Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
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Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 
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Le chat et la souris

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MessageSujet: Le chat et la souris Mar 12 Juil - 17:38
C'était son dernier bureau de la soirée. Le bureau d'un certain Alexander Hoffman qu'elle ne connaissait pas. De ce qu'elle avait comprit, il était arrivé depuis peu sur la citée. Elia était toujours curieuse de voir l'organisation des nouveaux. Elle trouvait qu'on pouvait deviner beaucoup de leur personnalité en voyant leur « intérieur ».

Elle dut reconnaître qu'elle ne fut pas déçue. Le bureau du monsieur étaient un étrange mélange d'ordre, de raffinement, de décontractions et de désordre. Elle se sentit sourire. Voilà quelqu'un qui semblait avoir une personnalité des plus intéressante. Sur les murs, étaient affichés quelques dessins et tableaux.

Elia commença par le coin le plus éloigné du bureau, un endroit où Mr Hoffman avant installé quelques fauteuils. Il n'y avait pas beaucoup de boulot, un coup de balais et de chiffon sur la table basses suffirent. Elle fut quand même surprise de constater qu'il y avait ce qui ressemblait à des poils soyeux, comme ceux d'un animal, dans ses balayures. Pourtant, elle n'avait pas vu d'animal en entrant. Et puis, elle avait l'habitude des poils de chiens, vu qu'elle s'occupait souvent des quartiers des maîtres chiens, mais ce qu'elle avait sous les yeux n'avait rien à voir avec des poils de chien.

Elle haussa les épaules et continua son boulot sans être dérangé à aucun moment. Elle fut surprise de découvrir dans un angle du bureau, vaguement dissimulé derrière des étagères, une espèce de petite niche. Elle venait de contourner le bureau pour y passer un coup de chiffon quand elle sursauta, découvrant enfin l'habitant mystère des lieux.

Sur le plateau du meuble se trouvait un chat. Elle ne l'avait pas remarqué parce qu'il était resté parfaitement immobile, couché en rond sur les papiers alignés sur le bureau, dissimulé de l'entrée par l'écran de l'ordinateur. Il n'avait daigné se lever que quand elle s'était approchée. A présent, l'animal s'était redressé.

Élégamment assis, la queue soigneusement enroulée autour de ses pattes, le greffier au pelage tigré observait la jeune femme de ses énigmatiques yeux verts. Elia sourit. Elle avait toujours aimé les chats, et leur présence leur manquait parfois sur la cité.

Elle approcha doucement la main, permettant au petit félin d'en découvrir l'odeur. Il la renifla avec un air dubitatif. Elia rit un peut, et bougea la main pour lui gratter le cou . Il commença à ronronner en frottant sa belle tête au pelage soyeux contre les doigts fins de la petite jeune femme. Puis, il commença à essayer d'attraper ses doigts entre ses pattes, commençant à jouer. Il semblait particulièrement familier cet animal.

Elia ne réalisa pas que le temps passait tant elle prenait plaisir à jouer avec le chat, laissant échapper quelques petites rires.

- « Et bien et bien, quelle familiarité ! »
Dit-elle en riant « Pourtant, il me semble que nous n’avons pas été présenté ! Je m'appelle Elia, et toi, comment tu t'appelles mon beau ? »

Oui, bien sûr, elle était parfaitement ridicule a faire ainsi la conversation à un chat, mais elle avait toujours aimé discuter avec les animaux.
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Alexander Hoffman
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MessageSujet: Re: Le chat et la souris Jeu 14 Juil - 14:16


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Il avait quitté son bureau vers 17h, pour rejoindre un groupe de scientifiques dans leur labo. L'un d'entre eux avait un projet un peu farfelu, mais qui était très intéressant. L'E2PZ ramener de la terre sans jour, était un mystère. Il était vert et de ce qu'on avait compris, emmagasinait de l'énergie de toute sources existantes. Un élément très pratique pour cette base, car avoir constamment un de ces engins pleins pour alimenter la cité était non négligeable. Mais la technicité des anciens, était une barrière, on avait grand mal à trouver : comment lui donner à manger à ce truc ! et surtout avec quoi. Son gardien, un robot, pompait de l'énergie des êtres vivants… mais hors de question de faire de même ici. Alors, l'un des scientifiques désirait qu'il soit sustenté avec le soleil ou le vent. Mais pour cela il fallait concevoir des installations particulières dans l'espoir que ça marche. Sans parler d'une plateforme spécifique pour l'appareil.

Avant d'envoyer les différentes commandes, il eut fallu réaliser un prototype, essai qui était plutôt concret et semblait marcher. Pour cela, que notre chef de projet, était parti voir les joyeux scientifiques surexcités. Ainsi, 2heures après, il retourna dans son bureau chargé d'une maquette et d'une pile de dossier, pour étudier le processus avant d'établir un budget réaliste pour la fabrication des installations et surtout expliquer le projet, car ce n'est pas avec les autres loulous que les financeurs vont piper quelques choses. Faut dire que nos amis, ont certes pleins de neurones hyper actifs, mais ils ont aucune notion d'argent ni de diplomatie pour négocier avec les agences qui financent leurs idées. Comme si c'est normal qu'on leur octroie de sous tiens !

Il avait la tête grosse comme un melon, le charabia des bleus, étaient imbuvables et il se sentait affreuse con fasse à eux. Déplus nos brillant génies étaient tout bonnement incapables de vulgariser leur science et donc s'emportait dans des explications farfelues avec un vocabulaire qui laisse les néophytes pantois. À croire que cela doit grandement les amuser. Se dire que seuls eux comprennent, qu'ils sont intelligents et blablas. Alors, l'anglais, leur avait posé des questions une foule d'interrogations, quitte à les faire répéter X fois la même chose, pour qu'ils daignent enfin comprendre qu'il fallait simplifier. Et le constat était là… les génies ne pouvaient pas simplifier ! Alors, ça serait à Alexander de le faire. Avec ce qu'il a compris. Pour ça qu'il avait pleins de dossiers dans les bras, naviguant à l'aveugle dans les couloirs. Cinq dossiers empilés avec le carton de la maquette par-dessus.

Il espérait bien rentrer au plus vite afin de lire et finir avant 23h, histoire de se coucher, car là, les scientifiques l''avait fortement agacé. Et cela devait être réciproque, car l'homme était du genre plutôt filou et en voyant le manque d'effort de la team bleu, il ne se fit pas prié pour leur faire comprendre qu'ils étaient pénibles. Mais tout dans l'élégance et la délicatesse. Faut dire qu'il avait l'habitude de faire face à ce type de personnalité. Les égocentriques, ça il sait les gérer !

Enfin, bon, au moment où ses pas se firent entendre dans le couloir, Harry très occupé à se faire gratouiller par la jeune femme, redressa les oreilles. Il était peut-être le seul à repérer le bruit des semelles d'Alexander, qui était pourtant silencieux. Harry répondait aux paroles de l'humaine via des roucoulements et des miaulements expressifs. Ravis d'avoir une nouvelle compagnie pour ce soir. En tout cas, dès que son humain pénétra dans le bureau, il se précipitant entre ses jambes.

Alexander ne s'attendait pas à voir la porte de son bureau ouverte. Soupçonnant Erin d'y être, sûrement en train de cajoler Harry. Il n'y prêta pas attention, ne cherchant pas à savoir si la consultante était ici ou non. La connaissant, elle devait être assise sur les fauteuils avec Harry sur ses jambes. En tout cas il se dirigea vers son bureau, le contournant à l'aveugle. Mais son chat, bien heureux de le voir, se faufila entre ses jambes, le déséquilibrant.


« • Harry Oust ! »


Mais il était trop tard, il perdit l'équilibre et percuta quelque chose … enfin quelqu'un et s'écroula avec. Son premier réflexe fut d'attraper la maquette. Il tomba lourdement sur le dos, avec le carton intact sur le ventre. Le choc, lui fit certes mal au coxis, mais cela n'était pas très grave, il avait l'habitude de se prendre des coups. De nature extrêmement calme et avec beaucoup de sef control, il sentait toutefois la moutarde lui monter au nez. Les dossiers étaient éparpillés, délivrant leur contenue, brocher ou des papiers voilant sur le sol. Il sentie l'envie de hurler sur son chat et sur Erin. Mais que foutait-elle dans ses pattes à la fin ?


« • Erin tu peux pas faire attention un peu ? »


Il aurait été naturel qui prononce ses paroles sur un ton courroucé et agressif mais, cela n'était pas le cas. Sa voix était calme, mais on sentait les pointes d'un hiver glacial prendre vie dans les tonalités de celle-ci. Pas besoin d'avoir une voix colérique, pour sentir qu'il n'était pas ravi de se manger quelqu'un. Il faisait souvent passer ses sentiments, par cette intermédiaire, on dirait peut-être charisme, mais lui qualifie cela d'atmosphère, il joue sur l'atmosphère de la pièce. Qu'il se fasse mal était une chose, il s'en foutait, mais par ça drôle d'idée de rester là, il avait dû lui faire mal en plus. C'est aussi, pour ça qu'il semblait d'autant plus agacé !

Il se releva, constant, que la jeune femme était tombée sur son bureau ventre contre le plancher du bois… il soupira, levant les yeux au ciel…génial il devrait tout ranger. En ce relavant il fut surpris de voir que ce n'était pas la consultante qu'il avait percuter, mais une jeune femme parfaitement inconnue. Il se senti d'autant plus bête, de l'avoir nommé « Erin ». Enfin bon, il n’y a pas 50 milles personnes qui viennent dans son bureau si tard.

Elle était de dos, affalée sur le bureau sûrement surprise et un peu déboussolé par cet impact disgracieux. Sur le coup il se rendit compte qu’il aurait préféré percuter la rouge, histoire de la taquiner par la suite et de trouver un moyen de lui faire payer gentiment. Mais là … cette femme faisait quoi dans son bureau ?
Il s’approcha d’elle, pour savoir si elle allait bien., tendant sa main pour l’aider à se relever quand elle décidera de lui faire face.


« • Mademoiselle ? Vous allez bien ? Je suis navré je ne vous aie pas vu. Dit-il de sa voix habituelle, c’est à dire froide légèrement velouté avec un fort accent anglais.»


Il était le stéréotype parfait de l'anglais. Avec le visage calme, voir froid selon les perceptions, élégant dans son costume bleu marin qui faisait ressortir le bleu de ses yeux et avec ce fameux « flegme » qui le rendait charmant ou casse pied.
Intrigué il chercha une raison de sa présence. Le plumeau qui dépassait de sa main lui donne une raison évidente de sa présence. Elle faisait tout bonnement le ménage ! D'ailleurs quand elle se retourna, il retenu un geste de recul, le vert de sa chemise était assez fort. Enfin pour lui, car après tout c'est le seul qui perçoit les couleurs d'une étrange façon. Il ne s'habituerait jamais à celles-ci, c'est fou… pourtant en émettant la conclusion que c'est une technicienne il devait s'y attendre de voir le vert… mais non, comme d'habitude.

Il laissa sa main en place, attendant de voir si elle avait besoin d'aide ou non. Son regard se figea immédiatement sur son visage, pour ne pas être perturbé par la couleur de son vêtement.

Harry sauta sur le bureau, ronronnant, comme s’il était satisfait de se remue-ménage.




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Dernière édition par Alexander Hoffman le Ven 15 Juil - 22:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le chat et la souris Ven 15 Juil - 15:51
Toute heureuse de pouvoir glisser ses doigts dans le pelage doux du chat, qui semblait lui même beaucoup apprécier ce traitement, Elia ne prêta pas attention aux pas dans le couloir, elle entendit bien quelqu'un parler à une certaine Erin, mais elle ne s'en préoccupa pas pensant qu'il s'agissait de quelqu'un parlant dans sa radio en passant devant la porte ouverte.

Soudain le minet sauta du bureau, échappant au caresses de sa nouvelle amie. Elle entendit une exclamation, mais n'eut pas le temps de réaliser ce qui lui arrivait. L'animal venait de faire tomber quelqu'un, et le quelqu'un en question était suffisamment prés d'elle pour l’entraîner dans sa chute et la projeter avec force contre le bureau.

Elia avait eu le souffle coupé par sa chute contre le bureau. Elle était encore pliée en deux sur le plateau, cherchant à reprendre sa respiration et attendant que la douleur qu'elle ressentait dans les côtes se calme quand elle entendit une voix glaciale reprocher à Erin son manque d'attention. Elle ne se sentit pas concernée, elle pensa que finalement, Erin était peut être le nom du chat.

Une main se tendit devant elle, accompagné d'une voix au ton élégant, teinté d'accent anglais, s’enquérant de son état et s'excusant de l'avoir bousculé. Elia prit conscience de sa position parfaitement ridicule, et du fait qu'elle n'avait rien à faire là. Elle aurait du être repartie depuis longtemps si elle ne s'était pas attardée à papouiller le chat. Elle se sentit rougir violemment, et gesticula un peu pour se relever, s'appuyant sur le bureau d'une main et glissant l'autre dans celle que l'homme lui offrait. Il avait de belles mains, fine, élégantes et douces. La sienne lui parut grossière avec ses ongles courts et abîmés, leur peau égratignée et rougie par son travail.

Une fois qu'elle se fut relevé, frottant ses cotes douloureuses, elle n'osa pas relever le nez. Elle s'adressa donc à une paire de chaussures parfaitement soignées, surmonté d'un pantalon bleu marine au pli impeccable.

-« C'est moi qui suis désolée. » murmura-t-elle d'une voix où elle perçut son accent du Maine.

Elle n'avait jamais eu honte de ses origines, mais sans même avoir vu le visage du propriétaire du bureau, Alexander Hoffman d'après la plaque sur la porte, elle se sentait honteuse de son accent campagnard et de ses manières de filles de la campagne.

- « Je n'aurais pas du m'attarder, mais... » elle baissa un peu plus le nez en haussant piteusement les épaules « J'ai toujours aimé les chats. Leur compagnie me manque un peu ici, alors quand j'ai vu le votre... »

Elle se décida enfin en lever les yeux vers le visage de l'homme et rougit encore plus.

Il n'était pas seulement raffiné et extrêmement poli. Il était également particulièrement beau. Il avait un visage au trait fins et réguliers, des cheveux blonds soigneusement coiffés, et de magnifique yeux d’émeraude. Elle ne se rappelait pas avoir déjà vu un homme aussi beau ailleurs que sur le papier glacé des magazines.

Avec son visage trop mince dans lequel ses yeux paraissaient trop grands, son uniforme dans lequel elle flottait, même si c'était la plus petite taille qu'ils avaient pu trouver, son chignon mal fait retenu par un crayon et duquel s'était échappé plusieurs mèches, elle était loin d'être un exemple d'élégance. En plus, le bureau de Mr Hoffman marquait la fin de son service. Elle n'était pas très fraîche, et sentait sur ses vêtements l'odeur des détergents et désinfectant qu'elle avait utilisé pendant son service. Le contraste avec ce bel homme devait être particulièrement frappant, un remake de la belle et la bête, mais avec elle dans le rôle de la bête.

D'ailleurs, c'est bien ce qu'il devait penser d'elle, même si son éducation le retenait de l'exprimer. Elle avait perçu son mouvement de recul quand elle s'était retournée pour lui faire face. Pour un peu, elle aurait prit la fuite tant elle avait honte de son apparence, en plus de sa maladresse. Mais, elle devait des excuses et des explication à l'homme qui se tenait devant elle, et elle devait aussi réparer le désordre qu'elle avait provoqué.

Elia déglutit pour ce donner un peu de courage, et détourna les yeux pour les poser sur le chat qui venait de sauter sur le bureau et les regardait en ronronnant comme s'il se moquait de ses deux humains si empotés.

Elle força un petit sourire timide à étirer ses lèvres avant de reprendre :

-« J'ai pas pu me retenir de caresser Erin. Et elle est tellement familière, que j'ai commencé à jouer avec elle, et je n'ai plus vu le temps passer. »

Elle jeta un coup d’œil sur les dégâts qu'elle avait provoqués, les papiers éparpillés sur le sol, ceux du bureau dérangés. Et baissa à nouveau à la tête, se mordant les lèvres, honteuse. Avant de s'agenouiller sur le sol pour commencer à rassembler les papiers, s'efforçant de les remettre dans l'ordre en se basant sur la façon dont ils étaient tombés.
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MessageSujet: Re: Le chat et la souris Ven 15 Juil - 23:23


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La jeune femme se redressa dans des mouvements cocasses et ridicules. Elle semblait bien empotée et maladroite. Il était évidant que le choc venait de la clouer à son bureau, marquant la force de leur rencontre. Il espérait juste qu'elle n'avait pas eu la maladresse de se cogner la tête ou d'avoir le souffle couper. Bon faut dire, qu'il l'avait percuté avec toute la délicatesse d'une semi-remorque en pleine manœuvre. Qu'il l'ait vu ou non, cela ne changeait rien au ridicule de la situation. Il ne serait pas étonnant qu'elle décide de râler face à son manque d'observation. Mais que voulez-vous avoir un carton devant les yeux n'aide pas vraiment à l'optimisation d'une vision.

Son visage prit une teinte rouge assez forte. Enfin, il ne pouvait que peu évaluer l'intensité de sa gêne. Pour lui, elle venait de se peindre les joues avec une belle couleur coquelicot. Comme il avait relevé le regard vers son visage, occultant le reste, il put observer ses traits. Elle avait un visage tout en rondeur, avec de grands yeux, rappelant certains mangas de son enfance. Elle avait un type un peu espagnol ou bien c'est juste une impression ? En tout cas, sa peau qui fut juste avant légèrement halée, faisait un sacré contraste avec la blancheur de sa propre main. Surtout quand elle glissa la sienne, un peu rêche dans sa paume.

Ah les choix, du travail manuel, ça n’aide pas à garder un épiderme soyeux. Il avait toujours trouvé cela fascinant de voir l’état des mains, selon les métiers. Ce souvenant des mains râpeuses de son père quand il passait le week-end dans le ventre de la vieille fiat, dans le fin espoir de lui redonner une énième virginité, qu’elle ne pouvait plus garder. Le regard de l’homme dévia quelques micro secondes vers ses mains cabossées de leur labeur, ne s’y attardent que peu, concentrer sur le minois honteux de la jeune femme.

Il la tira doucement de son bureau, avant de la libérer… elle avait de bien petite main, en réalité elle était petite tout court, elle devait à peine toucher les 1m60, alors que lui qui toisait les 1m87… il semblait bien immense fasse à cette jeune fille haute comme trois pommes. Elle lui parut tout aussi jeune et avec ses habits encore trop grands pour elle, qui dégageait une forte odeur de détergeant, il ne savait pas vraiment si elle était belle ou mignonne.

Elle frotta les côtes, signe évidant qu'elle avait mal. Il retenu un soupir, détournant le regard vers l'une de ses armoires, se demandant s'il avait de l'arnica. Mais elle parla bien avant qu'il puisse ouvrir sa bouche.

Ce fut avec une voix à l'image de sa taille ponctué d'un accent fortement américain, qui traduisait de ses origines modestes, qu'elle s'excusa. Son nez piqua encore plus vers le parquet, comme si elle désirait s'y loger et disparaître à jamais. L'homme, la laissa parler, observant son comportement qui l'intriguai. Il avait clairement l'impression d'être le père qui allait gronder sa fille après avoir fait la boulette du siècle ! Ou bien le chat toisant une souris…

Elle lui avoue à demi-mot qu’elle aimait les chats et qu’elle n’avait pas pu résister à l’appel du poil soyeux. Alexander eu un petit sourire amusé, regardant son greffier, qui venait de s’approcher de l’extrémité du bureau pour frotter sa tête contre la main de son maître. Eh bien Harry, tu nous fais encore des ravages ! Il ne pouvait pas lui en vouloir, comprenant sans mal, cet amour pour les félins et l’attrait qu’ils déclenchaient sur les êtres humains.


«• Ce n’est rien, je comprends. Dit-il de la même voix qu’avant »


Alors, qu'il reporta son attention sur le visage de la jeune femme, elle venait afin de relever son petit minois, rougissant de plus belle. Décidément il y avait de la couleur de partout ! Entre ses cheveux châtains, qui reflétaient une palette assez riche en tons bruns et blonds, son visage cramoisi, ses yeux noisette parsemés de petites paillettes sombres et son uniforme vert … il ne savait plus où regarder pour échapper aux tonalités. Au final, son regard se figea sans aucun gène dans ses prunelles, qui avaient le mérite d'être intéressantes niveau colorimétrie. De toute manière il lui était impossible de la regarder dans son ensemble, entre le rouge criard de ses joues et son vêtement, il n'avait pas eu le choix. Oui bien sûr, il aurait pu se perdre dans sa chevelure ou bien sûr son visage. Mais, avec la fatigue il sentait ses yeux piquer et il avait du mal à supporter la saturation des couleurs.

Déjà, qu'il avait passé deux heures, dans un labo surchargé de milles tons qui n'allaient pas du tout ensembles et qui l'avait agressé, alors là il avait besoin d'un peu de repos.

Parfois, il se demandait comment les autres personnes voyaient… et il aurait bien aimé comparer sa perception à celle d’un humain standard histoire de voir ce qu’il rate et ce qu’eux loupe.

Le trouble se lisait dans son regard, elle sembla fortement perturbée… étrangement l’homme ne dit rien, sentant qu’elle n’avait pas fini de parler. Il quitta son regard pour parcourir le désastre de son bureau… bon lui qui voulait bosser jusqu’à 23h allait perdre de précieuses heures à tout trier. Il sentie une immense flemme l’envahir, cela le faisait réellement chier de devoir faire cette tâche, mais il n’avait guère le choix.

Ses yeux bleu husky ne restèrent pas longtemps hors du visage de la demoiselle, très vite ils reprirent leur position, où un fin sourire timide se dessina sur ses lèvres roses. Oui donc la conclusion, elle était jolie, pas extravagante, ni superbe, juste jolie. Après faut voir sans cet accoutrement qui ne la mettait pas en valeur. Elle allait peut-être enfin lui répondre à sa question, même s'il hésitait qu'elle avait juste un peu mal aux côtes et que cela passerait

« J'ai pas pu me retenir de caresser Erin. Et elle est tellement familière, que j'ai commencé à jouer avec elle, et je n'ai plus vu le temps passer. »


Fut donc la phrase finale de la technicienne… le visage fermé et calme de l'anglais se fendit dans un sourire que très fortement amusé et il se mit à rire. Son rictus dessinait des petites fossettes au coin de ses yeux. Il fallait qu'il note cette phrase dans un coin de sa tête pour la sortir à la véritable Erin. Il était certain qu'elle allait beaucoup apprécier le trait d'humour… et que cette boutade serait une manière de relancer les hostilités entre eux. Son rire s'amplifiait en imaginant la tête de la consultante. Il n'y a pas à dire cette phrase était juste magnifique ! Une petite perle à double sens, dite avec toute l'innocence que peu porté ce monde !

Il passa une main sur son visage essayant de calmer les soubresauts qui agitaient sa poitrine. Il était bien difficile de faire taire son rire. Il se détourna, pour caresser son chat qui miaula mélodieusement et se concentrer sur autre chose, mais il eut bien du mal. Faut dire qu'il avait en tête une image à mourir de rire, sachant très bien quand placé cette petite perle à la consultante.

Le pire c'est que la pauvre jeune fille, venait de sortir cela, avec douceur justifiant sa présence dans son bureau, elle ne se rendait pas compte de l'énormité de ses propos. Et comment le pourrait-elle ?

Après un long soupir, il calma enfin ses rires, regardant ce que faisait la jeune femme. Mais elle avait qu’elle âge ? Elle semblait très jeune… trop jeune même. Il laissa cette constations de côté, pour voir qu’elle s’était attelée à réparer les dégâts. Par politesse il lui demanda de laisser tomber, mais si elle s’entêtait à l’aider il n’inciterait pas.


« • Laissez, je vais m’en charger mademoiselle… »


Il chercha de son regard le nom de son interlocutrice, il finit par le voir, écrit en gris sur une étiquette perdu dans le vert…


« • Mademoiselle Fischer. Son accent anglais donna une autre connotation à son nom, plus chantant, même si on entendait pas toutes les syllabes»


Mm, pas très espagnol en effet. Après, il était certain de son accent américain, mais dire de quelle région, là c’est une autre histoire. Il s’agenouilla pour commencer à ramener les dossiers éparpillés sur le sol. Il tourna la tête vers elle, un petit sourire sur les lèvres, il devait bien lui dire la vérité. Quoiqu’il aurait adoré entendre dans les couloirs : « Erin est super soyeuse, affectueuse et joueuse, vous savez la chatte de Mr Hoffman ». Ça l’airait fait mourir de rire, surtout si cela était revenu à l’oreille de la jeune femme brune. Mais c’est un coup à ce qu’elle débarque et qu’elle l’assassine sur place.

« • Erin… n’est pas le nom du chat. Il se nomme Harry. »


Le regard luisant, il détourna la tête, pour empiler un 1er dossier, vérifiant bien que les éléments étaient ensembles. Il sentie des petites pattes se mettre sur son dos. Le chat, profitait que son maître était courbé près de son perchoir, pour venir se loger dans son cou. Et descendre ou plutôt glisser sur ses genoux, pour observer toutes les feuilles au sol. C'est bien connu, vous laissez une feuille traînée et cela invoque un chat ! Là il en avait tellement que le minet ne savait pas laquelle choisir.

« • Erin est le prénom d’une collègue qui tout comme vous, aime beaucoup les chats. Malgré les tons neutres de sa voix, il était un peu plus doux dans ses paroles. Ayant remarqué la grande timidité de la jeune femme, il adaptait son timbre de voix, pour être moins impressionnant. »



Elle devait connaitre le nom, sachant que si elle fait le ménage dans cette zone, le bureau de la consultante était à 4 bureaux du siens. Il finit par déposer le premier dossier sur le seul coin du bureau qui était vide de papier. Commençant à réunir d'autre élément du second dossier. Il tomba sur une feuille… une feuille qui devait être un brouillon, car le papier qui fut autrefois blanc était gribouillé dans des sortes d'hiéroglyphes humain incompréhensible, avec du stabilo de partout ! L'anglais, ne put qu'avoir un second et faible mouvant de surprise en voyant, ce qui pouvait e qualifier « ennemi visuel ». Le titre écrit en crayon de papier était surligné en jaune… il lui était donc impossible de lire celui-ci. Il sentie l'agacement monter en lui. En plus de lui fournir des dossiers avec aucune pagination, ses sagouins de scientifiques lui avaient collé leurs brouillons ! Non mais vraiment ! L'envie d'interdire les stabilos lui traversai l'esprit.

Il se releva, essayant de déchiffrer quand même le titre, qui demeurait tout bonnement invisible. Il avait beau forcer, il n'y voyait que dalle. Il soupira, se touchant l'arcade du nez. Laissant la feuille sur son bureau, pour attraper le second dossier où là il était sur des pièces qui le contenaient.

Son regard se reporta sur la jeune femme, il était ridicule de lui demander de l’aide… elle n’avait pas que ça à faire de lui servir de liseuse ! Mais là, comme elle s’était entête à vouloir réparer ses erreurs… il pouvait être lui demander ? Oh et puis zut, il n’y voyait rien, donc autant profiter d’avoir une valide ! Il reprit la feuille et lui tendit.

« • Excuser moi, vous arriver à lire le titre de ce torchon ? »


Oui une bonne stratégie, pour éviter de lui dire qu’il était complétement aveugle. Il scruta son visage dans l’attente d’une réponse. Ça se trouve, c’est écrit très lisiblement et il se sentir d’autant plus bête.



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Dernière édition par Alexander Hoffman le Sam 16 Juil - 11:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le chat et la souris Sam 16 Juil - 2:48
Elia resta sans voix quand il éclata de rire. Il est courant de dire de quelqu'un que son rire ou son sourire illumine son visage, la plupart du temps ce n'est qu'une licence poétique, mais pour lui, c'était exactement ça. Son rire dévoila une denture aussi blanche que parfaitement aligné, fit naître de petites rides d'expression au coin de ses yeux, et alluma dans son regard clair une étincelle de malice absolument irrésistible. Le contraste entre l'expression austère, qui devait lui être habituelle et ce rire éclatant donna à la jeune femme l'impression qu'elle n'était pas face au même homme que celui qui s'était enquit de sa santé en lui tendant la même quelques secondes plus tôt.

Elle se douta qu'elle avait dû dire une énorme bêtise pour déclencher un tel fou rire chez un homme qui semblait aussi froid et sérieux, mais elle s'en ficha. Toutes les énormités du monde valaient le coup d'être dite pour assister à ce spectacle qu'elle devinait plutôt rare. En plus, son rire était communicatif. Elle sentit un authentique sourire remonter le coin de ses lèvres alors qu'elle le regardait, les sourcils haussés de surprise. Mr Hoffman se détourna un instant, visiblement dans l'espoir de calmer son fou rire et pour caresser la tête d'Erin qui venait se frotter à sa main.

Toujours à genou sur le sol, quelques feuillets dans les mains, la jeune femme le regardait, attendant qu'il reprenne son souffle et son calme. Elle en profita pour le détailler honteusement. Il était très grand, bon, même si dans le monde d'Elia, tout le monde ou presque était grand. Du haut de son mètre cinquante sept, elle avait pris l'habitude de devoir lever la tête ou tout au moins les yeux pour voir le visage de ses interlocuteurs.

Son corps aux proportions parfaites était soigneusement mis en valeur par un costume d'une élégance toute britannique dont la couleur sobre faisait ressortir ses yeux, qui semblaient hésiter entre le vert et le bleu. Finalement, il sembla se calmer après un long soupir et posa à nouveau les yeux sur elle pour lui dire qu'il pouvait se charger du rangement, laissant son « mademoiselle » en suspend.

Elle ouvrait la bouche pour lui répondre, mais son regard avait accroché le badge fixée sur son uniforme. Son nom prononcé avec cet accent délicieux lui parut plus élégant et elle se sentit sourire.

Finalement, il s'agenouilla à côté d'elle et commença à rassembler les feuillets et divers documents reliés en lui expliquant qu'Erin n'était pas le nom du chat, qu'il s'appelait en réalité Harry. Il s’interrompit quelques instant pour empiler soigneusement les feuilles, pendant que le susnommé Harry commençait la descente du Mont Hoffman par la face sud, avant de préciser qu'Erin était une de ses collègues.

Elia se donna mentalement une claque sur le front avant d'éclater de rire à son tour. Bien sûr, elle comprenait mieux l'hilarité de son interlocuteur, d'autant qu'elle devinait très bien de qui il s'agissait, elle avait fait le ménage du bureau de la dame peu de temps avant celui de Mr Hoffman.

Quoi qu'il en soit, cette méprise semblait avoir détendu un peu son interlocuteur, son ton était un peu moins froid, elle avait même l'impression d'y déceler une pointe d'amusement, il avait toujours le regard malicieux et un sourire plein de fossettes.

Le greffier quand à lui avait atteint les genoux de son maître et regardait les feuilles répandues sur le sol comme avec l'expression d'un gamin découvrant ses cadeaux au pied du sapin le jour de noël. Elia se fit la réflexion que ce chat était aussi expressif et chaleureux que son maître était froid, distant, et percutant, au premier abord.

Elle tendit le paquet de feuille qu'elle avait ramassé à l'homme à coté d'elle et en profita pour se pencher légèrement en avant pour grattouiller le menton du chat, Il se désintéressa un instant du tapis de feuille, fermant à demi les yeux et relevant la tête, d'un air de dire « Oui, encore un peu plus fort s'il te plais ! » avant de se mettre à ronronner comme un moteur.

- « Bonjour Harry. Moi je m'appelle Elia. »
lui dit-elle en riant légèrement.

Sans déranger le chats, Hoffman se retourna pour poser un premier tas de feuilles sur le coin du bureau avant de commencer à en ramasser d'autres. Elia devina sa contrariété quand elle vit disparaître le sourire et que l'éclat de ses yeux se fit glacial. Mais elle savait qu'elle n'en était pas la cause. C'était plutôt quelque chose qu'il avait vu sur les feuilles dispersées. Il eut une seconde et très faible réaction d'agacement, un pincement presque imperceptible des lèvres quand il la prit dans ses mains.

Il se releva, l'air absorbé par sa lecture, sans tenir compte du miaulement de protestation de son compagnon à quatre patte dérangé par son mouvement. La jeune femme continua de ramasser les feuilles d'une main, en caressant le chat de l'autre, jusqu'à ce que ce dernier vienne s'installer confortablement sur ses genoux, commençant à faire patte de velours. Elle eut un faible soupir de plaisir. Elle aimait quand les chats faisait ça, elle trouvait que c'était particulièrement apaisant.

Relevant la tête pour poser un tas de feuilles sur le bureau, elle croisa le regard du jeune homme. Il la regardait comme s'il pesait le pour et le contre pour prendre une décision. Elia eut un mouvement de tête et leva les sourcils dans une interrogation silencieuse.

Finalement, il s'avança et lui tendit la feuille en lui demandant si elle arrivait en lire le titre. Elle fut un peu surprise. Si lui qui avait l'habitude de l'écriture des scientifiques (elle avait compris, en voyant quelques mots sur les feuillet qu'elle avait ramassé qu'il s'agissait d'un dossier concernant le secteur scientifique) n'arrivait pas à les relire, comment pouvait-il penser qu'une simple technicienne de surface en serait capable.

Quoi qu'il en soit, Elia se saisit de la feuille qu'il venait de lui tendre et fut encore plus surprise de constater que la personne qui avait rédigé ce qui semblait être un brouillon n'écrivait pas si mal que ça. Bien sûr, le coup de stabilo sur le crayon à papier avait affadit le texte au lieu de le faire ressortir, mais ça restait quand même plutôt lisible dans l'ensemble.

Et puis, un souvenir lui revint en mémoire. Le souvenir d'un camarade de classe avec qui elle travaillait souvent en binôme, parce qu'ils était quasiment voisins, et surtout qu'elle était une des rares personne à être au courant pour son problème de vision. Elle ne se rappelait pas exactement du nom de son syndrome, mais c'était quelque chose de la famille du daltonisme. Il avait du mal avec certaine couleurs. Et pour lui, mettre un trait de Stabilo sur un texte revenait à le masquer.

Ce souvenir la fit sourire. Ils avaient été très proche, et même s'ils s'étaient perdu de vu depuis très longtemps, elle pensait encore à lui avec une certaine tendresse. Lui aussi avait de beaux yeux très clairs. Elle en avait passé des heures à les contempler quand ils bossaient ensembles.

Elle releva les yeux vers Mr Hoffman, son petit sourire attendrit flottant toujours sur ses lèvres.

- « Quand j'étais au collège, je travaillais souvent en binôme avec mon voisin. » dit-elle d'une voix douce.« Nous n'utilisions jamais de Stabilo, ni certaines couleurs de stylos. »

Elle lui tendit la feuille et attendit que l'homme la reprenne avant d'ajouter, avec un mouvement de menton vers le sol :

-« Il semblerait que ce ne soit pas le cas de vos scientifiques. Le titre de ce document est « Études des fluides de charges de L'E2pz v2 »»

Elle baissa les yeux, vers Harry, lui grattouillant les oreilles, savourant le plaisir de son doux pelage sous ses doigts tout en continuant :

-" J'ai fini mon service. Je peux rester pour vous aider à lire ce qui est stabiloté. Si ça peut vous rassurer, je ne suis peut être que la femme de ménage, mais j'ai signé l'accord de confidentialité comme tout le personnel de la cité. Et j'étais déjà accrédité « secret défense » avant d'être recrutée. »

Elia leva les yeux vers Hoffman, attendant sa réponse, et réalisant tout à coup qu'elle se sentait beaucoup plus à l'aise avec lui maintenant qu'elle savait qu'il avait ses imperfections comme tout les humains. Elle se rendit compte aussi que maintenant qu'elle avait retrouvé son calme, son accent était beaucoup moins marqué.
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Alexander Hoffman
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MessageSujet: Re: Le chat et la souris Sam 16 Juil - 13:08


VOUS ETES DANS MES PATTES TOUT LES DEUX !
feat Elia Fischer & Alexander Hoffman




Son rire complètement incontrôlé avait été communicatif, réchauffant un peu l'ambiance du bureau. Faut dire que la bourde était tellement belle… la jeune femme, commençait à perdre les couleurs rouges de ses grandes joues rebondit, à la plus grande joie des prunelles de l'homme, qui pouvait quitter le confort de ses yeux pour avoir une vue d'ensemble du visage de la jeune femme. Ne loupant aucun de ses sourire et regard.

Harry était bien logé sur les genoux de son maître, se contrefichant clairement du fait qu'il serait gênant. Surtout qu'il était agenouillé et non stable en tailleur. Heureusement qu'Harry était un petit chat de gouttière ne dépassant pas les 3kilos et non un majestueux maine coon de 10kg.

La jeune femme, lui tendis un paquet de feuille, qu'il s'empressa de regarder pour voir s'ils étaient bien de la même famille. Une fois, cela fait, il les déposait sur le côté pour les mettre plus tard sur le bureau. Elle en profita pour caresser Harry qui venait de ronronner comme une vieille voiture. Le regard de l'homme se dévia quelques secondes vers Elia, quand elle parla à son animal. Le chat, en attendant son nom, poussa des roucoulements, comme pour dire que lui aussi était content de savoir comme elle se nommait. Elia, c'est orignal comme prénom, c'est la première fois qu'il attendait ce patronyme. Une nouvelle fois son regard s'accrocha sur son badge, son prénom y était marqué au complet cela n'était donc pas un petit surnom. Après tous les Américains adorent ce genre de choses, comme pour dire « Bob » au lieu de William…Katty au lieu de Catherine.

Quand il saisit le torchon, il se releva sans se soucier de son animal qui protestait mais trouvai que très vite une manière de se réconforter dans les jambes de la jeune femme.

Quand il lui tendit le torchon perturbé de satbilo, elle semblait surprise de sa demande. Tu m’étonnes, ce n’est pas souvent qu’on doit lui demander ce genre de chose, où simplement lui demander quelques choses hors de ses fonctions ménagères.

Sans aucun gène, il la scrutait cherchant à voir, s'il était bientôt ridicule ou non… ce qu'il vit sur le visage d'Elia, lui déplus, le scientifique aurait donc une écriture lisible. Et merde ! Le voilà parfaitement stupide. Il chercha une justification si elle venait à lui sortir une boutade. Mais il ne trouvait rien de bien palpitant, hors mit la fatigue. Un rictus emplis de tendresse se figea sur les lèvres de la petite souris verte… cela intrigua d'autant plus l'anglais, qui se demandai la raison ? Le scientifique avait écrit des mots d'amour dans son texte ou quoi ? Ou bien elle s'imaginait une autre chose ?

Toujours stoïque, il attendait avec une vive impatience qu'elle lui réponde, mais quand elle releva ses yeux bruns vers lui, toujours avec la même niaiserie sur son visage, il ne fut guère satisfait de la réponse. Il arqua un sourcil surprit et septique à ces propos. Mais qu'en avait-il à faire qu'elle avait un binôme dans son enfance ? Il soupira doucement, se demandant bien s'il avait eu raison de lui demander une tâche pourtant simple ! Il allait lui répondre une phrase cinglante quand elle continua.

Hors, elle venait juste de planter le décors… sa seconde phrase, eut l'effet d'une bombe dans la tête de l'homme, qui n'appréciait pas du tout, mais alors pas du tout le sous-entendu. Même s'il devait avouer qu'elle avait été bien plus délicate que n'importe qui, pour lui spécifier qu'elle avait compris. Rien que pour ça, elle le sidéra. Et sur son visage, une moue dubitative se dessina, masquant le reste de ses émotions, reprenant la froideur habituelle qu'il avait. Il resta là, à la regarder comme pour sonder ses pensées… il se sentait soudainement sur la défensive, il ne parlait jamais de sa petite particularité et le fait qu'on lui fasse la remarque lui donnait une sensation d'inconfort.

Si elle, n'avait pas eu son copain, dans son enfance Daltonien, elle ne se serait jamais douté ! Pourquoi tombait-il sur la seule femme de ménage à avoir eu les neurones plus réactifs que la moyenne ? Elle ne pouvait pas faire sa benette comme la plupart des femmes de son corps de métier ? Cela aurait été bien plus simple. Il sentie l'agacement monté une nouvelle fois. Décidément il devrait prendre un verre de whisky il serait moins énervé !

Il reprit la feuille dans un mouvement parfaitement contrôler, calme et sans animosité. Avec un regard un peu plus soutenu, pour savoir si elle comptait répondre à sa question oui ou non. Dans un petit mouvement de menton, elle continua sur sa lancé, arrachant un petit sourire au coin cynique à l'homme. Il est normal que les bleus, n'aient pas ce problème, eu ne sont pas daltoniens ma mignonne ! Les lèvres d'Alexander eurent un léger frottement entre-elles, les humidifiant un peu, avant de s'ouvrir dans un petit soupir accompagné d'un regard incrédule. Il savait montrer un peu d'émotion, mais toujours contrôler dans son paroxysme. Il se détourna, quand elle annonça enfin le titre du document. Il fit rapidement le lien, avec le scientifique en charge de ce projet…


«• Merci Fut le seul mot qui franchissait ses lèvres, ne voulant pas encore rebondir sur l’insinuation que trop évidente d’Elia. »


Alexander, déposa la feuille sur son bureau, les deux dossiers qu’il avait ramassés n’était pas celui de L’E2PZ… mince, il était par terre. Il le chercha, pendant qu’Elia s’occupait d’Harry qui lui offrait son ventre. Le 3eme dossier état tombé de l’autre côté du meuble. Et quand il contourna celui-ci, son regard était cette fois très expressif… il venait de blêmir en voyant la multitude de feuilles brochés dans un document emplis de satbilo et d’écriture manuscrite… le feuilleta, sentant le sang se vider sur son visage …ce n’est pas possible, c’est quoi ce bordel ? Il se pinça une nouvelle fois l’arcade sourcilière fermant les yeux, pour contrôler la colère teintée de désespoir qui venait frapper à sa porte. Remercia son énorme self control de ne pas céder…

Il le ramassa, le remettant en place alignant correctement les feuilles en topant dessus. Génial il allait faire comment pour le lire maintenant ? C’est à ce moment-là, que la jeune technicienne parla. Lui annonçant qu’elle avait fini son service et qu’elle lui proposait son aide. Oh oui, il eut envie de l’envoyer soudainement bouler. Mais il ne fit rien, la regardant quelques instants, elle était bien gentille de proposer son aide à un handicapé tiens ! Génial manquait plus que la compassion et ça serait tout ce qu’il aime le plus… son regard dévia sur son bureau.



« • Comme tout le monde ici, répondit-il d’un ton neutre a propos du fait qu’elle était habilitée. Mais il semblait plus préoccuper sur son dossier que sur ces propos.»



Il se dirigea vers le tiroir de son bureau, se mettant à côté de la jeune femme qui était non loin de celui-ci. Il savait qu’il ne pourrait pas lire le dossier sans demander de l’aide. Mais cela l’embêtait de devoir se résoudre à le faire. Mais il y avait peut-être une solution, qui allait aussi faire passer ses nerfs.

« • C’est gentil de proposer cela mademoiselle Fischer, c’est une seconde nature chez vous la pitié envers les anti-fluo ? Son accent anglais donna une autre connotation à son nom, plus chantant, même si on entendait pas toutes les syllabes»Autant, il aurait pu dire ça en pure méchanceté moqueuse, mais ça n’avait pas été le cas. Plus une pointe d’humour qui se lisait dans son regard amusé. Il savait contrôler ses émotions, et il avait choisi cette stratégie. « Laissez moins 5 minutes et je réponds à votre question »



En tirant le tiroir, il attrapa son oreillette, composant une fréquence bien précise. Dès que le contact fut établi, la voix d’Hoffman, était neutre mais froide à nouveau.

//• Dr Zelanka ? C’est monsieur Hoffman
• Ah ? Bonsoir monsieur Hoffman, dit le scientifique d’un air très surprit
J’espère que je vous dérange
Il eut un grand blanc… le thèque se douta immédiatement qu’il allait se prendre un savon.
• Euh non.
• Dommage. J’ai votre dossier sous les yeux
• Ah oui, il vous convient ?
• Vous êtes au courant que c’est demain qu’il y a la réunion avec les membres du CIS pour savoir si oui ou non on alloue un budget Atlantis ou au SGC pour le nouvel E2PZ
• Euh oui…
• Bien. Outre le fait que vous me l’aviez donné que ce soir. J’espère que vous avez eu le professionnalisme de l’avoir tapé sur un ordinateur pour le mettre sur la base de données ?
• Euh non … mais je vous aie tout écrit
• Je sais, et votre amour le satbilo rend le dossier intraitable !
Un nouveau blanc avec un déglutissaient. Le regard d’Alexander se figea sur le visage d’Elia, il n’avait donc pas le choix de lui demander son aide.
• Je peux vous le taper demain, je vais annuler ma mission sur la planète des enfants
• Ne prenez pas cette peine docteur il est trop tard. Je n’aurais pas le temps de préparer un dossier avant la réunion si vous me le rendez au petit matin.
• Mais, vous pouvez annulé la réunion ?
• Non
• Ah… mais vous êtes sûre que vous n’arrivez pas à le lire ?
• Le problème n’est pas là… mais trouver cela professionnel de bariolé un dossier destiné aux financeurs ?
• Euh non.
• Bien. Je vais me débrouiller autrement, mais c’est la dernière fois. Si je retourve ne serait-ce qu’une once de feutre jaune fluo sur une de vos feuilles Docteur, je vous promets que je me ferrais un malin plaisir à vous trouver des fournitures moins scolaires ! Et tâcher de taper vos rapports sur ordinateur, comme le font vos collègues
• Euh oui… vous ne voulez pas que j’annule ma mission pour vous aider ?
• Oh non, ça me réjouit de savoir que les pots de peinture que j’ai commandé pour cette expédition seront très bien utilisé
• Arf …
• Bonne soirée Docteur
• Euh a vous aussi, dormez bien, dit le pauvre Zelanka maladroitement
• Vous savez que cela ne sera pas le cas //


Sans attendre la réponse de l’autre homme, il coupa cours, retirant son oreillette. Et il soupira, donc pas de dossier informatique. Génial ! il est brillant ce scientifique mais il n’aimait pas vraiment utiliser la technologie, autre que l’antienne. Préférant le papier et le stylo au clavier… au plus grand malheur d’Alexander qui se retrouvait avec un dossier monstrueusement jaune et gris ! Il avait gardé un calme avec ce flegme anglais sans sourcilier…rien que part les modulations de sa voix il s’avait être impressionnant et faire taire les autres.
Il rangea son objet, avant de se tourner vers la jeune femme.


« • Je ne veux pas vous empêchez de vaguer à vos occupations Mademoiselle Fischer. Mais si vous désirez toujours me faire la lecture, je tiens à vous informer que ça sera sur ce dossier ! Et que votre nuit sera courte. »


Il lui tendit le dossier, pour qu’elle évalue sont temps. Quant à lui, il continua ranger les papiers qui restait. Sachant qu’il en avait encore pas mal à terre.

« • J’estime cela entre 4 et 5heures, comme en même temps je vulgariserai le contenue pour ma réunion de demain. »


Il regarda le carton contenant la maquette, qui elle au moins était intacte et sans souillure de jaune. Il semblait moins froid, dans un sens, il ne pouvait pas lui en vouloir de ce qui venait d’arriver. Elle n’y était pour rien et en plus elle proposait son aide… même si l’accepter revenait à ne pas nier ses allusions.


« • Si vous voulez faire ça, je ne peux que vous conseillez de vous trouver une tenue où vous serez plus à l’aise »



Quitte à passer 5heures avec lui, il était plus préférable qu’elle se change, car rester dans ses affaires de boulot tâcher et odorante n’était peut-être pas très agréable pour elle. Il lui avait dit sans aucun sous-entendu, juste une information à titre indicatifs sans méchanceté particulière. De toute manière, cela aurait été visible. Elle venait d’assister à un entretien de recadrage d’un manager face à un subalterne et elle avait du bien voir que la remarque sur les pots de peinture était une pique monumentale.
Il continua à trier les papiers en attendant sa réponse.







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MessageSujet: Re: Le chat et la souris Sam 16 Juil - 20:23
La jeune femme comprit qu'il n'appréciait pas que sa petite particularité soit connue. Instantanément son visage reprit son expression de statue, elle crut même qu'elle allait avoir droit à une réflexion lui rappelant de rester à sa place. Mais, il se contenta de se refermer, la regardant avec ses yeux qui ressemblait à présent à deux morceaux de glace, comme s'il chercher à lire dans ses pensées. Elle se sentit mal à l'aise et reporta son attention sur Harry qui, à présent lui présentait son ventre.

Lorsqu'il reprit la feuille, avec un remerciement prononcé sur un ton qui aurait suffit à transformer les flammes de l'enfer en chandelle de glace, il n'y avait plus rien de l'homme amusé qu'elle avait découvert un peu plus tôt. Elle s'en voulut un peu, mais elle n'avait fait que proposer son aide. Elle n'avait pas envisagé un seul instant qu'il pourrait en prendre à ce point ombrage. Si son aide le dérangeait tellement, il n'avait qu'à refuser. S'il avait envie de passer la nuit à tenter de deviner les mots surligné, c'était son problème.

Il se contourna le bureau pour chercher le reste des documents qui y avait atterrit, en répondant d'un ton inexpressif à sa réflexion sur son niveau d'habilitation. Elia recommença à ramasser les papiers avec un petit soupir de soulagement. Elle avait craint de prendre dans les dents une réflexion bien plus acerbe

Finalement, après avoir feuilleté un dossier qui semblait tout aussi bariolé que les feuilles qu'elle avait sous les yeux, il reprit la parole pour la remercier de sa proposition tout en l'accompagnant d'une petite remarque sur la pitié. Bien qu'elle devina la pointe derrière le ton pince-sans-rire du jeune homme, elle devina aussi qu'il y avait un fond de blessure. Ainsi c'était ça. Il refusait la pitié et pensait qu'elle n'avait proposé son aide que pour cette raison.

Il lui demanda quelques minutes avant de répondre à sa question.

Il sortit son oreillette radio du tiroir de son bureau, et Elia ne put se retenir de pouffer, faisant peur à Harry qui la regarda d'un air vaguement dubitatif quand elle entendit parler au Dr Zelanka. Elle se mordit immediatement la lèvre comme pour se punir. Et puis, elle avait un peu pitié du pauvre scientifique. Elle aimait bien le docteur Zelanka. Il avait cet air vaguement rêveur et les cheveux ébouriffé qu'elle imaginait pour un professeur Nimbus. Et puis, il était gentil avec elle, comme avec toutes les autres filles de son équipe.

Quand elle devait faire le ménage dans son bureau ou dans son labo et qu'il s'y trouvait, il ne les regardait pas avec condescendance comme si elles n'avaient été que des imbéciles indigne qu'on leur adresse la parole. Il arrivait au scientifique de discuter avec elle parfois. Alors elle fut un peu désolée de voir comment Mr Hoffman le mettait en boite, avec flegme et élégance, et elle eut une pensée attendrit quand l'administratif conclu la conversation par une menace à peine voilée concernant des pots de peinture et l'usage que les enfants pourraient en faire.

Ce n'était pas la première fois que Zelanka partait sur cette planète. La dernière fois, il avait gardé de jolies couleurs bariolés sur le visage pendant plusieurs jours, et les filles avaient ralé qu'il laissait des pigment colorés partout où il passait. Elle subodora que cette fois, ça risquait d'être pire.

Sa conversation terminée, il retourna son attention sur la jeune femme, lui offrant une nouvelle occasion de renoncer à sa proposition d'aide et lui précisant qu'elle risquait de ne pas dormir beaucoup.

Elia prit le dossier qu'il lui tendait et haussa les épaules. La chose aurait pu être largement pire. Elle avait connu des personnes qui avait de véritables écriture de chat, bien pire que le Dr Zelanka. Elle posa ses yeux sur Harry avec un petit sourire. :

« Je ne suis pas du genre à proposer mon aide dans l'espoir qu'elle soit refusée, ni par pitié. Quant à mes nuits, elle sont toujours courtes. Je dors peu. Et de toute façon, cette semaine je suis de service du soir, j'aurais le temps de me reposer dans la journée. »

Elle hocha la tête quand il lui expliqua qu'il estimait le temps de travail à 4 ou 5 heures. Vu le nombre de pages et s'il faisait son travail de synthèse en même temps, oui, c'était une estimation probablement assez juste.

Elle tiqua un peu quand il lui conseilla de se trouver une tenue plus confortable si elle souhaitait vraiment passer une grande partie de la nuit à jouer les lectrice pour lui. Elle avait oublié qu'elle portait toujours son uniforme de travail et l'odeur peu agréable qu'elle devait dégager. Elle se sentit embarrassée, même s'il n'y avait aucune trace de reproche dans les propos de Mr Hoffman. Elle venait d'avoir un léger aperçu du ton qu'il employait quand il était vraiment contrarié.

« Oh, heu, oui. » répondit-elle d'un ton embarrassé, en se relevant pour poser sur le bureau les dernières feuilles qu'elle venait de ramasser. « Je vais aller prendre une douche rapide dans les vestiaires et me changer, je vous rejoint dans une vingtaine de minutes. »

Elle le salua d'un petit signe de tête avec un léger sourire avant de quitter la pièce.

22 minutes plus tard très exactement, elle était de retour devant la porte toujours ouverte. Elle portait un chemisier blanc cassé sur un pantalon noir, coupé dans un tissus fluide et des ballerines noires elle aussi. Même petite, elle n'avait pas l'habitude de porter des talons. De toute façon, son boulot ne se prêtait pas à ce genre d'accessoires. Elle avait gardé ses long cheveux détachés, ils étaient encore humides, et elle attendrait qu'ils sèchent avant de tresser.

Elle avait également prit le temps de faire un détour par le réfectoire et portait, dans un sac pendu à son poignet, de quoi tenir une partie de la nuit. Du café pour elle, et le thé dont elle trouvait régulièrement des gobelets dans la poubelle du bureau pour lui, ainsi qu'une petite friandise (quelques morceaux de poulets coupés en petits dés) pour Harry, ainsi que quelques sandwichs et fruits au cas où ils ressentiraient le besoin d'une collation.

Elle frappa discrètement sur le chambranle.

-« Mr Hoffman ? »
appela-t-elle, en faisant un pas dans le bureau. Il devait se trouver dans un des angles qu'on ne voyait pas depuis la porte.

« Si ma proposition vous intéresse toujours, nous pouvons nous y mettre quand vous le désirez. Je me suis également permise de nous apporter de quoi nous restaurer. »
ajouta-t-elle en posant le sac sur une chaise.

Harry fut le premier à apparaître, le nez frémissant de gourmandise. Il commença à lui tourner autour en se frottant à ses jambes, la queue dressée comme un étendard en poussant des miaulements d'impatience. Elia rit en lui offrant quelques une des cubes de poulet.

- « Pas tous d'un coup espèce de petit glouton ! »
le tança-t-elle gentiment en se penchant pour lui caresser le dos.
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MessageSujet: Re: Le chat et la souris Dim 17 Juil - 17:15


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La jeune femme haussa les épaules, oui, elle devait se dire que ce n'était point une sinécure de lire ce dossier. Surtout si l'écriture du Dr Zelanka était plus que lisible. Enfin, bon, elle allait quand même passer la majeure partie de la nuit avec l'anglais et pas sûre que cela ne soit pas une torture au final.

Il ne senti nullement, une vague de soulagement en recadrant le pauvre Docteur, bien au contraire, il se sentait toujours excédé. Car savait très bien que l'homme ne comprenait pas vraiment en quoi l'administratif était si énerver. Il allait se faire passer pour le mec exigeant et casse pied. Dans un sens, donner un dossier de 120 pages pour le lendemain sans prendre la peine de faciliter la traduction de celui-ci c'est quand même bien une action dilettante. Mais bon, Weir, ne s’est jamais pleins et se contentait de se démerder avec. Cependant, elle ne défendait pas les dossiers devant les financeurs ou le SGC, mettant juste comme argument : « j'en ai besoin et le président m’a confié ce poste donc donner ». Après c'est plus aux autres de défendre leur bout de gras. Avec l'énorme pression de pouvoir qui jouait avec. Donc bon, elle ne demandait rien aux scientifiques, mise à part de faire des miracles chaque jour.

Alors, quand Alexander avait débarqué, essayant de cadrer tout cela, pour éviter la perte de temps et facilité tout ce gros bordel, tu m'étonnes qu'il ait été mal perçu. Papa était rentré et il ne désirait pas voir la maison en bordel, mais pour la défense du Dr Weir, elle est de base diplomate, la gestion de société et ce qui s'en rattache lui reste tout bonnement inconnue. Donc on ne peut guère lui en vouloir sur ce point. Pour cela qu'Hoffman était là.

Elia, laissait son regard sur le chat, ne voulant peut-être pas affronter les prunelles de glaces de l'anglais. Chose amplement compréhensible, il était encore plus impressionnant qu'au début de leur rencontre et le moral n'y était plus. Elle justifia sa proposition, se doutant que la pique qu'il lui avait fait, était très connoté. Ainsi, elle dormait peu, tant mieux. Quant à lui il estimait son temps… 5heures donc il est 20h… mmm il ne serait pas couché avant 3heure du matin. Sa réunion était à 8h30…et bah mon petit Alexander, tu vas encore devoir faire ton show avec à peine deux quatre dans les pattes, si ce n'est pas moins. Il supposait que le temps qu'il s'endorme où que si tout cela traîne, il tombera rapidement à 2heures de sommeil.

Elle hocha simplement la tête au temps estimation. Aucune remarque spécifique dans un sens, il se trompait rarement. Enfin bon, il ignorait si cela n'allait pas lui prendre plus de temps si le docteur c'est embarqué dans un charabia monumental. Ce qui était souvent le cas.

La jeune femme, tiqua à sa remarque, il aurait pu lui dire de n'importe quelle manière que cela aurait toujours été aussi embarrassant. Faut dire qu'il venait plus ou moins de lui dire de prendre une douche. Le ton embrassé qu'elle employa confirma sa gêne. Mais l'homme ne se formalisait nullement de ses déboires intérieurs. Qu'il l'ait froissé ou non, tout cela lui passait au-dessus de la tête. Machinalement, il regarda sa montre. 20 minutes ? Il veut bien croire qu'il ‘n'y a pas beaucoup de surface à astiquer, mais quand même. Enfin soit, si elle pensait pouvoir réaliser son nettoyage en si peu de temps…

Elle quitta la pièce, sous le regard interloqué du chat, qui se frotta aux jambes de son maître. Peut-être dans l'espoir de calmer l'agacement qui régnait en lui. L'homme, finissait de ranger quelques papiers, avant de se diriger vers l'une de ses immenses armoires en bois très modernes. Dans l'une des parties vitrées, il attrapa une carafe en verre, très typique sur ce qu'elle pouvait contenir et mit le contenue ambré dans un verre.

Il saisit son ordinateur portable et le dossier, déposant le tout sur la table basse près des canapés. S'installant confortablement dans l'un, croisant ses longues jambes, le verre en main, dégustant les saveurs capiteuses du whisky d'un âge avancé. Au moins, cela allait calmer l'état de contrariété qui régnait en lui. Ne voulant pas, finir par envoyer bouler la pauvre femme de ménage à un moment. Il perdait rament le contrôle de lui, mais il savait que les erreurs sont humaines et qu'il devait calmer la tempête avant qu'elle réussisse à franchir les barrières. Faut dire que là il cumulait… entre le dossier peint en jaune fluo et le fait qu'une tierce personne avait compris qu'il avait un problème de vision… il avait de quoi rager intérieurement. Même si la jeune Elia, ne savait pas exactement l'ampleur de sa particularité.

Il ouvrit son ordinateur, cherchant la présentation déjà prête et une page word, pour traduire tout ce charabia et avoir un support pour demain. Même s'il savait qu'il n'en n'aurait pas besoin. Il avait une excellente mémoire.

Harry, s’installa à côté de l’homme, trouvant dommage qu’il n’ait pas une main libre pour se faire caresser. Il renifla le verre d’alcool, trouvant sûrement l’odeur trop forte pour lui, car il recula se mettant en boule pour dormir. Alexander, laissa son ordinateur sur les genoux, libérant ainsi une main pour choyer le pelage de son chat qui ronronna immédiatement. Le regard de l’homme fut plus tendre pour cette peluche vivante. Il sentie ses épaules s’affaisser et son état se calmer… profitant de ces quelques minutes de tranquillité avant de se taper la migraine du jour.

Il ne l’avait pas entendu arrivé, elle était très discrète cette jeune femme… ou fille, une nouvelle fois il se questionna sur son âge… arrivant à la conclusion qu’elle devait avoir 25 ans au grand maximum. Elle avait l’air si peu âgée que cela le surprenait de la voir ici. En tout cas elle est silencieuse, voire peut-être un peu trop. Dans un sens, n’est-ce pas pour cela qu’on l’a recruté ? Elle frappa à la porte, Harry fut le premier à régir, levant la tête miaulant un peu.


«• Je suis sur le canapé, derrière la porte mademoiselle Fischer, lui répondit-il à sa question de manière neutre.»


En effet, la zone « salon » était dans un des coins du bureau. Il regarda discrètement sa montre, oui en effet elle n'avait mis que 22 minutes. Eh bien il releva la tête vers la demoiselle, qui avait revêtu des affaires « civile », un pantalon en flanelle noire et une chemise blanche. Cela lui donnait plus d'élégance qu'auparavant. Mais il ne fut pas au bout de sa surprise en constant qu'elle tenait un sac qui apparemment contenait à manger. Il la regarda un peu surprit. Faut dire qu'il n'avait pas vraiment pris en compte l'aspect restauration… lancer dans son boulot il lui arrivait de louper un repas et de manger plusieurs heures après en décalé. En tout cas l'intention était plutôt agréable. Et il se questionnait … comment avait-elle fait pour faire cela aussi vite ?

«• Vous avez été d’une rapidité impressionnante pour faire tout cela. Sa voix avait quelques teintes curieuses, perdant doucement la froideur qu’il avait avant..»


Harry, qui avait senti l'odeur alléchante des victuailles, fut immédiatement aux pieds de la jeune femme. Alexander suivit les mouvements de son chat, qui réclamait son due. Elle avait même prix de quoi nourrie Harry…chose très gentille de sa part. Elle semblait être de toute manière une personne bonne de nature, avec un faible pour les chats. Dans un sens qui pouvait résister aux charmes d'Harry ? L'homme eu un petit sourire sur les lèvres avant de détourner son regard devant lui et boire une petite gorgée de son verre.

«• Bonne idée. Asseyiez-vous où vous le voulez, sa voix venait de prendre quelques degrés de plus. À croire que l’attention envers le chat et l’attention tout court avait calmer le blizzard.» [/color]



Il lui laissait le choix, d’être en face de lui ou à coté, a vrais dire sa position ne l’importait guère. Il posa son verre sur l’accoudoir pour saisir l’ignoble dossier, le tendant à Elia, quand elle s‘approcha de lui. Elle finit par s’asseoir à côté, l’homme la regarda quelques instants, avant de décroiser les jambes, pour descendre son ordinateur vers ses genoux.



« • Narratrice à vous. »

Il ne cacha pas un brin d’humour dans sa voix. Il valait mieux en rire que de continuer à être le glaçon de service. Faut dire que cela ne tenait à un fil, il pouvait très bien se refermer rapidement. Mais bon, cela aurait été bien con de le faire, la pauvre jeune fille avait tout fait pour lui être agréable.




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MessageSujet: Re: Le chat et la souris Lun 18 Juil - 1:02
Elia sursauta quand elle entendit la voix de Mr Hoffman derrière elle. Il l'informa qu'il était sur le canapé, une parti du bureau qu'on ne voyait effectivement pas depuis la porte du bureau. Elle se retourna et le vit confortablement installé sur le sofa, ses longues jambes croisées, un verre contenant un liquide ambrée élégamment tenu de façon désinvolte, son ordinateur en équilibre sur ses genoux croisés. L'incarnation de la classe. On aurait pu croire qu'il posait pour un photographe de pub.

Il était rare qu'elle se fasse surprendre. Autant elle était capable de faire son boulot sans bruit et sans déranger les personnes qui travaillaient éventuellement dans les lieux dont elle avait la charge, autant elle avait l'oreille fine et savait deviner la présence des personnes même les plus discrètes. Un minimum pour une petite souris discrète qui voulait éviter de se faire surprendre et dévorer par un chat.

Encore qu'elle doutait que ce chat-là ait eu de mauvaises intentions à son intention. Harry se frottait à ses jambes, dessinant des huit autour d'elles, se glissant dans le mince espace qui séparait ses chevilles, et laissant échapper un miaulement suppliant de temps à autre. Il voulait d'autre poulet, mais Elia était bien décidé à faire durer le sachet qu'elle avait réussit à soutirer à un des commis.

Elle ramena son attention sur Mr Hoffman. Elle se demandait qu'elle age il pouvait avoir. Il était plus vieux qu'elle. Les garçons de son âge était bien moins mature que lui, la plupart du temps, elle avait tendance à les considérer comme des gamins turbulents. Elle aurait eut bien du mal à dire s'il avait 5 ou 15 ans de plus qu'elle, mais si elle avait du donner un ordre d'idée, elle aurait parié sur une dizaine d'année.

Curieusement elle ne sentait plus aussi intimidé en sa présence. Il était très beau. Bien trop beau pour elle, et probablement la considérait-il comme une gamine. Peut-être avait-elle pris conscience qu'elle n'avait rien à espérer, du coup, elle ne cherchait plus à être différente de ce qu'elle était.

Elle était avait une apparence de gamine. Elle savait qu'on lui donnait parfois bien moins que son âge réel, même si les épreuves de la vie l'avaient mûrit prématurément. Elle était une campagnarde, née au fin fond de l'Amérique profonde. Si le choc provoqué par la vision de cet homme superbe, élégant lui avait donné un instant l'envie d'être née plus tôt, dans un milieu plus cultivé et favorisé, à présent elle avait reprit ses esprits. Malgré son jeune age, Elia était très mûre et très posée. Elle avait comprit depuis longtemps qu'il ne servait à rien de se battre contre ses origines, ni même contre son destin.

Elle savait également qu'elle ne trouverait pas quelqu'un qui lui conviendrait, que ce soit pour quelques nuits ou pour plus que ça avant d'avoir quelques années de plus. Les hommes qui lui plaisaient la trouvaient bien souvent beaucoup trop jeune à leur goûts, il faut dire que la plupart ne s'arrêtait qu'à son physique d'adolescente montée en graine. Les hommes à qui elle plaisaient n'était souvent que des gamins qui ne trouvait aucune grâce à ses yeux. Ils étaient toujours du genre un peu « chien fou » alors qu'elle était posé et réfléchie.

Ceci étant dit, malgré leur rencontre brutale, et sa froideur, elle ne regrettait en rien d'avoir rencontré Mr Hoffman, et de pouvoir lui offrir son aide. Elle était aussi consciente qu'après cette soirée de travail, elle n'aurait probablement plus l'occasion de le recroiser dans des conditions aussi personnelles. Elle se contenterait de l'observer de loin, comme on contemple une œuvre d'art.

Elle fut tirée de ses pensée par la réflexion qu'il lui fit sur le peu de temps qu'elle avait mis à se changer et elle remarqua que le ton de sa voix s'était réchauffée.

- « C'est l'intérêt d'avoir grandit dans un mobil-home de 15 mètre carré avec deux autres personnes. La salle de bain était tellement exiguë que j'ai appris à y passer le moins de temps possible »
dit-elle en riant « Et puis, je ne suis pas très coquette, comme vous avez pu vous en rendre compte. Une douche, ça ne prend pas beaucoup de temps, ça laisse de la marge pour s'occuper d'autres choses. » ajouta-t-elle en reprenant le sac qu'elle avait déposé sur la chaise avant de le poser sur la table basse devant le canapé.

Elle ne savait pas trop comment son initiative serait accueillis par le jeune homme. Son chat lui avait déjà fait savoir qu'il appréciait beaucoup, mais elle avait déjà réalisé que le comportement de ses deux êtres qui semblaient êtres si liés était presque totalement opposé.

Finalement, il lui confirma qu'elle avait eu une bonne idée avant de lui indiquer de prendre place où elle voulait. Elle hésita un instant... le canapé en face ? Où à coté de lui ? Le canapé en face lui offrirait l’opportunité de pouvoir l'observer tout à loisir et de profiter de cette soirée qui ne se reproduirait probablement jamais. Mais techniquement, à coté de lui serait plus pratique.

Alexander avait posé son verre de ce qu'elle avait deviné être du whisky sur l'accoudoir du fauteuil. Il décroisa ses jambes pour poser son ordinateur portable plus à plat. Pour masquer son indécision, Elia déposa ce qu'elle avait récupéré au réfectoire sur la table.

- « Hormis le thé, je ne sait pas quelles sont vos préférences culinaires, alors je me suis permise de prendre un petit assortiment. Je me suis dit que 5 heures de travail, c'était long, et que nous devrions peut-être satisfaire nos organismes pour rester efficace » dit-elle en haussant les épaules.

Elle regarda la pomme perdu au milieu des aliments plus consistant. Elle était consciente qu'elle devrait manger plus, prendre un peu de poids. La dernière fois qu'elle avait du se rendre à l'infirmerie, transportée par l'immense Franck après qu'il l'ai fait tombé et qu'elle se soit blessée au poignet. La doctoresse blonde, si canon qu'elle aurait pu figurer dans un magazine de mode, qui s'était occupé d'elle s'était inquiétée de son poids et l'avait menacée de la mettre en repos forcé si elle n'en prenait pas un peu.

Elle avait utilisé presque les mêmes mots qu'un autre médecin, bien des années plus tôt, et la frêle jeune femme savait qu'ils avaient raison. Quand elle se voyait dans le miroir de sa salle de bain, à la sorti de sa douche, elle se faisait peur elle-même. Elia était consciente que bien des femmes aurait été prêtes à toutes les extrémités pour être aussi décharné qu'elle. Mais elle, elle était à présent consciente que ce n'était pas normal. Elle aurait voulu pouvoir reprendre une alimentation normale, prendre du poids, avoir des rondeurs accueillantes. Mais, après son épisode d'anorexique pendant son adolescence, elle avait prit goût à la sensation de contrôle que cette pratique lui procurait.Contrairement à bien des femmes, elle ne trouvait pas son corps osseux beau, c'est pour cette raison qu'elle s'échinait à le cacher sous des vêtements amples.

Elle secoua la tête pour chasser ses tristes pensées et décida finalement, elle décida qu'être à coté de Mr Hoffman pour pouvoir lire ce qu'il tapait sur son ordinateur et pouvoir lui épeler les mots si elle voyait qu'elle les prononçaient mal. A peine assise, Harry sauta sur le sofa et se lova entre eux en ronronnant, visiblement très heureux de sentir une chaleur corporelle sur chacun de ses flancs.

La jeune femme sourit, en laissant sa main glisser sur son pelage, regrettant presque son Derry natal et tous les chats errants dont elle s'occupait. Mr Hoffman lui ordonna de se mettre à lire d'un ton taquin. Elia sourit, coinça derrière son oreille une mèche de ses longs cheveux châtains et commença sa lecture. Au bout de deux mots, elle s'aperçut que la nuit risquait d'être longue.... très très longue. Entre son accent et sa méconnaissance du sujet, il lui fallait épeler presque tout les mots techniques.
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MessageSujet: Re: Le chat et la souris Lun 18 Juil - 22:07


VOUS ETES DANS MES PATTES TOUT LES DEUX !
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Suite à sa remarque sur la rapidité, elle enchaîna très vite. Une nouvelle fois, il se fut la surprise de constater qu'elle parlait beaucoup et sans aucun gène d'elle-même. Lui avouant sans détour qu'elle avait passé la plus grande partie de son enfance dans un mobil-home, puant la « basse classe » au fin fond d'une Amérique arriérée et supposant qu'elle ne devait pas être la seule « môme » de ce lieu. Bien entendu il pourrait lui jeter la pierre et la juger de « petite souillon », comme le ferait sûrement les autres hommes qui appartiennent à « son rang ». Mais il ne portait nullement ce jugement.

Il leva ses prunelles bleues acier vers elle, comprenant bien plus qu'elle ne pourrait penser cette condition de vie. Autant il passait des vacances dans l'opulence de ses grands-parents, mais avec son père la pauvreté était le revers de la pièce. Qui pourrait croire que l'homme si élégant épris de bonnes manières, qui porte des chemises de soies, à vécut dans une vieille bâtisse dans un quartier craignosse, échappant à la boue des ruelles de Londres que quand il partait voir les parents de son père ? Il y avait un tel contraste, deux vies en une. Et pourtant l'homme était parfaitement équilibré. Seule trace de son passé tumultueux était sur sa peau, marquée à jamais, mais invisible sous ses vêtements hors de prix.

Il avait toujours eu cette élégance, son père lui avait enseigné. Car malgré la précarité qui avait teinté une partie de sa vie, l'homme avait eu un avenir brillant et avait connu les paillettes et essayait de transmettre à son fils les valeurs qui lui étaient chères. Persuadé que celui-ci ne resterait pas dans la « boue ». Au moins, il était heureux de lui avoir appris l'humilité. Qu'importe l'image que renvoie aujourd'hui Alexander, il faut apprendre à le connaître pour voir que ce n'est point un homme né avec une cuillère en or dans la bouche. Tous ses avantages, il les a eues au prix de ses heures de sommeils et de sa sueur. Ainsi, il ne doit rien à personne.

Il eut un petit sourire sans signification, enfaite il y en avait tellement qu'Elia pouvait bien penser ce qu'il lui plait. Rien de condescendant, comme s'il comprenait très bien la situation qu'elle venait de lui décrire.

Oui, il avait remarqué que la coquetterie n'était pas un trait de caractère à donner à cette jeune femme. Il avait l'impression, qu'elle avait dégotée sa tenue dans un rayon deux tailles plus grandes pour elle. Il se demandait bien, pourquoi elle cachait ses courbes dans le floue de ses vêtements. D'habitudes, c'est les femmes un peu trop généreuses qui prennent des vêtements amples et non des petites crevettes comme elle.


«• Pourtant vous avez eu suffisamment de goût pour ne pas vêtir un jogging et une tee short, comme l’aurait fait la plupart des femmes qui se fiche de leur apparence. Enchaîna-t-il du tac au tac, comme si ça phrase était anodine..»


On va dire que sa remarque tombait un peu comme un cheveu dans la soupe. Il y avait certes une forme de compliment, mais un axe de réflexion parfaitement juste sur la tenue de la demoiselle, comme s'il testait sa réaction et entrouvrait des portes déjà pas bien fermées.

Quand elle déposa le contenu de son sac, son regard se leva quelques secondes, pour jauger le contenue. Imaginant sans peine, les éléments qu'elle lui avait décrits plus tôt. Le fait qu'il relève le menton, marquait sa curiosité qu'il cachait très bien en mimant une petite moue face à l'écran de son ordinateur.

Elle ne semblait pas vraiment savoir, où elle allait s'asseoir, cela se voyait un tant soit peu, quand il finit par lever son regard vers elle. Malgré le fait qu'elle enchaîna vite pour faire disparaître son questionnement.

Il arqua un sourcil, à l'affirmation sur ses goûts de boisson. Bien entendu, il était bon observateur et n'aurai pas manqué de se douté que c'est le contenue de sa poubelle. Mais avec tous les bureaux qu'elle devait se taper pour le ménage. Retenait-elle à chaque fois le contenue ? Il y avait un petit côté flippant qu'une jeune femme qui voyait pour la première fois, connaisse cette habitude. Les déchets sont après tout le meilleur élément pour connaître les habitudes alimentaires d'un tiers sans qu'il s'en doute. À moins, qu'elle est flashée sur les belles boites en métal qui décoraient l'une des armoires contenant des parfums de thé.


«• Je fais autant stéréotyper que ça ? pour affirmer que j’aime le thé ? ? Il avait de l’humour certes, mais il était parfois délicat de savoir s’il rigolait ou non, avec son flegme anglais. C’est à Elia de trouver. Même si la réponse est évidente.»


Après tout, il est anglais et malheureusement il ne dérogeait point aux habitudes des membres de ce pays sur la boisson nationale. Elle, venait de le suspendre pour la seconde fois. Si elle, continuait elle risquait de passer dans la catégorie des personnes inattendues et originales qu'il ait rencontré jusqu'à lors.

Enfin bon, elle avait raison, manger serait une bonne idée. Il regarda sa montre… d'ici une heure il faudrait sûrement penser à faire une pause pour éviter les glouglous inutiles et la migraine. Il lui sourit comme réponse finale à sa phrase.

Elle finit par secouer la tête pour chasser quelques pensées et s'asseoir à ses côtés. Le regard de l'homme avait suivi ses mouvements, tel un chat observant une proie. Mais qu'elle se rassure aucune prédation ne teintait ses belles prunelles d'eau. Immédiatement Harry trouva l'occasion de se faire chauffer les flancs entre eux deux. Comme une barrière anti-contact entre son maître et le monde extérieur. Immédiatement un sourire nostalgique et une main venu caresser le pelage soyeux du petit minet, ravie d'être l'attention de la jeune femme.

Elle commença à lire et l'homme reporta son attention sur son clavier… écoutant les deux seuls premiers mots qui avait franchis sa bouche. Son regard dévia vers elle, comme pour lui demander si elle comptait continuer ou non. Elle reprit et ce fut une catastrophe. L'accent de la région qu'il ignorait, reprenait le dessus et il se fit le constat que même s'il parlait la même langue, il ne la comprenait pas.

Les mots techniques étaient très présents dans la première page et la pauvre avait grand mal à les épeler. Pourtant, aussi patent qu'une tombe attendant son mort, Hoffman, ne lui fit aucune remarque.

Quand elle finisse la première page et ainsi, l'introduction, il saisit son verre et bu une gorgée un peu plus longue que les précédentes. Oui, cela allait être long. Très long. Il réévalua son temps et en conclue qu'il allait passer toute la nuit avec la demoiselle. Mais point d'une façon agréable, comme l'aurais voulu la signification « avoir passé la nuit avec elle ».

Il relisait ses notes… restant un peu perplexe durant quelques secondes. Se demandant bien comment simplifier ça. Il ouvrit un des nombreux mails de Zelanka, pour le relire… et au bout de quelques minutes, il s'exclama « ah mais oui … ». Et ses mains caressèrent le clavier avec une rapidité impressionnante, pour rédiger 10 lignes suffisamment percutantes pour intéresser un néophyte. D'ailleurs, machinalement il les lut, a hautes voix. Reprenant certaines tournures de phrase pour en faire un paragraphe digne de ce nom. Son regard se dévia, vers Elia, scrutant ses mimiques, pour voir si elle venait de comprendre un mot de ses dires. Elle semblait percutée et cela lui suffit.

Il attendit la suite, qu'elle commença à lire, son accent fut plus fort et la pauvre jeune femme, était tellement gênée. Il leva les yeux vers elle, écoutant ses paroles, elle beuga sur beaucoup de mots techniques. Il finit par déposer sa main sur les feuilles, le courbant pour qu'elle lève les yeux vers lui… qui la fixait.


«• On va reprendre au début, respirer tout va bien se passer. Il était étrangement calme. Pour ne pas dire qu’il avait l’impression d’avoir une vierge effarouchée qui découvrait pour la première fois à quoi servait l’entre jambes d’un homme !»



Quand elle reprit la lecture, il la fit arrêter à chaque mot technique, lui expliquant simplement la définition, qu’importe si cela prenait 2 ou 5 minutes. Lui répétant de manières différentes dès qu’elle faisait mine de pas comprendre. Comme ils allaient revenir avec une certaine récurrence, il pensait que si elle savait leurs significations elle allait moins se heurter à eux.

L’heure passa très vite et ils avaient fait 4 pages… à ce rythme-là, ils n’étaient pas rendus. Mais au moins, la plupart des mots techniques étaient passés et même si elle ne comprenait rien aux phrases qu’elle lui lisait, lui comprenait. Le principal en somme. Il finissait par l’écouter lire et écrire après quelques phrases pour expliquer les choses simplement, il avait un sacré esprit de synthétisation… malgré l’accent fort de la demoiselle, il s’habitua à celui-ci. Après tout lui aussi en avait un d’accent.

À un moment, elle prononça un mot d’une étrange façon, où bien c’est lui qui comprit à côté de la plaque et il ne put retenir un rire franc. « Ainsi le point critique de la puissance de l’E2PZ atteint son Acmé dans une réduction de la matière par le point zéro… », son rire s’amplifiât. Non pas moqueur mais juste amusé par la connotation de la phrase. Il lui demanda la feuille histoire de vérifier, car il pouvait que mal avoir compris… le mot « acmé » était gribouillé et il était alors difficile de distinguer les lettres de ce mot.


«• Mm, on aurait dit apogée très mal écrit … il hésité… quoiqu’au final ça veut dire la même chose… mais ce n’est pas vraiment pour qualifier l’apogée de la puissance d’un objet.»


Il se frotta le visage encore amusé par la phrase en elle-même. Il regard Elia, qui semblait un peu perdu. Elle semblait attendre une définition… il la regarda hésitant… après tout il lui a fait fait le dictionnaire juste avant …, il se racla la gorge et lui sortir tout naturellement ceci :

«• Acmé, signifie beaucoup de chose selon les époques, c’est un point cumulant, le point tournant d’une vie pour une personne … mais la version moderne de c’est une manière plus élégante pour dire le point culminant de l’organisme féminin. Donc mise à part si le docteur Zelanka ait trouver une manière de donner du plaisir à un extracteur du point zéro… ça n’a actuellement plus beaucoup de sens…»


Il ne finissait pas sa phrase, se massant les sourcils, cela n’avait pas d’importance en fait. Cela l’avait fait rire et puis voilà. Voilà fallait bien que ça arrive ! Il y a toujours un moment où on comprend un autre mot et c’est toujours le mot sexuel qui fait réagir. Il lui fit signe de continuer, retenant ses prochains rires, car pleins d’image farfelue lui venu en tête…

Au bout d’un moment, deux après des lectures et explications fastidieuses, il sentait qu’il était temps de faire une pause., il sauvegarda son travail et leva les yeux vers la jeune femme.


« • Je vous propose de manger, pour faire une pause. Les 30 premières pages d’un dossier sont les plus pénibles, près ça passe tout seul. »


Il déposa son ordinateur sur la table base, ne cherchant nullement à cacher son travail et se leva, pour rejoindre son bureau. Harry s’étira de tout son long, prenant la place chaude de son maître.

Alexander, retira sa cravate bleue marine, qui allait finir par le gêner s'il continuait à la porter durant 24H, mine de rien, il faisait un peu chaud. Il la déposa sur son bureau, avant de trouver des gobelets en plastiques et les remplir d'eau vers sa fontaine à eau, déposant les deux gobelets sur la table basse.

Oui ils avaient fait 32 pages… plutôt pas mal. Mais insuffisant, le sujet était effleuré. Il regrettait de ne pas pouvoir lire ce dossier et gagner plus de temps. Mais malheureusement Zelanka avait peint celui en jaune… Harry, s'éleva et parti en trombe vers sa niche-arbre a chat, farfouillant au fond de celle-ci. L'homme regarda son chat, avant de tendre un des sandwichs au hasard à la jeune femme. Une nouvelle fois il détailla son visage, se questionnant sur son âge et son accent.


« • Vous avez qu’elle âge Mademoiselle Fischer ? »


Une nouvelle fois, sa phrase fut tombée de nulle part. Le chat revenu, tout fier, tenant une balle dans sa petite bouche. Il la déposa sur les chaussures en cuirs lustrées de l'homme. Celui-ci baissa les yeux pour voir ledit objet et eu une petite moue contrarié en voyant la couleur de celle-ci. Elle était rose. Il attrapa la balle pelucheuse, qui lui rappelait à proprement parler, le même rose qu'on les poupées Barbie des petites filles. Alors, pensez-vous, pour lui qui voit en saturé il voyait la balle en rose fluo… il fit rouler le petit objet entre ses mains, ah non ce n'est pas lui a offert cette immondice.

« • Tu es allé trouver ça où encore ? C’est immonde … »


Le chat, semblait s’en foutre royalement et se mit sur ses pattes arrières chassant l’air pour qu’il daigne lu envoyer… Alexander ne pouvait s’empêcher de penser que son chat ramenait pleins d’objet étranges où qu’on lui en donna sans qu’il soit au courant.

Il eut un petit sourire amusé, une phrase un peu bête lui venu en tête… donner une balle rose fluo à un chat mâle, c’est un peu le traiter de tapette non ? ça un côté un peu ridicule, surtout Harry qui colle la gente féminine comme ce n’est pas permit ! Il lui lança à l’autre bout du bureau. Le félin bondissait tel une bombe pour courir, après la petite balle de la couleur favorite de Barbie. Il faut vraiment qu’il trouve qui a offert ça à Harry…

Il revenu très vite, rapporter l’objet à son maître qui enchaina les mouvements de lancer. Pendant qu’il déballait son repas.




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MessageSujet: Re: Le chat et la souris Mar 19 Juil - 5:21
Après la réflexion d'Elia sur l’exiguïté de la salle de bain du mobil-home de ses parents, elle fut surprise de ne pas surprendre une lueur de mépris dans le regard clair de son interlocuteur. La plupart du temps, quand elle parlait de son enfance ou de son travail avec des représentants de la classe supérieure, il y avait toujours un moment où elle surprenait ce genre de regard. Mais elle n'avait que faire du mépris, de la condescendance ou d'une vague pitié.

Elle repensa à son enfance avec tendresse et nostalgie. Pendant que les enfants plus favorisés vivaient dans une cage dorée, elle et ses petits camarades du parc à mobil-homme expérimentaient la vrai liberté. Pendant que certains allaient au parc pour faire de la balançoire, elle jouait dans les bois et fabriquait des cabanes dans les arbres. Pour se rafraîchir lors des chaudes journée d'été, pas besoin de piscine quand il y avait une rivière à proximité. Pendant que les « privilégiés » étaient toujours sous le regard attentif d'un adulte, souvent une nounou, les petits de sa classe apprenait l'indépendance.

Le regard perçant et le petit sourire de son compagnon lui donnèrent l'impression qu'il savait exactement de quoi elle parlait, et la firent douter. Elle était parti du principe qu'une telle éducation, et ce flegme ne pouvais être que la marque d'une haute naissance. Le regard du jeune homme lui rappela que l'argent n'était pas forcément synonyme de politesse et d'élégance. Elle avait travaillé pour des personnes très « friquées » qui avaient autant de goût qu'un morceau de pain sans sel et l'élégance d'un canard boiteux. La réaction de Mr Hoffman lui laissant entendre que, malgré sa parfaite éducation et ses vêtements sur mesure et hors de prix, lui aussi avait connu la précarité. Ils avaient un relent de revanche.

Comme pour changer de sujet il commenta son affirmation au sujet de son manque d'élégance, lui faisant remarquer qu'elle avait au moins le bon goût ne ne pas porter jogging et t-shirt. Elia ne put retenir un petit éclat de rire.

- « Je ne suis pas coquette, ça ne veut pas dire que je n'ai pas un minimum de respect pour les gens que je pourrais croiser. Et puis, j'ai toujours eu horreur des joggings. Ça me rappelle trop les cours de gym au collège, et l'obligation de se changer dans un vestiaire commun à toutes.  »


Rien que d'y penser elle en eut un frisson. La plus part du temps, c'était les filles rondes qui faisaient l'objet de moquerie de la part de leurs compagnes de classe. Dans toutes les classes où elle était passée, ça avait été elle. Elle se rappelait encore des sobriquets dont on l'avait parfois affublée « sac d'os » et « le squelette » était parmi les plus sympas, et ça, c'était avant qu'elle commence à développer des problèmes avec la nourriture.

Le haussement de sourcil que l'homme lui renvoya quand elle avait affirmé avoir prit sa boisson préféré au réfectoire faillit faire rougir Elia. D'ailleurs, il ne se priva pas pour lui demander si elle se basait sur le stéréotype de l'anglais moyen pour affirmer une telle chose. Elle haussa les épaules en faisant une petite moue.

- « Les stéréotype n'y sont pour rien. J'ai longtemps travaillé dans des maisons privés avant d'être recrutée par le Pentagone. J'y ai pris quelques habitudes... notamment celle d'être capable de devancer les éventuels désirs de mes employeurs. Je suis plutôt observatrice. Et si j'ai parfois une mémoire de poisson rouge dans ma vie privée, ça n'a jamais été le cas dans mon travail. »

Elle sourit avant d'ajouter :

- « J'ai souvent remarqué des feuilles de thé au milieu des papiers de votre corbeille, et parfois des gobelets de celui que je me suis permise de vous apporter, et souvent l'odeur un peu douceâtre de cette boisson. » Elle rit un peu « Vous savez, les gens ne se méfient jamais assez de ceux qui vident leurs poubelles. La plus part du temps une femme de ménage un peu observatrice en sait plus sur ses employeurs que les membres les plus intimes de leur entourage. »

Lorsqu'elle s'approcha pour s'asseoir à ses cotés, Mr Hoffman la suivit du regard, mais cette fois, et malgré son empathie et sa capacité à deviner les pensés de ses interlocuteurs à partir des plus infimes réactions physiques, elle ne fut pas capable de deviner s'il la regardait comme un chasseur guettant une proie potentielle ou s'il suivant machinalement des yeux un truc en mouvement tout en étant plongé dans ses pensées.

Elle décida de ne pas trop s’appesantir sur la question. Même si elle le trouvait particulièrement beau, elle n'était pas du genre à pratiquer la « promotion canapé », mais elle aurait détesté être obligée de lui rappeler que ce n'était pas parce qu'elle vidait ses poubelles qu'elle devait vider autre chose. Bien sûr la froideur dont il avait fait preuve jusqu'ici rendait difficile l'idée même qu'il puisse avoir une vie sexuelle, mais, il n'était peut être pas aussi froid et distant avec toutes les femmes. Et la jeune femme savait, pour en avoir fait les frais quand elle était plus jeune, qu'il ne fallait jamais se fier aux apparences.

A peine avait-elle commencé à lire le document qu'elle se rendit compte qu'elle avait peut-être un présumé de ses capacités. Elle avait l'impression de lire du chinois, elle ne connaissait pas la moitié des termes techniques utilisés par Zelanka. Elle sentit le stress monter en elle, et entendit sa voix s'accentuer de façon alarmante, rendant les chose encore plus difficile. Elle voyait bien que même quand elle épelait les termes, son interlocuteur avait du mal à comprendre. Elle avait l'impression qu'ils ne parlaient pas la même langue, qu'ils ne se comprenait pas et elle stressait un peu plus, rendant son accent encore plus palpable. Elle se maudissait d'avoir cru qu'elle serait capable d'aider le jeune homme juste parce qu'elle avait réussit à lire le titre d'un rapport scientifique. C'était un cercle vicieux. Plus elle s'énervait, plus son accent devenait fort, moins il la comprenait, ce qui la stressait et l'énervait encore plus.

Elia n'était pas bête, loin de là. Elle avait parfois de bonnes notes au collège, lorsqu'elle oubliait de faire attention à rester ce qu'on attendait de la fille d'une femme de ménage et d'un ivrogne. Mais elle avait quitté l'école dés la fin du collège pour s'installer avec celui qu'elle croyait être l'homme de sa vie, et avait commencé à bosser, pour faire vivre son embryon de foyer. Au grand damn de certains de ses professeurs qui avaient su lire ce qu'elle ne disait pas, remarquer les efforts qu'elle faisait pour ne pas avoir de trop bonnes.

Mais à quoi bon avoir de bonnes notes quand on sait pertinemment qu'on ne pourra pas faire les études qu'on veut faute de moyens ? Et à quoi bon culpabiliser sa mère ? La pauvre femme trimait déjà comme une malheureuse pour faire vivre sa fille et son fainéant de mari. Elia avait comprit très tôt que sa mère aurait eu le cœur brisé de ne pas pouvoir offrir à sa fille les études et les opportunités que son intellect aurait pu lui offrir. Donc, elle avait décidé de rester « médiocre ».

Bien sûr, elle aurait pu prétendre à une bourse et compléter par un emprunt étudiant pour faire ce qu'elle voulait, mais comme elle n'avait pas l'intention de quitter Derry, elle n'en voyait pas non plus l'intérêt. Ne pas quitter Derry... son ligthmotive quand elle était enfant et adolescente. Si on lui avait dit qu'un jour elle quitterai non seulement sa ville, mais également sa planète et son système solaire, elle en serait morte de rire.

Au bout de quelques instants, et après avoir relu ses notes une expression de profonde perplexité se peignant sur son visage, Mr Hoffman sembla oublier qu'elle était là. Il poussa une exclamation et commença à pianoter sur son clavier avec frénésie. Elle le vit ouvrir une message électronique de Zelanka et le lire attentivement avant d'écrire rapidement une dizaine de lignes qu'il lui lues à haute voix, semblant attendre une réaction de la part de la jeune femme.

Pour l'heure, la seule réaction qu'aurait pu avoir Elia aurait été une réaction de fuite. Décidément elle ne lui servait à rien, puisqu'il pouvait rechercher dans les messages du scientifique la réponse à ses questions. Elle n'avait pas écouté un seul mot de ce qu'il avait dit, mais il semblait attendre d'elle quelque chose. D'un œil discret et rapide elle parcouru les quelques lignes qu'il venait d'écrire. Et, à sa grande stupéfaction se rendit compte qu'elle comprenait plus ou moins de quoi il était question. Mr Hoffman sembla se contenter de son mince pincement de lèvres en guise d'assentiment et l'incita à continuer sa lecture inutile.

Elia en aurait pleuré tellement elle se sentait ridicule à essayer de déchiffrer des mots dont elle ne connaissait pas la signification et à tenter d'en deviner la prononciation sans que son interlocuteur ne les comprenne. Évidement plus elle s'énervait et moins elle arrivait à se faire comprendre. Elle était sur le point de « rendre son tablier » quand elle vit la main élégante et manucurée du jeune homme se poser sur les feuilles, les pliants pour qu'elle n'en voie plus le texte.

Elle leva les yeux, à la fois surprise et déçu, persuadée qu'il allait lui dire qu'il préférait arrêter le massacre et la renvoyer à ses balais. Son regard d'azur était fixé sur elle, mais elle n'y lut pas d'animosité, à peine une légère lueur d'agacement, et encore n'était-elle pas sûre d'en être la cause.

Quand il prit la parole, d'une voix très calme, lui conseillant de respirer, et lui assurant que tout allait bien se passer, elle se sentit ridicule. Elle n'avait rien à prouver à cet homme. Elle lui avait juste proposé son aide, parce qu'elle lui avait fait perdre du temps en étant dans ses pattes quand il était revenu, alors qu'elle aurait dû avoir quitté son bureau depuis longtemps. Et pourtant, elle se surprenait à avoir envie de l'impressionner.

Elle ferma un instant les yeux, et suivit son conseil en prenant une grande inspiration, se rappelant qu'elle n'était là que pour lire quelques mots sur du papier, et que si elle arrivait à se calmer, son accent serait moins perceptible et la compréhension plus facile.

Quand elle se sentit prête, elle reprit sa lecture, s'efforçant de contrôler sa respiration et le débit de ses paroles. Elle fut surprise d'être interrompu par le jeune homme au mot technique suivant. Il commença à lui expliquer ce qu'il signifier. Sa première réaction fut une telle stupeur qu'il cru qu'elle n'avait pas comprit ce qu'il lui expliquait et repris patiemment en utilisant d'autres termes.

Elle apprécia son geste, même si elle savait qu'il était aussi égoïste. Si elle connaissait la définition des mots redondants, elle aurait moins de difficulté à les reconnaître dans une phrase et à les prononcer.

Finalement, la méthode d'Hoffman fut efficace, elle buta moins sur les mots techniques, son accent s'affadit un peu, et ils purent avancer un peu plus rapidement. Régulièrement, il lui lisait également ce qu'il avait retranscrit sur son ordinateur pour s'assurer que c'était compréhensible par un néophyte, et ils trouvèrent un rythme de croisière.

- « Ainsi le point critique de la puissance de l’E2PZ atteint son Acmé dans une réduction de la matière par le point zéro… »,

Elle sursauta quand un franc éclat de rire couvrit la fin de sa phrase. Elle regarda Mr Hoffman, un sourcil levé en guise d'interrogation, se demandant bien quelle bêtise elle avait bien pu encore dire, mais savourant le spectacle de ce rire chaleureux et enveloppant. Il ne fallait pas qu'il s'amuse trop à se genre de chose, sinon, elle serait capable de dire une bêtise juste pour profiter de ce son apaisant et communicatif.

Il lui demanda la feuille et chercha à déchiffrer un mot en particulier. Elle se pencha vers lui, une mèche de ses cheveux glissa de derrière son oreille pour venir caresser le papier. Elle se hâta de la remettre en place alors que l'anglais pensait tout haut. Visiblement, le mot « acme » avait été la cause de son hilarité et lui posait un soucis. Il réfléchit à voix haute, estimant qu'on pouvait aussi y lire « apogée ». Elia était sure d'elle. Depuis plus d'une heure qu'elle avait l'écriture de Zelanka sous les yeux, elle était sûre de son fait. Il était bien écrit « Acme ». Mais, elle n'était pas contrariante. Si Mr Hoffman lui disait que s'était un synonyme d' « apogée » et que ce terme là le perturbait moins, elle n'allait pas le contredire... mais quand même, elle était curieuse de savoir ce que voulait dire exactement « Acme ».

Hoffman se frotta le visage pour calmer son amusement avant de la regarder d'un œil encore pétillant. La lueur amusée se mua en une étincelle de gêne quand il comprit qu'elle attendait une explication. Visiblement, il s'agissait d'un mot qui n'avait pas grand chose à faire dans le rapport d'un scientifique. Quoi qu'il en soit, son ton resta neutre quand il commença son explication. Elia était admirative du contrôle qu'il pouvait avoir sur lui-même. Elle avait bien vu dans son regard que ce n'était pas un mot qu'il avait très envie de lui expliquer, et pourtant, il le fit avec le même ton vaguement désabusé que pour les autres.

Elle écouta son explication avec une expression de plus en plus incrédule. Effectivement, ce terme n'avait pas vraiment sa place dans un tel rapport. Au fur et à mesure de l'explication, elle s'était évertuée à garder son sérieux, mais quand Mr Hoffman sous entendit que Zelenka avait trouvé le moyen de donner du plaisir à l'E2PZ, elle ne put se retenir d'éclater de rire. Elia s'efforça de se calmer. Le mot en lui même n'avait pas vraiment d'importance, mais il était important pour elle de prouver à son brillant interlocuteur qu'elle avait lu correctement le terme.

- « Et bien, il faut croire que le Dr Zelanka a des nuits agités, qui laissent des traces jusque dans ses écrits professionnels, ou au contraire qu'il est tellement frustré que ses écrits professionnels se teintent de ses fantasmes et désirs... ou alors qu'il a fait des choses pas très catholiques à ce pauvre E2PZ, mais je suis sûre de moi. Il a bien écrit Acme ».

Elle se pencha un peu vers Alexander, lui montrant les feuilles qu'elle avait dans les mains.

- « Regardez. Si vous comparez le « ac » de « acme » au « ac » de « actuel » un peu plus haut vous pourrez constater que le graphisme est identique, et il en est de même pour l’enchaînement entre le  « me » de « acme » et tous ceux qu'on peut trouver dans le texte. » En guise d'exemple elle pointa son index long et fin sur un « même », un « tellement », une « mimétisme », et d'autres.

Elle aurait put s'éviter cette démonstration. Après tout Alexander ne retapait pas à l'identique la prose du Dr Zelanka, l'adaptant à un public moins versé en science, et c'était un terme qu'il n'utiliserait probablement pas, mais elle avait envie de lui prouver que même si elle avait des problèmes pour prononcer certaines termes, elle lisait « Zelankien » couramment, et surtout, elle aimait la lueur amusée et vaguement grivoise que ce terme allumait dans les yeux d'Alexander.

Elle commençait à se dire que Mr Hoffman était probablement moins prude que ne le laissait croire son apparence. Et même aurait-il été prude, elle se surprenait à avoir envie de le taquiner un peu. Cet homme lui faisait un drôle d'effet, provoquant chez elle des émotions contradictoires, l'impressionnant tout en lui donnant envie de le taquiner. Elle devinait qu'il ne devait pas y avoir grand-monde qui osait se risquer à ce genre de jeu avec lui, et pourtant, elle sentait qu'il avait bien plus d'humour que ce que son apparente froideur le laissait croire.

Après cette amusante péripétie, ils reprirent leur travail, jusqu'à ce qu'au bout d'une trentaine de pages, Mr Hoffman décida qu'il était tant de faire une pause. Il déposa soigneusement son ordinateur sur la table basse, Elia corna la page à laquelle ils étaient arrivée. Elle ne l'aurait pas fait avec un livre, elle les respectait trop, mais elle devait bien avouer que vu le torchon que Zelanka avait remis à Mr Hoffman, vaguement froissé, taché de rond de tasse, probablement de café, et constellé de tâches d'origine indéfinissable, elle n'avait pas vraiment de scrupule à y faire une corne pour marquer sa page.

Il lui assura qu'ils avaient fait le plus pénible, et qu'une maintenant qu'ils avaient trouvé leur rythme, les pages suivantes seraient plus rapides à traiter. Elia ne put retenir une moue tout à la fois dubitative et amusé. Elle eut vaguement l'impression que sa phrase avait une connotation particulière, comme s'il lui proposait quelque chose d'indécent, Décidément, la lueur grivoise qu'elle avait surprise dans les yeux du jeune homme avait un drôle d'effet sur elle. Elle s'efforça de ne pas sourire, se contraignant à penser à tout le boulot qui leur restait. Elle craignait que le dossier ne devienne plus ardu encore, mais au moins avaient-ils un espoir de rattraper le temps perdu maintenant qu'elle était familiarisée avec les termes scientifiques et que Hoffman semblait s'être accoutumé à son accent.

Il se leva, se dirigeant vers son bureau. La place chaude qu'il venait d'abandonner fut instantanément occupée par le chat qui ronronna de bonheur en s'étirant de tout son long. Elia sourit et lui grattouilla le ventre. Le minet sembla trouver la chose à son goût puisqu'il se mit sur le dos, offrant son ventres à d'autres caresses, grattouilles et papouilles arrachant un petit rire à la jeune femme qui ne fut que trop heureuse de lui donner satisfaction. Son pelage était plus soyeux encore sur cette partie de son anatomie. C'était doux, chaud, moelleux. Elia prit grand plaisir à glisser ses maigres doigts dans ce pelage. Un plaisir au moins aussi fort que celui que semblait ressentir le chat qui se laissait faire avec un air de complète béatitude.

Tout en caressant le chat, elle observa son compagnon du soir se dirigeant vers le bureau tout en desserrant sa cravate. Elle se fit la réflexion qu'a défaut de leur caractère, le chat et le maître avait en commun leur grâce et leur élégance. Il ôta nonchalamment sa cravate avant de l'abandonner sur le bureau. Il remplit deux verre d'eux qu'il déposa sur la table basse en revenant s'asseoir.

Dés que son maître fut à nouveau assis, Harry parti en trombe vers son arbre à chat avec l'expression que quelqu'un qui a trouvé un super truc et a oublié de le montrer à la personne qui compte le plus pour lui. Elia rit à nouveau. Décidément, elle aimait ce chat ! Hoffman regarda l'animal filer avant de tendre un sandwich à Elia. Elle serra les dents. Un sandwich... c'était bien plus que ce que son estomac pourrait supporter. Elle avait penser grignoter sa pomme en guise de repas, mais elle n'osait pas refuser.

Elle se demanda un instant si son compagnon avait saisit son hésitation avant de prendre le monstre calorifère en le remerciant. Elle ne douta pas qu'il ait surprit sa vague expression de dégoût quand elle surprit à nouveau ces yeux de glace posés sur elle.

Elle pensa qu'il avait finalement surprit sa faible expression de dégoût pour se genre d'aliment, et qu'il allait lui demander si elle préférait une autre saveur, auquel cas, elle se trouverait bien obligée de lui expliquer que quelque soit le parfum, elle avait du mal à avaler quelque chose de plus calorique qu'une pomme ou un yaourt. Elle n'aimait pas mentir. La question qu'il lui posa finalement la prit tellement au dépourvu qu'elle répondit du tac au tac, sans passer par la case « filtre » et « réflexion », et d'un air bien trop taquin.

-« Si je vous le dis vous allez me trouver trop jeune pour vous. »


A peine l'affirmation fut-elle sorti de ses lèvres qu'elle se morigéna. Elle allait lui laisser penser qu'elle n'était qu'une petite allumeuse, hors, elle était tout sauf ça. Et puis, il risquait de se méprendre sur ses intentions et décider qu'il pourrait finir le travail tout seul. Cette pensée fit bondir le cœur de la jeune femme. Elle se rendit compte qu'elle prenait plaisir à leurs échanges et qu'elle avait envie de faire durer cette rencontre incongru autant que possible. Et puis, elle n'avait pas envie de quitter Harry si vite.

Elle se reprit rapidement et se racla légèrement la gorge avant de se vieillir de quelques années.

- « Je vais bientôt avoir 30 ans. »


Après tout, ce n'était pas vraiment un mensonge. 5 ans, ça passait vite. Et puis de toute façon, elle savait qu'elle avait un physique d'adolescente, donc, quitte à paraître plus jeune, autant dire qu'on est plus vieille, et puis, quelle importance ? Elle doutait que ça change quelque chose pour le jeune homme vu qu'elle n'aurait probablement pas l'occasion de le recroiser de sitôt. Mais, en fait, à peine répondu, elle regretta son petit mensonge inutile.

Pour faire diversion, elle s'empressa d'ajouter, d'un ton rêveur :

- « Mlle Fisher... On ne m'a pas souvent nommée ainsi, c'est une appellation que j'ai du mal à associer avec ma personne. Appelez-moi Elia, comme tout le monde, j'en serais moins perturbée je crois. »

Elia adressa un câlin silencieux à Harry qui revint vers eux portant dans sa gueule une chose rose et pelucheuse avant de la poser entre les pieds de son maître. La jeune femme dut se mordre les joues pour ne pas éclater de rire devant l'air dégoûtée d'Hoffman. Il est vrai que pour quelqu'un qui voyait les couleurs avec une intensité décuplé, cette choses cumulait tous les inconvénients. Harry semblait l'avoir dégoté au fond d'une poubelle. Ce qui choquait particulièrement le sens de l'hygiène de la jeune femme. De plus, elle se doutait que si ça couleur n'était pas des plus agréable à ses yeux, elle devait être intolérable pour le jeune homme. Il confirma son impression en demandant à son chat où il avait trouvé un telle immondice. Mais ce dernier s'en fichait royalement, et fit comprendre de façon plus qu'explicite qu'il avait envie de jouer.

Elle admira l’abnégation d'Alexander qui se saisit de la chose

Elia faillit proposer ses gants de ménage à Mr Hoffman. Mais avec abnégation, il s'était saisit de la chose et l'examinait avec un sourire qui semblait tout à la fois dégoûtée et dubitatif. La jeune femme eut un sourire attendri. Malgré la répulsion que l'objet semblait provoquer chez lui, Hoffman s'en servit pour jouer avec son compagnon à quatre pattes qui semblait prendre grand plaisir à cet exercice.

La jeune femme se demanda combien d'êtres seraient prêt à rapporter la baballe à cet homme superbe pour avoir une miette de son attention... Probablement beaucoup. Et après tout, elle n'était pas très différente. Après tout, elle était là, à lui faire la lecture d'un texte auquel elle ne comprenait pas grand chose, elle lui servait de « cobaye » pour vérifier que sa vulgarisation était efficace, et elle venait même de mordre dans un sandwich pour ne pas le contrarier.

Elia fit un peu la moue. Non. Les choses était différentes. Elle et tout les autres étaient à la recherche d'une miette d'attention de la part du beau Mr Hoffman, que ce soit par calcul, parce qu'il pouvait leur apporter les financements qu'ils cherchaient, qu'ils soient à la recherche de reconnaissance, parce qu'il était bien placé dans la chaîne alimentaire de la cité, ou tout simplement parce qu'il était très beau, et que malgré sa froideur et son indifférence, bien des femmes (et probablement quelques hommes) devaient rêver de partager sa couche, ne serait-ce que pour une nuit. Harry lui, avait déjà toute son affection et son attention. Dans ce cas précis, les rôles avaient été inversés... c'est le chat qui avait réussit à apprivoiser l'humain sauvage, pas l'inverse.

Elle se rendit compte qu'elle même n'était pas indifférente à son charme. Sinon pourquoi aurait-elle eut des scrupules à lui dire que le sandwich n'était pas à son goût et qu'elle préférait la pomme ? Tout ses proches s'était échinés pendant des années à l'obliger à manger des choses particulièrement chargées en calorie, et lui, il lui avait suffit de lui tendre un sandwich comme si c'était la chose la plus naturelle du monde pour qu'elle morde dedans...

Inconsciemment et instantanément, la jeune femme se referma. Même si elle ne dit rien, son langage corporel parla pour elle. Elle ramena ses jambes en tailleur sur le canapé, et croisa les bras, créant ainsi autour d'elle une enceinte protectrice et rassurante. Mais, ce n'est pas ce genre de chose qui allait l'aider à supporter le reste de la nuit avec Alexander, et encore moins à se détendre pour continuer calmement ça lecture.

En fait, elle ne connaissait qu'une seule chose à même de la détendre et de la désinhiber suffisamment pour faire face au reste de cette nuit.

Tout en regardant le chat et son maître jouer ensemble, elle demanda :

-  « Pourrais-je abuser de votre générosité ? Je pense qu'un verre de quelque chose de fort pourrait m'aider à me détendre. »
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Alexander Hoffman
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MessageSujet: Re: Le chat et la souris Mar 19 Juil - 20:15


VOUS ETES DANS MES PATTES TOUT LES DEUX !
feat Elia Fischer & Alexander Hoffman



Ainsi c'est bien les poubelles… il se fit la remarque qu'il devrait faire attention à ses prochains déchets, sait-on jamais ce qu'elle pourrait y trouver. Surtout que la demoiselle, avait retenue avec une bonne description le contenu. Dans un sens, elle devait trouver bien des choses étranges …

Il trouvait cela assez étonnant qu'elle possède une si bonne mémoire, mais que sélective et pour son travail. Il lui offrit un petit sourire amusé, ne voulant pas répondre spécialement. Dans un sens, que pouvait-il lui dire ? Qu'à partir de maintenant, il ferait plus gaffe à ses ordures ? Ou justement s'amuserait à laisser un truc traîner pour voir sa réaction ? Sachant que depuis qu'il était arrivé ici, il l'avait croisé qu'une seule fois et cette fois c'est ce soir. Tellement, discrète qu'elle ne laisse aucune trace… une véritable petite souris… verte en l'occurrence, qui connaît les murmures des grands sans se faire voir. D'ailleurs, il ne put s'empêcher de se demander, si son rôle, qui parait, totalement méprisable pour la plupart des personnes se pensant supérieur, était pas tout bonnement la meilleure des couvertures pour espionner. Qui se méfierait de la petite et silencieuse femme de ménage ? Qui se soucie de dire des choses top secret devant elle ? Elle est trop bête de toute manière… Comme quoi, on ne se méfie jamais de ce qui peut venir du bas. Il venait de se prendre un délire tout seul, mais très vite son esprit pratique trouva un intérêt à ce genre de pensée.

Elle fut quand même surprise quand il l'interrogea du regard sur sa petite prose. Le fait qu'elle comprenne était un indicateur très appréciable pour l'anglais, qui pouvait juger du poids de ses mots et du sens de ses phrases. Car il faut l'avouer, face au charabia scientifique, on est tous des néophytes, qu'importe ses études ou son corps de métier.

La tension dans la voix de la jeune femme montait et s'il n'y avait pas mis un terme, il n'aurait pas été surpris de voir monter les larmes aux yeux d'Elia. De ses grands yeux de biche effarouchée. Car bon, au moment où il avait posé sa main, le visage tout en rondeur de la jeune femme, c'était transformé en stupeur, comme s'il allait la manger ou lui lancer une pique tellement exécrable, qu'elle aurait dû prendre la fuite humiliée et blessée. Hors, cela ne fut point le cas. Après quelques bouffées d'air, elle calma son stresse grandissant, reprenant sa lecture plus calme. Même si elle fut déroutée quand il joue à être un bon petit dictionnaire.

Quand venu l'épisode rocambolesque d'expliquer le mot « Acmé » à Elia, malgré sa petite gêne, il avait gardé un ton similaire comme s'il lui décrivait n'importe quelles autres définitions.

Il put observer l'expression incrédule sur son visage, se mouvant dans un rire quand il lui fit un sous-entendu sur les pratiques du Docteur. Elle enchaînât, l'anglais fit le constat, une nouvelle fois qu'elle était très loquace. Il eut un autre sourire ironique sur les lèvres, contrôlant, la montée de rire que la réplique de la technicienne allait déclencher chez lui. Oh oui, il voyait bien Zelanka plus frustré qu'en don juan. Mais cela ne le regardait pas… quoique, cela ne lui ferait point de mal, de se trouver une petite minette pour quelques nuits, histoire décoincer cet homme. Un homme sûrement très gentil et adorable, mais qui avait un besoin non négligeable d'être dépucellé selon l'avis très personnel de MR Hoffman.

Alors, qu'il comptait enchaîner, elle se pencha vers lui, lui prouvant qu'elle avait bien lu le mot. Cela, était parfaitement inutile, mais il laissa faire cette bonne volonté sans piper mot. Que ce ne fut point sa langue qui fourcha sur l'écriture du docteur. Cela changeait tout… l'anglais, toisa quelques secondes Elia, il était pensif et eu un petit sourire dans le vent.


«• Bon dans ce cas, c’est encore le même petit jeu Ce n’est pas la première fois que je retrouve des mots cocasses dans les rapports. Ils se croient intelligents et oublie que les autres personnes, peuvent l’être aussi… Et leur petit jeu c’est de parsemer de mot coquin leurs rapports, histoire qu’un « rouge » le sorte en réunion. »



Il soupira. Cela avait été le cas, avec Weir. Mais, pour le moment il avait toujours réussit à comprendre, a mois que cela soit son esprit curieux, qui recherche la signification quand il ne connaît pas le mot ? En tout cas, les « bleus », avaient pour le moment tout fait pour le piéger. Et cela l'étonnait que Zelanka le fasse, à moins qu'il soit encouragé par d'autre un peu grivois et lourd. Cela expliquait l'élégance du mot choisie et la position particulière de celui-ci.

La pause était salvatrice, il le sentait, autant pour elle que pour lui. De toute manière la nuit était devant eux et il fallait finir ce torchon avant 8h00. Quand il annonça qu'ils avaient fait le plus dur, Elia, semblait avoir une étrange moue… comme s'il venait de lui proposer une action des plus indécentes… il ne s'y formalisa point, allant retirer sa cravate et déboutonner les deux premiers boutons de sa chemise.

Quand il revenu auprès d'elle, son regard bleu acier, se figea sur l'expression vaguement dégoûter de la jeune femme sur ce qui lui présentait. Un instant il faille, lui demander si elle n'avait pas envie d'autre chose… mais pourquoi donc avait-elle amener ce repas, si cela ne lui convenait point ? L'anglais, décida de ne pas la questionner, elle était suffisamment grande, du moins il le pensait, pour refuser et prendre autre chose. Et puis, cela n'était peut-être pas dû à l'aliment, mais à autre chose. Ainsi, il préféra assouvir plutôt une autre question qui le turlupinait depuis le début de cette soirée.

Il ne s'imaginait pas vraiment entendre ce genre de réponse… a vrais dire il ne l'avait même pas imaginé et cela se voyait sur son visage interloqué. Eh bien eh bien, il n'en demandait pas tant. Ça lui apprendra à poser des questions indiscrètes aux demoiselles effarouchées. Surtout qu'il ne comprenait pas pourquoi, elle venait de lui sous-entendre ce genre de chose, sachant qu'il n'avait rien laissé paraître sur une quelconque possibilité ou intérêt. Enfin bon, cela n'est pas la première fois, qu'il a le droit à des phrases à double tranchant. Elle devait être perturbée, de toute manière sa lecture hasardeuse et son stress, devait jouer. Il avait parfaitement conscience, qu'il était souvent impressionnant pour son entourage et que cela pouvait désorienter quelques personnalités.

Elle finit par lui répondre… l'homme plissa des yeux tel un chat. Mmm 30 ans, non elle ne devait pas avoir cet âge, elle faisait peut-être très jeune, mais quand même. Il eut une petite moue sur son visage, s'adossant à son dossier, commençant à déballer son repas. Mais si cela lui faisait plaisir de se vieillir… la raison était à savoir pourquoi, mais il avait la politesse de ne pas se rendre sur ce terrain. Enfin, il ne voyait pas vraiment l'intérêt de ce mensonge. Enfin ça se trouve il serait peut-être surpris de découvrir si cela est une vérité.


«• Bien mademoiselle Elia répliqua-t-il de sa voix flegmatique et accentué. Il y avait une petite saveur d’amusement, mais encore une fois, il pouvait paraître parfaitement sérieux.»


Il croqua dans son sandwich au thon apparemment., croisant ses longues jambes, avant qu'Harry vienne l'embêter, le forçant à se lever pour jouer avec sa petite balle de Barbie. Il se tourna de trois quarts, pour suivre les mouvements de son petit chat. Un petit sourire naturel se dessina sur ses lèvres un court instant. Il reporta son attention sur la jeune femme, qui venait de se ramasser sur elle-même, comme s'il venait de la séquestrer. Il la détailla silencieusement, relança la balle d'Harry quand celui-ci lui quémanda. L'attitude d'Elia l'interrogeait vraiment… que ce passait-il dans sa tête ? Après, elle devait peut-être encore mal à l’aise de cette lecture et en avoir marre. Harry, percuta les chevilles de son maître, mais cela avait l'air de l'amuser et il déposa la balle, impatient qu'il lui relance. Le regard de l'anglais se décrocha de la silhouette fermée de la technicienne, pour regarder son maladroit de chat, qui faisait de grand mouvement de patte pour jouer. Après un lancer qui logea la balle sur le bureau du chef de projet, le chat, farfouilla dans le pot de crayon, décidant de piquer un stylo à Alexander pour le faire rouler entre ses pattes.

La voie d'Elia, ramena le regard du jeune homme vers elle. Il hocha la tête, attendant la suite de sa demande. Il la regarda quelques minutes, un peu incertain de sa demande. Il n'était pas certain que l'alcool lui donne plus d'assurance, ça risquait de très bien la détendre pour ne pas dire un peu trop. Un petit sourire se dessina au coin de sa bouche. Il déposa son sandwich sur la petite table, avant qu'il se dirige vers l'armoire vitrée, pour sortir en verre caractéristique des amateurs de whisky. Le liquide ambré dessina une belle courbe dans le verre translucide.

Il revenu vers elle, lui tendant ledit objet avant de lui préciser d'un ton taquin


«• Tâcher de le savourer, il a le même âge que vous … 18 ans »



Oh, oui voilà, la remarque sur l'âge qu'elle n'avait pas eu juste avant. La voici la coquine. Il finissait d'ailleurs son verre qui trônait sur l'accoudoir, puis reprit son sandwich pour commencer à l'entamer enfin, maintenant qu'Harry avait trouvé un autre jeu plus drôle. Il resta debout, il était après tout resté assis toute la journée, le besoin de faire circuler le sang dans ses jambes devenait urgent.

Il n'était pas bien difficile niveau alimentation, comme tout anglais, il n'avait pas forcément connu, la joie d'une vraie cuisine. Faut dire que son pays, n'est pas réputer pour sa gastronomie. Cependant, avec les moyens opulents qu'il avait emmagasinés lui avait permis d'apprécier la cuisine française et la délicatesse de certains mets. Cependant, il resterait toujours très facile à satisfaire niveau repas. Et le sandwich lui allait très bien. Ce qui n'était pas le cas de la jeune femme.


«• Le goût de votre sandwich et si infect ? »dit-il sur un ton neutre mais curieux.






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MessageSujet: Re: Le chat et la souris Mer 20 Juil - 1:20
La démonstration d'Elia sur le mot écrit par Zelanka lui valut une explication pour le moins surprenante. Une blague, visiblement récurrente. Elle savait que les scientifiques pouvaient avoir des idées saugrenues, mais elle n'avait jamais imaginé qu'ils pouvaient avoir cet humour potache. Enfin, de certains, ça ne l'étonnait pas vraiment, il y en avait qu'elle avait du recadrer par rapport à leur comportement avec les filles qui s'occupaient du ménage dans leur bureau. Mais, elle ne s'attendait pas à ça du gentil et timide Dr Zelanka.

Quoi qu'il en soit, elle imaginait bien l'embarras dans lequel certains administratifs avaient pu se trouver en utilisant de tels termes au cours de réunion sans les vérifier. Enfin, encore fallait-il que dans l'assistance il y ait quelqu'un qui comprenne ses mots et leur connotation. Et puis elle trouvait que c'était un peu dangereux de la part des scientifiques de jouer a ses petits jeux avec les gens qui pouvaient leur obtenir des financements.

Elia avait l'habitude de se renseigner sur la signification des postes indiqués sur les portes des bureaux. Elle aimait bien savoir à qui elle avait à faire. Bien sûr, ça ne changerait pas grand chose pour le comportement de la personne envers les « petites mains » de la cité, mais elle en avait gardé l'habitude de quand elle travaillait pour des privés. Même si elle savait aussi que les plus sympas n'était pas forcément ceux qu'on aurait pu imaginer.

Elle hocha la tête pour marquer sa compréhension, la mâtinant d'une petite moue dubitative.

- « Je n'imaginais pas que le lunaire Dr Zelanka pouvait se prêter à ce genre de blague douteuse... et encore moins qu'il pouvait connaître des termes de ce genre. » répondit-elle d'un ton un peu rêveur.

Non, décidément, elle n'arrivait pas à imaginer Zelanka dans une position compromettante avec qui que ce soit. Elle savait qu'il se passait parfois des choses particulières dans les bureaux ou les laboratoires. Le contenu des poubelles étaient parfois des plus surprenant. Mais Zelanka faisait plus l'objet de moqueries entre elles pour sa timidité excessive et la facilité déconcertante qu'avaient les femmes à le mettre mal à l'aise que pour le nombre de ses conquêtes.

Ce petit incident clôt, ils reprirent leurs travail. Les choses s'arrangeaient petit à petit, et ils avançait plus rapidement, mais elle quand Mr Hoffman décréta l'heure d'une pause, elle ne put retenir un léger soupir de soulagement. Il est vrai qu'elle n'avait plus vraiment l'habitude de se genre de travail intellectuel exigeant une concentration constante pendant plusieurs heures. Elle était plus habitué aux travaux physiques, parfois pénibles, mais qui permettait de laisser son esprit battre la campagne.

Elle profita de cette interruption pour étirer ses membres frêles tout en observant sans vergogne son bel interlocuteur alors qu'il ôtait sa cravate et déboutonnait le haut de sa chemise. Avant ce soir elle n'avait jamais eu l'occasion de rencontrer le nouvel administratif, mais elle en avait déjà entendu parler. Certaines des filles avec qui elle travaillait avait déjà repéré ce nouveau spécimen de la gente masculine et profitait des pauses pour mettre au point des tactiques d'approche digne de chasseurs de grand gibier. Il faut dire que maintenant qu'elle l'avait vu, elle comprenait mieux pourquoi. Il ne passait pas inaperçu avec avec son style vestimentaire guindée et son visage de "cover boy". Elle sourit en imaginant la tête que ferait ses collègues quand elle leur dirait qu'elle avait passé la nuit avec lui. Elle se demanda même si elle ne laisserait pas planer une petite ambiguïté, juste pour les faire enrager.

Revenant vers elle, il déballa deux sandwiches et lui en tendit un. Même si elle le remercia, elle ne put masquer sa petite moue de dégoût, et elle surprit la fugace expression dubitative qui s'étaient peinte sur les traits de son interlocuteur. Elle s'attendit à une réflexion sur le goût du sandwich qui ne lui convenait peut être pas, mais il préféra une question tout à la fois moins délicate et plus difficile pour la jeune femme, lui demandant son age.

A peine la réponse provocante eut-elle franchit ses lèvres qu'elle la regretta en voyant l'expression vaguement interloquée que son interlocuteur afficha. Mais bon, elle ne pouvait pas rattraper ce qui avait été dit, et puis, elle devait reconnaître qu'elle aimait bien bousculer un peu le jeune homme, ne serait-ce que pour admirer l'étonnante étendue de la palette d’émotions qui pouvaient craqueler se visage de marbre.

Sa réponse « honnête » n'eut pas beaucoup plus de succès. Il était clair qu'il n'avait pas été dupe de son demi-mensonge. D'ailleurs, elle le regrettait aussi, et ressentit une certaine gêne devant le regard suspicieux de son interlocuteur. Elle n'avait jamais eu de problèmes avec le nombre de printemps qu'elle avait vu, elle ne comprenait pas trop pourquoi elle avait éprouvé le besoin de se vieillir face à Mr Hoffman. Mais encore une fois, elle ne pouvait pas reprendre ce qu'elle avait dit. Franchement, que lui arrivait-il ? Que cherchait-elle à faire avec ses provocations et ses mensonges ?

Elle s'attendit à une réflexion, mais il n'insista pas. La gratifiant d'un « Bien, Mademoiselle Elia » rien moins que convaincu mais laissant également entendre que peut lui importait. Elle fut satisfaite de voir qu'il se décidait à utiliser son prénom. Mais le « Mademoiselle » paraissait saugrenu. Elle étrécit les yeux, se demandant s'il avait sérieusement l'intention de l'appeler ainsi ou s'il la taquinait. Elle pinça les lèvres :

- « Je préférerai que vous vous dispensiez du « Mademoiselle ». Je trouve que « Mademoiselle Elia » ressemble au nom d'une tenancière d’établissement de loisir pour messieurs. »

Même ainsi, sans sa cravate, les deux premiers boutons de sa chemise ouverts, négligemment installé sur le sofa, il dégageai une impression de rare élégance. Il faut dire que même dans cette position détendue il gardait un maintien que peu avaient même quand ils le cherchaient. Elle se demanda si c'était inné ou acquis. Elle l'observa pendant qu'il jouait a la baballe avec son chat. Elle rit quand la balle atterrit sur le bureau et que le félin s'en désintéressa pour chercher dans le pot a crayon un nouveau jouet. Mordant inconsciemment dans son sandwich.

Dés qu'elle sentit le goût du jambon beurre sur ses papilles et la texture pâteuse du pain dans sa bouche, elle ressentit une impression de nausée. Elle se dépêcha de déglutir pour se débarrasser de la désagréable sensation. Il y avait longtemps qu'elle n'avait pas eu de « rechutes ». Elle avait fait de gros progrès depuis son adolescence dans son rapport à la nourriture, et même si manger n'était jamais devenu un plaisir pour elle, au moins arrivait-elle à se nourrir correctement la plupart du temps. Mais, il lui arrivait encore d'avoir des périodes de dégoûts où elle devait se forcer à s'alimenter.

La sensation de malaise, la vague nausée, et le fait, très perturbant pour elle, qu'elle ai croqué dans l'aliment sans même s'en rendre compte l'amenèrent à se refermer. Elle s'était recroquevillée sur le canapé, et surprit le regard scrutateur d'Alexander sur elle, Elle se sentit encore plus embarrassée, ce qui la poussa à lui demander si elle pouvait avoir un verre de quelque chose de plus fort que de l'eau. Sans faire de commentaire, Mr Hoffman posa son sandwich et se dirigea vers une petite vitrine. Il en sortit un verre large au fond épais dans lequel il versa une dose de son whisky. Il revint vers le canapé et lui tendit le verre en lui faisait lui disant de prendre le temps de savourer se breuvage aussi vieux qu'elle.

*Et paf*
, pensa-t-elle en prenant le verre qu'il lui tendait en le remerciant. Il venait de lui faire comprendre de façon élégante qu'effectivement il n'avait pas été dupe de son mensonge sur son age, et au passage de lui indiquer celui qu'il pensait qu'elle avait réellement. Elle sourit, gardant les jambes repliées en tailleurs sous elle, mais les bras décroisés. Elle laissa son regard se perdre dans les reflets chauds du liquide qu'elle faisait distraitement tourner dans le verre.

Il finit son propre verre avant de reprendre une bouchée de son sandwich, tout en restant debout face à elle. Déjà quand elle était debout, elle se sentait petite à coté de lui, mais là qu'elle était assise, elle avait juste l'impression d'être une fourmis. Ou d’être une enfant se retrouvant dans le bureau du directeur après avoir fait une bêtise.

- « Si j'avais réellement 18 ans, me permettre de boire ceci serait illégal. »
dit-elle d'un ton moqueur qui tentait de masquer sa gêne, « Mais soit. Je reconnais que je suis aussi loin de mes 20 ans que prés de mes 30 » ajouta-t-elle reprenant son sérieux

Il enchaîna avec une question concernant son sandwich, lui demandant s'il était si mauvais avec un ton curieux. *Et... re paf*. Elia soupira un peu. Autant la question sur son âge ne l'avait gênée que parce qu'elle s'était faite attraper en flagrant délit de tentative de mensonge. Autant la question sur le sandwich allait probablement l'obliger à évoquer un sujet bien plus personnel.

Elle était sûre que si elle lui disait qu'elle ne l'aimait pas, il lui en proposerait un autre. Dire qu'elle n'avait pas faim ne justifierait pas une telle réaction de dégoût. Et dans les deux cas, ça laissait sous entendre que c'était à lui qu'elle avait pensé en passant au réfectoire. Évidement c'était le cas, mais elle n'avait pas trop envie qu'il en prenne conscience. Mais, elle avait déjà comprit que derrière son air blasé et froid, le jeune homme était en fait aussi curieux que son chat, et qu'il savait tourner les choses pour obtenir les réponses à ses questions. Si elle lui mentait à nouveau ou si elle parvenait à botter en touche cette fois, elle ne doutait pas qu'il reviendrait à la charge ultérieurement. Autant régler la question tout de suite.

Et puis, d'un autre côté, il n'avait pas nié son problème visuel. Le fait qu'il accepte son aide était une confirmation qu'elle avait vu juste avec sa supposition, même si elle était consciente qu'il avait du lui en coûter. Elle le savait suffisamment observateur et intelligent pour avoir percé son point faible à elle.

Avec une petite moue, elle posa son sandwich à peine grignoté sur la table basse et pris une gorgée de wisky. La brûlure de l'alcool descendant dans sa gorge la rasséréna un peu. Elle n'avait pas l'habitue de boire, mais quand ça lui arrivait elle préférait les alcools forts, plutôt que les « alcools de femmes ». Elle dut reconnaître que ce whisky était de loin le meilleur qu'elle ait jamais eu l'occasion de goûter. La force de l'alcool ne masquait pas les saveurs boisés et fumées de la boisson. Elle ferma un instant les yeux, appuyant l'arrière de sa tête au canapé, laissant l'alcool diluer un peu son stress. Lorsqu'elle se redressa, elle avait décidé de répondre de façon aussi honnête que possible à Alexander.

Elle fixa ses yeux sur le chat qui s'était étalé sur le bureau, un stylo entre les pattes, et dérangeant les papiers avec ses mouvements de pattes. Elle ne voulait pas croiser le regard d'acier du jeune homme pendant qu'elle évoquerait son problème alimentaire.

- « J'imagine qu'il n'est pas plus mauvais qu'un autre »
répondit-elle doucement « C'est juste que j'ai parfois une relation à la nourriture un peu compliquée. »

Elle ne rentra pas dans les détails, mais entre la répugnance qu'il avait forcément vu se peindre sur son visage quand il lui avait tendu le sandwich, ses vêtements amples masquant ses formes osseuses, et sa minceur à la limite de la maigreur, elle savait qu'il ne lui faudrait pas longtemps pour additionner 2 et 2 et comprendre de quoi elle parlait.

En guise de conclusion, la jeune femme penchant un peu la tête sur le coté avec un pauvre sourire en coin avant de hausser les épaules, comme pour s'excuser.
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MessageSujet: Re: Le chat et la souris Jeu 21 Juil - 21:41


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Tout comme lui elle avait eu du mal à imaginer le timide et coincés Dr Zelanka, poussé la taquinerie à ce niveau-là. Faut dire qu'il était que peu blagueur, sauf peut-être sur des plaisanteries de son milieu, où seul lui pouvait les comprendre, le rendant à part. Mais, il ne fallait pas sous-estimer, les personnes qui semblent un peu gauche et maladroit sur ce sujet. De plus, cet homme était très influençable et peut-être un brin trop gentil. Et il était alors, facile aux autres scientifiques, aux caractères plus vindicatifs de s'imposer et forcer la main de ce brave scientifique.
Dans tous les cas, l'Anglais redoutait de trouver une autre petite pépite quand ils reprendront la lecture. Le ton employé par Elia, était assez interloquant, il était rêveur comme si elle connaît bien le docteur ou que des pensées presque nostalgiques pouvaient l'atteindre à ce moment-là.


«• Il a tout simplement été influencé par les autres, répondit-il d’un ton neutre, mettant fin à ce sujet.»


Mais la voilà bien exigence, le prénom et puis maintenant, il faudrait retirer le « mademoiselle », non mais vraiment… il eut un petit sourire amusé, très léger, qui retroussait ses lèvres fines. Faut dire que l'emploi du « mademoiselle » était purement et simplement une boutade. Et celle-ci avait éteint son but. Sans sourcilier la jeune femme, lui demanda de retirer ce petit superflu, ne voulant point être autre chose « Elia » et simplement Elia. Pas de froufrou ni de fioriture juste quatre lettres, original qui semblait la différencier.

Faut dire que ce prénom lui était alors inconnu avant ce soir. Au moins, ses parents avaient trouvé un patronyme original sans verser dans le côté médiocre qui aurait valu comme remarque « ah pauvre enfant », au lieu d'une exclamation sur la prononciation assez mélodieuse de celui-ci.

Après, tout, la technicienne semblait simple en tout point. Sauf peut-être sur son QI, mais il n'était pas là pour juger de son potentiel neuronal. Elle lui avait montré ses capacités d'observation qui étaient non négligeable et peut-être supérieur à la moyenne humaine. Après, le débat sur l'intelligence était un sujet délicat, car personne n'avait la même définition.

Peut-être semblait t-elle soulagée qu'il ne lui est point fait de remarques discrètes sur son pseudo mensonges et sa phrase un tantinet aguicheuse. Mais, ce n'est que mal le connaître, le retour de bâton arrive un peu plus tard. Notamment, sur le verre de Whisky, un alcool qui était plutôt consommé par les hommes, à cause de son arôme capiteuse et ambré. Les femmes, préféraient plutôt les saveurs sucrées et douces. Mais, cela ne semblait point déranger Elia, qui s'accommoda du verre, après tout, elle se doutait très bien que le seul alcool qui pourrait lui proposer était celui qui était dans son verre.

Elle eut un petit sourire face à sa remarque sur son âge à peine majeur. Gardant ses petites jambes maigres contre son torse. L'ambre de la boisson fit quelque tour dans son verre, comme si elle appréciait les nuances et les courbes du liquide exaltant.


«• Alors véridique ? Lui demandait-il une fois qu’elle bue une gorgé »


Alors qu'il mangeait son met, elle finit par lui répondre. Bien sûr que non, il ne pensait point qu'elle ait à peine 18 ans. Mais on ne fait vieillir le Whisky que rarement aussi loin, enfin cela dépendait des crus. Il avait déjà coûté une bouteille au prix indécent qui avait vieillie pendant 25 ans… le goût était incomparable et il y avait beaucoup trop de zéro pour cette qualité. Et pourtant, il devait au moins en avoir une au fond de son tiroir qu'il gardait pour les grandes occasions, savourant chaque année de plus.

Elle finit par lui faire une petite énigme sur son véritable âge. 25 ans, ce n'est pas beaucoup, mais cela paraissait énorme sur le visage encore bien enfant de la demoiselle. Il la regarda, hocha faiblement la tête. Il avait eu sa réponse. Après tout, il pourrait lui faire une remarque sur son mensonge. Mais il mettait cela sur le fait de sa jeunesse ou simplement il ne désirait pas la mettre dans une position délicate en se justifiant de cette bêtise. Il n'avait aucune raison de le faire, cela serait une agression. Hors elle n'avait pas lancé de pique qui méritait un recadrage de la part du chef de projet.

En tout cas, la question sur l'alimentation, semblait gênée la jeune femme. L'homme détourna le regard, pour observer son animal. Elle n'était après tout pas contrainte de lui répondre. Même si cela couperait court à leur discussion. Quand il reporta son regard d'acier sur les petites mains bien trop frêles d'Elia, elle venait de déposer son sandwich, qui apparemment ne rentrait jamais dans son ventre. Par contre l'accole, lui y trouvai sa place. Il ne put s'empêcher de penser, qu'il était très mauvais de boire pareil breuvage sans avoir eu un peu d'aliment dans son corps. Surtout pour une composition aussi délicate qu'elle. À moins, qu'elle est l'habitude de boire, mais il avait grand mal à l'imaginer en pilier de bar. De toute manière son corps ne pourrait se permettre cela.

Il en avait pourtant vu des nanas toutes fines, qui buvait comme des camionneurs ! Mais cela ne donnait jamais de beaux résultats avec le temps et surtout sur le moment. Le regard brun noisette d'Elia se détourna vers le chat qui s'amusait vraiment bien avec le pinceau. Ne désirant pas croiser les prunelles un peu dures de l'homme en face d'elle. Il sut immédiatement, que cette question au vu anodine, allait donner une réponse un peu trop personnelle et au final il n'y tenait pas tant que ça à savoir.

Il ne fallut pas plus à l'anglais pour comprendre ses paroles plutôt subtiles et d'y combiner l'aspect si fragile d'Elia. Sa gestuelle lui confirma sans peine. Il resta stoïque, observant la « petite fée du ménage » sur son canapé… malgré ses vêtements amples, il était assez visible après observation qu'elle était anorexique. La finesse de ses doigts, la maigre épaisseur de ses poignets et de ses chevilles…pourtant le visage de la demoiselle restait toujours assez rond et coloré. Elle devait, être proche d'une limite oscillant entre les deux, sans sombrer ou re plonger dans ses démons.

Il finit par baisser son regard vers le sachet, l'auscultant d'une main dédaigneuse, comme pour y trouver des miracles ! Il y avait des pêches et une pomme. Filer une pomme à une anorexique, revenait à faire le fameux stéréotype avec les mannequins… mais dans un sens, ce fruit avait le mérite de caler l'estomac. Il attrapa donc celle-ci ronde et bien coloré. Elle était verte et celui-ci était particulièrement criarde pour l'anglais, qui se perdit quelque instant sur la texture incroyablement lisse et parfaite.

Il tendit la pomme, une fois saisit, il attrapa son sandwich et le remit dans le sac. De toute manière il n'alla point être dévoré par ses petites quenottes, donc autant qu'il reste dans le sac. D'ailleurs, il se demanda s'il n'allait pas le manger… mais au vu de la longueur et des ingrédients généreux que contenait le siens, il allait être rapidement caler. Ce n'est pas un gros mangeur, il mange normalement on va dire. Il continua sa propre consommation, marchant un peu sur dans le bureau, son esprit était occupé, par demain. De comment, il allait présenter ce foutu projet…
Il se rendit compte qu’il n’avait pas dit un seul mot depuis la petite révélation d’Elia. Pourtant, qu’est-ce qu’il avait parlé dans sa tête. Mais cela ne comptait pas. Il se remit devant de la demoiselle, avant de finalement s’asseoir sur le siège en face. Lui laissant le loisir d’étendre ses jambes.

Il repensa à ses troubles alimentaires, elle devait s’en prendre des remarques de la part des médecins … surtout de la grande blonde scandaleusement belle qui semblait avoir du caractère. Il se souvenait d’elle, car elle avait passé sa visite médicale. Et dans un sens, aucune personne ne pouvait oublier cette femme. En tout cas, il ne voulut pas venir sur ce terrain, là, trouvant cela parfaitement détestable de l’obliger à évoquer ce sujet. Lui-même n’avait rien dit sur sa petite particularité et ne désirait nullement évoquer ce sujet. Moins, elle en savait mieux s’était, même si pour lui elle en savait déjà trop.


«• Cela fait longtemps que vous êtes arrivez sur Atlantis ? »


Il changea complètement de sujet. Il était à la moitié de son repas. Assis nonchalamment sur le fauteuil, il observait la jeune femme calmement. Soudainement Harry déboula, en monde crise de folie du soir. Sautant de partout, avant de se précipiter vers les genoux de son maître pour mordiller la main, pour jouer avec lui. Alexander chassa son chat un brin trop taquin, mais avec douceur. Le chat râlant, avant de trouver une occupation, dans un immense carton, suant de dedans pour se cacher. L'homme se retourna et soupira.

«• Harry sort de là ! Dit-il d’une manière autoritaire»


Une petite tête sortie du carton et se cachant immédiatement, continuant ses recherches intempestives. Hoffman, du se lever en déposa son repas sur la table base. Dès qu'il s'approcha du carton, l'animal essaya de le feinter en fuyant, mais l'homme fut pour une fois plus rapide que le félin, l'attrapant en vol, petit matou prit la patte dans le sac. Dans sa bouche trônait un pinceau pour peindre à l'encre de Chine. L'homme rentra l'objet, avant de donner une tape sur les fesses de son chat et le déposant dans sa niche. Et il partit ranger le bordel qu'avait mis le chat dans le carton et le referma immédiatement. Il soupira longuement, décidément avoir un chat, n’était pas de tout repos parfois.
Il revenu vers la jeune femme, pour prendre son sandwich et continuer à le manger.





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MessageSujet: Re: Le chat et la souris Ven 22 Juil - 1:32
La voyant faire tournoyer le liquide dans son verre, et après qu'elle ne eut prit une gorgée, il lui demanda son avis. Elle leva les yeux en souriant. Il devait bien se douter qu'elle n'avait pas souvent l'occasion de boire un whisky de cette qualité. Pourtant, elle ne vit pas de nuance moqueuse ou piégeuse dans son regard, juste une vague curiosité. Elle hésita à lui répondre, craignant de dire une nouvelle bêtise, mais il lui avait posé une question, et la politesse voulait qu'elle réponde quelque chose de plus évolué que « pas mauvais ». Elle décida que le mieux était encore de lui dire honnêtement ce qu'elle pensait.

- « Je ne suis pas une grande amatrice d'alcool en général, ni de whisky en particulier, mais je dois reconnaître que je n'avais encore jamais eu l'occasion d'en goûter un de cette qualité. Malgré la force de l'alcool, on en perçoit bien les arômes boisées. »


Et puis au moins, pendant qu'ils parlaient du breuvage, ils ne parlaient pas de son âge. Elle craignait d'avoir à subir une remarque acerbe sur sa tentative de se vieillir. Mais finalement, il ne sembla pas s'en formaliser. Il avait obtenu sa réponse, il était satisfait, il ne semblait plus s’intéresser au sujet.

Malheureusement, ça ne la dispensa pas d'évoquer ses troubles de l'alimentation. Même en gardant les yeux rivés sur Harry qui s'éclatait comme un petit fou avec un pinceau, d'ailleurs, elle se demanda un instant ce qu'Alexander pouvait bien faire avec un pinceau dans son bureau, elle sentit son regard scrutateur. Elle sentait ses yeux posés sur elle, détaillant ses longs doigts fins, ses poignets osseux, elle ramena ses grands yeux noisettes sur le visage de l'administratif au moment ou il posait ses yeux sur ses chevilles. Instinctivement, elle tira sur le bas de son pantalon pour les masquer. Elle était trop mince, elle le savait, elle n'avait pas besoin d'en lire la confirmation dans les yeux de cet homme probablement plus habitué à la fréquentation de femmes élégantes et cultivées qu'à celle de petites souris dénutries comme elle. Lorsqu'il ramena son regard sur son visage, semblant un peu perplexe, elle pinça un peu les lèvres et baissa le nez vers son verre.

Elle l'entendit trifouiller dans le sac en papier qui avait contenu leur repas, et sursauta légèrement quand il lui tendit la pomme. Elle la prit en le remerciant et ressentit le besoin de se justifier.

- « La plupart du temps, maintenant, j'arrive à me nourrir correctement. Mais il y a encore parfois des moments où je retombe dans mes anciens démons. Mais, je crois qu'avoir été recruté pour cette mission va m'aider. Si je retombe en dessous d'un certain poids, le docteur Taylor-Laurence m'a prévenu qu'elle ne reconduirait pas mon aptitude et je serai obligée de rentrer sur terre. »


Elle croqua dans le fruit juteux et légèrement acide en le regardant dissimuler le sandwich à peine entamé, comme grignoté par un petit rongeur de passage. Elle lui en fut reconnaissante. Rien que de le voir lui retourner le cœur. Il y avait longtemps qu'elle n'avait pas fait une telle rechute. Elle savait que les jours suivant allaient être difficile. Elle allait devoir s'obliger à manger autre chose que des pommes.

Lors de sa dernière visite médicale avec la belle doctoresse blonde, elle l'avait vu froncer les sourcils en voyant le poids affiché sur la balance. Elle ne lui avait rien dit sur le coup, mais rien que son regard avait été comme une gifle pour la jeune femme. Ce n'est qu'au moment de remplir sa fiche d'aptitude qu'elle l'avait regardé avec une certaine compassion, en lui disant que pour cette fois, elle laissait passer, mais elle lui avait imposé un suivi régulier, la prévenant que si elle ne prenait pas de poids, elle lui retirerait son aptitude et que si elle perdait ne serait-ce que 500 g, elle la ferait hospitaliser. Elia n'avait rien dit, se contentant de hocher la tête. Mais elle s'était juré que ça n'arriverait pas.

Pendant qu'Elia se perdait dans ses réflexion, s'inquiétant déjà pour son futur contrôle, Alexander arpentait le bureau, se dérouillant les jambes, semblant lui même plongé dans ses propres pensées. Finalement, il sembla se rappeler de l'existence de sa discrète compagne, et vint s'installer dans le siège en face d'elle, étendant ses longues jambes devant lui. Il lança la conversation sur un sujet moins délicat, lui demandant s'il y avait longtemps qu'elle était arrivée sur Atlantis.

Elia apprécia la délicatesse de son compagnon. Elle ne doutait pas qu'il devait avoir pensé à un certain nombre de remarques mais il n'en fit pas état, et dans ses yeux, elle ne lit pas de jugement. C'était plutôt rare. La plupart des gens qu'elle connaissaient avaient tendance à considérer qu'elle faisait ça pour ressembler aux filles des magasines, alors qu'elle ne rêvait que d'une chose, pouvoir un jour manger normalement, sans ressentir cette répulsion, pouvoir prendre du poids et arrondir un peu les angles aigus de son corps. Pour d'autres personnes, ce n'était qu'un moyen d'attirer l'attention sur elle.

- « Ça fais 7 mois... mais parfois j'ai l'impression que ça fait des années. »
répondit-elle d'un ton rêveur. « Il m'a fallut un peu de temps pour m'adapter, les premières semaines m'ont parut longues. Il faut dire que je ne suis pas quelqu'un de très sociable. J'ai parfois du mal à m'intégrer. Mais maintenant, j'avoue que je n'envisage pas de repartir de sitôt. »

D'un coup, elle réalisa qu'elle jacassait comme une pie. Et eut un peu honte d'elle. Elle allait lui retourner la question, lorsqu'Harry décida qu'il était temps de faire diversions. Il déboula au galop, la queue dressée, sautant sur place avant de faire un bon sur les genoux de son maître pour attaquer sa main, la saisissant entre ses pattes avant en pédalant avec les pattes arrière, faisant semblant de souffler comme s'il avait trouvé un adversaire particulièrement coriace. Elia se demanda un instant comment Mr Hoffman arrivait à garder ses costumes aussi impeccables son petit compagnon, comment il faisait pour éviter que ce dernier les abîmes, leur face des « tirettes ».

La jeune femme ne put retenir un franc éclat de rire devant les facétie d'Harry, alors que Mr Hoffman tentait de rappeler les bonnes manières au petit félin, bien décidé à ne pas s'en laisser compter. Finalement, Alexander eut le dernier mot, et le chat quitta ses genoux en miaulant d'indignation contre le manque d'humour de son maître pour se jeter dans une carton au coin du bureau.

Cette fois, Hoffman sembla particulièrement contrarié. Il ordonna à son chat de sortir immédiatement. Ordre auquel le félin répondit en sortant la tête, l'air de tirer la langue à son maître, avant de replonger dans les profondeur du contenant pour continuer son exploration. Alexander décida de sévir. Elia, toujours souriante le regarda poser son repas sur la table basse pour se diriger vers le carton, a peine s'en approchait-il que le chat en jaillit comme un diable de sa boite, un objet fin et long dans la gueule, et commença à galoper sur le carrelage au point qu'il dérapa.

Alexander en profita pour lui tomber dessus et le saisir par la peau du coup pour lui reprendre son jouet avant d'aller le « mettre au coin » dans son panier. Le chat pris un air renfrogné semblant reprocher à son patron son manque d'humour. Lorsque Alexander se retourna, Elia aperçu l'objet qu'il avait repris à son chat. Un pinceau du genre de ceux qu'utilisaient les calligraphes chinois. Il le rangea dans le carton et commença à mettre un peu d'ordre dans ce que le chat avait sorti du carton avant de revenir s'asseoir pour reprendre son dîner.

Elia vit une feuille qui s'était échappée du carton ou du bureau. Elle posa son verre et sa pomme sur la table basse pour aller la ramasser. Elle avait du mal à supporter de voir quelque chose traîner par terre. Contrairement à ce qu'elle avait pensé, ce n'était pas une feuille du rapport qui se serait échappée, mais un dessins, un dessins à l'encre, en noir et blanc, merveilleusement exécuté. Une tête de lion stylisée. Elle tourna les yeux vers le jeune homme. Elle n'avait pas imaginé que le sérieux Alexander pouvait s'adonner à une activité telle que le dessins, mais il était clair qu'il était doué.

Elle revint s'asseoir sur le canapé, gardant un instant la feuille entre ses mains avant de la poser sur un coin de la table basse exempte de miette et de relever les yeux vers l'artiste.

-  « C'est vous qui avez dessiné ceci ?" demanda-t-elle, curieuse. "Vous avez du talent. C'est magnifique. »
souffla-t-elle en le regardant.
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MessageSujet: Re: Le chat et la souris Lun 25 Juil - 20:54


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Sans surprise elle lui avoua qu'elle n'était point une grande consommatrice d'alcool. Elle eut au moins la politesse de développer un peu plus sa réponse face à sa question anodine. Il était persuadé qu'il lui aurait servi un whisky bas de gamme, qu'elle lui aurait sortie la même chose. Mais qu'importe, elle avait raison sur les arômes boisées, marque d'un grand cru qui ne laissait pas le goût fort de ce breuvage gâcher les saveurs innées des plantes qui ont macérer dans la cuve.

L'homme lui sourit hochant la tête, n'ajoutant rien, puisqu'il n'y avait rien argumenté. Il semblait satisfait de sa réponse, laissant un petit rictus sur ses lèvres pour lui spécifier cet état. C'est toujours plus ou moins ainsi, avec lui, quand il avait la réponse à sa question, si rien d'autre n'amenait à une seconde, le sujet était clos.

Alors qu'il observait son corps en général, elle se sentie obligée de cacher ses chevilles, immédiatement, le regard de l'homme se détourna pour ne pas la gêner de plus. Par moment, il ne faisait pas vraiment gaffe à son regard qui pouvait être très transperçant avec autrui. Et quand cela finissait par déclencher une réaction défensive chez ses interlocuteurs, par politesse l'homme rivait l'acier de ses yeux sur autre chose, avant de revenir plus tard. Là se fut son visage, qu'elle baissa dans son verre. Si elle avait pu, elle aurait rentré son petit nez retroussé dans celui-ci.

Il ne lui demandait point de justifier encore plus son état. Mais elle due sentir cette obligation, quand il lui tendit sans arrière-pensée la pomme. Il l'écouta attentivement. À vrais dire les problèmes alimentaires d'Elias, n'était pas son problème et ne le souciait guère. Cependant, il avait toujours une écoute sur les paroles des autres, analysant leur propos et enregistrant ceux-ci. Au début c'est un réflexe, pour se protéger lui-même d'autrui, puis avec le temps, il avait exploité cette capacité, pour l'utiliser à ses fins et dans un sens continué l'apprentissage de la sociabilisassions chez les êtres humains. Rien de plus agréable, que de voir une personne ce souvenir de vous et vous ressortir un ou deux sujets évoquer à votre première rencontre.

Un fin sourire se dessina sur ses lèvres à l’évocation de la grande doctoresse blonde. Faut dire qu’on ne la loupe pas. Il imaginait très bien la scène, Elia recroqueviller sur son lit d’hôpital, avec Isia qui lui lis ses constantes avec une menace à peine voilée de son retour sur terre. Il y a de grande chance que la jeune fille ait été suffisamment marquée pour essayer de continuer à lutter contre ses propres démons. La rendant un brin plus fort que les autres malgré son aspect si délicat.


«• Et elle a due vous dire ça avec toute la conviction du monde, enchaîna-t-il d’un ton ironique.»


En tout cas, une fois assis en face d'elle, il changea de sujet. Cela ne servait à rien qu'elle s'étale sur ce sujet qui devait la mettre encore plus mal à l'aise et qui ne l'intéressait pas vraiment à l'heure actuelle. Même si en toute franchise l'homme aurait pleins de question à lui poser. Dans une curiosité les plus saines, car il n'avait jamais eu de personnes anorexiques… enfin si, mais elles ne s'en sont pas sorties et il était bien dur de leur parler de ce sujet-là, sans qu'elles vous observent avec de grands yeux « moi anorexiques ? Mais non voyons ! Je suis fine, mais pas maigre ». Donc en sommes des conversations sans aucun intérêt. Puisque les nanas n'avaient pas conscience de cette maladie. Alors, Elia, elle semblait tout bonnement lucide et lutter contre la balance.

Elle lui parla de son arrivée et de ses difficultés à se sociabiliser. Dans un sens, il était dur d'intégrer un groupe aussi grand qu'une ville, constitué de personne « élitiste, car seuls les meilleurs étaient recrutés selon la plaquette… qui voudrait parler avec la femme de ménage ? Non il est plus valorisant de discuter avec l'éminent chercheur en nanotechnologie. Mode de pensée débile aux yeux d'Hoffman, mais réaliste de la situation.

Il n'eut pas le temps de répondre quoique ce soit que l'épisode du coup de folie d'Harry apparu. Le matou, cherchai réellement à jouer et comme Alexander était que peu réceptif à se faire mordiller la main, l'animal alla donc se venger dans le « carton interdit ». Arrachant des rires francs de la jeune femme face aux bêtises du chat.

En rangeant son carton d'art créatif, il se fit une remarque qu'il était tant que son armoire arrive, car là, ce carton attisait que trop les envies d'Harry et surtout cela faisait bordélique. Il ne tenait pas à avoir son matériel dans ses quartiers, puisqu'il y passait que peu de temps. Alors, que dans son bureau c'est parfait. Il soupira, se demandant bien si le meuble commander allait être suffisante grand pour ranger toutes ses affaires… faut dire qu'il en avait tellement. À la plus grande joie d'Harry, qui s'amusait à lui perdre des pinceaux ou autres stylos calligraphiques. Sans parler des traces de pattes sur ses feuilles.

Une fois, ce petit rangement fait, il regagna sa place, mais la jeune femme, venait de la quitter, une feuille en main. Curieux l'homme leva un sourcil, toisant le document. Avait-il oublié cette page au torchon de notre cher Zelanka ? Elle semblait surprise par ce qu'elle y découvrait… et par transparence il commençait à comprendre ce qu'elle venait de dénicher. Elle lui confirma en déposant le dessin sur la petite table. Le regard de l'anglais suivis les mouvements de son croquis, sentant une gêne naître en lui. Il n'aimait pas vraiment faire étalages de ses activités, en réalité il ne parlait que peu de lui. Et cette jeune femme, en avait un peu trop découvert sur lui en peu de temps. Merci Harry pour ton sens de la découverte vraiment !

Pourtant, il resta pareil à lui-même voilant la perfection son irritation intérieur, plus diriger envers lui qu’envers cette technicienne observatrice et chanceuse. Il hocha la tête à sa question. Son coude alla trouver un accoudoir, pour caler nonchalant sa tête. Son sandwich était encore sur ses genoux.


«• Vous aimez l’art ? »



Il ne répondit point à son compliment sauf peut-être par un petit sourire très discret au coin de ses lèvres se dessina. Il était rare que l'homme réponde à ce genre de choses de toute manière, sauf par de l'ironie ou une boutade. C'est une forme de modestie, mais dans son cas c'est de la pudeur. Il se souvenait d'un qualificatif qu'avait employé sa sectaire chez Falcon, elle le trouvait aussi sauvage que Spirit. Elle avait un peu trop regardé les dessins animés avec sa fille de 6 ans… mais la comparaison était là, un cheval sauvage qui mettait du temps à accorder sa confiance et à se dévoiler, changeant de caractère quand cette barrière était franchie. Souvent, la barrière était plus facile à sauter avec l'intervention d'Harry. Mais l'homme restait toujours sur une retenue assez forte. Sauf dans un cas, avec Erin, le courant était passé tout de suite et l'obstacle n'avait pas eu le temps de monter bien haut. Ce qui mit dans une étrange situation les deux personnes. Une exception. Comme Elia, qui en savait trop…

Maintenant qu'elle savait pour son coup de pinceaux elle pouvait aisément se douter que les tableaux qui ornaient son bureau était de lui. Cela pouvait faire vantard, hors ce n'est point le cas. Quitte à dessiner autant les afficher sachant que personne ne se doutait que le froid et impressionnant Mr Hoffman avait un loisir plus léger. Tous le voyaient bien s'éclater avec des chiffres ou avec les échecs. Mais non, lui c'est l'art, s'en mettre pleins les doigts et laisser son imagination débordante créer un univers.

Tête toujours appuyer sur sa main qui soutenait élégamment son menton, il regardait Elia. Se demandant bien ce qu'il allait faire d'elle si elle continue à percer tous ses petits secrets. Et sans surprise pour ça, part mais sûrement pour la jeune femme, il sortit l'une de ses spécialités : la phrase qui fait BOUM. Celle qui arrive comme ça au milieu d'une conversation et qui laisse soit un goût amer ou des rires jaunes.


«• Je ne sais pas ce que je vais faire de vous si vous continuez à dénicher encore des secrets. »


Ah oui, sa phrase était complètement à double tranchant avec son humour pince sans rire. Le problème étant qu'il n'y avait mis aucune tonalité particulière, mise à part sa belle voix de velours accentué et son expression calme et posée sur son visage. Il était alors bien difficile de savoir si c'est un reproche, une constations, une question, un brin d'humour. Lui bien sur le savait mais il aimait bien voir les réactions des personnes.

Il finissait son sandwich, buvant un peu d'eau dans son verre. Il ramassa les miettes pour les jeter et se déplaçai à nouveau pour attraper son ordinateur et s'asseoir à côté d'Elia. Il était patient et comptait bien attendre qu'elle ait finie sa pomme en entière. Au moins elle aura ça dans son estomac. Et cela risquait de prendre un peu de temps, pour que le petit oiseau finisse de remplir son maigre estomac. Sans prévenir il se leva, il déposa son ordinateur, avant de se diriger vers une de ses imposantes armoires et la bouilloire.

«• Voulez-vous du thé ? »

Il prit deux tasses, dont une qui contenait déjà une boule à thé remplis avec l'un des mélanges qu'il avait dans les élégantes boites de métal ornés d'arabesques. Il attendit avec cette même patience la réponse d'Elia. De toute manière il savait qu'il ne dormira pas et autant rester éveillé le plus longtemps avec un thé dans les veines. Bien entendu il avait vu les sachets de thé. Mais en tout franchise il préférait le siens qu'à celui basique du mess. Sachant qu'il comptait bien se remettre au boulot dès qu'elle eut finit sa pomme.




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MessageSujet: Re: Le chat et la souris Mar 26 Juil - 15:23
Elia ne comprenait pas trop pourquoi elle avait raconté tout ça à cet homme qu'elle ne connaissait que depuis quelques heures, et qui semblait être particulièrement peu curieux. Elle se sentit bête à bavasser comme une pie, racontant son histoire à quelqu'un qui n'avait rien demandé. Quoi qu'il en soit, elle vit le léger sourire de l'homme quand elle évoqua la belle doctoresse blonde. La remarque qu'il fit la concernant lui laissa entendre que lui aussi avait eu à faire à la belle.

La jeune femme sourit en se remémorant ce moment. Elle se rappelait l'effarement de la belle blonde quand elle avait découvert son corps frêle et le poids que la balance affichait. Elle se rappelait aussi son froncement de sourcil et sa leçon sur le fonctionnement du corps humain, qui nécessitait du carburant, surtout pour quelqu'un ayant un métier physique. Et Effectivement, elle avait conclu l'entretien entre courroux, menace et encouragement, lui expliquant qu'elle allait s'occuper personnellement suivre son cas, et qu'elle ne lui ferait pas de cadeaux. Jusqu'ici la menace avait porté. Elia savait que si la doctoresse la déclarait inapte à son travail, elle serait obligé de rentrer sur terre, et elle n'avait pas envie que cette merveilleuse aventure prenne fin par sa faute.

- « C'est le moins qu'on puisse dire. »
commenta laconiquement la petite femme de ménage.

Evoquer ce sujet l'avait mise mal à l'aise. A nouveau elle se sentait particulièrement déplacé dans ce bureau, en compagnie de ce membre de l'expédition placé bien plus haut qu'elle dans la chaîne alimentaire. Elle sentit revenir au galop sa timidité et sa gaucherie. Le quart d'heure de folie de Harry lui fut une diversion bienvenue, lui donnant l'occasion de se lever pour aller ramasser la feuille qu'elle pensait être une partie du dossier sur lequel ils travaillaient.

Lorsqu'elle s'approcha de lui avec le dessin à la main, le complimentant sur ses dons, il se contenta d'un hochement de tête, lui demandant si elle aimait l'art. Elia était bien embarrassé pour répondre. Sa culture artistique était plutôt réduite. Bien sûr, elle connaissait les œuvres de quelques grand peintres. Elle avait même eut l'occasion de voir de prés certains tableau de maîtres quand elle avait travaillé dans des maisons très huppées. Mais, elle ne se considérait pas comme une connaisseuse. Et puis surtout, elle se fichait pas mal du nom du peintre. Il lui était arrivé de se demander comment on pouvait payer une fortune ce qu'elle considérait comme une infâme croûte, et d'être émue par le tableau d'un artiste de rue. Elle haussa les épaules.

- « Je ne peux pas que je sois une grande connaisseuse du monde de l'art, je dirais juste que j'aime ce qui me touche. »

La jeune femme laissa errer son regard sur les différentes toiles qui égayait les murs du bureau, elle n'eut pas besoin de lui demander s'ils étaient de lui. Elle retrouvait une certaine « patte », même s'ils étaient différent du dessin en noir et blanc qu'elle venait de poser sur la table basse, elle retrouvait un familiarité de traits dans les différentes œuvres.

Lorsqu'elle ramena son attention sur son interlocuteur, il avait le menton posé négligemment sur sa main et la regardait d'un air qui lui sembla vaguement curieux.

La remarque qu'il lui fit l'amena à lever un sourcil surprit. Elle avait été dite d'un ton neutre, qui ne permettait pas de savoir s'il plaisantait ou s'il était sérieux. Mais elle avait déjà comprit que le jeune homme pouvait avoir un humour décoiffant tout en gardant son air pince-sans-rire. Maintenant qu'elle se sentait un peu plus à l'aise avec lui, elle décida qu'elle pouvait bien entrer dans son jeu.

Elle retourna s'asseoir en face de lui et croqua dans sa pomme, faisant un effort particulier pour pouvoir soutenir son regard d'acier en gardant un visage aussi neutre et inexpressif que possible avant de répondre.

« Ma fois, si je dois découvrir des secrets inavouables, je ne vois que deux solutions. Soit vous êtes obligé de me tuer pour vous assurer de mon silence, soit vous m'épousez, puisqu'il paraît qu'une femme ne peut pas témoigner contre son époux. »

Elle lui sourit distraitement avant de continuer à grignoter sa pomme pendant qu'il finissait son sandwichs. Une fois son repas achevé, il ramassa soigneusement les reliefs de son repas avant de saisir son ordinateur et de revenir s'asseoir à coté d'elle. Elle eut la tentation d'en profiter pour poser son maigre en-cas, mais il ne semblait pas décidé à reprendre le boulot tant qu'elle n'aurait pas fini son fruit. Elle soupira discrètement en jetant un coup d’œil à son dîner. Elle en avait mangé à peine plus de la moitié et pourtant, elle avait l'impression qu'elle ne pourrait pas en avaler une bouché de plus.

Elia sentit le sofa bouger et vit Mr Hoffman se lever après avoir posé son ordinateur sur la table basse pour se diriger vers l'une des armoires lui demandant si elle désirait boire un thé. Pourquoi pas ? se dit-elle, le liquide chaud l'aiderait peut être à faire passer la pomme plus facilement.

- « Oui. C'est très aimable, je vous remercie » répondit-elle en le regardant préparer la boisson avec concentration.

Pendant qu'il s'affairait, Harry profita de la relative distraction de son maître pour revenir s'installer sur le canapé, avec un air détaché semblant dire « Moi ? Puni ? Vous vous méprenez ma chère. ». Elle rit à nouveau et recommença à le caresser pendant qu'il se roulait sur le tissu du siège, lui offrant son ventre, saisissant ses mains entre ses pattes avant en pédalant avec les pattes arrière, comme s'il combattait un furieux adversaire. Mais on voyait que le félin était habitué à jouer ainsi. Il gardait les griffes rentrées et les mordillement ressemblait plus à des chatouilles qu'à autre chose.

Alors qu'elle se penchait un peu vers lui, une mèche de ses longs cheveux vint caresser le museau du félin. Aussitôt, il délaissa les mains de la jeune femme pour s’intéresser de plus près à ce ruban soyeux et mobile bien plus amusant. Elia éclata à nouveau de rire, rentrant dans le jeu du chat, utilisant sa chevelure comme un plumeau pour amuser l'animal.

Elia sentit son niveau de stress baisser drastiquement. Les jeux du chats monopolisait toute son attention, et ses doux ronronnements avait quelque chose de particulièrement apaisant. Elle se sentait bien à présent, elle avait même l'impression qu'elle ne s'était pas sente aussi heureuse depuis des mois. Entre deux éclat de rire, elle croquait dans sa pomme, sans même s'en rendre vraiment compte et sans ressentir le moindre écœurement.
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MessageSujet: Re: Le chat et la souris Mer 27 Juil - 19:45


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Ainsi la doctoresse avait été suffisamment menaçante envers Elia, pour la faire percuter. Il aurait pu continuer sur ce sujet, mais il remarquait que trop bien la gêne de la jeune femme. Faut dire qu'elle avait quand même dévoilée beaucoup de choses d'elle, comme pour compenser le fait qu'elle en savait déjà beaucoup trop sur lui.

Sa question sur l'art, continua à mettre dans une position difficile Elia. Pourtant, elle pourrait bien lui répondre un « non » franc et affirmatif qu'il ne s'en vexerait pas. Alexander est un homme curieux, mais la politesse lui valait de calmer ses élans et ces questions. Car sinon vous croulerez sous celles-ci. Surtout lors d'une première rencontre. Pourtant, même si depuis le début, il semblait lui faire poliment la conversation, éloignant des sujets « délicat » d'un revers de main, ce n'est qu'une impression pour faire une diversifions et masquer sa curiosité mal placer. Faut dire que ce n'est pas bien venu que l'un des administratifs le plus haut placé questionne une autre personne. Il y a toujours un but et les personnes finissent par se braquer. Sauf Elia, qui de toute manière avait l'art et la manière de beaucoup parler.

«• Donc oui, vous aimez, qu’importe au final le nom du peintre. Le but étant que les personnes vibrent faces au toile et non pleure au moment de payer. Enfin, je conçois l’art comme ça, il faut ressentir, la vivre et non y trouver un sentiment d’appartenance matérialiste. »


L’anglais, parla d’une traite, on sentait que sur ce sujet il pouvait en parler durant des heures. D’ailleurs sa voix était accueillante et non froide, du moins pour ce dialogue.

Elle retourna s’asseoir après sa petite remarque bien tranchante. Elle soutenue son regard au prix de grands efforts qu’il mesura dans sa tête. Il admira sa concentration pour garder le visage inexpressif au possible quelle voulu donner dans sa voix pour lui répondre. Elle essayait de l’imiter en rentrant dans son jeu ? Qu’elle drôle d’idée, mais amusante. La phrase d’Elia fut au début prévisible, mais la fin était particulièrement osée et l’homme eu un rire discret. Elle l’avait bien trouvé.

«• J’ignore ce qui serait le pire pour vous… fut sa phrase avant de se lever et la rejoindre.»



Mais il ne resta pas en place, l'envie de feuille de thé était peut-être trop fort. Il lui servit de l'eau chaude dans une des tasses. Elles étaient blanches avec des motifs abstraits d'art japonais noir. Un cadeau que lui avait fait un client, quand il était PDG de Falcon compagnie, un japonais très férus d'art aussi, avec qui il avait écumé les petites galeries de peintres sans noms doré de la capitale londonienne. Il se souvenu de ce moment, plusieurs fois l'asiatique était venu en Angleterre et à chaque fois, les deux hommes avaient fini par nouer une amitié et quand Alexander était allé au japon, il avait pris soit de prendre 3 semaines, histoire de pouvoir certes, négocier un contrat de plus avec lui, mais aussi découvrir la richesse de cette île en bonne compagnie. Il avait encore des contacts très réguliers avec client devenu ami, regrettant de ne pas pouvoir lui faire part de cette riche aventure qu'il vivait dans une autre galaxie.

Il allait lui demander quel parfum, quand Harry venait de retrouver sa place et jouait avec la technicienne qui riait doucement. Il remarqua qu'elle avalait plus facilement son aliment. Là était peut-être la clé pour qu'elle mange, qu'un chat joue avec elle. Il se tue, laissant Elia tranquille avec un Harry farceur. Il fit l'impasse sur le choix de la mixture au profil de l'estomac « pleins » de la petite souris verte.

Il mit dans sa boule à un thé un classique, un Earl Grey fruité aux saveurs longues. Et il se prit pour lui un jasmin. Il attendit patiemment qu'elle eut finit la pomme, mettant plus de temps que nécessaire pour la préparation. Quand cela fut fait, il revenu déposant les deux tasses sur la table basse. Harry, releva la tête vers son maître, reprenant une place assise, pour tapoter de sa patte la cuisse d'Alexander, comme pour lui demander « je suis encore puni dit ? ». L'homme le prit dans ses bras et l'animal frotta immédiatement sa tête contre le visage de l'administratif, pour s'asseoir à la place du chat. Il déposa le félin sur les genoux d'Elia, pour reprendre son ordinateur. Mais le chat, trouva plus drôle de venir se loger sur les épaules de l'anglais en ronronnant bruyamment, frotta sa petite tête sur la nuque de son humain. Oui, cela était parfaitement un câlin de pardon et d'amour.
Alexander réajusta la position de son chat, pour éviter qu’il le gène et il leva son regard vers la jeune femme.


«• On reprend ? »







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MessageSujet: Re: Le chat et la souris Mer 27 Juil - 22:58
Quand Alexander commença à parler d'art, son ton se fit moins froid, il se montra aussi plus volubile et Elia comprit que ce devait être un de ses sujet de prédilection. Elle hocha la tête, elle était tout à fait d'accord avec ce qu'il disait.

- « Oui, c'est exactement ça. Pour moi, une œuvre d'art doit provoquer une émotion, peu importe qu'elle ne soit pas techniquement parfaite, du moment qu'on éprouve quelque chose en la regardant. » Son regard se perdit dans le vague un instant alors qu'un souvenir lui revenait. « Il y a plusieurs années, ma tante a acheté un tableau, elle était toute fière, parce qu'il était « parfait », et effectivement, il l'était... pas une forme qui ne corresponde pas à la réalité, pas une coup de pinceau de travers... techniquement, il était parfais. » Elle posa ses yeux noisettes dans l'acier bleu de ceux de Mr Hoffman avant d'ajouter « Mais il était vide... comme mort, à un point tel que ça en était dérangeant. Il aurait tout aussi bien pu avoir été peint par un robot. Il ne s'en dégageait pas la moindre parcelle d'émotion. J'ai toujours détesté ce petit tableau. »

Encore une fois, elle avait trop parlé, elle en était consciente, mais il y avait si longtemps qu'elle n'avait pas eu l'occasion de discuter avec quelqu'un de cultivé et intéressant. Bien sûr, elle était loin d'avoir la même éducation que lui, mais sa conversation était intéressante, et il semblait lui aussi prendre une sorte de plaisir à ce papotage. En tout cas, il ne lui avait pas encore fait sentir qu'elle n'était pas là pour discuter, et que son manque de culture l'agaçait. Tout au plus lui avait-il reproché sa curiosité et sa perspicacité avec une phrase qui, s'il l'avait prononcée plus tôt, au début de leur rencontre, aurait probablement terrifiée la jeune femme. Elle avait maintenant compris qu'il maniait l'humour noir et éventuellement l'humiliation, mais, elle n'avait pas eu à faire face à l'humiliation, et l'humour noir en guise d'intimidation, elle pouvait s'en accommoder, voire s'en amuser, ce dont elle ne se priva pas avec une réponse plutôt impertinente.

A peine l'avait-elle prononcé qu'elle se dit que cette fois, elle allait y avoir droit à la remise en place humiliante. Mais finalement, non. Il eut même l'air d'être amusé, en tout cas, c'est ce que le très léger rire qui lui échappa et qui aurait pu passer inaperçu, lui laissa penser. Pour toute réponse, il se contenta d'une remarque sibylline laissant entendre que se serait comme choisir entre la peste et le choléra.

Ce fut au tour de la jeune femme de laisser échapper un léger rire.

- « Oh ? Serais-je en présence du descendant de Barbe Bleue ? »
demanda-t-elle, moqueuse, en le regardant revenir s'asseoir prés d'elle.

Curieusement, maintenant que la première surprise était passé, et qu'elle commençait à comprendre comment il fonctionnait, elle ne se sentait plus aussi mal à l'aise avec lui. Visiblement, l'anglais si coincé au premier abord ne semblait pas dédaigner un peu d'humour.

Il ne resta pas en place très longtemps, se relevant presque immédiatement assis, il se releva pour aller préparer du thé. Pendant qu'il s'occupait de ce rituel, Elia jouait avec Harry, elle était tellement absorbée par les facéties du chat, qu'elle ne réalisa pas vraiment qu'elle venait de finir sa pomme quand le jeune homme vint la rejoindre.

Elle ne réalisa son retour que quand le chat se détourna d'elle pour s’intéresser à son maître, frottant sa tête contre lui, en ronronnant comme un moteur, semblant lui demander s'il était encore puni, ou tenter de se faire pardonner sa bêtise précédente. Il avait posé devant elle une tasse qui dégageait une agréable odeur. Elia sentit son cœur s'attendrir quand elle vit le jeune homme prendre son chat. Elle se dit que bien peu de femmes avaient du avoir droit à de telles marques d'affections de la part du beau jeune homme, et que bon nombre de ses compagnes avaient du ressentir une certaine jalousie, pas forcément infondée, envers le chat.

Elle fut tout à la fois surprise et flattée quand Alexander déposa le félin sur les genoux de la jeune femme pour reprendre son ordinateur sur ses genoux. Mais l'animal en avait décidé autrement. Il semblait plus concentré sur son maître, cherchant à toute force son attention et son approbation. Visiblement, la petite bête était sensible et voulait absolument s'assurer que son maître lui avait pardonné son incartade. Les papouilles et les caresses de la jeune femme n'y firent rien. Il quitta ses genoux pour aller s'enrouler autour du cou de son maître, frottant son museau contre sa joue et patouillant ses épaules en lui lançant des regards énamourés et suppliants.

Mr Hoffman ne sembla pas s'en préoccupé plus que ça, se contentant de le déplacer légèrement pour ne pas être gêné dans ses mouvements, avant de se tourner vers la jeune femme pour lui demander si elle était prête à reprendre.

- « Dés que vous aurez fait la paix avec Harry. » répondit-elle en lui lançant un coup d’œil espiègle.
Elle rit prenant une gorgée du délicieux thé qu'il lui avait servit pour leur laisser le temps de régler leur différent, avant de reprendre le document là où elle s'était arrêté et de continuer sa lecture, s'efforçant d'articuler le mieux possible les mots scientifiques qu'il lui avait déjà expliqué, extrapolant parfois certains encore inconnu par déduction. Parfois, le jeune homme l’interrompait pour lire ce qu'il avait résumé, s'assurant ainsi qu'il parvenait à vulgariser suffisamment la prose de Zelanka pour qu'elle soit compréhensible par des non scientifiques.

Finalement, les choses n'avançaient pas si mal que ça, et elle se prit à espérer que Mr Hoffman aurait peut être même le temps de se reposer un peu avant sa réunion. Même si, de temps à autres, quelques autres mots déplacés venait émailler la prose du scientifique et faisait rire la jeune femme.

Elle découvrait une facette du timide Dr Zelanka qu'elle ne connaissait pas mais qui, finalement l'amusait beaucoup. Elle réalisa que la prochaine fois qu'elle aurait l'occasion de le croiser dans son laboratoire, elle ne le regarderait probablement pas comme un professeur Nimbus un peu naïf, mais comme un professeur Nimbus un peu naïf mais non dénué d'un certain humour. Elle aimait bien le personnage qu'elle découvrait à travers cette blague de potache.
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MessageSujet: Re: Le chat et la souris Dim 31 Juil - 23:03


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Sans surprise la jeune femme enchaîna très vite, racontant l'histoire de ce « tableau parfait » qu'avait acheté sa tante. L'homme se rendit compte, qu'elle aimait beaucoup mettre en avant d'histoire pour décrire ses ressenties. Cela n'était en rien géant, puisque c'est sa manière de communiquer. Elle avait ce besoin d'illustrer. Petit il faisait souvent pareil, trouvant de belle image, pour servir une métaphore et expliquer une situation auquel il n'avait pas eu assez de vocabulaire pour l'exposer à son père. Avec l'âge, il avait appris, à ne rien dire de personnelle et de se concentrer sur des « images » plus neutre oubliant celle qui sortait de son cœur.

Qui n'avait pas eu dans sa famille, la tante ou le cousin, qui se croit « connaisseur » et qui pense qu'un tableau « parfait » sera l'apothéose sur son mur. Enfin la perfection ou la signature ronflante d'un artiste mort. Il comprenait que trop aisément ce qu'elle était en train de lui décrire. Il aurait pu lui parler d'art jusqu'au bout de la nuit, mais ils avaient à la base une mission et il du restreindre son envie de rebondir sur chacun de ses mots. La lueur dans soin regard était parlante, il aurait bien continué s'il savait que l'heure filait à grande vitesse.



«• La technique c’est une bonne chose quand elle est associée à un ressenti… malheureusement l’art de maintenant c’est soit tout l’un ou tout l’autre, donnant des œuvres sans saveurs …juste provocantes.»


Il parlait bien entendu de l'art moderne, qui semblait contenir un ramassis de fumier bien chaud et qui avait dû mal à fermenter, pour enrichir correctement la terre. Pourtant, il y avait des artistes intéressants dans le lot, mais si peu. La technique ne faisait pas tout, tant que l'émotion comblait les pertes… mais quand il n'y avait ni l'un ni l'autre c'est juste de la merde. Ou comme s'il n'y avait qu'un élément. Un tableau hideux, mais avec de l'émotion ne devenait pas génial, juste merdique et provocant. Car, faut avouer que l'art moderne aime particulièrement les éléments gores, sexuels et sales de l'humanité. Oubliant qu'on pouvait dessiner poétiquement une référence sexuelle sans choquer avec énorme phallus en plein milieu. Ou bien savoir prendre sur le vif une scène de bataille sans la rendre insoutenable et gênante à cause de détails inutile qui traduise du problème physiologique de l'artiste… enfin si on pouvait nommer cela encore artiste. Après tout c'est l'avis très personnel de l'anglais. Tout le monde n'était point de cet avis.
Il eut petit soupir, pour mettre fin à cette discussion qui allait les mener loin de leurs objectifs finals.

Elia, ne perdait pas le nord et ne manqua pas d'humour en lui demandant s'il était l'un des héritiers de Barbe bleu. Un fin sourire carnassier se dessina sur les lèvres moqueuses de l'homme. Il fit exprès de ne pas lui répondre oralement, juste une expression de son faciès laissant le doute. Cela l'amusait bien. Faut dire qu'il reste quand même très chat, il semble adorer les petites piques. Comme un chat qui joue avec sa souris.

Une fois les préparatifs faits, Harry semblait vouloir se faire pardonner et pour ça, il colla encore plus Alexander, se fichant complètement des convenances des humains. Le matou, ne comprenait pas la retenue de son humain, qui d'habitude le câline, en le prenant contre lui, caler contre son torse. Ainsi, l'animal pouvait mettre sa tête dans son cou chaud et savourer un câlin salvateur. Hors, là, certes l'humain venait de le prendre, mais ce ne fut pas le résultat qu'espérait le matou en pleine opération séduction. Et malgré le fait, qu'Alexander le mit sur les genoux d'Elia, dans l'espoir d'être moins dérangé par les assauts de tendresses de son animal… cela ne changea rien à l'état du chat. Il ne put s'empêcher de se dire que si cela avait été Erin, Harry aurait été moins difficile. Au contraire, il aurait passé sa soirée sur les genoux de sa seconde humaine de cœur.

Mais bon, le chat désira que la présence de son maître et il savait se montrer chiant. Alors, quand Elia, lui fit remarquer qu'il allait reprendre que s'il faisait la paix avec Harry, l'homme la toisa surprit. Il aurait pu l'envoyer bouler, lui disant de se mêler de ses affaires, hors il n'avait pas de raison de la mettre en boite. Il eut un rictus amusé sur le coin des lèvres.


«• Bien madame, répondit-il d’un ton légèrement espiègle, tout en gardant sa prestance naturelle.»


Elle se détourna pour boire son thé. La main de l’homme alla trouver la tête de l’animal qui ronronna de plus belle. D’un mouvement rapide, avant qu’Elia ne reporte son attention, il toucha de son visage celui de son chat qui lui fit une lèche sur le nez.

Puis enfin, ils reprirent le torchon de ce cher docteur. Elia, fit beaucoup d’effort pour bien articuler les mots. Maintenant qu’elle était plus à l’aise, sa lecture fut plus fluide. De temps à autres, il vérifiait si sa traduction était juste en lui demandant si elle comprenait. Il semblait attacher beaucoup d’importance à la compensions de ses passages, insistant sur certain point. « Vous êtes sûr de bien comprendre ? Oui ? Bien » « et quand je vous dis ça ? ça vous évoque quoi ? ». Fut-il chiant ? Non pas vraiment, enfin il ne le perçut pas comme tel, il était simplement exigeant. Certain pouvait trouver cela bête de demander à la femme de ménage de voir si elle comprend les passages scientifiques, mais en réalité cela avait tout son sens, car elle n’était qu’une parfaite néophyte qui n’avait point eu la chance d’avoir beaucoup d‘étude dont une sensibilité propre à certains. Si elle comprenait, sans qui ait besoin de lui expliquer pendant des heures, cela prouvait qu’il avait réussi sa vulgarisation et puis bon la jeune femme pouvait se trouver que plus utile, que d’être une simple liseuse humaine.

De temps à autres des petits œufs de pâques venaient aiguiller le texte, arrachant certains rires de la part des deux humains. De plus, en plus fréquente… au point qu'après une phrase des plus évocatrice sur la pénétration de la matière par le prépuce des atomes… Alexander qui se fut contenté de pouffer de temps à autres, ne put retenir son rire. Sa grande main massa son visage, presque désespérément face au cas de ce pauvre docteur qui avait dû faire de bien vilaines choses, pour marquer autant de coquilles. Surtout que cette phrase était loin d'être délicate. Juste alors, on avait eu le droit à des mots plutôt délicats … mais là, niveau « bourrinitune » cela battait des records. Le pire étant qu'Elia en avait loupé quelqu'un, même si parfois, le visage clame de l'homme se fendait de quelques rictus amusés. Et pour vous dire cette phrase, fut l'apothéose du torchon… la pauvre jeune femme, eu du mal à lire ses quelques mots et cela fut encore plus rire l'homme, qui se demandait si Zelanka avait dû rire en relisant sa merde fluo !


«• Il a dû perdre un parie … je ne vois que ça… si ça continue, je crois que le doute sur la sexualité d’un E2PZ serait à étudier…


Il lança un petit regard taquin à la jeune femme, le temps d’un battement de cil avant que cela disparaisse de son beau visage.

Il tourna de droite à gauche la tête. Il regarda sa montre il était 3h du matin. Le temps était passé très vite et après deux tasses de thé, il sentait des picotements dans les yeux. Il se prit à regret de n'avoir que dormir 4h depuis le début de la semaine. C'est humainement normal, de commencer à en avoir marre … surtout qu'il n'avait pas fini sa présentation… il soupira, écoutant d'une oreille distraite la suite de la lecture.

En parcourant ses notes, il avait l'essentiel pour sa présentation de demain. Le reste devait être des détails sans grands importances pour des financeurs. Il se décala légèrement, commençant à remplir son power point d'infirmation, mettant des commentaires. Il savait faire deux choses en même temps.

Il ressentie un certain inconfort sur les épaules, Harry, c'était endormie et on entendait un léger ronflement de temps à autre. L'anglais, fit un signe à Elia, d'arrêter sa lecture et il déposa son ordinateur sur la table basse tour en restant bien droit. Puis, d'un mouvement fluide, il fit tomber le chat dans ses bras qui étaient encore endormie. Tout au plus l'animal, leva un œil, pour vérifier mais se laissa faire comme une peluche en toute confiance. Harry était sur le dos, les quatre pattes repliées sur son petit ventre soyeux. L'anglais, alla le poser délicatement sur le siège d'en face. L'animal, roucoulant, avant de se remettre en boule pour dormir paisiblement.

Il était indéniable que l'homme eu un regard tendre pour son chat. Il se retourna pour reprendre sa place, se massant l'épaule d'une main. Encore une fois, il se fit le constant qu'heureusement qu'Harry était un petit chat et non un grand, car son poids était à la longue pesant.

Elia reprit la lecture et il finissait sa présentation en même temps, marquant de temps à autres les éléments importants. Des schémas firent leur apparition économisant la lecture de 5 pages. Un bâillement lui échappa, camoufler derrière sa grande main fine et élégante. Une nouvelle fois, il se fit le terrible constant qu'il devrait encore faire du grand art demain, pour assurer son petit show. Cela n'était pas la première fois, de faire une nuit blanche pour une réunion… mais jamais avec 4h de sommeil dans les pattes juste avant. La fatigue débutait dans son corps et il commençait à avoir chaud. Il se surprit à ne plus écouter des passages, la voix d'Elia devenait une berceuse. Il se ressaisit avant de sombrer, se demandant si la jeune femme, avait commencé à voir qu'il avait somnoler durant quelques secondes.

Pour redynamiser son corps, il réajusta une nouvelle fois sa position, ne trouvant rien qui lui faisait grâce. Il commençait à s’impatienter intérieurement. Et au final, après deux mouvements élégants, il trouva un juste milieu. Le dos callé contre l’accoudoir, une jambe plier en équerre sur son genou. Il faisait face à la jeune femme sur le canapé.

Il ne sut dire, si c’est le fait qu’il commençait à avoir envie de dormir ou si c’est la voix agréable de la jeune fille américaine qui le berçait … mais, il se sentais sombrer doucement, même si son visage restait intact. Il commença à lutter contre une fatigue vicieuse, qui avait eu l’envie de le prendre, là maintenant et sur le champ ! Il se battit quelques minutes, reprenant surface quand Elia, commença à lire une chapitre bien étrange…

Une lettre d’excuse de Zelanka, glisser entre les paragraphes de son dossier, sur les mots crus utilisés… expliquant pourquoi il avait dû faire cela et avec quelle honte il avait eu à rédiger pareille erreur. Le pauvre homme, avait subi la pression d’un collègue, qui désirait se venger de la façon, d’ont le chef de projet l’avait rembarrer et remit à sa place lors d’une réunion. Son collègue n’avait pas eu le courage de faire front, alors il avait jeté son dévolu sur une proie plus fable comme Zelanka. Une piètre vengeance car cela impliquait un pauvre homme qui n’avait rien demander. À croire que déjà Hoffman, était craint.

Son regard bleu acier était levée sur Elia et il resta quelques minutes à la regarder. Il réfléchissait en même temps, ne se rendant nullement compte qui la détaillait inconsciemment.

«• Je dois faire peur, apparemment. Fut une phrase plus dite pour lui-même que pour elle. Mais elle sortit naturellement. « Heureusement que je me rase » dit-il d’un ton amusé, reprenant la pique d’Elia sur barbe bleu..»


Une nouvelle fois, il sentie des vagues de fatigue remonter dans son corps. Lasser de se battre, il déposa son ordinateur, allant se servir un verre de whisky. Il tenait bien l'alcool, pour avoir bu durant des années à l'excès durant les soirées étudiantes ! Mais combiner à la fatigue, soit ça allait le sécher soit il pourrait encore continuer quelques heures avec les idées claires … enfin peut-être parsemées de quelques bêtises, s'il saisit des piques que lui fait la jeune femme. Ou dans un dernier cas, l’exciter mais ce dernier état ne l’inquiétait pas vraiment. Il serait étonnant que la jeune femme, décide soudainement de lui faire des avances. Quoiqu’il eût eu des surprises avec sa secrétaire chez Falcon. Menfin, il haussa mentalement les épaules, ne prenant nullement cette considération en compte.

Il repartie, vers elle, laissant la carafe en verre sur la table basse, au cas où, elle voudrait aussi en boire. À la plus grande surprise, l'homme n'était pas pègre, il était plutôt partageur. Il but, assez vite le liquide ambrer, espérant que ça allait agir vite et dans le bon sens. Il n'aimait pas vraiment utiliser les effets de l'alcool, pour se « booster » … faut dire que les boissons énergisantes ne marchaient pas sur lui et elles avent un goût infecte. Donc mise à part un bon whisky ou bien une action dynamique qu'elle qui soit, il n'avait rien pour réanimer son corps, qui avait décréter qui voulait dormir. Malgré qu'il sache se contenir au maximum, il devait combattre avant que cela ne se voit.




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    Alexander Hoffman
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MessageSujet: Re: Le chat et la souris Lun 1 Aoû - 2:10
Quand Alexander répondit à son histoire sur le tableau « techniquement parfais » de sa tante, elle hocha la tête, elle n'était que trop d'accord avec lui. Elle appréciait cette conversation avec le jeune homme, mais même si elle devina à son regard et a son ton que c'était un sujet qui le passionnait, ils n'avait pas vraiment de temps à perdre. Elle se prit à le regretter, avant de se rappeler que sans le travail qu'ils avaient entrepris, elle n'aurait jamais eu l'occasion d'échanger plus de deux mots avec le jeune homme.

Sa remarque sur Barbe Bleu fit naître un sourire tout à la fois vaguement espiègle, énigmatique et carnassier sur le visage d'Alexander, et encore une fois, elle se surprit à se dire que le moindre de ses sourires le rendait encore plus séduisant. Elle devina qu'il devait savoir en jouer allégrement, et que peu de femme devaient être capable de résister quand il déployait tout son charme.

- « Et combien d'épouses avaient vous enfermées dans les profondeurs de la citée depuis votre arrivée ? » demanda-t-elle d'un ton tout à la fois espiègle et provocateur.

Une fois réinstallés et prés à reprendre leur boulot, elle affirma au chef de projet qu'ils ne se remettrait au travail qu'une fois qu'il aurait fait la paix avec son chat. Elle faillit se mordre les lèvres et baisser le nez quand il la toisa, ses yeux de glace rendus encore plus durs par la lueur de contrariété qui y couvait. Elle pensa qu'il allait la réprimander, et réalisa qu'elle n'avait peut être pas réussit à faire passer tout à fait le fond de sa pensée.

Harry était adorable, très câlin et très attaché à son maître, elle savait que s'il ne lui accordait pas quelques minutes de son temps pour le rassurer sur son affection après la punition qu'il lui avait infligé, il allait leur rendre le travail infernal. Elle hésita à l'expliquer plus clairement, mais finalement, elle n'en eut pas l'occasion. Le jeune homme, tout en gardant son air guindé lui offrit un « bien madame » moqueur qui fit rire la jeune femme.

Elle se détourna pour prendre sa tasse de thé et du coin de l’œil surprit l'étonnant geste de tendresse d'Alexander. Visiblement, il n'avait pas très envie qu'elle soit témoin de cet étonnant et tendre nez à nez entre le chat et son maître. Elle fit donc comme si elle n'avait rien vu, même si elle savait qu'un petit sourire déformait ses lèvres. Elia avait trouvé cette marque de tendresse particulièrement touchante, et lui avait rendu l'homme un peu plus humain.

Une fois le chat confortablement installé sur les épaules de son maître et apaisé par quelques papouilles et caresses, ils purent reprendre leur travail. Elia avait plus de facilité à lire les termes scientifiques, Alexander lui relisant les passage de sa vulgarisation, insistant pour qu'elle lui dise si elle comprenait bien tout. La plupart du temps, c'était le cas, mais quand elle avait un doute, elle n'hésitait pas à poser des questions, amenant l'anglais à reformuler son explication jusqu'à ce qu'elle soit claire pour la jeune femme. Elle avait comprit que les personnes devant lesquelles il devait faire cette présentation n'en savait probablement pas beaucoup plus sur la science qu'elle même, et qu'elle était une sorte de cobaye, et elle prenait ce rôle très au sérieux. Elle pouffa en se disant que hormis les scientifiques, elle allait faire parti des personnes les mieux informée sur le fonctionnement des E2PZ et elle devait avouer qu'elle comprenait mieux le rôle crucial de ces étranges objets luminescents qu'elle avait eut l'occasion d’apercevoir une fois ou deux dans les labos à l'occasion de ses services.

Tout au long du textes, de nouveaux mots ambiguës sortis de leur contextes lui rendait parfois la tâche un peu difficile. Il était déjà difficile pour elle de contrôler sa prononciation de façon à ce que son accent ne gêne pas Mr Hoffman, mais en plus quand elle tombait sur des mots de ce genre, elle se sentait particulièrement mal à l'aise de les prononcer à haute voix face à cet homme qui, elle devait bien l'admettre, l'attirait de plus en plus. Mais, ce qui la mettait encore plus mal à l'aise c'était les fois où elle se rendait compte qu'elle n'avait pas comprit un des mots et surprenait un petit sourire amusé sur le visage de son interlocuteur ou l'entendait pouffer.

Le pompon fut quand elle arriva à une phrase évoquant « la pénétration de la matière par le prépuce des atomes ». La stupeur coupa le sifflet à Elia pendant quelques centièmes de secondes... elle ne pouvait quand même pas prononcer ça à voix haute. Pourtant, il le fallait bien. L’éclat de rire d'Alexander la consterna quelques instant avant qu'elle ne réalise ce que la situation avait de cocasse, et ne rit à son tour. Et puis... qu'importe la raison, elle aimait le rire du jeune homme. Ces éclats de rires avaient quelque chose de spontané qui tranchait avec son attitude froide et contrôlé.

Lorsque le jeune homme fit remarquer qu'il serait peut être intéressant d'étudier la sexualité des E2PZ, la jeune femme se mordit les joues pour retenir un rire et répondit avec tout le sérieux dont elle était capable :

- « Ma fois, il me semble que cela pourrait être une solution aux problème énergétiques de la cité. Peut être qu'en en enfermant deux dans une chambre ils pourraient se recharger tout seul en énergie, voire nous faire des petits. »

Ce ne fut que quelques secondes après, qu'elle lança au jeune homme un sourire taquin assorti d'un regard espiègle. Elle ne sut pas vraiment si c'était l'éclat joueur qu'elle avait surprit dans le regard de son compagnon ou la fatigue qui l'avaient poussé à dire une telle bêtise, mais au point où ils en étaient et avec tout les vocables à caractères sexuel qu'elle avait prononcé dans la soirée, ma fois, autant en rire.

Après ce léger interlude, Elia reprit sa lecture pendant qu'Hoffman travaillait sur son ordinateur, mais rapidement, il lui fit signe de s'interrompre. Elle le regarda s'avancer vers la table basse pour y déposer son ordinateur, gardant le dos bien droit, avant de faire un léger mouvement pour faire glisser son écharpe de fourrure vivante dans ses bras. Elle sourit en le regardant faire. Il était incroyablement doux et attentionné avec son petit félin, qui d'ailleurs semblait se sentir particulièrement en sécurité dans les bras de son humain. Elle eut un sourire attendrit en voyant le chat couché sur le dos, offrant son ventre velouté et fragile à leurs regard. Avec une incroyable délicatesse, Alexander le prit dans ses bras et se leva pour aller déposer l'animal ronronnant sur le fauteuil en face d'eux. Il ne se réveilla même pas, se contentant de changer de position pour se remettre en boule et continuer son sommeil.

Elia ne put pas manquer le regard tendre qu'Alexander posa sur l'animal, elle eut presque l'impression qu'il le caressait, puis il revint prendre sa place sur le canapé, se massant l'épaule d'une main. La jeune femme sourit.

- « Vous avez des contractures ? Si ça peut vous soulager, quand nous en auront fini avec ceci » dit-elle en montrant le rapport «  je pourrais vous masser les épaules si vous voulez. » proposa-t-elle.

A peine avait-elle achevé de parler qu'elle se rendit compte de ce que cette proposition pouvait avoir de déplacé, mais d'un autre coté, s'il avait mal et besoin de quelqu'un pour l'aider, elle serait heureuse de lui rendre service.

La jeune femme reprit sa lecture, ils commençaient à en voir le bout. 5 pages lui furent épargnées car comportant des schémas. Alexander tenta d'étouffer un bâillement qu'il masqua de sa belle main. Elia bailla à son tour, se détournant et masquant sa bouche ouverte derrière ses doigts osseux avant de reprendre sa lecture. Elle devina la fatigue du jeune homme, elle avait même l'impression par moment qu'il n'écoutait plus ses mots, juste sa voix. Il avait les doigts sur le claviers, mais il ne tapait plus. Elle se demanda si elle devait s'interrompre le temps qu'il se reprenne, mais le temps qu'elle ce décide, il bougea, changeant de position. Il chercha un instant une position confortable, comme un chat qui tourne sur un canapé avant de s'installer. Il appuya son dos sur l'accoudoir du sofa, croisant ses longues jambes et lui faisant face. Mais au bout de quelques minutes, elle devina que la fatigue lançait un nouvel assaut.

Quand Elia commença la lecture du paragraphe d'excuse de Zelanka, Alexander releva vers elle un regard à nouveau vif, fixant ses yeux métallique sur le visage de la jeune femme, semblant la détailler, la scruter, comme s'il cherchait à deviner ses pensées. Elle se sentit vaguement mal à l'aise sous son regard scrutateur, mais elle devina qu'il n'était pas vraiment attentif à elle, elle était plus un support visuel pour ses réflexions.

La prose de Zelanka la rendit pensive elle aussi. Elle était vaguement déçue d'apprendre que le scientifique n'avait truffé son rapport de sous-entendu salaces que pour répondre aux ordre de quelqu'un. Elle aimait bien Zelanka, il était gentil. Et l'idée que quelqu'un se serve de lui pour une aussi basse vengeance l'irritait. Décidément quelque soit l'endroit, les êtres humains étaient tous les même, et malgré le vernis de civilisation que l'évolution avait déposé sur les comportements, finalement, c'était toujours la loi du plus fort qui régnait et bien des gens avait tendance à confondre gentillesse et bêtise. Elle soupira un peu. Elle imaginait à quel point le scientifique aux yeux de chien battu avait dû souffrir pour écrire cette prose.

Et puis, elle était aussi un peu déçue. L'idée du timide Zelanka plus déluré que ce qu'il laissait penser lui plaisait bien. Mais bon, d'un autre coté, il aurait au moins enrichit son vocabulaire pensa-t-elle avec un petit sourire. Elia réalisa que, plongée dans ses pensées, elle avait soutenu le regard intense du jeune homme, laissant ses yeux glisser sur son corps félin. Elle sortit de ses rêveries quand en entendant sa voix.

Elle ne sut pas trop comment interpréter son commentaire sur la peur qu'il semblait inspirer aux autres. Le ton était vaguement rêveur, avec peut être une pointe de regrets. Mais il était difficile de deviner les pensées de l'anglais en se basant uniquement sur son ton tant il était maître de lui. Presque aussitôt, il ajouta un commentaire sur sa barbe, avec cette un fois, un ton clairement amusé. Elia rit en comprenant qu'il faisait une petite touche d'humour avec la pique qu'elle lui avait envoyé un peu plus tôt. La jeune femme pencha la tête sur le coté, ramenant sa chevelure sur son épaule.

- « Dans votre cas, je pense que « Barbe rousse » serait plus adapté si vous ne vous rasiez pas »
le taquina-t-elle, puis reprenant son sérieux, elle ajouta d'une voix douce, souriant doucement « Vous devez bien avouer que vous pouvez être terriblement impressionnant. »

Elle allait reprendre sa lecture pour achever les dernières pages, lorsque le jeune homme se leva pour aller chercher la carafe de whisky et s'en servir un verre. Il ne lui en proposa pas, mais posa la carafe sur la table basse, à coté de son verre. La jeune femme hésita. Elle avait peur qu'une nouvelle dose d'alcool combiné à la fatigue ne l'amène à dire des bêtises, mais elle était fatiguée, et elle savait d'expérience qu'un peu d'alcool fort lui donnerait un coup de fouet au moins momentané.

Finalement, à son tour elle prit la carafe et se servit un fond de whisky. Pendant quelques instants, elle sirota sa boisson, observant le bel homme installé nonchalamment en face d'elle, mettant la dernière touche à sa présentation. Oui, indéniablement, elle le trouvait extrêmement séduisant. Pendant quelques instant, peut être sous l'effet de l'alcool, de la fatigue ou des sous-entendus érotiques qui truffaient le rapport scientifique, elle se laissa aller a quelques divagations quelques peu déplacées. Comment réagirait-elle s'il se penchait vers elle pour l'embrasser ? Est-ce que ses mains étaient aussi douces que ce qu'elle semblait ? Etait-il aussi guindé dans les moments intimes ou pouvait-il se montrer aussi tendre avec une femme qu'avec son chat ?

Réalisant le chemin qu'avait pris ses pensées, elle baissa le nez vers les dernières feuilles qui lui restaient, pour masquer le rosissements que ses pensé avait fait naître sur ses joues. Elle secoua un peu la tête, ramena sa chevelure sur son épaule, et se racla la gorge avant de relever les yeux vers le visage un peu dubitatif de Mr Hoffman.

Franchement, elle se posait des questions bien ridicules cette nuit. Il suffisait de jeter un coup d’œil ce très bel homme pour être consciente qu'il n'y avait aucune chance d'avoir un jour la réponse à ces questions. Il était beau, bien placé dans la hiérarchie de la cité, comment pourrait-il ne serait-ce que poser un regard sensuel sur une maigrichonne de son genre dont le travail consistait à vider les poubelles ?

Elia n'avait jamais eu honte de son boulot. Il n'était peut être pas prestigieux, mais grâce à lui, elle n'avait jamais eu de mal à trouver un emploi, malgré ses divers déménagements, et elle avait toujours été indépendance. L'idée qu'un homme remette cela en cause la dérangeait.

Elle secoua la tête pour chasser ses pensées ridicules et sourit à Alexander en haussant les épaules.
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Alexander Hoffman
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MessageSujet: Re: Le chat et la souris Mar 2 Aoû - 17:49


VOUS ETES DANS MES PATTES TOUT LES DEUX !
feat Elia Fischer & Alexander Hoffman



La jeune femme semblait appréciée la conversation sur l'art, il le voyait bien à sa manière de se comporter. Il en fut encore plus difficile de quitter le sujet pour l'homme, qui aurait bien remit ce dossier à plus tard s'il n'avait pas une Dead line à 8h. Enfin bon, tant pis. Il ignorait s'il la reverrait. Enfin il a de grande chance qu'il la croise durant son temps de travail ou au détour d'un couloir. L'homme partait du principe que malgré la discrétion évidente de la jeune femme, il la reverrait sûrement. Surtout qu'il bossait tard dans son bureau, c'est à se demander comment il n'avait pas pu croiser la technicienne avant.

Elle lança une seconde pique à l'homme sur le thème de ce cher barbe bleu, qui avait un goût particulier niveau collection d'épouse. Les tons provocateurs de la jeune femme, n'échappa point à l'homme, qui lui afficha un autre rictus sur le même ton, dont seul lui avait le secret.

«• J’ai de grandes armoires, il suffit de compter le nombre de portes, »dit-il d’un ton mystérieux.


Une fois de retour, l'exigence de la jeune femme, laissa dans l'atmosphère du bureau un air saveur surprise et froid. Entraînant une gêne d'Elia. Mais il lui accorda un trait d'humour qui la fit rire. Il était parfois difficile pour autrui, de manier les traits humoristiques avec un homme, qui pouvait en quelques secondes rependre son masque froid et vous toiser d'une drôle de façon. Pourtant, Alexander avait énormément d'humour, voire peut-être un peu trop avec certain.

Malgré la rapidité de son geste, il se doutait qu'au vu du petit rictus flottant sur les lèvres d'Elia, qu'elle l'avait surpris son affection pour l'animal. Cela l'embêtait, mais fit comme si rien n'était. Après tout, il avait bien le droit d'être tendre avec son seul compagnon qui partageai sa vie depuis 4 ans ? Un chat qui avait une relation très fusionnelle avec l'humain. Faut dire que sans lui, le matou aurait fini sa vie prématurément.

Il appréciait la curiosité de la jeune femme. Prenant le temps de bien lui expliquer, cela pouvait être une perte de temps, mais pour le chef de projet, cela avait toute son importance. Elia, lui facilitait grandement le travail en réalité. Elle n'était pas bête et n'avait pas peur de lui demander de reformuler. Au final, la petite femme de ménage serait presque plus qualifiée que n'importe qui (hors scientifique) pour parler des E2PZ. Si ce n'est pas magnifique ça ! De quoi botter en touche, des personnes qui pourraient la prendre de haut. Et il devait en avoir beaucoup. Il ne sait pas pourquoi, cela venait de lui traverser l'esprit, mais cela l'amusait peut-être d'imaginer là si fragile Elia tenir tête à un technisent sur ce sujet. Une situation cocasse qui méritera son pesant d'or !

Elia, faisait beaucoup d'effort pour contrôler son accent typique de la campagne américaine. Il estima ce geste, même si malheureusement la lecture de la jeune femme était mise à rude épreuve avec les petits mots « doux » de Zelanka. La situation était comique et parfois, il riait plus face à la réaction d'Elia qu'en étendant les mots hors contexte. La pauvre, elle devait être tellement mal à l'aise. Quel tortionnaire il faisait, en lui demandant de continuer sa lecture alors qu'elle était truffée de petites mines perverses ! En proposant son aide, la jeune femme ne devait pas s'attendre à décrypter un dossier emplis de sous-entendus. Remarque lui non plus, s'il avait eu vent de cette blague, il n'aurait jamais pris le confort d'accepter. Et il serait dans la merde à cette heure-ci.

Il n'y avait pas à dire il y avait des phrases plus ou moins hilarantes. Et celle sur la pénétration était juste à mourir de rire. L'homme ne put s'empêcher de rire, tellement ça n'avait aucun sens dans ce contexte. Zelanka s'était lâché décidément ! Limite, cela l'aurait exaspéré s'il avait été seul et fatigué devant son bureau… mais au moins, l'humour de comptoir du scientifique avait le mérite de faire passer quelques choses de chiant en amusant.

D'ailleurs, Elia n'était pas en reste elle pouffa aussi. L'homme, essayait d'ignorer les moments où elle se sentait gênée pour ne pas amplifier ce sentiment. Et comme depuis le début Elia, ne manqua pas de lui répondre, partant un peu loin, donnant une solution tout à fait envisageable, si cela aurait été plausible. La reproduction des E2PZ serait un moment parfait. Évitant que les équipes aillent en chercher… alala ça serait juste trop beau. L'Anglais eu un grand sourire parfaitement divertie, lassant voir ses belles dents blanches. Il plissa les yeux, avant de regarder la jeune femme qui lui lançait un regard luisant de malice. Il se fit le constant qu’elle avait de grand yeux, revenant sans cesse à lui rappeler qu’elle ressemblait à une petite biche.


«• Je crains que la reproduction soit plus une perte d’énergie qu’un gain. Mais ça ne serait pas mal qu’ils puissent nous faire des petits ! lança l’homme du tac au tac.»



Eh bien, oui, si faire l'amour avait des vertus pour recharger les batteries des êtres vivants, cela serait encore plus une activité favorisée ! Après on va dire que ça dépend comment ça se passe. Les adeptes de la position étoile de mer, ne sont pas souffrants du manque de force après l'acte.

Il lui demanda de faire une pause, pour se décharger les épaules de son minet partis dans le monde des rêves. Il y a une chose qu'il adore faire quand Harry lui montre son petit bidou tout doux, c'est d'y mettre sa tête. La tentation fut grande, mais la présence d'Elia dissuada d'autant plus l'anglais de faire ce geste. Préférant poser délicatement son compagnon à quatre pattes. Il avait beau, avoir une maîtrise parfaite de ses expressions, il n'en restait pas moins humain. Et son regard se fit tendre sur la boule de poil brune, caressant du regard la plage luisant. Il avait bien conscience, que beaucoup de ses « copines » avaient jalousées son animal, car il lui apportait plus d'affection qu'à elle. Faut dire que l'homme avait d'autres projets en tête et les amourettes, n'étaient pas vraiment sa priorité, sa carrière était plus importante. Et puis bon, c'est méchant, mais il n'avait jamais eu du mal à trouver une femme pour satisfaire des besoins primaires ou d'affection. Après l'homme était très difficile et n'avais jamais vraiment trouvé de compagne qui méritait qu'il pousse la relation plus loin que quelques mois.

Quand il revenu poser son popotin sur le canapé, se massant l'épaule un peu endolorit, il ne s'attendait pas vraiment à une proposition de la part de la jeune femme. À vrais dire, elle le prit de court. Son regard bleu acier se figea sur elle, la regardant durant de longues minutes. À vrais dire, il avait déjà eu ce genre de proposition, mais avec un but sous-jacent là-dessous. Ce qui le perturbait, c'est que la jeune femme, n'avait pas d'arrière-pensée, juste de la pure et simple gentillesse. Cela existait encore ? Il avait beau, sonder son esprit ou ses micro expression, il arriva à la même conclusion… il en fut d'autant plus surprit et décontenancer.


«• Ça ira merci. Répondit-il d’une voix un peu interloquée»


Son regard s’attarda encore quelques temps sur elle. De toute manière, il n’aimait pas être touché par autrui. Ou par de très rares personnes. À dire vrais il était étrange, il évitait le contact des autres, hormis convention sociale. Mais dès qu’il appréciait quelqu’un, il n’avait plus du tout cette pudeur. La personne pouvait bien lui faire ce qu’elle voulait (dans la mesure de l’acceptable) que cela n’allait pas le gêner. Idem, l’amitié qu’il pouvait avoir pour quelqu’un était suffisamment fort pour qu’il se contrefiche royalement de voir la tierce personne en tenu d’Ève ou lui-même. C’est un trait particulier chez lui. D’apparence coincé et mais dans l’intimité le contraire.

La jeune femme repris sa lecture et le combat commença entre la fatigue et l'anglais, qui ne désirait nullement sombrer maintenant. Cela lui apprendra à ne pas rejoindre son lit aussi souvent qu'il aurait dut. Au moins, la lettre d'excuse de ce brave Zelanka, le réveilla un tant soit peu. Quand il se rendit compte que son regard était insistant sur la jeune technicienne, il cligna des paupières pour réajuster son regard. Elle aussi, soutenait l'acier de ses prunelles, perdue dans ces pensées, sûrement diriger vers ce scientifique un peu trop gentil et docile. C'est une catastrophe, pour ce type de personnalité, il y a toujours des personnes plus profiteuses et malsaine pour profiter de ce genre de caractère. Sans aucun doute, après le retour de Zelanka sur la planète des enfants, il irait lui tirer les verres du nez pour savoir qui était son bourreau. Histoire, que cela n'arrive plus. Hors de question d'avoir cette forme de harcèlement morale au sein d'Atlantis. Quitte à offrir un allé simple sur la terre à brillant géni ! Alexander était interagissant là-dessus, car ça le révoltait !

Au moins la touche d’humour en rappel à la barbe bleu, brisa le silence avec le rit franc d’Elia. Sans surprise, elle rebondissait dessus, lui indiquant que sa propre barbe serait rousse. Il eut une faible grimace à la mention de « roux ». Quelle horreur, s’il avait les poils de cette couleur ! Non pas qu’il est un quelconque problème avec cette minorité capillaire, mais pour lui, ce genre de personne avait un très gros problème ! Il les voyait en saturer et leur belle couleur chatoyante était juste une horreur à regarder. Ou pire, il lui était déjà arrivé de fixer son regard sur la chevelure ondulé d’une belle rouquine, appréciant les nuances de sa chevelure, au point que la jeune femme avait crus à des avances de sa part. mais comment lui dire ? que la perception des teins lui était bien différentes et qu’il avait trouvé ça fascinant d’avoir pareille nuance sur des cheveux.


«• Vous me voyez roux ? Je ne suis donc pas le seul à avoir un problème de perception de couleur. » Dit-il d’un ton amusé.
Elle reprit son sérieux pour lui avouer qu’il était quand même impressionnant, un faible rictus teinta une nouvelle fois ses lèvres. Oui, il le savait très bien.
• En effet. Enfin bon c’est quand même dommage que ce brave homme souffre de l’idiotie de ses congénères. Mais cela ne va pas durer longtemps. Répondit l’anglais d’un ton tranchant, qui ne laissait aucun doute sur ses intentions.»


Finalement, la jeune femme fut tentée par le liquide ambré. Eh bien voilà, elle ne devait pas le trouver si mauvais que ça, pour se resservir. Avait-il débourré ses papilles aux mélanges particulier de cet alcool fort ? Pendant que chacun sirotait ou vidait le verre, le regard d'Hoffman se posa sur la silhouette élancée de la technicienne. Elle venait de baisser la tête, les joues légèrement roses. Il la regarda d'un air dubitatif, ne sachant pas à quoi elle pensait.

«• Vous allez bien ? Cela faisait un moment qu’il avait remarqué que la jeune femme semblait rosir ou baisser la tête par moment. Il ignorait que les pensées de la demoiselle étaient loin d’être chastes.»


Sans attendre sa réponse, il se pencha vers elle, mais pour se resservir un verre. Une fois, fait-il se remit à sa place, trempant un peu ses lèvres dans le liquide chaud.

Elle lui sourit en haussant les épaules et il hocha silencieusement la tête, buvant une gorgée du liquide. Il sentait déjà que son corps venait de mettre de côté son envie de dormir, pour commencer à bouillonner. Bon signe. Il débuta à taper quelques lignes sur ordinateur, encouragea Elia à continuer les 20 dernières pages.
Ses pages étaient écrites dans un charabia monumentale ! Au bout de la 5eme pages, il releva la tête vers Elia, un sourcil arquer sur le visage. Il secoua la tête, il n’y comprenait plus rien.

Il déposa son ordinateur sur la table basse et se rapprocha d’Elia, pour jeter un œil malheureux sur les feuilles, qui lui brûlaient les rétines. Il marqua un mouvement de recul, il avait oublié le goût pour les fluo du docteur. Il soupira, prenant délicatement le dossier des mains de la technicienne, une mèche de cheveux caressait le papier, l’homme fit un mouvement élégant pour le retirer et se mettre à feuilleter les feuilles…

Il tomba sur des schémas expliquant le nouveau E2PZ. Ainsi Zelanka, était en train de s’étendre sur des suppositions. Le chef de projet, mit sa main devant son visage, se touchant l’arcade sourcilière. Il ne pouvait pas omettre ça devant la commission. Il releva la tête vers Elia, remarquant qu’il bien trop près d’elle, il lui fit un petit rictus désolé.


«• Navré. Il lui rendit le tas de feuille et repartie s’adosser à son accoudoir. • On va reprendre au début de la 1ère page de cette partie s’il vous plait.
»


Elle reprit, et elle dû reprendre plusieurs fois, le même paragraphe, pour qu’il arrive à faire les liens. Le scientifique allait sur de la métaphysique et sur des théories assez scrabbleuses qui dépassaient les connaissances de l’homme. Il se sentie bête quelques instants. Quand enfin, la 1ère théorie, qui était sur les 5 pages, fit suite à une autre moins compliquée, Alexander fut un brin soulager.

Mais, il avait mal à la tête à force de se concentrer sur des choses alambiqués. Il but une autre gorgée de whisky, regardant sa montre il était 3h30 du matin. Sa main alla masser sa nuque contractée. Elia avait presque fini les pages du dossier.
Les mains de l’anglais effleuraient son clavier d’une allure moins vive. Quand elle eut fini la dernière page, il ne releva pas la tête de son écran. Relisant les passages, se demandant bien comment simplifier tout ça. Une main, sur sa bouche l’un de ses doigts venait caresser ses lèvres marquant, qu’il était en pleine réflexion. Il eut moment d’absence, trop concentrer et ne fit pas gaffe à ce que faisait les êtres vivants dans son environnement. Elia, aurait pu se lever qu’il ne l’aurait pas vu.

Il se ressaisit au moment, ou son cerveau venait de rebooter et trouver comment expliquer tout cela. Et machinalement il lissa à voix haute de sa voix calme et posé ses quelques paragraphes, pour savoir si Elia comprenait. Toujours fixé sur l’écran, il attendait sa réponse. N’ayant pas tout de suite la timbre du maine, il releva la tête, pour trouver la jeune femme. Après tout la fatigue était là et elle devait en avoir marre elle aussi.

«• Elia ? Appela-t-il de son timbre velouté et accentué.
»






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MessageSujet: Re: Le chat et la souris Jeu 4 Aoû - 1:17
Elia pouffa quand Alexander répondit à sa question sur le nombre d'épouses emmurées dans la cité en lui conseillant de compter le nombre des portes de ses grandes armoires.

« Une, deux... » compta-t-elle en désignant les meubles avec son index d'un air concentrée « Vu leur taille et selon le gabarit de ces dames, on doit pouvoir dire qu'il en rentre quatre... Je me doutais bien que vous étiez un bourreau des cœurs » répondit-elle en lui adressant un petit clin d’œil malicieux
L'exigence d'Elia concernant le chat créa un grand froid dans la pièce. C'est fou ce que cet homme était doué pour les « douches écossaises », capable de plaisanter d'un ton pince-sans-rire pour des sujets sérieux, et de se glacer à la moindre remarque personnelle. Mais Elia n'en avait cure. Elle avait eut des employeurs bien pire. Elle n'était pas susceptible, et la plupart du temps, les états d'âmes des autres glissaient sur elle comme sur les plumes d'un canard.

Après tout, le pire qu'il pouvait faire c'était de lui dire qu'il se passerait de ses services, s'il s'estimait vraiment blessé par sa remarque, et elle avait déjà comprit qu'il ne le ferait pas. Quoi qu'il en dise il avait besoin d'elle pour lire les passages surlignés du torchon de Zelanka, et il appréciait d'avoir une néophyte pour tester sa vulgarisation. S'il décidait de la renvoyer dans ses quartiers, ma fois, elle s'en remettrait.

Bien sûr, elle serait un peu déçue. Ce n'était pas tous les jours qu'elle avait l'occasion de passer du temps avec un homme aussi séduisant que lui, et elle ne boudait pas son plaisir, l'observant parfois à la dérobée, appréciant l'esthétisme de son physique comme elle l'avait parfois fait des tableaux de maître qu'elle époussetait dans les maisons cossus où elle avait travaillé.

La remarque d'Elia sur la reproduction des EP2Z lui valut une réflexion sur la perte d'énergie engendrée par ce genre d'activité, mais l'intérêt non négligeable de la reproduction de ses appareil. Visiblement, il était d'humeur espiègle et avait visiblement envie de la taquiner. Elia ne se démonta pas non plus.

- « Je ne suis pas d'accord avec vous. C'est vrai que physiquement ce n'est pas toujours très reposant, mais personnellement, je trouve que la détente que procure l'exercice permet offre une certaine forme de délassement reposante. » Répondit-elle d'un ton égal

Ils firent une pause, le temps que le jeune homme se débarrasse de son pesant compagnon. Malgré toute la tendresse et la douceur de ses gestes et de ses regards, la jeune femme eut l'impression qu'il se brimait à cause de sa présence, et que sans elle dans les pattes, il se serait montré encore plus démonstratif avec sa peluche vivante.

Une fois son compagnon confortablement déposé sur le fauteuil, il revint vers elle en se massant les épaules, et elle ne put se retenir de lui proposer de l'aider à les détendre. Elle fut un peu interloquée par le regard que lui lança Alexander même s'il semblait plus étonné que choqué ou gêné. En fait, elle eut un peu l'impression qu'il la regardait comme un animal exotique. Il lui répondit toutefois d'un ton rendu un peu sec par une certaine surprise, que ce ne serait pas nécessaire. La jeune femme haussa les épaules sous le regard qu'il lui lança, comme pour lui faire comprendre que c'était lui qui voyait avant de reprendre sa lecture fastidieuse.

La lettre d'excuse du pauvre scientifique sembla le réveiller, et il sembla à la jeune femme le voir serrer brièvement les mâchoire comme sous le coup de la contrariété. Il rebondit sur l'histoire de Barbe Bleu, lui faisant remarquer qu'il n'était visiblement pas le seul à avoir des problèmes de vue. Visiblement, il ne se voyait pas du tout roux. C'est vrai qu'il n'était pas écureuil mais Elia devinait des reflets cuivrés dans se mêlant à sa chevelure blonde. Quoi qu'il en soit elle préféra ne pas en rajouter.

Leur échange badin sur la couleur des cheveux du jeune homme reprit un tour sérieux lorsqu'elle lui fit remarquer qu'il pouvait se montrer très impressionnant. Il en était parfaitement conscient. Elle eut la confirmation que les explications de Zelanka l'avait contrarié, et que le mauvais plaisant qui avait utilisé la gentillesse et la timidité du scientifique risquait de passer un très mauvais quart d'heure. Elle sourit quand il lui confirma que cette situation n'allait pas durer très longtemps. Elle était contente de savoir que Mr Hoffman comprenait la situation délicate dans laquelle se trouvait le pauvre Zelanka et qu'il avait bien l'intention d'y mettre un terme.

Pendant qu'elle sirotait son fond de whisky, le cours de ses pensées bien affriolantes rosissant ses joues attira l'attention du jeune homme. Visiblement, il s'inquiéta de son état, lui demandant gentiment si elle se sentait bien. Elle ouvrait la bouche pour répondre lorsque le mouvement d'Alexander se penchant vers elle et la frôlant. L'espace d'une fraction de seconde la décontenança et la troubla. L'espace d'une fraction de second elle eut l'impression qu'il était sur le point de l'embrasser. Curieusement, autant ses fantasmes l'avaient faite rosir, autant la fugace idée que ses rêveries pouvaient se réaliser fit fuir brutalement tout le sang de ses joues au point qu'elle eut l'impression de sentir sa peau la picoter légèrement.

Il ne sembla pas s’apercevoir du trouble qu'il avait provoqué, il se resservi avant de reprendre sa position initiale, et si ce n'était son verre, à nouveau coloré d'ambre, elle aurait pu penser qu'elle avait été victime d'une hallucination. Quoi qu'il en soit, elle était toujours perturbée par ce fugace moment de proximité. Elle se contenta de répondre à son inquiétude par un sourire et un haussement d'épaule.

Une fois leur courte pause finie, ils reprirent le travail. Elia reprit sa lecture, mais au bout de quelques pages, elle se demanda si c'était elle avait trop bu ou si c'était Zelanka. Elle ne comprenait absolument plus rien à ce qu'elle lisait. Lorsqu'elle vit Alexander lever les yeux vers elle, arquant un sourcil interrogateur, elle comprit qu'elle n'était pas la seule à être perdue. Il était clair que lui non plus ne comprenait plus rien.

Il posa son ordinateur sur la table basse avant de s'approcher d'elle pour regarder le document. Elle orienta les pages de façon à ce qu'il puisse lire plus aisément, et remarqua sans mal son mouvement de recul. Il faut dire que Zelanka n'avait pas épargné son stabilo. Avec un soupir, il lui prit délicatement les feuilles des mains, repoussant au passage une mèche des longs cheveux de la jeune femme qui était venu s'enrouler sur le papier.

Que se soit à cause de la fatigue, ou a cause des trois whisky qu'il avait bu au cours de la soirée, il semblait être moins « distant ». Une fois les documents dans les mains, il ne s'éloigna pas d'elle pour reprendre une distance respectable comme il l'avait fait depuis le début de la soirée. Il resta penché vers elle, prés de la toucher, examinant les documents avec attention.

Elia ne dit rien, ne bougea pas, pour ne pas risquer de le déconcentrer, et, elle devait bien l'avouer, pour savourer un peu la proximité d'Alexander. Elle le regardant porter sa main à son arcade sourcilière d'un air las. Relevant les yeux, il sembla surprit de se trouver si proche d'elle et eut un petit pincement de lèvre désolé avant de s'excuser et de reprendre sa place contre l'accoudoir lui demandant de reprendre à la première page de cette partie.

- « De quoi ? » demanda-t-elle d'un ton surprit avant de s'exécuter et de reprendre sa lecture au point indiqué par le chef de projet.

Malgré toute l'attention et la méticulosité qu'elle mit à sa lecture, il lui fallut reprendre plusieurs fois avant que le jeune homme ne comprenne enfin ce que le scientifique avait voulu dire. Elia s'énervait, elle avait l'impression que c'était elle qui n'arrivait plus à lire correctement. Lorsque Alexander leva le poignet pour regarder sa montre, elle remarqua qu'il était 3h30. Il était biens plus tard que ce qu'elle avait imaginé.

Alexander se massa la nuque, d'un geste trahissant sa fatigue, pendant qu'elle lisait les dernières pages du dossier, s'efforçant d'adapter son rythme de lecture à celui de la frappe du jeune homme qui avait singulièrement ralentit. La jeune femme eut un rictus désolé. Il était évident que Mr Hoffman était plus que fatigué et avait de plus de mal à se concentrer. D'ailleurs, il lui sembla qu'il avait un moment de « blanc » quand elle finit sa lecture. Il ne réagissait pas et le silence s'étira dans la pièce uniquement troublé par les ronronnement et les gazouillement d'Harry qui semblait faire un rêve particulièrement agréable. Elle garda le silence, attendant qu'il reprenne ses esprits.

L'heure tardive, le silence, l'alcool qu'elle avait ingurgité et la berceuse des ronronnements du chat ne tardèrent pas à renvoyer Elia dans ses rêveries. Rêveries si profondes qu'elle mit un certain temps à réaliser qu'Alexander lui parlait. Il fallut qu'il l'appelle par son prénom, d'une voix velouté et chaude, pour qu'elle émerge enfin.

Elle leva les yeux vers lui, un peu surprise et troublée par le ton sensuel et chaud qu'il avait utilisé pour prononcer son prénom. Elle cligna des yeux et sourit. Jamais elle n'avait trouvé son prénom aussi beau que sur les lèvres de cet homme.
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Alexander Hoffman
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MessageSujet: Re: Le chat et la souris Ven 5 Aoû - 1:19


VOUS ETES DANS MES PATTES TOUT LES DEUX !
feat Elia Fischer & Alexander Hoffman


Bourreau des cœurs, quelle définition amusante. L'homme eu un rictus légèrement carnassier, pour appuyer la remarque taquine d'Elia. Après tous les chats, aime bien jouer avec les proies, alors bon pourquoi pas les humains ? La jeune et frêle Elia, l'amusait un tant soit peu. Faut dire que l'homme avait l'esprit assez aiguisé et très favorable à ce genre de taquinerie.

Il était assez étonnant de voir, qu'Elia avait le « courage » ou le naturel de taquiner l'homme sans aucune retenu. Elle le surprenait, pour ne pas dire le décornait par certaine de ses propositions. Le pire étant qu'elle empli de bonne intention et d'une grande sympathie.

Au final, la présence de la jeune femme ne lui dépliait pas. Elle n'était pas envahissante, malgré qu'elle parle beaucoup et qu'elle est l'étrange faculté de tout découvrir. Et puis, bon il avait bien besoin d'elle, autant pour lire que pour sa vulgarisation. Mine de rien, rien que pour ce second point, elle lui était appréciable.

Machinalement il repensa à sa secrétaire qu'il avait laissé à Falcon sur terre, elle lui avait servi de nombreuse fois à faire ce rôle. Elle le secondait pour pas mal de tâche. À vrais dire cela risquait de lui manquer de ne pas avoir d'assistante. Pour preuve son temps de sommeil qui était réduit. Il ne pouvait pas se concentrer sur des tâches « simple » et d'autre plus compliquer, malgré son organisation au millimètre. Surtout, qu'il y avait énormément de dossier en retard. Le Docteur Weir, n'avait pas le temps de tout traiter avant son arrivé, chose normal. Sans parler de toutes les tâches annexes qui s'ajoutaient. Il se fut le constant que la jeune femme ressemblait beaucoup à Brigitte. Sauf peut-être la couleur de cheveux et le style vestimentaire. Faut dire, que même si Brigitte n'était pas plus âgée qu'Elia, elle avait des goûts, pour le moins originaux. Les conventions sociales et les problèmes de vues de son patron l'avait poussé à adopter des robes aux couleurs plus stricts et moins vifs, mais dans la vie de tous les jours, la femme adorait la couleur et les vêtements originaux.

Il ne s'attendait pas qu'elle rebondisse à ses propos sur la reproduction des E2PZ. Il avait l'impression, que quoi qu'il lui dise, la jeune femme, sauterait sur l'occasion pour lui répondre et argumenter. Elle ne se démontait pas, bien au contraire. Il eut un petit rire, quand elle mentionna « je ne suis pas d'accord avec vous », elle était drôle cette nana, peu de personne, de rang inférieur lui osait lui dire et cela lui allait bien qu'elle ait son avis. Mine de rien, sous ses airs complaisant, elle avait du caractère, non pas un caractère chiant et vindicatif qui brûle tout sur son passage. Mais plutôt, une forme de douceur, avec un avis bien fait prouvant que ses parents n'avaient pas oublié de lui fournir des neurones. Il avait souvent remarqué, que chez les gens simples de métiers, il y avait de deux catégories : ceux avec potentiel et ceux sans. Pour ne pas dire les buses et les futés, qui n'avaient pas eu de moyens pour pousser leurs études.


«• Cette fois c’est à moi d’être en accord avec vos propos. dit-il du même air taquin. »x.


Sont-ils en train de parler de cul sous le couvent des E2pZ ? Faut dire que c'est bien la faute de Zelanka ça, avec son idée farfelue de mettre autant de sous-entendu dans son rapport.

Face à l'hésitation de l'homme, elle lui lança un regard clair. Que c'était bien lui qui cherchai midi à quatorze heure. Faut dire que bon, peut-être que pour une jeune femme du Maine il n'y avait rien de sous-entendu. Mais pour un Anglais qui évolue dans les hautes sphères, cela avait mérité une analyse du comportement de la demoiselle. Il était tellement habitué au double voir triple sens, qu'il lui venait étrange d'entendre des paroles sans revers.

Elle ne rebondisse point sur la couleur rousse. L'homme, qui s'attendait à la voir argumenter, arqua un sourcil en la toisant amusé.


«• Eh bien, le bec de la Pirolle verte serait-il cloué ? répondit l’homme face à son silence.»


Le choix de l'oiseau n'était point anodin. Cette espèce de pie des forêts tropicales d'Inde était réputer pour son comportement discret, difficile à voir, mais qui par contre savait s'exprimer et animé un habitat de ses cris bavard et joyeux.
Dès la fin de sa réunion, il irait remettre les points sur les « i » à certain. Que ce genre de bêtise ne se reproduise plus pour le bien-être mentale de ce pauvre scientifique qui n'avait rien demandé. Cela semblait plaire à la jeune femme, qui pouvait dans on fort intérieur, trouver cela injuste ou détestable de la part d'autrui. Et elle aurait bien raison. Après tout, ce n'est pas saint dans une équipe ce genre de chantage.

En se penchant pour se resservir du liquide ambré, il ne remarqua pas le visage blêmir de la jeune femme. Il pouvait se douter de l'effet qu'il pouvait provoquer chez elle. Mais a vrais dire, il ne s'en formalisait pas pour ne pas évoquer le fait qu'il ne s'en rendait pas compte. Observateur, il était comme tout être humain, il observait dans un but, là, il n'avait nullement le besoin de chercher des traces de séduction sur son visage, puisqu'il n'était pas en opération charme. Pourtant, la voir si décontenancer lui arracha un petit rictus mental. Pour toute réponse, lors de son égarement, elle haussa les épaules et lui fit un charmant sourire.

Quand le terriblement de la non compréhension arrivant l'homme fut un brin trop près de la jeune femme. Chassant délicatement l'une des longues mèches qui léchait le papier. Inconsciemment, il se fit une remarque sur la longueur de la toison d'Elia. Elle devait se les attacher pour travailler, sous peine de les coincer à chaque mouvement. Mais, cela fut plus une pensée latente derrière… en fond comme une veille. Le décryptage du document était hasardeux, surtout avec les lignes stabiloté. Un beau texte a trou qui mériterai de se retrouver à la poubelle, l'endroit qui le scie le mieux. La jeune femme, ne bougea nullement, au point qu'il en oublia sa présence si près de lui. Alors, penser vous, sa gêne, quand il se rendit compte, qu'il avait franchir les limites de la distance qu'il se fixait juste avant. La fatigue pouvait jouer… mais surtout la combinaison avec l'alcool. Il sentait son corps, plus dynamique, mais à la fois émoussé dans ses réactions. Il s'excusa poliment, avant de regagner bien sagement sa place en s'excusant. Ce qui arracha un ton surprit et une question de la demoiselle, qui ne semblait au final pas du moindre gène par sa présence à ses côtés. Sans la moindre hésitation dans sa voix, il lui répondit.

«• De mettre rapprocher si près. Sa voix était calme diront nous-même neutre.»


Une nouvelle fois, il nota les efforts qu'avaient fait Elia, pour relire les paragraphes, malgré l'agacement croissant qui la gagnait. Tout comment, la délicatesse de caler son rythme de lecture à son propre rythme de tape sur le clavier. Parfois, il ralentissait ou accueillante, juste pour observer les changements d'Elia. Se rendait-elle compte que ce genre de comportement, n'est pas anodin ? Malgré sa fatigue et le fait qu'il avait du mal à se concentrer, il trouvait la force de vouloir tester. Il se fatiguait lui-même. Lui et son esprit qui va à trois à l'heure et un brin trop réceptif à trouver du potentiel.

Arriva ce qu'il arriva, un blanc. Fallait bien que son cerveau traite toutes les informations et le remette dans l'ordre. Il fut tenté de reboire un verre… alors que le siens n'était pas encore fini. Mais, il savait pertinemment que se quatrième, le ferait passer de l'autre côté de la barrière. Il but d'ailleurs, une faible gorgé de liquide, sentant la chaleur de la boisson, inondé sa gorge. La chaleur, lui fit du bien. Il commençait à avoir un peu froid.

Apparemment, il n’était pas le seul à s’endormir sur place. La jeune femme était plongée dans ses rêveries. En la voyant ainsi, il n’eut pas l’indélicatesse, de lui relire son paragraphe, de toute manière son exposé était suffisamment clair. Son regard métallique se plongea dans le brun des prunelles de la demoiselle.


«• Votre niveau d’étude s’arrête à où ? »Son ton de voix était le même que celui évoquant quand il l'avait hélé


Il fut un peu surpris intérieurement que ce fut cette question qui surgissait de ses lèvres. À vrais dire il en avait tellement en tête… et des bien mieux. Mais le hasard fut que pensé à Brigitte avait donné la priorité à cette question. Et sans surprise, la jeune femme baissa la tête honteuse. Pourtant, il n'y avait pas de quoi… enfin il comprenait très bien, même si pour sa part il s'en fichait comme de l'eau quarante de cette honte dû à un sentiment d'infériorité.

• « J'ai arrêté l'école dès que j'ai eu l'âge légal » elle hausse les épaules. « L’ambiance familiale n'était pas vraiment propice à la poursuite des études, tout ce que je voulais c'était être indépendante le plus vite possible »

Ainsi, à 16 ans. Donc durant les années de lycées. Cela faisait jeune, mais vu le contexte qu’elle lui peignait elle n’avait pas eu le choix. Sauf peut-être de se battre pour une bourse, mais vu comme il est difficile d’en obtenir dans ce pays… il hochai la tête.

• Avant cela, vous vouliez faire quoi comme métier ?

Pour le moment ses questions, semblaient un peu étrange mais il y avait une certaine logique à son raisonnement. Le regard bleu de l’homme, était légèrement plus profond en signe qu’il cherchait quelque chose.

Elle hausse les épaules. « Celui qui me permettrait d'être indépendante dès que possible. J'ai su très jeune que je ne pourrais pas faire de longues études. Mes parents n'avaient pas les moyens, et même en obtenant une bourse d'étude, je n'aurais pas pu m'y consacrer entièrement... De toute façon, je n'avais jamais envisagé de quitter Derry » elle a un petit ricanement emplis de niaiserie « J'étais tombée amoureuse. »

Il cacha sa surprise, décidément elle a le don de lui raconter pleins de chose. Ce n’est pas vraiment ça qu’il voulait entendre, mais comme elle en parlait, il n’allait pas lui couper la parole. Il avait ainsi raison, pour la bourse et le reste. Il l’imaginait bien, emplis de rêve de liberté avec un homme, peut-être plus vieux qu’elle pleins de promesse. En tout cas, à 25 ans elle n’avait pas juger bon de rester avec lui. Quitte à paraître un brin insistant, il reformula sa question.

• En omettant, les problèmes familiaux, le besoin de quitter le nid familial et Dery… vous vous serez vu faire quoi ?
Elle lève des yeux désolés vers lui. Oh non il ne faut pas qu’elle le soit. « Je ne sais pas. Comme je vous l'ai dit j'ai compris très tôt que ce que je voulais c'était être indépendante, et à Derry à part serveuse ou femme de ménage… » Hausse les épaules d'un air résigné. « J’ai fait de gros efforts pour ne pas que mes profs me poussent. Mais j'avoue que les remarque du genre "est capable de mieux faire" rendait ma mère dingue ».

Ah bah voilà enfin ! Les résultats scolaires, ne sont pas toujours source de réussite, mais les propos d’Elia, venait d’être l’élément déclencheur qu’il attendait. Elle avait des capacités il suffisait donc de les réveiller. Un petit sourire se dessina sur les lèvres.

• Demain vous finissez votre service à qu’elle heure ?

Il avait parfaitement conscience que ses questions, pouvait dérouter. Cela le redynamisa un peu. De toute manière il était figer sur elle. Sa main droite, accouder au fauteuil, toucha sa joue. La jeune femme arqua un sourcil face à cette question, se demandant surement où il veut en venir.

• Comme aujourd'hui, vers 21h30 s'il n'y a pas d'imprévu. Pourquoi ?

Il hocha la tête lentement. Puis il se leva du siège, pour se diriger agilement vers l’un des tiroirs de ses grosses armoires, fouillant dans ses dossiers suspendus. Il en sort, un petit feuillet de 5 pages recto verso. Son chemin s’arrêta à son bureau, où il colla une bande de papier blanc sur le titre du document, pour voiler celui-ci. Le sellant avec du scotch. Puis, il rejoignit Elia, lui tendant le petit dossier.

• Vous pouvez me remplir ça demain s’il vous plait ? Il lui fit un sourire « Et je vous expliquerais pourquoi »

Le document contenait différents tests, littéraire, culture générale, mathématique, logique, langue et surtout des zones d’explication face à des réactions en situation donné. Le niveau était à portée d’Elia. Les deux situations proposées, étaient une face à un conflit (extérieur) et l’autre sur l’autonomie, elle était laissée seule sur une mission comment régissait-elle ?

Elia prit le document et y lance un regard dubitatif avant de se mettre à rire « Vous voulez estimer mon niveau d'étude ? Envisagez-vous de me donner des cours particuliers ? »

Il lui fit un petit rictus amusé. « Je connais votre niveau d’étude je cherche autre chose. » Il resta face à elle. « Si c’est concluant, il le faudra bien »
La jeune femme toisant l’homme la bouche entre ouverte. Cela fit rire, l’anglais légèrement, avant qu’il se décale, pour saisir son verre et le siroter. Harry s’étira de tout son long. « D'accord professeur... quand dois-je rendre ma copie ? » demande-t-elle d'un ton espiègle un peu forcé. « Demain de préférence, sinon dans les jours à venir »

De toute manière elle n’allait pas tarder à découvrir, que les tests, n’était pas de la connaissance pure. Au contraire ils étaient plus basés sur le comportement. Il finissait son verre, allant le déposer le rincer. Puis il jeta les reliefs de leur repas.

D'accord, je vous déposerai je questionnaire sur votre bureau demain soir, pendant mon service... mais, puis-je vous demander quel en est le but ?
• Vous enfermer dans mes armoires, répondit-il en baillant, une nouvelle fois, ce fut de l’humour très particulier. Mais elle éclata de rire signe qu’elle avait compris.
• Vous faites passer ce genre de test à toutes les femmes que vous rencontrez ? dit-elle d’un air taquin
• Je n’aurais pas assez de papier. Répondit-il du tac au tac
• D’accord. Je prends le risque. Vous aurez ma copie sur votre bureau demain soir vers 21h30, puisque vous êtes le dernier bureau dont je m'occupe pendant mon service.
• Pas besoin de le déposer. Je serais dans mon bureau. Dit-il d’une petite moue, la mettant au défi de se faufiler comme une petite souris.
• Eh bien, dans ce cas, je vous le remettrai en main propre répond-elle sérieusement.
• Parfait.

Il bailla une nouvelle fois, mettant sa grande main devant sa bouche, avant de se diriger vers Harry, pour le soulever avec une extrême délicatesse. Le chat, s’étira et alla ronronner au creux du cou de son maître, s’allongeant sur les épaules, pour fermer les yeux. L’homme, marcha, jusqu’à la porte, la tenant.


«• Merci pour votre collaboration mademoiselle Elia. Faut dire que là, c’est bien grâce à son aide s’il quelque chose présenter de plus consistant que des maquettes. »



Il était grand temps d’aller se coucher. Enfin surtout pour lui. Il n’avait pas beaucoup d’heure pour sommeiller. Une fois qu’Elia, passa la porte, il referma son bureau après l’avoir éteint. Marchant, avec elle silencieusement jusqu’au moment où leur pas devait se séparer. Chose qui arriva vite, car ils étaient pas du tout dans les mêmes couloirs pour les quartiers. Il lui souhaita une bonne nuit et il disparut dans ses quartiers quelques mètres plus loin, réserver aux hauts fonctionnaires de la base.




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    Alexander Hoffman
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MessageSujet: Re: Le chat et la souris Sam 6 Aoû - 14:34
La conversation était vraiment en train de prendre un tour surréaliste. Etait-elle vraiment en train de discuter des mérites de l'activité sexuelle pour la récupération physique et mentale avec cet anglais si guindé ?

Elle rit en secouant la tête. Elle imaginait la tête des scientifiques s'ils avaient surprit cette conversation. Ça leur aurait probablement passé l'envie de jouer à ce genre de petits jeux avec le Chef de Projet. Pour eux ce je de devait être drôle que parce qu'ils devaient s'imaginer mettre Mr Hoffman mal à l'aise que se soit lors d'une relecture privée ou d'une présentation du document tel quel. Elle soupçonna que c'était peut être avec le secret espoir qu'il n'aurait pas le temps de le relire et se retrouverait embarrassé à lire ce document face à la commission. Mais quelque chose disait à la jeune femme qu'il aurait été capable de leur lire un scenario de film pour adulte sans sourciller et sans en être particulièrement gêné.

Elle se demanda un instant s'il était vraiment aussi détaché que ce qu'il paraissait, ou si il faisait des efforts pour contrôler son attitude. Un coup d’œil au jeune homme lui laissa penser qu'il était vraiment aussi détaché qu'il le paraissait. Ils parlaient cul, et il avait la même attitude que s'ils avaient parlé jardinage ou mérites comparés de l'huile d'olive ou de colza en cuisine. Elia se surprit à se demander s'il lui était déjà arrivé de tomber amoureux, de connaître les affres de la passion.

La remarque d'Alexander sur les éventuels problèmes de vision d'Elia ne déclenchant pas de réaction, il la taquina en la comparant à une Pirole verte. La jeune femme n'avait pas la moindre idée du genre de piaf que cela pouvait être, et elle était surprise qu'il la relance. Après tout, elle n'avait pas eu l'impression que ses bavardages intéressait particulièrement l'anglais. Mais s'il voulait tester sa capacité à répondre du tac au tac, elle était partante.

- « Excusez moi, je n'avais pas réalisé que notre relation avait évoluée au points que nous en soyons arrivés à échanger des noms d'oiseaux » répondit-elle d'un ton moqueur.

L'heure qui tournait, et la fatigue rendait l'avancement de leur tâche un peu plus laborieuse, lorsqu'il du se pencher vers elle pour examiner les paragraphes qu'elle n'arrivaient pas à exprimer à voix haute, avant de s'excuser en regagnant sa place à l'autre bout du sofa, la jeune femme n'avait pu retenir la question qui avait jaillit de ses lèvres. De quoi diable pouvait-il bien ressentir le besoin de s'excuser. Sa réponse la laissa pantoise. Elia n'était pas spécialement gênée par la proximité des autres, mais, la réponse d'Alexander laissant entendre que pour lui ça pouvait être une source de contrariété. Elle haussa les épaules et lui sourit.

- « Vous n'avez pas à vous excuser. Ce n'est pas un problème pour moi. »

Les toutes dernières pages du dossiers furent les plus pénibles pour la jeune femme. Elle avait de plus en plus de mal à décrypter l'écriture du Dr Zelanka. La fatigue avait fini par la rattraper. Ses yeux irrités et larmoyants n'aidaient pas à la lecture. Visiblement, Mr Hoffman ne devait pas être en bien meilleur état qu'elle. Elle remarqua que son rythme de frappe devenait irrégulier, ralentissant parfois drastiquement avant de reprendre un rythme soutenu, obligeant la jeune femme à faire des efforts pour s'adapter à lui.

C'est avec un soupir de soulagement qu'elle lut la dernière phrase du rapport. Elle attendit ensuite une réaction d'Alexander qui se fit attendre. Le silence s'étira entre eux, silence qui fut propice à renvoyer Elia dans ses rêveries dont elle fut tirée en sursaut en entendant Mr Hoffman prononcer son prénom d'un ton doux et velouté.

Elle réalisa qu'il avait planté ses yeux bleus acier dans les siens, elle se demanda depuis combien de temps, il la regardait avec cette intensité curieuse, et surtout ce à quoi il pensait. La réponse arriva vite. Il lui demanda d'un ton toujours aussi chaleureux à quel niveau d'étude elle s'était arrêtée.

Sous le coup de la surprise elle resta bouche bée, les sourcils haussé. Elle se demandait bien ce que son niveau d'étude pouvait bien avoir comme intérêt pour le jeune homme. Elle aurait comprit qu'il s'en inquiète avant qu'ils ne commence leur boulot, histoire de vérifier qu'elle serait capable de l'aider, mais maintenant que la tâche était achevée, elle ne voyait pas trop l'intérêt.

Elle baissa le nez, soudain un peu honteuse. Lui, il avait du aller aussi loin qu'on pouvait aller dans les études. Et elle... Mais plus que son niveau scolaire, ce qui lui faisait le plus honte était qu'elle allait devoir évoquer sa famille et son enfance pour se justifier. Bien sûr, elle aurait pu se contenter d'une réponse laconique, mais elle ressentait le besoin d'expliquer pourquoi. Elle n'avait pas envie de laisser penser à Mr Hoffman qu'elle avait abandonné les études par paresse.


• « J'ai arrêté l'école dès que j'ai eu l'âge légal »
elle haussa les épaules. « L’ambiance familiale n'était pas vraiment propice à la poursuite des études, tout ce que je voulais c'était être indépendante le plus vite possible »

Elle avait espéré qu'il se contenterait de cette réponse, mais elle se doutait bien que ce n'était qu'une introduction. Elle avait déjà compris qu'Alexander ne posaient pas de questions personnelles sans raison. Effectivement, il continua son interrogatoire lui demandant quel métier elle aurait voulu faire. Comment lui expliquer qu'elle n'avait jamais eu l'occasion de réfléchir à la question ? Elle leva les yeux vers lui et haussa les épaules. Autant répondre honnêtement.

« Celui qui me permettrait d'être indépendante dès que possible. J'ai su très jeune que je ne pourrais pas faire de longues études. Mes parents n'avaient pas les moyens, et même en obtenant une bourse d'étude, je n'aurais pas pu m'y consacrer entièrement... De toute façon, je n'avais jamais envisagé de quitter Derry » elle a un petit ricanement « J'étais tombée amoureuse. »

Il insista, lui demandant ce qu'elle aurait aimé faire dans l'idéal. Elle se demandait vraiment où il voulait en venir, mais elle n'osait pas lui demander. Elle avait l'impression de passer un entretien d'embauche. Encore une fois, elle leva les yeux vers lui, décidé à répondre honnêtement, même si elle n'était pas sûre que sa réponse lui conviendrait. Elle n'avait pas l'intention de mentir pour se faire mousser, ce n'était pas son genre. Et puis, les mensonges et petits arrangements avec la réalité, ça fini toujours par ce retourner contre soit.

Elle lève des yeux désolés vers lui. « Je ne sais pas. Comme je vous l'ai dit j'ai compris très tôt que ce que je voulais c'était être indépendante, et à Derry à part serveuse ou femme de ménage… » Elle haussa les épaules d'un air résigné. « J’ai fait de gros efforts pour ne pas que mes profs me poussent. Mais j'avoue que les remarque du genre "est capable de mieux faire" rendait ma mère dingue ».

Il sembla satisfait de sa réponse. Enfin, c'est ce que le petit sourire qui étira ses lèvres laissa penser à la jeune femme, même si elle ne comprenait toujours pas ce qu'il cherchait avec toutes ses questions. Changeant de sujet... ou pas, d'ailleurs, elle n'en savait rien, il lui demanda à quelle heure elle terminait le lendemain. Avait-il un autre dossier arc-en-ciel à déchiffrer ?

• Comme aujourd'hui, vers 21h30 s'il n'y a pas d'imprévu. Pourquoi ?


Pour toute réponse il hocha la tête avant de se lever pour fouiller dans l'une de ses grosses armoires et en sortir un document. Avant de revenir vers elle, il prit soin de s'arrêter à son bureau pour coller du papier sur la première page. Elia était de plus en plus dubitative. Revenu prés du sofa il lui tendit le un petit dossier. Lui demandant si elle pourrait le lui remplir pour le lendemain.

La jeune femme pris le document et y jeta un œil dubitatif. Il avait masqué le titre. C'était un document comportant des questions... des tas de questions. Elle eut l'impression d'être face à un professeur lui remettant un sujet lors d'une interrogation écrite.

Elia prit le document et y lance un regard dubitatif avant de se mettre à rire « Vous voulez estimer mon niveau d'étude ? Envisagez-vous de me donner des cours particuliers ? »

Finalement, le côté complètement surréaliste de cette fin de soirée, la fit rire.

- « Vous voulez estimer mon niveau d'étude ? Envisagez-vous de me donner des cours particuliers » demanda-t-elle d'un ton moqueur.

Il eut un petit sourire amusé, lui répondant du tac au tac qu'il connaissait déjà son niveau d'étude, et qu'il cherchait autre chose, concluant en disant que le cas échéant, des cours de rattrapages seraient inévitables.

Elle resta un instant bouche bée. Mais où voulait-il en venir ?

« D'accord professeur... quand dois-je rendre ma copie ? » demande-t-elle d'un ton espiègle un peu forcé.

Il rit en la regardant avant de saisir son verre, le sirotant avant de répondre que le lendemain serait l'idéal, sinon le plus tôt possible dans les jours suivants.

• D'accord, je vous déposerai je questionnaire sur votre bureau demain soir, pendant mon service... mais, puis-je vous demander quel en est le but ? Demanda-t-elle finalement, rongée par la curiosité.

Quand il répondit en faisant à nouveau référence à Barbe Bleu elle éclata de rire, lui demandant à son tour s'il faisait passer ce genre de test à toutes les femmes qu'il rencontrait. Avec aplomb il répliqua qu'il n'aurait pas assez de papier pour cela. Elle n'en doutait pas. Il devait attirer l'attention des femmes comme le miel attire les fourmis.

Finalement, pourquoi pas ? Après tout, elle n'avait pas grand chose à perdre, même si elle ne savait pas où il voulait en venir, elle était au moins sûre qu'il avait une idée derrière la tête. Mr Hoffman n'était pas du genre à perdre du temps sans raison, et puis, au pire, une fois qu'il lui aurait expliqué le fin mot de l'histoire, elle pourrait toujours prendre une décision personnelle en toute connaissance de cause.

• D’accord. Je prends le risque. Vous aurez ma copie sur votre bureau demain soir vers 21h30, puisque vous êtes le dernier bureau dont je m'occupe pendant mon service.

Il bailla une nouvelle fois, lui précisant qu'elle n'aurait pas à le laisser sur le bureau, puisqu'il serait présent, avant de soulever Harry avec douceur et tendresse. Le chat s'étira, avant de reprendre sa position favorite autour du coup de son humain, posant son nez dans son cou en ronronnant avant de se rendormir. Elia sourit en suivant Alexander alors qu'il quittait le bureau. Il lui tint galamment la porte, la remerciant pour sa collaboration, avant d'éteindre et de fermer. Ils firent quelques pas ensemble dans le couloir, jusqu'à ce que leurs chemin se sépare, chacun regagnant ses quartiers. Il lui souhaita bonne nuit, elle lui en souhaite de même avant de s'approcher un peu et de se hisser sur la pointe des pieds pour gratifier Harry d'une caresse.

Arrivé dans ses quartiers, Elia réalisa qu'il était quatre heure passés et qu'elle était lasse. Elle posa le document sur la tablette de nuit avant de se changer pour se coucher. Elle avait décidé de dormir un peu avant de regarder ce fameux questionnaire. Mais au bout de quelques minutes à scruter l'obscurité en se perdant en conjecture sur son contenue, elle réalisa qu'elle ne pourrait pas fermer l’œil si elle ne satisfaisait pas sa curiosité.

Elle ralluma sa lampe de chevet et commença à examiner le dossier, elle aurait bien tenté de gratter le scotch pour voir le titre du document, mais elle savait qu'Alexander le remarquerait immédiatement, déjà qu'il lui avait plus ou moins reproché sa curiosité, elle ne voulait pas en rajouter. Mais, elle ne put résister à l'envie d'essayer de voir par transparence... malheureusement pour elle, le papier qu'il avait utilisé était de bonne qualité et plutôt épais, et le document étant en recto-verso les vagues ombres qui aurait pu lui permettre de deviner le titre était brouillées par les ombres du texte au dos.

Elia commença à lire les questions. Culture générale, langues, logique, mathématiques, savoir être, savoir faire. Plus elle lisait, plus elle avait l'impression de se trouver devant un test de recrutement. Ce qu'elle ne comprenait pas, c'était pourquoi ? Peut être que finalement, Mr Hoffman était plus moqueur que ce qu'elle pensait et s'amusait à ses dépends ?

Elle commença à répondre à certaines des questions qui lui paraissaient évidentes. Ce serait toujours ça de moins à faire demain... et puis, elle se dit qu'elle perdait son temps. Tout ceci n'avait pas de sens. Elle était fatigué, vaguement irrité. Elle se leva brusquement et jeta le document dans sa corbeille à papier. Pourquoi perdre le peu de temps libre qu'elle avait à répondre à un questionnaire de ce genre ? Comme si ça allait lui servir à quelque chose.

La jeune femme but directement au robinet de sa petite salle de bain, et se fit peur quand elle croisa son reflet dans le miroir. Elle avait les yeux injectés de sang, les traits tirés, elle était pâle et de larges ombres mauves soulignait son regard las. Elle retourna se coucher.

A 5 heures du matin, après avoir fait un saut au réfectoire pour faire le plein de café, elle était plongé dans le questionnaire qu'elle avait repêché au fond de sa poubelle en maudissant sa curiosité. Au moment où Alexander entrait dans la salle de réunion pour sa présentation, un stylo roulait sur la table de la chambre d'une petite femme de ménage et rebondissait sur le sol sans qu'elle ne songe à le récupérer. Elia avait fini par s'endormir, la joue sur le papier, alors qu'elle se relisait.

Spoiler:
 

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Le chat et la souris

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