Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez| .

L'ennemi intérieur [Pv Alex et Erin] - /!\ AMES SENSIBLES S'ABSTENIR /!\

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Invité
avatarInfos
Invité
MessageSujet: L'ennemi intérieur [Pv Alex et Erin] - /! AMES SENSIBLES S'ABSTENIR /! Dim 18 Déc - 17:36
Spoiler:
 
/!\ Au vu des insultes et autres éléments ce post est interdit aux -18 ans merci de comprendre

------------------------------------------------------------

Elia venait de revenir au bureau après sa pause déjeuner. Oui, oui, maintenant elle s'astreignait à aller manger à heure fixe, pas forcément beaucoup, mais au moins de quoi ne pas perdre le poids qu’elle avait réussi à prendre grâce au traitement du docteur Taylor-Laurence et aux gavages de Brigitte. Maintenant qu'elle avait de jolis vêtements à sa taille, elle n'avait pas envie de les voir à nouveau pendre lamentablement sur elle comme sur un cintre.

Elle avait découvert que le regard des gens sur elle changeait. Elle était de moins en moins transparente, et ça l'encourageait à continuer ses efforts. Elle se surprenait parfois à rosir de plaisir quand elle sentait un regard s'attarder sur elle. Par certains côté, Elia se comportait parfois comme une adolescente.

Ce jour-là, en vu de la réunion prévue dans l'après midi avec Mr Hoffman et certains scientifiques, elle avait soigné sa tenue. Elle portait un pantalon noir, fluide, mais à sa taille, un chemisier cache-cœur rose pale, et des chaussures noire à talon haut.

À peine installée à son poste, elle entendit le chuintement de la porte de communication avec le bureau de Mr Hoffman. Elle leva les yeux et lui sourit. Elle ne pensait pas qu’il soit déjà revenu de sa pause, mais en même temps, il était capable de ne pas y être encore allé.

« Elia, vous avez mangé ? »


“Oui Monsieur.”


« Bien, vous pouvez porter ce dossier au Dr Zelanka s’il vous plaît ? Je n’ai pas eu le temps de manger » Il lui tendit un dossier assez épais. « Vous lui direz que je l’ai corrigé et que les derniers éléments ont été apportés pour la réunion de 15h00 » Il regarda sa montre semblant s’alarmer de l’heure tardive de son repas, il n’avait pas vu le temps défiler.

“Bien sûr” répondit-elle en prenant le dossier. “Bon appétit Monsieur”

Il hocha la tête avec un petit sourire ravi « Merci » Il commençait à faire demi-tour avant de se retourner vers elle « Et rappelez lui aussi d’être à l’heure cette fois » répliqua-il avec une voix amusée. Il était moins froid avec son assistante depuis qu’ils commençaient  à se côtoyer régulièrement, surtout le midi avec Erin qui venait animer.

Elia pouffa. Il est vrai que Zelenka avait un coté professeur Nimbus, toujours la tête dans les nuages, et qu'il était bien capable d'oublier quelque chose d'aussi terre à terre qu'une réunion avec le chef de projet de la cité. Elle ne comptait plus le nombre de fois où elle avait du décrocher sa radio pour le rappeler à l'ordre avec plusieurs minutes de retard, et où elle l'avait entendu jurer dans sa langue natale et débouler dans la salle de réunion, essoufflé et ses papiers en vrac sous un bras.

“Ne vous inquiétez pas, je vous le ramènerai à l’heure et en personne, quitte à le traîner jusqu’à la salle de réunion par la peau du cou.”

Le jeune homme ricana légèrement « Très bien ! Si vous n’y parvenez pas, vous irez demander un fouet à Erin, comme elle est réputé pour mettre au pas toute la cité »

Elle sourit largement à son patron “Ne vous inquiétez pas, je n’aurais pas besoin de fouet avec Radek.”

« Il est vrai qu’il semble bien vous aimez » fit-il d’un air malicieux.

Elia se sentit rosir et se racla discrètement la gorge avant de hausser les épaules.

“Oui. Je l’aime bien aussi. Il est gentil.”


Même du temps où elle était encore femme de ménage, Elia avait toujours eu un petit faible pour ce scientifique lunaire et rêveur, qui semblait toujours revenir brutalement à la réalité quand elle entrait dans son laboratoire pour y faire le ménage, mais qui était toujours courtois et gentil avec les petites mains de la citée.

Alexander lui fit un petit sourire au coin, l’œil pétillant en hochant la tête. « Réajuster votre plumage, et a tout à l’heure » Et il sortit du bureau grandement amusé.

Cette fois, Elia se sentit clairement rougir. Depuis qu'elle travaillait pour Alexander, elle avait l'occasion de rencontrer Zelenka plus souvent et au fil du temps, elle en était arrivé à attendre ses entrevus avec peut être un peu trop d'impatience... Mais elle n'avait jamais pensé qu'elle était aussi transparente aux yeux de son patron.

Quoi qu'il en soit, elle suivit le conseil du jeune homme, elle lança la webcam de son ordinateur pour rectifier un peu son maquillage discret et sa coiffure, même si elle savait que ça ne changeait pas grand chose. Parfois elle se disait qu'elle aurait pu débouler dans le bureau de Radek nue comme un vers, qu'il ne s'en rendrait même pas compte tant il était toujours plongé dans ses pensées.

Avant de quitter son bureau, elle appela le laboratoire du docteur Zelenka, histoire de vérifier qu'il s'y trouvait bien, elle n'avait pas envie de devoir le chercher dans toute la cité. Elle eut un ligne un de ses assistants qui lui confirma qu'il était bien présent.

Quelques minutes plus tard, le dossier sous le bras, elle prenait la direction du secteur scientifique. Elle avait hésité entre y aller à pied ou prendre un téléporteur, mais tout comme sur terre elle n'était pas très à l'aise avec les ascenseurs, elle avait un peu de mal avec ses engins qui permettait de se téléporter d'un coin à l'autre de la cité. Aussi, autant que possible, quand elle n'était pas trop pressée ou qu'elle n'allait pas trop loin, elle préférait marcher... et puis, de par son emploi précédent, elle connaissait la cité et ses raccourcis.

Et puis, le laboratoire de Zelenka, elle aurait été capable d'y aller les yeux fermés tant elle était habitué à devoir lui rapporter des documents qu'il avait oublié de signer, des rapports incomplets... C'était probablement un des scientifiques les plus doués de la cité, par contre, pour ce qui était de ses obligations administrative, il s'y faisait pas.

Tout en marchant, elle repensa à la réaction d'Alexander et sourit en secouant la tête. Elia avait des goûts assez particuliers concernant la gente masculine. Mais, elle n'avait encore jamais eut ce qu'elle devait bien appeler un petit coup de cœur pour un homme qui aurait pu être son père. Plongée dans ses rêveries, elle n'entendit pas les bruits de pas derrière elle dans le couloir devant le gymnase.

***

Putain de merde de merde ! Depuis que l'autre petite garce de Pierson, c'est montré, on avait failli être sur la sellette... elle l'avait bien regretté cette pute tiens ! Elle avait bien payé pour la blessure de Grant ! Hinhin, oh oui, elle avait eu le droit à se faire écarter la rondelle par les copains ! ça lui apprendra à parler tiens ! Bon, avec sa connerie, on avait failli être découvert ! Heureusement que les potes au-dessus sont malin, pour mettre des bâtons dans les roues de l'infirmière et de la consultante... Putain, ça me rend vert ! Mais alors vert de savoir qu'Erin est devenu notre ennemie ! remarque, faudrait qu'on la chope à plusieurs cette garce, je la verrais bien à mes pieds, me lécher la bite ! Cette putain de gouinasse ! Je ne sais pas ce qui me fou les boules, c'est qu'elle aime les chattes autant que moi ou qu'elle aime les british aussi coincé qu'un balai dans le cul de Hanz ! Dans les deux cas, elle aurait dû accepter d'être ma chienne ! Je te l'aurai bien baisé, et bien traité ! Car là, elle va le payer à force de mettre sa truffe de partout ! Putain que je n'aime pas les pédés ! ça me donne envie de les enculer jusqu'à qu'ils crevent ! Ce n'est pas normal ! Je suis certain que c'est une mal baisée ! ça m'a ruiné ma journée, quand je l'ai vu au mess a minaudé avec l'autre femme de ménage ! Bordel une putain de grouilotte de femme de ménage quoi ! Ouai d'accord, elle est passé assistante ! car elle doit bien sucer elle aussi ! Tu parles, un véritable aspirateur !

Bref... j'avais dit au boss que je me chargerais de ma copine ! Je vais te la recadrer moi ! Rho bordel, j'en ai marre, mais marre de ce tour de garde qui sert à rien ! Vivement que la relève arrive que je me casse ! Ah tiens, c'est l'autre grande folle de Hanz qui me relève ... le pire c'est que c'est un de mes pote, il gentil ... malgré qu'il soit pédé comme jamais ! Enfin, tant qu'il laisse mon cul tranquille ça me va !

Bon, sur ce, je me casse, je ne mis pas longtemps à tomber sur quelqu'un de fortement intéressant dans les couloirs de la cité... mais qu'est-ce qu'elle fou là elle ? Ohoho mais c'est la pute d'Erin ! Jour de chance mon petit Pète ! Mais viens là ma petite, je vais donc te faire voir comme quoi les bites c'est très bien ! Je m'approchai doucement, de cette miniature de femme, la chopant au coin du détour d'un couloir, l'emportant dans une zone sans caméra et surtout sombre. Ses papiers volèrent, s'éparpillant dans le couloir, comme des plumes d'un oiseau qu'un chat viens de choper ! Mais sur sa bouche, elle est légère à soulever. Je marchai un peu avec ma proie dans les bras, je la maintenant tellement fort qu'elle ne pouvait pas vraiment bouger. Une fois dans un cul de sac, peut fréquenter à cette heure-là je la balançai avec force contre le mur plus loin. Avant de la plaquer avec ma lourde main, à la gorge.

« Alors, comme ça tu seras doué pour sucer ? Passer de grouillot du ménage à soubrette de bureau ça fait quoi ? » j’avais un sourire mauvais « Tu as fait comment petite pute ? Ta sucé le rosbif s après ou avant avoir lécher la chatte d’Erin ? »


***

Elia n'eut pas le temps de comprendre ce qui lui arrivait. Une immense main se plaqua sur son visage, l'étouffant presque, alors qu'un bras l'enserrait brutalement, lui coupant un peu plus le souffle. Le dossier d'Alexander lui échappa, s'ouvrant en heurtant le sol et répandant les feuillets à tous les vents. Bêtement, alors que son agresseur l'entraînait à l'écart du passage, tout ce qui préoccupait la jeune femme était le travail qu'il faudrait faire pour remettre toute les pages dans l'ordre avant la réunion, et que du coup elle risquait bien d'être en retard... et Radek aussi.

Le cerveau à parfois des réactions de défenses bien étrange dans les situations de crises. En même temps, se focaliser sur la paperasse répandu sur le sol du couloir évitait à Elia de prendre conscience de ce qui lui arrivait. Elle n'eut pourtant pas d'autre choix lorsque l'homme la balança durement contre un mur. L'arrière de la tête de la jeune femme heurta brutalement le mur lui arrachant un petit cri et provoquant une explosion d'étoiles devant ses yeux. La douleur vint quelques dixièmes de secondes plus tard, mais entre temps, la terreur avait pris le dessus. L'homme qui l'avait kidnappée se tenait face à elle, la maintenant contre le mur d'une main serrée sur sa gorge, racontant des horreurs qu'elle avait un peu de mal à saisir. De quel Rosbif parlait-il ? Et c'est Alexander qui avait un chat, Erin n'avait pas de chatte à sa connaissance.

***

Mais putain elle ne comprend rien ! Elle est débile ! Dans un sens, faut pas avoir beaucoup de neurone pour récurer les couloirs ! Tsss par contre elle avait du talent pour récurer autre chose !
« Tu ne comprends rien la débile hin ? » Je lui collai une petite baffe pour qu’elle reprenne les esprits et qu’elle puisse au moins me donner le plaisir de me supplier et de me répondre ! Grosse chacasse ! Ta le cul qui est flamme et je vais te l’incendier comme jamais !
« Alors t’as fait comment pour passer de sous merde du couloir à secrétaire de l’autre enflure d’anglais ? Ta sucer qui en premier lui ou Erin ? »


***

Il la gifla, la traitant de débile, et lui demandant comment elle avait fait pour devenir la secrétaire d'Alexander, allant jusqu'à sous entendre qu'elle avait pu faire une gâterie à Erin ou au jeune homme pour obtenir le poste. Non, en fait il ne le sous entendait pas. Il en était sur. Il Elia commença à avoir peur, elle tenta de se rebiffer, lui donnant un coup de pied dans le tibia. « Pour qui vous me prenez ?! J'ai pas besoin de sucer pour avoir de l'avancement moi ! » répliqua-t-elle d'un air bravache.

***

Mais c’est qu’elle mordait la pute ! Je ricanai méchamment quand elle tapa le tibia, lui collant mon poing dans le bide ! Tiens, tu fais-moi la fière là ! « Je te prend pour ce que tu es ! Une petite pute ! Te faut au moins avoir la gorge bien lubrifiée pour passer de grouillot à assistante ! T’es trop conne pour avoir un diplôme !»

***

Sa pauvre tentative de rébellion fut durement sanctionnée. L'homme lui balança un coup de poing dans le ventre. Elia en perdit son souffle. S'il ne l'avait pas maintenue par la gorge, elle se serait pliée en deux de douleur. Elle ressentit une brusque nausée, autant due au coup qu'elle venait de prendre qu'à la peur qu'elle éprouvait. La main sur sa gorges se resserra un peu. Elle sentit des larmes se former dans ses yeux. Elle s'efforça de les contenir. Elle ne voulait pas lui donner la satisfaction de le supplier ou de la voir pleurer. Par contre, elle resta silencieuse. Préférant ne pas répondre à ses insultes.

***

Mais elle ne répond pas la salope ! Cela m'agaçait. Je la soulevai un peu plus, avant de la balancer de l’autre côté. Bien entendu, je la chopai par les épaules, pour la plaquer contre la paroi froide et lisse.
« Tu as donné ta langue à la minette d’Erin ? » dit-je en lui murmurant à l’oreille « Tu vas me montrer tes talents ! Je suis certain qu’ils te baisent à deux ! » Je mis ma jambe entre les siens, pour la soutenir à ma hauteur « Tu diras à ta maîtresse de ne plus fourré son vilain nez là, où ça ne la regarde pas, sinon elle finira comme toi ! »

Ma main droite, alla toucher sa poitrine… elle n’avait strictement rien dans le soutif ! Je décala celle-ci jusqu’à ses hanches, heureusement qu’elle a un jolie visage car elle n’a pas grand-chose pour elle sinon ! « Tu n’es qu’un tas d’os ! Je vais t’en briser quelqu’un en t’enculant salope ! »

Tu peux te débattre petite sous merde, ça va rien changer, je te brise quand je veux ! Je resserrai ma prise, lui collant une baffe monumentale sur le visage. Elle signa de la joue, car avec ma chevalière je l’avais griffée. « C’est ça crie et je te défonce tes dents ! Tu suceras d’autant mieux ainsi ! ». Elle se mit à chialer ! Ah c’est mieux ça ! D’un geste violent, je lui arrachait son corsage, dévoilant son torse, je lui retira en le fissurant de mes deux mains, car c’est plus drôle ! Et quand j’en aurais fini avec elle, elle sera encore plus humilié d’être à moitié nue !  Ma main lourde alla peloter les œufs au plat, pour me donner un peu de dureté dans le bas ventre « Alors tu préfères la rondelle ou ta chatte ? » finalement, les mini œufs de fœtus, ce n’est pas bandant ! Donc, je mis ma main à son entre jambes, commençant à déboutonner son pantalon, car le déchirer mettait trop de difficulté. Mais, je n’y arrive pas, alors je peloterai pour le moment.


***

Elia comprit rapidement que quoi quelle fasse ou ne fasse pas, qu'elle parle ou reste silencieuse, ça ne changeait pas grand chose. L'homme prenait visiblement beaucoup de plaisir à la brutaliser. Il la saisit par les épaules et la retourna brutalement contre le mur, venant se coller contre elle. Une langue de terreur glacée et de dégout lui parcourut la colonne vertébrale quand quelle sentit son souffle dans son cou alors qu'il lui murmurait des horreurs. Elle tenta de résister quand elle sentit sa jambe forcer les siennes, mais elle était loin de faire le poids face à cette brute.

Elle eut un haut le cœur quand il la toucha, la palpant comme un animal sur une foire. Sa dernière déclaration fit prendre conscience à Elia de toute l'horreur de la situation. Visiblement, il n'allait pas se contenter de lui faire peur. Instinctivement, elle tenta de ruer, de se dégager.

« Lâchez moi ! » hurla-t-elle... « Laissez moi tranquille ! »

Elle savait bien que ses cris et supplications n'auraient d'autres effets que d'amuser son agresseur, mais elle espérait au moins que quelqu'un les entendrait et viendrait à son secours... sinon... A cette pensée, elle éclata en sanglot.

Une gifle la fit taire. Elle sentit une vague brulure au niveau de sa joue, et quelque chose de visqueux et chaud couler sur son visage. Le goût métallique du sang envahit sa bouche. Elle s'était mordu l'intérieur de la joue sous la brutalité du coup. Elle savait qu'il était parfaitement sincère dans sa menace. Il aimait la frapper ! Elle le sentait. En fait, ce pervers prenait son pied à taper sur quelqu'un incapable de se défendre. Il semblait d'ailleurs aussi apprécier de la voir pleurer. Elle ressentit une profonde haine pour cet homme, et une rage bien inutile aussi.

Elle cria à nouveau quand il saisit son corsage et le déchira avant que sa mains ne vienne à nouveau se plaquer sur sa poitrine, pétrissant brutalement sa poitrine. Vu sa position contre elle, elle sentait bien qu'il ne se passait pas grand chose dans son pantalon. Il tenta de défaire son pantalon mais n'y parvint pas... Elle félicita intérieurement la styliste qui avait créer cette fermeture à deux boutons et fermeture.

Elle ne pouvait pas se défendre, elle ne pouvait pas éviter les coups, alors quitte à être frappée autant que ce soit pour quelque chose.

« Visiblement, ça ne sera ni l'un ni l'autre, salopard ! » répondit-elle en lui balançant, comme elle le put, un coup de poing dans les parties.

***

Putain de salope ! Elle m’a donné un coup dans les bijoux ! je vais doublement prendre plaisir à te la faire crier moi ! Je gémissais de rage, la laissant tomber au sol. Mais, je ne tardai pas, malgré la douleur à lui sauter dessus, la dominant, pour la plaquer sans aucune douceur. Je lui attrapait un poignet, pour la retourner, lui tordant avec force pour qu’elle chiale plus. De mon autre main, je la fis basculer sur le ventre, enfonça sa tête sur le carrelage de la cité. « Va falloir te recoudre salope ! » fit-je en lui attrapant les cheveux pour lui faire relever sa tête de broute-minou. Je fini par la lâcher pour qu’elle percute le sol, attrapant le bas de son pantalon, dans le but certain de lui baisser avec ou sans douleur. avec douleur serait le mieux.

***

Le gémissement que poussa son agresseur lui mit du baume au cœur. Même si ça vengeance fut à la hauteur de sa rage. Il recula un peu, et privé de soutient, Elia tomba sur le sol. Elle aurait put en profiter pour tenter de fuir, mais elle n'en eut pas le temps. Il se jeta sur elle avec sauvagerie, la plaquant au sol on lui tordant un poignet. Elle hurla de douleur en entendant un étrange bruits de bois brisé, mais n'eut pas le temps de réaliser ce qui lui arrivait. Il la bascula sur le ventre, appuyant sur sa tête pour la maintenir contre le carrelage dur et froid de la cité. Il lui attrapa les cheveux, lui relevant la tête à lui briser les cervicales, lui offrant une nouvelle menace avant de la lâcher.

Son front heurta le carrelage, lui faisant voir trente six chandelles et la laissant un instant sonnée. Lorsqu'elle reprit ses esprits il avait saisit le bas de son pantalon et tirait dessus comme un forcené.

Elia hurla à nouveau, à tue-tête, appelant au secours, priant pour que quelqu'un enfin les découvrent. Elle était sûre qu'après être arrivé à ses fins, son agresseur ne se contenterait pas de la laisser partir comme si de rien n'était. Elle n'avait pas envie de disparaître au fond de l'océan.


Dernière édition par Elia Fischer le Jeu 22 Déc - 14:10, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

avatarInfos√ Arrivée le : 08/07/2016
√ Age : 25
√ Messages : 907
Alexander Hoffman
Dossier Top Secret
√ Age: 37 ans
√ Nationalité: Royaume-Uni Royaume-Uni
√ Gêne: Inoculation
MessageSujet: Re: L'ennemi intérieur [Pv Alex et Erin] - /!\ AMES SENSIBLES S'ABSTENIR /!\ Lun 19 Déc - 21:57
L'ennemie intérieur


Chronologie : Début Janvier


La journée allait être longue, sacrément longue... Comme à son habitude le Dr Zelanka, avait rendu la veille, sa partie pour le dossier sur l'E2PZ vert, cela faisait huit mois qu'il travaillait dessus avec le chef de projet. Faut dire, que l'objet avait quand même de nombreux mystères et son adaptation au sein de la cité prenait du temps. Surtout pour optimiser au mieux son approvisionnement en énergie, tout en rechargeant ses petits collègues normaux. Enfin bon, on ne changera jamais les scientifiques, qui avaient tendance à tout rendre à la dernière minute. Surtout Radek, avec son caractère lunaire. Autant cela pouvait agacer le jeune homme, autant là, avec Zelanka, il était patient, puisque le scientifique mettait toute sa bonne volonté dans son travail. Sans parler de sa bonté qui le rend attachant. À force de le côtoyer dans le travail, le Britannique s'était adapté à cet homme, comme lui s'était adapté à lui et cela marchait bien.

Alexander, avait passé toute la journée d'hier et la matinée à relire et apporter des éléments complémentaires à ce dossier contenant plus de 300 pages. Une véritable horreur, s'il n'avait pas été un minimum passionnant. Bien entendu, il ne travaillait pas seul dessus, puisque qu'Erin, l'avait aidée. Ce ne fut que de la finalisation, puisque Monsieur Hoffman était pointilleux. Peut-être même un peu trop. Qu'importe, le dossier était impeccable et ce fut ravi qu'il regarda l'heure... arf 14h20...Pourquoi donc n'avait pas été-t-il couper par Erin pour se restaurer ? Faut dire que la jeune femme, lui servait aussi d'horloge parlante, sinon il oubliait de manger... comme aujourd'hui. Avait-elle aussi oublié ? Ah oui, elle mangeait avec une amie. Sûrement la belle blonde incendiaire.

Il toisa son bureau... il est à la ramasse vraiment. Une salade composée l'attendait bien sagement avec une part de gâteau au chocolat. Il s'occuperait de son cas dans quelques minutes. Son regard alla sur ses jambes, qui étaient recouvertes par un plaid vivant : Harry. Le petit félin, profitait de la position assise de son maître pour se lover au creux de celle-ci en ayant bien chaud. Il était navré de la bouger, mais il le fallait, pour qu'il puisse voir Elia. Ce fut donc avec des miaulements plaintifs qu'Harry marqua son mécontentement, quand son maître le souleva pour le déposer en haut de l'étagère de son bureau.
« Arrête de râler on dirait Erin »
« Mewmewwwww »
« Oui bien sûre, râleur »
« Maaaaaaaaarouuuu » conclu le chat en se remettant en boule, boudant clairement.
« Dans ce cas, pas de poulet »
« Ma ? » le chat leva la tête et se mit à ronronner, parfois il avait l’impression qu’il était bien plus intelligent. Qu’importe si le chat comprenait ou non, il devait surtout percevoir le ton de voix de son maître et interpréter en conséquence.

Alexander, saisie le dossier, qui sortait de l'imprimante, pour le relier et marcha jusqu'à la porte vitrée et communicante entre les deux bureaux. Elia revenait tout juste de sa pause repas, son ordinateur venait juste de se rallumer, déduction logique. Mais par politesse il lui demanda, pour ne pas la déranger avec la tâche peu intéressante qui comptait lui demander. Même si, avoue-le, porter un dossier à ce drôle d'homme qu'est Zelanka, ne semble jamais déranger la petite pirolle. D'ailleurs, elle avait une jolie tenue, un cache cœur rouge avec un pantalon noir fluide, qui lui allait très bien. Sa prise de poids, la remplumait un peu plus et il fallait avouer qu'elle se transformait en jolie jeune femme. Élément qui se confirma quand, il aperçut les joues se parer de couleur cramoisie de la demoiselle à l'évocation du scientifique. Naturellement, il la taquina l'œil pétillant.

Mademoiselle Pirolle aurait un coup de cœur pour le décoiffé de service ? Dans un sens, il était tellement adorable et bons, qu'il pouvait très bien faire fondre le cœur de cette jeune femme fragile et douce. Même, si la différence d'âge est absolument énorme. Cependant, ce genre de constations, ne regardait point Alexander, qui en aucun cas, se permettrait de juger les goûts et les couleurs de son assistante.

Il la salua et repartie dans son bureau, saisissant ça son repas, pour le déguster dans son canapé. Il avait 30 minutes pour se restaurer... Harry, rappliqua aussitôt, se perchant sur ses épaules, dans le fin espoir d'avoir l'un des petits morceaux de poulets qui composait le repas de son compagnon humain. Le chat, réclamait très peu, préférant une approche plus discrète, mais tout aussi présente : le câlinage avec les yeux ronds pleins d'amour. Depuis qu'Elia donnait des morceaux de volailles à Harry, il s'était habitué à ce que ce genre de met lui reviennent. Comme quoi, le matou prenait ses aises facilement.

L'esprit du jeune homme, moulinai, il avait allumé son ordinateur, pour projeter le diaporama et se remémorer son discours. La réunion, était dans son bureau en petit comité, rien de bien stressant. Hors, étant perfectionniste, il aimait bien quand tout marche sur des roulettes. En parlant de roulettes, il avait promis, un débriefe à Erin, avant la réunion (s'il n'était pas à la bourre) sur le budget prévisionnel et l'apport du CIS. Comme la veille, il manquait un ou deux éléments ... il se leva donc, secoua ses épaules, pour faire glisser le long de son bras son animal de compagnie.

Il se dirigea, salade en barquette à la main, jusqu’au bureau de son amie, frappant à sa porte. Vue, l’heure, elle avait dû rentrée de son repas. Il pénétra dans son antre, quand il entendu son approbation.
« Bonjour Choupinette » Fait rare, ils ne s’étaient pas croisé le matin, ni pour la pause, Alexander avait fait l’ermite depuis 7h00 du matin dans son office, pour finir les corrections dantesques de la partie de Zelanka. Puisque, l’orthographe et la grammaire anglaise ne faisait point un chiffre rond chez le tchécoslovaque. Quant au surnom évoqué, il avait juste envie de lui sortir une connerie… La jeune femme leva le nez de son ordinateur sur lequel elle pianotait, parfaitement concentrée.
« Tu es occupé ou bien libre pour un kidnapping budgétaire ? » Il avait passé une journée de fou hier, hors cela ne l’avait pas rendu de mauvaise humeur, bien au contraire, il était joyeux. On arrivait à la fin du projet avec des perceptives futures tellement folles et excitantes, qu’il ne pouvait qu’être heureux. Erin le toisa l’espace d’une seconde ou deux, suite à son salut plus qu’amicale avec un sourire sur ses lèvres : « Coucou mon lapin. Enlève-moi et emmène-moi sur une planète fantastique. »
Immédiatement un franc sourire se dessina sur les babines du jeune homme. Elle avait le don génialissime de toujours le suivre dans ses fantaisie en réémettant une couche par-dessus.
« Attrape mon bras princesse et je t’emmène dans ce monde merveilleux » il ouvrit son bras, dans l’attente qu’elle se lève et lui saisisse pour partir vers son bureau. Elle se leva pour lui saisir toute guillerette. « Tes chevaux blancs sont derrière la porte ? ».
« Non, nous irons à dos de Tairis blancs »
« Oohhh, quel romantisme, je suis toute émoustillée. », dit-elle taquine en lui faisant un grand sourire.
« Et ce n’est que le début » lui répondit-il avec un rictus charmant, avant de sortir du bureau et l'emmener comme prévu dans le siens deux portes à côté, la consultante se laissa joyeusement entrainer. Pour une fois, ils ne croisèrent personnes. Quand ils pénétraient dans l'officie, ils trouvèrent un Harry, queue levée en ronronnant bruyamment semblant n'attendre qu'une seule personne : Erin. À croire qu'il savait quand elle venait. Le chat était sur le dossier du canapé en cuirs et piaffait d'impatience en voyant son humaine favorite. Bien entendu, elle le papouilla généreusement quand il vint sur ses genoux une fois qu'elle se retrouva avec les fesses dans le canapé.

Tout en continuant de manger, l'anglais, défilé le power point pour faire un topo à Erin. Cela ne prit pas longtemps et il modifia le budget une fois validé par miss soussous. Il regarda sa montre.
« Hum… je crois que le beau plumage de la Pirolle donne du retard à ce bon Zelanka » en effet il était 14h58 et il serait fort étonnant que d’ici deux minutes quelqu’un frappe à la porte.
« Tu crois que Zelenka et Elia… ? », dit-elle en laissant sa question en suspens.
« Elia semble avoir un petit faible pour lui. Après concernant le scientifique il ne serait pas capable de le voir un éléphant dans le couloir tellement il est à côté de la plaque » dit-il amusé.
« Comme tout bon scientifique qui se respecte », répondit Erin amusée enclenchant un hochement de tête parfaitement en accord du chef de projet.
« En tout cas, tant qu’elle le fait venir à l’heure… » fit-il taquin, puisque la dernière fois le Dr avait mis 30 belles minutes dans la vue de tout le monde. Un exploit car, avant il était courant qu’il arrive une ou deux heures en retards.
Erin consulta sa montre. « Ce ne sera pas pour cette fois », dit-elle.
Il lui sourit, commençant à échanger sur un autre sujet, pour passer le temps. L’avantage d’être avec Erin, c’est qu’il ne s’ennuyait jamais en sa présence. Les minutes passaient que trop vite, élément important quand on attend quelqu’un. Finalement, au bout de 5 minutes (vous remarquerez un exploit surhumain de la part du scientifique), ils entendirent quelqu’un frapper. L’anglais jeta un petit regard malicieux à son amie en lui murmurant :
« Ah nos deux tourtereaux sont là ! »
« Ce fut quand même rapide », dit-elle pour la forme. Alexander hocha la tête, avant de s’éclaircisse la voix « Oui ? ».

Une tignasse ébouriffée, une paire de lunette ronde et un petit sourire timide caractérisait le nouveau venu. Celui-ci avait toujours, le regard empreint de gêne, comme si sa présence pouvait agacer autrui. Mckay devait lui en faire voir de toutes les couleurs pour que ce brillant scientifique soit aussi si peu sûre de lui, avec une gestuelle d’homme rabaissé. Le fait qu’il soit le seul responsable « bleu » de ce projet, sans être sous la tutelle de son écrasant confrère redonnait, cependant, un peu de gloire à cet homme de l’ombre. Alexander se leva, pour lui serrer la main.
« Bonjour Monsieur Hoffman. » le regard de l’ingénieur se tourna vers Erin « Mademoiselle Steele ».
« Vous allez bien ? je vois que vous envoyez mon assistante vous fait venir à l’heure … je vais vous l’envoyer plus souvent » oui, nous n’étions point à 5 minutes près, il faut encourager les bonnes volontés.
« Eh oui, merci et vous deux ? » Il fit un petit rictus, assez content d’être là. A vrais dire, il aimait bien ce genre d’entrevu, car il se sentait à sa place et dans son élément pour parler de sa passion : son travail. Et surtout qu’il n’était point jugé et rabaissé sur ses compétences intellectuelles.
« Oui, merci » hocha Alexander poliment.
« Ça va merci, » ajouta Erin puisqu'il demandait.

Le scientifique semblait se rendre compte qu’il y avait un autre élément dans la longue phrase du chef de projet, il ouvrit de grand yeux « Votre assistante ? Elia ? »
« Oui, Elia n’étant pas cassée, je garde la même assistante » répondit le jeune homme avec son humour pince sans rire. Zelanka, se gratta les cheveux.
« Euh… bien je n’ai pas vu Elia ... »
« Comment ça ? Je vous l’ai envoyé il y a 40 minutes, pour vous donner le dossier avant la réunion »
« Ah je me disais que ce fut étrange que je n’ai rien de votre part… je suis désolé Mrs Hoffman, mais je n’ai pas eu la visite d’Elia… elle c’est peut-être perdu ? Je me perds encore dans cette cité vous savez » la dernière phrase fut une tentative d’humour bien maladroite.

Le visage d'Alexander semblait se refermer... pas de mécontentement mais d'une forme d'inquiétude. Elia ne se perdait jamais, elle avait un très bon sens de l'orientation, surtout qu'en tant qu'ex-femme de ménage elle connaissait la cité comme sa poche... Et il serait surprenant qu'elle s'égare dans les couloirs pour rendre visite à son béguin.

Il marcha jusqu'à la porte vitrée, elle devait être rentrée et n'avait pas osée les rejoindre... ça c'est courant venant d'elle. Hors, quand la porte s'ouvrit, il ne découvrit que l'orchidée rose et blanche qu'il lui avait offerte pour son emménagement... rien de plus, aucunes traces de la pirolle. Il fut stupéfait. Il recula, le visage froncé. Il marcha jusqu'à son bureau pour prendre son oreillette radio.

//Elia ? //

Aucune réponse... il n'aimait pas ça du tout. Il répéta plusieurs fois sans aucune réponse. Ce n'était pas de l'agacement, qu'il ressentait, mais une forme d'inquiétude, car la jeune femme était suffisamment prévisible et constante dans ses actions, pour ne pas disparaître comme ça ! Il tenta une autre action, sait-on jamais, dans le pôle administratif il pouvait se passer de drôle de choses, comme Weir, qui attrape Elia pour lui parler ou lui demander quelques choses. N'ayant pas de secrétaire elle a tendance à prendre celle des autres.
// Élisabeth ? //
// Oui Alexander ? //
// Vous ne m’auriez pas piqué mon assistante par hasard ? //
// Euh … Non absolument pas. Vous voulez que je regarde dans mes placards ? // la cheffe de l’expédition était de bonne humeur… par contre, Alexander plus du tout.
// Hum, non je vais vérifier les miens, merci //
Il raccrocha, sans laisser le temps à la dame de répondre. Il se mit la main sur le front. Une idée un peu stupide lui venu en tête, mais pas si bête. Cela ne serait pas la première fois qu’un prisonnier se balade en toute liberté.

« Bob est toujours dans sa cage ? »
« Le Wraiths ? Bah oui … vous ne pensez pas que… » Zelanka semblait choqué et il y avait de quoi...
« Voyons d’abord avec l’infirmerie, et on peut toujours essayer de faire le trajet qu'elle devait faire pour rejoindre Radek. », suggéra Erin qui restait pragmatique même si elle s'inquiétait un peu. Difficile pour une petite Pirolle verte ancienne femme de ménage de se perdre.

Le chef de projet hocha, la tête, elle avait raison, elle aurait pu bêtement se blesser… il prit son téléphone interne, pour appeler le secrétariat du pôle médical. Les minutes furent trop longues à son goût. Et quand enfin quelqu’un lui répondit, la secrétaire lui indiqua qu’aucune Elia Fisher n’était dans leurs murs.
« Rien à l’infirmerie… » Son regard bleu acier, se tourna vers Erin, avant de la rejoindre.
« Je vais la chercher »
« Vous voulez que je vienne avez-vous ? »
« Non, ne vous embêtez pas, prenez mon ordinateur, le dossier est ouvert, vous prendrez la communication pour expliquer votre partie à la conférence. »
« Euh mais je dis quoi pour vous ? »
« Que j’ai un soucis personnel » pragmatique a son tour
« D’accord, mais je ne peux pas faire toute la réunion … »
« Faite juste votre partie, ce n’est pas grave pour le reste, je m’arrangerai. C’est une réunion d’avancement, pas d’état des lieux »
Le scientifique, semblait un peu désarçonner…et bien loin d’être certain qu’il puisse faire ça.
« Vous pouvez le faire Radeck. » fit l’anglais d’une voix encourageante
« Oui… je vais essayer »
Faut bien qu’il grandisse un peu le scientifique…Alexander, mit son oreille à sa place, commençant à vérifier s’il avait tout, pour ouvrir la porte de son bureau.
« Je viens avec toi, tout le monde sait que je suis meilleure observatrice que toi », dit Erin dans le but de le détendre un peu. Cela marchait bien, de toute manière sa simple présence avait déjà fait ses preuves sur alpha et pas de raison que cela change. Il était satisfait qu’elle l’accompagne, ils seraient plus efficaces à deux de toute manière. Ainsi, il accueillit son affirmation avec un sourire, refermant la porte derrière eux.
« Oui tu es simplement meilleure » son regard pétillait légèrement.
« Je me demande bien où est-ce qu'elle a pu passer quand même. »
« Moi aussi… je n’aime pas trop ça. Surtout venant d’Elia elle est constante, je la voie mal disparaître soudainement, parce qu’elle a vu un papillon volé ! »
« Nous allons très vite être fixés. À moins qu'un petit malin ne s’amuse avec le téléporteur du Dédale… »
Il pouffa un peu « Rassure moi Murdock est bien sur alpha ? »
« Aux dernières nouvelles oui », répliqua Erin en riant. « Mais il paraît qu'on a embauché son frangin. »
« Arf… Pauvre Elia on va la retrouver dans un coin inexploré de la cité »
« Elle aura corrigé tout le dossier au moins… »

Comme quoi, parfois le hasard est assez morbide... alors qu'ils prenaient la tangente pour se diriger vers un couloir menant aux vestiaires... ils tombèrent au moment même où Erin parlait de ça, sur des feuilles éparpillées au sol. L'anglais, s'abaissa pour en ramasser une, sans aucun doute il reconnut, le contenu de son dossier soigneusement confié à son assistante. Celui-ci se rependait dans la zone, rappelant une image peu glorieuse à l'anglais : celle des plumes d'un oiseau déplumé par un prédateur... Le regard du jeune homme se figea vers son ami, se redressant lentement, une feuille dans les mains... pas besoin de parler, son regard assombrit par l'inquiétude communiquait pour lui. Il était arrivé quelque chose à Elia...mais quoi... tout ceci est pour le moment un mystère.

Il entendit un bruit étrange, comme si on balançait quelque chose (ou quelqu'un) contre le mur. Des sortes de murmures étouffés et soudainement un cri... puis plusieurs, appelant au secours. Il reconnut la voix aiguë de son assistante. Il fut bien difficile de cerné les pensées de l'anglais à ce moment-là, il réagissait très vite. Lâchant la feuille, pour se mettre en marche d'un pas plus rapide et finalement courir, vers la destination du bruit. Il ne voulait pas s'imaginer le pire... et pourtant, il savait très bien ce qu'il allait trouver ! Une Pirolle qui se fait agressé par un gros chat ! Mais bordel, la cité n'était-elle pas sécurisée ou dotée de caméra ?

Il manqua de louper le cul de sac sur sa droite, quand un nouveau cri sanglotant et des insultes bien fleuris, le firent tournée la tête. Il s'arrêta net... un homme épais ... un cube, était en train de déchirer le pantalon d'une jeune femme (Elia) a quatre pattes la tête câlinant le sol. Il resta quelques secondes interdits en voyant ça... il était en train de rêver non ? Il s'était assoupit en attendant Zelanka ? Mouai, cela ne collait pas, car étant en compagnie d'Erin, il se voyait mal sombrer... elle est loin d'être ennuyante, à moins qu'elle l'ait massée et là zou plouffff de rosbif au poste ? Non plus... c'est fou, comme l'esprit peut partir en vrille total quand il est face à une situation ubuesque !

Ce genre d'agression, n'aurait jamais dû se faire dans cette expédition qui se gargarisait d'avoir avec eux les meilleurs avec des tests drastiques ! Une élite qui est à vomir en voyant ça !

Déjà, qu'il avait une sainte horreur de ce genre de comportement masculin, qui lui faisait honte d'avoir un pénis entre les jambes ... mais en plus sur des personnes de son entourage à qu'il porte de l'affection...c'est comme tiré la queue d'un chat, il n'aime pas, mais si par hasard vous voulez lui couper, il vous défigure. Élément qui allait arriver à cet « gentleman » sous peu.

La colère froide inonda son corps et il savait qu'à cet instant, il n'allait nullement contrôler les démons qui l'habitaient. Ce n'est pas un guerrier, ce n'est pas un violent hors il sait se battre et y tire un certain plaisir quand c'est pour démonter une ordure pareille. Il s'est toujours battue au final, que cela métaphoriquement ou bien avec les poings. Il n'a jamais eu peur du sang ou de se faire briser les os... faute à certain élément de son passé.

Il chopa d'un geste ferme les épaules de mister cube, le soulevant, pour le faire pivoter vers la gauche. L'homme fut surpris et totalement prit au dépourvu, faut dire qu'il passait ses nerfs sur le pantalon de la pauvre Pirolle, qui devait bien se demander ce qu'il allait lui advenir après, puisque aucune illusion sur l'instant présent. Alors, quand le soldat tourna la tête, il se prit une droite monumentale de la part de l'anglais.

Secouer l'homme tomba à côté d'Elia, se tenant la joue, avant de se redresser rapidement, pour faire front à son adversaire. Les deux hommes, se toisèrent... un ange passa... ils se reconnurent immédiatement. Un sourire profondément mauvais se dessina sur les lèvres d'Alexander... Pète ... son cher ami. Il avait été soft la dernière fois au marché, quand cet abrutit à agresser Erin... là, il n'y a pas beaucoup de témoin et il va se prendre une seconde raclée. Il avait plutôt intérêt à prier (s'il est croyant) pour qu'il tombe dans les pommes, sinon Alexander allait l'obliger à les cueillir !

Pète fut le premier à parler de son langage fleuri de texan consanguin avec un neurone qui ne touche pas souvent les parois. L'anglais, était persuadé que son second prénom était « poutrelle ».
« Fils de pute ! Mais c’est l’enculé de Rosbif ! Tu vas regretter de te trimballer tout seul dans les couloirs ! Je vais te faire bouffer tes tripes par le cul ! »
Admirer cette phrase dire avec beaucoup d'amour... la rage que vociférait Pete était presque jubilatoire en se retrouvant face à celui qu'il l'avait si humblement humilié en septembre. Le même gentleman, qui était à l'origine de son blâme. Le regard cruel du texan, jugea Elia, s'apprêtant à lui donner un coup de pied dans les hanches pour la virer de là. Mais, il était trop long et prévisible à la détende, le poing d'Alexander alla lui faire la symétrie. Oui mon gros, va falloir être plus réactif, car l'autre guindé en face est rapide, (comme le dit si bien Erin).

L'avantage, avec ce combat, c'est que l'anglais avait déjà estimé ses chances de réussite et surtout le terrible décompte : pas plus de trois droites avant de tomber au sol. Pete était trop fort et puissant, pour qu'il puisse encaisser une rage de taureau pareil.

« Sale rosbif suceur de bite Allemande ! Hin t’aime te faire enfilé par Hanz ! »
Bah tiens, il aurait été étonnant qu’on ne l’insulte pas de suceur, par contre la petite innovation, étant d’un autre élément : Hanz. Il croyait que les deux loustics étaient ami ? Apparemment, cela ne devait pas être le cas, ou que dans un sens.
« Hin, ça te choque hin ? Se taper 100kg de viande ça doit en élargir des trous du cul comme toi ! Je suis certain que je peux y enfoncer mes deux poings ! »

L'anglais ne réagissait nullement, il n'avait pas besoin d'insultes pour être énervé, il l'était suffisamment pour lui refaire sa petite tête de con ! Et qu'importe les étalages vocaux de sa victime, il n'en aurait, mais alors rien à faire. De plus, Pete aimait faire de la voix pour déstabiliser son ennemi et cela n'avait pas marché au marché et cela ne marchera pas ici non plus. Tant qu'il ne s'en prend pas aux filles. Enfin bon, sur ses deux belles phrases, le soldat, chargea, l'esquive de l'anglais, fut efficace, mais, il ne put contrer, la technique martiale militaire. Il se prit donc un coup violent dans l'omoplate, qui le fit avancer. Pete en profita, pour lui sauter dessus et les deux hommes roulèrent au sol. Le pilote, entraperçut Erin et il eut un sourire sardonique en toisant son adversaire.
« Quand je t’aurais défoncé la gueule ! Je vais me charger d’Erin ! T’inquiète pas, j’en prendrai bien soin ! Elle et de sa broute minou vont savoir ce que c’est d’avoir un vrai mâle qui les fait sauter ! Comme ta pas l’air doué ! Car elle se broute la pelouse ! Je vais te les remettre dans le bon chemin les gouinasse libertines !! »
En toute franchise, il espérait quoi ? Que l’anglais lui réponde ? Il était bien trop économe de ses mouvements et réfléchie pour s’abaisser à ce genre de chose. Par contre, il était suffisamment efficace pour donner un coup de boule à l’autre taré du coin ! En l’attrapant par le col et BIM.
« Tu parles trop ! »
Le soldat vu quelques chandelles, avant de s'abattre sur l'anglais le coulant au sol quelques secondes fatidiques en lui donna une droite. La lèvre d'Alexander, fut ouverte.

Le combat, prenait une tournure assez enragée ! Le soldat comptait bien mettre fin à la vie de l'anglais, du moins à le rendre handicapé à vie. Et celui-ci, ne comptait pas se laisser faire. Pete, avait le dessus et tapait avec peu de précision, son poing se fracassa quelques fois contre le sol, ou dans le corps d'Alexander, qui ne poussait aucun gémissement, juste un ou deux grognements. Cela énervait encore plus son adversaire qui adorait qu'on hurle. Ils s'échangèrent des coups, essayant pour l'un de garder un semblant d'avantage (Pete) et l'autre de le prendre (Alex). L'anglais se défendait bien, un peu trop même, pour un « gentil » civil qui aurait dû se chier dessus et rester bien sagement dans son bureau.
« Mais tu vas te laisser faire petite enculé ! »

Le combat était étrange, en l'un rougis par la colère et la rage, qui brassait l'air avec aucune économie de mouvement et l'autre qui était calme, économe et frappait juste...deux personnalités et style foncièrement différent.

Hors, au bout d'un moment l'agilité de l'anglais, renversa la situation. Les échanges de torgnole, ayant déstabilisé le texan, qui n'avait qu'à bien se tenir au prendre des cours de rodéo. L'anglais avait pris deux droites il sentait que la troisième allait le sécher... alors il tenant le coup pour le coup. D'un mouvement habile, il avait saisi l'opportunité qui s'offrait à lui : Un Pete déséquilibré à cause d'un tacle dans la gorge... il asphyxiait et qui était en train de perdre son foutu équilibre. Hop, ni une ni deux, il fit basculer son bassin et se retrouva au-dessus du cube. La tête du miliaire, sous l'intervention très amicale de l'anglais, alla percuter avec ardeur le sol. Cela sonna l'homme, qui tenta de se relever en utilisant sa force, pour soulever son adversaire... mais il n'eut pas le temps, qu'il se prit une droite qui l'envoya percuter une nouvelle le carrelage... ce fut fini, le militaire ne bougeait plus, assommé. Alexander était à califourchon sur l'autre violeur, la main tremblotante à cause de la frénésie du combat.

Il aurait bien été tenté de lui donner un coup de poing dans la trachée pour mettre fin à cette vie misérable... il n'était pas encore revenu à la réalité, encore dans le combat, il semblait sourd à son environnement et un peu sonné par moment. L'adrénaline, l'empêchait, pour le moment de savoir où il avait vraiment mal. Il sentait juste le goût métallique dans sa bouche. Il se leva doucement, car sa tête tournait.



©Pando


_________________
    Alexander Hoffman
    Double comptes : Isia Taylor-Laurence & John Sheppard & Naalem Lays //écriture : firebrick
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatarInfos√ Arrivée le : 27/03/2016
√ Age : 30
√ Messages : 780
√ Localisation : Atlantis

Erin Steele
Dossier Top Secret
√ Age: 36
√ Nationalité: États-Unis États-Unis
√ Gêne: Oui
MessageSujet: Re: L'ennemi intérieur [Pv Alex et Erin] - /!\ AMES SENSIBLES S'ABSTENIR /!\ Sam 31 Déc - 17:31
Zelenka était venu au rendez-vous avec cinq petites minutes de retard, le tout sans avoir rencontré l’assistante d’Alexander, Elia, qui était pourtant allée le chercher. En temps normal, les deux administratifs ne se seraient pas tellement inquiétés, mais connaissant la petite pirolle, c’était tout à fait inhabituel. Alexander semblait surtout inquiet qu’il ne soit arrivé quelque chose à sa subordonnée et amie, tandis qu’Erin était plutôt dans une optique de chercher les causes improbables de sa disparition. Néanmoins, les deux rouges plantèrent Zelenka sur place et partirent à la recherche de la jeune femme, retraçant le parcours qu’elle avait dû emprunter pour se rendre dans la zone scientifique à la rencontre du Docteur Zelenka. Ils badinaient tout en marchant, évoquant même la possibilité qu’un petit malin s’était amusé avec la fonction téléporter du Dédale. Néanmoins, elle ne pouvait pas être très loin. Ce n’était pas comme-ci la cité était un vase clos. Alors certes, il pouvait y avoir des intrusions de la part des ennemis d’Atlantis, mais les voies d’accès n’étaient pas multiples et il y aurait déjà eu une alerte de donnée. A moins bien entendu qu’ils ne soient victimes d’une attaques d’un peuple aux technologies supérieures à celles des anciens, mais dans cette galaxie, c’était quand même peu probable. Seuls les Wraiths rivalisaient avec ces derniers mais ils n’étaient pas des plus actifs, surtout depuis qu’ils avaient vu la cité imploser. Quoiqu’il en soit, il n’était pas anodin de penser que tout pouvait arriver, même l’inconcevable dans une expédition civile de cet acabit. La suite allait le démontrer.

Alors qu’Erin blaguait sur le fait que la jeune femme portée disparue allait avoir corrigé tout le dossier d’Alexander si elle s’était perdue, ils retrouvèrent ledit dossier en vrac sur le sol de la cité, étalé comme-ci son porteur s’était volatilisé en le lâchant subitement. Etrange et inquiétant. L’anglais s’était baissé pour regarder les feuilles qui s’étalaient devant eux, immobiles, témoins muets d’un drame qui s’était déroulé quelques minutes auparavant. Pas de doute possible, c’était bien celui que transportait Elia. Ils se regardèrent un instant, interdit, et inquiet. Tout cela était étrange. Est-ce qu’Elia avait eu un problème ? Pourquoi personne n’était au courant dans ce cas ? Comme d’habitude, la machine à mouliner de la consultante s’était mise instantanément en marche, calculant des possibilités tout en proposant des hypothèses à sa pensée.

Soudainement, des bruits sourds attirèrent l’attention des deux administratifs. Des murmures se firent également entendre, avant que des cris ne se manifestent, appelant clairement au secours. Les poils d’Erin se dressèrent légèrement sur ses bras tandis qu’un frisson d’horreur se propageait le long de sa colonne vertébrale. Qu’est-ce qu’il se passait dans le coin ? Sans crier gare, l’anglais s’élança en provenance des cris. Erin ne l’avait jamais vu courir aussi vite. Il ne lui fallut pas longtemps pour emboiter le pas de son ami. Elle ne tenait pas la distance, mais de ce fait, elle pouvait anticiper les changements de direction du britannique qui se guidait à l’ouïe. Elle manqua de lui rentrer dedans quand il s’arrêta net. Il se tourna brutalement vers le couloir en cul de sac. Erin fit de même. Elia était là, et elle était en mauvaise compagnie, en très mauvaise situation. L’état de ses vêtements ne laissait aucun doute quant aux intentions du type qui lui faisait face. Et ce type, Erin le connaissait.

« Pète ? », dit-elle interloquée dans un murmure alors que ce dernier cognait la tête d’Elia sur le carrelage. Il était en train d’essayer de la violer !

Comment cela pouvait se produire dans un projet comme Atlantis ? Erin n’en croyait pas ses yeux, mais il ce n’était pas le moment de chercher les failles du recrutement ayant conduit à placer ce prédateur dans les rangs des militaires censés protéger cette expédition, et à fortiori, les membres, comme Elia, qui la composaient. La journée commençait si bien… En même temps, peut-être qu’elle avait trop laissé trainer. Peut-être qu’elle aurait dû se formaliser un peu plus des pressions qui étaient exercées contre elle depuis l’évènement au mess avec Pierson. Peut-être qu’elle aurait dû faire le ménage dans les rangs avant que tout ceci n’arrive. La jeune femme avait un arrière-goût d’échec dans la bouche.

Alexander s’orienta vers Pète, afin de lui attraper l’épaule, de le faire pivoter et de lui coller une droite monumentale dans la tronche. Erin profita que l’attention de ce salopard bascule sur l’anglais pour se faufiler vers Elia. Elle était complètement défroquée, et elle portait des marques rouges à divers endroit sur son corps, dont ses seins. Erin était révoltée et elle tremblait fortement alors qu’un combat violent s’engageait entre les deux hommes.

« Elia, je suis là, c’est Erin. »

La pauvre s’agrippait fermement à la consultante. Elle devait chercher à se rassurer, à se dire que tout cela allait se terminer. Elle contemplait les deux hommes qui se battaient avec une mine complètement bloquée. L’américaine essayait de contrôler les tremblements qui l’agitaient pour essayer d’apporter un peu de réconfort à son homologue féminine. Elle parvint même à extirper la petite veste qu’elle portait sur le dos ce jour-là pour la plaquer contre sa poitrine et ses vêtements en lambeaux.

Ses doigts finirent par enclencher l’oreillette qu’elle portait quasiment tout le temps. Elle avait dû s’y reprendre à deux fois pour presser le bouton tellement elle tremblait. Elle ne savait pas si c’était de la rage, de la colère, ou de la peur à l’état brut qui conduisait ses muscles à se contracter de la sorte. Certainement les trois à la fois.

// Ici Steele… Envoyez la sécurité au niveau 3, dans l’impasse du couloir 26, ainsi qu’une équipe médicale pour une agression. //
// Confirmez Stelle. Nature de l’agresseur ? //

C’était le protocole. La question que l’opérateur avait en tête à ce moment-là et que tout atlante qui se respecte se poserait immédiatement était : s’agit-il d’un putain de Wraith ? Personne ne penserait de prime abord à une agression à caractère sexuel d’un terrien envers un autre. Peut-être d’un pégasien envers un terrien, mais une attaque venant de l’intérieure, ja-mais.

// Il s’agit du soldat Pète Barnes. Il était en train d’agresser une jeune femme. //
// Euh… //
// Bougez-vous ! //
// A vos ordres ! //

Erin était prête à protéger l’assistante d’Alexander, son amie, contre Pète si jamais il devait prendre l’avantage sur l’anglais. La brune était en train de revivre ce fameux jour au marché, sur le continent, quand le britannique avait foutu une raclée au texan. Elle était bien consciente qu’elle ne tiendrait pas plus d’une minute contre ce type et qu’elle passerait surement à la casserole avant Elia, mais qu’importe, elle ne pouvait pas le laisser faire sans rien tenter. Néanmoins, Alexander avait déjà gagné une fois, et Erin aurait parié sa chemise qu’il allait remporter ce nouveau duel, surtout avec toute la rage et la haine qu’il devait avoir en lui à cet instant précis. Le chef de projet était quelqu’un de posé, de courtois et d’élégant, il n’était pas ce genre d’homme à faire du mal à une femme pour des besoins pervers et sexuels. La wisconsinoise n’avait pas suivis les propos délirants du militaire, sinon elle aurait compris qu’elle était au centre de la rancœur de ce dernier et cela l’aurait profondément affectée qu’il s’en soit pris à Elia alors qu’elle n’était que la cible interposée. Bien entendu, intellectuellement, elle se dirait qu’elle-même n’y était pour rien, que ce genre de gars ne cherchait qu’un prétexte pour nuire et qu’elle en était un, mais se connaissant, elle aurait quand même pris les choses pour elle et elle aurait culpabilisé.

Les secours n’allaient pas tarder à arriver. La cité n’était pas bien grande et il y avait du personnels un peu partout. Alexander parvint à prendre le dessus sur le cube texan. Son agilité était en train de payer et la force pure était en train de se faire refaire la gueule tranquillement. À califourchon sur Pète, il maintenait son poing en l’air, tremblotant, prêt à taper une nouvelle fois si jamais il bougeait encore.
« Alex, je crois que c’est fini », lâcha Erin avec une petite voix qui sortait d’outre-tombe dans le soudain silence du couloir. Des bruits de pas se faisaient entendre au loin.
Finalement, l’anglais se releva doucement, ne semblant pas avoir entendu la voix de son ami, quand il constata que Pète ne bougeait plus, dans un état latent, comme dans une seconde réalité. Il était encore pleinement dans l’exercice qu’il venait de faire. Pour la seconde fois dans sa carrière de bidas, Pète s’était fait déglinguer par l’administratif.
« Éloigne-toi de lui ! »
« Dégage ! »
Des militaires étaient en train d’envahir la zone. Ils étaient quatre. Ils poussèrent durement l’anglais contre le mur, qui râla de plus belle, peu ravi d’être malmener par des brutes. L’un d’entre eux le plaqua contre le mur avec véhémence.
« Lâchez-moi ! »
Erin préférait rester près d’Elia, même si elle n’aimait pas du tout le comportement de ces soldats. Elle avait des certitudes quant aux complicités que Pète pouvaient bénéficier et elle espérait qu’il ne s’agissait pas de ceux-là.
« Laissez le tranquille ! Il vient d’empêcher un viol ! »
« Un viol ? Vous y allez surement un peu fort, Mademoiselle Steele. » Un type s’avança. La quarantaine, l’allure athlétique, des cheveux grisonnant sur les tempes et la coupe bien brossée, il portait les galons des capitaines. Il poussa le militaire qui tenait Alexander. « Lâche-le, fais ce que te demande la dame. » Il tourna ensuite ses prunelles bleues vers Erin. Il avait les yeux froids, aussi froids que ceux de l’anglais, avec un petit côté tranchant. Un prédateur en puissance, un de ces hommes à avoir déjà tué. « L’équipe médicale arrive. »

Et il disait vrai. Les jaunes débarquèrent eux aussi en force. Manifestement, la prestation d’Erin à la radio avait convaincu l’opérateur qui avait rameuté tout le monde. Ce ne serait pas étonnant que le docteur Weir ne déboule dans les minutes qui allaient suivre.
L’administratif se dégagea, foudroyant les autres militaires, sa veste était déchirée et il s’approcha du capitaine.
« Et vous, vous semblez prendre cela un peu trop à la légère ! ». Il toisa l’homme froidement de haut en bas, tel un fauve « Capitaine. ».
« Oui un viol, Capitaine Harris », enchérit Erin froidement, à la suite d’Alexander. Elle connaissait, sinon de vue, de nom, le capitaine. Il avait couvert l’incident avec Pète sur le continent, et le fait qu’il débarque précisément aujourd’hui n’était pas bon signe.
« Je vois qu’il n’y a pas besoin de faire les présentations alors. »
« Inutile, en effet. »

Ils se toisaient mutuellement. L’émeraude contre le saphir. Les médics se répartirent, et naturellement, un alla s’occuper d’Alexander, un autre prit les constantes de Pète, tandis que deux autres venaient vers Erin et Elia. Harris se tourna vers Alexander, qu’il avait ignoré jusque-là, comme hypnotisé par la consultante.

« Croyez-moi, s’il s’agit effectivement d’un viol, Barnes est bon pour la cour martiale et il pourra aller planter des patates dans son Texas natal. Cela dit, tout le monde est présumé innocent jusqu’à preuve du contraire. Une notion que vous devez connaître, Monsieur Hoffman. »

L'anglais ne réagissais pas au fait qu'il connaissait son patronyme.
« Il y a suffisamment de preuve pour faire un allé simple sur terre. Déjà que cela aurait dû être le cas, depuis septembre. Élément que vous devez connaître Capitaine Harris. » La froideur de la voix de l’anglais était teinté d’une dureté assez ferme. Cela pouvait être de la provocation, élément qui n’était pas tout à fait faux.

Le visage impassible du capitaine ne bougea pas d’un iota et il répondit sur le ton de la conversation. Manifestement, il en fallait plus pour le déstabiliser.
« Etant donné que votre collègue lui a collé une baffe la première, je pense que les torts étaient partagés. Mais cet incident est clos depuis longtemps, et il aurait pu vous coûter bien plus cher. »

L’anglais était stoïque, reprenant toutes ses facultés mentales. Oh oui au moins, qu’est-ce qu’il ne fallait pas entendre quand même.
« Je constate que cela n’est pas le cas, puisqu’il a récidivé. Pour la troisième fois. » signe qu’il avait lu son dossier avec sa femme battue. « N’inversez par les rôles Capitaine. Il y a eu un rapport sur le caporal, avec certaines clauses, qui ont été signées par le colonel. Et étrangement, les conséquences ont mis un peu de temps à se mettre en place. Cela n'aurai pas du arriver. »

« Certes. Néanmoins, nous ne sommes pas d’accord tous les deux, et je pense que ce n’est pas l’endroit pour discuter de tout cela. Il y a quand même une jeune femme qui semble s’être fait violenter, et il me semble qu’il soit prioritaire qu’on s’occupe d’elle plutôt que de tomber dans des fatras administratifs. »
Voilà qu’il essayait de montrer à tout le monde qu’il pensait, LUI, avant tout à la victime, victime dont il mettait en doute l’existence il y a de ça quelques secondes. Erin jeta un coup d’œil à Alexander. Elle n'était manifestement pas au courant de tout. Il allait falloir qu'il lui explique les clauses en question.

Heureusement, qu’il avait du sang froid, car l’envie de lui en coller une lui traversa l’esprit. Et cela devait être réciproque.
« Nous ne le serrons jamais Capitaine. » Il regarda Elia, avant de toiser son interlocuteur. « En effet, il est bien que vous reconnaissez ce fait. En conséquence, vous pouvez partir avec vos hommes et laisser les professionnels faire leurs travail, nous nous reverrons après l’interrogatoire de Pète. » Il ne se démontait nullement, malgré que sa tête sonné par les droites du texan.

« Je ne reconnais rien du tout. Je constate simplement. Bref. »

Il poussa du pied l’infirmier qui prenait le pouls de son soldat. Alexander avait un sourire en coin, largement dédaigneux. Erin le soupçonnait de se réserver pour la suite. Elle ne le manquerait pas non plus.

« Il est mort ? »
« Non. »
« Laissez-le alors, on s’en occupe. »

« La sécurité n’est plus nécessaire, vous pouvez repartir à vos occupations capitaine. » Il savait très bien qu’il n’était pas militaire, il était avec Erin, les plus « gradés » administrativement parlant pour passer au-dessus.

Erin regarda les deux infirmiers qui s’approchaient. Elle montra Elia du menton avant de se redresser, si la jeune pirolle la laissait faire bien entendu.

« Il s’agit de la victime. »

Erin continuait de regarder le capitaine. Il fallait être aveugle pour ne pas se rendre compte de l’état dans laquelle elle était. C’était dégradant déjà pour elle, mais tout cet étalage l’était encore plus. Erin détestait ça.

« Il est plus prudent en effet que les médecins le soignent. Puis il doit être interrogé et ce ne sera pas par vous. »
Erin venait de se placer aux côtés d’Alexander. Harris ne pouvait pas l’emmener comme ça sans soins.
« Nous avons d’excellents infirmiers nous aussi, qui plus est, il est tout à fait dans mes attributions de procéder à l’arrestation et au placement en détention d’un soldat qui aurait commis un crime. Et comme on l’accuse manifestement de ça, je ne vois pas où est le problème. »

« Venez donc avec nous à l’infirmerie, comme cela, si Pète deviens violent, vous pourrez appliquer votre fonction. »

Le capitaine Harris sembla méditer les propos d'Alexander quelques secondes, avant de répondre en écartant les bras, fataliste.
« C'est une bonne idée. Mais je refuse qu'on l'interroge tant qu'il ne sera pas sur pieds. »

« Cette exigence n’est plus de votre ressort. » Il fit mine de commencer à marcher, pour dire aux infirmiers d’évacuer les blessés jusqu'à l'infirmerie.

« Je peux demander l'avis de la cheffe de l'expédition, ce qui maintient mon autorité sur mes hommes. Vous pensez que je vais vous laissez charger cet homme alors qu'il n'est pas en état de témoigner ? Vous pouvez lui extorquer ce que vous voulez, surtout que c'est vous qui l'avait mis dans cet état. Je devrai vous faire arrêter également pour violence sur un personnel militaire. »
Il croisa les bras et fit un signe à ses laquets qui patientaient sagement.

Alexander haussa les épaules, il se tourna vers l’homme, nullement impressionné.
« Allez-y. » Il s’avança même vers lui. « Mais réfléchissez bien à vos actes et aux conséquences qui vont arriver. A votre avis, entre vous et moi, qui aura le suffrage du docteur Weir ? » Il y avait une multitude de menaces, qu’il pouvait se permettre étant en capacité de lui faire. « De plus, nous ne comptons pas interroger Pète dans cet état, nous sommes pas des barbares. »

« Allons tous à l'infirmerie. Pète comprit, que cela vous plaise ou non », ajouta Erin qui laissait les deux hommes joutaient pour le moment et qui en avait assez. Elle n'aimait pas Harris, c'était physique.

« Si la dame le demande. » Il toisa Alexander avec mépris, le laissant approcher. Il s'approcha de quelques centimètres lui aussi et murmura : « Peut-être que vous êtes dans les bonnes grâces de Weir, mais l'état de Barnes aujourd'hui montre une chose : vous êtes allés trop loin. Et ça, Monsieur Hoffman, ça se payera devant la commission. Nous avons aussi notre mot à dire en tant que membre de cette expédition. » Il s'écarta un peu de l'anglais qui lui répondit sur le même ton : « Au plaisir de vous revoir en commission alors. » Il ne semblait en avoir rien à faire des menaces. Le capitainee eut un petit rictus et fit volte face vers ses gars : « On rembarque les gars. On récupérera Pète quand il sera sur pied pour l'interroger. »

_________________
L'administration a des problèmes à toutes vos solutions.
D.C. Sous Lieutenant Pedge Allen - Teshara Lays ~ Ecriture : Springgreen


Dernière édition par Erin Steele le Lun 2 Jan - 15:28, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatarInfos
Invité
MessageSujet: Re: L'ennemi intérieur [Pv Alex et Erin] - /!\ AMES SENSIBLES S'ABSTENIR /!\ Dim 1 Jan - 14:39
Soudain, la pression sur les jambes de la jeune femme cessa, et elle entendit des voix, des cris... Elle ne chercha pas plus loin, elle profita de cet instant de liberté retrouvée pour tenter une fuite, mais avec les coups qu'elle avait pris, et notamment le dernier, lorsque son agresseur lui avait cogné la tête contre le sol, l'avait laissée trop groggy pour qu'elle puisse se relever.

Elle rampa donc aussi vite et aussi loin de lui qu'elle le put. Elle se rencroquevilla contre le mur du couloirs, serrant ses bras autour de son buste, tentant de retenir les lambeau de son chemiser sur sa poitrine. Elle ne comprenait pas ce qui se passait, elle ne comprenait plus. Elle entendait des cris, il lui sembla reconnaître la voix d'Alexander, mais elle n'en était pas sure.

Elia se redressa comme elle le pu, s'appuyant appuyant son dos contre le mur et regarda le spectacle ahurrissant qui se déroulait devant elle. Alexander était en train de se battre avec son agresseur. Le combat était sauvage.

L'instant d'après Erin était près d'elle. Elle l'entendit lui murmurer quelques mots de réconforts sans vraiment les comprendre. Elle avait l'impression de flotter, de regarder les évènements comme ne simple spectatrice. Elle tourna les yeux vers la joli consultante quand elle posa sa veste sur elle et s'accrocha à elle, comme une noyée à la bouée qu'on vient de lui lancer. Elle avait envie de lui dire de prendre la fuite, mais elle était incapable de parler.

La jeune femme sentait qu'Erin était effrayée elle aussi. Elle tremblait presque autant qu'elle lorsqu'elle la serra dans ses bras et il lui fallut s'y reprendre à deux fois pour arriver à enclencher sa radio pour demander de l'aide.

Alexander semblait être en difficulté. Le soldat était petit mais sa rage et sa musculature puissante donnait du mal à l'anglais. Et Elia ne savait que trop ce qui se passerait si Alexander était mis hors de combat. Elle tourna vers Erin des yeux exhorbité de terreur. Elle aurait voulu lui dire de prendre la fuite. Si Alexander perdait, l'homme ne serait que trop heureux de voir que l'objet de sa haine lui était tombé toute cuite dans les pattes et Elia ne pourrait rien faire.

Heureusement, dans une dernier effort, Alexander eut le dessus, mais presque aussitôt, il fut cernée de soldats lui intiment l'ordre de s'éloigner, le poussant durement...

Erin se redressa pour prendre la defense d'Alexander et expliquer au chef de la sécurité qu'il se trompait !

Quoi qu'il en soit, elle savait maintenant qu'elle ne risquait plus rien et avec le soulagement, elle sentit arriver la faiblesse et les vertiges. Elle était sur le point de tomber dans les pommes.

Du fond des brumes de sa demi-conscience, elle crut comprendre que le chef de la sécurité remettait en cause la thèse de l'agression. Elle secoua la tête pour reprendre un peu ses esprits. Elle avait forcément mal comprit. Il pensait quoi ? Qu'elle s'était laissée maltraitée de la sorte pour le plaisir ? Elle leva les yeux vers l'homme qui parlait, semblant prendre la défense de son agresseur, qui s'appelait visiblement Pete.

Lorsqu'elle croisa son regard, elle éclata à nouveau en sanglot. Il avait un regard froid et dur. Certains des soldats présents posaient sur elle un regard désolé et compatissant, mais leur chef et un certain nombre des autres la regardait avec hostilité, comme si elle était responsable de ce qui se passait. Elle fut prise d'une crise d'angoisse... Elle était sure que ses hommes étaient des amis de son agresseurs...

Elle voulu se lever, mais ses jambes refusèrent de la porter.

Lorsque des mains se posèrent sur elle, elle hurla et tenta de se défendre. Elle n'avait pas réalisé qu'une équipe de médic venait d'arriver et tentaient de la prendre en charge. Elle avait l'impression de devenir folle, et à présent elle ressentait la douleur avec de plus en plus d'intensité.

Elle ne se débattit pas longtemps. Elle ressentit une légère piqure et une immense sensation de flottement l'envahit. Elia se calma, se laissant manipuler par les infirmiers comme une poupée de chiffon. La seule chose qu'elle trouva la force de faire fut d'attraper la main d'Erin lorsque le brancard passa à la hauteur de la jeune brune.

- « Me laisse pas... s'il te plait... Me laisse pas... » souffla-t-elle comme une enfant qui aurait peur de s'endormir, alors que de lourdes larmes incontrôlées roulaient sur ses joues blêmes.

End pour Elia : 01/01/17
Revenir en haut Aller en bas

avatarInfos√ Arrivée le : 08/07/2016
√ Age : 25
√ Messages : 907
Alexander Hoffman
Dossier Top Secret
√ Age: 37 ans
√ Nationalité: Royaume-Uni Royaume-Uni
√ Gêne: Inoculation
MessageSujet: Re: L'ennemi intérieur [Pv Alex et Erin] - /!\ AMES SENSIBLES S'ABSTENIR /!\ Lun 2 Jan - 14:03
L'ennemie intérieur


Chronologie : Début Janvier


Il n'avait point entendu la voix de son amie, faut dire qu'il était encore un peu sous le choc, des coups reçut. On peut affirmer que Pète n'est pas si doué que ça en combat, mais il frappe fort, trop fort. Ce mec devait être un taureau dans une autre vie. L'anglais, ne sentait point encore les futures douleurs causées par cet affrontement. Et cela n'était pas plus mal, puisqu'à peine levé, il se faisait malmener par des militaires de la sécurité. Ils ne sont pas bien ! En réponse à leurs bourrades et surtout au placage gratuit et fortement inutile contre le mur, Alexander râla de plus belle. Après, d'un point de vue, extérieur, pour des personnes qui n'ont pas assisté à la scène, ils peuvent voir dans l'administratif le « fameux » agresseur, qui a séché un de leur petit copain de rang ! Mais bon, ils y allaient un peu fort.

Une voix désagréable tonna dans le couloir, un homme grisonnant, athlétique, sur sa tête, il était marqué en gros et fluorescent : « connard vicieux ». Une lame de glace se faufila dans la colonne vertébrale de l'anglais. Il les sentait à trois kilomètres, ce genre de personnalité prédatrice et exécrable ! Il redoutait les échanges futurs avec ce personnage et il n'allait point être déçut. Celui-ci minimisait, comme s'ils n'étaient pas sûrs que cela soit une tentative de viol ! Rien que pour cela, Alexander, avait des envies de meurtres. Bon, d'accord, il n'avait pas les idées claires et profita de son plaquage non désiré, pour essayer de remettre de l'ordre dans sa boite crânienne. Élément assez difficile. Cependant, il devait le faire, puisqu’il y a de grande chance, qu'il faudrait se montrer brillant face à cette ordure. Qui d'ailleurs, demanda à ce qu'on le lâche.

Un infirmier venu à sa rencontre, il lui fit un signe de la main, disant non, qu'il attendra il fallait privilégier l’état d'Elia que le siens. Le jaune, n'insista pas, allant vers la pauvre jeune femme tremblotante et qui pleurait à chaude larmes...

L'anglais, se dégagea, essuyant machinalement sa veste, observant que celle-ci était déchirée et bonne à mettre à la poubelle. Son costume trois pièce gris perle avait connu les assauts de cette mascarade, ainsi que sa chemise blanche constellée de gouttes de sang, d'appartenance multiple. Il rejoignit le capitaine Harris, le taclant au passage en reprenant sa formulation. Hors le militaire était de bonne constitution aussi et il se cachait derrière les lois pour justifier ses propos. En plus ce con, était en train de faire pleurer Elia par de simples regards, ce qui agaça d'autant plus l'anglais. Les deux hommes échangèrent sur un ton, diront nous de « conversation », mais les menaces et autres sous-entendu glacials étaient présent. Erin venue soutenir Alexander, elle semblait connaitre le militaire, qui était, au passage assez contemplatif face à la belle jeune femme. Plusieurs fois, il ignora l'anglais, pour virer ses prunelles bleues de prédateur sur l'émeraude de la jeune femme. Et pas que, quand ils se toisèrent au début, non non, il la regardait régulièrement et d'une manière malsaine. Alexander, aurait mis sa main à couper, qu'Harris avait de bien vilaine pensées en mirant Erin. Élément, qui ne fit qu'agacé encore plus l'anglais, qui ne se gênait pas pour rentrer dans le lard de l'autre bidasse, tout en essayant de se réserver pour plus tard, quand toutes ses facultés intellectuelles serait optimum.

En tout cas, ce premier échange donnait le ton, pour la suite. Harris avait une façon désagréable de traiter Erin, avec ses « madame le veux, fait ce que dit la dame etc. » cela sonnait presque comme du foutage de gueule, comme si la jeune femme, n'avait de toute manière aucune légitimité. Cela rendait le capitaine encore plus haïssable.

Alexander, avait essayer plusieurs pistes, pour tâter le terrain et celui-ci en plus d'être boueux était kafis de mine ! Il faudrait se montrer malin ... surtout que sur la dernière phrase du militaire, il osait clairement dire qu'il récupérait Pète après... mais ne compte pas là-dessus mon petit. Il faudrait qu'il prenne un peu plus en compte qu'en face de lui, il a un duo redoutable et qui en plus est remonté, donc s'il ne veut pas finir au gnouf dans un coin reculé d'une planète hostile, qu'il se calme.

Les cris d'Elia, alarmèrent le chef de projet, qui délaissa sans aucun remords, la douce compagnie d'un Harris menaçant. Les infirmiers calmèrent la jeune femme avec une piqûre avant de l'allonger sur un billard. La pauvre était complètement paniquée... quand elle passa près d'Erin, la phrase qu'elle balbutia brisa le cœur du jeune homme, qui eut une moue déconfite. Il avait l'impression, qu'on l'emmenait à l'abattoir. Erin qui était à proximité attrapa la main d'Elia. Il toisa les infirmiers avant de s'avancer vers son assistante, mais il fut retenu par l'un des jaunes, qui lui fit un signe de tête d'attendre qu'elle soit moins agitée. Il recula, percutant sans le vouloir Erin. Il s'excusa et se mit à côté d'elle l'observant tout comme elle pour s'évaluer silencieusement du regard. En la toisant, il la soupçonnait d'être à deux doigts de pleurer devant la déclaration de la pirolle, mais elle devait se montrer forte, surtout si Harris était dans le coin. Néanmoins, elle n'en menait pas large.

Il y a de grande chance que sa présence la réconfortait, mine de rien. Elle sera les dents et suivis la cohorte avec Alexander. Erin était silencieuse, sans doute, manquait-elle de courage pour dire quelque chose ou de peur que sa voix se brise ? La consultante se rapprocha du lit de la jeune femme, pour lui prendre la main afin de l'assurer de sa présence. Alexander fit de même sans vraiment se rendre compte que les deux cadres formaient un duo complémentaire. Il mesura du regard Erin de temps à autre sur le chemin, pour s'enquérir de son état et vice versa.

Sur le chemin le chef de projet, joua avec son oreillette pour contacter Weir.
// Élisabeth, ici Hoffman //
// Vous avez retrouvé votre assistante ? //
// Oui, on l’emmène à l’infirmerie, elle a été agressée, vous pouvez nous rejoindre ? s’il vous plait //
// Euh... D’accord j’arrive dans 20 minutes//
// Merci//

Il fit de même pour rassurer Zelanka, qui était seul dans l'immense bureau de cadre. Le scientifique était penné de cette nouvelle. Alexander, n'était pas rentré dans les détails, informant juste le jeune homme qu'Elia avait été agressée. Pas besoin que toute la cité soit au courant. Les nouvelles iront très vite d'elles-mêmes.

Ils débarquèrent à l'infirmerie, avec les militaires qui les suivaient telles des mouches au cul d'une vache négligée ! Une foule de jaune arrivèrent à leur rencontre, éloignant les gris (relégués à attendre à la porte, ce qui déplus à Harris) en emportant les blessés et les deux cadres dans le cœur du lieu. Sans demander leurs restes, les brancardiers, emmenèrent Elia et Pète dans des antichambres, pour être pris en charge rapidement. Le docteur Beckett était de garde et s'occupa d'Elia, qui fut emportée dans un bloc opératoire pour son bras brisé. Quant à Pète, étant simplement assommé et non dans le coma, fut mis dans une chambre où un autre médecin s'occupa de lui, pour soigner ses blessures. Il n'allait pas tarder à reprendre ses esprits, vu la bête qu'il est.

Les deux cadres se retrouvèrent seuls durant quelques instants. Le jeune homme, toucha et frotta le bras de sa comparse d'un signe réconfortant. En retour, Erin posa sa main sur celle d'Alexander qui lui frictionna, tout en le considérant d'un œil morne.
« Cela n'aurait pas dû arriver. » Oui, en effet, elle avait raison, hors cela était arrivée et personne ne pourraient changer ce fait. Le seul point positif était qu'Elia, n'avait pas été violée, un traumatisme de moins dans la longue liste qu'elle venait d'acquérir.
« Ce n'est pas de ta faute » il se doutait qu'elle se mortifiait intérieurement de cette macabre aventure.
« Je sais », répliqua Erin, un peu trop brutalement. Elle se radoucit après un soupir.
« Tu sais comment je suis. » Il ne se formalisa pas de son ton brusque, il savait en effet comment elle était, depuis le temps qu'ils se côtoient. Il lui fit un petit sourire, se rapprochant un peu plus d'elle tout en continuant son geste de friction.
« J'aurai dû être plus réactive sur ce coup-là. Enfin heureusement que tu étais là Alexander. »
« Demain cours de self défense, je ne pourrais pas protéger deux princesses en même temps » fit-il avec un brin d'humour pour la faire sourire.
Pour sa part, elle voyait ça d'un bon œil, ce n'était pas une mauvaise idée, les jours à venir allaient sûrement être riche en aventure. « Ce ne serait pas inutile je pense. Au moins quelques notions. »
« Si, je suis en état je te les donnerai » Oui, il préférait largement sans charger avec ses quelques connaissances, que de la confier à un militaire qui serait peut-être un allié de Pete et qu'elle se retrouve en mauvaise posture. La confiance envers autrui n'était plus d'actualité. Il frotta le dos de la jeune femme doucement avec sa main. C'est bête, mais ils en avaient autant besoin l'un que l'autre de ce genre de « caresses », comme pour se rassurer et se soutenir. « On va oublier les cours donnés par les militaires, tant que cette histoire n'est pas tirée au clair »
« Je n'ai pas envie de me faire déglinguer sous couvert d'un exercice oui... » murmura t'elle en laissant ses épaules s'affaisser, signer qu'elle se détendait. Il la toisa, hésitant à formuler la suite de ses propos, qui n'allait pas plaire à Erin et pourtant il se sentait obligé de le formuler pour préserver son amie, qui naturellement lui jeta un coup d'œil sans lui lâcher la main. « À quoi tu penses ? ». Parfois, il avait l'impression qu'ils lisaient l'un dans l'autre sans avoir besoin de communiquer énormément.
Il baissa le ton, pour éviter qu'on ne les entende. « Je suis navré de te demander cela Erin, ça fait un peu paranoïaque et tyran, mais j'aimerais que tu ne restes pas trop loin de moi, voir que tu portes une arme en plus, durant cette période. » Il était très sérieux « Tout à l'heure dans les délires de Pète, je le soupçonne d'avoir attaqué Elia, pour t'atteindre, il pensait que vous étiez en couple. »
« Je... » Elle se crispa à nouveau. Elle n'avait retenu que la fin de ses propos. « C'est n'importe quoi. C'est vraiment n'importe quoi ! »
Il se mit devant elle, mains sur ses bras dans un but apaisant.
« Oui, ça l'ait. Il est aussi futé qu'un pétoncle. La bêtise humaine mène à faire n'importe quoi. » Il la toisa attendant qu'elle se remette de la déclaration d'avant, puisqu'elle avait occulté sa demande. Elle opina du chef, songeuse. Elle était en colère et révoltée.
« Je ne sais pas si c'est une bonne idée de me côtoyer en ce moment... » Elle toisa Alexander avant de faire une petite moue. « Mais je sais par contre que tu ne voudras rien savoir. Alors, soit. Mais pas d'arme. » Il hocha la tête respectant son choix, même si une arme aurait été une tranquillité d'esprit... enfin pour lui ? Oui pour lui, puisqu'il redoutait qu'elle se face coincée dans un coin comme pour Elia et de ne pas pouvoir l'aider. Déjà, qu'il était pas mal amoché avec Pete et il se doutait qu'il lui faudrait au moins une semaine pour ne plus souffrir des contusions provoquées pour ce combat.
« D'accord, pas d'arme. Tu vas donc me supporter encore plus souvent » dit-il d'un petit air taquin ; il avait besoin de dédramatiser, d'avoir ce fil conducteur d'un brin d'humour pour ne pas alimenter sa propre colère froide. Erin lui tapota sur la poitrine. « Il est temps de faire le grand ménage de printemps », conclu la consultante froidement. Pas le genre à s'apitoyer longtemps sinon elle n'aurait pas le poste qu'elle avait sinon, une force de caractère importante.
« C'est une bonne résolution oui » affirmait-il sur un ton sérieux et déterminer. Cela allait retourner toute la cité et il allait y avoir de la casse.


Ils furent coupés par un aide-soignant, qui désirait guider vers un box de soins le chef de projet, afin qu'il se fasse enfin ausculté. Il lui indiqua qu'une infirmière allait arriver sous peu. Le jeune homme, suivis le jaune, lâchant sa compagne pourpre à regret. Il est vrai, qu'il commençait à ressentir les douleurs de son combat et il serait bien qu'il soit soigné avant de trop en souffrir, surtout qu'il ne savait point encore ce qu'il avait comme séquelles.

L'anglais pénétra dans le box, aménagé pour les soins. Il s'assit sur la table d'auscultation blanche en attendant sagement l'arrivée d'un médique. Il profita de ce moment en solitaire, pour affaisser ses épaules et soupirer longuement. Main droite sur le visage, il se massait celui-ci, pour évacuer la tension dans son corps. Il n'avait plus besoin de faire bonne figure à cet instant. Il commençait à ressentir les douleurs de son combat, l'adrénaline quittait son corps pour son plus grand malheur. Hors, il se fichait bien de la douleur physique, son esprit était ailleurs, plus préoccupée par l'état d'Elia qui ne méritait pas son sort. Elle avait dégusté physiquement, mais pire mentalement, elle allait le payer durant plusieurs années. Cela le dégoûtait et le révoltait, il était très satisfait des efforts de son assistante niveau confiance en elle et voilà que tout cela foutait le camp à cause d'un connard. Elia, avait du potentiel, elle était douée et courageuse... peu de personnes l'avait vu et pour une fois, que des personnes s'intéressent à elle, voilà que son petit « rêve » idyllique, venait de se briser en mille morceaux... la pente allait être difficile à remonter, elle pourrait compter sur les deux sorciers pourpres pour la soutenir...Mais quel gâchis... Il soupira une nouvelle fois, il se sentait lasse et fatigué.

Coralie avait reçu un appel pour une intervention suite à une échauffourée sur la base. On lui avait parlé de trois blessés, plus ou moins lourds, le pire semblant être une jeune femme, même si elle n'avait pas réussi à savoir dans quelles conditions elle avait été attaquée. Elle pénétra dans la chambre d'examen un peu brusquement, surprenant un peu le jeune homme qui se redressa immédiatement pour toiser la nouvelle venue en tournant la tête vers elle. Au vu du visage austère qu'elle affichait, il devina qu'elle n'aimait pas qu'on lui cache des choses et qu'elle n'était pas au courant de toute l'histoire et qu'elle allait lui demander des comptes. Il lui afficha un visage calme, mais aucune lueur pétillante dans son regard bleu d'acier, ne venait l'animer, reconnaissant la charmante jeune femme avec qu'il avait dansé pour Noël. Il sut à son regard qu'elle venait de le reconnaître à son tour et surtout à sa gestuelle : elle s'était arrêtée avec la même brusquerie que son entrée, comme percutée par un mur. Elle détailla son aspect général : Son costume était froissé, sa veste déchirée, sa chemise tachée de sang et il portait des marques de coup évidente sur le visage. Même si Coralie aurait voulu lui offrir un visage avenant et rassurant, elle n'y arriva pas vraiment. Elle ne le connaissait que très peu, mais elle savait que s'il s'était battu et malgré leur badinage pour Santa, ce n'était pas sans raisons. Finalement, alors qu'elle commençait à enfiler ses gants d'examen elle posa la question qui lui brûlait les lèvres d'un ton rude.

« Qu'est-ce qu'il s'est passée ? » Demanda-t-elle en plantant son regard sombre dans les yeux clairs du jeune homme, histoire de lui faire bien comprendre qu'elle n'accepterait pas de mensonge ou de demi vérités. Il resta de marbre. Même s'il fut plutôt content de voir que ce fut elle et non un infirmier militaire.
« Version longue ou version courte ? » reliquat-il du tac-o-tac, de manière neutre, mais assez douce, pour faire tomber les défenses de la demoiselle. Il ne désirait pas d'un échange « dur », puisque qu'après il devrait affronter Harris une seconde fois et alimenter sa mauvaise humeur n'était pas saint, surtout avec une personne aussi agréable que Deltour. Face à son ton, elle soupira, réalisant combien elle s'était montrée cassante.
« Intermédiaire. Expliquez-moi pourquoi vous avez éprouvé le besoin de vous mesurer à un militaire entrainé et bodybuildé et quel rôle jouait la petite jeune fille dans tout ça ». Elle savait déjà qu'Alexander n'avait pas agressé la jeune femme... elle commençait à se faire une idée du déroulement des évènements, mais voulait que le jeune homme le lui confirme. Il hésita à faire un peu d'humour, mais la situation ne s'y prêtait pas et il n'était définitivement pas d'humeur.
« Elia Fisher est mon assistante, je l'avais envoyé chercher le Dr Zelanka, pour qu'il soit à l'heure en réunion et lui transmettre le dossier corrigé » Il avala machinalement sa salive, constatant qu'il avait un affreux goût de sang dans la bouche, mais comme toujours, il ne montrait rien à ses désagréments.
« Zelanka est arrivé à la réunion sans Elia. Élément, qui nous a interpellé avec Erin. Nous sommes parties à sa recherche. » Il haussa les épaules, il n'aimait pas vraiment raconter à qu'elle point il pouvait se montrer violent lui aussi, mais il parla de manière pragmatique et calme. De toute façon, il n'avait rien à cacher lui.
« En entendant des cris dans le couloir, nous sommes tombés devant Pète qui tentait de violer Elia, après l’avoir rudement molestée. Je l’ai attrapé et frappé pour l’éloigné de mon assistante. Et comme c’est l’amour fou entre nous deux et qu’il rêve de me mettre entre quatre planches en hêtre… On s’est battu. » il ouvrit les bras d’un geste ironique en disant « Et voilà le résultat » finalement, il avait fait de l’humour. En période de mal être faut bien se détendre. En l’observant, il constata qu’elle venait de serrer les mâchoires durant son discours.

Elle était bien placée pour savoir l'avis que certains hommes avaient de la présence de femmes sur la citée. Mais elle avait quand même du mal à penser que l'une d'eux serait assez con pour s'en prendre à l'assistante d'Alexander. Ceci étant dit, elle savait au fond d'elle même que ce n'était pas le charmant jeune homme qui avait molesté la jeune femme qui était sur le billard actuellement. L'infirmière adoucit son ton.
« Elia s'en sortira... tout au moins physiquement. Le docteur Becket est en train d'opérer sa fracture au bras. Mais elle aura besoin de soutient. » Son regard se fit plus intense et plus sombre « Tout le soutien que vous pourrez lui offrir »

Il avait parfaitement conscience, que sa pauvre assistante allait avoir besoin plus que du soutiens…il eut un petit soupire. « Oui, le corps guérit toujours plus vite que le mental » Il eut un petit rictus au coin. Coralie soupira encore une fois. Il y avait des jours où elle devait trouver son métier particulièrement déplaisant. D’un ton taquin, il décida de détendre un peu l’atmosphère : « Enfin bon, je suis navré de vous donner encore du travail » elle lui fit un sourire avant qu’il s’allonge sur la table en position à demi-assise pour qu’elle commence à le soigner le visage. Il ignorait encore les dégâts sur le reste de son corps voilà par ses vêtements. Il quitta sa veste déchirée sous le regard de la jeune femme, pour la plier soigneusement et la poser au pied de la table.
Hors, de ce qu'elle voyait, son visage n'était pas forcément la partie de son corps la plus abîmée par le combat. Elle en profita de son geste pour lui demander :
« Puisque vous êtes lancé, enlevez aussi votre chemise. Je veux vérifier que vous n'avez pas de traumatismes internes plus grave que quelques ecchymoses pour abîmer votre beau visage. »
Il eut un petit rictus quand elle mentionna le compliment sur sa beauté, s’il avait un doute sur le fait qu’il lui plaisait, il pouvait être certain maintenant. Par contre, elle lui demandait de se dévêtir… bon c’est normal pour qu’elle regarde où, il était touché lors de ce combat. Mais vous connaissez le numéro, il n’a jamais aimé retirer ses vêtements dans un cadre autre qu’intime. Complexe faces aux zébrures qui marquaient son corps. Même si le temps avait lissé les cicatrices, les rendant moins visibles, elles restaient des empreintes sur son corps, aussi bien foutu qu’il soit. Il essaya de ne pas marquer de temps d’arrêt, pour pas que cela paraisse louche.

Il commença à retirer son veston, l'infirmière devina sa réticence à se dévêtir. Déboutonnant sa chemise, la retirant d'un geste élégant avant de les mettre tous deux avec la veste. Finalement, sans le vouloir son « striptease » devenu affriolant pour la jeune femme. Heureusement, elle en avait vu d'autres. Machinalement, il toisa son buste et remarqua qu'il était sacrément endommagé sur le côté droit. Du bas de son pectoral droit jusqu'à sa hanche, il était rouge, laissant supposer qu'il avait des ecchymoses qui devront bleus sous peu. Ainsi, que des griffures dues à la chevalière du militaire qui l'avait ouvert. Il arqua un sourcil... eh bah... c'est du beau, il faudrait le nommer le géant des glaces ...Coralie attendit patiemment qu'il ait retiré la totalité de ses vêtements, mais ne put retenir un froncement de sourcil quand elle vit les marques rouges sur son torse. Mais les marques n'étaient pas bien graves. Ce qu'elle craignait c'était des atteintes plus profondes... le pancréas, les reins etc. Au premier coup d'oeil Coralie avait deviné que, si depuis son arrivée sur Atlantis, Alexander avait réussi à éviter l'infirmerie, il avait été un temps où il avait dû être un grand abonné des urgences au vu de son corps. Il ne l'avait pas toisé quand, il avait retiré ses vêtements, ne voulant pas lire dans son regard quoique ce soit. C'est bête d'être autant centré sur quelques griffures du passé, mais bon, elle avait dû en voir d'autre.
« Allongez-vous s'il vous plait. Il faut que je vérifie que vous n'avez pas d'atteintes internes. Ça risque de ne pas être très agréable, je m'en excuse par avance. » Lui dit-elle d'un ton doux. Il releva la tête seulement quand elle parla. Il s’exécuta docilement.
« J’ai l’habitude » cela était presque sortit tout seul et naturellement.
« Je vous excuse que si vous n’avez pas les mains froides » par contre là, ce fut de l’humour. En réponse elle lui sourit. Il est vrai que les infirmières avaient souvent les mains froides et sèches à force d'utiliser les solutions hydroalcoliques. « Je vous confirme que mes mains son froides... mais à travers les gants, vous ne devriez pas le sentir. » Elle lui fit un petit clin d'œil espiègle qui entraina une petite moue de l’anglais, cela ne le dérangeait pas vraiment, mais bon ce n’est jamais agréable. « Je vous promets que le jour où vous déciderez d'utiliser votre "bon cadeau", je ne porterais pas de gants et je m'arrangerais pour qu'elle soit douces et chaudes. » Il eut un petit rictus amusé, il faudrait qu’il se décide à l’utiliser un jour, mais alors quand .... « Parfait dans ce cas » qu’il agrémenta sa phrase d’un autre rictus charmant.

Elle commença à examiner son torse, s'efforçant de ne pas appuyer trop fort sur les endroits particulièrement contusionnés mais suffisamment pour vérifier qu'il n'y avait pas de blessures internes plus graves. Il ne broncha pas, se laissa faire sans rien dire, tournant la tête pour observer son environnement. Seul élément qui marquait une quelconque douleur sur son visage était les crispations de sa mâchoire. Il n’est pas douillet et à toujours masqué ses souffrances.
« J'espère au moins que celui qui a fait ça à votre assistante et avec qui vous vous êtes battus est dans un état pire que vous » dit-elle avec une pointe d'humour pour faire diversion de ses palpations pas forcément agréables. Il hocha la tête « Une commotion cérébral à force de chérir le sol » répliqua-il sur le même ton humoristique. Il toisa la jeune femme pour continuer sur un ton un peu plus sérieux, élément qui venait de lui traverser l’esprit.
« Vous avez eu des pressions ou menaces depuis votre sauvetage avec Erin ? »

Elle devait bien se douter qu'Erin avait parlé à Alexander de ce qu'elles avaient subi lors de leur soirée mouvementée au mess, cependant elle marqua quand même un léger temps d'arrêt dans ses examens. Il devina qu’elle n'avait parlé à personne des suites qu'elle avait eu à subir. Se demandant si c'était vraiment le bon moment pour parler de ça. Hors, du point de vu de l’anglais, il n’y avait pas meilleur endroit avec ce qui venait de se passer avec Elia.
« Erin a eu des ennuis ? » demanda-t-elle en coupant la poire en deux pour éluder ses propres pressions qu’elles subissaient.
« Et vous ? » dit-il pour prêcher le vrai du faux, il savait très bien ce qu’avait Erin et voulait connaitre si la jeune femme avait eu le droit elle aussi à des marques d’attentions. Elle aurait dû s'en douter, qu’il ne se laisserait pas si facilement avoir.
« Rien de bien méchant... pas d'agressions physiques, plutôt des petites attentions dans mon casier, ou sous la porte de mes quartiers, pour me montrer qu'on ne m’oublie pas. »
Inconsciemment ses pressions se firent un peu plus fortes, cela fut excessivement désagréable et douloureux pour le jeune homme qui se mordit l’intérieur de la joue pour ne pas grogner tel un chat. Décidément il n’était plus très civilisé, il prit sur lui.
« Vous avez gardez toutes ses charmantes pensées ? »
Les questions d'Alexander semblaient l'embarrasser. Oui, elle avait gardé précieusement toutes les "marques d'affection", histoire qu'on sache qui interroger s'il lui arriver quelque chose. Évidemment, les choses étaient anonymes, mais elle ne doutait pas qu'une enquête soigneusement diligentée ne mettrait pas longtemps à fournir un ou des noms.

Une pression, fut plus forte que les autres et il ne put s’empêcher de prendre les mains de la jeune femme pour les enlever de son corps deux minutes, la toisant de ses deux prunelles d’acier.
« Avec douceur s’il vous plait, sinon je vous mors et vous aurez une raison de vous venger »
Elle constat qu’elle y était allé un peu fort sur ses palpations, puisqu’il avait ressenti le besoin de lui saisir les mains la menaçant de la mordre si elle n'était pas plus douce. Pour le coup c'est elle qui se mordit l'intérieur des joues. « Excusez-moi. Ce n'est pas un sujet très propice à la sérénité nécessaire à un examen aussi délicat. » répondit-elle troublée. Il voyait bien que cela la gênait, mais il se devait de la questionner pour Elia et que ce genre de chose n’arrive à plus personne. Il lui lâcha les mains, un peu mal à l’aise, à son tour de son geste de défense.
« Navré de vous l’imposer. Pour l’enquête, il faudrait que vous nous les donniez. À Erin si cela vous gêne moins » il reposa ses mains sur le côté pour laisser la jeune femme faire son travail.

Coralie soupira. Elle s'était bien doutée que ce moment allait arriver. Elle aurait aimé donner ses "preuves" plus tôt, mais elle ne savait plus à qui elle pouvait faire confiance. Elle avait l'intuition que ce n'était pas l'œuvre d'un seul homme, mais d'un groupe. Quand elle avait commencé à recevoir ses "marques d'affection", l'homme qui l'avait agressé était encore hospitalisé. Elle se sentit un peu coupable. Peut-être, si elle avait parlé plus tôt, la petite assistante d'Alexander n'aurait jamais eu à subir cette horreur. Elle serra les mâchoires. « Faites attention Mr Hoffman » dit-elle en plantant ses yeux sombres dans les prunelles bleus de son interlocuteur qui prit en compte son avertissement. Il se doutait que les jours à venir allait être difficile, surtout s’il fait le « ménage » avec Erin. Chouette, ils allaient se faire haïr des gris encore plus.
« Merci des recommandations » Il devait aimer le danger vraiment pour se mettre dans des situations pareilles.
« Je n'ai pas de preuve, mais je pense que ce genre de pratique est couverte par des officiers et des hiérarchiques. »
« Je le pense aussi. » Puisque Pete n’aurait jamais dû être là. Elle hocha la tête, reprenant ses palpations avec plus de douceur. Visiblement, il n'avait pas de blessures internes, si ce n'est une ou deux côtes fêlées.
« Vous n'avez pas de blessures internes... par contre, épargnez vos cotes pendant quelques semaines. » Elle lui sourit doucement en lui appliquant une crème pour les ecchymoses. Ce fut encore un moment peu agréable pour l’anglais, qui était conciliant en de pipant rien, quand elle eut fini elle l’informa. « C'est bon, vous pouvez vous rhabiller ».

Il hocha, la tête, se rhabillant, il avait senti une brûlure sur le genou gauche et une tache plus sombre sur le gris de son costume, intrigua la jeune femme. Il souleva le pan de son pantalon, son genou était écorché. Coralie, le soigna ainsi que son visage. Ils discutèrent brièvement. L'anglais, ne se plaignait pas et prit les médicaments antidouleur qu'elle lui tendit, ainsi que le sachet contenant la crème et les cachets pour adoucir les souffrances futures. Il la remercia avant de se lever, prenant sa veste sous le bras. De toute manière, elle était bonne pour finir au fond d'une poubelle... finalement, il la jeta dans l'un des vidoirs de la salle. Il sortit ainsi, un strap sur les lèvres, l'œil droit un peu bleu et avec une légère raideur sur la jambe meurtrie. Hors, par fierté évidente, il cachait son état, minimisant par sa gestuelle la gravité de ses peines. Les anti douleurs allaient être efficaces dans une dizaine de minutes, d'ici là, il devait tenir en découvrant minutes après minutes les souffrances causées par Père le bourrin.

Il retrouva très vite Erin, qui n'avait pas bougée de l'endroit, où ils s'étaient quittés. Weir, était avec elle. Les deux femmes tournèrent la tête vers lui, il constant une lueur d'inquiétude dans les prunelles noisette de son supérieur, qui alla à sa rencontre pour s'enquérir de son état. Bien entendu il éluda de manière éloquente les angoisses en disant que tout allait bien.


©Pando


_________________
    Alexander Hoffman
    Double comptes : Isia Taylor-Laurence & John Sheppard & Naalem Lays //écriture : firebrick
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatarInfos√ Arrivée le : 27/03/2016
√ Age : 30
√ Messages : 780
√ Localisation : Atlantis

Erin Steele
Dossier Top Secret
√ Age: 36
√ Nationalité: États-Unis États-Unis
√ Gêne: Oui
MessageSujet: Re: L'ennemi intérieur [Pv Alex et Erin] - /!\ AMES SENSIBLES S'ABSTENIR /!\ Sam 7 Jan - 16:42
Erin laissa Alexander à contre cœur, mais il devait être observé par un médecin pour les coups qu’il avait reçu lors de la bagarre avec Pète. Elle avait juste envie de le garder près d’elle et de lui apporter du réconfort. Elle n’aimait pas du tout quand il se battait, ni même qu’on lui tape dessus de la sorte. Toute cette folie devait cesser incessamment. La consultante avait déjà trop souffert dans sa vie pour qu’on lui prenne encore un peu de son équilibre personnel. Hors, depuis ce fameux passage au mess l’été dernier avec Coralie, elle était sujette à des menaces ou des sous-entendus scabreux de la part d’une ou plusieurs personnes. Elle ne savait pas trop mais elle recevait souvent des lettres anonymes dont les lettres avaient été découpées dans différentes revues et qui composées des insultes et autres joyeusetés de ce genre. Erin s’approcha du lieu où elle devait attendre Weir, quand elle se sentit plaquer brutalement sur le mur la jouxtant. Ses yeux se posèrent sur Harris alors que sa respiration accélérait et que son rythme cardiaque s’emballait.

« Harris. Vous montrez enfin votre vrai visage.
- Toutes mes excuses pour cette légère brutalité Mademoiselle Steele, je vous appelle depuis toute à l’heure mais vous ne sembliez pas m’entendre.
- Harris vous…
- Capitaine Harris, Mademoiselle Steele, ne soyez pas grossière.
- J’ai bien envie de dire que je vous emmerde, mais je risque de choquer vos petites oreilles délicates.
- Effectivement. »

Elle le poussa pour se dégager, et il se laissa faire en s’écartant légèrement, tandis qu’elle reprenait sa marche pour rejoindre le point de rendez-vous avec le docteur Weir. Il lui emboita le pas. Le cœur d’Erin lui tambourinait aux oreilles. Elle . Il reprit :

« Je voulais simplement vous assurer de toute la coopération des militaires à ce sujet, et je vous demande de nous laisser régler ce problème. La grande muette lave son linge sale en famille, on sait s’occuper des brebis galeuses. »

Erin s’arrêta de marcher et elle se tourna vers lui : « Seulement Capitaine Harris, il n’y a pas qu’une brebis galeuse mais tout un troupeau, et je pense que vous en faîtes partie. Par conséquent, vous ne verrez pas d’inconvénient à ce que les civils se débrouillent pour cette enquête. »

Il secoua la tête. Il allait l’attaquer sur autre chose mais Weir venait dans leur direction. Harris en profita pour prendre la tangente et allait voir ses hommes qui patientaient non loin de là. Erin les considéra tout le temps que mis le docteur à approcher.
« Erin, que se passe-t-il à la fin ?
- Elia Fischer, l’assistante d’Alexander, a été victime d’une tentative de viol de Pète Barnes… » Erin fit un petit topo rapide avec la doctoresse. Alexander n’allait pas tarder à revenir et ils pourraient en discuter tous les trois. Enfin, tous les trois. La jeune femme était certaine que la capitaine Harris allait venir plaider sa cause auprès de la civile en cheffe. Pour le moment, il se tenait à l’écart.

Quand Alexander revint vers Erin, elle était en compagnie de Weir. Cette dernière voulu évidemment savoir comment se portait l'anglais. Comme à son habitude, il éluda plus ou moins la question. Erin restait en retrait, le visage complètement fermé. Elle mourrait d’envie de prendre des nouvelles de son ami, mais cela attendrait qu'ils se retrouvent qu'à deux. Harris était là lui aussi, appuyé contre un mur. Naturellement il approcha :
« Bien, Mademoiselle Fischer et le Caporal Barnes ne pouvant être là, l'essentiel des parties susceptibles de les représenter sont présentes. » Après sa petite introduction, il se tourna vers Weir. « Je sais que cette expédition est gérée par les civils mais nous sommes parfaitement qualifié pour enquêter et juger Barnes pour son comportement. »

La cheffe de l’expédition toisa le Caporal. Elle était susceptible quand on lui rappelait que l’expédition était gérée par des civils, cela n’était jamais pour lui envoyer des fleurs. Surtout quand un militaire lui insinuait qu’il comptait faire son enquête dans sa petite famille de gris en retirant les civils. Il y a bien une chose qui ne marche avec elle : c’est de vouloir prendre les rênes à sa place. Visage neutre, elle mira celui d’Alexander, comme pour avoir une confirmation, elle fit de même avec Erin. Elle perçut dans leurs iris qu’ils n’étaient pas du tout d’accord avec cette proposition et elle ne pouvait que les rejoindre.
« Je n’en doute pas Capitaine Harris. » Elle lui fit un petit rictus poli « Hors, Barnes à agresser une jeune femme civile et ce genre de comportement n’a pas lieu dans cette citée. Une enquête va être ouverte, mais hors de question qu’elle soit menée et jugée exclusivement par des militaires. » Elle fit une petite pause avant de reprendre plus fermement « Atlantis est dirigée par des civils, l’enquête sera donc menée par des civils avec l’aide des militaires. » Elle était ferme dans ses paroles.

Erin avait donné son assentiment silencieux au docteur Weir. Il était hors de question que l’enquête ne se borne à la seule exclusivité des militaires. Les faits étaient trop graves. Le visage d’Harris ne bougea pas d’un iota, il conservait son allure affable des bons jours. « Je comprends tout à fait. J’aimerai clairement aider à résoudre tout cela. Vous comprenez que l’honneur militaire est quand même en cause. Il serait d’ailleurs bien d’informer le Lieutenant Colonel Sheppard de tout cela. » Harris jeta un œil à Erin. Cette dernière le toisait durement. Il reporta son attention sur la cheffe de l’expédition et ajouta : « Maintenant, pour que tout ceci soit impartial, il faudrait mettre aux arrêts, le temps de l’enquête, Monsieur Hoffman. Il a quand même salement amoché un soldat. »
Weir écouta le soldat qui semblait ne pas vouloir négocier. Tant mieux, elle n’aurait pas aimé donner de la voix. Elle n’aimait pas son air affable mais bon. « Bien entendu, dès qu’il sera rentrée de mission, il sera au courant » C’est une évidence pour elle, qu’il soit au courant. « Ce n’est pas une question d’honneur militaire Capitaine. » Elle croisa le regard d’Alexander qui avait poliment retenu une phrase. Elle se doutait que l’anglais, avait une formulation bien plus élégante pour dire à Harris, qu’il était con d’englober les militaires, alors que c’est qu’une question d’humain. Une honte sur tout le monde d’apprendre qu’il ait un violer dans les rangs de cette expédition.
Mais Harris, enchaîna avec l’anglais. La cheffe de la cité, braqua son regard vers Alexander.
« Barnes a aussi amoché Mrs Hoffman… » elle essayait d’évaluer les blessures du jeune homme, elle ne voulait pas le mettre en arrêt, elle avait besoin de lui et de la consultante. Et elle se doutait bien, qu’il ne se battait pas pour le plaisir de se battre. D'ailleur, elle trouvait ça surprenant qu’il ait gagné.
« Mrs Hoffman quels sont les raisons de votre attaque sur le soldat ? »
L’anglais, s’attendait à ce qu’Harris le mette de côté. Mais il n’allait pas se laisser faire. Il toisa Weir, ignorant le militaire qui n’était pas digne de considération. Il répondit avec un calme exemplaire et avec pragmatisme.
« Il était en train de molester Elia dans le but de la violer. Je l’ai éloigné d’elle en lui mettant mon poing dans la figure. Celui-ci a ensuite décidé de m’attaquer, dans le but de me mettre hors service totalement, pour s’occuper d’Erin et d’Elia. Je vous épargne les insultes et les menaces. Je n’ai fait que me défendre. Durant, le combat, j’ai pris le dessus et sa tête percuta le sol, il en fut assommé ».
« Vous pensez qu’il ne se défendait pas face à votre droite ? »
« À aucun moment, il n’a essayé de s’éloigner, je ne le retenais pas. Il pouvait se venger en me frappant en échange de mon coup de poing. Hors, il a été dans l’attaque constamment. »
Elle toisa Erin « Vous avez vu ça Erin ? »
« Oui, c’est ce que j’ai vu. Pète était très agressif, tout comme il l’était sur le continent quand il s’en était pris à moi puis à Alexander. Je pense qu’il avait un compte à régler avec moi et qu’il s’en ait pris à Elia pour m’atteindre. Toujours est-il que son comportement était celui d’un fou et que rien n’aurait pu le raisonner. »

Weir semblait un peu décontenancer d’apprendre tout cela… elle n’était pas très à l’aise même si elle ne le montrait pas. Elle hocha, cependant la tête, elle voulait rester sur les faits, tournant celle-ci vers Harris. « J’attends de voir le compte rendus des bilans médicaux, qui vont vite tomber. Ils nous indiqueront un peu plus lavérité. »
Ah ce moment-là, Carson revenu de son opération, tendant les dossiers à Weir. La jeune femme, eue un visage effaré et regarda Alexander. Elle s’approchant de lui en lui tendant son propre bilan.
« Vous êtes un mystère a vous seul quand même… ou trop fière je ne sais pas. Vous allez avoir un arrêt maladie de deux jours, non négociable. Vos blessures sont trop importantes pour que vous soyez disponible au bureau. »
Elle tourna la tête vers Harris « Elia a bien été molestée et il y a eu tentative de viol. Quand à Barnes, il n’a rien de bien grave, quelques bleus, il fut en effet assommé et heureusement qu’il a la tête dure. Quant à Mrs Hoffman, c’est plutôt lui qui a été amoché, avec 3 coté fêlées, des bleus, des griffures et des ecchymoses sur tout le côté droit, et le genoux écorché ». Elle était en colère soudainement « La conclusion des bilans montre bien qui était la victime, l’agresseur et le défendeur. » Elle toisait furibonde le capitaine « Votre soldat est en faute et sera sanctionné lourdement, quand la victime pourra témoigner ! »
« Si je peux me permettre docteur. »
« Oui ? »
« L’enquête de concerne pas que Barnes. Il est fort probable qu’il ne soit pas seul à agir. Erin et mademoiselle Deltour ont reçu des menaces suite à son intervention auprès d’une jeune soldate qui était violenter par un autre groupe. Bien entendu, elles ont gardé les preuves. » Il venait de lancer une petite bombe. « Après mon rétablissement, je désirais faire partis des enquêteurs. Étant en capacité de mener celle-ci, jusqu’au plus hautes sphères. » Elle savait qu’il sous-entendait ses compétences et ses relations, pour pouvoir remonter suffisamment haut si besoin.
« Bien dans ce cas, vous collaborez avec bonne volonté avec mademoiselle Steele, pour le CIS. » Elle toisa Harris « Le capitaine vous aidera, quand il sera blanc de tous soupçons, comme tout militaire de cette base. Même si je ne doute pas de votre intégrité Capitaine, vous devez comprendre qu’on se prémunisse de toutes manigances ».


Erin écoutait les échanges entres Harris et Weir. Le premier essayait de reprendre l’enquête sous le coude, mais il était suffisamment intelligent pour ne pas insister auprès de la doctoresse et cheffe de l’expédition quand cette dernière si opposa. Elle était quand même sacrément connue pour ne pas se laisser marcher sur les pieds. Néanmoins, il continuait à être affable, usant de son charme pour dire des évidences, et enfin, pour que Weir fasse arrêter Alexander. Erin faillit protester mais elle savait se contrôler. Ce genre de discussion en apparence polie était tout sauf un endroit où il fallait brailler. C’était une guerre psychologique, presque diplomatique, et les apparences étaient trompeuses. Weir demanda la version des faits d’Alexander. Erin était tout à fait en mesure d’apporter des précisions si le besoin s’en faisait sentir et elle fit quand Weir lui demande. Après tout, elle avait été aux premières loges même si son attention s’était surtout focalisée sur Elia. Carson rapporta différents dossiers médicaux, dont celui d’Alexander. Weir en rapporta le contenu à Harris, et accessoirement, à Erin. Alexander était celui qui avait le plus morflé et pourtant, il se tenait là, fier et guindé, alors que la douleur devait être sacrément présente. Ils avaient dû le doper à l’infirmerie mais quand même. Les côtes, ça restait quand même les os les plus douloureux quand ils étaient fêlés ou bien cassés. Il n’allait pas falloir qu’elle lui saute dessus avec trop de violence dans les prochains jours. Enfin de toute manière, elle n’avait pas ce genre d’envie à l’instant présent. Alexander balança sa petite bombe et Harris se rembruni sérieusement.
« Excusez-moi, mais ce sont des conneries. Vous êtes quand même en train de dire que plusieurs personnes agiraient de la sorte dans les rangs de l’armée. Comment est-ce que nous serions passés à côté ? Ces soldats sont tous sélectionnés sur dossier ! » Il ne dit rien sur le fait qu’il était également soupçonné. Pour le moment, il essayait de défendre l’intérêt des troupes, ce qui était plus chevaleresque que de défendre uniquement son beefsteak.
« Malheureusement capitaine, j’ai conservé les preuves du harcèlement dont je suis la cible depuis ce fâcheux incident au mess. » Weir regarda Erin avec un air suspicieux. « J’étais en train de compiler tout ça, tout en menant ma petite enquête en interne, et je vous aurai mise au parfum. Mais je devais agir avec prudence, et ce n’était pas par manque de confiance en vos capacités mais plus pour éviter un scandale si tout cela était le fait d’un seul homme. Hors, il y a assez d’élément pour permettre de penser qu’il y a un réseau là-dessous. » Erin croisa les bras et conclut sa phrase en détaillant Harris du regard. Ce dernier secoua la tête de gauche à droite.
« Mademoiselle, avec tout le respect que je vous dois, c’est n’importe quoi, je vous le répète. »
« Nous verrons, Capitaine Harris », dit-elle en accentuant bien le grade de l’officier. Si Alexander le remarquait, elle lui expliquerait pourquoi elle avait insisté de la sorte. De toute façon, elle devait lui toucher un mot de cet officier.

« Les erreurs de dossiers arrivent. Comme les grains pourris. Cela ne serait pas la première fois, qu’on essaie de contaminer une organisation utopiste avec des pervers. »
Alexander choisi ce moment pour enfoncer le clous, comme Erin avait parlée du marché
« Surtout que toutes les prérogatives concernant la première agression de Barnes n’ont pas été appliquées. Elles mettent du temps à être actives. »
« C’est vrai, le dossier met un temps fou à être traité dans l’administration militaire et terrienne ». Elle croisa les bras soucieuse.
« Vous savez comment c’est l’administration. Je n’y suis pour rien. Quoiqu’il en soit, je persiste à penser que tout cela est ridicule, mais je ne suis que Capitaine. Le Lieutenant Colonel vous donnera son avis et bien entendu, tout le monde se pliera à une petite enquête si le besoin s’en fait sentir. »
« Mais le besoin s’en fait sentir, Capitaine Harris. »
« N’usez pas de votre place à la commission, Mademoiselle Steele. »
« Je ne fais que mon métier, et je n’aime pas bien ce sous entendu. »
« Ce débat est stérile. Je vais prendre congé, nous n’avons plus rien à nous dire et ce n’est pas moi qui décide de toute façon. »

Il ne faisait pas du zèle et de toute façon, il voyait bien qu’il était coincé avec ces trois là. Tant pis, il ferait autrement.

« Bonne journée Capitaine, et à bientôt. », lâcha froidement Erin.
« Vous aurez votre convocation dans trois jours, autant faire en sorte que vous soyez blanc le plus tôt possible. » Fut le seul salut de l’anglais. Il serra la mâchoire, il avait mal et ne voulait pas le montrer. Il sentait aussi l’envie de vomir, mais cela était plus dû au coups et à la douleur reçue et à ses efforts pour paraître intouchable. Il se sentit mal.
« Je vais vous laisser. » Et sans demander son reste il commença à marcher en direction de la sortie d’un pas rapide. Il sentait bien que son corps allait lui dire merde sous peu. Sa main Tremblait dangereusement et il la cacha dans la poche de son pantalon.

« Elizabeth, vous m’excuserez… »
« Faites, je vous en prie. »
« Je vous remercie. »
« Tachez de veiller à ce qu’il se repose. »
« Comptez sur moi. »
« Erin ? Nous devons nous revoir rapidement. »

Erin opina du chef, le visage grave, et sur ces quelques paroles, Erin prit la suite d’Alexander qui était déjà bien avancé. Il marchait d’un pas vif vers ses quartiers. Elle ne savait pas s’il allait l’accepter, étant un peu ours comme elle dans ces moments là. S’il désirait être seul, elle comprendrait parfaitement et elle irait vaquer à ses occupations qui étaient nombreuses. Sans un mot, elle se plaça du côté où sa main était libre de tout carcan de tissu. En temps normal, elle aurait pu faire une blague, lancer une boutade, ou autre, mais elle n’avait pas le cœur à ça. Sa présence ne devait pas le gêner puisqu’il ne dit rien et ils firent le chemin en silence, tranquillement. Une fois dans les quartiers du jeune homme, elle le laissa se mettre à l’aise et elle prit place dans un coin. Elle comptait bien rester là un petit moment, ne serait-ce que pour se reposer elle aussi, et décompresser un coup. Et puis elle n’avait pas envie de le laisser seul. Et puisqu’il ne voulait pas qu’elle s’éloigne de lui… C’était un prétexte, Erin faisait bien ce qu’elle voulait. Mais pour l’heure, cet endroit était le seul qui lui semblait sûr dans la cité. L’ensemble du personnel de l’expédition lui semblait étranger et elle voyait en tout le monde un ennemi potentiel. Harry s’occupa de son maître blessé. La consultante ne pouvait pas en vouloir au félin qui, du coup, ne s’intéressait pas à elle. C’était parfaitement compréhensible.

END 07.01.2017

_________________
L'administration a des problèmes à toutes vos solutions.
D.C. Sous Lieutenant Pedge Allen - Teshara Lays ~ Ecriture : Springgreen
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Infos
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: L'ennemi intérieur [Pv Alex et Erin] - /!\ AMES SENSIBLES S'ABSTENIR /!\
Revenir en haut Aller en bas

L'ennemi intérieur [Pv Alex et Erin] - /!\ AMES SENSIBLES S'ABSTENIR /!\

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» La Campagne de l'Ennemi intérieur Warhammer V2 ou V3
» Règlement intérieur de l'Université d'Artois
» réglement intérieur
» mon petit jardin d'intérieur
» Slack en intérieur ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Atlantis Insurrection :: Cité d'Atlantis :: Niveau 3 - Zone de Restauration et de Loisirs-