Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 
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À NOUS TROIS ON DOMINERA LE MONDE

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Alexander Hoffman
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MessageSujet: À NOUS TROIS ON DOMINERA LE MONDE Dim 10 Juil - 18:43


À NOUS TROIS ON DOMINERA LE MONDE
feat Erin Steele & Alexander Hoffman



Voilà quelques semaines qu'il était arrivé sur cette fabuleuse cité. Le temps de prendre ses marques de déballer les énormes arbres à chats qui trônaient dans son bureau et dans ses quartiers… et comme ce n'est pas des arbres Ikeas, bah pour les monter mes chers petits, il a fallu du temps. Sans parler, des tonnes de dossiers qu'il devait lire, histoire de se familiariser avec les projets.

Heureusement, qu'il avait pris de l'avance en lisant plus de la moitié sur le dédale.
Maudit vaisseau … c'est juste horrible de voyage dans une boîte de conserve avec des gens qui vous méprise, car vous n'êtes qu'un civil et un rouge surtout. Faut dire que le colonel Caldwell est le genre d'homme très agréable, qui ne semblait pas vraiment apprécié, qu'il y ait un voyageur à quatre pattes, non canin à bord.

Franchement si on avait été sur un bateau et Harry un lapin, il aurait été compréhensible que le commandait ait eu si peur … mais la mise à part, quelques poils de chat allergisants … Harry n'était pas un danger même pour les aigreurs d'estomacs mal placées du militaire. Bon, il faut dire qu'Alexander, à trouver plutôt plaisant de lui envoyer des pics dans les hanches. Histoire d'affaiblir le taureau et d'envisager sa mise à mort plus tard. Quand on veut jouer au connard… c'est toujours lui qui gagne malheureusement.

Enfin bon, là n'était pas la question. Après avoir fini ces lectures passionnantes et établies les différents outils de gestion qui se rattachaient au suivi et au pilotage. Il était temps, de rencontrer certaines personnes. Il avait fait sa petite liste et encore une fois, certains l'avaient devancé. Comme le docteur Weir, qui campait régulièrement dans son bureau pour comprendre son rôle exact. Il la soupçonnait d'avoir eu un peu peur, qu'il tente de la remplacer. Il avait fallu quelques jours pour segmenter le travail et vérifier qu'il ne lui volerait pas le siens. Dans un sens, on lui avait demandé de venir ici, si le docteur n'avait pas la conscience tranquille c'est son problème.

Enfin bon, après une semaine à être dans le bureau de l'un ou de l'autre, les deux humains avaient fini par se mettre d'accord. Faut dire qu'Alexander n'est pas forcément d'une approche toujours facile, avec son air froid, voir hautain et ses remarques étranges. Mais bon, une fois qu'on comprend qu'il ne vous veut aucun mal, cela passe tout naturellement ou non. C'est un petit original le garçon.

Il était 15h30, bientôt l‘heure du goûter et surtout, il était temps de faire une pause. Les reliefs de son repas tardif, digne d'un Espagnol trônait encore sur le coin de son bureau. Harry avait d'ailleurs fini les restes de poisson, boudant sans surprise la ratatouille. Faut dire, que malgré qu'il soit domestique et plutôt facile à satisfaire niveau alimentation, le chat ne renoncerait jamais à de la bonne viande pour manger cet étrange texture verte et immonde que sont les légumes. Il ne serait pas étonnant que l'animal dût se demander, pourquoi son humain s'entichait à en manger au lieu d'avoir un régime strictement carnivore comme lui. En tout cas, cela finit rapidement dans la poubelle et nouvelle fois, le chat miaula de désarroi face à ce gâchis.

Un peu surprit l'homme le regarda étrangement, lui demandant où était son problème… l'animal se roula sur le dos, réclament des caresses qui déclenchèrent un soupir d'exaspération de l'humain. Non mais vraiment ce chat … il se demande ce qui passe dans l'esprit du matou.

« • Bon monsieur ronchon, on y va ! Monte. Dit-il en tapotant son épaule.»


Le félin se releva bondissant immédiatement sur les épaules de son maître, trouvant une position confortable, pour être transporté sans aucun effort. Il n'y avait pas à dire, il avait toujours le droit au même regards amusés et admiratifs face au « dressage » de son animal. Qui n'a jamais rêvé de pouvoir trimbaler de partout son animal, haut percher sur ses épaules ? L'avantage d'avoir eu Harry aussi tôt, avait permis à Alexander de l'éduquer de la manière désirée.

Il n'était pas vraiment habillé avec l'uniforme. À cause de la couleur rouge agressante pour son regard. Et puis il était vilain comme tout cet uniforme ! Histoire de garder une « unité » il avait toujours un élément rouge sur lui, marquant son appartenance aux « admiratifs ». Aujourd'hui, il avait opté, pour un pantalon noir avec une chemise rouge et un veston noir, au final proche des codes vestimentaires de la cité. Bien étendus parsemé par endroit de poil de chat.
Heureusement qu'Harry était un matou de couleur foncé.

Hum… même dans la section des bureaux des officiers et autres personnes méritant d'avoir une pièce en solitaire, c'est un labyrinthe… non d'un chat ! voilà qui tourne depuis quelques minutes sur lui-même se demandant bien où est le foutu bureau de l'agent du CIS. Il soupira lentement, commençant à perdre patience. Il avait horreur de se perdre et faut dire qu'ici, il fallait encore de longs mois avant, qu'il puisse trouver enfin un sens aux couloirs et reconnaître les lieux.

Finalement, c'est le chat qui semblait plus à l'aise avec l'orientation. L'animal, par le fruit du hasard ou un mystère un peu flippant, se mit à gratter à une porte. Ses vilaines petites griffes produisaient un sont passablement désagréable. Alexander soupira, poussant le chat de la porte, c'est un coup à avoir un officier aigris débarquer et lui mettre un pain dans la figure. Oui c'est une histoire vraie. Le chat miaula de sa voix rauque, comme pour affirmer son choix. Décidément le petit félin était surprenant. En levant les yeux vers le nom affiché sur la porte, il était bel et bien écrit « Erin Steele consultante du CIS » … il ne put s'empêcher de penser que ce chat eût un côté flippant non négligeable.

« • Eh bien Harry, tes dons surnaturels me surprendrons toujours. »


Oui, il s’amusait à taquiner les scientifiques du SGC d’avoir fait des expériences avec son minet. Car bon, soit Harry était plus intelligent que la moyenne des chats, soit il y avait eu intervention humaine. Bon aussi, Harry pouvait se montrer incroyablement con. Histoire ne de pas être un super chat à chaque fois. Faut équilibrer.

Ainsi, donc suite à cette remarque il frappa à la dite porte, se doutant bien que la jeune femme, devait se demander quel détraqué mental avait eu la bonne idée de faire ses oncles sur le pas de sa porte. Si avec ça, elle ne lui balance pas quelques choses à la figure … Harry aurait raté sa mauvaise blague…

Une fois que le son d'approbation fut entendus, il ouvrit la porte, le chat en profita pour rentrer en premier, queue bien haute dans le ciel, se pavanant comme pour monter à l'occupante toute sa beauté. Machinalement Alexander leva les yeux au ciel, face au petit spectacle de charme de son animal. Faut dire qu'il n'était pas un mâle pour rien ce bougre ! Il utilisait tous ses charmes félins, pour s'attirer les petits cris d'exclamations et surtout les papouilles de la gente féminine. Ce chat c'est un attrape rencard monumental !

En tout cas, l'homme pénétra dans le bureau, qui par chance était de couleur plutôt neutre. Il en aurait presque soupiré de bonheur. Il n'allait pas être violenté par les couleurs de cet environnement. Car bon, il en avait vu certain qui aimait un peu trop celle-ci… c'est quand même pénible de voir le monde en saturé, de nombreuses fois il fut éblouie par des habits aux en tons. Enfin, qui sûrement avec une vision normale, devait être fade. Mais rien ne l'ai dans le monde mystérieux de monsieur Hoffman.

Il tourna la tête vers la jeune femme à son bureau. Retenant un mouvement de recul, car elle portait malheureusement l'uniforme rouge, avec la haut rouge assortie. Elle brillait de mille feux. Au point qu'il ne remarqua pas tout de suite son petit minois, si agréable. Machinalement et sans montrer que le rouge venait de lui imputer la vision, il s'approcha d'elle, tendant la main.

« • Bonjour mademoiselle Steele. Je suis Alexander Hoffman, chargé de mission. »


Sa voix était neutre, mais un large sourire se dessinait sur ses lèvres. D’aspect naturellement froid, répondant au stéréotype anglais : snob, gentleman et élégant il était souvent difficile de le trouver super sympathique dès le début. Il ignorait si elle avait eu vent de sa fonction…

« • J’espère que je ne vous dérange pas. Je viens vous, tout simplement pour faire connaissance, comme nous sommes sûrement amenés à travailler régulièrement ensemble au vu de nos missions. »


Il prit même l'initiative de faire un trait d'humour, rendant le visage de l'homme moins austère. Dans un sens, dès qu'il sourit il a des fossettes joyeuses qui se dessinent sur son visage blanc.

« • Comme vous être la banque, moi le banquier il faut voir ce qu’on donne à nos clients »


Le chat, ne voulant pas être en reste, sauta sur le bureau de la femme, posant son popotin devant elle, la regardant de ses grands yeux jaune-vert. Alexander attrapa l’animal pour le poser par terre, le chat râla mollement, comme pour lui dire « mais laisse-moi, elle me plait la demoiselle ! ».

« • Et lui, c’est Harry ! dit-il montrant l’animal du doigt. Celui râla d’autant plus, vexer d’avoir été mis de côté. »






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Dernière édition par Alexander Hoffman le Dim 11 Sep - 18:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: À NOUS TROIS ON DOMINERA LE MONDE Ven 15 Juil - 18:52
Pour une fois Erin n’était pas en train de bosser d’arrache pieds sur de la paperasse administrative. Elle s’était mise dans son canapé pour faire un petit somme. Ce n’était pas une pratique habituelle chez elle, mais il y avait des jours, comme ça, où elle avait un petit coup de mou en pleine journée. Néanmoins, elle programmait son ordinateur pour qu’il émette une musique de son choix en guise de réveil, une vingtaine de minutes plus tard. Si elle dormait trop en plein après-midi, elle risquait d’avoir une mine affreuse pour le reste de la journée, trivialement et communément appelée « tête dans le cul »… et Erin connaissait des façons plus agréables d’avoir la tête dans le cul. Bref. A peine son petit derrière avait-il éprouvé le moelleux confortable de son canapé en cuir que des bruits bizarres se firent entendre au niveau du chambranle de sa porte. C’était tout simplement désagréable…. Comme-ci quelqu’un faisait crisser ses ongles sur un tableau noir. Le chambard était frénétique. Ça lui rappelait les soirées d’hivers, dans sa maison à Milwaukee, où elle entendait les mulots gratter dans les combles, au-dessus de sa chambre. Au début, elle n’avait pas été très rassurée par ces petits chuintements, grattements, et autres bruits du même genre. Puis ses parents avaient investi dans un chat, et l’affaire s’était réglée écologiquement, si l’on peut dire.

On toqua à la porte. Erin grommela tout en ouvrant les yeux en grand. Finalement, la sieste attendrait. D’un autre côté, elle pouvait tout aussi bien ne rien dire et faire comme-ci il n’y avait personne et entamer son roupillon. Mais non, c’était impossible. Elle se leva prestement et posa ses fesses sur la chaise de son bureau au même moment où elle donnait son approbation au visiteur pour qu’il entre. Certainement de la paperasse en perspective, ou quelque chose du genre. Et dire qu’elle était à jour !

L’individu entra, précédé par ce qui était… un chat ! Un joli minou qui se pavanait, tel un homme dans son harem, la queue en l’air pour montrer tous ses charmes à l’occupante des lieux. C’était sans doute l’explication du bruit désagréable qu’elle avait entendu quelques secondes avant qu’on ne toque à sa porte. Erin allait s’approcher du matou quand un homme pénétra dans son bureau également, à la suite du félin. Il détailla calmement la pièce avant de reporter son attention sur la brune qui, de son côté, le détaillait lui. Il ne portait pas l’uniforme réglementaire, ce qui signifiait qu’il était civil, à tout le moins. Il était élégant, dans son complet veston à chemise rouge. La couleur, Erin en était certaine, n’était pas choisie totalement au hasard. Certes, le rouge se mariait pour le mieux avec le noir, mais elle y voyait plutôt là un signe d’appartenance aux civils en charge des tâches administratives de la cité. La consultante était certaine de ne l’avoir jamais vu, pour plusieurs raisons : c’était un beau mec, il ne portait pas l’uniforme, et son attitude ne lui était pas familière. Trois raisons qui faisaient qu’elle ne l’aurait pas oublié parmi les personnels Atlantes.

Il approcha, la main tendue, tout en se présentant à elle.

- Monsieur Hoffman, enchantée, répondit-elle en lui serrant la main, y glissant un peu de poigne comme on le lui avait toujours appris, tout en lui retournant son sourire. Rien d’anormal, un processus d’imitation naturel chez les Homo Sapiens.

Il était donc chargé de mission. Un boulot vaste et guère précis, présenté de la sorte. Il lui expliqua la raison de sa présence. Erin ne savait pas trop quelle attitude adopter avec cet homme, tant le sourire qu’il avait affiché en lui serrant la main contrastait avec ses traits actuels. Cela lui donnait pas mal de prestance. Avec son trait d’humour, il donna quelques informations à la consultante sur la nature de ses prérogatives. Son faciès s’illumina d’un sourire, creusant des fossettes joyeuses de part et d’autres de ses lèvres.

Erin opina du chef, gardant un sourire poli sur le visage. Elle n’était pas très démonstrative et à chaque fois qu’elle se trouvait en présence d’un inconnu, elle érigeait une forme de distance entre elle et lui. Cette barrière tombait souvent rapidement si la personne était plutôt amicale, naturellement. Le chat profita de la situation pour sauter sur le bureau de la consultante, tout de suite intercepté par ce qui se révélait être son maître. Les yeux de la brune suivirent le chat jusqu’au sol. Elle n’avait qu’une envie, lui gratter la tête. Mais elle se contenta de dire, gardant la maitrise de la situation :

- Et bien Monsieur Hoffman, je suis ravie de faire votre connaissance, ainsi que celle de Harry. Il est très mignon. Erin marqua une pause, reportant son attention sur Alexander qui la toisait sans sourciller, avec tout le flegme d'un sujet de sa Majesté. Elle chercha la connerie qu’elle aurait pu dire, peu habituée qu’elle était à la façon d’être de son collègue. Au final, elle s’empressa d’ajouter en bredouillant : Enfin, vous aussi, bien entendu. Je ne voulais pas être malpolie. Peut-être qu’elle aurait dû s’abstenir. C’est du moins la conclusion qu’elle tirerait plus tard, en constatant qu’il était souvent neutre, et qu’il n’avait pas dû se sentir le moins du monde vexé. Il fallait encore qu’elle l’apprivoise, et vice-versa.

Elle préféra enchainer rapidement, constatant que ces propos étaient déplacés.

- Du coup, c’est vous qui distillez l’argent de la commission dans les différents projets pour Atlantis, si j’ai tout comprit. Elle contourna son bureau, se rapprochant du meuble dans le fond de la pièce, tout en évitant un Harry qui râlait d’être mis à l’écart. Ses cheveux ramenés en une queue de cheval suivait de façon nonchalante le mouvement de ses pas et de ses hanches. Vous souhaitez boire quelque chose ? J’ai du thé, ou de l’eau. Le choix est vaste, n'est-ce pas, constata-t-elle avec ironie. Une fois la réponse du jeune homme acquise, elle continua de jouer les hôtesses polies et courtoises : Je vous en prie, asseyez-vous. Elle lui montra le canapé où elle siégeait quelques minutes auparavant en position horizontale, prête à faire la sieste. Elle pouvait l’inviter à prendre place sur cet élément de son bureau, puisqu’il ne s’agissait pas d’un entretien formel et planifié. Son bureau pouvait donc être mis de côté. Et puis avec un peu de chance, le chat viendrait, lui aussi.

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Alexander Hoffman
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MessageSujet: Re: À NOUS TROIS ON DOMINERA LE MONDE Dim 17 Juil - 13:39


À NOUS TROIS ON DOMINERA LE MONDE
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Ils se toisaient tous les deux. Chacun détaillant l'autre cherchant à mieux connaître les traits de l'inconnu en face. Naturellement le regard d'Alexander remonta sur le visage de jeune femme, comme elle portait l'uniforme. Bien entendu il pourrait se perdre sur les zones grises, mais il y avait toujours une bande colorée qui allait l'embêter. En réalité, cela n'était pas vraiment le cas. Il avait tendance à être attiré par les zones colorées, quand celles-ci n'étaient pas trop fortes. Par chance le rouge des uniformes devait avoir une teinte plutôt neutre de base, ainsi il les voyait bien saturée mais sans pour autant être agressé comme il l'était avec les couleurs fluorescentes. Mais soyons franc, l'attrait des couleurs étaient gênantes, on ne se rend pas compte du nombre de teintes qui nous entourent ni des désagréments qu'elles peuvent causer… combien de fois dans sa jeunesse, il avait perdu pied à la réalité juste en observant les pétales d'une fleur, y trouvant des couleurs qu'il était le seul à percevoir.

Le pire était peut-être les gris, des demi-couleurs, qui semblent fades, mais qui squatte les spectres des autres, avec son problème de vision, il arrivait à voir les mélanges et de quel pantone colorimétrie ils étaient rattachés, ainsi, les gris n'étaient jamais « gris », mais « jaune-bleu ou rouge...

Elle lui serra la main, y mettant un peu de poigne qu'il lui rendit. On aurait-dit des animaux qui se jaugent avant le combat. Cela surprit intérieurement l'anglais, qui avait que rarement sentie la poigne aussi franche venant d'une personne et surtout d'une femme. Il se souvenant de celle de Weir, qui a un côté un peu « dominant » vouloir à tout prix être une femme forte et reconnue. Celle de la consultante, n'avait pas les mêmes significations ni la même vocation. Face à sa première parole il hocha faiblement la tête d'un signe sec. Lui aussi était enchanté de rencontrer la dame. Surtout quand la dite dame, était agréable à regarder, comme quoi le CIS avait plutôt bien choisie leur agent, s'ils s'étaient contenté de garder leurs laiderons les envoyant sur Atlantis, je crains que les atlantes ne soient que moins enclins à lier avec eux. L'apparence et la beauté, fait parfois bien plus pratique pour s'intégrer dans un groupe que la sympathie. C'est horrible de penser à ça…cette injustice sur le physique.

Maintenant qu'il était moins gêné par les bandes rouges, il en profita pour détailler son interlocutrice, qui restait neutre et polie. Elle avait un beau visage aux courbes fines avec de grand yeux ourlés de noir. Elle devait attirer pas mal de regard, car des belles brunes élégantes ne couraient pas les rues enfin les couloirs de la cité.
Harry attira le regard de la jeune femme, normal, mais il fut vite remis au sol, empêchant tout mouvements du félin. Mais au vu du simple regard d’envie qu’elle avait laissé paraître, l’anglais avait conclu qu’elle semblait aimer les chats. Elle parla même alors que ses yeux dévoraient l’animal au sol. Animal qui l’observait aussi.

L’homme continuait calmement à la toiser, ne se rendait pas forcément compte que son attitude était déroutante pour la plupart des personne qui sont en face de lui. À croire que seul ses sourires semblaient illuminer son visage austère. Pourtant, tout est dans l’attitude qui se donnait. Il filtrait la moindre de ses émotions essayant d’être le plus neutre possible. Il se déridait avec le temps, quand il appréciait les personnes. D’ailleurs, plus il était démonstratif dans les moues de son visage plus on pouvait évaluer l'amitié ou l'amour qui portait à une tierce personne.

La consultante complimenta Harry, donnant un petit sourire au coin des lèvres de l'homme. Oui la bestiole poilue était très mignonne, faut dire qu'il n'avait pas toujours été aussi beau. Quand il l'avait trouvé, il ressemblait à rien et il fallut attendre ses 2 ans pour que l'animal ressemble à une adorable petite boule de poile soyeuse.

Apparemment son flegme et son regard direct avait dû perturber l'américaine qui enchaîna sur une phrase cocasse. Ne s'attendant pas vraiment à ce genre de commentaire Alexander haussa un sourcil et eu un petit rire sortit de sa gorge, ça commence bien dit donc. Il s'apprêtait à lui répondre, mais elle préféra enchaîner rapidement, comme pour oublier cette remarque. Pourtant, lui, il venait de la garder en tête et attendrai une occasion pour lui relance l'ascenseur. C'est mal, d'être aussi joueur, très mal. Bien enchaînons donc…


« • Oui c’est l’une de mes fonctions, de s’occuper des budgets. Enchaîna t-il d’une voix bien moins froide qu’avant.»


Son regard bleu-vert suivi les mouvements de la grande queue de cheval de la consultante qui se balançait nonchalamment au rythme de ses hanches. Elle était lui proposa un « large choix » de boisson quand elle observa le contenu de son placard si grandement fourni. Un autre sourire teinta les lèvres de l'homme qui pouffa un peu. Il était mine de rien étonnant qu'elle n'ait pas de café…peut-être qu'elle n'appréciait pas la boisson si emblématique qui occupait la première place, que cela soit dans les bureaux, dans les cafés ou autre lieu pour se désaltérer. Dans un sens, il n'allait pas s'en plaindre. Il n'aimait pas du tout cette boisson. Il n'est pas anglais pour rien.


«• Tellement que j’hésite. Lui répondit-il avec ironie. Bon on va rester dans les traditions, du thé s’il vous plait. »


Il avait fort accent anglais, il le savait très bien, cela amplifiait son aspect so british. Il alla s'asseoir bien gentiment, faisant un faible signe de main en tapotant sa cuisse pour que le chat comprenne qu'il était le bienvenu. Naturellement il se mit en face de la jeune femme, prenant sa boisson pour la rapprocher de lui. Quant à Harry, il fut peut-être un peu trop à son aise. Après avoir sauté aux côtés de son maître, il observa avec une intention particulière la jeune femme, décidant que finalement c'est bel et bien elle qui allait lui servir de coussin !

« • Ma fonction est tout aussi vaste, pour faire simple je suis gestionnaire d’unité, je m’occupe…. »


Harry poussa un miaulement plaintif, puisqu'il venait de se brûler la patte avec la tasse d'eau chaude, coupant la chique à Alexander, qui le regarda en levant les yeux au ciel., vérifiant quand même si l'animal n'était pas blessé. Il n'avait absolument rien juste du cinéma.

Alors que son maître retirait le sachet de thé qui avait suffisamment infusé de son eau, prenant aussi celui de la jeune femme pour le jeter… Harry sauta auprès d'Erin. Quand l'anglais se tourna son chat en train de patasser les cuisses de la jeune femme, ronronnant de plaisir.

Il eut un air surprit, Harry est connu pour son côté ultra sociable, mais bon, là c'est du direct…venir tranquillement sur les genoux, pour ce faire papouiller. D'habitude il attend que les humaines le touchent et il se laisse faire, sans trop venir sur eux. L'homme regagna sa place, observant le petit chat, avant de lever les yeux vers la jeune femme.


« • S’il vous gêne, n’hésitez pas à le virer. »


Harry se sentit viser et miaula vers son maître, avant d’ajuster sa position sur Erin, roucoulant, offrant son ventre. Il n’en revenait pas… son regard resta encore quelques secondes incrédules sur le comportement de son animal. Elle devait sentir l’herbe a chat ou bien elle avait une odeur aphrodisiaque… il avait l’impression de voir son chat sous drogue. Le chat se frottait avec passion aux mains de la consultante, sous le regard sidérer d’Alexander.

«• Eh bien … Vous êtes mignons comme ça. Enfin vous aussi, sans être malpolie. Répondit l’homme d’un air amusé avec un petit sourire.»


Il enchaîna vite, lui expliquant les teneur et aboutissement de ses missions. Il était très synthétique, ne voulant pas s’embarquer dans des détails inutiles.

« •• Mes fonctions sont assez, vaste, je m’occupe de la gestion et du pilotage des projets issus du corps scientifiques, ainsi que les sites extérieurs. Avec la partie comptable pour la répartition de l’argent et une part de gestion humaine. »


En clair c’est un manageur et gestionnaire d’entreprise. Car au final Atlantis ne se différenciant nullement d’une grande société. Sauf peut-être qu’on y vivait en plus. L’homme semblait moins « rigide » dans ses paroles. Faut dire qu’il n’avait aucune raison de se montrer aussi amicale qu’un glacier.





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Erin Steele
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MessageSujet: Re: À NOUS TROIS ON DOMINERA LE MONDE Mar 19 Juil - 12:06
Etait-ce l’attitude de l’anglais ? Ou sa prestance ? Erin se sentait obligée d’essayer d’en imposer également. Ce n’était pas une tâche très complexe pour elle, elle qui avait toujours eu de bonnes manières et une façon élégante de se tenir. Elle comptait bien donner le change, de façon naturelle bien entendu. Cela venait sans nul doute de son éducation stricte de fille de diplomate américain. Quoiqu’il en soit, elle évoluait en terrain connu, sur son territoire, et elle n’était pas de celle à être intimidé par un homme de cette classe… même si elle avait fait la cruche quelques secondes auparavant en le complimentant pour ne pas le rendre jaloux vis-à-vis de son chat. Pathétique Erin, pathétique.

Il choisit le thé à l’eau. Avec son accent anglais à découper au couteau, le contraire eut été surprenant. Néanmoins, Erin n’avait pas de café dans son bureau, pour la bonne et simple raison qu’elle n’en buvait pas. Certes, la logique voudrait que quand elle reçoit, elle puisse proposer cette boisson star à ses hôtes, mais il fallait bien préciser une chose : Erin ne recevait jamais. Elle convoquait. C’était donc une première pour elle depuis qu’elle était en poste à Atlantis, et cela la fit cogiter quelque peu. Elle allait devoir remédier à cette situation, et se doter d’une cafetière à dosettes, ainsi que d’une boite de sucre. Elle disposa sur la table différentes saveur de thé en sachet à infuser, avant de prendre place. Le jeune homme prit le parti de se mettre en face d’elle, naturellement.

Un sourire poli toujours peint sur ses lèvres, le regard vert de la consultante oscillait entre l’humain et le félin. Ce dernier semblait en proie à une très forte envie de la rejoindre. Ce petit bout d’amour voulait par-dessus tout être au centre de l’attention de l’américaine. Aussi, quand Monsieur Hoffman entreprit d’exposer à Mademoiselle Steele les tenants et les aboutissants de son métier, afin que ce soit plus clair, le chat colla sa patte sur la tasse chaude, poussant un miaulement plaintif, coupant court aux prétentions de son maître de s’expliquer. Manifestement, ce n’était que de la comédie, car la petite boule de poil n’avait rien du tout.

- Décidément, c’est un petit comédien, constata Erin alors qu’elle voyait débouler le matou pendant qu’Alexander retirait les sachets de thé de leur tasse respective. Merci, vous avez une poubelle juste derrière vous. Le temps pour l’anglais de se tourner, et le chat était sur les cuisses de la brune, en train de doudouner. Cela amusa fortement la jeune femme qui ne put s’empêcher d’émettre un petit rire amusé. Oui, tu es un petit comédien toi !

Elle reporta son attention sur son comparse de discussion, essayant de ne pas trop se distraire avec le félin. Quelle idée vraiment ! De lui mettre un chat dans les pattes ! Quoiqu’il en soit, elle put saisir fugacement l’étonnement sur les traits de l’anglais. C’était très certainement la conséquence des actions de son chat qui devait provoquer ce sentiment d’effarement chez son interlocuteur. A moins qu’il ne pensait qu’Erin était encline à avoir peur des chats, dans ce cas, il avait été mal renseigné et elle ne sauterait pas au plafond, ou dans ses bras, accessoirement. Ou alors, c'était dû au ton gaga de ses dernières paroles...

- Je n’hésiterez, ne vous inquiétez pas.

Bien au contraire, elle glissa ses doigts fins dans le pelage soyeux de l’animal qui venait de miauler sa désapprobation à son maître. Il montra son ventre, ce qui était un signe de confiance chez les félidés, ventre que la consultante caressa avec douceur, provoquant une crise de ronronnements compulsifs. Manquerait plus qu’il bave comme pouvait le faire certain chat… A peine arrêtait-elle de le caresser qu’il lui mettait des coups de museau pour qu’elle reprenne sa petite affaire.

Et la relance fût là. Il reprit, presque mot pour mot, la petite phrase qui avait mis dans l’embarras la consultante peu de temps auparavant. Cela amusa fortement la jeune femme qui se mit à rire un petit peu en le toisant tout en mettant une de ses mains devant sa bouche comme pour s’excuser de rire.

- Je suis tellement confuse, dit-elle en souriant.

Elle venait de cerner, en quelques secondes, une partie non négligeable de la personnalité de l’anglais. Il avait ce petit côté totalement britannique, que l’on qualifiait de flegme, et derrière cette façade se cachait une certaine forme d’humour que la consultante affectionnait beaucoup. C’était un pince sans rire. On ne savait jamais si c’était du lard ou du cochon, et la blague ou la pique ne venait jamais sur un ton humoristique prononcé. Cela avait souvent tendance à dérouter les gens. La conversation prenait une teinte plus agréable, peut-être un peu moins formelle, un peu moins polaire. Ils avaient presque fini de se renifler le derrière, pour employer une métaphore animale. Chacun allait pouvoir montrer à l’autre son côté naturel.

- Je vois. C’est vaste en effet. Vos fonctions se rapprochent des miennes, bien que les miennes soient supervisées par la commission. Mais comme tout à chacun, j’ai des comptes à rendre. J’apprécie le fait que vous soyez passé me voir. Le chat semblait s’être quelque peu calmé et ronronnait les yeux fermés, sur les cuisses de la consultante qui n’osait pas bouger de peur de l’embêter. Ces humains alors. D’habitude, vous savez, les gens ont tendance à fuir le bureau de la sorcière de la commission, continua-t-elle en initiant un mouvement des mains vers le haut, accompagnant son regard vers le ciel. Son ton n’était pas amer, ni même aigri, c’était plutôt ironique et cela montrait également qu’elle prenait sur elle sans vraiment se prendre au sérieux comme un bureaucrate investit d’un petit pouvoir pourrait le faire, histoire d’arriver à bander devant sa femme le soir.

Elle but une gorgée de thé, croisant le regard bleu acier de l’anglais, qui semblait s’être « détendu » quelque peu, lui aussi. A dire vrai, Erin était plutôt sociable et elle savait mettre à parti son caractère pour mettre à l’aise.

- Enfin, s’il vous prend une envie de fuir mon bureau, je vous rendrai Harry, bien entendu. Habituellement, je mets des wraiths dans mon chaudron, pas des chats, conclut-elle de façon taquine.

Finalement, las de cette position, la jeune femme souleva le chat qui était dans un état partagé entre le sommeil et l’éveil, afin de croiser les jambes. Elle reposa l’animal contre son aine, dans le creux de la hanche et contre son ventre. Histoire de se faire pardonner, la jeune femme glissa ses ongles sous sa tête, pour lui gratter cette zone stratégique que la plupart des chats affectionnaient.

- Il est aussi affectueux avec tout le monde ?

Erin avait toujours eu le sentiment que les chats étaient de nature plutôt indépendante, marquant une certaine méfiance envers les inconnus. Celui-là lui prouvait le contraire. D’un côté, si Alexander promenait Harry partout (à moins que ce ne soit l’inverse, qui sait ?), ce dernier devait avoir l’habitude d’être papouillé.

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Alexander Hoffman
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MessageSujet: Re: À NOUS TROIS ON DOMINERA LE MONDE Mar 19 Juil - 21:52


À NOUS TROIS ON DOMINERA LE MONDE
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Il n'y avait pas à dire Harry était comme le disait si bien la jeune femme : « un petit comédien » …ah ça oui ! Un sacré comédien plutôt malin ! Sue de stratégie, pour aller rejoindre les cuisses si accueillantes de la consultante. Il ne serait pas étonnant que le chat, ait trouvé cela, pour éloigner l'attention de son maître et profiter de cette occasion pour rejoindre la personne de son désir. Comme juste, avant l'homme l'avait empêché de montrer sur le bureau. Ce chat est parfois sidérant…

En tout cas, sa présence ultra collante ne semblait pas déranger la belle brune, qui émit des rires amusés, fourrant ses grades mains dans le pelage mi- long du matou, qui ne pouvait pas rêver mieux. Le regard de l'anglais était encore fixé sur son compagnon animal… restant encore incrédule de son comportement…c'est la voix de la jeune femme qui le fit relever son regard bleu acier vers son minois, lui offrant un petit rictus.

Face au spectacle incongru d'Harry en pleine séance orgasmique, il ne put retenir une remarque, rappellent celle faite par Erin juste avant. Cette réplique amusa son interlocutrice qui enchaîna un second rire, assez contagieux, car l'homme eu lui aussi un échange vocal plutôt discret. Bon, ils avaient le même humour, chose plutôt bien


« • Ne le soyez pas. Ajouta t’il immédiatement avec un sourire en bonus. Elle était chanceuse dit-donc, en si peu de temps, arraché autant de rictus à cet homme relevait du miracle. »


Oui, cela l'avait certes surpris mais fortement amusé. Et puis, bon ce genre de l'absus arrivait à tout le monde et il ne lui porterait nullement ombrage. Bien au contraire, cela avait été une perche trop évidente pour qu'il l'ignore. Depuis, cela permettait de briser la froideur de son visage, qui se réchauffait. Il n'ignorait point que son aspect bloc de glace, n'était pas toujours agréable. Mais, c'est ainsi, il se maîtrisait au point de garder cette image, sérieuse et peu chaleureuse. Il fallait apprendre à le connaître pour dégivrer son visage blanc.

En effet, leur fonction se rejoignait et il ne serait pas étonnant qu'ils travaillent ensemble sur des dossiers ou des « cas ». Comme le CIS désirait garder un œil sur tout, il fallait bien les intégrer aux projets et autres restructurations du personnel. Sans parler de l'argent, gros sujet qui faisait dresser les cheveux et tout autre poil aux dirigeant de l'agence… vu les sommes astronomiques que demandait l'expédition chaque mois, il y avait de quoi faire une crise cardiaque à Picsou.

Il eut un large sourire face au geste de la consultante, qui se qualifiait de « sorcière de la commission ». Appuyant le fait qu'elle était plutôt contente que quelqu'un passe la voir sans animosité et non par obligation. Il connaissait ça… il n'était jamais bon, de venir voir le patron de son plein gré, on va dire qu'on ne va pas se taper un apéro avec (enfin tout dépend du patron aussi, Alexander, en avait connu qui adorait u peu trop la bibine) ! On y va à reculons voir que si l'épée est sous la gorge.


«• Eh bien si toute les sorcières étaient comme vous, cela donnerait une autre image d’halloween. »



Remarquez… elle avait déjà le chat, manquerait plus que le teindre en noir. Oh elle pouvait bien comprendre ce qui lui chantait dans cette phrase ouverte dite sur un ton légèrement taquin comme avant et a interprétation multiple, cela était parfaitement voulue. Après tout il testait sa nouvelle collègue, pour voir s'ils allaient s'apprécier ou non. Après tout, ils étaient encore en phase de découverte et Alexander souhaitai bel et bien voir qui était sa voisine de bureau et en conclure si oui ou non il pourrait travailler avec elle. Hormis, le fait qu'elle était une très belle femme, cela ne faisait pas tout dans les relations professionnelles, pour ne pas dire rien pour l'homme, qui s'attache plus à la personnalité qu'à une belle enveloppe trompeuse et souvent décevante.

Dans un sens, pour un gamin, venant d'un milieu appauvri, il avait appris que très tôt, que les jeux du physique ne servaient qu'à attirer l'œil et que la véritable valeur se trouvait autre part, loin de la perception non partielle de quelques jolis traits.

«• Je comprends, je crains que j’écope d’un sobriquet similaire... On fera la paire des vilains rouges »


L'anglais se fendit d'un rire franc quand elle évoqua ses recettes culinaires. Il nota qu'il ne devait jamais accepter un élément cuisiné par ses soins, de peur de manger quelque chose d'infâme, comme du ragoût de Wraiths. Remarque, cela pourrait faire réfléchir ses vampires, qui se pensaient être les prédateurs… comment ils réagiraient si un jour des humains trouvent leur chaire pas trop mal ? Enfin humain ou une autre espèce intelligente et prédatrice. Ils sauraient bien embêter les petits insectes. Et si pareil prédateur existe, il faudrait qu'il soit les grands copains des Atlantes, histoires de botter les fesses des mutants blancs. Et espérer que la saveur des terriens ne trouve pas grâce à leur papilles… sinon la durée de vie des humains serait aussi rapide qu'un pot de Nutella à l'heure du quatre heures dans une école primaire.


« •• J’ai peur d’imaginer à quoi servirait pareille potion , lui répondit-il du tac au tac.»


Harry fut dérangé par les mouvements de la jeune femme, qui se fit immédiatement pardonner par des papouilles sur la tête, l'animal fit un roucoulement d'interrogation. Endroits favoris avec le ventre de ce matou farceur. D'ailleurs, la boite a ronron repris et le chat, troqua ses roucoulements par un miaulement mélodieux pour marquer sa grande satisfaction. Un peu trop grande même. Alexander, se demandait s'il venait à « fuir » le bureau de la demoiselle, si son chat ne préférait point rester là, lover contre le ventre de la brune. Qui avait tout l'air de lui plaire, il était même ; certain que le chat préférait rester contre la femme que de manger des friandises, même favorites. Ainsi, face au comportement du greffier (qui ne savait chasser tout au plus que les agiles pinceaux ou les balles), il ne s'étonna pas de la question de la consultante.

«• Il est d’un naturel sociable et affectueux … surtout avec la gente féminine… mais en toute franchise, c’est la première fois que je le vois « adopter » une tierce personne de cette manière. »


Son regard qui juste avant avait observé le chat remonta immédiatement sur les yeux verts de la jeune femme. Il se retenu de lui faire une remarque, jugeant qu'il avait déjà suffisamment fait de « blague » en si peu de temps. Après tout, les chats choisissent bien leurs maître(s). Il ne serait pas étonnant que notre ami poilu eût le coup de foudre pour la belle Erin qui devait sentir une odeur alléchante pour un minet cabochard.

L'anglais, prit son gobelet et bu une gorgée de l'eau aromatisée. L'administrative avait un large choix de thé, après avoir hésité entre deux parfums qu'il ne connaissait pas, il s'était rabattue sur le sachet le moins coloré des deux.

Apparemment, la saveur gingembre, thé vert et fruits des bois était déroutante au début, mais plutôt agréable. Pour un grand amateur des feuilles de Chine, il était plutôt ravi de découvrir encore des délices non expérimentés juste à lors. Il se fit d'ailleurs, la remarque, que malgré sa grande collection de thé en vrac dans d'élégante boite de métal décorées, il n'avait qu'une saveur en commun avec la jeune femme : un Earl Grey. Bon au moins, sils venaient à partager une pause, ils pourront faire leurs expériences gustatives sans se lasser.


« • En parlant de nos missions, dans une semaine, je dois présenter un dossier budgétaire au CIS sur l’un des projets scientifiques concernant la recherche sur l’enzyme, pour un certain Aiden Ford. »


Il ne connaissait pas encore bien ce drôle d'oiseau qui faisait pas mal de bruit dans la cité. Peut-être que la consultante pourrait lui en dire plus. Dans un sens, il ne lui lançait pas cette pique pour le plaisir de parler de son travail. Quoique, il était très passionné quand il s'agissait de refaire le monde, de parler de la stratégie ou de comportement humain. Mais, il n'allait lui faire peur aujourd'hui voyons, c'est un coup à ce que cela soit elle qui fuie son propre bureau.

« • Il serait intéressant qu’on échange sur ce sujet. Lui proposait-il de la manière la plus innocente du monde. »


Même si bon, il espérait bien, juger des compétences de son homologue féminin avec cette proposition. C'est dingue son besoin de tester les autres et de les observer. Cela est une vilaine habitude, mais rien de méchant ou de pervers derrière ses intentions. Juste une exigence de rencontrer les personnalités avec qui il va « vivre » et juger si cela allait le faire entre eux. Car rien de plus pénible que de travailler avec un collaborateur pénible et tire au flanc. Ou tout simplement qu'on n'apprécie point.

Une garda le gobelet d'eau bouillante, entre les mains, s'adossant à son siège, regardant l'américaine. Harry, s'étira, dos en rond et tourna sur lui, pianotant sur les cuisses de la brune, avant de se lover contre elle au plus près. Il ouvrit un œil regardant son maître et lui laça un petit miaulement ravi puis ferma un œil, bien partie pour faire sa sieste sur son nouvel humain.





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MessageSujet: Re: À NOUS TROIS ON DOMINERA LE MONDE Jeu 21 Juil - 17:06
La famille Steele avait eu un chat, dans leur demeure de Milwaukee. C’était bien le seul animal que ses parents avaient concédé à acheter, et ceci dans le but de chasser les petits rongeurs qui avaient investi les combles et les entrelacs entre les murs. En quelques jours, les chuintements de leur excavation nocturnes avaient disparu. Le chat, bien conscient de sa mission sacrée, ramenait ses prises dans les escaliers, ou dans des endroits que ces humains de maîtres arpentaient souvent, afin d’être certain que ses offrandes seraient découvertes rapidement. Erin était toujours bouleversée quand elle découvrait les prises du matou, mais cela ne l’empêchait pas de l’aimer profondément. Malheureusement, quand ils partirent pour l’Europe, et plus précisément, pour la France, afin d’y vivre, ils durent le laisser sur place, à surveiller la demeure familiale, qui était entretenue par une personne de l’administration américaine qui prenait soin des biens des expatriés diplomatiques.

Depuis, les parents de la jeune femme n’avaient pas réitéré l’expérience, ayant très mal vécu le fait de laisser leur fidèle compagnon à quatre pattes aux Etats-Unis. La double peine venait certainement de leur petite fille qui avait versé toutes les larmes de son corps. C’était un souvenir lointain, dans les volutes éparses de son enfance, qui s’entremêlaient avec des faits que ses parents lui avaient racontés et qu'elle s'était appropriée. Du coup, elle avait en tête une perception triste de cette période, mais sans vraiment y associer des images fortes. C’était malheureux, mais elle ne se souvenait même pas de l’aspect du chat, si ce n’est qu’il était noir. Dans sa vie d’adulte, la jeune femme ne s’était pas encombrée d’un animal non plus. Elle savait qu’elle allait voyager, et de ce fait, elle avait eu la responsabilité de ne pas adopter un petit compagnon poilu. Néanmoins, c’est une expérience qu’elle aurait aimé vivre.

Erin n’était donc pas une experte en gratouille de chat, mais ça se faisait de manière naturelle, et Harry orientait suffisamment son corps pour que ce soit agréable pour lui. Et franchement, sentir, en plus d’entendre, le ronronnement du chat sur ses cuisses et son ventre, ça valait tout simplement toutes les séances de relaxations du monde. En plus de ça, ce petit bout d’amour provoquait des situations cocasses entre les deux humains, qui s’envoyaient des fleurs plus ou moins directement par l’intermédiaire du chat.

Pour le moment, l’aspect « bloc de glace » d’Alexander échappait à Erin, qui voyait là un homme à l’allure guindée, proche de ses émotions, en total contrôle, mais qui savait aussi se laisser aller à sourire et rire. La jeune femme ne mesurait donc pas vraiment la chance qu’elle avait de voir ces charmantes fossettes distordre les traits platoniques de son interlocuteur. D’ailleurs, elle faisait et suivait, la conversation de façon naturelle, sans chercher à le manipuler pour provoquer chez lui des émotions susceptibles de lui arracher un rictus. A quoi bon ? C’était la première fois qu’elle le voyait, elle le découvrait de la sorte, tel quel.

Il répondit sur un ton léger, proche de la taquinerie, au sujet de la sorcière qu’elle était. La jeune femme plissa les yeux, certaines d’entendre un peu plus que ce qui avait été prononcé. Histoire de continuer à jouer avec le cadre administratif, elle répondit de manière faussement étonnée, suggérant qu’elle pouvait y voir là une attaque contre sa personne, même si Alexander pouvait clairement voir qu’elle était joueuse. Elle ne trompait personne.

- Comme moi ? C’est-à-dire ? Quel genre d’image ? Ce n’était pas sympa de sa part, risquant d’embourber le jeune homme en l’invitant à expliquer son propos sur les sorcières et l’image d’Halloween. Mais bon, c’était de bonne guerre, et il l’avait plus ou moins déclarée en introduisant ses propres propos gênant dans une relance amusante.

- Si nous devons faire la paire de vilains rouge, il faudra que nous nous trouvions un surnom alors, répondit-elle avec un sourire. Tout cela ne l’atteignait pas vraiment. Bien entendu, elle entendait ce qui pouvait se dire, mais qu’importe. Son poste à responsabilité était nécessaire, que ça plaise ou non. Néanmoins, discuter de cet aspect-là de sa fonction, avec un collaborateur qui était dans le même cas qu’elle, était plaisant. Au moins, il pouvait comprendre.

Erin rigola quelque peu avec lui quand elle aborda ses talents culinaires à base de Wraiths. Elle hésita à répondre quelque chose, et finalement, elle se retint, jugeant qu’ils ne se connaissaient pas encore suffisamment bien pour qu’elle fasse ce genre d’humour. Elle avait pensé lui répondre qu’elle n’avait pas encore essayé ce genre de potion, et qu’elle ne lui proposerait pas, de peur qu’il y voit une invitation à dîner. Ça l’aurait peut-être fait rire, qui sait, avec son humour de pince sans rire. Au lieu de ça, elle lui demanda si le chat était affectueux avec tout le monde. Il lui fournit une réponse plutôt surprenante, qui arracha un sourire à la consultante.

- Et bien, je suppose que je dois me sentir flattée, alors.

Histoire d’appuyer sa remarque, elle gratta l’arrière de l’oreille du chat qui était certainement parti pour faire une bonne petite sieste. Elle sentit dans le regard de son vis-à-vis qu’il allait ajouter quelque chose. Erin n’étant sûre de rien lui retourna un petit sourire. D’un côté, elle se sentait un peu perturbée par la présence du chat dans cette petite entrevue. S’il s’était s’agit du sien, elle ne l’aurait pas gardé sur elle pour recevoir son hôte. Mais dans ce cas précis, c’était l’hôte qui était venu avec.

Elle attrapa l’anse de sa tasse de thé, et la porta à ses lèvres pour en avaler une bonne gorgée. Le liquide chaud et fruité descendit dans son ventre, distillant une chaleur bienfaisante, sans être brulante. Elle attendait toujours avant de boire une boisson chaude, que cette dernière baisse un peu en température. Pour sa part, elle avait choisi un thé vert au jasmin, lequel exprimait une saveur fleurie que la brune appréciait beaucoup. Sans parler de l’odeur, tellement caractéristique. Il était vrai qu’elle disposait d’une gamme de thé variée, autant que le permettait le ravitaillement du Dédale, même si elle orientait beaucoup ce qu’elle prenait en fonction de ses goûts. Normal. Il fallait qu’elle se renseigne sur les différents produits que pouvaient proposer les Athosiens, afin de voir s’ils n’avaient pas des thés pégasiens plutôt savoureux.

Il enchaina pour lui proposer d’échanger sur un sujet scientifique, en l’occurrence, la recherche sur l’enzyme du Lieutenant Aiden Ford, et bien entendu, son financement. Ainsi donc, il n’était peut être pas venu uniquement dans le but de faire connaissance. Il avait besoin d’elle pour défendre, ou occire, ce projet devant la commission. Et qui de mieux qu’un agent de ladite commission pour se faire une idée de ses attentes ? Néanmoins, cela faisait partie des sujets dont il fallait débattre, et il ne fallait pas être sortie de Saint Cyr pour savoir que tout ce qui se rapportait de prêt ou de loin d’une source de financement allouée par une bureaucratie entrainait forcément une multitude de débats préalables pour arriver à la construction d’un dossier.

L’éclat dans les yeux émeraudes de la brune se ternit quelque peu. Cela n’avait rien à voir avec Alexander et sa demande, même s'il ne pouvait pas le savoir de prime abord. Elle repensait juste à l’entretien avec un Ford complètement barré d’il y a un bon mois. Le Lieutenant Colonel Sheppard et le Capitaine Frei avaient été eux aussi de la partie. Cet interrogatoire n’avait pas été une partie de plaisir pour les quatre protagonistes. D’ordinaire calme et posée, Erin s’était quelque peu énervée après le militaire drogué à la fameuse enzyme dont il était question pour ce projet de recherche, mais il fallait dire qu’il avait bien cherché son courroux en s’en prenant à elle de façon véhémente.

Elle se refit une contenance après avoir posé sur l’accoudoir du fauteuil la tasse de thé fumante, en joignant les doigts de chaque main qu’elle positionna devant son genou. Cela comprima un peu l’espace du chat qui ne vit pas ça comme un problème puisqu’il était un peu plus enveloppé par la consultante, qui ne l’écrasait pas non plus. Erin adoptait une position un peu plus offensive, afin de discuter boulot.

- Discutons en alors, répondit-elle avec un sourire. Si ça ne tenait qu’à moi, je mettrai ce projet à la poubelle et je le bazarderai dans le vide sidéral. Au moins, cela avait le mérite d’être clair et précis, mais la brune nuança son propos parce qu’elle était partisane des débats ouverts et non fermés. L’étroitesse d’esprit, très peu pour elle. Néanmoins, la commission internationale de surveillance est ce qu’elle est parce qu’elle est financée par des pays industrialisés riches et puissants, lesquels ont tous une armée, et il semble inconcevable de faire l’impasse sur une molécule qui pourrait rendre de simples soldats plus performants. Sans parler de l'utilité dans les différents théâtres d'opération des deux galaxies...

Erin mettait les pieds dans le plat directement, abordant peut-être une des phases un peu trop obscures de son organisme d’appartenance. Il ne fallait pas se leurrer, c’était certes une délégation de civils censée coordonner et surveiller le projet Porte des Etoiles, mais ça restait quand même des pantins des gouvernements qui voulaient bien leur allouer des fonds. Tout fonctionne plus ou moins comme ça aujourd’hui.

Elle soupira :

- Enfin, j’ai tendance à partir directement sur des aspects globaux. Pour vous, ce projet ? Est-il intéressant ? Qu'en pensez-vous ?

Elle passait sous silence les aspects néfastes de cette enzyme, qui portait tous les reliquats d’une drogue classique terrienne. Ford en était l’exemple typique. Il semblait important de soulever ce point, mais elle voulait déjà avoir l’avis du jeune homme sur ce projet. En tout cas, s’il souhaitait converser pour refaire le monde, ou parler du comportement humain, il pouvait s’en donner à cœur joie. Erin avait déjà commencé à le faire en trois phrases d’introduction.

Alors qu’Alexander allait fournir une réponse à la consultante, une musique capta l’attention de la jeune femme, et probablement du jeune homme. C’était son réveil sur l’ordinateur. Une voix masculine avec un fort accent entama : « La vie sous la mer, c’est bien mieux que la vie qu’ils ont là haut sur terre ! Le roseau est toujours plus vert, dans le marais d’à côté. Toi t’aimerai bien vivre sur terre, bonjour la calamité ! »

Pressée de répondre à la personne qui avait tapé à sa porte, Erin n’avait pas coupé le réveil censé la tirer de sa sieste vingt minutes plus tard. C’était une chanson d’un Disney plutôt connu, la Petite Sirène. Erin grimaça et ses joues se teintèrent de rose alors qu’un sentiment de honte immense s’emparait de sa petite personne.

- Je… Je vais couper ça tout de suite !

Ni une ni deux, Harry fut expédié sur le canapé. Erin prit soin de le déposer délicatement alors que la mélopée continuait de s’élever dans l’air, provoquant un sentiment de plus en plus urgent chez la consultante habituellement encline au sang froid. « Regarde bien le monde qui t’entoure dans l’océan parfumé. On fait Carnaval tous les jours, mieux tu pourras pas trouver ! » Elle n’osait pas regarder son interlocuteur, de peur de croiser ses yeux bleus la toisant avec un air taquin. La jeune femme courue jusqu’à l’ordinateur où elle pianota quelques secondes pour couper la musique tout en soufflant plusieurs fois sur une mèche de cheveux rebelles qui venaient l'embêter.

Le calme revint instantanément dans la pièce, laissant une Erin déconfite.

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MessageSujet: Re: À NOUS TROIS ON DOMINERA LE MONDE Ven 22 Juil - 23:35


À NOUS TROIS ON DOMINERA LE MONDE
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Les débuts de cette visite étaient prometteurs. Faut dire que la consultante était plutôt naturelle et avenante. Dans un sens, il venait de débarquer en improvisions totale, lui prenant sûrement une heure de son temps de travail, enfin si elle s'adonnait au passe-temps favori des gens de cette cité : bosser jusqu'à la fatigue vous emporte.

En tout cas, Harry affirmait son affection pour la jeune femme. Alexander avait l'impression un peu gênante que son chat, venant de se trouver un nouveau maître et qu'il avait déjà oublié l'ancien. Le comportement du matou, laissait à désirer, mais Erin était parfaitement à l'aise et ravie d'avoir une boule de poil ronronnant sur les genoux. L'homme, n'avait aucune jalousie, juste un inconfort, ne sachant pas vraiment comme interpréter et amour soudain de son compagnon à quatre pattes. Après tout, les lois de la nature sont aussi impénétrables que certain « voix » des dogmes sacrées.

Avait-il été un brin trop ouvert avec sa phrase sur les sorcières ? Il le craint, car la jeune femme ne le loupa point, prenant un faux air étonné, comme s'il venait de lui sous-tendre qu'il suffisait de la pousser pour qu'elle roule. Heureusement, qu'il était bon observateur pour comprendre le petit ton tout aussi taquin, qu'elle venant d'employer. Car pas certain que toutes personnes aurait senti la subtilité de la consultante. Dans un sens, même si cela aurait été perçu comme une attaque de la part de la jeune, femme, il n'était pas certain, de ne pas lui répondre la même chose. Sauf peut-être en changeant la vibration du timbre de sa voix… quoique.

En tout cas, elle venait de le mettre dans une situation bien cocasse. Faut dire qu’il y avait tellement de solution… après tout, c’est de sa faute, il avait déclaré les hostilités. Il avait quelques réponses toutes faites en tête, mais cela n’aurait pas été amusant et surtout mauvais. Qui aime manger du réchauffer insipide ? Surtout quand c’est un plat tout préparer dans une barquette au super marché … c’est fade, ce n’est pas bon et ça sent mauvais. Comme les phrases préconçues.


«• Celle que le bestiaire monstrueux de cette fête, n’est au final pas si horrible sans ses apparts. Il répondit l’air de rien, sur le même ton léger, feintant une moue flegmatique. »


Il haussa les épaules, avant de rejoindre le rire de la jeune femme. Il avait toute une myriade de phrases à lui répondre, bien mieux que celle-ci. Mais cela aurait été un peu audacieux de faire ce genre d'humour avec une personne inconnue. Elle aurait pu s'imaginer qu'il lui faisait du rentre dedans ou que sa manière de draguer était tout bonnement un peu indélicate. Pourtant, il avait eu cette envie de lui en sortir une, enfin peut-être qu'il aura un jour l'occasion de lui montrer toute l'étendue de son humour qui touche toutes les couleurs de cet art…

Sans perdre le nord, la jeune femme émit l'hypothèse qu'ils se trouvent un surnom, sorte de nom de code. Cela dessina un autre sourire que fortement amusé sur le visage du jeune homme. Il appréciait cette soudaine proposition, qui continuait la lancée de leurs petites piques. Après, avoir émis quelques rires, il leva les yeux au ciel en signe de réflexion. Une de ses mains toucha son visage impeccablement rasé… pas facile de trouver un petit sobriquet dès le début… quel challenge ! Mais il avoue que cela l'attire ce genre de petit défit. Son regard finit par se poser sur Harry et pourquoi pas ? Après tout, elle avait lancé ce surnom plus haut. Moins original, mais au moins, cela allait dans la continuité. Et au pire ils changeront.

«• Les sorciers pourpres… on a déjà le chat, manque plus les balais et un grand chapeau et ça serrait un costume parfait. »



Il plongea son regard d'acier dans les prunelles de la jeune femme. Constant qu'elle les avaient en réalité d'un vert assez sombre, comme le verre des bouteilles mais constellé de petites nuances clairs, qu'il déviât être le seul à percevoir. Et malgré sa particularité honteuse, il arrivait à voir cette couleur foncée avec qu'une très faible saturation. Il ne put s'empêcher de se questionner sur la « véritable » couleur de ceux-ci. Faut dire que cette couleur était peu visible dès le début.

«• Ou la garde rouge, comme nous sommes perçut comme les acquisiteurs de cette cité. Enchaînait-il avec un petit sourire au coin. »


Cela faisait au moins une vingtaine de minutes qu'il était dans son bureau et ils se charriaient déjà comme des gamins…. L'anglais fit cette constatation avec beaucoup de surprise, surtout quand il dut se faire violence pour ne pas sortir une petite remarque taquine. Une remarque qui aurait été peu un brin audacieux dans ce contexte. Ils ne se connaissaient pas encore très bien. Immédiatement, il venait à se projeter, se demandant ce que cela serait s'ils venaient amis… ça serait sûrement un sacré bordel leur conversation. Mais à la fois, peut-être plus plaisante que la moyenne des échanges humains.

Après quelques rires partagés, il reprit un peu de prestance, pour répondre à son interrogation sur le brave Harry, qui ne bavait pas… enfin pas encore. Mais cela pourrait arriver s'il continue à se frotter avec autant d'insistance sur les genoux de la demoiselle. N'empêche, il était évidant, que beaucoup d'hommes auraient aimés être des chats, juste le temps de savourer certaines caresses et rapprochements avec le sexe opposé. Fait dire que le petit félin, fait toujours l'unanimité, sauf en cas d'allergie. Il manqua de lui répondre « ou vexé de sentir aussi bon que de l'herbe à chat » … mais une nouvelle fois, il dut contenir cette familiarité. Trouvant cela fort désagréable que les remarques lui viennent en tête soient un tant soit peu précoce. Au lieu de répondre, il lui fit un petit rictus en hochant la tête.

En évoquant le travail, il ne lui tendait pas un piège, mais après tout n'était-il pas là pour ça aussi ? Pour mettre les premières pierres dans leur future collaboration ? En tout cas, la réaction de la consultante fut assez discrète en premier lieu. Un changement qui aurait pu échapper à une personne « normal », qui n'avait pas un problème de saturation. Car celle-ci aurait regardé le visage harmonieux de la grande femme brune, ou détailler ses vêtements voir aurait papillonné sur plusieurs éléments. Mais, le regard un brin trop tranchant de l'homme, restait fixé sur l'une des zones les moins agressives pour lui : ses prunelles émeraudes. Elles perdirent un peu de leurs éclats, comme si évoquer ce sujet, lui déplaisait ou bien la transition. À ce stade il ignorait parfaitement la raison de cet assombrissement.
Elle se reprit très vite, ajustant sa position, comprimant Harry qui trouvait ce changement plutôt agréable et ronronna de plus belle. Ce chat aime être contenu surtout contre le corps chaud d'un humain, humain qui semble lui plaire énormément. La gestuelle de l'administrative prit une tournure défensive.

Immédiatement, le corps d'Alexander se redressa, réagissant aux micro gestes de son interlocutrice, pour ce caler sur les mêmes défenses. Autre fois, cela avait un apprentissage, mais maintenant, juste de l'instinct. Pourtant, il semblait toujours plus ou moins calme dans sa posture. Seul son dos et sa tête furent relever. Laissant l'une de ses mains sur sa cuisse proche des genoux.

Son sourire, calma, un peu les défenses corporelles qu'avait mis le corps de l'anglais en place. Il fut presque étonné de la voir affirmer son point de vue aussi net. Il s'attendait à entendre plus un discours léger et rodée by le CIS. Cela lui plus et il eut un petit rictus sur ses lèvres, certes amusée par sa réplique mais satisfait d'entendre autre chose qu'un exposé d'un lobotomisé. La suite, ne détona point avec les débuts prometteurs. Elle avait parfaitement consciences des enjeux biaiser de la commission, qui devaient certes, avoir l'œil sur tout, mais était régit par des lobbys. Faut avouer qu'à ce moment-là, l'homme était parfaitement ravi d'entendre ce genre de discours et cela se voyait dans ses prunelles bleues.

L'introduction faite et alléchante, l'anglais comptait bien lui répondre, alliant eu une confirmation d'un fait : ils allaient sûrement bien s'entendre niveau mentalité sur ce point. Mais, il ne put confirmer ou expliquer son avis sur ce dossier, puisqu'une chansonnette assez enfantine fit son apparition dans le bureau. Une voix masculine de dessin animé, commença parler d'une vie marine. Il faut avoir sacrément raté son enfance, pour n'avoir point entendu un Disney et même pour les personnes d'une trentaine d'années, ils restent indémodables, qu'importe l'âge à laquelle ils les ont vus.

Immédiatement, le visage d'Erin se teinta de rouge, inondant ses petites joues de cette couleur cramoisie. Peut-être rougissait-elle légèrement ? Parfois, il se demandait qu'elle fût l'intensité réel des couleurs, car chaque nuance lui semblait forte et sa curiosité le poussait à essayer d'imaginer la véritable réalité.

Elle expédia le chat, qui râla immédiatement, ne comprenant pas pourquoi son nouveau cousin prenait la fuite. Malgré la délicatesse de la jeune femme, le chat était mécontent, et s’étirant nonchalamment observant le manège de l’humaine.
Alexander observa le petit manège de la consultante, qui empreint d'un gène immense, se battait avec son clavier et une mèche de ses longs cheveux brun. Enfin pour lui, une nouvelle fois, la couleur réelle de sa toison coiffée en queue de cheval, était un mélange d'or, de brun ambré et d'une multitude de nuances marrons, qui composait les reflets et la colorimétrie de sa chevelures. Au final, il ne pouvait jamais vraiment voir les véritables choses, voyant un autre monde, parfois bien plus beau que l'original. Ce qui était peut-être le cas, pour deux parties du corps de la rouge.

C'est bête, mais cet accident, laissait à supposer certaines conclusions sur son activité avant qu'il arrive.

« • Pause-café ou pause sieste ? , lui répondit-il du tac au tac.»



Pas besoin de spécifier la couleur de la sirène puisque notre chère petite enfant à queue de poisson avait des cheveux rouges. Il passa la main, en dessous de son visage, un doigt touchant le dessous de son nez, comme le caler le coude replié, masquant un petit rire. Il ne la jugeait point, faut dire que l’homme, ne portait que peu de réel « jugement » sur les goûts des autres. Car il n’apprécierait pas qu’on critique les siens, qui sont tout aussi « originaux » que la chanson phare de ce dessin animé.

Il lui laissa le temps, nécessaire pour qu’elle se remette de ses émotions et regagner sa place. Bien entendu Harry, ne lui laissa point le loisir d’avoir les jambes légères, il se remit immédiatement sur elle. Recommençant ses patasse patasse, si elle avait de la cellulite-chose qui l’étonnerai- ce n’était plus le cas, avec les mouvements de pattes douces de l’animal.


« • Il me manque des éléments pour avoir un avis constructif dessus. Je n'ai reçu que deux argumentaires très tranchés. L'un parlant des avantages « miraculeux » de cette enzyme, apparemment co-écrit (ou réellement écrit par lui) avec le dénommer Aiden Ford. Et un autre des deux Docteurs Stanford et Taylor Laurence, sur les aspects négatifs de l'enzyme sur le corps et la personnalité. Autant, les recommandations des médecins, m'apparaisse alarmantes sur la véritable conséquence de cette drogue. Autant les éloges faits par ce militaire sont en totale oppositions avec le rapport des docteurs. »


Il ne voulait pas, donner d'avis encore trancher sans tout connaître. Surtout qu'il se doutait bien, que face à des hommes d'affaires, le seul fait que le rapport d'Aiden Ford soit aussi élogieux, leur suffisaient pour commercialiser cette enzyme à grande échelle, les problèmes se réglerons après et ils ont en rien à faire au final. Ce qui était très dangereux aux yeux de l'Anglais. L'un de ces doigts toucha ses lèvres, avant de retrouver sa place sur ses longues jambes croisées.

« • Pour vous avouer, j'ai l'impression de lire un discours politique pour une loi du travail et tous ses bénéfices et de l'autre côté de lire des syndicaux. Dit-il avec un brin d'humour un peu osé sur ce sujet. • De plus j'ignore qui est Ford et si c'est réellement un « sur homme » ou juste un junkie qui vante les mérites de son dealer»


Il se permettait d'y aller un peu fort dans ses termes, autant pour tester les réactions de la belle demoiselle que pour appuyer son scepticisme sur cette affaire.

«• Avez-vous des éléments concernant cet homme qui semble être le sujet de nombreuse discussion ?»


Il se doutait ou espérait que la réponse soit oui et qu'elle lui parlerait de cet homme, qui était après tout le chaînon manquant de cette affaire. Et il était assez curieux d'entendre le discours de la jeune femme au sujet de cet homme controversé.




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Erin Steele
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MessageSujet: Re: À NOUS TROIS ON DOMINERA LE MONDE Dim 24 Juil - 12:26
Erin était effectivement de ceux qui bossent jusqu’à ce que la fatigue les emporte, et elle voyait dans cet intermède une façon plaisante de sortir le nez de sa paperasse. La jeune femme n’avait jamais vraiment travaillé en équipe, préférant la solitude de son bureau, même si elle était naturellement sociable et avenante avec les autres. Mais cette bourrelle de travail aimait avancer seule sur ses dossiers, plutôt que de se perdre dans des détours pour justifier telle ou telle chose à une équipe. Ce n’était pas toujours la meilleure option quand il s’agissait de trouver une solution parmi tant d’autre, le brainstorming ayant maintes fois fait preuve de son efficacité. Quand elle était analyste chez Columbus and Brown, à Londres, la jeune femme travaillait seule et faisait part de ses avancées à son supérieur hiérarchique qui lui-même en faisait part à Columbus. Elle n’avait jamais traité avec Brown. Ensuite, Erin avait travaillé en binôme quand elle avait rejoint l’organisation des nations unies. C’était une expérience inédite pour la jeune femme. Ce n’était pas tous les jours évident, mais l’avantage du binôme était certainement que les idées fusaient plus rapidement une fois que l’équipe de deux fonctionnait bien. Il fallait que les personnalités s’accordent, bien entendu. Et pour s’accorder, elles s’étaient accordées. Erin et Mark, l’inspecteur de l’ONU avec qui elle bossait s’étaient petit à petit rapprochés, pour un beau jour, ne faire plus qu’un à l’arrière du Range Rovers de fonction, dans une petite contre allée entre la 38ème et la 39ème à New-York.

Quoiqu'il en soit, la perspective de travailler plus régulièrement avec Monsieur Hoffman était bienvenue, surtout que les deux larrons semblaient être plus ou moins sur la même longueur d’onde. Cela ne pouvait qu’agrémenter de façon satisfaisante la suite de sa mission sur la cité. Il est vrai qu’elle échangeait avec Weir, mais cette dernière n’avait pas le temps suffisant pour traiter les dossiers de la commission, les rapports, les militaires, les scientifiques, les techos, et autres réfugiés pégasiens. Bref, elle passait plus son temps à soigner les susceptibilités de tout à chacun plutôt que de traiter les problèmes d’argents et les projets inhérents au développement de l’expédition. Erin ne lui en voulait absolument pas, mais le renfort d’Alexander en chef de projet depuis la Terre était une bonne initiative. Weir avait clairement besoin de déléguer.

- Puis il apportait un chat, ce qui en soit, était déjà une bonne chose ! -

Erin voyait presque le mécanisme de l’esprit du jeune homme qui fonctionnait à plein régime pour tenter de trouver une réponse adéquate à sa question tout à fait innocente sur ce qu’il sous entendait sur l’image d’Halloween avec une sorcière comme elle. Finalement, il répondit de manière un peu alambiquée, en évoquant la sorcière parmi une généralité de monstres, pour la qualifier de « pas si horrible » sans ses atours maléfiques. Erin se mit à rire, amusée par la façon dont il avait tourné les choses. S’ils n’en étaient pas à leur première rencontre, la jeune femme l’aurait taquiné un peu plus sur le choix de ses mots. Ce « pas si horrible » était de l’or en barre pour jouer avec le chef de projet en lui faisant sentir qu’elle était vexée. Elle aurait tout aussi pu rebondir et lui dire qu’en somme, il signifiait simplement qu’elle était jolie, mais ils n’étaient pas assez familiers pour qu’elle se permette pareille répartie. Le rire laissa place à un sourire entendu, et elle hocha la tête pour lui faire comprendre qu’elle voyait ce qu’il voulait dire, sans le dire.

Si ces deux là continuaient de se côtoyer régulièrement, les taquineries et autres blagues allaient fuser. Erin ne semblait pas être joueuse, mais il fallait simplement gratter la surface de sa personnalité pour se rendre compte qu’elle savait y faire aussi. Tout dépendait de l’interlocuteur et de la situation, bien entendu. La jeune femme était à mille lieux de se douter que l’anglais faisait le même constat alors qu’il venait de répondre à la question du surnom qu’ils allaient devoir trouver. La perspective était amusante, et cela sous entendait encore une fois qu’ils remettraient ce genre d’entrevues plusieurs fois par la suite.

Elle accueillit la première proposition avec un sourire (décidément, elle aussi était bonne pour en distribuer en ce début d’après-midi), surtout qu’elle découlait clairement de sa comparaison avec une sorcière d’il y a quelques minutes. Et il est vrai qu’avec le chat, le décorum était plus ou moins posé. Alexander, qui avait de la suite dans les idées, fit une autre proposition, qui fit à moitié rire, à moitié sourire, la jeune femme.

- Et bien, je suis d’accord pour les sorciers pourpres, à condition qu’on me trouve une cape, répondit-elle en blaguant, avant d’ajouter, sur un ton à moitié sérieux : Quant à la garde rouge, on risque de se faire traiter de communiste en plus de ça, donc j’opterai plutôt pour la première proposition.

Un vieux réflexe américain, sans nul doute, surtout pour une fille de diplomate. N’empêche, si l’on poussait la réflexion assez loin, Atlantis n’était autre qu’un modèle utopique de communisme. Tout le monde avait un métier, tout le monde avait une utilité. Certes, les salaires ne devaient pas être les mêmes entres les différents personnels, mais tout tourné autour d’une structure hiérarchique qui décidait de tout. Néanmoins, la culture plutôt européenne de la consultante tendait à lui faire voir le communisme autrement que comme un grand ennemi de l’Amérique du Nord. Le cliché était donc plus nuancé dans son esprit. Bref, il semblait donc acquis qu’ils s’appelleraient les sorciers pourpres. La jeune femme se demandait bien s’ils allaient en faire quelque chose pour la suite ou si cela resterait une blague qu’ils garderaient en souvenir de leur première conversation.

Ils discutèrent ensuite de la familiarité du chat de l’anglais vis-à-vis de la consultante. Cette dernière en arriva à la conclusion qu’elle devait se sentir flattée de recevoir autant d’affection de la petite bête. Néanmoins, elle avait toujours cette impression que cette situation était déplacée. Une image s’imposa à elle, où elle voyait une mégère aristo recevant sa plèbe avec son chat sur les genoux… ou alors, celle d’une mamie gâteau faisant des bisous baveux à ses petits enfants qui supportaient ça juste parce qu’ils auraient un bonbon en retour, ou un petit billet qu’elle refuserait de lâcher jusqu’à ce que le petit vienne recevoir sa dose de salive (affreusement) affectueusement distribuée. Cela la dérangea un instant. Heureusement, Alexander entreprit de donner un ton un peu plus sérieux à leur conversation, et aborda un sujet sensible.

Le jeune homme avait régulièrement ses deux billes d’acier bleutés fixées sur les prunelles d’Erin. La jeune femme ne savait pas trop comment interpréter ça, aussi pensa-t-elle un instant qu’elle avait quelque chose sur le visage, et mine de rien, elle se frotta les joues d’un revers de la main, histoire de. Mais peut-être était-ce sa façon de se tenir, tout simplement. Il y avait des personnes qui ne pouvaient s’empêcher de toiser les gens, les écrasant sous un regard inquisiteur et dur à soutenir. Erin le faisait de temps en temps quand elle voulait prendre l’ascendant sur quelqu’un. Si son vis-à-vis baissait les yeux, elle savait qu’elle avait gagné. Certes Alexander en imposait et on voyait clairement dans son non verbal qu’il était de ceux à écraser quelqu’un par sa prestance, mais dans le cas présent, il ne semblait pas être dans cette optique avec l’américaine. Enfin, cela ne la dérangeait pas outre mesure, elle qui possédait un non verbal dénotant d’une certaine affirmation de soi. Il en faudrait bien plus pour l'intimider ou la rendre mal à l'aise. Du moins en public, car en privée, il lui arrivait de se sentir nulle et déprimée, surtout quand elle venait à ressasser le passé.

Erin ne se laissa pas démonter, réajustant sa position pour répondre aux attentes de l’anglais. Elle entra dans le vif du sujet directement, attaquant presque la commission alors qu’elle y appartenait. En réalité, ce n’était qu’un discours objectif de ce qu’elle pensait, et elle préférait largement penser par elle-même et avoir sa propre opinion sur de nombreux sujets. Ce n’était pas parce qu’elle appartenait à la CIS qu’elle devait être formaté comme un petit robot au sujet de la commission. Malheureusement, le jeune homme n’eut pas vraiment le temps de répondre, qu’une musique se mettait en route. Erin s’empressa de l’éteindre, les joues légèrement rosies. Elle ne se doutait pas de la particularité du chef de projet qui voyait les couleurs dans des teintes et des dimensions inaccessibles aux communs des mortels.

Elle revint vers le coin « salon » de son bureau, où l’attendaient Alexander et Harry.

- Pause sieste. C’est mon réveil pour tout vous dire, répondit-elle, un peu confuse d’avoir été prise sur le fait. J’allais m’y mettre quand vous êtes arrivés. Elle s’empressa d’ajouter, afin de ne pas paraître malpolie encore une fois : Mais ne vous inquiétez pas, vous avez chassé toute envie de sommeil. Je sens que ma journée sera moins ennuyeuse que prévue.

Elle reprit place sur le canapé, mine de rien, se refaisant une composition. A peine son auguste postérieur avait rejoint le canapé que le chat, mécontent de s’être fait éjecté quelques secondes auparavant, revint sur elle pour reprendre sa position initiale. Erin adressa un regard à Alexander à ce sujet, une façon silencieuse de s'excuser et de dire « et ben, je ne sais pas ce que je lui ai fait, mais il m’apprécie. »

Malgré l’intermède, Alexander reprit la conversation sur le cas Ford et l’enzyme. L’un n’allait pas sans l’autre de toute façon. Il aborda des aspects moins globaux, signe qu’il découvrait certainement le dossier. Erin aurait dû commencer par là. Il compara les rapports médicaux à celui co-écrit par le lieutenant lui-même, exposant les deux avis divergents. Erin goûta à sa comparaison entre syndicats et gouvernement, l’accueillant avec un fin sourire, le laissant aller jusqu’au bout de son raisonnement. Finalement, il lui demanda si elle avait des éléments concernant l’amérindien.

Elle prit une légère inspiration afin de se laisser le temps d’organiser ses pensées, et donc, sa réponse.

- J’ai rencontré Aiden Ford lors d’un interrogatoire suite à sa capture après son appel à l’aide. Je vous conseille vivement de vous entretenir avec lui, c’est délicieux, ironisa-t-elle sans ambages. Les effets décrits dans les rapports d’Isia, enfin, du Docteur Taylor Laurence, et du Docteur Stanford sont réels. Ford était paranoïaque, agressif, et je me demande même s’il n’y avait pas un peu de schizophrénie chez lui… Il était véhément et agressif avec vous, et dans la minute qui suivait, c’était un brave toutou qui vous mangeait dans la main pour avoir le plaisir de vous lécher la paume et avoir une caresse sur la tête. Je vous avoue que c’était perturbant, mais c’est classique chez un drogué qui veut sa dose.

Elle marqua une pause, préférant passer sous silence que son comportement vis-à-vis de sa petite personne avait été plus que déplacé, et qu’elle s’était passablement énervée quand il était passé sur un mode plus sympathique.

- Je pense que Ford voit tous les avantages que cela implique d’utiliser l’enzyme, car après tout, il s’est débrouillé quelques années, seul contre des Wraiths. Je comprends ce sentiment de surpuissance, mais les effets sur sa personnalité sont désastreux. Même le Lieutenant-Colonel Sheppard ne semblait plus reconnaître son compagnon d’arme. Alors, est-ce que la balance bénéfice risque penche en faveur du bénéfice ? Je ne pense pas. Nos soldats s’en sortent bien contre les Wraiths sans avoir recours à une arme chimique qui les rendrait incontrôlables.

Un soldat est une arme en puissance, et il était nécessaire que cette agressivité soit canalisée par la hiérarchie, l’ordre, le mérite et toutes les valeurs inhérentes à l’armée. Cet enzyme annihilait toute forme de raison chez les usagers de cette drogue, les rendant prompt à faire n’importe quoi.

- A titre d’exemple, pour ne pas rester uniquement sur le cas Ford, ce dernier a drogué des soldats avec l’enzyme. Le contre exemple était nécessaire, car un esprit affuté comme celui d'Alexander était susceptible d'avancer l'argument comme quoi Ford était barré parce qu'il avait vécu quelques années seuls dans la galaxie. Il fallait donc spécifier que les effets de l'enzyme se retrouvaient sur d'autres humains qui avaient des personnalités différentes de celle du Lieutenant. Devinez quoi ? Les pauvres bougres n’écoutaient plus rien et le Major Frei a limite été obligé de les neutraliser. Est-ce qu’on veut de ça dans nos rangs ? Je ne pense pas. Elle soupira, avant d’ajouter : Enfin, je suppose que le but de la recherche sur cette enzyme est de diminuer les risques ? Une phrase posée sous forme de question mais qui n’en était pas vraiment une. Et après, même si on y arrive, est-ce que moralement, on a le droit d’obliger des hommes à prendre une substance pour qu’ils soient plus performants au combat ? Sans parler des effets à long terme sur la santé, on en a aucune idée.

Mais cela devait aussi faire partie de la recherche, très certainement.

- Ca vous éclaire un peu plus ? conclut-elle, lui laissant le choix de continuer l’échange d’idée.

La recherche aurait très certainement lieu, mais il fallait reconnaître que les technologies aliens découvertes depuis le commencement du projet Porte des Etoiles n’avaient pas servis dans des conflits terrestres. Les américains auraient pu garder les différentes armes Goa’uld pour s’en servir, utiliser les sarcophages pour soigner les maladies, etc. Mais il n’en était rien, parce que la commission jugeait l’humanité trop fébrile pour comprendre. A moins que ce ne soit autre chose. Alors qu’elle serait l’avenir de cet enzyme malgré l’aspect militaire évident ? Peut-être qu’à eux deux, ils trouveraient un semblant de réponse, réponse qui n’appartiendraient qu’à eux le temps de cette conversation.

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MessageSujet: Re: À NOUS TROIS ON DOMINERA LE MONDE Mer 27 Juil - 19:24


À NOUS TROIS ON DOMINERA LE MONDE
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Il ne savait pas s'il devait se sentir soulager qu'elle ne le rembarre pas en lui calquant le museau avec une autre remarque, ou s'il devait être frustré de ne pas pouvoir aller plus loin, à cause de cette façade de « première rencontre ». Faut dire qu'il lui avait répondu une belle perche sur son « pas si horrible » qui aurait mérité d'être saisie… hors là, une nouvelle le constat était affligeant, il fallait rester en retrait. Et ce fut donc, un sourire entendu qu'ils fermèrent le chapitre des monstres et autres créatures fantasques de cette fête païenne.

Il eut un autre rire face à la comparaison « garde » et « communiste », faut dire que c'est typiquement un raisonnement américain ça ! Chez les européens ont à le fameux point Godwin, qui mentionne une référence nazi dans chaque débat houleux, mais chez les enfants de l'oncle Sam, c'est le point « rouge ». La guerre froide avait fait de lourdes séquelles psychologiques chez la première puissance mondiale, qui encore aujourd'hui parlait de ce courant politique à demi-mot. Il se retenu de lui lance mot pour mot « C'est bien une réflexion d'américain ! Vous auriez été française que ça aurait été les nazis. ». se disant que là, il fallait se la jouer en sourdine, ne sachant pas vraiment si la consultante pouvait se vexer… ignorant qu'Erin avait connu les deux cultures. Il un petit rictus poli.

«• Qu’elle couleur la cape ? ce sujet était donc moins glissant « Chacun y vois les significations qui lui plait, de toute manière ont échappera pas aux comparatifs peu flatteurs » finit-il pas lui répondre.»


Ah mais, il ne fallait pas lui dire deux fois, il serait bien capable de lui en trouver une cape et lui mettre sur le bureau. Il ne rebondissant pas plus sur le reste, un sourire entendu à son tour, il mit clos à ce sujet, encore délicat. Même si pour lui, il n'avait aucun souci pour parler d'éléments sujets à de longs débats aux avis tranché ou nuancés. À vrais dire il n'avait que peu de tabou. Mais s'ils venaient à se côtoyer régulièrement, sans nul doute que ce sujet reviendra sur le tapis.

Elle eut un geste étrange… venait-elle de se frotter les joues, comme si quelques choses les avaient imprégnées ? L'homme pencha légèrement la tête sur le côté un peu incrédule de ce geste. Bien entendu, il ignorait que c'est son regard persistant qui avait été le point de départ de ce mouvement. Comme rien ne venu de la part de la jeune femme, il ignora ce fait.

Il était évidant que son interlocutrice avait aussi une dose de charisme assez impressionnant, il serait curieux d'être une tierce personne témoin et de mesurer les degrés lors d'un affrontement non verbales entre les deux administratifs. Si un jour, vous vous retrouvez avec eux deux dans une même pièce et que vous avez fait la connerie du jour … on ne peut que vous souhaitez un bon enterrement. Au final, le poids écrasant de leur prestance, n'affectait ni l'un ni l'autre, faut dire qu'ils ne jouaient nullement à celui-ci pour faire plier le dos de l'adversaire. Bien au contraire. Il en resta tout de même intéresser de savoir combien de temps tiendrai une personne face à eux deux dans une salle d'interrogatoire avant de formuler ses aveux.

La musique fit une petite pause inopinée, qui fut utilisée à quelques remarques confuses de la part de la jeune femme. Une nouvelle fois, elle s’empressa de répondre qu’il ne l’ennuyait pas. Arrachant, encore, un petit rictus à l’homme. Décidément, il devait commencer à les compter, car là il bat un sacré record !


«• On ne s’ennuie jamais sur l’Océan répondit-il l’anglais comme si rien n’était.»


Il lui rendit son regard expressif et surprit, haussant les épaules. Harry avait une nouvelle chérie ou futur esclave humain selon les perceptions. La boite à ronron du matou fit une autre petite musique plutôt douce à l'oreille.

La conversation prit un tournant plus professionnel et sans surprise elle avait rentré le fameux Lieutenant Ford, qui l'avait sacrément marqué au vu de la petite remarque qui arracha un petit rire au chef de projet. Il l'écouta parler, intérieurement une petite lumière rouge s'alluma, les effets sont assez désastreux sur le mental… il veut bien comprendre que les lobbies de l'armement se contre fiche de la santé mentale des soldats, mais quand même… il faudrait lobotomiser les soldats pour éviter des comportements dangereux… et là ça touchait à l'éthique humaine.

Elle finit son explication sur une question un peu plus juste… le bénéfice serait-il trop élever pour détourner le regard sur ses effets négatifs ? En lisant le dossier, il avait parfaitement compris que la commission aimerait bien qu'il le défende positivement et non négativement. Mais plus il parlait avec Erin, plus il se disait qu'il devrait trouver une parade pour faire avaler à la commission ce qu'ils n'aimeraient pas entendre.

Il allait répondre quand elle enchaîna sur une question qui lui était venue. Répondant sans qu'elle le sache à une interrogation. Puisque notre cher amérindien aurait pu dès le début avoir un problème latent de cet ordre… hors cela est un effet qu'importe la santé mentale. Ce bougre avait quand même drogué d'autres personnes. L'anglais essayait de dresser un profil type de cet homme, il fallait être sacrément convaincue ou égoïste pour obliger autrui à faire la même chose… une forme de fanatisme envers cette drogue, qui n'était pas perçut comme telle. Automatiquement il se souvenu d'une partie de son enfance, quand il avait « diller » un peu de cannabis pour aider son père… malgré que ça soit une drogue dite douce, il avait pu constater à quel point des personnes devenaient folles quand elles n'avaient plus leurs doses journalières. Cela était triste et pathétique. Ford, allait-il se comporter comme un junkie en manque quand il sera en phase de sevrage ?

Erin posa une question auquel elle répondit elle-même. L'homme resta silencieux, attendant la fin de son raisonnement qui était très pertinent.


« • Oui et pas dans le sens qu’aimerai nos chers financeurs. Répondit-il dans une petite moue désabusée…il se douta bien qu’en lissant els rapports que ce sujet allait pas être des plus facile.
• La demande initiale de cette recherche est de créer en effet un stimulant pour les soldats qui doivent défendre la terre face aux « créatures supérieurs ». Mais à long terme je crains que cela soit, aussi pour avoir des super soldats lors des petites guerres que l'Amérique aime tant faire dans les pays du golfe. Et rien que pour cette situation, il serait bon que l'enzyme Wraiths ne soit pas distribuée à grande échelle. Il est avantageux pour un pays d'avoir des captains américa, mais cela revient à votre réflexion : à quelle prix ?»


Oui, il voyait au-delà du projet du SGC, car il était partisan de faire bénéficier les avancées technologiques à la terre entière et non de ce les garder pour soi. Et il était particulièrement vigilant sur les conséquences négatives des armes et autres substances qui pourraient être utilisés à mauvais escient.

Après essayer de diminuer les effets de l'enzyme, pour permettre un sevrage « doux » au lieutenant Ford serait une bonne démarche, mais je crains que cela demande trop d'argent pour un seul homme. La commission, désira en contrepartie un « bonus ». Et si Ford sous sa paranoïa décide de faire cavalier seul en envoyant son rapport à celle-ci, je crains que nous allions à l'avant de conflits d'intérêt.

Il faisait part de ses constations à voix haute pour ouvrir une discussion. Il était clair qu'il cherchait une solution pour clouer les demandes futures de la commission et autres présidents un peu trop vénale. Depuis le début de la conversation, il réfléchissait en arrière-plan, ajustant une stratégie au fil des paroles de la jeune femme.

« • Au vus des éléments, je pensais leur argumenter les effets négatifs de l'enzyme et de leur proposer de faire une recherche sur les propriétés de l'enzyme sur le fonctionnement du corps humain. Afin d'y trouver des éléments chimiques sur la régénération des cellules. Permettant de soigner nos blessés plus efficacement. De plus, ils seront alléchés par le dogme de la vie éternelle. Il eut un faible sourire avant de continuer .
« Mais bien entendu nos recherches démontrons qu'on n'ait pas suffisamment évolué pour pousser l'enzyme jusqu'à ce stade. Donnant ainsi, des financements nécessaires pour que Ford soit sevrer sans qu'on soit obligé de l'attacher. J'ai étendu dire qu'il n'était pas très réactif au sevrage non ? »


C’est aussi une manière de louvoyer l’homme et de le sevrer contre son grès sans qu’il s’en rende compte. Et Alexander avait eu vent de cette mission catastrophique de la prise d’otage sur alpha.

« • Surtout qu’on aura un sacré avantage à avoir une « crème » régénératrice, surtout avec les conflits violents qu’Atlantis doit faire face avec les geniis par exemple.»


Il osa lui dire clairement ses intentions. C'est un petit renard qui savait « manipuler » son entourage pour éviter des risques inutiles surtout qu'il avait l'habitude avec les actionnaires. Le risque de lui dévoiler ceci, était qu'elle le poignarde dans le dos, mais s'ils venaient à travailler ensemble et à défendre des dossiers pour les comptes d'Atlantis, il faudrait bien qu'elle ait de l'intégrité humaine et non suivre aveuglement les politiques de son agence et aussi qu'ils se fassent confiance. Hors, elle venait de lui prouver qu'elle avait sa liberté de pensée. Et sa manière un peu osé d'affirmer ses intentions, était un test. De toute manière si elle comptait le retourner, il avait déjà de quoi parer. En tout cas, il n'affirmait rien, lui laissant la possibilité de rebondir, pour construire « ensemble » quelque chose.

Son regard fit un brin plus intense signe qu'il allait poser une question plus pointue et qui risquait de mettre mal à l'aise la jeune femme.


«• Lors de ce « délicieux » entretiens, quel était l’avis du soldat sur le CIS ?»


Erin était suffisamment intelligente, pour comprendre le cheminement de pensé du chef de projet. Il désirait mesurer les risques et folie de cet homme qui pourrait très bien leur faire à l’ envers.




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Erin Steele
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MessageSujet: Re: À NOUS TROIS ON DOMINERA LE MONDE Dim 31 Juil - 10:55
Il est vrai que sa remarque sur l’association de la garde rouge à communiste était très américaine. Cela dit, malgré une enfance française, Erin avait quand même grandi dans une ambassade, parmi des diplomates et des espions, et les blagues et autres racontars sur les rouges de l’autre côté du rideau de fer allait bon train. Cela avait sans doute laissé une trace indélébile dans sa conscience d’enfant, qu’elle avait porté avec elle jusqu’à maintenant, même s’il est vrai que du temps de sa jeunesse, tout ça n’était que très lointain, même si en Europe, la menace soviétique devait être plus palpable. Néanmoins, quand l’URSS s’effondra, Erin n’avait que 9-10 ans. Elle commençait tout juste à prendre pleinement conscience du monde qui l’entourait, sortant petit à petit de l’insouciance enfantine.

- Et bien, pourpre, puisque ce serait notre pseudonyme, répondit-elle du tac au tac. Quelque part Erin lui avait répondu une cape histoire de voir ce qu’il ferait de cette information pour la suite, sachant qu’ils seraient amenés à se croiser régulièrement. Enfin, d’un côté, s’il comptait lui ramener une cape pourpre, elle lui souhaitait bon courage pour la dénicher sur Atlantis ! Cependant, elle était certaine que l’anglais y avait pensé quand elle avait fait part de sa condition pour adopter le surnom des « Sorciers Pourpres ».

Ces considérations mises de côté, la consultante embraya sur les possibles comparaisons peu flatteuses dont ils hériteraient à la longue.

- Je suis certaine que nos détracteurs auront plus d’imagination que nous. Mais comme on disait chez moi, si celui qui dit du mal de toi savait ce que tu disais de lui, il en dirait d’autant plus.

C’était une façon élégante de dire qu’elle se moquait bien des petits surnoms bêtes et méchants dont elle pouvait être l’objet et qui ne manquerait pas de tomber sur Alexander quand sa place de casse-noisette dans la cité serait bien établie par tout le monde. C’était peut-être une expression commune que le jeune homme pouvait partager ou avoir déjà entendu.

Petit à petit, les boutades et autres petites piques gentilles laissaient place à un débat plus sérieux.

Néanmoins, c’était sans compter sur la petite musique d’Ariel la Petite Sirène de Disney qui vint perturber l’installation des discussions. Quand elle revint vers le jeune homme et son chat, et qu’il lui posa une question afin de savoir s’il s’agissait d’une pause-café ou d’une pause sieste, il fit de l’humour à la suite de sa réponse. Atlantis étant sur l’océan, la boutade était bienvenue. Elle se mit à rire avant de répondre :

- Ah ça non, jamais, fit-elle en reprenant son sérieux. Un moment de honte était vite passé, et déjà, elle ne se sentait plus gênée. Après tout, ils avaient un débat à mener. Et elle attendait de savoir le fond de sa pensée.

Manifestement, l’administratif ne comprenait pas plus qu’elle l’engouement du chat à son égard. Néanmoins, il n’y avait pas de place pour une quelconque interrogation à ce sujet, puisque le jeune homme, loin d’avoir perdu ses moyens, enchaina pour lui répondre. S’ensuivit alors un échange d’idées et de points de vue sur les facultés de l’enzyme, et ses points négatifs sur la psyché humaine. Finalement, après avoir largement exposé ses conclusions vis-à-vis de Ford et vis-à-vis de la substance Wraith, la consultante demanda si le chef de projet y voyait plus clair.

Il entreprit de rebondir sur les propos de l'américaine. Il reprenait des points qu’elle avait évoqué, afin de construire sa réponse. Peu habituée à des échanges d’idées, elle trouvait fascinant de voir les mécanismes de pensées sous-jacent au discours verbal. Elle écoutait avec intérêt le développement du chef de projet, un coude sur l’accoudoir faisant office d’appui pour sa tête. En y regardant de plus près, elle ne posait pas son menton sur sa main. Son pouce venait simplement toucher sa peau en la caressant de la droite vers la gauche et vice-versa, alors que la dernière phalange de son index caressait ses lèvres dans un mouvement de balancier délicat. Elle était clairement dans une posture d’écoute, tournée vers son interlocuteur, cheminant avec lui le long de sa pensée. Ses yeux verts ne quittaient pas d’un pouce le regard à l’acier bleuté qui lui faisait face. On aurait presque dit de paons qui se faisaient la cour en distillant tous leurs charmes au travers de leur posture. Cela dit, peut-être était-ce inconsciemment le cas, puisque le non verbal dénoté d’une certaine forme de communication qui allait au-delà de la conscience et que certains appelleraient de l’instinct, qui allait titiller l’inconscient de la seconde personne qui répondait elle aussi par des processus de même nature. C’était du même acabit que les hormones qui malgré ce qu’on pouvait dire de l’intelligence humaine, jouaient un rôle primordial dans les interactions sociales et sur l’appétence sexuelle des hommes et des femmes.

Erin fit un petit « non » de la tête quand Alexander lui demanda si Ford était très réactif au sevrage. Elle ne le coupa, le laissant continuer à développer son raisonnement, qui pour le moment, était cohérent et logique. La consultante, rompue désormais aux jeux politiques depuis qu’elle était en poste à la commission, voyait clairement que le chef de projet jouait à un jeu dangereux avec elle. Il dévoilait une grande partie de sa stratégie, permettant à la jeune femme de contrecarrer son raisonnement devant son employeur. Néanmoins, même si elle ne le connaissait que depuis une vingtaine de minutes, elle ne le jugeait pas à l’emporte-pièce. Cet homme était malin, et c’était un stratège. Sinon il ne serait pas dans son bureau à essayer de connaître sa position. Alors même s’il se dévoilait, elle était persuadée qu’il gardait des cartouches de secours dans sa besace.

Il la toisa de manière plus intense, et elle se demanda un instant s’il n’essayait pas de savoir ce qu’elle pensait en sondant ses miroirs émeraudes permettant d’accéder à son âme. Elle plissa les yeux par réflexes alors que la question tombait. Elle eut un petit rire qui en disait long sur les considérations de Ford vis-à-vis de la commission internationale de surveillance.

- Si vous voulez mon avis, je ne pense pas que lieutenant Ford ne s’adresse directement à la commission. A l’écouter, nous ne sommes que des comploteurs qui veulent prendre le contrôle du SGC, et qui veulent faire main basse sur des technologies. Sans parler du fait qu’il pense que nous sommes des espions et qu’on le manipule afin de le faire passer pour fou. Elle marqua une pause, alors que les souvenirs lui revenaient. Finalement, elle reporta son regard, qui c’était fait plus lointain, sur Alexander avant d’ajouter : Je pense qu’il va essayer de convaincre ses supérieurs hiérarchiques avant. C’est un militaire, pour lui les civils ne sont que les gens qui se servent des soldats pour les envoyer au casse-pipe. Je peux me tromper, je ne le connais pas suffisamment.

Elle eut un petit sourire entendu quand elle ajouta :

- De toute façon, s’il s’adresse à la commission, ce sera par mon intermédiaire. Je ne pense pas que le docteur Weir ne me la fasse à l’envers, si je peux dire. Donc je le saurai.

Elle marqua une pause le temps de terminer la dernière gorgée de thé, histoire d'effacer cette perspective pour le moins déplaisante que de s'entretenir une nouvelle fois avec le soldat. Finalement elle revint sur les propos de l’anglais avant sa fameuse question sur les à priori de Ford sur la commission.

- Votre raisonnement est intéressant. Je vous avoue qu’en l’état actuel des choses, j’ai du mal à voir si la commission financerait un projet où les effets négatifs sont si nombreux. Ils aiment les toutous dociles, et les militaires trop grandes gueules sont une plaie pour nous. Néanmoins, l’idée même d’avoir un procédé chimique permettant de décupler les fonctions humaines leur plaira énormément. En ce qui me concerne, j’appuierai à ce qu’on ne se lance pas là-dedans. Ce sera mon avis et il sera reprit et étudié par les différents bureaux de l’agence. Néanmoins, il aura un certain poids.

Elle n’était pas uniquement là pour la figuration, sinon elle n’aurait pas pris le poste.

- L’idée que vous avez d’orienter le sujet sur un point plus médical est pertinente. L’enjeu de soigner nos cellules qui vieillissent fait partie des grands paradigmes scientifiques de notre siècle, tout comme l’exploration du cerveau.

Son regard quitta un moment le faciès de son interlocuteur, se perdant dans les méandres de la contemplation d’une des boites à thé disposées sur la table. Elle réfléchissait manifestement à la stratégie à suivre. Finalement, avec une petite moue, elle poursuivit son raisonnement :

- La commission va demander plusieurs choses. Votre projet va les intéresser, ils ne peuvent pas faire l’impasse sur un procédé médical qui constituerait une avancée certaine. Ils vont demander à ce que des fonds soient aussi versés en vue d’une recherche militaire. Ils vont vouloir connaître les effets scientifiques sur l’organisme, au niveau cellulaire. Pourquoi un gain de force ? Comment ça se fait ? Qu’observe-t-on au niveau du muscle pour qu’il soit plus performant ? Ils vont vouloir plus d’étude sur le comportement suite à la prise de cette substance : quels sont les effets au niveau neuronal ? au niveau des aires cérébrales ? Peut-on les traiter par les médicaments habituels qu'on utilise dans les maladies mentales ? Elle faisait des énumérations en faisant aller ses bras naturellement, suivant le cours de ses questions qui n'attendaient pas de réponse de la part d'Alexander. Elle mettait simplement en perspective le discours probable de la C.I.S.

- Pour pallier aux problèmes d’éthiques, tout cela va s’effectuer sur des rats de laboratoires ainsi que sur des singes et des cochons. Après, ce sera aux scientifiques de décider quels animaux sont les plus susceptibles de recevoir l’enzyme afin d’en voir les effets. Quant aux essais sur les humains, il faudra certainement attendre des années. Vous imaginez le scandale si jamais cela venait à se savoir qu’on testait quelque chose sur des humains sans avoir pris de précautions ?

Bon il est vrai qu’avec l’aide de l’armée, rien n’avait fuité depuis l’exploitation de la porte des Etoiles aux Etats-Unis. Alors si les tests se faisaient dans une galaxie lointaine, en dehors d’Atlantis, dans un laboratoire « clandestin », personne n’en saurait jamais rien. Mais de là à voir tant de machiavélisme… Une chose était certaine, Erin ne voulait pas être associée à ça si jamais ça devait en arriver là.

- Ce ne sont que des spéculations, mais s’ils font les choses dans les règles, en suivant les processus de test de l’OMS concernant les molécules chimiques, il y a de forte chance que la recherche s’oriente sur tout cela à la fois, en leur laissant un sentiment de bonne conscience.

Elle soupira avant d’ajouter :

- Ce qui me fait peur, c’est que Ford devienne lui aussi un rat de laboratoire, malgré toute l’aversion que j’ai pour lui.

Le chat s’étira, fit le dos rond, émergeant de sa sieste. Il s’étira à la verticale sur le buste de la jeune femme pour aller lui mettre de petits coups de tête sous le menton, en ronronnant de plus belle. La consultante ne lui avait pourtant rien fait, et c’était bien la première fois qu’elle le croisait, ce chat. Qui plus est, elle avait déjà rencontré de nombreux félins domestiques par le passé, chez des amies par exemple, et jamais ils ne s’étaient comportés de la sorte. Une pensée amusante traversa son esprit, et elle en fit part à Alexander :

- Quand même, je ne sens pas le poisson n’est-ce pas ?

C’était l’occasion aussi de faire redescendre un peu la pression de l’échange d’idée. Certes, la consultante savait très bien qu’elle tendait une grosse perche à l’anglais. C’était presque fait exprès.

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Alexander Hoffman
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MessageSujet: Re: À NOUS TROIS ON DOMINERA LE MONDE Lun 1 Aoû - 18:31


À NOUS TROIS ON DOMINERA LE MONDE
feat Erin Steele & Alexander Hoffman



Il se demandait bien où il pourrait trouver une cape pourpre… déjà pas dans l'inventaire des affaires que fournissait le SGC et encore moins dans la catalogue de fringue prévus à cet effet. Peut-être chez les Athosiens, qui étaient réputés pour leurs arts et leur grand savoir-faire. Cela lui donnerait l'occasion, de se rendre sur le continent pour flâner dans les allées d'un petit marché pittoresque. Étant amateur d'art, on lui avait recommandée de jeter un œil aux sculptures et autres peintures de ce peuple très doué de leurs mains. Et surtout, il pourrait y trouver des fusains ou de l'encre d'une autre qualité que celle de la terre.

Il hocha la tête, avec un petit rictus sur ses fines lèvres. Marquant le fait que la commande était notée dans sa tête. Ses lèvres s'élargissaient quand elle mentionna son petit dicton que trop réaliste. Marquant le fait qu'elle se fichait des racontars. Ça tombe bien, lui il adore en rire de ses sobriquets. Quand on est plus jeune on se blesse de ce genre de choses, mais avec l'âge et l'expérience de la vie, on apprend à en rire ou à faire fit de cette compétence humaine de se moquer.

La musique de la petite sirène aillant fait son œuvre, elle répondit à sa petite boutade, confirmant qu’on ne risquait pas de s’ennuyer « sur l’océan », faut dire que la vie sur Atlantis était mouvementée. Alexander dirait bien même que la vie était trop courte sur cette cité. Étant donné le nombre de chose à découvrir il faudrait avoir une rallonge de 200 ans pour effleurer un peu plus tous ses mystères.

Pendant qu'il articulait ses arguments, pour lui donner matière à rebondir, les yeux verts émaillés de teintes de cette couleur (la couleur fascinant d'ailleurs l'homme) fixait le regard métallique de l'homme. Cela lui, plus de constater que jamais elle ne cillait ou baissait son regard. À croire que les deux avaient des fonctionnements similaires sur les actes non verbaux. Il du retenir l'un de ses mouvements, puisque lui aussi comptait mettre sa tête contre sa main. Ce rendant compte d'un possible mimétisme inconscient ou comportement similaire, il croisa ses longues jambes en équerre et laissa une de ses mains dessus. Il trouvait cela fascinant de voir les micro-comportement de la jeune femme en pleine écoute. Ouvrant clairement la suite du discours de l'homme, qui depuis un moment réagissait déjà en fonction de ses attitudes.

Apparemment Ford, ne désirait pas être sevré. Après tout il était rare les toxicos acceptent de quitter leur condition de « sur homme » au profil d'une vie jugée normale et pas assez génial. Revenir dans le monde de la réalité était difficile et souvent signe de dépression pour ce type d’accroc.

Pendant, qu’il la scrutait d’une manière plus intense, la réaction d’Erin fut immédiate elle lissa les yeux, prête à se défendre si besoin. Encore une fois, il se fit le constat que tout deux avait des comportements très « instinctif ». À croire qu’il y avait un jeu de séduction dans le lot alors, qu’aucun n’avait en tête de séduire l’autre. C’est humain, de vouloir plaire à son interlocuteur pour faciliter les échanges. Et dans leur cas à tous les deux, il ne serait pas étonnant qu’ils aient les mêmes comportements faces à autrui. Pas sûr qu’on leurs résiste s’il venait à s’allier pour une cause. Elle eut un rire suffisamment parlant.

Le corps d’Alexander finit par prendre une position plus « relâcher », enfin pas avachie, c’est un homme très guindé et élégant dans ses mouvements. Mais plutôt félin, son dos prit appui contre le dossier et son coude alla sur l’accoudoir. Il ne pouvait pas vraiment lutter contre une position qu’il adoptait naturellement. Celui-ci se releva pour toucher sa tempe. Il attendait les réponses de la jeune femme en étant parfaitement détendu et réceptif de ses paroles.

Eh bien quel avis ! Un avis très militaire voir paranoïaque. Il avait déjà entendu à plusieurs reprises ce genre de jugement. On se méfie toujours de ceux qui ont l'argent et de leurs buts. Même si souvent argent = a corruption, il arrivait que ceux qui le distribue n'ai pas cette envie de faire un enfant dans le dos aux autres. Chose que les militaires pensaient du CIS. Erin, avait dû recevoir beaucoup de méfiance à son arrivée sur Atlantis… pas facile de s'intégrer quand on est catalogué de cette façon. Car Ford, ne devait pas être le seul à penser ce genre de choses.

Il eut une petite moue dubitative. C'est quand même dingue l'avis qu'on les gris des civils, enfin surtout des civils en rouge. Ils sont vraiment un brin trop sectaire. Les civils étaient soit les emmerdeurs, ou les petits faibles qui devaient être ultra protéger. À croire que seul l'armée avait le monopole de la force et du jugement parfait.

Pendant qu’elle bue une gorgé il en profita pour lui répondre.

« • Eh bien quel avis. Plus vous m’en parler, plus j’ai hâte de la rencontrer. Ironisa-t-il un peu. Oui, le docteur Weir n’aura rien eu gagner en vous mettant de côté»


Même si c'est le présidant américain, qui avait insisté pour la mettre ici, il ne pourrait pas la protéger éternellement contre le CIS. Et puis Weir est une femme intelligente, pas très courageuse certes, mais avec suffisamment de neurone, pour comprendre qu'elle n'avait rien à gagner en se mettant à dos son principal financeur. Sans parler, que la cheffe de la cité, ne devait pas particulièrement apprécier d'avoir un homme drogué dans ses rangs, surtout aussi dangereux et imprévisible.

Elle enchaîna sur son raisonnement. Il eut un petit sourire amusé à l'évocation des dociles chiens et des grandes gueules. Faut dire que personne n'aime être contraint ou houspillé. C'est plus simple de demander et d'avoir que d'argumenter pour, peut-être avoir.

Dans son discours, elle venait de lui affirmer qu'elle avait un rôle important auprès de la commission. Son avis était écouté et respecté. Élément à ne pas prendre à la légère. Cela signifiait que le CIS avait toute confiance dans cette jeune femme et la jugeait apte à prendre des décisions si importantes. Il était donc, d'autant plus nécessaire que leur collaboration soit efficace et régulière.

Il la laissa réfléchir, ignorant quel était l'objet qui lui servait de support visuel. Elle lui offrit un questionnement pertinent, sur ce que demanderait le CIS. Des questions logiques, auquel on avait déjà la grande majorité des réponses, il suffisait de mettre en place les différents arguments et dossier. Voir peut-être de lancer des prés recherche.

Elle évoqua l'une de ses peurs, que ce projet en marge utilise Ford comme cobaye. Faut dire que cela serait le plus logique, mais moralement parlant très discutable. Et il ne tenait pas non plus à être associé à ce genre de test. Surtout qu'avec la technologie actuelle, il existait une machine lantienne qui regrée le génome des organismes vivants. Ainsi elle pourrait être utilisée pour faire les teste sans avoir à sacrifier des vies.

« • Vous êtres très pertinente. La plupart des réponses sont déjà ici. Ce dossier mérite un approfondissement autant pour analyser la véritable demande que pour vous présenter des éléments qui convienne à l’ethnique qu’on veut se donner. Pour ma part je tiens à rester sur un bénéfice médical et non un élargissement sur des « boissons dopantes » qui serait la porte ouverte à toute sorte d’abus.
»



Il se rejoignait sur ce point. Il venait de synthétiser leur discours à chacun. Ce n'est pas cette après-midi qu'ils pourraient monter un dossier aussi lourd. Mais avoir discuté de tout cela avec elle, était enrichissant et il savait à quoi s'attendre avec elle.
Il en profita pour lui expliquer simplement mais efficacement la fameuse machine lantienne qui était dans l'un des laboratoires.


«• […] Ainsi, celle machine permettra de faire des recherches sans prendre le lieutenant Ford comme cobaye.»


Harry eu un mouvement, marquant son affection soudaine pour la jeune femme. À croire qu’il l’avait choisie. Mais la raison, ça il l’ignorait. Les animaux sentent des choses que les hommes ont oubliés. Peut-être avait-elle une odeur qui appréciait ? Des phéromones alléchantes ? un Comportement invisible qui attrait l’animal ?
Le consultante fit un brin d’humour sur cet état d’amour, demandant si elle ne sentait point le poisson. L’homme eu un léger rire.

«• Si ça avait été le cas je ne me serait pas permit de vous le faire remarquer. Répondit-il sur un ton très polie. « Même s’il vous manque une queue, je ne pense pas que l’odeur d’une sirène l’attire » petite référence a sa chanson. Décidément elle venait de passer de sorcière a sirène, s’ils continuent, elle va sûrement up grader encore dans le bestiaire fantastique. « Mais au vu de l’addiction d’Harry, je penserais plus sur de l’herbe à chat ou de la menthe ». répondit-il d’un ton taquin avec un sourire.»


Il attrapa sa tasse de thé buvant quelques gorgées un peu tiède. Le chat, continua son manège avant de réclamer quelques papouilles et de sauter hors du canapé, pour explorer le bureau.

L’homme suivit les mouvements de balancier de la grande queue touffue du matou, avant de reporter son attention sur la jeune femme brune.

«• Si vous êtes disponible, il faudrait qu’on s’organise des « réunions de travail » pour ce dossier délicat.»


Et surtout, qu’il puisse rencontrer et avoir les informations qu’elle demandait. Elle lui avait donner une foule d’événements pertinents. Le travail c’est bien, mais il était quand même venue pour apprendre à connaitre sa future coéquipière de dossier. Et cela était probant, il pensait pouvoir travailler avec elle sans difficultés. C’est plus ou moins, ce qu’il venait de sous-entendre dans sa proposition de réunion. Il la regarda, légèrement amusé.

«• J’ai aussi un mini salon de thé dans mon bureau. Et de ce que j’ai vu de votre collection, nous n’avons que deux saveurs en commun. De quoi tenir… »


Cela pouvait être une invitation voilée pour l’attirer dans son bureau. Hors, il n’y avait rien là-dedans, mise à part en effet une porte ouverte pour travailler ensemble. Il n’aimait pas le café non plus. Enfin il supposait en voyant le peu de choix qu’elle lui avait proposer niveau « type » de boisson. Il n’appréciait pas non plus les chocolats chauds ou à petite dose. Le thé étant la seule valeur sûre dans ce bas monde. Avec toute la richesse des parfums qui existaient.




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Erin Steele
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MessageSujet: Re: À NOUS TROIS ON DOMINERA LE MONDE Lun 8 Aoû - 22:19
La richesse de la galaxie de Pégase, combinée aux richesses des autres galaxies (il n’y avait en effet aucune raison que seules deux galaxies soient habitées dans l’immensité de l’univers), pouvait filer le vertige et la sensation de ne pas avoir assez d’une vie pour tout explorer, tout rencontrer. Déjà sur Terre, c’était impossible de tout voir, alors dans un univers complet… Est-ce que c’était pour ça que les anciens faisaient l’ascension, s’assurant par là une forme d’immortalité ? Est-ce que les humains y parviendraient un jour ? Autant de questions qui pouvaient se poser et qui ne trouveraient sûrement pas de réponses. Du moins pas aujourd’hui, et pas dans ce bureau.

La conversation sur l’enzyme et sur Ford continua, tranquillement. Chacun exposait la suite de son raisonnement, rebondissant sur les propos de l’autre, dans une posture d’écoute mutuelle. Cela dit, comme deux lutteurs, ils se toisaient sans jamais baisser le regard. Néanmoins, comme ils étaient à distance respectable, ce n’était pas du tout dans une optique de séduction, même si Erin devait bien reconnaître qu’il avait des yeux magnifiques, ce qui rendait l’exercice d’autant plus agréable. Elle ne savait pas si leur couleur tirait plus sur le gris ou sur le bleu, mais ce qui était certain, c’'était que ces deux teintes se mariaient à merveille. Son esprit s’égara deux secondes sur le succès qu’il devait rencontrer auprès de la gente féminine. Sans parler du chat qui permettait de racoler tout ce qui passait. Comme depuis le début de la conversation, Erin extrapolait des hypothèses de cette situation : est-ce qu’il utilisait le chat pour l’amadouer ? Etait-il dans la séduction, avec ses manières guindées, et son flegme typiquement anglais ? Sans parler de son humour plutôt plaisant ? Faisait-il tout ça pour familiariser avec elle dans l’optique de travailler à long terme, ou venait-il simplement la chercher sur le terrain de ce dossier pour mieux s’armer contre la commission ?

Elle n’arrivait pas à se décider, et elle en conclut que d’une manière ou d’une autre, le temps finirait par donner des réponses à ses questions.

Il est vrai que l’avis de Ford sur la commission internationale de surveillance était pour le moins tranché. C’était la première fois que l’agent de ladite commission était exposée directement à de l’hostilité ouverte de la part d’un membre de l’expédition. Elle comprenait parfaitement que Ford n’était pas lui-même, mais quel était vraiment le fond de sa pensée ? Est-ce que d’autres avaient ce même genre de raisonnement ? Devait-elle avoir peur pour sa vie sur la cité ? C’était exagéré de pousser la réflexion jusque-là, bien qu’elle n’aimerait pas se retrouver seule avec le lieutenant dans une pièce. Pour le moment, personne n’avait renversé son plateau au mess, ni ne s’était permis de lui faire des réflexions déplacées. Il fallait dire qu’elle n’avait eu à prendre aucune décision impopulaire jusqu’ici. Cela devait aider. Et puis elle se trouvait agréable et facile d’accès, du coup, elle devait faire moins peur humainement parlant, malgré sa fonction.

Mais il est vrai que la consultante avait reçu une certaine froideur en guise d’accueil. Elle mettait plutôt ça sur le fait qu’elle arrivait dans une expédition déjà en place depuis des années, dans laquelle œuvrait un noyau dur d’irréductibles gaulois. Il fallait faire sa place dans ce mélimélo et sortir de la masse pour exister. Elle n’était pas naïve au point de penser que son statut n’y était pas un peu pour quelque chose, mais elle préférait envisager les choses positivement : La brune voyait là un challenge à relever, un défi à surmonter. Jamais elle ne se sentait battue d’avance. Sauf ce jour-là, quelque part en Afrique, quand son défunt fiancé avait pris une balle. Elle avait détesté ce sentiment d’impuissance et cela avait provoqué un trouble psychologique qu’elle avait dû soigner dans les larmes et le sang pour reprendre une vie normale. Mais tout cela devait rester sur Terre, même si c’était plus facile à dire qu’à faire.

La jeune femme fit un sourire à Alexander tout en reposant sa tasse de thé alors qu’il terminait de répondre à l’avis qu’elle venait d’exposer. Elle opina discrètement du chef quand ce dernier conclut sa réponse en affirmant que Weir n’avait aucun intérêt à la mettre de côté. Elle ne pouvait qu’être d’accord. Elle embraya sur les différentes possibilités, contraintes, et autres interrogations qu’allaient soulever la commission, posant beaucoup de questions et soulevant pas mal d’hypothèses sans vraiment y répondre. Tout cela permettrait de faire un dossier et bien entendu, ce dossier permettrait aux décisionnaires de la C.I.S. de se projeter à financer ou non ce projet sur l’enzyme.

Alexander écoutait tranquillement, prenant une posture élégante, une jambe en équerre et le bras sur l’accoudoir lui permettant de positionner sa main contre sa tempe. Il synthétisa les propos de la consultante, lui indiquant par la même occasion qu’ils étaient plus ou moins sur la même longueur d’onde. C’était déjà ça. Certes, s’ils étaient amenés à se côtoyer régulièrement pour traiter des dossiers ensemble, il y avait fort à parier qu’ils ne soient pas toujours du même avis, promettant des discussions passionnantes. Erin n’imaginait pas autre chose que des tirades enflammées, des propos vindicatifs et percutants, mais rien d’agressif, de dévalorisant, ou quoique ce soit de personnel, sinon à se taquiner. Oh, elle ne doutait pas qu’ils puissent se fâcher un moment, mais elle sentait cet homme trop intelligent pour faire la gueule purement et simplement. Après, ils ne se connaissaient que depuis une bonne trentaine de minutes, et elle pouvait clairement faire fausse route sur toute la longueur. Tant bien, c’était un gros connard qui n’hésiterait pas une seconde à lui mettre le nez dans sa propre merde sans aucuns scrupules.

- Les bénéfices médicaux seront mieux acceptés de toute façon… ajouta-t-elle pensive, confirmant par là la position d'Alexander pour son utilisation de l'enzyme. Elle réfléchissait à son diabète. Après-tout, peut-être qu’avec cet élément Wraith, on trouverait un moyen de réparer son pancréas défectueux. Elle repensa aussi aux propos de Ford et à la réflexion qui en découlait. Pourquoi s’approprier des technologies si ce n’était pour permettre aux humains de vivre mieux ? La fameuse équipe SG-1 avait déjà utilisé de sarcophages Goa’uld. Est-ce que si on la mettait dans pareil machine, elle ressortirait « normale » ? Sans maladie ? Déjà, elle y voyait une utilité personnelle. Chaque humain y verrait la sienne. Et ce serait le foutoir. C'était pour ça que des organismes composaient de plusieurs femmes et plusieurs hommes prenaient des décisions majoritaires qui ne pouvaient certes pas satisfaire tout le monde, mais qui contentait une majorité d'envies personnelles.

Erin revint rapidement au présent, réajustant son corps et sa position pour écouter le fonctionnement d’une machine ancienne qu’ils avaient sur la cité. Pourquoi n’était-elle pas au courant ? Quoiqu’il en soit, cet appareil semblait permettre de manipuler le génome à des fins de recherches. Effectivement, cela pourrait permettre de réaliser les expériences sans passer par Ford. L'anglais semblait avoir une certaine aisance à expliquer les choses de façon claire et synthétique. Un bon point.

- Il appartiendra donc aux scientifiques d’utiliser tout le matériel disponible, dans le respect des règles d’éthiques.

La commission ne serait surement pas contre l’utilisation de cette machine. Les bénéfices étaient trop grands. Il fallait juste peser le pour et le contre de la dépense énergétique car de ce côté-là, les ressources n’étaient pas illimitées. Quoiqu’avec l’arrivée de l’E2PZ vert qu’ils avaient trouvé sur PX-587, le problème pouvait être soldé.

Finalement, la petite conclusion de cette discussion forte intéressante vint de Harry, qui voulut mettre quelques coups de tête affectueux à Erin avant de s’étirer un peu et de sauter de son matelas humain pour aller explorer un peu le bureau. On aurait dit qu’il sentait qu’il allait passer du temps ici et qu’il fallait qu’il repère les lieux plus en détail pour prendre ses marques.

Erin fit un sourire à l’anglais qui lui fit poliment remarquer que si elle puait, parce qu’il s’agissait ni plus ni moins que ça, il ne lui dirait rien, se contentant d’être courtois. La petite remarque qui suivit fit décoller les lèvres de Erin qui rigola un peu plus, laissant entrevoir ses dents. C’était très galant de la comparer à une sirène, même si la remarque venait surtout du fait que la chanson du dessin animé de Walt Disney avait retenti dans le bureau quelques minutes auparavant. Après, une sirène était mi femme, mi poisson, mais personne n’avait précisé quel type de poisson : elle pouvait très bien avoir un penchant thon. Elle se mit à rire plus franchement quand il en arriva à l’hypothèse qu’il s’agissait peut-être de menthe, ou d’herbe à chat.

- De l’herbe à chat, rien que ça ? s’amusa-t-elle. Je pense plutôt que votre chat à du goût en matière de parfum, voilà tout.

Elle concluait ça de façon élégante en s’envoyant des fleurs, avec une moue magistrale. Quoiqu’il en soit, le départ du chat avait l’avantage de lui permettre de se disposer comme elle le souhaitait. Elle croisa les jambes, et les mains, se réajustant proprement dans le canapé. Le dos bien droit, elle s’étirait mine de rien les épaules. C’était soulageant quelque part de ne plus avoir de poids sur le ventre.

- Oh, je vous trouverai bien un peu de temps à vous consacrer, répondit-elle avec un sourire, laissant sous-entendre qu’elle acceptait bien volontiers.

La jeune femme avait apprécié ce petit moment de « travail » où ils avaient pu s’exposer l’un à l’autre. Les prochains jours permettraient de définir si Alexander utilisait les informations, et pour lui, de voir si Erin avait joué franc-jeu en n'utilisant pas ce qu’il avait dit contre lui. Néanmoins, les deux interlocuteurs semblaient s’être accordés sur une ligne de conduite semblable, limitant les mauvaises surprises. Ainsi naissait une collaboration qui serait sans doute fructueuse et intéressante.

- De quoi tenir de longues heures studieuses, compléta la consultante. Et bien, je serai curieuse de voir ce que vous avez comme thés.

La curiosité était sincère, et découlait certainement du fait que Alexander Hoffman était anglais de confession. Forcément, au pays de la « cup of tea », les habitants devaient être de fins connaisseurs en la matière. Ce n’était sûrement pas vrai, mais c’était tellement plus rassurant de coller au stéréotype. Maintenant qu’elle connaissait un peu mieux le comportement du jeune homme, ainsi que son non verbal et sa façon élégante de s’habiller, la consultante était désireuse de connaître le style de décoration du bureau qu’on lui avait attribué. Cela devait être parlant et révélateur.

- Quoiqu’il en soit, puisque nous allons être amenés à travailler ensemble régulièrement, je vous donne l’autorisation de m’appeler par mon prénom.

Oui oui, elle lui donnait l’autorisation de le faire. C’était pompeux, mais son faciès amusé trahissait qu’elle ne se prenait pas au sérieux. C’était quand même une bonne nouvelle pour la cité d’avoir un chef de projet investit dans des projets qu'il allait gérer de A jusqu'à Z puisque c'était là sa principale fonction professionnelle. Weir n’était pas trop mauvaise, mais elle avait trop à gérer pour tout bien faire correctement.

- Vous souhaitiez vous entretenir d’autres choses ?

Il y avait tant à dire et à débattre, mais il est vrai que tous les deux avaient des journées chargées. Néanmoins, elle était toute disposée à prendre du retard si l’anglais souhaitait rester un moment de plus. Ce n’était pas souvent qu’elle avait le loisir de parlementer de la sorte, ni même de s'amuser de petites répliques piquantes dont l'humour était difficile à saisir. Sur ce point là, ils s'accordaient bien, et quiconque les aurait observé aurait pu penser qu'il ne s'agissait pas d'une première rencontre. Une chose était certaine, s’ils devaient se revoir, ou s’il restait un peu plus, elle essayerait clairement de connaître un peu plus le jeune homme qui jouait finement de son apparence pour rester mystérieux.

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Alexander Hoffman
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MessageSujet: Re: À NOUS TROIS ON DOMINERA LE MONDE Sam 20 Aoû - 19:05


À NOUS TROIS ON DOMINERA LE MONDE
feat Erin Steele & Alexander Hoffman



Il est assez étrange de voir ce spectacle qui se déroulait dans le bureau de mademoiselle Steele. Il lui était déjà arrivé de côtoyer des personnes aux forts charisme, mais à chaque fois, il avait le dessus sur elle, qu'il le désire ou non. Avec cette jeune femme, il venait à la conclusion, qu'ils avaient tous deux un niveau équivalent sur l'effet qu'ils produisaient autour d'eux. Son esprit divagua à des pensées légèrement déplacées, qu'il aurait grand mal à la séduire avec des techniques simples. Elle était trop intelligente et bien trop observatrices pour se laisser berner comme une vierge effarouchée. Non, pas qu'il désirait jouer dans une cour de drague de bas étage, mais il était évidant que dans tous rapports humains de sexe opposé, cette notion entre en jeu.

Leurs échanges sur Ford et l'enzyme, satisfaisait l'anglais, qui récoltait de nombreuses informations pour son dossier, mais surtout sur son interlocutrice. Au final, tous deux devait commencer à comprendre comment ils fonctionnaient et moissonner un nombre conséquent d'éléments pour comprendre l'autre. Il est rare d'avoir quelqu'un qui fasse comme lui. Cela pouvait être un brin dérangeant pour l'homme de devoir concéder quelques informations, mais cela était normal et logique. Faut-dire qu'une personne peut ou non observatrice était peu encline à recevoir le nombre d'information qui gravitait autour d'Alexander, donc au final il y était toujours gagnant. Là avec Erin, il n'y avait pas de question, elle réceptionnait tout et analysait tout avec une certaine facilitée. Au final, cela était bien plus agréable pour l'homme que d'être en face de quelqu'un de moins futé. Apportant un peu plus de challenge et d'intérêt envers cette future collègue. En conséquence, outre, le fait qu'elle avait des neurones et une belle plastique, pas besoin de la qualifier juste par son physique (chose que devait faire beaucoup d'hommes, la voyant juste « Belle »), elle était intéressante tout simplement.

Il hocha la tête quand elle évoquant que de toute manière c'est les bénéfices médicaux qui seront acceptés. Après tout, c'est ce point qui est le plus palpitants. Il voyait déjà l'infirmerie dotée d'une « crème magique », pouvant soigner les blessures infliger par des combats contre des Geniis ou des Wraiths. Un véritable avantage pour les Atlantes qui auraient à réduire leur taux de douleurs. Un véritable progrès ! Après tout, allait-il un peu loin, dans cette optimiste de réussite, mais c'est ainsi, il aime peindre de beaux futurs pour croire dans un dossier. Être trop défaitiste n'est guère enrichissant.

Concernant la machine lantienne, la consultante semblait un brin surpris de son existence. Ce n'est pas surprenant après tout. Les scientifiques gardent jalousement leurs découvertes, oubliant que la communication c'est bien aussi.
Il ne savait pas trop, pourquoi, les administratifs étaient si mal vus sur cette cité.
Il n'y a plus de relation « patron-employés » souvent sources de conflits ou de jalousie face au pouvoir que possède le chef d'une entreprise. Là, tout le monde était sur le même pied d‘égalités avec des responsabilités différentes. Certes, une hiérarchie existait, mais pourquoi, croire encore qu'on doit se méfier de ceux qui sont au-dessus ? Surtout pareils hommes ou femmes, souvent avec des prix Nobel qui n'avaient aucun problème avec une hiérarchie souvent inexistante au-dessus d'eux. Peut-être que le problème était tout bonnement là.

La discussion commençait à être sur sa fin et malgré l'intérêt pour celle-ci et l'envie de continuer à échanger avec Erin, il devait être déjà bien tard dans le planning des deux rouges. Harry, trouva ce moment de latence parfait pour faire un câlin à la jeune femme et commencer son repérage des lieux. Dans une légèreté assez familière les deux se mirent à rire faut dire que les vocalisent sont toujours contagieuses. La consultante rebondissait aisément sur ses propos, comme à chaque fois, depuis leur rencontre, affirmant qu'Harry avait de bons goûts niveau parfum. Il ne pouvait guère nier ce compliment autocenter. Une nouvelle fois une pointe de frustration, lui rappelant qu'il ne pouvait guère lui répondre « Je vous fais confiance, mon nez n'est pas suffisamment fin pour sentir de ma place » ou une autre remarque rappelant à la jeune femme que les chats aiment particulièrement les odeurs fortes comme celles des poissons ou les chaussures. Cela aurait été fort amusant de la taquiner là-dessus, mais une nouvelle fois prématuré.


« Les chats sont réputés pour le bons goûts » préféra-t-il dire à la belle brune..


La jeune femme, s’étira, soulager de ne plus avoir de poids sur l’estomac. Il est amusant de constater qu’un chat contraint un humain, naturellement celui-ci ne va pas bouger pour ne pas déranger le petit animal soyeux.

Erin accepta par sous-entendu l’invitation à travailler ensemble, l’homme lui répondit à son tour part un rictus agréable. Ils pourront ainsi, confirmer si cette bonne entente surprenante du début s’étendra dans le futur. Et égoïstement il l’espérait. Il était rare qu’il rencontre une personne avec qui la « première fois » c’était aussi bien passé et l’envie montante de plus de familiarité et qui soit aussi intéressante sur le plan intellectuel.

La curiosité de la jeune femme était sincère, arrachant un fin rictus à l’homme.

« Si ce n’est des jours et des jours » rebondissait-il sur un ton un peu plus amusé. Faut dire qu’il avait une sacrée collection. Une collection qu’il comptait bien agrandir en goûtant les spécialités des Athosien.


L'autorisation de la nommer par son prénom arracha un nouveau sourire à l'anglais qui se fit la constations qu'il n'avait jamais autant eu de risette en une seule journée que depuis qu'il discutait avec elle. D'aspect froid et impressionnant, il était peu commun de le voir autant sourire autrement que face à une remarque ou une situation cocasse.

« Quel honneur vous me faites. Étant bon prince aussi, je vous donne aussi l’autorisation Erin » Il ne put s'empêcher de répliquer face à ceci. Sur le même ton que la consultante, exagérant un peu l’intonation.


Vous me direz, il est facile pour un anglais, de paraître pompeux et hautain avec l'accent et les airs qui vont bien. Il ne se priva point de le faire. Hors, comme pour la jeune femme, on pouvait clairement voir que tout cela n'était que des mimes ironiques et loin d'être méchant. Non, il ne se fichait point de sa figure de manière perverse.

Quand elle lui demanda s'il désirait s'entretenir d'autre chose, il se redressa regardant sa montre. Faut dire qu'il avait tout comme elle une journée chargée et la remarque de la demoiselle tombait à pic car il risquait d'être en retard à un rendez-vous avec l'un des scientifiques, un certain Zelanka. Il serait bien resté un peu plus, pour parler d'autre sujet, mais il ne fallait pas abuser des bonnes choses.


« Ça aurait été avec plaisir de refaire le monde avec vous. Hors, vous faites bien de me rappeler de partir avant que je ne sois en retard pour un autre impératifs » Dit-il de son ton élégant. Il se leva la remerciant pour son accueil et le thé.


Le regard bleu acier de l’homme parcourra le bureau, appelant son chat qui montra son nez, (caché dans le panier de papier d’Erin) au bout du second appel, la queue levée. Il se baissa un peu tapotant deux fois sur épaule droite et le matou sauta dessus, pour s’enrouler sur son cou, telle une écharpe vivante. Il se tourna vers l’américaine, une petite lueur amusée dans le coin des yeux.

« Au plaisir. »


Formulation typiquement polie et élégante d’un homme bien éduquer. Le chat répondit d’un roucoulement agréable fixant Erin. Après avoir salué Erin, sortir du bureau et se rendre au laboratoire du docteur.

END 16/08/2016




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