Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

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Des pensées pourpre dans une marmite

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Alexander Hoffman
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MessageSujet: Des pensées pourpre dans une marmite Sam 17 Déc - 23:16

UNE PHILOSOPHIE POURPRE


UNE PHILOSOPHIE POURPRE ©Pando


▶ Auteurs : Erin Steele & Alexander Hoffman
▶ Point de vu : Alexander Hoffman
▶ Date : Jeudi soir en mai 2016
▶ Rp de référence : La technologie est parfois notre seule mémoire - ft. BRITT HATA




Plutôt dans la journée, Alexander avait fait une rencontre assez percutante. Outre, le fait d'avoir (enfin) fait manger le sol à un idiot de militaire, qui le provoquait depuis des semaines... une pégasiene, à la réputation qui n'était plus à faire, avait fini le travail, tout en lui offrant un échange assez intéressant. La perception, qu'elle avait de la technologie et de la vie en général des Atlantes, laissait un goût amer dans la bouche. Non pas à cause de son jugement intraitable, mais sur les questions sous-jacentes qu'elle soulevait.

Il serait bête, de ne pas s'interroger sur la condition humaine en général et les conséquences de l'avancement technologique sur le « vie ». Beaucoup de terrien, cherchai le bonheur, enviant les temps plus modeste d'un passé. Oubliant, aussi les avantages de la technologie et notamment en matière de médecine. En tout cas, il semblerait qu'être plus primitif serait, être plus heureux. Il avait médité sur ça, comme à chaque fois, que des questions se soulevaient dans sa tête. Et avait fini par conclure, qu'on ne pouvait pas comparer deux manières de vivre : celle des peuples de pégase, moins avancé et ceux des Atlantes. Il y avait du bon et du mauvais dans chacun d'eux, mais aucun des deux peuples, ne voulaient vivre la vie de l'autre.

Il était rentré dans ses quartiers, fatiguée par sa journée et surtout le visage douloureux. Un beau coquard ornait son visage blanc. Il avait bien entendu fait un petit tour à l’infirmerie, où il avait croisé la charmante et transcendante Dr Taylor Laurence. Bien entendu, il avait été charrié avec beaucoup de cynisme par la belle blonde. Leurs échanges avaient ressemblé à ça :
« Eh bien, vous avez rencontrez un mari jaloux ? »
« Oui celui-ci avait oublié de faire sa dernière mise à jour neuronale »
« Arf, quel dommage ce genre d’oubli…Par contre il avait la dernière version pour le combat ? »
« Non aussi obsolète, puisqu'il est sur le lit à côté »
Elle l’avait toisé d’un air étonné, ne sachant jamais avec lui, si cela fut de l’humour ou la vérité… il était certain qu’elle se questionnait sur un point crucial : comment faisait Erin, pour lui arracher un sourire et une expression. Mais, le petit rictus de l’anglais, lui permit de continuer l’échange sans se soucier de connaître si oui, où non il rigolait.
« Une sacré attaque … un véritable ver »
« Un cheval de Troie, puisque je n’étais pas seul »
« Et en plus, vous avez appelé le par feu… »
« C’est un sacré virus … »
« Oui. Enfin au moins il le méritait »
Elle le soigna, même si, elle n'avait rien à lui donner pour masquer son œil au beurre noir. Il entrevu Fernandez gémissant sur un lit plus loin... Ne pouvant pas s'empêcher de penser d'une manière malveillante envers ce soldat. Il l'avait bien cherché et regretté presque que la belle blonde pégasienne, ne l'ai pas charcuté plus. Ça lui apprendra à faire le malin et frapper Harry. En parlant du petit chat, il alla le récupérer chez le vétérinaire, le pauvre matou, avait une côte fêlée et devait se reposer. Bon, il restera au chaud dans ses quartiers ou dans son bureau. Le chat étant très fusionnel avec son maître avait du mal à se séparer de la présence d'un humain.

Il rejoignit donc ses quartiers, avec une salade du mess, où au contraire de son compagnon à quatre pattes, il avait du mal à trouver le sommeil, car ses débats intellectuels l'animaient de trop et faut dire que tout seul, la pertinence était tout aussi inutile qu'ennuyante. Alors, qu'il sentait son corps lasse... il ne comprenait pas et se résigna. À force de tortillioner, il essaya de se fatiguer en lisant des dossiers... et comme il n'avait plus l'envie de bosser, élément justifiable à cette heure-là. Il décida d'animer un peu sa soirée avec un véritable débat. Il passa par la case, salle de bain, pour masquer habilement les marques de son combat et revêtir de ses vêtements : un costume gris métallique avec une chemise en soie blanche. Puis alla toquer deux portes après la sienne pour trouver sa comparse de débat nocturne : Erin Steele. Celle-ci avait déjà souper et semblait ne pas trouver le sommeil à son tour. Il était alors 22h00.

« Bonsoir Erin, j’espère que je ne te dérange pas ? Je n’arrive pas à trouver le sommeil, j’ai une idée d’échange qui serait intéressante à te soumettre. Tu es libre ? »
« Bonsoir Alexander, non tu ne me déranges pas. Pourquoi pas, tu sais bien que ça m’intéresse toujours. Je te fais une place dans mon lit ou dans mon canapé ? »
« Cela dépend de si tu as froid ou non »
« J'ai une belle cape pour me tenir chaud ! Je te préviens je ne chante pas de berceuse. »
« C’est bien dommage pour une sirène »
« Je ne suis que déception. »
« Ça dépend pour qui »
« Ah oui ? Pour mes parents sûrement pas oui. »

Erin, le fit entrer, elle ne s’attendait pas spécialement à recevoir quelqu’un, elle était vêtue dans un joli kimono en soie avec des motifs qui attirèrent immédiatement l’œil du chef de projet, qui se fit le contant que sa tenue était très agréable. Faut dire qu’il aimait bien la soie, le grand monsieur. Naturellement, elle l’invita à s’asseoir sur son canapé aux tons pastel. Avant même de poser son postérieur sur le sofa, il avait déjà commencé à parler.
« Tu vois. » Son s’attarda quelques secondes sur les motifs floraux du kimono de la jeune femme, avant de relever le regard vers son regard émeraude. Et comme à son habitude, elle soutenu son regard avec un sourire
« Tu connais la pégasienne du nom de Britt Hata ? »
« Non du tout. »
Alexander se mit dans sa position favorite, se tournant vers la consultante, tout en ayant un coude sur le dossier et une jambe en équerre.
« Même pas de réputation ? » Erin adopta une position moins conventionnelle qu’habituellement. Elle replia ses pieds sous son postérieur, le coude appuyé sur le dossier, pour faire face à son comparse. « Non même pas. Qu’est-ce que j’ai loupé ? » Il savait qu’elle ne prêtait que peu d’attention aux bruits de couloirs, mais sait-on jamais… le pôle de l’administration était remplis de petites commères.
« C’est une guerrière assez réputée, ancienne runneuse, elle tanne régulièrement les hommes de Sheppard. » Il fit une pause de quelques secondes, remarquant qu’elle l’écoutait avec un intérêt certain, comme très souvent pour ne pas dire toujours.
« Je l’ai rencontrée dans l’après-midi, et on a eu un échange assez ubuesque, qui entraîne des questions sous-jacentes. Elle ne comprend pas vraiment notre manière de vivre, pourquoi on prend la liberté d’imposer un temps, qui est contre notre nature, pourquoi on fait plus confiance dans la technologie que dans les autres humains, pourquoi on est si dépendant de celle-ci… » Il fit une autre pause, réfléchissant, il venait de parler beaucoup en peu de temps. Erin semblait comprendre le point de vue de cette guerrière et fut un peu étonnée que cela soit ce qu’il l’empêchait de dormir. « Et surtout pour elle, nous avons perdu notre instinct de survie et on est plus capable de se défendre correctement, Pégase n’est pas fait pour nous ». Enfin, niveau survit, il était plutôt bon et il ne pensait pas l’avoir autant perdu que cela. Mais ça c’est autre un autre sujet. Elle lui fit un sourire, signe implicite qu’elle acceptait le débat car manifestement, il était là pour en parler
« Sans développer de prime abord, nous sommes toujours là malgré notre technologie et je pense que ça démontre bien un certain instinct de survie. Il est juste différent de celui qu’on retrouve chez les animaux, quant à Pégase… » Elle leva la main pour accompagner son soupir. Voilà, pourquoi il aimait discuter avec elle, c’est parce qu’elle avait des phrases pertinentes. Le coup sur la technologie était plus que recevable. Il sourit à son tour
« On se débrouille plutôt bien jusqu’à présent, et ce n’est pas des peuples soumis par les Wraiths depuis deux millénaires qui peuvent dire le contraire. »
« Elle semblait développer sur l’instinct de survie pour le combat, se lamentant de voir que les hommes de Sheppard soient si mauvais » Dans un sens, quand l’un d’entre eux, fait démonter par un civil il y avait de quoi en rire...ah qu’il aimait cette douce mélodie d’humiliation « Je lui ait demander pourquoi elle ne les entrainait pas elle-même pour les renforcer…sa réponse fut implacable : trop médiocre, une grande perte de temps et de toute manière, ils ne seront jamais comme « elle ». Puisque trop confiant et ne connaissent pas le danger en plus d’être trop différent » Il déboutonna sa veste, qui était en train d’être tiraillé par sa posture. Il faisait un état des lieux, avant de donner son avis, écoutant celui de la consultante de prime abord. Il ne savait pas vraiment ce que pensait à cet instant la consultante, ignorant le fait qu’elle trouvait Britt spéciale et jugeant trop vite les militaires atlantes et qu’à travers son récit, elle pouvait apparaître imbus d’elle-même. Correspondant au final à ce qu’elle décrit des soldats. Une jolie ironie.
« Je pense qu’ils ne sont pas tous si mauvais que ça, sinon ils ne seraient pas là. Quant à l’instinct de survie, il est tout aussi développé chez eux que chez elle. Je la verrai bien dans une ville comme Gao où des civils ou des enfants s’en prennent à vous d’un coup sans crier gare ou dans des rues à Kaboul quand les GI devaient sécuriser la ville. »
Aucune amertume n’entachait sa voix, elle semblait avoir pris l’exemple de Gao parce qu’il avait une résonance particulière pour elle. Mais le bel anglais, ne releva pas, ignorant qu’elle avait perdu un compagnon dans ce pays.
« Toujours est-il quel colle parfaitement à ce qu’elle dit elle-même des militaires. Elle serait certainement surprise si elle prenait le temps de les connaître. »


Les deux exemples que donna la jeune femme firent sourire l’anglais, qui venait de s’imaginer Britt dans pareille situation. « Je pense qu’elle prend en exemple, sa propre vie, loin de se soucier des autres réalités, elle fait un constat, refusant de comprendre, ou personne ne veut lui expliquer donc elle juge se renfermant sur ses acquis ». Harry n’était pas avec lui, il ne voulait pas qu’elle lui pose des questions sur le bandage du chat, il se voyait mal, lui avouer qu’il s’était battu. « Elle ne comprenait pas non plus l’utilité d’Harry. Apparemment sur sa planète, tous les animaux de compagnie servent à quelques choses, et surtout sont « gros » » Tout cela, était d’un autre temps bien entendu. Mais confronté les deux raisonnements avaient quelques choses d’intéressant.
Erin opina du chef. C’était souvent le problème avec ce genre de personne, elle ne voyait que leur réalité sans voir celle des autres. Mais bon, peut-être qu’elle changera sa manière de voir les choses en côtoyant les atlantes. Elle sembla réfléchir deux minutes aux propos d’Alexander
« Si tu veux mon avis, Britt vit au jour le jour et ne connaît pas la notion de « plaisir ». La vie équivaut à de la survie et à rien d’autre. Tout doit être utile. L’animal de compagnie comme le moindre caillou. » Elle haussa des épaules, avant d’ajouter : « Ce qui se comprend parfaitement si on prend en compte le fait qu’elle a été runneuse. »
« Je suis du même avis. Cependant, cela semble être la philosophie de son peuple en générale, avant même qu’elle ne devienne une runneuse »
« Difficile dans ce cas d'avoir un autre point de vue. »
« Oui, on nous demande d’être ouvert aux autres peuples et eux, le sont-ils vraiment ? J’ai l’impression que parce qu’on est plus avancés, on doit faire preuve d’ouverture et de compréhension. Hors, les autres peuples ne semblent pas vouloir nous rendre l’ascenseur et critiquer est leur seule arme. Comme le fait qu’on est trop « dépendant » de la technologie selon, elle on oublie les vrais « valeurs de la vie », que sommes-nous sans celle-ci … ».
Elle caressa le tissu de son kimono dans un geste de réflexion « Qu'est ce qui t'empêche de dormir ? »
Il rajusta sa position, tirant un peu sa chemise. Son regard resta sur les prunelles vertes de sa collègue, il venait de lancer une pierre à la mer, avec une question très ouverte.
« Oh rien, débattre avec soi-même est ennuyant. Tu veux que je parte ? » Demanda-t-il par politesse pour ne pas la déranger plus.
« Non bien sûr que non. Je voulais savoir ce qui te tracassait. » Elle lui fit un sourire alors que son cerveau analysait ses propos. « Peut-être qu'on se donne trop d'importance et qu'on essaie de penser pour autrui. Je ne sais pas. Est-ce de l’arrogance de prétendre que ce que l'on pense est mieux ? Sûrement. Après nous avons quand même le mérite d'essayer de comprendre une civilisation différente. On ne l'a pas toujours en retour, ça c'est sûr. »
« Ce qui me tracasse c’est justement cette idéologie, on pense qu’on a la meilleur, on l’impose certain peuple. Certes, l’esclavage c’est mal chez nous, mais qui sommes-nous au final pour imposer nos valeurs à un autre peuple ? » Il se toucha les lèvres avec son index, signe de réflexion de sa part. « Oui, on a au moins ce mérite, on fait un peu l’arche de Noé, à récupérer des pégasiens sur Atlantis, essayer de les intégrés et au final, ils refusent nos modes de vie » Il était provocant dans ses propos, mais dans un but assez clair de laisser le débat ouvert. De toute manière, Erin ne s’offusquait jamais des provocations de l’anglais, elle commençait à bien le connaître et cela était une habitude dans leurs débats.

« Tu sais sans les esclaves, les européens n'auraient pas les monuments qu'ils ont. » Dit-elle avec humour avant de reprendre plus sérieusement. « Enfin, c'est vrai que je ne sais pas si c'est vraiment bénéfique de forcer, entre guillemets, les peuples à changer vers notre modèle. Nous avons pris le temps intellectuellement d'évoluer et cela a pris du temps. Les mentalités ont évolué pendant des siècles. »
Elle fit une pause. Puis elle croisa les mains devant elle. « Alors imagine un peu qu'un peuple se ramène et dit : tu penses comme ça, c'est mal, c'est comme ça c'est mieux. On serait forcément dans la réactance. Quant aux pégasiens... » Elle soupira. « Certains s'adaptent bien, regarde les athosiens. » Elle essayait d'éviter de généraliser.
Il esquissa un petit rire, elle venait quand même de lancer une pique sur sa patrie
« Et les américains les noirs… » Il commençait à voir qu’ils étaient du même point de vus.
« En conséquence, il serait bon, qu’on arrête de juger et de vouloir tout changer, même si cela est contre nos principes. Laisser les peuples se gérer avec leurs traditions et mœurs ».
Chaque peuple avait son lot de boulet à tirer, sans exception. Erin ne relança pas sur les esclaves, cela n’alimentait pas le débat de façon constructive, alors qu’ils s'emploient à le rendre intéressant depuis qu’ils avaient commencé à en parler. « Je ne sais pas s’il faut qu’on arrête, je pense que ce n’est pas mal d’apporter quelque chose de valorisant à un peuple, seulement s’ils ont de l’intérêt pour ce qu’on amène. Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire. Par exemple, les athosiens profitent de ce qu’on leur apporte, sans que ça nuise à leur tradition. »
Elle marqua une pause, voyant que ce qu’elle disait était assez présomptueux. Comme savoir ce qui serait bénéfique pour une autre culture. À cela, elle n’avait pas de réponse. Elle enchaîna sur un autre constat : « Sans parler du fait que ce serait compliqué pour nous d’arriver dans un endroit où les gens demandent de l’aide parce qu’ils sont opprimés. On serait forcément tenté d’intervenir, en pensant que ce serait pour leur bien. L’équilibre de cette culture tient peut-être à leur condition de vie, et leur évolution passerait surement par une réflexion intellectuelle qui conduirait à une révolution de ladite culture… » Elle s’arrêta dans sa phrase, avant de déclarer : « Je crois que je me suis fait laver le cerveau par les français », dit-elle avant d’éclater de rire.
Il rejoignait son rire. « Je crois aussi. » fit-il avec un petit clin d’œil. Sa main était sur sa tempe et touchait une zone qu’il avait maquillée. Machinalement, il regarda son doigt, qui avait une petite pellicule de fond de teint, qui se fondait avec la couleur de sa peau. Il se fit le constat qu’il devait éviter de se toucher le visage. « C’est humain, de vouloir regarder le voisin et d’aider ou de l’enfoncer ». Il bailla, un brin fatigué soudainement. « J’aime bien quand on parle ensemble, on finit toujours par s’entendre à la fin, alors qu’on a des arguments différents au début » dit-il sans aucune transition.
« Les grands esprits se rencontrent, ne dit-on pas ? » Elle lui fit un sourire. Elle semblait bien aimer leur discussion elle aussi et elle ne souhaitait pas qu’elles se tarissent de ci-tôt. Mais pour ce soir, il était effectivement tard, et maintenant qu’ils ne débattent plus vraiment, la fatigue commençait à se faire sentir des deux côtés. Finalement, le sujet de Britt avait dérivé. Il n’y avait plus grand-chose à développer.

« Demain, j’ai une réunion jusqu’à 13h, tu m’attends pour manger ? »
« Pas de problème, seulement si tu me promets de manger avec ton couteau et ta fourchette. », répondit-elle taquine.
Il lui sourit hochant la tête entièrement d’accord, avant de rire à son évocation.
« Je tâcherai de me civiliser un peu » fit-il avec un clin d’œil
Il se leva avec élégance, ressentant enfin, la fatigue mentale suffisante pour sombrer dans les rêves. Il se tourna vers la jeune femme habillée de soie. « Bonne nuit Ariel ». Il ne comptait pas l’embêter un peu plus, avec son envie égoïste de débattre. Ils se saluèrent et il regagna sa propre chambre, pour retirer le maquillage sur son visage. Elle semblait n’avoir rien vu. Heureusement, sinon elle l’aurait questionnée. En tout cas, il détesta le fond de teint et fut bien content de s’en débarrasser avant de se coucher lover dans son lit.






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Erin Steele
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MessageSujet: Re: Des pensées pourpre dans une marmite Lun 2 Jan - 16:12

Décoctions intellectuelles d'un marmiton pourpre


Décoctions intellectuelles d'un marmiton pourpre ©Pando


▶ Auteurs : Erin Steele & Alexander Hoffman
▶ Point de vu : Erin Steele en rouge et paragraphes associés
▶ Point de vu : Alexander Hoffman en orange et paragraphes associés
▶ Date : Mardi 3 Décembre 2016





Cela faisait plusieurs jours qu’Erin ruminait une blague qu’elle désirait faire à Alexander, afin de le faire marcher quelque peu. Depuis qu’elle avait rencontré Elia, les deux jeunes femmes s’étaient rapidement bien entendues, et la lutte perpétuelle pour embêter l’anglais les avait bien rapprochées. Elles laissaient régulièrement sous-entendre qu’elles étaient plus que des amis, notamment en présence du chef de projet, histoire de l’embêter un peu, mais aussi pour marquer cette fameuse complicité. Erin ne se souvenait plus vraiment d’où venait cette boutade saphique, mais maintenant qu’elle était installée, il n’était pas rare que les deux jeunes femmes jouent le jeu. Le but de tout ça était quand même de faire tourner en bourrique le Royal Sujet de Sa Majesté la Reine d’Angleterre, ne l’oublions pas. Aujourd’hui, elle avait envie de lui faire croire que tout cela allait bien au-delà de la simple blague. Elle passa par le bureau d’Elia pour saluer cette dernière. Elle était arrivée en courant depuis son bureau, afin d’avoir le teint rosie et le souffle court. Elle pénétra dans le bureau d’Alexander avec les joues en feu, et la respiration saccadée.

« Coucou », dit-elle simplement, en s’appuyant sur la porte qui donnait vers le bureau d’Elia, laquelle venait de se refermer derrière elle. Elle avait les yeux rêveurs et elle ne cherchait pas à accrocher le regard bleuté de son ami comme elle le faisait si souvent. Franchement, elle allait postuler pour l’oscar. Le tout était de ne pas rire.

Comment se prendre la tête ? Recevoir la facture des dégâts des réparations faites sur les Jeeps d'alpha ! En comptant en plus les F-302 qu'avaient crus bon de « Booster » Murdock... une meilleure autonomie de batteries il disait... 30 minutes ! 30 foutues minutes ! Un gain de vie mémorable !
L'anglais, était en train d'halluciner sur le montant des diverses réparations et surtout des causes. À croire, qu'il avait dû y avoir une sacrée erreur de casting avec ce soldat ! Il allait finir par donner un ulcère à Herra.
Il parcourait chaque document, trouvant à chaque lecture de page une perle qu'il faudrait inscrire dans un livre des records. Même si la moutarde lui montait au nez et qu'il ne savait pas encore quelle stratégie adopter pour faire passer la pilule aux financeurs, il essayait d'en rire... jaune mais d'en rire quand même. Et comme finalement, il avait du mal lui-même à déglutir cette fichue pilule, il alla se servir un verre de whisky, pour se détendre... sinon, il se voyait bien débarquer sur alpha et offrir le corps du soldat en sacrifice. Peut-être qu'un Tairis serait curieux de savoir si l'humain c'est bon ? Hum non on va éviter... on va plutôt le mettre sous une Tortouffe et voilà, les Wizzards ferons le ménage.

Il aurait bien besoin d'une source d'occupation plus futile... et celle-ci arriva en présence de son passe-temps favoris : Erin. Il tourna la tête vers elle, surpris de la voir débarquer dans son bureau par la porte d'Elia. Adossé à sa chaise de bureau, verre à la main et jambe croisée, il avait tout de l'élégance anglaise dans son paroxysme. Immédiatement ses prunelles bleues aciers, vinrent se poser sur la silhouette de la jeune femme... le teint rosit et l’œil hagard. Il fut suspicieux et intrigué à la fois... elle rougissait ? Cela lui parut étrange... Elle avait les micros expressions d'une fille amoureuse qui avait vu son fantasme...

« Coucou... » Dit-il un peu circonspect, la toisant... elle avait un comportement inhabituel et automatiquement il se mit sur la défensive ne laissant rien paraître.
« Que t'arrive-t-il ? Tu as croisé un prince Éric dans le couloir ? » Finit-il par dire d'un ton taquin, mais tout aussi étonné.

Un rapide coup d’œil lui permit de voir qu’il était sur la défensive. Il avait mordu à l’hameçon, il ne manquait plus qu’à le ferrer et il serait à point pour ce qu’elle allait lui servir. Sa remarque était une perche. Elle fit quelque pas dans le bureau avant de s’asseoir dans le canapé. Elle remonta ses yeux verts vers son ami, et elle se mordit la lèvre.
« On peut dire ça comme ça », dit-elle d’une façon un peu évasive, cherchant à stimuler sa curiosité, qui, elle le savait, était maladive quand ça la concernait.

Le regard du jeune homme, suivit les mouvements de son amie… il eut une petite moue dubitative, elle ne va quand même pas lui sortir qu’elle a rencontré quelqu’un ? En tout cas, elle avait une gestuelle particulière… trop inhabituelle pour ne pas attiser sa curiosité. Il se leva de sa chaise, pour la rejoindre sur le canapé en face d'elle, gardant son verre à la main. Il se mit dans sa position favorite, la toisant, cherchant à lire sur son visage. Mais il ne vit rien… Harry débarqua immédiatement en ronronnant, sautant sur les genoux de la consultante.
« Apparemment le tour en jumper fut concluant » dit-il d’un ton neutre, cachant un petit rictus suffisant. Elle savait très bien de qu’il parlait. Il commença à siroter son verre. Il essayait d’en savoir plus mais à sa manière.

Quand Alexander se leva, la jeune femme baissa les yeux vers ses pieds. Elle préférait ne pas trop croiser son regard de peur de se faire démasquer. Puis ça allait bien avec le fait qu'elle était supposément amoureuse. Elle accueillit Harry avec plaisir, et elle le câlina affectueusement. « Non ce n'est pas le pilote » dit-elle simplement. Elle s'enfonça dans le fauteuil et elle releva les yeux vers son ami.
« Je suis perturbée. Désolée. »

Elle le décontenançait complètement… voilà qu’elle baissait les yeux, comme troublée. Elle était où sa Rinrin qui lève fièrement le regard ? … Cependant, il ne baissa pas pour autant le sien, essayant bien de décrypter au mieux son amie bien étrange. Il devait se méfier… car elle était bonne comédienne et si elle avait concocté un tour pour l’embêter, il était hors de question qu’il lui fasse le plaisir de tomber dans le panneau.
Ce ne fut donc point le pilote maladroit… dans un sens il aurait été abasourdi d’apprendre que ça soit lui… il était loin d’être … bref passons. Et donc en effet elle avait le béguin pour quelqu’un ? Il se refusa d’en tirer à cet instant de quelconques conclusions plus poussées.
« Je vois ça… » Il s’adossa encore plus au dossier de son siège. « Je le connais ? » dit-il d’un ton de voix sérieux, ne semblant plus vraiment jouer.

Il était sur la défensive et elle le sentait bien. Elle devait la jouer finement. « Oui en effet. » Elle se releva du canapé, laissant Harry de côté et fit quelque pas dans la pièce avant de retourner vers Alexander. Elle le toisait maintenant de ses yeux verts. « Je ne sais pas si c'est une bonne idée de t'en parler. »

Ah et en plus il le connaissait ? Immédiatement, une liste d’hommes défila dans sa tête, il était en train d’essayer de trouver qui cela pouvait-être dans leur connaissance commune, avec un minimum de liens ou de signe précurseur d’une quelconque attirance… et surtout essayer de voir qui dans cet amas, pouvait plaire à la jeune femme. Mais la tâche, lui semblait un peu grotesque, car il ne voyait pas trop qui était l’heureux élu. « Ce n’est qu’une palpitation de cœur ou bien la grande tombeuse que tu es s’est accrochée à une branche ? » Demanda-t’il d’un ton amusé.
En tout cas, elle en faisait un sacré mystère. Il la suivit du regard quand elle se leva, le visage impassible, remarquant qu’il lui offrait le visage qu’il avait avec les autres.
« Pourquoi donc ? Tu as peur que je te fasse une crise de jalousie ? » Répliqua-t-il dans une tentative d’humour qui n’en était pas vraiment une au final. Il n’était pas à l'aise car elle se comportait de manière trop inhabituelle.

« Oh je crois que je me suis accrochée à une branche, » dit-elle en vitesse. Il essayait de la détendre en faisant de l'humour. Il était mignon. « Non, je n’en sais rien, qui sait ? » Elle lui fit un sourire. « Bon, tu promets de ne pas me charrier ? Je ne pensais pas ça de moi et mes parents vont me renier avec leur catholicisme à la noix. Mais je dois me rendre à l'évidence... C'est comme ça... » Elle retourna s'asseoir dans le canapé, sans s'enfoncer cette fois et elle mit les mains sur ses jambes, laissant l'anglais s'imprégner de ce qu'elle venait de dire et mouliner.


Bon… il devait se mettre à l’évidence qu’il avait loupé quelque chose quelque part. Car là en toute franchise, il n’avait rien vu venir. Certes, il n’était pas H24 avec elle, mais quand même, il s’estimait suffisamment bon observateur pour remarquer si son amie, qui était accessoirement et régulièrement fourrée avec lui, avait flashée sur une autre personne. Il serra légèrement la mâchoire, sentant qu’il y avait quelque chose qui n’allait mais, alors pas du tout lui plaire dans cette affaire. Au vu de ses propos, il ouvrit légèrement les yeux … soit il est noir soit c’est une nana… et comme elle n’est pas attirée par les femmes… quoiqu’elle venait de dire « Je ne pensais pas ça de moi… » Il moulinait à fond dans son esprit. Son regard se baissa sur son verre, où il fit tourner le contenu quelques instants, avant de relever son regard d’acier vers elle.
« C’est une femme ? » Il ne comptait pas lui répondre sur le fait qu’il ne rigolerait pas d’elle.

Erin pianota avec ses doigts sur ses genoux puis elle lâcha le morceau en faisant un effort surhumain pour ne pas éclater de rire. Si Elia rentrait maintenant, elle ne tiendrait pas. « Oui... Je suis perdue, j'ai toujours cru que j'aimais les hommes », dit-elle avec précipitation comme si elle avait besoin de se libérer.

Il eut un mouvement d’agacement avec son pied qui était dans les airs, il ne savait pas si elle se fichait de sa figure en jouant merveilleusement bien la comédie ou si elle était sérieuse. Dans le doute, il prit l’initiative de rentrer dans son potentiel jeu, pour prêcher le vrai. C’est gros quand même tout ça… mais tout se tenait très bien dans sa gestuelle et ses propos… d’où le doute persistant. Après tout, elle pouvait bien se venger à son tour. Il se redressa posant son verre sur la table basse, mettant ses deux pieds sur le sol. Son regard se figea dans les yeux (enfin il essaya) d’Erin. Il fallait tenter le tout pour le tout.
« Oh ça ne va pas dire que tu ne les aimes plus. » dit-il en haussant nonchalamment les épaules. « Faut bien voir ce qui se passe de l’autre côté. » Il se leva avec élégance, pour s’asseoir à côté d’elle et lui prendre la main en la tapotant. Il lui faisait clairement croire qu’il la croyait à 100%, cachant sa suspicion. « Par contre, tu vas avoir de la concurrence… »

« Non c'est vrai, je peux aimer les deux. » Elle réfléchissait tout en le regardant. Il était agacé et elle s'en voulait presque de lui infliger ça. « De la concurrence ? Pourquoi ça ? »

Il hocha la tête, gardant sa main quelques minutes, pour faire plus confidence. Il se pencha. « Eh bien… faut dire que la princesse Laurence est très courtisée. » Oui, il ne voyait bien que la transcendante doctoresse pour séduire et faire chavirer le cœur d’Erin. Il aurait pu lui dire Elia, puisqu’elles en jouaient le midi, mais cela aurait été la preuve qu’elle se fichait de lui.

« Isia... C'est vrai. » Elle lui fit un sourire. Elle en était sûre qu'il allait penser à elle. « Ce n'est pas elle. » Bon il était temps de lui faire penser qu'elle voulait changer de sujet. « Ça me soulage. Je ne vais pas t'embêter plus. Je préférerais te le dire avant que tu ne nous surprennes. Ça arrive toujours. »

Il fut interloqué que cela ne fut point la grande blonde incendiaire. Il lâcha sa main, la toisant. Elle comptait changer de sujet, hors, il ne comptait pas lâcher l’affaire, puisque cela avait grandement attisé sa curiosité. « Qui est-ce alors ? »

« Tu veux vraiment savoir ? » Dit-elle sérieusement.
« Bien sûr… comme si j’allais me frustrer de ne pas savoir… », dit-il d’un ton taquin.
« En quoi est-ce important ? », lâcha-t-elle avec un sourire. Le faire mariner lui permettait d'asseoir son mensonge.
« Faut bien que je fasse ma petite crise de jalousie à cette charmante jeune femme non ? », répliqua-t-il sans se démonter.
« Justement, ce serait problématique pour elle », répondit-t-elle du tac au tac.
« Mais non, voyons. » Il pencha la tête sur le côté, caressant Harry. « Bon aller arrête de tourner autour du pot.[/color] »
« Je te fais confiance, tu es un pro. » Elle soupira et elle se leva pour retourner vers la porte de l'assistante de l'anglais. Elle reprit appuis dessus. « Elle est derrière cette porte. »

Oula il n’aimait pas trop quand elle disait ça… il la suivit du regard… Il resta interdit, retenant de lui rire au nez. Non mais, elle est sérieuse ? Avec tous les sous-entendus enfantins et tout le reste, elle croyait sincèrement qu’il allait la croire ? Elle se fichait de lui et bien correctement ! Il n’y avait que cela ! Car la révélation était ubuesque pour l’anglais. Hors, au lieu de rire d’elle, il choisit de faire autre chose de plus osé, (sait-on jamais cela pourrait faire éclater la vérité). Son visage se décompose littéralement, yeux grand ouvert et lèvres entrouvertes… il semblait vouloir dire quelque chose, mais sa gorge était trop sèche. Il tourna la tête de droite à gauche, comme pour masquer la terrible vérité. Son regard devenait sombre et fuyant comme s’il tentait vainement de cacher,une souffrance véritable. Il n’était pas le roi des comédiens, mais pour sa petite illusion, il repensa à un élément de sa vie, reprenant naturellement l’expression de ce moment là… quand l’une de ses copines l’avait trompée jadis.

Erin regardait Alexander pour voir sa réaction. Il se décomposa devant elle et elle avait l'impression qu'il allait pleurer. Pourquoi ? Il n'acceptait pas la vérité ? Il se foutait d'elle ? Il était jaloux ? Elle ne savait plus trop sur quel pied danser. Elle retourna vers lui doucement. « Oh Alexander, ne le prends pas mal... » Elle ne savait pas trop quoi faire.

Il savait que ce fut osé de réagir ainsi, mais il lui était impossible de la croire… pour cela il devait la voir véritablement. Et il se demandait même si, pour l’embêter, elles n’étaient pas capables de s’embrasser. Ce qui était horrible, dans cette histoire, c’est : si c’est vrai, il l’aura blessée et il devrait se rattraper à une branche brisée. Il jouait un bluff pour retourner la situation à son avantage … comme toujours en somme.
En tout cas, elle semblait déstabilisée. Parfait. Il se tue quelques instants, ravalant sa salive, se forçant à penser à ce triste évènement douloureux. Il eut même le vice de penser à Lady ! Rho là, il était horrible…Il tourna la tête vers elle, le regard dur. Ses longs doigts touchaient ses lèvres en signe qu’il réfléchissait… puis il lâcha d’un ton assombrit.
« Ça fait combien de temps ? »

Il était en colère, et elle le comprenait. Elle ne voulait pas qu'Elia trinque, elle allait devoir lui dire. Mais bon, elle voulait savoir pourquoi il était en colère suite à cette déclaration. « Pas longtemps, j'ai mis du temps à l'accepter... Tu m'en veux, je peux comprendre mais Elia n'y est pour rien. »

Il se leva brusquement, marchant un peu, comme pour se calmer. Il lui tourna le dos croisant les bras. « Bien sûr que si, elle y est pour quelque chose ! » Il soupira. Heureusement qu’elle ne le voyait pas sourire, car sinon cela aurait gâché son effet. Il prit quelques instants, pour recomposer son visage blessé car c’était la blessure qu’il voulait qu’elle voit et non la colère. Il se tourna vers elle, la toisant dans les yeux.

Elle ne savait plus quoi faire sur le coup. Elle approcha alors qu'il lui tournait le dos. Quand il se retourna, elle était juste derrière lui. « Pourquoi tu réagis comme ça ? » Elle était à deux doigts de lâcher le morceau.

Il ne cilla pas, restant stoïque, puis son regard se décala sur le côté. Il était tenté de lui dire : à ton avis, mais il craignait qu’elle pense à un autre fait, et cela aurait été plus difficile de s’en dépêtrer car surement vrai dans le fond. « Tu as déjà été trompé ? »

La question la prit un peu de court. Elle hésita avant de répondre : « Non... » Elle laissa sa phrase à suspension pour l'inciter à continuer.

Elle avait mordu. Il répugnait à le dire, puisqu’il n’aimait pas parler spécialement de lui et de son passé, mais pour le bénéfice qu’il allait avoir, il se promit de ne plus revenir sur le sujet. « Eh bien aujourd’hui ça sera la seconde fois. »

« Tu veux dire que... » Il parlait de qui la ? D'Elia et lui ou de lui et elle ? « Je suis désolée. Je suis désolée. » Elle se retourna. Elle allait lui dire qu'elle déconnait.

Il hocha simplement la tête, ne confirmant aucune hypothèse. « Moi aussi... j’en suis navré », dit-il durement.

Elle se retourna une énième fois vers lui. « Alex... C'était une connerie. Je ne voulais pas te faire du mal. » Elle approcha, l'air vraiment navré. Elle ne s'amusait plus.

Ah bah voilà… Il avait eu ce qu’il voulait. Il avait été vache et elle allait lui en vouloir. Il se décala marchant un peu, toujours dos à elle, se mordant la joue, pour ne pas rire. « Erin ? »

Elle le regardait marcher et elle se sentait comme une conne. « Oui ? »

« Tu as le droit de me taper l’épaule en disant que je suis « nul » », dit-il en tapotant son épaule droite. La référence était à alpha, quand il lui avait croire qu’il était gay.

Elle le regardait, incrédule. Il se foutait de sa gueule. Elle passa par une gamme d'émotions qui passait du soulagement à la colère et à la honte de s'être fait berner. « Tu es encore plus horrible que moi ! » Elle ouvrit grandement la bouche, outrée. « Je n’y crois pas. Je n’y crois pas ». Elle arma son bras pour taper dans son épaule mais elle se ravisa en poussant un petit cri de rage. « Tu ne mérites même pas que je te tape ! J'ai cru que je t'avais fait du mal... » Elle alla vers le canapé pour s'asseoir.

Il pouffa un peu, mais bien sûr qu’il est horrible, il n’y avait aucun doute là-dessus… mais n’était-ce pas de bonne guerre ? Et surtout elle comptait faire quoi, s’il l’avait cru ? Il s’attendait à un choc et tourna la tête vers elle, l’œil luisant… elle était en colère et sûrement honteuse d’avoir été prise à son propre jeu. Hors, elle le connaissait assez pour avoir pris ce risque, qu’il lui rende le coup de bâton au centuple. Mais il est vrai … qu’il avait été fort surtout niveau expression du visage. Il en était fier de cet exploit de mime.
Elle poussa un petit cri rageur… ah mince, il y était allé un peu trop fort. Il se tourna complètement, alors qu’elle comptait se rasseoir sur le canapé, pour bouder… la connaissant. Hors, il ne lui laissa pas le temps, de faire ce mouvement, puisqu’il venait de lui prendre doucement le bras pour la retenir et faire un truc auquel il n’aurait pas pensé faire d’une manière aussi spontané. Il l’enlaça contre lui, ses bras sur les épaules de la consultante. Comme pour se faire pardonner de lui avoir fait mal. Ce qui était le cas. C’était un peu une manière de s’excuser.
« J’avoue, je n’ai pas été très délicat… »

Décidément il ne cessait de la surprendre. Elle se laissa enlacer, et sa colère s'estompait rapidement. Elle passa ses bras autour de sa taille.
« Non mais bon je l'ai bien cherché je crois. »
Il ricana légèrement. « Et tu aurais fait quoi, si je t’avais cru ? »

« Je n'avais pas réfléchit aussi loin. J'aurai improvisé. » Erin s'écarta un peu, un grand sourire peint sur le visage. « Alors, je suis bonne comédienne n'est-ce pas ? Si je t'avais dit que c'était Isia je suis certaine que tu m'aurais cru ! »

Il la relâcha pour lui permettre de s’éloigner si elle le désira, un sourire diverti sur le visage. « Oui, tu mériterais un oscar… j’ai eu un doute. » Et il était vrai qu’elle avait très bien fait l’actrice. Il rigola doucement : « Oui, ça aurait été le plus convaincant », dit-il en levant les yeux au ciel.

Elle resta sur place, dans la zone près de son torse. Elle n'éprouvait plus de colère, ce qui serait culotté étant donné qu’elle avait commencé à vouloir le mener en bateau avec son histoire.
« Je vais être nominée c'est sûr, déclara-t-elle avec humour. Je voulais vraiment que tu penses que c'était Elia mais je suppose que c'était vraiment trop gros. » Elle haussa des épaules de manière désinvolte.

Il hocha la tête, il est certain qu’elle aurait une récompense pour cette prestation très réussit. « Et même un prix. La jeune femme en fleurs fut une belle prestation », pouffa-t’il en repensant à la tête d’Erin quand elle avait pénétré dans son bureau.
« J’ai admiré tes petites joues bien roses ». La promiscuité avec elle, ne le dérangeait pas vraiment. Bon faut dire qu’il l’avait câliné juste avant, cela aurait été étrange de ressentir de la gêne maintenant. « Oui, surtout avec vos petits jeux le midi. Et puis, en toute franchise, je ne te vois pas avec une personnalité comme Elia. »

Pour ce qui la concernait, elle n'éprouvait pas de gêne particulière. Mais bon, elle n'allait pas rester debout comme ça toute la matinée. Elle s'éloigna quelque peu pour s’asseoir dans le canapé. Puis elle tapota sur le coussin.
« Viens là, je dois te poser une question, que je profite des informations que tu m'as donné pour me piéger. » Elle allait rebondir sur ce qu'il avait dit, le contraire eut été étonnant.

Naturellement, il la suivit du regard, avant de toiser son bureau… oui décidément entre parler avec Erin et lire les facéties de Murdock. Il n’y avait pas photo… Il commença l’action de la suivre quand elle le pressa de la rejoindre, laissant un sous-entendu, qui le fit arrêter dans son mouvement. Il plissa des yeux, suspicieux… puis, alla s’asseoir à côté d’elle, tournant son buste pour s’adosser au dossier.
« Hum, je ne vois pas de quoi tu parles, mais si ça peut te faire plaisir », dit-il d’un air innocent, ce doutant que la suite ne lui plairait pas. Mais, il essaierait de noyer le poisson… enfin la sirène plutôt. Cela dépendrait, après tout de son questionnement.

Elle ne pensait pas qu'il viendrait aussi vite près d’elle et qu'il essaierait de trouver une parade. Il tenta bien quelque chose en feignant l’ignorance. Mais il pouvait compter sur Erin pour lui rafraîchir la mémoire. « Tu m’as dit que ce serait la seconde fois qu'on te trompe. Tu as sorti ça comme ça ou tu te référais à du vécu ? » Elle le toisait maintenant naturellement comme elle le faisait habituellement même si dans le cas présent la position faisait que ce n'était pas aussi simple que d’habitude, étant obligée de faire un quart de tour sur le canapé, les jambes vers lui. « Enfin si c'est trop personnel, ne me répond pas. » Comme toujours elle lui laissait une porte de sortie.

Arf, elle allait donc sur ce fait… bon ce fut logique dans un sens, il lui avait tendu une perche monumentale sertie d’un plateau d’argent. En y repensant, il aurait pu simplement lui mentir en omettant la « première fois »... mais il lui aurait été bien difficile de lui expliquer, comme il avait réussi à mimer aussi bien ce genre de trahison sans l’avoir connue. Il savait être maître de lui et peindre certains éléments sur son visage, mais ce n’était pas un acteur, il s’est toujours basé sur des faits existant pour imiter une expression.
Il eut une petite moue pincée, ne sachant pas vraiment si en parler était une bonne chose, pour lui. Non pas qu’il en souffrait encore, cela datait déjà un peu. Au moins 2 ans, mais plus dans sa grande pudeur de parler de sa petite personne. Après, il comprenait aisément la curiosité de la consultante, il aurait été pareil dans son cas. Autant lui donner ce qu’elle désirait, il n’avait pas de belles galipettes en tête sans se faire passer pour le frustré/mal baisé de service. Chose, qui se refusait d’être.
Il haussa les épaules d’une manière indifférente (alors que ce ne fut pas le cas dans son fort intérieur). « Ce fut un vécu. » Son regard trouva naturellement le confort des prunelles d’Erin. « Je ne suis pas un bon acteur, pour me permettre de jouer des ressentis qui me sont inconnus, malgré ma grande imagination », fini-t’il de dire avec un petit rictus au coin. Harry était revenu vers eux, sautant sur Erin, réclamant d’un miaulement exigeant d’être caressé sur le champ !

La petite moue pincée d’Alexander fit comprendre à la jeune femme qu’elle avait vue juste dans ses déductions quant à son histoire de tromperie. Néanmoins, elle ne savait pas si elle devait le « forcer » à se confier ou pas, après tout, cela ne la regardait pas vraiment… Son haussement d’épaule indifférent ne convainquit personne, surtout pas Erin. Il se lança, mais déjà, la consultante ne voulait pas en savoir plus, même s’il expliquait simplement comment il était parvenu à la berner avec son jeu d’acteur. « Je pense que pas mal de grands acteurs jouent la dessus pour mimer au mieux une expression. Si je ne m’étais pas amusée à courir dans le couloir, je n’aurai pas fait illusion bien longtemps avec mon histoire », raconta-t-elle plus pour initier un changement de sujet. L’impétueux chat demandait à être caressé, aussi Erin ne se fit pas prier pour le papouiller de ses longs doigts fins, lançant la machine à ronrons naturelle.

Elle n'insista pas, fort heureusement pour l’anglais qui se voyait mal lui raconter ce genre d’histoire. Quoique cela aurait pu être tournée de manière humoristique… mais bon pour cela il fallait qui boivent plus d’un verre de whisky, pour qu’il se confie. Et puis bon, il se voyait mal lui narrer cette déception... Surtout que cela avait été un brin « dégoutant » sur la nature humaine puisque la jeune femme, avait recommencée, alors qu’il avait fait l’effort de lui pardonner le premier égarement espérant peut-être qu’elle l’aimait pour autre chose que le confort matériel. Et puis, c’était vexant d’apprendre que votre copine vous trompe avec le même moins que rien (un homme fondamentalement différent de lui aux airs de kéké macho sans avenir, mais qui donnait amplement satisfaction à celle-ci sur le plan sexuel.), à ce demander ce qu’elle lui trouvait à lui, le british ! Car elle juge que vous êtes trop souvent en déplacement… Et puis bon, c’est bien d’avoir le confort matériel et le côté frisson d’une aventure un peu passionnelle et rude. Leur séparation avait été violente et il se voyait mal avouer à Erin que sous la colère et l’humiliation de la seconde rechute de sa compagne (et en voyant son amant) qu’il l’avait foutue dehors sans ménagement, avec valise et peignoir sur le dos.
Bon faut dire qu’il était rentré plus tôt dans leur maison neuve d’à peine 3 mois … et avait assisté aux ébats d’une autre personne dans son propre lit avec une jeune femme qui n’était pas sienne. Et quand les deux amoureux étaient descendus dans le salon, ils étaient tombés sur le cocu de service, qui avait clairement plus aucune envie d’être prit pour un benêt… les mots avait volés très haut et la vérité avait éclatée, 3 ans de relation volée en éclats… et même si au début il lui avait trouver des excuses se disant que ce fut de sa faute à lui, la seconde fois, il avait dû se résigner à voir qu’elle ne l’aimait d’une bien étrange façon. Ce qui avait été dommage, c’est que ce fut sa plus longue relation… et qu’elle battait déjà de l’aile et l’achat de la maison, n’avait pas améliorée les choses du côté de l’anglais, qui commençait à ronger son frein sous les demandes toujours plus exigeantes de sa compagne. Elle voulait tout sauf…des enfants, élément qui était important dans un futur lointain pour l’homme. Au final, ce ne fut pas si mal, qu’ils se séparent, mais il aurait préféré ne pas être prit pour une quiche.
Il ne se rendit pas tout de suite compte, que son regard venait de se perdre un court instant dans ce souvenir. Cela était ridicule et le seul élément qui était resté dans sa mémoire fut la douleur et non les bons moments passés avec elle. Au point qu’il eût doute qu’ils aient existés. La tromperie avait tout balayée et emportée avec elle. Il sourit à Erin, en relevant le regard vers elle, il rejoignait son affirmation d’un hochement de tête. « Elia était au courant de ta supercherie ? » bien content de changer de sujet.

Erin voyait bien qu’il était plongé dans le souvenir de cette première tromperie, et c’était un peu de sa faute, car elle l’avait relancé la dessus… Enfin d’un autre côté, c’était lui qui c’était servi de ça pour la déstabiliser, pour la pousser à avouer que toute son histoire saphique n’était que chimères et balivernes. Elle le laissa partir et revenir vers elle, en pensée du moins, car son corps ne quitta pas le canapé. « Non, du tout, je suis juste passée lui dire bonjour avant d’entrer dans ton bureau par sa porte, et elle n’était pas là. » Elle lui fit un petit sourire. « Et quand tu disais que ce serait la seconde fois, ça veut dire que tu te plaçais en couple avec Elia ? On me cache des choses ? » Elle lui fit un clin d’œil en le poussant du coude, mais Harry poussa un miaulement de protestation, ce qui la conduisit à ne pas aller plus loin dans les taquineries physiques.

Il fut un peu surpris d’entendre qu’Elia n’était pas là, elle avait dû se rendre au petit coin. « Bien, je ne sais pas s’il est pertinent de lui faire part de cette aventure », dit-il d’un œil espiègle. Il se laissa pousser en souriant. « Ah peut-être… qui sait ? Le cliché de l’assistante qui devient femme du patron… » Il la laissa mijoter quelque minutes, l’œil luisant, avant de ricaner.

« Je pense que ce n’est pas nécessaire, en effet », abonda Erin suite à la suggestion d’Alexander de ne pas informer Elia de ce petit numéro. La pauvre serait gênée. Ou pas. Il ne répondait pas vraiment à sa question, comme toujours. Elle devait donc lui tirer les vers du nez, et cela devenait une habitude. « Oui le fameux cliché. Mais tu esquives la question », dit-elle en souriant, pour faire écho à son rire.

Il pouffa avec son sourire qui mettait en valeur ses fossettes. Oui, comme toujours, vous me direz, il ne fait qu’esquiver pour l'embêter. « A ton avis ? » dit-il joueur.

« Je ne sais pas », déclara-t-elle en croisant les bras, faisant mine de ne pas entrer dans son petit jeu. Il essayait de lui faire dire la réponse histoire de la comparer avec la sienne. Elle commençait à sentir le truc arriver, à force de le côtoyer. Ses lèvres ne se départirent pas de son sourire, et la jeune femme attendait posément qu’il ose s’exprimer.

Elle ne mordait pas, chose logique depuis le temps qu’ils se connaissaient. Il lui fit un sourire absolument charmant, en inclinant légèrement la tête sur le côté.
« Tu me verrais avec mon assistante ? »

« Non du tout », dit-elle avec un sourire. Pas besoin d’extrapoler la suite. «Tu es irrécupérable, tu sais ? », ajouta-t-elle avec humour, faisant preuve de sa mauvaise foi habituelle, en sous-entendant qu’il était à l’origine de tout ça et qu’elle n’y était pour rien alors que c’était bien elle qui était entrée avec ses gros sabots dans son bureau dans l’optique de lui faire croire à ce gros mensonge.

Il rigola de plus belle. « Je sais et tu aimes ça. C’est peut-être ça le pire », fit-il avec une œillade taquine. Il se leva d'un geste avant de se mettre devant la jeune femme avant de lui tapoter sur les cuisses avec le plat des mains. « Bon comme tu es là. Tu vas m'aider dans ma peine ma petite minette. » La minette avait plusieurs significations, rappelant aussi son côté saphique.

Elle lui rendit son œillade taquine. Elle n’avait pas besoin d’ajouter quelque chose, tout prouvait qu'il avait raison et ils le savaient tous les deux. Le fait qu'il lui tape sur les cuisses après s'être levé et les quelques mots qu'il lança ne firent rien pour rassurer Erin. « Je sens le plan foireux arriver à vitesse grand V », dit-elle en le lorgnant par en dessous. « Que puis-je pour toi ? »

« J’ai reçu les derniers exploits de Murdock. Je te propose de partager la lecture. » Il se releva bien droit « À deux c'est plus amusant. »

« Oh alors là, je veux bien lire ça », dit-elle en se levant d’une traite. La légende de Murdock n'était plus à faire.
Le jeune homme lui fit un grand sourire satisfait, avant de se diriger vers son bureau, tirant une chaise, pour la mettre à côté de la sienne. Il s’installa dans son fauteuil, pour commencer la lecture avec Erin.




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MessageSujet: Re: Des pensées pourpre dans une marmite Mer 18 Jan - 19:25

2HEURES DU MAT ET DES BROUETTES


2HEURES DU MAT ET DES BROUETTES ©Pando


▶ Auteurs : Erin Steele & Alexander Hoffman
▶ Point de vu : Les deux
▶ Date : Janvier suite à l'intrigue grande lessive
2h30 du Matin dans les quartier d'Alexander
▶ Rp de référence : Les raison de la colère - ft. Intrigue janvier 2017



Il était deux heure du matin, quand le jeune homme reçut un appel radio sur son oreillette. Par chance, il ne dormait pas, allongé dans son lit en train de lire les rapports d’interrogatoire des autres officiers. Sans parler, qu’il essayait de tisser des liens dans cette histoire de fou.
Elia avait encore été agressée, manquant de se faire tuer, il se félicite d’avoir envoyé Ford laisser ses oreilles traînées, sinon son assistante serait à l’heure actuelle morte. Ordinateur posé sur ses longues cuisses recouverte de la couverture, une de ses mains caressait doucement la chevelure d’Erin qui s’était assoupit.


//Monsieur Hoffman ? Ici le Major Frei//
// Oui Major ? Vous avez un problème ou c'est une idée dû à votre insomnie ? //
//Je vois que je ne suis pas la seule dans ce cas.. J'aimerais vous faire part d'une information importante concernant le cas de Sheppard.//
//Fort heureusement non. Je vous écoute //
//J'ai assisté il y a quelques semaines j'ai assisté à une altercation entre lui et Nathalie Dumond, mon assistante. Je pense que vous devriez creuser par là..//
// Ah ? Quel était la teneur de cette dispute ? //
// Je n'ai pas entendu les propos qui ont été tenus. Je sais juste que c'était suffisamment violent pour mettre mon assistante dans tous ses états.//
// Elle vous en toucher quelques mots ? Ce fut professionnelle, personnelle ? //
//Elle m'a juste fait comprendre que cette dispute n'avait rien à voir avec les évènements qui se déroulent. Toutefois, je préfère qu'elle soit interrogée à ce sujet plutôt que de passer à côté d'un détail qui se révélerait important.//
//Bien, je lui enverrai une convocation demain matin, je ne pense pas qu’elle partage nos goûts nocturnes //. Il eut un silence //Pendant que je vous aie Major. L’arrestation c’est passé comment ? //
//Nette et sans bavure, Monsieur.//
//Bien. Et vos ressentis ? //
//J'ai fait ce que j'avais à faire. Mes émotions n'ont pas interférer dans mon travail//
// Vous avez le droit d’être humaine Major. De trouver cela injuste et surprenant ou au contraire logique //
//J'ai juste hâte que tout ceci se termine.//
//Oui. Dernière question major, vous le pensez coupable ? //
// Si vous me le demandez, Monsieur, c'est que vous même vous savez que ça ne peut être le cas.//
Il semble rire // Mes émotions n’ont pas à interférer dans mon travail // répondit-il à son tour.
//Dans ce cas, je sais que l'homme de droit que vous êtes saura tirer les bonnes conclusions.//
//Tout comme la femme loyale que vous êtes. Bonne nuit major //
//Bonne nuit, Monsieur.//


Erin s’agita dans le lit. Elle mit du temps à émerger, elle avait le sommeil lourd, mais elle entendit Alexander parler et quand son cerveau interpréta finalement qu'elle ne rêvait pas, elle se redressa sur ses avant bras pour toiser son partenaire. Elle souffla sur une mèche de cheveux avant de dire d'une voix endormie :
« Mais qu'est ce que tu fais ? »
Il tourna doucement la tête vers elle, embêté que son échange ait réveillé sa compagne.

« Je répondai au major Frei » Sa main avait glissée de la tête d’Erin, quand elle s’était éveillée. Il la remit pour l'apaiser et la rendormir.

Sauf qu'elle n’avait plus envie de dormir maintenant. Elle resta sur ses coudes, les yeux grands ouvert. « Il est quelle heure ? »
« 2h du matin » Sa main alla sur son clavier, enregistrant ses données.
« Tu sais ce que j'ai envie de faire là ? » dit elle avec une pointe d'irritation dans la voix.

Il la regarda une moue pincée, a il va se faire engueuler il le sentait à trois kilomètres. Il prit cependant l’initiative de fermer son écran d'ordinateur comme un grand « Un câlin ? » Il lui fit un petit sourire innocent.

« C'était de fermer ton écran… Tu lis entre les lignes ». Son geste spontané lui avait coupé l’herbe sous le pied. Elle se redressa pour se mettre en tailleur.
« Il faut que tu te reposes… » dit elle dans un soupir. Elle n’avait pas envie de le materner ni de s'imposer.

Bon finalement, il n’allait pas prendre une chasse. De toute façon, elle avait raison, ce n’est pas raisonnable de travailler aussi tard. Son esprit était en pleine ébullition et il était agacé de voir que son corps ne suivait pas. Parfois, il rêvait d’être une machine, pour ne plus dormir et ne plus souffrir des blessures. Enfin, il prit son ordinateur, qu’il déposa sur sa table de nuit bien sagement.
« Je lis ce qui m'intéresse surtout » De toute manière, il n’était pas en état de faire un câlin avec affinité, pour son plus grand drame à cet instant. Il soupira, retirant la couette entre eux, pour se caler la tête sur ses genoux en tailleur, remontant la couverture après. Si elle est éveillé autant en profiter un peu. Il n’était pas crever et il devait lui parler.
« Je te raconte ou dodo ? »

Elle le laissa ranger son ordinateur sur la table de chevet sans rien dire et elle n’eut aucune réaction à sa petite phrase. C'était bien vrai. Il soupira ensuite et Erin pensait qu'il renâcler à aller se coucher. Elle s'en voulue de de montrer directive. La peur d'être chiante maintenant qu'ils étaient intimes. Finalement il s'arrangea pour s’allonger et poser sa tête sur ses genoux. Elle lui fit un petit sourire timide. « Raconte, tu en meurs d'envie. » Machinalement ses doigts vinrent se perdre dans ses cheveux et sur ses joues, en de délicates petites caresses affectives.

Il émit un long “humm” quand les mains d’Erin vénèrent le papouiller. Naturellement, ses mains remontèrent vers elle, pour la toucher, appréciant la texture soyeuse de son pyjama kimono en soie. Il ferma les yeux, frottant l'arrière de sa tête contre les jambes de la demoiselle. Oui c’est vrais, il adorait lui raconter tout et n’importe quoi de toute manière.
« Tu connais Nathalie Dumond me semble ? » Il savait qu’elle était partie en mission avec elle sur Paradize, mais ignorait si Erin avait lié avec la secrétaire de Karola.

Erin ne se lassait pas de le toucher, de le caresser. Maintenant qu'elle pouvait le faire à loisir, elle ne s'en privait pas quand ils étaient à deux. Elle le cajolait de ses deux mains, voyant bien qu'il appréciait. Enfin pour les papouilles, elle le savait depuis qu'ils étaient partis sur le site Alpha il y a un bon moment maintenant… « Je la connais oui. Nous ne sommes pas plus intimes que ça, mais nous avons déjà discuté pas mal. » Elle marqua une pause. « Ne me dit pas qu'elle s'est faite agresser elle aussi ? »

Il semblait être intéressé par le fait qu’elle est parlée avec la jeune femme.
« Je ne sais pas encore. Le major, m’a informé qu’il y a de ça quelques temps son assistante à eu une dispute avec le Lt Colonel Sheppard. Elle ignore la teneur des propos, mais Nathalie était dévastée. Donc soit ils se sont prit la tête pour des bagatelles d’amoureux ou soit c’est pour autre chose » Après tout Sheppard avait la réputation de dragueur, il aurait put mettre fin de sa relation avec la rousse où, l'engueuler sur un travail pas fait. Mais il avait du mal à concevoir que le jeune homme avec qu’il avait sympathisé depuis santa, puisse se montrer aussi colérique. « Tu connais Sheppard un peu mieux que moi, tu en penses quoi ? Car mise à part débarquer dans mon bureau pour me sortir une connerie en me surnommant mon “chou” je n’ai pas eu le temps d’approfondir nos échanges » ricana t’il.

Erin haussa des épaules. Les brumes du sommeil s’étaient envolées depuis le début de cette conversation sur Nathalie. Il avait tout son intérêt. Il lui rapporta la dispute entre la rousse flamboyante et le lieutenant colonel. Ce pouvait être tout et n’importe quoi, et pour éclaircir les choses, il faudrait demander à l’assistante de Frei ce dont il retournait. En attendant, Alexander la questionna sur Sheppard.
« Franchement, si tu veux mon avis, je pense que quelque chose ne tourne pas rond dans cette histoire. Je ne connais pas super bien Sheppard, mais… » Elle cherchait ses mots. « J’ai vraiment du mal à croire à tout ça. » Elle posa une main sur son épaule, comme pour le rassurer : « Je vais le cuisiner et le secouer dans tous les sens, ne t’en fais pas, mais juste pour démontrer qu’il est innocent. Après, s’il est coupable, alors je me rendrai à l’évidence. Tu sais sur Paradize, s’il n’avait pas été là, je serai sûrement morte… Je lui dois bien ça. Il ne comprendra peut-être pas, mais qu’importe. » Elle soupira. « J’ai passé une journée avec lui à préparer l’interrogatoire de Ford. Puis une soirée, avec Matt et lui et d’autres soldats. Jamais non jamais il n’a fait un geste de travers envers moi ou une autre femme. Il a été prévenant, taquin, mais jamais grossier. Il aurait pu en profiter. Vu ce que nous décrit Pierson, il ne se serait pas gêné. » Elle se remit à caresser doucement les cheveux de l’anglais, concluant son petit laïus par : « Il faut qu’on cuisine Dumond. »

Il la regardait quand elle parlait, oui s’est-il était d’accord, quelque chose était étrange, il voyait mal cet homme faire tout cela. Les pervers, ont un comportement pas aussi solaire.
« Oui, enfin soit quand même gentille avec ma chouquette ! » Il ricana en repensant à son échange pour noël avec le colonel. « Il n’est pas bête, il comprendra bien que tu ne fais pas ça pour le plaisir de le rabaisser à terre. Ça va être difficile pour toi aussi. Sans parler de la major qui fait le glaçon. Je suis certain qu’elle va pas beaucoup dormir » Il resta allongé soupirant d’aise. Il espérait qu’Erin n’est plus besoin d’être sauvé par le Colonel en mission…Il ne répondit pas à cette action, mais sa main fut plus présente pour la caresser. Il leva les mains vers le visage d’Erin, pour le ramener à ses lèvres.
« Oui, demain soir je la convoque. Je vais m’en charger » dit-il en chuchotant.

Erin lui fit un sourire. C’était dur d’être de bonne humeur, surtout en ce moment, dans ce contexte. Elle n’avait pas trop le moral. Quelque part, l’histoire qu’ils entretenaient lui permettait de traverser tout cela, mais du coup, elle avait peur pour lui. Peur qu’il lui arrive quelque chose. Comme à Marc. « J’adore les chouquettes, j’essaierai de ne pas le manger surtout », répondit-elle en pouffant un peu. « Je sais qu’il comprendra, avec le temps. » Elle soupira. « Non, ça ne va pas être simple, mais c’est le lot de tout le monde depuis que cette histoire a commencé. » Elle glissa sa main dans celle qui venait de toucher son visage.
« D’accord », dit-elle en se penchant vers lui pour l’embrasser, à l’envers.

Il pouffa un peu « Non c’est MA chouquette ! Tu ne touches pas à MA nourriture » il la taquinait sans aucune gêne, cela leur permettait de décompresser un peu. Il grogna d’accord avec elle. Oui, il comprendra le petit militaire qu’importe le temps, il faut bien faire la lumière sur toute cette histoire et malheureusement on ne peut pas éviter les dommages collatéraux. Il l’embrassa tendrement « Dit moi Nathalie Dumond c’est bien la jeune femme rousse ? »

« Non, s’il y a bien une pâtisserie pour laquelle je ne résiste pas, c’est bien la chouquette, alors je ne répondrai de rien ! » Elle continuait de rire un peu, bien contente de retomber dans un sujet puéril et anodin, sans conséquence réelle. Elle prolongea ensuite le baiser qu’elle lui donna un petit peu, avant de répondre à sa question. « Oui c’est bien elle. Tu ne l’as jamais rencontré ? »

« Ma vengeance sera terrible Ariel ! » renchérit-il d’un ton faussement colérique. Il soupira une nouvelle fois d’aise après son baiser. « Je l’ai rencontré dans les couloirs. Mais, je ne lui aie jamais vraiment parlée. Mes yeux vont souffrir » dit-il ironiquement, avant de continuer à caresser le visage de son ami, décidant de se lever, certes un peu difficilement en position assise.

« Cause toujours… », dit-elle avec un sourire entendu et en lui caressant le visage pour faire semblant de l’apaiser après son petit ton colérique. Ils s’embrassèrent, avant de rediscuter de Nathalie. Effectivement, les teintes rousses de sa chevelure n’allaient pas être facile à appréhender pour lui. Seulement, elle tourna ça en taquinerie :
« Tu me demandes l’autorisation implicite de regarder son opulente poitrine ou c’est autre chose ? », fit-elle avec un sourire tandis qu’il se redressait.

Il fut surpris quand elle lui mentionna la poitrine de Nathalie… il ne l’avait pas remarqué, faut dire qu’il ne la côtoyait pas vraiment, elle ne la mettait pas en valeur et il se bornait à la regarder dans les yeux. Il eut un rictus espiègle « Je n’ai pas besoin d’autorisation » il leva les mains devant lui « Je te rappel que tu peux pas me taper ! Je suis intouchable » ricana-t-il.

Elle s’attendait à ce qu’il démente ou quelque chose dans le genre, mais pas à ce genre de réponse. Un sourire malicieux s’étira sur les lèvres de la consultante. Il cherchait la petite bête comme il était là. « Je ne peux pas te taper, mais je peux me refuser à faire d’autre chose. » Elle lui fit un grand sourire entendue. Il ne payait rien pour attendre celui-là. « Et franchement, je veux bien être là pour te voir reluquer sa poitrine, Monsieur le prude. », dit-elle d’un ton taquin en le poussant légèrement sans trop réfléchir.

Il ricana de plus belle. Oui, il y a peu de chance qu’il le fasse, non pas par pudeur mais par respect. « Surtout que je n’avais même pas remarqué qu’elle était gâtée par la nature » Il lui fit un rictus malin « Tu veux voir comme je suis prude ? » Il la poussa pour la coucher sur le lit et se mettre au dessus d’elle. Mais il regretta immédiatement son geste douloureux.

« Non vraiment ? Bon faut dire que je l’ai vu en maillot de bain. » Après, elle savait qu’Alex n’avait pas tendance à observer les poitrines des jeunes femmes. Il avait d’ailleur dû découvrir qu’elle en avait une quand il l’avait déshabillé la première fois. Son petit rictus malin lui indiqua qu’il allait faire quelque chose, et ça ne manqua pas. Elle se retrouva sous lui, et instinctivement, elle se mordit la lèvre inférieure. « J’aimerai bien voir ça oui… » Mais il devait souffrir même s’il n’en laissait rien paraître. Elle lui fit un sourire.
« Quand tu seras en forme. Ou alors… » Elle laissa sa phrase en suspens, histoire qu’il lui demande à quoi elle pensait. Fallait savoir se faire désirer.

« Oui, là c’est facile de voir » Une fois au dessus de lui, il eu une légère grimace de douleur. Il ne lui répondit, pas qu’il se retira, pour s’allonger en grognant de frustration à côté d’elle. Mais il eut beaucoup d'intérêt à sa dernière phrase. « Ou alors ? »

Erin eut un petit regard attendrissant quand il bascula sur le côté suite à sa grimace de douleur. Elle était contrariée de son état, mais cela allait demander de la patience pour qu’il soit pleinement rétabli. Elle se redressa à son tour pour le dominer depuis une position mi assise, mi allongée, sur le coude. « Ou alors, tu te laisses faire et tu te détends. » Elle savait qu’il allait être frustré de ne rien faire mais à défaut, cela pouvait se révéler être agréable de se laisser faire.

Il lui sourit tendrement, une petite sensation chaude au bas du ventre. « Hum, intéressant. »
Il lui caressa le visage pour l’embrasser une nouvelle fois, se souvenant d’un fait « Cela ne serait pas raisonnable, entre les médicaments qui me shoot et le moindre souffle qui me fait hurler, je crains que cela soit pas génial pour nous deux » bonjour la frustration !

Elle lui rendit son baiser fugacement, l’effleurant sur la joue d'une caresse subtile. Il avait raison. Il ne profiterait pas à cause de la douleur et elle le savait. « Je crains aussi », dit elle en le regardant avec des yeux de biches. « Et en parlant de raisonnable, tu devrais dormir. » Elle tapota le coussin du plat de la main avant de s’allonger dessus, à ses côtés, tournée vers lui, ce qui lui permettait de garder son regard orienté vers son doudou.

« Oui » conclue l’anglais se calant confortablement sur le dos, puisqu'il ne pouvait pas se tourner sur le côté.





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    Alexander Hoffman
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MessageSujet: Re: Des pensées pourpre dans une marmite Lun 23 Jan - 19:27

UNE NOUVELLE SECRÉTAIRE


UNE NOUVELLE SECRÉTAIRE ©Pando


▶ Auteurs : Erin Steele & Alexander Hoffman
▶ Point de vu : Les deux
▶ Date : 2017 Janvier intrigue : Chronologie : Suite aux interrogatoires :
8h30 : Convocation de Nathalie par Hoffman
8h30 : Interrogatoire Sheppard
date : 4ème jour : - 9h30
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L’anglais avait raccompagner bien sagement Nathalie dans ses quartiers s’assurant de son intégrité physique et mentale. La jeune femme était dévastée, par l’incarcération de son compagnon, élément compréhensible. En revenant de la zone résidentielle, il passa au mess, prendre des croissants, un café, des chouquettes et alla faire du « charme » enfin Harry s’en chargea il faut être franc, auprès d’une botaniste pour avoir des fleurs.
Il déposa, le bouquet de longues fleurs blanche à pétales ouverts ainsi que la boite de chouquette dans le bureau d’Erin. Il espérait la croiser quand elle sortirait de l’interrogatoire avec Sheppard. Mais, avant cela, il devait régler une petite connerie avec Weir. Un peu d’humour, ne lui faisait pas de mal et comme ils s’entendaient bien, il appréciait de la faire tourner en bourrique. C’est donc, sachet de croissants en mains avec un café, qu’il alla voir la cheffe de la cité, dans son aquarium. Mouai… ce bureau n’avait aucune intimité c’est certain. Faut, pas qu’elle reçoive des petits jouets amusant de la part d’un admirateur et qu’elle les essaye ici. Enfin, pour le peu qu’elle doit avoir la pauvre.
Il toqua, même si elle avait dû le voir. La porte glissa, et il s’adossa à la chambranle secouant les croissant.
« Café or not café ? »

Weir lui fit un sourire fatigué quand Alexander se manifesta à la chambranle de sa porte. Elle l’avait effectivement vu monter vers son bureau, qui dominait toute la salle d’embarquement.
« Puisque vous me prenez par les sentiments, un café me tente bien. » Elle soupira en se passant les deux mains sur son visage. « Je n’ai pas beaucoup dormi depuis le début de cette histoire. »

Il s’approcha du bureau de la cheffe, lui déposant le gobelet de café et le sachet de croissant. Il l’observait, elle cachait bien moins bien sa fatigue que lui. Il ne lui dit pas immédiatement qu’il avait eu un échange nocturne avec Karola juste avant son agression.
« Je compatis. » Il prit place sur la chaise en face de son bureau, croisant ses longues jambes « Vous irez faire une sieste tout à l’heure, vous verrez ça vous permettra de rattraper vos heures en moins » dit-il malicieusement. Il toisa le bureau en verre, avant de se reporter sur elle, pour la laisser répondre. Cela ne fait pas de mal de discuter de tout et de riens dans ce brasier.

« Merci, vous savez soigner vos entrées, comme toujours. » Elle lui fit un nouveau sourire en observant les victuailles qu’il déposait, allant même jusqu’à rigoler à l’évocation de cette sieste. « J’en ai vu d’autre, je suis loin de ma limite. J’ai un lieutenant-colonel qui se débrouille toujours pour que je dorme mal, et en ce moment, il se débrouille même très bien ! ». Elle croisa les mains devant son ventre en se positionnant bien dans son fauteuil de bureau qu’elle balançait distraitement d’avant en arrière. Pour le moment, elle n’avait touché à rien.

Il lui sourit. Oui, il sait très bien faire de belles entrées, surtout quand il a quelque chose en tête. Il mima un petit rire, quand elle évoquait Sheppard. « Vous dormirez mieux, quand il sera blanchi. J’ai eu de nouveaux éléments qui remette en cause le témoignage d’Hélene Pierson. Des dates de viols, le colonel n’y était pas, avec témoins et alibi » Il toisa les croissant.
« Je vous promet que je n’ai pas glissé de somnifère dedans »

Le fait qu’Alexander lui apporte une bonne nouvelle soulagea la doctoresse qui laissa ses épaules retomber un peu. Dieu merci, Sheppard allait être blanchi. Il ne serait pas venu le lui dire sans que ce soit du sérieux. « Vous soignez vos entrées et vos nouvelles. » Elle attrapa un croissant, le levant légèrement vers son homologue. « Merci, vous m’accompagnez j’espère, je déteste manger seule. » Elle lui fit un sourire avant d’ajouter :
« Dîtes m’en plus. »

« Toujours » fit’il d’un ton légèrement amusé. Il prit à son tour un croissant en hochant la tête, oui il avait aussi faim, les antidouleurs donnait certes la nausée mais ils donnaient faim. Il avait l’impression d’être enceinte dans les mauvais côté. Il réfléchissait quelqus instants pour faire passer la pilule à Weir concernant la relation avec Sheppard
« Sheppard entretien depuis 1 an une relation avec une jeune femme. Dans le lot des dates, il en avait où il était avec elle. En vacances sur le continent ou bien ici et les faits et heures de colle pas. Sauf s’il a un jumeau »

Elle entama son croissant, faisant passer cette bouchée avec une rasade de café. Elle aimait trop ça, il fallait vraiment qu’elle se calme avec cette boisson. « Je vois. Donc Pierson aurait menti à Erin. C’est fâcheux… » Elle ne savait pas quoi dire d’autre, mais l’anglais pouvait voir qu’elle réfléchissait. Certainement aux conséquences.

« Oui, très même, car elle doit couvrir une autre personne » Il la laissa réfléchir quelques minutes, il n’était pas pressé et de toute manière il était là, pour faire une pause. Quand, il remarqua qu’elle avait fini son raisonnement, il relança. « Au faite, j’avais raison pour Everman » il avait l’œil malicieux.

« Cette affaire sent de plus en plus mauvais », ajouta Weir. Elle était certaine également que Pierson était le pantin de quelqu’un, et que ce quelqu’un était à la tête d’une petite bande, dans sa cité. Cela lui défrisait littéralement les bouclettes. Elle reporta son attention sur Alexander quand ce dernier lui parla du sergent. « A quel propos ? »

Il hocha la tête en parfait accord avec elle. « Et je crains que cela ne soit pire dans les prochains jours ». Il mangea une bouchée de son croissant avant de lui répondre.
« Hum le pari sur le fait qu’il ne vous écoute pas ... » il avait l’oeil malicieux.

« J’espère que nous ne déplorerons plus d’agressions, et que tout cela va se tasser le temps de trouver les responsables. » Un espoir bien vain, malheureusement. Elle reprit un peu de café et de croissant avant de poursuivre sur Eversman. « Oui, et il ne m’a pas écouté ? », soupira-t-elle, alors qu’elle pensait avoir été claire. « Il est venu faire un scandale dans mon bureau pas plus tard qu’hier d’ailleurs. »

Un espoir vain, le chef de projet était certain que ce n’était que le début « Les loups vont sortir du bois ...» C’est toujours ainsi, qu’on commence à brûler la forêt, les premiers animaux sortent pour fuir. Fallait juste avoir un bon fusil pour les abattre à temps.
Oh mais il était déjà venu pleurer auprès de Weir ? décidément ce sergent était borné.
« Ah ? J’ai raté ce petit caprice ? Oh quel dommage … je compatis Elisabeth » De l’ironique un peu cynique d'ailleur envers ce miliaire si prévisible. N’empeche, cela n’a pas dû être agréable pour la docteur de recevoir la furie “mama”
« Il a fait la sentinelle toute la nuit devant la cellule de Sheppard »

Weir acquiesça à ses propos, ne pouvant qu’être d’accord avec lui. Elle espérait que la moisson de loup ne serait pas très importante et qu’il n’y aurait pas trop de dommages collatéraux. Enfin maintenant qu’ils avaient arrêté Sheppard… C’était quand même une grosse déflagration dans le rang des troupes. La preuve de son innocence le disculperait, mais son honneur avait été salit et il allait mettre du temps à s’en remettre.
« Et oui. Ne vous inquiétez pas, je crois que j’ai aussi l’habitude de gérer les fortes têtes. » Elle soupira quand elle entendit ce qu’il avait fait de sa nuit : « Je lui avais demandé de ne pas rester devant la cellule de Sheppard… »

Il avait fini son croissant, cela n’était pas plus mal, il se sentait moins brumeux par les médicaments.
« Je ne m’inquiète pas. Je trouve cela dommage que vous deviez jouer la maman » s’adossa un peu plus au dossier de sa chaise, tout en restant droit. Il n’avait pas beaucoup dormi et sentait qu’une petite sieste dans la matinée ne serait pas du luxe, de préférence avec Ariel. Mais bon, il sentait qu’elle allait être déjà bien agacée par son interrogatoire, qui durait sacrément longtemps d’ailiers.
« Oui, vous savez ce que cela signifie ? »

« Je ne vous le fais pas dire, pire que des enfants par moment », dit-elle en rigolant un peu. Elle termina elle aussi son croissant et son café. Elle épousseta les quelques miettes qui s’étaient enfuies. Elle releva le nez vers Alexander. « Que je vais probablement avoir des remontées de la Major Woosley. Une femme pas facile… »

Il sourit à son rire, c’est une bonne chose qu’elle sache encore le faire « Il existe la technique du bonbon avec les militaires, c’est plutôt efficace… » Comme quoi, il ne faut pas grand-chose pour diriger un petit univers, un fouet et des bonbons. Il inclina la tête de droite à gauche.
« Non, je ne pensais pas à notre aimable Major... » Cynisme quand tu nous tiens. Par acquis de conscience, il tourna la tête vers le couloir qui donnait sur les salles. Erin, le major et le sergent étaient pas encore sortit. Il lui fis un sourire de conspirateur
« J’ai eu raison et je suis au regret de vous annoncer votre défaite » Elle avait du mal à percuter, cela lui faisait bizarre, trop habitué à Erin.

« Bonne idée, je vais essayer la prochaine fois. Je vous en dirai des nouvelles », répondit-elle à sa petite suggestion d’utiliser des bonbons. Elle avait un ton léger, signe que cette petite conversation lui faisait du bien. C’était quand même moins pesant que tout ce foutoir actuel. Elle adopta un air curieux quand il réfuta la thèse du major Woosley. Que voulait-il bien dire ? « Ma défaite ? », dit-elle surprise. « Parce que Matt n’a pas écouté mes ordres ! » Une lueur traversa son regard. Elle venait de se remémorer leur petite discussion anodine sur le pari et le fait que le jeune ranger n’écouterait surement pas.
« Et bien oui, je me suis trompée », dit-elle en écartant les bras. « En même temps, j’aurai dû m’en douter. »

Il hocha la tête, il la voyait bien tiens avec un paquet de bonbons en pleine négociation avec des militaires. Cette image était ubuesque et très drôle. Il était bien content de ne pas être aussi facile à amadoué, puisque la nourriture n’était pas vraiment ce qui l’intéressait.
Elle eut un peu de mal à comprendre, où il voulait en venir. Mon dieu, que c’est lent !
« Oui, c’est facile avec le sergent Mama » il n’avait aucune gêne à le nommer ainsi devant Weir.
« Oui en effet et vous savez ce que cela veut dire ? » elle le connaissait suffisamment, pour savoir, qu’il ne fallait jamais parier avec lui. Erin en était la preuve vivante.

Weir leva les yeux au ciel quand il évoqua le petit surnom qu’il avait donné à Eversman. Elle sentait la blague potache entre Erin et Alexander. N’empêche, c’était plutôt son autre phrase qui l’interpella. Elle se souvenait vaguement avoir parié avec lui concernant le sergent.
« Que vous avez gagné un pari de plus. Mademoiselle Steele serait là qu’elle m’aurait dit de ne pas parier à la légère, mais c’est trop tard. » Il n’allait quand même pas lui filer un gage ? Elle repensait à cette fameuse réunion où la consultante était arrivée peinturlurée sur une bonne partie du visage. Un art tribal athosien qu’elle avait dit… Weir n’en était toujours pas convaincu, surtout quand elle avait constaté la surprise qui s’était affichée sur son visage quand elle lui avait fait remarqué

Il aimait bien quand elle levait les yeux au ciel ainsi, cela lui donnait un petit air de « princesse impératrice », al rendant austère. Cette mimique le faisait rire intérieurement. Il se leva, débarrassant du café vide et des restes du déjeuner, évitant qu’elle ait des munitions au cas où. Même s’il la voyait mal lui balancer un truc dessus. Mais sait-on jamais, elle avait des réactions parfois étranges. Et puis, cela pouvait être juste un geste dû à sa maniaquerie.
Il la regarda. « Oui, je l’entends déjà vous faire la morale » Il lui fit un grand sourire de comédien. On bas si, il n’allait pas se gêner de lui filer un gage
« Vous, savez je n’ai plus d’assistante… » il ne finit pas sa phrase volontairement pour voire sa réaction. Encore pour voir si elle percutait.

Weir n’était pas née de la dernière pluie et elle voyait très bien qu’il était en train d’orienter la conversation vers une issue qui ne lui serait pas favorable. Après tout, elle était diplomate et lire entre les lignes étaient une de ses spécialités. Il comptait lui filer un gage, tout comme il le faisait avec Erin. Mais elle restait quand même sa supérieure, mine de rien. Elle tenta de noyer le poisson.
« Vous vous en sortiez bien avant que Mademoiselle Fischer n’obtienne le poste. Vous vous en sortirez tout aussi bien le temps qu’elle se rétablisse. », conclut-elle avec un sourire entendu.

Il était malin et comptait pas la laisser se défiler, il avait un gage à faire.
« J’étais en meilleur forme aussi. » Il la regarda avec un petit rictus, supérieur où non, elle n’avait qu'à pas prendre des risques, et puis ils ne sont pas militaires à obéir aux ordres des chefs. « En tout cas, il serait bon que vous veniez vous asseoir à sa place, pour signer quelques dossiers »

Un sourire s’étala sur le visage de Weir. « Je ne rêve pas Alexander, vous êtes clairement en train d’insinuer que je sois votre secrétaire ? » Elle avait envie de rire, cela se voyait sur son faciès.

Il eut un sourire, face à sa tête qui ne demandait qu’à rire « Enfin clairement non, mais indirectement oui. Juste faire semblant, pendant 1h. et puis vous serez en bonne compagnie avec le meilleur greffier de la cité »

« Je pense que je ne mourrai pas de jouer le jeu une heure », dit-elle en riant. Elle haussa des épaules en guise d’accord. « Et qui est ce greffier ? »

Il eut un sourire ravit. « Harry voyons »

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Erin sortait de l’entretien avec Sheppard. Même si ça avait été tendu, cela s’était plus ou moins bien passé avec le colonel. Elle avait dû le bousculer, mais c’était inévitable. Néanmoins, l’appel d’Alexander lui avait enlever une épine du pied, et elle était soulagée de savoir que l’américain était innocent. Elle passa par son bureau récupérer des dossiers et déposer une partie de son rapport, quand elle découvrit les fleurs et les chouquettes. Alexander était un amour. Elle respira les pétales délicatement ouvert, d’un blanc immaculé. Ils dégageaient une odeur agréable, douce à souhait. C’était avec un beau sourire qu’elle prit la direction du bureau de l’anglais, pour le remercier comme il se doit. Elle mangea quelques chouquettes sur le cours trajet entre son bureau et celui du chef de projet. Elle ne pouvait pas résister à l’appel de la chouquette. Elle comptait passer par l’entrée directe de son bureau, étant donné qu’Elia n’était malheureusement pas là, quand elle refit quelque pas en arrière. Elle avait vu quelqu’un dans son bureau. Ses yeux s’arrondirent :
« Elizabeth ?
- Erin ?
- Mais… que faites-vous là ? »

Le chef de projet se leva, certes difficilement, mais rejoignit sa compagne et sa supérieur, un sourire amusé sur les lèvres.
« Oh tu sais très bien pourquoi. Elle m’aide bien gentiment comme promis » Il lui fit signe de rentrer dans son bureau « Viens »

Erin fit un sourire à Elizabeth, sourire entendu qui sous entendait qu’elle l’avait bien prévenu de ne pas prendre de pari à la légère avec l’anglais. « Bon courage alors, » dit elle en suivant Alexander. « Je me demande si quelqu’un peut te résister »,dit-elle une fois dans le bureau de son amant.

Dès qu’elle fut hors de portée des yeux de la cheffe et dans son bureau, il l’attrapa par les hanche et l’embrasa.
« Personne » Il lui sourit d’un air triomphant « Tu as encore perdue »

Erin se laissa tracter vers lui, et elle passa ses bras délicatement autour de son cou, pour ne pas lui provoquer de douleur particulière. Elle lui rendit son baiser. « Moi la première », répondit-elle tendrement. Elle soupira, restant dans ses bras. « Ça devient une habitude… Que me réserves-tu ? »

Il lui caressa le dos en souriant, heureusement qu’elle est la première à ne pas lui résister. C’est bête, mais ce genre de petit contact intime, était apaisant, avec toute la tension de cette intrigue. Il la regarda dans les yeux. « Ça fait longtemps que je n’ai pas fait de body painting », maintenant que leur relation était intime, il pouvait n’avoir aucun remords de laisser glisser ses pinceaux autre part que sur son beau visage.

Elle se sentait bien dans ses bras. Mine de rien, cela lui faisait un bien fou de voler un petit instant d'intimité et de tendresse avec Alexander. « Et tu penses à une toile en particulier ? » Elle frissonna rien qu'à l'idée de sentir ses pinceaux sur son corps nu.

Il mit sa main sur le bas de son cou avec une légère pressions puis jusqu’en bas du ventre avant la naissance du pubis avec un air coquin. « Cela me paraît être pas mal comme surface »

Erin entrouvrit la bouche légèrement quand il fit pression sur le trajet de son doigt délimitant la zone qu'il comptait peindre. Elle ne put réprimer un frisson qu'il dû sentir. Ça me parait pas mal oui », dit elle à mi-voix.

« Oui » murmura t-il sachant très bien qu’elle réagissait d’autant plus à ce ton de voix. Il l’embrassa sur le front, avant de la lâcher doucement signe qu’ils allaient reprendre une activité plus professionnelle. « Ça a donné quoi avec ma Chouquette ?» Il marcha jusqu’aux canapé pour s’y asseoir.

Il était en train de l’émoustiller tout doucement, et son murmure n’arrangeait pas les choses. Il l’embrassa sur le front avant de s’écarter. Malheureusement, ils n’avaient pas le temps de poursuivre cette conversation plus longtemps.
Elle le suivit vers le canapé pour prendre place à ses côtés, le paquet de chouquettes dans la main. Elle en porta une à la bouche d’Alexander, ne l’obligeant pas à la manger s’il ne le souhaitait pas, tout en répondant à sa question.
« Je crois que ta chouquette est blanche comme neige. Il me faut confronter Dumond et Pierson. Le rendez-vous est pris à 10h30. » Elle soupira.
« C’est-à-dire dans pas longtemps. ». Sous-entendu qu’elle allait devoir le laisser un peu trop vite à son goût.

Il ouvrit la bouche pour manger une chouquette, il n’avait pas très faim, avec le croissant mangé plus tôt avec Weir. Mais cela lui faisait plaisir de partager un peu de gourmandise avec sa chérie.
« Tu l’as bien malmené ? » Il lui toucha la cuisse « Hum chouette perspective, j’espère qu’elles ne vont pas se battre, sinon dis-moi que je film » il lui fis un clin d'oeil amusé pour la détendre avant cet entretien qui allait être difficile.

Il accepta de manger la chouquette qu’elle lui tendait, et parce qu’elle ne pouvait pas le laisser manger seul, elle en attrapa une autre qu’elle avala. C’était vraiment son pêché mignon sucré, ces pâtisseries. « Je l’ai un peu agressé oui… Faudrait que je peaufine mes techniques pour être tantôt agressive, tantôt gentille. Ça fonctionnerait mieux. » Erin, toujours dans la remise en question pour mieux avancer. Elle lui frotta la main qui touchait sa cuisse en guise d’encouragement, et elle lui fit un grand sourire. « Même pas en rêve. Tu verras bien si je reviens griffée et débraillée », dit-elle en riant. Elle se pencha vers lui pour l’embrasser sur le coin des lèvres et de la joue.
« Merci pour les fleurs et ces petits délices ».

Il hocha la tête, il comprenait parfaitement son besoin de se remettre en question pour s'améliorer et ne pouvait que l'encourager. Il était dans la même optique. « L’avantage c’est que là tu peux peaufiner tes techniques » Il pouffa un peu « Je finirais le travail alors » lui fit-il avec un clin d’œil pleins de promesses pour la provoquer. Il lacha un petit hum, quand elle l’embrassa, un sourire charmant sur le visage. « Allez zou »

« C’est le meilleur moment oui », et bien malheureusement faillit-t-elle ajouter. Mais bon, il le comprendrait de lui-même au ton las qu’elle avait employé.
« C’est une perspective alléchante », répondit-elle avec un petit sourire malicieux. Elle se leva.
« Sois sage, à toute à l’heure. Je te tiens au courant. » Elle se pencha pour l’embrasser une dernière fois avant de retourner du côté du docteur Weir.

Il comprit parfaitement le sens caché de son ton. L’anglais lui rendit son sourire malicieux, oui c’est une perspective intéressante. Il lui rendit tendrement son baiser à Erin avant de la suivre du regard. « Je suis toujours sage »






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Erin Steele
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MessageSujet: Re: Des pensées pourpre dans une marmite Jeu 31 Aoû - 6:37

L’infirmière dans le lit n’est pas celle que l’on croit


Une histoire d'infirmière ©Pando


▶ Auteurs : Erin Steele & Alexander Hoffman
▶ Point de vue : Alexander Hoffman & Erin Steele
▶ Date : 21 février 2017 // 23h30
▶ Rp de référence : La normalité ? Une douce illusion



Alexander Hoffman


Il repartit en direction de ses quartiers n'y croisant personne et fort heureusement vu comme il était mouillé. Il aurait détesté rencontrer une tierce personne, qui n’aurait pas manquée de le questionner. Cette soirée n’était pas si mauvaise, malgré qu’il ait eu moultes péripéties à ce sujet. Après cela aurait pu se finir bien plus mal, si Coralie s’était noyée ou qu’ils n’avaient pas trouvé de plateforme. À croire qu’il avait la poisse.

Dès qu'il franchit le pas de ses quartiers, il fut accueilli par son chat qui roucoula avec une forme de joie non dissimulée. Il n'y avait personne d'autre, ne s'attendant pas forcément à voir Erin, puisqu'elle était avec Isia sûrement en soirée. Après, elle avait pu venir le rejoindre, mais cela n'était pas encore le cas. Et tant mieux, il ne se voyait pas lui raconter à l'instant « t » pourquoi, il était mouillé. La priorité était à cette douce langoureuse qui ne faisait que l'appeler telle une ondine ! Et il ne se pria pas pour satisfaire cette envie, se sentant bien sous l'onde chaude. Le corps détendu et las, il s'essuya d'une serviette. Alexander sortie de la salle de bain, étendant sur un étendoir de fortune ses affaires détrempées près du chauffage, pour qu’elles sèchent. Il avait sorti son stylo et l’avait démonté pour qu’il fasse de même après son rinçage à l’eau claire. Son calepin, qui n’avait pas goûté aux ondes, était sur la commode.

Il ne vit pas les traces de l'eau sur le sol… L’anglais éternua plusieurs fois… mince, il espérait ne pas avoir attrapé froid. Dans un sens cela ne serait pas étonnant. Par précaution, il prit une gélule de miel avant de rejoindre son lit et sombrer pour une fois rapidement dans ses draps.

Cependant, son sommeil ne fut pas assez profond, il frissonnait encore, malgré la douce et il se tortillait dans son lit, sentant sa gorge rugueuse. Ce qui le sortit complètement de son pseudo sommeil, fut les roucoulades d'Harry qui parlaient à son second humain. Alexander ne savait pas depuis combien de temps Erin était là.
Il grommela sentant des irritations dans la gorge, regardant le réveil il était 1h30 du matin. L'homme se tourna sur le dos se frottant le visage, pour émerger complètement.

Erin Steele


La soirée avec Isia s’était superbement bien passée, comme toujours. Malgré ses liens évidents avec Alexander Hoffman, Erin avait été la cible de quelques hommes qui auraient bien aimé l’emmener vers des lieux plus privés pour passer le restant de la nuit. Elle ne s’en formalisait pas, et de toute façon, quand elle était avec la chirurgienne, qui était un aimant à mec également, ce n’était pas rare que cela se produise. Les deux jeunes femmes jouaient souvent de leurs charmes pour se faire payer une consommation ou deux, puis régulièrement, elles finissaient la soirée à deux dans la chambre de l’une ou de l’autre, voir dans la salle des écumes, ou ailleurs, selon leurs envies du moment. Elles papotaient jusqu’à tard, et quand elles ne s’endormaient pas comme deux larves, chacune reprenait le cours de son existence.

Ce soir là, Erin avait envie de voir Alexander, qui avait passé la soirée avec Coralie Deltour. L’infirmière était une connaissance d’Erin, sans être une amie proche au demeurant. Mais les deux femmes s’entendaient bien. Il n’empêche qu’Erin ne la sentait pas tellement cette femme, ne serait-ce de part son comportement à la soirée Santa, où elle s’était sentie un peu… en danger. C’était sans doute pour ça qu’inconsciemment, elle s’était jetée dans la gueule du loup en acceptant de lui faire ce massage, et surtout, en le poussant bien plus loin par quelques gestes entreprenants, voir osés. Cela les avait conduits à se déclarer mutuellement leur flamme, mais il n’empêche que l’infirmière Deltour ne laissait pas Erin tranquille quand elle était avec Alexander, surtout que la belle femme aux cheveux d’ébènes lui avait promis elle aussi un massage. Le sixième sens féminin sans aucun doute. Néanmoins, elle avait une totale confiance en son homme, et cette petite pointe de jalousie était très ténue, et à dire vrai, elle avait plus envie d’aller taquiner l’anglais que de lui faire une scène. En cela, elle démontrait qu’elle avait plutôt confiance en elle-même, dans le sens où elle ne voyait pas Coralie comme un danger vis-à-vis de sa propre personne, d’un point de vue charismatique.

Elle le trouva dans son lit, endormi au départ, mais il ne tarda à pas se réveiller à cause de Harry et de ses miaulements incessants pour saluer son humaine favorite. Il était vraiment trognon ce félin, mais quand la belle voulait se pointer discrètement pour se glisser dans le lit du maître de la boule de poil, c’était quasiment mission impossible. Pour sûr, il ne fallait pas qu’elle rentre bourrée d’une soirée avec les copines, sinon elle se ferait griller directement (pour inverser le stéréotype purement masculin). Elle câlina le chat pour qu’il se taise, mais déjà, Alexander remuait dans le lit. Les ronronnements finirent par remplacer les miaulements, mais le mal était fait.

Néanmoins, quelques détails surprenant attirèrent rapidement l’œil averti de l’ex consultante, qui non seulement était observatrice, mais qui connaissait par cœur la chambre de son compagnon, sans parler du fait qu’elle connaissait aussi son petit côté maniaque. Bref, il régnait un désordre inhabituel, dans le sens où des affaires trainaient sur un pseudo étendoir, près du chauffage. Il y avait également des traces d’eaux ici et là. Que c’était-il passé ici ? Encore maquillée et habillée de sa soirée, Erin se glissa dans le lit, ayant au préalable éjecté ses escarpins. Elle était moulée dans une petite robe colorée d’un beige foncée, sans décolleté provoquant puisque le tissu remontait jusqu’à sa gorge, tandis qu’il s’arrêtait au genou pour ce qui concernait la partie inférieure.

« Je suis désolée de t’avoir réveillé », fit-elle doucement. « Je ne pensais pas te trouver déjà au lit. Coralie t’a épuisé ? »

Alexander Hoffman

Alexander se redressa en position assise calant ses coussins, pour parler avec sa compagne, Harry sauta sur le lit, pour patasser les draps et se frotter contre Erin. L’odeur assez prenante et agréable du parfum de la belle envahit la pièce. Alexander, toisa sa compagne la trouvant très jolie dans cette robe qu’il n’avait encore jamais vu. Il avait aucun doute sur le fait qu’elle avait dû attirer l’œil, sans parler qu’elle avait en compagnie la bombe incendiaire de la cité.

« Ce n’est rien, je dormais mal de toute façon » dit-il en prenant sa bouteille d’eau pour boire un peu. Il se pencha pour l’embrasser. « Elle te va bien cette robe. » Cette phrase était largement confirmée par son regard appréciateur. « Il est quand même une heure trente du matin ma chère, il est normal que je sois dans mon lit non ? » il eut une lueur provocante dans ses yeux. « À moins que tu pensais que j’allais me tromper de lit ? ». Il lui lui prit une main, pour qu’elle vienne contre lui. Il avait envie de la taquiner un peu. Il était content qu’elle ait décidé de venir et non de se coucher directement dans ses quartiers. L’envie de câlin et frotter sa tête dans son cou commençait à poindre son nez.


Erin Steele

Erin lui fit un petit sourire enjôleur quand il la complimenta sur sa robe. Il était vrai qu’elle ne l’avait jamais mise avec lui, comme beaucoup de vêtements dans sa garde-robe en fait. Le nombre qui y était stocké expliquait aussi ce fait. Elle n’avait pas vue l’heure et effectivement, il n’y avait rien d’étonnant à ce qu’il soit dans son lit à cette heure-ci. Il était régulier qu’ils veillent tard à refaire le monde, mais chacun avait passé une soirée dans son coin. Ce n’était pas inhabituel chez eux, de faire des activités, même sociales, sans l’autre. Ils étaient tous les deux indépendants, et ils vivaient bien tout cela. Elle allait répondre que oui, c’était normal d’être dans son lit, quand il en rajouta une couche, par pure provocation. Elle rigola quelque peu en approchant alors qu’il lui faisait sentir qu’il la voulait près de lui, en la tirant par la main.

Elle ne se fit pas prier, se lovant contre son torse. « Si je ne t’avais pas vu ici, je serai allée voir dans le mien de lit. Tu sais que ce sont les deux seuls lits qui te sont autorisés sur cette cité ? », fit-elle espiègle, essayant de mimer une forme de jalousie possessive sans grand succès. Elle nicha son museau vers son oreille pour la lui bisouter, câline. Elle était contente qu’il ne dorme pas, pour pouvoir lui prodiguer quelques marques d’affections et en recevoir en retour.

Alexander Hoffman

En retour du sourire enjôleur il lui rendit le même. Il aimait bien allé sur ce terrain avec Erin, un peu de provocation de cet ordre. En réalité il était souvent dans les rictus « drague » cela avait le ton de l’attiser et puis bon, il aimait bien voir le désir poindre en elle. Un long soupir s’échappa quand elle vint contre son torse, machinalement, Alexander remonta une main, pour lui caresser les cheveux.
« C’est vrai, mais j’ai celui de John quand Nathalie n’est pas là aussi » Fit-il taquin, avant de soupirer aux baisers de ses lèvres sur son corps. Il lui caressa les hanches de son autre main.

Erin Steele

Il était vrai qu’il aimait la titiller sur sa jalousie, mais ce n’était pas malsain, dans le sens où il n’en jouait pas en allant la tromper, mais plutôt en évoquant la possibilité qu’il pourrait aller voir ailleurs, histoire de voir sa réaction. Mais Erin avait une confiance aveugle en lui, et elle avait surtout suffisamment confiance en elle pour ne pas l’envisager comme une menace. Alors elle essayait de lui faire sentir que ça l’embêterait, tout en se montrant possessive, chose qu’elle n’était pas naturellement. Mais elle aimait bien jouer de cette façon. C’était pourquoi elle répondit naturellement :
« Ah ? Seulement quand Nathalie n’est pas là ? Depuis votre baiser langoureux, je pensais que ça ne te gênait plus. »
De la pure provocation gratuite à la sauce Steele. Elle se frotta contre lui, contente qu’il lui caresse les cheveux et ses hanches. Elle poussa un petit soupir de satisfaction en fermant les yeux.

Alexander Hoffman

Il pouffa, cela allait dans du grand n’importe quoi, comme d’habitude.
« Tu sais bien que ses cheveux incendiaires me font mal … et j’ai trop peur du noir pour l’éteindre ».
Il continua ses caresses avec un énième soupir. Ils se chariaient sur une potentielle jalousie, fort heureusement Erin ne l’était pas, il en avait horreur. Il détestait cela, qu’on vienne lui faire des crises fouillées dans ses affaires ou bien même se faire des films ubuesques sur une tromperie, car il a bossé un peu trop tard. Il avait connu cela avec sa première copine et il en avait eu marre à la fin. La jalousie est un manque de confiance pour lui. Et cela n’était pas sain.

Erin Steele

« Même avec John comme doudou ? [/color]», répondit-t-elle du tac au tac. Elle ne pouvait pas s’empêcher de relancer, c’était plus fort qu’elle. Puis bon, maintenant qu’elle était dans ses bras, tranquillement installée, elle pouvait bien faire un peu de provocation, ou se payer un peu sa tête.

« Hum… tu as raison, j’irais les voir tout à l’heure alors » Renchérit-il amusé. « En plus il va être tout chaud ça va être génial ! » Il avait employé une vocalise naturellement enjoué.
« Bien calé entre les obus de Nathalie et le petit cul rebondi de John. Tu en as de la chance », fit-elle en en rajoutant un max.

N’empêche, il avait esquivé le sujet sur Coralie en l’envoyant sur une autre piste, mais elle ne comptait pas lâcher l’affaire comme ça.
« Tu sais qu’on est bête ? Blague à part, tu as passé une bonne soirée ? » Il n’y avait pas de volonté de juger quoique ce soit, elle lui demandait simplement si sa soirée était bonne, sans chercher de faille pour piquer une crise. De la curiosité, tout simplement, tout comme il pouvait très bien lui demander comment c’était passé sa soirée avec Isia.

Alexander Hoffman

« Oui tu es bête ma chérie. Mais ce n’est pas grave tu as de belles callipyges donc ça compense » La vacherie du siècle, cela fut trop tentant, elle l’avait émoustillée dans cette pente douce, de taquinerie. Alors bon. Le sujet alla sur sa soirée, il soupira.
« Catastrophique. La pauvre Coralie… même si elle m’a dit qu’elle avait passé une bonne soirée, on a eu que des accrocs». Il bougea une de ses jambes, qui avait le sang coupé, pour la mettre sur le côté du corps de sa belle. « Déjà bon, on a croisé John et Nathalie. Ça va ils ne sont pas pénibles. Mais bon, comme j’avais repeint le bureau de John de post-it avec des tâches à faire et des bonbons, je m’attendais à une connerie. Bon finalement on a parlé comme d’habitude et les deux filles nous ont pris pour des extraterrestres. » Il ricana, ils avaient un don ensemble de toujours paraître étrange.

« Puis au restaurant, alors que tout se passait bien, je vois Hanz débarquer avec Perrine et le militaire qui avait remplacé Ford en janvier…les trois en beauté les trois compères qui vont à une table… j’ai prié le dieu du patronat qu’ils ne me voient pas… finalement ce fut Perrine qui nous accosta…, elle était bourrée et bien entendu du grand Carrier ! Elle m’a fait du rentre dedans très peu subtile. Elle a manger ma nourriture et bu mon verre de vin, avant de finir par me mettre ses jambes dessus, faute de mettre son popotin ! Elle était intenable et son but était de virer Coralie. Chose qu’elle a failli faire, si je ne m’étais pas levé, pour chercher Hanz et qu’il la raccompagne dans ses quartiers. » Il se tue sachant qu’elle aurait des questions. « Selon Coralie je suis un accessoire très à la mode apparemment ! » Il leva les yeux au ciel en ricanant.

Erin Steele

« Que veux-tu, on ne peut pas tout avoir dans la vie », répondit-elle fataliste, alors que tout cela lui passait au dessus de la tête. Mais bon, il aurait été trop content qu’elle prenne vraiment la mouche pour la taquiner. Elle était d’excellente humeur, et son petit rictus la trahissait.
Il lui narra sa soirée. Au fur et à mesure du récit, Erin en vint à se dire que c’était quand même marrant avec Alexander, il n’y avait pas moyen pour lui de passer une journée parfaitement normale. Il y avait toujours un truc qui lui tombait sur le coin du nez. Elle acquiesça, car effectivement, quand John et Alexander s’y mettaient, il fallait avoir un moral d’acier et des reins solides pour les supporter. Soit il fallait rentrer dans leur connerie, soit il ne fallait pas les écouter et les laisser faire leur gaminerie ensemble. Erin maniait les deux à la perfection. Elle visualisait parfaitement la scène.

La suite sur Perrine lui plut un peu moins. Certes, Erin n’était pas jalouse, mais il y avait des limites quand même. En plus de ça, avoir ce genre de comportement ostentatoire dans une expédition de cette qualité, c’était moyen bof. Quoiqu’elle ne savait pas, au final, si elle en voulait à Perrine d’avoir essayer de racoler Alexander, ou si elle lui en voulait de faire la dépravée avec le feu au cul.
« Je ne te qualifierai pas d'accessoire mais bon », fit-elle sérieusement. A dire vrai, cela l’embêtait un tant soi peu qu’autant de femmes lui tournent autour. En plus, venant de Perrine, c’était dur à avaler. Cette dernière avait tout fait pour qu’ils se mettent ensemble, et maintenant qu’ils l’étaient, et la française était parfaitement au courant, elle essayait de le lui râvir d’une façon ou d’une autre. Elle se ferma un peu bien malgré elle. Ce n’était pas de la jalousie, mais simplement une impression de foutage de gueule, combinée à un manque de respect pour elle. Elle préféra même pas le questionner finalement.

« Enfin », finit-elle par soupirer. « Tu n’arrives pas à être tranquille décidément. Vous avez bien mangé quand même ? »

Elle voulait le faire avancer sur le contenu de la soirée.

Alexander Hoffman


Erin ne prit pas la mouche, de toute façon c’est un petit jeu entre eux, de se charrier de la sorte. En seule réponse à sa phrase, il haussa les épaules d’un air fataliste, avant de se lancer dans la narration de la soirée. Remarquant qu’elle confirmait ses propos sur sa compagnie avec le responsable militaire. En réalité, même s’ils paraissent étranges, Alexander ne voulait pas se limiter pour autrui. Qu’importe, s’ils ont du mal à suivre, ont leur demande pas de participer et c’est ainsi. Il serait débile de faire de l’altruiste alors que l’amusement « sain » et non « malsain » est de mise. Pour cela, qu’il serait le premier à envoyer chier avec froideur et ardeur une personne qui leur demanderait de « calmer » leur débit de paroles, pour s’y intégrer, sans y être invitée. Soit on s’y greffe soit on reste à côté. Erin savait très bien s’y adapter.

Le ton de sa compagne l’intriguait. Le comportement de Perrine était muée par l’alcool, elle n’était pas véritablement elle-même. Et puis bon, allez savoir pourquoi elle voulait éloigner Coralie, la connaissant cela pouvait être autant pour chasser la concurrence pour elle que pour Erin.

« Au vu du regard et de jalousie déclencher à ma venue envers l’infirmière, je suis à la mode. Selon ces dires. » Après tout il n’avait pas vraiment fait attention et cela le gênait d’être autant mâter (si cela était vrai) pour ne pas dire qu’il ne comprenait pas. Il ne se trouvait pas foncièrement si beau que ça. John était bien plus charmant et attirant que lui-même. Après cela était aussi dû à son complexe physique.

« Enfin bon, accessoire ou non, je ne le suis que d’une personne » dit-il d’un air plus léger. Le qualificatif d’accessoire n’était pas des plus plaisant, mais amener avec de l’humour, il l’avait accepté sur ce thème humoristique.

Il fut surpris qu’elle ne fasse pas plus sa curieuse, son regard la contempla comme pour trouver une réponse. Était-elle vexée du comportement étrange de l’ingénieur ? Il ne la voyait pas jalouse de toute façon. Il décida de lui répondre en continuant la suite.
« Oui. J’ai re commandé mon plat pour manger un tant soit peu. Mais bon… peut-être que tu as eu ça avec Isia, mais il y a eu une panne d’électricité dans le secteur des loisirs. Grâce à ce bon Zelanka, qui faisait des tests sur l’E2PZ. Il m’a bipé sur mon oreillette. J’en ai eu marre et j’ai emporté la bouteille et Coralie, pour aller autre part. J’avais le sentiment que si je reste encore quelques minutes dans ce restaurant il y aurait eu une autre catastrophe » Il leva les yeux au ciel « Finalement, on aurait dû rester assis. Puisque sur les digues, Coralie à glisser dans l’eau. Elle a manquée de se noyer avec sa robe qui lui entravait les mouvements et le poids de ma veste que je lui avais prêtée. Elle était en robe avec des petites bretelles donc bon… enfin bon, j’ai dû plonger la repêcher. » Il continuait à la caresser tendrement, en racontant son histoire. « Chat noir bonsoir… »

Erin Steele

La jeune femme n’avait pas exploré l’idée que Perrine avait pu se montrer aussi aguicheuse pour virer Coralie, et cela tenait du fait qu’Erin n’était pas jalouse de l’infirmière, du coup, elle n’envisageait pas cette possibilité, tout simplement parce qu’elle ne voyait pas de menace dans la présence de la française dans l’entourage de l’anglais, fut-ce pour une soirée au restaurant. Pour elle, cela revenait à du racolage de bourrée, et cela l’agaçait un peu. Il lui indiqua qu’il avait déclenché des regards de jalousie quand il s’était pointé avec Coralie au restaurant. Erin soupira. Elle ne faisait pas attention à tout ça quand elle était avec lui, ou peut-être que si mais qu’elle était passée à autre chose. En fait, elle en vint à se demander si elle était détesté pour sa relation avec Alexander… C’était complètement stupide. Il ne pouvait pas plaire à toutes les filles de la cité, sans parler du fait qu’il était libre à son arrivée, et ce pendant presque sept mois et que personne n’avait jamais rien tenté à son égard, alors merde, qu’ils aillent se faire foutre !

Cela lui permit de préciser dans quel sens elle l’avait qualifié « d’accessoire », et elle opina du chef. « Oui je sais », souffla-t-elle alors qu’il tentait de la rassurer en lui affirmant qu’il n’était « l’objet » que d’une personne. Elle n’avait pas de crainte particulière. Ils avaient parlé de la tromperie une fois, suite à sa blague sur son possible couple avec Elia, et même si Alexander n’était pas rentré dans les détails, elle avait bien vu qu’il avait fait appel à un souvenir personnel pour mimer le mec dévasté, alors qu’elle jouait la comédienne en faisant l’amoureuse transi de son assistante. De vrais gamins. Donc, quand bien même aurait-elle des doutes, ce qui n’était pas le cas, elle pouvait toujours se rassurer en se disant qu’il n’infligerait pas ce genre de chose à sa moitié. Au pire, s’il devait rencontrer quelqu’un d’autre susceptible de lui plaire, il la quitterait sûrement avant, par respect.

Elle le lança sur la suite de la soirée, la tête toujours posée sur son torse. Elle avait fermé les yeux, bercée par le son de sa voix qui venait résonner dans le creux de son oreille. Il n’y avait pas à dire, elle adorait son timbre de voix. « Oui, nous nous sommes retrouvées dans le noir nous aussi », confirma Erin quand il parla de l’épisode avec Zelenka, tout en le laissant continuer. Malgré elle, elle eut un sourire amusé quand il affirma qu’il avait emporté la bouteille et Coralie autre part. Elle avait l’image d’Alexander avec Coralie sous un bras, et la bouteille dans la main. Qu’il commence par la bouteille en plus la fit pouffer. Erin se redressa pour le détailler quand il lui raconta la suite, dont la baignade improvisée.

« Oualala... », fit-elle atterrée. « Pas de bobo j’espère ? » L’eau devait être gelée. Elle comprenait un peu mieux l’état de l’appartement. Il devait avoir pris une bonne douche bien chaude pour se réchauffer les os. Cela aurait pu tourner de façon dramatique, surtout après un repas. Le choc thermique aurait pu les conduire à faire une hydrocution, sans parler du fait que Coralie, empêtrée dans ses vêtements auraient pu paniquer et les emmener tous deux par le fond. Elle lui fit un bisou affectueux sur les lèvres. « C’est peut-être elle la chatte noire », fit-elle remarquer. Après tout, ils étaient deux à cette soirée.

Alexander Hoffman

Il laissa couler la conversation sur Perrine et sur l’accessoire, cela était ridicule. Même lui, ne voyait pas les regards qu’on pose sur lui. Mais qu’importe, cela était peut-être flatteur. Il soupira doucement, la fatigue le prenait un peu. Mais surtout il était bien avec sa compagne contre son torse, qui confirmait qu’elles avaient goûtées aux ténèbres. Il imaginait déjà les râleries de la belle blonde en se retrouvant sans lumière. Quoique cela avait dû bien faire rire les deux jeunes femmes.
Il continua jusqu’au point d’impact qui était la chute d’une Coralie dans l’eau.

« Non par chance. À un moment je me suis inquiété de ne pas trouver d’endroit où le mur était plus bas. Par chance il y avait une passerelle. Puis il m’a fallu la porter pour qu’elle puisse atteindre la digue » Oui cela aurait pu être bien pire au final en février avec l’eau froide. Il espérait juste de ne pas avoir attrapé froid.

Alexander ricana à la dernière mention de sa compagne « Oui peut-être bien » enfin il n’était pas mieux. « Je devrais revoir mes fréquentations, je ne peux pas passer des journées tranquilles » dit-il d’un air provocant, tout en laissa sa main libre tapoter sur les callipyges de sa compagne.

Il déposa un baiser sur sa tête, tout en continuant à lui caresser les cheveux. Harry s’était lover contre Erin aussi. « Et toi ta soirée ? Tu as été un bel accessoire pour notre Dr dingotte ? »

Erin Steele


« Il faudra sûrement songer à installer des moyens de protections sur les digues. Un jour on va retrouver quelqu'un de noyé et ça va nous coûter cher », fit Erin pensive, profitant de la mésaventure de son compagnon pour extrapoler sur des sujets de droits communs. Si l’on pouvait éviter un drame sans restreindre l'accès, et avant qu'il ne se produise, il ne fallait pas hésiter. La mise en place d'échelles et de rambardes ne devrait pas être trop compliquée.
« Enfin j'espère que tu n’as pas attrapé froid », ajouta t-elle en écho à ses pensées. Elle le frictionna avec tendresse sans trop vraiment être efficace dans sa position mais qu’importe.

Erin fit un petit bruit de gorge amusé quand il lui tapota sur les fesses en lui disant qu'il devrait revoir ses fréquentations. « Effectivement, tu ne devrais passer tes journées qu’avec des hommes, et le reste du temps avec moi. » De la provocation gratuite en réponse à la sienne. Elle se nicha un peu plus en lui offrant son dos, tout en ajustant la position d’Harry.
« Tu ne veux pas descendre cette fermeture que j'enlève cette robe ? », fit elle en calinant distraitement le chat. Une fermeture éclair fermait la robe sur son flanc droit, parfaitement accessible pour le coup.

« Avec Isia c'est plutôt elle l’accessoire. Suffit de l’avoir avec soi pour attirer les mecs. Franchement ce que vous avez dans le pantalon vous rend maso. Elle joue avec eux et ils en redemandent. ». Erin adorait son amie mais il fallait reconnaître qu’elle jouait de sa beauté fatale avec les hommes comme avec les femmes. Et ces petits papillons venaient se brûler les ailes en sachant qu’ils se les brûleraient. Mais bon fallait croire que la perspective d’obtenir quelque chose de la belle blonde était une forme de Graal.

Elle n'était pas en position pour lui attraper son sexe sinon elle aurait joint le geste à la parole en l’aguichant un peu afin de jouer avec lui. Mais d'un côté, c'était préférable qu’elle ne fasse pas ça en parlant d’Isia en même temps.

Alexander Hoffman


Alexander hocha la tête, il est vrai qu’il faudrait envisager des moyens de protection, afin d’éviter des accidents bête. Notamment des morts dus à des soirées un peu trop alcoolisées. Normalement, ce n’est pas censé arriver, mais nous sommes avec les humains qui fêtent plusieurs choses et on n'a pas interdit la consommation des boissons alcoolisées sur Atlantis.
« Oui, tu nous feras un beau budget ma chérie d’amour ? » dit-il l’œil malicieux.

Lui aussi espérait, comme tout le monde il n’aimait pas être malade et aller à l’infirmerie car monsieur Hoffman aurait fait trempette dans la mer par une belle nuit de février. C’est un coup à se faire charrier par Taylor-Laurence, s’il elle le voit. Et elle était douée, pour débarquer à l’improviste. Et même si elle avait horreur des bobos aussi bénins, juste pour faire chier le RDA, elle serait capable de le prendre personnellement en charge.
« Je verrais demain. Coralie souhaite me voir demain. Mais si j’ai pas mal à la gorge je me passerais de la visite de courtoisie ».

Il laissa sa mains sur le popotin rebondi de sa compagne, le caressant doucement, plus pour éprouver la texture assez lisse et douce que le pervers amoureux des fesses. Même s’il n’y avait pas de mal à ça. Il avait parfaitement le droit de tâter la croupe de sa compagne.

« Et tu crois que je serais plus sage ? » Il pensait particulièrement à John, avec qui il était particulièrement intenable. Ils s’étaient bien trouvé mine de rien. Sans plus attendre il fit descendre la fermeture éclair de la robe, après avoir effleuré plusieurs endroit pour la trouver de sa main. « Voilà madame !». Alexander lui claqua un bisou sur le front.

L’anglais ne put s’empêcher de rire doucement à cette évocation. « Heureusement qu’on n’est pas tous soumis à ce qu’on a dans le pantalon… sinon je serais en train de ramper à ses pieds comme les autres ». Il se dandina doucement, pour glisser un peu plus sous elle et ajuster sa position. « Après, quand il y a un beau mâle dans le coin, il y a aussi pleins de jeunes femmes qui lui mangeraient dans la main, juste pour avoir un sourire. Vous n’êtes pas mieux » Et sans prévenir il la fit basculer sur le dos, se mettant sur elle. « Hin ma petite maso… » Il lui mordilla le nez puis l’embrassa tendrement.

Erin Steele


Elle répondit à sa demande de budget dit avec un œil malicieux par un petit haussement de sourcil, confirmant qu’elle le ferait par son non verbal, comme elle le faisait souvent. Elle avait une lueur amusée dans son regard, provoquée notamment par les mots qu’il venait d’employer pour cette demande. Elle l’avait réveillé, mais il était en forme.

« Décidément, elle veut te voir tous les jours », répliqua Erin, taquine, tandis qu’ils parlaient de la possibilité qu’il tombe malade. Elle espérait sincèrement qu’il ne le soit pas, plus parce qu’elle ne voulait que son bien être que par jalousie envers l’infirmière. Ce n’était pas comme-ci elle avait une pleine confiance en lui.
« C’est ça les groupies... » Il lui sourit amoureusement, avant de bailler.

Elle soupira, fermant doucement les yeux alors qu’il caressait ses fesses doucement. Il n’avait pas cette façon de faire qui pouvait laisser sous entendre qu’il avait une envie soudaine de lui faire l’amour, ou quelque chose de plus sexuel. C’était de l’affection, de l’amour, comme un câlin où les deux parties se caresser doucement mutuellement, lové l’un contre l’autre.

Erin fit un petit bruit de bouche pour répondre que non, elle ne pensait qu’il serait plus sage. « Suffit de voir comment tu te comportes avec John pour répondre non », répondit-elle. Elle calinait Harry qui était contre elle, tandis qu’il lui descendant la fermeture éclair de sa robe. « Merci Sir Barron », répondit-elle un brin moqueuse.

Il lui sourit à l’évocation de son comportement avec John, oui, il avait tendance à être un brin puéril. « De rien Baronette »

Elle allait répondre quelque chose quand il affirma qu’heureusement qu’il ne réfléchissait pas avec son sexe sinon il ramperait au pied de la sulfureuse blonde, mais il ajusta sa position et entreprit de lui répondre en prenant le contre exemple, avant de finalement la basculer sur le dos (ce qui éjecta un peu Harry avouons-le). Il se mit sur elle pour la traiter affectueusement de maso. Après son baiser, elle le toisa avec une petite moue, les yeux pétillants.

« Je ne sais pas ce que je dois comprendre », finit-elle par dire, cherchant clairement les embrouilles amicales. Elle prit une petite voix espiègle qui s’apparentait plus à un murmure, alors qu’elle ajustait sa position, écartant les jambes pour le caler au centre de son corps, bien sur elle. « Je suis maso de picorer dans ta main, parce que je suis une fille comme les autres et que tu es un beau mâle ? » Elle avait une moue amusée maintenant. « Et bien laisse moi te dire que tu es soumis à ce que tu as dans le pantalon, c’est juste que tu préfères les brunes maintenant », dit-elle en allongeant le cou pour lui caresser le nez avec le sien, tout en le toisant de ses yeux verts.

Elle savait que ce n’était pas ce qu’avait voulu dire Alexander, ni qu’il était avec elle pour sa plastique, mais c’était amusant de le taquiner. En plus elle faisait preuve d’une certaine forme de mégalomanie, en affirmant par ailleurs qu’il était un bel homme et elle une belle femme. D’un côté, c’était ce qu’ils étaient. Mais se la péter gentiment ne faisait pas de mal.

« Hin mon petit maso… », ajouta-t-elle alors que sa tête se reposait sur le lit après son baiser d’esquimau furtif.

Alexander Hoffman

Finalement il commençait à être fatigué et malgré l’envie de rentrer dans le jeu des taquineries avec sa compagne, il lui sourit simplement en lui tapota la tête.
« Non j’aime les blonde et je trouve que tu devrais faire un effort et te teindre
les cheveux
» Un sourire innocent sur les lèvres. Il roula sur le côté se remettant dans les draps. Attrapant le pyjama en soie qu’elle laissait dans ses quartiers quand elle le rejoignait pour lui mettre sur le nez « Allez zou. Enfile le et viens, il est l’heure de dormir si tu ne veux pas te prendre une fessée pour abus de bêtise ». Il se tourna, lui offrant son dos.

Erin Steele

Elle fatiguait elle aussi, mais elle était bien trop fière pour l’avouer et elle préférait de loin continuer dans la joute verbale pour ne pas se dégonfler. Bref, si aucun des deux ne mettaient le holà de temps en temps, ils passeraient des nuits complètes à se taquiner gentiment. « Peut-être que je ferai l’effort alors », fit Erin qui n’avait rien contre les couleurs. Le seul truc qu’elle n’aimait pas trop faire, c’était les raccourcir de trop.
Elle reçut le pyjama sur le nez, cachant la moitié de son visage. Monsieur voulait dormir, le message était clair. Elle se redressa dans le lit, faisant s’écouler le vêtement sur son torse. Elle l’enfila prestement, terminant de retirer le reste de sa tenue de soirée.
« J’aime quand tu fais preuve d’autorité monsieur le cadre dynamique », fit-elle en lui mordant l’oreille avant de s’allonger dans la stricte longueur de son dos. Elle glissa son bras inférieur sous l’oreiller, et le second vint s’allonger docilement le long de la cuisse de l’anglais. Elle ne resterait pas longtemps comme ça, car elle avait vite chaud la nuit, mais elle aimait bien s’endormir blottie contre lui. Elle pouvait respirer son odeur tout en sombrant dans les méandres de la nuit.

Rapidement, un petit souffle apaisé s’éleva dans la pièce plongée dans la pénombre, signe que les deux administratifs dormaient tous les deux.



codes par shyvana

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L'administration a des problèmes à toutes vos solutions.
D.C. Sergent Maître Pedge Allen - Teshara Lays ~ Ecriture : Springgreen
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Des pensées pourpre dans une marmite

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