Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Mer 16 Nov 2016 - 11:59
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Depuis leur réconciliation dans la Salle des écumes, Nathalie avait retrouvé son sourire et sa joie de vivre. Même si les cauchemars de Paradize revenait encore parfois hanter ses nuits, la réveillant en sursaut, le cœur battant d'angoisse, il suffisait que John referme ses bras autour d'elle pour que leur chaleur et leur tendresse fasse fuir les ombres.

Elle dormait beaucoup mieux, il faut dire que depuis leur altercation, leur relation avait prit un nouveau départ qui ressemblait fort à une lune de miel. Nathalie dormait rarement seule dans ses quartiers. Quand John n'était pas en mission, presque toutes les nuits, elle le rejoignait dans ses quartiers. Le choix s'était imposé de lui même, sans qu'aucun des deux ne sache vraiment pourquoi.

Peu à peu, ses cernes s'étaient estompées, sa peau pâle avait reprit un peu de couleur. Elle ressemblait de moins en moins au triste spectre qui avait hanté les couloirs après leur retour de Paradize. Elle redevenait la jeune femme gai et moqueuse qu'elle avait été avant.

Comme tout les matins, elle avait attendu quelques minutes après le départ de John pour quitter discrètement ses quartiers pour rejoindre les siens. Elle s'était rapidement changée avant de rejoindre son bureau.

Nathalie caressa le collier qu'elle portait sous ses vêtements. Elle y tenait énormément. Elle ne portait pas les boucle d'oreille au quotidien. Elle les trouvait un peu trop habillée pour tout les jours. Bien sûr le collier l'était aussi, mais elle pouvait le dissimuler sous ses vêtements, le portant contre sa peau. Elle aurait aimé pouvoir garder la boite à porté de vu en permanence, mais vu la photo qui en l'ornait et le texte qui l'accompagnait, il lui aurait été difficile de garder le secret sur sa relation avec John si elle l'avait laissé à la vue de tous sur son bureau.

Elle revenait vers son bureau après avoir été déposer des documents dans divers services de la cité, lorsque, passant à l'angle du couloir où se trouvait le téléporteur, elle fut agressée.

Nathalie voulut hurler, mais la main brutalement plaquée sur sa bouche l'en empêcha. Un bras puissant s'enroula autour de son corps, immobilisant ses bras contre ses hanches, lui interdisant la moindre tentative de coup de coude. Le ravisseur la souleva presque de terre pour l'entrainer dans un coin d'ombre.

La terreur lui écarquilla les yeux. Ce genre de chose, elle aurait pu s'y attendre lors d'une mission, sur une planète hostile, mais pas dans la cité. Encore que, elle avait entendu des rumeurs de harcèlement moral et d'agressions. Elle savait qu'Erin et Coralie avaient été au prise avec ce genre d'individu, mais en bonne optimiste qu'elle était, elle n'avait jamais envisagé qu'elle pourrait aiguiser ce genre d'appétits.

Elle tenta de ruer, de lancer des coups de pieds dans les tibias de son agresseur, mais il semblait deviner ce qu'elle allait faire et ses coups ne rencontraient que du vide. Elle tenta de lui lancer un coup de tête, mais encore une fois, sans résultat, si ce n'est un léger rire.

Si elle n'avait pas été aussi paniquée, si elle avait pu se concentrer sur autre chose que la peur et l'instinct de survie qui la poussait à tenter de se dégager, elle aurait reconnu le rire de John, et son parfum.

Elle réalisa avec terreur que l'homme l'entrainait dans un coin où d'ombre où il n'y avait pas de vidéo surveillance et encore moins de passage. Elle imagina déjà ce qu'il pourrait lui faire subir, mais se rassura en se disant qu'à un moment où à un autre, il serait bien obligé de relâcher un peu sa prise, et qu'à ce moment là, elle aurait peut être la possibilité de lui donner un coup pour prendre la fuite.
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Sam 19 Nov 2016 - 16:48
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Nathalie Dumond




L'été avait été mouvementé entre la mission sur paradize qui avait retourné les tripes et mis à l'épreuve toute mon équipe sur le plan psychique et ma dispute avec Nathalie. Outre, le fait d'avoir eu peur de la perdre sur cette maudite planète, le retour avait été catastrophique. Une engueulade avec le goût amère d'une potentielle séparation. Par chance et après des souffrances communes, cela ne fut pas le cas. Nathalie, m'avait confié que ce soir-là, Karola était encore dans son bureau… je m'étais senti bien idiot et une peur, bien connue avait pris mes entrailles. J'avais eu un visage neutre, ne voulant pas montrer mon angoisse à Nathalie. Quelques blagues et j'avais fait une pirouette. Et si elle s'imaginait quelque chose entre nous ? Par chance, cela ne fut pas le cas, mais je n'étais pas des plus confiant, quand je reconnaissais ma major favorite. Je m'attendais à chaque instant, qu'elle m'évoque la raison de ma dispute avec son assistante… mais elle ne le fut jusqu'à alors jamais. Finalement, me retenu, se dissipa et je repris plus d'aise oubliant ce fait.

Notre relation, connaissait un renouveau assez dynamique et fort. Sur des bases plus saines qui nous convenaient à tous les deux. Dans un sens l'épisode sur cette planète avait marquée de nombreuses ruptures et limites et pas que sur notre couple. Certes, il y avait toujours de la passion, chose inévitable chez nous. Pour ma part, j'essayais de prendre mieux en compte ces besoins de « larmes » essayant d'avoir un peu plus de courage pour les affronter et de moins m'agacer. Parfois, j'avais du mal, mais mes efforts payaient sur ce point et j'apprenais à ne plus fuir devant la détresse de l'eau de prunelle.

Mon humeur remontait en flèche et mes brins de folies habituelles ponctuaient les journées. Partant régulièrement en mission, souvent risqué avec moult aventure, je rentrais le soir fatigué, mais bien heureux de retrouver Nathalie.

Fait amusant, nous vivions presque dans mes quartiers, je ne sais pas pourquoi ce fut ce choix, mais il s'imposa naturellement. Nathalie n'était pas repartie en mission depuis, peut-être était-il plus sage qu'elle reste bien au chaud sur la cité pour le moment. Dans quelques mois, cela serait peut-être à nouveau au goût du jour, mais il était préférable que certaines personnes (celles torturés notamment) restent ici. Sauf peut-être notre pilote Wilson, qui lui n'avait pas le choix avec sa fonction. Et je vous avoue, que je redoute un peu le jour, où Nathalie retraversera la porte des étoiles. À coup sûr je me mettrais volontaire pour faire partie de son équipe, histoire de la « surveiller » mais de lui apporter du soutien. Surtout, si elle se fait hanter par les souvenirs immondes de paradize ou bien même du sauvetage de Ford. Faut dire qu'en quelques mois, elle avait dégusté !

Nathalie reprenait du poil de la bête, petite à petit son visage terne et son traumatisme psychique passait, pour revenir cette joyeuse personne avec son brin d'humour caustique que j'aimais tant. Faut dire, que sa guérison mentale, ne sera peut-être jamais refermé, être torturé n'est pas vraiment une épreuve qu'on oublie du jour au lendemain… mais elle n'était pas la seule dans cette détresse, Erin Steele avait eu du mal à remonter la pente, peut-être parce qu'elle avait manqué d'y rester. En tout cas, la vie sur Atlantis reprenait son court et j'éprouvais une cette fierté de voir ma compagne se battre contre ses démons et surtout être bien plus forte qu'elle ne le pensait.

Enfin bon, aujourd'hui j'étais d'humeur bien taquine, peut-être un peu trop. Je m'ennuyais dans mon bureau et mes jambes fourmillaient d'impatience. J'aurais dû partir en mission, mais cela avait été reporté le lendemain à cause du mauvais temps qui sévissait sur la planète. Et comme l'activité de paperasse me sort par les trous de nez, je préférais me balader dans les couloirs de la cité. Allant au gymnase m'entraîner avec certains de mes hommes, puis allant vigiler l'entrainement de tir. J'aimais bien débarquer à l'improviste et observer mes soldats. Ma présence les stressait un peu, mais je leur faisais des remarques constructives, les encourageant et les valorisant. En conséquence, j'étais toujours bien reçut et ils en étaient fiers que leur chef vienne s'intéresser à eux.

C'est en sortant d'une l'un de ces fameux entrainement, que j'aperçu au détour d'un couloir une silhouette d'une jeune femme rousse incendiaire. Un sourire en coin, une bien vilaine idée me venu en tête. Elle allait me haïr mais tant pis, je me ferrai pardonner.

Le couloir était presque vide, j'attendis qu'il n'y ait que ma belle rouquine pour passer à l'acte. Tel un ninja des ténèbres, je l'attrapai, plaquant ma main sur sa bouche pour éviter qu'elle ne crie. L’entraînant, plus loin, sans caméra. Elle se débattue comme une tigresse, pendant que je me marrais tel un idiot de base. Elle allait bien se douter quand même que c'est moi non ?

Elle semblait dans un état de lutte impressionnant ! Au point que je me demandai bien pourquoi elle se débattait aussi férocement, comme si un violeur la maintenait. N’avait-elle pas reconnu la dose énorme de parfum que j’avais mise sans m’en rendre compte ce matin ? Ou bien même les rires.

« Nathalie, calme toi voyons » dis-je en l’emportant vers les téléporteurs. Je la déposai la retournant, maintenant qu’on était dans un lieu sans témoins. Je l’embrassai passionnément, tout en ouvrant le téléporter, entraînant ma compagne dans une passion de baisers charnelle.


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Dim 20 Nov 2016 - 16:03
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La panique l'envahissant, Nathalie se débattit de plus belle quand elle sentit son agresseur l'entrainer vers une zone d'ombre et un téléporteur. Mais ça ne servit pas à grand chose. Il était bien plus fort qu'elle. Les gesticulations de la jeune femme ne servaient n'avait d'autre utilités que d'amuser son ravisseur, comme son rire le prouvait. Visiblement il appréciait la combativité de sa victime.

Soudain il parla. Elle se figea en l'entendant l'appeler par son prénom et la tutoyer. Bon, la cité n'était pas très étendu, et l'assistante de la Major Frei était plutôt connue... La première surprise passée, Nathalie recommença à se débattre pendant quelques secondes avant de reconnaître la voix de John.

Elle se figea dans ses bras, incrédule. Elle le savait espiègle et joueur, mais elle n'avait jamais imaginé qu'il pourrait avoir l'idée de faire une blague d'un tel mauvais goût. Il voulait vraiment lui faire faire une crise cardiaque ? Avait-il la moindre idée de ce que ce genre de chose pouvait avoir de traumatisant pour une femme ? Non, évidement que non. Il n'avait même pas du envisager qu'elle ait pu penser à une réelle agression. John pouvait se montrer particulièrement naïf parfois. Il avait tendance à penser que tous les hommes étaient aussi respectueux des femme qu'il l'était. Pour lui, sauter sur sa copine et l'entrainer dans un coin sombre n'était qu'un jeu. Il ne devait même pas imaginer que d'autres sur la cité auraient pu le faire avec des intentions bien moins innocentes.

Il la plaqua contre le mur prés du téléporteur et la main sur sa bouche fut remplacée par les lèvres douces et passionnée de son amant. Une vague de soulagement l'envahit. Elle serra ses bras autour du cou de John, lui rendant son baiser avec une fougue et une passion exacerbée par la terreur qu'elle avait ressentit. Elle noyait les restes de sa terreur dans la fougue de ses baisers, la force de ses bras, réconfortante maintenant qu'elle savait à qui ils appartenaient. Une de ses mains glissa dans l'épaisse chevelure de John, pendant que l'autre effleurait sa nuque.

Nathalie ne réalisa pas tout de suite qu'il avait activé l'ouverture du téléporteur et qu'il les y avait poussés, les dissimulant aux éventuels regards indiscrets qui auraient pu surprendre leur câlin malgré l'ombre. Elle aurait aimé que cet état d'esprit dure un peu plus, mais l'état de grâce fut de courte durée. Au soulagement succéda la colère.

Elle se dégagea brusquement de son étreinte, et le frappa à l'épaule en le repoussant de toute ses forces.

« T'es con ou quoi ? Est-ce que tu as la moindre idée de la peur que tu m'as faite ? »


Pour une fois, il serait content. Pas de traces de larmes dans ses prunelles bleus qui avait pris des teintes d'orage. Juste une colère glaciale accentuée par un reste de terreur.

« Toutes les femmes n'ont pas des fantasmes de viols contrairement à ce qu'un certain genre cinématographique peut laisser entendre ! Surtout pas quand l'agression semble aussi réelle ! »

Non, visiblement, il ne comprenait pas. Il la regardait d'un air vaguement ahurit, semblant se demander ce qu'il avait fait de mal, incapable de comprendre que Nathalie avait réellement cru qu'un des hommes de la cité avait décidé de se passer de son consentement pour satisfaire ses appétits.

Devant son expression de gamin vaguement contrit, sa colère s'évapora... Autant quand il se montrait froid, distant, moralisateur ou condescendant elle pouvait entrer dans des rages folles, autant devant cette expression-là, elle sentait son cœur fondre de tendresse pour cet homme aux multiples visages.

Elle se rapprocha de John pour se pelotonner contre lui. Elle s'en voulait de ne pas avoir été capable de reconnaître son parfum, pourtant, il y avait été fort sur l'eau de toilette se matin, et encore plus de n'avoir pas reconnu son rire qu'elle aimait tant. Mais, dés que sa main s'étaient fermement plaquée sur son visage, elle avait perdu sa capacité d'analyse et de réflexion au profits de réactions purement instinctives, comme un animal pris au piège.

Elle se pelotonna contre lui, et ferma les yeux en blottissant sa tête dans le cou de l'homme qu'elle aimait pour laisser son odeur de John finir de dissiper les dernières brumes de sa terreur.

- « Atlantis n'est pas le pays des Bisounours. Ce n'est pas parce que c'est une petite communauté qu'on n'y retrouve pas les mêmes perversité que sur terre. » murmura-t-elle.

Elle posa ses lèvres sur la peau de John.

- « Tu as intérêt à te faire pardonner ! »
soupira-t-elle « Pour commencer, serre moi dans tes bras et dis moi où ce téléporteur nous a conduit ! »
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Dim 20 Nov 2016 - 20:50
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Nathalie Dumond




Finalement, la minie furie qui ruait tel un cheval sauvage pour un rodéo, se figea quand je mentionnai son nom. Il était temps ! Je commençais à m'inquiéter d'autant de haine. Elle ne m'avait pas parlé de traumatisme du a un viol par hasard ? Bien non…sinon je m'en souviendrais. Elle ne risquait rien ici, personne n'aurait ce genre d'idée…peut-être que je me trompai ? Rho, mais non John ! Des mecs un peu lourds et misogynes oui, mais des violeurs non. La sélection était suffisamment rude, pour éviter ce genre de grains pourris.

Enfin que cela ne tienne, je la plaquai pour l'embrasser fougueusement. Elle me rendit mes baisers avec une certaine énergie qui me stimula encore plus dans cet échange buccal. Une de mes mains, l'attira encore plus près de mon corps en se nichant au creux de ses reins. Savourant le contact chaud de ses lèvres et la passion. Plus elle se montrait réactive, plus je lui rendais, souriant bêtement en sentant une boule se tordre dans mon estomac de désirs. Je lâchai un grognement, quand l'une de ses mains s'engouffra dans mon épaisse chevelure.
J'aimais tellement quand elle faisait ça… à croire que mon point G était dans mes capillaires ! Mon autre main, caressait sa joue. Je ne savais même pas, où j'avais appuyé sur le téléporter qui nous avait déjà emporté dans de nouvelle aventure.

À vrais dire, je fus trop concentré sur comment la maintenir sans qu'elle ameute toute la base, pour voir si mon doigt avait appuyé au bon endroit. Je comptais, l'emmener vers l'une des digues où j'avais découvert un petit endroit tranquille un peu éloigné et sans personne.

Puis, bien trop soudainement à mon goût… elle se dégagea avec une certaine brusquerie en me frappant. Sans surprise elle m'engueula sur la peur que je lui avais faite. Ceci était au programme qu'elle m'houspille sur ce geste un peu dingue. Par contre, la suite me laissa complètement penaud. Elle me parlait de fantasme de viol… euh bah non, je ne pensais pas à ça… mais plus au fait de lui faire une blague, d'avoir un ninja chéri et que voilà… je me senti vraiment con… le visage défait dans une moue typiquement puérile d'un enfant qui se fait réprimander par sa mère sans comprendre où était le mal… bah quoi ? Jouer avec les allumettes c'est marrant et ça tiens chaud. Elle était en colère… froide et je sentais de la terreur. Mais pourquoi donc elle avait si peur ? Il n'avait rien à craindre… on serait sur une planète étrangère d'accord, mais ici ? Non. Je restai ahurit bredouillant quelques piètres excuse…

« Euh… désolé… je ne … voulais pas que tu penses ça… désolé »
Oui, j’ai peut-être Lieutenant-Colonel, être bon en maths et savoir pleins de chose … je suis une grosse quiche par moment.

Elle finit par me « pardonner » en me câlinant. Je lui rendis son étreinte un peu fort, car quelques choses me turlupinaient grandement. Cette peur, impressionnant. Après, je veux bien comprendre, mais pourquoi avait-elle pensée ça et pourquoi me parlait-elle de viole et maintenant que la cité n'était pas inscrite dans un monde naïf et enfantin ? Je la toisai avec une certaine incompréhension… elle avait eu vent d'histoire louches ? Elle craignait quoi ?

« Tout ce qui te fera plaisir pour calmer ton petit cœur de coquelicot » lui dis-je d'un air enjoliveur, avant de prendre au pied de la lettre sa dernière phrase la serrant encore plus fort contre moi.
« Eh bien, normalement sur les digues ouest ».

J'ouvris la porte et je découvris un couloir familier… je restai quand même méfiant, car j'avais un fort doute sur la destination de mon index sur la commande… je fus rassuré celui-ci ressemblait bien à celui de la digue ouest. Enfin bon, les anciens étaient des farceurs et aimait bien la symétrie, ne me doutant pas que nous étions à l'exacte opposée. Dans une zone encore inexplorée. Je pris, la main de ma compagne, pour l'attirer à l'extérieur l'embrassant au passage, reculant avec elle dans les bras.

« Je vais te paraître idiot et naïf, mais pourquoi penses-tu que nous reproduirons nos mauvais penchant ici ? La sélections est drastique et aucuns viols ou autres attouchements sur des femmes n’a été recenser depuis le début » Je l’embrassai « Mise à part un ninja-sheppard tu ne crains rien » fis d’un ton rassurant, pour lui chasser l’esprit de mauvais démon.


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Dim 20 Nov 2016 - 23:12
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Nathalie se laissa aller sous les caresses de John. Il ronronna lorsque les doigts délicat de Nathalie effleurèrent son crâne. Elle rit doucement, elle savait à quel point il aimait ce genre de papouilles, mais elle se demandait parfois s'il savait à quel point elle aimait les petits grognement qu'il laissait échappait quand elle faisait ça. Ils ressemblaient aux ronronnement de plaisir que pourrait laisser échapper un gros chaton câlin.

Il accéda bien vite à sa requête, la serrant contre lui en lui promettant de tout faire pour apaiser les craintes de son cœur avant d'ouvrir la porte du téléporteur expliquant qu'ils se trouvaient sur la digue ouest. Elle se demandait bien ce qu'ils étaient venu faire là, mais elle connaissait suffisament l'homme qu'elle aimait pour savoir qu'il devait lui avoir prévu une jolie surprise.

Il lui prit la main pour la guider à l'extérieur, en profitant pour l'embrasser encore une fois. Tout en commençant a marcher dans le couloir il revint sur la réaction brutale de Nathalie à sa blague. Lui expliquant qu'elle ne risquait rien sur la cité, que la sélection était suffisamment stricte pour que les mauvaises graines soient éliminée, appuyant son raisonnement sur le fait qu'une agression de se genre n'avait été rapportée depuis le début de la mission sur Atlantis.

Nathalie lui rendit son baiser et rit lorsqu'il lui dit que la seule chose qu'elle pouvait craindre ici était un ninja-Sheppard. Elle frotta son nez contre celui de John et lui caressa doucement la joue.

Il y avait presque un an qu'ils étaient ensemble. Elle savait que John pouvait se comporter comme un enfant turbulent un instant, et comme le chef de guerre qu'il était l'instant d'après. Mais elle était toujours surprise et touchée de voir que malgré toute les horreurs qu'il avait vues et vécues, il était encore capable d'avoir confiance en ses semblables.

John était du genre à penser que tout le monde était comme lui. Profondément bon et généreux. C'était bien pour ça qu'elle l'aimait tant. Même s'il pouvait se montrer maladroit et brusque avec elle quand la situation le mettait mal à l'aise, comme quand elle n'était pas capable de retenir ses larmes, et qu'il se trouvait désarmé devant la détresse de sa compagne.

Nathalie posa sur lui un regard tendre reflétant tous l'amour qu'elle ressentait pour cet homme au multiples visages. Elle posa sa main sur sa joue et vint lui voler un baiser très tendre.

- « Vous êtes une homme d'une grande intelligence, Colonel Sheppard. Mais vous êtes parfois d'une naïveté désarmante. » lui chuchota-t-elle au creux de l'oreille. « Je crois que c'est bien pour ça que je t'aime tant. »

Elle enroula son bras autour de celui de John, emmêlant ses doigts aux siens en appuyant son épaule contre celle du militaire, pour ce laisser guider vers le lieu particulier qu'il voulait lui faire visiter.

« Bien sûr que la sélection est draconienne, mais elle s’intéresse surtout aux aptitudes de chacun, pas à leur sens moral, et si les personnes n'ont jamais été inquiétées, il n'y a pas de raison que leur candidature soit rejetée, surtout s'ils excellent dans leur domaine. »
dit-elle d'une voix douce alors qu'ils reprenaient leur progression dans le couloir. « Et puis, ce n'est pas parce qu'aucune agression de ce genre n'a été rapportée qu'il n'y en a jamais eues. » Elle s'arrêta pour le regarder d'un air sérieux « Tu es le premiers à dire que ça n'est pas possible ici. Crois-tu vraiment qu'une femme victime de ce genre de chose oserait en parler ? Malheureusement, même de nos jours, il y a encore des gens pour dire que ce n'est pas possible, qu'une femme qui dénonce ce genre de chose est juste une femme qui a changé d'avis. Surtout dans une communauté aussi petite qu'Atlantis, où tout le monde se connait. »
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Lun 21 Nov 2016 - 18:39
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Je ne sais pas pourquoi, mais j'avais soudainement un autre doute sur ce couloir… il n'était pas très lumineux. Et on pouvait percevoir au loin le son de quelques clapotis d'eau. Mm, je ne m'en formalisai point, me disant que de toute manière cette zone de la cité était très peu éclairé car la lumière du jour des grandes baies vitrées baignait l'installation dans une lumière naturelle. Enfin, bon, j'essayai de lister le pourquoi, j'avais un doute, peut-être que le couloir n'était pas très propre ? Non Un peu humide ? Mais il y avait pluie la nuit dernière donc … je ne sais pas trop. Cela n'est pas grave, sûrement mon imagination qui nous joue des tours.

Je pris la main de ma compagne pour marcher avec elle dans cet espace, sous les rires de Nathalie face à ma petite blague. J'aimais bien quand elle riait, cela me donnait des envies encore plus taquines. Je sentie une main se poser sur ma joue, immédiatement, je tournai ma tête vers le beau regard cristallin de ma rouquine, qui m'embrassa. J'eu un petit frisson avant de lui sourire bêtement et ricaner à sa phrase. Oui, elle n'avait pas tort, je suis d'une naïveté incorrigible. Mais, cela est avant tout de l'optimiste envers autrui, car si on est aussi pessimiste envers les siens, c'est envers nous-même. Et hors, de question de perdre espoir envers l'homme, sinon pourquoi s'exiler sur une autre galaxie pour découvrir des peuples qui ont et ferons les mêmes erreurs que nous ?

Un autre sourire charmant se dessina sur mes lèvres, quand elle m’avoua que c’est pour cette raison, ce contraste étrange de ma personnalité qu’elle m’aimait tant. Je ne suis pas quelqu’un d’imprévisible, ni de prévisible, juste dans la normalité, sauf peut-être en stratégie militaire, où j’essaye d’être une personne surprenante. Enfin, cela passe, par ma folie et mon audace. On dit que les cons réussissent car ils osent et même si je ne fais pas partie de la classe des « débiles », je ne me gêne pas pour utiliser leurs armes.

Elle noua ses mains à la mienne, tout en tenant mon bras. Nous étions seuls, enfin je le pense bien, peu de personnes viennent ici de toute manière et surtout pas en début d'après-midi. D'ailleurs, Karola, allait peut-être s'inquiéter de ne pas voir Nathalie ? Bof, au pire, je lui trouverai un alibi. Lui disant que j'avais eu besoin des talents diplomate de son assistante pour régler un problème avec l'un des militaires. Même si bon, je suis plus intéressé par les talents de la langue de Nathalie que sur son élocution. Rho John, tu en deviens obscène tiens !

J'avais presque oublié mon questionnement, quand elle parla à nouveau. Elle ne me disait pas les choses clairement, hors je crus comprendre qu'il y avait un problème. Enfin, pour moi il en avait un. Je ne vois pas pourquoi elle en parlerait de cette façon, si elle ne savait rien. Je trouve qu'il y a trop de sous-entendu et bien trop de faits. Je la toisai étrangement, fronçant les sourcils.

« Tu as entendu des bruits de couloirs ? Tu as a été témoin de quelque chose Nathalie ? » Dis-je sérieusement. J’avais du mal à concevoir des histoires de viol ou de harcèlement sexuelle, sans que je sois au courant.

Même si parfois, ont peu tomber des nues dans l’armée. Sûrement l’entité la plus hermétique et la plus difficile niveau ouverture d’esprit. J’avais dû recadrer quelqu’un de mes hommes qui se moquaient des gays. Car ce fait et plus particulièrement chez les hommes, étaient plutôt mal vu dans l’armée. Les bougres, faisait des petites blagues homophobes à l’un des 1ere classe. Même si celui-ci, est une véritable armoire à glace de plus de 100kg et de 2mètres de haut, ne rigolait pas et en avait recadré plus d’un avec une bonne baffe dans la gueule. J’avais estimé que ce fut mon rôle de soutenir le 1er Classe Hanz Hirsh, pour éviter qu’ils ne doivent résoudre ce genre de problème que par la force. Depuis, cela avait été plus calme, même si le grand blond, niait son attirance pour les hommes… en toute franchise, même s’il nous sort qu’un jour il a une copine, cela ne serait pas crédible. Il était trop maniéré et stéréotypé par moment pour qu’on omette le fait qu’il est plus mât que minou. Enfin, je dis ça, mais j’ai mis du temps à le voir. Faut dire que je m’en foutais mais alors comme de l’eau quarante des mœurs sexuelles de mes hommes.

Je marchais doucement, puisque je ne voulais pas me presser, savourant le moment, mains dans la main avec Nathalie. Comme le dit souvent Britt, il faut savoir écouter son horloge interne et ne plus être esclave d’une donnée définit par l’homme.

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Mar 22 Nov 2016 - 17:41
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Nathalie trouvait que le couloir où ils cheminait était quand même particulièrement peu fréquenté, mais elle n'allait pas se plaindre de pouvoir câliner un peu son homme, en pleine journée, sans avoir à se cacher. Elle s'étonnait aussi qu'il fut aussi sombre, humide et semblant aussi négligé. Visiblement, si elle en croyait la poussière qui s'accumulait dans les angles de murs, le service de nettoyage n’était pas venu dans cette section depuis des lustres. Du coin de l’œil, dans une pièce devant laquelle ils passaient dont la porte était ouverte, elle aperçut même une plante en pot desséchée. Elle pensait pourtant que tous les vestiges de ce genre avaient été évacuées depuis longtemps des secteur de vie.

Mais, John semblait savoir où il allait, marchant d'un pas nonchalant et félin, un sourire satisfait et vaguement chafouin ornant son visage. Il semblait visiblement très content de la surprise qu'il avait prévu pour sa compagne. A moins qu'il ne soit juste content d'avoir réussit à voler quelques instants d'intimité avec elle en pleine journée. John avait tendance à tourner en rond quand il ne partait pas en mission, et finissait toujours par chercher une excuse ou une autre pour sortir de son bureau et abandonner la paperasse, comme un gamin hyperactif finit par faire des bêtises quand il s’ennuie.

Tout en marchant, mains dans la mains, John interrogea Nathalie, suspectant que sa réaction brutale à sa blague qu'il considérait comme bien innocente, et ses dernières paroles masquait peut être quelque chose de plus.

Elle le regarda un peu surprise.

« Vraiment ? Tu n'es pas au courant ? » demanda-t-elle

Non, vu sa question et son expression il ne l'était pas. Nathalie en fut plus que surprise. Coralie lui avait expliqué que l'incident avait fait l'objet d'un signalement auprès de la sécurité de la cité et qu'elle avait même fournit à Bates l'enregistrement audio de l'agression.

« Il y a quelques jours, Coralie, l'infirmière en chef, et Erin ont été victime d'une agression au mess, en voulant prendre la défense d'une jeune soldate. Je ne connais pas vraiment les détails, mais je sais que l'agresseur à menacé Coralie de certaines représailles si elle se mêlait de cette histoire avant de tenter de l'agresser physiquement quand il s'est aperçut qu'elle avait enregistré leur conversation. Elle s'est défendu et l'a envoyé à l’hôpital, avant de faire un rapport au chef de la sécurité et de lui fournir l'enregistrement en question. »

Nathalie tourna les yeux vers le visage de John d'un air dubitatif.

« C'est étrange que tu n'es pas entendu parler de cette histoire, vu que la jeune femme qu'elles ont secourue était une militaire, et que l'agresseur l'était aussi. Je pensais que quand les incidents concernaient des soldats, tu étais forcément informé. »


En fait, elle en était même sûre. John aurait du être informé de cette agression. Surtout au vu de la gravité des fait. Après tout, le soldat qui avait agressé Coralie avait du passer plusieurs jours à l'infirmerie, il avait bien fallut que ses blessures soient justifiées d'une manière ou d'une autre. Maintenant, elle devait reconnaître qu'elle n'avait pas eut l'occasion de revoir l'infirmière depuis.

Mais, elle n'avait pas envie de gâcher ce moment en parlant boutique avec John. Pour le moment, elle voulait juste être une femme amoureuse profitant de quelques instant avec l'homme qu'elle aimait.

Elle regarda autour d'elle. Elle avait l'impression que plus ils avançaient dans le couloir plus il devenait glauque. Les vitres à travers filtrait une lumière verdâtre étaient sales, des traces d'humidités de faisaient de plus en plus présente au grès de leur progression, de même que quelques traces de moisissures.

- « Hmmm, dis-moi, tu es sûr qu'on a atterrit là où tu voulais ? »
elle lui désigna une nouvelle plante morte « Parce que là, ton truc, ça ressemble plus au "Train fantôme" qu'au "Tunnel de l'amour".» pouffa-t-elle.

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Ven 25 Nov 2016 - 20:06
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Nathalie Dumond




Mon pas était nonchalant, l'esprit ailleurs, mais quand même en train de mouliner sur les bien étranges paroles de ma compagne. Plus nous, nous enfonçons dans les couloirs, plus je me faisais le constat qu'il était bien humide… cela était peut-être du vent d'hier soir ? Quelqu'un avait dû laisser les balcons ouverts ? Enfin bon, je ne vis point le pot de plante desséché ni les salles vides. Bien trop occupé à flâner avec ma compagne, me concentrant sur plusieurs faits en même temps.

Je tournai la tête vers elle, quand elle fut surprise que je ne « sois pas au courant » … je n'aime pas trop quand on me dit ce genre de choses… ça ne présage rien de bon. Mon regard était interloqué et s'assombrissait d'une lueur de doute. Et puis, elle me déballait la suite, plus mon beau regard vert s'assombrissait. Mon pas fut encore plus lent pour s'arrêter au milieu du couloir. Coralie et Erin témoins d'une agression ? Mais pourtant, en connaissant les deux jeunes femmes, elles ne sont pas du genre à cacher ce genre d'élément et de faire en sorte que la personne responsable de ce méfait soit punie dans les règles… Nathalie m'acheva quand elle précisa que la victime de l'agresseur était une militaire…je restai pantois quelques secondes… NON MAIS c'est quoi ce bordel ? Ma main quitta la chaleur des doigts de ma compagne, commençant à sentir une vive excitation colérique dans mon corps. Je commençais à tournoyer sur moi-même. Mais sérieusement, pourquoi je ne suis pas au courant ? Ni même Karola je suppose, elle est du genre à tout me dire sur le plan professionnel ! Car personnel, c'est plutôt une carpe ! Et tant mieux dans un sens, je ne me sentirai pas très à l'aise qu'elle me raconte ces soirées. Une de mes mains, alla se loger sur mon crane.

« Mais c’est du délire ce que tu me sors… je suis au courant de rien… rien de rien…même pas qu’un de mes hommes avaient été blessé. » je fis une pause, épaules bien tendues. « Bien entendu il en a qui le son régulièrement à l’entrainement ou en revenant de mission… » Mon regard se figea sur Nathalie « Tu n’en sais pas plus ? »

Je soupirai lasse… faut que je m’occupe de ça. Sur le coup et sans même laisser le temps à ma compagne de répliquer, je tournai les talons dans le but de rejoindre le téléporter et me charger de cette histoire et engueuler l’incompétent qui à omis de me spécifier ce genre d’évènement. Non mais vraiment ! Je ne permettrais jamais qu’on fasse des petits viols et autres éléments humiliant qui entache un corps sous mon commandement ! Je ne sais pas ce qui m’énerve le plus, c’est qu’une personne à subis ce genre d’action ou bien que j’en sois pas avertis ? Les deux…en tout cas, le petit con qui avait fait ça… il a intérêt à prier pour ne pas que je lui coupe les testicules avant de le jeter en pâtures à Bob notre Wraiths de compagnie qui séjourne jusqu’à sa mort dans nos cellules !

Mais la voix de Nathalie, me rappela, que j’avais eus d’autre attention juste avant et qu’elles étaient pour une fois, plus importantes qu’un travail qui de toute manière n’allait pas s’envoler… Cela n’est pas du tout sérieux John…En toute franchise, je n’avais même pas écouté ce qu’elle me disait. Je me contentai de hocher la tête et de la saisir par la main avec douceur, pour l’entraîner vers un autre couloir… Au mois ma surprise me changera les idées.

« Tu as raison, je verrais ça plus tard » mon regard se posa sur elle avant de me rendre compte au vu de son expression que j’avais répondu à côté de la plaque.
« Tu disais ? » elle eue la gentillesse de me répéter les informations. Hum, oui peut-être… je haussai les épaules, continuant vers l’un des balcons. Celui-ci était qui était complètement dévasté par le vent avec des fleurs mortes… je fronça les sourcils… hum ce n’est pas prévus ça… je m’exclama un peu bêtement « Mais … tout a foutue le camp ! Ma surprise ! » on aurait dit un gamin à qui on a voler son goûter tiens !

Je m’approchai de la baie virée tenant la main de ma compagne, quand soudainement, j’étendis un petit cri et je me sentis tomber. Le sol, venait de se dérober sous nos pieds. La chute ne fut pas bien longue et on atterrissait dans de l’eau chaude. Pris au dépourvu le plus total, je remontai à la surface, avoir pied était une belle illusion, nous étions à l’étage d’en dessous dans ce qu’aurait dû être une salle… mais à savoir si c’est une salle de réunion ou bien autre chose, je vous l’avoue que pour le moment je n’en sais rien !

Je ne voyais plus Nathalie… je tournais plongeant dans les ondes cristallines et illuminées de lumière verte.

« Nathalie ! » cria-je en remontant à la surface en ne la trouvant toujours pas ! Elle était trop bonne nageuse pour se noyer… mon regard s’accrocha sur une zone particulière de la pièce… comme plusieurs machines empilées les unes aux autres pour former une sorte d’île.


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Sam 26 Nov 2016 - 2:43
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Bien sûr, elle devait reconnaître qu'elle même n'avait pas vu passer le dossier dont Coralie lui avait parlé, mais il arrivait parfois que certains dossier « sensibles » ne transitent pas par son bureau. Que le rapport d'incident d'Erin n'ait pas transité par les voix interne de la cité n'était pas forcément aberrant, certains de ses dossiers étaient transmis à sa hiérarchie directe du CSI sur terre, mais que le rapport que Coralie avait fait au service de sécurité de la cité, mettant directement en cause un membre de l'armée, ne soit pas remontée jusqu'à John était un total mystère. A moins que quelqu'un ne l'ait intercepté, et ça, ce n'était vraiment pas bon signe.

Visiblement, et malheureusement, c'était le cas. John ne semblait même pas savoir qu'un de ses hommes avait été blessé par Coralie au cours de cette agression. A croire que quelqu'un s'était donné beaucoup de mal pour faire passer les blessure de l'homme pour des blessures reçues en mission. De ce que lui avait dit Coralie, il aurait été difficile de faire passer ce genre de blessures pour les conséquences d'un entrainement musclé. John l'interrogea, curieux de voir si elle en savait plus. Elle lui dit tout ce qu'elle savait. Et visiblement, ces informations emmenèrent John penser la même chose qu'elle. Si John n'avait pas été informé de cet événement, c'était qu'un des gradés couvait ce genre de comportement et Nathalie en fut un poil inquiétée.

John fut choqué par cette histoire, et Nathalie n'en fut pas surprise. Il avait peut être la réputation d'un dragueur invétéré et d'un coureur de jupon, mais elle était bien placé pour savoir qu'il n'aurait jamais admis de couvrir ce genre de chose. Il aimait trop les femmes pour admettre qu'on puisse leur faire du mal et les maltraiter. Il lâcha brutalement sa main pour faire demi-tour. Elle en vint à regretter de lui avoir parlé de cette histoire. Elle n'avait pas envie qu'il la plante là pour aller tirer cette histoire au clair.

Bien sûr Nathalie était tout aussi préoccupée que lui par la sécurité des femmes sur la cité, certainement même plus. Mais, cette histoire datait déjà de plusieurs jours. Elle pouvait bien attendre quelques heures de plus. Elle se dépêcha de changer de sujet, et de le questionner sur leur destination.

Visiblement, John n'entendit pas sa dernière question, ou fit mine de ne pas l'entendre. Il semblait vouloir tirer cette histoire d'agression au clair sur l'heure. Nathalie resta quelques secondes pantoise *Non ?! Il va pas me faire ça ?! Pour une fois qu'on peut voler quelques heures à la cité rien que pour nous, il a fallut que je lui parle de cette histoire !* Se morigéna-t-elle

Il fit un quelques pas rapides dans la direction du téléporteur, avant de faire demi-tour, et de faire les mêmes pas en direction de Nathalie.

Nathalie ne sut pas si c'était ses mots qui avait détourné John de son but, ou si lui même était arrivé à la conclusion qu'au point où ils en était, la question ne valait pas le coup de négliger sa compagne. Elle pouffa quand il revint vers elle, répondant à une question bien antérieure à ses derniers mots, avant de se rendre compte de sa bévue et du lui demander de répéter sa dernière question.

Elle aurait pu s'en sentir offensée, mais, en fait, elle était touchée de voir que l'homme qu'elle aimait se souciait de la condition des femmes sur la cité, surtout au vu de sa fonction. Si quelqu'un pouvait éradiquer ce genre de comportement, c'était bien lui... à condition qu'il en soit informé. Et puis, elle fut encore plus touchée qu'il eut changé d'avis et fut revenu vers elle, malgré le doute qui devais ronger son cœur.

Elle pouffa quand il lui dit d'un ton ferme que finalement, il verrait ça plus tard, comme s'il répondait à sa question non formulée avant de lui demander de reposer sa dernière question. Nathalie s’exécuta, trop heureuse de voir qu'il consentait à s'intéresser à un autre sujet. Il regarda autour de lui d'un air hébété avant de se diriger vers l'un des balcons en saisissant la main de Nathalie. Elle le suivit et observa l'endroit avec circonspection. Il semblait que personne n'y avait pointé le nez depuis des lustres, voir même depuis que la cité avait été abandonnée par les Anciens.

John ne sembla pas s'en apercevoir, s'étonnant que sa « surprise » est disparu avec un air d'enfant à qui on aurait annoncé que Noël était reporté cette année. Nathalie eut du mal à se retenir de rire. Elle était sûre que quelque par, sur l'un des balcon de la cité, l'attendait une magnifique surprise. Probablement une table, des fleurs et un bon déjeuner dans un cadre d'un romantisme échevelé.

Comme pour s'assurer que ce n'était pas un effet d'optique, John s'approcha encore plus de la baie vitrée sale, toujours en tenant la main de Nath. Elle le suivi sans se faire prier... surprise ou pas, elle s'en fichait, tout ce qui lui importait était d'être près de lui. Alors qu'il regardait par la vitre, Nathalie sentit un mouvement sous ses pieds. Elle n'eut pas le temps d'autre chose que de pousser un cri de surprise plus que de peur lorsque le sol se déroba sous elle.

L'atterrissage fut moins brutal que ce qu'elle aurait pu craindre. Il y avait de l'eau au niveau inférieur. Qui plus est, de l'eau suffisamment chaude pour qu'elle ne ressente pas de choc thermique. Nathalie n'avait jamais eu peur de l'eau. C'était un élément dans lequel elle se sentait à l'aise. Suffisamment à l'aise pour ne pas paniquer dés les premières seconde d'une immersion forcée. Elle commença par s'amuser de ce bain forcé... avant d'essayer de remonter vers la surface qu'elle voyait miroiter au dessus d'elle.

Elle se rendit alors compte qu'elle ne pouvait pas.

Un de ses pieds était coincé par les débris du sol qui s'était effondré sous elle. Elle en fut contrarié mais pas plus paniqué que ça. Elle ne ressentait aucune douleurs, et se savait capable de rester en apnée un certaine temps, même si elle ne s'y était pas préparé.

Elle jeta un coup d’œil à la surface et s'amusa de voir John barboter avant de se concentrer sur ce qui bloquait son pied. Elle pensait pouvoir en venir à bout facilement. Après tout, dans l'eau, les choses les plus lourdes paraissaient bien plus légères.

Effectivement, le débris qui bloquait sa cheville n'était pas très gros, et elle aurait du pouvoir le déplacer facilement... malheureusement, il était bloqué par d'autres, plus ou moins gros et enchevêtrés... Nathalie commença à se rendre compte que dégager son pied ne serait pas aussi facile qu'elle l'avait penser. Avec cette pensée, la panique pointa le bout de son nez... et tout le monde sait que la panique est mauvaise conseillère.

Elle s'agita, tenta de tirer sur sa cheville, épuisant le peu d'oxygène qui lui restait. Elle leva les yeux vers la surface miroitante au dessus d'elle, et vers la silhouette de John qui avait commencé à se déplacer. La panique s'envenima... Non, elle n'allait quand même pas se noyer là, à quelques mètres à peine de la surface, et surtout à quelques mètres à peine de lui !

Curieusement, l'idée de la mort ne la perturbait pas plus que ça pour elle-même, mais elle lui sembla inacceptable pour lui. La mort ne lui faisait pas peur. C'était une étape de la vie comme une autre, et elle l'avait si souvent appelée de ses vœux et avec tendresse à une certaine époque de sa vie, qu'elle ne redoutait plus la faucheuse. Bien sûr elle ressentait une certaine déception. Elle avait encore tant de chose à vivre, surtout ici, surtout maintenant qu'elle avait la sensation d'avoir enfin trouvé quelqu'un de bien. Elle avait encore tant de choses à vivre avec John. La vision de la silhouette de cette homme qu'elle aimait tant jute quelques mètres au dessus d'elle réveilla son instinct de survit.

Elle savait qu'il tenait à elle. Elle savait qu'il avait peur pour elle à chaque fois qu'elle quittait la cité sans lui. Elle savait qu'il ne se remettrait pas de savoir qu'elle était morte noyée quelques mètre au dessous de lui, dans la cité, lors d'une escapade qui aurait du être romantique.

Nathalie puisa dans ses toutes dernières ressources pour tenter de dégager son pied de sa prison de béton. Elle ne ressentait plus la douleur de la cheville sur laquelle elle tirait frénétiquement au point que le ciment qui la retenait prisonnière entamait profondément sa chair et que l'eau autour d'elle se teinta de l'écarlate de son sang. Elle ne sentait même plus la brûlure dans ses poumons et les douleurs de lutter contre son corps qui voulait à toute force respirer.

Finalement, son corps eut le dessus, elle eut juste la force de hurler le nom de l'homme qu'elle aimait, libérant le peu d'air que ses poumons contenaient encore en grosses bulles, avant que le réflexe de respiration reprit le dessus, les emplissant de l'eau saumâtre qui l'entourait.
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Sam 26 Nov 2016 - 16:41
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L'ambiance de la salle inondée, me rappelait celle d'Alien, un peu sombre et éclairer d'une lueur verte assez science-fiction. Rien de bien rassurant, limite si mon imagination ne s'amusait pas à créer un monstre l'onguiforme nageant près de moi pour m'emporter dans les ondes. Je n'avais pas spécialement peur, il m'en faut plus. Mais, je ne sais pas pourquoi, mon esprit est passablement taquin et rit de me projeter des images bien gores. Faut dire, que vivre dans une galaxie, qui reste à découvrir avec des prédateurs comme les Wraiths donne matière à ce genre de spéculation. Et puis, comme les anciens, ont une forte tendance à laisser traîner pleins d'élément ou expérience dangereuses dans leur innombrables laboratoires… je ne serais pas surpris qu'un jour on découvre une salle emplie de créature modifiée génétiquement et passablement agressive et carnivores.

Enfin bon, là n'était pas à la spéculation de l'existence de vilaines bestioles, mais à la recherche de ma compagne. La salle était immense et elle ne pouvait pas être tombée loin de moi… je criai une nouvelle fois, sans réponse. Commençant à ressentir une certaine angoisse de ne pas la voir immerger. Je fis quelques brasses pour me déplacer… Non mais sérieusement, elle est où ? Je n'avais nullement plongé au bon endroit, j'en étais sûre… tout comme le fait que je savais qu'elle n'était pas loin de moi…

Quand soudainement une tâche rouge remonta à la surface suivit d'une voilée de bulle. Sans réfléchir, je plongeai, l'eau était sombre, puisque les lueurs verdâtres n'éclairent que la surface… je finis par découvrir le corps de ma compagne qui luttait et manquait d'air. Elle était, juste en dessous de moi… putain mais quel con ! ça aurait été une mort sacrément stupide, deux amoureux en train de se balader et zou, la femme noyée à quelques mètres de son compagnon tout bonnement impuissant. Le genre d'évènement qui aurait été bien dur de se relever la tête haute et surtout sans remords… des remords qui auraient eu le malin plaisir à me hanté chaque jour et chaque nuit, me rappelant ma médiocrité voire nullité à sauver ceux que j'aime ! Et plus particulièrement, la femme qui fait battre mon cœur.

Puisque déjà, il y avait un côté assez surprenant, que le Lt colonel Sheppard, réputé pour son côté dragueur et le nombre de conquêtes croissant soit stable avec une seule et unique femme. Je suis persuadé qu'on me prête des attentions d'infidèles, alors que c'est tout le contraire. Je suis trop gentil et respectueux pour me permettre de goûter aux autres saveurs, alors que je me suis attaché à une autre femme.

Enfin bon, cela allait faire bientôt 1 an que nous nous fréquentions. Ce qui est déjà un sacré exploit, moi qui ne pensait pas me mettre en couple avec quelqu'un après mon divorce avec Nancy. Alors, pour fois, que j'ai trouvé quelqu'un qui me correspond et qui me rend dingue, la perdre aussi bêtement serait, je pense d'un cynisme assez destructeur.

Enfin bon, en nageant frénétiquement vers elle, je la pris machinalement contre moi, pour la tirer, mais elle était bloquée. Merde… je glissai le long de sa jambe, pour voir qu'elle était retenue par des morceaux de bétons et autres gravats. Je les retirai le plus vite possible, alors que je la voyais s'asphyxier de plus en plus… J'essayais de faire vite et quand elle fit dégager, je pris appuie sur le sol, pour l'attraper la collant son os à mon torse et la remonter à la surface.

Je pressai son abdomen pour qu'elle crache l'eau et commence à respirer. Elle était toute molle, et agar. On a vraiment une chance d'enfer tous les deux… enfin surtout elle, je crois qu'elle a dut être un chat noir dans une autre vie ! quand enfin, elle cracha l'eau et reprit de l'air et de la contenance, je la serai contre, moi d'une main, pendant que l'autre nous maintenait hors de l'eau avec mes jambes. Je ne parlais, pas le visage inquiet attendant qu'elle soit pleinement consciente. Alala…

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Dim 27 Nov 2016 - 15:26
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L'asphyxie faisait déjà son œuvre dans les neurones de Nathalie lorsqu'elle vit une forme nager vers elle et la prendre dans ses bras. Très bêtement, elle remercia le ciel de lui accorder de sentir une dernier fois les bras de l'homme qu'elle aimait l'envelopper. Mais, elle ne savait plus trop si c'était réel ou si c'était juste une hallucination.

Lorsqu'il la tira vers le haut pour tenter de la ramener à la surface, l'onde de douleur qui se diffusa de sa cheville jusqu'en haut de sa cuisse lui prouva qu'elle ne rêvait pas. Il était bien là, à tenter de la sauver. Malheureusement, c'était peut être un peu tard.

Elle ressentit une bouffée de colère. Pourquoi avait-il mit tant de temps pour la retrouver ? Ça faisait des heures qu'elle devinait sa silhouette dans le miroitement de la surface inaccessible !

Nathalie savait que ses pensées chaotiques n'étaient que le fruit du manque d’oxygène dans son organisme. Son cerveau commençait à sérieusement en pâtir.

Elle aurait aimé pouvoir donner un coup de main à John, l'aider à la sauver, mais elle n'y arrivait plus. Ses muscles semblaient s'être gorgé d'acide les rongeant inexorablement et ses poumons contenait de la lave. Sa tête lui semblait sur le point d'exploser et les points noirs de plus en plus imposant qui dansaient devant ses yeux n'était pas de simples cochonneries flottant entre deux eaux. Elle était en train de perdre la bataille pour sa vie.

La dernière chose qu'elle vit avant que sa vision de s'obscurcisse définitivement fut John s'affairant à ses pieds, tentant de l'arracher à sa gangue de béton. Elle voulu lui dire d'arrêter de perdre son temps, qu'il était trop tard, un nouveau flot de bulles s'échappa de sa bouche, aussitôt remplacé par une nouvelle goulée d'eau dans ses poumons.

Nathalie perdit connaissance. Flottant entre deux eaux, le pied coincé sous les débris, ballotée par les mouvements de l'eau comme une poupée de chiffon.

La douleur fut atroce lorsqu'une brusque pression sur son abdomen obligea l'eau qu'elle avait inhaler à quitter ses poumons. Celle qui la suivit presque immédiatement, lorsque l'air les regonfla fut encore pire. Elle pensa qu'elle allait à nouveau s'évanouir. Il y eut encore quelques respiration laborieuses. L'air entrant dans ses poumons chassant l'eau qui s'y trouvait, la pliant en deux de douleur à chaque fois avant que les choses ne devienne plus supportables, la laissant hagarde et tremblante dans les bras de John.

Heureusement qu'il la maintenait, sinon, elle aurait probablement re-coulé illico. Elle avait l'impression d'avoir été battue. Tout son corps était douloureux, ses muscles faibles, incapables du moindre mouvement. Tout ce qu'elle pouvait faire, c'était se laisser porter par son compagnon, compter sur lui pour ne pas la laisser couler. Elle se sentait toute molle dans ses bras, sa tête appuyée contre son épaule, elle avait même du mal à garder les yeux ouverts.

- « John... »
trouva-t-elle la force de balbutier.

Il commença à nager, lui maintenant la tête hors de l'eau pendant qu'un peu de vie lui revenait malgré sa respiration toujours laborieuse. Elle était sure qu'elle allait en avoir pour des jours à ressentir cette douleurs dans la poitrine... Heureusement que l'eau était tiède, il aurait plus manqué qu'elle choppe une bronchite par dessus le marché.

A défaut de son corps, son esprit reprenait un peu de vivacité.

« John... soit gentil... la prochaine fois, les baisers c'est avant ou après... pas pendant que choisi la destination sur le téléporteur... » dit-elle d'une voix croassante qui fut interrompue par une violente quinte de toux rauque, expulsant encore un peu d'eau de ses alvéoles pulmonaires. « Non, mieux... pas de téléporteur la prochaine fois. »

C'était bien pratique ces petites cabines, mais bon, ça pouvait receler de mauvaises surprise. Elle n'avait pas oublié la fois où elle s'était perdue en compagnie de ce chercheur imbu de lui même qui l'avait accusé d'avoir activé un machin capable de renvoyer la cité à l'age de pierre.

Quoi qu'il en soit, elle devait reconnaitre que maintenant, la situation n'était pas désagréable... se laisser flotter dans l'eau tiède, avec le corps de son compagnon en guise de matelas pneumatique, la situation aurait pu être pire...

Ses pensées s'égaraient à nouveau lorsqu'elle sentit John la hisser sur "la terre ferme", enfin, un truc stable et hors de l'eau qui ressemblait plus à un tas de machins métalliques qu'à de la terre. Mais bon, c'était toujours mieux que de barboter dans cette eau saumâtre qui avait faillit avoir sa peau. Elle n'allait pas faire la fine bouche.

Mais, malgré son esprit vaguement chaotique, une questions lui vint. *Et maintenant ? On fait quoi ?*

Elle savait qu'il lui faudrait un bon moment avant d'être capable de faire à nouveau un effort physique même très modéré. Ils ne pouvaient pas rester sur cet amas de trucs jusqu'à espérer qu'on les retrouve... si on les retrouvait. Et si on les retrouvait, les questions ne manqueraient pas de se poser de savoir ce que l'assistante de la Major Frei et le Lieutenant-colonel Sheppard foutaient rien que tous les deux dans une des parties abandonnée de la citée.

*Aie* pensa-t-elle. Trop d'idées d'un coup, elle avait mal au crâne.

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Lun 28 Nov 2016 - 20:12
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Nathalie Dumond




Elle ne régissait plus, quand je commençais à lui faire un massage cardiaque inversé. Il serait quand même désastreux que je la perde à ce moment-là, en arrivant quelques minutes trop tard ! Finalement, elle cracha l'eau qui avait séjourné bien gaiement dans ses poumons. Elle devait en souffrir, mais dirons-nous c'est un mal pour un bien. Après avoir crachouillé, elle se colla contre moi, aussi raide qu'une éponge… non qu'une île flottante qui a son contraire était prête à couler si je ne la maintenais pas.

J'avais presque envie de me valoriser en disant qu'elle avait quand même de la chance d'avoir un chéri militaire, qui a l'habitude de sauver tout le monde. Même si en toute franchise, j'aimerai bien ne pas jouer au héro avec elle, car bon… un jour je ne serais pas à la hauteur. Mais quel chat noir n'empêche ! Elle commençait à balbutier d'une voix d'outre-tombe mon prénom.

« Ne parle pas tu te fatigues pour rien » lui dis-je avec beaucoup de tendresse.
Je commençai à nager vers la zone de machine et autre fatras empilé pour la hisser dessus. Mais, la progression était lente. Elle ne m'écouta pas et continua à parler et je retenu un petit rire. Même à moitié morte elle a de l'humour. Je l'embrassai sur le front, sacré coquelicot ! Je m'attendais plus, à un reproche, que tout cela était à cause de moi et mon idée un peu conne, de cette envie de ninja. Mais non. Elle me sidère et j'avoue que j'aime bien qu'elle ait toujours une petite réplique taquine, malgré ses traumatismes. Comment, ses anciens compagnons ont pu passer à côté de cette perle enflammée ? À moins, qu'elle n'est jamais pu s'épanouir avec eux ? Peut-être, c'est quand même dommage qu'il est fallu qu'elle quitte la terre, pour ouvrir ces pétales.
« D’accord, le jumper alors ? » répliquait-je amusé.

Je posai ma main sur la petite île métallique, essayant de ne pas trop lui faire mal. Elle était encore vaseuse et le serait pour un bon moment encore. Je sortie des ondes, pour la soulever au milieu de l'amas et la prendre contre moi. Sa cheville saignait, quelques entailles sans gravité dû au béton qui l'avait « mordu ». Je la frottai pour lui tenir chaud, même si l'eau n'était pas bien froide. Mon regard parcourir l'immense salle, j'espère qu'il y a une sortie autre que le trou du plafond… mais de là, où j'étais je ne voyais absolument rien. Il faudrait que je replonge pour trouver la porte d'entrée et voir si elle avait encore un peu de jus comme cette lumière faiblarde. Ma tête se posa sur la sienne. Un long soupire s'échappa de mes lèvres.

« Bon, ce n'est pas si mal comme piscine intérieure tu ne trouves pas ? » dis-je en l'embrassant sur la joue humide. J'attendis une vingtaine de minutes, le temps, qu'elle se remette de tout ça et qu'elle soit moins « molle », pour que je me relève de son étreinte pour chercher une solution. Elle n'était pas en état de bouger et m'aider, alors autant qu'elle reste là, bien sagement. Je retirai ma veste, l'enroulant en coussins, pour la mettre sous sa tête. Un dernier petit bisou, pour la réconforter et aussi pour me rassurer. Elle était hors de danger et ne risquait point de glisser.

« Je vais plonger voir ce qu’il y a en dessous » et je m’élançai dans les ondes verdâtres, longeant les murs. Au bout d’un moment et après plusieurs remontées infructueuses, je dénichai la porte qui fut jadis l’entrée. Elle était encombrée de quelques éléments, je ne savais pas vraiment ce que cela fut, des restes de machine et autre pans de mur qui traîne.

Je hélai Nathalie pour la tenir au courant de mes avancées
« La porte est là, je vais essayer de la dégager pour l’activer ». Bon dieu que ses trucs étaient lourds, je m’épuisais a vu d’œil, surtout que je n’avais pas pied. Je pris appuis sur des petits amas, pour reprendre des forces, n’en voyant pas le bout. 40 minutes après, la porte était libre et je reprenais mon souffle. Avant de replonger dans l’espoir qu’elle s’active en vain. Nous étions coincé… à moins que … re plouf, je déboîtai le cabot qui contenait des cristaux, pour les bidouiller et miracle la porte s’ouvrir, déversant l’eau dans un couloir tout aussi inondés. Mais au moins, le niveau de la salle s’abaissa à une hauteur d’1m70. J’avais pieds et Nathalie aussi. Je me rapprochai de l’ilot qui était bel est bien toute sorte de machine, qui sur le coup me faisait un brin flipper, heureusement qu’elles sont débranchées, car ne sait-on jamais ce qu’elles étaient censé faire à la base.

« Nathalie, tu te sens de me rejoindre ? » dis-je d’en bas, « Ou même de te mouvoir ? »


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Mar 29 Nov 2016 - 18:59
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Nathalie tentait de lutter contre le sommeil, elle avait l'impression que si elle se laissait glisser, elle aurait le plus grand mal a se réveiller. Ça serait trop bête de glisser dans le coma maintenant qu'elle était sortie de l'eau et qu'elle avait bien morfler pour expulser l'eau de ses poumons.

Elle avait du mal à parler, mais elle s'y efforça, pour faire fonctionner son esprit, à défaut de son corps défaillant. Lorsque John lui proposa de prendre un jumper au lieu d'un téléporteur pour leur prochaine escapade, elle eut un rire rauque et douloureux, qui lui provoqua une nouvelle quinte toux.

« Tu me laisseras piloter ? »
demanda-t-elle d'un ton qu'elle voulait moqueur.

Sa dernière expérience au commande d'un de ses engins ne s'était pas très bien fini. Surtout pour un baobab sur le continent et le magnifique vitrail de la salle d'embarquement. Le jumper avait bien faillit finir au fond de l'océan avec ses deux pilotes clandestins, et cette aventure lui avait attiré les foudres de John... même si ça avait été la toute première fois qu'il lui avait avoué son amour pour elle.

John la monta sur le tas de ferraille qui faisait office d'île. Même s'il se montra attentif et doux, les mouvements était douloureux pour la jeune femme. Le colonel la serra contre lui, la frottant pour la réchauffer. Elle réalisa qu'elle tremblait, mais sans savoir si c'était de froid, de fatigue, de douleur ou de terreur rétrospective. Elle était dans un état lamentable. Son uniforme était déchiré et trempé, ses cheveux lui pendait lamentablement devant les yeux, dégoulinant, sales, emmêlées et piqueté de débris.

Elle avait perdu ses chaussures, sa cheville était griffée et entaillée par endroit et déjà bleuissante, elle saignait encore un peu, maculant son pied de sang dilué. Elle se fit la réflexion qu'il lui faudrait faire un tour à l'infirmerie pour se faire soigner. Vu l'était de l'eau et sa tiédeur, ce devait être un véritable bouillon de culture. Qui sait quel genre de saloperies pouvaient s'être développer dans ce marigot intérieur. Manquerait plus qu'elle choppe une infection ou un virus suite à cette lamentable aventure.

Enfin, encore vaudrait-il qu'ils sortent de cette pièce. Pour l'instant, la seule sortie qu'elle voyait en levant les yeux était le trou béant dans le plafond, qui laissait passer un peu de la lumière du jour. Il était impensable de pouvoir ressortir par là. Enfin, au moins pour elle. Elle était sûre que John le pourrait s'il était seul. Mais elle doutait qu'il eut envie de l'abandonner là.

Nathalie soupira en se pelotonna contre lui. Ils n'était pas sortis de l'auberge. Elle s'autorisa à fermer un instant les yeux, comptant sur son compagnon pour ne pas la laisser sombrer dans le sommeil. Mais elle avait tellement besoin de se reposer.

John la câlina pendant quelques minutes. L'embrassant, lui caressant les cheveux, lui frottant le dos pour la réchauffer. Maintenant, elle devait reconnaître qu'elle ressentait la fraicheur. L'eau était chaude et il ne faisait pas vraiment froid dans la salle, mais être trempée comme un rat lui donnait froid.

Elle fit la moue devant la remarque de John.

« Personnellement je préfère me baigner dans la piscine de la cité, l'eau est quand même moins malodorante, et on risque pas d'y chopper une saloperie. »


Elle ne sut pas exactement combien de temps s'était écoulé quand John bougea pour l'allonger sur le métal, glissant sa veste sous sa tête. Il lui fit un léger baiser avant de lui dire qu'il allait plonger pour voir ce qu'il y avait dessous. Nathalie voulu se redresser pour le retenir. Elle n'avait pas envie qu'il l'abandonne ici, et surtout, elle ne voulait pas qu'il prenne de risque. L'eau était trouble, la lumière y pénétrait très peu, on y voyait rien là au fond. Il risquait de se blesser.

Mais elle ne put pas faire grand-chose, d'une part parce que son passage trop brusque d'une position à l'autre, lui provoqua un brusque vertige, et que de toute façon John avait déjà plongé. Elle se rallongea en soupirant, cherchant un peu de réconfort dans l'odeur de John qui persistait sur sa veste malgré son séjour dans l'eau.

*Tu parles d'une surprise romantique !* Se dit-elle. Elle se demanda ce qu'il avait prévu à la base. John avait le chic pour découvrir les petits coins tranquilles de la cité. Quoi qu'il en soit, à l'heure qu'il était il y avait des chances pour que certains s'étonnent de la disparition de Nathalie. Elle ne savait pas depuis combien de temps ils étaient là, mais vu le changement de lumière, il devait y avoir déjà un bon moment.

Elle commençait à s'inquiéter de ne pas voir John remonter à la surface. Elle savait qu'il était en bonne condition physique, mais elle avait un peu perdu la notion du temps. En plus, elle n'était pas sûre de ne pas s'être endormie. Elle se releva précautionneusement juste à temps pour voir John jaillir de l'eau, contre le mur d'en face, lui annonçant qu'il avait trouvé une porte et qu'il allait essayer de la dégager pour pouvoir l'activer.

La jeune femme voulu le retenir :

"Attends ! Tu risque d’aggraver les choses si le couloir est immergé lui aussi !"

Mais déjà il avait replongé.

Nathalie ne put rien faire de plus que de suivre l'évolution de ses travaux, elle surveillait qu'il remontait régulièrement à la surface en comptant mentalement pour avoir un un idée du temps qu'il passait sous l'eau. Elle remarqua rapidement qu'il y restait de moins en moins longtemps, il devait commencer à sérieusement se fatiguer.

"John !" Tenta-t-elle de l’appeler pour lui conseiller de faire une pause

Mais encore une fois, il replongea sans l'écouter, et quelques secondes plus tard, Nathalie vit le niveau de l'eau baisser rapidement. Elle n'eut pas le temps de s'inquiéter que son compagnon ait été emporté par le courant. Rapidement, il apparut et se rapprocha de l'ilot.

Maintenant que l'eau avait baissée, Nathalie réalisa que le tas de ferraille sur lequel elle se trouvait était bien plus haut que ce qu'elle avait envisagé. John l'interpella du pied de l'ilot, lui demandant si elle se sentait capable de le rejoindre, ou même de bouger. Rien n'était moins sûr, mais elle n'avait pas vraiment le choix. Elle commença par se redresser et enfiler la veste de John avant d'examiner son perchoir.

Il y avait des saillies un peu partout, en temps normal descendre de là aurait été un jeu d'enfant. Mais, avec sa cheville douloureuse et ses muscles encore faible, elle n'en était pas sure. Mais bon, au pire, si elle dévissait, l'eau serait là pour amortir sa chute. Elle était plus à un plongeon prés.

« Je vais essayer » répondit-elle d'un ton dubitatif.

Se mettant à quatre pattes, elle commença à descendre, prenant le temps d'assurer ses prises. Les machines empilées étaient relativement stable, mais elle craignait toujours que l'une d'elle ne soit pas aussi bien calé que les autres.

Elle était arrivé à mi-hauteur, avec l'impression d'avoir redescendu la moitié de l'Evrest, lorsque ce qui devait arriver arriva. La prise sur laquelle elle avait posé son pied blessé céda, ses mains ne furent pas assez forte pour lui permettre de se retenir. Elle dévissa avec un cri bref interrompu par un bruit d'éclaboussure.

Heureusement, il y avait assez d'eau pour amortir sa chute, mais pas assez pour qu'elle soit obligée de nager. Elle se releva, toussant et crachotant, maudissant cette saloperie de cité et ses partie encore inexplorée et les téléporteurs qui eut par contre marchait très bien pour y conduire les imprudents.
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Ven 2 Déc 2016 - 17:35
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Nathalie Dumond




Nathalie, me répondit sur le jumper, je ne pus que pouffer en l'entendant évoquer son pilotage. Je préférais largement, qu'elle ne touche plus l'un de vaisseaux. Au vu de son expérience assez foireuse, dans la décoration de la salle d'embarquement via jumper. Elle m'avait fait peur, ce jour-là et j'avais été une boule de nerf, trouvant, cela ridicule qu'elle meurt aussi bêtement ! Encore en mission, j'avais envie de dire que c'est le risque en traversant la porte. Mais là ! En vadrouille avec un archéologue tout aussi allumé du ciboulot, cela m'avait apparu intolérablement con !

Avec le temps, on en riait, mais le jour même, je n'étais pas d'humeur très joviale et Karola, m'avait vu pour l'une des trop rare fois, véritablement en colère. Elle avait trouvé cela louche. Et moi aussi, il est rare que je me mette en rogne et surtout dans cet état aussi profond. J'avais eu l'impression d'être un tigre enfermé dans une cage et qui voulait se taper le plaisir de planter ses crocs dans la gorge de la biche en face de lui.

Enfin, la conséquence, avait été de donner aussi des cours de pilotage aux deux civiles. Au final, on avait as eu vraiment le temps de s'y pencher. Je vous l'avoue, je ne sais pas, si, je serai grandement rassuré de l'avoir aux commandes du jumper. Mais, je le serais toujours plus, que si c'est avec un autre pilote. Et puis bon, on peut s'octroyer une petite pause, romantique au bord d'une plage ou d'une clairière. Et puis, je pense que je serai quand même un brin jaloux, si elle monte avec quelqu'un d'autre. Ça me ferait très plaisir, de partager le pilotage avec elle, partager une passion, mon métier de base même si je vole plus beaucoup en ce moment. Enfin bon, lui apprendre c'est un partage immense, un partage avec la femme que j'aime et l'activité qui anime mes tripes.

« Non, pas tant que je ne t'ai pas donné un cours particulier... » J'eu un sourire en passant à quelque chose de bien moins chaste.
« On s'envolera en l'air » dis-je ironiquement jouant sur les mots. Je ne disais pas ça d'une manière graveleuse et lourde non pas du tout. Mais la balgounette m'apparaissait évidente sur le jeu de mot : envoyer et s'envoler.

J'avais beau me montrer doux et attentifs, je ne pouvais rien faire de plus, pour la soulager. Elle avait mal, je le savais bien au vu de ses grimaces, quand je la hissais. J'avais de la peine pour ma compagne, j'étais impuissant et je n'avais rien, pour la soulager ni même désinfecter sa cheville.

La pauvre, tremblotait telle une feuille. Je redoublai mes frictions, pour la réchauffer un peu plus, même si avec ses vêtements, ce n'est guère aisé. Pendant, qu'elle s'allongeait contre moi, j'essayais de lui retirer le plus gros, des débris qui encombraient ses longs cheveux roux. On aurait dit une poupée de porcelaine, tombée de son étagère. Je remarquai qui lui manquait une chaussure. J'irais la chercher plus tard, ce n'est pas très grave. En tout, cas, il faudrait trouver un solide mensonge de pourquoi, Nathalie était tombée dans un coin inexploré (encore) et avec le Colonel. Car, le coup, de la dragouille pouvait marcher, mais là, tous les deux dans un téléporter, je ne pouvais guère avouer que ce fut la flamme de la passion qui m'a fait appuyer sur n'importe qu'elle touche. En tout, cas je me mortifiais, que cette aventure soit de ma faute.

« Le métal semble avoir été oxydée par l'eau, j'espère que tu as été vacciné contre le tétanos » répliquait-je amusé. Je préférais faire un peu d'humour, pour dédramatiser la situation. Car sinon, cela est passablement chiant et pas très motivant de se lamenter sur son sort. Et nous sommes en vie (enfin surtout elle) et on allait s'e sortir. Il n'y a pas vraiment de raisons. Je m'en sors toujours, on aurait dû me nommer Luke... Luky Luke. Sauf, que je ne tire pas plus vite que mon ombre (heureusement pour Nathalie), j'ai juste une chance insolente dans des situations désespérés.

Enfin bon, la séance de câlin devait se finir et avant même qu'elle ne régisse vraiment, j'étais partis dans le feu de l'action. Je la tenais au courant de mes avancé, autant pour la rassurer que pour lui donner un fils conducteur, afin qu'elle ne s'endorme pas. Mais, je ne l'écoutais pas vraiment, trop pressé de débloquer la porte. L'eau une fois dans le couloir aussi inondé, mais de manière plus raisonnable, je pu voir un peu plus de lumière. Faudrait qu'un jour, on dessèche cette zone quand même. Ça fait un peu bizarre de ne pas connaitre toutes les salles de l'immensité citée. D'ailleurs, je ne serais pas surpris, qu'un technicien, vois apparaître deux points lumineux, dans la cité à un endroit inexploré tiens. Mais, je ne suis pas certain, qu'il le vigile beaucoup. On regarde les capteurs de vie, vraiment, quand on cherche quelqu'un.

J'étais fatigué par toutes mes plongées et mes efforts pour dégager la porte. Je soufflais par la bouche, avant de reprendre un peu de contenance, ravi d'avoir réussi. Je la rejoignis au pied de l'îlot, qui était ma foi, bien grand... dans un sens, il perçait la surface de l'eau à laquelle je n'avais pas pied. Et je ne suis point un petit gabarit avec mes 1m87. La colonne d'amas de machine devait faire au moins plus de 2m40 de haut. Un jeu d'enfant à descendre, sauf pour une personne qui a manqué de se noyer.

Je surveillais ses gestes malhabiles pour descendre, craignant qu'elle ne chute dans l'eau ou sur moi. J'ouvris les bras, pour la réceptionner au cas où. D'ailleurs en me déplaçant, je butai contre un objet. En le ramassant ce fut la chaussure de ma compagne.

« J'ai retrouvé ta pantoufle de plastique cendrillon » et ce fut ce moment-là, par un petit cri, qu'elle « choisi » de tomber. Je n'eus pas le temps, de me relever et de la réceptionner que son popotin rebondit goûta une nouvelle fois, la chaleur des ondes verdâtres.

Je râlai à mon tour, mais rien de bien méchant « Rha ! Mais tu tombes toujours au bon moment ma chérie ! ». Je l’aidai à se relever, la frottant contre moi.

Suite à ce petit plongeon non prévu, je la guidai dans l'eau qui nous arrivait à la taille, pour descendre jusqu'à nos genoux dans le couloir. Cet endroit ressemblait à une mangrove. Les plantes qui auraient dû mourir, avaient retrouvé une seconde jeunesse et semblaient revivre par endroit, à moins que cela soit d'autres végétaux qui ont poussé ici ? Hum, en avançant, il y avait une salle éventrée, contenant un ancien laboratoire avec une multitude de plante, qui débordait. Une véritable forêt tropicale, pas très rassurante. Je n'aimais pas trop, toute cette végétation, luxuriante qui sortait de cette zone. Machinalement, je m'arrêtai observant les alentours... avant d'avancer avec Nathalie, essayant de contourner la zone végétale. Je butai sur un truc, qui était nulle autre qu'une immense liane. Mais on est où là ? Le téléporter n'était pas loin, enfin s'il marche bien entendu. Mais avant ça, faut qu’on traverse une sorte de mini forêt.

« Ils vont être content les botanistes… »


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Dim 4 Déc 2016 - 11:12
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Pendant sa descente périlleuse, Nathalie vit que John restait vigilant au dessous d'elle, prêt à la réceptionner en cas de chute. Même si elle doutait qu'il put amortir son poids augmenté par la vitesse de la chute, elle se sentie rassurée de savoir qu'il veillait sur elle. Dans le même temps, elle prenait garde à ne pas se blesser avec la ferraille rouillée. John, dans une boutade, lui avait fait remarquer que c'était un nid à tétanos. Bien sûr, comme tout le monde elle avait subit un certain nombre de vaccins avant de poser le pied sur la citée, mais elle ne se rappelait pas si le tétanos en faisait parti, et comme les multiples piqures l'avait obligée, quelques jours plus tard, à prendre des antihistaminiques, elle ne savait pas trop lesquels avait pris ou non... Et puis, vacciné ou non, dieu seul savait quel genre de virus ou bactéries pouvaient s'être enraciné sur ce tas de ferraille rouillée.

Évidement, ce fut au moment où John la lâcha des yeux pour récupérer sa chaussure, contre laquelle il venait de buter, qu'elle dévissa. Alors qu'elle tentait de se relever, toussant et crachotant, il vint à son aide, râlant qu'elle choisissait toujours bien son moment pour se casser la gueule. Elle lui lança un regard noir. Comme si elle avait prévue de se retrouver dans cette situation. Mais, elle dû bien avouer que l'entendre l'appeler « Ma chérie » atténua fortement l'irritation qu'elle pouvait ressentir. Sa sollicitudes et sa douceur quand il l'aida à se relever, la serrant contre lui et lui frottant à nouveau le dos, achevèrent de faire fondre l’irritation qu'elle pouvait ressentir.

Le temps qu'il prenne soin de sa compagne, l'eau continuait à baisser. John la guida vers le couloir. Sa progression était encore difficile, l'eau leur arrivait à la taille. Pour John ce ne semblait être qu'une vague gène... Pire, il semblait presque s'amuser. Mais Nathalie n'avait pas sa condition physique, même en temps normal, sans avoir manqué être noyée, ni l'impression d'être passée sous un bus plusieurs fois, et une cheville blessée, elle aurait eu du mal. Quand il lui rendit la chaussure qu'il avait retrouvée dans les ondes, l'appelant Cendrillon, le regard qu'elle lui adressa ne fut rien moins qu'amène. Elle soupira, regardant l'objet... Elle doutait de pouvoir encore la porter. Quand elle était sensée rester à son bureau, et ne sachant jamais quand John allait débouler, elle faisait des efforts, allant jusqu'à porter des escarpins, ce qui était le cas ce jour là.

Les escarpins faisait une belle jambe. Au propre... comme au figuré aujourd'hui. Elle regarda sa chaussure avec un air de dédains avant de se baisser pour ôter sa jumelle et de glisser leurs talons dans sa ceinture. Elle savait qu'avec sa cheville blessée elle ne pourrait pas la porter, mais elle ne voulait pas non plus que John se sente insulté si elle la jetait juste après qu'il l'ai retrouvée.

A part l'acte de rébellion d'enlever ses chaussures, Nathalie suivit docilement John lorsqu'il la guida dans le couloir. Même si maintenant elle était sûre qu'il ignorait autant qu'elle où ils se trouvaient, elle ne pouvait s'empêcher de faire confiance à l’instinct de son compagnon et à son sens de l'orientation. Bon, d'accord... Il lui avait prouvé en l’amenant ici qu'il pouvait en être totalement dépourvu, mais dans le téléporteur, les choses étaient quelque peu différentes... et Nathalie avait bien l'intention de ne plus le distraire.

A peine sorti de la salle inondée, ils se retrouvèrent dans un couloir, qui s'avéra rapidement obstrué par ce qui ressemblait à une forêt débordant d'une salle. La végétation ne ressemblait que très vaguement, de très loin, et dans le noir, aux palmiers, ficus et autres rhododendrons desséchés qui agrémentaient les parties inhabitée de la cité que Nathalie avait eut l'occasion de visiter, à l'insu de son plein gré... On aurait dit que les plantes en pot de cette parti de la cité avaient mutés pour s'adapter à l'absence des soins attentifs qu'avaient du leur porter les anciens. Et elles semblait avoir parfaitement réussit et très bien se porter... merci pour elle.

Elle lança un regard noir à John lorsqu'il lui fit remarquer que les botanistes allaient s'éclater avec leur découverte. Sa chute et son deuxième bain forcé avait commencé à sérieusement émousser le sens de l'humour de la jeune femme. Elle préféra ne pas répondre. Nathalie ne doutait pas que les botanistes seraient aux anges d'explorer cette la jungle miniature qui débordait d'une salle pour envahir le couloir, formant un barrage difficilement franchissable. Elle aurait été d'avis de faire demi-tour, de tenter leurs chances en prenant le couloir dans l'autre sens, mais John semblait totalement excité à l'idée de traverser la jungle qui avait pris possession du couloir.

Nathalie n'essaya même pas de l'en dissuader. Elle savait combien il aimait découvrir de nouveaux territoires, l'aventure et les éventuels danger qu'il pouvait rencontrer. Il y avait quelques jours qu'il n'était pas parti en mission d'exploration et elle savait qu'il rongeait déjà son frein. Même s'il ne l'aurait jamais admis, même sous la torture, elle savait qu’inconsciemment, il était plus que ravi de trouver un peu d'aventure, et qu'aucun des arguments qu'elle aurai pu lui opposer n'aurait pu le faire dissuader de tenter la traversé de cette jungle... même sans savoir ce qui pouvait s'y être développé comme faune et sans armes.
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Mer 7 Déc 2016 - 21:21
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Nathalie Dumond




En repêchant la chaussure de Nathalie, j'avais pu apprécier un élément auquel je n'avais pas vraiment fait gaffe en la kidnappant comme un ninja. Elle avait de jolis escarpins, qui donnait un petit côté sexy. Une petite touche, qui faisait toujours son effet sur les silhouettes élancées et gracieuses des femmes. Surtout, sur celle de ma compagne, qui malgré ses complexes sur son corps, était une très belle demoiselle. Sa longue, crinière feue, était sûrement, ce que je préférais chez elle. J'adorais, y perdre mon regard face à ce roux flambant, qui ne perd jamais sa couleur si impressionnante. Certaines rousses, deviennent blondes vénitiennes avec le temps, mais jamais elle. Et je suis bien contente qu'elle garde de belle couleur d'automne. Sans parler de ses longues boucles, qui lui donnait un aspect de lionne, en renforçant sa peau d'ivoire. En gros, je crois, que j'aimais beaucoup de choses chez elle, des éléments bénins, comme ses taches de rousseurs, qui me rappelait les constellations de notre ciel, alors quelle complexait sur le manque de couleur de sa carnation et de ces petites taches disgracieuses à ses yeux.

Malgré, mes petites phrases d'humours, elle n'était guère d'humeur à continuer. La noyade et sa blessure n'arrangeais rien. Je la comprenais tout en me mortifiant de lui avoir concocté cette mauvaise blague. Autant, si elle avait été en forme, j'aurais poussé le vice jusqu'à l'exploration complète de la jungle qui était devant nous...Faut dire qu'elle m'attira par cette nouveauté...mais là... Bon, j'espérais que nous la traversons vite, ça au vu du regard noir qu'elle me lança, cela ne présagea rien de bon. Mise à part, une enguirlande digne de ce nom, si quelque chose nous tombe encore dessus. Je soupirai.

« Oh fait pas ta tête de grognon, ça te donne des ridules de vilaine fille » fis-je un peu maladroitement d’un ton humoristique pour la dérider justement. « Ou de sorcière rouge comme le dit si bien Britt » je lui bourra gentiment les flancs avec un baiser sur la joue. Je ne sais pas pourquoi, la sauvageonne avait renommé Nathalie ainsi, apparemment elle l’avait dans le pif. Je n’avais pas eu tous les détails de cette histoire et je préférais en rire avec Nathalie que me mortifier de ce genre de conflit. Surtout, que je me refusais à prendre partis, étant donné que cela était entre une personne que j’appréciais beaucoup et une que j’aimais. Et puis bon, cela les regarde, tant que Britt ne vient pas découper en fine rondelle mon coquelicot.

Lui tenant la main, on pénétra dans la forêt de la cité. Franchement, c’est impressionnant comme la nature peut se montrer aussi résistante et combative. Mon regard balaya les immenses feuilles vertes chlorophylles, trouvant, presque magique cet îlot de verdure au milieu de la technologie. Je l’avoue, je m’éprenais de curiosité et d’un certain bien être à évaluer dans l’eau qui nous arrivait maintenant aux genoux et de cette flore luxuriante. Je soupirai content de découvrir cet endroit, malgré notre petite aventure un brin flippante sur la noyade.

« Tu crois qu’il y a des animaux ? » ce fut une question, qui m’apparut soudainement alarmante… qu’avaient pu laisser les anciens dans leurs laboratoires et qui auraient pu survivre et croître jusqu’à nos jours ? J’espérais qu’ils n’avaient rien ramener de bien dangereux, puisque je n’avais pas d’arme sur moi. Mise à part, mon couteau de combat taillé dans la canine d’un grand fauve de Lantia, offert par Britt. Je ne quittais que le soir mes couteaux, qui pendaient le long de ma ceinture, souvent vers mes fesses. À croire que je devais aimer ça… car je finissais toujours par les ramener derrière moi, car le contact sur ma cuisse mes gênait. Faut dire que j’ai tendance à me cogner régulièrement, sous la précipitation contre les meuble. Il n’était pas rare de voir des petits bleus sur le haut de ma cuisse. C’est au cas où, un réflexe militaire d’avoir une arme. Et puis, on a toujours besoin d’un couteau. Surtout des aussi beaux.

Alors que nous marchions dans cette canopée ubuesque. Je sentis quelque chose se glisser entre mes jambes. Je sursautai immédiatement. Avant de voir, qu’une liane ondulait dans l’eau… une liane ? Sérieusement…j’ai eu peur de ça… alala mon bon John tu as vraiment trop d’imagination. Je reculai cependant, par précaution, pour le peu que cela soit mobile… me mettant devant ma compagne méfiant. Mon regard remonta jusqu’à une sorte de mini arbre enlacer avec ladite liane imposante qui lui cerclait la taille. Comment pouvait-il supporter son poids ? Et surtout, elle était fichtrement grande.

Je restai interdit avant de constater que cette liane se dressait sur notre droite tel un cobra. J'ouvris de grands yeux... tout avait l'air d'une liane mais avec une tête de serpent. Je m'immobilisai, observant l'animal, qui venait lécher mon visage avec sa petite langue fourchue de couleur verdâtre. Il avait l'air d'être un hybride avec une plante toi ta maman elle a fautée avec Groot .... Il fit de même avec Nathalie, avant de reculer sa tête et de plonger devant mon nez dans les feuillages, pour dévorer une fleur jaune de belle taille. J'eu un regard étrange... il était fin et d'une taille d'au moins 10 mètres, car son corps, était encore devant ma tête.

Je passai en dessous avec Nathalie, puisque celui-ci en avait rien à faire de nous... un serpent végétarien c'est cool. En continuant notre chemin, je mirais nos arrières, l'étrange reptile déguisait les pétales avec une certaine délectation.... En observant encore plus la flore qui nous entouraient, on pouvait voir d'autres petits serpents lianes, ou des lézards croisés avec des pétales de fleurs qui se réunissaient pour former des fleurs. À finalement, le gros serpent avait sûrement dévoré des lézard-fleur. Pas si végétarien que ça finalement.

« Mais... c'est étrange tout ça ». Je me croyais dans un autre monde... un monde, où les plantes étaient des animaux mobiles. D'ailleurs, une feuille passant devant nous. En la voyant rejoindre l'eau en flottant on aurait dit une tortue... je m'arrêtai l'observant fasciné. Cela était dus aux anciens ou bien une mutation ?



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Ven 9 Déc 2016 - 23:14
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Nathalie se renfrogna encore un peu plus lorsque John, voulant la taquiner, elle le savait, lui fit remarquer que son attitude creusait quelques rides d'expression sur son visage. Ça va, elle le savait qu'elle n'était plus une jeunesse à la peau lisse et aux joues roses. Inutile de le lui rappeler. Elle lui lança un regard encore plus noir. Il n'avait pas besoin de lui rappeler son âge. Nathalie n'en était que trop consciente. Évidement, elle savait que ce n'était qu'une boutade destiné à la faire sourire. *Raté !!!* dit une petite voix moqueuse au fond de son esprit. Elle était parfaitement consciente que son trait d'humour n'avait pas pour but de la vexer mais de détendre l'atmosphère. Mais c'était pourtant le but qu'il avait atteint. Bon, elle le connaissait, lui et ses gros sabots. Malgré sa fatigue et ses douleurs qui lui donnait mauvaise humeur, elle était prête à faire un effort... jusqu'à ce qu'il évoque un surnom qu'elle haïssait plus que tout.

A l'évocation du surnom bien peu flatteur que la sauvage nommée Britt lui avait donnée, Nathalie lança un regard encore plus noir à John. Elle avait fait tout ce qu'elle pouvait pour aider la sauvage à surmonter ses premiers pas dans la cité. Elle considérait qu'elle n'était pas responsable si ladite Britt l'avait prise en grippe parce qu'à cette époque là, elle n'avait pas eu l'autorité nécessaire dans la cité pour lui rendre les armes qu'elle réclamait à corps et à cri. D'ailleurs, elle devait avouer que depuis qu'on les lui avait rendu, et même si Britt avait fait preuve d'une certaine bonne volonté envers les Atlantes depuis qu'elle avait été autorisée à sortir en mission, Nathalie ne se sentait plus vraiment en sécurité dans les couloirs de la cité. Elle redoutait de croiser la jeune sauvage à tout moment dans un couloir isolé et qu'elle lui fasse payer cette première rencontre désastreuse. Et ce, même si Nath avait pu bénéficier des capacités guerrières de la jeune blonde lors des déplorables épisodes de Paradize.

Malgré tout, elle avait un peu pitié de la jeune sauvage. Elle avait lu son dossier et savait ce qu'elle avait vécu pour devenir ainsi, elle devinait tout ce qu'elle avait subi et qui n'était pas écrit. Quand elle y pensait à tête reposé, Nathalie comprenait pourquoi Weir avait décidé de l'intégrer au personnel de la cité. Elle même aurait pu avoir ce genre d'idée si elle n'avait pas eu l'intime honneur d'être une des première à tester cette "tête de pioche" et son incapacité à gérer la frustration.

Elle en gardait encore un souvenir amer. Elle avait fait tout ce qu'elle pouvait pour faire comprendre à Britt qu'ils n'étaient pas son ennemie. Que tout ce qu'elle avait à faire pour qu'on lui rende ses armes et pour être libérée de l'infirmerie était de faire preuve de patience. Mais, ce concept semblait parfaitement étranger à la jeune femme. Elle était tellement traumatisée, qu'elle avait pris les tentatives de douce approche de la jeune femme pour une agression, au point de pousser Nathalie à prendre la fuite.

Pour elle, c'était une blessure qui brulait encore son cœur au fer rouge. Surtout que la jeune femme avait fini par être libérée de sa maigre prison, ses armes lui avaient été rendues, elle avait intégré une équipe d'exploration.

Nathalie ne remettait pas en cause l'utilité des connaissances de Britt dans les missions, elle devait même avouer qu'elle était souvent rassurée de savoir qu'elle accompagnait John. Elle ne remettait pas en cause les capacités guerrières de la jeune Pégasienne. Elle même, lors des douloureux épisodes qui s'étaient déroulés sur Paradize, en avait eut l'occasion d'en profiter. Mais elle doutait toujours que la lionne blonde soit capable de s'adapter à la vie dans une société où la force et la violence n'étaient pas la base. Et elle avait encore plus de mal à accepter que l'homme qu'elle aimait avait autant de respect et d'admiration pour cette sauvage. Elle refusait qu'il s'amuse du surnom que cette dernière lui avait donné. Pour elle, c'était presque une trahison. Comme si John lui avait fait comprendre qu'il avait plus de respect pour Britt que pour elle.

Sans même sans rendre compte, Nathalie se referma comme une huitre. John n'en était même pas conscient. Elle le laissa lui prendre la main pour la guider dans le couloir, écoutait ses babillement infantiles, ressentait son excitation. Mais la seule évocation de Britt avait suffit pour la refermer sur elle même. En apparence elle était là, maiis en fait, elle se foutait pas mal de ce qui se passait autour d'elle. Elle s'était repliée dans son esprit pour ruminer.

John n'en était pas conscient, mais pour l'heure rien n'importait à la jeune femme. Au mieux, il la guiderait pour retrouver la civilisation. S'il y échouait... elle n'y pensait même pas, elle s'en fichait. Il l'avait blessée au delà de tout ce qu'il pouvait imaginer. Il n'en était pas conscient. *Il s'en moque ! * rajouta la voix moqueuse dans sa tête *Qu'est-ce que tu crois ? T'es une lopette ! Évidement qu'il préfère une femme aussi forte et sauvage que Britt* rajouta-t-elle sadiquement.

Nathalie sentit quelques gouttes salées se former dans ses yeux. Elle ne voulait pas écouter cette voix sadique au fond de son esprit, mais elle savait exactement où taper pour faire mal. Nathalie n'était que trop consciente de sa faiblesse. Elle était un poids pour John. Les rares fois où ils étaient partis en mission ensemble, elle ne s'était pas distinguée par sa bravoure et sa résistance. Elle repensa à ce qui s'était passé sur Paradize. Comment elle s'était fait prendre, comment elle avait été incapable de s'échapper, comment elle avait perdu le sens commun à la suite des tortures qu'elle avait subies de la part des Paradaziens.

La petite voix au fond de sa tête avait visiblement décidé de ce montrer particulièrement sans pitié. Elle ricana. * Ouai... on peut dire qu'à cette occasion ton prince charmant s'est montré particulièrement attentif !*

Nathalie fronça le nez et contra cet argument. Elle savait parfaitement pourquoi John ne s'était pas montré plus attentif envers elle pendant leur fuite. Elle n'était pas la plus mal en point ! Et lors de sa capture, personne n'aurait rien pu y faire. Enfin, à moins d'être équipé d'un jumper, d'un bataillon de soldats et d'armes lourdes, ce qui était loin d'être le cas de ses compagnons. Oui ! Elle était consciente que John n'avait rien pu faire pour empêcher qu'elle soit capturée, et elle savait qu'il en avait souffert... il le lui avait dit depuis, et elle voulait le croire !

Elle fut tiré de ses tristes réflexions par une réflexion un peu trop enthousiaste de John concernant la faune qui avait pu se développer dans cette jungle miniature. Elle le regarda d'un air tout à la fois inquiet et choqué.

- « Manquerait plus que ça ! » répondit-elle d'un ton angoissé et vaguement accusateur, comme si toute bestioles qu'ils pourraient rencontrer maintenant ne seraient que le fruit des divagations de son compagnon.

Tout en avançant au milieu de cette jungle insoupçonnée au sein de la cité, John caressait les poignards que Britt lui avaient offerts pour ses quarante ans. *C'est sûr que c'est plus utile qu'un bracelet* se moqua la petite voix dans la tête de Nath. Là, elle ne pouvait rien opposer à cet argument. Elle aurait pu faire remarquer que le bracelet était un cadeau bien plus intime, mais il était clair que, oui, effectivement, il n'était pas d'une grande utilité dans cette situation.

Nathalie savait parfaitement que John tenait beaucoup aux présents de Britt, et elle devait bien avouer qu'ils alliaient l'utilité à la beauté. Les poignards effilés, taillés dans les dents d'un fauve que la sauvage avait chassé elle même (John lui avait raconté avec émotion et admiration l'histoire de ses poignards). Ils était tout aussi beaux et élégants que terriblement mortels.

La jeune femme devait bien avouer qu'elle était contente que John porte ses présents sur lui en permanence, y compris dans la citée. A cet instant, c'étaient les seules armes qu'il possédait... Même si Nathalie se demandait pourquoi il avait estimé nécessaire de les porter pour lui faire une surprise romantique. Il savait depuis longtemps que les sangles du holster qui enserraient sa cuisse faisait monter le rose au joues de la jeune femme. Peut être avait il pensé que ses poignards lui faisait le même effet ? Elle secoua la tête pour chasser ses idées bien mal placées.

Plongée dans ses pensées, elle ne remarqua pas immédiatement qu'ils étaient entrés de plein pied dans la jungle interne. Une secousse sur sa main la ramena à la réalité. Elle ne se rappelait pas quand John avait repris sa main dans la sienne, mais ça n'avait que peu d'importance à l'heure actuelle.

Son compagnon semblait fasciné par quelque chose au dessus d'eux, ouvrant de grands yeux incrédules. Nathalie suivi son regard et le regretta immédiatement. Visiblement, cette jungle abritait également une certaine faune... enfin, le mot ne semblait pas tout à fait exact « Flone » aurait pu être plus adaptée, si ça ne lui avait pas fait pensé à une spécialité culinaire française.

Au dessus d'eux se balançait une tête serpentine qui ne semblait faire qu'un avec la liane qui glissait entre les pieds de John. Nathalie se figea. Elle détestait les serpents. Même s'il ne s'agissait pas d'une véritable phobie, puisqu'elle était capable de faire face à certains membres de leur race sans paniquer outre mesure, elle ne les aimait pas. Et celui-là était loin de ressembler aux inoffensives couleuvres qu'elle avait eut l'occasion de rencontrer.

La bête balançait son élégante tête reptilienne au dessus de John. Nathalie s'efforça de garder son calme lorsque la bête s’avança vers le visage de John pour le  « goûter », même si elle eut l'impression que son cœur allait s'arrêter. Elle savait d'expérience qu'avec les animaux sauvage il valait mieux ne pas montrer sa peur, et surtout éviter les mouvement brusque. Pour l'instant la bête semblait plutôt curieuse qu'agressive. Elle n'avait pas envie de l’inquiéter et de provoquer une attaque. Elle n'aurait pas supporter de voir la bête déchirer la gorge de son amour juste parce qu'elle n'avait pas su garder son calme.

Le « serliane », après avoir examiné John sembla s'en être désintéresser, reporta son attention sur la jeune femme. Nathalie avait supporté bien des choses depuis son arrivée sur la cité, que ce soit psychologiquement ou physiquement. Elle s'efforça de se montrer forte, de ne pas montrer la panique qui montait en elle alors que la langue bifide de la bête s'approchait d'elle. Mais, ça, c'était au-delà de ses capacités. Lorsque l'appendice humide de la bête se posa sur sa joue, elle perdit connaissance.
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Sam 10 Déc 2016 - 18:34
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Alors que je voulais faire un peu d'humour taquin, elle se vexa... je le savais à la teneur de son regard encore plus noir. Bah quoi ? Elle ne s’est pas imaginé qu'elle était toute moche avec son visage qui ne ressemblait plus à celui d'un enfant ? Bah heureusement, que sa peau n'est plus aussi lisse qu'un bébé ! Car je serais Pédophile ! Je ne comprendrais jamais, pourquoi les femmes se vexent autant sur leur âge, elle a 35 ans. Bon dieu de cornichon ! Elle est jeune, belle et pétillante.

Ce n'est pas comme si la centaine d'année avait creusées son visage au point de la faire ressembler à un Sharp Pei ! Et en plus, elle était bien plus jeune que moi ! Enfin bon...nous n'allons pas nous étendre sur les complexes dus à l'avancement de notre mort, puisque moi-même j'ai ce complexe, cette petite crise des 40 ans, qui ne me laisse plus la liberté de jouir de la folie d'une jeunesse, cette maturité imposée par les ans... alors que mentalement, je ne suis qu'un gamin fier de porter des médailles sur le torse ! On devrait nous donner notre âge selon celui de notre esprit tiens !

Bien entendu, l'évocation du surnom, renforça encore plus son agacement, j'avais décidément fait un carton plein. Bravo John ! Tu fais honneur à ta profession : bourrin et bête ! Bravo ! Je soupirai face à ses regards, décidant que de toute façon, elle était mal lunée et que quoi que je dise, cela allait être soldé par une belle œillade sombre. C'est vraiment une catastrophe comme aventure. C'est bête, elle pourrait être amusée et profiter quand même de ce manque de chance, pour explorer à deux un autre « univers ». Puisqu'en toute franchise, l'imagination de Tim Burton pour Alice au pays des merveilles étaient médiocre à comparer de cette forêt au cœur d'une cité ancienne.

Mais non, le coup de la noyade et de la blessure au pied, avait tout fait envoler. Je ne pouvais certes, que la comprendre, mais dans un sens, cela m'agaçait qu'elle prenne TOUT mal. Je n'y pouvais rien si mon doigt à ripé sous la passion qu'elle me procure, si le sol, ce dérobe sous nos pieds et qu'elle fut retenue dans le fond de la pièce inondée.

J'avais repris sa main, pour la guider dans une tentative de geste tendre et pour l'apaiser. Cela ne servit strictement à rien, ni mes regards tendres que je lui lançais de temps à autre. Elle était tout bonnement fermée sur elle-même et il aurait pu y avoir des Wraiths autour de nous, qu'elle ne les aurait pas calculés une minute. Je ne voulais pas lui faire remarquer, que j'avais conscience de son état de coquillage, cela n'aurait rien apporté. Je marchais silencieusement, bercer par l'excitation montante d'explorer cette forêt. Intiment convaincue, que lui adresser une nouvelle fois la parole pour la faire sourire serait une autre déception sur son visage dur et sombre.

Alors, autant que je me préoccupe de moi sur ce petit côté égoïste de la découverte. Surtout, que si je trouve où on est exactement, je pourrais organiser une petite équipe, pour explorer et réhabiliter cette zone oubliée. Je suis certain, que l'étude de ses végétaux seraient tout aussi intéressants que ceux trouvé autre part. Au moins, les botanistes, auraient tout sur place... peut-être découvrirons nous de nouveaux médicaments révolutionnaires ? Des plantes utiles ? Un rictus se dessinait sur mes lèvres, chaque événement étaient une opportunité qu'il fallait saisir ! Et malgré la teneur un peu sombre, je préférais être optimiste et créer des scénarios dans ma tête. Je me voyais bien descendre ici avec Britt, elle qui apprécie la nature. Elle qui reproche justement aux Atlantes de ne plus être proche de celle-ci... elle allait être refaite de voir toute cette verdure qui cache sûrement mille mystères et peut-être des animaux.

Brrr, je n'aime pas trop l'idée qu'il ait des créatures, non pas que je n'apprécie pas les bestioles, mais cela ne présage rien de bon en l'occurrence. Surtout avec miss grognon à mes côtés. Je ne savais pas vraiment à quoi elle pensait et fort heureusement, car sinon le thème des tirades intimes de ma compagne, m'aurait mis en colère à coup sûre. D'ailleurs, je fis ma remarque. Ah tiens, je n'ai pas un regard noir ? Bon ce n'est pas mieux... elle me toise avec un regard choqué et inquiet. Oui, bon il vaudrait mieux qu'on ne croise point de petits lutins à poils ! Et en plus au vu de son ton, elle m'accusait. Cela me fit décrocher une petite moue agacée, accompagner d'un regard équivalent.

Étant expressif de nature, je ne savais pas cacher le fondement de ma pensée et je n'avais pas apprécié son ton. La prochaine fois, je lui apporte des chocapik dans son lit (enfin notre lit) et basta ! Le petit côté frisson, d'être surprit ou des bisous sauvages, elle ira se brosser ! Comme ça, le seul risque qu'elle aura, serait de se couper le bout de doigt avec une feuille ! Des angoisses de femme de bureau et non de femme d'aventurier. Cela, lui fera les pieds tiens !

Bon, finalement, je grommelai intérieurement, continuant à marcher jusqu'à qu'on tombe avec notre copain du jour : le Serliane. Par chance, il ne nous attaqua point, plongeant dans la canopée. Je m'apprêtais à passer en dessous de son corps, quand je senti que la main de ma compagne devenait molle. Elle voulait me lâcher et pourquoi donc ? Je fronçai les sourcils, avant d'entre un « plouf ».

Comment ça « plouf » ? Je me retournai brusquement, voyant qu'elle était en train de tomber inerte au sol. Mais c'est une blague ? Je me précipitai vers elle, empêchant à sa tête de s'enfoncer dans l'eau et qu'elle nous fasse un remake de la noyade. En premier lieu, je crus que le serpent était en faute, mais le visage d'ivoire de Nathalie était indemne de toute morsure. Elle était tout bonnement tombée dans les pommes. Depuis quand, elle a la phobie des reptiles ? Je n'étais pas au courant de ce fait. Idiotement, je pensais qu'avec sa vie à la campagne, elle ne craignait pas ce genre de bête. Je soupirai, la prenant dans mes bras. Non mais, vraiment ... il manquait plus que ça ! Je n'avais pas envie d'essayer de l'éveiller, au moins ainsi, pas de regard noir et j'avancerai plus vite sans me soucier de son état colérique qui m'attriste. Et pour le peu, qu'on rencontre d'autres bestioles, elle ne m'en tiendrait pas rigueur, car elle ne les a pas vu !

Donc, je passai sous le serpent avec Nathalie dans les bras, continuant la marche dans cette forêt... observant les étranges habitants qui la peuplaient, composé de reptile hybridé avec de la végétation. J'étais certain d'en louper la moitié tellement ils étaient bien camouflés. Avec ma petite constatation personnelle sur l'étrangeté de ce lieu. Au bout d'une dizaine de minutes, j'arrivai vers un mur... je commençais à le longer, mais le passage était trop dense pour que je puisse me mouvoir avec mon fardeau. Je soupirai... demi-tour gauche ! Je fis plusieurs fois demi-tour en repartant vers le mur, pour essayer de trouver le téléporter. Passant au milieu de singulier végétaux, dont certain inquiétant comme des arbres alligators. Mais, cette faune, en avait rien à faire de moi et était tout au plus curieuse. Jamais agressives. Au pied du téléporter, celui-ci ne s'ouvrait pas... il fallait le débloquer à la main. Je m'accroupis sur le sol, pour mettre Nathalie sur une sorte d'amas de plante non loin. Celui-ci était vert fluo, un entremêlé de liane et de fleurs rose. Vérifiant que ce ne fut pas animal. On aurait dit une princesse de la forêt avec ce dôme tiens !

« Nathalie » répète-je doucement en la tapotant de ma main sur sa joue, pour qu’elle reprenne connaissance. « Nathalie » je sens que je vais me faire engueuler !

Quelque chose, glissa le long de mon dos, je ne le sentie pas vraiment. Cette chose, était discrète et remonta le long de ma colonne, pour se mettre sur mon épaule, regardant de ses yeux jaunes la jeune femme endormie. Je senti une petite caresse sur mon autre épaule, tournant la tête curieux. Mais je ne vu qu'un mouvement bleu disparaître. Je recommençai à tapoter la joue de ma compagne, quand j'entendis soudainement : « Nathalie » une fois grésillant à côté de mon oreille.

Je tournai la tête alarmée... trouvant un serpent à plume, un peu similaire à un oiseau sur mon épaule qui regardait la jeune femme. Il répéta tel un perroquet le prénom de ma compagne, puis releva la tête vers moi. « Nathalie ». Il ne semblait pas méchant, mais curieux... son regard n'était pas reptilien .... Et très expressif, je suis sûre qu'il aurait pu sourire. « Nathalie ! ». Je le regardai étrangement... « John ». Il pencha sa petite tête sur le côté en ronronnant « John ! Nathalie ! » il plissa des yeux très content de lui.

La bestiole:
 

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Jeu 15 Déc 2016 - 14:43
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John appelait son nom en lui tapotant doucement la joue. Elle grimaça en reprenant vaguement conscience de ce qui ce passait autour d'elle. Elle trouvait que la voix de John était étonnamment éraillée, il devait avoir prit froid. Et puis, c'était quoi se ronronnement qu'elle entendait ? Le chat de Mr Hoffman les avait-il rejoints ? Ce serait surprenant, à moins que Mr Hoffman aussi soit dans les parages, on ne voyait jamais l'un sans l'autre.

Ses pensées partaient un peu dans tous les sens et elle avait du mal à les organiser. Elle avait aussi du mal à faire la part des choses entre rêve et réel. Nathalie n'avait perdu connaissance qu'une seule fois avant, pour se réveiller plusieurs jours plus tard dans une chambre d’hôpital et commencer sa descente aux enfers. Elle n'avait pas envie de revivre ça. Elle serra un peu plus les paupières, elle préférait de loin rester dans le doux cocon de l'inconscience que de revivre ses tristes jours.

Revenant lentement à la conscience, elle réalisa qu'elle n'avait pas du rester inconsciente très longtemps. John était avec elle, elle sentait qu'elle était toujours pieds nus et trempée. Si elle avait été à l'infirmerie, elle était sure qu'on l'aurait changée, au moins pour lui passer une de ses blouse ridicules ouverte dans le dos, et qu'on l'aurait couverte.

Elle pris une grande inspiration et fut surprise de découvrir que l'air n'avait plus les relents de ferraille rouillée et d'eau croupie. Une délicieuse odeur vint chatouiller les narines de Nathalie. Une odeur florale douce et apaisante.

Ses idées reprenant un peu plus d'ordre elle se rappela ce qui avait provoquée son évanouissement. Le serpent hybridé de liane qui lui avait léché le visage. Avant d’ouvrir les yeux, elle fronça le nez. Elle allait se faire engueulée. Même si une réaction telle que celle-là était totalement involontaire et qu'elle s'en serait passée, elle savait que John allait la regarder de travers ou s'en irritée, comme il s'irritait quand elle ne parvenait pas à contrôler ses crises d'angoisses qui lui faisait monter les larmes aux yeux.

John ne semblait pas vouloir admettre qu'elle n'était pas aussi forte qu'il l'aurait souhaité, à moins qu'ils ne se trouve trop démunie devant une réaction qu'il ne pouvait pas contrôler et qui le mettait mal à l'aise. Bref, ce n'était pas le moment de tenter une approche psychologique du caractère de John, il faudrait probablement plusieurs dizaines d'années pour y parvenir, et encore.

D'ailleurs, avec qui discutait-il ? Enfin, discuter était un bien grand mot. Elle entendait sa voix prononcer leurs deux prénoms, et une autre, celle qui était éraillée lui répondre en les répétant. Elle ouvrit les yeux et ne comprit pas ce qu'elle voyait.

John était agenouillé en face d'elle, avec un étrange boa en plumes bleues autour du cou. Elle ne savait pas où il avait dégoté cet accessoire mais c'était assez ridicule. Elle pouffa.

- « Tu veux faire concurrence à Mistinguette ? »
lui demanda-t-elle en riant avant de réaliser que la chose semblait être animée de sa vie propre.

Elle se redressa sur son lit de lianes et de fleurs, diffusant autour d'elle une nouvelle volée de parfum, pour observer de plus près John et son étrange collier. A ce moment-là, l'animal tourna la tête vers elle. Et elle faillit hurler... pourquoi fallait-il toujours que ce soit des reptiles !

Il avait une tête repilienne, triangulaire. Mais son corps était recouvert d'un magnifique plumage azur.

- « Nathalie ! » dit l'animal.

- « C'est quoi ce truc ?! » souffla-t-elle

Mais à ce moment-là elle était plus curieuse qu'effrayée. L'animal, dont elle n'arrivait pas à déterminer si c'était un reptile, un oiseau ou un mammifère avait des yeux brillant d'intelligence et de curiosité, dépourvus de pupilles verticales. En fait entre son regard et le doux ronronnement qu'il produisait, il lui faisait penser à un chat. D'ailleurs sans même s'en rendre compte, elle avait avancé la main vers le museau de la curieuse petite bête.

Elle sursauta et retira sa mains lorsqu'il recula brusquement et disparu derrière la nuque de John... Pour mieux réapparaitre sur son autre épaule. A son tour, il s'étira pour venir renifler la jeune femme.

« Nathalie ! » répéta-t-il de sa voix de perroquet et elle rit.

Il est clair qu'il avait un air de famille avec un serpent avec son corps long et fin dépourvu de pattes, mais pourvu de deux petites ailes. Sans bien savoir pourquoi, Nathalie fut persuadée que ce n'était encore qu'un bébé. D'une certaine façon, il lui fit penser aux petits puntas et à leur curiosité effrénée alors qu'ils n'avait pas deux heures.

Il reprit sa place initiale, bien calé sur les épaules de John et recommença à ronronner. Nathalie avança à nouveau sa main, plus lentement, avec plus de précautions. La petite bête pencha la tête, à droite et à gauche, visiblement curieuse. Avant de s'approcher lentement et de coller sa petite tête ronronnante sous la main de la jeune femme.

Elle leva des yeux émerveillés vers John et dut se mordre la langue pour ne pas lui demander s'ils pouvaient le ramener avec eux. Après tout, il vivait déjà dans la cité... mais elle ne savait rien du mode de vie de cet animal, de quoi il se nourrissait... elle ne voulait pas prendre le risque de faire des erreurs qui pourraient lui être fatale... et puis, la maman ne serait probablement pas d'accord pour qu'on lui enlève un de ses rejetons. En parlant de la maman...

« John, elle est où la maman... et surtout... si comme je le pense celui-ci est un bébé, elle fait quelle taille ? » elle ressentit une certaine inquiétude soudain. « Il vaudrait peut être mieux ne pas trainer ici.  Ces animaux n'ont pas l'air belliqueux et encore moins agressifs, mais on ne sait pas comment une mère peut réagir si elle pense que ses petits sont en danger. »

Comme pour lui donner raison, un mouvement froissa la végétation. Un gros mouvement... probablement causé par une grosse bête. Le petit serpent cessa de ronronner et se redressa, dardant un regard inquiet vers la mangrove avant de se laisser glisser le long du corps de John et de disparaître sous le tas de liane et de feuille à coté du téléporteur.

Non, visiblement, ce n'était pas sa maman, mais quelque chose qui lui avait fait peur à lui aussi.
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Sam 24 Déc 2016 - 12:41
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Mais quel étrange animal, il n'avait rien à voir avec la faune rencontrée jusqu'à lors dans cette insolite forêt. Aucune hybridation avec les plantes...mais plutôt avec un oiseau... sa maman avait du bien fautée avec un perroquet pour lui donner cet aspect. Il avait tout de la représentation maya du : Quetzalcoatl, en espérant qu'il ne soit pas aussi sanglant que ce dieu fou. Enfin bon, quand il me regarde avec ses grands yeux ronds emplis d'intelligence, je n'ai aucun doute sur son caractère pacifique.

Il me fascinait ce petit serpent en plume, qui répétait avec une grande fierté le prénom de ma compagne. Était-il adulte ? J'ignore pourquoi, mais il me semblait jeune, très jeune et peut-être bien que j'eusse couché Nathalie sur son nid ? Faut dire que sa curiosité et son manque de peur, envers Nathalie et moi était plus caractéristique d'un jeune qu'un adulte plus prudent. En toisant le dogme de fleurs jaunes et de liane verte, j'entrevu un creux, sur le côté. En me penchant au-dessus de lui, je fus étonné de voir des mouvements circulaires aux reflets bleus semblaient s'agiter doucement. De faible ronrons s'émanaient de ce creux bien caché. Je présumais qu'il était habité par les frères et sœurs du petit bestiau. Celui-ci me regardait avec ses grands yeux sombres, attendant que je parle pour qu'il répète un nouveau mot. Il semblait prendre grand plaisir à ce genre d'exercice. Je le sentis, réajuster sa position sur mon cou, les plumes étaient douces et me chatouillaient un peu. Je l'aurais bien touché, mais par méfiance, je n'osai point mettre ma main sur son corps long et sûrement doux.

La voix de Nathalie qui me taquinait, me fis sursauter légèrement. Mon regard quitta son observation envers l'étrange créature, pour toiser ma compagne qui reprenait ses esprits. Machinalement, j'eu un petit rictus amusé, me demandant bien de quoi elle me parlait avec ces « mistinguettes ». Une référence que je n'avais pas, peut-être bien française ? En se relevant Nathalie, dispersa une vague de parfum agréable aux senteurs douceâtres et vanillé.

« Tu vas mieux ? » le ton de ma voix était doux et presque un murmure, comme pour éviter de déranger les petits qui dormaient dans le nid. L'animal, que je vais nommer : « Az » tourna la tête vers ma compagne pour l'observer. N'allait pas me demander pourquoi « Az » ce fut un nom sorti de mon imagination. Je vis dans le regard de ma compagne, une nouvelle vague de panique. Je lui touchai la main, pour éviter qu'elle ne hurle de panique. D'ailleurs Az répéta le prénom de ma rouquine favorite.

« Je ne sais pas trop. Il est venu sur moi, quand je t'ai déposé sur ce dogme. » Je ne lui mentionnai point que celui-ci fut le nid, sinon, je crains qu'elle ne retombe dans les pommes. En tout cas, elle semblait curieuse, la peur avait disparue, faut dire qu'Az était parfaitement trognon.

Elle voulue le caresser et Az eut peur à son tour, pour se protéger derrière mon cou. Je pouffai un peu, tournant la tête vers lui. Celui-ci était sur mon autre épaule et semblait hésitant. Je lui fis un regard rassurant avec un petit geste de la tête, pour lui dire « allé va y ». Finalement, il se décida à la renifler et de se laisser caresser par Nathalie. Il était assez long avec des minis ailes... elles devaient lui servirent à quoi ? Et surtout, à taille adulte ça donne quoi comme animal ? Si en plus de ramper il vole... voler dans les couloirs de cette zone abandonnée ne devait pas être exceptionnellement enrichissant.

Nathalie, me posa une question qui aurait mérité une réponse... hors, je ne pouvais pas lui apporter, puisque moi-même ignorait la solution.

« Euh, je n’en sais rien. Je me questionnais justement sur la taille adulte de « Az » » J'eu un petit sourire un peu niais en prononçant le nom du petit. Je hochai la tête, elle avait raison, on ne sait pas de quelle humeur serait maman à serpent à plume, si elle aperçoit deux créatures étranges auprès de son enfant et surtout de son nid. Si, elle tient plus du reptile, elle a abandonné ces enfants depuis longtemps, si c'est du perroquet, elle ne va pas tarder à revenir et peut-être avec son compagnon.

« Az ? »
« Az » dit-je en le montrant. La petite bête secoua la tête, comme pour dire, que ce ne fut pas ça son patronyme.
« Yuou »
Sa réponse me surprit énormément, je ne m’attendais pas à ce qu’il me sorte qu’il avait déjà un nom. Cela prouvait une certaine intelligence.

Quelque chose bougea dans les plantes. Un gros truc et « Yuou » disparut aussitôt dans le nid. Oui, on ne va pas s'attarder, je n'ai pas très envie de savoir ce qu'il a effrayé le petit dieu maya. Mes lèvres se plissèrent, une main sur mon arme au cas où. Le bruit s'éloigna. Mmm on ne va pas s'attarder, je n'ai pas envie de me battre avec une créature fantastique.

Je pris Nathalie dans mes bras pour la porter jusqu'au téléporter, l'ouvrant. La porte eut un peu de mal à s'élargir et l'intérieur était colonisé par quelques plantes. Je posai délicatement ma compagne au sol, lui tendant sa chaussure. Cette fois-ci, je ne comptais pas me tromper de destination. Mais avant de faire ce geste qui nous ramènerait vers la civilisation et donc la fin de cette aventure rocambolesque.

« Navré pour cette mauvaise surprise » Mes mains se positionnèrent sur les joues de la jeune femme, l'embrassant tendrement.

Et zou, j'appuyai sur la zone médiale. À l'ouverture du téléporter « civilisé », je soutenu Nathalie, pour l'emmener vers le hall de l'infirmerie. Une infirmière brune, une française, Deltour nous avait vue et prit rapidement en charge Nathalie, sans poser trop de questions. Enfin pas à moi. Mais je ne doute pas qu'elle le ferait pour ma compagne. Machinalement, je les suivis, me comportant comme d'habitude, quand je récupère une personne blessée. Finalement, on me demanda la raison de la blessure de Nathalie.

« Le téléporter a dû beuger et au lieu de nous emmener aux bureaux, on s'est retrouvés dans une zone inexplorée. Mademoiselle Dumond a manquée de se noyer et elle s'est blessée ». Ma voix était parfaitement calme et sereine.


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Mer 28 Déc 2016 - 10:07
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John n'avait visiblement pas compris sa référence à la reine des années folles. Il lui lança un regard vaguement dubitatif qui la fit sourire. Elle avait toujours tendance à oublier qu'ils n'avaient pas les mêmes références historiques. D'une voix douce et basse il lui demanda si elle se sentait mieux, et elle acquiesça distraitement en réalisant que le « truc en plume » était vivant.

Il lui expliqua que la petite bête était venu s'installer sur lui quand il l'avait déposé sur le dôme de feuillage et de fleur, en lui caressant doucement la main pour la rassurer. Nathalie se rappela alors plus précisément les événement précédents, sa chute, sa quasi-noyade, et le tête à tête avec le « serliane » qui avaient été trop pour son esprit et son corps déjà malmenés.

La jeune femme leva un sourcil amusé lorsque John répondit à sa question sur la  « maman » en lui confirmant qu'il se demandait justement qu'elle taille Az pourrait atteindre à l'age adulte. Il avait une capacité exceptionnelle à trouver des prénoms pour toutes les bestioles qu'ils rencontraient, et elle trouvait ça craquant. Elle voyait dans cette tendance une marque de respect envers toutes forme de vie, en les nommant, il les rendait plus familier.

Elle savait que John aimait les animaux et visiblement, ceux-ci le lui rendaient bien. Il n'y avait qu'à voir Az confortablement lové autour du cou du jeune homme, ronronnant d'aisance en les regardant avec une immense curiosité mais aucune inquiétude. Enfin, aucune inquiétude... Elle avait quand même eut peur de l'avoir fait fuir en voulant le caresser, mais visiblement, il avait suffisamment confiance en son nouveau perchoir humain pour ne pas se sauver trop loin.

Quand il fini par accepter la caresse de la jeune femme, elle fut émue. Ses plumes étaient d'une douceur incroyable, presque encore comme du duvet, et elle sentait sous ses doigts les légères vibrations de ses ronronnements. Contrairement à celui des reptiles qu'elle avait eu l'occasion d'effleurer, le corps d'Az était souple, doux et chaud. Elle trouva que le caresser avait quelque chose d'apaisant.

Elle sursauta un peu lorsque le petit animal répéta le nom que John lui avait donné. Pour un peu elle aurait eut l'impression qu'il y avait mis une intonation interrogative. John répéta le nom qu'il lui avait donné en le désignant, et cette fois, il n'était plus possible de se méprendre. Le petit serpent secoua sa tête aux yeux intelligents en disant « Yuou ».

Cette fois, il n'y avait pas de doute possible. Il répondait clairement à une questions informulé, leur donnant son nom. Nathalie en resta bouche bée. C'était une marque d'intelligence. Yuou ne se contentait pas de répéter les sons qu'il entendant, comme un perroquet, mais il avait conscience de lui et était en train d'instaurer un début de dialogue avec les humains.

Bien sûr, elle savait que dans la Galaxie de Pégase les « animaux » doté d'esprit n'était pas rare, comme les Puntas ou les Taris, mais, elle ne pensais quand même pas que ce genre de forme de vie avait pu se développer dans cette citée qui était restée immergée pendant des millénaires avant leur arrivé.

Mais, ces réflexions furent interrompues par un brusque mouvement dans les halliers et par la fuite de Yuou.

John aussi sembla s'inquiéter de cette soudaine activité. Ce qui avait fait bouger les feuillages semblait gros, et bien trop près. Nathalie remarqua sa main glisser sur la crosse de son arme et son visage, l'instant d'avant émerveillé se fermer et prendre une expression sérieuse et concentrée. Visiblement, la bête n'était pas intéressée par leur présence, le mouvement de feuilles continua à s'éloigner d'eux sans qu'ils n'aient pu apercevoir ce qui l'avait provoqué. Nathalie ne put se retenir de pousser un soupir de soulagement, remarquant au passage qu'elle avait oublié de respirer pendant plusieurs secondes.

Quoi qu'il en soit, cet événement sembla rappeler à John qu'il était seul et sans armes dans une partie inexplorée de la cité, foisonnante d'une vie inconnue et accompagné d'une civile blessée, et lui rappeler qu'il devenait plus que temps de retrouver la civilisation.

Il se baissa pour prendre la jeune femme dans ses bras et la transporter jusqu'au téléporteur. Les portes longtemps inutilisées eurent un peu de mal à s'ouvrir mais en forçant un peu, John parvint a les y faire entrer. L'intérieur du téléporteur avait été colonisé par quelques exemplaires de la flore endémique à ce couloir. C'est les botanistes qui allaient être content de découvrir tout ça se dit-elle en souriant.

John la déposa doucement sur le sol de l'appareil avant de lui tendre sa chaussure qu'elle avait encore perdue, avant de se pencher sur elle, posant ses grandes mains sur les joues de la jeune femme pour l'embrasser tendrement.

Elle rit quand il s'excusa pour sa surprise quelque peu mouvementée.

- « S'il y a bien une chose que je ne peux pas te reprocher, c'est l'ennui du quotidien ! »
répondit-elle d'un ton moqueur avant de lui rendre son baiser.

John se releva pour examiner soigneusement le panneau de contrôle du téléporteur. Visiblement, il n'avait plus très envie de jouer les explorateurs aujourd'hui. Nathalie laissa son regard errer une derrière fois sur cette jungle intérieur par les portes encore entrouvertes. Il lui sembla apercevoir une petite tête bleu au regard sombre et curieux entre deux grandes feuilles et elle sourit.

Décidément, cette cité recelait encore bien des mystères. Encore une fois elle se fit la réflexion qu'il était un peu ridicule de partir explorer d'autres planètes alors qu'ils ne connaissaient même pas encore tous les secrets de leur nouveau foyer.

Les scientifiques allaient s'en donner à cœur joie avec ce couloir. Il y en aurait pour tout les goûts, les botanistes, les zoologues et même McKay et Zelenka devrait trouver de quoi s'amuser dans le tas de ferraille de matériels anciens de la salle inondée. Une nouvelle inquiétude lui fit froncer le front.

« John ? » l'interpella-t-elle doucement pour attirer son attention. « Tu me promet que tu t'assureras que les scientifiques ne feront pas de mal à Yuou et aux siens quand ils viendront examiner cet endroit ? »

Les portes du téléporteur se refermèrent sur la jungle pour se rouvrir sur un couloir foisonnant d'une autre vie. Nathalie reconnue le couloir de l'infirmerie. John l'aida à en sortir et la guida dans le hall de l'infirmerie. Coralie qui passait par là fut la première à les remarquer et à les prendre en charge. John ne lui laissa pas le temps de poser de question sur les circonstances de la blessure de Nathalie, ni sur leur aspects... La rouquine était sûre qu'elle avait encore des fragments de feuilles dans les cheveux, de là à ce que certains s'imaginent qu'elle avait été se rouler dans l'herbe avec le charmant Colonel, il n'y avait qu'un pas.

Il expliqua laconiquement qu'une défaillance d'un téléporteur les avait conduit dans une partie inexplorée de la cité et que la jeune femme qui l'accompagnait avait été blessée à cette occasion.

Nathalie faillit ricaner en entendant John résumer ainsi leur aventure, d'un ton calme et détaché, comme s'ils s'étaient trouvés par pur hasard dans le même téléporteur. Parfois elle s'inquiétait de sa capacité à mentir avec un tel aplomb. Quoi qu'il en soit, elle ne put que se contenter d’acquiescer d'un hochement de tête. Même si la lueur espiègle au fond des yeux de Coralie lui démontra que cette dernière n'était pas dupe.

Même si Nathalie et Coralie entretenait des relations cordiales et vaguement amicales, la rouquine n'avait jamais évoqué sa relation avec John avec l'infirmière. Mais elle savait cette dernière suffisamment futée et observatrice pour être capable de deviner bien des choses.

D'ailleurs, si elle en croyait quelques remarques et sous entendus qu'on lui avait fait récemment, et bien, elle commençait à se dire que leur relation était un secret de polichinelle. Même si la plupart pensait qu'elle était juste « le parfum du mois » et ne soupçonnait pas une relation plus sérieuse. Après tout, John était très séduisant et avait une réputation de joli cœur. Il était logique pour leurs collègues de penser qu'il avait pu séduire la jolie secrétaire de sa bras droit.

- « Et bien, je vais examiner Mlle Dumond. Si vous voulez bien la soutenir encore quelques minutes jusqu'à la salle d'examen... nous somme un peu en manque de bras aujourd'hui. » dit l'infirmière d'un ton professionnel en se retournant pour les précéder dans un box d'examen.

Nathalie profita de ces dernières secondes de proximité avec John,

- « Quoi qu'il en soit, tu me dois toujours une surprise. »
mumura-t-elle à son oreille. « A ce soir. » ajouta-t-elle en laissant délibérément ses doigts glisser sur la nuque de John quand elle retira son bras de ses épaules pour s'asseoir sur la table d'examen.
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Sam 31 Déc 2016 - 15:18
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Nathalie Dumond




Nous étions tous les deux dans le téléporter. Cela m'ennuyait de lui avoir offert cette aventure exotique et surtout dangereuse. Si elle avait été en pleine forme, je me serais bien engouffré un peu plus dans la découverte de cette forêt en sa compagnie, comme nous aimions tout deux ce genre d'environnement. Mais bon, cela était bien loin de ce que j'avais prévu à la base. Elle m'annonça qu'au moins avec moi on ne s'ennuie pas. Ça c'est certain ! J'ai un don pour m'attirer toute sorte d'ennuis ou d'évènement. Je lui souris d'une manière taquine. Elle s'inquiétait pour Yuou et elle avait bien raison... à dire vrai cela ne m'était même pas venue en tête, qu'on puisse avoir envie d'étudier en « profondeur » notre nouvel ami à plume...

« Hum, oui, je mettrai mon véto pour qu'on ne leurs faces pas de mal... » oui, franchement, je me sentirais très mal qu'on vienne disséquer Yuou, alors que ce petit animal semble doué d'une certaine intelligence. C'est fou, qu'au coeur de notre cité, il y ait des créatures « intelligentes » ... on en cherche sur les autres plantes, alors qu'on en a porté de main. On rencontre beaucoup de civilisation humaine, mais cela serait la troisième fois que des animaux sont doués d'une conscience propre. Sur ce j'appuyai sur le téléporter sans me tromper. Et nous voilà dans le couloir menant à l'infirmerie.

Je revêtu mon masque de colonel, essayant de faire de mon mieux, pour ne pas être trop expressif. Je ne suis pas un grand menteur, alors, pour éviter d'être prit je dis des semi-vérité. Et malgré ça, j'avais l'impression que Coralie n'était pas dupe de mon petit manège. J'ignorai si les deux jeunes femmes étaient amie ou non. Au pire, elle penserait que la belle rouquine était ma nouvelle conquête du jour. Cela, m'apparut désagréable a pensée... Nathalie n'était pas une conquête, mais ma compagne... cela me devenait difficile de faire comme si ce n'était pas le cas.

Je m'exécutai docilement, blaguant même. « Oui, je peux la soutenir, qui ne le ferai pas ? » Oui, ainsi, cela paraissait moins louche si je me comporte naturellement. Je suivis Deltour, jusqu'au box d'examen, pour déposer Nathalie dedans, pendant qu'elle me soufflait quelques mots qui me firent sourie. L'oeil luisant, j'eu quelques frisons quand ses longs doigts furent sur ma nuque.
« Oui au deux... tu l'auras peut-être sous peu, si tu es sage avec mademoiselle Deltour » dis-je en lui murmurant quelques paroles, avant que Coralie ne soit avec nous. Je partis, donc, saluant l'infirmière que j'appréciais bien et fila ranger ma surprise avant qu'on la découvre, pour l'installer dans mes quartiers. Comme ça, Nathalie, pourra découvrir un petit repas en amoureux avec surtout un immense bouquet de fleurs, que j'avais ramené d'une mission en toute discrétion.

END 31/12/2016


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