Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

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RPG sur Stargate Atlantis
 
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La grande chasse aux cauchemars - Pv Evy [Terminé]

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Jeu 25 Fév - 10:26
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❝La Grande Chasse Aux Cauchemars❞
Nathalie & Evelyn

Depuis qu'on se connaît avec Nathalie, j'ai toujours su qu'on avait pas mal de points en communs mais je n'aurais jamais pensé qu'elle aussi avait été "victime" d'un homme sans scrupules. Nous avons le même caractère, les mêmes façons de faire avec les gens et voilà que maintenant je découvre qu'elle aussi elle a été marié à un type qui n'en valait même pas la peine. La trahison qu'elle a vécu est toute aussi dure que ce que j'ai vécu moi même si c'est différent. Je ne peux que comprendre son coeur blessé. Quand Nathalie parle d'elle en prononçant le mot "conne", je ne peux pas m'empêcher de secouer la tête négativement pour qu'elle comprenne que non, ce n'est pas vrai. L'amour rend aveugle comme on dit et toutes les deux on s'est faite aveugler par des hommes qu'on pensait biens. Alors que mon amie me raconte tout ce qu'elle a enduré, le fait qu'elle est été internée etc je sens mon coeur se serrer.

Sans rien dire, je me contente de serrer ses mains dans les miennes et de les caresser doucement du bout des doigts. Elle a envie de pleurer, je le sens, je le vois, pourtant la jolie rouquine fait tout pour garder sa dignité. J'ai envie de lui dire de se lâcher, de pleurer si elle en a besoin mais non, je préfère me taire. Je la laisse faire et je me contente juste de lui montrer que je suis là pour la soutenir. Elle baisse la tête, je me mord les lèvres. A présent, c'est à mon tour de la soutenir. Ce mec, même si il ne l'a pas battue, l'a complètement détruite, il a détruit toute sa vie et il ne lui a laissé que l'envie de lui en mettre une. Elle essaye de ne pas pleurer et se lève pour aller refaire du café. Je ne la quitte pas des yeux et plus je la regarde, plus je me dis que j'ai l'impression de me voir dans un miroir. Elle et moi nous sommes pareilles, elle et moi nous avons été trahi par les hommes qu'on aimait et elle comme moi, nous avons perdu le peu d'estime que nous avions de nous. L'atmosphère dans le bureau a changé, on est passé de la franche rigolade à quelque chose de pesant. Je joue avec mes doigts, je ne dis rien. Lorsque Nathalie vient se remettre sur le divan près de moi, c'est à mon tour de la serrer tout contre moi. Je lui caresse doucement les cheveux.

- Comme tu l'as dis.... il nous reste le meilleur à découvrir maintenant...

Je m'écarte doucement d'elle, sourire au coin des lèvres et je donne une petite tape sur le bout de son nez du bout du doigt.

- J'espère que ton charmant militaire prend soin de toi parce que sinon, la psy que je suis va lui en faire baver.

Mon sourire se fait maintenant un peu plus franc, j'ai même envie de rire. Après notre discussion, après tout ce qu'on a appris l'une sur l'autre, peut m'importe de connaître l'identité de celui qui fait battre son coeur. Le principal c'est que cet homme là en prenne soin et qu'il ne l'a fasse pas souffrir... Nathalie a déjà assez souffert et maintenant, elle a droit à son bonheur et c'est tout ce que je lui souhaite.


© Pando
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Jeu 25 Fév - 13:11
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Ce fut au tour d'Evy de câliner son amie pour la réconforter. Nathalie se sentit un peu bête quand la psychologue lui retourna ce qu'elle lui a dit un peu plus tôt. Décidément, elle était douée pour donner des conseils, mais beaucoup moins pour les mettre en pratique pour elle.

La psy lui donna une petite chiquenaude sur le bout du nez en lui disant que son « charmant militaire » avait intérêt à prendre soin d'elle s'il ne voulait pas avoir à faire à elle. La rouquine ne put retenir un éclat de rire. Peu avant elle avait pensé la même chose, même si elle ne l'avait pas exprimé à voix haute.

- « C'est drôle, je pensais exactement la même chose pour le tien, il y a quelques secondes. »

Contrairement à Nathalie, Evelyne ne semblait plus aussi curieuse de l'identité de celui qui faisait battre le cœur de son ami, pourtant, maintenant, Nath brûlait de pouvoir en parler à quelqu'un. Comme elle ne voulait pas montrer sa curiosité, elle décida de donner une petite indication à Evelyn, espérant qu'elle lui rendrait la pareille et qu'elles pourraient parler de leurs coups de cœur respectifs. Après tout, quel est l’intérêt d'être amoureuse si on ne pouvait pas en parler à quelqu'un ?

Oui. Amoureuse. Même si Nathalie s'en était défendue, trouvant la chose un peu prématurée, et potentiellement source de souffrance si jamais elle venait à découvrir que ses sentiments n'étaient pas partagés, il avait bien fallu qu'elle finisse par se rendre à l'évidence. Elle était amoureuse de John. Elle était amoureuse depuis cette première soirée dans la cuisine, et probablement même avant, même si, tant qu'il n'y avait rien eu entre eux, elle avait pu se mentir.

Elle sourit à Evy, essuyant les traces d'une ou deux larmes solitaires qu'elle n'avait pas réussit à contrôler.

- « C'est une histoire encore toute récente, et je ne sais pas trop où ça nous mènera, mais j'ai envie d'en profiter. Mais, John est tendre, attentif, respectueux... il me fait rire. Bien sur ce n'est que le début, et je sais que les choses peuvent changer au fil du temps, mais j'avoue que je n'avais jamais vécu ça. Jamais personne ne m'avait traitée avec autant de passion et de délicatesse... Et j'avoue que ça me perturbe un peu. Parfois je me demande comment un homme aussi séduisant que lui peut avoir seulement posé les yeux sur moi. »
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Jeu 25 Fév - 14:35
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❝La Grande Chasse Aux Cauchemars❞
Nathalie & Evelyn

Quand Nathalie m'avoue que quelques instants auparavant elle pensait la même chose que moi concernant celui qui me rendait heureuse, je ne peux pas retenir un rire. Décidément, on est similaire sur bien des points. Un peu de légèreté ne va pas nous faire de mal. Je pense qu'avec tout ce qu'on vient de se raconter, sourire, rire et passer du bon temps avec son amie ne peut que nous faire du bien. Sourire aux lèvres, amusée de cette situation, je regarde Nathalie alors qu'elle s’essuie les quelques larmes qui ont coulé sur ses joues. A son tour, elle me sourit et c'est à cet instant précis que ce poids qui me pèse depuis tellement d'années semble décider à me laisser tranquille quelques temps. Plus légère, sourire toujours dessiné sur le visage, j'écoute la jolie rouquine quand elle me parle de celui qui compte pour elle, celui pour qui elle s'est inquiétée tout le long de notre mission sur Alpha. Elle me parle de lui avec des yeux qui pétillent et je ne peux pas m'empêcher d'être heureuse pour elle.

Seulement voilà, quand j'entend le prénom du fameux militaire, je ne peux pas m'empêcher de tiquer. John ? Mon John ? Celui avec qui je passe du temps ? J'essaye de ne pas paniquer, de ne pas m'imaginer des trucs qui n'ont ni queue ni tête mais c'est plus fort que moi. Plus elle parle de lui, plus elle le décrit, plus elle me dit comment il est quand il est avec elle, je ne peux pas m'empêcher de me dire que c'est très ressemblant au John avec qui je passe énormément de temps à discuter. Je déglutis et j'avale un chocolat sans même prendre le temps de croquer dedans. J'écoute sans trop écouter, je souris mais c'est plus un sourire de façade. En fait, je dois être pâle comme un linge et de la fumée doit sortir de mes oreilles tellement je réfléchis. En entendant la dernière phrase de Nath, j'ai envie de lui dire qu'apparemment, il n'a pas posé les yeux que sur elle mais je me ravise et je me contente de gober un second chocolat. Je me lève d'un coup et je me met à faire les cent pas dans mon bureau tout en tirant nerveusement sur le bas de mon chemisier pour ne pas craquer. J'inspire, j'expire à fond, j'essaye tant bien que mal de ne pas m'énerver. Purée celui là dés que je vais le voir, je vais lui en coller une ! Je me tourne finalement vers Nathalie, les bras croisés sur ma poitrine.

- Excuse moi Nathalie, mais c'est John comment ?

Elle va sûrement me prendre pour une folle et là j'assume complètement. C'est la première fois depuis mon ex-mari que je me sens aussi bien avec un homme et voilà que Monsieur se fait plaisir de son côté. Décidément, je suis vraiment trop conne avec les mecs et je crois que je vais finir bonne soeur vu la tournure que prennent les choses. Je plisse mon nez et je fixe Nathalie qui elle me fixe avec un regard un peu inquiet. Etre hystérique n'est pas quelque chose qui m'arrive souvent mais là, j'ai vraiment du mal à me contenir. Je serre les poings et je retourne près de Nath pour m’asseoir. J'avale un troisième chocolat sans rien dire avant de me tourner vers mon amie.

- Pitié ne me dis pas que c'est le même...

Je pousse un soupire. Si c'est vraiment le cas, j'arrête les mecs et je finis soit bonne soeur soit lesbienne. Quand on a la poisse on l'a jusqu'au bout !


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Jeu 25 Fév - 17:08
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Evy sembla heureuse quand Nathalie commença à parler de celui qui faisait battre son cœur. Enfin, au moins jusqu'à ce qu'elle lui lâche son prénom. A ce moment là, Evy commença à devenir nerveuse. Même si elle s'efforçait de le cacher, Nathalie ressentit son trouble. Elle regarda son amie gober deux chocolats sans même les savourer, comme pour occuper sa bouche et éviter de faire une réflexion.

Un affreux doute s'insinua dans l'esprit de la rouquine. Ce pouvait-il que celui pour qui leurs cœurs battaient soit le même ? En tout cas, la description que Nath fait de son amoureux semble curieusement semblable à celui d'Evy. Cette dernière sourit toujours, mais d'un sourire crispé, matîné de colère et de rage.

Finalement, n'y tenant plus, elle se lêve et commence à faire les cents pas dans la pièce. Nathalie sent son cœur plonger dans ses chaussures. Est-ce possible ? Techniquement, oui, John, est un très bel homme, et surtout Nathalie n'est pas sans savoir que c'est un jolie cœur. Il a beaucoup de succès avec les femmes, non seulement à cause de son charme, mais aussi à cause de ses manières séductrice. Elle a envie de demander à Evy le nom de celui qui l'a séduite, mais elle n'ose pas. Elle a peur d'entendre une réponse qui lui briserait définitivement le cœur.

Après toutes les déceptions amoureuse qu'elle a subi jusqu'ici, Nathalie sait qu'apprendre que l'homme qui à réussi à ramener de la vie dans son cœur, à lui montrer qu'elle était encore capable d'aimer, n'avait fait que jouer avec elle serait quelque chose qu'elle ne pourrait pas supporter.

Elle commence à se demander si dans ce cas là, elle serait encore capable de continuer à vivre sur la cité. Elle n'avait pas envie de retourner sur terre, mais rester sur la cité et croiser tous les jours celui qui l'aurait trahit serait bien trop compliqué à gérer pour elle.

Finalement, c'est Evy qui craque ne premier et lui demande le nom de son « John », la suppliant de ne pas lui dire qu'il s'agit du même.

Nathalie ressens la même chose. Elle n'a pas envie d'entendre de la bouche de son ami qu'elles ont été séduite par le même soldat.

Non, ce n'est pas possible. John est peut être un joli cœur, mais il n'est pas réputé pour son hypocrisie. Elle ne peut pas imaginer qu'il pourrait mener deux histoires de ce genre de front. Ça ne lui ressemblerait pas.

Une voix malveillante dans son esprit lui fit remarquer que c'était un homme, un chasseur.. qu'il devait avoir le goût de l'aventure et de la victoire, quitte à courir plusieurs lièvres à la fois pour avoir au moins la satisfaction d'en attraper un. Mais Nathalie s'efforça de ne pas l'écouter. Elle ne voulait pas croire John capable de se genre de chose.

Il fallait mieux en avoir le cœur net tout de suite.

- « C'est le Colonel Sheppard. Je t'en supplie... dit moi que ce n'est pas lui.... Si c'est le cas, je te jure... je serai capable de le tuer »
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Ven 26 Fév - 15:46
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❝La Grande Chasse Aux Cauchemars❞
Nathalie & Evelyn

Assises l'une en face de l'autre sur le divan, on se fixe avec Nathalie. Je crois que l'une comme l'autre, on ne comprend pas vraiment ce qu'il se passe et encore moins ce qu'il nous arrive. Il y a encore quelques minutes, la jeune femme était contente de me parler du militaire qui avait eu raison d'elle et en quelques secondes seulement, je viens de ruiner sa bonne humeur. Je m'en veux vraiment, mais là, la coïncidence est trop importante et puis au moins comme ça on sera fixée une bonne fois pour toute. Je suis figée sur place, je ne sais pas si je dois, si je peux bouger. J'aurais du écouter ma mère quand elle me disait que les hommes sont tous pareils, à vouloir combler leur tableau de chasse et que les hommes biens sont rares et qu'il est dur de tomber dessus. Je me prend la tête dans les mains quelques secondes avant de relever les yeux vers la rouquine qui, tout comme moi, n'en mène pas large. Sans déconner, dans le genre poisseuses, je crois qu'on ne fait pas mieux que nous.

Pourtant quand je l'ai rencontré, je me suis tout de suite dit que c'est un homme bien et puis il a cette facilité déconcertante de me mettre à l'aise... Je me tortille sur le divan, un peu, voir beaucoup nerveuse et lorsque Nathalie prend finalement la parole en commençant par le nom et prénom de celui qui nous fait tellement peur, je ne peux pas m'empêcher d'éclater de rire. Réaction sûrement démesurée et intrigante, mais là, ce sont les nerfs qui parlent à ma place. Je plaque mes deux mains sur ma bouche et il me faut quelques secondes avant de réussir à me calmer. Nathalie me fixe, étonnée par ma réaction et sa tête ajoute un peu plus de comique à la situation. Il me faut quelques secondes avant de reprendre mon souffle et mon sérieux. Je dépose une main sur l'avant bras de la jolie rouquine qui me semble à présent plus pâle qu'en temps normal. Je presse doucement son bras et je m'adresse à elle en lui faisant un clin d'oeil.

- Rassure toi, tu n'auras pas à le tuer et je n'aurais pas à te servir d'alibi.

Soulagée, un grand sourire dessiné sur le visage, je bascule en arrière et je m'affale sur le divan. Je ferme les yeux quelques secondes avant de tourner mon visage vers mon amie.

- C'est ce qu'on appelle un bel imbroglio... C'est ça quand deux hommes ont le même prénom.

J'éclate de nouveau de rire avant de réaliser ce qu'elle vient de me dire. Je me redresse d'un seul coup et je la fixe, lueur taquine dans les yeux et sourire qui va avec.

- Sheppard, carrément ! ça s'est fait comment ?

Chassez le naturel, il revient au galop. La fille que je suis à envie d'en savoir plus sur leur rencontre et tout ça, mais je n'ai pas envie de faire flipper Nath. Elle doit m'en parler que si elle en a envie.


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Ven 26 Fév - 19:06
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La réaction d'Evy prit Nathalie de court. Elle ne savait pas si son éclat de rire était dû au soulagement ou si c'est plutôt une façon d'évacuer un peu de pression avant de laisser place à la colère. Elle riait à en perdre son souffle, chaque fois qu'elle regardait Nathalie, elle repartait dans son fou rire. Finalement, elle arriva à se calmer un peu et prit les mains de Nathalie entre les siennes, lui disant qu'elle n'aurait pas besoin de se faire meurtrière.

Un grand sourire barra son visage et elle se laissa aller contre le dossier du divan, semblant infiniment rassurée. Nathalie comprit qu'il ne s'agit pas du même « John »  et elle poussa à son tour un soupir de soulagement en fermant les yeux.

Evy rit de ce quiproquo. C'est vrai que John était un prénom plutôt rependu, fallait-il qu'elles soient toutes les deux peu sûre d'elle et à cran pour avoir imaginer que leur John respectif pouvait n'être qu'une seule et même personne.

La psychologue éclata à nouveau de rire, et Nathalie ne peut se retenir de pouffer à son tour. Qu'est-ce qu'elles pouvaient être bêtes et parano toute les deux quand même! Et puis, un petit éclair de compréhension passa dans le regard de la psychologue avant de se transformer en lueur espiègle et taquine. Son visage prit l'expression d'un chat qui a prit une souris au piège.

Nathalie comprit qu'elle venait de prendre conscience du nom.qu'elle avait prononcé. Aussitôt, elle lui fit une réflexion sur le ton d'un chasseur en félicitant un autre pour une très belle prise, avant de lui demander comment c'était arrivé.

Nathalie hésita. Comment ça c'était passé ? Voilà une très bonne question. La réponse simple, c'était de parler de leur soirée dans la cuisine, mais depuis quelques temps Nathalie avait tendance à penser que ça avait commencé plus tôt que ça. Que leur nuit n'avait été que la suite logique d'une attirance visiblement réciproque.

La rouquine se leva et alla chercher la cafetière, pour se donner le temps de réfléchir à ce qu'elle allait raconter à son amie, même si elle avait bien envie de tout lui dire, et surtout, pour mettre un peu d'ordre dans ses pensés.

Une fois revenue, elle s'assit à nouveau en tailleurs sur le canapé et se servit une tasse de café, en proposa une a Evy avant de commencer.

- « C'était la veille d'Alpha. Il est venu me voir parce qu'il y avait un problème avec le chef cuistot, qui était loin d'être aussi doué qu'il le pensait. Les hommes de John commençaient à envisager sérieusement des représailles physiques. Il voulait voir si nous ne pouvions pas trouver une solution plus pacifique. Ce qu'il ne savait pas, c'est que j'avais déjà eu vent de se problème et que j'avais déjà pris les dispositions nécessaires. »

Nathalie sourit au souvenir de cette entrevue.

- « Comme je fini souvent très tard, et que je rate souvent le dernier service, j'ai pris l'habitude, avec la complicité des commis d'aller me faire un petit en-cas à la cuisine. Ils ne disent rien tant que mon passage ne laisse aucune trace, en plus, il se trouve que j'aime bien cuisiner... je sais pas ce qui m'a pris, peut être que j'ai eu envie de lui offrir un repas digne de ce nom, quoi qu'il en soit, j'ai proposé à John de venir dîner avec moi. »

Nathalie se laissa envahir par les souvenirs, le se revoyait avec lui, seuls dans la cuisine, combien elle se sentait bien avec lui, suffisamment bien pour se montrer totalement naturelle, allant même jusqu'à enlever ses chaussures et marcher pieds nus.

- « Pendant le repas, il a reçu un appel d'Elisabeth, et il l'a écourté. On a papoté de tout et de rien. Au moment du dessert, il m'a a prit la direction des choses. Il m'a dit que puisque j'avais préparé le repas, il se chargerait du dessert. Il nous a préparé des poires belles Hélène à tomber. Je n'avais pas envie que cette soirée finisse. Et curieusement, je pensais que lui non plus, mais sur le coup, j'ai cru que je prenais mes désir pour la réalité. Il m'a aidé à ranger et à faire la vaisselle... on s'est un peu taquiné avec la mousse... et puis.... et puis.... »


Nathalie se mordit les lèvres et baissa les yeux rougissant un peu en souriant, elle hésitait à partager ce souvenir particulier avec Evy. Elle même ne savait toujours pas où elle avait trouvé une telle audace. Elle prit une grande inspiration avant de continuer, parlant très vite, balbutiant presque :

- « Je lui ai volé un baiser.... je ne sais pas ce qui m'a pris.... et j'ai cru qu'il allait me rappeler à l'ordre.... mais au lieu de ça, Il m'a pris dans ses bras et me l'a rendu... »

Nathalie rougit à ce souvenir, et surtout au souvenir de ce qui s'était passé après, elle hésita à le raconter à son ami. Mais d'un autre coté, c'est bien pour ça qu'elle était venu...

- « On a passé la nuit ensemble, il sortait de la douche quand l'alarme m'a réveillée. Il m'a embrassé en me disant de ne pas m'inquiéter, que ça irait... »


Nathalie se rembrunit et un ombre de tristesse passa dans ses yeux,

« Il est parti sur Alpha en ayant dormis moins de deux heures. Peut être que sans moi, il aurait eu une bonne nuit de sommeil, et les choses se seraient mieux passées. »


Elle ferma les yeux un instant, sentant une boule d'angoisse rétrospective se former dans sa gorge.

- « Si tu savais Evy... si tu savais ce que j'ai ressenti quand des rumeurs ont commencé à courir comme quoi il n'avait pas survécu... C'était affreux ! Et le pire, c'est que j'étais obligé de me contenir parce que rien n'aurait pu justifier un tel chagrin. Le perdre, alors que je venait juste de le trouver... c'était... c'était... »


La rouquine ferma les yeux et déglutit difficilement tant le souvenir de cette journée était encore douloureux pour elle. Elle sentit des larmes lui monter aux yeux.

- « C'était atroce... » souffla-t-elle.

Elle ne voulait pas s’appesantir plus sur ce mauvais souvenir. Elle décida de changer de sujet.

- « Et toi ? Le tien de John ? C'est qui ? Et comment ça a commencé ? »
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Sam 27 Fév - 23:18
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❝La Grande Chasse Aux Cauchemars❞
Nathalie & Evelyn

Je prend la tasse de café que Nathalie me tend avec grand plaisir. J'ai arrêté de compter à combien j'en suis mais les effets commencent à se faire sentir. Je n'ai pas l'habitude de boire du café, je suis plus thé mais comme en ce moment les nuits sont plutôt courtes, il faut que je trouve une source d'énergie et le café est le meilleur moyen que j'ai trouvé pour garder les yeux ouverts. D'accord, il me rend un peu hystérique mais tant pis, c'est le prix à payer pour pouvoir rester éveillée toute la journée. Je fixe Nathalie, les yeux pleins de curiosité. Je suis contente pour elle, John est vraiment quelqu'un de bien et je ne doute pas de ses capacités à prendre soin de mon amie.

Assise en tailleur, face à elle, la tête posée en appui sur mes mains, je l'écoute avec intérêt alors qu'elle me raconte comment tout ça a commencé... Un petit sourire s'affiche sur mon visage alors qu'elle me parle du baiser volé, de leur première nuit passé ensemble... Nathalie a les yeux qui brillent, son teint de porcelaine se colore d'une belle nuance rose et rien qu'à voir son visage, je sais qu'elle se remémore tout ces moments passés avec le Colonel. Son visage finit par s'assombrir lorsqu'elle me parle du départ pour Alpha. Je prend ses mains dans les miennes et je les presse doucement entre mes doigts. Ses yeux se ferment et elle en vient à me parler de ce qu'il s'est passé là-bas... Je me souviens du message qu'on a reçu sur la radio, le message qui nous annoncé la mort de John... Mon coeur ne peut pas s'empêcher de se serrer quand je vois mon amie déglutir avec difficulté. Je me rapproche un peu plus d'elle alors qu'elle me parle de ce qu'elle a ressenti à ce moment là, quand elle l'a cru mort. Je la serre doucement dans mes bras.

- Il est solide, crois moi... Je crois que de toute ma carrière, je n'ai jamais vu un homme capable de déjouer la mort autant de fois...

Je connais Sheppard depuis quelques temps maintenant. On s'est déjà vu sur terre, je l'ai déjà eu comme patient, c'est quelqu'un de bien mais je sais aussi qu'il est du genre à foncer tête baissée sans pour autant penser aux conséquences, mais ça je le garde pour moi. Nathalie n'a pas besoin d'être plus stressée qu'elle ne l'est déjà. Je lui adresse un sourire en coin qui s'efface subitement lorsque mon amie vient à changer de sujet et me retourne la question concernant "mon" John. Je me recule et j'avale une longue gorgée de café. Il n'y a pas beaucoup à dire et je ne sais pas si c'est une bonne idée de lui en parler... Je relève les yeux vers elle et je passe une main dans mes cheveux avant de prendre un nouveau chocolat.

- Oh il y a moins à raconter que toi... rien n'a commencé. On passe juste du temps à discuter et il me donne des cours de self défense... C'est Storm...

J'hausse les épaules tout en essayant de me convaincre qu'elle va se satisfaire de cette réponse même si je sais que je vais avoir du mal à me sortir de cette situation embarrassante. J'essaye de ne pas trop penser à ce qu'il s'est passé sur la digue, ces baisers échangés etc...

- Je n'ai pas de détails croustillants à te raconter, désolée.

Je lui adresse un sourire et je m'enfonce dans le divan et je tourne mon visage vers elle. A ce moment là, je me souviens du soulagement que j'ai ressenti quand j'ai vu John apparaître au détour d'un couloir, vivant et entier. Je me déteste... franchement à ce moment là, j'ai envie de m'en coller une. Ce que je fais ce n'est pas cool du tout... Nathalie vient de tout me raconter et moi, je me contente juste de lui dire que je n'ai rien à lui mettre sous la dent... Même si il n'y a rien à dire, j'ai envie de lui dire ce qu'il se passe vraiment mais avec John, on s'est fixé des règles. Personne ne doit savoir... Le fait d'en parler donne de l'importance à la chose et pour le moment je n'ai pas envie de me monter la tête et de prendre tout ça sérieusement...


© Pando
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Dim 28 Fév - 14:09
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Lorsque Nathalie évoqua ce qu'elle avait ressenti en entendant les rumeurs de la mort supposée de John, son amie lui dit à peu près la même chose que ce qu'il lui avait dit à l'infirmerie. Mais, ce n'était pas si facile. Bien sûr, elle était consciente qu'en nouant une relation avec un trompe la mort tel que lui, son cœur allait devoir s'endurcir, mais pour l'instant c'était difficile de l'envisager.

La réaction de l’égyptienne à l'évocation de « son » John fit diversions aux inquiétudes de Nathalie. Visiblement, elle n'avait pas très envie d'évoquer sa propre histoire. Son sourire s'effaça. Elle se recula dans le canapé et prit une gorgée de café. Nathalie savait qu'elle cherchait un moyen de « botter en touche », mais ça, c'était hors de question.

La rouquine attendit patiemment que son amie se décide. Avec un petit sourire en coin, elle soutient son regard en la regardant se passer la main dans les cheveux et prendre un nouveau chocolat. Il était évident que la jeune femme n'était pas très à l'aise avec l'idée d'évoquer son histoire. Et Nathalie le comprenait tout à fait. Dans une communauté aussi petite que la leur, les rumeurs et ragots pouvaient vite devenir envahissant, et comme dit l'adage, « pour vivre heureux, vivons caché », mais elle espérait quand même qu'Evy la connaissait suffisamment pour savoir qu'avec elle son secret serait bien gardé.

Finalement, la psychologue lui expliqua qu'il n'y avait pas grand chose à dire. Que rien n'avait commencé (*ben voyons !*), qu'il lui donnait des cours de self-défense (*tiens, tu appelles ça comme ça toi ?*), et elle lui lâcha finalement le nom d'un soldat que Nathalie connaissait peu (mais elle se promis de se renseigner sur son pedigree dés son retour à son bureau).

Evy finit par hausser les épaules en disant qu'elle n'avait pas de détails croustillants à lui raconter. Nathalie voulait bien croire qu'ils n'avaient pas encore sauté le pas, la jeune femme ne semble pas du genre à sauter dans le lit d'un homme dés la première rencontre (Une petite voix moqueuse au fond de son esprit lui rappela qu'elle non plus, et que pourtant c'était bien ce qui s'était passé), mais ses yeux brillaient un peu trop pour qu'il ne se soit vraiment rien passé, ses joues s'étaient légèrement colorées, et elle avait cet air vaguement coupable de quelqu'un qui ment par omission. Nathalie savait que son amie ne lui disait pas toute la vérité.

Finalement, la psychologue tourna le visage vers son ami et lui sourit comme si elle demandait : « C'est bon ? J'ai donné la bonne réponse ? ». Nathalie lui rendit son sourire en secouant légèrement la tête. * Ma cocotte, si tu crois que je vais me contenter de ça, tu te mets le doigt dans l’œil.*.

Bien sûr, elle était consciente que tout ceci ne la regardait pas, et qu'elle n'avait aucun droit de forcer son amie à lui parler. D'ailleurs, elle n'avait pas l'intention de lui demander de détails, mais au moins qu'elle ne lui mente pas, même si c'est de bonne guerre. Après tout, Nathalie avait tenté la même chose juste quelques minutes plus tôt.

- « Rien n'a commencé hein ? Vous vous contentez de discuter  hein ? »
demande Nathalie avec un air moqueur « Tout à l'heure tu m'as dit que j'étais une mauvaise menteuse. Je te retourne le compliment ».

Elle lui fit un clin d’œil pour adoucir un peu sa réplique avant d'ajouter avec un grand sourire un peu pervers :

- « Mais, là, tu en as trop dit... ou pas assez. J'ai une imagination très fertile. Je ne peux qu'imaginer ce que tu ne veux pas me dire. »

Bon, elle avait peut être été un peu trop loin avec sa dernière phrase. Elle se pencha pour prendre les mains de son amie entre les siennes :

- « Je suis heureuse pour toi. Et je comprend tout à fait que tu n’aie pas envie que toute la base soit au courant de ton histoire avec ton beau militaire. Je le comprend d'autant mieux que je ressens la même chose. Même si John et moi n'en avons pas parlé, je crois pouvoir dire que nous sommes d'accord pour garder le secret sur notre relation naissante. Je n'ai pas envie d'être la proie des commentaires déplacés, surtout vu la position hiérarchique de John. Mais tout comme je ne considère pas que tu es « toute la cité », j'ose espérer que tu es consciente que je ne suis pas du genre à aller bavasser à droite et à gauche. Ce qui se dit dans cette pièce aujourd'hui y restera. Je t'en fait la promesse. »
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Dim 28 Fév - 18:51
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❝La Grande Chasse Aux Cauchemars❞
Nathalie & Evelyn

Le rouge aux joues, j'essaye de ne pas fuir le regard de Nathalie, j'essaye aussi de ne pas lui montrer que je ne lui raconte pas tout. Seulement voilà, plus les secondes passent plus je sais qu'elle ne me croit absolument pas. D'ailleurs, elle ne manque pas de me le faire savoir en précisant, toujours en souriant, que je suis aussi bonne menteuse qu'elle. J'attrape un coussin de mon divan et je me cache derrière. Quand je baisse le coussin pour la regarder, elle m'adresse un clin d'oeil et m'assure, avec un sourire limite pervers, qu'elle va se faire plein d'idées sur ce qu'il se passe entre John et moi. J'écarquille les yeux, je ne sais pas trop quoi lui dire. Finalement, elle m'attrape les mains et se penche vers moi pour me dire qu'elle est contente pour moi. Sa dernière phrase me fait chaud au coeur, je sais que je risque rien avec elle, je sais qu'elle ne dira rien. Je déglutis et je lui adresse un petit sourire timide.

- Ce n'est pas contre toi Nathalie, surtout ne passe pas ça hein. C'est juste qu'en parlant de ça, j'ai la sensation que ça donne de l'importance à ce qu'il se passe et ça me fiche la trouille... Je sais, je suis persuadée qu'il ne me fera pas de mal mais je sais pas, c'est plus fort que moi...

Je ramène une mèche de cheveux derrière mon oreille et je serre les mains de Nath dans les miennes avant de continuer.

- Je ne te mens pas quand je te dis qu'il me donne des cours de self-défense... Il ne s'est rien passé, juste un baiser...

Et beaucoup d'autres mais je ne dis rien. Je lui souris une nouvelle fois.

- Je sais que je peux te faire confiance ne t'en fais pas pour ça.

Je lui donne un petit coup d'épaule, sourire taquin aux lèvres.

- Si j'avais su qu'il fallait aller dans une autre galaxie pour rencontrer un homme bien... je l'aurais fais plus tôt.


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Dim 28 Fév - 19:26
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Nathalie sourit des explications d'Evelyn. Peur de rendre les choses trop réelles en en parlant, mais justement, c'est bien ça l'intérêt non ? Et rien qu'un baiser ? Evelyn ne réagirait pas comme ça s'il n'y en avait eu qu'un, mais Nathalie s'estime satisfaite. Elle ne voulait pas braquer son amie avec des questions trop personnelles.

Quoi qu'il en soit, la jeune femme semblait heureuse de ce qu'elle vivait avec le soldat et Nathalie était contente de voir que malgré son passé douloureux elle était encore capable de laisser quelqu'un émouvoir son cœur. Elle ne put s'empêcher de se demander si l'heureux élu était bien conscient de sa chance.

Evelyn la tira de ses réflexions en lui donnant un petit coup d'épaule en lui disant que si elle avait su qu'il fallait quitter la galaxie pour trouver un homme bien elle l'aurait fait plutôt. Nathalie ne put s'empêcher de rire et d’acquiescer en lui rendant son coup d'épaule. Elle pensait exactement la même chose. Elle qui a quitté la terre justement pour mettre le plus de distance entre elle et son ancienne vie. Si on lui avait dit qu'elle y rencontrerait un homme tel que John, elle aurait rit et n'y aurait pas cru un seul instant. En même temps, elle s'était jurée que plus jamais elle ne laisserait un homme approcher de son cœur.

Il lui arrivait parfois de se dire que cette relation avec le Colonel était de la folie. Si ça se passait mal, où irait-elle ensuite ? Elle avait toujours trouvé que sortir avec quelqu'un de son lieu de travail était une situation plutôt casse-gueule. Son mariage en avait été la parfaite illustration, et à peine deux ans après son arrivée sur Atlantis, elle replongeait tête première dans les mêmes travers.

Mais bon, en même temps, sur Atlantis, à part à rester seule et à blinder complètement son cœur, on ne pouvait pas avoir de relations avec quelqu'un d'autre que « du travail ».

La rouquine soupira profondément.

- « Nous voilà bien tiens... »
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Lun 29 Fév - 10:12
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❝La Grande Chasse Aux Cauchemars❞
Nathalie & Evelyn

Assises toutes les deux sur le divan, on fixe chacune un point devant nous et on pousse toutes les deux un profond soupir. Je croise mes bras sur ma poitrine et je me met à penser à John. Je n'ai encore aucune idée où tout ça va nous mener, mais une chose est sûre dans ce que Nathalie m'a dit, il faut que je pense à moi et que je vive ma vie comme je l'entend. John a l'air d'être quelqu'un de bien, il est prévenant avec moi, il fait attention à ce que je lui dis et surtout, il est patient... Peut être que cette histoire ne va pas évoluer, peut être qu'on va juste rester bons amis, j'en sais rien après tout, mais il y a une chose dont je suis sûre, c'est que maintenant j'ai envie de profiter, j'ai envie de voir où est ce que ça peut me mener. Je ferme les yeux quelques secondes et je repense à ce qu'il s'est passé sur les digues le lendemain de notre retour... Mon estomac se noue et je sens mon coeur qui bat plus vite mais je ne dis rien et je laisse rien paraître. Je finis par me tourner vers Nathalie qui est à peut près dans la même position que moi, à moitié affalée sur le divan. Je pose une main sur son épaule.

- Est ce que tu veux quelque chose pour dormir ?

Je me redresse et je remonte mes genoux sous mon menton tout en la regardant. Au départ elle est venue pour me parler, pour vider son sac et me parler de ses cauchemars et voilà que nous avons complètement dévié.

- Je suis pas fan des cachets mais si tu en as vraiment besoin, je peux faire une exception.

Je me lève du divan et je secoue les jambes quelques secondes histoire d'enlever les fourmillements. Je lui tend la main pour qu'elle se lève et je lui fais signe de s'asseoir par terre. Je m'installe face à elle, en tailleur et je la fixe, le regard pétillant.

- Une athosienne m'a donné quelques leçons de relaxation. On essaye ?

Je n'ai encore jamais essayé toute seule, enfin sans ma "prof" et je ne sais pas du tout ce que ça va donner, mais si ça peut nous aider à nous vider la tête et nous sentir plus légère, je ne dis pas non.


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Lun 29 Fév - 19:01
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Elles restèrent immobiles et silencieuses quelques instant, chacune plongée dans ses pensées. Nathalie pensa à ce que sa relation avec John impliquait, mais les difficultés à venir furent vite effacées par le souvenir de leurs baisers, de ses caresses, de la sécurité qu'elle ressens quand elle est entre ses bras, de la façon dont son cœur sursaute lorsqu'il la regarde. Elle se demanda si son amie pensait à « son » John à cet instant, un petit regard en coin vers son visage qui arborait un sourire rêveur lui indiqua que oui.

Les voilà bien toutes les deux tiens. De toutes les personnes bossant sur la cité, dont certaines ne quittaient jamais leur bureau et n'étaient jamais en danger, il avait fallu qu'elles tombent amoureuses de ceux qui prenaient le plus de risque. Nath se disait qu'elle avait décroché le pompon avec son trompe-la-mort de John. Elle espérait sincèrement que le fameux Storm d'Evelyn était plus prudent... et surtout, elle espérait bien que son amie expérimentait aussi ce qu'elle vit avec Sheppard. La passion, le désir, la douceur, le respect...

Évelyn la tira de ses rêveries en lui proposant de lui prescrire quelque chose pour l'aider à dormir. Nathalie reste un moment songeuse. Elle hésitait. Dans le passé, elle avait déjà pris bien trop de médicament pour l'aider à dormir, pour l'aider à tenir la journée, pour l'aider à voir la vie en rose même si les circonstances lui prouvaient qu'elle était grise, pour réguler son humeur.. Mais d'un autre côté elle n'était pas assez naïve pour penser que les choses pouvaient s'arranger d'un coup simplement avec une conversation comme celle là. Elle était épuisée. Mais elle ne voulait pas de somnifères, parce qu'elle savait qu'ils ne chassaient pas les cauchemars, ils évitaient juste de se réveiller en cours de sommeil, gardant prisonnier ses horreurs que l'inconscient pouvait produire. Après un instant de réflexion, elle lui répondit.

- « Oui, je veux bien, mais pas de somnifères. Plutôt un anxiolytique, pour m'aider à retrouver une certaine sérénité et un sommeil calme. Les somnifères ne chassent pas les cauchemars, n'empêche pas d'avoir un sommeil agité, ils empêche juste de se réveiller ».

Evy ajouta qu'elle n'était pas très fan de se genre de médication, et lui proposa également de tenter un peu de méditation. Nathalie haussa un sourcil surprit. Mais, elle se rappela aussi que lorsqu'elle même faisait du yoga, et que la séance se terminait par une dizaine de minute de méditation, elle se sentait bien, et qu'il lui était même arrivé de s'endormir pendant ses moments là. Même si elle doutait d'être capable de mettre en œuvre ses technique quand elle était seule, elle voulait bien essayer, si ça pouvait lui permettre de gagner quelques instants de sérénité au milieu de l'ouragan d'inquiétude et de doute que sa vie était devenue.

Elle haussa les épaules.

- « Pourquoi pas. Je sais que ça peut me faire du bien, mais je doute que tu puisses te libérer pour venir tous les soir dans ma chambre pour m'obliger à faire ma séance de méditation, donc, oui, je veux bien que tu me montres la technique que l'arthosienne t'a appris, même si je doute d'être capable de la mettre en œuvre, comme je n'ai jamais été capable de mettre en œuvres celles que ma prof de yoga m'a apprise. Mais, en plus des anxiolytiques ».
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Mar 1 Mar - 15:45
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❝La Grande Chasse Aux Cauchemars❞
Nathalie & Evelyn

Je ne peux pas dire que je suis incollable sur la méditation. Jusqu'à encore quelques semaines j'en avais jamais fais. C'est par pur hasard que je me suis retrouvée deux ou trois soirs par semaine à faire des séances avec une athosienne. Même si ça ne supprime pas les cauchemars, je me sens un peu plus sereine et je m'endors assez facilement. Alors que je me dirige vers mon ordinateur pour nous mettre la musique adéquate et que j'allume un bâtonnet d'encens, Nathalie me répond qu'elle veut bien un anxiolytique pour dormir mais surtout pas de somnifères. Tant mieux, je n'aime pas ça. Je lui répond par un signe de tête affirmatif et je reviens m'asseoir en face d'elle, en tailleur alors que la MUSIQUE commence à résonner dans le bureau. Je porte un doigt à ma bouche pour faire signe à Nathalie de ne plus parler et de profiter du calme et de l'ambiance apaisante.

- Ferme les yeux et inspire profondément...

Je parle à voix basse, je chuchote presque... On entend plus que la musique et les bulles produites par mon aquarium. A mon tour je ferme les yeux et je prend une profonde inspiration pour m'aider à faire le vide dans ma tête. Mes mains et celles de Nathalie se tiennent et lentement, je la guide pour qu'elle les tourne et qu'elle mette ses paumes vers le haut.

- Expire...

Je joins le geste à la parole et alors que j'expire en pensant à toutes ces sales choses qui me pourrissent la vie, je sens mon corps tout entier se relâcher. Je n'ai pas pour habitude de m'endormir lors des séances, mais là, comme je ne dors pas ou peu depuis plusieurs jours, je ne pense pas que je résisterais longtemps à l'appel du sommeil si il se fait entendre. L'odeur de l'encens qui brûle vient me chatouiller les narines. J'inspire une nouvelle fois et j'expire en suivant, le plus longtemps possible. Discrètement, j'ouvre un oeil pour voir ce que fait la rouquine. Je souris en voyant le visage apaisé de mon amie. Au moins, elle essaye et c'est tout à son honneur. Je ferme de nouveau les yeux et je me laisse aller. Je fais craquer ma nuque avant de me replacer, le dos bien droit. La concentration est assez compliquée, je repense à tout ce que je viens de raconter à Nathalie... Je ne suis pas aussi nerveuse quand je fais de la méditation avec ma "prof". Elle serait là, elle me dirait des trucs du genre "on se redresse, on respire par le ventre, arrêtez de bouger, arrêtez de penser..." Ouais ben c'est plus facile à dire qu'à faire hein ! En attendant, je suis assise en tailleur, par terre, en plein milieu de mon bureau et je n'arrive pas du tout à lâcher prise ! Je souffle... légèrement exaspérée par mon cas qui est, je trouve, désespéré !


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Mar 1 Mar - 16:48
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Evy sembla heureuse que Nathalie ait accepté de tenter la méditation. Aussitôt elle se lèva et lanca sur son ordinateur une musique apaisante et douce, avant d'allumer un bâtonnet d'encens. Nathalie la regarda faire, un peu dubitative. Pas qu'elle douta des vertus de la méditation, elle avait eut l'occasion d'en faire un peu et elle savait que ça pouvait aider. Mais, elle savait aussi qu'elle n'avait jamais été capable de pratiquer ce genre d'exercice seule, et surtout elle doutait d'être capable de se mettre dans l'état d'esprit adéquat. Leur conversation précédente tournait toujours dans sa tête. Elle avait fait naître de nouvelles questions et inquiétudes qu'elle n'avait pas envisagées jusqu'ici... Comme si elle n'avait pas suffisamment de sujet d'inquiétude pour le moment.

La jeune femme soupira légèrement pendant qu'Evelyn s'installait en tailleur sur le tapis devant le canapé, invitant la rouquine à se joindre à elle. Nathalie obtempéra, s'assaillant en tailleurs face à Evelyne. Une chance qu'elle soit souple et qu'elle adore s'asseoir de cette façon. Lors de ses cours de yoga, elles faisaient toujours une séance de relaxation, mais dans la position dite de « l'homme mort », couchée sur le dos, les bras et les jambes aussi relâchées que possible. Nathalie ne put retenir un sourire en repensant aux léger ronflements qui ne tardaient pas à se faire entendre dans la pièce, et dut reconnaître qu'il lui était arrivé à elle aussi de s'assoupir pendant que la prof les invitait à visualiser différentes choses apaisantes pour faire le vide dans leurs esprits.

Elle écouta les injonctions de la jeune psychologue, essayant de contrôler son souffle, de suivre le rythme de respiration qu'Evelyn lui imposait, s'efforçant de faire le vide dans son esprit en se concentrant sur les mots de son amie et sur la douce musique. La seule chose qui la dérangeait un peu était l'odeur de l'encens. C'était une odeur qu'elle n'avait pas l'habitude de respirer.

Au début, elle parvint sans trop de mal à contrôler les ses pensées... mais au fur et à mesure de l'avancée de la séance, les pensées parasites revinrent la hanter. Elle pensait à John, à ce qu'elle ressentait pour lui et qui lui faisait un peu peur. Elle pensa aussi à ce qu'Evelyn lui avait confié sur ce qui s'était passé sur Alpha, et une bouffée de colère l'envahie, elle se prit à regretter que son agresseur soit mort aussi vite... il aurait mérité de souffrir avant de rejoindre le repos éternel... quelle lui souhaita peu reposant et dans une endroit chaud où il serait torturée jusqu'à la fin de l'éternité.

Elle réalisa qu'elle s'était tendu et que ses dents était serrées. Pas du tout le but d'une séance de méditation. Elle se força à chasser ses pensées bien peu apaisantes. Mais elles furent remplacées par des souvenirs, bien plus agréable, mais tout aussi déplacés dans une séance de méditation.

Elle entrouvrit un œil pour voir si son ami s'en sortait mieux qu'elle.
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Jeu 3 Mar - 9:45
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❝La Grande Chasse Aux Cauchemars❞
Nathalie & Evelyn

Je soupire, j'aurais clairement du ne pas proposer cette séance de méditation. Je ne suis pas à 100% dans l'exercice et ça commence même à m'énerver plus que de raison. Je pousse un nouveau soupir, réalisant qu'on est plus en train de perdre notre temps qu'autre chose et je finis par ouvrir les yeux pour de bon. En fait, au lieu de me détendre, la musique est en train de jouer sérieusement avec mes nerfs et je crois que je suis à deux doigts de me lever et de tout couper. Mes épaules s'affaissent et mes doigts vont jouer avec mon jean. En face de moi, Nath a l'air un peu plus réceptive, du moins c'est ce que je crois jusqu'à ce que je la vois entrouvrir un oeil. Un immense sourire s'affiche sur mon visage.

- Je crois qu'on est aussi douée l'une que l'autre.

J'essaye de ne pas éclater de rire et je finis par me lever avant de tendre une main à Nathalie pour l'aider à se mettre debout. Une fois tout le monde debout, je vais à mon bureau pour lui faire l'ordonnance. Les médicaments sont peut être un moyen que je n'affectionne pas, mais là au moins, je sais ce que je fais. Je tend le papier à mon amie.

- Préviens moi si il y a le moindre changement, que ce soit bon ou pas d'accord ? Il faudra peut être réajuster le tout.

Je me lève de mon bureau et je met les mains dans les poches de mon jean. J'hausse légèrement les épaules avant de poursuivre.

- La prochaine fois qu'elle me donne une leçon, je viendrais te chercher. Elle, elle est douée.

On retourne s'asseoir ensemble sur le divan Je croise les jambes et je me tourne vers Nath

- Tu vas au bal ce soir ?

Toute la cité ne parle que de ça... Au départ, quand j'ai reçu l'invitation, je n'avais pas vraiment envie d'y aller puis j'ai fini par me dire que ça allait me changer les idées et puis ça serait une occasion de voir John en dehors de la cité... Enfin si il y va parce que j'en ai strictement aucune idée.


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Jeu 3 Mar - 11:42
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Nathalie se retint de pouffer quand elle vit qu'Evy la regardait elle aussi. Visiblement, elles n'étaient pas plus douée l'une que l'autre pour faire ce genre d'exercice sans la direction de quelqu'un d'expérimenté.

Evelyn se leva avec un soupir et tendit la main à Nathalie pour l'aider à se lever à son tour. Elle lui promis que la prochaine fois que l'Arthosienne lui donnerai un cours, elle viendrait la chercher. Nathalie retourna s’asseoir sur le canapé pendant que la psychologue allait jusqu'à son bureau pour couper la petite musique d'ambiance et éteindre l'encens, elle en revint avec une feuille quelle tendit à son ami en lui disant de la tenir au courant, que ce soit dans un sens ou dans l'autre, qu'il faudrait peut être adapter le traitement.

La rouquine regarda le nom du médicament que son amie venait de lui prescrire. Il se trouver qu'elle le connaissait, elle l'avait prit autrefois. Il ne lui avait pas été très utile par le passé, mais vu les circonstance, c'était différent. Elle n'était pas aussi basse qu'à cette époque là. Elle espérait bien que ça l'aiderai à retrouver une certaine régularité dans son sommeil.

Elle remercia Evy en rangeant l'ordonnance dans sa poche, elle irait à l'infirmerie dés qu'elle sortirait de chez son amie. L'egyptienne revint s'asseoir à son tour sur le canapé avant de demander à Nathalie si elle avait l'intention de s'y rendre.

Nath était partagée à cette idée. D'un côté elle avait envie d'y aller, mais d'un autre, elle avait peur de se retrouver à faire tapisserie, comme à l'époque des bal de son adolescence. Et puis, elle craignait que John n'y soit pas. Elle ne voyait pas trop d'intérêt à ce genre de festivités, si elle ne pouvait même pas en profiter pour voler une danse ou deux à son amant.

D'un autre côté, elle craignait tout autant qu'il soit là. Jusqu’alors, ils n'avait pas eut l'occasion de se rencontrer en public et elle ne savait pas si elle serait capable de masquer les émotions qu'il éveillait en elle. Et puis, ils ne s'était pas revu depuis son escapade à l'infirmerie. Elle ne savait pas s'il se rappelait de ce qu'il lui avait demandé, ni s'il le pensait vraiment. La pire chose qu'elle pouvait envisager était qu'en arrivant elle le trouve au bras d'une autre.

Elle soupira en disant :

- « Je ne suis pas sûre d'avoir spécialement envie d'y aller, mais il faudra bien que j'y traine la capitaine Frei. Elle ne peut pas se permettre de ne pas être présente à un événement donnée en l'honneur de ceux qui sont mort sur Alpha, et si je ne l'y oblige pas, elle n'ira pas. Je la connais, elle va encore me dire qu'elle a trop de rapports à lire, trop de choses à régler pour perdre son temps en de telles futilités. »
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Dim 6 Mar - 14:54
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❝La Grande Chasse Aux Cauchemars❞
Nathalie & Evelyn

Je viens de demander à Nathalie si elle va au bal qui est donné ce soir. De mon côté je ne sais pas ce que je vais faire. En fait, on en a pas discuté avec John et comme on ne veut pas être vus ensemble, ça va être assez compliqué de faire comme si de rien n'était. C'est donc pleines d'interrogations que je regarder Nathalie qui, tout comme moi, semble hésiter sur ce qu'elle doit faire. Mon amie soupire et j'hausse les sourcils un peu surprise par cette réaction. Elle me répond, elle m'explique qu'elle n'est pas vraiment sûre de vouloir y aller mais qu'elle n'a pas le choix, puisqu'il faut qu'elle y traîne Frei. Un sourire se dessine sur mon visage, je crois que c'est l'explication la plus bizarre qu'on ne m'ait jamais donnée mais je m'abstiens de tout commentaire.

Je baisse les yeux vers le sol quand elle souligne que la Capitaine ne peut pas être absente de cette soirée qui est donnée en l'honneur des gens décédés et blessés sur Alpha. Je ferme les yeux quelques secondes et je prend une profonde inspiration avant de redresser ma tête et de planter mon regard dans celui de la rouquine.

- Tu as raison, on leur doit tous cet hommage...

Je lui adresse un sourire et je prend sa main dans la mienne avant de prendre une nouvelle fois la parole.

- On dirait bien qu'on va devoir y aller alors...

Je me lève du divan et je remet mes chaussures avant de me tourner vers mon amie.

- Merci de m'avoir permis de vider mon sac... ça m'a fait du bien de te voir et de pouvoir parler avec toi.

Je jette un rapide coup d'oeil à ma montre et je constate que je suis en retard. Même si je ne travaille pas, j'essaye de garder un minimum d'emploi du temps pour ne pas perdre pieds et il s'avère qu'à présent, je dois aller prendre un peu l'air si je ne veux pas devenir folle. Enfin prendre l'air c'est l'excuse officielle. L'excuse officieuse est toute autre... Je range la boîte de chocolats et j'attrape mes affaires avant de se diriger vers la porte. Nathalie me suit et une fois hors du bureau, on se salue en se promettant de se revoir rapidement avant de se séparer et d'aller vaquer à nos occupations.

FIN


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