Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Lun 11 Juil - 19:35
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Rétrospectives – Quelques jours après la mission « à la recherche d’Alpha » - Début Avril.


Cela faisait désormais quelques jours que l’ensemble des missions censées trouver une planète acceptable pour recevoir le précieux site Alpha étaient rentrées. Erin n’était pas encore bien au courant de ce qui s’était fait sur les autres planètes, toujours est-il qu’elle avait prit le temps de récupérer avant de pondre son rapport. C’était un rapport sur le potentiel de cette planète, comme l’avait exigé les responsables de la cité. C’était son ticket d’entrée pour cette expédition. Ca et l’évaluation de Frei. Elle en avait aussi profité pour répondre au Lieutenant-Colonel John Sheppard, au sujet du Capitaine concernant sa promotion au grade prestigieux de Major. La paperasse faite, il était temps désormais pour elle de passer prendre des nouvelles de la doctoresse Taylor Laurence. La française avait été blessé par l’aiguillon du robot ancien, se faisant harponner la cuisse. Une chose était certaine, la machine n’en avait pas après sa graisse afin de se faire une crème cosmétique pour le visage. Non. Elle voulait pomper l’énergie vitale de la blondinette, afin de continuer à exister. Mais l’alliance des humains et des tigres ne l’entendait pas de cette oreille ! Ils lui ont réglé son cas vite fait, bien fait !

Isia avait été la seule à s’être fait sérieusement blessée. Le reste du groupe s’en était tiré avec des contusions, des bleus, et quelques coupures. Erin n’y avait pas échappé, mais elle n’avait pas à se plaindre. La brune et la blonde avaient pas mal familiarisées pendant la mission. C’était la première relation concrète qu’elle entretenait avec quelqu’un depuis son arrivée sur Atlantis. Certes, elles n’avaient pas bavassé pendant des heures, loin de là, surtout que le contexte ne s’y prêtait pas tellement, mais elles avaient pu échanger un petit peu et se rapprocher au travers des différentes épreuves de la mission.

C'est donc tout naturellement que la consultante passa rendre visite à la française afin de prendre des nouvelles et de s'assurer que tout irait pour le mieux dans sa convalescence. Elle frappa à la porte et attendit une réponse.


• Oui ?

- Bonjour Docteur, je me permettais de venir prendre des nouvelles, dit-elle en passant le cou par la porte.

• Bonjour Erin. C'est gentil. Isia lui fit un superbe sourire. Ca me change de mon fan club, dit-elle en se mettant à rire.

- C'est normal, je me faisais du souci, répondit-elle avec un sourire, avant d'ajouter, un brin taquine : Alors comme ça on a un fan club ? Désolé, j'ai oublié les fleurs.

Isia sourit une nouvelle fois, puis montra les fleurs autour d'elle. J'ai ce qu'il faut. Si avec ça je ne contracte pas une allergie une nouvelle fois, fit- elle en pouffant un peu. Eh oui... c'est quand même dommage que je ne touche rien en royalties dès que j'ai un nouveau membre !
• Et toi, comment te sens tu après ta première mission ?

Erin jette un coup d’œil aux fleurs, constatant qu’effectivement, la française était garnie de ce côté-là. C’est clair, je pense que tu serais riche. Puis pour répondre à sa question, elle minauda un bref : Ca va, je m’en suis bien sortie. Elle marqua un silence, s’approchant d’Isia pour ne pas rester sur le pas de la porte. Et c’est en partie grâce à toi. D’ailleurs, je ne venais pas que pour prendre de tes nouvelles. J’avais quelque chose à te proposer.

• On avait de sacré garde du corps. Elle lui fit un clin d'œil. Ah ? Tu me veux en tant que traductrice officielle ?

- Oui, plutôt coriace, répliqua-t-elle avec un petit rire en pensant au Capitaine Frei, froide comme un cadavre. L’idée ne m’avait pas traversé l’esprit, mais je la garde sous le coude. En fait, je voulais plutôt te proposer de venir boire un verre au bar, pour te remercier de tes talents de traductrice justement. J’ai un peu abusé de ce côté-là, conclu-t-elle avec un sourire contrit.

Une nouvelle fois le sourire de la doctoresse s'élargissait. Eh bien avec plaisir. Oh si tu avais vraiment abusé je t'aurais envoyé boulé. J'étais aussi curieuse que toi, d'en savoir plus sur nos nouveaux amis à grandes quenottes

Erin accueillit la nouvelle avec un large sourire elle aussi. Elle était heureuse de la réponse de la doctoresse. Alors vendu. On se prévoit ça dès que tu seras sur pieds !

• Je t'enverrai un mail quand je sortirais.

- D'accord, on fait comme ça. Bon, je te laisse te reposer. Je ne vais pas attendre que tu m'envoies bouler, fit elle, en référence à la française un peu plus tôt, sur le ton de l'humour.

Isia se met à rire. Merci d'être passé, ça m’a fait plaisir.

Erin rigola elle aussi avant de répondre. Plaisir partagé. Contente de voir que ça va. A bientôt.

Pour l'accompagner jusqu'à la porte, Isia lui fit un signe de la main, le tout agrémenté d'un de ses sourires radieux dont elle avait le secret, chargé de bonne humeur. La consultante quitta la chambre en répondant à son geste de la main, le sourire planté également sur ses lèvres.

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Samedi 09 avril - 21h00.

Comme convenu, les deux jeunes femmes s’étaient données rendez-vous par mail, une fois que la doctoresse était sortie de son lit d’hôpital. La consultante avait fixé le rendez-vous au samedi soir, vers 21 heures heure locale, au bar athosien, un endroit qu’elle n’avait que très (peut être « trop ») rarement fréquentée depuis son arrivée. Le type qui tenait le bar, du peuple de Teyla, avait tenté de décorer l’endroit de façon triballe, à la façon des siens, mais la dominante restait ancienne, avec l’architecture de la cité qui s’étalait partout où les yeux pouvaient se poser. Le bar n’étant ouvert que le vendredi, et le samedi soir, une règle imposait par la direction de la cité, qu’Erin comprenait parfaitement, il y avait foule. Il y avait même un espace pour danser, non loin des tables, tabourets, et autres mobiliers agençant un bar normal, fut-ce-t-il athosien.

Erin, habituellement en uniforme quand elle ne mettait pas une robe, avait opté pour la dernière solution. C’était une soirée quand même, et il fallait être présentable sans être dans un registre de gala. Aussi avait-elle choisi d’enfiler une robe noire laissant ses épaules nues, robe descendant légèrement en dessous des genoux pour ne pas faire trop court, ni trop long, le tout accompagné d’escarpins ténébreux à l’image du reste de sa tenue. Une légère touche de maquillage plus tard, un bracelet montre, et la brune était fin prête. C’était d’ailleurs dans cette tenue, les cheveux au vent, qu’elle attendait sa comparse féminine à qui elle avait promis un coup à boire, sur la terrasse extérieure du bar, profitant de la fraicheur du soir.

Certains pourraient croire qu’elle était en pleine opération séduction, profitant de la soirée avec Isia pour repartir accompagnée, mais il n’en était rien. Depuis l’accident (le meurtre, même) de Mark au Mali, la jeune femme avait du mal à renouer avec des sentiments plus profonds. Certes, il ne suffisait pas toujours d’aimer pour « consommer », mais pour l’heure, la consultante était à des années lumières de ce genre de considération. Mélanger le boulot et la vie privée constituait un obstacle de taille qu’elle devait résoudre. Sur Terre, elle était suivie, mais ici, ce n’était plus le cas. Il y avait bien une psychologue, mais l’américaine avait profité de son affectation pour se soustraire à sa thérapie. Du moins pour le moment. Qu’importe, le sujet de la soirée n’était pas là.

Détestant arriver la dernière, Erin était venue avec quinze bonnes minutes d’avance. Aussi, quand 21 heure approcha, elle repartie dans le bar, afin d’être plus visible pour la doctoresse qui n’allait surement pas tarder à arriver et qui ne la chercherait peut-être pas sur la terrasse. Ce serait quand même con de poireauter chacun dans son coin en pensant que l’autre n’était pas arrivée.

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Jeu 14 Juil - 16:21
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La convalescence avait été horrible, que c'est pénible de rester sur un lit d'hôpital pendant une semaine, alors que je pourrais faire pleins d'autre choses. Une horreur… bon ou moins s'est passé vite, car toutes les demi-heures, j'avais quelqu'un pour me tenir compagnie. Entre Carson, qui y mettait peut-être un peu trop de zèle à mes soigner et Katty, les deux faisaient la paire vraiment !

Et puis, je croulais sous les fleurs, je ne pensais pas qu'autant de personnes seraient venus décorer ma chambre de végétaux. La serre de la biologiste avait dû être ruiné ! Le pire peut-être était de voir des personnes que je ne côtoie jamais.

Les fameux « admirateurs » … j'avais beaucoup rit en voyant la tête de Carson, qui semblait devenir toute verte de jalousie. Et puis bon c'est agréable de se sentir aimer. Même par des inconnus ! Mais avoue-le, la douleur de la ponction m'avait grandement fatigué et j'avais surtout envie d'être au calme. La visite d'Erin m'avait fait plaisir, car je savais qu'elle au moins, n'était pas dans l'attente d'un signal positif. Elle ne voulait pas me draguer.

Je crois que je n'ai jamais autant détesté être l'objet des désirs depuis cette semaine. J'avais tellement envie d'être pénarde que ça commençait à m'agacer et j'ai envoyé bouler pas mal de gens. Refusant qu'on me face des visites sur les trois derniers jours de la semaine. Merde à la fin ! Je ne pouvais pas dormir ou faire une grimace de douleur en présence d'un fan club. J'avais envie d'être dans mon coin ravalant ma fierté d'avoir été blessée aussi bêtement et de souffrir sans avoir le droit de me toucher. Car après tout, je savais que j'aurais une petite cicatrice qui allait me faire souffrir de nombreux mois et j'avais horreur des traits de faiblesses.

Et puis bon, je l'avais un peu mauvaise de n'avoir été qu'un boulet, entre le fait de briser mes lunettes et de finir évanouie sur le dos d'un tigre. Heureusement, que j‘avais lié avec la consultante du CIS, qui contre toute attente on avait plutôt bien sympathisé. D'ailleurs, Blanche me boudait encore un peu à ce propos. Je ne lui avais rien dit du fait qu'Erin était venue, dans un sens elle l'avait vue et m'avait lancé des piques, comme quoi j'avais trouvé une autre « chérie ». N'ayant pas le cœur de me disputer avec elle, j'avais soupirée et je lui avais remis les points sur les « i ». Mais entre nous, j'avais trouvé cela drôle qu'elle me face sa petite crise de jalousie, alors que nous n'étions pas en couple.

Enfin bon, la deuxième semaine, j'eue le droit de sortir et de rester tranquillement dans mes quartiers ou de faire d'autres activités. J'en profitai pour rappeler à Erin que j'étais sortis et que nous pourrions boire un verre. Elle me répondit très vite et ainsi donc le 09 avril à 21h nous avions rendez-vous.

Le jour même j'étais partie nagée dans la piscine, histoire de muscler en douceur ma cuisse qui avait été transpercée et forcer mon muscle à garder un peu de ténacité malgré les dommages. C'est avec beaucoup de grimaces, que j'avais fait quelques sessions de brasse. J'étais lucide je pense que j'en souffrirai encore au moins 1 ou 2 mois.

En tout cas flotter comme une méduse, à rien faire, avait été tout aussi agréable. Je n'avais pas vu le temps passé et j'étais restée presque toute l'après-midi dans les ondes du point d'eau. Quittant le lieu, dès que j'aperçu d'autre personne. Oui, je voulais être tranquille et puis il était temps de sortir, j'étais toute ridée comme une vieille patate !

1heure avant le rendez-vous je quittai mon canapé en pleine, lecture, laissant les aventures de mon inspecteur favori en plan, pour me préparer. Après une douche, j'enfilai, mes bas et une robe blanche avec des arabesque rouge bordeaux (voila Isia : Tenue Isia) elle m'arrivait mi-cuisse, m'étant en valeur la longueur de mes jambes. Le bas, était transparent, on pouvait voir la fine cicatrice, mais qu'importe fallait bien que l'assume sans avoir honte. Mes escarpins étaient la même couleur bordeaux avec des talons en bois. Je portais un collier en ambre avec la parure assortis.

J'y étais que peu allée à ce bar au final. Il avait encore changé, des améliorations notoires, notamment sur la carte avait été réalisées. J'étais arrivée avec 5 minutes d'avances. Observant le lieu, qui était déjà n'emplis de personne désirant se détendre après une journée de boulot hasardeux ou bien draguer.

Machinalement, je cherchais du regard la consultante, qui devait avoir gardée son uniforme… alors quand mes yeux s’arrêtèrent sur une belle brune habillée de noir, j’eu un peu de mal à reconnaître Erin. C’est bête de penser ça, mais je ne l’aurais pas cru la voir en civile pour un pareil rendez-vous. En tout cas, elle était ravissante, peut-être même un peu trop. À se demander si elle n’était pas dans une optique séduction. Non pas de moi, car elle ignorait mes goûts prononcés pour la gente féminine, mais celle pour un homme. Je me demandais bien quel était le profil masculin qu’aimait cette femme.

Je chasse cette réflexion intime, pour m’approcher tout sourire, elle était accoudée au bar, tenu par un Athosien. Je la saluai, prenant l’initiative de lui faire naturellement la bise, lui touchant l’épaule droite.

Bonsoir Erin, tu es ravissante !

Un autre sourire ponctua mon visage. Mon regard s'attarda sur sa tenue, si peu habituelle qui lui allait à merveille. Faut dire que c'est une belle femme et qui malheureusement voile son potentiel avec cet immonde uniforme. En tout cas elle allait être regardé. Je pris appuie sur ma jambe valide, pour m'accouder aussi au bar.

• Tu vas bien ? dit-je d’une voix joyeuse.

Le barman, nous tendit une carte, très riche. J’eu du mal à faire mon choix tellement de choses me tentait surtout au niveau des cocktails. Mon regard de chat trouva le visage du barman, qui fut accrocher par mes prunelles et il s’avança vers nous, nous demander avec séduction si on avait choisi.

• Oui, un Pina colada avec deux pailles

Je fis un signe à Erin de la tête pour savoir si elle avait déjà trouvé de quoi boire. Ma demande était assez explicite, si je désirais deux pailles, c'est au cas où la consultante désire goûter. Mon regard parcouru quelques secondes la salle, avec la piste de danse, où je reconnu quelques militaires qui se déchaînaient avec des bières. Mais je vis surtout le sergent Cadman en robe noire plutôt simple, boire un verre de l'autre côté de la piste de danse avec mon petit Carson rouge comme une tomate. Tiens donc, il avait fini par accepter l'une de ses nombreuses invitations ? Avant mon arrivée, ils avaient fleurtés sans avoir eu de plus. Le docteur, n'avait pas reconduit plus que ça, à croire que j'avais tout cassée. Du moins Laura, me l'avait reproché assez vivement à l‘infirmerie. Alors que bon, je n'ai jamais rien fait pour empêcher Carson de se trouver une brave fille au contraire donc bon. C'est à ce moment-là, que j'avais compris qu'elle était dingue de lui, mais que la réciproque était mitigé. Mon regard croisa celui de Carson, qui se redressai surprit en me voyant, je lui fis un signe de main avec un sourire. Tu es vache Isia, une grosse salope quand même… Carson, devenu plus mal à l'aise et me répondit ce qui attira l'attention de Laura, qui me jetai un regard assassin. Je riais, avant de reporter mon intention la plus totale sur Erin.

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Sam 16 Juil - 18:07
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Accoudée au bar, Erin n’eut pas longtemps à patienter pour voir arriver Isia. Cette dernière était inratable, dans sa robe blanche griffée d’évanescentes arabesques rouge sang. Cela conforta la consultante dans le choix de sa propre tenue vestimentaire, plutôt habillée comparé à l’uniforme qu’elle portait habituellement. D’ailleurs, elle commençait à se demander si elle n’allait pas faire l’impasse sur ce dernier tant elle se trouvait ridicule dedans. Mais Erin avait toujours été le genre de fille à suivre les règles à la lettre, sans trop oser transgresser. Isia capta son regard et cette dernière prit la tangente pour la rejoindre au bar. L’administrative fit pivoter son tabouret quand sa comparse du médical approcha, et sans sourciller, elle lui fit la bise aussi, posant sa main sur l’épaule droite de la jeune femme, en parfaite symétrie.

- Bonsoir Isia. Je te retourne le compliment, répondit-elle en la parcourant de pied en cape comme pour appuyer sa remarque.

La brune semblait plutôt à l’aise dans son accoutrement, signe qu’elle affectionnait ce genre de tenue, et elle ne se sentit nullement gênée de voir Isia la détailler. Elle comprenait parfaitement que c’était inhabituel. Et puis elle venait de faire la même chose.

- Très bien merci, et toi ? Tu as l’air d’être en forme, fit-elle avec le sourire, préférant la voir sur ses deux pieds dans cette charmante tenue qu’en blouse d’infirmerie alitée avec une tête de déterrée.

La brune snoba la carte. Elle avait déjà fait un choix parmi la multitude de boissons proposées par le barman. Par politesse, elle laissa Isia commander. Un sourire se dessina sur ses lèvres quand elle entendit la française demander deux pailles, aussi, quand ce fut son tour de dire ce qu’elle voulait, elle fit de même, avec un sourire complice pour la doctoresse :

- Un Cuba Libre s’il vous plait… Avec deux pailles.

Les deux cocktails choisis par les deux femmes comprenaient du rhum blanc. C’était la garniture et l’accompagnement qui variaient. Cela donnait une perspective différente de goût vis-à-vis de l’alcool de Martinique. Erin avait choisi le sien sans vraiment connaître le rendu final, mais chaque ingrédient prit un à un lui plaisait. Il n’y avait donc aucune raison qu’elle se retrouve avec un breuvage délétère. Le seul hic était le cola, très sucré. Il allait falloir qu’elle garde un œil sur son taux de sucre dans la soirée, histoire de ne pas faire une crise d’hyperglycémie. D’ailleurs, Isia pouvait constater que sa vis-à-vis n’avait pas le dispositif de contrôle au niveau de son bras. Néanmoins, la belle ne pouvait faire sans sa pompe, comme en témoignait la petite bosse qui transparaissait sous le tissu de sa robe, au niveau de son flanc, lui insufflant la dose d’insuline salvatrice au bon fonctionnement de son corps dans sa gestion des glucides. L’américaine ne s’autorisait ce genre d’excès que très rarement, et cette soirée était un prétexte. Elle avait envie de ne penser à rien d’autre qu’à cet intermède féminin qui venait briser un quotidien bien monotone.

Le temps que les cocktails arrivent, Isia balaya la salle du regard et fit un signe à Carson installé un peu plus loin en charmante compagnie. Ce dernier répondit à Isia. Il avait l’air aussi à l’aise qu’un humain en pleine orgie Wraith. La femme qui était avec lui était totalement inconnue de la consultante, et ce n’était pas en se basant sur sa robe noire qu’elle pouvait se faire une idée de son identité et de sa fonction dans la cité. Quoiqu’il en soit, elle semblait soudainement furieuse contre la doctoresse qui se mit à rire avant de reporter son attention vers Erin.

La consultante, qui venait d’observer cet étrange échange, ne put s’empêcher de demander :

- Il y a quelque chose entre vous trois ? Si ce n’est pas indiscret bien entendu.

Erin ignorait totalement que Isia entretenait une relation avec le plus célèbre des docteurs de la cité (même si la française était certainement en passe de le détrôner d’un point de vue célébrité – il n’y avait qu’à constater le nombre de bouquets qu’elle avait reçu et tous ces fidèles dévots qui étaient passés lui rendre visite, pour se faire une idée de se popularité), tout comme elle ne connaissait pas l’amour certain que portait Cadman à l’écossais. De ce fait, le triangle amoureux échappé totalement à la perception de la consultante.

Le barman en profita pour déposer les cocktails devant les deux divines créatures installées à son comptoir. Erin régla les consommations en le remerciant d’un sourire. Elle attrapa son verre et attendit qu’Isia prenne le sien avant de déclarer :

- Santé, comme on dit en France, à ton rétablissement et encore merci de m’avoir fait la traduction, dit-elle joyeusement, dans un français impeccable, teinté d’un léger accent typiquement américain. Elle fit un clin d’œil à la doctoresse, avant de tirer une gorgée sur la paille de son cocktail. Il n’était vraiment pas dégueulasse, bien au contraire. Si tu veux goûter, n’hésite pas.

A peine eut elle le temps de croiser les jambes qu’un homme s’avança vers leur position. Il s’agissait très certainement d’un militaire, malgré l’absence de son uniforme gris, au regard de sa coupe de cheveux stricte qui ne laissait que quelques millimètres de toison sur son crâne arrondi. Les deux jeunes femmes pouvaient aisément entendre les collègues de ce dernier, situaient non loin de là, l’enjoindre à prendre son courage à deux mains, dans un langage plutôt fleuri. Il s’appelait apparemment « Pete » d’après les encouragements de ses amis.

- Mesdames, mes amis et moi, on se demandait si… et ben, si vous souhaitiez venir à notre table ? dit-il de façon hachée. Il tenait une bière française à la main tout en essayant de paraître décontracté.

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Lun 25 Juil - 19:42
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Comme réponse à son compliment, je lui offris l'un de mes ravissant sourire, laissant apparaître ma dentition parfaitement blanche et alignée. En tout cas, notre consultante du CIS était bien mieux en tenue de civile que parée de son uniforme qui gâchait un peu sa beauté. Faut dire, que mise à part aux militaires, l'accoutrement n'était pas des saillant pour les autres. Quoique Weir ça lui allait bien, mais faut dire que bon vu le personnage, la laideur lui va comme un gant.
En observant ma charmante amie, je pu remarquer qu'elle ne portait pas sur le bras son aiguille comme le font la plupart des personnes diabétiques. Elle devait l'avoir demandé sur un endroit plus discret qui lui permettrait de porter des tenus échancrés sans qu'on voie la petite pompe ou son capteur. C'est une bonne solution. Je supposai aisément qu'elle devait l'avoir mise vers son bassin, histoire de rester discrète. Mais, là rien n'était visible, sauf peut-être si elle porte un maillot, la piscine ne doit pas être son activité favorite pour cacher sa petite particularité. Il est certain, que le kit avec les seringues est plus « invisible » mais très pénible. À vrais dire, je conseillais souvent la pompe, malgré son diamètre encombrant, ça vous facilite largement la vie et ça vaut la peine d'avoir une boursouflure sous ses vêtements.

• Je vais mieux. Même si la petite ponction de notre ami « tas de ferraille » va me faire souffrir encore quelque mois, il a percé un muscle.

Le plus difficile, c’est de supporter la fatigue avec une cuisse qui vous picote constamment. Mais avec mes exercices à la piscine j’étais convaincue que cela serait bientôt qu’un mauvais souvenir à raconter dans une soirée entre copine. Et puis bon, être blessé ne m’importait peu, tant que cela n’endommage pas mon corps (de rêve) négativement. C’est les risques de vivre ici après tout.

• Enfin bon, ça ne sera plus qu’une anecdote à raconter et comme je suis régulièrement sur le terrain avec Carson, je dois m’attendre à subir peut-être bien pire.

Je ria un peu, humour noir ? Moi pas du tout ! Mais réaliste surtout. Et comme j’ai la fâcheuse tendance à ressentir que peu de peur, je me mets dans des situations inconfortables sans vraiment le prévoir.

• Et je t’avoue, que j’ai aussi hâte de revoir les Tigroux ! J’ai beaucoup aimé échanger avec une tribu différente des humanoïdes qu’on rencontre. Ça change !

J'avais beaucoup aimé cet échange, peut-être parce que ses êtres étaient des félins, répondant ainsi, aux rêves de petite fille que j'avais d'avoir un tigre géant de compagnie. Cela me rappelait l'immense peluche tigre qui ornait mon lit, mon confident qui m'avait suivi jusqu'à mes années de médecine… et que je n'avais pas pu amener ici à mon plus grand regret. Enfin, c'est qu'une question de temps. J'avais prévus qu'on me l'envoie dans un colis. Ne faut quand même pas déconner avec les doudous ! Surtout, que cette immense peluche avait un côté très sentimental, l'un des cadeaux de ma mère avant qu'elle ne décède subitement.

Erin, avait apparemment déjà choisie, très bien ça ne sera que plus rapide, j'ai horreur quand mes interlocuteurs hésitent pendant des heures pour finir par boire un simple coca ! J'eu un petit sourire amusé quand elle prit aussi deux pailles, nous étions donc sur la même longueur d'ondes sur le partage de boisson, ce qui est parfait.

Je n'aurais peut-être pas du balayer mon regard, mais c'est plus fort que moi d'observer tout mon environnement. Non pas qu'Erin m'ennuya, oula non, mais je suis ainsi, j'ai besoin de maîtriser mon entourage pour me sentir bien. Savoir qu'il y avait dans le lieu et les opportunités qui pouvaient en découler. Et là, je ne fus pas déçue de mirer ce pauvre Carson. D'ailleurs, mon petit échange attisa la curiosité d'Erin. Mon regard bleu, se reporta sur son beau visage et je lui souris comme une petite fille innocente.

• Oui. Je suis une amie proche de Carson. Et Laura Cadman est littéralement folle amoureuse de lui. Dis-je d’un ton amusé, je jubilais littéralement. « Ils avaient commencé à flirter ensemble avant mon arrivé. Mais j’ignore si j’ai un lien avec l’arrêt de leur relation ou non, mais Carson, ne semblait plus vraiment intéresser par la démineuse ». Je haussai les épaules, de toute façon, je ne voyais pas en quoi ma venue aurait pu briser cette idylle. « Et elle m’en veut pour ça, j’eu le droit à quelques scènes de jalousies rocambolesques à l’infirmerie de la part de la jeune femme, qui m’a traité de tous les noms d’oiseaux. » J’hémi un petit rire, cela ne m’affectait nullement, mais m’amusait, cela pimentait parfois les journées et me permettait de me défouler. « Alors penses-tu en bonne garce que je suis, je m’amuse beaucoup de ses cris. Dans un sens, il ne suffit de trois fois rien. Elle m’a fait une scène quand Carson m’a invité au Bal en février. Elle m’en a refait une autre il y a peu, quand elle a appris que Carson venait à la piscine avec moi. Et là, je crois que part gentillesse il a accepté de sortir avec elle ce soir, dans l’espoir de calmer ses foudres… mais je crains que Laura me tombe dessus demain. »

J’eu un petit sourire assez carnassier. Le pire étant que la militaire était très caractérielle et ne s’avouait jamais vaincu, malgré mes paroles aussi acérer qu’un Tairis. À croire qu’elle devait aimer les coups. Le barman nous apporta notre boisson et je trinquai avec la jeune femme qui fit une phrase dans un français impeccable. Je lui lançai un regard admiratif et espiègle. J’ignorai qu’elle comprenait le français. Immédiatement, je me questionnai sur un fait : avait-elle porté attention à mes échanges avec Blanche durant la mission ?

• Santé, aux ravages qu’on va faire ce soir ! Fut ma réponse emplis d’espièglerie avec un clin d’œil. « Eh bien aussi parfait qu’un natif de l’hexagone, tu as fait tes études en France ? » Lui dit-je en français.

Je bue une gorgée de mon cocktail, qui avait un goût frai et exquis. Grace aux serres sur le continent on pouvait cultiver des fruits et ceux-ci n'étaient que rarement décevant. Je ne me priai pas pour goûter celui de la consultante qui me parut meilleur. Comme quoi le vieux dictons « l'herbe est meilleure dans le près d'à côté » faisait une nouvelle fois ces preuves. Afin, qu'elle puisse comparer je poussai un peu mon cocktail vers elle. Après tout, ont avait une base commune, du rhum.

Une table composée de 4 hommes, sûrement des militaires commençait à être bruyante Mon regard s'accrocha aux tumultueux groupes de copains, qui semblaient lorgner sur les deux demoiselles élégamment vêtues. Il ne serait pas étonnant qu'ils prennent leur « couilles » deux mains, pour venir nous draguer. Et cela ne manqua pas ! À peine Erin eue le temps de croiser ses grandes jambes, que le dénommé Peter nous accosta dans un américain haché. Entre la gêne et son accent texan, il fallait être accroché pour le comprendre. Enfin bon, je suppose que vu sa corpulence et son air, on ne lui demandait pas d'être un orateur, mais plutôt un bon bourrin. Il est impressionnant, de voir comment nos chers « gris » étaient les plus fins dragueurs, à croire que l'activité sexuelle des militaires étaient la plus élevée de la cité.

Mon regard se plissa et se tourna vers Erin pour juger si elle était partante ou non. Elle ne semblait pas être en désaccord avec l'idée de s'amuser. Rien nous engageait à boire un ou deux verres avec le groupe de petits spermatozoïdes sur pattes et de repartir plus loin.

• Que si vous payez les consommations
• Bien entendu
• Alors oui

Quitte à se venir à une table autant y allé gratuitement j’ai envie de dire ! Je lui fis signe de passer devant avant d’attraper mon verre et marcher à côté d’Erin, qui était de la même taille que moi. À un centimètre près, deux somptueuses grandes femmes avec des jambes de rêves il y a de quoi émoustiller la gente masculine en effet.

Je pris place sur l’une des chaises, croisant mes longues jambes aux côtés d’Erin. Après quelques présentations, ils étaient en effets des militaires et je reconnue un certain Gregory, le plus petit qui rougissait quand mes prunelles azure le toisait. Il était venu m’apporter des fleurs durant ma convalescence ainsi que son copain le Caporal Jimmy McArthy, ce fameux rouquin qui semble être très apprécié de Frei et Sheppard. Je l’avais soigné quand Ford, l’avait bourré d’enzyme.

• Alors Caporal, aucun regret de ne plus être un sur homme ?
• Un surroux ! dit l’un de ces amis à l’humour lourdigue
• Je suis bien heureux d’avoir retrouvé toute mes facultés mentales. Je ne comprends pas pourquoi le lieutenant Ford, tiens autant à cette enzyme. Cela m’a rendu fou, je ne me reconnaissais pas et j’avais honte de mon comportement.

Jimmy était d’une franchise impressionnante, dite avec sa voix douce et agréable. Il avait toujours été très agréable et polie avec son grand visage d’enfant. Après tout il n’avait que 26 ans. Je souris et je vis quelques rougeurs sous sa peau d’un blanc blafard.


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Sam 30 Juil - 20:35
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Le sourire d’Isia était ravissant, à n’en point douter. Erin trouvait fascinant de voir les lèvres de la belle blonde s’étirer aussi largement pour dévoiler sa dentition parfaite. La française était le genre de personne qui paraissait avoir plus de dents que les gens normaux, sans que ce soit bizarre. Quoiqu’il en soit, c’était le genre de sourire qu’on aimait rendre, ce que fit naturellement l’américaine. Erin se sentait bien dans cette tenue, heureuse de retrouver une part de la féminité qu’elle cachait au quotidien en se drapant dans l’uniforme. Elle aimait se faire jolie et prendre soin d’elle, et cette petite soirée lui permettait de le faire sans que cela soit déplacé vis-à-vis du règlement. Une petite voix intérieure lui disait clairement de le lâcher, ce fichu règlement, mais c’était plus fort qu’elle. Enfin qu’importe. La jeune femme se recentra sur la soirée qui démarrait et sur les explications de sa comparse.

Elle ne put s'empêcher de grimacer quand Isia lui expliqua que son muscle avait été perforé. Elle se doutait que la cuisse de la française avait dû morfler. L’aiguillon, bien que fin, était digne d’une seringue à cheval et il n’était clairement pas adapté à la morphologie humaine. Ce n’était de toute façon pas le but, puisqu’il servait essentiellement de plateforme de transfert pour l’énergie. Pas étonnant que la tigresse qui s’était faite attraper soit morte quasiment sur le coup. Heureusement que la doctoresse l’avait reçu dans la cuisse, et pas ailleurs. Les choses auraient très vite mal tournées.

- C’est sûr qu’on s’expose à tout et n’importe quoi en partant sur le terrain, répondit-elle sans vraiment rire, suite à la remarque d’Isia qui en riait un peu, elle. Elle semblait insouciante ou particulièrement sûre d’elle. Ou alors était-ce du sang froid ? Après tout, cette belle blonde s’était sciemment assise devant des félins à l’allure agressive, et Erin était certaine de ne jamais l’avoir vu avoir peur lors de cette petite expédition pleine de rebondissements. Il y avait des personnes, en ce bas monde, qui ne connaissaient pas l’émotion liée au sentiment de peur, la faute à une amygdale atrophiée ou des circuits neuronaux défectueux censés acheminer les signaux de peur envoyés par cette zone cérébrale. A contrario, les personnes souffrant d’un trouble anxieux avaient une amygdale un peu trop prolifique qui prenait le pas sur le thalamus ou l’hypothalamus et qui provoquait une réponse émotionnelle amplifiée qui n’était pas raisonnée par des processus cognitifs de consciences et de réflexions, provoquant ce sentiment d'anxiété ou de peur irrationnel.

Erin et Isia ne se connaissaient pas depuis très longtemps et c’était une première soirée pour les deux jeunes femmes, visant sans doute à consolider un lien naissant. Ou à le faire voler en éclat. Mais au moins, elles auraient eu le mérite d’essayer. Tant de personnes sympathisaient à un moment "T" de leur vie sans donner suite pour voir si une amitié réelle pouvait naître. Ces deux là se donnaient une chance, et c’était une bonne chose. Quoiqu’il en soit, même si Erin ne connaissait pas bien Isia, elle était quasiment certaine que la doctoresse était tout sauf folle. Peut-elle qu’elle manifestait de la peur mais que c’était suffisamment ténue pour que la consultante soit passée à côté, toute bonne observatrice qu’elle était. Ou peut-être également que la brune n’avait pas eu que ça à faire pendant la mission que d’observer les faits et gestes de la blonde. Qu’importe tout cela.

- Alala ces tigres ! Je crois que c’est le rêve de tous les gamins de pouvoir approcher ce genre d’animal directement. J’ai hâte d’aller les revoir aussi !

La jeune femme avait des étoiles dans les yeux rien que de penser à nouveau à ces animaux majestueux. Elle n’avait pas tort dans le sens où quand on voyait un tigre, ou même un ours, on avait envie d’une chose, c’était d’aller le caresser. Néanmoins, la conscience de l’état sauvage de l’animal et du danger qu’il pouvait représenter étaient un frein plus que judicieux pour éviter de se retrouver en casse-croûtes. L'épitaphe "A servi de jambon beurre à un ours" n'était pas des plus reluisante. Certes, Erin n’irait pas caresser un Tairis sans avoir son accord, de peur de le vexer. Néanmoins, peut-être qu’ils étaient prompts à « aimer » ce genre d’attention, un peu comme les chats. Les atlantes ne connaissaient pas suffisamment cette culture pour encore l’affirmer, et tout cela se vérifierait avec le temps. Toujours est-il qu'elle ne se doutait pas un instant qu'elle irait les retrouver prochainement, en compagnie d'une équipe de choc et de son comparse des Sorciers Pourpres.

Nullement vexée par le comportement d’Isia qui venait de balayer la salle du regard pour s’attarder un moment sur le docteur Carson et sa poupée blonde, Erin demanda à la française si elle avait un lien avec les deux tourtereaux un peu plus loin. C’était naturel d’observer les alentours, ne serait-ce que pour voir si une connaissance était dans les environs ou pour étudier plus précisément le lieu dans lequel on se trouvait. Ce n’était en rien malpolie, du moins du point de vue de la consultante. Cela n’empêchait pas de converser. La réponse qui suivit n’était pas vraiment surprenante. Il n’y avait qu’à voir le comportement de celle qui s’appelait donc Cadman pour comprendre qu’il y avait un lien de jalousie doublé d’une certaine forme de compétition entre les deux blondes. Isia semblait jubiler en racontant son histoire, et ses propos le confirmaient. La situation l’amusait fortement, comme l’indiquait les nombreux rires qui ponctuaient son récit. Erin ne savait pas trop comment elle devait réagir, si elle devait rire, sourire, s’inquiéter, etc. Néanmoins, si Laura Cadman était comme ça, il valait mieux se gausser de la petite histoire plutôt que d’en faire un fromage et de trouver Isia trop « garce » comme elle le prétendait.

Erin choisit de ne pas se mouiller en donnant son avis et ajusta son propos par un très diplomate :

- Et bien, vous ne devez pas vous ennuyer tous les jours dans la zone médicale. Au lieu de juger Isia, ou Carson, ou Cadman, la jeune femme orienta le sujet vers les situations de couples. Moi qui pensais que tout était platonique sur cette cité, en fait, je vois qu’il y a pas mal de couples qui se font et se défont et des tas d’histoire de cœur. Erin rigola de sa propre naïveté avant d’ajouter : Enfin, ça ne m’étonne pas des masses en fait, c’est plutôt normal, même à des années lumières de la Terre, nous restons des humains.

La jeune femme allait s’enquérir de la situation amoureuse d’Isia, avant de se raviser. Une barrière toute bête demeurait entre-elles, barrière de la vie plus personnelle qui finirait surement par tomber dans la soirée. Et puis, elle n’allait pas attaquer par des sujets aussi intimes directement. Déjà qu’elle avait osé poser la question à propos de la militaire et du docteur écossais. C’était également une forme de défense, parce que si elle posait la question à la doctoresse française, elle était certaine que cette dernière la lui retournerait, et Erin avait une vie sentimentale proche du zéro absolu depuis qu’elle avait perdu Mark. Et pour le moment, elle ne tenait pas à se pourrir la soirée avec un sujet aussi sensible. Après, avec deux trois verres de plus dans le nez, il était certain que le côté sentimental de tout cela passerait un peu en arrière plan du fait de la levée de l’inhibition par l’alcool.

Entre temps, le barman apporta les consommations, et elles trinquèrent toutes les deux en français, Erin choisissant de montrer à sa vis-à-vis qu’elle maitrisait la langue de Molière aussi bien qu’un natif. Isia accueillit la nouvelle avec le sourire, levant son verre aux ravages qu’elles allaient faire. Oui, il était certain qu’elles ne laisseraient pas la gente masculine indifférente, dans leur tenue ravageuse. Qu’Isia se rassure, Erin n’avait rien suivit de ce que les deux doctoresses françaises avaient pu se dire durant la mission, mais comme elle ne posa pas la question…

- J’ai grandi en France, je suis fille d’un diplomate américain qui travaillait à l’ambassade à Paris. Elle continuait la discussion en français. Ca lui faisait du bien d’employer cette langue qu’elle trouvait poétiquement belle. Je suis arrivée en France à cinq ans. J’en suis repartie vers 25 ou 26 ans, je ne sais plus exactement, avant de m'envoler pour la City.

L’amplitude était donc suffisamment conséquente pour que la brune se sente aussi à l’aise en français qu'en anglais. Certes, elle gardait cette teinte chantante dans la voix du fait de son accent américain, mais cela ne gênait nullement la compréhension. C’était amusant aussi de constater que le timbre de sa voix était obligé de changer pour s’adapter aux prononciations des différents mots. La langue française était moins glissante que celle anglaise ou américaine. Du coup, la langue dans la bouche n’effectuait pas le même travail et le son ne sortait pas exactement pareil.

Acceptant l’invitation à goûter la boisson de la doctoresse, Erin s’empara du verre et porta la seconde paille à sa bouche pour en aspirer une gorgée. Le sien n’était pas mauvais non plus, mais elle préférait la touche nettement plus sucrée du soda de son cocktail. Elle savait pertinemment pourquoi cette note lui donnait autant envie. L’attrait du cerveau pour le sucre. Malheureusement pour lui, son corps qui déconnait ne lui permettait pas de satisfaire cette addiction propre au règne animal. Il paraitrait qu’un rat en laboratoire préférait se droguer au sucre qu’à la cocaïne selon différentes études. Comme quoi cette saloperie blanche extraite des cannes à sucres avait des effets amplement équivalent à ceux d’une drogue dure.

Comme prévu, les deux beautés en pleine discussion, accoudées au bar, ne laissèrent pas les hommes indifférents. Un militaire s’approcha pour leur proposer de venir s’installer avec ses potes et lui à une table non loin de là. Isia jeta un œil à Erin qui haussa les épaules en signe d’assentiment. Après tout, elles pouvaient passer un peu de temps avec ces mâles avant de se retrouver de nouveau à deux pour papoter de tout et de rien. Et puis, elles étaient aussi là pour s’amuser, non ? Isia la joua finement, permettant aux deux femmes de boire à l’œil le temps de leur escapade en terrain militaire. C’était un excellent deal. Pete passa galamment devant les deux créatures de rêves pour les escorter à sa table. Elles restèrent côte à côte. Erin prit le parti de croiser les jambes également. Cela donnait un certain standing tout en proposant à ses messieurs une descente vertigineuse pour leurs yeux. Il n’y avait pas de mal à se sentir belle et désirée. Elle disposa son verre entre Isia et elle, laissant la possibilité à la française de taper dedans si elle en avait envie.

Les présentations s’effectuèrent assez rapidement. Il s’agissait bien de militaires, et Erin devait bien reconnaître qu’elle n’en connaissait aucun. En même temps, elle n’avait pas fréquenté beaucoup de disciples de l’USAF depuis qu’elle était là, si ce n’est Frei et Sheppard. Elle avait également croisé le Major Lorne lors de l’interrogatoire de Ford. Erin sirotait son cocktail tranquillement, observant le manège entre Isia et celui qui s’appelait Gregory. Il rougissait à chaque fois qu’il croisait le regard bleuté de la belle blonde. Le rouquin, McArthy, ne semblait pas plus à l’aise que ça, mais il répondit avec une certaine maturité à la question de la doctoresse, ne l’empêchant pas de rougir quand même. Quant à Pete, il ne semblait n’avoir d’yeux que pour la consultante, qui s’amusait à le toiser également de temps en temps, brulant certainement sa rétine avec ses beaux yeux verts. Le dernier larron de la bande s’appelait Hanz, un allemand aussi jeune que ses compagnons, l’archétype du grand blond, maniéré, taillé comme un bodybuilder accroc à la protéine en poudre, qui rigolait fort et qui avait un humour limite limite comme elles le découvriraient assez vite. Il avait l’accent de la langue de Goethe très prononcé, ce qui ne le rendait pas tout le temps compréhensible.

Ce n’était que des gamins, chargés à bloc en testostérone. Ils avaient typiquement le comportement d’ados qui se retrouvaient pour la première fois dans une chambre avec une nana plus vieille, aux promesses savoureuses de part son expérience déjà acquise. Erin suivait quand même la conversation et elle fit rapidement le lien dans son petit crane bien rempli : McArthy avait été drogué par Ford lors de la mission de sauvetage, comme d’autres collègues à lui. Tout comme Isia, Erin ne releva même pas la blague douteuse du blondinet de la bande, faisant référence à la tignasse poil de carotte du Caporal.

- C’est tout à votre honneur Jimmy, ajouta Erin quand ce dernier s’exprima avec franchise sur son ressentiment vis-à-vis de l’enzyme. C’était agréable d’entendre ça. Elle en avait soupé avec le discours pro enzyme de Ford. Elle lui fit un sourire pour appuyer ses propos, et le tout combiné à l’utilisation de son prénom, provoqua l’arrivée de nouvelles rougeurs sur ses joues pâles. C’était ça aussi, d’être roux, la moindre coloration au niveau des oreilles, du cou ou des joues se voyait derechef. L’américaine reporta son attention sur le groupe afin de ne pas trop le rendre mal à l’aise, avant d’ajouter : vous venez souvent au bar ?

- Depuis qu’il a ouvert, on essaie de ne pas rater un samedi soir, s’empressa d’ajouter Pete, coupant la parole à un autre. Apparemment, les rôles étaient distribués. Lui se chargeait de répondre à Erin, quant à Gregory, il se chargeait d’Isia. McArthy dans tout ça essayait tant bien que mal de rester fidèle à lui-même en accordant la même dose d’attention aux deux femmes. Quant à Hanz… Ben c’était Hanz quoi. Gai jusqu’au bout des ongles, il essayait de donner le change en étant lourding pour ne pas assumer devant ses potes. Ca ne devait pas être évident dans l’armée.

D’ailleurs, il ajouta :

- Y a pas mal de meuf ici, alors c’est cool !

Erin opina du chef en arquant un sourcil, lui faisant certainement comprendre qu’elle n’était pas dupe. Mais elle ne comptait pas le mettre dans une position délicate devant ses compagnons de soirée.

- C’est la première fois qu’on vous voit ici, s’empressa de constater McArthy, histoire de faire évoluer le débat sur autre chose.

- C’est la première fois que je viens, oui, répondit Erin, laissant le soin à Isia de répondre par l’affirmative ou la négative.

Erin avait passé sous silence sa fonction, précisant qu’elle était dans l’administration de la cité. Elle ne savait pas si les quatre militaires seraient plus à même d’être naturels s’ils savaient qu’elle était de la commission. Néanmoins, il devait bien en avoir un parmi eux qui avait associé son patronyme à sa fonction.

- C’est dommage, vous devriez venir plus souvent, répondit Gregory en fixant Isia, avant d’ajouter platement un : toutes les deux.

- Après c’est vrai que nous ne sommes pas toujours là, affirma le texan Pete, et de préciser : entre les missions interplanètaire où on se bat avec les Wraiths, les Géniis, les vie qu’on sauve aussi dans les vaisseaux ruches… Il se peut que nos samedis soient prit, mais quand on peut, on vient se changer les idées ici afin de laisser toutes les horreurs de la guerre derrière nous, si vous voyez ce que je veux dire.

Erin voyait très bien, et elle était tentée de répondre : Je vois bien ce que vous voulez dire, vous vous la pétez grave en somme. Mais elle se retint, jetant un œil amusé à Isia.

- Pete à raison, ce n’est pas simple tous les jours pour nous autres soldats, les civils ne se rendent pas toujours compte des sacrifices que l’on fait quotidiennement, tenta d’argumenter le fameux Gregory, afin d'enfoncer le clou.

Erin afficha un sourire poli, pouvant signifier plein de choses. Le sarcasme, ou la fille ébahit. L’amusement ou la sensation du ridicule. Elle se tourna franchement vers Isia pour affirmer :

- Nous sommes tellement loin des réalités ma chère, on ne se doute pas un instant de tout ce qui se passe.

La consultante ne savait pas si la doctoresse allait lui emboiter le pas afin de jouer les filles impressionnables. Erin ne ferait pas durer le jeu longtemps, sa patience ayant des limites. Néanmoins, la blonde pouvait sentir toute l’ironie des propos de la brune. Pas sûr qu’à part McArthy, les trois autres relèvent. D’ailleurs, Hanz ajouta la cerise sur le gâteau :

- C’est pour ça qu’il faut être reconnaissant du travail qu’on fait !

Il s’esclaffa bruyamment en claquant une tape amicale – mais bourrine – dans les omoplates du rouquin.

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Mar 2 Aoû - 19:49
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Du rhum, deux femmes et des cocktails
Erin Steele & Isa Taylor-Laurence


Chronologie : après l’évent mois d'avril
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Erin eu une grimace quand je lui expliquai que cette fichue aiguille avait transpercée mon muscle. Elle ne ria pas non plus, faut dire que cela n'était pas très drôle. J'étais bien la seule à le prendre avec insouciance comme si ce n'était rien. Faut dire que le sentiment de peur, m'était que partiellement connue. Et même face aux tigres qui auraient pu nous dévorer je n'avais jamais cillé. Certain nomme ça de la folie, après tout peut-être qu'une part de moi-même est complètement délurée. Je n'en douterai pas, mais nous le sommes tous à des degrés différents.

Et puis, faut dire que les études longues et compétitives en médecines, aident les futurs docteurs à oublier une part de leur humanité. Je l'avoue, que par moment, je suis totalement antipathique. Comme si, les problèmes et la vie n'avaient qu'une faible importance dans le schéma d'un destin bien roder. Il m'arrivait de lutter, pour ne pas perdre cette notion complètement. Certain de mes confrères l'oubli et se retrouvent à être que des coquilles d'égocentrisme, centré sur leur nombril se fichant des vies qui passent entre leurs mains. Je ne désirai pas leur ressembler. Ni être une éponge a sentiments comme mon ami Carson, qui était lui trop empathique.

A la réponse de ma belle compagne de soirée -car il faut avouer qu'Erin était une belle femme brune qui donnait envie- je hochai la tête.

Les étoiles qui teintaient les prunelles de la consultante en mentionnant les tigres, firent échos dans les miennes. Faut dire que j'avais tellement rêvée de rencontrer des félins intelligents …

• On ne peut plus parler d’animal maintenant, lui dit-je avec un clin d’oeil amusé

Oui, même si je pense que beaucoup vont avoir du mal, mais les Tairis sont intelligents et ne peuvent en aucun cas être qualifiés d’animaux. Si une expédition sur le site alpha se manifeste et qu’on ait besoin d’un docteur, je sauterai sur l’occasion, pour revoir nos grandes dents tigrées ! Voir peut-être que je forcerais la main pour en faire partie. Rien que d’y penser, j’avais une certaine hâte et une excitation folle.

• Tu crois que les adultes apprécieraient les caresses ? Le jeune avait l’air d’aimer en tout cas

Ce fut une constations purement volatile de mon cerveau. En repensant à cette aventure, je me souvenais que trop bien, de ce jeune Tigre qui m’avait servi gentiment de monture. Il avait été passablement très affectueux avec tout le monde et en recherche de caresses. Outre d’être maladroit et de m’avoir projeté sur Karola Frei. Je ne pus qu’enchainer très vite.

• J’ai lu dans un des rapports scientifiques sur le comportement des tigres, qu’ils étaient prompts au couple du même sexe, peut-être qu’Aya sera plus encline à se faire caresser par une femme. De quoi choquer certains conservateurs de la cité. Répondit-dit-je en riant un peu. J’ignorais l’avis d’Erin sur l’homosexualité et peut-être venait-je de faire une grossière erreur. Mais qu’importe.

Je constatai que durant mon petit discours sur les relations qui liaient Carson Laura et moi, qu'Erin ne savait pas trop comment réagir. On ne se connaissait que peu et elle ne désirait sûrement pas prendre parti ou se montrer trop intrusif. Même si cela, ne m'aurait nullement gênée. La consolante ne se mouilla que peu et j'admirais son tact et cette formulation neutre teinté d'humour. Je ris d'ailleurs.

• En effet, c’est très dynamique ! Mon rire s’amplifia quand elle mentionna que tout était platonique dans cette cité. « Oh Erin, tu es mignonne ». Cela fit écho avec sa dernière phrase. « De toute manière, avec toutes les personnes qui a ici, faut bien regretter des petits univers amoureux et il en a tellement ! Les militaires en profitent largement » lui dit-je d’u ton taquin et provocateur. « Tu vas me dire qu’aucun homme ne ta dragué depuis ton arrivé ? à moins que ton titre si effrayant en ait découragé quelqu’un ? » Lui lançait je en petit pique purement amicale.

Faut dire que la mention du CIS, était quand même un sacré répulsif pour certaines personnes. C'est fou, comme les avis pouvaient être négatif. Moi-même avait eu quelques interrogations sur la fonction de cette nouvelle arrivante. Mais il suffisait de se renseigner pour comprendre que la consultante n'était pas là pour nous dézinguer.

Au final, je pouvais être très avenante avec les personnes qui ont su accrocher mon intérêt. Il n'y avait pas vraiment de jeu de séduction avec la belle brune, ce qui était dans un sens reposant. J'étais très régulièrement sollicité pour ce jeu, qui certes m'amusait, mais qui au final me lassait à forte dose. À croire que je ne pouvais pas lier avec une tierce personne, sans qu'elle ait envie de me sauter dessus. Faut dire, que je ne cherchais pas spécialement à la séduire ou à la ramener dans mon lit. Mon intérêt pour Erin, était purement et simplement de l'amitié. Et puis, cela m'étonnera qu'elle soit attirée par d'autres femmes. En toute franchise j'avais suffisamment à faire avec Blanche et ses histoires d'amourettes avec les muscles et quelques autres prétendants.

Une fois notre consommation arrivée et avoir trinqué joyeusement aux futurs cœurs brisés, Erin me parla un peu de son enfance. Fille de diplomate, elle avait dû vivre une enfance à la fois particulière et enrichissante.

• Une Parisienne donc. Mon père est australien et il a démanger avec ma mère à mes 3 ans à Lyon.

Je bue une gorgée de mon cocktail, avant qu'Erin se servent à son tour. Le miens était nettement moins sucrée. Je savais qu'elle était Diabétique et naturellement plus attirée par cette substance. Faut dire que bon, les humains en général aiment ce goût et préférons celui-ci à l'amertume ou l'acidité. Malgré que je sois médecin, je mis de côté cette information, ne voulant pas que des gestes professionnels viennent gâcher la soirée. C'est bête, mais naturellement ont vigile les personnes qui ont des particularités. Je sais, que quand je croise Marius dans les couloirs, après lui avait fait un radieux sourire pour l'attirer à moi, j'ai qu'une envie : c'est de lui demander combien de cigarette il a fumé aujourd'hui… alors que bon je ne devrais pas. Déformation professionnelle.

Enfin, sans aucune surprise, on se fit accosté et on rejoignit la table de ses messieurs. À leur plus grand bonheur. Toutes les deux côtes à côtes, je mis aussi mon cocktail vers Erin si elle aussi désirait taper dedans. Jambes croisées et charme dévoilé.

Au vu des quelques échanges déjà fait, il était évidant de voir qui avait jeté son dévolue sur nous. Sans surprise le jeune Grégory était sur moi, après ses fleurs à l'infirmerie j'aurais été surprise que cela ne soit pas le cas. Pete sur Erin, le brave garçon la dévorait du regard et semblait vouloir la happer dès qu'elle posait ses prunelles sur lui. Jimmy était plutôt neutre, même si notre présence ne le rendait pas indifférent, c'est un peu mon préféré de la bande, peut-être parce que je le connaissais plus ou qu'il ne savait pas qui choisir. Du moins, je le trouvais plus intéressant que les autres. Et au final, l'allemand à l'humour loufdingue.

Plus la conversation avançait, plus mon regard se porta sur l'allemand. Il n'y avait aucun doute sur son orientation sexuelle. Plus je l'observais plus le jeune homme, laissait des traces de son attirance prononcer pour les autres hommes. Et plus particulièrement McArthy. Il est vrai que le jeune homme roux, était mignon et très gentil. Mais au contraire de son ami allemand, il ne semblait pas attirer par les muscles bien huilés d'un bel âtre, mais plus par les formes généreuses qui se détachaient de nos corsages. D'ailleurs, quand il parla des « meufs », terme qui me déplus d’autant plus, Erin articula un sourcil un peu perplexe, a tien elle aussi elle avait compris ? Mon regard dévia vers elle et je lui fis un sourire évocateur.

Heureusement que McArthy avait envie de parler d’autre chose, que du nombre de « meufs » qu’ils avaient invité sans réussir en serrer une, pour parler vulgairement. Je suis presque certaine, que cela devait être la première fois qu’ils avaient à leur table des « femmes si élégantes et belles ».

• Je suis déjà venue quelque fois
• Oui avec le docteur Phillips ! s’empressa de répondre Jimmy… il eut un moment de latence, ces potes venaient de le regarder étrangement. Il se mit à rosir une nouvelle fois, se rendant compte qu’il avait gaffer. « Euh je vous aie déjà vu avec votre amie… »
Mon regard se posa sur lui et j’eu un petit rire. Eh bien, c’est que j’étais suivis dit donc.

• Oui avec Blanche, en effet vous êtes observateur Jimmy

Gregory, ne laissa pas le temps à son copain de répondre. Laissant sous-entendre qu'on ne me voyait pas assez… enfin qu'on ne nous voyait pas assez. J'eu un beau sourire en le regardant. Le pauvre homme, baissa les yeux, tellement il était perturbé. Ce qui amplifia mon rictus. Pete commença argumenter, parlant des horreurs de la guerre, son visage était rivé sur Erin, peut-être dans le but de l'impressionner. Oh pauvre bichet tient. Il essaye de rouler des mécaniques ?

J'allais lui répondre quelques choses de bien piquant, quand je croisai le regard amusé de ma compagne de soirée. Je haussai les épaules théâtralement, avant de lui rentre un regard pétillant de malice.

• Oh ça doit être dur dit-je d’un ton digne d’une jeune fille admirative et en fleurs.

Gregory, encourager par ça, donna raison à son copain pour enfoncer le clou et faire comprendre que c’est eux les héros. Non mais on aura tout vu, c’est qui qui les rafistoles les héros ? Ils avaient oublié nos fonctions ? Erin joua le jeu et au final moi aussi.

• Faut dire que ne connait rien au dur labeur de nos héros en gris.

Et Hanz qui en profite pour laisser sous-entendre quelque chose de bien sale. Je le regardai d’une façon prédatrice. Il me saoula. Eh bien au moins il n'y allait pas par quatre chemins, même si bon, il serait bien mal si une nana lui fait des avances. Cela pouvait marcher avec les petites techniciennes impressionnables, mais pour « attraper » des belles pièces comme Erin et moi, faut être plus délicats. Le coup de faire des gâteries au coin d'un angle des toilettes, très peu pour moi. C'est bête mais, ce genre de gros lourd m'agace et j'avais certes envie de jouer, mais pas avec un homo refoulé qui était incapable de s'assumer ! Même si, dans l'armée ça ne doit pas être facile.

• Oh je suis certaine que le colonel Sheppard serait ravie de vous vous montrer sa reconnaissance

Le militaire fut un temps décontenancer… voyant très bien que mon regard d’azure le dévisageait lui et lui seul. Il avait peur de comprendre les différents sous-entendus.

• Oui, mais ce n’est pas une minette quoi ! Avec des petites fesses bien rondes
• Il a des petites fesses bien rondes dit-je d’un ton parfaitement affirmatif, alors que je n’en savais rien, je ne l’avais pas vu tout nu. En fin partiellement, pour le soigner quand il lui restait plus grand-chose sur le corps.
• Euh… il regarda ses potes, qui le laissait dans la merde en pouffant « Bah quitte à choisir je prendrais bien la major moi ! » et ils se mirent à rire bruyamment.
• Oui moi aussi. Jimmy s’étranglai avec Gregory avec leurs boissons… Toussotant, j’avais fait exprès juste pour les embêter et ça avait marcher. Je penchai ma tête vers la belle jeune femme brune, pour lui chuchoter
• Il m’agace avec ses phrases. On est là pour s’amuser après tout pas pour être une brochette de viande à enfiler.

Je relevai la tête vers notre petit comité de Boyfan et je me levai dans un mouvement élégant, toisant ma copine rouge.

• On va danser ?

J’adore la danse, c’est une de mes activités favorites. Et faut dire que je suis très bonne pour déhancher mon corps sur les décibels. Mon regard se figea sur le grand rouquin qui n’osait pas piper mot. Faut bien que les rassure sur le fait que j’aime les hommes quand même. Je lui fis un signe de tête.

• Euh je ne suis pas le major, dit-il pour détendre l’atmosphère et essayer de tâter le terrain
• Pas encore Corporal. Il se mit à rougir « mais je ne vais pas attendre que vous soyez Major pour danser avec moi » Cela semblait rassurer les hommes présents à cette table sur leurs chances de séductions.
• Eh bien on ne nous avait pas menti sur vos phrases provocatrices !
• J’ai été inspirée répondit-je a Hanz avec un clin d’œil. Faut dire que je suis garce là. Mais il me saoula avec son humour grivois et ses grands airs vulgaires.

Je commençais à marcher vers la piste de danse, tendant ma main vers le Caporal, qui n’hésita pas à me donner la sienne, parfaitement ravie de se faire inviter. Gregory était sûrement vert. Mais qu’importe, quitte à danser je préférais que ça soit avec Erin et Jimmy, qui était le moins bourrin et loufdingue de la soirée. Une fois sur la piste, je me tournai vers mon cavalier, qui hésita. Bon le jeune homme était timide, sans surprise venant de lui. Je posai une de mes mains sur son épaule et l’autre s’enroula dans s grande main, pour commencer à le guider dans quelques pas de danse de salon. La musique s’y prêtait. Sa main libre se mit sur mon dos, n’osant pas la descendre. Au final, c’est moi qui menait cette première danse, pour détendre le pauvre soldat en train de perdre ses moyens, mais qui tentait de rester droit.

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Isia avait raison, on ne pouvait plus parler d’animaux maintenant même s’ils en avaient l’aspect. C’était simplement parce que ces tigres à dents de sabre étaient similaires aux tigres qu’ils avaient sur Terre (les dents en moins) et qu’il était facile de faire le raccourci. Néanmoins, de part leur intelligence, ils sortaient du règne animal, tout aussi poilu qu’ils étaient. A l’évidence, ils pouvaient tout aussi bien cataloguer les humains d’animaux de leur côté. Cependant, ils avaient une certaine forme d’éthique puisqu’il ne mangeait pas les autres créatures intelligentes, tout comme le ferait les êtres humains. On n’avait pas encore vu un militaire se faire un steak d’Asgard à une soirée barbecue dans une ferme au Texas. Erin se fit la réflexion que ce genre de met devait être particulièrement caoutchouteux. La consultante fit un sourire à la belle blonde pour répondre à son clin d’œil, tout en ajoutant :

- C’est vrai, il faut faire attention à cet abus de langage. Je sens arriver les ennuis diplomatiques à plein nez.

Si Erin avait fait la boulette avec toute la jugeote qu’elle avait dans la cervelle, il était évident que le premier venu allait la faire aussi. Ce serait une bonne idée de briefer le personnel pour le sensibiliser à cet état de fait. Isia semblait tout aussi heureuse que la consultante de discuter des Tairis. Deux gamines avec des peluches, même s’il ne fallait pas les considérer comme telle. Mais c’était trop dur ! D’ailleurs, la remarque de la doctoresse sur les caresses le prouvait bien. Cette question pouvait tout aussi bien être censée. Les humains aimaient les caresses, sans parler de celles sensuelles et érotiques, mais ne serait-ce que se faire gratouiller le cuir chevelu… C’était une forme d’extase en soi. Peut-être que les tigres avaient les mêmes sensations.

- C’est possible, après tout j’adore qu’on me masse la tête, c’est une forme de caresse, non ? Il faut juste voir si ce n’est pas quelque chose d’intime pour eux. Je n’aimerai pas qu’un peuple intelligent qui nous rencontre vienne me gratter la tête à la première occasion sans me demander mon avis, même si j’aime ça.

En fait, faire le parallèle humain / tairis était déroutant. Si on inversait les rôles, les choses se présentaient sous un aspect plutôt comique. Erin en revint à penser aux Asgards, et elle se voyait dans les mains d’un des leurs qui lui grattait le ventre en disant : « Et alors toi ?! Tu aimes hein ! ». C’était grotesque. Néanmoins, comme le soulignait Isia, le jeune tigre semblait particulièrement aimer ça. Cela venait peut-être de leur instinct profond. Quoiqu’il en soit, Erin ne serait pas contre de les caresser s’ils trouvaient ça plaisant et pas déplacé. La doctoresse enchaina rapidement, abordant un rapport sur les mœurs sexuelles des tairis, ajoutant que la femelle dominante aimerait du coup se faire caresser par une femme. Erin faillit partir d’un fou rire et elle dut faire un sérieux effort sur elle-même pour ne pas se laisser aller. Ça n’avait rien à voir avec les propos sur la sexualité homosexuelles des tigres, mais plutôt sur l’association entre cette sexualité et les caresses. Peut-être qu’elle avait l’esprit mal tournée en voyant des caresses déplacées.

Le teint rosi par un rire soudain et franc, qu’elle avait brimé pour ne pas le rendre incontrôlable, elle tenta de s’expliquer non sans s’être donnée un peu de contenance en balayant la salle du regard tout comme Isia l’avait fait.

- Je suis désolée, c’est l’association sexualité, caresse et tigres qui m’a faite rire. Mais je vois ce que tu veux dire. Cette fois, elle avait repris son sérieux : Ça me fait penser aux mœurs grecques ou romaines du temps de l’antiquité. Après tout, pourquoi pas s’ils y trouvent leur compte. Ils peuvent bien emmerder les conservateurs de la cité, ils n’ont aucun compte à leur rendre.

Voilà qu’elle versait dans la familiarité maintenant. C’était rare mais cela sous entendait tout le mépris qu’elle avait pour ces moralisateurs à deux sous. Erin enchaina sur une constatation :

- Enfin, j’ai du mal à me dire que ça peut être bien sans un bon… Elle ne termina pas oralement sa phrase, mais le geste qu’elle fit avec la main, à savoir joindre son pouce à ses autres doigts pour former un cylindre ne laissait pas de doute sur la nature du « bon quelque chose » qu’elle laissait en suspend. Erin ne savait pas encore qu’Isia était tout aussi à l’aise avec un bord comme avec l’autre. Quoiqu’il en soit, cette dernière pouvait se rassurer, Erin ne semblait pas être une de ces conservatrices qu’on pouvait trouver dans la société américaine, et à fortiori, dans les couloirs de la cité, même si elle semblait plutôt ignorante sur les plaisirs saphiques.

La propre naïveté de la consultante à propos des relations de couple sur la cité fit franchement rire la doctoresse qui ne put s’empêcher de rebondir là-dessus. Erin, tout sourire car elle aussi avait rigolé de sa candeur, ne put qu’hocher la tête par l’affirmative pour avouer qu’effectivement, elle était bien innocente. Isia fit de la provocation en parlant des militaires, allant même sur le terrain de la drague qu’aurait pu subir la jeune femme brune depuis son arrivée, la titillant sur son titre.

- Je veux bien le croire que les militaires en profitent largement. Ça doit être plus plaisant ici que sur leur base dans un quelconque pays étrangers où il y a une femme pour vingt bonhommes.

Il est vrai que la parité était bien représentée dans l’expédition, tant au niveau des postes à responsabilités que dans les différents corps de métiers. C’était une bonne chose et une initiative que nombre de structure sur Terre devrait prendre en exemple si ce n’était pas Top Secret. Erin haussa des épaules.

- J’avoue qu’il y a quelques regards qui ne trompent pas, mais rien de bien concret… En même temps, la jeune femme passait le plus clair de son temps dans son bureau avec ses papiers. C’était la première fois qu’elle venait au bar, et elle allait très vite constater que c’était le bon endroit pour avoir un peu plus que des regards équivoques. Quant à mon titre, je ne sais pas, c’est possible que ça joue. Mais tant mieux, je n’ai pas besoin de me retrouver avec un couard. Au moins, elle voyait ça comme un avantage et non comme un frein. Elle fit un sourire entendu à Isia avant de se refermer un petit peu pour conclure : Quoiqu’il en soit, je ne veux plus d’une relation au boulot… Sa phrase faisait bien la distinction entre « pas » et « plus », signe évident qu’elle avait eu une expérience malheureuse par le passé dans ce domaine là.

La consultante baissa les yeux sur le bar. Distraitement, elle pianotait sur le support sur lequel elles étaient accoudées. Finalement, les boissons arrivèrent, mettant fin à cet instant de flottement, remettant Erin dans un contexte guilleret. Elle enchaina en français et Isia suivit le mouvement.

- Et oui, une parisienne. Comme-ci cela voulait tout dire. Enfin pour en français, c'était un peu le cas. C’était curieux pour Erin de faire ce constat, alors qu’elle était américaine. A y réfléchir, elle n’était ni française, ni états-uniennes, ni d’aucunes nationalités d’un quelconque pays sur Terre. Elle était citoyenne du monde, et plus encore, de l’univers, maintenant qu’elle savait que cette immensité vide ne l’était pas tant que ça. Et désormais, elle était aussi une atlante. Et ce n’était pas rien ! Je ne suis jamais allée à Lyon, constata Erin pensive.

Finalement, les regards équivoques et langoureux des militaires un peu plus loin se transformèrent en invitation à les rejoindre, et les deux créatures acceptèrent de bon cœur. Les conversations s’animèrent rapidement, via Pète et Gregory, le tout ponctué par des remarques à la con de Hanz. Jimmy semblait plus intelligent que les trois autres et Erin se demandait bien ce qu’il foutait avec eux. Mais bon, dans l’armée, les camarades étaient des frères d’armes et cela créait des liens puissants. D’ailleurs, le rouquin semblait être un fin observateur parce qu’il avait déjà vu Isia au bar en compagnie de Blanche Phillips, elle aussi doctoresse. La consultante avait eu l'occasion de la rencontrer durant la mission où elle avait familiarisé avec la femme avec qui elle passait la soirée. Isia capta le regard amusé d’Erin et elle décida de jouer le jeu. Les deux jeunes femmes semblaient vouloir se payer la tête des jeunes hommes qui en rajoutaient clairement pour se faire passer pour des héros.

C’est le moment où Hanz, l’homo de la petite bande, se montra à la fois lourd et vulgaire, suggérant que les deux femmes devaient se montrer reconnaissantes avec eux. Il pensait à quoi ? Tout était possible, mais c’était surement sexuel : une gâterie dans les toilettes ? Pour ça, Erin ou Isia devrait mettre un sac sur leur tête pour lui faire oublier qu’elles étaient des femmes… Une partie de jambe en l’air à la sauvette dans un recoin de la cité ? Erin n’était pas certaine qu’il arrive à bander assez dur en sa présence. Par contre, avec McCarthy, elle lui donnait un coefficient d’angle du tonnerre pour être au garde à vous ! Le Caporal semblait être dans les critères de sélection d’un Hanz qui faisait tout pour attirer son attention sans vraiment y parvenir.

Isia prit la mouche avant Erin. Elle aussi avait remarqué. Enfin en même temps, il fallait être aveugle pour ne pas s’en rendre compte. Un sourire mutique se dessina sur les lèvres de la brune pendant qu’elle toisait l’allemand et qu’Isia lui laissait sous entendre des propositions indécentes avec le lieutenant colonel Sheppard. Hanz essaya tant bien que mal de se donner une contenance en noyant le poisson et en affirmant que l’officier n’était pas une « minette » mais Isia ne lâcha rien. Ses trois amis se marraient, signe évident qu’ils devaient eux aussi avoir remarqué les penchants de l’allemand. Erin se mit à rire doucement quand Isia affirma qu’elle prendrait bien la major elle aussi. Est-ce qu’elle jouait la fille homosexuelle pour forcer le grand blond à se démasquer ? Ou est-ce qu’elle le pensait vraiment ? Quoiqu’il en soit, Karola était une belle femme, et la consultante voyait mal Frei se taper ce genre de gugusse. Enfin après, entre allemands pendant l'Oktoberfest...

Erin qui venait de descendre presque la totalité de son cocktail, pencha également la tête vers Isia pour écouter ce qu’elle avait à dire. La blonde était énervée après Hanz et cela pouvait se comprendre allègrement, Erin sentant poindre un sentiment d’animosité à son encontre. Elle lui répondit simplement, en chuchotant également :

- Il m’agace aussi, surtout qu’à part enfiler des perles pour nous faire un collier, je ne crois pas qu’il nous ferait grand-chose…

Isia se leva dans la foulée, proposant d’aller danser. Erin n’était pas une grande fan des pistes de danses, même si elle savait se déhancher comme il fallait. Néanmoins, elle préférait largement aller sur la piste s’amuser que de rester en compagnie du boyscout teuton.

- Allons-y, répondit-elle avec un sourire. Elle se leva aussi en dépliant ses longues jambes sous le regard inquisiteur de Pète. Qu’il aille se faire foutre celui-là, décida Erin en son for intérieur. Isia entreprit d’emmener Jimmy danser, en se montrant un peu aguicheuse. Juste ce qu’il fallait sans se montrer vulgaire, et en laissant planer à nouveau la possibilité qu’elle s’intéressait aussi à ces messieurs. Erin siffla la fin de son cocktail et le posa devant Pète avec un regard malicieux. L’alcool lui faisait quelque peu tourner la tête, à moins que ce ne soit le sucre. Il fallait qu’elle fasse attention.

- Pète, s’il te plait, tu peux aller me chercher un Daiquiri. Précise sans sucre. Et demande deux pailles. En passant, tu peux demander à Isia ce qu’elle prend, merci d’avance !

Elle le laissa planté là avec son verre vide. Après tout, il était venu les chercher en promettant de les faire boire à l’œil, alors qu’il le prouve. Erin s’était montrer quelque peu garce en le fixant de ses prunelles vertes tout en se penchant vers lui qui était assis. Ce n’était pas sûr qu’il ait bien vu la couleur de ses yeux plutôt que la profondeur de son décolleté. Qui plus est, elle l'avait familièrement tutoyé. Oh elle n’aimait pas jouer de la sorte avec les hommes, mais ces derniers ne se gênaient pas pour utiliser des stratagèmes vicieux faisant appellent à la compassion pour conclure ce soir. Alors soit, les deux sexes pouvaient jouer avec leurs armes respectives. Dans un demi-tour magistral faisant voleter ses cheveux détachés et distillant son parfum alentours, la brune attrapa la main de Gregory et le tira sur la piste de danse afin de rejoindre Isia et Jimmy. Le militaire devait être vert de ne pas avoir été choisi par la belle doctoresse. Il n’y a pas à dire, la française était une sacrée pièce et relevait du défi pour un gars comme ça.

Erin faisait exprès de brouiller les cartes. C’était ce qu’Isia avait initié en emmenant Jimmy. Hanz restait comme un con à sa table, avec Pete qui allait revenir avec les boissons. Avec un peu de chance, le texan se trouverait un penchant pour la langue germanique et ils iraient finir la soirée ensemble dans les toilettes, si c’était là leur fantasme. Gregory n’était pas le type d’homme d’Erin, mais elle ne se voyait pas danser seule pendant qu’Isia démarrait une danse de salon avec le Caporal. Fidèle à sa compagne de soirée, l’américaine se positionna face au jeune homme et posa une de ses mains sur son épaule tandis que son autre main enserrait sa comparse masculine. Gregory, moins timide que Jimmy, n’hésita pas une demi seconde pour poser sa paluche libre à la naissance des reins de la brune, qui le toisa sans sourciller. Machinalement, il remonta légèrement sa main mine de rien. Elle lança le pas de danse, suivant le rythme lancinant de la musique. Il ne disait rien et elle ne disait rien non plus. Il ne se révélait pas si mauvais danseur et finalement, il s’affirma un peu plus, prenant les commandes, sa main toujours sagement positionnée. La danse s’acheva assez rapidement, et la musique bifurqua sur quelque chose de plus rythmé. Il était temps de lâcher son cavalier. Non loin d’Isia, alors que la piste se peuplait un plus, Erin s’orienta vers elle pour aller danser à ses côtés, qu’elle ait lâché le caporal ou non. Quelques minutes plus tard, Hanz et Pète, lassés d’être en retrait, vinrent les rejoindre sur le dancefloor.

La consultante s’approcha de la doctoresse pour lui murmurer à l’oreille afin de se faire entendre par-dessus la musique qui avait grimpé de quelques décibels.

- Ça va ? Tu passes une bonne soirée ? Tu me dis quand tu veux qu’on large ces lourdauds.

Erin était toujours soucieuse du confort d’autrui, et même si elle jugeait Isia suffisamment sûre d’elle et affirmée pour laisser les mecs quand elle le déciderait, l’américaine ne put s’empêcher de lui poser la question. Pour sa part, elle passait une bonne soirée, même si elle se mettrait bien quelque chose sous la dent pour pallier les effets du rhum blanc. N’étant pas une grande buveuse, et surtout, faisant attention au quotidien avec sa maladie, elle ne tenait pas bien l’alcool. Enfin de là à la voir rouler sous la table, il y avait un monde qu’elle ne franchirait pas.

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Sam 20 Aoû - 20:10
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Du rhum, deux femmes et des cocktails
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Oh oui, moi aussi je sentais les ennuis pointer leurs petits museaux bien ronds, quand certaines grosses têtes un brin égocentrique, vont qualifier les Tairis d'animaux sans réfléchir. Pourtant, c'est leur métier d'avoir des neurones qui s'entrechoquent. Mais bon, c'est un trait typiquement humain, de se considérer au-dessus des autres espèces. J'eu un petit sourire charmant à sa phrase, lui marquant que j'étais de son avis. Je m'abstenue cependant, de faire une remarque moqueuse envers ce cher Rodney McKay qui allait sûrement hurler en rencontrant pour la première fois un tigre de la planète sans jour… voir mouiller son pantalon peureux comme il est ! Cette idée, je l'avoue me procura une certaine joie intérieure. Et j'espérais fortement être témoin de ce genre de spectacle.

Erin rebondissait sur les caresses, je l'avoue moi non plus, je n'appréciai guère qu'une autre espèce viennent me tripatouiller, aussi agréable que cela puisse être. En plus, les gestes d'intimes pour certains peuvent être des gestes anodins pour d'autres. Donc imaginons que gratter la tête soit une avance sexuelle à un Tairis, nous ne sommes pas dans la merde, si le tigre est consentant. Il serait difficile de repousser les avances de ses fauves aussi grands que des chevaux !

Je vis le visage d’Erin se contenir pour ne pas laisser un éclat de rire en sortir. Comme tout être humain, cela était contagieux chez moi et naturellement un rictus amusé commençait à se dessiner sur mes lèvres pulpeuses.

J’appréciai le parallèle qu’elle fit avec le peuple grec, il était très bien trouvé. Après tout, on ne va pas changer le fonctionnement d’un peuple, parce que certains conservateurs un peu trop aimant d’une croix, veulent que les couples soient de sexe opposé. Quoique je suis certaine que certains un peu trop butés aimeraient bien repartir en croisades comme feu leurs ancêtres contre les hérétiques au drapeau bariolé d’un arc en ciel. De plus cela ne m’étonnera pas, nous avons quelques américains qui ont de principes et qui ont une forte tendance à vouloir mettre leur culture partout. Oui c’est un brin stéréotypé, mais en lisant certain rapport du SGC, j’avais été outré qu’ils prennent la liberté de vouloir instaurer la « démocratie » sur certaines planètes. Qu’importe leurs conditions de vie, qui sommes-nous pour leur imposer une nouvelle vision de vie ? Sans rien connaître de leur passé ou de leur culture ? Cela me rappelait un peu trop certaine guerre au « nom de la liberté » au proche orient…pour ma part, cela se rapprochait des guerres pour la religion, après tout c’est une guerre d’idéologie.

Erin, continua, me faisant comprendre via un geste la suite de sa phrase. J’eu un sourire mitigé, entre le mystérieux et le taquin. Beaucoup de femmes, hétérosexuelles et qui n’ont jamais connu de plaisir avec le même sexe ou en se donnant du plaisir solitaire, ne comprenait pas en quoi le rapport sexuel entre femme, pouvait être tout aussi bien, voire mieux sans un phallus. Je pris mon cocktail pour boire quelques gorgées. J’avais bien envie et par pure provocation de lui répondre « bah dans ce cas je vais te montrer », mais je ne connaissais pas suffisamment la jeune femme pour me permettre ce genre d’humour.

« Il faut de la dextérité » dit-je d’un ton ironiquement en agitant les doigts pour continuer dans les mimes qu’avait lancé Erin.

La conversation enchaîna sur les couples et surtout sur ma petite pique envers les ravages que devait faire la belle brune, malgré son titre assez froid. Je riai franchement quand elle parla des militaires bien trop ravi d'avoir suffisamment de nana à draguer. Tu m'étonnes, car pour le peu que la seule femme du village soit laides et en friche, ça ne donne point envie. Là, il y avait de quoi fantasmer et draguer. Surtout qu'il faut avouer que certaines femmes ne sont pas toutes réticentes aux avances de beaux mecs musclés et forts. Le syndrome du légionnaire ! Mais qui pourraient les blâmer (et surtout pas moi) ? Faut bien s'amuser un peu quand ont vie a des milliards d'année lumière de la Terre.

Ainsi, il n'eut pas beaucoup de tentative pour ne pas dire aucune. Dans un sens, cela ne faisait guère longtemps qu'elle arpente les couloirs de la cité. Et Erin est ce genre de femme, impressionnante qui doit habiter plus l'imagination que les lits d'autrui. J'allais répliquer quand je constatai que mon interlocutrice venait de se fermer, affirmant qu'elle ne voulait plus de relation au boulot. Eh bien ma belle, tu es mal barré, étant donné que boulot et privé ne font qu'un ici. J'eu un petit sourire simple, comprenant que la demoiselle avait dû être déçut ou bien pire dans ses relations amoureuses récentes. J'ignorai que son fiancé avait fini par passé l'arme à gauche. Je choisie de ne pas continuer sur cette corde fragile, pour lui laisser cette liberté d'en parler ou non. Finalement, les boissons arrivèrent mettant fin à cet échange qui allait devenir tristounet et ressasser de bien mauvais souvenirs à ma compagne de soirée.

Attablées avec les jeunes militaires, subissant les remarques lourdes d'un homo un peu balourd et surtout qui refusait de s'assumer, je craquai le remettant à sa place avec des piques équivoques. Mon sous étendu, qui était quand même assez vrais, semblait avoir marcher, laissant les jeunes hommes un peu pantois, se demandant bien s'ils avaient misé sur le bon cheval. En tout cas Erin riait doucement, ignorant tout bonnement que oui, je me « taperais » bien Karola, pour décongeler sa frimousse de reine des neiges. Mais bon, je crains que l'allemande soit aussi guindée dans un lit que pour de vrais et particulièrement trop traditionnelle pour se laisser aller dans les bras d'une autre femme. Comme dit Erin « Faut que ça tape dur quoi ! ».

Je ne pus retenir un rire quand la consultante me répondit à mon murmure. Son allusion était magnifique et j'eu du mal à calmer les soubresauts de mes exclamations discrètes. J'aimais bien son l'humour.

Avant de partir dans les bras du rouquin, je finisse aussi mon cocktail, sentant l'alcool se rependre dans mon corps. Une sensation un peu légère me prit, j'aimais bien celle-ci. Et je tenais l'alcool raisonnablement, loin d'être une grande buveuse, j'aime mieux savourer que me « torcher ». De plus, je connaissais mes limites, au bout du 4ème cocktails, je devrais arrêter sous peine d'être rondes comme une queue de pelle.

Erin, venait d'envoyer Peter chercher à boire, ah parfait ! Il me demanda ce que je désirais d'un ton un peu aigris, car il aurait aimé être à la place de Gregory. Eh bien nous aurons donc deux frustrés ce soir ! Je pouffai intérieurement, lui demandant d'un ton condescendant de me prendre un « Lagon bleu ». Faut qu'il apprenne à ne pas avoir tout ce qu'il veut le petit fils à papounet ! Il disparut au bar, dévorant la silhouette d'Erin et foudroyant Gregory, qui venait de se lever ravi de pouvoir quand même fanfaronner avec l'une des belles sirènes de cette soirée. Même si bon, son regard était quand même empli de jalousie envers ce brave Jimmy qui n'avait rien demandé.

Mon regard se plongea dans les yeux bleus pâles du rouquin, qui commençait à rougir. Il était mal à l'aise, je le sentais et il ne savait pas très bien danser, à moins que cela soit de l'intimidation. Sans en prendre ombrage, je la guidai, lui indiquant les pas à effectuer. Il semblait apprécier de ne pas être jugé et sûrement pour dissiper sa grande timidité il se mit à parler. Je ne m'attendais pas du tout à ce genre de discussion avec lui. Je le voyais plus, essayer de tenter sa chance. À croire qu'il savait qu'il ne pourrait point m'entraîner dans son lit, malgré l'envie croissante qui naissait dans son pantalon. À moins, que le jeune homme, ne savait pas du tout comment s'y prendre.

« Désolé pour Hanz, il est un peu lourd, il a du mal à affirmer sa sexualité » dit-il d’un ton un peu moins maladroit. Parler de Hanz ? Voilà une drôle d’idée tiens !
« Vous n’avez pas excuser les actions de vos camardes Jimmy » Manquerait plus qu’il me demande pardon pour son ami un brin trop bête tiens !

« Eh bien, ça me gêne qu’il se comporte ainsi avec les femmes, les jugeant comme des bouts de viandes. » Eh bien mon petit Jimmy, te voilà bien respectueux, ce qui est surprenant en voyant tes potes. Enfin aussi édifiant que cela puisse être, il est agréable de voir que sur cette brochette de jeune mâle à la kekettes dures, qu’il ait au moins un gentil garçon dans ce lots médiocre.

« Tant que ce n’est pas votre idéologie, le reste vous vous en foutez. » je lui fis un petit rictus séduisant. Mes prunelles furent plus intenses. On pourrait dire que je ne suis qu’une allumeuse, mais au final, c’est dans ma nature de séduire « Sinon parlez avec lui, pour qu’il arrête ses stupidités »

« C’est délicat de dire à son pote « hey je sais que tu es homo, alors arrêter de rouler des mécaniques avec les nanas » dit-il en riant de bon cœur, je le suivis pouffant sans mal. Il m’écrasa un pied, surprise je poussa un petit cris aigus… immédiatement il s’excusa. « Après je ne sais pas trop comment les autres militaires le prendrait, s’il assume ses goûts » Oui surtout dans les vestiaires ou sous la douche, je ne pense pas que cela très bien vus tiens !

« Comme tout corps de métier masculin et un brin macho : mal. » Il sourit amuser, son corps se décontractait et il devenait plus souple dans ses mouvements.

« Je le crains aussi. » Il baissa la tête pour voir ses pieds, mais à la place il pouvait plutôt loucher sur mon décolleté et même si la vue devait lui plaire, il releva brusquement la tête en bafouillant une autre excuse qui m’arracha un rictus. Il m’amusait bien ce petit jeunot. « Enfin bon, vous taper dans le mille, niveaux fantasme » C’est courant d’être attiré par l’image autoritaire de son patron, surtout que le Colonel est un homme charmant.

« Ah ? Le colonel fait donc des émules de partout ! » Je ne pus rire, imaginant mal Sheppard embrasser l’autre bourrin d’allemand. Mais j’avoue que l’image qui venait de s’imposer, fit redoubler mes rires, accompagnée de Jimmy, qui avait eu certainement l’imagination aussi prospère que la mienne. « Il devrait fantasmer sur un civil cela serait plus facile pour lui »

« Et autorisé surtout » répliqua le rouquin avant de ricaner, il devait ignorer que l’allemand devait flasher sur son petit cul aussi et je préférai garder cette constations. Remarque entre le colonel et Jimmy, c’est un peu le jour et la nuit, Hanz semblait aimer le charme chez les hommes … car physiquement les deux sont trop distincts … A moins que Jimmy lui plaisait, car il le connaissait ? « Après il en a un, mais il ne sait pas comment, il s’appelle. Peut-être que vous si ? » Je regardai surprise mon cavalier. Dans toute sa gentillesse, il essayait d’arranger un coup à son pote ? Ce n’est pas mignon tout pleins ça ? Enfin, il avait une drôle de façon de demander quand même.

« Dite- moi, peux être que je le connais en effet » Je l’avoue, cela m’amusa un peu de savoir ce qui pourrait plaire à cet imbécile. C’est peut-être un brin moqueur ou méchant, mais cette curiosité est sacrément mal placée. En tout cas, en voulant aider son ami, le caporal m’avait livré un peu trop d’informations personnelles sur son ami. Dans un sens, il ne devait pas avoir l’occasion de parler des attraits d’Hanz avec les autres. Mais, je pense surtout que les verres de rhums qu’il avait enfilés un peu plus tôt, le rendait plus loquace, cela combiner à son stresse de m’avoir dans ses bras.

« On suppose que c’est un administratif ou un technicien car il est souvent dans les bureaux du haut, mais comme il ne porte pas l’uniforme on ne sait pas trop… vu son accent il est anglais et toujours bien habilité. » Je le vis réfléchir un peu, pour me trouver des détails… « Ah oui, il a un chat. »

J’ouvris grand les yeux… cherchant dans ma mémoire pareil homme. Cela ne me disait rien du tout…Je m’en serait souvenu surtout avec un petit félin ! Faut dire que j’avais entendu qu’il y avait un matou sur la cité, mais l’humain qui le possédait m’étais malheureusement inconnu. Dans un sens, j’avais peut-être vu cet « anglais », mais comme son animal avait dû être dans le service vétérinaire, je ne pouvais pas l’associer. Et sur le dédales, l’habit était l’uniforme, les civils devaient le porter obligatoirement donc s’il a passé avec moi le control médicale, je n’ai pu que le mirer dans cet accoutrement. Je haussai les épaules impuissantes face à cette demande. Quelle frustration !

« Navré Caporal, je ne peux pas vous dire qui est cet homme. » Ou bien demander à Erin, mais le jeune homme, me répondit par la négation, ne se sentais pas à l’aise de poser pareille question à la belle brune. Déjà qu’il devait s’étonner lui-même d’avoir eu le cran de le faire avec moi …

« Dommage » Il ne m’en portait pas rigueur, il était plus désolé pour son copain, qui ne pourrait pas proposer d’enfiler autre chose que des perles à cet homme. Une autre question me titillait, au vu des deux « flash » d’Hanz, je crains qu’il ne soit attiré que par les hétéros ! Faudrait peut-être qu’il enquête pour savoir si l’homme qui désire soit intéresser par ce qu’il a entre les jambes, car bon hin, s’il le drague de la même façon que nous … c’est un coup à se prendre un coup dans la figure. Enfin, moi je le ferai tiens !

« Il a qu’a le suivre jusqu’à son bureau et lire ce qui est écrit dessus » Jimmy leva les yeux au ciel amusé
« C’est beaucoup en demander pour Hanz … » Dit-il d’un ton moqueur mais emplis de bienveillance. J’ignorai qu’on pouvait faire pareille vocalise avec l’association des deux.

La danse se finisse à regret pour le militaire qui aurait bien aimé laisser ses mains sur mon corps. Mais il resta non loin de moi, pour danser librement sur le dancefloor. Je cherchai Erin des yeux, ravie de la voir marcher dans notre direction, je lui fis une place en poussa un homme un brin trop pot de colle. Mon intention resta sur elle, car après tout, c'est entre copine qu'on sort ce soir. Lasse de nous toiser les deux loulous attablés nous rejoignit. Gregory rappliqua… cela devenait difficile de danser sans sentir des frottements. Chose qui commençait à échauder ma patience.

Hanz, savait superbement bien danser, ce qui était assez surprenant venant de sa masse de buffle qu'il se traînait. Quant à Peter eh bah … il essayait des rapprochements avec Erin. Gregory avec moi, mais je faisais en sorte d'être difficile d'approche, soit trop près d'Erin ou trop près de Jimmy, qui finissait part faire un signe de main à ses copains, lui rappelant doucement d'être moins intrusif. J'adore ce mec ! Mais bon il fut ignoré. Si ça continue, on va être entraîner dans les toilettes contre notre grès.

Le chuchotement d’Erin était le signal que j’attendais. Je me serais bien amusé avec ses hommes emplis de testostérone mais bon, cela était assez rébarbatif et sans aucune saveur.

« Il y a 5 minutes oui, actuellement non » je me rapprochai un peu plus d’elle. « Maintenant ? Histoire de manger et d’éviter le moment où ses messieurs voudront qu’on soit « reconnaissantes » » Je mis entre guillemets avec mes doigts le dernier mot, reprenant la petite blague de notre Allemand ! « Et j’ai faim » Dit-je d’un ton amusé. Faut dire que danser et boire ouvre l’appétit, du moins chez moi, je sais je suis mal foutue.

Je commençai une retraite intelligente, glissant mon bras dans celui de ma comparse, faisant un signe au plus futé des militaires au pelage roux qu’on y allait. Celui-ci eu une petite moue déçue mais comprenait aisément qu’on désirait part loin de sa bande de copain relou.

« Tu veux manger où ? Au Mess où on se prend un petit truc a emporté ? »

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Jeu 8 Sep - 18:02
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Les différentes conversations auxquelles s’adonnaient les deux jeunes femmes conduisirent Erin à passer par différentes gammes d’émotions. Finalement, elle se stabilisa sur une sensation de bien-être, heureuse d’être là en compagnie de quelqu’un qu’elle commençait à apprécier de plus en plus. Le sujet de discussion sur les Tairis, et les probables boulettes qui pouvaient advenir dans un futur très proche d’un point de vue diplomatique fut enregistré dans un coin de son crâne. Elle ferait une petite note interne aux chefs d’équipes pour qu’ils briefent leur personnel. Le sujet dévia quelque peu sur les mœurs des tigres, et finalement, par anthropomorphisme surement, la blonde et la brune échangèrent brièvement et plutôt de façon non verbale, sur la vision fermée et ignorante d’Erin vis-à-vis de la présence ou non de l’organe masculin dans les relations sexuelles. Suite à sa remarque, la doctoresse eut un sourire taquin et mystérieux. La consultante ne pouvait faire que des prédictions qui allaient dans son sens : peut-être qu’une image d’un braquemart dans toute sa rectitude se dessinait dans la tête de la jaune ? Peut-être qu’elle voyait encore une fois tout le côté naïf de la consultante et qu’elle s’en amusait – ou s’en désespérait ? La réponse de la française pouvait tout dire et rien dire, mais semblait suffisamment ironique pour laisser sous-entendre qu’elle savait de quoi elle parlait. Du moins, c’est comme ça que la brune le percevait.

Erin n’était pas étroite d’esprit au point de dénigrer les femmes ou les hommes choisissant d’aimer le même sexe que le leur. Après, concernant les relations saphiques dont elle pouvait être l’objet en sa qualité de femme, elle n’y connaissait strictement rien, n’ayant jamais eu d’expérience dans le domaine. Et à dire vrai, elle n’avait pas du tout ce genre d’envie de découverte. Ce n’était pas qu’Isia était moche à ses yeux, loin de là, c’était une bombe, c’était juste comme ça, un état de fait qui ne s’expliquait pas comme l’attirance pour quelqu’un du même sexe ne s’expliquait pas non plus. Peut-être qu’un jour, elle serait initiée, mais pour cela, il fallait une envie en arrière fond qu’elle ne possédait actuellement pas. Certes, les désirs pouvaient se provoquer, mais elle abordait cette soirée dans l’unique but de connaître un peu plus une femme qu’elle avait apprécié humainement parlant lors de la mission sur la planète sans jour. Elle voulait une amie, tout simplement, et Erin pensait sincèrement qu’Isia pouvait le devenir. Bref, la jeune femme se contenta d’acquiescer avec un air entendu suite à la remarque de la doctoresse sur les compétences dextres qu’il fallait pour espérer avoir autant de plaisir, si ce n’est plus, sans organe masculin à portée de main. Oh Erin n’était pas prude au point de ne s’être jamais touchée, mais elle ne voyait pas la masturbation comme un acte sexuel à partager avec un homme, du moins dans le sens où quand elle le faisait seule, c’était avant tout pour elle et pour elle seule uniquement. C’était son moment, voilà tout. Rien ne l’empêchait de se laisser faire avec un mâle ou de lui montrer pour qu’ensuite, ça aille plus loin, mais l’état d’esprit n’était pas le même. Bref.

Finalement, la discussion sur les couples et les tentatives de séductions guères nombreuses dont était « victime » Erin attira le destin vers leur petite personne, car elles se retrouvèrent rapidement en compagnie de militaires venus passer le temps au bar. Ces derniers affichaient clairement, du moins pour deux d’entre eux, les vues qu’ils avaient sur elles. Loin de se démonter, les deux jeunes femmes jouaient le jeu jusqu’à un certain point. Le hic dans tout ça, restait Hanz. L’allemand n’assumait pas du tout son penchant visible envers les hommes et tombait dans le salace dégueulasse envers la gente féminine pour faire bonne figure auprès de ses collègues. Ces derniers n’étaient d’ailleurs pas dupes, très certainement, mais la consultante avait bien conscience que dans l’armée, ce pouvait être un problème d’un point de vue intégration. Néanmoins, en l’acceptant avec eux, les trois autres faisaient preuves de bienveillance, mais ils n’iraient pas jusqu’à le conforter dans son choix, certainement de peur de se voir taxer de « pédés » par les autres militaires avec tout ce que cela impliquait comme sous-entendu à la con. Malheureusement, les clichés et autres stéréotypes avaient la vie dure, malgré que l’être humain évoluait, petit à petit. C’était souvent une histoire de génération, et Erin espérait sincèrement que d’ici quelques années, l’homosexualité ne serait plus un problème pour quiconque. Douce utopie s’il en est quand on voyait que dans certains pays, on en était encore à coudre le sexe des femmes, alors les droits des homosexuels... La consultante n’avait jamais travaillé sur ce genre de dossier, mais elle savait qu’à l’ONU, des gens essayaient de faire bouger les choses. Ce n’était pas gagné, mais il fallait avant tout que les personnes pour qui ça ne posait pas de problème l’ouvrent plus que celles pour qui ç’en était un. Comme disait un certains Burke, la seule chose qui permet au mal de triompher est l’inaction des hommes de biens.

Cette ambiance de séduction finit par faire cogiter la belle brune alors qu’elle se déhanchait avec Gregory sur la piste de danse, au rythme d’une petite valse qui n’était pas vraiment réalisée dans les règles de l’art. Elle repensait à la discussion qu’elle avait eue avec la belle blonde quelques minutes auparavant, quand elles n’étaient qu’à deux, accoudées au bar. Erin avait été catégorique en lui affirmant qu’elle ne désirait plus avoir une relation au travail… Et là ? Est-ce qu’elle bossait ou est-ce qu’elle était dans un pan de sa vie privée ? Ni l’un ni l’autre n’avait réellement de sens sur Atlantis. À tout moment, elle était sur son lieu de travail, comme à tout moment, elle ne pouvait ne pas être en train de bosser. C’était à elle de faire la différence entre ces deux moments, et de poser des limites. Elle était coincée ici, et par conséquent, la probabilité qu’elle rencontre quelqu’un sur son lieu de travail était plutôt grande. Il allait falloir qu’elle se fasse une raison si elle voulait avancer socialement et d’un point de vue relationnel. Elle se devait de tourner la page et au fond d’elle-même, elle était persuadée que Mark l’aurait voulu. Devait-elle profiter de cette soirée pour ça ? En faisant quoi ? En en parlant avec Isia ? Est-ce que c’est le genre de soirée qui s’y prête ? Pour le moment non, mais peut-être par la suite si elles venaient à aborder des sujets plus intimes. Elle verrait bien. La danse s’arrêta et ni Gregory, ni elle, n’avaient échangé un mot. Erin était concentrée sur ses réflexions tandis que Gregory savourait le moment, préférant fermer sa gueule pour ne pas le gâcher. Il apprenait vite, le petit.

La brune approcha de la blonde qui venait de lâcher le rouquin. Les deux avaient apparemment bien discuté et Jimmy semblait déçu de la laisser. Il s’en remettrait vite. C’était sans compter sur ses copains qui rappliquèrent, lassent d’être en retrait sur leur chaise. Isia fit de la place auprès d’elle pour permettre à Erin de venir à ses côtés. Bizarrement les contacts corporels entre les hommes et elles devenaient de plus en plus proche. Erin commençait à s’embêter fermement, aussi, sous couvert de s’enquérir de l’état d’esprit de la blonde, elle lui demanda si elle passait une bonne soirée et si elle voulait laisser en plan les militaires. Isia abonda dans son sens, déclarant d’ailleurs qu’elle avait faim. La consultante sentait également qu’elle ne serait pas contre un petit repas, qui serait d’ailleurs tout aussi bénéfique pour éponger l’alcool qui circulait dans ses veines.

- Allons-y oui, j’ai faim aussi.

Isia ajouta qu’il était encore temps d’y aller avant qu’on ne leur suggère de montrer toute l’étendue de leur reconnaissance. Une bonne baffe dans la gueule leur aurait peut-être montré à quel point la gratitude qu’elles éprouvaient était percutante. Erin lui fit un sourire amusé pour donner le change, avant d’ajouter : La saucisse de Francfort, très peu pour moi.

L’allusion était quelque peu graveleuse même si elle était enveloppée dans un sous-entendu, mais elle avait du rhum dans le sang. Néanmoins, c’était une façon de rebondir sur les déclarations de l’Allemand que la doctoresse venait de remettre sur le tapis. Isia lui proposa de manger au mess ou de prendre un truc à emporter, sous-entendu, pour manger où elle le souhaitait. La seconde solution séduisait plus la consultante qui n’avait pas envie de se retrouver au mess dans cette tenue au milieu de tout le personnel de la cité venu prendre leur repas du soir. Le bar proposait quelques spécialités Athosiennes qui permettraient peut-être de se sustenter, si tant est si bien qu’elles semblaient comestibles pour leur goût de terrien.

Erin se pencha vers Pète pour lui dire qu’elles s’en allaient.

- On va se prendre un truc à manger et on s’en va. Merci pour les boissons, termina-t-elle en guise de conclusion. Mais le jeune homme la retint par le bras, chose dont elle avait une sainte horreur. Néanmoins elle prit sur elle pour ne pas faire tomber l’ambiance à l’ère polaire.
- Tu me donnes ton mail, ça me dirait bien qu’on se revoit, dit-il avec un sourire, sans lui lâcher le bras.
- Et si je ne te le donne pas, tu ne vas pas me lâcher, répondit-elle du tac au tac en jetant un œil à sa main, avec un petit air mauvais dans le regard. Il s’empressa de desserrer l’étau de ses bras. Erin fit quelques pas en arrière avant d’ajouter. Tu as failli prendre ma main dans la figure, alors estime toi heureux des moments que nous venons de passer. Et si tu veux me revoir, cherche mon bureau.

Sans autres forme de procès, elle s’éloigna en direction du bar en compagnie de sa comparse de soirée. Non mais vraiment, quel connard ! Il avait tiré le mauvais numéro en pensant que le numéro du gros macho allait fonctionner avec elle. Bref, elle se remobilisa pour ne pas maugréer. L’inspection de la carte plutôt brève eut tôt fait de la faire penser à autre chose. Le bar athosien, et à fortiori, le type de même nationalité qui s’en occupait, proposait des sortes de tapas en tout genre, revisitées à la sauce locale. Quelques personnes en dégustaient sur le comptoir, et elles ne semblaient pas trop mauvaises.

Erin en sélectionna un assortiment, naviguant au pif parmi celle proposées. Aucune des références indiquées ne lui disaient quelque chose. Le mec avait repris le terme de tapas, histoire d’inspirer les atlantes. Ce n’était pas bête, à moins qu’il n’ait rédigé la carte avec l’aide d’un espagnol qui c’était dit que ce qu’il proposait y ressemblait fortement. Qu’importe. La brune en prit quelques-unes, dont deux aux poissons, deux à la viande et aux légumes, une que le barman lui certifia qu’il s’agissait d’une forme de fromage et une autre plus sucrée. Puis elle lui demanda d’en mettre un assortiment de différentes sortes, pour que les deux jeunes femmes puissent gouter différentes saveurs, du moins si l’idée plaisait à Isia.

Quand la commande fut terminée, et que tout leur fut donné dans un paquet, Erin en profita pour demander à la doctoresse :

- Avant d’aller manger un bout où il te plaira, ça te dérange si on passe par mes quartiers ? Il faut que j’aille chercher quelque chose.

Erin n’était pas hésitante, mais c’était visible qu’elle n’était pas bien à l’aise avec cette proposition. Isia pouvait certainement se faire tous les films qu’elle voulait sur cette demande. Néanmoins, si l’on se basait sur le début de la soirée en générale, la brune n’avait pas eu un comportement déplacé. Peut-être qu’elle avait besoin de quelque chose en rapport avec sa maladie, ou qu’elle était dans la mauvaise période et qu’elle avait besoin de repasser par ses quartiers… Bref, les raisons étaient multiples, et ne se limitaient pas à une proposition indécente ou à un rencard mal dissimulé.

Erin entraina Isia vers ses quartiers quand cette dernière acquiesça à sa proposition. Depuis qu’elle était arrivée sur Atlantis, elle n’avait jamais emmené quelqu’un dans son antre personnel. Ce n’était pas par coquetterie ou par pudeur, l’occasion ne s’était jamais présentée, voilà tout. La porte se déverrouilla et les deux femmes purent entrer dans la chambre de la consultante.

L’endroit était aménagé comme l’ensemble des chambres du personnel, à quelques différences prêts qui tenaient notamment de la décoration, de certains mobiliers, et autres petites choses ici et là. Après tout, comme ils étaient sur une expédition longue, il était possible de personnaliser sa chambre dans la limite du raisonnable et du possible. Celle d’Erin était dotée d’un lit double, plutôt spacieux, de deux commodes et d’une penderie, d’une table et de chaises, d’un fauteuil et d’un canapé, lequel faisait office de démarcation entre le coin « salon » et le coin « chambre ». Il y avait même des voiles qui venaient compléter cette démarcation, voletant au grès des courants d’airs, distillant une atmosphère quelque peu ésotérique. C’était un petit studieux en somme. Il y avait ça et là des photos, de sa famille probablement. Le lit était fait, néanmoins, c’était un peu le foutoir sur ce dernier. Il y avait deux robes étalées dessus, vestiges des essais qu’elle avait certainement du faire avant d’opter pour le vêtement qu’elle portait actuellement. L’une était rouge, et l’autre d’un bleu sombre, et à côté trônaient docilement différentes pièces de lingeries fines fournies en dentelles.

Erin s’empressa de tirer les voiles pour « couper » la pièce en deux.

- Désolée, je n’ai pas eu le temps de ranger avant de partir, fit-elle sur un ton neutre. J’en ai pour une minute, installe toi si tu veux.

Elle disparue derrière les voiles qui ne cachaient pas complètement l’arrière du décor, laissant deviner par moment la consultante qui était assise sur son lit. Elle farfouilla dans sa table de chevet pour en sortir une petite boite difficilement identifiable de loin. Quand elle revint avec l’objet dans les mains, il s’agissait d’un écrin de bague. Erin était blême et elle se posa distraitement sur le canapé, les yeux rivés sur la boite. Demande en mariage ? Elle avait besoin de se confier, et tout en triturant la boite entre ses doigts fins, elle se lança. Elle ne savait pas expliquer pourquoi c’était sur Isia que ça tombait, pourquoi est-ce qu’elle avait choisi de lui parler à elle et pas à un autre. La doctoresse la mettait en confiance. Etait-ce parce qu’elle était dans le stéréotype du domaine médicale et que du coup elle se sentait en confiance ? Ou était-ce l’alcool qui lui permettait de s’épancher plus facilement. Bizarrement, elle sentait qu’elle allait avoir besoin d’un verre, mais il n’y avait pas d’alcool dans ces appartements. La jeune femme ouvrit la boite, dévoilant une magnifique bague en or blanc, parée de petits diamants. Rien d’extravagant même si le bijou semblait valoir une fortune.

- Tu vois cette bague, elle me hante depuis un peu plus de deux ans. Elle l’extirpa de son écrin pour la tourner entre ses doigts. J’avais un compagnon, quand je travaillais à l’ONU. C’était mon partenaire au bureau des enquêteurs de l’organisation.

Elle fit un pâle sourire à Isia avant de poursuivre, d’une voix moins assurée. La brune faisait un effort surhumain pour ne pas avoir le ton tremblotant et conserver un faciès neutre.

- Je l’ai trouvé dans ses affaires à la morgue, au Mali. Elle soupira avant de la remettre dans la boite et de la fermer d’un coup sec.

Elle n’attendait pas spécialement de réponse de la part d’Isia. Simplement de l’écoute, comme-ci elle avait juste besoin de se confier. Et surtout d’acter devant témoin ce qu’elle comptait faire. Si elle ne le disait pas à quelqu’un, elle ne le ferait jamais, même si l’idée lui trottait dans la tête depuis un moment. Aussi, elle enchaina :

- Je vais la balancer dans l’océan. Ce soir.

Il était temps de tourner une page et de démarrer une nouvelle existence. Atlantis permettait cela. Les ponts étaient plus ou moins coupés avec la Terre, et cette expédition représentait un nouveau départ pour pas mal de monde. Erin lui fit un sourire.

- Mais d’abord on mange. Je ne veux pas te pourrir la soirée, ce serait égoïste, tu sors tout juste de convalescence et je viens t’embêter avec mes histoires.

Elle semblait gênée soudainement.

- Tu veux manger ici ou on se trouve un coin plus sympa ?

Non pas que la chambre ne l’était pas, mais il y avait tellement de coin dans la cité qu’elle laissait le choix à la doctoresse.

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D.C. Sous Lieutenant Pedge Allen - Teshara Lays ~ Ecriture : Springgreen
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Sam 10 Sep - 20:33
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Du rhum, deux femmes et des coktails
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Le fait qu’Erin vienne me demander si je m’amusais était une bonne échappatoire, afin, de continuer la soirée loin des jeunes hommes bourrées aux hormones.

D’ailleurs, la faim commençait à me tenailler je n’étais pas la seule dans ce cas, il était évidant qu’on devait se restaurer avant que la fièvre de nos deux cocktails aux rhums nous monte trop à la tête. Il est évidant que la bande et notamment Pète semblait compter sur les effluves d’alcool, pour atteindre nos lits. Comme quoi, même sur la cité, on peut avoir ce genre de comportement. Dans un sens, nous avions bien joué d’eux en acceptant quelques verres pour leur tenir compagnie. Hors, aucun d’eux ne trouvait grâce à nos yeux. D’ailleurs, je me demande bien ce que peut faire Jimmy avec de pareils hommes aussi médiocres. Enfin bon, parfois le choix de ses amis reste un pur mystère.

Je ne pus retenir quelques rires camouflés par ma musique, face à la remarque d’Erin sur les saucissons de Francfort. Très bien trouvée. Je commençai à aimer de plus en plus l’humour détonnant de la consultante, qui n’avait rien de coincé ou de stéréotypé comme on pouvait se l’imaginer, venant d’une femme travaillant pour le CIS. Une bonne découverte que je ne regrettais nullement.

La solution de prendre « à emporter » séduit plus la belle brune, dans un sens se rendre au mess, avec nos belles tenues alléchantes, risquait d’attirer les regards. Remarque, cela ne me dérangeait pas, j’avais tendance à déjà éprouver les prunelles d’autrui, sur mon visage ou âtre partie de mon corps. Et j’en jouai avec une certaine allégresse. J’aime plaire et séduire, c’est dans ma nature. Un papillon de jour, qui aborde fièrement de belles ailes colorées pour attirer les autres membres de son espèce, mâles ou femelles, cela n’importait guère tant qu’en échanges les parures étaient plaisantes.

Erin sentie le besoin, de préciser à Pète qu’on partait. Pour ma part, je n’aurai même pas pris cette délicatesse. Il la retenu par le bras, je fronçai les sourcils, prête à me rapprocher pour lui en coller une, s’il insistait un peu trop. Hors, la consultante savait se défendre et l’envoya bouler. Enfin je le devinai au vu de sa position, car je n’entendais strictement rien de là où j’étais.

Je suivis, Erin jusqu’au bar, lui chuchotant « Il voulait quoi ? ».
Elle m’informa que ce n’était que son adresse mail. Je pouffai, mais quel idiot ce mec…
« Ce n’est pas comme si les adresses mails étaient : Prenom+nom@atlantis.com . Qu’il est bête ! ». M’enfin, c’est mal à dire, même un brin discriminant, mais on ne demande pas à des militaires tel que lui, d’être doté de neurone, mais de savoir se battre. Chacun ses compétences.

Je m’accoudai au bar, regardant la carte de ce qui s’apparentait à des tapas, saveur Athos. J’ignorai si le goût serait meilleur ou simplement mauvais. Hors, j’avais entendu que du bien de certaines infirmières qui en avaient consommé a plusieurs reprisses. Je fis mon choix avec Erin, nous étions d’accord de prendre un peu de tout, pour avoir une belle palette de saveur et de s’aiguiser les papilles vers cet inconnu gustatif.

Habitué au repas a emporté, que ça soit au mess ou ici, les « serveurs » nous mettaient toujours la nourriture dans des boites hermétiques, pour ne pas perdre la précieuse chaleur, signe d'un repas réussit. Les odeurs de fritures me donnèrent encore plus faim. Parfois, je me demande comment ça se fait qu'on n'ait pas un MCDonald ici, peut-être dû aux restrictions des clauses de confidentialités. Enfin, bon, je l'avoue que le fast-food me manquait. C'est mauvais pour le bien-être du popotin, mais bon, le gras c'est la vie et comme toutes personnes, cela matirait irrésistiblement. J'adorai les éléments frits et notamment les frites fraîches, petit péché mignon.

Une fois, notre commande reçut, Erin, me demanda si cela me dérangea qu'on aille chercher quelque chose dans ses quartiers. Je haussai les épaules.
« Comme tu veux ». Me rendre dans ses appartements ne me dérangeai pas. En fait cela m'indifférait qu'elle m'entraîne dans son antre. Je n'y vue aucun sous-entendu sexuel, je me demandais juste quel était l'objet qu'elle avait oublié.

Immédiatement, je pensai à de l'insuline. Peut-être avait-elle retiré sa pompe ? En tout cas, je raisonnai naturellement rapport avec son diabète, comme nous étions sur le point de manger.

On chemina dans les couloirs de la cité, parfois animés, je croisai quelques personnes connues, avant de voir que celui qui contenait les administratifs était assez silencieux. Comme la présence de Weir dans ces lieux avait vidé toute vie. Oui, pas très objectifs.

« J’espère qu’on ne pas croiser Weir… ça serait gâcher notre soirée…enfin la mienne ». Dis-je ironiquement. Je ne me cachais nullement mon aversion pour la cheffe de la cité. Limite, si je ne me questionnai pas sur le fait que je suis tout bonnement allergique à cette femme à la coupe ressemblant à un « chien mouillé ».

Par chance, on ne croisa pas la bonne femme, elle devait encore être à son bureau ou bien seule et désespérer dans son lit à pleurer que personne ne l'aime. En pénétrant dans les quartiers d'Erin, je pu constater qu'elle avait un certains goûts pour l'aménagement. J'aimais bien l'idée de ses rideaux, qui étaient assez fins, des voiles laissant des ombres sensuelles avec le jeu des lumières.

J'avais l'impression de me retrouver dans un compte des milles et une nuit. D'ailleurs, mon regard fut attiré sur le fait, que la consultante avait longuement hésité pour se vêtir. Deux belles robes ornaient le lit avec des pièces de lingeries fines, qui confirmait les bons goûts de la demoiselle. Je lui fis une moue appréciatrice quand elle referma les voiles d'une manière un brin gênée.

« Je constate qu’on a des goûts similaires » dis-je d'un ton amusée et sincère. Je ne suis pas vraiment une femme pudique. Et la vue d'une part d'intimité d'Erin, ne me gênait nullement, au contraire je trouve que c'est intéressant d'avoir été témoin de ce genre d'élément. Rien de bien pervers dans cette appréciation. Ce n'est pas part ce que j'aime les femmes que je suis une obsédé dès que je voie un bout de dentelle.

Je m'assis sur le canapé, la laissant s'affairer dans le coin de sa chambre, où trônait un immense lit double, sûrement un 160. Chacun son petit confort, elle avait bien raison, la joie de dormir dans un pareil lit était juste jouissif, moi-même je ne pouvais plus me contenter d'un 140 depuis que j'avais goûtée ce confort, que cela soit à deux ou bien seule.

Je tournai la tête, pour constater que l'ombre de la consultante semblait fouiller dans sa table base. Les voiles cachent la plupart, mais laisse une ombre assez gracieuse à mirer, laissant place à l'imagination. Peut-être jouait-elle de cette illusion pour quelques jeux érotiques ? Cela pouvait être agréable pour certains hommes. Enfin, bon en tout cas pas ici, au vu de ce qu'elle m'a dit. La consultante n'avait pas eue de compagnon de nuit.

Je la vis arrivée avec un petit écrin… intriguée, je m'attendais à la voir revenir avec son kit de piqure. Alors, je ne cachai nullement ma surprise. La boite ressemblait à celle d'une bague. Ironiquement je pouffai.

« Oh Erin, j'ignore si le mariage pour tous est autorisé dans cette galaxie ». Ma phrase avait pour but de calmer sa soudaine anxiété. Je posai ma main froide sur son bras dénudé, afin de lui apporter un peu de courage.

J'ignorai ce que signifiait ce petit packaging, mais suffisamment, pour la chambouler. Elle finit par ouvrir la boite, dévoilant une superbe bague, qui devait valoir son pesant de zéros derrière un 1. Une bague de fiançailles ?
Je fus encore plus étonnée, devinant que ma nouvelle amie, avait besoin de se confier. Pourquoi à moi ? Bonne question, peut-être lui inspirait-je confiance et que cela marquait un nouveau cap dans cette amitié ? Décidément, je dois avoir une tête bien avenante, malgré ma réputation de « sorcière ». De quoi botter en touche ce McKay un brin trop sensible ! Je croisai les jambes, mettant mes mains sur les genoux, pour l'écouter. Car là, était la demande silencieuse de la belle brune. Une attention et un soutien. Chose que je pouvais lui donner.

Les parcelles du puzzle du début de notre conversation, sur le fait qu'elle ne voulait plus de relation au travail, commençait à se compléter… je craignais que la chute de son histoire de petit ami à l'ONU, se finisse mal, sinon elle arborerait cette bague au doigt et non dans un écrin, signe d'une hantise digne d'un fantôme machiavélique. De mon regard cyan, je l'encourageai à continuer. Je ne pus retenir un pauvre sourie à la mention de « morgue au Mali ».
Quelle chute, de quoi traumatiser toutes personnes saintes d'esprit. Perdre son copain et savoir que celui-ci envisageait de vous demander en mariage… horrible.

Je soupirai lentement, essayant de me mettre à la place de mon amie. Je l'avoue, que cela fut un peu dure, car avec mon passé, j'avais appris à barricader mon cœur et autres ressentiments, façonnant la Isia que je suis aujourd'hui. Hors, je comprenais, l'horreur de perdre quelqu'un. Puisque moi-même avait connu trop tôt la mort d'une personne chère, celle de ma mère qui avait entraîné ma descente en enfer. Enfin bon, je manque d'empathie en général depuis bien longtemps… hors mon visage afficha le bon ton. J'avais du mal à me mettre à la place des autres, mais j'associais sa douleur silencieuse, à celle que j'avais eu quand j'avais appris que Gabrielle, avait une double vie. Certes cela était de la trahison, mais après tout, n'avait-je pas eue l'intention de lui demander d'habiter avec moi ? Et cette découverte, m'avait avant tout autant déchirée en deux, j'avais eu à ma plus grande stupéfaction, de la tristesse, la colère et les brûlures de la haine, m'avait mordue bien après. Alors, oui, dans ma logique, je réussis à ressentir un peu, pour mieux comprendre le partage et le dilemme de la belle demoiselle. Enfin, bon, pour comprendre les autres, je cherchais dans ma mémoire des événements similaires, afin de paraître plus humaine. Même si depuis que j'étais sur Atlantis, je me trouvais moins froide, plus empathie, moins sociopathe en somme.

Ma main, caressa doucement la cuisse d'Erin, pour la rassurer et dans un sens, c'est un geste de consolation. Elle m'annonça qu'elle allait la balancer dans l'océan, signe qu'elle voulait enfin tourner la page et qu'elle était prête. Je lui fis un sourire encourageant. Je ne dis rien, la laissant finir. Ça au moins, c'est une bonne décision, car il est très handicapant pour sa future vie sentimentale de garder au fond de sa table de nuit, le souvenir funeste d'une action avortée. Après tout, on a suffisamment de raison de souffrir, alors évitons de s'en rajouter des nouvelles.

Elle s'excusai avec cette histoire, je haussai les épaules, qu'importe, je suis réceptive sinon je serais partie. Je me rendis compte d'un élément, j'ignore si c'est de la curiosité ou simplement une nature cachée, mais j'ai tendance à être ouverte aux confidences. Suffit que j'apprécie la personne et je peux supporter leurs lamentations. À moins, que ça soit ma condition de médecin ? Je ne peux point répondre à cette interrogation… élément qui me perturba un tant soit peu. Au final, n'est-ce pas de l'empathie ?

« Dans ce cas, je connais l’endroit parfait ! » Je n’y étais jamais vraiment, allez, mais on me l’avait décrit, et apparemment ça valait le détour.
« Ne t’inquiète pas, il en faut plus pour me pourrir ma soirée. » Oui, dans un sens, je crains que je commence à avoir une bonne humeur à tout épreuve depuis que je vie ici.

J’étais quand même optimiste comme nana mine de rien, comme peu de choses m’atteignait, je restais naturelle et en accord avec mon humeur du moment. Je désirais lui poser pleins de question sur son feu chéri. Mais, ce n’était pas le moment, cette soirée avait donc un double rôle, lui permettre de tourner la page et de reléguer cet amour au rang de la nostalgie et non de la souffrance. Lui, faire parler de cet homme, ne serait pas positif. Elle m’en parlera si besoin et j’eue le besoin de lui dire que je serais là. Allez chercher pourquoi tiens !

« Si besoin, un jour nous pourrions en parler de cette bague funeste ». Une perche qu'elle pouvait prendre ou bien la laisser de côté. Je me levai, attrapant sa main, pour l'entraîner avec moi (et le sac de nourriture) hors de ses quartiers. Je lui relâchai celle-ci, dans le couloir, pour nous guider jusqu'à la salle des écumes.

Cette salle était réputée pour sa magnificence et son côté un brin romantique. Mais ce dernier point était inutile à mes yeux, je ne comptais pas faire une déclaration à Erin et encore moins la séduire, même si son physique ne me ferait pas hésité. Juste un lieu, beau, pour passer une bonne soirée avec un balcon donnant sur l'océan était parfait (surtout pour balancer la bague).

« Ce lieu est au-delà de mes espérances ! » dis-je dans une exclamation émerveillée.

En pénétrant dans la salle, je fus assez satisfaite de l‘aménagement du site. Du mobilier d'extérieur ébène, avec des cousins des grandes plantes dans des pots colorés, de quoi passer un bon moment à contempler les mouvements de la mer infinie de cette planète. Je déposai, notre sachet de victuailles, sur la table ne verre, m'installant sur l'un des canapés en résine tressées noires. J'ouvris le paquet disposant les petites boites, avec des fourchettes en plastique transparent. Afin de pouvoir dévorer notre repas. Je pris un tapas au légume, sorte de beignet à la fleur de courgette, pas mauvais… très bon même.

Mon regard pétillant dévia, sur Erin, j'eue une idée de sujet pour redonner un peu de joie dans ses souvenirs moroses, j'avais quelque chose en réserve.
« Jimmy, m’a dit sur qui fantasmait Hanz ». Un fin sourie amusée teinta mes lèvres.

« Alors, est-ce que c'est Sheppard comme tu l'as sous-entendu ? »demanda-t-elle avec une pointe de curiosité dans les yeux.
Immédiatement je pouffai « Il est dans les fantasmes oui ! À croire que tout le monde rêve de lui !» Je lui lançai un petit regard insinuant une confidence plus grosse « Mais apparemment, il lorgnera sérieusement sur un autre homme. Tu le connais peut-être c’est un administratif. De ce que ma dit Jimmy, Hanz est à fond sur lui. Vu son accent il serait anglais, assez élégant ». Je déposai ma fourchette pour prendre un autre tapas au poulet.
« Et j’ignorais qu’on pouvait amener des animaux de compagnie, car il aurait un chat ». Le rêve de pouvoir prendre avec soit une petite boule de poil féline. J’adorai en avoir un aussi, un bel angora turc, me rappelant mon défunt Flocon.
Ma compagne de soirée sourit en entendant les confidences sur Sheppard, cependant elle manqua de s’étrangler quand je lui décris l’homme qu’aimerai bien culbuter l’Allemand. Je la toisai, avec un vif intérêt !
« Je le connais oui », dit-elle en rigolant de bon cœur.
« Il s'appelle Alexander Hoffman. Je m'avance peut-être un peu mais je pense que c'est peine perdue ! » J’eue une petite moue presque déçue, au dommage, je voulais faire meetic ! m’enfin, tant pis. Cela ne va pas empêcher le grand blond de tenter sa chance je pense. Enfin s’il ose. Cela serait limite hilarant de voir le soldat se faire remettre à sa place.
« C’est un de tes collègues ? » Comme quoi, j’avais bien raison, de dire à Jimmy de demander à Erin, m’enfin il ne le fera jamais, trop timide pour ça.
« Décidément notre petite saucisse de Francfort s’entiche d’homme qui n’aime pas les knackis »
« Oui il est arrivé récemment. On bosse sur un projet lié à l'enzyme. Tu sais Ford, tout ça. » Hum, oui, j’eu une moue dubitative sur ce sujet. J’avais ausculté l’homme et je lui donnais ses doses régulièrement. Erin, ria à nouveau à ma seconde phrase.
« Je peux les présenter, on ne sait jamais. ». Je ria à mon tour.
« Cela peut être drôle en effet. Si tu à l’occasion de le faire, tu me raconteras »
« Compte sur moi. » dit-elle avec un fin sourire mutique. Je pouffai à nouveau, m’imaginant des films. J’ignorais à quoi ressemblait l’homme s’il était beau ou non. « J’espère qu’il est beau au moins ! ».

Je mangeai mon tapas au poulet, décidément les Athosiens, étaient doué en cuisine. À moins, que la réadaptation de leur spécialité à nos goûts étaient agréable ? Je ne sais pas. En tout cas, les saveurs de notre alimentation me conviennent très bien. Je ponctuai notre repas, de quelques phrase et histoires rigottes de la vie à l’infirmerie, détendant encore plus l’atmosphères.

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Isia qui avait assisté à la petite altercation de loin, voulu s’enquérir des motivations qui avaient conduit Pète à la retenir par le bras. Erin ne se fit pas prier pour les lui dire :

- Il voulait mon adresse mail, à défaut d’un téléphone.

Isia s’en amusa, avant d’ajouter qu’il était bête étant donné que les adresses sur la cité étaient composées du prénom, du nom, arobase atlantis point com. Rien de bien extraordinaire. Qui plus est, il existait un annuaire général qui était librement consultable depuis le serveur de messagerie de la cité afin de permettre les échanges entre les différentes corporations de métier. Erin fit un sourire à la belle blonde avant d’ajouter :

- Tu sais c’est un texan, ils sont élevés à la pomme de terre, faut pas trop leur en demander. Enfin, il a failli gagner ma main dans la figure, finit-elle par conclure.

Erin n’aimait pas faire de l’ironie gratuite sur les origines de quelqu’un, mais les texans… C’étaient une race à part aux Etats-Unis, et la boutade qu’elle servit à la française devait être une répartie connue dans les autres états fédéraux. En même temps, le Texas était un des premiers producteurs de patates du pays, ce qui pouvait expliquer cette allusion. Une étude avait d’ailleurs montrée qu’une corrélation existait entre les tueurs en série et la pomme de terre, et cela venait du fait que dans l’état de Pète, ces derniers étaient plus nombreux que dans les autres états. Et comme on mangeait beaucoup de tubercules là-bas, les statistiques abondaient dans ce sens. Comme quoi, une donnée mathématique n’était crédible que dans un contexte et dans un échantillon précis. Les généralités n’étaient pas toujours vraies.

Bref, le combo texan + militaire ne donnait pas des foudres de guerre intellectuels. Et de là à se dire qu’un certain Bush avait été président…

Les deux jeunes femmes mirent cet épisode de côté, pour commander un peu de nourriture afin de se remplir l’estomac. Le bar proposait une carte de mets qui ressemblaient à des tapas, aussi firent-elles une commande au barman, lui prenant un mixe d’encas susceptibles de leur plaire ou de leur faire découvrir des saveurs. Après tout, l’essentiel des produits avait pour provenance le continent et le peuple athosien. Il y avait une forme de risque à tout prendre ici, mais Erin était persuadée qu’elles ne seraient pas déçues. Erin proposa à Isia de passer par ses quartiers avant d’aller taper dans les boites hermétiques contenant les différents produits qu’elles avaient commandé. La consultante avait une idée derrière la tête, une idée qui lui était venue naturellement alors qu’elle dansait avec Gregory.

Alors qu’elles cheminaient dans les couloirs, Erin étant silencieuse depuis le départ du bar, Isia espérait qu’elles ne croiseraient pas le docteur Weir. La probabilité était importante pour que ce soit le cas, étant donné qu’elles évoluaient dans les quartiers réservaient aux membres du corps administratifs. Cette classification dérangeait un peu Erin qui voyait déjà, dans le port des uniformes, une façon d’assurer un système de caste qui rangeait tout le monde dans des cases et dans des rôles précis. Cette distinction était étendue aux quartiers « résidentiels », comme-ci les verts n’avaient pas le droit de se mélanger avec les rouges, les gris avec les bleus, ou toute autre combinaison de couleur possible. C’était dommage que l’organisation ne favorisait pas plus que ça la mixité entre les différents postes. D’un côté, Erin était forte contente de ne pas se retrouver avec comme voisins des militaires de premières zones comme Gregory ou Pète.

- Probablement la mienne aussi. Elle n’est pas méchante mais je pense qu’elle serait capable de m’entreprendre sur des sujets liés au travail… Enfin, j’ai cru comprendre que vous ne pouviez pas trop vous sentir, interrogea-t-elle indirectement Isia. C’était sans doute en rapport avec les mots qu’elles avaient échangé lors du départ pour PX-587, la planète sans jour.

La question était purement rhétorique, la doctoresse n’était pas obligée nécessairement d’y répondre, à moins de vouloir apporter quelques précisions à cet état de fait. Quoiqu’il en soit, Erin était toute disposée à en discuter, si elle le souhaitait. Une chose était certaine, la consultante n’était pas dans une optique de jouer les médiatrices entre les deux femmes. Leurs divergences d’opinions et leurs querelles, ce n’étaient pas ses affaires. Bon, à moins qu’elle se retrouve impliquée, mais ce n’était pas le cas.

Finalement, elles ne croisèrent pas la cheftaine suprême qui règne sur ses ouailles telle Sisi l’Impératrice, et elles arrivèrent sans croiser personne au niveau de la chambre de la consultante. Ce détour était improvisé, sinon la jeune femme brune aurait remis un peu d’ordre dans ses affaires. Quoiqu’il en soit, elle était moins gênée de se retrouver là avec sa lingerie sur le lit en présence d’une femme que d’un homme. Mais elle avait un petit côté pudique qu’elle mit en avant en tirant les voiles. Pour ce que ça cachait… Elle aperçut néanmoins la moue appréciatrice de la doctoresse et elle lui retourna un petit sourire. Elle n’était pas mal à l’aise d’avoir capté cette mimique, c’était simplement la suite de ce qu’elle comptait faire qui accaparait son esprit.

Elle lui répondit néanmoins du fond de la chambre, sur un ton qui se voulait léger :

- Si tu as besoin que je te dépanne un jour, n’hésite pas. Je n’ai jamais eu de frangine pour me piquer mes affaires.

La dernière partie de sa phrase était plus une constatation qu’elle fit en rigolant un peu. Elle ne considérait pas Isia comme une sœur, loin de là, elles ne se connaissaient pas suffisamment pour ça. C’était juste l’idée que se faisait Erin d’une famille avec des sœurs. La famille Steele n’avait jamais eu d’autre enfant que la jeune femme ici présente. Elle ne connaissait pas les joies de la fraternité, mais heureusement, elle avait toujours su s’entourer. Ce n’était pas quelqu’un qui cherchait forcément de la compagnie à tout prix, simplement des amis proches qui le resteraient.

Quand elle revint avec l’écrin contenant la bague, Isia lui fit une remarque qui en temps normal, l’aurait drôlement amusée. Pour le coup, elle se contenta de lui faire un sourire mi-figue, mi-raisin, laissant la blonde lui mettre une main réconfortante sur l’avant-bras. Son extrémité était froide mais c’était à peine si Erin la sentit réellement, au lieu de ça, c’est la chaleur liée à la signification de ce geste qui s’insinua en elle. Cette petite manœuvre lui permit de se lancer dans son explication sans trop se morfondre. En trois phrases, elle avait résumé l’histoire de cette bague, l’histoire d’un pan de sa vie qui ne s’était pas achevé comme elle l’aurait souhaité. D’un côté, s’il n’était pas mort ce jour-là, serait-elle ici aujourd’hui ? La question ne se posait pas au final, car c’était refaire le passer, et ce dernier ne se refait pas sans souffrance et nostalgie. Elle se devait d’aller de l’avant, et c’était là toute la conclusion des différentes thérapies qu’elle avait pu suivre sur Terre suite à ce drame. A dire vrai, elle en avait suffisamment parlé, à son psychologue, et c’était uniquement la présence de cette bague qui entretenait le souvenir de son défunt compagnon, et avec ce souvenir, toute la rancœur et la tristesse qui allaient avec. Elle devait donc s’en débarrasser, un geste symbolique pour tourner la page. Mark l’aurait voulu. L’américaine possédait une petite boite à souvenir où elle disposait de petits objets, permettant de se faire un agenda physique des différents endroits où elle était allée. D’ailleurs, elle avait ramené un petit os de Tortouffe de la planète sans jour, trouvé dans le campement des Tairis. Elle ne doutait pas que si elle devait y retourner, elle essaierait de voir pour trouver quelque chose en rapport avec les fauves. Néanmoins, elle n’arrivait pas à se résoudre à placer la bague dans cette boite, dans cet agenda, parmi les autres reliques. Non, elle devait impérativement s’en défaire, afin de se libérer d’un poids. C’était sa quête de l’anneau à elle. Bon, Isia n’avait rien d’un Samsagace Gamegie, entendons-nous bien.

La doctoresse ne disait rien, se posant là, « simplement » à l’écoute. « Simplement » n’était pas le terme exact, car il fallait une certaine forme d’empathie et de bienveillance pour écouter réellement quelqu’un, surtout sur des sujets délicats comme celui-là. Erin la regardait à peine, l’émeraude de son regard fixée à la froideur de l’or blanc de la bague. La valeur pécuniaire de cette dernière n’entrait pas en ligne de compte, il s’agissait juste de se défaire de la valeur sentimentale. La revendre était donc inenvisageable, de même que la faire fondre pour la modeler à nouveau. Ce fut la main de la française caressant sa cuisse qui l’extirpa de l’attraction visuelle de la bague. Erin redressa le nez, lui tapota la main pour lui faire signe que ça allait, et lui adressa un petit sourire, avant de décréter, un peu gênée, qu’elles iraient manger avant, lui laissant l’avantage de choisir un lieu propice à pareille activité bucolique. Elle connaissait l’endroit parfait. Tant mieux ! La jeune femme accueillit les propose de la belle blonde avec un autre sourire quand elle lui demanda de ne pas s’inquiéter. Erin s’en faisait naturellement pour les autres, mais Isia avait dû s’en rendre compte.

Erin attrapa la main tendue, alors que sa comparse se levait après sa proposition d’en discuter, un jour, de cette bague. La consultante glissa ses doigts dans ceux de la française avant de se redresser, tout en la toisant et en opinant silencieusement du chef. Elles en reparleraient certainement quand le bijou aura fait son dernier vol vers l’écume de l’océan. Main dans la main, les deux jeunes femmes se dirigèrent vers l’endroit qu’avait choisi la doctoresse pour diner. C’était donc naturellement elle qui orientait le « couple » vers la salle des écumes.

Isia s’exclama quand elles entrèrent dans la salle. Erin était très loin de s’imaginer que pareil lieu avait été pensé et conçu dans la cité. C’était tout bonnement magnifique et à couper le souffle.

- C’est fantastique, déclara-t-elle tout en observant les différents îlots ainsi que les plantes vertes.

Elles finirent par s’installer sur un canapé en résine tressée noire, une forme d’imitation de rotin à tout le moins. Il y avait un petit fauteuil qui accompagnait l’ensemble, mais Erin prit le parti de s’asseoir sur le même mobilier qu’Isia, qui était largement assez grand pour accueillir leur deux augustes postérieurs. Au milieu se trouvait une petite table, faite de la même matière si ce n’était un plateau en verre qui la couvrait. Logique pour une table. Malgré le moment nostalgie de toute à l’heure, la demoiselle brune avait une faim de loup. Elle piocha dans la boite pour en retirer un tapas qui ressemblait à une espèce de nem asiatique. Dedans, il y avait une myriade de petites épices et une algue. Le goût était particulier, mais pas mauvais. Certes, elle n’en raffolait pas, mais l’expérience de la nouveauté était là.

La discussion vira sur le fantasme de Hanz et Erin ne put s’empêcher de cacher son amusement face à ce qu’elle venait d’entendre. Ainsi donc le bel allemand musculeux et bien huilé en avait après Alexander. Bon tant que ce n’était pas après le chat, quelque part, il n’y avait pas de problème… Mais bon, Erin, même si elle ne le connaissait pas depuis longtemps, ne voyait pas Alexander emprunter ce côté-ci du sentier. Après, ce ne serait pas le premier à la surprendre. Néanmoins Erin voyait déjà la situation comique arriver. Peu à peu, les deux jeunes gens familiarisaient ensemble et ils se permettaient certaines largesses depuis quelques jours. Ils s’envoyaient des boutades et se taquinait allègrement, et bientôt, la consultante en était certaine, ils en viendraient à se tutoyer. Elles échangèrent quelques secondes sur ce sujet-là, Erin promettant à Isia de la tenir au courant d’une éventuelle rencontre entre Hanz et Alex.

La doctoresse espérait qu’il était beau, et c’était une question indirectement posée à la consultante, cette dernière en était bien consciente. Après tout elles étaient entre filles, elles pouvaient bien discuter de ça. L’américaine attrapa un assortiment au poulet, tout en s’enfonçant vers le dossier du fauteuil tressé. Elle prit même le parti de laisser ses escarpins sur le sol et de replier ses jambes sous elle, prenant soin que sa robe ne se fasse pas la malle sous la traction de ses cuisses.

- Pour tout te dire, c’est un bel homme. Le style et le flegme anglais, avec une classe et une prestance naturelle. Il a des manières d’aristo, si tu vois ce que je veux dire.

Erin était à deux doigts de lui dire qu’il ne la laissait pas indifférente, mais elle se retint. Néanmoins, son regard songeur alors qu’elle le visualisait dans son esprit pour le détailler à son amie pouvait en dire long. Elle ajouta quand même :

- M’étonne pas qu’il tape dans l’œil de Hanz. Après, l’amour est aveugle, mais on ne serait pas loin de la belle et la bête tant ils sont différents dans leur façon d’être, je ne parle pas physiquement bien entendu.

Hanz était ce qu’il était, un gros lourdeau de première, il n’en restait pas moins mignon. Disons qu’il aurait pu avoir rien pour lui, dans le sens où il aurait pu être chiant, moche et con. Au moins, il avait quand même son physique pour lui à défaut d’un cerveau pleinement évolué.

Après cet aparté, la française ponctua le repas d’anecdotes en tout genre sur l’infirmerie et le pôle médical d’Atlantis, qui tantôt effaraient la consultante, ou la faisaient rire. La brune passait une excellente soirée, continuant dans les phases émotives différentes. A croire qu’elle était bipolaire. Quoiqu’il en soit, elle ne regrettait pas du tout cette petite soirée, et elle était satisfaite, en plus d’être heureuse, d’avoir rencontré quelqu’un de l’acabit de la belle blonde dans cette galaxie. C’était plaisant de pouvoir parler de tout et de rien, d’être entre « copines » et de passer une soirée sympathique.

C’était plus légère moralement parlant qu’elle termina le repas (physiquement, ce n’était pas le cas puisqu’elle venait de manger). Ces tapas étaient surprenants, déroutants, certains étaient à se taper le cul par terre, d’autres à se damner, et d’autres à vomir. Mais dans l’ensemble, les deux premières catégories l’emportaient haut la main face à la dernière. Grâce à Isia, elle abordait l’étape suivante, à savoir l’épreuve olympique du lancer de bague à la mer d’une façon plus sereine. Ce ne serait certes pas une formalité, mais ce sera quand même plus simple que si elle avait dû le faire seule.

- Je crois qu’il est temps, après ce bon repas et cette belle soirée, dit-elle en attrapant l’écrin avec un sourire pour sa comparse.

Elle savait déjà comment elle allait procéder. Elle approcha de la balustrade, et elle se retourna vers la salle pour coller son dos au rebord. Elle la jetterait par-dessus son épaule avec suffisamment de vigueur pour qu’elle n’atterrisse pas sur les digues en contrebas, ce qui serait vraiment con, à n’en point douter. Tout cela était pour elle et pour elle seule, elle devait tourner la page et tracer un coup de crayon sur son passé. Regarder continuellement dans le rétroviseur n’était pas source de bonheur ni même synonyme d’une vie heureuse et épanouie, malgré tous les sourires possibles et toutes les rencontres imaginables. Le futur se construit dans le présent, pas dans le passé. Ce dernier doit être sources d’expériences enrichissantes et d’enseignements, aussi durs soient-ils.

Erin ouvrit la boite une dernière fois, considérant le bijou, objet de souffrance. Au final, il ne lui avait jamais appartenu, il était resté à Mark qui ne le lui avait jamais donné. Elle se l’était arrogée comme le reste de ses affaires quand il était décédé, mais ce n’était pas sa propriété. D’un coup sec, elle referma la petite boite qui claqua dans un bruit caractéristique et sans une hésitation, elle fit un mouvement de bascule avec son bras et l’objet prit son envol pour atterrir quelques mètres plus bas dans les eaux sombres de l’océan. C’était impossible de voir s’il avait coulé ou non, mais qu’importe. Ce serait là sa dernière demeure, à des milliards de milliards d’années lumières de la Terre. Il fit un vœu, un peu comme les personnes qui jetaient une piécette par-dessus leur épaule dans une fontaine ou dans une source réputée, souhaitant là leur bonne fortune contre ce don. Elle, elle ne souhaita qu’une chose : vivre en paix avec son souvenir.

La jeune femme revint vers Isia, les traits impassibles, mais une certaine forme de soulagement pouvait se lire dans ses yeux. Elle lui fit un sourire, rehaussant ses pommettes et plissant la commissure de ses yeux. Il était sincère.

- Merci, lui dit-elle simplement.

La présence d’Isia avait été d’une grande aide, même si cela semblait dérisoire. Erin n’avait pas pu se défiler ni même repousser son geste. Si elle avait hésité, nul doute que la doctoresse l’aurait poussé, gentiment, à aller plus loin. A moins que non. Mais qu’importe, au final, l’anneau était retourné à la montagne du Destin et son porteur en était délivré.

- Ces deux fauteuils suspendus me font de l’œil depuis toute à l’heure, tu veux qu’on les essaie ?

Erin pointa son nez vers du mobilier suspendu, l’un avait le pied blanc, l’autre noir, et les fauteuils, espèce de coquille coupée en deux, étaient en bois et flottaient dans le vide. Tout cela avait l’air terriblement confortable, et la position serait idéale pour digérer et papoter. La doctoresse lui avait proposé de discuter de cette funeste bague par la suite et c’était tout naturellement ce que Erin allait faire. Après tout, Isia avait le droit de savoir, ne serait-ce que de par sa présence ce soir. La brune s’installa, tant bien que mal, dans l’assise suspendue. Ce n’était pas évident du fait que cela ce mouvait dans l’air, et le port de la robe ne facilitait en rien les choses. Elle réussit tant bien que mal à se glisser dedans, réajustant son vêtement ensuite. L’effort valait le coup.

Erin lui expliqua, ou plutôt, elle se livra, sur son passé. Son activité à Londres, puis son cursus rapide à l’ONU où elle avait rencontré le fameux Mark, son tuteur dans un premier temps et dans une second, coéquipier, puis amant. Elle répondait de bon cœur aux questions de la doctoresse si elle le souhaitait, adoptant un ton plutôt détaché. Son assurance revenait petit à petit et elle se détendait. Parler lui faisait du bien, et cela l’éloignait de l’affect pour la placer dans une posture plutôt cognitive. Elle s’ouvrit sur les circonstances de la mort de celui qui aurait pu être son époux, sur comment il avait reçu une balle alors que leur convoi se faisait tirer dessus et sur les efforts qu’elle avait fait pour essayer d’arrêter l’hémorragie, en vain, dans ce foutu SUV blanc aux vitres teintées. Le geste de la bague était symbolique, tout comme ce qu’elle représentait. Après tout, le mariage n’était qu’un symbole, même s’il avait une connotation administrative. Si les gens attendaient de se marier pour s’aimer, l’espèce humaine ne serait déjà plus. La bague faisait partie du décorum du mariage occidental, et en travestissant ce symbole en un autre, Erin se donnait le droit de tourner définitivement la page et de garder de ce temps-là les bons souvenirs. Cela ne l’empêcherait pas d’avancer.

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Du rhum, deux femmes et des coktails
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Je ne pouvais qu'être d'accord sur l'allusion peu flatteuse des texans et de leur QI. À croire que côtoyer les vaches et d'en manger un peu trop fréquemment, les rendait à l'image du bovin. Remarque, avec la vache folle, ils avaient pu contracté quelques petites séquelles en moins, combiner aux patates cela donnait des humains des plus cultivés n'est-ce-pas ?

En cheminant dans les couloirs de la cité, je ne pus réprimander une remarque sur la cheffe de la cité. Faut dire que je ne la portai pas vraiment dans mon cœur. Cette remarque interpella ma compagne de marche qui me questionna sur notre relation assez tumultueuse. J'eue un petit sourire cynique. Il ne serait pas surprenant que la belle consultante ait du mal à s'entendre avec une Weir, pas futée et qui a le besoin de montrer que c'est elle qui dirige. Face à une femme comme Erin, Weir, ne pouvait que se sentir rabaisser.

« Je ne me cache pas de l'aversion que je lui porte. Elle ne comprend pas vraiment pourquoi et évite de se confronter avec moi, mais bon nos échanges sont récurrents et j'ai du mal à me montrer aimable avec elle. Elle m'insupporte c'est physique. »

J'étais franche de nature et je tirerais aucun bénéfice à lui faire croire que je l'appréciais. Je ne comprenais pas pourquoi le SGC, continuait à garder cette incompétente en haut d'Atlantis. J'avais limite hâte qu'on change de président américain, pour qu'elle saute. Mais bon… elle peut s'estimer heureuse d'avoir autour d'elle de réelles personnes avec de vraies compétences qui lui évite d'être trop dans la merde.

Une fois dans les quartiers, bien décoré de la consultante, celle-ci me fit rire en m'évoquant un éventuel prêt de sous-vêtement. Elle avait de la répartie et ce fait était appréciable et vitale pour une femme de cette hiérarchie. Sinon, ça donne des Weir, fade et sans caractère … des aberrations à mon sens.

Erin était revenue avec sa bague, me comptant sa bien triste histoire. Son visage était sombre et elle était moins enjouée. Mais, elle avait besoin qu'une oreille et peut-être d'une épaule. En l'occurrence un témoin, pour la « forer » à balancer cette boite dans les mouvements de l'océan. Chose que je pouvais être et qui m'allai. Cette preuve de confiance assez spontané, fit passer à mon avis, un cap dans notre relation d'amitié. Une confiance, que je pourrais lui accorder, le jour, où moi aussi j'aurais besoin d'un peu de soutiens. En voyants, cette bague, je pensai aussi un évènement triste de mon passé… la bague de fiançailles de Gabrielle si énorme, si belle, si pathétique. Immédiatement, je revue les images de son mariage avec cet américain… qui devait être texan, vu le mépris qui ne pouvait que s'émaner de lui. J'avais tellement triste et dévasté par cette nouvelle, que j'avais refusé d'en savoir plus sur celui qui m'avait « volé » la femme que j'aimais. À vrais dire Gabrielle, m'en avait parlé longuement, mais mon cerveau avait omis de mettre en marche la fonction « écoute », il avait beuger sur la nouvelle… qu'elle se mariait, alors qu'elle était censée être encore avec moi.

Pour combattre la nostalgie morose, j’entraînai mon amie à nouveau dans les couloirs, direction la salle des écumes. Rien ne pouvait transparaître le chagrin dans ce lieu magnifique ! On avait l'air de deux nymphes dans les bois. On ne croisa personne, pour fantasmer sur ce prodigieux spectacle. Étrangement, je mis à penser à Blanche, qui si elle mirait pareille action, me ferait une crise monumentale de jalousie. Déjà qu'elle avait des griefs envers la superbe brune.

Une fois toutes les deux installées, la discussion si fit naturellement autour de notre grande folle d'Allemande et de ses fantasmes assez particuliers. Rêver de son supérieur était peut-être courant et je vois mal Sheppard apprécier qu'on lui reluque le popotin, surtout quand c'est un autre homme. Quand sa dériva sur l'anglais, nous en rigolons beaucoup, surtout qu'Erin le connaissait apparemment. J'avais hâte qu'elle me raconte leur rencontre, je l'avoue. Je voyais bien un Hanz, un peu benêt et malhabile, ne me doutant pas une seule seconde, qui serait à l'image de ces paroles : bourrin et peu délicat. Pourtant, j'aurais pu le deviner, mais je ne sais pas, étant lourd dans ces paroles, je le vois mal courageux et assumer les mêmes gestes face à quelqu'un qui lui plait.

Naturellement, nos paroles dérivèrent sur l'esthétisme de cet homme. Car, ne l'ayant jamais vu, j'étais curieuse de voir quel était le « genre » d'Hanz, et le comparer au visage connu de Sheppard. Je finis par déchausser mes escarpins à mon tour, pour m'adosser au dossier du canapé en rondin, faisant face à la brune. Jambes repliées sur le côté. J'aimais ben me mettre ainsi, pour papoter.

Erin, finit par me donner une description qui aurait pu être un stéréotype même d'un sujet de sa majesté. J'eue un petit sourire amusée en voyant le regard songeur de la consultante en repensant à cet homme. Je n'étais pas dupe, apparemment l'allemand ne serait pas le seul à le trouver à son goût. Je pouffai un peu, quand elle continua la description sur le compte de la belle et de bête. J'avoue qu'entre le gros bourrin et le cheval de course, il y avait un sacré monde.

« Le cheval de trait qui rêve de courir avec les cracks en somme »
dit-je d'un œil malicieux. J'hésitai à lui faire une remarque sur son regard rêveur, mais vu la signification de la bague, je m'abstenue à mon plus grand étonnement. Et puis, j'étais lancée sur l'infirmerie et ses drôles d'histoire.

D'ailleurs il était temps de balancer ce pan de souvenir inachevé dans les ondes. Je la regardai faire son « œuvre », lança sans se retourner la petite boîte qui allait ravir les sortes de baleine chantantes qui venaient nager près de la cité. J'applaudis de mes longues mains, ce fabuleux lancer qui était une manière de tourner la page. Là c'est plutôt jeter la page qui était approprié.

En revenant vers moi, elle initia une petite envie qui était partager : se vautrer dans les siège œuf. Avec un sourire resplendissant, je me levai, pour m'installer dans l'un d'eux.
« Ils m’aguichaient aussi »

Je me lovai dedans, n'ayant que faire que ma robe, se raccourcisse à vrais dire, je n'avais pas beaucoup de pudeur, cela ne me dérangera pas de me balader nue dans la cité. C'est une forme de détachement sur le regard des autres. Et heureusement, que je suis sociabilisée car, sinon je serais surement insupportable. Et puis, ce n'est pas comme si j'avais honte de mon corps de rêve qui faisait pâlir les hommes et rougir les femmes.

On continua la soirée dans ce petit cocon, parlant de cet époux mort lors en mission, où je la questionnais. J'accentuai beaucoup la conversation sur elle, évitant de parler de mon passé pour le moment. J'étais bien heureuse de rencontrer une personne comme elle et cette soirée fut l'une des meilleures que j'avais passée depuis longtemps et surtout sans se soucier de savoir si je devais séduire.

END 28-09-2016
roller coaster


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