Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

[MJ18] A la recherche d'Alpha - PX-587

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Dim 1 Mai - 18:44
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A la recherche d'Alpha

Ft. Gabriel, Isia, Blanche et Erin



La salle de briefing numéro 2 surplombait également la salle d’embarquement, pour la rejoindre il fallait monter les marches et passer devant la salle de conférence 1, celle où Sheppard irait se réunir avec son équipe. La salle de Karola était légèrement plus petite car elle n’accueillait pas forcément les réunions importantes, néanmoins il y avait suffisamment de place pour contenir son équipe. Elle gravit donc les marches pour rejoindre sa salle et à son approche les portes réagir au gène qu’elle possédait et s’ouvrirent. Elle espérait que ses coéquipiers ne mettraient pas trop de temps à la rejoindre car il avait été décidé qu’ils seraient les premiers à partir, ils n’avaient donc pas de temps à perdre.


La capitaine n’alla pas s’asseoir directement, elle resta à l’entrée pour accueillir ses camarades. C’est le docteur Philips qui arriva en premier, la jeune femme lui adressa un geste de la tête que Karola lui rendit avant de l’observer aller s’asseoir à une place. D’après ce qu’elle avait pu lire à son sujet c’était la première fois qu’elle partait en mission d’exploration depuis son arrivée. Autrement dit elle allait devoir être très vigilante avec elle. Cela pouvait susciter de l’angoisse et du stress chez les personnes qui n’avaient jamais fait ça et comme elle ignorait tout du dossier médical de la doctoresse c’est pour cela qu’elle se nota à elle-même que sur place elle devrait ne pas prendre de risque. Elle fut suivie de près par Erin que Karola avait eu l’occasion de rencontrer il y a peu de temps. La consultante avait voulu s’entretenir avec elle au sujet de son travail sur la cité et discuter des événements survenus récemment, surtout d’Alpha à vrai dire. Un entretien qu’elle aurait voulu éviter mais étant donné qu’elle bossait en quelque sorte pour la CIS, elle n’avait pas vraiment eu le choix. Erin passa également les portes tout en saluant Karola et derrière elle débarqua Isia qui arborait un air joyeux, elle avait l’air ravie de partir en mission, c’était déjà ça. Elle constata d’ailleurs qu’elle portait un uniforme, c’était la première fois que Karola la voyait en porter un. D’habitude elle portait sa blouse de docteur ou des vêtements un peu à son image. Au moins elle prenait les choses au sérieux, égale à elle-même elle salua Karola avec ses grands-airs.

-Bonjour Docteur.

C’est ce qu’elle se contenta de répondre à son salut sans faire plus attention que ça à son ton joyeux avant de la laisser entrer dans la salle pour rejoindre Erin et Blanche. Il ne manquait plus que Gabriel la seule caution masculine de l’équipe, elle espérait que cela n’allait pas trop le gêner. Mais bon, ils étaient là pour travailler alors il n’y avait pas vraiment de grand risque qu’il se retrouve exclu du groupe parce que toutes les quatre allaient se mettre à parler de choses typiquement féminines. De toute façon, ce n’était pas du tout le genre de Karola. D’ailleurs le voilà qui arrivait, Karola prit soin de ne pas lui accorder plus d’importance qu’à ses autres collègues et se contenta de l’accueillir comme à son habitude, froidement.


-Docteur Grayson.


A présent que tout le monde était réuni, elle entra à son tour dans la salle et les portes se refermèrent afin de leur laisser un peu d’intimité. Ses quatre coéquipiers étaient tous assis autour de la table et l’observaient. Elle se mit assise et attrapa sa tablette, enfin la réunion pouvait commencer. Pour cela elle avait tout bien préparé la veille histoire que tout soit clair pour tout le monde et qu’ils puissent partir le plus rapidement possible s’équiper. Dans un premier temps elle activa le projecteur holographique de la salle afin de pouvoir afficher devant tout le monde les images prises par le MALP lors de la reconnaissance.

Rapport MALP affiché par le projecteur.:
 


-Etant donné que nous devons partir à 14h15 et qu’un passage à l’armurerie pour nous préparer est indispensable, je vais directement entrer dans le vif du sujet. Je vous présente donc PX-587, poétiquement renommée la Terre sans jour qui, comme vous l’aurez deviné, est constamment plongée dans la nuit. Cela est dû à la présence dans sa périphérie d’une planète jumelle dont la circonférence lui est supérieure et qui la coupe donc totalement des rayons de leur soleil.

Elle fit défiler quelques clichés sur lesquels on pouvait y voir des images de paysages plongés dans l’obscurité. Certains d’entre eux avaient été pris à l’aide de la vision nocturne ou thermique. Le terrain était relativement plat, en tout cas pas de présence de montagne, c’était déjà ça, ça faciliterait leur progression.

-Etant donné l’obscurité ambiante nous porterons tous des lunettes de vision nocturne. En tout cas pour le début de la mission. Nos scientifiques ont fait leur calcul et d’après eux, dans 10 heures la planète entrera dans l’orbite de son Soleil ce qui lui permettra de connaître son ensoleillement annuel qui dure une dizaine de jour. Le problème c’est que cela entraînera une hausse des températures qui est habituellement d’une quinzaine de degrés. Cela risque de nous poser quelques problèmes de logistique en raison du matériel qui ne nous sera plus utile lorsque le jour sera levé. Autant vous y préparer tout de suite.

Après avoir fait défiler toutes les images prises par le MALP, elle diffusa un tableau qui répertoriait de nombreuses données. Karola les énuméra, on pouvait y lire les températures, les caractéristiques de la topographie, la faune et la flore qu’ils étaient susceptibles de trouver sur place ainsi certaines données météorologiques. Normalement, comparé aux précédentes missions qu’elle avait effectuées, ils n’auraient pas trop à souffrir du temps. Il n’y aurait pas de températures trop basses ou trop élevées.  Pour l’instant elle était la seule à s’exprimer, faisant son petit exposé qu’elle avait bien préparé à tout le monde et prenant soin de s’assurer de ne pas aller trop vite pour que tous intègrent les informations et sachent à quoi s’attendre. Elle leur laissa le temps de finir de lire le rapport du MALP avant de changer de sujet.

-Maintenant j’aimerais en venir à vos rôles respectifs. Votre présence à tous est totalement justifiée par un but précis. Mais avant ça, je vous rappelle tout de même notre mission : nous devons passer 24h sur PX-587 et en dresser un portrait aussi fidèle que possible afin que nous puissions par la suite déterminer si elle constitue un point de repli favorable. Pour cela, Docteur Taylor Laurence, en tant que second médecin en chef vous serez la porte-parole de vos collègues. Il serait également intéressant que vous récoltiez quelques échantillons de plantes locales afin d’étudier leur éventuelles propriétés curatives et nutritionnelles. Docteur Philips, quant à vous en tant qu’épidémiologiste votre rôle sera d’évaluer la viabilité de cette planète et donc d’étudier tous les facteurs à risque que nous sommes susceptibles de rencontrer. Docteur Grayson, vous êtes là en tant que responsable du département du vivant et serez chargé d’effectuer des prélèvements pour contrôler la potabilité de l’eau entre autres. Mademoiselle Steele, en tant que membre de la CIS vous veillerez à ce que cette planète respecte tous les critères de sécurité et de dresser un bilan à notre retour. Quant à moi, mon rôle sera de veiller sur vous et de faire en sorte que tout se passe bien. Donc n’hésitez pas à me faire savoir si vous rencontrez le moindre problème.

Voilà, c’était un sacré monologue mais au moins maintenant tout le monde savait pourquoi il était là et surtout quelles tâches il aurait à accomplir. Elle avait décrit chaque rôle en prenant soin de regarder chaque interlocuteur dans les yeux. Karola n’avait rien laissé au hasard et avait attentivement étudié tous les dossiers de ses coéquipiers afin d’être sûre d’utiliser leurs compétences comme il se fallait. Ils avaient tous une place légitime dans son équipe et au moins elle était sûre que le travail serait fait correctement.


Elle consulta sa montre une fois son speech terminé, il était 13h55 et leur départ était prévu à 14h15. En tout cas c’est l’heure à laquelle le vortex de la porte des étoiles serait activé. Elle releva la tête et observa un à un ses compagnons d’aventures.


-Notre départ est prévu pour dans une vingtaine de minutes, nous allons donc partir préparer nos sacs et nos tenues. Pour terminer je voudrais juste ajouter que si vous n’êtes pas sous mes ordres il va sans dire que j’attends de vous une coopération sans faille et ce, quel que soit les situations que nous rencontrerons. Sans cela ce sont nos vies que nous risquons. Est-ce que vous avez des questions ?

Il était essentiel qu’elle leur rappelle que quoiqu’il arrive c’était elle la chef de l’équipe et qu’elle était de ce fait dépositaire de l’autorité. Bien entendu elle n’entendait pas prendre toutes les décisions seules et se ferait un plaisir d’écouter les avis de tous avant d’en prendre une importante. Néanmoins, elle ne voulait surtout pas se retrouver face à une quelconque opposition en cas de danger ou autre. Elle n’avait leur avait pas encore laissé la parole depuis le début de la réunion et eux n’avaient pas eu l’air d’oser ou de vouloir l’interrompre pendant qu’elle leur faisait son exposé. Aussi il était important qu’avant d’y aller ils s’expriment s’ils en ressentaient le besoin histoire d’être sûr que tout soit bien compris et qu’ils partent dans de bonnes conditions. Elle écouta et répondit aux questions si d’aventure il y en eut et puis quand plus personne n’eut plus rien à ajouter elle leur annonça la fin de la réunion et le départ vers l’armurerie.


Elle se leva et les laissa tous sortir avant de faire de même et de retraverser la passerelle et de redescendre les escaliers pour se diriger vers l’armurerie. Là-bas ils retrouvèrent le caporal McArty qui avait été chargé par Karola et John de s’occuper du matériel des 3 missions. Il s’était montré très efficace et très appliqué dans son travail. Il attendait patiemment dans l’armurerie quand l’équipe de Karola débarqua, passant une dernière fois en revue les équipements.

-Le caporal McArty va vous distribuer à chacun un gilet pare-balles, un gilet tactique, une paire de nocturne ainsi qu’une arme. Il va également vous fournir des munitions et du matériel de premiers secours. N’oubliez pas de prendre également avec vous de quoi boire et manger.

Karola autorisa le rouquin à distribuer son équipement à Isia, Gabriel, Blanche et Erin pendant qu’elle de son côté s’occupait de mettre le sien. Elle connaissait les gestes par cœur, mettre le gilet pare-balles, le gilet tactique, s’armer de son couteau de combat, son détecteur de signes de vie, son M9 et son P90. S’assurer que tout était bien chargé, bien à sa place et finalement les lunettes de vision nocture. Son sac était déjà prêt et celui qui contenait leurs vivres l’était également. Le tout lui prit moins de 5 minutes, du coup, elle put venir en aide aux civils qui avaient un peu moins l’habitude de ce genre d’exercice.


Puis après avoir aidé à mettre les gilets, donner les munitions et que tout le monde était occupé à faire les dernières vérifications de sacs, Karola s’approcha de Gabriel et prit soin de parler suffisamment à voix basse pour qu’il ne soit le seul à l’entendre, les autres étaient trop concentrées mais tout de même. Elle avait quelque chose à lui demander sauf que c’était un peu délicat et surtout ce n’était pas le genre de chose qu’en temps normal elle aurait aimé lui demander. Seulement, de tous les membres de son équipe il était certainement le seul à pouvoir accomplir cette tâche.

-J’aurais besoin que tu me rendes un service. Quand on sera là-bas, je voudrais que tu m’aides à assurer la sécurité des autres, enfin que tu couvres nos arrières. Ne t’en fais pas, ça ne devrait pas être aussi terrible que ça en a l’air puisque je serais là. C’est juste pour le cas où.

Elle attendit sa réponse tout en sachant qu’elle lui en demandait certainement beaucoup. Cependant ce n’était pas un rôle qu’elle lui donnait comme ça après avoir fait plouf plouf, bien au contraire. Elle savait que le scientifique avait fait son service militaire et avait donc quelques notions, elle connaissait aussi ses aptitudes au combat au corps à corps, son choix n’était pas des plus insensés et comme elle était la seule militaire du groupe, il fallait bien que quelqu’un l’épaule à ce sujet. Cependant, Gabriel avait fait partie de la mission de secours sur Alpha et si elle n’avait pas l’impression qu’il en ait gardé des séquelles, elle avait peur que le souvenir de ce qui s’était passé et surtout des sévices qu’il avait reçu ne reviennent le hanter. Certes, il était déjà reparti en mission depuis et tout s’était très bien déroulé mais là, le contexte était tout de même très particulier.
Il était presque l’heure quand tous eurent enfin terminer de s’équiper. Karola remercia le caporal McArty qui devait déjà se préparer à recevoir la deuxième équipe. L’équipe de la capitaine quitta enfin l’armurerie pour se rejoindre à nouveau la salle d’embarquement. Là-bas ils furent accueillis par le Docteur Weir en personne qui tenait à leur adresser un dernier message avant le départ.

-Bonne chance Capitaine, je compte sur vous tous.

-Vous savez que vous le pouvez, madame.

Karola capta l’once d’inquiétude qui brillait dans le regard d’Elizabeth. Le spectre d’Alpha très certainement. Cependant, elle n’allait très certainement pas lui faire le plaisir de la rassurer. Elle lui adressa un dernier regard plein d’assurance pour lui montrer qu’elle de son côté n’avait aucun doute sur les capacités de son équipe à remplir la mission et lui tourna le dos. Weir adressa alors un signe au technicien en poste près du DHD afin qu’il compose la série qui leur permettrait d’accéder à cette fameuse Terre sans jour et quand le vortex fut stabilisé les 5 membres de l’équipe de Karola passèrent l’horizon des événements.
 


© Lady sur Epicode




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Vous avez jusqu’au 11 mai pour répondre ! 
D'ici là, si vous avez des questions ou interactions avec Karola merci de me contacter par MP et je vous donnerais ses réponses afin que vous puissiez les intégrer à vos RP. 
Bon courage à tous H3

_________________



DC : Victoria Wilde
Rédaction en #LightPink
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Lun 2 Mai - 11:14
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A la recherche d'Alpha
Intrigue




J'attendais un peu comme un rat de laboratoire qui attend qu'on lui injecte son énième bactérie. J'étais un peu nerveuse à l'idée d'aller explorer un endroit totalement inconnu. C'était à la fois excitant et à la fois perturbant. Je ne savais pas dans quoi je m'engageais et j'avais la nette sensation que je pouvais craquer à tout moment. J'avais vraiment peur de ça en fait. Peur de craquer et de mettre les autres en danger, ou bien me mettre en danger tout court. J'allais passer pour quoi ? Au pire, personne ne me connaissait, mis à part Isia, mais c'était différent. Elle m'avait vue alors que j'étais dans un état lamentable. Et pourtant, elle n'en avait tiré aucune conclusion hâtive. Elle s'était bien gardée de me faire la morale ou bien de m'attaquer sur mes craintes. Elle était restée très professionnelle. Je préférais mettre de côté ces mauvaises pensées qui venaient assombrir mon esprit. Je devais garder la tête hors de l'eau et prendre sur moi. Mon sang-froid était mis à rude épreuve, mais je devais me faire violence coûte que coûte. Il le fallait pour le bien de tous.

Isia me rejoint. Toujours avec ce sourire éclatant, toujours cette allure de grande séductrice. Elle était méconnaissable dans son uniforme, c'était même la première fois que je la voyais habillée ainsi. Cela lui allait très bien et pour une fois, nous étions un peu semblable. Elle prit place à côté de moi et je l'acceuillis avec un sourire plutôt enchanté de la voir. Elle me lança une légère pique, sans doute nous avait-elle vus quand Matt m'avait dit de faire attention à moi. Ce n'était pas de la jalousie, non, c'était juste une raillerie. Je l'ai regardé avec sérieux, un sourire légèrement moqueur s'ensuivit.

-Fais attention Isia, je penserais que tu es jalouse.

Un petit coup dans ses côtes suivit d'un gloussement.

-Tout autant que ce Carson te dévore des yeux. Il faut croire, que nous les françaises, sommes tellement belles qu'ils ne peuvent pas s'empêcher de nous draguer.

Je ne la lâchais pas des yeux, tandis que je retrouvais mon sérieux. Je m'attardais sur le Capitaine de la mission.

-Tu la connais ?

Je détournais la tête pour poser mes iris bleutées sur Isia. Je pense qu'elle devait la connaître, sans doute pas intiment, mais elle était là depuis un moment, plus que moi ceci-dit. Peut-être qu'elles avaient eu une quelconque relation, peut-être qu'elle était le type même d'Isia. Il faut dire, qu'elle était belle dans sa longiligne robe blanche lors du bal. Un soupçon de jalousie s'insinua dans mon échine, ce qui me provoqua un frisson plutôt désagréable. Je frémis tout en me renfrognant contre le dossier de ma chaise. Il était temps de se concentrer sur la suite des événements. Oh tiens, je m'attendais à une femme comme dernier membre. Un homme, ça équilibrerait un peu la balance, bien que... Nous étions en supériorité numérique. Le pauvre, se voir attribuer une équipe féminine, j'espérais pour lui, qu'il ne se sente pas égratigné dans son ego. En temps ordinaire, je préférais faire équipe avec des hommes, non pas que c'était une nécessité, mais j'avais eu souvent des problèmes de jalousie avec certaines congénères. Trop de jalousie tue l'ambiance. Oh tiens, elle c'est une pétasse, elle préfère être entourée de mecs. Bah oui quoi ? Il y a moins de problèmes avec les mecs. Les femmes ont le don de créer des soucis là où il n'y en a pas. C'est inné. C'est dans leur nature. Moi, non. J'avais beau être une femme, je n'étais pas vraiment solidaire avec elles. Sans doute à cause de la rancœur trop souvent accumulée. Trop tôt, j'ai appris à mes dépends que certaines pouvaient être de sacrées garces. Elles étaient capables autant du pire que du meilleur. C'est ainsi, que j'avais faillit tout gâcher avec Isia lors de notre rencontre. C'était à cause de tout ce que les autres avaient véhiculé à mon sujet que je ne lui faisais pas confiance d'entrée de jeu. Pourtant, je m'étais complètement gourée. Fort heureusement, même si elle avait du mordant, elle n'en avait pas tenu rigueur.

Une fois que l'équipe fut entière, le Capitaine prit la parole. J'étais fascinée par cette planète qui était projetée sur le grand écran blanc. C'était fascinant. Plus jeune, j'étais convaincue que nous étions seuls. Que c'était fou de croire que d'autres peuples pouvaient exister et pourtant, j'étais bien loin de toute vérité. J'avais l'opportunité d'explorer une autre planète, de pouvoir l'étudier aussi. C'était comme si un rêve prenait enfin vie, et pourtant, je n'avais jamais imaginé qu'un jour, je puisse avoir la chance de le faire. J'étais même curieuse de découvrir ce que cette planète avait à nous offrir. J'étais anxieuse aussi. Dans les films, les expéditions ne se passent pas toujours très bien. La découverte de créatures sanguinaires prêtes à tuer le premier qui bouge. Cela donnait lieu à une imagination débordante. Et si cela nous arrivait ? Je devais ne pas penser à ça. Peut-être que c'était notre dernier jour ici ? Peut-être que... Histoire de savoir si je rêvais ou non, j'ai pris volontairement la main d'Isia, comme si je cherchais son réconfort. Comme si je tenais vraiment qu'elle soit mon pilier. Qu'elle soit celle qui me fasse oublier ces mauvaises pensées. Je devais oublier ces démons et arrêter de croire que ce qu'il se passait dans les films les plus gores, pouvait vraiment se réaliser. Ne mettez pas en doute mon esprit, il est le plus sain que je connaisse, le plus tortueux aussi, mais j'ai besoin de ça aussi pour m'aider à m'endurcir. J'en ai besoin avant de flancher complètement. Une fois ces images volatilisées, je délaçais légèrement mes doigts. J'avais du serrer un peu trop fort sa main malgré moi. Je n'osais pas la regarder histoire que les autres ne pensent pas que nous allions tourner elle et moi la scène pseudo romantique que l'on voit toujours dans ce genre de films. Il en faut un peu, cela intensifie un peu le jeu. En général, il arrive toujours une couille au couple du film. Je ne voulais pas que cela m'arrive aussi.

Je continuais à écouter le discours du capitaine. Cette planète était très étrange. Elle ne voyait que peu le soleil et pourtant, il y avait de la végétation. C'était étonnant. Elle établit par la suite la suite des événements et ainsi nous exposer nos rôles. Rien de compliqué en somme. Il faut croire, qu'elle avait étudié nos dossiers en long et en large. Très professionnelle tout autant qu'elle était un peu rigide. Enfin, je la trouvais plutôt froide. C'était peut-être sa condition qui la forçait à être ainsi, peut-être que dans le fond, elle était juste comme chacun de nous. Avait-elle peur que les choses dérapent ? J'imagine qu'une femme comme elle, une femme de sa trempe était habituée aux risques que cela pouvait entraîner dans une telle expédition. Quand elle nous demanda si nous avions des questions, je voulais lever la main, mais quelque chose m'en empêcha. Je ne voulais pas passer pour l'idiote de service. Vous savez la petite blonde naïve qu'on dépeint dans les blagues grotesques. Non, je n'ai rien dit, me contentant de suivre à la règle le protocole et ainsi, récupérer notre matériel.

Je suivais le groupe tout en restant assez proche d'Isia histoire de ne pas la perdre de vue. Je ne voulais pas qu'elle s'éloigne trop de moi, car sans ça, je me serais perdue. Étais-je la seule dans ce groupe à avoir si peur ? Il faut croire. Pourtant, j'essayais de me contenir, bizarrement j'y arrivais... Les choses ont légèrement déparées quand on me tendit une arme. Bordel, mais j'ai jamais tué quelqu'un ni même tiré sur quelqu'un, ni même tenu ce genre d'engin. Comment on fait ? Des munitions ? Mais...

-Attendez ! Je n'ai pas signé pour ça moi ! Il est hors de question que je tue quelqu'un ou quelque chose. Désolée, mais je ne peux pas... Je n'ai jamais eu à apprendre à me servir d'une arme, d'ailleurs, elles sont vraies ? Vous savez que c'est dangereux de donner ce genre de matériel à un civil ? Et si... ?

Et je regardais l'engin sous toutes ses formes qui reposait dans mes mains, et avant que le rouquin me le reprenne, j'esquivais. Après mûre réflexion, je me suis dit que si c'était le prix à payer pour survivre dans cette planète, autant ne pas faire de chichi. Je savais que cela avait du légèrement perturber, mais je ne me démontais pas. J'ai sourit un peu gauchement à l’attention de tous, et je me suis préparée. Heureusement que le capitaine savait mieux que moi comment enfiler ces choses. Un gilet pare-balles, mon dieu, je savais que je n'aurais pas du accepter. C'est évident, on nous envoyais tout droit à l'abattoir. J'allais mourir sans même pouvoir dire adieu à mes parents. Ils ne savaient pas où j'étais, ni même ce que je faisais. On leur annoncerait que leur fille, la dernière qui leur restait était morte dans d'atroces circonstances, et eux, ils pleureront. Serais-je décorée ? C'était bête de penser à tout ça.

Fort heureusement, cela ne dura pas. J'avais pris soin d'emmener avec moi mon matériel de laboratoire, quelques trucs que je pouvais transporter sans qu'ils soient une charge monstrueuse. J'avais le nécessaire adéquat. J'étais fin prête. Dans le fond, même si je ne voulais pas le montrer, on pouvait s'en douter que j'étais anxieuse par cette découverte. C'était ma première fois. Il faut bien une première fois à tout, mais là, ce n'était plus une partie de plaisir. En entrant dans cette salle, mon angoisse s'intensifia et les propos de Weir y étaient pour beaucoup.

-Nous mourons dignement, vous pouvez compter sur nous.

Bien que dans ma tête, ils avaient été dits en silence, je me suis surpris à les entendre voler de vive voix. Embarrassée, je n'eus d'autre choix que de baisser la tête tout en bredouillant quelques excuses. Je posais mes yeux sur l'arme que je tenais. Et si je me tirais une balle dans la tête, peut-être que ça m'éviterait de dire la merde ? C'était débile, je n'allais pas mettre fin à mes jours comme ça... Ça commence bien tiens ! Manquerait plus qu'on me prie de disposer et de regagner mon laboratoire, au moins, là-bas je serais en sécurité. Si on oublie les quelques accidents qui peuvent se produire... Je pouvais souffler, recouvrir mes esprits, la porte se trouvait devant nous et elle me foutait toujours autant les jetons. Je la maudissais intérieurement... Je plaignais aussi mon équipe, quelle plaie qu'ils soient obligés de s'aller avec moi, j'étais vraiment le boulet qu'ils devaient se traîner ! Et quel boulet ! Heureusement avant de passer la porte, je ne craquais pas, j'étais même d'un calme olympien. Sans doute que derrière-moi, Isia était là, me rassurant de quelconque manière...


@ pyphi(lia)
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Mer 4 Mai - 19:27
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Prêt pour voir la planète des vampires ?
 



Mais quel accueil de malade ! Je pense que même l'antarctique est plus chaude que la capitaine ! A vraiment soit c'est un masque qu'elle se met chaque matin avant d'enfiler son uniforme, ou c'est un robot cette femme ! Bonjour qu'elle doit être ennuyeuse au lit ! Enfaite, peut-être pas. Sous ses airs de saint ni touche, elle pouvait montrer une façade, un tant soit peu sauvage. Enfin je l'espère pour elle, car si elle est aussi froide qu'a l'accoutumé... Eh bien je pleins ses amants qui doivent se sentir fort peu fière de leurs prestations. Mais pourquoi je pense à ça moi ? Ah oui, car ça m'amuse d'imaginer ce que doit être vraiment cette austère capitaine.

De toute façon, elle était contrainte d'être si peu aimable, au vu de son métier. Pour se faire respecter de toute cette testostérone en rut et dénigrante de ses œstrogènes. Même si bon, un petit sourire, du moins aux compatriotes féminins ne seraient pas trop difficile. Car là, c'est « ice woman » en action !

Ma jaune favorite, m'accueillis (elle) avec un sourire plutôt ravie de ma présence. Et bien c'est réciproque ! C'est peut-être un peu bête, mais ça présence donnait un côté d'autant plus excitant à cette mission. Je suis certaine que Carson, me prendrait pour une folle, mais j'adore l'idée de partir découvrir une autre planète, un autre monde différents du nôtre. Et cette planète semblait être déroutante. Oui, je pense que j'ai quand même un pet au casque. Je ne vois pas d'autre solution, pourquoi une personne aussi censée se comporterait comme je le fait ? Pourquoi aurait-elle un caractère aussi chaotique et imprévisible ? Enfin qu'importe, mon regard était sur Blanche et sa réponse dite sur un ton si sérieux, qu'elle ponctua d'un petit sourire moqueur, comme pour me rappeler qu'elle me raillait.

• Face à un beau soldat musclé, je ne peux que l’être, lui dits-je en riant de bon cœur.

J’ignorais, si ce soldat était « l’homme » pour qui elle avait eu un coup de cœur plus tôt. Je le serais tout ou tard de toute manière. Je pouffai légèrement quand elle me donna un coup dans les côtes. Oui, cela se voyait qu’on était « proche » ou amie et alors ? Autant animer de cette bonne humeur cette mission non ? Au lieu d’être refroidie par l’air si aimable de la ravissante capitaine.

• C’est la French touch ma chère ! *dit en français dans le texte*

Mon regard resta sur son sourire et son petit mouvement de tête. Oui, je connaissais cette belle brune. Certes, pas intimement, ce qui est bien dommage au passage, mais nous avions eu des échanges. Pas en bon terme, car j'avais dû surprendre la militaire avec mes actions, lors de notre première rencontre. Et puis pour la seconde… on va dire que le contexte n'est pas propice à la conversation. Depuis, elle semblait se méfier. Avait-elle tors ? Je ne sais pas. Je répondis à Blanche. Mon ton de voix était assez bas, pour marquer le fait que je m'adresse à la scientifique, mais si Karola avait les oreilles qui trainent, elle pouvait très bien s'abreuver de mes paroles. Qu'elle écoute ou non m'indifférait au plus haut point. Je n'avais rien à cacher sur l'avis que je portais sur elle.

• Oui, il n’y a pas plus professionnel sur cette base. Même si elle est glaciale d’apparence, avec elle les missions sont rondement bien menées et sécurisées.

J'avais de l'estime pour cette femme. J'avais bien vus son comportement à la réception des blessés d'alpha. Et je connaissais les bruits de couloir. Elle n'avait pas été choisie pour rien en tant que bars droits du colonel. Et mise à part les éternelles critiques sur sa rigidité glaciale, personne n'avait eu à débattre sur la qualité de son travail. Bien au contraire.

Blanche se renfrognai contre son dossier, elle semblait mal à l'aise. Son geste m'intrigua… puis l'homme au nom d'ange apparut dans la salle. Je remarquai aussitôt que Karola, mentionnai son nom en entier. Faut dire que nous étions les deux chanceux à avoir eu quelques mots de la femme brune.

Dr Grayson, comment avec un nom pareil ces parents ont pu se dire que « Gabriel » était un nom bien ? Non mais sérieusement …Ils ont peut-être dû trouver ça drôle d'avoir leur gamin avec comme initiales « GG ». « Hey Gabriel tu as à GG ! Tape moins en 5 ! » Pauvre gosse !

Je devrais arrêter de m'acharner sur ce prénom. C'est pourtant plus fort que moi. En plus ce brave homme n'y ait pour rien, si ces parents sont des culs bénis sans cervelles. Rho Isia. Faut pas que je mette dans le même sac tous les « petit ange ». C'est mal, très mal. Surtout qu'au final, je crachais mon venin sur son prénom et non sur l'homme qu'il est. Je ne le connais pas, de tout façon, donc j'aurais le plaisir de voir si les « Gabriel » sont tous des enflures ou bien il y a des exceptions à la règle. Dans un sens, je serais plutôt ravit qu'il échappe à cette règle d'or !

Enfin en tout cas, je lui souhaite bien du courage d'être au milieu de toutes ces belles femmes, qui ont toutes du caractère. Enfin, je suppose pour misse contrôleuse. Connaissant Woolsey et sa capacité à énerver n'importe quel humain, je serais surprise que le CIS ait prit la guimauve du coin, pour évaluer l'expédition.

Alala, elle je pleins son boulot, se retrouver seule dans une galaxie à être jugée directement comme l'emmerdeuse de service… enfin ça va être bien, encore un stéréotype à faire volé en éclat ! C'est quand même fou, l'humain juge tout le temps, consciemment comme moi ou inconsciemment pour les plus naïfs ! Cette mission va être prometteuse en tout point ! Je m'en réjouis d'avance !

Ainsi, la fine équipe de pyjama réunis (pyjama ? Bah on ne va pas sur une planète nocturne ? Avec que des Girls ? Donc soirée pyjama quoi !), la capitaine parla, nous exposant les paysages et les conditions de la planète. Son exposé était agréable et super bien ficelé. Une vraie professionnelle, qui avait étudié son dossier comme il se doit. Ah donc, nous aurons la joie de faire les vampires que 10h ? Remarque le spectacle d'une planète recouverte d'une multitude de fleurs blanches doit être assez époustouflant aussi. En tout cas, niveau logistique ça va être la merde.

Durant l'exposé de la capitaine, Blanche enroula sa main autour de la mienne. Mon regard dévia quelques secondes sur ce geste surprenant, cela ne me dérangeait nullement, mais j'avoue que j'en fus étonnée (agréablement). Enfin jusqu'au moment où, elle me broya la main. Je contenue la grimace que j'aurais pu faire, face à la douleur.

Je me fichais des avis qu'on aurait à ce moment précis. Par contre, je savais que Blanche était plutôt « sensible » aux propos qu'on portait sur elle. Elle n'appréciait nullement qu'on vienne déduire des choses sur elle, malgré ses airs « je m'en fou ». Enfin qu'importe, la peur, ne ce contrôle pas. Et j'avais la chance de ne pas être dotée d'un service trois pièces entre les jambes, qui aurait à coup sûre, entraîné des soupçons sur une relation. Peu de personnes pensent aux relations entre même sexe. Ce geste, pouvait être le signe d'une simple amitié, ce qui ne serait pas faux.

Ma seconde main, alla sur celle de blanche, pour la tapoter/caresser délicatement dans un signe de réconfort. Elle était donc sacrément stressée ma petite Pestouille. Mon regard dévia quelques fois vers elle, elle qui s’appliquait à garder la trajectoire de ses yeux sur l’écran. Je me rapprochai de son oreille, lui murmurants gentiment.

• Tu sais que j’ai besoin d’avoir une main intacte pour faire la mission ?

Je ne cherchai pas à dérober ma pauvre main, aux pressions sauvages de ma compatriote. La laissant, signe qu'elle pouvait se raccrocher à moi, je ne fléchirais pas.

Karola détailla nos rôles, prouvant qu'elle connaissait nos dossiers sur le bout des doigts. De toute façon, je ne m'attendais pas à moins venant de cette militaire. Je retenue de sourire ironiquement, quand elle me qualifia « porte-parole de vos collègues », ah si Carson entendait ça ! Je ne manquerais pas dû lui rappeler tiens. Bon en tout cas, je vais me taper la récolte de plantes ! GENIAL ! Je ne savais pas, que j'avais fait Botaniste dans une vie intérieure… Pfff les plantes, mise à part l'herbe et les fleurs blanches, je vais avoir un travail de malade ! je vais même être surbooké tiens *ironie*. Enfin bon.

Il faut que je bip Katty, pour qu'elle me trouve du matériel adéquat. Des bocaux, je ne sais pas. Quitte à ce qu'elle aille voir les biologistes. Oui, la petite Marie… où au pire j'irais la voir. J'aurais le temps en 20 minutes ?

Karola, eu le besoin de rappeler son statut de cheffe. Étrangement, je le pris pour moi. Cela peut être très égoïste de ma part, voir égocentrique avoue-le. Mais au vu de mon caractère, il ne serait pas étonnant que sans le vouloir, je lui « monte dessus ». Problème des personnes naturellement dominantes, elles n'aiment pas quand une est au-dessus d'eux. Cependant, cela aurait été débile de ma part de me montrer aussi « dominante » en mission. Mon regard se leva sur la capitaine et je hochai la tête. C'est évidant qu'il fallait qu'on coopère tous ensemble pour mener à bien l'avancement de cette mission. Je n'avais aucune question à poser à la capitaine. Ma voix joyeuse résonna cependant.

• Non, votre exposé fut très complet

Non, ceci n'est pas de la « lèche », je tiens à souligner les choses telles qu'elles le sont. Il n'y avait rien à dire et la capitaine était compétente. Encore une fois, mon esprit malveillant reprit le dessus, en pensant aux petits malheureux qui allaient être avec l'autre jeunot. Je les plains ! Tiens, limite par vacherie, j'aurais bien envoyé un mail à Rodney, histoire de lui dire « J'irais mettre des fleurs sur votre tombes ». Cette idée, me fit sourire d'un air amusé. Je dûe me faire violence pour ne pas réaliser cet acte fou. Le génie allait être encore plus traumatisé. Déjà qu'il avait dit à tout le monde, que j'étais une sorcière … Rho… non Isia, ce n'est pas raisonnable, il devait déjà se faire pipi dessus en voyant les clichés de sa planète marécageuse ! Rholala il avait tiré le gros lot le petit Rondoudou… Haha, je donnerais chère pour qu'on film la mission et la tête de Mckay tiens ! Il va tellement leur casser les pieds ! Avec un peu de chance, ils vont l'abandonner … Rho non, on s'ennuyait sur Atlantis et puis, qui nous sauvera in extrémiste ?

La réunion prit fin et nous partons bien sagement vers l'armurerie. Blanche était sur mes talons, me suivant comme mon ombre. Je ralentis pour me mettre à côté d'elle et lui poser une main rassurante sur ses épaules. Un sourire tout aussi confiant sur les lèvres. Eh bien, je ne t'aurais pas imaginée aussi angoissée ma belle…

C'est sa première mission, normal qu'elle soit inquiète, mais nous ne risquerons pas grand-chose. Peut-être quelques frayeurs, mais nous reviendrons idem. J'avais toute confiance en Karola pour sur ce point. Et elle, avait plutôt intérêt.

Le militaire McArty, nous présenta notre équipement … eh bien, heureusement que j'ai fait ma musculation hebdomadaire, car j'allais être lourde ! Je pris mon oreillette la faisaient biper. Je n'aurais pas le temps de courir jusqu'au labo de Marie et de m'équiper. Par chance, j'avis emporter avec moi, mon matériel « du parfait petit médecin en mission ». Avant même que je puisse entamer ma conversation, Blanche s'exclamait aussitôt face à l'arme que lui tendait le jeune rouquin. Je contemplai l'étrange scène… l'image de Blanche qui craque en pleine mission, m'apparus, la même perte de contrôle qu'elle avait eu à l'infirmerie. Est-ce une bonne idée de l'emmener en mission ? Oui, cela la forcerait à chasser ses démons et puis, faut bien que tous aient au moins la chance de goûter à cette liberté !
Et puis, bon, si elle en vient à paniquer, je serais là, pour la calmer et lui servir de pilier. Après, tout, la première fois, aussitôt j'avais eu un peu peur… enfin je ne sais pas si me prendre en exemple soit bon… quoique, au SGC, j'avais eu mon lot d'adrénaline en mission. Oui, j'avais eu peur de traverser la porte et de me retrouver sous le feu des lance serpents.

Une fois, qu’elle commença à s’équiper, je tapotai sur la radio.

// Katty ? //
// Oui Docteur ? //
// Vous pouvez me trouver de quoi faire des prélèvements de plantes. Je pense que vous pouvez demander à la Biologiste, le Dr Esccusia //
// Elle est dans son labo ? //
// Sûrement, les plantes semble être sa seule source d’interaction sociale //
// Bien je vais vous trouver ça //
// Merci, par contre vite, on a 20 minutes pour ressembler à un chart d’assaut //

Je l’entendis pouffer dans sa radio. Le militaire roux, me tendit mon gilet, me demandant si j’avais besoin d’aide comme ma collègue. Je jetai un petit regard circonspect à Blanche… elle était bien empotée avec son gilet, la capitaine l’aida à s’équiper. Je finisse de faire pareil, quand le militaire me tendit un 9mm et un couteau de combat.

• Vous pouvez ?
• Oui
• Certaine ?
• Et bien courrez dans le couloir et si je vous touche, cela voudra dire que j’ai mon diplôme du petit tireur d’élite, lui dit-je suis le ton de l’humour.

Le soldat, eu un petit rire un peu déstabilisé ne sachant pas vraiment quoi répondre. Je mis l'arme dans son holster à ma cuisse, réajustant mon gilet et tout le matériel prévu. Enfilant mon sac et la sacoche du médecin. Katty ne tarda pas. Elle avait les joues enflammées, à cause de sa course. Elle me tendit une autre sacoche que j'enfilai en bandoulière. Elle m'expliqua rapidement son contenue. Je la remerciai, commençant à suivre le groupe.

Weir, ne put s'empêcher de venir faire une remarque à la capitaine. Je levai les yeux au ciel. Non mais vraiment, comme si elle avait besoin de lui rappeler. Qu'elle aille emmerder le petit jeune au lieu de venir emmerder les brave gens ! J'allais me mêler de cette conversation aberrante, quand Blanche, prononça une parole bien plus amusante. J'eu un petit sourire sournois en regardant Weir, complètement surprise. Blanche s'excusa dans quelques grognements, avant de baisser la tête. J'en profitai pour passer à côté d'elle, contournant Weir, qui m'attrapa par l'une de ses élocutions. Ainsi, elle préférait s'en prendre une deuxième dans la figure ? Oh oui j'adore ! Pauvre idiote va !

• Docteur Laurence, a votre retour, il faudrait qu’on parle de cotre mail
• Il me semblait avoir été très clair dans celui-ci Docteur « Eir ».

Ah j'en aurais mis ma main à couper, qu'elle n'a pas apprécié ma petite liste et mon reproche. Elle ouvrit grand les yeux, je lui fis un sourire carnassier et mon regard se planta dans ses rétines noisette. Elle les soutenue, mais je voyais bien qu'elle se demandais si j'étais sérieuse ou non. Elle finit par comprendre ma « faute », se raclant la gorge comme pour choisir un autre angle d'attaque… Et oui ma mocheté rouge, c'est moins facile avec moi, qu'avec le colonel Sheppard ou avec les autres militaires tiens ! Moi, je te balance des pics entre les lettres de mes phrases. Moi, je te bouffe si tu me tournes le dos !

• Oui, en effet Docteur Taylor Laurence, j’aimerais vous voir pour écrire ensemble les messages aux familles.

• Avec plaisir Docteur Weir, Katty connait mon emploi du temps, voyez avec elle et prenez la date qui vous conviens.

Je lui fis un sourire, avant de marcher vers mes compatriotes. Comme si je n'avais pas compris son sous-entendu tiens. En tout cas, elle avait compris les miens, bonnes choses. Cet entretien allait être amusant.

Je me positionnai aux côtés de Blanche, elle s'efforçait de cacher son angoisse. Aucune pitié, je comprenais sa peur et je ne sais pas pourquoi, je fis ce geste. Peut-être par tendresse envers cette jeune femme qui me plaît ? Oui, peut-être bien. Alors, je lui attrapai sa main avec douceur, tout en approchant mes lèvres rouges de son oreille.

• Ceux qui risque de se faire tuer, c’est les militaires. Le temps que les ennemies s’occupent de Karola, tu auras le temps de fuir.

Je lui fis un petit sourire taquin, serrant sa main froide contre la mienne et passer la porte ensemble. Je ne suis pas, bonne pour rassurer, mais plus pour charmer ou détruire… Par contre, je sais faire des gestes tendres aux rares personnes que j’affectionne. Et eux, sont plus parlant que mes paroles.


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Les membres de l’équipe se rassemblèrent assez rapidement dans la salle de briefing numéro deux, afin de savoir réellement à quelle sauce ils allaient être mangés. Erin avait conscience que cette mission, en apparence anodine, lui permettrait sans doute de commencer à nouer des liens. Elle ne comptait pas rester la pestiférée du coin, ni même devenir la première ermite terrienne de la galaxie de Pégase, il ne fallait quand même pas déconner. Bref. Il y avait là trois docteurs, et une militaire, au grade pour le moins élevé, de quoi filer des complexes à la brune qui n’avait pas de titre particulier, si ce n’était celui de consultante de la ô combien prestigieuse commission de surveillance internationale. Afin de ne pas se conforter inconsciemment dans une position d’infériorité, Erin repositionna ses pensées vers ses compétences et son métier, afin de regonfler quelque peu son estime de soi. Après tout, elle n’était pas là par hasard – de même que les quatre autres – et elle n’avait rien à envier à personne. Son parcours était atypique, et depuis son plus jeune âge, elle avait tout fait pour réussir dans la vie. En d'autres termes, elle n'avait volé cette place à personne.

Histoire de se décoincer un petit peu, la consultante fit un sourire à quiconque du groupe aurait croisé son regard, fut-ce celle au faciès de marbre comme la capitaine Frei, puis elle prit place sur l’une des chaises afin d’assister à son premier briefing de mission intergalactique. Un frisson lui glaça l’échine tandis qu’un sentiment de crainte étirait son emprise sur sa conscience. La dernière fois qu’elle était partie en « mission » à l’étranger (et là, elle était même à l’étranger de sa planète natale, c’est pour dire), rien ne s’était passé comme elle le pensait. La jeune femme avait même perdu un être cher ce jour-là. Certes, le contexte n’était pas le même, mais les morts étaient légions dans cette expédition. Il n’y avait qu’à lire le rapport sur l’attaque du précédent site Alpha pour s'en rendre compte... La brune se remémora ses séances de thérapie suite à cet « incident » dans l'empan de sa vie, comme l'aimait à le qualifier le psychologue qu'elle avait prit, et elle essaya tant bien que mal de se calmer, ne serait-ce que pour faire cesser le petit tremblement qui agitait ses mains. Un symptôme qui lui avait été familier pendant de longues semaines avant d’arriver à s’en débarrasser. Le voir revenir ne rassurait pas vraiment la consultante qui pensait avoir mis tout ça derrière elle. Il fallait croire que ce n’était pas le cas, et elle allait devoir faire avec pour ne pas se transformer en boulet pour le reste du groupe. L'astuce, c'était de respirer avec le ventre pour calmer les tambourinements dans sa poitrine.

Évidemment, l’idée de rebrousser chemin maintenant lui traversa l’esprit, mais malheureusement pour elle, elle voyait dans cette mission l’opportunité de tisser un semblant de tissu social, et il était donc primordial d’y rester. Qui plus est, faire volteface maintenant montrerait à tous les autres de quel bois elle était. Et ce ne serait pas un bois noble… Sans parler de la perte de crédibilité qui suivrait… Bref, il était inconcevable de faire demi-tour, même en prétextant un problème de santé quelconque. Il fallait ajouter à cela qu’Erin était le genre de personne qui possédait une certaine forme d’entêtement, et ce trait de caractère ne la servait pas toujours. Le rapport MALP s’étira sur le mur, offrant à l’esprit de la consultante une matière concrète où se fixer pour l’empêcher de se focaliser sur des pensées négatives. Les choses sérieuses allaient commencer. Qui plus est, le Capitaine Frei entra dans le bal, présentant les impératifs d’avant mission, le timing horaire, tout en leur expliquant les joyeusetés inhérentes à leur petite expédition. Il y avait beaucoup de première pour Erin dans ce que racontait l’allemande. L’utilisation des lunettes de vision nocturne angoissait un petit peu la jeune femme qui n’en n’avait jamais portées. Elle s’imaginait que toutes les personnes dans cette pièce avaient une expérience plutôt complète de l’exploration et de l’utilisation du matériel. Enfin qu’importe, elle allait devoir faire avec, encore une fois.

Erin capta quelques gestes et paroles entre les deux « jaunes », notamment une phrase en français qui n’échappa pas à son oreille avertie. Tout en se morigennant sur son manque de discernement, et surtout, sur son manque d’observation, l’américaine confirma rapidement la nationalité des deux jeunes femmes blondes en avisant le drapeau tricolore sur leur combinaison. Un angle d’attaque certain pour essayer de se familiariser, ou ne serait-ce que pour entamer une conversation banale. D’ailleurs, cette proximité entre ces jeunes femmes faisait penser à Erin que tout le monde ici se connaissait plus ou moins et qu’elle était du coup la pièce rapportée. Pas évident de s’intégrer dans un groupe. Heureusement pour elle, toutes ses craintes, assez légitimes, n’étaient pas totalement fondées.

Pour en revenir à l’expédition, la fin de l’explication du Capitaine Frei laissa Erin perplexe, et elle le fit savoir à l’allemande en lui posant simplement une question :

- Excusez-moi, mais pourquoi ne décalons-nous pas le départ d'une dizaine d'heure pour ne pas s'encombrer de l'équipement nocturne puisque l'ensoleillement dure une dizaine de jours ?

- Étant donné que la planète est plongée dans l'obscurité une majeure partie de l'année, il est important que nous puissions voir les conséquences que cela à sur la planète mais également sur nous afin d'appréhender au mieux cet environnement au cas où nous en ferions notre nouveau site Alpha. Je sais que ce ne sera pas une partie de plaisir mais c'est pour notre bien, à tous.


- Oui je comprends, je n’avais pas envisagé cet aspect là, répondit-elle avec un sourire pincé.

Erin sombra de nouveau dans un certain mutisme, afin de permettre à Karola de reprendre le cours de son explication où il était désormais question des rôles de chacun dans la mission. La distribution des tâches se faisait en accord avec les compétences des personnes présentes, ou du moins, essayait d’en tenir compte, ce qui était un bon point. Il était important de jouer avec les forces et faiblesses d’une équipe pour que cette dernière fonctionne au mieux. Erin se vit confier une fonction qui lui laissait apprécier le côté sécuritaire de la planète vis-à-vis des critères du SG et de la CSI. Elle possédait bien des grilles de critères dans un coin de son bureau, qu’elle se ferait un plaisir d’emmener sur place afin de l’aider dans la rédaction de son bilan au retour de la mission. Pour en revenir à la réponse de Karola quant à la question d’Erin, cette dernière jugeait censée cette explication. Il semblait évident qu’il fallait prendre en compte l’aspect nocturne de cette planète, car si un site Alpha devait s’établir là, il passerait toute l’année dans le noir, si l’on omettait les dix jours d’ensoleillement annuels.

La présentation touchait à sa fin, et Karola leur rappela qu’ils n’étaient pas sous ses ordres, mais qu’elle attendait d’eux une coopération sans faille. Cela allait de soi et Erin hocha distraitement la tête en guise d’assentiment, tant sur cet aspect là que sur le fait que le Docteur Taylor Laurence confirmait que tout avait été limpide. Erin avait posé une question, et elle n’en voyait pas d’autre pour le moment. Peut être pour plus tard. Il était désormais question d’aller à l’armurerie prendre l’équipement qui avait été spécialement préparé pour cette mission et pour leur petite personne.

Erin se vit confier un Walther P99, un pistolet 9mm de conception allemande, moins lourd que le M9. L’arme ne lui faisait pas peur. A dire vrai, avant d’embarquer pour Atlantis, elle avait reçu une formation expresse sur le maniement d’une arme de poing. Un formateur plutôt patient lui avait montré comment la démonter et la remonter, comment la tenir pour ne pas la prendre dans la trogne une fois la détente pressée, comment viser autant avec son corps qu’avec ses yeux, comment tirer (ce n’est pas toujours le plus simple, surtout quand on appréhende ce qu’il va se passer), et surtout, comment toucher sa cible. Erin n’était pas une tireuse d’élite, très loin de là, mais disons qu’elle pouvait toucher un éléphant dans un couloir. Ce n’était pas la seule formation qu’elle avait « subi » puisqu’elle n’y voyait qu’un intérêt limité (intérêt qu’elle commençait à entrevoir plus sérieusement), car en effet, elle avait du se plier à quelques exercices de corps à corps, histoire de lui donner quelques notions rudimentaires. Juste au cas où.

Le couteau de combat se retrouva dans l’emplacement prévu à cet effet, et, autant, pour le flingue, elle avait quelques bases, autant, pour le couteau, elle n’en avait aucunes, si ce n’était celles de découper son steak à la cantine. Le gilet pare-balle plus le gilet tactique pesait un âne mort. C'est-à-dire que le gilet tactique comprenait de nombreuses poches, dans lesquelles on retrouvait des cyalumes, une boussoles, une paire de lunette de soleil, une gourde, et autres joyeusetés de ce genre. L’armurier McArty l’aida à positionner les lunettes de vision nocturne sur sa tête tandis que Karola ajusta l’ensemble de son attirail. Erin pensa à sa pauvre mère qui, si elle savait, ferait un infarctus. Néanmoins, la présence du gilet pare-balle avait un petit côté rassurant qui dissipa une certaine appréhension latente chez la jeune consultante, appréhension accentuée par les propos du Docteur Philips sur sa condition. Pour sa part, Erin restait muette comme une carpe, plutôt statique, elle essayait tant bien que mal de ne pas céder à la panique. Et ce n’était que le début. Les munitions rejoignirent les emplacements prévus à cet effet sur le gilet tactique, et Erin était fin prête à partir à la conquête de l’univers et plus encore. Quoique.

Profitant du fait que tout le monde n’était pas encore prêt, elle demanda à ce qu’on lui apporte les divers documents nécessaires à sa fonction dans l’expédition, à savoir, investiguer sur la sureté du futur site Alpha s’il devait se déployer sur la planète Twillight. Erin devait aussi évaluer le capitaine Frei lors de cette excursion afin de déterminer si elle était apte à prendre du galon ou non. En fine analyste qu’elle était, elle ne focalisait pas son attention sur la gradée, laissant les choses se dérouler naturellement. Après tout, elle n’était pas là pour lui mettre la pression.

Finalement, la mauvaise troupe se dirigea vers la Porte des Etoiles afin de la traverser pour rejoindre leur planète à explorer. Erin se demandait encore si elle avait signé pour ça, quand le Docteur Weir vint à leur rencontre pour leur adresser quelques mots. Finalement, elle se prit le chou avec une des deux françaises alors que la première, pleine d'optimisme, rassura la rouge en lui indiquant qu'ils mourraient dignement... Erin nota mentalement que l’autorité de Weir n’était pas réellement acquise dans la cité, et que des tensions existées en son sein. Qu’importe, elle aurait peut être l’occasion d’en savoir plus en papotant avec ses camarades au cours des prochaines heures. Elle s’approcha de Weir qui lui remit les documents qu’elle avait demandé, lesquels avaient été amené quelques secondes auparavant par un assistant.

- Merci pour la paperasse Docteur, et à bientôt.

Message plein de sous entendu à l’attention de la responsable de la mission Atlantis. Les choses se précipitèrent, puisque la porte fut activée et que le vortex jaillit de cette dernière. Erin avait déjà vu ce spectacle d’une rare beauté lors de ces différentes visites au SGC à Cheyenne Moutain. Néanmoins, elle n’avait jamais traversé l’horizon des évènements. Cette journée était composée de nombreuses premières fois, et Erin espérait que ces nouvelles expériences n’allaient pas trop durer. Quoiqu’il en soit, elle suivie le groupe. A l’aventure compagnons !

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D.C. Sous Lieutenant Pedge Allen - Teshara Lays ~ Ecriture : Springgreen
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A la recherche d'Alpha
Avec Erin Steele, Blanche Phillips, Isia Taylor Laurence et Karola Frei

La réunion pouvait commencer. Tout le monde était installé autour de la table. Des femmes et moi, le seul homme de l'équipe. Certains auraient ressenti un malaise à être dans ma situation. D'autres auraient probablement été fiers comme des coqs de basse cour, à pavaner devant autant de femelles pour eux tous seuls. Mais pas moi, je n'en avais strictement rien à faire avec qui je faisais équipe. Homme ou femme, cela m'était égal. Le principal pour moi, c'était que Karola était présente. Les autres m'importaient peu. Silencieux, je regardai les autres personnes présentes, avant de reporter mon attention sur mon amie. Elle était aussi froide avec moi qu'avec les autres, mais je savais parfaitement pourquoi elle agissait ainsi. Karola ne montrait aucun signe à mon égard pour ne pas attirer l'attention, ou faire naître des questions indiscrètes. Nous en avions parlé peu avant d'entretenir une relation amicale et sportive dans un lit. Il fallait que personne ne sache pour nous. Aux yeux de tous, nous n'étions que de simples collègues qui s'entendaient bien, rien d'autre. Aussi, je ne fus pas surpris de son attitude glaciale à mon égard, comme elle le faisait aux autres. Patiemment, j'attendis le début du briefing.

Karola alluma le projecteur, et fit apparaître quelques clichés de la planète que nous allions visiter. Sérieux, une planète où la nuit était perpétuelle avait été retenue comme site Alpha potentiel ? Elle devait présenter quelques avantages et atouts alors, car le manque de lumière allait poser des problèmes sur une longue période. Pendant que la militaire prenait la parole, je jetai un oeil de temps à autre à ma propre tablette où se trouvait des renseignements concernant notre destination. Pendant ce temps, Karola nous expliqua que nos premiers pas allaient se faire dans l'obscurité totale, puis que nous allions avoir un aperçu de l'ensoleillement annuel qui devait durer 10 jours sur cette planète. Après nous avoir montré les conditions dans lesquelles nous allions évoluer, la jeune femme nous répartit en plusieurs groupes. J'allais devoir effectuer quelques prélèvements, notamment sur l'eau afin de déterminer si elle serait potable ou pas. Cela me rappela un peu la mission sur Frozen, un boulot dans mes cordes. D'après les rapports, la planète ne semblait pas être dangereuse. Sauf si la faune locale était constituée de prédateurs. Heureusement que Karola était là pour assurer la sécurité du groupe, et que j'avais moi même une certaine expérience dans ce domaine.

Par la suite, la militaire souligna le fait que tout le monde devrait lui obéir, quelque soit la situation, et quelque soit l'ordre qu'elle donnerait. D'un côté, cela était tout à fait normal. De l'autre, je ne pus m'empêcher de prendre cette remarque pour moi, car la jeune femme savait parfaitement que je pouvais me montrer têtu, surtout lorsque je devais faire quelque chose contre ma volonté, et qui ne me plaisait pas. Je me contentai de hocher la tête à la remarque de mon amie, mais hélas, je ne pouvais rien lui promettre. Je ne pouvais pas prédire mes actions et mes réactions à l'avance. Toutefois, je n'allais pas le lui dire en face. En tout cas, pas devant toutes ces personnes présentes. Je n'avais pas du tout envie de remettre son autorité en cause devant tout le monde. Puis, Karola annonça que le départ était imminent, et qu'il fallait se préparer.

Après être sorti de la salle de briefing, je ne suivis pas le groupe tout de suite. Je passai d'abord par mon laboratoire pour prendre mon équipement scientifique, afin d'effectuer mes prélèvements. Je rangeai tout dans un sac à dos, puis je me dirigeai vers l'armurerie, où mon équipe s'équipait déjà. N'étant pas un as du tir, malgré mes compétences plus élevées que la plupart des autres civils, je fus équipé d'un simple 9mm mis dans le holster à ma cuisse. Il faudrait sérieusement que j'apprenne à tirer avec le P90, histoire d'être mieux armé au cas où. Présentement, il n'y avait que Karola qui était dotée de cette arme, ce qui était un peu léger pour une mission d'exploration, où tout danger pouvait nous tomber dessus sans prévenir. Un gilet tactique sur le dos, quelques équipements pour des missions nocturnes, et me voilà paré pour l'expédition. Karola me prit alors à part pour me demander quelque chose, sans que personne ne l'entende. Elle voulait que je couvre les arrières du groupe, en plus d'elle, au cas où il se passerait quelque chose. La jeune femme n'avait pas besoin de me demander une telle chose car, bien que cela me rappelait la mission d'assaut sur l'ancien site Alpha, je n'allais pas rester les bras croisés si un danger se présentait. D'une nature protectrice, j'aiderais volontiers quiconque avait besoin d'aide. Y compris Karola bien sûr. J'acquiesçai d'un simple hochement de tête, tout en regardant mon amie dans les yeux.


"Bien sûr. Tu peux compter sur moi".

Alors que Karola s'éloignait, je ne pus m'empêcher de regarder son postérieur, penchant la tête sur le côté pour l'admirer, un sourire en coin sur mes lèvres. Oh oui, j'allais couvrir ces fesses là, c'était sûr et certain. Amusé de ma pensée, je finis par reprendre un air sérieux, et je terminai de me préparer. Puis, je suivis le reste du groupe jusqu'à la salle d'embarquement pour le départ. Weir nous souhaita bonne chance. S'ensuivit un échange verbal entre elle, Philipps qui jeta un froid, et Taylor Laurence qui démontrait clairement une certaine empathie à l'égard de la dirigeante de la cité. Je restai silencieux pour ma part, observant cette scène pittoresque, avant de traverser la Porte des Etoiles une fois ouverte.

by Epilucial




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A la recherche d'Alpha - La Terre sans jour

Vous arrivez, il fait nuit, une petite brise légère vous rappelle qu'il fait 15° dehors. Il fait un peu frais, mais le lieu semble calme… ah pas si calme, au bout de 15 minutes de marche le Dr Blanche Phillips, entend des drôles de son… elle s’arrête aux aguets (s’accrochant à la manche du Docteur Taylor Laurence). Elle fit une remarque concernant les mugissements qui habite la nuit.

Les cris sont de plus en plus forts, semblant être proches, comme des longs meuglements de vaches terriennes, avec un côté plus primaire. Erin sursaute en entendant les cris et elle tombe à cause d'une motte de terre !

Note : Vous voyez au loin que des formes de montagne par les propriétaire des cris. Le sol est parsemé de fleurs non écloses et l'herbe est très courte

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Vous avez jusqu'au 22/05 à 23h pour répondre ! Pour les questions, adressez-vous à Matt ou Sheppy wink
Bon RP !

° CODAGE PAR DITA | EPICODE °
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Sam 14 Mai - 14:08
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A la recherche d'Alpha

Ft. Gabriel, Isia, Blanche et Erin



Avant de traverser la Porte, Weir était venue en personne les saluer et leur souhaiter bon courage. Karola n'avait pas l'intention d'épiloguer pendant trois cent ans car d'une part elle n'avait pas plus envie de ça d'échanger avec la dirigeante de l'expédition et d'autre part, elle avait hâte de partir enfin en mission. Cependant, ses autres collègues trouvèrent le moyen de faire durer les au revoir. Notamment Blanche qui eut des paroles tout à fait révélatrices de son état, typique pour une personne dont c'était la première mission. Surtout si en plus elle s'amusait à plomber l'ambiance de cette façon. Karola ne risquait pas de la lâcher d'une semelle. Puis, Isia entra en scène avec ses grands airs reprenant Weir sur la façon dont elle écorché son nom de famille. En voyant la chirurgienne rabrouer ainsi la diplomate, Karola ne put s'empêcher de sourire de contentement face à la situation. La porte s'activa enfin et reprenant son sérieux elle la franchit aux côtés de ses camarades.

La traversée du vortex ne prit à peine plus de quelques secondes et une fois de l'autre côté ils furent immédiatement enveloppés par l'obscurité. Le vortex éclaira pendant encore quelques instants le parvis de la Porte mais bien vite il se referma les privant d'une importante source de lumière. Heureusement au-dessus d'eux, brillait la Lune des deux astres, au moins la planète jumelle de PX-587 n'empêchait pas les rayons lunaires d'atteindre la planète sans jour. Par reflexe, la capitaine alluma la lampe torche de son arme afin d’illuminer leur zone puis elle laissa ses yeux s’habituer à la pénombre, on y voyait bien mais ce n’était pas suffisant. Elle baissa donc ses lunettes sur son nez afin de profiter de la vision nocturne. Aussitôt, tout autour d’elle pris une teinte verte phosphorescente, elle y voyait beaucoup mieux et beaucoup plus loin. C’était perturbant mais nécessaire. Elle se tourna vers ses compagnons qui l’avaient imitée.


-Je vais partir en reconnaissance, m’assurer que rien ne nous menace. Mademoiselle Steele vous m’accompagnez, docteur Grayson vous veillez sur les autres.

Sans plus tergiverser, Karola déposa son sac au sol pour être plus libre de ses mouvements et fit un signe à Erin pour l’inciter à la suivre. Elle avait choisi cette dernière pour l’accompagner car des trois autres femmes présentes elle était la seule à avoir reçu une initiation au tir et comme Gabriel était plus expérimenté qu’elle, elle se devait de le laisser avec Blanche et Isia, au cas où. Accompagnée de la civile du groupe, elle marcha en avant de la Porte. Autant qu’elle pouvait en juger et d’après le rapport du MALP la zone était totalement plate ce qui faciliterait leur progression. Armant son arme, prête à tirer si une menace se présentait.

-Nous n’allons faire que 500 mètres, histoire de voir si la zone est bien dégagée.


Elle s’adressait à Erin afin de lui faire connaître le fond de sa pensée et le but de cette petite marche de reconnaissance. Si menace imminente il devait y avoir elle ne devrait pas se trouver plus loin et avec Blanche dans son équipe il valait mieux se montrer très prudent. Pendant leur petit trajet Karola pu apprécier la fraîcheur de l’air Niveau climat elle n’avait vraiment pas de quoi se plaindre, c’était des trois planètes à explorer celle qui était, à son avis, la moins pénible niveau climat. Elle imaginait que sur la marécageuse Eversman et les autres devaient très certainement vivre un calvaire et elle ne les envia pas une seconde. Au fur et à mesure qu’elles avançaient, Karola prenait bien soin de regarder devant, à droite et à gauche dans le but de repérer n’importe quel signe suspect. Une plaine s’étendait à perte de vue et mis à part quelques arbres çà et là, il n’y avait pas grand-chose.

Une fois les cinq cent mètres parcourus, Karola s’arrêta, imitée par Erin. A l’aide de sa lampe torche elle balaya les environs et fit un tour sur elle pour mieux observer. Mais rien, on entendait juste la brise souffler. Ce fut la militaire qui rompit le silence pour poser son diagnostic.


-C’est ok pour moi. Vous voyez quelque chose ?


Elle attendit la réponse d’Erin qui fut similaire à la sienne et signifiait qu’elles n’avaient plus rien à faire ici. Reprenant leur marche elles firent demi-tour pour rejoindre leurs camarades qui les attendaient toujours tranquillement devant la porte des étoiles close. Heureusement, rien n’était venu les attaquer en leur absence.

-Tout à l’air calme, on va donc pouvoir commencer l’exploration. N’oubliez pas les rôles qui vous ont été attribués. Si jamais l’un de vous a besoin d’un arrêt ou d’une pause, faites le moi savoir.

Ses collègues opinant du chef, elle se pencha pour attraper l’une des bretelles de son sac et le mit sur son dos. Reprenant son arme en main, elle dépassa tous ses coéquipiers pour prendre la tête du groupe. Elle ne prit pas la peine de dire à Gabriel de fermer la marche elle savait qu’il prendrait le rôle qu’elle lui avait attribué à cœur et elle lui faisait entièrement confiance. Une fois assurée que tout le monde était prêt, elle se mit en marche. En soit, il n’y avait pas vraiment besoin qu’ils marchent en file indienne, ils pouvaient évoluer regroupés mais il fallait quand même que quelqu’un ouvre et que quelqu’un ferme la marche.

Même si la petite reconnaissance que la capitaine et la civile avait effectuée tout à l’heure n’avait rien donné, Karola ne baissa pas sa garde pour autant. Tout comme précédemment, elle balayait de son regard en vision nocturne le paysage qui s’étalait devant elle afin de repérer le moindre mouvement ou chose suspecte. Très concentrée, sa lampe torche éclairant le sol devant elle. Elle laissait les autres parler entre eux si ça leur chantait, son travail à elle consistait à les protéger, pas à tailler une bavette avec. Même si bien évidement elle ne les ignoreraient pas si l’un d’eux venait à lui adresser la parole.

Après 15 minutes de marche sans aucun encombre, les choses commençaient à devenir un peu lassantes. Habituée aux missions pleines d’action et de drama, ça lui faisait tout bizarre de ne pas être confrontée à un grave danger. En fait, elle trouvait ça étrange que depuis leur arrivée il y a près d’une demi-heure rien ne se soit passé. C’était suspect même. Le seul changement qu’ils avaient pu repérer concernait la topographie environnante. Au plat avait succédé des espèces de montagnes arrondies qui se détachaient de l’horizon devant eux. Mais alors qu’elle s’apprêtait à arrêter le groupe dans le but de faire une pause avant de repartir dans une autre direction, Blanche la devança. La jeune femme avec une voix inquiète leur fit savoir qu’elle avait entendu de drôle de bruit. Karola se stoppa net, son arme en joue elle fit signe aux autres de se taire avant de chercher grâce à ses lunettes et sa torche d’où les bruits pouvaient venir.
Effectivement, l’épidémiologiste n’avait pas rêvé, des bruits étranges venaient perturber le calme de la nuit. Tout le monde s’étant arrêté, Karola fit le tour du groupe pour voir de quoi il en retournait. Mais rien. Gabriel l’avait imitée en inspectant les alentours, elle s’approcha alors de lui, en marchant prudemment.


- Je ne vois rien, et vous ?

Ces cris étaient vraiment étranges, difficile à dire de quel genre de créature cela pouvait provenir ni même d’où. C’était seulement de plus en plus intense à tel point que lorsque le dernier retentit avec plus de force que les autres, Erin prise de peur sursauta et chuta par terre. Karola ne put voir ce qui avait provoqué cette chute, elle continuait d’observer attentivement les alentours et compta sur ses camarades pour aider la civile à se relever. Elle pouvait en revanche percevoir l’angoisse que cette situation faisait naître chez ses collègues, notamment Blanche et Erin. Les laisser trop longtemps dans la peur et ne pas les rassurer pouvait s’avérer dangereux. Il ne manquerait plus qu’elles se mettent à crier à leur tour ! C’était à elle de les rassurer en essayant de leur imposer son calme face à la situation.

-Essayez de vous calmer, pour l’instant tout est sous contrôle. Le stress ne fera qu’empirer les choses.

Dans un geste protecteur, Karola se posta auprès de ses camarades comme pour faire écran au cas où quelque chose surgirait de nulle part. Cela semblait se rapprocher d’eux mais il n’avait que pour indice que les cris qu’ils entendaient. C’était un tant soit peu rassurant car ils n’entendaient pas de bruit de pas, ce qui beuglait ne courrait pas et n’avait pas l’air de vouloir les attaquer, il valait mieux donc ne pas tenter le diable. Gabriel à ses côtés et les trois autres derrière eux, Karola chuchota à leur attention.

-Surtout ne bougez pas.

Elle avait toujours son arme pointée sur ce qui approchait mais elle essayait de rester immobile tout en se tenant prête à tirer s’il le fallait.



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La traversée de la porte n’était pas si terrible que ça. D’accord Erin s’était sans doute fait tout un film de cette épopée, mais il fallait dire que si on y regardait de plus près, d’un point de vue scientifique, le fait de se faire désintégrer et réintégrer autre part avait de quoi foutre les pétoches. Enfin c’était comme ça que la consultante voyait les choses, à tord peut être. Quoiqu’il en soit, la sensation n’était pas si différente que d’enjamber un obstacle, ou de simplement poser un pied devant l’autre comme pour marcher, tout simplement. Un pas dans l’horizon des évènements, et hop, elle avait fait un pas de l’autre côté. C’était comme passer à travers un miroir, un miroir donnant sur un monde sans lumière, si ce n’était celle de la lune, trop chiche pour y voir correctement. Aussitôt que le vortex de la Porte des Etoiles ravala sa luminosité avec lui, la jeune femme descendit les lunettes de vision nocturne, lesquelles amplifiaient les rayons lumineux pour permettre aux pauvres humains d’y voir un peu plus. Erin prit soin de ne pas marcher sur une de ses comparses qui se trouvait devant elle, à la sortie de la porte. N’étant pas une spécialiste de l’exploration intergalactique, elle préférait rester en retrait et attendre la suite des évènements. Une fois la petite équipe bien en place, les choses bougèrent puisque le Capitaine Frei lança les « hostilités ».

« Je vous suis. »

Karola venait de demander à la consultante de suivre son auguste personne pour partir explorer rapidement les devants de la porte, histoire de se prémunir contre tout danger embusqué. La jeune femme hésita en voyant la capitaine déposer son sac à dos, se demandant si elle devait faire de même et déposer l’équipement qui l’encombrait pour la suivre. Mais au final, il aurait été plus long de défaire les sangles de son gilet tactique, et de toute façon, TOUT l’équipement l’encombrait. Alors quand bien même… Et puis l’allemande avait déjà initié le mouvement, aussi Erin s’empressa de lui emboiter le pas, afin de ne pas se laisser distancer. La brune estimait qu’il était vraiment dangereux de se retrouver séparé du groupe sur une planète inconnue, potentiellement hostile, avec des compétences en survie proche du zéro absolu.

« D’accord. »

Erin préférait faire bref. Pas besoin de lui demander pourquoi c’était essentiel d’allait faire un tour 500 mètres plus loin, ou pourquoi l’avoir choisi elle. Comme l’avait si bien rappelé la Capitaine avant le départ, elle donnait des ordres, et ils obéissaient. C’était pour leur propre sécurité à tous. La nuit était fraiche, et c’était plutôt agréable, constata la jeune femme en prenant le temps de respirer un grand coup pour la première fois depuis qu’elle avait posé les pieds sur cette planète. En repensant aux différentes possibilités planétaires pour le site Alpha, la consultante jugeait qu’ils avaient certainement tiré la meilleure du point de vue des conditions climatiques. Enfin… L’expédition ne faisait que commencer, et le rapport Malp se basait sur des données spéculatives concernant les journées d’ensoleillement qui allaient bientôt arriver. Tant bien, il ferait des températures infernales à les faire fondre sur place. Tant bien il ne ferait jamais jour… Enfin, si c’était la physique et les scientifiques qui l’affirmaient, pourquoi douter ?

L’allemande s’arrêta, et l’américaine en fit autant. Elle fit un tour sur elle-même pour jauger les environs avec ses lunettes amplificatrices, mais elle n’aperçut rien d’alarmant. Aussi, quand Karola fit part de son diagnostic à Erin, cette dernière alla dans son sens par un simple :

- A part de la végétation, rien du tout.

Et les deux femmes repartirent vers le groupe qui attendait sagement plus loin. Quand le Capitaine fit connaître la conclusion de leur petite escapade nocturne de 500 mètres, Erin opina du chef derrière elle comme pour donner son assentiment aux propos de la gradée. Elle commençait tout juste à se détendre. Rien à signaler dans les environs, pas de bruit particulier si ce n’était cette légère brise, et le professionnalisme de Karola tendaient Erin à relâcher un peu la pression qu’elle exerçait sur son arme, aussi la rangea-t-elle dans le holster prévu à cet effet afin de ne pas faire une bêtise. Le petit groupe se mit en route, et Erin emboita le pas de la militaire. Elle n’était pas fermée envers les autres, et si ces derniers souhaitaient lui parler, elle répondrait bien entendu. Néanmoins, elle aimait rester mutique et ne pas bavasser pour ne rien dire, une qualité qu’elle avait développée toute petite déjà. Les minutes s’étirèrent pour former un quart d’heure puis une demi-heure. Il n’y avait rien de notable dans les environs, et le terrain, pour le moment plat, promettait dans un horizon pas si lointain, de s’arrondir quelque peu. Erin balayait les côtés pour ne rien rater de l’environnement alentour afin de s’en mettre plein les mirettes, tout en lui permettant de jauger la situation et les environs.

Finalement, les choses prirent une tournure inattendue. Des meuglements en puissance s’élevèrent dans les airs sans que la brune ne puisse identifier dans les environs immédiats leur origine. Elle s’empara de son arme alors que les cris se firent plus proche, plus intenses, et bêtement, alors qu’un beuglement plus fort que les autres retentit dans l’air, Erin sursauta et recula, chutant sur une motte d’herbe saillante en poussant un petit cri de surprise à peine audible. Son doigt pressa la détente alors que son postérieur heurta durement le sol, détente qui ne bougea pas d’un millimètre puisque la sécurité était encore mise. Une chance. Le rouge lui monta instantanément aux joues alors qu’elle tentait de se relever toute seule comme une grande. Honteuse, elle n’en menait pas large. Habituellement, elle ne manquait pas de sang froid. La peur se dissipait un peu au profit d’une colère dirigée vers elle-même, alors que Karola venait leur conseiller de se calmer et de ne pas céder au stress. Confuse, la brune opina du chef, se promettant intérieurement de ne plus recommencer à faire la mijaurée.

Elle resta avec les docteurs Taylor Laurence et Phillips alors que l’unique homme de l’expédition se positionnait avec l’unique militaire de l’épopée en avant de leur petit groupe pour faire face à la menace fantôme mugissante. Cette fois, les phalanges de la Milwaukéenne étaient blanchies par la pression qu’elles exerçaient sur la crosse du Walther P99. Une phrase célèbre d'un nain inconnu lui vint à l'esprit : ils approchent...

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D.C. Sous Lieutenant Pedge Allen - Teshara Lays ~ Ecriture : Springgreen
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Sam 21 Mai - 18:16
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Prêt pour voir la planète des vampires  ?
 



Weir, n'était pas très satisfaite de s'être fait rabrouer de la sorte, mais tant pis. À vrais dire son état actuel ne m'intéressait pas… quoique si elle en éprouve un certain énervement, je l'avoue j'en serais assez satisfaite. Grosse sadique que je suis, oh et puis zut, je ne l'aime pas cette femme, je ne comprends pas pourquoi elle est ici. Juste parce que c'est la copine du président, tss. M'enfin je ne reconnaissais aucune compétence en tant que cheffe dans cette femme. Elle était sûrement une bonne diplomate et encore elle ne montre pas trop son talent ici… enfin bon, je reportai mon attention sur mes camarades.  J'entrevue un sourire sur le visage de la capitaine, cela ne durera pas suffisamment longtemps, pour que j'en tire une conclusion plus poussée.

Je traversai la porte, avec la main de Blanche dans la mienne. Scientifiquement parlant, traverser la porte à quelque chose d’absolument terrifiant. Mais, dans un autre point de vue, qui est lambda, c’est juste génial ! Se retrouver en quelques secondes à des années lumières du point de départ ! Ça à côté presque magique. Faudrait inventer pareille technologie sur terre… imaginé pouvoir faire Chicago-Paris en quelques secondes… le pied. Plus besoin de poireauté 2H avant de prendre un avion.

Le vortex nous amena sur cette planète sans jour. Et en effet, le voile de la nuit nous enveloppa très vite. Seule une petite lune brillait dans le ciel, mais sa faible lumière ne nous donnait que de piètres zones d’éclat. J’enfilai mes jumelles nocturnes, aussitôt la vision, fut verte. L’image est vraiment bien vilaine, mais il fallait faire avec. Je tournai la tête vers mon amie, lui caressant l’épaule, tout en balayant de mon regard le paysage affreusement plat qui nous faisait face…

Très vite la capitaine donna un ordre simple, elle voulait s'assurer de notre quiétude. Elle emporta avec elle, la représentante du CIS. Je ne pus m'empêcher de penser à une mauvaise blague, la perte d'une casse pied. Enfin c'est méchant et je vois mal Karola faire ça. Même face à THE casse pied. Dans un sens, personne ne connaît la jeune femme brune, on ne sait pas si c'est une Woosley en puissante ou non. Enfin, elle a plutôt intérêt à être sympas, car sinon elle va finir exclue. Sur Atlantis, on finit tous par se connaître et les rumeurs vont très vite, comme dans toute communauté isolée.

Je restai donc avec ma blondinette favorite et le troisième docteur qui porte un bien pathétique prénom. Je les regardais tous les deux, avant de faire quelques pas, pour observer la flore. De l'herbe de l'herbe et … oh bah de l'herbe ! En m'éloignant un peu, je trouvai des boutons de fleurs. Sûrement les fleurs du rapport MALP.

A vrais dire, je n'écoutais pas vraiment les mises en garde de mon éminent collègue.

• Je ne vais pas loin Docteur. Je reste à porter de fusil. Lui dit-je sur un ton amusé

Dans un sens, j’étais à quoi ? 2m50 de lui ? Je ne risquais pas de me faire attaquer sans que notre scientifique de guerre, ne voient quelque chose arriver. Et puis bon, quitte à attendre la capitaine et la fille du CIS, autant en profiter pour faire des prélèvements. Je n’aime pas poireauter comme une gourde.

Je m’accroupie, pour en ramasser quelques-unes. Et je découvris que l’herbe était étrange, comme si elle avait été broutée… entre les brins d’herbe il y avait d’autres « herbes » un peu différentes… plusieurs espèces ? Je fis ma récolte que j’enfournai dans mes tubes. Je sens que la récoltes va être bientôt finit pour moi.

S’il n’y a rien d’autre à prélever ma super mission sera terminer. À moins, qu’on me demande si ça peut se fumer …

N’étant pas bien loin de mes deux camardes, je revins vers eux rapidement, d’un pas calme et souple. Moi peur ? Que dalle.

• Ça va être redondant le prélèvement des échantillons ici. J’espère que vous aurez plus de variétés que moi docteur Grayson.


À nouveau, je balayai notre position, trouvant une herbe divergente de celle de tout à l’heure, juste à nos pieds. Étonnée, je me baissai, commençant à tirer sur l’herbe. Dans un bruit de déchirement, l’herbe venue, ainsi que ses racines, qui formaient un rhizome assez étrange. Je tirai un peu plus, décollant une large bande du sol, mettant à nue la terre, qui grouillait de sorte de verre de terre. Je regardai ma main, qui contenait 30 centimètres d’herbe et de rhizome de racines. Je pourrais continuer longtemps, comme ça, on aurait dit des bandes de cires …  Je suis en train d’épiler la planète !

• • Une véritable  épilation à la cire …

Mon ton, était grandement égayé. Qu'importe si mes deux compères ne partagèrent pas mon amusement, moi ça me fait rire. Et faut, bien s'occuper. Je suis certaine que ses herbes sont reliées. Je reposai la bande d'herbe qui se recolla presque immédiatement à la terre. Je constatai ça, car j'eu du mal à retirer un échantillon de la zone qui aurait dues être arrachée. Au final, les rhizomes, semblable à des bambous, ne m'étonnais, pas, je ne sais plus où j'ai lue ou vue ça, mais l'herbe et le bambou sont d'une espèce proche.

• Tiens, ce n’est pas mal comme réaction !


Je restai assise dans l’herbe à jouer avec la réaction des plantes. Cela m’intriguait. J’étais juste devant les pieds de Gabriel. D’ailleurs à un moment, en tirant sur un rhizome, une petite motte se leva vers ses rangers.  Je ne comprenais pas encore la logique de la structure, mais cela semblait être en forme d’étoile.

Karola et Erin, revenu de leur petite exploration, nous annonçant qu’il n’y avait rien. Sans grande surprise, c’est plutôt plat, même si on devine des collines et au fond des montagnes.  En tout cas, miss glaçon était d’un professionnalisme, qui devait rassurer Blanche et le reste de l’équipe. Pour ma part, la peur, n’était pas vraiment mon amie et nous nous côtoyons que peu. Cela va avec le fait que je n’ai aucune inhibition. Caractère de sociopathe que voulez-vous… c’est quand même assez flippant… je me souviens qu’en FAC, j’avais commencé à suivre certain court de physiologie. J’avais vite arrêter en voyant que les personnes qui m’entouraient et moi-même étions tous de grands malades !

Je me relevai dans un mouvement félin et souple, secouant mon uniforme pour faire tomber des herbes de celle-ci.

• Pour ma part, j'ai déjà commencée la récolte de plante.


J'expliquai brièvement à ceux qui voulait l'entendre, ma découverte sur les rhizomes d'herbe qui nous entouraient.

• C'est assez fascinant, comme s'il y avait des herbes qui constituent des murs en forme d'étoiles et les autres qui colonisent les zones à l'intérieur.

Je répondis à d'éventuelles questions. Je me mis vers Karola, restant derrière son joli petit cul, observant le paysage fluoresçant. J'avais hâte de voir la lumière du jour, pour regarder de mes yeux la planète, car ça perd son charme avec les jumelles. De temps à autre, je jetai des petits regards à Blanche, pour voir si elle allait bien. De toute manière elle était à mes côtés.

15 minutes, dans presque un silence religieux … personne ne parlait vraiment en réalité. Que d'ennuis. Je commençais à m'ennuyer… Je soupirai, un peu d'action serai quand même le bienvenu.

• Eh bien, on aurait dû la nommer, la terre de l'ennuis…

Je n'étais pas la seule à commencer à m'emmerder. J'avais beau regarder nos pieds, s'il n'y avait rien de bien nouveau. À vrais dire c'est une mission parfaite pour les débutant. Tant mieux pour ma pestouille. D'ailleurs, elle se mit à parler d'une voix inquiète, elle avait entendu un bruit. Immédiatement Karola, se mit en position … une position que je nommerais « chien de chasse prêt à sauter sur la proie ». Je me tournai vers mon amie, pour écouter à mon tour. En effet, des sortes de cris longs et graves ponctuaient le silence morbide de cette planète. Ah finalement il y a des créatures ici ! Ah la bonne heure ! Enfin, je ne sais pas si c'est une bonne nouvelle ou non. M'enfin au moins, on aura un sursaut d'intérêt.

Karola et Grayson, firent le tour du groupe, comme s’ils allaient trouver la raison de ce bruit. Au vu de la distance cela me paraissait être sacrément loin de nous, ou haut … je leva les yeux au ciel. Les cris augmentaient leurs jérémiades.

• Je ne voie que les sorte de collinettes devant nous. Ça doit venir de là-bas.
Sinon, on aurait vu les créatures avec ce paysage plat.
Dis-je en haussant les épaules.

Les cris, furent plus forts et un cri fut poussé avec plus de force… un cri de terreur ? Un cri de quoi ? Je ne savais pas vraiment à qui pouvait appartenir ce genre de gémissement. Je savais juste que j’avais du mal à l’identifier…. On aurait dit des vaches ? Des vaches avec un sacré problème de corde vocales. D’ailleurs, Erin fut surprise et chuta. Elle était derrière moi donc je ne pouvais pas voir ce qui l’avait fait trébucher. Je me retournai la regardant se relever avec Karola qui lui tournait autour pour l’aider. En regardant ses pieds, je vis une motte de terre arrachée.

L’angoisse commençait à monter, je le présentais sans être atteinte. Je me tournai vers Erin qui recevait les fabuleux conseils de la capitaine Frei. Eh bien, pas très habile la demoiselle. Je lui fit un petit sourire, avant de le pencher pour observer la fameuse motte, appuyant dessus… elle s’aplatie pour reprendre sa place. Je donnai un coup de pied sur le tapis d’herbe qui se gonfla un peu… oui le mot tapis étaient juste. Je me pris de fascination pour cette réaction amusante. Occultant parfaitement, le fait que j’étais devant la consultante, la gênant peut-être pour avancer.

J’entendis un raclement de gorge. Je me redressai regardant autour de moi, parfaitement tranquille, au contraire de certaine personne, qui devaient avoir les mains blanchies à force de tenir leurs armes. Je suis la seule civile à ne pas flipper ou quoi ? Je ne sais pas si c’est de l’inconscience, du courage, de l’inhibition totale ou un autre problème … mais j’étais la plus détendue et la plus sereine de tous. Je soupirai et me décala un peu, laissant Grayson et Karola faire les boucliers.
Je m’approchai de la capitaine, chuchotant à mon tour. Mon ton, était neutre.

• Soit on va voir ce que c’est, soit on va dans le sens opposé. Mais on ne va pas rester planter comme des séquoias, qui attende le feu.

Le problème étant que j’irais bien voir, ce qui se passe et surtout découvrir ses créatures. Qu’importe au final du danger, il fallait être prudent mais bon, on était là pour explorer et non prendre racine… la vache je suis drôle

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Dim 22 Mai - 15:38
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Intrigue




Il n'y avait rien de transcendent sur cette planète. Elle ressemblait à un champ de verdure. Quelques fleurs parsemaient le sol. Cela ne m'étonnait pas que ces dernières ne soient pas écloses, puisqu’elles ne rencontraient pas le soleil quotidiennement, mais elles avaient l'air fraîches. L'herbe était coupée ras comme si elle venait d'être tondue, la couleur en tout cas était d'un vert assez intense, enfin peut-être que l'éclairage de nuit y était pour beaucoup. C'était très étonnant. Chacun faisait un peu sa vie avec les tâches qui lui était indiquées. Moi j'étais préoccupée à regarder l'horizon et aussi à faire des déductions sur l'état actuel des choses. Ce qui me surprenait, c'était quand même cette végétation qui semblait s'être faite à l'obscurité. Était-ce l'endroit idéal ? Je n'y croyais guère. Pour cela, il faudrait s'adapter à la pénombre, il faudrait aussi que nous, simples humains, puissions vivre sans les rayons de l'astre du jour. On avait besoin de soleil quand même. Le soleil est très bon pour la vitamine D et bénéfique pour le mental. Il est prouvé qu'en hiver, automne même, les gens sont susceptibles d'être touchés par la dépression. Tout ça, parce que le soleil préfère jouer à cache-cache avec les nuages. Donc, il était évident qu'il fallait nous épargner ça. Bien que, ceci n'était pas la cause réelle de la dépression, mais le temps jouait beaucoup.

Alors que j'étais occupée à réfléchir sur les points positifs et négatifs, des étranges bruits attirèrent mon attention. Le fait qu'on soit tous dans le noir le plus total, me faisait flipper. Déjà petite j'avais peur du noir, tout ça parce que je m'amusais à me faire peur. Ou bien, était-ce un subterfuge pour attirer l'attention de mes parents. Ils me disaient sans arrêt d'arrêter de me prendre la tête parce que je n'avais qu'à pas regarder des films d'horreur. Bien sûr, ils ne se doutaient pas que c'était parce que j'avais besoin d'eux. Avec le temps, j'ai appris que les monstres n'existaient pas et que le Croque Mitaine ne viendrait pas me manger. C'étaient des espèces de meuglements, peut-être des animaux en rût, allez savoir ? Peut-être étaient-ils dans une parade amoureuse, ou bien... Des prédateurs féroces. Quand l'un des cris retentit avec un peu plus d'intensité, j'ai attrapé le bras d'Isia.

-Tu as entendu ça ? C'est quoi à ton avis ?

Avant même qu'elle ne puisse répondre, Erin, tomba. Je ne sais pas si c'était la peur ou bien quelque chose qui l'avait fait tombée, mais je me sentais de plus en plus angoissée.

-P'tain ! C'est quoi ces trucs ?

J'avais relâché la pression sur le bras d'Isia et j'ai pris en main mon arme. Bien que je n'avais jamais utilisé un tel attirail, je crois que j'étais sous l'emprise de mon instinct de survie. Le souci, c'est que je pouvais faire n'importe quoi sous l'emprise de la peur. C'était dangereux.

La capitaine tenta de nous rassurer, mais elle en avait de belle de nous dire de ne pas stresser. J'admirais son sang-froid. Elle avait raison. On ne devait pas paniquer, mais c'était plus fort que moi, pourtant, je ne me mis pas à brailler. Il valait mieux ne pas trop attirer l'attention sur notre groupe.

-J'ai pas signé pour mourir moi !

Je l'avais soufflé juste pour moi. C'est vrai, c'était sans doute stimulant les expéditions, mais à quel prix ? Fallait-il risquer nos vies ? Fallait-il nous dresser devant le danger et lui dire d'aller se faire voir ailleurs ? Moi, je n'en étais pas capable. Je ne suis pas une héroïne, quoique... Je l'avais été mine de rien. Je pouvais le faire. Il ne fallait pas bouger, de toute façon, je ne pouvais pas le faire. Mes jambes ne pouvaient plus bouger le petit doigt, ce qu'elles pouvaient faire encore, c'était de me soutenir et encore... Je les sentais flageoler. C'était épouvantable et stressant de paniquer au moindre bruit suspect...

-Et si on retournait à la porte en courant ?

Bah oui, un replis stratégique. C'était parfois ce que les gens censés faisaient. Dans le fond, j'étais curieuse de savoir. Si cela se trouve, ce n'étaient rien que des animaux inoffensifs ? Puis, c'était une aubaine de découvrir de nouvelles espèces. Il était peut-être venu le temps de porter ses "couilles" et d'aller voir... Parce que bon, rester comme des clampins en groupe, c'est bien, mais on va pas rester dans cette position jusqu'à la saint glin-glin...





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Dim 22 Mai - 22:15
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A la recherche d'Alpha
Avec Erin Steele, Blanche Phillips, Isia Taylor Laurence et Karola Frei

A peine avoir passé la Porte des Etoiles que l'obscurité envahit mon champs de vision. Les rayons lunaires laissaient distinguer quelques détails de l'environnement qui nous entourait, mais ce n'était pas suffisant pour y voir quelque chose. Comme les autres membres de l'équipe, je baissai mes lunettes de vision nocturne pour voir mieux. Le paysage était étrangement calme, je marchai sur une plaine herbeuse dont les fleurs étaient fermées. Comme si elles attendaient un rayon de soleil pour s'ouvrir. Soudain, quelque chose m'interpella, comme les autres. Un bruit étrange venait de retentir quelque part dans l'obscurité. Mais bon, aucun danger ne pointait le bout de son nez. Karola me demanda de surveiller le groupe pendant qu'elle allait inspecter les alentours en compagnie d'Erin. Etant le plus apte à me servir d'une arme, j'acceptai les ordres et je les regardai s'éloigner jusqu'à disparaître de mon champs de vision. A ce moment là, le médecin commença à son tour à faire quelques pas, tout en regardant par terre. Bien qu'elle soit encore à seulement quelques mètres de moi, mon côté protecteur prit le dessus. Et comme mon amie m'avait demandé de veiller sur les autres membres de l'expédition, c'était mon devoir.

"Ne vous éloignez pas, Docteur. On ignore encore les dangers de cette planète".

Isia me répondit alors sur un ton amusé qu'elle n'allait pas loin, avant de commencer à effectuer quelques prélèvements. Heureusement pour elle, elle avait quelque chose à se mettre sous la dent. Pour ma part, j'étais chargé de prélever des échantillons d'eau ... mais pas d'eau à l'horizon. Je devais m'éloigner un peu à mon tour. Tout en restant dans le périmètre de sécurité, je me mis à chercher à mon tour, pendant que la doctoresse effectuait quelques prélèvements. Jusqu'à ce qu'elle revienne vers nous, et qu'elle me lance une petite remarque. Je ne pus m'empêcher de la fixer en fronçant les sourcils, cherchant à savoir si elle était sérieuse ou non. Elle savait très bien que je devais m'occuper des échantillons d'eau. Uniquement. Et rien d'autre. Alors, question variétés, je crois que je pouvais repasser. Sans réfléchir, je lui répondis de façon ironique.

"Bien sûr Docteur, j'ai hâte de voir toutes les variétés d'eau que cette planète va nous offrir. Je suis déjà tout émoustillé rien que d'y penser".

Moi me moquer ? Mais non, je faisais juste la conversation. Je ne connaissais pas Isia, j'ignorais ses réactions mais cela avait été plus fort que moi. Alors qu'elle retournait à ses occupations, notamment à s'amuser avec une motte de terre, je continuai mes recherches. Un léger bruit parvint à mes oreilles, reconnaissable entre mille. Un son d'eau qui courait quelque part. Je m'éloignai de quelques pas, et j'aperçu un minuscule cours d'eau sur le sol. Enfin, mon boulot put commencer. Enfin, quand je disais boulot, c'était vite dit. Une minute à tout casser. Posant mon sac sur le sol, j'en sortis de quoi effectuer mon prélèvement, et je marquai deux mots sur l'étiquette concernant cette eau. Puis, je retournai vers les deux jeunes femmes, arrivant aux pieds d'Isia qui avait l'air fascinée par ce qu'elle voyait. Quelques minutes plus tard, Karola et Erin revinrent de leur petite expédition. Isia annonça fièrement sa découverte, tout en expliquant ce qui l'avait autant fascinée quelques minutes auparavant. Réajustant mon sac sur mon dos, je regardais mon amie.

"J'ai aussi effectué un prélèvement. Il y a un petit cours d'eau là bas. Mais, vu la végétation autour, je pense que cette eau est potable".

Nous bougeâmes enfin. Karola prit la tête du groupe, suivit des trois autres femmes. Sans même réfléchir, ni sans en avoir reçu l'ordre, je fermai la marche, m'assurant de couvrir nos arrières en jetant de nombreux coups d'oeil autour de nous. Il ne fallait pas se laisser surprendre. Mon arme était toujours dans l'holster, mais j'étais prêt à la saisir au moindre signe de danger. Dans ma main gauche, je tenais un détecteur de signes de vie, y jetant un oeil de temps à autre. Mais pour le moment, il n'y avait rien. Cette planète semblait aussi déserte que la joie dans notre groupe. Personne ne semblait vouloir rompre le silence, à part bien sûr Isia qui lança encore une petite remarque audible sur la situation. Pour ma part, je restai concentré. Cependant, excepté le bruit étrange que nous avions entendu à notre arrivée, il n'y avait rien d'autre autour de nous. Peut être une bonne chose, finalement.

15 minutes passèrent. Puis 30 minutes. C'était très long. Toutefois, le calme finit par s'interrompre car un cri étrange retentit dans le noir. Comme un meuglement de vache, mais en beaucoup plus fort. Un animal sauvage ? Inoffensif ? Ou prédateur ? Aucune idée. Je sortis rapidement mon arme, la braquant vers la source du bruit, même si ce dernier paraissait éloigné. Il retentit à nouveau, plus près cette fois ci. Karola vint se placer à mes côtés, en me demandant si je ne voyais rien. Un coup d'oeil au détecteur m'annonçant que rien n'était en vu. Pas proche de nous en tout cas. Je secouai la tête, en reportant mon attention droit devant moi, l'arme toujours levée.


"Non, rien du tout. Aucune trace sur le détecteur. C'est encore loin de nous".

Un nouveau cri déchira l'obscurité, plus proche et plus fort. Presque terrifiant en fait. Un bruit de chute résonna derrière moi, et en y regardant de plus près, il s'agissait d'Erin qui venait de chuter au sol. Je restai près de la militaire, pendant que les deux autres membres de l'expédition aidait la civile à se relever. Karola tenta de rassurer le groupe, mais visiblement, cela ne fonctionna pas avec tout le monde. En particulier Blanche qui ne put s'empêcher de parler de façon funeste en disant qu'elle ne voulait pas mourir, puis en suggérant de retourner sur Atlantis. Je tournai la tête pour la regarder, la fusillant du regard, même si elle ne pouvait pas le voir à cause de mes lunettes de vision nocturne. Inutile de lancer ce genre de phrase, car à part créer la panique chez les autres, cela n'allait rien arranger à la situation. Cette femme était désespérante, pourquoi s'était elle portée volontaire ? Secouant la tête, je repris ma posture et regardai devant moi. Isia lança à son tour une suggestion, et je ne pus m'empêcher de sourire.

"Si le coeur vous en dit, allez-y Docteur. Portez vous volontaire pour aller voir ce que c'est. C'est peut être un prédateur qui a faim, il sera ravi de vous voir".

Ma petite remarque ne devait pas être du goût de Karola car cette dernière nous ordonna de ne pas bouger. Un nouveau beuglement retentit, bien plus près cette fois ci. Puis, des bruits de pas et de feuillages écrasés. Signes que la créature inconnue avançait. Et dans notre direction. Ma main droite serrant fermement l'arme à hauteur de mes yeux, je regardai à nouveau le détecteur dans mon autre main. Un point lumineux venait d'apparaître, droit devant nous.

"Quelque chose approche. D'après le signal, c'est assez gros. Et ça arrive droit sur nous. Capitaine ?" lui lançai-je en attendant ses ordres.

by Epilucial




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Dim 22 Mai - 23:41
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A la recherche d'Alpha - La Terre sans jour

Les cris s’intensifient de plus en plus. Au point que les meuglements deviennent des mugissements de terreur. D’autres cris semblent se joindre à la fabuleuse chorale, tout nouveaux tout beaux … mais pas plus rassurants pour autant… ils sont puissants et féroces.

À ce moment-là, Blanche qui était loin d’être des plus rassurée, commence à paniquer. Et cela ne va pas se calmer avec la suite des événements !

Le remue-ménage dura quelques minutes avant que le calme ne revint. Soudain, les meuglements recommencèrent et un puissant cri pareil à rugissement se fit entendre, imité par d’autres. La terre se met à trembloter.

Isia, au côté de son amie, essayait de calmer la pauvre Blanche, qui se débattait et donna un coup involontaire aux lunettes de vision nocturne de la doctoresse. Celles-ci tombèrent par terre, rendant la jeune femme aveugle dans ce manteau noir. (les lunettes ne sont plus fonctionnelles).

Gabriel constata avec horreur que les petites montagnes rondes se mettent à bouger lors de la chorale…elles changeaient même de place ! OH MY GOD !

Tout ce raffut dura environ 10 minutes. 10 longues minutes d’angoisse.

Puis, des bruits de galop se firent entendre… des bruits longs … PADABOUM PADABOUM. Des cris de terreur jaillirent du manteau de la nuit.

Erin repéra qu’une forme se rapprochait de leur position. Elle ne se dirigeait pas sur eux mais elle risquait de passer à une cinquantaine de mètres du petit groupe. Karola ordonna au groupe de se décaler, de s'éloigner quelque peu.

La forme se dessina, une sorte de tortue de petite taille. Sûrement un jeune. Elle était seule et apeurée ! Elle ne faisait que 5 mètres de haut.

Une forme énorme sauta sur la carapace, suivie de deux autres. Les créatures semblaient ressembler à des immenses tigres ou bien des ours ? Elles étaient si rapides, si agiles. Les créatures parvinrent à déséquilibrer le pauvre herbivore. La tortue s’écroula à 10 mètres du groupe dans un immense fracas ! S’en suit un combat entre la pauvre tortue et les prédateurs.

En regardant bien, vous repérez dans cette valse mortuaire les formes des animaux, les prédateurs ressemblent à des tigres à dents de sabres :

Stupeur ! Karola éternua, beaucoup de poussières et de plantes ont été projetées en l’air au moment où la tortue est tombée. Une petite allergie ?

L’un des trois félins (F1), relèva brusquement la tête, prenant conscience qu’un groupe d’étranges créatures lui faisait face. Il donna un coup de patte à son collègue (F2), la gueule ensanglantée (il venait de trancher la gorge de la pauvre tortue de ses puissantes mâchoires). Le troisième félin (F3), se fit à son tour interpellé par F2. Ils relevèrent la tête pour voir le petit groupe d'humains. Ils semblaient intrigués.

Isia sembla entendre une conversation entre les félins… elle devait certainement rêver pour croire entendre des mots entre les grognements ?
F3, délaissa sa proie, pour se rapprocher du groupe. Celui-ci était interpellé par F1 et tout le monde put entendre cette phrase : « বন্ধ হয়ে গেছে! নিকটবর্তী হবে না !"

L’animal, se retourna pour répondre sur un grognement et un haussement d’épaule. Il se rapprocha doucement, pour sniffer l’air à 5 mètres du groupe.
F2 se mit à pousser un rugissement au moment même, où Karola leva son arme. Des feulements se firent entendre autour du groupe… Gabriel se retourna et poussa un gémissement, ils sont entourés de 4 autres félins.

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A la recherche d'Alpha

Ft. Gabriel, Isia, Blanche et Erin


Regroupé au milieu d’une immense plaine déserte, le petit groupe d’humains ignorait totalement ce qui pouvait bien se dérouler autour d’eux. Depuis quelques minutes à présent la nuit ambiante était déchirée par de longs meuglements gutturaux qui visiblement ne provenaient pas d’un seul endroit mais plutôt de tout autour d’eux. Ce n’était pas des plus rassurants surtout quand on se trouvait privé de lumière et que donc on peinait à y voir à plus de 10 mètres. Isia s’approcha d’elle prudemment afin de lui chuchoter deux trois mois. Visiblement la doctoresse avait la bougeotte et ne comptait pas rester plantée la éternellement. Elle proposa qu’ils aillent voir de quoi il en retourner ou bien de faire demi-tour pour repartir vers la porte. Certes rester plantés là et prendre racine n’était pas forcément la chose la plus judicieuse à faire, cependant se remettre en mouvement alors qu’une menace potentielle rôdait dans le coin et qu’elle leur était invisible n’en était guère une également. Alors qu’elle allait répondre à sa collègue, Gabriel la devança ironisant sur le fait que si elle le voulait elle pouvait se porter volontaire pour aller voir.  Visiblement, tous les deux n’étaient pas aussi stressés que Blanche ou Erin qui se faisait discrète depuis sa chute. Ou alors l’humour était leur moyen de faire passer leur peur. Quoiqu’il en soit, Karola elle n’était pas d’humeur à rire alors avant qu’ils ne se lancent tous les deux dans un festival de vannes elle leur ordonna de rester bien sagement campés sur leur position répondant ainsi à la question de Gabriel. D’autant plus que ce dernier venait de l’informer que, d’après le détecteur de signes de vie, quelque chose arrivait vers eux. Si ça venait vers eux aucun doute que s’ils se mettaient à courir en sens inverse la chose quelque qu’elle soit, penserait avoir affaire à de potentielles proies et elle se mettrait immédiatement à les chasser. Autant donc ne pas tenter le diable.

Heureusement, les cris cessèrent bientôt laissant le calme investir de nouveau l’atmosphère. Mais Karola ne se détendit pas pour autant, ce soudain silence n’avait rien de naturel pour elle surtout après un tel brouhaha. La capitaine se demandait si cela n’avait pas été une sorte de conversation entre les espèces sauvages de cette planète pour s’informer éventuellement de l’arrivée d’étrangers sur leur sol. Ça avait l’air tout à fait incongru dit comme ça mais il fallait envisager toutes les possibilités. Tous ses sens en alerte, la jeune femme commença à balayer toute la zone qu’elle pouvait voir s’étendre sous son regard à la recherche du moindre indice qui lui permette de comprendre ce qui se passait. Mais toujours rien, ça commençait à être frustrant. Même s’ils avaient des lunettes de vision nocturne sur le nez, cela n’arrangeait pas vraiment les choses.

Et si seulement il n’y avait que ça ! Tout d’un coup les cris reprirent de plus belle, beaucoup plus intensément cette fois-ci, on entendait clairement que ce qui les produisaient approchait d’eux. Il n’en fallut pas moi pour finir d’angoisser Blanche. Derrière elle, la jeune femme était complètement en train de céder à la panique, quelle plaie ! Malgré l’intervention d’Isia qui essayait tant bien que mal de la calmer, Blanche demeura insensible aux tentatives de la chirurgienne. D’ailleurs, dans un geste incontrôlable, l’épidémiologiste donna un coup à Isia qui fit valser ses lunettes sur le sol, lesquelles furent ensuite écrasées par cette dernière, surprise par ce geste. Mécontente par un tel comportement et surtout parce que ça les mettait en danger, Karola se tourna finalement vers elle. Puisque la manière douce n’avait pas l’air de fonctionner avec la jeune épidémiologiste Karola emploierait la manière forte, tant pis si la blonde se vexait. Elle préférait cela plutôt que de voir la mission échouer juste parce que l’un des membres de l’équipe était incapable de gérer son stress. Elle lui saisit alors solidement les poignets pour l’empêcher de commettre une autre bêtise et la maintint face à elle pour lui parler fermement.


-Ca suffit maintenant, Phillips. Un mot de plus et je vous jette en pâture à ces créatures, c’est compris ?

Elle ne s’attendait pas à ce qu’elle lui réponde, elle avait autre chose à faire que de se lancer dans une conversation avec elle. Elle la lâcha et repris son arme en main tout en s’adressant aux deux autres femmes du groupe.

-Erin, prenez-lui son arme. Isia, essayez de la tenir tranquille.

Karola avait bien remarqué que depuis le début, Blanche semblait surtout rester près d’Isia et que cette dernière faisait son possible pour la rassurer. Elles devaient certainement être amies, c’était donc la mieux placée pour lui venir en aide, surtout que désormais sans lunettes, elle ne risquait pas d’être une grande aide. Elle avait demandé à Erin de prendre l’arme de la blonde parce qu’elle craignait que de nouveau prise de panique elle se mette à tirer dans tous les sens et surtout sur l’un d’entre eux. La capitaine retourna aux côtés de Gabriel qui devait déjà en avoir assez de se retrouver au milieu d’elles. Avec toutes cette agitation, elle n’avait pas remarqué que la terre tremblait légèrement. Les cris transperçaient toujours l’air. A bien les écouter, on aurait dit qu’ils étaient émis de manière musicale bien que les entendre n’avait absolument d’agréable. Génial, finalement ils se retrouvaient au beau milieu d’un spectacle de fin d’année de créatures sauvages et certainement dangereuses. Elle se demanda si cela n’avait pas quelque chose à voir avec l’arrivée très prochaine de la lumière sur cette terre.

Puis Gabriel s’exclama qu’il remarquait que les petites montagnes qu’on distinguait avec beaucoup de mal à l’horizon étaient en mouvement. Karola chercha quelque part dans son champ de vision l’une de ces masses qui effectivement n’étaient plus immobiles et progressaient lentement dans toutes les directions. Impossible encore de dire de quoi il s’agissait mais autant qu’elle pouvait en juger ce devait être des créatures plutôt lentes et massives. Pas forcément un danger si on courait suffisamment vite pour les semer. La capitaine essayait de réfléchir à une stratégie pour se sortir de là sans encombre mais difficile avec tout ce vacarme autour d’eux.

Et puis les secousses au sol s’intensifièrent et Erin attira leur attention un peu plus à gauche ayant repéré que quelque chose s’approchait d’eux. En un coup d’œil Karola fut rassurée de constater que ça ne se dirigeait pas sur eux et pas non plus à toute vitesse. Préférant ne pas prendre de risque et voulant éviter de se faire voir elle se tourna vers les autres.

-On ferait mieux de s’éloigner un peu, histoire de ne pas griller notre couverture.


Joignant le geste à la parole, l’arme toujours pointée devant elle au cas où, elle fit un signe à ses camarades de se mettre en marche. Prudemment elle fit elle-même quelques pas dans l’herbe tout en veillant sur la silhouette énorme qui se rapprochait d’eux et qui commençait à ressembler de plus en plus à une immense tortue terrestre. A cette différence près qu’elle faisait près de 5 mètres de haut et que ça carapace n’était pas lisse. C’était difficile à voir avec les lunettes mais on aurait dit que de la végétation avait poussé dessus. Comme si, endormi pendant de longs jours, la nature avant envahie le dos de l’animal. Karola avait de plus en plus l’impression d’assister à une espèce de célébration du retour des beaux jours. 


Ça aurait pu être quelque chose de beau à voir et ils auraient sans doute dû se sentir honorés d’assister à pareil spectacle si les choses n’avaient pas ensuite empiré. Car l’immense tortue stoppa alors ses cris musicaux pour ne plus pousser que des cris de terreur par-dessus lesquels des rugissements féroces étaient perceptibles. Comprenant que cela n’était pas normal, Karola s’arrêta dans sa progression, incitant les autres à en faire autant et c’est là qu’ils furent témoins d’un bien sinistre spectacle. Sur le dos de la tortue venaient d’apparaître trois autres créatures, des félins à n’en pas douter. Visiblement moins pacifiques que le gros reptile, les félidés se mirent à accabler leur proie, l’agressant sans ménagement. La tortue semblait être leur proie du jour et ils ne lui laisseraient aucun répit pas avant de lui avoir fait son affaire. C’était vraiment très mauvais signe pour Karola et son équipe car ils se trouvaient à quelques mètres de redoutables créatures qui une fois qu’elles auraient réglé son compte à la tortue, s’occuperaient sûrement d’eux. Enfin, jusque-là ce n’était qu’une supposition car ils ne semblaient pas les avoir repérés. Les 5 atlantes ne purent malheureusement qu’assister à la triste fin de l’immense reptile qui ne faisait pas le poids, en dépit de sa masse largement supérieure à celle des félins.



-Surtout, ne bougez sous aucun prétexte.

La militaire avait chuchoté cela à l’intention de ses camarades, prenant bien soin d’éteindre la lampe torche de son arme afin d’éviter d’attirer l’intention des animaux. C’était là la seule solution qui s’offrait à eux. Prendre la fuite n’aurait fait qu’attirer l’intention des félins qui semblaient très affamés, alors ils n’avaient plus qu’à attendre sagement qu’ils soient repus et finissent par repartir ou s’endormir. En attendant, ils n’avaient d’autre choix que d’assister à cette funeste scène. Le combat était assez terrible, le mastodonte ne se laissait pas faire et tentait de repousser ses adversaires qui bien plus véloces que lui plantaient partout où ils le pouvaient leurs longues dents. A bien y regarder de près, ces bêtes ressemblaient étrangement aux tigres aux dents de sable préhistoriques. Le genre de bête dont on était heureux qu’ils aient disparus depuis des millénaires sur Terre. Et puis enfin, le calvaire de la tortue s’acheva, faiblissant sous les innombrables coups portés par ses ennemis, elle finit par tomber lourdement au sol, soulevant au passage un nuage de poussière qui parvint jusqu’aux atlantes.  

Des particules vinrent titiller les narines de Karola qui se retint de ne pas éternuer, malheureusement il fallait croire que la chance n’était pas de leur côté car malgré tous les efforts qu’elle fit, elle ne put s’empêcher d’éternuer. Evidemment, l’effet fut radical. Les tigres stoppèrent leur repas pour se tourner vers la provenance du bruit. Subitement, tout redevint silencieux. Le combat avait stoppé mais également les longues complaintes. 


Retenant leur souffle les atlantes s’immobilisèrent. Karola pria très fort pour que Blanche reste calme sinon c’était la mort assurée. Isia ouvrit alors la bouche pour leur chuchoter prudemment qu’elle était persuadée d’avoir entendu des mots s’échapper de la bouche des félins. Cependant, Karola n’en tint pas vraiment compte elle était plus occupée à réfléchir rapidement à une solution pour les sortir tous de cette situation.  Elle se rappelait des récits de son frère qui avaient était pendant des années en poste en Afrique. Il avait eu l’occasion de faire un peu de tourisme dans la savane et avait de ce fait acquis beaucoup de connaissances concernant les animaux sauvages, en particulier les lions et les tigres. Il lui avait rapporté les paroles de son guide local qui lui avaient donné quelques conseils de survie au cas où il se retrouvait soudainement attaqués par ces bêtes. Il ne fallait surtout pas leur montrer que l’on avait peur mais au contraire adopter une attitude agressive et défensive pour leur faire croire qu’on était bien plus fort. En gros, tout se jouait sur le bluff. Effectivement, la doctoresse n’avait pas vraiment tort car des grognements incompréhensibles étaient perceptibles et ils ne pouvaient provenir que des tigres qui étaient tout comme eux immobiles et semblaient se concerter pour savoir quoi faire de ces 5 magnifiques proies sur pattes. 


Il ne leur fallut pas beaucoup de temps pour se décider car l’un des félins s’éloigna de ses compagnons pour s’approcher à pas feutrés du groupe d’humains. Karola voyant la menace approcher se posta devant ses compagnons histoire de les protéger. Le tigre approchait prudemment d’eux et s’arrêter à quelques mètres d’eux comme pour observer une certaine distance de sécurité face à ces créatures qu’il n’avait jamais vu. Stoïque Karola se rappela des conseils de son frère et de montra aucune once de peur dans son comportement même si elle craignait tout de même que les bêtes ne fassent qu’une bouchée de ses compagnons. Puis elle leva son arme prête à tirer au cas où, ce geste arracha immédiatement au tigre un rugissement de mécontentement face à l’arme pointée sur lui. Puis tout autour d’eux des feulements se firent entendre tout comme le gémissement de Gabriel situé derrière elle. Craignant que quelque chose se soit attaqué à lui Karola se retourna vers lui prête à le défendre s’il le fallait. Heureusement, elle constata avec soulagement qu’il allait bien en revanche son regard fut attiré par l’arrivé autour d’eux de 4 nouveaux félins. Les voilà qui étaient encerclés par sept animaux aux longues dents pointues. Ça aurait pu être une situation désespérée si Karola ne s’était pas dit que quelque chose clochait. En effet, étant donné le comportement sauvage et violent des trois premiers tigres avec la tortue, ils auraient dû depuis bien longtemps les avoir taillés en pièces. Pourtant il n’en était rien, au contraire, ils restaient tous à distance respectable des humains, se contentant de les observer avec intérêt. Alors il vint une idée à Karola qui n’avait rien à voir avec les conseils que son frère avait pu lui donner en cas d’attaque de félins. Elle se retourna prudemment vers le premier tigre qui les avait rejoints et retira lentement ses lunettes pour les relever sur son front de façon à avoir les yeux dégagés. Elle fixa le tigre dans les yeux, elle ne distingua pas dans ses prunelles le moindre signe menaçant, au contraire elle perçut plutôt une sorte d'intelligence. Sans le quitter tout en chuchotant d’une voix sûre elle s’adressa à ses camarades.


-Ne posez pas de questions et faites ce que je vous dis. Baissez vos armes.

Histoire de les encourager, elle baissa son arme pour finalement la lâcher afin qu'elle ne tienne plus que par l'attache à son gilet tactique. Lentement, sans se brusquer elle finit par lever les mains en l'air, pour montrer qu'elle n'avait pas l'intention de faire de mal aux tigres. Elle espérait que tous allaient coopérer sans poser de questions car à cet instant ils jouaient le tout pour le tout. C’était quitte ou double.



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Prêt pour voir la planète des vampires  ?
 



Face à ma boutade sur les prélèvements très « intéressants » voir même « palpitants » que Grayson était capable de nous ramener, celui-ci me répondit avec ironie. Oh, mais ce qu'il mort le joli garçon ? Très bien, au moins tu ne seras pas la potiche du groupe. Sans surprise j'affichai un grand sourire carnassier, signe que j'aimais bien son mordant. Dans un sens, j'aime qu'on me rentre dedans avec tact et amusement. Sinon, je bouffe la personne par son manque de personnalité. C'est plus fort que moi, d'être aussi « destructive ».

Cependant, avec l'obscurité et son manque d'intérêt global, je ne pense pas qu'il m'ait regardé une seule seconde et voir mon rictus. Dans un sens, je m'étais très rapidement intéressées à autre chose, il faut dire que j'avais de quoi m'occuper bien sagement. Quand je m'emmerde je suis chiante, autant éviter de commencer en fanfare dès le début de la mission, en épargnant mes collègues.

Enfin, bref, il finit par trouver un ruisseau, se trouvant une tâche lui aussi. Dans un sens, il devait en profiter, je ne suis pas certaine qu'il ait beaucoup de prélèvements à faire sur cette planète... heureusement qu'il avait un second emploi en tant que « militaire en stage » car sinon, pauvre homme il ne servirait à rien sinon. À son retour, je le regardai, lui lança une autre remarque, pleine de rire, rien de méchant, au contraire.

• Alors ce fut émoustillant ?

Je répondais toujours aux perches qu'on me lance. Et comme il semblait avoir du répondant, il était naturel que j'aille vers lui. Et puis bon, j'avais un objectif, voir si les « Gabriels » étaient tous des enculés de base. Oui, grande nouveauté, j'essaye de lutter contre l'un de mes démons. N'empêche… non tait- toi Isia, tu as suffisamment craché sur ses pauvres parents … ils doivent être sourds avec toutes des pensées et paroles intimes sur leurs goûts de chiotte.

Quand nos deux copines aventureuses furent de retour, Gabriel expliqua aussi ses fabuleuses trouvailles. Bien on ne mourrait pas de soif, qu’elle aubaine ! Faut-il qu’on en trouve régulièrement de cette eau. Enfin bon, tout le monde en avait rien à battre au final des découvertes sur les végétaux ou de la potabilité de l’eau… dans un sens, il y a bien que moi, qu’il y trouve un intérêt à ses rhizomes qui communiquent entre eux. Je soupirai, me questionnant sur l’éventualité qu’on pourrait trouver une chose beaucoup plus intéressante. Je crains, que mise à part ne nouvelle définition de l’ennuis, non.

Ce qui me sidérera, c'est que tout le monde resta quand même silencieux, même après ma remarque…chouette un groupe de mutin. Blanche c'est compressible, elle se ronge les sangs et Karola elle ne parle pas donc c'est réglé. Limite, j'aurais préféré avoir Rodney, histoire de faire la discussion. Mais bon, vaut mieux se taire donc je fermai ma petite bouche toute mimie, jusqu'au moment où les bruits des vaches extraterrestres nous firent arrêter la progression. Et que ma très chère amie, nous fasse une remarque morbide... Levant les yeux au ciel, je lui donnai un coup d'épaule. Quel pessimiste …

Apparemment Grayson, devait le fusilier du regard, car il venait de se retourner pour la regarder … et je ne pense pas, que c'est pour mirer son évidente beauté. Enfin je suppose, car on ne voit rien avec ses lunettes. Alala Blanche, tu es une défaitiste impressionnante quand même. Je me demande bien, pourquoi tu t'es portée volontaire. Remarque, il faut bien que tu goûtes au moins une fois aux missions, pour choisir de rester terrer dans ton bureau, jusqu'à la fin de contrat ou bien sortir ton beau museau. Enfin bon, McKay, ont le sort bien, il avait réussi à s'y faire, donc je ne voie pas pourquoi toi, tu ne finirais pas par y prendre goûts aussi.

• Je t’ai déjà dit que les premier à mourir c’est les militaires. Les prédateurs seront suffisamment occupés avec, que tu auras le temps de fuir jusqu’à la porte. Dis-je en lui murmurant ses quelques mots, dit sur un ton doux et ironique.

Quoi ? Bah oui, je ne suis pas douée pour rassurer les autres ! Moi, je n'ai pas des bras musclés et rassurant, pour la dorloter. Mais, par contre, j'ai un calme olympien et de l'humour. Je frottai ma main sur son dos, pour la tranquilliser du mieux que je pus.

Je ne pensai pas que le docteur Grayson, aurait entendu ma remarque évinçant la belle brune au beau petit cul bien rebondit. Mon regard se porta sur sa grande silhouette emmitouflée dans son gilet tactique. Heureusement pour lui qu'il semble musclé, sinon il aurait été comme la plupart des scientifiques avec ce genre de gilet : ridicule. Je m'apprêtais à lui répondre, mais je fus coupée dans mon élan par « jolie cul ».

Je fis une petite moue frustrée d'avoir été coupée dans cet échanges de vocalise prometteur. Elle ignorait parfaitement, l'effort que ça me prit de fermer ma gueule. *faut pas désobéir aux autres de Frei, faut pas contester faut te taire …* je me répétai ça en boucle. Mais, la nature revient toujours au grand galop… je levai le pouce vers Gabriel, ça remarque était amusante, quel dommage que je ne puisse pas lui dire à quel point je serais ravie d'être escorté du plat principal !

Je sens qu'on va bien s'entendre tous les deux. Soit on va se foutre sur la gueule avant la fin de mission soit on va bien rire ! Et de toute façon, ça ne me dérangeait pas de bouger mon petit cul pour aller voir. Bien au contraire, j'en crevais d'envie ! le danger ? me rit du danger ahahahaha !

Le petit rigolo du groupe, nous fit remarquer que quelque chose approchait. Ah bah, finalement on vient à notre rencontre. Je m'approchai de l'homme, pour regarder l'écran du détecteur de mouvement. Ça n'avançait guère vite.

Ce n’est pas très vivace…

Il eut une accalmie dans les chants des bestioles, je parcourrai les environs des yeux, cherchant à voir quelques choses dans cette nuit sans lumière. Je restai sur la défensive, au cas où, que cela soit un prédateur curieux de goûter de l’humain. Au pire, je pourrais lui envoyer Gabriel ?

On ne voyait toujours rien… je trouvais cela frustrant ! Pire qu’un mauvais film, avec une chute évidente, mais qui nous tiens en haleine jusqu’au bout ! Dans un soupir, je posai ma main sur mon arme, ne sait-on jamais, s’il faut dégainer rapidement… en tout cas tout le monde semblait prendre leurs joujoue en mimines… comme si avoir une arme dans les mains, allaient nous donner du courage tiens !

Sans prévenir, les cris reprirent avec une grande intensité. Génial ! Et en plus, ils semblent avoir peur. En tout cas, il se passe quelques choses… (merci docteur sherlock) et je crains que ce quelque chose, soit des proies attaquées par des prédateurs. Faudrait éviter d’être au milieu, histoire de ne pas servir d’apéritifs.

Instinctivement, je me rapprochai de la capitaine, non pas par peur, mais parce que ma curiosité un peu mal placée, me dictait de presser le pas, pour voir le spectacle. Et le seul rempart contre, ma folie des découvertes et le danger était la belle capitaine. Faut savoir se protéger de soit même aussi… alors au moins, derrière elle, je savais que je n'allais pas tenter le diable. Pour le moment !

Mise à part ma position stratégie, je ne put guère, la garder longtemps. Je sentais les mouvements et les tremblements de Blanche. Elle se fut rapprochée de moi et commençait une véritable crise de panique. Bien plus forte que celle qu'elle m'avait faite à l'infirmerie. Je me retournai vers mon amie, l'observant quelques micros de seconde. Il ne fallait surtout pas qu'elle se mette à geindre, autant pour sa fierté que pour notre survie.

Je repris la même technique que l'autre fois, commençant à parler calmement, mais avec la fermeté d'un gardien de prison. Froide et factuelle. Mais, la crise était trop forte, elle partait dans ses délires, se laissant submergée par sa peur. Impossible de capter son attention, elle ne me laissait guère l'approchée pour l'obliger à me fixer…Je dûe me résoudre à la tenir, pour éviter un geste malheureux. Hors, ce geste arriva, elle se débâtie, malgré tout et me donna un coup à la tête qui envoya valser mes lunettes si solidement accrochées. Je fus légèrement sonnée, reculant de quelques pas, écrasant mes pauvres jumelles.
Eh merde … je soupirait, il était rare que je perde mon calme… je serais donc aveugle, chouette.

• Bon …

Karola intervenu saisissant les bras de la petite rebelle lui donnant la soufflante que je m’apprêtais à lui faire. Bon, je n’aurais pas vraiment évoqué le fait de la donner comme petits fours aux créatures … je fis une moue, elle avait de la chance que je l’aimai beaucoup cette jolie blonde, car sinon elle se serait pris le revers du venin.

• Vous avez de la corde Capitaine ? lui lance-je d’une voix parfaitement sérieuse.

Blanche, me connaissait parfaitement pour qu'elle sache que j'en étais capable et que c'est une menace induite. Je ramassai mes lunettes, inutilisables … chouette je suis aveugle. Pff moins de 10H à tenir dans le noir, heureusement que je n'en ai pas peur. En me relevant, je serai dans mes bras, le pauvre chaton désolé et tremblotant qu'était Blanche. Frottant ma joue contre la sienne, pour la rassurer et espérer calmer les battements qui s'emballaient dans sa poitrine. Erin en profita pour saisir l'arme, qui représentait un danger pour nous, si ma pestouille se met à paniquer avec pareil ustensile de mort dans les mains.

En serrant le corps de la jeune femme, contre moi, je sentie des tremblements de plus en plus forts…venant de la terre…

• Eh bien tu as le myocarde puissant ma chère


La remarque de Gabriel m’interpella… a la « chose » se rapprochait donc. Chouette, moi qui voulait contempler la créature me voilà privé de mes yeux. Même s’il y avait des rayons de lunes, je crains que je ne devine que peu de détails… tout au plus une silhouette. J’étais le boulet de ce groupe maintenant. C’est bien ma veine ! Pff, j’en aurait maudit mon geste stupide de reculer !
Je fus spectatrice des paroles de mes camarades. Amplifiant ma frustration. Je délaissai le corps chaud de mon amie, la dirigeant vers Karola et Gabriel.

• Reste derrière eux, ils te protégerons mieux

Je la poussai pour qu'elle se dépêche. Je la suivie, me concentrant sur les voix de mes camardes pour connaître leurs positions respectives. D'autres cris, bien trop différents des autres, me firent sursauter légèrement…j'entrevue une immense silhouette, comme si des arbres se baladaient dans la nuit… des cris de peurs et des rugissements. Ah tiens ça je connais ! Je sentie les autres marché… une main se posa contre mon omoplate pour me guider, j'ignorais à qui elle appartenait. Je me laissai faire, remerciant l'âme charitable qui s'occupait de l'aveugle que j'étais devenue.

Karola murmurai … bon je me stoppai, écoutant les bruits de cette nuit … des râles, des combats … RHO ! Dire que je suis en train de louper le futur repas des bestioles ! Bordel que c'est injuste ! En plus, je suis sûrement la seul à pouvoir apprécier la dure loi de la nature ! Je sentie une vague de frustration intense se nouer dans mon estomac. Pfff …

Ma main, se mit à tâtonner atour de moi, s’accrochant à un bras qui était proche du miens. Je crus à Blanche, mais en cherchant sa main, je ne reconnue pas ses doigts. Ils étaient fin et longs.

• Steele ? murmurait-je très doucement,

Dès qu’elle me confirma, ma main se mit bien sagement contre ma cuisse. Bon ce n’est pas plus mal, qu’elle soit à mes côtés. Au moins, je suis certain qu’avec sa précision de bureaucrate elle me dériverait au mieux la scène. Et puis, c’est la seule ici à pouvoir faire ça… je me rapprocha de la jeune femme, pour qu’elle puisse me parler sans avoir à parler trop fort.

• Vous pouvez me décrire ce qui se passe ? reprit-je dans des paroles peu audibles pour ce qui nous entoure.

J'avais beau, cligner des yeux, pour m'habituer à la faible lumière, je ne voyais que les silhouettes d'un repas morbide. Elle me décrivit au mieux, la « proie » … une tortue avec des végétaux sur la carapace ? Ah c'est quand même farfelu mais soit… puis sa mise à mort par des sortes de grands félins à dent de sabre. Là, je vous le dis clairement, ma frustration venait de passer un cran tellement haut que je n'ai pas de mot pour vous la décrire… j'ai toujours rêvée de voir des putains de félins dans les missions et pour une fois qu'il en a ! Je suis AVEUGLE !!!!!! Je retenue mes plaintes pour moi et mes gémissements. Mais ce fut le bordel dans ma tête, tellement j'enrageais !

Erin due arrêté de me chuchoter à l'oreille les descriptions, car nous devions être observés … ou la situation méritait de fermer sa bouche… mais en tout cas, je ne pouvais que me fier aux merveilleux bruits de chaire déchirées et de mastications. Toute l'équipe retenait son souffle. Une forme d'excitation dû à l'euphorie d'une mort prochaine, me gagna. On risque de se faire bouffer si nous sommes repérés. Mon cœur palpita… mais pas de peur… par contre, je me trouve sacrément étrange mine de rien. Si j'étais quelqu'un d'extérieur, je pense que je me trouverai folle. Enfin heureusement, que personne ne pouvait savoir cet état, car sinon je serais abattue pour pathologie morbide. J'attrapai la main de Blanche, tâtonnant sur l'autre côté. Elle était là. Au moins, ce geste pouvait la rassurer, je suis certaine que son corps est en train de louper des battements…

Un éternuement … merde c’est qui l’inconscience qui a un rhume ? Immédiatement Blanche me broya la main… signe qu’il y avait du changement… génial, nous somme repérer où quoi ? Le silence fut embrassant, voire très tenue … bon si on se fait sauter dessus par des fauves, j’espère qu’ils auront la sympathie de nous achever vite et de ne pas jouer avec nous, comme les chats le font si bien avec les rongeurs.

J'attirai Blanche contre moi (sur le côté), comme si mon geste pouvait la protéger et la rassurer … je suis en train de développer au maximum, ma capacité si peu présente : la compassion…. C'est bien l'une des rares personne, qui a le droit a autant de geste tendre… je ne sais pas si c'est de la chance ou bien je devrais m'en inquiéter. Ne sachant pas ce qui se passe, j'étais attentive au moindre bruits… le silence fut brisé par des paroles… pas de l'anglais… j'avais cru halluciner… Dans un murmure stupéfaits je fis partager ma découverte avec le groupe.

• Vous avez entendu, ils parlent !

Des nouvelles « paroles » muées de grognements se firent entendre… au vus des réactions du corps de Blanche, je supposai que l’un des félins devait venir vers nous. Chose que me confirma Erin. Je tournai la tête vers elle, cherchant de ma main sa position… c’est plus fort, j’avais besoin de visualiser mon environnement. Je lui fis une petite pression, sur le bras, pour la remercier.

Cette fois-ci une parole fut distincte… c’est étrange j’avais l’impression d’avoir étendue cette langue quelques parts… enfin les connaissances ressemblaient à quelques choses … a moins que c’est mon imagination que trop active.

N’empêche, je donnerais chère pour savoir ce qu’ils se racontent. Peut-être étaient t-ils en train de se questionner sur nos comestibilités ?

En tout cas, c'est inimaginable, que des créatures qui sembles à premier vues si primaire soient intelligentes … cela me rassura… ça veut dire qu'on ne va pas être bouffer sans sommation ? En tout cas, ses paroles étaient intrigantes, bien plus, que de savoir qu'on est en face de gros chats, sûrement la gueule ensanglantée par le liquide de vie de la tortue.

Mon cerveau, cherchait à toute vitesse une solution, pour leurs faires comprendre qu'on n'étaye pas vraiment hostiles… je ne devais pas être la seule dans ce cas.

Puisque Karola, avait dû agir, car des rugissements teintèrent la nuit…. Mince, elle les a mis en joue ? Grayson et Erin ont dû faire de même. Pour ma part, je me contentai de rester immobile, gardant Blanche contre moi, avec mon bras droit.
Grayson, poussa un gémissement … il se passe quoi ? je sentie la main d’Erin sur mon épaule, et les tremblements de Blanche… l’une d’elle me murmurai que nous étions encerclés par les félins. En effet, je voyais des perles blanches, briller avec les rayons de lunes… je pus conter le nombre de fauves. Nous sommes en présence d’un meute… chassent t-ils comme les lions ? Y a-t-il un mâle et que des femelles ? Celui, qui était proche de nous était-il le dominant ? Ou simplement le plus courageux ?

Je pris une grande respiration, la situation devenait tendue… et pourtant les « bêtes » ne nous avaient pas encore attaqués, preuve de leur supposées intelligence ?

Karola, nous intimida l’ordre de pauser nos armes… je lâcha Blanche, pour agir immédiatement.

• On devrait peut-être aussi s’asseoir, pour montrer qu’on n’est pas menaçant et qu’on se « soumet »…


Après tout entre eux, les fauves, se montre bien le ventre, pour calmer les hostilités et ne pas se battre. Karola, me répondit « non », sans de vrais explication… je soupira et m’assit sur le sol en tailleur , oui rien à foutre ! De toute manière, faut bien préserver sa vie. Outre le fait de pas montrer sa peur, il fallait savoir « se soumettre » pour ne dire « non pas de danger, on est gentil nous ».

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Les choses ne devaient pas se calmer tout de suite. Le monde autour d’eux semblait se muer en un long fracas mugissant, se partageant entre des meuglements, des cris féroces et des impacts puissants sur le sol, qui résonnaient jusque dans leur poitrine. Du côté de Blanche, les choses n’allaient pas en s’arrangeant non plus. La blonde était en train de faire une attaque de panique plutôt carabinée et il était manifeste qu’elle devenait un danger pour le groupe et pour elle-même. Erin tentait de faire profil bas depuis qu’elle s’était emmêlée les pieds dans le tapis et que son auguste postérieur avait décidé d’effectuer un prélèvement d’herbe. Une chose était certaine, elle tentait de se reprendre et de mettre de l’ordre dans ses idées, afin de ne pas constituer un poids pour l’équipe d’exploration, qui avait déjà fort à faire avec le docteur Phillips. Heureusement, de ce côté-là, Isia était sur le pont en train d’essayer de calmer sa comparse. D’ailleurs, la doctoresse Taylor Laurence ne semblait pas la moins du monde inquiète, blaguant même avec le scientifique de la compagnie, jusqu’à lui balancer des boutades. Grayson n’était d’ailleurs pas en reste. Bon, du coup, si on mettait Blanche à part, personne ne semblait particulièrement inquiet, non ? Pourquoi donc Erin devrait stresser ?

C’était une bonne question, qui allait trouvait pas mal de réponse dans les évènements qui suivraient. Néanmoins, la jeune femme savait faire preuve de sang-froid, et elle l’avait déjà démontré par le passé dans sa vie professionnelle. Qui plus est, la consultante allait être amenée à jouer les interprètes visuels pour le compte de la doctoresse placide, puisque Blanche, en paniquant, délogea la paire de lunettes de vision nocturne du nez d’Isia pour les projeter plus loin. Les binocles high-techs ne survécurent pas à la chute et à la bousculade. Karola tenta de reprendre les choses en main en alpaguant la fautive, et balança ses ordres aux deux civiles plus calmes. Karola et Erin n’étaient pas très familière, mais cette dernière ne s’offusqua pas que la militaire l’appelle par son prénom. Vu le contexte, la liberté que prit la gradée était tout à fait bienvenue et permettait, selon la consultante, de renforcer le lien d’appartenance au groupe, et donc, d’assurer un sentiment de sécurité plus important. Erin approcha donc pour retirer l’arme de Blanche tout en rangeant la sienne dans son holster. La brune posa la paume de sa main sur le poignet délicat de la blonde dans un geste de réconfort et elle prit le pistolet de son autre main pour le déloger doucement de la poigne paniquée de sa vis-à-vis.

- Ca va aller docteur. Dès que ces quelques mots franchirent ses lèvres, Erin se sentit stupide de les avoir prononcés. C’était banal et vide de sens, surtout avec l’ambiance concert symphonique dans la cambrousse. Enfin qu’importe. Un peu de présence et de chaleur humaine aiderait sans doute à la calmer.

C’était super, elle avait désormais deux armes de poing. Elles sont où les bestioles ?! Tomb Raider est dans la place ! Il ne manquait plus que le mini short et le débardeur effet push up et elle était bonne pour dézinguer tout ce qui bouge… Du coup, Erin garda le flingue de Blanche et laissa le sien rangé sagement le long de sa cuisse. Ce n’était pas le moment de jouer au cowboy avec deux armes. Elle en avait suffisamment d’une. Isia ramena Blanche vers la militaire et le scientifique, et Erin lui emboita le pas. Elle devait s’assurer que la doctoresse ne s’égare pas sans ses lunettes. Bonjour l’angoisse. La consultante frissonna rien qu’à l’idée de perdre le seul accessoire susceptible de lui donner la vue. Plongée dans le noir comme ça, dépendante du groupe, à la merci des bruits et des bêtes qui les produisaient, non merci. Pourtant, la française ne semblait pas plus atteinte que ça. La brune admirait la jeune femme pour son attitude décontractée, presque insolente au regard de la situation. Quoiqu’il en soit, quand Karola, en voyant la montagne tortue arborée se diriger plus ou moins vers eux, ordonna de se décaler, la consultante, pragmatique, orienta Isia en la poussant entre les omoplates afin qu’elle reste avec le groupe et suive le sens de la marche. Bienveillante, elle prit même garde à ce qu’aucun obstacle ne vienne entraver les pieds de l’aveugle.

Quand tout le monde s’arrêta, Isia attrapa le bras d’Erin en tâtonnant dans le noir et redescendit pour saisir sa main. Le contact humain avait quelque chose de réconfortant dans cette pénombre verdâtre. Au moins voyait-elle quelque chose contrairement à la femme qui venait de l’attraper.

- Oui Docteur, c’est moi.

A peine avait-elle confirmé son identité que la franco-australienne retira sa main de la sienne pour s’approcher. Si les rôles étaient inversés, Erin était persuadée qu’elle se serait accrochée comme une petite fille apeurée à la première main tendue. Enfin qu’importe, Isia avait de la suite dans les idées et elle demanda à la bureaucrate de lui décrire la scène. Elle lui murmura dans l’oreille ce qu’elle voyait, essayant de se faire entendre dans ce vacarme, sans gueuler comme un goret pour ne pas attirer l’attention sur eux.

- Je vous la fait courte Docteur, il y a une espèce de tortue avec des arbres sur le dos… Erin avait du mal à croire ce qu’elle voyait et ce qu’elle retranscrivait à Isia, laquelle d’ailleurs devait se demander si elle ne se foutait pas de sa gueule. Elle est plutôt haute, entre quatre et six mètres je dirai, difficile à dire. Apparemment, elle est seule et… attendez ! Il y a des tigres avec des dents longues… Elle marqua une pause, avant d’enchainer, avec une certaine excitation dans la voix, ponctuée par une certaine crainte. Des tigres à dent de sabre, comme les fossiles sur Terre ! Ils s’en prennent à la pseudo tortue… Ils viennent de la tuer. Merde, c’est dégueulasse. Franchement, on aurait dû nous prévenir qu’on partait pour un safari, conclut-elle, blasée par la mort de la montagne.

Erin resta ensuite mutique et ne bougea plus, comme Karola venait de le demander. Inutile d’attirer ces prédateurs vers eux. D’un côté, ils avaient un énorme steack à manger et une fois repus, ils n’auraient sans doute aucun intérêt à les bouffer… Après, tout le monde connaissait le côté joueur des félins et leur sadisme naturel. Ils pouvaient très bien faire office de jouet vivant… Malheureusement, le combat entre David et Goliath avait remué la végétation et la terre, et quelqu’un dans le groupe éternua bruyamment. Erin ne put s’empêcher de rigoler nerveusement. La situation était totalement comique, voir ubuesque. Ils allaient se faire dépecer à cause d’une sternutation incontrôlée. Elle était consciente qu’il ne fallait pas montrer à un animal dangereux qu’on avait peur de lui, car cela avait tendance à accroître son excitation et son sentiment de supériorité. Néanmoins, elle ne pouvait pas empêcher son amygdale de balancer des signaux de stress et de peur à ses glandes surrénales pour laisser échapper des quantités importantes d’adrénaline qui dilatait ses vaisseaux sanguins et lui mettait le palpitant à cent mille. Les félins devaient sentir la peur flottait dans l’air comme un doux parfum délicieux. Mais Erin maitrisait parfaitement ses émotions, et en respirant doucement avec le ventre, elle réussissait à faire tomber la pression de son muscle cardiaque. Qui plus est, guider Isia, et lui rapporter les évènements en clair permettait à l’américaine de ne pas se focaliser sur le sentiment de peur qui l’habitait. Elle se sentait utile, et cela détournait son attention de son for intérieur.

Néanmoins, elle tenait fermement l’arme de Blanche, prête à l’utiliser s’il le fallait, bien qu’elle fût certaine de ne pas toucher un des tigres si ces derniers décidaient de se jeter sur eux. Elle n’était pas assez bonne tireuse pour cela. Un des félins s’arrêta à quelques mètres du groupe, jaugeant les humains. Erin se retourna doucement pour voir pourquoi Gabriel poussait un gémissement. Ils étaient entourés. En fidèle interprète des ténèbres, Erin allait expliquer à Isia ce qu’il se passait quand cette dernière interpréta une série de grognements comme un langage. A dire vrai, le comportement de ces animaux semblait dangereusement intelligent et la consultante était prête à croire les dires de la doctoresse. Elle devait l’informer quand même de la situation.

- Il y a des félins devant nous et derrière nous, et l’un d’eux s’est arrêté à quelques mètres de notre position. Il nous observe.

Le Capitaine Frei ordonna à tous les membres du groupe de baisser leurs armes. Erin n’en avait pas tellement envie, mais il fallait se faire une raison. La « meute » semblait bien organisée, et trois d’entre eux venaient d’égorger une tortue géante de cinq mètres de haut, alors cinq humains n’allaient sans doute pas faire le poids face à sept tigres, surtout avec l’équipe actuelle. Doucement, le bras de la consultante s’abaissa pour venir s’aligner avec sa cuisse. Le fond de l’air était encore frais, mais la civile sentit une perle de sueur couler le long de son échine. Isia prit une initiative personnelle, invitant tout le monde à s’asseoir. Karola refusa, mais la blonde prit le pas de faire sans son accord et elle se laissa choir sur le sol. Erin ne savait pas que faire. Désobéir à Karola ou suivre l’instinct du docteur « même pas peur » ? La concernant, le fait d’avoir abaissé son arme suffisait pleinement à faire comprendre à ces bêtes qu’ils ne leur voulaient pas de mal. Mais comprendraient-ils ? Bref, elle prit le parti de rester debout pour le moment. Elle murmura, plus pour elle-même que pour quiconque :

- J’espère qu’ils sont plus du genre à se faire caresser la tête en ronronnant que du genre à faire mumuse avec les souris…

Et en l’occurrence, les souris ici, c’étaient eux. Personne n’avait pensé à prendre un paquet de pâtée pour chat avant de partir ?

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D.C. Sous Lieutenant Pedge Allen - Teshara Lays ~ Ecriture : Springgreen
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Mer 1 Juin - 23:51
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A la recherche d'Alpha - La Terre sans jour


Le grand félin (F1) observe le groupe d’humain, voyant que l’une des femelles (Karola) semble parler et baisse l’étrange objet qu’elle a dans ses mains. Dès que tout le groupe semble faire de même, intrigué l’animal continue sa marche…. Avant de stopper à 2m du petit groupe d’humain. Il les observe minutieusement, grognant envers les 4 autres fauves qui sont derrière. Avec un signe de tête il semble leur demander de s’éloigner de quelques pas. Chose que F4-F5 et F6 réalisent, mais en restant autour des humains.

F1 semble arrêter son regard vers l’humaine qui s’est assise (Isia), il penche la tête sur le côté. Et s’approche d’elle avec prudence… son immense museau fouille ses longs cheveux blonds. Il éternue dû au parfum capiteux de la jeune femme. Une nouvelle fois il parle à ses congénères

F1 : বগস্রদ হয় (sent fleurs bon)

Note : Karola reconnut sans peine des mots « allemand », Isia aussi. Ainsi la langue parlée par les grands félins, semble être un mélange allemand, de latin et d’une autre langue que personne ne connait.
:arrow: Ainsi, la capitaine est la personne qui comprend le mieux les drôles de grognements. Mais ces lacunes dans la cohésion générale des propos ne lui permettent que de comprendre le sens général. (Qu’on vous mettra entre parenthèses vous aurez donc que ce que vous comprenez)

Niveau de compréhension :
:arrow: Karola comprend le sens général, elle a des notions correctes en latin avec quelque lacune et comme elle parle allemand couramment c’est elle qui a le plus de facilitée = niveau bon

:arrow: Isia : comprend parfaitement les éléments en latin et brièvement l’allemand = niveau moyen
:arrow: Gabriel : Ne comprend rien
:arrow: Blanche : Ne comprend rien
:arrow: Erin : Ne comprend rien


F1 : আপনি কি ঘোড়দৌড় হয় ? (être quoi tu ?)
Isia : Mensch (humain en allemand)
Le félin continue dans sa lancer demandant à la cantonade
F1 : আমরা বিপজ্জনক নয় (Pas nous être dangereux)

Karola répondra une phrase en cohérence avec cette phrase.
Le félin lève la tête aussitôt vers elle, il semblait avoir identifier que c’est la cheffe de la meute d’humain. Attendant une confirmation de la grande humaine, il reporte son attention sur la jeune femme au fort parfum. Il semble appeler ses compagnons qui se rapprochent, pour sentir les humains à leur tour. L’un des félins (F4) est plus jeune, cette constatation est faite par l’un d’entre vous (au choix).

Très enthousiaste de rencontrer des créatures différentes, il gesticule et court autour de vous, comme pour jouer, le jeune félin, se met à occulter la doctoresse Isia, étant assise, elle marque sa non hostilité et donc ça attire beaucoup les félins. Le jeune après avoir roulé sur le dos et à moitié sur les genoux de la docteure surprise, il lui fait une lèche sur le visage, semblant attendre un geste amical de sa part. Celui-ci un peu bourrin, après tout c’est un grand chaton, il « frôle » Erin et manque de la faire tomber, son attention est très vite attirée par Blanche qui semble avoir peur. Dans un geste plein de bonne attention, il se met debout et met ses immenses patounes sur ses épaules, au vus du point du félins, la pauvre jeune femme, se retrouve à terre avec un « chaton » tout content qui se met sur elle, pour « ronronner » et lui faire un câlin protecteur.

Les gestes du petit, semble attiré d’autre félins, mais ceux-ci n’aident pas pour autant les humains.

Chacun votre tour, vous vous faites renifler par les félins et certains se mette à parler avec vous, vous bouscule, vous touchent… F3, qui est une femelle, semble intriguée par Gabriel, en voulant attraper le pan de son pantalon, elle en déchire un bon bout (la moitié part).

Seul Karola peut répondre avec aisance. Si vous voulez entrer en discussion avec l’un d’entre eux (contacter Sheppard ou Matt) on fera avec vous les dialogues.
Après quelques échanges, sur vos patronymes et sur les leurs, les félins semblent rire et s’envoyer des boutades. Karola remarque qu’il y en a deux, qui semblent faire des « expérience » (F6 et F7) en toisant le groupe comme pour les étudier… l’un d’entre eux, se met faire une blague pour la rassurer

F7 : আমরা বুদ্ধিমান জীব খাচ্ছ না . আমরা বিবেক সমস্যা পর (Pas manger intelligente créature, problème de conscience après). Ce trait d’humour fait rire les autres félins.

F1, finit par couper court aux conversations et autres humours très félins.
F1 : আপনি আমাদের সাথে আসবো ! সকাল বেলা সেখানে জুন বিপজ্জনক (Venir avec vous, jour lever bientôt et danger arriver)
F7 : হতে পারে তারা খাবার পরিবেশন করতে চান ? (Eux peut être proie, donc repas pour créature ?)
F1 : নির্বুদ্ধিতা বলে না , তারা কচ্ছপের মতো বোকা না হয় (tais toi, tu dis n’importe quoi ! Eux n’être pas bête comme Utim (vous comprenez que c’est la grande tortue))

Vous délibérez avec les félins, qui souhaitent réellement vous emmenez avec eux. Ils vous expliquent qu’ils ne vont pas vous manger, car vous êtes des créatures intelligentes (en conséquence si ça n’avait pas été le cas … vous seriez passé à la casserole). Et ils vous sortent que le jour va se lever et qu’à ce moment-là, « une créature » nommée : ধাতু শরীর (corps gris), va arriver et vous prendre votre vie. Ils semblent avoir peur ou bien la redouter…

Après délibération et autres actions de votre part (je rappelle que nous sommes là, pour faire vivres vos échanges et RP Wink donc MP ou sur skype), vous décidez de les suivre

En voyant votre lenteur de marche, ils vous pressent … puis agacée F1, vous ordonne de monter sur leurs dos. À savoir, ils ont tous d’imposants morceaux de viandes dans la gueule.

:arrow: Les éléments que vous savez sur les félins, je vous laisse la liberté de leur choisir un patronyme 🤡

F1 : Femelle : dominante
F2 : Mâle
F3 : Femelle
F4 : Jeune mâle
F5 Mâle
F6 : Mâle
F7 : Femelle

Pour information les félins adultes font 1m80 au garrot et le jeune 1m. Ils ont la taille de nos chevaux.

Vos actions : vous devez choisir un nom aux félins et choisir sur qui vous montez : F2-F3-F4-F5-F7
F1 et F6 refusent, ils portent des morceaux de viandes en plus sur leur dos et ne veulent pas être chevauchés.

----------------------------------------------------------------------------------------
Vous avez jusqu'au 12/06 à 0h pour répondre ! Pour les questions, adressez-vous à Matt ou Sheppy surprised
Bon RP !
° CODAGE PAR DITA | EPICODE °
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Dim 12 Juin - 12:14
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A la recherche d'Alpha

Ft. Gabriel, Isia, Blanche et Erin


Entourés par une meute de félins aux longues dents pointues, les 5 Atlantes étaient pour le coup un peu bloqués. Ils n’avaient pas vraiment d’échappatoire et il aurait été certainement suicidaire de tenter de s’échapper en voulant passer en courant entre les tigres. Pourquoi diable avait-il fallut qu’ils tombent encore une fois sur de telles créatures d’ailleurs ? Les Puntas sur Frozen et maintenant ça ? Si seulement pour une fois ils pouvaient tomber sur des bestioles moins grosses. Des abeilles par exemple, c’est petit et ça se contente d’aller butiner de fleurs en fleurs et puis c’est facile à tuer au moins. Même s’ils ne semblaient pas menaçants au premier abord, ils n’en restaient pas moins des bêtes au comportement imprévisible. Sachant qu’elle était la seule militaire parmi 4 civils il ne valait mieux pas tenter le Diable. Et puis de toute façon, il n’y avait pas vraiment de raison de fuir, si les bêtes avaient voulu en faire leur dessert, nul doute qu’elles seraient déjà passées à l’attaque depuis un moment.


A l’évidence, manger de l’être humain ne semblait pas du tout les intéresser par contre ils montraient tous une certaine curiosité à leur égard. Derrière elle, Isia qui avait perdu ses lunettes de vision nocturne et était donc dépendante des descriptions d’Erin, lui chuchota une idée qui selon elle leur permettrait de leur montrer qu’eux aussi n’étaient pas menaçants et qu’en plus, ils se soumettaient à eux. Karola fronça les sourcils, pas du tout satisfaite de cette idée. Et puis quoi encore, se dit-elle ? Ils ne connaissaient rien de ces créatures, leur montrer qu’ils se soumettaient pouvait très bien être une aussi mauvaise idée que de tenter de s’enfuir en courant.

-C’est hors de question.

La jeune femme pensait avoir été suffisamment audible et pourtant Isia ne l’écouta pas. En soupirant, elle posa son derrière dans l’herbe molle, s’installant en tailleur. Est-ce qu’en plus d’avoir perdu son moyen de voir, elle avait également perdu l’ouïe ? Elle avait pourtant été claire pendant leur briefing, en tant que cheffe d’équipe et seule militaire elle les avait prévenus qu’elle attendait d’eux une obéissance totale. Ce à quoi personne n’avait protesté. Pourtant, là, Isia se permettait clairement de passer outre ses ordres. Cela irrita passablement la capitaine qui avait d’autres chats, et des gros, à fouetter et décida de revenir là-dessus plus tard en espérant que la liberté prise par Isia ne leur coûte pas cher. Heureusement que les autres ne l’imitèrent pas.

 Après qu’elle ait baissé son arme, le tigre se trouvant face à Karola avait cessé de grogner et elle avait remarqué qu’il avait quitté sa posture défensive. Il se mit alors en mouvement, Karola pour sa part resta debout sur place à l’observer attentivement. Curieux, le félin fixait les êtres humains et commença lentement à les contourner avant de porter son attention sur Isia. Il se risqua à réduire la distance qui les séparaient et se mit à la renifler, Karola se crispa en voyant le félin s’approcher de la doctoresse. Cependant, elle ne pouvait rien faire, faire un geste brusque en relevant son arme pourrait être très mal interprété. Et puis finalement, l’épais museau se mit à renifler les cheveux blonds pendant quelques secondes avant de finalement éternuer, ce qui surprit Karola. Observant la scène avec attention elle vit l’animal se redresser puis remuer les lèvres pour « dire » quelque chose. Ça ne pouvait être que ça car elle comprit étonnement ses propos. Certes ce n’était syntaxiquement pas correct du point de vue de la langue mais Karola avait saisi que l’animal voulait dire que les cheveux d’Isia sentaient bon les fleurs.

La jeune femme était un peu interloquée d’être parvenue à comprendre, d’autant plus que la créature s’était adressée à ses camarades en utilisant un dialecte qui ressemblait vaguement au latin et à l’allemand. D’ailleurs elle n’était visiblement pas la seule à comprendre car un bref échange eut lieu entre le félin et Isia. Le premier demanda à la seconde ce qu’ils étaient, ce à quoi Isia répondit en allemand qu’ils étaient des humains suite à quoi le félin les rassura en leur annonçant qu’ils n’étaient pas menaçants. Cela aurait dû rassurer Karola mais elle préférait ne pas trop prendre pour argent comptant ce que cette créature visiblement dotée d’intelligence pouvait leur dire. En jetant un œil à ses camarades, la militaire remarqua que visiblement, hormis Isia, elle était la seule à avoir saisi les paroles de l’animal. Elle se tourna alors vers eux afin de leur faire la traductrice pour qu’ils ne se sentent pas mis à l’écart.

-J’arrive à comprendre ce qu’elle dit et d’après elle, ils ne sont pas dangereux.


Puis elle se tourna de nouveau vers le félin afin de s’adresser à elle.


-Nous ne sommes pas dangereux non plus.

Jamais elle ne s’était sentie aussi ridicule d’ailleurs, parler en allemand à un tigre qui parlait. C’était une vaste blague, certes sur Pégase tout était possible mais même là c’était incroyablement capillotracté. Elle redoutait déjà le moment où elle devrait rédiger son rapport et mentionner ce passage. Quoiqu’il en soit, la bête sembla satisfaite de voir que les humains parlaient leur langage et elle ne fut pas la seule à l’être car un autre félin, plus petit cette fois-ci osa s’approcher d’eux. Il était beaucoup moins gros, il ne faisait aucun doute qu’il était un tout jeune tigre, ses crocs dépassaient à peine de sa gueule.  Il commença à gambader autour d’eux puis s’arrêta quelques secondes aux pieds de chacun d’entre eux pour les renifler. Cela semblait le mettre en joie, sa queue remuant dans tous les sens en témoignait. Intriguée, Karola demanda alors à ce qui semblait être la chef de la meute :



-Pourquoi est-ce qu’il nous tourne autour comme cela ?



-Pour jouer !

C’est le jeune félin qui lui répondit directement. Ce comportement sembla détendre et rassurer les autres tigres adultes qui, à pas feutrés, s’approchèrent doucement des humains pour les renifler à leur tour afin de découvrir ces créatures qu’ils ne semblaient pas connaître. Il s’en suivit une discussion entre eux que Karola traduit à ses camarades en chuchotant pour ne pas les interrompre.


-Ils sont en train de débattre sur notre comestibilité. L’un d’eux veut nous manger mais la femelle dominante est contre.

C’était plutôt un soulagement d’ailleurs, au moins s’ils devaient mourir ce ne serait pas dévorés. Enfin c’est ce qu’elle pensa avant que la femelle dominante ne les informe que le jour allait bientôt se lever et que visiblement, une créature qu’ils nommaient corps gris allait apparaître. A la prononciation de ce nom, les félins tressaillirent, Karola pu le sentir. Ça n’avait pas l’air d’être une créature aussi amicale que les tigres qui semblaient la craindre. A ce sujet d’ailleurs, ils proposèrent d’emmener les humains avec eux pour aller se protéger.

-Ils veulent qu’on les suive. Ils craignent quelque chose qui va arriver avec la venue du jour. Si cette chose effraie des tigres qui n’ont eu aucune crainte de s’attaquer à une tortue géante, je pense qu’on ferait mieux de les suivre.


 Elle attendit l’avis de ses compagnons et puis finalement tout ce beau monde se mit en marche. Les humains n’avaient absolument aucune idée de l’endroit où les tigres allaient les emmener mais c’était très certainement en sûreté. Tant mieux, cela leur permettrait de visiter un peu la planète et de voir certainement autre chose que cette plaine. Les tigres, rapides sur leurs 4 pattes, les distançaient d’une bonne dizaine de mètres et constatant que les humains ne les suivaient pas de près, la femelle dominante revint sur ses pas en trottinant leur demandant de monter sur leur dos pour aller plus vite. Karola s’arrêta, pas très rassurée à cette idée néanmoins, en observant autour d’elle, elle pouvait remarquer que l’aube se levait peu à peu, si bien que dans quelques minutes ils pourraient retirer leurs lunettes de visions nocturnes. Alors elle accepta. 5 félins se rapprochèrent d’eux sur ordre de leur chef et courbèrent l’échine afin de leur faciliter la montée. Prenant soin à ce que son arme soit bien accrochée, Karola saisit fermement la fourrure du mal qui se trouvait devant elle et avec élan grimpa dessus. Une fois assise elle tourna la tête afin de s’assurer que ses camarades soient tous bien installés et enfin, avec plus de rapidité, ils se laissèrent conduire vers leur destination par leurs nouveaux amis. 




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Cette fois c’était la fin des haricots. Ils étaient faits comme des rats, et cette expression n’avait jamais pris autant de sens qu’à cet instant fatidique où les matous allaient les hacher menu comme ils avaient fait avec la tortouffe. Erin n’était pas de nature pessimiste, mais si les félins avaient des intentions hostiles, elle ne voyait pas par quel miracle ils allaient s’en sortir. Isia s’était finalement assise, désobéissant à la seule militaire du groupe. D’un point de vue typiquement règlementaire, elle n’avait pas fauté, puisqu’elle n’était pas sous les ordres directs de la grise. Après, la consultante espérait que l’unité de l’équipe d’exploration ne venait pas de sauter avec la prise de décision de la jaune. Qu’importe, il y avait plus important à gérer pour le moment : ils avaient des dents longues, et des poils. Le temps se figea un instant et finalement, le félin le plus proche approcha doucement du groupe, mue par une certaine curiosité, plus que par animosité. Du moins, c’était l’attitude général du tigre qui permettait de tirer cette conclusion.

Plus étonnant encore était que Karola et Isia semblaient avoir compris ce que se racontait les bestioles. Un système de langage élaboré signifiait une chose : cette race était intelligente. Il n’y avait pas d’autres explications possibles, fut-ce la plus aberrante être la plus logique. Certes, sur Terre, les animaux communiquaient entres eux, par un système de cris, mais il n’y avait pas véritablement de dialogue au sens humain du terme. Décidément, cette mission ne cessait d’apporter son lot de surprise. Karola se lança d’ailleurs la traduction, saisissant que personne ne comprenait, sauf Isia. Un des félins, un jeune manifestement, se mit à tourner autour du groupe avant d’aller « s’amuser » avec la doctoresse en tailleur. Tout foufou qu’il était, et pas encore très bien conscient de ses proportions, il manqua de renverser Erin qui le reçu au niveau des jambes alors qu’il gambadait gaiement près des trois femmes. Finalement, elle trouva Blanche à croquer, et ni une ni deux, il colla ses deux pattes sur les épaules, l’entrainant dans sa chute en ronronnant.

Erin se détendit rapidement en voyant cette scène. Sa crispation s’envola et elle n’avait qu’une envie, c’était de papouiller le gros matou. Qui n’avait jamais rêvé de caresser un tigre en se disant que ce n’était qu’un gros chat ? C’était une chose impossible avec un animal sauvage, pourtant celui-là semblait en attente d’attention. La consultante n’eut pas le loisir de s’approcher de Blanche et de son nouveau copain, que les autres félins s’approchèrent. Ils voyaient que les humains ne faisaient rien à leur jeune, et son comportement les incitait à venir sentir de plus près les drôles de bêtes que le groupe d’Atlantes représentaient. Néanmoins, un débat s’installa entre deux tigres, dont celui qui reniflait à ce moment-là Erin. Une femelle manifestement.

Karola leur fit la traduction, et alors qu’Erin allait tendre la main vers la tête de l’animal, elle se ravisa. Elle voulait les bouffer ! Heureusement, un des tigres, et c’était le dominant, était contre. BONNE NOUVELLE !! On se fait des câlins maintenant ?

Erin épongea une goutte de sueur de son front, pour finalement demander à Isia de bien vouloir faire l’interprète entre la femelle et elle-même. Ce n’était pas pour faire affront à Karola, mais cette dernière était déjà occupée à traduire autre chose d’un autre félin. Isia était proche de Erin, puisque cette dernière restait non loin de la doctoresse, au cas où elle aurait besoin de ses yeux pour visualiser la scène.

Erin posa donc quelques questions, dont la première était de savoir s’ils étaient nombreux. Isia s’employa comme elle pouvait à retranscrire.

F7 : আমরা 10 উপজাতিদের , কিন্তু পৃথিবীতে 10 অন্যান্য গোত্রের মধ্যে হতে (nous être 10 dans tribus, mais 10 autres tribus sur terre)

Isia devait certainement produire un effort de concentration pour traduire textuellement ce qu’elle comprenait, reprenant un langage grammaticalement et syntaxiquement incorrect. Mais le sens était là et c’était l’essentiel pour l’instant. Erin ne s’en formalisa pas, toute excitée d’échanger avec une espèce intelligente si éloignée des êtres humanoïdes habituels.

Leur comportement curieux laissait croire qu’ils n’avaient jamais vu d’humain, aussi Erin demanda-t-elle par l’intermédiaire de sa traductrice blonde si tel était bien le cas. La réponse ne se fait attendre.

F7 : হ্যাঁ, একটি দীর্ঘ সময় কিন্তু পুরানো যথেষ্ট না কারণ আমাদের না . জীবন্ত মৃতদেহ কিন্তু আমরা দেখতে সেখানে নক্ষত্র (Oui, longtemps mais pas nous, car pas assez vieux . mais nous voir il y a des étoiles (années) des cadavre vivants )

Erin mit du temps à comprendre ce que racontait la femelle traduite par Isia. Cette dernière pensait qu’elle parlait sans doute des Wraiths. Spontanément, Erin demanda si les tigres étaient moissonnés comme les humains.

F7 : অদ্ভুত ফসল ? (étrange que être moisson ?
Isia : Manger
F7 : না, আমরা অদ্ভুত মৃতদেহ খাওয়া হয় না (Non, nous pas manger par drôle de cadavre)

Erin ignorait que les gloutons d’énergie vitale ne pouvaient ponctionner que les êtres à l’ADN proche du leur. Enfin qu’importe, cette question était venue spontanément, et elle dénotait peut-être d’une certaine forme de coup diplomatique pour faire de ces tigres des alliés, ou pour leur montrer que s’ils étaient eux aussi des proies des Wraiths, qu’ils venaient de trouver des copains dans la galaxie. Après tout, ne disait-on pas que l’ennemi de mon ennemi est mon ami ? Enfin qu’importe. Erin remercia gentiment Isia pour sa collaboration. Elle voulait simplement connaître le petit prénom de son interlocutrice Tigre, aussi la montra-t-elle du doigt avant de faire de même vis-à-vis d’elle-même.

- Erin ? Elle refit le geste, et quand elle repointait le doigt sur elle-même, elle continuait de dire : Erin.

Finalement, l’autre répondit dans son langage ce qui devait être son prénom, ou son qualificatif, qu’importe, ce qui se prononçait phonétiquement comme « Lanille ». Ou un truc du genre, Erin ne comprenait pas grand-chose et elle se contentait de répéter comme l’aurait fait un enfant.

- Lanil ?
- অদ্ভুত মৃ !
- Lanille ?

La femelle sembla opiner du chef et grogna un truc qui ressemblait vaguement à « Eurin ». Cette dernière, peu soucieuse de débattre pseudonyme, acquiesça également de la tête. Après tout elle ne devait pas être pile poil sur la bonne prononciation du prénom de la femelle. Les deux demoiselles se séparèrent un moment, le temps pour la dénommée « Lanille » de retourner auprès de ce qui ressemblait de plus en plus à la patronne de la bande. Karola fit de nouveau la traduction pour le reste du groupe. Il était question d’une créature que les tigres semblaient craindre et qui viendrait avec le jour. Les félins voulaient que les humains viennent avec eux. Le petit groupe discute et collégialement, la décision de suivre les poilus tomba. Après tout, ils étaient venus pour explorer, pour déterminer s’il s’agissait d’un site Alpha potentiel. Et quoi de mieux que de rencontrer la faune locale, même si ici, on pouvait plutôt parler de population locale. Ce serait plus appropriée pour une espèce douée d’intelligence. Avec leurs quatre pattes motrices, les tigres allaient bien plus vite que les bipèdes humains chargés comme des mules. Dans un élan de pitié, ils voulurent les prendre sur leurs dos. Naturellement, la femelle F7, autrement appelée Lanille, s’approcha de Erin pour l’inciter à monter. La jeune femme ne se fit pas prier, se demandant d’ailleurs si cela allait être différent du cheval.

Elle gardait néanmoins à l’esprit que c’était quand même le seul tigre à avoir proposé de les bouffer…

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Une chevauchée légendaire !
 


Je me doutais bien que j'allais me prendre une remarque à un moment ou un autre de la part de la Capitaine « joli popotin ». Dans un sens, oui je ne lui avais pas obéie bien sagement les pattes en rond, mais elle ignore qu'elle aurait pu râler bien avant ! Enfin bon j'étais assise sur l'herbe fraîche, attendant bien sagement si on allait se faire exécuter ou bien lécher.

Je sentais Erin, non loin de moi, elle était restée debout, j'en conclue que j'étais la seule assise, cela ne me dérangeait pas. Qu'ils obéissent à Karola, ils n'auront pas la doulourante. En tout cas, j'étais assez satisfaite avec quel calme et précision, m'avait décrit la scène la consultante. Elle était moins suffisamment claire dans ses idées et j'avais pu me dresser un film des événements. L'imagination aidant grandement !
Celle-ci parla, m'arrachant un petit sourire, elle ne manquait pas d'humour.

• On aurait dû prendre de l’herbe à chat

J’avais l’air bien sereine là, oui bien maline, mais je vous avoue que quand je sentie le souffle d’une créature sur mon visage, une sueur froide coula le long de mon dos. Si la bestiole décide de me boulotter qu’elle le fasse maintenant et en vitesse ! Mais au lieu de ça je sentie son énorme museau me fouiller les cheveux, ah je te plais ? Tu n’es pas le seul mon mignon !

Des frissons parcoururent mon corps, je ne pouvais identifier si c’est de la peur, de l’excitation ou bien un mélange des deux. En tout cas le mélange était assez étrange et j’ignorais vraiment si je me devais de bouger ou bien faire la statue. Dans le doute je restai impassible, laissant l’énorme félin que je ne pouvais voir, me renifler à sa guise, tant qu’il ne me goûte pas.

Celui-ci éternua… et se mit à parler … cette fois-ci on ne pouvait pas nier qu'on était en face que de simples bêtes primitives. Mais le plus stupéfiant, c'est que je comprenais quelques mots… à mon avis ma mauvaise compensions de ce mélange de latin d'allemand et d'un dialecte nous apportait qu'une compensions basique type « moi être là ». Je bénis mon don pour les langues, car sans lui je n'aurais pas compris le « compliment » du fauve, qui lançait à ses compatriotes que je sentais bon la fleur. Cela m'arracha un rictus.

S'en suis une question étrange de l'animal… me demandant ce que nous étions… ainsi, ils ne devaient pas voir des humanoïdes bien souvent … sûrement pour la première fois… quelle chance ! Je lui répondis en Allemand ne sachant pas vraiment si elle, puisque c'est une dame, allait comprendre. Cela paru lui convenir puisqu'elle stipula sa "non dangerosité". Je soupirai soulagée, ainsi nous n'allions pas être mangé. Je regrettais de ne pas pouvoir bien voir à quoi ils ressemblaient…

Karola devait bien mieux comprendre que moi le langage particulier, du moins les parties en allemands puisqu'elle répondit à la féline. D'ailleurs elle commença à traduire bien gentiment tous les éléments aux groupes. J'avais du mal à tout comprendre, les félins semblaient joyeux et ricanant autour du fait qu'on soit mangeable ou non. Je compris vaguement que manger des créatures intelligentes donnait mauvaise conscience…mais alors savoir si c'est une blague ou si la femelle tigre était sérieuse c'est une toute autre histoire. La barrière de la langue était quand même là.

Je sentie la présence d'autres félins, je préférai rester assise pour le moment, surtout que je sentais une autre truffe sur moi… plus petite et plus bourru. Le félin se roula à mes côtés et … euh je rêve, où il vient sur moi ? Sa grosse tête et des patounes géantes qui m'encerclent, je ne voyais absolument rien et ne pouvait qu'imaginer le petit fauve tel un chat voulant se rouler en boule sur moi. J'eu le droit à une léchouille monumentale et bien baveuse. Je gémissais de surprise ! Non mais faute d'être aveugle je suis maintenant collante ! Sérieusement il n'y a personne d'autre pour jouer la victime ?

• Je ne suis pas une glace !

Le petit félin, tapotai avec sa patte mes cuisses, comme pour attendre un geste du même ton, je ne vais pas te lécher mon mignon ! Je tâtonnai avec mes mains cherchant à distinguer ses formes. Sa tête était immense et son pelage d'une sacrée épaisseur. Je trouvai son front et le gratouilla en signe de retour, celui-ci sembla satisfait et se leva au moment où Karola lui demandait ce qu'il foutait ! Il voulait jouer donc c'est bien un petit … en tout cas mes genoux remercièrent le ciel de n'avoir pas été brisés par son assaut !

Face à cette léchouille inapproprié et surtout surprenante, je commençai à me relever cherchant un appuie, que je trouvai sous la forme d'un grand corps poilu. Éberluer, je tanguai un peu, manquant de tomber… enfaite si mon popotin toucha le sol, mes jambes engourdies par le poids de l'animal avait du mal à répondre. Je râlai. J'ignorais que ma copine qui me servait d'œil venait d'être percuter par le petit. En tout cas, j'entendis très bien Blanche qui devait être la nouvelle victime du chaton.

Déstabilisée et complètement perdue, je cherchais des repères, que je trouvai, en tâtonnant une cuisse… Celle de qui ? Sûrement d'Erin. Je tendis une main dans le vent cherchant une main qui pourrait me tirer dans le bon sens. Je reconnue les doigts longs et fins de la consultante. Je me raccrochai à cette bouée jetée en pleine mer.

• Décidément j’aime bien vous tripoter !

Une fois debout, je sentais d’autres truffes nous occulter avec grands soins… je me sentais comme une curiosité dans un laboratoire.

À peine eu-je le temps de reprendre mes esprits, l’immense langue du félin, m’ayant un peu sonné ainsi que ses roulades sur mes genoux, maintenant douloureux… le bruit d‘un vêtement déchiré fut son apparition… je tenais encore la main de la consultante quand je lui demandai avec surprise ce qui se passait.

• C'est moi où il y a un bruit de tissus ?
• Un des tigres vient d'arracher le pantalon de notre scientifique.

Je ne pus retenir un rire, imaginant bien le scientifique a moitié nus, avec ces petites cuisses poilues dans l’air frais de cette planète.

• Il est en caleçon ? dit-je en pouffant

Je lâchai la main d’Erin, pour me mettre à côté d’elle, cherchant avec mon ouïe les autres personnes. Celle-ci me répondit, m’arrachant un autre rire.

• Il lui a fait un short, malheureusement il n'y a rien à voir.
• Quel dommage ! Je peux leur dire de viser plus haut !
• Tu peux essayer mais il ne faudrait pas aller trop haut non plus !

Elle venait de me tutoyer, je notai ce changement de ton, pour faire de même par la suite. J’ignorais si le scientifique était non loin de nous, mais cet interlude amusant me fit du bien. Je sens qu’en rentrant sur la base il va être charrié « hey Grayson tu tes fait attaquer par les tigresses » …. Je précisai en allemand que « les vêtements s’enlèvent sur les hanches » ce qui fit ronronner la femelle qui venait dépoiler le scientifique, celle-ci dit des mots amusants que je traduisis immédiatement à Erin.

• পরে আবিষ্কারের জন্য রাখা (Garder pour plus tard la découverte)

Bon je suppose, qu'elle voulait dire, qu'elle désirait voir plus tard le reste de l'anatomie du seul homme de notre troupe.

Profitant de notre rapprochement, la consultante me demanda de traduire des questions pour les félins. Apparemment une autre femelle était près de nous. Je m'enquis de la tâche, essayant de traduire mot à mot les paroles de la tigresse, car j'avais du mal à comprendre le sens général. Il manquait réellement la compensions de certains mots, j'espérais que mes réponses soient un minimum clair.

La question fut plus difficile quand Erin évoqua la « moissons » des Wraiths, de toute manière la définition des fameux « cadavre vivants » étaient plutôt juste. Les informations étaient intéressantes, non amis les Wraiths ne viennent pas ici, dans un sens il y a rien à moissonner.

Une fois mon travail de traductrice réaliser, laissant Erin jouée au jeu de « moi tarzan et toi Jeanne » je hélai Blanche, pour lui demander comment elle se portait, en touchant son visage, il était collant.

• Berk tu as aussi eu le droit à la douche !

Karola continuait ses traductions, nous rassurant sur le fait qu'on ne serait pas manger, eh bien tant mieux j'ai envie de dire. Par contre, le fait de les suivre n'était pas une mauvaise idée surtout qu'apparent le fameux « corps gris » qui allait traîner dans les barrages …

• Ça me va

D'ailleurs c'est quoi ce fameux corps gris ? Je posai la question à l'un des félins, mais je ne compris pas vraiment la réponse. Je traduisis à mes compères

• Je n'ai pas bien compris ses propos, mais il nous parle d'une créature
immense, plus longue qu'eux et avec corps qui semble être comme un serpent … après le reste m'échappe il me compare l'animal avec d'autre créature que je ne connais pas.

On se mit en marche, je restai vers Erin qui me guidait avec toute la patience du monde et Blanche qui n’était jamais bien loin de moi. Au bout d’un moment, nous devions être trop lent pour les fauves qui prirent la délicatesse de revenir vers nous, pour nous dire qu’on était que des limaces… ainsi donc nous auront qu’à les chevaucher ? Cette idée me plus grandement, je ne pouvais qu’évaluer leur taille … c’est de poneys en sommes ?

• Ils sont assez grand pour nous porter ? demandait je ai Erin
• La plupart oui, même les femelles prennent quelqu'un. Ce jeune tigre doit pouvoir t'emmener facilement.

Je remerciai Erin. Étant aveugle, je ne pouvais que subir les événements… un des félins se présenta devant moi. Je reconnu les manières bourrues du jeune félin, j'eu un doute… j'aurais préféré un adulte, mais le petit semblait mettre toute sa volonté la plus sincère donc bon. Celui-ci me demanda de monter, il semblait bien joyeux et plein d'entrain. Je m'exécutai essayant de ne pas lui tirer sur les poils. Il essaya de savoir mon patronyme que je lui donnai bien volontiers. Celui-ci ravie me donna le siens. J'eu du mal à le prononcer, mais une fois fait il ronronna et trottina un peu trop vivement vers les adultes… mm le voyage va être sympas tiens. Le petit F4 se nommait donc Taïlum.

Je ne pus m'empêcher de lancer à mon groupe

• On doit avoir une sacrée classe avec de pareilles montures !

CODE DE PHOENIX O'CONNELL POUR NEVER UTOPIA


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Merci beaucoup love3

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A la recherche d'Alpha - La Terre sans jour


Le choix de la monture était fait, il fut primordial.
Erin avait porté son choix sur F7. Cette femelle de quelques années, se baisse quelque peu pour faciliter la montée de la rouge avant de se remettre sur ses pattes. Le poids plume d’Erin ne gêne aucunement F7 qui finit presque par l’oublier. Si bien qu’à la fin, elle la déstabilise en s’étirant les pattes.

Isia avait pris le premier venu, le troublion F4. Tout joyeux d’être choisi et d’être monté, F4 ne cessait de remuer en tout sens. Si la jaune ne s’accrochait pas aux poils de la bête, elle serait déjà tombé à plusieurs reprises. Le poids d’Isia, pourtant faible, était conséquent sur le jeune. Après des débuts tonitruants, il perdit peu à peu son rythme et sa lucidité. Il percuta F2, monté par le Capitaine dans la plaine éjectant les deux terriennes au sol, l’une sur l’autre. F2 s'empressa de recadrer le jeune F4 échangeant quelques coups de pattes à moins d'un mètre des humaines.

F5 est le choix de Gabriel. Le mâle est loin d'être ravi de devenir une monture, lui le fier chasseur. Il ne se gène pas pour le faire savoir :

আপনার ভাগ্য ভালো যে আপনি ভঙ্গুর হয় বা আমি আপনি ভাল করে খাওয়া হবে (T'a de la chance d'être qu'une créature fragile et insignifiante sinon je t'aurais bien bouffer !) Gabriel, ne comprenant rien au langage de l'animal demande de l'aide à Karola, qui peut ou non lui répondre. 
F5 ne fait aucun effort pour lui permettre de monter ou pour rendre le trajet plus confortable. Il grogne même lorsque celui-ci s'accroche un peu trop.

Blanche, après avoir inspectée du regard les différents félins, finit par s'approcher de F3. La femelle est indifférente quant à la présence de cet intrus et le trajet se déroule sans problèmes notoires.


Vous arrivez enfin au campement, 
Campement:
 
Les tigres s’arrêtent à l’entrée et vaquent à leur occupation sauf la femelle dominante qui se fait déchargée par d’autres tigres que vous ne connaissez pas. F1 et F2 restent auprès de vous pour discuter. Le jeune F4 part jouer avec 5 autres petits. Le clan est composé de 10 tigres (sans compter les petits). 

Vous discutez avec les tigres (Contactez Sheppy ;-)), vous apprenez des choses divers et variés sur leur tribus et sur la planète. Autre chose, vous les voyez assez tendus, car le « jour va se lever » bientôt. Chose qui vous surprend car il reste encore 7H selon les estimations faites. Vous apprenez aussi qu’ils ont très peur et vous demande de pas vous éloigner de trop sinon vous allez être « vider de l’énergie ». 

Vous Mangez histoire de reprendre un peu d'énergie. Les fauves ne se gênent pas pour faire cuire la viande avec un feu géant au milieu du campement laissant une odeur appétissante. Ils ne vous en proposent pas. Sauf si vous leur en demander. Leur culture est assez « cash » tu as faim ? Bah viens !


Au bout d’une heure au campement (vous faites ce que vous voulez), le jour commence à se lever... Vos estimations sont don fausses. Il fait de plus en plus chaud. Les félins s’agitent et vous les voyez lever des barrières d’os autour du campement.

Gabriel, remarque qu’il y a une forte source d’énergie non loin du campement. F1 vous indique que c’est une vielle cité humaine. Vous décidez d’y aller. Les fauves ne veulent pas vous quitter d’une semelle, car vous « êtes trop faibles pour survivre si on vous  d’attaque ». 

F1 qui est curieuse (elle se nomme Aya) vous accompagnes, ainsi que F2, F6, F5, F3 et F7. Le jour est pas encore très clair, mais déjà la plaine est remplie de fleurs blanches par millier avec de doux parfums. Dès que vous marchez dans la plaines, du pollen s’en échappe.
Plaine:
 

Vous mettez 30 minutes de marches (ou 15 si vous voulez monter sur les fauves, sachant que F1 refuse qu’on la chevauche, sous peine de finir avec sa patte dans la figure, elle a mauvais caractère mais elle est réglo). 

Vous arrivez vers un bâtiment sûrement de la race des Anciens en ruine et à moitié dévasté. Ceux qui ont le gêne, à votre approche vous voyez le bâtiment s’éclairer.
Bâtiment ancien:
 


Vous explorez les environs et dans l’une des salles assez protégée et pas encore éventrée par le temps, vous trouver un socle au milieu duquel trône un E2PZ. 

E2Pz:
 

Celui-ci n’est pas comme les autres, il brille (signe qu’il est actif) d’une couleur verte et il semble avoir une structure différente. D’ailleurs autour de vous, vous remarquer pleins d’objets démantelés et ouverts, des cristaux de contrôle éparpillés …. 

Les fauves sont très tendus … un peu trop même, ils vous encadrent comme pour vous protéger. Vous parlez entre vous pour définir quoi faire.

F1 : শান্ত না হয় তবে তা লোহার ছায়া অজ্ঞান (ça sent l’ombre de fer !)

Vous vous approchez du socle qui contient l’E2PZ, un panneau lumineux s’affiche devant vous, comme personne ne comprend l’ancien, sauf les fauves, F7 vous traduit bien gentiment après vous avoir dit que vous étiez quand même de sacrés nazes.  Il est marqué en ancien que celui possède la faculté d’emmagasiner n’importe quelle énergie et de s’autoalimenter. En gros sa source est infinie si on l’alimente. Là ça devient très intéressant. Imaginez cette source sur Atlantis.

Puis soudainement vous entendez des bruits de métal stridents, des « patata » et autres sons métalliques comme si quelque chose venait à s’éveiller… les félins se mettent à reculer vous poussant et en feulant.

« Avez-vous de l’énergie ? » cette phrase est dite dans votre langue. La voix est hachée et loin d’être « naturelle » mais flippante. Que faire ? Fuir ? Prendre le E2PZ ? Faire face ? Rester immobiles ?

----------------------------------------------------------------------------------------
Vous avez jusqu'au 23/06 à 0h pour répondre ! Pour les questions, adressez-vous à Matt ou Sheppy  surprised
Bon RP !
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Ven 17 Juin - 10:44
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A la recherche d'Alpha
Intrigue




Les choses ne s'étaient pas passées pour le mieux. J'avais complètement perdu mon sang-froid, il faut dire que j'en avais guère, mais là, j'avais dépassé les bornes avec mon agitation. J'étais sincèrement désolée quand j'ai donné involontairement un coup dans les lunettes d'Isia la rendant totalement aveugle sur cette planète. J'étais rongée par la culpabilité, mais encore plus rongée par la jalousie quand ma jolie blonde se servit d'Erin comme de son pilier. Je ne disais rien cependant, je n'avais que ce que je méritais. Je devais prendre sur moi. Cela me demanda un effort surhumain, mais je le fis. Je me contentais aussi de ne pas jeter de regard noir sur la brune qui passerait sûrement pour une héroïne aux yeux de la consultante. Au pire, je n'avais qu'à regarder ailleurs. Ouais, mais non ! J'avais juste envie de leur crier qu'ils aillent tous se faire foutre et puis au pire, je pouvais les laisser en plan, je pouvais partir que cela ne changerait rien, après tout, j'étais plus un boulet qu'autre chose. Ils ne remarqueraient même pas que je ne suis plus là avec un peu de chance. Mais voilà, c'était une aubaine pour moi, et je ne pouvais pas passer à côté de cette expérience. De quoi j'aurais l'air de fuir si facilement ? Où était donc passée ma curiosité légendaire ? Je ne sais pas, depuis mon arrivée à Atlantis, j'avais l'impression d'être une autre personne, de ne plus me reconnaître. A la moindre difficulté, je voulais juste baisser les bras. Cela ne me ressemblait guère.

Pourtant, quelque chose se passa et je n'y croyais pas mes yeux ni même mes oreilles. Un échange verbal s'installa entre Erin, la Capitaine et les félins. Pincez-moi je rêve ! Ce n'est pas possible ! Non, je dois vraiment être prise d'une hallucination passagère ou bien, du gaz nocif se dégage dans l'air, ce qui provoque ces images. Sans doute ! Pourtant la scène semblait tout droit sortie d'un rêve et pourtant, elle était vraiment réelle. Comment des créatures pouvaient-elles parler ? Putain ! Si un jour on m'avait dit que les félins savaient parler, je n'y aurais guère cru ! Mais là, c'était une évidence... Moi qui disais souvent qu'il manquait la parole à mon chat, je n'étais pas loin de la vérité. C'était frustrant de ne pas pouvoir les comprendre, j'enviais les trois autres qui pouvaient le faire. Je ne faisais plus vraiment attention à ce qu'il se passait. C'était tellement merveilleux en fait, tellement surprenant que je me devais de garder ces souvenirs intacts dans la tête.

Je me retrouvais plus tard avec les pattes d'un félin sur les épaules, bien qu'au premier abord, je restais méfiante, je ne pus m'empêcher de le flatter. Il n'y avait aucune méfiance de sa part et il semblait apprécier cet instant. C'était une première. Je me laissais aller à ces embrassades et ces caresses. J'étais très émotive en me rappelant l'affection que j'avais perdue quand mon chat me quitta. C'était tellement bon de pouvoir faire glisser mes doigts dans le pelage du félin. C'était tellement vivifiant. J'en avais oublié les éléments précédents et j'avais même retrouvé un léger sourire. Ils n'avaient aucune envie de se servir de nous comme d'un bon repas, mais dans le fond je redoutais une menace. C'était peut-être un piège ? Ils nous amadouent pour ensuite nous tuer au moment où nous serons le plus vulnérables ? Je ne tenais pas à finir mes jours dans l'estomac d'un tigre, ah ça non ! Il est hors de question, mais je ne dis rien. Je en veux pas égratigner les félins qui pour le coup ne semblent pas si dangereux. Je ne fais pas part de mes doutes aux autres, je préfère rester un peu en retrait, j'ai déjà fait assez de dommages collatéraux comme ça, je ne vais pas aggraver mon cas. En plus, les autres semblaient être convaincus par la bienveillance de nos compagnons à quatre pattes. Autant les suivre dans leurs délires et se contenter d'être un petit mouton docile.

Le seul homme de l'équipe se retrouve en caleçon, et bien sûr je ne manque pas de pouffer face à cette situation grotesque. Nous choisissons chacun une monture histoire de rejoindre leur camp. Je ne suis pas vraiment heureuse de grimper sur le dos d'un éventuel prédateur, mais je choisis une femelle. Elle ne semble pas contre de faire le chemin avec moi. Comme je l'ai appris, je montre patte blanche tout en la rassurant. Je ne lui ferais aucun mal si elle se tient à carreaux. Je monte dessus avec aisance et je me tiens fermement contre elle tout en fermant les yeux. Isia brise le silence et je ne peux m'empêcher de sourire.

-Ne t'en fais pas Isia, tu as la classe dans chacune des situations !


Au final, j'ai retrouvé mon calme et même m'amuse de la situation, mais dans le fond, elle et moi savons ce que j'entends par là. Il est vrai que je la trouve classe qu'elle soit en pantalon ou bien en robe. Enfin, même nue j'imagine qu'elle doit garder une certaine classe. Enfin, pour ne pas éveiller trop les soupçons, je préfère regarder l'horizon et ne pas trop penser à cela. Une fois arrivés au campement, je descends de ma monture, tout en lui faisant une légère caresse. Oui, enfin je reste malgré tout sur mes gardes, ne sait-on jamais. Nous nous reposons et nous nous restaurons, bien que je trouve ça bizarre qu'ils fassent cuire leur viande sur un tas de braise. Étrange ! Enfin peut-être est-cela une coutume de leur part ? Ils trouvent peut-être la viande plus appétissante ainsi ? Je ne cherche même pas à comprendre. Ils semblent un peu tendus et chose étonnante c'est que le jour commence à pointer. Tiens, moi qui pensais qu'il restait encore des heures avant de pouvoir rencontrer le soleil. Ça aussi ça reste étrange. Et puis pourquoi des prédateurs ont-ils peur de quelque chose ? En effet, ils sont nombreux, donc pourquoi une chose serait plus dangereuse qu'eux ? Ils n'ont qu'à grogner ou bien se jeter sur leur ennemi et hop, on en parle plus !

Alors que le soleil se lève, je sens qu'il commence à faire un peu plus chaud que de coutume. Je retire ma veste ne supportant pas forcément avoir trop chaud, et puis, il ne faudrait pas qu'on se déshydrate non plus. A choisir, je préfère mourir dans l'estomac chaud d'un félin que de mourir asséchée ! Les félins s'activent à lever des barrières autour du campement comme pour le protéger. Des os ! Tiens, ils sont vraiment bizarres, mais pour ne pas les froisser je ne dis rien. Les félins, ne nous quittent pas d'une semelle, ils craignent pour notre sécurité et je trouve le dicton "faits l'un pour l'autre" prend tout son sens. Au mois, je sais que nous ne finirons pas dans l'un de leur estomac. Au final, je peux relâcher la pression et respirer de nouveau calmement. Nous irons en balade bien que c'est pour rejoindre une vieille cité humaine d'après la traduction faite. C'est quand même frustrant de ne pas comprendre leur langage. On arrive devant un bâtiment en ruines et alors que je m'approche je vois le bâtiment s'éclairer.

-Vous voyez ça ! Vous le voyez-vous aussi qu'il s'éclaire ?! C'est de la magie !

Oui, je suis encore novice à propos du gêne des anciens, enfin j'en ai entendu parler, mais je n'ai jamais été confrontée à un tel phénomène. D'ailleurs, je ne comprends pas comment je peux avoir un tel gêne dans mon sang, mais peut-être que dans le fond, ça fait de moi, une personne exceptionnelle ? En tout cas, c'est magnifique ! Même si c'est en ruines, je trouve ça fantastique. On se croirait dans un film fantastique, mélangeant mystère et aventure mouvementée. C'est comme si nous étions la communauté de l'anneau et que nous allions vivre des aventures extraordinaires. Oui bon, ce n'est pas tout à fait vrai, mais ça donne un petit côté excitant et imprévisible à la chose. On entre dans une salle qui ne semble pas trop ravagée par le temps et un objet lumineux vert attire mon regard. Mon Dieu, j'ai faillit passer à côté de ça ! C'est tellement sensationnel ! Putain, mais c'est quoi ce truc ? On ne voit pas pareille chose sur Terre ! Au final, je ne suis pas mécontente d'être venue. J'aurais pu rater toutes ces merveilleuses choses.

Alors que je regarde l'objet sans vraiment comprendre ce qui se dit, des bruits métalliques me font froid dans le dos ou bien est-ce la faute des félins qui transmettent leur peur ? Ils en semblent pas rassurés du tout et nous encerclent comme pour nous protéger, ce que je trouve admirable. Ils pourraient prendre leur pattes à leur cou et détaler comme des petits lapins, mais non, ils ne font rien de tout cela. Ils nous restent fidèles. Et là une voix à faire trembler d'effroi les moins courageux déchire le silence et elle me provoque un frisson teinté d'angoisse. Je sens l'angoisse s'insinuer dans mon échine.
Une voix dont je comprends le sens pour une fois ! Sur le moment je n'ai pas compris le sens. Qu'importe ! J'ai bien envie poussée par la curiosité de comprendre pourquoi pour une fois, on parle aussi bien notre langue. je m'écarte un peu du groupe.

-Comment avez-vous appris à parler comme nous ?

Et là je désigne notre groupe même si je ne vois rien, mais ne sait-on jamais, peut-être que nous sommes surveillés ? Et là, les bruits métalliques s'intensifient. Et la voix continue de demander si on possède de l'énergie pour vivre. Je regarde les autres, sans vraiment être certaine de ce que la voix entend par là, je trouve ses propos bien trop vagues. l'énergie se trouve sous différents aspects.

-Vous avez une idée ce qu'elle entend par là ?

Erin, prend la parole à son tour et là, la voix répond qu'elle cherche de l'énergie pour vivre. Le soleil semble être une bonne option et la voix renchérit en demandant si nous sommes comme "eux" ?

-Comme eux ? Comme les animaux ? Comme les wraiths ?

Avant que je ne puisse continuer, un laser surgit de nulle part se met à pointer sur un des fauves. Ah ça ne rigole plus là ! Alors aussitôt je me mets devant suivie du Capitaine.

-Ils ne sont d'aucune menace, inutile de pointer ce truc sur eux !

On ne sait pas à qui on a à faire, mais ce n'est pas une raison de se laisser faire comme ça ! D'ailleurs pourquoi la voix ne se montre pas à nous histoire de voir à quoi elle ressemble. C'est bien beau de rester tapi dans l'ombre, mais faudrait peut-être se décider à venir nous affronter ! Ça ne peut pas être un "homme" sinon, il y a bien longtemps qu'il aurait posé ses couilles sur la table ! Non mais c'est quoi cette tafiole qui se cache dans l'ombre ? Le félin se met par la suite devant nous comme pour nous protéger et j'essaie de calmer le jeu pour ne pas que celui qui nous défie se sente menacé non plus, car là, ça commence à devenir un cercle vicieux et j'ai pas envie de finir avec un trou dans la tête. Ça commence à craindre de plus en plus pour nos culs, mais qu'importe. On a vraiment envie de savoir ce qu'est cette chose. Après coup, un peu plus tard alors que la situation prend de drôles d'allures on apprend que c'est un ancien.

-Je pensais que les Anciens avaient disparu ? C'est quoi ce bordel ?

Visiblement la chose semble plus intéressée par notre énergie que par autre chose. Oh bordel, ça craint du boudin cette histoire. Ce n'est vraiment pas bon du tout. Et alors au moment où j'allais renchérir, lui dire qu'elle pouvait gentiment se faire voir ailleurs, on commence à distinguer une masse plutôt impressionnante, sans pouvoir distinguer les traits nettement.

La voix du Capitaine s'élève. le repli stratégique semble être une bonne option, bien que je n'aurais pas été contre sa décision. Je pense que c’est une très bonne idée même. les félins quant à eux, tiennent absolument à se battre. Ce n'est pas la meilleure idée qui soit. Alors qu’on recule, nous sommes encerclés. Impossible pour nous de nous engager à travers le cercle, ce serait bien trop dangereux. L'objet commence être au cœur de la conversation. Peut-être que l'on pourrait s'en servir ? Alors qu'Isia semble désireuse de voir ce que l'objet cache, elle est retenue par Karola. Je réfléchis un instant.

-Et si cet objet pouvait capter l'énergie solaire, vous ne pensez pas que cela pourrait nous permettre de nous en sortir ? Peut-être que nous pourrions essayer ? Cela éviterait que cette chose s'en prenne directement à nous ?

C'était peut-être très con comme idée, mais Isia semble d'accord avec moi ce qui me fait sourire triomphalement. Quand je sais garder mon sang-froid, je peux servir à quelque chose. Puis, il ne faut pas mettre en doute mon intelligence. Enfin ce n'est pas forcément l'intelligence qui est mise en jeu, mais bon. Pour une fois que je ne sors pas une connerie, c'est déjà ça ! Enfin, pour le moment, il faudrait voir ce que cache cet objet fluorescent et puis, je reste quand même intriguée par ces débris qui nous encerclent. Je ne sais pas vraiment ce que c'est, mais ça semble vaguement être des trucs venus de machines, enfin ça y ressemble vaguement en tout cas. Il faut espérer que Gabriel et Isia puissent nous apporter des réponses quant à l'origine de cet objet, et s'il peut constituer notre moyen de sortie, autant ne pas traîner. Tandis qu'ils s’attellent à nous apporter des question, je m'assois sur le sol tout en observant les débris. Ce serait tellement marrant de pouvoir en ramener un pour l'étudier. Bien que je ne sois pas scientifique, mais ce serait bien d'avoir un souvenir de ça. Piquée à vif par la curiosité, je plonge ma main au niveau des débris dans le but d'en attraper un, sans me soucier des répercussions...







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Mar 21 Juin - 20:39
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La chevauchée fantastique était à la fois déroutante et grisante. Voir le paysage défiler au travers des lunettes de vision nocturne avait de quoi foutre la gerbe, mais le cœur d’Erin tint bon et elle garda son repas précédent pour elle, évitant sans doute un incident diplomatique avec sa tigresse de monture. La jeune femme se demandait comment les autres supportaient le voyage, sans avoir trop la possibilité de jeter un coup d’œil en arrière ou sur les côtés. Elle était trop crispée pour ça. Quoiqu’il en soit, Erin parvint quand même à apprécier le trajet, trouvant fantastique de monter à croupe de tigre. C’était différent du cheval qu’elle avait pratiqué en amatrice étant étudiante. Elle ne savait pas si elle préférait l’un ou l’autre.

La femelle avec qui elle avait eu une petite discussion par l’intermédiaire d’Isia ne semblait pas produire d’effort supplémentaire pour l’emmener avec elle. Ils se dirigeaient vers leur campement, si tant est si bien que les tigres puissent avoir des camps, de la même façon que les humains. Et pourtant, quand ils arrivèrent dans l’enceinte de leur tribu, il fallait reconnaître qu’on se trouvait dans un endroit aménagé de telle sorte qu’on se serait cru dans un campement humain traditionnel : hutte, barricades, et fait encore plus troublant, feu de bois. Tout cela faisait penser à l’homme préhistorique. Avaient-ils des technologies ? Un système de caste ? Des métiers ? C’était fascinant. Il fallait qu’Erin investigue un petit peu auprès de ces autochtones. Mais bon, pour ça, elle devait recourir à une traductrice, en la qualité d’Isia ou de Karola. Est-ce qu’une des deux lui permettrait d’user un peu de son temps pour des questions qui pouvaient paraître futiles ?

Le feu géant diffusait une lumière crue qui rendait aveugle pour quelques secondes quand on avait la bonne idée de braquer les lunettes de vision nocturne vers les flammes, aussi Erin les remonta sur son front pour jouir de la clarté diffuse des flammes. Elle ne comptait pas s’éloigner de la flambée de ci-tôt. Néanmoins, elle avait besoin de l’allemande, ou de la française. Assez ironique comme choix si l’on remontait presque 100 ans en arrière. Mais la question ne se posait plus, et c’était plutôt une bonne nouvelle.

Et Erin avait plusieurs questions. Elle posait la question directement aux tigres, F1 et F2, qui étaient restés disponibles pour les humains. Isia faisait la traduction, à côté de la consultante.

- C’est vous qui avez construit tout ça ?

- হাঁ (oui)

- Comment est-ce que vous faites du feu ?

- মার্জন পাথর (en frottant des pierres entre elles)

- Vous avez des métiers ?

Il/elle ne comprend pas le sens de métier. Isia réajuste ses propos pour qu'ils puissent te réponde (pour eux c'est des "rang")

- আমাদের র্যাঙ্ক আমাদের শক্তিশালী পয়েন্ট এবং আমাদের চর্চা যখন আমরা শিশুদের উপর নির্ভর করে
(Notre rang dépend de nos point forts et de nos entrainements quand on est enfants.)

Erin avait remarqué qu’une des femelles était celle qui dominait le groupe. Elle se demandait du coup si cette femelle était élue, comme dans un système démocratique, ou si elle prenait le pouvoir par la force. La société des tigres à dent de sabre était peut-être matriarcale… Tant de mystère à résoudre. Dommage qu’elle ne parlait pas cette fichue langue !

- Isia, tu peux lui demander qui décide ici ?

- C'est Aya.

Erin apprend, en poussant un peu via Isia, que leur système est basé sur le mérite et les points forts. Aya est forte pour diriger et prendre les bonnes décisions donc elle a été cheffe. elle a prouver sa valeur avant lors d'actions dans son ancien rang. Et quand l'ancien dominant est mort il a choisie Aya comme héritière.

Erin fit un sourire à la blonde histoire de se faire pardonner toutes ses questions. Il faudrait qu’elle lui paye un coup en revenant. Quoiqu’il en soit, elle était passée du vouvoiement au tutoiement sans même y penser, ce qui pouvait vouloir dire deux choses : soit elle était tellement stressée par la situation qu’elle n’avait pas fait attention à ses propos, soit, seconde hypothèse, elle se sentait suffisamment en confiance avec la française pour baisser un peu sa garde. La consultante n’avait pas le temps de réfléchir à l’une ou l’autre de ces hypothèses, totalement absorbée par l’espèce intelligente qu’ils venaient de rencontrer. En bonne consultante, et surtout, en bon cadre administratif, Erin se posa la question de savoir si les tigres pouvaient troquer, voir commercer. D’ailleurs, un angle d’attaque pouvait se profiler si jamais un des leurs était blessé ou mal en point. La science médicale humaine était quand même bien évoluée… Puis ils devaient bien disposer d’un vétérinaire sur Atlantis non ?

Si Isia lui permettait, Erin pousserait donc le vice jusqu’à voir avec eux s’ils avaient besoin de médicament ou autres… La doctoresse devait clairement galérer pour traduire les questions d’Erin. Elle lui en toucherait un mot ensuite pour la remercier et s’excuser.

Elle apprit donc que, oui ils troquaient, pas forcément des objets, et qu'ils semblaient intéressés par le fait que les Atlantes avez peut-être des médicaments qui leur seraient utile, même s'ils doutaient qu'ils soient adaptés à leur morphologie. Enfin leur centre d'intérêt tourne autour du bien être de chacun, le prestige qu'on donne a son rang et la préservation de la tribu. Erin avait de quoi être contentée.

Une fois que la consultante avait obtenu satisfaction, ou un semblant de satisfaction, parce qu’il fallait voir les réponses des tigres, qui n’avaient pas une même culture que les humains, Erin laissa le docteur Taylor Laurence vaquer à des occupations plus personnelles. Guidée par l’odeur alléchante de la viande qui cuit sur le feu, la jeune femme approcha de la femelle F7, alias Lanille. Il semblait évident qu’il fallait s’imposer pour avoir à manger ici, c’était plus ou moins une constante dans les relations qu’ils entretenaient entres eux. C’était du moins le sentiment que la brune avait depuis qu’elle les observait. Elle pouvait se vanter d’être fine observatrice, et quelque peu psychologue. Aussi, tout en s’accroupissant près de la femelle, elle lui bourra le mou avec son coude pour se faire comprendre en désignant un morceau de tortouffe entrain de rôtir. Y avait plus qu’à espérer qu’elle ne choppe pas une merde gastrique…

Lanille grogna doucement, et d’un coup de patte habile, elle lui balança un steak saignant en pleine poitrine. Erin chancela et rattrapa le morceau de viande fumante en remontant le pan inférieur de sa veste vers le haut pour faire un petit baluchon. Elle attendrait qu’elle refroidisse… C’était sûr qu’elle allait avoir du succès dans la tribu, avec son parfum Lady Barbaque de J’Empeste. Mais elle n’avait pas pu vraiment faire autrement, sinon de se bruler en le réceptionnant. La consultante aurait parié que la tigresse se moquait d’elle, mais elle n’avait aucun moyen de le savoir. Aussi lui fit-elle un sourire mi-figue mi-raisin pour la remercier et marquer quelque peu le dégoût de sa position.

Fallait voir le morceau de tortouffe qu’elle avait récolté. Il y en avait facilement pour quatre filles comme Erin, qui n’avait déjà pas un appétit plus prononcé que ça en temps normal. D’ailleurs, l’américaine était disposée à partager. Finalement, la viande de la tortue était plutôt bonne, malgré la pointe de culpabilité qui émergeait dans les tréfonds de son âme. C’est qu’elle avait vu la pauvre bête se faire démonter par les tigres. Erin finit par trouver un endroit où il y avait de l’eau à profusion, histoire de se rincer un peu et d’évacuer l’odeur et le sang de son chemisier administratif. Le jour se levait pendant que Erin faisait un brin de toilette et la température augmentait progressivement avec l’ascension du soleil. Finalement, la brune retira le haut de sa tunique, restant avec son débardeur rouge. Elle pouvait également se débarrasser des lunettes de vision nocturne une bonne fois pour toute. Elle les rangea dans le gilet tactique qui gisait à ses pieds.

En farfouillant dans le vêtement, les doigts de l’américaine touchèrent un petit coffret qu’elle avait constamment en sa possession. C’était un petit kit de voyage pour diabétique, avec un appareil de contrôle, des seringues, et de l’insuline. Elle n’y avait pas pensé pendant un moment, mais elle devrait probablement se faire une injection avant qu’ils ne reprennent l’exploration, surtout qu’elle venait de manger. L’intermède au camp était donc une bonne option pour le faire maintenant et discrètement. Elle s’éloigna donc des autres pour se planquer derrière une hutte. Autour d’elle, les tigres étaient occupés à ériger des barrières faites avec des os. Ils redoutaient manifestement le retour du soleil. Cela avait sans doute un rapport avec « corps gris » ou quelque chose du genre. La jeune femme s’arrêta dans un coin. Elle souleva son débardeur sur son flanc gauche pour laisser apparaître un cathéter planté dans sa peau, duquel un tube partait vers une petite pompe électronique. Elle augmenta le débit de dose d’insuline, constatant avec soulagement que la pompe n’avait pas bougé pendant le voyage à dos de tigre. Nul besoin des seringues du coup. Une fois sa petite affaire réalisée, elle retourna vers le groupe, mine de rien, espérant seulement qu’elle ne s’était pas faite griller par quelqu’un. Ce n’était pas une honte, mais elle ne voulait pas qu’on la catalogue dans la catégorie « petite chose féminine fragile à protéger à tout prix ». C'était sans compter sur Isia qui l'observait non loin de là. Une chose était certaine, elle l'avait surement clairement vu. Autant l'aborder tout de suite histoire de... Elle était médecin quand même.

----

Le scientifique de la bande remarqua une source importante d’énergie. Les tigres informent les humains qu’il s’agit là d’une ancienne cité humaine. L’espèce des Atlantes avait donc séjourné ici par le passé. Quand exactement ? Peut-être qu’ils trouveraient plus d’explications dans la cité en question, puisqu’il fut décidé d’y aller voir de plus près. Ils traversèrent des plaines. Des plaines remplient de fleurs blanches qui lâchaient leur pollen à leur passage. La nature semblait revivre. Normal, estima Erin, qui mettait en parallèle le système de floraison humain qui suivait les cycles du soleil et de la pluie. Ils arrivèrent près d’un bâtiment, surement de la race des anciens. Erin avait quelques notions, distillées pendant sa formation à la commission internationale de surveillance. Qui plus est, elle avait le gène des anciens, ce qui expliqua l’effet « magique » que le docteur Philips releva à leur approche. Les humains fouillèrent aussitôt les lieux, accompagnés des tigres. Ils dénichèrent rapidement un objet verdâtre qu’ils identifièrent comme un E2PZ d’un genre nouveau. Erin en avait déjà vu un par le passé, sur des documents de la CIS. Ils étaient tout, sauf vert. Il semblait évident que cette trouvaille devait être ramenée sur Atlantis. Néanmoins, il fallait d’abord que le scientifique y jette un œil, même si ce n’était pas vraiment son rayon.

Isia argua qu’on ne pouvait pas laisser cela ici, et Erin de confirmer :

- Je suis d’accord, on ne peut pas laisser ça ici.

Gabriel et Isia s’avancèrent vers l’engin ancien, afin de voir s’il y avait des informations indiquant l’utilité de l’E2PZ. Finalement, Erin suivit un petit peu, apportant son aide au niveau du déchiffrage du langage ancien, si besoin. Les choses évoluèrent bizarrement. Des bruits métalliques se firent entendre et soudainement, une voix tout aussi ferrailleuse déchira le silence des lieux que seule leur présence troublait depuis quelques minutes.

- Avez-vous de l’énergie ?

Les félins étaient agressifs et craintifs à la fois. Le danger se faisait sentir de plus en plus. Erin commençait à sentir ses muscles se raidir, mais ni une ni deux, elle balança au débotté un :

- Qui êtes-vous ?
- Avez-vous de l’énergie ?

Redondant le garçon, estima la consultante dépitée. Blanche prit le relais, essayant d’obtenir des réponses plus concrètes. Karola y mettait du sien également. Une idée lui vint, découlant des « dialogues » entre le docteur Phillips et la « voix ».

- Le soleil ne vous suffit pas parce que vous semblez dormir le reste du temps ?
- Pas dormir. Chercher énergie. Êtes-vous comme eux ?

La consultante ne savait fichtrement pas de quoi cette voix pouvait bien parler. Faisant preuve de rapidité d’esprit, Blanche enchaina, essayant de savoir de qui il parlait. Un laser se matérialisa sur un tigre. Aussitôt, le capitaine Frei et la doctoresse Phillips s’interposèrent alors que le félin affirmait que la voix parlait de leur race. Blanche rétorqua qu’ils étaient humains. La voix partie sur l’hypothèse qu’ils étaient donc de l’énergie, et aussitôt, la femelle dominante Aya, s’interposa de nouveau entre Blanche et Erin, tout en criant des trucs dans sa langue qu’Isia ou Karola traduisirent pour le restant du groupe trop pommé pour comprendre. Rapidement, la « chose » affirma être alteranne, soit un ancien, ou quelque chose issue de la technologie de ces derniers. Finalement, la chose se mit en mouvement alors que Karola ordonnait du tac au tac d’effectuer un repli stratégique afin de s’éloigner de la source du danger. C’était la cacophonie, entre les tigres qui feulaient et grognaient, les bruits métalliques, les cris humains, il y avait de quoi perdre l’audition. Une masse de métal se dessina autour d’eux, les encerclant sans ménagement. Ils étaient faits comme des rats. Cela devenait une sale habitude de se faire encercler.

Il y avait des amas de bidules et autres trucs, combinés à des machins, qu’Erin ne pouvait pas identifier. Quoiqu’il en soit, on aurait dit une décharge ambulante qui se mouvait et avait fini par les encercler. Qu’allait-il se passer ? Les félins semblaient vouloir en découdre. Mais en découdre avec qui ? Ou plutôt avec quoi ? Erin était perplexe alors qu’elle avait repris son arme dans la panique de l’instant. Curieusement, avoir la femelle Lanille près d’elle lui procurait une certaine sensation de sérénité. C’était curieux. Blanche s’était elle aussi bien calmée, la preuve était qu’elle venait de s’asseoir sur le sol. Son comportement était bizarre. Soit elle était vraiment détendue du slip, soit elle venait de se dire que foutue pour foutue, c’était quand même mieux de crever le cul par terre. Un peu comme Isia toute à l’heure avec les tigres… Choses encore plus improbables, elle plongea sa main dans les débris…

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D.C. Sous Lieutenant Pedge Allen - Teshara Lays ~ Ecriture : Springgreen
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Pour ce faire tanner le cul tapez 1
 


Perchée sur les épaules fortes de Taïlum (F4), je me laissais allée, moins crispé sur l'animal. Il avait un pas énergique mais confortable. Je me demande bien, si c'est aussi le cas sur un adulte. En tout cas le petit jeune mettait toute sa bonne humeur dans cette balade. Je craignais qu'il ne puisse pas supporter mon poids jusqu'à la fin de notre randonnée… malgré la légèreté de celui-ci. Après tout c'est un chaton. Fière de ma remarque Blanche, confirma, j'ignorai où elle était et si elle voyait mon sourire radieux. Oui, elle avait raison, mais bon, le confirmer à la cantonade serait... comment dire … hum égocentrique ? C’est un coup à confirmer les stéréotypes sur les chirurgiens imbus de leur personne. Mais avoue-le je suis quand même un peu imbu de moi-même par moment. Oui carrément !

En tout cas, j'espère qu'elle regarde mon petit minois, le temps d‘apercevoir le sourire amusé et ravi qui se dessine, pour elle seule.

Enfin bon, le calme de ma monture ne resta pas bien longtemps. Plusieurs fois, il s'agitait ou sautillai, son trop pleins d'énergie, manqua de me faire tomber à plusieurs reprises. Je lui demandai de se calmer, car sinon, je finirai à pied. Le jeune animal, « sinfouilla» un peu et reprit une marche droite… quelques minutes après rebelote, j'entendus des grognements de la part des adultes, rien de bien rassurant. S'ils décident de lui en coller une, je prie, pour que cela soit quand je ne suis pas sur lui !

Mais bon, il arriva ce qu'il arriva, le petit, épris de je ne sais quelle mouche, décida de percuter un de ces congénères, me projetant littéralement en avant dans un petit cri de surprise. Je sentie que je me prenais en pleine face le corps d'une tierce personne, retombant lourdement avec elle sur le sol… apparemment, elle m'avait servi de matelas, sauf pour ma pauvre tête qui toucha le sol… ou un objet froid et dur… je ne sais pas sur le coup.

Sonnée, je mis un peu de temps à reprendre mes esprits embrumés. Je sentie un liquide me couler sur le front. Machinalement, je mis ma main sur mon visage, sentant la chaleur de mon sang. Merde, j'ai dû me cogner à une pierre… en réalité c'est l'arme de la personne qui avait dit « bonjour » à mon front. Je voulue me redresser, maugréant des explications pas très claires. Ma main toucha un plastron… le gilet part balle… merde je suis tombée soit sur Grayson ou bien sur Karola… la voix qui s'éleva confirma que c'est la capitaine. Autant, si j'avais été lucide j'aurais pu apprécier cet échange imprévu, mais là, je voulais me dégager au plus vite. Ma tête était douloureuse, je comprenais vaguement les paroles de la femme. Je roulai donc sur le côté, libérant Karola, qui avait fait les frais de ce jeune fou. Mais, j'avais du mal à refaire surface, le choc étant assez fort. Se manger un P90 dans la tête, alors qu'on apprend à voler ce n'est pas le genre de choses agréable.

• Chaton…. Stupide… navré capitaine. *en français dans le texte*

Je ne me rendis même pas compte que j'avais parlée en français. Je sentie une truffe me farfouiller le visage, le jeune félin, venait m'aider à me relever, après avoir pris la raclée du siècle par l'un des adultes. Du moins, je pue le comprendre quand F2 prononça des paroles bien peu sympathique à l'encontre du jeune. Je soupirai, me laissant relever en enlaçant l'animal, lui chuchotant que s'il recommence, félin ou non, je lui coupe les crocs. Ce trait d'humour un peu sombre, fit rire l'animal qui comprit qu'il devait éviter de refaire cette erreur stupide. Ne voyant rien, pour soigner ma tête, j'essuyai de ma manche le sang. On verra au campement.

Le reste du voyage, fut ponctué des grognements d'un félin qui ne semblait pas très ravis de porter le jeune homme sur le dos. Au vu de sa remarque. Je ne fis pas la traduction, je n'avais pas que ça à faire. Dans un sens, je n'écoutai même pas la suite, trop concentrée sur le fait de rester en équilibre sur ce maudit chaton !

Enfin, nous virent non loin de grand feu…quoi ils maîtrisent le feu les bougres ? Eh bah … comme quoi il ne suffit pas d'avoir un pouce ! Dans un sens, je n'ai pas vu a quoi ils ressemblent. Je suis bien la seule à imaginer un tigre du Bengale avec de grandes dents.

À l’entrée, je fus déposée par mon petit chat, qui partit très vite rejoindre d’autres jeunes. À la lumière des feux, je pus voir avec étonnement les silhouettes plus en détails des félins. Mais ils sont immenses ! Et je dois avouer que je les trouvais superbes ! Mon regard parcourra le reste du campement, ne voyant pas encore tout, je restai près de Blanche et d’Erin. Suivant docilement le groupe. Blanche flattait sa monture, je me tournai vers la jeune femme brune.

• Je saigne beaucoup ?
• Oui ça saigne pas mal.

Je soupirai, remerciant la jeune femme, me mettant près d'un feu pour défaire mon sac et trouver de quoi me soigner. Je sortis un petit miroir, constatant que j'avais une plaie de 3 centimètres, pas trop profonde. Mais le problème avec les blessures crâniennes c'est que cela saigne beaucoup. Je n'avais pas fait gaffe, mais Erin était à mes côtés d'elle me demanda de l'aide. Oui pourquoi pas. Je lui demandai de tenir le miroir, pour avoir les mains libres pour me soigner, avec du coton et un désinfectant. Un pansement barra mon front. Quelle idée de monter sur le premier venu, vraiment. Je la remerciai, rangeant le matériel médical.
L'odeur de la viande cuite fit son apparition, cela me donna faim. De toute façon, les barbecues ça donne toujours faim… Les autres ne furent pas bien loin de nous, F1 et F2 étaient avec nous, comme pour répondre à nos questions ou pour en apprendre plus. Ils ne semblaient pas très curieux, mais répondaient aux questions de manières simples en nous demandant souvent la pareille. Je cherchai du regard Blanche, elle était à l'écart, ne semblant pas vouloir venir ou se mélanger aux autres. Je lui jetai un petit regard d'interrogation, elle semblait bouder… je n'eus pas le temps de me lever qu'Erin désira parler avec les félins, me demandant si je voulais bien traduire. Cela m’alla bien et j'étais aussi curieuse qu'elle d'en savoir sur cette tribu. Même si j'avais encore les idées brouillées par moment, les questions de l'agent du CIS reprenaient mes propres interrogations.

Je lui fis donc la traduction, malgré mes propres difficultés à me faire comprendre. Mais la tigresse était d'une patience impressionnante. Jamais elle ne s'énervait ou s'impatientait. Bien au contraire. Je laissai Erin, menée « l'interrogatoire ».

D’ailleurs je fus surprise qu'elle me tutoie naturellement. Je notai ça dans un coin de ma tête, prenant ça comme une autorisation à le faire aussi. De toute manière, je suis du genre tu le fais/donc je le fais aussi. En toute franchise, je n'avais aucune gloire a aimé le vouvoiement, sauf pour mes subordonnés ou pour Weir. Le reste des personnes ne m'importaient peu dans le langage. Après, en mission, il est plus facile de dire « tu » et je commençais à trouver la jeune femme brune plutôt agréable. Du moins, on semblait plutôt bien s'entendre. Ah les missions et les rapprochements !

Je fus étonnée de constater que leur culture, qui aux premiers abords nous semblait plutôt bestiale qu'intelligent était assez complexe. En toute franchise, cela est étrange de voir des créatures non humaines être aussi « développées », comme quoi l'univers nous réserve bien des surprises. Et cela nous change de l'égocentrisme humaine de croire que seul nous sommes intelligents.

Une fois mon travail de traduction faite, je me levai, pour rejoindre ma boudeuse favorite. Je m'assis à ses côtés pour manger le repas de nos rations de survie.

• Tu boudes ma belle ?

Je parlais fréquemment à Blanche en français. Je la taquinai un peu, lui donnant un petit coup pour la faire rire. En vain, elle avait décidé d'être de mauvaise grâce.
Je vis Erin s'approché d'une tigresse qui lui envoya un bout de viande dans la poitrine. Je pouffai, voyant la jeune femme, un peu circonspecte face à ce morceau de dingue qu'elle avait réclamé ! D'ailleurs, curieuse, je partis lui demander un peu de son butin pour goûter le met fumant de la tortuff. Pas mal, je ne serai pas décrire le goût, car rien ne s'y approchait vraiment. Je taquinai un peu la rouge face à son chemiser tâché, avant de repartir finir mon super repas dégelasse de militaire auprès d'une Blanche boudeuse.

Une nouvelle fois, mon regard se porta sur le campement, le jour était en train de se lever et je ne serais plus le boulet de l'équipe. Grayson collait aux basques de la capitaine, bien fidèle toutou. Avec sûrement la « queue » bien droite... Je soupirai, laissant mon regard vagué à d'autres occupations. Blanche étant d'humeur peu agréable, je décidai de faire un tour dans le camp, la laissant bougonner.

Une nouvelle fois, je tombai sur ma copine Erin, qui venait de se planquer derrière une hutte. Machinalement, je fus intriguée par son comportement. Je décidai de jeter un petit coup d'œil. Après tout, elle pouvait être blessées ou autres... Mais hors de question de se rapprocher plus au cas où la demoiselle doive soulager sa vessie.

Mais apparemment non… elle se dévêtue, pour regarder son ventre et son bras. Je pue clairement voir qu'elle était équipée d'une pompe à insuline. Donc une diabétique ? Je l'avais vu dans son dossier médical, avant de partir en mission. J'avoue que là avec la viande de la tortue j'ignore quelle dosse, elle doit se mettre, après tout cela ne doit pas changer des protéines habituelles qu'on trouve sur terre… Quoiqu'on puisse se poser des questions sur les viandes extraterrestres. On n'est jamais à l'abri d'un composant étrange.

M'apprêtant à dévier mon intérêt sur autre chose, je la vis relever la tête vers moi. Elle m'avait donc vue et ce dirigeai vers ma position. Je l'accueillis avec un petit sourire.

• J'aurai peut-être dû t’en parler, en tant que médecin de la mission.
• Oui, voilà qui est fait. C’est marqué dans ton dossier
• Effectivement, c'est écrit dedans. J'espère que ce n'est pas un problème
• C’est un problème au même titre qu’un problème de vu. Faut juste faire gaffe à prendre ces lunettes

Mon ton était amusé, je ne cherchai pas à la confronter, bien au contraire, je trouve cela admirable les personnes qui arrivent à vivre avec une contrainte comme le diabète. C'est vraiment le truc bien chiant, mais qui deviens surmontable quand on a confiance en soi. Il faut juste passer le cap et accepter ce handicap au même titre que d'autres handicaps physiques.

La jeune femme, souleva son chemiser et sortis son kit avec les seringues, le kit de « survit » j'ai envie de dire. Elle argua sur une boutade qui me fit beaucoup rire.

• J'ai les lunettes de vue et la deuxième paire à 1 €
• Quelle chance, la mutuelle d’Atlantis prend les autres frais à 100% !

Après quelque rire, je repris un peu de sérieux

• Votre pompe marche toujours ? Il n’y a pas eu de défaillance ?
• On se croirait en France ! Répliqua-t-elle amusée. Elle reprit son sérieux aussi pour répondre me répondre. Elle fonctionne bien. Rien à signaler. J'appréhendais un peu en passant la porte. Mais il n'y a pas de raison.
• Normalement il n’y aura aucun problème avec la porte.
• C'est parfait alors. Je sais que je n'ai pas besoin de te le dire mais c'est plus fort que moi. Ça reste entre nous ?
• Bien entendu, dit moi juste où tu mets ton kit, histoire que je ne perde pas de temps à le chercher

Erin opina du chef, sûrement ravi que je n’aille pas le répéter au reste du groupe. Dans un sens, cette information n’intéressa personne et n’avait pas lieu d’être dit.

• Ici

Elle pointa du doigt la poche du gilet tactique correspondante. Juste en dessous de la boussole pour me montrer où elle cachait son « kit ». Elle me parut rassurée après avoir « avouer » sa petite particularité. Pour ma part, diabétique ou non cela ne changeait rien. Sauf peut-être avoir une vigilance plus élevée en cas de malaise de sa part ou de perte de sang. On rejoignit ensemble le petit groupe en pleine conversation sur la fameuse bestiole grise qui terrifie les tigres…. C'est à peine croyable qu'il puisse exister une bestiole qu'ils foutent les pétoches à ce genre de créature.

Le seul homme de la joyeuse troupe, trouva une source d'énergie en bidouillant sur sa tablette. Ah tiens ? C'est une drôle de coïncidence, il fait jour et on perçoit des ondes émanées de vers une zone qui fut jadis habité par des « humains ». On se mit immédiatement en route, escorté par des félins décidément très protecteurs. Même si bon la raison était peu valorisante pour nous, ils nous jugeaient trop faible pour survive ni plus ni moins. Mais on ne va pas cracher sur une aide aussi imposante.

Dès que les premiers rayons du soleil firent leurs apparitions, les milliers de fleurs blanches firent leur éclosion, laissant dans le vent du pollen ou collant à nos vêtements. Cela était un très beau spectacle et j'avoue que voir enfin était un soulagement. Je pouvais mirer la puissance et la dégaine de nos « amis » à grande quenotte.

On ne mit guère longtemps à rejoindre un bâtiment éventré par le temps et sûrement les combats. Sans aucun doute nous étions en présence de technologie Lantienne. À notre approche, le bâtiment semblait reprendre vie, à la plus grande surprise de Blanche. Je lui jetai un petit regard surpris qu'elle nous sorte ça. Elle ignorait comment marchait les technologies anciennes ? Cela ne l'avait pas effleuré l'esprit que la porte de son labo s'ouvre toute seule grâce à son gène ? Cela m'apparaissait bête, mais pour quelqu'un qui n'avait jamais eu affaire à la techno cela pouvait être surprenant. Et considérer que les portes d'Atlantis s'ouvraient avec un simple détecteur de mouvement.

• C’est normal, le bâtiment détecte notre gène. Lui dis-je simplement

En fouillant la grande salle, un grand socle trônait au milieu de la salle et un E2PZ vert s’y trouvait. Intrigué je m’approchai de l’objet avec Grayson. Pourquoi il n’est pas jaune comme habitude ? Intrigué je posai la main sur le socle, celui-ci sorti de sa tour de verre mais semblait toujours donné son énergie au dit socle.

• Faut saisir la chance de ramener enfin un E2PZ sur Atlantis, même s’il semble différent.

Erin confirma ma propre constations personnelle. Dès que je touchai le socle avec l'homme, un écran s'afficha avec du texte ancien. Erin et Karola nous aidèrent à déchiffrer le contenu… on n'est pas très bon il faut l'avouer. L'un des fauves F7, nous fait remarquer qu'on est bien une bande de naze et nous traduit. Je n'avais pas fait gaffe au propre de la femelle dominante qui nous informait de la présence de la créature grise. J'étais trop concentrée sur le texte pour m'inquiéter des autres.

Incroyable… nous venons de trouver un E2PZ qui ne s'épuiserait pas, avec la faculté d'emmagasiner n'importe quelle énergie et de s'autoalimenté ! Je suis certaine que notre petit génie de Mckay allait se ravir de cette nouvelle.

• Eh bien voilà, j’en connais un qui va nous sauter dans les bras avec pareil objet !

Je voulu saisir l’objet, pour le déloger de son socle, quand des bruits de métallique firent leur apparition. Ce genre de sonorité était à faire froid dans le dos. Je n’aime pas du tout ce genre de situation, les anciens aiment bien les surprises… pour preuve on trouve toujours des trucs étranges sur la cité, des expériences rater et dangereuses… j’espérais que ce bâtiment ne contenait rien de létale pour les pauvres humains et tigres que nous sommes. Les fauves se rapproche de nous, comme pour nous protéger… ils sont d’une loyauté impressionnante, j’admire ce sens du dévouement car pas sûr que nous, on aurait montré autant de protection envers eux.

Les bruits cessèrent et une voix non humaine fit son apparition « Avez-vous de m’énergie ? » elle rauque … j’avais l’impression d’entre la voix de la bonne femme de la SNCF qui nous dit « le train 855305 à destination … » le même ton. Une machine ? Un humain ? Une autre créature intelligente ? Je restai immobile, mais près de la source d’énergie. Je plissai les yeux en direction de ladite voix… ce genre de question n’est pas courant pour un premier contact. Méfiante, je restai à ma place, une main sur le haut de mon arme attendant la réaction de la capitaine.
Mais apparemment et naïvement, Erin et Blanche se mirent à questionner la source vocale. J’ignore si elles auront des réponses à leurs questions.

Personnellement je me fie aux réactions des fauves, qui semble tendue et maugréer que c’est le truc gris qu’il redoute.

• Comment avez-vous appris à parler comme nous ?
• Avez-vous de l’énergie ?
• Qui êtes-vous ?
• Avez-vous de l’énergie ?

Elle ne semble savoir dire qu’une chose ou quoi ? Déjà que c’est louche qu’elle parle anglais …Je n’aime pas ça. Tout comme les félins qui se tienne prêt à attaquer si besoin. Apparemment cela semble être leurs Némésis. Je regard Blanche et Erin continuer à essayer de parler. Je crains que cela ne serve à rien…

• Nous ? Qu’elle sorte d’énergie ? C’est extrêmement vague. Il a tellement d’énergie qui est difficile d’y répondre clairement

Blanche s’entêtait vraiment… mon regard se figea vers Karola, je lui mimai un geste pour qu’on se casse en emportant l’E2PZ, mais elle n’y prêta aucune attention sur le coup.

• Énergie pour vivre

Oh mince … énergie pour vivre, cette chose à besoin… je ne veux pas m'emballer dans des conclusions hâtives, mais elle serait capable de nous attaquer pour prendre l'énergie de notre technologie ou de … ? Je reste stoïque, attendant que les autres finissent leur discussion. Enfin perso, je me serais cassée surtout en voyant les fauves réagir aussi férocement au bruit de métal qui se rapproche de nous.

• Vous avez une idée ce qu'elle entend par là ?
• On est tous composés d’énergie … dit-je en murmurant pour pas que la voix nous entende

• Le soleil ne vous suffit pas parce que vous semblez dormir le reste du temps ?
• Pas dormir. Chercher énergie. Êtes-vous comme eux ?
• Comme eux ? Comme les animaux ? Comme les Wraiths ?

Avant que Blanche puisse continuer son petit discours, un laser rouge, se pointa sur l'un des félins qui recule en feulant. Karola et Blanche se mirent devant le laser pour protéger notre amie quenotte. Pour ma part, la discussion ne m’intéressa que moyennement, je regardai Grayson, lui demandant de voir s'il n'y avait pas une trappe pour trouver les cristaux de contrôle. Il me regardait d'un drôle d'air. Ne voulant pas obtempérer sans surprise, il obéi qu'à Karola… je soupirai, petit toutou bien élevé va ! Pire qu'un militaire ! J'avais une idée en tête et autant ne pas perdre de temps, au cas où cela tourne mal.

Je me dis donc à la recherche d'un « tiroir » sur le pilier, le plus discrètement possible. Allez-y occuper la voix ! Je sentis F7, me frôler pour regarder ce que je faisais. Lui c'est le scientifique de la tribu. Il semblait plus intéressé que Grayson pour m'aider. On chuchota de notre côté.

• Ils ne sont d'aucune menace, inutile de pointer ce truc sur eux !
• Nous sommes des humains. Et vous, qu’êtes-vous ?
• Humain avoir de l’énergie dans structure pour vivre ?

Je relevai la tête… je n’avais pas tout suivit dans l’échange, mais bordel ! Il nous demande si on … j’étais la seule à comprendre où quoi ? Une nouvelle fois, je regardai Grayson, qui était aux aguets avec son arme.

• Bougez vos fesses Grayson ! Sinon on va finir comme ce bâtiment en ruine !

J’étais calme et affirmative, le jeune homme ne comprenait pas, mais se résout à m’aider sûrement à contre cœur. Karola, reprit la parole agacée.

• Répondez à la question, qui êtes-vous ?

F1 semblait être du même avis que moi... la créature voulait notre énergie, donc soit on la tue soit on meurt. Mais pas avant d'avoir délogé l'E2PZ, il était trop vital pour la cité. Blanche continua à parler, cela m'allait, plus la voix est occupée avec le groupe, moins elle « voie » fin si elle voit ce que je fabrique avec Grayson et F7. On finit par trouver la trappe des cristaux et un grand calme étrange connecté au pied du socle… Mais on n'eut pas le temps de l'ouvrir que la conversation prit une tournure inquiétante.

• Je suis chose Alteranne, êtes-vous des êtres vivants ?
• Oui nous sommes des êtres vivants tout comme ceux qui nous accompagne

Quoi ? « Chose Alternane » ?? C'est un drôle de langage, en tout cas ça pu ! Et Blanche qui nous dit qu'elle pense que les anciens étaient morts… oui ou depuis longtemps ou dans un autre plan d'existence. Je me relève, brusquement regardant mes compagnons de manière incrédule, ils pensent encore discuter avec la créature ou bien on se casse ? Puis Karla, on va quand même partir là j'espère ? Limite si mon regard ne parlait pas à ma place tiens ! Je retenue une phrase que peu agréable… au lieu de ça mon regard se figea sur la capitaine.

• Donc vous êtes énergie !

Putain ! J’aime comme j’ai raison ! Karola ordonna enfin de se retirer pour faire un repli, je la suivis avec Grayson mais il était trop tard, la « chose » sentie nos mouvements et un immense vacarme métallique se fit entendre… une masse métallique, pareil à un corps de serpent nous coupa toute retraite. Le bruit était assourdissant, j’avais l’impression que le bâtiment entier allait nous tomber dessus.

On fut encerclé par le corps métallique composé d’une multitude d’éléments, on aurait dit des morceaux de ce bâtiment et des machines… j’ouvris grand les yeux, craignant le pire. Les fauves semblaient vouloir se battre, ils avaient l’idée du siècle ! De toute manière on n’avait pas vraiment le choix. C’est tuer ça ou être tuer. Karola en avait bien conscience. Mon regard se reporta sur l’E2PZ… pourquoi la voix ne prend pas l’énergie du potentiel de point zéro ?

• Capitaine, l’E2Pz est la source d’énergie la plus élevé, si cette chose veut de l’énergie elle devrait s’intéresser à la machine et non à nous. Faut qu’on le débranche !

Je parlai un peu vite, dans ma tête, il était évidant qu’il y avait un lien entre les deux. Je m’approchai à nouveau du socle, cependant Karola me retenue, je l’interrogeai du regard.

• Ne bougez pas Docteur. On ne touche pas à l’E2PZ
• Pourquoi ? Donner moi une bonne raison de ne pas le débrancher !
• Parce que c’est moi qui donne les ordres et que vous avez accepté de vous y plier

Elle est sérieuse ? Elle ne me donne aucune raison valable ! Elle a oublié que je ne suis pas l'un de ses petits soldats musclés des bras ? Je suis une scientifique faut plus d'argument pour me convaincre de ne pas toucher à l'engin ! Mon regard se figea dans les prunelles de la belle brune. Oui c'est vrai, je m'étais plié à lui obéir, mais est-ce nécessaire de le faire alors qu'elle m'empêche de faire une action qui pourrait résoudre la merde où on est ? Je suis persuadé de ma théorie, comme toutes personnes imbues et sûres de soi…bien sûr je pourrais avoir tort, mais cela ne m'effleurait pas les neurones ! En toute franchise, j'hésitai à l'ignorer, lui disant que la prochaine fois elle n'avait qu'à avancer de vrai argument au lieu de faire son petit chef. Mais de l'autre, je savais qu'il y avait plus qu'une histoire d'E2PZ, que mon désobéissent serait plus impactant pour la capitaine. Si la fille du CIS était là, c'est bien pour une raison. Elle allait pondre un joli rapport sur la mission certes et sur les membres qui la compose. Et que dira-t-elle de la Capitaine Frei ? Qu'elle ne se fait pas respecter par les civils ? Qu'elle allait clairement se faire passer pour une conne. Ce qui serait dommage d'être jugée pour ça alors que c'est un bon élément.

Mon regard était suffisamment expressif pour qu'elle comprenne, que je pesais le pour et le contre. Personnellement, les remords et les avis négatifs ne m'effleuraient pas. Et si à ce moment-là, je n'ai pas fait ce qui me chante, c'est bien pour deux choses : par respect pour elle et pour ne pas qu'elle soit jugée a mal.

Je descendis du socle, pour me mettre à ces côtés la regardant. Aucune hostilité, je suis bien au-delà de ce genre de sentiment mal placé.

• J’espère que cette chose n’est pas alimentée par l’E2PZ


Ma voix était empreinte d’un sous-entendu clair. Je sortis mon arme de mon holster. Je sentais bien que si cette créature veut notre énergie qu’on allait devoir se battre ou bien mourir. Blanche se mit à parler, mon regard se reporta sur elle.

• Et si cet objet pouvait capter l'énergie solaire, vous ne pensez pas que cela pourrait nous permettre de nous en sortir ? Peut-être que nous pourrions essayer ? Cela éviterait que cette chose s'en prenne directement à nous ?

Elle n’a pas tort… mais je crains que la créature soit plus intéressée par nous que par le soleil. Mais je restai près du socle au cas où, cela tourne mal. Pas besoin de parole pour que la capitaine comprenne que je me tenais ne prête si elle change d’avis. Alors que le scientifique me rejoignit arme en main pour nous protéger avec la militaire, je vis Blanche mettre la main dans les débris.

• BLANCHE ! Ne fait pas ça !


Elle est folle ! J’eu un battement de cœur qui manqua de dérailler, étant plutôt clame, je sentie une forme d’inquiétude non dissimulé naître sur mon visage. Mais il lui prend quoi de trifouiller ça ! Non mais vraiment ! Je voulue la rejoindre, mais je fus arrêtée par un nouveau bruit métallique terrifiant. Une masse semblait sortir des ombres du bâtiment... Blanche si tu n’as plus de main, je te coupe ta langue !!


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Jeu 23 Juin - 22:54
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A la recherche d'Alpha - La Terre sans jour


Quelle étrange idée qu’a eu Blanche de plonger sa main dans le corps métallique… Sans surprise, elle se prit une décharge électrique, mais avant d'être projetée violemment en arrière. Face au choc, elle put voir des « câbles » de couleur verte au milieu des débris.

Vous entendez des bruits mécaniques de plus en plus fort. Le corps métallique qui vous encercle se met à onduler en grandes vagues pour vous empêcher de passer. Des courants électriques le parcourent dans des petits grésillements désagréables. Les fauves feulent et se dirigent vers vous dans le but de vous protéger.
Vous pouvez enfin voir votre interlocuteur, qui se dresse devant vous tel un cobra. Enfin devant la zone d’ombre qui le cachait.

Votre nouveau copain !:
 
L’impressionnant robot au corps de serpent, se met à emmetre un bruit strident pour vous dérouter. Et sans prévenir il plonge vers vous, une immense aiguille sortant de sa bouche. Les balles ne semblent pas l’affecter et pour vous sauver d’une mort douloureuse, F5 saute pour intercepter aiguille. Elle touche la tête de la machine, qui se débat et la saisit avec ses immenses mains, jetant l’animal au sol avec violence. L'aiguille se plante dans ses flancs. Le tigre pousse un prodigieux rugissement.

Au moment où la machine pompe l’énergie du félin, vous voyez l’E2PZ briller de plus en plus. La corrélation est vite faite.

Les fauves veulent engager le combat et n’hésitent plus, mais ils sont retenus par le corps qui les empêche d’atteindre le buste du robot.
Un grand combat se déclenche entre félins et humains contre cette abomination ! Vous avez quartier libre pour mettre en scène cette épopée ! Sachant que vous serez blessées, mais vous pourrez tous marcher ! ça se mérite un E2PZ les poulettes !
La technique de combat de la machine est simple : vous donner des coups avec son corps ou vous griffez avec ses mains.

Soudainement, l’une des balles de la capitaine Frei, touche une zone sensible. Un liquide vert s’écoule de la poitrine du monstre. Celui-ci relâche immédiatement sa proie, dans un mauvais état mais vivante, pour se relever et pointer de son lasser la militaire. Il compte bien se jeter sur elle.

Cependant, l’un d’entre vous, s’approche du socle dans le fin espoir de débrancher l’E2PZ (cela peut être un ordre de Karola à vous d’en discuter). En tout cas deux personnes, commence à tirer le tiroir des cristaux (vous aurez le choix de tirer dedans, ou de les retirer bref à vous de voir). La créature se précipite vers eux… mais d’une manière plus ralentie.

« Énergie, vie partir … » elle est blessée et semble se vider de son énergie avec le liquide vert.

Elle réussit à choper l’une des deux humains, pour lui lancer son aiguille dans le bras. Puis le second trouve un petit câble qui est relié au socle et le débranche comme la destruction des cristaux semble n’avoir affecter que le socle.
Une fois cela fait, la machine, se désarticule relachant l’humain qui s’écroule au sol. Par chance, la machine n’a pas pu lui prendre beaucoup d’énergie, une semaine de repos complet attend la personne pour se remettre de cette ponction.

Il vous reste qu’à prendre l’E2PZ, ramasser vos blessés et retourner au camp des fauves avant de partir. Vous avez gagné un E2PZ particulier (vous en serez plus à la fin de l’intrigue) et de nouveaux alliés.

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Mission accomplie !
Vous avez jusqu'au 01/07 à 0h pour répondre ! Pour les questions, adressez-vous à Matt ou Sheppy surprised
Bon RP !
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Sam 25 Juin - 18:05
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Les yeux rivés sur mon amie, je tentai de m'approcher d'elle… main plongée dans l'étrange forme de débris, un bruit électrique se fit entendre avec un gémissement… ma pauvre Pestouille, venait de se faire projeter en l'air. Sans réfléchir plus, j'étais déjà en action pour la rattraper, en vain. Je me jetai sur le sol, pour regarder l'état de sa main, mettant sa tête sur mes genoux. Elle avait encore des réactions, mais elle avait un sillon noir dessus, signe d'une brûlure faite par un courant électrique. Mon regard bleu se figea sur son visage. Oui j'étais en colère mine de rien. Je sortis mon package pour bander sa foutue main soigneusement avec une crème.

• Cela te prend souvent des idées foireuses comme ça ?lui dit-je sèchement.

Je voulu l’enfoncer encore plus, pour soulager l’horrible frustration de la voir si bêtement a terre, mais les bruits métalliques continuèrent devenant assourdissants. La forme se mit à onduler … ah vraiment on dirait un serpent ! Les félins s’émirent à feuler de plus belle ! L’une de mes mains caressa le visage de Blanche, et l’autre sur mon arme. Je sens qu’on va se battre les filles ! Oui même toi petite kekette d’ange ! C’est fou, comme là je deviens très désagréable ! On est coincé et en plus on a une blessée !

Enfin, on put voir ce maudit « ancien » qui n'était ni plus ni moins qu'une machine horrible ! Elle avait dû être sous forme humaine autrefois, mais là elle ne ressemblait qu'un maudit droïde au corps de reptile ! J'ignore s'il avait été programmé pour ressembler à un cobra, mais il en avait le comportement en tout cas ! PFF les anciens ce sont des enculés ! Pourquoi ils fabriquent des choses aussi monstrueuses franchement ?

Un bruit assourdissant et aiguë sort de la machine, je ne peux que mettre mes mains sur mes oreilles et baisser la tête impuissante. On va se faire laminer je vous le dis !

Au moment où je relève la tête je vis juste un des tigres se jeter sur le robot, enfin sur la sorte d'aiguille qu'il sortait de sa vilaine bouche ! Yeux grands ouverts, je me sentie fasciner de voir que cette machine prenait bel et bien l'énergie des êtres vivants pour s'alimenter … comment-est-ce possible ? Mon dieu quelle mort horrible, je suis certaine que les Wraiths sont plus délicats !

Il fallut que je me mette un sacré coup de bien au derrière pour que mon regard dévie sur autre chose… l'E2PZ brillait de plus en plus. Pas besoin de parler quelqu'un fit la constations en même temps que moi, mais à l'orale !

Les fauves se lancent dans la bataille, mais aussi puissant qu'ils soient, ils sont empêchés par le corps métallique et repoussés. Vacillaient-ils recommencèrent et commence à être de véritable danger pour la créature qui a du mal à s'alimenter !
Ils sont vite aidés par les humains, qui arment en mains commence à canarder la machine. Les balles ne semblent, rien faire. Enfin en apparence. Je regardai Blanche, l'aidant à se relever, j'entendis Karola m'apostropher :

• Isia, allez débrancher cet E2PZ

Son ordre clair et direct me donna un second coup de pied. Je sentie l'adrénaline couler enfin dans mes veines et mon cœur palpité, malgré que je sois d'une apparence calme. Sans demander mon reste, je filai comme une flèche sur le socle. Gabriel était monté sur celui-ci pour me protéger au cas où. Il tira plutôt bien pour un scientifique ! je suis certaine qu'il fait des cours particuliers avec des militaires… ou une …

On va tenter le coup pour le coup ! Je fis une pression sur le tiroir qui se déplia, me montra ses beaux cristaux. Je me concentrai sur mes gestes, ne voyant pas le coup prodigieux de la capitaine qui avait réussi à toucher la machine. J'entendis juste la voix rocailleuse du robot, nous annoncé que sa vie partait. Bien fait ! Les cristaux étaient solidement fixés à leur socle… en regardant de près, quelqu'un avait fait fondre leur extrémité pour qu'ils se « verrouille » avec le réceptacle. Non d'une pipe !

Je me relevai, sortant mon arme, pour tirer dedans comme une grosse bourrine de militaire ! Le recul de celui-ci me fit faire quelques pas. En levant la tête vers la machine, celle-ci ne semblait pas très contente et sanglotait de rage ? Je la vis s'avancer dangereusement vers moi, n'ayant que faire d'avoir Gabriel devant moi qui lui refait le portrait avec son arme…

Elle l'envoya balader. Là, pour l'une des rare fois de ma vie je sentie la peur s'immerger dans mon corps. Je vis le petit câble vert qui semblait sortir de son corps… je me penchai pour tirer dessus… mais je sentie quelque chose me transpercer la jambe. Je poussai un gémissement très audible, trop à mon goût, du par l'énorme douleur que venait de me faire la machine et surtout par la surprise.

Des mains métalliques se serrèrent contre mes bras, me levant en l'air comme une vulgaire marionnette… je sentais clairement la fatigue me gagner… comme si je perdais toute forme vitale.

Je serais des dents, pour contenir mes cris. Hors de question de lui faire entendre ma souffrance. Je commençais à voir des paillettes noires sur mes yeux. Mon regard foudroyait la créature qui semblait ravit de me ponctionner.

D'une main fiévreuse, je tremblai pour attraper mon arme et lui tirer dans la tête en vain. Je perdais mes forces et cette arme ne servait à rien, car très vite, sous le coup des tremblotements je la lâchai, sentant mon esprit glissé vers le néant. Mais je luttais vaillamment. La fatigue me prenait, je ne voulais pas m'endormir non ! si je fermais les yeux, je partirai vers un voyage sans retour….

• Le câble … débrancher le … vous attendez quoi … dit-je d’une un murmure faible et saccadé

Quelque chose changea, je sentie, mon corps percuter le sol avec violence, me coupant le souffle. Je tremblotais dans tous les sens, j'avais froid terriblement froid, la prise du métal froid, n'était plus sur ma peau. Mais aucune larme de s'échappait de moi… c'est ça d'être fière…, ma cuisse était douloureuse. Je savais que le sang devait s'écouler bien joyeusement. Je voulue me redresser dans l'espoir de me faire un garrot… mais mon corps me disait clairement « va te faire voir, le sol est très bien ».

Putain, je vais me vider mon sang en plus ! Maudite aiguille ! je ne sentais plus grand-chose autour de moi. Je commençais à sentir l'engourdissement et l'envie de dormir. Je n'avais plus conscience de qui était autour de moi. J'entendais des voix et mon regard était voilé de noir… une nouvelle fois aveugle quelle ironie !
Je me forçais à ne pas sombrer, pourtant cela semblait si facile de ne plus lutter.

J'avais du mal. Je savais très bien ce qui se passait à cet instant dans mon corps. C'est horrible d'être médecin et de constater ses propres faiblesses et mort. Mais, apparemment on voulait encore de moi. Je sentis qu'on le redressa sur mes jambes, avant de me mettre sur l'un des tigres. Je me laissai faire comme un pantin, prenant le temps de me remettre… mais cela était difficile, l'énergie ponctionnée était traîtresse, j'avais l'impression d'avoir passé 24H sans fermer l'œil et d'avoir marché nus dans des ronces.

Pour être franche, je ne me souvenue de pas grand-chose après. Juste de ma lutte pour ne part fermer les yeux et de cette douleur impressionnante. Ils ont dû en chier pour me ramener avec le tigre … Je suis certaine qu’elle/il est aussi paralysé que moi.

CODE DE PHOENIX O'CONNELL POUR NEVER UTOPIA


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