Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

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La nourriture c’est l’âme des hommes

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John Sheppard
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MessageSujet: La nourriture c’est l’âme des hommes Sam 3 Oct - 18:27






La nourriture c’est l’âme des hommes
PV NATHALIE DUMOND




(-18 ans s'abstenir)

Franchement il y a bien un truc qui m'agace réellement c'est de mal manger. Car après tout, la nourriture c'est un peu le seul « moment de détente » qu'ont les personnes sur Atlantis. Où on papote des derniers potins avec les potes, où on raconte ces exploits ou ceux des autres… voir le moment d'une petite drague pour certain (bah quand vous voulez une minette vous l'emmenez bien au resto non ? Et bah là c'est pareil ! Ok on ne paye pas … mais bon rien n'empêche de demander un petit plat « romantique »). Bref la nourriture c'est important mine de rien ! Et le nouveau cuisinier semblait n'en avoir que faire de ce genre de priorité. Et continuait à survivre de la « daube en boite ».

Enfin, « la daube » était le mot employé par le petit groupe de soldat qui me faisait face au Mess. Leurs tons hargneux et leurs mines renfrognés m'indiquait, avant même qu'ils daignent parler qu'ils étaient en colère et comptait bien me rallier à leur cause. Je l'avoue, je m'attendais à tous sauf à ce sujet : « on bouffe trop mal ici ! C'est inadmissible ! Faut renvoyer ce connard d'anglais ! ». J'essayais de calmer leurs ardeurs… mis ils étaient sacrément remontés (surement parce que Lewis était tombé malade pour la seconde fois à cause de la nourriture … hum ça n'aide pas).

Leurs arguments étaient intéressants, il est vrai que, ça sert à quoi de faire venir les meilleurs ici, si c'est pour nous foutre un cuisinier dernier de toute sa promo ? Je trouvais cela, un peu rude de traiter « d'incapable » Ruppart Wiston, vieux cuisinier anglais qui avait fait ses armes dans de la cuisine novatrice. Enfin, la cuisine anglaise n'est pas réputer pour ses saveurs (j'aurais préféré un Français tant qu'à continuer avec l'ancien) mais bon… Ruppart avait eu la chance que son collègue (le français) de cuisine tombe malade pour le remplacer le temps de sa convalescence. Enfin bref.

On y était pour rien à ce changement qui allait encore durer quelques mois… puisque Ruppart ne voulait plus quitter sa chère cuisine. Entrainant un second conflit entre le français et l'anglais. Les assiettes avaient volées et notre agent de liaison Nathalie Dumond, avait entamé une belle négociation pour calmer les effervescences entre les deux chefs… cela semblait se calmer … jusqu'à aujourd'hui.

Enfin bon, je ne trouvais pas la nourriture si « dégelasse » que ça. Je la trouvai moins bonne... Euh enfin oui elle était nettement moins bonne, voir passable … (alala la cuisine français indétrônable je vous dis…faudrait que j’aille à Paris un jour … c'est con quand même que l'autre franchie soit tombé dans les escaliers, il y aurait eu moins de problèmes).

Après quelques mots de colères et un point qui tapa sur ma pauvre table de repas. Je renvoyai mes petits rebelles se calmer. Et je finissais mon repas…enfin c'est vrai que ce n'était pas top la purée de salsifis avec une sorte de viande à la sauce menthe. Dans un long soupir, je me levai pour rejoindre la sortie et tomba sur un papier qui me fit beaucoup rire.

« LUTTONS contre la nourriture infect du MESS ! Armons nous de l'arme suprême de destruction massive pour faire comprendre à ce cuisinier que la cuisine n'est pas de l'avoue d'ingrédients ! Prenons de la harissa et faisons lui gouter notre cocktail de saveurs ! ».

Il en avait un qui avait réellement péter un câble. Je pris la petite affiche et la roula sous mon bras. Alala franchement, les journées étaient animées. Je n'avais pas que ça à faire de m'occuper des estomacs de chacun, j'avais encore trois rapports en retards à rédiger … enfin bon tant pis. J'espère que le bureau de miss Dumond est ouvert. Elle doit finir par en avoir marre de me voir. Cela va faire la troisième fois en deux semaines que je me pointe à ça porte pour l'informer de conflits.

• La première fois : Ronon avait cassé la figure à un soldat, pour une raison obscures et donc youpi frictions entre eux alors qu'ils devaient partir ensemble sur le continent.
• La seconde fois : les cuisiniers qui avaient pris à partie Rodney (l'anglais pour prouver que la nourriture n'était pas si mauvaise …)
• La troisième fois : car j'avais deux soldats qui s'insultaient constamment en mission (et ce n'est pas des petits surnoms amicaux…).
Mais dans ses trois cas elle avait su gérer les tensions et les amertumes de chacun et trouver un ou des arrangements… c'est quand même admirable je trouve. Surtout pour une femme, réussir à s'imposer aussi facilement autour de militaire musclés et macho (pour certain) qui n'en a rien à pété d'une jolie donzelle de bureau… chapeau ! Elle les avait menées à la baguette !

En arrivant à son bureau je toquai attendant qu'elle me dise d'entrer. Une fois que j'entendis ça voix, j’ouvris la porte.


► Bonjour, vous êtes indispensable ! J'ai encore une mission pour super Dumond !


Je mimai de mon poing le geste si reconnaissable de super héros. Tadadada ! Et je lui tendis mon affiche.





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Dernière édition par John Sheppard le Sam 6 Fév - 22:01, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La nourriture c’est l’âme des hommes Sam 3 Oct - 23:23
L’heure du dîner était passée et Nathalie savourait les quelques heures qu’elle venait de passer sans recevoir aucune doléance de qui que ce soit. C’était tellement inattendu au vu des jours passés, qu’elle avait même vérifié si son téléphone et sa messagerie n’étaient pas en dérangement.

Elle ne savait pas trop pourquoi, mais ces derniers jours tout le monde était sur les dents. La moindre altercation prenait des airs de troisième guerre mondiale. Et par altercation, elle entendait petites chamailleries dignes d’une cours de récré. Les doléances qu’elle avaient dû gérer ses derniers jours était du genre « Madame, madame, il m’a piqué mon jouet ».

Nathalie mit le point final au rapport qu’elle tapait sur le dernier conflit en date. Deux soldats dont l’incompatibilité d’humeur commençait à déborder sur le résultat des missions. Elle avait réussi à obtenir d’eux une sorte de pacte de non-agression mutuel.

Elle soupira en repensant aux différents entretiens qu’elle avait eus avec les deux hommes. Elle avait été surprise de constater que ses deux andouilles qui ne supportaient pas de travailler ensemble étaient parfaitement capables d’une certaine connivence quand il était question de pourrir la vie à une « rouge ».

Lors du dernier entretien, la patience lui avait échappé et elle était mortifiée d’avoir à l’avouer. Mais, la grosse colère qu’elle avait piquée avait eu l’avantage de couper le siffler au duo comique. Ils ne s’attendaient tellement pas à voir la patiente jeune femme taper du poing sur la table (littéralement), qu’ils en étaient restés bouche bée.

Nathalie avait profité de l’assourdissant silence qui en avait suivi pour se rasseoir et leur expliquer d’une voix calme, qu’elle allait prendre les mesures qui s’imposait pour leur permettre de passer quelques jours dans un endroit calme et coupé du monde. Elle était persuadée qu’un séjour dans le quartier d’isolement de la prison leur permettrait de réfléchir à leur avenir professionnel lors de leur retour à la vie civile.

Visiblement, la menace du gnouf, et celle d’un renvoi pour insubordination avaient porté ses fruits. Ils avaient enfin pu trouver un arrangement. Mais elle savait que ce n’était qu’une solution forcément transitoire et imparfaite. Pour les missions d’exploration, il fallait des hommes sur qui on pouvait compter, pas des gamins susceptibles et bagarreurs. Dans son rapport, elle préconisait de les séparer définitivement en les affectant à des équipes différentes.

Elle relut le document avant de le transmettre par voie interne aux personnes intéressées, à savoir le Docteur Weir et le Lieutenant-colonel Sheppard. En tapant le nom du responsable de la division militaire, elle espéra qu’elle n’aurait pas l’occasion de le revoir trop rapidement. Pas que la présence ou la conversation de Sheppard soit désagréable, mais quand il déboulait dans son bureau, ce n’était jamais pour parler de la pluie et du beau temps.

Une fois cela fait, elle se renversa sur sa chaise, laissant sa tête pendre contre le dossier et ferma un instant les yeux. Ses derniers jours avaient été un peu éprouvants. Elle avait l’impression d’être chargée de gérer un groupe d’adolescents attardés en colonie de vacances. Sur terre, elle aurait probablement accusé la lune ou le vent, mais ici…

Elle fut distraite de ses pensées par des coups frappés à sa porte. Elle se redressa à regret et autorisa l’importun à entrer. Elle resta bouche bée en voyant Sheppard entrer, prenant une pose insolite en disant :

► Bonjour, vous êtes indispensable ! J'ai encore une mission pour super Dumond !

Il ponctua sa tirade d’un Tadadada, qui arracha un rire à la jeune femme.

Elle sourit en secouant la tête avant de prendre le papier qu’il lui tendait. Elle chercha un instant sur le visage amical du militaire un indice sur ce à quoi elle devait s’attendre, mais tout ce qu’elle y voyait c’était un sourire amusé. Elle ne savait pas s’il était particulièrement fier et amusé de son trait d’esprit ou s’il était amusé par le problème qu’il venait lui soumettre.

-« Je porte très mal le justaucorps et la cape. Et j’ai suffisamment de neurones en état de marche pour savoir que les sous-vêtements se portent dessous. »
dit-elle d’un ton pince-sans-rire.

Avec un petit sourire espiègle, elle indiqua à son interlocuteur la chaise devant son bureau avant de baisser les yeux sur le document. Visiblement, il s’agissait d’un tract.

« LUTTONS contre la nourriture infecte du MESS ! Armons-nous de l'arme suprême de destruction massive pour faire comprendre à ce cuisinier que la cuisine n'est pas de l'avoue d'ingrédients ! Prenons de la harissa et faisons lui goûter notre cocktail de saveurs ! ».


Nathalie soupira en laissant tomber le papier sur son bureau, et ferma un instant les yeux, se pinçant la racine du nez pour combattre la lassitude qui l’envahissait.

Dans d’autres circonstances, une autre ambiance générale, elle aurait pu s’amuser de ses récriminations, mais elle savait qu’en ce moment, les choses pouvaient dégénérer très vite, et que la nourriture était un sujet avec lequel les résidents de la cité ne plaisantaient pas.

Elle ne pouvait d’ailleurs pas vraiment leur donner tord. Le nouveau cuistot l’aidait beaucoup à garder la ligne. Ils n’avaient pas la même conception de la cuisine, et visiblement, elle n’était pas la seule à le penser.

-« La harissa comme arme ? Voilà qui est particulièrement cruel. Je ne suis pas sure que la convention de Genève l’autorise. Si mes souvenirs sont bons, elle interdit la torture »
dit-elle d’un ton moqueur.

-« Ceci étant dit »
reprit-elle « Nous voilà face à un souci qui exige que d’être réglé rapidement ».

Elle réfléchissait déjà à plusieurs solutions, mais elle avait aussi besoin de connaître la position du chef des militaires.

Nathalie posa les coudes sur son bureau, et son menton sur le dos de ses doigts entremêlés avant de demander :

-« Alors, mon cher John, racontez-moi tout. D'où vient ce prospectus ? Pensez-vous qu'il y ai un risque de dérapage ? Avez-vous déjà une idée de ce que nous pouvons faire, où comptez-vous sur mes supers-pouvoirs pour faire un miracle »


Sa manière de s’adresser au Lieutenant-colonel et le ton moqueur de sa dernière question était loin de répondre à ce qu’aurait exigé l’étiquette militaire, mais Nathalie n’était pas militaire, et John était si souvent dans son bureau en ce moment qu’elle en était arrivée à se permettre une certaine légèreté avec l’Américain.
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MessageSujet: Re: La nourriture c’est l’âme des hommes Dim 11 Oct - 18:16






La nourriture c’est l’âme des hommes
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Elle semblait surprise en me voyant, dans un sens débouler dans son bureau en prenant une pause de « super héros » était tout sauf conventionnel. Oui je l'avoue, je jubilais de l'intérieur… un peu trop ravie de mon trait d'esprit. Impossible de rester avec un visage impassible mon petit sourire causasse le montrait très bien. Un gamin, oui et alors ? Je l'assume très bien et je la vie même bien. Tant que ça fait rire les autres, pour détendre cette foute atmosphère, digne d'une seconde guerre mondiale. J'avais l'impression d'être proche d'un volcan qui menaçait d'exploser ! Et dans un sens, les esprits connaissaient la douce mélodie des détonations vues le nombre de conflits récents.

Dumont attrapa l'affiche, ponctuant d'une phrase qui m'arracha un rire. Il est vrai, que les auteurs de comics ont eu, une drôle d'idée de mettre un slip par-dessus du lycra. Ça nous parait normal maintenant... mais à l'époque' cela devait être complètement novateur ou stupide. Oui je pencherai bien pour le côté débile. Heureusement, que les muscles d'enfer des héros nous font oublier leurs goûts vestimentaires. Bon dans un sens quand on voie la mode maintenant … je me dit que mettre ces sous-vêtements par-dessus son pantalon est parfois bien moins ridicule.

• Tous les super héros n'ont pas inversés leur sous-vêtement. Catwoman par exemple, elle a même très bien comprit comment se faire respecter.

Sous-entendus elle avait un fouet ! Le problème avec moi, c'est que j'ai tendance à rentrer réellement dans le délire. Une pique ? Et bah je mets la perche entière. Enfin ce n'est que de l'humour, rien de bien méchant venant de moi. Dans un sens, ma nature bonne et enfantine ne me permettait pas vraiment d'être « méchant » ou insinuer des sous-entendues dégelasses aux autres. Enfin j'espérais qu'elle ne se sentira pas gênée à cette remarque.

Faudrait parfois que je fasse gaffe, à certaines de mes remarques… surtout envers les femmes… la dernière fois j'avais dit quoi à un soldat ? Ah oui qu'elle était plus belle avec son ancienne coupe de cheveux… et voilà il y avait eu des rumeurs comme quoi j'avais le béguin pour la demoiselle en question… Bref.

Je m'assis donc, nonchalamment en face d'elle, scrutant son visage. La lassitude l'envahissait. Combien de conflits avait-elle résolue ces quelques semaines ? Sûrement beaucoup trop pour que l'ironie de la situation lui arrache un sourire amuser. Je la comprenais, pour ma part je préférais le prendre sur le ton de l'humour afin de ne pas être envahit par cette même latitude qui risquerait de tâcher ma bonne humeur légendaire. Dans un sens, je n'enviais nullement son travail, elle devrait recevoir une médaille d'honneur… faudrait que j'en parle à Weir tiens … résoudre des conflits souvent puérils et sans intérêt devait ronger le moral. C'est typiquement le genre de boulot qui devrait être porté sous les drapeaux, pour service rendus « non déclenchement de guerre interne ».

Cependant, elle m'étonna par des phrases qui m'arrachèrent un énième rire. J'aimais bien son humour, Dumont est une femme brillante en diplomatie et pleine de qualité surtout sur ce point-là : l'ironie. Bien loin de l'étiquette militaire. Dans un sens, je ne suis pas très conventionnel non plus comme « soldat ».L'ironie, elle, elle le maîtrise comme une reine. Les conflits récents m'avaient appris à connaitre un peu cette femme de bureau qu'on ne croise jamais, sauf quand l'électricité est dans l'air. Et dans un sens, j'en étais bien content. Faudrait fouiner plus souvent dans les bureaux.

• J'ai trouvé cela au Mess, après une discussion bien houleuse avec un groupe de soldat révolté contre la nourriture. Personnellement, il faudrait virer le cuisinier anglais et laisser l‘ancien, reprendre sa place… au lieu d'essayer d'arranger les choses entre eux, car leurs rivalités ne sembles pas se calmer. Mais ce n'est pas un avis très diplomate.


Il est navrant de voir le peu de compétence en diplomatie que je possédais. J'étais très gentil, mais comme tout militaire j'aime aller droit au but.

• Enfin bon. Peut-être une discussion avec le cuisinier pour lui dire que les indigestions n'est pas une maladie très appréciée…. Lui faire gouter les mets si délicats qui nous proposent… et attendre qu'il vomisse pour lui proposer une solution. Mais il faudra surtout que vous utilisez vos super pouvoirs pour calmer les esprits.

J'esquissai un petit sourire. J'avoue que mise à part avec les colis envoyés par les familles, aucun membre d'Atlantis ne pouvait échapper à l'affreuse nourriture du Mess.





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MessageSujet: Re: La nourriture c’est l’âme des hommes Lun 12 Oct - 12:36
Nathalie rit en entendant John évoquer Catwoman.

-"Oui, j'imagine que le costume des plus succinct de Catwoman ne peut qu'être attrayant pour la gente masculine. Ceci dit, j'ai quelques doutes sur son coté pratique lors de ses combats."


écouta attentivement les explications de John. Il avait trouvé cette affichette au mess, et avait été pris à partie par plusieurs soldats.

Elle savait depuis déjà quelque temps que la tambouille du nouveau chef avait provoqué des problèmes digestifs chez certains, elle avait déjà été alertée par certains membres du personnel médical, inquiet du nombre d’intoxications alimentaire qu’ils avaient à gérer depuis que le chef avait changé.

Elle en avait également fait les frais. Elle aussi mangeait au mess. Heureusement, elle n’avait pas beaucoup d’appétit, et depuis quelque temps, elle devait bien reconnaître qu’elle n’avait plus de soucis pour garder la ligne. Elle avait arrêté de manger les plats préparés, se contentant de crudités et de fruits. Mais elle était consciente que les membres « actifs » de la citée ne pouvaient pas tenir bien longtemps avec un régime aussi frugal.

Elle avait aussi reçu plusieurs rapports de la part des chefs des différentes équipes. Il lui avait fait part de leur inquiétude pour la sécurité de leurs soldats. En effet, comment savoir s’ils n’allaient pas déclarer les symptômes d’une intoxication lors d’une mission d’exploration ? D’ailleurs, cela c’était déjà produit quelques jours plus tôt. Heureusement, ça c’était bien terminé, mais les conséquences auraient pu être désastreuses.

Suite à cette histoire, elle avait convoqué le chef pour lui faire part du problème. Il l’avait pris de haut, en lui rappelant ses références, tous les endroits prestigieux où il avait travaillé, et lui disant, de façon très polie, « Va te faire foutre, s’ils sont pas contents, ils ont cas aller bouffer ailleurs »

Suite à cette entretien, elle avait commencé à gratter un peu dans le dossier de l’homme. Il avait effectivement travaillé dans des endroits prestigieux. Mais, elle avait fini par découvrir qu’il n’était jamais resté bien longtemps dans aucun de ses postes. Elle avait fait des demandes auprès des différents employeurs pour connaître les conditions de ses départs. Elle espérait pouvoir prouver qu’il avait menti sur son CV, ce qui lui permettrait de le faire renvoyer.

Mais renvoyer quelqu’un d’Atlantis était compliqué. Il fallait s’assurer qu’il ne parlerait pas... même si, elle se doutait que si quelqu’un racontait qu’il avait travaillé dans une base secrète de l’armée basée dans une autre galaxie, il aurait du mal à être pris au sérieux. Mais Nathalie n’aimait pas prendre des risques. Elle savait qu’il y aurait toujours quelques personnes pour croire se genre d’histoire et pour avoir l’idée de gratter un peu.

Elle sourit des solutions que John lui proposait. Le renvoi de l’anglais et la réintégration à son poste du français, ou au moins une discussion avec le nouveau chef et lui faire goûter sa cuisine. Nathalie ne put retenir un rire. Vu le ton employé par John, elle voyait très bien comment il envisageait de mettre en place cette idée. Elle n’était pas sûre qu’attacher le chef sur une chaise et le gaver soit autorisé. Et la dernière chose dont elle avait besoin pour gérer cette situation c’était qu’il dépose une plainte pour brutalité. Il lui serait alors facile de dire que toutes les accusations dont il était victime n’était qu’une cabale destinée à le faire craquer.

-« Le brutaliser, le gaver comme un canard avec ses plats, bien que ce soit tentant, est la dernière chose dont j’ai besoin pour trouver une solution à cette situation. »

Elle se recula pour s’appuyer au dossier de sa chaise et croisa les jambes. Il était temps qu’elle mette le colonel au courant de ses actions.

-« Vous savez, John, je suis déjà sur l’affaire. Et j’ai déjà envisagé les solutions que vous proposez. La discussion ne sert à rien. Cet homme est tellement imbu de lui-même qu’il part du principe que le problème ne vient pas de ses plats, qu’il trouve, au passage, absolument succulent, mais dans les papilles de ceux qui les mangent. »

Elle se tut un instant, observant le visage du soldat, avant de reprendre.

-« Quant à le renvoyer purement et simplement, il est clair que c’est la solution qui peut paraître la plus simple. Mais, vous vous doutez bien qu’on ne peut pas renvoyer quelqu’un comme ça. Il faut des raisons, et le fait que la moitié de la base ne supporte pas sa nourriture n’est pas suffisante malheureusement. »

Elle se pencha vers la bannette qui se trouvait au coin de son bureau, et en sortit un dossier. Il contenait le CV de l’homme, ainsi que les résultats des premières actions qu’elle avait menée pour trouver une solution à se problème. Le compte rendu de l’entretien qu’elle avait eu avec le chef anglais, les différents signalements qu’elle avait reçu et les premières réponses qui lui étaient parvenues de la part de ses anciens employeurs. Elle le vit glisser sur le bureau en direction du Colonel.

-« Vous vous doutez bien que vu la situation particulière dans laquelle nous nous trouvons, nous ne pouvons pas nous permettre de voir quelqu’un rentrer sur terre et nous attaquer pour licenciement abusif… ou simplement, se mettre à jacasser à tout vas sur la citée. Et vu le caractère vindicatif et procédurier du personnage, c’est un risque à ne pas négliger. »

Elle leva la main, pour couper court aux protestations de John, avant d’ajouter :

-« Oui, oui, je sais. Il a, comme nous tous, signée une contrat lui imposant le silence sur tout ce qu’il peut voir et vivre ici. Mais, pensez vous que cela serait suffisant pour l’inciter à garder le silence ? »


Elle se tut un instant, pour laisser à John le temps de bien intégrer les éléments qu’elle venait de lui donner.

-« Mais… il se trouve que je suis quelqu’un de plutôt inventif quand il s’agit de contourner les obstacles et que peut être trouvé une solution. »


Elle sourit, faisant durer le suspens.

-« Il se trouve qu’en cherchant un peu, j’ai trouvé une annonce. Un organisme prestigieux qui cherche un cuisinier. Je me suis arrangée pour qu’il reçoive une copie de cette annonce. Comme je m’en doutais, il a décidé que ce poste était fait pour lui. Il a déjà envoyé sa candidature. J’ai utilisé mes superpouvoirs. Normalement d’ici quelques semaines, il devrait exercer ses talents dans les cuisines du Parlement Européen à Bruxelles. »


Son sourire s’élargit. Elle était plutôt fière d’elle.

Elle jeta un coup d’œil à l’heure sur son ordinateur. Il était tard. Elle n’avait rien mangé depuis le matin. Elle savait que le coup de feu aux cuisines était passé, et qu’il ne devait y rester que quelques commis qui avaient l’habitude de la voir venir se préparer un petit en-cas en dehors des heures de services.

-« Et si nous allions fêter ça ? Je vais aller manger un bout, voulez vous vous joindre à moi ? Je ne suis pas chef, mais je me débrouille pas mal en cuisine. »


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MessageSujet: Re: La nourriture c’est l’âme des hommes Jeu 15 Oct - 19:28






La nourriture c’est l’âme des hommes
PV NATHALIE DUMOND






J'esquissai un sourire entendu avec Nathalie. Oui, Catwoman fait un sacré effet sur la gente masculine. Dans un sens les combinaisons moulantes et les postures langoureuses sont assez ciblées. Enfin je dis ça mais, je ne dis rien. Je ne me cache pas, je serais le premier à mater une fille, qui ose faire un cosplay de cette super-héroïne. Et peut-être même à baver tiens, si la dite demoiselle est bien faite. M'enfin arrêtons de divaguer monsieur Sheppard.

Borf, pas sûr que sa fonction principale soit le combat au final

Je haussai les épaules nonchalamment, comme un enfant très sage. Dans un sens le cuir souple c'est très pratique pour la liberté des mouvements. Donc bon… on ne sait pas, faudrait demander aux actrices qui ont incarnées la femme-chat dans les films.


Quand elle évoqua le fait de brutaliser cuisinier et le gaver, comme un bon canard à foie, je fis mon air le plus innocent possible « moi faire ça ? Mais non voyons ». En tout cas elle avait bien compris le fond de ma pensée. Si ça ce n'est pas des supers pouvoirs…

J'imaginai bien, la situation, que j'avoue, assez cocasse… attacher à une chaise ce pauvre bougre, lui donnant la bectée de son infâme tambouille ! Et encore, s'il refuse d'y gouter, je le laisse entre les mains si délicates de Ronon, haha il lui fera manger tout, même l'assiette s'il le faut.

• Peut-être pas le brutaliser…être … hum convainquant !

Un nouveau sourire teinta mes lèvres. Je déposai l'une de mes mains sur l'accoudoir de la chaise. Elle enchaîna très vite. Tiens donc elle avait commencé. Je l'avoue, que j'en fus très agréablement surpris et satisfait à la fois. Si Dumont, avait fouinée alors il y aurait peut-être, le mot de fin de cette histoire très vite.

Elle m'expliqua le caractère si sympathique de cet homme… par étonnant. Je mimai une moue dubitative… et bah quel égocentrisme de trouver de telles horreurs succulentes et de rejeter la faute sur les autres. C'est bien facile ça.

• Je vois le genre « ce n’est pas moi c’est les autres »…

Je soupirai longuement, levant les yeux au ciel. J’avais une certaine aversion pour ce type de personne. Qu’il est de l’égo soit, c’est un fait, je supporte McKay… mais rejeter ses torts sur autrui, ça me laissait un petit goût amère au fond de la gorge. Je n’arrivais pas à concevoir ce genre de comportement. On m’a toujours appris à assumer mes propres erreurs… et aussi celle de mon stupide frère. Mais passons, c’est quand même triste, qu’un adulte responsable, arrive à avoir ce genre d’attitude digne d’un gamin. On devrait le mettre au coin, c’est peut-être ça qui marcherai. Le traiter comme un sale gosse capricieux et hautain. Mais pas sûr que cela soit une solution envisageable par Dumont.
Il est vrai, que le renvoyer était la manière la plus simple, mais elle avait raison, il n'avait pas fait de « faute grave » pour que cela soit justifié… enfin à mes yeux causer des indigestions à la base entière, méritait d'être jeté dehors avec un coup de pied au cul. M'enfin, aucune preuve véridique juste la certitude de chacun et le constat infligeant des médecins qui s'alarmaient du nombre de diarrhées et de vomissements. Au point, qu'ils avaient pensés qu'ont étaient, tous atteint d'une grippe intestinale virulente.

Je soupirai à nouveau. C'est pour ça que je n'aime pas l'administration… chercher des solutions compliquées a des problèmes simples. Bon, c'est pour ça que je suis un militaire et non un brillant homme de bureau aussi. Moi et la diplomatie ça fait 4… j'en aie un peu rien à battre de froisser un égo, si celui-ci fait que de la merde. Mais bon, il fallait bien se protéger de ce genre d’abrutis. Remarque, nous soldats ont à moins de migraines que les « blouses rouges ». J'esquissai un petit sourire à cette remarque personnelle et méchantes envers le corps militaire.»… je lui répondis par un hochement de tête en accord avec ces propos qui étaient trop juste… pour être contesté.

Je m'adossai au dossier de ma chaise, mettant l'une de mes mains dans mes cheveux mal peigné. Je constatai qu'un coup de brosse serait pas si mal finalement… mais pour cela, il faut que je retrouve cette maudite brosse, elle avait dû tomber sous levier… bon j'irais résoudre cette quête plus tard. Mes cheveux n'ont pas une grande importance. C'est fou comme je divague en ce moment. Heureusement, le dossier tendu devant moi, m'éloigna de cette soudaine inquiétude capillaire. Je feuilletai les documents contenant des avis sur des restaurants prestigieux, le CV pompeux de ce cuisinier, tout en l'écoutant. Je n'aurais jamais crus que pareil incapable est pu rester dans des établissements pareils… enfin être recruté tout bonnement. Ils ne communiquaient pas entre resto ? Avec des cuisiniers en rouge ? Mon regard commença à quitter les feuilles noircies par l'encre quand elle évoqua le fait qu'il risquait de « jacasser »…

En effet, j'allai riposter à sa phrase, quand elle leva la main pour me couper le sifflet. Oui enfin, il y a le contrat … mais s'il parle aux médias le contrat ne fera pas taire tout le monde. Ah que je n'aime pas ce genre de personne…

• Sinon, on pas un objet des anciens ou d'une autre race alliées, qui peut effacer la mémoire ? À La « man in black ». Comme ça zou a pu de cuisinier pénible.

Enfaîte, elle me faisait mariner, elle avait déjà une solution. Son petit sourire au coin, était intenable, je ricanai amusée. Sacré Dumont. Du regard je l’encourageai à mettre une fin à ce suspense. Curieux de nature, j'avais un peu de mal à être patient par moment.

Et tadam ! La solution tomba. Elle était astucieuse, maligne et un peu manipulatrice. Mais j'aimais bien, elle l'avait attirée par l'appât des étoiles.

• Pas certain que les belges vont aimer la « surprise du chef »

Sous-entendus, l’ingestion et le caractère vindicatif du chef, qui se voulait être à plusieurs étoiles. En tout cas Dumont, était extra et je l’applaudis. Il fallait la trouver ce dénouement, qui était tout simple mais qui méritait un temps de réflexion sur la personnalité. Avait-elle eu une formation en psychologie ? Après tout, il existe des personnes qui arrivent à cerner dès le premier coup d’œil, les autres et « les carottes » qu’ils désirent. C’est un sacré atout, de comprendre cela, car vous pouvez faire ce que vous voulez des autres après.

• Chapeau bas. Vous êtes une véritable héroïne des temps modernes.

Elle pouvait être fière d’elle. Elle au moins elle justifie sa place parmi Atlantis. Et elle y fait honneur. Mon regard était suffisamment évocateur pour lui dire un « grand merci » que je ponctuai juste après avec des paroles.

La proposition était parfaite. Mon ventre me rappelait par un gargouillement, qu'en effet il était tard, même si j'ai mangé un peu juste avant … et bah que vu la qualité du repas n'était pas au rendez-vous, je n'ai pas grandement diné Je lui souris.

• Avec plaisir, je suis un bon commis

Je lui fis un clin d’œil puis allant ouvrir la porte pour la laisser passer. Direction les cuisines. Les couloirs étaient silencieux, quelques soldats croisèrent notre route et un infirmier qui prenait son service. Les cuisines étaient ponctuées de quelques jeunes hommes qui plongeaient ou qui l'avaient le sol. Ils semblaient avoir l'habitude de voir Nathalie, puisqu'ils la saluèrent.

• Une habituée des repas nocturnes ?






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MessageSujet: Re: La nourriture c’est l’âme des hommes Ven 16 Oct - 18:09
Nathalie savoura l’incrédulité vaguement admirative qu’elle lut sur le visage de John. Elle sourit devant ses cheveux ébouriffés. Pour un militaire, elle trouvait qu’il avait une coupe bien peu conventionnelle, mais elle trouvait que ça lui allait bien.

Son sourire se transforma en rire quand il évoqua ses doutes sur le bonheur des belges d’hériter de ce cuisinier. Effectivement, ce n’était pas là un cadeau pour les députés européens, mais, un petit régime ne ferait sans doute pas de mal à ses messieurs enrobés.

Elle se sentit rougir quand il applaudit avant de la traiter d’héroïne moderne ponctuée d’un regard reconnaissant. Mais elle ne put retenir un petit rire lorsqu'un léger gargouillis s’échappa du ventre du Colonel à l’idée d’un dîner tardif. C'était un réponse des plus éloquentes à la proposition de la jeune femme, avant même qu’il ne propose ses talents de commis avec un clin d’œil, elle sut qu'il accepterait son offre.

John se leva et se dirigea vers la porte qu’il ouvrit, attendant patiemment que la jeune femme éteigne son ordinateur et la lampe de son bureau.

-« Vous savez, je n’ai fais que mon boulot. Et comme il se trouve que je suis un peu lâche, et que j’ai horreur des conflits ouverts, et bien, j’ai appris à trouver des solutions détournées. Ça permet de régler les problèmes, tout en gardant une certaine sérénité. »
Elle haussa les épaules avant de reprendre « Je suis comme ça. Quand c’est possible, je préfère les solutions qui ne font pas trop de vagues »

Tout en se dirigeant à son tour vers la porte, elle lui fit un petit sourire d’excuse. Non, elle n’était pas la super héroïne qu’il imaginait. Juste une jeune femme pas très courageuse qui avait appris à contourner les problèmes. Pour un peu, elle l’aurait regretté. Elle avait bien aimé surprendre son regard admiratif.

A cette heure, les couloirs étaient calmes. Ils croisèrent quelques soldats regagnant leurs quartiers après leur tour de garde, ou se rendant à la salle de débriefing pour prendre leur service, un infirmier allant prendre son service pour une longue nuit. Elle les connaissait tous, au moins de vue, et les saluait d’un mouvement de tête ou d'un sourire.

Elle observait son compagnon à la dérobée. Elle était toujours un peu surprise qu’un haut gradé de l’armée soit aussi espiègle et enjoué, parfois un peu moqueur, Il ne ressemblait pas aux autres soldats, et encore moins aux officiers avec qui elle avait à traiter.

Les cuisines étaient calmes. A cette heure tardive, elle savait que le chef avait regagné ses quartiers et n’en ressortirait pas. Il ne passait pas plus de temps qu’imposé devant les fourneaux. Seuls quelques commis s’activaient encore, quelques uns achevaient de charger les lave-vaisselle, d’autres passait un coup de serpillière.

Tous la saluèrent d’un mouvement de tête ou d’un geste de la main. Il est vrai qu’ils étaient habitués à voir la jeune femme à des heures indues de la nuit. Ce n’était pas très autorisé, mais les fonctions de Nathalie lui offraient quelque passe-droit. Et comme elle était très respectueuse de leur travail, et qu’au matin, personne n’aurait pu deviner que la petite souris rouge était venue se préparer un en-cas, il l’accueillait avec plaisir.

Le comportement des commis inspira une question légitime à John. Elle lui sourit :

- « Oui. J’ai tendance à ne pas voir le temps passer quand je suis plongée dans un dossier, et régulièrement, quand je lève le nez, il est déjà si tard que je sais que le service est fini. Alors, j’ai pris l’habitude de venir me préparer un petit quelque chose directement ici…. Et j’avoue que depuis que le chef à changé, c’est devenu une habitude. Ça m’arrive plusieurs fois par semaine. »

Elle commença à regarder ce qu’il y avait dans la réserve, ce qui pouvait l’inspirer. D’habitude, elle se serait contentée d’un sandwich, mais ce soir, elle avait envie de quelque chose de plus élaborer.

Pendant qu’elle inventoriait les denrées et réfléchissait à ce qu’elle pourrait préparer un des commis s’approcha :

-« Salut Nath’, on va y aller. Comme d’hab, tu fermes derrière toi ? »

Elle lui sourit et répondit :

-« Oui, oui, ne t’inquiète pas Sam, passe une bonne soirée ».

Il s’éloigna avec un geste de la main et claqua la porte de la cuisine derrière lui.

Dés qu'ils furent seul, Nathalie sortie la bouteille de vin qu'un des soldats qu'elle avait couvert lors d'une escapade, lui avait offert, et se tourna alors vers John, et lui demanda, avec un regard espiègle et un grand sourire aux lèves :

-« Alors, John ? Qu’est-ce qui te fait envie pour accompagner ceci ? »


Elle eut un instant peur de l'avoir choqué en passant ainsi au tutoiement, mais après tout, ils étaient tout les deux au beau milieu des cuisine, en pleine nuit, et elle tenait à la main une bouteille d'une boisson totalement prohibée, c'était une situation suffisamment hors du commun pour pouvoir se permettre de bousculer un peu la bienséance.
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MessageSujet: Re: La nourriture c’est l’âme des hommes Ven 30 Oct - 18:20






La nourriture c’est l’âme des hommes
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En lui tenant la porte, elle m'évoqua son caractère à tendance lâche. J'esquissai un sourie. On avait tous des définitions de ce mot bien différent, du moins selon nos corps de métiers.

• Ça dépend. Pour moi la lâcheté c'est fuir un combat sans aider et penser à soit avant tout. Par conséquent vous n'êtes pas lâche, juste subtile

Étrangement, cela ne me surprend pas du tout venant une personne de bureau de faire ce genre de choses. À quoi bon monté aux charbons si d'une manière plus détournée on peut avoir un résultat efficace et moins pénible ? Car c'est bien de gueuler et de faire face aux éléments perturbateurs, mais faut-il aussi avoir le caractère pour tenir tête et s'imposer. Surtout que trop de conflits finit avec les mains et je vois mal Dumont donner un coup de boule au chef. Même si, cette action lui ferait tout drôle et dans un sens ça serait presque amusant.
Elle afficha un petit sourire d'excuse qui restait sans fondement pour moi.

Pourquoi s’excusait-elle ? Que je lui tienne la porte ? Qu'elle est mis un peu de temps pour fermer son ordinateur ou bien pour notre discutions ? Je ne savais point et cela m'importa peu, car qu'importe si elle se trouvait lâche, aux yeux de beaucoup elle devait apparaitre comme une super femme très compétente voir courageuse pour supporter le nombre hallucinant de conflits entre humains.

Je me surprenais toujours à voir des cuisines vides, surtout sans chefs. Celui-ci était parti tel un roi, laissant le sale boulot à ses esclaves. Bon, je l'avais dans le pif donc quoiqu'il aurait fait mes pensées aurait été négatif. En tout cas, tous appréciaient la femme à mes côtés. Il me semblait bien, que ce n'était pas très autorisé de venir quand les cuisines étaient fermées mais qu'importe il fallait bien manger. Surtout si c'est plus fameux que la tambouille habituelle.
Elle m'expliqua en quoi elle était la grande copine des commis.

Je lui souris amusée. Je la comprenais aisément, pour ma part j'avais mon ventre qui me rappelait de manger ou McKay mais, quand j'écris mes rapports j'avais la fâcheuse tendance à voir l'heure passée à vitesse grand V. Mais outre cela, j'avais remarqué que c'est souvent le cas, des personnes dans les bureaux d'oublier l'heure repas. Trop de travail ou simplement oublier par celui-ci ?

• Au moins vous êtes moins malade comme ça !

Je lui fis un clin d'œil avant de balayer l'endroit des yeux. Surveillant ce que faisait Nathalie. Je me sentais gauche et passablement inutile. Mon regard se reporta sur les derniers cuisiniers présents qui saluaient chaleureusement Dumont, qui tendait une belle bouteille de vin. Je n'étais pas fan de l'alcool, sauf de bière, mais j'avoue qu'un verre de vin était assez tentant. Enfaite j'aimais l'alcool comme la majorité des hommes, mais mes dernières cuites m'ont appris à me méfier des effets. Alors, je devenais raisonnable. Oui, cela est étrange venant de moi de dire ce mot, mais c'est le cas. Bref.

Je remarquai qu'elle avait changé le ton de conversation en disant un « tu ». Je fis mine de rien remarquer. Cela ne me dérangeait pas plus que ça. Je n'aimais pas plus le vouvoiement. Je suis un soldat, entre nous on se donne des petits noms familier, souvent d'origine très en bas de la ceinture, on se dit « tu »… sauf depuis que j'étais devenu le supérieur, mais cela n'empêchait pas mes hommes de me taquiner et pour certain de me donner des petits surnoms. Bref, en tant que militaire et surtout de personne très peu « règlementaire » le « tu » me choqua nullement.

C'est un sourire une nouvelle fois amusé que je lui répondis.

• Hum … pas de poulet j'en mange trop. Je suis gavé de cette viande par mes hommes.

En réalité je mangeais énormément de poulet. J'adorai cette viande. Au point que mes hommes avaient compris qu'en me donnant un sandwich au poulet, je pouvais être plus « clément ». Je me rapprochai d'elle pour voir ce qu'il y avait dans le frigo. Pas mal de choses appétissantes.
Je déviai mon regard malicieux vers elle.

• En quel honneur avez-vous une bouteille de si bon vin ?

J'étais curieux de base et le vin était souvent dans la sorte de boutique que tenaient les cuisiniers mais, cette bouteille tenait de la terre. Enfin, elle avait pu très bien demandé à sa famille de lui envoyer un carton.

• Sinon, pourquoi pas avec ce bœuf. Je vous laisse le choix de l'accompagnant. Comme tout homme qui se respecte seule la viande m'intéresse

Je ria un peu. Oui je ne cachais pas que je répondais aux stéréotypes du mec qui mange du bœuf et qui se fiche des légumes. Enfin, ça ne me dérange pas. Mais je n'ai jamais été attiré par un repas végétarien. Sauf de pâtes. Ah oui c'est bon les pâtes… c'est limite navrant quand même. Dans un sens, il m'était arrivé de me faire des repas qu'avec ce féculant ou qu'avec de la viande. Dans un sens étant célibataire, je n'avais plus besoin de faire des efforts pour m'alimenter. Ah les joies du célibat, vous finissez vos soirées devant le football avec une bière, en chaussette et caleçon et une pizza. Pourtant, j'aimais bien cuisinier, mais pour soi-même, ce n'est pas très réjouissant.
Je continuai à dire « vous », car elle ne m'avait pas autorisé à faire de même. Le fait que je ne dise rien, je l'autorisais et lui signifiait que ça me dérangeait nullement. Je suivais ses gestes du regard et je me tenais prêt à l'aider dès qu'elle me donnera une tâche à faire. En attendant, je fouillai prendre des assiettes et couvert pour dresser une table sur le comptoir de la cuisine.




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MessageSujet: Re: La nourriture c’est l’âme des hommes Lun 2 Nov - 13:01
Nathalie se tourna vers John en élevant un sourcil surpris en l’entendant parler de poulet. Visiblement, il voulait profiter de l’occasion de ce dîner pour changer un peu de menu.

Quand il s’approcha d’elle pour venir inspecter l’intérieur de la chambre froide, elle le suivi du regard et sourit en surprenant la lueur de malice dans ses yeux. Il était surprenant pour un haut gradé de l’armé. Là, elle avait plutôt l’impression de se trouver face à un gamin turbulent content d’avoir trouvé une copine aussi délurée que lui.

Lorsqu’il lui demanda d’où elle tenait une telle bouteille de vin, elle mit son index sur ses lèvres, riant légèrement :

-« Chut. Je ne vais quand même pas te dévoiler tout mes secrets d’un seul coup ».

Le choix de John s’arrêta sur du bœuf, et elle faillit sourire à nouveau, avant de réaliser qu’il l’avait vouvoyé.

Nathalie sentit ses joues s’empourprer. Elle maudit sa peau laiteuse qui ne cachait rien de ce genre de réaction et tenta de cacher son trouble en s’avançant dans la chambre froide pour saisir les deux belles tranches de bœuf, s’offrant par la même occasion quelques secondes pour se reprendre.

Elle était mortifiée de s’être montrée aussi familière, et avait ressentit le vouvoiement de son compagnon comme une rebuffade. Pourtant, il n’avait pas semblé être dérangé par sa familiarité, alors, pourquoi continuait-il à la vouvoyer ?

Elle ressorti et posa les deux pièces de viande sur un assiette voyant du coin de l’œil que le Lieutenant-Colonel dresser une table improvisée sur le comptoir.

Elle se demanda quel accompagnement elle allait choisir. Elle tenta de se rappeler ce qu’il avait dit à se propos, mais elle devait bien admettre que ce détail avait été quelque peu occulté par ce qu’elle avait vécu comme une « remise en place ».

Nathalie s’approcha de l’étagère contenant les articles d’épicerie. Du riz, des pâtes des légumes secs… Non, les légumes secs demandaient une cuisson trop longue. Des pâtes ? Elle ne pouvait pas se contenter de lui faire des pâtes à l’eau. Pour une fois qu’elle avait quelqu’un pour lui tenir compagnie lors d’un de ses dîner tardif, elle avait envie de quelque chose de plus élaboré.

Son choix se porta sur le riz. Elle en préleva la quantité nécessaire pour préparer un risotto pour deux personnes, elle prit également quelques champignons séchés dans l’étagère des épices, du sel et rapporta le tout sur le plan de travail à coté de l’assiette de viande avant de retourner dans la chambre froide et y pris un peu de crème fraîche, un grand verre du vin blanc que les marmitons utilisait dans certaines préparations et revint vers le plan de travail.

Elle tourna les yeux vers le jeune homme qui semblait un peu emprunté et désœuvré maintenant que la table était mise et sourit.

-« Si tu veux, tu peux ouvrir la bouteille pendant que je nous prépare un petit quelque chose à manger. Tu trouveras un tire-bouchon dans le tiroir du haut du plan de travail. »


Elle se rendit compte qu’elle l’avait à nouveau tutoyé. Il faut dire que leu cadre non-conformiste ne l’aidait pas, et puis, elle se sentait à l’aise avec lui, et trouvait le vouvoiement un peu trop formel dans ce cadre là.

Retournant vers les fourneaux, elle sortit une sauteuse et y ajouta un peu d’huile qu’elle vit chauffer, avant d’y jeter le riz pour le faire revenir quelques secondes, le temps qu’il devienne translucide.

La cuisine s’emplit du grésillement de l’huile, du bruit soyeux des grains de riz contre le revêtement de la casserole tandis qu’elle les remuait avec une cuillère en bois pour bien les imprégner d’huile.

Une fois qu’il eut l’apparence qu’elle recherchait, elle y ajouta le vin blanc, et continua à remuer en attendant que le riz se gonfle du liquide doré. Ce n’était pas très long. Une fois ceci fait, elle rajouta quelques mesures d’eau, les morceaux de champignons séchés pour qu’il se réhydrate durant la cuisson et parfument délicatement le plat.

Elle donna encore quelques coups de cuillère, vérifiant que le liquide recouvrait bien le riz, ajouta encore un peu de sel, une pointe de poivre avant de couvrir le tout d’un couvercle en verre transparent.

Une fois arrivé à ce stade, elle savait qu’elle avait une dizaine de minutes de battement avant de devoir revenir aux fourneaux pour achever la préparation du risotto à sa façon, et mettre la viande à cuire.

La cuisine commençait à se remplir d’une odeur agréable et appétissante. L’estomac de Nathalie vit savoir son impatience en un timide gargouillement, lui rappelant qu’elle n’avait rien mangé depuis le matin, à part une barre de céréale.

Elle se retourna s’asseoir face à John, sur l’un des hauts tabourets qui entourait le plan de travail. Elle croisa les jambes avant de dire :

-« Ce sera prêt d’ici une dizaine de minutes. »

Elle lui sourit, et saisit la bouteille de vin qu’il avait débouchée, et leur en servit un fond à chacun, histoire de voir s’il tiendrait ses promesses. Elle prit quelques secondes pour en prendre une gorgée, retrouvant le goût des repas de famille de son enfance dans une région viticole renommée. Ses doux souvenirs firent naître un petit sourire nostalgique sur son visage. C’était le temps de l’insouciance. Il lui semblait que des siècles s’étaient écoulés de puis cette douce période.

Elle se reprit, et sourit à John.

-« Peut être aurais-tu préféré une bière en guise d’apéritif ? Peut être préfèrerais-tu que j’en reste au vouvoiement ? Si ce n’est pas le cas, pourquoi ne pas m’imiter ? »


Sa proposition était peut être un peu cavalière, un peu directe, mais au moins elle serait fixée. Même si elle ne voyait pas où était le mal. Chez elle le tutoiement n’était pas un manque de respect, et après tout, ici et maintenant, ils étaient hors du cadre professionnel.

Mais, elle savait que certaines personne étaient très attaché à ce genre de chose, même s’il lui avait semblé que John pouvait être lui-même un peu irrévérencieux, ce n’était peut être qu’à sens unique.

En son fort intérieur, elle sentit son cœur se serrer d’appréhension. S’il lui disait qu’il trouvait ses manières bien impolies, elle serait mortifiée d’avoir fait preuve de tant d’incorrection.
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MessageSujet: Re: La nourriture c’est l’âme des hommes Jeu 12 Nov - 19:56






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Elle était très souriante et comme tout être empathique, je fis de même. Je trouvais cela presque amusant de voir les comportements humains. Quand une personne à tendance à être enthousiaste et souriante, cela se répercute tout aussi facilement sur les autres. J’ai la chance d’avoir un soldat comme ça. Nyota Washinton, une boule d'énergie toujours rayonnante et aimable. Il y avait une très bonne ambiance dans son équipe et j'étais certain que cela était due, en grande partie à sa personnalité si enflammée et chaleureuse. J'aimai bien les personnes souriantes en réalité.

Ma curiosité sur la bouteille de vin, ne sera donc pas assouvie, enfin pour le moment. D'un mouvement de la main elle mima le silence. Sa phrase m'arracha un second sourire taquin. Véritable gamin, que trop ravie de ce genre de taquinerie…et content de trouver une « copine » de jeu.

• Après quelques verres on aura plus beaucoup de secrets

Je ria, ce rire assez court et peu bruyant. Mon rire n’avait rien d’extraordinaire ni d’agaçant, juste quelques vocalises douces et sombres. Il était presque contraint par moment, cela n’était jamais volontaire, peut-être un résidu de cette foutue éducation de bourgeois auquel tenait tant mon cher père …

Depuis que j'étais sur Atlantis, je repensais pas mal à mon passé. J'avais hésité à partir de cette expédition, me demandant si quelque chose me manquerais, ou quelqu'un… dans l’éventualité de ne jamais revoir la terre. J'avais dressé un bilan de ma vie… je n'avais pas grand-chose qui me retenait sur cette planète natale et j'avais trouvé cela effrayant et navrant d'avoir plus aucune vie, à l'exception de mon travail. La grande majorité de mes amis (militaires dans la majorité), étaient morts au combat ou mutés dans des coins reculs… Quant à ma famille … ma mère morte d'un cancer, seul me restait mon père et mon frère tous deux dans des chemins bien trop différents du miens. Des personnalités que j'avais aimées jeune puis appris à détester. Et la réciproque était là, quelle déception pour ce grand financier d'avoir un fils « militaire » avoir de la « chair à canon » au lieu d'une « poule au œuf d'or », je pense que j'aurais été gay il l'aurait mieux prit. Et quant à ma femme, enfin mon ex-femme… elle aurait pu être la personne pour qui j'aurais refusé cette opportunité, mais pour cela il aurait fallu qu'elle soit encore avec moi. Je me rendais compte, par moment, que je l'avais pardonné de m'avoir trompé… étant un homme de nature bonne et un peu con en amour, je l'aimais trop pour envisager de me séparer d'elle. Mais l'acte en lui-même était pardonnable, c'est avec la personne avec qui elle l'avait commis, que je ne pouvais pas excuser. Elle m'avait trompé sur une longue fréquence avec mon propre frère. Cet être répugnant, attiré par l'argent, égoïste et sans intérêt. Elle avait trouvée en lui la stabilité financière et surtout le moyen de vivre de manière plus honorable aux yeux de mon père. Homme qu'elle a toujours beaucoup aimé. Puis tomber enceinte de mon frère et divorcer avec moi simplement, comme si cela avait été très facile et logique. Avec des justifications aberrantes et surtout matérielles… j’avais eu l’impression d’avoir été une chaussette salle qu’on envoyait dans la poubelle car elle avait un trou … cette affreuse sensation d’avoir été un beau dindon.

J'ignore pourquoi, l'isolement de cette galaxie me fait repenser à tous les actes ratés, peut-être que j'en retire une certaine amertume. En tout cas, à cet instant cette étrange nostalgie semblait se dissiper. Dumont était rigolote et voir ses joues rouges, n'ôta pas mon sourire. Elle se précipita dans la chambre froide. J'ignorais pourquoi elle était si gênée. Avec sa peau si claire et ses taches de rousseurs, cela lui donnait un petit côté « petite fille de dessin animée » amusant et mignon. Je la regardai puis détourna le regard pour trouver une occupation.

Une fois chargée de nombreux éléments, je m'avançai pour l'aider et la décharger du riz et autres ingrédients. Elle m'indiqua une tâche qui me convenait très bien. Je hochai la tête, tirant le tiroir, le fouillant sans ménage pour trouver le tire-bouchon. Je coinçai la bouteille sous mon bras et je tirai sur le bouchon, un son si familier en sortie « ploc ». J'attrapai deux verres à pieds, dans la montagne de vaisselle faite quelques heures avant, par le fidèle plongeur : ce brave lave-vaisselle. Je voulu servir le vin, mais Nathalie était très occupée par la cuisson d'un risotto. Alors, je déposai soigneusement nos verres vers la table de fortune, avant de retourner près d'elle pour observer sa cuisine.
Mon ventre gargouilla à l'unisson de celui de mon héroïne favorite. Je retournai farfouiller dans la cuisine à la recherche de serviettes ou bien d'une nappe, que je ne trouvai nulle part. Un peu irrité de rien dégoter, je retournai sur mon tabouret, regardant patiemment les gestes de Nathalie. Elle se retourna pour me rejoindre, m'annonça le délai d'attente. Je hochai la tête satisfait. Car mine de rien, je commençais à avoir vraiment très faim avec les bonnes odeurs qui envahissaient la cuisine.

Je pris le verre tendu, sentant l'arôme capiteux du vin avant de le goûter. Il est très bon, un peu rêche mais avec une saveur en bouche longue et parfumé, me rappelant les sous-bois. Je déposai mon verre sur l'un de mes genoux tout en le tenant. Mon autre bras était accoudé à la petite table. Mon regard papillonna sur l'environnement même de la cuisine, perdu dans diverses pensées. C'est la voix de Nathalie qui me rappela et je tournai la tête vers elle doucement, un peu surpris par sa phrase. Alors, elle n'avait pas compris ? Ah, bon et bien je vais lui dire alors.

• Les bières c’est comme le poulet. J’essaye de me limiter

Je lui souris chaleureusement, avant de continuer

• Non, j’attendais juste que tu m’autorise à faire de même. Je n’aime pas… euh je déteste le vouvoiement

Je lui souris une nouvelle fois, avant de boire une gorgée de ce vin.

• J’ignore à qui vous avez piqué cette bouteille, mais elle est superbe, du vin français non ?

Je lui adressai un petit regard au coin malicieux avant de déposer mon verre sur la table. Car sinon j’allais le boire trop rapidement, alors que ça se déguste.





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MessageSujet: Re: La nourriture c’est l’âme des hommes Dim 15 Nov - 22:16
Nathalie lui lança un regard faussement sévère quand John laissa sous entendre que quelques verres lui délieraient la langue. Mais au son du rire de l’officier, elle ne pu garder très longtemps son air fâché. Il avait un rire très communicatif. Le rire éclairait son visage, et elle eut l’impression d’y voir passer le fantôme du petit garçon espiègle qu’il avait du être.

Elle aimait bien ce genre de personne. Il était solaire, toujours un mot pour rire, une petite attention. Contrairement à beaucoup de gradés qu’elle connaissait, il ne restait pas planqué dans sa tour d’ivoire. Elle savait qu’il assurait parfois des patrouilles et des tours de gardes. Et depuis qu’elle était arrivée, elle avait pris goût à le voir débouler à l’improviste dans son bureau pour lui faire part des petits tracas de la vie de la cité.

Alors qu’ils se remettaient à leur tâche respective, elle entendit le rire se faner. Elle lui jeta un regard discret et surpris une expression de mélancolie. Quelle triste pensée avait bien pu lui traverser l’esprit pour gâcher la si bonne humeur dont il avait fait preuve jusqu’ici ? Elle détourna les yeux, elle ne voulait pas lui donner l’impression de l’épier, elle-même n’était pas très à l’aise avec le regard des autres, c’est pour cette raison qu’elle s’efforçait de garder un visage aussi neutre que possible face aux autres.

Lorsqu’elle revint vers le comptoir, l’interrogeant sur son vouvoiement, elle eut l’impression de le réveiller. Elle ne savait pas où son esprit s’était égaré, mais il était visiblement loin et dans des souvenirs pas spécialement agréables. Il lui fallut quelques secondes pour revenir à la réalité et avant de lui répondre en lui offrant un immense sourire.

Nathalie ne put s’empêcher d’éclater de rire. Décidément, ils avaient un petit problème de compréhension mutuelle. Elle l’observa un instant savourer son verre en souriant, remuant la tête d’un air consterné.

-« Pour moi, commencer à te tutoyer était une invitation à en faire de même. »

Elle prit une nouvelle gorgée de vin avant de retourner vers ses fourneaux. Elle vérifia la cuisson du riz, il était exactement comme il devait l’être. Elle alluma le feu sous une autre poêle et y ajouta un peu de beurre.

Pendant qu’il fondait, elle ajouta la crème au riz et la laissa réduire quelques instants avant de couper le feu et de rajouter du gruyère à sa préparation.

-« Comment aimes-tu ta viande ? »
demanda-t-elle en déposant les tranches dans la poêle.

La viande fut saisie dans un grésillement appétissant. Il ne lui fallut que quelque minute pour obtenir la cuisson qu’il lui avait indiqué.

Elle déposa une tranche dans chaque assiette et l’accompagna d’une belle cuillère de risotto.

-« Et voilà mon cher. Bon appétit. J’espère que ma cuisine saura flatter ton palais de gourmet »
dit-elle d’un ton moqueur.
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MessageSujet: Re: La nourriture c’est l’âme des hommes Dim 22 Nov - 17:35






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En réponse à ma boutade sur les bienfaits de l'alcool sur les secrets les mieux gardé, j'eu le droit un petit regard sévère. Par chance, celui-ci s'évapora très vite, contaminé par mon rire.

Cette fin de soirée était très agréable, si je ne m'étais pas auto gâché ce petit plaisir, en repensant à quelques pensées mélancoliques. J'espérais qu'elle n'avait rien vu de ce petit moment de moue. En tout cas, trop obnubilé dans ce genre de merdasse, je n'avais pas regardé sa réaction. Fort heureusement, elle était revenue et son questionnement qui m'avait surpris, m'avais tiré de cette longue mélancolie. Franchement John, tu devais arrêter de repenser à tout cela, à quoi cela te sert ? À me faire du mal non ? À me dire que j'ai été infoutu de garder la seule femme qui a voulu faire quelque chose avec moi. La seule femme que tu as su garder plus d'une semaine et qui voulait plus, qu'une simple nuit torride. Comme quoi, les relations amoureuses, ça vous brise un homme. C'est peut-être pour cela, que je m'étais encore plus noyé dans mon travail, pour ne plus penser à elle et à eux. Cette famille qui m'avait apportée que désillusion et injustice.

Au final, j'avais la chance ici de reconstruire, de vivre une chose fantastique, bien loin de la vie solitaire et finalement, fade de la terre. Ici, je servais quelque chose, j'avais un rôle, un but dans une vie qui aurait pu se finir trop vite. J'étais quand même étonné qu'aucun psy, ne m'avais déclaré « dépressif » ou « a tendance suicidaire ». M'enfin comme quoi, je devais soit bien le caché ou ne pas en souffrir autant.

En tout cas, la présence joviale de Nathalie était agréable et le constat édifiant de notre manque de communication nous fit rire tous les deux. Je me senti, un peu bête, de n'avoir point comprit. Mais bon faut bien, je suis soldat, pas homme de culture. Enfin, cela était réglé et fort heureusement. Quand, je pense qu'à cause des phrases entre les lignes (comme je les nomme) il peut y avoir des guerres. Les femmes sont quand même les grandes gagnantes de ce genre de jeu. À croire que nous hommes, nous ne sommes pas très armés face au décryptage de ce langage.

Elle repartie derrière ses fourneaux, me questionnant sur la viande. J'esquissai un sourie amusée à ma propre pensée.

• Saignante

Le doux, bruit de la viande… cela me donna d'autant plus l'eau à la bouche. J'avais qu'une hâte, c'est de goûter à son plat. Au vu des odeurs, mon estomac hurlait de faim et était tout aussi impatient de ce régalé de pareilles saveurs. Le repas servi, j'attrapai ma fourchette, puis tourna la tête vers Nathalie.

• Merci, bon appétit à toi aussi

Je levai mon verre pour trinquer avec elle

• À ce repas très prometteur !


La première bouchée fut une extase et les autres furent à la même hauteur. Il n'y a pas dire, c'est toujours aussi bon, le risotto surtout fait par une experte. Ne pouvant pas parler, je levai le pouce en l'air, mimant même la moue si amusante que faisait notre cuisinier français : le pouce touchant l'index en forme d'arc de cercle et allant vers la bouche pour dire « succulent ».

• Merveilleux ! *en français dans le texte*

J'avais quelques notions de français et là ça valait amplement le coût de lui faire ce genre de compliment. Le français, possède une sonorité très agréable et tout aussi exceptionnelle pour sublimer quelque chose de si « merveilleux » comme son risotto.

Je ne voulais pas passer le repas dans le silence religieux. Même si la qualité du plat le méritait. Alors, je choisie la question la plus bateau, mais qui avait tout son sens ici.

• Outre, l'aventure, pourquoi vous avez accepté de venir sur Atlantis ?

C'est aussi ma curiosité. À force de poser cette question, j'avais appris plusieurs éléments sur les personnes. Et parfois des surprenante.






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MessageSujet: Re: La nourriture c’est l’âme des hommes Lun 23 Nov - 11:55
Nathalie fit tinter son verre contre celui de John et le regarda prendre la première bouché de son plat. L’expression de son visage lui prouva qu’il appréciait sa cuisine, avant même qu’il ne fit un geste appréciateur qu’il avait emprunté à leur chef français. Accompagné, dés qu’il eut la bouche vide d’un « excellent » prononcé dans la langue natale de la jeune femme.

Elle se sentit rosir de fierté. Bien sûr au vu de leur ordinaire des dernières semaines, il n’était pas bien difficile de faire mieux, et si elle lui avait proposé ce petit repas improvisé c’est qu’elle se savait bonne cuisinière.
Voir quelqu’un apprécier sa cuisine la renvoyait à une époque heureuse de sa vie. Lui rappelant des moments de plaisir simple partagé avec ses amis, avant que le destin ne décide de faire exploser son existence.

Picorant dans son assiette, plus que le goût des aliments, elle savourait l’expression de plaisir qui s’affichait sur le visage de son compagnon.

La question de John la fit se rembrunir. La soirée était agréable, elle n’avait pas envie de repenser aux évènements qui l’avait conduite ici. Même si elle se doutait qu’il n’avait posé cette question, somme toute « bateau », et qu’il ne pouvait pas savoir les souvenirs qu’elle remuait, elle lui en voulut un peu.

Elle laissa passer quelques instants, leur resservant un verre de vin et en prenant une gorgée pour ce laisser le temps de se ressaisir.

Reposant son verre sur le comptoir, elle joua un peu avec sa fourchette dans son assiette, semblant passionnée par le contenu de son assiette avant de commencer à répondre :

-« Le goût de l’aventure n’est pour rien dans ma décision. »

Elle se tu un instant avant de reprendre :

-« En fait, je suis… j’étais quelqu’un de très casanier. Je n’avais pas de goût particulier pour l’aventure ou l’inconnu. »

Elle se rendit compte qu’elle en avait trop dit, ou pas assez. John, en tant qu’officier supérieur devait avoir accès à tous les dossiers du personnel, et elle savait que si elle avait éveillé sa curiosité, il n’aurait pas de difficulté à apprendre son histoire. S’il devait l’apprendre, elle préférait que ce soit de sa bouche.

Nathalie posa sa fourchette, releva les yeux vers le visage de John :

-« Ce qui m’a poussé à accepter ce poste est l’opportunité que j’y ai vu de commencer une nouvelle vie, quelque part où personne ne connaissait mon passé. »

Elle crispa un peu les mâchoires avant de continuer d’un ton ironique :

-« Mon histoire commence comme un joli conte de fée. Malheureusement, il était plus proche des récits cruels d’Andersen que des dessins animés de Walt Disney. Laisse moi te la conter... Il était une fois une fille un peu naïve qui eut la faiblesse de croire qu’elle avait rencontrer le prince charmant… »

Pour la première fois depuis son arrivé sur Atlantis, elle raconta son histoire à quelqu’un. Il lui fallu un peu de temps pour arriver à la conclusion, et pour ce donner du courage, elle reprenait régulièrement quelques gorgés de vin, de sorte que son humeur s’allégeait au fur et à mesure que le vin la grisait.

-« Voilà. Tu connais tout de cette navrante histoire, et tu es le seul ici à qui je l’ai racontée. J’espère pouvoir compter sur ta discrétion. »

Puis, avec un sourire ironique elle ajouta :

-« Puisqu’on en est aux confidence… Toi, qu’est-ce qui t’a poussé à accepter cette mission ? »
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MessageSujet: Re: La nourriture c’est l’âme des hommes Sam 5 Déc - 19:31






La nourriture c’est l’âme des hommes
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Une nouvelle fois les joues blanches tâché de roux se mirent à rougir, je lui souris machinalement. Gourmand de base, je me régalais de ce sublime repas qui ne méritait que des éloges.

Je ne pensais pas, que ma question aurait pu la gêner, mais au vu de son visage soudainement sombre, je regrettai ma curiosité. Les minutes fut longues et je ne sus où me mettre durant ce temps. Le contenue de mon assiette n'avait jamais eu autant d'attrait et elle semblait penser la même chose de la sienne. Je me senti bête d'avoir posé cette question, ne pensant pas être sur un terrain miné. J'allais briser le silence par « laisser tomber » quand elle parla.

Étrangement, le fait qu’elle se qualifie d’elle-même comme quelqu’un de « casanier » ne me surprit point. Bêtement ou par stéréotype, je m’étais toujours dit que pour aimer rester dans un bureau aussi longtemps, il fallait avoir ce trait de caractère. Mais bon, moi-même, ne suis pas très enclin à sortir de mon petit cocon. Chacun ses « frontières » après tout. J’aime rester dans un secteur, tel un animal marquant son territoire et m’en faire sortir est souvent source d’irritation pour ma part. Ce qui est paradoxale, c’est que j’aime, explorer les planètes, mais cela reste toujours dans le périmètre que je me suis fixé. Les frontières de Nathalie, se délimites à un endroit fermée, les miennes sont immense et à la fois petite. Je me rendis compte du paradoxe que je suis quand même.

-« Ce qui m’a poussé à accepter ce poste est l’opportunité que j’y ai vu de commencer une nouvelle vie, quelque part où personne ne connaissait mon passé. »

Étrangement, le fait qu'elle se qualifie d'elle-même comme quelqu'un de « casanier » ne me surpris point. Bêtement ou par stéréotype, je m'étais toujours dit que pour aimer rester dans un bureau aussi longtemps, il fallait avoir ce trait de caractère. Mais bon, moi-même, ne suis pas très enclin à sortir de mon petit cocon. Chacun ses « frontières » après tout. J'aime rester dans un secteur, tel un animal marquant son territoire et m'en faire sortir est souvent source d'irritation pour ma part. Ce qui est paradoxale, c'est que j'aime, explorer les planètes, mais cela reste toujours dans le périmètre que je me suis fixé. Les frontières de Nathalie, ce délimites à un endroit fermé, les miennes sont immenses et à la fois petite. Je me rendis compte du paradoxe que je suis quand même.

• Eh bien … j’aurais trop de commentaires à faire. Mais bon ça ne servira à rien de remuer tout cette boue.

Pas besoin d'en dire plus, durant son histoire, mes expressions faciès et mes regards parlaient pour moi. Je n'étais pas un grand parleur… et je ne savais pas quoi lui dire mise à part qu'elle avait eu la malchance de tomber sur un connard sans morale ni conscience. Un espion quoi. Elle me demanda de passer aussi à la casserole. Je souris un peu amusée.

• Oula tu as toute la nuit ?

Je regardai l'heure sur ma montre 23H45. Je bus mon verre de vin et lui en resservis aussi. Bon fallait y allé aussi, ce jeter à l'eau. Mais c'est donnant donnant, elle avait ouvert une partie d'elle, je me devais de lui rendre la pareille.

• Au lieu d’une jeune femme naïve mais un grand gamin qui rêvait de voler et de trouver une belle princesse à aimer.

Je bus une nouvelle gorgée, mon regard était taquin. Puis je continuai mon récit.

• Si je suis ici, c’est grâce à Élisabeth et au hasard, elle a fait des pieds et des mains pour que je sois inclus dans cette mission. De base j’accompagnais le général O’Neil sur la base en antarctique, et par curiosité j’ai touché le fauteuil qui l’a activé avec mon gène et blabla. N’ayant point un bon dossier, du à mes récents faits d’armes, où j’avais désobéis aux ordres se qui m’a valu un blâme dans les terres les plus froide de la terre, Élisabeth eu quand même un peu de mal. Mais bon elle réussit.

Je lui expliquai la suite de mon histoire, en quoi plus rien ne me retenait sur terre. Une femme que je croyais, non matérialise et qui en réalité en était une… la tromperie avec mon propre frère et les origines prestigieuses d’un pauvre requin de la finance. Bref, mon histoire n’était si belle non plus, mais je la trouvais toujours plus agréable que celle de ma compagne de soirée. La cruauté de son destin était à mes yeux bien pires que la torture.

• Voilà, pas très joyeux tout ça







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MessageSujet: Re: La nourriture c’est l’âme des hommes Mar 8 Déc - 13:59
L’histoire que lui conta John n’était guère plus joyeuse que la sienne. Il avait aussi été trahi, de bien pire façon qu’elle finalement. Au moins avait-elle toujours pu compter sur sa famille pour la soutenir dans cette épreuve. Visiblement, ce n’était pas le cas de l’officier.

Elle admira sa force de caractère et sa détermination. Elle s’était effondrée, littéralement effondrée, tant physiquement que psychologiquement. Elle se rappela avec douleur cette période où elle avait eu l’impression que sa vie était fini et ou elle avait appelé de ses vœux une douce mort qui mettrait fin à ses souffrances. Elle avait du passer plusieurs mois dans un établissement spécialisé, sans savoir si un jour elle aurait le courage de remonter la pente, ni même si elle en avait le désir.

Le fond de l’abîme avait ceci de confortable qu’elle pouvait se vautrer dans ses malheurs sans penser à rien d’autre. Il était relativement confortable pour quelqu’un qui avait toujours veillé sur les autres d’être à son tour totalement prise en charge. Elle n’avait pas à se soucier du lendemain. Pas à s’inquiéter de ce qu’elle deviendrait une fois revenue dans le monde, quand elle aurait perdu son boulot. Car, chose qui accentuait sa dépression, elle était persuadé que son manque de clairvoyance vis-à-vis de l’homme qu’elle avait épousé, et sa faiblesse de caractère allait forcément conduire à un licenciement.

Elle fut tirée de ses tristes rêveries par la voix de John remarquant que leurs situations respectives n’étaient pas des plus joyeuses.

Elle releva les yeux vers lui, souriant. Oui, cet échange sur leur expérience avait un peu plombé l’ambiance bonne enfant de leur diner clandestin. Il était tant d'y remedier. Elle saisit la bouteille de vin et remplit leurs verres avant de lever le siens :

-« Trinquons à ses deux abrutis qui nous ont permis d’être ici aujourd’hui. Au passé qui nous a rendus plus courageux. Et à tout ce que notre présence ici vas nous apporter. A commencer par de belles amitiés ».

Elle but une gorgée de vin avant de reprendre :

-« Es-tu gourmand ? As-tu envie d’un dessert ? »
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MessageSujet: Re: La nourriture c’est l’âme des hommes Lun 21 Déc - 15:19






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Le vin engourdit mes papilles quelques minutes, je sentie le liquide me réchauffer la gorge. Parler du passé n'est j'aimais chose appréciable ni joyeux, enfin dans notre cas. Mais, partager ce petit bout de noirceur m'avait fait du bien. Elle était la seule, avec qui j'avais évoqué tout ceci, sans omettre des détails. C'est con, de se l'avouer, mais le dire m'enlevait un poids sur la conscience. J'avais l'impression qu'au final cela n'était plus important, que broyer du noir ne servait plus à rien. Même si, me connaissant, je repenserais toujours à ses épisodes de ma vie, repensant aux doux souvenirs emplis de nostalgies, qui se tâcheront aussi vite de boue. Après tout c'est la vie et nous devrions faire avec. Je ne sais plus quel grand homme a dit un jour, « le passé fait de nous des hommes », ou quelques choses dans ce genre, je ne suis qu'un piètre intellectuel. Mais il avait raison. Sans toute cette merde, nous n'aurions pas les mêmes comportements ni expérience de la vie.

Nathalie, releva la tête vers moi, prononçant une phrase bien longue mais, qui trouva une résonance en moi. Atlantis est un nouveau départ, une nouvelle vie, bien loin d'un passé sombre. Oui, elle avait raison, tout cela était peut-être bénéfique pour nous. Car sinon, serions-nous ici à voir de telles merveilles ? Non. Non, car j'aurais sûrement refusé de quitter ma femme aussi longtemps pour l'inconnu… et je serais passé à côté de quelque chose d'unique. Et j'aurais été bien malheureux, entre les réunions familiales, les regards accusateurs et déçus de mon paternel et bien entendus … je n'aurais été qu'un homme en dessous de ses capacités, un simple major, sans possibilité d'évolution… à cause d'acte que je juge héroïque, mais aux yeux de mes supérieurs comme une désobéissance totale et une preuve de rébellion.

Je levai mon verre, touchant celui de ma camarde avec un large sourire.

• Exactement ! Trinquons au passé qui nous apporte un avenir meilleur

Je lui fis un clin d'œil avant de boire une nouvelle gorgée de vin. La bouteille était vide. Mon regard malicieux alla sur le visage taché de tache rousse de Nathalie. Je lui avais bien dit que le vin allait délier nos langues.

Elle me proposa un désert… tel un enfant mes yeux se mirent à pétiller de joie. Oh que oui, je suis gourmand. Je suis typiquement un homme qu'on peut manipuler avec l'estomac !

Je levai les bras en l'air. Oui gamin …mais j'assume complètement cette insouciance puérile et mes actes non mature. Il ne manquait plus que la petite musique brésilienne « tu tut tut tut tu tu » avec des confettis et ça résumerait bien mon état.

• Ouai !!!

RP:
 





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MessageSujet: Re: La nourriture c’est l’âme des hommes Lun 21 Déc - 18:53
Le visage de John s’était fait grave au fur et à mesure de leur discussion. Et elle imaginait que le siens ne devait pas être beaucoup plus joyeux. Toutefois, il la suivit quand elle fit remarquer que sans leur passé ils ne seraient pas ici et triqua avec elle.

Le clin d’œil taquin qu’il lui adressa avant de boire une nouvelle gorgée de vin, fit renaître un sourire sur les lèvres de la jeune femme. Elle devina ce qu’il pensait. Il avait eu raison, le vin avait délié leurs langues. Même si elle n’avait pas honte de son histoire et de son vécu, elle ne s’en ventait pas non plus.

A l’évocation d’un dessert, les yeux de John se mirent à étinceler comme si elle venait de lui apprendre que cette année, Noël arriverait plus tôt et qu’il pourrait avoir tout ce qu’il voulait. Quand il leva les bras avec un « Ouai !! » enthousiaste, elle ne put retenir un éclat de rire.

Son sourire avait quelque chose de juvénile. Il éclairait son visage et il était communicatif. Malgré l’incongruité de la situation, Nathalie se sentait bien. Elle était en train de dîner, dans une cuisine où théoriquement elle n’avait pas le droit d’être, au beau milieu de la nuit, avec un des plus haut gradé de la base. Pourtant, en cet instant, elle ne voyait pas John comme un supérieur, ni même comme un collègue. Mais comme un homme avec qui elle passait un bon moment.

Qui plus est, un homme agréable à regarder. Son sourire, ses cheveux en batailles, ses yeux pétillants de malice. Nathalie sentait un sourire niait naître sur ses lèvres alors qu’elle le regardait.

Au bout de quelques secondes, sa raison lui fit remarquer qu’elle le regardait avec peut-être un peu trop d’insistance. Elle sous-entendit également que ce qu’elle ressentait en cet instant n’était pas très correcte, après tout, même si elle n’était pas une militaire, la position que John occupait sur Atlantis en faisait de fait son supérieur hiérarchique. Miss raison ajouta qu’elle devrait peut être mettre un terme à cette situation.

Nathalie cacha son trouble en se levant, abandonnant ses chaussures sous la table, pour se diriger vers le frigo. Détourner les yeux, ok. Mais hors de question de mettre un terme à cette soirée parce que Miss Raison trouvait la situation déplacée. Nathalie était quelqu’un de toujours très raisonnable. Ce petit grain de folie lui plaisait beaucoup, ainsi que celui avec qui elle le partageait.

Ouvrant les portes de la chambre froide, elle y vit un bac de glace à la vanille entamé, sur les étagères de conserves, elle vit des fruits au sirop, notamment des pêches et des poires, ainsi que quelques tablettes de chocolat.

Se tournant vers John avec un grand sourire et le pack de glace à la main elle lui demanda :

-« Poire Belle-hélène ou pêche melba ? Et pour accompagner le dessert, je te propose une bonne bouteille de vin blanc doux de chez moi. »


HRP:
 
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MessageSujet: Re: La nourriture c’est l’âme des hommes Jeu 7 Jan - 16:09






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Si j'avais pu pousser ma gaminerie au bout, je crois que je j'aurais dansé sur ma chaise. Mais, une part d'adulte était en moi et me retenait de m'afficher encore plus. Heureusement que ma camarde avait de l'humour, elle se mit à rire à son tour. Renforçant le miens. Je me pris dans un fou rire assez dure à arrêter. Le vin, la fatigue n'y était pas pour rien. Je me sentais ridicule sur le coup. Le coude adossé sur la table et ma main tenant ma tête j'essayais d'avoir un peu de contenu.

Alala parfois, ça ne se contrôle pas ce genre de fou rire ridicule. Au moment où je retrouvais mon état normal, si je peux dire que j'ai un état normal, je relevai le museau vers Nathalie. Elle semblait troublée, je ne pus chercher à comprendre par quoi, quand elle se leva assez vivement pour aller vers le frigo. J'avais manqué quelque chose encore moi… mon regard la suivie et tomba vers ses pieds nus. Cela m'amusa.

• Cendrillon, vous avez oubliées vos chaussures !

Je me questionnai encore sur l’état de Nathalie, si je n’avais pas ri comme une baleine, juste avant, j’aurais pu savoir ce qui se passait. Ma trop grande curiosité était, en étant d’alerte maximum. C’est vraiment pénible de vouloir tout savoir n’empêche. Je me retenue de lui demander si elle allait bien. Enfin, je me retenu… enfin quelque chose m’en empêcha surtout. Je sentie mon oreillette vibrer de quelques sons, avant que cela soit nette. Je posai ma main sur celle-ci.

• John ? Vous dormez ?
Si, ça avait été le cas Élisabeth je ne vous répondrais pas.
• Demain vous êtes en repos
• Normalement oui, mais ça ne sera pas le cas non ?
• En effet, J’ai reçu le rapport de Lorne.

Ah Lorne ! il avait le don de toujours envoyer ses rapports à la dernière minute. Il était presque minuit. Il le savait pourtant qu’Élisabeth attendais avec impatience ce genre de rapport, surtout quand elle n’avait pas eu le temps de faire un débriefing.

• Oui et il a trouvé quelque chose sur P3X405 ?
• Oui, des monolithes, qui semble appartenir aux anciens, ça serait bien que vous y jeter un coup d’œil avec votre équipe. Je décalerais votre jour ne vous inquiétez pas.
• Ça ne me dérange pas de ne pas avoir de repos, c’est vous qui m’en imposez Élisabeth.
• Car après vous désobéissez encore plus à mes ordres, avec la fatigue.

Je sentie une pointe d’humour dans sa voix si froide. Je ricanai amusé. Elle n’avait pas tort, j’avais quand même tendance à lui en faire baver niveau hiérarchique.

• Mais je sais me faire pardonner ! Ah quelle heure demain ?

Notamment, en sauvant la cité, ou en réussissant la mission, malgré son contre ordre…Je la sentie sursauter et maugréerez dans l’oreille. Ce qui me fit rire. Mon second passetemps était de la taquiner. Je savais, que quoi que je dise, elle était plutôt patiente et amusée. Quel enfant je suis… tourmenter ma supérieure.

• Vous partez à 13H. John, je voulais vous parler du Capitane Frei, vous en êtes où pour son évaluation ?

Je vis arriver Nathalie, qui montrait son pack de glace fièrement. L'avenir de ce désert était bien plus palpitant que parler avec Élisabeth, à moins que se fut celle qui le proposait ? Mon regard se posa sur Nathalie et ses joues pleines de tâches de rousseurs. Elle me fit soudainement penser à un ciel plein d'étoile. Je restai quelques instants muet. Ce qui fit réagir Weir.

• John ?
• On en parle demain ?
• Je vous dérange ?
• Oui


Je sentie, que ma réponse trop directe lui déplus et la coupa et elle soupira. Je ne sus si cela lui plaisait ou on… Quelque chose la travaillait, mais j'étais occupé à cet instant, le dur dilemme de la fin de repas. Je coupai net la conversation. Elle n'avait pas l'habitude, que je ne sois pas dévoué corps et âme pour elle. Je l'avoue, d'habitude, elle « tait ma priorité numéro un, comme tout ordre supérieur… mais bon, là, je n'avais pas envie. Et je voulais finir cette soirée loin du boulot. Et puis zut, chacun a une vie non ?

• Bonne soirée, on se voie avant que je parte en mission, pour parler de ça. Ça vous va ?
• Euh oui… et bien…Bonne soirée a vous aussi.


J’enlevai mon oreille. J’avais été un peu raide. C’est idiot, j’aurais dû le faire plus tôt. Je la déposai sur la table.

• Désolé. Poire Belle-Hélène !

Du vin ? Je souri amusé, décidément.

• On va finir pompette !

Je ne dis pas non pour autant, que je suis déraisonnable ! Je me levai, pour la débarrasser des éléments qu’elle portait. Je n’avais décidément pas le comportement d’un « haut gradé », enfin pas ce soir… je me demande si je l’ai déjà eu ce comportement.

• Cette fois -ci tu ne fais rien !

Face à sa réticence, je lui prit les bras et la mena gentiment vers sa chaise.

• Il va bientôt être minuit, mets tes souliers de verres avant qu’ils ne retournent en citrouille.

Puis, je partis vers les fourneaux faire le désert, ne lui laissait pas le choix. Elle avait déjà fait énormément et je me sentais tel un vieux macho regardant sa « femelle humaine » lui faire de la bouffe. Alors, hin, chacun son tour. Je pris, une casserole, avec un peu de font d'eau et je versai les carreaux de chocolats, pour les faire fondre à feux doux. Pendant, que je m'affairais, je repensais à demain… Élisabeth allait sûrement prévenir les autres membres de mon équipe. Rondey va être joyeux tiens. Mais je l'avoue, j'aurais aimé être tranquille. Mais bon, en espérant que ses bâtiments ou ses montruc allaient nous guider vers un E2PZ… ou un truc utile pour défendre Atlantis. Car si c'est juste pour lires des glyphes, qui nous diront que les anciens étaient ici et qu'ils ont faits des expériences sur le peuple ou la flore et bien je serais dégouté d'avoir sacrifié mon repos pour ça. Je me sentais un peu énervé soudainement. Mais bon, la soirée si agréable que je passais, enleva aussitôt mon irritation. Cuisinier, me fit oublier ce petit désagrément. Je ne savais pas vraiment ce qui m'avait énervé, c'est d'être dérangé, ou de ne plus avoir de repos… dans un sens, le repos je m'en foutai royalement … c'est peut-être le fait que je passe une très bonne soirée en douce compagnie et que j'aurais aimé que le boulot reste là où il est au lieu de me déranger aussi tardivement.

Une fois prêt, je dressai les assiettes. Pour m'apprêter à servir tout ça à Nathalie. Je déposai deux assiettes, plutôt bien présentées et je m'assis à côté d'elle.

• Et voilà deux belles Helene !






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MessageSujet: Re: La nourriture c’est l’âme des hommes Ven 8 Jan - 18:17
Alors que Nathalie farfouillait dans le réfrigérateur et sur les étagères à la recherche des ingrédients pour le dessert, elle entendit John parler. Sur le coup, elle faillit se retourner pour lui demander de répéter, avant de saisir le prénom « Elisabeth » et de comprendre qu’il ne s’adressait pas à elle.

Visiblement, il n’avait pas pensé ou pas voulu enlever son oreillette, et le Dr Weir venait de le contacter. Un instant, elle ressentit de l’agacement. Pour une fois qu’elle passait une soirée agréable, avec un interlocuteur qui l’était tout autant, il fallait que le boulot vienne s’interposer. Il n’y avait décidément pas moyen de décrocher ici !

Elle fit durer un peu plus que nécessaire son exploration des réserves. Elle ne voulait pas déranger John dans sa conversation avec la directrice de la cité. Mais, elle commençait à avoir froid, pied nus dans le frigo, et puis, elle sentait que la soirée risquait d’être interrompue, elle craignait qu’il ne lui annonce qu’il devait la laisser, et elle avait bien l’intention de profiter au maximum de la présence de son compagnon.

Un bac de glace à la vanille dans une main, une boite de quartiers de poire dans l’autre, et une plaquette de chocolat en équilibre sur le tout, elle revint vers le comptoir, souriant à John, mais restant silencieuse pour ne pas le déranger dans sa conversation.

Le regard de John la troubla un peu, ainsi que la façon un peu brusque dont il mit fin à son échange avec Weir avant de retirer son oreillette avec raideur. Mais son trouble fut balayé par sa façon de s’excuser et de s’exclamer joyeusement devant les ingrédients qu’elle rapportait. Visiblement, il n’avait pas l’intention d’être privé de dessert.

Il regarda la bouteille qu’elle avait déposé sur le comptoir en faisant remarquer qu’ils allaient finir par être « pompette », mais son sourire indiquait qu’il n’était pas opposé à l’idée de trinquer encore avec la rousse assistante.

Quand il décréta qu’il se chargerait de la préparation de ce plat, Nathalie hésita un instant, c’est elle qui avait proposé ce dîner tardif, il ne lui paraissait pas très correct de laisser son invité prendre les commandes, mais il ne lui en laissa pas le choix. Se levant, il vint la prendre par les bras et la guider vers sa chaise en lui conseillant de remettre ses chaussures avant qu’elles ne se transforment en citrouilles.

Les mains de John sur ses bras la firent se raidir. Il y avait longtemps que personne qu’elle n’avait laissé personne se permettre se genre de gestes. Miss Raison lui intimait l’ordre de mettre un terme à ce contact immédiatement. Cette agaçante petite voix au fond de sa tête trouvait la situation très déplacée

Une autre petite voix s’invita, l’exhortant à profiter de cette expérience, qui ma fois, était loin d’être désagréable. Nathalie dut se mordre les joues pour ne pas rire en imaginant un petit ange et un petit démon assis chacun sur une de ses épaules et se chamaillant allégrement.

Pendant que les petites voix réglaient leur comptes, elle se laissa guider vers son tabouret tout en observant le visage de son compagnon. Ses yeux avaient retrouvé leur lueur espiègle, ses cheveux, dans lesquels il avait passé sa main à de nombreuse reprise au cours de la soirée étaient encore plus hirsutes que d’habitude, lui donnant l’air de sortir du lit et il avait un sourire de gamin farceur.

Elle l’avait laissé l’approcher bien plus que personne d’autres au cours des années passées. Finalement, les émotions contradictoires qu’elle ressentait eurent pour résultat d’enflammer ses joues; Elle baissa les yeux en s'éclaircissant la gorge pour reprendre un peu d'assurance. Malgré tout, quand il la lâcha pour qu’elle s’assoie, elle en ressentis une certaine déception qu’elle masqua par une tentative d’humour.

-« Si mes souvenirs sont bons, dans le conte, c’est le carrosse qui redevient citrouille, et les chaussures de verre redeviennent tatanes… Crois moi, à l’heure qu’il est, j’adorerai que mes pompes se transforment en charentaises bien confortables… Et puis, je ne connais rien de plus jouissif que de marcher pieds nus. »

Pour montrer qu’elle n’avait pas l’intention de céder sur le sujet des chaussures, mais qu’elle acceptait de lui laisser le soin de préparer le dessert, elle s’installa sur le tabouret en coinçant un de ses pieds sous sa cuisse alors qu’elle posait l’autre sur le barreau. Elle le regarda se diriger vers les fourneaux avec la plaquette de chocolat. Elle fut un peu surprise de le voir manier les casseroles avec dextérités et réussir à faire fondre le chocolat sans le faire brûler, et ce, bien qu’il semble un peu distrait.

Il devait penser à sa mission du lendemain. Visiblement, c’était imprévu, il venait de l’apprendre. Ce devait être l’objet de l’appel de Weir. Sinon, il aurait probablement écourté poliment la soirée.

Tout en l’observant du coin de l’œil, elle déboucha la seconde bouteille de vin. Oui, il avait raison. Ce n’était absolument pas raisonnable d’entamer une seconde bouteille, surtout s’il devait partir en mission le lendemain. Il était tard, elle était déjà un peu grise, quelques verres de plus, et elle risquait de se laisser à aller bien plus que ce que sa position lui autorisé… mais elle avait suffisamment confiance en John pour ne pas craindre que son attitude et ses propos fasse l’objet de commérages.

Elle eut un peu mauvaise conscience, après tout, il serait plus raisonnable qu’il soit couché pour être en forme pour sa mission du lendemain, mais n’eut pas le temps de s’y attarder. Il revint vers le plan de travail qui leur servait de table et déposa deux assiettes de Poires Belle-Hélène plutôt joliment dressées avant de délaisser sa place de l’autre coté du comptoir pour s’asseoir à coté d’elle.

-« Et bien mon cher, j’ignorais que vous eussiez des talents de pâtissier. »
le taquina-t-elle.

Elle se pencha sur le comptoir pour attraper le verre de son compagnon qui était resté à sa place initiale et le remplit avant de le lui tendre.

-« Peut-être n’est-ce pas très raisonnable, mais si tu préfères, tu peux t’abstenir de goûter à ce vin… et te contenter de me regarder boire ! » Dit-elle en riant.

Reprenant son sérieux, et ne voulant pas qu’il se sente obligé de faire durer la soirée, elle lui posa la main sur le bras :

-« Évidement, je te taquine. Tu n’es pas obligé de t’attarder. J’ai cru comprendre que tu partais en mission demain. Je ne voudrais pas que tu te prives de repos pour une soirée dans un cadre aussi exceptionnel qu’une cuisine industrielle. Si tu veux aller de coucher, je comprendrais. »


Bien sûr, très égoïstement, elle espérait qu’il déclinerait cette proposition et accepterait de partager la bouteille avec elle. Il y avait bien longtemps qu’elle n’avait pas eu l’occasion de passer une aussi agréable soirée.
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MessageSujet: Re: La nourriture c’est l’âme des hommes Dim 10 Jan - 20:31






La nourriture c’est l’âme des hommes
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Quand je sais les bras de ma compagne de bêtise, je sentie, une petite raideur dans sa démarche. Puis, cette raideur fut moins présente... Je sentie la gêne m'envahir, car j'avais peut-être été un brin trop familier en la guidant et en la touchant. Je me laisse parfois emporter par mes affections, sans savoir si pour l'autre ça lui convient. Mais mon habituel cratère ou ma voix intérieure, ne pipa point… alors j'ignorai ce signal trop discret pour être pris en compte. Au pire, elle me dira que j'ai été trop familier. Même si venait de Nathalie, cela me surprendrai. Surtout que c'est elle qui voulait avoir un cadre moins « conventionnel ».

Une fois assise, je contai que ses joues claires, avaient rougis une nouvelle fois. Je souris amusée, je la trouvais charmante avec ses couleurs. Finalement, elle avait peut-être le ciel d'une galaxie imaginaire dessiné sur le visage, mais à l'instant « T », elle ressemblait plus à une fleur de coquelicot. Ça voix avait une tonalité étrange sous les traits de « l'humour ». Et en bon benêt que je suis, je ne sus découvrir entre les lignes la signification.

J'émis un petit rire à sa phrase, oui il est vrai que je me suis complètement gouré d'objet. Je passai machinalement ma main dans mes cheveux rebels. Leur redonnant une nouvelle coiffure.

• Certes, mais tu n'as pas de carrosse donc, faut bien utiliser le rab de citrouille de madame la fée.

Mon rire, un peu plus vif accompagna ma phrase. Je venais d'imaginer Nathalie dans cendrillon avec la bonne fée qui se questionne face à elle.

• C'est pour ça que je suis en rangers, c'est aussi confortable que les charentaises.

Sur mes paroles, j'avais filé aux fourneaux pour faire le dessert si attendu. Et malgré mon agacement, je réussis avec une certaine assurance, l'élaboration de ce dessert improvisé avec les restes du frigo.

Une fois, revenu, la bouteille de vin était débouchée. Hum, oui cela ne serait pas raisonnable. Je tenais plutôt bien l'alcool, mais le cocktail, fatigue, énervement, alcool n'est pas un bon mélange. Mais sur le coup, je trouvais cela plutôt opportun, pour calmer mon irritation. Je l'avoue, j'étais assez mécontent de mon appel et je ne voyais pas pourquoi Élisabeth allait m'envoyer, me faire chier, pendant 5 heures dans ses ruines. Elle ne pouvait pas dire à Lorne de prendre Rodney et un autre farfelus dans son genre avec lui ? Bref, qu'importe si le vin, me monte à la tête un peu, je ne pense pas que cela entraîne des choses malsaines. Mais je me promis de ne pas atteindre la barrière entre « être joyeux » et « le premier stade du bourré ». Une mauvaise expérience, m'avais quand même suffisamment marquée pour ne pas sombrer dans la tentation de boire plus. Alors, ça sera un verre et c'est tout John.

Assis à ses côtés, j'avais moins de place que de l'autre côté du bar, mais je trouvais ce changement de position, plutôt agréable.

M'enfin, elle devait avoir une raison. Une raison que je ne voulais pas savoir. J'avais envie de grogner dans ma tête.

Nathalie, me tira de mes pensées et je lui répondis par un petit clin d'œil.

• On a tous des talents cachés

Elle me tendit mon verre, m'évoquant, le fait, que je pouvais la regarder boire. En toute réponse je l'apportai à mes lèvres pour avaler une gorgée, emplissant mon estomac d'une douce saveur sucrée et joyeuse. D'un signe du doigt je lui disais non. Hors de question de la mirer finir le vin non mais ! Une bouteille ça se partage.

Le visage de Nathalie, fut soudainement sérieux, cela m'intrigua. Elle posa sa ma main sur mon bras. Elle avait les mains gelées ! Heureusement que j'avais mon pull noir car, sinon, je sens que j'en aurais frissonné. Oui, j'exagère un peu là. Mais je pouvais sentir, sous ce pull plutôt fin, la température pas bien élevée des membres de ma compagne. Et bah …comme la plupart des femmes, elle n'avait pas la chance d'avoir les radiateurs intégrés aux extrémités.

Mon regard alla quelques minutes sur sa main froide puis remonta vers ses beaux yeux bleus quand elle m'évoqua la fin de soirée possible. J'eu une petite moue étrange, entre l'amusée et celle qui veut dire « oui je sais, mais pas envie ».

C'est très gentil à elle de dire cela. Je l'avoue que sur le coup, cela me plus, ou du moins, j'appréciais quelle formule à haute voix cette petite « inquiétude » qui était à mes yeux n'est qu'une attention.

• Merci, mais non, j'irais me coucher plus tard, sauf si tu ne veux plus de moi. Ma mission sera fort ennuyante, alors j'aurais bien le temps de faire une sieste pendant que Rodney et un autre scientifique s'extasie devant les glyphes anciens.

Bon bien sûre, il ne faudra pas qu’on me chope. Mais avec Ronon et le Capitaine Frei qui vont faire les chiens de berger, j’ai de quoi me plaquer une bonne heure si besoin. Et puis bon, je ne pense pas dormir. Si je suis fatigué je dormirai demain soir, car après je serais en repos. Ou, je me coucherais plus tôt. On va dire que les heures de sommeils sur cette cité, c’est un peu comme les fêtes foraines : ce n’est pas souvent et ça fait grave plaisir !

Je remontai sur mes mains, les manches de mon pull, puis attrapa la main froide de miss frigo. Je frottai doucement sa main entre les miennes et dès qu’elle fut plus chaudes, je repris ma position précédente en remettant sa main sur mon bras. Bon oui, là je venais encore de la toucher …

• Voilà, comme ça je ne perdrai plus mes degrés.

Mon regard était taquin. J’avais la chance d’avoir toujours un corps chaud et de ne pas trop souffrir du froid.

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MessageSujet: Re: La nourriture c’est l’âme des hommes Lun 11 Jan - 11:45
La petite moue qui couru sur le visage de John, lorsqu’elle lui avait proposé de rejoindre ses quartiers pour dormir un peu avant sa mission de demain fit sourire Nathalie. Elle semblait montrer que lui aussi entendaient les conseils contradictoires de son age gardien et de son démon gardien.

Il la remercia de sa proposition, mais la refusa, lui expliqua que la mission ne semblait rien avoir de bien passionnant, plus une séance de baby-sittings pour scientifiques qu’autre chose. Elle sourit, rassurée à la fois de voir qu’il n’était pas pressé de la quitter, et qu’il semblait lui aussi passer un bon moment, et de savoir que leur petite incartade de la soirée ne risquait pas d’avoir de funestes conséquence le lendemain.

Ce qu’il fit ensuite surprit la jeune femme. Il prit la main de la jeune femme entre les sienne et la frotta doucement. Nathalie n’avait pas réalisé à quel point ses mains étaient froides avant de sentir la chaleur de celles de John sur la sienne. Il la frotta doucement, visiblement dans le but de la réchauffer.

Nathalie le laissa faire en rougissant à nouveau, décidément, il avait le chic pour la troubler et si ses mains étaient froides, elle ne pouvait pas en dire autant de ses joues qui étaient brûlantes

La jeune femme regardait sa petite main perdue entre les grandes paluches du colonel. Elle n’avait jamais remarqué ses mains avant ce moment. Elles étaient grandes et fortes, un peu calleuses, et agréablement chaudes. Elle se laissa faire en souriant. C’était agréable. Elle avait souvent mal aux doigts le soir, à forces de frapper comme une forcenée sur son clavier, et le froid accentuait la sensation.

La chaleur des mains de John et son délicat frottement la détendait. Elle n’eut même pas le réflexe de retirer sa main. Visiblement Miss Raison devait avoir fait une syncope. Elle devait être tombée raide inanimée quelque part dans les replis du cerveau de Nathalie, et la jeune femme espérait qu’elle y resterait un bon moment. Elle était en charmante compagnie, et avait bien envie de profiter de ce que la soirée lui offrirait sans avoir la petite voix de la culpabilité qui lui rappelait à quel point la situation était déplacée.

Quand il estima que la main de sa compagne avait atteint une température acceptable, il la reposa sur son bras, en disant qu’ainsi elle ne le refroidirait pas lui-même.

Nathalie n’hésita même pas une seconde à laisser sa main sur le bras de son compagnon, même si à l’origine elle ne l’avait fait que pour attirer son attention sur le caractère sérieux de sa proposition, et n’avait pas prévu de prolonger ce contact plus que nécessaire. C’était agréable. Elle sentait la chaleur de son compagnon sous la manche de sa chemise F1, comme beaucoup d’homme il semblait avoir un radiateur intégré. Elle se demanda quel effet ça ferait de pouvoir se blottir contre lui et se laisser enrober par sa chaleur. Nathalie était un peu frileuse et elle avait toujours froid.

Elle se demanda depuis combien de temps elle n’avait laissé personne la prendre dans ses bras. Ça faisait tellement longtemps qu’elle ne s’en souvenait même plus. Après les évènements qui s’étaient produits à Paris, elle s’était totalement refermée, elle en était même arrivée à ne plus supporter le moindre contact physique avec un autre être humain. Le simple fait de serrer la main de quelqu’un était une torture pour elle. Petit à petit, elle avait mis en place un système de défense inconscient qui consistait à se montrer froide et distante pour éviter tout risque de débordement. Alors, se blottir dans les bras de quelqu’un, en fait, l’idée lui paraissait tellement saugrenue qu’elle ne l’avait même jamais envisagé. Ça ne lui avait jamais manqué. En fait, ce soir était la première fois qu’elle y pensait depuis plusieurs mois, John était le premier qui lui donnait envie de tenter l’expérience, et elle regrettait de ne pas pouvoir le faire.

John avait fait voler en éclat cette carapace. Il avait commencé à fissurer son blindage la première fois où il avait déboulé dans son bureau avec son naturel et son humour, et ce soir, des pans entier de son bunker mental avaient cédés. Elle n’était pas sûre que se soit vraiment une bonne chose, mais c’était ainsi et elle devrait faire avec.

Cette soirée improvisée lui faisait bien plus de bien que les années de psychothérapie qu’elle avait faites. Le comportement naturel de John, sa joie de vivre, ses petites taquineries et son regard moqueur lui donnait confiance. Elle se sentait bien avec lui, elle ne s’inquiétait pas de ce qu’il pouvait penser d’elle. Si elle avait eu un comportement qui le dérangeait, elle était sure qu’elle aurait pu le voir sur son visage expressif.

Alors qu’elle regardait le visage expressif de John, elle en vit un autre se superposer à celui de son ami. Celui de son mari. Elle réalisa alors à quel point il avait toujours était froid et distant avec elle. Même quand il lui faisait la cours. Elle réalisa alors que la seule chose qui avait fait qu’elle n’avait rien vu venir était qu’à l’époque elle était amoureuse. Oui, l’amour était vraiment aveugle, avec des conséquences tragiques dans son cas.

Elle savait que ses différents thérapeutes avait essayé de lui en faire prendre conscience, mais elle s’était arque-boutée sur ses certitudes. Refusant de les écouter, refusant l’idée qu’elle aurait pu s’éviter toutes ses épreuves si seulement elle avait écouté son instinct au lieu de sa raison qui trouvait que le jeune homme était charmant et lui disait qu'elle se faisait des idées.

Sa main se crispa légèrement sur le bras de John, elle ferma brièvement les yeux en souriant pour savourer la sensation d’être enfin remontée à la surface. Lorsqu’elle les rouvrit, elle sourit à John et prit son verre :

-« A toi ! » trinqua-t-elle

Elle en prit une gorgé, savourant la sensation de chaleur sucrée qui se répandait dans sa gorge avant d’envahir son corps, avant de faire quelque chose de très spontané, quelque chose qu’elle n’aurait jamais fait ne serait-ce que quelques jours plus tout.

Elle reposa son verre sur le comptoir et se pencha vers le soldat, posant son autre main sur son épaule avant de déposer un baiser sur sa joue.

-« Merci John »
dit-elle simplement
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MessageSujet: Re: La nourriture c’est l’âme des hommes Mar 12 Jan - 19:30






La nourriture c’est l’âme des hommes
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Une nouvelle fois, les joues blanches de Nathalie se teintaient de rouge. Je ne le remarquai pas immédiatement, puisque mon regard était posé sur l'une de ses mains, que je m'appliquais à réchauffer, en m'appliquant bien en plus. C'est en relevant mon regard espiègle, sur son visage que je vis, les belles teintes cramoisies de ma compagne de soirée. J'hésitai à retirer mes mains, pour ne pas la gêner encore plus. Mais elle se laissa faire, avec une nouvelle expression « détendu » sur son visage vermeil. Alors, je continuai jusqu'à la température fut acceptable.

Mon geste avait été spontané, je ne cherchais pas les raisons de mes gestes. C'est naturel, j'ai grand mal à ne pas être aussi spontané et « tactile » avec les personnes que j'appréciais. Je savais, que certaines attentions surprenantes, ou tape amicale ne plaisait pas vraiment à la capitaine Frei, par exemple. Mais, elle était de nature froide et stoïque, l'opposé de ma propre personnalité. Alors, face à ce glaçon, j'étais plus retenu. Mais, ici dans cette situation, je ne réfléchissais pas forcément à mes actes. Ils précédaient mes propres pensées. Et cela n'avait pas l'air de déplaire à Nathalie. Fort heureusement.

Elle ne retira pas sa main, cela ne me dérangea pas, bien au contraire, j’aimais bien son contact. Sa main était tiède, mais avec un peu de chance elle prendra un peu de ma chaleur pour avoir une température stable. Mon regard se posa ensuite sur la cuisine, puis sur mon assiette que je continuai à manger. Je fus assez ravie de bien avoir réussi le dessert. Ce n’est pas très modeste sur le coup, mais je me gargarisai mentalement de n’avoir pas perdu la main.

J’avais découvert, la cuisine assez tard. Une fois devenu un peu « plus adulte », loin de mes parents et seul dans mon petit appartement de jeune étudiant. Je trouvais que me sustenter de pizza et de patates, n’était pas d’une très bonne hygiène. Et malgré, le sport que je pratiquais, je ne me satisfaisais plus de cette malbouffe. Alors, prenant mon courage à deux mains, j’avais acheté quelques livres de recettes faciles et commencer mes premières expériences culinaires.
De vraies catastrophes, puis après j’ai commencé à avoir des résultats concluants et me prendre d’affection pour cette pratique. Et puis, il faut l’avouer, il n’y a rien de plus classe au monde, que de savoir mitonner un bon petit plat, pour draguer la fille qu’on convoite. Compétence qui m’avait permis de séduire plusieurs jeunes femmes dans cette période, dont mon ex-femme.

La main de Nathalie se contracta légèrement sur mon bras. Aussitôt je me tournai vers elle, interrogé. Mon regard était suffisamment expressif pour qu’elle comprenne ma question muette « tout va bien ? ».

Mais je la vis, rouvrir ses yeux, qu'elle avait dû fermer quelques minutes. Son triste passé était-il remonté à la surface ? D'ailleurs, j'avais été un peu « entreprenant » avec mes gestuels, oubliant qu'elle avait été quand même assez traumatisée par cet homme exécrable qui l'avait détruit. En repensa à ça, je me senti un peu con, de m'immiscer, avec mes gestes, sans me demander si elle allait apprécier cette spontanéité.

Mais rien sur le visage de Nathalie ne m'avait indiqué le contraire, peut-être sa petite contraction, quand je l'avais guidé vers sa chaise.

Elle prit son verre et trinqua avec le miens. Mais ses deux mots me surpris « à toi ! » comment ça à moi ? Pourquoi, juste ce petit mot autocentré sur ma personne ? Une nouvelle fois je la toisa surpris et sceptiques.

• Pourquoi juste « moi » ? À toi aussi !

Je trinquai un peu plus fort, insistant bien sûr le fait qu'elle y était aussi. J'ignorais pourquoi elle avait limité cela à moi. Et étrangement, je n'aimais pas forcément qu'on me mette en avant. Alors, qu'en tant que soldat avec le complexe du super héros, j'étais souvent sous les feux des projecteurs, pour sauver mes camardes ou Atlantis. Mais, bon, j'avais cette sorte de modestie mal placée qui me rend assez timide quand on me met cette foutue lumière dans la gueule.

Je tournai la tête pour boire une gorgée de vin. Sentant mon corps se détendre encore plus et mon esprit un peu moins vif dû à la douce saveur. Je sentie, une main non réchauffée se poser sur mon épaule. Mon verre reprit sa place sur la table. Une nouvelle fois je fus surprit par son geste. Elle me fit un baiser sur la joue. Je restai figé quelques microsecondes. Puis, tourna la tête vers elle, quand elle prononça sa phrase. Mon regard était un petit mélange entre la surprise et le trouble.

• Euh … et bien de rien

Je la regardai quelques instants, ne sachant pas trop comment réagir face à ça. D'un point de vue purement intérieur, j'avais apprécié ce contact. Mais mon cerveau ne savait pas quoi faire. Alors, oui je crois que je l'ai regardé quelques minutes troublées.

Puis, je me ressaisi – redémarrage du système John Sheppard.com. J'avais eu l'impression d'être un ordinateur avec un sacré lag.

• Euh …et pourquoi « merci » au faite ?






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MessageSujet: Re: La nourriture c’est l’âme des hommes Mer 13 Jan - 9:37
John fut complètement décontenancé par le baiser de la jeune femme. Pas qu’il sembla trouver l’expérience désagréable, mais il fut pris au dépourvu, ne comprenant pas d’où sortait ce geste de tendresse, et encore moins le remerciement qu’elle y attacha.

Son expression ahurie et ses bafouillements firent rire Nathalie.

Évidemment qu’il ne pouvait pas comprendre d’où ça sortait et Nathalie comprenait bien son incompréhension, elle aurait voulu lui expliquer son cheminement de pensé, ce que leur soirée et l’attitude naturelle et gai du jeune homme avait provoqué chez elle, mais elle ne voulait pas gâcher ce moment par des souvenirs douloureux.

Elle se sentait bien grâce à cette soirée et à l’attitude naturelle et spontanée de son compagnon. Toutefois, elle ne voulait pas non plus le laisser avec trop d’interrogations. Cela aussi risquerait de gâcher leur fin de soirée.

Pour se donner le temps de réfléchir à la façon dont elle pouvait tourner une explication tout à la fois compréhensible et concise, elle pris une bouché de son dessert. C’était un délice, avec un sourire de plaisir, elle savoura les différentes textures du plat. Le velouté tiède du chocolat, le fondant de la glace, la chair sucrée et légèrement granuleuse de la poire. Elle accompagna le tout d’une nouvelle gorgée de vin.

Ce n’était pas très raisonnable, elle n’avait pas l’habitude de boire et elle sentait déjà l’alcool lui monter légèrement à la tête. Mais, l’alcool avait cet avantage pour elle qu’il lui permettait de lâcher prise, de se détendre, d’être plus spontanée.

Elle se retourna vers son compagnon de bêtise.

-« Ton dessert est délicieux. » le félicita-t-elle

Nathalie le regarda un instant en souriant avant de baisser les yeux vers les mains de son compagnon sur lesquelles elle posa doucement les siennes.

-« Je te remercie d’être toi. D’être aussi spontané. » commença-t-elle, gardant un instant les yeux baissés sur leurs mains, avant de les relever vers le visage dubitatif du jeune homme « Merci de me faire rire. De me rappeler que tous les hommes ne sont pas des manipulateurs. »

Elle se mordit légèrement la lèvre, lui faisant un petit sourire en coin en haussant les épaules. Un peu gênée de s’être autant livrée, mais sans le regretter pour autant.

Le regard de Nathalie s’évada sur le décor autour d’eux. Sans être trop la foire, il y avait quand même pas mal de vaisselle et de rangement à faire. Mais elle n’avait pas vraiment envie de bouger. Elle savait que la soirée touchait à sa fin et que se mettre à faire du rangement en signerait l’arrêt de mort.

Elle jeta un coup d’œil à leurs assiettes presque vides. Elle était également consciente que la prolonger au-delà d’un certain point créerait une gêne. Elle ne voulait pas donner à John l’impression de vouloir le retenir de force. Il avait dû avoir une longue journée, il en aurait une encore plus longue le lendemain. Il devait être fatigué.

Nathalie finit les dernières miettes de son dessert, prit une nouvelle gorgée de vin avant de ramener son attention sur son compagnon.

-« Tu as assez mangé ? »
reprit-elle comme si de rien n’était « Tu veux autre chose ? un café ? » demanda-t-elle
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MessageSujet: Re: La nourriture c’est l’âme des hommes Dim 24 Jan - 18:15






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Elle ria de moi. J'avoue, que je me demandais bien quel air j'avais à cet instant. Je suis qu'un gros benêt… franchement beuger pour un simple baiser sur la joue… j'ai l'air fin. Je pouvais me dire, que je n'avais pas eu de contact avec une femme depuis longtemps et donc cela me surprenait, mais cela serait complètement faux. Cependant, quelque chose m'avait quand même perturbé dans ce contact. Je ne savais pas quoi, peut-être l'échauffement de l'alcool. Rho, mais je devais arrêter de me justifier intérieurement, j'avais beuger et puis voilà ! Je souris amuser, son rire est contagieux.

Très vite, pour dissiper la gêne qui était encore présente, je bue à mon tour une gorgée de vin. Et il vrais, que celui-ci était presque vide. Et fort, heureusement ! Car, je sentais les vapeurs de ma boisson, me monter à la tête. Je sens, que je vais bien dormir ce soir. J'ai tout intérêt à mettre plusieurs réveils, pour éveiller la pierre tombale que je serais. Mon regard inspecta le récipient du précieux liquide, je passais une soirée formidable faite de choses simples. Découvrant une Nathalie encore plus amusante et charmante que nos échanges entre deux portes sur des affaires fumeuses. Oui, j'aimais beaucoup Nathalie et sa personnalité. Une belle découverte en cette soirée.

Je souris à son compliment. Hochant la tête. Il est vrai que ce soir, nous aurions eu un super repas. Pas forcément, fait par un grand chef étoilé, mais par deux personnes lambda. Comme quoi, les meilleurs des préparations, sont souvent celles faites de manières imprévus autour de rire.

Elle posa sa main sur la mienne. Ah, je vais avoir le droit à une autre action surprenante alors ?

Mon visage était dubitatif, quand elle me remercia. J'avais envie de lui sortir d'une voix d'enfant « bah de rien ». Mais cela aurait été bête de ma part. J'avais un peu de mal à comprendre en quoi être aussi… mm « normal » pour moi, était quelque chose qui méritait d'être remercié. Puis quand elle enchaîna, je compris que oui, c'est important, pour une femme qui a été autant humiliée et bafouée par un seul homme. Il y a quoi, être dégouté à vie de la gentes masculine, avec ce genre d'évènement. Je lui fis un beau sourire, un rictus assez ravie de l'entendre dire ça. Dans un sens, si elle commence à voir que les hommes ce n'est pas tous des gros cons, c'est bien le résultat le plus agréable et salvateur que je puisse lui : une nouvelle vision. Et commencer à ne plus avoir peur du sexe inverse et de se dire qu'un jour, elle pourra retrouver la chaleur d'un amour.

Je sentie ma petite voix intérieure se foutre de ma figure… « alala tu es neuneu mon pauvre John ».

Sa petite moue était amusante pour ne pas dire adorable. Cela lui donnait de grand yeux de chat. Je lui souris… non, mon sourire n’avait que peu diminué depuis l’action d’avant.

• Cette soirée aurait été positive sur tous les plans alors

Je lui fis un clin d’œil, avant de regarder moi aussi, le rangement à faire. Une grande lassitude me pris. Je n’avais nullement envie de ranger… mon assiette était vide, mon verre aussi. Je lorgnai sur les derniers morceaux qu’avait encore ma compagne de bêtise dans son assiette. Ses derniers morceaux, apparaissaient comme le dernier lien avant de ranger et de se quitter. Je soupirai.

• Merci, je ne peux plus rien avaler de plus. D’ailier un peu de sport nous ferait du bien !

Je me levai, une idée, digne d'un gamin de 6 ans, m'était venu en tête. Sans me rendre compte que ma phrase pouvait avoir une connotation toute autre, avec un esprit mal placée ! J'attrapai nos assiettes et me dirigea vers l'évier et commença à faire mousser le savon liquide entre mes mains. Formant de grandes bulles avec mes doigts. Je me retournai et lui envoya la création aérienne. Quitte à ranger ou laver, autant le faire de manière amusante.Il fallait bien faire cette tâche peu amusante et si on continuait à trainer, le petit matin se lèverai sans que l'un et l'autre n'ai eu l'envie de ranger.

J'attrapai un chiffon et lui lança entre deux bulles.

Je lave, tu essuies. Mais j’espère que tu as de bon réflexes.

Oui je comptais bien lui « lancer » ou du moins de lui donner d’une façon amusante. De façon simple pour éviter que ça casse. Mais avant d’entreprendre cela, j’attendais qu’elle se rapproche un peu. Je suis véritablement un grand gamin. Je tenais à ce que cette soirée finisse sous les rires, nos rires. Ainsi, le moment du départ, sera encore repoussé. J’avais l’impression, de me retrouver en enfance, ou je trouvais toujours une énième bêtises ou actions à faire pour laisser encore quelques médiocres minutes avant de partir de chez un copain… histoire de rester et de grappiller quelques petits souvenirs avec la personne.





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MessageSujet: Re: La nourriture c’est l’âme des hommes Lun 25 Jan - 21:31
Au fur et à mesure de l'avancement de la soirée, le vin ayant quelque peu engourdi Miss raison, Nathalie se sentait de plus en plus troublée par la présence de John. Elle n'avait aucune envie que la soirée se termine. Il y avait longtemps qu'elle ne s'était pas sentie aussi à l'aise avec un quelqu'un. Elle savourait chacun de ses sourires et clins d’œil. Et elle se mentait en se disant que ce n'était que parce qu'il y avait longtemps qu'elle ne s'était pas autant amusée. La vérité était que la présence du Colonel ressuscitait en elle des émotions qu'elle n'avait plus ressentie depuis son adolescence.

Elle aurait voulu que la soirée ne finisse jamais. Elle aurait pu passer toute la nuit à le regarder. Il était gai, espiègle. Ses sourires creusaient quelques fossettes dans ses joues et faisait pétiller ses yeux gris... à moins qu'ils ne soient bleus ? Nathalie avait du mal à déterminer leur couleur, tout ce qu'elle savait c'est qu'elle adorait son regard.

Il refusa, presque à regret lui sembla-t-il, une nouvelle tournée de dessert et Nathalie masqua derrière un éclat de rire le trouble que son évocation de leur nécessité de faire du sport avait fait naître en elle. Il était clair qu'elle avait beaucoup trop bu et que cette fois, Miss Raison avait succombé à un coma éthylique laissant Mlle Fantasy au commandes. Nathalie savait qu'il lui faudrait faire attention à son comportement et à ce qu'elle dirait. Elle savait que même si elle n'était pas ivre, elle savait que l'alcool était capable de lui faire dire et faire certaines choses qu'elle n'aurait jamais faite en temps normal.

John regarda leurs assiettes avant de reporter son attention sur le reste de la cuisine. Elle suivit son regard. Il y avait pas mal de rangement à faire, la vaisselle, remettre tout en ordre pour que les commis n'aient pas de soucis le lendemain et que l'accès à la cuisine ne lui soit pas à tout jamais interdit.

Elle le regarder se lever et se diriger vers l'évier avec ce petit regard en dessous qu'elle trouvait si craquant et qu'elle savait être le signe qu'il avait une idée derrière la tête. Il ouvrit l'eau et remplit le bac à plonge avant de s'enduire les mains de liquide vaisselle. Nathalie le regarda faire un peu dubitative, se demandant ce qu'il avait en tête.

Quand il souffla entre son pouce et son index formant un anneau et que plusieurs délicates bulles de savons volèrent dans sa direction, elle éclata de rire. Il profita de sa surprise pour lui lancer un torchon en lui expliquant ce qu'il avait en tête.

Elle l'attrapa le torchon et se rapprocha :

« Je crains que mes réflexes soient un peu émoussés, et je préfèrerais ne pas faire trop de casse. »


Elle lui lança un petit regard espiègle :

« Si tu veux que tu nous puissions revenir ici, il vaudrait peut être éviter de faire la vaisselle à la façon des nains. »

Elle se rapprocha encore un peu jusqu'à ce que leurs épaules se touchent.

Il commença à laver, et lui passa les assiettes pour qu'elle les essuies.

Nathalie regardait son compagnon, puis elle regarda la mousse qui s'étaient formée sur l'eau. Elle sourit. Elle avait une idée digne d'une gamine moqueuse. Elle donna un petit coup d'épaule à John pour le déséquilibrer et détourner son attention avant de plonger ses doigts dans la mousse. Quand il tourna son visage surprit et hilare vers elle, elle en profita pour déposer la mousse sur le nez de son copain de bêtise.

Et puis... Miss raison était hors d'état de nuire. La soirée touchait à sa fin. Elle ne savait pas si elle aurait à nouveau l'opportunité de partager un tel moment de complicité avec lui. Il était là, juste en face d'elle, avec une noisette de mousse sur le nez, son regard espiègle, son petit sourire et ses fossettes...

Nathalie se hissa sur la point des pieds et déposa un baiser sur les lèvres du colonel.

Elle savoura la surprise du jeune homme, la chaleur et la douceur de ses lèvres, l'émotion que ce léger contact fit naître en elle. Elle savait qu'elle n'aurait probablement plus jamais l'occasion de revivre ça. D'ailleurs Miss Raison venait de se réveiller en sursaut et la traitait de pleins de noms d'oiseaux, lui rappelant un peu trop justement qu'elle risquait de tout gâcher, que suite à ça, John ne voudrait probablement plus jamais la revoir.

Nathalie rougit violemment et reprit son torchon :

- « jsuisdésolejsaispascquimaprit » marmona-t-elle
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John Sheppard
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MessageSujet: Re: La nourriture c’est l’âme des hommes Mer 27 Jan - 16:19






La nourriture c’est l’âme des hommes
PV NATHALIE DUMOND







Occupé à confectionner mes bulles, je pouvais sentir le regard dubitatif de Nathalie. Il est vrai, que de dos, je pouvais mijoter un grand nombre de bêtises, sans qu'elle puisse voir, à quelle sauce elle allait être croquée. Mais j'étais assez fier, de ma connerie, un retour en enfance était en train de se faire dans ma petite tête de militaire immature, je me voyais bien remplir la cuisine de mousse et faire des bulles de partout. Tant qu'à faire en grand …

Par chance, cet élan puéril fut contenu part ma petite voix qui commençait à gronder face à mon manque de sérieux, mais d'un grognement peu convaincant. Le constat était là, le vin et la fatigue me rendait un peu moins réfléchie, les vapeurs de l'alcool, avaient fini d'engourdir mes neurones, qui ne pensaient plus qu'à dormir ou à faire la fête. Laissant court à bien plus de bêtises que je ne l'aurais fait en tant habituel. Mais, je l'avoue, cela me plus d'avantage, ne plus voir les barrières de la raison, pour laisser place à un brin de fantaisie. Ce petit côté foufou, qui semblait plaire à ma compagne de cuisine. Cela ne renforça d'autant plus ma témérité.

Enfin, bon pour le peu de raison que j'ai. Au point que c'est ma capitaine qui me sert de canalisateur… je ne suis qu'un gamin et plus particulièrement ce soir.
Mes bulles formées, allèrent toucher le visage de Nathalie qui se fendit d'un éclat de rire, très vite rejoins par le miens. Profitant de sa surprise pour lui envoyer un torchon. Elle le rattrapa très bien, signe que malgré tout elle avait de très bon réflexes, la demoiselle. Je lui fis une moue appréciatrice de ce beau rattrapé de tissus.

Elle me rejoignit et je commençai à me tourner pour laver les objets du repas. Ses deux phrases m'arrachèrent un énième rire. Décidément, je n'étais qu'un petit bouffon sur patte, n'ayant comme seules fonctions le rire, l'espièglerie et les sourires. Mon regard croisa le siens, affichant un air pétillant. J'aimai beaucoup son humour, surtout qu'elle rebondissait sur le miens.

• Soyons donc raisonnable. Il serait dommage de se priver de telles soirées


Oui, un peu trop même. Finalement, c'est quand même un bon plan de venir ici. Profiter des provisions et de l'équipement moderne pour concocter quelques petits-plats maison et passer une soirée en charmante compagnie. En parlant de charmante, elle se rapprocha suffisamment pour ses épaules touchent les miennes. Enfin le haut des siennes. Je pouvais constater nos deux tailles. Elle était loin d'être une femme petite, nous ne devions cependant pas être si loin l'un de l'autre, à 10/15 centimètres près. Ce contact aussi petit soit-il, m'envahis d'une petite chaleur douce et appréciable. Consciemment ou non, je portais grande attention à ne pas rompre celui-ci.

Pour ne pas me transformer en pantin mécanique qui distribue les assiettes, je lui passais de temps à autre une vaisselle d'une manière un peu différente. La faisant bougée par exemple. Mais, outre mes petites mesquineries touchantes, elle en fit une qui me prit de court. Un petit coup bien placé sur l'épaule et étonné je fus décalé avant de me retrouver avec un peu de mousse sur le bout du nez. Il en fallait que très peu pour que je m'esclaffe d'habitude ! Mais là et depuis le début de la soirée, je répondais de manière très rapide. Mon sourire espiègles ne tarda pas à se fendre à nouveau. Ah, elle m'avait bien eue, ce fut que très bien joué !

Mon regard se détourna vers la mousse, celui-ci ne gâchait nullement son intention : une bataille. Hors, cela ne fut point le cas. Les lèvres de ma compagne de bêtise, venaient de se poser sur les miennes. Je sentie une nouvelle fois ce trouble que m'avait causé un simple baiser sur la joue. Je m'attendais à beuger, sûrement encore bien longtemps… mes joues furent assez chaudes et me picotées, sans pourtant prendre les belles teintes qu'avaient celles de Nathalie. Mon regard était certes empli de surprise, mais bien loin de ne pas apprécier ce geste. Je pouvais voir la naissance du coquelicot … la rougeur de ses joues que je trouvais adorable et craquant. Finalement, je pense que j'aimais un peu trop la voir rougir.

Je disais donc, que je ne beugai pas cette fois, à mon plus grand étonnement. Mon cerveau s'agitait dans tous les sens, cherchant une réponse à donner. Mais, il pouvait bien continuer à se fatiguer si bon lui semble, mon corps avait déjà répondu avant qu'il ne trouve une solution.

Ma réaction fut immédiate, à peine fut-elle tournée en saisissant son torchon, s'exclamant de petits murmures, ma main gauche venait de se poser sur le bas de son dos. La droite, dans un mouvement égal, lui attrapa la joue d'une douceur un peu franche, paume posée sur celle-ci et mes longs doigts qui touchaient ses cheveux couleurs coquelicot. Cela l'obligea, délicatement à me refaire face, pour que je puisse l'embrasser à mon tour. Mais ce ne fut pas un petit baiser léger, il fut plus passionné un peu plus rude sans être violant pour autant. Une nouvelle fois, je goûtai ses lèvres et la chaleur de celles-ci. Elles avaient un goût sucrées, sûrement celui de notre dessert…

Une nouvelle fois, la voix dans ma tête, se moquai « Alors, elle, elle ne sait pas ce qui lui à prit mais, toi tu le sais très bien ! ».

Mon contact se prolongea quelques secondes de plus, comme pour savourer un peu plus ce rapprochement et ce désir assez fou… et je me rendis compte que oui, en effet quelque chose avait beuger… mon cerveau ! Celui-ci venait de redémarrer, enfin la partie droite ou la gauche, je ne sais plus, celle qui me sert à réfléchir ! Bref, cette partie venait de se rallumer et peignait le constat… « oh bordel dans quelle situation tu nous as mise John ? » « bah quoi ? J’ai le droit non ? » « Tu n’es pas obligé de répliquer la même chose ! » « oui bah j’en avais aussi envie » « c’est bien ça le problème ! ».

Ça fait un peu schizophrène tout cela, m'enfin c'est pour illustrer. Ma raison, venait de reprendre les commandes, si on peut dire cela ainsi. Je me détachai d'elle, cela me déplus mais il fallait bien le faire. Une gêne pointa son nez. Mais je ne regrettai nullement mon geste. Peut-être pas le plus réfléchie ou le plus « raisonnable », mais celui qui était spontané et sincère. Je raclai ma gorge avant de me retourner vers la vaisselle, d'une manière un peu raide et mécanique… constatant que oui… en effet cela n'avait pas beaucoup avancée.
Mon regard, prit le risque de pivoter vers son visage empourpré.

• Hurf…désolé

Enfin, je n’étais pas si désolé que ça, il faut se l’avouer, j’étais plutôt bien content du résultat. Peut-être que cela se voyais… étant assez expressifs mes émotions avaient le don de me trahir.






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La nourriture c’est l’âme des hommes

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