cette femme est surprenante. D'habitude, l'homme est d'un sérieux exemplaire, mais elle semble capable mettre à l'aise jusqu'à un empoté comme lui.

Jusqu'ici tout se passe comme une promenade de santé. Ils arrivent dans un endroit complètement méconnu du caporal. Chose qui amène sur la table une question inévitable : où sont-ils ? Le sergent lui fait un rapide topo comme quoi ils se trouvent au niveau de la mer et qu'en continuant sur leur lancée, ils devraient arriver à une digue. Elle l'incite d'ailleurs à y jeter un œil

La proposition surprend le militaire. Ce genre d'escapade n'est pas de son genre, il est toujours rigoureux dans son travail. À cet instant, il a envie de la rappeler l'ordre. Cependant, Alekseï n'en a ni le temps ni le droit. Durant son conflit intérieur, son équipière a déjà pris possession de sa radio pour contacter le central.

L'échange reste à la fois concis et inattendu.
*Depuis quand autorise-t-on aux patrouilleurs de faire des détours ?* Cette question a presque dépassé le stade des pensées du caporal. Il se demande même si cette entreprise n'est pas un peu trop laxiste à cause de la présence de nombreux civils. Pourtant, il n'en dit rien. Il sait que réfléchir est parfois déjà trop quand il s'agit de protocole militaire. De plus, le petit sourire malicieux de Tal est, on ne peut plus, révélateur sur ce point.

« C'est vous le boss, Sergent. Je ne voudrai pas finir au trou pour insubordination. »

Accompagnant son ton faussement affolé d'un clin d'œil complice, Alekseï croit faire passer sa pensée comme une plaisanterie. Pourtant, c'est bel et bien l'une de ses craintes et son sang-froid n'est pas là pour l'empêcher d'y songer. De plus, il n'aime pas spécialement porter l'attention. Alors faire un détour, de nuit et avec une femme, c'est insensé.

Le caporal suit sa comparse dans le dédale de marches d'un pas nonchalant. Il essaye de se persuader que personne n'interprétera ce détour comme une aventure. Après tout, il est encore bien nouveau pour connaître tout le complexe. Cette réflexion empoisonne son esprit. Il le remarque vite et se concentre sur son objectif : l'inspection de la section nord.

Quand la morsure du vent nocturne vient le sortir de sa concentration, le russe lève les yeux dans la nuit noire. Il comprend mieux pourquoi l'Israélienne voulait faire ce détour. C'est à couper le souffle. Alekseï sourit béatement sans s'en rendre compte tellement l'émotion est grande.

Devant un tel panorama, ses réflexes de photographe ressortent. Il lâche son arme et la laisse pendre en bandoulière pour fouiner dans ses poches latérales. Rapidement, il sort un petit appareil photo et en change l'objectif. Sans un mot ou un regard vers la jeune femme l'accompagnant, il commence à shooter le ciel frénétiquement. C'est le moment qu'il a attendu pendant tant d'années. Il peut enfin exercer sa passion dans un panorama encore vierge.

Une fois satisfait, il revient enfin à la réalité et se retourner vers Tal. Avec un grand sourire aux lèvres, il pointe le ciel étoilé à l'attention de celle-ci


« C'est pour ça que j'ai signé pour le projet Atlantis ! » S'exclame-t-il en pleine euphorie.

S'ils étaient en civil à ce moment-là, il l'aurait certaine serré dans ses bras pour la remercier. Cela aurait été complètement contraire à son attitude renfermée, mais pour lui, c'est l'aboutissement d'un rêve. Alors avec plus de solennité, il reprend.

« Merci beaucoup. Vous ne savez pas ce que ça représente à mes yeux. »

S'épancher ainsi n'est pas son genre. Alors quand il le réalise, il fuit le regard du sergent maladroitement pour ranger son bien et reprends son pistolet-mitrailleur en main.
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Dim 1 Fév - 9:28
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Tal ne peut s'empêcher de sourire face à la crainte du caporal d'être réprimendé pour ce petit détour. Il y a peu c'est elle qui se serait posée cette question, mais on apprend bien vite sur Atlantis qu'il faut relativiser les choses. Ici rien n'est comparable à la vie sur Terre, et avec un commandement aussi varié il vaut mieux mettre de l'eau dans son vin ...

- Ne vous inquiétez pas Zhakarov, les consignes sont relativement libres en ce moment. Et quand bien même, notre Commandant est plutôt du genre à privilégier l'efficacité lorsque cela est nécessaire.

Arrivé sur le quai le russe devient tout à coup plus nerveux. Non plus excité ! La jeune femme le regarde, et sans rien dire sort un appareil photo. Il mitraille le ciel durant de longues minutes, pour finalement se tourner vers l'israélienne et partager son moment de bonheur avec elle. Cette dernière ne peut s'empêcher de sourire. Elle se rappelle très bien de son arrivée dans la cité, de la découverte de ce spectacle. Et il risque d'en avoir encore plus plein la vue quand il partira en mission !

- Je ne pensais pas que ça vous plairait à ce point, mais le but est accompli tout de même.

Avisant l'appareil elle enchaîne.

- Vous avez l'air de savoir vous servir de ce genre de truc. C'est juste une passion ou ça va plus loin ?

Tout en papotant elle s'approche du bord du quai pour venir s'asseoir, déposant ses fesses sur le sol un peu froid. D'un geste de la main elle tapote le sol à ses côtés pour l'inviter à en faire de même.

- Pour ma part je suis juste capable d'utiliser un appareil automatique, de mettre l'image plus au moins au centre et voilà ...
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Mer 4 Fév - 15:52
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Après ce moment de pur bonheur, Alekseï reprend ses esprits et range son matériel photographique. Il sait ce que vient de lui dire Tal à propos de la souplesse militaire sur Atlantis. Néanmoins, il n'est pas encore accoutumé à ce credo, alors hâtivement, il attrape son arme en main et s'apprête à suivre sa partenaire.

C'est un nouveau sourire qui l'accueille. Le russe rougit un peu gêné par sa réaction. Puis, il se détend comme par magie en l'écoutant. Elle ne semble pas pressée, loin de là. Au contraire, l'israélienne va même jusqu'à demander des détails sur ce goût pour la photographie.


« J'ai une formation dans ce métier, mais l'armée m'a laissé croire que je verrais des paysages extraordinaires. De plus, je ne suis pas très à l'aise avec la compétitivité. Si jusqu'ici, ce n'était pas vraiment ce pourquoi j'ai signé, la roue a tourné avec le projet Atlantis. »

Aleksei accepte la proposition du sergent et s'installe à ses côtés sur le bord du quai. La fraîcheur de la nuit est agréable. Ses yeux passent du regard noisette de son vis-à-vis à l'obscurité où doit se cacher le continent de Lantia . Il sait maintenant où se rendre après une longue mission. La solitude a toujours eu l'effet d'un baume réparateur.

La belle demoiselle entre dans le sujet de la photographie, expliquant qu'elle n'a jamais utilisé autre chose qu'un automatique. C'est souvent le souci avec les amateurs. De cette manière, ils ne peuvent pas progresser, car c'est le logiciel qui s'occupe des paramètres. Lui aussi est tombé dans le piège par le passé, mais à présent, il maîtrise bien son sujet.


« Les appareils automatiques sont les fléaux de la photographie. Il n'y aucune âme, aucune personnalité dans l'impression des photos prises. Le meilleur moyen d'évoluer est de pratiquer sans mode auto et de nuit. De cette manière, ils ne peuvent pas progresser, car c'est le logiciel qui s'occupe des paramètres. Tout en disant cela, Alek ressort son appareil pour le tendre à Tal. Voulez-vous essayer ? »

Il n'est pas sûr de la réponse qu'il recevra, mais ça ne coûte rien de proposer. Et même si le moment n'est pas vraiment à ça, il pourrait apparaître ultérieurement. Une autre question lui trotte, et en attendant que la jeune femme accepte ou non, il enchaîne.

« Et coté, rigueur militaire. A quoi dois-je m'attendre plus concrètement ? »

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Ven 6 Fév - 10:06
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Tal regarde les étoiles, soupirant longuement. Le petit détour sera de courte durée, autant en profiter, le retour dans les sombres couloirs de la cité a toujours un petit côté lassant étonnant. Elle écoute le russe parler de sa passion sans le regarder, hochant simplement la tête pour confirmer qu'elle l'entend. Il a facile à dire, utiliser des paramètres et ce genre de machin quand on y connaît rien, c'est tout sauf facile. Déjà qu'un ordinateur il ne faut pas lui demander d'aller plus loin que son usage professionnel requis, un appareil photo c'est le même. Viser et appuyer, le reste franchement ... La jeune femme regarde l'appareil d'un œil dubitatif.

- Hum je m'en voudrais de l’abîmer vous savez ...

Elle prend toutefois l'objet, avec précaution, le soulève et l'examine. Il n'a pas l'air bien impressionnant vu sa taille, mais le sergent mettrait sa main à couper qu'il vaut déjà son pesant d'or en matière de technologie. La majorité des boutons lui sont inconnus d'ailleurs, il vaut mieux ne pas faire de truc débile comme aller tout dérégler. Elle s'apprête à lui rendre quand il parle de l'étrange rigueur de la cité.

- C'est compliqué en fait. Le principal souci est qu'il y a tellement de nationalités différentes, de façon de voir les choses différentes, et des sensibilités différentes. Regardez rien que moi, je sais que pas mal d'hommes ont toujours du mal à recevoir un ordre de la part d'une femme, alors que quand mon pays c'est tout à fait normal.

Tal marque une pause, hume l'air avant de reprendre.

- Pourtant nous sommes tous passés par ce petit stage d'acclimatation des américains n'est-ce pas ? Même si au final on apprend juste quelques pratiques et l'idée générale du fonctionnement de leur corps. Le reste c'est chacun pour soir une fois ici en fait.

Elle se tourne ensuite, ramenant ses pieds devant elle, croisant ses bras autour de ses genoux.

- Si je devais vous donner un conseil, c'est de ne pas faire de vagues. Restez discrets, faites votre job, laissez aux américains le soin de se faire remarquer. Ils adorent montrer que ce sont les patrons ici. Au niveau de la hiérarchie, faites en assez mais pas trop. Nous sommes relativement isolés, et la notion de grade est toute relative quand un Wraith se met à bouffer votre officier, c'est l'humain qui entre en action là, quels que soient les ordres donnés. Prenez des décisions humaines avant tout, soyez diplomates, montrez-vous respectueux et agréable.

L'israélienne pose son regard sur le tireur d'élite, le jugeant à nouveau un bref instant. Son examen semble concluant puisqu'elle hoche la tête à nouveau, avant d'ajouter une dernière phrase.

- Au fait, vous avez le gène ?
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Jeu 12 Fév - 15:43
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Le russe comprend la réticence de la jeune femme à prendre l'appareil photo. Elle n'a pas tout à fait tord, ce petit bijou a coûté un bras au soldat. Ne s'attendant pas à une quelconque maladresse, il reste silencieux et attend patiemment qu'elle veuille bien le prendre. Il n'y a qu'ainsi qu'il pourra essayer de lui offrir un peu de son savoir. L'examen du sergent se fait bref et il le lui rend dans la foulée. Aleksei présume donc que la militaire est vraiment mal à l'aise avec ce genre d'objet. Ne s'attendant pas à une quelconque maladresse, il reste silencieux et attend patiemment qu'elle veuille bien le prendre.

Rapidement, elle choisit de parler de la multiple nationalité de cette opération. Très attentif, Alek hoche de la tête pour exprimer son accord sur ce point de vue. Après tout, une structure plus souple évite forcément les frictions entre les différents corps d'armée. Lorsque le sergent Mesika fait référence à sa propre personne, il est difficile pour l'homme de ne pas être gêné. Oui, dans pas mal d'armées les femmes sont encore difficilement accepter et surtout pour donner des ordres. C'est même malheureux, car ces dernières se révèlent aussi aptes si ce n'est pas plus que leurs homologues masculins.


« J'avoue, moi-même ne pas y être habitué. Mais, je ne vois pas le mal à être commandé par une femme. » Confesse Alek lors d'une brève pause dans le dialogue de son supérieur.

Tal ne semble pas relever le commentaire, du moins, pas tout de suite. Le caporal se sent un peu sot de n'avoir rien à dire, mais si les propos de son vis-à-vis sont justes, il est difficile de faire autre chose qu'acquiescer.

« Oui. Même si je viens tout juste d'arriver, j'ai pu constater que ce n'était pas aussi homogène que sur le papier. J'espère juste que ce n'est qu'une question d'organisation. »

L'intonation dans la voix du russe ne montrait pas une réelle inquiétude à ce sujet. Il faut dire qu'il s'attend toujours à un certain sérieux. Il se tait à nouveau, sa partenaire semble vouloir encore s'exprimer sur le sujet. Ses conseils plus ou moins classiques cependant, ils restent toujours bons à prendre. Quand elle fait référence aux Américains, Alek finit par éclater de rire. Il est assez rare de voir quelqu'un ne pas spécialement apprécier les adages des États-Unis d'Amérique. Et ce n'est pas lui qui allait être outré par ce comportement anti-capitaliste. Il est même persuadé qu'avoir l'étiquette « anti-américaine » sur le dos aide à ce genre de piques.

« Vous n'avez pas d'inquiétudes à avoir sur ce plan-là. Je ne suis pas du genre à tirer d'abord et à poser les questions ensuite. Une phrase que l'on utilise souvent pour décrire les Américains, bien que ce ne soit pas toujours justifié. J'aime les choses bien faites, peut-être même un peu trop. C'est une des raisons pour lesquelles je me suis plongé dans les armes de précision. »

Suite à cette réplique ou bien est-ce une coïncidence, l'Israélienne hoche de la tête. Alek n'en demande pas plus et range une bonne fois pour toute l'appareil photo dans son compartiment réservé. Dans le silence nocturne nouvellement retrouvé, une énième question de la demoiselle apparaît. Est-ce qu'il possède le gène. Oui, c'est le cas, mais il n'aime pas spécialement fanfaronner avec. Être capable d'utiliser la technologie ancienne sans avoir de notions scientifiques est un véritable fardeau à ses yeux. Péniblement, il finit par répondre à sa partenaire.

« Oui, c'est l'une des raisons de ma participation au projet Atlantis. Néanmoins... Je n'ai encore aucune connaissance suffisante pour utiliser un quelconque appareil ancien convenablement. Dans une mimique un peu ridicule, le caporal se gratte la tête. Et vous ? »

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Sam 14 Fév - 9:43
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Les yeux toujours levés vers le ciel de Pégase, Tal écoute le russe lui répondre, lui avouant que lui aussi est porteur du gène des Anciens. Elle tourne son visage vers lui pour lui répondre.

- Je l'ai aussi, mais cela n'a pas été la raison de mon envoi. En fait je l'ai bêtement découvert lors de mon examen médical d'arrivée au SGC. Du coup je vais me permettre une mise en garde caporal, ne touchez à rien qui vous est inconnu. Il y a toutes sortes de machines dont personne ne comprend rien, et on relate des accidents parfois fâcheux ...

Elle ponctue sa remarque par un franc sourire. L'affaire est sérieuse, espérons que le massage soit bien passé, mais pa la peine de se transformer en bourreau pour autant.

- On va vous expliquer encore tout un tas de règles de ce genre lors de vos prochaines semaines. C'est le plus contraignant quand on arrive en fait, on a tellement hâte de partir à l'exploration de cette galaxie ! Mais c'est loin d'être une partie de plaisir.

Finalement elle se tourne totalement, replie ses jambes et passe ses bras autour de ses genoux, pour jauger longuement le soldat. Plus longuement qu'avant. Ca en serait presque intimidant pour un civil non habitué à ce genre d'examen visuel. Le regard perçant de la jeune femme semble le déshabiller, cherchant une faille peut-être. Qui sait ? C'est peut-être sa façon à elle de juger le sang-froid de quelqu'un. Les yeux se croisent inévitablement, une petite tension s'installe.

Au bout d'une longue minute l'israélienne sourit, relâchant le semblant de pression.

- Et si je dois vous donner un dernier conseil, évitez de vous trouver seul avec une civile. Je crois que ça évitera pas mal d'ennuis ...

Elle rit de bon cœur à sa dernière remarque.
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Sam 14 Fév - 11:07
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La réponse du sergent ne se fait pas attendre. Alekseï apprend qu'elle porte également le gène et qu'il n'y a là aucun rapport avec son affectation. Il faut dire que leurs cas sont différents. Il n'est qu'un simple soldat dont on demande une certaine discipline et sa seule particularité reste sa précision avec les armes à feu. Il en existe des milliers, voir des millions comme lui. Tal, elle, a fait ses preuves dans un milieu on ne peut plus agité et sa spécialité médicale en fait un atout précieux pour la survie des expéditions.

La jeune femme ne s'arrête pas là. Elle croit bon de mettre en garde son partenaire d'un soir contre l'utilisation de la technologie ancienne et des accidents qui en décousent lorsqu'on ne sait pas se servir correctement de ce genre de matériel. En soit, ce n'est pas une nouvelle pour le caporal. Il ne compte pas toucher à ces gadgets sans en avoir compris le concept globale. Sa curiosité se limite aux paysages et aux personnes tout au plus. Le russe comprend tout de même la bienveillance dans les conseils qu'elle offre, il lui sourit amicalement en retour.


« Je suis contient de mon incapacité dans ce domaine, je ne me tente pas à ces activités hasardeuses tant qu'il n'y a pas mort d'homme. Et même là, je sais rester pragmatique. »

Tal clos le sujet sur une dernière sentence. Les expéditions ne sont pas une partie de plaisir. Même s'il n'y a jamais participé, en tant que militaire, Alekseï sait pertinemment qu'une présence militaire est synonyme de danger. Ils ne sont pas là pour les vacances, et ce ne sera que rarement une promenade de santé. Enfin, à voir leur discussion nocturne au bord de l'eau pendant leur patrouille... On pourrait s'y méprendre.

L'Israélienne pivote subitement vers le caporal qui lui fait face à son tour. Dans un premier temps, à sa posture, on pourrait croire qu'elle est pensive. Ce n'est pourtant pas ce que ressent l'homme. Il a déjà eu le droit à plusieurs inspections de la part de son supérieur. Grâce à son entraînement, il sait rester calme en toute situation, ou presque toute. Là, ce n'est pas tout à fait pareil. L'insistance dans le regard de la jeune femme reste un peu dérangeant. Jusqu'ici, cela ne l'avait pas perturbé, mais là, il n'en connaissait pas la raison. Le caporal cherche alors le regard de sa partenaire afin d'y lire peut-être un semblant de réponse.

Ce n'est que lorsque le sergent reprend la parole que l'atmosphère se fait moins pesante. Plus que la raison ou la flatterie provenant d'une aussi jolie jeune femme, c'est son rire communicatif qui fait relâcher la pression. Prenant un peu conscience que derrière la militaire se cache une femme, Alekseï s'attarde sur son visage. L'éclat de ce minois lui donne envie de la photographier, mais il n'en fera rien pour le moment. En gentleman, il ne peut pas rester muet à la grâce de sa partenaire, et la perche lui étant tendu, il ne peut se priver de le communiquer.


« Un détour avec une si charmante compagnie est certainement plus dangereux encore. »

Le sourire aux lèvres, il offre un clin d'œil complice à Tal avant de se redresser de toute sa hauteur. Précautionneusement, le russe tend la main à cette dernière afin de l'aider à se redresser également. Ce petit moment d'échange était très intéressant, mais en bon soldat, il n'oublie pas la mission pour laquelle il est encore réveillé à cette heure-là.

« Nous devrions reprendre la patrouille, je pense. »

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Dim 15 Fév - 10:27
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Le compliment est surprenant mais plaisant. On a beau être soldat, on en reste pas moins une femme, et certaines choses font toujours du bien. Elle sourit également et accepte la main tendue, se relevant grâce à elle.

- Oh vous avez bien raison, je suis extrêmement dangereuse quand il est nécessaire. Je connais tous les endroits qui font très mal.

Elle glousse se rééquipant à son tour.

- Vous avez raison, il nous reste encore pas mal de marche à faire, et l'odeur du café qui nous attend à la salle de contrôle me frôle déjà les narines !

Après un regard la voilà repartie vers l'escalier, descendant pour rejoindre le couloir abandonné plus tôt. Le sergent prend sa radio pour signaler la fin de leur petit détour, et la patrouille reprend ses droits. Le décor ne change pas, la manière de faire non plus. Les deux soldats avancent en silence, ruminant chacun cette brève conversation dans leur esprit, tandis qu'ils scruttent avec attention les moindres recoins des pièces sombres et froides de cette partie de la cité.

Pour sa part Tal est satisfaite de l'échange, voilà un homme avec la tête sur les épaules, qui n'a pas l'air d'avoir comme seule passion de tirer sur tout ce qui bouge. Et en prime il ne l'a pas reluqué comme le font trop souvent à son goût certains de ses collègues. Une bonne recrue pour Atlantis, mais également une personne de plus à ajouter dans sa courte liste de celles avec qui elle partira en mission.

Finalement au bout d'une demi-heure d'avance, le couloir prend fin dans une grande salle remplie de terminaux. Le sergent se tourne vers son compagnon en rangeant son arme à son attache.

- C'est ici que prend fin la patrouille nord, maintenant le plus simple et de prendre le téléporteur pour la tour principale ...
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Mar 17 Fév - 10:55
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Comme tout homme entendant une telle déclaration, AlekseÏ ne peut s'empêcher d'imaginer la douleur qu'il pourrait ressentir à une telle menace. Une incroyable envie de protéger ses parties lui vient tant il prend au mot l'Israélienne. Avec une mimique un peu éprouvée, il observe sa partenaire en train de légèrement glousser, certainement amusé par l'effet qu'elle vient de produire chez lui. L'homme finit par sourire bien malgré lui. Elle n'a vraiment pas sa langue dans sa poche, ce qui en fait une personne agréable a côtoyer.

Le sergent fait ensuite mention du café qui les attend au poste de commande. À nouveau, le russe fait une grimace. Dans la caserne d'où il vient, l'immondice brune qui leur est servie sous le nom de café est plus proche du jus de chaussette qu'autre chose. Il s'en est même étouffé de surprise la première fois. Cela aurait été beau dans ses états de service : mort par étouffement au café. Par instinct de survie, le militaire n'ose plus toucher une tasse qu'il n'a pas préparé lui-même.


* Est ce qu'il est bon au moins ? *

Bien que la question lui taraude l'esprit, le caporal reprend ses valeurs militaires et ne lâche pas d'une semelle sa camarade d'un soir. La suite de la patrouille se veut aussi trépidante que jusqu'ici. Silencieuse et plongée dans l'obscurité. Le froid y résidant donne bien le ton de la saison. Heureusement, l'accoutrement nocturne qu'il porte est prévu à cet effet. Le dédale de couloirs qui s'en suit, fait perdre un peu la notion du temps au soldat, mais il ne s'en préoccupe pas tant que ça. Tout ce qui l'importe, est de clore cette ronde sans accro.

Sa propre pensée dérive aussi par moment vers l'échange avec Tal. Il a du mal à imaginer comment elle peut être en dehors du travail en étant déjà si extravertie pendant ses fonctions. Il ne la juge pas pour autant. Celle-ci lui a expliqué comment cela fonctionne sur Atlantis, et même s'il se fera bientôt sa propre opinion, il ne doute pas de ses exclamations. Il retiendra simplement de cette surveillance que l'avoir comme partenaire est loin d'être ennuyeux et qu'elle peut s'avérer très pertinente quand un sujet lui tient à cœur.

L'odeur caractéristique du café se fait finalement ressentir à une dernière intersection. Cela présage la fin de cette petite aventure pour les deux militaires. Alekseï regrette déjà un peu de ne pas être resté un peu plus sur la digue. Il sait pourtant à quel point ce genre de basse besogne est importante pour la sécurité de tous.

S'approchant alors de la salle où ils s'étaient rencontrés, le sergent met fin à leur patrouille en quelques mots et indique le chemin à prendre pour rejoindre le complexe principal. Lui jette un œil sur les terminaux afin de trouver d'où provient l'odeur précédemment ressentit et en trouve l'origine : une cafetière en bout de salle. N'aimant pas rester dans les seuils de porte, il avance et se dirige vers l'appareil et chope deux verres en plastique qu'il remplit de ce liquide noirâtre.


« Avec ou sans sucre ? » Demande-t-il sans se retourner.

Il attend silencieusement la réponse de Tal et s'applique à suivre ses préférences. Dans la crainte que ce soit infect, le russe n'y va pas de main morte sur le sucre. Il n'a pas envie de réitérer l'expérience désobligeante rencontrée des années précédentes. D'une démarche assurée, il vient se planter devant sa partenaire et lui tend le gobelet lui étant destiné.

« Je n'ai pas touché à de la caféine depuis des années, espérons que je ne m'étouffe pas comme la dernière fois. Il rigole en se remémorant ce moment et reprend rapidement. Au cas où, je préférerais qu'il soit stipulé mort dans l'exercice de ses fonctions, si j'en meurs. »

Une fois libéré du verre proposé au sergent, il boit une courte gorgée de café avec appréhension.« Avec ou sans sucre ? Au final, il n'est pas si mauvais ce breuvage. Peut-être un poil surchargé en sucre par contre...
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Lun 23 Fév - 10:19
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Tal sourit, tandis qu'elle se déleste d'une partie de son matériel pour l'entreposer dans l'armoire prévue à cet effet dans la salle de contrôle. Pas besoin de boire un café harnaché comme en mission, la patrouille est terminée et la journée également. Le sergent est juste d'astreinte cette nuit, rien de bien fou donc. Gardant juste son arme de poing à sa ceinture, elle se débarrasse aussi de son gilet de protection et de sa radio. Aleksei profite de ce moment pour se diriger vers la machine tant convoitée, il se tourne pour lui demander sa préférence. Elle répond simplement "un sucre", et se saisit du gobelet une fois rempli du breuvage brûlant.

- Ne vous en faites pas, on brodera quelque chose sur le sacrifice et le courage, devant un danger hors du commun.

Tal glousse doucement, et s'éloigne pour prendre une chaise. C'est tout de même mieux assis. Tournant son arme sur le côté, elle étend ses jambes en prenant appui sur un autre siège, et soupire longuement.

- Je trouve les nuits sur Atlantis terriblement plus longues que celles sur Terre. Plus frustrantes aussi. Nous sommes en permanence sous la menace d'un tas de choses, mais rien n'est prévisible. Quand j'étais de garde en mission, il y avait tellement plus d'action. Encore que c'était rare, mon statut était ... différent je dirais.

Elle boit une gorgée, et fait la grimace, c'est bouillant. Mais c'est un vrai bonheur !

- Alors Aleksei, parlez-moi un peu de votre expérience, que je sache si vous êtes aussi digne de confiance que vous le laissez paraître.

Le soldat plonge à nouveau son regard vers le caporal, attendant visiblement une réponse claire à ce sujet.
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Sam 28 Fév - 22:50
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Aussi assidu et calme soit-il, le stress qu'en cours chaque militaire lors d'une patrouille est aussi sien. Même son légendaire sang-froid ne l'empêche pas d'y être perméable. Avoir enfin terminé son service de nuit est donc quelque chose de très reposant pour le jeune homme. Il rit de bon cœur à ce petit échange autour d'un café. L'hypothèse alambiquée qu'il meurt de ce genre de chose est assez déconcertante. Mais, n'est pas une réelle possibilité, son sang n'est pas fait de caféine, mais bien de vodka comme toute caricature russe.

Tout en accompagnant les gloussements de sa partenaire d'un rire léger, il la voit s'éloigner et se mettre à l'aise autour d'une table. Il compte bien entendu la rejoindre, parler avec elle fut, jusqu'ici, très agréable, mais à son tour, il se dirige vers son casier pour se séparer de son équipement. Une petite minute suffit à cela et il rejoint Tal sans attendre. Après une courte lampée de café, il s'assoit à son tour après avoir tiré sa chaise bruyamment.

Celle-ci reprend la parole. Elle fait allusion à sa vie passée, et la compare à la constante menace qui pèse sur Atlantis. Alekseï ne doute pas un instant de la profonde différence entre une affectation en Israël, terre aux conflits incessants et, l'étrange guerre qui les opposent aux Wraiths et tout autre race extraterrestres. Il boit les paroles de la demoiselle au même rythme que sa boisson chaude. Il apprécie l'amertume qui s'en ressent, le privilège de découvrir un peu plus sur le monde qui l'entoure.

Après une courte grimace sur le visage de la belle israélienne, il s'attend bien entendu à être questionné sur son propre passé. Chose qui ne tarde pas suivre le rétablissement de son vis-à-vis. Le caporal n'a jamais été très loquace sur ses affectations. Il sait que cela pourrait lui faire du bien, cependant les détails peuvent ramener de très mauvais souvenirs. Tal veut savoir s'il est vraiment digne de confiance. Pour lui, c'est en acte que cela se montre, et pas en mot. Pourtant, il veut bien faire un effort pour elle ce soir.

« Si je suis quelqu'un de confiance ? Voilà une question bien étrange. Je pense que les actes sont plus à même de juger ce qu'il en est à mon sujet, mais après tout, parler ne m'a pas encore tué. »

Lentement, Alekseï boit une nouvelle gorgée de café et reprend après avoir posé son gobelet sur la table.

« Si ce n'est mon tableau de tir et mon dévouement, il est difficile de dire quelque chose d'intéressant sur moi d'un plan strictement militaire, je pense. De plus, vous avez certainement pu avoir accès à mes états de service.

Pour ce qui dépasse les écrits, je peux dire qu'avant mon intégration au programme, je me penchais sur les écoles militaires. Ayant un savoir assez important quand il s'agit d'armes ou d'arts militaires, une petite idée avait fait son chemin. Je cherchais à devenir sergent instructeur cependant le destin en a décider autrement.

Au final, c'est mon désir de découverte qui a remporté cette manche. Peut-être une fois cette opération terminée, j'y repenserai. En attendant, je suis bien heureux de ne pas avoir à diriger d'unités. Je préfère largement laisser les responsabilités à qui les veut. Et vous ?
»
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Lun 9 Mar - 10:03
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Le sergent sirote son café tranquillement, écoutant le bref récit de la vie du russe. C'est à la fois banal et intéressant en fait.

Banal car c'est un peu le lot de tous ici d'avoir un parcours atypique. Des liens et des attaches quand on part dans une autre galaxie ? Une bien mauvaise idée selon elle. Oh il y a bien quelques cas à part, des membres de l'expédition qui ont laissé sur Terre des êtres proches, mais rien que de s'imaginer mentir à ce point à sa famille ... Tal a la chance d'être née dans un monde tourné vers ce genre de désagrément, ou personne ne pose de questions embarrassantes. Et ça évite pas mal de contraintes ! Oui c'est donc un peu la norme d'être en marge de la société de tous les jours et d'avoir une vie jalonnée d'événements étonnants.

Intéressante car le jeune homme ne s'est pas contenté de déblatérer une série d'affectations sans intêrets. Il semble avoir un avis réfléchi sur pas mal de choses, et même chose rare ... du recul ! Il avoue même ne pas se sentir à l'aise avec le commandement. Chose que comprend bien l'israélienne à vrai dire, étant elle-même peu habituée à diriger les autres. Déjà que de côtoyer d'autres nationalités lui pose encore au fond d'elle un souci de taille ... Que voulez-vous, quand on fait partie de l'armée la plus efficace au monde, dur de changer de mentalité !

Elle réalise soudain que c'est à son tour de s'exprimer, perdue dans ses pensées quelques secondes se sont écoulées, laissant la discussion en suspend. La jeune femme s'éclaircit la gorge pour prendre la parole.

- Je pense que nous avons tous un parcours similaire. J'ai comme beaucoup toujours eu la fibre pour faire ce job. On se réveille pas un beau matin en se disant "Tiens, si j'allais tuer des gens ?". De plus mon pays est dans un contexte compliqué, et sans m'étendre sur le sujet, il nous pousse à vivre constamment dans un état de siège.

Mon père est un militaire, mes frères le sont aussi. Je ne pouvais pas rater le coche donc. J'ai rongé mon frein durant toute mon adolescence, et quand j'ai été majeure je me suis lancée dans ma carrière. Ensuite c'est un peu le jeu du hasard et des rencontres qui m'ont conduite à suivre une formation de médecine. Je n'aurais jamais imaginée avoir le sang-froid nécessaire pour ce genre de tâche, mais c'est ça aussi la grande réussite d'Israël, savoir tirer le meilleur de chacun d'entre nous.

Une fois ma formation terminée j'ai été envoyée au charbon comme on dit. Pas la peine de vous faire un dessin, la télévision en montre bien assez sur ce qu'il se passe. Finalement des forces spéciales j'ai été envoyée sur Atlantis. Je ne sais pas encore si c'est pour mes compétences ou pour les bonnes relations, mais je ne boude pas mon plaisir d'être ici.


Terminant sa petite histoire, elle sourit. Consultant sa montre elle remarque que le temps passe vite, il se fait tard.

- Et bien nous devrions peut-être en rester là pour ce soir non ? Non pas que je sois fatiguée, mais je m'en voudrais de vous empêcher de dormir.
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Ven 13 Mar - 0:07
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Après un bref moment de silence, la jeune femme prend à son tour la parole et raconte ce qui l'a amené à devenir militaire de métier. Alekseï s'accoude à la table tout en joignant ses mains devant sa bouche, une manière de se mettre à l'aise tout en gardant une certaine concentration sur son interlocutrice. Cette posture est une preuve d'intérêt pour l'histoire qui lui ai conté. Pourtant, plus que les mots de la demoiselle, c'est la passion qu'elle exprime qui le subjugue. Un tendre sourire illumine son visage quand elle fait par d'un raisonnement absurde. Elle a entièrement raison, il n'y a pas de vrai militaire qui se soit engagé pour le plaisir de tuer. Une fois qu'on fait parti du métier, on le sait au plus profond de nous-même.

Tout aussi fasciné par le charme de la demoiselle, le russe s'attarde sur les lèvres de cette dernière. Être suspendu aux lèvres de quelqu'un prend alors tout son sens pour lui à ce moment précis. Il ne reprend le cours de la discussion qu'à partir de la famille militaire dont elle vient, une chose assez courante quand l'un des parents a prit du galon. La surprise surgit par contre quand elle attribue en partie au hasard son arrivée dans le domaine médical, l'homme en hausse d'ailleurs les sourcils malgré lui, il n'aurait pas cru qu'on puisse en faire sa vocation sans une résolution durement réfléchie. Mais après tout, n'avait-il pas décidé jadis d'être militaire malgré son travail de photographe ?

Mademoiselle Mesika en arrive à son service actif en tant que médecin militaire. Elle ne rentre pas vraiment dans le sujet, l'effleurant uniquement, car tout le monde est au courant de ce qu'il se passe sur les terres sacrées d'Israël. Perdant un instant son sourire charmeur, Alekseï soupire passablement en repensant à la réalité de ce pays en constante guerre, et ce, depuis toujours. Peut-être est ce le fait d'être athée, mais il ne comprend pas qu'on puisse tuer quelqu'un au nom d'un dieu. Il s'est vaguement intéressé aux grandes croyances qui régissent le monde : chacune interdit le meurtre. Alors pourquoi ? Une question qui reste sans réponse, une autre qui surgit dans son esprit...


« Croyante ou pas ? »

Le sergent continue sur sa lancée, et en vient à son intégration au programme Atlantis. Cela permet au caporal de se concentrer à nouveau sur Tal et d'espérer d'en savoir un peu plus sur elle. Tout ce qu'il apprend ensuite est qu'elle ne sait pas la vraie raison de sa venue sur ce monde. Il ne fait aucun doute que ses compétences sont hors paires, c'est le cas de chacun des membres de la base qu'ils soient civils ou militaires. Pour elle, il reste le doute des relations. Immédiatement, le russe se demande si elle parle des relations de sa famille ou des siennes. Il préfère toutefois rester muet en faisant mine de boire à sa tasse, le café encore un peu trop chaud. L'histoire est hélas terminée, car la jeune femme regarde sa montre et lui propose d'en rester là sous prétexte de le faire veiller, chose qui le fait sourire à nouveau.

« Ce n'est pas avec ce café que je vais dormir de suite. De plus, je vous apprécie beaucoup Tal. » Répondit-il aimablement.

« Si ma compagnie vous sied, nous pourrions continuer à bavarder, soit aux messes soit dans un lieu plus tranquille à votre convenance. Je n'ai qu'une demande, peut-on se tutoyer en dehors du service ? S'appeler par nos prénoms tout en gardant le vouvoiement est assez troublant. »

Sur ces mots, il ingurgite son café d'une traite et tire une légère grimace sous la brûlure avant de poser sa tasse vide au sol à coté de lui. Un geste imprégné par les superstitions de son pays.

« Si ça vous dit, j'ai même une bouteille ou deux de chez nous cacher dans le dortoir. On a réussi à en faire passer incognito avec mes camarades. » s'exclame t-il en riant.

Il fait bien entendu allusion à ses comparses russes et d'un breuvage emblématique de leur pays : la vodka.
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Mer 18 Mar - 9:59
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Tal cligne des yeux un instant. La question sur sa croyance la surprend réellement, pour elle c'est tellement ... normal !

- Oui Caporal, je suis croyante et pratiquante. Sans doute est-ce différent dans votre pays, mais chez nous la religion est très importante. C'est même une façon de vivre en fait, d'aborder le quotidien. C'est vrai que quand on est civil la chose est bien plus facile, respecter les rites est moins une contrainte que lorsque l'on sert sous le drapeau. Et je ne vous parle même pas des difficultés que je rencontre depuis mon arrivée ici ..."

Tout d'abord un peu tendue par l'étrange question, la jeune femme se détend petit à petit, reprenant son sourire habituel.

- Je vais vous donner un bête exemple, la nourriture. Ma religion m'interdit certaines denrées, mais je me vois mal demander des plats spéciaux rien que pour moi. Du coup je m'adapte, je fais l'impasse certains jours quand ce n'est pas possible. Et ce n'est qu'un simple exemple.

Son regard se pose à nouveau sur le russe, espérant que sa brève explication suffira pour qu'il comprenne les différences culturelles entre eux. Malgré tout le sergent n'est pas fermée aux autres, c'est aussi pour cela qu'on la choisit, elle a la capacité à s'adapter à la plupart des situations, jouant de son bagout mais aussi de son charme féminin pour gérer au mieux les difficultés.

Quand l'homme aborde l'idée de terminer la soirée en privé, elle hausse un sourcil. Quand c'est le sous-entendu de l'alcool qui vient sur le tapis, elle n'en croit pas ses oreilles. Sur le moment elle pense à un trait d'humour de sa part, mais son air sérieux dissipe tout doute. La tension monte soudainement d'un cran. Tal cligne des yeux à nouveau, ne sachant pas comment réagir.

- Alekseï ... Vous ... Euh tu te rend comptes de ce que tu me proposes là ?

Le simple fait de cacher de l'alcool suffit à vous faire virer de la base ... Il est malade ! La jeune femme soupire, elle sent que cette idée est idiote ... Puis elle rit, évacuant la tension d'un seul coup.

- Si un jour j'aurais imaginée une telle proposition ... Je suppose que c'est plutôt normal en Russie non ? Soit, je vais jouer le jeu, mais pas question d'être saoul tout de même !

L'imitant elle se lève, et se prépare à le suivre.
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