Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Mar 20 Sep - 19:29
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Chronologie : Retour de Paradize l'enfer.

C’était désormais officiel, l’équipe qui était partie sur Paradize était revenue. Entière pas vraiment, mais tout le monde était vivant, et c’était là l’essentiel. Rapidement, les équipes de soins avaient pris en charge les blessés. C’était un peu le foutoir, personne du côté de la cité lantienne ne s’attendait à revoir revenir leurs ambassadeurs dans un état aussi effroyable. Il s’était d’abord s’agit d’une mission lambda d’échange avec un peuple allié, et en aucun cas cela devait tourner comme ça. La journée et la nuit devait être festive, et à tout le moins, les seuls blessés qu’il y aurait du avoir été Arno et Maeve, qui s’étaient faits mordre par des poissons coralliens plutôt agressif. Hors, revenait à la cité un groupe en charpie, allant de mutilation physique jusqu’à la commotion cérébrale. La fête n’avait pas été si drôle que ça au final.

Erin n’était pas au meilleur de sa forme. Si elle avait réussi à revenir avec les autres, c’était uniquement grâce à sa volonté de rentrer, et aussi aux différents soutiens qu’elle avait reçu de la part de l’équipe. Rien n’avait été dans cette mission à partir du moment où les indigènes s’étaient mis en rogne. Dès cet instant, la consultante n’avait été qu’un boulet qu’il avait fallu trainer d’un bout à l’autre de l’île. Cela, ainsi que la torture physique et à la haine qu’on lui avait manifestée, l’avait rendu mutique. A un moment de sa captivité, elle n’avait souhaité qu’une chose : mourir. Et cet état d’esprit dans lequel elle était à ce moment là, l’avait détaché de toute forme d’attachement physique à son enveloppe charnelle, ainsi qu’aux différentes perspectives d’avenirs possibles. Elle allait mourir, aussi, il était temps de faire un bilan de son passé, et pas d’envisager le futur.

Mais elle était bel et bien vivante, affaiblie et malade de honte, elle ne se sentait plus digne de rien. Peut-être que si elle avait un peu plus forte, rien de tout cela ne serait arrivé. La brune savait pertinemment qu’il ne servait à rien de refaire le scénario avec des « peut-être » ou des « si » mais cela était plus fort qu’elle. Elle n’avait pas décroché un mot depuis qu’elle avait demandé à Mitsu si tout le monde allait bien, là bas, sur la plage maudite de l’île de la Réunion, et elle constatait avec un certain détachement les membres de l’équipe médical qui s’affairait autour de son corps en sang. Ce dernier avait coagulé fort heureusement, mais elle savait qu’à cause de son diabète, elle aurait probablement du mal à cicatriser. D’un côté, elle ne s’inquiétait pas tellement, parce qu’elle avait fait attention durant les dernières années, respectant un régime alimentaire précis et s’imposant un suivi glycémique strict. Cela limitait fortement les problèmes, et ce n’était pas l’écart de quelques heures d’aujourd’hui qui lui ferait grand mal.

On lui passa une lumière dans les yeux, on testa ses réflexes aux jambes et sur différentes articulations, on la déshabilla, la désinfecta, quelques plaies liées au couteau furent recousues, on pratiqua divers examens médicaux poussés étant donné qu’elle ne disait rien (avait-elle des lésions internes ? Avait-elle été violée ? Un membre cassé ? Etc.) et pendant tout ce temps, elle n’entendit pas le moindre son à part ce bourdonnement agaçant dans ses oreilles, scrutant le plafond d’un œil morne. Finalement, elle se laissa sombrer dans l’inconscience, elle coupa l’image après le son : épuisée, mais vivante.

15H après le retour sur Atlantis.

Finalement la belle brune revint à elle une quinzaine d’heures après s’être endormie comme une masse. Si ce n’était le décor austère de l’infirmerie de la cité qui l’avait accueilli, elle aurait presque cru qu’elle se réveillait d’un terrible cauchemar, dans ses quartiers personnels. Le son était revenu, comme en témoignait les bips répétitifs de la machine à laquelle elle était branchée pour surveiller son rythme cardiaque. Elle se sentait engourdie, certainement shootée avec un antidouleur puissant (morphine ou autres chips liquides de ce genre). Machinalement, elle chercha à s’étirer, et c’est là qu’elle sentit principalement son abdomen, l’endroit précis où elle avait percuté l’arme de Sheppard et là où des indigènes lui avaient bourré le mou. C’était atrocement douloureux, et cela anesthésiait les sensations de brûlures qu’elle avait au niveau des différentes coupures qui lézardaient son corps. Néanmoins, quand elle déglutissait, elle sentait que son cou était entravé par des pansements. Par deux fois, une lame avait éprouvé la chair de son œsophage à l’en faire saigner. La seconde fois avait été la pire car l’indigène avait carrément placé la pointe dans sa chair, prêt à l’enfoncer de quelques centimètres pour la tuer.

Ses doigts et ses mains lui faisaient un mal de chien également, mais cette sensation de douleur était lointaine, certainement atténuée par la drogue médicale censée la calmer. Quelqu’un bougea sur sa droite, et instinctivement, elle pivota la tête brusquement tout en se redressant pour voir qui allait lui vouloir du mal. Le souffle court et les yeux exorbités, elle constata qu’il s’agissait d’Isia. Cet effort soudain la fatigua et elle se laissa glisser dans le lit.

La doctoresse était au chevet de son amie, tout en vérifiant ses données biométrique, vitale et ses pansements. Elle avait sacrément reçu.
« Erin ? Calme-toi, tu es sur Atlantis. »
Elle posa une main rassurante sur une zone de son bras non emballé
- Ca fait combien de temps que je dors ? demanda-t-elle. Elle semblait complètement décontenancée et perdue.
« 15h ma belle. » dit-elle d'un ton rassurant avec un sourire accroché aux lèvres du même ton.
- D’accord, fit-elle sur le ton de la constatation. Elle regarda Isia et lui fit un petit sourire. Alors, qu’est-ce que ça donne vu de l’extérieur ? Elle parlait bien entendu de la vision qu’elle offrait.
Elle lui fit un petit sourire amusé « Tu es aussi bien emballée qu’une momie »
- Une momie, rien que ça fit-elle en rigolant doucement. Isia, c'était horrible.
Elle réajuste un pansement sur le cou de la consultante, qui ce fut décollé avec son mouvement brusque
« Vu vos états, j'imagine mal ce que vous avez vécus... tu veux en parler où c'est trop frais ? »
- Je crois que ça me ferait du bien. Elle soupira, les yeux dans le vague. J’ai été un boulet pour le groupe, je n’ai servi à rien et résultat, je me suis faite chopper… On a failli se faire lyncher par ces monstres… Elle ne voulait plus croiser le regard de la doctoresse, aussi fixait-elle le mur d’en face. Ils nous ont torturé.
Isia écouta attentivement son amie… elle ne put réprimander une moue navrée et horrifiée quand elle lui sortit qu’elle avait été torturée, ainsi que les autres. Enfin, Arno et Nathalie, vus les marques et les traumatises psychiques.
« Tu sais, je pense que dans ce genre de situation, il n’y a pas de boulet. C’est de la malchance. » Elle lui remet enfin correctement le pansement. Elle avait eu vent de l’histoire, Sheppard avait fait son rapport et elle avait déjà entendu certains propos des victimes… « Je suis navrée Erin… par chance tu es ici vivante et bientôt sur pied » dit-elle pour lui donner un peu d’espoir de peur qu’elle ne sombre dans un cercle négatif.
- Je ne sais pas. En fait, elle n'avait pas envie qu'on lui trouve des excuses pour le moment ou qu'on s'occupe d'elle. Excuse-moi, mais je crois que je vais dormir. Elle lui fit un pâle sourire avant de fermer les yeux et de déclarer : Merci pour tout.
Isia, lui fit un bisou sur la joue :
« Tu es une battante, ne l'oublie pas ! »

Erin afficha un sourire plus franc, avant de sombrer rapidement, le baume au cœur.

36H après le retour de la mission diplocatastrophique.

Erin émergea à nouveau, et cette fois, elle avait faim. Son corps reprenait le dessus. Le plus dur pour elle était d’accepter ce qui était arrivée, en se positionnant comme victime. Elle se sentait encore profondément marquée par cette expérience, et elle n’arrivait pas à se sortir de la tête qu’elle n’y était pour rien. Elle avait du mal à retrouver la confiance en elle qu’elle avait, de même qu’à se sentir pleinement humaine. Pour elle, d’autres humains l’avaient relégué au rang de trophée, de chose, d’objet à démolir, et cela la rendait malade. Pourquoi est-ce qu’elle était encore en vie ? Ne devrait-elle pas se foutre en l’air pour le bien de toute l’expédition. Elle était faible, elle ne valait pas plus qu’un déchet à mettre au rebus. C’était un petit peu comme ci sa personnalité s’était morcelée et qu’elle n’était plus la Erin si complète qu’auparavant.

Néanmoins, d’avoir parlé avec Isia lui avait fait du bien. Elle s’était sentie de nouveau humaine, digne de conversation et d’intérêt. Mais cela était éphémère. D’ailleurs, le fait d’être là, dans ce lit, aux bons soins du personnel médical, cela la rendait malade. Elle ne voulait plus qu’on s’occupe d’elle. Elle n’était pas digne ! On ne lui manifestait que de la pitié et la sympathie, parce qu’elle était faible et complètement inutile. Quand ils en auraient marres, ils la renverraient sur Terre sine die et elle se retrouverait seule, avec pour celle compagne sa faiblesse intrinsèque. Avait-elle jamais été forte ? C’était une illusion que des primitifs s’étaient empressés d’éclater pour lui montrer la terrible vérité de son impuissance et de sa vulnérabilité.

Prise par une envie de se faire mal, elle se redressa dans son lit et arracha les différents cathéters de son bras sans se soucier des plaies qu’elle s’infligeait, pour les jeter, eux et leurs fils, contre le mur. Puis elle extirpa ses jambes des draps du lit, constatant qu’elle était nue sous sa blouse d’infirmerie, elle vira la sonde qu’elle balança dans les toilettes et elle s’apprêtait à défaire les électrodes en tirant sur les câbles auxquels ils étaient reliés quand quelqu’un entra dans la chambre, la trouvant là en train de se battre avec ces foutus fils qui ne voulaient pas la laisser tranquille. Elle tremblait de colère, d’impuissance, alors que de grosses larmes roulaient sur ses joues et qu’elle s’énervait sur l’appareil qui bipait de plus en plus vite, signe de l’accélération de son muscle cardiaque du fait de l’effort et de sa colère. Elle voulait qu’il la laisse tranquille, qu’il arrête de biper, qui la laisse partir au lieu de la retenir avec ses longs doigts filaires qui étaient simplement relié à des électrodes scotchés sur sa poitrine, mais elle n’était pas assez lucide pour s’en rendre compte.

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D.C. Sous Lieutenant Pedge Allen - Teshara Lays ~ Ecriture : Springgreen
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Mer 21 Sep - 20:12
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De paradize au paradis ?


Le jour du départ pour la MISSION DE PARADIZE


L'anglais sortait de son bureau pour partir en réunion avec Herra, quand il avait croisé son amie, légèrement vêtue qui se rendait à la petite sauterie qu'avaient organisé les indigènes sur la planète nommée affectueusement « Paradize ». En la voyant avec son short, il lui avait glissé avec complicité quelques petits mots taquins « Tu vas affoler tous les princes Ariel ».
Il ne se doutait pas, qu'elle allait être juste dans un été affolant à la place d'être affolante.

La journée ce fut bien passé et les réparations du site alpha avançaient, dégâts causées par les Tortouffes au mois de juin. Outre, le changement de la flotte des jeeps, en espérant que cette fois le soldat Murdock n'irait pas jouer avec et surtout le matériel médical. L'écroulement avait mis en lumière l'importance d'avoir une couche importante de Rhizome, pour supporter le passage des troupeaux des tortues géantes. Ainsi, cela donnait une autre structure à l'aile C qui avait fini en mille morceaux. Les plans architecturaux avaient été validés et les travaux de terrassement étaient sur le bon chemin.

Lendemain


Le lendemain aux alentours des 10h00, il était avec Élisabeth Weir, dans son bureau de verre qui surplombait la porte des étoiles. En pleine discussion sur le fameux site alpha et des accords qui pourraient faire avec les Tairis. Il n'aimait pas vraiment son bureau, qui n'avait aucune intimité… si Weir, voulait ce gratter le nez, elle ne pourrait pas le faire en paix, car les opérateurs avaient une superbe vue sur ces activités. Et aussi étrange que cela puisse paraitre, même s'il est bien situé le côté « verre » ne donnait pas pour autant la transparence niveau communication, si Weir se disputait avec quelqu'un, toute la cité le savait.

Harry imitait la statuette ethnique de la cheffe, en se tenant assit bien droit sur son bureau, observant avec intérêt l'activité des deux humains. Il finit par s'en lasser et se roula en boule sur les papiers et autres dossier de Weir, qui ne dit rien, bien au contraire.

« Tiens, ils sont en retard » dit la cheffe de la cité en regardant son horloge numérique au-dessus de sa porte.
« Le réveil a dû être difficile » répondit l'anglais, imaginant sans peine, la fine équipe auprès d'un banquet à danser et même peut-être s'alcooliser jusqu'à très tôt le matin. Donc avoir 1 ou 2 heures en retard n'étaient pas très grave, il fallait bien que la gueule de bois passe. Rien d'alarmant pour le moment. Enfin bon… les deux rouges ignoraient tout bonnement que l'équipe était en train de se battre pour survivre. Jamais, il n'avait soupçonné que le peuple de cette planète était aussi dangereux que sa faune. Malgré leur avancé technologique très primitif, car ils avaient de très bons rapports commerciaux avec les Atlantes.

Les chevrons de la stargate s'enclenchèrent une heure après, il était encore avec Élisabeth, qui lui lança une taquinerie.
« Peut-être que mademoiselle Steele, vous a ramener une couronne de fleurs pour vos prochains pari »
L’anglais lui fit un sourire, cela pourrait être une idée, elle allait pouvoir se venger du beau dessin qui lui avait peint quelques jours auparavant sur le visage. De belles arabesques florales noires, mais elle avait dû ce balader toute la journée avec, laissant un goût de carnaval derrière elle.
« Oui, ou un soutien-gorge en noix de coco »
Ça réplique déclencha un petit rire de la cheffe de la cité, qui sans aucune doute, devait s'imaginer le chef de projet vêtu de cet accoutrement très haïtien, manquait plus que la robe en feuille et il serait prêt pour faire la danse du ventre.

Ils se levèrent pour se rendre sur la terrasse qui surplombait la salle afin de mirer le retour des « fêtards »… mais au lieu de voir une équipe rigolant et se tenant par les épaules à cause de la fièvre de l'alcool … ils virent en effet des humains qui s'accoudaient, mais pas pour se soutenir face aux vertiges des festivités, mais pour tenir debout face aux blessures infligées. Weir, blanchit son regard resta interdit au fur et à mesure que les Atlantes traversaient la porte des étoiles… un véritable carnage, elle avait l'impression de revivre l'attaque de l'ancien site alpha.

Quant au Britannique, son regard venait de se figer sur le sergent Mama qui avait les mains rougies et le crane dégoulinant de sang coaguler… immédiatement ses prunelles métalliques cherchèrent la seule personne qui importait dans son cercle d'intimité : Erin. Il ne la vit pas tout de suite, hors elle arriva avec un Sheppard en meilleur état qu'à l'accoutume, qui aidait autant la consultante qu'une rousse peinte de rouge. Erin, était aidé par un autre homme, inconnu à la vision de l'anglais. Mais le plus alarmant, c'est qu'elle tenait à peine debout, ses cuisses ruisselaient d'hémoglobine comme le reste de son corps, les vêtements tâchés de son sang (ou celui d'un autre qu'importe), la tête dans le vide, elle semblait s'être transformée en zombie…

Il marcha d’un pas rapide, longeant la salle de contrôle avec la cheffe de la cité qui ordonnait qu’on appelle les médecins. L’équipe médicale arriva très vite, (il en avait toujours une de prévue) et le renfort suivis. Impossible, alors au deux rouges de se mélanger avec le joyeux bordel des uniformes teintés de sang et de jaune.
Toute l’équipe fut emmener (sur des civières ou non) dans l’infirmerie.

Il fallut attendre deux autres longues heures, avant de pouvoir voir le commandant de l’équipe. Alexander avait l’impression d’être un lion en cage, avec son chat perché sur ses épaules et une Weir dans un état d’anxiété assez palpable. Il la rassura du mieux qu’il put tout en restant calme…

« Je ne comprends pas comment vous faite Hoffman ! »
« Je respire par le nez… »
« Non mais sérieusement, j’arpente le bureau de long et en large et vous, vous êtes là assis d’un calme olympiens »
« Ce n’est qu’une façade Dr Weir »
Oui, car il ne pouvait pas réprimander la vision d’une Erin « pantin » engluer dans le liquide de vie… s’inquiétant pour son amie et son état critique. Weir tira une chaise, pour s’asseoir à côté de lui, espérant que sa quiétude déteigne sur elle, respirant doucement pour tempérer les impatiences qui lui agitaient les jambes. Son regard parcouru l’anglais, qui semblait être une statue de marbre, avec les jambes croisées en équerre et sa main qui soutenait son visage accoudé à l’appuie-bras du fauteuil. Seul Harry, ronronnait dans l’espoir d’apaiser les tensions. Finalement, il attrapa son animal, pour le déposer sur les genoux d’une Weir interloqué.

« Caressez le ça va vous détendre »
La thérapie ronron marche toujours et les doigts de la jeune femme, se perdit dans la fourrure soyeuse et les grimaces de plénitude du félin.
« J’aurais du prendre mon chien avec moi »
L’anglais hocha la tête.

La cheffe de cité, fut pipée par son oreillette, ils pouvaient enfin voir Sheppard. En arrivant à l'infirmerie (le chat étant resté dans le bureau aquarium), l'homme semblait avoir perdu toute gaité sur son visage carré, lui qui était réputé pour ses charmes et sa joie de vivre…. Il raconta de manière factuelle les tragiques événements qui l'avaient mené avec son équipe à fuir le campement des indigènes et sauver des prisonniers qui avaient été torturé. Alexander, eu de bien mauvaises images, souvenir de son passer qui lui remémorai quelques séances sympathiques de supplicies, imaginant Erin à sa place… même si là, cela devait être bien différents. Il eut l'envie de la voir, maintenant, pour connaître son état d'esprit et constater, si elle était « encore là » … sachant très bien que les personnes qui ont subi ce genre de traumatise, peuvent avoir des réactions déconcertantes, comme l'envie de se suicider ou de perdre pieds et enlacer une forme de folie qui peut se pérenniser… mais cela lui était impossible à son plus grand regret, il apprendrait par la suite de Carson, que les blesser « grave » était en repos pour au moins 35 heures et qu'il les préviendraient quand il serait possible, de voir Nathalie Dumond, Arno Wilson, Erin Steele.

Tout du long, du discours de Sheppard, Alexander se contenta de quelques précisions, restant neutre, même si, étant humain, cette mission l'affectait et le mortifiait. Alors, qu'il pensait à la consultante le cœur serrer d'inquiétude, une autre partie de son cerveaux facturait de manières inhumaines les coûts et les conséquences que cela allait entraîner pour Atlantis de rompre avec cette planète. Car bon, on ne va pas rester ami avec eux, même si « soit » disant le chef fou était mort. Les risques étaient moins alarmants que prévus et il comptait bien soumettre cette rupture à Weir dans les jours à venir. D'ailleurs, elle le mentionna sur le coup de la colère.


36H après le retour de la mission dans l’envers du paradis


Ce ne fut pas 35h, mais 36h après que les visites furent autorisées pour le trio des torturés et la tête brûlée qui avait fait un câlin à un rocher un peu trop passionnément. Le chef de projet avait profité de ce temps d’attente pour monter un petit dossier mettant les pertes et les avantages de rompre définitivement avec la planète Paradize, qu’il avait soumis à Weir qui était en pleine indécision.
Mais bon, à cet instant il se fichait de savoir si la cheffe de la cité était en accord avec lui, de toute manière les faits étaient là. Il n’y avait pas à tordre du nez.
Il la laissa donc à ses tergiversations personnelles pour se rendre dans son bureau, il avait autre chose à penser et à faire. C’est à ce moment-là, que Carson, l’appela pour l’informer que d’ici 30 minutes, il allait ouvrir les visites pour les blessées, puisqu’ils étaient en « états » de recevoir. Sous-entendant que physiquement, ils le pouvaient mais qu’en était-il de la question du mental ? Il le remercia se doutant que le chef médecin, avait de nombreuses personnes à contacter .

Il raccrocha, pour se rendre à la petite sphère de la botaniste Marie Escusa. Elle y cultivait pleins de variété de plantes et notamment des fleurs, pour en faire des bouquets ou autres compagnons végétaux de bureau. Cela permettait à la jeune femme, d'assouvir sa passion pour les fleurs (et un métier refoulé de fleuriste ?) tout en la faisant partager avec les autres. C'est bateau, de prendre des fleurs pour la convalescence d'une personne, mais bon il n'y avait pas grand-chose d'autre. Il choisit avec soit des fleurs aux grands pétales rouges qui lui arrachaient les rétines. C'est la couleur favorite d'Erin et il n'avait pas à lui prendre des plantes qui adouciraient son regard, elles n'étaient pas pour lui, mais pour elle. Le petit chat, se cachant sous les pots, pour faire quelques farces aux jambes qui passaient à sa proximité.

En passant devant le mess, il remarqua qu'il était 16h00, Harry qui le suivait la queue haute, limite s'il ne se la pétait pas, comme pour montrer aux humains alentour, qu'il était le roi du monde. Donc en passant vers la salle de restauration, il y avait en libre-service de « goûter » des viennoiseries pour les gourmands ou les petites faims. Il ignorait si la nourriture dispensée à l'infirmerie était bonne ni si Erin était encline à avaler quelque chose de consistant… au cas où, cela ferait moins « stéréotypé » que les fleurs. Ils prirent quelques mini viennoiseries, continuées de pain aux raisons, pains aux chocolats et croissants dans un sachet brun.

Il pénétra dans me hall de l'infirmerie, demandant la chambre des « blessés de Paradize » et la secrétaire après avoir minaudé un peu, lui indiqua (enfin) un couloir. Il s'y engouffra croisant une belle jeune femme blonde, qu'il reconnut sans peine. Celle-ci en voyant le matou s'arrêta pour saluer l'humain qui l'accompagnait, un rictus charmant sur les lèvres.
« Bonjour… Monsieur Hoffman non ? L’homme au chat … »
« Bonjour Dr Taylor Laurence, oui c’est bien moi »
« Je peux ? » demanda-t-elle en lorgnant sur le petit minet, qui commençait à jouer du regard pour séduire cette nouvelle humaine.
« Oui, il attend que ça ». fit-il neutrement
Le charme d’Harry, attirait un nombre impressionnant de femme… la belle doctoresse, toisa l’anglais satisfaite et prit dans les bras le petit minet qui commençait à ronronner. Elle le papouilla, le mettant contre son torse. Sans aucun doute que beaucoup d’homme aurait aimé être à la place d’Harry, pour ploter avec autant d’amour les formes rebondit de la jeune femme séduisante.
« Vous venez voir ? »
« Erin Steele »
« 4èmee porte à votre droite, elle est encore un peu faiblarde, mais de la visite lui ferra le plus grand bien » répondit Isia d’un ton pétillant, qui laissait sous-entendre que la consultante avait besoin de se rattacher à la réalité.

Il hocha la tête la remerciant. C’est avec regret, que a belle blonde, relâcha le petit chat qui suivis son maître jusqu’à la porte 4.1.

Il frappa à celle-ci mais aucune réponse…un bruit étrange s'échappa de la chambre, comme si quelque chose était fracassé contre un mur, alertant l'homme, qui entra dans la pièce fermant la porte derrière lui. Son regard se posa sur le lit défait et vide de la consultante. Ce n'est pas normal… son regard trouva cependant, très vite la jeune femme, en blouse verte qui lui faisait une robe très courte. Celle-ci se battait avec les fils, comme une folle qui voulait se libérer de ces chaînes, elle gémissait et tremblait d'une colère incongrue.

Avant même d'analyser la situation, il jeta le bouquet et les viennoiseries sur le meuble en face de lui et se précipita vers la jeune femme en pleins combat. Harry, lui resta en retrait au fond de la pièce peu rassuré par les grands gestes des humains.

Alexander, s'approcha d'Erin, essayant de canaliser les mouvements dans le vide qu'elle faisait, en lui attrapant les avant-bras.
« Erin … Erin calme toi » dit-il d'une voix douce et rassurante, mais contrainte par l'effort de calmer la bête furieuse. Mais celle-ci était dans un état second, ne semblait pas l'entendre où simplement n'était pas lucide. Elle se débattue, il tenu bon, essayant de ne pas lui faire de mal, il serait dommage d'aggraver son état (état qu'il n'avait pas encore vu en entier).

« Erin ! regarde-moi ! Calme-toi ! Tu ne risques rien » recommença sa voix, mais un peu plus ferme, pour la faire atterrir dans le monde réel. Comme elle faisait de larges mouvements, la machine (Un appareil de petite taille posé sur une table ou un socle) à laquelle, elle était reliée, commençait à tanguer dangereusement.

D’une main il tenait les deux bras (dont un qui glissait sans peine et pouvait se libérer) et d’une autre il commença à défaire les électrodes qui voyait, ou qui dépassait de sa chemise verte, pour libérer Erin et éviter que la machine ne se fracasse. Et cela ferrait taire les bipp infernaux qui rendait folle la belle jeune femme au visage enfariné et cerné de noir. Ses gestes était rapide mais délicat, ne voulant encore une fois, éviter de lui faire du mal. Une fois, le périlleux travail réaliser (et quelques coups involontaires de la part d’une Erin en furie), il put mieux contenir la tigresse, qui se sentait acculer.

Au bout d'un moment, elle semblait se résigner à vrais dire, il ne savait pas trop se qui se passait dans la tête de la jeune femme à ce moment précis, mais elle baissa les armes (et donc les bras), la tension musculaire s'affaissant…elle versa des larmes. Il la lâcha, regardant son visage qui mirait le sol… une tignasse brune, les cheveux emmêlés lui faisait face. Il eut un petit soupire face à son état catastrophique. Il redoutait qu'elle soit éprise d'un brin de cette folie post torture… il ne sut que faire, penaud comme il était, il avait bien une action qui lui trottait en tête, mais son corps marquait une opposition, comme pour évaluer les risques de s'en prendre une… cependant il se rapprocha de la courte distance qui les séparait, voulant lui frotter les épaules voir de l'attirer à lui, pour calmer les soubresauts de larmes qui l'animait de plus en plus fortement.

Hors, elle le prit de court en se réfugiant dans ses bras contre sa poitrine, sanglotant. À demi surprit… il régit un peu lentement cette fois, laissant ses bras l'enlacer. Il ne lui offrait pas de pitié, puisqu'il en avait une sainte horreur, mais du réconfort. Ceci se traduisit par les gestes délicats que sa main faisait en frottant le dos gelé d'Erin. Cela lui importait peut qu'elle mouille son costard bleu marin, ni sa chemise blanche. Une de ses mains, remonta vers la « touffe » qu'était devenu les cheveux de la jeune, femme, essayant de lisser sa chevelure. Cela se fit étrangement naturellement, dans le but de l'apaiser. Il savait que chez lui, ça marchait bien et il appliqua (sans réfléchir pour une fois) ce petit geste qui était affectif. Il ne dit rien, ses actions parlaient pour lui.


©Pando


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    Alexander Hoffman
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Merci beaucoup  love3
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Sam 1 Oct - 10:55
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C’était le gros bordel dans sa petite tête brune. L’impuissance à se défaire de ce bruit et de ses fils qui l’entravaient sérieusement. Pourquoi est-ce qu’ils ne voulaient pas la laisser tranquille ? Est-ce que c’était encore un coup des indigènes ? Elle ne voulait plus être attachée à quoique ce soit pour le moment ! Elle se débattait comme un beau diable, emmêlant les câbles entre eux. Sans l’intervention d’Alexander, elle aurait démoli purement et simplement le mobilier médical, tout en s’infligeant des blessures. Mais elle s’en foutait, elle souhaitait au plus profond d’elle-même se faire du mal. Dans sa folie, elle ne fit pas attention à son ami qui venait de rentrer dans la pièce, la trouvant là ravagée et hystérique. Il tenta bien de la calmer par des mots mais rien n’y faisait, elle voulait juste que le bruit s’arrête. Elle n’était pas morte, son cœur battait ! Elle n’était pas malade non plus, pourquoi est-ce qu’on la retenait ici ?

Alexander lui imposa une contrainte qui se voulait ferme même s’il essayait d’y mettre de la douceur. C’était un exercice difficile, sachant que la Erin qu’il avait en face de lui se débattait, lui collant d’ailleurs certainement quelques coups au passage. A chaque fois qu’il essayait de la tourner vers elle, elle essayait de faire volte-face pour aller déglinguer cette affreuse machine. Il comprit rapidement d’où provenait son mal-être et par des gestes lestes et rapides, il parvint à la débrancher de l’appareil, en retirant les électrodes de sa peau nue. L’apaisement du son sembla la calmer un peu, à moins qu’elle ne se résignât finalement par manque d’énergie. Elle se calma, et sans prévenir, elle se réfugia brutalement contre la poitrine de l’anglais. Elle gardait ses bras pliés contre son propre torse, adoptant le haut d’une position fœtale, le flanc complètement appuyé contre le chef de projet qu’elle venait de prendre de cour. Il était un petit peu gauche, certainement surprit par l’action physique de la consultante, mais elle était au-delà de ce genre de considération, qui en temps normal, aurait pu la conduire à le charrier.

- Je suis désolée, tellement désolée, disait-elle en pleurant, le nez niché dans ses mains.

Elle se gratouilla le nez pour ne pas renifler de façon trop sexy. Elle s’en voulait déjà d’être là, dans ses bras, dans cette horrible blouse verte et aussi apprêtée qu’une boxeuse après un match trop difficile pour elle. Finalement, le contact avec Alexander avait les mêmes vertus que le bisou d’Isia la veille. Ou l’avant-veille ? Elle n’avait aucune idée du temps qu’elle avait passé à dormir. Elle se sentait à nouveau humaine, et digne d’être regardée, câliner dans le cas présent, ou même embrassée sur la joue, dans le cas de son amie docteur. Elle n’était plus un objet qu’on pouvait détruire à petit feu pour des raisons qui lui échappaient encore. Le narcisse en elle se remettait et reprenait ses droits petit à petit. Les caresses sur ses cheveux lui firent un bien fou. Ses épaules s’affaissèrent un peu et elle ferma les yeux, calmant ses pleurs, tandis que sa respiration devenait moins haletante.

- Je suis affreuse, tu n’aurais pas dû venir, dit-elle d’une petite voix. Avant d’ajouter dans un autre sanglot : je suis contente que tu sois venu quand même. Elle rigola quelque peu, haché par les remous de sa gorge. Je ne sais pas ce que je veux.

Elle s’écarta un peu de lui, même si elle en avait vraiment envie pour le moment. Ce lui faisait du bien d’être choyée. Elle gardait la tête basse et considéré les tâches plus sombres sur sa chemise. Elle avait mouillé le tissu de ses larmes et pas que. Quelques gouttes de sang venaient orner l’endroit où ses mains s’étaient retrouvées contre le vêtement. Le sang perlait doucement des endroits où elle avait arraché les cathéters de sa peau sans prendre soin de les tirer doucement.

- Rolalala, je suis désolée. Elle s’écarta un peu plus et de ses mains poisseuses, elle essaya d’atténuer les taches en les essuyant. C’était pire, dix fois pire. Mais mais… fit-elle confuse en se remettant à pleurer devant le massacre. Elle prit conscience du sang sur ses mains en voyant le résultat en les portant devant son visage comme pour regarder quelque chose qui ne lui appartenait pas. Mais il s’agissait bel et bien de son sang. Elle avait l’impression de nager en plein cauchemar, comme si elle n’était pas vraiment revenue de là-bas et qu’elle voyait ce sang qui coulait, encore et toujours. Je t’en trouverai une autre, c’est promis, dit-elle sur un air enfantin, d’une façon qui pouvait rappeler un animal qu’on allait frapper pour le corriger.

La présence de l’anglais lui faisait du bien. Elle était contente de le revoir et de s’en être tirée. Après tout, elle avait pensé à lui quand elle était accrochée sur les poteaux. Elle redressa son museau pour le toiser, comme elle le faisait naturellement avant de partir. Elle constata avec soulagement qu’elle n’avait pas de mal à supporter ses billes d’aciers posaient sur elle. Les douleurs se manifestèrent de nouveau et ça la tiraillait en de nombreux endroits. Elle prit soudainement conscience qu’elle était drapée de cette blouse d’infirmerie verte et passablement trop large pour la masquer totalement. Enfin, avec les pansements et les bandages, elle ressemblait effectivement à une momie bien empaquetée. Ce souvenir, combinait au réconfort qu’elle trouvait dans Alexander, lui arrachèrent un sourire.

Elle était revenue sur « Terre » (même si elle en était loin mais nous retiendrons l’expression métaphorique ici).

- Je vais me rallonger, mes jambes me supportent à peine.

Elle reprit place dans son lit d’infirmerie, qu’elle bascula en position semi-assise, tout en tirant le drap jusque son nombril. Elle s’était calmée, et elle ne pleurait plus. Sur ses bras, le sang ne coulait plus jusqu’à ses mains. La jeune femme soupira, avant d’ajouter sur un ton taquin :

- Tu es venu pour m’apporter une médaille en chocolat ?

Elle essayait de faire bonne figure.

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De paradize au paradis ?



Réfugiée contre lui, position fœtale, elle laissa libre court à ses larmes. Cela parut étrange à l'anglais, de sentir cette femme si forte d'habitude complètement désarmée. Qui ne le serait pas, avec les événements qu'elle avait subis ? Qui ne serait pas témoins de ses propres limites ?

Elle s'excusa dans des sanglots qui se rependaient aux creux de ses mains et sur le tissu fins et soyeux de la chemise blanche de l'homme. Mouillant aussi son blason bleu marine. Qu'importe, il ne lui en portait pas ombrage. Son regard se posa sur la machine, qui avait avancée de quelques centimètres. Un peu plus et il aurait fallu déplorer la perte de celle-ci. Il fut surpris, cependant, que le vacarme qu'avait dû faire le bip, n'ai pas prévenu une infirmière, elles étaient pourtant reliées à un poste de commande, vigiler par un aide-soignant ?
À moins, qu'il pensait qu'elle devait « rêver », si cela pouvait encore être nommée ainsi, teinté par l'horreur de ce qu'elle a vécue. Enfin tant mieux, que personne ne vienne interrompre les deux administratifs. La situation, aurait pu devenir extrêmement gênante (dans un terme plus négatif) pour tous les deux, alors que jusqu'à présent ce sentiment ne semblait pas les toucher.

Il ne lui répondit pas à ses excuses, elle n'avait même pas à les formuler. L'une de ses mains, remettait de l'ordre dans la chevelure brune en signe d'apaisement. L'étreinte et les caresses capillaires semblaient calmer la consultante qui petit à petite se détendait. Le changement était palpable, pour lui qui la tenait contre lui. De longues minutes silencieuses, firent leurs apparitions, mais rien d'embrassant, mais salvatrice.

Inexorablement, l'homme se questionna, sur les pratiques qu'elle avait subies, sur comment elle avait tenu le choc avec cet affaiblissement soudain et son diabète qui devait faire des siennes… il ignorait qu'elle avait eue l'idée savante de retirer sa pompe. Il n'avait pas eu accès au dossier médical d'Erin, chose confidentielle, surtout sur ce genre d'information, qui était caché de la belle. Mais au vu de son état il se questionnait sérieusement sur les faits. Il avait « entendu » et non vu (car il s 'en fichait pas mal en réalité de l'état des autres) que les deux autres victimes, de tortures n'avaient pas été retrouver dans un état aussi critique. Pourtant, même traitement et cela n'était pas un problème de constitution, surtout en voyant l'assistante de Frei. Quelque chose, avait manqué de faire trépasser Erin. Ça par contre, il l'avait bien entendu de la bouche de Carson, quand il l'avait appelé.

Erin, coupa court aux moulinages cérébraux de l'anglais. Il se maudissait d'avoir toujours quelques choses en tête et de ne pas pouvoir faire le « vide ». Elle se trouvait affreuse, il n'aurait pas dû venir. Il baissa les yeux vers elle, enfin plutôt son crâne. Elle se contredit immédiatement en concluant qu'en réalité elle ne savait pas ce qu'elle voulait. Il sourit amuser, rejoignant légèrement les petits éclats de voix de son amie. Il y avait bien un dicton populaire qui proclamait que les femmes, ne savaient de toute manière jamais ce qu'elles désirent… chose rapidement faussé au vu de leurs comportements dans le travail par exemple. Après question sentiments, il est vrai que ce stéréotype pouvait être validé par certaines actions…

« Polochon suis toujours Ariel, même quand elle ne sait pas où elle va » Répondit-il dans une tentative d'humour, même si une nouvelle fois sa phrase était tortue avec moult significations, qui allait ravir l'imagination (si elle est opérationnelle) de la jeune femme.

Erin, s'écarta un peu, il laissa ses bras reprendre leurs places le long de son corps, pour lui laisser libre de ses mouvements. Étant très peu vêtue, l'homme, se contrait sur le visage de sa comparse, ne voulant nullement observer la totalité du corps d'Erin, histoire ne pas voir des éléments qui n'avaient nullement à surprendre. Étant pudique de nature, il appliquait ce respect à autrui, ne désirant pas être vu en petite tenue (même si cela avait été le cas à plusieurs reprises).

Elle se mit à essuyer le sang et les fluides en tout genre de sa chemise. Machinalement, il baissa le regard pour constater plusieurs tâches, qui s‘étalaient sous les efforts vains d'Erin, pour les faire disparaître. D'un geste doux, il enleva l'une de ses mains, comme pour lui dire que cela ne servait à rien, elle finirait au pressing d'Atlantis, ou à la poubelle. Elle se remit à pleurer, impuissante face au « massacre » causé. Il lui fit une petite moue dubitative, elle n'allait quand même pas lui en dénicher une autre ? Il en avait pleins le placard et des chemises, aussi prestigieuse que les siennes, il avait largement les moyens de s'en procurer une dizaine, qu'importe le prix exorbitant qu'elles coutaient. Il sortit de sa poche un paquet de mouvoir, dépliant un, pour lui donner.
« Ce n’est pas grave Erin, ce n’est qu’une chemise. Elle est remplaçable, elle » Il lui sourit.

Elle prit conscience de son accoutrement et les douleurs, lui rappelèrent à juste de titre qui serait temps de regagner son lit avant de s'écrouler. Il hocha la tête, la raccompagnant au cas où, ses longues jambes bandées comme une momie, décide de se transformer en chiffon. Il était très silencieux et pourtant il essayait de trouver une ou deux remarques pour la taquiner, mais ce qui lui venait à l'esprit lui paraissait inapproprié au vu du contexte. Quand elle « escalada » le lit pour se lover dedans, il détourna la tête en constant que sa chemise, allait se raccourcir bien plus que prévus. Quand il entendit les « cliclciclcic » du lit qui remontait, il la toisa à nouveau dans les yeux. Il était vrai qu'elle avait une vilaine mine, mais elle n'était pas « affreuse » comme elle le mentionnait. Il lui fit un petit sourire malicieux, signe qu'il allait l'embêter un peu.

« Hum… pour répondre à ton affirmation sur ton affreuseté, il est vrai que tu n'es pas très fraîche pour un demi-poisson, mais j'ai vu pire » dit-il d'une voix espiègle, pour la taquiner un peu.
« La femme de Berkam » affirme-t-il avec un clin d'œil complice, avant qu'elle le questionne sur les « éléments bien pires ». Il fallait bien, un peu d'humour, il s'est montré assez peu joviale juste avant, restants sérieux et cette situation ne lui convenait pas. Il était là, pour remonter le moral de son amie.

Une fois, allongé en position assise sur le lit, elle tenta de faire bonne figure, un rictus divertis se dessina sur les lèvres fines de l’anglais. Il se dirigea vers le meuble, où il avait jeté brusquement, bouquet et sachet en carton, pour les saisir et se mettre devant elle.
« Cela aurait été de mauvais goût de t’en ramener une. Car j’aurais souligner le fait que tu n’aies été que quatrième. » Dit-il d’un œil luisant. Qu’avait-elle gagné ? ça il n’en sait rien et ne voulait pas développer sur ce sujet-là. « J’ai trouvé plus approprié de prendre soins de ta ligne » Dit-il en lui déposant le sachet emplis de viennoiserie.

Il regarda le chevet de la jeune femme, fouillant dans un tiroir pour trouver une sorte de vase, qu'il alla remplir en déposant délicatement les fleurs sur les jambes recouvertes d'Erin. La salle d'eau était au fond de la salle, il ramassa les câbles, pour les ranger vers la machine et fit son affaire avec le vase.

En revenant, il déposa le bouquet dans celui sur la table de nuit, évitant soigneusement de mirer les pétales colorés de trop, près.

Harry, finit par montrer son bout de museau en se frottant amoureusement aux jambes de l'anglais, qui le prit dans ses bras pour le mettre à côté de la hanche de la belle brune. Il avait hésité à placer le petit chat sur son ventre, mais ne sachant pas vraiment où étaient les zones non touchées, il préféra ne pas tenter le diable. Remarquez Harry, se frotta contre le bras d'Erin, n'ayant que faire, ronronnant de plaisir en la retrouvant. C'est en voyant le petit animal, la sentir d'une manière intriguée, que le Britannique, remarqua que le sang avait coulé jusqu'aux longues mains de son amie. Son regard chercha immédiatement de quoi, la « laver ». Il trouva des lingettes dans le même tiroir où était fourré toute sorte de choses.

En revenant vers elle, il en extirpa une, l'odeur lui rappelait les produits pour bébé… et là, vous allez vous demander où il avait pu bien sentir cette odeur ? Non, il n'a pas d'enfant illégitime sur Terre, enfin du moins, il n'est pas au courant. C'est Brigitte, qui avec son fils, il a été témoin, de plusieurs scènes de son ex-assistante avec celui-ci et automatiquement l'odeur lui était rester en mémoire. Enfin bon, ce souvenir avait un brin de gaieté assez amusante, surtout si Erin se met à sentir le nourrisson. Amusé par ce souvenir un peu déplacé, il releva ses prunelles bleues vers le regard stupéfait de la consultante.
Il fronça légèrement les sourcils se demandant bien pourquoi elle le toisait ainsi. La réponse lui venu que trop vite, en voyant qu'il avait saisi délicatement la main de son amie et la frottait avec la lingette pour faire partir toute trace de sang.

Là, il eut un moment de gêne partager entre les deux. Il ne s'en rendit pas du tout rendu compte de son geste spontané, un brin maniaque… il se maudissait une nouvelle fois, de n'avoir pas prêter attention aux gestes que faisait son corps. Il ne savait même pas pourquoi, il avait voulu retirer le sang des bras et des mains de son amie. Immédiatement il s'en inquiéta et lâcha la consultante, en se raclant la gorge.
« Navré, je ne m’en suis pas rendu compte ».

Avait-il fait ça, dans le but de l'aider ? un geste affectif ? ou simplement de la maniaquerie ? Peut-être un mélange des deux, même si le sang qui était sur sa chemise semblait l'indifférer. Oui, il pencherait pour un fait tout aussi étrange : de l'aide malhabile mélanger à du contact réconfortant. Comme les « caresses « sur la chevelure emmêlée de la jeune femme. En réaliste, il ne savait pas trop l'expliquer et cela servait à rien de mettre des mots sur des faits réalisés d'une manière trop spontanée. Il devait abdiquer au lieu de mouliner intéressement pour comprendre. Il détestait cela… il retenu un soupir et la toisa, pendant qu'Harry, venait de s'allonger de tout son long contre la hanche chaude d'Erin.

Il se décala, s'adossant sur une fesse au bout du lit, une jambe en équerre. Il n'y avait pas de chaise et quand bien même, il en aurait eu, une, il se serait mis là, pour avoir un échange plus « direct » avec elle et non en contre bas.
« Bon maintenant que tu as les mains, propres tu peux manger » dit-il pour changer de sujet d’une manière ironique. Cachant la gêne qu’il avait eu juste avant.




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Ce n’était pas folichon dans l’esprit de la jeune femme, qui ne savait pas vraiment ce qu’elle voulait : souhaitait-elle qu’Alexander reste ? Oui et non. Sa présence lui apportait du confort psychique, mais elle en ressentait une certaine gêne d’être présentée de la sorte. D’un autre côté, elle se disait que ce n’était pas grave, qu’elle n’y était pour rien, et qu’il était venu en connaissance de cause. Etait-ce réellement le cas ? Venait-il rendre visite à son amie ou faisait-il du voyeurisme ? La seconde hypothèse était plus qu’improbable, surtout qu’ils commençaient à bien se connaître et qu’ils étaient de bons amis. Il avait démontré maintes fois par le passé qu’il était là pour elle, peu importe les circonstances, et surtout, qu’il ne l’utilisait pas comme une marionnette ou comme un objet. Bref, elle comptait pour lui tout comme il comptait pour elle.

« Polochon va faire quelques détours alors, » répliqua Erin à mi-voix, pour répondre à sa constatation alors qu’elle s’écartait de lui. Son esprit serait bien parti dans des spéculations tordues et fertiles comme de coutume, mais elle prit conscience qu’elle avait tâché sa chemise et elle n’arrangea pas les choses en voulant la nettoyer avec ses mains poisseuses de sang. Cela la conduisit à une seconde crise de larmes, qu’Alexander proposa d’éponger avec un mouchoir, qu’elle accepta volontiers, pour enfin trouver refuge dans son lit d’hôpital, au chaud sous le drap médical. Les douleurs étaient encore vives, et le fait d’avoir arraché le cathéter relié à la poche de morphine n’allait pas arranger les choses. Une infirmière ne tarderait de toute façon pas à venir, ne serait-ce du fait que ses pulsations cardiaques indiquaient une ligne plate, signe d’un arrêt du cœur.

Erin pensait à tout sauf à ça, et elle tenta de se donner une contenance plus « joviale » en sortant une petite blague. C’était aussi une façon de guérir, l’humour. Heureusement, de ce côté-là, Alexander n’était pas en reste, et il ne se fit pas prier pour rebondir sur ses propos, lui rappelant que la femme de Berckam devait sans doute être bien plus affreuse qu’elle. Un sourire déchira les lèvres d’Erin, qui ne trouva pas le courage de débattre, comme elle aurait pu le faire habituellement, aussi s’exprima-t-elle sobrement :

« La femme de Berckam est une sirène elle aussi ? lança-t-elle d’un air taquin. Finalement, comme une question en entrainait indubitablement une autre, elle ajouta : Je me demande bien ce que tu en as vu. »

Et puis le fait de faire un peu d’humour permit à la jeune femme de se dérider un peu, et afin de faire bonne figure, elle lui demanda s’il ne lui avait pas ramené une médaille en chocolat, alors qu’elle avait reprit place. A la réponse de l’anglais, elle répondit rapidement, alors qu’un trait sombre passé dans ses yeux :

« Je n’ai même pas terminé quatrième, j’étais bonne dernière tout le long de cette… j’allais dire « aventure », mais ça n’en était même pas une. Une teinte d'aigreur dans la voix vint souligner le mot « aventure ». Néanmoins, le paquet de viennoiserie étira les lèvres de la demoiselle et chassa la part d’ombre qui c’était installé dans ses prunelles. Elle se précipita (autant que faire se peut) sur le paquet en déclarant : Ah ça, tu as eu l’idée du siècle, j’ai une faim de loup. Et tant pis pour ma ligne. »

Elle fouillait dans le paquet de viennoiserie tout en observant Alexander farfouiller dans la table de chevet pour en extirper un récipient qui ferait l’affaire pour un vase. Il déposa un bouquet de fleur sur les jambes de la consultante, laquelle sentit ses joues rosir. L’anglais rangea un peu les câbles et alla remplir le récipient dans la salle de bain pour enfin placer les fleurs sur sa table de chevet.

« Merci, il ne fallait pas, ça me gêne un peu », commenta la jeune femme d’un air innocent. Déjà, le bouquet diffusait une odeur agréable qu’elle pouvait désormais percevoir depuis son lit puisque ce dernier était directement à ses côtés. Les fleurs offraient une harmonie de couleur colorées, qui amenait un peu de gaieté séant.

Harry vint faire diversion en se frottant aux jambes de son maître, lequel l’éleva vers le lit de la consultante pour le déposer proche de sa hanche. Elle lui en su grès de ne pas l’avoir déposé directement sur son ventre, car c’était sans doute l’endroit le plus sensible de son organisme à l’heure actuelle. Elle avait reçu quelques coups de poings dans les intestins, sans parler de sa gamelle sur l’arme de Sheppard qui avait tôt fait de l’envoyer dans les cordes pour le restant de l’expédition catastrophique. C’était sans doute ce choc là qui lui avait causé le plus de douleur, multipliée par les coups qu’elle avait reçu ensuite et qui n’avait pas du améliorer l’état interne de son bidou. D’ailleurs, ce dernier était bleuté, commençant à virer vers des teintes violacées… C’était hideux.

La jeune femme allait caresser le chat quand soudainement, son ami lui attrapa les mains pour les laver délicatement avec des lingettes qui sentaient le bébé. Erin n’avait pas d’enfant elle non plus, mais elle utilisait de temps en temps ces produits et elle en connaissait donc l’odeur. Erin le toisa, l’air surpris, alors qu’une certaine gêne s’installait entre eux. Elle ne savait pas quoi dire ni que faire, aussi le laissa-t-elle arrêter et s’excuser. Elle eut un petit rire nerveux, le classique des gens gênés. Elle ne savait pas quoi penser de ce petit intermède : est-ce qu'il était gêné de la voir sale ? Ou bien était-ce une forme de maniaquerie ? Elle était presque certaine que c'était le cas, étant donné qu'il semblait avoir fait tout ça de façon machinale, comme une habitude qu'on ne peut pas réfréner. Le côté maniaque venait aussi du fait qu'il s'était retrouvé presque « con » quand il était revenu à lui, dans la réalité de la chambre de l'hôpital, avec sa main dans la sienne. Ou alors, il pensait vraiment à autre chose et avait fait ça comme ça, comme quand on lustre son plan de travail en pensant au boulot, de façon machinale et sans but précis. Erin n'arrivait pas à se décider. « Ce… ce n’est pas grave », répondit-elle avec une hésitation, sans trop chercher à fixer le regard de l’anglais pour ne pas contribuer à le gêner un peu plus. A moins que ce ne soit sa propre gêne à elle qui l’empêchait de le toiser directement. Il y eut un instant de flottement pendant lequel il soupira. Elle en fit de même, lui décrochant quand même un petit sourire quand il la toisa et qu’elle fit la même chose.

Il s’installa sur le bord du lit et affirma qu’elle pouvait manger maintenant qu’elle avait les mains propres. Elle rigola un peu, alors que la gêne se dissipait totalement.

« Merci Alexander, de venir prendre soin de moi. »

On frappa à la porte, alors qu’Erin piochait dans le paquet. Elle avait déjà repéré les petits pains au chocolat et elle ne se fit pas prier pour en prendre un et croquer généreusement dedans. Son moral grimpait déjà quand elle avait pris conscience de la présence de l’anglais, puis avec l’odeur des fleurs et des viennoiseries, et avec la présence d’Harry, et maintenant, c’était le chocolat qui venait lui redonner un petit coup de fouet. Le goût de l’aliment dans sa bouche se propagea, la faisant saliver de plus belle.

« Bonjour, je venais jeter un coup d’œil pour voir si tout allait bien. J’entendais parler, alors je n’ai pas osé rentrer, mais je constate que ça va », bredouilla une infirmière avant de refermer la porte. Erin regarda Alexander avec des yeux ronds, puis elle haussa des épaules. Après-tout, même si la justification était discutable, cette infirmière avait bien fait de ne pas les déranger. C’était mieux ainsi. Les deux ours restaient ensembles, et finalement, ça devait bien leur aller.

« Tu m’en as trop pris, n’hésite pas si tu en veux, proposa la brune à son ami en lui tendant le paquet de viennoiserie. Est-ce que tu as des nouvelles des autres ? » Erin ne savait pas qui s’en était sorti, qui avait été blessé, et comment tout cela c’était terminé. Elle gardait un espèce de souvenir brumeux de la fin de l’expédition, comme-ci elle y avait assisté de loin, derrière un voile opaque qui l’empêchait de distinguer tous les détails. Un zombi parmi les vivants. Par cette question, elle se raccrochait à la réalité, lui permettant de remettre de l’ordre dans ses pensées et dans ses souvenirs. C’était aussi une façon de ne pas parler d’elle-même… Une façon aussi de discuter, tout simplement, pour ne pas s’apitoyer sur le contexte actuel de la chambre d’hôpital et d’elle dans ce lit. L’américaine ne voulait pas pleurer à nouveau, pas devant son ami anglais. Distraitement, elle vint caresser le dos d’Harry, alors étendu le long de sa hanche, lui procurant une sensation de chaleur dans son membre inférieur. Il ronronnait doucement, et cela apaisait Erin plus qu’elle ne l’aurait pensé.

« Je ne t’ai même pas demandé comment tu allais », s’excusa-t-elle presque en le toisant de manière frontale comme elle le faisait habituellement. Elle semblait vraiment fatiguée malgré les longues heures de sommeil qu’elle avait eut, et puis elle avait les traits tirés, et la douleur devait y être pour quelque chose. Elle ferait appeler l’infirmière quand Alexander serait parti pour replacer le cathéter. Après tout, les aiguilles et elle, ça durait depuis deux décennies, au moins.

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Malgré son air fortement atteint, la jeune femme essayait de se donner bonne figure, avec un peu d'humour. Au moins, cela n'avait pas changé, même si elle partait moins dans de longues réflexions. Élément logique vue son état et il ne comptait pas exiger qu'elle revienne comme avant. Si elle, reviens comme avant d'ailiers. Ce genre d'expérience peu vous briser bien plus que nécessaire et il comptait bien l'aider à remonter la pente, pour éviter qu'elle lorgne sur le font.

« Un poisson des abysses, qui rêve d'avoir un corps de femme » répondit-il l'œil pétillant, il était quand même vache. Il avait malheureusement, cette femme et elle le débectait peut-être plus que son mari. Non pas, qu'elle était si horrible que ça, mais elle lui semblait sale et inspiré de bien mauvaises attentions. Vous savez le genre de petite bourgeoise, botoxées qui se croient tout permis et qui idolâtre des petits tyrans racistes et rétrogrades. Le genre de personne, qui prône une élite, car elle a de l'argent à ne plus quoi en foutre (hormis dans son popotin pour rester jeune).
« Suffisamment pour juger de sa fraîcheur » dit-t'il d'un petit air taquin, sans pour autant lui en dire plus.
« C'est très équivoque ça Monsieur » répondit-elle en le toisant un peu, avec un fin sourire.
« Je ne suis pas jardiner madame » répondit-il sur le même ton cabotin.
« Il te manque des compétences particulières ? » Dit-elle en usant du même ton.
« Je ne suis pas un spécialiste du taille haie mais plutôt du maniement du râteau » cela commençait à tomber dans des sous-entendus assez graveleux. Mais tant que cela divertie Erin, c’est le principal.
« Je vois. Tu en mets beaucoup, des râteaux, avec tout ton fan club » répondit-elle avec un clin d'œil après avoir ri et toussé un peu. Il rigola doucement avec elle en hochant la tête.

Il avait été maladroit en voulant rebondir sur la médaille en chocolat : un trait sombre voilà le visage de la jeune femme, qui ne tarda pas à exprimer toute son aigreur de la mission. Il se mordit le bout de la langue, voyant bien qu'elle se considérait plus bas que terre et tel un boulet. La diversion des viennoiseries fut salvatrice, car plus propices à la joie qu'à l'ombre dans ces prunelles. Il eut un petit rictus amusé en la voyant se précipiter dessus, comme si elle n'avait rien mangé depuis une semaine. Il était ravi, qu'elle apprécie autant les petites douceurs, il aurait été malin, si elle lui avait sorti qu'elle ne pouvait pas les manger ou bien même les savourer car pas à son goût.

Il haussa les épaules simplement, quand elle lui avoua ça gène envers le bouquet de fleurs, cela était parfaitement normal pour lui, de faire tout ça. Et son regard fut suffisamment parlant pour lui faire comprendre sans parler. Il venait de voir ces petites joues rosirent, au moins, elle prenait des couleurs, remarque qu'il aurait pu lui faire s'il ne craignait pas qu'une barre sombre réapparaisse sur son visage.

Le petit épisode de la toilette, donna des fourmillements de gêne assez forts à l'anglais, qui tout comme l'américaine, fuyait son regard comme pour trouver un autre point de vu. Il s'était sentie bien con et surtout stupide de n'avoir pas réussi à contrôler un geste étrange venant de sa part. Après un instant silencieux et quelques soupirs des deux administratifs il reporta son regard acier sur elle, répondant d'un rictus au sourire qu'elle lui adressait. Il espérait sincèrement, que ce moment, ne reviendrait pas au-devant de la scène lors de leurs taquineries futures, car il ne serait pas quoi lui répondre.

Pour faire passer la gêne il alla dans l'humour tout en s'installant au bord du lit. Elle le remercia. Un autre fait qu'elle pouvait découvrir à cet instant, c'est que l'homme, ne répondait presque jamais aux remerciements et aux compliments directs. Pour une autre raison simple, il n'était pas à l'aise avec ceux-ci. Pourtant, il n'avait aucun embarras à les formuler de son côté sur autrui. Il lui fit un franc sourire comme pour lui dire que cela était parfaitement normal, elle était son amie. Et elle comptait pour lui. Elle le décodait suffisamment, pour qu'il ne s'adonne pas à lui spécifier ce genre de penser.

Quelqu'un frappa à la porte avant de pénétrer discrètement tout en s'excusant. Il tourna la tête pour regarder l'infirmière qui venait de passer la tête en bredouillant. Elle ne s'attarda pas, refermant la porte après avoir constaté que tout allait bien pour la consultante. Il haussa aussi les épaules, se rendant compte qu'il avait fait ce geste en même temps que son amie. Il pouffa un peu. Il est vrai qu'il aurait été fort peu appréciable qu'elle rentre plus tôt. Une idée bien savante qu'elle a eue de se retenir.

Elle lui proposa un peu de nourriture, il baissa le regard toisant sa faim, avant de prendre un pain au chocolat. « J'ignore si la nourriture est bonne ici, alors tu en cacheras dans tes tiroirs » répliqua-t-il avec un clin d’œil, avant de croquer dans son petit pain fourré au chocolat.
« C'est bien ce que je comptais faire, c'est toujours dégueu dans les hôpitaux », ajoute-t-elle avec un sourire qui lui rendit en hochant la tête.

Elle enchaîna que trop vite sur l'état de santé de ses camardes de missions. Il faut être franc, il avait suivi Weir, pour connaître l'état de santé d'Erin, écoutant quand même ceux des autres, même si cela avait nettement moins d'importance à ses yeux. Et puis, bon il se doutait qu'Erin, lui aurait demandé ce genre d'information. Il avala le contenue de sa bouche, avant de la toiser. Était-il bon qui lui raconte ?
« Eh bien, ils ne sont pas très vaillant. Britt avec son empoissonnement a été au soin intensif, elle se repose à l'heure actuelle. » La pégasienne était quand même très résistante, puisqu’elle allait sortir bientôt, dans un sens il était difficile de la tenir sur un lit. « Le Caporal et mademoiselle Dumond sont dans des chambres non loin de la tienne, ils sont en état de choc et se repose de leurs blessures, même si le militaire est plus en forme que la secrétaire. Mais leurs états physiques n’est pas critique » Oui, car il était tout autre chose du mentale, les seules blessures qui se soignaient qu’avec le temps… beaucoup de temps. Il ignorait que le caporal avait dragué la jeune femme, sinon il aurait surement joué dessus pour la taquiner
« Notre chef cuistot, ce porte bien, un peu perturbée à cause de ce qu'elle a vécue. Le sergent est encore au lit, il a une commotion cérébrale et semble avoir énerver le Dr Taylor Laurence vue son ton en parlant de lui » Il n'avait pas eu le temps de creuser plus. « Et le colonel Sheppard est depuis longtemps en train de gambader dans la cité, il n'a pas été très blessé. Il va sûrement venir te voir. Il s'inquiétait beaucoup pour ton état quand il nous a fait son rapport avec Weir. »
« D'accord » dit-elle distraitement après avoir écouté son petit rapport. Elle préférait ne rien ajouter, sinon elle se dévaloriserait à coup sûr.
Il lui fit un petit rictus, n’ajoutant rien de plus.

Harry était heureux : dans un lit, avec ses deux humains d’ont un qui le caresse, ce chat était la définition même que le bonheur est simple à obtenir. L’anglais, regarda quelques instants son chat, qui était bien loin des problèmes qu’on les humains.

Elle s’excusa de n’avoir pas pris le soin de lui demander son état de santé, il releva la tête surprit vers elle. Il en déduit qu’elle voulait parler d’autre chose, donc il ne se pria pas, pour obtempérer à sa requête. « Oui, je vais bien. » dit-il sur un ton calme et joyeux. Il remarqua sans peine qu’elle était fatiguée et hésita à se lever immédiatement, pour la laisser. Hors, il se dit que reste encore un peu, pour lui redonner le moral ne serait pas plus mal, surtout après le descriptif sur ces camardes. Il trouva bien vite un sujet plus léger
« J’ai commencé à préparer le bureau d’Elia. Comme, elle m’a demandée de m’occuper de celui-ci, je m’amuse bien à faire le décorateur. Je crois que j’ai raté ma vocation » dit-il en riant.
« Tu pourras décorer mon bureau si ça te manque par la suite » répliqua-t-elle avec humour. Elle le voyait bien s'occuper de la décoration d'une pièce avec ses allures guindées.
« Chouette !! » répliqua-il sur un air volontairement gamin « J’aurais carte blanche ? »
« Oh bien sûr ! » Dit-elle avec espièglerie, « Je suis joueuse, tu te souviens ? »
« Oui, je me souviens de presque tout ce que tu dis je te rappel » dit-il avec une petite mimique. « Je vois bien un énorme Hello kitty sur ta porte tiens ! » dit-il d’un air enjoué, mimant de ces mains la forme de la porte.
« C'est vrai, c'est presque flippant ! » Elle le regarda mimer le geste. « Et ton intérêt pour Hello Kitty l'est tout autant ! »

Il ricana, il était certain de déclencher une réaction de son amie en reparlant de la petite minette sans bouche. Cela l’amusait grandement, de faire une fixette sur cette idole. « Ça doit être le fait que je ne peux pas la regarder sans me brûler les yeux » dit-il amusé
« Ah moins, que cela traduit d’une folie cachée »
Le voir ricaner la fit rire et elle toussa en se tenant un peu le ventre.
« Toujours attiré par ce qu'on ne peut pas avoir. »
« Sinon ça ne serait pas amusant » il regarda son amie se tenir le ventre « Tu vas bien Erin ? Je vais peut-être te laisser te reposer » dit-il d’une voix plus calme.
« J'ai connu des jours meilleurs, mais ça va. Je reconnais que je fatigue un peu, je suis désolée. » Elle se massa le ventre doucement, en plissant les lèvres.
« Tu n’as pas à t’excuser » il se leva, attrapant Harry qui râla tout son saoul, mécontent qu’on le tire de son petit nid douillet. Il lui aurait bien laisser, mais la présence du félin aurait été gênante s’il vient à s’endormir sur une zone douloureuse.

« Allez dit au revoir à ta chérie » le chat leva les yeux vers Erin en miaulant doucement, comme pour l’amadouer et rester avec elle. L’anglais approcha le chat, pour que celui-ci donne un coup de tête affectueux au visage d’Erin qui en retour lui gratta la tête du chat et lui mit un petit coup de nez affectueux. Puis fût mit sur les épaules du jeune homme. Il toisa son amie quelques instant. « Tu veux que je repasse te voir, dans les jours à venir où tu es trop affreuse ? » dit-il avec un petit rictus amusé.
« Merci d'être venue. Et tu as le droit de revenir », dit-elle avec un autre rictus. C'était une constante de lui donner le droit.
Un sourire barra le visage de l’anglais « Tu veux que je te ramène quelque chose pour t’occuper ? »
« Si tu as de la lecture, je suis preneuse. Y a un bouquin dans ma chambre, si tu veux me le récupérer, ce serait gentil. »
« Quel style de lecture ? » Il hocha la tête concernant le livre, il retenu une petite boutade sur le fait qu’il pourrait trouver autre chose. Mais il s’abstenu.
« C'est un thriller, le titre c'est le chuchoteur. Il devrait être près de mon lit. » Elle fit une pause avant de rajouter : « Et n'en profite pas pour faire des bêtises hein. » Elle avait pris un air de maîtresse d'école.
Ce n’était pas vraiment ça question, mais plus sur le style de lecture qu’elle désirait qu’elle lui apporte en plus de son roman. Mais elle était sûrement un peu à côté de la plaque à cause de la douleur et des calmants. Hors, cela lui donnait déjà une idée des goûts littéraire de la demoiselle. Il eut un petit rictus sournois face à ses grands airs « Sinon quoi Maîtresse ? »
« Je ne sais pas encore. Mais ma vengeance sera terrible. »
Il ricana « Je suis affoler »

Il sortit de la pièce, avec un petit saluant destiné à Erin, refermant la porte derrière lui. Il chercha du regard la petite infirmière brune aux airs espagnol. Il ne tarda pas à la trouver en pleine discussion de ragots avec une autre plus famélique qui semblait être ça cheffe (Katty). Les deux jeunes femmes s’arrêtèrent de parler, quand il les approcha, le regard rivé sur le matou pour l’une et l’autre sur son visage.
« Bonjour, vous êtes bien l’infirmière qui est rentré tout à l’heure ? » il n’attendit pas qu’elle lui dise oui, il le savait, mais cela était de la pure politesse. « Vous devriez allez voir mademoiselle Steele s'il vous plait, ces agitations nocturnes, ont débranchées la machine cardiaque et la poche de morphine » il ne voulait pas dire, qu’elle avait été prise d’une folie, le fait des cauchemars un peu violent étaient plus décents pour la consultante, évitant un questionnement de la jaune sur le comment et le pourquoi, elle se retrouvait débrancher des appareils. Il leur fit un fin rictus, histoire de leur paraître agréable. Cela marcha et les deux jeunes femmes, lui firent un petit rictus appréciateur.
« Merci, je vais la voire »
Il hocha, la tête avant de disparaître, vaguer à ces occupations.

Le jour suivant, il revenu tenir compagnie à Erin, lui apportant ce qu’elle lui avait demander. Ainsi, que les autres jours quand elle le désirait, après le travail ou à la pause du midi selon son temps libre, lui apportant de quoi tuer le temps, quand elle ne somnolait pas. Et quand enfin la jeune femme, pue retourner dans ces quartiers signe qu’elle était rétablie de ces blessures physiques, elle retrouva une multitude de post-it, avec diverses citations selon l’endroit où ils étaient posés (une Hello Kitty caché sur le canapé). Avec l’un d’entre eux déposé sur la table de chevet avec un chat humoristique qui tire la langue disant « Je te promet, j’ai été très sage ».

END 14/11/2016


©Pando


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