Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Les fichus risques du métier [PV : Isia Taylor Laurence]

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Mer 17 Fév - 12:10
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“Les fichus risques du métier”







Isia & Blanche

Je fais partie de cette minorité de gens qui n'ont jamais eu à se soucier de leur santé, si bien que même mon corps s'était protégé de lui-même pour éviter que les autres ne le contaminent. Oui, j'avais tellement peur du moindre microbe, que c'était comme si je vivais dans une bulle stérile, où personne ne pouvait m'atteindre. Même au travail, j'étais tellement consciencieuse que j'abusais relativement sur l'hygiène. Pour le commun des mortels, je leur donnait l'impression d'être une folle, une de ces nanas qu'il fallait enfermer sur le champ. Parfois, ils me regardaient se demandant à quel moment j'allais flancher, mais ils devaient se rendre à l'évidence, j'étais bien plus forte qu'il n'y paraissait. J'avais eu quelques maladies, comme le rhume, d'ailleurs, je crois que c'est le seul truc pour lequel je n'étais pas complètement immunisée.

Mes amants non plus n'avaient jamais échappé à un examen poussé de ma part, je me renseignais sur leurs antécédents, s'ils avaient contracté une maladie, s'ils étaient malades au moment où nous étions en train de mélanger nos salives. Rien n'était laissé au hasard dans ma vie. Cela pouvait être contraignant pour mon entourage, mais j'avais besoin de me préserver et cela m'aidait à tenir le coup. C'est ridicule en somme, je sombrais peu à peu dans la folie, une aliénation qui s'abreuvait de mon être tel un charognard, mais je ne pouvais pas me contrôler, c'était plus fort que moi. Alors oui, j'aurai pu faire rencontrer la psychologue du coin, mais je n'en avais pas envie. Je ne souhaitais pas l'emmerder avec des futilités de ce genre. Elle avait certainement d'autres chats à fouetter. De toute façon, elle ne pouvait pas m'aider tant que je n'étais pas prédisposée à l'être. Il fallait aussi une confiance mutuelle avec ce genre de praticien, je n'avais pas le temps de lui accorder ne serait-ce qu'un soupçon de fiabilité. Peut-être qu'en me foutant un coup de pied au cul et encore... Je n'étais pas sûre que ce soit une bonne idée.

Ce matin, comme tous les jours depuis mon arrivée ici, j'enfilais mon attirail de protection : des lunettes, une paire de gants et un scalpel et tout le matériel nécessaire afin d'étudier une bestiole qui ressemblait à s'y méprendre à un rat. Bien qu'elle était un poil plus grosse que nos rats domestiques. Ses canines étaient aussi plus prédominantes et pour sûre que j'aurai pu trembler d'effroi si je m'étais trouvée seule à seule en pleine nature face à lui. Il faut dire que je n'étais pas du genre à sauter sur les bestioles pour les tuer, non, à moins que ma vie en dépende. Moi, j'aimais bien travailler avec eux, les étudier, plonger dans leurs viscères pour voir ce qu'elles cachaient, leur injecter un tas de bactéries pour voir si elles étaient en condition pour les vaincre. Là, c'était différent, car la bestiole était morte. Au moins, dans un sens j'étais en sécurité : elle ne pouvait pas me sauter dessus et enfoncer ses grosses canines là où ça lui chantait. Je la disséquais soigneusement tout en prenant les écarteurs afin de garder l'ouverture intacte et de maintenir la dépouille afin de pouvoir avoir l'aisance nécessaire pour travailler.

La peau n'avait pas été simple à déchiqueter, c'était comme si elle possédait une carapace, quelque chose qui devait la protéger dans son habitat. Peut-être pour se protéger des attaques de prédateurs ? Dans tous les cas, j'examinais un à un ses organes et quand bien même, elle était similaire à nos rongeurs traditionnels, il y avait des différences notables. J'écrivais à mesure les trouvailles sur un petit calepin, le poids des organes, leur fonction ainsi que les hétérogénéités qu'il y avait avec nos compagnons. Bien qu'être entourée de maladies en tout genre me répugnait, la compagnie de ces animaux ne me dérangeait pas du tout. Je trouvais les rats tellement mignons. Ils étaient intelligents et ils n'étaient pas si cradingues que ce que l'on disait. Ils avaient la mauvaise réputation de trimbaler des maladies, qu'ils étaient synonymes de saleté, alors que dans le fond, ils étaient encore bien plus propres que les chats. Ils se lavaient la quasi du temps, ils dormaient beaucoup aussi. Ils dévoraient tout ce qu'ils trouvaient et préféraient malgré tout les friandises. Les miens de rats, appréciaient le pop corn bien plus que les granulés que je leur servais. J'aimais beaucoup leur petit museau qui frétillait et leur queue ne me dérangeait. Beaucoup, détestaient la vue de leur queue, allez savoir pourquoi, peut-être du au fait qu'elle était dépourvue de poils ?

Je préférais la compagnie de mes rats de laboratoire bien plus que celle des gens. Je me sentais différente et je n'avais pas besoin de me cacher sous un masque flegme avec mes animaux. Je n'avais pas besoin de leur dévoiler mes plus sombres secrets, ni même besoin de leur parler. Ils s'étaient habitués à mes mains au fil du temps, bien qu'ils ne vivaient en général que deux à trois ans. Oh, j'en avais ramené un qui était mal en point, et j'ai réussi en le traitant bien, à le garder une année de plus. A la fin, j'ai du mettre fin à ses jours, mais au moins, il était l'exception qui confirmait la règle. Ils se ressemblaient tous, pour quelqu'un qui les regardait pour la première fois, il était difficile de leur trouver une similitude apparente. Moi, je les connaissais sur le bout des doigts. Ils étaient très différents et leurs différences ne s'arrêtaient pas que physiquement. Les rats sont tellement intelligents qu'ils arrivent à reproduire des tours. Ils ne rechignent pas et ils continuent puisque en récompense une friandise les attend. C'est peut-être la gourmandise qui les pousse à reproduire ces gestes, moi, je sais que c'est leur intelligence qui les pousse à les réaliser. Ils aiment ça, ça attise leur curiosité.

J'ai du manquer de négligence, mais avec mes allées-venues, je n'avais pas fait attention à la tasse qui était posée sur le rebord de la table d'expérience, je l'avais percuté avec l'un de mes coudes. Elle chuta et comme je ne pouvais pas me résoudre à perdre la seule chose qui me restait de ma sœur et qui me la rappelait quand j'étais en proie à la nostalgie, je bondis en avant pour la rattraper. Manque de bol, ou devrais-je dire manque de tasse, je n'avais pas réalisé que lors de mon ascension, à rattraper cette fichue tasse, que le scalpel était rentré dans la paume de ma main. Je ne sais pas vraiment ce qui était le plus épouvantable à cet instant. Si ce n'est la douleur ressentie aussitôt quand le maudit scalpel pénétra la chair fine alors que je l'avais maintenu bien plus fort que je ne le voulais ou bien ce cri que j'avais lâché comme si on était en train de me dévorer. Ce n'était vraiment rien pour quelqu'un de normal, mais pour une nana comme moi qui avait la phobie des maladies, c'était la fin des haricots !

Je me relevais tout en grognant et retirant la lame du scalpel et le gant. J'aurais du relâcher ce maudit ustensile, j'aurais du laisser tomber cette tasse ! Après tout, ce n'était rien qu'un objet, bien qu'il avait une valeur sentimentale, je ne pouvais pas mettre ma vie en péril ainsi ! Alors oui, pour les uns cela s’apparentait à une simple égratignure, pour moi, ce fut comme si le ciel s'était abattu sur mes épaules. J'en aurais presque pleuré si je n'avais pas eu le courage de prendre sur moi. Enfin j'étais à la limite de le faire. Je me mis une baffe afin de recouvrir mes esprits et je me dirigeais tout en tenant ma main, grimaçant à la vue de mon sang. Non pas que le sang me faisait peur, non, c'était mon sang le problème, et surtout le scalpel qui avait permis peu avant de découper cet animal ! Qui sait quelles maladies il avait en lui. Si cela se trouve, il m'avait contaminée, avec un peu de malchance, j'allais me transformer peu à peu en une chose épouvantable. A mesure que j'avançais chancelante vers l'infirmerie, je sentais déjà la nausée qui me triturais les entrailles.

J'entrais enfin à l'infirmerie et je demandais faiblement qu'un médecin s'occupe de moi. Non pas que j'aimais lesdits charlatans, mais là j'avais besoin de l'un d'eux. Au moins qu'il me rassure, même si je ne supportais pas de voir leur pitié dans leur regard. A croire qu'ils pensaient que la pilule serait mieux digérée. Non, moi j'aimais bien prendre le problème à bras le corps, quand je ne perdais pas mes moyens, quand j'étais dans l'état actuel, il valait mieux, me secouer comme un prunier ou un pommier. Il ne fallait surtout pas me parler comme si j'étais une fichue gosse qui avait perdu son doudou. Non, il fallait y aller franco, de toute façon je n'aimais pas que les choses se fassent avec douceur. peut-être mon côté maso qui me permettait de me dire que j'étais vraiment vivante.

-Arrêtez-tous de me regarder comme des merlans frits ! BORDEL ! FAUT-IL QUE JE M’ÉVANOUISSE POUR QU'UN PUTAIN DE MÉDECIN VIENNE ME VOIR ?!

J'avais perdu tout contrôle de la situation. J'étais désespérée au point qu'il me semblait que le sol se dérobait sous mes pieds. Je redoutais cette fièvre qui aurait pu s'abattre, les microbes des autres qui auraient pu venir s'engouffrer dans la plaie. DANS MA PLAIE ! C'était insoutenable et alors qu'on essayait de me calmer, et bien moi je persistais dans mon aliénation, plus on voulait m'apaiser et plus je montais crescendo ! Je m'en fichais royalement de me calmer, tout ce que je voulais c'était que ce cauchemar finisse. Me réveiller en me disant que ce n'était qu'une illusion futile, que j'aurais du être plus méticuleuse et d'arrêter de boire mon café pendant que je disséquais des pauvres animaux ! Ce n'était pas professionnel du tout ! mais alors pas du tout, et je m'en voulais bien assez pour qu'on vienne me faire la morale et surtout m'intimider de me calmer sur le champ ! Je ne les écoutais plus du tout tellement j'étais effrayée. J'étais parmi des gens qui m'étaient inconnus et qui ne comprenaient pas vraiment la situation. D'ailleurs, en y réfléchissant bien, moi-même je ne comprenais plus trop pourquoi je m'étais mise dans de tels états. Quelle idée d'avoir accepté ce travail ! Y a des jours où je me dis, que j'aurai préféré me casser une jambe tiens !

-J'ai besoin d'un médecin !

J'essayais de parler sans énervement dans la voix, malgré que je perdais patience. C'était plus du désespoir qu'on pouvait lire dans mes yeux que de la colère. Mes yeux étaient embués par les larmes et même ma vision commençait à se brouiller. Ma tête me faisait un mal de chien ! Je repensais à cette pauvre bête qui était en mauvaise posture, les entrailles à l'air et que j'avais laissé à l'abandon. pauvre petite chose qui n'avait rien demandé et moi, j'étais là, à me lamenter sur mon triste sort, alors que ma vie n'était pas si en jeu que ça...

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Ven 19 Fév - 19:50
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« Une jolie blonde emmerdante »






Depuis que les membres de l’expédition, que je qualifierai de « suicide », pour sauver alpha étaient revus, l’infirmerie ne désemplissait pas de blessés. Toutes les chambres avaient été prises, par des patients atteints, de manière souvent sévères, dans leurs lésions. Avec Mila, Carson et l’équipe médicale nous étions surchargés de travail. On ne touchait plus vraiment terre depuis deux jours. Nos nuits se résumaient à quelques maigres heures.

Ma journée avait commencée tôt, trop tôt pour parler de journée d'ailleurs. Après une pause-café aux alentours de 08H, nous reprîmes les soins. Je passai 2 longues heures au bloc d'opération pour une chirurgie avant de me doucher une deuxième fois et faire le tour des chambres. Toujours flaquée de ma longue blouse blanche avec de grandes poches et un habit de civils dessous. Je ne supportais pas de mettre, ce hideux uniforme. Bien sûre, j'avais des remarques, notamment de Weir, mais que pouvait-elle répondre face à mon ignorance la plus totale face à ses propos ? Le jour, où nos uniformes seraient moins abominables j'envisagerais peut-être de le mettre. Je n'aimais pas le principe qu'on soit une mission civile mais, habillé avec le même code que si nous étions des militaires. En tout cas, tout le monde semblait s'habituer à me voir avec mes chemises bleues marines, mes pantalons beiges et cette blouse blanche si longue qu'elle me tombait mi-jambe.

J'étais assez fatiguée, mais l'état presque automatique que mon corps avait pris était plutôt confortable, je dirais vitesse de croisière. J'aimais sentir la pression sur ma nuque et savoir que le temps que je passais ici était utile. Ce dynamise dans l'urgence avait un certain côté excitant que j'affectionnais.

Cela ne se voyait pas sur mon visage, que mes heures de sommeils n'étaient pas optimales. Toujours aussi pimpante et énergique, je détonais au milieu des visages assombris et cernés. Les infirmiers parlaient beaucoup et se demandait même comme je pouvais avoir cette mine si fraîche alors, qu'ils m'avaient vue passé des jours proches de l'enfer juste avant.

Cette infirmerie était un nid à racontar et cela m'amusait grandement. J'en jouais avec une facilité déconcertante. Cet endroit était mon territoire. Même si je ne suis pas responsable médicale, comme Carson, j'étais la maîtresse de ces lieux, créant la pluie ou le soleil selon mes envies.

Je vis mon médecin favori s'approcher de moi, avec sa tête ronde et ses yeux timides. Quelques dossiers dans les bras, il désira faire son tour en ma compagnie. Nous étions souvent ensemble, lors des visites. Cela me convenait bien, j'appréciais sa compagnie. Il était la seule personne de la cité à avoir mon affection la plus sincère. Et surtout il était le seul à voir réussit à apprivoiser la tigresse en moi. Heureusement, car, sinon je l'aurais dévoré comme la plupart des personnes qui vivent ici. Mon caractère dominant, ne laissait pas vraiment de place à un autre leader, sauf s'il est accepté par ma féroce personnalité.

En cheminant dans les couloirs, nos discussions tournaient autour des patients et sur le relationnel, pour les rassurer doublement les blessés un peu effrayés par mes méthodes franches et teintés d'humour noir. Ce ne sont que des petits princes à mes yeux, qui s'offusquent de ne pas voir Beckett tout le temps. Le problème de Carson, c'est qu'il est tellement gentil et idem pour Mila, que les patients avaient pris l'habitude de ce confort et d'avoir les nouvelles enrobées dans un beau paquet cadeaux. Ils avaient oublié qu'il existait des médecins, certes plus performants mais, qui n'avait pas leur langue dans la poche et n'avait pas peur de dire les choses telles qu'elles le sont. Ne ménageant pas les princesses qu'ils étaient devenus.

En arrivant vers la dernière chambre ou logeait un membre d'alpha gravement blessé et le Lt colonel Sheppard, je sentie une présence non loin de nous. Katty, infirmière de son état et l'une de mes favorites se tenait sur le pas d'une porte à côté. Son regard était doux et elle envoya quelques mots doux à la personne qui s'y trouva. Mon regard perçant la détailla avec une attention non dissimulé. Tel un chat fasciné par une souris grignant du pain.

En se tournant vers le couloir, elle nous aperçut et ses joue rosés habitude virèrent au rouge. Elle baissa la tête, souhaitant sûrement disparaitre. Ma réplique fut tout aussi vive. Je la taquinai sur sa relation apparemment nouvelle avec l'un des soldats de la mission suicide. Une nouvelle fois, une vague cramoisie monta sur son visage d'enfant. Elle ne savait plus vraiment où se mettre et aurait sûrement préférée que je ne la surprenne pas.
Trop tard ma belle. Je lui offris un rictus carnassier avant de rentrer dans la chambre de Sheppard et de Tyrod, un peu trop ravie d'avoir assisté à l'émoi naissant de l'infirmière. J'aimais bien Katty, elle était rigolote et était suffisamment intelligente pour ne pas se vexer de mon comportement si chaotique. Au contraire, elle se réjouissait de pouvoir ramasser les miettes derrière mon sillage. Un brin lèche cul, mais, qu'importe elle était dans mes bonnes grâces par ses compétences.

Sheppard, était assoupit, les médicaments le shootait pas mal la journée. Seul moment où il acceptait qu'on lui donne un sédatif ou un peu plus d'antidouleur. Cela, lui permettait de ne pas afficher son état cadavérique aux yeux de tous. Il était assez fier et nous avait demandé qu'on le laisse tranquille le temps que son corps prenne une contenance plus « humaine ».
J’étais assez ravie que personne n’était venu le voir ce matin. J’avais dû refuser un nombre trop impressionnant de personne. Une vraie star.

Limitant à des heures, car il fallait bien qu’il se repose. J’avais peu de patient qui avait une telle célébrité, mais le peu que j’avais, avait eu le droit à une restriction des visites, sinon toutes les heures il y aurait foule. À croire qu’on ne souhaite pas laisser un blessé grave, tranquille.

Mais, bon ce n’est pas lui qui nous inquiétait le plus. Il était sur la bonne voie. Alors que son colocataire lui… oscillait entre la vie et la mort. Quand, je le regardais, je me demandais bien comment il pouvait être encore en vie. Il avait subi l’assaut des Geniis pour prendre Alpha, prenant coups, balles dans les jambes et tortures par la suite. L’équipe de sauvetage l’avait retrouvé à moitié mort dans un coin. Le souffle faible. Quand nous l’avions reçu, une hémorragie interne était en train de l’achever. Par chance, j’avais pu arrêter celle-ci… mais le nombre de blessures incongrues et ouvertes à de multiples endroits, entrainaient de nouvelles hémorragies ou des infections régulièrement. J’avais l’impression d’avoir une tumeur cancéreuse en face de moi, qui luttait pour détruire son support de chair.

Plusieurs fois, je m'étais questionné sur la nécessité de le laisser partir en paix. De lui faire une petite piqûre de sommeil éternelle, comme pour la biologiste… mais Carson, refusait car, à chaque fois nous le sauvions. Mais à quel prix ? Cet homme, ne souffrait plus. Il avait trop de morphine dans les veines, pour ressortir le champ de bataille que se livrai dans son corps en miette.

Je m'approchai de son visage blême et il entrouvrit ses deux petits yeux gris. Un fin sourire sur les lèvres. Il pensait que j'étais un ange. Il délirait souvent et à chaque fois, il me faisait des déclarations farfelues sur le destin, l'amour, les anges et la mort. Si j'avais été une femme plus naïve, encline à croire en ses sottises, je me serais émue de ses paroles sucrées. Mais rien en moi, ne palpitait face à ça. Juste, la colère de ne pas pouvoir le sortir de cette spirale.

Il m'attrapa la main, la serrant de ses maigres forces, m'empêchant de procéder aux soins qu'il devait recevoir. Carson, s'en chargea, un regard moqueur. Je lui fis une moue de dédain, avec une lueur d'espièglerie. Qu'il en profite, car ce n'est pas souvent qu'il peut me taquiner. C'est souvent l'inverse.

Les minutes me paraissaient longues, emprisonnée par la grande main froide du soldat. Je commençais à en être irritée et si Carson, ne m'avait pas demandé d'être « gentille avec le mourant » je crois que je l'aurais retiré de force. Il était rare que j'accepte de faire quelque chose contre mon pleins grès. Je faisais croire à Carson, que c'est pour lui faire plaisir, mais dans un sens, c'est bien la seule chose, que je pouvais fournir à ce soldat qui allait sûrement mourir dans quelques jours.

Triste fatalité. Son état était stable. Mais pour combien de temps ? Je trouvais cela révoltant de ne pas pouvoir sauver tout le monde, d'avoir une technologie pas assez poussée ou puissante pour faire de véritable miracle.
Alors, que l'homme relâchait sa pression et stoppait ses murmures fasciner par ma beauté, j'entendis qu'il y avait de l'action dans l'infirmerie. Nous étions proches de la grande salle d'entrée… et j'entendais des cris. Mon regard se figeait dans celui de Carson, qui s'inquiéta de ce grabuge. Au contraire du miens, qui s'en réjouissait.

0]]Arrêtez-tous de me regarder comme des merlans frits ! BORDEL ! FAUT-IL QUE JE M’ÉVANOUISSE POUR QU'UN PUTAIN DE MÉDECIN VIENNE ME VOIR ?![/b]

Cette phrase était absolument merveilleuse à entendre, c'est fou le nombre de choses que certaines personnalités se permettent de dire… j'eu un petite rire. Je suis bien placée pour savoir que ms propos sont souvent culottés.

N’empêche, elle avait de la chance, que je sois occupée et non dans le Hall, car sinon elle aurait eu le droit à une soufflante qui aurait calmé sa joute verbale.

Mais qui était l'énergumène qui vociférait pareille chose ? Si la voix n'avait pas été féminine j'aurais parié sur notre hypocondriaque favori : le docteur McKay. Avons-nous à ce moment-là une gagnante ? Un sourire de prédation s'afficha sur mes lèvres. Carson, le vit et soupira. Il s'avait mon goût prononcé pour les excentriques et que cela m'amusait de « jouer » avec eux.

• Ça pourrait être drôle
• Nous devrions allez voir, ça se trouve elle est gravement blessé
• Un blessé grave ne gueule pas aussi fort. Je vais aller me charger de miss évanouissement !

Avant même que je détache ma main, je vis Katty surgir dans la chambre, une lueur amusée dans les yeux en me voyant.

• Docteur Taylor. Une cliente pour vous. On n’arrive pas à la calmer

Je lançai un petit regard triomphant à Carson, qui levant les yeux au ciel.

• Isia… sans les griffes

J'eu un petite rire cristallin, je le regardai avec un roucoulement de chat et lui fit un clin d'œil. Il eut un petit sourire qui essayait bien mal de réprimander, je le laissai finir les derniers soins et je suivie Katty. Celle-ci profita pour me raconter la scène en détail. Décidément ; c'est bien les scientifiques qui sont des vraies bichettes sur cette base.

En arrivant dans le hall, je vis une jeune femme blonde, plutôt mignonne en plus, entouré d'infirmiers qui essayaient de calmer le volcan en éruption qu'elle était. Elle se tenait la main d'une autre gantée. Son visage me disait quelque chose.

Je regardai quelques secondes la scène hystérie, avant de l'entendre demander un médecin, mais d'une voix un peu plus calme. Qu'avait-elle eu pour mériter un état de panique aussi élevée ? Ou plutôt qu'avait-elle fait ?
Le problème avec les scientifiques, c'est qu'ils touchent un peu tout et n'importe quoi et on se retrouve avec des cochonneries de maladie sur eux. En m'approcha, les infirmiers entendirent mes pas et s'écartèrent aussitôt. Hum qu'il est bon d'être aussi respecté et crains de ses subalternes, ne trouvez-vous pas ?

Je me disais bien que son petit minois blond ne m'était pas inconnu. J'avais travaillé en collaboration avec elle. Aucun échange particulier, que du pro. Mais j'avais retenue quelques informations du Docteur Phillips. Qu'elle était assez jeune, brillante, hautaine, opportuniste, égoïste et surtout ce qui m'avait le plus marqué c'est qu'elle était jolie comme un cœur. Mise à part ça, je n'avais aucun avis sur elle. Nous avions fait notre boulot efficacement sans papoter et apprendre à se connaître, donc mon avis sur elle était ce qui avait de plus neutre.

Elle avait l'aire sonnée, le regard un peu fou et emplis de larme. Je soupirai, ce n'est pas en s'agitant autour d'elle, qu'elle allait se calmer la petite. D'un geste assez clair, je chassai la troupe de mouche en blouse blanches qui avait eu l'idée stupide de s'agglomérer autour.

• Docteur Phillips, venez avec moi,
dit-je d’une voix assez clair et calme.

En arrivant près d'elle, je posai une main ferme sur son épaule et la guida vers une table d'osculation. Quelqu'un en panique doit être mit immédiatement à l'écart. Je sentais ses tressaillements sous ma main manucurée. Une fois, arrivé près de la table, je la laissai mettre ses fesses dessus avant de prendre sa main avec délicatesse. Autant j'avais été ferme, pour calmer ses spasmes nerveux, autant là, ma main était aussi souple qu'une caresse.

Une entaille barrait sa main. Elle était si nette, qu'il était évidant que cela fut l'œuvre d'un scalpel. Mais rien de bien grave. Même si le sang coulait abondamment, elle risquait au pire d'avoir un peu mal le lendemain, comme une petite irritation. Cela me rappela vaguement la mini coupure d'un certain scientifique mégalo.

Lors de nos cours échange, elle ne m'avait pas apparue si encline à la panique. Mon regard se reporta sur son visage, la gravité de sa blessure n'était pas le plus important … la vraie question, était : qu'avait-il eu sur le scalpel avant qu'il pénètre dans sa peau ?

J'attrapai du désinfectant dans ma déserte pour lui appliquer dessus. Mes grands yeux bleus, se levèrent dans les siens.

• Qu’avait-il sur le scalpel avant ?

J'avais une voix calme et détendu, afin qu'elle puisse se caler sur ce calme que j'aspirais pour calmer ses angoisses et qu'elle puisse parler sans revenir vers l'hystérie qui l'habitait encore.

Je pris en étaux sa main, avec la mienne et la compresse, attendant avec patience sa réponse. Car, bon, le désinfectant ne ferait pas de mal pour tuer les bactéries, mais si, elle avait touché des virus et bah là faudrait faire autre chose.





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Sam 20 Fév - 12:51
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“Les fichus risques du métier”







Isia & Blanche

Ils s'aglutinaient tous autour de moi comme l'aurait fait des mouches sur une merde. Je levais les yeux vers ces yeux compatissants, peinés et moi, j'avais déjà l'envie d'exploser de nouveau. Il me semblait que je suffoquais, l'air me manquait, et pourtant, ce n'était pas vrai. J'avais juste à me clamer, à faire descendre cette boule qui était coincée dans ma gorge. Plus facile à dire qu'à faire, surtout quand on en proie au doute, à la peur. Il était inconcevable pour une personne de ma trempe, une excellent épidémiologiste, de ne pas posséder autant de sang-froid. J'étais amenée à travailler avec les microbes en tout genre, j'inoculais des virus, des vaccins...

J'étais confrontée à la douleur des gens, à leurs regards si tristes où ils essayaient encore de chercher l'espoir. Ils ne le trouvaient pas toujours, hélas. Moi, alors que je zyeutais tour à tour les visages de ces inconnus, j'eus la sensation de revenir en enfance. Ainsi je me revoyais entourée de ces paires d'yeux qui me sondaient, qui me regardaient bêtement, se demandant de quelle espèce j'étais. J'étais leur monstre. Au fil des années, je n'ai pas toujours su contrôler ces choses en moi. Là dedans, c'est le gros merdier. Une guerre perpétuelle qui se répète sans arrêt quand je suis en-dehors de mon élément naturel.

Alors que j'allais vociférer, la troupe se mit à diminuer. Ah, ils n'étaient plus attirés par mes gémissement plaintifs et incessants. J'avais les yeux qui me piquaient tellement ils étaient rouges. Puis là, sans que je ne la remarque, elle se pointa face à moi. Un ange. Elle était descendue du ciel pour m'emmener avec elle, d'ailleurs, elle savait qui j'étais. Elle avait tant de douceur dans ses gestes, que je la suivais sans broncher. J'avais le cœur qui battait plus que la normale dans sa prison. Il voulait presque sortir.

Je frissonnais, sans doute parce que j'avais peur de ne plus pouvoir avoir aucune prise sur ma propre vie qui défilait. C'était idiot, ce n'était qu'une simple égratignure. On n'en mourait pas. Il fallait que je remonte, que je retrouve pied. Il fallait que je puise dans le peu d'espoir qu'il me restait. A quoi bon, chercher l'espoir quand tout ce qui vient en tête ce sont toutes ces choses qui vous répugnent ? L'espoir, cette chose inutile qui vous fait croire à des choses sans lendemain. La peur de mourir qui vous pourchassait telle une bête féroce tapie dans les plus hautes herbes, prête à bondir au moment où on était le plus faible. Elle frapperait là où le bât blesse. Elle connait toutes mes faiblesses, et ne cesse de s'amuser me plongeant instantanément dans la torpeur.

Je n'arrive pas à remonter, j'ai l'impression que je m'enfonce encore plus dans cette névrose. Elle ronge chacune de mes chairs, se délecte de mes organes qui sont à découvert. J'essaie de toutes mes forces, me retenant du mieux que je peux à ce fil invisible, mais trop tard. Je ferme les yeux... Je sombre, je me meurs...

Pourtant en rouvrant les yeux, je suis encore là, je jette un coup d’œil à cet ange, qui m'invite à poser mon fessier sur la table. Ça y'est, je sens qu'elle va m'annoncer une mauvaise nouvelle, on va m’amputer la main, peut-être que le bras va suivre par la suite ? Mon corps ne serait plus qu'un légume, je devrais vivre avec ce membre en moins ? Non, clairement, ce n'était pas ainsi que les choses devaient se passer. Je dois de nouveau me forcer à remonter, reprendre ma respiration. Je me force encore et encore, j’aperçois la surface de l'eau. J'y suis presque.

Quelque chose me touche la main, on la prend avec précaution comme si c'était une pauvre petite chose si fragile. La douleur est insoutenable en général, mais là, c'est comme si on me piquait. On me touche alors que je ne le permettais jamais. Et si elle ne s'était pas désinfectée après la ronde quotidienne ? Et si elle m'avait contaminée avec ses propres bactéries.

Je grimace, ce n'est pas à cause de la douleur, à côté, le mal ressenti, c'est du pipi de chat. Je retrouve peu à peu mes forces, j'ouvre enfin véritablement les yeux, découvrant le bleu limpide qui m'observe. Elle a des yeux tellement magnifiques, qu'il m'avait semblé que je me noyais, c'était donc ça l'origine de cette pseudo-noyade ? J'avais une imagination tellement débordante qu'il m'arrivait de me perdre tellement je préférais cette vie qui se dessinait lentement dans mon esprit, au moins, je faisais les choses à ma manière, je n'avais personne qui m'emmerdait. J'étais seule dans ma bulle, je ne laissais personne faire partie de mon monde. C'était une protection, une carapace forgé au fil des années afin de vivre dans mon utopie.

Dans mon monde, il n'y avait aucune maladie, il n'y avait aucune peur, enfin presque. J'idéalisais tellement les choses, que ma réalité me paraissait médiocre. Les gens l'étaient, ma vie aussi à vrai dire. J'avançais seule, me bernant d'illusions, mais au moins, c'était moi qui me les construisais, si j'étais déçue, ce n'était que de mon propre ressort. Je ne pouvais m'en prendre qu'à moi-même.

J'observais le médecin, sa chevelure blonde, ses grands yeux bleus. Ses gestes agiles et appliqués. Sa voix douce au timbre calme et léger. Il est vrai que je m'étais calmée. Que je ne ressentais plus le besoin de crier, de pleurer, de m'agiter dans tous les sens. Je me laissais faire, après tout, c'était son rôle. Je l'étudiais en silence tout en cherchant au plus profond de ma mémoire, où est-ce que j'avais vu ce visage. Il faut dire que des médecins, j'en avais déjà vu à foison et ce depuis ma tendre enfance.

Et là, elle me revient en pleine face. Je savais précisément où je l'avais vu. Nous avions été amenée à travailler en étroite collaboration. Oh non, je ne lui avais jamais parlé, car elle devait probablement faire comme tous les autres : faire des commérages à mon sujet. J'étais la plus jeune, la plus entêtée, la plus arrogante, mais la plus travailleuse. Personne ne pouvait m'enlever ça. Si encore, je savais manier mes émotions autant que je savais gérer mon travail, je n'en serais pas là. Je ne sais pas si elle avait fait partie de ces têtes pensantes. Il faut dire que ma réputation me précédait. Elle n'était plus à faire même. Alors oui durant ce programme j'étais la plus jeune, oui j'avais fait des pieds et des mains levés pour me faire entendre. Alors oui, quand on a à peine la vingtaine, qu'on fréquente déjà ce monde impitoyable, il était évident que c'était parce que j'avais couché avec le plus offrant.

Entendre ces mots, ça faisait encore plus mal que ce putain de scalpel qui s'était engouffré dans ma chair. Car peut-être que mon comportement n'était pas des plus agréables, mais jamais, jamais je n'avais été jusqu'à ramper pour obtenir un travail. C'est ironique, j'en avais croisé des gens prêts à faire ça, et pourtant, je n'étais pas du genre à alimenter les ragots ou même à en créer. Chacun, évoluait suivant ses croyances, suivant ses ambitions. Si ça leur plaisait de coucher après tout, qu'est-ce que ça pouvait me faire ? Je pense que dans ce programme, je n'avais pas été aimée du tout, on me rabaissait. Pourtant, je gardais la tête haute, ne cessant de fermer la bouffe à ces gens détestables. Je me suis jamais démontée quand il s'agissait de mon environnement vital. Faut dire qu'ici, les choses étaient différentes. Je n'avais plus mon équipe. Je n'avais aucune confiance envers les autres. Pourtant, j'avais entendu dire, qu'ils prenaient que les meilleurs. peut-être devrais-je leur faire plus confiance ? Pourtant, non, je ne pouvais pas, malgré toute la volonté du monde.

J'avais tellement souffert dans cette hostilité, que j'étais devenue moi-même hostile. Alors oui, quand je l'ai reconnue, il y avait cette petite rancœur qui s'est interposée entre elle et moi. Je ne connaissais rien d'elle si ce n'est qu'elle avait un tempérament de feu. Qu'elle avait du mordant, remarquez, tant qu'elle ne me mordait pas, ça m'allait.

Je haussais les épaules tout en soupirant après sa question. Je sors les crocs quand ? Je déballe mon sac à quel moment ? Je lui saute au cou maintenant ? Elle avait des questions un peu connes, mais je ne pouvais pas lui en vouloir. Je ne portais pas les médecins dans mon cœur, ils avaient la fâcheuse manie de me faire sortir de mes gonds. Pourquoi j'avais demandé un médecin alors ? Certains étaient compétents non ?

-Du sang, que croyez-vous qu'il y avait de plus sur ce scalpel ? demandais-je avec raillerie, oh peut-être voudriez-vous voire de vous-même cette bestiole étendue sur la table, les tripes à l'air ?

Alors que je finissais de parler avec désinvolture, je retirais brusquement ma main, tout en la ramenant contre moi et essuyant les traces invisibles de ce contact qui me répugnait.

-Je sais ce que vous vous dites, renchéris-je avec un peu plus de férocité dans la voix. Pauvre petite chose, qu'est-ce qu'elle a bien pu faire pour arriver ici ? Alors oui, je vous vois venir avec vos idées tordues, je n'ai pas eu besoin de m'agenouiller, contente ? Vous pouvez aller colporter des choses à mon sujet comme vous l'avez déjà fait par le passé. Vous pouvez même vous en aller, j'saurais me débrouiller seule.

Aucun merci, aucunement le besoin de lui donner la satisfaction de la réconforter. Elle avait fait son taf, mais hélas, je ne faisais pas partie de ces personnes qui se laissaient impressionner. Moi, ce qui m'impressionnait c'était cette volonté qu'elle avait de se faire respecter. Pourtant, même si elle m'impressionnait, je ne voulais pas lui montrer. J'avais toujours cette insouciance en moi, ce ton hautain, comme si je voulais désarmer juste avec un regard. Ça ne marchait que sur les faibles. Alors je m'en fichais qu'elle soit plus mûre, plus professionnelle, plus autoritaire, plus je-ne-sais-quoi, dans tous les cas, je ne voulais pas fuir la queue entre les pattes tel un chien apeuré. Manque de bol, ça tombait sur elle, mais cela aurait pu tomber sur n'importe qui.

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Dim 21 Fév - 22:35
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« Une jolie blonde emmerdante »






Il était juste impressionnant de voir dans l'état était la jeune femme. Une crise de panique incroyable l'avait animée. Quand je la menais à la table, j'avais l'impression d'avoir une poupée de chiffon. Aveuglée par les larmes montantes et les tressaillements. Sans parler, du fait qu'elle semblait complètement ailleurs.

Si j'éprouvais une once de pitié pour autrui, je crois que j'aurais pu être touchée par cet état. D'ailleurs Carson et Mila étaient du genre assez empathique. Heureusement que ce ne sont pas eux qui prennent en charge la jeune doctoresse. Ils n'auraient qu’amplifié la panique avec leur douceur et leurs mots. Dans ce cas, faut juste être efficace et ne pas chercher à rassurer. La gestuelle fera le gros du boulot.

Je m'efforçais de tenir cette régularité. La précision de mes gestes et leurs rapidités étaient amplement suffisantes pour instaurer un état stable chez la patiente. D'ailleurs, la jeune femme blonde semblait faire surface. Son regard avait été noyé par le miens. Mais la lueur que j'y vis, m'incita à me dire qu'elle reprenait bien plus que ses esprits.

Je la scrutais avec une attention minutieuse, loupant aucun de ses changements d’État. Et je ne vais pas être déçue. Son regard devenait hostile. Son hochement d’épaule emplis d’un dédain flagrant, commença à m’agacer. Instinctivement, je sentais qu’elle allait me péter entre les mains. Quel dommage, que je ne sache pas plus sur sa personne, j’aurais pu prévoir la mini bombe qu’elle allait m’offrir en remerciement.

Dans un sens, le peu que je savais, ne me surprenait pas. Elle est jeune, elle est brillante et devait s’attirer les foudres de certaines personnalités jalousie et médisante. La médecine est un monde cruel, elle dévore les faibles.
Personnellement, j’ai connue cet état. Et par ma trop grande beauté, je suis souvent au cœur des saloperies. Même si mon caractère en était la source. En tout cas, je ne voyais que peu de mal à son ambition ou son arrogance. Quand on est brillant il faut s’affirmer. Mais à juste titre et non inutilement.

Et ça ne manqua pas… elle me répondit d’un ton de raillerie, qui sonnait une envie folle en moi de lui en décocher une dans son adorable petit visage de poupée. Je me redressai, la toisant longuement telle une lionne, étudiant sa proie. Et bien…

Je comptai lui répondre, quand elle reprit sa main, la caressant étrangement. Elle semblait vouloir effacer les traces qu'avaient laissé ma main. Mon regard suivi avec attention son petit manège ridicule. Elle me rappela les gestes d'un autiste. Elle avait donc des troubles du comportements. Super … ont dit souvent que les plus grands hommes ou femmes de ce monde, sont des personnes mentalement instables ou anormales… et bien je crois qu'elle a ce qu'il faut pour faire partie de ce tableau.

Mise à part mon regard de prédation, je n'eus aucune autre réaction sur mon visage qui restait avec ce masque de douceur. Lui signifiant que je n'en avais rien à battre de ses railleries de petite fille. Avant d'attraper dans ma déserte, un gel hydroalcoolique et lui tendit.

• Ça partira mieux avec ça

Si cela pouvait la rassurer. Chacun ses petits tocs après tout. Je n'avais pas à la juger. Je levai un sourcil. Ma question était loin d'être conne, je ne sais pas ce qu'elle fabriquait dans son labo. Elle peut bidouiller pleins de virus ou de créature infectés. En tout cas, je n'eus pas de réponse. Tant pis pour elle. Je ne vais pas m'offusquer de cette réponse digne d'une adolescente en pleine crise. Si elle ne veut pas me dire, elle se contentera de ça et elle ne viendra pas se plaindre après.

Je ne pus point répondre, elle enchaîna dans sa bêtise avec une férocité un peu hors contexte. Ses propos l'étaient tout autant …Elle se foue de ma gueule le petit ange ? Elle toute désorientée comme un oiseau qui tombe du nid, a décidée soudainement de me mordre ? Mais je rêve, avec un procès d'attention. Mais c'est du caviar !

Je levai les yeux au ciel halluciné par ce revirement de situation. Si encore ça avait un quelconque rapport mais, là, elle interprétait. Un petit sourire fortement amusé se dessina quand même sur mes lèvres rouges. Elle délirait la pauvre fille. Qu'avais-je à faire de raconter qu'elle m'avait fait une crise dans l'infirmerie ? Si elle savait le nombre de personne qui font des trucs hallucinants ici, je pense que je passerais mes jours à faire du commérage.

Certes, j'aime bien écouter les récits, souvent emplis d'exagérations, mais dans le seul but d'observer et d'en apprendre d'avantages. Je jouais avec les commérages pour en apprendre plus sur certaines personnes ciblées. Mais, a vrais dire, je n'avais jamais participé au cercle très fermé des médisances sur mademoiselle Philipps. Ce qui est dommage, car ça m'aurait permis de mieux comprendre son état. Je me rattraperai, par curiosité et surtout pour savoir ce qui se raconte. Car, faut en dire des saloperies, pour qu'une personne vue alors, comme compétente pète un câble gratuitement.

En tout cas, elle devait être sacrément traumatisée par ce qui se disait. Il n'empêche, je m'apprêtais à la mordre verbalement quand la petite phrase de Carson, me revenue en mémoire « Isia sans les griffes ». Mouia, facile à dire, ce n'est pas lui, qui vient de se faire injustement baffer par une jeune fille en mal de confiance ! Tant pis.

Je posai mes deux mains sur les cuisses de Blanche, plongeant mon regard bleu azure dans ses prunelles bleues. J'étais ferme dans mon mouvement et surtout elle allait comprendre que les petites crises ce n'est pas avec moi que ça marche.

• Je n'ai pas de temps à perdre avec une femme en pleine crise d’adolescence !

Je spécifiai « femme » pour ne pas lui balancer à la figure qu'elle était bien plus jeune, a comparée de moi, elle n'était qu'une famine. Mais, je n'avais nullement l'intérêt de lui rappeler. Elle était une professionnelle, comme moi, donc sur le même piédestal. Et mon ton lui faisait savoir que je ne mettais aucune différence entre nos âges. Je fis une pause, soutenant avec froideur son regard.

• On va mettre les choses aux clairs, vos petits problèmes de ragots ne me concernent pas. Je n'ai strictement rien à faire de ce qu'on peut raconter sur vous. J'en ai suffisamment derrière moi, pour occuper mes journées.

Je relâchai ma pression et me redressa, ne quittant pas son regard.

• C'est bien d'avoir du caractère, mais faut-il savoir l'utiliser au bon moment. Là ce n'est ni le lieu ni le moment, pour me faire part de vos rancunes envers les personnes qui vous crachent dessus. Et de m'inclure dedans. Sachez-le, mademoiselle Phillips, si j'avais eu l'envie de vous cracher mon venin, vous vous en souviendrez ! Je n'ai pas besoin d'un groupe d'égocentrique attardés et rétrogrades pour détruire la personne de mon choix.

Oui, je disais le mot « détruire », lui indiquant qu'avec moi, les jeux, n'était que fatal. Je suis la seule maitresse à bord de mes actions. Et non le pantin d'un groupe de personnes jalouses et moins compétentes que moi. Ma voix était froide et ferme. En plus, en toute franchise elle m'a regardé ? On parle bien plus de moi dans les couloirs que de la jeune doctoresse qu'elle est.

• Je ne vous retiens pas. Par contre, si je vous revois avec votre blessure infectée à cause des bactéries qui se trouve sur la bestiole et qui y avait par malheur autre chose. Vous, vous débrouillerez avec ça !

Je lui fis un signe, désignant la sortie.

• Soit vous vous tenez tranquille et vous me laisser faire mon boulot en répondant à ma stupide question correctement, pour que j’identifie les risques d’infections. Et pas besoin d’excuse cela m’indiffère cette hypocrisie. Soit vous partez dans votre labo rejoindre votre bestiole inconnue.

Le pire dans tout ça, c’est que ma voix était restée d’un calme étonnant. Mais le fond était suffisamment menaçant pour impressionner et être percutantes, laissant sous-entendre la lourdeur de mes mots. Je ne rigolais pas. Et je n’avais pas envie d’être en conflits avec une personne qui juste à l’ors semblait intéressante par ses compétences. Et puis quand bien même ? Je m’en foutais de l’avis des autres et celui qu’on porte sur son petit cul bien rebondit !

Mon regard ne la quitta, pas, elle avait plutôt intérêt à bien choisir sa réponse. Qu’elle se calme et qu’elle se rendre compte que le monde entier ne la regarde pas avec autant de haine qu’elle se l’imagine.

RP:
 



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Lun 22 Fév - 17:15
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“Les fichus risques du métier”







Isia & Blanche

Quand elle eut remarqué mon besoin d'ôter toutes traces de son passage, elle me tendit un de ces fameux gels qui étaient censés retirer tous les germes nuisibles ? Je la regardais un instant ne sachant pas si je voulais vraiment le prendre ou non. Elle avait du déceler que j'avais certains problèmes, au pire je m'en foutais. Agacée, je prends son bidon tout en le gardant dans les bras. J'actionne la pipette tout en me frottant les mains avec le gel. Forcément, je grimace sous l'effet de la piqûre. Je n'avais pas pensé à ça, merde ! Elle va penser que je suis un pauvre petit bébé qui ne supporte pas la douleur, c'est ma vaine tiens !

J'en viens à plonger dans mes souvenirs, essayant de me raccrocher à cette réalité devenue trop oppressante pour moi. Je perds pied, je vole ou je coule, je ne sais plus trop à vrai dire. J'essaie de ne pas l’affronter du regard, son regard à un petit quelque chose qui fait peur, quelque chose de presque malsain ? J'essaie d'envoyer balader mes pensées, bien qu'elles pourraient me plonger hors de la vue de cette blondinette un peu trop belle, ça ne serait pas du luxe. Elle est scandaleuse, mon cœur se serre. Elle a quel âge ? Difficile à dire. Je dirais la trentaine. Pourtant il m'est difficile de lui mettre un nom sur son joli faciès. Je fais pâle figure et je me sens tellement ridicule à côté d'elle. Je la détesterais presque, ou pas en fait. Je ne saurais expliquer ce qui me dérange chez elle.

Peut-être que je l'envie ? J'ai bien vu comment tout le monde s'était effacé à ses pas. Était-ce du respect ou de la peur ? Je déglutis difficilement. Je me tiens droite malgré tout et même si cette rigidité est dût à ma tenue, je ne bronche pas quand je sens son regard me pénétrer de l'intérieur. C'est comme si elle cherchait à me désarmer. Elle m'obsède, elle m’enivre. Elle envoie du lourd sans hésitation. j'ai l'air d'être une petite fille, la petite fille que j'étais. Celle qu'on délaisse dans la cour de récréation, celle à qui on adresse que des sourires et des yeux moqueurs. La petite fille qui ne comprend pas toujours ce qui lui arrive. Celle perdue dans un monde, un monde hostile. C'est fou ce que les gamins sont méchants entre eux ! j'étais le vilain petit canard et pourtant, le vilain canard ne l'était plus vraiment.

En silence elle s’avance, s'appuie sur mes cuisses pouvant presque sentir la chaleur de ses mains. Un frisson. Un frisson d'effroi ? Un frisson d'excitation ? Je n'ai pas le temps de me poser la question que sa jolie bouche s'ouvre et débite les mots. Les mots me font mal. Ils m'arrachent un cri étouffé. Ils me blessent et je sens mon cœur s'emballer. Elle tape où ça fait mal et ne prends aucun gant. J'aime ça. Au moins une femme de caractère. Une femme fatale.

Le genre de femme qui ferait frémir d'envie, qui ferait se damner les saints. Elle appelle au désir, elle est innocente à la fois, mais cruellement désirable. Si j'étais un homme ? Il est certain que je la culbuterais sans ménagement sur la table d’osculation. J'imagine que c'est une femme qui choisit avec soin ses partenaires. Une femme de goût. Ce n'est pas le genre de femme à aller dans un bar et coucher avec le premier bouseux venu, non. Enfin, même si c'était le cas, qu'est-ce ça pouvait me faire ?

Je soutenais son regard avec appréhension, elle n'avait certainement pas fini de me faire une belle leçon de morale. Le pire ? C'est qu'elle avait réussi à capter mon attention, elle avait réussi à me tenir tête, puis, sans rien cacher, elle n'avait pas totalement tort dans le fond. Je l'avais englobée dans le même sac que tous ces cons. Dans le fond, pourquoi elle prendrait pour les autres ? C'est qu'elle savait bien se défendre, un peu trop même. Elle avait du mordant, à croire qu'elle s'injectait la caféine à même les veines. Fantastique...

Elle enfonçait encore plus le couteau, dans le but de me faire rentrer tous ces mots qui s'échouaient dans mon oreille. Il me semblait même que ces derniers aussi essayaient de me faire mal, un peu comme la lame du coteau. Je retenais les larmes, car sous cet amas de béton, il y a avait encore beaucoup de sensibilité, toute cette rancœur aussi refoulée tout au long des années. Alors oui, moi aussi je savais détruire, torturer les personnes de mon choix. Visiblement, je m'étais faite une ennemie... Ou pas. Même si j'avais été très dure avec elle, sans aucun motif apparemment, elle n'en tenait pas rigueur, enfin pour l'instant.

Et là, elle me ramena à l'objet de ma frayeur. Cette bestiole. Pauvre petite chose seule et complètement ouverte. Tenue par des écarteurs. J'en frémis. La blondinette me laissa le choix, et si j'avais été elle, croyez-moi que je serais partie furax si les rôles avaient été inversés. Je serais partie aussi vite que j'étais venue. Il n'y aurait pas eu de seconde chance. je détourne un instant la tête, me contentant de regarder mes cuisses, dont elle avait posé les mains plus tôt.

Je me racle la gorge afin de retrouver la force de parler. J'allais abdiquer. Je ne voulais pas qu'elle pense que c'était grâce à sa voix tranchante que j'allais rendre facilement les armes. Disons que dans certaines circonstances je savais me taire quand il le fallait. Je lui tends la main, en soupirant malgré tout. Ok elle avait gagné cette manche, et la prochaine ?

-C'est bon, dis-je après une réflexion intensive, vous avez parfaitement raison, finissons-en avec cette égratignure.

J'avais relevé la tête, même si c'était une sorte de supplice qu'on pouvait lire dans les yeux, ce n'était pas vraiment ça. D'ailleurs, le savais-je moi-même ?

-C'est une espèce de rat, continuais-je après coup, un rat plus gros que nos animaux domestiques, un peu moche. Il a des grosses canines en avant, encore heureux, de là où il est, il ne peut plus rien nous faire...

J'avais un peu ricané, mais c'était plus nerveux qu'autre chose. J'avais quand même du respect pour les bestioles bordel ! Un peu trop que pour les humains. Les animaux étaient plus dociles et puis, ils ne trahissaient pas à la première occasion. En fait, il y a tellement de choses qui font que je ne trouve plus aucun intérêt pour ceux de mon espèce. Et tout ça à cause de cette putain de maladie de merde.

-Ecoutez, je n'en ai pas après vous, avouais-je un peu sur la défensive, j'ai perdu mes moyens. Moi et le self-control ça fait deux, dis-je avec le sourire, mais je ne sais pas, j'ai tellement été confrontée à ces salles que ça me fiche une peur panique.

C'était difficile d'avouer ce genre de choses, car moi, je voulais qu'on me voie comme une femme forte, pas une gamine prétentieuse obnubilée par le pouvoir. Il est clair, que j'agissais ainsi, mais c'était une barrière. Ce n'était pas vraiment moi, alors oui, il a fallut que je me batte bec et ongles pour pouvoir survivre. Car oui, ma vie depuis très jeune c'était un jeu de survie. Si je tombe, je crève, et je n'avais pas vraiment envie de crever, pas maintenant.

-Si vous veniez à m'annoncer qu'il fallait me couper la main, là je ne dis pas que je régirais plutôt bien, dans le cas échéant, il ne devrait pas y avoir de soucis.

Je respirais normalement tout en prenant sur moi. Elle n'était pas là dans le but de m'enfoncer, juste là pour soigner. Donc, il fallait bien parfois rentrer les griffes et puis, plus on passerait notre temps à se chamailler pour des broutilles, moins, elle pourrait passer du temps à examiner cette blessure.

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Mar 23 Fév - 18:54
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« Une jolie blonde emmerdante »






Son regard fut accusateur quand je le tendis le petit bidon de gel. Elle semblait hésiter à le saisir et s'asperger les mains de ce liquide sûrement perçut comme salvateur, face à l'hostilité de ce monde. Elle finit par le prendre, grimaçant face à la douleur. à bah oui, mettre ce genre de choses sur sa plaie, n'est pas une bonne idée. Remarque, cela va tuer un peu des bactéries, possible qui auraient pu contaminés sa plaie.

Je la regardai faire, calmement. On dit que dans le monde médical on voit des patients étranges. Mais, l'endroit où, j'ai vu le plus de bizarrerie était chez mes confrères, souvent bien plus atteint que leurs propres patients. Mais, bon, il était logique, pour une personne, travaillant avec pleins de virus et autres saloperies, d'être assez maniaque sur la propreté. Même si, la saleté peut venir des autres. Comment percevait-elle le monde qui l'entoure ? Comme des montagnes de germes ?

Elle évite mon regard oppressant. Bien, au petit jeu du combat du regard, je gagne toujours, la seule personne qui réussit à ne pas ciller face à celui-ci est la corporal Frei. Quand nous sommes toutes les deux dans la même pièce, il y a quelque chose d'étrange qui se produit, comme si celle-ci devenait de plus en plus petite et étroite. Deux blocs de glaces, deux femmes fortes qui s'affrontent. Cela fait souvent des étincelles dans l'atmosphère, même si nos postures sont souvent stoïques et d'apparence calme.

Je sentie sous mes mains, les fins frisons qui se formaient sur le corps du docteur, j'en aurais presque eu un sourire satisfait si je n'avais pas été concentré sur mes paroles. D'ailleurs à mes paroles, elle étouffa un petit cri. Je sentie, une certaine satisfaction à l'entendre pousser ce petit son, signe que mes mots avaient parfaitement atteint leur cible. J'avais tapé là où ça faisait mal et elle percutait.
Son regard était voilé de différents sentiments que je ne savais pas exprimer avec exactitudes. En tout cas, cela causa une petite tension chez moi. Une tension, non dû au petit conflit, mais plus par une forme d'excitation. Celle qu'à le chat quand, il coince la souris. J'ai toujours ressentie une forme de désirs, quand je recadrais les gens, le combat vocal ou physique me plaisait. Je trouvais, cela passablement malsain.

Je me souvenais avec netteté, l’époque où j’étais dans ma phase de « garçon », j’adorais me battre, en revenant avec des coups, des bleus, les lèvres déchirées, mais une expression de béatitude sur le visage. Surtout, que je me battais contre des hommes que je terrassais par moment. Moi, Isia, le garçon manqué, cheveux court, avec ses vieux jeans et pullover, n’avait rien en commun avec la femme actuelle. Sauf ce coup sauvage pour les risques. Cette époque était peut-être la plus dure pour mon père, qui ne reconnaissait plus l’enfant qu’il avait vu naître. En tout cas, même quand je me retransformai en fille, j’aimais le combat. Combat, qui évoluait en jeux sexuel, la domination, ou le besoin de ma chamailler avec un partenaire.

Telle une guerrière en manque de sang, j’appréciai ça. C’est peut-être pour ça que je m’applique à viser le cœur et non les autres membres.
Si, je devais être psychanalysé, je pense que le pauvre psychologue aurait l’impression d’ausculter un chat et non un humain.

Elle finit par soutenir mon regard avec une forme d'appréhension, attendant la suite. Je n'allais pas la laisser attendre si impatiemment ? Et le reste suivis son cours, sans aucune formalisation ni pitié. L'un des autres avantages, quand on s'encombre peu de l'avis des autres, c'est de pouvoir se permettre une franchisse dure et cruelle sur le monde. Elle semblait apprécier cela, étrangement. Du moins, elle ne régissait nullement négativement.

Ses yeux commencèrent à s'embrumer de larme, mais elle les retenait avec force. Me montrant bel et bien que sous ses grands airs de diva, elle était comme tout le monde : sensible et sûrement bien complexer. Son âge ne la rendait pas plus tendre, bien au contraire, les personnes que j'avais fait pleurées était souvent plus âgées et se gargarisait de verser aucune larme. Comme si pleurer pouvait être une faiblesse. Cela montrait juste, qu'on avait encore quelques petits remous d'être sensible. Chose, que le monde scientifique détruit pour faire de petits robots cyniques et imbus d'eux-même.

Elle finit par faire le bon choix, me tendant sa main, m'indiquant qu'il fallait en finir avec cette égratignure. Bien, elle avait déjà reconnue que cela n'était pas si grave. Enfin en apparence. Je saisis sa main avec douceur. Mes gestes étaient souvent doux, quand j'occultais, au point de ressembler à des caresses. Je n'avais pas besoin de fermeté pour soigner. Par contre, je devenais plus dur pour faire passer des messages ou pour contraindre.

Elle me décrit la fameuse bestiole. Un rat… enfin une sorte de rongeurs en version ère glaciaire. Machinalement, l'image du rat était véhiculée par toutes sortes d'idée reçues. La plus courante était sa saleté et porteur de maladie. Enfin, cela était peut-être vrai pour le second cas, pour des rats des villes, qui transportaient sur leurs fourrures toutes sortes de germes et autres bactéries. Mais, elles-mêmes créer par les déchets rejetés par l'homme citadin. Les rats sauvages n'avaient pas ce problème.

J'étais plutôt chat comme animal de compagnie, mais j'avais des amis, qui aimaient bien cette petite bête. Et pour quelqu'un qui n'a pas la place d'adopter un petit minou, le rat était une bonne alternative, câlin et intelligent il se révélait être un bon compagnon. Globalement, j'aimais bien les animaux, l'une de mes faiblesses. Je n'appréciais pas faire des expériences sur eux, préférant plus largement, celles faites sur l'homme. C'est étrange, c'est stupide, mais bon c'est ainsi. Je crois, que de toute façon, faire une carrière dans la médecine, vous transforme, vous rendant insensibles aux êtres vivants ou à l'une des deux espèces : animal ou humaine. Et dans certain cas, comme pour Beckett, cela vous rendait sensible à toute vie. Il n'y avait pas de juste milieu.

J'eu un petit sourire amusé quand elle évoqua le fait que maintenant, il ne pouvait plus rien nous faire. Oui, je pense que le genre de morsure de ce rongeur devait être assez dévastateur. Surtout après une infection.

• En effet, je me demande bien à quoi doit ressembler le prédateur de pareille créature.

Je lâchai sa main, avant de me diriger vers l'une des armoires en verre. Attrapant une fiole dans le même matériau. Je nommais cela le « quituetout ». Un mélange de désinfectant, élaboré par le SGC. Les explorations des différentes planètes leurs avaient certes, apportées des armes, mais un peu plus de savoir médicale et ce mélange était absolument impressionnant. Aucun corps étranger, bactéries, virus ne lui résistait. Dans le doute, j'allais lui mettre ça. Ça se trouve, le sang du rat, n'a pas été contaminé mais bon ont est jamais assez prudent. Surtout dans une galaxie où nous ignorons tout.

Je revenue vers elle, imprégnant un coton soyeux du liquide transparent, quand elle reprit la parole. Je levai mon beau regard vers son beau visage. M'avouant qu'elle n'avait rien après moi, une simple perte de contrôle. Apparemment elle avait dû passer du temps dans les hôpitaux, car cela lui foutait les jetons. Cela devait être difficile, pour une personne aussi fière. Mais j'appréciai l'effort, cela la rendait moins antipathique. Même si bon, je ne lui en voulais nullement pour son échauffement. Je ne pouvais pas nier, qu'elle m'ait agacée, mais, cela ne définissait pas mon animosité. Il en fallait bien plus. Dans un sens, soit j'aimais les personnes, soit j'étais neutre. Pour devenir haïssable par ma si charmante personne, il fallait vraiment m'avoir bien cassé les pieds ou m'avoir fait de sales coups. Il n'est jamais bon de m'avoir comme ennemis. Tout comme, la jolie blonde en face de moi. Elle avait du mordant et suffisamment de haine envers le monde, pour détruire sans broncher. Elle me plaisait bien.

• Eh bien, ça tombe bien, je n’ai aucuns greffes après vous, non plus.

Elle parla d’une amputation, j’eu un petite sourire diverti. Oui, cela me fit rire un peu, car je repensai à Rodney à ce moment, là et le mauvais coup que je lui avais fait.

• Je tacherais de vous attacher et bâillonner, si j’ai pareille annonce à vous faire.

Je lui fis un petit sourire au coin, signe que c’est de l’humour.

Je lui pris sa main, appliquant le coton, la prévenant que ça allait piquer fortement. Je le laissai glisser sur toute la paume, puis le remit en place sur la plaie, le fixant avec un scotch spécifique. Je sortie mon téléphone et mit une alarme dans 10 minutes. C'est efficace mais, ça prend du temps. Ce produit avait un autre avantage, c'est de stimuler la régénération des cellules. Au lieu de souffrir 5 jours d'une coupure, le produit réduisait à 3 jours. Chose non négligeable. Mais, cela était réellement efficace sur les blessures bénignes.

• Vous ressentirez des petites brûlures c’est normal. Il faut 10 minutes pour que cela agisse correctement.

Je rebouchai le flacon et le déposa sur ma déserte, avant de me mettre devant Blanche et regarder sa main. Le gel, l’avait asséchée et je pouvais voir des petites gouttelettes du produit se dissoudre et imprégner le tissu de sa peau. Cela commençait à agir. Bon ce n’est pas très agréable, mais ce n’est pas insurmontable non plus. Pour faire oublier se désagrément, il était conseillé de parler avec le patient.

La jeune fille se révélait être intéressante, donc, je ne me gênais pas pour parler un peu plus avec cette personnalité de feu.

• C’est vous ou un membre de votre famille qui était régulièrement à l’hôpital ?

Je rebondis ainsi, sur sa phrase d’avant. Je n’avais pas son dossier sous les yeux, pour certifier une maladie ou des antécédents, qui aurait pu la rendre si aigris envers le temple du soin.

Elle avait quand même l’aire d’être une femme forte qui avait ce qu’elle voulait. Le visage qu’elle m’offrait ne devait pas lui, plaire et s’en vouloir intérieurement. Je ne me formalisai que peu, de sa faiblesse passagère. Nous n’étions pas dans une joute, où le moindre déraillement était signe d’attaque d’opportunité d’une l’une ou de l’autre. De toute façon, mon avis, ne pouvait qu’augmenter dans le positifs, j’aimais les forts caractères, surtout si ceux-ci émanait d’une personne aussi agréable à regarder.



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Mer 24 Fév - 13:47
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“Les fichus risques du métier”







Isia & Blanche

Peu à peu, les choses reprirent leur cours normalement. Elle m’ausculte avec une telle douceur, comme si sa fermeté avait laissé place à une grande tendresse. Le genre de femme qui en un éclair pouvait se montrer d'une dureté impressionnante et l'instant d'après, elle se radoucissait. Ou était-ce moi qui était ainsi ? Je ne savais pas quoi penser. Elle était très attirante et je pense qu'elle le savait parfaitement. Elle devait forcément fonctionner à l'instinct. Une vraie tigresse sous ses atours adorables. Elle avait du mordant. Une certaine tension s'était installée, une tension pas forcément désagréable, juste un brin perturbante. Oh ! Ça oui elle était perturbante cette blondinette. Il ne fallait pas mettre deux blondes dans la même pièce. Alors ça ça pourrait donner lieu à une conversation sans aucun sens, bah oui, la réputation des blondes qui n'ont rien dans le citron, ça ne vous évoque rien ? Enfin là, il n'était pas question de ça. D'ailleurs pourquoi je pense à ça moi ?

Parfois, en l'observant, je me demandais si elle faisait partie de ces belles professionnelles qui se comportaient comme certaines actrices de films pour adultes, vous savez, la blouse blanche d'une infirmière ou d'un médecin aussi superbe qu'elle pouvait l'être, n'était pas un mythe, croyez-moi ! J'en ai fait les frais. Un petit tour en salle de pause entre deux pauses café, ça y allait. Non, moi je n'étais pas directement impliquée, j'avais le don de me trouver au bon moment au mauvais endroit. Des vraies petites dévergondées que j'avais eu la malchance de côtoyer. Ces mecs, il leur était impossible de garder la marchandise bien au fond de leur froc ! Et puis ces petites donzelles qui minaudaient et qui roulaient des hanches, n'avaient donc aucune dignité ? Pourtant, même si je l'imaginais bien s'adonner à quelques plaisirs de temps à autre, je ne la pensais pas aussi libertine. Peut-être pas ici ?

Ah ! Pitié achève-moi ma petite douceur des îles ! Assomme-moi, vas-y. Je déglutis un instant, heureusement, elle s'en est allée chercher un récipient. Son contenu m'est inconnu, mais je ne prends pas la peine de lui demander ce qu'il contient. Après tout, il est temps de lui donner de la crédibilité. C'est elle la mieux placée pour me soigner. Moi, je n'aurais pas été capable d'avoir autant de sang-froid, et pourtant, j'essayais tant bien que mal. J'essayais tellement que parfois, tout ceci m'échappait. Ça me filait entre loin aussi vite qu'une araignée. Ce sentiment se jouait de moi et ça le faisait rire de me perturber à ce point. Il faut croire, que mon corps aimait bien me voir dans des situations totalement grotesques. bah oui tiens ! Quand je pose enfin le pied au sol, il doit se dire, allons jouer avec la pauvre petite Blanche, allons s'amuser à la rendre folle. La moindre contrariété, la moindre faiblesse... Tout était bon à prendre. Bordel ! Tu vois pas que j'en ai assez ? Tu vois pas que je me perds ? Je crois que c'est un psy dont j'ai le plus besoin en ce moment et non de tes mains aussi délicates qu'un coton.

Je l'observe en silence tout en étant pendue sur ses doigts, ses mains agiles et précieuses. Le coton imbibé de ce liquide bizarre qui s’imprègne dans ma peau. Ca pique, mais je ne fronce pas les sourcils. Je ne la laisse pas me dominer, je suis bien plus forte que toi. Corps : 0 Blanche : 1. Il peut voir que je suis plus forte que lui. Il a cru quoi ?! Je n'avais pas eu assez honte à agir comme une pauvre paumée devant tous ces ahuris ? Si j'avais honte, mais ça avait été plus fort que moi. C'est peut-être pour ça que j'ai décidé de vivre avec tous ces microbes, le besoin de me convaincre que j'étais bien plus impétueuse que ce que tenaient à montrer mes émotions. Alors oui, si j'agissais comme étant la première des plus belles connasses; c'était à cause de ça. Croyez-moi, je n'en suis pas fière, mais que voulez-vous ? Il faut bien se faire une raison. Je voulais être en haut de la chaîne alimentaire, bouffer les plus faibles. Il n'était pas question qu'on me bouffe ou qu'on me marche sur mes petits petons. Alors oui, on ne m'approchait que rarement, la seule fois où j'acceptais de l'aide, c'était quand tout ceci m'empoisonnait l'existence et que j'avais besoin qu'on me rassure. Ne montre pas tes faiblesses, ton ennemi pourrait s'en servir contre toi. C'était bien cela qui me faisait peur.

Il y a un adage qui dit que :"La faiblesse qui conserve vaut mieux que la force qui détruit". Ce mec c'est un génie ! je ne me souviens plus trop de qui c'est, mais c'était bien vrai. Il n'y avait aucun mal à être faible même, chacun possédait ses propres faiblesses, c'est ainsi que l'humanité est faite. C'est triste à dire, mais c'est le cycle de la vie. Après ce qui est important, c'est d'accepter cette part de nous, c'est d’accepter à un moment de lâcher prise. Et quand elle en vient à me poser cette question que je redoutais tant, cela me fit l'effet de prendre un coup de fouet. Un boomerang que je prenais en pleine gueule sans que je ne puisse le rattraper. Je pouvais même imaginer l'impact laissé par cet objet sur mon visage. J'en avais même oublié à quel point elle avait essayé de me faire rire quand elle évoqua qu'elle m'attacherait si elle devait me couper la main. Il est vrai qu'un rire franc était sortit de ma bouche. Après cette question, le néant. Le néant total comme les méandres d'un sommeil éternel.

Je détourne le visage tout en prenant une grande respiration. Je hausse les épaules tout en relâchant toute cette pression qui s'est logée dans celles-ci. D'un coup, comme ça. Il faut que j'affronte cette fatalité. Cette douce et amère agonie. Je dois me libérer. L'option du psy attendra bien un jour de plus. Après tout je n'étais pas à un journée près. Je me revois encore dans cette chambre vide, toute blanche, allongée sur ce lit banal et froid. Même la chambre est glaciale. C'était comme si la neige l'avait recouverte de son amas moutonneux. Et moi, je fixe le plafond, refoulant mes sanglots. Je ne sais pas ce que tous ces hommes en blanc me veulent. je les regarde lire les feuilles qui s'échappent de cette grosse machine au BIP-BIP épouvantable. Elle m'empêche de fermer les yeux. J'ai peur. On stimule mes muscles afin de voir si je suis ou non atteinte de cette maladie. Cette maladie dont souffre ma sœur. Une batterie d'examens éprouvants. Ma mère est restée dans la chambre de ma jumelle, bah oui, moi je n'ai rien, c'est elle qu'on doit protéger, et rassurer. Et moi alors ? Et moi, je ne compte rien ? Non, je suis encore trop petite pour comprendre ça. Ce que je comprends c'est cet amour à sens unique. Moi je l'aimais. Je l'aimais à travers ma sœur. Elle m'aimait à travers elle. Je n'ai jamais eu le droit à ces sourires qu'elle lui donnait. Je n'ai eu le droit qu'à des :"sois courageuse". Et rien d'autre. Alors oui, c'était égoïste. C'était égoïste de ma part de la vouloir un peu pour moi, alors oui, j'en voulais à jenny, même si elle n'y était pour rien. Tout ceci était de sa faute. Je me retourne malgré tout, retrouvant la pureté limpide de ses yeux. Un fin sourire sur mes lèvres. Allez courage.

-Ma sœur et moi effectivement, répondis-je doucement tout en baissant légèrement la tête. Elle est née avec la maladie de Charcot, avouais-je bien avec mal. Donc depuis très jeune, j'ai été ballottée à droite, à gauche dans pas mal d’hôpitaux. Un vrai enfer quand on est une petite fille, dis-je afin de conclure.

Une petite fille seule, ça c'était bien vrai. Sans pouvoir tout comprendre des choses qui se tramaient. Mon monde avait volé en éclat. Peut-être que j'aurai du être à la place de Jenny, j'aurais pu savoir ce que c'était réellement l'amour d'une mère. Cela m'aurait plus aidé davantage dans mes relations intimes. Je ne pouvais vraiment pas savoir après tout si cela aurait changé grand chose.

-Donc oui, ironiquement, et j'insiste là-dessus, j'ai une peur effroyable de ces endroits, toujours la peur de devoir subir l'enfer tant connu et tant redouté, confiais-je à demi souffle. Alors oui, je me suis mis ces choses en tête, j'ai eu peur une fois de plus, faut croire que je ne suis pas assez forte que je veux le faire croire, continuais-je avec un sourire et une certaine raillerie. Si mes pauvres larbins me voyaient dans cet état, sûrement qu'ils ne me craindraient plus. Ce serait si triste. Gardez cette petite confidence pour vous, j'aime bien qu'on me fuit, au moins, ça me réconforte dans mon optique : je ne suis pas faite pour ces choses là. Qu'on s'apitoie sur mon sort, enfin vous comprenez ?

Bizarrement les mots ne s'entrechoquaient plus dans ma bouche. Ils sortaient d'eux-même. Il y avait une certaine aisance même si e chapitre de ma vie me faisait mal. J'avais réussi en plus de cela à ne pas monter sur mes grands chevaux. Je lui parlais en toute honnêteté même si dans le fond, j'avais peur malgré tout qu'elle me trahisse. Elle aurait pu même planter ce couteau que je l'aurais laissé faire sans broncher. C'était le genre de confidence qui aurait pu se faire sous l'oreiller, c'était bien nouveau. D'ailleurs, ça ne sonnait pas du tout professionnel, enfin si. mais elle ? Qu'est-ce ça pouvait bien lui faire ? Elle était du genre à soigner les gros bobos, à ouvrir les corps afin de retirer le mal qui s'y trouvait. Je me reprends un peu comme si en silence je m'étais foutue une bonne paire de baffe.

-Oublions ça, repris-je, vous avez certainement d'autres chats à fouetter. C'est bon signe en ce qui concerne la mal en point ?

Je lui désignais ma main d'un hochement de tête. Je tenais à passer à autre chose que de me lamenter comme une pauvre gamine à qui on venait son pauvre petit cœur après une énième déception sentimentale.

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Ven 26 Fév - 18:02
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« Une jolie blonde emmerdante »






Elle eut un rire franc à ma boutade. Son visage était fendu dans un beau rictus, la rendant plus charmante que nécessaire. Mes goûts peu conventionnels, me dictait que je ne la trouvais un peu trop alléchante. Cela ne transparaissait pas, mais mes pensées me le rappelaient. Cela augmentait la tension entre nos deux personnes. Pourtant, je restais parfaitement professionnel et calme. Mais que voulez-vous, les hormones et autres phéromones joue en cachette derrière notre dos. Les miennes, avait une forme d'excitation constante qui renforçait l'imposant charisme que j'avais. Me rendant peut-être plus perturbante que voulue.

Mais, ma jolie scientifique était partie dans les ondes du néant… elle semblait absente durant quelques minutes. Mon regard perçant, la détaillai avec une certaine curiosité. Essayant de voir sur son visage des informations infimes. Elle finit par détourner celui-ci et faire un geste des épaules significatives. Elle semblait avoir une activité cérébrale particulièrement active… une animation qu'elle devait surmener sans cesse de nombreuses réflexions ou état d'âme.
Quand elle refit surface, m'offrant un faible sourire, j'en conclue que ma question, l'avait renvoyée dans la nostalgie, ou plutôt la mélancolie de son passé. Un passé qui lui collait à la peau qui devait la faire sombrer et qui avait dû définir son caractère. Ce besoin de surpasser les autres, d'être supérieurs, d'être respecté, d'être l'alpha.

En toute franchise, je m'attendais à ce qu'elle m'agresse de nouveau, avec mon interrogation. Me renvoyant dans les roses, montrant les crocs, irisant les poils pour me vomir des phrases de défenses agressives et injustifiées. Mais, elle ne le fit pas. Une voix douce, celle d'une petite fille qui a souffert fit place. Souffrance de voir sa sœur malade et de subir les mêmes dépistages que son ainé ou cadette.

Mon regard continua à se figer dans ses yeux bleus. Je ne suis pas compatissante, ni empathique. Alors, je lui offris un sourire de compensions. Car, je savais ce qu’enduraient les enfants malades. Mon début de carrière avait été dans le secteur pédiatrique. J'avais haï ce début, car je n'éprouvais que de la répulsion pour les enfants. Surtout les bébés, je n'aimais vraiment pas ses petites larves couinantes et braillantes. Je préférais plus largement les enfants plus âgés, autant que je puisse « préférer ». Ceux-ci-qui étaient atteint de graves maladies, avaient un point de vue sur la vie, plus réaliste et plus mature que n'importe quel adulte de leur entourage. Comme si la maladie, leur donnaient une nouvelle version de ce monde. Tournant le revers de la pièce.

Ainsi, sa sœur était mal en point… je ne voulais pas imaginer de quelle manière a dû réagir les parents. Sûrement, en se concentrant que sur l'enfant malade, de toute façon cela ne pouvait qu'être une réaction mal. Des parents comme ça, j'en avais vu pleins. Et je trouvai cela dommage de faire passer à la trappe le second. Car, au final, celui qui va vivre c'est celui qui est saint. Le partage de l'amour était chose peu aisé pour ses cœurs détruits, de savoir leur progéniture défectueuse. Enfin, dans certain cas, on j'en avait vu qui délaissait leurs petits malades au profit des autres. Je ne sais pas ce que j'aurais fait en tant que mère, mais ma conception de la vie n'est pas à entendre de peur d'être choquée.

• Je vois.

Elle n'avait pas besoin de pitié ou de compassion. Juste de l'écoute, chose que je pouvais lui donner. Parfois, le silence est plus réconfortant que les paroles hypocrites.

Je la laissai continuer ses paroles, elle semblait avoir le besoin d'exprimer ce genre de choses. Comme pour justifier sa crise d'angoisse. Dire, que ce n'est pas une simple folie, mais que tout cela était justifié. Se dévalorisant avec cette peur. Mon regard ne cillait pas. J'eu une légère moue amusée par le fait que si ses « larbins »la voyait ainsi. Jolis qualificatifs pour ses collègues. Cela, me fit rire au final, car nous n'étions pas si différentes. Sauf que, moi je n'emploie ce mot, je suis plus élégante dans mes propos.

• Secret professionnel. Et puis, entre nous, je comprends parfaitement cette plaisante sensation d'être crainte et respecté.

Je lui fis un clin d'œil. Hochant la tête. Oui je la comprenais que trop bien. Nous étions assez similaires sur ce point. Je ne demandais aucune compassion sur mon passé et surtout aucun apitoiement. Car on a tous, nos histoires et cela ne regarde que nous et non le regard emplis de jugement d'autrui.

Secret ou non, je n'allais pas piailler sur tous les toits ce genre de confidence, cela ferait de moi une femme immorale et surtout non professionnel. Je préfère garder certains petits secrets pour moi. Cela sert toujours et puis bon, les patients ont ce besoin de raconter des choses. Il est plus facile de se confier à son médecin qu'à son psy, car on croit bêtement que celui-ci ne va pas essayer de rentrer dans vos têtes. Chose fausse, un bon médecin se juge sur le nombre d'informations qu'il a sur ses patients et sur sa compensions de ceux-ci.

Je retirai le coton, pour voir l'état de sa blessure. D'ailleurs, elle me demanda des nouvelles de « ce mal ». Je ne répondis pas toute suite inspectant la grevasse rougis. Cette traînée qu'avait causée un scalpel que top bien aiguisé. Le qui « quituetout » avait fait son travail. Elle n'aurait normalement pas d'infection ou de saloperie. Dans un sens, je crains qu'il n'ait pas beaucoup de ferme qui survivent au désinfectant, combiné au gel hydroalcoolique et le « quituetout ».

• Ça va aller.

De ma main libre j'attrapai un pansement que j'appliquai sur sa coupure. Je relâchai sa main, mon regard parcourra l'infirmerie, à nouveau calme. Je soupirai lorgnant sur la machine à drogue (café) qui se trouvait près de la salle de repos.

• Un café ? Pour oublier.

Oh oui, j'avais bien envie d'en boire un tiens. C'est mal, mais je crois que je reste accro à ce liquide. Mais c'est le cas de beaucoup trop de personnes dans cette cité. Tous carburaient à ce liquide noir et infâme. Et cela me donnait une bonne raison de la garder quelques minutes de plus avec moi. Pour la décrypter et parler un peu avec elle. J'étais curieuse face à cette jeune femme. Et j'avais besoin aussi d'une pause, je manquais de café dans mes veines... enfin de vanille. Et puis, vu son état, elle aurait besoin d'une pause avant de trifouiller les tripes de son rat.

Mon regard dévia sur son visage et je lui fis signe de me suivre. Avait-elle le choix ? À vrais dire non. Mon pas était celui d'un fauve se mouvant avec grave dans les hautes herbes.

J'introduis une pièce, que j'avais trouvée dans la petite bourse de ma poche. Cette maudite petite bourse, triste souvenir d’une trop grande déception. Je me décalai pour qu'elle choisisse sa boisson, café, chocolat, thé ou fruit. Qu'importe ses goûts. Quand sa boisson tomba, je choisie mon éternel café-vanille. L'odeur si agréable de la fleur, inonda la salle de repos, vide. Je saisie mon gobelet marron avec un certain plaisir, dégustant une première gorgée salvatrice.

Une nouvelle fois, je portai mon regard sur la salle vide et si accueillante par son calme qui y régnait. Une table vers le fond était propre et je me dirigeai vers celle-ci pour m'asseoir sur l’une des chaises, croisant mes longues jambes. Je soupirai doucement, j’avais piétiné toute la matinée. Mes pieds me remerciaient pour ses quelques instants de quiétudes.





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Sam 27 Fév - 13:04
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Isia & Blanche

Alors que je parlais, la blondinette ne dit rien se contentant de me regarder sans aucun jugement. Elle ne m'interrompit pas, ni ne semblait suffoquer de m'entendre appeler mon personnel mes larbins. Après tout, c'était uniquement pour ne pas rendre cette discussions trop dramatique. J'étais même plutôt du genre à minimiser quand je savais garder le contrôle de moi-même. Elle se contenta uniquement de comprendre. Rien de plus. cela me soulagea. Au moins, je n'aurais pas à me justifier davantage. Je n'en avais vraiment pas envie. Elle me confia même par la suite qu'elle était pour garder ces choses pour elle, secret professionnel me direz-vous, bien que j'en connais quelques uns qui ne se seraient pas gênés d'aller raconter cela une fois que j'aurais le dos tourné. C'était à cause de ce genre d'énergumènes que j'étais distante avec les autres. Je ne leur faisais pas confiance. C'était tellement jouissif de pouvoir faire les coup-bas, afin de descendre la réputation d'une personne plus bas que terre. Puis, elle aussi était quelque peu crainte et cela me réconfortait d'autant plus. Enfin quand j'avais vu à tel point les autres s'étaient effacés peu après ma comédie grotesque. Elle n'avait pas eu besoin de faire plus que de venir à ma rencontre. C'était même impressionnant. J'en étais pas à ce point. Peut-être qu'avec un peu plus d'expérience et de maturité, je serais un peu comme elle.

Elle découvrit la plaie avec des gestes appliqués tandis qu'elle me rassura sur l'état de cette dernière. Je peux enfin soupirer de soulagement. On ne me coupera pas aujourd'hui ma main. Un sourire mignard se dessina sur mon visage tandis qu'elle s'empressa de choper un pansement qu'elle posa sur ma blessure. Puis en un éclair, elle me proposa un café. Je la regarde interloquée tandis que moi, je m'attendais à ce qu'elle mette fin à l'entrevue. Elle m'attendait et déjà je m'étais levée. Je la suivais en silence. Je choisis un café tout en la remerciant. Je la suivais aussi sans qu'elle n'ai à me proposer de venir avec elle. On s'installe à une table un peu à l'écart. Je prends le gobelet entre mes deux mains après l'avoir posé sur la table. La chaleur me fait du bien et je l'observe l'espace d'une minute. Même moins en fait. Elle est tellement impressionnante, qu'il m'est difficile de la regarder davantage.

-Peut-être que je devrais retourner voir ce qu'elle a de ventre ma petite bestiole, promis, je serais plus prudente à l'avenir avec un scalpel.

Je ne voulais pas cependant partir, j'avais tant de questions qui me traversaient la tête à cet instant. Puis là, son nom m'apparut comme un flash !

-Si j'avais su que la grande Isia était à bord de cette expédition, dis-je fièrement comme si d'avoir trouvé son prénom était un exploit. Pour sûre que j'aurais décliné l'invitation.

Je me mis à rire. Cela avait pour but de la taquiner et non, la mettre en colère. Je trouvais dommage que nous n'avions pas échangé plus que cela par le passé. Elle était très professionnelle de ce que je me souvenais.

-Vous êtes là depuis longtemps ? Comment vivez-vous cette expérience ?

Je me stoppais bien assez vite. Elle me trouverait sans doute trop indiscrète, et je n'avais pas envie qu'elle me coupe sèchement alors que mon but, c'était juste d'en savoir un peu plus, sans forcément rentrer dans les détails. Il était intéressant de pouvoir confronter nos expériences professionnelles, avoir des points de vue différents.

-Je dois dire que je suis curieuse et je sais que c'est très mal de l'être, ma mère me le répétait souvent, avouais-je telle une enfant qui confesse avoir fait une bêtise. Mais dites-moi est-ce que cela vous plait d'être éloignée de votre vie d'avant ? Connaissiez-vous tout cela avant de venir ?

Une fois que ma curiosité était mise en avant, il était difficile de m'arrêter. J'avais toujours été ainsi, toujours à vouloir me renseigner pour étancher ma soif de connaissances. C'était pour certains déplacé, pour d'autres, c'était une façon de s'ouvrir aux autres. Une façon comme une autre de ne pas mourir plus bête ce soir. Puis dans le pire des cas, si j'étais trop indiscrète pour elle, elle me le ferait savoir, puis, on finirait notre café et on se quitterait comme les professionnelles.

-Dites-le si je suis agaçante, vous ne seriez pas la première à me le faire savoir, parfois quand je commence, je ne m'arrête plus, mais vous pouvez le dire, finis-je avec un sourire en coin.

Pour me forcer à m'arrêter de parler, je pris mon verre que je portais au bord de mes lèvres tout en la scrutant. Elle était mignonne. Elle était puissante. Déroutante, déstabilisante et passionnante... Avait-elle un mari ? Des petites têtes blondes en guise d'enfants. Ce sont des questions pour lesquelles je ne prendrais aucun risque de les lui poser, mais c'était intéressant de savoir si elle réussissait avec autant de panache à cumuler sa vie personnelle et professionnelle. Peut-être que ça me pousserait à me dire que moi aussi je serais capable de faire la même chose. Bien que ce n'étaient pas dans mes principales occupations...


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Sam 27 Fév - 20:13
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« Une jolie blonde emmerdante »






Elle fut surprise de ma proposition. Je l’avoue, j’ai été rapide, mais que voulez-vous, l’appel du café fut assez fort pour une droguée. J’avais pas mal de défaut, mais je payais toujours les boissons, je me contrefichais tellement de l’argent. On en a besoin pour vivre et se faire plaisir c’est un fait. C’est aussi pour ça, que j’ai fait des études qui me permettraient d’avoir un salaire suffisant pour vivre et faire ce qu’il me plait, loin des soucis financiers. L’argent n’était qu’une étape. Et je lui accordais que peu d’importance en lui-même. Je le voyais plus comme une étape nécessaire pour continuer à évoluer dans ce monde. En tout cas, quand je partais prendre un café, je n’imposais nullement le règlement de celui-ci par mon invité ou la personne qui prend sa pause avec moi.

Quand, elle me remercia, je lui fis un petit sourire entendue. Par chance elle me suivit sans que je lui demande de le faire. Une fois assise, je la regardai avec un rictus satisfait sur mes lèvres rougie. Lèvres, qui tachaient mon gobelet d’une fine marque. Je ne peux donc jamais m’empêcher d’observer mes interlocuteurs. C’est quand même dingue ce besoin ou cette nécessitée.

Je fis tourner ma touillette dans le café brulant, savourant l’épaisse mousse, dessinant des petits motifs abstraits. J’aimais bien faire cela, les formes me faisaient imaginer de multitudes de choses souvent des animaux d’ailleurs. Je portai la touillette à ma bouche, pour enlever les résidus de mousse avant de la déposer sur la table. Saisissant le gobelet pour boire une nouvelle gorgée, goût vanille. Enfaite, ce que j’aime le plus, ce n’est point le liquide en lui-même, mais la vanilline qui servait à aromatiser ma boisson. J’aime un peu trop la vanille… d’ailleurs, toutes mes bougies sentaient la vanille… mise à part mon parfum, le reste était vanille à 100%.

Blanche, détourna son regard après une courte observation. Comme si, je la gênais. Cela me fit un petit sourire au coin. Au final, elle avait un comportement qui me renvoyais à ma propre personne, quelques années plus tôt. Jeune, belle, fière et arrogante, désirant percer dans le milieu, sans passé par l’étape dégradante de « coucher avec qui ». Il était indéniable, que je la trouve attirante. Peut-être un peu trop jeune… quoique cela ne changeait rien à mes yeux.
Nous avions certes des points communs, mais on simple physique dégageait déjà quelque chose. Avec le temps, je ne serais pas surprise de la voir aussi respecté et crainte que moi. Peut-être devrais-je la guider dans cette voie ? Pour cela, il faudrait qu’elle n’attache aucune importance aux avis d’autrui. Mais qu’elle sache garder une certaine forme d’humanité.

Je me redressai mettant mes deux coudes sur la table. Elle m'évoqua de rentrer voir sa bestiole. J'eu une moue moyennement enchantée. Même si mon regard pétilla d'amusement face à sa promesse. Si elle veut revenir ce n'est pas un problème. A vrais dire je désirais qu'elle reste encore un peu. Egoïstement pour mon plaisir et professionnellement, je trouverai bien une raison.

• Vous, pouvez rester. Votre rat peut bien attendre encore. De toute façon il ne bougera pas.


Je lui offris un sourire. Blanche enchaîna très vite la suite de ses paroles. Semblant être fière de se souvenir de mon prénom. J'eu un éclat de voix, l'accompagnant dans son rire scintillant.

• Heureusement, que vous ne l'aviez pas su. Il aurait été dommage de louper un café aussi délicieux.


Mes grands yeux se plissèrent d'amusement quand je trempai mes lèvres dans la boisson. Léchant mes lèvres tel un chat, la mousse de celui-ci.

Je reposai mon café, quand la suite arriva, me demandant la période de ma venue et comment je vivais cette fabuleuse expérience. Plusieurs phrases me vénèrent en tête. Je pris un peu de temps à répondre, car elle reprit la parole pour m'informer de sa trop grande curiosité. Continuant de nouvelles questions.

Je souris amusée par ce petit moulin à paroles qui ne semblait jamais s'arrêter. La curiosité était essentielle pour une scientifique et il était logique que cela s'applique autant au travail que dans la vie personnelle. Moi-même était une infatigable curieuse, qui aimait tout savoir et fouiner. Même si ce sont des informations peut importantes, la satisfaction de savoir, me suffisait.

Agaçante ? Oui peut-être tout à l'heure, mais là non. Enfin, si cela avait été le cas, je lui aurais signalé. Elle n'avait pas autant confiance en elle que ça. Elle avait besoin de se justifier ou de s'excuser de son tempérament. Cela m'allait bien qu'elle me pose une liste de questions, cela nous permettait de rester ensemble et d'apprendre à connaitre un peu plus que la professionnelle.

Je décroisai mes bras, avant de m'adosser à mon siège, tout en la regardant amusée.

• J’aime bien les petites pestouilles.

Une nouvelle fois mon visage se fendit dans un rire chantant. Mon regard étaient voluptueux.

• La curiosité est un vilain défaut, c’est ce que me disait la mienne aussi.

Ma mère … une brillante chirurgienne elle aussi… partie trop tôt déclenchant les malheurs de ma misérable vis passée. Sa mort avait été brutal, révoltante et tragique. Mais au moins, j'avais gardée d'elle que les meilleurs souvenirs et non la déchéance de la voir vieillir et perdre la tête.

• Personnellement, je suis aussi une grande curieuse, attendez-vous à répondre à votre tour aux même questions.

Je lui fis un sourire au coin emplis de taquinerie.

• Je suis là, depuis plus d'un an. J'aime beaucoup cette nouvelle vie. Entourée des meilleurs dans leurs domaines, loin de l'incompétence agaçante de certaines cliniques. Bien sûr cela me fait un choc de ne plus vivre sur terre, de ne plus voir ma famille aussi souvent. Mais, cela n'est pas si mal, il faut parfois savoir prendre du recul pour savourer une vie aussi extraordinaire. Je suis sûre que beaucoup tuerait pour connaître cet endroit. Certes, on risque de se faire dévorer par des créatures bien moches et tuer par des stupides Geniis… mais cela ne change pas beaucoup de la terre au final. Entre les guerres, les fous dangereux, les inconscients, les jalousies meurtrières… on n'est pas si mal ici.

Je fis une pause. Mon regard n'avait pas perdu de son éclat. Je trouvais au final qu'on risquait moins sa vie bêtement ici que sur Terre. Au moins, nos sacrifices étaient pour une cause bien plus noble.

• Me plaire d’être loin de ma famille ? Je dirais que je suis indifférente. Je n'ai plus beaucoup d'amis ou de famille en vie sur terre ou encore proche. La vie de chirurgienne au sein du SGC, ma déjà permit de m'éloigner de tout ça. La rupture fut moins rude.

Oui, ma famille avait été grandement réduite avec l’éloignement de mes parents en France. Et mes amis… ah oui Gabrielle m’avait tout volée. Mon cœur, mes espoirs, mes doutes, ma confiance et mes amis. La révélation de mes goûts, avaient entrainer méfiances auprès de personne que je croyais sincère. Puis, les trahisons engendrées par Gabrielle avaient entrainé le reste. Ne me parler plus d’amitié ou d’amour, la confiance se trahis que trop facilement à mon goût. Et cela fait bien mal.

• Je ne comprends pas d’ailleurs, les personnes qui sont encore mariés venant ici. Atlantis, est un nid a rencontres et bien loin de leur amour, il doit être bien difficile de ne pas céder à la tentation sans avoir des scrupules et un problème de conscience évitant. Sans parler de la dépression qui guette quand on est loin de ses enfants ou de sa femme/mari.

Bien sûre, il y avait le fait d'emmener sa femme/mari avec soit, mais fallait-il qu'il/elle est le niveau. Après, je connais beaucoup de personnes qui ont renoncé à cette chance, à cause de cela. Chose bête à mes yeux.

• Je connaissais déjà l'existence de cette mission. J'étais au SGC depuis deux ans. J'avais eu vent de cette mission et je me suis portée volontaire soutenu par mes supérieurs. Dans un sens, ils étaient venus me chercher dans ma clinique sans me demander mon reste, donc ils avaient plutôt intérêt à me dire oui.

Leader d'une clinique, j'avais une vie plaisante. Le SGC avait été une belle coupure avec le monde sale et cruelle que m'avait laissé Gabrielle. Et je l'avoue, j'étais bien heureuse de découvrir autre chose que des problèmes « humain » de voir des galaxies de vivre une vie impensable ! d'être dans les élites, d'être dans les privilégiés.

• Et vous Blanche ?





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Dim 28 Fév - 11:02
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“Les fichus risques du métier”







Isia & Blanche

Alors que j'envisageais de lui faire faux-bond, Isia m'invita à rester. Il était clair que ce pauvre rat ne pouvait plus bouger à l'heure qu'il était. Ma taquinerie par rapport à elle, eut l’effet escompté. Elle avait rigolé en même temps que moi. Cela me réconforta, elle n'était pas susceptible et acceptait l'humour. Elle avait du répondant et me répondit un peu sur le même ton. Le café, c'était un détail. Il aurait été plus que dommage de ne pas profiter davantage de son expérience. Après tout, elle avait tout ce que je convoitais. Elle était belle, talentueuse... C'était un peu mon modèle. Elle était française. Faut croire que leur critère de sélection ici, c'était de choisir les plus belles femmes, professionnelles et françaises. Enfin, elles l'étaient toutes les deux.

Elle me voyait comme une petite pestouille, c'était intéressant. Cela m'avait décroché un petite sourire, enfin un large sourire tout en laissant libérer un rire franc. Je pose une main sur ma tête comme pour la soutenir tout en posant des yeux amusés sur elle. Je n'avais pas été tendre avec elle au début de l'entretien, mais elle avait trouvé le courage de ne pas en tenir rigueur. Elle admit aussi que la curiosité était un vilain défaut et plus tard, elle se montrerait d'autant plus curieuse à mon égard. J'acceptais ce deal. Il n'y avait pas de raison de ne pas l'écouter et pour l'heure, c'était à son tour de se confier. Je l'écoutait tout en m'abreuvant de ces mots. Elle ne cillait pas, et j'avais même appris qu'elle n'avait pas vraiment d'attaches familiales. C'est moins difficile ainsi, enfin pour moi, cela n'était pas si dur de tout quitter sur un coup de tête. Il m'a fallut du temps, mais à quoi bon, se voiler la face ?

Je n'allais pas vivre toute ma vie pour satisfaire les besoins de ma mère qui prise par la culpabilité, avait décidé de m'étouffer. Elle n'avait jamais eu à le faire du temps où ma sœur était encore parmi nous. Elle savait que je lui en voulais, mais c'était de sa faute. Elle n'avait pas su me préserver et maintenant, elle vivait avec ça sur la conscience. Elle avait mal vécu la séparation quand je suis partie m'exiler aux Etats-Unis, mais quand je lui avais annoncé que je devrais partir pour un long moment, je pense que ça l'avait tuée à proprement parlé. Je ne regrettais pas, ce que je regrettais, c'est de ne pas pouvoir mener mes expériences en parallèle ni même suivre l'avancement de mes travaux que j'avais laissés de côté. Mes équipes d'en chargeraient très bien. Isia contrairement à moi, s'était portée volontaire, elle avait déjà les pieds là-dedans. Ce qui lui donnait une sacrée longueur d'avance. C'était à mon tour. Je finissais mon verre tout en la regardant avec intensité. Je claque ma langue sur mon palais avant d'ouvrir la bouche et de capter son attention.

-Depuis moins longtemps que vous. Quelques jours, tout au plus. Je n'ai pas été volontaire, enfin si, pour que je sois ici, c'est de ma propre initiative. Je ne connaissais rien de tout cela, vous savez. Moi, j'étais à fond dans mes recherches, et bien qu'un projet ai vu le jour et porté ses fruits, je ne pensais pas que ma notoriété intéresserait de pareils énergumènes.

Un petit rire s'ensuivit. Je replaçais une mèche de cheveux derrière l'une de mes oreilles. Je me renfrogne tout en libérant cette tête que j'avais gardé sous ma tête et pose mes deux mains sur la table.

-C'est un monde qui m'était inconnu et il l'est encore, je ne pouvais pas envisager que de telles choses puissent exister. Il est vrai qu'on imagine cela sortit d'un livre, on n'envisage pas que ça puisse être réel. Alors quand ils sont venus me chercher alors que j'avais posé mes bagages à Los Angeles, et qu'ils m'ont dit que je les intéressais, je n'en croyais pas mes yeux ni même mes oreilles. C'était tellement inouï. Je n'avais pas non plus accompli des miracles non plus, mais il semblerait que nous les françaises sommes assez talentueuses pour qu'ils en viennent à nous choisir. Ils avaient dès l'or attisé ma curiosité, même si je n'avais aucune idée d'où j'allais poser mes basques.

Je m'arrête un instant tout en la détaillant lui laissant le temps pour boire à mes paroles.

-N'ayant aucune attache que celle d'une mère étouffante, j'ai mis un mois à me décider malgré tout. Même si j'avais été mariée avec des enfants braillards, je pense que je serais partie. C'était une chance qui se présentait à moi, il n'y avait aucune raison de ne pas la saisir. J'ai toujours fait ce que je pensais bon pour moi, je n'ai jamais eu besoin qu'on me prenne la main. j'ai toujours agi selon mes convictions, même si tout à l'heure vous m'aviez presque tenue la main, mais c'est différent.

Je déglutis en silence un bref moment.

-La seule chose que je regrette, c'est d'avoir du laisser mes affaires aux mains des autres. J'espère juste qu'ils s'en sortent. Enfin ils n'ont d'autre choix que de s'en sortir. Il faut bien que je prenne sur moi et que j'arrive pour une fois à leur faire confiance. Je n'ai rencontré encore personne qui ne m'ai tentée. Il y a-t-il quelqu'un qui plait à la fougueuse Isia ?

J'abordais cette dernière question avec un petit clin d’œil. Ce n'était pas de la curiosité mal placée, c'était juste pour savoir quel genre de personne pouvait la séduire. Par qui elle pouvait se laisser aux délicieuses tentations.


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Mar 1 Mar - 18:58
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« Une jolie blonde emmerdante »






Le surnom que je lui avais affuté semblait lui plaire. Elle rit de bon cœur. Cela me fit sourire. J’appréciai les personnes qui avaient un certain sens de l’humour. Le miens était souvent cinglant ou cynique et il n’était pas aux goûts de tous. En tout cas, Blanche était assez amusante dans ses propos.

Je repensais quelques instants à mon pauvre père. Il en avait vu des belles et des pas mures avec moi. Et pourtant, malgré tout son amour et son besoin de me garder sous son aile, pour ne plus jamais que j’ai à souffrir du monde… il avait accepté que trop bien, mon exil aux États-Unis. Vivre le rêve américain. Enfin bon, le rêve américain, personnellement, j’étais plutôt bien en France. J’aimais beaucoup ce pays, beau et pleins de traditions. Les USA étaient peut-être un contient entier, mais je le trouvais pauvre, pauvre de cette richesse culturelle qu’il n’avait pas. Autant, j’avais aimé mon travail au SGC, mais détester les environs du Montana et même du pays entier. La vie américaine m’indifférait au plus haut point.

Mon père était venu me voir avec ma tante, ravie d'explorer le pays, qui a tant fait rêver leur génération. J'avais toujours été surprise qu'aucun des deux, n'aient le besoin de revenir vivre en Australie. En tout cas, j'aimais beaucoup mon père et ma tante, mais, la séparation n'avait pas été si dure que cela. Car, je n'avais pas besoin de contact fréquent avec les personnes pour être heureuse. Mon père, ne savait pas où je partais, mais, il était heureux pour moi et cela ne changerai rien à l'amour qu'on se portait.

Blanche finissait son verre de café avant de racler sa gorge pour reporter mon attention sur elle. Elle l'avait entièrement. Mes yeux pétillant se figèrent dans son regard, attendant à son tour son discours.

Comme, elle l'avait fait plus tôt, je ne la coupai pas. Écoutant avec attention chacun de ses mots. Elle fut surprise d'intéresser le SGC, j'eu un sourire. Je m'étais posée la même question, quand l'air force avait frappé à la porte de ma clinique quelques années tôt. J'accompagnai son rire. Plus la conversation entre nous, s'éternisait plus, je commençais à bien apprécier cette femme, assez similaire à moi-même. Je me retrouvais en elle quelques années plus tôt.

Elle fit une remarque sur les françaises, qui m'arracha un grand sourire diverti. Il est vrai que les recruteurs d'Atlantis semblaient bien aimer les personnes issues du petit pays européen ! Avec les Américains, chose logique, nous étions dans le top trois des nationalités les plus présentes sur cette base.

Elle se tut quelques instants, comme pour m'accorder une pause après ses longs monologues. Je surpris son regard à me détailler, je lui laissai le plaisir de m'occulter comme bon lui semble. Même si, mon regard était toujours plongé sur ses beaux yeux, se permettant un focus sur son visage si expressif et agréable.
Ah, une mère étouffante donc. Elle n'évoqua pas de père, je supposai que sa mention n'était pas nécessaire ou qu'il avait disparu. Mais, la suite de son raisonnement faisait écho avec mes propres valeurs et jugements. Confirmant une certaine similitude.

Je m'apprêtais à lui répondre à son flot de paroles, quand elle continua sans aucune transition, me certifiant que personne ne l'avait tenté et me demandant si quelqu'un me plaisait. Cela me fit éclater de rire, tellement ce fut surprenant ! C'est bien la première fois qu'on me demande ça. Elle venait de passer du sujet de confiance à la tentation pas mal… singulier.

Que pouvais-je lui répondre ? Je n'avais aucun nom d'homme qui me venait en tête. Seul des noms de femme. Mais pas sûre, qu'elle apprécie que je lui lance en toute franchise que j'aime les jolies dames et qu'elle pourrait en faire partie. Je pourrais répondre Carson, mais, cela serait mentir, certes je l'aimais beaucoup, mais je n'espérais rien de plus que son amitié.

• Vous me surprenez agréablement Blanche ! J'aime beaucoup votre manière de vous exprimer et de penser.

Je lui souris, cela me permettait de trouver une réponse à sa question. Oui, je pourrais lui dire que j'aimais plus les femmes que les hommes. Dans un sens, j'avais, une bonne raison de moins apprécier leurs chaleurs à mes côtés. Mais, sur cette cité il n'y avait pas vraiment beaucoup de personnes ouvertes à ce genre de choses. De nature méfiante, je préférais taire cela, dû au traumatise que j'avais eu pour le mariage de Gabrielle, quand cette garce, avait annoncé à tous nos proches que j'étais lesbienne. Enfin je suis bi, mais qu'importe pour eux, j'avais eu le droit au regard emplis de dégout de certain ou autres regards que je préférais oublier.

• En effet, les françaises semblent être beaucoup aimées pour leurs compétences et leurs beautés ! En tout cas, c’est une fabuleuse expérience qui nous attend.

Je bue une gorgée de mon café vanille, le finissant.

• Tenter est un bien grand mot. Je suis assez difficile. Mais, il y a bien une ou deux personnes que je trouve attirante sur cette base, oui. Après, il faut définir ce que vous ne voulez pas tentation, si c’est une envie d’une nuit ou d’une envie plus sérieuse.

Mon regard devenu légèrement ténébreux et amusée.

• Vous avez des préférences ?

Il était évidant qu’en allant sur cette pente-là, que je m’y engouffre pour à mon tour savoir un peu plus sûr ses goûts à elle. Peut-être que je serais surprise. Ma phrase était générale, pouvant aller du sexe, à la couleur de cheveux ou de peaux.





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Mer 2 Mar - 11:25
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Isia & Blanche



Quand elle émit le fait que je la surprenais dans un rire franc, je sentis le feu à mes joues. Certainement que j'étais en train de rougir comme si elle venait de me lancer un compliment quelconque ou pire même. En temps ordinaire, je savais régler ce genre de chose. Les compliments, je réagissais plutôt bien quand il en était question. Là, il y avait quelque chose de plus profond, une sorte de confidence intimiste. L'endroit était désert et elle était efficacement très séduisante et très énigmatique. Une vraie tentatrice ! Je déglutis tout en camouflant mon certain trouble, il faut dire que tout son être n'était pas à garder les idées très claires. Elle aussi trouvait que nous avions beaucoup de richesses qui plaisaient ici et puis, elle me rassura que ce serait une excellente expérience. J'avais bien fait de l'accepter. Un sourire plutôt gêné se dessina sur mes lèvres au fil de la conversation. Elle évoqua ces tentations, quel genre de choses pouvaient m'attirer. Je me mis à divaguer dans des pensées les plus tumultueuses qui soient. Un sentiment de gêne intense, d'excitation, de frustration. Elle avait trouvé le moyen d’éluder ma question comme si de rien n'était, et cela lui donnait la chance de pouvoir retourner la situation à son avantage. Elle m'avait pris au piège.

Qu'est-ce que je pouvais répondre à ça ? Oui, je m'étais envoyée en l'air parfois quand j'étais fortement grisée par l'alcool. Se réveiller un beau matin dans un appartement qui m'était inconnu. Me réveiller dans les bras d'audacieux inconnus. Que j'étais assez ouverte d'esprit pour explorer tout un tas de choses sur le plan sexuel. Que je mettais rarement de barrières trouvant cela injuste de devoir se contenter d'un idéal masculin. Il y avait toutes sortes de fantaisies qui étaient extraordinaires à accomplir. Alors oui, il m'était arrivé de m'abandonner dans les bras délicats de certaines femmes trouvant cela plutôt sensuel. Avec les femmes je retrouvais une certaine volupté dans les faits et gestes. Très différent de certains mecs. Bien que j'aimais les deux côtés que j'avais pu découvrir que ce soit dans le sexe masculin et féminin. C'était très différent. Je n'étais pas le genre de personne immorale. Bien sûr, j'appréciais bien plus la virilité que le sexe trop vanille avec les femmes. Parfois, c'était bien de varier les plaisirs. Je n'étais pas non plus une femme expérimentée. J'appréciais découvrir dans les bras experts des sensations tant refoulées. Il faut dire que je n'étais pas le genre de personne obnubilée par le sexe. Le sexe ne faisait pas partie de mes principales priorités. Il amenait à se libérer de certaines tensions, il aidait à me rendre davantage belle et séduisante. Je n'avais jamais été amoureuse. Je ne pense pas l'avoir été au point de tout quitter pour vivre d'amour et d'eau fraîche.

-Je ne sais pas. Je n'ai pas d'idéal masculin vous savez. Il peut m'arriver de désirer un homme et la minute suivante une femme.

Cette révélation avait eu le don d'intensifier la couleur de mon blush. Je baisse le regard tout en retrouvant la vue de ce gobelet vide et mes mains je reposais sur le haut de mes cuisses.

-En fait, je ne suis pas encore tomber sur la bonne personne, je suis jeune, j'essaie de profiter pleinement de chaque instant que la vie à m'offrir.

Je me tais tout en me forçant à la regarder de nouveau même si son minois me brûle les iris.

0]]-Je ne suis pas une romantique, je n'y crois guère de toute façon. On essaie de nous faire avaler ça dans les films et c'est suffisant. Si les autres sont bien cons pour y croire, tant mieux, mais moi, je n'y crois pas. Ce sont des foutaises. [/b]

Dans le fond, ce n'était pas complètement faux ni complètement vrai. Bien sûr qu'un jour j’espérais rencontrer une personne différente, une personne qui me montrerait que j'ai tort. Que cela peut exister, bien sûr, quand je regarde le couple que forment mes parents, j'ai envie d'y croire. Mais après ? Suis-je capable de vivre avec une personne ? Suis-je capable d'aimer ? Je ne sais pas le faire et je pense que c'est ça qui me force à me mettre des barrières. Alors oui, je n'ai jamais passé à l'acte en ressentant des sentiments, en général, ce sont des histoires sans lendemain et cela me convient, enfin jusqu'à présent.

-Alors ils sont comment ces hommes qui vous attirent ?

Je pose ma tête de nouveau sur la paume de ma main tout en lui jetant un regard amusé et un petit sourire en coin, prête à entendre ses révélations. Une certaine curiosité mélangée à mon geste. J'étais désireuse de savoir ce qu'une femme comme elle aimait. Ce qui la faisait frémir, ce qui la rendait fragile. Dans le fond, j’espérais qu'elle m'avoue qu'elle avait eu quelques pensées perverses à mon sujet, mais je préférais malgré tout qu'elle n'en fasse pas mention. Moi, j'en avais eu à son sujet, mais je n'étais pas sûre de vouloir m'engager dans cette pente dangereuse. C'était un fantasme rien de plus. Un fantasme agréable toutefois. Un péché mignon...


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Ven 4 Mar - 19:00
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Face à ma phrase de velours la complimentant, ses joues, prirent une teinte rosée exquise. Un fin sourire resta sur mes lèvres, se ravissant de voir cette réaction sur son visage expressif. Mon regard, prit automatique un peu plus d'intensité. C'est un plaisir de l'observer, elle possède une palette très riche d'expression rapide et fugace. Des expressions qui apparaissent, selon ses pensées ou les questions de notre conversation très intime. Ainsi, je pu mirer un sourire emplis de gêne, dû surement aux nombreux souvenirs et envies qui devaient lui passer dans sa tête. Sans parler, qu'elle venait surement de se rendre compte, que je donnais peu d'information, préférant retourner la question à mon avantage. Ce qui n'était pas top pour elle.

Je l'avoue, j'attendais sa réponse avec une vive impatience. Une tension venait de se loger dans ma nuque. Je m'imaginais déjà entendre un idéal masculin, beau musclés fort et blabla. Bref un homme charmant, qui aurait tout pour lui. Je sentais, déjà la frustration de l'entendre frissonner dans les bras de ce fantasme et de se lamenter de ne pas trouver pareil ange. Frustration, non négligeable, car, je trouvais cela bien dommage de se limiter à un seul sexe, surtout celui d'un homme. Bon, après je ne suis pas neutre sur ce sujet.

Mais, cela n'arriva pas. Elle n'avait point d'idéal de petite idée stéréotypée et bien formée … mais surtout, elle désirait les deux. Je ne pus cacher un large sourire de velours, m'adossant un peu plus sur le dossier de ma chaise. Ses joues, furent plus rouges. Ah, c'est une bonne nouvelle alors. J'eu l'idée de me demander si à cet instant, elle ressentait quelconque frémissement, face à moi. Cette idée me plus. De nature charmeuse, que je le veuille ou non, je marquais les esprits et aiguisait les pics de la sexualité. J'aimais, me lover dans cette tension existante et chaleureuse que je créais autour de moi. Sentir qu'on me désire et que cela puisse être peut-être réciproque. Sentir, les soupirs et les regards emplis d'étoiles face à un corps inatteignable.

Elle enchaîna, parlant qu'elle n'était pas tombée sur la bonne personne. Je ne pouvais qu'être d'accord avec elle sur la jeunesse et de savoir profiter des opportunités sans avoir d'attache. J'hémi un rire face à sa réflexion juste sur le romantisme.

• Nous sommes du même avis. Je ne crois plus à l'amour emplis d'étoile, qui fait palpiter follement les petits cœurs fragiles, l'illumination qu'une personne sans intérêt puisse devenir soudainement indispensable, que la publicité, film et bouquin de mouilleuses nous font croire depuis notre enfance. Comme si, c'est une preuve de normalité de croire au prince charmant et que celui-ci va sublimer la princesse, car la rendre existentielle dans son monde.

Mes propos, était acides sur la réalité que je voyais. Mon passé, m'avait offert un plateau sale de la triste vérité. Cela m'avait donné une telle claque dans la figure que je ne voulais plus espérer qu'un jour, je trouverais quelqu'un que j'aimerais sincèrement et avec qui j'ai envie d'être fidèle et exclusive. Il fut un temps, où j'avais crues cela possible, avant que cette personne, me foute dans le hachoir de la déception et de l'amertume. Suis-je frustrée ? Non, plus désabusée des belles histoires d'amours. Après, peut-être au fond de moi, dans le coté encore moue et sentimental, j'espère peut-être qu'on me montre que j'ai tors. Mais, cela arrivera peut-être jamais, alors, cela ne sert à rien de palpiter d'espoir. Faut prendre la vie et ce qu'elle nous donne sans espérer des miracles.

• Je profite des opportunités que daigne me donner la vie, que d'espérer trouver la bonne personne. Enfin si cela existe. L'espoir et source de désillusion et de souffrance inutile.

Blanche, repartit à la charge, spécifiant sa question. Je me redressai légèrement, un sourire aux lèvres, elle. Comment ils sont les hommes qui m'attirent ? Bonne question. Je ne sais pas. Les quelques hommes avec qui j'avais eu des aventures… étaient plus ou moins câblés sous le même type.

Certes, physiquement ils étaient agréables à contempler… mais je les sélectionnais sur un seul et unique critère : le caractère. Je voulais des hommes « gentils », comme pour être sûre que je puisse les dominer et les stopper si cela ne me plaisait plus. Comme pour me rassurer… comme pour maîtriser mes démons. Je ne voulais, pas non plus d'eux, des relations longues, juste de quoi satisfaire un désir éphémère entre deux personnes consentantes. J'avais brisée des cœurs, j'avais dû mettre fin à des espoirs naissant. Oui, sur ces hommes, je suis certaine que plusieurs auraient pu me rendre heureuse. Mais, voilà, je n'étais pas prête à me donner ni même construire quelque chose … trop méfiante, trop désabusée, surtout avec un homme. Comme si j'avais peur que tout cela recommence, que je sois à nouveau forcée et violer. Et dans un sens, je n'aimais pas non plus les lavettes. J'avais besoin qu'on me résiste, qu'il ait du caractère, mais je m'efforçais à toujours prendre de gentils garçons pour la nuit. Ce qui allait en opposition, avec mes goûts pour les femmes. Des femmes, fortes, ambitieuses, dominantes, aux caractères puissants et avec de l'humour ! Des femmes comme moi, en sommes.

Je regardai Blanche. Je ne savais pas quoi lui dire. Lui expliquer que je prenais que des hommes gentils, pour me protéger monterait ma faiblesse. Et hors de question, qu'on apprenne mon passé. Je ne savais pas trop quoi lui répondre et je ne trouvais rien pour envoyer loin sa question.

• Je n'ai aucune image de prince charmant stéréotypé et idéal en tête

Je soupirai document, elle m'avait avouée qu'elle aimait aussi les femmes. Alors, pourquoi, ne pas lui révéler aussi ? Je plongeai ma main dans les poches trop grandes de ma blouse. Saisissant un petit objet. Je refermai ma main dessus. Et je tendis ma main vers la sienne pour que je lui laisse tombée dans la paume.

• Mais, au vu de votre curiosité, je suis certaine que cela ne vous satisfait pas. Alors, juger par vous-même, de ce qui me plait réellement.

J'attendis qu'elle tourne sa paume pour lui déposer délicatement dedans, l’objet. Ma main, l'effleura légèrement, pour lui donner ledit objet mystérieux, avant de repartir se loger sur ma cuisse.

Cet objet, plat et rond, était un petit miroir. Qui reflétait son reflet. Je ne dis rien de plus, la laissant cogiter quelques minutes. Je m'adossai à nouveau au siège, observant son visage. J'avais conscience qu'elle, pouvait comprendre pleins de choses : qu'elle me plait, ce qui ne serait pas totalement faux, que c'est au final les femmes qui me font palpiter etc.

Oui, je la testais, la détaillant de mes yeux de chats. Avec cette patience, tentatrice. Curieuse de voir quelle conclusion elle en tirera de tout ça. Puisqu'elle volait savoir ce qui m'attirait autant qu'elle ait sa réponse en la trouvant elle-même.




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Isia & Blanche


Isia était une femme qui ne croyait pas spécialement à toutes ces broutilles romantiques ce qui intensifia l'attrait soudain que j'avais à son égard. Deux têtes blondes, aussi sauvages l'une que l'autre. Quel beau parcours ! Moi qui rêvais de pouvoir lui ressembler sur certains points, voila qu'elle avait encore un point commun avec moi. Mon sourire s'intensifia à mesure qu'elle m'intéressait. C'était très peu de le dire. Elle était tel un péché défendu. Elle appelait au sexe et je suis sûre qu'elle devait faire des ravages à chacun de ses passages. Combien d'amants avait-elle brisé le cœur ? Lui avait-on brisé le sien pour qu'elle puisse tenir ce genre de propos ? Je ne manquerais pas de lui demander, mais pas maintenant. C'était quelque chose de trop intime et nous n'en étions pas encore là. Elle non plus n'avait aucun idéal sur un éventuel prince charmant.

De toute façon, c'étaient des conneries que de croire au prince charmant. Comme si les hommes se pavanaient aux bras de leur belle monture pour nous enlever à notre triste destin. Et dire que certaines y croyaient, elles étaient pathétiques. Isia était une personne qui profitait pleinement et sans remords des plaisirs que lui offraient la vie. Elle avait raison. Il n'y avait aucun mal à en profiter. Il le fallait. C'était une évidence. Après tout pourquoi ne pas en profiter. Je me demande quel genre d'amante elle était cette petite blonde intrigante. Je suis sûre que c'était le genre à dominer. Elle savait ce qu'elle voulait. C'était ce qui me plaisait. Aurais-je pu tomber dans le panneau et m'abandonner au plaisir avec elle ? Sans doute, j'aurais pu accepter qu'elle me montre ce qui la faisait frémir. Ce n'était ni le moment ni le lieu adéquats.

Elle posa un objet dans le creux de ma main avec une douceur sans fin. Un frisson parcourt mon échine et quand elle me demande de voir par moi-même ce qui lui plait, je cesse de respirer. J'observe mon propre reflet tout en m'arrêtant sur le rose de mes joues. Je ferme subitement la main tout en fermant les yeux. Je soupire tout en me concentrant sur autre chose. J'essaie, mais en vain. Elle me déstabilise complètement. Elle est tellement imprévisible. Je ne m'y attendais pas du tout à cela. J'ouvre de nouveau les yeux tout en esquissant un petit sourire timide. Je pose le miroir délicatement sur la table.

-Je ne sais pas si je dois me sentir flattée, mais je me demande vraiment si vous avez toute votre tête Isia. Qu'est-ce qui vous plait chez moi ?!

C'est vrai merde, elle a vu comment j'avais réagi au moindre bobo. Elle avait vu comment j'avais été détestable avec elle, quand je l'avais légèrement blessée. Elle ne pouvait pas me trouver attirante. Je ne suis pas le genre de fille attirante. Enfin si je l'étais. Mais elle, que pouvait-elle me trouver de si attirant ?

0]]-Vous êtes tellement talentueuse... J'ai du mal à croire que vous puissiez trouver une personne aussi médiocre que moi plaisante. Soit vous vous fichez de moi soit c'est moi qui me fait de mauvaises idées. Vous savez, vous êtes cruellement divine et bien plus encore, mais je n'ai pas envie de finir comme un vulgaire clébard la queue entre les gens dès que je vous verrais. Je n'ai pas envie de vous craindre. Je ne serais pas votre petit jouet non plus.[/b]

Je déglutis tout en maintenant mon regard dans le sien.

-Vous êtes une diablesse, mais vous ne m'aurez pas aussi facilement. Je n'aime pas la facilité, j'aime qu'on me résiste sinon le jeu ne me plait pas quand il n'y a pas assez de résistance. J'ai pas envie de vous lécher les pieds, ni même autre chose...

Bien que c'était un fin mensonge. Elle croyait vraiment qu'avoir la tête entre ses cuisses suffirait à me faire baisser ma garde ? Oh non, bien que c'était stimulant comme idée, je ne voulais pas lui manger aussi facilement dans la main.

-Je vais vous faire un petit aveu Isia, il est vrai que je vous ai imaginé être prise sur votre table d’osculation, mais vraiment pas aux bras d'une femme. Au contraire... C'est une révélation très troublante, mais vous perdrez votre temps avec moi...

Oui, c'est sûr. Les femmes c'était bien, mais voilà, je ne me voyais mal nourrir des sentiments à leur égard. Trouver un peu de sensualité auprès d'elles, oui avec plaisir, mais de là à m'amouracher d'une congénère de même sexe, non... Alors oui, je nourrissais quelques fantasmes à son égard, oui, elle me perturbait. C'était même plus que de la perturbation.

-Peut-être que vous pourriez me montrer ce qui vous attire, peut-être que nous pourrions trouver un terrain d'entente vous et moi ? Laissez-moi mener le jeu à ma guise pour commencer et ensuite, je vous laisserais mener la danse si le jeu en vaut la chandelle.

Je terminais sur un clin d’œil et un sourire en coin tout en tenant ma tête de mes deux mains. De toute façon, je ne m'attendais vraiment pas à ce qu'elle accepte. Je m'engageais sur un terrain glissant, mais j'aimais bien le danger... Après tout, il lui restait encore des cartes à abattre et à moi aussi. Je n'avais pas encore dit mon dernier mot...


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Lun 7 Mar - 19:38
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« Une jolie blonde emmerdante »






Tension, prédation, curiosité, amusement … voilà quelques mots qui peuvent qualifier l'atmosphère autour de nous. Mon regard ne cilla pas, observant sa réaction, qui fut délicieuse. Je venais de la surprendre, de la perturbée encore plus. Dans un sens, que penser d'un geste si imprévisible ? Ses yeux fermés, essayant de se concentrer sur autre chose que les images et autres idées qui lui traversaient la tête. Qu'en conclurait-elle ? Voilà, une question, qui me brûlait les lèvres.

Un petit sourire sur sa bouche, allait-je avoir une réaction, calme ? Lucide, colérique ? Mon regard suivi le trajet du miroir avant qu'elle parle, me demandant si j'avais toute ma tête. J'hémi un petit rire. Alors, c'est donc une conclusion égocentrique ? Parfait. Par cette phrase surprise, elle amplifiait le fait qu'elle n'avait aucune confiance en elle et que je semblais être mise sur un piédestal un peu trop haut d'ailleurs.

Je posai ma tête sur la paume de ma main, l'observant mon interlocutrice, si j'avais été un chat, je pense que j'aurais ronronner et plisser les yeux de quiétude. La laissant parler… et je ne fus pas déçut… un sourire fendait mon visage à chaque propos … époustouflant, magnifique, j'adorai vraiment voir le feu de ces joues, de ces paroles et de ses réactions si spontanées, si soudaine ! si jeune ! Elle avait un potentiel fou, pour devenir une femme… une grande femme dans ce monde, brillante et me ressemblant. Et cela était impressionnant de voir autant de bases similarités dans un autre être, sans liens de sang.

Elle enchaîna très vite, soufflant à peine entre ses longues phrases…Mes qualités et sur le déni de sa personnalité. Se pensait-elle aussi médiocre ? Son complexe d'infériorité ou son manque de confiance en elle la rongeait réellement ?

Impressionnant… elle se qualifiât de clébard la queue entre les jambes. Ses propos dévièrent très vite dans un rapport de soumission, comme si je l'obligeais à me lécher les pieds ou autre chose (drôle d’idée d’ailleurs). Je levai un sourcil intrigué à cette phrase. À vraiment ? Tu es sûre de toi Blanche ? Tu n'as pas envie de voir à quel point, mon corps pourrait te rendre folle ? à qu'elle point je suis douée avec cette dite langue ? À qu'elle point tu pourrais aimer la soumission si cela te prend l'envie d'essayer ? Je retenue des rires. Cela m'amusait fortement. Elle devait s'imaginer que ma sexualité soit très cuirs-moustache, à l'image de ce bouquin pour femme frustrées de 40 ans : les 50 nuances de greys. Oh oui, je me voie bien en monsieur grey tiens, lui donnant la fessé. Mais pas sûre que cela soit d'un goût des plus délicieux.

J'aime la résistance et non avoir une personne, larvaire qui acceptera tout sans aucune limite. La guimauve ce n'est pas mon truc.

Elle eut même l'audace de m'avouer une pensée intime. M'imaginant avec un homme, me prenant dans mon cabinet. Plus elle parlait, plus mon sourire s'agrandissait d'amusement. Mes yeux pétillaient face à cette tempête qui ne s'arrêtait pas. Être prise par un homme ? Voilà, une pensée guère plaisante pour ma part, mais fichtrement excitante venant de la bouche d'une autre ! Je serais limite curieuse de savoir avec qu'elle visage imaginait-elle, se dit mâle, qui aurait eu la fougue de m'avoir dans pareille condition.

Elle était contradictoire, juste avant, me certifiant, que je ne pouvais pas nouer d'attirance pour elle et que je perdrais mon si précieux temps, avec une femme, qui apparemment semblait refuser l'obstacle. Et là, elle me proposait un jeu ? Un terrain d'entente ? Voilà qui est audacieux ! Par cette simple proposition, elle venait de faire voler le reste en éclat. Blanche, tu souhaites jouer ? La pente est glissante, surtout avec un félin comme moi.

Il y a de grande chance, que ce soit le genre de jeune fille, qui n'a jamais eu de limite dans sa perception du sexe, mais qui envisage encore et toujours d'aimer bien plus l'étreinte d'un homme que celui d'une femme. Gardant en tête cette préférence, alors, qu'au final, il ne fallait pas … il fallait goûter et puis si affection, ne pas se réduire à un sexe. Enfin, là n'était pas le but.

Je la regardai quelques minutes, semblant appréciée ce qui venait de se passer. Peut-être étais-je bien folle après tout. Mon regard ne la quitta pas, ni mon sourire appréciateur.

• Impressionnant … vous arriver à mélanger négation, désirs, audace et faire voler tout ça en éclat à la fin.

Je poussai un petit rire neutre, laissant ma main toucher mon visage, pour remettre en place l'une de mes longues mèches blondes.

• Je ne vous ai pas demander de vous soumettre à quoi que ce soit, je ne vous demande rien Blanche. J'ai simplement répondu à votre question sur mes goûts.

Mon regard se plongea dans le siens, un sourire charmant sur mes lèvres. Après, tout, elle venait de prendre ça pour une sacrée avance. Mais, la question, était-ce-t-il vraiment une avance ?

• Pourquoi vous dévaloriser ? C’est bien dommage. J'aime en effet, bien plus les femmes que les hommes. Les femmes, au fort tempérament, qui ne se laisseront pas soumettre, ni qui m'ennuieront avec leur romantisme naïf. J'aime les belles demoiselles, qui savent morde avec humour et rage. Et vous pouvez en faire partie.

Je lui laissais le doute, pour voir encore comment elle allait réagir. Le pire, c’est que je ne me foutais pas d’elle. Car, mes réponses n’était nullement emplis de mauvais sentiments. Après tout, ce n'était point une véritable avance que je venais de lui faire. Mais un simple teste, pour mieux l'observer et la comprendre. Mais bon, je ne pouvais pas dire non, si elle venait à vouloir échanger autre chose que des mots. Car, indéniablement, elle me plaisait bien cette petite furie. Et pas que physiquement, c'est plus la personne en elle-même qui m’attirai et cela pouvait se traduire par autre chose que du sexe sans avenir.

Sa mentalité était prometteuse. Mais, le sexe, ne me torturait pas l'esprit au point de vouloir à tout prit coucher avec elle. J'aimais le challenge et le désir inassouvie qu'il pourrait naître de nos relations futures, ce jeu.

Je me redressai la regarda avec une intensité folle. Moi, aussi j'aime qu'on me résiste… et il est difficile de ne pas succomber à mon petit jeu.

• Pourquoi pensez-vous que je perdrais mon temps, si j'envisage de vous attirer dans mon lit ? Car vous préférez les hommes avant tout comme le suggère votre pensée intime sur la table d'osculation ? Que vous pensez que je suis une diablesse qui vous détruira pour vous réduire à un joyeux jouet sexuel ? Suis-je si terrifiante ? à moins que vous avez peur au final de vous rendre compte que vous pouvez être le sujet de fantasme ou d'attention d'autrui ?


Je n'étais pas méchante, juste curieuse. Elle venait de me lancer tellement de perche, que je les saisissais pour les retourner contre elle et battre le fer.
Je lui souris une nouvelle fois, égayée mais, mon regard était carnassier.

• Un terrain d’entente, voilà qui est assez cocasse. Me proposerez-vous de vous initier ?

Je m’avançai sur la table, croisant mes mains.

• à quoi vous pensez ? Après je vous formulerait autre chose. Si le jeu en vaut la chandelle bien sûre

Je lui fis un clin d’œil aussi. Avec un sourire tout aussi félin.





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Jeu 10 Mar - 19:34
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“Les fichus risques du métier”






Isia & Blanche


La situation commençait à prendre des allures non conventionnelles. C'était même bizarre de parler de ce genre de choses avec elle. C'était bien trop intime même et pourtant, je l'écoutais sans ciller. Il est vrai que j'avais le don de tout gâcher, c'était même ma principale qualité. J'acquiesce en silence tout en me mordant la lèvre inférieure. Je me renfrogne sur mon siège tout en croisant et décroisant mes jambes. Au final, je les croise de nouveau. Je n'arrive plus à tenir en place. Je veux qu'on me libère des griffes de ce dragon, aussi attirant qu'il soit, je me sentais en danger. Elle ne me faisait pas peur dans le sens qu'elle était répugnante, non, disons qu'elle me perturbait. Il est vrai qu'elle n'avait rien avancé du tout, c'était moi qui me faisais des films encore et encore. Manquerait plus que je pense qu'elle va prendre sur la table. Ce serait tellement... Merde ! Serait-elle capable de le faire ? Non, t'es pas comme ça troublante blondinette. Ne me dis pas que tu serais capable de faire ça. Ce n'est pas un lieu de débauche non plus. J'étais complètement flattée ! Elle me trouvait parfaitement à son goût. J'avais mon lot de consolation : un flot de sentiments qui me faisaient frémir, vibrer et même frémir d'effroi. Bordel ! C'est une véritable prédatrice, le pire, c'est qu'elle était convaincante. Soit elle se fiche de moi soit, elle est complètement tordue. L'un dans l'autre me direz-vous... C'était consternant. C'était irréel.

Elle continua de me titiller dangereusement. J'étais prête à flancher, mais je n'allais pas succomber aussi facilement. Elle ne me connaissait pas. Elle ne savait pas le potentiel qui sommeillait en moi. Alors oui, je pouvais la jouer provocante, un brin sainte-ni-touche, mais tu ne vas pas gagner aussi facilement jolie poupée. Il faut bien aussi que j'y trouve mon compte ne rois-tu pas ? Oui, je suis attirée par la virilité, mais les courbes d'une femme ne me laissent pas indifférente. Oui, tu es superbe en tout point, mais aimes-tu la facilité ? J'ai pas envie de te donner la satisfaction. J'ai pas envie de te bouffer dans la main. Pour qui me prends-tu ? T'as cru que je ne jouais pas dans la cour des grands ? Tu crois que je suis une lapine de deux mois ? Détrompe-toi Isia, je suis plus que ça ! Terrifiante ? Diable ! Tu es loin d'être terrifiante, bien au contraire. Tu me fais peur. Oui je pourrais aimer, mais après ça ? Jusqu'où poserons-nous les limites ? Comment peux-tu fantasmer sur moi ? Je suis banale, je n'arrive même pas à ta cheville. Je me convaincs du contraire, mais pourtant, tu n'es pas idiote. Tu m'es supérieure. La preuve tu arrives à gérer ça sans même rougir, alors que moi, je suis devant toi à cacher mon trouble. La chaleur qui s'insinue en-dessous de mes vêtements, j'étouffe... Toi tu es impeccable ! Tu es inhumaine ! C'est ça on t'a injectée une substance bizarre qui te rend supérieure à nous pauvres humains.

-Montrez-moi ! Montrez-moi comment vous vous y prenez ? Peut-être qu'après ça j’accepterai d'être une victime entre vos mains... Vos douces mains...

Un sourire mignard se fendit sur mon visage tandis que je retrouve mon aplomb.

-Vous n'y pensez pas Isia ? Vous n'allez pas vous encombrer d'une midinette comme moi. Vous pouvez avoir mieux ! En plus je ne vous faciliterais pas la tâche. Vous allez perdre vos dents avec moi. C'est une image, il serait dommage de perdre une si belle lignée blanchâtre...


Allez vas-y que je te passe de la pommade. Tu vas finir par comprendre mon jeu, peut-être même te mettre à me pousser dans mes retranchements, mais je prends le risque. Isia, ne pense pas une seule minute m'avoir dans ton lit. Je me battrais et cela me plairait de te voir ramper à mes pieds. A moins que tu fasses en sorte que ce soit moi qui te bouffe les pieds, voir autre chose ? De toute façon, je sens que cela risque d'être très mouvementé entre nous. Qui des deux craquerait la première ? J'imagine que ce sera moi, mais le plus tard possible.

-Vous pensiez à quoi Isia ? Peut-être que cela pourrait me plaire ?

Moi aussi je me suis avancée un peu sur la table tout en ne cessant de la dévisager. Elle est cruelle et divine à la fois. Alors Isia, vas-tu craquer ? Tiendras-tu la cadence ? Ne préférerais-tu pas voir ailleurs ? Je ne suis pas aussi accessible que tu le penses, méfie-toi chérie...

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Ven 11 Mar - 23:21
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« Une jolie blonde emmerdante »






Je ne savais pas vraiment ce que ce petit entretien allait donner vers la suite, moult opportunités s'ouvraient. Et je l'avoue, elles avaient le goût de l'aventure, de l'interdit et de l'inédit. Toujours avancé sur la table, je l'observais souriante. Comme fasciner par la proie qui se tenaient entre mes griffes. Elle se mordillait la lèvre inferieure tout en gesticulant sans cesse. Elle ne trouvait donc aucune position confortable ? Torticolis, toricolla, tu finiras bien par de lever et remarquer que même si un lit de plume tu y serais mal. C'est ma présence qui t'empêche de trouver ton confort. J'aurais tellement aimée savoir ce qui se passe dans cette tête blonde. À mon avis, cela devait être déroutant, tout comme ces propos qui s‘entrechoques, qui se déformes et se reconstruisent sans arrêt. Elle pourrait passer pour une incohérente, si elle n'avait pas cet aplomb la marquant comme saine d'esprit.

Je sens qu'elle hésite, qu'elle rumine, qu'elle chauffe sous ses vêtements, que le mal être transpire dans sa chemise jaune et grise… son visage … elle est si expressif que cela en devient presque jussif de la mirer avec autant de franchise. J'adore les expressions, m'avancer sur les significations, sentir les autres vibrer, céder petit à petit… mais elle résiste comme pour lutter vainement contre le gouffre qui l'attire. Mais tu t'y jetteras, comme beaucoup d'autre. Mais saches que tu ne le regretteras pas.

Elle parla, employant des mots, très connotés sous le cadre, une nouvelle fois dominant/dominé. C'est ça qui te plait ? Ce rapport de force ? Elle aime avoir la soumission ? Tu aimes résister, même en vain ? Tu aimes le jeu et tu es en train de t'y perdre. Je sentais, qu'elle allait faire voler en éclat sa demande. Oh oui, je commençais à cerner l'étrange personne en face de moi. Cette personne, qui m'attirai, car m'amusais. Comment ne pas mettre une patte sur la souris qui vous propose de lui courir après ?

Alors, j'attendis patiemment qu'elle daigne briser. Et cela fut rapidement le cas. Elle aime se dévaloriser, elle aime vraiment croire qu'elle est si mauvaise. Mon sourire s'agrandissait. Eh bien oui, résiste ma belle, le jeu en sera que plus excitant. Elle avait éveillé le prédateur en moi, un prédateur qui s'amusait de voir sa proie, gesticuler et grogner. Mais qui oubliait qu'elle avait déjà un pied dans mes griffes …

Le pire avec moi, c'est que je suis trop joueuse, j'aime le challenge et cela faisait bien longtemps que je n'avais pas eu de pareille stimulation. Depuis mon arrivée sur Atlantis, je n'avais pas eu besoin de beaucoup batailler pour assouvir un quelconque désir. Un désir, qui avait été décevant de mon côté, car l'amant ou l'amante n'avait pas été à la hauteur. J'avais reconduit et briser des espoir d'un soir… mais à ce que j'aime c'est réellement cette tension, celle qui se créait entre nous, le gout sucré de la tentation et de jouer à ce petit jeu de la séduction.

J'avais mon avantage sur elle. Plus âgée, plus d'expérience, plus magnétique. Mais, elle pouvait être une bonne élève ou me surprendre. Cela fait longtemps, qu'on ne pas prise à mon propre tissu de manipulation… Le potentiel était là. Mais voulait-elle réellement devenir comme moi ? Voulait-elle oublié tous ses rêves et tous ses espoirs d'un jour aimer quelqu'un ? Car après tout, je pouvais envisager de ne pas la vouloir que dans un lit. Qu'il serait plaisant de parcourir son corps, de la faire haleter, d'entendre ses ardeurs de vouloir achever ses souffrances et de la faire exploser dans un orgasme fulgurant … mais à la fois, au vu de nos caractères, nous pourrions être bien plus que de simple amante. Les amants, on s'en lasse… des alliées on s'en délecte.

• Mais résistez si cela vous chante Blanche. De toute façon, nous savions toute les deux, le résultat final de ce jeu.

Ma voix, fut plus douce, plus fine, plus subtile. Un sourire malicieux teinta les lèvres pulpeuses que je mordillai volontairement de manière sensuelle. Oh oui… tu joues à un étrange jeu ma belle. Une pente glissante et je n’’allais pas te rattraper.

• J’y gagne quoi à vous montrer mes talents cachés ?

Je croisai les deux bras, remontant mes épaules. Mon regard fut pensif durant quelques secondes, je maîtrisais parfaitement les expressions de mon corps et les fourmillements qui pouvaient le parcourir. Elle venait de s'avancer elle aussi. Pouvant avoir une vue bien plus précise du léger décoté que j'avais.

• Un échange. Nous pouvons trouver nos comptes en nous connaissant mieux

Je ne précisais pas plus mes propos. Sous-entendant que j'avais capter son envie de venir une femme aussi respecté et crainte que moi. De canaliser ses expressions, de savoir maîtriser autres choses que son domaine de compétences médicinales. Oui, je voulais un échange, elle avait aussi des choses à m'apprendre au vu de ses connaissances. Après tout, il fallait bien apprendre à mieux se connaître pour voir si l'amant potentiel risque d'être prometteur. J'aime miser sur le bon poulain. Et comme elle semblait vouloir sauter la barrière tout en la refusant, il était évidant que si je voulais l'avoir à mes côtes il fallait être plus habile. De toute manière qu’importe mes raisons, je trouvais mon compte dans plusieurs éléments. À elle de réfléchir à tout ce que je pouvais lui offrir et d’être tenté. Le filet était lancer, plus qu’à attendre que le poissons s’y jette volontairement.

Et puis, peut-être qu'au final, nous risquons de mieux nous entendre que prévus ? je ne serais pas étonnée qu'entre nous, ça soit tout ou rien. Une passion destructive ou créatrice et pas forcément au niveau sexuel. Même si, là c'est le thème. Mon regard bleu replongea dans les siens, la happant comme pour l'attirer vers la lumière que je lui désignais.

J'ignorais ses propos, dévalorisant sur sa personne. Je n'y voyais pas d'intérêt à lui nier, chose que j'avais fait avant.





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Mer 23 Mar - 11:15
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Isia & Blanche


Isia était le genre de personne agaçante, stimulante aussi bien pour l'esprit que le corps. Elle me déroutait et elle avait le don de me faire tressaillir. Elle était séduisante, attachante, arrogante et cruellement tentante. Sa bouche, son corps... Tout en elle appelait au sexe et il est vrai que je l'imaginais pleine d'expérience en tout genre. Avec elle, ça devait être explosif. Je trépignais sur mon siège entre l'envie de la culbuter là sur la table, ou l'envie de partir et de la laisser là histoire qu'elle me court après, mais elle ne le ferait pas. C'était le genre de personne qui était patiente et qui pouvait attendre à l'ombre d'un buisson avant de bondir sur ses proies qui ne se doutaient pas du sort qui les attendait. Elle avait un regard pénétrant, un regard qui en disait long sur ses intentions. Elle était sexy aussi. Regarde ailleurs Blanche. Regarde la machine à café ou bien la table, mais non, je ne pouvais pas. Elle était affriolante et elle était plus intéressante que tout ce qui m'entourait. Pourquoi voudrais-je dévier mes yeux pour regarder ailleurs ? Elle n'avait pas tort. Je savais exactement ce qu'il se passerait avec une personne comme Isia. Le jeu était brûlant comme les flammes d'un feu de camp. Elle était dangereuse. C'était un jeu plutôt excitant et c'est avec un sourire entendu que je lui répondais. Il n'y avait pas besoin de mots. Elle était intelligente, bien plus que moi ou bien non. Nous l'étions de la même façon. Un certain jeu de séduction se jouait entre nous deux et c'était agréable en somme. Agréable qu'une personne de sa trempe s'intéresse à moi, cela flattait davantage mon ego. Je pourrais manger dans le creux de sa main tellement elle me fascinait. Je sais qu'elle savait qu'elle avait gagné. Enfin c'est ce que je tenais à lui faire croire. J'aimais la difficulté. Je n'étais pas le genre à éprouver de la satisfaction quand les choses étaient trop banales.

-Vous auriez tellement à gagner en me les montrant ces petits talents cachés. Plein de choses en somme. Je pourrais y prendre goût vous savez et vous auriez la satisfaction d'avoir gagné une première manche. Initiez-moi si vous pensez pouvoir me faire succomber à votre univers. Montrez-moi ce qu'il se cache sous ces vêtements un peu trop ravageurs.

Elle me proposa par la suite un échange, histoire d'en apprendre un peu plus de l'une et de l'autre. C'était très tentant. Forcément, je désirais la connaître davantage, ce qui l'attirait, ce qu'elle détestait. Son univers tout entier. Je ne sais pas si c'était une femme pour laquelle je pourrais avoir des sentiments forts, mais il n'y avait pas de mal à se faire du bien. Puis, je n'avais personne dans ma vie, on ne pourrait pas m'en vouloir, de vouloir m'amuser un peu. Je ne voulais juste pas la froisser. Je ne voulais pas qu'elle s'imagine que nous pourrions vivre une histoire d'amour.

-D'accord, apprenons à nous connaître. Isia ne vous attendez pas à ce que j'éprouve de l'amour à votre égard. Je ne pense pas pouvoir arriver à aimer une femme. Par contre, m'adonner à quelques jeux malsains avec une congénère de même sexe est stimulant, donc oui, mais si vous pensez que je pourrais mettre à mal vos sentiments, autant que les choses soient claires entre nous. Du sexe pour le sexe pourquoi pas ? Mais il n'y aura rien de plus...

Peut-être que dans le fond j'essayais de me convaincre plus que je le faisais pour elle. C'était pour moi, je n'étais pas vraiment sûre. Il était difficile de pouvoir contrer le destin et quand il s'agissait de l'amour, c'était encore plus délicat. J'avais bien eu une fois des sentiments forts pour une femme, mais cette dernière avait eu peur des on dit. Elle avait tellement peur qu'elle avait fuit lâchement. Je ne voulais pas revivre ça. je préférais me voiler la face que de devoir supporter ça une fois de plus. J'espérais qu'elle fasse comme si de rien n'était, comme si elle ne savait pas lire entre les mots.

-Vous savez Isia, ce ne sera pas facile tous les jours. J'ai énormément du mal à faire confiance à autrui. J'ai toujours fonctionné ainsi, mais je tenterais de faire des efforts. Pourquoi ne pas commencer autour d'un repas sans arrière pensée ?
Un repas en toute amitié... Pour commencer ?


Bah oui, je n'étais pas aussi sauvage et même si l'idée de me retrouver en tête à tête avec elle, me faisait peur, il fallait bien parfois se donner du courage. Elle était civilisée quand même et qu'allais-je craindre ? Qu'elle me saute dessus et me dévore ? Au pire si j'étais une potentielle proie pour elle, je n'étais pas une faible loin de là !

-On peut convenir d'un rendez-vous ? J'imagine qu'avec votre emploi du temps vous n'avez guère de temps pour les distractions, sachez que je suis patiente et plus c'est long, plus c'est bon parait-il ?

Un sourire franc se dessine sur mes lèvres tandis que dans mes yeux, une lueur vive presque excitante reluit dans mes iris. Je relève une mèche de cheveux tout en battant des cils.

-Vous êtes partante Isia ?

J'aurais pu la tutoyer, mais je ne me sentais pas prête de le faire. Pas tout de suite. Un sourcil se arque tandis que je pose une main sous le menton tout en intensifiant mon regard. Elle était vraiment belle. C'était comme se brûler la rétine. Il était difficile malgré tout de virer les yeux sur cette Superbe vision. Elle était superbe !

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Ven 25 Mar - 18:22
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Il y a des phrases qui n'ont pas besoin d'être validées par la parole. Son hochement de tête me suffisait. En réalité son regard obnubilé par moi, était suffisamment évocateur pour que je lise sa réponse. Qu'importe les batailles, il y a bien un moment où il faudra céder à la tension si affolante qu'il y avait entre nous. Et je me demande bien quelles conséquences auront nos ébats. Mais céder serait que l'apothéose… tout le jeu avant serait pur délice et pertinent. Cela m'excitait d'autant plus. Blanche, avec réveiller en moi ce côté si particulier de ma personnalité : le prédateur. J'espérais que si nous allions dans cette pente, que cela serait difficile et tortueux. Mais, je ne devais pas me lover dans mes acquis. Blanche est une femme loin d'être bête et je ne tenais pas à me faire avoir ou investir un peu trop d'énergie pour quelque chose qui n'en valait pas la peine.

Je soutenais son regard brûlant de désirs, laissant des sourires équivoques pour continuer à alimenter le feu ardent de ses beaux yeux bleus. Je pense qui si quelqu'un rentre dans la pièce, il serait immédiatement touché de pleins fouets, par la tension sexuelle qu'il y avait. Limite, ça me donne envie d'aller chercher un capteur pour calculer le taux d'hormones dans la salle de repos. Je pense que les résultats seront surprenants mais, très intéressant.

Au final, je pourrais la remercie d'avoir titillé autant sur ce côté perturbant, d'être là et de m'offrir l'opportunité de jouer. Elle m'offrait un jeu, qu'elle allait sûrement perdre mais, être gagnant ou non n'était pas le but. Il y avait d'autres attentes alléchantes.

Elle me donna une justification. La faire succomber à mon univers ? Mais tu n'es pas déjà en train de sombrer ma belle Blanche ? Quelle idée a eu tes parents en te nommant ainsi. Certes, ils ont sûrement voulu te rendre aussi pure que la neige, se dire que leur petite fille sera parfaite. Mais, en réalité tu es parsemé de tâches, des tâches bien plus intéressante que si tu étais vierge de toute noirceurs. Je trouve que ton prénom marque encore plus toute la complexité que tu es. Une belle image qui cache autre chose.

Je lui fis un sourire amusé. Elle me faisait rire, appréciant au final sa compagnie. Peut-être que ce sentiment deviendra définitif.

• Je ne me satisfais pas de petite victoire. Mais de celle de la fin.

Je minaudai une moue carnassière, avant de reprendre sur un ton de murmure sensuelle et provocateur.

• Il faudra être patient pour découvrir le dessous de mes vêtements

Je me redressai fièrement, continuant à la regarder avec un plaisir assez évidant. Comment ne pas regarder autrement une jeune femme aussi belle et aussi expressive ?

Elle me parla d'amour, un de mes sourcils se levai intrigué. Puis, j'eu un faible petit rire. L'amour, oh tu n'avais pas compris dans mes propos que je ne m'intéresse pas à ce but ? Que j'avais assez donné et que je ne voulais plus m'attacher à la formation « d'un couple amoureux », former un couple libre avec de l'affection me conviens et encore, il faudra avoir sacrément de qualité pour réussir à me retenir. Je suis pus pour des partenaires d'un soir ou régulier. Une autre chose me faisait rire, moi aussi, avant, je pensais que je ne pouvais pas aimer une femme, que c'est juste du sexe. Mais cela ne ce contrôle pas. J'ai aimé une femme à m'en rendre malade. Et pourtant, je me voyais avec un brave mari et des gosses. Mais ce fut avant.

• Qui vous parle d’amour Blanche ? Je n’attends rien de ce coté. La seule chose que vous risquez de provoquer chez moi c’est de l’affection et de l’amitié si on est en accord.
Je lui fis un sourire.

• Puisque vous voulez allez sur la clarté d’un éventuel futur, je ne vous demanderais pas de fidélité ou d’exclusivité. Vous ferrez ce que bon vous semble. Tant que nous prenons du plaisir l’une avec l’autre.

Il fallait mieux clarifier les choses en effet. Si nous devions dans des échanges réguliers avec des soirées plus intimes, autant qu'elle ne s'imagine pas qu'elle a des comptes à me rendre. Au contraire, parler de nos aventures risques d'être plus appréciable que des crises de jalousie. Elle est séduisante, attirante et intelligente, elle intéressera bien plus de personnes qu'elle ne le pense. Alors, si elle veut voir ailleurs qu'elle en profite. De toute manière je ne suis pas d'une grande fidélité. Plus maintenant.

• Quant aux sentiments envers une femme. Il y a des choses qui arrivent sans qu’on le veuille

Oui, j'avais pris le risque de répondre sur cette affirmation. Je ne pouvais pas l'ignorer. Elle m'avait tendu une porte à demi ouverte. Avait-elle aimé une femme avant ? Ou avait-elle peur de tomber simplement amoureuse du même sexe, de ne plus être dans cette normalité de princesse et de prince charmant ?

Elle me proposa un repas. J'avoue que cela répondait à mes attentes. Je hochai la tête satisfaite. De toute manière, il fallait avoir une certaine confiance. Et non se prendre l'une et l'autre comme deux bêtes. Même si je l'avoue, je ne serais pas contre de l'embrasser et de la plaquer contre le mur de la salle de repos.

Je réfléchissais à mes jours de disponibilités. Mettant un peu de temps à répondre à ses phrases. Mes yeux se déclarèrent signe de réflexion. Sa dernière phrase me fit relever le regard vers elle. Elle était sincère dans ses prunelles et sa voix. J'en fus d'autant plus ravie. Je me disais qu’il faudrait sûrement d’autre repas ensemble avant de franchir un pas plus sensuelle. Je ne voyais bien jouer avec la limite. Mais, après tout, être amie était peut-être plus envisageable pour l’instant. Savoir si au final nous pourrions aller plus loin avec nos corps. Sans parler d’amour bien entendu. Cela ne m’intéressait pas. Et je ne désirais pas être avec quelqu’un et vivre ce grand frissons que trop décevant.

• Je suis libre le jeudi 25, il est dans deux semaines. Nous pourrions, prendre un plateau à emporter sur la digue ouest. Histoire d’être tranquille et de ne pas être déranger par la foule du mess. Le soir vers 19h30 ? car je crains que le midi ne soit que trop court et je suis d’astreinte jusqu’à 15H.

Ma voix était pétillante. Cette proposition était parfaite et je rayonnais. Oui, fessons les choses dans l’ordre belle petite pestouille. J’avais plusieurs semaine d’astreinte à enchaîner à cause des blesser d’alpha. Mais aussi les autres urgences et leurs suivis. Et puis, je cherchais une date qui était suffisamment « loin » pour avoir l’impatience de se découvrir et le temps de réflexion.

• Vous me tenez informé par mail, si vous êtes libre. Ou une proposition d’une autre date.

Je lui fis un sourire tout aussi brillant, marquant le fait que j’étais plus que partante. Enfin par mail, sauf si elle savait par cœur son emploi du temps comme moi.

• De toute façon, nous nous verrons sûrement au bal.

Pour ne pas dire j'espère. Oui, cet événement assez cocasse organisé par la cheffe de la cité et un technicien malin. Je savais déjà qu’elle robe portée. Une tenue affolante et surtout qui enflammerait les cœurs.





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Dim 27 Mar - 17:50
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“Les fichus risques du métier”






Isia & Blanche


La tension était palpable toujours entre nous, mais ce n'était plus une tension dévastatrice de savoir laquelle des deux allait exploser avant l'autre, c'était stimulant, dangereux et enivrant. Elle me fit frémir sous bien des aspects. Elle savait très bien mener un entretien afin qu'il soit pimenté. Elle savait très bien gérer les ficelles de la séduction et cela devait être inné chez la jeune femme. Elle me caressait juste du regard, presque comme si elle me déshabillait et cela accentuait davantage ma légère excitation. Je n'étais pas le genre de femme à s’amouracher aussi facilement, mais il faut dire qu'Isia avait tout pour elle. Quand elle parlait, c'était comme écouter la pureté d'une eau de source. C'était émouvant, fascinant. Oui, sans doute que j'avais déjà sombré au final. J'étais si faible, mais c'était la faute de mes hormones. Rien de plus ni de moins. Cela faisait longtemps et parfois, je devais admettre que ça me pesait. Parfois oui, ça me pesait au point que j'en oubliais complètement d'être raisonnable. Elle me laissait découvrir son univers et j'appréciais beaucoup cela.

Et puis cette façon de me provoquer quant à mettre ma patience à rude épreuve au sujet de ce qu'elle pouvait cacher. Un grand sourire s'élargit sur mon visage. Oui, mes yeux dévièrent automatiquement sur la naissance de sa poitrine. Oui, bon, j'imaginais parfaitement deux seins pleins et plutôt ronds et joliment bien dessinés. Oui, tout son corps reflétait une perfection époustouflante. Elle me réconforta sur le fait qu'il n'y aurait aucune exclusivité entre nous, un peu comme une liaison libre de tout engagement. Oui, cela me plaisait bien. Avoir quelqu'un à ma botte qui pourrait satisfaire mes penchants sexuels et être aussi là pour elle quand elle le désirerait. Ok, cela m'allait parfaitement. J'acquiesçais en silence tout en jouant avec mes doigts sur la table. Elle abordait le point le plus critique de la chose. Il est vrai que les sentiments quand ils nous tombent dessus, il est difficile d'aller contre. J'avais été la proie de ce genre de sentiments. Ils étaient venus sans que je ne puisse dire ouf, mais après, vient la cruelle réalité. La déception ultime, celle qui vous frappe et vous empêche par la suite de vous engager sous prétexte que vous tomberez que sur des gros connards. Que de toute façon le schéma se répétera encore et toujours. C'était ainsi la raison du fait que je ne tenais pas à m'engager.

Visiblement Isia n'était pas contre un repas et m'annonça qu'elle serait disponible dans deux semaines. C'était relativement long, mais juste assez pour se préparer psychologiquement à cette entrevue. Je savais précisément ce que je porterais pour ce genre d’événement. Oui, je tenais quand même à ce qu'elle me trouve ravissante. Et puis, ça laissait suffisamment du temps pour que l'excitation soit à son comble, certaine que son minois hanterait mes rêves les plus fous jusqu’à notre prochaine rencontre. Je ferais ainsi Isia, je te préviendrai par mail, ne te fais aucun souci là-dessus, je n'ai pas pour habitude de poser des lapins. J'ai assez d'audace pour aller au bout des choses, ne t'en fais pas. Le bal ? Ah oui ce fameux événement dont on parlait depuis quelques jours.

-Pas certaine que j'y aille. J'ai assez donné en bals, en festivités de ce genre. Les soirées mondaines, ont eu raison de moi il faut croire. Et puis comme cela vous aurez la surprise de me voir ou non.

Un petit sourire en coin s'affichait sur mon visage. Peut-être que j'irais, peut-être pas, après tout, j'étais une grande indécise. Au dernier moment, je pouvais changer d'avis. Rien n'était moins sûr avec moi.

-Je vous enverrai un mail pour confirmer cette date. Surveillez bien votre boîte. En tout cas, je vous remercie pour cet échange agréable Isia, j'espère que nous nous reverrons très vite. Évitez de trop penser à moi, il serait dommage que je vous fasse perdre la tête. N'en profitez pas pour venir me hanter, je pourrais vous détester si vous me faites ça.

Non, je suis sûre que j'aimerais que tu me tortures comme tu le fais si bien. Tu peux venir me hanter comme tu le désires, tant que je peux aussi hanter tes pensées.

-Je ferais peut-être mieux de partir. Il faudrait que je retourne au labo nettoyer le bordel que j'y ai mis. Puis, je ne voudrais pas m'attirer le courroux de vos patients, ils doivent s’inquiéter de ne pas vous avoir dans leur champ de vision.

Je me lève tandis que je m'avance vers elle me plaçant derrière elle et je viens me pencher tout en lui décochant à l'orée de sa nuque un frêle baiser, un baiser très chaste.

-A très vite...

Et sur ce, je tourne les talons tout en jetant par la suite le gobelet dans la poubelle tout en soupirant et m’efforçant de ne pas me retourner et ni même me jeter dans ses bras pour une étreinte pleine de tendresse. Pas tout de suite en tout cas. Je ne sais pas si elle cherchera à me retenir, je n'espère pas qu'elle le fasse, ou bien si au contraire, mais j'ai peur de ma propre réaction...


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Lun 28 Mar - 20:31
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« Une jolie blonde emmerdante »






Il faut reconnaître que cette journée était assez intéressante. J'avais enfin de quoi chambouler mon quotidien morne et trop répétitif. L'arrivée de cette petite bombe blonde était un challenge assez palpitant. Je sentais, l'envie de brûler les étapes, de l'inviter ce soir, afin d'approfondir cette discussion… mais cela ne serait pas dans les règles du jeu instauré.

Nous étions dans un lieu « publique », un lieu où n'importe qui pouvait venir nous déranger et constater avec surprise cette tension si enivrante. Que dirait les autres ? Sue dirait Carson ? Cela m'importait peu en réalité. Je ne m'étendais pas sur mes goûts personnels, saut peut-être quand on me pose une question. De nature franche, j'ai tendance à finir par dire que j'aime les courbes de ses dames, bien plus que celle de ses damoiseaux en fleur. Enfin, heureusement que personne n'était venu au final, j'aurais trouvé cela fort irritant de couper court ma discussion avec Blanche.

Je soupirai, je savais que nous arrivons à la fin de notre échange et que nous devrions retourner à nos basses besognes. Il est d'ailleurs surprenant que personne ne soit venu me chercher pour m'informer qu'un fil de patient m'attendaient de pied ferme. Mais, personne n'avait franchi la salle de détende. Dans un sens, quand j'y étais, on évitait de me déranger sans de bonne raison, surtout avec un patient. Ah la joie d'être crainte !

En recroisant mes bas, pour remonter mes mains sur mes bras, je mettais en avant le début de ma poitrine. Un creux qui avait fini par attirer le regard de Blanche, à mon plus grand enchantement. Quel dommage, qu'elle soit dans cet hideux uniforme qui ne laisse d'alléchant que son visage. Rien de bien sexy dans cet accoutrement, pourtant la contenant devait être affolant.

Je ne devais pas jubiler trop vite, mais, il est indéniable qu'elle m'attire et que je ressens l'envie de faire bien plus à cet instant. De la toucher par exemple, oh rien de sexuelle… enfin si l'idée me traversa, mais rien qu'effleurer ses mains, lui procurer quelques frissons, quelques tentations, pour l'aguicher encore plus. Même si les regards étaient séduisants, j'avais envie de me rapprocher d'elle et de lui montrer toute la palette de mes charmes. Que de frustration dans un sens…

Elle m’évoqua le bal et la possibilité de sa non venue. Je fis une petite moue presque déçue. Oh voyons, tu ne vas pas priver la cité de la superbe vue que tu risques de nous offrir non ? Pourtant, je comprenais ses réticences, si on aime pas ce genre d’occasion, il est normal de n’y porter que peu d’intérêt. Pour part, j’y tirait un but égoïste et personnelle. J’aime me montrer et observer les autres et quoi de mieux qu’un lieu où chacun a fait les plus beaux efforts pour être au top ?

• J’espère que cela soit une bonne surprise

Mes yeux de chats minaudèrent avec une petite lueur d'espoir parfaitement calculé. Lui laissant comprendre mon envie de la retrouver dans pareille circonstance, la voir avant notre rendez-vous. Voir son corps moulé dans une robe qui mettrait son corps en valeur. Pouvoir la contempler autrement que dans cet uniforme que je ne pouvais pas voir en peinture. Faudrait que je brûle le miens, ça évitera qu'on me force un jour à l'enfiler. Et pourquoi pas faire quelques pas de danse avec cette belle demoiselle ? La faire tourner, pouvoir rapprocher mon visage de sa nuque, de laisser glisser mes bras le long des siens, pour agripper l'une de ses mains ?

Elle me fit rire. Allait-elle me hanter ? Oh sûrement, mais pas dans le mauvais sens, mes pensées iront vagabonder dans l’attente excitante de la revoir. J’avais assez hâte de la revoir, me demandant bien comment allait se dérouler ce fameux repas.

• Le plaisir est partagé Blanche.

Elle avait un culot appréciable. Me faire perdre la tête, pourquoi pas, si cela en vaut la peine. Mais quand même je suis chirurgien, le sang-froid est ma seconde nature. Je lui fis un superbe sourire charmeur et emplis de promesse.

• Tant que nos pensées sont partagées, je veux bien que vous me hantiez. En tout cas, je suis ravie de pouvoir vous revoir dans les semaines à venir

Ainsi, c’est la fin, quelle dommage… dans un sens nous ne pouvions pas continuer à parler aussi longtemps…

• Oui. Allez rejoindre votre rat mutant il doit se languir de votre présence

Ma tête se détourna vers la salle de l’infirmerie, qui semblait assez calme. Je ne pense pas qu’au final ont eu vraiment besoin de ma présence. Mais, je me devais de retourner au milieu du reste. Et après tout j’allais commencer d’ici peu mes rendez-vous. J’en avais 5 de prévus, des militaires pour la plupart, venue faire des bilans, ou pour traiter des blessures. Ma tablette sonna, me rappelant que le premier devrait être là d’ici 15 minutes.

Elle se leva, je m’apprêtais à faire de même, hors je fis arrêter par son geste imprévisible. Jeu un frisson et un rictus emplis de désir. Trop surprise, je ne réagissais pas assez vite, ou elle fut plus rapide… peut-être les deux. Elle venait de me prendre de court avec son baiser sur ma nuque. Mon regard chercha immédiatement siens. Mais elle était déjà retournée. Dommage ou heureusement pour elle… elle venait de me couper l’herbe sous le pied.

D’habitude c’est moi qui fait ce genre d’actions. J’avoue, que cela ne me déplut pas. Bien au contraire.

Je la regardai partir, sourire amusé sur mes lèvres, eh bien mademoiselle Pestouille vous êtes surprenante et déroutante. Je finis par me lever, hésitant à la héler, mais cela serait irresponsable de ma part. Mon regard la suivie pourtant. Avant de repartir dans mon bureau pour chercher les dossiers de mes futurs patients.

END 28-03-2016




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