Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Tell me a little about you [PV Britt Hata]

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Lun 15 Fév - 18:16
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“Tell me a little about you”



Avec Britt Hata




Cela faisait quelques jours que j'étais ici, éloignée de mon quotidien, de ma vie. La vie ici, n'était pas plus différente que la vie que je menais sur Terre à la différence, que les gens ici me paraissaient anormaux. Ils étaient sans cesse en mouvement, sans cesse à évoquer les expéditions des uns et des autres. Cet univers m'était complètement inconnu, même les noms de ceux avec qui je travaillais, ne me revenaient pas. J'étais dans ma bulle et personne ne pouvait m'en déloger. J'étais tellement en sécurité dans ma petite bulle, personne qui m'emmerdait. peut-être qu'ils me trouvaient tous froide, ou bien que j'étais une extra-terrestre, de toute façon, ici, comment pouvait-il en être autrement. Je n'avais jamais eu de mal à m'acclimater à un nouvel environnement, tout ce qui m'importait, c'était ma liberté. Bon, j'aurais pu me donner les moyens de me faire des amis, mais ce n'était pas dans mes priorités, enfin pas pour le moment. Je me servais un café dans la tasse que j'avais pu ramener avec moi, et à la vue de cette dernière, un pincement traversa mon cœur. Je préférais me concentrer sur mon travail afin de mettre de côté toutes ces choses négatives. Il n'était pas bon pour moi de ressasser tout ça. J'avais eu l'idée de bosser un peu plus profondément sur le cas d'une jeune pégasienne qui venait de débarquer depuis quelque temps. Visiblement, elle n'était pas très coopérative et montrait un tempérament de feu. Elle n'avait pas peur de se frotter à plus coriace qu'elle et avait ce côté indompté qui faisait qu'on la prenait pour une primitive. Il faut dire qu'elle avait du traverser tant d'épreuves pour arriver où elle en était. Son dossier n'était pas très beau à voir, mais elle m'intéressait. Disons que son sang m'intéressait et que je voulais surtout connaître son ADN. Savoir quelles maladies, ils étaient capables d'endurer, lesquelles leur étaient inconnues, celles qu'ils pouvaient transmettre dans l'hérédité. On m'avait certifié que c'était un cas qu'il fallait laisser de côté car ce n'était pas elle qui allait se laisser facilement dompter. Faut dire que j'avais eu l'habitude de travailler avec les animaux, eux aussi ils avaient leur part de férocité, les humains aussi à vrai dire. Alors, je risquais de me casser une dent avec elle, ou même pire, mais j'avais besoin d'en apprendre d'avantage. Ils ne m'avaient pas envoyé ici pour que je me tourne les pouces. J'en avais marre de lire des tableaux, de lire des dossiers dont je ne comprenais pas tout avec leur culture. Je n'étais pas de ce monde, mais au moins j'apprenais vite. J'avais cette faculté et quand bien même ils me disaient tous que c'était vaine perdue que de vouloir travailler sur cette Britt Hata, mais je m'en fichais complètement. Quand 'javais une idée en tête, il était difficile de me l'ôter de là. J'étais têtue et qu'est-ce que je détestais en prime qu'on me dise quoi faire. Je me suis toujours laissée dicter par mon instinct et celui-ci me poussait à redoubler d'effort. Après tout, j'étais la mieux placée pour savoir de quoi j'étais capable. Puis ces médecins qui semblaient avoir la science infuse, qu'est-ce qu'ils m'énervaient tous ! A croire qu'ils savaient mieux que moi, ce qui était le plus important ou non. Oui c'est sûr que rester à attendre qu'un patient soit amené pour se faire charcuter, c'était héroïque. Alors, je ne déplacerais pas probablement des montagnes, ni même je-ne-sais-quoi, mais au moins, mon travail était reconnu. Peut-être pas ici, car ici j'étais plus celle qui arrivait comme le cheveu dans la soupe. Même moi, je ne savais pas ce que l'on attendait de moi, c'est pour cela dans un sens que j'ai pris cette décision. J'étais obstinée et gare à ceux qui voulaient se mettre en travers de mon chemin !

J'avais demandé le plus gentiment possible, histoire d'obtenir une réponse positive à ma requête, le droit de travailler sur son cas donc, j'exposais mon point de vue et surtout mes attentes. Je ne sais pas si c'était mon audace ou bien ma bêtise qui plaisait, mais on accepta de me confier cette affaire qui me tenait à cœur. On me proposa même l'aide d'un militaire si la blondinette se montrait sous l'un de ses mauvais jours, mais je refusais. Après tout, il était évident que nous nous voyions seule à seule. Elle n'avait pas besoin de se sentir piégée. Tout ce que je souhaitais, c'était sa coopération, rien de plus. Si cela devait mettre du temps, je ne pourrais pas aller contre. Je n'avais pas encore réfléchi à la meilleure approche possible, mais tout ce que je ne voulais pas, c'était de la braquer. Je ne voulais pas qu'elle me voit comme une ennemie à abattre, mais plus comme la personne qui ne lui voulait aucun mal. Elle fut donc escortée au laboratoire par deux militaires et à la voir, il était difficile de me dire que je me trouvais en présence d'une personne sauvage. Elle n'avait rien de semblable, enfin non vraiment pas. Je les invitais à prendre congé et me retrouvais donc avec elle. Je la détaillais en silence, non sans insistance cependant. J'esquissais un sourire timide et je l'invitais à me rejoindre vers le grand bureau en lui présentant le siège vide devant ledit bureau. Peut-être qu'elle vociférerait tel un clebs l'écule aux babines, mais je ne voulais pas insister. De toute façon, elle savait s’asseoir, elle n'avait pas besoin que je lui tienne la main après tout et rien que de te toucher quelqu'un, ça me faisait peur. Non pas que je n'aimais pas le contact humain, parfois, il y a du bon dans le toucher d'autrui, mais c'était une autre histoire. J'avais juste peur des microbes. Je m'installais à mon tour sans cesser de l'observer, étudiant son attitude, je ne pouvais pas m'empêcher de ressentir une certaine appréhension. Ce n'était pas grave après tout, si elle décidait de fuir, de toute façon vu la sécurité qui régnait ici, elle n'irait pas très loin. C'était surtout mon ego qui serait mis à rude épreuve. L'échec m'était insupportable. Je prenais ma tasse que je portais à mes lèvres constatant que le breuvage à l'intérieur s'était refroidit, mais ça m'était égal.

-C'est un endroit impressionnant quand on a peu l'habitude d'être ici. C'est une pièce assez froide. Tout ce carrelage blanc, ces vitres. C'est presque que comme si nous étions dans une prison de verre. Je te rassure, nous ne sommes pas en prison.

J'essayais de trouver un moyen de détendre l'atmosphère pour espérer attirer son attention et surtout, pour m'empêcher de la regarder car elle en imposait. Elle me donnait l'impression d'être une personne qui avant tout cherchait le respect. Elle avait un regard assez dur, presque comme figé dans le marbre. C'était à peine si son corps montrait les signes d'une respiration.

-Moi, je suis Blanche. Enfin pas de peau, enfin si, enfin c'est mon prénom. Toi tu es Britt, moi Blanche...

Quelle approche mon Dieu ! C'était une situation malgré tout cocasse car bon imaginons que mes parents avaient été décidé de m'appeler "Noire" et qu'au final je sois noire de peau, ça aurait été plus qu'amusant. Fort heureusement, on avait jamais fait ce jeu de mot grotesque, ou alors, je n'en ai jamais eu vent. Il faut dire, que quand les jeunes de mon âge faisaient des messes-basses, on ne pouvait pas vraiment savoir de quoi ils se moquaient. Dans tous les cas, j'étais la risée de ces mioches.

-Je viens d'arriver ici il y a quelques jours. Je ne sais pas si tu comprends bien notre langue, ou bien si tu veux que j'articule plus encore afin que tu me comprennes mieux.

Il est vrai que je décortiquais chaque syllabes, que je faisais attention aux mots que je choisissais. j'avais lu un tas de choses dans son dossier, mais je voulais qu'elle me les dise elle-même, afin qu'un climat de confiance, s'instaure entre elle et moi. ce n'était pas gagné, je ne savais vraiment pas comment aborder les choses. Même si c'était la première fois que j'étais confrontée à ce genre de cas, que la peur était présente dans tout mon être, et bien, il y avait cette part de curiosité qui avait été attisée. Il faut dire que je me faisais une image bien plus négative encore que ce que j'avais devant les yeux. Elle était même beaucoup plus belle que je ne l'aurais cru... Les cartes étaient dans ses mains, c'était à elle de jouer et je redoutais tant bien que mal sa réaction. Après tout, peut-être que cela ne serait pas si redoutable que ça ? Il était temps de la laisser mener le jeu selon ses désirs...



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Jeu 18 Fév - 10:42
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Cela fait maintenant quelques jours que l'on était revenu du site Alpha après avoir botté le cul des geniis. Il y avait eu pas mal de casse du côté des atlantes, mais la bataille avait été remportée de haut lutte et Britt avait apporté sa pierre à l'édifice. La seule chose qu'elle regrettait, c'était de ne pas avoir pu épingler Face de cul vérolé à son tableau de chasse. Pas grave, ce n'était maintenant qu'une question de temps, car maintenant la belle blonde avait décidé d'en faire une de ses proies. Et puis apporte ce type mort ou vif, d'ailleurs probablement plus mort que vif, aux atlantes pourrait certainement les pousser à lui faire un peu plus confiance. Comme cela, elle pourrait enfin reprendre ses voyages à travers la porte ou tout du moins faire comme l'autre Runner de la cité et participer aux sorties avec des équipes terriennes.

Alors qu'elle était en train de manger tranquillement un de ces trucs immondes que servaient les cuisiniers de la cité, un soldat arriva pour parler à la jeune guerrière. Elle l'écouta d'une oreille tout en continuant à manger sans pouvoir trouver cela bon. Il avait un message à transmettre de la part du docteur Weir. Encore une rouge qui pétait plus haut que son cul. Une trop faible pour se battre, mais qui voulait donner des ordres. Britt resta de marbre devant le message qui lui fut transmit, mais comme le soldat restait là, elle en conclu qu'il attendait certainement qu'elle y aille, qu'elle exécute la "mission" qui lui avait confiée. Il n'allait pas être déçu le petit gars. Sans même le regarder, la blondinette répondit sur un ton ferme et sans appel.

- Britt Hata: Non !

Le soldat fut quelque peu interloqué par la réponse et se mit à insister. La jeune guerrière se leva et planta son regard dans celui du jeune militaire qui lui faisait face. Un regard sauvage qui semblait être traversé par un sentiment de colère.

- Britt Hata: Moi dire non. Si toi pas d'accord, toi essayer de battre moi.

Le défi était lancé. Allait-il avoir le courage de le relever ou bien de la laisser en paix comme elle l'escomptait ? Toute la question était là. Il ne semblait pas trop quoi faire. Il semblait un peu perdu comme si on ne lui avait pas dit quoi faire dans cette situation. D'un simple geste, elle indiqua la sortie au militaire et retourna à son repas sans plus s'occuper de lui. Du coin de l’œil, elle remarqua qu'il était parti comme elle le lui avait indiqué, mais c'était pour mieux revenir. Des renforts ? Intéressant. Quand elle leva la tête, le soldat était accompagne de Sheppard. Le colonel tenta de convaincre la sauvageonne de l'intérêt de la demande de Weir. Finalement, la guerrière blonde accepta de rencontrer ce fameux docteur Phillips. Rien de plus.

Bien que ne connaissant pas encore très bien la cité, Britt avait un excellent sens de l'orientation et elle se perdait rarement, même dans des endroits inconnus. Sans hésiter, elle se dirigea dans les couloirs d'Atlantis avec deux gardes à ses trousses. Comme si leur présence allait changer quoique ce soit à sa façon d'agir. En plus seulement deux ... Ils n'étaient pas de taille à contenir la lionne si elle décidait d'en venir aux mains. Fort heureusement, Sheppard avait son respect et donc une promesse tacite de ne pas trop faire de vague, de ne pas faire usage de violence contre un atlante ... ou en tout cas de ne pas trop faire de mal à ces derniers en cas de confrontation physique. Après quelques minutes, elle arriva là où elle était demandée et tomba nez-à-nez avec une femme blonde. Aussitôt cette dernière congédia les soldats et l'invita à entrer et s'installer dans son bureau. Le docteur Phillips commença à parler de tout et de rien, surtout de choses dont Britt ne comprenait pas grand-chose.

- Britt Hata: Moi voir ici pas prison. Ici propre et porte ouverte.

Enfin, ça c'était dans l'idée, car malgré tout Britt se sentait enfermée sur Atlantis. Une sorte de semi-liberté. Elle ne pouvait plus voyager à travers la porte des étoiles comme elle le voulait. La vraie porte, elle était hermétiquement fermée. Donc, elle était quand même un peu en prison, mais elle préférait taire ce détail pour tenter de gagner le droit de pouvoir passer de nouveau la porte comme elle l'avait fait lors de la bataille du site Alpha. Puis, la jeune femme se présenta. Bien que comique, cela ne tira pas le moindre sourire à la blonde.

- Britt Hata: Moi comprendre. Toi être Blanche. Toi appeler comme qualité toi. Moi pareil. Moi être Britt. Dans langue de Gaïa, Britt vouloir dire Force. Moi être forte.

La blondinette fut quelque peu interpellée par le récipient utilisé par la jeune femme pour boire. Il y avait de drôle de décoration. Était-elle d'une religion chamanique vénérant les félins ? Puis en jetant un regard alentour, la guerrière blonde remarqua une plante en train de dépérir. Cette plante était souvent utilisée dans les cataplasmes pour soigner les écorchures du quotidien. Elle avait des propriétés antiseptiques. La jeune femme ne comprenait pas l'intérêt d'avoir une telle plante et de la laisser mourir. Ce docteur était très étrange, plus encore que les autres atlantes. Cela laissa la belle blonde quelque peu perplexe. En tout cas , pour le moment, le docteur Phillips ne tentait pas de lui faire quoique ce soit, ce qui était plutôt un bon point pour elle. Par sa façon de faire, de parler, elle lui faisait un peu penser au docteur Stanford, mais juste un peu.

- Britt Hata: Moi comprendre un peu. Par contre, moi pas comprendre façon de faire à vous. Atlantes être trop étrange. Pourquoi toi avoir objet étrange avec félin dessus ? Et pourquoi avoir plante et laisser mourir elle ? Moi pas comprendre.
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Jeu 18 Fév - 14:23
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Avec Britt Hata




Un instant, j'avais eu peur que la demoiselle ne sache pas parler, car elle ne disait rien, ni même n'avait esquissé un sourire quand j'avais essayé de faire de l'humour. Je ne m'en formalisais pas après tout, chacun était libre de réagir comme il l'entendait au sujet de l'humour. En plus, comment pouvais-je lui en vouloir ? J'étais nulle. Je n'arriverais même pas à faire rire un gosse, alors une petite sauvage, encore moins. Il n'y avait aucune agressivité dans ses paroles, ce qui me surprit un peu. Je m'attendais à quelqu'un d'un peu moins civilisé, qui grognerait au lieu de parler, et pourtant, elle ne me paraissait pas du tout comme je l'imaginais. Elle parlait un peu comme les primitifs et il est vrai que c'étaient des phrases courtes, mais des phrases où les mots avaient du sens. Elle ne se contentait pas de brasser du vent à raconter tout et n'importe quoi, au moins, elle allait au cœur des choses. Elle était franche et jamais elle ne butait sur un mot. Elle ne semblait pas impressionnée du tout et lorsqu'elle me confia que cet endroit était propre et qu'il ne lui faisait pas penser à une prison, j'acquiesçais en silence d'un hochement de tête. Il était évident que cet endroit devait rester propre, c'était même la partie la plus importante. On ne pouvait pas faire d'impasse sur l'hygiène.

Par la suite alors que je m'étais présentée, elle me révéla la signification de son prénom. Effectivement, je la trouvais forte, mais pas comme une personne de brusque. Elle devait avoir beaucoup de caractère et quand bien même, je la trouvais certainement plus courageuse que forte. J'avais même du mal à me dire qu'elle avait réussi à flanquer une bonne rouste à l'un de nos militaires, elle semblait presque "normale". Evidemment, il n'était pas question d'aller me mesurer à elle, je n'aurai pas gagné du tout, bien qu'il aurait été marrant de voir si un de ces messieurs aurait pris son courage à deux mains pour me sauver. Pour l'heure, il n'était pas question de batifoler ou espérer attirer l'attention de l'un d'eux. Je me concentrais de nouveau sur Britt qui semblait vouloir analyser la pièce où elle était, étudier mentalement tout ce qui l'entourait. D'ailleurs, même si elle n'était pas véritablement proche de moi, elle avait reconnu que sur ma tasse, il y avait des félins. D'ailleurs, j'étais quand même bluffée par sa répartie et son analyse des choses. Moi, j'aurais eu tendance à dire des chats et ne pas utiliser leur catégorie à laquelle ils appartenaient. Elle était bien plus vive d'esprit qu'il n'y paraissait. Je rougissais un peu quand elle me demanda pourquoi je laissais mourir cette plante verte. Il est vrai que depuis mon arrivée, je ne m'étais pas préoccupée de cette dernière. Puis comment dire que je n'avais pas la main verte ? Il est vrai, que les plantes pourtant peuvent être tellement efficaces pour soigner, pour embellir une pièce, mais moi, je trouvais ça fort dommage qu'elles n'apprécient pas le peu d'attention que je pouvais leur donner. Toutes les plantes que je côtoyais, ne devaient pas m'aimer et me le faisais sentir. Pourtant, ce sont des êtres vivants qui méritaient tant qu'on en prenne soin, mais moi, j'aspirais à autre chose que de leur parler pour espérer qu'elles s'épanouissent. Il y a des choses pour lesquelles je n'étais pas faite.

Elle m'avait même avoué me trouver étrange. Elle aussi, c'était donc quelque chose qui me poursuivait où que j'aille. C'était désolant que chacun s'arrête à ce détail, je n'étais pas étrange. J'essayais juste de me protéger du mieux que je pouvais de ce monde hostile. Je pense dans le fond, je ne voulais pas ressembler à tous ces moutons qui avançaient sans vraiment savoir où ils allaient. Ils suivaient leur leader et c'était tout. Aucun ne cherchait à se rebeller. Moi, j'avançais sans avoir besoin d'un chef. Je faisais les choses que je voulais, quand ça me chantait. Je m'en foutais royalement des diktats imposés de cette société. Je n'étais pas rebelle, juste que j'avais assez de caractère pour ne pas supporter d'être à la botte d'un chef. Alors oui, j'étais péteuse, j'étais vantarde, j'étais une chieuse de première catégorie, mais au moins, j'avais accompli certaines choses qui m'ont donnée une certaine notoriété au point de vouloir m'enlever à mon petit confort. Je n'avais pas refusé, bien que l'idée était tentante, mais c'était surtout la curiosité qui m'a poussée à tout quitter. Est-ce que je commençais à regretter ? Pas vraiment non. Forcément, je passais par des stades de nostalgie, l'envie de hurler, l'envie de pleurer, mais dans le fond, qui se préoccupait de mes états d'âme ? Personne, c'était bien cela le problème.

-Tu as raison, ce sont des félins. On appelle ces animaux des chats. Il y en a beaucoup là d'où je viens, dis-je doucement sans vouloir insulter son intelligence. C'est une tasse ou un mug. Cela nous sert à boire nos boissons chaudes. Avec la poignée, il n'y a aucun risque de se brûler. C'est bien pratique.

Je me levais pour ramasser la plante tout en la posant sur le grand bureau. Il est vrai qu'elle n'avait pas fière allure. J'en avais même presque de la pitié.

-Je ne sais pas m'occuper des plantes. Ce n'est pas dur de leur donner à boire, ou du soleil. Peut-être que toi tu sais quel nom porte cette plante ? Peut-être que tu sais ce que l'on peut faire avec ?

Il est vrai qu'elle m'avait dit ne pas tout comprendre, mais je ne voulais pas me rabaisser à son niveau. Elle était intelligente et ce n'était pas en lui parlant comme à un enfant de trois ans, que j'allais attirer son respect. Il y avait des règles pour tout à chacun. Il me vint une idée à ce moment là. Si je voulais instaurer un climat de confiance afin qu'elle ne prenne pas pour une folle ou pour une meurtrière des plantes vertes, il fallait que je lui parle de mes fonctions principales. Ce pour quoi j'étais ici. Bien que parfois je ne comprenais pas moi-même ce que je fichais ici.

-Je... Je vais te montrer quelque chose, lui dis-je tout en reportant mon attention sur mes animaux de compagnie.

J'allais vers leur cage tout en prenant dans mes mains, l'un des animaux. Un rat blanc et noir. Tous les rats de laboratoire, ne sont pas tous blancs. Je le pris avec précaution tout en le montrant à Britt sans m'éloigner du bureau ceci dit. Je ne voulais pas l'effrayer.

-Je te présente l'un de mes amis. C'est un rat. Il s'appelle Biscotte.

C'était débile, j'avais l'air d'être une putain de folle à lier avec ce rat à le papouiller, mais je n'y pouvais rien, j'avais plus de facilité à communiquer avec mes bestioles qu'avec les êtres vivants sur deux pieds. Même les plantes mouraient en ma présence. Peut-être que j'étais d'un ennui mortel ?

-Tu dois me trouver encore plus étrange. Ce n'est rien, tu as le droit. Toi tu es forte ! Moi je suis étrange ! Un peu folle même. Donc, mon travail, c'est d'analyser le sang, de contracter des virus afin de comprendre, pourquoi certains arrivent à les combattre et pourquoi d'autres non. Nous ne réagissons pas tous de la même façon face à la douleur. J'imagine que toi, tu as combattu tout ce mal avec ta force.

Je posais le rat contre mon épaule tandis que je croisais les bras tout en prenant une allure décontractée.

-Si tu es là, c'est que je m'intéresse à toi. J'aimerais que tu me parles de toi. Savoir si tu as été malade, quelle sorte de maladie tu as eues. J'aimerais pouvoir faire quelques examens sur toi.

Je m'interrompt brusquement. Je me mords les lèvres réalisant que ce genre d'approche, aurait pu la foutre en rogne. Après tout, elle était libre de refuser. je ne voulais pas faire les choses sous la contrainte. J'étais sans doute tyrannique, mais cela concernait mon travail, les personnes qui travaillaient pour moi. Je ne voulais surtout pas, la blesser ou bien la brusquer. Les autres, avaient l'habitude que je me comporte comme une garce, mais ça c'était avant... Cela me manquait de malmener mon équipe. De passer mes nerfs sur eux...

-Je me suis mal exprimée. Je ne ferais aucun examens sur toi tant que tu ne seras pas prête. Disons, repris-je tout en me levant et remettant dans sa cage l'animal, que je suis intriguée de savoir ce qui peut te différencier de nous. De là où je viens, continuais-je tout en me réinstallant sur mon siège, dès que nous trouvons une nouvelle espèce, nous l'analysons. Nous aimons bien pouvoir trouver des réponses à nos questions. Je n'aime pas rester dans le flou. Tu vois, c'est comme toi qui ne comprends pas pourquoi je laisse mourir cette plante... c'est un peu la même chose en ce qui te concerne.

Bon, cette fois, les dés étaient jetés, j'espérais qu'elle coopère car là, je n'étais pas en situation d'y aller franco. Je ne voulais pas me ramasser un pain dans la tronche. Je tenais quand même à mon visage. J'essayais de sourire pour montrer un visage chaleureux et pas très méchant, ni même étrange. Quoique... Pour le côté étrange, je pouvais repasser. Cette fois, l'appréhension était de plus en plus présente et quand bien même, je faisais en sorte de ne rien montrer, mon cœur lui me le faisait comprendre en tambourinant dans ma poitrine. Que j'étais faible mon Dieu. Il fallait espérer que la blondinette ne tombe pas dans le cliché du côté obscure de la force, car je n'allais pas donner cher de ma peau.




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Ven 19 Fév - 11:07
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Britt détaillait chaque coin et recoin du bureau de son interlocutrice. Elle était plutôt intriguée par tous ces animaux qu'il y avait en cage. Puis Il y avait cette plante qui mourait et elle ne comprenait pas pourquoi. Décidément, les gens de ce peuple pouvaient être bien étrange. Entre le docteur Stanford qui lui avait offert une plante qui entrait dans la composition d'un poison et ce docteur Philips qui laissait mourir une plante avec des propriété médicinal. Non, la blondinette ne comprenait vraiment pas ce peuple et cela malgré tout le bon vouloir d'Evelyn à lui faire partager son savoir sur la culture terrienne. De son côté, la jaune se mit à parler de son mug et expliquer ce que c'était. La guerrière blonde arqua un sourcil avant de répondre sur un ton assez calme, mais ferme.

- Britt Hata: Moi pas connaître chat. Moi connaître beaucoup félin comme dent-de-sabre. Puis elle rajouta en montrant l'un de ses vêtements. Ça être peau de dent-de-sabre. Difficile chasser dent-de-sabre. Eux très dangereux.

Son attention se rapporta sur la plante. Certainement que le docteur Phillips l'avait remarqué, car elle commença à parler de cette pauvre moribonde. Elle expliqua plein de trucs incompréhensibles pour la blondinette. Tout ce qu'elle avait compris, c'était que l'excuse pour laisser dépérir la plante. La jaune affirmait ne pas savoir s'occuper des plantes. Vraiment de plus en plus étrange ce peuple. Pourquoi vouloir prendre des plantes si on ne savait pas s'en occuper ? Pourquoi ne pas laisser ça aux gens qui savent très bien le faire ? Trop bizarre ce peuple terrien. D'ailleurs, Britt ne manqua pas de faire part de sa stupéfaction devant ce genre d'incohérence.

- Britt Hata: Moi pas comprendre pourquoi toi prendre plante, si toi pas savoir occuper. Ça pas être bien. Sur un ton moins interrogatif, elle continua. Toi devoir laisser ça à ceux savoir occuper plante. Car plante être bien pour soin. Avec autres plantes, faire cataplasme sur blessure et soigner. Puis, elle reprit son ton interrogatif. Moi pas comprendre pourquoi peuple à toi offrir plante ? Ça être trop étrange. Moi pas herboriste, donc moi pas vouloir plante. Moi guerrière, donc moi préférer arme. Puis, moi demander si peuple à toi savoir quoi être fonction plante ? Peuple à toi trop étrange avec coutume bizarre.

Finalement, l'interlocutrice finit par lui expliquer ce que pouvait être tous ces animaux qui l'intriguaient. Des rats ? Ça ? C'était des rats ? La jeune femme n'en avait jamais d'aussi minuscules. Voir la jaune jouer avec lui arracha un regard plein d'incompréhension, car chez son peuple, les rats étaient associés à l'insalubrité et les maladies. Puis, en écoutant la jeune femme blonde lui expliquer son travail, elle comprit pourquoi ces animaux nuisibles étaient là. C'étaient simplement des animaux utilisé pour faire des expériences. Un peu comme les wraiths faisaient avec les humains. Bien qu'elle n'ait aucune compassion pour les rats, cela lui fit se mettre sur la défensive. Posture qu'elle garda pendant le reste des explications du docteur Phillips. Posture qui se renforça quand elle parla de faire des analyses sur elle. Le visage de Britt se ferma, le regard devint plus dur et les bras croisé sur sa poitrine indiquait bien qu'elle n'allait pas se laisser faire comme ça. La guerrière blonde garda un peu le silence pour ne pas se laisser emporter par son instinct et tenta de rester relativement calme pour donner sa réponse ferme et définitive. Le ton de sa voix était froid et monocorde. Rarement bon signe venant de sa part.

- Britt Hata: Non ! Cela claqua dans l'air comme un coup de fouet. Moi pas être d'accord. Toi amuser avec rat pour expérience, mais moi pas rat. Tout en parlant, elle faisait les cent pas en se tenant à une distance respectable de son interlocutrice. Toi faire aux Rats ce que Wraiths faire à humain. Toi pas approcher moi. Sinon ... Elle ne termina pas sa phrase, mais elle était lourde de sens. Moi être ici car Sheppard demander. Mais lui pas parler ça. Moi pas d'accord. Si lui vouloir ça, lui venir et tenter forcer moi. Elle regarda dédaigneusement autour d'elle avant de rajouter. Ici, personne assez fort pour forcer moi. Se plaçant dans un coin de la pièce, dos au mur, la belle blonde tenait une position défensive difficile à prendre. Toi vouloir savoir maladie. Moi avoir eu beaucoup maladie, mais moi toujours là. Moi parler maladies si toi vouloir, mais toi pas toucher moi.
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Ven 19 Fév - 16:00
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Sérieusement ? Je commençais à perdre patience. Elle rétorqua presque du tac au tac, sans même sembler être impressionnée. Faut dire que la petite avait du répondant. Pour le moment, elle restait assez calme, mais pour combien de temps ? J'avais peur surtout de subir sa colère. Peut-être que j'arriverais à la contenir la sienne si elle se mettait en rogne ? Moi, il me fallait une baffe quand je commençais à paniquer, ou à perdre le contrôle. Elle ? Je ne sais pas si c'était la bonne solution à envisager. Je préférais me dire que tout allait bien se passer, qu'il n'y avait aucune raison à ce qu'elle se sente menacer. Ce n'était pas mon but. D'ailleurs, pourquoi elle me sentirait agressive envers elle ? Je n'allais rien lui faire, je tenais quand même à ma vie. Pas folle la guêpe ! Je souris quand même à sa remarque concernant le genre de félins qu'elle avait du affronter. Je regardais furtivement son vêtement. Ouais bon, ce n'était pas le genre de choses que j'aurais mis, mais je du admettre que ça lui allait bien. Pour ce genre de personne, c'était la tenue adéquate, pas pour moi. Il y avait tant de frontières qui me séparaient d'elle et pourtant...

-Nos chats peuvent être féroces ! Les griffures sur la peau peuvent rester longtemps, répondis-je avec un sourire amusé.

Je la laissais continuer malgré tout tout en l'observant et essayant surtout de voir à quel moment la bête sortirait. Je ne sais pas si j'étais un brin maso ou pas, mais je ne sais pas, j'avais tellement envie dans mon for intérieur, qu'elle me montre ce qu'elle était réellement. Peut-être que ma connerie allait la pousser à me le montrer tôt ou tard ? En plus elle commençait à embrayer sur cette plante. Ou j'étais coupable de l'avoir laissée pourrir, mais putain, je ne l'avais pas fait exprès. J'étais nulle avec ces pauvres choses. Et puis, elles n'y mettaient pas du leur non plus. C'était de leur faute si elles préféraient mourir aussi, pas de la mienne. mais ça, visiblement la blondinette d'en face, ne voulait pas le comprendre. Je me demande même si elle avait compris un traite mot de ce que j'avais dit. Et puis voilà qu'elle continuait à m'attaquer, enfin, non, ce n'était pas une attaque, mais ses réflexions me piquaient à vif. C'était comme si elle cherchait à me rejeter la faute. Alors oui, en temps ordinaire, cela ne m'aurait rien fait, mais venant d'elle. Je commençais vraiment à me demander ce qu'il m'avait pris de penser que je pourrais travailler avec elle, qu'elle se laisse ainsi dompter. Je commençais à penser que les autres, ils avaient raison au final. Non, moi j'étais persuadée qu'ils avaient tort. Qu'est-ce que je n'aimais pas ça ! Ahhhh ! Elle m'énervait. Je la laissais continuer tout en serrant mes poings et ravalant ma fierté. Je n'allais pas me rabaisser face à elle, il n'en était pas question. Si elle pensait me faire peur, elle se fourrait le doigt dans l’œil et bien profond si ça lui chantait.

Subitement, je me surpris à sursauter quand elle sortit un non franc et sec ! Je m'y attendais, mais pas aussi impulsivement. C'était comme si elle se préparait mentalement à un combat et que c'était moi l'adversaire. Je suis restée stoïque sur mon bureau, m'accrochant au rebord de ce dernier pour ne pas chuter de ma chaise. J'étais perchée sur ses lèvres tout en essayant de contrôler les battements de mon cœur qui redoublaient d'effort. J'eus un pincement. C'était donc cela qu'elle évoquait ? Elle pensait réellement que je la considérait tel un cobaye ? N'avait-elle donc pas vu que mes gestes étaient teintés de douceur et d'amour quand j'avais pris l'animal ? Elle pensait sincèrement que je n'avais aucun respect pour elle ? Il est vrai que j'étais considérée comme une sans cœur envers mes congénères, mais quand même. Je n'étais pas un monstre. Enfin, parfois cela me donnait cette impression, mais là que quelqu'un le sous-entende de cette façon, c'était comme sentir une lame glacée entre mes omoplates. J'eus le sentiment qu'elle allait exploser davantage et pourtant, non. Elle s'écarta et moi, j'étais là, désarmée ne sachant pas quelle attitude opter. Je n'avais rien oublié de ce qu'elle avait dit et bien qu'elle refusa que je la touche, elle acceptait cependant de me parler de ses maladies. C'était déjà ça de gagné. Je déglutissais en silence tout en essayant de chercher mes mots, mais aucun ne venait. J'avais beau m'armer de courage pour lui répondre avec cette hargne dont elle avait fait preuve, mais non. J'étais comme vidée. Littéralement vidée. J'avais pris une gifle de plein fouet.

Je me suis levée sans vraiment le vouloir et je l'ai rejoint. Je me jetais dans la gueule du lion, mais franchement je m'en tamponnais royalement. En silence, je me suis assise à même le sol tout en ramenant mes jambes contre moi. Je ne la regardais plus, tandis que j'essayais de retrouver mon calme. Si cela se trouvait, elle m'aurait pris pour une folle. Je l'entendais déjà me dire "moi pas comprendre pourquoi toi asseoir sur le sol." J'essayais d'envoyer cette phrase balader loin de ma tête. Et puis, en silence après avoir retrouvé un minimum de confiance, je levais les yeux vers elle. je ne lui souris pas non, j'avais ce faciès tendre, ce faciès que je retrouvais quand quelque chose m'avait attristée ou bien quand je réalisais que j'avais été trop loin. Car impunément, c'était ce qu'il s'était passé.

-Personne ne te forcera... Enfin pas moi en tout cas.

J'avais soufflé ça avec un grand soupir tout en relâchant cette pression qui au final retomba bien vite. Un soulagement intense m'envahit. Je ne sais pas trop ce qui se passait dans ma tête, dans mon corps, tout se mélangeait.

-Je veux bien que tu me parles de tes maladies. Je suis prête à t'écouter. Tu sais, repris-je difficilement, tu peux te faire entendre sans t'énerver ni menacer les personnes. Tu vois, je n'ai aucune arme sur moi, ni même ici. Donc, il est inutile que tu montes sur tes grands chevaux.

Je me tus. Un ange passa. Je me mords les lèvres tout en jouant avec mes doigts, signe probable d'anxiété aurait révélé la psy qui me suivait, si elle était amenée à visionner cette séquence. Je n'aimais vraiment pas ça, je préférais être celle qui n'avait peur de rien, celle qui gueulait pour se faire entendre, celle qui avait de la hargne et qui n'avait pas peur de se prendre un pain dans la gueule. Si ça avait été un autre que Britt certainement que je ne me serais pas laissée marcher sur les pieds de cette façon.

-Mais il y a une chose que tu dois comprendre, repris-je tout en ne cessant de la regarder-bien que j'avais retrouvé de la contenance, mes lèvres tremblaient un peu-tu n'es pas un animal. Je ne te vois pas comme un animal. Tu es Britt, tu es une personne à part entière. On ne doit pas te considérer comme un animal.

Même si la compagnie des autres m'ennuyait, même si je n'étai pas très douée dans les relations humaines, cherchant toujours le réconfort et le silence de la solitude, il m'arrivait de ne pas oublier, que même s'il était parfois froid, même s'il se protégeait des autres, j'avais un organe qui battait. J'étais la mieux placée pour savoir ce que ça faisait d'être considérée comme un animal. On m'avait toujours considérée comme une bête de foire. Toujours à me délaisser dans mon coin, et quand bien même, elle avait des allures primitives, elle n'était pas un vulgaire rat de laboratoire. Malgré moi, une larme roula sur ma joue, ce n'était pas quelque chose de voulu en somme. C'était mine de rien sincère. Mais je n'espérais pas l'attendrir avec ce truc. Puis, ce n'était pas quelque chose que j'aimais. Personne n'aimait montrer sa fragilité, sa faiblesse à autrui. Si je m'étais retrouvée seule, sans doute que me serais laissée aller, mais là n'était pas la question. Je ne voulais pas lui donner cet avantage. Elle se serait amusée à prendre le dessus sans hésiter.

Je me relevais finalement avec le peu de force qu'il me restait et j'attendais qu'elle reprenne la parole. Je retournais à mon bureau tout en jetant un œil amer à la plante. C'était de sa faute à elle aussi. C'était un prétexte comme un autre, mais il fallait bien que je retrouve mon aplomb. On allait pas jouer la carte de la sensibilité pendant tout l'entretien. De toute façon, elle n'était pas là pour supporter mes états d'âme.

-Alors dis-moi Britt ? Quelles maladies avez-vous sur votre planète ?

Ouais, je rebondissais tel un chat sur mes autre pattes, prête à oublier ce qu'il s'était passé, prête à affronter le monde. C'était ma devise, et cela fonctionnait depuis des lustres ! Il ne fallait pas s'arrêter sur des échecs, le principal c'était de continuer avec eux sans les laisser déborder. Ils faisaient partie de moi, c'était indéniable, mais rien ne devait me sortir de mon chemin. Aucune distraction qui soit. Rien.




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Lun 29 Fév - 19:55
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La jaune sembla quelque peu décontenancée par la rétorque cinglante de la guerrière blonde. Pendant un instant, le silence ce fit et les deux jeunes femmes se regardèrent, s'observèrent. Finalement, Le docteur Phillips se leva pour s'approcher de la position de la blondinette. Même si l'interlocutrice de Britt n'était pas armée, la sauvageonne vécu assez mal le fait de la voir empiéter sur son espace. Mine de rien, elle se ramassa légèrement, prête à bondir tel un fauve sur la doctoresse blonde. Il ne fallait vraiment pas grand chose pour que la guerrière de Gaïa sorte de ses gonds et dévisse la tête de tout adversaire potentiel. Elle observa son interlocutrice se comporter bizarrement. La jaune alla s'asseoir sur le sol devant elle. Étrange ! Vraiment étrange ce peuple. Britt ne comprenait rien à leur façon de faire. Son interlocutrice commença à se comporter comme une enfant. Comptait-elle amadouer la sauvageonne avec ce genre d'attitude ? C'était peine perdue, car la guerrière blonde n'était pas du genre à se laisser attendrir par des yeux de chat-botté. La jeune femme n'avait du respect que pour la force et les gens capables de tenir leur parole. Le reste n'était que foutaise à ses yeux. Le docteur Phillips se mit à parler, expliquer sa façon de voir les choses, mais rien n'y faisait. De son côté, Britt était bien décidée à ne pas se laisser faire. Parler, oui ! Pour le reste, il faudra lui forcer la main et elle était certaine que peu de gens, pour ne pas dire personne, en était capable sur Atlantis. Pour ses conviction, la blondinette était prête à mourir. Jamais plus jamais elle ne serait un animal de laboratoire et cela qu'importe ce que son interlocutrice allait bien pouvoir lui raconter. De tout façon, il était fort probable qu'elle ne comprendrait pas la moitié de ce qu'on allait lui raconter et certainement comprendre de travers l'autre moitié. Autant dire que c'était peine perdue de tenter de la convaincre de participer à ce genre de recherches médicales.

- Britt Hata: Moi parler ! Mais moi pas laisser toi toucher moi.

Voilà les termes du contrat. C'était non négociable. Pendant ce temps, la doctoresse avait repris le dessus et un peu de contenance. Elle se releva pour rejoindre sa place afin de continuer la conversation. Cela permit à Britt de se détendre un peu. Juste un peu, car même si elle avait récupéré un peu d'espace "vital", elle n'avait pas oublié pourquoi le docteur Phillips voulait la voir. Ça non, elle ne se laisserait pas faire. Plus d'expériences, plus rien de tout ça. Elle observa son interlocutrice qui avait retrouvée sa place à son bureau, bien "protégée" par un meuble imposant. Il était autant une protection pour la jaune que pour la sauvageonne. C'était une zone de démarcation qui permettait de tenir "l'ennemi" à une distance respectable. Toujours dos au mur, la blondinette se mit à énumérée les quelques maladies qu'elle avait contractée pendant sa vie. Pour la plus part, elles étaient connues des atlantes par l'intermédiaire des athosiens et du satédiens. Parfois les noms étaient différents, mais les symptômes ne trompaient pas. Apparemment, Britt avait eu seulement deux maladies non répertoriées par les services médicaux de la cité. Deux maladies qu'elle avait très jeune sur son monde d'origine. L'une d'elle était appelée Quadra et avait pour symptômes une toux sèche, des crampes d'estomac, des grelottements, une perte partielle du sens du touché et une impression d'un corps trop lourd au point de clouer les gens au lit. L'autre avait pour nom Téka avec pour symptômes une irruption cutané d'une multitude de bouton rouge à point noir, une forte température corporelle provoquant des délires et une impression d'être en feu, des saignements de nez, des douleurs musculaires provoquant des spasmes et parfois, tout cela était accompagné d'un cécité au plus fort de la maladie. Ceci dit, il était peu probable que les atlantes rencontrent ces deux maladies, car Britt n'avait jamais vu cela en dehors de sa planète d'origine.

- Britt Hata: Quoi toi vouloir savoir d'autre ?

Le ton était assez méfiant et plutôt hostile même si dans son attitude, Britt semblait être plutôt sur la défensive. Quand on connaissait un peu la belle blonde, on savait que ce n'était pas le genre d'attitude qu'elle adoptait normalement. Elle faisait de gros effort pour ne pas se montrer trop "sauvage" envers les atlantes. Elle fait en sorte de respecter la demande de Sheppard sans pour autant faire une croix sur ses convictions. C'était le genre de position qu'elle avait bien du mal à garder bien longtemps.

- Britt Hata: Moi avoir dit tout sur maladie! Nous finit ?

La situation était plutôt inconfortable pour la guerrière blonde qui n'avait pas trop l'habitude de parler. C'était plutôt une femme d'action. Enfin, plutôt du genre à coller des baigne aux autres, les faire souffrir et massacrer à tour de bras qui s'opposait à elle. La parlotte, ce n'était clairement pas son arme de prédilection. Déjà sur son monde, elle ne n'était pas une lettrée même si elle savait lire et écrire, mais la rhétorique n'entrait pas dans sa formation. Pas assez retord, trop franche ... Disons que ce n'était pas sa façon de faire et de voir les chose. Elle préférait les actes aux paroles, car pour elle, les mots s'envolaient bien rapidement pour ne laisser que des mensonges. Bref, la situation n'était pas très confortable pour elle surtout que la conversation se déroulait dans une lange étrangère qu'elle ne maîtrisait pas du tout. Cela la rendait encore plus méfiante, plus hermétique aux idées que l'on pouvait vouloir lui exposer. Il fallait beaucoup de volonté et certainement une tonne de courage pour tenter de lui faire entendre raison quand on savait à quel point elle pouvait être bornée.
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Dim 6 Mar - 14:58
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Avec Britt Hata




Britt n'allait pas changer d'avis : Moi pas toucher elle ! C'était ainsi. Rien de ce que je pourrais dire n'y changerait rien ! C'était peine perdue. Pourtant, elle se mit à parler en précisant les différents symptômes des maladies qu'elles étaient amenée à avoir. Elle était précise et s'exprimait avec facilité. Je ne pris pas la peine de l'interrompre, marquant tout ce qu'elle me disait sur un calepin. Des maladies qui m'étaient inconnues. Quand elle me demanda si tout était terminé, je la regardais comme si c'était la première fois que je la voyais. Non bien sûr que non. Il y avait tant de choses que je voulais savoir. Peut-être qu'elle ne pourrait pas m'aiguiller, mais il y avait tant de choses que je tenais à savoir. Je me relève tout en restant assez proche de mon bureau, prenant appui sur celui-ci.

-Ce n'est pas fini désolée.

Je lui souris pour ne pas qu'elle soit mal à l'aise non plus. Je lui montre ainsi que je ne lui veux aucun mal.

-Bien, je voulais savoir si vous aviez certaines similitudes avec nous. Enfin les femmes. Vous êtes semblables à nous, vraiment il est difficile à l’œil nu de voir que vous ne venez pas de notre monde. Donc, peut-être y a-t-il des différences. Au niveau de votre développement. Vous savez nous, quand on atteint l'âge adulte, notre corps change. Il y a des choses qui se produisent, qui font que notre corps se modifie. Est-ce que vous aussi vous subissez ces transformations corporelles ? Y a -t-il des phénomènes qui reviennent systématiquement ?

Mes questions n'étaient pas si impertinentes. C'était quelque chose qui m'intéressait. C'était quand même époustouflant de pouvoir étudier une autre race semblable à la nôtre et comparer nos différences. Enfin il n'y avait rien d'anormal. La seule chose, c'était de pouvoir en parler sans que ça devienne barbant.

-Au niveau de la gestation ? Enfin quand vous portez un enfant en vous, combien de temps s'écoule-t-il avant qu'il naisse ? Ici, en règle général, il y a neuf mois de gestation. Avez-vous des grosses multiples ? Jusqu'à combien d'enfants portez-vous ?

La pauvre Britt, je l'inondais de questions, comme si elle était à un interrogatoire. Elle devait sans doute ne pas tout comprendre. Ou bien tout simplement ne pas pouvoir répondre à toutes mes questions.

-Avez-vous des enfants Britt ?

Il n'y avait pas de raison qu'elle se sente menacée par mes questions. La curiosité d'un professionnel de santé était ce qu'elle était. Il fallait une réponse à tout. Tout était important à mes yeux. Que ce soit un simple grain de sable à la couleur du ciel. Rien n'était laissé au hasard.

-Vous savez, vous n'êtes pas obligée de répondre, je sais que vous vous demandez pourquoi cela a de l'importance pour moi, mais disons que je n'ai jamais eu la chance de pouvoir rencontrer d'autres personnes comme vous. Donc oui, ça fait beaucoup de choses d'un coup, mais plus vite vous m'apporterez des réponses et plus vite, vous pourrez retourner faire ce que vous avez à faire. Je ne vais pas vous retenir éternellement non plus... Vous voulez boire quelque chose ? Je vais me servir un café... De l'eau ou autre chose ?

J'empoignais ma tasse pour me diriger vers la cafetière. le café machine c'était consommable, mais c'était moins appréciable qu'un bon café fait maison. Puis bon, j'étais une grande consommatrice de café qu'il me fallait du bon café. Pas de la pisse de chat qu'on nous servait dans les machines industrielles. Je reviens vers mon bureau tout en attendant patiemment qu'elle daigne répondre. Je n'allais pas la bouffer non plus. Je m'attendais toujours à ce qu'elle parte sans crier gare exténuée par la situation. Si j'étais à sa place entourée d'inconnus, je réagirais certainement avec impulsivité moi aussi. Pourtant, malgré tout, elle avait réussi à garder son calme. Peut-être qu'elle savait gérer mieux que moi. La situation devait lui être inconfortable, mais elle ne montrait rien, enfin en apparence. J'espérais que ce calme olympien continuerait sur cette lancée le temps que je l'invite à prendre congé.





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HRP : C'est un peu médiocre, je ferai mieux au prochain jet ^^
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Mer 6 Avr - 11:54
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L'atmosphère commençait à être étouffante pour la guerrière blonde et aucun moyen de s'évader en regardant dehors. Cette pièce semblait de plus en plus petite à la blondinette qui se demandait comment la jaune faisait pour travailler là sans devenir folle. D'ailleurs, pendant un instant, Britt pensa tenir un début d'explication sur la singularité de son interlocutrice. Bref, tout cela pour dire qu'elle avait bien du mal à rester en place et le manque de perspective n'arrangeait pas les choses. Puis, ce fut une avalanche de questions en tout genre sur les différences physiques entre les atlantes et les habitants de Pégase, sur le fonctionnement du corps, l'enfantement et plein de trucs dont la jeune femme ne comprenait pas grand-chose. Pour elle c'était comme ça et point final. Pourquoi toujours tout vouloir comprendre. Parfois, il était mieux de ne pas tout comprendre et de laisser un peu de mystère, de magie au monde qui nous entourait.

- Britt Hata: Moi pas comprendre. Quoi toi vouloir savoir d'autre. Moi pas soigneuse. Moi pas savoir comment corps fonctionner. Elle marqua une petite pause avant de reprendre la parole. Nous pas différent de vous. Deux bras, deux jambes, une tête, un cœur et saigner quand nous blessé. Et pour enfant nous pareil que vous. Une légère grimace de dégout parcourra son visage à la question sur son propre cas. Moi pas avoir enfant. Le ton s'était fait sec et ne souffrant d'aucune réponse.

Sur le coup, elle n'avait pas vraiment compris ce que son interlocutrice lui proposait et la regardait faire. Britt avait un peu de mal à suivre la conversation et les déplacements du Docteur Phillips. La jaune se dirigea vers une étrange machine pour se servir une tasse d'un liquide sombre et chaud. La guerrière blonde ne connaissait pas ce que l'autre femme appelait café. Cependant, elle tenta de rester stoïque afin de ne pas montrer le fait qu'elle était un peu perdue. D'un signe de la tête, elle signifia qu'elle ne voulait rien. Moins elles perdraient de temps en frivolité et plus vite Britt pourrait quitter cette pièce qui ne lui plaisait pas. Tout ici la mettait mal-à-l'aise. La pièce sans vue sur l'extérieur, la petite taille de la pièce par rapport aux autres pièces de la cité, son interlocutrice qu'elle trouvait bizarre, la conversation dont elle ne comprenait pas la moitié et surtout cette histoire d'expérimentation. La guerrière blonde était sur la défensive et aux aguets pour éviter de se faire surprendre. Parfois les réflexes ont la vie dure.

- Britt Hata: Moi pas comprendre toi. Si toi avoir question sur santé, toi voir avec soigneur. Moi être guerrière, donc moi pouvoir répondre sur guerre ou chasse. Moi savoir comment tuer de 1000 façon. Moi rien connaître en médecine. Ce qui était un pieux mensonge, car quand on était solitaire, guerrière et Runner, on savait forcément comment soigner les petits bobos. On savait les bases en herboristerie et cataplasme. Bref, par cette rétorque un peu sèche, Brit montrait son impatience de voir cette conversation arriver sur son domaine d'expertise ou bien la voir se clore sans trop trainer. Si toi vouloir savoir comment chasser moi aider toi. Si toi vouloir savoir comment tuer, moi aider toi. Si toi vouloir savoir comment corps fonctionne, moi pas aider toi. Être clair ? Moi pas être savante, moi être guerrière.
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Mar 26 Avr - 10:58
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Avec Britt Hata




Visiblement, j'avais eu tort de penser que je pourrais la faire changer d'avis. Elle était plus que bornée, mais son entêtement me plaisait en fin de compte. Elle n'était pas du genre à dire blanc et à la minute suivante dire noir. C'était plaisant de voir que même si ce n'était pas une personne civilisée, elle avait ses propres convictions. Ce n'était pas quelqu'un qui agissait bêtement et qui allait suivre le troupeau comme un agneau docile non. Elle savait ce qu'elle voulait. Dans le fond, je l'aimais bien. Une vraie dure. Une dure à cuire même ! Puis si je voulais travailler sur son cas, je n'avais qu'à utiliser les quelques échantillons de son sang et l'étudier avec les quelques bactéries en ma possession pour voir les diverses réactions en tout genre. C'était quelque peu frustrant, mais je ne voulais pas la braquer bien davantage. Ni user de force, ce qui n'était pas de mon habitude.

Je l'écoutais cependant tout en tiquant par moment sur ses propos. Comment une femme aussi guerrière soit-elle, pouvait ne pas connaître un minimum sur les premiers soins à se donner. Clairement, si j'avais été dans son cas, je saurais parfaitement panser une plaie, même recoudre une plaie avec le stricte minimum. Bon, j'avais appris quelques trucs variés sur le terrain en pleine épidémie pour soigner les quelques "bobos" primaires. J'avais été amenée à soigner avec le stricte nécessaire. Donc, je ne pouvais pas croire qu'une femme demeurant seule, se battant avec acharnement pour sa propre survie, qu'elle ne savait rien de ces choses. Je préférais ne rien dire ni même tenter de l'interrompre. Après tout, je ne voulais pas mettre en doute sa parole. Britt, me proposa de m'apprendre à me battre, même à tuer. Je dois dire que sur le moment, cette proposition ne m'enchantait guère, mais que cela pouvait m'aider. Ne sait-on jamais ? Je pourrais peut-être un jour être amenée à me battre contre des choses. C'est vrai que durant ma vie, je n'avais jamais été amenée à le faire. Moi, je me bats quotidiennement avec toutes sortes de maladies. Rien de physique. Peut-être que je pourrais tirer quelque chose de bénéfique ? Je pourrais apprendre moi aussi. Ce serait une façon de lui montrer qu'il n'y a pas que son sang qui m'intéresse. Je pourrais lier un quelconque lien avec elle et pouvoir ainsi la mettre en confiance.

-Apprends-moi !

Cette demande était sortie d'un coup, sans que je ne sache vraiment ce que cela pouvait signifier pour elle.

-Apprends-moi comment une femme comme toi se bat. Je ne sais pas me battre, ni même tuer à mains nues. Ce pourrait être une expérience enrichissante et cela pourrait m'endurcir.

Je la regardais avec un petit sourire. Tant qu'elle ne me tue pas. Qu'est-ce que je risque après tout.

-C'est vrai, je n'y avais pas pensé jusqu'à présent, mais ça pourrait être bien que tu m'apprennes ce genre de choses.

Je m'approchais d'elle sans l'air menaçant.

-On peut commencer maintenant ou un autre jour, mais j'aimerais bien apprendre à me battre.

Oui, quelle idée merveilleuse ! Vraiment merveilleuse même. Me battre, quelle idée tu as parfois Blanche. Je pourrais tuer avec un scalpel, mais me battre ? Je ne sais pas le faire, même quand je courais à l'école, on me disait toujours que je courrais comme une fille. Remarque, j'en étais une, mais quand même. Les enfants entre eux peuvent tellement être méchants.

-Aller jusqu'à tuer, je ne sais pas. Une vie c'est précieux. Je ne sais pas si je pourrais tuer quelqu'un ou même quelque chose. Mais apprendre à être une guerrière, oui.

Le plus dur je pense c'est de coordonner ses gestes. Il faut dire que moi quand je me battais avec d'autres filles, j'avais tendance à leur tirer les cheveux pour leur faire lâcher prise. Mais, ça ne marche pas à tous les coups.

-Tu acceptes de m'aider ?

Finalement, cette idée m'emballait. J'étais même excitée à l'idée d'apprendre à me battre. Bien que l'endroit ne s'y prêtait pas vraiment. Je me voyais mal m'entraîner ici, en ce lieu. Bon, je voulais bien entrer dans son univers, je ne m'avouais pas vaincue cependant, j'avais toujours l'espoir, qu'elle en vienne à accepter de m'aider elle aussi pour mes recherches. J'étais peut-être un poil orgueilleuse, mais bon, rien n'était perdu encore...



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Ven 6 Mai - 15:32
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La jaune était quelque peu déroutante pour la sauvageonne. Elle avait rarement eu à faire à une personne aussi spontanée, surtout avec elle. Les gens avaient tendance à se méfier de la guerrière blonde ainsi que des demandes qu'ils lui faisaient ainsi que de la façon de formuler la demande. C'était une vérité d'autant plus vrai depuis qu'elle se retrouvait coincée sur Atlantis. Les habitants de la cité avaient vite compris qu'elle ne maîtrisait pas bien leur langue et ses subtilités. Puis, elle avait une petite réputation de brute depuis qu'elle avait mis la raclée à la moitié des militaire du contingent. Alors, oui elle fut un peu surprise par la réaction et la demande du docteur Phillips. Tout en arquant un sourcil, elle pencha la tête légèrement sur la gauche. C'était souvent le signe de son incrédulité devant une situation et son hésitation sur la façon d'y réagir. Incrédulité qui augmenta à mesure que la jaune parlait. Elle voulait apprendre à se battre et à tuer même, mais ne savait pas si elle en avait l'envie ni même la volonté. Tant de contradiction dans le discours ajoutait encore plus à l'incrédulité de la belle blonde. Alors qu'elle s'approchait tout en parlant, Britt se prépara à agir de manière imperceptible. Elle voulait donner une première leçon à la jaune. Sans prévenir, elle se jeta sur son interlocutrice et l'attrapa par un bars pour lui faire une clef. Puis vigoureusement, elle la poussa tout en maintenant fermement son emprise sur la jeune femme qui se retrouva plaquée sur son bureau.

- Britt Hata: Moi pas comprendre toi. Tu dire vouloir apprendre combat, mais toi dire pas vouloir tuer. Être stupide. Pour combattre toujours vouloir tuer adversaire. Quand gagner, toi décider si tuer ou pas. Mais toujours vouloir tuer autre. Dans vie, c'est tuer ou être tué. Elle relâcha son emprise pour libérer la jaune et continua de parler. Celui gagner être celui avoir plus fort instinct de survie. Toi avoir ça, sinon toi jamais être guerrière. Toi peux apprendre combattre. Toi peux connaître technique. Toi même être grande combattante. Mais si toi pas avoir l'instinct, toi jamais être guerrière. Combattant être juste des amateurs. Guerrier être des professionnelles de survie.Guerrier toujours gagner face à combattant même si combattant meilleur technique.

Voilà donc pour le première leçon. Britt tenait à faire comprendre la différence qu'il y avait entre les combattants qui n'étaient que des esthètes de l'art du combat et les guerriers qui étaient des professionnels de la survie. Dans un cas, les gens n'avait pas l'instinct ni l'envie qui permettaient aux guerriers d'être des survivants. Dans l'autre cas, les gens n'avaient peut-être pas tous l'expertise ni la moral des combattant, mais il avait ce petit truc qui faisait qu'à la fin ils avaient survécus. Britt avait la chance d'être une redoutable combattante, mais aussi une impitoyable guerrière. Après avoir relâché son interlocutrice, elle avait fait quelques pas en arrière pour mettre de la distance entre elle et la jaune.

- Britt Hata: Toi vraiment vouloir apprendre combattre ? Si toi vraiment vouloir, nous devoir trouver meilleur endroit que ici. Idéal être aller sur continent.

De la sorte, la belle guerrière blonde ferait d'une pierre deux coups. Elle pourrait prendre l'air et vivre un peu en pleine nature tout en enseignant quelques bases au docteur Phillips.

- Britt Hata: Si toi vraiment vouloir apprendre, toi devoir faire comme tradition de peuple à moi. Toi devoir commencer par chasse. Devoir montrer que toi savoir écouter instinct.
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Mar 30 Aoû - 18:11
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Avec Britt Hata




Je ne m'attendais vraiment pas à cette prise, je n'eus même pas le temps de répliquer ceci dit. J'aurais pu esquiver, j'aurais du le faire, mais il faut croire que je n'ai pas autant de réflexes que je le pensais. Je n'ai jamais eu la chance de faire du self-défense, ni même tout autre sport de combat. Non, ça c'étaient des trucs qui ne m'avait jamais intéressés. J'étais plus du genre à me plonger dans mon travail ou bien un livre pour me détendre, mais de là à faire du sport aussi intensivement, jamais ! Bon, je ne bannissais pas pour autant le sport, car je faisais souvent du footing. Bien que depuis mon arrivée je n'en faisais guère. Quelques brasses à la piscine, ne voulait pas non plus dire que j'étais une sportive acharnée. J'entretenais mon corps et je faisais le plus attention possible. Si on oublie quelques écarts quand il s'agit de ces clopes qui traînent à mon bec ou bien ces quelques bières ingurgitées en bonne compagnie. Pourquoi aller m'embarquer là-dedans ? Qu'ai-je donc à prouver ? Qu'est-ce qu'elle pouvait m'apporter ? Je pense qu'elle pouvait m'apporter plus que je ne le pensais... Bien que j'écoutais à moitié ce qu'elle me disait, je savais qu'elle ne portait aucun jugement sur ma demande loufoque. Oui, elle l'était ! Jamais je n'aurais cru être capable un jour de faire une telle demande. Le pire, c'est qu'elle ne semblait pas vouloir rejeter cette offre. Elle aurait pu me dire que j'étais incapable d'accomplir cette tâche, que de toute façon je n'avais pas l'étoffe d'une guerrière. Je le savais de toute façon que j'étais une moins-que-rien dans ce domaine. Une pauvre épidémiologiste à la mords-moi-le-nœud. Une pauvre ratée.

Pourtant... Je devais effectivement avoir un mauvais jugement de moi, car elle ne fit rien de tout cela. Bien au contraire, elle resta égale à elle-même. Elle était prête à m'aider si c'est ce que je voulais au fond de moi. Si j'étais prête. C'était ça le problème, l'étais-je ? Je ne saurais dire. La seule chose qui me motivait, c'était cette volonté d'être une autre. Cette volonté de ne plus être cette pauvre petite fille apeurée. Cette petite fille qui avait encore besoin qu'on la sauve. Alors quand elle reformula, j'ai arrêté de penser. J'ai tout envoyé valser. Toutes ces mauvaises choses qui allaient me mener à ma perte. La fuite n'était pas toujours une facilité. Alors je l'ai regardé de long en large, de bas en haut sans aucune méchanceté. Elle semblait en savoir beaucoup et, elle ferait une très bonne alliée. Elle avait même le lieu en tête. Elle prendrait les rênes. Je le laisserais volontiers faire après tout. J'étais une inculte à ce sujet.

Je pense que je serais plus du genre à accuser les coups que de les éviter. Sans doute dût à mon côté masochiste. Me retrouver seule en pleine nature avec elle, ne me faisait pas peur. Le seul problème, c'est que je ne savais pas si j'avais le droit de me retrouver seule à l'extérieur avec elle. Peut-être qu'il me faudrait l'autorisation des hauts gradés. Sans doute que nous pourrions êtres escortées par des militaires. Juste pour notre sécurité, bien que j'imagine qu'avec Britt dans les parages, notre vie ne craignait rien... Ne vendons pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Alors tandis qu'elle attendait ma réponse, une réponse sans équivoque serait le mieux, je réfléchissais. Faire le pour ou le contre. La réponse était toute vue.

-J'en ai vraiment envie. Avant que je ne vienne ici, je trouvais le combat inutile. Je n'en avais pas besoin. Je suis forte dans mon domaine, mais en ce qui concerne le combat, je suis vraiment très nulle. La preuve, je n'ai même pas esquivé ton attaque. Bien que ce n'était pas le but j'imagine, enfin pas le but de me faire du mal.

Je me racle la gorge histoire de reprendre mon souffle et surtout d'éviter une autre attaque de ce genre. On ne sait pas, elle semble calme, mais elle pourrait bondir sur moi, telle une prédatrice. Elle ne me fait pas peur non, juste qu'il faudrait que je reste sur mes gardes.

-Je vais me renseigner si nous pouvons aller sur le Continent pour que j'apprenne vos us et coutumes. Je sais que je t'en demande beaucoup, mais je crois que j'ai vraiment besoin de me sentir un peu plus utile. Quand je suis arrivée ici, j'étais déjà paniquée à l'idée de passer par la porte... Alors oui, je pense que dans le fond, j'ai vraiment besoin de ton aide. Ce ne sera pas facile, ni pour toi, ni pour moi. Alors, si tu veux bien me laisser le temps de me renseigner auprès de qui de droit, j'accepte d'être ton élève. Tu m'apprendras tout ce que je dois savoir. Je vais aussi me renseigner, question de sécurité surtout, si nous devons être accompagnées par des militaires. Je ne sais pas si on nous laissera y aller toutes les deux. Je dois dire que ça me réconforterait de savoir qu'en cas de pépin, nous pouvons avoir l'aide de professionnels.

Je me suis rendue après coup, que cette dernière phrase pouvait être mal interprétée. Même si elle parlait plutôt bien notre langue, peut-être qu'elle ne comprenait pas tout comme je l'entendais.

-J'ai confiance en toi, je n'ai pas peur. Je me doute bien que même si j'étais toute seule avec toi, je ne craindrais rien, mais c'est surtout pour notre sécurité à toutes les deux. Enfin, tu sais avec tout ça, je suis encore novice, et je ne veux prendre aucun risque. Si jamais nous devons êtres escortées, tu acceptes toujours de m'aider ?

Je ne tenais pas à ce qu'elle se sente obligée. Elle avait tout à fait le droit de dire non. Je voulais que ce soit de son propre-chef. Je l'avait déjà informée que jamais je ne la forcerais, et là, je voulais m'assurer qu'elle le comprenait bien. Après tout, peut-être qu'elle avait d'autres chats à fouetter que d'aller aider une pauvre terrienne ? Peut-être des choses à faire plus intéressantes que moi-même ?...

Code by Joy

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Lun 10 Oct - 18:02
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La blonde était un étrange animal qui provoquait des montagnes russes dans l'esprit de la sauvageonne. Cette personne n'arrivait pas à garder son esprit concentré sur une chose précise et semblait sauter en permanence d'un sujet à un autre sans la moindre transition. La jaune devait être une personne relativement difficile à suivre au quotidien et plus encore dans son travail. Tout cela, Britt en avait cure, mais elle avait vraiment beaucoup de mal à comprendre le docteur Phillips. La guerrière blonde avait beau faire tous les efforts du monde, elle arrivait difficilement à comprendre ce que l'épidémiologiste lui racontait. Ce qui avait tendance à rendre le message de la jeune femme particulièrement obscure pour la pégasienne. D'ailleurs, quand cette dernière parla d'aller sur le continent pour faire l'entraînement, la jaune commença à s'embrouiller en parlant pêle-mêle de sa volonté d'apprendre, de la confiance qu'elle avait en Britt, de la présence des militaires et tout plein d'autres choses qui ne voulait rien dire pour la guerrière blonde. Cependant, à la question du médecin, la réponse fut brute et sans appelle.

- Britt Hata : Non, moi pas vouloir que militaire venir. Eux stupide et mauvais. Eux créer plus problèmes que résoudre.

Voilà, ça c'était dit et vu la posture de la sauvageonne, il était peu probable d'arriver à la faire changer d'avis. Il fallait dire qu'elle avait une piètre opinion des guerriers atlantes depuis qu'elle avait rétamé la plupart d'entre eux lors des entraînements au combat aux corps-à-corps. De son point de vu, seul le colonel Sheppard et Ronnon pouvait vraiment prétendre être des guerriers au sens dont elle l'entendait. Les autres étaient juste bon à jouer la piétaille sacrifiable dans une bataille rangée. Alors, pas question d'en avoir des les pattes si elle devait aller sur le continent avec l'épidémiologiste pour l'aider à retrouver son instinct de survie et ainsi pouvoir lui apprendre à combattre efficacement.

- Britt Hata : Si toi vouloir apprendre avec moi, toi devoir venir seule sur continent. Moi pas avoir besoin de soldats atlantes pour protéger moi.

Après avoir dit cela, la sauvageonne fixa durement la jaune de son regard acier. Il fallait jauger la motivation et les intentions du docteur Phillips avant d'aller plus loin. Elle resta là, planter au milieu de la pièce les bras croisés sur sa poitrine à observer son interlocutrice. Puis, elle décida de quitter la pièce sans rien dire de plus. La guerrière blonde ne savait pas vraiment ce qu'elle devait penser de cette rencontre, de cette femme étrange et surtout de cette demande. Elle espérait simplement que la jeune femme blonde resterait convaincue que l'intérêt pour elle d'en apprendre plus sur la survie afin de pouvoir aller faire un tour sur le continent. Ce que Britt ne savait pas à ce moment, c'était que cette rencontrer avec le docteur Phillips serait la dernière, car le jaune quitterait la cité afin de rentrer sur Terre pour des raisons qui ne l'intéressaient guère.

FIN DU RP !
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