Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

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RPG sur Stargate Atlantis
 
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Les Sorciers pourpres en vadrouille

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Alexander Hoffman
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MessageSujet: Les Sorciers pourpres en vadrouille Mer 14 Sep - 20:01
Les Sorciers pourpres en vadrouille


La veille au soir 19h00 – Mercredi 28 septembre



Comme très souvent l'anglais et l'américaine, ce fut retrouver pour parler d'une réunion eue en commun dans la journée. Après, un repas au mess, ils étaient partis finir la soirée avec un thé dans le bureau du chef de projet. Il était bientôt 21h00 et le temps déroulait très vite, peut-être même trop vite au goût de l'anglais, qui avait l'impression de ne plus ressentir le poids des minutes quand il parlait avec Erin. Tout comme la fatigue accumulée dans la semaine. Une discussion animée sur divers sujets s'éternisa avec des petites taquineries.

Notamment, sur le fait que vu leurs retards dans leurs congés, ils allaient s'octroyer un petit week-end de 4 jours. Il serait dommage de s'oublier dans cette fourmilière. Faut dire que sur Atlantis, il y avait tellement de choses à faire que beaucoup de personnes omettaient de prendre des jours de repos autre que le week-end.

Avant de passer au lendemain, la fatigue rappela aux deux sorciers pourpres qu'ils étaient temps de cheminer vers leurs quartiers pour dormir, au cas où ils oublient, comme la dernière fois, à papoter jusqu'à 3heures du matin. Avant de quitter Erin sur le pas de la porte de la chambre de la jeune femme, l'anglais lui lança d'un air taquin : « Ne te lève pas trop tard si tu veux compléter ta tenue de Mélusine ».

Il avait hésité entre plusieurs phrases dont une toute simple qui consistait à dire simplement : « à demain ». Mais, il aurait été malvenu qu'il se pointe à 09h30 et de lui faire un remake de son aventure avec Elia. Quoique, il ne savait pas lesquelles des deux seraient le plus gênés par cette tenue, il y avait un petit côté intime indélicat, qu'il ne voulait pas créer par respect pour son amie. Donc, il préféra de lui laisser sous-entendre de se lever tôt, avec une référence sur l'objet de l'éveil. De plus, elle le comprenait, suffisamment bien, maintenant, pour décoder où ils allaient.

Enfin bon, il lui souhaita une bonne nuit, pour rejoindre ses propres quartiers 3 chambres après elle. Harry, était dans ses bras, en train de dormir, le jeune chat, avait joué toute à soirée à son jeu favoris : attrape baballe… finissant de consommer son énergie et la retrouvant dans un sommeil réparateur dans les bras de son maître. L'anglais, le déposa sur son arbre à chat et le petit minet changeant de bras : ceux de Morphée.

Jeudi 29 septembre : 09h35 devant la porte de la consultante


Son réveil sonna, il était 08h30. Dès que la mélodie pop rock de celui-ci s’éteignit, il senti une boule de poil tacheté lui sauté joyeusement sur le ventre. Le petit chat ronronnait de plaisir, il lâcha de sa gueule une balle violette en peluche, pour qu’elle roule sur le corps de son maître, dans le fin espoir de jouer, comme s’il n’avait pas eu sa dose la veille au soir. L’anglais, râla un peu ôtant le paquet de poil de son lit. L’animal, n’avait pas le droit de dormir avec lui, mais pas de le réveiller en fanfare... bien dressé, mais coquin quand même ! Tous les matins, il avait le droit au même cirque, le matou entendait le bruit du réveil, pour câliner son maître où l’obliger à se lever. Ça, Harry avait très bien compris. En bref, l’anglais finissait par lancer la balle à l’autre bout de sa chambre et le félin couru après en toute gaieté. Le petit manège dura dix minutes, avant que l’animal, délaisse sa balle, pour s’empiffrer de ces croquettes. On ne déconne pas avec la nourriture !

L’homme profita de cette accalmie, pour se doucher avant d’être rejoins par un Harry, qui avait décidément une envie de câlin immédiate et à assouvir à l’instant T. « Harry ! Laisse-moi tu veux ? ». Le chat n’en avait que faire de l’eau, il aimait bien cette vieille amie, au contraire de beaucoup de ses congénères. Il continua sa petite scène de princesse hystérique, jusqu’au moment où l’anglais sortis de la douche, agacé, pour le déposer dans levier. L’animal, se frotta contre les bords, exposant son ventre de couleur crème au plafond. Et comme s’il venait de se rendre compte de son état mouillé, il entreprit une toilette intégrale. Au moins, il fichait la paix au jeune homme, qui pouvait enfin finir sa toilette.

Rien de bien novateur, il se rasa, supportant difficilement d'avoir une petite barbe sur le visage. Cela, lui donnait un air de « vilain garçon » bien loin de l'image classieuse qu'il renvoya. Mais, encore une fois, c'est sa perception et non celle que pourrait avoir autrui. Il enfila ses sous-vêtements de couleur nuit, avant de revêtir un pantalon crème et une chemise bleue nuit, qu'il retroussa jusqu'au coude.
Il faisait chaud par ce mois de septembre, dans un sens, les températures sur cette planète sont assez constantes. Sauf peut-être en Janvier où les premières neiges arrivent, mais elles ne restent généralement pas longtemps. Du moins, de ce qu'il avait lu et entendu. Il se chaussa, prenant une sacoche en cuir noir, qui bandait à son épaule et sortis de ses quartiers avec un Harry, appareillé de son petit harnais rouge, signe qu'il allait sortie de sa grande « maison ».

Il était 09h35, quand il frappa à la porte de la consultante du CIS. Le Vol en jumper pour le continent était à 55. De quoi leur laisser largement le temps de se rendre à la baie des jumpers. Quand elle lui ouvrit, il l'accueillit avec un grand rictus joyeux.

« Bonjour Mélusine, tu as pris ton balai pour t’envoler sur le continent ? »

Il savait que ce jour précis, était un événement pour la jeune femme, mais il fit mine de ne rien savoir, elle aura la surprise plus tard. Après tout, elle n’était pas censée savoir, qu’il était tombé, par hasard sur la liste des anniversaires du personnel. En tant que chef de projet, il avait eu accès à celle-ci, pour gérer un sujet de ressources humaine et ce fut naturellement qu’il avait regardé quand était né sa sorcière favorite.


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Erin Steele
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MessageSujet: Re: Les Sorciers pourpres en vadrouille Lun 19 Sep - 17:37
Mercredi 28 Septembre, 19h00.


Mélusine. Cela remontait à longtemps maintenant, qu’ils avaient eut cette conversation sur la petite sorcière rousse. De mémoire, Erin situait cela en avril. Le temps passait si vite depuis qu’elle se trouvait sur Atlantis que tout n’était pas forcément bien défini dans sa tête chronologiquement parlant. Ce temps s’était quelque peu accéléré depuis qu’elle connaissait l’anglais. Elle partageait ses pensées sur le fait qu’en sa présence, les heures faisaient nettement moins que 60 minutes. C’était une impression purement suggestive, mais qu’importe. Il est vrai qu’après leur séance de travail, ils aimaient à passer du temps ensemble, à refaire le monde, encore et encore. Et le pire dans tout ça, c’était qu’ils ne s’ennuyaient pas !

Histoire de donner le change à sa demande à peine voilée dite sur un air taquin, elle lui répondit sur le même ton :

- L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, ne dit-on pas ? N’oublie pas les croissants alors, dit-elle en pliant les doigts de sa main, laquelle était relevée en un petit geste d’au revoir. Puis elle gratounna la tête de Harry qui dormait comme une masse dans les bras de son maître. Le petit coquin s’était amusé comme un petit diable à jouer à la balle.

Ne lui laissant guère le temps de répliquer, sinon ils en avaient encore pour une demie heure à se taquiner sur le pas de sa porte, la jeune femme se retira vers ses quartiers pour passer la nuit. La demande de l’anglais la faisait cogiter quelque peu. Pourquoi avait-il choisi précisément le lendemain pour aller sur le continent, au marché ? Est-ce que cela avait un rapport avec le fait que le temps qui passe allait lui mettre une nouvelle année au compteur ? Comment aurait-il pu le savoir d’un côté ? Non, c’était surement une coïncidence, et le résultat d’un rendez-vous prit de longue date qu’ils n’avaient pas pu honorer du fait de leur emploi du temps respectif. Voilà tout.

Songeuse, elle se laissa glisser dans les bras de Morphée, avec une certaine forme d’empressement. Elle avait hate de se retrouver au lendemain pour passer une journée complète avec le chef de projet. Elle espérait que cette perspective chasserait les cauchemars qu’elle faisait depuis qu’elle était revenu de cette fichue mission diplomatique qui avait tourné au lynchage public et où elle avait été une des cibles de la vindicte populaire primitive. Cela faisait un moment que les séquelles physiologiques avaient disparu et c’était à peine si on pouvait voir par endroit, les fins sillons qui resteraient à jamais gravés dans sa peau. C’était le cas notamment à l’intérieur de la cuisse droite et sur quelques centimètres sous son aisselle. Les autres coupures s’étaient refermées sans laisser de marques, si ce n’étaient celles sur sa psychée.

Jeudi 29 Septembre, 9h35.

Aujourd’hui était un jour particulier pour Erin qui fêtait là son 36ème automne. Le temps passait à une vitesse folle et plus elle avançait en âge, plus cette assertion semblait se confirmer. Il fallait dire que ses journées étaient remplies et mine de rien, même si elles paraissaient longues, elles s’enchainaient à un rythme fou. Ses parents étaient sans doute déçus de ne pas pouvoir lui souhaiter son anniversaire de vive voix, et en chair et en os, mais pour une fois, ils n’en mourraient pas. D’ailleurs, elle évitait les sermons sur le fait qu’à son âge, toute femme respectable se devait d’être mariée et d’avoir un ou deux gamins histoire d’assurer l’avenir de la famille. Des garçons donc. Quoiqu’il en soit, elle n’espérait plus tellement devenir mère désormais. Certes, elle avait jusqu’à la barre fatidique des 40 ans, mais à ce compte là, elle y parviendrait assez rapidement sans qu’un bambin ne pousse dans son ventre.

Il était rare qu’elle s’épanche sur le besoin d’avoir un enfant, aussi chassa-t-elle ses pensées, sans doute induites là par sa mère psychorigide et ses principes éducatifs et religieux à la noix. Bref, elle se leva vers 8h00 histoire de pouvoir honorer le rendez-vous que lui avait donné Monsieur Hoffman, jeune cadre dynamique de l’administration atlante, aux allures guindées et d’une courtoisie exemplaire. Erin était certaine que sa mère serait très contente d’avoir un gendre comme lui. Elle s’étira dans son lit, ayant passée une excellente nuit. Aucuns cauchemars n’étaient venus perturber son sommeil, et chose rare depuis Paradize, elle s’était réveillée émoustillée, le bas ventre doucement chaleureux.

Quoiqu’il en soit, elle avait envie de prendre soin d’elle ce matin, aussi prit-elle le temps de s’épiler les jambes dans la salle de bain, de prendre une douche chaude, suffisamment bouillante pour lui faire rougir la peau, et elle se frotta vigoureusement avec son savon préféré à la noix de coco. Cela devenait un rituel qu’elle ne contrôlait plus, mais cette façon de se laver avec force était une façon de retirer toute la saleté des indigènes qui avaient pris un malin plaisir à la torturer. Cela lui permettait de calmer son anxiété de sortir de la cité et d’aller dans une tribu, fut-ce-t-elle amie de longue date comme les athosiens pouvaient l’être. Une chose était certaine, elle serait quelque peu à cran, même si la présence de l’anglais à ses côtés serait bénéfique.

Une fois propre, elle entreprit de choisir une tenue adéquate à cette petite aventure en duo. Elle était loin de se douter qu’à trois chambres de là, Alexander était en train de se dépatouiller avec son curieux de chat. Le temps semblait clément, et les températures encore printanière, voir estivales selon les jours. Aussi dégota-t-elle une robe. Cela faisait longtemps qu’elle n’en avait pas porté une, et ça la changerait d’être toujours engoncée dans un jean moulant. Et puis, c’étaient les vacances non ? Le tout était de savoir laquelle mettre bien entendu, car elle en possédait une tripotée. Elle en avait une rouge qu’elle affectionnait tout particulièrement, mais elle savait désormais que le bel anglais avait de mauvaises dispositions oculaires avec les couleurs trop vives. Il prenait le temps de l’emmener visiter un petit marché local et pittoresque, alors elle n’allait pas pousser le vice jusqu’à se fringuer de façon détestable pour ses beaux yeux bleus métalliques. Finalement, elle jeta son dévolu sur une robe aux couleurs de saison, mêlant les teintes beiges et marron en un fouillis artistique. Pour un peu, si cela avait été noir, gris et blanc, avec une barre de rouge, l’œuvre aurait pu être du chef de projet. Bref, elle enfila donc cette robe par-dessus sa ligne de lingerie blanche sans fioriture et noua autour de sa taille une petite ceinture dans la même teinte que sa robe.

9h35. On frappa à la porte. C’était probablement Alexander. La jeune femme ne comptait pas le faire attendre, aussi alla-t-elle ouvrir. Il trouva une Erin apprêtée, prête à partir, parfumée, les cheveux libres, son maquillage de tous les jours sur le minois, dans sa petite robe, avec des sandalettes spartiates qui s’arrêtaient sur sa cheville, avec une talonnette plus épaisse sur l’arrière.

- Bonjour Alexander. Elle lui fit un petit sourire, histoire de donner le change à son rictus joyeux et à son petit surnom. Désolée, mais mon balai est au service technique pour réparation. A moins qu'un auguste postérieur appartenant à une personne coincée ne me l'ait volé, dit-elle avec humour.

Instinctivement, et naturellement, son regard balaya l’anglais de haut en bas, histoire de détailler son accoutrement. Elle aimait bien sa façon de s’habiller, plutôt classieuse et pourtant simpliste. Tout était dans l’allure.

- Bien dormi ? Elle approcha pour câliner la tête d’Harry, trop mignon avec son petit harnais rouge. Salut toi. « Toi » était souvent le petit nom affectif qu’elle lui donnait, ce qu’il le différenciait des autres chats.

Alexander avait sans doute remarqué que depuis son retour de Paradize, Erin était moins sûre d’elle, peut-être moins joyeuse, un peu plus éteinte. Cela dit, la présence de l’anglais lui était d’un grand secours et elle faisait moult efforts en sa compagnie. Elle se sentait revivre, tout simplement. Elle s’écarta pour le laisser entrer, le temps de prendre son sac à main. C’était un sac en cuir brun, simple et sobre. La hanse se retrouva sur son épaule et voilà la jeune femme fin prête à aller compléter sa tenue de Mélusine.

- J’ai hâte de voir à quoi ressemble ce petit marché, dit-elle d’un ton guilleret. Je n’ai pas emporté la cape, il fait encore assez chaud pour ne pas avoir à m’en draper. Elle passa sous silence qu’elle s’en servait régulièrement pour bouquiner, ou pour se tenir chaud dans ses quartiers, le soir venu, et qu’elle faisait la larve sur le canapé. Il était même arrivé qu’elle s’endorme, nichée à l’intérieur du vêtement.

Ils cheminèrent vers la baie des Jumpers afin de prendre la navette vers le continent. Est-ce qu’ils allaient croiser du monde ? Possible, mais de toute façon, c’était devenu un classique dans la cité. Le chef de projet n’était jamais loin de sa comparse de la commission internationale de surveillance, et l’inverse était aussi vrai… quand l’un des deux ne passaient pas dans une tenue extravagante ou avec des accessoires qui l’étaient tout autant. La faute à des paris perdus, bien entendu. Bref, leur réputation n’était plus à faire. D’ailleurs, ils croisèrent le docteur Weir, qui venait dans l’autre sens.

- Bonjour Elizabeth, lança Erin en la devançant.
- Erin, Monsieur Hoffman. Comment allez-vous ?
- Bien merci et vous-même ?
- Bien bien merci. Lequel des deux à perdu cette fois-ci ?
Erin afficha un franc sourire, avant de répondre tout en s’efforçant de ne pas rire.
- Je pense que c’est moi, je vais devoir supporter Alexander toute la journée. Nous allons faire un tour sur le continent à la rencontre des Athosiens.

Elizabeth accueillit cette remarque avec un sourire complice pour les deux larrons de la cité, puis elle avisa Harry et machinalement, comme toute personne dans cette cité, elle voulu le caresser. Alexander avait ainsi le temps de se défendre face à sa comparse qui attaquait déjà les vacheries. Néanmoins, ils coupèrent cour à la conversation, puisqu’ils avaient un jumper à prendre.

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Alexander Hoffman
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MessageSujet: Re: Les Sorciers pourpres en vadrouille Jeu 22 Sep - 20:26
Les Sorciers pourpres en vadrouilles


Cette petite balade sur le continent, allait être sûrement être bien agréable et surtout bénéfique pour la jeune femme, qui avait été rudement malmené durant une mission en juillet. Depuis ce mois fatidique, elle semblait éteinte et moins enjoué, même si elle se forçait à lui donner le change lors de leurs échanges. Mais, elle ne pouvait pas cacher la lueur triste et sombre au fond de ses belles prunelles vertes. Il la sollicitait régulièrement le soir, pour lui changer les idées et aussi profiter de leurs discussions si agréables ou le temps n’avait plus aucune prise. Il ne cachait pas qu’en dessous de ses rencontres après le travail, il espérait l’aider à lui faire remonter la pente, pour éviter qu’elle sombre avec ses démons. Partir sur une autre galaxie, n’était pas si idyllique et cela ne devait pas non plus être un cauchemar même si certain ne rêverons plus la terre.

Ainsi, il espérait que cette petite sortie, allait lui faire le plus grand bien et lui redonner foi dans les peuplades plus primitifs. Dans un sens, ils ne risquaient pas grand-chose de la part des Athosiens, sauf peut-être une indigestion à cause d’un repas trop riche. En plus le peuple d’Athos, ne pratiquait nullement la torture, ils avaient des lois plus ou moins « justes » et équitables.

Elle lui ouvrit rapidement, lui offrant un joli spectacle et aussi odorant, car les senteurs encore fraîches de son parfum inonda le couloir d'une touche estivale et fruité assez plaisant. Elle était apprêtée, avec une robe qui attira immédiatement le regard de l'homme. Tel un papillon piégé par la lumière chaleureuse d'une lampe en pleine nuit, il eut bien du mal à se détacher des formes abstraites qui ornaient le tissu. Il aima immédiatement ce vêtement, qui semblait être « vivant », avec sa vision saturée, il percevait bien plus de nuances (souvent imaginaires) sur les tons bruns de la robe. Il dut se faire violence pour relever son regard vers le charmant visage de la consultante, qui venait de le saluer en répondant à sa taquinerie. Sans surprise il eut un rictus fortement amusé, toute une liste de personne lui venu en tête, notamment un certain Berkam… comme d'habitude, elle le parcourra du regard, il en avait l'habitude et il faisait pareil, même si là, son regard était accroché à sa tenue, omettant le reste.

Elle s'approcha pour câliner le petit chat qui l'accueillit avec des ronrons et une petite léchouille sur la main de sa langue râpeuse. Elle finit par s'écarter pour le laisser entrer tout en s'enquérant de la qualité de son sommeil.
« Oui très bien et toi ? » Il savait qu'elle avait quelques difficultés à trouver le sommeil, souvent animé par des cauchemars sur le thème de Paradize. Peut-être que cette nuit avait été meilleure ? Ignorant tout bonnement que l'américaine avait pimenté ses songes d'un brin d'érotisme.

Il pénétra dans son antre, découvrant une atmosphère un peu ésotérique avec des voiles qui marquaient une démarcation entre la pièce « à vivre » et la chambre. Décidément, le sobriquet de sorcière lui allait bien, mais loin des vieux cachots de vilaine femme parées de noir… peut-être plus celle d'une bonne fée avec des rideaux en sois rose pâle, manquait plus qu'une touche florale et il aurait l'impression de voir la chambre d'une Elfe. Enfin, il s'imagina tout ceci en voyant les grands pans de tissus légers.

Il parcouru l'endroit du regard avant de se reporter sur les mouvements des motifs de sa robe, se perdant dedans. Autant immobile, celle-ci était fascinante, mais en mouvement … Quand elle marchait, ceux-ci donnait un effet optique assez intéressant, mélangeant les couleurs entres-elles pour en faire d'autre. Il se fit le constat, qu'heureusement qu'elle allait avancer à ses côtés et non devant, car sinon, il pourrait se faire passer pour un gros pervers qui la « mâte ». Bon, dans un sens, c'est un peu ce qui peut se passer en le voyant la reluquer. Hors, même si la robe lui allait très bien, il était obnubilé par les motifs et non les formes biens faites de la demoiselle, même si celle-ci mettait d'autant plus en valeur l'étole. Il se maudissant, lui et sa fascination étrange, ayant bien du mal à relever le regard des pans de la robe. Par chance, les motifs étaient les plus pertinents sur le bas du vêtement et non sur le haut, car cela aurait pu porter à confusion.

Il releva la tête (enfin) quand elle parla d'un ton guilleret. Lui aussi avait plutôt hâte de la découvrir dans cet environnement et constater si oui ou non, elle allait adorée les étales comme il l'avait imaginé.

« En ce moment, avec les accords commerciaux le marché est d'une belle taille » dit-il d'un ton joyeux. Oui, le marché Athosien, avait toujours été d'une taille assez moyenne, mais là … il était grand et emplis de richesse. Mais il savait rester pittoresque et agréable à visiter sans se manger chaque passant.

Comme pour expliquer son blocage sur la tenue estivale d'Erin, il se sentit obliger de lui donner une piste, pour ne pas qu'elle se fourvoie. Observatrice comme elle était, elle avait surement remarqué le trouble de l'homme. Il était si rare, que ses prunelles acier n'aillent pas toiser l'émeraude de la consultante.
« Il serait dommage de voiler ta jolie robe, qui te va très bien d'ailleurs. Les motifs sont …. Fascinants » la complimenta-il.
« Tu éviteras de marcher devant moi par contre, sinon je vais me perdre dans les mouvements que formes la géométrie particulière de ta tenue ».
Il ne lui cacha pas ce fait. De plus en plus, il regrettait de ne pas pouvoir lui montrer la manière dont il voit le monde, pour lui faire partager ce genre d'élément captivant, par exemple.

Une fois, le petit sac récupérer, ils marchèrent dans les couloirs pour prendre la baie des jumpers. Il tourna la tête vers son amie, en repensant à la requête faite la veille par celle-ci.
« Pour ta demande de croissant, il aura des victuailles alléchantes sur les étals qui pourront très bien contenter le traditionnel petit déjeuner ».

Au bout de quelques minutes, ils croisèrent le Dr Weir, Erin la devança dans son salut. L'anglais, salua poliment la cheffe de la cité.
« Bonjour Elizabeth, très bien merci ».
Erin prit la suite de la conversation et la responsable d'Atlantis lança une petite remarque qui arracha un rictus d'amusement au chef de projet. Leurs réputations les précédaient. Dans un sens, ils animaient la zone administrative avec leurs paries et les conséquences de ceux-ci.

Il y de ça quelque jour, Erin, lui avait peint les ongles en rose, il avait eu l'air fin, durant les réunions avec des gants fin, pour cacher « l'œuvre d'art » de la consultante. Le plus drôle avait été durant cette soirée de « relookage », quand il avait pu constater avec horreur, qu'elle comptait bien lui barioler les ongles avec une affreuse couleur de poupée Barbie. Il avait pu connaître « les joies » qu'on les femmes de pratiquer la manucure. Il avait trouvé cela, affreusement long… entre le fait qu'elle devait lui limier les ongles, lui mettre une couche de transparent : la base, puis deux couches de couleur et encore une nouvelle couche de « top coat » comme elle disait… l'horreur ! Elle aurait pu se contenter de lui faire « qu'une couche » mais non, il fallait que sa tienne ! Elle avait fait les choses bien, car il les avait gardés longtemps, avant de trouver un moyen de retirer tout ça. Heureusement, que pendant ce temps, il avait parlé… bon au moins, elle lui avait épargné un autre supplice féminin : l'épilation. Quoique bon, il connaissait déjà. L'homme n'avait pas vraiment de poil sur le torse et c'est bien pour une raison.

Weir leur offrit un sourire complice, avant de se pencher pour flatter le petit chat. Alexander en profita pour jeter un petit regard taquin à sa comparse pourpre. Il aurait pu rebondir en lui disant, que cela allait être de la torture, mais le sujet était bien trop sensible pour se mettre l’évocation de ce mot.
« Au moins perdre ne te saura jamais plus agréable qu’aujourd’hui » répondit-il d’un ton calme. Oula non pas de vacherie, mais juste des sous-entendus pour laisser court à son imagination débordante.

Ils coupèrent court à la conversation avec la diplomate, car sinon, ils allaient rater le vol du jumper. Ils arrivèrent dans les derniers, quelques personnes de la cité étaient déjà à bord, installées sur les banquettes. Alexander, prit dans les bras son chat et prit place avec son amie, après avoir lancé un « Bonjour », polie à la cantonade. Il avait 4 personnes.

Les deux pilotes arrivèrent 3 minutes après eux, en lançant un salut général aux voyageurs. Les deux hommes, dont un à la chevelure rousse, s'arrêtèrent au niveau d'Erin, pour l'honorer plus personnellement. Pète et Jimmy.
McArthy, salua poliment la belle jeune femme, sans mettre de sonorité trop familière, après tout ils n'étaient pas « potes ». Juste un sourire agréable et ravi de la voir et alla s'installer en tant que co-pilote, puisqu'il était en formation avec son copain, qui lui était pilote de base. Quant à Pète il était un brin plus insistant, surtout quand son regard s'attarda sur la tenue de l'Américaine, dans l'espoir d'une ouverture (celle de ses jambes ?). Harry, délaissa les genoux de son maître (qui se demandai bien pourquoi ce gros lourd insistait alors ,qu'Erin l'avait envoyé boulée), pour se rouler en boule sur les jambes de son humaine d'amour, en feulant sur l'homme en face de lui, comme pour lui dire « dégage ! C'est MA CHÉRIE ».

Ce fut Jimmy, qui rappela son collègue.
« Pète ? On décolle, on a déjà 4 minutes de retard ».
Il n’avait pas dit ça pour soulager la consultante de la lourdeur de son copain, il était juste professionnelle et n’aimait pas pénaliser le temps encore plus. Ce fut en soupirant que le pilote prit sa place en lançant une proposition a peine voilée.
« On se retrouve sur le continent Erin … »

Et enfin, le jumper démarra pour décoller. Alexander toisa amuser son amie en lui chuchotant :
« Décidément, on ne peut pas sortir sans que l’un de tes admirateurs vienne te faire du grunge ». Il regarda Harry, qui était en cercle et était assortie à la tenue abstraite qu’abordait Erin. « Tu veux que je te laisse avec ton beau militaire ? Ou je t’entraine dans les allées avant qu’il ne t’attrape ? » Oui cela l’amusa beaucoup.
« Pour une fois que c'est à moi qu'on fait du gringue » ... dit-elle en insistant sur le "moi". « Entraîne moi, en espérant que je ne regrette pas mon choix » dit-elle avec amusement, histoire de le titiller un peu.
L’anglais lui fit un petit sourire amusé « Enfin, estime toi heureuse qu’il ne t’a pas ploté lui » Il lui donna un petit coup d’épaule « Je te promet de ne pas te perdre dans une allé. Mais, a tu déjà regret quelque chose venant de moi ? Hors paris ou tu perds bêtement » dit-il d’un ton provocateur.
« Il aurait pris ma main dans la figure lui » dit-elle en lui rendant son coup d'épaule.
Elle fit mine de réfléchir exagérément histoire de l'embêter. « Merci c'est gentil. Et je dois reconnaître que non. Je voulais trouver une vacherie à te dire mais rien ne me vient » dit-elle avec un air innocent.
Elle mit un temps fou à réfléchir, l’anglais s’adossa contre la paroi, le même sourire sur les lèvres attendant une vacherie, il n’allait pas lui faire le plaisir de lui montrer qu’il attendait sa réponse.
« Brave petite sirène » Dit-il d’un œil pétillant, en lui tapotant la tête, mais il se tenu prêt à se prendre un coup.

Le jumper se déplaça au-dessus de l'océan avec une certaine vitesse, non ressentie par l'équipage. L'anglais, trouvais vraiment agréable de voyager dans cette boite de conserve, bien plus qu'en avion. Pourtant, l'homme avait grand plaisir à prendre les engins volant, drôle de lubie, alors que beaucoup tremble ou ont simplement une peur bleue d'un avion. Cela devait être encore plus plaisant de le piloter, cela lui fit penser qu'il devait demander une inoculation sous-peu.

Le vaisseau se posa en douceur sur le sol du continent, dans un cercle avec du sable, au milieu de la plaine, avant de voir le campement tout près.
Dès que la porte toucha le sol, l’anglais se leva, tendant sa main vers la consultante. Harry, se leva d’un bon, pour sortir en courant de l’infernal engin volant, pour courir après un papillon qui venait de le narguer.

Erin, saisi la main du Britannique, qui l’emmena dans un geste rapide, dès que les autres occupants furent sortis. Dire qu’ils couraient était vrais, heureusement qu’elle avait mis des spartiates avec peu de talon. On aurait dit deux gamins… chose qui semblait être en présence de l’Américaine par moment. Pète pouvait toujours espérer voir Erin ... Mais elle avait disparue. Les deux sorciers pourpres s’arrêtèrent à l’entrée du marché, après cette course folle dans les herbes semi hautes, soufflant un peu. Alexander pouffait, son regard se figea sur les deux silhouettes des militaires au loin… il était évidant que l’autre gros lourd devait rager de ne pas voir sa petite « Erinoutette ».

« J’en connais un, qui doit être dans tous ses états ».
Harry déboula quelques secondes après eux, le papillon dans la gueule, voir les humains galoper à travers champs, l’avait excité, sa queue remuait prêt à en découdre avec un autre insecte.

Une fois à l’entrée du marché qui se trouva à la sortie du campement, non loin de la plage qui bordait celui-ci. Il y avait du monde, comme dans tous marchés, mais celui-ci était raisonnable et non étouffant comme dans certains lieux typiques qu’il y avait sur terre. Prenons en exemple les souks qui sont assez attrayants, mais juste horribles à cause des ruelles étroites et bondées de monde.

Une bonne odeur de brioche chaude s’amenait dans l’air. Plusieurs échoppes de victuailles se dressaient devant eux. Le marché était composé en « parties » : nourritures, vêtements et objets. Des petites tentes colorées se dressaient vers certaines étales, pour montrer les collections de tissus, formant des mini magasins, où les visiteurs pouvaient essayer ses achats ou découvrir la fabrication artisanale.

En tout cas, l’anglais se dirigea vers les boutiques de viennoiseries, s’approchant d’une qui lui paraissait plus attrayante que les autres. Il choisit une sorte de pain brioché au chocolat et des sortes de myrtilles sauvages avec une boisson fruité traditionnelle au lait. Il se tourna vers Erin :
« Choisie ce qui te fait plaisir ». Une fois, fait il régla le tout, s’éloignent avec la jeune femme. Il croqua dans son pain fourré, trouvant qu’il était assez fameux. Le goût de la myrtille, donnait un peu d’acidité au chocolat. Il en proposa à sa comparse, ainsi que la boisson, étonnamment légère et rafraichissante. Le goût du fruit lui était inconnu par contre.
« Hum, je ne connais pas ce fruit. Tu as une idée ? », Dit-il en lui tendant son gobelet. En réalité si Erin le connaissait, elle trouverait sans mal, les saveurs acidulé de la grenade.

Les Athosiens avaient leurs propres monnaies que les atlantes pouvaient obtenir en échangeant leurs dollars. D’ailleurs ceux-ci avait été dotés de sorte de boitier pour que les terriens puissent payer en carte. À la fin du mois ou de la semaine, le boitier était rendu aux Atlantes (les comptables) pour qu'ils puissent convertir les données en monnaie palpable pour les Athosiens.

Avant de faire les allées de nourritures, il lui proposa : « On fait celles des vêtements/objet en 1er ? Et quand on aura faim, on ira flâner dans les allées gorgées de mets et l’après-midi, on finit par celles qu’on n’a pas eues le temps de voir. Ça te convient ? »
Une fois l’accord obtenu, il la guida vers la zone où il avait déniché la cape. Ils arrivèrent (les mains presque vides de leur petit déjeuner), vers une animée par des musiciens. Cela faisait très moyen-âge. Son regard se perdit devant se étoles, laissant son amie, s’extasier des pièces proposées. Il était plus observateur des réactions d’Erin, que contemplateurs du travail remarquable des Athosiens.

Soudainement, une petite voix avec un fort accent, interpela le jeune homme, il se tourna pour voir une jeune femme aux longs chevaux blonds, quelques rides sur son visages mâture et des yeux d’un bleu cyan presque blanc. Elle devait avoir 40 ans, la vie rude avait fait vieillir prématurément ses traits, cependant, l’âge n’enlevait que peu, la certaine forme de beauté de ses traits, on pouvait dire qu’elle avait du charme, un charme fané mais toujours existant témoignant d’une beauté passée.
« Monsieur Hoff-man » prononça la dame avec son accent étrange. Elle s’approcha de l’homme, qui la salua poliment.
« Mademoiselle June, comment allez-vous ? »
« Je suis contente de te voir » dit-elle sans passer par quatre chemins, elle savait parler anglais mais avait du mal avec certaines syllabes et grammaire. Le « vouvoiement » n’était pas très connue de cette peuplade.
« Toi avoir eu un retour de la personne à qui tu as offert la cape ? ».
L’anglais, lui sourit et regarda Erin lui touchant l’épaule pour attirer son attention, elle était non loin de lui… enfin lui, n’était pas loin d’elle, puisqu’il la suivait gentiment dans sa découverte.
« Eh bien, je pense qu’elle peut vous répondre, d’elle-même ».
June, toisa la belle brune de son regard d’husky en s’avançant vers elle, pour se présenter d’un ton joyeux
« Je me nomme June, enchanté ». Puis elle toisa le jeune homme d’un œil espiègle, mais déçu à la fois.
« Tu as aussi bon gout niveau vêtements qu’en femme ! »
L’anglais, eu un petit sourire malin, face à ce petit quiproquo
« Oui, toujours » Répondit-il en haussant les épaules, feignant de confirmer ou de démentir le sous-entendu, cela ne la regardait pas au final.
« Erin, je te présente l’artiste qui a réalisé ta cape, June, Erin Steele. »
« Artiste … beau qualificatif, mais c’est mon métier de faire des jolis habits. Contente de vous rencontrer… Stee—le Erin »
Elle semblait surprise et fut rassurer par le nom de famille différents
« Ah ! Le mini léo est là aussi » dit-elle en se baissant pour caresser la tête du chat, qui suivaient ses maîtres silencieusement depuis le début.
« Tu veux voir mes autres créations ? » demanda-t-elle à Erin. Si elle approuve, June attrapa le bras de l’américaine, pour l’emmener dans sa tente de couleur pourpre et blanche, afin de lui montrer son travail.

Harry, tapota la cuisse de l'anglais, quémandant, d'être porté. Il le saisie et le plaça sur ses épaules pour rejoignit le duo de femme dans la hutte. Son regard se perdit quelques instants sur une robe pourpre qui aurait sans aucun doute très bien à son amie. La hutte de June était très grande et il y avait de tout et majoritairement des vêtements et accessoires pour femme. Beaucoup de robe, mise sur des mannequins en bois ou des sortes de ceinture. Une cabine était faite en tissus pour les essayages.

Le petit Bengale, sauta de ses épaules, pour se lover sur un tabouret capitonné d'une couverture à poil soyeux. Alexander allait rappeler son chat, quand June le stoppa.
« Non, il a le droit »
« Petit chanceux » Répondit- l’anglais à destination de son chat.
« Je reviens, j’ai repéré un blason non loin qui me plait bien »ses prunelles métalliques trouvèrent le visage de la consultante
« Je te laisse ton chéri ».
Puis, il disparut dehors. Il revenu 20 minutes après tenant un sac en papier gris.



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    Alexander Hoffman
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Erin Steele
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MessageSujet: Re: Les Sorciers pourpres en vadrouille Mar 27 Sep - 15:27
- Très bien merci, lui répondit-elle avec son sourire à elle. Et c’était vrai. Elle avait bien dormi, ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps. Alexander y était pour beaucoup dans cette guérison lente et pénible de son psychisme. Ils passaient énormément de temps à deux, continuant leur petits jeux de « on refait le monde » avec un thème souvent différent. Ils continuaient à se chercher des noises gentiment, alliant vacheries et piques bien senties, qui finissaient toujours par les faire rire. Et le rire est le meilleur remède à de nombreux maux. Qui plus est, cette faculté de faire comme « avant », l’avant étant la période qui avait précédé la mission sur Paradize, permettait à Erin de ranger petit à petit cette partie pénible de son existence sur la cité dans une petite parenthèse, une fausse note qu’il fallait oublier peu à peu. Très vite, elle avait retrouvé son statut d’humaine à part entière, respectée et regardé. C’était là l’essentiel pour retrouver un semblant de vie normale. Les cauchemars finiraient par devenir moins récurrents, et peut-être qu’ils disparaitraient avec le temps. La nuit qu’elle venait de passer en était la preuve. Vu l’état palpable de son humeur du matin quand elle s’était réveillée, elle avait certainement du faire des rêves érotiques qu’elle ne gardait pas en mémoire. Toujours est-il qu’elle aurait pu capitaliser sur cette excitation pour se procurer un peu de réconfort mais elle n’était pas encore prête pour (ré) explorer son corps plus en avant. Un peu comme une ado qui se découvre petit à petit.

Quoiqu’il en soit, elle était plutôt satisfaite de son apparence, heureuse d’être jolie pour l’homme qui l’emmenait promener et qui la soutenait depuis ces deux derniers mois. La réaction face à sa robe aurait certainement mis mal à l’aise de nombreuses personnes autres qu’une Erin au fait du handicap de son ami. Aussi, elle savait pertinemment qu’il voyait dans son vêtement des couleurs qu’elle ne percevait pas. L’agencement des motifs devaient la rendre vivante, au grès de sa démarche. Toujours est-il qu’elle ne se serait pas formalisé qu’il la détaille, même si son regard se perdait au niveau de sa poitrine. Ce n’était surement pas ses seins qu’il essayait de deviner, et de toute façon, elle ne portait pas de décolleté. Non, les motifs devaient l’attirer comme une abeille avec le miel. Et puis bon, tant bien il avait pu voir sa poitrine ce fameux jour à l’infirmerie quand elle avait pété une durite à son retour de Paradize, avec ces blouses larges et peu couvrante qu’ils vous mettaient sur le dos… Quoiqu’il en soit, une chose était certaine, elle le questionnerait sur sa perception du vêtement un petit peu plus tard, à moins qu’il ne lui livre son avis avant. Depuis qu’elle savait pour ses yeux et son daltonisme trichromate anormal, elle aimait lui poser des questions sur sa perception des choses, un peu comme ci elle essayait de visualiser ce qu’il était le seul à pouvoir voir, afin qu’ils puissent le partager.

- Tant mieux, c’est une bonne chose si notre présence ici leur permet de vivre et d’étendre leur marché.

Finalement, il vint lui-même lui fournir quelques détails sur l’effet de la robe sur sa vision. Il s’en excusait presque. C’était vrai qu’il ne la regardait pas comme d’habitude, c'est-à-dire dans le blanc des yeux. Cela amusait fortement la consultante. Et dire qu’elle avait prit soin de ne pas mettre quelque chose de trop flashi pour lui éviter d’avoir mal aux rétines. Au lieu de ça, elle avait mis un aimant, attirant son regard sur son vêtement et accessoirement, les formes qui l’accompagnaient. Au final, cela ne la dérangeait nullement.

- Merci, dit-elle avec un sourire pour accepter son compliment. Est-ce qu’elle devait lui confier qu’elle avait pensé à lui pour choisir son vêtement ? Elle ne savait pas comment il allait le prendre, mais tant pis, elle lui fit la confidence quand même. J’ai pris soin de ne pas m’habiller dans des teintes trop provocantes pour te préserver. Mais je ne savais pas que j’allais me transformer en aimant pour les beaux yeux de Monsieur Hoffman. Elle afficha un sourire plus franc, signe qu’elle pensait à une connerie et qu’elle allait sortir. Ca ne rata pas : En tout cas, petit à petit je commence à voir comment je peux te manipuler rien que par mes habits, et je sais lesquels peuvent te faire passer pour un pervers.

Sous entendu qu'avec cette robe, avec ses motifs qui l’attiraient comme un papillon de nuit avec une ampoule, elle pouvait le « contraindre » à la regarder en présence d’autrui, tout en agençant les zones où attirer son regard. Il ne fallait pas oublier que la consultante restait joueuse dans l’âme. Bref, il était temps de se bouger et elle attrapa son sac à main. Ils partirent en direction de la baie des Jumpers, cheminant dans les couloirs tranquillement. Il lui confia que sur place, elle trouverait tout ce qu’il fallait pour se restaurer et elle n’en doutait pas. De toute façon, elle ne s’imaginait pas un instant qu’il lui apporte les croissants ce matin. L’exploit aurait été impensable. Ils croisèrent Weir avec qui ils discutèrent brièvement. Leur réputation commençait à les précéder dans les couloirs de la cité.

A sa taquinerie, il répondit d’un ton calme et posé, les mots chargeaient de nombreuses promesses. Est-ce qu’il se contenait parce qu’il y avait Elizabeth, c’était bien probable. Elle lui fit un petit sourire avant d’ajouter à l’attention de la cheffe d’expédition.

- Que de promesses à l’entendre n’est-ce pas ? Je vous dirai ça.

Et effectivement, s’il comptait jouer sur son imagination débordante, il n’aurait pas fait mieux. Elle commençait à se demander ce qu’il comptait lui réserver dans la journée. Connaissant l’homme, il n’allait pas au marché avec elle sans avoir prévu quelque chose. Tout était souvent planifié avec lui, sorte de déformation professionnelle, sans aucun doute. Alors certains pourraient penser que c’était ennuyeux, mais il gardait tellement bien le secret et paraissait toujours dans l’instant présent qu’il était difficile de se dire s’il avait vraiment pensé à tout ou pas, si bien que la surprise était là, et qu’elle était souvent déroutante. Un peu comme ce fameux jour où il lui avait offerte cette magnifique cape rouge pourpre. Tout était là sous ses yeux, et elle n’avait rien vu venir avant de se retrouver avec un cadeau dans les mains.

Ils arrivèrent finalement à la baie d’embarquement des Jumpers, pour prendre la navette vers le continent. Bien entendu, cette navette était composée, selon l’influence, de plusieurs Jumper, les places étant limitées. Mais pour le coup, et malgré le marché qui semblait important, il n’y avait pas grand monde. Sans doute que les gens profiteraient des joyeusetés du continent dans l’après-midi et qu’ils se gardaient leur matinée pour dormir un peu plus que d’habitude. Erin salua tout le monde de la même manière que l’anglais tout en prenant place à ses côtés. Harry avait rejoint les bras de son maître et l’américaine était tentée de la caresser. Mais pour cela, elle devait toucher Alexander avec son bras, et elle n’osait pas, le sachant assez distant physiquement avec les gens. Elle était un petit peu comme ça elle aussi, se montrant peu tactile… Sauf avec le chef de projet, elle devait bien le reconnaître. Mais c’était une chose de se taquiner et de se bourrer les côtes gentiment, et une autre que de poser son bras sur lui pour caresser son chat.

De toute façon, les deux pilotes chassèrent toutes envies particulière vis-à-vis d’Harry. Ils arrivèrent, saluant tout le monde, et s’arrêtèrent au niveau de la jeune femme, laquelle les avait bien entendu tout de suite identifiés. Jimmy et Pète. Pour ce dernier, cela faisait quelques mois maintenant qu’elle ne l’avait pas croisé et sa présence dans son absence de son existence ne lui avait pas pesé le moins du monde.

- Ravie de vous revoir Caporal McArthy, lui dit-elle avec un sourire. Ce garçon était charmant et toujours très poli. Par contre Pète, c’était autre chose. Il ne semblait pas foncièrement méchant, mais il n’était pas non plus très intéressant. Et elle gardait un souvenir désagréable de sa main sur son bras, la retenant de s’en aller. Une forme de contrainte physique qu’elle n’avait pas apprécié. Instinctivement, elle adopta une posture un peu plus raide, qui n’échappa sans doute pas à l’anglais à ses côtés.

- Bonjour Erin, lança Pète, apparemment ravi de la voir. Ses yeux la scrutèrent comme l’aurait fait un prédateur avant de bouffer sa proie – ou un gros cochon devant son plat de nourriture préféré. Il ne se fit pas prier pour la détailler de bas en haut. D’un côté, il avait déjà vu la consultante dans une robe un brin plus sexy que celle-là.
- Bonjour Pète, répondit la concernée, sans une once de chaleur dans la voix. Elle comptait bien faire court pour qu’il ne s’éternise pas, mais le message ne passa pas cinq sur cinq manifestement, puisqu’il en voulut en savoir plus :
- Alors tu vas promener ? Jolie tenue.
- A ton avis ? dit-elle, agacée par sa question à deux balles. Après tout, qu’est-ce qu’elle faisait là dans une robe printanière, qui plus est dans une navette pour le continent, si ce n’était pour aller se promener ? Harry laissa libre court à son instinct protecteur et passa des jambes d’Alexander et celle d’Erin et feula copieusement sur le pilote. Histoire que ce dernier ne fasse pas de soucis, la jeune femme caressa le chat pour le calmer. Est-ce qu’il allait comprendre que l’anglais à ses côtés était avec elle ? Ou devait-elle lui faire un dessin ? Chat sur Anglais = Chat à l’Anglais. Si Chat venir Erin, alors Erin avec Anglais puisque Chat connaître Erin. Elle était tentée de lui parler comme à un gamin mais n’en fit rien.

Jimmy sauva la mise, rameutant son collègue pour qu’ils puissent enfin décoller. Le transport était déjà en retard. A contre cœur, le texan s’éloigna, sans une dernière proposition, qui dans sa bouche, n’en était pas une. C’était plutôt une conviction. Elle secoua la tête en levant les yeux. En langage corporel, cela voulait simplement dire : « cause toujours beau merle, tu m’intéresses. » Totalement ironique bien entendu. Le Jumper décolla et Alexander ne la rata pas, bien entendu. Le contraire eut été étonnant. Elle voulait lui dire une bêtise pour le taquiner quand il lui demanda si elle avait déjà du regretter quelque chose venant de lui, mais rien ne lui venait. Au final, elle le lui confia, histoire d’être transparente. Il ne trouva rien de plus à faire que de lui tapoter la tête en décrétant que c’était une brave petite sirène. Et bien, il était d’humeur taquine aujourd’hui ! Rien que pour l’embêter, elle ne lui fit rien de spécial, se contentant d’acquiescer en le toisant, avec cette lueur dans les yeux qui lui promettaient qu’elle ne laisserait pas cet instant où il l’avait prise pour un petit toutou impuni, le tout accompagné d’un petit rictus où elle se mordait la lèvre inférieure, signe qu’elle se contenait. Non, il ne perdait rien pour attendre.

Le voyage continua et ils furent rapidement à destination. Il est vrai que la jeune femme, la première fois qu’elle était montée dans ces boites de conserves qui volent, n’avait pas été très rassurée. Elle avait une peur bleue du vide, mais le vertige était souvent absent dans un appareil en vol. Les Jumpers étaient silencieux et ils se mouvaient avec une certaine grâce dans l’air. Cela était aussi du fait des pilotes, mais quoiqu’il en soit, le temps passa rapidement et à aucun moment elle ne fut effrayée. Peut-être que les taquineries d’Alexander y étaient pour quelque chose. Le seul truc qui pouvait la faire appréhender d’arriver, c’était les derniers mots de Pète. Elle n’avait pas envie de se le coltiner une fois sur le continent. Certes, elle allait l’envoyer boulet, mais c’était quelque chose qu’elle voulait s’épargner, si c’était possible.

Le salut vint d’un Alexander décidément bien en forme aujourd’hui. Dès que les portes arrières de l’appareil s’ouvrirent, dévoilant le paysage du continent devant eux, il se leva tel un ressort et proposa sa main à sa comparse des sorciers pourpres. Cette dernière, sans réfléchir réellement, déposa ses doigts dans les siens, et ils partirent en courant comme deux enfants, vers le marché, déposant sur place les autres passagers. Harry lui était parti conter fleurette à un papillon qui venait de lui passer à ras des moustaches. La course folle des deux administratifs s’arrêta à l’entrée du bazar, où ils reprirent leur souffle. Erin n’avait pas arrêté de rigoler, tenant sa robe de son autre main pour qu’elle n’expose pas à la campagne environnante ses dessous. C’était sans doute pour cela qu’elle arrivât toute essoufflée, et le teint rosie par la course. Elle avait fait un bon choix de chaussures, idéales pour marcher ou pour courir un petit peu. Harry arriva rapidement avec l’insecte dans la gueule.

- Il va surement se demander où est-ce que nous sommes passés, répondit-elle en riant un peu. Elle reprenait sa carnation naturelle. Fiou merci, je n’avais pas envie de me prendre la tête avec lui. Tu sais que c’est un copain de Hanz ? dit-elle en lui jetant un œil.

« Enfin, toi surtout » dit-il avec un petit rictus taquin. Il fut surpris en entendant que ce brave homme était un copain à son plus grand fan « ah … finalement Hanz l’a ouverte son école… »

- Oui enfin j'ose espérer qu'il a remarqué qu'on était à deux, dit-elle sérieusement, avec une lueur d'inquiétude dans les yeux comme-ci elle envisageait que ce mec allait les suivre ou tenter de la retrouver dans le marché pour lui pourrir sa journée. Il le connaissait d'avant notre promenade avec lui. Mais va savoir, fit-elle en reprenant son sourire.

L’anglais jeta un petit regard compatissant à son amie. Dans un sens, il comprenait bien qu’elle n’avait pas envie que ce soldat vienne la voire en pleine visite du marché. « Je suis navré de te dire qu’il n’a vu que ton jolie minois ». Il lui jetta un petit regard « et les crocs d’Harry » Il fit une petite moue « Eh bien, ils devraient ce nommé la bande des lourdos »*. répliqua-t-il ironiquement. Ignorant qu’il en avait tout une brochette de soldat qui composait cette joyeuse troupe.

- Sacré Harry, dit-elle avec un sourire. Le petit chat était mine de rien protecteur. Je ne te le fais pas dire, répondit-elle aigrie en repensant à eux. J'ai même dansé avec l'un d'entre eux... Vu sa mine, elle ne regrettait pas l'instant. Mais ce n'était pas Hanz, puisque tu me l'as déjà reproché, n'est-ce pas ? dit-elle avec un sourire malicieux histoire de l'embêter.

Alexander regarda le petit matou, fière avec son papillon dans la gueule. D’ailleurs, il était en train de le manger. Il releva ses prunelles bleutées sur le visage aigris de sa comparse. Il lui fit un petit sourire presque rebuté pour la taquiner à son tour. « Ah car ils sont plus de deux ? » Une lueur espiègle se dessina dans ses yeux « Moi, j’ai fait ça ? » dit-il d’un ton innocent. « J’avais plus l’impression que tu regrettais qu’il n’ait pas de bon cavalier, pour accompagner tes talents du "tonnerre de dieu" sur le dancefloor. »

Qu'est-ce qu'elle n'avait pas dit là. A chaque fois qu'elle essayait de le taquiner, ça se retournait contre elle. Néanmoins, elle ne se départie pas de son sourire taquin. Oui, au moins quatre, même si le Caporal McArthy semble relever le niveau. Elle ne put s'empêcher de le pousser gentiment. Il l'agaçait à toujours avoir réponse à tout, même si cela ce disputait à son envie de rire. Oui tu as fait ça, et je ne regrettais rien du tout. D'ailleurs, tu t'es défilé, tu ne m'as jamais emmené danser. Et hop, elle essayait de contrattaquer vis-à-vis de lui pour éloigner le débat d'elle.

Il leva les yeux au ciel d’une manière exagérer…. Eh bien 4 petits lourdos dans un même endroit le cauchemar des filles (et des hommes). « Quelle équipe ! » enfin…il ne connaissait par le fameux McArthy qui état apparemment le grand rouquin qui avait rappeler son copain.
Il lui lança un sourire malicieux quand elle le poussa gentiment. Pouffant silencieusement. « Oh, tu ne regrettes pas d’avoir danser avec un membre du clan lourdos ? » Dit-il d’un air presque déçut. « Que neni, les bals ne court pas la cité. Mais si cela peut te faire plaisir, nous irons dès ce soir partager les danses folkloriques de nos amis Athosiens ». Il le disait de manière ironique mais il était parfaitement sérieux, il y avait bel et bien, une sorte de bar à la fin de chaque marché Athosien.

- Bon un peu quand même, mais je les ai contrarié en le faisant, alors j'y ai trouvé mon compte, répondit-elle avec espièglerie. Pète avait été déçu. Elle n'allait pas se laisser attendrir par son l'air déçu de l'anglais. Oui enfin, nous ne sommes pas obligés non plus. Elle semblait moins sûre tout d'un coup, et malgré son air ironique, elle savait qu'il était parfaitement sérieux, tout comme ce fameux jour où il s'était moqué de son surnom de "sorcière" et qu'il lui avait dit qu'une cape irait bien. Il ne lui avait pas fallu deux semaines pour lui en offrir une. Alors là...

Il ricana « Ne jamais se sacrifier gratuitement » dit-il avec un brin de cynisme. Elle semblait soudainement moins sûre d’elle, maintenant qu’il venait de la mettre au pied du mur avec sa proposition. Il la toisa longuement énigmatiquement. « Tu te défiles ? » Oh bah oui, qu’il allait la mettre dans de beaux draps, après tout c’est elle qui avait commencer.

- Tout à fait répondit-elle en rigolant un peu. Elle le détailla elle aussi, l'air sérieuse, attendant qu'il mette fin à sa façon de la dévisager énigmatiquement. Non, pas du tout, mais je ne m'y connais pas en danse athosienne, voilà tout, dit-elle avec un visage boudeur.

Il la poussa gentiment, comme pour lui dire de ne pas bouder « Tu danseras comme tu veux.»

- On verra bien oui, dit-elle en lui faisant un sourire, signe qu'elle ne boudait pas vraiment.

L’entrée du marché était à la sortie du campement athosien. Il y avait des tentes qui rappelaient celles plutôt médiévales de la Terre. Au moins, le décorum ne rappelait pas du tout les huttes de Paradize et cela la tranquillisa. Il y avait du monde mais c’était largement respirable et praticable. Les allées permettaient de se déplacer tranquillement sans se frayer un chemin parmi les badauds. C’était parfait, la jeune femme n’avait pas envie de se retrouver dans une foule compacte. Depuis PS4-122 et le lynchage public, elle ne goutait plus tellement au bain de foule. Ca reviendrait aussi, très certainement. Quoiqu’il en soit, le marché semblait plutôt bien organisé. Des « parties » permettaient aux clients de s’orienter sans mal dans différents thèmes, selon les envies du moment.

Une douce odeur de brioche chaude vint titiller les narines de la consultante, qui sentit son ventre gargouiller. Elle n’avait rien mangé ce matin et elle avait faim. Heureusement, l’ambiance sonore du marché empêcher l’anglais d’entendre son petit bidou. Alexander s’arrêta devant un stand qui avait l’air dès plus appétissant. Il lui proposa de choisir ce qu’elle voulait pendant que lui prenait ce dont il avait envie. Elle prit elle aussi un pain brioché au chocolat, à la différence qu’elle opta pour une association avec des fruits de la passion, du moins, cela y ressemblait fortement, bien qu’elle n’en n’était pas vraiment certaine. N’étant pas très laitage, elle délaissa la boisson traditionnelle fruitée et préféra prendre un thé athosien. La personne en charge du stand eut beau lui donner des noms de plantes, elle ne voyait pas du tout ce que ça pouvait être. Ce serait la surprise. Elle remercia Alexander pour les viennoiseries et ils s’éloignèrent du stand, afin de commencer à flâner parmi les étales. Son pain brioché n’était pas mauvais, et bien que le goût soit différent des fruits de la passion terriens, leur acidité étaient là et laissait une sensation sympathique dans la bouche. Quant au thé, il se révélait être classique, dans la lignée d’un thé vert à la menthe qu’ils pouvaient consommer sur leur bonne vieille planète bleue. Naturellement, elle échangea avec Alexander si ce dernier souhaitait goûter, puisqu’il lui proposait également. Le pain chocolat myrtille était excellent, et elle le préférait à celui aux fruits « jaunes ». Elle fut néanmoins contente de ne pas avoir suivi sur la boisson, le laitage lui laissant une drôle d’impression en bouche. Et cela aurait pesé sur son estomac, à n’en point douter.

- De la grenade à mon avis, lui dit-elle avec un sourire.

Elle était bien. Détendue comme pouvait le montrer ses épaules moins crispées, plus basses. C’était plaisant de se retrouver avec le jeune homme et de ne rien faire de professionnel. C’était d’autant plus plaisant qu’ils se promenaient à l’air libre, loin de la sphère de la cité et de son tumulte inhérent. C’était agréable de sentir le vent dans les cheveux, ou d’entendre le bruissement des arbres un peu plus loin. Sans parler du ressac de la mer. Et puis elle était avec son ami, et c'était là tout ce qui comptait. Alexander lui proposa une organisation de visite, afin de rentabiliser au maximum leur petite escapade privée. Cela lui convenait bien. Elle avait un peu honte de se laisser promener, n’ayant rien planifié du tout.

- Cela me convient parfaitement, dit-elle avec un air mutin, à la manière des enfants qui sentaient arriver le truc "trop cool !"

Ils avancèrent donc vers les étales où s’étalaient des centaines d’objets et autres vêtements en tout genre. Une petite musique interprétée par un groupe de saltimbanques ajoutait au charme de l’endroit et guidait le chaland dans ses déambulations et autres pérégrinations. L’allée s’étendait devant eux, pleines de promesses. Erin, qui venait de terminer son pain brioché, était comme une gamine. Comme d’habitude, Alexander s’amusait à la regarder quand elle découvrait des choses, à croire que ses réactions pouvaient le fasciner. Dans ces moments là, elle sentait bien qu’il était dans l’observation de sa petite personne, mais cela ne la gênait nullement, lui permettant de rester naturelle.

Elle s’arrêta devant un stand sur lequel trônait une pléthore de petits bijoux en tout genre, ainsi que ce que l’on pourrait appeler communément de la maroquinerie. Il y avait de tout. De l’anneau classique à celui un peu plus fantaisie. De la pièce finement ciselée à la pièce plus grossière. Les bagues se disputaient aux colliers, bracelets et autres accessoires. Elle aimait beaucoup certains colliers ras du cou, en pierre bleu, certainement du Topaze ou du saphir. Les émeraudes vertes lui plaisaient énormément aussi, mais elle se laissait l’opportunité de revenir plus tard. Elle était somme toute classique dans ses réactions. Quand elle voyait quelque chose qui lui plaisait, elle remontait invariablement son bras vers ses cheveux qu’elle remettait derrière son oreille et elle laissait ses doigts dans son cou tout en observant la pièce en question. De temps en temps, elle jetait un œil à Alexander et quand elle voyait qu’il l’observait, ses yeux se plissaient et elle lui faisait un petit sourire en haussant des épaules, comme ci elle était prise la main dans le sac.

Au grès de leur avancement dans les allées, une connaissance de l’anglais se manifesta en l’appelant avec un accent du coin. Erin qui était non loin de là mais qui regardait des écharpes bariolées de couleurs différentes, n'entendit pas. C’était la sensation qu’on la touchait sur son épaule qui attira son attention sur Alexander, et elle revint vers lui avec un sourire, constatant qu’il était avec une femme d’une quarantaine d’années, bien qu’elle paraissait en avoir un peu plus du fait de l’existence rude qu’elle menait. Erin la trouva charmante, voir jolie. C’était certain qu’elle faisait tourner la tête des hommes dans son village.

- Enchantée June, répondit-elle sur le même ton que la jolie blonde aux yeux captivant. Elle allait se présenter à son tour quand cette dernière fit une remarque à Alexander sur ses goûts vestimentaires et en matière de femmes. Erin sentit son teint rosir un peu mais elle se fit une contenance rapidement, ne voulant pas passer pour la cruche de service.
- Moi de même June, heureuse de vous rencontrer. C’est un travail d’artiste, quoique vous en pensiez, répliqua-t-elle sur le ton de la discussion, avec un certain enthousiasme. Il y avait quelque chose de surréaliste de voir ces deux « civilisations » qui se toisaient et papotaient.
Les réactions de June laissaient perplexes Erin. On aurait dit qu’elle en pinçait pour le bel anglais. Enfin quoiqu’il en soit, elle semblait connaître Harry car il eut le droit à quelques caresses sur la tête.
- Oui avec plaisir. Comment refuser ? La cape était tout bonnement magnifique. Sans demander son avis, l’athosienne l’entraina par le bras dans sa tente pour lui faire partager ses créations. Cette femme était pour le moins tactile et familière avec les gens qu’elle ne connaissait pas. La brune essaya de ne pas trop se crisper ni même de résister et ni une ni deux, elle se retrouva au milieu de la hutte en compagnie d’une myriade de robes et autres vêtements pour femmes. C’était très grand comparé aux autres étioles précédentes.

Alexander pénétra à sa suite avec le chat sur les épaules, mais le petit animal avisa une chaise à la texture particulièrement attrayante et il se précipita dessus. June donna l’autorisation au chat. L’anglais profita du fait que la consultante était « prise » par l’athosienne pour s’éclipser. Il annonça avoir vu un blason qui lui plaisait.

- Ne sois pas jaloux, c’est autant mon chéri que le tien, répondit-elle en le fixant elle aussi dans les yeux, avec un petit sourire. Aller Harry, dit au revoir à papa ! Décidément, elle était en forme.

L’absence du sujet de sa Majesté dura une vingtaine de minutes, temps qui s’écoula assez rapidement selon la perception d’Erin, parce qu’elle se retrouva engluée avec June dans une foultitude de vêtements. A croire qu’elle voulait lui faire essayer toute sa boutique. Erin avait bien repéré la robe pourpre qui ferait sensation avec la cape du même acabit, mais elle se la gardait pour la fin, et elle était persuadée que June avait adopté la même stratégie. Elle essaya des robes plus proches du corps, des robes plus lestes, d’autres vêtements comme des pantalons en toile ou des chemisettes sans boutons, dont les lanières rappelaient les corsets. Tout était fait à la main, et connotait d’une grande qualité.

- Vraiment June, votre travail est exceptionnel. Je n’en reviens pas. C’est de la haute couture.
- Je mets beaucoup de cœur à faire tout ça. C’est du plaisir pour moi de voir tes réactions Stee-lle Erin.
- Je pense que vous allez devenir ma boutique attitrée, dit-elle avec entrain.

La quadragénaire lui fit un sourire avant de défaire de son support la belle et longue robe rouge pourpre. Erin était impatiente de l’essayer, et une chose était certaine, elle se voyait déjà repartir avec.

- Elle ira parfaitement avec la cape, se contenta-t-elle de dire en la lui donnant pour qu’elle aille l’essayer.

Il fallait faire vite. Cela faisait un moment qu’Alexander était sorti de la tente et il n’allait surement pas tarder à revenir, à moins qu’il ne se soit enfui avec une athosienne. Allez savoir. Et Erin ne voulait pas qu’il la voit dans cette robe. S’il voulait la voir, il allait devoir lui demander. Est-ce qu’elle était vache avec lui ? Toujours, mais elle assumait pleinement. Puis c’était aussi une façon de se faire désirer, et ces petits jeux entre eux étaient stimulants.
June regarda le résultat, plutôt satisfaite. Elle prit néanmoins des épingles pour ajuster la coupe eu plus près. Elle allait devoir retravailler dessus, si bien entendu, la belle brune atlante la désirait. Et c’était le cas.

Quand Alexander revint dans la boutique de l’athosienne, avec son petit sac en papier gris, les deux femmes venaient de finaliser la transaction et elles étaient en train de discuter de chose et d’autre. Erin voulait savoir où trouver un objet en particulier qu’elle comptait bien acheter et offrir à l’anglais, et elle obtint de la blonde aux yeux de Husky des informations précieuses. Maintenant, elle allait devoir user de ruse pour pouvoir aller l’acquérir sans que le chef de projet ne se doute de quelque chose. Et ça, c’était une autre affaire. La jeune femme ne s’était pas achetée que la robe rouge, elle avait fait sa sélection parmi les vêtements que proposés l’athosienne. Elle était rhabillée pour un moment, même si elle en avait pas spécialement besoin vu sa garde-robe déjà conséquente.

Erin jeta un œil amusé à Alexander quand il arriva dans la boutique, avant de lui adresser la parole. Il devait se demander ce qu’elle allait lui pondre encore une fois. Il fut vite fixé :

- Et bien, tu en as mis du temps, je pensais que tu avais rencontré une belle athosienne avec qui tu étais partie conter fleurette.
- Ce n'est pas possible, Madame Stee-lle était tellement jolie dans sa robe rouge qu’elle aurait fait de l’ombre à n’importe quelle athosienne, renchérit June avec un air guilleret.
Préférant ne pas relever le nouveau compliment que venait de lui faire la charmante blonde fanée par la vie (elle n’était jamais très à l’aise quand on la complimentait directement de la sorte, surtout pour essayer de la faire passer comme jolie auprès d’un homme), elle pointa du nez Harry sur sa chaise :

- Je te rends ton chéri. Il s’est bien amusé.

Et l’anglais pu constater que le chat était doté d’un tissu rappelant une cape, rouge pourpre. Il essayait d’enlever le petit nœud qui la tenait autour de son cou, en tordant sa tête pour le mordre, tout en faisant aller ses pattes dans le vêtements pour se bagarrer avec ce truc qu’elles lui avaient collé sur le dos ! Il boula de la chaise, roulant dans le tissu pour continuer la bagarre sur le sol.

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Alexander Hoffman
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MessageSujet: Re: Les Sorciers pourpres en vadrouille Jeu 29 Sep - 22:01
Les Sorciers pourpres en vadrouilles


Il lui fit un petit rictus content, quand elle annonça qu'elle avait « très bien », cela faisant bien longtemps, qu'elle n'avait pas annoncé ce genre de réponse d'un air aussi souriant. Il en conclue, que petit à petit les cauchemars quittaient ses songes pour commencer à repartir dans les méandres d'un subconscient qui allait les barricader, le plus longtemps possible.

Pourquoi avait-elle mis cette robe ? Certes, elle était très belle, mais il se maudissait intéressement, de lutter pour ne pas se perdre encore plus dans le tissu bariolé. Il commençait à avoir honte de cet attrait des plus étrange. Remarquez au moins, cela l'amusait la consultante, qui de toute manière ne l'aurait pas loupé, s'il ne s'était pas justifié sur l'intense de son regard. Une chose était bien avec elle ou même dans leur relation d'amitié, c'est qu'ils se miraient régulièrement, que ça soit pour observer les mimiques et percer les pensées de l'autre que pour apprécier la tenue élégante de l'autre et leurs regards ne les gênaient nullement. À croire, qu'il était normal, qu'il la toise et inversement.

Après moult efforts, il releva le regard vers le beau minois de la consultante qui le remercia de son compliment. Il hocha simplement la tête, il n'avait jamais peur de dire les choses qui ne vont pas… mais il avait tout autant de courage pour affirmer un fait véritable. Et la tenue lui allait à ravir. Elle le surprenait en lui avouant qu'elle avait essayé de choisir une tenue acceptable à ces prunelles. Une attention plutôt délicate et qui fit plaisir à l'anglais. Pour une fois, que quelqu'un se souciant de son confort visuel. Il ne désirait pas qu''autrui s'habille avec des teintes neutres, oula non, mais qu'on pense à sa particularité en voulant l'épargner était un fait rare. Il repensa immédiatement à son ex-assistante, restée à la Falcon, elle avait très vite vu que les couleurs trop flash, agressaient son supérieur et pourtant, jamais, elle n'a voulu « adapté » ses goûts, pour travailler avec lui. Il appréciait Brigitte, mais avoue-le un peu, il soupirait de soulagement quand elle ne m'était pas sa robe jaune canari ou rose Barbie. En tout cas, il sourit amuser quand Erin souligna le fait qu'elle était maintenant aimanté pour ses yeux. Un rictus bien connu se dessina sur les lèvres de la jeune femme, en signe qu'elle allait annoncer une vacherie. Et cela ne manqua, pas, il riait de son petit rire court et rauque.

« Tu es diaboliques. Tu vas me réduire au même rang que Berkam en réunion » Dit-il d’un air égayé en lui jetant un regard complice. Imaginant sans mal une Erin arrivée avec un haut orné de grands motifs abstraits sur la poitrine, se pavanant au fond de la salle et lui beuger comme un idiot, fasciner par ces mêmes motifs que trop bien placés.

Durant la discussion avec Weir, il répondit de manière énigmatique à la boutade de son amie. Il surprit le regard de la cheffe se reporter sur lui et un long soupir s’échappa des lèvres d’Élisabeth.

« Vous en avez de la chance, profitez bien » Répondit la femme, avant de les laisser partir. Il était évidant, qu'elle aurait bien aimée que quelqu'un, lui propose une sortie, un militaire haut gradé avec des cheveux emmêlés par exemple. L'attirance de Weir pour Sheppard et peut-être l'inverse était probable, faisait les choux gras des rumeurs un peu graveleuses. Faut dire qu'à chaque fois, qu'il part en mission la rouge était fortement perturbée.

En tout cas, l'anglais était ravi d'avoir joué sur l'imagination de la belle brune, qui l'accompagnait jusqu'à la baie des jumpers. Il savait qu'à ce moment-là, sa tête bien faite étaient en train de fantasmer sur plusieurs idées et autres sujets. Pour ne pas changer, il avait déjà planifié quelques éléments pour la journée. Cela devait être une dérive professionnelle, ce besoin de tout maîtriser… un jour cela allait lui jouer des tours. Mais remarquez il n'est pas contre les imprévus puisqu'il sait les capitaliser et en tirer le meilleur.

La venue des deux pilotes jeta un grand froid dans l'habitacle, Erin était loin d'être ravie de discuter avec le dénommé Pète, qui ne comprenait pas ou ne voulait pas comprendre qu'il l'emmerdait. Même quand, Harry feula dans un geste ultra possessif l'homme ne baissa même pas ses prunelles sur l'animal, obnubilé par le visage de la belle américaine. Par chance, il dut quitter son point de vue, pour en reprendre un autre plus professionnel, laissant une Erin, qui levait les yeux au ciel, ne laissant aucun doute sur le fond de sa pensée, qui fit rire quelques curieux. Sans surprise l'anglais, sauta sur cette situation cocasse pour charrier son amie. Sur le point final de la « brave sirène » elle se contenait, il était persuadé qu'elle allait lui faire payer à leur « façon » ce petit geste. Il jubila intérieurement de l'avoir titillé un peu.

Quand le vaisseau se posa, les deux administratifs parcoururent la campagne a grande vitesse, comme des enfants, suivit par un petit félin amoureux des papillons. Essoufflé, les joues, légèrement rougies, par les soubresauts de quelques rires, l’anglais, regarda son amie, qui réajustait sa robe, qu’elle avait dû tenir pour éviter que les marmottes aient une belle vue sur ses dessous.

Enfin, du peu qu’il devait avoir des marmottes ici tiens ! Une fois, les souffles reprirent et naturellement, ils discutèrent autour de ce soldat, grand copain d’une autre lourdeur amateur de popotin anglais. C’est quand même fou, que toute la bande, (sauf le rouquin) soit porté sur la balourderis. Et comme très souvent dans leurs échanges, cela dériva dans le hors sujet. La consultante essaya de tacler le britannique sur la promesse du bal, hors il trouva une manière de retourner la situation contre la belle jeune femme qui le poussa gentiment.

Sur cette charmante promesse d’aller danser le soir, ils pénétrèrent dans le marché pour déguster leur petit déjeuner. Après un échange de petite bouché dans le pain de l’un et l’autre, l’anglais trouva le siens meilleur, l’acidité des fruits jaune que composait le met d’Erin, lui déplus. Il n’appréciait guère les saveurs acidulées.

« J’ai une préférence pour les saveurs sucrées » dit-il d’un ton détacher, pour parler de ses goûts et dire poliment qu’il était bien content de n’avoir pas loucher sur la pâtisserie jaune.
« Moi aussi mais je dois faire attention... » Répondit-elle sobrement.
Il hocha la tête, sachant très bien qu’elle était diabétique.
« Oui. D’ailleurs tu ne m’as toujours pas montré comment marche une pompe à insuline » dit-il pour la taquiner avec un petit coup d’épaule.

« C'est vrai. Mais tu n'as été sage donc pas de pompe insuline. » Lui dit-elle du tac au tac avec un grand sourire.
« Ah oui ? En quoi je n’ai pas été sage ? Je t’ai sauvé des mains d’un vilain » Fit l’homme d’un air amusé et aux airs d’enfant a qui ont a refusé du chocolat.
« C'est vrai. Et à partir de ce moment-là je me suis dit tiens faudrait que je montre ma pompe à Polochon ! » répliqua-t-elle avec une voix qui laissait clairement place à la taquinerie.
Il ne put s’empêcher de rire face à cette remarque hilarante. Il reprit une certaine contenance pour lui répondre. « Exactement. Je ne comprends pas pourquoi, ça ne t’ai pas effleuré l’esprit plus tôt ».
Elle rigola un peu elle aussi, amusé par cet échange. « Qui te dit que ça ne m'a pas effleuré l'esprit ? J'attendais que tu viennes voir toi-même » dit-elle avec humour. C'était aussi une façon de jauger sa réaction.
Il lui jeta un regard de défis un sourire au coin « N’importe quand n’importe où ? »
« Tu veux parier ? » dit-elle avec la même lueur de défi et un sourire énigmatique.
Il eut un sourire carnassier « Bien sûre, je prends le fait que tu n’oserais pas dans une situation donnée ». Il allait bien lui trouver une situation cocasse.
« Tu sais bien que je vais le relever ton pari. Tu n'oserais pas. » dit-elle avec un grand sourire !
« Double paris mademoiselle Ariel ? Quelle gourmandise » Il la regarda en souriant « Tu veux parier ? »
« Oui bien entendu monsieur Polochon. » Elle lui tendit la main, histoire de sceller tout ça.

Il lui donna sa main, scellant cette énième folie entre eux. Ils sont intenables les deux ensembles. Il restait donc, de trouver une situation suffisamment gênante pour Erin, pour qu'elle n'ose pas lui montrer sa pompe. Il pouvait se montrer horriblement salaud s'il le désirait… de plus pleins d'idées lui vénèrent en tête, mais il s'imposant quand même une certaine limite. Hors de question de gagner en humiliant sa comparse.

Il finit par regretter d'avoir pris un laitage, cela finit par l'écœurer et la grenade n'était au final, pas vraiment le fruit qu'il favorisait. Bon au moins, il avait appris quelque chose à ce moment-là. Il donna le fond de sa collation à un Harry, qui se léchait les moustaches avec délices. Il en avait partout, jusqu'aux oreilles.
Il aimait bien l’ambiance de ce marché assez typique avec des personnes agréables, qui ne venait pas vous racolez avec leurs produits. Les Athosiens, laissaient le choix sans vous dire « eh mademoiselle, j’ai de beaux bijoux ».

C’est plaisant, comme ça les potentiels clients pouvaient s’approcher et apprécié l’art sans pour autant être « forcer » à acheter. Il lui exposa le planning global de la journée, il lui lança une petite œillade amusé face à sa petite moue d’enfant.

L'anglais, laissait son regard appréciateur sur les étals tout en observant les réactions de l'américaine, adorant sa mimique quand quelque chose lui plaisait. Elle avait une manière de mettre ses doigts contre sa nuque en rabattant ses cheveux qui plus à l'homme qui trouvait cela amusant de la découvrir dans un autre contexte que le boulot. Curieux de nature, il venait souvent voir la pièce qui lui avait tapé dans l'œil, pour connaître ses goûts et voir apporter parfois un avis quand elle communiquait avec lui. Quand, elle remarquait (chose évidant) qu'il la toisait, elle se relevait d'un air mutin avec un sourire avant de virevolter vers d'autres objets plaisant.

Il trouva aussi quelques objets trouvant grâce à ses yeux. Il fut étonné de voir une étale avec des montres en bois. Comme quoi les Athosiens, semblent s'être mit aux modes des terriens. Il apprécia une avec sur le cadrant des rouages visibles, comme une vitrine du « cœur » de la montre. Il adorait les montres, comme preuve le bracelet qui portait de la marque CQ, une montre originale et particulière. Il n'avait pas de gestuelle particulière, étant maître de lui en toute situation (sauf avec Erin, allé chercher pourquoi), son intérêt était marqué quand il s'arrêtait pour manipuler le dit objet et à ce moment-là, ses prunelles se teintèrent d'une petite lueur et son index droit effleurait légèrement ses lèvres.

June arriva interpellant l'homme et finissait par emporter Erin dans sa tante colorées dans l'espoir de lui faire partager son travail. Il trouva l'occasion trop belle, pour ne pas s'éclipser et faire un achat mystérieux. Avant de partir il lança une boutade à son amie, qui lui répondit, lui arrachant un petit rictus. Le petit matou, en attendant son patronyme, se mit à miauler comme pour dire « oui », mais dans la situation, cela pouvait être perçu comme un « au revoir papa ».

Il flâna dans les allées, trouvant ce qu'il désirait avant de rejoindre les filles.
Il flâna un peu plus longtemps, pour laisser du temps à Erin de faire des essayages si besoin. Non pas qu'il se serait ennuyé (bien au contraire) en attendant que la belle se prépare, mais il préférait lui laisser ce moment purement féminin avec une autre femme.

Quand il arriva dans la « boutique » il remarqua immédiatement que la belle robe rouge qui lui avait tapé dans l'œil n'y était plus. D'ailleurs son regard se perdit sur le mannequin nu. Il allait faire une remarque quand, il perçut le petit œil taquin de son amie. Alors, il se tus, attendant sa boutade, qui fut assez amusante. Hors, June, l'éluda, en parlant de la fameuse robe qui avait disparue. A donc elle l'avait essayée… là sur le coup, il aurait bien aimé la voir dedans. Il remarqua aussi les nombreux sacs que portait Erin.

Il regarda le petit Chat, paré d'une cape, il eut un léger rire et s'approcha de son chat. Pour l'aider à se démêler de la cape.

« Rho mais vraiment, Maman est bien vilaine » Mais au lieu de lui enlever il la glissa sur le harnais, pour pas qu’il la retire et l’abime. « Tu es mignon quand même va » et il donna une petite tape sur son chat, qui partit bouder dans un coin de la boutique.

Il se releva, choisissant quand même de répondre aux deux femmes.
« Elle était marié, malheureusement » répondit-il pour tester la réaction d’Erin, en lui jetant un regard pétillant. Puis il regarda June « Je ne peux confirmer, un fait que je n’ai pas vu » et là son regard se figea sur la consultante.
« C'est dommage » répondit-elle du tac au tac avec un sourire. Puis il répondit à June avant de reporter son attention sur la consultante. Elle comprenait très bien le message sous-entendu. « Je te permettrai de voir quand tu oseras me le demander sans détours ». Décidément, Erin était en forme aujourd’hui pour aller le titiller.
Ainsi, donc elle désirait qu’il lui parle directement, c’est nouveau ça. Sourire au coin, il haussa les épaules en regardant l’Américaine. « Hum, tu as tellement de charisme que j’ai peur de ne pas avoir suffisamment de courage pour oser te faire pareille demande » Répondit-il le plus sérieusement possible. Son visage était devenu neutre. Il la laissa mariner quelques instants, avant d’afficher un sourire espiègle. Son regard se posa sur le matou boudeur, puis revenu vers la jeune femme et une June qui observait le petit manège entre les deux terriens. Celle-ci lui fit de gros yeux, comme pour lui dire d’arrêter de taquiner la belle et d’agir. Décidément … elles c’était donner le mot. Il finit par demander calmement à son amie, même si soudainement, cela lui paraissait étrange de formuler parelle demande.
« Tu veux bien revêtir cette robe pour que je puisse répondre à l’affirmation de June s’il te plait ».
« Dommage pour toi alors » répondit elle avec un sérieux digne de celui de l'anglais. Elle ne lâchait rien. Finalement il chercha du soutien du côté de June. Qui ne l'aida pas. Il formula donc une demande et Erin explosa de rire. « On dirait que tu demandes à voir ma robe de mariée » dit-elle entre deux rires.
June éclata de rire et argua immédiatement « Alala les hommes… quesque ça sera le jour où il devrait faire une demande en mariage ! ». Alexander leva les yeux au ciels amusé… oula avant que ça arrive ce genre de chose…en tout cas Erin était impressionnante a ce moment, elle le mettait bien correctement en boite et il ne savait pas trop quoi lui répondre en présence d’une June qui jubilait elle aussi « Tu es en forme dit-donc. » fit-il avant de marcher vers l’un des coussins, qui servaient d’assise. « Donc ? Ce la convient à madame Ariel, ou ce n‘est pas assez direct ? »
Erin confirma les dires de June avec un "hum" de confirmation tout en hochant la tête vivement. « C'est l'air frais ça me fait du bien ». Elle lui fit un sourire. « Ça me va oui. Mais tu devras attendre toute à l'heure parce que June doit refaire des retouches. »
L’anglais sourit « Je vais te sortir plus souvent alors » il n’allait pas laisser cette piste sans une vacherie. Ah des retouches… l’anglais eu une moue dubitative, tout ça pour ne pas la voir… alala. Il lui offrir un visage neutre, comme pour lui montrer que cela ne l’intéressait pas. Manquait plus qu’elle le devine tiens ! Il haussa les épaules.
« On repassera donc. June, ça vous dérange qu’on laisse les achats de madame ? » Il avait accentué sur le « madame ». La belle blonde ricana « Non pas du tout ».
« Avec Harry on sera content. » répondit elle en regardant le chat qui boudait. Elle savait qu'il était déçu et surtout vexé un petit peu qu'elle le mette en boîte pour au final n'avoir rien tout de suite. Elle lui apprendra la patience et la frustration de ne pas avoir tout de suite. « Merci June » lui dit-elle avec un sourire.

Ainsi, donc ils lassèrent les sacs, dans un coin de la boutique de l’Athosienne, pour continuer leur grand tour de l’allée. Harry, leur emboîta le pas, se pavant finalement avec sa cape tel un « super chat » en herbe, attirant irrémédiablement les regards des passants. Les échanges faits sur la fameuse robe rouges entre Erin et lui, laissait penser à l'homme, un constant fait plus tôt : Erin était parfaitement à l'aise (voir un peu trop) et cette sortie lui faisait le plus grand bien. Une bonne chose.

En sortant de la tante, Alexander donna un petit coup d’épaule à sa camarde, comme pour se venger gentiment qu’elle le fasse languir de la sorte.
« Mise à part la robe pourpre, tu as pris quoi d’autre ? » demanda-t-il curieusement. Il se retenu de dire une autre taquinerie, mais cela se serait vu qu’il était un peu frustré de n’avoir rien obtenu.
Elle se laissa pousser un peu en riant.
« Des chemisettes, des pantalons, ce genre de chose. Et toi, tu as trouvé ton blason ? Tu me le montres ? » Après tout elle pouvait bien faire sa curieuse aussi.
Il hocha la tête « Je l’ai laissé chez June » répondit-il.
« Hum d'accord » répondit elle en acceptant l'explication.
« Tu le verras peut-être si tu enfiles bel et bien la robe » répliqua-t-il
« Mais c'est qu'il insiste Polochon » dit-elle cette fois ci en le poussant du coude à son tour. « Tu es si frustré que ça ? »
Il pouffa « Je m’enquerre juste de savoir si les efforts ne sont pas vains » oui, cela était du jeu. Il fallait bien qu’il essaye de la titiller. « À moins que j’essaie d’imiter Pète ». Répondit-il pour l’embêter.
« Ce sera à toi de me dire » dit-elle sans prendre la mouche. La phrase suivant la fit néanmoins réagir.
« Et en quoi il t'inspire celui-là ? » Elle voulait bien voir ça tient.

Il tourna la tête en lui faisant un grand sourire et continua à marcher sans lui répondre.
« En rien, c'est bien ce que je pensais. » Le ton était espiègle.
Il lui rendit un regard similaire à son ton. « Oh non non, je te préparer psychologiquement »
« Tu sur estimes tes calembours mon cher. » Elle lui fit un sourire pour accompagner sa petite provocation.
« Il mets difficile de faire le moins » Il s’arrêta, poussa légèrement Erin sur le côté, pour qu’un groupe d’Athosiens leur passent sur le côté, il se pencha « Regarde sur ta droite ». Il y avait le fameux Pète qui était en pleine négociation avec un artisan, pour une ceinture ou un truc dans ce genre.

Elle allait répliquer en le poussant aussi comme une gamine mais il lui indiqua de regarder à droite. Elle vit Pète. « Super. ». Marmonna t’elle.
Il soupira « Comme tu dis, il ne t’a pas encore vu », Il eut une idée puérile…
« Slalome entre les Athosiens ou confrontation ? ».
« Tant mieux ! » Elle préférait ne pas avoir à faire à lui. Alexander lui dit deux propositions. « Slalome entre les Athosiens » répliqua t’elle sans une once d'hésitation. « Je n'ai pas peur de lui mais ce sera plus amusant de jouer à cache-cache. »
« Cela lui donnerait trop d’importance, d’avoir peur de ce charmant garçon ». Il se déplaça sur le côté droit d’Erin, au cas où, histoire de rentre la visibilité de la belle, plus difficile et lui tendis le bras.
« Si madame veux bien » Il ne se rendit pas compte, que ce fut la seconde fois, qu’il lui proposait un rapprochement de la sorte, entre la main (qui devenait certes, courant quand ils se rendaient sur alpha) et le bras.

« Comme tu dis » et de toute façon elle en avait vu des pires. Il lui fit le plaisir de se mettre du côté de Pète histoire de la rendre encore moins visible et elle lui en fut reconnaissante. Elle glissa son bras dans le sien, naturellement. Erin n'était pas tactile habituellement mais là, ça ne la gênait en rien. Alors certes la proximité était plus importante que de se donner la main comme sur Alpha, mais moindre que le câlin à l'infirmerie.

Une fois accroché, il commença à marcher, il y avait un flux assez peu constant de personne et il en devenait presque difficile de se cacher avec leurs aides. Par contre, l’anglais, s’amusa bien à faire de grand détour inutile pour exagérer le mouvement et embêter la petite sirène, qui ne se privait pas, pour donner du change en s’arrêtant pour faire un courbe plus vif ou même prendre les commandes. Plusieurs fois, l’anglais, fut étonné par les geste de sa comparse et pouffa. Pour se venger juste après. Leur marche était loin d’être droite, mais cela indifférait les deux administratifs, qui riait bien. Surtout qu’a un moment, ils manquèrent de se faire « choper » par le dit Pète, qui se tourna pour chercher quelqu’un dans le foule… Un Jimmy qui était de l’autre côté, bien trop occupé à toiser des pull-over pour se soucier de quoique ce soit. C’est Erin, qui en pressant le pas, pour se fondre dans une masse de passant, évitant le drame. Décidément, il se fit le constant, qu’il était bien enfantin avec elle.

Après cette péripétie, ils arrivèrent vers une bien étrange étale, composer d'une sorte de mousse… curieux le britannique, alla observer cette « chose », qui était en réalité un tissu bouffant, ressemblant à un nuage. Celui-ci pouvait être modeler selon l'imagination de la personne et ils gardaient la forme, jusqu'à la prochaine manipulation. Intrigué, l'homme le toucha, on aurait dit du coton, avec le même petit bruit désagréable quand on le touche « Schurch Schurch ».

L'Athosien, en avait mis par terre, pour que ses « clients » ou les curieux essayent l'étrange texture.
Une mauvaise idée lui passa en tête et quand Erin fut en position vers le tapis moelleux, il la poussa dedans. Elle rebondissait mollement dedans, assise comme dans un nuage, sous le rictus taquin de l'anglais qui se marrait bien de sa bêtise. Il s'approcha, pour donner essayer un autre truc, stimulant le tissu, pour que le mouvement d'Erin de haut en bas, continue.

« C’est génial … » Il beuga, car les mouvements d’Erin entrainèrent inexorablement les mouvements de sa robe et donc des motifs et il se retrouva piège quelques instants dans les déplacements des tonalités. 
Il maudissait immédiatement son regard et détourna les prunelles, oubliant de se soucier d’Erin.


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Erin Steele
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MessageSujet: Re: Les Sorciers pourpres en vadrouille Lun 3 Oct - 16:25
Erin était terrible. Elle savait qu’elle s’exposait au ridicule en prenant des paris avec le jeune homme. Autant, par moment, elle savait qu’elle était sûre et certaine de gagner ledit pari, et elle ne se gênait pas pour s’engouffrer dans la faille. Mais elle savait qu’à l’inverse, l’anglais ne se privait pas non plus de la manipuler vers une issue qui lui serait favorable, qui annoncerait la défaite et donc le gage ridicule. Pour le coup, la conversation avait librement dérapée vers deux paris en un, et elle ne savait pas trop si c’était lui ou elle qui avait manipulé l’autre pour en arriver à cet état de fait. Mais maintenant qu’ils venaient de se serrer la main, il était trop tard pour faire machine arrière. C’était ça qui était amusant quelque part. Bref, il allait falloir qu’elle garde à l’esprit ce petit échange histoire qu’il ne la prenne pas au dépourvu plus tard. Si elle pouvait laisser de côté un pari un moment sans y penser, elle savait que le chef de projet devait déjà être en train de calculer les différentes perspectives pour arriver à ses fins. En même temps, elle s’était un peu plus exposée à une défaite que lui. Il s’agissait surtout de tester sa pudeur et s’il venait à lui demander de lui montrer au beau milieu d’une discussion avec quelqu’un qu’ils connaissaient tous les deux de la cité, elle était quasi certaine de refuser et il aurait gagné. Alors est-ce qu’elle n’avait pas déjà perdu ? Il pouvait lui imposer une situation ridicule pour « l’obliger » à lui montrer et si elle refusait, lui imposer une autre situation tout aussi ridicule en guise de gage. Mais cette réflexion venait un peu tard et du coup, elle commençait à sentir qu’une nouvelle fois, il l’avait eu. Elle n’était décidemment pas assez sur ses gardes avec lui. A moins que cela ne l’amuse fortement. Cette dernière hypothèse n’était en réalité pas loin de la vérité.

Néanmoins c’était fait, ils avaient scellé le pari en se serrant la main et désormais, ils flânaient dans les allées du marché pour s’en mettre pleins les yeux. Pour certain, cette activité aurait pu être rébarbative. Mais pour des personnes qui vivaient loin de la Terre et des activités communes qu’ils pouvaient faire sur leur planète natale, visiter un marché pour le plaisir, était quelque chose qui pouvait sembler fantastique. Le côté banal s’estompait au profit de celui plus exceptionnel, car sur la cité, les choses communes n’existaient plus vraiment. Adieu les habitudes terrestres : un petit café prit au Starbucks sur la 17ème ? Impossible ; Une pizza livrée le soir chez soi ? Impossible ; Les courses à l’hypermarché du coin ? Impossible. C’était courant et terriblement banal dans la vie, et pourtant ici, dans cette galaxie, les terriens n’y avaient plus le droit. Alors oui, faire un tour au marché était une activité comme une autre mais qui avait une petite saveur particulière à Lantia, comme un arrière-gout de nostalgie, une douce mélancolie qui étreignait le cœur et faisait ressurgir des souvenirs de la Voie Lactée.

La différence culture était quand même tangible. Ici, personne n’était là à les racoler commercialement pour leur vendre telle ou telle babiole inutile. Ils étaient libres de cheminer et d’observer les étales sans que le vendeur ne cherche à leur vendre par tous les moyens ses produits. Cela avait quelque chose d’apaisant, comme-ci l’urgence de regarder un produit s’était envolée. Cette fameuse urgence qui vous fait zyeuter quelque chose qui vous plait, trop rapidement parce que vous ne voulez pas que le vendeur vous tombe dessus sans plus vous lâcher jusqu’à ce que vous repartiez avec. Une fois ou deux, c’était amusant, il y avait de quoi discuter, échanger, mais à chaque stand, cela devenait usant et pénible. Erin minaudait de ci de là, appréciant plusieurs produits. Alexander n’était pas en reste quand il ne s’adonnait pas à sa première passion, à savoir, observer son amie, et s’il pensait que dans ces moments là, il était invisible pour l’américaine, il se trompait. Alors certes, elle papillonnait comme une enfant, mais ça ne l’empêchait pas de chercher à voir ce qui pouvait l’intéresser. Bref, elle l’observait elle aussi et elle ne tarda pas à percer le secret de ses mimiques quand il était captivé par un article : il ne pouvait s’empêcher de le manipuler et ensuite, il se touchait subtilement les lèvres du bout des doigts. Quand ça ne l’intéressait pas, il passait sans prendre l’article, sans s’attarder, sans perdre de temps. Ça ne méritait pas son attention, et du coup, il reprenait son manège d’observer la consultante. Cette dernière prit le soin de lui faire sentir qu’elle avait compris. Elle ne fit pas ça de façon claire et directe non, mais de manière détournée, comme ils savaient si bien le faire tous les deux. Alors qu’il manipulait ce qui ressemblaient à des montres, elle laissa son regard posé sur lui quand finalement il se redressa pour la chercher des yeux. Elle lui fit un sourire, et elle alla flâner vers une autre échoppe. C’était quand même plus amusant de faire remarquer à l’autre qu’on l’observait et qu’on lui faisait comprendre qu’on remarquait certaine chose de façon alambiquée et sous entendue de façon non verbale, que d’aller directement lui dire. Ils étaient tous les deux suffisamment observateurs et rapides d’esprit pour faire autrement. C’était bien plus stimulant.

Finalement ils rencontrèrent June, la créatrice de la cape pourpre qu’il lui avait offert après les deux premières semaines de collaboration sur le sujet de Ford et de l’enzyme Wraith. Ces deux semaines avaient marqué le pas d’une entente qui allait aller crescendo et qui les conduirait ici, sur le continent, à arpenter le marché dans la joie et la bonne humeur. Erin fut entrainée dans la boutique de cette dernière et elle fut bonne pour essayer une pléthore de vêtements tous différents. L’apothéose venait d’une robe rouge pourpre qui était, à n’en point douter, de la même famille que le cape. June allait faire quelques retouches histoire qu’elle lui aille à merveille. Alexander s’était absenté un moment pour faire des emplettes et quand il revint, ils ne purent s’empêcher de se chercher la petite bête une nouvelle fois, sous le regard incrédule de l’athosienne qui devait bien se demander quel genre de lien unissait ces deux-là. Finalement, la consultante alla titiller l’anglais en le forçant à demander les choses directement plutôt qu’en faisant des sous-entendus. Elle aimait leur façon de communiquer, et elle lui demandait de la changer pour une seule et bonne raison : l’embêter. Et cela marchait !

June accepta qu’ils laissent leurs achats dans sa boutique pour venir les récupérer plus tard. Avec ce qu’Erin lui avait pris, elle pouvait bien consentir à cet effort, qui au demeurant, n’en était pas un pour la belle athosienne. Elle semblait gentille et serviable de nature et prête à rendre service. Ils continuèrent donc, aussi encombrés qu’à leur arrivée sur le continent, et ce n’était pas plus mal. Il y avait du monde mais c’était encore vivable et praticable. Mais nul doute qu’avec l’avancée dans la journée, les choses iraient de mal en pis. Ils se chamaillaient gentiment quand ils arrivèrent dans une zone hostile : un Pète sauvage rodait. Il était en train de négocier une ceinture avec un artisan, ne cherchant pas spécialement à voir si Erin était dans le coin. Et heureusement parce que sinon, elle aurait été en droit de se poser des questions sur les motivations de cet homme. Bref, ça l’aurait carrément fait flipper. Néanmoins, elle ne voulait pas que son regard croise le sien ou qu’il ne l’aperçoive dans la foule par hasard. Alexander lui proposa deux solutions, et l’une d’entre elles était nettement plus amusante que l’autre. Et s’ils se faisaient prendre, tant pis, ils auraient eu le mérite de s’amuser et ce n’était pas un texan qui allait pourrir sa journée.

Bras dessus, bras dessous, ils commencèrent à marcher dans l’allée, se mêlant aux passants quand ils pouvaient, mais il n’y avait pas une foule suffisante pour que ce soit tout le temps possible. Alors ils faisaient des virages, prenaient des courbes. Alexander frustrait la consultante qui voulait allée en ligne droite pour être plus rapidement hors de portée du radar de Pète. Mais l’anglais imposait une direction, et soudainement, prenait un angle serré pour aller autre part. Ces manœuvres allaient attirer le regard des gens et forcément, celui de l’américain. Mais Erin était amusée, et au final, elle surprit son comparse en imposant elle-même une direction soudaine. Tiens, cet étale est intéressant ! Et hop, elle s’arrêtait subitement, forçant l’anglais à faire de même, histoire de regarder deux secondes les différents articles qui se présentaient à eux. Ils ne pouvaient pas s’empêcher d’embêter l’autre et de chercher à avoir un coup d’avance, c’était plus fort qu’eux. Finalement, leur petite épopée se termina bien, bien qu’ils faillissent se faire avoir sur la fin quand Pète chercha du regard quelqu’un dans la foule. Erin avait avisé Jimmy qui fouinait dans des vêtements, non loin de là, et c’était surement son équipier qu’il cherchait. Quand elle vit le texan se tourner vers eux, Erin plongea parmi des passants puis dans une contre allée, avec l’anglais, l’entrainant à sa suite en le tractant par le bras. Polochon suivait Ariel, et vice versa.

Ils avaient bien rigolé. C’était certain. Ils arrivèrent finalement vers un étale où un athosien proposait un drôle de tissu, similaire à un nuage qui prenait la forme que l’utilisateur souhaitait et qui la conservait jusqu’à ce qu’on le manipule autrement. La texture rappelait le coton au touché. C’était fascinant. Il y en avait par terre, et juste au moment où Erin se dit que l’assise devait être particulièrement agréable là-dessus, elle sentit qu’on la poussait dans le dos et elle tomba en avant sur le tissu. Elle poussa un petit cri de surprise alors que le tissu la faisait rebondir quelque peu. Instinctivement, elle fourra ses mains entre ses cuisses pour coincer sa robe et ne pas exposer son entrejambe à la galerie. Alexander s’approcha pour imprimer le mouvement dans le tissu afin qu’il continue à la faire rebondir. Il s’arrêta dans sa phrase, boguant sur sa robe comme un robot qui venait de perdre la dernière barre de batterie qui le maintenait en vie.

- Alex ! Elle usait du diminutif de son prénom pour la première fois. Elle semblait en colère tout en rigolant de rebondir. Aide-moi au lieu de rigoler ! La pauvre était bien en peine d’essayer de se relever tout en tenant sa robe. Je te préviens...

Il trouvait ça très drôle de la voir rebondir et galérer dans le petit nuage. Surtout que pour préserver sa pudeur, elle devait tenir sa jolie robe. Une robe bien piégeuses pour les prunelles de l’homme qui détourna le regard, pour éviter d’être trop attirer par la belle lanterne qu’elle était.
Il tourna la tête quand elle le nomma par son diminutif, c’est bien la première fois qu’on le nomme « Alex » (outre sa famille, ou quelques copines intimes éphémères). Les gens avaient tendance à dire en entier son patronyme, de peur de se faire transformer en statut de marbre par le regard d’acier de l’anglais. Il lui fit un petit rictus espiègle.
« Et si je ne t’aide pas, tu fais quoi ? »

- Je ne sais pas encore, mais de toute façon, je vais me venger pour ce que tu as fais ! Dit-elle sur un ton presque colérique alors qu’elle rigolait à moitié. Elle essayait de se rapprocher du bord pour s’en sortir elle-même et sauver sa dignité presque conservée.

L’anglais ricana de plus belle. Mais c’est qu’elle s’énerverait presque la jolie brune. Il leva les yeux au ciel amusé et décida quand même de l’aider.
« Bon dans tous les cas, je vais être puni, autant adoucir la punition ».
Il lui tendit sa main, pour la tirer à lui et la sortir du nuage.

Elle ne dit rien, le laissant venir à elle. Quand il lui tendit sa main pour l’aider, elle s’y agrippa et sans crier gare, elle poussa en arrière sur ses pieds pour le faire tomber sur le tissu. Il n’y avait pas de raison qu’elle soit la seule à se couvrir de ridicule. Elle accompagna son geste pour un grognement avant de rigoler en voyant l’anglais bouler vers elle…

Il se demandai bien si elle n’allait pas lui faire à l’envers, mais bon il était bien gentil de lui tendre la main, sachant qu’il y a eu une belle et grosse anguille sous le nuage (enfin dessus). Et sans surprise, même si son visage le fut quand même, Erin le tira à elle et il tomba dans le nuage, avec un matelas en sorcière sous lui. Automatiquement le « nuage » se mit à rebondir de plus belle, sous les rires de l’Athosien qui avait bien du mal à calmer son hilarité. L’anglais, ricana à son tour, avant de prendre conscience qu’il était littéralement sur Erin, au moins, on ne risquait plus de voir les dessous de madame. Il essaya de se redresser, mais les mouvements incertains du tissu, l’empêchèrent de se soustraire au corps de la demoiselle. Il sentie, une vague gêne l’habiter, la proximité de la jeune femme n’était pas désagréable, mais bon étant peu enclin aux rapprochements, il avait toujours un peu mal. Même si bon, vous me direz, depuis qu’il se connaissait, il ne comptait plus le nombre de rapprochement qu’il avait eu. Pourtant il ressentait toujours un forme d’embarrât, maudite pudeur mal placé, n’importe quel homme aurait littéralement aimé (ou kiffer) être « dessus » la sublime consultante. Enfin bon, plus ils bougeaient et plus le nuage rebondissait…
« Tu aurais dû me dire que tu avais envie d’un câlin, ça aurait été plus simple » dit-il pour la taquiner et la pousser un peu de ce côté-là. « Maintenant ont à l’air malin tiens ! »
Il essaya tout de même de basculer mais, le tissu avait des mouvements trop vifs pour le moment, sans risquer qu’il chute maladroitement par terre. Chose qui allait arriver s’il n’avait que ça comme solution…

L’anglais lui tomba dessus, ce qui était à prévoir au final, mais elle était trop préoccupée par le fait de le faire tomber pour qu’elle ne calcule son point de chute. De véritables gosses. Elle le réceptionna sur elle en rigolant comme une enfant, alors qu’elle le sentait crispé et prompt à vouloir se dégager. Pour un peu et elle l’aurait retenu, histoire de le mettre mal à l’aise un peu plus. Afin d’être de mauvaise foi jusqu’au bout, elle renchérit :
- Je ne savais pas que tu distribuais des câlins sur commande. Et c’est de ta faute si on en est là !
Il se retrouva sur le côté. Si elle n’avait pas été en robe, elle aurait fait rebondir un peu plus le « matelas » afin de l’embêter. Mais ce n’était pas avantageux pour elle.
- Alors, tu nous sors de là ? Dit-elle en lui pinçant le flanc pour l’obliger à remuer et donc à faire remuer le matelas. Elle s’amusait comme une petite folle.

« Oh oui, c’est toujours de ma faute, si madame a des envies affective » dit-il en pouffant. Bah quitte à être dans cette situation autant la taquiner jusqu’au bout. Il n’y à pas dire c’est de grands enfants qui se chamaille dans le nuage… en parlant de ça, alors, qu’il était enfin sur le côté, (enfin sur la tranche de son corps), pour éviter d’écraser encore plus la jeune femme, elle eut l’excellente idée de lui pincer les flancs. Très mauvaise idée… si elle voulait répondre encore plus haut, la voilà servit, l’anglais eu un mouvement brusque, étant ultra chatouilleux il ne pouvait que réagir aussi vivement. « Non » fut une phrase digne d’un enfant hilare qui refusait qu’on continue de la chatouiller. Il se tortilla de plus belle. « Quand tu auras fini tes bêtises » répondit-il amusé
Enfin, vu les mouvements du nuage, il y avait peu de chance, fallait juste ne pas avoir le mal de mer.


- Vu le câlin que tu viens de me faire, j'éviterai de te demander la prochaine fois. Elle riait mais sa remarque pouvait être multiple : soit elle avait senti sa gêne, soit elle lui insinuait qu'il s'y était mal pris. Oh oh ! Dit-elle avec beaucoup d'amusement, monsieur aurait-il oublié de me préciser qu'il était chatouilleux ?! Ça n'allait pas rester inexploité. Elle continua donc un peu de l'embêter d'une main l'autre servant à tenir sa robe. Mais bientôt les mouvements du nuage étaient trop important et elle dû se résoudre à tenir son vêtement à deux mains. Promis j'arrête, dit-elle sur un air rieur.

Il comprit plusieurs sens à sa remarque et sourit de plus belle « les étreintes un peu percutantes, semble t’aller d’habitude » petite référence au fait qu’elle s’était jeter contre lui, à l’infirmerie. « Mais promit la prochaine fois, je m’appliquerai » renchérit-il dans le but de la pousser un peu. La suite, fut une véritable torture pour l’anglais, qui gigota comme un beau diable, pour échapper aux mains de sa comparse. « Erin arrête sinon… » il s’étouffa dans un rire, chassant ses mains, vainement. Les mouvements devenaient dangereux pour la pudeur de celle-ci, elle se résous à tenir à deux mains sa robe. Erreur fatale, car l’anglais, la poussa gentiment sur le côté pour la faire rouler sur le second tissu que venait de mettre l’Athosiens, pour rattraper l’un des deux terriens, qui risquaient de tomber.

Elle préféra ne pas relever sur la première remarque, voyant dans celle-ci une allusion plus sexuelle. Elle ne pensait pas sur le coup à l'infirmerie. Avec un rire elle déclara : j'y compte bien sinon je te quitte !
Elle continua donc de le chatouiller, jubilant d'avoir trouvé un point faible à l'anglais. Sinon ? Dit elle par pure provocation.
Elle devait se résoudre à arrêter pour sauvegarder sa pudeur. Il en profita pour la pousser et elle atterrit sur un second matelas de tissu que l'athosien venait de placer pour que les jeunes gens ne se fassent pas mal. Finalement celui-ci bougeait nettement moins et elle put s'en sortir et se redresser, rouge comme une pivoine.

Il fut étonné qu’elle ne rebondisse pas sur la première remarque, n’avait-elle pas compris ? ou bien se remémorer cet épisode, lui était encore trop douloureux ? Hum, il se sentit un peu con, de l’avoir charrié sur ça dans ce cas. Ne se doutant pas une seule seconde que l’américaine avait vu dans ses paroles une allusion sexuelle. Par contre, il rigola beaucoup quand elle menaça de le quitter. « J’en apprend tous les jour « my Darling » » fit-il en accentuant le « Darling » avec son accent anglais, volontairement mit en avant pour faire un cliché de film.
Erin semblait bien trop ravie d’avoir trouvé LE point faible de l’anglais… « Sinon, je te pousse part terre ! » et il en eu très vite l’occasion, pour qu’elle atterrisse sur un autre tissu. Elle pue ainsi, se redresser alors que lui était encore prit dans les mouvements infernaux du nuage. L’anglais, resta immobile (maintenant que miss chatouille, ne le touchait plus), pour calmer les soubresauts de sa monture cotonneuse. Mais cela allait bien trop doucement à son goût, alors, il tenta de se dégager, en se cabrant. Il retomba sur ses pieds et fit un ou deux pas pour se stabiliser, évitant de tomber. Il reprit toute contenance en se redressant, dépoussiérant sa chemise et jeta un regard pétillant à Erin. « Je crois avoir trouver mon nouveau fauteuil »

Erin était trop occupée pour remarquer son étonnement. Après il pouvait toujours la questionner mais s'il envisageait la possibilité de lui avoir rappelé un épisode douloureux, il s'abstiendrait sûrement. Mais le comportement de la brune ne semblait pas avoir changé. J'espère bien, mon cher, répliqua-t-elle.
Il réussit à la pousser ce qui permit à Erin de se redresser et de reprendre une contenance. Pour sa part le chef de projet reprit une posture impeccable en jouant les équilibristes.
- Chouette, à chaque fois que je viendrai dans ton bureau je pourrai te faire rebondir.
Elle lui adressa un petit sourire. Elle reprenait son souffle et ses esprits ainsi que des couleurs normales.
Il lui sourit « L’inverse serait plus juste »


Erin lui tira la langue, faisant mine de bouder. Elle avait le regard pétillant et les joues encore rosies par les exercices sur le tissu et le fait d’avoir rigolé. Ça faisait longtemps qu’elle ne s’était pas marrée de la sorte avec quelqu’un. Il commençait sérieusement à lui faire tourner la tête et elle n’était plus sûre de rien en sa présence, vis-à-vis de ce qu’elle éprouvait ou non. Quoiqu’il en soit, elle aurait bien répliqué quelque chose mais des applaudissements se firent entendre parmi l’attroupement de badauds qui commençaient à se disperser, amusés d’avoir vu les deux larrons faire les guignols. Ils s’étaient donnés en spectacle sans vraiment réfléchir. L’athosien qui tenait le stand se tenait encore les côtes. Les applaudissements perdurèrent un peu et ils furent bientôt accompagnés par des commentaires. Les voix n’étaient pas étrangères aux deux cadres administratifs.

- C'est dommage, ça manquait de boue pour pimenter tout ça !
- On a presque vu une culotte !
- Rooo Marco, tu es obscène en toutes circonstances décidément.
- Ne m’appelle pas Marco !
- Ben, tu es espagnol non ? Alors c’est comme ça qu’on doit t’appeler.
- Je ne t’appelle pas Perrine… La voix masculine cherchait une vanne à faire avec le prénom de la demoiselle. Finalement, l’homme soupira et lança un morne : laisse tomber.

Les deux jeunes gens repérèrent rapidement Perrine Carier et Marc Herra, les deux techniciens qui œuvraient essentiellement sur le site Alpha. L’ingénieur approcha d’Erin et d’Alexander pour les saluer.

- Il a toujours autant d’humour ce brave Marc, n’est-ce pas ? dit-elle sur un ton joyeux, contente comme tout de retrouver des têtes connues.
- T’appelle ça de l’humour ? répliqua-t-il grincheux. Elle avait réussi à le mettre en colère.
- Nous ne pensions pas vous voir ici, en même temps, du temps a passé depuis votre dernière visite, renchérit Perrine qui ne laissait pas une seconde à l’un ou l’autre des administratifs de répondre quoique ce soit. En tout cas, vous êtes mignons comme tout ! Je suis contente Erin que vous ayez essayé, voilà le résultat ! Elle s’approcha un peu de la consultante pour lui déclarer de façon discrète, mais ça ne l’était en rien parce que Marc et Alexander purent entendre : Mais je vous avoue que je suis un peu jalouse quand même. Elle lui fit un clin d’œil. Vous me raconterez des choses croustillantes j’espère.

Perrine tira Marc par la manche pour l’entrainer. Ce balourd ne comprenait pas bien ce qu’elle lui voulait.

- Viens Marc, laisse les amoureux tranquilles. On a encore ton bijou à trouver pour Miss Challita. Tu ne seras jamais dans leur situation si tu continues à lui ramener les horreurs que tu lui ramènes. Heureusement que ta copine Perrine est là. Tu devrais m’offrir des fleurs…

Ils s’éloignèrent, laissant les deux comparses comme des couillons. Ils n’avaient pas pu en placer une seule face à l’ouragan Carier.

- Voilà voilà, déclara une Erin quelque peu gênée et qui tapotait avec ses doigts sur ses cuisses. Du Perrine Carier tout craché, n’est-ce pas ?

Elle n’attendait pas spécialement de réponse, mais elle jaugeait la réaction de l’anglais quand même.

Néanmoins, pas le temps d’aller plus loin dans son observation des tics et mimiques faciales de son ami britannique, que deux silhouettes attirèrent l’attention de la consultante. Jimmy et Pète étaient les seuls à ne pas s’être dispersés avec les autres. Jimmy fit un sourire à la jeune femme et à son ami, et il alla discuter avec l’athosien pour savoir en quoi était fait le tissu et comment c’était possible. Bref, une curiosité touchante et qui n’était pas déplacée en l’occurrence. Pète lui continuait obstinément à fixer Erin. Il commençait quand même à lui foutre les pétoches.

- Marrant comme matière, commenta-t-elle histoire de faire cesser ce blanc inutile. Pourquoi est-ce qu’il ne passait pas son chemin ?
- Apparemment, c’est ce qu’il faut pour te faire sauter, répliqua-t-il de manière abrupte.

Elle lui colla directement sa main dans la figure sans crier gare, avec une détente assez vive qu’on ne lui soupçonnait pas. Il recula sous l’impact. Il se redressa d’un coup, et il semblait évident qu’il allait avoir un mauvais réflexe vis-à-vis d’elle. Un très très mauvais réflexe.

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MessageSujet: Re: Les Sorciers pourpres en vadrouille Jeu 6 Oct - 20:42
Les Sorciers pourpres en vadrouilles


L’humeur était bien joyeuse entre les deux administratifs. Si l’anglais se croyait être le seul à observer sa comparse, il pouvait se fourrer le doigt bien profond dans les narines, car la consultante finit par faire de même (à moins qu’elle le fît bien avant qu’il ne le remarque ?). À son tour, elle venue s’intéresser à ce qu’il lui plus, ne sachant pas si elle faisait ça pour l’embêter ou lui rendant la pareille, ou si elle était intéressée pour connaître ses goûts, elle aussi. Sûrement un subtil mélange des deux. En tout cas, il n’était plus seul à s’adonner à cette « passion » d’observation. Il la mima, levant les yeux vers elle pour lui afficher un petit rictus, comme elle le faisait auparavant, quand les rôles étaient inversés.
Il était assez fascinant pour l’anglais, de constater qu’ils n’avaient pas toujours besoin de parler, pour qu’ils se comprennent et en l’occurrence s’envoyer des piques dans la figure. Cela avait un côté, très stimulant pour les deux jeunes cadres qui se jaugeaient. Ce fait, n’était pas nouveau, cela avait été le cas depuis le début, à peine avait-il mit les pieds dans son bureau, qu’ils avaient commencé à s’observer comme deux animaux et à décoder leurs micro-expressions. Ils étaient très portés sur l’observation et leur langage silencieux, suffisamment maîtriser permettait d’échanger avec l’autre sans avoir eu besoin d’établir un code au préalable. Une insolite relation se tissait entre eux, mais qui plaisait beaucoup à l’homme.

Leurs « folies » d’enfants, continuèrent encore et encore, après s’être charriés sous le regard intrigué de June, fait un circuit de slaloms entre les Athosiens pour éviter un dangereux Pokémon : Pète le texan, ils sautillaient maintenant gaiement dans le tissu nuageux.

Enfin « gaiement », le mot était assez juste pour décrire cette étrange scène, qui avait commencé par une petite bourrade de l'anglais pour projeter la consultante dans le nuage. Faut dire qu'elle le regardait avec une vive envie de se lover dedans, alors pour ne pas la décevoir, il lui avait rendu servie.

Convainquant non ? Ok, bon, oui, il avait ça pour l'embêter et ce fut tellement tentant d'aguicher encore plus les fibres, pour faire voler la jeune femme… par contre, il le regretta en deux temps : la première fut que son regard fut attiré par les mouvements incertains et tordus des motifs qui recommencèrent leurs attraits pour l'anglais. Il y trouvant des belles formes hypotoniques. Et en second temps, quand elle lui demanda de l'aide avec un ton faussement colérique. Elle venait de le tirer à elle, pour qu'il profite lui aussi, des joies de ce fabuleux tissus, il n'y avait pas de raison qu'il en soit épargné. Outre, la gêne qui se noua en lui, du fait d'être allongé de tout son long sur le corps de son amie, il trouva quand même la situation hilarante et se décala sur le côté, afin d'éviter de la transformer en crêpe. Cependant, il ne s'attendait pas, qu'elle le chatouille (bon il s'attendait au fait d'être projeté dans le tissus, une évidence, il aurait fait pareil à sa place), mais le coup des pincements … un coup en traître, étant ultrasensible il gesticula comme un ver, donnant des impulsions sauvages au nuage qui les envoya voler. Leur petit spectacle très cocasse attira une foule passante d'Athosiens, qui se marraient bien, de voir les deux administratifs, s'envoyer des vacheries et surtout en l'air. (Sans mauvais jeux de mot).

Le vendeur, un brave homme, avec beaucoup d'humour, était ravi d'assister à cette représentation d'acrobatie. Il était indéniable que la particularité de son tissu, allait attirer plus de gens que prévus à son échoppe, mais surtout Erin et Alexander, lui donnait une publicité monumentale en testant les limites des « petits cotons ». Une démonstration, est toujours plus parlante que des mots. Et puis, le peuple Athosiens étaient réputés pour être de fabuleux commerçants, fiables et honnêtes. L'appât des gains était généralement peu présent chez eux, expliquant qu'ils ne racolaient que peu la foule. Leur but était de partager leurs savoir-faire à travers des rencontres, tout en vivants de leurs passions. Des gens, simples et agréables à côtoyer en somme.

Après des taquineries très orientées câlineries, bien plus que d'habitude d'ailleurs. La remarque d'Erin, sur le fait de le quitter, le fit beaucoup rire et il ne s'imaginait pas vraiment qu'ils étaient regardés par des yeux « connus », sinon il se serait abstenu de la charrier sur ce côté-là, en lui trouvant un autre sobriquet « so English ». Enfin pour revenir à nos moutons, l'anglais, finit par mettre sa menace à exécution en poussant la jeune femme sur le second tissu, qu'avait mis par précaution le vendeur, au cas où ils basculèrent sur le sol.
Erin, reprit une posture correcte, pour se relever les joues un peu rosit, quant à l'anglais, il joua sur les mouvements, pour se redresser. Il avait perdu son pull accroché à ses épaules dans le nuage ainsi que sa sacoche. Il ne s'en rendit pas tout de suite compte, il était trop occupé à toiser Erin et la charrier. Celle-ci lui tira même la langue comme une gamine, il lui fit un rictus amusé en pouffant un peu. Il y avait bien qu'avec elle qui s'adonne à autant d'enfantillage dans ce genre, comme s'il ne pouvait pas s'empêcher de la tacler ou de la taquiner, c'est plus fort et elle lui rendait que trop bien, pour son plus grand plaisir.

Il comptait bien acheter le fameux tissu, imaginant déjà d’autres facéties une fois sur Atlantis... quand des applaudissements se firent attendre. Il se senti rougir enfin une teinte roses se figea sur ses joues blanches, il était rare qu'il ait ce genre d'émois, sentant une forme de honte, d'avoir été miré dans cette situation incongrue. Être pris « la main dans le sac » était un peu plus juste, pour décrire les picotements qui se déplaçaient sous sa peau. Mais, si cela avait été à refaire, en sachant cette donnée, il l'aurait refait sans la moindre hésitation, encore un élément assez perturbant d'ailleurs. Lui, qui était plutôt calculateur et ne laissait place qu’a peu d’imprévus ou de moments pouvant le mettre en mauvaise posture, ne regrettait absolument rien... à croire qu’il pourrait se mettre la plus grande honte de sa vie, tant qu’il est avec Erin, cela lui passait au-dessus.

La foule, commençait à se disperser, après avoir profitée de ce spectacle ludique… et avant même que Perrine, ne parle Alexander repéra les deux petites silhouettes familières qui étaient restées et s’approchaient d’eux. Là, il senti la honte l’immerger en entier, il n’était pas vraiment réputé pour être aussi « enjoué » dans le milieu professionnel, voir même plutôt à son inverse : le grand anglais guindé, froid et calme… là devant ses deux subalternes, il venait de leur donner un autre visage et une autre facette de sa personnalité. Surtout qu’en présence d’Erin, le visage si fermé de l’anglais était tout autre, plutôt rayonnant et teinté de rictus.

En tout cas, l’ingénieur s’exprima et ce fut comme à l’habitude percutant. Herra, fortement amusé, ricana dans sa barbe en répliquant. Alexander eu un faible petit sourire à l’évocation du patronyme de « Marco » et la raison de pourquoi il devait être nommé ainsi. Il ne pouvait qu’être du même avis que Perrine. Finalement, ils furent suffisamment prêts pour qu’ils se tendent la pince. Le chef de projet pas en reste, les tacla immédiatement.

« Marco, Pierrette »
L’ingénieur, rigola à l’évocation de l’une des dérivés de son prénom. Faut dire que l’espagnol, certes pouffait bruyamment en entendant le sobriquet ridicule, mais n’avait pas compris vraiment le sens. Comme habitude.
« Tu vois lui, il est plus futé, Marco ».

Marc qui était en train de s’éclaffer, s’arrêta net et jeta un petit regard noir à la jeune femme. Mais, il ne pouvait pas lui en vouloir... à force, il se résignait. Mais avant que quelqu’un ne riposte, la tempête Carier, fit des siennes. Elle semblait contente de les revoir et elle ne laissait pas le temps à qui que ce soit de répliquer. Alexander fut surprit quand elle mentionna qu’Erin avait « essayé »
(il avait une petite idée vu les propos de Perrine, de ce qu’avait pu « essayer la belle brune ») et qu’ils étaient mignons… le regard bleu acier de l’anglais se figea sur sa comparse, comme pour avoir des explications, aux propos de la jeune femme. Il avait loupé un wagon, il en était certain. Après qu’on pense qu’ils soient en couple, lui passait clairement au-dessus de la tête. À moins, que cela ne le dérangea au final, pas vraiment. Il ne savait pas vraiment et quand bien même cet état ne les regardait qu’eux deux et non la cantonade de commère d’Atlantis. Tant qu’ils savent ce qu’il en ait (élément auquel il n’était plus très sûre d’ailleurs). Enfin, ce quiproquo, l’amusa et il ne le démentie nullement.

Perrine, n’était pas vraiment le genre de femme, discrète et même si elle semblait parler à Erin, Alexander et Marc purent entendre cet échange assez cocasse. L’anglais, était en train d’halluciner, bah tiens, et puis quoi encore ? Manquerait plus qu’on raconte à l’ingénieur les détails croustillants d’ébats intimes, ça ne lui ferra que d’autant plus fantasmer. Machinalement il toisa Marc qui le regardait avec des yeux tout aussi stupéfaits. Celui-ci se gratta la tête, ne pouvant pas soutenir le regard de son supérieur, il était mal à l’aise.
« Mouai mouai… »

L'espagnol fut agrippé par la tornade pour apparemment allez guérir un cadeau destiné à séduire Zaza, décidément Herra était à fond. Alexander fit un petit sourire ironique à son chef de chantier qui soupirait complètement désespérer et dépassé. Il aurait bien aimé rester avec son chef, qui lui, n'allait pas le trainer dans les allées et critiquer ses goûts.

Dès qu'ils s'éloignèrent, l'anglais lança un regard intrigué à Erin, elle était gênée et il y avait de quoi. Lui non plus n'était pas très sûre de lui sur le coup.
« Oui… ils vont bien ensemble pour ce genre de remarque » Il continua à la mirer mais avec une lueur qui laissait sous-entendre qu’il comptait bien relancer les hostilités « Tu as essayé ? Il me manque quelques petites informations non ? »

Elle n'eut pas vraiment le temps de lui répondre, que les deux Pokémons, qu'ils désiraient évités, firent leurs apparitions. Jimmy, très polie et timide dans ses mouvements, alla directement se renseigner sur le tissu qui semblait l'intéressé tout autant que l'anglais. D'ailleurs Alexander, s'éloigna légèrement d'Erin, pour écouter les réponses du vendeur. Cependant, il garda un œil sur la silhouette sacrément menaçante de l'autre soldat. Il avait les épaules droites et semblait fulminer intérieurement, pas sûre qu'il ait apprécié que l'objet (car pourquoi ne parler de personne, au vu du regard de possession qu'il lui offrait) de sa convoitise semblait « pris » par un autre. Harry, se tenait non loin d'Erin et une nouvelle fois, il crachouillait toute la bave qu'il pouvait contenir. Ne supportant pas du tout l'homme qui était proche de la consultante. Le père d’Alexander, qui portait le même nom que le petit minet, avait une phrase un peu plus juste
« quand les personnes n’aiment pas les animaux, c’est qu’il n’aime pas les gens, mais quand les animaux n’aiment une personne, c’est que celle-ci est pourrie ». Et au vu de la réaction du chat, ce n’était pas que de la protection envers sa
« maman » mais aussi un réflexe de survie, voulant chasser la menace.

Tout se passa assez vite, une phrase de la belle pour détendre l'atmosphère soudainement tendue, une réplique salace et une baffe monumentale. Le bruit de la main sur la joue fit un énorme « Clac », qui fit redresser les deux hommes (Jimmy et Alexander) qui échangeaient avec le marchant.

Pète, fulminait et son caractère naturellement violent allait se déchaîner. Personne ici présent, ne savait que sous ses airs de garçon possessif et jaloux, il combinant une autre tare : celle d'être un « mari » qui battait sa femme. Il avait certes divorcé avec une mise à pied à son dossier, mais il n'en restait pas moins sujet à des événements caractériels qu’il ne pouvait pas contrôler ou canaliser. La jalousie ressentie et l'envie de « recadrer » cette femme qui lui
« appartenait » fut plus forte et il leva la main gauche pour frapper la joue d'Erin avec toute sa frustration. Hors et heureusement, pour la consultante, elle ne ressentie pas la douce caresse qu'il voulait lui accorder. Sa main avait été contrée par celle d'Alexander, qui avait arrêté le mouvement en marche.

Les deux hommes se toisèrent et il était évidant que Pète, envisageait clairement de s’occuper du cas du « rosbif », après avoir remis les idées en place d’Erin. Et puisque son adversaire semblait vouloir intervenir… il serait donc le premier à subir sa colère et puis comme ça il montrerait à Erin que ce guignol en chemise bleue n’est qu’une tarlouze indique de la faire « sauter ».
L’anglais, le sentie très bien et se dit dans les quelques secondes qui suivirent, qu’il était mal barré, pour raisonner le militaire aux prunelles inondés par la rage.
« Sale fils de pute, je vais t’enculer ! »
Que de poésie… il est quand même si peu original qu'en anglais, les seules insultes soient « Fuck », fuck quelque chose d'ailleurs. Tout pouvait être mit derrière ce mot et cela devenait obscène ou une insulte qui mériterait réparation. Même avec « FuckCat », cela sonnait d'une manière peu agréable, pourtant c'est mignon les chats. (En parlant de Chat, Harry continuait à feuler de plus belle, le dos rond et les griffes sortis).

Enfin bon, Alexander, ne réagissait nullement aux insultes, il en fallait bien plus, pour qu'il s'adonne à ce genre de vocalise. Dans sa jeunesse, il en avait entendu des vertes et des pas mûres et qu'on le traite de « Fils de pute » pourrait être sûrement vrais, il ignorait qui était sa génitrice… enfin il l'avait vu à l'âge adulte dans un moment peu propice aux retrouvailles, mais à ses yeux elle avait autant de vertus qu'une chienne en chaleur droguée. Donc, bon, cela l'éteignait d'autant moins. Ce genre d'élément familiale, était inconnu des personnes présentes, vu le dédain qu'il avait pour celle qui l'avait portée 9 mois, avant de l'abandonner en tentant de l'étouffer sous un oreiller.

Mais passons, Pète était en rogne et il attrapa un bout de la chemise de l'anglais avec son autre main, pour l'entrainer avec lui dans une valse mortuaire. Le texan était petit et ne pouvait pas trop toiser le visage de l'anglais, 17 centimètres les séparaient.
« Tu entends « Motherfucker » je vais te refaire ton portrait »
« Si tu veux » répliqua nonchalamment l’anglais, qui était d’un calme hivernal. Il venait de le tutoyer, non pas par intimité, mais pour souligner le mépris qu’il avait pour cet homme. Il décrocha la main hargneuse du texan, pour reculer de quelques pas. Il ne voulait pas être l’initiateur du combat qui se profilait. Pourtant, il avait bien envie de lui cogner dessus. Il était bien placé, pour savoir se maîtriser et ne pas entrer dans une danse qui s’annonçait être difficile.

Hors, Pète ne l’entendait pas de cet avis et décida de décocher une droite, que l’anglais évita de justesse. Naturellement et en position défensive, l’anglais commençait à détailler l’homme qui lui tournait autour pour le frapper. Il savait qu’il ne pourrait pas l’éviter bien longtemps et il calculait déjà ces potentielles chances de victoire. Comme avec Fernandez, il savait que Pète, était une boule de muscle, qui avait avant tout pour lui : la force et les techniques de corps à corps militaire. Même si pour un pilote, cela n’était pas sa vocation première et donc ce n’était pas un expert. Alexander, avait pour lui, la dextérité et donc l’agilité, il fallait juste qu’il tape au bon endroit au bon moment. Dans ces hypothèses, il établissait une dérive purement professionnelle, celle d’une analyse des « risques », concluant qu’il ne pourrait pas se prendre plus de 4 droites de l’homme, au vu de la force qu’il y mettait, dans le but de sécher son rival. Il devait alors s’en prendre une, mais éviter de tomber au chiffre fatidique de 4, qui allait le mettre du côté des perdants et des grands blessés à l’infirmerie.

Le texan, rageait, lui gueulant dessus, ne supportant pas que l’homme se défile à ses coups, refusant en premier lieu le combat. Il voyait bien, qu’Alexander, l’attirait un peu plus loin, pour éviter qu’il s’en prenne à Erin.
« Putain d’enculé ! Bats-toi comme un homme ! Ce n’est pas avec ce genre d’esquive que tu vas la protéger ! Tapette ! »
Mais chante, chante beau merle, l'anglais en avait rien à faire et ne réagissait même pas aux flots de paroles que lui déversait haineusement le texan.
« C’est ma meuf ok ? Pauvre con ! »
Le problème de Pète aux yeux d'Alexander, c'est qu'il ne semblait pas blessé ou souffrant d'une blessure mal guérie... donc il devait faire cela a l'ancienne comme il dit. Enfin, bon il avait l'espoir que l'autre se défile et parte.

« Pète arrête ! » Vociféra Jimmy, qui essaya d'attraper son copain, mais au lieu de retenir la bête furibonde, son pote, lui asséna un coup dans le bas ventre, séchant le roux pendant quelques minutes. Minutes, qui suffirent pour que le Texan, se jette sur l'anglais, en décochant une droite (de la droite) qu'Alexander évita, mais ne put esquiver l'enchaînement du gauche qu'il se pris sur le côté du visage. Il sentit le goût métallique du sang dans sa bouche, sa lèvre était ouverte, il n'était pas déçu de constater que l'autre fou, tapait effectivement comme un bourrin et qu'il lui en faudrait pas 4 mais 3 pour être à son tour sur le carreau. Cela, venait de celer le début du combat.

L'anglais, ne pouvait plus être sur la défensive, sous peine de se faire littéralement massacré par l'américain. Il devait répliquer. Cela déclencha des sentiments complètement paradoxaux en lui, autant cela l'emmerdait de devoir se battre devant témoins et surtout devant Erin, mais de l'autre, il en crevait d'envie depuis le début qu'il avait rencontré Pète dans le jumper.

Alexander, a toujours aimé, se battre, un petit côté maso de sale gosse, qui n'avait jamais eu pour habitude de se laisser marcher sur les pieds ou de ne pas protéger ceux qui était trop faible. Et le fait de se « battre » n'était pas juste la baston physique, il aime les challenges et le mot « se battre » avait une multitude de signification, qui était souvent illustrés dans sa réussite professionnelle et scolaire, ne jamais baisser les bras, toujours combattre contre les échecs et les obstacles de la vie. Il était logique qu'il y prenne autant plaisir mentalement que physiquement. Pour cela, qu'il était plutôt attentif à garder une certaine forme physique, étant sportif et sujet à être alpagué dans ce genre d'histoire tordue.

Tout cela se passa une nouvelle fois très vite, il entendit les cris d’Erin, qui avait alerté Herra et Perrine (ils avaient pu profiter de toute la scène), rebroussant chemin, pour voir la scène édifiante. Jimmy, se précipita vers Erin, pour l’empêcher de se jeter au milieu des deux hommes, autant il était certain que l’Anglais ne la toucherait pas, mais Pète n’aurait aucun complexe à se venger sur elle.

Perrine, mettait sa main devant sa bouche en voyant qu’Alexander venait de se prendre une gauche redoutable, Herra quant à lui sentie le sang lui monté à la tête et retroussa ses manches, dans le but clair : d’aider son chef et de se farcir enfin un « connard de militaire ».

« Putain de salopios de militaire ! Reste là Perrine, je vais aider le baron, car pas sûr qu’il sache se défendre avec des poings ! »
« Massacre le Marco ! » répliqua Perrine, digne d’une pompon girl.

Avant que le chef de chantier, arrive en renfort, l'anglais le fit mentir. Il avait encaissé le coup en répliquant par une droite en pleine poire sur le Texan, qui ragea en grognant de plus belle, se tenant le nez qui pissat le sang. Il senti, que mine de rien, écraser la face de Pète était douloureux, le petit bonhomme avait la tête dure et lui la main en miette. Qu'importe, il se soucierait des petits sillons de sang qui coulaient de ses doigts, plus tard. Tel un taureau, Pète, le chargea et il ne put esquiver, l'anglais fut projeté sur une étale derrière lui, composée de chouettes petits objets pointues en métaux, qui servaient à attiser le feu, ou à enfiler des pelotes de laine pour les métiers à tisser. Bref que de charmantes choses, dont une plus affective que les autres, trouva bon, d'entailler les flancs du jeune homme, alors que ces copines, ne l'avaient que picoté gentiment.
Harry alla se réfugier derrière Erin, en feulant, observant les deux humains se battre.

Alexander, était aussi expressif qu'une pierre tombale, pas de sourire ni de grimace sur son visage et pas plus de gémissement, il restait neutre, se contenant pour ne pas laisser libre court à ses propres démons. Même si intérieurement, il rugissait comme un lion. Pète était sur lui, lui labourant les côtes (et tout ce qu'il pouvait) et en toute franchise, Alexander hésita à lui planter un objet métallique, pour mettre fin à ce délire. Mais cela aurait été du meurtre pur et simple.

Irrémédiablement, cette bataille, lui rappelait plusieurs souvenirs et interpellait sournoisement qu’il avait même à plus de 30 ans, la fâcheuse habitude de mettre les poings un jour où l’autre. Il avait pensé, naïvement que son accident de jeunesse avec les molosses, les 9 mois d’hôpital aurait calmé ses envies guerrières… mais au lieu d’en faire un poltron bien ranger derrière son bureau, cela avait amplifier son côté casse-cou et prise de risque. Pourquoi vivre, si ce n’est pas pour ressentir les frissons de l’adrénaline ou de la peur ? Dire qu’il n’avait jamais peur, serait une connerie monumentale… c’est stupide de mentionner son manque de peur (sauf quand on a un problème d’ordre chimique), il avait peur, mais savait la contenir pour en faire et force et non une faiblesse. Enfin, ce genre de capitalisation ne se fait pas de manière innée, mais avec de l’expérience… et il en avait de l’expérience de casseur de gueule (et souvent la sienne…).

Les deux hommes roulèrent sur l'étale, avant qu'il réussisse à projeter Pète plus loin. Il voulut se relever, mais senti l'objet dans son corps, lui rappeler sa présence. Il examina l'objet enduit de son sang, le retirant délicatement la pointe, pour éviter qu'elle ne s'enfonce plus. Par contre, son adversaire, lui avait repris ses esprits et chargeait à nouveau, il n'aurait pas le temps de se relever… il n'avait donc pas le choix... il fallait taper maintenant et de manière juste et forte, sinon bah il finirait au sol. Il commença à lever sa jambe droite pour frapper suffisamment vigoureusement dans le thorax du texan, pour lui couper la respiration et le faire reculer en crachant ses poumons. L'impact fut plus rude que prévus et Pète, sentie l'air lui manquer. Il recula, se tenant la gorge pliée en deux. Bien entendu Alexander aurait pu le taper au visage, profitant de l'appui de l'échoppe, pour faire doublement plus mal, mais son but n'était pas de défigurer le texan, mais de le neutraliser. L'efficacité avant tout et il en avait rien à faire des « règles » ethniques des combats entre militaires. Le but étant de survivre et il savait que blessé ces chances venaient de baisser dangereusement… et puis bon, il n’était pas plus fort ou plus vigoureux que l’autre énergumène, qui avait signer pour être un « briseur de nuque ».

L'adrénaline qui coulait dans ses veines, l'empêchait de ressentir la douleur et il en profita, pour se redresser et choper Pète par l'arrière de la nuque, (pendant qu'il était plié en deux), pour lui faire faire un petit tour sur lui-même pour le déséquilibrer, mais celui-ci reprenait son souffle et commençait à s'arquer pour se défaire des serres de l'anglais. Que cela ne tienne, il mangerait le sable maintenant ou jamais. Dès que le texan, fut à portée et dans le bon angle, (c'est-à-dire devant l'anglais de manière perpendiculaire), celui-ci lui asséna un coup avec le plat de la plante du pied, à l'articulation arrière du genou. Un bruit de craquement se fit entendre et le militaire hurlant en chutant dans la terre poussiéreuse… hum le bruit de la rotule malmenée au petit matin, ça vous fait bander un homme !

D'un calme étrange, l'Anglais s'approcha de sa « victime », qui était sur le ventre mettant un pied sur sa gorge et s’abaissa pour parler doucement au militaire, qui avait arrêté de gigoter, de peur de se faire plus mal que prévus. Il grogna, avalant un peu de terre et finit par dire « Va chier ! ». Aux propos de l’anglais. Alexander, appuya subtilement là où ça fait « arrggg » et le texan, finit par lâcher un « OK ok ok » virulent. Une fois, l'accord obtenu, le jeune se releva, se détournant du militaire, qui essayait de se redresser à quatre pattes, crachant du sang et autres fluides immondes. La menace était passée.

Pendant, le combat, Perrine, avait rejoint Erin, peut-être dans le but de la soutenir en tout cas, elle avait parlé avec la belle brune. Herra, lui complètement prit de court, n’avait pas réussi à intervenir, tellement le combat était allé vite. Il avait rejoint Perrine, Erin et Jimmy. Il était surpris et d’une manière plutôt agréable par son patron.

« Putain, faut pas le faire chier le Baron » lâcha-t-il simplement. Il prit cependant, l’initiative, de se mettre près du soldat, qui venait de se mettre sur ses pieds, avec le fin espoir de faire un mauvais coup. Mais Herra, le remit à terre.
« Toi tu restes là ! Et si tu bouges, je t’achève ok ? »


Finalement le combat entre les deux hommes s'acheva par une victoire de l'anglais alors qu’il n’était pas le favori avec ses aptitudes d’administratif. Erin poussa Jimmy qui cette fois-ci la laissa passer. Alexander s'en allait déjà vers la fontaine pour se débarbouiller du sang qui coulait sur son visage et sûrement par d’autre endroit. Elle lui coupa la route en arrivant en courant et sans crier gare, elle lui fit un câlin en collant sa tête sur son torse tout en lui disant :
« Je suis désolée, je n'aurai pas dû lui en mettre une... Je t'ai pourri ta journée. »

L’anglais, qui avait en tête qu’une chose : se débarrasser du sang, avant que cela ne colle dans cette désagréable sensation poisseuse, fut surpris par « l’impact » d’une petite sirène qui venait de l’enlacer. Il mit quelque seconde à connecter son cerveau, avant de baisser son regard vers elle… étrangement, il ne sentit pas de gêne s’initier vicieusement en lui, plutôt un apaisement latent. Un brin d’affection, après un épisode d’une grande violence, n’était pas désagréable, mais le temps que toutes ses informations remontent aux neurones, il ne savait pas vraiment s’il devait réagir normalement : et donc la repousser par gêne ou la laisser faire car cela lui plaisait. Il opta pour la solution, la plus marquante sur le moment : la seconde, en lui rendant son accolade sans vraiment faire attention à ses gestes spontanés.
« Il la pourtant bien mérité ». Il lui toucha les épaules, avant de faire glisser ses mains le long de ses bras, ne se rendant pas bien compte de la douceur de ses mouvements ressemblant à une caresse rassurante, pour réajustant la prise de la jeune femme, car elle venait de toucher la zone où il était blessé.


Erin, le compris aussitôt, que par son étreinte, elle avait touché au mauvais endroit, elle se décolla légèrement. « Je vais regarder ça. » Certes elle était d'accord avec lui mais elle voulait son bien être avant, comme à chaque fois, elle avait le don, de toujours se soucier des autres en priorité. Finalement, pour conclure sur son indécision plus haut, il regretta qu’elle se décolle, donc ce fut du plaisir et non de la gêne… hum il allait partir dans d’autre spéculation sur ses ressentis, quand soudainement, il se rendit compte qu’elle voulait regarder. Ça eu le mérite de le secouer un peu.
« Non, ça va aller » répliquât-il d’une manière un peu trop abrupte. Il était suffisamment grand pour regarder, pourtant, beaucoup d’homme, aurait adoré qu’on s’occupe d’eux à ce moment-là. Il profita qu’elle était un peu décalée, pour finir leur « séparation » avec une pointe de regret et commencer à cheminer vers la fontaine. Il ne savait pas trop pourquoi, il avait eu autant d’amertume à se défaire d’elle.

« D'accord mais on ne peut pas laisser ça comme ça. » Elle préférait ne pas insister et respecter son choix. Elle n'avait pas envie de rompre le contact, elle sentait qu'il voulait avancer vers la fontaine aussi se décala-t-elle un peu plus. Il n’avait guère envie qu’elle s’éloigne non plus, ravi qu’elle le suive quand même. L’homme ne faisait plus gaffe à ce qui l’entourait (autre qu’Erin), alors si Herra ou Perrine, s’adonnaient à des commentaires, il n’entendit strictement rien. Il avait la tête cotonneuse, les retombées de l’action, commençait à se faire sentir. L’excitation ressentie et l’angoisse, commençait à l’entrainer vers un futur coup de barre. Il n’y avait rien d’étrange au fait qu’il est ressenti une vive excitation, cela demande un sacré dynamisme de se battre et instinctivement (et si on aime la baston), il est normal, de ressentir cette forme de plaisir qui vous pousse à survivre pour ne pas finir à terre roué de coup. Surtout quand on fou la misère à gros connard, ça un côté jouissif.
Il marcha en silence jusqu’à la fontaine proche, constatant avec stupeur que pour une fois, il ne pensait à rien et ça faisait du bien.
« Merci de m'avoir défendu. » fut une phrase simple énoncée par Erin, pendant qu’il s’agenouillait près de l’eau, pour se rincer le visage et se le frotter dans les ondes fraîches. Il essuya son visage et lui fit un petit sourire, il était normal, qu’il la défende, n’allant pas laisser Pète coller une baffe à Erin, ou bien pire, car vu le regard de l’homme, Alexander envisageait une suite plus sanglante. Il n’aurait pas été surprit que sous la rage et les désirs de la posséder, Pète, frappe jusqu’au premier sang la belle jeune femme et la viole. Et puis, il devait avouer, que cela lui avait fait sacrément plaisir de « défoncer » le pilote, mais il s’abstenu de montrer ce petit détail.
« On ne dirait pas comme ça, mais Polochon est plus utile que Sébastien » répliqua-il dans une petite provocation, sa voix était un peu éraillée, mais elle ne tarda pas à prendre des nuances taquines. Une fois le visage propre, il commença à regarder sa chemise. Une énorme tâche de sang, assombrissait ces flans… ainsi que des petites tâches, dû aux piques des objets. Il soupira, il commençait à sentir la douleur avec la chute de l’adrénaline, espérant qu’il n’aurait pas de point de suture à faire. Décidément, il se blessait régulièrement hors d’Atlantis.
« J'avoue » dit-elle avec un petit rire de gorge mi nerveux mi amusé. Elle constata qu'il regardait sa chemise. Elle se posa contre le bord de la fontaine. L'idée qu'il la fasse tomber dedans lui effleura l'esprit mais elle jugea qu'il était trop mal en point pour une pareille vacherie. Hors, elle se trompait, en levant les yeux vers elle, l’idée de la poussée l’effleura, mais elle fut chassée par une autre préoccupation, celle de la brûlure qui lui prenait les entrailles. Sa chemise, était déchirée par endroit et bonne à jeter… décidément il en utilisait des chemises avec Erin. Mais, soyons réaliste, s’il n’avait pas été blessé, elle se serait retrouver dans l’eau.

« Dis-moi laquelle te plait sur un étale de vêtements et je te l'offre. Je te dois bien ça Polochon. » Elle lui fit le sourire qu'elle ne réservait qu'à lui. Machinalement, il lui rendit un agréable rictus.
« D’accord », répondit-il, avant de commencer à soulever, le bas de son vêtement, pour occulter les dégâts… il ne fut pas déçu, une coupure, de sang coagulé sur 10 centimètres. La plaie n'était pas belle à voir. Erin grimaça en la voyant. Finalement elle était contente de ne pas avoir mis les mains. Sans réfléchir, il commença à plonger sa main dans la fontaine, pour nettoyer la plaie et voir si elle, n’était pas plus profonde et souillé. Bien entendu cela n’était pas du tout agréable et il fit une légère moue contenue.

Finalement sa technique, mouillait plus ces vêtements que la plaie en elle-même. Il en oublia la présence d’Erin un court instant, envisageant de retirer sa chemise, pour inspecter le reste de son corps, mais il se ravisa. Dans un long soupire, il releva les yeux vers son amie.
« Je crois, qu’il faudrait demander un kit de secours à une âme charitable »
Elle opina du chef. Il devait bien y avoir quelqu'un qui en possède un. Perrine s'avança :
« Certains Athosiens en ont reçu lorsqu'ils sont arrivés ».Erin ne l'avait pas vu arriver ni Alexander. En réalité, les deux membres du site alpha, les avaient rejoints discrètement. Marc, après avoir recouché à terre Pète, avait aidé Jimmy à se saisir de son ami mal en point. Deux « guerriers » Athosiens à la forte corpulence, soulevèrent le pilote, pour l'emmener vers une hutte, pour le soigner même s'il ne méritait pas vraiment ce genre d'attention. Jimmy en avait profité, pour filer jusqu'au jumper, prévenir Atlantis et attendre les ordres de l'opérateur de garde. Étant samedi, beaucoup de personnes avaient eues leurs Week-ends surtout après diverses missions. Une fois, que l'autre énergumène était partis avec les indigènes, Marc, avait rejoint son chef et les deux jeunes femmes, près de la fontaine, ne disant rien, juste grimaçant en voyant la plaie de son supérieur. Perrine, quant à elle, avait cheminée auprès d'eux, quand l'anglais, avait soulevé sa chemise, dans le but d'aider si besoin. Aucun des deux, n'osèrent faire de remarques pour le moment, une certaine inquiétude était teintée sur leurs visages.
Suite à la phrase de l’ingénieur Erin la tête vers Alexander, qui semblait réfléchir aussi : « June doit avoir ça, elle m'a confié être présente depuis le début de l'aventure sur le continent. »

L’anglais, se leva en s’appuya sur la fontaine, il sentait que sa blessure, s’ouvrait un peu plus il eut une mimique peut agréable et Herra, lui attrapa le bras, pour le soutenir. Il le remercia d’un hochement de tête, avant de commencer à marcher. Il n’aimait pas spécialement être assisté.
« Bon, je vais chez June ». Il ne souhaitait pas spécialement qu’on l’accompagne, encore un témoin de sa fierté. On aurait pu le comparer à un paon, s'il avait la tendance à se pavaner, mais, là la comparaison avec un lion, qui ne souhaite pas afficher ses blessures, face à ses compères, était plus juste.
« On va chez June » affirma un Herra, qui ne comptait pas laisser son chef en mauvaise posture et il fut suivi par les deux jeunes femmes, ne laissant nullement le choix à l'anglais qui s'apprêtait à contester, quand il surprit le regard d'Erin, suffisamment évocateur pour le faire taire. Il se résigna et se tenant le flan, pour éviter que son sang ne dégouline de partout, il marcha en direction de la hutte de la femme aux yeux d'Husky. Tous, avaient remarqué que le jeune homme, ne voulait pas d'aide, alors Herra resta à ses côtés, au cas, où son chef tombe, où ait un moment de faiblesse. Pourtant, Alexander était résistant, il n'avait pas spécialement besoin de soutiens, mais comme sa blessure était en train de rependre son fluide vital et que la fatigue le gagnait, il se résout à accepter la présence potentielle d'une aide, si nécessaire.

L'Athosienne, était devant sa boutique, assise dans un rocking chair, profitant du soleil sur sa peau flétrie. Quand, elle vue le petit équipage elle se redressa, pour trotter vers eux et demander ce qu'il venait de se passer. Ce fut Erin, qui lui expliqua la situation et June entraîna le petit groupe dans sa hutte. Harry, courir comme un fou, pour sauter et se coucher sur son « panier » (le tabouret velue). Le petit félin bailla en mirant les humains. June, tira un tabouret capitonné et força Alexander (qu'elle tenait par le bras, se fichant que l'anglais soit d'accord ou non) à s'asseoir.

Perrine, commençait à zyeuter autour d'elle d'un œil appréciateur, faute dire que la boutique de June était une petite œuvre d’art, spécialement conçue pour les dames.
« Il y a de belles choses ici »
Herra, se tenu non loin, les bras croiser observant son supérieur, il semblait inquiet mine de rien.

Alexander, s'assit sur le tabouret, pendant que June, fouillait dans ses affaires pour sortir le « kit » … ce n'était pas une petite valise, mais carrément la sacoche médicale qu'avaient les médecins en mission. Il ouvrit de grands yeux stupéfaits, eh bien les docteurs, n'avaient pas laissé n'importe quoi ici.
« Je pense qu’il y a ce qui faut dedans »
« Je pense aussi »
Elle déposa, la sacoche vers, Alexander, pour commencer à fouiller dedans.
« Laisser June, je vais me débrouiller, merci »
Elle leva les yeux courroucés vers lui
« Et puis quoi encore ? Toi tu restes ici bien sagement et tu te laisses faire »
« Je ne suis pas gravement blessée, ce n’est qu’une éraflure »
« Que soit Athosien ou Atlantes, vous êtes bien tous pareils. Tu es blessé et tu taches mon tapis avec ton sang, donc non ce n’est pas une éraflure »
L’anglais, regarda le tapis d’un air navré…
« Mais je m’en fou, ça se change les tapis ! Si tu râle encore, je t’attache ok ? »
« Haha, ça devient obscène ! » Répliqua Perrine.


Le chef de projet, resta bouche bée, devant June, qui n’allait pas en démordre, mais il n’était pas vraiment d’accord quand même et il lui fit un regard évocateur. Non mais
« Ça ne marche pas les gros yeux avec toi ! Ça te rend plus séduisant » dit-elle en rigolant. L’anglais, leva les yeux au ciel en soupirant. Alors, qu’Herra et Perrine, ricanant dans leur coin.
« Allez chef, mettez votre fierté de côté » répliqua un Herra compatissant.

Alexander soupira, mais tout le monde s’y mettait où quoi ? Il retira sa main pleine de sang, son regard se perdit sur la boutique vers les sacs qu’avaient laissés Erin. Il venait de décrocher, en pensant, aux démarches pour virer Pète. Son moment d’inattention fut une brèche que saisis June, pour le regarder et toiser les autres atlantes d’un air amusé.
« Et après vous croyez qu’il va me sortir qu’il n’a pas envie de dormir là ? »
Elle commença à déboutonner la chemise de l’anglais. Cet acte, « réveilla » celui-ci, qui quittait ses pensées administratives, pour retenir la main de l’Athosienne, par pur réflexe June, le toisa en souriant, lui pas vraiment. Une nouvelle fois, il se dit qu’il devait bien être étrange, d’être aussi pudique, alors que la plupart de la gente masculine seraient grandement fier d’exposer ces muscles à autant de jolie minette.
« Faut bien retirer cette chemise, elle est pleine de sang, bonne à jeter ! »
Il baissa les yeux vers l'état de son vêtement, il est vrai qu’il n’avait pas de raison à vouloir la garder…puis examina les autres suspicieux. Hum, il avait nettement moins enclin de se déshabiller devant les autres humains. Certes, il était pudique, mais il avait surtout, pas envie qu'on le questionne sur les cicatrices qu'ornait son corps. L'hésitation du jeune homme, fit rire June, qui ne comprenait pas les raisons du jeune homme. Faut dire que les hommes Athosiens, étaient peut-être moins compliqués.

Herra sourit et se tourna, pensant que son chef ne voulait pas offrir la vue de sa blessure répugnante à tout le monde. Il fit pivoter les épaules de Perrine qui râla et essaya de faire de même avec la consultante. Erin se tourna comme les deux autres. Elle ne voulait pas le gêner, après tout, s'il était là, se faire soigner, c'était en partie de sa faute, bien qu'elle ne le pensât pas vraiment. Après tout elle n'avait pas demandé à Pète d'être odieux avec elle ni lever la main sur sa petite personne.

L'anglais soupira et sans lui demander son autorisation June, dégrafa le reste de la chemise d'un geste vif. Tout cela était ridicule, selon l'avis d'Alexander qui luttait avec sa propre fierté et son agacement. Il avait envie qu'on le laisse pénard, il en venu à envier la quiétude d'Harry qui dormait en rond sur le pouf. L'anglais finit par se laisser faire, de toute manière il n'avait pas le choix apparemment. Il détourna le regard, pour fixer Harry et se perdre à nouveau dans ses pensées. Il se sentait fatigué, il aurait bien une envie de se coucher et faire une sieste comme le petit chat, mais ça passera... il était normal, que toute la pression retombe. June, quant à elle, n'observait pas vraiment que la blessure, mais surtout le torse bien fait du jeune homme.

« Ce n'est pas la première fois que tu te bats » dit-elle comme constations, en mirant les cicatrices de l'anglais. Elle ignorait que celle du milieu était juste une opération au cœur, elle pensait plus à un combat, tout comme les marques qui semblaient ressembler à des crocs sur sa hanche. Après ses cicatrices n'étaient pas forcément la première chose qu'on voyait chez Alexander, avec le temps, elles avaient blanchi, pour se mélanger à la carnation de sa peau. Mais, il en demeurait pas moins, qu'elles étaient présentes et qu'il fallait le regarder pour commencer à voir les zones un peu plus blanche, témoin d'évènements passés.

Perrine et Herra s’était retournés et tous deux observait l’anglais, Perrine, d’un œil appréciateur malgré le sang qui marbrait son corps et Herra, ne put s’empêcher de se dire qu’il devait se mettre au sport. Perrine, donna un coup de coude à son collègue en lui murmurant (de sa façon discrète).
« Et tu voulais nous priver de ce spectacle ? »
« Si tu le mate, mate-le discrètement »
« Pourquoi ta peur qu’Erin me trucide ? »
« Non, mais lui, tu sais je ne suis pas certain qu’ils soient ensemble »
Perrine rigola, avant de pousser Marc, comme pour lui dire qu’il était con.

En tout cas, Alexander ne lui répondit pas à la constations de la grande blonde, perdu une nouvelle fois dans ces pensées. L’Athosienne, commençait à fouillé dans la grande sacoche se rendait bien vite compte, qu’elle ne savait plus ou pas quoi prendre. Elle se leva prenant la chemise, avec elle, appréciant la douceur du tissu, avant de la jeter dans la poubelle. Il est certain que l’hybridation entre la soie et la laine fine, pouvait qu’être savoureuse. La jeune femme, semblait chercher un autre truc dans ses armoires.
« Et 300 dollars à la bene » répliqua amusé Herra qui voulait blaguer.
« Elle n’était pas en solde Herra » Argumenta l'anglais de son ton pince sans rire. Marc beuga et ricana au moment où il vu le regard amusé de l'anglais. Il était certain, que l'espagnol, ne mettrait jamais plus de 50 dollars, dans une chemise, mais bon, il y a un côté assez mystique dans les habits aux prix à trois zéros. À croire qu'il devait y avoir quelques choses en plus, pour justifier ce prix. Chacun ses revenu, 300 dollars était juste insignifiant pour quelqu'un comme Alexander au vu de ces revenus.

[RP en 2 partie]

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MessageSujet: Re: Les Sorciers pourpres en vadrouille Jeu 6 Oct - 20:43
Les Sorciers pourpres en vadrouilles

2eme PARTIE


Enfin, pendant que June était occupée, il en profita pour prendre une lingette et s’essuyer les mains dans le but clair de se soigner comme un grand. Tête de mule ? Non pas du tout. Erin profita d'entendre June se déplacer pour aller chercher quelque chose pour jeter un œil à son ami et elle le vit en train de farfouiller dans la sacoche. Ni tenant plus, elle se tourna vers lui et s'approcha rapidement, sous l’œil amusé d’une Perrine qui murmurait à Herra :
« Tu vois ? »
« Non ça veut rien dire » grommela-t-il

« Tu veux que je continue ma formation d'infirmière ? » dit-elle doucement pour que Perrine et Marc n'entendent pas afin qu'ils ne se fassent pas de film inutile sur le double sens possible de cette question. Elle faisait simplement référence à leur séjour dans les souterrains sur Alpha. Élément qu’il comprit immédiatement, sans chercher un sens sexuel caché. D'ailleurs, elle se forçait à le toiser dans le bleu des yeux pour ne pas balader son regard sur le torse de ce dernier. C'était quand même la première fois qu'elle le voyait tomber la chemise.
Face à la proposition de son amie, il pesa le pour et le contre, la fierté lui disait de se débrouiller tout seul et dans l’autre sens, il n’était pas contre qu’elle s’occupe de lui, bien au contraire. Une nouvelle fois, il maugréa intérieurement, contre cette envie étonnante, se mettant une baffe mentale. Au lieu d’accepter directement, il lui fit comme à son habitude une phrase tordue.
« Quitte à choisir entre toi et June mon choix et vite fait » argua-il d’un ton légèrement mutin.
« Tu choisis donc June », fit-elle avec un sourire qui disait clairement qu'elle avait compris. Décidément, elle ne pouvait pas s'empêcher de le taquiner.
« Exactement j’ai toujours préféré les blondes » répliqua-t-il sans transition pour la provoquer un peu. Alors que niveau goût sur les femmes, ce n’était pas forcément le cas.
« Ça ne m'étonne qu'à moitié, je te présenterai à mon amie Isia, niveau blonde tu auras le top » dit-elle avec un petit sourire. Il eut une moue appréciateur, en effet elle ne choisissait pas la « blonde » bas de gamme. Ils auraient pu en rester là, mais non, l’anglais continua sur la belle perche, qu’était le sujet sur la doctoresse pour provoquer la belle brune.
« Faut dire qu’il n’y a pas beaucoup de femme qui peuvent rivaliser avec elle » il ne savait pas quoi chercher en la provocant ainsi, mais en tout cas, il s’engouffrait dans cette porte ouverte. Et le pire c’est qu’elle le suivait allégrement.
« Non c'est vrai. Surtout avec ce sourire qu'elle a » continua-t-elle histoire de lui montrer que sa provocation ne la touchait pas.
Il lui sourit amuser. « Je pense bien », il n’avait pas encore eu l’immense chance d’avoir les petits sourire « charmeurs » de la belle blonde, alors il ne pouvait qu’imaginer. Faut dire, il ne la voyait qu’en coup de vent à chaque fois.

June, quant à elle prit un bocal avec de la poudre qu’elle m’était dans un gobelet d’eau en touillant celui-ci. Ces mouvements attirèrent l’attention de l’Anglais, qui se questionnait sur le contenu de cette poudre. Il chuchota à sa comparse pourpre : « J'espère qu'elle ce ne compte pas me droguer » finit-il par lâcher suspicieux.
Erin lui jeta un œil elle aussi. « Tu as choisi la blonde tu assumes » répliqua-t-elle d'un air taquin en haussant des épaules.
« Ah car ça ne te gênerait pas d'avoir un polochon qui nage pas droit ? » dit-il d’un air faussement vexé. C'est plus fort... Il se devenait de l'embêter.
« Avec moi à tes côtés je relèverai le niveau, que veux-tu » fit elle d'un air fier. Fidèle à ce qu'elle était aujourd'hui, elle continuait dans sa lancée. Elle était en forme.
L’arrivée de June, mit fin à leur petit débat, elle tendit le gobelet au chef de projet qui le prix d’un air dubitatif.

« Bois ça. C'est une boisson qu'on donne à nos combattants quand ils font des joutes violentes. Tu ne dormiras plus sur place » Elle était autoritaire, comme si elle savait que de toute manière il fallait forcer les gens pour qu’il se soigne correctement. Et puis, la jeune femme, savait ce qu’elle voulait et avait décréter que l’Atalante n’avait pas le droit de parole.
« Hum... Il y a quoi dedans ? »
« Rhô mais tu es bien suspicieux et râleur bois et puis c'est tout »
« Sinon vous m’attachez c'est ça ? »
« Non, sinon c’est moi qui te soigne et pas ta jolie guérisseuse »
Elle avait décidément réponse à tout… mais pas en reste il toisa Erin d'un œil taquin.
« Quel dilemme… »
Erin rigola un petit peu avant de s'adresser à June comme ci Alexander n'était pas là.
« Il aime se faire désirer, c'est plus fort que lui. »
La belle blonde, soupira en pouffa à son tour.
« Je vois ça...Mais il n'est pas le seul » fit elle avec un petit clin d'œil à Erin évoquant la robe rouge qu’elle avait refusée de mettre juste avant, laissant (le supposait-elle) son compagnon sur ses crocs. En tout cas la réplique de June, amusa grandement Alexander, qui mirait son amie d’un air plus qu’espiègle, comme pour lui dire « et bimmm dans les dents ».
« Je ne peux qu'être d'accord » rajouta-il une couche.
Erin se contenta de rire. Ils avaient bien raison et elle n’avait pas intérêt à démentir. « C'est de bonne guerre » commenta-t-elle quand même

Alexander hocha la tête et avant que June, le houspille pour « la non consommation de boisson étrange », il se décida à l’avaler. Elle avait un goût amer et acide à la fois. Satisfaite June, toisa longuement la consultante, comprenant que sa présence auprès de l’homme, n’était pas vraiment anodine.
« Je te laisse faire donc ? Tu as besoin que je l'attache ? »
« Ça va aller... » Répliqua l'anglais, manquerait plus que la petite sirène consente à ce genre de facétie. Mais, cela aurait été de bonne guerre entre eux.
« Oui ça va aller, Merci. »
June hocha la tête légèrement déçut, avant de reporter son attention, sur Perinne, qui explorait la boutique en s’émerveillant de toutes les belles choses qu’elle contenait. L’ingénieur, avait dégoté une jolie robe bleue marine et semblait désireuse de l’essayer ainsi que pleins d’autres pièces. Forçant Herra à trouver quelques choses pour « miss Chalita ».
« Bon... Je vais regarder ça. » Erin passa sur son flanc pour s'accroupir et regarder la plaie. Elle constata les multiples cicatrices mais pour le moment elle ne fit pas de commentaire. « Je ne sais pas s'il ne faudrait pas des points. »
L’idée d’avoir des points déplus au jeune homme, mais bon s’il fallait s’y résoudre. Le problème étant de trouver quelqu’un sui sache en faire. Il s’arqua pour voir. Hum, cela était à la limite. « Des starps suffirons », de toute façon, il le verra bien si ça ne tient pas.
« D'accord », dit-elle en prenant ce qu'il fallait pour nettoyer la plaie. Elle n'aimait pas voir les bouts de peau et la chair comme ça. Elle s'appliqua à nettoyer, passa un produit désinfectant et déballa les straps.
« J'y vais », commenta-t-elle en repassant sa langue comme à son habitude pour bien viser.
Il adorait quand elle faisait cette petite mimique, on aurait dit justement une princesse Disney. Il contenu les rires qui l’animait, afin d’éviter de bouger de gêner la jeune femme dans son travail. « Tu es trogneune avec ta petite moue »
Elle releva les yeux et lui fit une grimace avant de se reconcentrer.
« J'essaie de ne pas te faire mal alors ne me déconcentre pas Polochon. »
Il se tue, en souriant, pour occuper son regard il observa la boutique, surprenant Perrine (toujours aussi discrète) et Herra en pleins débat, sur le fait que oui ou non les deux administratifs étaient ensemble. Marc était partisan du non, pour une raison simple : Erin n’avait pas embrassé Alexander quand il était sorti vainqueur. Et bien entendu Perrine, prenait le contre. June, semblait participer de manière neutre tout en conseillant des affaires à l’ingénieur. Il eut un petit sourire narquois se dessina sur les lèvres du britannique, qui se rappelait une question non résolut.
« Au faite, tu n’as pas eu le temps de me répondre, par rapport aux allusions avec Perrine. » mine de rien, il était d’une curiosité presque maladive.
Concentrée sur sa tâche elle répondit distraitement. « Oui ? Manifestement Marc en pince vraiment pour Zahra. » Elle avait très bien compris mais répondait à côté. Pour sa part l’anglais, fut un tantinet surprit de l’égarement de son amie.
« Oui en effet » Sur le coup il ne savait pas s'il elle faisait ça pour l'embêter ou parce-que le sujet la gênait. Il ne se voyait pas insister d’avantage… Alors il lança une autre perche pour tâter le terrain et savoir si cela était volontaire ou non… au pire elle noierait le poisson (ou le Polochon).
« Mais je ne parlais pas de cette allusion-là » Après si elle éludait à nouveau il changerait de sujet, il en avait d’autre en tête. Elle releva une nouvelle fois la tête. « Si j'avais essayé avec toi ». Elle laissa ses yeux fixés dans les siens. Il se senti con et à la fois agacé par ce genre de question, qu’avait subi Erin. Ça pouvait leur faire quoi à la fin ? Elle est intéressée ? La petite ingénieure ? Et bien elle avait qu’à essayer au lieu d’interroger les autres. Sur le coup, il ne voulait même pas savoir ce qu’avait répondu son amie, sachant que Perrine, aurait eue surement une remarque bien plus déplacée.
« Elle se mêle vraiment de ce qui ne la regarde pas. » Répondit-il sérieusement
« Je ne te le fais pas dire », répondit-elle du tac au tac. Elle termina de poser le dernier strap. « Et voilà ! ».
Il regarda satisfait « Bien tout propre et tout beau donc » prenant ses anciennes paroles dites sur Alpha. « Merci Ariel ».
« Presque comme neuf » répondit-elle avec un sourire qui lui rendu au coin des lèvres. (Celle-ci avait dégonflé d’ailleurs).

Son regard fut attiré une nouvelle fois vers le trio (enfin le duo) en pleins débat existentiel, à croire qu’ils devaient se trouver discret…
« Je ne compte pas donner raison à l'un ou l'autre. » sous-entendant, qu’elle faisait ce qu’elle voulait, mais que lui ça l’amusait de les voir patauger dans leurs suppositions. Erin ne commenta pas ses propos, il en conclu qu’elle en était indifférente à ce genre de pronostique sur eux.
Il se leva, les autres blessures étaient trop petites pour demander des soins. Il nettoya le sang qui lui restait sur le corps. Et se rendit compte qu'il n'avait plus son pull ni sa sacoche. Machinalement il regarda autour de lui… « Mince… »
Erin remarqua son petit manège.
« Il te manque quelque chose ? »
« Oui, mon pull et ma sacoche »
« Mince. Reste là, je vais aller voir. » Lui proposa-t-elle.
« Non, attend, j’ai une meilleure idée » il fit un petit mouvement de tête vers un Herra lassé de débattre stérilement avec Perrine.
Erin considéra Herra.
« Je suis sûr qu'il voudra rendre service au "barron" » dit-elle en essayant d'imiter la voix du technicien sur la fin.
Il lui sourit, bien amusé par cette imitation, plutôt bien faite de l’espagnol
« Parfaitement. Même si je me demande encore où il a trouvé cette information ».
« Tu es vraiment baron au fait ? » Demanda-t-elle. Elle n'avait pas donné beaucoup de crédit à cette information quand le chef de chantier l'avait dit la première fois.
« Oui. La reine ma anoblie, pour service rendu à la nation avec la Falcon ». Il haussa les épaules, cela n’avait pas beaucoup d’importance à ses yeux, même s’il en avait été assez fier le jour de cette cérémonie « Ce ne sont que des titres honorifiques ».
Erin arqua un sourcil. « Ah... » Elle fit une petite révérence. « Sir Hoffman, je vais demander à votre serviteur Herra d'aller voir ça. »
L’anglais pouffa un peu en levant les yeux aux ciels, il s’en qu’il n’aurait pas dû lui dire. « Pas besoin ma chère, il sait quand son seigneur a besoin de lui », dit-il en imitant un air pompeux. Il regarda l’espagnol qui commençait à zyeuter un peu partout… il capta le regard de son chef qui lui fit un signe de tête. Profita du fait que l’ingénieure s’engouffrait dans la cabine d’essayage, pour s’éloigner et s’approcher de son supérieur.

« Ça va chef ? » s’enquit-il en tout bien et tout honneur. Alexander sauta sur l’opportunité pour lui soumettre la perte de ses deux objets.
« Oui, ça va. Mais j’ai oublié ma sacoche et mon pull… Je vais allez les chercher »
« Torse nu ? »
« Vous comptez me prêter votre chemise ? » Répliqua l’anglais d’une manière ironique. Ça ne l’emballait pas des masses non plus, mais bon.
« Vous flotterez dedans, mais je peux y aller »
« Ne vous embêter pas Herra »
« Oula non, ça m’arrange de sortir, avant que Perrine, ne m’attrape pour finir notre débat »
« Dans ce cas … bonne recherche »
« Merci chef »
« Herra ? Je peux vous demander une chose en plus ? »
« Oui ! »
« Avec l’argent dans le porte-monnaie prenez un des tissus rebondissant, s’il vous plait »
« D’accord », cela ne semblait pas déranger l’homme, trop ravi de faire un tour.
Et voilà une bonne chose de faite. Bien sûre qu'il ne comptait pas sortir de la hutte sans aucun haut, cela serait antinomique avec sa petite « crise » faite plus haut. Il sourit satisfait, avant de toiser Harry, qui dormait de patte fermée. Il ne se sentait pas spécialement à l'aise torse nue, mais bon, il n'avait pas le choix. Il décida de se tourner vers Erin, pour l'aider à ranger. Il avait une idée en tête mais, ne savait pas trop comment l'amener d'une manière détournée.

En attendant Herra, il s'assit sur un des coussins disposés par terre par June. Les genoux remontés et le bras adossé à l'un d'entre eux. Perrine, sortie avec une jolie robe qui lui allait bien. Elle demanda l'avis des deux administratifs, qui lui répondirent.
« Elle vous va bien ».
Satisfaite, la jeune femme, retourna essayer autre chose, mais ne montra rien d'autre. Alexander tourna le regard vers Erin, donna un léger coup de menton à son expression. Il avait le regard suffisamment expressif (du moins il l'espérait) pour qu'elle comprenne. Erin capta le regard d'Alexander et le petit geste du menton évocateur en suivant la trajectoire, elle vit la cabine d'essayage. Elle lui fit un sourire.
« Bon d'accord. Je ne peux pas te refuser ça. Surtout depuis que tu me montres tes pecs », dit-elle avec un sourire en se dirigeant vers la cabine. Avant qu’elle ne parte récupérer sa robe au passage, il lui lança une petite pique.
« Eh bah…si j’avais su j’aurais utiliser cette technique plus tôt » répliqua-il amusé.
« Blabla, tu es trop fier pour ça. » Dit-elle avec un petit geste par-dessus son épaule avant de s'engouffrer dans la cabine. Le pire c’est qu’elle avait raison, faut avouer une chose, même en savant ça, il ne se serait pas pour autant déshabillé. Enfin bon, il était satisfait quand même.

Perrine, sortit de la cabine avec ses achats, pour payer June (qui souriait ravie de voir Erin se décider, faut dire qu'elle était particulièrement fière du résultat de sa création sur le corps de la jeune femme) et voir Erin entrée dans les rideaux. Intriguée la jeune, femme, alla rejoindre le chef de projet le gratifiant de quelques regards appréciateurs. Mais l'anglais, n'était pas vraiment attentif aux mouvements de l'ingénieur. Il lui fit un faible sourire quand il croisa son regard.

Erin mit un peu de temps à se changer et finalement, elle tira timidement le rideau avant de sortir avec la robe drapée sur elle et elle tourna un coup sur elle-même pour montrer tous les côtés. La première à réagir fut donc Perrine, qui découvrait, tout comme Alexander, la consultante dans la belle robe rouge.
« Wahou, Erin tu es magnifique ! »
« Je vous l’avez dit que personne ne ferrait de l’ombre à Steeeelle » Répliqua June très satisfaite.
« Tu m’étonnes à faire bander un mort ! »
Comme à leur habitude, l'anglais observa la consultante et il ne pouvait pas nier le fait, que cette robe avait dû être conçue pour elle. Il y a des vêtements avec qui ont « vibre » plus ou non. Il sentit, les regards sur lui, comme si on attendait une remarque de sa part. Mais dans un sens, il l'avait déjà donné sa réponse, seul Erin, avait pu la percevoir puisque ce fut dans leur langage silencieux. Les prunelles de l'anglais, avait été un court instant très expressive (trop à son goût), la trouvant irrémédiablement très belle dans cet accoutrement. N'étant pas déçu de l'avoir imaginé dedans au moment où il avait vu le vêtement dans la boutique. De toute façon Erin, aurait pu être vêtue d'un sac plastique qu'elle en aurait pas été laide. Mais bon, il y a robe basique et robe comme celle-ci… bref elle était plus que plaisante à voir.
Elle capta son regard, en fait elle s'en foutait de l'avis des autres. Seul le sien comptait. Et elle le reçut avec satisfaction dans son regard. Elle lui adressa un sourire radieux qu’il lui rendit d’une manière plus prononcé.
« June avait raison, tu es sublime dedans » pour une fois, qu’il n’y allait pas par un message détourner. Même si ses propos étaient plus pour illustrer au deux autres femmes. Il en restait pas moins sincère, qui ne le serait pas ?

« Faudra que tu trouves autres choses, maintenant » Répliqua June d’un œil taquin
« C’est déjà fait et accordé » Renchérit le britannique avec un petit sourire. Puisque d’Erin avait acheté la robe…
« De quoi ? » demanda Perrine
« Erin est enceinte » dit-il à l’ingénieur, en étant parfaitement sérieux. Pourtant il contenait un rictus narquois.
Un ange passa… Perrine, ouvrir de grands yeux stupéfaits et regarda Erin, enfin son ventre…et mit ses mains devant sa petite bouche.
Les yeux d'Erin exprimèrent un fou rire, mais son visage resta de marbre.
« Oui » dit-elle d'une petite voix en mettant ses deux mains sur son ventre.
Alexander, était en train de jubiler intérieurement, le pire ce n’est pas qu’il était en train de mener en bateau Perrine et June, mais qu’Erin, le suivait dans son délire, rien que pour ça il l’aimait d’autant plus. Il resta stoïque, en jetant un regard complice à la jeune femme brune. Rien de suspect.


C’est à ce moment-là, qu’Herra revenu après, chargé d'un sac en tissus crème, contenant le petit nuage replié à son maximum, le pull bleu marine du chef de projet et sa sacoche en cuir.
« Mais de qui ? » S’exclama l’espagnol. Il tendit le tout à l'homme, qui le remercia.
L’intervention d’Herra, divertit grandement le chef de projet qui avait du mal à retenir son amusement grandissant. Il arrive décidément au bon moment celui-là. En enfilant son pull, il s’arrêta dans le mouvement, regardant Erin.
« Darling, Je peux les recouvrir ou pas ? » Il parlait bien entendu des pecs.
Erin zappa Herra. Si elle lui répondait elle allait éclater de rire. La diversion vint d'Alexander. « Mais je t'en prie mon chou, couvre-toi tu vas affoler tout le monde. »
« Trop tard » répondu sèchement Perrine. Elle ne savait pas trop comment réagir.
Herra les regarda un peu étonné…il avait la nette impression qu’on se foutait de lui. Il toisa Perrine dans l’espoir qu’elle lui balance une phrase « mais tes con, on rigole » … mais rien ne venu.
« Quoi ? »
« Bah… »
« De qui tu veux qu'elle soit enceinte gros nigaud ? »
« Mais c'est une blague non ? le Chef il aime bien dire des blagues d'un air sérieux » maugréa l'espagnol
Alexander, s'adossa à la hutte, mettant une main devant ses lèvres pour cacher son rictus. Il leva ses yeux bleus vers sa comparse pourpre. Encore une situation ubuesque. Il ne savait pas s’il allait arriver à se contenir avec ces deux clowns.
« Donc j'avais raison ! »
« Pas forcément hin ! »
« Pour être enceinte elle ne l'a pas fait toute seule ! Ce n'est pas la vierge Marie ! »
« Mais, moi je te dis que tant qu'ils ne se seront pas embrassés, je te dis que ce n'est pas vrais ! »
Leurs petites disputent ressemblait à celles d’enfants… le duo Carier/Herra était tout bonnement magique.
Alexander, aurait bien été tenté d'embrasser sa collègue, juste pour emmerder Herra et Perrine, mais il resta assis, essayant de ne pas trop rigoler. Pourtant là, ça devenait difficile. Perrine, le regarda et puis toisa Erin, commençant à se demander s’il tout cela était vrais.
« Bah pourquoi vous ne dites rien vous deux ? »
« Qu'est-ce que tu veux qu'on dise Perrine ? La nouvelle se suffit à elle-même, non ? » Dit-elle avec un sourire radieux. Franchement elle jubilait intérieurement de les faire tourner en bourrique. Elle était tentée de s'avancer et d'embrasser l'anglais mais elle ne savait pas si c'était par jeu ou par envie pure et simple. Elle s'abstint donc. Ignorant tout bonnement que son coéquipier avait eu la même idée.
« Très belle robe Erin », sortit L'espagnol, complètement hors sujet, comme s'il venait de se rendre compte de la tenue de celle-ci. Alexander, restait de marbre, mais ses yeux pétillaient en direction de la consultante, cela pouvait être interprété comme une marque d'affection par les autres, alors qu'il se marrait intérieurement.
« Merci Marc » répondit elle. Elle ne quittait pas son ami des yeux non plus.
Marc, ouvrir de grands yeux et toisa les deux administratifs…
« Eh bah vous n’avez pas perdu votre temps ! » Il ne savait pas s’il devait les croient où non, mais dans le doute, il ne désirait pas prendre le risque de se faire passer pour un con encore une fois. « Félicitation, garçon ou fille ? ».
Alexander, se mordilla les lèvres, non mais ce garçon c’est une perle monumentale.
« Les deux » il voulait voir jusqu’à où, les deux techniciens, allaient gober l’infirmation.
« Des jumeaux ? eh bah, vous n’allez pas beaucoup dormir ! »
Alexander, contenu une phrase qui aurait été obscène à croire qu’ils déteignaient sur lui. Il se sentait plus guilleret. Perrine, restait silencieuse, elle était perdue.
« On a l’habitude » finit-il par dire. Herra pouffa un peu de son rire gras.
« Vous avez des idées de prénoms ? »
Franchement ça devenait gros. Et Erin avait vraiment du mal à se retenir d'éclater de rire. Elle suivit l'échange, là, debout dans sa robe rouge.
« Marc et Perrine ». Déclara-t-elle en explosant de rire. Elle en avait les larmes aux yeux. Alexander rejoignit les rires d’Erin, explosant à son tour, non mais vraiment, il se demandait encore comment ils avaient pu croire ça ! Ils sont tellement naïfs… Marc comprit pour une fois rapidement et se marra avec lui.
« Je suis toujours à côté de la plaque moi… »

Quant à Perrine, elle croisait les bras, réellement vexée par cette petite manipulation bon enfant. L’anglais tentait de se remettre de cette tranche de rigolade et toisa l’ingénieure boudeuse, l’œil luisant.
« Voyons Perrine, vous bouder ? »
« Et ça vous amuse ? » dit-elle d’un ton frustré, pour une fois que ce n’est pas Marc qui le prend mal.
« Assez oui »
« Bah pas moi ! »
« Pour un peu je vous faisais tâter mon ventre » renchérit Erin sur le ton de la rigolade, à l'attention de Perrine. En même temps cette dernière leur en avait fait assez voir sur Alpha pour qu'ils ne se vengent un peu. Elle approcha d'Alexander pour lui tendre la main dans l'espoir qu'il lui en tape cinq. Elle adorait leur complicité. Naturellement, l’anglais lui tapa dans la mains en pouffant. Et se releva, regardant Erin, tout aussi ravie de la farce qu’ils venaient de leurs faire. Perrine finit par sourire un peu.

Enfin, la conversation en resta là, car un jeune homme aux longs cheveux blonds et aux yeux d'husky fit son apparition. Il était indéniable qu'il avait un lien de sang avec June. Celle-ci, lui fit un grand sourire.
« Jared ! »
L'homme toisa les atlantes, chaleureusement.
« Je viens vous prévenir concernant le véhicule volant »
« Le jumper »
« Oui voilà le jumper. Le pilote n'est pas en état de le conduire et le second militaire est en apprentissage et ne se sent pas capable de le mettre en marche seul. Atlantis, n'a personne d'autre en … de garde ? » Il attendit une validation « Astreinte ? » « Oui voilà en astreinte, car c'est vos jours de repos. Donc vous repartirez avec la navette de demain »
Alexander, fut étonné que Pète, ne puisse pas conduire… après, bon, il venait de se faire déboîter la rotule et comme le pilotage passe, par un état mentale, Jimmy, n’avait pas voulu prendre le risque d’un accident au vu de la colère furieuse qui habitait Pète.
« C'est étrange qu'Atlantis, ne souhaite pas envoyer une navette en plus »
« C'est la procédure habituelle le week-end, comme ce n'est pas un cas d'invasion Wraiths ou Geniis, ils laissent en repos, les pilotes ».
« Ah bon… »
« Ça ne dérange pas le peuple Athosiens, en plus, régulièrement des atlantes viennent passer le week-end entier ici, donc cela ne change rien » répliqua Jared.
« Mais on peut dormir ici ? »
« Bien sûre il y a des petites auberges, qui ont quelques chambres de libres ».
« Merci Jared de nous avoir prévenu »
« Normal. June, tu viens, Katu a fait du ragout de tortue »
« Super ! » June, regarda les Atlantes, « Laissez vos affaires, vous les rependrez ce soir, ma boutique et grande… et le petit léo, il me tiendra compagnie si tu veux bien ? ».
Alexander, hésita à laisser Harry, mais le chat, semblait bien et surtout il dormait, ce n’est pas un chien, qu’on peut trimbaler comme ça. « Merci June »
« Mais c’est normal » elle regarda son jeune frère
« On mange dans ma boutique, j’ai petit léo avec moi ». Jared regarda le chat et sourit tendrement, il semblait aimer les bêtes lui aussi.

Malgré le petit déjeuner copieux, la matinée mouvementée avait creusé l'estomac des deux administratifs. Ils commençaient à avoir une faim de loup.
L’anglais regarda sa montre, il était 12h40. Ce geste n’échappa du tout à Herra, qui répondit aux attentes silencieuses de son patron en proposant une petite halte dans une sympathique auberge type du coin. Apparemment ce n’était pas la première fois qu’il s’y rendait et semblait connaitre les « bons coins »
« Je connais, une petite échoppe qui fait des plats uniques mais bon et peu cher » proposa l’espagnol.
L’anglais, regarda sa comparse, puis les deux membres d’alpha, il se dit qu’ils allaient quand même manger avec eux, avant de se séparer pour continuer leur petite journée tranquillement en duo. Il se mit en mouvement en passant vers Erin, il lui murmura
« On mange et on file loin… très loin ».
Elle lui fit un sourire. Elle était d'accord bien entendu, car le but premier de cette journée était de la passer à deux. Merci ce crétin de Pète.
« Oui on fait comme ça, on leur doit bien ça » répondit-elle conciliante.
Et c'était bien vrai, Perrine et Marc avait été adorables. Lourds comme d'habitude mais adorables.
Le consentement obtenu, il releva la tête vers Herra. « On vous suis Marc »

Ils cheminèrent donc dans les allées du marché pendant 10 minutes. Alexander ne se sentait plus trop fatigué, au contraire, il avait la pêche à nouveau, voir un peu trop. Limite euphorique, cela était dû à la boisson de June, qui était un stimulant. Il se sentait prêt à courir pendant des heures… tu m’étonnes que les soldats Athosiens aient autant de ressources s’ils boivent ça ! Il jeta un petit regard à Marc, qui les guidait bien mal.
« Herra vous avez cas passé devant »
« Mais pourquoi je suis toujours devant ? »
L’anglais était d’humeur taquine… et cela sortir tout seul, sans aucun filtre.
« J’adore vous mâter voyons ! »
Mais, qu’avait-il dit là ? Herra eu un gros beug et commença à rire, très vite suivit des autres.
« Je ne vous garantis pas que j’arrive à rouler des fesses comme la grande folle »
« Il y a du niveau aussi … »
« C’est clair ! »
« Et ça sera mieux pour nous guider, car là, tu fais n’importe quoi »
« Bah viens avec moi »
« Non »
« Ah mais si, tu m’as fait chier avec tes fringues, donc zou ! »
Il poussa Perrine, et ils passèrent devant les deux administratifs. Alexander, n’en revenait pas de ce qu’il avait osé dire à son chef de chantier et surtout que celui-ci, l’avait bien pris. Remarquer, Herra est un homme simple, qui attend qu’une chose de la part d’Alexander : sa reconnaissance et blaguer avec lui. Alexander regarda Erin, un peu décontenancé et lui murmura :
« Je suis super excité… Je crois que c’est la boisson de June … »
Il se rendit trop tard, de la connotation de ses propos… il s’attend alors à une réplique de sa comparse.
Erin trouva la blague d'Alexander osée surtout avec Herra mais ce dernier parti dans un délire avec Perrine. Alexander lui confia qu'il était tout excité. Erin pouffa un peu.
« J'espère que ce n'est pas un aphrodisiaque alors ! ». Elle voyait très bien le sens de ses propos mais préférait rebondir sur la connotation.
Il fit mine de regarder son pantalon « Hum… il faut… » Il coupa sa phrase, et se racla la gorge, il allait continuer sous les sous-entendus graveleux et cela n’était pas vraiment à son goût. Oui, bon, la boisson rendait effectivement euphorie les personnes et cela l’inquiétait un tant soit peu, il serait bien capable de faire une action complètement délurée… enfin, cela ne surprendrait pas Erin, car depuis le début de la journée ils font les gosses. « J’ai l’impression d’avoir bu, je dis n’importe quoi… et j’ai surtout envie de faire n’importe quoi ».
La boisson semblait avoir des effets inattendus sur le jeune homme. Est ce qu'elle devait en profiter vu qu'il semblait plus bavard ? À voir. Il s'arrêta au milieu de sa phrase pour se racler la gorge. Erin arqua un sourcil, d'autant plus qu'il ne reprit pas. Il lui fit une confidence qui pouvait être amusante.
« Comme si tu avais bu un coup de trop ? » Elle cherchait à comprendre même si elle voyait ce qu'il voulait dire. Mais au moins le faire réfléchir et verbaliser l'empêcher sûrement de "faire n'importe quoi".
« Après avoir mangé ça ira mieux Polochon ». Elle lui fit un sourire.
« Hum… plus comme si j’avais abusée de boissons énergisantes, ou absorbé de l’hélium » cela lui rappelait parfaitement l’effet euphorique, qu’avait l’air synthétiser ou enrichie, quand il faisait de la plongée. Après avoir nager avec les poissons, il en ressortait avec une vive excitation et la tête légère comme la langue d’ailleurs. « J’espère … En tout cas les Athosiens, doivent bien s’amuser avec ce genre de boisson » il ne précisa pas le fond de sa pensée. En réfléchissant à ses propos, il se rendait compte, qu’il n’arrêtait pas avec les double sens… espérons qu’Erin, n’y vois pas le coté en bas de la ceinture à chaque fois.
Erin opina du chef. Elle voyait ce qu'il voulait dire, une chance pour lui. Elle n'avait jamais fait de plongée mais elle arrivait à extrapoler les effets.
Il fit une seconde remarque. Le double sens était présent et elle le capta facilement. Elle sourit. « Je m'amuserai bien aussi » dit-elle d'un air énigmatique.
L’anglais, la regarda quelques instants, essayant de décoder le mystère de sa phrase, ne sachant pas vraiment comment la comprendre surtout… ni dans quel sens… ça lui apprendra à ne pas réfléchir avant de parler. Élément assez étrange, car il avait l’impression que les mots filaient de sa bouche sans lui demander son avis. Maudissant June et le cocktails euphorique by Athos. Il préféra partir sur l’humour, n’étant pas certain, d’avoir un discours « correct » s’il soulevait des allusions coquines. « Tu en demanderas à June, je suis certain qu’elle acceptera ».
Erin rigola un petit peu. Elle avait voulu le mettre mal à l'aise mais sa boisson devait inhiber certains sentiments. Enfin croyait-elle, le jeune était pas très à l’aise et se torturais de question, finissant par conclure qu’elle devait le mener en bateau, profitant qu’il n’ait pas les idées claires.
« J'y penserai mais je risque de dire n'importe quoi. Et tu en profiteras. Je n'en doute pas. »
Il lui jeta un regard pétillant accompagner d’un sourire innocent, il n’était pas du genre à en profiter non non. « On sera deux à dire n’importe quoi, comme ça ».
« Nous ne sommes pas dans le pétrin alors. » Elle marqua une pause pendant que l’anglais ricanait doucement. Elle semblait réfléchir. « Alors où est-ce que tu as appris à te battre ? ». Les rires de l’anglais, s’arrêtèrent aussitôt et il son regard semblait trouver un point d’encrage sur une étale un peu plus loin.
« Ce n’est pas du savoir, juste de la survie » dit-il distraitement. Il n’avait guère envie d’allé sur ce terrain que trop glissant. Il ne parlait que peu de son passé, non pas qu’il en avait honte, mais tout le monde n’était pas prêt à l’entendre. Cela brisait son image actuelle. Son regard se figea sur Marc et Perrine, qui cheminaient devant, mais sans nul doute écoutait l’échange entre les deux cadres.
« Et bien heureusement que tu aimes survivre alors, sinon j'y passais après toi et probablement Jimmy aussi » dit elle sans rien ajouter. En bonne observatrice, elle avait noté le changement de ton et d'attitude. Il ne souhaitait pas en parler, elle coupe court, lui laissant la possibilité de relancer ou non. Peut-être qu’un jour ils en parlerons, mais ce n’était pas le contexte ni le lieu pour les confidences de l’anglais.
« Il n’aurait pas été capable de tenir son copain ? » cette information étonnante un peu plus l’homme… « Mais, on leur apprend quoi à l’école militaire sérieusement ? » cela sortie une nouvelle tout seul.
« Je ne sais pas mais pas toujours les bonnes choses on dirait. » Après tout c'était aussi une question de compétences. « Il faudra que je m'excuse d'ailleurs, il n'a voulu que me protéger et je me suis mal comportée avec lui. »
Il hocha la tête, oui Pète était une preuve vivante qu’il n’avait pas compris les enseignements fondamentaux du respect d’autrui. « Si, on le recroisse tu lui ferras tes excuses même si je pense qu’il ne doit pas d’en vouloir, du peux que j’aie compris de son caractère »
Perrine se retourna amusée
« Vous êtes de vraies pipelettes tous les deux ! »
« C'est pire le soir, tu n'imagines même pas », répondit-elle amusée. Puis ça les ferait jaser encore un coup, amusant d’autant plus l’anglais qui observait la petite scène.
« Ah bon ? eh bien ça doit être comique vos ébats ! »
Alexander, se mit la main sur le visage, désespérer par cette remarque…
« Mais tout tourne autour du sexe dans votre tête Perrine… »
« Faut dire que vous ne m’aider pas » dit-elle d’un ton provocateur. L’homme regarda Erin et haussa les épaules.
« Je comprends, la compagnie d’Erin, n’aide pas non plus »
Et encore une phrase à compréhension multiples !
« Ah bon, ça t'arrive souvent de penser à des choses pas catholiques en ma présence ? » Dit elle avec un sourire taquin. Après tout il voulait jouer et l'inclure elle n'allait pas se faire prier.
Il lui fit un beau sourire « Bah oui, tout le temps voyons » Perrine, les regardai étrangement, elle venait de relancer la machine des taquineries entre eux deux et ne savait pas si elle pouvait s’y glisser. « Surtout quand tu me fais des promesses autour d’une pompe ».
« Tu aimes mes promesses gourmandes » dit elle en le poussant du coude. Elle en rajouté exprès pour Perrine. Mais elle commençait à se tendre un peu à l'évocation de la pompe, lui remettant le pari en tête.
« Qui ne les aimerait pas ? » Lui lança-il d’un air enjoué. Perrine, ouvrit grand les yeux et soupira en se tournant. « Je ne veux même pas savoir ! enfin si mais je préfère imaginer toute seule » Il en profita pour lui chuchoter « Perdante ? »
« J'ai perdu ? » Dit-elle en regardant le dos de Perrine.
« Ça dépend de toi, je te pose la question » il était vache, mais bien persuadée qu’avec la foule et les deux loustics elle n’oserait pas.
« Tu veux la voir maintenant ? » Répondit-elle en chuchotant et en le détaillant du coin de l'œil. Elle avait un ton affirmé histoire de bluffer.
« Oui » Répondit-il du même ton affirmer d’une voix légèrement plus fort, qui attira l’attention des deux autres protagonistes. Il testait, mais était persuadé de gagner.
« D'accord. » Elle lui fit un grand sourire. Je te laisse regarder. « Mais faut que tu soulèves ma robe elle est sur mon flanc » dit-elle tapotant le côté concerné. Elle avait parlé normalement pour le mettre au défi.
Il lui lança un petit regard contrarié, mais le petit rictus qu’il avait montrait qu’il en rigolait. « Bien essayé mais ça devait être de ton initiative et non moi qui fasse le voyeur ». Il était certain d’une chose, c’est qu’il n’oserait pas, lui faire ça.
« Non je devais être d'accord pour te la montrer n'importe où n'importe quand. C'est le cas. » Elle lui fit un sourire charmeur avant de se mordiller la lèvre du bas, amusée. Elle retapota dessus, histoire d'insister.
« Nous sommes pas d’accord sur les termes du contrat » argumenta-il, il n’allait pas se laisser faire, même avec un sourire aussi agréable à mirer. La tendance était sur le point de virer en sa défaveur. Alala, il admira la parade de la belle américaine.
« Il faut qu'on en rediscute alors » dit elle avec un nouveau sourire. Elle comptait bien ne pas se laisser faire pour remporter le pari. « Enfin si tu ne veux pas, tu as perdu ! » Elle le poussa à nouveau, taquine.
Il secoua la tête, levant les yeux au ciel avec un rictus. Son visage se tourna vers elle, pour la regarder. « Bon allez, j’ai perdu » dit-il pour lui faire plaisir. « Je me vois mal te déshabiller en pleine rue de toute façon »
« Tu es trop chou » dit elle avec un grand sourire radieux de winneuse.
« Je n’aurais pas dit ça comme ça, mais soit » fit-il en la poussant d‘un coup de hanche. « Par contre c’est à consommer avant minuit » lui prendre des risques ? Non pas du tout.
« Je consommerai ça avant minuit, ne t'en fais pas. » Il était évident qu'elle jubilait.
Il lui lança un petit regard espiègle, qu’elle ne profite pour une fois qu’elle gagne.

En s'approchant de la zone de restauration, les effluves en tous genres alléchants. Et surtout tentatrices des papilles de l'anglais. Ils arrivèrent devant un bâtiment en « dur », avec des grandes tables en bois. Tout cela avait vraiment un cadre très médiéval. Ils prirent place à l'une d'entre-elle. (Composition : Alexander à côté d'Erin, en face de lui : Perrine et Marc) Herra partis commander le repas, puisque les Athosiens, ne venaient pas demander, mais fallait se lever. Il revenu avec un pichet de bière aromatisée aux fruits locaux et un d'eau.
« Qui veut quoi ? »
Alexander, prit de l’eau, il n’aimait pas du tout la bière, Perrine, prit de la bière, elle aimait bien les boissons aromatisées aux fruits.
« Vous n’aimez pas l’alcool chef ? »
« Si mais pas la bière »
« Vous aimez quoi ? »
« Le whisky »
« Ah, je ne pense pas qu’ils en ont »
« Si, mais il est affreux »
Quelques rires s’élevèrent avant qu’une serveuse, arrive, distribuant à la bonne franquette, les assiettes, couvert et verre en bois. Le repas ne tarda pas à venir, un plateau de cochon grillé avec des « frites » et de la salade.


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MessageSujet: Re: Les Sorciers pourpres en vadrouille Dim 23 Oct - 19:53
L’ambiance bonne enfant tourna court quand les deux pilotes retrouvèrent le duo d’administratifs en pleine démonstration des propriétés étonnantes d’un tissu vendu sur le marché. Pète, le texan, décida de se montrer possessif envers Erin, ne supportant apparemment pas l’idée qu’elle se promène avec un autre homme. Vraiment, ce mec avait des réactions bizarres. Ils ne s’étaient rencontrés qu’une seule fois et après la petite soufflante qu’elle lui avait mis quand il l’avait attrapé par le bras pour lui demander son mail, il n’avait même pas eu le courage de la retrouver dans son bureau, comme elle le lui avait suggéré. Et depuis, de l’eau avait coulé sous les ponts et il était sorti totalement de sa mémoire. Jusqu’à ce qu’elle ne le recroise aujourd’hui (bon il est vrai qu’avec Hanz, elle y avait repensé, mais c’était différent). Bref, il n’aurait pas dû y avoir de mal entendu avec lui, puisqu’il n’y avait rien entre eux, si ce n’était un bout de soirée qui n’avait rien donné. Ils n’avaient même pas dansé ensemble ! Alors pourquoi soudainement, se comportait-il comme un gros connard ?

Erin aurait une partie de la réponse à cette question par l’intermédiaire des échanges verbaux qu’il prodigua envers Alexander. Ainsi donc, elle était sa chose. Alors certes, il avait mérité sa baffe, surtout avec sa réflexion de merde, mais si elle avait su, elle se serait peut-être retenue. Elle ne pensait pas une seconde qu’il aurait voulu lui en remettre une au passage. Heureusement, l’anglais se porta promptement à son secours et parvint à arrêter le texan dans son geste malheureux. Mais le mangeur de patates ne voulait pas en rester là et il décida de s’en prendre au buveur de thé.

Jimmy tenta bien de calmer le jeu mais son « camarade » lui bourra le mou avant de continuer de s’en prendre à Alex. Erin ne voulait pas rester passive, aussi tenta-t-elle de s’approcher des deux hommes pour les séparer, quitte à en ramasser une au passage. C’était surtout vis-à-vis de son comparse administratif qu’elle se faisait du souci. C’était sans compter sur le rouquin qui la stoppa nette.

- Non Erin, il va te faire du mal !
- Laisse-moi Jimmy, laisse-moi passer ! dit-elle en le poussant sans vraiment l'écouter. Il constituait juste un obstacle.
Le soldat la rattrapa, se mettant devant, pour l’empêcher de faire un pas de plus. Il était navré de devoir lui imposer cette contrainte, mais il le fallait pour la sauvegarde de la jeune femme.
- Non, arrête-toi s’il te plait. Il était prêt à la maintenir dans ses bras si cela était nécessaire. Viens, faut que tu t’éloignes. Quant Pète aura battu ton copain, il va vouloir s’en prendre à toi et je ne pourrais pas te protéger bien plus longtemps.
Elle s'arrêta effectivement après sa seconde réplique. Son regard d'émeraude se posa sur lui. « Et pourquoi tu laisses faire ? Pourquoi ? » Elle le toisait froidement de son masque d'inquisitrice.
Jimmy eut une grimace d’impuissance. Car je ne peux l’arrêter, sauf si je lui tire une balle dans la tête. Il soupira, baissant les yeux. Il connaissait très bien cette donnée et il avait choisi d’éloigner Erin, pour sa sauvegarde à elle au lieu de l’autre jeune homme. Je suis navré Erin, tu pourras trainer Pète en cours martiale, pour avoir agresser ton copain. Mais c’est mieux que ça soit lui que toi. Enfin, le mieux, était dans la tête du jeune soldat, qu’on ne touche pas aux femmes que les hommes étaient censé protéger leurs copines… Je comprends, mais viens, dès que tu es en sécurité, j’interviendrai, il la poussa doucement, pour l’éloigner un peu.
- Tire lui une balle dans la jambe, fais quelque chose ! Elle commençait à s'énerver sérieusement et à trembler de colère contre le rouquin qui l'entravait mais qui ni était pour rien. Si tu n'as pas ce qu'il faut où il faut laisse-moi passer. Elle gardait maintenant les yeux fixés sur Alexander qui venait d'atterrir dans un étale. Cette fois elle s'énerva pour de bon et hurla : Laisse-moi passer !! Et elle poussa sur la poitrine de Jimmy avec force.
Le jeune homme résista et prit Erin pour la pousser. Et tu ferras quoi ? réfléchie deux minutes Erin !
Elle baissa les bras en signe d'impuissance. Elle prit une voix colérique. Je n’en sais rien, j'en sais rien. Mais faut faire quelque chose !
Le rouquin, soupira : Oui, en reculant ok ? Il jeta un petit regard aux deux hommes, l’anglais semblait s’en tirer pas si mal… Il se débrouille… au pire le petit barbu semble vouloir l’aider, le soldat était trop pris dans l’action d’empêcher Erin, qu’il ne suivait pas vraiment le combat. Il ne vit pas non plus, une jeune femme de petite taille, tenir la main d’Erin en signe de soutiens.
Erin tint fermement la main de Perrine, appréciant son soutien. Elle ne disait plus rien et observait la scène. Oui il semblerait que Alexander s'en sorte plutôt bien. Au final elle n'en avait pas douté en son for intérieur mais elle n'aimait pas la violence ni voir son ami maltraité de la sorte.

Alexander avait dérouillé mais il avait pris le dessus assez rapidement, montrant là une facette que la consultante ne lui connaissait pas. Devait-elle avoir peur ? Elle n’y pensait même pas à vrai dire. Il semblait tellement mesuré, tellement économe dans ses gestes, qu’elle ne pouvait pas ressentir ce sentiment. Cette folie du combat, il ne l’avait jamais exprimé jusqu’à maintenant. Jamais il n’avait eu un geste brusque envers elle, à part peut-être sur Alpha quand Hanz, Perrine, et Marc l’avaient fortement énervé, et encore, il s’en était très vite excusé. Et puis le contexte avait favorisé cet empressement, entrainant ce geste brusque qui s’expliquait sans mal. D’ailleurs, Erin ne s’en était pas formalisée. Jimmy lâcha la consultante quand Pète abdiqua et que Herra se chargea de le maintenir tranquille. Ni une ni deux, elle se précipita vers son ami qui partait en direction de la fontaine, laissant Perrine allait voir son copain espagnol. Erin était certaine qu’il cherchait à se nettoyer. Il avait un style à assumer, quand même, et un certain standing à respecter.

Elle le percuta alors qu’il arrivait bientôt à la fontaine, s’écrasant contre son torse qui n’avait pas besoin de ça. Il stoppa sa progression, ne cherchant nullement à repousser son ami la petite Sirène. Elle s’agrippa comme une moule à son rocher, souhaitant lui apporter du réconfort de la gratitude. Et elle était bien dans ses bras, trop bien peut-être. Il repoussa un peu une de ses mains qui appuyait manifestement sur la plaie qu’il avait au flanc, provoquée par le vol plané qu’il avait fait dans un étale présentant différentes pièces métalliques dont certaines étaient pour le moins pointues. Erin nota qu’il lui rendit son accolade, chose assez rare chez eux de même que les câlins à vrai dire. Certainement le contexte. La jeune femme était confuse, elle n’avait pas voulu ça en baffant l’autre abruti, mais ce dernier s’était montré tellement odieux qu’elle n’avait pas réfléchi deux secondes. Et elle ne pensait pas qu’il serait assez con pour lui rendre son coup. Ils échangèrent un peu, de façon laconique et brève. L’anglais semblait encore dans un état second et Erin ne pouvait pas lui en vouloir. Quoiqu’il en soit, ce bref et fugace câlin lui confirma que non, elle ne devait pas avoir peur de lui. Bien au contraire. Après tout, il l’avait protégé contre ce dégénéré, dégénéra que Marc tenait à l’œil. Quelques minutes plus tard, des athosiens vinrent l’emmener pour avoir quelques soins. Jimmy s’occuperait de prévenir Atlantis, quant à eux, ils iraient faire leur rapport en revenant. Ça ne manquerait pas de leur revenir dessus de toute façon, on allait leur demander des comptes.

Assez rapidement, ils se retrouvèrent dans la tente de June, qui devait posséder un kit de soin. L’ambiance pesante était retombée quelque peu. Marc et Perrine les accompagnaient tranquillement. Erin avait expliqué à la quadragénaire les raisons de ce remue-ménage ainsi que l’état des vêtements d’Alexander et de sa peau meurtrie. La blonde les entraina donc dans son échoppe pour aider à soigner l’anglais. A peine Perrine avait-elle mis le nez dans la pièce qu’elle remarqua les différentes pièces que vendaient la belle athosienne marquée par la vie. Qui pouvait lui en vouloir ? Surement pas Erin qui avait fait des emplettes un peu plus tôt dans la journée. D’ailleurs, ses sacs de courses étaient toujours dans un coin de la pièce. Toujours est-il que la femme blonde ramena une trousse de soin fourni par l’expédition quand son peuple s’était installé sur le continent, et qu’elle entreprit de farfouiller dedans afin d’en extraire les différentes choses potentiellement utiles pour le soigner. Néanmoins, l’anglais ne voulait pas qu’on s’occupe de lui, et encore moins que ce soit June qui le fasse. Perrine était bien contente de le voir torse nu, les différentes pièces de vêtements envolées de sa petite caboche.

Pendant que June s’affairait dans la trousse de soin tout en discutant avec la tête de mule d’anglais, Erin restait figée sur le corps de son ami. Ce n’était pas de la perversion gratuite ou une forme de matage obscène, loin de là, en fait, elle détaillait les différentes marques qu’il portait. Il était bariolé de cicatrices, certaines anciennes, qui se fondaient dans la carnation blanche de sa peau, tels de petits sillons argentés, et d’autres, peut-être plus récentes, ou moins bien traitées, un peu plus rouge. Ce n’était pas la première fois qu’il se retrouvait impliqué dans un affrontement de la sorte, elle pouvait en être sûre. A moins qu’il ne se soit retrouvé dans un accident de la route, ou quelque chose de meurtrissant pour le corps. Mais alors comment expliquer les différences de teintes ? Elles reflétaient forcément un aspect chronologique. Quoiqu’il en soit, elle nota également qu’il était glabre, et plutôt bien foutu. Néanmoins, elle n’en était pas à baver comme la petite ingénieure française qui décidément, n’en ratait pas une. Il fallait joindre l’utile à l’agréable.

Erin revint dans le monde réel quand June s’éloigna. Elle avait écouté les conversations, sans les écouter. Elle se souvenait que les gens avaient parlé, mais le contenu de leur propos ne lui revenait pas. Si le professeur lui demandait de répéter ce qu’il venait de dire, elle serait bien marie. Bref, elle décida de s’approcher de son ami pour l’aider à se soigner. Certes, il devait avoir quelques compétences en la matière vu les balafres qu’il arborait, mais c’était toujours plus simple pour quelqu’un qui disposait d’une vue plus précise des plaies de faire quelque chose de sérieux. Alors oui, Erin n’était pas réputée pour son savoir-faire médical, loin de là, mais elle essayait de se débrouiller, appliquant de façon basique des méthodes qu’un enfant de douze ans pouvait aisément reproduire. Forcément, quand elle lui proposa son aide, il ne répondit pas de façon claire, préférant ne pas nommer son choix mais de le mettre en balance d’une façon assez claire. Erin prit donc le contrepied, histoire de le détendre et de l’amuser. S’ensuivit un rapide débat sur son amie Isia, qui devait avoir les oreilles qui sifflent là-bas sur la cité, même si les deux administratifs ne disaient absolument pas du mal de sa jolie petite personne. En parlant de blonde, June revint avec une boisson « maison » concoctée avec amour (qui c’est celui -là ?) et qui se révélait être un fortifiant.

Naturellement, l’anglais discuta le bout de gras avec la guérisseuse improvisée. Erin décida de se montrer taquine, et finalement, ça lui revint en boomerang. June ne la ratait pas, tout comme elle ne ratait pas l’anglais. C’était, comme Erin venait de le souligner, de bonne guerre. Il finit tout de même par consommer sa boisson. Une fois ceci fait, June demanda si Erin avait besoin qu’on attache son « patient ». En temps normal, la brune se serait donnée à cœur joie d’accepter avec moult exclamations, mais elle n’avait pas à cœur d’embêter Alexander plus que de raison, surtout après qu’il se soit blessé en la défendant. Elle préféra donc ne pas relever et congédier June par une simple affirmation. Elle ne se doutait pas que les deux compères franco-espagnol étaient en train de faire des suppositions sur leur vie de couple, qui, à part par le travail et les soirées parlottes, était quasi inexistante.

Erin s’occupa finalement de son collègue, entreprenant de poser des straps sur la plaie la plus importantes et la plus béante. Erin n’était pas très inspirée, et c’était bien parce que c’était Alexander qu’elle s’y collait. Pour quelqu’un d’autre, elle n’aurait pas pris sur elle de la sorte et aurait refilé la patate chaude à June. Néanmoins, cet homme s’était battue pour elle, et mine de rien, ce n’était pas anodin. Elle pouvait bien le soigner ensuite. Et puis ce n’était pas la première fois qu’elle s’y collait, sur Alpha déjà, elle avait joué les apprenties infirmières avec Monsieur Hoffman. A force, elle finirait par être une experte du rafistolage. Elle s’appliquait à faire ça bien avec des méthodes simples et accessibles pour sa petite personne. Ils faisaient la conversation ensemble pendant ce temps là. Il se moquait gentiment de sa trogne. Il fallait dire qu’elle avait conscience de passer un bout de langue dans le coin de ses lèvres quand elle faisait quelque chose qui demandait de la précision. Ce n’était pas une excentricité, c’était une marque de la famille Steele. Son père faisait ça, et son grand-père aussi. Certainement un apprentissage par mimétisme. Rien de plus.

Quand le job fut fait, Alexander remarqua qu’il lui manquait sa sacoche ainsi que son pull. Les deux accessoires avaient du rester sur le lieu de la bagarre. Implicitement, l’anglais appela du regard son subordonné, le plus fidèle, le dénommé Marc Herra qui senti, comme un toutou, que son maître le cherchait du regard et qu’il attendait de lui quelque chose susceptible de lui faire plaisir. Ça ne rata pas. Marc se radina rapidement vers son chef, et par une subtile manipulation, l’envoya chercher son pull et sa sacoche, ainsi que du tissu rebondissant. Pendant ce temps là, Erin rangea le matériel qu’elle avait utilisé afin de remettre la trousse de soin à June.

Alexander finit par lui faire comprendre, pendant que Perrine essayait elle aussi des tenues, qu’il aimerait bien qu’elle passe la robe rouge pour lui montrer. Toujours dans la même optique de lui faire plaisir, Erin se laissa convaincre et elle alla se changer dans la cabine d’essayage de l’athosienne. Ça ne la dérangeait pas de se montrer dans cette tenue, en fait, ça ne la dérangeait pas de se faire toute belle pour l’anglais. Elle s’interdisait de penser de trop aux différentes raisons qui la conduisaient à être comme ça avec lui, joviale, taquine, pomponnée, même si elle savait, au fond d’elle-même, ce qui l’animait réellement. Peut-être avait-elle peur de perdre ce lien si particulier qui les unissait si jamais une vérité sortait. Bref, elle se changea, et c’est resplendissante dans sa robe rouge qu’elle s’exposa à la face du monde, du moins, aux différentes personnes présentes dans la hutte. June, Perrine, et bien entendu, Alexander.

Erin fit un sourire à Perrine, faisant fit de sa remarque obscène. A force, avec elle, il devenait facile de prédire ses réflexions graveleuses. A force de côtoyer Marc, la française avait adopté son vocabulaire de charretier… A moins que ce ne soit l’inverse ? Ce n’était pas impossible non plus. Qui plus est, elle était focalisée sur une personne, celle pour qui cette robe comptait vraiment. Elle ne l’aurait pas acheté si ce n’était pour lui montrer. Elle trouva rapidement son regard, et ce qu’elle y lu lui fit plaisir. Il semblait apprécier la tenue. Ce qu’il ne tarda pas à dire, en approuvant les propos de la quadragénaire ahtosienne. La brune était tout sourire. La suite dérapa complètement. Alexander balança de but en blanc qu’elle était enceinte, manquant de la faire s’étouffer. Néanmoins, elle garda un air sérieux, devant la réaction dubitative de l’ingénieur. Tout son corps avait envie de rire et quand c’était comme ça, elle se forçait à penser à un truc sérieux qui la touchait, afin de calmer le rire qui voulait naître en elle. Encore une fois, cela fonctionna. Elle se permit même le culot de renchérir sur les propos de l’anglais, en en rajoutant quelque peu en disposant ses doigts fins de part et d’autre de son ventre.

Herra arriva sur ces entrefaites, tandis qu’Erin continuait de fixer le père de son enfant fictif, complice de jeu à la noix, et parfait baratineur. Tout cela était tellement gros et pourtant, la combinaison des deux administratifs laissait penser que l’histoire était vraie. En tout cas, le technicien et l’ingénieur semblaient tomber dans le panneau, même si une certaine forme de suspicion demeurait chez Marco. Ils débattaient avec Perrine, devant Alexander et Erin qui essayaient de ne pas rigoler. Oh, pour pousser le bouchon un peu plus loin, elle aurait pu embrasser son ami, mais elle n’était pas certaine de ne pas lui faire un enfant sur le champ si elle s’essayait à se genre de pratique. Elle n’osa pas, et comme il ne bougeait pas, elle ne fit rien, se contentant de regarder les deux loustics argumenter. Finalement, Perrine décida de les reprendre à partie, et Erin remit deux sous dans l’escarcelle. Marc capta enfin qu’elle était parée d’une jolie robe rouge et lui fit la remarque. Il y eu un échange de mondanités et il voulu savoir s’il s’agissait d’un garçon ou d’une fille. Doucement, la pente glissait vers une issue prévisible qui allait placer les deux compères d’Alpha dans la position des dindons de la farce. Quand enfin Erin répondit les deux prénoms, elle ne put s’empêcher d’exploser de rire, bientôt rejointe par l’anglais. Elle alla lui en taper cinq. En plus d’être taquin entre eux, voilà qu’ils s’associaient sans concertation sur des blagues foireuses pour mettre en bouteille deux autres personnes. C’était drôlement amusant. Perrine fit un peu la gueule mais Erin ne s’en formalisa pas, après tout, l’ingénieur était pas mal dans son genre pour embêter le monde.

De toute façon, le petit monde n’avait pas le temps de se formaliser de tout ça que le fils de June arriva pour leur annoncer quelques nouvelles concernant les navettes vers la cité. Ces dernières étaient interrompues du fait de la blessure de Pète. Jimmy n’était pas en mesure d’assurer le pilotage tout seul, quant au Texan, il devait souffrir et ne pas avoir assez de facultés mentales pour faire abstractions de la douleur tout en pilotant un appareil ancien. Quelque part, ça n’étonnait pas Erin. Ce mec avait une grande bouche et rien dans le caleçon. June proposa gentiment qu’ils laissent leurs affaires, ainsi que le chat, qu’elle appelait le petit Léo, pour qu’ils puissent profiter du restant de la journée tranquillement. C’était vraiment gentil. Elle était en or.

- Vous êtes adorable June.
- Vous m’êtes sympathiques.
- Nous vous laissons notre fiston alors, répliqua Erin amusée, en jetant un coup d’œil au chat.
- Le vrai de vrai.
- Oh je ne suis que sa mère adoptive, ou son esclave humaine, je n’ai pas encore décidé.

Erin laissa June rigoler et suivit les autres dehors. Marc connaissait une échoppe qui faisait des plats uniques qui étaient peu chers. Erin et Alexander convinrent ensemble qu’ils pouvaient bien manger avec eux avant de reprendre le cours de leur journée, qui finalement venait de se transformer en week-end, ensemble, rien qu’à deux. Désormais, ils ne risquaient plus de croiser les deux soldats, et c’était une bonne chose. Erin se sentait soulagée et débarrassée d’un fardeau. C’était sans doute pour ça qu’elle ne s’était pas changée à nouveau, restant dans la robe rouge qui lui allait si bien et qui était aussi agréable à porter qu’un voile de soie. Elle l’adorait déjà. Et puis, maintenant qu’Alexander l’avait vu dedans, il n’y avait plus de suspens à le faire languir. Herra et Carier se retrouvèrent devant, laissant les administratifs cheminer derrière eux. A dire vrai, c’était souvent leur place, à l’arrière de la colonne. Néanmoins, l’espagnol connaissait l’échoppe dans laquelle il voulait qu’ils mangent, alors il semblait logique qui face office de guide. Les deux jeunes échangèrent, comme à leur habitude, durant le trajet. Seulement là, l’anglais, il était sur un petit nuage, propulsait là par la boisson de l’athosienne. Il était excité, il avait envie de faire et de dire n’importe quoi et Erin voyait bien dans son œil habituellement si froid, cette petite étincelle de folie et de désinhibition qu’on retrouve chez les personnes ayant consommées de l’alcool.

La consultante tenta bien d’en apprendre un peu plus sur les capacités martiales de son ami, mais ce dernier botta en touche comme il savait si bien le faire. Elle n’insista pas, même si elle se demandait quand même d’où lui venait ses compétences. Elles allaient certainement de pair avec les multiples cicatrices qui marquaient sa peau blanchâtre de résident de la monarchie britannique. Finalement, leurs papotages attirèrent l’attention de l’ingénieur, ce qui relança les taquineries entre les deux jeunes gens, taquineries à double sens équivoques qui mettaient Perrine dans l’embarras, ou presque. Machinalement, l’anglais remit sur le tapis l’histoire de la pompe à insuline, et Erin ne comptait pas perdre ce pari. Aussi, joua-t-elle honteusement sur la pudeur de l’anglais, l’obligeant à lui soulever sa robe dans la rue pour pouvoir gagner. Comme elle l’espérait, il abdiqua rapidement, lui confiant qu’il avait bel et bien perdu sur ce coup-là, lui posant alors un ultimatum pour consommer le pari. Elle ne pouvait pas lui refuser cette timeline, sachant qu’elle n’avait pas été correcte avec lui pour remporter leur petite joute. Néanmoins, elle jubilait intérieurement, et ça se voyait à l’extérieur (c’est comme les yaourts), heureuse comme tout d’avoir gagné. Autant, il lui arrivait de remporter les paris, mais c’était couru d’avance, autant là, ça s’était joué sur du bluff. Elle se serait avouée vaincue si il avait esquissé le moindre mouvement pour soulever sa robe, attendant qu’elle lui arrive au-dessus du genou pour l’interrompre, mais il n’osa même pas aller jusque-là.

Son estomac se rappela à elle quand ils arrivèrent dans la zone de restauration. Des effluves en tout genre se dispersaient dans l’air, donnant un côté gourmand à l’atmosphère, ce qui fit gargouiller le ventre de la consultante. Un bâtiment en dur était planté là, doté de grandes tables en bois. La petite troupe prit place sur l’une d’entre elles, Erin se mettant à côté d’Alexander, Perrine et Marc en face. Ce dernier se releva pour aller commander à manger, et il revint avec un pichet de bière aromatisée aux fruits, une spécialité athosienne manifestement. Il en proposa et Erin accepta volontiers, plus par curiosité, elle devait bien le reconnaître.
- Ce n’est pas sérieux avec les bébés, blagua Perrine en riant.
- Vous avez peur que la petite Perrine vous ressemble trop ? répliqua Erin avec un sourire.
- Si je suis la marraine, je lui apprendrai des tas de vilaines choses, ajouta l’ingénieur sans prendre la mouche.
- Pauvre gosse, lâcha Herra, avant de s’enfiler une rasade de bière.
Perrine l’imita et pour une fois, elle ne tomba pas dans la surenchère. Les plats arrivèrent, simples, copieux, et distribué à la bonne franquette. En tout cas, ils étaient appétissants et dégageaient une bonne odeur de viande grillée. La bière n’était pas mauvaise. Ce n’était pas la boisson préférée de la brune, mais elle appréciait de boire quelque chose. Tout comme le fait d’être assise, ça faisait du bien et ses pieds la remerciaient. La matinée avait été rude, tant en émotion, que physiquement, et cet intermède gustatif était le bienvenue.

- N'empêche vous nous suivez ou quoi, toujours à nous fliquer ?
- C'est vrai qu'on ne s'attendait pas à vous voir là.
- Et nous non plus, ajouta Erin.
- Mais c'était une bonne surprise hein !
- A vrai dire Perrine, je n’ai pas besoin de vous fliquer.
- Pourquoi ?
- Car on vous a injecté un traceur à votre visite médicale.
- Oui bien sûr. Et mon cul c'est du poulet.
- A croquer alors !
- Toi continue de baver sur ta belle et charmante scientifique.
- Alors ça en est où ?
- Nulle part !
- Il fait son timide le Marco.
- Et vous alors, ça en est où ?
- Au même stade que vous deux.
- Haha, Perrine c'est comme ma sœur, fit-il en lui prenant la nuque et en lui frottant les cheveux.
- Lâche moi hé !
Il obtempéra.
- Vous n'arrêtez pas de dévier de sujet.
- Vous n'arrêtez pas de toujours relancer la même chose Perrine, c'est flippant cette obsession.
- J'adore les cancans !
- Sinon Barron, vous êtes content des finitions sur Alpha ?
- Marc !
- Quoi ?! On s'en fout, non ?
L’anglais semblait amusé par les échanges avec les deux techniciens. Erin l’était tout autant.
- Oui, je suis assez satisfait, surtout que les avancées de Mr Brunsemeier sont de plus en plus concrètes, bientôt vous n’aurez plus à mettre les lunettes infrarouges.
Il regarda Marc, ravie de changer de sujet.
- Dites-moi Marc, vous tenez où votre information sur mon titre ?
Il était curieux de savoir ou si c’est vraiment un élément qui était inventé dans la tête de l’espagnol.
- M'ouais j'ai hâte de voir ça. Il semblait dubitatif. Il se mit à réfléchir deux minutes. C'est ce qu'on m'a dit. J'sais plus qui.
- Et après il me fait un sketch alors que Miss cancans c'est lui.
- Et comment compte-t-il procéder pour remplacer les lunettes infrarouges ? demanda Erin qui revint sur le sujet qui l'intéressait et pour éviter que les deux repartent dans des chamailleries puériles.
Alexander hocha la tête peut ravi de la maigre réponse de l’espagnol. Il tourna la tête vers sa comparse.
- Il a innover autour de lentille adaptative à l’environnement. Grâce à des nano robots sur la particule fine qui reproduit le manque ou le trop pleins de lumière pour permettre à son utilisateur de voir, qu’importe la luminosité.
Il but un peu tout en mangeant. Erin accompagnait son geste. Les mets étaient délicieux, simples, mais bien cuisiné. La viande n’était pas grillée ni pas assez cuite. Une bonne adresse pour qui voulait manger rapidement et pas trop mal. La bière lui plaisait assez qui plus est.
- Mais si tu veux, j’ai un dossier de 300 pages sur mon bureau. Donc si tu souhaites te joindre à ma lecture du soir, dit-il d’un ton taquin.
- Du moment que nous ne faisons pas que lire, répondit-elle sur le même ton taquin.
Perrine fit les gros yeux.
- Vraiment vous faites tout pour qu'on vous embête là-dessus...
- C'est une fille du service comptabilité qui me l'a dit ! Et je crois qu'elle tenait ça d'un type des nouvelles admissions.
- Marco, ça t'arrive d'écouter ce qu'on raconte au lieu de nous couper à chaque fois pour des conneries, soupira Perrine.
- Monsieur Hoffman voulait sav...
- Tant bien il n'est pas barron. Elle se tourna vers Alexander. Vous l'êtes ?
L’anglais fit un sourire charmeur à la consultante, avant de reporter son attention sur Marc, mais Perrine ne lui laissa pas le temps de répliquer. Il lui offrit un petit rictus mystérieux.
- À votre avis Mademoiselle Carier ?
Erin suivait la conversation avec un air amusé. Encore une fois, Perrine était au centre des débats et les deux administratifs se payaient plus ou moins sa tête, du moins, ils ne faisaient rien pour lui donner des réponses claires.
Perrine chercha de l'aide du côté du technicien qui se contenta de hausser des épaules et d'ajouter :
- Tu sais c'est un anglais.
- Tous les anglais ne sont pas des barrons.
- Tout à fait répliqua Erin.
- Donc vous ne l'êtes pas ?

Alexander adossa son coude à la table, levant son index sur ses lèvres, se les touchants, laissant quelques secondes de silence.
- J’espère que cette personne du service des admissions, n’a pas aussi divulguer la liste des épouses qui sont dans mes placards.
Marc se mit à rire et donna un coup à Perrine.
- Je te dis que c'est vrais !
- Il me faut le nom de cette personne, Marc, renchérit Erin suite à la phrase d'Alexander. Elle était taquine et voyait là une occasion d’embêter son ami.
- Ça ne confirme rien du tout, répondit Perrine à Marc en le poussant elle aussi, l'air maussade. Visiblement elle n'aimait pas qu'on se paye sa tête.
- Marc je vous l’interdit, répliqua l’anglais. Erin allait répondre quand elle sentit l’administratif la pincer sous la table discrètement. Elle se tortilla en lâchant un « aie » amusé tout en tapant dans l'épaule de son ami avec son poing fermé, avec la partie moelleuse à l'opposé de son pouce fermé. Elle n'ajouta rien puisque le but avait été de taquiner Alexander et cela avait fonctionné. Ce dernier se mit à rire suite à la réaction de sa comparse.
Il ne renchérit pas, s’amusant des airs boudeurs de l’ingénieur, cela lui faisait les pieds de ne pas le savoir encore. Il regarda la jeune femme, qui commençait à râler.
- Donc ?
- Vous y tenez à vos commérages ?
Perrine, n’eue pas le temps de répondre que Marc lui bourra les côtes
- Mais tu es butée ! Je te montrerai la capture d’écran qu’elle m’a faite !
Alexander regarda Marc intrigué : Ah Oui ?
Erin ne put s’empêcher de dire, à l'évocation de la capture d'écran :
- Mettez moi en copie de mail !
Marc rigola avant de répondre :
- Et oui, confirma-t-il à l’adresse d’Alexander. Mademoiselle Steele vous la montrera, comme vous êtes toujours fourrés ensembles.
- Oui ce sera avec plaisir, dit-elle en se tournant légèrement vers son comparse pour lui faire un sourire charmeur de vainqueur.
Perrine restait silencieuse, lorgnant sur l'anglais. Apparemment la nouvelle comme quoi il était baron la laissait rêveuse. Alexander fit une petite mimique du style « gnagnagna » à l’adresse d’Erin et de Marc, ne remarquant pas encore une Perrine rêveuse. La consultante jubilait encore une fois. Néanmoins, elle remarqua l’attitude de l’ingénieur. En même temps, quand cette dernière était silencieuse, ça s’entendait.
- Tout va bien Perrine ?
- Oui oui. Je crois que j’ai bu trop de bière.
- Tu parles, elle est complètement gaga du titre de « Sir » Hoffman, répliqua Marc en s’esclaffant et en mimant les guillemets.
- Un peu de respect tronche de pet ! Il a vu la reine ! Elle est comment ? voulue savoir Perrine en trépignant comme une gamine.
Alexander reporta son attention sur l’ingénieur qui était étonnamment silencieuse. Il arqua légèrement un sourcil quand celle-ci lui demanda comme était la reine. Erin était elle aussi intéressée par les révélations de l’anglais.
- Stricte et ennuyante. Elle est très protocolaire et je crois que je ne me suis jamais autant ennuyé de toute ma vie, heureusement que son mari était plus dynamique, répondit-il en toute franchise.
- Oh, je vois… répliqua Perrine, franchement déçue.
- Je vous vois mal en compagnie de la Reine, Perrine, lança Erin avec un sourire pour Marc.
- Pour sûr, elle et le protocole, ça fait deux, ajouta ce dernier.
- Je sais me tenir quand il le faut, contra Perrine, tout en descendant une nouvelle gorgée de bière aromatisée.
- Oui ben arrête de boire, sinon tu ne vas plus te tenir du tout. Elle tient l’alcool aussi bien qu’un militaire. Marc s’esclaffa. Il y avait longtemps qu’il n’avait pas taclé les amis gris d’Atlantis. N’empêche, vous lui avez mis une bonne branlée à ce trou du cul.
L’anglais souriait, amusé par les échanges, faut dire que Marc et Perrine étaient quand même de joyeux luron.
- Oui, au point qu’il ne peut plus conduire un jumper. Cela est passablement inquiétant qu’il ne soit pas en mesure de se calmer mentalement pour piloter. Car physiquement, hormis une rotule brisée il n’a pas grand-chose.
Erin se lança dans une explication, mettant un parallèle ses propres expériences de chochotte :
- Souvent, quand on a mal, on n’arrive plus à se focaliser sur quelque chose d’autre que la douleur. Ça vient peut-être de là.
- C’est surtout un mec, il ne sait pas faire deux choses à la fois, ajouta Perrine.
- Je te supporte bien tout en marchant, relança Herra.
Alexander regarda son verre d’eau trouvant peut-être dommage que cela ne soit pas une boisson plus forte. Il regarda les boissons des autres puis eu un léger rire à la remarque d’Herra.
- Je plussois Marc. Il se rendit compte que peut-être se fut un mot trop compliqué pour le chef de chantier. Enfin, je ne pense pas qu’il soit focalisé que sur la douleur ce brave homme.
- Jusqu’à toute à l’heure, il pensait à sa queue. Maintenant, il doit avoir la haine de s’être fait ratatiner la gueule par vous, lança Perrine, égale à elle-même.
Marc rigola un instant. Erin n’avait pas envie de relancer le sujet sur Pète, aussi se leva-t-elle de la table.
- Excusez-moi un instant.
- Je vous accompagne.
Alexander vit sa comparse se lever brusquement, ne se souciant pas vraiment de la réponse du petit ingénieur, il se leva pour lui toucher le bras : Tu vas bien ?
Erin lui fit un sourire.
- Tout va bien, j’ai euh…
- On va aux toilettes quoi, lâcha Perrine qui n’y allait jamais par quatre chemins.
L’anglais recula, hochant la tête, il avait mal jaugé la réaction d’Erin, laquelle lui tapota le bras avec l’air de s’excuser de s’être relevée trop vite. Il se rassit donc vers Marc. En s’éloignant, Alexander pu l’entendre rajouter à l’adresse de la consultante :
- Ces mecs alors, ils n’ont pas de tacts. D’habitude c’est Marco le champion.
Marc haussa des épaules en regardant les deux femmes s’éloigner.
- C’est elle qui parle de tact. J’en ai moi, quand même…
Alexander lui fit un petit rictus neutre : Dans vos grands jours.
- Je suis dans un grand jour, affirma-t-il en s’étirant sous la table. Sacrée journée. J’suis content qu’il fasse beau, ça me manque un peu le soleil sur cette fichue planète sans jour.
- Je comprends, il y a de quoi manquer de vitamine D. L’anglais bu son verre et finissait son assiette. Après, certain de nos scientifiques veulent travailler sur des lumières qui reproduiraient un éclairage « naturel », je ne sais pas encore si cela va marcher.
- J’espère bien, mais ça ne vaudra pas le soleil. Pour un espagnol, c’est important !

Le repas touchait à sa fin. Le petit groupe avait bien mangé, et l’après-midi commençait déjà à être pas mal avancé. Finalement, Marc et Perrine étaient de bonne compagnie, et la consultante commençait sérieusement à envisager une certaine amitié avec ces deux loustics. Ils étaient amusant, un peu lourd des fois, il fallait le reconnaître, mais ils n’étaient pas désagréables. Certes, avec Perrine, les premières heures s’étaient révélées tendues. Cela s’expliquait certainement par la présence de Hanz qui avait eu un effet néfaste sur la petite ingénieure française. Alors oui, elle faisait toujours des fixettes sur les relations de couples, les commérages en tout genre, mais elle n’était pas foncièrement méchante ou mesquine. C’était plus de la curiosité mal placée. Néanmoins, Erin n’irait pas lui communiquer un secret de peur de le voir exposer sur la place publique en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire. D’un côté, elle avait Isia pour ça, et une bonne amie comme confidente lui suffisait amplement. Malgré ses airs excentriques, et sa façon d’être, proche de la garce, la doctoresse avait des principes, et Erin l’aimait comme elle était.

Pendant ce temps-là, du côté des filles, Erin avait une idée derrière la tête. Elle avait besoin d’un peu de temps pour aller chercher un présent pour son ami sans que celui-ci voit de quoi il s’agissait. Du coup, elle profita d’un intermède entre fille aux toilettes pour brancher Perrine afin qu’elle l’aide à distraire l’anglais.

- Perrine, j’ai besoin de dix à quinze minutes sans Alexander. C’est possible pour vous de le distraire le temps que je revienne ?
- Qu’est-ce que vous comptez faire ?
- Lui acheter une surprise.
- Je pense que je peux faire ça. Avec Marc on est doué pour prendre du temps aux autres.

Les deux femmes se séparèrent, Perrine rejoignant la table pendant qu’Erin prenait la tangente discrètement, du moins autant que faire se peut avec une robe pourpre. Heureusement, les petits coins n’étaient pas proche de l’endroit où il mangeait. Heureusement que Erin n’était plus là pour écouter l’excuse de Perrine, sinon elle aurait eu envie de la tuer sur place. Perrine arriva au moment où Marc rapportait que le soleil, c’était important pour lui. Si Alexander avait envie de répondre quelque chose à Marc, il pouvait attendre.

- Erin arrive, elle a des soucis de femme… et avec cette robe, ce n’est pas super pratique !
- Tu ne pouvais pas juste dire qu’elle arrivait au lieu de nous sortir ça, lança Marc les yeux au ciel, horrifié par les propos de son amie.
- Ben quoi, c’est la nature. Qu’est-ce que tu crois ? Que ta Zahra en sera dépourvue ?
- Franchement, monsieur Hoffman, elle est vulgaire hein ?
Perrine était certaine de faire réagir le technicien et lancer un débat. C’était malin de sa part, même si Erin se serait sûrement bien passée de ce genre de considérations sur sa personne. D’un autre côté, elle n’avait pas mis de restrictions à Perrine concernant sa demande.
L’anglais allait répondre à Herra, trouvant que discuter avec le chef de chantier était assez agréable même si ce ne sont que des banalités. La tempête Carier arriva avec son tact sous entendant qu’Erin avait ces règles… L’anglais resta stoïque même si ses belles prunelles bleues étaient un peu éberluées par l’information. Cela ne les regardait pas.
- En effet, on se serait passé de l’information sur le cycle menstruelle chez les femmes.
Marc hocha de la tête.
- Bah ouai, c’est comme si qu’on te sortait « je reviens j’ai un problème dans mon calbut ! »
Alexander décida de jouer sur les mots en précisant d’un air complice. Ou à la prostate.
- Allez quoi, je vous ai choqué ? Dit Perrine avec empressement.
- Mais non, m'en faut plus. Marc haussa des épaules. C'est juste que ce n'est pas correct.
L’anglais fit un petit rictus divertis à la jeune femme. Nous sommes tellement habitués avec vous, qu’il nous en faut plus pour être choqué maintenant.
Perrine fit un sourire entendu. Elle avait bien conscience qu'elle était un peu direct de temps en temps.
- De quoi vous parliez ?
- Du manque de soleil. Ça ne doit pas arranger les choses chez toi.
Alexander les observait se demandant s’il devait relancer ou non. Mais comme il se sentait d’humeur joviale et un brin plus expressif (merci June) il répliqua.
- Ainsi que de la corrélation du manque de vitamine D sur la libido de certain. Petite vacherie en rapport avec alpha.
- Des fois il faut chercher la lumière d'une autre façon, répondit Perrine, nullement gênée. Puis c'était l'autre grande folle qui était en rut.
Marc préféra se resservir à boire plutôt que de commenter.
L’anglais prit son verre et le tendit aussi à Marc. Je vais goûter aussi s’il vous plait , il avait un doute sur le fait qu’il puisse aimer ce genre de boisson, mais bon, il était bien trop curieux et cela l’intriguait. Il releva les yeux vers Perrine, avec un rictus charmant, qui pouvait dire : mais bien sûr.
Il but une gorgée de la fameuse bière et retenu une grimace. Certes, elle avait un goût fruité mais une amertume dû à la bière désagréable à ses papilles. Il se rendit compte, qu’il était toujours autant surexcité et qu’il luttait pour ne pas prononcer n’importe quoi ni faire n’importe quoi. Une foule de phrase lui venait en tête, mais il préféra souder ces deux lèvres de peur de dire une connerie.
Perrine reprit un verre elle aussi.
- J'aime assez, vous en pensez quoi ?
- Ca vaut pas une bonne bière anglaise hein monsieur le baron ?!
- Ce n’est pas à mon goût, répliquait-il poliment avant de jauger Marc, qui décidément avait adopté son titre. Les bières anglaises ne sont pas très bonnes, de toutes manières les anglais ne sont pas vraiment réputé pour leurs produits alimentaires au contraire des espagnols hein senior Herra ?
- Ah ça ! Une bonne despé, c'est toujours meilleur que ça ! Répliqua-t-il avec un air de nostalgie.
- Un bon vin rouge, laissa échapper dans un soupir une Perrine ailleurs, probablement en France.
L’anglais mit sa main devant sa bouche, pouffant légèrement en voyant ses deux interlocuteurs s’échapper dans leurs pays natals. Il aurait bien flâné avec eux, disant qu’un bon bourbon serait le bienvenu. Mais il préféra les observer, avant de chercher dans la foule d’Athosien, une jolie sirène vêtue d’une robe rouge. Elle en mettait du temps, pour se « rafraichir ». Il l’aperçut, tranchant la foule, habillée de sa robe printanière aux motifs hypnotiques. Ça faisait bien quinze à vingt minutes qu’elle était partie. Elle semblait essoufflée et son teint était rosie, comme-ci elle avait couru. Et c’était bel et bien le cas puisqu’elle était passée par chez June pour déposer le paquet qu’elle avait acheté rapidement et pour changer de robe. Elle avait enfilé celle avec laquelle elle était arrivée sur le continent. Elle se plaça en bout de table, avec un sourire :

- Désolé pour l’attente, je suis passée rapidement voir June, je pense que je serai plus à l’aise dans cette robe que dans l’autre pour le reste de la journée.
- Pas de soucis, j’avais prévenu que vous alliez revenir, déclara Perrine, contente d’avoir permis à la jeune femme de mettre ses plans à exécution.
- Merci Perrine. Vous souhaitez que nous y allions, ou vous voulez un dessert ?
Alexander suivit les mouvements de sa comparse, qui avait changer de robe, il l’accueillit avec un petit sourire déçu mais une lueur de taquinerie dans les yeux. « Dommage. Tu la remettras ce soir, » dit-il d’un ton mystérieux. Erin lui fit un sourire.
- Si tu le souhaites, avec plaisir.
- Pour ma part ça va, répondit Herra.
- J’ai bien mangé aussi, et je pense que je vais aller taper dans des pâtisseries en guise de dessert, lança Perrine à son tour.

Alexander confirma, non sans avoir fait un sourire ravi à la consultante, qu’il ne prenait pas de dessert lui non plus. Les convives se levèrent. Erin remercia Marc et Perrine, ces derniers sentant qu’ils étaient temps de se séparer. Après tout, ils étaient venus à la base pour trouver un cadeau pour la scientifique spécialisée dans les cailloux d’Atlantis, quand à Erin et Alexander, ils étaient venus pour passer du temps ensemble. Naturellement, les quatre jeunes gens se dirent au revoir devant l’échoppe où ils avaient mangé. Le technicien et l’ingénieur s’éloignèrent après un échange de poignée de main et de bises, disparaissant derrière des étals. Ils étaient coincés sur le continent jusqu’au lendemain, tout comme les deux administratifs.

Ils se dirigèrent d’une façon nonchalante vers les allées qu’ils n’avaient pas encore visitées, conformément au programme établi par l’anglais en début de matinée, quand ils étaient arrivés sur le continent. Erin réfléchissait au pari, et tout en faisant cela, elle demanda à son ami :
- Alors, est-ce que ça va mieux après avoir mangé ?
Elle s’enquerrait de l’état de son ami, un peu dopé par la boisson athosienne qu’il avait ingurgité chez June avant d’aller manger. Il semblait encore joyeux, même si elle voyait qu’il faisait des efforts pour se contenir.
- Non pas vraiment.
Pour sa part, Erin avait l’œil étincelant, certainement à cause de la bière qu’elle avait bue. Elle ne tenait pas bien l’alcool, mais d’un autre côté, elle ne s’était autorisée qu’un verre avant de passer à l’eau. Puis elle avait bien mangé, si bien que les effets étaient vraiment amoindries. Elle était donc en totale contrôle de son corps et de son esprit, et non sujette aux affres de la désinhibition alcoolique. Suite à sa réponse laconique, elle hocha de la tête. Elle ne le relança pas, le laissant faire ses efforts pour ne pas divaguer, seulement il lui mit un coup d’épaule, histoire de l’embêter.

- Monsieur le baron Hoffman, ce ne sont pas des manières ! dit-elle d'un ton indigné et outré. Elle aurait pu être actrice dans une autre vie.
Il lui fit un sourire innocent en haussant des épaules, avant de déclarer : Que vous êtes maladroite mademoiselle Steele.
- Ah parce que c’est de ma faute en plus ? Goujat, fit-elle en lui mettant une petite claque maniérée du plat de la main sur l’épaule. Elle employait un registre soutenu pour rester dans le thème de la baronnie.
- Bien sûr, vous n’avez qu’à faire attention où vos pieds vous portent. Il retenu un rire. Il fit mine de se rapprocher d’elle discrètement pour qu’elle le percute. Non mais voyons mademoiselle, vous êtes complétement pompette ! Il ne savait pas trop pourquoi il venait de se lancer dans cette affaire… enfin bon, il était plus spontané et cela commençait à lui faire peur, il serait bien capable de la pousser dans la foule sans réfléchir, il en voulu à June et ses remèdes de grand-mère à la noix.
Erin se mit à rire. Il était déchainé. Manifestement, les effets de la boisson de l’athosienne semblaient être pour le moins actif. Avec Perrine et ses réflexions graveleuses, ils étaient passés pas loin de l’incident diplomatique, elle en était certaine.
- Lequel de nous deux est complètement pompette ! Vous ne marchez même pas droit.
Elle fit comme lui, se plaçant sur sa trajectoire pour qu’il lui rentre dedans à son tour. Le truc avait Erin, c’était qu’elle n’était pas difficile à se lancer dans un trip quel qu’il soit, pour peu qu’elle appréciât la personne.

Au lieu de calmer le jeu, la consultante rentrait pleinement dedans, renforçant le côté comique de cette situation. Il ria aussi, ayant de toute manière du mal à se contenir pleinement. Il lui rentra dedans, sans chercher à l’éviter. Mon état de sobriété n’a rien à avoir là-dedans, j’ai dû chausser deux paires gauches ce matin. Je ne m’adonne pas à du poltronage madame moi ! Et bim, quand elle se mit devant lui une seconde fois, il la poussa un peu, pour qu’elle frôle une étale. Excusez là, mademoiselle, elle a abusé un peu sur votre boisson locale, rajouta l’anglais dans un éblouissant sourire à la vendeuse qui rougis un peu.
Erin s’excusa auprès de la vendeuse, car elle avait failli percuter son étale en couinant quand il l’avait poussé un peu plus fort. Elle n’était pas certaine de vouloir recommencer, de peur qu’il ne se maitrise pas. « Deux paires gauches ? C’est vraiment l’excuse la plus pitoyable que j’eusse entendu ici-bas. » Elle lui fit une moue boudeuse : « Et ne racontez pas à tout le monde que je suis ronde comme une queue de pelle, voulez-vous. Ce n’est pas galant. » Elle fit quelques mètres devant histoire de marquer qu’elle boudait.
Il y était allé un peu fort… il s’en rendit compte un peu trop tard regrettant son choix. Erin était une bonne comédienne et sous le coup du questionnement il la vit s’éloigner. Boudait-elle vraiment ? Il fut un peu déconcerté, par lui-même et ses actions. Il la rejoignit, la regardant. Il serait bien dommage de parler de vos callipyges de cette façon, une phrase à double sens, assez tordu pour rebondir sur une expression assez familière qu’est rond de pelle. Vous ai-je autant froissé gente demoiselle ?
Elle fit exprès de ne pas le regarder, laissant ses yeux s’épancher dans le lointain. D’une façon exagérée, elle se tamponna les yeux en baissant son nez, comme-ci elle essuyait des larmes. Très, il va falloir vous faire pardonner désormais.

Autant il pensait qu’elle se fichait de lui, comme le fait si souvent, mais sa gestuelle disait le contraire. Il eut un moment de suspicion envers cette Erin, soudainement boudeuse et qui se vexe pour un rien. S’il avait apporté un quelconque crédit à Perrine et son sous-entendu sur la mauvaise semaine pour la belle brune, il se serait surement dit « oui bah elle a ses humeurs… » mais là… enfin il ignorait si elle était indisposé, où non remarquez, et cela ne le regardait pas vraiment. Alors, soit elle se fichait bien de sa tête, en jubilant comme il se doit, soit c’est vrai… il lui fit une petite moue navrée, se basant donc sur la gestuelle de la demoiselle. Il se décala un peu pour voir si elle avait versé une larme.
- Et que serait-ce votre exigence ? Il était soudainement bien plus calme
Il pouvait voir qu’elle n’avait pas versé une larme, et quand elle vit sa tête navrée, elle se mit à rire subitement, tout en le poussant au niveau de la jointure entre l’épaule, la clavicule, et son pectoral.
- Je ne sais pas, à vous de trouver, Monsieur le baron.
Il leva les yeux au ciel en pouffant un peu. Non mais qu’elle comédienne. Il se laissa pousser gentiment. Je vais vous faire goûter la fraîcheur marine, répliquât-il d’un œil pétillant.
- J'ai hâte de voir ça alors, répondit-elle en se calmant un peu.
- De toute manière vous avez de quoi vous changez maintenant.
- Effectivement... Mais ôtez-moi d'un doute, vous ne comptez quand même pas me mouiller ?
- Je prends grand soit de l’hydrations de vos écailles. Il lui fit un sourire innocent.
- Nous n'approcherons pas de l'eau, décréta-t-elle en croisant les bras.
Il lui lança un petit regard espiègle. Pourquoi donc ? vous avez peur de friser ?
- Entre autre chose, oui,e en lui lançant un petit regard en coin.
- Et quelle est l’autre chose je vous prie ?
- Elle est sûrement très froide ! Et Erin détestait l'eau froide, comme il avait pu le constater en l'arrosant par-dessus la paroi des douches du site Alpha.
- Il fait suffisamment chaud pour que l’eau des côtes soit douce pour vos petits pieds délicats. La température est tempérée sur le continent, sauf aux endroits caniculaires. L’eau devait avoisiner les 22 degrés tout au plus avec l’été indien.
- Nous verrons sur place alors, mais je ne veux pas que vous me poussiez dans l'eau. Elle restait joueuse, même si sur ce coup-là, elle ne le sentait pas vraiment. L'eau devait quand même être assez bonne au regard des températures extérieures.
- Mais votre envie n’a pas d’importance sur ce coup-ci. Ce n’est pas pour vous remercier de jouer la comédie que je vous ferai découvrir les ondes. Il lui fit une petite mimique en retroussant le nez. Mais oui, nous verrons donc.
- C'est pour quoi alors ? demanda-t-elle avec des yeux de biches.
- À votre avis … Dit-il d’un air tout aussi mystérieux. Il n’allait pas se faire avoir par les yeux d’Erin
- Mon avis compte si peu, crus-je comprendre, répondit-elle d'un ton désinvolte.
Il leva les yeux au ciel en la poussant un peu de l’épaule. Vous comprenez bien ce qui vous plait.
Elle se laissa pousser, sans rien dire. [color=firebrick]C'est possible.[color=#FF9933]fit un sourire. Boudeuse.
- J'assume, répondit-elle avant de lui tirer la langue.


Ils marchaient dans un silence qui n’était pas gênant, du moins pour Erin, qui appréciait cet instant de « calme » relatif. Perrine et Marc étaient de vraies pipelettes. Et puis, quand les deux administratifs s’y mettaient, ça décoiffait assez. Des temps de pauses s’imposaient. C’était agréable de pouvoir marcher sans être obligé de meubler continuellement. Certaines personnes étaient incapables de ça. Il fallait qu’elles bavassent tout le temps. La journée faisait qu’elle commençait à fatiguer quelque peu. Elle ne savait pas trop où ils allaient dormir, mais avec cette petite journée digne d’un printemps, elle se voyait déjà sur la plage autour d’un feu, passant là une nuit paisible. Mais bon, cela semblait idyllique comme ça, mais une fois le soleil couché, il allait certainement faire plus froid.

Au détour d’une allée, un petit rassemblement bouchait momentanément leur progression. Un trou dans les badauds rassemblés permit de voir ce qu’il se passait. Au centre du cercle, se tenait des jouteurs sur une poutre située à quinze centimètres du sol. Ils avaient des boudins en toile, sortes de traversin un peu plus épais, et il se tapaient dessus pour se faire tomber dans ce qui ressemblait à de la boue. Erin se retourna vers Alexander.
- Et bien, comme gage pour ton pari perdu, c’est parfait !
Elle jubilait comme une enfant. Elle le considéra un instant, avant de lui demander quand même, sur un ton plus sérieux :
- Enfin, si tu le sens…
Après tout, il avait une vilaine balafre sur le flanc, et il ne s’agissait pas de se refaire mal en jouant stupidement. Les athosiens crièrent quand l’un des combattants échoua dans la boue, la tête la première. Des pièces circulèrent, signe de pari évident.

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Alexander Hoffman
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MessageSujet: Re: Les Sorciers pourpres en vadrouille Mer 26 Oct - 20:32
Les Sorciers pourpres en vadrouilles


La boisson de June avait certes des effets fortifiants, puisqu'il ne se sentait plus dans une nébuleuse de brouillard où l'envie de dormir trônait… mais elle avait un effet qui aurait été bon de connaître avant, le voilà dans une surexcitation assez palpable et le temps n'arrangerait rien à cet état. Pour le moment, il arrivait à se contrôler, même si son regard pétillait d'une désinhibition nouvelle. Il se questionnait sur le futur de cette journée, s'il en devient encore plus « foufou ».

Déjà que de base, il avait tendance à se « lâcher » en présence de son amie, alors avec ça dans le corps… il craignait être plus enjoué qu'à l'accoutume et donc un tantinet plus intenable. Il l'avait senti, quand elle lui avait proposée de soulever sa robe en pleine rue, pour voir sa pompe à insuline. Il avait été tenté de le faire, pour l'embêter et la provoquer, n'allant jamais jusqu'à la retirer complètement, sans penser aux conséquences. Mais la bonne conscience l'avait rappelé à l'ordre, mettant le doigt, sur le fait que cela aurait dégénérer que trop vite et qu'il était tout bonnement incapable de le faire. C'est bien beau de le penser, mais le faire c'est toute autre chose. Il avait donc choisi de perdre, cela était logique venant de lui, voir fortement prévisible et la consultante avait très bien réussit son bluff. Et même seul avec elle, cloîtré quelque part sans personne, le résultant aurait été identique. Enfin, il aima se persuader de ce fait. Il n'était plus sûr de rien avec cette maudite agitation.

Enfin bon, il espéra qu'après avoir mangé les effets euphoriques de la boisson, se dissiperaient. Il n'aimait pas perdre le contrôle de son corps. N'appréciant qu'à moitié les petits pétillements dans sa tête, qui l'incitait à ne plus être conventionnel. De par sa personnalité profonde, il se connaissait suffisamment pour avoir conscience de ce côté fou et joueur qui pouvait très vite prendre une grande ampleur avec un ou une partenaire de jeu qui tienne la route… et il en avait trouvé une sur Atlantis… avec Erin, il avait de quoi stimuler ce côté caché à autrui… et il ne désirait pas, que cela soit gâché à cause d'une spontanéité qui le ferait faire n'importe quoi, surtout en présence de ses deux subalternes.

Enfin bon …Le quatuor Atlantes arrivèrent vers cette auberge, qui se révéla être une très bonne adresse, sauf peut-être pour son choix d'alcool que trop limité au goût de l’homme. L'anglais n'était pas un grand fan de bière et même aromatisée, cela lui laissait un goût âpre sur la langue. Il resta donc à l'eau, de toute manière, il n'était peut-être pas prudent de s'alcooliser avec la boisson de June dans les veines, cela pouvait donner un sacré cocktail.

Le repas, fut ponctué des flasques de Perrine et de Marc. Finalement, leurs compagnies, aussi lourdes et graveleuses qu'elle pouvait être, était plutôt bonne et l'anglais se surpris à apprécier grandement ce moment. Les deux techniciens, étaient agréables et décidément assez adorables dans leurs actions réalisés juste avant. Malgré l'insistance de Perrine sur la notion de couple, son langage de charcutier mal baisé, rejoins par un Marc un peu illuminé et bien souvent à côté de la plaque…leurs échanges furent amusant et sans cette connotation exotique, il faut avouer que cela aurait manqué, même s’il était certain de ne pas s’ennuyer en tête à tête avec la belle brune. Il y avait du bon, de les rencontrer autrement que dans le cadre du travail et peut-être que le temps, leurs permettrons de devenir plus proche. Enfin bon, cette perceptive ne dérangea nullement l'anglais, qui apprécia les deux personnalités, malgré que la petite ingénieure l'eût fortement agacée dans le passé. Faut dire, que la présence d'un certain Allemand, n'ayant pas amélioré les choses. Et en y réfléchissant, même sur alpha, il avait commencé à les estimer davantage.

À la fin du plat, Erin se leva peut-être un peu trop brusquement, ce qui alarma l'anglais qui, immédiatement, la suivie, pour lui demander si elle se sentait bien. Le repas, avait-été peut-être un peu trop riche ? Ou un autre problème ? Ce fut Perrine, qui indiqua qu'elles se rendaient entre filles aux toilettes… il n'avait jamais compris, pourquoi les femmes, avaient besoin d'y aller à deux dans ce genre d'endroit. Pour discuter tranquillement loin des hommes ? Mais que pouvait bien raconter Erin à Perrine ? Sûrement rien de bien intime pour être voilé à ces oreilles… enfin bon qu'importe c'est une donnée qui échappait et échapperait sûrement toujours à l'homme. Il se rassit donc, suivant de son regard les mouvements d'Erin dans la foule. Non, pas pour vigiler si en effet, elle se rendait au petit coin… oulà, non… Il était bien content qu'elle ait gardé la belle robe rouge, celle-ci lui allait à merveille. Pour ne pas dire qu'elle avait été cousue pour sa personne. Il était bien difficile, de ne pas la remarquer, plusieurs individus, se retournaient sous ces pas, constatant comme lui, qu'elle était agréable à contempler. De base Erin était une très belle femme, il s'adonnait souvent à l'observer, mais cela était dans son caractère de toiser les autres et de ne louper aucune miette des expressions de leur visage ou de leur corps. Là, il n'était pas vraiment dans ce genre d'observation, pour parler vulgairement, on pourrait simplifier en proclamant qu'il la « mâtait », hors ce fait est un brin trop familier pour définir son action. Nous dirons, qu'il appréciait grandement la beauté qui s'émanait de son amie vêtue ainsi.

Elle disparut de son champ de vision et il se concentra sur des échanges très banaux avec Herra. Parlant du soleil et d'autres avancées pour le site alpha. Perrine, les interrompu rapidement, leur donnant une information, qui n'était pas du tout nécessaire de communiquer. Bêtement, l'anglais se demanda (et si ce fait fut véritable, sait-on jamais, Erin aurait pu inventer cette excuse, pour éloigner l'ingénieure pendant qu'elle vérifiait le fonctionnement de sa pompe par exemple), si elle avait pris suffisamment de protection hygiénique, pour le week-end, comme ils étaient cantonnés ici, jusqu'au lendemain … car là, il ne pourrait pas faire grand-chose pour l'aider, si elle tombait en « panne ».

Alors, qu'il commençait à se questionner sur le temps qu'elle mettait pour se rafraîchir, il la vit réapparaître, ignorant qu'elle était partie lui trouver un présent. Elle semblait avoir courue… il garda pour lui cette constations. Il fut déçu de ne pas la revoir dans la robe carmin. Et il ne manqua pas de formuler cette pensée à voix haute, se mortifiant de l'avoir prononcé. En tout cas, il ne faillirait pour lui rappeler de se changer, pour danser. Il était certain, que les pans de la robe, donnerait un effet artistique, quand il la ferait tourner. Cela devait être une déformation de son côté artiste, car il était focalisé plus sur l'esthétique d'un mouvement, la beauté du geste diront nous, que sur un autre penchant.

En tout cas, les joyeux lurons, se quittèrent pour se séparer après quelques bises et poignée de main chaleureuses. L'anglais ne serait pas surpris de les revoir au détour de la journée. Ils étaient à nouveaux tous les deux et le Britannique se rendit compte, qu'au lieu d'être apaisé par le repas, il avait dû lutter sans cesse, pour calmer son excitation croissante. Il n'avait pas été très loquace, pour éviter une catastrophe qu'il aurait regrettée par la suite. En toute sympathie, Erin, lui demanda son état… il lui offrit une réponse bien laconique qui aurait dû mettre fin à cette discussion. Il cherchait de quoi le calmer, mais il fit un mouvement qui déclencha les premières hostilités entre eux. Il aimait bien l'embêter (voir même un peu trop) et cela pris de l'ampleur comme à chaque fois, au point qu'elle frôla une étale et il eut grand mal à se contenir dans ses propos. La petite comédie de la jeune femme, eut le don d'apaiser le chef de projet, qui ne sut pas vraiment si ce fut du lard ou du cochon… en tout cas pour la punir, il lui promit de lui faire goûter les ondes marines. Sans qu'elle, le sache, Erin, avait bien fait de faire sa petite diva, puisqu'il avait senti qu'il était en train de glisser dans une surenchère qui n'aurait pas forcément donné que du bon.

Le silence qui suivit lui fit du bien, puisque l'évocation de l'eau, avec la plage en face d'eux, lui donna une envie complètement délurée… il se serait bien jeté dans la mer, avec masque, tubas, détendeur et bouteille, pour découvrir les fonds marins de cet endroit… il adorait la plongée, comme l'équitation, le squash etc… en tout cas, il se perdit dans la plongée sous-marine, imaginant des poissons imaginaires… avait-il des requins ? Ils les adoraient, certains rêvaient de barboter avec les dauphins et lui se fut avec les squales (le goût du danger ?)… il avait pu réaliser une part de ce fantasme en plongeant en Corse, au milieu de la réserve avec des requins pointes noirs rencontré au hasard. Mais là, où il avait eu le grand frisson, fut le bon cadeau, que lui avait offert ses employés de la Falcon, pour son pot de départ sur Atlantis, l'emmenant en Australie pour une plongée encadrée au milieu des squales de ce pays fantastiquement dangereux (à croire que toute la faune veut vous tuer !) … requins marteaux, petites pointes noires et autres requins tigres furent une expérience qui marqua l'anglais et qui referait sans hésiter. L'adrénaline, la perception de n'être pas grand-chose et cette sensation d'apesanteur avait été juste magique. Ce souvenir, tranquillisa un peu le corps déjà bien euphorique du jeune homme. Il s'imposait cette nostalgie, pour ne pas déraper.

Hors, il ne fallait pas grand-chose pour réenclencher la machine infernale. Et cette stimulation, venue d'un petit attroupement d'Athosiens, qui observaient deux combattants, qui joutaient sur une poudre au-dessus de la boue. L'anglais, les observa, surtout le vainqueur, un jeune homme brun à la longue chevelure qui semblait musculeux sans pour autant être grand. Dans un sens, les Athosiens ne font pas partis des peuples dits « immenses ». Il eut bien envie d'essayer et s'il ne se mettait pas des rênes mentales, il aurait été le prochain sur la liste. Il maudissait la boisson de June, il avait vraiment envie de faire tout et n'importe quoi, tant que ça lui passait par la tête. Hors, son vœu de jouter avec les autochtones, était en voie de réalisation, car Erin lui proposa cela comme pari. Il eut un petit rictus contraint, pour ne pas afficher qu'il était que trop ravi. Il allait lui répondre immédiatement, mais avant ça, il souleva légèrement son Pull, pour vérifier l'état de sa blessure de « guerre ». Elle tiendrait, le sang avait coagulé et commençait à se solidifier pour former une croûte future. Et surtout il ne sentait rien, même pas de brûlure…Bon pas besoin de point finalement, Erin avait été une bonne infirmière. Il releva la tête vers elle, l'œil pétillant… voilà, il était à nouveau intenable… il espérait secrètement, que cela le fatiguerait suffisamment pour amoindrir les effets de la boisson, car il commençait à en avoir marre de se contrôler à chaque respiration.

« Avoue que tu aimes quand je me bats » dit-il d’un ton jovial et emplis de malice.
« Je n'irai pas jusque-là, je vois plus le côté ridicule lié à la boue », répliqua-t-elle avec malice. Faut dire que la menace de la boue avait un côté parfaitement ridicule pour le perdant. D’habitude se sont les filles qui se roulent dans la boue…
« Je devrais arrêter de m’habiller quand je sors en ta compagnie… » Il roula des yeux fortement amusé, devinant qu’il allait encore finir en mauvaise posture.
« Ne fais pas de propositions indécentes, veux-tu », répondit-elle taquine.
« Sinon quoi ? » Continua-t-il sans vergogne, la cherchant.
« Sinon je vais te prendre au mot. » Elle conservait son ton malicieux
Il ricana, retenant une phrase qui aurait été très provocante, il devait se taire, car sinon ça allait partir dans un autre domaine. Il était bien trop surexcité pour être tenable, alors il préféra ne pas trop se « mouiller » sur ce sujet.
« Et si je gagne j’obtiens quoi ? » quitte à faire ce genre d’action, autant y gagné quelque chose de la part de son amie. Celle-ci semblait réfléchir à une récompense pour l’heureux vainqueur. « Toute mon admiration ? »
« Mouia, tu n’as pas autre chose de plus concret ? Quitte à risquer mon velours autant que ça soit pour quelque chose de plus stimulant » c’est lui qui avait perdu, mais bon, cela ne coûtait rien d’essayer après tout. Il en devenait gourmand.
« C'est qu'il quémande en plus ! » Il lui fit un petit sourire, bien sûre qu’il quémande, il n’allait pas passer à côté de ça ! Elle lui fit un sourire en retour, avant de se tourner vers lui. « Un souhait ? »
« Tu entends quoi par souhait ? Je te demande n’importe quoi et tu le réalises ? »
Elle lui fit un sourire mystérieux. « Oui s'il est raisonnable. » Elle était quand-même sacrément joueuse, pour son plus grand bonheur, une foule d’idée lui venu en tête. Enfin, il y repensera quand il aura les idées plus claires.
« Bien. On définira le mot raisonnable plus tard ». Hors de question de se faire avoir une seconde fois sur le terme du contrat. Il enleva sa sacoche pour lui tendre avant de s’enquérir du revers de la médaille. « Par contre si je perds ? »
« Tu devras te changer », dit-elle en rigolant. Elle le poussa pour qu'il avance. « Allez, arrête de gagner du temps, zou ! »
« Je m’informe de toute les conditions, ma chère » dit-il en rigolant en retroussant les manches de son pull. Il faisait plutôt bon et il avait chaud avec celui-ci.

Ainsi, il s’avança comme futur adversaire quand le jeune homme brun, demanda à la foule d’un air triomphant « Qui est suffisant courageux pour m’affronter ? ». Tu ferras moins le malin quand tu auras goûté à la boue tiens... ne put s’empêcher de pensé le l’homme. L’anglais répliqua et l’Athosien, fut ravi et lui envoya une sorte de bouée qui allait servir de bâton de combat. « Ah nous avons enfin du sang neuf ! Un Atlantes ! Militaire je suppose ? ». L’anglais eut un petit rictus amusé. « Non pas vraiment » L’Athosien semblait d’autant plus ravi de cette affirmation « Encore mieux ! Je me nomme Tarin ! »
Les présentations se firent en bonne et due forme, Alexander fut renommé en « Hoff », car apparemment son patronyme était trop compliqué. Tarin, lui expliqua les règles, qui étaient plutôt simples : pas de coups dans les parties intimes, ni à la tête et aux blessures récentes. Celui-ci avoua sans aucune gêne qu'il avait fait une mauvaise chute à cheval et qu'il avait l'épaule droite encore douloureuse. L'administratif se questionna, sur le fait qu'il devait ou non lui avouer sa propre lésion… peut-être que certains membres de la foule avaient vu son intervention avec Pète ? … enfin bon, il serait dommage de perdre bêtement à cause de sa meurtrissure à la hanche. Il choisit d'être transparent, indiquant sa propre plaie et la joute commença. Comme pour le combat avec le pilote, l'anglais, essaya d'évaluer ces chances de réussite, après tout il avait un souhait à remporter, à moins que part fierté, il ne voulait pas se retrouver le nez dans la boue ? Voulait-il épater la galerie et surtout Erin ? Ce n'était pas vraiment son genre de vouloir rouler des mécaniques, même pour plaire à une demoiselle. Même s'il serait bien content de vaincre son adversaire de toute manière, quand on se met dans ce genre de situation, c'est bien pour gagner sinon cela ne sert à rien. Et puis, il avait une récompense à remporter !

Enfin bon, la joute fut riche en émotion, car les deux hommes se valaient et même s'ils n'étaient pas baraqués comme des ours, ils utilisaient des techniques proches. Plusieurs fois, Tarin ou même Alexander se retrouvait dans un équilibre précaire, mais ils réussissaient toujours à remettre les deux pieds sur la planche sans choir dans la boue. Donnant un peu de spectacles d’équilibristes aux spectateurs qui saluaient les artistes. Mais cela ne pouvait pas durer longtemps… Alexander pris le dessus, par un petit coup habile, combinant, un choc sur la hanche et un sur le genou qui déséquilibraient Tarin, qui allait se retrouver le cul dans la bourbe. Mais celui, avant de tomber, décida d’entraîner avec lui l'anglais, en lui happant les jambes, de la sorte de bouée rigide. Alexander ne réussit pas cette fois l’exploit, de se redresser et rejoignit Tarin, sous les éclats de la foule et des deux combattants.

Tarin, bon joueur attrapa l'administratif enroulant son coude sur son cou et lui frotta énergiquement la tête. Bon, un geste d'affection qui pouvait être très bien interprété par n'importe qui, marquant d'une complicité nouvelle et simple… hors l'anglais, n'étant pas du tout contact, ressentant des picotements de gêne, pourtant il se laissa faire, la boisson avait inhibée un geste de refus. Il riant avec son nouveau « copain », avant de se relever de la boue et de tracter Tarin, qui glissait. Alexander, profita de s'être relevé pour regarder son état… ses affaires étaient sacrément dégelasse, il ne savait pas vraiment comment nettoyer tout ça. Il en avait de partout et il en sentait même dans sans caleçon… il se secoua un peu, pour enlever le gros de cette bourbe gluante. En relevant la tête Erin était non loin de lui, il lui sourit d'un air navré.

« Eh bien c’est raté pour le souhait »
« Tu n'as pas gagné, tu n'as pas perdu ». Elle était ravie comme tout. « Je te l'offre quand même, parce que tu as été vaillant ».
« Merci gente demoiselle » fit il en lui faisant une petite révérence de chevalier, bien contant de quand même remporter ce « gage ».
« Je vais sûrement le regretter, mais bon, » dit-elle en lui faisant un sourire.
« Je serais très gentil » dit-il avec un clin d’œil. Il ne comptait pas vraiment lui demander quelques choses d’embarrassant. En tout cas, ça méritait réflexion, quand il sera plus calme. En parlant de ça, il remarqua qu’il se sentait moins délurer… les effets étaient en train de retombés pour son plus grand bonheur.
« Je n'en doute pas un seul instant ». Elle lui rendit son clin d'œil. « Tu es trop mignon ». L’anglais ricana un peut, il n’aurait pas vraiment dit qu’il était mignon, mais soit « Même avec de la boue ? Eh bien »
« Surtout avec de la boue ! » Il se mit à rire, quel sexe symbole !
« La touche so sex ! »
« C'est ça, tu vas affoler toutes les minettes encore ». Elle pouffa elle aussi. Il fit un mouvement de main griffue imitant un tigre qui rugit « Graou »
« Le vilain matou qui est tout crotté ! »
« Fait gaffe, il pourrait venir se frotter contre tes belles jambes » dit-il air taquin, il s’approcha d’elle pour la provoquer un peu. « Non non ce n'est pas bien, » dit-elle en s'éloignant un peu, entraina quelques rire de la part de l’anglais. Encore une fois, cela risquait de finir en un partage de saleté. Il n’eut pas le temps de lui répondre où de faire un geste en direction d’Erin, pour l’asticoter qu’il fut une nouvelle fois chopé par tarin par les épaules !
« Hey mon ami ! Vient donc te débarbouiller ! Avant d’effrayer tout le quartier ! » Dit l’homme à la voix enrailler. Il est impressionnant que ce peuple ce lie aussi facilement d’amitié…à croire qu’il suffisait de combattre avec eux ou d’acheter des fringues ! « Euh d’accord … mais je ne veux pas vous gênez » enfin cela arrangeait bien l’anglais, de pouvoir profité d’une véritable « douche ».
« Pas de vous ok ? Je n’ai pas une tête d’Atlante moi ! Ça ne me dérange pas ! Le ranch de ma femme n’est pas loin du marché ! Et puis je te dois bien ça, je t’ai fais un mauvais coup en te volant ta victoire »
« Oh ce n’est rien, j’ai quand même eu ma récompense » répliqua l’anglais avec un petit rictus en direction d’Erin. L’Athosien, ricana et fit un geste amical à Erin, pour qu’elle vienne vers eux. « Et comment te nomme tu, jolie demoiselle ? » quand il eut la réponse, il hocha la tête, entraînant le chef de projet dans des petites allées du souk, pour en sortir vers la grande plaine qui bordait la plage. L'homme était très bavard et surtout curieux envers ses deux nouveaux compatriotes. Pourtant, malgré sa rudesse dans ses propos, il était gentil et jovial (il avait lâché Alexander). Ainsi, ils purent apprendre, qu'il était un sellier bouvier et sa femme une éleveuse de chevaux avec sa sœur jumelle, qui vivaient avec eux depuis que son mari avait été tué par un Wraiths, qu'il avait 3 enfants (14,15 et 6 ans) et sa belle-sœur la même chose avec des jumeaux de 6 ans. Bref une charmante petite famille.

Au bout de 10 minutes, en marchant vers la plage, ils virent une grande bâtisse, avec des chevaux qui broutaient paisiblement autour de celle-ci, libre sans barrières. Immédiatement Alexander, eu un vif intérêt sur les équidés questionnant Tarin, sur leurs fonctions, leurs manières d’être monté et autre interrogation qui trahissait la passion de l’homme pour cette pratique. Les équidés servaient autant pour les tâches agricoles que pour le travail du bétail, qui pâturait plus loin dans les terres. En s’approchant de la maison, Alexander, ralentis le pas, pour observer un des animaux, un bel étalon à la robe doré. Il se serait bien approché plus, pour le caresser, mais son état crasseux l’empêchait… par contre ses prunelles bleues restèrent accroché sur la robe si particulière de l’étalon (qui ressemble à ça : Dada)… celui-ci lui évoquait la race frison de la terre… mais l’équidé toisait les 1m90 et semblait plus large et plus puissant que les chevaux standards de la planète bleue… il finit par lâcher une exclamation en contemplant la carnation du pelage de l’animal.
« Mais il est champagne ce cheval ! » Il avait plus parlé pour lui que pour la cantonade. Cela attira l’attention de l’Athosien.
« Champagne ? » Alexander se sentie un peu bête de devoir se justifier.
« Le nom de la robe de votre étalon. C’est une robe plutôt rare sur notre planète »
« Ah vous avez aussi des chevaux ? » L’anglais hocha la tête « Ah nous on nomme ça or sombre ». Le britannique, parla un peu de la signification du pourquoi, cette robe s’appelait comme les nuance d’un vin pétillant assez prestigieux et réserver pour les fêtes. Tarin, commençait à parler de génétique, avec les croisements, Alexander n’était pas un pro dans ce domaine et ne put donner que de maigres informations à l’homme, qui pourtant semblait ravi. L’anglais constata que l’élevage d’équidé n’était pas aussi pointu que chez les terriens, mais rien de bien étonnant.

Les deux administratifs pénètrent dans la maison en bois, au style très cow-boy. Une selle en réalisation traînait sur une grande table en bois massif, plusieurs équipements en cuirs étaient accrochés au mur et le salon assez vaste était orné de très peu d'élément, mais le seul mobilier qui y résidait était en bois, sans aucun vernis, brut. Tarin, alla au fond de la pièce, pour s'occuper de la salle d'eau, qui était surélevée « Restez là, je vais m'occuper des bains ». Un escalier en bois suspendus permettait l'accès à un étage et derrière celui-ci, une sorte de cuisine rudimentaire avec une vue sur les box des chevaux. Alexander, resta sur place, après avoir essuyé ses chaussures pour éviter de salir la résidence (Tarin n'avait eu rien à faire et des traces de boue suivaient ces mouvements sur le sol). Alexander sentit le regard de son amie sur lui :
« Tu verras c'est bon pour la peau. » Elle était taquine, bien entendu. Il ricana, puis s'approcha d'elle, avec sa main, pleine de boue, vers son joli petit visage, puisque si c'est bon, autant qu'elle en profite aussi : « Tu en veux ? » dit-il d'un ton tout aussi cabotin. Machinalement Erin recula essayant de mettre le plus de mobilier entre elle et lui. Elle avait pressentie la mauvaise blague. « Non, ça ira merci ». Elle commençait à rire nerveusement, ne sachant pas trop s'il allait la tartiner ou pas. Et il en avait bien l'intention, son rire prouvait ses biens mauvaises prétentions. Il leva les bras et les mains, pour imiter une caricature de monstre. Il était décidément bien enfantin sur ce point.
« Haha tu as peur ! » il fit mine de s’approcher d’elle, immédiatement la consultante commençait à fuir et il ne la lâcha pas, finissant par l’acculer dans un coin. La proie prise au piège il déplia son doigt pour lui toucher le bout du nez. Il était partie, pour bien plus, mais finalement, il était plus raisonnable de juste lui faire croire, qu’elle allait avoir un câlin boueux. « Ouiiii » gémit-elle en fermant les yeux par crainte du pire, avant de sentir qu'il s'attaquait juste à son nez ne comptant pas la tartiner, même si ce fut très tenant. Il recula avec un petit soupir lasse « Enfin bon, j’aurais dû me taire, en disant que je devais arrêter de porter des vêtements… cela va m’arriver » dit-il ironiquement pendant que la jeune femme riait à son tour tout en frottant son nez. « Je ne vais pas te laisser te promener cul nu, je vais aller te trouver de quoi t'habiller et promis-je ne prendrai rien de ridicule. »
« Rho tu es adorable »] répliqua-il d’un air pétillant.
« N'est-ce pas ? » Répondit-elle avec un sourire.
« J’ai suffisamment de monnaie dans mon portefeuille » Il lui fit un sourire sincère et bien content qu’elle lui propose de s’enquérir de cette tâche « Merci Ariel ». Elle fit un petit geste de la main désinvolte. « M'oui ». Elle ne comptait manifestement pas utiliser sa monnaie. « Avec plaisir, c'est quand même de ma faute. »
« Tu ne me ruines pas hin » répliqua-il amusé
« C'est toujours risqué de laisser son portefeuille à une femme. » Elle accompagna sa remarque d'un clin d'œil amusé.

Tarin arriva à ce moment-là, hélant l'anglais pour qu'il vienne. Ils disparurent dans l'entrebâillement de la porte et il fut sidéré de voir que la pièce était constituée de planches telle une immense terrasse de piscine avec un grand bain au milieu. Il y avait de la vapeur, signe que l'eau était chaude. Plusieurs bassines contenaient de l'eau savonneuse, avec des habits qui trempaient… dont les habits du maître des lieux, puisque celui-ci se déshabillait sans aucune gêne pour mettre sa tenue dans les dites bassines… Alexander ne sentait pas vraiment de se baigner à poil avec un parfait inconnu… ni de se baigner avec quelqu'un d'autre a vrais dire. Il se racla la gorge, sentant le regard intrigué de son compagnon de « boue ».
« Eh bien tu attends quoi ? » face au silence de son compagnon il se mit à rire en rajoutant une couche « Vous êtes trop bizarres les Atlantes ! À croire que vous avez honte d’avoir de petites bites ! » Cela était de la provoque pur et dur pour pousser son hôte à se dévêtir un tant soit peu. Et sur le coup Alexander pouvait remercier, d'avoir encore la tête alourdis par les effets euphoriques, car il fut plus facile à convaincre qu'à l'accoutume. Sous les railleries de son collègue il lui répondit, le bottant en touche, augmentant encore plus le rire francs et sincères de l'Athosien, qui semblait enchanté d'avoir un autre homme en sa compagnie. Apparemment il n'avait que des filles ici. Pauvre garçon, il devait se sentir bien seul quand toutes les dames, étaient dans une période rouge, pensa bêtement l'administratif.

Enfin bon, il se glissa dans l'eau bouillante qui fit rougir sa peau d'albâtre et se frottant énergiquement avec les brosse et savon que lui lançait Tarin, comme un basketteur. Il se prit au jeu et lui rendit la pareille. Décidément l'autre homme, n'était pas plus mature dans sa tête que lui en compagnie d'Erin. Et la curiosité décidément très active de Tarin, ne manqua pas de le questionner sur le nombre de cicatrices qui zébraient le corps musclé de l'anglais. D'ailleurs, Tarin était un moulin à parole et expliqua les siennes, puisque lui aussi avait été marqué par la vie et en l'occurrence par les Wraiths. Une belle marque ressemblant à une fleur fané sur sa poitrine, témoignant qu'il avait été aspiré de quelques années avant qu'on vienne le sauver des griffes des vampires… l'Atlante, se sentait bien mal, de lui expliquer que celle qui traçait la symétrie de son corps (et qui était la plus impressionnante), était dû à une opération au cœur. Enfin bon, il se contenant d'écouter les histoires racontées d'une manière palpitantes par Tarin. Celui-ci, n'obtenant aucunes informations de la part de son homologue masculin sur ses blessures, en fit des conclusions personnelles, imaginant des combats et autres aventures, ce qui allait parfaitement à l'anglais, qui n'avait nullement envie de s'épancher dessus.
Après être propre, l'Athosien, quitta la pièce, lança une sorte de grande serviette blanche à son compatriote et il sortit de la pièce, complètement nu, pour se changer à l'étage n'aillant que faire de la notion de pudeur. Il vit Erin qui rentrait du marché avec les bras chargés des vêtements pour son ami. « Ah tes là ! Il est dedans si tu veux ! » Puis il disparut dans l'escalier.

L'anglais, ne porta aucune importance, au fait que l'homme, se trimbalait nu, c'est chez lui après tout. Il se concentrait plus, sur le fait d'enrouler cette immense serviette autour de sa taille et de laver ses habits dans l'eau en les frottant énergiquement pour retirer la boue qui avait commencé à sécher. Il entendit quelqu'un frapper à la porte en bois. « Oui ? »
« Je t'ai ramené des vêtements. » ah donc elle était déjà rentrée ? Elle avait dû avoir un super spectacle en voyant Tarin dénudé tiens…
« Ah merci…» Son regard se figea sur la porte, ne sachant pas si elle comptait entrer ou non. Bon, elle venait de le voir torse nu juste avant, mais bon, on va éviter de retenter l'exploit une nouvelle fois hein… finalement le salut vient d'elle.
« Je te les laisse devant la porte ». C'était bizarre de discuter de la sorte. Elle avait la sensation de faire très "couple".
« Merci Ariel », il se rinça, les mains, avant de sortir et récupérer les vêtements. Elle lui avait pris une tenue assez similaire à celle qu'il portait : chemise en toile blanche, pantalon et pull dans les teintes bleues marine un peu plus vives que son pull en cachemire. Elle avait même eu la bonne idée de prendre des sous-vêtements (caleçon et chaussettes ébène). Il ne put s'empêcher de penser qu'elle était géniale, avant d'essorer ses habits et enfilés ceux qu'avaient si gentiment acheté Erin. La chemise blanche était au style Athosien avec un lacet en haut qui fermait le col en « V » et surtout elle lui fessait une minie- robe. Elle était moins classieuse que celle qui portait avant, mais cela devait être le maximum qu’elle aurait pu trouver sur le marché niveau élégance, par contre elle le saillait très bien. Il la replia dans son pantalon, avant de sortir, avec le pull sur les épaules. Niveau taille elle avait visée juste. Il avait dans les mains, ses vêtements humides et il avait remis ses chaussures une fois décrottées.

Il se sentait un peu étrange, il bailla machinalement, mettant sa main devant sa bouche. Ah tiens… les effets étaient en trains de disparaître complètement. Une bonne chose tiens. Il était 16h00 et il aurait détesté de ressentir encore une minute de plus l'euphorie d'auparavant. Il s'approcha d'Erin avec un petit rictus, quand Tarin descendu vêtue d'une chemise claire, un pantalon en cuir marron et une sorte de corset homme du même ton. Il fit un grand rictus aux deux administratifs. L’anglais en profita pour l’interroger sur un élément qui le travaillait depuis quelques minutes.
« Tarin, sait-tu où on peut loger pour cette nuit ? » cela, lui semblait encore plus étrange de dire « tu » a quelqu’un. L’Athosien, haussa les épaules. « Bah si vous connaissez quelqu’un dormez chez lui, j’ai une chambre à l’étage pour les amis si tu veux. Sinon, il doit avoir quelques autres chambres, chez certains Athosiens, qui se proposeront à vous, comme un de vos pilotes a eu un accident. Apparemment, il s’est fait défoncer la gueule par un autre Atlante, car il courtisait vulgairement la copine de l’autre. Bref une histoire de cœur encore » Il se gratta la tête avant de répliquer. Alexander ne comptait pas confirmer le fait que Pète avait été « défoncé » ni encore cet étrange rumeur de conter fleurette à une autre. Erin quant à elle n'avait pas plus moufté à cette évocation préférant faire profil bas.
« Sinon, dormir à la belle étoile sur la plage, la saison est encore douce pour se permettre ce genre de petite folie ».
« Et il y a des tentes sur le marché ? »
« Oh pas la peine de t’en acheter une, qui te servira que pour ce soir ! Elles coûtent chères en plus. J’en ai une grande que j’utilise avec Gaty et Galatya, quand on fait une randonnée à cheval, pour récupérer les troupeaux de taureaux ». Les deux prénoms étaient donc ceux des jumelles, l’anglais hocha la tête. « Donc voilà, vous faites comme vous voulez, personnellement je vous propose les deux et ça ne me dérange pas » dit-il à l’attention de l’anglais, avant que celui-ci ne lui sorte ce genre d’excuse.
« Je vais dehors, vous n’avez qu’à m’appeler quand vous aurez choisi. Par contre, faudra acheter des couvertures si vous voulez la tente, car les nôtres sont trop usées pour être prêtables, sinon Galatya va me tuer d’avoir osé proposer ça ».
« Merci Tarin » L'homme ria et sortit suivit d'Erin et d'Alexander. Autant profiter du soleil. L'anglais, laissa passer devant lui sa comparse et lui jeta un petit regard satisfait d'avoir eu une réponse concrète sur leur devenir de ce soir. Erin réfléchissait silencieusement à la solution qui serait la mieux pour eux.

L'anglais étendu ses vêtements sur un présentoir en bois qui servait à attacher les chevaux. Il avait déjà une large préférence pour le camping, qui les laissaient indépendants et surtout sans encore profiter de l'hospitalité des Athosiens, même si June ou Tarin seraient ravis de les accueillir pour la nuit. Et puis, le coup de dormir près de la place l'enchantai bien plus de toute manière. La constante de dormir avec Erin, ne lui effleura même pas l'esprit, cela avait été relégué au second plan et il ne s'en était pas encore soucié. Signe que cette valeur ne devait pas autant le déranger que ça. Enfin bon, pour le moment, il était focalisé sur autre chose et cela n'allait pas tarder à venir sur le tapis entraînant d’autres questions. Et cette chose, était l'approche de l'étalon à la robe si particulière. Machinalement, l'homme se baissa, pour ramasser une touffe d'herbe et la tendre vers l'animal, qui pressa le pas, pour venir au contact de l'homme. Qu'importe la planète, la gourmandise équine est toujours présente. Il leva la main, pour caresser le museau de l'étalon, qui se laissait faire et eu même l'audace de frotter sa grande tête contre l'épaule du sujet de sa majesté qui pouffait. Pendant qu'il flattait l'encolure du cheval, son regard venait de se perdre sur cette prodigieuse créature, une lueur tendre se figea dans les yeux si froids de l'anglais, il aimait les animaux et avait une nette préférence pour certains et ce cheval lui avait tapé sacrément dans l'œil. S'il n'avait pas prévu de passer la journée entière avec Erin, il aurait demandé sans hésiter à Tarin, s'il pouvait partir en balade avec le cheval. L'équitation lui manquait comme beaucoup de choses, mais cette pratique sportive était peut-être la seule qui regrettait le plus de la terre.

Il finit par détourner le regard vers les yeux émeraude de son amie, se rendant compte, qu'il l'avait écartée de sa petite bulle égoïste et trop personnelle de cet amour pour les chevaux. Tout en continuant à bichonner le cheval qui semblait apprécier le contact, il toisa le minois de la consultante, s'excusant du regard. Erin devait sûrement avoir elle aussi une nette préférence et après tout, il la laisserait choisir, car à la base, c'est son jour à elle, même si certains événements ont un peu gâché cet heureux évènement.

« As-tu une préférence pour cette nuit ? »
« Si tu veux, je te laisse en compagnie de ton ami à quatre pattes », dit-elle avec un sourire taquin. Pourquoi n’arrivait-elle jamais à répondre directement sans aller chercher la petite bête anglaise ? « Enfin, si tu as besoin d’une sirène pour la nuit, je t’avoue que la solution de la tente me plaît plus. Nous serions indépendants. » Elle non plus ne semblait pas avoir considéré le fait qu’ils seraient à deux.
Il hocha la tête, ravi de voir qu’ils étaient du même avis, il aurait été dommage que l’un finisse chez les Athosiens alors que l’autre aille vadrouiller dans la nuit. Et comme d’habitude il ne calma nullement leur jeu, en relançant une petite pique :
« La sirène sens moins fort que le destrier » dit-il sur le même ton taquin, avec une phrase encore tordue pour lui dire sa préférence. « Je rejoins ton avis. Je préfère cette solution aussi » De toute manière, en se connaissant il aurait sûrement essayé de l’orienté vers le camping… enfin peut-être pas, car il aurait eu cœur de lui offrir la solution qui lui fasse le plus plaisir.
« À choisir, je préfère l'odeur du cheval que celle du poisson. Mais heureusement que je suis une sirène de luxe. Mi dauphin, mi humaine. » Elle préférait choisir son animal aquatique avant qu'il ne sorte une connerie pour l'embêter, du style sardine ou maquereau. « C'est ok pour la tente alors. J'espère que tu sais les monter. »
« J'espère que tu es moins bruyante que ton cousin flipper » répliqua t'il avec un petit sourire moqueur. Sa pirouette sur la définition de sa demi partie était plutôt bien faire et sacrément plus élégante qu’un corps de poisson. Le dauphin avait de nombreuses significations assez positives dans les esprits humains. Et il était vrai, que cela collait bien plus avec la jeune femme que la queue d’une morue. « Qu’est-ce que je ne sais pas faire ? » Répondit-il d’un ton franchement provocateur.
« Ça dépend de la situation » répliqua-t-elle avec un sourire à l'évocation de Flipper. « Il me reste tellement de chose à découvrir que tu es susceptible de ne pas savoir faire » renvoya-t-elle sur le même ton provocant.
« Au pire je te bâillonnerai » dit-il d'un ton parfaitement naturel pour la pousser un peu dans ses retranchement et cela l’amusait bien de laisser une double sens. « Oui peut être qu'avec le temps tu pourras trouver quelque chose... » Il fit mine de réfléchir avant d’ajouter d’un ton tout sauf modeste : « Hum... Faudrait avoir une rallonge de ce précieux temps » elle le connaissait suffisamment, pour savoir qu’il ne se prenait pas du tout au sérieux.
« Fais attention, je pourrai aimer qu'on me bâillonne », dit-elle sur le même ton que lui, en affichant un petit sourire mutique et mystérieux. Elle le poussa un peu en s'exclamant : « Comment tu te la pètes ! Il y a genre tellement de chose à découvrir qu'il faudrait encore plus de temps qu'une vie ! »
Il lui lança un regard charmeur avec le sourire qui va avec
« hum…Intéressant... » Elle préféra ne pas relever encore une fois sur l'histoire du bâillon, lui répondant que par un sourire espiègle. Il pouffa un peu quand il fut poussé par la demoiselle « Bien entendu voyons. Premièrement je suis un anglais c'est innés de se la péter. Et secondement nous sommes dans une galaxie où tout est à découvrir »
« Nous ne parlions pas de la galaxie mais de tes compétences, Monsieur l'anglais qui se la raconte, ne change pas de sujet. »
« Et bien il faut au moins ça pour faire le tour madame flipper » dit-il en lui tirant la langue tel un enfant prétentieux.
« Au moins oui, si c'est à la hauteur de ta vantardise, mon petit Polochon », fit-elle en plissant le nez et en secouant légèrement sa tête de droite à gauche en guise de petite grimace enfantine.
« Parfaitement. Et pour être au même niveau de cette incroyable modestie. C'est grand Polochon » Un véritable gamin il lui donna un coup d'épaule. « Haha » fit-elle de manière exagérée en reculant un peu suite à son coup d'épaule. « Va pour grand Polochon alors, pfff » lui lança-t-elle. Il lui afficha un beau sourire ravi d’avoir obtenu ce qu’il désirait. « Tu es vraiment trop bonne Ariel » Elle se contenta d'hausser des épaules avec un simple : et oui, et de lui lancer un regard pouvant signifier une myriade de chose, puis elle s'approcha du cheval pour lui flatter le museau.

L’anglais, donna une tape sur l’encolure de l’immense cheval, cherchant du regard Tarin. Celui-ci arrivait tenant un jeune poulain avec la même jolie robe que le papa, avec une jument de couleur crème et des yeux clairs. Il semblait apprendre au jeune cheval, à supporter le licol en corde. Alexander, s’approcha du jeune homme, présentant sa main au préalable aux deux équidés. « On va te prendre la tente s’il te plait ». L’Athosien, lui fit un sourire franc, il semblait toujours animé de bonne intentions et d’une grande gentillesse, à croire que cela devait être une donnée de base de ce peuple. « Pas de problème, elle est dans la remise, viens je vais te montrer comment la monter ».

L'anglais accepta bien volontiers, suivant Tarin, qui menait le jeune poulain et sa mère, les deux hommes échangeaient immédiatement sur le petit animal, qui roulait déjà les épaules comme un grand et futur étalon. Une fois devant la fameuse remise, Tarin, défaisait les entraves du poulain, pour le laisser vagabonder en liberté avec sa mère, mais les deux chevaux, tels des chiens bien dressés, restèrent non loin des deux humains. Tarin, sortie donc la tente qui était d'une belle taille, montrant comment la déplier et monter. Cela n'avait rien à voir avec les techniques terriennes habituelles, mais elles n'en restaient pas plus compliquées. La tente avait une forme originale et s'avérait bien plus facile à monter que prévu. Par contre, pour le transport c'est assez encombrant. Immédiatement, l'anglais, pensa à June, qui avait la plupart de leurs affaires dans sa boutique. Les deux hommes, replièrent le futur toit des deux cadres, avant de les empaqueter dans une sorte de grand fourreaux rond qui une fois sur le dos d'Alexander, lui donnait l'aspect d'une tortue. Il remercia Tarin, puis alla rejoindre sa compagne de journée avec un petit rictus amusé.
« Voilà, on a notre maison, je pense laisser ma carapace chez June »
Il lui fit un geste de la main ouvert, pour l’invité à marcher.
« Je te suis petit marsouin » Il récupéra cependant ses fringues humides, avant de suivre Erin vers la suite de cette après-midi déjà bien entamée, puisqu’il était 16h30 mine de rien.

Tente:
 

étalon:
 

Jument & Poulain:
 

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Erin Steele
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MessageSujet: Re: Les Sorciers pourpres en vadrouille Mar 6 Déc - 15:31
Alexander ne se dégonfla pas, même s’il parlementait beaucoup, ce qui n’avait rien de bien surprenant avec lui. Il ne reculait pas devant un gage lié à un pari perdu, et bon an mal an, il se dirigea vers la poutre et son prochain adversaire, lequel avait déjà étalé le type précédent. Cela promettait. Certes, c’était lui qui avait perdu le pari, mais elle lui avait promis un souhait. Elle ne savait pas trop ce qui lui était passé par la tête, mais qu’importe. L’enjeu de pouvoir demander tout et n’importe quoi à son amie devait motiver l’anglais. Le combat tint toutes ses surprises, et Alexander jouta avec le dénommé Tarin, les deux protagonistes de cette danse d’équilibriste se rendant coup pour coup, usant de certaines techniques propres à déstabiliser l’autre. Plusieurs fois, ils faillirent tomber, se rattrapant à chaque fois avec brio. La foule suivait le combat, tout comme une Erin, qui réagissait aux différentes phases du jeu à l’unisson avec les athosiens qui s’étaient rassemblés là pour regarder. Au bout d’un laps de temps qui semblait à la fois long, et cours, le sujet de sa Majesté, fin bretteur, réussit l’exploit de déstabiliser l’athosien. Tout le monde le voyait le cul dans la boue, mais ce dernier, dans un sursaut d’orgueil, réussit à chasser les jambes de l’anglais pour le déstabiliser lui aussi, l’entrainant avec lui vers la boue.

Sincèrement, Erin aurait été déçue de ne pas voir l’anglais tâter de la boue. C’est sans doute pour ça qu’elle lui accorda quand même le souhait quand il revint vers elle après avoir échangé un câlin boueux avec son nouveau copain de récréation. Elle tout sourire, contente comme tout du déroulement de l’échange, et pas mécontente du tout d’avoir proposé ce pari. Au final, cela s’était révélé être bon enfant, et drôlement amusant. Elle était presque morte de rire quand il revint vers elle, dégueulasse avec de la boue partout. Il devait certainement en avoir dans le caleçon vu l’état dans lequel il était. Heureusement que c’était bon pour la peau… Enfin après, la consultante ne pouvait pas savoir ce que les athosiens avaient versé pour faire cette boue. Il semblait content qu’elle l’informa qu’il avait quand même gagné son souhait. Un lot de consolation qui n’en était pas vraiment au regard de la teneur qu’il pouvait avoir selon son utilisation. Bien entendu, il la menaça quelque peu de la couvrir de boue en se collant à elle, mais il ne passa pas à l’acte tout de suite, pour le plus grand soulagement d’Erin. Certes, dans le cas contraire, si les rôles avaient été inversés, la jeune femme n’aurait pas hésité une seconde à se jeter sur lui pour lui faire un câlin bourbeux. Il aurait peut-être reconsidéré la chose si l’athosien avec qui il s’était battu n’était pas intervenu pour lui proposer d’aller se rincer chez lui. C’était fairplay et totalement dans la logique de ce peuple, et la consultante le remercia mentalement, il venait certainement de lui éviter de se retrouver toute crottée.

« Je me prénomme Erin, enchantée Tarin, c’était un beau combat. J’avais misé sur vous, vous savez », dit-elle dans l’espoir de taquiner l’anglais.
« Et qu’aviez-vous misé, Erin ?
- Il fallait gagner pour le savoir », répondit-elle avec un sourire taquin, alors que l’athosien les entrainait tous deux en dehors du marché pour se diriger vers la grande plaine qui jouxtait la plage. Sa demeure ne devait pas être très loin. Le trajet fut assez bref, juste le temps pour les deux atlantes d’apprendre le métier du jeune homme, ainsi que celui de sa femme. Il était rude et direct, mais sans animosité. C’était sa façon de s’exprimer, voilà tout. Toujours est-il que pour s’exprimer, ça, il s’exprimait. Une vraie pipelette. Il leur donne également des informations sur les différents membres de sa famille, ses enfants, et les enfants de la sœur de sa femme, sœur jumelle de son état, laquelle avait des jumeaux elle aussi en guise d’enfant. Bref, nous n’étions pas loin d’une bonne vieille histoire de hobbit avec des cousins germains issue de cousinage lointain, de neveu au premier et au second degré, de tante du cousin de la mère de bidule, et autres bidouillages généalogiques de ce genre. De quoi filer une migraine.

Au bout d’une dizaine de minutes de marche, la petite troupe (et les mouches qui suivaient les deux bouseux) arriva en vue d’une grande bâtisse autour de laquelle broutaient paisiblement des chevaux en libertés. Le comportement d’Alexander changea de façon évidente et l’anglais commença à questionner en long et en large l’athosien sur les chevaux, signe d’une passion évidente. Une passion qu’Erin ne lui connaissait pas encore. Comme d’habitude, les petits bouts s’assemblaient et petit à petit, elle en savait un peu plus sur son ami britannique. Erin aimait beaucoup monter à cheval, mais elle n’avait jamais pratiqué assidument et elle était totalement ignorante des races équines. Elle laissait donc parler les deux hommes ensemble, se contentant d’écouter quelque peu, afin d’améliorer sa connaissance du sujet, ne serait-ce que pour sa culture générale. Et puis de ce fait, elle pouvait mirer le paysage et l’objet de la discussion entre l’athosien et l’atlante. Pour un peu, en arrivant dans la maison, Erin se serait cru dans une ranch au fin fond du Texas, très farwest, et cowboy. A croire que ce style traversé les galaxies et les âges. L’ensemble était agréable bien que fortement épuré, et tout rappelait les chevaux à l’extérieur, ne serait-ce que la selle et les équipements en cuirs qui étaient suspendus ici et là. Le salon était vaste, composé entièrement de bois brut. Erin en était à ses questionner sur la longévité de ce genre de fermette sans traitement adéquate du bois. Il faudrait qu’elle en touche un mot à un technicien, histoire d’éviter que les athosiens ne fassent et refassent indéfiniment.

Leur hôte s’en alla s’occuper du bain. Alexander en avait de la chance, de prendre un bain dans un endroit si idyllique, mais Erin se garda bien de lui faire la remarque, de peur qu’il ne la transforme en bonhomme de boue elle aussi, histoire de partager « sa chance ». Il sentit qu’elle le regardait, et histoire de détourner l’attention des pensées qu’il ne pouvait pas avoir lu (pas vrai ?), elle lui sortit une phrase bateau sur les bienfaits de la boue sur la peau. C’était en quelque sorte une invitation à se faire dégueulasser aussi, et elle comprit son erreur que trop vite quand il s’approcha d’elle avec l’air de ceux qui préparent un mauvais coup. Ses paroles confirmèrent rapidement ses actes. Il parvint quand même à la coincer dans un coin, et le grand méchant monstre qu’il était lui souilla uniquement le bout du nez, au plus grand soulagement de la brune. Finalement, la discussion s’orienta sur les affaires boueuses du jeune homme et Erin se proposa d’aller lui en racheter de nouvelles. Si elle avait su, elle ne se serait pas éclipsée lors du déjeuner pour aller lui chercher un présent. Mais bon. Tarin arriva sur ces entrefaites, annonçant que le bain était prêt. L’anglais disparu avec l’athosien par l’escalier menant certainement à la salle de bain, et Erin profita de ce petit intermède pour repartir en direction du marché afin de faire quelques emplettes.

Le trajet lui pris cinq minutes, mais elle ne perdit pas de temps dans les allées, elle savait déjà où se fournir. Un marchand lui avait tapé dans l’œil quand elle était partie chercher le cadeau de son ami, et elle s’était même faite la réflexion qu’il y avait de belles choses pour homme, avant de se souvenir que sa couverture était d’être aux toilettes et qu’elle devait faire vite. Autant dire que là, elle avait un peu plus le temps de batifoler devant les différentes tenues qui étaient proposées à la vente. La boutique, tout comme celle de June, ne payait pas de mine, mais l’intérieur renfermait de nombreuses pièces qui feraient parfaitement l’affaire. Certes, les coupes étaient différentes des coupes terriennes, mais le port sur les mannequins en bois semblait être assez conforme à la posture et à la carrure de l’anglais. Ne voulant pas trop se mouiller, la jeune femme opta pour les teintes similaires à celles qu’il portait en arrivant. Une chemise blanche en toile, un pantalon et un pull dans des teintes bleues marines, et elle compléta le tout par un ensemble caleçon chaussettes d’un noir de jais. La boue devait s’être glissée partout, la coquine.

« Erin ? Vous avez perdu Monsieur Hoffman ? »
La susnommée se retourna en entendant son prénom. Il s’agissait de Perrine. Seule.
« Vous avez perdu Monsieur Herra », répliqua la consultante sur le même ton, alors qu’elle venait de régler ses achats.
« Non, je lui cherche un cadeau. Il est occupé avec un collègue à lui, à discuter de l’Espagne, tout ça. » Soudainement, elle prit une voix un peu plus aigüe et se lança dans une imitation voulant certainement rappeler la méditerranée, et à fortiori, la péninsule ibérique : « Vous savez comment c’est : Ma qu’est-ce que tou dit, la Catalunya c’est meilleur au football qué les dos clubs dé Madrid réunis. Ma mais qui c’est ta seniora et tout le tatouin. Bref, j’ai préféré m’éclipser », conclut-elle avec un geste désinvolte de la main. Erin la regardait avec la mine amusée. « Et vous ? » Elle pointa du menton le paquet que tenait la consultante.
« Des vêtements de rechange pour Alexander, il est malencontreusement tombé dans la boue et un athosien lui a proposé de se rincer chez lui.
- Ce n’est pas prudent de le laisser seul avec un homme, lança Perrine sur le ton de la plaisanterie. Erin saisit parfaitement l’allusion à leurs péripéties sur le site Alpha, ou il avait fait croire qu’il était homosexuel.
- Rassurez-vous, il ne s’agit pas de Hanz ! répondit Erin en riant. Je vous laisse, je ne voudrais pas qu’il se promène tout nu dans la maison de cet athosien. Rien ne l’arrête, vous savez. »

Erin lui fit un clin d’œil et s’éloigna d’un pas leste, en direction de la demeure de Tarin. Il ne lui fallut pas plus de cinq minutes également pour revenir sur place. Elle prit un instant pour s’accouder à une poutre servant probablement à attacher les chevaux pour regarder lesdits animaux brouter paisiblement. C’était vraiment les vacances, et la brune profita du soleil chaud et de cette vue un court instant. Elle poussa un soupir, heureuse d’être là et d’être en vie, avant de pénétrer dans la maison et de se retrouver nez à nez avec un Tarin vêtu de toute son impudeur. Les yeux d’Erin s’arrêtèrent instinctivement sur le sexe de ce dernier qui pendouillait mollement, se balançant au rythme de sa marche. L’attrait du mouvement, très certainement. Elle les remonta rapidement vers le faciès de l’athosien qui était en train de lui dire gaiement qu’Alexander était dans la salle de bain, si elle « voulait ».

« Oh ! » fit-elle de surprise avant de se retourner en serrant le paquet de vêtement sur sa poitrine. « Je… je suis désolée, je ne voulais pas vous surprendre ainsi vêtu », s’excusa-t-elle en bafouillant, terriblement confuse, alors que ses joues prenaient des teintes cramoisies. L’autre éclata de rire en s’éloignant et elle l’entendit clairement dire : « On se demande comment ils font les bébés ces pudibonds d’atlantes ! » Elle l’entendait encore rire quand elle osa s’approcher de la porte de la salle d’eau. Elle frappa doucement à la porte en bois pour indiquer à Alexander qu’elle laissait les vêtements de ce dernier devant l’huis. Elle préféra ne pas faire plus longtemps la conversation avec l’anglais, encore un peu perturbée d’avoir croisé l’athosien dans le plus simple appareil. Et puis, apporter des vêtements à son ami, au travers du porte de salle de bain, et discuter avec lui, cela lui donnait une certaine impression de vie de couple. Bref, elle était un peu perturbée.

Au bout d’un court instant, Alexander sortit de la salle de bain, portant les affaires qu’elle lui avait choisi. Elle fut satisfaite de constater qu’elle avait misé juste sur les mensurations de son ami britannique. Certes, ce n’était pas tout à faire aussi habituel que ce qu’il portait tous les jours, mais il avait un certain style quand même. Erin aimait bien en tout cas, et cela le changeait un peu que d’être toujours dans ses costumes trop bien taillés. Tarin arriva, enfin vêtu, et Erin allait s’excuser une nouvelle fois mais Alexander l’interrogea le premier, sur un problème qu’il allait falloir solutionner rapidement. Il était déjà 16h00. Le dresseur de chevaux (qui avait un point commun avec ses étalons), ne semblait pas plus gêné que tout à l’heure, aussi Erin préféra ne rien ajouter, surtout devant Alexander. Elle s’était excusée sur l’instant, cela était bien suffisant. Tarin leur expliqua les différentes solutions qui se proposaient à eux, expliquant en même temps la raison du problème de rapatriement vers Atlantis. Les deux administratifs connaissaient parfaitement le pourquoi du comment, mais aucun des deux ne fit la confidence à Tarin de leur implication dans cette histoire de « cœur ». Erin ne nommerait pas cette histoire ainsi, y voyant plus un conflit de testostérones ou de bites, surtout dans le cas du pilote un peu trop possessif. Alexander lui, n’avait fait que la protéger, comme tout homme qui se respectent.

L’idée de dormir dans une tente séduisait un peu plus Erin. Elle n’avait pas envie de se lever au milieu de la nuit pour une raison ou pour une autre et de se retrouver nez à pénis avec Tarin l’impudique. Une fois l’avait vacciné contre ce genre de mésaventure. Et sincèrement, elle préférait être autonome plutôt que de dépendre de quelqu’un. Alors oui, ce n’était que pour une nuit, elle pouvait bien faire l’effort, mais elle n’hésiterait pas à donner son avis et son envie à Alexander s’il lui proposait, et le connaissant, il allait le lui demander, son avis. Elle continuait de peser le pour et le contre en suivant leur hôte dehors, suivit d’Alexander qui disposa ses vêtements mouillés, mais propres, aux vents et au soleil, afin de les faire sécher. Ils pouvaient également se rendre chez June, elle serait sans doute ravie de les accueillir et de les loger, mais cela revenait au même que de dormir ici, dans ce magnifique ranch. Non, franchement, elle préférait de loin les tentes, qu’ils pourraient dresser à n’importe quel endroit, ne serait-ce qu’en bord de plage. S’endormir en étant bercée par le ressac séduisait bien la belle brune.

Alexander chassa les pensées de la tête d’Erin, qui n’avait pas envisagé de son côté que dormir en tente impliquait de dormir ensemble dans la tente. Ce dernier s’était abaissé pour se saisir d’une touffe d’herbe, qu’il tendit au magnifique étalon qui approchait d’eux. Ce dernier sembla apprécier l’attention et gratifia l’anglais d’une bourrade de la tête. L’homme semblait totalement absorbé par la présence de l’animal. Il devait éprouver une véritable passion pour ces animaux et Erin était curieuse de savoir pourquoi il n’en parlait pas ni même les dessinait. Aucunes toiles dans son bureau ne reflétaient cette passion, ou alors, en un sens mystérieux que la consultante n’avait pas déchiffré. Finalement, il revint à la réalité et il se tourna vers son amie, laquelle le scrutait tranquillement. Un échange animé se déroula entre les deux administratifs, dans la fière lignée de ce qu’ils pouvaient proposer habituellement quand ils étaient en forme. Et pour le coup, ils l’étaient, en forme, se cherchant mutuellement tout en s’envoyant des petites piques taquines. La conclusion de ce joyeux débat était qu’ils dormiraient en tente. Alexander ne chercha pas à lui faire adopter un autre point de vue, et Erin soupçonna ce dernier de préférait ce mode de couchage. Au moins, ils étaient sur la même longueur d’ondes.

Alexander fit part de leur choix à Tarin, lequel arrivait vers eux avec un poulain et une jument aux teintes magnifiques. Erin n’était pas franchement à l’aise avec les chevaux, surtout quand ils étaient en liberté comme ça. Cela restait quand même de grands et beaux animaux, dotaient d’une puissance extraordinaire. Tarin les emmena vers l’endroit où il stockait cette fameuse tente, et il expliqua le montage à Alexander. Erin, quant à elle, préférait ne pas s’occuper de ça, et elle préférait observer le poulain et sa mère. Alexander chargea l’ensemble sur son dos, ils étaient fin prêts.

« Merci Tarin, on vous la ramène demain. » La jeune femme se tourna vers Alexander qui venait de l’appeler « marsouin ». Elle lui fit une petite moue avant de répondre : « En route, Franklin. » Du nom du dessin animé dans lequel le héros est une tortue nommée de la sorte. Ils avaient fait quelque pas dans la prairie, laissant dans leur dos la demeure du dresseur de chevaux, quand deux chevaux au galop leur foncèrent dessus depuis l’orée de la forêt, sur lesquels étaient montées deux femmes, de l’âge de Tarin à première vue. Les deux cavalières portaient des tenues en cuir, et les deux arboraient une tignasse d’ébène. Elles étaient identiques, comme l’étaient logiquement des jumelles. Elles s’arrêtèrent entre les voyageurs et le village, leur barrant implicitement la route. Elles ne semblaient pas agressives, simplement curieuses.

« Salut ! dirent-elles en cœur. Je vois que vous venez de chez nous. Et que vous repartez avec une tente. »
Erin n’en menait pas large devant ses femmes montées sur des chevaux assez affutés, sur le flanc desquels pendaient des lassos enroulés. Elle s’exprima néanmoins d'un ton assuré :
« Bonjours mesdames, nous sommes des atlantes, et Tarin a proposé gentiment à Alexander, ici présent – elle fit un geste vers l’anglais pour montrer qu’elle parlait bien de lui – de venir se nettoyer chez lui après un combat…
- Je t’avais dit qu’il irait directement se battre sur cette fichue poutre au-dessus de la fange à cochon, la coupa une des deux jumelles.
- Il en profite toujours quand j’ai le dos tourné, répliqua l’autre. »

Sur le coup, la consultante avait le sentiment d’avoir fait une boulette. Mais les deux se mirent à rire à l’unisson.

« Au moins, il a la peau douce.
- Manifestement, c’est lui qui a gagné ce coup-ci.
- Euh non, ils sont tombés tous les deux, enchérit Erin, soucieuse de rétablir la vérité. Moi c’est Erin.
- Gaty, dit celle de droite.
- Galatya, précisa celle de gauche.
- Ah vous êtes donc la femme et la belle sœur de Tarin, restitua une Erin qui essayait de se souvenir des liens de parentés de l’athosien.
- C’est elle sa femme, lança Gaty en pointant du doigt Galatya.
- Au temps pour moi.
- Pas de problème, répliqua la femme de Tarin. On nous confond souvent, ça doit être le vague air de ressemblance que nous partageons, et on ne fait rien pour arranger les choses, dit-elle de façon ironiquement humouristique.
- Parle pour toi, tu n’arrêtes pas de reproduire ce que je fais.
- Bien sûr, c’est toi qui me copie tout le temps.
- Et donc, il vous a donné notre tente ? coupa Gaty pour cesser ce jeu puéril.
- Nous sommes coincés sur le continent pour la nuit, le pilote de la navette a eu… euh.. un soucis. Du coup, votre beau frère nous a proposé gentiment sa tente… Elle fut de nouveau coupée par Galatya.
- J’espère qu’il n’a pas osé vous donner nos couvertures miteuses en plus de ça, sinon je le tue !
- Non non, il a précisément dit que vous le tueriez s’il le faisait, s’amusa Erin.
- Il te connait si bien, répliqua Gaty avec l’air de celle qui se payait la tête de sa sœur.
- Ca m’inquiète d’être si prévisible, répondit l’autre sans prendre la mouche.
- Bonne nuit dans cette tente alors, bien que vous soyez deux, je vous conseille d’acheter une couverture, le câlin ne suffira pas à vous réchauffer.
- Oui c’est certain, répondit Erin sans se démonter. Merci du conseil, et à demain. »

Bien que cela semblait être une évidence, Erin n’avait pas vraiment eu conscience du fait qu’elle allait se retrouver dans la tente, dans la même tente qu’Alexander. Elle jeta un coup d’œil à ce dernier, lequel devait avoir compris désormais, si jamais il n’avait pas pris ce paramètre en compte. Erin préféra ne rien ajouter, persuadée qu’il s’en était rendu compte depuis le début. Après tout, il était quand même de notoriété publique que le chef de projet prenait en compte tous les paramètres. Cela voulait sans doute dire qu’il n’était pas contre de dormir avec elle. Enfin, de ce qu’avait vu Erin de la tente, elle était suffisamment grande pour qu’ils dorment en tout bien tout honneur. Ils reprirent leur marche, et histoire que l’anglais ne rebondisse pas sur les propos de la cavalière, elle lui demanda :

« Tu penses que ce ne serait pas une meilleure idée que d’allers la monter avant qu’il ne fasse nuit ? Selon l’endroit, il n’y aura pas de lumière. » Pas de doute, elle restait pragmatique en toute circonstance.
« C’est une bonne idée, comme ça on pourra choisir l’endroit », fit-t-il avec un petit rictus, qui entraina un sourire suffisant chez sa vis-à-vis qui lui répondit du tac au tac :
« J'ai toujours de bonnes idées, ça ne devrait pas t'étonner à la longue.
- Tu m’épates au quotidien. Que ferait-on sans ton cerveaux supérieur », dit-il sur un ton taquin en levant les mains vers le ciel.
« Je ne sais pas, dit elle sur le même ton, en le poussant un peu du coude. Aller Franklin, en route.
- Tu sais qu’à force de se surnommer, on ne sera plus quel était notre patronyme ?
- Ce n'est pas bien grave. Tant que tu te reconnais quand je t'appelle, ça me va.
- Oui, après bon, on se trompera de porte de bureau et voilà… Ah mais c’est déjà ton cas ! » Erin voyait bien qu’il essayait de l’emmerder, du moins, l’envie de l’embêter, car elle restait calme et posée histoire de lui montrer qu’elle ne rentrait pas dans le jeu des taquineries. Elle répondit tranquillement :
« Je ne me suis jamais trompée de bureau.
- Tu n’es pas drôle », dit-il d’un air boudeur. Finalement, il était encore émoustiller par la boissons, mais à une dose bien raisonnable.
« Parce que ? Dit elle en le regardant en coin ? Tu es frustré ?
- Oui », dit-il en haussant les épaules. « On va vers la plage ? »
« Tu n'aimes pas être frustré n'est ce pas ? » Elle le titillait de façon plus subtile, histoire de. Elle regarda au loin, vers la plage, tout comme lui, ce qui avait déclenché sa question. « Oui, c'est le meilleur endroit. Non ?
- Je dirais autant que toi sous de l’eau froide ». Il masqua un rictus amusé, et Erin le perçue brièvement. « Oui, en effet ». Il semblait ravi d'y aller et elle ne pouvait pas se douter qu’à ce moment là, il comptait la pousser dedans comme il le lui avait dit plus tôt, afin de la punir de bouder.
« Ça dépend si derrière la frustration il y a une récompense. » Elle arqua un sourcil d'un air entendu, consciente du double sens que commençait à prendre la conversation. Toujours cette énergie sexuelle qu’ils déployaient l’un et l’autre. « 'eau froide, c'est agréable s'il y a de l'eau chaude. » Elle ne le relança pas sur la plage puisqu'il était d'accord avec elle, l’affaire était donc entendue.
Il la toisa avec un air assez intéressé, mais il ne voulait pas lui demander directement. « Dans ce cas, ce n’est pas si mauvais. » Il émit un léger rire « C’est une technique de dressage … tu comptes me faire donner la patte ? Ou un autre tour ? » Son regard se figea sur leur chemin, avant de toiser la consultante. « Je note.
- Mais c'est qu'il comprend vite ! » Elle avait adopté un ton enfantin, comme si elle s'adressait à son toutou. Elle se retourna vers lui en rigolant, et tapa de ses deux mains sur ses cuisses : « Aller, viens !
- Tu veux vraiment que je vienne ? » Il posa la question en la toisant d’un drôle d’air. Erin soutint son regard et lança :
« Parce que tu crois que tu me rattraperas chargé comme tu es ? » Dans ses yeux brillait la lueur de défi habituelle quand son côté joueur prenait le dessus. Il s’arrêta de marcher, alors qu’un sourire qui ne présageait rien de bon pour Erin vint se dessiner sur ses lèvres. Soudainement, il hotta la tente qui tomba par terre.
« Maintenant oui », dit-il avec la même lueur de défi dans les yeux que la consultante. Le jeu était lancé, et Erin avait tout fait pour le provoquer et comme d’habitude, il y répondait favorablement.
« Oui mais là c'est de la triche ! » Elle pointa Alexander du doigt, prête à détaler si besoin et elle dit : « Couché Franklin maintenant !
- Tata tu m’as dit viens, mais pas avec la tente. »
Il commença à s’élancer vers la jeune femme, qui s’élança à son tour vers la plage en criant, pour lui échapper. Elle criait comme une gamine, comme pour ameuter toutes les marmottes du coin. Au bout de quelques instants, il refit son retard sur elle, courant bien plus vite qu’elle, surtout en ligne droite. Les hautes herbes n’arrangeaient pas les choses. Il l’attrapa au vol, et dès qu’elle sentit ses mains se refermer sur sa taille, elle se stoppa net et tenta de se recroqueviller sur elle-même pour se soustraire à son emprise, en hurlant de plus belle quelque chose qui ressemblait vaguement à un « noooooon !! ». La manœuvre était tardive et ils tombèrent en roulant boulant tous les deux sur le sol de la plaine. Heureusement les herbes hautes amortirent leur chute sans faire de dégâts sur les vêtements, et en bon gentleman, Franklin prit la précaution de la faire basculer sur lui pour qu’elle ne choie pas directement sur le sol, jugeant peut-être qu’elle aurait râlé si tel avait été le cas. Une fois à terre, il la poussa sur l’herbe pour prendre le dessus et l’espace d’un court moment, il se retrouva sur elle, avant de se mettre à genoux à ses côtés avec les deux mains au sol, comme un chien.
« Ouaf ! »
Erin l’observa, sur le dos, les joues rosies par l’effort, et la poitrine se relevant et s’abaissant plus rapidement, signe que son rythme cardiaque s’était accéléré pendant la course. Finalement, elle se redressa, de l’herbe plein les cheveux. Son visage était franchement amusé, même si elle ne riait plus.
« Tu es un vilain chien doublé d'un grand malade ! »
L’anglais accueillit sa remarque l’œil rieur et un fin sourire sur les lèvres. Il se redressa complètement, et galamment, il tendit une main à la demoiselle assise dans l’herbe, la robe légèrement relevée sur le haut de ses cuisses.
« Ah c'est pour ça que j'arrêterai pas d'être ramener à la spa.... »
Erin fit une petite moue boudeuse en prenant la main de son ami pour se relever. Elle lui confia en retirant des brins d'herbe de sa robe du plat de la main, puis de ses cheveux en mimant un peigne avec ses doigts : « Avec une bonne méthode, y a pas de raison que je ne t'éduque pas. »
Cela déclencha un ricanement chez lui. « Je n'en doute pas. » Il lui fit un petit sourire taquin avant d’ajouter : « Ca te servirai à quoi d'avoir un Hoffman dressé ?
- Oh compte sur moi pour trouver une utilité », dit-elle avec un sourire entendu.
« Hum... Je sens que ça ne va pas me plaire », fit-il avec une petite moue dubitative.
« Ca te plait toujours », dit-elle avec un grand sourire pour répondre à sa trogne perplexe. Il était trognon quand il était dubitatif de la sorte.
Il s’épousseta également, accueillant la remarque de la consultante avec une nouvelle petite moue. « C'est vrai. » Elle était contente de le faire capituler, au bout du compte. Il s’éloigna pour récupérer la tente qui les attendait sagement au milieu de l’herbe. Quand Franklin remit la tête dans sa carapace, ils reprirent le chemin de la plage, cette fois plus sagement. L’endroit idéal les attendait au bout de leur chemin, chemin qu’ils traçaient dans les hautes herbes de la plaine, signe s’il en était qu’aucun animal ou même homme n’avait pour habitude de passer par ici, sinon un sentier se serait dessiné. Au moins, ils seraient tranquilles, même s’il ne fallait pas se mettre trop loin du village, sinon il serait bien en peine de se retrouver dans la nuit noire dans les environs.

Il y avait des arbres pour abriter la tente du vent, et l’endroit semblait assez isolé pour permettre un bain de minuit dans le plus simple appareil sans se retrouver nez-à-nez avec le premier barbu du coin. Bon, cela n’était qu’une hypothèse hypothétique puisque Erin ne comptait pas se promener à poil devant Alexander. Néanmoins, l’expérience d’aller se baigner dans l’eau de mer complètement nue était séduisante. Bref, le cadre était idyllique, et ils ne seraient pas dérangés par les bruits venant de la ville athosienne. Le sable fin ferait un excellent tapis moelleux pour leur dos quand ils s’allongeraient. Peut-être qu’ils pourraient faire un feu afin de se réchauffer avant de se glisser dans les couvertures pour la nuit… Bien qu’Erin se voyait bien dans une couverture près d’un feu, à veiller un moment avant de dormir. C’était vraiment une perspective excitante, doublé d’un petit côté camping sauvage fort intéressant. Il fallait, avant tout, monter la tente. L’anglais prit l’initiative, une fois que le lieu exact défini. Elle n’avait pas suivi les instructions de Tarin concernant le montage, aussi comptait-elle sur l’anglais pour dresser leur toit pour la nuit. Le jeune homme avait commencé à retirer la tente de son dos, pour étaler les différentes parties sur le sol afin d’essayer de se souvenir avec précision des éléments de montage que lui avait donné Tarin. Erin estimait le montage à une bonne quinzaine de minutes, s’il avait bien retenu les astuces de l’athosien. Alors qu’il regardait les différentes pièces pour assembler ce couchage à la forme particulière, Erin proposa son aide, le sortant certainement de ses pensées qui devaient être orientées sur les étapes de montage.

« Tu veux de l’aide Polochon ?
- Hum, pour le moment non. Merci Ariel. » Il lui fit un beau sourire agréable avant de répliquer d’une manière plus taquine. « Va donc t’hydrater les nageoires. »
Elle rêvait ou il l'envoyait boulet gentiment ? Elle lui fit un sourire avant de répliquer, histoire de le distraire un peu. C'était plus fort qu'elle, il fallait qu'elle l'embête.
« Tu ne veux pas de moi dans tes pattes ? ou tu veux me voir en sous-vêtements dans l'eau ? »
Il réfléchissait en même temps, observant les pans de la tante, histoire de ne pas faire de connerie, et Erin vit qu’elle faisait mouche quand il reporta son regard bleu sur elle. Il devait penser qu’elle avait dû comprendre autre chose dans ses paroles taquines, alors qu’elle ne faisait que l’embêter de manière tout à fait volontaire.
« Ahhhh… mais ne fait pas de proposition indécente veux-tu », répliqua-t-il en rappelant une phrase qu’elle avait dit plus tôt dans la journée, le tout accompagné d’un sourire espiègle qu’elle lui rendit naturellement.
« Moi ? Des propositions indécentes, ce n'est pas le genre de la maison. Et je te signale que tu m'as sauté dessus deux fois aujourd'hui... », conclut-elle en le toisant, afin de jauger ses réactions.
Il pouffa légèrement, certainement à cause de la mauvaise foi qu’elle mettait dans ses propos. Mais c’était souvent la conséquence de leurs petits jeux, et cela lui donnait encore à moudre du café et il aimait ça, Erin le savait.
« Je vais signaler à sa majesté des océans, que c’est de son bon vouloir ou ordre que je me retrouve sur sa personne.
- Pardon ? Je n'ai rien voulu ou ordonné. C'est fort ça. » Elle mit ses mains sur ses hanches l'air d'être en colère et elle pointa la tente du menton. « E t alors tu ne la montes pas ? »
Il leva les yeux au ciel. « Tu n’as pas dit viens en tapotant ta cuisse ? Et tu ne m’as pas tiré à toi pour rebondir sur le tissu ? Ohhh ça doit être le vent qui me joue des tours … quel coquin ! » Il lui fit un rictus innocent, son petit air colérique ne marchait pas. Il toisa la tante avant de soupirer.
« Quand tu ne m’embêteras plus » fit-il avec une petite moue de gamin boudeur. Erin était certaine qu’en réalité elle ne l’embêtait pas, bien au contraire.
« Ce sont des interprétations. »
« Mais quelle mauvaise foi ! », dit-il en riant.
Elle finit par sourire, annonçant sans doute qu’elle allait calmer le jeu et le laisser tranquille pour monter ladite tente de Tarin. « Je te laisse la monter, je vais chercher du bois. »
Il hocha de la tête, la regarda et soupira de façon amusée, avant de se concentrer sur le montage. Erin s’éloigna donc de l’endroit qu’ils avaient choisi, pour ramasser quelques branches. Pour sûr, elle ne ramènerait pas de tronc ou autres joyeusetés végétales de ce genre. Elle n’avait pas la carrure d’un bucheron ou d’une autrichienne sortit tout droit du fin fond de son Tyrol natal où il est de coutume de laisser chasser le yéti aux adolescents prépubères pour qu’ils deviennent de vrais tyroliens. Elle ramena donc des branches, sèchent pour la plupart, qu’elle entassa non loin de la tente qui commençait à prendre forme petit à petit. Elle annonçait, sans le dire, qu’elle souhaitait qu’ils allument un feu une fois la nuit tombée, et elle était certaine que l’idée ne serait pas pour déplaire à son ami.Y avait plus qu’à trouver des chamalows et c’était parti pour une soirée Scout. Peut-être que les athosiens avaient des spécialités à griller sur la flamme mais elle doutait assez qu’ils aient les fameux bonbons, ne serait-ce que la technologie pour les faires. A dire vrai, la brune reconnaissait qu’elle n’était pas spécialement fan de ce genre de sucrerie cuite, et ce n’était pas tant la faute à son diabète. D’ailleurs, elle allait devoir se contrôler prochainement histoire de ne pas se compliquer la vie, surtout avec l’absence de navette pour le continent.

Vingt minutes plus tard, les deux aventuriers de l’extrême repartaient vers le campement des athosiens. Il ne devait pas être loin de 17H et le marché avait encore de belles heures devant lui parce qu’il ne fermait qu’après le bal populaire qui allait animer quelque peu les lieux. Il fallait également qu’ils récupèrent leurs affaires chez June, et Erin décida de lui offrir son présent quand ils seraient revenus à la tente. Elle espérait quand même qu’ils puissent trouver de quoi s’éclairer pour la nuit, histoire de ne pas faire ça à la clarté de la lune. Quoiqu’avec le feu de camp, la lumière serait parfaite. Erin restait tranquille, silencieuse, cheminant au côté de son ami. Elle était fatiguée. La journée avait été riche en évènement en tout genre, et elle commençait à accuser le coup. Ce n’était pas de la lassitude ou le fait qu’elle en avait marre, simplement de la fatigue physique. Moralement, tout était au beau fixe.

Ils n’étaient pas arrivés de ce côté-là du marché, et il semblait que cela renfermait tout un coin dédié aux choses ésotériques et autres magiciens ambulant. Sur une tente, devant laquelle s’étendait une petite file de personnes, on pouvait lire en grand : VENEZ ADMIRER LA PLUS GROSSE PAIRES DE COUILLES DE LA GALAXIE. Erin se demandait bien ce qu’on pouvait trouver à l’intérieur, et vu les regards catastrophés des gens qui sortaient par l’arrière de la tente, elle se fit la réflexion qu’elle préférait garder le mystère entier sur cette fameuse paire de testicules. Ici et là, des gamins vendaient des tours à un jeu que les terriens connaissaient, car il était aussi populaire chez eux dans certains basfonds, un jeu qui consistait à retrouver sous trois verre opaque un objet. Ici, il s’agissait de chope en bois, sous lesquelles les marmots glissaient une petite bague ou encore un petit bibelot. Ils étaient drôlement dextres et rares étaient ceux à retrouver l’objet en question. Plus loin, une vieille femme athosienne attendait les passants, devant sa boutique, vendant l’avenir. Ce n’était ni plus ni moins qu’une diseuse de Bonaventure.

« Je ne suis pas devin, mais il te reste environ 7 heures avant l’extinction de ton vœu », lui rappela Erin en passant devant la bonne femme qui tenta bien de les racoler dans sa boutique.

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L'administration a des problèmes à toutes vos solutions.
D.C. Sous Lieutenant Pedge Allen - Teshara Lays ~ Ecriture : Springgreen


Dernière édition par Erin Steele le Ven 13 Jan - 6:00, édité 1 fois
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Alexander Hoffman
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MessageSujet: Re: Les Sorciers pourpres en vadrouille Ven 9 Déc - 21:35
Les Sorciers pourpres en vadrouilles

1ere partie
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Une fois chargée de la tante qui, sur son dos lui donnait des aspects de tortue terrestre, élément qu'Erin souligna à merveille en lui trouvant un autre petit sobriquet. Ils reprirent la route. L'anglais mit quelques minutes à comprendre la boutade. N'ayant pas été bercer durant son enfance par les dessins animés français, le « Franklin », lui était inconnu. C'est après quelques moulinettes de neurone, qu'il fit le lien avec cette figure emblématique d'une chaîne populaire française. Ce rappelant, qu'il avait vu quelque'uns des épisodes, plus jeune, quand son père avait en tête de lui apprendre plusieurs langues, pour sa culture avant tout. Et quoi de mieux, d'apprendre en s'amusant ?
Il était rare qu'ils ne parlent pas, hors là, un petit silence s'installa, certes de courte durée, mais suffisamment long, pour qu'il réfléchisse à un second élément... une vengeance pour le pari qu'elle avait fait. Car mademoiselle Steele, avait eu la bonne idée de clamer à la cantonade (ici Tarin), qu'elle avait parié sur l'Athosien. Cela ne l'avait nullement vexé, mais il aimait bien l'idée de lui faire croire ce fait pour l'unique but de l'embêter. Cette pensée était sur la bonne voie de trouver une solution alléchante, fut interrompue par deux cavalières qui avaient décidé de leur barrer la route. Par chance, elles ne semblaient pas agressives ou animées de mauvaises intentions. Cela, suffit la baston pour aujourd'hui !

L’anglais, resta stoïque, saluant poliment, les deux photocopies humaines, qui lui évoquait des elfes avec leurs longues chevelures noires et raides. Il écouta attentivement, le dialogue, assez perturbant de deux jeunes femmes suffisamment similaires pour parler pour une. Au final, la compagne de Tarin et sa jumelle, furent agréables et il esquissait de temps à autres quelques rictus amusés, remerciant silencieusement, Erin de ne pas avoir choisie ce moment, pour le taquiner en ne rétablissant pas la vérité sur le combat, car cette fois à coup sûr il aurait été vexé. En tout cas, la dénommée Galatya, n’appréciait pas leurs vieilles couvertures et il aurait parié qu’à son retour au ranch, elle déciderait de les brûler pour en acheter d’autres, plus jeune et moins usées par le temps.


Bien entendu, il ne loupa pas le magnifique sous-entendu fait par les jumelles, qui comme beaucoup, pensaient que les deux administratifs partageaient plus qu'une complicité. Il tourna la tête vers Erin, un regard espiègle, comptant bien la tacler sur cet élément de câlin pour avoir chaud. Autant, sur le coup le fait de dormir avec elle ne l'avait que peu effleuré en premier plan, mais avait commencé à mouliner en arrière de ses pensées... autant là, l'arrière-plan, lui revenu sur le devant et il n'y prit pas plus de minute pour le considérer. Dormir, avec Erin dans une tente pour 3 personnes, le dérangeait autant que marcher sur cette plaine. Après, tout il avait bien envisagé de partager une hutte sur Alpha avec, mais le destin avait voulu qu'il s'assoupisse avec une locomotive, une baraque à frite et une peluche. Le temps de réflexion avait déjà été fait en amont et il n'y ressentait pas beaucoup de gêne, voir même aucune. Estimant, qu'ils étaient assez proches pour partager un lieu de couchage. De toute manière, dormir avec une tierce personne n'entraîne pas forcément la création d'un lien charnel. De plus, Erin ne semblait pas très réticente à cette idée non plus, sinon elle lui aurait fait une remarque.

Sur cette rencontre intéressante, ils continuèrent leur route. L'anglais, ne manqua pas de se retourner pour voir les allures relevées des deux équidés qui avaient attiré en premier lieu son regard d'acier (et non les callipyges des dames). Les deux chevaux étaient presque identiques, crèmes avec des crinières blondes et ondulées. Assorties en sommes à leurs cavalières. Cependant, celui de Galatya, avait des marques blanches type balzanes et une liste sur le chanfrein.

Alors, qui comptait botter en touche son amie, elle lui coupa l'herbe sous les pieds en le questionnant sur un élément logique. Bien entendu, il sauta sur l'occasion, dans le but d'essayer de la faire tourner en bourrique et lui placer subtilement le coup du parie sur Tarin, mais Erin, ne semblait que peu encline à répondre à ses taquineries. À croire qu'elle l'avait sentie venir à 3 kilomètres. Il essaya une technique plus basse, de bouder pour la faire réagir et cela entraîna une question assez vraie : la frustration. Il n'aimait en effet, pas vraiment ce genre de ressentiment (et qui l'aimait sérieusement ?) et en s'y penchant, cela le frustrait qu'elle ne lui réponde pas favorablement à ces pics. Surtout qu'il avait envie de l'embêter... il pouvait mettre cela sur le compte de la boisson de June, mais en réalité, il ne ressentait plus les effets, le combat l'ayant calmé définitivement. Il était simplement d'une humeur excellente voir euphorique et cela se traduisait par : taquiner Erin. Enfin bon, il était certain que la consultante allait jouer de ce petit côté puéril de sa personne, pour le charrier. Elle avait la mauvaise foi et lui la frustration.

Alors qu'il envisageait une toute autre vengeance avec les ondes marine, leur petit jeu repris un nouveau souffle... aider par l'eau et la frustration, apportant une danse de double sens sexuel... et sans surprise avec eux, cela finissait en cacahouète. Et ce fut mémorable, car l'anglais, ne pensait pas que la conclusion de cet échange serait une course poursuite dans les herbes hautes. La provocation de trop ? Elle exigeait un bon toutou qui vienne vers elle bien gentiment ? Cela marche bien avec un chien de 30 kilos, mais un de 70 ? Il eut un sourire mesquin et le regard assorti, signifiant qu'elle allait en avoir pour son argent. Il s'élança après elle prenant de la vitesse, alors qu'elle courait en ligne droite. Il aurait été intéressant d'essayer de le semer en zigzagant, mais inefficace en vérité. Ce n'est pas une bête de muscle, mais il est dans l'agilité et la dextérité, Erin l'avait bien vue dans les deux joutes faites aujourd'hui. En conséquence, elle avait peu de chance de le distancer en décrivant des trajectoires aléatoires. Et puis, à force de s'époumoner ainsi, elle allait attraper un point de côté !

Enfin bon, il la rattrapa, petit rictus sur les lèvres et leurs chamailleries finirent à terre. Elle le houspilla. Il ne pouvait qu'être d'accord sur ce fait, c'est un grand malade et il cache bien son jeu ! Cela aurait pu leur suffire, mais comme toujours il fallait une surenchère : ce fut sur le dressage potentiel d'un Hoffman m'allécher. Il ne pouvait s'empêcher de se demander si réellement, elle allait en jouer et ce qu'elle comptait en faire. En tout cas, il s'attendait à de nombreuses actions de la jeune femme et rien que de les imaginer, il en riait d'avance, constatant qu'ils étaient intenables voir pire que des enfants tous les deux. Heureusement, que personne ne les voyait.

Une fois relevé et chacun sur ses deux pieds, l'anglais alla chercher la tante, pour suivre Erin à travers la plaine en direction de la plage. Son regard balayait le paysage, qui était grandiose... une nappe d'herbe verte et jaune, proche d'un sable crémeux mouillé par des vagues pareuses. Une nouvelle fois, il eut l'envie de s'y baigner. La petite course, lui avait donné un peu chaud, ainsi que leurs roulés boulés dans l'herbe qui les avaient calmés, pour le moment. Leurs pas cheminaient à un endroit très peu fréquenté. Cela était tout bonnement parfait, Alexander, aurait détesté camper, non loin d'une quelconque activité humaine ou animal, ne désirant point être dérangé. Profitant égoïstement en douce compagnie de ce lieu, rien qu'à eux, pour une nuit. Hum, était-il en réalité insociable ? Non pas vraiment, plus soucieux de dormir convenablement sans être embêté par d'autre. Cela avait le don de l'agacer d'ailleurs. Il en devient ronchon quand il est trop souvent tiré des bras si attrayant de Morphée.

Ils choisirent un lieu, qui répondait à tous les critères de beauté, de tranquillité et d'envies nocturnes de chacun. Il posa son fardeau près d'un grand arbre penché à cause du vent. En face d'eux : la plage et surtout l'eau marine qui scintillait avec les rayons du soleil. Il était encore tôt, mais bientôt l'astre décriera un cercle pour rejoindre sa demeure diurne. Il eut l'idée d'acheter quelques serviettes, si l'envie d'une baignade était trop forte. Il aimait bien l'eau ... et il faut bien qu'Erin puisse s'essuyer quand il l'aura poussé dans les ondes. Par contre, le jeune homme, ne pensait pas du tout à un bain de minuit, mais si la jeune femme, l'envisageais, il irait se mettre dans la tente pour qu'elle fasse son affaire nue ou en sous-vêtements, loin de son regard.

Il entreprit le montage de la tente, étalant devant lui les différentes parties, se remémorant le schéma que lui a fait Tarin. Rien de bien compliquer tant, qu'elles étaient assemblées dans le bon ordre et en aucun cas, il ne désirait recommencer. Sans surprise Erin venue lui tenir compagnie proposant son aide, qu'il refusa en lui envoyant une boutade, puisque cela était plus fort que lui. Elle ne le dérangeait jamais, du moins, cela n'était encore jamais arrivé. En tout cas l'évocation de la voir en sous-vêtements le fit sourire, puisque étant imaginatif de nature (côté artiste), la scène lui venu en tête. Mais il n'évoqua rien de bien indécent, puisque final cela ne dura pas longtemps avant qu'il ne réplique dans un échange dynamique entre eux. (Et puis, cela lui apparaissait parfaitement indécent de continuer le cheminement de cette scénette, qui serait dans tous les cas que trop intéressante).

Un grand débat sur les événements de la journée se créa. Erin était de mauvaise foi et ils jouaient verbalement comme toujours. Quand elle partit chercher du bois, il fut un peu surpris. Ils n'avaient rien pour l'allumer.... Mise à part une technique ancestrale qui ne faisait pas toujours ces preuves. Bon, il devait noter sur la liste de course un briquet. Enfin, si cela existait chez les Athosiens.
Pendant, qu'elle partait guérir du bois, dans le but certain de faire un feu ce soir (manque plus que les marshmallows) il monta la tente. Cela ne lui pris qu'une quinzaine de minutes, pour que le tout soit parfaitement bien monté. Perfectionniste, il avait aplati le sable sous la demeure de toile. Manquait plus qu'à la remplir de couverture et de leurs affaires et elle était fin prête pour les accueillir. Satisfait, il se tenait debout, les mains sur ses hanches, observant le résultat. Erin, arriva peu de temps après, chargé de branches qu'elle disposa au sol. Il avait compris le message. Il ne lui fit aucune remarque sur son inclination pour un feu, puisqu'il était entièrement d'accord avec celui-ci. S'imaginant déjà, près des flammes comme chez les Tairis a savourer sa chaleur et à papoter avec son amie. Ou à se taquiner, car cela partait toujours dans ce sens-là entre eux deux.

En regagnant le marché, ils tombèrent sur une partie assez peu appréciée de l'anglais... l'ésotérisme et son lot de curiosité. Pour des raisons simples : il n'aimait pas les éléments sujets à moquerie ignoble face à une maladie et des divinations sur des faits dits aux hasards sans preuves ou réels pouvoirs. En parlant de ça, devant eux une hutte avec une pancarte graveleuse sur la plus grande couille de la galaxie... (cela aurait plus à Perrine tiens !) l'anglais n'avait nullement envie de découvrir ce mystère, qui serait dû encore à une maladie d'un pauvre être malchanceux. Que cela soit pégasiens ou terriens, ce genre de difformités avaient toujours attirés le regard curieux et malsains des autres. Autant dans les autres allées, ils n'avaient point été racolé, autant là... les voyantes et autres charlatans, donnaient de la voix ou du geste pour les attirer dans leurs antres fumeux. Ils les ignorèrent cordialement, l'anglais était pressé de regagner une allée, moins pathétiques à ses yeux, avec de réelles choses intéressantes.

« Merci maîtresse du temps. Je te le demanderai ne t’inquiète donc pas » dit-il avec un air de conspirateur. Il savait très bien quoi lui faire faire. Il avait une foule d’idée en tête et depuis qu’il avait retrouvé toutes ses capacités mentales… il y réfléchissait intensément. Il avait fini par conclure sur un vœu qui ne serait pas déplaisant pour elle, même s’il se frustrait de ne pas lui demander autre chose. Dans un sens, elle lui avait offert cette folie, il ne désirait pas abuser ou la dégoûtée de ne pas refaire ce genre de proposition par la suite. Oui, Mrs Hoffman, ménage sa monture pour qu’elle l’emmène plus loin par la suite.
« Je n’en doute pas, j’ai juste hâte de savoir ce que tu vas me demander… Et je dois être folle, mais je n’appréhende même pas », dit-elle d’un air confiant. Oh oui, c’est un brin de folie de lui donner un si grand pouvoir. Enfin bon, il lui laissa sous-entendre qu’elle était aliénée et maso, juste pour la taquiner, car en réalité elle ne risquait pas grande chose de sa part.
« Oui, tu es folle ma chère de m’offrir ce genre de vœux »
« Je te redirai ça quand tu m’auras indiqué ce que tu souhaites… », fit-elle avec une moue dubitative qu’il l’amusa d’autant plus. « Ou peut-être que je devrai interroger la voyante tiens, histoire de me préparer au pire. »
Cette remarque fut accueillie avec beau rictus charmant de la part de l’anglais, il désira bien lui faire croire à une folie, pour qu’elle se fasse moult film dans sa tête bien faite.
« Je t’ai promis d’être sage avec ton vœux »
« C’est bien ça qui me fait peur », répliqua-t-elle du tac au tac.
Il la toisa quelques seconde d’un œil espiègle avant de hausser les épaules avec un rictus du même acabit, qu’elle lui rendit.

Ils finirent par sortir de cet endroit, pour retomber dans une des contre allée du marché des vêtements. Un petit raccourci involontaire vers le monde des mystères. Ils ne tardèrent pas à retrouver le chapiteau de June, qui était assise sur son rocking chair en train de coudre une longue robe couleur nuit. Les beaux yeux husky de la jeune femme, se levèrent vers eux, un remarquable sourire peint sur son visage. L’anglais remarqua qu’Harry avait adopté l’Athosienne, puisqu’il dormait sur ses épaules, une patte pendante le long de celle-ci.
« Je vois que petit Léo, vous aime bien »
« Oui, il me tient bien chaud et me berce avec ces ronrons. Dommage que pareille créature n’existe pas ici, j’en aurait bien aimé un. » répliqua la femme d’un ton amicale et comblé. « Vous avez trouvé un lieu où dormir ? »
« Oui, nous avons une tente près de la plage » June leur jeta un petit regard amusé.
« Finalement, le bébé se fera ce soir… avec cette plage si romantique à la nuit tombée… on ne peut que faire de doux câlins » dit-elle dans un soupir nostalgique, ce souvenant sûrement de quelques escapades amoureuses. L'anglais, ouvrit légèrement ses yeux, un peu décontenancé par l'évocation d'une possible procréation avec Erin. Mais à croire que tout le monde, les poussait à passer le cap. Il se racla la gorge. Par contre, il était curieux de savoir en quoi cette plage serait plus « romantique » qu'une autre.
« Nous verrons » June ricana, bien contente d'avoir lancé les réflexions intimes de l'anglais, qui avait pénétré dans la tente pour récupérer les affaires. Il ne fit aucune remarque, d'ailleurs, peut-être échangeai-t-elle avec Erin à ce sujet ? Il n'en savait rien, il prit les sacs qu'il répartie sur elle et lui.

Il s’enquit auprès de June de l’endroit où ils pourraient trouver des couvertures. Harry, sauta sur les épaules de son maître pour être trimballer comme un sac et le trio repartis dans les allées.
« Décidément, on ne peut pas être amis, sans qu’autrui n’envisage une relation plus intime » dit-il d’un ton simple, plus pour illustré ses propres pensées que dans le but d’avoir un échange avec Erin. En disant cela, il se rendit compte, qu’il venait de mettre les pieds, dans un endroit auquel il ne voulait pas débattre. Pour une simple raison, que si elle venait à lui demander si elle lui plaisait, il serait contraint de changer de sujet avec beaucoup d’habileté, pour ne pas lui affirmer ce fait, qui pourrait entraîner d’autres réflexions qui entacherait leurs complicités via une gêne commune.
Erin tourna son visage vers l’anglais, le toisant de ses yeux verts. Se demandant bien ce qu’il voulait dire… si seulement elle savait qu’il ne voulait justement rien dire à la base. Et surtout elle se demandait ce que voulait-il qu’elle réponde surtout ?
« Tu trouves que tout le monde nous pousse à avoir une relation sexuelle ? Je n’ai pas remarqué », dit-elle en haussant les épaules et en reportant son attention sur l’allée du marché qu’ils parcouraient. Le ton qu’elle avait employé était teinté d’une ironie mal dissimulée et indiquait qu’elle faisait une forme d’humour qu’il perçut, malgré un peu de surprise de la part de l’anglais, qu’il ne pensait pas obtenir de réponse.
Il se sentait con d’avoir fait cette remarque tout haut, sa mâchoire se serra doucement.
« Je n’ai pas dit ça » fit-il doucement en regardant à son tour l’allée devant eux pour trouver leurs chemins passablement mal à l’aise.
« Désolée, c’était à cause de la remarque de June. » Elle se sentait conne d’avoir dit « relation sexuelle » alors qu’il sous entendait autre chose de moins rentre dedans pour le moment. « C’est qu’on va bien ensemble alors », lança-t-elle à la débauchée sans trop savoir où ça mènerait et si ça ferait retomber un peu le soufflet. Et cela le fit retombé en effet, puisqu’il haussa les épaules « Ce n’est rien, je n’aurais pas dû parler trop vite ». Il sourit. « Sûrement oui. » élément peut être véridique, il ne comptait pas continuer sur le sujet, mais Erin n’avait pas cette ambition-là.
« Et qu’est-ce que tu voulais dire par « nous verrons » après sa proposition ? », fit-elle avec un sourire, celui qu’elle se gardait quand elle souhaitait l’embêter, signe évident qu’elle cherchait désormais à le taquiner, profitant de son air plus fermé dû aux picotements qui naissaient dans son corps… décidément elle ne lui laissait rien passé. Il préféra répondre sur de la provocation.
« Que nous verrons si tu es réellement enceinte après » répondit-il sérieusement, mais avec un but certain de la déstabiliser.
« Tu comptes me mettre enceinte ? » dit-elle d’un air choqué, bien exagéré, qui manqua de le faire rire, mais il resta sérieux. En tout cas il n’avait pas réussi à la déstabiliser sur cette phrase.
« Pourquoi pas ? » Il avait le visage impassible, dans le but qu’elle ne devine pas le fond de sa pensée. Une nouvelle fois, cela commençait à partir loin.
Elle se mit à rire ouvertement, avant d’ajouter : « Tu as peur de me toucher, alors à moins que tu ne connaisses le concept de l’immaculée conception, j’ai du mal à voir. » Elle continuait dans la provocation, allant le titiller sur un pan de sa personnalité. Elle avait bien toucher… il est vrais que sa grande retenue pourrait être vu comme de la crainte.
« Peur ? Tu trouves que j’ai eu peur tout à l’heure ? » dit-il choqué à son tour, mimant exagérément cette expression.
« Oui bon, ce n’est pas pareil », elle adopta une mine boudeuse et en faisant preuve de mauvaise foi, avançant des arguments imparables…
« Tu verras, alors » dit-il amusé, pour reprendre ses propos plus tôt. Faisant mine de flâner dans les allées. Mais il avait un sourire au coin, savant bien qu’elle n’eût plus d’argument en utilisant la mauvaise foi.
« Et bien soit, je verrai alors. L’avantage c’est qu’on a déjà le parrain et la marraine. »
« Exactement » dit-il avec une petite œillade espiègle. S’il avait su que sa petite phrase maladroite allait donner ça… à chaque fois c’est imprévisible.

Les allées du linge de maison et autres objets pour les habitats n'étaient pas très loin. De grande étoffe de tissus et autres décorations ornaient les étals. Un stand attira leurs regards, à cause de sa grandeur et surtout des belles créations qui la recouvraient. Les trois Athosiens, vendaient des couvertures moelleuses, oreillers, serviettes et autres linges. Fait avec de la laine de leurs moutons. L'anglais s'approcha et fut accueilli par un homme barbu, qui avait tout l'air d'être un fier berger, fier de ses moutons et de sa production. Il lui indiqua des couvertures d'une douceur exquise qui rappela à l'anglais du cachemire. Elles étaient suffisamment chaudes, mais surtout elles étaient d'une sacrée douceur, qui conquis immédiatement l'anglais. Il avait un problème, avec les textures soyeuses, il adorait littéralement ça ! Pire qu'une nénette qui roucoule quand elle s'enrobe dans un pull moelleux. Pourtant, il se fit violence, pour ne pas caresser chaque texture qui s'offrait devant lui.

Finalement, son attention se porta sur couverture d'une couleur bleue marine, laissant le choix à Erin de trouver son arme pour la nuit. Le berger demanda à Alexander s'il désirait une personnalisation dessus. Cela donna une idée au Britannique. Il accepta. Mais au lieu d'avoir une écriture, il préféra qu'on y ajoute une broderie avec une forme. Le berger, prit une feuille et une sorte de fusain pour dessiner les motifs à broder qu'aurait aimé l'anglais.
« Je préfères les dessiner moi-même »
Il parlait doucement, pour ne pas attirer l'attention de l'américaine qui était en train de choisir les oreillers. L'homme fut un brin surpris et rigola franchement avant de lui laisser son étrange stylo. Alexander, commença à styliser une silhouette de femme avec un corps de sirène. Le résultat était très réaliste et ce fut pour la couverture de miss Ariel. Il dessina un « Polochon » pour la sienne. L'homme, fut étonné de voir les talents de l'Atlante en découpa les motifs pour les broder sur les couvertures, avec une petite remarque sur l'imagination assez grande de l'homme... les sirènes n'étaient pas dans le bestiaire de ce peuple. En réalité Alexander, avait véritablement dessiné Ariel, l'ondine de Disney. Le résultat fut montré à Alexander avant d'être plié dans un sac, avec les oreillers. L'anglais y ajouta deux serviettes, en jetant un regard malicieux à Erin.

Ils continuèrent leurs emplettes, prenant ce qu'il faut pour faire un feu et autres éléments qui leurs avaient tapés au coin de l'œil. Finalement, l'anglais, ne pensait pas qu'il allait dépenser autant dans des fringues et autres objets divers et variés. Cependant, en ouvrant son portemonnaie à plusieurs reprises il remarqua que le contenue initial n'avait pas bougé avant ces achats... Erin n'avait rien utilisé pour sa tenue ? Il eut une petite moue barrée et intriguée. Quand, ils eurent fini leurs acquisitions, ils se dirigèrent naturellement vers la plage, pour y déposer leurs emplettes. Il lui donna un coup d'épaule amicale. « Tu n’as pas utiliser mon argent pour mes vêtements ? »
« Je ne me souvenais plus du code de ta carte bleue mon chéri », dit-elle avec amusement. Cela le gêna un peu, puisque n’étant pas très habitué à ce qu’on lui paye ce genre de chose, ni qu’on lui paye quelque chose en général. Il n’avait jamais été très à l’aise avec les cadeaux pour sa personne, surtout aussi spontané, c’est plus lui qui en fait. Cependant, il ne montra pas cet élément à la demoiselle, refusant qu’elle mire son trouble puisque cela l’avait touché. Il se pencha et l’embrasa sur la joue.
« Merci Darling ».
« Rappel moi de le faire plus souvent », dit-elle en lui décrochant un sourire, un peu surprise qu’il l’embrasse.
« Non sinon je vais m’y habituer » fis l’anglais avec un rictus.
« C’est vrai que les habitudes, c’est dangereux », dit-elle simplement.

Ils arrivèrent à leur lieu de couchage, celui-ci était à environ dix minutes de marche du marché, au final ils n'étaient pas si loin et pourtant l'endroit semblait perdu au milieu de la nature sauvage et vierge des pas de l'homme.
Alexander, déposa ses sacs dans la tente, puis sortit dehors, pour attacher Harry, avec une grande longe de plusieurs mètres. Il comptait le laisser ici, où il serait plus tranquille, loin de la foule et de la musique du bal. Le petit chat pouvait pénétrer dans la tente ou sortir sur le sable s'il le désirait. Sans aucun doute qu'il chasserait les puces des sables ou les crabes aventureux. Il avait encore la cape que lui avait confectionnée June et Erin. D'humeur joueuse le félin, attrapa la main de son maître pour la mordiller.

Alexander entendit la jeune femme, tirer la « porte » de tissus de l'habitacle. Erin s'était enfermée le temps de se changer, d'enlever sa robe aux teintes automnales pour enfiler celle acquise chez June, d'un rouge pourpre profond qui lui plaisait bien. Dommage qu'elle n'eût pas pensé à embarquer sa cape, afin de se couvrir le haut des bras pour la soirée. L'anglais se tourna légèrement, avant de s'éloigner avec son chat, pour le faire courir après un bout de bois. Il retira ses chaussures pour marcher dans le sable en retroussant le pas de son pantalon en deux ourlets allants jusqu'aux genoux. Il prévoyait déjà son mauvais, coup, trouvant dommage, qu'elle se change aussi vite. Enfin dommage et à la fois bien, car il avait une certaine hâte de revoir la robe rouge.

Harry, alla se mouiller les pattes dans les vagues, courant après l'écume puisqu'il avait délaissé le bout de bois. Le chat trouvait cela plus amusant de courir après une chimère. L'anglais, s'assit sur le sable, observant son minet. Le regard de l'homme se perdit vers la mer, le soleil commençait à se coucher, il était bientôt 19h00. Ils avaient beaucoup flâné dans les allées. Il senti un brin de fatigue dans les jambes, à force de piétiner. La journée avait été bien chargée et riche en émotion... et elle n'était pas finie surtout. Machinalement, il souleva sa chemise, pour voir l'état de sa blessure. Il n'en souffrait pas et elle semblait cicatriser. Tant mieux. Ce petit élément aurait pu gâcher la suite des événements.

Erin ressortie quelques minutes après, parée d'un habit très attrayant pour les yeux du bel anglais.
« Je t’y prends à laisser notre enfant se noyer ! », phrase mentionnée pour attirer l’attention de l’anglais, qui tourna immédiatement la tête. Il avait les jambes repliées vers sa poitrine. Il lui fit un petit rictus égayé. Son regard l’observait dans sa tenue où elle était superbe. Sans aucun doute, il était content de la revoir dans cet habit.
« Ce n'est pas grave on en fera un autre » répliqua-il malicieusement.
« C’est vrai que c’était dans nos projets, j’avais oublié. » Elle avait un petit air mutin.
« Tu oublies bien vite » ironisait-il
« J’oublies bien vite les belles paroles », répliqua-t-elle sur un ton provocant. Il ricana, ne répondant pas à sa provocation de peur que ça aille trop loin.
Harry s’éclatait bien dans les vagues, mouillant son ventre. L’eau ne le dérangeait pas bien au contraire et il était persuadé qu’il pourrait attraper l’écume des vagues. Erin s’approcha pour mieux le regarder jouer dans les ondes.
« Un chat à la plage, vraiment pas mal.»
Alexander se leva, frottant ses fesses pleines de sable avec ses mains.
« Il aime l’eau. Tu veux en profiter ? » il avait l’œil brillant, sans aucun doute qu’elle devait sentir le coup foireux arriver.
« Non merci, ça ira. Plus tard peut-être. »
« Ce n’est pas quand le nuit sera reine que tu pourras profiter d’un bain avec ton fils ». Il ponctua sa phrase d’un rapprochement certain dans sa direction.
« J’ai toujours rêvé d’un bain de minuit », répondit-elle sans ciller et sans bouger d’un poil. Cette déclaration surprit un peu l’homme, qui ne s’attendait pas vraiment à cette envie. Après, elle pouvait le taquiner en lui disant cela.
« Et pas dans le couché de soleil ? » en effet le soleil commençait à embrasser la ligne d’horizon avec de belles couleurs orangés et cramoisies.
« Je préfère le regarder plutôt que de me baigner pendant », dit-elle en haussant les sourcils. Il la sentait un peu tendue, ignorant si oui ou non il allait l’entrainer.

Il lui fit un petit sourire en pencha la tête légèrement sur le côté, comme pour l’attendrir avant de passer derrière elle. Elle pouvait constater que les chaussures de l’anglais était seule à côté d’eux, signe évidant qu’il avait préparé son coup. Sans prévenir, il la poussa vers l’eau. L’empêchant de fuir « Tu sais que tu n’as pas le choix, ne lutte pas ». Comme si cela allait la calmer et la faire obtempérer … puisqu’elle aperçue les chaussures et loin d’être rassurée par ses actions. Elle se mit à se débattre et forcément, à crier et protester.
« Arrête, tu vas mouiller ma robe, comment on va faire pour le bal ! » Elle freinait des deux pieds dans le sable. Heureusement qu’elle n’avait pas remis ses chaussures.
Il était tenté de lui dire de la retirer, mais il s’abstenu car cela allait être mal interpréter par l’esprit de la jeune femme.
« Remonte là, je ne compte pas t’y mettre entièrement »
« Et si je tombe dans l'eau ? » Elle essayait de se dégager en donnant des coups de reins pour sortir de la trajectoire qui la menait vers l'eau. Ne désirant pas faire le poids mort pour ne pas finir les fesses dans le sable. Il avait du mal à la contenir par moment.
« Si tu continues ainsi, tu vas finir dedans oui ! » Elle ruait sacrément ne sachant pas trop quoi faire pour y échapper, sans parler que sa pompe n’aimait pas trop ça. Il soupira... Cela allait lui prendre trop de temps et d'énergie pour la pousser. Autant, se faciliter la tâche. Et à force de se débattre cela allait entrainer la chute de l'un des deux sur l'autre... encore. Il se baissa pour lui faucher les jambes la réceptionnant dans ses bras, telle une mariée, pour avancer vers l'eau avec son chargement. « Non ! » dit-elle avec un brin de colère en s’accrochant à son cou. Elle détestait vraiment l’eau froide. Il stoppa sa progression quand l'eau lui était aux genoux.
« Bon, je t’ai promis de te faire goûter les ondes … trampouille tes petons ! »
« Si tu ne me poses pas, je t’embrasse !» Elle gardait son petit ton colérique et ses yeux lançaient des éclairs. Après tout, il la tenait, il ne pouvait pas se défendre et elle était bien placée. Hors, tous ses efforts pour paraitre en colère fut récompensé par un rire franc du chef de projet. Être embrassé... c'est quoi cette drôlesse de menace d'ailleurs ? Il ne s'attendait pas vraiment à ce genre de dissuasion, car bon... certes, si elle le fait vraiment, il en serait décontenancé ne sachant pas quoi faire. Enfin bref, cela lui passa au-dessus, de toute manière il n'en croyait pas un mot et se fichait de sa figure.
« Que je te pose là maintenant ? Dans l’eau ? » joua-t-il sur les mot en faisant mine de s’abaisser un peu.
« Non pas là maintenant, sur le sable andouille, ne fais pas exprès. » Il n’y a pas à dire, elle faisait très bien sa midinette en colère et cela augmentant que plus la taquinerie de l’anglais qui avait un grand sourire hilare, fière de son tour. De toute manière cela était une petite vengeance.
« Tu sais que tu n'as qu'à déplier ta jambe pour la tremper et le reste sera intact » spécifia t’il en la regardant d'un air calme malgré des yeux rieur. Oui il essayait de la convaincre, histoire qu’elle se plie à cette indéniable chute dans l’eau. Et puis bon, il ne serait pas lui, s’il ne parlementait pas avec la consultante.
« Alors qu'avec ta menace, tu prends un risque que je te lâche sous le choc »
« Elle est froide ? » Demanda-t-elle finalement en constant que le dernier argument était pertinent. Ah elle était sur la bonne voie de céder… cela augmenta le rictus de l’homme, ravi qu’elle capitule.
« Tiède » Il est vrais que l’eau n’était pas très froide, cela en était surprenant, il avait pensé ressentir les crocs du froid mais en réalité non. Pourtant, il n’est pas du genre à être continuellement en chaleur, comme certains hommes qui ont toujours chaud. Lui avait plus souvent froid… dans un sens il était frileux.
« Bon, je compte jusqu'à trois... Et je mets ma menace à exécution ». La partie de poker venait de commencer… Ils se ruineraient mutuellement. « 1... »
Il lui fit une petite moue dubitative, elle reprenait le risque ? Décidément, elle était sacrément joueuse. Enfin bon, ce n’est pas lui, qui va finir à l’eau… leurs regards se figèrent l’un dans l’autre, se toisant le plus sérieusement possible, pour bluffer.
« Je n'ai pas envie de mouiller ta jolie robe »
Oui, car cela serait du gâchis, elle lui allait si bien et elle mettrait trop de temps à sécher. Il savait qu'il ne la lâcherait pas, pour éviter cette catastrophe. Par contre, si cela avait été l'autre et malgré ses motifs originaux et attrayants, il aurait eu nettement moins de scrupule. Et comme pour lui faire peur, il plia les genoux, pour la reprocher de l'eau.
« Je n’ai pas envie non plus de la mouiller. » Elle sentait qu’il se baissait un peu. « 2… » Elle lui fit un sourire joyeux, pour faire penser qu’elle ne bluffait pas. Elle était sûrement très bonne au poker et jouer contre elle devait être intéressant, pourtant il ne cilla point, restant impassible. L’échéance se rapprochait et il était très confiant sur le résultat. Peut-être l’était-il un peu trop ? Il serait bien malin si elle l’embrassait réellement. Cela avait un côté assez excitant, il devait se l’avouer. Il trouva un dernier argument presque imparable.
« Ta pompe elle aime l’eau ? »
« Tu es vicieux, je n’y crois pas », dit-elle en rigolant un peu.
« Ça va, je le fais. Pose-moi. » Il s’exécuta radieux et surtout triomphant, se pliant pour qu’elle puisse mettre ses pieds dans l’eau en douceur tout en relevant sa robe. Elle craignait la morsure de l’eau froide sur ses mollets mais tant pis, elle n’avait pas trop le choix maintenant.
« Non, j’utilise tout argument en ma possession »
Erin tenait sa robe dans ses mains pour qu’aucun morceau ne touche l’onde.
« M’oui », se contenta-t-elle de dire, en commençant à marcher de façon parallèle à la rive. Un court instant il l’observait marcher, suivant ses mouvements dans l’onde. Elle commençait à avoir envie de se baigner avec la tentation de se retourner et de balancer de la flotte sur l’anglais, mais elle était certaine de finir trempée comme une saucisse si elle faisait ça… il finit par la rejoindre en la frôlant de son corps, poussant un peu son amie à la manière d’un chat, pour la provoquer. En la dépassant, il lui offrant un très beau rictus, celui du vainqueur qui savourait la défaite de son adversaire. « Ne boude plus maintenant, sinon à l’eau » et sans attendre sa réponse, il marcha vers la plage, pour partir se changer dans la tente à son tour.

Il avait trouvé un élément pour agrémenter la tenue que lui avait acheté Erin. Il remit en place son pantalon, qui n'était pas froissé par chance, dans un sens la matière était difficile froissable. Il fouilla dans l'un de ses sacs, pour mettre une sorte de blason bleu nuit avec des boutons très travaillés qui allait avec la chemise en toile blanche écrus. Cela lui donnait un petit style steampunk. Il aimait bien ce genre d'habit, trouvant que ce style vestimentaire était très saillant pour les deux sexes avec un côté original, du post apocalyptique. Il avait eu cette idée en voyant Tarin (habillé bien entendu, il avait eu aussi l'immense privilège de voir à quel point il était bien monté, mais ce ne fut pas cela qui l'avait inspiré étrangement). Il ne savait pas trop son rendu, mais cela devait aller avec. Il prit une longue veste aux mêmes tonalités, qu'il mit sous son bras. Il avait trouvé original et ainsi, le soir s'il fait froid, il sera couvert.


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    Alexander Hoffman
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MessageSujet: Re: Les Sorciers pourpres en vadrouille Ven 9 Déc - 22:16
Les Sorciers pourpres en vadrouilles

2eme part
ange


Une fois que chacun fut prêt et une caresse à un Harry qui était partie roupiller sur les sacs, ils repartirent en direction du campement Athosien, pour profiter des festivités. Déjà, on entendait la musique traditionnelle, avec un mélange de musique type rock et autres inspirations qu'ils avaient pris aux Atlantes. Signe que le clivage des peuples avait été fait. Le bal se tenait à l'extérieur du marché, sur une grande place au sol recouvert de pavé en terre cuite avec des motifs floraux. Autour de celle-ci, des îlots en bois avec des assises, type canapé de jardin en bois contenant des coussins moelleux et une table rectangulaire pour diner. Sinon, pour les solitaires ou les duos, des tonneaux qui servaient de table avec des tabourets en bois, avec des échoppes de nourritures et des bars pour s'alcooliser. Les musiciens étaient sur un autre côté, avec leurs étranges instruments qui dégageaient de la musique endiablée.

L'anglais aimait bien cette ambiance, assez conviviale sans être le souk complet et surtout, au vu de la taille de la piste de danse, cela lui laissait penser que cette pratique était prisée par les Athosiens... à son plus grand bonheur, lui qui adorait ça !

Ils prirent place sur l'un des îlots qui pouvaient contenir 4 personnes voir plus s'ils se rapprochent. Ils avaient une belle vue, pour observer la piste de danse qui était en contre bas, puisque cette zone, était surélever par le paysage vallonné. Des petits escaliers en bois similaires à des estrades permettaient aux deux amies, de rejoindre l'îlot, qui semblait calme. Ils avaient bien entendu des voisins, mais leur promiscuité n'entravait pas les discutions. Une sorte de pergola de fleurs luminescentes servaient de lumière avec la tombée de la nuit. Plusieurs lampes anciennes, brûlaient avec de la cire, étaient parsemées dans la zone de bal, pour que tout le monde puisse y voir correctement. Une atmosphère chaleureuse et pittoresque à la fois.

Alexander s'installa en face de son amie qui avait attiré déjà plusieurs regards sous son passage. Faut dire, que ce soir toutes les femmes essayent de rivaliser d'élégance avec leurs robes, (venant ou non de chez June), mais la grasse d'Erin attirait plus aisément autrui. Et paré ainsi dans sa robe pourpre, elle était tout bonnement magnifique. Une serveuse venue leur demander leur consommation, il n'y avait pas beaucoup de choix, entre de la bière aromatisée, de l'eau, de l'alcool traditionnel Athosiens qu'on trouvait au bar sur Atlantis, des boissons type jus de fruit frais ou de l'eau de vie. L'homme prit un jus de fruit pour commencer, ne voulant pas trop s'alcooliser pour le moment, il était déjà suffisamment surexcité ainsi. Déjà que là, il était passablement intenable, alors avec un peu d'hydromel dans le sens, Erin, allait l'interner définitivement.


« Hey coucou vous deux ! » fit la voix joyeuse d’une petite ingénieur bien connus.
« Ola Senior y séniorita » rejoignit Marc galvanisé par son échange en espagnol avec l’un de ses collègues plutôt dans la journée. Ils avaient déjà tout deux leurs boissons : des bières aromatisées.
« On peut squatter avec vous ? »
« Avec plaisir si vous parlez anglais », répliqua Erin en toisant Alexander des yeux pour avoir son aval, qu’il donna en hochant la tête, avec un signe d’ouverture de la main.
« Je suis certain que vous avez beaucoup de choses à nous dire »
« Ah peut-être pas … en tout cas moins que vous. Alors comme ça on joute dans la boue ? J’espère que vous étiez faiblement vêtue ! »
L'anglais fut surpris de cette déclaration, Erin les avaient recroisées entre-temps ? Non pas que cela le dérangeait énormément qu'on ait eu vent de ses prestations de jouteur... les nouvelles vont vite sacrément vite ici. Marc quant à lui, semblait impatient d'en savoir plus, Alexander avait l'impression de se donner en spectacle. En tout cas, c'est une perche qu'il ne manqua pas de saisir supposant que cela fut Erin la source et il ne comptait pas la louper, rien que pour le plaisir de savourer leurs taquineries habituelles. Il avait d'ailleurs l'impression, que hors d'un contexte professionnel, ils se lâchaient énormément... le retour sur Atlantis, allait être difficile ou prendre une autre ampleur.
« Et vous avez gagné Baron ? »
« Mais comment vous savez ce genre de chose Perrine ? Vous nous avez encore espionnés…alala ces français » son regard acier se posa sur l’espagnol
« Dans un sens oui, par une égalité » puis ses prunelles se reportèrent sur le visage harmonieux de son amie, avec une lueur qui ne cachait point son questionnement suspicieux à son encontre. En réalité, il s’estimait vainqueur, puisqu’il avait remporté le lot mit en jeu.
« Je n’ai rien dit », affirma Erin en lui rendant sn regard tout en écartant les bras en signe d’innocence. Comme si sa nouvelle comédie, allait le convaincre, il n’est pas dupe…. Elle ne récolta qu’un regard au coin de la part de l’anglais.
« Mais bien sûre… tu es l’innocence incarnée, c’est vrai »
« Il ne me croit pas… » Elle soupira.
« C’était un beau combat », enchérit-elle à l’adresse des deux autres.
« C’est après qu’il a dû enlever ses vêtements », crut-elle bon de rajouter histoire d’embêter Alexander.
« Ah !! Et donc ça donne quoi ? » fit Perrine, très amusé par cet échange.
« Comment l’avez-vous su Perrine ? Je vous dirai ce que ça donne ensuite. » dit-elle d’un ton gourmand histoire d’amener la jeune femme à se confier. L’ingénieur eue une petite moue dubitative, foudroyant Erin du regard avant de rentrer dans le jeu.
« C’est Marc qui me l’a dit », dit-elle avec un grand sourire enjoliveur en lui refilant la patate chaude au pauvre homme qui ne savait pas quoi en faire.
« Et comment vous l’avez su Marc ? » demanda Erin directement, tout en lançant un regard à Alexander lui signifiant un truc du genre « tu as vu je n’ai rien dit MOI ».
« Bah j’ai entrevu un baron sur une poutre avec mon collègue espagnol »
« Et vous n’avez pas regarder ? » il était surpris que le chef de chanter décide de rentrer dans ce petit jeu, comme quoi sous l’influence de certaine personne, il se montrait de plus en plus finaud le petit Marc.
« Nous parlions de L’Espagne et l’odeur alléchante de beignet à faire chavirer mon cœur ! »
L’anglais eu ne moue dubitative en regardant Erin. « Mouai tu t’en sors bien » il n’était pas dupe, mais bon, il lâcha l’affaire pour une fois que Marc arrive à mentir de manière aussi innocente, il fallait le récompenser.

En parlant de nourriture, la serveuse apporta un grand plateau de métal, contenant des denrées uniques comme toujours. Ce fut cette fois du poulet rôtie à la broche, avec des patates douces découpées en cubes. Des fourchettes en bois à trois dents étaient fournies avec le plat. L'odeur était toute aussi alléchante que le porc du midi... s'ils ne prenaient pas trois kilos en rentrant c'est qu'ils n'avaient pas assez mangé ! Il allait falloir danser pour éliminer toute cette graisse. L'anglais saisi un couvert, pour commencer à grignoter tout en continuant la discussion.
Ce fut Erin, le ventre glouton qui enchaîna.
« En fait, je ne l'ai pas vu sans ses vêtements. Seulement son copain Athosiens. S'ils sont tous comme lui et bien je peux vous dire... qu'ils sont bien gaulés ! » Elle se mit à rire accompagné par les autres personnes de la table. Alexander ne dit rien, il avait lui aussi constater ce fait. La discussion allait bon train et cela dévia sur l'activité des deux membres d'alpha. Perrine, se plaignait de la difficulté à trouver un cadeau à une scientifique qui n'avait comme seule passion : les pierres. Naturellement, il eut des petits pics dans le quatuor, souvent lancée par Perrine et tourner de manière plus subtile par les deux cadres qui ne les loupaient pas.

La piste de danse commençait à s’animer de plus en plus. Des Athosiens, quelques Atlantes tous parés de vêtements colorés ou élégants, pour se mouvoir sur le dancefloor. Le regard acier, de l’homme se perdit sur les mouvements, pas toujours très habiles de certains. Son désir de les rejoindre était grandissant et il n’allait pas tarder à assouvir son envie de bouger. Mais avant, il fallait tâter le terrain.
« Vous savez danser Herra ? »
« Oulala très mal, avec ma bedaine ! Mais j’aime ça ! Comme tout espagnol »
« Et vous Perrine ? »
« Ça dépend du cavalier et vous ? » répliqua la française d’un ton pétillant.
« Oui » le regard de l’anglais alla sur Erin, il savait pour elle, puisqu’ils en avaient parler à la sortie du jumper. Enfin, il devinait vaguement et comptait bien la questionner tout de même, hors Perrine ne lui laissa pas ce loisir.
« Bien ? » Demanda curieuse la petite ingénieure, qui était vêtue de la robe bleue acheter chez June. Celle-ci lui allait très bien, à croire que l’Athosienne savait souligner au mieux les corps.
« Hum… je me qualifierais de bon danseur en effet » Alexander esquissa un petit rictus, quand soudainement, il sentit un bras s’enrouler autour de son cou et le tirer sur le côté, avec une main bourrue qui lui chauffait le crane à la manière de Mufasa avec Simba.

« Mon ami ! Alors tu as réussi à monter la tente ? » Du Tarin dans toute sa splendeur. Le chef de projet était interloqué et à la fois pas vraiment, puisqu’au final qui d’autre que Tarin, pouvait lui saisir le cou de cette manière si amicale et bourrin ?
« Tarin … »
« Oui ? »
« Tu m’étouffes ! Espèce d’ours ! » Il eut un petit moment de silence, avant que l’agresseur se mette à rire, relâchant son étreinte forcée, permettant au jeune homme de prendre une goulée d’air. « Oups navré »
« Oui, elle est montée »
« Ah parfait ! J’entends que tu sais danser ? »
L’anglais, plissa les yeux, au vu de la gestuelle de l’homme charpenté en face de lui, il se demandait s’il n’allait pas le provoquer en duel pour le plaisir. Il hocha la tête.
« Ah dans ce cas ! Tu ne peux pas refuser un nouveau défi ! » Sans surprise diront nous…à croire que le dresseur de chevaux aimait autant les bravades que le sujet de sa majesté. C’est peut-être pour cette raison, que le courant passait aussi bien.
« Quelles sont les règles ? »
« On parie un truc ! Un gage …un truc sympa quoi ! »
« Et comment on gagne ? »
« Faut être élu meilleur danseur ! »
« Qui juge ? »
« Eux ! » Il montra une bande d’Athosien, qui avait l’air d’être des troubadours et autres danseurs de rues, amis de beuverie de Tarin.
« J’ai une chance qu’ils me choisissent ? »
« Oui, ils sont impartiaux et au pire on demandera à tes amis de les aider » l’anglais n’était pas certain que demander au trio était une bonne idée, ils seraient capables de le soutenir ou au contraire de le faire perdre juste pour l’enquiquiner.
« Hahaha, mais il est toujours comme ça ? » demanda-t-il à Erin.
« Toujours », affirma-t-elle sans ambages. « Il cherche toujours à parlementer. »
« Eh bien… je ne sais pas si je dois te plaindre ou pas ! »
« Non, j’aime bien ça, et je dois avouer que je suis pareil, alors je serai mal placée pour râler. »
L’anglais, lui lança une œillade accompagnée d’une petite moue complice, avant de mimer avec sa bouche un beau « maso ». Les deux autres à côté ne pipèrent rien, pour ne pas changer. Erin, quant à elle, se contenta, d’un bisou singé avec les lèvres, une façon de lui dire que sa petite remarque silencieuse ne la gênait pas le moins du monde.
« Ah bah tant mieux alors »
« Bon… Quel est le gain ? »
« On paris nos femmes ? » fit l’homme d’un ton jovial. Alexander eu un air un peu surpris et ricana égayer, ne sachant pas si l’homme était sérieux ou non. Mais vu la trogne de celui-ci, il ne pouvait que plaisanter… il avait du mal à concevoir Tarin, comme une personne suffisamment irrespectueuse pour proposer de mettre en jeu la femme qui partageait sa vie depuis 10 longues années.
« Si tu veux, mais dans tous les cas, je suis gagnant »
« Bah pourquoi ? »
« Arriver libre et repartir avec une demoiselle, qu’elle aubaine ! » répliqua le jeune homme d’un ton taquin.
« Ah mais je croyais qu’Erin était ta femme… » cela déclencha quelques rires de la part des différents protagonistes.
« Ça tout le monde le croit ! »
« Si ça avait été le cas, je ne l’aurais pas mise en jeu » fit l’anglais avec un grand sourire entendu. Manquerait plus qu’il s’abaisse à ce genre de chose tiens.
« Certes. Et je ne te conseille pas ma femme, elle serait bien capable de repartir avec toi ! » pouffa l’Athosien, avant de reparler de sa voix bourrue « Tu semblais bien aimé mon étalon Thooz, je peux le mettre en jeu ! »
« Bien, ça me va. Que désires-tu ? » Un cheval, pourquoi pas, de toute manière l'Athosien, n'avait pas grand-chose qui pourrait intéresser le jeune homme, mise à part un équidé en effet. Cela, lui fera une monture pour sortir le week-end et profiter des paysages fascinants de cette région.
« Tu fais la transhumance du bétail des montagnes à la plaine. J’en ai marre d’être le seul mec ! »
« Si c’est à cheval, j’accepte ! »
« Bien entendu ! On va pas marcher ! Sinon, autant se faire bouffer par un Wraiths ! ça sera moins douloureux »

Conclusion de cet échange, l’anglais se leva s’apprêtant à suivre l’Athosien, tout sourire vers la piste de danse, où un grand nombre de personne se déhanchaient. Hors, il stoppa son mouvement, une idée lumineuse lui venu en tête, l’œil brillant il se pencha vers Erin.
« Et si je gagne j’ai une récompense ? » oh oui, il n’allait pas manquer de faire le gourmand en abusant un peu de sa bonté.
« Tu en as déjà eu une toute à l’heure. » Dit-elle avec un sourire. « Tu en veux encore une ? Je gagne quoi moi ? »
« Il faut bien une motivation plus alléchante qu’un étalon champagne » dit-il en toute innocence, espérant bien obtenir une prime plus alléchante.
« Ça dépend. Tu as une envie particulière ? » il avait cependant déjà une idée en tête et lui demandait au cas où, elle ait une proposition plus excitante.
« Je suis donc une meilleure motivation qu'un cheval. » C'est super, constata-t-elle avec un sourire. « Qu'est-ce que tu as à me proposer ? »
« Bien entendu, tu en doutais ? » répondit-il avec un sourire charmeur. «
Un vœu ? Tu pourras te venger si besoin »
« Non mais j'aime bien quand tu me le confirmes ». Elle lui rendit son sourire enjoliveur. « J'ai donc un vœu contre une autre récompense ? »
Son sourire ne quitta nullement ses lèvres, sous le regard intrigué de Perrine, qui venait de se rapprocher d’Erin, pour mieux entendre leurs échanges, elle était très curieuse et ce qu’elle entendit la fit sourire. Herra, quant à lui sirotait sa bière, entendant brièvement l’échange de son patron et de la consultante du CIS, il ne voulait pas intervenir, se demandant bien ce que le baron obtiendrait.
« Sauf si tu as une meilleure idée »
« La tout de suite non. Alors pourquoi pas, je veux bien. Mais je demande un délai plus long pour te le demander. »
« Avant de retourner sur Atlantis ? »
« Hum d'accord. C'est raisonnable. » Il hocha la tête, jugeant qu’il ne se mouillait pas trop à lui donner à son tour un souhait. C’est plutôt équitable.
« Et donc, pour ma part ? » Il ne comptait pas en démordre et comptais bien avoir une réponse avant de donner la racler de sa vie à ce danseur du dimanche. D’ailleurs Tarin les regardait amuser.
« Toujours en train de négocier celui-là … »
« Toujours »
« Bon, elle te le donnera après ? »
« Non, sinon je ne peux pas savoir si je te laisse gagner ou non » répondit-l ’anglais pour déstabiliser son adversaire.
« Je cherche, je cherche. »
« Hannnnnn mais tu me laisserais gagner ? »
« Je prends la récompense qui me plait le mieux mon cher » répliqua ironiquement l’anglais, même si dans tous les cas, il n’était pas du tout du genre à laisser gagner quelqu’un, pour la noblesse du geste. Mais, ce fait, seul Erin, pouvait le connaître.
« Je devrais faire ça avec ma femme tiens … mais elle me filerait une baffe » se gondolant l’Athosien. « Enfin bon, ça c’est une bonne technique tiens »
Pendant que l’anglais négociait son dû avec sa dame, Tarin, s’éloigna un peu vidant d’une traite une chope de bière, histoire de se donner un peu moins de retenu.
Erin les écoutait mais elle réfléchissait en même temps. Finalement, elle lança à Alexander qui attendait sagement, sans être discrète vis à vis de Perrine ou de Tarin.
« Je peux t'offrir une journée complète de mon temps quand tu veux où tu veux. Sinon je n'ai pas d'idée. Si tu as mieux à proposer. »
Hum, il pouvait déjà obtenir ce temps en tête à tête quand bon lui semble. Puisqu’elle ne rechignerait pas à le suivre en vadrouille, surtout si c’est intéressant. Son visage se peigna d’une de ses petites moues qu’Erin qualifiait de trognone.
« Hum, je peux déjà avoir cela et tu seras la première à me suivre » dit-il amicalement.
« Ce n'est pas faux », dit-elle en méditant un peu sur ce fait.
« Il y a un piano sur Atlantis, que le club musique de la cité à fait importer de la Terre. Je m’arrangerais pour avoir les clés » Oui, rien ne pouvait lui résister, enfin c'est ce qu'il croyait, mais pour l'instant ce fait n'avait que peu été contredit. Il n'en dit pas plus, elle savait très bien ce qu'il sous-entendait. Depuis qu'elle, lui avait évoqué son talent pour la musique et plus particulièrement pour cet instrument, il avait eu une certaine envie de l'écouter. Elle avait bien partagé son goût pour l'art et naturellement, il était intéressé par ses compétences. Surtout, qu'il appréciait la musique. Cette alternative convenue à la jeune femme, qui appréhendait cependant de jouer devant lui. « Marché conclu. »


Le deal étant accepté, Tarin, finassa une seconde bière avant de choper Alexander par les épaules et l’entrainer au milieu de la piste, en lui chuchotant qu’il était littéralement intenable de demander toujours plus à la belle jeune femme habillée de rouge. À croire qu’il la draguait ! Élément auquel, Alexander laissa planer le doute, comme d’habitude. L’Athosien était décidément très tactile et amical envers l’Atlante, qui se raidit mais se laissa faire. Il était certain que si Tarin atteint un haut niveau d’alcool dans le sang, qu’il serait bien capable de coller l’anglais. À croire qu’il était amoureux. En réalité l’Athosien, l’aimait bien et était naturellement aussi joviale et touche-touche.

La musique était entraînante et suffisamment « moderne » pour qu’il soit inspiré et bouger son popotin convenablement, hors, là il fallait le bouger divinement pour remporter ce pari idiot avec Tarin. Au vu des déhanchés différents, il n’y avait pas de chorégraphie traditionnelle … un certain avantage dirons-nous, car il n’était pas certain d’être meilleur que son adversaire dans ce cas.
Les deux hommes, commencèrent donc à rejoindre le mouvement. Tarin, disait un nombre incroyable de blague et de connerie en tout genre, inexorablement, l’anglais lui répondait et les deux ce marrait bien tout en se trémoussant. Peut-être était-ce une technique pour déstabiliser Alexander, puisque celui-ci dansait réellement bien mieux que le pégasien. Faut dire que Tarin, se défendait bien, mais rien à voir avec l’élégance et la fluidité des mouvements de l’Atlante qui était en train de remporter tous les suffrages. Enfin, qu’importe, si cela fut une manœuvre pour prendre le dessus, puisque ce fut aussi efficace que souffler sur un moulin pour le faire tourner !

En levant la tête vers ces amis le britannique, les virent en pleine discussion, Herra semblait débité de ne pas savoir danser aussi bien. L'anglais, l'imaginait bien se mortifier de pas posséder les mêmes talents et qu'il se retrouverai en bien mauvaise posture si un jour, il inviter Zaza à valser. Alexander, se créait des petites histoires rigolotes des aventures de l'espagnol malhabile et en mauvaise posture face à la scientifique si peu aimable, mais tout cela restait gentil. D'ailleurs, les jumelles elfes (compagne de Tarin), rejoignit Erin pour papoter et observer le match particulier. Il ne serait pas étonnant que la femme de l'Athosiens, s'amuse de la belle fessé qu'il recevait de l'anglais.

Juste pour rire XD:
 

En tout, cas à la fin de la musique, le score fut favorable envers l'anglais. Tarin n'était pas vraiment déçu, puisqu'il avait bien défendu son bout de gras. Il tapa vigoureusement dans le dos de son compatriote... décidément tout était violence chez lui, mais sans méchanceté et fort heureusement. Ils restèrent quelques minutes de plus, pour le plaisir et pour discuter de la récompense … l’étalon restait à l’élevage, mais serait la monture de l’anglais. Cela convenait à Tarin.
« Ouf, car si ma femme apprend qu’on a perdu notre meilleur étalon, je crois que la caresses d’un Wraiths aurait été plus douce »
« Ça t’apprendra à parier tout et n’importe quoi aussi »
« J’étais persuadé de gagner »
Alexander, ricana, vraiment Tarin était quand même un sacré numéro.

Ils remontèrent vers la joyeuse petite bande, qui au fil des minutes s'agrandissait ! D'un pas agile, Alexander sauta sur les marches, pendant que Tarin, embêtait, tel un enfant sa compagne et lui soufflant dans le cou bruyamment.
L’anglais, marcha vers eux, son visage était gai, faut dire qu’il s’amusais grandement. Perrine eu un petit applaudissement à son arrivé, avec une remarque bien à elle.
« Eh bah vous avez dû en emballer des minettes ! » Alexander lui fit un petit sourire modeste. Il ne comptait nullement, lui répondre sur ce fait, préférant la laisser dans son imagination. Et ce n’est pas avec ce genre d’introduction, qu’il allait se confier, il était rare qu’il parle réellement de lui et encore moins, de ses amourettes ou relations.

La musique venait de changer, moins dynamique, pour laisser les solitaires se reposer et les couples profiter. L’œil luisant, il tourna la tête vers la piste, avant de reporter son attention la plus totale vers Erin, il avait une nouvelle idée et cela pouvait se percevoir dans ses prunelles. Naturellement, il se rapprochant de la sirène en lui tendant la main d’un geste gracieux avec une légère courbette. Chose promise, chose due, ils avaient parlé d’une invitation au bal et à danser… l’anglais était en train de lui faire la demande à l’ancienne, dans les temps où cela avait un cérémonial pompeux et existentiel pour les jeunes femmes bourgeoises. Demande qu’elle redoutât peut-être. ?
« Me ferez-vous l’honneur de partager cette danse, gente sirène ? ».
Les deux cadres dynamiques, se toisaient tous les deux dans le blanc des yeux. Erin posa sa main dans celle du chef de projet, refermant ses doigts sur les siens.
« Avec plaisir »
Perrine était verte derrière Erin.
« C’est toujours aux autres que ça arrive ça ! »
« Bah je peux danser avec toi Bichette si tu veux » répliqua Marc dans un élan de bonté, propre au personnage profondément bon qu’il était. Alexander, ignora tout comme Erin, les railleries de la française qui débattait avec Marc. Son regard se porta sur l’émeraude des yeux de la jeune femme, se penchant, afin que personne ne d’autre entende, lui murmurant :
« Ça sera mon souhait, auquel tu as le droit de refuser » oui, il avait bien d’autre choses qu’il aurait pu lui demander, mais il préféra faire celui-ci. Ne voulant pas allez plus loin le jour de son anniversaire, alors qu’il était très curieux envers son amie. Le fait qu’il lui proposait de refuser, était par pure courtoisie, ne voulant pas la forcer.
« Et si c'est ton souhait, alors je veux bien l'exaucer ».
Alexander fut enchanté qu’elle consente, cela se voyait sur son visage, mais plus particulièrement dans ses prunelles. Il se redressa, pour commencer à marcher, vers la piste de danse, glissant la main d’Erin sur son bras.

Il y avait du monde, hors, cela ne gênait nullement les mouvements, puisque la place n'était pas suffisamment bondée pour être serrer comme des sardines. Cela aurait été dommage, de faire un remake de certaines boîtes de nuit terriennes, où finalement, les pieds ne touchaient plus le sol à cause de la densité d'humain au m2. Ils marchèrent jusqu'à un endroit approprié, au centre de la piste. D'un mouvement fluide, il se tourna vers la jeune femme, prenant sa main droite dans la sienne et la seconde sur sa taille. Les musiques Athosiennes, duraient en moyenne 5 à 8 minutes, bien loin des 3 minutes terrines qui vous laisse un avant-goût amer de frustration. Eux, ils prennent leur temps et savoure les mélodies soyeuses aux oreilles. Les deux cadres commencèrent donc leur valse, la musique était pour le moment calme, l'anglais guidait leurs pas avant de commencer à faire tourner sur elle-même la consultante quand les tonalités furent plus dynamiques. Son regard se figea sur les pans de la robe, qui se levèrent dans une toile aux mouvements fluides et artistiques. Ils les avaient imaginés plus tôt dans la journée, trouvant qu'au vu de la coupe, faire tournoyer Erin serait une scène agréable à mirer d'un point de vue esthétique. Cela ne le déçu point et il fut grandement satisfait d'avoir eu l'imagination aussi peu créative face à la réalité. C'est décidément plus fort que lui, il ne peut s'empêcher d'admirer des éléments qu'il juge artistique et s'y perdre quelques secondes.

Un fin sourire illustrait son état de pensée, avant qu'il relève les prunelles vers le regard d'Erin, qui devait se demander ce qu'il foutait à regarder en bas. Pour l'empêcher de le questionner, il la fit une nouvelle fois tourner d'une manière plus dynamique, pour être en accord avec la musique. Cela était étrange, un coup un peu plus vif et un coup plus lent. Naturellement, il l'éloignait de lui quand ce fut actif pour la faire tourner ou des mouvements plus amples de leur part, mais la rapprochait dans les temps moues. Naturellement dans ses moments, il plongeait son regard acier dans l’émeraudes d’Erin, ils ne parlaient pas encore, mais il sentait que cela n’allait pas tarder. Hors, le silence, n’en était pas vraiment un, puisqu’il n’en ressentait pas la gêne. Tous deux avaient de nombreuses expressions peintes sur le visage et chacun essayait de décoder l’autre en communiquant par ce langage silencieux. Celui d’Alexander traduisait clairement qu’il était content et amusé comme très souvent en présence d’Erin. Après a savoir pourquoi, était une autre affaire…


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    Alexander Hoffman
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avatarInfos√ Arrivée le : 27/03/2016
√ Age : 30
√ Messages : 790
√ Localisation : Atlantis

Erin Steele
Dossier Top Secret
√ Age: 36
√ Nationalité: États-Unis États-Unis
√ Gêne: Oui
MessageSujet: Re: Les Sorciers pourpres en vadrouille Dim 22 Jan - 10:49
Partie 1

Erin n’était pas une adepte de l’ésotérisme en tout genre. Elle ne créditait qu’une attention très limitée à son horoscope, trouvant cela parfaitement ridicule. Alors les voyantes et autres médiums, elle n’y accordait aucune forme de croyances d’une quelconque nature. Elle trouvait cela aberrant de penser que parce qu’on était né un certain jour d’un certain mois de l’année, on adoptait des traits de caractères et de comportements définis, et que quelques lignes pondues par des astrologues puissent orienter et résumer une journée selon la constellation à laquelle la date de naissance était rattachée. Surtout qu’ils n’étaient pas d’accord entre eux, puisque pour les douze signes, certains en reconnaissaient un treizième en la qualité du serpentaire. Alors qui croire ? Certes, dans les sciences dites dures, il y avait toujours un scientifique pour remettre en cause telle ou telle théorie, lorsqu’il s’agissait de parler du Big Bang, ou de la théorie des cordes par exemple. Enfin qu’importe, tout comme ces gens avaient le droit de croire à l’astrologie, elle avait elle aussi le droit de ne pas y croire. Elle préférait penser que ses propres choix influaient sa destinée, plutôt que de s’en remettre à ce fameux destin qui arrivait, qu’on le veuille ou non. Une forme de fatalisme qui n’était pas dans son tempérament.

Elle se rappelait ce jour pluvieux où elle s’était retrouvée dans une bibliothèque universitaire, centre du savoir en tout genre, en compagnie d’un certain Sam, un jeune homme qu’elle trouvait tout à fait charmant et avec qui elle aurait aimé avoir une relation sentimentale plus développée, qu’elle avait rencontré dans un club de sport parisien non loin de l’ambassade. Le charme s’était envolé quand il lui avait posé une question toute bête : est-ce que tu crois aux esprits ? Machinalement, elle avait répondu que non. Ce dernier l’avait considéré gravement et il lui expliqua par A plus B qu’ils existaient. Il avait l’oreille qui sifflait quand on parlait de lui, ou alors, il sentait les choses arriver. Manifestement, il n’a pas senti arriver le désintérêt d’Erin pour lui. Elle le considérait toujours comme un ami, mais elle ne souhaitait plus aller plus loin, alors que lui, en apprenant à la connaître, commençait à se dire qu’elle n’était pas si invisible que ça. Malheureusement, c’était une histoire tuée dans l’œuf. Bref, ils traversèrent la partie du marché réservé aux arts occultes assez rapidement, ne succombant pas aux chants des sirènes qui essayaient de les attirer vers les tréfonds. Erin profitait de leur passage dans un lieu hors du temps, ne serait-ce que pour les voyantes, car si elles voyaient l’avenir dans le présent, elles voyageaient donc hors du temps, pour rappeler à son ami qu’il n’avait que quelques heures pour lui exposer son souhait. Ils échangèrent un moment là-dessus. Erin se demandait bien quelle mouche l’avait piqué pour lui proposer un vœu sans limite. D’un autre côté, connaissant les manières et la galanterie de son ami, elle restait persuadée qu’il ne lui demanderait pas quelque chose de too much.

Leurs pas les conduisirent directement dans une contre allée du secteur textile, et ils ne tardèrent pas à rejoindre le chapiteau de la quadragénaire athosienne. June semblait s’être entichée du chat, et le contraire était tout aussi vrai. Décidément, cet animal était surprenant, facile d’accès et surtout très sociable. Sans parler de son sens de l’adaptation hors norme. Un petit exploit quand on savait que les félins étaient assez territoriaux. Quand Alexander raconta à June où ils dormaient, cette dernière ne put s’empêcher de faire une remarque sur la conception d’un enfant. Erin roula des yeux. Décidément, tout le monde voulait qu’ils soient ensemble. Elle venait à se demander si l’image qu’ils renvoyaient d’eux-même était celle d’un couple. Après tout, il n’y avait pas de fumée sans feu. Erin n’était pas contre cette idée, elle l’appréciait pour ses qualités, sa façon d’être, son physique et son humour, bref tout était réunis pour qu’elle succombe, mais elle n’était pas du genre à précipiter les choses. Certes, on pourrait penser que comme sa dernière relation s’était arrêtée abruptement, elle allait profiter de la vie et arrêter de prendre son temps, afin d’en profiter un maximum, mais non. Elle conservait ce tempérament posé et mine de rien, elle appréciait leur petits jeux. L’anglais répondit par une phrase bateau, qu’Erin ne manquerait pas de lui demander d’expliquer, avant de s’engouffrer dans la tente pour récupérer les affaires qu’ils avaient laissé là.

« Il a dit nous verrons », ajouta June à l’adresse de la consultante.
« Je crois que c’est ce qu’il a dit oui », répondit Erin avec un sourire.
« Alors tu verras. »
« Je n’aurai pas mieux dit », dit-elle en riant. June rigola elle aussi. Les réponses courtes de la jeune femme qui reprenait quasiment mot pour mot les dires de l’athosienne ne l’incitait pas à continuer la conversation et c’était là tout le but visé par Erin. L’anglais sortait de toute façon de la hutte de June avec les différents sacs, qu’ils se répartirent. « Merci. » Ensuite, ils s’enquirent de savoir où ils pouvaient trouver des couvertures pour la nuit. Une fois Harry sur les épaules de son maître, le trio s’éloigna de la boutique de vêtement pour aller acheter de quoi se couvrir une fois la nuit tombée. Une petite conversation s’anima entre les deux administratifs suite à une remarque du chef de projet. Erin employa des mots maladroits, certainement dopée par la remarque de June. Comme à chaque fois, leur conversation dérapa vers des sommets de bêtises (ou des promesses cachées), sommet qu’ils construisaient tour à tour en ajoutant leur pierre à l’édifice en essayant de s’envoyer des vannes mutuellement. Ils étaient décidemment terribles quand ils étaient ensemble. Cette forme de stimulation mentale était une des choses qu’elle appréciait le plus chez Alexander. Une simple question, un simple sujet, pouvait renfermer des choses insoupçonnées quand ils s’y mettaient.

Ils ne tardèrent pas à trouver leur bonheur pour ce qui était des couvertures et des oreilles. Ils allaient vraiment repartir chargé sur Atlantis, à ce rythme-là. Le stand respirait l’artisanat de qualité à plein nez et il n’y avait qu’à toucher les couvertures pour comprendre ce que le mot soyeux signifiait. Tout comme l’anglais, cette texture de tissu rappelait à la consultante le cachemire. Alexander choisit une couverture bleue marine et Erin en prit une rouge. Il n’y avait pas beaucoup de suspens dans son choix. Alors que le marchand emporté celle qu’elle avait choisi, elle alla s’intéresser au coussin, ne remarquant pas le manège de l’anglais avec l’artisan pour broder les produits. Erin ne pouvait pas s’empêcher de toucher les produits, d’éprouver le moelleux et le soyeux, et elle reprenait ses mimiques de découverte et d’exploration visuelle de quand elle s’était arrêtée sur les premiers stand en arrivant. Une main repliée proche de son oreille, le visage souriant et statique, comme-ci elle réfléchissait ou analysait les composants de ce qu’elle avait devant les yeux. Au moins, pendant qu’elle s’imaginait dans un océan de douceur et de tiédeur soyeuse, l’anglais pouvait faire son petit business tranquillement sans risquer d’être grillé par la jeune femme.

Les achats réglés, ils continuèrent quelques temps à faire des emplettes pour la nuit, ne serait-ce que pour allumer le feu, car mine de rien, sans allumettes ni briquet, ils étaient un peu à la ramasse. Finalement, elle était contente d’avoir réglé les achats de son ami avec ses propres deniers, car elle écopa d’un bisou. C’était bien la première fois qu’il se permettait ce genre de fantaisie avec elle, mais ce n’était pas pour lui déplaire. Elle lui fit comprendre en quelques mots, lesquels étaient comme toujours, donné de façon à avoir plusieurs significations. Ils n’arrêtaient jamais de jouer à ce petit jeu. En arrivant au campement, l’anglais s’occupa d’accrocher son chat tandis que l’américaine s’enfermait dans la tente pour se changer. Elle lui avait promis de se changer pour la soirée, et de remettre sa belle robe rouge. Franchement, elle se fit la réflexion qu’elle reviendrait se fournir chez June tellement le vêtement lui allait bien. Une fois drapée, elle se risqua à revenir sur la plage. Alexander s’amusait avec son chat et elle le taquina. Quand il revint vers elle, après un petit échange sur le moment de la journée où il était propice de se baigner, elle sentait qu’un coup foireux qui était en train de se préparer. Seulement, elle se fit quand même avoir car il la souleva du sable pour l’entrainer au milieu de l’eau. Bien entendu, elle protesta, elle tenta même un coup de bluff pour s’en sortir, en lui disant que s’il ne la lâchait pas tout de suite (sur le terre ferme bien entendu), elle allait l’embrasser. Le stratagème ne fonctionna pas car il ne céda pas. Au final, elle se demandait si elle n’aurait pas mieux fait de l’embrasser, juste pour avoir la satisfaction de gagner. Mais ce n’était pas dit qu’ils se rendent ensuite au bal si jamais ils devaient en arriver là. Malgré un chantage au niveau de sa pompe à insuline et de sa robe, il ne céda pas. Elle se retrouva donc dans l’onde salée, trempouillant les pieds alors qu’elle tenait sa robe. Elle ne souhaitait pas la mouiller. Heureusement, l’anglais voulait absolument qu’elle porte cette robe pour la soirée dansante de ce soir, sinon elle était certaine qu’il l’aurait trempé jusqu’aux os. Elle avait eu du nez en allant se changer rapidement en arrivant au campement. Sa robe automnale aurait fini détrempée, et elle avec. Quand il passa près d’elle pour retourner sur la plage, elle hésita une seconde à l’arroser en mettant un coup de pied dans l’eau, mais elle se retint. Il avait des limites, mais si elle l’attaquait, robe rouge ou pas, elle finirait le cul dans l’eau. Le rapport de force était en sa faveur après-tout. Il poussa le vice à lui demander de ne plus bouder sinon la prochaine fois, elle irait complètement dans l’eau. Elle lui tira la langue comme une gamine quand il eut le dos tourné.

Ils partirent ensuite au marché, laissant Harry monter la garde. Alexander s’était dégoté une veste un peu rétro, style steampunk, qu’Erin trouvait fort seyante. Elle lui fit un compliment silencieux du regard. Le chemin vers le marché et village n’était pas long et ils arrivèrent sur place, guidés par la musique rock teintée de traditionalisme Athosien. Le mélange était sympathique et cela donnait une ambiance particulière. Erin repéra rapidement les musiciens alors qu’ils arrivaient dans l’endroit où ils allaient manger. Le décor était classique, tout en étant dépaysant quand même. L’idée des ilôts pour se restaurer était vraiment bonne, cela donnait du charme et du cachet au lieu. Erin se serait presque crue dans une petite fête de village en France où les locaux venaient se changer les idées une fois par an. Alexander l’entraina vers une table de quatre, bien située pour observer la piste de danse. L’anglais semblait excité comme un gamin, là où elle était plus mesurée. Néanmoins, elle sentait que la soirée allait être bonne, et quelque part, elle était plutôt satisfaite que les navettes ne volaient plus pour les ramener sur la cité. Passer une nuit sur le continent n’était pas prévu, mais cela allait se révéler très enrichissant. Rien que pour l’endroit, l’ambiance, la musique, le décorum, Erin était contente d’être restée. Malgré des galaxies et des siècles technologiques d’avances, l’Homme en général avait toujours privilégié la danse comme une façon de se divertir. Erin avait conscience que certaines femmes la regardaient, mais elle n’en avait strictement rien à faire. Elle n’était pas là pour leur piquer leur mari. Toujours est-il que la serveuse vint leur proposer différentes consommations, et elle opta elle aussi pour un jus d’orange. Boire de l’alcool ne la dérangeait pas outre mesure, mais elle souhaitait quand même manger, tout en restant parfaitement lucide pour profiter de la soirée.

Les deux places qui restaient de libre attirèrent un autre couple d’amis, Perrine et Marc, qu’ils avaient croisé plus tôt dans la journée. Les deux administratifs les invitèrent de bon cœur à leur table pour qu’ils puissent passer la soirée avec eux. Rapidement, la discussion s’engagea entre les quatre personnes, et forcément, Perrine vendit la mèche quant au combat d’Alexander et de Tarin. Manifestement, ce dernier soupçonnait Erin d’en avoir parlé à Perrine, alors qu’elle avait juste précisé à la française qu’elle lui prenait des affaires de rechanges parce qu’il était tombé dans la boue. Après, cela semblait être une attraction assez importante dans le coin, et il était possible que les deux larrons soient tombés par hasard, tout comme eux, sur un combat. Perrine avait fait le rapprochement et voilà. Marc confia quand même l’avoir vu sur une poutre, mais qu’il ne s’était pas intéressé au combat parce qu’il parlait de l’Espagne avec un type originaire du même pays que lui. M’ouais. Erin n’y croyait pas trop à celle-là. Si lui n’avait pas regardé, elle pouvait le concevoir, mais Perrine se serait jetée sur le devant de la scène pour être aux premières loges. Bref, l’idée qu’elle ait associé ce qu’avait dit la consultante et la vision de la poutre et des combats qui se tenaient dessus était quand même plus plausible. Bref, toujours est-il qu’elle eut du mal à faire croire à Alexander que non, elle n’y était pour rien.

Le poulet rôti à la broche fit diversion. Erin était affamée, et elle mettait ça sur le compte de la promenade de la journée et des différentes émotions qu’elle avait traversé. Mine de rien, ils avaient dû faire une paire de kilomètres dans la journée, et la soirée dansante annonçait clairement que les dépenses énergétiques n’étaient pas terminées. La piste de danse d’ailleurs, commençait à se remplir. Erin sentit que l’anglais avait envie d’y aller. Il adorait ça. Il tâtait le terrain du côté de Marc et de Perrine, et cette dernière ne put s’empêcher de vouloir plus de précision. C’était quelque part Tarin qui vint faire diversion en offrant un shampoing de phalanges à Alexander en l’attrapant par le cou. Ce gars était vraiment tactile et l’espace d’un instant, l’américaine fut contente que ce soit l’anglais son ami et pas elle, elle n’aurait pas du tout aimé. D’ailleurs, elle se doutait que le britannique ne devait pas être très à l’aise avec tout ça mais il semblait s’être fait à l’idée que l’athosien fonctionnait comme-ça. Qui plus est, ce dernier était amical en plus d’être taquin, voir joueur, des qualités que le sujet de sa majesté adoraient foncièrement, en usant lui-même allègrement avec la consultante qui, reconnaissons-le, lui rendait bien. Après s’être enquit de savoir si la tente était montée, Tarin rebondit sur les qualités de danseur de l’atlante, ayant saisi la fin de la conversation avec Marc et Perrine. Erin considéra le pari qui allait venir d’un œil curieux. Est-ce qu’il allait accepter ? Elle était certaine que oui. Il ne refusait jamais un pari et elle était plutôt bien placée pour le savoir. Alors avec un autre homme qui pouvait se montrer concurrentiel… nul doute qu’il ne se lance. Mais comme d’habitude, Alex ne savait pas dire « oui » ou « non » clairement. Il posa une foultitude de questions avant de prendre le risque de relever le défi, ce qui amena Tarin à demander à la jeune femme s’il faisait toujours ça, ce qu’elle s’empressa de confirmer bien entendu.

Il la traita silencieusement de « maso » et elle lui répondit par un bisou singé avec les lèvres. La taquinerie n’était jamais loin entre eux, et qui plus est, elle n’était pas plus maso que lui étant donné qu’elle pouvait elle aussi parlementer, et qu’il n’attendait que ça en réalité. Vint le moment de fixer les gains du pari. Cela commença sur un quiproquo. Tarin plaisanta en voulant parier leurs femmes, mais Alexander clarifia la situation en lui disant qu’Erin n’était pas sa femme. Femme ou pas, elle aurait détesté être mise en gage d’un quelconque enjeu, et elle fut bêtement soulagée de constater qu’il ne serait pas permis. Mais tout cela n’était que de la taquinerie et le visage de l’athosien ne laissait aucun doute à ce sujet. N’empêche, lui aussi pensait que les deux administratifs étaient en couple. C’était une constante depuis le début de la journée, entre June, Perrine et Marc, et maintenant Tarin… Bon certes, ils n’étaient rien qu’à deux, ils semblaient bien s’entendre, cela semblait normal d’un point de vue extérieur, de penser qu’une liaison les tenait. Perrine en rajouta une couche et Erin lui fit un petit sourire. Elle ne disait rien, préférant laisser l’anglais se dépatouiller avec tout ça. Il ignora la française et continua sa petite discussion avec l’athosien. Ils tombèrent d’accord sur une récompense pour qui gagnerait le pari. Le lantien avait quand même misé gros en pariant son étalon. D’un côté, Alexander ne le ramènerait pas sur la cité et lui laisserait surement en pâture et à ses bons soins s’il venait à gagner. Mais bon, la propriété lui reviendrait mine de rien, surtout que la contrepartie était moins élevée, du moins du point de vue d’Erin. Après, peut-être que la transhumance était une sacrée galère, elle n’en savait rien. Sur cet accord, ils se levèrent pour rejoindre la piste de danse mais l’anglais s’arrêta pour se pencher vers la consultante, l’œil brillant. Le sourire statique qui était peint sur les lèvres de la consultante s’élargit en le voyant arriver avec ses gros souliers. Qu’est-ce qu’il avait derrière la tête. Elle releva le nez vers lui, avec une pointe d’amusement dans les yeux. Il quémanda une autre récompense, venant d’elle s’il gagnait. Elle était bien tentée de dire qu’elle était étrangère à ce pari, et que par conséquent, il n’y avait aucune raison qu’elle se mouille, mais l’attrait du jeu était plus fort. Seulement, il lui demandait cela à burle pourpoint et elle était un peu prise au dépourvue. C’est pourquoi elle négocia un peu, comme il aurait été susceptible de le faire. Tarrin pouvait constater qu’elle donnait parfaitement le change en la matière. Alexander lui donna un vœu en échange d’une démonstration de piano s’il gagnait. Sans conviction, elle avait proposé une journée complète de son temps avec lui, mais elle venait déjà de lui en donner une et comme il le lui rappela avec une petite moue de nature à la faire craquer et accepter presque n’importe quoi, il finit par lui dire qu’il avait ouï dire que la salle de musique disposée d’un piano et qu’il obtiendrait les clés. Bref, il ne fallait pas être devin pour comprendre qu’il souhaitait qu’elle joue pour lui s’il remportait la partie de danse contre Tarin. Perrine s’était rapprochée d’Erin pour écouter leur conversation, curieuse comme une pie.

Erin appréhendait un peu de jouer devant Alexander, mais elle ne s’en formalisa pas sur le coup. Inutile de se pourrir la soirée par une source de stress qui n’était pas d’actualité. Elle parvenait à faire cela très bien, reléguer son stress en arrière-plan et le ressortir qu’à la dernière minute. Pour les différents concours qu’elle avait passé, elle dormait bien, et c’était au petit matin qu’elle était stressée comme un rat. Ce serait surement la même mayonnaise quand elle se retrouverait devant le piano. Néanmoins, elle était curieuse de se produire devant lui, histoire qu’il puisse lui dire en toute honnêteté ce qu’il en pensait. Le marché conclu, l’athosien embarqua (c’était le mot) l’anglais pour le mener sur la piste de danse. La musique était assez entrainante pour susciter l’envie de danser et Erin se mit en position d’observation. Si elle pouvait le déstabiliser un peu en le regardant un certain regard, elle pourrait gagner son vœu. Sinon, rien qu’aux premiers pas de danse de Tarin, elle savait qu’elle allait jouer du piano. Elle posa son coude sur la table, non sans avoir poussé les reliquats de son repas, et elle posa son menton dans sa main ouverte, les doigts légèrement repliés sur ses lèvres, et elle suivait en détail les pas de danse des deux protagonistes. Naturellement, son regard était plutôt attiré par son comparse de l’administration plutôt que par le dresseur de chevaux. Sur ce coup-là, ce dernier avait déjà perdu son étalon, mais il se défendait pas trop mal.

« Et bien, il sait se bouger Monsieur Hoffman », lança une Perrine un peu aguichée, les yeux dans le vague. Herra se mit à rire de voir son amie comme ça. Il se pencha vers Erin et Perrine, côté à côté : « On dirait deux poules qui attendent leur coq ! » Il éclata de rire avant de se reprendre une rasade de bière. Perrine lui fit un beau doigt d’honneur, tandis qu’Erin levait les yeux au ciel. Sur ces entrefaites, les deux jumelles, l’une épouse de Tarin, l’autre belle sœur, arrivèrent et comme elles avaient déjà vu Erin et Alexander, elles se permirent de venir à la table où siégeait l’amie de celui qui dansait avec leur mari et beau frère.
« J’espère qu’il n’a pas voulu jouer les marioles et qu’il n’a rien parié », lâcha la femme de ce dernier en guise de bonjour. Décidément, entre les couvertures et maintenant, elle connaissait terriblement bien son mari.
« J’ai bien peur que si », répondit Erin avec un sourire.
La belle-sœur soupira et répondit à : « Mieux vaut pas que nous sachions ce qu’il a mis dans l’escarcelle…
- Non, vaut mieux pas.
- Tant bien, il t’a parié. »
Perrine se mit à rire, trouvant l’humour de la belle-sœur assez amusant. Erin cru bon d’ajouter :
« Enfin, c’était une plaisanterie.
- Oh, mais ça ne m’aurait pas dérangé de repartir avec votre homme, sans vouloir vous vexer. »
Erin se mit à rire elle aussi, Perrine l’accompagnant. Ce fut d’ailleurs cette dernière qui répondit à la place de la consultante :
« Ils ne sont pas ensembles ! Mais vous savez, il n’y a que eux qui le pensent.
- Ah je vois, pourtant au premier coup d’œil on pourrait penser que…
- Oui, mais non, pensez-vous », répondit la petite française décidément bien taquine, en haussant les épaules et en levant les yeux au ciel de façon exagérée. Elle se permit de pousser du coude la consultante. Erin dans tout ça regardait les trois femmes discuter en tournant la tête de gauche et de droite. Elle était dépitée et amusée à la fois.
« Je suis là quand même », leur rappela-t-elle alors qu’elles parlaient d’Alexander et d’elle-même comme-ci elle n’était pas là.
« Oh mais on le sait, mais de toute façon, tu ne veux pas entendre. »
« Ces bonnes femmes alors, dit Herra en venant à la rescousse d’Erin. J’ai de bonnes blagues Erin, si ça vous dit. »

La susnommée craignait le pire, mais quitte à choisir entre les deux discussions, elle préférait encore écouter les blagues d’Herra. Puis elle avait un combat de coq à surveiller sur la piste de danse. Le technicien se lança dans quelques blagues un peu douteuses mais qui avait le mérite de faire rire et les athosiennes, et les atlantes. Il était comme un eunuque dans son harem, entouré de ces quatre jolies femmes. D’ailleurs, habituellement, c’était plutôt les dames qui étaient sur la piste de danse pendant que ces messieurs s’envoyaient des canons de bières au bar. Pour le coup, c’était tout l’inverse. Heureusement, Herra sauvait la réputation des hommes en restant fidèle à la tradition de la barrique. La musique s’acheva, le temps que la bande de musicos ne fasse une pause bien méritée. La victoire de l’anglais était incontestable. Mine de rien, il venait de mettre une pression sur les épaules de la jeune femme qui ne pouvait pas se targuer de danser aussi bien. Toujours est-il qu’il avait gagné le droit de la voir jouer du piano. Quand il revint en compagnie d’un Tarin bon joueur, il semblait content de lui. Perrine comme d’habitude, fit dans la dentelle et balança une réplique prompte à se faire confesser un curé, et l’anglais l’ignora. Il était concentré sur Erin et cette dernière savait qu’il allait lui proposer de danser tandis qu’une musique plus calme s’élevait dans les airs, incitant les couples à rejoindre la piste. Seulement, elle ne s’attendait pas à ce qu’il y mette les formes, dans le genre vieux garçon des années soixante. Elle ne trouva pas cela ringard du tout. En fait, c’était tout le contraire, et fidèle à l’image qu’il renvoyait de lui-même en temps normal. Ses joues s’empourprèrent quelque peu, et elle accepta avec plaisir de lui faire honneur pour cette danse, refermant ses doigts avec délicatesse sur ceux de l’anglais. Elle donnait bien le change, tandis que leurs yeux ne se quittaient plus. Il ne la fit pas se lever tout de suite, au contraire, il se pencha pour lui murmure qu’il s’agissait là de son vœu. Erin était soulagée qu’il lui demande cela plutôt qu’autre chose, même si pour le moment, un petit frisson s’était propagé le long de sa colonne vertébrale quand il lui avait susurré ces quelques mots. Il poussa même la galanterie à lui proposer de refuser si cela ne lui convenait pas, ce qu’elle ne fit pas bien entendu. Un vœu est un vœu. Le fait qu’elle accepte se voyait dans les yeux bleus de l’anglais. Son comportement n’avait pas vraiment changé, mais certaines petites mimiques faciales que la consultante savait déceler ne la trompait pas.

Il se redressa et ils partirent vers la piste de danse. Erin n’avait même pas entendu Perrine et Marc, obnubilée par la demande du jeune homme et les perspectives qui s’annonçaient. Il y avait un peu de monde qui se trémoussait, mais cela n’étant pas gênant. De toute façon, l’américaine ne voyait plus que son cavalier et le décor aurait bien pu s’écrouler qu’elle n’y aurait prêter d’attention. Ni une ni deux, elle se retrouva contre lui, une main dans celle d’Alexander, et une autre qu’elle posa à la naissance de son cou. Il menait la danse et elle suivait. Il n’y avait rien de bien compliqué là-dedans, et elle avançait en toute confiance. Après la démonstration qu’elle venait de mirer, elle était certaine que ses pieds ne craignaient rien. La première fois qu’il l’a fit tourner, elle le surprit en train de l’observer vers le bas. Erin était sûre qu’il ne matait pas ses callipyges mais qu’il se perdait dans les mouvements harmonieux et amples de sa robe. Cette dernière virevoltait en même temps que celle qui la portait, accentuant des mouvements de rotation assez magiques. La texture de la robe était très agréable et la jeune femme adorait la sentir bouger sur ses jambes, tandis qu’elle soulevait un petit courant d’air propre à l’impulsion donnée par son cavalier. Alexander la réceptionna quand même en bonne et due forme, et la valse s’enchaîna tranquillement. Ils ne se parlaient pas, et ils profitaient des moments où ils étaient corps contre corps pour s’exprimer par d’autres moyens plus silencieux. Il était heureux d’être là, et cela se voyait dans son regard, tout comme cela devait se voir dans le sien. Elle ne le quittait plus de ses yeux émeraudes, et ils semblaient pétiller de mille feux. Cela leur arrivait, de ne pas parler, et elle ne ressentait pas de gêne particulière dans ces blancs qui étaient normaux au demeurant. Cela lui faisait bizarre de se faire conduire par l’anglais, surtout qu’il la tenait par la taille. Qui plus est, une danse était un langage corporel assez évocateur, traduction de désir et de rapprochement, qu’elle n’avait pas expérimenté avec lui depuis qu’elle le connaissait. Elle n’était pas gênée, bien au contraire, mais elle ne savait pas encore bien définir les multiples sensations qui se promenaient dans son ventre et qui se propageaient.

Au bout de quelques minutes quand même, Erin lui demanda : « Est-ce que mon cavalier passe une bonne soirée ? »

La musique était sensiblement élevée mais elle ne demandait pas à ce que les gens se crient dessus pour se comprendre. Néanmoins, Erin profitait d’un moment plus calme où ils étaient l’un contre l’autre, pour lui poser la question.

Son visage était expressif, marquant une certaine forme de plaisir de s’adonner à cette activité qu’il aimait tant. Son regard se plongea d’autant plus dans les prunelles émeraude de la jeune femme. « Excellente. Et pour ma cavalière ? »

« Excellente aussi. Tu as gagné deux paris en une fois, tu t’améliores », dit-elle taquine en pressant la main qu’il lui tenait du bout des doigts.

Il ricana légèrement, avant d’avancer un peu la tête vers l’oreille de son amie « Oui, et je peux faire mieux encore …» lui murmura-il provocant. Il pressa à son tour sa main, dans une petite reflexe inconscient. « Tu peux constater que j’ai été sage avec mon voeux »

Elle tourna sensiblement son cou pour qu’il puisse lui murmurer dans le creux de l’oreille. Instinctivement, elle pressa ses doigts un peu plus alors qu’elle se rapprochait de lui dans un petit frisson involontaire. « Et comment tu comptes faire ? », répondit-elle dans un murmure elle aussi. « Je m’attendais à pire, je le conçois.»

Il ressenti le frisson de sa partenaire, cela lui plus un peu trop, mais il ne fit rien pour marquer ce fait sauf un petit rictus mystérieux, qu’elle ne pouvait pas mirer. « Je peux en initier d’autre » il ne baissa pas le ton de sa voix. « Tu imaginais quoi ? » il était sacrément curieux.

Erin se recomposa rapidement, appréciant cet instant entre eux. Il la guidait doucement mais surement sur la piste de danse, et tandis qu’ils s’exprimaient verbalement, leur corps se passaient des messages. « Un exemple à me proposer ? » Ce n’était jamais bon quand ils commençaient à parler pari. Elle fit mine de réfléchir, et elle répondit, taquine, d’une petite voix espiègle : « Tu ne crois quand même pas que je vais te donner des idées ! » Elle se mit à rire.

Il la guidait doucement, au rythme de la musique, qui commençait à devenir de plus en plus dynamique tout en restant lancinante pour une danse en couple. Il la fit tourner à un moment. Cela, lui donna le temps de réfléchir. « On peut en trouver en jouant avec nos deux nouveaux amis » fit-il taquin. Il avait envie de se rapprocher plus, mais il se retient, restant dans la danse standard sans connotations. « J’aurais essayé » il lui fit un clin d’œil.

Il l’envoya tournoyer quand le rythme s’accéléra puis il la ramena vers lui. Erin commençait à se prendre au jeu avec entrain. Elle considéra la proposition de son ami concernant leurs nouveaux amis. « Toi tu as une idée derrière la tête », dit-elle en le toisant, les yeux plissés. Erin risqua un coup d’œil vers la table mais il n’y avait plus personne. Elle maintenait une légère distance également, de peur de se montrer trop collante avec lui sur le coup.

Il lui fit un rictus de conspirateur. « Oui, j’ai envie de les embêter encore plus » lui dit-il.

« Tu es incorrigible », dit-elle en riant. Elle allait réfléchir à la question. Soudainement, Herra vint les percuter sans crier gare, manquant de les faire tomber.
« Désolé ! » Perrine était dans ses bras, et on aurait presque dit qu’ils essayaient de faire une imitation grossière de leur propre danse.

Il pouffa un peu. « Oui ». L’anglais encaissa le choc, rattrapant Erin, pour éviter qu’elle ne touche le sol, il la colla un peu contre lui dans ce mouvement inattendu. Cette action, le fit sourire, signifiant qu’il avait trouvé. Il se pencha vers Erin « Je te parie que je peux les faire rougir… du moins l’un des deux. Je prend lequel ? » il ait l’œil luisant de malice.

Erin se raccrocha comme elle pu à Alexander, lequel l’avait rattrapé rapidement pour éviter qu’elle ne se fasse éjecter. Cela donna une idée au jeune homme, qu’il ne tarda pas à soumettre à la consultante : « Perrine, c’est trop facile. Je mise sur Herra, ce sera plus dur et je paris que tu n’y arriveras pas. »

Il hocha la tête, se redressant, l’œil emplis de challenge. Il lâcha Erin, pour se glisser entre Perinne et Marc. L’espagnol, ne compris pas trop, pourquoi l’anglais, lui prenait les mains.
« Euh … »
« Je vais vous apprendre à danser Herra, avant que vous éjectiez tout le monde ».
Il le sentait profondément gêné, l’homme ne savait pas quoi faire et se mit à avoir chaud.
« Mais, ça fait un peu pédé comme démarche Baron… »
« Et alors ? Vous avez un doute sur votre sexualité ? »
« Non… mais euh … »
« Ne vous inquiétez pas, je n’ai pas de toute, je suis le père du fils à Erin. » Il était volontairement provocant
L’espagnol s’étouffa. Quelques marques rosées par la gêne se dessinèrent sur ses joues barbues, surtout quand l’anglais le fit tourner, telle une demoiselle. Manquait plus qu’une ou deux remarque de Perrine et cela serait parfait.

Erin profita qu’Alexander la lâche pour s’emparer de Perrine au vol, qui ne comprenait pas trop ce qui était en train de se produire.
« Observez donc. », intima Erin à la française. Il n’en fallait pas plus à l’ingénieur pour se moquer de son ami.
« Vas-y Marc, bouge ton boule ! »
Le pauvre vieux regarda son amie et les rougeurs sur ses joues qui étaient alors fugace virèrent à l’écarlate. Il baffouilla quelque chose d’incompréhensible, mélange d’espagnol et d’américain, avant de lâcher l’anglais et de s’éloigner, un peu vexé très certainement. Tous purent comprendre un truc comme « Je n’ai jamais aimé la danse bordel ! »

Erin revint vers Alexander tandis que Perrine partait à la suite du technicien en lui criant de ne pas se vexer. Eux aussi se tapait l’affiche. Elle repassa sa main dans la sienne et son bras autour de son cou.
« Et voilà comment en trois minutes, tu gagnes un autre pari, à mes dépends qui plus est. » Un petit sourire était peint sur le visage de la jeune femme. Il fallait vraiment qu’elle arrête de parier tout et n’importe quoi avec lui car il se donnait toujours les moyens de parvenir à gagner. Le delta de victoire devait d’ailleurs être clairement en sa faveur. Mais bon, cela l’amusait tellement, et le voir esquissait quelques pas de danse avec le technicien valait bien tout l’or du monde. « N’empêche, je crois que tu as vexé notre nounours. »

L’anglais était rayonnant, tout sourire en voyant Herra rougir et râler. Sacré Marc, il faudrait qu’il s’excuse auprès de lui après. Il remerciant mentalement, les interventions si fracassantes de Perrine, elle était toujours là où il ne fallait pas !
Il ricana en voyant l’espagnol et la Française traverser le bal. Il se laissa faire par son ami, repositionnant l’une de ses mains dans la sienne et l’autre dans son dos. Son regard se plongea dans les belles prunelles. « Facile n’est-ce pas ? » la taquina-t-il. Elle répondit un simple « Trop », marquant qu’elle acceptait sa défaite. Il lui fit un petit rictus au coin en haussant les épaules « Tu iras lui faire un câlin et il ira mieux »
« Oh non, vous étiez tellement mignons ensembles que tu iras lui faire un câlin. Mais préviens moi que je prenne une photo pour Hanz, que je rigole un petit peu », lui répondit-elle taquine, en le poussant un peu sur la piste de danse afin de le faire tourner comme il le faisait avec elle depuis qu’ils l’avaient prise comme cavalière. Il n’y avait pas de raison qu’il ne fasse pas un petit tour sur lui-même.

Il rit de bon cœur, tout en se laissant tourner, il y même du siens, pour décrire une belle pirouette sur une jambe. « Oh non, surtout pas, ses nuits seront scandaleuses après. ». Il se rapprocha de la consultante, très enclin à faire une bêtise. Elle lui faisait perdre toute notion raisonnable. Étant en forme, cela n’allait pas louper. Il la maintenu avant de la faire basculer en arrière, dans leur danse, elle était retenue par son bras. Il la mira quelques instants, avant de la redresser, l’œil pétillant.

Alexander jouait toujours le jeu quand elle le provoquait, tout comme elle était encline à le faire. C’était sans doute pour cela qu’ils s’appréciaient tant. Il fit une magnifique pirouette sur une jambe quand elle l’envoya valser, et quand il revint, il protesta au sujet de Hanz, avant de la faire basculer en arrière quelques secondes, juste le temps d’échanger un regard, peut-être un peu surpris du côté d’Erin qui avait faillit laisser échapper un petit cri (quel sadique) de surprise. Quand il la redressa, elle lui fit un sourire : « Je n’ai pas eut peur une seconde », dit-elle juste pour l’embêter. Elle se doutait qu’il avait fait cela sans la prévenir pour l’embêter. La musique était en train de ralentir et du coin de l’œil, Erin vit Tarin enlacer sa belle jumelle, tandis que la seconde, la belle sœur donc, venait d’embarquer Herra en le trainant par la main.

Bon elle ne criait pas, cela était presque décevant pour l’anglais. « Mais là n’était pas le but » fit-il avec une petite œillade charmante. Il aperçut Tarin et surtout Herra avec sa nouvelle cavalière. « Eh bien quel tombeur cet espagnol, on va plus le tenir » il crevait d’envie de le charrier, mais se retenait.

« Et quel était le but alors ? », dit-elle en affermissant sa prise sur sa main et sur son cou. La musique virait à la danse plus collée serrée qu’était les slows, et la jeune femme mourrait d’envie de délaisser sa main pour passer ses bras autour de son cou. « Il a le sang bouillant des méditerranéens », confirma Erin dans son sens en faisant un sourire à Herra qui venait de croiser son regard. Elle y lisait plutôt un appel à l’aide que du ravissement, mais elle était certaine qu’après cette danse avec cette dresseuse de chevaux, il en serait tout chose.

Il ne fut pas surpris qu’elle lui demande le but « Te faire crier » répondit-il provocant. Il sentit la petite pression sur son cou, il désirait la rapprocher, mais se faisait violence pour garder la distance de sécurité… heureusement qu’Herra était une bonne distraction. « C’est un Hidalgo après tout ». Il réajusta sa main dans celle d’Erin de manière plus confortable. Finalement, il avait une crampe à sa paume, un peu tordue et contractée. Il posa la main de son amie sur son épaule libre.
En parlant d’Herra.
« C’est pour parler de ses origines que tu utilise ce terme ? », dit-elle interrogative. Elle ne connaissait pas la référence.
« Oui en effet. C’est une manière de dire que c’est un espagnol », répondit-il sans juger. Il tourna sa mains qui avait une crampe, avant de la mettre sur la côté de l’épaule d’Erin.
Erin opina du chef pour signifier qu’elle avait compris. « Je me coucherai moins bête », dit-elle avec un sourire.
« C’est bien ce que je pensais. Tu n’y parviendras pas comme ça », dit-elle d’une façon provocante. Elle ne pouvait pas s’empêcher de lui donner des billes pour l’embêter. Elle était certaine qu’il allait prendre la mouche. Il posa sa main sur son épaule. Erin cogitait. Est-ce qu’il souhaitait poursuivre cette danse ? Est-ce qu’il souhaitait qu’elle se rapproche un peu plus ? Après-tout, ils avaient passé une bonne journée ensemble, s’amusant comme des petits fous, et se taquinant de plus en plus physiquement. Elle resta sage.

Il lui fit un rictus malicieux. « Oh tu veux parier ? » C’est facile de la provoquer pour un pari.
« D’ailleurs, comme tu as perdus avant, il faut que je trouve un truc à faire » Il n perdait pas le nord. Il ne bougea pas plus, son geste était pour soulager sa main et non pour lui intimer une demande de se rapprocher, même s’il se laisserait faire avec plaisir.

C’était la phrase magique. Erin ne pouvait jamais dire quand il lui disait de la sorte. Seulement voilà, il semblait plutôt en veine et elle était trop susceptible de crier pour tout ou pour rien qu’elle était sûre de perdre, et comme il lui rappelait si bien, il venait déjà de gagner un autre pari. « D’accord, mais sans me faire tomber ou sans me faire peur, tu crois que tu peux y arriver ? » Il fallait qu’elle pose ses conditions sinon elle était faite. « Comme tu dois déjà réfléchir à un truc, je ne voudrai pas que tu réfléchisses de trop. »

Il ricana, elle se protégeait pour ne pas perdre. « Oh, mais la petite sirène frileuse. » Il lui fit de petit yeux amusé. « Bon dans ce cas, on verra à la tente. » Une nouvelle provocation, il y a de grande chance qu’elle lui demande pourquoi. « Je sais déjà ce que tu dois faire. » Il lui fit un autre rictus qui laissait sous-entendre une immense connerie.

Erin rigola un petit peu quand il décréta qu’elle était frileuse avec des yeux amusés. Elle préférait se prémunir face à ses tentatives de la faire crier. « Et qu’est-ce que tu veux faire une fois à la tente ? J’ai dit que tu n’avais pas le droit de me faire peur, alors si tu essais de me faire croire qu’il y a une bestiole ou quoi, ça ne fonctionnera pas ! » déclara-t-elle avec un sourire entendu. Manifestement, elle ne voyait pas la connerie arriver, ou du moins, son esprit s’était focalisé sur autre chose.

Elle n’avait pas compris le sous-entendu. Il leva les yeux au ciel, hésitant à lui dire à quoi il avait réellement pensé. Cela était sacrément osé. Mais bon par humour il se lança.
« Me semble que tu as l’ambition de donner un petit frères à Harry » il essaya d’être neutre, se retenant de ricaner. Elle allait le tuer, il avait presque honte de lui faire une blague en bas de la ceinture.

Un sourire fugace se dessina sur le visage de la jeune femme alors qu’elle venait se mordre la lèvre inférieure. Alexander pouvait très certainement comprendre qu’elle venait de percuter sa blague. « Et papa compte me faire crier en le faisant ? » Bien entendu, elle avait compris, mais lui poser la question directement était une manière de retourner la blague car elle souhaitait le gêner. Son regard ne cillait pas, cherchant à lire la moindre de ses petites réactions.

Bien sure elle ne pouvait pas s'en empêcher… fallait qu'elle retourne la balle à son expéditeur. Il l'avait bien cherché il en était conscient. Il fut gêné mais ne voulait pas perdre la face. Surtout quand il remarqua sa petite gestuelle qui était aguicheuse. « Il serait préférable oui ». Il ne cilla pas son regard. Il avait un peu chaud.

« En effet, sinon y à aucun intérêt à faire un enfant. » dit elle avec un sourire taquin. Sa réponse était un peu faible et elle sentait qu'elle l’avait gêné. Cela l’amusa fortement et elle se colla un peu plus à lui rien que pour accentuer sa gêne.
« En effet » il était vaillant, mine de rien, de faire style que cela ne l’avait pas affecté. Il la laissa approcher de son corps, se focalisant sur son regard, il avait mille et une remarques en tête pour l’éloigner, mais il en avait nullement envie. Alors il ne dit rien.
« Alors tu as trouvé mon gage ? », finit elle par dire pour changer de sujet.
« Je reflechie »
Une idée lui traversa la tête. « Je suis certaine que Perrine voudrait bien danser un slow avec toi. » Elle était curieuse de voir sa réponse et sa réaction à cette phrase.
Il fut surprit et semblait réfléchir, commençant à mouliner dans sa tête, pourquoi elle lui disait ça ?. « J’en suis certain oui. »
Elle lut la surprise dans les yeux de son ami. C’était le but d’aller le taquiner sur quelque chose de totalement inattendue. « Il faudrait que tu l’invites. Même Marc s’est trouvé une cavalière. »
« Hum. Maintenant ? » Il lui lança une œillade taquine. Bien sûre qu’il cherchait une parade pour embêter Erin.
« Non ! » décréta-t-elle un peu trop fermement sans rien ajouter de plus.
Il eut un rictus satisfait. Dommage qu'elle n'ait pas mit un peu plus de voix ça aurait pu être du crit. Dommage Il tenterai autre chose. « D'accord. Pourquoi tu souhaites que je l'invite ?»
« Je voulais t'embêter. Et voir si tu allais le faire. » Ils virent Perrine passer dans les bras du fils de June. « Tu t'es fait griller par un jeune et fougueux étalon. »

« Ce n’est rien, la pouliche à moins de valeur que la mienne » il lui fit un sourire charmant, avant de la faire valser.
« C'est vrai que tu as gagné un bel étalon », dit-elle de façon innocente, sachant pertinemment qu'il parlait d'elle.
« Oui, j’en suis assez fier. » Il alla sur son terrain « Tu sais monter à cheval ? »
Elle fit « oui » de la tête avant de préciser : « J’en ai fait plus jeune. En amatrice. J'aime beaucoup ça… » dit-elle pensive.
« Bien, tu iras en faire avec moi alors… mais tu seras de corvée de pansage » Ce fut donc la réponse à son pari. Hors ce n’est pas par charité, il était bien content de ne pas en faire seul.

L’affaire était donc entendue et ils continuèrent de danser une bonne partie de la soirée, alternant entre leur table pour se rafraichir de temps en temps et les danses variées. Quand la fatigue vint les chercher, il était plus de minuit. La fête commençait à faiblir. Les marchandes athosiens qui avaient eu une journée assez chargée, sentaient venir l’appel du sommeil, et petit à petit, les gens désertaient. Il y avait déjà moins de monde, même s’il restait quelques danseurs. Marc venait de revenir de sa danse endiablée avec la sœur de la femme de Tarin, lequel arriva à son tour, passablement éméché.

« Je suis rincé ! », dit-il d’un air joyeux. « Alors mon gars, c’est devenu ta femme ? » renchérit-il en mettant une claque dans le dos d’Alexander, en véritable ours brun qu’il était. Erin soupira. Elle commençait à être un peu lasse de toutes ses réflexions, surtout qu’elle fatiguait. Il fallait d’ailleurs qu’elle pense à contrôler son taux de sucre dans le sang, car elle avait fait quelques excès. Perrine se posa elle aussi quelques secondes plus tard, les joues rosies.

L’anglais encaissa le choc de l’ours pompette. Il toisa Erin immédiatement, avant de faire un petit rictus enjoué à Tarin.
« Non, aussi belle soit-elle l’inceste n’est pas permis dans notre société. »
Tarin bloqua quelques instants…
« Ah c’est pour ça … ça explique tout pourtant vous ne vous ressemblez pas »
« Les mystères de la génétique. ». Il haussa les épaules nonchalamment avant de reprendre encore plus enjoué « Par contre ma femme c’est Marc ». Il accompagna ses paroles d’un geste en direction de l’espagnol qui était en train de s'étouffer de surprise. Tarin eu une drôle de moue… « Et l’autre demoiselle ? Ta cousine ? ».
« Non, ma femme aussi, comme Marc est ronchon faut bien avoir quelqu’un de plus charmant ». Perrine, rougie de plus belle, s’arrêtant de rire.
« Oui, la barbe ça pique … ».
« Euh vous avez des mœurs … étranges … ». l’Athosien, se doutait que son ami, se fichait de sa figure, mais il lui affirmait ça avec un tel aplomb, qu’il était mal à l’aise.
« Oh si tu savais ! ».
Erin secouait la tête dans son coin. S’il savait en effet, qu’Alexander se payait bien sa tête. Elle ne savait pas où il allait chercher toutes ses bêtises, mais comme d’habitude, elle marchait à fond dans son jeu. En plus de ça, Perrine s’y mettait aussi.
« De temps en temps il me les prête. Une belle leçon de fraternité. », dit Erin à l’adresse de l’athosien qui reporta son regard sur elle, incrédule.
Perrine hocha de la tête, et bourra le mou de Marc pour qu’il acquiesce. Ce dernier s’empressa de le confirmer de la tête. Galatya et Gaty arrivèrent à ce moment-là. La première prit place sur les genoux de son mari Tarin, qui était encore en train de peser le pour et le contre de ce que venait de dire les atlantes, tandis que la seconde vint se mettre sur les genoux de Marc. Ce dernier plaça sa main sur une de ses cuisses.
« Fait gaffe, tu vas piquer la femme de notre ami ici présent », lança l’athosien à sa belle-sœur, laquelle le regarda incrédule.
« Ne les écoute pas », dit Marc en initiant un mouvement pour se lever. Sa belle se leva donc et il l’entraina par la main avec un petit signe d’au revoir de la tête.
Perrine les regarda s’en aller et elle lâcha après un haussement d’épaules : « Je me suis faite chiée à lui trouver un cadeau pour sa fana des cailloux, et voilà qu’il s’éclipse avec une autre. » Elle se leva d’un coup. « Si c’est ça, je vais me taper le jeune qui m’a proposé de danser. Vu ce que j’ai senti dans son pantalon quand il me guidait, je pense qu’il ne sera pas réticent ! » Elle fit un clin d’œil à Erin tandis que Tarin explosait de rire. Perrine, fidèle à elle-même, s’éloigna à la recherche de son cavalier.
« Vous semblez vraiment coincés vu de loin les atlantes, mais qu’est-ce qu’on s’amuse bien avec vous ! » Il se leva en prenant sa femme dans ses bras, la décollant littéralement du sol pour la porter telle une princesse. « C’est pas l’tout, mais la petite m’a donné des idées ma chérie. »
« J’ai hâte que tu me les exposes. »
« A plus vous deux. »
« Amusez-vous bien » fit l’anglais malicieux. Il avait le visage rayonnant à cause des rires.

Ils s’éloignèrent dans la pénombre de la rue adjacente pour rentrer très certainement dans leur magnifique ranch. Erin leva les yeux au ciel. Ce type était un sketch à lui tout seul. Elle fit un sourire à Alexander. Le temps s’était quelque peu figé, et elle ne savait pas si les dernières paroles de Perrine ou de Tarin étaient en train de le faire cogiter. Tout le monde repartait avec quelqu’un, et ils ne restaient qu’eux deux. Par moment, elle avait envie de se lancer, de lui dire qu’elle était amoureuse, mais elle avait peur de le froisser et qu’il la repousse, comme tout à chacun dans ce bas monde. C’était toujours une étape à franchir, et toute la construction de ce franchissement était souvent un ravissement. Non, elle allait appliquer ce qu’elle avait dit à Isia : elle attendrait et verrait. Le risque était qu’il pouvait se lasser d’attendre, mais dans ce cas, il pouvait tout aussi bien faire le premier pas s’il éprouvait les mêmes sentiments qu’elle. Mais peut-être que ce n’était pas le cas. Que pouvait-elle en savoir, vraiment, au fond ? Elle était fine observatrice et assez prompte à décoder le Hoffmanien, mais pouvait-elle se gargariser de percer ce genre de chose ?

« Tu veux rentrer ? », proposa-t-elle d’une voix fatiguée.
« Oui, je suis lasse et faut qu’on fasse le petit frère à Harry aussi. » Il commença à se lever, tendant son bras à Erin.
Elle le poussa un petit peu voyant qu’il cherchait à l’embêter, puis elle lui attrapa son bras pour se lever. « Moi aussi je suis lasse. Et tu as raison, on a une famille à construire. ». Aucune raison qu’elle ne donne pas le change.
« Oui, si c’est une fille on la nomme Élise ! » répliqua-il enjoué.
« Tu as déjà réfléchi à des prénoms ?! », s’étonna-t-elle.
Il ricana « Bien sûr ! »
« Et donc si c’est un garçon ? », demanda-t-elle curieuse soudainement.
« Je ne vais quand même pas faire tout le travail non ? » Il lui donna un petit coup d’épaule taquin.
« Le travail, ce sera pour moi ! », répliqua-t-elle en lui rendant son coup d’épaule.
« Oh mais moi aussi, faut bien satisfaire toutes les exigences de madame sous hormones ! », soupira-t-il.
« C’est bien une réponse de mec ça », soupira-t-elle en retour en levant les yeux au ciel.
« Car « c’est moi qui fait tout le boulot » est mieux peut-être ? »
« Largement mieux, et surtout, véridique ! » Elle faisait exprès d’employer le même ton que lui.
Il leva les yeux au ciel « Trouve un moyen pour que ça moi qui soit enceinte et je t’épargne ce travail ». Il avait un peu de vrai là-dedans, puisqu’il aurait bien aimé avoir ce don de donner la vie, autrement que par procuration.
« On consultera la base de données des anciens, y a peut-être une astuce ». Elle sentait dans le ton de sa voix qu’il aurait sincèrement aimé pouvoir le faire. Elle n’était pas franchement convaincue par sa propre réponse.
« Faudra effacer les archives, sinon Weir va se poser des questions », pouffa-t-il.
Erin rigola quelque peu en imaginant la tête de Weir en constatant que des recherches avaient été demandées dans ce sens dans le registre de la base de données. Elle ajouta après avoir cessé de rire :
« C'était une bonne soirée ! » Elle avait adopté un ton guilleret.
Il ne pouvait qu’être d’accord avec elle. « Une bonne journée en générale » au point que l’accident avec Pète était oublié. Il devrait juste faire attention en se couchant à l’état de sa lésion.
« Oui. Merci pour tout », dit elle en lui faisant un sourire. Elle avait failli ajouter que c'était un des anniversaires les plus sympas qu'elle avait eu depuis petite. Mais elle s’abstint, ne voulant pas le mettre mal à l’aise de lui révéler qu’aujourd'hui était un jour spécial. Il s’en voudrait de l’avoir loupé, hors pour elle, ce n'était guère important.

« Tu me remercieras plus tard ». Il eut un petit sourire malicieux, laissant pleins de promesses et de sous-entendu. L’anglais avait une idée qui lui trottait en tête.
« Si tu es sage oui », dit-elle machinalement. C’était sa petite phrase qu’elle aimait bien ressortir de temps en temps. Toujours est-il qu’ils prirent la direction de la tente, afin de se rentrer, comme ils disaient. Il lui fit un rictus.

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L'administration a des problèmes à toutes vos solutions.
D.C. Sous Lieutenant Pedge Allen - Teshara Lays ~ Ecriture : Springgreen


Dernière édition par Erin Steele le Dim 22 Jan - 15:35, édité 1 fois
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Erin Steele
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MessageSujet: Re: Les Sorciers pourpres en vadrouille Dim 22 Jan - 10:50
2ème Partie

La soirée n’était pas finie pour autant, même si Erin cheminait en étant légèrement dans le brouillard. Elle avait l’habitude, surtout depuis qu’elle connaissait Alexander, de veiller très tard pour échanger sur des sujets passionnants et refaire le monde, donc elle tenait le choc, mais la journée avait riche en émotions et ils avaient bien marché et dansé. Elle était donc fatiguée, et cela pouvait se comprendre. Néanmoins, elle n’eut pas le loisir de se lamenter sur son sort, car quand ils arrivèrent en vue de la plage, une vue mirifique s’offrit à eux. Quelqu’un avait allumé l’eau. C’était féérique, fantastique, impensable. L’onde était parsemée de millions de points lumineux, virevoltant au rythme des vagues. Ce n’était pas une lumière vive qui était éblouissante, c’était surtout bleuté et cela se limitait en une large bande qui allait du sable à quelques mètres dans l’eau, comme prisonnier du ressac qui maintenait ce bandeau luminescent en place. Erin avait des yeux de petites filles devant la Reine des Neiges en vraie, devant ce spectacle inattendu. Comment était-ce possible ?
« Alors ça… Alors ça… Je n’ai jamais vu ça ! », dit-elle un brin excitée. Là c’était sûr, elle allait vouloir son bain de minuit.

Le jeune homme était tout aussi médusé par la beauté du spectacle qui scintillait devant eux. Il comprit pourquoi June, parlait d’une plage aussi « romantique ». Elle n’était pas que cela…surtout spectaculaire. Le bleu lumineux, ne l’aveuglait pas, il semblait y voir pleins d’autres reflets. Il avait le regard pétillant, qu’il détourna un court instant sur Erin, avant de se mordre l’intérieur de la joue et chasser une pensée, pour se concentrer sur les ondes étincelantes.
« C’est un beau spectacle », murmura-t-il en s’approchant de l’eau, pour plonger la main. Le mouvement fit des étincelles bleu… Il commençait à comprendre le phénomène même s’il ignorait la cause. Il ne put se dire que cela ferait de superbes photos.

Erin s’approcha elle aussi de l’onde pour regarder ça de plus près. C'était fantastique, mais à la vue d’Alexander accroupit en train de prendre de l'eau dans ses mains, elle ne résista pas à la tentation de le pousser. Elle se jeta avec force sur lui en le poussant dans le dos pour qu'il bascule vers l’avant dans la flotte. Une fois son forfait effectué, elle prit ses jambes à son cou vers la tente.

L’anglais était contemplatif de ce phénomène étrange et fascinant. Qu’avait-il dans l’eau pour produire ce genre de réaction ? Il aimerait parfois, avoir une réponse à toutes ses question… par contre, au lieu d’avoir une réponse divine, il eut une réponse bousculant. Erin, le poussa avec force dans les ondes nocturnes. Il tomba, les mains en première, les genoux embrassant le sable et les vagues. Génial… il tourna la tête vers, la silhouette de la jeune femme qui galopait déjà sur la plage, pour éviter les foudres du jeune homme. Il eut un sourire taquin et ne tarda pas à se relever pour lui courir après.

Ce n'était pas simple de courir dans le sable fin avec ses chaussures ouverte dont le léger talon s'enfonçait à chaque foulée. Qui plus est, elle se marrait tellement qu'elle avait du mal à tenir la cadence. Il allait forcément la rattraper. C'était dingue qu'elle n’arrive pas à se réfréner de la sorte avec lui. Alors qu'un point de côté faisait son apparition, elle se retourna et leva les mains en l'air, hilare, en criant à l'adresse du jeune homme qui arrivait en courant vers elle : « Je me rends, je me rends, je suis désolée ! » Elle essayait de reprendre son souffle mais elle rigolait encore pas mal.

Il n’eut aucun mal à la rattraper, même si courir sur le sable était fastidieux. Il ne savait pas quoi lui faire encore… il l’avait déjà fait roulée à terre, mise à l’eau…il ne savait pas vraiment, quoiqu’il aviserait en la chopant. Il la vit ralentir et se rendre les bras levés. L’anglais, s’arrêta devant elle, le visage riant. « Tu parles ! Tu l’es autant que moi, quand je t’aurai mis dans l’eau ! »
Il lui tourna les épaules, pour la pousser vers la tente. « Tu voulais un bain de minuit non ? Allez zou, va ôter ta robe » Il leva les yeux au ciel, commençant à marcher vers l’habitacle. Puis soudainement, il se rendit compte que ses propos étaient…mmm tendancieux ? Il se tourna vers elle, gêné comme jamais. « Euh… je ne voulais pas dire ça. Enfin, dans le sens où tu mets autre chose, pour pas mouiller ta belle robe. Bref ».

Bon déjà, il rigolait, ce qui était plutôt bon signe. Certains auraient pu se vexer de son initiative un peu brutale. Après il est vrai qu’elle n’était pas à son premier coup d’essai avec l’anglais, et l’inverse était également vrai. Quand il la poussa vers la tente, Erin fit les gros yeux. Ce n’était pas le sens premier de ses propos qui la firent tiquer, mais le fait qu’il allait la foutre à l’eau. C’est quand il se tourna vers elle, gêné comme tout, qu’elle percuta et qu’elle se mit à rire de plus belle. Là, forcément, elle ne pouvait pas laisser passer pareille occasion de se payer sa tête.
« Et donc, qu’est-ce que je mets, si ce n’est rien ? » Elle croisa les bras, s’arrêtant de marcher vers la tente, tout en le regardant d’un œil rieur, la mine presque sérieuse.

Il soupira, continuant à marcher, il hésita à se montrer provoquant…en plus elle se fichait de sa figure, bon il l’avait cherché « J’ai encore une chemise humide qui pourrait te faire une robe, pour éviter que tu sois en tenu d’Eve ».

« Je suis si affreuse que ça… » Elle fit une moue boudeuse qui ne trompait personne. N’empêche, il avait vite trouvé une parade pour la coller dans l’eau… Elle commençait à se dire qu’elle allait finalement le prendre, son bain de minuit, de gré ou de force.

« Non, mais tu vas m’émoustiller si tu es nue ! » Il la toisa quelques minutes. il avait été direct dans le but de la déstabiliser, elle et sa petite moue boudeuse.
« Vraiment ? Ce serait marrant de te gêner. » Elle avait adopté un ton un peu plus provoquant elle aussi, y allant pas par quatre chemin. Il voulait la déstabiliser, c’était raté pour cette fois.

Bon, cela n’avait pas déstabilisé la jeune femme… « Oui, surtout que je n’ai jamais vu de femme toute nue, donc ça sera la découverte », répliquât-il d’un ton nonchalant. Sous-entendant qu’il était prude et sacrément coincé, chose fausse bien entendu. Ils étaient arrivés vers la tente et Harry se frottait déjà aux longues jambes de l’anglais.

Erin essayait de prolonger la conversation pour qu’il oublie son envie de la tremper. « Et tu crois que je vais te croire ? » Elle se baissa pour câliner Harry qui venait se frotter dans les jambes de son père. « Hein qu’il dit des conneries papa ? », dit-elle en parlant au chat.
« Bien oui, pourquoi tu ne croirai pas ? » fit-il avec toute l'innocence du monde. Le petit chat, comme à son habitude répondit en miaulant à son humain d’amour. L'anglais eu un petit rictus, avant d’ouvrir le pan de la tente : « Bon tu la veux ou pas ma chemise ? »
« Harry vient de dire le contraire. » Elle toisa à nouveau le chat qui la regardait en ronronnant : « Tu as du en voir passer des nenettes mon coco. » Elle lui caressa la tête en se relevant pour aller vers la tente. « Je vais aller au jus, donc je n’ai pas vraiment le choix non ? »
L’anglais toisa son chat « Espèce de sale cafteur ! » Il s’amusait grandement maintenant que la gêne était passée. « Non tu n’as pas le choix »
Harry les regardait, certainement sans trop comprendre ce qu’ils lui racontaient comme bêtises. « Ne parle pas comme ça à notre fils », dit une Erin amusée. Elle pénétra dans la tente alors qu’il lui confirmait qu’elle n’avait pas le choix. « Bon… Je suis déçue de ne pas t’avoir plongé complètement dans l’eau… Elle est où ta chemise mouillée ? » Elle frémissait déjà rien qu’à l’idée d’enfiler le vêtement détrempé.
L’anglais fit mine de soupirer d’agacement. Alors qu’il en n’était rien. Il se baissa attrapant Harry, qui se colla contre son maître. « Tu veux que je t’accompagne ? »

Il pénétra aussi dans la tente, posant le minet sur les couvertures. « Tiens tu surveilleras maman ». Le chat répondit d’un miaulement roucoulant, quel bavard ce chat ! Alexander, fouilla dans quelques sacs et tendit sa chemise à la jeune femme, avant de sortir.
« C’est comme tu veux. » Elle ne voulait pas qu’il se sente obligé d’aller dans l’onde qui serait très certainement fraîche. Enfin après, s’il décidait de la pousser dedans, elle n’hésiterait pas une seconde à l’arroser. Il ne semblait pas frileux de prime abord, mais sait-on jamais. Une fois dans la tente, il la laissa avec le chat, sa réponse donnée. Erin caressa une seconde fois le matou, allant même jusqu’à lui faire un bisou de nez. Elle soupira, et à son adresse, elle dit : « Qu’est-ce qu’il ne me fait pas faire ton père… » Elle dégrafa sa pompe à insuline qu’elle rangea soigneusement, et elle retira sa robe. Bon, ses sous-vêtements allaient être trempé, mais elle ne pouvait pas les retirer. Peut-être le soutient gorge et encore… La chemise était bleue marine, mais c’était risqué. Elle décida qu’il était plus sage de le garder, et elle enfila le vêtement mouillé. « Brrrr ». Heureusement, elle descendait sur ses cuisses, masquant ses dessous. Elle ressortie de la tente drapée des couleurs de l’anglais.

Il semblait hésiter à la suivre. « Je verrais si tu te glaces sur place ou non », la taquinât-il. En attendant la jeune femme, il observait la mer et son étrange particularité. Quand elle sortit, faiblement vêtue de sa chemise, il eut un frisson involontaire. Celui-ci n’était pas visible. Il lui fit un signe de la main vers la mer paume ouverte comme une invitation.

Erin lui fit un petit sourire timide. C’était la première fois qu’il devait la voir jusqu’à mi-cuisse sans rien pour la couvrir. Ses jambes étaient propulsées de la chemise vers le bas, chemise qui lui allait bien trop grande. Elle se sentait bizarre, comme-ci elle avait revêtu la chemise de son petit copain. Elle s’avança, répondant à son invitation silencieuse. Alors qu’elle remontait un peu les manches pour que ses mains sortent du vêtement, elle lui demanda : « Je pourrai prendre mon temps pour y rentrer ? » Sous-entendu, est-ce que tu vas me pousser ou pas, que je me prépare psychologiquement à la morsure du froid.

Il la suivit du regard, s’obligeant à rester sur le haut de son corps : la tête. Il serait mentir de dire qu’il ne ressentait pas un peu d’excitation en la voyant vêtue ainsi. Il chassa toute pensée d’attirance pour ne pas qu’elle le devine dans son regard ou dans sa gestuelle. « Oui, prend ton temps ».
Il marcha à ses côtés jusqu’à la bordure de l’eau, laissant son regard se perdre dans le spectacle nocturne de noir et de cyan.

Franchement, la mer était splendide. Erin mesurait sa chance d’aller se baigner dans pareille ondée. La légère gêne qu’elle éprouvait en se montrant de la sorte devant son ami ne lui permit pas de se rendre compte qu’elle le troublait. De toute façon, il était plutôt doué pour masquer ce genre de chose. Puis il la toisait comme d’habitude. Elle se passa la langue sur les lèvres en regardant l’eau, puis, tout en repliant son bras vers son oreille, elle osa mettre un pied dans l’onde. Elle était fraiche. « Bouuuh, je sens que je vais avoir du mal à y rentrer. »

Il eut un sourire en l’entendant se plaindre, il n’en doutait pas. Il tourna la tête machinalement vers elle, se mordant l’intérieur de la joue. « Mais non, mouille toi la nuque et zou, ça passera tout seul ». Il la chambrait un peu. « Ne fait pas honte à Papa triton Ariel »
« Ah non ! Je déteste me mouiller la nuque. Je vais faire quelques pas dans l’eau et mon sang va prendre la température au bout d’un moment. » La petite remarque sur son père la fit rire. « Maintenant que Ariel à des jambes, elle ne veut plus retourner dans l’eau. » Elle fit un pas de plus, non sans l’avoir regardé pour lui répondre cela.
« Bichette … » lui lança-t-il en suivant les mouvements de la jeune femme dans les petites vagues. Déjà, on voyait un halo bleu autour d’elle. « J’ai hâte de te voir dedans, ça va faire de superbes mouvements avec l’eau ! » Un constat purement pour lui.

Elle lui fit une petite grimace en tirant la langue et en plissant le nez quand il l’appela « bichette ». Erin reporta son attention sur l’eau, qui était colorée. Le voir de la plage était quelque chose, se retrouver au milieu de tous ces points lumineux en était une autre. C’était assez surprenant et irréaliste à la fois. « Oui, mais tu devrais venir voir depuis l’eau, c’est magnifique. » Elle était contente d’être sur une planète où nul réverbère n’allait venir gâcher la scène. Seule la plage faisait scintiller la nuit. Alors qu’elle pataugeait dans l’eau depuis quelques minutes, elle se lança soudainement à la renverse dans l’onde, se retrouvant immergée brutalement. Le froid fut saisissant et quand elle remonta à la surface, elle regrettait sa connerie. L’eau s’écoulait sur elle, l’eau et ses points bleus.

Il retroussa son pantalon, jusqu'au mollet, pour pénétrer dans l’eau pour la rejoindre. Il évita le mouvement brusque de la jeune femme, mais fut mouillé sur son bas. Alors, qu’il allait lui râler gentiment dessus, il vit le spectacle sur le corps de la jeune femme… son regard se perdit sur elle.
Erin était glacée. Elle revint vers le jeune homme en claquant des dents. La chemise lui collait à la peau comme une sangsue le ferrait, la congelant sur place. Non vraiment, elle n’avait pas eu l’idée du siècle. Et pourquoi est-ce qu’elle avait mis la tête sous l’eau en plus de ça ? « Je… Je suis désolée… de t’avoir mouillé. », dit-elle entre deux grelotements. Elle ne faisait pas attention à son regard.

Il était obnubilé par les mouvement scintillant de bleu sur le corps d’Erin, trouvant cela esthétique et fort jolie. Il regretta de ne pas prendre en photo ce moment, cela devait rendre super bien avec la nuit ébène. Il se ressaisit en constatant que son regard fasciner, pouvait être sacrément louche. Elle avait froid… c’est vrai que l’eau était gelée. « Je vais te chercher une serviette ». Il regagnant prestement la plage, pour dénicher une des serviettes qu’ils avaient achetés plus tôt dans la journée. L’anglais revenu dans les ondes, ouvrant le tissu éponge pour qu’Erin se mette dedans. « Dommage, qu’elle soit froide, le phénomène bleu de l’eau, rendait un effet sur ton corps assez esthétique, c’est bête j’aurais dû prendre un appareil photo ». Il avait dit sur un ton naturel nullement de sous-entendu pervers.

Erin avait sa conscience centrée sur elle-même. Elle ne voyait pas que l’anglais l’admirait, trop soucieuse de chercher à contrôler les grelotements qui l’animaient. Elle voulait que le froid cesse, c’était tout. « Merci », dit-elle avec les lèvres bleus (et pas à cause du plancton dans l’eau) quand son ami lui dit qu’il allait lui cherchait une serviette. Elle avança vers lui, en remontant sur la plage doucement. Quand il revint, elle n’était pas encore revenue sur le sable sec. Elle se glissa dans la serviette tandis qu’il lui ouvrait. Pourvu qu’il lui frotte le dos pour la réchauffer. « On reviendra quand il fera plus chaud, et tu pourras prendre autant de photo que tu voudras », lui répondit-elle, soulagée de retrouver un peu de confort et de chaleur, même si c’était assez sommaire. Cette serviette était vraiment douce. Dommage qu’ils n’aient pas allumés le feu juste avant de se jeter dans l’eau.

Il l’enroula dans la serviette, lui frottant machinalement les bras. Oui, ce ne fut pas une si bonne idée. Il avait aussi froids aux pieds, alors, elle qui s’était plongé toute entière dedans…. Il la raccompagna jusqu’à la plage, se disant qu’il ne serait pas plus mal de faire un feu. « Oui, désolé de t’avoir poussé à pénétrer dans l’eau ». Oui, après en y réfléchissant il avait été un peu mesquin mine de rien. Il la délaissa, pour essayer de faire un feu, avec la lumière de la lune qui éclairait encore le tas de bois. Il alla chercher le briquet, enflammant des brindilles, pour qu’elle embrasse le dogme de bûche. Cela ne prit pas très longtemps au final. Il fit signe à son amie de venir se chauffer.

« Je pensais que tu me jetterais dedans, tu ne l’as pas fait, j’y suis allée comme une grande », répliqua-t-elle en lui faisant un sourire. Habituellement, c’était elle qui s’excusait, pas lui. Les frictions sur ses bras la réchauffèrent un peu. « C’est vrai. Mais bon, je suis désolé quand même ». Il lui sourit

Pendant qu’il essayait d’allumer le feu (Johnny si tu nous lis), elle pénétra dans la tente pour retirer la chemise d’Alexander. Elle garda ses sous-vêtements trempés, et elle s’enroula à nouveau dans la serviette, prenant bien soin de masquer son corps. Quand elle s’extirpa de là, le feu ronflait, propageant sa douce lumière et sa chaleur bienfaitrice. « Un vrai aventurier », dit-elle en approchant tout en étalant la chemise sur deux bouts de bois pour la faire sécher devant le feu. Elle prit place elle aussi.

Il tourna la tête vers elle, « Un vrai Robinson » Ironisât-il en constatant qu’elle était en serviette en train d’étendre sa chemise. Ah bon… elle va mettre un peu de temps à se réchauffer et il se disait qu’il espérait qu’elle n’avait point mit ses sous-vêtements lors de sa baignade, car sinon ils allaient être trempés et ce n’est pas top. Il réfléchit quelques instants… « Erin, tu as ce qu’il te faut pour te changer ? »

« Je serai ton Vendredi alors », dit-elle avec humour. Elle commençait à sentir la chaleur du feu sur son corps, et cela lui faisait du bien. Ces serviettes étaient vraiment douces. Quelque chose lui gratta le cou, et elle glissa un bras dénudé pour tirer le coin de la serviette où elle vit qu’il y avait une sirène de dessinée dessus. Sa question lui fit remonter le nez vers Alexander qui la regardait. « J’ai mes deux robes plus quelques affaires que j’ai acheté aujourd’hui dans la boutique de June. » Elle n’avait pas acheté de sous-vêtement, et maintenant qu’elle y pensait, elle aurait dû, surtout qu’elle en avait vu des jolis.

Il riait à l’évocation du vendredi. Il se mit à côté d’elle, pour parler un peu mieux. « Si tes sous-vêtements sont mouillés et si tu les as mis pour te baigner. J’ai acheté des caleçons, ce n’est pas très glamour, mais bon si ça peut te permettre d'être au sec ». Il n’était pas très à l'aise avec cette formulation, mais bon. Il avait bien aimé la texture douce de certains boxers, de toute manière quand c’est doux, il achète souvent. Et puis bon, il avait pris pas mal d’affaire au final.

« Ta chemise était longue mais je ne me serai pas permise de retirer mes sous-vêtements… » dit-elle un peu gênée. Elle considéra sa proposition. C'était tentant. Mais elle n’aurait pas de soutient gorge. Elle haussa des épaules. « Je veux bien que tu me prêtes un caleçon oui. » Elle lui fit un petit sourire. Il était aussi gêné qu'elle.

Il hocha la tête sans rien dire de plus. Il avait un peu trop chaud. Il alla donc lui chercher de quoi se changer, revenant avec un boxer bleu marine. Il ne dit rien, restant près du feu, prenant son chat dans ses bras.

« Merci », dit-elle d’une petite voix. Elle se leva pour repartir vers la tente afin de se changer. Elle revint quelques secondes plus tard, au sec. Elle étendit ses sous-vêtements près de la chemise. Elle tenait bien sa serviette pour ne pas qu'elle révèle quoique ce soit. Elle lui posa un baiser sur la joue et reprit mot pour mot sa formulation quand il avait découvert qu'elle avait tout prit à sa charge. « Merci darling. »

Il fut surpris du baiser qu'elle déposa délicatement sur sa joue. En échange il lui offrit un rictus. « Your welcome sweetness ».
Il relacha Harry, maintenant qu’elle était habillée. Il repartit vers la tente, un sac gris en mains qu’il tendit à Erin malicieusement. « Joyeux anniversaire Ariel ».

Erin lui fit un sourire en haussant des épaules, contente comme tout. Il repartit vers la tente, et pendant ce temps elle étendit les jambes devant le feu, profitant de la chaleur. Il revint avec un sac gris qu'il lui donna en lui souhaitant son anniversaire. Elle fut surprise et cela se vit nettement sur son visage. « Oh… Merci Alex, je ne savais pas que tu étais au courant. Il ne fallait pas, ça me gêne », dit-elle en prenant le paquet. Parce qu'un cadeau ne se refuse pas, elle déballa le présent, découvrant une boîte finement ouvragée. Dans cette dernière se trouvait un ensemble, bracelet et boucle d’oreille, tout simplement magnifique. « C'est vraiment… Si j’avais su j’aurai gardé mon bisou pour maintenant. C'est magnifique. » Elle était émue tout simplement.

Il ne put retenir un sourire amplement satisfait de l’effet de son présent. Oui, il savait et il ne comptait pas passer à côté. « Pourquoi crois-tu que c’est aujourd’hui que j’ai proposé le marché », fit -il malicieusement, en se baissant, pour s'asseoir en face d’elle sur le sable. Cela se voyait sur son visage qu’il était heureux que la parure ainsi que la boite lui conviennent autant. « Tu peux recommencer », répondit-il du tac o tac.

« Tu es un petit malin Monsieur Hofffman ! » Elle aurait dû le sentir venir, qu'est ce qu'elle était niaise. Enfin qu'importe, la surprise était telle qu’elle ne pouvait pas lui en vouloir. Puis à quoi bon d’ailleurs ? « Oui mais avant, j'ai moi aussi quelque chose pour toi. », dit-elle avec un sourire taquin. Elle se leva rapidement et elle partit en courant vers la tente. Elle revint avec un petit paquet elle aussi, dans lequel il y avait deux cadeaux. Un de Hanz, un de elle. « Tadam ! » Elle les lui donna.

Il ricana à cette évocation « Comme un renard » fit-il malicieusement. Par contre, il fut à son tour surpris, un cadeau ? « Mais ce n’est pas mon anniversaire Erin ... » . Il fut un peu tout penaud quand il réceptionna les deux paquets. Il ouvrit le plus grand découvrant un ensemble de calligraphie enroulé dans une natte, un grand sourire se peignit sur son visage « Quelle charmante idée ! » Il adorait l’encre, il fut radieux. Il entreprit d’ouvrir le second, paquet, quand soudainement il détourna les yeux. « Ça part contre ... » Il déplia une cravate verte pétard avec des motifs originaux. En elle-même elle n’était pas moche, mais le problème venait de la couleur. Mouai, c’est étrange quand même comme style. Il regard Erin, n’osant pas lui dire que ça ne lui plaisait pas du tout… un petit papier tomba du tissu “si tu la mets ce sera le signe de notre amour !” Il resta incrédule, toisant erin un peu brusquement, comme pour lui demander des explications. « Tu veux vraiment que je porte ça ? »

« C'est pour le plaisir », répondit-elle avec un sourire avant de s'éloigner. Quand il déballa ses cadeaux, Erin trépignait un peu d'impatience de voir sa réaction. Il était enchanté de son cadeau, avant de déballer celui de Hanz. Elle aurait peut-être dû lui préciser que ça ne venait pas d’elle. Surtout quand elle découvrit la cravate flashi. Erin se mit à rire quand il lui demanda si elle voulait qu'il porte ça. Elle n’avait pas vu ce qu'il y avait écrit sur le papier.
« Elle ne te plaît pas ? » dit-elle en faisant une mine déçue. Elle lui dirait ensuite qu'il s’agissait d'un cadeau de Hanz. Elle passa le bracelet sur son poignet et elle entreprit d’essayer les boucles d’oreilles. Elle adorait littéralement ces plumes, ainsi que les boucles tombantes.

Il resta interdit...elle rigole, elle se fou de lui…Bon dans ce cas pas de quartier « Et depuis quand tu es amoureuse de moi ? » sortit-il d’une manière sérieuse, en agitant le message. Enfin, il n’était pas très assuré si elle lui répond favorable. Mais c’est étrange quand même, qu’elle lui offre cette cravate toute moche avec ce mot.

Il était décomposé et cela agrémentait le rire de la jeune femme. La question qu'il posa la prise par surprise et elle s'arrêta net. « Pourquoi tu me demandes ça ? », dit-elle sérieusement pour le coup alors qu'une boule anxieuse se formait dans son ventre. Était-il en train de voir que c'était possible entre eux ? Pourquoi est-ce qu'il lui posait cette question en la basant de son point de vue. Elle en avait fait trop et il avait découvert qu'elle avait des sentiments et il ne les partageait pas ? Elle était au pied du mur et c'était pour ça qu'elle répliquait par une autre question le temps de réfléchir et de peser le pour et le contre.

Il la toisait étrangement, cherchant à déceler quelques choses en elle… elle semblait surprise cachant sa gêne par une autre question. La spécialité d’Erin. Il aurait pu lui râler dessus, en disant qu’il avait posé la question, mais il commençait à avoir un doute sur la teneur du message. L’anglais, ouvrit le mot, pour lui lire le contenu du message « Si tu la mets » Il agita la cravate horrible avant de reprendre « Ce sera le signe de notre amour ! » Il releva les yeux vers elle arquant un sourcil.

Elle essayait de garder une mine neutre alors que son cœur tambourinait durement dans ses oreilles. Il lui lut le message qu'il y avait avec la cravate. Quand il releva les yeux vers elle, elle se mit à rire à nouveau, puis de manière leste, elle lui prit le mot des mains.
« Tu penses que j'ai une écriture en pattes de mouche comme ça ? Je suis vexée. », fit-elle en pouffant.

Elle rit de nouveau… il leva les yeux au ciel, elle tourne autour du pot la demoiselle. Il ne sut si ce fut de la déception ou du soulagement qui l’habitat quand elle lui prit le mot.
« Je ne t’ai jamais vu écrire aussi… » Il hausa les épaules « C’est de qui, si ce n’est toi ? »

« De ton plus grand fan. » Elle lui laissait le loisir de deviner.
« Génial ! Je suis tout émoustillé par cette révélation », ironisa-t-il, en repliant la cravate dans l’emballage. « Il t’a donné ça quand ? »
« Il y a deux jours, avec un sérieux total et une humilité qui m’a laissé sans voix. Isia était étonnée aussi. »
« Et pour quelle raison ce petit présent … Isia était là ? Je suis étonnée d’avoir mon paquet encore ouvert. »
« Je crois que la raison est dans le message. », dit Erin avec un sourire. « Oui, nous passions la soirée ensemble. Tu sembles bien la connaître », constata-t-elle en rigolant.
« Il est presque aussi maso que toi » fit-il d’un ton provocateur. « Bien… c’est un grand mot, mais elle est suffisamment expressive pour deviner son comportement ».
« Je ne vois pas du tout de quoi tu veux parler », répliqua Erin en boudant un peu.
Il ricana, lui jetant un peu sable sur les pieds, il n’aimait pas qu’elle boude de la sorte. « On dirait ma nièce quand tu fais ça ! Elle a 5 ans » fit-il amusé mine de rien. « C’est purement de ta faute si je fais ça, tu me fais des remarques ! ». Elle n’était pas en colère, simplement amusée.
« Ohh ma pauvre bibiche ! » Il lui tapota la tête.
« Arrête de m’appeler comme ça. » Elle se laissa néanmoins tapoter la tête, mais elle profita qu’il ait la main sur ses cheveux pour le chatouiller sur les flancs.
« Sinon….. » il ne put finir qu’il commençait à se tortiller en pouffant « Arrête ! » Il attrapa les mains de sa comparse.
Erin fut contrainte d’arrêter, en rigolant, tandis qu’il lui saisissait les mains. Ils ne pouvaient pas rester tranquille deux minutes sans que ça dégénère. « Attention, tu vas me retirer ma serviette », dit-elle en rigolant. Elle savait que ça le ferait réagir.
Il avait zapé qu’elle était encore en serviette, même si au fond de lui il ne serait pas contre ... « C’est vrai, va te changer ! Vilaine fille »
« Ou sinon ? ». Et voilà que son petit regard provoquant refaisait surface.
Il lui fit une petite moue de travers « sinon tu vas râler », dit-il doucement.
« Si je la perds, y a des chances oui », fit-elle avec un sourire. Elle fit mine de s’éloigner vers la tente, mais elle devait éclaircir deux trois points avec lui.
« Quant à Isia, tu es lucide, elle l’aurait ouvert oui, mais je suis persuasive. »
« C’est l’effet “grrrr” »
« Tu retiens bien, grrrr », fit-elle avec ses doigts pour reprendre ses termes.
« C’est Vilma qui déteint sur moi ! »
« J’ai hâte de te voir miauler alors », répliqua-t-elle taquine.
« Mia mia », fut une belle imitation, à laquelle Harry répliqua immédiatement.
Erin se mit à rire quand le chat reprit en cœur l’imitation de son maître. Elle lui montra le bout de sa serviette avec la broderie dessus : « Je suppose que tu es responsable de ça aussi ? », dit-elle taquine.
Il fit un regard innocent en voyant la broderie. « Mm ? Et j’ai quoi si je dénonce le fautif ? »
Il venait de se dénoncer, mais elle n’avait pas besoin de ça pour savoir qu’il en était à l’origine. « Tu es mignon, tu n’arrêtes pas de me faire plaisir… », dit-elle doucement en caressant du bout du pouce la broderie.
Il hocha simplement la tête, content que ça lui plaise.
« Merci, c’est super ce que tu fais pour moi. » C’était le petit instant émotion. Erin s’approcha de lui pour lui faire la traditionnelle bise qui allait en guise de remerciements.
Il resta un court instant silencieux, pas très à l’aise pour le moment sentimentale « De rien c’est normal. »
« Pas pour tout le monde. » Elle lui fit un sourire. Elle le sentait à des kilomètres quand il n’était pas très à l’aise. « Je vais me changer. »
Il hocha la tête, ne sachant pas quoi répondre « Il serait temps oui. »

La jeune femme s’éloigna pour retourner vers la tente. Elle avait le cœur léger. C’était un chouette anniversaire, avec stage dans la nature et tout le toutim. La journée en elle-même était déjà un cadeau, et son ami venait de la ponctuer d’une bien belle manière. Elle avait un petit sourire sur les lèvres quand elle revint de leur maison de fortune. Le feu crépitait doucement, propulsant sa lumière vive sur le sable et les alentours. Elle avait passé un chemisier qu’elle avait acheté chez June, dans une teinte bleue nuit, sous lequel elle avait mis un t-shirt afin qu’elle ne soit pas gênée de se promener sans soutien-gorge, ou du moins, d’atténuer les marques susceptibles de le montrer, et un pantalon ample…

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D.C. Sous Lieutenant Pedge Allen - Teshara Lays ~ Ecriture : Springgreen
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MessageSujet: Re: Les Sorciers pourpres en vadrouille Ven 10 Mar - 20:14
Les Sorciers pourpres en vadrouille


PARTIE 1



Revenant vainqueur de sa danse, il avait à plusieurs reprises, lever la tête vers ses comparses accoudées à la table. Mais, outre son observation des différents protagonistes et d'un Herra tout pimpant aux milieux de son harem, il était surtout intéressé par un autre fait. Le regard d'Erin. Elle surveillait l'avancement de la danse. Faisait-elle ça pour le déstabiliser ? En réalité cela ne fit que l'effet contraire, après tout danser est une forme de séduction et il envisageait clairement de la faire valser dès qu'il aura mis à terre Tarin. Il ne pouvait pas nier son envie, chaque jour grandissante de charmer la consultante. Elle lui plaisait depuis quelques temps. Chacune jour un peu plus et leurs petits jeux, oscillait entre taquinerie et séducteurs les stimulaient grandement. Tout le monde les pensait en couple, ce n'est peut-être pas pour rien ? Enfin bon, il aurait pu se montrer plus avenant et la charmer de manières moins discrètes et non dans quelques sous-entendus, mais cela allait briser leur équilibre. Il ne voulait pas précipiter les choses, savourer l'instant, tâter le bon moment et voir si au final, elle partageait ses sentiments.

De toute façon si cela devait se faire un jour, il savait très bien, qu'il ne pourrait pas le prévoir. Rien, n'était prévisible avec elle, cela partait toujours dans une énième folie. Enfin bon, il acheva de se trémousser, remontant vers les jeunes gens, proposant en bonne et due forme une danse avec Erin. Après, tout, il ne faisait que reprendre sa proposition faite plutôt dans la journée. Il fut ravi, de la voir rougir, il aimait bien, tout comme la faire crier vous me direz. Il masqua un rictus, lui murmurant que cela serait son vœu, avant de l’entraîner sur la piste de danse, dans le même état de satisfaction, qui devait se voir un peu dans ses prunelles. Faisant, fis des remarques de la française ou de l'espagnol.

Ils dansèrent, Alexander la fit tourner, mirant les mouvements de la robe qu'il apprécia grandement. Dès qu'elle fut à nouveau en face de lui, il plongea ses prunelles dans ses yeux vert émeraude. Ils pétillaient de mille feux, signe qu'elle était aussi heureuse que lui de partager cette danse. Il se perdit dans son regard, détaillant chaque teinte verte et les pépites doré des yeux de la jeune femme. Elle avait des prunelles magnifiques et se demandait, si elles étaient aussi belles et flamboyantes avec un vison « normale ».

Aucun des deux ne parlaient, ce fut du langage silencieux implicite, l'anglais, ne regarda pas vraiment les signaux qu'envoyait la jeune femme, sachant très bien que son propre corps y répondait naturellement. Il éprouva l'idée de la rapprocher un peu de lui, puisqu'ils étaient assez distants, mais le timbre de la musique n'était pas propice et cela traduirait d'une envie et non d'un pas de danse. Il n'osa pas, pour la simple raison, qu'elle était son amie et qu'il ignorait encore, si elle était attirée par lui. Enfin, s'il avait regardé un peu mieux, il aurait vu la réciprocité. Mais bon, la peur de « gâcher » leur amitié si agréable et complémentaire à cause de quelques mouvements amoureux, voilait cette évidence. Il se refusait aussi, d'être plus entreprenant, le jour de son anniversaire. Il avait bien une chose qui ne supportait pas, c'est les dates d'anniversaire qui colle avec les dates d'officialisation. Puisque, dès que le couple se sépare et pour le peu que ça soit fait dans la douleur, celui qui a fêté son passage à l'année suivante, ne savoure pas pleinement ce genre d'évènement.

Le silence ne pouvait pas durer, Erin s'enquit de son amusement pour cette soirée. Leurs échanges s'orientèrent sur des paris, relançant la machine infernale entre les deux. Ce fut le choc d'un Herra un brin pataud, qui lança le pari suivant. L'anglais, était de nature taquine et cela ne manqua pas, une fois le pari plié, il attrapa Herra dans le but certain de le faire rougir. Aidé d'une Perrine, qui n'en manqua pas une et d'une ou deux réflexions sur la sexualité et le fait de voir deux hommes se trémousser de la sorte pouvait être mal perçut. Et le pari fut remporté par l'anglais. D'ailleurs, il était facile de charrier Marc, il avait grand mal avec le côté « pédé » et se sentait mal à l'aise quand un autre homme lui fait des gestes un peu trop intimes. Pour l'anglais, il avait aucun souci avec cela et au contraire, s'amusait grandement à faire croire qu'il était homosexuel, dans certaine occasion. N'ayant aucun, problème d'identification sur son orientation, il jouait allègrement sur tous les tableaux.

L'anglais reprit sa charmante cavalière, reprenant leur danse et leurs allusions. Il tourna sur lui-même, sous l'impulsion de son amie, ricanant un peu, pendant qu'ils discutaient d'un Hanz échaudé suite à un câlin hypothétique entre le chef de chantier et de projet. De toute manière Herra, venait de se consoler en trouvant une cavalière plus appétissante, l'une des jumelles, qui semblait intéressée par le petit homme sanguin. Entre les deux cadres, cela commençait à dériver et il la fit basculer. Elle ne cria pas, pour son plus grand malheur, mais cela n'était que partie remise puisqu'il obtenu un pari, avec des conditions sur ses cris. Le challenge de la faire hurler, dériva sur d'autre signification, plus cocasse, Erin ne loupait jamais une occasion de le mettre mal à l'aise en lui demandant directement les choses, surtout quand sa touchait un aspect sexuel. Faut dire ce qui était gênant, pour l'homme, n'était pas d'en parler, mais de l'envisager avec elle. Il ne souhaitait pas, qu'elle découvre qu'il était attiré par elle aussi sur ce plan. L'anglais ne la repoussa pas quand elle se colla un peu plus à lui, il en avait envie et il se sentait un peu échaudé par quelques frémissements de désirs. La situation, pour dégénérer et Erin changea de sujet habillement, dérivant sur le gage et sur le fait de danser avec Perrine. Il n'en avait aucune envie, à vrais dire, il ne pensait que danser avec Erin et non avec une autre personne. Pour une raison simple : il ne voulait avoir dans ses bras que son amie et sa superbe robe aux milles mouvements hypnotisant. En tout cas la conclusion de leurs provocations fut un pari : une balade à cheval et Erin corvée de pansage. Décidément, ce soir Alexander était sacrément vainqueur en enchaînant une triplette de paris remportés par sa majesté !

Ils passèrent la soirée à danser ensemble, ou accompagnés des divers protagonistes, tout en allant vers la table pour se restaurer ou se rafraîchir.
« Monsieur Hoffman, vous voulez être mon cavalier ? » demanda l’ingénieur.
Finalement, ce fut Perrine, qui allant inviter l’anglais, qui n’eut pas le courage de l’envoyer chier. Elle était entreprenante et il s’attendait à ce qu’elle lui sorte des conneries, mais non, elle fut plutôt sage. Elle était une très bonne danseuse, bien mieux qu’Erin et Tarin. Elle avait des talents caché la petite française ! Finalement, ils avaient pris une musique dynamique et l’anglais s’amusant grandement avec la jeune femme, lui donnant du challenge en plus d’un pas énergique et une assurance assez flagrante. Elle avait sa petite robe bleue marine qui tournoyait, virevoltait même. La jeune femme, ricanait par moment, dû à ses blagues où aux réponses du britannique. La danse terminée, ils regagnèrent les autres, les joues de l’ingénieur rouge dues à l’effort mais il n’avait pas que cela.

« Tu es contente, tu l’as eu ta danse ? » taquina Marc, alors qu’Alexander buvait un verre d’eau non loin, cherchant Erin qui était sur la piste.
« Oui, pas de raison, que tout le monde danse avec et pas moi »
L’anglais, prit par les épaules Marc, pour le faire lever.
« D’ailleurs mon Hildago, c’est votre tour »
« Non ! J’ai déjà donné ! On va croire que vous aimiez vraiment ça ! » Pouffa l’espagnol sans y mettre beaucoup de résistance.
« Oh c’est le côté barbu qui m’émoustille »
« Ah ça explique pourquoi Hanz n’avait pas de chance ! »
« Oui, il lui manquait cet élément-là »
« Bah j’espère qu’Erin n’a pas la même barbe sur sa minette ! » ne put s’empêcher de dire la jeune femme. Tout était en rapport au sexe.
« Vous irez lui demander Perrine » fit l’Anglais malicieusement.

Marc était pompette et se laissa entrainer par Perrine et Alexander, pour rejoindre Tarin, les jumelles et Erin. D’ailleurs à peine arriver, l’anglais fut agrippé par la femme de Tarin, qui escomptait bien danser avec celui qui avait battu son mari (et vérifier s’il était si bon que ça). Dès qu’elle eue finit amplement satisfaite, il fut envoyé dans les bras de la jumelle. Bon, lui qui était partie pour danser qu’avec Erin, se retrouvait ballotter dans différents bras et cet élément ne le dérangeais pas. Il adorait danser et ce n’est pas souvent sur Atlantis qu’il en a l’occasion. Après les quelques tours, il put rejoindre Erin et alla même embêter Tarin, qui faisait le mariolle pour épater la galerie.

« Ma femme me sort qu’elle va repartir avec toi ! »
« Elle a bien raison ! »
« Décidément après mon étalon, ma femme, tu vas me ruiner ! »
« Ça t’apprendras à faire des paris que tu ne peux gagner »
« Oh, je compte bien recommencer ! »
« Parfait ! J’ai encore pleins de chose à acquérir ! »
« Gourmand ! »
« Entrepreneur ! »
« Je ne sais pas ce que ça veut dire »
« Hum, bon ok gourmand » il n'avait pas envie de lui expliquer, une autre fois. En tout cas, Tarin lui bourra l'épaule, avant de l'entrainer et danser avec lui. Les deux hommes dires un certain nombre de conneries et prirent l'initiative d'embêter les autres aussi. Bref un moment bien joyeux. En tout cas, la rencontre de Tarin était une belle rencontre qui découlait sur une amitié sincère.

La joyeuse tribu dansa jusqu'à point d'heure. Jusqu'au moment, où les protagonistes, remontèrent vers la table, fatigués et joyeux. Tarin fit sa petite remarque en fracassant le dos de l'anglais. Les propos suivants étaient teintés de taquinerie et Alexander n'avait aucune gêne à englober les autres dans ses blagues, menant en bateau Tarin. Et Erin renchérit comme d'habitude, suivi du consentement de Perrine et Marc. C'est à ce moment-là que les jumelles arrivèrent et tout le monde put constater que celle qui était libre avait envie de passer la nuit avec Marc. Alexander fit un petit rictus à l'espagnol, qui était aux anges.
« Elle est plus accessibles celle-ci que mademoiselle Zaza » rassura l’anglais
« Et puis le cadeau peut être recyclé » Alexander leva les yeux au ciel face au langage de la française tout sauf distinguer.
« Bon amarrage Perrine ». La jeune femme rigola et leur fit un signe de main. Restait plus que Tarin et sa femme qui roucoulait avec des promesses sensuelles. Ils partirent aussi, mettre en œuvres les envies coquines d’un Tarin échaudé.

Les deux cadres se retrouvèrent tous les deux. Il répondit aux rictus de la jeune femme. Tout le monde était parti pour une nuit de folie. Bien entendu, qu’il eut une pensée pas très chaste à cet instant, seul dans une tente au milieu de la plage et de toute civilisation… mais il se résigna. Il était tout émoustillé (pas forcément sexuel) avec son air joyeux de la danse et des remarques. Enfin bon, il était de charmante humeur et loin d’être réellement fatigué, la pointe de folie était encore dans son esprit. Mais son corps, quant à lui, était lasse et il en informa Erin, quand elle lui demanda s’il désirait rentrer. Dans un sens, ils n’allaient pas rester là comme deux perroquets à se regarder ! Autant, profiter de la quiétude et de la plage.

Ils se levèrent, pour rentrer calmement…enfin douce illusion, puisqu'ils se charrièrent sur la conception de la petite « Élise » … Erin, ne le savait pas encore, où avait pu le deviner sur alpha, l'anglais était très porté sur le sujet de la conception. Et si, elle vient à lui demander un jour, pourquoi il n'avait pas eu d'enfant, il lui dirait avec beaucoup d'amertume, qu'il n'avait pas eu l'occasion. Puisqu'il en désirait et il avait dû faire une croix dessus. Il avait eu cependant, « la chance » d'avoir assisté aux deux accouchements de l'une de ses sœurs et au premier de sa seconde sœur. Faut dire que les maris, n'avaient pas puent être présent…enfin dans le cas de la seconde, le mari était tombé dans les pommes. Il était récurrent que dans sa famille, ils viennent à rire de cela, en disant qu'Alexander avait vu plus d'accouchement que ses beaux-frères sans avoir d'enfant. Sans parler du fait que les sœurs s'amusaient à dire « quand je vais accoucher, je vais dire à Alex de venir ». Faut dire que l'anglais, s'était toujours rendu disponible pour ses sœurs ou même frère. Et il avait un véritable don, pour détecter les femmes enceinte avant tout le monde. À croire qu'il avait un radar à œstrogène !

Alors, qu'ils marchaient en paix, vers la plage, l'anglais tomba en émerveillement à son tour devant le spectacle que leur offrait ce rivage. Comprenant aisément pourquoi June, l'évoquait d'une manière si romantique. Oui, cela pouvait l'être en effet. Hors, c'est bien autre chose qui passa en tête du jeune homme. Il regrettait de n'avoir pas d'appareil photo pour garder en mémoire tout cela et peindre sur une toile ce cliché. Que donnerait un corps, dans cette eau féerique ? La tête de l'anglais se tourna vers une Erin époustouflée et il dû se mordre la joue, pour ne pas lui faire part de son idée. Idée, muée par son esprit créatif, mais qui aurait pu être interprété d'une autre façon. Enfin qu'importe, il était suffisamment imaginatif, pour ce faire l'action tout seul en tête et prévoir les scintillements de l'eau sur un corps. Un fond noir, avec une silhouette du même ton, juste dessiné par les reflets bleu électrique… voilà une belle image esthétique et plaisante.

Il ne put s'empêcher de mettre la main dedans, agenouillé au bord de l'écume pour comprendre. Et faire bien entendu ses petites expériences. Comprenant petit à petit le phénomène, enfin la réaction. Il ne put projeter plus les hypothèses qu'Erin se montra taquine et le poussa dans les ondes. Mais, elle est intenable… enfin il peut parler ! Il la prit en chasse, alors qu'elle se rendait l'envoyant se changer avec une phrase un brin cocasse. Heureusement, Erin était plutôt bonne joueuse et ne s'en formalisa pas, préférant le charrier, pour aller sur un sujet plus délicat : la tenue pour se baigner. Oh elle pourrait y aller nue, mais bon, il ne serait pas très à l'aise avec une excitation assez palpable … de plus s'il la met à l'eau, c'est bien pour voir la réaction de son corps avec celle-ci, pour un effet artistique. Et non, pour la mettre dans la tente et faire autre chose… même s'il ne serait pas contre au final. Et si elle est nue, il ne pourrait pas regarder. Par respect et délicatesse. Le pire, étant qu'il ne pourrait pas la conduire dans les ondes dans cette « non » tenue. Bref, une mauvaise idée et il ne la voyait pas suffisamment culotté pour oser le faire. Il choisit d'être un peu direct, lui disant qu'il en serait émoustillé d'une tenue d'Ève (élément assez véridique, qui ne le serait pas ?) et cela partie dans d'autres délires entre les deux administratifs. Rien ne les arrêtaient, même quand Harry venu les accueillir avec amour. La conclusion, fut de prendre la chemise de l'anglais qui était encore un peu humide. Par galanterie, il lui proposa même de l'accompagner, même s'il n'avait aucune envie de se tremper, préférant envoyer quelqu'un d'autre dedans. À voir, peut-être qu'il irait, mais à tous les coups cela allait finir en bataille d'eau.

Qu’il le veuille ou non il ressentit quelques frissons à la voir vêtues si faiblement, surtout dans sa propre chemise. Il se fit le constat, qu’elle avait de la chance, qu’il soit plutôt grand, car si elle avait écopé de la chemise de Marc, elle aurait eu qu’un haut. Même s’il faisait nuit, la pleine lune éclairait plutôt bien. Il l’accompagna jusqu’à l’onde scintillante en retroussant son pantalon, observant le paysage songeur. L’eau était plus froide que prévue, il n’était pas étonnant, qu’elle ait autant de mal à pénétrer dedans. Enfin bon Erin eu la folie de plonger dans les ondes et l’anglais ne fut pas déçu du spectacle. L’eau ruisselait sur son corps, dessinait les courbes de celui-ci, laissant un fort contrat esthétique qui lui plus grandement. Il en fut obnubilé comme pour les motifs de la robe de base de la consultante. Oubliant, que son observation pouvait être mal perçue, même si avec Erin, il y avait peu de chance qu’elle s’en vexe, sachant qu’il ne la mâtait pas pour une raison obscène. En tout cas, quand elle revenue en nageant vers lui, il eut un déclic partant lui chercher une serviette, l’enroulant dedans en frottant son dos pour la réchauffer. Les deux s’excusèrent alors que cela n’était pas nécessaire. Mais bon, c’est ainsi, Erin avait tendance à le faire régulièrement et souvent Alexander lui répondait via une boutade ou en s’excusant d’y être allé un peu fort.

En tout cas, le dogme de bois qu'avait si charitablement cherché Erin, allait servir et comme promit il s'attela à faire un feu. Il était peut-être le stéréotype même de la bourgeoisie anglaise, mais il savait faire les ridements de la survie. Merci, Papa et belle-maman pour les week-ends camping avec la famille recomposée. Il était souvent le responsable du feu avec son frère. Enfin surtout pour éviter à Rudy de boulotter tous les bonbons ou les vivres.

Les flammes s'élevèrent au moment où la jeune femme revenue près du feu. Il devina qu'au vu de ses épaules décorées d'une fine bretelle qu'elle était en sous-vêtements, ou qu'elle n'avait gardé que son soutien-gorge sous sa serviette moelleuse. Enfin garder ou remit. Il aurait été plus logique de ne pas les portés pour la baignade, puisque sinon ils allaient mettre du temps à sécher. Mais bon, si cela avait été le cas, pourquoi était-elle revenue en serviette ? Il ne put s'empêcher de formuler son hypothèse à voix haute, elle ne lui répondit pas vraiment, puisqu'elle n'avait pas saisie le sens premier de sa phrase.

Naturellement, il lui proposa ceux qu’il avait pris pour lui. Se disant que malgré que ce fût gênant pour les deux, il était plus préférable de lui offrir cette possibilité, au lieu de grelotter dans sa culotte trempée jusqu’à demain. Enfin bon, elle lui donna son accord et il sauta sur l’occasion, pour se lever et chercher le dit boxer. Alexander était mal à l’aise et ce fut une bonne diversion. Une fois dans la tente, il prit le premier qui venu, bleu nuit laissant aucun doute sur sa préférence sur cette couleur assez prédominante dans sa garde-robe. Le britannique revenu près du feu, en lui tendant le vêtement sec tout en prenant son chat sur lui. Harry ronronna de plus belle, ce matou était une véritable boite à ronron et semblait s’accommoder de tout et de rien sans poser de problème. Concentré sur les caresses et les mouvements de sa main, pour éviter que le chat, lui attrape son membre pour le jeu, il sursauta légèrement quand elle déposa un baiser sur sa joue en reprenant une formulation qu’il avait utilisée plus tôt. Un rictus, une petite phrase douce et il repartie dans le jeu avec son chat, qui avait plus envie de lui mordiller amoureusement la main que d’avoir le poil lissé.

Quand elle revenue près de lui, vêtue de la même serviette et cette fois sans les bretelles noires. Bon, elle était donc en boxer et sans cache cœur, enroulée dans un serviette… pourquoi diable n'en avait-elle pas profiter pour mettre un vêtement ? À se demander si elle n'essayait pas de le tenter, mais ce genre de pensée était tout bonnement ridicule. Il se demandait encore la raison, quand une nouvelle fois, il ne se sentit pas à l'aise et avant d'avoir un peu chaud, il fallait s'éloigner. Il était donc grand temps de passer à une autre action, alors il repartit vers la tente, pour lui offrir son cadeau d'anniversaire. Élément auquel, Erin ne s'y attendait pas du tout vu son air surprit. Le présent plu grandement à la consultante, il les avait achetés au marché aujourd'hui, sauf pour la boîte. Ne sachant, pas vraiment ce qu'elle aimerait et même après observations de ces bijoux, il avait profité de son papillonnage dans les allées, pour estimer une parure qui ferait son effet. C'est, aussi pour cela que l'anglais la mirait avec autant d'attention au début de journée. Histoire de ne pas faire chou blanc.

Assit tranquillement sur le sable, qui commençait à devenir chaud avec le feu, il ne s'attendait pas à ce qu'elle lui rendre la pareille avec deux cadeaux. Il ne savait pas trop où se mettre et fut quand même touché. Pour une raison fort simple : d'habitude c'est lui qui donne et non qui reçoit. En tout cas, elle fit mouche avec le kit d'encre et de pinceau. Il sut à cet instant, que dès demain, il allait peindre avec ! Histoire d'éprouver les outils, constatés s'ils sont bien équilibrés et le poil de bonne qualité. Son esprit divaguait déjà dans des hypothèses de symbole. Cependant, le second présent était étrange, une cravate immonde d'un vert horrible ! Et il pouvait se satisfaire de ne pas la mirer en pleins jour de peur d'être aveugle ! Le plus étrange fut le petit mot associé avec la cravate qui laissa pantois le chef de projet. Il n'avait jamais vu l'écriture manuscrite de la jeune femme… mais si c'est elle qui a rédigé cela, elle n'avait pas une belle écriture en tout cas ! Et puis, c'est quand même étrange comme déclaration. Outre, l'information, qu'elle lui offrait pour « le plaisir » les cadeaux, un échange ubuesque et surtout un véritable quiproquo se fit autour de cette cravate. Un moment de latence de doute et de peur… finalement ce fut Hanz le responsable. Cet homme avait un véritable problème avec le chef de projet ! Même si bon, c'est gentil de sa part, il fallait le reconnaitre… par contre il avait quand même des goûts étranges pour les vêtements (sinon cela voudrait dire que lui-même était étrange), l'anglais ne voulait même pas l'imaginer en civil.

La conversation dériva sur le quand, comment et avec qui, Hanz avait transmis le paquet à Erin. Isia était dans la boucle et il se doutait qu'elle demande des comptes à la brune sur comment l'anglais avait reçu le dit présent. Alors, qu'ils se charriaient gentiment et qu'il venait de lui tapoter la tête (vilaine boudeuse encore et toujours), elle profita de sa proximité pour le chatouiller. Cela allait dégénérer, puisqu'il venait de lui choper les mains, afin d'éviter qu'il se tortille de trop. Il envisageait de la faire tomber dans le sable, qu'il soit dessus ou non. Il se fichait bien de la position dans laquelle ils allaient se retrouver, tant que la jeune femme soit mise hors d'état de nuire à ses petites côtes sensibles … hors, elle lui rappela à juste titre, que la serviette risque de glisser sur son corps dévoilant une zone qui n'était pas à regarder. Au début, il faillit lui dire que cet élément l'importait peu, qu'elle n'avait qu'à assumer sa provocation… mais la bien séance lui rappela la situation plus que gênante que cela risquait de créer…Cela fit réagis l'homme, qui reprit sa place sagement, lui ordonnant d'aller enfin se changer ! C'est vrais quoi ! Est-ce que lui, ce baladai à moitié nu ! En plus, ça l'empêche de l'embêter convenablement. De toute façon, si elle reste, il y a de forte de chance que sa protection vire sans qu'aucun des deux ne le veuille.

Parfois, il ne comprenait pas comment tout pouvait s'enchaîner entre eux. Ils étaient imprévisibles, passant du sérieux à la taquinerie à l'émotion en quelques phrases. Et là, ça ne manqua pas. Erin, lui souligna la petite sirène brodée en le remerciant. L'homme n'était pas à l'aise et accepta naturellement de lui faire la bise. Parfois, il se demandait si elle ne devait pas mouliner un tant soit peu. Il était attentionné avec elle, mais il l'aurait été avec n'importe quelle personne qui lui ait cher. Remarque, il l'était peut-être un peu plus avec la belle demoiselle… c'est ainsi, quand il apprécie ou bien aime, il est plus présent sans vraiment sans rendre compte. Et puis, c'est son anniversaire autant lui faire passer une bonne journée, surtout après l'épisode de Pète. En tout cas, la journée fut suffisamment bonne, pour que le militaire passe à la trappe complètement. Et ce ne fut pas si mal, qu'il soit en incapacité de conduire un jumper, le camping était une bonne opportunité. Sans parler du paysage féérique de cette plage aux mouvements scintillants.



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    Alexander Hoffman
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MessageSujet: Re: Les Sorciers pourpres en vadrouille Ven 10 Mar - 21:19
Les Sorciers pourpres en vadrouille


PARTIE 2

Alexander Hoffman

Pendant, qu’elle partait se changer (pour la énième fois ce soir), il se mit en tailleur. Harry, en profita pour revenir se caler entre ses jambes et quémander une ou deux caresses. Et puis, le matou était en forme, il sautilla sur le sable, amenant un coquillage à Alexander, pour qu’il lui lance. Une coque rosé et nacré de petite taille. Erin revenue vêtue d’une chemise et d’un pantalon ample.
« Nous sommes assortis c’est bien » dit-il amusé en réceptionnant un chat qui lui courait dessus comme une bombe avec son coquillage. C’est habituel chez le matou d’être aussi peu délicat quand il était fortement excité par le jeu. Adorant se projeter contre son maître qui faisait office de mur.
« On se fond dans la masse locale. Bientôt la maison, tu as déjà l'étalon. On va pouvoir se recycler ici si jamais », dit-elle en venant s'asseoir à sa droite, pour ne pas rester dans l'angle de tir du jeter de coquillage pour Harry.
« Une maison de campagne pour les week-ends, se changer les idées après une semaine sur la cité légendaire et usante…c’est une bonne idée ! » Il ricana, mine de rien ça ne serait pas mal d’envisager de retourner voir Tarin et ces drôles de femmes de temps à autre pour ce faire un week-end à la campagne. Harry déboula une nouvelle fois. « Mais tu es bien excité ce soir ! » il récupéra le coquillage, alors que le chat sautait partout et le lança un peu plus loin. Le matou reparti, se projetant dans le sable. L’anglais ricana. Il est vraiment dingue ce matou !

Erin Steele

« J'ai toujours de bonnes idées », dit-elle avec un petit air suffisant. « Il s’ennuyait de nous, le petit Harry. Il dort avec toi ? ». Erin le regardait amusée, jouer dans le sable.

Alexander Hoffman

« Ça t’arrive oui » répondit-il d’un air tout aussi pompeux, rien que pour l’embêter. « Non, il n’a pas le droit de venir sur le lit quand je dors. Mais si tu le veux, tu peux avoir l’immense privilège de te faire « patouner » toute la nuit » Il n’aimait pas dormir avec son chat, car comme tout minet, il avait un cycle d’éveil et de sommeil assez particulier et dormir avec un animal n’était jamais bon. (Pour le sommeil). Et surtout Harry, passait son temps à « patouner » l’anglais, lui laissant au réveil des minie griffures (faites avec beaucoup d’amour) et cela était gênant. Déjà qu’il mettait du temps à s’endormir alors si en plus le chat vient l’emmerder…

Erin Steele

Elle le poussa un petit peu pour l'embêter elle aussi. Quant au chat… c'était en apparence une bonne idée mais non. Enfin après dans une tente, ça allait être difficile de ne pas l’avoir dans les pattes.
« Hum, non merci. Je préfère que ce soit un humain qui me « patoune » plutôt qu'un chat. », Dit-elle avec un sourire. Elle renvoya le coquillage à Harry qui essaya de l’attraper au vol comme un gardien de but.

Alexander Hoffman

Il ricana face à la provocation purement gratuite de son amie. Oh si ça pouvait lui faire plaisir, il pouvait très bien la « patouner » a vrais dire cette idée lui plus, de quoi bien embêter la jeune femme et ils allaient encore dormir tard…
« Ça peut s’arranger » fit’il simplement sur le ton de la conversation en toisant son chat qui avait changé de partenaire de lancer. Il attendait de voir sa réponse pour ajuster le titre, ce doutant qu’elle lui sorte une demande si quelqu’un d’autre.
Erin tourna son minois vers l’anglais. « Ah ? Tu connais quelqu'un de valable ? ». L’art de reposer une question pour ne pas répondre directement. Mais il connaissait que trop bien. Du coup c'était maintenant à lui de s’exposer et plus à elle.
Il s’y attendait clairement à ce genre de réponse « Tout dépend de toi, tu le veux comment ton humain ? » ah bah il n’allait pas lui laisser le plaisir de se défiler aussi facilement. Eh bien oui, on va voir ce qu’il en réserve.

Erin Steele

Il avait toujours le mot pour replacer Erin en position de s’exposer. Son petit sourire ne s'envola pas pour autant. « C'est toi qui me dit que ça peut s'arranger, je t'écoute ? ». C'était certainement reparti pour une petite joute verbale.

Il leva les yeux au ciel amusé « Eh bien donne-moi tes critères afin que je te dise si j’ai ça en stock ou tu te contenteras de ce que tu as sous la main » dit-il provocant.

Elle adorait quand ils essayaient de faire dire à l’autre des confidences. Elle posa son index sur son menton dans un signe volontairement exagéré de réflexion, les yeux vers le ciel.
« Hummm… Alors, si tu me trouves Leonardo Di Caprio, ça me va bien. Sinon je me contenterai de ce que j'ai sous la main. », finit elle taquine pour reprendre sa provocation.

Il tourna la tête vers elle surprit (une belle mimique exagéré) « Rhoo mais vraiment, tu n’as pas moins stéréotypé comme choix ? Manquerait plus que tu me dises : Brad Pitt en second choix et ça aurait été le pompom ! »

« Ah mais oui, Brad Pitt en jupette comme dans le film Troie ! », fit-elle avec entrain en commençant à rire.
Il ricana à son tour. « Les jupettes te font fantasmer ? » bah tiens, il n’allait pas passer ce genre d’élément.
« Quand de belles jambes bien musclées s’en échappent. Je suppose que c'est comme pour vous, les hommes. Les jupes ne vous font fantasmer pas uniquement parce que vous pouvez regarder en dessous. », Dit-elle en reprenant son sérieux, les yeux pétillants d’avoir ri.

« Encore un cliché ! » il la poussa de la main, quand Harry lui sauta dessus. Le chat se retrouva derrière Erin, ne comprenant pas pourquoi, il n’avait pas percuté son humaine favorite. Il miaula d’un air penaud.

Erin se laissa pousser et elle aperçue Harry qui passait à côté d’elle. Pour un peu et il aurait affiché un air surpris. « Joli réflexe, Monsieur Hoffman. ».


Alexander Hoffman

« Toujours mademoiselle Steele » Il s’étira en levant les bras en l’air et Harry revenu tout penaud devant eux pour jouer seul avec son coquillage. « Tu dors ainsi ? » question complétement hors sujet de la part du chef de projet qui était en train de se dire qu’il faudrait peut-être dormir un peu.


Erin Steele

Elle lui fit un sourire entendu, et le fait qu'il s'étire provoqua un bâillement chez elle, qu'elle masqua de sa main. Elle en aurait bien profité pour le chatouiller mais c'était trop tard. Au final sa question sur le dodo n'était pas aussi hors sujet que ça.
« C'est à dire ? Assise ? Habillée de la sorte ? Devant la tente ? » Elle pensait bien qu'il parlait de sa tenue et pas du reste mais c'était juste une façon d'être embêtante. Et elle aimait bien le taquiner.

Alexander Hoffman

Il lui lança un regard malicieux avec le petit rictus narquois qui avec généralement avec. Elle ne pouvait pas s’en empêcher et il adorait ça. « Habillée ainsi ou nue, devant la tente ou non …» il fit un geste de la main qui signifiait etcetera. Oui, la provocation était là, bien entendu. Il lui lança un peu de sable avec son pied, le poussant dans les particules de silice qui allèrent recouvrir les petons de la jeune femme. Le but était que cela se finisse en dispute amicale. Il en crevait d’envies.



Erin Steele

Erin fit aller ses pieds maintenant enfoui dans le sable en regardant les extrémités remuantes émerger de temps en temps. Elle aimait bien jouer avec le sable même si elle avait horreur d’en avoir partout ensuite. « Je ne voudrais pas te choquer, je conserverai mes vêtements. Et de préférence dans la tente. Comment est-ce que tu dors toi ? »

Bon, elle ne réagit pas à sa mini tentative de déclaration de guerre avec le sable. Au lieu de ça, elle jouait avec comme une gamine. « C’est sur tu es tellement horrible » répliqua-t-il du tac o tac « Dans la tente et allongé »

Erin glissa ses pieds sous le sable pour aller chatouiller la plante des petons de l’anglais. Histoire de. « C'est ça, Polochon n’est pas prêt pour accepter les jambes d’Ariel, après ses nageoires. », renvoya-t-elle en riant un peu. « Quelle drôle de façon de dormir », ironisa t’elle pour l'embêter.


Alexander Hoffman

Il écarta son pied avec un léger rire, c’est dingue toute surface de son corps était super sensible à ce genre de chatouille. Et puis bon, les pieds sont réputés pour être ultra sensibles. Il lui lança un regard un peu assombri par le jeu. Il n’attendait que ça « Je te rappelle que tu n’es plus en serviette la mocheté » il ne ricanait pas, mais son visage était souriant de bêtise. Avant qu’elle soit moche, elle il faudrait lui refaire sa mignonne petite tête avec un couteau de chasse « Mouai, faut bien voir de nouvelles choses, les nageoires c’est gluant » il lui fit une petite moue dégouté.
« Oui et encore je t’épargne pas la position chauve-souris » parfois il se demandait où il allait chercher tous ses conneries, Erin le stimulait vraiment pour innover niveau idiotie.


Erin Steele

Erin le laissa l'écarter avec ses pieds. Elle reviendrait le narguer ensuite. Depuis qu'elle savait qu'il était chatouilleux, elle ne pouvait pas s'empêcher. Il lui répondit un petit compliment.
« Je suis quand même au courant que je ne suis plus enroulée dans ma serviette… » Elle marqua une hésitation, certainement à la recherche d'un compliment elle aussi mais elle ne trouva rien de spécial à rétorquer.
« Et mes nageoires ne sont pas gluantes. Elles sont douces comme une caresse. Vilain Polochon. » Elle re glissa son pied pour aller l'embêter, et pour enlever cette petite mine dégoutée qu'il lui servait. « Tu te prends pour Batman en plus de ça ? » envoya t’elle en même temps, amusée par sa réplique.

Alexander Hoffman


Elle n’avait pas perçue sa menace ou faisait fis de ce genre d’information pour lui faire remarquer l’évidence. En réponse il lui afficha un rictus narquois. Surtout en la voyant chercher vainement un « compliment » à son égard. « Tu n’as pas dû souvent les toucher » dangereux comme phrase, puisqu’elle pouvait rétorquer que lui non plus. Mais qu’importe, il voulait l’embêter et ce fut elle qui relança l’hostilité qui allait déclencher la guerre. Il retira son pied, avec un bruit de langue qui claque.
« Je t’ai pourtant prévenu Ariel… » Comment souvent quand il décidait de la choper, il passait du moment statique à actif rapidement, en la poussant, pour lui choper les bras et la mettre sur le sable. Enfin essayer car la demoiselle allait se défendre pour ne pas finir allongé dans le sable comme une seiche.


Erin Steele

Elle l’avait très bien perçue mais elle préférait l’ignorer pour lui faire croire le contraire et jouer les innocentes.
« Plus souvent que toi tu ne l’as fait en tout cas », fit elle en lui rendant son sourire narquois et suffisant. Il claqua de la langue. C'était partie pour une séance bagarre. Elle n'eut guère le loisir de répondre qu'il s’anima rapidement pour tenter de l’allonger sur le sable mais elle ne l'entendait pas de cette oreille. Bien sûr elle cria, et bien sûr, elle força en sens inverse pour résister, en riant et en s'agrippant comme une sauvageonne.


Alexander Hoffman


« Et ça te manque ? » lui répondit-il alors qu’il était en train de batailler avec elle. Elle criait et cela le faisait encore plus rire « Tu vas alarmer tout le village ! » pouffait-il. Elle s’agrippait à lui, telle une tigresse pour éviter de basculer sur le sol. Harry regardait ses deux humains ce battre, se demandant sûrement ce qu’ils foutaient. Mais, ce genre d’élément ne le perturba pas plus que ça, puisque le chat rentra dans la tente pour dormir avec son coquillage. Par contre son maitre, lui forçait aussi, pour se défaire des bras de la jeune femme. Ils bataillèrent de longues minutes, simplement, parce qu’il n’avait pas envie de la contraindre de trop et la choir brutalement contre le sable. Et puis, il s’amusait bien à se battre avec elle. Cela était un jeu et après tout, elle avait aussi sa chance de parvenir à faire l’effet inverse. Il était à genoux, pencher sur Erin qui essayait de reprendre l’avantage, il lui avait pris une main, libérant sa nuque de la partie droite, mais pour combien de temps ?

Erin Steele

« Aucune idée, puisque tu ne le fais jamais ! » parvint-elle à articuler en forçant sur ses bras. Elle riait et criait à moitié, et du coup, elle soufflait également pour reprendre sa respiration, le teint cramoisie. « C’est de ta faute si je crie ! », lâcha-t-elle après un gémissement d’effort, suite à quoi Alexander sentit qu’elle forçait soudainement un peu plus, mais ça ne dura pas. Elle sentait que lui-même se contentait souvent de la maintenir, sans la contrer ou sans la plaquer brutalement. Bref, il jouait. Pour sa part, elle essayait vraiment de le bouler dans le sable comme une lionne, mais pour le moment, elle était sous lui, et il lui tenait une main. Elle rendit le bras à la main prisonnière mou, pour l’attirer contre elle, et elle tenta de se redresser en forçant avec ses jambes. Son regard semblait déterminé à le foutre par terre. Seulement, s’il s’écartait brusquement sur le côté, elle partirait soudainement en avant et elle n’aurait d’autre choix que d’aller goûter le sable.

Alexander Hoffman

« Ne me tente pas de remédier à ça ! » renchérit t’il de plus belle dans la provocation. L’effort commençait à être pas mal, puisque les deux y mettait du cœur, enfin même si Alexander se retenait. Il aimait bien quand elle y mettait tout ce petit cœur, cela entraînait un peu de challenge. De toute manière, s’il n’y tirait pas un quelconque intérêt à ce genre de joute, il ne la provoquerait pas pour en arriver là, même si ce fut lui qui lui sauta dessus.
« Je ne vois pas pourquoi … » quitte à faire un peu de mauvaise foi, cela ne fait pas de mal. Surtout après son gémissement d’effort pour repousser le chef de projet. Elle bataillait vraiment pour le mettre dans le sable arrachant quelques rire à l’homme qui se fit avoir, quand le bras devenu moue. Il fut légèrement déséquilibré et se penchant sur elle… alors qu’elle était en train de pousser pour se mettre sur ses jambes et avoir un avantage non négligeable, l’anglais se décala sur le côté et et… la petite sirène partie à l’avant. Il accompagna la suite du mouvement, en la poussant sans aucune vergogne. Il avait lâché sa main, pour faire ce mouvement. Les mains en avant Erin tenta d’amortir la chute dans le sable. Il se tourna assis sur les jambes, la regarda faire. Lui laissant une chance de ne pas finir dans le sable complètement.
« Eh bah dis donc…c’est une étrange technique … tu aurais dû me dire que tu voulais plonger dans le sable... » Oui encore une provocation, juste pour la stimuler et qu’elle reparte au combat, sinon il allait l’achever.


Erin Steele

« Je ne te tente pas, c’est toi ! ». Erin ressortait les arguments imparables dont elle avait le secret. Heureusement, en réunion ou quand il s’agissait d’argumenter, elle était meilleure que ça, mais avec Alexander, elle aimait user et abuser de la mauvaise foi. Cela l’enquiquinait et c’était l’effet recherché. Et de toute façon sa petite réponse prouvait bien qu’il n’était pas en reste quand il s‘agissait de faire de la mauvaise de foi à son tour. Elle répondit par un petit cri rageur de celle qui force de trop pour essayer de retourner la situation à son avantage. Elle avait réussi à adopter une position plus avantageuse en termes de poussée. Seulement voilà, elle ne vit pas venir que si l’anglais cessait subitement de s’opposer à elle, en se décalant simplement, elle allait faire un vol plané, directement dans le sable. Non seulement il le fit, mais en plus de ça, il la poussa dans le dos pour accélérer sa chute. Elle tenta bien de l’amortir en jetant ses mains devant elle. Elle se retrouva à quatre pattes.

« C’est ça oui. » Elle ne lui laissa pas le loisir de poursuivre à la provoquer verbalement, qu’elle se retourna subitement pour lui sauter dessus, le corps en premier, histoire de le plaquer en bonne et due forme.

Alexander Hoffman

« Oui oui c’est ça ! Ça provoque et ça n’assume pas ! » Allé un peu plus de mauvaise foi dans la moulinette pour faire un tour gratuit ! Elle savait que cela l'agaçait gentiment quand elle faisait sa chipe avec toute la mauvaise foi qui va avec. Alors, il ne s'en priva pas pour faire de même. Que cela soit à travers des jeux verbaux que la physique, ils finissaient toujours par associées l'un ou l'autre et plus particulièrement aujourd'hui. Il ne sait plus vraiment, à quel moment ils ont basculé dans les échanges plus brutaux des gestes… sur alpha ? Ou bien avant ? Enfin qu'importe, l'homme n'était pas un grand tactile aux premiers abords, mais le devenait quand la relation aboutissait à de l'amitié. Et faut avouer, qu'il en crevait d'envie de bousculer un peu la consultante. Il adorait autant les débats intellectuels que ce genre de « baston ». En tout cas, la consultante se retrouva à quatre pattes dans le sable, l'anglais la charia allégrement dans une position qu'il savait risquer. Qu'elle réussisse ou non à profiter de cette opportunité, ne le gênait pas, il lui avait laissé volontairement. Il allait d'ailleurs continuer à la provoquer un peu, mais elle avait décidé autre chose : Erin se jeta sur lui en se tourna d'un mouvement rapide. Son but était de la plaquer contre le sol et elle réussit fort bien à le faire. L'anglais ria de bon cœur de plus belle, quand il toucha le sable chaud. Ce fut un peu violent mais qu’importe, le choc ne fut pas douloureux, après tout le sable est moins dur et dense que la terre. Et puis bon, il aimait ça, élément que la jeune femme découvrira peut-être un jour.


Erin Steele

« Jamais, tu me connais ! », répliqua-t-elle avec entrain en essayant toujours de la pousser. Toujours est-il qu’après sa petite chute à quatre pattes dans le sable moelleux, elle repartit à l’assaut en lui sautant cette fois-ci-dessus comme une sauvage. Chose qu’elle commençait à maîtriser vu le nombre de fois où ils s’étaient retrouvés l’un sur l’autre dans cette journée, et plus largement, dans leur carrière depuis qu’ils se connaissaient. C’était venu naturellement qu’ils associent le physique à leur boutades verbales. Ca ne dérangeait nullement Erin, qui n’aimait pas qu’on la touche « pour rien », mais avec Alexander, c’était différent, comme beaucoup de chose en même temps.
Sa petite manœuvre paya, même un peu trop, car emportée dans son élan, ils basculèrent à la renverse et l’anglais tomba sur le dos, Erin sur lui. Il riait de bon cœur, et elle n’était pas en reste de ce côté-là. Avec souplesse, elle bascula son bassin sur lui pour le coincer sous elle, et elle alla lui chatouiller les côtes, s’attendant à une réaction violente, vu qu’il adorait, ironiquement, être chatouillé.


Alexander Hoffman

Alors qu’il riait avec elle, il n’eut pas le temps de déglutir qu’elle le chevaucha dans le but de le coincer et de la chatouiller. Il se tendit et un mouvement brusque du bassin en zig zag de son corps se fit. Il était tellement sensible qu’il en devenait un peu violent. Enfin, cela ne désarçonna pas la jeune femme. Elle avait intérêt à aimer le rodéo. Il essaya de lui attraper les mains, pour arrêter ce supplice. L’anglais émit un ou deux couinement étouffé entre les dents et les rires. Puisqu’il n’arrivait pas à lui choper les mains. Faut dire qu’il était plié en deux à cause des chatouilles. Il commençait à avoir mal aux abdos « Arrête ! » Il souleva son bassin, pour faire basculer la consultante devant. La position d’Erin aurait pu être très coquine, mais prit dans le jeu il y a de forte chance que ni l’un ni l’autre n’en avait conscience. En tout cas, l’anglais avait d’autres soucis de chatouille à régler que de se soucier d’un côté excitant !


Erin Steele

Erin était rouge comme une pivoine à force jouer et de se cramponner à Alexander pour ne pas se faire éjecter. Elle s’attendait à ce qu’il remue comme un beau diable, elle n’en fut donc pas surprise. Quand il lui demanda d’arrêter, elle arrêta, mais elle gardait ses mains prêtent à reprendre s’il tentait quoi ce soit.
« Alors, tu t’avoues vaincu ? », fit-elle espiègle. Au moindre mouvement, elle irait le chatouiller de nouveau. Pour le moment, elle n’avait pas conscience d’être dans une posture assez équivoque, mais elle n’allait pas tarder à percuter, c’était certain.


Alexander Hoffman

Il put reprendre son souffle quand elle stoppa sous sa demande. L’anglais ne pensait pas qu’elle lui obéisse. Il profita du court instant de pause, pour reprendre de l’air et déglutir enfin. Il devait être rouge lui aussi, mais avec la lueur du feu pas certain que cela si visible que cela. Il leva les yeux vers elle. « Vaincu ? Tu m’as bien regardé ? ». Elle était assise sur son bassin, il fit un mouvement avec celui-ci pour la virer vers la droite, profitant qu’elle compensait pour ne pas tomber, il força sur les abdos pour lui prendre les épaules et la faire basculer. Sachant que s’il réussissait il allait se retrouver au-dessus d’elle, sinon il serait une nouvelle fois cloué au sol par les chatouilles.


Erin Steele

Erin savait qu’elle s’exposait en ne le chatouillant plus. Cela dit, elle se préparait à y retourner s’il esquissait un mouvement quelconque. Bien entendu, elle espérait bien qu’il réponde par la négative. Le connaissant, il allait faire de la provocation. Cet homme ne s’avouait jamais vaincu, mais là, elle avait le dessus. Il tenta de la basculer sur le côté avec un gros coup de bassin. Elle fut surprise quelque peu, mais ses mains vinrent à nouveau asticoter ses côtes, et cette fois, elle n’arrêterait pas tout de suite s’il lui demandait. Tandis qu’elle le chatouillait et qu’elle riait en même temps, elle lui disait : « [color:74cd=SpringGreenDis qu’Ariel a gagné ! « ou «]Alors, tu as perdu ? », et elle se cramponnait fermement avec ses cuisses pour ne pas se faire éjecter sous ses tortillements de dégagement.

Alexander Hoffman

Alors qu’il manœuvra pour l’éjecter allant même jusqu’à tenter de se lever pour la faire basculer avec ses épaules… mais elle le chatouilla de nouveau coupant tout geste vindicatif du chef de projet. Cependant, il ne se recoucha pas complètement, restant à demi levé essayant de se dégager en pouffant. Elle était bonne pour être une cowgirl d’exception si elle tenait aussi bien sur lui que sur un cheval sauvage !
« Dans tes rêves Ariel ! » répondit-il entre deux rires d’un ton charmant. Un véritable enfant ! Il décida de se relever enfin son buste, pour l’attraper fermement la plaquant contre lui et il força sur les jambes, dont une qu’il avait repliée sur le côté, pour rouler avec elle. Dernière tentative, car sinon, il n’en pouvait plus et manquerait d’air.



Erin Steele

Il tenait bon le cochon. Il riait mais ses forces demeuraient intactes, même si elle sentait qu’elle avait quand même le dessus. Le problème d’Erin demeure dans le fait qu’elle ait vite pitié de ses adversaires (dans ce genre de situation, car oralement, si la confrontation l’exigeait, elle pouvait aller très loin, jusqu’à blessé quelqu’un par ses propos), aussi quand il se redressa pour se coller à elle et forcer sur sa jambe pour se défaire de ses chatouilles, elle se laissa basculer en riant comme une enfant. Elle se recroquevilla, plaquant ses bras et ses mains contre son torse pour se défendre contre d’éventuelle attaque de l’anglais. Erin prit aussi conscience à ce moment-là de la proximité plus qu’affective avec lui, et elle se calma un peu dans ses rires, ne pouvant s’empêcher de le détailler d’un air un peu rêveur. Elle ne disait plus rien pour le coup, mais son teint était toujours bien rosi par leurs conneries.

Alexander Hoffman

Bêtement, il s’attendait qu’elle mette plus de résistance pour éviter de basculer avec lui. Peut-être qu’elle n’avait plus la force de la faire ou bien même l’envie ? Faut dire que ce fut énergique comme « combat », tenir sur un « Hoffman sauvage » sensible aux chatouilles, elle pouvait récolter une médaille rien que pour ça. En tout cas, elle riait telle une gamine et le chef de projet pouffait aussi, surtout quand elle plaqua ses mains en signe de défense. Il se retrouva donc au-dessus d’elle, les bras derrière son dos et contre le sable. Ne voulant pas l'écraser de tout son poids, il retira ses mains, pour prendre appuis avec…enfin même si bon elle l’avait eu quelques instants contre elle avec aucuns centimètres de vide entre leurs deux torses. L’anglais, ne prit pas conscience de l’action en elle, même bien trop concentré sur comment se débarrasser d’Erin et de ses vilaines mimines ainsi que gagner.
Il lui fit un large sourire « Ariel a perdue ! » Il fit une petite moue « Comme d’habitude … »



Erin Steele

À force de rire et de se cramponner, elle n’avait effectivement plus de force, et puis elle n’avait pas désiré résister plus longtemps à sa bascule. De toute façon, elle savait qu’il n’allait rien lâcher et qu’il ne s’avouerait pas vaincu aussi facilement. Pourtant, et ça, elle ne le savait pas, il avait bien failli lâcher l’affaire. Après, est-ce qu’il aurait admis avoir perdu, ce n’était pas certain. Elle riait encore quand elle se retrouva sous lui et qu’il se tenait au-dessus d’elle. Par réflexe, elle bloqua l’accès à ses côtes pour qu’il ne la chatouille pas. Il se redressa pour ne pas l’écraser, tandis qu’elle prenait conscience, en arrêtant de rire, de la position et de la situation dans laquelle ils se trouvaient tous les deux. Elle avait chaud, et elle commençait à se dire que ce n’était pas qu’à cause de leur jeu. Pour sa part, Alexander ne semblait pas encore avoir percuté, à fond dans le fait qu’il avait gagné. Elle devait faire diversion avant qu’il ne percute. Pourquoi ? Elle n’en savait rien.
« J’ai bien voulu te laisser perdre Polochon, voilà tout. Alors ne te vante pas trop s’il te plait. », répliqua-t-elle du tac au tac en affichant un grand sourire. Elle fit mine d’aller le chatouiller une nouvelle fois.


Alexander Hoffman

Il avait envisagé de la chatouiller en juste retour, hors, elle devait le sentir venir puisqu’elle bloqua l’accès à la zone sensible. Qu’importe au final, il était encore tout content d’avoir gagné. Il en fallait peu pour le rendre heureux par moment. Gagné le satisfaisait toujours. Il n’était pas pour autant mauvais perdant, mais bon quand il joue ce n’est pas pour la figuration. En tout cas, il cherchait une autre connerie à lui faire encore exalté et excité par leur baston. L’envi de se coucher venait de disparaître. « Tsss, j’ai gagné parce que je suis meilleur voilà tout » renchérit ’il dans la mauvaise foi la plus totale. Elle allait donc protester mais il lui colla son index devant la bouche. « Si tu renchéris je te mords ! » il ne savait pas ce qu’il lui prenait, mais il était un peu euphorique, il se sentait tout foufou mais le cachait, sinon Erin allait prendre peur et se dire qu’il allait faire encore une connerie. Bien entendu, il n’avait rien percuté, toujours dans la même optique, oubliant qu’elle était sous lui, après une étreinte.


Erin Steele

C’était le juste retour des choses qu’il essaie de la chatouiller et c’était aussi pour ça qu’elle s’était recroquevillée et qu’elle tentait de protéger les zones chatouilleuses de son corps. Il était fin énervé, et elle ne savait pas si c’était à cause du jeu en lui-même, ou parce qu’il était excité. Elle n’avait pas peur en fait, en totale confiance avec lui. Elle mettait plutôt son état sur le fait qu’ils venaient de se bagarrer, puisqu’il n’avait aucun geste déplacé, et pourtant, il aurait pu en profiter. Elle était soumise, sous lui, et il pouvait lui effleurer la poitrine en essayant de la chatouiller. Le prétexte était bon. Elle soupira, il ne fallait pas qu’elle pense à ce genre de chose. Il fit diversion lui-même en promettant de la mordre si elle renchérissait, non sans avoir encore fait preuve de suffisance avec le fait qu’il avait gagné.
« D’accord, je me rends, je ne te chatouille plus », dit-elle en éloignant ses mains de son torse. Elle capitulait peut-être trop facilement.


Alexander Hoffman

Il eut un petit sourire pompeux et satisfait quand elle éloigna ses mains de son torse en signe de résignation « Brave petite sirène ! ». Comme dans le jumper, il lui tapota la tête avec sa main. La tension du jeu retombait et il se rendit pleinement compte, qu’il était sur elle depuis un petit moment. Il avait été long à percuter mais bon, il n’avait pas spécialement cherché à se retrouver sur elle. Ce fut une conséquence. Le regard bleu acier de l’anglais, parcourra quelques secondes le visage d’Erin. Elle le toisait d’un air un peu songeur. Hum… bon ce ne fut plus l’envie de jouer qui le taquina maintenant… non non non tu vas te relever et voilà ! Il se sentit profondément idiot dans cette position soudainement, alors que juste avant non. L’envie de l’embrasser était encore plus forte, mais il réussit à se contenir.

« Bon, avant que tu finesse plate comme une crêpe …zou » il mit ses deux mains à plat sur le sable pour se soulever et mettre se redresser. Ayant les jambes de part et d’autre d’Erin, il était encore au-dessus. Il lui tendit la main. « À moins que tu veuilles dodo là »


Erin Steele

Elle n’aimait pas qu’il lui tapote la tête de la sorte. C’était rabaissant, même si elle ne le voyait pas spécialement comme ça quand c’était lui qui lui faisait. C’était juste pour le principe qu’elle n’aimait pas, et surtout, parce qu’il faisait ça pour l’embêter. Elle fit une petite grimace.
« Qu’est-ce qu’il ne faut pas dire pour faire plaisir à Polochon », répliqua-t-elle. C’était à double sens, signifiant qu’elle pensait encore qu’elle l’avait laissé gagner. Son comportement changea subitement, et cette fois-ci, elle perçue clairement qu’il venait de percuter. Il cogitait, et elle avait envie de lui demander à quoi il pensait. Elle crevait d’envie d’aller vers ses lèvres, ou mieux, qu’il se penche vers elle pour l’enlacer. Il fallait impérativement qu’elle arrête de penser à ça, sinon elle allait avoir le palpitant qu’il allait prendre des tours et cela allait se voir. Avec élégance, il trouva un prétexte pour s’éloigner.
« Merci de penser à ma silhouette », dit-elle en attrapant sa main tendue pour se redresser. « Ah non, je n’ai pas monté la tente toute à l’heure pour dormir à la belle étoile », dit-elle malicieuse avec une certaine mauvaise foi.

Alexander Hoffman

Il savait qu’elle n’aimait pas qu’il lui tapote la tête de cette manière. Mais, il adorait l’embêter comme si ce fut une petite fille. Rien de rabaissant dans son geste, juste e la taquinerie.

« Oh mais tu peux dire beaucoup de chose pour me faire plaisir » dit-il un peu provocant, avant de tilter la position dans laquelle ils étaient. Bien entendu, il n’était pas trop mal, mais l’envie de l’embrasser, de lui exprimer qu’il ne ressentait plus seulement qu’une franche et sincère amitié, le poussa à faire diversion. En se relevant, il eut un geste mécanique de s’humidifier les lèvres, en tendant sa main, pour tracter Erin, un sourire sur les lèvres avec sa phrase, en prenant soin de ne pas y mettre trop de force. Afin d’éviter qu’elle se retrouve trop près de lui. Déjà qu’il avait des envies de lui sauter dessus, autant éviter la promiscuité le temps, qu’il calme son petit film.
« Oh oui tu as mis tellement de cœur dedans ! Surtout avec tes petits muscles »

Il se décala, ne se souvenant plus s’il avait répondu à sa manière de dormir. Il ne s’en souvenait plus vraiment. Qu’importe. Il profita de la lumière du feu, pour soulever sa chemise et ausculté sa blessure qui avait coaguler, histoire de voir si elle était encore fraîche et son état général. Machinalement, il toucha quelques endroits. Hum, il avait un peu mal, mais ça va en fait. Tout cela suivait son chemin vers la guérison. L’anglais releva la tête vers Erin. « Dodo ? »



Erin Steele

Elle était tentée de demander qu’est-ce qu’elle pourrait dire pour lui faire plaisir mais elle ne préféra pas s’avancer sur un terrain glissant. Elle se contenta donc de répondre un simple « je n’en doute pas », avec un petit sourire pour le ponctuer. Il était dans la provocation la plus totale avant de se rendre compte des choses. Il la redressa doucement, et elle lui fit les yeux doux, sans trop le vouloir. Ses lèvres humides l’attiraient irrésistiblement et elle profita de se retrouver debout pour rompre le contact visuel en faisant mine de s’épousseter le sable de ses vêtements.
« Ben oui, qu’est-ce que tu crois », répondit-elle à sa taquinerie. Elle avait oublié qu’il était blessé et elle s’en voulu un peu de lui avoir sauté dessus. Mais apparemment, il n’y avait rien d’alarmant, même si la plaie n’était pas jolie jolie.
« Oui, dodo, il commence à se faire tard. Mais si tu veux assouvir ta curiosité, j’ai laissé ma pompe à insuline dans la tente, si tu veux la regarder. » Après tout, il l’avait titillé avec ça dans la journée. Puis cela permettait de recentrer le débat sur autre chose que sur ce qui l’agitait intérieurement.


Alexander Hoffman


Il constata qu’il n’était pas le seul à vouloir rompre le contact visuel. Il allait partir dans des suppositions, mués par un stupide espoir, mais il y coupa court. Afin, d’éviter de se faire du mal, mais aussi de relancer une pique pour ajuster ses hypothèses. Il ne voulait pas savoir, pas ce soir. Pour le peu, que se fut non, cela allait tout gâcher. Et c’est son anniversaire, Pète avait suffisamment contribué à lui pourrir pour qu’il s’y mette aussi. Il lui fit un petit rictus à ses deux phrases, avant de regarder sa blessure. Une fois, la vérification faite, il marcha vers elle, lui demandant s’il désirait dormir et elle lui servit une autre occupation. Un court, instant, il se sentit monter dans les tours, mais se calma aussitôt se maudissant d’être aussi prompt à être échaudé. Surtout, qu’il n’y avait rien dans sa phrase, juste son esprit un peu trop ému. Mais comme elle l’avait retirée, cela n’avait pas lieu d’être bref ! Il avait mal analysé.
« Ah oui tiens ! Bonne idée ! » Il la laissa passer devant. Une fois dans la tente, il sentit Harry se coller à son ventre pendant qu’il cherchait (à quatre patte) une petite lampe de poche. Il s’assit, retirant ses chaussures qu’il laissa dehors, pas de sable dans le nid !




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    Alexander Hoffman
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MessageSujet: Re: Les Sorciers pourpres en vadrouille Ven 10 Mar - 22:04
Les Sorciers pourpres en vadrouille


PARTIE 3



Erin Steele

Erin ne savait pas trop sur quels pieds danser. La situation devenait, pas gênante, mais bizarre. Heureusement, la diversion de la pompe à insuline était une bonne idée. Il la laissa passer devant, et elle s’épousseta les pieds avant de rentrer pleinement dans la tente. Loin du feu, il faisait plus sombre, et plus frais. Elle frissonna. Elle avait hâte de se glisser dans les couvertures qu’ils avaient achetés. Prendre une torche à l’intérieur ne serait pas une bonne idée, à moins de souhaiter finir en poulet rôti.
« Je ne sais pas si tu vas y voir grand-chose dans cette pénombre. », fit-elle remarquer, ne sachant pas qu’il cherchait une lampe de poche.

Alexander Hoffman


Il se tourna vers Erin en souriant, allumant la dite torche. « Mais j’ai pensé à tout ma chère ! » Harry se calla au milieu des jambes en tailleur de son maître. Le moment, de gêne était passé, du moins l’anglais essayait de le chasser à grand pas pour éviter qu’il ne revienne le chatouiller.

Erin Steele

Elle lui fit un sourire, s’asseyant en tailleur elle aussi. Elle tira une couverture sur ses épaules, pour s’emmitoufler dedans, remplaçant la chaleur du feu, et de leur bagarre, par celle du tissu. Quelque part, elle aurait aimé l’avoir contre elle, histoire qu’ils se tiennent chaud ensemble.
« Comme toujours. » Elle extirpa un de ses bras de dessous la couverture pour attraper sa pompe qu’elle avait posé en sécurité dans la tente, et elle la lui tendit. « Cadeau. »

Alexander Hoffman

Il lui fit un charmant rictus, qu’elle ne pouvait pas bien voir avec la pénombre de la tente. Pour le moment, il n’avait pas froid, au contraire il avait plutôt chaud dû à la petite bagarre et les flammes du feu non loin. Et puis, finalement il n’était pas si frileux, peut-être aussi était encore bien « chaud » pour ne pas sortir les petits frissons de la nuit fraîche. Enfin qu’importe, il n’avait pas besoin de couverture, à l’instar de sa belle amie. Qui d’ailleurs, lui tendait la pompe, qu’il examina, lui posant un certain nombre de questions. Comment, elle la mettait, si ça faisait mal, comment ça marchait, combien de temps durait un cathéter, comment elle faisait si ça tombe en panne… bref un véritable moulin à parole, qui ne cessait jamais de se taire. Mais au lieu de poser tout en bloc, il attendait les réponses, reposant une interrogation et ainsi de suite. En même temps, il tripatouillait la pompe, pour comprendre son fonctionnement. Se rendant compte, qu’il pouvait être véritablement chiant en s’intéressant aussi vivement et surtout à ses questions sur la pompe, il se calma. « Hum, j’espère que ça ne t’embête pas mes questions ». En lui redonnant son petit « joujou ».


Erin Steele

Comme elle s’y attendait, il s’enflamma quand il eut le « joujou » entre les mains. Il avait une multitude de question. Néanmoins, il se contentait toujours d’en poser une, d’attendre la réponse, puis de rebondir et de poursuivre dans son exploration. Il était curieux de nature, et elle devait reconnaître que ce n’était pas tous les jours qu’il pouvait avoir ce genre d’informations. Bref, elle répondait de bon cœur. Elle espérait se montrer suffisamment claire pour qu’il puisse comprendre tout ce qui tournait autour de cet objet et de son quotidien. Comment elle le mettait, son utilisation, le côté sanitaire des choses, etc. Quand il lui rendit la pompe avec une petite question, elle haussa des épaules, avec un petit sourire.
« Non, du tout. J’espère avoir assouvi ta curiosité. Et puis si tu m’avais embêté, je t’aurais envoyé promené. »

Alexander Hoffman

« C’est vrai » répondit-il simplement. « Oui, je n’ai plus de question maîtresse » continua t’il sur un ton humoristique. Il n’était pas du tout mais alors pas du tout fatiguer et cela commençait à poser un sérieux problème. Devait-il allé courir pour calmer son énergie ? Peut-être bien, mais courir ce n’est pas ce qu’il préfère niveau activité physique. Cela l’ennuis profondément. Il préfère marcher ou crapahuter en forêt avec de la musique dans les oreilles que de courir comme un toutou. Il accrocha la lampe au plafond de la tente, avec un bout de corde qui y pendant. Cela leur faisait de la lumière. Il reporta son attention sur Erin « Tu as froid ? »


Erin Steele

Elle ria un peu en s’entendant gratifier d’un « maitresse ». Il ne semblait pas le moins du monde fatigué. Il était increvable décidément. Pour sa part, elle commençait à se sentir distante, peut-être un peu somnolente, même si cela ne devait pas encore se voir sur son faciès. Ça n’allait pas tarder cependant.
« Très bien, si tu as d’autres questions, n’oublie pas de lever le doigt pour demander », ajouta-t-elle avec humour. Même fatiguée, elle marchait toujours dans son jeu. Il accrocha la lampe au plafond par un bout de ficelle qui semblait être fait exprès pour ça. Une petite lumière blafarde se diffusait péniblement dans la tente, donnant un petit côté surnaturel à l’aventure. Il lui demanda si elle avait froid. « Dans la couverture ça va, et toi, tu n’as pas froid ? » Pour sa part, la discussion sur la pompe ainsi que la position statique avaient achevé de la calmer, et donc, de la faire redescendre en température.

Alexander Hoffman

Il ricana de plus belle à la mention de son amie. Oui, il ne manquerait pas de le faire s’il avait d’autres questions sur la pompe. Faut dire, que c’est bien la première fois qu’il en mire une pareille. Mais pour le moment il était « comblé » et plus rien ne le turlupinait dans son esprit un brin trop curieux. En tout cas leur lustre de fortune, donnait un effet un peu étrange à l’intérieur de la tente. Cela plaisait bien à Alexander qui était en train de se faire quelques aventures surnaturelles dans sa tête.
« Non pas du tout ! J’ai même chaud ! » dit-il naturellement, trop même. Témoin évident qu’il était encore en pleine forme. Hors, ce ne fut pas le cas de la demoiselle, qui sommeillait doucement mais sûrement. Il prit Harry, qui se mit à râler, pour le déposer délicatement vers les sacs de vêtements.

« Arrête de râler »
« Miamarowww »
« Harry ! »
« Maiiiii »
« Oui c’est comme ça, tu n’as pas le droit et voilà »

Le chat se mit en boule sur une serviette moelleuse, tournant le dos à son maître. Clairement, il boudait. L'anglais soupira, avant de revenir s'installer à sa place non loin d'Erin et vers la paroi de tente. Il se mit, sur les genoux, à quatre pattes en somme, pour ajuster son couchage, avec les oreillers et la couverte. Le tissu rebondissant était sous eux en matelas confortable. Il éprouva celui-ci, avant de lever le regard vers Erin et de contenir son envie de faire une connerie. Il se mordit la langue. Mais véritablement, Alexander tu es intenables. Une fois fait, il se rassit. Il avait toujours chaud et pensait clairement devoir retirer la chemise pour dormir. Déjà que d'habitude il ne porte pas de pyjama, un caleçon au mieux… il avait horreur de dormir avec des vêtements. C'est chiant ça gène les mouvements et en plus ça tient trop chaud. L'anglais se serait bien mit en sous vêtement, mais bon avec Erin à côté … Harry revenu vers son maître posant son popotin devant lui, comme s'il attendait quelque chose. L'anglais toisa le coin « sac » pas beaucoup de dodo pour le minou certes. « Que veux-tu ? »

Le chat le regarda amoureusement… c'est vrai que le matou, avait tendance à apprécier dormir dans les vêtements « usagés » de son maître pour avoir son odeur. Une manie qu'il avait eu depuis ses deux semaines, quand Alexander l'enroulait dans ces pulls ou chemise, pour que le chaton ait l'impression d'avoir « son papa » toujours avec lui et d'avoir chaud. Étrangement, Harry n'avait pas perdu cette habitude qui était au début pour sa survie et il n'était pas rare de retrouver des vêtements d'Alexander dans les paniers ou les arbres à chats. L'anglais compris et soupira, il retira son veston en cuir pour le mettre sur le chat qui râla. Bah oui, ce n'est pas très confortable. Il pouffa, avant de le plier et de le mettre de côté. Mais Harry continuait à le toiser patiemment. Le jeune homme tourna la tête vers son amie, qui devait bien se demander ce qu’ils foutaient tous les deux.
« Ça te dérange si je dors torse nu ? »


Erin Steele

Erin laissait faire Alexander vis-à-vis de son chat. Ils étaient mignons tous les deux. Elle les couvait du regard, se demandant qu’elle genre de dialogue silencieux s’était installé entre eux. Il avait chaud, et elle ne comprenait pas trop comment c’était possible. Bon, après Erin était frileuse de nature, et surtout, elle avait du mal à se réchauffer depuis son bain de minuit. Quelle idée aussi. Quand Alexander releva son nez après avoir éprouvé le couchage, pour la toiser, elle savait qu’il comptait faire l’imbécile avec le tissu rebondissant, et elle serra les fesses avant de se faire éjecter. Mais ça ne vint pas. Il arrivait quand même à se contrôler ? Il prenait soin d’elle qui somnolait, voilà tout. Alexander la tira de sa rêverie éveillée, alors qu’elle gardait son attention fixée sur le chat et son maître. Elle lui en était gré de ne pas l’avoir secouée. Bien entendu, elle se serait amusée, mais là, elle n’en avait pas envie.

« Tu dors comme tu veux, même tout nu, de toute façon, dans le noir, je ne verrai rien. », dit-elle avec une pointe d’amusement. Puis ce n’était pas dit qu’elle ne fasse pas tomber son pantalon quand elle serait dans l’obscurité et bien enroulée dans une couverture. Il n’était pas super confortable, et puis, avec le chemisier, qui descendait bas, elle ne risquait pas de s’exposer.

Alexander Hoffman

« C’est tentant ça ! » fit l’anglais amusé. L’anglais commença donc à retirer sa chemise avec les mêmes mouvements élégants habituels. Il outrepassa sa gêne, de toute façon, elle l’avait déjà vu aujourd’hui. Et il serait bien mieux ainsi. Une fois, la dite chemise, retirer il la mit sur le chat, l’enroulant dedans pour lui frotter le ventre et l’embêter. Le minet lui mordilla la main, avant de sortir du vêtement et le prendre repartant fièrement vers les sacs avec son butin. L’anglais secoua la tête amusée. « Pas besoin de groupies j’ai Harry ». Il s’allongea sur le matelas, essayant de ne pas y allé comme un bourrin, afin d’éviter qu’Erin ne vole. Et ce n’est pas l’envie qui lui manquait. La couverture alla sur le bas de son corps, il n’avait pas encore trop chaud. « Hum j’éteins ? »


Erin Steele

« Tu sais ce qu’on dit de la tentation », fit-elle doucement. Sa phrase pouvait être interprétée dans pas mal de sens surtout après le petit moment de flottement qu’ils avaient partagé suite à leur bagarre et elle s’en rendit compte. Des fois, les mots dépassaient sa pensée. Elle ne put s’empêcher de le regarder défaire sa chemise, mais alors qu’elle allait glisser de ses épaules pour le dévoiler pleinement, elle baissa les yeux, faisant mine d’observer Harry. L’anglais lui donna sa chemise et le petit félin reparti avec, bien content. En fait, il n’attendait que les affaires d’Alexander pour pouvoir dormir dans son odeur. Heureusement qu’il se contentait de ne faire ça que la nuit, sinon ce serait lourd.

Là, ça restait mignon et attendrissant. « La plus fidèle d’entre toutes », ajouta Erin amusée. Il s’allongea, et elle en profita pour faire pareil. Le matelas ne demandait qu’à les faire sauter. « Ah ? Tu n’as pas peur du noir ? », dit-elle de façon innocente en regardant le plafond de la tente. Elle ne pouvait pas s’empêcher de le taquiner en fait.

Alexander Hoffman

« Non je ne sais pas maîtresse » répondit-il d’un air innocent, se demandant bien ce qu’elle allait lui sortir comme ânerie encore. Il l’écoutait pendant, qu’il défaisait sa chemise, en toisant son petit chat. Harry, n’attendait qu’une chose : le vêtement, pour dormir avec. Il aurait pris n’importe quoi, caleçon, pantalon, haut, bas, chaussette… tant qu’il a son doudou du soir. Une véritable galère parfois, pour retrouver ses affaires lors d’une lessive. En tout cas, le matou partit sagement se coucher avec son butin, dormant dessus, après avoir regrouper la chemise sous lui.

L’anglais pouffa à la réponse d’Erin sur les groupies. Oui, Harry était la plus fidèle et la plus agréable des groupies. Le matelas bougea un peu et il dû une nouvelle fois se retenir, pour ne pas emmerder sa copine favorite. Limite, être là-dessus, c’est de la provocation gratuite. Et en parlant de ça, Erin remit une pièce dans la machine infernale. « Non, pas quand j’ai un grand doudou à ma disposition si j’ai peur » il avait précisé grand pour éviter qu’elle rebondisse sur Harry.


Erin Steele

« Que le meilleur moyen d’y résister, c’est d’y succomber. », fit-elle à la légère. Elle ne pensait pas en commençant sa phrase qu’elle allait devoir la finir, pensant qu’il connaissait la formule. En même temps, elle venait d’un humouriste français, donc il était possible qu’elle lui ait échappé jusqu’alors. Mais bon, maintenant qu’elle avait dû la terminer, le sens était plutôt sans équivoque, même si là, il s’appliquait à son envie de dormir nu. Après, s’il l’extrapolait à la soirée, voir à la journée complète, qu’il avait passé avec elle, cela pouvait devenir glissant. Harry lovait dans son coin avec la chemise de son maître, les deux humains recommencèrent à se chercher de façon complice. Erin était certaine qu’il allait sortir une connerie comme ça pour répondre à sa petite pique sur sa peur du noir. « C’est vrai qu’avec Vilma, tu avais dormi comme un bébé », ajouta-t-elle du tac au tac, rappelant l’épisode sur Alpha où ils avaient dormi avec la tigresse dehors.
« Je suis désolée, mais j’ai le pelage moins soyeux. »

Alexander Hoffman

Il ne connaissait pas cette référence, puisque sans aucun doute s’en était une. Il la regarda quelques instants, méditant sur cette phrase. « C’est paradoxal comme phrase » enfaite, il ne chercha nullement à interpréter celle-ci comme une réplique d’Erin, sur le sujet de dormir nu. Mais, plus sur le sens général de celle-ci. Il n’y avait aucun intérêt à résister si c’est pour y succomber. Enfin bon, il ne fit pas de moulinettes de neurones en plus, ne trouvant pas cette citation « vibrante » à ses yeux. Après son déshabillage pour le brave chat, il était allongé, cherchant Erin.
« Je ne sais pas, tant que je n’ai pas comparer … je ne peux dire si tu as raison ou non » il lui jeta une œillade amusée « Je note que tu n’es donc pas contre, malgré ton manque de douceur »


Erin Steele

Erin ne cherchait pas non plus à l’interpréter. La phrase était un contresens en elle-même, mais elle l’amusait beaucoup, parce qu’au final, elle prônait une certaine forme d’hédonisme. La jeune femme n’était pas purement dans cette doctrine, mais elle appréciait les choses plaisantes de la vie, et forcément, comme tout à chacun, elle préférait éviter les plus déplaisantes. Bref.
« Oui, belle analyse, très cher. », dit-elle avec un sourire mutique, comme-ci elle se moquait de lui, et c’était un peu le cas. Sur le sujet du doudou, elle reconnut elle-même qu’elle n’avait pas protesté. Est-ce qu’elle s’était vendue ? Comme souvent en même temps, mais elle comptait bien faire des pirouettes, art dans lequel les deux larrons excellaient. « Ca veut dire que tu comptes comparer ? », répliqua-t-elle avec un petit sourire taquin, en guise de réponse à son œillade amusée. Elle avait le chic pour retourner les situations avec des questions.

Alexander Hoffman

Il ne répondit pas, lui offrant une petite moue à la place. Il aurait bien le temps de méditer sur le sens profond de cette phrase plus tard. Surtout, que maintenant, il n’y trouvait rien, sauf si Erin y avait glissé une envie cachée. Et puis, bon il n’allait pas se dévêtir plus que la chemise, devant elle. Même si l’idée pouvait être associé à un autre désirs, qu’il essaye de ne pas mentionner dans son esprit, de peur d’être « tenter » et de « céder ». Enfin bon, en parlant de tentation, le jeu devenait de plus en plus provocant. Elle fit une pirouette. « Bien entendu, tu en doutais ? » il tourna la tête vers elle, avec un petit rictus provocant. Et voilà, c’est repartie. Il sent, que finalement, elle va voler avec le matelas.


Erin Steele

Le sommeil était en train de s’envoler. Fatalement, les deux jeunes gens recommençaient à se taquiner à grand coup de questions piégeuses qu’ils mettaient un point d’honneur à esquiver.
« Je ne pensais pas que tu me ferais un câlin ce soir, voilà tout », dit-elle en pouffant. « Et tu comptes sucer ton pouce aussi ? », rajouta-t-elle en guise de provocation supplémentaire.

Alexander Hoffman

Il sourit dans le vent, se disant qu’il avait en tête tellement de phrases scandaleuses, qu’il ne venait difficile à choisir. Puisqu’elle esquivait, alors autant la mettre dans un beau plat, pour observer si elle pédale ou non dans la semoule... ou bien si elle abuse et use de pirouette. Et dans un sens, cela n’était t’il pas une manière d’avoir des réponses ? « Ça sera la nouveauté du soir, afin que tu ais chaud ! Et puisque nous sommes les deux à ne pas avoir de câlins, il n’y pas de raison qu’on soit laissé » Oui, là il y allait fort et cela n’était pas finit. « Non pas le miens ».


Erin Steele

Erin ne se démonta pas, ce n’était pas son genre. S’il y allait franco, elle n’allait pas rester en retrait et tenter de s’en sortir en rougissant comme une mijaurée. « Je comptais me rabattre sur Harry, mais puisque tu insistes, vient me faire un câlin alors. » Par contre, pour les pouces, elle savait qu’elle n’aurait pas dû le dire, parce que sa réponse la fit rougir quelque peu, et maintenant, elle avait chaud, surtout aux oreilles. D’un autre côté, il faisait sombre, donc il ne le remarquerait surement pas. Elle se contenta de rire à sa réplique, sans rien renvoyer. Elle moulinait à fond.

Alexander Hoffman

Bien entendu qu’elle faisait front à l’adversité sinon cela ne serait pas drôle du tout ! Il se releva, lui offrant un rictus pompeux sur les lèvres en la toisant quelques instants. Oui, il avait une connerie en tête mais faisait fit qu’il avait gagné et donc à se pavaner.
« Bien, quand tu auras froid tu te décideras de toi-même ». Il se mit debout et éteignit la lampe. Il se recoucha, du moins, fit mine mais avait bien calculé son coup et il attrapa la couverture d’Erin, sans prévenir, lui retirant. Et la mettant de son côté contre la paroi. Ah car elle croyait qu’il allait venir ? Non, il préférait déclencher une mini guerre, puisqu’elle ne semblait pas vouloir dormir maintenant. Elle aurait montré des signes de fatigue plus marqué qu’il n’aurait rien fait. Mais là, elle avait eu le malheur de pétiller. Il s'allongea avec souplesse, évitant de faire trop de remous, du moins d’accentuer les mouvements du matelas, qui avait commencer une petite danse, à cause du geste vif de l’anglais. Il s'entortille dans sa propre couverture, afin qu’elle n’essaye pas de faire la même chose. Et planqua celle d’Erin, contre la paroi de tente. Le temps, que les yeux de chacun s’habitue à l’obscurité, elle ne serait pas où il l’avait foutue. « Bonne nuit Ariel » ton parfaitement normal. Il n’avait pas encore réfléchi aux conséquences, juste mué par l’envie d’assouvir son envie de l’emmerder une dernière fois et de la provoquer. Il était en train d’analyser maintenant et il se fit le constat qu’il était complètement dingue ce soir.


Erin Steele

Erin s’attendait à l’avoir mouché. Il se leva pour éteindre la lumière en lui disant que si elle avait froid, elle pouvait venir. Hors, elle lui avait explicitement dit de venir lui, puisque c’était lui qui avait proposé. Elle considérait qu’elle avait donc gagné l’échange de provocation, et elle commença à rire doucement quand il éteignit. «[color:0b0e=SpringGreen0] J’ai donc… » Elle ne termina pas sa phrase, car en se recouchant, il tira soudainement sa couverture pour la découvrir. Elle protesta :
« Alex, tu es mauvais joueur, rends-la-moi ! »
Elle s’était redressée vivement, et le matelas tanguait dangereusement, exacerbé par le mouvement de l’anglais juste avant.
« Non pas bonne nuit, rend moi la couverture, j’ai froid ! »
Elle rigolait à moitié, tout en essayant de faire croire qu’elle était en colère. Il put sentir qu’elle tatonnait dans le noir, et elle accrocha la couverture dans laquelle il s’était enroulé pour qu’elle ne lui fasse pas le même coup. Forcément, elle tira dessus pour la récupérer, pensant que c’était la sienne.
« Je te préviens, je vais m’énerver si tu me la rends pas ! »


Alexander Hoffman

Elle pensait avoir gagner, mais ce ne fut qu’une illusion. La pauvre, il en aurait presque mauvaise conscience de lui faire ce mauvais coup. « Non » un mot pour dire non à deux affirmations. Il n’était pas du tout mauvais joueur.
« Tu pensais avoir gagné ? Ohh … trop rapide encore ! » Bim, petite référence à alpha dans les dents. Il ricanant de plus, belle sentant le matelas bouger dangereusement et au fait qu’elle agrippait la mauvaise couverture. Elle n’était pas bonne comédienne sur le coup, son rire la desservait. « Et tu vas faire quoi ? » Il se relava, chassant les mains de la jeune femme, pour la pousser doucement à la renverse, alors qu’elle s’accroupissait. Avant qu’elle arrive à récupérer quoique ce soit…

Erin Steele

« C’est parce que tu agis toujours en fourbe ! », répliqua-t-elle alors qu’elle tâtonnait. Elle trouva une couverture et elle pensait que c’était la sienne. Du coup, elle tira dessus, constatant qu’elle ne venait pas. Normal, il était enroulé dedans. Elle allait répondre à ce qu’elle allait faire quand il se redressa et qu’il la poussa en arrière. Elle tomba sur le dos, rebondissant un petit peu. Ça allait repartir en bagarre cette histoire. Elle retrouva son équilibre. Elle ne parlait plus, lui laissant le soin de cogiter. Elle se déplaça à quatre pattes en prenant soin de rester à distance respectable de l’anglais. Elle voulait lui faire croire qu’elle planifiait quelque chose sournoisement dans le noir, même si elle réfléchissait encore à que faire de concret pour récupérer son bien. Elle n’y voyait rien. Ses yeux n’arrivaient pas à s’habituer à la noirceur de la tente, surtout que pour le coup, il n’y avait pas de lumière dehors. Néanmoins, elle savait à peu près où il se trouvait. De toute façon, ses déplacements, comme ceux de son ami, se sentaient dans les ondulations du tissu rebondissant.


Alexander Hoffman

Il ne lui répondit que par un petit rire moqueur. Il ne relança pas la joute verbale, car ils venaient de basculer dans le physique. D’ailleurs, elle ne répondit point à ce qu’elle allait faire… puisqu’il l’avait poussé à ce moment-là. L’anglais sentait les ondulations du matelas et ria un peu. Il s’attendait à une attaque de sa part, mais pour le moment rien ne venu, même pas une petite tacle ou mouvement de rebondissement. Strictement rien. Elle mijotait quoi ? Qu’importe, si elle voulait bouder, qu’elle le fasse, ce n’est pas lui qui a froid après tout. Alexander resta allongé calmement, il est patient.


Erin Steele

Elle espérait qu’il bouge pour l’embêter, ou qu’il essaye de l’attraper, mais il restait sur place. Erin allait donc devoir innover pour récupérer sa fichue couverture. Elle pouvait le menacer tant qu’elle voulait, il ne lui rendrait pas comme ça. De toute façon, le débat venait de dépasser le stade de la parole. En effet, ils allaient certainement finir par se sauter dessus et se bagarrer pour récupérer la couverture. Elle se leva, essayant d’assurer son équilibre, et soudainement, elle se mit à sauter sur le matelas rebondissant comme une enfant le ferait en découvrant un matelas à ressort. Le but était bien entendu de le faire sauter lui aussi, et comme elle était debout, elle risquait moins de voler.

Patient, il attendit donc qu’elle fasse quelque chose… et ce fut sans surprise du trampoline… il ricana de temps à autre, alors qu’il prenait de plus en plus d’amplitude pour apprendre à voler. Il se mit sur le dos, pour essayer d’amortir les mouvements de vague. « Hum tu comptes me donner le mal de mer ? »

« Tu veux me rendre ma couverture ? », dit elle en continuant de sauter. On sentait dans le ton de sa voix qu’elle était essoufflée, mais elle ne comptait pas arrêter de sitôt.
« Tu n’as qu’à venir la chercher au lieu de faire l’enfant ! » elle ne pourrait pas tenir indéfiniment. Enfin lui ça le faisait marrer. Après, si elle venait sur son terrain, allait perdre.
« Non, je suis bien où je suis ! », mais déjà ses sautillements étaient moins importants. Elle n’allait pas tarder à s’arrêter pour reprendre son souffle. C’était qu’elle avait mis du cœur à l’ouvrage pour le faire voler.
Il ricana de plus belle, il avait du mal à amortir tous les soubresauts, mais bon c’est amusant d’avoir un manège pareil. « J’hésite à te faucher les jambes, ou te laisser t’essouffler… » dit-il rêveur, juste pour la tester.
« Tu risques de me faire mal si tu choisis la première option. », et de toute façon, elle arrêta de sauter, pour reprendre sa respiration. Bon au moins, elle n’avait plus froid. Elle se préparait quand même à subir le contre coup d’Alexander, qui n’allait pas la manquer, elle en était certaine.

Il palpa dans la nuit trouvant l’oreiller d’Erin et lui balança dessus. Voyant une petite silhouette fine se mouvoir. « Bon maintenant tu n’as plus froid ! Bonne nuit » il est horrible avec elle.
Elle pensait ne pas constituer une cible facile, et bien s’était peine perdu, car elle reçut un coussin. Elle fit un petit « Hey ! » de protestation, mais déjà, il lui souhaitait bonne nuit. « Non, mais tu plaisantes ! Ce n’est pas d’un coussin que j’ai besoin, c’est de ma couverture. » Elle laissa filer quelques secondes de silence, avant d’ajouter : « Si tu ne me la rends pas, je prends tes affaires et je vais les mouiller dans la mer. »

Alexander Hoffman

Il ricana, il avait bien touché sa cible « Tu n’es jamais contente ! » Il regardait dans sa direction en ricanant de plus belle. « Faut t’il que tu les trouves et que tu puisses atteindre l’eau … » un peu de bluff ne nuit pas. Il soupira amusé, bon il aurait bien continué mais bon, il commençait à être vraiment tard et il avait fait suffisamment son pénible. Il ne voulait pas tomber dans le registre gros lourd, surtout après les efforts qu’avait déployé Erin, pour récupérer son bien. L’anglais attrapa la dite couverture, qui était un peu fraiche maintenant, preuve que la nuit était bien froide. Il se leva doucement, de toute manière avec les mouvements qu’avait imprimés Erin dans le matelas il était impossible de savoir si c’est un geste de la part de l’anglais ou du tissu. Il eut un peu de mal à trouver son équilibre, mais une fois que ce fut le cas il se déplaça vers là où devait se retrouver Erin. Les vagues furent violentes par moment, et il dut attraper le bras de la demoiselle, pour éviter qu’elle s’éloigne volontairement ou non de lui, une fois visualisé de comment devait être son corps, il la lâcha. Il déplia la couverture et l’enroula dedans. Il se dit qu’il n’allait jamais y arriver avec les mouvements qui le faisaient basculer vers Erin mais pour le moment il se redressait. La couverture fit une cape à la demoiselle, maintenant encore par la main de l’anglais qui joignait les deux bouts devant le haut du poitrail d’Erin.


Erin Steele

« T’inquiète pas pour moi, je vais bien finir par les trouver. Et si je suis contente d’abord ! » Elle se tourna pour essayer de voir où pouvaient être les affaires de son ami, mais dans le noir, c’était impossible. Elle avait autant de chance de prendre les siennes que celles d’Alexander. Elle ne le sentit pas arriver, quoiqu’elle s’en doutait un peu, mais elle n’était pas certaine, et elle préférait écouter pour voir si elle le percevait. Mais quand elle sentit sa main se refermer sur son bras, elle ne put s’empêcher de crier et de se pencher en avant pour se recroqueviller. Il la lâcha subitement, et elle faillit basculer en avant mais il l’enroula dans la couverture, ses mains s’arrêtant pile sur sa poitrine. Une bouffée de chaleur s’empara d’elle alors qu’elle se débattait en couinant et en riant. Elle comprenait qu’il venait de lui mettre la couverture. Seulement, elle ne savait pas ce qu’il voulait faire, et en plus de ça, ses mains s’étaient malencontreusement aventurées sur sa poitrine. Elle n’expliquait pas cette envie de lui soudaine. Elle arrêta de gesticuler, restant dans ses bras, sentant son torse dans son dos.

« Merci de me la rendre », dit-elle en murmurant. Elle était un peu tendue, ne serait-ce que par la position, mais aussi parce qu’elle savait que s’il le souhaitait, il pouvait la faire tomber sur le matelas rebondissant.


Alexander Hoffman

Elle avait hurlé quand il l’avait saisi, se projetant vers l’avant. Bien entendu il la lâcha, il avait dû lui faire peur. Une couineuse, c’est incroyable…il ne savait pas trop comment elle venait de se mettre, donc il y allait au talent. Au lieu de se retrouver devant elle, il fut derrière. Il n’en eut pas de suite conscience, il luttait pour la mettre dans la couverture et éviter de tomber avec Erin dans une position peu agréable. Ou au contraire trop. Il réussit enfin à la mettre dedans et d’en faire une cape, car de base c’est un geste gentil. Sa main était encore au-dessus du haut de poitrail donc rien de bien connotée, mais les mouvements de compensations n’avaient pas amélioré l’état du matelas, qui déclencha une cascade d’actions. Il fut emporté par un mouvement et pour se redresser il se pencha en arrière et sa main glissa. Et Erin, couinait et bougeait fortement. Faut dire qu’il ricana lui aussi. Une de ses mains, l’agrippa par le haut du bras alors que l’autre venait découvrir une zone pas du tout neutre. Enfin par chance, elle était enroulée sur la couverture et seulement ses doigts pliés effleuraient la poitrine de la demoiselle. Il lâcha immédiatement le pan de la couverture, pour la retirer quand il prit conscience de la partie du corps d’Erin qu’il venait de caresser. Finalement, elle ne bougeait plus et elle était contre lui. Il se sentit mal, puisque l’anglais ne voulait pas qu’elle pense qu’il en avait profité pour la peloter.

« Désolé, je ne … » Il ne finissait pas sa phrase, puisqu’il venait de perdre l’équilibre. Ce tissus était bien drôle mais une véritable merde une fois qu’un mouvement était imprimer. Il chuta donc, puisque encore un peu décontenancé et il faucha de ses jambes, celle d’Erin qui lui tomba dessus. Il était sur le dos et une nouvelle vague plus forte à cause de la chute de deux corps, les envoya sur le côté, ils roulèrent jusqu’à la paroi de la tente. Cela se finit, par une Erin en vrac sur Alexander qui était de dos. Il respira un peu fort à cause de l’effort physique (et aussi de la montée en pression de ce contact et l’envi qui refaisait surface). Il avait le visage d’Erin trop proche de lui. Il déglutit, n’osant plus bouger. Hors, le souffle sur son visage, était une très mais alors une très mauvaise idée. D’une inspiration, il remonta ses mains, jusqu’à les épaules d’Erin et la hanche, pour la faire basculer sur le côté. Il avait chaud et il se félicitait d’avoir réussi à se retenir…il ne bougea pas, essayant de se calmer et d'attendre que le matelas arrête ses remous. « Ce matelas n’était pas une bonne idée… » Dit-il ironiquement pour chasser sa gêne.



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Les Sorciers pourpres en vadrouille


PARTIE 4


Erin Steele

Erin ne savait pas quoi penser, quoi faire. Elle aurait pu s’offusquer de cet effleurement, mais il s’était produit dans le noir et pendant qu’il essayait de lui passer la couverture. Elle ne pouvait pas lui en vouloir, surtout que le connaissant, il n’avait certainement pas fait exprès. Sa gêne augmenta significativement quand il commença à s’excuser. Il avait donc compris là où il avait touché, et elle commençait à être confuse. Manque de chance, ils ne purent réellement continuer dans ce registre là que le tapis fit perdre l’équilibre à Alexander, qui embarqua Erin dans sa chute. Dans le noir le plus total, la jeune femme ne vit pas tellement comment elle atterrissait ni ce qu’il se passait. Le monde cessa de tourner, et elle prit vaguement conscience qu’elle était sur l’anglais. En fait, elle sentit son souffle sur son visage, et la réciproque devait être vrai. Si cela ne tenait qu’à elle, elle aurait fondu sur lui pour l’embrasser tendrement, mettant un point d’honneur à finir cette journée d’une si belle façon. Néanmoins, son compagnon d’aventure s’anima soudainement, et en prenant soin de ne pas effleurer des zones licencieuses, il la repoussa sur le côté. Le matelas commençait à arrêter de remuer. Elle eut un petit rire forcé.
« Je n’aurai pas dû sauter dessus comme ça », déclara-t-elle. « Même si au final, c’était la bonne stratégie pour récupérer ma couverture. » Elle hésita, puis finalement, elle ajouta :
« Je suis désolée de t’être tombée dessus, je ne t’ai pas fait mal ? »


Alexander Hoffman

Non décidément, il n’aura pas dû lui prendre sa couverture ! Il escomptait quoi ? Qu’elle vienne gentiment se coller à lui ? Bah non, cela partait toujours en jeu et là, ça devenait n’importe quoi. Franchement, qu’elle mouche l’avait piqué de faire ça ? Il avait tellement envie de l’embêter et de contact qu’il en devient stupide. Il fallait mettre fin à tout ça, avant qu’il ait un geste regrettable. Alexander était allongé sur le dos et ricana nerveusement aussi, se relevant pour se mettre en position assise, touchant sa blessure qui n’avait pas saigné. Mais elle allait lui servir d’excuse.

« Ce fut amusant, tu ne l’aurais pas fait que je me serais demandé pourquoi tu n’avais pas utilisé le pouvoir de se tissus à ton avantage » lui répondit-il amusé « De toute façon, j’allai te la rendre, tu n’aurais pas pu la récupérer dans le noir ». Il soupira doucement, il commençait à faire froid mine de rien. L’anglais eu un petit frisson, quand son épaule nue toucha la paroi de la tente. Celle-ci était glacée, signe que dehors il devait faire un sacré froid polaire. « Tu n’y étais pour rien, je t’ai fauché en perdant l’équilibre. Non tu ne m’as fait mal » il n’avait pas pu lui dire un mensonge, car cela était ridicule.

Erin Steele

Erin ne pouvait pas percevoir la gêne de son ami, ni le fait qu’il se morigénait tout seul, étant donné qu’ils étaient tous les deux dans le noir. Elle rigola un petit peu elle aussi, ne voyant pas le mal. Ils s’étaient amusés, il s’était égaré sur ses seins, il n’y avait pas mort d’homme, bien au contraire.
« Ben au final, je l’ai récupéré quand même, parce que tu as été obligé d’abdiquer ! », fit-elle en fanfaronnant dans la pénombre. Elle serrait les pans du tissu sur elle, afin de se protéger du froid. « Tant mieux, ça m’aurait embêtée et euh… ». Un silence s’installa, avant qu’elle ne le perturbe. « Je ne t’en veux pas. » Elle ne précisa pas pour quoi, mais il devait bien s’en douter. Elle s’allongea.

Alexander Hoffman

Les rires d’Erin calmèrent un peu le cheminement de pensée de l’anglais. Il était con, parfois quand même. Se prendre la tête pour rien. « Oui, tu me fais trop pitié » dit-il en la taclant gentiment. Sa tête se tourna vers, la masse sombre. Il était assis et essayait de percevoir comme elle était. Il sentait juste une cuisse contre lui. Le besoin de visualiser son environnement était fort chez Alexander, toujours dans cette maîtrise de tout. Il se raidit quand elle lui annonça qu’elle ne lui en voulait pas. Il le prit pour le plotage involontaire. Il aurait pu lui dire, une énième connerie, mais il s’abstenue sachant que cela aurait été de la provocation et vu son état de gêne stupide. Pour seule réponse, il fit un « hum ».
« Bon dodo, sinon on ne se couchera jamais ». Il tâtonna dans le sol, touchant les jambes d’Erin, avant de se décaler, vers l’endroit de sa couche. Il fut bien heureux de se glisser dans la couverture. Il retira sa ceinture de son pantalon, puisque le bout de métal lui était désagréable sur la peau. En toute franchise, il se demanda s’il ne devait pas dormir en caleçon, au vu du « confort » du pantalon…bon il avisera.


Erin Steele

« Gnia gnia gnia », répondit-elle comme une enfant à son tacle. « C’est juste qu’Ariel est trop mignonne, c’est tout. » Elle était elle aussi assise, sans trop savoir vraiment où dans la tente. Elle sentait qu’elle avait sa jambe contre lui, mais c’était tout. Elle n’avait pas envie de rompre ce contact ténu entre eux deux, aussi faisait-elle semblant de rien. Elle le sentit se tendre quand elle lui avoua qu’elle ne lui en voulait pas, et elle préféra ne rien dire pour ne pas le gêner plus encore. Surtout qu’il avança sur le sujet du dodo, histoire de passer à autre chose.
« Je suis d’accord. Mais bon, je dormais presque toute à l’heure, donc c’est encore de ta faute si on se couche tard. » Elle sentit qu’il tâtonnait, et il toucha sa cuisse, avant de se mettre mieux et de s’allonger. Elle en fit autant, s’étendant dans sa couverture et sur sa couche. Une fois allongée, elle ne se fit pas prier pour défaire son pantalon et étirer ses jambes nues sous sa couette. Elle dormirait mieux. « Bonne nuit Alex. », fit-elle avant de bailler.

Alexander Hoffman

Il ricana « C’est vrai, mais faut pas qu’elle le sache sinon elle va utiliser cette arme » dit’il doucement. « Oui comme toujours »
Une fois allongé, il était en pleine réflexion pour son bas et finissait par le retirer sinon il allait encore mal dormir. Cela était étrange d’être en sous vêtement avec Erin non loin de lui. L’excitation des jeux, n’était plus là et il commençait à frissonner et remonta la couverture. « Bonne nuit Ariel » il bailla par mimétisme. Et il se tourna avant de se retourner une nouvelle fois en direction d’Erin, pour tenter de se caler…et il se re tourna, avant de trouver une bonne façon de se caler en rabattant un bout de couverture entre ses jambes et sous son ventre.


Erin Steele

La jeune femme fit un petit sourire dans le noir vis à vis des propos sur Ariel. Elle ne relança pas le jeune homme et ils finirent par se coucher. Au bout de quelques instants de silence, après qu’Alexander eut arrêté de bouger, Erin siffla légèrement avant de rire. Elle ne s'explique pas vraiment pourquoi elle l’embêtait de nouveau si ce n'était pour être chiante. Elle était énervée décidément. « Non bon c'est bon, je dors », finit elle par dire, avec une pointe d'espièglerie dans la voix, en calant bien sa tête sur son oreiller. Elle était tournée vers lui.

Alexander Hoffman


Il n’était pas vraiment fatigué, mais bon il fallait bien dormir. Maintenant qu’il était bien calé il pouvait tenter de sombrer. Mais la consultante mit à siffler… il ricana, tourna la tête vers elle.
« Tu as peur que je ronfle ? » il finit par se tourner complètement vers elle. Il tapota dans la nuit pour voir à quelle distance elle était de lui. Environ 30 centimètres à portée de bras. Il toucha la main de la consultante. Une fois, sa vérification faite Il faisait frais mine de rien. le feu, avait dû s’éteindre, on ne voyait plus de douce lumière.

« Non je voulais t'embêter, mais faut qu'on se calme. » Elle lui serra les doigts quand elle sentit qu'il tâtonnait pour savoir où elle était. Il n'était vraiment pas loin d'elle.

Finalement, il laissa sa main, ne voulant pas rompre le contact. « Oui, il est tard et demain on va pas arriver à se lever avant 14h »

« Grasse matinée. Ça fait longtemps ! » Elle ne chercha pas non plus à rompre le contact. Elle bailla une nouvelle fois. Elle n'était pas loin de sombrer finalement.
« On n’est pas pressé de toute façon… »Par mimétisme une nouvelle fois, il bailla, laissant définitivement sa main sous celle de la consultante. Il fut le premier étonné de sentir une sensation lasse dans son corps et il sombra une dizaine de minutes après qu’Erin ait trouvée le sommeil. Mine de rien, leurs conneries les avaient fatigués.



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Erin Steele
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√ Age: 36
√ Nationalité: États-Unis États-Unis
√ Gêne: Oui
MessageSujet: Re: Les Sorciers pourpres en vadrouille Sam 20 Mai - 15:51
Dans le noir, alors qu’ils venaient de se souhaiter bonne nuit une énième fois, la jeune femme tardait à trouver le sommeil, malgré des bâillements à s’en décrocher la mâchoire. Elle souhaitait dormir, mais ses pensées tourbillonnaient dans sa tête inlassablement. Elle revivait la journée qu’ils avaient passé, ainsi que cette soirée, dansante et pas que. Alexander était vraiment de bonne compagnie, et elle ne se voilait plus tellement la face quant à ce qu’elle aimerait qu’il advienne de leur amitié. Elle voulait plus, mais c’était difficile à admettre voir à envisager. La raison ? La crainte tout simplement. Qui, raisonnablement parlant, mettrait dans la balance cette belle amitié qu’ils avaient pour avouer sa flamme ? L’ami deviendrait un amant, puis un amoureux, puis peut-être qu’ils se rendraient alors compte qu’ils étaient bien mieux chacun de leur côté comme avant et ils se sépareraient, mais quelque chose serait à jamais cassé. Ou alors, pire, les sentiments de l’un ne faisaient pas écho chez l’autre, et c’était donc un amour à sens unique, qu’il allait falloir gérer. Cela casserait quelque chose également.

Elle refaisait le fil de la journée dans sa tête. Tout avait commencé quand il était venu la chercher dans ses quartiers pour une surprise. Elle n’avait pas fait de lien avec son anniversaire, voyant là une façon de se détendre avec lui et de passer la journée ensemble. Elle s’était réveillée émoustillée, ne sachant plus la teneur de son rêve qui lui avait fait quelques douces sensations. Ensuite ils étaient partis pour le continent afin de profiter du marché. Dès lors, Alexander n’avait pas arrêté de prendre soin d’elle dans le but très galant de lui faire passer une bonne journée. Il s’était même opposé à un type qui allait la frapper. Au final, cet incident malheureux n’avait pas eu de grave conséquence sur son ami, et ils avaient passé une excellente journée ensemble. La plupart des gens qui s’imaginent une journée au marché ne penseraient pas que pour les deux administratifs, cette journée s’était soldée par : un combat, des rencontres fortuites (Perrine et Marc), ainsi que des rencontres provoquées (Tarin et Alexander), des péripéties dans la boue, dans un ranch athosien, dans une boutique, sur un matelas rebondissant, dans les herbes, sur la plage, la journée comme le soir, un bain de minuit, un défi de danse, une bagarre devant une tente et devant un feu de camp, bref une journée tout sauf monotone et chiante.

Pourtant, elle se répétait que ces dernières heures passaient avec Alexander la confortait dans l’idée qu’elle et lui étaient quand même sur la même longueur d’onde, et que leurs jeux ainsi que leurs comportements respectifs étaient criant de vérité quant aux sentiments qu’ils pouvaient partager tous les deux. Mais alors pourquoi est-ce qu’il ne s’ouvrait pas elle ? L’avait-il fait et elle était passée à côté, et maintenant, il considérait qu’elle n’était plus qu’une amie ? Etait-il timide en amour ? La raison la plus simple, et la plus douloureuse, était qu’il considérait certainement cette relation comme suffisamment bien comme ça et il ne voulait rien de plus. Erin était une amie, une bonne amie, il s’amusait bien avec elle. En gros, c’était devenue une bonne pote, celle avec qui on a de bons délires et à qui on peut tout dire, sans que cela n’aille plus loin. Du coup, elle jugea préférable de rester naturelle, et de continuer dans cette direction avec lui et elle verrait bien où ça les mènerait. Elle en arrivait à cette conclusion quand enfin Morphée s’empara d’elle.

Erin ne vit pas passer la nuit, aussi courte fut-elle. La tente ne cachait pas bien la luminosité qui s’était emparée de la plage. Elle était sur le flanc, enroulée dans sa couverture, seulement, elle n’était plus à quelques centimètres d’Alexander. Elle était contre lui, les bras posés sur son torse, tandis qu’ils reposaient également contre sa poitrine. C’était là la seule barrière qui la séparait vraiment de lui. L’américaine n’osait pas bouger, de peur de le réveiller, et surtout, elle se sentait bien là. Ses jambes étaient elles aussi étendues le long des siennes, et elle remarqua trop tard que la couverture ne la couvrait plus à cet endroit là, dévoilant une de ses gambette jusqu’à la naissance de son aîne. Quelle idée d’avoir retiré son pantalon. Enfin n’empêche, elle avait mieux dormi ainsi. Elle écoutait la respiration de son ami, et elle risqua un regard vers son visage pour voir s’il dormait toujours. Elle espérait que ce fut encore le cas, afin de pouvoir le mirer tranquillement sans prendre le risque de se faire gauler.

Alexander Hoffman

Alexander dormait encore, il revenait doucement dans le monde réel sans pour autant ouvrir les yeux. Grappiller encore quelques minutes lui convenait parfaitement et il était dans cette entre deux qu’il appréciait, mi éveillé mi endormie. Sa respiration était douce et apaisante. Quelques courbatures pourrait le prendre à cause de l'inconfort du tissus à la longue, puisque malgré sa molleuserie évidente, celui-ci s’était affaissé sous le poids des deux jeunes gens. Allongé sur le côté face à Erin, son bras avait trouvé plus confortable de se poser sur le creux du côté du ventre de la belle, évitant d’être replié. Son autre bras soutenait sa tête sous l’oreiller. Pour le moment, il n’était pas encore suffisamment éveillé pour faire l’état des lieux de comment il était et surtout que les mains contre son torse ne lui appartenait pas. Il faisait chaud dans la tente, grâce aux rayons de soleil qui illuminait celle-ci et Erin pouvait constater, que la couverture ne couvrait plus du tout Alexander, qui avait du avoir chaud et ramener la dite couverture contre son ventre pour caler ses jambes et son bidou. Il était donc en caleçon. Pas bien vêtu, puisqu’il n’avait plus de haut non plus.

Erin Steele

Quand ses yeux se posèrent sur son visage, elle constata, avec une pointe de soulagement, qu’il dormait encore. Elle était légèrement dans les vapes du réveil, aussi son cerveau fonctionnait-il au ralenti. La jeune femme n’avait pas saisi toutes les nuances de sa position, ainsi que de celle d’Alexander. Les sensations dans son corps revinrent doucement, et elle finit par se rendre compte qu’il avait un bras sur elle, comme ci il lui faisait un câlin ou qu’il la voulait tout contre lui. Elle soupira d’aise. C’était quand même agréable comme façon de se réveiller. Il était beau, les traits apaisés par le sommeil, alors que son buste se soulevait lentement via sa respiration détendue. Quand elle avisa sa jambe dénudée, elle constata que l’anglais avait calé sa propre couverture entre ses cuisses pour en faire un support. Elle faisait ça de temps en temps avec son traversin, ou à défaut, avec la couverture et son oreiller. Mais pour le coup, elle s’était abstenue cette nuit là. Il était en caleçon tout simplement. Une petite pensée perverse lui traversa l’esprit, alors qu’il imaginait son ami se réveillant avec le chapiteau dressé dans son sous vêtement. Ce n’était pas rare chez les hommes que ces derniers ne se réveillasses avec une érection matinale. Même si cela l’émoustilla un peu, elle en vint rapidement à la conclusion que ce serait gênant, et pour lui, et pour elle. Elle laissa la vision du caleçon à contrecoeur pour reporter son regard sur le visage de l’anglais, bougeant le moins possible, toujours dans le but de ne pas le réveiller.

Alexander Hoffman

Il eut un tressaillement de la main qui surplombait le corps d’Erin, mouvement du corps qui vérifiait que les membres étaient en état de marche. Cela, déclencha un ajustement de position de la dite main, qui au lieu d’être dans le vide, bougea machinalement, pour glisser jusqu'à elle trouve un support : le corps d’Erin. Ainsi, son bras coulissa pour laisser place à la mimine. Il ne se rendit pas compte, mais il était en train de resombrer dans le sommeil, puisque étant bien et sans aucune source de dérangement, aucune raison qu’il ouvre les yeux. En parlant de vérification, comme tout homme, le corps vérifie aussi que les fonctions de reproduction ne sont pas cassée et fort heureusement pour lui, la couverture qu’il avait calé entre ses jambes cachait ce checking du matin.
Harry s’étira en roucoulant tel un pigeon-chat. Il se rapprocha d’Erin, pour sentir son visage et miauler affectueusement sur sa n’humaine femelle. Puis son regard ambré se leva sur le visage apaiser son maître et le matou, fit le tour vers leur tête, pour commencer à papouiller les cheveux d’Alexander en sa langue et ses pattes, dans le but de l’éveiller. Pas de raison que tout le monde soit debout et pas lui, ce gros fainéant ! Cela commença à faire agiter l’homme, qui fronça des sourcils. Voyant que cela marchait Harry se mit à ronronner avec quelques miaulements encourageant comme pour dire “debout ! debout allez !!!”. L'anglais s’humidifia les lèvres, commençant à s’éveiller il agita un peu sa tête…

Erin Steele

Il était vraiment trop mignon dans son sommeil et quand il eut son petit tressaillement, chose normale quand on pique de nouveau, Erin fondit littéralement. Elle avait envie de se rapprocher et de le papouiller, voir de la câliner, et pourquoi pas, de l’embrasser. Son coeur battait fort, alors qu’elle se mettait la pression toute seule. En plus de ça, le bras de l’anglais frotta doucement sur elle après cette petite contraction musculaire, et sa main s’arrêta sur son flanc. Ce fut son tour de tressaillir. Heureusement, il n’eut pas un petit mouvement des doigts pour affermir sa prise, sinon elle aurait couiné. Elle avait envie qu’il la serre un peu plus. Harry vint faire diversion, lâchant un miaulement dans le nez d’Erin qui ne pensait pas que le chat allait être pénible de bon matin. L’américaine ne savait pas trop quoi faire pour empêcher le chat de réveiller Alexander, à part lui faire les gros yeux, mais il n’en avait cure, trop content de gratouner la tête de son humain mâle qui faisait du lard. Quand il s'humidifia les lèvres et qu’il s’agita un peu petit peu, Erin ferma les yeux, pour faire semblant de dormir. Pourquoi est-ce qu’elle faisait ça ? Elle n’en savait fichtrement rien, mais sur le coup, cela lui avait semblé être la meilleure option. Au moins, elle n’aurait pas à justifier la position dans laquelle ils étaient. Courage, fuyons !

Alexander Hoffman

Harry continua avec amour et détermination l’éveil de son maître. Alexander commençait à s'agiter doucement mais sûrement. Ses jambes s’étendirent, avant de se ramener doucement. Et irrévocablement, la main sur Erin se contracta, sans pour autant être douloureuse, non juste un serrage doux de patassage, qu’il avait l’habitude de faire quand il s’éveillait. La main qui était sous son oreiller, glissa pour pousser le chat, qui tomba sur ses flancs en râlant, queue sur le visage de la demoiselle.

Erin Steele

Erin se contracta sous le patassage en règle d’Alexander sur son flanc. Elle n’était pas trop trop chatouilleuse, mais cette zone était sensible quand même. Elle plissa le nez quand elle sentit la queue du chat lui atterrir sur le visage, et forcément, elle remonta une de ses mains par réflexe pour en chasser les poils qui allaient la faire éternuer.

Alexander Hoffman

Harry se remit sur ses pattes et alla donc achever son oeuvre. Bon il venait clairement de réveiller Alexander, qui ne se rendit pas compte de sa position immédiatement. Sa main, appuya légèrement sur le flanc d’Erin, avant de glisser sur le matelas et il ouvrit les yeux et levant la tête vers Harry, pour l’attraper de cette main et le soulever en le lançant plus loin. Qu’il est pénible de faire ça… bon dans un sens il fait jour, le chat s’éveille c’est normal. Hors, lui il serait bien rester au lit quelques temps encore. Bon, il souleva sa tête pour voir que son matou, boudait sur sa chemise. Il était vexé tant mieux. Alexander, commença à positionner sa tête, quand il constata enfin, la promiscuité d’Erin qui dormait. Les mains contre son, torse, sentant ses jambes contre les siennes et il se doutait que son bras avait dû être lover contre elle. Une bouffé de chaleur le prit entre gêne et désirs...par chance elle ne s’était pas coller plus. Le coeur battant, il la regarda quelques instant, ne sachant que faire partagé entre l’idée de ne pas bouger, puisque le contact lui était agréable avec cette pointe de frustration de ne pas avoir plus et à la fois de gêne de se retrouver à s’éveiller en même temps qu’elle. Finalement, son dilem de dura pas longtemps, car Harry revenu à la charge sauta lourdement dans le petit espaces entre les deux jeunes gens. Il n’en fallait pas plus pour que le matelas se mette à remuer un peu. L’anglais attrapa son chat pour se mettre sur le dos. Le matou soutenu par le dessous des épaules, semblait ravi de donner des coup de pattes avant dans le vent, comme pour attraper le nez de son maître. En conséquencs les mains d’Erin quittèrent le poitrail de l’homme pour se retrouvera proche de ses côtes… cela lui donna des frisson et il eu un petit mouvements à causes des chatouilles. Le chat, trouva sa place sur le haut du corps de son maître patassant sans les griffes les pectoraux de l’anglais, qui était en train de jauger la réaction de son amie, pour savoir si les connerie de son chat ne l’avait éveillé. Et comme il avait chaud, il n’avait pas fait gaffe à la couverture qui avait glissée depuis longtemps de son corps.

Erin Steele

Cela commençait à être difficile de faire semblant de dormir. Avec Harry qui n’arrêtait pas d’embêter le monde, Erin allait forcément devoir se réveiller, du moins, en apparence, car elle l’était en réalité déjà. Alexander se réveilla et expédia le chat un peu plus loin. La jeune femme faisait un effort monstre pour ne pas rire des mimiques du père et de son fils, qu’elle ressentait via le matelas qui gesticulait un petit peu. Le calme revint. Est-ce qu’il était en train de la détailler ? Venait-il de se rendre compte de la position dans laquelle elle était ? Etait-il gênait ou pas ? Pour un peu, elle espérait qu’il profite du fait qu’elle dorme pour se montrer un peu entreprenant. Il fallait qu’elle arrête de penser à ce genre de chose car elle commençait à sentir poindre les prémices du désir et de l’envie. Mine de rien, et sans trop le vouloir, elle frotta ses pieds l’un contre l’autre, faisant ainsi aller ses jambes, ce qui frottait doucement son bas ventre. Soudainement, un choc se fit sentir, et elle ouvrit grand les yeux d’un coup, surprise, tandis que le tissu rebondissant ondulait légèrement. C’était le chat qui venait d’atterrir entre elle et lui, comme une brute. Alexander l’attrapa et Erin le vit basculer sur le dos pour mettre le chat sur lui. La couverture resta sur place et elle put constater que, comme elle le pensait, il était dans la forme olympique de la gente masculine de bon matin. Son teint vira au cramoisi, et cette fois, elle avait vraiment envie de remuer les jambes. Elle leva les yeux vers son ami, lequel la toisait pour voir si elle dormait encore. Elle lui fit un petit sourire timide, préférant rester allonger sur le flanc mine de rien, ses mains contre ses côtes.

Alexander Hoffman

Bon elle venait de se réveiller, avec tout ce remu ménage il était normal après tout. En tournant la tête il remarque le teint rouge de son amie, il arqua un sourcil un peu intrigué de la voir paré de si belles couleur ? Après, elle pouvait se rendre compte, tout comme lui, qu’ils avaient dormi l’un contre l’autre et que cela était … gênant ? Il lui rendit son rictus.
« Bien dormi ? Navré pour Harry… »
Harry, commença à se lever, pour lui marcher dessus et choisir une place plus appropriée sur le bas ventre, qui était d'ailleur, sans couverture… L’anglais, se releva en position assise, prenant conscience que bah oui, le matin il se passe des chose et que cela pouvait se voir, il tira la couverture, pour mettre le chat en dessous et faire mine de l'embêter. Il secoua ses mains sur le chat qui ne voyait plus rien, et commençait à miauler d'amusement et essayer de mordre les doigts invisibles. Alexander, lâcha l’Animal, qui sortit la tête de la couverture se lovant, contre les jambes en tailleur de son maître tout en profitant de la couverture sur eux. Il espérait sincèrement qu’elle n’avait pas remarquer sa “forme matinale.” Naturel, le regard de l’anglais, commença à dériver sur son amie, quand lui aussi remarqua qu’un bout des longues jambes de celle-ci était découvert jusqu'à l’aine laissant sous entendre un début de dentelle. Il remonta prestement son regard vers le visage de la jeune femme, ne voulant pas s’atardrer là il ne devait pas, surtout qu’il commençait à ressentir les pointes d’un désirs évident envers elle.

Erin Steele

« Bien dormi oui. Et ce n’est pas grave. » Le chat s’en alla marcher sur le bas ventre d’Alexander, et Erin fit un effort surhumain pour ne pas le suivre du regard. Surtout ne pas descendre les yeux. Heureusement, l’anglais se redressa, et le fait qu’il enroule subitement le chat dans la couverture, en masquant en même temps son caleçon, fit comprendre à Erin qu’il venait de percuter qu’il était droit comme un « i » dans ses sous-vêtements. Jamais elle ne lui en parlerait, elle était tellement gênée ! Elle suivit son regard tandis qu’il venait de relâcher l’animal qui se lova dans la couverture et sur les jambes de son maître, et elle reprit conscience à son tour que sa couverture à elle n’était pas mieux disposée. Elle espérait que sa culotte n’était pas trop tirée sur le côté et qu’elle ne dévoilait rien de trop charnel. Elle se redressa aussi promptement, redisposant sa couverture alors qu’elle accrochait le regard de l’anglais qui était revenu un peu trop vite vers son visage. Un partout ou presque.
« Et toi, tu as bien dormi ? » Elle s’étira doucement, les jambes en tailleur désormais. Elle avait conservé le haut de son vêtement, et heureusement car elle n’avait pas de soutient gorge en dessous. Elle évita de se pencher en arrière de peur que les extrémités de sa poitrine ne s’affichent en prime time dans le tissu, surtout qu’elle était passablement émoustillée. Elle ajouta à sa question : « J’espère que tu es en forme ce matin, malgré l’heure tardive à laquelle nous nous sommes couchés. » Non, elle n’avait pas pu s’empêcher. Cette petite remarque anodine était à double entrée. Finalement, elle s’amusait de la situation, même si elle espérait pas forcément qu’il capte l’allusion cachée.

Alexander Hoffman

Bon, le regard croisé il venait de se faire gauler en puissance. Mais bon, c’est normal aussi, surtout pour un observateur qu’il ait perçu ce petit détail. Il n’eut cependant pas la perversion de laisser son regard en pause sur cette zone. Il n'empêche, qu’il avait bien envie de se recoucher avec elle et de ne s’être pas éveiller au final. Enfin d’une autre façon qu’emmerder par Harry. Elle s’était redressée dans la même position que lui et surement pour des raisons plus ou moins similaire. Étrangement, il se rendit compte, qu’il n’éprouvait plus de gêne en étant à moitié nu devant elle, au contraire. « Oui » il lui fit un rictus, caressant la tête de son matou qu’il venait de regarder. Harry avait une tête béate. Hors, Erin relança une pic, qui fit lever les yeux acier de l’homme vers elle…ah pour être en forme oui, il l’était comme tous les matins. Il ne put s’empêcher de penser qu’elle avait vue… et cela le mit encore plus mal à l’aise. La coïncidence était quand même grosse. « Comme toujours » fit-il avec une petite moue.
Il se pencha en arrière pour trouver se montre et regarder l’heure en jouant des abdos 07h00… non mais sérieusement ? « Bon il est 07h00, tu es encore fatiguée ? Pour ma part, je te propose de feignanter jusqu’à 08h00 et d’aller se faire payer le déjeuner chez Torin ou sur le marché qui doit ouvrir. »

Erin Steele

La situation était amusante. Ainsi disposé, les deux administratifs se toisaient en face à face, en tailleur chacun pour masquer une gêne réciproque, gêne qui dissimulait un désir plus ardent de part et d’autres. Mais ils étaient pour le moment incapables de s’avouer les choses, restant dans une forme de jeu de séduction au travers de leur amitié florissante. La petite moue qu’il afficha quand elle lui posa la fameuse question sur sa forme matinale due à une nuit reposante et pas que, puisqu’elle avait fait exprès de choisir ces mots là pour souligner le double sens, lui indiqua qu’il l’avait peut-être saisi, ce double sens. Elle n’en fut pas gênée, bien au contraire, cela l’amusa beaucoup. Mais elle n’en montra rien, se contentant d’afficher un petit sourire mutin.
« 07h00 ! Mais c’est trop tôt pour un weekend farniente ça ! » Elle opina du chef, tout à fait d’accord avec le programme. « Oui, ça me va. » Erin adorait glander dans le lit le matin, c’était plaisant de ne rien faire dans un demi sommeil, de profiter du temps qui passe. Elle réajusta sa couverture, et elle se rallongea sur le côté, les yeux tournés vers Alexander. Elle le toisait. C’était agréable de sentir la chaleur qui commençait à monter tout doucement avec le soleil qui commençait à inonder la tente de sa lumière. « Tu ne souffres pas trop ? » Référence à son petit combat de la veille, les bleus et les courbatures pouvant commencer à sortir le bout de leur nez.

Alexander Hoffman

Le regard de l’homme suivis les mouvement de la jeune femme, un fin sourire se fit sur son visage neutre lors de la mention sur la farniente. Ce n’est pas un traine au lit, hors, il appréciait être allongé et pensée au petit matin, donc en somme c’est de la feignantise plutôt productive. Même si là, il soupçonne son corps d'éteindre les lumières aux moments où il se couchera pour se reposer. Il allait prendre exemple sur sa comparse, quand elle lui demanda son état,il est vrai qu’il n’y pensait plus trop, malgré que son corps tirait par endroit, conséquences de courbatures de ce combats. Pour ne pas dire double, puisqu’il avait affronté Torin amicalement sur une poutre. La journée, en soit avait été fatigante et malgré sa forme physique, Alexander commençait à ressentir cette lassitude un brin douloureuse dans certaines parties de son corps. Machinalement, il s’osculta le torse et la blessure faite par le métal. Elle était recouverte d’une croûte signe que cela prenait une bonne voie. Mais, son torse glabre était taché d'ecchymoses violacées sur les côtes . Le bas de son haine aussi. Bon, il avait connu pire, mais ce ne fut pas un massacre. Il avait la partie droite violacée et un bleu vers le bassin. Des traces qui n’étaient pas apparues hier. Il eut un soupir du nez assez discret. Le geste machinal était de toucher pour voir, si cela faisait mal… conclusion un peu oui quand même. Mais, il ne montra rien.
« Non ça va, il doit souffrire plus que je ne souffrais de ses marques » dit-il d’un petit air narquois. « Et toi pas de courbatures ? » Il avait encore son rictus signe qu’il avait une idée en tête. Il s'allongea, laissant remonter la couverture sur les zones des bleus, évitant de montrer ça à son amie. Même si là, il y a quand même une sacré barrière de passé, puisqu’il n'éprouvait presque aucune gêne à être si faiblement vêtue en sa présence. Après, en poussant un peu plus cette analyse, il ne semblait pas être emprunt de gêne, peut-être à cause du fait qu’elle l’avait déjà vu, qu’ils étaient proche et dans le plus tordu des constats cela était une forme d’attrait, vouloir attirer l’autre avec ses attributs. Sans ces zébrures, il n’était pas si mal que ça physiquement. Harry, remonta sur le corps de son maître, pour se loger au creux de son bras en ronronnant fort et s’enrouler, poussant un peu celui-ci, pour prendre place. Le membre toucha Erin. La tête d’Harry se posa sur le bicep avec une patte à côté fermant ses petits yeux en soupirant. L’animal adorait les câlins du matin.

Erin Steele

Erin n’aimait pas trop trainer au lit elle non plus, surtout quand elle bossait. Mais le week-end, être dans un demi sommeil, sous la couverture, au chaud, avec l’esprit qui divague, elle adorait ça. Elle trouvait que son inhibition s’envolait quand c’était comme ça, et son cerveau pouvait traiter de n’importe quel sujet sans filtre. C’était aussi dans ces moments-là qu’elle avait sa libido qui montait en flèche, justement à cause des barrières psychiques qui ne faisaient plus leur boulot. Bref, c’était un petit moment pour elle, ressourçant et productif d’une certaine façon, même si elle était physiquement allongée, dans le brouillard. Bon, maintenant qu’elle était réveillée, elle avait plus envie de parler que de dormir, et elle préférait ne pas trop se mettre en off dans un état de semi éveil, car elle ne savait pas si elle serait raisonnable, surtout après ce qu’elle venait de voir, et l’envie irrésistible de l’embrasser et plus si affinité, était belle et bien présente. Et affinité, il y avait.

Il profita de sa question pour s’ausculter. Torse nu, Erin avait pu constater les différentes marques qui zébraient son corps finement musclé aux courbes avantageuses. Habituellement pudique, il ne semblait plus vraiment prêter attention à se pavaner torse nu devant elle, exposant ses cicatrices comme tant d’histoires muettes sur sa peau glabre. N’empêche, elle n’allait surement pas lui faire la remarque. Elle pouvait le mirer à volonté, et les traces du combat de la veille qui commençaient à sortir ne la rebutait pas, même si elle préférait qu’il n’y en ait pas au demeurant. Il lui répondit avec un petit air narquois. Les hommes. Tous les mêmes. Elle lui fit un sourire, espérant qu’effectivement, Pète douille bien plus, qu’il comprenne sa douleur et son imbécilité crasse. « Non ça va, pas trop de courbatures. » Elle étira ses cuisses en les tendant un maximum. Si, ça tirait un peu, résultat de la danse endiablée de la veille. Mais rien d’alarmant. « Je sens que ça tire un peu dans les cuisses, mais sans plus. » Après Erin était une sportive, elle s’entretenait en courant régulièrement sur les digues. Elle n’allait donc pas être cassée par l’effort qu’elle avait produit la veille au soir.

La jeune femme avait bien vu son petit rictus, et elle se demandait pourquoi il l’avait sur les lèvres. Il se repositionna sur le dos, pour se rallonger, tandis que le chat y vit là une occasion pour venir glaner un câlin. Il poussa un peu le bras d’Alexander, pour pouvoir se nicher sur son biceps. Du fait, le bras de l’anglais toucha Erin, au niveau de ses propres bras à elle, lesquels étaient disposés contre son torse. Elle ne fit rien pour l’éloigner, appréciant le contact. Cela aurait été quelqu’un d’autre, elle se serait décalée doucement vers l’arrière pour s’écarter l’air de rien, mais là, elle n’en avait pas envie. Après tout, ils avaient dormi l’un contre l’autre, et ils s’étaient même endormis main dans la main. Cela la faisait cogiter sérieusement. Est-ce que des amis faisaient ça ? Elle n’avait aucun point de comparaison possible dans son passé, n’ayant toujours eut que des femmes comme amies. Elle soupira d’aise, et elle poussa même le vice à étendre un de ses bras de sa couverture, laissant le second en contact avec celui d’Alexander, pour venir gratter la tête du chat. Ses ronrons étaient apaisants. Elle aimait bien cette atmosphère de détente du petit matin.

Alexander Hoffman

Il hocha la tête à la mention des faibles courbatures, souvent elles arrivaient 48h après l’effort. Il ne dit rien de plus qu’un simple « Tant mieux ». Elle lui aurait dit qu’elle en avait qu’il l’aurait charrié gentiment, or cela ne fut point le cas. Il se rallongea en douceur, pendant qu’Harry faisait son nid coller contre son maître. Ce chat, était peut-être pénible, mais il transpirait l’affection et l’amour. Il eut un fin frisson, quand son bras toucha celui de la consultante. Le constat était évident, il ne désirait pas se décaler plus loin comme pour instaurer une barrière. Après tout, n’avait-il pas dormi main posée sur l’autre ? Cela était étrange au final, il avait été trop fatigué pour se poser de vraies questions et pourtant le contact était plaisant. Il se mordit l’intérieur de la joue, pour ne pas mentionner ce fait qui aurait mérité un débat et surtout cela entraînerait la façon dont ils s’étaient éveillé. Après tout, il ignorait tout bonnement qu’elle avait déjà ouvert les yeux avant lui. Mais bon son mordillage intra-buccal était plus, pour ne pas amorcer un autre geste. Il était bien tenté de fermer les yeux, pour s’assoupir encore un peu, avec l’évidence qu’il aurait quelques pensées loin d’être chaste, comme l’envie de se tourner vers elle et de l’attraper pour l‘embrasser. Il trouvait, que cela devenait difficile de résister. Le contexte en lui-même était propice à un dérapage en règle et son manque (ainsi que celle d’Erin) de vêtement était une tentation plus grande. Il se résout d’essayer de ne plus penser à ça, parasitant son cerveau qui commençait à se demander si la réciproque était là. Puisqu’elle ne semblait pas gênée et très réceptive aux contacts. En toute franchise, il commençait devenir curieux d’un élément : est-ce de la non gêne ou simplement de la réceptivité ? S’il se montre plus tactile, serait-elle aussi passive à se laisser faire ? Là, il fut tenté de mettre en exécutions les théories pour tâter le terrain dirons-nous. Or, il ne fit actuellement rien, non pas par manque d’envie ou parce qu’il était coincé, loin de là, mais tout simplement parce que si la réponse est négative d’un ça serait ridicule et de deux il en souffrirait d’un refus. Il n’aurait éprouvé qu’un simple désir charnel pour elle, il l’aurait fait n’ayant rien à perdre, mais il jugea son amitié avec Erin plus importante.

Son regard se pencha sur la tête encore plus béante que faisait Harry quand elle le papouilla. « Je crois qu’il vient d’atteindre les nuages … » il évita de dire « orgasme » ou 7eme ciel car cela était la teneur de ses pensées. Il remonta un peu plus la couverture sur son torse. Se tournant vers Erin, en prenant soins de ne pas déranger le matou. Il cala sa main sous sa tête pour lui donner un appuie et toiser Erin « Tu veux parler ou tu comptes te rendormir ? » sans se rendre compte, que son bras toucha le siens un peu plus en la poussant.

Erin Steele

Le petit chat berçait l’atmosphère de ses ronronnements, la trogne endormie avec l’air béat de ceux qui se font câliner. Quelque part, heureusement que les félins avaient ce genre de comportement, avec toutes leurs conneries, les humains en auraient eu marre à la longue. Mais ils rendaient tellement d’amour à leur maître et à leur entourage qu’on leur passait rapidement les petites bêtises. Le bruit de moteur du chat heureux était lancinant et Erin avait tendance à laisser ses pensées suivre le rythme du matou, comme si elle était bercée. Et ses pensées tournaient continuellement autour d’Alexander. Pourquoi est-ce qu’il était aussi intime avec elle ? Est-ce que cela voulait dire qu’il avait des sentiments ? Qu’il y avait un possible avenir entre eux deux ? Elle n’avait pas de réponse à ces questions, et à part les lui demander tout de go, elle ne pouvait que faire des suppositions et des hypothèses qu’elle pouvait valider ou non en se basant sur ses observations et son ressenti de la situation.

Si l’on mettait les choses à plat, l’ensemble de la journée d’hier reflétait d’une certaine complicité entre eux deux. Est-ce que cela découlait de leur amitié franche et sincère ou d’un aspect plus intime qui était en train de s’installer entre eux ? Vu de l’extérieur, et c’étaient surtout à cause des retours qu’ils avaient qu’elle avait ce sentiment, ils avaient tout d’un couple. Ils se chamaillaient gentiment, ils n’hésitaient pas à entrer en contact avec l’autre, ils se soutenaient tout le temps, quand ils ne s’enfonçaient pas mutuellement dans le but certain de taquiner l’autre. Pourquoi c’était-elle fait belle hier matin ? Parce qu’elle sortait ? Etait-ce seulement pour ça ? Ou parce qu’elle sortait avec Alexander ? Oui, elle faisait tout le temps attention à son image, mais est-ce qu’elle n’apportait pas un soin tout particulier à son apparence dernièrement ? Enfin… Elle n’avait pas vraiment à se questionner sur ce qu’elle ressentait elle. Pour Erin, c’était plus ou moins établie. Elle crevait d’envie de lui, de l’embrasser, de passer du temps avec lui, et de lui faire l’amour… Oui l’amour. Ce serait sexuel s’ils se jetaient l’un sur l’autre comme ça d’un coup, mais cette sexualité aurait une volonté plus profonde d’unir un corps à un autre parce que des sentiments communs les rapprochaient.

Devait-elle lui parlait de tout ça ? De son ressenti ? Après tout, jusqu’à présent, à chaque fois qu’un mec avait eu envie d’aller un peu plus loin avec elle, ça s’était fait assez rapidement… A chaque fois en se basant plutôt sur des aspects physiques plutôt que moraux et mentaux. Sauf avec Marc, où cela s’était fait progressivement, et c’était à ce jour la seule relation qui avait vraiment compté pour elle. Alexander et elle se fréquentaient depuis combien de temps ? Mars, avril ? Dans ces eaux-là, Erin n’était plus certaine. Le mois de septembre touchait à sa fin, et ils s’étaient pas mal rapproché. Au final, peut-être que leur couple se construisait petit à petit, ou peut-être que leur amitié supplanterait la notion de couple. Peut-être que tout comme elle, il avait cette crainte que de basculer allait tout faire planter entre eux. Ils avaient leur amitié, et elle était belle et épanouissante, et la risquer en s’avouant leur flamme serait prendre un risque de tout perdre si jamais l’un ou l’autre ne voulait pas se risquer. Il y aurait forcément du ressentiment et une cassure. Parce que si Erin était comme ça avec Alexander, il fallait bien reconnaître qu’il y avait une origine romanesque dans sa façon d’être afin de lui plaire, et surtout, parce qu’il lui plaisait. Elle ne se permettrait pas, par exemple, de rester en contact avec une partie de lui, ou de dormir en petite culotte à dentelle dans la même tente que lui si elle n’avait pas de sentiment plus profond que de l’amitié à son égard. Certes, de bons amis pouvaient avoir ce genre de comportement, mais pas dans ses proportions. Enfin, selon elle, surtout en tant qu’homme et femme.

Bref ! Elle soupira sans vraiment s’en rendre compte, à cause de son cheminement de pensée. « Les nuages oui. », fit-elle distraite en considérant le chat d’un air absent. Elle fut ramenée à la réalité quand il bougea un peu pour se tourner vers elle en maintenant le chat dans sa position initiale. Mais de ce fait, le bras qui la touchait accentua un peu plus la pression. Erin ne bougea pas. L’émeraude de ses yeux vint chercher l’acier bleuté de ceux d’Alexander, et elle fixa son regard sur le sien. « Je n’ai plus vraiment sommeil, on peut parler. Mais si tu t’endors, je ne t’en voudrais pas, il est encore tôt et nous nous sommes couchés tard. » Elle remua un peu dans sa couverture, sentant une infiltration d’air au niveau de son dos. Ceci faisant, elle se rapprocha un peu plus de l’anglais mine de rien. « C’est quand même chouette de déconnecter de la sorte. Il faudrait que nous fassions ça plus souvent. » Oui, elle n’était pas contre de réitérer l’expérience. Signe s’il en est, que la journée s’était bien passée et que la soirée tout autant, et que la compagnie de son ami, dans la vie privée, lui était tout aussi agréable que dans le milieu professionnel.

Alexander Hoffman

Il se rendit compte qu’il la touchait un peu plus, quand elle leva son regard dans ses yeux. Amplifiant son envi de base d’aller un peu plus loin, la tension montait dans son corps, dans cette sensation agréable et insoutenable à la fois. « J’hésite vraiment… » Le problème de se rendormir était à double tranchant, cela lui permettrait de ne pas plus être tenté de joindre ses lèvres au sienne et de partir dans ses rêves. Après tout, il était crevé, mais bon, étant en vacances de 4 jours, puisque le vendredi, il pouvait bien dormir demain. Il était en train d’évaluer son besoin de sommeil, quand il sentit un rapprochement de sa part. Il cligna des yeux, étouffant un bâillement dans sa main. « Oui, maintenant qu’on a un logement dans un ranch et un cheval… » il lui rappelait par l’occasion la balade à faire. « Bon on refait ça sans pilote macho, je ne compte pas me battre avec tout ton fan club » dit-il amusé, en lui donnant un petit coup avec son bras qui la collait. Harry miaula d’un air roucoulant, pour signifier qu’il était heureux et posa sa patte sur le bras d’Erin tout en mordillant celui-ci d’Alexander. « Tu souhaites partir ce matin ou plus tard ? »

Erin Steele

Il hésitait à se rendormir et elle comprenait. Ce n'était pas tous les jours qu'ils pouvaient se payer le luxe de le faire. Habituellement, une fois réveillée, par le réveil, Erin se levait parce qu'elle avait du boulot. Là, elle pouvait replonger dans ses songes sans craintes d'être surbookée. Bon peut être en rentrant mais pour l'heure, c'était les vacances. Quoiqu'il en soit, elle lui avait laissé le choix et il ferait comme il voulait. Elle même ne savait pas si elle ne piquerait pas à nouveau à rester allongée comme ça. La pression sur son bras se fit plus pressante et elle avait envie de passer outre pour faire un câlin à l’anglais, être dans ses bras tout simplement pour se laisser aller. Mais ce n'était pas possible. Il y avait un chat entre eux. Oui tous les prétextes étaient bons pour ne pas se mouiller. Son bâillement étouffé en entraîna un autre par mimétisme chez la jeune femme qui plongea son nez dans le creux de son coude pour le masquer. Quand elle repositionna correctement sa tête, elle avait un petit sourire li figue mi raison, vestige du bâillement. « J'espère bien, qu'il m’en reste quand même pour ma fête de fin d'année. », dit elle avec humour, en lui rendant sa petite poussette du bras. Puis de toute façon, elle détestait quand Alexander devait se battre. Elle n’avait pas envie qu'il ramasse des coups pour elle. Le chat si mettait en passant une patte par dessus le membre de son maître pour toucher Erin, bien que le petit mouvement provoquant du premier l’avait poussé à le mordiller par jeu. « Je ne sais pas du tout quand sont les navettes. Mais s'il y en a une dans l'après midi ce n'est pas plus mal. Ça évite de se dépêcher à sortir du lit… » En fait elle était bien dans sa couverture, alors que le soleil dispatchait sa clarté alentours. C'était calme, très calme, et la faune locale commençait à gazouiller dans la végétation qui entourait le campement de fortune des deux administratifs. Un petit sourire naquit sur ses lèvres, signe qu'elle allait dire une boutade. « Et sinon, tu as fait ta fortune là dessus, en pariant en dansant ? » Non parce qu'il avait quand même raflé un bel étalon mine de rien.

Alexander Hoffman

Bêtement il avait aussi une envie similaire à celle d’Erin, il savait que si elle venait à se rapprocher d’avantage il la laisserait faire. Voir même il serait tenté de lui faciliter l’accès à ses bras. L’envie était forte et cela lui procura une sensation chaude dans le ventre. Il ricana, sentant qu’elle lui rendait son geste. « Tant qu’ils ne sont pas jaloux, sinon prévoie de la boue et une poutre que ça soit plus drôle » il lui fit un sourire amusé en référence aux joutes des Athosiens. « Ça me va, je sais quand elles sont » oui, il avait ôté tous les horaires et aillant une bonne mémoire, il s’en souvenait plutôt bien. Il était bien parti pour feignanter réellement au lit aussi. Il cala un peu mieux sa tête, alors qu’Harry lui mordillait le bras et lui léchant pour poser à nouveau sa tête. Alexander commençait à sentir son corps prêt à sombrer doucement. « Oui, j’ai commencé par le pool dance » répliqua-t-il en rigolant.
Finalement, sans qu’il ne le sente venir, il ferma les yeux et ne les rouvrit plus du tout dans un moment de silence des deux administratifs. Harry, se leva et allant se lover contre la poitrine et le cou d’Erin en lui donnant des coups de tête affectueux. Cela dura quelques minutes, avant qu’il demande à sortir de la tente en miaulant devant l’entrée.

Erin Steele

Erin s’amusa de sa réponse, les images lui venant en tête. Forcément son imagination s'y mettait et elle rétorqua : « J'inviterai les copines et on vous mettra en slip style sumo pour le combat sur la poutre. Ca va être trop bien ! », dit-elle avec un ton volontairement trop enjoué. Comme d'habitude, il avait tout prévu, et il connaissait l'horaire des navettes. Bien, elle se laisserait guider, comme toujours quand elle était avec lui et qu'il avait pris les manettes de la journée. Il respectait son envie de partir dans l'après midi si bien qu'il n’y avait rien de pesant à le laisser faire. Il n'imposait que rarement. En fait, il était au top sur les détails logistiques. La jeune femme ne se risqua pas à aller plus vers lui dans le but de faire un câlin. Elle ne voulait pas être gênée, sans parler du fait qu'elle ne savait pas si c'était approprié et si ça ne déraperait pas. Mais est-ce que ce serait mal si ça devait arriver ? Après tout, ils étaient adultes, non ? Oui mais elle avait des sentiments et elle ne voulait pas que ce soit juste la ponctuation plaisante d'un séjour parfait. Elle voulait que ce soit plus que ça. Et pour le moment, dans sa petite tête brune, elle n'était pas prête à trancher dans le vif du sujet et à aller vers lui. Il était vrai que sur Alpha elle s'était laissée aller à se faire gratouiller la tête mais elle n'était pas en culotte dans une tente… Elle pouffa un peu, l'imaginant bien en pool danseur. Elle secoua la tête, amusée, se gardant cet élément de la conversation sous le coude pour obtenir une démonstration plus tard. Il n’y avait pas de raison qu’elle ne fonce pas dans la brèche. Un moment de flottement s’installa entre eux. Erin avaient les yeux lourds et elle bailla à plusieurs reprises. A chaque fois, c'était un peu plus dur de repositionner son visage sur son bras quand elle masquait un bâillement dans son coude. Elle resterait bien comme ça pour se laisser aller à un petit somme. Harry vint la percuter, distribuant des coups de tête sur la poitrine et le cou de la jeune femme, l’extirpant de sa torpeur léthargique. « Et alors p’tit loulou », dit elle affectueusement en chuchotant. Elle le caressa un petit moment, motivée par les ronrons. Un coup d'œil à Alexander lui indiqua qu'il avait repiqué. Il était détendu, et paisible. Elle soupira en le regardant. Une fois encore Harrry fit distraction en se levant et en approchant de la porte de la tente, fermée. Il voulait sortir et il le manifestait bruyamment.

« Chuuuut… J’arrive ! », fit elle en chuchotant à l'attention du chat. Elle s'étira avant de se mettre à quatre pattes pour aller vers l'entrée de la tente et ne pas trop secouer le tissu rebondissant. Elle ne voulait pas réveiller Alexander tout de suite, bien que l'envie d'être chiante commençait à émerger. Elle défit le pan de tissu, laissant le chat sortir. Elle se redressa pour regarder dehors, bien emmitouflé dans sa couverture. Il faisait beau déjà, mais il faisait encore frais. Elle laissa ouvert afin d’aérer l’intérieur par la douce brise matinale qui soufflait faiblement. Erin laissa un peu de temps filer, et voyant qu’Alexander n’émergeait toujours pas, elle chercha forcément à faire mal, à faire une bêtise pour l’embêter. Il fallait bien rester dans la lignée de la journée et de la soirée d’hier. Elle moulinait, cherchant la connerie rigolote qui la ferait bien rire. Elle hésitait entre aller chercher de l’eau ou lui sauter dessus, mais elle voulait innover. Elle avisa une souche, grosse sans trop l’être et elle eut une idée. Elle sortit de la tente en petite culotte pour attraper le morceau de bois et elle l’enroula dans une couverture. Avec prudence, elle revint dans la tente et à quatre pattes, elle essaya de placer la souche dans les bras d’Alexander pour qu’il lui fasse un câlin. Avec le moelleux de la couverture, il ne devrait pas percuter tout de suite. Elle fit exprès de le secouer un peu pour qu’il émerge et qu’il puisse s’en saisir s’il le souhaitait. Elle restait un peu en retrait, en tailleur, afin d’observer, poussant la souche avec ses mains pour insister un peu. Le tout était de ne pas rire s’il s’en saisissait.

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Alexander Hoffman
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MessageSujet: Re: Les Sorciers pourpres en vadrouille Dim 4 Juin - 17:56
Les Sorciers pourpres en vadrouille


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Perrine Carrier // Marc Herra (Chef de chantier alpha) // Torin // Galatya (femme de Torin) // Gaty (jumelle de Galatya) // Galata (fille de torin)

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Alexander Hoffman


L’anglais s’endormit assez rapidement et sans prévenir, la fatigue accumulé et l’état de flottement n’aidant pas... le voilà dans les bras de Morphée sans même se souvenir s’il avait répondu aux bêtises d’Erin. Sûrement, pour ne pas changer. En tout cas, son rythme fut plus lent et il n’entendit plus rien de son environnement, même pas un Harry chiant qui réclamait prestement qu’on lui ouvre la tente. Une fois, qu’Erin ait cédée à sa demande, le chat se précipita dehors, cherchant un endroit pour faire son affaire du matin, gratouillant dans le sable. Satisfait d’avoir soulagé sa vessie, il revenu en trottant la queue bien haute vers son humaine, lui donna un coup de tête affectueux, avant d’explorer l’environnement. Certes, il l’avait vu de nuit, mais de jour… il avait des petits crabes rouges qui marchaient sur la plage… alors ni une ni deux, le matou se mit en chasse.

Erin Steele

Quant au prince aux bois dormant, il avait sombré dans des rêves un peu étranges pour ne pas changer. Un monde coloré avec Vilma qui lui racontait comment elle avait réussi à tuer la Tortouffes géantes qui menaçait d’écraser Atlantis sous sa vilaine patte. Suivis des deux tigrons qui venait lui sauter dessus pour jouer sous l’œil vigilant de Lanille et de Laya. Il finissait à rouler sur le dos sous les rires d’Erin qui se moquait de lui… et finalement elle se retrouva sur lui le corps lourd et pressant son bras. Mais, elle insistait vraiment ! Dans il glissa celui-ci sur le côté pour lui permettre de venir se caler contre lui. Se retrouvant sous une tente blanche et circulaire avec la famille tigre très encline à faire un câlin… il se sentait oppressé par une douce chaleur et le poids incroyablement lourd d’Erin qui au lieu d’être souple était toute dure comme de la pierre. À aucun moment, il s’éveilla, car sinon, il aurait pu constater que son bras était sur une bûche enroulée dans une couverture. Son problème, c’est quand, il dort profondément on peut le bouger sans que cela n’impacte son sommeil. Et aussi, se glisser vers lui et naturellement son corps se recale. Et ce fut le cas, avec la bûche, qui le pressait. Il avait donc passé son bras par-dessus, pour éviter l’inconfort.

Non loin de la tente, une silhouette marchait sur la plage, tenant en longe le bel étalon couleur champagne. Sur son dos, deux enfants jumeaux qui racontait des blagues et rigolaient joyeusement. Torin, arpentait la plage, comme promis pour faire une balade avec ses deux plus jeunes enfants. En voyant, le dôme blanc, il s’approcha de celle-ci. Harry eues peur du cheval et se tapissa dans le sable observant la scène. L’homme lâcha son cheval, qui reniflait le petit chat, pour s’avancer vers la tente qui était entrouverte.

« Hey, vous comptez dormir longtemps ? Ou vous venez prendre le déjeuner avec nous ? » Il s'accroupit devant, n’osant pas ouvrir par respect, pour le peu que les deux jeunes gens aient fait les mêmes folies nocturnes que lui et sa femme.

Le chat avait besoin de se soulager, et c’était plutôt normal. Il venait de passer la nuit enfermée. Bref, il faisait sa petite vie et Erin le laissa faire, nullement inquiète. Il revenait toujours vers son maître, et il ne traînait jamais bien loin. Aucun risque qu’il ne se sauve au final, même en courant après une bestiole. De toute façon, elles étaient nombreuses en ce début de journée, contente de retrouver les rayons du soleil après une nuit fraiche. Erin ne savait si elles avaient déjà vu un chat de leur vie, et cela allait leur faire tout drôle quand le matou leur tomberait dessous toutes griffes dehors dans le but de s’amuser. Les crabes allaient en faire les frais. Erin, pas en reste niveau connerie, avait donc ramené une bûche qu’elle avait enroulée dans une couverture, pour la donner à Alexander. Ce dernier s’était rendormi paisiblement, et elle n’avait pas souhaité le réveiller. Ce n’était pas pour autant qu’elle n’allât pas l’embêter un petit peu. Elle hésita, trop heureuse de le regarder dormir, mais finalement, la tentation de rire un peu fut plus forte et elle lui glissa l’objet dans les bras. Ni une ni deux, il s’en empara pour la serrer contre lui. C’était trop mignon ! Il allait falloir qu’elle lui trouve un petit nounours !

Erin ricanait silencieusement quand des bruits se firent entendre à l’extérieur, des bavardages et des rires d’enfants. Un athosien devait se promener avec sa progéniture, déjà levée malgré l’heure matinale. Enfin, c’était bien connu, les marmots ne dorment jamais longtemps, et peu importe si papa maman avaient fait la fête la veille. Ça, ce n’était pas leur problème. La toile de tente bougea à l’entrée, tandis que la voix familière de Torin s’éleva dans l’air. Erin approcha et chuchota :
« Alexander dort encore, je vais avoir besoin d’aide pour le réveiller ! Mais une minute, je m’habille. »
Elle n’aurait peut-être pas dû dire cela, mais c’était sorti tout seul sans arrière-pensée, et en plus de ça, c’était vrai, elle devait passer un pantalon.
Torin eu un sourire amusé « Fait donc. C'est bien comme ça j'aurais gagné mon pari avec Marc. » dit-il dans un murmure suffisamment audible pour Erin.
Erin était en train d’enfiler son pantalon et de le nouer sur sa taille quand elle entendit le petit murmure de Torin. Elle ouvrit la porte pour sortir, tout en déclarant : « Pardon ? Quel pari ? »
« Que vous ayez fait des coquineries et donc que je peux enfin dire que c'est ton homme » il l'a salua en lui collant un baiser sur la joue en signe de bonjour. Oui, il y tenait comme beaucoup apparemment « Et comme ça m’a femme ne repartira pas avec, tout à l’heure » il ricana de plus belle.
Erin se prêta de bonne grâce à sa façon de dire bonjour. En tout cas, elle pinça ses lèvres et elle fit une petite moue boudeuse. « Désolée de te contrarier, mais nous avons dormi en tout bien tout honneur, donc tu as perdu ton pari. »
Torin la regarda un peu étrangement « Ah bon… excuse-moi, je dois te paraître lourd. J’étais persuadé que vous étiez attiré l’un par l’autre. Mais si vous êtes juste pote, ça doit être lourd, Désolé »
Erin ne l’avait pas mal pris, et elle s’en voulait un peu qu’il s’excuse benoîtement de la sorte. Elle lui fit un sourire. « Ne t’excuse pas, il n’y a pas de mal. Ce n’est pas comme-ci on nous faisait jamais la remarque. Et puis, j’avoue que ça peut prêter à confusion. »
Il hocha la tête « Ah ça … après tu n’es pas obligée de me dire, mais il n’y a vraiment rien entre vous ? Genre pas de petit battement de cœur ? » Il n’y avait rien de malsain dans cette question, Torin est un homme bon et joviale qui s'intéresse aux autres via des questions souvent intime. Mais, il avait eu un véritable coup de cœur pour les deux atlantes et même s’il était facile de se lié d’amitié avec lui… Il essayait toujours d’être agréable. Limite s’il ne serait pas capable de pousser un peu Alexander pour qu’il soit plus entreprenant avec Erin, si celle-ci vient à lui dire que « oui, elle l’aime ».

Ça va qu’Erin connaissait Torin depuis la veille et qu’elle avait bien cerné le personnage sinon elle l’aurait envoyé promener en lui disant de se mêler de ce que le regardait. Mais cet homme était sauf mesquin, tout sauf voyeur, tout sauf susceptible de se moquer d’elle. Il était brut de décoffrage et il ne devait pas comprendre que ces deux-là se tournent autour depuis si longtemps sans jamais avoir franchi le pas. Elle était persuadée que si Torin s’était retrouvé dans cette situation, il y a bien longtemps qu’il aurait déclaré sa flamme à sa princesse. Erin le toisa un instant, avant de s’éloigner vers le feu éteint. Devait-elle se confier ? Elle ne le connaissait que d’hier… Ce n’était pas encore un ami, à tout le moins une vague connaissance. Après, il avait été sympa avec eux, et leur toit de cette nuit venait directement de chez lui. Après tout, que risquait-elle ? Bon, c’est sûr, ils allaient probablement se revoir, parce qu’ils avaient bien familiarisé, et qu’Alexander avait empoché son étalon en prime, et alors ?
« Nous sommes amis Torin. Et même s’il y a un petit battement de cœur comme tu dis, je n’ai pas envie de perdre ce que j’ai déjà. Au moins, nous y trouvons notre compte tous les deux, et on passe du temps ensemble. »
Pour ne pas dire un gros battement de cœur, mais bon, elle s’ouvrait déjà quelque peu, il ne fallait pas trop lui en demander. Erin était le genre de personne à l’aise avec ses émotions, mais quand il s’agissait d’amour, de cœur, de sentimentalisme, elle éprouvait, comme beaucoup de monde, quelques réticences à en parler ouvertement.

Torin, la suivit se demandant s’il n’y était pas allé un peu fort avec sa demande. Il n’était pas familier avec les mœurs des Atlantes qui le surprenaient toujours autant. Il haussa les épaules. Finalement, elle lui avoue un peu qu’elle avait un attrait pour l’anglais… l’homme était dubitatif sur certain point, mais cela n’était pas dans sa nature de tourner autour du pot.
« Ah… je ne comprends pas ce que tu risques de perdre, mais je pense comprendre. » Il hocha la tête se rapprocha d’elle en lui frottant l’épaule :
« Bah peut-être qu’un jour t’auras moins peur et vous serez très heureux tous les deux »Il ne sentait pas à l’aise en voyant Erin si peu loquace et il n’était pas bête, c’est peut-être un bourrin, mais avec des neurones. Alors, il lui proposa de changer de conversation. « Bon, on le secoue ? On lui saute dessus ? Il craint les chatouilles ? Moi c’est les pieds mon point faible »

Erin n'était pas fermé mais elle n'était pas des plus ouverte non plus. Torin ne voyait pas et elle ne savait pas si c'était à cause de sa culture, radicalement différente de celle de l'américaine ou si c'était à cause de son caractère et de son tempérament. Après tout s'il n’avait jamais vécu cette situation, pouvait-il comprendre ?
« Peut-être, l’avenir nous le dira, non ? », répondit-elle avec un sourire à son adresse. Elle servait à peu près la même réponse qu'à June. Le temps ferait son office. Heureusement, l’athosien eut pas mal de tact, bien plus qu'on aurait pu lui en soupçonner, et il changea de sujet. Et quel sujet ! Comment réveiller Alexander en l'embêtant un maximum. Erin espérait qu'il était du matin, et qu'il ne faisait pas partie des gens grognons au réveil sinon ils allaient se faire envoyer chier tous les deux.
« Monsieur est très très chatouilleux. Surtout sur les flancs. » Elle montra la zone à Torin en se passant la main sur les côtes. Elle entraîna l’athosien vers la tente et elle ouvrit doucement la toile servant d'entrée.
« Je prends une photo avant. Il dort avec une souche ! » Murmura t-elle à l’adresse du dresseur de chevaux. Elle fouilla pour dénicher la tablette et elle le prit en photo. Souvenir souvenir. C'était vache mais amusant, surtout qu'elle l’a plaça en fond d'écran. Son forfait fait, elle revint à pas de loup vers Torin. Elle lui fit un signe. Quand il voulait. Elle lui sauterait dessus en même temps pour tenter de l'immobiliser, au moins au niveau des bras pendant que Torin s’occuperait des chatouilles.

Torin lui fit un beau rictus en réponse à sa phrase, oui ils verront après tout, ils sont grands. Bizarre mais adultes. En tout cas, l’idée de faire chier Alexander au réveil plus grandement à la jeune femme. Un sourire de conspirateur se fait sur les lèvres de l’homme brun tout aussi content d'apprendre que son homologue masculin était aussi chatouilleux. Erin, lui demanda d’attendre pour faire une bêtise, elle immortalisa le câlin inconsciemment que faisait le chef de projet à une bûche. D'ailleurs, l’homme, l’avait glissé en traversin pour se caler :
« C’est toi qui lui a mise ? » Il regarda la photo par curiosité qui était sur la tablette d’Alexander, il allait être content de voir ça. En tout cas, c’est bien sympa, cette technologie pour faire des souvenirs, il aimerait bien en avoir une pour prendre en photos sa famille
« Il est ridicule, mais bon quand on dort ont est rarement sexy ! Même si, là il a moitié à poil quand même ! » En effet, on voyait que la couverture était redescendue sur les hanches de l’anglais, laissant voir un caleçon sombre.
« C’est sympa vos trucs de photos, j’aime bien l’idée de garder des souvenirs » Dès que tout fut près, il lui expliqua son plan et se lança à l’attaque, pour immobiliser les bras de l’anglais, qui sursauta vivement, quand le poids lourd de Torin et d’Erin lui tombèrent dessus.

Erin inclina la tête positivement quand il lui demanda si c'était elle qui avait mis la bûche.
« Oui il a oublié son doudou. » Devant la mine interrogatrice de l’athosien, elle précisa : « Une peluche ou un bout de tissu qu'on donne aux bébés. »
« Quel enfant » pouffa Torin de plus belle, trouvant qu’Erin avait de l'imagination pour être une emmerdeuse et cela lui allait bien.

Erin constata qu’en effet, il était de nouveau découvert. S'il ne bougeait pas des masses la nuit, il avait souvent tendance à virer la couverture qui était sur lui. Elle ne put s'empêcher de jeter un coup d'œil à son entrejambe. Rien qui dépasse, dommage.
« Essaye de ne pas rougir alors quand tu vas le chatouiller », lança Erin taquine à l’adresse de Torin.
« Moi je l’ai déjà vu à poil, mais je vais tacher de ne pas faire ma prude effarouchée »
Elle confirma de la tête que c'était une chouette façon de conserver des souvenirs et elle nota dans une des cases de son esprit que c'était là une belle idée de cadeau pour le dresseur de chevaux. À voir comment tourner ça au mieux et vérifier avant que toutes les conditions d’utilisations pouvaient être respectées. Il approcha de “la demoiselle” et ils mirent au point une stratégie d’attaque. Finalement, il se chargerait de ses bras et elle des chatouilles. Quand Torin lui tomba dessus, Alexander sursauta soudainement. Sauf que les deuxièmes effets kiss cool arriva. Les doigts d’Erin, qui venait de se mettre à califourchon sur les hanches de l’anglais, sans vraiment penser à la gêne que cela pouvait engendrer, lui titillèrent les côtes avec entrain. Elle riait déjà la bougresse. .

Alexander Hoffman


Quel réveil en fanfare, il ne s’y attendait pas du tout. Qui pouvait s’attendre à se faire sauter dessus par un Athosien baraqué comme un buffle ? Personne, ce n’est pas le genre de chose qu’on prévoie habituellement. Surtout, quand de base, dans votre propre tente, il est censé y avoir qu’un chat et une jolie petite sirène absolument charmante… enfin là, elle n’était pas du tout charmante !
Elle était en train de l’attaquer via de viles papouilles, qui firent pouffer l’anglais.
« Oust !!.... NON ERIN ! » La surprise était passée, mais la tête embrumée, il essaya de se débattre en vain. Torin, venait de le plaquer contre le tapis rebondissant, qui faisait des siennes. La jambe d’Alexander, qui s’était enroulé contre la « bûche » tapa dans celle-ci. C’est à ce moment-là, qu’il tourna la tête, pour se demander ce que ça fichait là !
Il poserait la question plus tard, là, il devait se dégager d’un ours et d’une chipie ! Sa couverture, ne le couvrait plus du tout.
« Je vais vous faire mal ! » dit-il d’une voix étouffée par les rires à causes des chatouilles. C’était véritablement son point faible. Mine de rien il y mettait de la volonté pour se dégager de Torin. Celui-ci décida de s’asseoir sur le torse de l’anglais pour l’immobiliser réellement, en faisant gaffe de ne pas l'étouffer par son poids.

« Mais non, tu n’es pas bien épais !! Mais c’est quoi ce matelas ? On va finir par faire des galipettes hin ! »

Erin Steele

Le réveil était un franc succès. Torin y mettait du sien, et Erin aussi, pour qu’Alexander se souvienne pendant longtemps de l’attaque des Siths sur le beau Jedi endormi. L’anglais tenta de se débattre avec vigueur et franchise, mais il ne pouvait pas faire grand-chose contre la puissance brute de l’athosien, surtout qu’en plus d’être en dessous de lui, il devait aussi veiller à ne pas trop rire sous les chatouilles d’une Erin bien trop contente.

«[color:e47d= SpringGreen] C’est une vengeance pour hier soir ! », dit-elle en riant. Elle avait presque gagné d’ailleurs, mais il ne s’avouait jamais vaincu et finalement, elle avait mangé du sable. C’était un juste retour des choses, non ?
« Aigrie va !! » s’exclama l’anglais entre deux rires

Effectivement, le matelas commençait à prendre de la vigueur. Plus on le stimulait et plus il rendait la pareille, et ça remuait sévère. Finalement, une bourrade plus franche de Torin, qui inquiéta un peu Erin, elle dû le reconnaître (c’était qu’Alexander avait une plaie sur le flanc quand même) qu’elle valdingua vers la toile avec un petit cri. Torin fut éjecté lui aussi sans trop qu’il s’y attende et il vint percuter un des montants latéraux de la tente qui lâcha sous son poids, entraînant la chute de la toile sur l’ensemble des trois personnes à l’intérieur.

« Ma femme va me tuer », entendit-on sobrement dans le silence soudain.
« [color:e47d= SpringGreen]Je crois que nous sommes tous les trois responsables », déclara Erin, sur la gauche d’Alexander. Elle n’avait pas été expédiée très loin de l’anglais. Le matelas continuait de gigoter avec entrain, mais peu à peu, cela se calmait.

Alexander Hoffman

Alexander reprit son souffle, une fois que la catastrophe venait de se réaliser. À force de rire il avait affreusement mal au ventre. Une larme coula de son œil droit. Le voile de la tente leur tomba dessus et une petite crise de rire prit l’homme, décidément, ils avaient l’air fin tous les trois. Des rires d’enfants se firent entendre, les deux jumeaux de Torin était pliés en deux sur le dos de l’étalon.

« Surtout vous, si vous ne m’aviez pas sauté dessus » répliqua dans une pure mauvaise foi Alexander.
« Faut dire que tu étais trop mignon à serrer ta bûche ! »
« Je suppose que c’est l’œuvre d’Erin… donc c’est de ta faute vilaine ! J'espère que tu es bonne en couture. » De l’humour, pour essayer de faire passer la pilule à Torin, or l’Athosien en portait nullement ombrage. La tête de l’anglais se tourna vers Erin qui était proche de lui. Il lui donna un coup gentil sur la hanche.

« [color:e47d= SpringGreen]Hey ! Je n’y suis absolument pour rien ! », Répliqua-t-elle avec un petit air indigné dans la voix en chassant sa main.
« Ouai enfin faut plus que du fil là. »
« Nous t’en rachèterons une. »
« Laisse tomber, je vais reprendre un voile et c’est tout, ne te fait pas chier l’ami ! »

Il commençait à être sacrément gêné, il était en sous vêtement et plus du tout en position pour dormir. Alors, autant au petit réveil il n’en fut pas trop atteint, mais là...Alexander essaya de trouver ses affaires encore sous la toile, pour sortir. Il se tourna donc, pour marcher accroupie et dénicher son pantalon qu’il enfila avec une paire de chaussette. Mais sa chemise...Harry l’avait prise, mais savoir où il l’avait mise… En tout cas, Torin trouva la sortie et retira la toile de tente.
« Tu cherches ton haut ? »
« En effet. »
« Borf t’es bien comme ça aussi. » Dit l’Athosien, en haussant les épaules.
« Hum hum. » Fit Alexander sans vraiment répondre. Il n’aime pas son corps, c’est ainsi, alors bon on pourrait lui dire tout et n’importe quel compliment que cela serait pareil. Torin regarda étrangement Erin, en tendant une main pour la relever puis rejoignit Alexander, pour aider à regrouper les affaires, puisqu’ils comptaient bien partir.

« Bon, on range et vous venez prendre le petit dej’ à la maison. »
« On comptais bien venir t'embêter. » dit-il malicieusement en jetant une œillade à son ami du continent.
« [color:e47d= SpringGreen]Nous ne pouvons pas laisser passer une occasion comme ça », renchérit la jeune femme maintenant debout grâce à Torin. Elle aida à remettre les affaires en ordre, tâche qui n’était pas aisée de réaliser dans la tente à moitié écroulée. Bien que l’athosien semblait réticent, elle partageait l’avis d’Alexander pour lui en racheter une. Elle dégota la chemise d’Alexander dans le coin où le chat avait dormi.

« [color:e47d= SpringGreen]Je ne sais pas si tu la mérites vu que tu m’accuses à tort, mais tiens, voilà de quoi te couvrir. » Elle allait ajouter une vacherie mais elle préféra s’abstenir, sachant qu’il n’était pas très à l’aise avec son corps, malgré qu’elle commençât à pouvoir l’observer fréquemment.
« Merci. Je la mérite amplement, tu veux un bisou ? » dit-il taquin, en prenant sa chemise, pour l’enfiler prestement de ses mouvements toujours maniérés.
«[color:e47d= SpringGreen] Hum, je ne sais pas si j’ai envie que tu me baves dessus de bon matin », répliqua-t-elle avec un peu de provocation.

Erin Steele


Les enfants observaient tout ce beau monde du haut de leur étalon. Les trois adultes remirent rapidement de l’ordre dans les affaires, et Torin, après avoir essayé de rouler la tente, décréta qu’il reviendrait la chercher plus tard, parce qu’elle n’était pas transportable dans l’état où elle était actuellement.
« En route, mauvaise troupe », lança l’athosien en reprenant les rennes de sa bête pour entrainer la monture et ses enfants vers sa demeure.
Erin toisa Alexander avant de se mettre en route, et elle lui lança un petit :
« [color:e47d= SpringGreen]Tu oublies ta nouvelles meilleure amie la bûche. » Elle se fendit d’un rictus tout à fait charmant, flirtant dangereusement avec le petit sourire moqueur.
« J’en ai des tas à la maison pour la remplacer dans son petit coeur tout mou », dit l’athosien en éclatant de rire tout en faisant comme ci Alexander n’était pas là.
«[color:e47d= SpringGreen] On t’en trouvera une joliiiie ! », crut bon de compléter Erin qui s’amusait bien ce matin. Bon, il restait à marcher jusqu’à la maison de leur hôte, avec leur barda. Heureusement, tout n’était pas trop lourd, mais ils allaient être crevés en arrivant.


Alexander Hoffman

Alexander roula des yeux. « Non, elles ne peuvent pas remplacer celle que j’ai perdu sur place. Elle était parfaite » Il joua le jeu des deux intenables. Il donna un coup d’épaule à Erin, cette coquine avait quand même eut une drôle d’idée de lui coller cette pièce en bois. Franchement, il ne savait pas bien pourquoi, hormis se foutre de sa figure. Il aurait été plus grivois, qu’il lui aurait sous-entendu qu’il préférait largement avoir la bûche en forme de sirène entre les bras que sa version inanimée… mais, cela voulait dire qu’il avait grandement apprécié son réveil collé contre l’américaine et il ne désirait pas l’en informer.

« Et sinon vous comptez vous trimballer tout ça longtemps ? », fit Torin amusé. « Mettez tout sur le canasson !». Et il les aida à procéder.

Alexander s’arrêta pour charger l’étalon, SON étalon, qui portait une selle avec des accroches. Il ajusta au mieux les sacs, tout en étant aidé par les gamins. La petite fille, s’appliqua grandement et roucoula amusée des petites blagues que lui faisait l’anglais. Bon, d’accord, il était typiquement, le mec qui adorait les gosses et cela se voyait. Torin le remarqua et toisa Erin, qui n’avait pas eu le temps de moufter qu’Alexander lui avait pris ses sacs pour charger le cheval.

« Il ferait une bonne nounou quand même… » Puis il continua à observer l’anglais qui rivalisait surement au Tétris pour ajuster au mieux et optimiser les bagages, tout en parlant avec les deux jumeaux. « Dis… il a des gosses ? » dit Torin en chuchotant.

Erin Steele

«[color:e47d= SpringGreen] Je suis désolée pour toi », fit Erin en se laissant pousser gentiment, tout en riant. En vérité, elle n’était pas désolée du tout, mais qu’importe. Cette histoire de bûche allé rester de toute façon. Elle avait hâte qu’il allume sa tablette pour voir le nouveau fond d’écran de sa petite personne endormie avec son nouveau bébé dans les bras. Torin proposa de placer leurs affaires sur l’étalon, et au final, ce n’était pas une si mauvaise idée. Comme pour prendre soin de sa propriété fièrement acquise sur des pas de danses endiablés la veille, Alexander prit les affaires de son amie pour se charger lui-même de procéder à la répartition des charges sur l’équidé, aidé des enfants avec qui ils s’amusaient. C’était attendrissant de voir que lui, l’homme si fermé et guindé, savoir s’ouvrir avec ces petits bouts de choux.

« [color:e47d= SpringGreen]Il a l’habitude de gérer les grands enfants, je pense que c’est plus simple avec de petits. En plus, ils sont mignons comme tout, ça donne moins envie de les assassiner quand ils sont embêtant, ce qui présente un avantage sur les grands enfants. », fit Erin amusée. C’était alambiqué comme réponse.
Torin la toisa étrangement « Tu parles trop compliqué pour moi là ! »

Hanz par exemple. C’était typiquement à lui qu’elle pensait en parlant de grand enfant. Sauf que le concernant, il donnait parfois envie qu’on n’écourte ses jours tellement il était chiant. Et forcément, il était moins mignon tout plein qu’un bambin. La question suivante de Torin tombait sous le sens de ce qu’ils voyaient tous les deux.
« [color:e47d= SpringGreen]Non, il n’a pas d’enfant. Pas que je sache en tout cas, mais c’est vrai qu’il se débrouille bien avec eux. » Erin considéra Torin un instant. « [color:e47d= SpringGreen]J’espère que tu ne veux pas lui refiler les tiens ? »

« Oh ne me donne pas d’idée ! » fit-il en ricanant. « Bon papa poule tu te dépêches il y a les brioches qui nous attendes ! » Fit l’Athosien en direction de l’anglais, qui était en train de se débattre gentiment des mains chipies de la jeune enfant qui lui ébouriffant les cheveux dorés. Torin, s'esclaffa, commençant à marcher, le cheval allait suivre comme le reste de la mauvaise troupe.



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MessageSujet: Re: Les Sorciers pourpres en vadrouille Dim 4 Juin - 18:13
Les Sorciers pourpres en vadrouille


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Perrine Carrier // Marc Herra (Chef de chantier alpha) // Torin // Galatya (femme de Torin) // Gaty (jumelle de Galatya) // Galata (fille de torin)

****


Alexander Hoffman

Alexander rejoignit les deux adultes, quelques secondes après. Torin, joyeux comme un pinson, était assez bavard et racontait quelques anecdotes aux deux cadres. Le voyage jusqu’à sa maison, fut sous la bonne humeur. Quand ils arrivèrent, les enfants ouvrir leur bras, pour que leur père daigne les descendre. Et sans surprise la jumelle refusa les bras de son père.

« Nah ! Moi veux tonton ! » Torin, toisa l’anglais, qui était en train de se faire inspecter le visage par l’étalon qui réclamait de l’attention.
« Tonton Atlante est demandé pour servir de promontoire pour missi Galata ! »
« Pardon ? » Fit l’anglais, en se décalant.
« Ma fille à décider que tu étais membre de la famille, ce qui n’est pas faux avec Erin »

Alexander, ne savait pas trop quoi en penser, il était un peu gêné de cette soudaine attache, mais touché à la fois. Il alla donc, descendre la gamine, qui trouve plus agréable de rester dans ses bras. Ainsi, avec Galata dans les bras, il suivit Torin, sur la droite de la maison, ou une grande table en bois était dressée avec toute la famille et belle famille de Torin mais surtout un Marc a l'air jovial et une Perrine grognon.

« Bonjour à tous » lança l’anglais, il eut des réponses chaleureuses
Perrine se redressa en voyant arrivé Alexander avec la petite gamine dans les bras.
« Ohhh mais notre baron à une baronnette ! »
« Et oui, c’est fou comme ça grandit vite. » il toisa l’enfant
« Tu ne veux pas faire un bon gros bisou baveux à mamie Perrine ? »
« Nah ! Ronchon matin ! »
« ohhhhhh la vilaine mamie que voilà » Dit l’anglais en affichant un rictus sadique à l’ingénieur qui faisait une moue dubitative.
« Ouai, bah la mamie elle est tombée sur un puceau ! Donc bon ! J’espère que ce ne fut pas votre cas »
« Je ne sais pas, je n’ai pas été vérifié » répondit nonchalamment l’anglais, en allant s’asseoir, avec Galata accrochée à son cou. Perrine fut un peu étonnée…. Puis regarda Erin d’un drôle d’air. La femme de Torin, toisait Alexander avec une lueur attendrit trouvant la petite scène trop mignonne. Elle se poussa un peu, pour qu’il vienne poser son popotin vers elle.

Erin Steele

Après cet intermède sur les rejetons d’Alexander qu’il n’avait pas, la joyeuse troupe était repartie vers la maison de l’athosien pour profiter du petit déjeuner. Erin commençait à avoir faim, et l’évocation de brioche n’aida en rien. Torin, fidèle à lui-même, était bavard comme une pie, n’arrêtant pas de causer, balançant anecdote sur anecdote. Ça allait bien à la jeune femme qui n’aimait pas meubler ou parler pour ne rien dire. Ecouter était suffisant. Quand ils arrivèrent, la fille du dresseur de chevaux voulu que le chef de projet s’occupe de la descendre de l’étalon. Torin le lui dit en disant qu’elle voulait de son parrain, affirmant qu’ils étaient de la famille désormais.

Avec toute sa culture terrienne du parrain et de la marraine, Erin trouva qu’il allait un peu vite en besogne, mais elle préféra ne rien dire pour ne pas paraître impolie. Après tout, ce peuple était réputé comme très accueillant et avenant, et ils en avaient l’exemple depuis qu’ils étaient arrivés sur ce continent.

Eh bien, il y avait du monde de bon matin. La famille et la belle famille de Torin s’étirait sur la table en bois dressée pour l’occasion, ainsi que Perrine et Marc. La première avait l’air chafouin, tandis que le second était sur un petit nuage.
« Bonjour bonjour », fit Erin en embrayant à la suite d’Alexander. Elle fit un geste des deux mains en guise de salut pour appuyer ses propos, à l’ensemble de la tablée. Elle pouffa quand l’ingénieur raconta sans raconter sa nuit de merde et la frustration qu’elle devait avoir. Après, puceau ne voulait pas dire forcément mauvais coup, et si elle avait tant d’expérience que ça, elle aurait pu le guider dans la découverte de la femme. Bon, après s’il était émotif et qu’il tirait à blanc tout de suite, c’était une autre histoire. Tandis qu’Alexander allait s’asseoir près de la mère de la jumelle qu’il tenait dans ses bras, Erin prit le parti d’aller se mettre entre Perrine et la seconde jumelle adulte qui séparait la française de Marc. Elle capta le regard de cette dernière quand l’anglais confirma qu’il n’avait pas vérifié.

« J’ai constaté cette nuit qu’il préférait les bûches. » lança Erin à Perrine qui l’interrogeait du regard.
Marc cracha son jus d’orange par les trous de nez et la bouche, en un grand bruit de bœuf.
« Quoiiii ??! » s’étrangla-t-il en s’essuyant promptement.
« Alors la légende du baron PD, ce n’était pas une blague ?! »
« Il y a des enfants à table trou du cul ! », répondit Perrine qui finalement n’était pas mieux.
« Pas les bûches masculines, mais les bûches en bois quoi. », préféra préciser Erin qui avait un sourire jusqu’aux oreilles, en jetant une œillade amusée à l’anglais.
« Ah ça, je confirme ! Il dormait comme un bébé avec sa bûche en bois ! » Répliqua Torin dans un éclat de rire tonitruant.

Alexander Hoffman

Alors que la fille de Torin essayait de faire des tresses avec les cheveux d’Alexander, qui était bien patient, puisqu’il n’avait pas non plus beaucoup de longueur et elle tirait fort. Il prit son verre de jus de fruit, manquant de s’étouffer en voyant Marc crasher le contenu et s’exclamer après la réplique bien sentie de Erin. Il lui jeta un regard faussement courroucé. Cette histoire de bûche allait rester.
Il resta d’un calme parfait, alors intérieurement il riait, elle était intenable. Tout le monde attendait sa réponse il semblait faire l’innocent avant de balancer ça pique.

« Erin à de bien étrange blague je vous le concède. »
« Tonton voulait un doudou ? »
« Oh ce n’est pas moi qui ait besoin de doudou pour dormir » Et bim regard à Erin avec un petit rictus suffisant. Puis il toisa Marc amusé
« Olalala Marc le jour où nous feront notre coming out, il faudra éviter le liquide … »
Marc s’étouffa un sa brioche sous les rires. « Mon quoi ? »
« Eh bien vous savez bien… »
« Ah non non je ne vous suivrai pas sur ce terrain-là… »
« Ce n’est pas ce que vous avez dit hier... » il fit une petite moue déçue.
Il mit ses mains sur ses oreilles « Lalalalala je n’entends rien baron ! »
« Comme quoi ce bon espagnol a peur des sirènes » fit-il en levant les yeux au ciel.
« Des tritons surtout » Pouffa Perrine.

La femme de Torin, riait aux éclats avec sa jumelle. Puis elle ajouta en touchant le bras d’Alexander « Oh voyons, arrêtez de l’embêter, il va nous faire un complexe. » Elle toisa Torin d’un œil malicieux. « Et finalement, nous avons perdue quoi ? J’espère que c’est moi, que j’aille vérifier si ton ami aime les bûches ou non ! » Elle allait dans la provocation aussi, dans la bonne lignée des propos d’avant.

Erin Steele

Erin lui rendit son petit rictus suffisant, une réplique sur le bord des lèvres, mais Marc fut la cible de la provocation suivante d’Alexander. Ce n’était pas bien grave, elle aurait de quoi répliquer assez rapidement, elle en était certaine. Les deux hommes se rendaient bien la patate chaude. Heureusement, la femme de Torin vint mettre les holàs. La question embarrassa quand même l’homme.

« Je suis désolé chérie, mais ce n’est pas toi que j’ai troqué. Je t’aime trop pour ça. »
« Il essaye d’enrober là ! », fit la jumelle de sa femme.
« Tu vois ce qui t’attend hein », dit Torin à l’adresse de Marc. « C’est la même, des pures jumelles même dans le caractère ! »
« Et toi tu essayes de changer de sujet Torin », répondit sa femme en souriant.
« J’ai perdu l’étalon, voilà. »
« Et quand il dit l’étalon, ce n’est pas le surnom d’Alexander, bien que… », ajouta Erin en le toisant avec un petit regard entendu. Et bim, c’était pour le doudou ça.
Perrine, forcément, cracha son jus d’orange à l’instar de Marc.
« Mais ?! Je pensais que vous n’aviez pas… »
« Et c’est le cas », coupa Erin. Elle ne préciserait pas bien entendu qu’elle avait vu son caleçon bien tendu. Ce serait trop gênant tant pour lui que pour elle. La diversion vint de la jumelle.
« Notre étalon ?? »

Alexander Hoffman

L’anglais était ravi d’avoir fait diversion, mais cela ne fut que de courte durée que déjà la jumelle se faisait une joie d’avoir été troqué…ce brave Torin répliqua aussitôt, ce matin était animée et ce fut le tour de Perrine de crasher suite à la boutade d’Erin assez osée. L’anglais la regarda. Un court instant il se sentit mal, puisqu’il avait pu en effet avoir une confirmation de ce propos, étant donné qu’il avait remarqué qu’il était en forme et sans couverture. Le fait, qu’elle ait pu voir son entrejambe le rendait terriblement mal à l’aise. Heureusement, que la jumelle s’exclama aussitôt sinon, il se voyait mal répliquer. Il fronça les sourcils envers Erin comme pour gronder la petite fille qu’elle était. Il aurait pu faire comme beaucoup d’homme se galvaniser en disant que oui, il était bien monté mais non. Ce n’est pas son genre et puis quand ça tapait dans le sexe, il n’était jamais direct, il préférait enrober.

« Oui Thooz… »
« Mais tu sais combien de temps on a mis pour trouver cette merveille ? » Fit-elle faussement en colère « Thooz c’est NOTRE merveille, enfin la mienne surtout ! » elle soupira d’un air lasse, toisant Alexander « Bon, je te propose un autre échange, on ne peut pas perdre Thooz … »
« Dite toujours »
« Eh bien moi, et puis bon tu ne perds pas change et moi non plus… comme vous semblez assortie à notre étalon apparemment ! » Elle lui fit un grand sourire. Alexander, ne le montrait pas mais il ne se sentait pas du tout à l’aise, maudissant Erin sur le coup.
« Et si c’est de la PUB mensongère ? » Il lança un petit regard à Erin.
« Oh tant pis, tant que tu sais t’en servir »
« Oh et puis ce n’est pas mensonger du tout » Torin se mit à rire, voyant que cela faisait chier l’anglais… celui-ci le regarda étrangement.
« Je te rappel que moi j’ai vu ! » Dit-il fièrement « Non tu perds rien chérie, mais bon ça m’attriste que tu partes avec le premier venu quand même ! »

Alexander leva les yeux au ciel, soupirant, réajustant sa position, puisque la fille de Torin le câlinait gentiment.
« Ah bah ça c’est intéressant » lâcha Perrine
« Pauvre baron… » Rigola Marc ravi qu’il s’en prend pleins la figure.
« Tonton veux partir avec ma maman ? »
« Non, tonton va partir tout seul avec son cheval et voilà, personne pour l’embêter comme ça »
« Tu m’emèneras ? »
« Si tu es plus sages que ta maman ! » les athosiens ricanèrent.
« Maman elle va aller au coin ! »
« C’est moche d’utiliser les mioches… »
« Il y a des oreilles chastes je vous rappels… »
« Pour ça que vous ne répondrez pas ? »
« Exactement, j’ai été bien élevé moi. »

« Allez viens ma chérie, tu feras des câlins à notre beau tonton plus tard » la sœur jumelle, venait de se lever et tendait les bras pour récupérer la fille de Torin. Cela était clairement pour éloigner l’enfant du sujet de la conversation. Une fois la petite dans ses bras, elle la porta jusqu’à la maison où était les autres enfants. Alexander avait plus sa protection mineure… et le regard de Perrine était pétillant. Il prit une brioche, sans pour autant la manger.

Erin Steele

Erin accueillit le froncement de sourcils d’Alexander avec un petit haussement des siens, comme pour lui dire qu’il l’avait bien cherché. Elle ne savait pas s’il était gêné ou pas, ni même s’il s’était rendu compte des largesses de son caleçon ce matin. N’empêche, ça aurait pu être pire, elle aurait pu apercevoir une partie de la hampe de ce dernier, ou même, il aurait pu sortir par le haut du caleçon plutôt que d’emmener le tissu avec lui. Bref, il l’avait échappé belle quand même. Les deux époux commencèrent à s’expliquer à propos du pari perdu. Elle était bien contente que la femme de Torin reprenne l’histoire de l’étalon. Cela la fit pouffer un peu surtout qu’Alexander lui jeta un regard en même temps qu’il répondait à l’athosienne. Débrouille-toi avec ça, pensa-t-elle. Quand Torin en rajouta une couche, elle ricana de plus belle, surtout en voyant la tête de son Altesse Royale. Quand la garde de l’enfant lui fut retirée, Perrine attaqua directement. De toute façon, elle n’attendait que ça. Sauf qu’elle se tourna vers Erin.

« Et ça ne t’embête pas qu’il s’en aille sans toi ? »
La concernée termina d’avaler ce qu’elle avait dans la bouche avant de répondre.
« Pourquoi ? Je ne suis pas sa maman ? »
« Non mais on voit tous que… »
« Que j’aime le cheval oui, mais je n’en ai pas gagné un moi. », coupa Erin rapidement avant que Perrine ne rende les choses inconfortables.
« Ce n’est pas ce que je voulais dire », fit cette dernière en grommelant.
« Je sais », fit Erin avec un sourire.
« J’espère au moins que tu as été correct avec le fils de June, qu’on soit toujours les bienvenues dans sa boutique. » Et voilà comment relancer le débat sur quelqu’un d’autre.
« Ça m’étonnerait qu’il raconte à sa mère qu’il a… qu’il a… »
« Tiré à blanc ? » suggéra Marc hilare, content de se moquer de Perrine.
« Voilà. »
« Ça ira mieux la prochaine fois », dit Torin, soucieux de venir à la rescousse de ce jeune homme.
« Il n’y aura pas de prochaine fois ! », répliqua Perrine pas contente. Manifestement, ça ne la faisait pas rire, et c’était sans doute à cause des ricanements de Marc qui en faisait des caisses.
« Il fera comme le baron, il séduira ses collègues et ensuite il se tapera une bûche plutôt qu’une brune. »

Il ne fallait jamais longtemps pour que ça ne revienne sur Alexander, même si ce dernier restait silencieux ou en retrait, le boomerang revenait toujours. Marc prenait un malin plaisir à le manier de la sorte. Quoiqu’il en soit, Erin secoua la tête en levant les yeux au ciel.

Alexander Hoffman

Alexander soupira et envoya sa brioche sur Marc qui se bidonnait. Ainsi que le reste de la population.
« Il faut bien que je me console comme je peux. »
« Quand même ! Ça me rassure presque que vous avez étiez rejetez par Erin »
« Qui vous dit qu’elle m’a rejeté ? » enfin, bon, il aurait pu tenter, il en avait eu très envie, mais bon voilà, cela n’avait pas été le cas.
« Ah non vous n’allez pas recommencer ! »
« Je vais me gêner »
« Je n’aime pas les hommes ! »
« Vous avez un problème avec hommes Marc » Alexander avait fait exprès.

Marc rougit et prit la brioche que lui avait lancée l’anglais, qui lui fit un rictus charmant. La jumelle revenue et prit place contre sa sœur, qui se colla contre l’anglais.
« Bon ce n’est pas aujourd’hui que je vais avoir dans mon lit un bel atlante » soupira-t-elle.
« Oh vous ne serez pas la seule frustrée. Il en a une qui se fait du mal toute seule … »

Alexander commençait à en avoir un peu marre, des sous-entendus avec Erin et sur la taille de son entre jambe, il veut bien être agréable. Il se leva avec élégance, toisant Torin.
« Ils sont tous dressés ? » il lui fit un mouvement de tête vers le groupe d’équidés.
« Ouep »

L’anglais hocha la tête, prenant une brioche et marcha vers un cheval et celui-ci était nulle autre que Thooz. « Bon je vous laisse à vos fantasmes, si vous avez des questions sur mon anatomie vous référez à Erin, elle semble en savoir plus que moi » L’étalon, sentie la main de l’homme, puis frotta sa tête contre le torse. Il était assez affectueux et très calme. Après, quelques flatteries l’anglais mit sa brioche dans sa bouche et attrapa les crins du grand animal, pour l’enfourcher en sautant d’une manière souple, signe évident qu’il savait monter à cheval et qu’il n’était pas du tout en débutant. Il se fichait de savoir, s’il allait se faire passer pour le mec qui se vexe, mais ça commençait à le gaver. Et puis bon, outre l’envie assez frustrante de ne pas avoir eu le courage de se montrer plus entreprenant envers la nana dont il était amoureux, il avait envie de monté à cheval… une envie qu’il avait eue dès qu’il avait vu les chevaux dans la plaine. Il finassa sa brioche, alors, qu’il était en train d’élancer l’étalon dans un galop.

Erin Steele

La plupart des protagonistes l’avait observé.
« Putain, mais il sait monter réellement ! Je pensais qu’il me faisait marcher » dit Torin.

« Oh, il ne parle pas souvent pour ne rien dire ou pour se la raconter », ajouta Erin qui venait de le regarder s’élancer sur son étalon. Il avait du style, peu importe ce qu’il faisait. Elle se demandait s’il se mettait dans des situations délicates de temps en temps. Quoiqu’il en soit, elle comprenait son geste d’éloignement. Ils étaient un peu lourds, tous, depuis toute à l’heure. Blaguer deux minutes était marrant, mais étaler sans dans le temps, en essayant à tout prix de les caser ensemble devenait pesant. Surtout que ça lui dirait bien, à elle, de se mettre avec lui. Alors, elle se prenait à croire par le biais du jeu de ses amis ici présent que c’était possible, tout en se frustrant en se disant qu’elle allait perdre ce qu’elle avait. Bref, c’était lassant.

« Alalala… Il a pris la mouche le baron », fit Marc en jetant un œil à Erin et Perrine qui étaient côte à côte.
« En même temps, on n’arrête pas de l’embêter avec sa Erinounette. »
«Vous savez que les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures ? », ajouta la concernée.
« Oh, tu ne vas pas t’y mettre toi aussi ? »
« Ahhh… Ahhhhhh !! » Marc venait d’avoir une illumination. « J’y suis ! » Il semblait tout fier, comme-ci il avait résolu l’énigme du siècle. « Hier, tu es revenue plus tard parce que tu étais indisposée, c’est Perrine qui nous l’a dit ! »

Erin fit les gros yeux à l’ingénieur. Elle ne lui avait pas dit de sortir cela comme excuse pour couvrir sa fuite pour aller chercher le cadeau d’Alexander.
« Il est frustré le baron ! Il n’a pas pu consommer, et je comprends pourquoi il prend la mouche ! Mais en vrai, tous les deux, hein ? »

Erin ferma les yeux deux minutes en se pinçant les lèvres. Elle afficha un sourire à Marc en se levant, tout en se faisant une contenance.
« Mais bien sur Marc », dit-elle avec toute l’ironie du monde.
Perrine ricana. Le visage du chef de chantier s’illumina.



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MessageSujet: Re: Les Sorciers pourpres en vadrouille Dim 2 Juil - 17:09

Erin Steele


« Torin, est-ce que je peux abuser de votre hospitalité et me laver, s’il vous plait ? »
« Mais bien sûr », fit l’intéressé qui suivait la discussion de loin, mais d’une oreille attentive. Il faisait preuve de plus de tact que l’espagnol, et pourtant, l’athosien n’était pas le roi de la subtilité. Sa femme se leva.
« Je vous montre la salle de bain ma chère. »
« Je vous remercie Galatya, je vous suis. »
Les deux femmes prirent le chemin vers l’intérieur du ranch. Elles regardèrent passer Alexander qui tournait non loin de la maison. Il semblait s’amuser. Erin espérait qu’il se détendrait comme ça. Elle sourit niaisement dans le vent en le toisant de loin, s’arrêtant même de marcher.
« Vous devriez lui dire vous savez. », fit la jumelle en posant un bras sur l’avant-bras de la consultante.
« Je n’ose pas », répliqua cette dernière en regardant une dernière fois l’anglais, avant de reprendre son chemin. Inutile d’être secrète avec cette femme. Elle avait l’expérience pour elle, et un sens de l’observation assez important.
« Vous voulez que je fasse les intermédiaires ? On le fait pour nos jeunes couples de temps en temps. »
« Je ne suis plus une adolescente qui envoie ses copines demander au plus beau mec de la cour d’école s’il veut sortir avec moi », fit Erin un peu aigrement.
« Je ne voulais pas vous vexer, je suis désolée. »
« Non, ne vous excusez pas. Ce n’est rien. C’est juste que j’ai l’impression que tout le monde se mêle de ma relation avec Alexander. Nous sommes des amis, et nous le vivons bien. »
« Oui, bien entendu, cela se voit », rajouta la femme de Torin avec une pointe d’ironie qu’Erin décrypta dans la seconde. « Suivez-moi, je vous montre notre salle de bain. »
« Merci. »
Elle découvrit la salle d’eau et les ornements simples qui la composait. La grande baignoire au centre était un appel à la détente et au farniente. Passer des heures immergées là-dedans ne devait pas être déplaisant.
« Vous vous débrouillez ? »
« Oui, merci. »
Erin avait pris des affaires dans celles qu’elle avait acheté hier, pour se changer et être propre. Le bain ne lui ferait pas de mal. Elle se glissa dans l’onde chaude et elle laissa le temps filer.


Alexander Hoffman

Bon au moins, il se détendait bien à crus à grande vitesse… il savait suffisamment bien monter pour éviter de se faire écraser l'entrejambe. Il adorait ça, l’équitation, le vent sur son visage. En plus Thooz avait des allures souples et confortables. Bref, monté à cru sur ce cheval était des plus plaisant. Il prenait soins d’éviter de faire des virages trop courts, pour ne pas glisser. L’étalon semblait se ravir autant que son cavalier et quand il passait devant des juments, il forçait un peu l’allure pour amplifier ses mouvements en levant les pattes. Monsieur fait du gunge !
« Arrête de draguer, tu en deviens suffisant » dit l’anglais avec douceur à son équipier équin. L’étalon ronfla de plus belle, continuant son manège. Au bout d’un moment, qu’il ne savait pas évaluer, il revenu vers la ferme, où se trouvait les autres personnes. Remarquant l’absence de plusieurs personnes. Perrine était non loin, en train de cueillir des fleurs ou des herbes avec la jumelle de la femme de Torin, Marc était allongé dans l’herbe et Torin et sa femme le regardait venir, alors qu’il se câlinaient gentiment sur le banc. Bien entendu, il remarqua l’absence d’Erin et il était tenté de demander où elle était passée. Mais, il ne voulait pas relancer la polémique. Thooz s’arrêta près du couple en piaffant. Alexander descendit.
« Alors ? »
« Alors, je suis bien heureux d’avoir un cheval si agréable à monter et dynamique sans être fou »
« Tous nos chevaux sont calmes et gentils »
La fille de Torin hurla le mot « Maman ! » Galatya, se leva en soupirant, pour prendre dans ses bras sa fille, qui avait fait une mauvaise chute et s’était écorchée le genou.
« Je peux te prendre ta salle de bain ? S'il te plait. »
« Si tu me la rends oui. Tu connais le chemin » Torin était espiègle.
« Si elle me plait je te lancerai un pari. »
« Avec plaisir ! » Torin ricana et Alexander lui sourit avant de pénétrer dans la ferme, sans entendre le commentaire de la belle brune.
« Il va où notre bel Atlante ? »
« Se doucher »
« …Torin, tu ne lui as pas dit ? »
« Dis quoi ? »
« Bah qu’il y a Erin dedans ? »
« Euh… non »
Mais avant que l’athosien lève son derrière, Alexander était déjà partie en direction de la pièce. Torin haussa les épaules en regardant sa femme « Bon bah … »
« Bon bah voilà quoi ? »
« Ils verront, faut pas que les deux autres le sachent. »
Alexander marcha vers la salle de bain, avec des affaires de rechange. Il était détendu et avait presque envie de tanner l’Athosien, pour partir en balade un peu plus loin. Il bailla légèrement, un peu fatigué mine de rien. Il ouvrit la porte, perdu dans ses pensées. Il demanderait à la consultante si elle veut bien venir pour la balade, cela ne serait pas plus mal. Il lui en voulait presque un peu, d’avoir déclenché la lourdeur des autres, mais bon au final elle n’y était pour rien. Il ne fit pas gaffe qu’il y avait quelqu’un dans le point d’eau. Son regard venait de se perdre sur la fenêtre qui illuminait la pièce. Celle-ci était entrouverte. Bien entendu il n’avait pas fait gaffe à la présence et alla fermer la fenêtre. Faut dire qu’il ne s’attendait pas à tenir compagnie à quelqu’un.

Erin Steele


Elle était bien dans son bain, les yeux fermés. Elle avait trouvé du bain moussant et elle s’était un tapis sur l’eau, duquel émergé ses genoux, à cause de ses jambes pliées. Son esprit divaguait doucement sur la nuit qu’elle avait passé, et surtout, sur le réveil de ce matin, et ce caleçon bien tendu. Elle ne pouvait s’empêcher de le visualiser, tout en se demandant si elle n’aurait pas dû aller voir ce qu’il y avait en dessous. Un homme au réveil aime être tripoté avec affection, et peut-être qu’il aurait apprécié, et qu’elle aurait pu lui avouer ses sentiments. Mais bon… C’était plus facile à penser dans un bain bien au chaud que d’agir en présence de la personne désirée. Elle déglutit. Cela lui donnait des envies pas très chastes.

La porte s’ouvrit, aussitôt suivit par ses yeux. Qui est-ce qui venait dans la salle de bain. Instinctivement, Erin ne bougeait plus, et elle constata avec stupeur qu’il s’agissait d’Alexander, et qu’il venait de fermer la fenêtre mine de rien. Qu’est-ce que ça voulait dire ? Il venait là pour elle ? Pourquoi est-ce qu’il fermait la fenêtre ? Pour qu’on ne les entende pas de dehors ? Il avait envie lui aussi ? Il prenait son courage à deux mains ? Erin était en mode hypothèses à fond la caisse. En fait, il ne semblait pas avoir remarqué qu’il y avait quelqu’un. Elle s’enfonça un peu dans l’eau pour ne laisser dépasser que ses genoux. Sa poitrine disparue sous la mousse, et elle enfonça un peu son menton dans le coton humide.

« Alexander ? », fit-elle d’une petite voix pour attirer son attention.

Alexander Hoffman

L'anglais se perdait dans le paysage qu'il apercevait par la fenêtre. Oui vraiment cela serait bien d'aller voir ce qui se passait dans cette forêt là-bas. Il s'y voyait déjà à dire vrai et cela l'empêchait de repenser à la lourdeur de certain. Une petite balade à dos de destrier, limite il avait une pensée chevaleresque avec Erin et sa robe rouge. N'empêche il avait quand même honte… ça se trouve elle l'avait vu ce matin et même si c'est une réaction normale, il ne voulait pas être mirer dans ce genre d'état.

Ses mains allèrent sur les boutons de sa chemise dans le but de la retirer. Toujours en contemplation. Soudainement une petite voix le nommant le fit frissonner… Il se tourna machinalement vers la porte…mais il ne vit pas la silhouette raffinée de son amie. C'est pourtant la voix d’Erin qu'il avait entendu…hum étrange… puis son regard balaya la pièce finissant sur l'eau mousseuse dont une tête et des genoux dépassaient. Une vague de désire et de gène le prit soudainement réalisant qu’elle était bel et bien là…nue sous la mousse. Oh vraiment, il était mal à l’aise, qu’avait-elle pu s’imaginer ? Super gros pervers va ! Il recula, détournant le regard.

« Je… je ne savais pas que tu étais là… excuse-moi » Mais Torin pouvait pas lui dire sérieusement ? Il soupira, essayant de reprendre un peu de contenance après cette surprise, pour aller vers la porte.

Erin Steele


« Je… Ce n’est pas grave… » Elle était au moins tout aussi gênée que lui. Elle avait l’impression qu’il pouvait voir au travers des bulles, et pourtant, ça ne devait pas être le cas. Est-ce qu’il allait venir ? Elle en avait envie, mais elle ne pouvait pas lui proposer, ce serait indécent… Vraiment indécent. Vue sa réaction, elle se doutait qu’il ne l’avait vraiment pas vu et que ce n’était pas une volonté de la rejoindre. Elle était un peu déçue du coup. Mais bon, elle ne pouvait pas jouer sur un quiproquo. Elle se demandait si les autres ne lui avaient pas dit que la salle de bain était libre. Dans ce cas, ils continuaient à être lourd. Heureusement qu’elle n’était pas sortie du bain pour se sécher. La honte s’il était entré au moment où elle avait la serviette entre les jambes… Elle avait bien fait de mettre de la mousse n’empêche.


Alexander Hoffman


Le pire dans cette situation, c’est qu’il aurait aimé la rejoindre, mais bon voilà, il ne pouvait pas se permettre ce genre de chose. Enfin bref, il ne la toisa nullement, de toute façon son regard mirait la fenêtre…mais qu’elle est belle cette fenêtre…Oh oui la plus belle des fenêtres. Il se faufila vers la porte, l’ouvrant, pour passer. Il grommela quelques plates excuses. Referma ladite porte en bois, s’adossant à celle-ci quelques secondes pour souffler… là il avait quand même un brin de colère et il descendit les marches. Le timbre de sa voix était tout sauf agréable, un orage même « Torin ! » Erin pouvait l’avoir entendu tellement ce fut percutant.
L’athosiens, fit une grimace, en toisa sa femme…. Se disant qu’il allait s’en prendre une. Quand il vit déboulé Alexander, il se dit qu’il était dans la merde. Il décida de calmer le tonnerre avant de se prendre les premiers éclairs.
« Attend attend, je te promets que ce n’était pas volontaire, j’ai oublié… »
« Tu as oublié ? »
« Oui…excuse moi je ne voulais pas. Je …je ne veux pas faire comme les deux autres »
Face à autant de sincérité, il ne pouvait pas remettre en doute son ami. Il hocha la tête, allant s’asseoir dans le salon de la ferme, attendant que miss trempette ait fini. N’empêche, il était en colère sur le coup… mais bon, l’idée fantasmagorique d’un bain était plaisante. Rha, allé zou, de quoi être frustré, il se jura d’arrêter de penser à des trucs peu chastes. Faut dire que le réveil et la soirée d’hier avait été propice à quelques émois. Oui, il la désirait, oui il avait des sentiments mais cela ne devait pas aboutir point !

Erin Steele


Il lui présenta de plates excuses en grommelant, tout en prenant la porte. Il ne la regarda pas une seule seconde, maintenant qu’il était conscient qu’elle était là dans la pièce. Il préférait la contemplation de cette fenêtre, autrement plus intéressante. Elle se sentait un peu vexée en fait. Comme-ci elle était trop horrible pour qu’il ne daigne la regarder. D’un autre côté, il pouvait aussi faire cela par respect pour elle parce qu’elle était en train de faire trempette. Ou alors, il était vraiment gêné de se retrouver dans cette situation et il préférait fuir le plus rapidement possible. Elle le laissa s’en aller. Quand la porte se referma sur lui, elle se laissa couler dans l’eau, s’immergeant complètement. Elle resta quelques secondes ainsi sous l’eau, dans le silence le plus total. Elle entendait les bruits de la maison par réverbération du son, mais sans en percevoir distinctement l’origine ou même la signification s’il y en avait une. Elle remonta à la surface, s’essuya les yeux avec ses poings avant de les ouvrir.

Elle ne savait pas quoi penser de tout cela. Elle préférait se dire qu’il était gêné, ou même galant, et qu’il ne voulait pas la mettre dans une situation délicate, plutôt que de se dire qu’il était gay, ou probablement pas intéressé par elle. Quel genre d’homme ne regardait pas une fille nue dans un bain alors qu’il en avait la possibilité. Le genre d’Alexander, guindé, courtois, respectueux, soigneux, et qui ne voulait pas la mettre mal à l’aise. Elle le connaissait trop bien. C’était tout lui d’être comme ça. N’empêche, elle aurait aimé qu’il la rejoigne dans ce bain, sur un coup de folie, ou sur un pari, n’importe, mais bon, elle n’était pas prête à faire le premier pas vers lui pour le moment, même si elle se sentait en confiance et en sécurité. Elle barbotta encore un petit moment dans l’eau, alternant entre position assise, allongée, puis des immersions, et enfin, elle se décida à sortir, quand elle estima que son cerveau tournait trop en boucle et qu’elle en avait marre de ressasser des hypothèses qu’elle éprouvait mille fois sur différentes théories. C’était usant.

Elle se sécha, priant pour qu’il entre alors qu’elle s’enroulait la tête dans sa serviette, masquant brièvement sa vue. Il la trouverait nue, debout, hors de l’eau, et il n’aurait d’autre choix que de la regarder. « Tu es vraiment une ado », se morigéna Erin en s’enroulant dans sa serviette, celle avec son écusson de petite sirène. Elle eut un sourire attendri. « Niaise ! ». Elle secoua la tête, et elle entreprit de finir de se sécher avant de s’habiller. Elle opta pour des habits pratiques qu’elle avait acheté chez June la veille. Heureusement qu’ils étaient passés dans cette boutique sinon elle n’aurait pas eu de quoi se changer. Elle portait donc un pantalon souple en toile d’une couleur bleu ciel, style jean, avec les chaussures ouvertes qu’elle portait en arrivant, et pour le haut, elle avait sélectionné un chemisier gris près du corps, à manche longue mais qui était ouvert simplement sur les épaules. D’ailleurs, il y avait une bretelle qui n’était pas cousu avec le devant du chemisier, elle était passée dans un large anneau en bois, ce qui faisait la jonction avec le reste du vêtement, permettant de le tenir en place tout en laissant une petite traine sur l’avant assez esthétique.

Elle termina de se pouponner un peu puis elle sortit, trouvant Alexander dans le salon. Elle approcha, un peu timidement du coup, comme-ci il l’avait vu à poil. « C’est libre si tu veux y aller… » Elle croisa les mains sur son ventre, avant d’ajouter : « Alors, Thooz ? ». C’était histoire de faire la conversation sur un sujet qu’il aimait tout particulièrement, afin de rompre ce moment un peu gênant. « Tu avais l’air de t’éclater ».

Alexander Hoffman


L’anglais alla donc patienter sur le canapé à l’intérieur du ranch. Il voulait être tranquille et ne pas affronter d’autres remarques du duo, certes gentil mais lourd Perrine/Marc. Cela le pesait ce genre de taquinerie, sur le couple hypothétique avec Erin. Ils étaient amis de base et puis bon, lui ça le tenterait bien de pousser un peu plus que cette fichue amitié. Mais voilà, il y a d’autres éléments qui font, que ce n’est ni le bon moment ni même l’occasion pour se montré plus entreprenant. Et puis bon, il ne voulait pas perdre tout ce qu’ils vivaient entre eux deux à cause d’un stupide sentiment humain.

Dans un long soupir, il regarda la maison, de belle facture en bois, même si elle était rudimentaire à comparer des maisons terriennes. Chaleureuses et douce, elle sentait bon la convivialité. Torin, venu s’asseoir à côté de lui, comme pour s’assurer que son copain, ne le boudait pas. Dans un geste amical et qui allait assurer à Torin que cela ne fut pas le cas, il lui bourra l’épaule. Alexander, n’était pas de ce genre à faire de pareil geste, mais, il savait que cela parlerait plus à l’homme que s’il lui évoquait une belle phrase.

« Je te promet que j’avais oublié qu’elle était en haut »
« Pas grave, je n’ai pas entaché à sa pudeur »
« Oh, je suis certain qu’elle ne t’en aurait pas voulue»
« Qu’importe, cela ne se fait pas » répondit simplement Alexander, qui crut instant que Torin allait lui dire qu’Erin n’aurait pas été gênée qu’il la voie dénudée. Peut-être l’avait t‘il pensé, mais au moins l’Athosiens, avait remarqué que cela le gonflait.
« Ils sont un peu lourd quand même. Navré pour tout à l’heure. »
« Tu n’as pas t’excuser de la lourdeur des autres »
« J’y ai participé aussi »
Alexander lui jeta un petit regard amusé « Je ne t’en veux pas [/color]» Et Torin le chopa par les épaules, pour lui ébouriffer les cheveux, les deux hommes ricanèrent doucement. Puis l’Athosien se leva.
« Bon ! Je vais trouver mon fils, il joue à cache-cache, pour ne pas qu’on lui lave les oreilles »
« Bonne recherche »

Et quelques minutes après Erin, arriva dans une tenue surement achetée chez June, elle lui allait très bien. À croire que les créations de la femme blonde aux yeux de husky étaient faites pour l’embellir encore plus. Volontairement il lui transmit un compliment par le regard. Appréciant plus particulièrement le haut très original de la jeune femme. Le pas d’Erin était timide, normal. Il ne sentait pas des plus à l’aise mais il ne laissa rien voir.

« Merci » Il se leva d’un mouvement simple, quand elle ajouta quelques mots qui firent sourire l’anglais. « C’est une merveille comme le dit Galatya. Il a de superbes allures, même s’il se la pète quand ils voient les juments » Il lui fit un rictus espiègle, ses paroles confirmait qu’il s’était éclaté. « On est assortie, sauf que je n’ai pas besoin de juments pour me la raconter » dit-il d’un air familier, lui donna un coup d’épaule en passant près d’elle. Autant pour l’embêter que de lui dire que tout allait bien. Il se tourna vers elle, quitte à lui dire maintenant c’est l’occasion. «[color:13ad=spring#FF0000green] J’ignore si tu veux rentrer maintenant, mais si tu veux, on peut aller chevaucher … à deux ou avec nos hôtes. » Il crevait d’envie qu’elle lui dise oui, pour la seconde proposition, il n’évoqua ni Marc ni Perrine.

Erin Steele


Erin, comme à son habitude, soutint le regard appréciateur de l’homme qu’elle avait en face d’elle. Elle aimait bien voir ce qu’elle voyait dans les billes d’acier bleutées d’Alexander. Cela la renarcisait plus qu’il ne fallait, et elle se sentait belle et désirable. Et pourtant, elle n’osait pas aller vers lui pour s’ouvrir sur les sentiments qu’elle avait. De peur de perdre ce genre de regard probablement. S’il se braquait, ou s’il refusait, elle savait, tout anglais qu’il était, qu’il serait moins avenant dans son non verbal, même s’il ne le voulait pas. Ne serait-ce que pour confirmer sa volonté d’éloignement et qu’elle ne souffre pas à nourrir de faux espoirs le concernant. Il serait toujours prévenant, mais ce ne serait plus pareil. Elle ne pouvait pas perdre cet aspect là de leur relation.

Erin afficha un sourire franc et normal quand il commença à lui raconter pour l’étalon. Il la poussa légèrement en affirmant qu’il n’avait pas besoin de jument pour se la péter et elle lui répondit un « je confirme » emplit d’amusement. Non, Alexander était un anglais qui se la pétait souvent, et la plupart du temps, ce n’était pas pour rien. D’un autre côté, il ne roulait pas des mécaniques non plus, alors qu’il pourrait au regard de ses prestations martiales. Bref, il choisissait ses terrains pour se la raconter, afin de paraître tout à fait charmant. Erin en savait quelque chose. Sa proposition ne l’étonna pas, elle l’avait sentie arriver gros comme un camion.

« Hum. Ca me dirait bien, j’aime le cheval même si je ne suis pas une experte comme je te disais. » Il lui laissait le choix d’y aller avec ou sans leurs hôtes. La nuance était là, et en bonne communicante qu’elle était, elle capta tout de suite qu’il excluait Marc et Perrine.
« J’aime bien Torin et sa femme, mais je préférerai qu’on y aille qu’à deux. » Elle n’argumenta pas plus que ça. Mais au moins c’était clair. « Enfin… Si tu parles de chevaucher un cheval », ajouta-t-elle avec un sourire espiègle. C’était clairement une petite blague taquine sur le double sens possible du mot. Du Erin tout craché, même si elle ne voulait pas se montrer lourde avec lui surtout après tout ce qu’il venait de se passer.

Puis après tout, ils avaient décidé de passer un weekend prolongé de vacances, ensemble, pas avec toute la clique de copains. Elle espérait qu’il comprenait, mais d’un côté, s’il voulait y aller avec l’athosien, il ne lui aurait pas laissé le choix.

Alexander Hoffman

Comme à chaque fois, elle relevait son regard dans ce jeu de compliment silencieux. Bien entendu, il pourrait lui dire que ça tenue lui va bien, que ce petit haut est original et adorable sur son corps. Oui, il pourrait, sauf qu’il avait remarqué que ce système de communication, plaisait à Erin et involontairement, il le favorisait puisqu’il aimait voir le retour dans ses prunelles émeraudes. Après l’anglais, n’était pas en reste, capable de la complimenter oralement, mais étrangement, une fois que les mots étaient posés dans l’air, cela déclenchait plus de la gêne. Alors, que le regardait n’entraînant pas ce sentiment, bien au contraire.
Alexander s’auto clashait gentiment, souriant quand elle confirmait l’élément assez vrai qu’il se la pétait. De nature modeste, il se pavanait juste, pour le principe des taquineries et des autres éléments pour faire croire qu’il était supérieur. Et il avait cet air suffisant naturel qui lui collait à la peau. Alors, il en jouait.

Involontairement un sourire se dessina sur les lèvres de l’homme, ravi qu’elle semblait partante pour se balader. Oui, c’est égoïste, il adore ça et il crevait d’envie de remonter sur le dos de sa nouvelle acquisition, profité de la nature avant d’être enfermé dans la cité. Et puis, il avait envie de profiter encore du temps ensemble, parler, découvrir et se charrier. Même si le matin, avait été un brin étrange à cause de désirs inavouable, il ne voulait pas mettre fin à ce moment.

Il hocha la tête, ils iront à deux et elle avait compris son message sous-entendu, qu’il ne désirait pas s’encombrer des personnes du site alpha. Elle finit sur une petite pique, il pouffa silencieusement. Il avait presque envie de lui dire, qu’il ne serait pas contre qu’elle le chevauche. Mais cela, serait un appel sourd de son envie et lourd de sous-entendu.
« [color:13ad=spring#FF0000green]Apparemment, il y a pleins d’étalons ici » dit-il d’un air taquin, pour répondre à sa blague et surtout au sobriquet de Torin ou de celui qu’on l’avait affuté.

« Après à voir si tu veux monter seule ou avec moi » dit-il simplement, sans se soucier au fait que ce rapprochement était osé. Après, c’est plus une proposition, si elle ne se sentait pas à l’aise seule sur un équidé.


Erin Steele


Oui, elle appréciait voir dans les yeux de cet homme les compliments qu’il pouvait faire passer. Il n’avait pas un regard de prédateur sexuel, d’un pervers en puissance qui reluque sa proie avant de la bouffer. Non, il appréciait ce qu’il voyait, il appréciait la contempler et mine de rien, ça lui faisait plaisir de se sentir belle et désirable. Et elle préférait largement qu’il la contemple ainsi plutôt qu’il ne s’aventure à lui dire une phrase gentille. Ce serait gênant pour tous les deux. Il devait le sentir, tout comme elle le sentait.

Le fait qu’elle accepte semblait le rendre heureux, au regard du sourire franc qui se dessina sur ses lèvres. Cela lui fit autant plaisir que s’il lui avait offert un objet dès plus convoité. Comment est-ce qu’elle pouvait lui refuser cela ? Il répondit de façon évasive à sa petite boutade sur la bête à chevaucher. « Il n’y en a qu’un d’intéressant, j’en ai bien peur », fit Erin avec un sourire. Son cœur s’emballa un peu. Elle avait peut-être était un peu trop directe là pour le coup. Elle enchaina avec sa question suivante, préférant ne pas laisser un flottement s’installer.
« Ca dépend, si on montre à cru ou pas. Avec une selle, des rennes, tout ça, je devrai m’en sortir. » Elle n’était pas contre un petit rapprochement avec l’anglais, mais il fallait avouer que c’était quand même grisant de manier sa propre monture.

Alexander Hoffman


Il lui jeta un petit regard mutin… Oui, il en avait qu’un seul d'intéressant et il espérait bien qu’elle parle de lui et non du cheval ou d’un autre homme juste pour le chambrer. S'apprêtant à lui répondre, elle enchaîna bien vite, marquant une gêne, qu’il aurait aimé exploiter pour avoir un peu plus d'éléments … mais courtois il ne prit pas cette audace. Après tout, il ne se sentait pas de la pousser dans ses retranchements, alors qu’il avait eu l’idiotie de se rendre dans la salle de bain sans vérifier la présence d’une tierce personne. Il préféra le prendre pour lui et mine de rien, cela le titilla davantage dans cette envie qu’elle ne prenne pas de seconde monture.

« Tu aviseras avec Torin de l’équipement et en conséquence de ta façon de monter » Dit-il simplement, une forme d’aveux, lui montrant qu’il n’était pas contre de partager son cheval, de toute façon, il partageait bien volontiers beaucoup de chose avec elle.

« Je vais me renseigner oui. », répondit-elle simplement. S’il s’avérait que les selles, ici bas, n’étaient pas une norme, alors oui, elle monterait avec Alexander. Elle n’était pas assez bonne cavalière pour monter sans équipement adéquate.

Le jeune homme, hocha la tête, lui laissant une forme de choix. Bêtement, il espérait bien, qu’elle lui sorte qu’il n’y ait pas de selle, quitte à lui mentir. Puisque de toute façon, en rentrant la veille ils avaient vus sur la table l’une d’entre elles. Intérieurement, il se fouetta la joue, non mais vraiment, il en venait à espérer de plus en plus de rapprochement avec la belle consultante. Cette journée avait été pour lui faire plaisir et tout allait crescendo et plus ça allait plus il crevait d’envie de goûter ses lèvres et ça depuis qu’ils avaient dansé ensemble. Il se tourna, avec élégance, pour attraper ses affaires laissées sur la table et monter vers la salle de bain. Essayant de calmer ses envies grandissante.

Erin laissa donc l’anglais allait se laver. Elle en profita pour retrouver Torin et sa femme dehors, afin de discuter avec eux. Il fallait qu’elle voit pour les montures, et surtout, pour l’équipement.

« Alexander et moi souhaitions aller nous promener en cheval pour la journée, est-ce que vous pensez que c’est possible sur le continent ? »
Elle voulait savoir, en quelque sorte, si les deux athosiens pouvaient lui indiquer des sentiers et des chemins dans les bois pour qu’ils puissent se diriger et profiter de leur monture.
« Oui, bien entendu. Nous le faisons régulièrement. Vous y allez à deux sur Thooz ou vous comptez prendre chacun une monture ? »
« C’est-à-dire que prendre ma monture me dit bien, mais je ne voudrais pas abuser, en plus de ça, je ne sais pas si vous montez à crue ou si vous avez des selles, tout ça. »
« Nous avons bien des selles oui, par contre, il reste les chevaux des jumelles qui sont dressés, puisque les autres sont des poulinières ou en cours de dressage….mais ils ont leur caractère. Tu sais bien monté ? » En effet, les dressés avaient été vendu, les chevaux de Torin avaient un franc succès
« Je suis plutôt novice… », fit Erin avec un pâle sourire.
« Je ne vais pas te les conseiller alors. Je ne voudrais pas qu’ils te fassent tomber s’ils sentent que tu n’es pas franche. »
« C’est préférable oui. »

Erin n’était pas le genre de femme à prendre des risques inconsidérés. Si on lui disait que ce n’était pas conseillé, elle n’insistait pas. C’était une chochotte, et elle fuyait la douleur comme la peste.

« Je vais indiquer des sentiers à Alexander. J’adore le voir tout nu. », fit Torin en s’éloignant, gloussant un peu de sa connerie. Erin allait protester, mais le son mourut dans sa gorge. Il était déjà loin.

« Tu viens m’aider à équiper Thooz ? »
« Avec plaisir ».

Erin emboîta le pas de Galatya. Les deux femmes purent aller attendre les hommes tout en préparant le cheval. D’ailleurs, elles en profitèrent pour discuter menu du jour, et Erin se vit promettre que l’athosienne leur préparerait des sandwichs pour leur balade en « amoureux ».

« Tu vas pouvoir te serrer contre lui comme ça. »
« Ça ne changera pas des nuits que nous passons ensemble », répondit Erin mutine.
« Haha, je vois je vois ! », répondit la femme de Torin en riant un peu.

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MessageSujet: Re: Les Sorciers pourpres en vadrouille Lun 24 Juil - 13:22
Alexander Hoffman


Contrairement à Erin, il ne prit pas vraiment son temps, voulant ne pas le perdre. Il avait hâte de partir chevauché, surtout si elle décide de ne pas prendre un cheval. Cette idée qui le turlupinait depuis, qu’ils l’avaient évoqué lui plaisait de plus en plus. Et à la fois, cela lui faisait un peu peur, n’étant pas tactile …remarque cela était idiot de penser à cette gêne, puisqu’il en avait envie et qu’avec elle, il acceptait les contacts physiques. Au point qu’il aurait aimé un plus rapproché la veille au soir. Cela aurait d’ailleurs, un peu risqué de le réaliser, étant donné qu’il n’avait rien pour se « protéger », ne pensant pas dormir au campement, ni consommer un désir chaque jour plus irritant. Donc, en somme, il avait bien fait de contenir ses avances, il aurait été dommage d’être coupé à cause d’un « manque ». Et puis en toute manière, il avait bien trop peur, de lui avouer ses sentiments, pour ne pas tout perdre. Il râla intérieurement, se disant, qu’il s’était déjà promit d’arrêter de se faire des films et de chasser ce genre de ressentis, pour ne pas tout perdre.

L’anglais se déshabilla pour se plongeant dans l’eau chaude, fermant les yeux. Ses pensées tournaient exclusivement, vers un trajet à faire et son envie de nature et aussi sa convoitise d’Erin derrière lui. Occultant tout ce qui s’était passé ce matin, ne voulant pas revenir dessus, sous peine de sentir quelques piques enflammées dans le bas ventre en s’imaginant un autre scénario, déjà que la chevauchée l’émoustillait déjà. Il dut changer de sujet de pensée pour ne pas monter en pression tout seul. Il se trouvait intenable, à croire que ce matin, la retrouver contre lui, avait fait jouer ses nerfs.

Il se lava et au moment où, il allait sortir, l’anglais entendit des pas et quelqu’un frappa à la porte.
« Alex ? C’est Torin. Je peux rentrer ? »
« Tu es déjà en manque ? » renchérit l’homme d’une manière ironique
« Oh oui, j’adore me baigner avec toi tu sais bien »
« Je constate… 5 minutes »

Alexander se noua sa serviette autour de la taille et laissa entrer l’Athosien. Torin, n’avait aucune pudeur.
« Cela ne pouvait pas attendre ? » demanda simplement l’anglais, qui commençait à se dire, qu’il ne pouvait pas être à moitié nu sans témoin.
« Si, mais comme ça s’est fait »

Torin, le fit venir vers la fenêtre, commençant à lui expliquer un trajet à cheval, qu’il pourrait faire avec Erin. Lui narrant les chemins et les zones à éviter. Bref Torin était passionnée et adorait lui trouver une balade. Alexander, l’écouta attentivement, retenant les informations. Puis, l’Athosien, le laissa finir de s’habiller et il quitta la pièce pour rejoindre les filles.

Alexander, descendit l’escalier, il entendait Torin, parler et rigoler avec sa femme et Erin dehors. Le britannique était vêtue d’habits qu’ils avaient acheté au marché. Un pantalon semblable à du jean gris anthracite et une sorte de polo, crème avec le veston en cuir de la veille. Il avait ses chaussures marron. Le tout allait bien ensemble, lui donnant un style assez classe et décontracté à la fois. De toute façon, peu importe ce qu’il mettait il était toujours élégant.

En sortant dehors il découvrit, Thooz, son bel étalon couleur or qui était bichonné avec amour, par Erin et la femme de Torin. Quant à l’homme, il était en train de faire quelques blagues sur Marc qui s’était en dormi en ronflant dans l’herbe avec sa nouvelle chérie. Elle avait intérêt à prendre des bouchons avec cette moissonneuse batteuse. Perrine, avait disparue toujours en quête de fleurs apparemment et emporter par la ribambelle de môme.

L’anglais remarqua immédiatement, la présence d’une seule monture et il se mordit le creux de la joue pour ne pas afficher un rictus un peu trop satisfait. L’étalon était harnaché d’un filet en cuirs avec des motifs dessus. Très western le style en tout cas.

L’étalon n’avait pas une selle à proprement parler, mais une sorte de tapis, qui lui couvrait tout le dos (sauf une partie de la croupe), assez épais, pour le confort. Celui-ci était maintenu sur le cheval, grâce à une sangle en cuir marron. Il y avait des étiré, la liaison avec l’étrange « selle/tapis » étaient en dessous de celui-ci, il en avait deux pairs. C’est étrange. Il n’avait jamais vu ça, mais en tout cas il eut la confirmation qu’ils monteraient donc à deux. Son cœur se serra immédiatement, sentant quelque fourmillement dans ses mains.

Torin se retourna, toisant l’anglais avec un sourire chafouin sur le visage.

« Tu es intrigué par la selle non ? »
« Pour moi c’est un tapis… un étrange tapis »
« C’est pour les cavalcades à deux, j’avais créé ça, pour draguer Galatya au clair de lune. Et puis, c’est bien pratique, pour se déplacer à deux » vu la taille des chevaux nettement plus grande que la moyenne terrienne, ils n’avaient aucun mal à soutenir deux humains pendant des heures. Alexander esquissa un rictus.
« Dommage, je me contenterai que du clair du zénith alors »
« Il y a les rivières sinon »
« Je savais que je n’aurais pas dû me laver »

Alexander rentra volontairement dans le jeu de l’Athosien, il était d’excellente humeur, merci Thooz ! Et puis, il allait faire de l’équitation, chose qu’il adorait et qui lui manquait sacrément avec le bonus inavouable d’avoir une sirène accrochée à lui. Il s’approcha de l’équipement, geste de curiosité, pour voir comment c’est fichu. Torin, voyant l’intérêt de l’homme, se lança dans l’explication y trouvant une totale réceptivité de la part de son homologue masculin.

« Et voilà, comme Erin ne sait pas très bien monter à cheval, cela va lui permettre de ne pas tomber. Les chevaux des jumelles sont trop chauds. Et je n’ai pas fini de dresser les jeunes. »
« Les poulinières ne sont pas dressées ? » Il avait cru comprendre qu’Erin savait monter, mais bon, il n’allait pas lui faire la remarque, il était bien trop content de cette situation. Et puis, lui il savait plus que bien monter, il lui apprendrait si elle le désire.
« Non, ont les dressent quand elles sont à la retraites. Même si elles sont dociles et se laisse faire »
« Pourquoi ? » cela était clairement de la curiosité.
« Car on pas le temps de s’en occuper pour le travail et je préfère qu’elles soient exclusivement consacrées à leurs poulains et à vivre librement que de se taper en plus du travail »
Alexander hocha, la tête ce choix était logique.

« Vous faites ça aussi chez vous ? »
« Je ne suis pas expert dans l’élevage équin. Mais oui, les poulinières sont souvent dressées plus tard pour être vendu en retraite »
« Tu avais des chevaux ? »
« Oui, j’en ai deux. Enfin trois avec la jument de ma grand-mère »
« Ah oui ? C’est quoi ? Tu peux me montrer ? »
« Oui » dans cette réponse, il y avait une forme d’excitation et de fierté.

Cela intrigua aussi la femme de Torin, qui se rapprocha, alors que l’anglais partie chercher son sac avec sa tablette dedans. Alexander revenu, allumant sa tablette, il avait bien entendu, mit des photos perso dedans, pas de raison. Il eut une moue surprise en voyant son fond d’écran, qui n’était nul autre que lui, avec la bûche. Il leva le regard vers Erin, tournant la tablette.

« C’est du beau ça ! » Il n’était pas en colère. Les Athosiens se mirent à rire. Il haussa les épaules, allant dans l’application de son album photo. Il montra l’image d’une superbe jument noire de race pur-sang arabe.

« Ma jument, Moonlight, c’est une race chez nous, Pur-sang arabe, des chevaux au sang chaud, rapide et endurant. Mais elle est petit à comparer de Thooz, a peine 1m55 au garrot »



Galatya s’exclama, pendant que les photos la belle jument défilaient.
« Elle est superbe ! Elle a une morphologie élégante, elle est …magnifique ! J’adore ! Mais elle semble fragile »
« Oh non, c’est une race très résistante. »
« Tu fais quoi avec elle ? »
« De l’endurance » il expliquait alors en quoi ça consistait, « Ainsi que du dressage »

Les Athosiens étaient ravie de parler chevaux. « Je l’ai fait saillir par un étalon français » Il leva les yeux vers les Athosien qui ne comprenait pas « Enfin un étalon de sa race avec une robe particulière et ça a donné son fils Farcom, il doit avoir 5 ans maintenant »
Les images suivante était un jeune étalon noir sabino avec les yeux bleus. Il reçut encore plus de commentaires positifs.



« Quand lui, c’est un hongre, celui de ma grand-mère : Jerell »
« Oh mais on dirait Thooz en noir ! »
« Oui, c’est un frison, la morphologie ressemble beaucoup à vos chevaux, mais ils sont exclusivement noir »


Ils discutèrent encore un peu, puis la femme de Torin s’éclipsa pour faire les sandwichs pour les deux Atlantes. Torin, vérifia l’équipement, avant d’être appelé par sa femme, pour qu’il lui trouve une sacoche à mettre sur Thooz. Alexander et Erin se retrouvent quelques minutes ensembles. Le bel anglais, rangea sa tablette dans une sacoche qui était sur le cheval, commençant à voir ce qui pourrait être utile de garder avec soi.

Erin Steele


Erin savait monter, mais sur des chevaux bien débourrés, et bien dressés pour la monte. Sinon, elle avait peur et elle ne se sentait pas en sécurité. Elle ne profiterait pas du voyage si elle sentait que sa monture n’en faisait qu’à sa tête, et même si la jeune femme était une femme de caractère, elle n’était pas certaine d’en avoir assez pour affirmer son emprise sur le cheval.

Quoiqu’il en soit, elle n’avait pas insisté, préférant de loin monter avec Alexander plutôt que de se risquer à l’aventure et revenir par Jumper Assistance, dans une civière à côté de Pète. Bonjour l’angoisse ! Et puis, même si elle ne se l’avouait pas, elle était bien contente de partir avec l’anglais, sur le même cheval. Elle serait forcément très proche de lui, et elle serait également contrainte d’avoir ses mains de posées sur son corps, ce qui ne lui déplaisait pas du tout, bien au contraire. Ce désir de contact chez elle n’était pas nouveau. Déjà lors de leur passage sur le site Alpha, ils avaient dormi l’un contre l’autre, sans parler de la séance papouilles sur les genoux. Hier soir, ils s’étaient endormis tous les deux main dans la main, et elle ne pouvait pas nier que cela lui avait fortement plu, tout comme de découvrir qu’elle était blottie contre son torse dénudé au petit matin. La vision de son sexe bandé ne l’avait pas échaudé, bien au contraire, et elle regrettait presque de ne pas avoir eu l’audace de tirer sur le caleçon pour en voir un peu plus… Non, elle divaguait là. Il fallait qu’elle pense à autre chose où elle serait sur une selle glissante lors de la balade…

En parlant de selle, cela en était pas vraiment une, comme elle put le constater quand la femme de Torin commença à équiper l’étalon pour la promenade de la journée. Les équipements n’étaient pas bien différents de ceux terrestres, encore qu’il y avait des choses étranges aux yeux d’Erin. Elle laissa volontiers faire Gaty, tout en observant ce qu’elle faisait pour pouvoir reproduire la chose un jour ou l’autre. Peut-être que ce serait une habitude qu’ils prendraient tous les deux, que de venir monter Thooz ensemble.

Erin approcha en rigolant en constatant qu’Alexander avait rejoint Torin et qu’il avait ramené sa tablette. Bien entendu, il vit la photo qu’elle avait mise en fond d’écran, et elle assuma clairement.

« Du très beau même. C’est trop mignon ! »

Le temps qu’il trouve les photos de ses juments, qu’elle n’avait jamais vu au demeurant, Erin était là près d’eux, en compagnie des deux athosiens. Ils formaient un demi cercle autour de l’anglais pour pouvoir mieux voir la tablette. Erin ne pouvait qu’être d’accord avec la femme de Torin. La jument était magnifique ! Elle n’était pas très calée en race équine, mais les photos étaient superbes, de même que les bêtes qui étaient dessus. Peut-être qu’un jour, elle les verrait sur Terre, s’ils exportaient leur amitié sur la grande bleue. En tout cas, elle n’était pas mécontente d’être venue voir cela de plus près. Quelque part, elle était rassurée de voir qu’Alexander maîtrisait le sujet, cela lui donnait une autorité naturelle à la prendre derrière lui en monte. Thooz était grand, et elle avait tout intérêt à être en confiance, et celle-ci vint naturellement envers l’anglais, comme souvent en fait. Il pouvait lui demander n’importe quoi les yeux fermés, elle le ferait sans rechigner parce qu’elle savait qu’il allait prendre soin d’elle. Bon, il fallait qu’elle se méfie de ses blagues de gamins (qu’elle lui rendait bien, mais un peu de mauvaise foi ne fais pas de mal) une fois qu’elle avait les yeux fermés, mais ce n’était jamais de nature à la blesser.

« Toutes ces photos et de voir Thooz harnaché, ça me donne envie de partir maintenant. »
« Avant tout chose, il vous faut des vivres ! », coupa Galatya en entraînant Erin vers la maison pour aller préparer quelques choses pour manger. La consultante n’avait pas spécialement faim, étant donnée qu’ils venaient de petit déjeuner, mais elle n’allait pas se plaindre de cette initiative quand sera venue l’heure du repas et qu’ils seraient perdus elle ne savait où.

« Il y a juste à aller les chercher, je les ai préparer toute à l’heure. »

C’est ainsi qu’Erin revint vers Alexander et Torin quelques minutes plus tard, armé d’une tonne de sandwichs… L’athosien est vraiment accueillant.

Alexander Hoffman


L’anglais était ravi de partager ses photos avec les Athosien et aussi Erin. À dire vrais, on sentait clairement la passion et son visage s’illuminait. Cela lui donnait envie de ramener ici, ses deux purs sang (ne pouvant pas prendre le frison à sa mamichat) pour qu’ils puissent les chevaucher le week-end. Cela lui manquait terriblement ! Mais Thooz allait compenser un peu, même s’il n’avait pas la même complicité qu’avec ses deux montures, dont un, qu’il avait élevé lui-même. La phrase d’Erin, le fit relever la tête.

« Eh bien allons-y ! » Il était peut-être un peu trop empressé et fort heureusement la jumelle, lui rappela qu’ils devaient prendre le pique nique ! Encore mieux, une balade suffisamment longue pour ne pas rencontrer les casses pieds et être tranquille avec Erin ! Parfait !

Il déchanta un peu, en voyant la quantité de nourriture qu’elle avait préparée…
« … je ne voie pas où sont les dix autres personnes qui nous accompagne » fit-il taquin. Galatya lui sourit.
« Oh mais non, je connais les hommes ils mangent pour six ! » Oui enfin cela n’était pas le cas de l’anglais, mais soit.
« Merci » Il lui fit un beau rictus, marquant qu’il appréciait cette chaleur « humaine » et cette bienveillance chez leurs nouveaux amis.
« Mais de rien ! s’il vous en reste, nous les mangerons ce soir avant que vous repartiez ! » Elle leur fit un clin d’œil. L’invitation cachée était là. Alexander, hocha la tête, ils verront bien sur le coup.

Bon, le chargement de nourriture fut mis sur le cheval, avec une couverture enroulée. L’homme toisa l’étrange selle, se disant que cela allait être moins confortable qu’une en cuire, mais bon, la monte à crue avait un j côté assez sympa. Certes il y avait des étriers de quoi stabiliser un galop endiablé. Sans se servir de ceux-ci, il attrapa les crins de l’encolure de l’étalon et d’un mouvement dextre et signe d’une bonne détente, il sauta sur le dos de l’animal. Chaussant les outils, avant de se pencher, pour tendre sa main à Erin.

Erin Steele

Erin attrapa la main de son bel anglais une fois que la nourriture fut enroulée dans une couverture et disposée sur le cheval. D’une traction, il la tira derrière lui. Elle s’aida en mettant son pied gauche dans l’étrier puis elle se hissa avec l’aide d’Alexander. Elle ajusta sa position, et invariablement, elle passa ses mains autour de sa taille pour assurer sa posture. La position sur le cheval faisait qu’elle avait les cuisses en avant, lesquelles étaient légèrement de part en part des hanches de l’anglais, comme sur une moto en fait. Ils étaient tous deux assez proche, et pour le moment, elle n’osait pas se coller dans son dos pour ne pas le gêner, du coup, elle gardait quelques centimètres d’écart entre son propre buste et celui de l’homme.

« Un seigneur et sa dame », fit Gaty en roucoulant, tout en passant son bras autour de la taille de son Torin d’amour et en se serrant contre lui. Erin lui fit un sourire. Elle n’était pas contre les compliments, mais quand ils étaient touchants, elle ne savait plus trop où se mettre, aussi préféra-t-elle ne pas commenter celui-là. Tant mieux s’ils avaient bel air sur cet étalon. Le charisme était une bonne chose.

« Profitez bien, et soyez prudent. », rajouta l’athosien en regardant l’étalon avec un touche d’affection dans les yeux. Il flatta l’encolure de l’animal comme pour lui adresser une prière silencieuse de prendre soin de ses cavaliers et de les mener à bon port.

« Comme toujours. » Erin assura sa prise au niveau de la taille d’Alexander, s’attendant au départ. Cette fois, elle était complètement dépendante de l’anglais, et cela ne lui déplaisait pas du tout. Tout comme le fait d’être s’y proche. Elle tenait ses mains jointes au niveau de son nombril, n’osant pas aller plus bas par mégarde. Du coup, elle était un peu tendue, mais c’était très certainement provisoire, le temps que le cheval prenne son rythme et elle aussi. Cela faisait un long moment qu’elle n’avait pas monté. Le fait que ce ne soit pas une selle à proprement parlé ne la dérangeait pas tant que ça, même si c’était un peu perturbant au niveau de la sensation. Enfin qu’importe.

Plus petite qu’Alexander, Erin ne verrait rien sur l’avant de la chevauchée, mais elle pouvait aisément voir les flancs. En tout cas, elle avait hâte de laisser la civilisation pour s’enfoncer dans la forêt et découvrir un peu plus le continent sous un nouvel aspect, dénué d’humanité. En plus, sur un cheval, c’était vraiment merveilleux pour communier au plus près de la nature. Et en plus de ça, elle était avec un homme qu’elle appréciait, en sa qualité d’être humain, sur le plan moral, ainsi que physiquement. Être dans son dos allait lui permettre de profiter de son aura, de sa prestance, et de ses compétences. Elle aurait aimé être là dans une autre qualification qu’amie, mais elle n’avait jusqu’alors pas osé envisager de lui parler de ses sentiments. Est-ce qu’elle en aurait le courage lors de cette balade ? Ils seraient à deux, ensemble, rien que tous les deux, au milieu d’une forêt, sans personne pour les embêter, ou les interrompre. C’était le moment idéal non ?

Alexander Hoffman


Machinalement il lui fit un sourire quand elle prit sa main en la tractant. Le genre de petit rictus plaisant. C'est purement involontaire et non maîtrisé et cela était très bien de voir un peu de spontanéité sur le visage de l'anglais. Il n’avait pas besoin d’avoir ce masque austère et froid en présence d’amis. Celui-ci était heureux tout bonnement de cette situation, une balade cheval, une belle demoiselle qu’il estimait sur tous les plans, moral, intellectuel et physique… quoi rêver de mieux ?

Il la laissa se mettre en place alors qu'il réajusta ses rênes. Quelques frissons discrets le prirent en sentant les mains de sa compagne de voyage sur ses hanches, puis glisser dans une prise plus sûre vers son nombril. Ce qui fit dire à Alexander qu'il était mine de rien assez échaudé était cette pensée, presque une prière qu'elle se colle plus contre lui et descende ses mains dans un but peu chaste. Imaginatif, son esprit peigna cette image et il serra légèrement la mâchoire, pour contenir une monté électrique dans sa colonne. Rien que l’idée de pensée qu’elle pouvait avoir une main baladeuse était à la fois honteuse pour l’homme et tentatrice. Remarque, ainsi il n’y aurait plus aucun doute sur une attirance. Or, il n’était pas du genre à céder à des avances aussi volages et vulgaires, il préférait le jeu, les sous-entendu, les gestes plus élégants, qu’une bonne poignée de main avec le second cerveau masculin. Enfin bon, pour le moment son esprit était en train de divaguer sur quelques effleurements… certes pas devant le couple adorable d’Athosien mais plus tard... Ou bien plus se lover contre elle dans un câlin. Ce fut la remarque de la jeune femme qui lui fit prendre conscience qu'il partait loin. Décidément ce matin, il était sacrément chaud.

Le compliment sûrement véridique était gênant mais il ne s’en formalisa pas. L'image chevaleresque lui allait bien et flattait une imagination galopante qui stimulait son imagination. S'il n'avait pas peur de la non réciprocité de ses sentiments et briser leur amitié il lui aurait fait la cour de cette manière, pour la taquiner et lui rappeler le sous-entendu de Galatya. Peut-être qu'il lui fera des références à double sens comme il le faisait à chaque fois.

Erin avait répondu pour lui. Il hocha la tête à la jumelle qui câlinait son homme avec une affection touchante. Torin lança un regard amusé à son homologue masculin tout en se tripotant la moustache de la barbe.
« Eh bien allons-y ma mie » lança gaiement l’anglais

Il donna un petit coup de talon pour lancer le mouvement. Thooz était docile et se mit au pas. L'étalon gonflait l'encolure piaffant, ronflant quand ils passèrent devant le groupe de juments. Le charme de celui-ci ne laissait pas indifférent les jugements qui relevèrent la tête. Alexander leva les yeux au ciel, cet étalon roulaient des mécaniques, sans aucun doute que la saison de monte ne devait pas être si loin que ça.

Un fin sourire sur ses lèvres se dessina. Il était content. Il pressa les mouvements de l'étalon pour qu'il arrête de draguer et il se mit dans une allure de petit trot.
« On va accélérer sinon monsieur Thooz va encore se la péter ! À croire que je lui ai donné des cours ! » fit l'anglais d'un air ironique s'attendent à être tacler dessus. Il tourna légèrement la tête vers sa compagne de voyage, lui lança l’un de ses regards remplie de malice.

Une folle envie de galop, peut être poussé par un autre désir de rapprochement, le fit lancer sur un ton presque excité « Galop or notre galop ? »

Erin Steele

Erin lui rendit son sourire quand il la tracta sur le cheval. Cela lui fit quelque chose dans le ventre, sans qu’elle ne parvienne à se dire quoi exactement. En fait, elle savait très bien ce que c’était mais se l’avouer était gênant pour le moment. Elle chassa bien vite cette impression pour se positionner sur le cheval, et finalement, d’être si proche de lui et d’enrouler ses bras autour de sa taille n’arrangea rien. Heureusement vint le moment du départ. Erin lui fit un sourire dans le dos quand il annonça qu’il était temps d’y aller, et elle s’agrippa un peu plus quand l’étalon se mit en mouvement. Le comportement de l’étalon était clairement visible, et Alexander y alla de son commentaire, ce qui fit rire l’américaine parce qu’il lui coupa l’herbe sous le pied. En même temps, il avait dû le sentir arriver gros comme un camion.

« Au moins, vous avez déjà des points communs », finit-elle par lancer quand même, avec un air entendu en lui rendant son regard malicieux. Elle avait sa petite moue taquine de chipie, prête à surenchérir au besoin.

« Fais toi plaisir », fit-elle. Elle avait envie de partir au galop elle aussi en fait. La sensation était sympa, et ça faisait moins mal au cul que le trot. En prévision du bond qu’allait faire le cheval pour se lancer, elle s’accrocha un peu plus à Alexander, et naturellement, elle se colla à lui, en serrant les cuisses. Elle sentait que l’anglais avait une folle envie de prendre le large et de lancer sa monture dans la plaine qui s’étirait devant eux. Toutes pensées peu chastes s’envolèrent quand Thooz s’élança. Erin faisait pleinement confiance dans les talents de cavalier d’Alexander, et elle profitait, ou du moins essayait, du paysage. Sentir le vent qui la giflait avec la vitesse était grisant, et la monture semblait s’en donner à cœur joie.

Finalement, ils arrivèrent en bordure d’une petite rivière, ce qui contraint l’anglais à ralentir le pas. C’était paisible, et les oiseaux gazouillaient gaiement dans les branches des arbres qui bordaient le lit du cours d’eau peu profond. Une sensation de fraîcheur se faisait sentir, tout comme de multitudes de parfum de fleurs et de végétation locale. Les arbres étaient imposants, et leurs racines plongeaient directement dans l’eau, créant un amas tortueux dans lequel il ne ferait pas bon se perdre. L’eau descendait vers la mer, et ils avaient le choix entre le suivre et s’enfoncer dans la forêt, le franchir en trouvant un passage à gué, ou redescendre vers la mer et laisser la forêt dans leur dos.

Alexander Hoffman

Il ricana doucement, oui ils avaient un point commun les deux « mâles ». Dès qu’il eut l’enchantement de sa compagne de voyage, il talonna l’étalon qui ne se fit pas prié pour s’élancer au galop. Pas besoin de forcer, l’animal chauffait tout seul, se mettant au triple galop, allongeant ses foulées pour prendre de la vitesse. Naturellement, l’homme se pencha un peu en avant tout en essayant bien son assiette pour amortir les mouvements. Erin se penchant contre lui et des frissons discrets le prirent. Et comme tout bonne chose, cela prit fin, le galop, il adorait ça et il aurait pu y rester encore longtemps, si l’abord de la forêt et surtout de la rivière n’avait pas fait ralentir Thooz et son cavalier. Surtout, qu’il appréciait le contact rapproché d’Erin.

Les naseaux dilaté, toujours d’un petit galop souple, l’étalon ronflait, pour communiquer avec son cavalier. Alexander toisa la petite rivière qui serait facile à sauter si le cheval n’avait pas peur de l’eau. Et vu les messages que lui faisait passer Thooz, ils avaient la même idée. Un sourire radieux se fit sur son visage et il lança à Erin un simple avertissement : « Accroche-toi bien ».

L’anglais, détendit les reines, pour donner un coup de langue audible et Thooz, accéléra un peu brusquement, pour aller vers la rivière et sauter au moment, où son cavalier serra un peu plus les cuisses et raccourcis ses reines pour prendre des crins avec. L’étalon fut un bond emplis d’une bonne détente. Bon certes, étant assez lourd comme cheval, il ne sautait pas aussi bien qu’un cheval selle français ou de saut d’obstacle, mais cela était suffisant pour passer une rivière avec puissance. Thooz atterrit un peu lourdement mais il y avait une souplesse assez marqué, puisque son corps, ne fit pas violent pour les cavaliers, bien au contraire.

L’étalon ronfla des naseaux, fier de lui, avant de presser le galop, vers d’autres obstacles, ce tronc d’arbres à l’entrée de la forêt couché sur le sol et sans demander l’avis de qui que ce soit, le cheval le sauta avec force. Alexander, l'avait laissé faire. Ils s’engouffrèrent dans la forêt et l’homme décida de brider un peu la fougue de sa monture. S’ils avaient été seul, il l’aurait provoqué pour pousser l’étalon à se surpasser et quitter le chemin pour être plus entreprenant, mais là non. Il y avait Erin et cela allait risquer de la malmener un peu. En tout cas Alexander ricana de plus belle, se penchant un peu, pour flatter l’encolure de l’animal.

« Brave Thooz… on a finalement plus que ça de point commun… » Être taré ? Oui ou le goût du risque. Alexander tourna légèrement la tête vers Erin qui était solidement accrochée à lui, pour son plus grand plaisir personnel « Tu vas bien ? ». Thooz se mit dans un pas sautillant entre le trot et l’allure de base, cela était une allure intermédiaire assez rapide mais confortable au contraire du trot. Certaines races de chevaux terriennes avaient ce genre d’allure en plus.


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    Alexander Hoffman
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MessageSujet: Re: Les Sorciers pourpres en vadrouille Ven 8 Sep - 22:45
Erin Steele


Qu’elle avait été optimiste en pensant qu’ils suivraient tous les trois le lit de la rivière pour trouver un passage à gué dans l’hypothèse où ils voulaient se rendre de l’autre côté ! Non, au lieu de ça, Alexander lui lança un petit avertissement amusé, et il poussa sa monture, qui ne demandait que ça en fait, à sauter le lit de la rivière pour atterrir de l’autre côté. Machinalement, et plus qu’elle ne l’aurait souhaité consciemment, la brune se serra de plus belle à Alexander, et elle ferma les yeux en poussant un petit cri de surprise en sentant l’étalon se lancer. La réception fut à la fois lourde et souple, et elle prit un petit coup dans les cervicales tant elle ne s’y attendait pas. Elle respirait bien plus fortement, mélange de peur et d’excitation, comme dans un manège à sensation où on était à la merci de ce qu’il se passait.

Elle allait se détendre un peu mais une fois réceptionné, Thooz accéléra le pas pour reprendre une allure galopante. Heureusement pour Erin, elle ne voyait pas devant, sinon elle aurait hurlé tout son saoul en voyant arriver le tronc qui barrait la route. Elle aurait certainement planté ses ongles dans le ventre de son compagnon de balade. Néanmoins, comme le cheval était reparti au galop, la jeune femme s’était de nouveau accrochée à l’anglais, pour ne pas se faire éjecter. Elle avait les cuisses à la limite de la tétanie et elle était aussi raide qu’une souche tellement elle appréhendait. Et un nouveau saut se produisit. L’étalon courait à une vitesse folle et les arbres, les branches, les feuilles, défilaient autour d’eux.

Finalement, Alexander calma la monture en lui faisant adopter une allure plus modérée. Erin faisait la sangsue, le souffle court. Elle t’en foutrait du brave Thooz ! Bon, elle était un peu en colère d’avoir eu peur, mais elle devait reconnaître, si elle ne se montrait pas de mauvaise foi, que l’expérience avait été grisante et qu’elle en redemanderait peut-être bien un peu. Tel le Koala sur sa branche d’eucalyptus, Erin ne bougeait pas d’un pouce, bien accrochée, tandis que le cheval continuait d’avancer et que le cavalier lui demandait comment elle allait.

« Ca va », dit-elle d’une petite voix.
« J’ai eu la trouille de ma vie », ajoute-t-elle avec un petit rire nerveux. Elle se décolla de lui légèrement pour mieux respirer. Elle devait reprendre des couleurs, et elle semblait se détendre. Finalement, ce n’était pas si terrible que ça, maintenant que c’était passé.


Alexander Hoffman



Il doit se l’avouer, outre les sauts et la galopade endiablée avec l’étalon, Alexander adora encore plus le fait qu’Erin se colle à lui. Il eut même le sadisme d’avoir un rictus concupiscent quand elle avait poussé un cri et qu’elle ne le décollait pas d’une semelle. Il devait se l’avouer intérieurement, il avait espéré qu’elle se rapproche de lui, une manière innocente d’assouvir la frustration du contact dont il n’était pas autorisé à avoir.

Elle ne pouvait pas voir son visage, mais il était satisfait de cette manœuvre et surtout de galoper libre comme l’air avec une monture puissante et qui aimait autant que lui ce genre de folie. L’étalon fut presque frustré de devoir ralentir le pas. Il était certain que s’il n’y avait qu’Alexander, Thooz aurait continué à galoper dans la forêt prenant des coups de sang en sautant ou escaladant les collinettes de terre. Mais bon, l’humain était avec une humaine… et celui-ci tourna légèrement la tête, quand elle se décolla de son dos.

« Oh mais tu es bien peureuse…et encore j’ai été raisonnable là !! » Dit-il malicieusement. Tu prends tes aises ma chère, tu veux pas que je te mette sur mes genoux aussi non ? cela était osé de lui balancer ça, puisqu’il avait grandement aimé ce contact et ne désirait pas particulièrement qu’elle se décolle. Une grande première pour certain, puisqu’il n’avait pas la réputation d’être « touche touche ». Mais ce fut Erin, elle lui plaisait un peu trop et il en venait à savourer le moindre geste tendancieux ou imprévu d’un rapprochement inopiné. Il ne versait pas dans la perversité, non, pas le genre de la maison. Mais bon, il ne put résister à la charrier encore plus.


Erin Steele


A l’inverse de son compagnon d’aventure, Erin n’était plus trop dans l’optique de profiter du rapprochement. Cela ne lui effleurait plus l’esprit, qui était accaparé par le reste. La ballade, le galop, les sauts, l’étalon. Forcément, Alexander la taquina. À sa place, elle ne s’en serait pas privée.

« Je prends mes aises ? », répéta-t-elle sans rebondir sur le fait qu’il avait été raisonnable. Elle avait pris une petite voix malicieuse qui laissait présager qu’elle n’allait pas laisser cette remarque sans réponse. Le fait de répéter lui permettait de trouver une vacherie en retour. Et forcément, parce que Erin était joueuse, elle fonçait dans le tas verbalement, comme toujours.

« Ben écoute, pourquoi pas. Je ne sais pas si c’est possible sur un cheval, mais j’aimerai bien voir ça tiens. »

S’il pensait la gêner en soulignant le fait qu’elle s’était particulièrement collée à lui pendant la chevauché, il venait de se louper vu qu’elle en rajoutait une couche. D’ailleurs, elle lui mit un petit coup de bassin histoire de le pousser légèrement, comme il pouvait le faire par l’épaule en temps normal. Il ne fallait jamais grand-chose pour que ça dérape entre les deux administratifs. Quoiqu’il en soit, elle était contente de se retrouver seule avec lui. Elle pouvait le charrier sans gêne de se faire surprendre et charrier en retour par une tierce personne. En tout cas, de le pousser de la sorte venait de lui faire prendre conscience d’une chose. Derrière lui comme ça, elle pouvait lui faire ce qu’elle voulait.

Alexander Hoffman


Bah tiens voilà qu’elle répète dans le simple besoin de chercher une connerie. Il soupira par son manque de réactivité, enfin cela était pour seul et unique but de l’embêter davantage. Il pouffa un peu niaisement quand elle lui donna un coup de bassin… Il allait lui lâcher une phrase un peu osée, proclamant que ce n’est pas élégant de faire du rentre dedans quand était une lady, surtout avec des arguments aussi percutants et réserver à ceux « qui avaient » quelque chose entre les jambes… quand elle décida de jouer le jeu.

Il aurait été stupide, qu’elle ne relance pas là-dessus. Il sentit quelques fourmillements le traverser. Puis décida de faire de la surenchère. Elle l’avait gênée et il ne comptait pas se laisser abattre comme ça. Il arrêta l’étalon, qui arqua l’encolure passivement.

« Dans ce cas, montre-moi tes talents d’acrobates ». Il était scandaleusement provocant en disant ça. Rien que de penser comment elle allait s’y prendre, il se sentit un peu échaudé et cela n’était pas du tout une bonne idée. Depuis la veille au soir, il était excité de différente manière (pas que charnelle ne soyons pas pervers) et cela ne redemandait donc pas. Faute au contexte, aux petites vacances, aux rapprochements de leur amitié, à leur jeu, a leurs paroles et au fait de n’être que deux sans personne pour venir les taquiner.

Erin Steele


Il stoppa l’étalon alors qu’elle allait dans son sens, signe qu’il venait d’être piqué à vif. D’intérêt ? De gêne ? Elle ne savait pas trop, et elle commençait à ressentir les pointes de désirs s’étirer en son for intérieur. À nouveau, il allait dans la surenchère, et elle sentit quelques papillons prendre leur envol dans son ventre. Elle ne répondit pas tout de suite, pesant le pour et le contre. C’était risqué de se redresser et de passer par devant pour aller s’asseoir sur ses genoux. Elle pouvait tomber du cheval tout comme l’étalon pouvait faire une embardée et la faire chuter alors qu’elle serait dans un équilibre précaire en passant sur un des côtés d’Alexander. Et puis, elle se retrouverait sur ses genoux, face à lui, et ils seraient dangereusement proches. Elle n’aurait qu’à enrouler ses bras autour de lui et l’embrasser… Elle sentit une vague de chaleur qui lui fit monter le rouge aux joues.

Elle opéra une manœuvre verbale purement défensive histoire de donner le change :
« Hum, non. Je préfère te laisser imaginer ma souplesse. Je vais rester là, surtout que je suis dans une position avantageuse. » Elle remonta la main sur son ventre et elle le lui pinça pour agrémenter ses propos en ajoutant :
« La preuve ! ». Il pouvait la sentir pouffait dans son dos. Elle aurait pu se montrer plus osée que ça, mais cela aurait été… too much. Mais bon, cela ne lui aurait pas déplu de l’attraper par-là histoire de lui montrer qu’elle avait envie de plus avec lui. Un peu rentre dedans, il est vrai. Enfin. Elle resta sage ou presque, s’attendant à une réaction de sa part.


Alexander Hoffman


À dire vrai il moulinait au centuple sur le silence d’Erin… la provocation allait les emmener un jour à outrepasser certaines barrières. Et sur le coup, il se dit que cela ne serait peut-être pas plus mal. Il se mit une baffe mentale, voilà qu’il en devenait aussi fiévreux qu’un adolescent qui découvre qu’il a plusieurs poils dans le caleçon. Son cœur, avait pris quelques battements en plus et il avait un peu chaud, à cause de son imagination.

Finalement, elle n’osa pas, faire l’acrobate préférant le provoquer. Un court instant, il hésita à déchausser ses étriers et lui montrer la manière de faire. La manière étant de se retourner pour lui faire face et la provoquer en argumentant que ce ne fut pas compliqué. Il avait suffisamment de stabilité et d’équilibre pour faire son geste et surtout cela n’était pas la première fois. Depuis, le temps qu’il montait, il s’était déjà amusé avec sa cousine de faire des demi-tours sur leur monture à différentes allures. Cependant, il se retenu de la faire. Son esprit joueur trouvait l’idée génialissime, mais son esprit masculin lui indiquait qu’il risquait de s’exposer la tentation et de se faire refouler ou de déclencher quelques choses dont il n’avait pas encore le courage d’affronter. Autant, si elle n’avait été qu’un objet de désir, qu’importe des conséquences, mais il ne voulait pas d’elle comme jolie compagnie d’une nuit ou de plusieurs nuits. Et le fait qu’il en venait à vouloir plus à cause des sentiments qu’il nourrissait à son égard, ne lui donnait pas le courage de prendre les risques de tout perdre par simple flambée.

Il ricana quand elle le pinça. Levant la tête pour la secouer, il donna un claquement de langue qui mit en marche le cheval.

« Bien, c’est fait, continuons alors, puisque madame trouve ça avantageux comme abris » Il avait lancer une tacle, espérant bien qu’elle lui demande ce qu’il avait imaginé.

Erin Steele


Erin était un peu dans les mêmes dispositions qu’Alexander sur sa relation avec lui. Elle n’avait pas envie de perdre cette belle amitié qu’ils avaient construite ensemble sur un moment assez long depuis qu’ils se connaissaient. Du coup, elle essayait de le voir comme un bon ami, comme quelqu’un en qui elle pouvait avoir confiance et sur qui elle pouvait toujours compter. Néanmoins, elle ne se montrait pas aussi familière qu’avec un ami qui pourrait devenir un « meilleur ami », un confident, ou quelque chose s’en rapprochant, car elle savait que ce n’était pas ce qu’elle voulait. Elle le voulait comme compagnon, comme un homme capable de l’accompagner dans la vie d’une façon plus sentimental, et pas juste pour échanger les derniers potins et autres commérages tout en se racontant leur dernier flirt ou leur dernière nuit avec quelqu’un. Elle en souffrirait. Autant que les choses restent en l’état pour le moment.

Certes, si elle s’écoutait, c’était le moment opportun de tenter la grande aventure, de s’ouvrir et de se déclarer, de lui dire ce qu’elle ressentait. Elle n’arrêtait pas de se le dire. Elle n’arrêtait pas de se dire que le moment était là, l’instant était choisi, la journée d’hier et celle d’aujourd’hui étaient parfaites aux confidences. Si elle était une amie de quelqu’un qui était dans sa situation actuelle, elle lui aurait dit « fonce, qu’est-ce que tu attends ? que l’occasion te passe sous le nez et qu’il finisse par en avoir marre et décide de se taper l’autre pouffe du service comptabilité ?? » Mais c’était facile de filer des conseils à quelqu’un sans se les appliquer à soi-même.

Elle s’attendait à ce qu’il réplique, et au lieu de ça, il se marra avant de remettre le cheval en marche, non sans gesticuler un peu. « Bien entendu, je suis dans une position avantageuse parce que je peux te faire ce que je veux de là où je suis. » Elle sera de nouveau ses bras pour contrebalancer les effets du mouvement du cheval.
« Tu pensais que j’allais le faire hein avoue ? », finit-elle par le questionner.


Alexander Hoffman


Il ne réagit pas physiquement quand elle se serra plus fort ces bras. Le confort était là et il ne voulait pas qu’elle se retire par sentiment de gêne. Thooz marchait paisiblement, suivant un sentier dessiné par les nombreux passages. La phrase d’Erin fit marcher la moulinette “Hoffmaniene”, oui elle pouvait faire ce qu’elle voulait et il serait bien capable de la laisser faire. « N’en profite pas, où je fais cabrer Thooz » fit-il pour donner de la résistance et pas lui laisser penser qu’il était d’accord qu’elle se montre plus tactile ou même soyons fou entreprenante, mais c’est son envie qui parlait pour lui dans ce cas. Et aussi, pour pas qu’elle en conclut qu’il aimerait plus que ce qu’ils partageaient ensemble. Erin moulinait autant que lui et il voulait éviter qu’elle s'imagine des choses.

Il tourna légèrement la tête vers elle. « Non, tu n’es pas suffisamment courageuse ou provocante pour oser faire ça » fit’il d’un air sûr de lui.

Erin Steele


Il fallait reconnaître que oui, elle était dans une position avantageuse pour elle, dans le cas où elle souhaitait le chatouiller ou autre. Mais elle ne devait pas oublier qu’il avait les rênes et qu’il pouvait faire ce qu’il voulait avec l’étalon qui semblait aussi barré que lui. Par conséquent, elle devait se montrer prudente ou il pourrait la faire crier de nouveau en lui foutant les pétoches. C’est pour cela que quand il dit qu’elle devait faire attention, sinon il faisait cabrer l’animal, qu’elle lui tapota gentiment sur les cuisses en guise d’apaisement.

« D’accord d’accord, tout doux le bel étalon », répliqua Erin, tant pour Thooz que pour Alexander. Elle avait pris une voix assurée, d’où perçait une forme d’espièglerie, signe qu’elle se moquait un peu. Il n’empêche qu’elle n’essaya pas d’en profiter du coup. Elle attendait le bon moment.

La monture marchait tranquillement, leur laissant profiter du sous-bois et de la fraîcheur bienvenue qui y régnait. Aussi, Erin se détendait et elle était nettement moins en mode sangsue autour du jeune homme, même si elle restait agrippée ne serait-ce qu’au cas où. À sa question, il répliqua par une provocation assez monumentale. Elle se mit à rire.

« Mais bien sûr mon cher ! C’est juste que je ne voulais pas tomber du cheval pour oser le faire. Et puis… » Elle approcha sa bouche de son oreille pour lui dire : « Tu es tellement gêné quand je suis proche de toi que je ne voulais pas te contrarier. »

Dommage qu’il ne puisse pas voir le grand sourire taquin qu’elle avait sur les lèvres quand elle s’écarta de son oreille pour reprendre une position plus lambda derrière lui. Elle avait fait exprès d’expirer tout en parlant histoire qu’il sente sous souffle. Elle espérait ne pas être allée trop loin, mais elle avait enrobé cela dans une forme de jeu à qui serait le plus dans la surenchère.


Alexander Hoffman


Alexander pouffa quand elle tapota sur ses cuisses en parlant d’étalon. Et ce qui fut plus drôle, fut le renâclement de Thooz, qui semblait ne pas apprécier la venue d’un papillon autour d’eux. « Ils sont calmes, faut pas que la jument viennent les pincer » ce fut juste une provocation simple mais efficace.

Le sous-bois était assez beau et calme, des oiseaux gazouillaient gaiement. Cela contrastait avec la provocation qu’il venait de lui faire. Elle en fit une autre, en soufflant dans son oreille ses mots. Il serra la mâchoire doucement, ainsi que ses doigts sur les rênes. Cela n’était pas visible, mais le cheval, avait parfaitement senti son premier cavalier se tendre.

« Comme il est facile de justifier par ma gêne potentielle de ton manque de souplesse » Dit-il allant sur la même surenchère. Il lui donna un petit coup d’épaule.

Erin Steele


« La jument fait ce qu’elle veut d’abord », répliqua-t-elle du tac au tac en voyant le petit papillon voleter autour des naseaux de l’étalon qui tournait la tête pour le chasser. Il y avait mieux comme répartie mais rien d’autre ne lui vint pour continuer à se montrer contrariante.

Outre le fait qu’elle aimait bien l’embêter, Erin appréciait à juste titre la petite balade. D’ailleurs, ils arrivaient dans une clairière, sur la dernière provocation en date de l’anglais, ponctuée d’un coup d’épaule. La clairière s’ouvrait dans les arbres, laissant apercevoir de l’autre côté le bois qui continuait. Bien entendu, ils n’étaient pas obligés de la traverser, pouvant choisir de rester dans l’ombre des arbres et de suivre les limites de la prairie à l’herbe grasse et haute qui s’étendait là, comme une mer verte dans un océan d’arbres.

« On pari que je passe devant avec souplesse ? », fit-elle en mettant sa main à plat, paume vers le haut, juste devant lui, le bras tendu près de son corps. Oserait-il ? Il oserait sûrement. Il était trop joueur pour refuser, et en plus de ça, il ne cessait de la provoquer dans ce sens, signe qu’il voulait qu’elle essaie de venir sur ses genoux. Elle ne se faisait donc pas prier, ou plutôt si, mais en faisant toujours un pas de plus vers l’action en devenir.