Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Une souris rouge - PV John Sheppard [Terminé]

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Ven 12 Fév - 22:44
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Ils étaient rentrés d'Alpha la veille. Nathalie savait que John était toujours vivant, tout au moins au moment où il était sorti du Jumper sur une civière.

Si elle s'était écoutée, elle aurait fait le siège de l'infirmerie jusqu'à pouvoir le voir, mais elle savait que cela n'aurait pas manqué d'éveiller les soupçons de Beckett ou d'Isia.

Elle avait aussi envisagée d'attendre le milieu de la nuit pour se glisser dans l'infirmerie. Elle n'aurait pas de mal à trouver sa chambre, après tout, c'était un des avantages d'occuper un poste tel que le siens. Elle pouvait savoir où se trouver n'importe qui à n'importe quel moment.

Mais, elle savait qu'il avait besoin de se reposer. Sa blessure avait l'air sérieuse, même si elle n'était pas vitale. Et puis, il y avait de grande chance qu'il ait besoin de passer sur le billard, et il ne passerait qu'après les urgences vitales. Nathalie n'avait pas envie de trouver un lit vide en arrivant. Cela l'inquiéterait encore plus. Et puis... il y avait des chances pour que l'infirmerie risquait de bourdonner comme une ruche toute la nuit. Elle n'y avait absolument aucun moyen pour que la rouquine passe inaperçue.

Et puis, après sa nuit avec lui, où elle n'avait dormit que deux heures dans ses bras, son inquiétude pour lui toute la journée, sa crise de larme libératrice elle était épuisée, et avant même d'avoir décidé si elle prendrait où non le risque d'aller le voir, elle s'endormit toute habillé, dans la position où elle s'était laissée tomber sur son lit.

Lorsque le réveil sonna le lendemain matin, elle eut l'impression qu'elle venait juste de s'endormir. Elle se sentait vaseuse, quand elle croisa son regard dans son miroir elle faillit se faire peur. Elle ressemblait à une sorcière de conte de fée. Ses cheveux de feu était en bataille, emmêlés comme si elle avait passé la nuit à se retourner sur son oreiller. Son visage avait la couleur de la craie, ses yeux gonflés, soulignés de larges ombres mauves.

Elle souffla en gonflant ses joues, et sortit son nécessaire à maquillage avant de tenter de se lancer dans l'imposant travail destiné à lui rendre visage humain.

Toute la journée, elle s'efforça de faire bonne figure, essayant quand elle le pouvait d'avoir des informations sur les blessés et surtout sur John. Les pertes était aussi effarantes que terrifiantes. Tant pour ceux qui étaient déjà sur Alpha que dans les rangs de la mission de sauvetage. Mais concernant celui qui occupait toute ses pensées, rien de neuf. De ce qu'elle réussit à apprendre, John avait été opéré la nuit précédente (elle avait été bien inspirée de ne pas y aller), il semblait sortit d'affaire... ou à l'agonie selon les sources.

Elle était torturée par les informations contradictoires, par l'inquiétude, par la peur que quelqu'un remarque ses questions sur John... par tout un tas de choses.

Il lui fallut faire preuve de tout son contrôle pour arriver à finir sa journée de bureau. La seule chose dont elle avait envie, là, tout de suite, c'était de courir jusqu'à l'infirmerie pour vérifier s'il allait bien. Rien que le voir vivant lui serait d'un réconfort inimaginable. Mais, il lui fallait bien ronger son frein.

A peine son ordinateur eut-il affiché l'heure théorique de sa fin de service qu'elle le quittait déjà, claquant la porte derrière elle. Elle ne voulait plus avoir d'interaction sociale avec qui que se soit, sinon elle allait exploser.

Elle alla s'enfermer dans sa chambre, n'en sortit même pas pour aller dîner. Elle n'avait pas faim, et même si ça avait été le cas, elle ne supporterait pas la promiscuité du réfectoire.

Elle avait décidé d'attendre encore quelques jours avant d'aller voir John. Il avait besoin de se reposer. Surtout si, comme le disait la rumeur, il avait été opéré la nuit précédente.

Nathalie s'allongea dans son lit et prit son livre. Mais elle était aussi incapable de se concentrer sur les lignes de cette histoire qu'elle connaissait pourtant par cœur qu'elle l'avait été à se concentrer sur son travail.

Rapidement ses pensées s'envolèrent, laissant la place aux souvenirs de leur soirée dans la cuisine, ses regards espiègles, son sourire qui marquait les pattes d'oies au coin de ses yeux. Leurs baisers, leurs caresses, sa tendresse et sa patience...

Elle jeta un coup d’œil à son réveil. 23H30. Il était plus tard que ce qu'elle pensait. Peut-être s'était-elle assoupit ? Quoi qu'il en soit, elle entendait que l'activité de la cité se réduisait avec les heures de la nuit. Nathalie posa la main sur l'interrupteur de sa lampe de chevet... mais quelque chose retint son geste.

Il était tard... après la frénésie de la nuit précédente, les équipes médicales seraient réduites au stricte nécessaire, et les malades probablement sédatés... quel mal y aurait-il a ce qu'elle aille voir si tout ce passait bien ?

Quel mal y aurait-il a ce qu'elle aille jeter un coup d’œil dans la chambre d'un des blessés graves ?

Quel mal y aurait-il à ce qu'elle aille s'assurer qu'il dormait et qu'il n'avait besoin de rien ?

****

L'infirmerie tournait au ralentit. Nathalie s'y glissa discrètement. Dés son entrée, son nez avait été agressé par les odeurs de désinfectant, de médicament et de douleur. Elle aurait pu reconnaître l'odeur d'un hôpital n'importe où les yeux fermés. Elle la détestait profondément.

Elle restait prudente, elle ne savait pas ce qu'elle répondrait si on l’interrogeait sur sa présence à une heure si tardive, mais elle comptait sur son imagination si le problème se présentait.

En fait, elle n'avait rien planifié, rien prévue. La seule chose qu'elle avait pris soin de vérifier c'était dans quelle chambre elle pourrait trouver celui qu'elle cherchait. Elle avait été ravie de réaliser qu'il avait été placé dans une chambre prés de l'entrée. Elle aurait moins de chance de se faire surprendre.

Nathalie pouvait se montrer très discrète quand elle le voulait, capable de se fondre dans le décors quand s'était nécessaire. Petite souris couleur muraille.

Son cœur battait à tout rompre. Elle avait peur de se faire surprendre, mais surtout peur de ce qu'elle pourrait découvrir dans cette chambre. Arrivée devant la porte qu'elle cherchait, elle s'immobilisa un instant, regardant à droite et à gauche avant de commander l'ouverture de la porte.

Elle se glissa à l'intérieur et se glissa derrière le rideau qui séparait les deux personnes qui occupaient la chambre. Elle se retrouva prés du lit de quelqu'un qu'elle ne connaissait pas, qui semblait mal en point et profondément endormis. Elle regarda le nom sur la fiche au pied du lit et la date d'admission. Le nom ne lui disait rien, mais la date de la veille laissait penser qu'il faisait parti des blessés d'Alpha.

Nathalie s'approcha du lit, caressant délicatement le front de l'homme et lui souhaitant silencieusement un bon rétablissement. Il soupira et marmonna dans son sommeil, mais le temps qu'il entrouvre les yeux, elle était déjà passé de l'autre coté du rideau, se maudissant d'avoir troublé le sommeil de quelqu'un qui en avant tant besoin.

Elle resta immobile un instant, espérant qu'il n’appellerait pas une infirmière et se rendormirait. Avec le suintement des machines et les bips qui en émanaient régulièrement, elle ne pouvait pas compter sur son ouïe pour repérer le moment où la respiration de l'homme redeviendrait régulière et profonde. Elle ne voulait pas se retourner tant qu'elle n'était pas sûre qu'il s'était rendormis, craignant de ne pas pouvoir retenir un bruit qui aurait trahi sa présence.

Nathalie regarda sa montre et décida d'attendre quelques minutes. Quelques minutes qui lui semblèrent une éternité.

Quand elle estima qu'elle avait attendu assez longtemps, elle se retourna lentement vers le lit derrière elle.

Elle faillit ne pas le reconnaître. Il était blême, ses lèvres pâles. Il semblait sans défense, vulnérable. Nathalie sentit des larmes lui picoter les yeux. Où était le soldat toujours volontaire pour les explorations ? Où était l'homme taquin qui avait toujours un mot pour rire en entrant dans son bureau ? Où était l'homme espiègle et joueur avec qui elle avait passé une soirée si amusante dans la cuisine ? Où était l'homme doux et attentif à qui elle s'était offerte ?

Nathalie serra les dents pour retenir ses sanglots, elle ne voulait pas faire de bruit. Elle s'approcha doucement du lit et jeta un coup d’œil aux appareils qui l'entourait. Elle ne connaissait pas grand chose en médecine, mais elle savait que s'il y avait eu un problème ils auraient sonnés. Un des appareils indiquait sa fréquence cardiaque. Elle lui parut un peu basse, mais elle savait que les personnes sportives avaient souvent des fréquences cardiaques basses.

Il y avait un tabouret dans un coin de la pièce, elle le prit et le rapprocha de son chevet. Avant de s'asseoir, du bout des doigts elle repoussa une mèche de ses cheveux, effleurant délicatement son front.

-  « Mon dieu, John... dans quel état es-tu... » chuchota-t-elle.

Elle s'assit sur le tabouret, hésitant à le toucher de peu de le réveiller. Sa respiration était paisible et profonde. Probablement les médecins lui avait-il injecté un sédatif pour lui permettre de se reposer. Elle le regarda dormir. C'était plus que ce qu'elle en espérait en venant ici. Il était vivant. Il respirait. Il s'en sortirait. Il fallait qu'il s'en sorte. Rien que l'idée qu'il pourrait y avoir un problème et qu'il pourrait ne pas se réveiller provoqua une intense douleur chez la jeune femmes.

Elle ne fut plus capable de retenir ses sanglots. Elle avait l'impression qu'elle allait étouffer. Elle ne put se retenir de saisir délicatement la main de John. Elle avait besoin de sentir sa chaleur, de savoir qu'il vivait.

-  « S'il te plait John... »
murmura-t-elle d'une voie un peu étranglée et hachée. « Il faut que tu te battes, il faut que tu reviennes... Je peux pas... je peux pas envisager de ne plus revoir ton sourire. »

Probablement ne se serait-elle pas tant livrée s'il avait été éveillé. Elle aurait eu peur qu'il ne se moque de sa candeur, de sa naïveté. Mais le trop plein des émotions de ses derniers jours la submergea. Ils avaient encore des choses à se dire. Ils n'avaient pas eut l'occasion de se reparler depuis leur nuit ensemble. Au moment où l'alarme avait retentit, réveillant la jeune femme en sursaut, il sortait de la salle de bain. Il s'était habillé rapidement avec quelques mots rassurant, lui disant que ce n'était probablement pas si grave.

Le temps qu'elle sorte du lit et ne s'habille à son tour, il avait déposé un rapide baiser sur ses lèvres avant de claquer la porte avec lui. La dernière fois qu'elle l'avait vu, il partait avec les volontaires pour récupérer Alpha.

Elle posa son front sur la main du jeune homme, incapable de refréner le chagrin qui l’étreignait.

-  « Je t'en pris... ne m'abandonne... pas de cette façon.... Nous avons encore des choses à nous dire... » ajouta-t-elle dans un souffle d'un ton pitoyable.
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Lun 15 Fév - 23:37
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PV NATHALIE DUMOND







Mon arrivée sur Atlantis, était assez chaotique… je ne me souvenais pas de grand-chose. Au vu du nombre de mes absences quand j'ai débarqué … je ne voyais plus grand chose et niveau audition se fut la catastrophe assurée. L'avantage c'est que le bruit, qui devait être assourdissant, de l'infirmerie ne me dérangeait nullement. J'étais sur un lit, à attendre qu'on m'opère... ne voyant que des tâches informes autour de moi. Des infirmières avaient eu le temps de s'occuper de mes blessures moins graves et m'avait placée sous perfusion. Une belle poche de sang, commençait à se vider dans mes veines à moitiés vide.

Je ne comprenais plus grand-chose de toute manière. J'entendais à peine la voix de Beckette ou celle de sa collègue blonde, Taylor-Laurence me semble bien.
Mon état devait les inquiéter car, je voyais de nombreuses fois leurs silhouettes, penchées au-dessus de moi à me tripatouiller et me dire des choses inaudibles. C’est après, avoir repris un peu plus de sang dans mon corps, que je sentie ma vision et mon audition revenir à un stade presque normal. J’eu le droit à une batterie de question de la part des deux médecins, avant d’être emmené par la jolie doctoresse au bloc opératoire. Apparemment, ils ne voulaient pas prendre le risque de m’opérer avec le peu de sang qu’il me restait.

Bon, je ne vais m'étendre là-dessus, car je ne m'en souviens pas. Mon réveil fut dans une chambre avec comme colocataire un membre d'alpha. Il souffrait lui aussi et dormait depuis deux heures. Le docteur Taylor-Laurence, m'expliqua une foule d'informations de sa voix autoritaire. En la regardant, je me fis un étrange constat … comment l'infirmerie pouvait être aussi efficace avec une femme aussi perturbante ? Beckette était à ses côtés et complétais les informations. Ils étaient mignons tous les deux à virevolter autour des blessés comme deux papillons… cette remarque se fit à voix haute et Beckette, me donna deux cachets contre la fièvre, qui apparemment me faisait dire pas mal de conneries.

Je le crus et je le pris sans discuter. Lui demandant avant ce que j'avais bien pu dire dans mon inconscience fiévreuse. Ce fut Isia, qui avec son petit rire cristallin, m'expliqua, en quoi, j'avais délibéré tout seul sur la meilleure façon de manger un cookie ou bien sûr une soirée dans la cuisine avec un coquelicot.
À l'évocation de la soirée avec un coquelicot, je me senti mal à l'aise… le coquelicot n'était autre que Nathalie… et je félicitai le miracle qui ne m'avait pas conduit à prononcer son prénom. Apparemment, je n'avais parlé que de nourriture et de ce fameux coquelicot, rien de sexuelle… du moins on m'informa pas de ces détails.

J'eu soudainement honte de déliré de la sorte et je m'enfonçai dans mon lit, sous le regard amusé de la jeune femme et de Carson. Celui-ci était bien aimable, il me rassura sur le fait qu'aucun de mes propos ne seraient répété… surtout qu'ils ne voulaient pas dire grand-chose.

Après, une petite discussion avec Carson, je m’endormis profondément, me réveillant vers 13H. le regard hagard, mon épaule me lançait et je commençais à m'ennuyer un peu, discutant avec mon colocataire. Mais très vite mes heures d'éveils étaient assez réduites et je sombrais rapidement. Parfois, j'étais réveillé par l'un des médecins ou bien par un infirmier pour que je mange, ou changer mes bandages et surveiller mes constantes vitales.

Mon esprit était donc plus souvent off qu'autre chose. J'étais nauséeux et la morphine me shootait pas mal.

Ah un moment, je fus réveillé par la voix de la doctoresse qui était de mauvais poils. Celle-ci, envoyait littéralement bouler Weir et apparemment d'autres personnes. Elle ne désirait pas avoir « dans les pattes » des personnes qui me fatiguerait encore plus. J'admirai sa franchise dévastatrice. Elle venait clairement de renvoyer Weir pour la 5eme fois aujourd'hui. La cheffe de la cité, insista encore, mais fut accueillis par un non, si froid qu'elle aurait pu être congelé sur place. En tout cas, Taylor-Laurence semblait faire le ménage chez les visiteurs, bien plus efficace qu'un chien de garde cette bonne femme.

Ce fut aux alentours de 18h, qu'Élisabeth pu me rendre visite. Son regard scruta l'infirmerie, attendant l'accord du cerbère avant de pénétrer dans ma chambre. En toute franchise, ça me fit plaisir de la voire, mais à la fois, j'aurais aimé ne pas avoir de visite. J'étais assez fatigué et j'avais un mal fou à comprendre tout ce qu'elle me disait. Elle m'éreintait sans le vouloir… je compris aisément pourquoi la doctoresse limitait le nombre de personnes selon les patients.
Je dûs écourter la visite de Weir, à mon plus grand regret, car je commençais à piquer du nez… en réalité je m’endormis avant que je finisse ma phrase. Je sentie, juste une caresse sur mon bras et puis le trou noir.

Mon état s'améliora quelque peu, le soir… je sommeillais par alternance et je me sentais moins la douleur. Les médicaments commençaient à bien agir et surtout mon corps s'habituait à cette morphine qui me rendait shooté. Je détestais mon état et avait hâte de pouvoir sortir et courir dans la cité. Je n'aimais pas la sensation d'être assisté et en état de faiblesse. Surtout quand j'avais de la visite. D'ailleurs, je demandai à Carson, de ne pas autoriser plus de personnes pour venir me voir… j'étais trop honteux d'offrir un visage blanc froid et tremblotant.

Cela, me fit un coup, car je crevais d'envie de parler et d'avoir des visages connus à mon chevet. Mais, par fierté mal placée, je ne voulais pas qu'on me voit aussi mal. Quand ma porte de chambres s'ouvrait, je la scrutais d'un œil avide… espérant voir une silhouette bien particulière… enfin espoir que je refoulais, car je ne voulais pas qu'ELLE me voit ainsi. Et pourtant, j'aurais bien aimé serrer sa fine main gelée contre la mienne. C'est drôle, nous devions avoir en ce moment, la même température de mimines. Cette constations me fit sourire bêtement dans mon lit.

Mon camarade n’était pas très bavard… dans un sens, il oscillait entre la vie et la mort à cause d’une hémorragie interne.

Plusieurs fois dans la journée, j’avais pensée à Nathalie… me demandant, si c’est bien elle, que j’avais vu aux cotés de Weir… si elle venait à l’infirmerie et si Taylor Laurence l’envoya bouler comme Weir… apparemment, la doctoresse tenait un étrange pari avec Carson… je les avaient entendu débattre sur le nombres de personne qui étaient venue me voir. Et Isia, ne semblait s’intéresser qu’aux nombres de femmes. Je ne comprenais pas très bien leur discussion, mais j’avais compris, les grands lignes … Isia, avait pariée un certain nombres et Carson ne voulait pas entrer dans ce petit jeu. Même si cela semblait l’amuser aussi. J’ignore si elle fait ça avec les autres patients.

Encore un trou noir jusqu’à 23H…j’étais affreusement fatigué… comment cela pouvait-il être le cas, alors que je passais tout mon temps à dormir ? Et le pire, c’est que je ne rêvai pas. À chaque fois, je reprenais ma pensée là où elle cété arrêté et cela faisait un bon moment, que se fut bloqué sur le visage de Nathalie.
Comme une douce mélodie, en tête, je n'arrivais pas à penser à autre chose qu'à elle. Peut-être par ce que j'avais envie de douceur et que s'est des souvenirs agréables. Oui sûrement… en tout cas, je sombrai à nouveau dans une sorte de près sommeil un peu lourd…

J'avais refusé qu'on me donne encore un sédatif… j'estimais que j'étais assez shooté par les médicaments comme ça toute la journée. Je ne pensais pas que j'allais le regretter, car j'étais affreusement mal calé… et une tension dans mon dos me réveilla plusieurs fois… avant de re sombrer quelques longues minutes.
Mon sommeil fut étrange, j'entendais une voix douce et agréable … une voix qui s'empreignait de sanglot… elle me disait des mots un peu hachurés que j'avais du mal à saisir aux premiers abords…

« S'il te plait John... »« Il faut que tu te battes, il faut que tu reviennes... Je peux pas... je peux pas envisager de ne plus revoir ton sourire. ».

Me battre ? Mais bien sûre que oui, il en faut peu pour me tuer… je suis juste crevé et mon corps s'amuse à appuyer sur le bouton ON/OFF toutes les heures. À croire que c'est pour se venger de ma course folle contre Koyla.

Cette voix, me plaisait bien, elle me rappelait celle de Nathalie, avec ses petits murmures affolants. Ses murmures qui me rendaient fou et son grand regard si charmant. J'avais l'impression de la voir et de pouvoir lui répondre, d'être assis à côté d'elle et de la câliner comme la dernière fois. Des images d'avant la sonneries d'alarme me revenus. Le moment où je l'avais embrassé alors, que j'étais encore un peu mouillé, lui disant naïvement que tout se passerait bien. Tu parles, j'ai failli mourir …lui dire qu'apparemment j'avais déliré sur elle, la comparant à un grand coquelicot… cela aurait pu être amusant, elle a de l'humour cette femme.

Je me perdais dans mes pensées… quand je sentie que ma main était touchée par quelque chose. Une nouvelle fois, je pensais à un rêve, mais je commençais sans le vouloir à immerger du sommeil…. Et j'entendis une nouvelle fois, la voix…

« Je t'en prie... ne m'abandonne... pas de cette façon.... Nous avons encore des choses à nous dire... ».

Je clignai des yeux dans l'obscurité de la pièce. Immobile comme si je dormais, je senti, qu'en effet, ma main, était sur le front de quelqu'un. Et la personne à mes côtés, je l'identifiai immédiatement. Sûrement à cause de son parfum délicat et fleural… ce parfum que j'avais respiré durant une belle nuit…

Mon souffle fut stoppé quelques secondes avant de reprendre dans un léger grognement. Ma main, caressa son front. Je ne savais pas trop si j'avais rêvé les paroles d'avant ou non. À vrais dire, j'ignorais si mon pseudo rêve, n'était pas en réalité les paroles de Nathalie que j'avais perçues dans mon sommeil paradoxal.

Je sentie, une étrange sensation dans mon ventre … l'abandonner ? De cette façon ? en mourant ? Je ne savais pas trop quoi en pensé… sauf peut-être quelle semblait tenir à moi. Cela, me donne un petit choc plaisant.
En tout cas, je me surpris à sentir sous ma main, un visage un peu humide. Ma main, descendit sur sa joue.

• Oui… pas mal de chose … la prochaine fois, on fera des crêpes…

Ma voix était cassée, une voix douce de murmures dite dans un souffle. Un sourire s’afficha sur mes lèvres. Bah après tout, peut-être que je délirais, que j’avais mal compris ou bien imaginés ses paroles. Mais, je les trouvais bien tristes, alors autan les égailler avec un peu d’humour. Au pire, elle me demandera « pardon ? » et je lui expliquerais que j’ai crus l’entendre me parler.






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Mar 16 Fév - 16:38
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Dés l'instant où elle l'avait vu allongé là, avec cette odieuse boule de sang suspendue à coté de la perfusion, au dessus de son visage de cire, une très vieille ritournelle lui était revenue en mémoire. Nathalie ne savait pas pourquoi, mais dans les moment de stress intense ou de terrible chagrin, comme pour se protéger un peu de l'horreur son cerveau chantait.

La chanson tournait en boucle dans on esprit, comme le son d'une radio réglée au minimum, et pendant qu'elle parlait à John, le suppliant de ne pas l'abandonner comme ça, les paroles de la chanson faisait écho à sa douleur.

C'était une très vieille chanson, écrite bien avant sa naissance, et qu'elle avait toujours aimée, même avant d'en comprendre les paroles. Une chanson qui parlait d'une rencontre sans lendemain pour la pire des raisons. Aujourd'hui, elle prenait pleinement conscience de ce que ses paroles signifiaient et impliquaient.

Elle avait l'impression qu'on lui arrachait le cœur, et devait faire de gros efforts pour ne pas sangloter trop bruyamment, au point qu'elle avait l'impression qu'elle ne pouvait plus respirer.

Perdre John maintenant serait trop cruel. Elle ne pouvait pas l'imaginer sans ressentir une profonde détresse. Elle ne saurait jamais ce que leur relation aurait pu donner, elle ne saurait jamais si les sentiments qu'il avait commencé à ramener à la vie étaient partagés, si ça valait le coup de prendre le risque de souffrir à nouveau.

Qu'avait-elle donc fait de si horrible pour que le destin s'acharne à jouer un jeu si cruel avec elle ? Lui faire rencontrer quelqu'un qui avait ramené un peu de chaleur dans son cœur en hiver, lui laisser espérer qu'il pourrait être celui qui briserait ses défenses et le blindage qu'elle s'était construit et qui finalement l'étouffait, pour le lui reprendre aussitôt.

Même si elle s'efforçait de se dire que ce n'était qu'une aventure, qu'ils passaient de bon moments ensemble, mais qu'il ne pouvait pas y avoir de lendemain. Même si elle s'efforçait de nier que son cœur battait plus vite quand elle voyait son sourire, elle n'était pas vraiment dupe de ce qui lui arrivait. Un coup de foudre, c'était bien la seule chose qui ne lui était encore jamais arrivée.

Nathalie savait que cette histoire pouvait être très destructrice pour elle. Si elle le perdait alors qu'elle commençait juste à s'ouvrir un peu à l'espoir, ça en serait fini. Plus jamais elle ne serait capable de se laisser aller à ce genre d'émotions.

Elle sentait la main de John sous son front. Elle était gelée, vaguement agité de tressaillements. Elle lui rappela là façon qu'il avait eu de réchauffer la sienne dans la cuisine en la frottant délicatement entre les sienne. Leur premier contact. Sa première caresse. Elle se rappelait combien elle avait été à la fois troublée et heureuse. Elle frotta doucement son front contre sa main.

« … la prochaine fois, on fera des crêpes… »

Sa voix était tellement faible qu'elle ne réalisa pas tout de suite que c'était lui qui avait parlé. Puis, elle sentit que la main sous son front se déplaçait doucement, caressant son visage.

Elle se redressa d'un bond et le regarda incrédule. Il avait les yeux entrouverts et un pauvre sourire sur ses lèvres. Un sourire qui ressemblait au fantôme de ceux qu'il lui avait offerts, mais qui ramenait quand même la vie sur son visage de cendre.

Nathalie n'avait pu retenir une petite exclamation, qu'elle avait étouffée en mettant sa main sur sa bouche. Elle resta un instant figée autant de bonheur que d'inquiétude d'avoir alerter quelqu'un sur sa présence. Elle n'avait pas le droit d'être là, et officiellement, elle n'avait même pas de justification, surtout au beau milieu de la nuit. Mais, si quelqu'un venait la virer de là maintenant, elle ne répondait plus de rien.

La stupeur passée, elle se mit à rire, et à pleurer en même temps. Son cœur faisait des cabrioles dans sa poitrine. Elle avait envie de se jeter de ses bras, de l'embrasser, de le cajoler. Elle dut se faire violence pour ne pas le faire, mais elle ne voulait pas lui faire mal. Il semblait tellement fragile, tellement vulnérable.

Elle se leva du tabouret pour se rapprocher de la tête du lit, passant sa main sur la joue blême de John, le regardant intensément, comme si elle craignait qu'un simple clignement d’œil puisse dissiper l'illusion.

Nathalie se pencha au dessus de lui et posa son front sur sa tempe.

- « Des crêpes, des gaufres, tout ce que tu voudras mon... »

Elle bloqua le mot qui avait faillit lui échapper. Un mot qui n'avait plus franchit ses lèvres depuis très longtemps, et qu'elle avait apprit à considérer comme un mensonge. Pourtant, à cet instant, il était parfaitement adapté, mais elle craignait qu'il ne lui soit inspiré que par le soulagement, et si un jour elle le prononçait pour lui, elle voulait être sûre qu'il ne lui serait pas soufflé par des événements extérieur et que ce serait elle qui l'offrirait.

Pour masquer son interruption un peu abrupte, même si elle n'était pas sûre qu'il l'aurait remarqué, elle fit glisser ses lèvres sur la joue de John pour trouver les siennes.

Ce baiser n'avait pas la saveur sucrée de leur tout premier. Il avait les lèvres sèches, craquelés, elle y sentait le goût du sang, celui des médicament et la saveur acre de la fièvre. Mais elle le savoura comme le plus doux des breuvages. Là encore, elle dut se faire violence. Elle aurait aimé l'embrasser passionnément, alors qu'elle était obligée de garder son baiser léger pour ne pas le blesser. De nouvelles larmes débordèrent de ses yeux. Des larmes de soulagement cette fois.

Elle posa son front contre celui de John, ses mains sur les joues de son amant et ferma les yeux, savourant le souffle vivant du jeune homme sur son visage,

- « Tu m'as fais peur.... Si tu savais... si tu savais... quand la rumeur t'a dit perdu... » murmura-t-elle contre ses lèvres.

HRP : La chanson à laquelle Nath' fait référence:
 
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Mer 17 Fév - 18:47
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PV NATHALIE DUMOND







J'ignorais, si cela était la morphine, la fatigue, la douleur, ou un beau cocktail de tout ça… mais j'avais l'impression d'être cotonneux voir dans le flou. Je me questionnais encore quelques minutes, sur les paroles que j'avais perçues. Je ne pouvais pas vraiment trancher sur le fait que cela soit un rêve ou bien de vraies phrases. Je sentais mon cerveau un peu lourd pour pareille réflexion… et puis avoue-le, avait-elles de l'importance ? Oui, il est plaisant de se dire que vous avez manqué a quelqu'un… mais, effrayant de se dire que pareil sentiment puisse s'installer aussi vite…signe flagrant que ce ne fut point une simple aventure pour elle.

Je ne pouvais donc pas vraiment pensez quelque chose de tout cela… ne sachant pas si cela fut mythe ou réalité à l'instant « t ».

Elle sursauta un peu trop vivement à l'éveil de ma main, laissant un petit cri sortir de ses lèvres. Cela m'arracha un petit rire étouffé, que trop faible pour durer. Son regard balaya la pièce, espérant n'avoir alerté personne. Il y avait peu de chance, la porte était fermée et les infirmiers ne reviendraient que si le bip macabre de la machine de mon voisin ou bien les miens, se mettent en marche. Chose, qui j'espérais, n'arriverais pas. Il n'est jamais plaisant d'assister au suicide d'un cœur.

Je soupirai contre moi-même. Quelle image peu plaisante je devais lui renvoyer. Heureusement que nous sommes dans le noir… car, déjà que je n'apprécie pas de lui offrir pareille contemplation… alors avec les couleurs, cela doit être d'autant plus horrible. J'eu l'envie de la renvoyer pour l'épargner… mais égoïstement j'étais bien trop content de sa présence.

Un peu trop ravi de la voir… même si par fierté j'aurais préféré la contempler dans quelques jours, où mon corps serait plus présentable. Cela était presque ironique. Nous avions passé une charmante soirée ensemble, où elle n'avait pu voir que mes bons côtés, que cela soit de mon caractère ou de mon corps. Et là, elle pouvait voir l'image que fantomatique du cadavre que j'aurais pu être. Tu parle d'un sexe symbole ! Comme se dire que l'homme que vous avez en face de vous était il y a quelques heures avant en train de vous couvrir de sa passion ?

Quelques rires secouèrent son corps. J'entendis des reniflements signe que des larmes accompagnaient le son de sa voix. J'eu une petite moue gênée. Je ne savais, jamais comment réagir face aux larmes. Des états-d'âme qui me donnait envie de fuir ou de me cacher dans un coin par honte. Honte de ne savoir que faire face à ça.


Elle rapprocha son tabouret, pour poser une de ses mains sur ma joue. J'en profitai pour essuyer les larmes qui coulaient sur son visage avec la mienne. J'avais sûrement des mouchoirs sur ma table de nuit… enfin je ne sais pas. Je tournai la tête en douceur vers ladite table pour vérifier. J'y vis un paquet. Je grommelai sans signification, mon manque de réactivité me donnait l'impression d'être un robot mal huilé. Je mis un temps fou à atteindre la boite rectangulaire en carton. Ah que c'est chiant d'être aussi amorphe !

Ma main quitta son visage pour attraper l'un des mouchoirs qui sortait de la boite d'une manière élégante. Avec celui-ci je lui essayai les longues traînées d'eau, sûrement souillés par son mascara. Enfin, si elle était venue maquiller. Je me rendis compte que ma vision, n'était pas tout à revenu à la normale. Signe, qu'il me manquait encore quelques précieux cl de sang. À moins, que cela était dû à la morphine et les autres médicaments qui me shootait.

Ma tête fut en contact avec son front et je soupirai doucement. Son front était bien plus chaud que mon corps l'était. Ce fut assez agréable et je fermai les yeux quelques minutes, profitant de cette petite source de chaleur. Pour une fois, que c'est elle qui est chaude !

Ma seule main valide, puisque l'autre était bloquée dans son mouvement avec le bandage de mon épaule, je touchai l'un de ses bras. Elle me répondit. À donc tous ce que je veux ? J'hémi un autre petit rire étouffé. À vraiment John, tu as bien joué au con sur alpha, te voilà aussi fragile qu'une feuille face à la femme que tu as aimée durant une nuit… Ah vraiment quelle belle image tu lui offres.

Elle ne finissait pas sa phrase. Je la fini pour elle, un sourire sur mes lèvres blanches et gercées. Sans vraiment chercher le mot qu’elle avait voulu dire. Mon esprit enfantin, avait compris que cette pause, était dû à sa tristesse et au choc émotionnel qu’au fait qu’elle voulait sûrement dire quelque chose de plus significatif sur ses sentiments. Cela ne me venu même pas en tête.

• Mon zombie…

Oui, je m'imaginais bien dans pareil accoutrement… dans un sens je ne devais pas avoir meilleur allure. Enfin, je ne me décomposais point et je ne sentais pas encore mauvais. Après l'opération, on m'avait lavé… dans un sens je devais avoir un corps sale et pleins de sang. C'est bête de penser à ça, mais cette pensée était géante. Cela devait être tout aussi étrange, pour la personne malchanceuse qui avait dû laver les corps inertes des blessés.

Cette pensée incongrue, fut balayée par les baisers de Nathalie. Je ne devais pas avoir un goût des plus savoureux. Mais, je m'en fichais. Je m'attendais à ne pas ressentir grand-chose avec la dose de morphine que j'avais… mais la sensation d'apaisement et les flammes d'un désir un peu mal placé me brûlèrent les lèvres.

La légèreté de ses baisers me frustra, j'eu envie de la saisir pour lui offrir une étreinte plus dure. Je me retenu, au vu du peu de force que j'avais dans un seul et unique bras. Préfèrent caresser sa longue chevelure rousse avec celle-ci.

Je grognai légèrement de satisfaction et d'allégement quand elle reposa son front contre le miens, avec ses longues mains contres mes joues si froides. Je fermai simplement les yeux, un peu engourdit par cette sensation cotonneuse décrire au début.

• Ne jamais me croire mort, tant que mon cadavre ne le certifie pas… car sinon, tu vas toujours t’inquiéter…

J’eu un petit sourire, je suis un peu un trompe la mort. À force il fallait s’y habituer. D’ailleurs, je ne comprenais toujours pas pourquoi Weir, s’inquiétait autant sachant cela. Ma phrase était un peu plus audible. Ma gorge était moins sèche et j’arrivais à parler un peu mieux. Ce qui me plus et me rassura un peu, sur l’image que je devais lui renvoyer.

Ma main remonta jusqu’à son visage pour poser ma large paume contre sa joue humide. Ma tête fit un petit mouvement vers le haut, pour embrasser ses lèvres chaudes. Le baisser fut plus appuyer car, ma main m’aidait à le rendre plus passionnée. Comme pour lui signifier quelle pouvait y allé plus fort, cela ne me blesseras point.

• Rassure moi, je ne suis pas encore en train de délirer ?

Cela pourrait être le cas. J’avais bien parlé tous seul de nombreuse choses et rêver d’elle aussi. Alors, avec ma dose de drogue dans le sang, je suis suffisamment imaginatif pour dessiner ce petit tableur mignon. Reflétant, l’espoir fou, naïf et bête qu’elle ne soit pas seulement qu’une amante d’une nuit. Car, en toute franchise, qui s’inquiéterait du sort de son simple plan cul ? Faut-il au moins au minimum s’intéresser à la personne pour dire de pareilles phrases.

J’appuyai doucement sur ma main, pour poser sa tête contre mon épaule valide. Soupirant longuement satisfait. Sur le coup, et si j’avais eu la force de le faire, je l’aurais bien allongé contre moi.







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Jeu 18 Fév - 13:13
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L'entendre finir la phrase qu'elle avait interrompue avec un trait d'humour fit sourire Nathalie. Maintenant elle était rassurée quant à son état. Encore qu'elle soupçonnait qu'il aurait été capable de faire ce genre de blague à la mort elle-même. Elle se sentait bien à présent, apaisée. Elle profitait de sa présence. Même si elle s'inquiétait de le sentir si froid.

Il était gelé. Son front sous le sien, ses joues sous ses paumes, ses lèvres qu'elle effleurait, elle avait l'impression de serrer contre elle une statue de glace. Elle aurait aimé pouvoir le réchauffer.

- «  Mon zombie ? Oui, la lumière des appareils te donne un magnifique teint verdâtre, mais j'aimerai autant que tu évites de commencer à perdre tes membres.» le taquina-t-elle à son tour avant de demander d'un ton plus doux « Tu es tellement froid ! Tu veux que je t'apporte une couverture de plus ? »

Il semblait plus réveillé maintenant, elle sentait sa main valide caresser son épaule et ses cheveux. Elle se sentait un peu coupable de l'avoir dérangé dans son sommeil, mais elle était heureuse de voir qu'il semblait reprendre un peu de poil de la bête.

Quand il brisa le silence pour lui donner un conseil concernant sa disparition, le cœur de Nathalie rata un battement. Elle ne sut pas si c'était parce qu'elle le trouvait un peu morbide ou si c'était parce qu'il semblait sous-entendre que ce qui était en train d'éclore entre eux durerait encore suffisamment longtemps pour qu'elle ait d'autres occasions de s'inquiéter. C'est vrai que John semblait avoir un certain don pour se mettre dans des situations particulières.

Nathalie était sur la cité depuis assez longtemps pour avoir eut l'occasion de le croire perdu un certain nombre de fois. Et, elle dut admettre que même si elle n'avait jamais été aussi malheureuse que cette fois-ci à chaque fois qu'ils l'avaient cru perdu, son cœur s'était serré. Elle réalisa aussi qu'il y avait bien des semaines qu'elle avait commencé à guetter ses visites dans son bureau, ou sa présence au réfectoire. Même si elle n'aurait jamais eut l'idée incongrue de lui montrer son intérêt.

Une autre idée, désagréable celle là, lui vint à l'esprit. Attendre de voir son corps ? Cette idée lui était déjà intolérable, mais vu ses voyages, il n'était même pas dit qu'il y ait un corps à voir si le pire se produisait.

Oui, visiblement, elle allait avoir beaucoup d'occasion de s'inquiéter pour lui. Mais ce ne serait pas pour tout de suite. Très égoïstement, elle se dit que tant que sa blessure ne serait pas guérie, il ne serait probablement pas autorisé à reprendre les explorations. Ça lui laisserait du temps pour profiter de sa présence.

Il releva sa main valide pour venir la poser sur sa joue. Nathalie s'y appuya un peu, posant sa propre main sur la sienne, le regardant avec douceur. Cette main était glacée, mais sur ses joues brûlante et irrités par le sel des larmes, c'était une sensation agréable. Le baiser que John lui rendit fut bien plus intense que celui qu'elle lui avait offert. Elle l'avait traité comme s'il avait été en cristal, tant il avait l'air fragile, son baiser lui rappelait qu'il était plus solide que ce que son apparence actuelle laissait penser.

Elle le lui rendit, en y mettant plus de passion que dans son premier, savourant les émotions qui couraient en elle, le soulagement, le plaisir de sentir ses lèvres frémissantes sous les siennes, la boule de chaleur qui naissant dans son ventre, le bonheur qu'il ne l'ai pas repoussée,

En venant ici, Nathalie avait prit un risque. Un risque qu'elle s'était jurée, après une déception d'adolescente, de ne plus jamais prendre. Le risque de se voir repoussée. Après tout, ils n'avaient passé qu'une seule nuit ensemble. Une nuit passionnée certes, mais pour ce qu'elle en savait John avait beaucoup de succès auprès de la gente féminine. Elle n'aurait pu être pour lui qu'une passion d'une nuit. Auquel cas, il aurait pu être gêné qu'elle vienne le voir ici.

Il s'inquiéta de délirer, d'être en train de rêver. Elle lui offrit un nouveau baiser, plus appuyé, plus passionnée :

- « Non, tu n'es pas en train d'halluciner, sinon, c'est que nous vivons le même délire. »

De son bras valide, il l'incita à poser sa tête sur son épaule valide. Elle se rappelait combien il avait été confortable de s'endormir sur cette épaule en écoutant la course de son cœur s'apaiser, quelques nuits plus tôt. Aujourd'hui, le son de son cœur était calme, elle ferma les yeux pour se concentrer sur ce doux murmure apaisant, laissant le silence s'installer quelques secondes.

- « J'ai bien une idée ou deux pour te prouver que tu ne rêves pas, mais dans ton état, et ici, ce ne serait pas raisonnable » chuchota-t-elle finalement d'un ton taquin en posant ses lèvres sur le cou de son compagnon.
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Ven 19 Fév - 21:53
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J’aimais bien l’entendre rire, elle avait un beau son. Un rire que je partageai faiblement. Un teint verdâtre ? Mmm merveilleux, je suis donc légume, je devais vraiment être l’homme le plus beau de toute la terre avec pareille peau.

• On me les a recousus donc ça va

Je lui souris, même si je me demande si elle voyait quelque chose… puis, je me souvenu un petit détail assez pénible. Il y avait une faible lumière avec les machines et les veilleuses. Donc elle pouvait voir quelque chose… enfin mirer ma belle pâleur … quant à moi, je ne voyais pas bien à moins de 10 centimètres. Heureusement qu'elle était contre ma tête, comme ça je pouvais profiter de ses traits dans la peine ombre.

Je me souvenu sur alpha, quand j'avais constaté le floue qui entourait mes yeux… cela m'avait tellement énervé, je me sentais inutile et handicapé. Et cette angoisse naissante de découvrir un nouveau monde… hostile, étrange et effrayant. La vision est surement le sens que je n'aimerais pas perdre. C'est inquiétant de devenir aveugle.

Froid ? Je pris, quelques minutes pour analyser mon propre corps… c'est quand même une sacrée bonne question tien…a vrais dire non j'allais bien… je ne me rendais pas vraiment compte que ma température devait être bien différente que la dernière fois.

• Oui, mais que si la couverture c’est toi

Qui dit que je ne pouvais pas profiter de mon état larvaire pour me faire câliner ? Toute occasion est à prendre, j’avais envie de dire. Et je le dis même, je le revendique ! Surtout, que je crevais d’envie de ressentir son corps contre le miens, de m’endormir avec sa respiration enlaçant les pétales du coquelicot qu’elle était, à mes yeux.

Même si je n’étais guère à mon avantage, je commençais à être de plus en plus satisfait de la découvrir ce soir. Me demandant si, elle m’aurait réveillé ou bien elle serait restée là quelques heures sans que je le sache. Étrangement, j’estimais que j’avais bien fait de sortir des bras de Morphée, pour partager ce moment avec elle. J’en aurais été vexé, si j’avais su qu’elle était à mon chevet et qu’elle avait filé avant que je m’éveille.

En toute sincérité, je me demandais si notre passion d’un soir, pourrait devenir quelque chose d’autre. Elle me plaisait mentalement et pourquoi pas la revoir de plus en plus souvent ? Même si un faible espoir avait teinté mes regards quand quelqu’un me rendait visite, je me refusais de trop rêver à ce sujet. Et pourtant … la fièvre n’aidant pas…

Certes, Nathalie était différente, du moins, je l’avais ressentie comme tel durant cette soirée. Comme si, nous n’étions pas amant d’un soir mais de plusieurs… j’avais eu une attache assez vite, mais, elle pouvait ne pas partager ce bouton de sentiment naissant. En tout cas, par sa visite, le côté un peu fleur bleue de ma personnalité jubilait.

Personnalité qui continuait à danser, gesticulant de joie, face au regard emplis de douceur qu'elle m'offrait. J'avalai ma salive un peu difficilement. Je devais encore délirer, je n'arrivais plus à raisonner de manière pragmatique. Enfaite, je n'arrivais pas à grand-chose… ma concentration était au plus bas et je ressentais tout sans filtre.

Elle me rendit mon baiser, je m'entendis pousser un grognement des plus désireux. Des légers frissons sur mon corps, me rappelai de bons souvenirs, alimentant l'envie que j'avais déjà. Non, vraiment elle me fait trop d'effet. Moi, même je ne comprenais pas vraiment, pourquoi j'étais si avide de la toucher, de la sentir contre moi et surtout pourquoi je désirais ardemment que cela ne soit pas qu'une nuit.

Je fus presque déçu que le second baiser soins mon long. Je me retrouvais à vouloir bien plus que ce que je pouvais lui demander. Je retenu ma main, qui s'apprêtait à l'attraper et ne plus quitter ses lèvres incroyablement chaudes et douces.

Elle me rassura sur mon état de santé mentale. Je lui souris faiblement. Bon, bah dans ce cas… et quand bien même je délirais, j'étais en train de voir ce que j'espérais quand mes pensées s'attachaient à son visage. Donc, cela avait un côté agréable, mais frustrant, si ce ne fut qu'un rêve.

Quand elle posa sa tête contre mon épaule, je soupirai longuement, profitant de ce contact. Je lui caressai les cheveux, sentant le bien-être inonder mon corps et l'envie de m'endormir. Mes paupières se fermèrent quelques secondes, avant de se lever péniblement. Non, hors de question de dormir ! je passe déjà 80% de mon temps à pioncer ! Je deviens pire qu'un matou ! Autant, je pouvais le faire face à d'autres personnes, qui venait me voir régulièrement, mais, je ne savais pas si je rêverais la belle frimousse de Nathalie avant que je sorte. Je me devais d'en profiter au maximum.

Ses murmures étaient horribles… enfin, horrible dans le sens ou même à moitié amorphe, cela me faisait un sacré effet. Je soupirai face à ma propre sottise de mâle échaudé. Je croyais que la morphine allait vraiment tout anesthésier… et bah c'est raté. Faudrait en mettre plus. En fait non … cela aurait été doublement vexant de ne pas pouvoir ressentir les picotements dans le ventre quand elle m'embrase et la sensation de plénitude. Même si ce dernier point est augmenté par cette drogue.

• Chuttt …Ne me donne pas de mauvaise idée. J’en ait déjà suffisamment.

Je tournai la tête pour l'embrasser sur le front. Techniquement mon esprit était amplement partant, le seul problème était que mon corps ne répondait pas très bien. Et puis bon, il y a un colocataire, les lits d'hôpitaux ce n'est pas vraiment le mieux… sans parler que bon nous sommes à l'infirmerie et euh bah ce n'est pas très excitant. Mais j'aimais bien son idée quand même. Coquin va ! ou plutôt coquine, ce n'est pas moi qui susurre ce genre de choses.

• Et puis ça serait gâché, avec ma vision actuelle je serais capable de te déposer à côté du lit.

Je rirai faiblement. Je me sentais étrange, à la fois léger car, je disais, pas mal de choses sans les avoir traités et à la fois affreusement lourd. Puisque mon corps ne répondait que quand il avait envie. C'est-à-dire pas souvent.
Ma respiration pris un rythme de croisière, un peu bruyante par moment, mais rien de bien méchant. Ma tête se posa doucement contre la sienne.
Mon esprit vagabondait, mais quelque chose me tortillait méninge et je ne pouvais plus vraiment, m'empêcher de lui en faire part. de toute façon, je n'avais rien à perdre.

• Nathalie ?

J’attendis, pas bien longtemps, avant qu’elle réponde. Je profitai qu’elle tourne sa tête vers moi, pour l’embrasser. Je ne savais pas trop comment lui dire. Je trouvais, ça bête, mais au final je sorti ma phrase brute et sans modification.

• Quand je pourrais sortir, j’aimerais qu’on continue à se voir.

Ma voix était sérieuse. Je touchai son nez avec le miens avant de la regarder plus longuement.

• Je suis sérieux.

Comme si j’avais besoin d’appuyer sur ce fait… je voulais lui faire comprendre cette nécessité mais, j’étais bien maladroit. Et puis lui faire comprendre quoi ? Que je voulais plus qu’une nuit avec elle ? Oui… mais je ne savais plus vraiment parler.




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Sam 20 Fév - 12:06
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Nathalie rit discrètement lorsqu'il la rassura sur l'état de ses membres. Dans la faible lumière elle devina son sourire et fit glisser le bout de ses doigts sur ses joues pour découvrir les fossettes que ses sourires faisaient naître sur ses joues. Ses fossettes, elle les adorait, le donnait à son visage une expression espiègle.

Après quelques minutes, il ajouta qu'il voulait bien une nouvelle couverture, à condition que ce soit son corps. Elle rit à nouveau. Elle aurait été ravie d'accéder à son désir, mais elle craignait de le blesser, et puis, le lit de l'infirmerie n'était pas assez larges pour qu'elle puisse s'allonger à coté de lui.

Quand elle commença à murmurer à son oreille, embrassant son cou, elle sentit qu'elle lui faisait un certain effet, son bras autour d'elle s'était légèrement resserré, son souffle ce faisait plus lourd, et elle entendit les battements de son cœur s’accélérer un peu. Bien sur ce n'était pas une très bonne idée de tenter ainsi un blessé, mais elle était flattée de voir qu'elle lui faisait encore de l'effet.

Il la taquina sur ses propositions, lui intimant de ne pas le tenter, qu'il avait bien assez d'idées de se genre sans qu'elle en rajoute, disant que dans son état ce serait comme donner de la confiture aux cochons. Elle rit à nouveau. Décidément, même dans l'état où il était, il ne pouvait pas s’empêcher de plaisanter, et ça lui plaisait beaucoup.

Elle se blottit sa tête contre son épaule valide, posant le bout de son nez sur son cou. C'est tout ce qu'ils pouvaient se permettre dans un lieu aussi peu intime qu'une chambre de de l'infirmerie, et dans l'état de faiblesse où il était. Mais pour la jeune femme s'était déjà beaucoup. Elle ferma les yeux pour savourer cette instant de tendresse.

Elle sentit qu'il devenait fuyant. Pas volontairement, il luttait contre l'endormissement, mais elle sentait qu'il s'épuisait à lui parler et à la câliner. Elle s'en voulait un peu, mais égoïstement, elle était contente d'être là, et de voir qu'il était heureux de l'avoir contre lui.

Après quelques secondes de silence, à écouter sa respiration et les léger bourdonnement des machine, il l'appela par son prénom, d'un ton plus sérieux. Elle releva la tête, son cœur battant un peu plus vite, craignant ce qu'il allait lui dire. Peut être allait il lui dire que leur relation n'était pas raisonnable, que même s'il appréciait sa compagnie, il vaudrait mieux qu'ils ne se voit plus ?

Il profita qu'elle lève la tête vers lui pour lui voler un baiser, avant de lui dire que quand il sortirait de l'infirmerie, il aimerait beaucoup qu'ils continuent à se voir. Nathalie resta un instant interdite. Elle ne s'était pas vraiment attendu à ça. Mais elle avait tendance à être plutôt pessimiste, surtout dans ses relations avec les autres.

Elle était tellement heureuse qu'elle avait l'impression que sa poitrine était trop petite pour contenir son cœur qui semblait avoir gonflé, et elle sentit un sourire vaguement idiot se former sur ses lèvres. Oh oui, elle avait envie de continuer à le voir.

A cet instant, Nathalie ne pensait qu'au bonheur qu'elle ressentait. Il avait envie de nouer quelque chose de plus durable avec elle. Mais rapidement, les doutes s'insinuèrent dans son esprit. Elle avait toujours du mal à imaginer que quelqu'un ait envie d'être avec elle. Surtout lui. Il était très séduisant, il avait beaucoup de succès auprès des femmes, et c'était elle qu'il voulait continuer à voir ?

Elle se demandait s'il lui aurait dit se genre de chose sans l'effet des médicament. Elle savait qu'il devait être sérieusement stone avec tout les médicaments qu'on lui avait donnés, mais finalement, peut être que c'était justement pour ça qu'il osait le lui dire ? Ne disait-on pas « in vino véritas », bon, il n'était pas question de vin, mais l'effet était le même.

Quoi qu'il en soit, et même si elle resterait prudente, elle était plus qu'heureuse de l'entendre dire ça. Elle n'avait pas envie de n'être qu'une passion d'un soir pour lui. Elle aussi avait envie qu'ils se revoient, de voir où tout ceci les conduirait. De faire encore quelques raids dans la cuisine, de faire des bêtises avec lui, de partager d'autres nuits. Son cœur battait un peu trop fort et elle devait faire de sérieux efforts pour ne pas hurler de joie en sautant partout.

Elle resta silencieuse peut être un peu trop longtemps, ce qui incita John a rajouter qu'il était sérieux. Curieusement, elle n'en doutait pas. Elle était sure qu'à cet instant précis il était très sérieux, mais ne le regratterait-il pas une fois revenu à son état normal ? Et surtout, s'en rappellerait-il seulement ?.

Elle sourit et lui rendit son baiser.

- « Tu n'as pas idée à quel point je serais heureuse qu'on puisse continuer à se voir.. »

Nathalie faillit ajouter qu'ils en reparlerait quand il sortirait de l'infirmerie, mais elle ne voulait pas gâcher cet instant. Et puis, ça n'avait pas beaucoup d'importance. S'il avait oublié d'ici là, ils n'auraient pas l'occasion d'en reparler, s'il en rappelait et qu'il le pensait toujours, et bien, elle serait là pour le voir.

Elle lui caressa la joue, plantant un tendre regard bleu dans les yeux gris de son amant. Dieu qu'elle aimait son regard. Elle lui caressa la joue et se pencha vers lui pour l'embrasser avec plus de passion, pressant le haut de son corps contre son épaule valide, glissant ses doigts dans ses cheveux encore plus ébouriffés que d'habitude.
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Lun 22 Fév - 18:37
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Je n'aurais donc pas, ma couverture de chair humaine. Il était bien dommage. Je ne lui montrai pas d'avantage cette envie. Me doutant, qu'elle ne préférait pas me blesser encore plus. Dans un sens, mon corps est partiellement absent, donc bon je ne sentirais rien, si elle aggrave quelque chose. Tant, que ce n'est pas l'épaule. Seule partie qui me lance régulièrement.

Face à ma taquinerie sur ses propositions alléchantes, elle rit. J'aimais bien l'entendre rire, je l'accompagnai, de cette sorte de vocalise étouffé et faible que j'avais. Quelle honte John… tu es vraiment qu'un demi-cadavre. Mais, un demi-cadavre qui plait à une jolie fille hé ! Si ce n'est pas la class ça ! Mouai, enfin faut bien se rassurer comme on peut.

Quand, je l'appelai, j'avais l'impression que chacune de mes phrases étaient entrecoupées d'un siècle, tellement cela me paraissait long. Je vis l'inquiétude, enfin je la devinai, dans ses belles prunelles bleues, quand je prononçai son prénom.

Mais, ce qui me parut plus long, fut son temps de réponse. Je me surpris à avoir le cœur, serré dans un étau. Et si elle refusait ? Dans un sens, pourquoi le ferait-elle ? Cela serait aux antipodes de sa présence ici. Pourquoi venir ? Si c'est pour qu'une nuit ? Je sentais, malgré tout, une forme d'inquiétude sur sa réponse. Et plus les minutes passaient, plus je me demandais si elle n'allait pas me sortir une phrase déplaisante.

Les battements stupides de mon myocarde, se calma, quand je vis enfin un signe positif sur elle, un sourire ! Un sourire flouté par ma vision de moins en moins bonne. Intérieurement, je râlais de ne pas pouvoir voir nettement son si beau visage.
C’est après mon rappel, qu’elle me répondit, calmant le reste d’angoisse naissant que j’avais dans la poitrine. Je soupirai soulager avant d’enfoncer ma tête dans mon épais oreiller. Une boule d’immense satisfaction pointa son nez… dessinant de son pinceau un rictus heureux.

• Parfait …. si j’ai ma petite idée la dessus…

Oh que oui, je me doutais bien de son niveau de bonheur, enfin si elle ressentait la même chose que moi. Je lui offris un petit sourire amusé.

Elle devança mes gestes, je suis décidemment d'une grande lenteur. Je dû me contenter, enfin me satisfaire plutôt de son baiser et de son regard. Je ne voyais plus trop le sentiment qui le teintait mais, le miens était tendre. Je savourai ses lèvres avant de soupirer à nouveau quand elle les retira.

Elle remonta son corps, pour me passer ses longues mains dans les cheveux. Cela me donna des petits frissons de plaisir. J'adorais vraiment, les « papouille tête ». Un peu trop même. Cela me donnait un sentiment de bien-être assez agréable. Je soupirai, avec un petit grognent qui traduisait mon état-d 'âme.

• Tu vas être fatiguée demain au bureau, si tu fais une nuit blanche non ?

Mes yeux étaient fermés, de plaisirs, mais un rictus taquin était sur mes lèvres. Ma phrase était en référence à notre dernière nuit. Sauf que là, j’avais inversé les rôles. Je ne voulais pas me rendormir, profiter de sa présence, jusqu’au petit, où elle serait contrainte de retourner aussi discrètement qu’une souris, retrouver ses quartiers et se préparer pour une journée animée, dans la résolution de conflits.





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Mar 23 Fév - 11:39
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L'entendre dire qu'il savait combien elle était heureuse fit battre le cœur de la jeune femme. Ce pouvait-il qu'il ressente quelque chose pour elle ? Oui, c'était évident, sinon, pourquoi proposer qu'ils continuent à se voir ?

Elle ne doutais pas de lui. Avec lui, elle n'éprouvait aucune méfiance, elle n'était pas sur la réserve comme elle pouvait l'être avec d'autres. Peut-être parce qu'il y avait très longtemps qu'elle n'avait pas été importante aux yeux d'un homme et qu'elle en avait terriblement besoin ?

En même temps, John n'était pas réputé pour son hypocrisie. Même s'il était séducteur, elle était sûr qu'il n'était pas du genre à jouer avec les sentiments d'une femme pour la mettre dans son lit. Et puis, de toute façon, cette étape de leur relation avait déjà été franchie. Ce souvenir fit frissonner Nath. Même là, ce soir là, il avait su briser ses défenses. Jamais elle n'avait partagé le lit d'un homme le premier soir, et pourtant, elle ne regrettait rien.

Tout en l'embrassant et le câlinant, elle repensait à cette soirée. Il était clair que John lui faisait perdre la tête. Elle en voulait pour preuve le baiser qu'elle lui avait volé, elle, si méfiante avec les hommes, si craintive de se voir repoussé et de souffrir.

Elle relava la tête pour le regarder. Il avait reposé sa tête sur l'oreiller et avait les yeux fermés. Il semblait prendre beaucoup de plaisir au caresses crâniennes qu'elle lui prodiguait. Un sourire flottait sur ses lèvres, il s'abandonnait complètement sous les doigts de la jeune femme.

Nathalie de son côté prenait beaucoup de plaisir à pouvoir glisser ses doigts dans cette tignasse épaisse et douce. Elle se perdit dans la contemplation de son beau visage. Elle se demandait comment un homme aussi séduisant que lui avait pu seulement poser les yeux sur elle.

Tout en continuant ses papouilles, elle posa son menton sur l'épaule de John, observant tendrement les effets du plaisir de ces simples caresses sur le visage de son compagnon. Ses lèvres pâles frémissaient par moment, et elle eut la tentation de les embrasser à nouveau. Mais, elle pensait qu'il était en train de se rendormir, et même si elle aurait adoré passer la nuit à discuter avec lui, elle savait qu'il avait besoin de beaucoup de repos. Elle ne voulait pas prendre le risque de le réveiller.

Finalement, il reprit la parole, lui faisant remarquer qu'elle ne serait pas très en forme pour sa journée de travail si elle passait une nuit blanche.

Nathalie rit doucement. Leur nuit précédente, c'était elle qui s'était inquiété à plusieurs reprises qu'il serait fatigué pour sa mission du lendemain. Quand la mission de routine s'était transformée en mission de sauvetage, elle s'était d'ailleurs sentit extrêmement coupable de savoir qu'il était parti au feu avec seulement une heure ou deux de sommeil.

Mais une autre parti d'elle même était heureuse de ce qu'elle avait vécu avec lui cette nuit. Si après cette soirée, ils avaient remis à plus tard leur nuit de passion et qu'il lui soit arrivé quelque chose de définitif sur Alpha, elle l'aurait regretté toute sa vie.

Elle se fichait pas mal si elle ressemblait à un zombie le lendemain. Au pire, elle ferait une petite sieste entre midi et deux. Si elle s'était écoutée, elle aurait passé la nuit à le regarder dormir.

Elle blottit sa tête dans le cou de John, y déposant un chemin de baiser remontant vers son oreille. Elle s'attarda sur la peau fine et douce derrière son oreille :

- « Ma fois, je n'ai pas prévu de sauver la galaxie demain. Je pourrais toujours dormir derrière mon ordinateur »
dit-elle en riant à nouveau.

Elle l'embrassa à nouveau avant de reprendre dans un murmure :

- « Et puis, je ne me fatigue pas beaucoup. La lumière est tamisée, l'endroit est calme à défaut d'être intime »

Elle bougea sa tête sur l'épaule de John :

- « L'oreiller est chaud et ferme. Tout ce que je risque c'est de m'endormir ici et de me faire surprendre dans cette position compromettante par un des membres du personnel soignant ».

Elle faillit rire en imaginant la tête que ferait Beckett si en venant visiter John, il trouvait la jeune femme. Mais elle savait que la réaction d'Isia serait probablement moins drôle pour elle.

En fait, si elle s'était écoutée, elle aurait adoré se glisser contre lui sous les draps de l'étroit couchage pour se blottir contre lui, et s'endormir en lui transférant un peu de la chaleur qui lui faisait tant défaut tout en écoutant son cœur battre.
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Mer 24 Fév - 22:13
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Je me senti partir, l'envie de me rendormir devenait de plus en plus forte. Si je n'avais pas eu l'idée farfelue de lui lancer une pique en rapport à notre première nuit… je crois que j'aurais sombré définitivement dans le sommeil. Cependant, je savais que je ne pourrais pas reporter cette échéance bien longtemps.

Je soupirai longuement quand elle blottie sa tête contre mon cou. Ma tête fit de même, quand elle finissait ses délicieux baisers, contre la sienne. Des frissons parcourus mon corps… faut que je mette ça aussi sur ma liste des choses qui me rend intenable en sa présence.

Je me sentais bien avec elle. C'est fou, cette facilitée qui nous lie. Outre le fait que j'avais apprécié sa présence, en allant régulièrement dans son bureau. Mais en quelques jours, je constatais avec une certaine peur, qu'elle était l'une des rares personnes intimes avec qui je me sentais réellement bien. Comme si, nous nous connaissions depuis des années. Tout semblait simple et limpide. Je n'avais pas l'impression que nous étions en train de vivre une relation naissante. Cela était étrange, angoissant et profondément excitant.
Je ria à sa phrase.

• Mais peut être la cité, soumis à un grand conflit

J'étouffai un léger éclat de voix. Avant de soupirer d'agacement face à mes limites. Il est vrai que l'endroit n'était pas intime, mais bon, pour le moment personne nous dérangeait. Et vu mon état je m'en foutais, tant qu'elle était avec moi. J'étais content de la voir, content simplement d'une attention aussi simple. Cela était passablement niai de ma part…

Un sourire amusé resta sur mes lèvres, à l'évocation de l'oreiller. Je l'imaginais bien dormir contre moi, dans ce petit lit étroit. Cela se plaisait que trop bien. Et je surpris cette envie croître.

L'idée que Carson ou bien même Isia, nous surprennent pourrait être amusant, enfin que dans le cas où c'est le médecin en chef. Car la femme blonde, était loin d'être tendre avec les visiteurs. Ma main se leva délicatement pour toucher contre son visage, caressant ses joues douces. Son souffle me chatouilla le cou. Quel dommage que mes yeux voyaient floue.

• Pourtant ça serait tellement bien que tu t’endormes contre moi

Ma voix était faible. Mais pleine de désirs. Je grommelai, lui demandant de continuer le contact de ses doigts avec ma chevelure hirsute. Je me sentais à nouveau lâcher prise avec la réalité. Morphée frappait à ma porte pour m’emmener. Et je n’avais plus la force d’y résister.

• Je suis désolé petit coquelicot, je crois que je vais céder aux chants des sirènes

Un bâillement ponctua ma phrase. Somnolant, la tête lourde, je me rendis compte que je l’avais nommé « coquelicot », je sentie mes joues chauffées. Cela était sorti tout seul, sans que je contrôle… mince. À force de délirer sur ça, mes paroles avaient osée dire cela. Je la regardai un peu gêné ne sachant pas quoi dire. Tu es ridicule John.

Je soupirai, abandonnant toute résistance face au sommeil, laissant, les mouvements de sa main sur ma tête achevé mes résistance. Mes yeux se fermèrent une nouvelle fois et dans un soupir de bien-être, je partis dans de nouvelles aventures.

Complexant un peu, de ne pas pouvoir résister plus longtemps et profiter de sa présence. Au bout d’un moment, ma main retomba doucement le long de son épaule, inerte. Signe que j’étais déjà loin.

END:
 




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Ven 26 Fév - 22:37
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Elle le sentait partir, mais elle ne s'inquiétait plus. Il ne partait que pour le pays des rêves. Il grommela quelque chose qu'elle ne comprit pas trop, mais il semblait être question de caresses et de cheveux. Elle savait qu'il adorait qu'on lui papouille le crane, et elle n'avait pas l'intention de s'arrêter avant qu'il ne soit complètement endormis. Elle aussi prenait beaucoup de plaisir à ces caresses.

La dernière phrase qu'il prononça avant de céder au sommeil la laissa dubitative, avait-elle bien entendu ? L'avait-il appelé « petit coquelicot » ? Son cœur fondit un peu plus. Les coquelicots étaient des fleurs délicates et fragiles qu'elle adorait, et ce mot faisait écho à la chanson qui avait accompagnait ses premiers instant dans cette chambre.

Elle n'eut pas le cœur de l'interroger sur la signification de ce mot, et puis, elle n'avait pas besoin de chercher bien loin. Elle était rousse, et rougissait très facilement. Mais savoir que dans son esprit, il lui avait donné un jolie petit surnom la toucha.

Aussitôt que le mot fut sortit de ses lèvres, il la regarda d'un aire gênée et elle remarqua une certaine rougeur sur ses joues pales. Elle lui sourit.

- « Il se trouve que j'aime beaucoup les coquelicots. Ce sont de très jolies fleurs fragiles et délicates, et qui sont signe que l'été arrive ».

Elle ne sut pas s'il avait entendu ses derniers mots. Il était tellement épuisé qu'il s'était endormis sous ses caresses. Il soupira. Un soupir de plaisir et de bien être, ses yeux s'étaient fermées. Peu à peu elle senti la main sur son épaule se faire plus légère sur son épaule, et puis glisser le long de son bras pour retomber doucement sur le lit.

Nathalie sourit doucement, continuant à lui caresser délicatement les cheveux. Elle adorait glisser ses doigts dans sa chevelure dense et douce, et surtout l'expression de plaisir qu'elles provoquaient sur le visage de son amant.

Elle resta encore quelques minutes auprès de lui, allégeant ses caresses, le regardant dormir. Son cœur se gonfla... Elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait, elle ne comprenait surtout pas que ça soit arriver si vite.

Finalement, au bout de quelques minutes, elle approcha ses lèvres de celles de John et les effleura légèrement. Elle était frustrée, mais elle ne voulait pas prendre le risque de le réveiller à nouveau.

Nathalie se leva avec précaution, prenant soin de ne pas le déranger, fit délicatement glisser ses doigts sur le front de John pour dégager une mèche de ses cheveux. Il grommela dans son sommeil et elle sourit à nouveau. Il dormait profondément. Alors, Nathalie se laissa aller.

- « Bonne nuit mon amour. Prend soin de toi.... Je... je t'aime. »

Après cette dernière phrase, elle prit la fuite, même s'il dormait profondément et qu'il n'y avait aucune chance pour qu'il ait entendu cette phrase, elle se sentait idiote de ne pas avoir été capable de la retenir.

Tout aussi discrètement qu'elle était venu, elle quitta l'infirmerie pour regagner ses quartiers, espérant qu'il reprendrait vite des forces, et qu'il la préviendrait lorsqu'il serait autorisé à quitter l'infirmerie.

Spoiler:
 
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