Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 
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[Evénement] La Valse des Atlantes

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Lun 22 Fév - 23:16
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Le soleil descendait doucement sur l’horizon au moment où le jumper se posait sur un carré d’herbe qui avait été transformé pour servir d’aire d’atterrissage. Elle se trouvait à quelques mètres de la plage. Sortant de notre transport, je pu observer mes collègues gagner leurs emplacements et les différentes installations que nous avions disposées le long de la jetée.

Une zone, définie pour le bal, avait été recouverte de planches en bois, pour permettre de se déplacer ou de danser sans problème. De multiples tonnelles étaient également disposées pour protéger les installations de la neige. Le secteur, délimité par une série de torches qui en fermaient le périmètre et l'isolait du reste de la bande d'herbe qui l'entourait, était baignée d'une douce lumière. La zone avait été choisit par le chef de l’équipe d’animation, principalement à cause de la vue mais aussi parce qu’il n’y avait rien pour gêner la sécurité du camp. La demande avait été émise directement du Docteur Weir, pour détendre les Atlantes suite aux événements d'Alpha.

J’arrivais dans ce lieu que nous avions aménagé en quelques jours, histoire de bien faire les choses. Il y avait un buffet, et bien sur un barbecue, sur le côté droit avec plusieurs tables. A gauche, une estrade avec le matériel du DJ et un écran de la taille d'une télé. La musique serait diffusée grâce à de multiples enceintes disposées tout autour de la piste de danse. Celle-ci occupait la majeure partie de l’espace et laissait suffisamment de place pour que plusieurs couples puissent valser sans se bousculer. Elle offrait également la possibilité de réunir toutes les personnes présentes pour danser ensemble sur de la musique un peu plus moderne.

Mais la réussite n’était pas cette fameuse piste de danse, mais plutôt le ponton en bois brut qui se perdait au dessus des flots. Celui-ci était long de quelques mètres mais semblait être isolé du reste de la fête. C’était un endroit calme et reposant pour ceux qui avaient besoin de fraîcheur… ou d’exprimer simplement leurs sentiments à d’autres sans que des oreilles mal avisées ne les écoutent. Le soleil couchant donnait au lieu une image de beauté surréaliste. Le rougeoiement des rayons venait frapper l’eau et se fondait avec celle-ci en une fresque des plus romantiques.

Puis, à la suite de l’astre de feu, viendrait l’astre lunaire qui lui succéderait dans sa course. La lune calmera les douleurs des âmes perdues par son doux contact. Le duo céleste donnerait toute sa splendeur à l’océan qui bordait la plage et ferait un parfait spectacle de lumière sur fond de fête.

Je soupirais de contentement. J'avais participé à cet événement et, d'après ce que je savais, les gens d'Alpha en avaient bien besoin. Jetant un œil coup d’œil à ma montre, je remontais vers l'aire d’atterrissage et attendit patiemment les premiers arrivant. J’aperçus près de l'aire, la tente de secours et un jumper avec une grande croix rouge peinte dessus. Nous avions tout prévu. Comme nous avions prévu des sanitaires dans un petit coin isolé du périmètre. Le coup de coude que me donna un collègue me fit sortir de ma rêverie. Le premier transport arrivait et un groupe de personnes en descendit, bien habillées. Tout le monde serait sur son 31 ce soir. Même le service de sécurité. J’accueillis les nouveaux arrivants et les guidais vers la suite pendant que mon collègue attendant les suivants.

Pendant plusieurs minutes, nous exécutions cette manœuvre et tout ce passa bien. Jusqu'à ce que je vis Mila sortir d'un jumper. Lui souriant, je lui tendis le bras et la guidais vers la piste. J'avais convenu avec mon collègue que je le laisserais gérer la fin. Il ne devait plus manquer beaucoup de monde maintenant. Guidant Mila jusqu'à la scène, je la laissais là un court instant. Montant sur l'estrade, je pris le micro :

-Bonsoir à toutes et à tous, Bienvenue à ce bal d'Atlantis. Nous savons tous quelle épreuve vous avez traversée et c'est pour cela - et aussi pour permettre de draguer un peu, hein, messieurs ? - qu'on nous as demandé de monter un bal. Afin de pouvoir vous détendre et vous reposer un peu. Je vous souhaite donc une bonne soirée et que la fête commence !

Je regagnais ma partenaire et l'invitais à s'asseoir à une table pour discuter et profiter un peu.
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Mar 23 Fév - 17:27
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Avatar de Coralie pour cet évènement:
 

Coralie était excitée comme une puce. Un bal ! Un bal avait été organisé, sur le continent qui plus est. Elle n'avait pas jamais eu l'occasion de s'y rendre, mais on lui avait dit que la cote était très belle. Elle n'avait pas eut beaucoup de temps pour s'organiser. Visiblement, il s'agissait d'un bal organisé en l'honneur de participants à la mission de sauvetage.

Après une journée difficile, où elle avait servit de paratonnerre au foudres d'un patient, elle avait été ravie de se retrouver dans sa chambre pour se faire belle. Pour éviter d'être dérangée, elle avait fermé sa porte à clef, et avait décidé de s'offrir un moment de tendresse, en s'offrant un moment de cocooning avant de déballer la tenue qu'elle avait choisi pour cette soirée. Tout en sortant de son papier de soie, la sublime robe de soirée qu'elle avait emportée, elle repensa à ses tristes événements. La peur, la douleur, les furieux combats. En se coiffant, elle effleura son oreille blessé dans l'attaque. Elle avait encore des problèmes d'ouïe, et elle espérait toujours ça finirait par rentrer dans l'ordre. On lui avait dit que ce serait un événement en l'honneur des survivants d'Alpha, et qu'il serait très élégant. Elle imaginait que sur terre, ils y aurait eut un service de voiturier et des limousines, mais ici, en guise de voiture il auraient des jumpers. Voler au dessus de l'océan pour gagner le continent, serait une façon très élégante de s'y rendre.

Une fois apprêtée, elle se regarda dans le miroir, rectifia sa coiffure et son maquillage et sourit. Elle fut satisfaite du reflet que le miroir lui renvoya, même si elle eut un instant d'hésitation avant de sortir. Et si elle en avait fait trop ? Mais il était trop tard pour se changer maintenant. Elle prit une grande inspiration et ouvrit la porte pour gagner la baie des jumpers.

Elle prit place dans le jumper, au milieu d'autres invités très élégants eux aussi. Le voyage jusqu'au contient n'était pas très long et lorsque la porte s'ouvrit et qu'elle gagna le lieu du bal, elle ne put retenir une exclamation d'admiration. C'était magnifique, et même au delà.

En attendant que le reste des participants arrive, et que le maître de cérémonie lance l'ouverture des festivité, elle en profita pour admirer les infrastructures et l'organisation. Ceux qui avait organisé ce bal avait fait un travail remarquable, et en peu de temps.
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Mar 23 Fév - 19:14
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Avatar de Nath pour le bal:
 

A peine l'heure de sa fin de service s'était-elle affiché sur l'écran de son ordinateur que Nathalie fonçait vers ses quartier. Elle voulait se faire belle pour cette soirée exceptionnelle. Elle avait envie d'être éblouissante pour en mettre plein la vue à John, et lui donner envie de lui offrir une ou deux danses malgré son épaule encore douloureuse. Et puis, elle aimait bien l'idée de se déguiser en princesse et de surprendre les gens. Mais ce n'était pas la seule mission qu'elle s'était fixée pour ce soir là. Une fois qu'elle se serait appretée, elle s'occuperait du cas du Capitaine Frei. La connaissant, et même si elle avait assuré à Nathalie que « si si, elle y serait », l'assistante était persuadée que l'allemande n'avait même pas une robe correcte pour une telle soirée. De plus, Nathalie se doutait qu'elle allait tenter de jouer la montre et s'excuser de ne pas être prête pour rater le dernier jumper pour le continent et éviter de participer à l’événement, et ça, c'était hors de question. Ce bal était donné en l'honneur des survivant d'Alpha, et il serait très mal venu qu'une des plus hautes gradée de la cité ne s'y associe pas. Aussi, Nathalie avait-elle un plan.

La jeune femme prit quand même le temps de profiter un peu de la quiétude de sa chambre. Elle l'avait aménagée de telle sorte qu'elle était pour elle un havre de paix. Elle s'offrit un bon bain chaud, laissant son esprit partir en roues libres. Après quelques trop courtes minutes, elle sortit et s'enroula dans un peignoir et retourna dans la chambre. Sur le lit se trouvaient deux robes, ainsi qu'une étole en zibeline. Celle qu'elle porterait et celle qu'elle avait dégotté pour Karola. Mais pour qu'elle accepte de la porter, il allait falloir qu'elle joue un peu les tyrans. En effet, faire porter une robe à Karo n'était déjà pas gagné en soit, mais une robe telle que celle-ci, ce serait un vrai défi. Il faudrait la convaincre d'arrêter de faire le bébé et de lâcher le dossier sur la contamination d'une équipe d'exploration par un virus inconnu. Elle s'attendait déjà à une altercation verbale où elle devrait probablement s'obliger à rabattre le caquet de sa supérieure pour arriver à ses fins. Mais avant ça, il fallait qu'elle se prépare. Elle enfila des bas de soie noire sur ses jambes aussi blanche que de la craie avant d'enfiler sa robe et de s'attaquer à sa coiffure et à son maquillage.

Une fois prête, elle pris délicatement la housse contenant la robe qu'elle avait prévue pour la capitaine, ainsi que les chaussures et quitta sa chambre pour retourner au bureau de Karola. Elle fut satisfaite de voir que les personnes qu'elle croisait la regardait avec une certaine incrédulité. Visiblement, son but concernant son apparence était atteint. Arrivé devant la porte de la militaire, elle frappa et entra sans attendre d'y être invité. Quitte à imposer son avis, autant commencer tout de suite. Sans attendre la réaction de Karola devant cette intrusion, elle verrouilla la porte derrière elle.

- « Allez, il est temps de vous habiller, vous allez nous faire rater le début des festivités ».

Elle leva la main pour faire taire sa supérieure avant d'ajouter :

- « Vos lectures de rapports peuvent attendre demain, ils ne vont pas s'envoler et au vu votre position hiérarchique, vous ne pouvez pas vous permettre d'être absente lors de ses festivités qui sont destinées à rendre hommage aux victimes d'Alpha. Ceux qui ont participé serait peinés de voir que vous boudez l'hommage qui leur est rendu. »

Tout en parlant, elle avait sorti de la housse une robe magnifique, couleur chair, prés du corps. Elle était cousu dans un tissu arachnéen et rehaussé de broderies en fil d'argent.

- « De plus, et toujours vu votre position sociale dans cette citée, vous vous devez d'être particulièrement élégante. Juste au cas où vous envisageriez une excuse de ce genre, cette robe est parfaitement à votre taille, ainsi que les chaussures. Allez, enfilez moi ça et après je m'occupe de votre maquillage et de votre coiffure. »
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Mar 23 Fév - 20:37
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« Le rouge d'un tango »






La journée passait super lentement… j'étais absolument excitée et enthousiasmer par cette idée de bal. Les évènements de ce type étaient rares et nous donnait une occasion de rire et de sortir du cadre professionnel !

Et puis, j'avais hâte de faire mon petit effet. Déjà, que j'avais pas mal de monde à mes pieds, cela me permettrait de briller encore plus. Ah, l'égocentrisme fatidique des chirurgiens ! Je n'échappais pas à la règle malheureusement !

Mon oreillette Radio, se mit à vibrer. Carson, m’interpellait pour réaliser une intervention assez difficile sur l’un de nos patients en état critique. Le pauvre homme, faisait des hémorragies à répétition et je crains que la seule chose qu’on renvoie sur terre, soit son cadavre. Je courus jusqu’aux chambres, pour retrouver Carson, en pleins massage cardiaque, nous devions l’opérer d’urgence. Tout en marchant, nous nous préparions, j’activai le log de celle-ci et c’est partie pour sauver une vie … ou non.
Ce fut assez long, mais après 2heures derrière le brave homme, à lutter avec son sang et son myocarde capricieux… nous avions pu le sauver pour la journée. Même si bon, il fallait se rendre à l’évidence, je ne pense pas qu’il puisse tenir encore longtemps comme ça. Autant en finir et ranger son corps dans l’un des compartiments de la morgue.
Je sortie du bloc, assez fatiguée… je me massa mes mains, qui décidément, étaient bien souples avec toute cette gym forcée depuis la mission d’alpha. Je ne compte plus aux vues du nombre d’opérations réalisées depuis ses quelques jours écoulés. Il était 16H et bientôt nous finirons notre service, pour se préparer à rejoindre le village Athosien, près de la plage, où apparemment se trouvait le lieu du bal. J’avais tellement hâte de danser un bon tango endiablé et de déguster quelques petits mets, surtout ceux à base de viande.

J'aimais danser, surtout, celle assez sensuelle comme le tango. Mais, je crains que je n'ai point de partenaire pour exécuter pareille danse. Perdue dans mes pensées, je retirai mes gants et m'essuyai le front. Je sentie la présence de Carson à mes côtés. Ses petites joues rosées, marquaient sa gêne, il était hésitant et assez maladroit dans ses marmonages.

Je lui souris. Lui proposant qu'on s'y rendre ensemble. Au vu de son regard surpris, il semblait avoir eu la même idée. Dans un sens, nous étions que très souvent ensemble, alors pourquoi changer ? Et puis, Carson était sûrement la personne que j'appréciais le plus, alors autant partager son bras.

Quand, enfin l’heure fatigue arriva, je m’engouffrai dans mes quartiers, avide de prendre une bonne douche. L’odeur de sueur et de sang, me collait à la peau et j’avais hâte de m’en débarrasser. La chaleur dans mon dos, me fis pousser un soupir de bien-être.

Je sortie, m'enroulant dans ma serviette couleur nuit. Il était temps d'affoler cette base ! J'enfilai mes sous-vêtements en dentelles, où j'accrochai mes bas, aux motifs floraux. Quelques coups de pinceaux, un maquillage ourlé de noir et les lèvres rouges et j'étais parfaite. J'enfilai ma longue et saillante robe rouge. J'aimais, le rouge, cette couleur, me représente bien.

Je fis quelques retouches sur ma coiffure, avant de chausser mes talons hauts. Et pile poil à ce moment-là, j'entendis qu'on frappait à la porte. Carson, m'attendais bien sagement. Et vus sa tête, je sus qu'en effet j'avais amplement réussit mon objectif. Ses joues rosez étaient cramoisie et son air timide des plus renforcé. Il n'était pas mal lui aussi dans son costume gris avec une cravate rose clair. Je lui fis d'ailleurs un compliment sur son apparence, ce qui renforça sa gêne. Il ne pipa aucun mot, cloué sur place. Mais, son regard suffisait à exprimer ce qu'il aurait pu me dire. J'affichai un sourire radieuse, en lui empoignant le bras.

Il tressaillie et nous, nous dirigeons, vers les jumpers. Surprenant certains regards appréciateurs ou jaloux sur ma tenue. Une fois, installer dans le vaisseau. Je jubilais intérieurement.

Mais, ce ne fut rien, à comparer du décors… mes grands yeux bleus détaillaient chaque recoin de la plage. Quel beau travail, avait réalisé les organisateurs ! Le strapontin, qui surplombait la mer était d’un superbe effet ! Je sens que ce soir, la soirée allait être mémorable pour chacun d’entre nous.

Accoudée au bras de Carson, nous virent Coralie, elle était resplendissante avec sa robe de dentelle chaire et noire. Je dirigeai les pas dans sa direction. De toute façon, Carson, n’avait pas vraiment son mot à dire et il le savait bien.

• Vous êtes superbe Coralie ! A croquer même !

Je lui adressai un petit regard poudré d’un chat, avec un roucoulement. Habitué à la voir avec son hideux uniformes, on pouvait oublier que c’est une femme élégante avec un port assez noble. Cette robe soulignait bien son corps et la rendait des plus désirables. Mon regard, la toisait, appréciant ce qu’ils voyaient. Puis, curieuses de voir le reste des personnes présentes, je lâchai le bras de mon confrère pour balayer la zone. Je sentie un petit soupire déçu de la part de mon médecin favoris, qui un peu penauds, ne savait pas trop quoi faire.






C O D A G E P A R @G A K I. S U R E P IC O D E

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Mar 23 Fév - 21:08
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&




On se croirait dans un conte... Un bal ? Quelle idée !

Passons un moment ensemble, sans passion, sans s'dépecer, sans chercher à savoir si au fond on s'ressemble.






Los Angeles, un dimanche en début d'après-midi.

Après une bien grosse matinée, espérant récupérer d'une soirée très fortement arrosée, je me levais enfin. J'eus beaucoup de mal à le faire à cause de ce mal de crâne qui tambourinait sans cesse. Je n'osais même pas ouvrir les volets tellement j'appréhendais les rayons du soleil. Certaine que ça me ferait encore plus mal. Je me prépare un bon café dans l'espoir de retrouver mon énergie. C'est pas gagné ! Je sens qu'elle va être longue cette journée ! Je m'attable devant mon ordinateur. Une tonne de mails à trier, à répondre et je ne me sens vraiment pas d'attaque. J'en passe une dizaine. Une vingtaine avec toujours ce tambour qui joue sans fin. Mes tempe me font un mal de chien. Je les masse un instant. Je bois une gorgée de café. Oh tiens ! Un mail de mes parents, comme c'est étonnant. A croire qu'ils n'ont rien d'autre à faire que de venir me harceler avec leur habituel charabia.


> Émetteur : Coralie Phillips&associes@*************

> Destinataire : Blanche Phillips@*************

> Date & Heure : 05/01/2015 08 : 00

> Objet : Rien


Bonjour ma chérie !

Nous te souhaitons avant tout avec papa, un très joyeux anniversaire. Nous espérons sincèrement que tout se passe bien là-bas ? En tout cas tu nous manques beaucoup et tes messages se font rares ! Nous pensons prochainement à venir te rendre visite. Ton père doit régler quelques petits détails sans intérêt. On pourra loger chez toi ?! Le temps de pouvoir profiter de toi ?
Ici, il n'y a rien d'important ! Ah si il semble que la terre du jardin est très fertile ! Nous avons eu des fleurs qui se sont mises à pousser, tu verrais elles sont magnifiques ! Il faudrait que je t'envoie une photo un de ces quatre. Surtout qu'avec ton père on trouve que ce n'est pas trop la saison de faire pousser des trucs. D'ailleurs, il est sur le divan et t'envoie des bisous.
J'ai trouvé tes boucles d'oreille achetées l'année dernière dans le cendrier ! Tu te rends compte le prix de ces bijoux et toi tu les laisses ici. Imagine si elles étaient passées à la poubelle. Il faudra que je te les ramène quand nous viendrons.
La nostalgie de pouvoir te serrer dans mes bras, m'émeut. Tu me manques ma chérie. Vraiment. Hier, j'ai passé ma journée à revoir le code civil, un de nos associés, pourtant prometteur, a fait une boulette dans un dossier ! Je te dis pas le temps qu'il m'a fallut pour la réparer. Cette après-midi, nous allons emmener le chien en balade au parc, tu verrais comme le pauvre se fait vieux. C'est à peine si tu le reconnaîtrais. Nous prenons soin de ton cactus artificiel, à l'occasion, on te le ramènera aussi.
Tiens nous au jus ma puce.
Je t'embrasse ma puce et ne fais pas attention à ta première ride, elle te rendra plus belle, je suis sûre.
Bisous, maman.

Super intéressant tout ça. Je referme l'ordinateur tout en retrouvant mon lit. Je ne prends même pas la peine de lui répondre, à quoi bon ? De toute façon, elle tient à venir, même si je m'oppose, elle trouvera le moyen d'avoir le dernier mot. Autant que je sois débarrassée une bonne fois pour toute de cette mère un peu trop envahissante. J'aimais mieux quand elle était occupée avec Jenny, au moins, elle ne m'étouffait pas. Je menais ma vie tranquille. Cette journée va être longue, je ferais bien mieux de me trouver une bouteille, de la boire et de finir ma nuit. Au moins, je ne penserais pas à tout ça.


*************************************

Je me suis levée tôt ce jour là, il faut dire qu'un événement marquant va se produire ce soir. Nous sommes tous conviés afin de profiter d'une fête qui aura lieu sur le Continent. C'est quoi encore ce truc ? Au début, je croyais qu'on retournerait chez nous, retrouver les nôtres, pouvoir souffler un peu. En fait, en écoutant les conversations, j'ai appris que c'était pas très loin d'ici, qu'il nous fallait vingt cinq minutes dans le ventre d'un jumper pour y aller. Pas très loin d'une plage. L'invitation ne nous forçait en rien. Nous étions libres d'y aller ou non. Au départ, j'étais réticente à l'idée d'aller danser ou bien de faire semblant d'être heureuse d'être là-bas. Peut-être que l'endroit était paradisiaque allez savoir ? Je n'aimais pas vraiment m'aventurer dans un lieu inconnu. Ma première angoisse qui n'était pas des moindres, c'était cette phobie d'être entourée parmi des inconnus. Combien serons-nous ? Et si je n'y allais pas ? Et si... Oui bon, je vous l'accorde, avec des si on referait le monde. Je pourrais prétexter des maux de tête, ou bien une fièvre foudroyante... Le pire dans tout ça ? C'était que je m'étais proposée de participer à cette mondanité d'un soir pour être serveuse. Quelle plaie !

Comme si c'était mon genre de tenir un plateau en souriant bêtement promenant sur son plus beau plateau des coupes de champagne, ou bien des gâteaux apéritifs pour mettre en appétit. Non franchement, qu'est-ce qui m'a pris de me mettre dans cette galère ?! Je me le demande. Cette journée allait être éprouvante. Je le sentais avant même qu'elle ai débuté ! Je pourrais retourner dans mon lit, et dormir en oubliant de me réveiller. Travailler jusqu'à très tard en oubliant l'heure des festivités. Oui, excellent, vraiment excellent Blanche et après ?! Je n'étais pas du genre à m'engager dans quelque chose pour rebrousser chemin aussitôt. La difficulté ne me faisais pas peur, quoique... Elle était de taille là ! Pour l'heure, il fallait que je me concentre sur cette journée, mon travail en dépendait. Je laissais donc ces futilités de côté, afin qu'elles ne m'empêchent pas de me concentrer sur mes objectifs primaires.

La journée s'était passée sans encombres, mais en quittant plus tôt que la normale, je repensais à cette soirée qui se promettait pour moi catastrophique. C'était peu de le dire ! Je ne pouvais vraiment pas porter une robe longue, ni même courte à vrai dire. Il me fallait quelque chose de plus correct et surtout quelque chose qui me permettrait de mon fondre dans la masse sans attirer un seul regard. Oui, et prions pour qu'elle passe vite, au mieux, je pourrais m'éclipser, même aller me réfugier sur ce sable doux et chaud sans à avoir à supporter toute cette mascarade. Je n'étais pas faite pour les réceptions en grandes pompes. J'en avais l'habitude et bien que l'idée d'être la plus belle pour aller danser m'enchantait, le reste me répugnait. J'avais encore le temps de trouver quelqu'un dans les parages, aller m'excuser que je renonçais à cette soirée. Que peut-être je pouvais mentir un peu en disant que je pensais avoir trouvé quelque chose d'intéressant au labo et que c'était une question de vie ou de mort que je reste à étudier ce cas... Oui, bon, ça me semblait un poil compliqué tout ça. Je retire mes vêtements, tout en prenant une douche revigorante. Je n'ai pas fait encore le choix de la tenue à adopter.

Subitement, je repensais à ces filles qu'on voyait beaucoup à Las Vegas et qui s'habillaient en lapin. Leurs costumes étaient mignons. Je me voyais bien porter ce genre de chose pour ne pas à avoir à porter ce stupide smoking comme si j'étais tirée par quatre épingles. Mais non, c'était une mauvaise idée, cela aurait pu être drôle, mais pas sur moi. Pour passer inaperçue, c'était pas gagné avec un tel accoutrement. Bon la douche était faite, il me manquait encore un tas de choses à m'occuper. Ma tenue ! Adieu donc belle robe et jolis froufrous, adieu satin et broderies en tout genre. Quelle déception malgré tout ! J'opte pour un un chemisier blanc, un pantalon en cuir histoire de donner une petite touche sexy sans trop vulgaire et un blazer que je porterais détaché. Une petite cravate de satin nouée un peu à l'arrache pour donner ce côté masculin-féminin, qui paraît-il se portait bien. Des escarpins à hauts talons noirs qui rappelleraient cette touche féminine, sans plus. Mon maquillage fut léger si ce n'est que j'avais accentué les yeux pour faire ressortir mes yeux et un peu de rouge à lèvres d'une carnation pâle. Un petit coup de blush mais très proche de mon teint. Maintenant la partie la plus délicate fut ce chignon élaboré. Je n'étais pas douée avec les coiffures, car en temps normal, j'aimais bien porter mes cheveux longs, je les laissais ainsi libres de tout mouvements. Mais bon, il fallait bien parfois faire preuve de sophistication dans la vie. heureusement, ma coiffeuse m'avait donnée tout un tas de conseils pour agrémenter un chignon banal. C'était la partie la plus délicate pour moi de m'atteler à rendre cette coiffure vraiment extraordinaire. Il y avait sans doute des couacs, mais ça irait après en avoir bien sué pendant une demi heure. Je m'observais dans la glace tout en sentant cette boule se former.

En m'observant dans le grand miroir, l'effet fut saisissant : je ressemblais plus à un agent de sécurité qu'à une serveuse. les serveuses avaient le droit de porter des tailleurs jupes, pourquoi je n'avais pas mi une simple jupe ? Oui pourquoi je m'étais forcée à ne porter que ce fichu pantalon qui était un peu trop moulant ? Pourtant, c'était bien les pantalons non ? Au moins, il dessinait mes courbes et puis, j'avais de belles jambes. Le cuir, ça ne fait pas un peu trop catin, non ? Non, mais c'était un, tel désastre ! Je n'avais qu'à me fiche de l'avis des autres et puis s'ils n'étaient pas contents, ils n'auraient qu'à regarder ailleurs si j'y étais. Il me manquait quelque chose de très important pour parfaire cette toilette : des boucles d'oreilles dépareillées ! Voila, là c'était parfait ! J'attrape une pochette en y mettant de quoi survivre à cette soirée : des clopes. Je gardais toujours un paquet sur moi quand je sortais, non pas que je fumais beaucoup, non je fumais rarement, mais parfois, la nicotine m'aidait beaucoup à affronter ce genre de soirée. Une touche de parfum, une note sucrée. Quelques gouttes placées dans des endroits stratégiques, comme m'avait appris ma mère. Il parait que ça faisait son plus grand effet quand la bouche d'un homme venait à vous embrasser dans le cou et que le parfum s’insinuait dans ses narines. Il n'y avait rien qui excitait un homme. A d'autres oui ! Comme si par magie le parfum avait le don de réveiller la libido de quelqu'un. Des foutaises !

Perchée du haut de mes talons, j'avançais tout en forçant mon corps à se détendre. En fait j'espérais surtout ne pas tomber de la soirée, avec de tels machins, tout pouvait arriver. J'approchais vers l'un de ces jumpers qui nous permettrait d'aller à cette satanée réception. Allons-y gaiement, souris et tu verras que tout se passera bien ! Allez souris, un joli sourire, juste un seul... Mais rien. Un sourire forgé dans la glace aurait pu faire mieux que moi. J'entre tout en me trouvant une place. Une place vite, je sens qu'il me faut un rien pour que je prenne la tangente. Non, je ne suis pas farouche, un peu bizarre, mais pas farouche du tout. Et puis je me mets à penser que si ce genre de chose m'arrive, peut-être que j'en oublierai un escarpin et que le beau prince charmant irait à ma recherche histoire de conquérir mon cœur ou vice versa. Foutaises. Ah si j'étais seulement l'héroïne d'un ce ces contes qui n'étaient qu'écrits pour faire rêver les jeunes demoiselles, je n'en serais pas là.

Ça promet. Quelle ambiance ! Youhhoouuu j'ai envie de me lever pour danser histoire qu'ils se décoincent un peu. Non, en fait c'est moi qui devrait me dérider un peu ! Puis je prie pour que cet engin de malheur ne s'écrase pas, manquerait plus que celui qui le conduit par la pensée, nous envoie dans le décor histoire de donner un peu plus de piment à cette soirée. Waaaahooouu franchement je m'éclate, je suis tellement heureuse que j'ai envie de sourire. Sourire crispé, mais sourire quand même. Oh bordel, est-ce que je me suis bien lavée les dents ? Et mon haleine ?! Oh putain, et si l'un d'eux venait à me parler d'un peu trop près et que... Ah non ça suffit !

Je pourrais même me tenir droite à l'entrée de l'engin, voyez-vous c'est moi qui vous escorte, je pourrais même donner la main à ces jolies demoiselles toutes aussi ravissantes. Et moi, j'ai l'air de quoi dans ce fichu déguisement ? J'ai peut-être le temps de me changer ? peut-être que si j'avais décidé de mettre ce costume de bunny-girl, je serais plus détendue. Au moins, ça amuserait la galerie, allez savoir ? Bon allez, on y va ? On va s'éclater comme des petits lapins à sautiller sur la piste de danse ? Allez démarre ton engin là, tu vois pas que j'étouffe dans ce truc blindé de gens. Oh non, ne les regarde pas, regarde tes pieds, regarde comme ils sont jolis. Oh pitié, je me meurs ! Je sens, je vais craquer comme un ballon de baudruche. Personne n'a eu l'idée d'emmener une fiole d'alcool ? Au pire si je bois un peu, je vais peut-être retrouver mes moyens non ?

Bordel, c'est quoi ce truc ? Mon Dieu, c'est qu'ils ont du pognon à jeter par les fenêtres par ici. Bon, on arrête de rester émerveiller par ce décor, ok c'est joli, ok t'en as déjà vu des soirées comme ça, c'est pas une première. Bon, il serait peut-être temps de commencer à faire son plus joli sourire, à faire des courbettes... Bouge-toi et va t'occuper, ça te passera le temps... Sinon je vais vraiment péter une durite, de toute façon pour ce que ça change !



@ pyphi(lia)



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La valse des Atlantes
Dès l'instant où Karola avait posé ses yeux sur l'intitulé du mail invitant les membres d'Atlantis à se rendre à un événement dansant, elle avait rit jaune. Elle n'avait même pas pris la peine de lire l'entièreté du message, décrétant que ce n'était pas du tout quelque chose pour elle. Elle, se rendant à une soirée où les tenues du dimanche et la valse seraient de rigueur ? Et puis quoi encore ! Etant donné le contexte actuel dans lequel la cité se trouvait elle n'aurait d'ailleurs aucun problème pour trouver un faux prétexte pour ne pas y aller. 

Cependant, c'était sans compter sur son assistante, Nathalie qui elle tout au contraire avait très bien accueilli la nouvelle et semblait très impatiente que l'échéance arrive. D'ailleurs elle ne mit pas longtemps à venir la voir dans son bureau pour lui demander si elle avait vu le mail et si elle avait l'intention de venir. A cette dernière question Karola avait tout d'abord répondu non, sauf que Nathalie aussi coriace qu'un quadrupède enragé était revenue à la charge plusieurs fois et au bout du énième assaut Karola avait finit par baisser les bras et lui répondre qui oui, elle viendrait. Elle avait dit ça pour avoir la paix, sachant très bien que d'ici là elle aurait trouvé quelque chose pour se dérober. Vraiment, l'idée d'un bal ne la séduisait pas du tout, c'était surtout l'aspect "bien habillé" qui la gênait, d'une part car en quittant la Terre elle n'avait pas pris de quoi "bien s'habiller" et surtout parce qu'elle était persuadée que se mettre sur son 31 ne lui attirerait que des railleries. Bonjour la réputation après ça. 

Elle avait déjà participé à un événement de ce genre quand elle était plus jeune et elle en avait gardé un souvenir plus que mitigé. C'était au tout début de son engagement militaire, elle et ses camarades d'unité se trouvaient en stage de perfectionnement en Transylvanie, dans les fins fonds des Carpates. Pour célébrer la fin de la dure semaine de labeur qu'ils venaient d'accomplir, leurs supérieurs avaient organisés une petite soirée à laquelle une tenue correcte était exigée. Pour l'occasion, Karola qui avait une vingtaine d'années, avait revêtit une magnifique robe. Sauf qu'au moment de débarquer dans la salle de bal soit on s'était moquée d'elle soit on lui avait fait des remarques déplacées. Vexée, elle avait fini la soirée à houspiller tout le monde et en pyjama. Voilà pourquoi les grandes fêtes n'étaient pas son truc, elle ne pouvait pas supporter qu'on se paie sa tête, surtout que là tous ses hommes risquaient d'être présents. 

Bref, le jour même de l’événement elle accueilli avec grand plaisir tous les dossiers et rapports qu'on lui apportait. Elle s'était dit qu'elle tenait là une bonne raison de rester à Atlantis le soir. Elle prit également grand soin d'éviter Nathalie le plus possible, d'ailleurs elle passa la journée enfermée dans son bureau. D'habitude elle laissait la porte qui communiquait entre l'espace de travail de Nathalie et le sien ouverte afin de faciliter la communication entre elles. Mais là elle se doutait bien que si elle laissait une ouverture, son assistante n'hésiterait pas à s'y engouffrait. En milieu d'après-midi, lunettes sur le nez, elle se plongea dans un épais dossier très intéressant qui traitait d'un problème médical, plus particulièrement de la contamination d'une équipe. Outre le fait que ce dossier soit inquiétant il était également bourré de fautes d'orthographe. Karola allait devoir passer des heures à le relire et à le corriger. C'était vraiment de très bon augure. D'ailleurs elle s'y mit tout de suite, vu l'étendue des dégâts elle n'aurait pas fini avant tard dans la soirée. 
L'après-midi était terminée et la soirée bien entamée puisqu'il était pratiquement six heure et demie quand on toqua à sa porte.

"En..."

Mais elle n'eut pas le temps de terminer son invitation à entrer car Nathalie déboula dans sont bureau, ouvrant la porte à la volée. Interpellée par cette intrusion en force, Karola leva la tête pour trouver sur le seuil de la porte son assistante.



"...trez..."

La vision qui s'offrait à elle l'interloqua à tel point qu'elle retira ses lunettes de vision afin de s'assurer qu'elle ne rêvait pas. C'était une Nathalie toute en beauté, maquillée et très bien habillée qui se tenait avec elle. Mais plus que son visage agréablement travaillé c'est son air qui l'interpella. Ses yeux couleur émeraude rivés sur elle ne voulaient dire qu'une chose pour Karola et pas une bonne. Ils semblaient vouloir dire " Je viens m'assurer que tu respectes ta parole" et surtout "Tu ne m'échapperas pas." 

Sentant l'embrouille arriver à des kilomètres, la capitaine se leva de son fauteuil afin de mieux faire face à Nathalie. Elle s'apprêta à lui sortir une réplique pour la rembarrer mais son assistante était visiblement déterminée à l'emmener sur le continent. Elle ne lui laissa aucune chance de prendre la parole et se lança dans un monologue dans le but de la convaincre. Pendant qu'elle l'écoutait, ses yeux furent attirer par une housse qu'elle portait dans ses bras. Elle n'y avait pas encore fait attention mais quand la civile s'était mis à l'ouvrir elle avait commencé à se sentir mal, redoutant ce qui pouvait bien se trouver à l'intérieur. Quand Nathalie en sortit une robe de soirée digne des plus grands couturiers, Karola ne put réprimer un mouvement de recul comme si son interlocutrice avait brandi devant elle un répulsif. Aucun doute qu'elle lui était destinée. 

Son baratin terminé, un silence s'installa entre elles, surprise de la manière dont elle s'adressait à elle, Karola regardait Nathalie comme si elle venait de lui parler en japonais. La rouquine venait de lui sortir très voir trop franchement tout un tas d'arguments tout à fait convaincants quant à sa participation à la soirée. La militaire ignorait que Nathalie pouvait se montrer si effrontée et hargneuse, encore moins à son égard. Du reste, il fallait bien avouer qu'elle avait été particulièrement convaincante. En tant qu'officier Karola ne pouvait ignorer pareil événement, elle se devait d'y aller, ne serait-ce que pour honorer la mémoire des disparus sur Alpha. Avec un petit rictus ironique, la jeune femme prit enfin la parole. 

-Hé bien... Vous ne me laisserez donc aucun répit si j'ai bien compris. Qui aurait cru qu'une grande dictatrice se cachait en vous ? 

Méfiante, elle se tenait toujours à quelques pas de Nathalie et de la robe qu'elle avait spécialement choisi pour elle. Elle hésita encore plus lorsqu'elle le la lui tendit pour qu'elle puisse l'enfiler. Sans grande conviction elle porta la main vers le vêtement et s'en empara. Elle fut surprise par la douceur du tissu et sa volupté, ce ne devait pas être désagréable à porter. Enfin ça aurait pu être le cas si un détail n'avait pas tout gâché, froidement elle le fit savoir à la plantureuse rouquine.
 
-Vous avez vu ce décolleté ? Hors de question que je porte ça. Je vous rappelle que je suis officier supérieur et non pas mannequin pour une quelconque revue masculine. 

Le regard que Nathalie lui jeta la refroidie totalement. Décidément, elle était plus que déterminée, dans un autre contexte cela aurait pu être drôle et elle n'en démordrait pas, Karola le savait. Sur ce coup là elle n'avait d'autre choix que de s'incliner. Levant les yeux au ciel elle abdiqua. Contente d'elle visiblement, Nathalie lui tourna le dos et quitta son bureau quelques minutes afin de lui laisser le temps de se changer. Karo soupira longuement, tenant la magnifique robe blanche et les chaussures allant avec à bout de bras, puis nonchalamment elle entreprit de se dévêtir afin de se parer de sa tenue de soirée. 

Après avoir bataillé quelques minutes Karola tira ses rideaux pour voir le résultat. Mitigée elle ne savait pas trop quoi penser de son reflet, elle n'avait pas l'habitude de s'habiller de cette façon et puis le fait que la robe soit si décolletée la gênait beaucoup. Son attention fut perturbée par l'arrivée de Nathalie qui en avait profité pour aller chercher de quoi la coiffer et la maquiller. Karola se détourna de la vitre pour éviter de passer trop de temps à réfléchir sur son reflet et alla s'installer sur une chaise pour se laisser pomponner par Nathalie.
Karola commençait à se sentir nerveuse, elle n'avait absolument aucune idée de ce qui l'attendait et vêtue ainsi elle se sentait sans défense. A mesure que Nathalie achevait de la préparer en coiffant ses cheveux et en la maquillant, la militaire se sentait de plus en plus ridicule. Au bout de quelques minutes sans rien dire et n'en pouvant plus de ruminer dans sa tête elle fini par lâcher à Nathalie :
-Je vous préviens, si jamais on se moque de moi, je vous en tiendrais personnellement responsable.


Karola en voulait un peu Nathalie de lui avoir forcé la main et elle espérait vraiment pour elle que tout se passerait bien. Elle risqua un regard sur son horloge, il était presque 19h, heure à laquelle il lui semblait que la soirée commençait et elle n'était toujours pas prête. Alors pendant que Nathalie lui appliquait de la poudre elle tenta quand même une dernière fois de s'en sortir. 
- Vous savez si je ne suis pas prête ce n'est pas grave, je suis sûre qu'il y aura d'autres occasions de rendre hommage à nos disparus. Ne vous mettez pas en retard à cause de moi. 

Mais c'était inutile, Nathalie termina son maquillage juste à temps, au moment même où un technicien annonçait le départ du dernier jumper en partance pour le continent pour dans 5 minutes. Nathalie tira alors Karola par le bras et elle ne put que la suivre en essayant de ne pas se casser la figure. Courir en talons était tout un art. In extremis elles attrapèrent le dernier jumper qui, au grand soulagement de Karola était quasiment vide. A part elles et le pilote, il n'y avait que 2 autres civils. Aucun militaire heureusement. Elle avait à présent 25 minutes pour se préparer psychologiquement à cette soirée qui s'annonçait pittoresque. 

Assise en face de Nathalie, Karola ne put s'empêcher de se tordre les doigts, angoissée à l'idée de ce qui l'attendait. Consciente qu'elle était entourée et surtout ne voulant pas qu'on la voit s'inquiéter elle porta son attention sur Nathalie et se prit à avoir envie de l'asticoter. 

-Je ne vous savez pas si coquette. Auriez-vous, par hasard, l'intention de taper dans l'oeil de quelqu'un ce soir ?

Cette petite pique était de bonne guerre, après tout, Nathalie avait réussi à la convaincre de venir sur le continent, elle pouvait bien se permettre de la taquiner d'autant plus que ça lui permettait de se détourner de ses propres inquiétudes. D'ailleurs elles croissèrent soudain dangereusement, le pilote annonça l’atterrissage dans 5 minutes. Instinctivement, Karola contrôla qu'elle était toujours bien coiffée en tâtonnant ses cheveux et s'assura que sa robe était toujours en place et surtout qu'on ne voyait pas plus que ce qu'elle voulait laisser voir. 
Lentement mais sûrement, le Jumper amorça sa descente vers la terre ferme et puis le pilote désactiva les commandes de pilotage. Tout le monde se leva et s'apprêta à sortir du vaisseau spatial. Tout le monde sauf Karola qui laissa passer tout le monde devant elle afin de retarder au maximum le moment où elle entrerait en scène. 

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Mar 23 Fév - 23:00
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La Valse des Atlantes

Événement

Inspirer, expirer, inspirer, expirer... Lily essaya se concentrer sur sa respiration, en pose méditation, elle cherchait en elle la force et le courage d'affronter la soirée. Pour elle, cette soirée, n'était pas qu'une simple soirée de détente, mais plutôt un nouveau défis qu'elle devait affronter dans sa vie. Elle allait porter une robe pour la première fois, danser lors d'une soirée pour la première fois, boire son premier verre d'alcool... Enfin ça ce n'était pas sûr, elle ne pensait pas qu'on est accepté l'alcool sur Atlantis, préférant que les personnes gardent la tête claire au cas où les Wratihs ou les Genii débarquent soudainement. Même-ci, cela n'arriverait surement pas ce soir, enfin, c'est ce que Lily espérait.

Cela faisait quelques minutes que Lily se trouvait face à son miroir, une serviette autour de la taille, sentant des gouttes d'eaux coulées le long de son coup et de son dos. Elle se sentait enfin prête à attaquer cette soirée, elle enfila de simple sous-vêtement noir, n'imaginer rien de fantaisie. Puis elle prit avec une grande délicatesse une seule des choses qu'il restait de sa mère : une robe noire. Sur le coup Lily se demanda si lui irait et si elle arriverait déjà à rentrer dans la robe, après tout, elle ne l'avait jamais mise. Pas un heureux hasard la robe lui allait comme un gant, comme un toast dans un grille-pain. Elle se regarda sous toutes les coutures dans la glace, elle sourit en se disant que sa mère avait eut autant de muscles qu'elle. Lily n'arrêtait pas de tourner sur elle, improvisant quelques pas de danse dans sa chambre, sans musique à part seul dans sa tête. Elle s'arrêta se disant que danser dans sa chambre était simple, mais tout à l'heure devant tout le monde ça sera une autre histoire. Mais bon, elle se dit que son ami Samari sera là si jamais un homme ose la toucher ou lui faire peur, cela la, soulagé quelque peu. Si, il n'avait pas été là, elle ne serait surement pas aller s'amuser ce soir. D'ailleurs, Lily se demande quel genre de costume Samari allait porter, elle l'imaginer très bien dans un costume classe noir avec une simple chemise blanche.

Lily regarda l'heure, elle n'avait plus vraiment le temps de rêvasser, la tête dans le guidons, elle finit de se préparer au plus vite. Elle se coiffa et se maquilla très légèrement, un fond de teint léger, un petit coup d'eye-liner et un rouge à lèvre couleur rose clair, légèrement rouge. Par ailleurs en se maquillant, la jeune femme avait failli confondre son eye-liner avec un marqueur noir, ça aurait été la honte pour la jeune technicienne. Pour compléter sa tenue, Lily enfila des ballerines qui avaient de très légers talons. Elle n'ayant jamais porté de vraies chaussures à talons, se voyait mal passée la soirée à essayer de tenir sur ses deux jambes. Surtout qu'elle avait encore mal à sa cheville et la connaissant, avec des talons, elle serait surement pris les pieds dans un cable. La jeune femme se regarda une dernière fois dans le miroir de sa salle de bains, elle était enfin prête à aller à sa première soirée.

Une fois sur le lieu de rendez-vous, Lily ne se sentait plus dû tout prête... Elle n'arrêtait pas de jeter des coups d'œil à gauche à droite, se disant que sa robe était peut-être un peu trop courte, il faut dire qu'elle arrivait pile au niveau des genoux. Elle aperçut de loin les toilettes, elle trouvait que ça ressemblait à une hutte, elles était bien séparer de la piste de danse, voilà un divorce qui fait du bien. Elle sentait qu'elle commencer à paniquer à cause de tous ces hommes présents autour d'elle, cherchant autour d'elle une connaissance avec qui discutait pour faire diminuer son stress, qui augmenter de minutes en minutes. Lily alla s'asseoir à une table seul, essayant de calmer son cœur et sa respiration. Alors qu'elle essayait de se calmer, elle vue au loin quelque chose qui lui rappela son père. Deux militaires, connaissaient du tabac à priser, le père de Lily avait eut cette vilaine habitude de broyer le tabac en fine poudre puis le consommé par inhalation.

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La Valse des Atlantes
Avec Les membres de la cité d'Atlantis

17h50

Mais quand est ce que je sortirais de cette maudite infirmerie ? Après la visite très mouvementée de Karola, je fus assez énervé, mais je dus ruminer cette conversation dans mon coin, allongé sur le lit sans pouvoir le quitter. Je n'eus aucune autre visite par la suite, mais, exceptionnellement, les médecins me permirent de sortir pendant quelques heures. Par charité ? Non bien sûr, c'était trop beau. Ils avaient leurs raisons, et je ne me posais pas de question. Deux jours après la visite de mon amie, je fus donc autorisé à sortir en début d'après midi, à condition bien sûr que je revienne le lendemain afin de terminer ma convalescence. Il me faudrait sûrement plusieurs jours encore, voir une bonne semaine pour pouvoir quitter définitivement l'infirmerie. Peu importait, me voilà libre, même si ce n'était que pour quelques heures.

Ayant tout l'après midi de disponible, je décidai d'aller dans mes quartiers, dans un premier temps, pour chercher quelques affaires. Mes côtes me firent encore un peu mal, mais j'avais des anti douleurs pour soulager cette légère souffrance. Rien d'insurmontable, heureusement. Puis, je me dirigeai vers la salle de détente, un lieu où on pouvait trouver des chaises longues, des fauteuils, des tables pour lire ou jouer aux échecs, et autres objets pour se relaxer et passer un bon moment. Quant à moi, j'optai pour une chaise longue face à la baie vitrée, qui me permit d'observer l'océan à perte de vue. Une vue très reposante et magnifique. Des écouteurs dans les oreilles, mon MP3 allumé en mode "aléatoire", et un livre ouvert dans les mains, je passai presque toute l'après midi dans cette salle, ignorant les allées et venues des gens autour de moi. Je devais me reposer, c'était donc ce que je faisais. Même si je m'ennuyais un peu, je dus l'avouer. Beaucoup diraient qu'un peu de repos ne faisait pas de mal, mais bon, j'avais hâte de reprendre mon travail. Enfin bref. En attendant, me voilà plongé dans mon livre un peu étrange, je devais le reconnaître. L'histoire de la piété d'un homme au 21ème siècle, procureur général de son Etat, à qui il arrivait plein de bricoles. Pas le livre du siècle, en réalité. Ennuyeux même. Ce n'était pas du tout mon style de lecture, et je sentis que je n'irais pas jusqu'à la fin. En attendant, je devais bien m'occuper.

Le livre fut tellement ennuyeux, et la musique dans mes oreilles tellement agréable, que je m'assoupis sans même m'en rendre compte. J'étais bien là où j'étais, allongé sur la chaise, au soleil, entrain de me reposer. Un léger ronflement me fit sursauter, et me réveilla brusquement. Heureusement, personne ne sembla m'avoir entendu. Me remettant de mes émotions, je repris ma lecture. J'ignorais combien de temps je m'étais assoupi, mais ce petit break m'avait fait du bien.

Quelques instants plus tard, alors qu'une chanson de classic rock résonnait à mes oreilles, quelque chose attira mon regard. Tournant la tête, j'observai une sorte d'effervescence qui semblait parcourir chaque personne présente dans la salle de détente. Tous ces gens semblèrent pressés de partir, comme si quelque chose les attendait. Que faisaient-ils ? Ne bougeant pas de ma chaise longue, je regardai tout ce petit monde partir, et rapidement, je me retrouvai seul dans la vaste pièce. Haussant les épaules, je repris ma lecture, jusqu'à ce que quelqu'un me fit sursauter en posant sa main sur mon épaule. Je regardai celui qui avait eu l'audace de me faire peur, mais je fus vite rassuré en voyant l'un de mes rares amis, un astronome du nom de Kevin Simtral. Que faisait-il là ? Surtout que, vu sa tête, il avait l'air à la fois énervé et impatient. Je posai mon livre, retirai mes écouteurs et me redressai légèrement, tout en ouvrant la bouche pour lui demander le motif de sa présence. Kevin ne me laissa pas faire, et il prit la parole rapidement.


"Ben alors ? Tu fous quoi ? Il faut te dépêcher si tu ne veux pas être en retard".

Un air surpris et de grands yeux ouverts apparurent sur mon visage. Je ne vis pas du tout où Kevin voulait en venir.

"Heu ... en retard pourquoi ?"

"Quoi, tu as oublié ? Ah non, tu fais exprès, avoue. J'ai bien fait de venir te chercher. J'ai supplié les médecins pour te laisser temporairement sortir de l'infirmerie pour ça. Ca te fera le plus grand bien, et de toute façon, tu n'as pas le choix. Je vais t'y emmener avec un coup de pied au cul si tu ne te bouges pas tout seul. Tu n'as pas intérêt à te défiler, sinon tu auras à faire à moi'.

Je fronçai les sourcils, tout en cherchant de quoi parlait Simtral. Puis, le mail reçu la veille me revint à toute vitesse, moi qui avait espéré l'oublier à tout jamais. Un mail stipulant qu'un bal était organisé le soir même pour rendre hommage aux victimes de la mission de sauvetage du site Alpha. Ce qui voulait dire beaux habits, cocktails et danses. Quelle horreur. Je n'avais pas été emballé par le mail, je ne l'étais toujours pas aujourd'hui. Sur le moment, j'avais pensé que, comme j'étais à l'infirmerie, cloué sur un lit, j'allais éviter cette corvée. Cependant, ce cher Kevin avait visiblement eu l'idée de demander aux toubibs de me laisser sortir aujourd'hui pour aller au bal, et voilà que maintenant, il me menaçait presque pour que j'y participe. J'eus beau trouver plein d'excuses, le fait que j'étais en repos ne m'aidait pas à trouver quelque chose de suffisamment convaincant pour ne pas aller à cet événement qui m'horripilait au plus haut point. Kevin connaissait très bien mon tempérament, et il souhaitait m'aider à sortir de ma solitude, et parler à des gens, surtout après tout ce que je venais de traverser. Moi qui pensais qu'il allait oublier et partir sans moi, et bien pas du tout. Quelle poisse. Faisant une moue, je regardais mon ami.

"Je n'ai pas envie d'y aller, je ne vais pas être du tout à l'aise. Ce n'est pas mon univers, là bas. Et j'ai envie de voir personne, je veux rester tranquille dans mon coin".

"Tu n'as rien à dire parce que je vais te forcer à y aller, si tu n'y comptes pas y aller de toi même. Allez, bouge tes fesses. Tu verras, tu vas t'amuser. Ca te fera du bien de voir des êtres humains".

Malgré mes protestations, je fus vaincu. Kevin était réputé pour être chiant quand il s'y mettait. Il ne me lâcherait pas. A regret, je dus accepter de participer à cet événement ridicule. Qu'est ce que j'allais pouvoir y faire ? Je dansais comme un pied, je n'aimais pas la compagnie des gens, et il valait mieux que je ne touche pas à l'alcool. Depuis le décès de ma femme, il m'arrivait souvent de prendre une sacré cuite pour tenter d'oublier tout ça, sans succès. J'espérais me contrôler lors de cette soirée. Poussant un soupir, je me levai et quittai la salle de détente. Kevin eut l'air satisfait, puis après m'avoir dit "à ce soir", il partit précipitamment. Sûrement pour se préparer. Ce que je devais faire également. J'allais être ridicule dans une tenue de soirée. Pourquoi ne me donnait-on pas une corde, pour que je puisse me pendre, plutôt que de subir une telle humiliation ? Me voilà donc en partance pour mes quartiers, avançant lentement comme pour perdre du temps. Malgré cela, je trouvai que j'arrivais vite dans mon petit chez moi. Malheureusement pour moi.

18h15

Arrivé dans mes quartiers, et après avoir poussé un énième soupir de frustration, je cherchai ce que je devais faire. Dans un premier temps, choisir la tenue pour le bal. J'aurais bien aimé dire que je n'avais aucune tenue pour participer à ce genre d'événement, et que donc, je ne pouvais pas y aller. Mais, comme le destin ne m'aimait pas, il y avait bien une tenue dans mon armoire. Un costume que je réservais pour les cérémonies. J'allais ressembler à un pingouin dedans. Une chemise blanche, un pantalon en tissu bleu marine, une veste de la même matière et couleur, une cravate et des chaussures noires. Oh là, la cravate, elle allait dégager vite fait. Il était hors de question que je porte ça. Bon, pour le reste, je n'avais pas trop le choix. Une fois les vêtements posés sur mon lit, je me déshabillai, pris une bonne douche bien chaude, me séchai et enfilai la tenue de soirée qui m'attendait. Je fus rapidement mal à l'aise car je n'aimais pas du tout ces vêtements. J'étais ridicule. Devant un miroir, j'ajustai mes habits. La veste fermée, le col de la chemise ouvert en haut, certains diraient que je ressemblais à un gentleman. Et bien moi, non. Pas du tout. J'eus l'impression d'être un clown.




Un flash m'apparut, un très vieux souvenir qui me plongea dans ma jeunesse d'étudiant. Une soirée costumée pendant laquelle j'avais emmené Emily qui s'était déguisée en princesse indienne. Elle était vraiment belle. Pour ma part, j'avais opté pour un costume de pirate, et à cette époque, le fait de me déguiser et de passer une soirée entre amis me plaisait beaucoup. Certains de mes potes étaient vraiment ridicules, à cette soirée. L'un d'eux nous avait bien fait rire avec son costume d'épouvantail, un très bon moment de délire. La fête battait son plein, et nous faisions beaucoup de bruit. A tel point que le voisin de mon pote qui nous avait invité était venu frapper à la porte pour qu'on baisse la musique. Ce vieux fossile, il ne savait vraiment pas s'amuser. Ah, c'était le bon temps. Maintenant, depuis l'accident, la perspective de m'amuser m'était totalement étrangère. Je secouai la tête pour revenir à la réalité, et cesser de penser à des souvenirs douloureux pour moi. Ce n'était pas le moment. Mon horrible passé revenait suffisamment me hanter sans en rajouter.

Malgré quelques stigmates de mes blessures, comme le pansement sur mon arcade sourcilière, la trace de l'entaille à la lèvre, le bandage entourant ma main gauche, et quelques hématomes par ci par là, j'étais quand même présentable. Ma tenue scientifique me manquait beaucoup. Un dernier coup de peigne, un peu de gel dans les cheveux pour me donner cette coiffure particulière que j'arborais tout le temps, une dernière vérification sur ma barbe de deux jours, et me voilà prêt à aller droit vers la pire soirée que j'allais passer depuis mon arrivée sur Atlantis. J'aurais même préféré me retrouver à nouveau face à des Geniis plutôt que d'aller au bal. Ou alors, je n'aurais pas du accepter de sortir de l'infirmerie. Les médecins s'étaient bien gardés de me donner la raison de leur geste. Kevin avait du leur en souffler deux mots pour que je ne sois pas au courant, et que je ne me débine pas. Pauvre de moi.


"Tu me paieras ça, Kevin" murmurai-je en fixant mon reflet dans le miroir.

Un nouveau soupir, puis je me forçai à bouger. Il commençait à être tard, le soleil déclinait peu à peu vers l'horizon. Je quittai mes quartiers, je marchai dans les couloirs en essayant de ne pas faire attention aux nombreux regards qui se posaient sur moi. Certaines des personnes que je croisais étaient obligées de rester sur Atlantis. Les chanceux. Je pris la direction du hall d'embarquement, puis le hangar à jumpers, où nos moyens de transport nous attendaient pour nous emmener sur le continent. Un moment d'hésitation m'envahit, et je dus prendre mon courage à deux mains pour monter dans l'un des derniers vaisseaux qui restaient. Il y avait plusieurs personnes bien habillées, des hommes et des femmes qui étaient impatients de participer au bal. Certains me dévisageaient, et cela me mit très mal à l'aise. Je ne pus m'empêcher de leur jeter un regard noir, puis de détourner les yeux. Vu de l'extérieur, on aurait dit que je faisais la gueule. En réalité, je faisais vraiment la gueule. Cela pouvait se comprendre, non ? Je n'avais pas du tout envie d'aller à cette soirée, il était donc normal que je ne sois pas enthousiaste du tout. Dans mon coin, assis sur la banquette arrière, je patientai le temps du voyage, ne parlant à personne, les bras croisés. Autour de moi, les conversations allaient bon train. Une jeune femme se mit même à rire bruyamment à en pleurer, et je la vis vérifier si son rimmel n'avait pas coulé. Elle n'avait qu'à pas glousser autant, celle là. Levant les yeux au plafond, je patientai jusqu'à la fin du voyage qui me parut être une éternité en présence de ces gens heureux.

19h10

Après moins de 30 minutes, le jumper atterrit enfin sur le continent, sur la zone prévue à cette effet. Le moment tant redouté arrivait. La porte arrière s'ouvrit, et les membres de la cité présents dans le vaisseau en sortirent, à la fois excités et intrigués par le déroulement de la soirée. Quant à moi, je fus le dernier à quitter le jumper. J'eus beau retarder le moment fatidique, je dus me résoudre à suivre les autres. Le pilote me vira presque du vaisseau, car il devait repartir rapidement pour chercher un nouvel arrivage. A contre coeur, je sortis à l'extérieur et j'emboîtai le pas aux autres, les suivant jusqu'à la zone aménagée pour le bal. Il y avait là déjà pas mal de monde, mais d'autres allaient arriver. Je reconnus certaines têtes, mais je ne m'en approchai pas. Je voulus fuir, mais c'était impossible. Au loin, j'aperçus Kevin qui me remarqua, et me lança un sourire, satisfait de ma venue. Je lui souris en retour, de façon hypocrite bien sûr, car j'avais un peu envie de l'étriper sur place. Je fus très mal à l'aise au milieu de ce monde. Quelle horreur, j'eus même la nausée. Qu'avais-je fait pour mériter ça ?

Sans parler à personne, ni accorder le moindre regard à quiconque, j'allai me mettre à l'écart, à l'autre bout d'une table servant de buffet. Il y avait là beaucoup de choses à manger, notamment des petits fours, dont la recette était inconnue. Ca sera la surprise quand on les mangera. Il y avait aussi plusieurs saladiers contentant du punch, ainsi que des bouteilles de diverses alcools. Effectivement, c'était bien la fête ce soir. Sauf pour moi, je n'avais qu'une seule envie : m'éclipser dans le prochain jumper qui arriverait, pour repartir sur Atlantis, et me réfugier dans mes quartiers. Quelle belle utopie. Je devais rester là, j'étais bien obligé. Toujours à l'écart, j'attrapai une serviette en papier, puis je commençai à picorer quelques petits fours, tout en buvant un verre de punch sans alcool, sans faire attention à ce qui m'entourait. Moins je m'y intéresserais, mieux je me porterais.


by Epilucial




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Mer 24 Fév - 15:10
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LA VALSE DES ATLANTES

Danse comme si personne ne te regardait, Vis comme si personne ne te jugeait...
Une semaine s'est écoulée depuis notre retour d'Alpha et en une semaine il s'est passé beaucoup de choses. Depuis notre discussion sur les digues, John et moi passons beaucoup de temps ensemble tout en prenant bien soin d'éviter les regards indiscrets. C'est peut être stupide comme situation, mais lui comme moi, on ne veut pas être vus tout les deux. Je sais que rien n'empêche un civil et un militaire de vivre certaines choses, mais nous nous sommes mis tout les deux d'accord sur ce sujet. Debout devant le miroir de ma chambre, je passe une main sur ma hanche pour ajuster ma robe. Elle me fait penser à celle que ma mère portait le jour où ils ont inauguré la partie Egypte Antique d'un musée... Je ne me souviens plus de quel musée il s'agit, mais je me souviens très bien de l'obélisque qui trônait au milieu d'une grande salle. Je ne me souviens plus de mon âge mais je ne devais pas être bien grande puisqu'il me paraissait immense. Un sourire s'affiche sur mon visage. La robe est noire et bleu, courte. Le long n'est pas quelque chose pour moi parce que je me connais, je suis capable de me prendre les pieds dans le tissu. Je détache mon regard du miroir et je me dirige vers ma petite commode où trône un pot à fleurs que j'ai ramené de mon ancien bureau à New York. J'ouvre doucement le tiroir et j'en sors une petite boîte en velours noir. Je m’assois sur le bord de mon lit et j'ouvre délicatement le petit boîtier qui laisse apparaître une gemme en pendentif accrochée à une petite chaîne. La pierre est un Lapis Lazuli que mes parents m'ont offert pour mes 16 ans. Je retourne face au miroir et je m'accroche le collier avant de le caresser du bout des doigts.

J'accroche une paire de boucles d'oreilles, je me maquille légèrement et je met mes talons aiguilles en espérant que je ne vais pas tomber devant tout le monde. J'enfile une veste et je quitte mes quartiers en direction du hangar à jumper. J'erre dans les couloirs, je prend mon temps. Avec John, on a prévu de se retrouver là-bas directement. Au détour d'un couloir, je croise un scientifique toujours en tenue d'Atlantis qui erre comme un vagabond. Il n'a pas l'air de vouloir venir au bal. Je presse le pas, le bruit de mes talons résonnent dans les grands couloirs. Lorsque enfin j'arrive au hangar, on me fait signe d'entrer dans l'appareil qui s'apprête à partir. J'adresse un sourire aux personnes qui se trouvent déjà à l'intérieur et je m'installe. Le trajet n'est pas si long que ça et lorsque nous arrivons en vue du continent, j'ai la sensation de vivre l'arrivée de Christophe Colomb en Amérique à bord de sa caravelle. L'appareil s'arrête et je débarque sur la terre ferme, je regarde où je met les pieds pour ne pas m'étaler de tout mon long. Il fait froid, mais je me sens bien. L'hiver n'a jamais été ma saison préférée, je me suis toujours sentie mieux en été mais je dois bien avouer que la saison donne un côté magique à l'endroit. Un sourire se dessine sur mon visage et il ne me quitte plus alors que je rejoins un petit groupe déjà présent. Je salue Coralie que je vois un peu plus loin. J'en reconnais quelques uns mais celui que je cherche n'est toujours pas arrivé. Ce soir, j'ai envie d'écouter les conseils de Nathalie, j'ai envie de vivre, j'ai envie de dépasser mais peurs et d'être moi.
acidbrain




Tenue pour le bal:
 
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Mer 24 Fév - 18:02
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Un bal ? C’était quoi cet événement complétement insensé pondu par le service d’animation d’Atlantis ? Un truc pour le service gériatrique ? Ils devaient avoir sacrément bu pour avoir une telle idée. C’était comme s’il désirait adopter un chameau chez eux ou peut être ramené le sarcophage d’un noble pharaon pour que les archéologues ne perdent pas leurs marques, loin des pyramides. Bref complétement insensé. La date connue, le Sergent se porta volontaire pour la surveillance de la Cité. Visiblement beaucoup d’intrépides militaires avaient eu la même idée que lui. Personne ne désirait permuter sa place avec lui, les peureux avaient peur d’affronter les montres tango, valse et slow.

D’ici trente minutes, l’homme devait se présenter en baie des jumpers et il ne parvenait toujours pas à se dire qu’il allait participer à ce « bal ». Rien que le mot était ridicule. Matt avait d’ailleurs manqué de s’étouffer en apprenant qu’il fallait se mettre sur son 31. Il avait cru au départ que cela signifiait les tenues d’apparat dont disposaient chacun des corps d’Atlantis et qu’ils revêtaient lors des grandes cérémonies. C’était réaliste. Mais non c’était bien une tenue de soirée. Cela sentait vraiment mauvais cette histoire.

Le costume finit par être sorti de la blouse avec des gestes précautionneux. Bon, bah y a pas… Après une grande inspiration, il commença à se déshabiller et quittait son agréable treillis pour revêtir le costume. Il n’y avait rien de bien exceptionnel, il était classique mais mine de rien cela lui donnait un côté assez classe. Eversman ne put s’empêcher de sourire en se voyant dans le miroir, tirant sur ses manches afin de pouvoir fermer les boutons de manchette. Il avait l’impression d’aller à un mariage ou peut être à une soirée avec des gens importants mais non simplement à un bal sur le continent Atlante. Le col de la chemise blanche lui donna un peu de mal mais il finit par le discipliner et en venir à bout.
Un regard vers la montre, il n’avait plus que cinq minutes pour rejoindre les jumpers. Un coup de déodorant puis de parfum pour sentir bon, un truc à manger pour faire le plein de protéines et c’était parti pour une petite marche rapide dans les coursives pour rejoindre les vaisseaux. C’était amusant de voir les gens ainsi vêtus, tels des tsars, on avait l’impression d’aller à une fête déguisée tant ce n’était pas habituel. Les filles avaient des tenues plutôt charmantes, certaines avec un décolleté ravageur qui attirait forcément l’œil. Rejoindre le continent était assez long mais la conversation s’installa rapidement à bord du vaisseau, la diffusant de musique et l’ambiance détendue aidaient. Finalement ça pourrait être sympa cette soirée.

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merci Sheppy !                               couleur : darkcyan
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Mer 24 Fév - 18:33
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Le sourire aux lèvres, laissant apparaître une fossette, le Docteur Langford descendit du Jumper habillé de son plus beau costume qu'il sortait uniquement pour de grandes occasions comme ces diners mondains ennuyeux et barbant avec professeurs, antiquaires et autres chiffonniers de Paris. Il observa le décor du bal organisé ce soir-là et les techniciens de la cité avaient fait du bon travail et son regard s'arrêta net sur le buffet et en particulier, le barbecue juste à côté. L'estomac gargouillant, Marc se dirigea tranquillement vers le banquet pour y déguster de délicieux mets enthousiasmé à l'idée de rencontrer les autres membres de l'expédition dans cette soirée.

**Ah commençons par les choses sérieuses...**

Quelques heures auparavant, Marc s'était levé très tôt ce matin-là songeant à sa première mission et n'arrivant pas à dormir, il avait revêtu un survêtement pour faire un footing pour découvrir la cité d'Atlantis, son nouveau lieu de vie. Arrivée sur un quai dans une aile de la cité, il s'étira avant de s'asseoir sur un banc pour contempler le levée de "Soleil" de cette planète. De retour dans ses quartiers, il prit une bonne douche et prit sa tablette électronique pour regarder sa boite mail. Il avait reçu un courriel envoyé par un certain Zachary Hawkins, un technicien de la base. Une carte d'invitation, bien élaborée, s'afficha sur son écran annonçant l'organisation d'un bal dansant se déroulant sur une plage du continent en fin de soirée. C'était une excellente occasion pour se changer les idées suite au récent événement sur le site Alpha et Langford pensa que c'était une bonne idée d'y aller. La mission de sauvetage sur P2X-584 lui avait fait remonté de mauvais souvenirs, pour la première fois, un flashback l'avait angoissé au point de le paralyser quelques secondes. Lorsqu'il eut entendu le coup de feu de Kolya sur un des leurs, il revit instantanément l'image de son collègue professeur, de vingt ans son ainé, assassiné sous ses yeux ... Décapiter était pratique courante chez les soldats d'entreprises criminels du désert subsaharien. Ces geniis n'était pas si différents en fin de compte, tout aussi requin que ces criminels fanatiques, voulant voler les meilleurs armes ou faire de l'argent facile pour asseoir leur pouvoir dans leur région ou leur galaxie, quelle différence. IL n'avait pas vraiment prit le temps de réfléchir à ces huit mois de captivité au Mali et lorsqu'il fut rentré à Paris, il se disait qu'il était juste né sous une bonne étoile pour pouvoir replonger plus rapidement dans ces recherches et oublier la perte d'un collègue pour qui il avait beaucoup d'estime. Puis il ne se voyait pas rester enfermer chez lui à se morfondre au fonds du canapé devant la télévision avec son chat et un bon verre de Whisky. Le plus important, c'était que les victimes de l'invasion du site Alpha ne soient pas morts pour rien, ils avaient réussi tant bien que mal leur opération de libération avec une équipe très hétérogène, faire coopérer des militaires avec des scientifiques n'était pas chose simple et pourtant personne ne s'était posé de questions, même si Langford avait la crainte de se prendre les pieds dans le tapis et faire une gaffe provoquant les foudres des treillis en rangers. Un toast d'une sorte de jambon atosien dans la bouche, Marc prit un verre de punch en regardant l'horizon, mélancolique fixant la mer et ses vagues se cassant sous la lumière tamisée des torches. De nouveau un sourire apparut sur sa bouche et le Docteur Langford ne regretta pas d'avoir signé le contrat pour venir ici, dans la galaxie de Pégase. Soudain quelqu'un frappa sur le micro pour prendre la parole et Marc se retourna vers la scène.

-Bonsoir à toutes et à tous, Bienvenue à ce bal d'Atlantis. Nous savons tous quelle épreuve vous avez traversée et c'est pour cela - et aussi pour permettre de draguer un peu, hein, messieurs ? - qu'on nous as demandé de monter un bal. Afin de pouvoir vous détendre et vous reposer un peu. Je vous souhaite donc une bonne soirée et que la fête commence !

Ce devait être ce technicien qui avait envoyé les courriels d'invitation. Langford s'approcha des autres invités et essaya de reconnaitre des visages familiers comme ceux de l'équipe Bravo. Il reprit une gorgée de punch et se remémora les danses qu'il connaissait, il aimerait beaucoup danser et il y avait beaucoup de femmes bien habillée qu'il pourrait inviter. Mais pour le moment, il continue d'observer les personnes présentes en goûtant la gastronomie Athosienne en attendant que tous les invités soient arrivés.

**Mange proprement... Tiens-toi droit... Souris, surtout au demoiselles... Et soit gentleman... Eh ben il est bon ce punch...**

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Mer 24 Fév - 20:38
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Lundi le 22 février 2016,
Quartier de Marty Kowalczyk.
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Il y avait de nombreuses années que je n’avais pas participé à une activité autre que militaire. La dernière fois devait remonter au temps où j’étais encore un époux. Je ne voyais pas pourquoi j’aurais refusé cette invitation toute spéciale. Je sors finalement de mon lit. Même si j’ai toujours été lent, je ne voudrais pas arriver à la soirée comme le dernier des derniers. Je suis tout de même un homme de principes. De plus, je suis d’une, bizarrement, bonne humeur inébranlable. Depuis quelque temps j’avais toujours se cauchemar et la nuit dernière, j’ai été épargné par ce dernier. J’avais plutôt rêvé que j’étais un grand écrivain et alors que je recevais mon prix de littérature celui-ci s’évaporait doucement au contact de ma peau qui se pour finalement sauter d’un train qui avançait sans rails. Je saute à la douche et ricane après m’être repassé le rêve en boucle dans ma tête. Une fois essuyé et fraîchement rasé, je fouille un compartiment de ma garde-robe et attrape une grande boîte noire. J’ouvre alors cette dernière et en fait sortir un beau grand costume. Veston blanc doublée, un pantalon noir ajusté suivit d’une chemise noire et d’une cravate tout aussi noire que la chemise. J’enfile le tout puis perce la pochette gauche à l’aide d’une boutonnière rouge sous forme de fleur, en l’honneur de mes chers camarades tombés au combat sur Alpha. Je passe une dernière fois à la salle de bain, me regarde une dernière fois dans le miroir, peigne mes cheveux et en claquant des mains quitte mes quartiers, fin prêt à me déhancher comme un animal.


Je ferme la porte à clé et suis le reste de la plèbe vers les jumpers qui nous traîneront jusqu’au site du bal. Je me surprend à avoir hâte. Il est certain que toute cette pression allait disparaître et penser à autre chose pour une fois dans ma vie ne pourrait pas me faire du tort, enfin, je devais ressembler à un enfant dans un magasin de jouet. Le sourire fendu d’une oreille à l’autre et les yeux étincelants. L’excitation se fait sentir, les sourires sont nombreux et le temps est à la fête. Mon tour arrive enfin et je pénètre dans le jumper, je remarque plusieurs visages croisés sur Alpha, mais ceux-ci sont différents, ils pétillent de joies. J’en salut quelque-uns puis prend place sur un siège.


Une fois arrivé on lance les festivités. Je suis impressionné par l’étendu de la scène. En si peut de temps ils avaient réussi à faire quelque chose de grandiose et la vue était incroyable. Le soleil reflétant sur l’eau donnant une coloration bien spéciale au visage des nombreuses personnes déjà arrivés. Je me lance alors vers le buffet et me délecte de la nourriture prenant place sur la table, un verre de punch puis en me retournant reconnaît le Docteur Langford.
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Mer 24 Fév - 21:08
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❝ La Valse des Atlantes❞
étouffement de coeur et robe de soirée




Je pense que personne n’aime être blessée et ronger son frein dans les hôpitaux. Surtout quand on est un fringant chef militaire, qui avait autre chose à faire que de végéter dans son lit, tel un vieux poisson échoué sur une plage. Encore sur terre on pouvait s’occuper en zappant frénétiquement sur la petite télévision.

Passer ses journées, à regarder des matchs ou les dernières émissions naïves sur la vie de pauvres personnes, comme un vieux qui vit sans dents et qui a perdu son dentier. Que des sujets très importants qui change une vie quoi.

Bref, j’avais hâte de sortir, d’ouvrir cette foutue porte et faire quelque chose d’autre que de dormir. Par chance, j’avais pu avoir mon ordinateur, pour me tenir au courant et envoyer quelques pauvres mails durant ses deux semaines d’hospitalisation. Cela me permettait de discuter avec ma si charmante et agaçante Capitaine. Elle était venue, il y a peu, pour me faire part de ses revendications et autres froissements. Comme souvent, nous avions eu un petit échange un peu houleux. Mais, au final, je préférais ça, au non-dit. Et puis si, on ne se disputai pas, je pense que cela me manquerait. Je ne suis qu’un maso.
Mais il n’empêche : Je me faisais chier entre deux visites !

J’attrapai la boite de chocolat noir(COMBO), que m’avait offert Weir. Une très mauvaise idée, d’ailleurs. Je l’avais fini en une journée… me goinfrant de ses douceurs, moi et le sucre…. Une grande histoire d’amour. Ce n’est pas très bon pour ma ligne, mais qu’importe dès que je sortirais, j’irais dépenser mes calories accumulées à l’infirmerie, en me baignant. Un peu de nage et de plongée serait nécessaire pour préserver mon épaule. Cela me permettrait de travailler mes poumons ballast et de méditer sous l’eau fraiche de la piscine. À moins, que j’aille sur le continent… nageant dans les eaux bleues de cette planète fabuleuse. Cela me donna envie de mit rendre avec ma rousse préférée.

Je suis sûre qu’elle apprécierait passer avec moi, mes 3 jours de congés sur le sable chaud rien que nous deux. Ah c’est une bonne idée, faudrait que la note dans un coin, avec la soirée crêpe qu’elle m’avait promis ! Car on ne rigole pas avec les crêpes !

En repensant à sa dernière visite nocturne, j’eu un sourire un peu bête. Où je ne savais pas vraiment si j’avais rêvé ou vécue vraiment… enfin j’espère bien oui ! Elle était venue au moment le plus critique, mais qu’importe, elle avait accepté qu’on se revoie et j’avais eu pleins de gratouilles ! Les deux éléments les plus importants !

Je me souviens quand j’avais reçu le fameux mail sur le bal, trouvant l’idée fabuleuse, enfin égoïstement, j’y vis un intérêt supplémentaire pour voir Nathalie, surtout dans une belle robe de soirée.

Le bal, me renvoya à Karola, je lui communiquai un mail, lui stipulant qu’elle avait intérêt à s’y rendre. Connaissant son amour, pour ce genre d’évènement, je me demandais si elle allait finir par céder. Je n’eus aucune réponse de sa part. Je me demandai aussi comment serait Nathalie et j’esperai bien pouvoir la faire danser sans éveiller les soupçons de certaines personnes à l’affut des potins.

Isia, cette femme chat, venu me voir, m’annonçant que je sortais aujourd’hui. De toute façon, elle ne voulait pas me garder plus et que j’étais suffisamment « réparer » pour aller au bal. Ce fut la bonne nouvelle du matin. Mais, que je ne devais pas forcer de trop, sous entendant le fait que je pourrais ramener une charmante demoiselle dans mes quartiers et risquer de faire sauvagement l’amour. J’eu une petite moue, gêné… car j’avais justement ce genre d’idée en tête. Sauf que je savais qui ramener…

Elle l’aperçut et eu un sourire carnassier, avant de me laisser sortir de mon lit, pour faire quelques pas sur le sol froid. En sortant de ma chambre, elle me demanda de revenir vers 16H, pour refaire mon bandage et que maintenant je devais filer, elle en avait marre de voir mon « fan club ».

Je ne compris pas vraiment, mais elle me tendit une liste non exhaustive des personnes qui étaient venus me voire … mais elle avait marqué que le nom des femmes. Je n'y vis pas le nom de Nathalie, preuve qu'elle avait échappée à son regard scrutateur. Ainsi, je pu lire qu'elle avait compté et que c'est grâce au nombre de demoiselle qu'elle avait gagné son pari avec Carson. Je ne savais pas comment le prendre. Je préférai en rire que de me poser trop de questions sur l'excentrique médecin. Qui était par ailleurs trop belle pour être innocente.

Enfin, bon, je fus ravie de voir, que j'étais attendu, Teyla était venu me chercher. Je lui souris, assez ravi de la voir, avant de m'engouffrer dans les couloirs, pour aller me changer dans mes quartiers. Car, la petite chemise blanche en papier et le pantalon en lin blanc ce n'est pas des vêtements des plus agréables.

En passant ma main sur le Log, activé grâce à mon gène des anciens, Teyla, me suivit, pendant que je parti me changer dans la salle de bain. Mais, en pénétrant dans la chambre, remarquant que oui, en effet je n'étais pas revenu dedans depuis ma nuit avec miss coquelicot. Chose normal, j'étais passé de « dans ses bras » à « dans les bras de la mort" au retour d'alpha. Les draps étaient en vrac, signe d'une grande activité nocturne. Mes vêtements éparpillés au sol… par chance aucun vêtement étranger n'y résidait. Nathalie, avait tout reprit même sa jupe déchirée. Moi qui avais l'habitude d'avoir une chambre bien rangé et nickel… Teyla eu un regard surprit mais ne pipa rien. S'installant dans les fauteuils, m'attendant sans rien dire.

Je me senti gêner et merdre merde merde…. J'enfilai mon uniforme gris et une chemise F1 noire. J'avais meilleure mine, à force de dormir … plus aucune trace des séquelles d'alpha, mise à part quelques bleus et le trou dans l'épaule.

En sortant, j'eu le courage du désespoir de ranger ce qui traînait. Sous le regard amusé de mon amie. Elle s'abstenue de toute remarque, se contentant de me voir assez maladroit. Je revenu vers elle, lui tendant une bière. Elle me parla des éléments, que j'avais loupés et qu'elle ne savait pas ce qu'était un bal. Je pris ce changement de discussion, pour lui expliquer et m'engouffrer dans de longue explication. Espérant qu'elle ne me demande pas, les raisons du bordel de ma chambre. Un bordel trop parlant pour ne pas comprendre aisément ce qu'il y avait eu. Je bue une gorgée de ma bière, avant de manquer de m'étouffer avec sa phrase de conclusion :

• Et elle sera au bal ?

Mon regard s'alarma, regardant de droite à gauche ne sachant pas vraiment quoi lui répondre. Bah oui, j'espérais bien qu'elle y soit… elle avait plutôt intérêt ! Elle ria, avant de me dire en toute franchise, que cela se voyait que j'avais passé une charmante nuit avant de revenir à moitié mort. Face à mon silence, qui confirmait ses propos, un petit sourire contraint teinta mes lèvres. Elle appuya encore plus sur la brèche pour que je crache le morceau. Pour cela, elle le fit habillement en me parlant de son compagnon.

Je grognai dans ma barbe, je ne pouvais pas le garder éternellement secret, malgré la jeune relation que j'envisageais avec Nathalie. De toute façon, j'avais un peu trop tendance à tout raconter à l'athosienne, qui faisait de même. Je soupirai et elle afficha un sourire de victoire.

• J’espère bien !

Notre discussion, tourna autour de Nathalie et des sentiments naissant que j’avais pour la jolie rousse. Mais, je ne prononçai pas son prénom. Voulant que Teyla, trouve d’elle-même ! Ne vais pas lui prémâcher tout non plus ! Elle ne me fit pas le petit jeu des prénoms, me certifiant qu’elle découvrirait facilement au bal. Pour cela, il suffirait qu’elle observe mon regard. Je serais donc trahi par mes propres expressions. Par contre, cela devait rester entre nous. Je n’avais pas envie que tout le monde remarque mon béguin et avoir des rumeurs.

Le reste de la journée, fut assez calme, entre quelques promenades dans les ailes de la cité et des parties d'échecs avec Teyla. N'empêche elle était bien sympa de rester avec moi et me tenir compagnie.

1H30 avant l'heure du bal, je me douchai et me rasait, car bon, j'avais une sympathique barbe de bébé bucheron. Puis, je retournai à l'infirmerie, pour mon bandage. Carson était là, il eut un peu de mal à défaire le travail d'Isia. Se surprenant avec quelle force, elle avait serré toutes les bandes de tissus. Bon, il me refit la même chose, avant que miss blondinette ne vienne jeter son grain de sel. Elle resserra les tissus, argumentant de son sourire espiègle « au cas où » ponctuant son travail par une phrase cynique « que ça se répande par terre, qu’une jolie femme l’arrache sauvagement … » bref elle était intenable. Le pire, c’est que je ne démentie pas. Elle y tenait tellement, à sa théorie sur mes capacités de charmes.

La demi-momie, que j’étais, serrée, avec mon épaule tirée au quatre épingles. Au moins, ça ne bougerait pas. Mon bras avait des mouvements limités. Je retournai dans mes quartiers pour me changer. J’avais quelques costumes, dont celui de parade… trop militaire. Je reportai mon attention, sur le plus récent, celui que j’avais acheté à mon retour sur terre. Un costume noir, assortie avec une chemise blanche. Simple, basic mais très élégant. Je regardai ma petite cravate noire avec une rayure bordeaux… mais impossible de la mettre. De toute façon, je n’allais pas la garder bien longtemps.

Le pantalon, ça passe… mais avouer déjà essayer d'enfiler une chemise et une veste ? Avec un seul bras ? Eh bien, croyez-moi, vous êtes ridule, à gesticuler comme une sauterelle ! Ce fut donc, une galère sans non, pour enfiler, chemise et veste… maudissant Koyla de m'avoir infligé cette blessure que mal placée !
Mais, je réussis cette étape importante, j'avais l'impression d'avoir fait une action héroïque tellement j'en avais baver ! J'ai intérêt à affoler le regard de Nathalie pour mettre autant fait chier à mettre cette foutue chemise ! On se console comme on peut voyez-vous.

Donc pas de cravate ce soir, je ne pourrais pas la mettre. En contrepartie j'ouvris un peu mon col de chemise. J'enfilai mes chaussures italienne et partie chercher Teyla.

Elle était habillée dans une robe bleue ciel très athostienne, avec des lanières blanches qui tombaient le long de ses hanches. Elle était très élégante dans son habit traditionnel, elle avait piqué des chaussures à haut talon, assortie, à l'une de ses amies de la cité. Sa robe était longue à l'arrière et moyen devant, laissant voir ses grandes jambes bronzées et musclées. Elle, allait sûrement en affoler des mâles ! Je lui fis un compliment appréciateur avant de lui tendre mon bras et nous diriger vers les jumpers. Elle ne se sentait pas à l'aise avec ses talons aiguilles, elle n'avait pas l'habitude de chausser pareilles hauteurs. Cela m'amusa et en conséquence, je la taquinai. Nous montions dans le jumper, que Lorne pilotait. Il était lui aussi élégant et nous partir vers le continent.

En sortant du jumper, je fus frappé par la beauté du lieu. Teyla saisit mon bras valide et nous, nous avançon sur le lieu du bal. Et bien Élisabeth et l’équipe d’organisation, avait mis le paquet.

Les minutes s’écoulèrent et aucune trace de Nathalie … ni de Karola d’ailleurs. J’aurais dû aller les chercher, mais cela aurait parue suspect. Je commençai à m’impatienter de ne pas voir la tignasse rousse que je guettais avec insistance. Je n’écoutais que partiellement la conversation qu’avait Teyla avec les personnes qu’on croisait. Je sentais de temps à autre la main de Teyla serrer mon bras, pour calmer la tension qui m’animait.

Je commençais à désespérer, quand je vis le dernier jumper se poser, déversant son flot de retardataires. J’aperçus, enfin, Karola, je manquai de ne pas la reconnaitre. Elle était superbe avec sa robe blanche. Cela était inhabituel, comme quoi à force de voir les autres en uniforme on oublie qu’une fois habillé ils sont loin d’être « standard ». Bon dans un sens Karoa, n’a jamais été une femme « neutre », mais bon, la voire en tenue la rendait plus perturbante et je sens que pas mal de nos hommes vont bien baver ce soir.

Mais mon regard ne s’attarda pas longtemps sur elle, dévorant littéralement la jeune femme qui était à ses côtés. Je serai la mâchoire, Nathalie n’était pas belle, ni sublime, ni attirante … oula non … elle était transcendante ! Elle avait amplement réussi son effet, du moins, sur moi. Elle n’avait pas une robe recherchée, une simple robe noire moulante qui lui allait un peu trop bien. Cela faisait ressortir sa coiffure rousse et ses traits fins. Mon regard vert-gris ne la quitta pas une minute… Et je senti le regard de Teyla, essayant de distinguer de la capitaine ou de son assistante, laquelle était celle qui me faisait tant d’effet.
Je repris mes esprits, car, au moment où j'avais vu Nathalie, mes pensées étaient, tous sauf catholique. L'envie irrésistible de la serrer contre moi était trop forte. Je hélai Karola, pour qu'elle vienne nous rejoindre, espérant bien que sa si charmante assistante l'imite.

J'attendis patiemment que les deux femmes viennent, nous n'étions pas loin des jumpers, donc cela ne prendrait pas longtemps. Mon regard finit par se dévier vers Natalie et je me pris un coup de la part de Teyla. Surpris, je la toisai, elle me fit les gros yeux, avec un chuchotement.

• Encore quelques secondes de plus et ça va se voir, que vous regardez un peu trop l’assistante de la capitaine.

Je ravalai ma salive, essayant de ne plus fixer avec intensité Nathalie, surtout que maintenant, je ne pouvais plus faire style que je regardais les deux. Je ne voyais que Nathalie. Bref, je les accueillis avec un sourire, regardant Karola, évitant ainsi, des regards trop suspicieux vers la belle rousse. Teyla, me jeta un petit regard amusé, me signifiant qu’elle avait trouvée. Ah bah, dans un sens… c’est facile.

• Eh bien, vous avez hésité à venir ?

Ma voix était taquine, avant d’enchaîner.

• Il aurait été dommage de rater le bal, vous êtes resplendissantes toutes les deux

Mon regard dévia quelques secondes sur Nathalie, laissant sous-entendre dans celui-ci « surtout toi ». Puis Teyla monopolisa la parole avec les deux femmes. Restant accrocher à mon bras comme une bouée à la mer. Alors, que moi, le visage aimable, brisé de mes fossettes d’un sourire, je me concentrais pour ne pas laisser filtrer ma trop grande satisfaction à voir un joli coquelicot habillé de noir.


© FICHE D'APOLLINA POUR LIBRE GRAPH


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Double comptes : Isia Taylor-Laurence & Alexander Hoffman & Naalem Lays //écriture : MediumTurquoise
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Ven 26 Fév - 6:35
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    Quelle merveilleuse idée que cette soirée, chose qui lui vint aux oreilles dès que les préparatifs fussent en cours. Il était temps de sortir son beau smoking, qui pour le coup, sortait un peu comme d'un réfrigérateur, Samari n'étant pas un fan des beaux accoutrements. Le dernier qu'il eu porté remontait à Mathusalem, si on met les uniformes de cérémonie de l'armée à part. Histoire de se mettre en jambe et d'apprendre à porter son dit costume, il prit la décision de commencer ses petits préparatifs dès le réveil. Et pourquoi donc prévoir si large, me direz vous ? Car il serait dommage d'être coincé à l’intérieur sans savoir le porté parfaitement, autrement il risquait de ressembler à une momie prisonnière de ses bandages. Celui qui était encore Sous Lieutenant jusqu'à ce soir s'avérait être du genre à prendre en compte le moindre détail, se devant d'avoir la classe, car il n'assisterait pas à une petite opérette de banlieue, mais à un événement qui s'annonçait grandiose. En tous cas, il y avait autant moyen que cette soirée soit une franche réussite que Samari fasse tourné quelques têtes une fois sur place. C'est pour cette occasion que le vétéran de l'armée, décidât de mettre sa meilleure tenue de soirée afin de profiter pleinement de celle-ci, car ce genre d’événement de se reproduirait probablement aussi souvent que se trimbalé en short et en tong, durant un hiver en Alaska. D'ailleurs, si un jour vous croisez quelqu'un faire ça, dites lui qu'il est bon pour une lobotomie et qu'il serait mieux, pour lui ainsi que son entourage, qu'il n'est jamais de descendance. En une année de présence sur Atlantis, Samari n'avait pas eu le temps de connaître grand monde. Son statut de militaire pour le coup s’avérait être un frein à la sociabilité auprès des civils et, ajouté à cela qu'il était officier, n'était pas un bon assaisonnement au niveau des soldats non plus. Sans compté son attitude dans le travail, qui était tout sauf véritablement ouverte aux autres. En bref, cette soirée était à double enjeu. Elle servirait à la fois de divertissement et de sortie, tout en montrant une image plus avenante de lui, celle d'une personne souriante et enthousiaste une fois que son uniforme ôté. Ajouté à cela que s'il avait finit par prendre la décision de se rendre à ce bal c'était histoire de rencontrer d'autres personnes, probablement en revoir certaines, et vagabondé dans autre chose que les couloirs de la cité des anciens.

    Se dirigeant vers l'une des deux armoires de sa chambre, il ouvrit l'une d'entre elle et sorti deux cintres, l'un comprenant le haut et le bas de costume, tandis que l'autre servait uniquement à ce que la chemise ne soit pas pliée et surtout, déjà prête à l'avance. Cette dernière était d'un blanc plutôt vif et tenace, qui ne manquerait pas d'être remarqué par les autres invités de la soirée. Depuis le temps que les membres de l'expédition d'Atlantis étaient au courant pour ce bal, autant dire que toutes les fringues devaient être propres et prêtes à être portés de la plus belle des façons lors de cette soirée. Le première chose qui fit Samari, fut bien entendu de mettre son bas de smoking, d'une couleur gris ardoise, comme l'ensemble du costume. Ce fut ensuite ses chaussures noirs, pour le coup brillante et quasiment neuve, qu'il enfilât par dessus des chaussettes noirs, lui donnant un style plutôt élégant. Tout du moins jusqu'à l'arrivée sur le continent, qui forcément le dégueulasserait un petit peu. Après avoir enfilé la partie basse de sa tenue de soirée, il se redressa sur ses deux cannes et mit sa chemise, veillant à ce que chaque bouton, hormis celui du haut, soient mot. Enfilant alors le haut de son smoking, il se rendit dans la salle de bain pour voir de quoi il avait l'air. Le Sous Lieutenant avait fière allure, mais quelque chose le chagrinait au niveau du colle, il retourna donc dans la chambre et se mit à la recherche du nœud de papillon noir, qu'il avait complètement oublier de mettre. Samari retourna une nouvelle fois devant la glace, mit le bouton qui était resté sans attache et ajusta le petit détail qui pour le coup, changeait complètement le résultat final.

    Il était prêt, ce soir il remettrait son costume avant de se rendre au bal et espérons-le, accomplir l'objectif qu'il s'était fixé un peu plus tôt, en passant pour quelqu'un d'ouvert à la franche rigolade et à profiter de ses instants en étant en dehors de son travail. Plus de dix heures plus tard il s'installa dans un des nombreux Jumpers qui décollât en direction du continent, avant de se posé et de libérer ses occupants. Admirant rapidement le décoration autour d'eux, Samari finit par rentré dans la ronde, avant de se diriger un peu plus sur l’extérieur du troupeau de personnes, afin d'observer un peu la tournure des événements et la température. Comme en repérage de la zone avant de peut-être, qui sait, enfin apercevoir un visage familier ou quelqu'un qui le reconnaîtrais.
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Dim 28 Fév - 9:21
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C'était le jour-J.

Le jeune soldat appréhendait la soirée. Cela n'avait jamais vraiment été son truc les Bals mais il tenait à y être pour passer une soirée sympa avec les amis et surtout la jolie Evelyn en particulier. Ils s'étaient revus régulièrement partageant quelques moments discrets ensemble.
Dans les temps, comme à son habitude, le militaire avait préparé son costard avec soin. Repassé et apprêté afin qu'il soit parfait comme en tenue d’apparat. De couleur noir, le costume serait accompagné d'une chemise blanche moulante présentant quelques dessins sous le col et d'une jolie cravate bleu ciel. Les rangers seraient remplacées par des chaussures à pointe légèrement brillantes et noire afin d'aller avec le costume.
John prit le temps de pendre son costume dans son quartier et de reculer de quelques pas afin de s'assurer que rien n'avait été oublié. Après quelques instant, le jeune homme se rendit compte qu'il avait laissé dans son casier le petit mouchoir bleu ciel qui allait dans la poste de la veste, en façade, et qui apporte un charme et une classe supplémentaire à sa tenue.

Il prit donc deux minutes pour courir à son vestiaire et récupérer le fameux élément manquant.
A son retour, quelque chose clochait. Son costume avait disparu, ses chaussures aussi. Il ouvrit brutalement son placard pour y trouver une tenue et un petit mot qui disait :

" La vengeance est un plat qui se mange froid et moi je n'ai pas oublié John !"

Il s'assit pendant quelques minutes sur son lit et observa le placard.... désespéré.
Puis soudain le pourquoi du comment lui revint.
C'était il y a quelques jours, dans la base, il avait voulut enquiquiner un membre de son équipe d'intervention...en lui piquant sa tenue au vestiaire pendant qu'il se douchait. Ce qui lui avait valut de traverser une partie de la base au pas de course à moitié nu. Son camarade avait donc attendu le BAL pour se venger....

La tête dans sa main, Storm observe le placard complètement vide. Il n'avait pas le choix....

Son chère camarade lui avait laissé pour cadeau : une magnifique robe rouge à sa taille...ou presque. De toute façon, si le militaire voulait récupérer son costume, il devait aller sur le continent au bal....et à poil, ce n'était pas envisageable. Avant de s'habiller, il se dirigea vers les quartiers d'une de ses collègues afin de lui prendre une paire de chaussures à talon puis dans un autre une péruque blonde longue et du maquillage.
Il ne fallait pas oublier qu'en tant qu'ancien commando, le camouflage s'était son truc. Lorsqu'il se vit dans la glace après avoir enfilé la robe et la perruque, John se vit plus déguisé en beau travestit qu'en charmante demoiselle blonde. Un peu de maquillage et sa irait de toute façon...il n'avait pas le choix.
Afin de passer inaperçu, le soldat avait emprunté un soutien gorge et l'avait rembourré avec ce qu'il avait pu. Ça rendait plutôt bien.

Après avoir traversé la base sans être reconnu, John embarqua dans le dernier Jumper pour le cntinent. Ils n'étaient que trois et avec du matériel.

Le jumper posé sur le continent, Tel une vierge à son premier bal de fin d'année... John descendit du véhicule. Ses talons, sa belle robe longue moulante, son maquillage et sa belle perruque blonde faisaient leur effet...un peu trop. Pour certains, cela faisait un effet mitrailleuse, les yeux et regards fusaient dans sa direction. On pouvait au loin entendre la batterie du groupe musical de la soirée dont le nom aurait pu ressembler aux "Poulains sauvages"...Lorsqu'il leva les yeux il vit deux soldats de gardes qui le reluquaient. Pendant qu'il descendait du véhicule, ils discutaient entre eux complimentant et matant sous toutes ses coutures le première classe. John se sentait comme un cheval à Troie mais ressemblant plus à un apache blond qu'à un cheval... Le piège se refermait sur le jeune travestit. S'il avait pu leur mettre son humérus dans la figure.......Soudain l'ambiance devint particulière lorsque vers la fin, en passant près des deux gardes :

" Vous êtes charmante Mlle ! C'est bizarre je vous ai jamais vu sur la citée.. ça vous dit bière?"

John fronça les sourcils, serra les poings et passa tant bien que mal son chemin sous les sifflements machos de ses frères d'armes....

"Il faut que je le retrouve et mon costard et viteeee!!!" se mit-il à penser...

La zone du bal était devant lui, il y voyait toute la fine équipe mais il ne devait pas être reconnu sinon il passerait pour un.... bref.
Il se faufila sur les côtés de la piste de danse et vit son camarade farceur au bar. Tout en contournant les danseurs et marchant avec difficulté sur des talons de 10 cm, il vit la jolie Evelyn en robe noire et bleu, courte, un maquillage harmonieux. L'espace d'un instant il oublia qu'il était en tenue non adaptée et lorsque la belle esquissa un sourire en regardant dans direction le soldat perdit toute concentration, marcha sur sa robe qui sous l'effet de la musculature du soldat explosa littéralement. En perdant l'équilibre, il continua de marcher sur sa robe qui tomba rapidement en lambeaux par terre.

Un silence s'installa au sein du bal.... lorsque dans sa chute, il tenta de se rattraper à une table qui bascula à son tour et envoya quelques verres de cristal exploser sur le militaire au sol. Il ne fallut pas moins de deux secondes avant qu'il se relève et souris bêtement. La musique n'avait pas été stoppée mais une bonne partie des gens autour de lui étaient mort de rire et il y avait de quoi.

John était maintenant en boxer moulant noir, talons aiguilles et perruque blonde décoiffée. Ses muscles saillants ne collaient pas du tout avec le maquillage. Afin de s'esquiver, le soldat parti en boitant vers le bar saisit son camarade et l’entraîna hors du champ de vision des autres convives.

Mort de rire, ce dernier lui indiqua immédiatement

" Ton costume est pendu dans la zone de service, tu devrais aller l'enfiler tu vas chopper froid "

Sans mot dire, John disparut enfiler son magnifique costume et se démaquiller afin de revenir rejoindre la soirée. Au bout de quinze minute, il revient beau comme une camion afin de rejoindre le groupe.

Il allait surement passer pour un idiot....


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Dim 28 Fév - 19:03
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Finalement Karola s'était laissée convaincre, non sans maugréer et menacer Nathalie des pires représailles si quelqu'un se moquait d'elle. Son assistante n'avait pas répondu se contentant de sourire. Comment quelqu'un pourrait-il se moquer d'une femme aussi sublime si ce n'était dans l'espoir fou de grappiller un regard, fut-il désapprobateur ? Elle se demanda d'ailleurs comment elle pourrait faire pour emporter un extincteur avec elle. Quand la Capitaine Frei allait faire son entrée, il risquait d'y avoir des cas de combustion spontanée.

L'heure tournait. Le dernier jumper n'allait pas tarder à partir. Nathalie se dépêchait calmement alors que Karola lui disait de ne pas se donner tant de peine, qu'elle ne voulait pas la priver du bal, qu'elle ferait mieux d'y aller seule. Encore une fois Nathalie ne dit rien. *Rêve ma cocote. Je ne me suis pas donné tout ce mal pour te laisser gagner maintenant. S'il le faut j'exigerais qu'on vienne nous chercher*

Elle venait de mettre la dernière touche au maquillage de Karo quand l'annonce du départ retentis. Elles se dépêchèrent de rejoindre le jumper, courant aussi vite qu'elles le pouvaient perchées sur leurs talons hauts. Elles arrivèrent juste à temps. Nathalie s'assit, s'efforçant de reprendre son souffle en regardant les autres passagers, deux techniciens et une blonde sculpturale en robe rouge que Nathalie ne pensait pas avoir déjà vu. Les deux techniciens regardaient la militaire avec une admiration non dissimulée.

Cette dernière par contre semblait vouloir disparaître dans son siège. Visiblement, elle était plus habituée à être crainte et respectée pour ses aptitudes militaires qu'à être admirée pour sa beauté. Nathalie profita de la durée du trajet pour rajuster sa coiffure, quelque peu chahutée par leur course sauvage dans les couloirs. Elle se demandait si John participerait au bal. Elle ne savait même pas s'il était sorti de l'infirmerie. En fait, elle n'avait pas eu de ses nouvelles depuis sa visite clandestine.

Une fois arrivée à destination, elle attendit que les autres passager soient sortis pour se lever à son tour, tendant la main à Karola pour l'inciter à l'imiter. Cette dernière ne semblait pas très motivée, Nathalie se demanda si elle n'allait pas devoir demander de l'aide à un ou deux militaires pour l'aider à déloger de force la capitaine de sa boite de conserve. Finalement, elle se décida.

Nathalie resta incrédule devant le site et le travail qui avait été accomplit. Il avait neigé, les environs étaient tous blancs et scintillaient doucement sous la lumière de la lune, mais l'espace destiné aux festivités semblaient avoir été épargnés qui lui donnait un aspect féérique. Partout des groupes d'Atlantes en grande tenue papotaient un verre à la main, dans une atmosphère raffinée.

Quelqu'un héla Karola, et Nathalie sentit son cœur faire une embardée quand elle reconnue la voix du Colonel Sheppard. Ainsi, il était bien sorti de l'infirmerie. Elle tourna son regard dans cette direction, et son cœur prit un nouveau coup. Il était magnifique dans son costume noir avec sa chemise blanche, mais toujours égal à lui même avec ses cheveux en bataille et son col entre-ouvert et dépourvu de cravate.

Nathalie profita de la présence de Karola pour s'approcher du Colonel sans attirer l'attention. Ce ne fut qu'à ce moment-là qu'elle réalisa qu'il n'était pas seul. Teyla était pendue à son bras valide. Belle comme le jour dans une magnifique robe bleu ciel qui mettait en valeur ses longues jambes fine et sa peau dorée. Nathalie de mordit les joues, regrettant soudain d'avoir suivie la capitaine. Après tout, c'est elle qu'il avait appelée, il n'avait peut être pas envie de voir son assistante se joindre à leur groupe. Mais, il était trop tard maintenant pour faire demi-tour.

Au fur et à mesure qu'elles approchaient, une petite voix malveillante s'exprimait dans son esprit *Qu'est-ce que tu croyais ma belle ? Qu'il était sérieux quand il parlait de te revoir alors qu'il était complétement stone ? * Nathalie essaya de l'ignorer mais elle revint à la charge *Regarde comme elle est belle Teyla, ses yeux sombres, ses jambes de gazelle, sa peau de pêche... tu crois que tu fais le poids avec ton teint de cachet d'aspirine ? Et puis, c'est pas à toi qu'il a dit qu'il sortait de l'infirmerie aujourd'hui, il n'a même pas prit la peine de te le faire savoir, tu crois que c'est pour quelle raison ?*

Là, la méchante voix marquait un point. Bien sûr, la discrétion lui semblait importante, mais il aurait pu lui faire savoir qu'il était sortit et qu'il serait là ce soir. Il aurait même pu lui dire qu'il serait accompagné, ça aurait évité à Nathalie de faire tant d'effort pour tenter de se faire belle.

Arrivé près d'eux, Sheppard leur fit des compliments sur leurs tenus. Nathalie s'efforçait de sourire, mais le cœur n'y était pas, et elle savait que ça devait se voir. Il lui sembla que le regard de John s'accrochait un peu plus longtemps que nécessaire sur elle, faisant naître des doutes dans son esprit. Les regards que Teyla lui lançait aussi lui semblait suspect. L'arthosienne semblait amusée. Du coup Nathalie ne savait plus trop quoi penser.

- « Merci Colonel. Vous êtes vous même très élégant. Et je suis contente de voir que vous êtes sorti de l'infirmerie » dit-elle d'un ton qui se voulait aussi neutre que possible, mais qui devait quand même contenir une once de reproche glacial sur la fin de la phrase.

Elle se tourna ensuite vers Teyla pour la complimenter à son tour. Pendant leur conversation, Nathalie surprit les regards que l'Arthosienne lançait au Colonel, des regards espiègles, qui semblait sous-entendre qu'elle avait gagné un quelconque pari et Nathalie se demanda si le pari en question ne la concernait pas. Elle se sentait de plus en plus mal à l'aise. Se pouvait-il que John se soit vanté de ses exploits auprès de la belle alien ? Nathalie savait qu'ils étaient très proches.

Nathalie était de plus en plus mal à l'aise. Quand elle croisait le regard de John, elle sentait son cœur battre de façon anarchique. Ses regards lui faisait beaucoup d'effet, quoi qu'elle en dise, mais en même temps, elle craignait de n'avoir été qu'un jouet pour lui. Pouvait-il être aussi hypocrite ? Les regards amusés de Teyla n'arrangeait rien. Elle se disait qu'ils devaient bien se moquer d'elle. En quelques secondes toute sa confiance en elle s'était effondrée.

Elle continuait à participer à la conversation, mais elle se sentait gauche, ridicule et timide, elle était heureuse d'être maquillée, parce qu'elle savait qu'elle devait être encore plus pale que d'habitude. Mais d'un autre coté, elle le regrettait, parce que si quelques larmes venaient à lui échapper si elle parvenait à s'isoler un moment pour se reprendre, elle ne pourrait pas le cacher. Nathalie aurait bien voulu pouvoir s'excuser et s'éloigner, mais elle n'arrivait pas à s'y résoudre. Elle regrettait d'être venue.
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Dim 28 Fév - 20:54
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La valse des Atlantes
Mal à l'aise dans la robe que Nathalie avait dégoté pour elle pour l'occasion, Karola se tenait toujours debout dans le jumper, face à l'ouverture de se dernier qui donnait sur le continent. De là où elle était elle pouvait entendre que la fête battait déjà son plein, les éclats de voix et de rire se mêlaient à la musique. Elle ne pouvait en revanche pas voir ce qui s'y passait car Nathalie se tenait dans son champ de vision, juste devant l'ouverture. Tournée vers elle, elle lui tendit la main afin de l'inciter à la suivre. Poussant un long soupir pour signifier son mécontentement et aussi pour se donner un courage, elle fini par se bouger et passa devant Nathalie, ignorant sa main tendue. Elle effectua quelques pas sur la terre ferme avant de s'arrêter afin de s'imprégner quelques secondes de son environnement. Hors de question de se lancer dans cette galère à l'aveugle.  

Devant elle se déroulait une scène tout à fait hors du temps et de l'espace. Sur fond de musique classique tout à fait agréable à entendre, des centaines de personnes s'affairaient sur l'immense espace qui avait été spécialement aménagé par l'équipe technique d'Atlantis. En balayant son regard de gauche à droite elle pu constater que certains étaient déjà lancés sur la piste de danse, d'autre papotaient tranquillement en petit groupe et d'autres étaient rassemblés autour du buffet qui semblait grandiose.

A ses côtés, elle sentait que Nathalie observait également l'endroit. Même si elle n'était pas là de gaîté de cœur, Karola devait bien reconnaître que tout était sublime surtout si on y ajoutait à ça la nature qui les entourait. Au moins la jeune femme pouvait s'estimer heureuse que le bal se déroule en hiver, elle aurait détestait que cela se passe en été. La chaleur, les moustiques et autres insectes, très peu pour elle. Au moins la fraîcheur de l'air et le paysage blanc lui donnait un peu de baume au cœur.

Elle fut tirée de ses pensées par l'appel de son nom, ses yeux cherchèrent qui pouvait bien en être l'auteur et ses pupilles s'arrêtèrent sur Sheppard qui lui faisait des signes. A ses côtés se tenait sa fidèle amie, Teyla. Alors qu'elle parcourait la distance qui les séparaient Karola prit le temps d'étudier le look des deux amis. Teyla était vêtu d'une magnifique robe qui mettait en valeur tous ses attributs quant à John il avait l'air d'un parfait gentleman dans son costume qui lui seyait à merveille. Il avait fait un effort vestimentaire si on occultait sa coupe de cheveux qui, égale à elle-même, était toujours aussi désordonnée. Néanmoins cela participait à lui donner un certain charme.  

Heureusement elles croisèrent très peu de personne sur leur chemin, c'était déjà ça de gagner, Karola n'avait pas à se confronter d'entrer de jeu aux regards des autres qu'elle appréhendait. Pourtant elle n'était pas du genre à se soucier de ce genre de choses, loin de là. Elle se moquait bien de ce qu'on pouvait penser d'elle, en temps normal. Mais là ce soir, rien n'était vraiment normal de son point de vue.  

Elles finirent par se retrouver aux côtés du colonel et de l'athosienne. John avait visiblement l'air tout à fait ravi de se trouver ici, eu égard à son air rayonnant qu'il arborait. Il les accueillies avec un grand sourire les taquinant au sujet de l'heure à laquelle elles avaient débarquées. 
 
-On ne peux pas dire que j'ai vraiment eu le choix. Entre votre mail et Nathalie. Je commence à croire que vous vous êtes passé le mot tous les deux.


Elle prononça ces mots sur un air tout à fait détaché cependant qu'elle vérifiait que sa tenue était toujours nickel après que Sheppard les ait toutes les deux complimentées. Puis elle releva son visage vers Sheppard et acquiesça pour appuyer ce que Nathalie venait de lui faire concernant sa tenue. Et puis il lui sembla que l'espace de quelques secondes un ange passait. Elle capta les coups d'œil de son supérieur sur Nathalie comme s'il la découvrait pour la première fois. 

Quoiqu'il en soit elle n'eut pas le temps de tourner la tête vers son assistante car elle fut interrompue par Teyla qui s'égayait de voir un tel évènement se produire sur le continent. Elle leur rapporta les paroles des athosiens, heureux de pouvoir accueillir les atlantes et leur faire découvrir leurs spécialités culinaires. Cette discussion eut le don de détendre un peu Karola, d'ailleurs Teyla devait bien sentir à quel point la capitaine était angoissée par cette soirée. Elle passait son temps à regarder partout dans la crainte qu'on ne la remarque et à vrai dire elle serait bien restée plantée là jusqu'à la fin du bal histoire d'être sûre de ne croiser personne. Mais Teyla fut d'un tout autre avis car bien décidée à faire profiter Karola de cette soirée elle lui saisie le bras et l'emmena tout droit vers le bar non sans mal.

-Vous allez voir Capitaine, après un verre de l'alcool local vous vous sentirez tout de suite mieux.


Encore une fois contrainte, Karola n'eut d'autre choix que de suivre l'athosienne jusqu'au bar, laissant son assistante et John en tête à tête.

© CN.JUNE, NEVER UTOPIA

_________________


DC : Victoria Wilde
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Dim 28 Fév - 20:56
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La valse des Atlantes.

Evènement libre.

"Le plus difficile est d'oublier quelqu'un qui nous faisait tout oublier."








Contrairement aux semaines précédentes, qui avaient suivit l'attaque d'Alpha, l'infirmerie était maintenant presque vide. La plupart des blessés graves anciennement en poste sur la base prise d'assaut par les Geniis, et en état de donner leur avis, avaient été renvoyé sur Terre dans des hôpitaux plus à même de prendre soin d'eux. Il ne restait que quelques patients dans les lits prévus à cet effet, dont un que Nyota aurait jurée voir baver.

Silencieusement, la jeune femme dépassa deux couches avant de se retrouver devant celle qui contenait la personne qu'elle voulait voir. Toujours sans un mot, elle s'approcha du montant du lit où se trouvait la fiche de soin du patient et elle s'y retint un moment, pas certaine de pouvoir garder son équilibre. Même si elle n'y connaissait pas grand-chose, la militaire consulta le papier et elle ressentit un pincement au cœur. Dans l'entête, en lettre majuscules, se trouvait la phrase : "retour sur Terre" ainsi qu'une date. Dans deux jours, le caporal Winkle ne serait plus résident d'Atlantis. Relevant le regard, Nyota pinça les lèvres pour retenir tout débordement d'émotion.

Face à elle était allongé William, immobile. C'était la quinzième ou seizième fois qu'elle passait depuis la tragédie d'Alpha, espérant à chaque fois qu'elle le trouverait réveillé... mais il n'en était rien. Pinçant les lèvres une nouvelle fois, elle s'approcha un peu plus et s'installa dans le fauteuil situé sur le côté gauche du patient. Elle avait le temps, aussi se contenta-t-elle d'abord de l'observer un moment, se remémorant les instants passés aux côtés du soldat avant sa propre permission pour la Terre, plusieurs mois auparavant. Alors que les larmes lui venaient aux yeux, elle se redit compte qu'elle aurait aimé mieux le connaitre. L'anglais avait toujours un bon conseil ou une belle répartie pour elle. Il était un compagnon d'arme plutôt solitaire, mais lorsqu'on avait apprit à le connaitre, on ne pouvait sortir de son orbite tel que s'il exerçait sa propre attraction.

Pinçant les lèvres un peu plus fortement pour ravaler les perles salées qui menaçaient de rouler sur ses joues sombres, la jeune femme avança sa main pour la placer sur celle, plus pâle et froide de l'ancien S.A.S.

"Bonjour William." s'adressa-t-elle à lui, la gorge nouée et la voix tremblante.

Elle ne savait pas trop quoi lui dire. La jeune métisse tentait de garder le moral mais chaque fois qu'elle repartait de l'infirmerie, elle perdait un peu plus l'espoir qu'il finisse par se réveiller un jour. Elle avait plusieurs fois songée à apporter un livre et à lui faire la lecture mais cela aurait eu autant d'impact que de lui réciter le dictionnaire. Là où il se trouvait, où que cela soit, il avait besoin d'un lien fort, d'une corde solide afin de franchir le précipice qui le séparait de la réalité et elle doutait sérieusement de pouvoir être cette amarre. Ils se connaissaient à peine. Malheureusement elle semblait être la seule à pouvoir remplir cet office actuellement. Et elle-même avait besoin de venir là, de chercher un visage amical.

Elle se sentait légèrement en retrait sur la cité. Plusieurs personnes avec qui elle s'était liée d'amitié étaient rentrés sur Terre depuis un petit moment et Nyota considérait chaque départ comme un nouvel abandon, la faisant se recroqueviller un peu sur elle-même. De plus la jeune femme savait que ce soir elle croiserait Matt au bal. Ce n'était pas comme si elle ne voulait pas le voir. Ils s'étaient séparés d'un commun accord. Cela ne l'empêchait pas de toujours ressentir quelque chose de fort pour le jeune homme, ne serais-ce que de la camaraderie. Elle s'était proposée pour faire partie du service de sécurité de l'événement et il serait là, en uniforme ou sur son 31 et elle ne savait pas comment elle devrait se comporter avec lui.

Passant sa main libre sur son visage, elle prit une grande inspiration et retourna son attention sur William. A l'observer comme ça, on aurait presque pu croire qu'il dormait. Si ce n'était le tuyau qui le reliait à une machine le maintenant en vie, l'illusion aurait été encore plus forte.

"D'abord Josh, maintenant toi ?" murmura-t-elle à l'adresse de l'anglais.

Mais, bien évidement, ce dernier ne lui répondit pas et elle se força à chasser la vision de son frère adoptif dans la même situation à quelques milliers d'années lumière d'elle, redoutant de voir le souvenir s'agrandir et l'accabler un peu plus. Ce qu'elle vivait sur Atlantis faisait étrangement écho à ce qu'elle avait vu sur Terre, un peu plus d'un mois auparavant. Les chambres d'hôpital étaient, certes, différentes, il n'en demeurait pas moins que la douleur brute était tout aussi difficile à supporter.

Elle revoyait encore Violette et son mari, Gorges, ses parents adoptifs, ainsi que la fiancée de Josh, Erika, serrés tous les trois aux côtés du lit de son frère. L'accident de voiture, sois disant bénin, dont il avait été victime était un peu plus sérieux que ce qu'on avait bien voulu lui communiquer. Nyota ne savait pas qui était à l'origine de l'information qu'elle avait reçu, mais elle n'avait pas trop apprécié qu'on lui cache la situation de Josh. Il n'était, certes, pas entre la vie et la mort, mais il avait dut séjourner quelques mois à l'hôpital à la suite de ses blessures.

Son regard, lointain, revint sur William une nouvelle fois et elle lui adressa un petit sourire à travers ses larmes.

"Désolée." s'excusa-t-elle auprès de l'ancien S.A.S. "Je ne suis pas d'une très bonne compagnie, aujourd'hui."

Nyota essuya ses larmes ainsi que son nez du dos de sa main libre et serra un peu plus fort ses doigts autour de ceux de William.

"Tu perdra pas espoir quand tu serra sur Terre, hein ?" s'adressa-t-elle une nouvelle fois à lui. "Je sais que tu comprendra, mais je ne peux pas t'y suivre. J'essayerais de passer te voir demain, si je ne suis pas en service d'ici ton transfert. J'aimerais tellement t'entendre me promettre que tu continuera à te battre..."

Alors qu'une nouvelle larme roulait sur sa joue, Nyota cru sentir la main de William se crisper dans la sienne. Elle ne savait si c'était une impression dut à ses insomnies des derniers jours ou si c'était réel. Peut-être était-ce sa propre main qui avait subit un spasme... De peur de passer à côté du moindre signe de réveil, elle appela tout de même l'infirmière de garde. Mais après avoir consulté les vitales du militaire, rien n'avait changé. L'aide-soignante lui promis tout de même de la prévenir s'il y avait un quelconque changement.

Nyota hocha la tête puis, après avoir jeté un coup d'œil rapide à l'horloge de la pièce, revint prendre place près de l'anglais.

"Je vais devoir y aller." l'informa-t-elle alors. "Tu sais ce bal dont je t'ai parlé... c'est-ce soir. J'espérais que je pourrais m'y rendre à ton bras, en toute amitié bien sûr. Malheureusement tu vas rater l'évènement et tu ne me verra pas en robe. Mais ce n'est que partie remise."

Elle se força à sourire avant d'ajouter :

"Je te dois toujours une bière, alors n'espère pas faire la grasse matinée indéfiniment."

A la suite de ces mots, la jeune américaine se leva puis, d'un geste hésitant, elle caressa la tempe de William.

"J'essaierais de passer demain, si j'ai un peu de temps libre." lui répéta-t-elle doucement. "Sinon j'attends de tes nouvelles rapidement... et n'embête pas trop les infirmières, vielle canaille."

Après un dernier regard à son collègue, Nyota passa la porte de l'infirmerie pour se rendre dans ses quartiers, les lèvres pincées et la vue brouillée par le chagrin. Elle s'était portée volontaire pour le service de sécurité du bal et, même si elle avait espéré s'y rendre au bras de William, elle se devait d'être à l'heure. Repoussant les sentiments qui l'assaillait, elle fit le vide dans son esprit et se concentra sur sa mission de la soirée, maintenir l'évènement le plus paisible possible. Ayant travaillé dans un bar durant son dernier été de lycéenne, la jeune femme savait que souvent, les gens accablés par la perte d'un proche pouvaient facilement se venger sur la bouteille puis sur leurs voisins de table.

Atteignant enfin ses quartiers, le fil de ses pensées se brisa brusquement et elle passa la porte en tout hâte. Elle était certes en service, mais elle se devait d'être présentable. Ayant eu la présence d'esprit d'apporter une robe ainsi qu'une paire de talons hauts dans ses valises, Nyota les avaient sortit à l'avance et étalés sur et devant son lit. C'est ainsi qu'elle les retrouva quand elle fit face à sa chambre après l'avoir verrouillée. Elle se dépêcha d'ôter ses vêtements actuels et de filer sous la douche.

Une fois qu'elle fut sortit de la salle de bain, en serviette et maquillée, les cheveux bouclés grâce à son fer à lisser, elle enfila le vêtement aux couleurs sombres qui lui arrivait au niveaux des genoux sur une paire de dessous simples et noirs. Elle zippa la fermeture-éclair du corset avant de l'ajuster parfaitement. Ainsi il ne glisserait pas et elle ne risquerait pas de se retrouver dans une mauvaise posture en plein milieux de l'évènement. Puis elle glissa ses pieds dans ses chaussures à talons et attacha à sa cuisse l'arme qu'elle avait récupéré à l'armurerie. Ainsi le paralyseur lantien était bien masqué sous le bouffant du tissu de sa robe.

Enfin prête, elle prit le chemin de la baie des jumpers où un petit groupe attendait déjà. La plupart était en tenue de serveurs. Elle repéra l'un d'entre eux, qu'elle ne connaissait que de vue et qui portait un costume et un haut de forme à l'ancienne. A la vue de sa tenue, il semblait qu'il serait le maître de cérémonie.

Ne s'attardant pas plus sur lui, elle laissa son regard dériver ainsi que son esprit. Toute cette agitation festive lui rappelait le bal de fin de lycée. Elle se souvenait encore du visage de son cavalier, ancien petit ami, lorsqu'il avait garé son pick-up dans l'allée de chez ses parents adoptifs et l'avait découverte dans dos-nu argenté.

Un petit sourire étira ses lèvres, jusqu'à présent si sérieuses. Bien qu'il ait dut déménager quelques mois plus tard, elle continuait de chérir ce souvenir de lui. Ainsi donc, ce soir, elle serait accompagné des pensées de tous ces hommes qui l'avaient laissés derrière eux.

Ses pensées furent une nouvelle fois brisées par l'arrivée du jumper. Nyota, connaissant le temps de voyage entre la cité flottante et le continent, prit une position qui se voulait pas trop inconfortable et elle patienta en silence. Certaines personnes parlaient entre elles et semblaient déjà se connaitre. Peut-être avaient-ils déjà eut la chance de travailler ensemble, à moins qu'ils ne fassent connaissance. La jeune américaine quand à elle n'avait pas trop le cœur à échanger. Elle se concentrerait sur sa mission du soir et verrait comment les choses évolueraient.

Lorsqu'enfin ils mirent pied à terre, ce fut pour découvrir une vision enchanteresse. La pensée de William, lui tendant la main pour l'escorter jusqu'au buffet ou la piste de dance la pris par surprise alors que ses chaussures foulaient le sol du terrain aménagé, se superposant à la réalité. Elle pinça les lèvres pour ne pas relâcher les perles salées qui embuaient maintenant sa vue et risquaient de faire couler son maquillage. Parvenant à reprendre le contrôle, elle se racla la gorge puis alla prendre son poste dans un coin, près d'une table.

Elle continua de détailler les efforts de l'équipe qui avait mis en place les installations. Ils avaient vraiment fait des merveilles pour rendre l'endroit navigable avec des chaussures à talons. L'éclairage était enchanteur et le petit ponton appelait à la déclaration secrète. Un nouveau sourire, plus triste que le précédent, pris place sur les lèvres de la jeune métisse. Pour William, il fallait qu'elle soit forte et qu'elle apprécie le moment. Et puis elle se devait de lui raconter ce qu'elle avait vu, qui avait fini ivre mort et qui s'était illustré par son manque d'équilibre au cours de la soirée.




CSS par Gaelle

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Dim 28 Fév - 22:20
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LA VALSE DES ATLANTES

Danse comme si personne ne te regardait, Vis comme si personne ne te jugeait...
Debout dans un coin, j'écoute avec attention le discours du technicien qui a organisé tout ça avec l'aide de ses collègues. Tout autour de moi, les gens sourient, tous discutent entre eux et un peu plus loin je repére Nathalie qui vient d'arriver avec le capitaine Frei. Elles sont sublimes toutes les deux. J'adresse un petit sourire à Nathalie et je prend la direction du bar pour me prendre un verre. Je ne peux pas m'empêcher aux personnes qui ont péri sur Alpha et à celles qui sont vivantes mais blessées. Je crois que cet épisode nous a tous touché à des degrés différents, mais au fond, je pense qu'on aura tous cet épisode bien ancré dans nos souvenirs. En tout cas, je suis persuadée que Kolya ne se réjouirait pas de nous voir faire la fête. J'essaye de me concentrer sur autre chose que mes chaussures qui me font mal et je continue de prier intérieurement pour ne pas tomber au milieu de la piste. Mes yeux se baladent un peu partout parmi la foule, je ne suis pas très à l'aise en public, mes capacités à être maladroite ont tendance à être décuplé quand je suis entourée de monde et franchement, je n'ai pas envie de me ridiculiser ce soir. Du regard je cherche John, j'essaye de ne pas faire trop désespérée mais je ne le trouve pas. Je ne sais même pas si il va venir de toute façon...

Alors que je continue de m'occuper comme je peux, mon regard est soudain attiré par une silhouette plutôt carrée qui essaye de passer entre les gens sans trop se faire remarquer. Chose encore plus étonnante, la silhouette carrée porte une robe rouge qui n'est pas vraiment à sa taille. Je plisse les yeux quelques secondes et je finis par reconnaître, non sans mal, John lorsqu'il se tourne dans ma direction. Il s'arrête quelques secondes et alors qu'il se remet en route, je sens venir le drame à plein nez. Je n'ai pas le temps de le prévenir et je le vois marcher sur la robe qui finit par craquer. En peu de temps qu'il n'en faut pour le dire, je le vois qui essaye tant bien que mal de se rattraper à ce qu'il peut. Malheureusement, la seule chose qu'il arrive à attraper c'est une table qui bascule sous le poids, envoyant tout son contenu en l'air. Lorsque je le vois se redresser, tout les regards braqués sur lui, je résiste à l'envie d'aller lui filer un coup de main. Seulement quand je le vois là, debout dans des talons, en boxer et en perruque blonde décoiffée je ne peux pas m'empêcher de laisser échapper un petit rire. Je plaque ma main libre sur ma bouche et je me pince les lèvres pour ne pas éclater de rire. Au moins, si je tomber, il y a de fortes chances pour que ma chute passe inaperçue à côté de la sienne. Le militaire finit par disparaître de mon champ de vision et je ne peux pas m'empêcher de pousser un soupir de soulagement. Il est venu et j'espère vraiment qu'on va pouvoir profiter et passer un moment tout les deux. Je reporte quelques secondes mon attention sur les nouveaux arrivants et j'aperçois Nyo. Elle a l'air perdue dans ses pensées et ne fait pas attention au signe que je lui fais. Tant pis. Quelques minutes plus tard, John réapparaît, tout beau et surtout tout habillé. Je prend un verre et je m'approche de lui avant de lui tendre la boisson.

- Tu ne m'avais pas dis que le blond t'allait aussi bien...

Sans le regarder j'avale une gorgée de ma boisson, sourire aux lèvres avant de me tourner vers lui.

- Je suis contente que tu sois venu...

Passer du temps ensemble sans que ça éveille les soupçons risque d'être compliqué mais je ne veux pas y renoncer.
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Lun 29 Fév - 19:19
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❝ La Valse des Atlantes❞
étouffement de coeur et robe de soirée




Ainsi, Nathalie avait insisté pour que la capitane participe à cet évènement. Intérieurement j'eu une forme de satisfaction, j'imaginais bien Nathalie tenir tête à Karola. Elle avait bien fait, il aurait été plus que dommage que la capitaine s'enferme dans son bureau. Il n'y avait pas à dire, la jeune femme brune était très élégante même si son malaise transpirait de chaque pores de sa peau.

J'avais bien envie de lui dire d'arrêter de se dandiner sur ses talons et de reprendre son assurance habituelle. Mais je me tue. Sachant qu'un brin d'humour sur ce sujet, risquerai d'arracher tout au plus, qu'un regard dédaigneux. L'humour et Karola, ce n'est pas son fort.

Nathalie, répondit à mes compliments avec un sourire qui n'était pas en accord avec son cœur. Cela se voyait affreusement sur son beau visage qui devenait terne. Je ne comprenais pas pourquoi, elle semblait si éteinte soudainement. Sa voix, m'interloquai encore plus. Je sentie la main de Teyla, me serrer le bras plus que nécessaire. Je sentie une gêne s'installer. J'avais qu'une envie, c'est d'attraper Nathalie et lui demander ce qui se passait. Mais, cela n'avait pas été raisonnable. Mon regard resta sur elle. Et je m’efforçai de répondre avec un sourire chaleureux.

• Oui, les médecins ont eu pitié de moi, ils m’ont autorisé à sortir pour le bal.

Je riais légèrement, accompagné de ma fidèle amie Athosienne. Qui avait trouvé bon goût de prendre l'initiative de la parole. Ce qui était assez salvateur car, un petit silence avait trouvé sa place.

Je profitai des échanges entre les trois femmes, pour observer les alentours. Du coin de l'œil, je pouvais voir une étrange femme traverser le bal, un peu trop carrée et musclée pour appartenir au sexe élégant. C'est avec un certain amusement, que je détournai la tête pour voir la catastrophe arrivée. Le soldat Storm, venait de perdre sa belle robe et se retrouver un caleçon face à tout le monde. Un rire m'échappa. Il y avait bien que lui, pour faire autant de folie.
Cependant, une nouvelle fois, mon regard ne s’attarda pas… retournai se poser sur les deux femmes qui me faisaient face.

Teyla, lâchai mon bras, monopolisant l'attention de Karola. S'exclamant face à cet évènement et des spécialités Athosiennes, qu'elle semblait pressée de faire découvrir à la femme brune. J'admirais son habileté à détendre les autres. J'eu un petit sourire ravis. Surtout, quand elle saisit le bras de Karola et l'emmenée goûter un alcool local. Pas sûre, que de voir la capitaine avec de l'alcool dans les veines soit, une bonne idée. Enfin, peut être que cela la détendrai un peu. Car, elle n'avait aucune raison de s'angoisser face à sa tenue. Elle était resplendissante et ne devait pas avoir honte. Même si ce fut inhabituelle pour elle, de se montrer sous un jour des plus désirable pour la plupart des hommes de la cité.

Mon regard suivi les deux femmes qui s'éloignant, quand Teyla tourna la tête vers moi, me faisant les gros yeux…insistant bien sûr son regard. Je compris le message et je lui fis un petit sourire de travers… Elle me signifiait bien de régler le problème naissant avec Nathalie. Sa voix si froide avait alarmé Teyla, qui avait dans la minute, lâchée mon bras comme si elle était en train de tenir une branche enflammée.

Je reposai mon regard vert-gris sur Nathalie, que je pouvais contempler sans me prendre un coup dans les hanches. Qu'est-ce que j'avais envie de l'embrasser… c'est dingue ça ! Je devais me retenir et cela était affreusement difficile, difficile de ne pas la saisir et l'étreindre fougueusement, ou de caresser son visage si triste. Dans l'espoir de la faire sourire. Elle m'enivre et cela était passablement effrayant. J'avais du mal à contenir mon regard un peu trop parlant. Et heureusement que personne d'autre ne pouvait voir mon visage. Tourné à la salle du bal, on pouvait juste admirer mon derrière.

Même si Nathalie, avait continuée à papoter avec les deux autres femmes, j'avais perçut son état peu joyeux, quelque chose clochait. Je cherchais ce qui avait pu être si dérangeait. Seul élément qui aurait pu l'énerver était de me voir avec une autre femme au bras. Il est vrai, que si je l'avais aperçu avec un homme, j'en aurais éprouvé une certaine jalousie. Pourtant, il n'y avait rien de mal … oui enfin pour moi, qui n’avais d'yeux que pour sa frimousse rouquine. Mais, le savait-elle ? Non bien sûre… Si elle pouvait lire dans mes pensées, elle serait, que je suis obnubilé par elle et elle seule.

Mais, d'aspect premier, elle n'avait sûrement vue que Teyla accroché à mon bras. J'ignorais si elle connaissait notre lien, une amitié rien de plus, rien de moins. Ainsi, cette proximité pouvait être étrange. Pourtant, j'avais été sincère sur le fait que je voulais la revoir, même si j'avais l'esprit embrumé par la morphine.

Peut-être que c'est juste pour cela qu'elle m'a accueillis avec autant de froideur ? Dans ce cas, je me devais de régler ce petit problème sans importance. Après tout, nous étions dans une situation nouvelle, elle pouvait s'imaginer pleins de choses farfelus. De plus, les femmes sont très douées pour s'inventer des situations cocasses … des histoires de chimères. Alors qu'il n'y a pas lieu. C'est donc à moi de lui retirer ses idées infécondes si c'est bien de ça qu'il en ressort.

Face à la froideur de son visage et de ses regards. Je ne me sentais pas très confiant. Même si rien ne transparaissait sur mon visage. Je me rapprochai légèrement d'elle, j'avais besoin de la savoir plus près de moi, sans pour autant éveiller ses maudits soupçons.

• Nathalie, au cas où, tu te serais imaginée quelque choses. Tu es la seule femme depuis mon divorce, avec qui j’ai envie de construire quelque chose.

Ma phrase avait été dite sur le ton d'un murmure, pour ne pas être perçut par une personne qui aurait eu la fameuse idée de venir nous accoster. Mon regard était figé sur elle, sincère et franc. Je lui fis un petit sourire. Après tout c'est bien vrai… j'avais eu des aventures avec d’autres femmes mais, je n'avais pas exprimé le besoin de les garder auprès de moi. Nathalie, me plaisait mentalement, je la trouvais rigole, intéressante et brillante. Je voulais essayer avec elle. Après si cela ne marche pas, il en serait bien dommage certes, cela m'attristera, mais je ne vais pas cracher sur une personne qui m'attire bien plus que sexuellement.

Et puis faut bien se jeter à l'eau et prendre des risques. Cela pouvait paraitre rapide, mais la voir à mon chevet avait prouvé à mes yeux une affinité un peu plus sincère et réciproque. Une envie de rester avec elle, de faire plus qu’une simple nuit. Aucune autre, n’avait eu cette chance ou ce malheur aux choix, que je leur propose cela. Pourtant certaines, auraient bien aimées.

Sincère et plutôt un peu foufou, je ne réfléchissais pas toujours aux conséquences, même si faut bien se l’avouer je me devais de faire attention. Mais je n’avais rien à lui caché sur le fait que j’ai une affection non négligeable pour elle.

J’enchaînai comme très souvent sur une boutade, qui me servait de bouclier pour une demande toute aussi sincère du bout des lèvres.

• Et j’espère bien que tu accepteras de danser avec moi ce soir.

Je lui fis un clin d’œil. Mes fossettes ressortaient par mon beau sourire.



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Lun 29 Fév - 21:25
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Nathalie regarda Teyla prendre Karola par le bras avec un vague air de panique. Elles n'allaient pas la laisser seule en tête à tête avec John ?! Elle les regard s'éloigner toutes les deux avec la furieuse envie de se joindre à elles, mais Teyla avait convié Karola, et ne l'avait pas incluse dans son invitation. Alors qu'elle les regardaient s'éloigner, il lui sembla surprendre un regard mi-désaprobateur, mi-encourageant envers le Colonel, mais dans l'état psychique où elle se trouvait elle n'aurait pas pu le jurer, et finalement, elle préférait se dire qu'elle avait imaginé ce regard. Elle n'était pas sûre d'avoir très envie de savoir que l'Arthosienne connaissait les détails de sa relation avec le Colonel.

Lorsqu'ils furent seul, John ne se priva plus pour la dévorer des yeux, et malgré son incertitude et son mal être, la jeune femme ne put empêcher son cœur de battre un peu plus fort et ses joues de rosir sous son maquillage. Elle se sentait très bête. Elle doutait de lui, elle doutait de ses sentiments, elle doutait d'elle... mais, sous ce regard gourmand, elle doutait de ses doutes. C'était extrêmement perturbant... Et affolant.

Finalement, il prit la parole, d'un ton bas, après avoir jeté un coup d’œil autour d'eux pour s'assurer qu'aucune oreilles indiscrète ne risquait de surprendre ses mots. Nathalie l'écouta, sentant la fragile carapace qu'elle avait tenté de reconstruire autour de son cœur se fissurer. La petite voix malveillante repris la parole dans sa tête *Héhé, il est doué... il veut pas perdre son plan cul* mais une autre voix, plus tempérée prit le pas. *parce que tu crois qu'il a besoin de ça ? S'il veut un plan cul, c'est pas les volontaires qui manquent... ça se bouscule au portillon*.

Nathalie râla intérieurement, ses émotions ne pouvait-elle pas se mettre d'accord pour lui proposer la meilleure solution au lieu de débattre dans son esprit et de la laisser se démerder avec leurs arguments qui se valaient ?

Quoi qu'il en soit, elle fut touchée par ses paroles. John avait une réputation de jolie cœur, il était charmeur et vaguement dragueur, elle savait que s'il l'avait voulu, il aurait pu avoir une femme différente dans son lit tous les soir, et là, il venait juste de lui dire que malgré tout, il avait envie de tenter de construire quelque chose avec elle.

Elle dut faire appel à toute sa volonté pour ne pas fondre immédiatement. Ce qu'il venait de lui dire était exactement ce qu'elle avait rêvé d'entendre sans s'autoriser à l'espérer vraiment. Mais, elle lui en voulait quand même un peu, et surtout, elle ne voulait pas qu'il pense qu'elle était si facile à embobiner. Parce que, finalement, s'il disait vrai, pourquoi n'avait-il pas eut l'envie de passer un moment en tête en tête avec elle ? Pourquoi ne pas lui avoir fait savoir qu'il tait sortit de l'infirmerie ? Elle n'aurait été que trop heureuse de prendre un moment pour aller le rejoindre. Mais au lieu de ça, il avait préféré s'abstenir. De là à ce que la jeune femme se dise qu'il n'était peut être pas aussi désireux de la revoir qu'il le prétendait il n'y avait qu'un pas.

Mais d'un autre coté, elle n'avait pas envie de tout gâcher. Surtout quand il la regarda avec son petit air espiègle. Elle se rendit compte que son regard vert la faisait complètement fondre, surtout quand il était rendu aussi pétillant par son beau sourire qui creusait des fossettes dans ses joues.

Nathalie réprima un soupir.

Il ajouta qu'il aimerait beaucoup qu'elle lui accorde une danse. Nathalie pinça les lèvres et se mordit les joues, lui lançant un regard qui réussissait l'exploit d'être à la fois plein d'espérance et de froideur.

- « Ce serai avec plaisir mon cher ami. Si vous profitez de cet instant d'intimité pour m'expliquer pourquoi vous n'as pas pris la peine de m'informer que vous étiez sorti de l'infirmerie ».

Elle fut un instant déconcentrée par le spectacle de la blonde en robe rouge qui se vaudrait lamentablement sur une table, envoyant valdinguer tout son contenu, après s'être pris les pieds dans sa robe... Elle sentit ses yeux s’écarquiller de surprise quand elle réalisa qu'il semblait d'un homme... homme qui se retrouvait à l'heure actuelle en caleçon au milieu de la fête. Le rire de John la perturba également. Il fallait qu'il arrête, elle n'allait pas pouvoir résister bien longtemps. Mon dieu... c'était très perturbant de voir qu'il suffisait au jeune homme de rire pour faire fondre le cœur de la rouquine.

Elle s'efforça de se reprendre avant de jeter un coup d’œil autour d'eux pour vérifier que personne n'était suffisamment prés pour les entendre avant de reprendre dans un murmure :

- « J'ai espéré un signe de toi depuis cette nuit où je suis venu te voir, vu ce que tu m'as dit ce soir là, je pensais que dés ta sorti tu serais aussi impatient que moi qu'on puisse passer un moment rien que tous les deux. Et ne vient pas me dire que tu savais qu'on allait se voir ce soir. Tu ne pouvais pas savoir que je serais là puisque tu ne m'as jamais posé la question, et même tu si tu l'avais su... » elle parcouru le site des yeux avant d'ajouter « … Comme endroit intime on fait mieux. »

Puis elle lui sourit et d'un ton égal et d'un volume normal, en lui prenant le bras :

- « Colonel, je suis très flattée de votre invitation. Danser avec vous se soir sera un honneur »
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Lun 29 Fév - 23:43
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La Valse des Atlantes
Avec Les membres de la cité d'Atlantis

La soirée s'annonçait longue et ennuyeuse, je le sentais bien. Tout en continuant de manger quelques petits fours, et en buvant un peu, je regardais autour de moi. Il y avait pas mal de monde présent. Pas tout la cité, car il fallait bien que des personnes restent là bas, mais beaucoup avaient répondu à l'invitation. Je me sentis de plus en plus mal à l'aise au milieu de cette foule. Pourquoi ne m'éclipserais-je pas ? Il y avait la forêt à côté, je pouvais très bien aller y faire un tour. Bon d'accord, je me perdrais sûrement, mais bon. C'était mieux que de rester ici, non ? Hélas, je ne pus pas mettre mon plan de retraite à exécution, je n'eu pas le choix que de participer à la fête. Et puis, si je m'éclipsais maintenant, Kevin allait s'en apercevoir et me le faire regretter un jour ou l'autre. Quel malheur. Me voilà donc condamné à rester sur les lieux d'une fête à laquelle je ne voulais pas participer, que ça soit de près ou de loin. Seule chose à faire : rester le plus en retrait en ne m'éloignant pas du buffet et du bar. Il y avait de quoi manger et boire, autant rester ici, pendant que les autres s'amuseraient.

En parlant des autres, je jetai un regard autour de moi, sans m'arrêter de déguster des petits fours, un verre à la main. J'observai ce qui se passait. Des membres de la cité continuèrent à venir, mais ils étaient de moins en moins nombreux, signe que le dernier jumper était sur le point d'arriver. Il y avait vraiment de tout : des militaires, des scientifiques, des techniciens, des médecins, etc. Cependant, à part des têtes que je reconnaissais, il était difficile de savoir qui était qui. Car les habits de soirée empêchaient de connaître l'appartenance de chacun. La plupart était en grande conversation, des groupes se formaient par ci par là. Rares étaient les personnes seules qui n'osaient discuter avec d'autres. Tel était mon cas, il valait mieux que je reste là où j'étais. Je reconnus des membres du groupe de sauvetage ayant participé à la mission Alpha, beaucoup s'étaient remis, ou presque, de leurs blessures. Certains étaient dans le même cas que moi, comme Sheppard, qui avait réussi à quitter l'infirmerie pour participer au bal. Je secouai la tête, puis j'enfournai un autre petit four dans ma bouche. Très bon d'ailleurs, même si je ne reconnus pas ce qu'il y avait dedans. De la musique résonnait, le cadre était idyllique, d'un certain point de vue. La mer d'un côté, la forêt de l'autre, de la neige par ci par là. L'air était un peu frais, mais cela allait, malgré nos tenues de soirée. Visiblement, personne n'avait froid.

Certains étaient même venus s'amuser plus que de raison. J'en fus convaincu en voyant une jeune femme blonde approcher, maquillée, vêtue d'une robe rouge, de chaussures à talon. Ce qui était étrange, c'était que cette femme avait un peu une apparence masculine. D'ailleurs, ce pressentiment se confirma rapidement quand, alors que la jeune femme avançait, sa robe se déchira. Et en marchant dessus, la femme perdit l'équilibre, chuta, et se rattrapa à une pauvre table qui n'avait rien demandé à personne, dévoilant ainsi le travestissement d'un homme qui, si je ne me trompais pas, était John Storm, un militaire. La foule se mit à éclater de rire devant la scène, pendant que le pauvre bougre, mort de honte, s'enfuyait à moitié nu, la perruque en vrac sur sa tête. Cette vision me fit sourire malgré moi, car visiblement, certaines personnes n'avaient vraiment pas peur du ridicule. Enfin, le calme revint, les conversations reprirent de plus belle. Quant à moi, je repris le cours de mon repas. Jusqu'à ce que mon regard se pose sur elle.

Au début, je crus que je rêvais. Cela ne pouvait être que ça. Ou alors, j'avais mal vu. Mais, en y regardant de plus près, il n'y eu plus aucun doute. C'était bien Karola qui s'avançait vers la zone aménagée pour la soirée, en compagnie de Nathalie. Et en l'observant, mon souffle fut coupé pour je ne savais quelle raison. Je commençais même à m'étouffer en ayant bu une gorgée de punch de travers. Je toussai un peu, reprenant mon souffle, sans quitter la militaire du regard. C'était la première fois que je la voyais en tenue civile. Qui plus est dans une robe somptueuse qui ne cachait pas grand chose. Mais là était son charme. Karola était une amie proche, et je dus reconnaître que ce soir, elle était très belle. La connaissant, je supposai que la tenue, la coiffure et le maquillage ne venaient pas d'elle, mais probablement de Nathalie. Karola était comme moi, elle aurait sûrement préféré rester sur la cité plutôt que de venir. Sans bouger de là où je me trouvais, je ne pus quitter la jeune femme du regard, l'observant de loin tout en continuant à manger. Maintenant que le choc était passé, il n'était plus question de s'étouffer.

Karola et Nathalie allèrent discuter avec Sheppard et Teyla. Puis, Teyla emmena Karola jusqu'au bar. Je ne remarquai même pas la scène qui se passait entre Sheppard et Nathalie, et je m'en fichais un peu, à vrai dire. Mon attention était totalement tournée vers la Capitaine. Mon regard ne se détacha toujours pas d'elle. Pendant que les deux jeunes femmes discutèrent, je me servis un nouveau verre de punch sans alcool, mangeais un autre petit four, puis je me dirigeai vers elles. Le malaise que j'avais ressenti depuis le début de la soirée grandit un peu plus au moment où j'arrivais à leur hauteur. Et maintenant que j'étais devant elles, j'eus du mal à trouver mes mots. Mes yeux allèrent de Karola à Teyla, puis revinrent se poser sur la militaire. Après quelques secondes à rester muet, des sons sortirent enfin de ma bouche. Ce qui démontra ma terrible maladresse, et mon grand embarras.


"Bonsoir, Mesdames. J'espère que vous passez une bonne soirée".

Non mais, pourquoi je parlais de ça ? On s'en fichait complètement. Elles venaient d'arriver, elles ne pouvaient pas encore savoir si la soirée était bonne, non ? Me mordant la lèvre, je regardai à nouveau Karola, et je lui lançai inconsciemment un petit sourire en coin.

"Karola, vous ... vous êtes magnifique. Cette robe vous va à merveille".

Ce compliment était sincère, je pensais vraiment que mon amie était sublime, ce soir. Non pas que, habituellement, elle était moche à regarder. Pas du tout. Karola était une belle femme, je devais le reconnaître. Mais ce soir, elle était somptueuse. Après mes paroles, je me sentis complètement ridicule, et mon malaise me poussa à être de plus en plus stupide au niveau de mon comportement. J'avais vraiment perdu la main depuis le décès de ma femme, et ma solitude ne m'aidait pas du tout à me sociabiliser. D'ailleurs, mon regard se posa sur Teyla, et je remarquai ma bourde.

"Enfin, je ne veux pas dire que vous n'êtes pas sublime non plus, Teyla. Vous ... vous êtes tout aussi ... ravissante".

Pitié, achevez-moi. Que je puisse cesser d'être aussi stupide. Je devais vraiment faire peine à voir. Autrefois, dans une autre vie, j'étais un excellent don juan, doué pour la drague, qui parvenait à mettre n'importe quelle femme dans son lit. Aujourd'hui, j'étais devenu pitoyable. Je n'osai plus regarder les deux jeunes femmes, et je détournai les yeux en buvant une nouvelle gorgée de punch, sans bouger.

by Epilucial




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Mar 1 Mar - 18:25
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Face aux joues rosées de miss coquelicot, j'eu un air satisfait. Un fin sourire essayait de se glisser une nouvelle fois sur mes lèvres. Je combattis l'envie de le faire, pour ne pas lui apparaître comme une personne qui se délectait de la voir rougir. Même si c'est vrai, j'étais très content de voir que son masque de glace fondait en douceur. J'aimais ses petites joues rouges.

Face à ma phrase elle ne régissait pas beaucoup, elle se contenait du mieux qu'elle pouvait. Ah mon plus grand désarroi. Je dû retenir un soupir, me demandant bien ce qui ne tournait pas bien rond à ce moment-là. Que fallait-il que je lui dise de plus ? Ma seconde phrase la fit un peu plus réagir, un pincement de lèvre et un regard vraiment étrange, marquant l'espoir et la froideur qu'elle semblait tenir à garder. Il fallait marquer que c'est un exploit d'arriver à faire passer ses deux expressions antinomiques en même temps.

Je l’avoue, j’aurais préféré qu’elle soit aussi enjouée, que je l’étais à la revoir. Mais apparemment non. Cela m’irrita passablement, je n’avais nullement envie de me disputer avec elle, sur un sujet farfelu. Mon regard balaya le bal, tout le monde était occupé à parler à droite et à gauche, cela m’allait très bien. Plusieurs duos papotaient dans des coins de la salle sans éveiller quelconques soupçons.

Dans un sens tous, était obnubilé par leurs propos de leurs interlocuteurs. Et cela était très bien qu’on se fiche autant des duos formés. Et quand bien même, on me voyait avec Natalie, on dirait que je suis juste un don juan, comme d’habitude. De toute façon, je pense que je devrais, danser avec d’autre femme pour ancrer cette idée. Dont Weir, qui pour le moment, était sûrement dans le bal, je ne l’avais pas encore vu.

J’avais perdu de vue Teyla et Karola, ne sachant pas trop où elles étaient. Mais qu’importe au final. Karola allait sûrement attirer quelques beaux âtres qui ne pourront que s’exclamer face à sa beauté et Teyla, comme d’habitude aurait des soupirants.

La voix de Nathalie, ramena mon regard espiègle dans ses beaux yeux bleus. Elle m’évoqua l'infirmerie, c'est pour ça que j'ai eu le droit à autant de froideur de ça part ? J'eu une moue de travers, face à ça. Que pouvais-je lui dire ? S'imaginait-elle que j'étais sortie depuis plusieurs jours ?

J'attendis patiemment, qu'elle dise autre chose… mais elle fut déconcentrée par le spectacle assez amusant de ce pauvre Storm qui venait d'animer le bal avec son petit spectacle de travestie.

Ah… je soupirai, cela était visible. Je n'avais rien à lui dire en rapport à ça. J'avais l'impression que je devais justifier mes faits et actes. Alala, Nathalie, tu te tortures bien inutilement ma belle amie. J'affichai un simple petit sourire qui se dessina comme charmant.

• Je suis sortie aujourd'hui après le repas, Nathalie. Tu imagines bien que si j'étais sortie avant, j'en aurais profité pour venir te voir.

Je dis ma phrase dans un soupir de murmures. Oui, je n'appréciais pas vraiment les sous-entendus que je comprenais entre ses phrases. À moins que j'extrapole. Car, ils étaient faux, j'avais hâte de la voir et c'est pour cette unique raison que j'appréciai ce bal, car elle y sera. Mon regard devenait insistant, car je ne pouvais pas gâcher le plaisir que j'avais à la regarder dans sa robe noire, si simple et pourtant qui la mettait grandement en valeur.

• Teyla est venue me chercher, j'ignore si, c'est elle qui avait su que je sortais ou une parfaite coïncidence. En tout cas, elle m'a tenue compagnie jusqu'à ce soir, où nous nous sommes rendus ensemble au bal. Je n'allais pas la congédier alors, que je n'avais pas pu passer un moment avec elle depuis longtemps.

Et puis bon, j'étais bien content de passer aussi un peu de temps avec mon amie. Cela faisait longtemps, entre ses obligations de cheffe athosienne et ses négociations pour la nourriture de la cité. J'avais le droit de consacrer un après-midi à mon amie. Puisque, je compte bien passer mes soirées avec le coquelicot, qui venait de me saisir le bras. Elle s'exclama d'une voix égale pour la danse. Je réprimai un sourire trop parlant sur mon état. J'eu un faible frisson, quand sa main froide saisit mon bras vêtu de ma veste. Je sentais de là sa froideur de ses mains… je baissai les yeux vers celle-ci et lui fit un sourire taquin. Décidément !
Commençant à me tourner pour me joindre aux danseurs de la piste. Mais avant cela, je finisse dans mes murmures mon explication.

• Et tu avais plutôt intérêt à venir, sinon, je venais te chercher en jumper.
Donc mon signe, le voilà, il était ce soir.


Je ne pouvais pas trop lever mon bras invalide, je lui fis un signe de la main du mieux que je pu, pour la blague et la faire rire. Avant de m’avancer vers la piste de danse. Me demandant bien comment danser avec une épaule souffrante. Je serais moins agile…

• Tu ne vas quand même pas me bouder, par ce que je ne suis pas immédiatement venue te voir ? Je ne vois pas, le mal de te voir ce soir au lieu de toute l’après-midi, alors que tu travaillais. Ce n’est pas parce que, je n’ai pas gratté à ta porte que je ne pensais pas à ta jolie frimousse de coquelicot et que je remets en question ma demande faite à l’infirmerie. Bien au contraire.

Le pire c'est que dans tout ça, j'étais parfaitement clair, lui disant sans aucuns mensonges ou belles phrases pour calmer sa froideur. Je ne voulais pas me justifier et pourtant je lui servais sur un plateau d'argent de quoi me faire des reproches ou d'entrainer une dispute. Ce qui serait chiant. Mais, au moins je ne lui cachais rien. Et puis, bêtement, je ne voyais pas où était le problème. Si elle doute de moi, il fallait bien la rassurer, surtout avec son expérience passée sur les hommes.

Une fois en place, je m'arrêtai tendant mon bras valide pour l'inciter à danser et la saisir. Je dus serrer la mâchoire pour ne pas exprimer un soupire de plaisir, quand ma main allant sur ses hanches pour la faire valser. Mon bras invalide lui était pausé paume sur son épaule. J'avais un mal, fou à contenir un regard, sourire ou autre signe qui trahirait mon attirance et l'envie montante de la coller contre moi.
J'entrevu dans nos ronds, Karola et Teyla, accosté par Gabriel. Teyla, semblait m'avoir vu et souri avant de continuer son étalage de ses découvertes à Karola… a non, elle venait de s'éclipser laissant les deux personnes seules. Je suivis ses mouvements, cela me permettait de reprendre un peu de contenance et de calme intérieur. Évitant que je me consume sur place et que je fasse une erreur.

Je jubilais de danser avec Nathalie, mais cela était atroce à la fois, car je ne pouvais pas laisser court à ma satisfaction. Teyla se diriger vers Weir. Ah tiens, elle était là ? Je reposai mon regard immédiatement sur Nathalie, évitant de croiser celui de ma supérieure. De toute façon, elle serait occupée par Teyla.

Je soupirai légèrement, comme pour évacuer, la vapeur qui me montait au cerveau. Avant de murmurer de nouveau, mais ma voix trahissait que trop mon état désireux de poser mes lèvres sur elle. Elle était chaude et assez sombre.

• J’ai trois jours de congés à prendre, j’aimerais aussi que tu acceptes de les passer avec moi.

Mon regard s'accrochait à son visage avec une once d'espoir, j'avais déjà en tête l'endroit où les passer. Et puis, cela nous permettra de passer plus de temps ensemble et de construire quelque chose après l'évent d'alpha. Au vu de mon emploi du temps, quand je suis en activité, je risquais d'avoir moult choses à faire, au moment où je rependrais mon post. La peur de ne pas pouvoir la voir suffisamment longtemps était présente. Surtout, qu'il est important de se voir au début d'une relation. Mes congés semblaient être la meilleure solution pour que nous soyons dans un endroit plus intime, comme elle le dit. Faudrait qu'elle en prenne aussi. Mais, j'avais accordé à tout le monde ses fameux trois jours.

Oui, j'avais été sincère depuis le début. Il fallait qu'elle l'intègre dans sa mignonne petite tête. Il fallait que je lui dise comment ? Je comprends qu'elle aurait aimé que je me jette à son bureau, mais bon, là en sortant le jour du bal et avec Teyla avec moi, je me voyais mal me joindre à ses papiers surtout, si je comptais la voir ce soir. Et puis, ce n'est pas comme si elle avait été absente de mes pensées. Mais, ça encore une fois, seule Teyla, le savait et non ma rouquine.



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« Le rouge d'un tango »






Mon observation portait ses fruits. Tout le monde était fort élégant et délicieusement beaux. Chacun commençait à former des duos ou des petits groupes adorables. Je me rapprochai de Carson, un peu trop près car, je l'effleurai ce qui le surprit, teinta ses joues en roses. Il était en pleine discussion, avec un groupe de médecin qui venait de nous rejoindre. Je me joignis à eux dans leurs ennuyantes paroles. Puis, j'entrevis la scène hilarante de cette grande blonde vêtue de rouge, s'effondrer laissant place à un soldat en caleçon noir. J'eu un rire cristallin et ce brave garçon, fut le sujet de conversation du groupe de médecin durant encore quelques minutes.

J'eu un peu marre, même si la présence adorable de Carson était agréable et surtout le besoin, de me joindre à un autre groupe que celui des médecins que je côtoyais que trop et tous les jours. Je m'éclipsai, vers le buffet, pour grignoter quelques petits mets délictueux. Profitant d'un petit silence, pour apprécier le décor et l'effort pharaonique de ce lieu sublimé !

Je croisai, un homme au costume gris, qui semblait seul et un peu perdu. Pour ne pas dire qu'il ne se sentait sûrement pas à sa place ici. On aurait dit un vieux loup solitaire qui essaye de se cacher de son ancienne meute. J'ignorais qu'il était… enfin si, son visage me revenue, mais pas son nom ni prénom. Il avait été blessé sur alpha, les côtes salement amoché, il avait été roué de coups par les Geniis et torturer par Koyla. C'est dingue ça ! Je me souvenais plus de ses blessures que de son nom. Dans un sens, c'est Carson, qui avait pris son cas. Mais bon, je ne regardais pas toujours les patronymes des patients.

J'allais lui faire une remarque pour enclencher une discussion, quand je vis apparaître Karola au bras de Teyla. Élément qui me coupa nette. Elles étaient resplendissantes. Karola était scandaleuse avec sa robe blanche en dentelle. Si, elle voulait attraper quelqu'un ce soir … je crois qu'elle n'aurait aucun mal. Sa robe en dentelle était si fine, qu'on pouvait voir des bouts de sa peau, à moins que cela soit, un tissu imitation chaire. En tout cas, elle avait une robe qui était certes élégante, mais qui inspirait à de vilaines pensées. À moins, que c'est moi, qui est l'esprit que trop mal placé.

En tout cas, l'homme non loin, semblait s'étouffer et se dirigea vers la capitaine, balbutiant quelques compliments. Bon, tant pis, je n'irais pas voir mon frigo favori ce soir. J'eu un simple sourire amusé, l'homme semblait sous le charme et il aurait été bien de lui tendre un mouchoir pour essuyer la bave qui allait couler de sa bouche.

Je saisis un verre de punch sans alcool… puis mon regard tomba sur une charmante serveuse. Une demoiselle que j'appréciai bien. Immédiatement mon sourire fut satisfait. Je rectifiais mon geste attrapant un second verre et me dirigea vers la jeune femme, habillée en costard noir. Elle avait un chignon complexe avec un effet décoiffé, cela avait dû lui prendre du temps. Je m'avançai vers elle, lui tendant la coupe de punch, avec un beau sourire.

• Je n’ai jamais vu un serveur aussi charmant

Je lui fis un clin d’œil amusée. Mon regard bleu cyan la détailla avant de se plonger dans les yeux de Blanche. Elle avait accepté d’être serveuse ? Cela me surprenait au vu de son caractère. Peut-être avait-elle perdue un pari ?

• Très élégante, mademoiselle pestouille, je ne vous imaginais pas endosser ce rôle. Mais le costar vous va à ravir.

De toute façon, même vêtue d’un sac de poubelle elle serait absolument charmante et belle. Donc bon, elle pouvait bien s’habiller comme elle le voulait, cela ne changerait rien à son si agréable et délicat minois.




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La valse des Atlantes


Teyla emmena d'un pas bien décidé la capitaine vers le buffet et en passant carrément entre les gens. Pour la première fois de la soirée Karola se retrouva alors confrontée aux regards des autres. Elle ne savait pas vraiment trop quoi penser de la tête qu'ils faisaient sur leur passage mais ne voulant pas non plus le savoir elle se contenta de regarder droit devant elle pour éviter le plus possible cette épreuve. Enfin elles atteignirent le buffet et Teyla se mit alors à lui présenter les mets typiques de sa culture, de la purée de cucurbitacée, de la soupe de petits pois etc.. Il y avait là une grande diversité. Elle s'apprêtait à passer à la boisson quand elle fut stoppée nette par une voix masculine qu'elle reconnu instantanément. L'entendre figea Karola sur place et alors qu'elle amorçait un demi-tour pour fuir le plus vite possible et rejoindre Sheppard et Nathalie, le bras de Teyla la retint. Gabriel venait tout juste de les accoster et visiblement Teyla avait envie d'entrer dans la discussion avec ce dernier à qui elle adressa un sourire radieux. A côté d'elle, Karola devait comme à son habitude avoir l'air d'un vrai bloc de marbre car elle s'attendait à tout sauf à voir le scientifique ce soir. A vrai dire elle n'y avait pas du tout songé et se retrouver face à lui sans y être préparée suscita un vrai malaise en elle. Elle sentit les couleurs quitter son visage et si le maquillage avait pu se dérober également, il l'aurait fait sans problème. Heureusement, le blush que Nathalie lui avait mis contribuait à atténuer sa perte de couleur.  

Se tournant bien malgré elle vers lui afin de lui faire face  elle sentit son cœur battre un peu plus vite quand elle posa ses yeux sur lui. Elle failli bien ne pas le reconnaître et pour cause il était vêtu d'un somptueux costume qui le mettait agréablement en valeur. Elle n'avait pas l'habitude de le voir habillé de la sorte, la plupart du temps il était en tenue décontractée ou bien en tenue de sport. Karola dut bien le reconnaître, avec un costume Gabriel avait l'air d'être un autre homme, il était très classe et la couleur de sa veste faisait ressortir celle de ses yeux. Il ne portait pas de cravate et cela, ajouté à sa barbe de deux jours lui donnait un air viril qui ne laissa pas Karola insensible puisqu'elle se pris à penser que le scientifique était un bel homme. La voix de Teyla la ramena à la réalité.  

-Docteur Grayson, quelle joie de vous voir ! La soirée commence très bien, je vous remercie !

Elle déglutit difficilement et ne fut capable que d'opiner du chef quand Gabriel posa ses yeux sur elle. Elle dévia le sien pour éviter le moindre contact mais comme il ne semblait pas vouloir la quitter des yeux cela fini par devenir difficile  et non seulement il la fixait mais en plus il formula à son encontre un compliment, là elle ressenti ses couleurs revenir brusquement peut-être un peu trop d'ailleurs. Pourquoi est-ce qu'il lui disait ça à elle?? Assaillie par une bouffée d'angoisse c'est à ce moment qu'elle se rendit compte à quel point sa tenue était trop. Elle en laissait voir trop, observée par Gabriel elle avait presque l'impression de se retrouver nue devant lui, quelle honte. 

Heureusement pour elle, il  finit par se tourner vers Teyla afin de la complimenter elle aussi. Karola en profita pour respirer un bon coup, soulagée de voir que le scientifique s'intéresse aussi à l'athosienne, elle s'était peut-être trop fait d'idées.  

-Vous aussi cette robe vous va à merveille. Enfin ce costume! Je veux dire ce costume vous va à merveille... Désolée, c'est le soldat Storm qui m'a perturbée.


Elle regretta immédiatement d'avoir prononcé ces mots, juste au moment où elle ne devait pas se manquer, elle se prenait les pieds dans le plat. Heureusement, elle pouvait compter sur la bêtise de son soldat pour se rattraper, certes c'était une excuse bidon mais elle ne voulait pas avoir encore plus l'air ridicule. Déjà que la robe y participait grandement, alors si elle aussi s'y mettait elle n'avait plus qu'à commencer à creuser sa propre tombe.  

Un silence pesant fini par s'installer entre eux, Karola faisait tout son possible pour éviter le regard perçant de son ami, d'ailleurs il fallait qu'elle trouve un moyen pour éviter que lui aussi ne passe trop de temps à la regarder. Tentant de se reprendre pour montrer qu'elle n'était pas perturbée par cette situation bien gênante elle se tourna vers l'athosienne.  


-Alors Teyla, ce verre, ça vient ? 

Après tout c'était pour ça qu'elle l'avait emmenée jusqu'ici. Teyla sourit, heureuse de voir la capitaine un peu plus coopérative puis elle se posta devant le buffet et sélectionna une bouteille contenant un liquide transparent. Elle prit deux verres et en versa généreusement dedans, en expliquant qu'il s'agissait d'une liqueur recueillie à partir d'herbes très rares. Elle en proposa également à Gabriel et Karola en profita pour boire son verre cul sec histoire de se donner du courage car cette soirée s'annonçait très longue surtout si Gabriel était de la partie. Elle regretta de l'avoir bu aussi précipitamment car la boisson se révéla plutôt forte, elle ne la recracha pas mais c'était à deux doigts. Quelle idiote ! 

-Doucement Capitaine, ce genre de boisson se déguste. Vous allez finir par cracher des flammes!

A côté d'elle Teyla rigolait, elle aurait mieux fait de la prévenir que la boisson allait produire cet effet. Non seulement elle avait à présent la gorge qui piquait mais en plus elle avait fait ça devant Gabriel. Elle risqua un coup d'oeil gêné vers lui et quand son regard s'accrocha à celui de Gabriel elle n'eut cette fois-ci pas la force de détourner la tête. Teyla avait menti, elle ne se sentait pas mieux après un verre, elle se sentait pire ! Et ça ne s'arrangea pas quand l'athosienne reprit la parole un peu précipitamment. 

-J'avais oublié que j'avais promis d'en faire goûter au docteur Weir, je vous abandonne car je vois qu'elle est disponible. Profitez bien de la soirée tous les deux.

Teyla attrapa un verre rempli puis lança un clin d'œil à Karola que la jeune femme ne su pas du tout comment interpréter. D'ailleurs elle aurait bien aimé la retenir pour qu'elle reste avec elle car la dernière chose qu'elle désirait c'était de se retrouver seule face à face avec le scientifique qui lui faisait un peu trop d'effet à son goût. Elle s'apprêtait à l'interpeller mais trop tard Teyla était déjà loin et Gabriel avait raccourci la faible distance qui les séparait en prenant la place de Teyla. Gênée, la capitaine ne trouva rien de mieux à faire que d'observer le fond de son verre. Elle se sentait toujours honteuse de son coup d'éclat d'il y a quelques jours qui avait contribué à créer de la discorde entre eux. Elle ne savait pas vraiment comment s'y prendre  avec lui, visiblement il  ne lui en voulait plus mais elle, s'en voulait toujours. Ca lui apprendrait à s'inquiéter pour quelqu'un qu'elle appréciait en dehors de son travail !   

Et puis sentant qu'avec son comportement elle ne faisait que de s'enfoncer dans l'absurdité et surtout parce qu'elle ne voulait pas que son ami se rende compte de quoi que ce soit, elle trouva au fond d'elle le courage de se reprendre et de rester stoïque face à lui. Se redressant mais toujours en ignorant son regard elle fini par briser la glace. Elle tenait toujours son verre vide dans la main, ça lui permettait de les lui occuper, sans ça elle aura passé son temps à se les tordre ou bien à se tripoter les cheveux et de ça Nathalie n'aurait certainement pas été contente vu le mal qu'elle s'était donné.  

-Je ne savais pas qu'on vous avait autorisé à sortir de l'infirmerie... Est-ce que vous allez mieux ?



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