Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 
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[MJ16] Paradize

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MessageSujet: Re: [MJ16] Paradize Lun 24 Aoû - 18:44
Nathalie avait repris un peu d’emprise sur elle-même et avait réussi à refouler son fou rire nerveux. Ceci dit quand elle avait vu Nyota s’engager dans l’escalier et commencer à faire cramer les toiles, elle avait réalisée que jouer à Indiana Jones était bien moins drôle que ce qu’on pouvait s’imaginer quand on voyait les films. L’odeur de la soie brûlée était plutôt désagréable, âcre et irritante pour la gorge et les yeux.

Lorsque la jeune soldate fut arrivée de l’autre côté et leur fit signe de la rejoindre, elle suivit suivi le petit groupe qui se mit en marche. Elle remarqua que la Capitaine restait un peu en arrière et incitait Matt à se reprendre. Il semblait vraiment mal, un rapide coup d’œil lui avait permis de remarquer son visage blême. Elle n’entendit pas ce que Karola lui dit, elle avait préféré ne pas montrer d’hésitation pour ne pas inquiéter plus le sergent en montrant qu’elle-même n’était pas très rassurée.

Mais finalement, le passage avait été bien dégagé par le feu. Les araignées avaient pris la fuite, et elles auraient bien assez de boulot à tenter de reconstruire leurs toiles pour les enquiquiner pendant leur passage.

Une fois le groupe au complet de l’autre côté de l’escalier, ils reprirent leur progression dans un nouveau couloir sombre et étroit, uniquement guidés par la lueur de la lampe torche de Nyota. Au bout de quelques minutes, une lueur apparu non loin devant eux, redonnant un regain d’espoir à tout un chacun. Malheureusement, cet espoir les incita à se montrer imprudents. Leur marche se fit plus rapide… et soudain, un déclic, un claquement et un cri… Elle entendit Nyota leur crier de se coucher, mais n’eut même pas le temps de réagir avant de la voir se relever, un peu penaude.

Elle se retourna et dans la lueur de la torche de Nyota, qui s’était elle-même retournée, elle vit la hampe d’une flèche plantée dans le bras de Matt. Elle se sentit blêmir. Si le passage était piégé, il y avait peu de chances qu’ils arrivent entier jusqu’à la source lumineuse. Ils voyaient à peine où ils mettaient les pieds, comment pourraient-ils détecter les éventuels signes de piège ? Quant à compter sur la chance, vue celle qu’ils avaient eue jusqu’à là, c’était plus que compromis.

Nathalie fut tirée de ses réflexions par la voix de la capitaine Frei ordonnant à Nyota de faire ce qu’elle pouvait pour Matt. Lorsqu’elle comprit que cette dernière allait arracher la flèche, elle ne put s’empêcher de détourner le regard avec une grimace. Elle savait que ça allait être très douloureux. Elle ne put s’empêcher également de se faire la réflexion qu’il ne restait que Nyota et Kate « entières ».

Une fois les premiers soins prodigués au sergent, Karola ordonna la reprise de la route, visiblement elle comptait sur la chance… Mais d’un autre côté, ils n’avaient pas vraiment d’autres options.

-« Ouai, si on survit assez longtemps pour la trouver. »
ne put se retenir de grommeler Nathalie en entendant le commentaire de Karola sur les labyrinthes.

Décidément, cette aventure l’amusait de moins en moins, et même si elle comprenait parfaitement que Karola tentait de garder son calme et son optimisme pour leur éviter de paniquer, elle avait du mal à ne pas en être irritée. Il fallait voir les choses comme elles étaient. Ils étaient enterrés vivant sur une planète inconnue, dans un temple à la gloire d’ils ne savaient quoi. Ils n’avaient aucune idée de ce qu’ils trouveraient au bout du couloir, s’ils atteignaient le bout du couloir. Et même si c’était le cas, les torches électriques qui leur permettaient de s’orienter un minimum ne dureraient pas éternellement, que pourraient-ils faire après ?

Nathalie en était là de ses ruminations lorsqu’elle entendit un nouveau déclic, un bruit de roche qui tombe, et un nouveau cri… suivi d’un bruit de tissu déchiré. Avant même d’avoir pris vraiment conscience de ce qu’il se passait, son instinct avait pris le contrôle de son corps, et elle se retrouva couchée sur les dalles à tenter de remonter Kate.

Chris avait fait la même chose qu’elle. Chacun ayant saisi un des bras de la jeune femme, ils tentaient de la remonter du trou qui venait de se former sous ses pieds. Heureusement, la jeune femme avait eu le réflexe de s’accrocher à la première chose à porté de sa main… elle était donc suspendue au-dessus du vide par les vestiges du pantalon de Karola. Si la situation n’avait pas été aussi critique, la scène aurait été digne d’un film comique, une haute gradée de l’armée en sous-vêtements, et deux de ses sous-fifres prosternés à ses pieds.

En unissant leurs efforts, Chris et elle finirent par arriver à sortir Kate de son mauvais pas et Nathalie ne put se retenir de la serrer dans ses bras, tant pour la réconforter que pour se réconforter elle-même. Mais cet instant de réconfort ne dura pas. Il fallait avancer, rejoindre la lumière au bout du couloir, voir ce que cet édifice leur réservait encore et prier pour s’en sortir.

Kate se releva et reprit la marche comme un zombie. Elle avait été choquée par son aventure, et Nathalie ne pouvait que le comprendre. Elle se releva à son tour et la douleur qui lui déchira le flanc failli la faire défaillir. L’urgence de la situation et l’adrénaline lui avaient fait oublier sa blessure qui s’était rouverte sous l’effort fourni pour sortir la jeune scientifique du gouffre.

Elle sera les dents pour retenir un cri et s’appuya un instant à la paroi du couloir pour lutter contre l’évanouissement. Dans l’obscurité, elle était presque sure que personne n’avait remarqué sa défaillance. Elle posa une main tremblante sur son flanc et sentit immédiatement la chaleur poisseuse du sang qui avait recommencé à couler. Mais, elle ne pouvait pas se permettre d’en tenir compte. Elle devait se remettre en marche avant que les autres ne s’inquiète, ils n’avaient pas besoin de ça, et chacun a sa manière était blessé.

Elle reprit la marche avec les autres. Ils parcoururent le reste du couloir sans nouveaux problèmes, mais avec l’inquiétude qui leur tordait le ventre. Enfin, ils arrivèrent dans la lumière et Nathalie en resta bouche bée. Il s’agissait d’une « salle du trésor ». Elle ne savait pas qui les habitants de cette planète avaient voulu honorer par ce temple, mais il était clair que s’était quelqu’un de très important pour eux.

La salle était emplie de richesses, d’objets d’or et d’argent, à tel point qu’elle eut la pensée irrationnelle qu’un dragon pourrait dormir-là et qu’ils ne devraient pas faire de bruit. Mais, pas faire de bruit semblait au-dessus de la force de tout le monde. Nathalie entendait le brouhaha de disputes et d’engueulades.

-« S’il vous plaît »
dit-elle d’une voix suppliante « pas si fort. Ne réveillons pas ce qui dort ici »

Elle douta d’avoir été entendue. Un vaste débat venait d’être lancé. La pièce semblait être un cul-de-sac et deux camps se formaient, les partisans d’un retour en arrière et ceux qui voulaient trouver un autre moyen de sortir. Pour sa part, elle était bien incapable d’envisager l’une ou l’autre de ses solutions. Derrière eux, il n’y avait rien qui leur permette de sortir de là… pas plus que devant eux visiblement.

Elle sentit sa gorge se serrer. Ainsi donc, c’est comme ça qu’elle allait finir ? Enterrée vivante sur une planète inconnue ? Elle dut lutter contre les larmes qui menaçaient de déborder de ses paupières. Elle ressentait un désespoir sans nom. Mais curieusement, ce qui lui faisait le plus de peine était de savoir qu’il n’y aurait personne pour la pleurer, personne à qui elle manquerait. La proximité de sa mort lui faisait réaliser à quel point elle était seule.

Lorsque Nathalie repris ses esprits, le débat semblait clôt. Visiblement, il avait été décidé de chercher une solution pour continuer d’avancer, ce qui était probablement leur seule chance. Comme un automate, elle se joignit aux autres femmes de l’aventure dans leur recherche d’un passage secret.

Elle était en train de sonder un des murs près de la statue qui trônait dans la salle, de plus en plus irritée par le jeu des deux garçons, lorsqu’un « plouf » retentit, elle se retourna vivement, et croisa le regard de Karola, qui visiblement l’avait entendu aussi et avait pensé à la même chose qu’elle.

Elles se rapprochèrent de l’orifice et constatèrent qu’il était remplis d’une au saumâtre et boueuse, dégageant une odeur pestilentielle. Nathalie tordit le nez. Si comme elle le pensait ce puit pouvait être un passage vers une autre salle, c’était une voie qu’elle n’avait aucune envie d’emprunter. Bien sûr, elle savait nager et n’avait pas peur de l’eau, mais, vu l’aspect de celle qui emplissait l’étroit bassin, Nathalie se dit qu’elle ne survivrait pas à cette mission. Même si ce puis se révélait être un passage et qu’ils ne mourraient pas de faim et d’épuisement dans cette sale, et si elle ne se noyait pas en tentant de le suivre, avec sa plaie au flanc, elle allait choper une infection mortelle. Elle ne put s’empêcher d’exprimer à haute voix ses réflexions :

-« Je ne rentrerai jamais sur Atlantis. Je ne reverrai jamais la terre. »


Nyota se porta volontaire pour explorer le puis. Elle donna des instructions pour sécuriser son inspection. Une fois que celles-ci furent mises en œuvre, elle se glissa dans l’étroit orifice sous le regard inquiet de ses compagnons. Le cœur de Nathalie se serra, elle espérait de tout cœur que la jeune soldate n’aurait pas à regretter son dévouement.

Juste avant de plonger, Nyota jeta un dernier regard vers ses compagnons, et en particulier sur le Sergent Maitre Eversmann. Nathalie sentit son cœur se serrer un peu plus en voyant la lueur qui brillait dans leurs yeux et qu’elle comprit leurs émotions.
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MessageSujet: Re: [MJ16] Paradize Lun 24 Aoû - 23:50
Après une grande inspiration, la 1ere soldate de 1ere classe Washington s’engouffra à l’intérieur du trou. La corde se déroulait progressivement suivant l’avancée de la jeune femme. L’eau était agitée de mouvements, de bulles d’air. Ces signes témoignaient de l’avancée de la jeune femme à l’intérieur mais l’attente était difficile du côté des autres. Que pouvaient-ils réellement faire si Washington avait un problème ? Il serait certainement trop tard… L’appréhension touchait tous les membres de l’équipe, ceux-ci s’étaient rapprochés de l’embouchure et certains avaient les mains sur la corde, prêt à la remonter. Souhaitant connaître le moral des troupes, la Chef d’équipe leur adressa une question simple.

« Est-ce que tout le monde va bien ? »

La tête appuyée négligemment sur la statue, Eversman ne daigna lui accorder qu’un bref signe du pouce alors que d’autres prenaient la parole. Les minutes défilèrent, toutes plus stressantes que la précédente. Ils n’avaient aucune nouvelle mais la corde continuait de se dérouler. Nyota avait choisi de poursuivre sa route et de ne les avertir que lorsqu’elle aurait quelque chose de concret : une issue. Cette dernière n’avait aucune idée de ce qu’elle allait trouver en plongeant après la bulle, elle ne savait même pas si une nouvelle étape lui permettrait de reprendre son souffle. Celle-ci se lança une fois de plus dans l’inconnu en espérant que ce ne serait pas la fois de trop. Après deux mètres de descente obscure, le chemin se fit plus sinueux l’obligeant à se faufiler à l’intérieur, avançant à tâtons. Une pression s’exerça brutalement sur son bas-ventre lui faisant perdre le peu d’air qu’elle avait pu emmagasiner tout en l’empêchant de continuer. Elle était arrivée au bout de la corde et n’irait pas lui loin. La prudence aurait suggérée de faire demi-tour mais la main de Nyota se referma sur son couteau de combat et trancha le lien qui la reliait au groupe. Libre, elle put continuer son exploration. Après quelques mètres supplémentaires, l’air lui manqua. Elle chercha à revenir sur ses pas mais le courant était fort. La panique commença à s’emparer d’elle, le manque d’air était de plus en plus criant faisant apparaître des points noirs dans son champ de vision et elle épuisait ses forces à remuer de tous ses membres. Personne ne désirait finir noyée. Nyota finit par lâcher prise se laissant entrainer comme une poupée de chiffon…



Ses membres cognaient contre les parois rocheuses, ballottée de toutes parts et après un temps qui lui parut infini, la lumière réapparut. Au-dessus d’elle, l’eau était beaucoup plus claire et après un dernier effort, l’air de nouveau… Nyota y était parvenue. Elle avait réussi à trouver un passage qui les mènerait à l’extérieur. Se maintenant en surface, celle-ci essaya de retrouver un peu ses esprits, de prêter attention à l’environnement proche. Elle faisait face à une avancée rocheuse mais une plage était visible à une cinquantaine de mètres de nage. N’ayant pas d’autres options en tête, la jeune femme les parcouru à faible vitesse. Elle était exténuée. Ses premiers pas furent chancelants avant de qu’elle ne s’écroule sur le sable blanc et chaud. Après une bonne minute de repos nécessaire, elle se remémora sa mission et chercha à contacter le groupe portant une main quelque peu tremblante envers son oreillette radio. Rien, aucun signal. La radio ne fonctionnait plus, elle avait pris l’eau. Comment allait-elle contacter le groupe ? Comment allait-elle leur dire qu’elle avait réussi ? Comment leur dire que ce tunnel était leur issue ?

A l’intérieur du temple, le silence régnait et la tension était à son comble. Tous avaient les yeux rivés vers ce trou mais rien ne venait troubler la surface paisible de cette eau trouble. Dumont annonçait les minutes et au bout de quatre sans nouvelles, une voix se fit entendre exprimant sa volonté de la faire remonter à la surface. Peut-être que cela mettrait fin à son exploration mais ils avaient besoin d’avoir des nouvelles de sa part. Eversman était blême et sa blessure n’excusait pas tout, ses pensées étaient entièrement focalisées sur la soldate priant pour qu’il ne lui soit rien arrivé et finalement il céda.

« On la remonte !! »

L’ordre claqua, sec comme un fouet pouvait l’être. Ce n’était pas à lui de prendre ce genre de décision mais les autres l’exécutèrent aussitôt. Le Caporal Mayers, le Capitaine Frei et la jeune Montgomery s’empressèrent de tirer la corde vers eux, Dumont vint en renfort pour accélérer le mouvement tandis que les autres observaient l’eau trouble. Le bout de la corde fit son apparition mais il n’y avait plus la demoiselle accrochée.

«Non… Nyota… »

Il n’y avait plus rien. Incompréhension totale du côté du Ranger qui continuait de scruter l’eau tout en l’appelant comme si cela allait enfin la faire apparaître. Non, il ne voulait pas croire à sa disparition. Il ne pouvait pas la perdre. C’était juste impossible à ses yeux... Moment difficile pour les deux autres militaires. Perdre un membre en mission était quelque chose d’effroyable mais tous savaient qu’en passant cette porte des étoiles il pouvait être abattu mais de là à mourir noyé. Ils n’avaient rien pu faire pour elle. Les minutes s’égrenaient et toujours rien. Le peu d’espoir qu’ils pouvaient encore avoir n’avaient plus lieu d’être, personne ne pouvait survivre autant de tant sans respirer. Personne n’osait l’exprimer à haute voix, chacun gérant sa peine à sa façon. Certains avaient besoin de réconfort, de lever les yeux en direction du ciel en récitant quelques prières, de scruter un coin de la pièce ou d’autres s’effondraient sur leur sort.

Incapable de rester là à se lamenter sur le sort de sa coéquipière, Dumont ne put s’empêcher d’analyser le bout de la corde remarquant que celui-ci avait été tranché net. Est-ce par une roche ou volontairement ? Si le dernier point était à privilégier, elle l’avait peut être fait dans le but d’atteindre la sortie. Nathalie avait besoin d’un autre point de vue et expliqua son raisonnement à son voisin s’exprimant à voix basse pour ne pas donner de faux espoirs aux autres. Les deux semblaient partager le même point de vue et décidèrent de l’exprimer au groupe. Matt la soutient immédiatement.

« On doit y aller… »

S’il y avait un mince espoir qu’elle soit en vie, il devait y aller. Un petit débat éclata avec les plus sceptiques. Peut-être la mort les attendait au bout de ce gouffre ? Peut-être une issue ? Ils ne pouvaient le savoir, seule Nyota connaissait la réponse mais elle ne pouvait malheureusement communiquer avec eux. Un autre point fut discuté : étaient-ils en état pour avancer là-dedans ? Une personne rationnelle aurait certainement répondu par un non mais pas le Capitaine de l’équipe. Un membre de son équipe était en péril, elle agissait en prenant une lourde décision. Elle condamnait toute l’équipe à la nage mais elle se confrontait aussi à un de ses démons : l’eau.

Les deux civiles constituaient le premier duo. C’est non sans appréhension qu’elles se jetèrent à l’eau plongeant l’une après l’autre vers l’inconnu. L’eau imprégna immédiatement le bandage, le sel se mêlant à la plaie ouverte ce qui raviva la douleur et faisait augmenter de manière exponentielle les risques d’infection. Après qu’elles aient disparues, le Capitaine se rapprocha d’Eversman ayant besoin de constater son état par elle-même. Ce n’était pas brillant, le bandage était ensanglanté au niveau des perforations, signe que l’hémorragie n’était pas stoppée.

« ça ira, Capitaine… Je savais bien que mon maillot de bain serait utile. Vous m’aidez à l’enfiler ?! Il est dans la poche de mon gilet. » Bon s’il était capable d’humour dans son état, il pourrait survivre.

Le duo féminin venait d’atteindre la bulle d’air mais contrairement à Nyota, elles décidèrent de faire demi-tour pour avertir les autres de sa présence. Ce n’était pas une issue mais c’était déjà un bon point. Seule Dumont effectua la manœuvre retour, visiblement meilleure nageuse que la scientifique malgré son état. Une décision fut prise : s’attendre là-bas. Après une dernière inspiration, elle disparut pour rejoindre sa camarade et lui transmettre les nouvelles. Le prochain à se lancer était Matt, le fusil d’assaut calé dans le dos grâce au caporal Mayers. Ne pouvant s’aider de son bras droit, l’homme profita de l’élan engendré par le plongeon initial pour atteindre le fond et remonter de l’autre côté.

Rester maintenant aux deux autres à franchir la première étape. Mayers devait s’armer de patience et de paroles réconfortantes pour faire en sorte que le Capitaine affrontait l’une de ses peurs. C’était loin d’être évident mais elle l’affronta, n’ayant pas le choix si elle désirait revoir un jour Atlantis. Lorsque tous furent au niveau de la bulle d’air, ils remarquèrent que l’eau était montée de quelques centimètres depuis l’arrivée des premières. L’air disparaissait au profit de l’eau. Ils ne pouvaient pas rester là et prirent la décision de continuer vers l’infini et l’eau delà. Le courant les emporta les uns après les autres les rejetant au même endroit que Nyota trente minutes auparavant. Rejoindre la berge la plus proche fut un nouveau calvaire, les corps étaient épuisés. Dumont supportait Montgomery, sa tête ayant visiblement claquée contre les rochers. Frei leur vint en aide faisant fi de sa phobie pour l’aider à avancer.

Washington leur porta assistance les tirant de l’eau, ravie de les revoir en vie et c’était aussi réciproque. La main droite d’Eversman se cramponna à l’avant-bras de la soldate ne désirant plus la voir séparée de lui, pas après avoir cru à sa perte. Peu importe la douleur qui lui transperçait le bras, elle était en vie et c’est là l’important à ses yeux. Les Terriens prirent une bonne demie heure pour se remettre de leurs émotions, se sécher et essayer de reprendre un peu de forces en épuisant leur réserve. Les barres énergétiques à l’eau salée, c’était immonde mais nécessaire.

« Quand je pensais à un peu de détente tout à l’heure. Je ne pensais pas à … » Interrompu par la mise en place d’un bandage fort serré. Les plaies étaient de nouveau pansées avant qu’ils ne se remettent en route longeant la plage en direction du village.La plupart étaient assistaient par les deux valides du groupe. Aucun monstre à cornes ne vint leur fausser compagnie, le Chef de village tenta bien de les inviter sous la tente pour lui annoncer la nouvelle mais Dumont se chargea de décliner l’invitation. Tous ne désiraient qu’une chose : quitter ce paradis et retourner chez eux.

Mission accomplie !

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Et voilà pour le sixième et dernier post. ! Bon RP !
La première partie concerne surtout Nyota mais comme vous allez tous devoir passer par ce trou.
Si questions ou discussions, le topic de mission est là pour ça ! Jusqu’à mardi minuit.




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merci Sheppy !                               couleur : darkcyan
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MessageSujet: Re: [MJ16] Paradize Mar 25 Aoû - 15:43
Les secondes se transformèrent en minutes et il n’y avait toujours aucune nouvelle de Nyota. Nathalie espérait qu’elle avait réussi à trouver des poches d’air pour respirer, sinon, ils n’avaient déjà que trop attendu. Visiblement, elle n’était pas la seule à envisager cette possibilité. Un ordre claqua, non pas venu du Capitaine Frei, mais du Sergent Eversmann. Visiblement, tout un chacun n’attendait que ça. Rapidement tout le monde mis du sien pour tirer sur la corde… corde qui paru à Nathalie étrangement légère… mais avant qu’elle n’ait eu le temps d’en faire la réflexion à ses compagnons, l’extrémité apparut… vide.

Ce spectacle sembla avoir raison des derniers espoirs de la petite troupe. Matt appelait Nyota en scrutant l’eau, comme si le simple fait d’y croire suffisamment fort pouvait la lui ramener. D’autres priaient, les yeux levés vers la voûte qui servait de plafond à la salle, elle entendit quelques reniflements.

Elle n’arrivait pas à envisager que la jeune femme pouvait avoir péri noyée. Rien que d’y penser sa gorge se serra de façon douloureuse et elle dut faire de gros efforts pour ne pas laisser son chagrin prendre le dessus. Finalement, pour faire diversion à ses tristes pensées, elle se mit à examiner plus attentivement la corde.

La coupure était franche. Elle n’était pas effilochée comme si elle avait frotté trop longtemps contre les rochers avant de rompre, non, la coupure était nette, comme faite avec un couteau. Évidement, il était toujours possible qu’un rocher tranchant ait provoqué ce genre de rupture, mais plus elle y pensait et plus elle se disait que Nyota avait décidé de couper volontairement la corde.

Une bouffée d’espoir l’envahit. Si la jeune soldate avait fait ça, c’est qu’elle espérait trouver une issue, et que la corde devait être arrivée à sa longueur maximum. Elle lança un regard sur Matt qui scrutait toujours l’eau boueuse avec un air de désespoir absolu. Elle hésitait, elle ne voulait pas lui donner de faux espoirs, mais s’il y avait un espoir que Nyota les attendent quelque part, il fallait qu’ils la retrouvent.

Elle se rapprocha de Matt et lui montra la corde lui expliquant ses déductions. Elle vit la lueur d’espoir qui s’allumait dans le regard du sergent. Ils décidèrent de faire part de leur réflexion au reste du groupe.

Un nouveau débat éclata, amplifié par les émotions contradictoires qui animaient chacun d’eux. Tous savaient que les chances de survivre à un passage par le puits étaient minces, mais tous voulaient y croire encore. Finalement, il fut décidé de tenter le coup. Nathalie préférait de loin passer l’arme à gauche en tentant le tout pour le tout que de se laisser mourir d’une mort lente comme rat dans une nasse.

Il fut également décidé qu’elle et Kate seraient les premières à tenter le coup.

Nathalie échangea un regard avec la petite scientifique et décida de passer la première. Elle serra les dents et laissa échapper un sifflement de douleur lorsque l’eau imbiba le pansement sur son flanc. Mais, d’un autre côté, la douleur avait quelque chose de rassurant, elle lui indiquait que l’eau était salée et ne provenait donc pas d’un cours d’eau souterrain, mais probablement de la mer elle-même, et si tel était le cas, il y avait de grandes chances qu’ils ne soient pas trop loin de cette dernière. Et puis, le sel était un bon désinfectant, peut être que le fait que l’eau soit aussi chargé la rendrait moins infectante pour sa plaie.

S’accrochant à cet espoir, elle plongea. Gardant les yeux fermés, elle commença à descendre dans le puits, suivant la paroi qu’elle savait être à l’aplomb de la statue. Il lui sembla que la descente ne finirait jamais et elle savait que la panique qui commençait à l’envahir restreindrait son autonomie en oxygène. Finalement, au bout de ce qui lui paru une éternité, mais qui n’avait pas dut lui prendre plus de quelques secondes, elle sentit la paroi s’effacer et elle s’engouffra dans le passage.

Elle sentait derrière elle, les mouvements de la jeune scientifique, et elle espéra qu’elle n’était pas en train de les entraîner toutes les deux vers la mort. Si elles ne trouvaient pas bientôt une sortie ou au moins une bulle d’air, elles n’auraient pas assez de souffle pour faire le chemin en sens inverse.

Nathalie déglutit plusieurs fois en sentant son souffle menacer de lui échapper et ouvrit les yeux. La douleur de l’eau salée sur ses yeux lui sembla comparable à un jet d’acide, mais elle lui permet de remarquer que l’eau était à présent plus claire, elle voyait les parois rocheuses du boyau immergé. Cette vision lui donna un regain d’espoir et le courage de lutter un peu plus contre le manque d’air qui commençait à lui brûler les poumons.

Gardant les yeux fermés, elle commença à descendre dans le puits, suivant la paroi qu’elle savait être à l’aplomb de la statue. Saisissant le bras de Kate derrière elle, elle remonta rapidement vers cet espoir d’une goulée d’air vicié.

Effectivement, à cet endroit, le plafond de la grotte s’élevait bien au-dessus du niveau de l’eau, formant une bulle d’air chaud, moite et désagréable, mais qui lui sembla plus doux qu’une brise de printemps.

Il leur fallut plusieurs minutes pour reprendre leur souffle. Nathalie était à présent galvanisée par l’espoir. Elle était sûre que Nyota avait réussi à atteindre cet endroit. Elle avait donc dû pouvoir poursuivre son exploration avec une nouvelle autonomie en oxygène. Bien sûr, rien ne disait que le reste du passage offrait d’autres possibilités telle que celle là, ni qu’il débouchait à l’extérieur, mais à présent, ils n’avaient plus de retour possible.

Nathalie décida de faire le trajet inverse pour guider ses compagnons. Elle leur éviterait ainsi l’incertitude et l’angoisse qui utilisait tant de ressources.

-« Reste là, »
ordonna-t-elle à Kate « Je vais chercher les autres. Je reviens vite ».

Avant que la jeune fille ne puisse répliquer quoi que se soit, Nathalie replongea et prit le chemin inverse. Maintenant qu’elle savait où elle allait, elle avançait plus vite et émergea dans le puits, devant ses compagnons sans avoir eu l’impression d’avoir risqué de se noyer.

-« C’est bon »
leur dit-elle. « Il y a une bulle d’air un peu plus loin. »

Il fut décidé qu’ils se rejoindraient dans la bulle et continueraient ensemble. Nathalie partit rejoindre Kate pour lui faire part des nouvelles directives. Dés qu’elle fut de retour dans la poche d’air, Nathalie réalisa que l’eau était montée que quelques centimètres. Il allait falloir que les autres les rejoignent vite s’ils voulaient profiter de quelques goulées d’air avant de poursuivre leur chemin.

Matt émergea presque immédiatement. Il leur fallut attendre plus longtemps avant de voir apparaître Chris et Karola. Cette dernière était blême et Nathalie comprit que ce n’était pas uniquement à cause de la douleur que la nage avait provoquée dans son poignet. Elle avait dans les yeux une leur de panique et de terreur qu’elle s’efforçait de contrôler. Nathalie eut un remord pour la pensé revancharde qu’elle avait eut lors de la chute quand elle avait réalisé que la Capitaine s’était blessée.

Sans leur laisser le temps de reprendre leurs esprits Nathalie leur fit part de ses observations sur le niveau de l’eau. Il leur fallait bouger vite.

Ils plongèrent dans l’inconnu après s’être entre-regardés comme s’ils se voyaient pour la dernière fois. Dés qu’ils se furent introduits dans le couloir qui partait de la petite salle, le courant les emporta violemment. Nathalie s’efforçait de contrôler un minimum sa direction pour éviter de se fracasser contre les parois, elle avait appris petite en jouant dans les rivières de sa campagne qu’il ne servait à rien de lutter contre le courant, qu’il fallait se contenter de l’accepter. Bien plus rapidement que ce qu’elle pensait, elle se retrouva rejeté au milieu des vagues et le soleil lui brûla les yeux.

Presque immédiatement, elle sentit un poids la percuter. C’était Kate, inconsciente. Visiblement, elle avait eu moins de chance qu’elle et avait dû se cogner la tête. Aussitôt, Nathalie la saisit et lui maintient la tête hors de l’eau, glissant son propre corps sous celui de la jeune fille pour lui éviter de couler. Elle commença à nager vers la plage, s’aidant du mouvement des vagues pour économiser ses forces.

Des bras vinrent la soutenir et l’aider à tirer Kate sur la plage. Lorsqu’elle réalisa que parmi les propriétaires des bras il y avait Nyota, elle ne put retenir quelques larmes de soulagement. Il lui fallut longtemps pour calmer les sanglots qui déchiraient sa poitrine. Maintenant qu’ils étaient à l’air libre, tirés d’affaire, elle subissait le contrecoup nerveux. Elle qui avait horreur d’étaler ses émotions en public n’arrivait plus à contrôler ses larmes.

Ils restèrent longtemps sur la plage, reprenant leurs forces en mangeant leurs barres énergétiques à l’eau salée. Finalement, lorsque tous furent un peu reposés, que les plaies eurent été pansées avec les moyens du bord, ils reprirent la route.

Le retour vers la porte se fit sous une chaleur écrasante, et à la vitesse d’un escargot arthritique vu que seul Nyota n’était pas blessée physiquement, mais tout aussi épuisée que le restes de la compagnie. Nyota soutenait Chris pour lui éviter de trop souffrir de sa cheville sur le chemin accidenté, Nathalie, malgré sa propre blessure veillait sur Kate, que son coup à la tête avait bien ébranlée, tout en gardant un œil vigilant sur les deux autres pour leur éviter une chute qui aurait aggravé leurs blessures.

Lors de leur arrivée au village, le chef les attendait. Il souhaitait leur faire part de la décision du conseil des anciens quant à leur proposition de partenariat commercial. Nathalie le regarda, incrédule. Il ne pouvait pas ignorer qu'ils avaient vécu des évènements éprouvant. Un simple regard sur leur groupe suffisait à le comprendre. Ils étaient tous plus ou moins couvert de sang, les visages marqués par les épreuves et la douleur.

Elle échangea un regard avec Karola. Elle vit très bien dans ses yeux cernés de mauves qu’elle non plus ne se sentait pas le courage de reprendre les négociations.

Nathalie fit appel à ce qui lui restait de force pour expliquer la situation au chef du village :

-« Nous sommes ravis que vous ayez été si prompt pour prendre une décision. Malheureusement, comme vous pouvez le constater, nous avons connus quelques mésaventures. Nous avons plusieurs blessés qui réclament des soins rapidement. »

D’un mouvement du menton, elle indiqua Matt dont le visage hâve et le bras ensanglanté illustrait parfaitement ses propos.

-« J’espère que vous pardonnerez notre départ un peu hâtif, et si vous le permettait, nous reviendront entendre la décision du conseil des anciens lorsque nous auront repris des forces et soigné les nôtres ».

Lorsque le chef du village s’inclina en signe de compréhension, Nathalie lui adressa un sourire de reconnaissance puis le groupe pris la route vers l’emplacement de la porte pour rentrer aux bercail.
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Nyota Washington
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MessageSujet: Re: [MJ16] Paradize Mer 2 Sep - 14:29
Après s'être motivée verbalement, Nyota replongea la tête sous l'eau pour continuer son exploration. La quiétude qui régnait autour d'elle contrastait violemment avec l'état dans lequel elle se trouvait. Elle tenta de contrôler son rythme cardiaque du mieux qu'elle le pouvait mais ce n'était pas simple sans air. A chaque nouvelle brasse, elle perdait un peu plus l'espoir de trouver une sortie. Malheureusement il était maintenant trop tard pour faire marche arrière. Le boyau, se resserrant autour d'elle, augmenta son angoisse. Elle tenta de ne pas penser à son corps flottant sans vie dans ce tunnel sombre et se concentra plutôt sur le visage de Matt, qui attendait à quelques mètres au-dessus d'elle. Elle devait trouver une sortie. Elle devait le faire pour lui, même si c'était la dernière chose qu'elle faisait de sa vie. Repoussant une fois de plus la panique qui ne cessait de ramper insidieusement le long de ses membres, elle continua son voyage vers l'inconnu.

Usant de ses mains pour négocier son avancée dans la caverne tubulaire, elle serra les dents. L'idée de la corde n'était pas si mauvaise que ça, pensa-t-elle en imaginant le reste de l'équipe l'utiliser pour se propulser à sa suite. Malheureusement ce fut à ce moment que celle-ci arriva en bout de ligne. Le tunnel était trop long et, la longe se resserrant autour de sa taille, Nyota perdit quelques précieuses secondes d'oxygène qui s'échappèrent d'entre ses lèvres, pourtant pincées. Elle n'en avait pas assez pour retourner à la bulle d'air précédente et ne pouvait pas avancer plus loin, la corde l'empêchant de poursuivre son chemin. La panique s'empara une nouvelle fois de la jeune femme. Elle ne pouvait pas mourir comme ça. Pas sans avoir trouvé une sortie pour Matt. Prenant la décision qui lui parut la plus juste à ce moment-là, elle sortit rapidement son couteau d'une de ses poches et trancha la corde, la libérant ainsi de son entrave. Maintenant affranchi de ce lien, elle se propulsa à l'aide des mains pour continuer son avancée.

Mais le manque d'air se faisait cruellement ressentir. Ses poumons commençaient à la faire atrocement souffrir et elle dut combattre le réflexe d'inspiration que son corps lui imposait de prendre malgré l'absence d'oxygène autour d'elle. Les mâchoires serrées, Nyota continua pourtant sa route alors que, sous les tâches noires tiquetant sa vision, elle entrapercevait une source de lumière. A moins qu'elle ne l'ait imaginé… Elle ne savait plus. La jeune femme brune se débattait tellement contre son propre corps qu'elle n'était même pas certaine de ce qu'elle voyait. Mais, malgré tout son sang-froid et son contrôle, la partie était perdue d'avance et, cédant à ce réflexe tout naturel qui pulsait toujours au creux de son corps, elle ouvrit la bouche pour aspirer une goulée d'eau qui lui brûla les poumons. Ballotée par l'élément autour d'elle et dans un dernier sursaut de conscience, l'image de Matt s'imposa à elle. Elle articula alors un "Pardonne-moi." que l'eau avala avant même qu'il soit formulé. Puis ce fut les ténèbres.

Une brise chaude sur son visage lui fit ouvrir les yeux. Elle ne sut combien de temps elle était restée ainsi inconsciente mais elle flottait maintenant, à la dérive, sur le dos. Battant des paupières, Nyota tenta de faire le point, son esprit aussi embrumé que sa vision. Elle était à l'air libre. L'information mit un certain temps avant d'atteindre son cerveau mais lorsque ce fut enfin le cas, elle se ressaisit, tournant la tête pour trouver la terre ferme. Son regard apercevant finalement la plage, elle s'y dirigea à la force chancelante de ses bras. Ses muscles la brûlaient tout comme ses poumons. Sa respiration était sifflante et elle toussa plusieurs fois lorsqu'elle atteignit enfin le sable. Se trainant sur le sol, elle finit par basculer sur le dos et prit quelques instants pour reprendre son souffle. Portant une main à son oreillette par reflexe, la jeune américaine tenta de contacter le reste de son équipe. Mais la seule chose qui lui répondit fut le grésillement signifiant que sa radio était morte. L'eau salée ne devait pas avoir eu une bonne incidence sur l'objet. Dans un sursaut de frustration, elle l'arracha de l'écrin de son oreille pour le jeter rageusement au sol.

Elle devait trouver un moyen de les avertir qu'elle était dehors. Mais comment faire… Pouvait-elle replonger ? Revenir en arrière ? Elle n'était même pas certaine d'y parvenir. Son corps la faisait atrocement souffrir et elle en déduisit qu'elle devait s'être cognée à de multiples reprises dans le boyau caverneux. Elle ne tarderait pas à avoir quelques bleus mais ce n'était rien comparé aux autres membres de l'équipe… toujours prisonniers sous terre. Ce constat fit monter un désagréable frisson le long de l'échine de Nyota. Cherchant une solution, elle commença à regarder un peu plus autour d'elle. Peut-être trouverait-elle une solution en se creusant le cerveau ? Elle se dit qu'elle pouvait peut-être tisser une nouvelle corde à l'aide de feuilles d'arbres mais elle revint vite sur son idée ; cela lui prendrait trop longtemps. Peut-être pouvait-elle aller chercher de l'aide au village ? Mais si l'équipe décidait de tenter sa chance par la 'rivière souterraine' et qu'elle n'était pas là pour les aider ? Un cri de colère monta le long de sa gorge et elle finit par le laisser sortir, incapable de le contenir plus longtemps. Attrapant une pierre qui trainait près d'elle, elle la lança rageusement dans l'eau qui s'étendait devant elle. La jeune femme se sentait complètement inutile et elle haïssait se sentiment qui la prenait aux tripes. Elle devait faire quelque chose. Il devait bien y avoir une solution.

Nyota ne sut combien de temps elle resta là, assise dans le sable, son uniforme raide de sel au fur et à mesure que celui-ci séchait. Chaque nouvelle seconde s'égrainant lui semblait une torture et elle ressentit le besoin de frapper quelque chose. La jeune brune perdait complètement son sang-froid. Il lui fallait marcher, faire quelque chose où elle perdrait la tête d'angoisse et d'inactivité. Elle prit donc la décision de retourner au village. Se relevant, elle commença à ramasser quelques cailloux pour laisser un message à ses coéquipiers. Elle en fit un petit tas près de l'endroit où elle s'était échouée, quelques minutes auparavant. Une fois qu'elle estima qu'il y en avait assez, elle se mit à les arranger en un message clair et concis. Une fois son objectif accomplit, elle se tourna vers la mer et ferma fortement les yeux, visualisant le visage de son compagnon comme si elle pouvait lui communiquer un message mental. Poussant un petit soupir, elle les rouvrit et s'apprêtait à tourner le dos à la mer lorsqu'elle remarqua une tache sombre dans l'eau. Plissant les yeux, elle distingua une tête. Elle en déduisit instinctivement que, sans nouvelles d'elle, ses coéquipiers avaient décidés de s'aventurer à sa suite.

Sans perdre une seconde, Nyota s'élança dans l'eau pour aider les deux civiles à rejoindre la berge. Une fois sur qu'elles furent en sécurité sur la plage, elle prit Nathalie dans ses bras pour la réconforter. La jeune rousse subissait le contre coup de la situation et elle la tint un petit moment ainsi avant de la relâcher. Se tournant vers Kate pour voir si elle allait bien, elle s'apprêta à lui demander si elles étaient les seules à être passées. C'est alors qu'elle vit le capitaine Frei, suivit du caporal Mayers, s'approchant à leur tour de l'endroit où elles se trouvaient. Elle leur porta assistance comme elle le pouvait, les aidant à rejoindre le sable avant de se tourner, pleine d'espoir vers l'onde, son estomac noué dans l'attente de l'arrivée de Matt. Lorsqu'il apparut enfin, elle s'enfonça à nouveau dans l'eau et, faisant fi de la douleur de ses muscles, elle nagea jusqu'à lui. Passant le bras valide du jeune homme autour de ses épaules, elle le tira jusqu'à la terre ferme, soulagée.

Une fois qu'ils furent tous rassemblés, ils s'accordèrent un petit répit. Ils en avaient bien besoin après toutes ces émotions. A la façon dont Matt s'agrippait à elle, ils devaient avoir présagés le pire en ne la voyant pas revenir. Le besoin de le sentir dans ses bras la prit aux tripes et elle dut se faire violence pour ne pas l'exprimer. La jeune femme se contenta donc de hocher la tête à son intention sans que son regard ne quitte celui de son compagnon. Ils devraient attendre d'être rentrés pour les effusions de sentiments et il devait avant tout faire un tour à l'infirmerie. Serrant les dents, elle se tourna vers le capitaine Frei avant de se faire la voix de la raison et de lui dire, à voix basse :

"Nous devrions y aller, Capitaine."

Loin d'elle l'idée de donner des ordres à sa supérieure mais au vu de l'état de l'équipe, ils devaient absolument rentrer afin de soigner les blessés. Ils avaient eu le temps de se restaurer de quelques frugales barres énergétiques à l'eau salée et de reprendre leurs esprits. Lorsque la jeune allemande en charge du commandement leur donna enfin l'ordre d'avancer, Nyota ne s'éloigna pas de Matt, le gardant sur sa droite mais aida Mayers à avancer, un bras passé autour de ses épaules pour supporter son poids. Clopin-clopant, ils firent donc route jusqu'au village où le chef les accueilli. Il entreprit de leur parler de l'accord, malgré l'état dans lequel les Atlantes se trouvaient mais Dumont se chargea de lui répondre poliment qu'ils reviendraient pour en discuter plus amplement après en avoir touché deux mots au conseil de la cité et pansé leurs blessures. Le doyen des autochtones s'inclina devant eux, compréhensif et après que la diplomate du groupe lui ai adressé un sourire de remerciement, ils reprirent leur chemin vers la porte.

Lorsque, enfin, l'horizon des événements s'activa sous leurs yeux fatigués, Nyota fut prise d'une vague de soulagement en voyant jaillir le 'kawoosh'. Ils attendirent encore quelques instants puis, une fois qu'ils eurent reçu le signal d'autorisation, ils s'avancèrent en pressant le pas, passant la surface aqueuse sans perdre de temps, pour se retrouver enfin sur la cité. Puis ce fut l'effervescence. Les médecins arrivèrent pour s'occuper des blessés alors que Weir et Sheppard déboulèrent, inquiets et posèrent milles questions auxquelles Karola tenta tant bien que mal de répondre, assise sur une civière. Un collègue militaire apporta un verre d'eau à Nyota, mais cette dernière le refusa sans pouvoir quitter Matt des yeux. S'il y avait vraiment une étoile qui veillait sur eux, c'était le moment pour qu'elle fasse quelque chose. La jeune américaine savait parfaitement que si la blessure était infectée et que son compagnon ne pouvait plus se servir de son bras comme il le voulait, il prendrait très mal la nouvelle ; et, le connaissant, c'était un euphémisme. Un peu hagarde, elle ne le quitta pourtant pas des yeux alors que la salle de la porte bourdonnait de vie. Il fut donc trainé un peu de force à l'infirmerie et, jetant un regard autour d'elle pour vérifier que personne ne voulait lui parler, elle prit sa suite, à pas mesurés, suivant ainsi son compagnon de loin pour continuer de veiller sur lui sans éveiller les soupçons.

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Karola Frei
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MessageSujet: Re: [MJ16] Paradize Mer 2 Sep - 20:27
A partir du moment où Nyota disparu sous l'eau, les minutes semblèrent s'écouler beaucoup plus lentement. Karola salua dans sa tête le courage de ses compagnons, qui restèrent concentrés et ne se plaignirent à aucun moment de leurs blessures et douleurs. Enfin, c'était le cas pour tout le monde sauf pour Eversmann qui fixait le trou où avait disparu Nyota, le visage blême, l'air pas tranquille. Karola se demanda ce qui pouvait bien lui arriver et nota dans un coin de sa tête de penser à lui faire voir la psy à leur retour. Et pendant ce temps là, Nyota ne donnait toujours pas de signe de vie, l'eau trouble était redevenue immobile. Au bout de ce qui semblait être une eternité, Matt, au bord de la crise de nerfs, se précipita vers l'ouverture en criant ou plutôt en ordonnant de remonter Nyota. Passant outre le fait qu'il ait proféré cet ordre en sa présence, la capitaine se porta à son aide afin de remonter Nyota..en prenant bien soin de noter à nouveau de penser à faire mention de cet affront lors de la mission de debriefing. Les militaires joignirent leurs forces pour tirer de l'eau la longue corde qui ne semblait pas aussi difficile à extraire qu'elle n'aurait du. Et pour cause, à son extrémité n'y pendait absolument rien. Elle ne fit pas attention à la réaction des autres et la voix de Matt résonna très loin. Karola était beaucoup trop absorbée par ses propres pensées, elle jura tout bas et se sentit alors incroyablement démunie. Non seulement elle avait laissé quelqu'un d'autre quelle prendre un risque inconsidéré mais en plus elle n'avait pas été en mesure de faire quoi que ce soit pour éviter la perte de Nyota. Elle aurait dû réagir plus vite.. Encore une fois, une autre personne venait peut-être de perdre la vie sous son commandement. En plus mourir noyée était certainement la pire qui pouvait être, selon Karola.. Elle secoua alors vivement la tête comme si elle voulait chasser les mauvaises idées qui apparaissaient, heureusement qu'elle savait se botter les fesses elle-même ! Par chance, au même moment Nathalie fit part de ses impressions au sujet de la corde qu'elle avait visiblement étudiée de près. D'après elle, la manière dont elle avait été coupée ne pouvait signifiait qu'une chose, que Nyota s'en était elle-même délivrée. Cette perspective ravit l'ensemble du groupe qui fut gagné par une lueur d'espoir.

C'est là que les choses se corsèrent. Plusieurs solutions s'offraient à eux, soit prendre le risque de rebrousser chemin ce qui pouvait s'avérer inutile et inefficace, soit prendre le risque de passer par ce passage souterrain ce qui pouvait s'avérer mortel et donc tout aussi inefficace. Quant à rester sur place et se laisser déperir il en était hors de question. Dans tout les cas il s'agissait de prendre un risque et faire un choix sur lequel ne fut pas difficile pour Karola. Elle se tourna vers ses camarades et arbora un air déterminé.

« Très bien, on se ressaisit ! Ce trou est notre seule issue et il est hors de question que l'on reparte de cette planète sans Washington. Alors préparez-vous car nous allons plonger. »

A la prononciation de ce dernier mot Karola se sentit frissonner mais resta stoïque. Elle forma des équipes de 2 et demanda à Matt de passer en dernier. La capitaine tentait mentalement de repousser sa phobie qui semblait determinée à l'assaillir, elle avait appris à prendre sûr elle et à maîtriser cette peur inconditionnelle des grandes étendues d'eau et de la noyade, elle n'avait pas eu le choix avec les diverses missions et entraînements qu'elle avait eu au cours de sa carrière, mais c'était comme ça. Elle ressentait toujours une appréhension avant de plonger la tête sous l'eau, l'idée de se retrouver entourée de tonnes et de tonnes d'eau l’oppressait.Pendant qu'elle se battait contre ses propres démons Nathalie et Kate entreprirent leur descente dans les abysses et pour se changer les idées Karola s'approcha de Matt pour voir s'il était en état de descendre. Sa remarque lui fit froncer les sourcils, comment ça lui aussi avait embarqué son maillot de bain ?

«  Je peux aussi vous aider à plonger dans l'eau à grand renfort de coups de pieds au derrière.. »

Elle aussi était capable de faire de l'humour, après tout .. ! Le retour à la surface de Nathalie lui fit tourner le dos, cette dernière reprenait tant bien que mal son souffle et une fois qu'elle fut en mesure de parler à Matt, Chris et Karola elle leur révéla l'existence d'une bulle d'air un peu loin dans le tuyau. Le fait qu'elle ne fasse pas mention de la présence du corps de Nyota la rassura et sur ses mots la civile disparue à nouveau. Cette fois-ci, Karola ne pouvait plus reculer, c'était à son tour et à celui de Chris de s'engager. Elle positionna son arme dans son dos, s'assurant de son bon maintien pour éviter de la perdre et s'attacha à la corde et aida Mayers à faire de même. Ce dernier s'appuya sur elle pour passer par dessus le rebord du trou et puis ce fut à son tour. Sans réflechir une seule seconde elle se glissa dans l'eau. Le contact froid lui fit se pincer les lèvres et s'appuyant sur les bords elle s’immergea complètement à part la tête. Elle prit une grande inspiration, rempli ses poumons le plus possible d'air et puis ferma les yeux, comme Chris était déjà sous l'eau, elle sentit la corde la tira vers le bas. Karola passa alors la tête sous l'eau et ce fut dès lors une bataille de tous les instants. Elle devait d'une part se battre contre sa propre peur qui ne cessait de l'accabler, faisait tout pour la faire paniquer, perdre ses moyens et contre cette eau sale et opaque. Devant elle Mayers ouvrait la nage visiblement plus à l'aise. Karola décida alors de se laisser guider par lui et de ne se concentrer que sur une seule chose, son souffle. Elle fit le vide dans son esprit et repensa aux méthodes de méditation qu'elle pratiquait dans ses quartiers quand elle avait un moment de calme. Cela fonctionna puisque qu'elle parvint à atteindre sans encombre la bulle d'aire annoncée par Nathalie. Une fois la tête hors de l'eau elle prit une énorme bouffée d'air qu'elle accueilli comme du pain béni malgré le fait qu'il ne soit pas frais. Elle dégagea ses cheveux de ses yeux et tourna la tête à sa gauche pour apperçevoir que Nathalie, Kate et Chris étaient également là, en train de reprendre également leur souffle, se préparant pour le prochain round beaucoup plus incertain. La capitaine sentit quelque chose s'agiter dans ses jambes et quelques secondes plus tard Matt émergea à ses côtés. Maintenant qu'ils se trouvaient tous les 5 dans cette petite bulle d'air il fallait penser à repartir d'autant plus que le niveau d'eau avait augmenté, obligea Karola à lever le menton pour ne pas que son visage se retrouve dans l'eau.

« Vous pouvez y aller Dumont. Bon courage tout le monde, on se retrouve de l'autre côté »

Malgré toutes leurs mésaventures, l'incertitude qui régnait quant à ce sur quoi débouchait ce tunnel aquatique, Karola était intimement persuadée qu'ils allaient s'en sortir et que d'ici quelques heures ils seraient tous sur Atlantis à se faire chouchouter par l'équipe médicale. C'est d'ailleurs cette pensée qui l'aida à trouver le courage de replonger sous l'eau et à faire face à une nouvelle épreuve. A peine après avoir fait quelques brassées elle se sentit happée par le courant et elle savait qu'il était inutile de lutter contre cela, elle aurait précipité sa noyade. Malheureusement elle ne pouvait pas avertir ses coéquipiers alors elle se contenta de se plonger dans un nouvel état de méditation faisant fi de son cœur qui battait à tout rompre dans sa poitrine et de la douleur qui irradiait de son poignet. Il fallait absolument qu'elle tienne, qu'elle résiste.. Ses efforts furent récompensés car après de longues, très longues minutes de dérive incontrôlée elle se sentit propulsée dans les airs et atterrit lourdement sur le sable qui amortit heureusement sa chute et n'empira pas sa blessure. Des bras vinrent l'aider à se relever et en levant la tête elle aperçu le visage de Nyota, saine et sauve. Trop essoufflée pour dire quoi que ce soit elle se contenta d'un regard et lui fit signe que ça allait pour elle, les autres devait certainement avoir plus besoin d'aide qu'elle. Karola sur ses deux jambes pris quelques secondes pour reprendre son souffle mais les gémissements de Nathalie l'interpellèrent. Cette dernière essayait de ramener sur la berge sèche une Kate inconsciente, ni une ni deux Karola se porta à son secours. Une fois que la scientifique fut sortie d'affaire Karola se laissa lourdement tomber sur le sable et jeta un coup d’œil circulaire à ses coéquipiers. Tout le monde s'en était sorti certes pas indemnes mais au moins tous était en vie. Soulagée, elle voulu leur adressa une parole de félicitation mais au bord de l'épuisement la seule chose qui sortit de sa bouche fut un long soupir. Tant pis, le plus important à cet instant était qu'ils reprennent des forces afin de pouvoir regagner la porte et puis Atlantis.

Après qu'ils se soient sustentés et aient rassemblé leurs forces, Nyota proposa à Karola de reprendre la route ce à quoi elle acquiesça. Le pas lourd, parfois même boiteux, la petite équipe repris sa marche dans le silence. Tous étaient encore debout, cela relevait du miracle. Karola ne manquerait pas de signifier à ses supérieurs la bravoure des membres de son équipe, elle leur devait bien ça. Le chemin vers le village se fit sans encombre et ils furent de nouveau bien accueilli par le chef. Karola ignorait combien de temps ils avaient passé dans cette grotte, elle avait perdu la notion du temps, quoiqu'il en soit le conseil des sages avait visiblement eu le temps de se réunir et de prendre une décision quant à la discussion et la proposition d'alliance qu'ils avaient eux avec Nathalie. Mais là, vraiment, s'en était trop. Karola ne sentait pas le courage de rester une seconde de plus sur cette maudite planète et visiblement Nathalie s'apperçut de cela car elle déclina l'invitation à sa place. Et avec la promesse de leur retour, les Atlantes quittèrent les adorateurs de Tojumolco afin de regagner la porte des étoiles. On composa l'adresse de la cité et Karola envoya son code afin de s'identifier, après quelques secondes le bouclier se leva et enfin ils furent libres de passer. Karola laissa tout le monde passer avant elle et quand enfin ce fut son tour elle ne put s'empêcher de lâcher :

« Bon sang, c'est pas trop tôt. »

De l'autre côté de l'iris, Kate, Matt, Nathalie, Chris et Nyota étaient déjà pris en charge par une équipe de médecins. A son tour elle fut assaillie par les atlantes médicaux ainsi que par ses supérieurs qui voulaient savoir ce qu'il s'était passé. Karola se laissa guider et se mit assise sur une civière.

« Je serais ravie de tout vous raconter, mais seulement après avoir fait une très longue sieste. »

Heureusement ses supérieurs n'insistèrent pas, vu sa tête mieux valait ne pas essayer et ils laissèrent médecins et infirmiers l'emmener à l'infirmerie. En passant devant ses compagnons d'infortune, Karola leur adressa un sourire pour leur signifier qu'elle était fière de leurs exploits accomplis aujourd'hui.
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