Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


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Trop loin à l’est, c’est l’ouest. / PNF-627

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Pedge Allen
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MessageSujet: Trop loin à l’est, c’est l’ouest. / PNF-627 Lun 26 Déc - 20:04
L’air était sec et respirer faisait pénétrer dans les poumons toute la poussière soulevée par le pas des types qui marchaient devant eux. Pedge était en mission diplomatique sur une planète où tout semblait aride et desséché. A dire vrai, le but de sa présence ici était justement de protéger les diplomates qui venaient traiter avec les autorités locales. Ses fonctions s’arrêtaient là. Il n’y avait pas un danger très important. Les locaux semblaient pour le moins coopératifs, et enclin à vouloir négocier. Néanmoins, il fallait toujours couvrir les arrières de tout le monde afin que l’ensemble de la petite équipe rentre au complet à la maison. L’expérience des missions SG avait conduit les terriens à la plus grande prudence avec de soi-disant amis. Le soleil était haut dans le ciel et il tapait dur, et un vent intermittent soulevé le sable pour leur coller dans les yeux. Le décorum était pour le moins surprenant et ravirait certainement tous les fans de western de la grande époque. En effet, l’équipe était transportée au temps des indiens et des cowboys, même si à première vue, il ne semblait pas y avoir de peau rouge dans les environs. Quoiqu’il en soit, les villes étaient traversées par une route droite, et de part et d’autre de cette ligne, s’étiraient des commerces et des bâtiments en tout genre.

Le convoi s’arrêta devant une bâtisse blanche. L’ensemble des personnes présentes montèrent les marches, mais les deux atlantes rouges se retournèrent vers leur escorte militaire, composée du sergent maître Allen, de son homologue Eversman, ainsi que du lieutenant Meyers et du première classe Boduk.

« Ok les gars, on vous laisse vaquer à vos occupations, on en a pour la journée, et sûrement même pour la nuit. On fait un point radio toutes les heures. »

C’étaient eux les chefs pour le coup. La grisaille était là pour assurer un semblant de sécurité, mais ils n’avaient pas autorité sur cette mission, Weir avait été plus que claire. Les deux rouges s’engouffrèrent dans la bâtisse, laissant la porte en bois grincer sinistrement derrière eux. Boduk avisa une chaise à bascule sur le perron, et d’un geste las, il s’affala dedans en poussant un grand soupir.

« Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais j’vais me taper un petit roupillon. Cette chaleur, ça me tue. »

Le lieutenant opina du chef. Il en avait manifestement rien à foutre des états d’âmes de Boduk.

« Allen, Eversman, mélangez-vous à la population et faites plus ample connaissance. Rien de tel que d’avoir les ragots du coin pour se faire une idée de la sincérité de ces types. Boduk, puisque tu veux rester ici, tu surveilles le coin, et à la moindre embrouille, tu nous dis de rappliquer. Aller, barrez-vous, et tachez de ne pas vous bouffer le nez. Puis ramenez moi des trucs intéressants à entendre. »

Pedge n’était pas ravie de la distribution des rôles. Elle aurait préféré rester là pendant que l’autre abruti d’Eversman aurait fait ce qu’il savait faire de mieux : racoler une gonzesse pour parler la langue et soutirer quelques racontars.

« A vos ordres Lieutenant », répondit quand même Pedge sans rien montrer de son agacement intérieur. Puis elle était certaine que Matt allait en rajouter une couche rien que pour la faire chier. Promptement, elle réajusta son gilet tactique. Elle était en treillis sable pour les jambes et en débardeur noir pour le haut, laissant son corps respirer. Elle braqua son regard serti de ses lunettes de soleil vers son homologue masculin.

« Preumz sur le saloon, allez-vous amuser ailleurs, c’est sûrement interdit au moins de 18 ans. »

Elle n’était pas contre se trouver une petite boisson rafraichissante. Elle joignait l’utile à l’agréable, puisque c’était l’endroit idéal pour recueillir des ragots en tout genre. L’alcool déliait les langues, les rendant bien trop pendues.

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Matt Eversman
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MessageSujet: Re: Trop loin à l’est, c’est l’ouest. / PNF-627 Lun 26 Déc - 23:41

Hii Ha !!



Escorter une bande diplomates et leur servir de gardes du corps pendant les prochaines 24 heures n’était pas une mission des plus passionnantes. Jouer la nounou n’avait jamais été dans les gènes du Ranger. Autant il aimait bien les gosses, autant il détestait lorsqu’il devait jouer le rôle de la Super Nanny. Ce n’était pas son rôle dans cette expédition. Heureusement qu’il n’avait découvert que la « surprise Allen » en salle d’embarquement, il aurait été capable de se faire porter pâle. La mission était déjà chiante et fallait se coltiner la Reine des glaçons. On va se marrer tiens…. Weir avait quand même eu une lueur de génie en plaçant un officier avec eux. Commander Pedge aurait été un réel plaisir mais l’inverse était juste hors de question. C’était elle la dernière promue et en plus, elle avait quitté son poste donc hors de question de passer en dessous.

Le début de mission se passa des plus banalement. Eversman s’efforçait à maintenir une large distance avec sa meilleure amie tout en ne lâchant pas des yeux. Il mettait en oeuvre ainsi un vieil adage : Il fallait être proche de ses amis, encore plus de ses ennemis. Une fois parvenu au village, il se sentit obligé de remonter les lunettes de soleil sur le crâne pour apercevoir l’environnement local de ses propres yeux. On se croirait vraiment en plein western. Rien ne manquait. Les chevaux, les bottes qui font du bruit à chaque pas, les vieux revolvers. C’était un truc de fou. Histoire de montrer ça aux copains, il dégota un appareil photo d’une des poches de son gilet et immortalisa la salle. Il ne manqua pas de faire un selfie mais dût s’y reprendre à deux fois, il y avait un bout de Allen à chaque fois.

Débarrassés des Rouges, le Lieutenant annonça la suite des événements ce qui ne manqua de surprendre et d’agacer le Ranger. Le regard de ce dernier fit un aller retour entre l’officier et la dénommée Allen avant de lâcher un soupir qui fut dissimuler par la réponse de la fayote n°1. Ne restait plus qu’eux deux désormais. Cela ne l’enchantait vraiment pas et il ne cherchait en rien à le dissimuler. Allen fit main passe sur le saloon tout en lui lançant une petite remarque désagréable. OK la guerre était déclarée. Sortez la hache de guerre.

« Pas la peine d’insister davantage, je viens. Par contre, c’est un saloon.. Pas un bar à travelos mais peut être qu’on trouvera quelqu’un de pas trop regardant pour vous, Allen…. Avec pas mal d’alcool, on sait jamais… »

Un sourire malicieux aux lèvres, le jeune homme la dépassa de manière à être le premier à pousser les portes battantes de l’endroit. L’odeur de tabac lui sauta de suite au nez avant qu’une autre odeur, semblable à celle des pieds n’agresse à son tour ses narines délicates. Le spectacle à l’intérieur valait celui du village. Typique de l’époque où du moins à ce qu’il avait pu apercevoir dans les films. Un bar avec pas mal de chaises et tables en bois réparties un peu partout. Des types en chapeaux dans toute la pièce avec une petite scène avec une danseuse et un pianiste. Bien entendu, il relâcha la porte au moment où Pedge se pointa et intercepta aussitôt.

« Oups. »

Leur arrivée ne passa pas inaperçue. Les regards étaient braqués sur eux et le petite signe de la main ne les fit pas se dérider. Tanpis. Eversman repéra une table libre et tenta de se frayer un passage entre les différentes personnes avant de pouvoir enfin se poser dans une chaise. Allen le rejoignit.

« Vous ne pouvez plus vous passer de moi ou quoi ?! »

Un garçon d’environ 8 ans vint rapidement prendre les commandes. Il n’avait aucune idée de la manière dont ils allaient pouvoir payer et c’était bien là le cadet de ses soucis. Lui, on lui demandait quelle boisson, il répondait.

« Une bière pour moi et une eau violette pour la dame. »

Visiblement le deuxième breuvage était inconnu par ici, dommage.



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Pedge Allen
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MessageSujet: Re: Trop loin à l’est, c’est l’ouest. / PNF-627 Mer 28 Déc - 17:25
Maintenant que Pedge était au même grade que Eversman, elle n’avait plus aucune raison de courber l’échine et d’écouter ses ordres. Ils étaient sur le même pied d’égalité et elle comptait bien lui faire comprendre, même si c’était peine perdue ave cet énergumène. De toute façon, la question ne se posait même pas puisque Weir avait attribué un officier pour les gouverner tous, et dans les ténèbres… Pour en revenir au sujet principal de cette aventure, qui n’était pas, au demeurant, la mission diplomatique, mais bien les relations interpersonnelles entres les deux Sergents Maîtres, Pedge doutait fortement que ce soit son meilleur ami qui avait concocté les équipes pour cette mission. Il aurait tout fait pour ne pas se retrouver avec elle. Néanmoins, elle se rappelait clairement combien il avait été vantard quand il lui avait signifié qu’il avait de nouvelles responsabilités. Elle n’allait pas manquer de lui coller dans son plat à la première occasion de le rabrouer. L’officier en question leur laissa le champ libre pour se mêler à la population afin de recueillir des informations. Il n’avait pas posé de restrictions, ni même de recommandation, si bien qu’ils avaient carte blanche. La seule connerie qu’il avait faite, était d’envoyer les deux mauvaises personnes ensembles. Mais ça, il s’en rendrait compte un peu trop tard.

Pedge tacla la première quand elle affirma aller au saloon, sans Eversman, sous entendant qu’il était mineur. Loin de s’en formaliser, ce dernier l’envoya chier en déformant ses propos. La jeune femme crispa les dents, sans rien dire sur le coup. Il ne l’avait pas mouché, mais elle n’avait pas envie de se lancer dans des enfantillages verbaux. Et puis, il la contourna rapidement pour être le premier à arriver sur place. Elle lui emboita le pas, résignée à se le coltiner jusqu’à la bas. Il venait de pénétrer dans le bâtiment, en passant par les portes à battant qui étaient à elles seules, le gage d’un vrai saloon de cowboy comme on pouvait le voir dans les films. C’était vraiment pittoresque, tout en étant fascinant. Il laissa filer la porte au moment où elle arrivait, ce qui n’étonna pas vraiment la jeune femme qui la bloqua du plat de la main, la mine neutre.

« Trop prévisible Eversman. »

Elle s’arrêta à côté de lui pour inspecter la salle du regard. Les locaux se tournèrent vers eux, mutiques. Heureusement que la jeune femme n’était pas timide, parce que pour le coup, la salle complète les fusillaient du regard. Le soldat tenta bien un signe de la main mais cela n’eut aucun effet. Finalement, il alla s’asseoir à une table libre, et ce simple geste relança les conversations et les autochtones finirent par regarder ailleurs. L’odeur n’était pas des plus agréables, mais elle était largement compensée par les ustensiles et autres bibelots accrochés ici et là sur les murs. De véritable répliques hors d’âge, mais qui étaient tout à fait d’actualité ici bas. Pedge posa ses fesses sur la chaise en face de Matt.

« Oh, je me passerai bien de vous, mais vous êtes tellement susceptible de faire des conneries qu’il vous faut une baby-sitter. »

Elle le toisait durement quand un garçon d’environ 8 ans vint leur demander ce qu’ils voulaient boire.

« Une deuxième bière », lâcha Pedge froidement suite à la remarque de Matt. Il prenait n’importe quel prétexte pour la faire chier, pour la rabaisser ou l’humilier. Il était misérable. Boire en service n’était pas la meilleure idée du monde, elle en avait bien conscience, mais un concours de bite était en train de s’installer entre les deux militaires, et elle ne comptait pas le perdre, quitte à mettre de côté pour un moment le respect du règlement. Puis de toute façon, le lieutenant leur avait donné carte blanche pour s’intégrer, et c’était bien connu, la picole aidait particulièrement bien à le faire. L’idée de payer effleura bien l’esprit de l’ex béret vert, mais elle relégua ça au second plan.

Le garçon revint avec deux choppes d’au moins un litre. Elles ne respiraient pas la fraicheur. En même temps, le réfrigérateur ne devait pas encore exister par ici. Elles n’étaient pas à température ambiante, mais presque. Il devait y avoir une cave sous le saloon pour tenir les boissons au frais. Néanmoins, elles avaient une belle mousse, ainsi qu’une belle couleur blonde. La militaire se pencha vers le petit serveur :

« Petit, tu n’aurais pas un bavoir pour le monsieur, il a tendance à en foutre partout quand il boit.
- C’est quoi un bavoir ?
- Une serviette pour ne pas se salir.
- Je peux lui donner un torchon. »

Pedge opina du chef, avant de se redresser et de caler son dos dans le dossier de la chaise en toisant Matt d’un air satisfait. Allait-il retenir le jeune homme ? Elle s’envoya une rasade de bière. Elle n’était pas mauvaise, bien qu’elle méritait clairement d’être plus fraiche. Elle reposa sa choppe sur la table avant de croiser ses doigts, les avants bras sur la table, afin de se pencher vers son comparse :

« Elle va être un peu forte pour vous, essayez de ne pas trop grimacer à la première gorgée, on nous observe, et je ne voudrai pas laisser croire à ces messieurs que c'est moi l'homme dans notre monde. »

Un groupe non loin d’eux les observaient distraitement, tandis qu’ils jouaient aux cartes, pariant ce qui ressemblaient bien à de la monnaie locale. Pedge leur jeta un coup d’œil, toujours penchée vers Matt, avant d'ajouter, en gage d'apaisement :

« Je pense qu’on devrait faire une partie avec eux histoire de faire ce pourquoi nous sommes venus, plutôt que de chercher à s’emmerder mutuellement. »

Elle lui montra par un petit geste de la tête dans leur direction, les trois types qui étaient à sa droite, et à fortiori, à la gauche de Matt.

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MessageSujet: Re: Trop loin à l’est, c’est l’ouest. / PNF-627 Mer 28 Déc - 18:20

Hii Ha !!




Pedge avait du répondant contrattaquant immédiatement avec une pique qui cherchait à être plus violente que la précédente. Cela avait le mérite de faire apparaître un petit sourire sur les lèvres du Sergent Maître même s’il le dissimula dans la mousse de son breuvage. C’était nettement mieux une personne avec du répondant, qu’une qui s’offusque en se retranchant derrière la hiérarchie militaire. Karola Frei, si tu passes par là. Peut être que la Reine des glaces finit par devenir une planquée de la sorte lorsqu’elle aurait pris du galon. Cette dernière n’était pas faite pour rester sous-officier, elle semblait ambitieuse et puis elle n’était pas « mauvaise », il fallait l’avouer. Eversman fut interrompu dans sa réflexion par le gamin qui lui tendit un torchon qui ne semblait pas de première jeunesse vu la couleur. Il n’osait même pas parler de l’odeur.

« Je garde ça de côté. »

C’est du bout des doigts qu’il prit l’objet avant de le déposer sur la table, du côté de sa voisine bien entendu.

« On ne sait jamais que mamie se mette à baver. »

Le gamin eut le droit à un clin d’œil, il ne semblait pas avoir tout compris mais n’eut pas le temps d’échanger avec eux, les commandes n’attendaient pas. Il l’observa du coin de l’œil avant que le Sergent Maître ne l’attaque une fois de plus sur le breuvage. S’ils jouaient à qui buvait le plus, il pouvait d’ores et déjà prendre les paris.

« Allez-vous faire voir avec votre eau violette. »

La réplique était plutôt faible, il préférait ne pas gaspiller sa salive préférant déguster sa bière. C’était bien l’une des premières fois qu’il pouvait boire en mission et en plus aux frais de l’US Air Force donc il n’allait certainement pas laisser Cruela lui gâcher ce moment. Elle semblait l’avoir compris en proposant une petite partie de cartes. Dingue cette nana. Ils allaient là pénards à picoler et là voilà qui en profite pour replonger direct dans le cœur de la mission et par conséquent suivre les ordres de l’officier. Ne pouvait-elle pas profiter deux minutes ? Le soupir d’Eversman témoignait de son irrésistible envie. Il la fit patienter encore un peu pour sa réponse préférant déguster sa bière et sachant son attention focalisée sur lui, il allait se faire prier.

« OK par contre venez pas vous plaindre si vous finissez à poil… »

Comment ça il avait l’esprit mal placé ? Pas tellement en fait. Pedge était la seule femme de l’endroit à l’exception des danseuses. Il voyait très mal les cowboys la laissant gagner. Ils devaient avoir un égo surdimensionné et certainement une vision assez réductrice de la femme. Une dernière gorgée et il leva les fesses de son siège pour s’approcher du petit groupe, boisson à la main. L’attention du saloon fut attirée par ce mouvement de la part des étrangers. Sans geste brusque, le Ranger tira une chaise vers lui et s’assit à la table montrant son intention pacifique mais surtout joueuse.

« On joue avec vous. »

Les cowboys semblèrent s’interroger du regard avant que finalement celui qui avait une moustache touffue ne fasse un signe négligent des épaules. Le chef venait d’être repéré, certainement celui qui amassait l’argent. Des cartes leur furent aussitôt distribuées. Matt souleva légèrement les siennes pour en prendre connaissance. Pedge semblait focaliser l’attention des trois joueurs, certainement peu habituée par une présence féminine à leur table.

« Vous savez jouer au poker, étrangers ? »
« Bien entendu. »

Il existait de nombreuses variantes sur Terre alors dans la galaxie de Pégase…. C’était peut-être un jeu bien différent mais il n’était pas question de manifester la moindre surprise ou hésitation. Pas dès le début du jeu ainsi il affichait une certaine assurance. Le jeu débuta, chacun commençant à miser des espèces de pièces voir des billets verdâtres mais eux n’avaient rien de tel. Quand ce fut son tour, le Ranger réenchérit d’une barre chocolatée puis ce fut à la demoiselle de suivre ou bien de se coucher. Cette dernière se chargeait de faire la conversation avec les autochones, lui étant bien plus occupé à vider sa bière ou tenter de déjouer le jeu de ses adversaires.

Etrangement, ils perdirent les deux premières parties mais il y avait fort à parier que les cowboys s’alliaient pour les dépouiller. Au revoir les 2 barres chocolatées, les 2 barres de céréales ainsi que les quelques bonbons qu'il pouvait avoir. Ce jeu était complètement dingue et il avait le plus grand à en saisir les règles. Il y avait des cartes qu'il n'avait jamais aperçu avant et semblaient donner beaucoup davantage. Eversman n’allait certainement pas en rester là posant sa casquette en mise.

"Il y a bien un moment où votre chance va tourner."
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Pedge Allen
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MessageSujet: Re: Trop loin à l’est, c’est l’ouest. / PNF-627 Sam 7 Jan - 17:25
Pedge ne savait pas trop comment définir sa relation avec Eversman. Ils se détestaient, ça elle en était certaine, mais d’un autre côté, quand ils se retrouvaient ensemble, il y avait un petit côté compétitif fort stimulant qui plaisait bien à la jeune femme. Qui plus est, avec ce dernier, elle ne pouvait jamais baisser sa garde sous peine d’en prendre une en pleine figure sans trop savoir d’où elle venait. Il ne manquait jamais une occasion d’essayer de la faire chier, et c’était à se demander s’il ne faisait pas ça juste pour la dérider. Pedge était quand même sacrément étonnée de son self contrôle. Elle pensait s’énerver plus vite, mais plus ça aller, plus elle trouvait cela « amusant », voir intéressant. Quand le gamin revint avec son torchon, à l’allure répugnante, Matt le posa délicatement de son côté, le tout accompagné par une petite pique, histoire de ne pas perdre le rythme.

« A la base, c’était pour vous. J’ai remarqué que vous aviez du mal à vous servir de vos deux mains. », répliqua-t-elle alors qu’il faisait un clin d’œil au gamin. La répartie n’était pas des plus percutante mais d’un autre côté, c’était le lot à payer pour être toujours dans la course. Répondre à tout prix. C’était puéril, elle en avait bien conscience, mais si elle ne le faisait pas, il allait penser qu’il l’avait mouché et elle allait l’entendre fanfaronner durant toute la durée de l’immersion chez l’habitant. Hors de question. Quand il lui demanda d’aller se faire voir avec son eau violette, elle leva sa choppe en guise de salut et s’enfila une longue rasade. La jeune femme avait soif, et ce n’était pas l’alcool qui allait l’hydrater. Mais bon, le breuvage était quand même assez frais pour être agréable. Ils n’étaient pas là pour poser du parquet ou pour se la couler douce peinard sur une chaise à consommer des canons. C’est pourquoi elle proposa au sergent maître de faire une petite partie de carte avec les trois types qui les dévisageaient sans vergogne depuis qu’ils étaient entrés, lesquels jouaient en même temps à un jeu de carte.

« Ca exciterait l’adolescent prébubère que vous êtes. »

Elle était tentée de lui dire que ce serait la première fois qu’il voyait une vraie femme à poil, mais elle était certaine que c’était un coureur de jupon et qu’une bonne partie des donzelles de la cité étaient passées dans son lit. Elle se leva à sa suite, gardant sa bière dans la main. Hors de question de faire semblant de l’oublier. Les locaux les regardèrent instantanément, comme ci ils attendaient une quelconque action de leur part. Pendant que Matt leur disait qu’ils jouaient avec eux, Pedge prit sa chaise et la posa sans douceur près de la table de jeu. « Salut », dit-elle. Celui qui servait de chef leur donna son accord implicite. Elle prit donc place et les cartes furent distribuées. Pedge restait silencieuse. Les trois mecs n’arrêtaient pas de la regarder. Soudainement, elle prit conscience d’être la seule femme assise à boire quelque chose parmi les autres clients. Il y avait bien une serveuse, et des danseuses, mais la clientèle était masculine. Elle comprenait mieux pourquoi ils la regardaient avec des yeux en forme de couille de pie. Tant mieux, elle faisait diversion au final. Elle profita de cet intérêt pour sa petite personne pour faire la conversation. Eversman jouait les types mystérieux, roi du poker ou elle ne savait quoi, et il ne disait rien.

« Alors les gars, quelles sont les nouvelles dans le coin ? »

Ils furent surpris qu’elle leur adresse la parole. Les midinettes dans le coin ne parlaient pas ouvertement ou quoi ? Le gars à la droite du chef probable de la petite clique s’envoya la fin de ce qui semblait être un whisky et répondit :

« Ben ma petite dame, pas grand-chose de folichon. La fête du cheval se prépare gentiment. Les étrangers vont venir nombreux pour participer. »
« Ouais, mais pas des comme vous », lança l’autre à la gauche du chef, lequel restait silencieux, se contentant de jouer.

Ils perdirent la première partie ainsi que la seconde. Pedge misait un peu comme Matt, de la nourriture ou des effets insignifiants : barre de céréale, de chocolat, bonbons. Elle refourgua même une boite de conserve de pâté de sa ration de survie. Le soldat prédit que la chance allait tourner, et il n’y avait pas de raison. La jeune femme ne comprenait pas toute les cartes, ni les avantages qu’elles donnaient. Beaucoup étaient similaires à leur jeu classique sur Terre, mais d’autres lui étaient totalement inconnue. En plus de ça, les joueurs locaux semblaient s’accorder pour les dépouiller.

« Peut-être que vous allez en voir plus souvent, des comme nous », lança Pedge pour faire la conversation. Elle essayait de jauger le ressenti qu’ils avaient pour eux.
« Ah ouais ? M’dérangerais pas moi d’en voir plus souvent des comme toi ma poulette. » Les trois éclatèrent de rire. Pedge restait de marbre, fidèle à elle-même.
« C’est pour te palucher la nuit ? Parce que vu ta tête, je ne suis pas certaine que tu vas en emballer beaucoup des poulettes comme moi. »
Le ton s’était voulu fluide et sans animosité. L’autre la considéra, un peu sur le cul. Il regarda ses copains, lesquels se mirent à rire en voyant sa tête déconfite.
« Elle a de la répartie ta copine dis moi », lança le chef à Matt. Il se tourna vers le garçon de salle : « Hey gamin, remet la même chose à tout le monde ainsi qu’à nos camarades ici présent. »

C’était comme ça qu’une nouvelle tournée arriva. Pedge n’avait déjà pas fini sa bière qu’elle se vit attribuer une nouvelle choppe. Il fallait s’y attendre.
« Je me couche », commenta Pedge alors qu’une nouvelle partie s’entamait. Eversman avait misé sa casquette, Pedge n’avait pas envie de commencer à donner ses fringues en guise de mise, parce qu’à ce rythme-là, ils allaient effectivement finir à poil. En plus de ça, elle jugeait son jeu peu avantageux. « Et alors, c’est quoi exactement la fête du cheval ? »
« Oh ben y a une kermesse, un bal… »
« On s’en fou de ça sérieux, le plus intéressant, c’est le concours de duel au pistolet. Tous les ans y a des morts ! »
« Ca t’excite, mais t’es bien qu’une couille molle Jo. T’as jamais participé. »
« Ouais, mais je suis toujours vivant pour raconter comment les autres sont morts », dit-elle en rigolant et en s’allumant ce qui ressemblait fortement à une clope.

Quand vint le moment de révéler les cartes, les autres qui ne s’étaient pas couchés pestèrent en voyant le jeu de Matt. L’atlante venait de remporter la mise et un des trois types avaient fait un tapis, si bien qu’il se retrouva avec un paquet de pièces, de billets, et il put récupérer deux barres de céréales.

« Je suis sûr qu’il a triché le gringo », dit le mec plumé avec un peu d’agressivité.

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MessageSujet: Re: Trop loin à l’est, c’est l’ouest. / PNF-627 Dim 8 Jan - 17:24

Hii Ha !!



Lorsque l’un d’entre eux émit l’idée qu’ils soient potentiellement en couple, le Ranger fut pris d’une petite quinte de toux tout à fait volontaire. C’était soit ça, soit il optait pour un suicide immédiat. L’endroit étant suffisamment dégelasse avec de nombreux mégots et traces un peu suspectes au sol, il préférait ne pas rajouter un peu de travail au gamin et opta pour la première solution. Seul point positif pour qu’il demeure en vie dans ce bas monde, une tournée générale fut servie. Raison de plus pour essayer de terminer la première d’une belle gorgée mais ce ne fut pas suffisant. Une deuxième fut nécessaire.

A peine venait-il de se remettre du choc qu’une deuxième bombe fut lancée par sa « copine ». Un sourire fit aussitôt son apparition sur le visage du Ranger, une main tentait vaguement de le dissimuler. Nul doute qu’il saurait lui ressortir dans les prochains moments. IL dut rapidement reprendre son sérieux car la partie était plutôt bien engagée pour lui. Le jeu était bon. C’était peut-être enfin le moment où la chance tournerait. Les cartes furent révélées. Et de 1 l’équipe Atlante. Eversman lâcha un « yeah » victorieux, un grand sourire aux lèvres

« Par ici, la monnaie. »

L’homme s’empressa de rapatrier vers lui les différentes mises. Ce n’était pas terrible : quelques billets et pièces mais au moins il récupéra des barres de céréales qu’il rangea au chaud dans l’une des poches de son gilet tactique. Il était en train de ranger les billets verts lorsque l’un des perdants, l’ayant visiblement mauvaise, l’interpella.

« Faut accepter de perdre, mec. Je l’avais dit que la chance allait tourner. »

Calme, Eversman affichait un petit sourire narquois tout en terminant ce qu’il était en train de faire avant d’être dérangé. La réponse ne plut pas tout comme l’attitude désinvolte du soldat.

« JE SUIS SÛR QU’IL A TRICHE ». Le perdant ne s’en remettait visiblement pas haussant la voix tout en se remettant sur pieds et présentant une certaine agressivité. Ces faits de voix avaient attiré l’attention des autres clients. Cela ne sentait pas bon. Eversman échangea un regard rapide avec sa coéquipière avant de faire un signe de la tête aussitôt approuvé par Pedge. Les pieds de chaises raclèrent le plancher.

« Fin de partie pour nous. On reviendra quand tu auras admis ta défaite. »

Ce n’était peut-être pas une bonne idée de charrier son adversaire mais il n’avait plus s’en empêcher. C’était amusant de voir la veine palpitait dangereusement au niveau de son crâne. S’il avait eu des revolvers à la place des yeux, le Ranger serait déjà mort.

« Naldo. Tu le laisses se moquer de moi ! C’est un tricheur ! » Tourné en direction de ce fameux Naldo, toujours attablé, l’homme semblait attendre l’accord du chef pour aller plus loin. Eux n’allaient pas rester là à attendre la décision du Chef pour les passer à tabas, ils avaient déjà faits quelques pas en direction de la sortie. Un claquement des doigts se fit entendre. Deux hommes, du genre armoire à glace, se déplacèrent aussitôt devant les portes battantes, plaçant leur bras devant la poitrine et leur démontrant leur envie de ne pas les laisser sortir.

« Et vos consommations, Gringos ? » Cette fois, Naldo s’était exprimé. Il n’avait pas pris la peine de se tourner vers eux continuant de palper ses nombreux billets. Eversman échangea une nouvelle fois avec sa coéquipière avant de porter une main à son gilet et y déloger les billets gagnés. Il les tint entre deux doigts les montrant bien en évidence avant de les tendre en direction du petit serveur.

« On est pas là pour avoir des problèmes. On paie et vous nous laissez partir. »

Les billets furent récupérés. Au même moment, l'un des bloqueurs posa une main sur le bras de Pedge.

"Mais avant, on va s'amuser un peu."


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Pedge Allen
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MessageSujet: Re: Trop loin à l’est, c’est l’ouest. / PNF-627 Jeu 26 Jan - 19:08
Le fait que le ranger gagne n’enchanta pas l’un des trois joueurs qui avait tout misé en faisant un tapis, pensant que la partie était pliée d’avance. Forcément, cela ne pouvait pas fonctionner à chaque fois, même s’ils s’entendaient sur la marche à suivre pour piéger les deux étrangers. Il ne fallait pas rêver, la chance allait tourner, comme le sous entendait la prophétie de Matt. Le fait que Pedge se couche juste avant laissait penser que les deux atlantes s’étaient mis d’accord, mais ce n’était pas vraiment le cas. Pour que ces deux-là jouent ensemble, il fallait un miracle. Matt embarqua la monnaie ainsi que les différents butins qu’il y avait sur la table, barre de céréale et autres joyeusetés de ce genre là qu’ils avaient dû parier faute de biftons en règle. L’ambiance tourna au vinaigre quand l’autre s’excita un peu plus, exigeant de son « boss » réparation pour la tricherie subie. Réparation pour quoi ? Ils avaient gagné à la régulière et cela agaça profondément Pedge qui avait envie d’aller lui dire de se faire foutre. Les deux soldats échangèrent un regard alors que l’autre venait de se lever. Ils en firent tout autant, et déjà la jeune femme était dans l’optique que ça parte en bagarre générale. Distribution de marrons et de châtaignes à volonté.

Matt joua la tempérance en se foutant un peu de la tronche du mauvais perdant. Ils s’éloignèrent mais le patron en avait décidé autrement, exigeant qu’ils paient leurs consommations. L’enfoiré leur avait offert un tour et maintenant, il en demandait le prix. Certes, la première bière était normalement pour eux. Mais bon quand même. Deux molosses leur barrèrent le chemin. Impossible de sortir sans bourrer du bide. Pedge croisa les bras devant l’un d’entre eux, relevant le menton pour le regarder droit dans les yeux. Il pensait à quoi l’ahuri ? Qu’il allait lui faire peur ? Il se trompait de pouliche. Encore une fois, Eversman fit preuve de bon sens en affirmant qu’ils ne voulaient pas de problème. Pour le coup, c’était presque Pedge qui était en mode on casse tout et on fout le feu à la baraque avant de partir. C’était étonnant qu’il soit calme de la sorte, lui qui était plutôt du genre à ne pas réfléchir avant d’agir… Il avait pris du plomb dans le crâne depuis qu’elle était partie. Ce n’était pas plus mal. Pendant qu’il réglait les consommations (et Pedge espérait secrètement qu’il règle la sienne aussi – il serait capable du contraire juste pour la faire chier), la jeune femme ne quittait pas des yeux les deux grandes gigues qui leur barraient la route, laissant le ranger se débrouillait dans son dos. Il serait bien capable de donner trois billets au garçon de café quand même, non ?

Tour à tour, elle les toisait dans le blanc des yeux, la mine totalement neutre, alors qu’une mèche de cheveux lui barrait le front. Elle souffla dessus avec négligence, et cela pouvait passer pour de la provocation gratuite. Une fois les consommations réglées, Pedge tenta bien de sortir du saloon, mais un des deux cowboys vigils lui posa une main sur le bras tandis qu’il disait qu’avant ça, il allait jouer un peu. La menace était latente, et l’agression constatée. Les yeux de la jeune femme se posèrent immédiatement sur la main du type et sans perdre une seconde pour qu’il n’est pas le temps de la saisir fermement, elle lui attrapa un doigt qu’elle retourna brusquement vers son poignet. Une main restant une main, l’articulation n’était pas spécialement prévue pour subir une torsion si forte et un craquement se fit entendre tandis que l’autre poussait un hurlement de douleur à fendre les verres.

« Désolée mon gars, mais si tu voulais jouer, fallait m’offrir ma bière ! »

Ni une ni deux, elle arma son genou face à elle, et elle balança son pied dans le ventre du mec pour le faire reculer alors qu’il s’était attrapé sa main pour se remettre le doigt en place en couinant comme une chochotte. Elle le percuta avec la plante de ses rangers, et avec violence, si bien qu’elle tomba à la renverse sur le sol du saloon en poussant un gémissement d'effort, tandis que le type passait par les portes battantes pour se retrouver le cul dans la poussière de la rue traversière. Son copain se dit que quand même, il n’allait pas laisser passer ça, et il se jeta sur la jeune femme qui commençait à se relever. Heureusement pour elle, il avait un peu de distance à parcourir pour l’approcher vue qu’elle était tombée à la renverse. Mais une chose était certaine, elle n’aurait aucune chance de se relever à temps avant qu’il ne soit sur elle. Elle n’était pas certaine d’être taillée pour un combat au sol. Tu parles d’une mission de reconnaissance, ils allaient se foutre la ville à dos en même pas une heure.

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Matt Eversman
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MessageSujet: Re: Trop loin à l’est, c’est l’ouest. / PNF-627 Ven 3 Fév - 19:01

Hii Ha !!



Laisser Mamie discuter tranquillement tricot avec les garçons semblait visiblement impossible étant donné le hurlement plaintif de l’un d’entre eux. Le Ranger fit volteface ce qui lui permit d’assister à quelques mouvements rapides d’un corps à corps efficace avant qu’elle ne se retrouve au sol en bien mauvaise posture. Un taureau furieux lança la charge. Malheureusement pour lui, il fut interrompu dans sa course par un croche pied habile du militaire qui l’envoya percuter son pote. Strike.

« Olé. »

Ça c’était fait.

« Surtout ne me remercie pas, Allen. »

Il aurait pu lui porter une main gentille pour l’aider à se relever mais ce serait mal connaître Eversman qui la laissa se débrouiller détournant les talons en direction de l’intérieur du saloon. Il n’était plus question de beuveries, beaucoup de personnes étaient debout. Cela ne sentait pas bon. Rester là semblait synonyme de lynchage des deux soldats. Les armes ne permettraient pas de retenir une foule si grande, l’homme choisit la retraite préférant laisser les plumes et le goudron aux autres. Les gaillards des portes étant dans un sale état, ils purent les franchir et se retrouver dans la rue principale. Il valait mieux ne pas trainer dans le coin et se mettre à l’abri au plus vite.

« Tu aurais pu l’embrasser plutôt que lui péter le doigt…. »

Pour une fois qu’il pouvait se permettre de lui faire des reproches, il n’allait certainement pas s’en priver. Rester dans la rue principale s’apparentait à un suicide collectif, d’autant que les cowboys étaient désormais à leur poursuite. Ouvrant la voie, le Ranger ne se facilita pas la tâche en prenant l’une des ruelles sur la gauche les obligeant à escalader un muret de planches et de se frayer un chemin parmi les nombreux objets présents. Ce n’était pas une ruelle mais un espèce de décharge à ciel ouvert. Il ne sut pas trop où aller, cherchant à mettre le plus grand écart entre eux et ceux à la gâchette facile. IL y avait peu d’endroits à couvert. De grandes rues parallèles avec de chaque côté des maisons. Ils finirent par trouver refuge dans l’une d’elles profitant d’une fenêtre ouverte pour s’y engouffrer.

L’excitation, la trouille de se faire lyncher s’entremêlaient du côté du Ranger. Il fit signe à sa coéquipière de fermer la fenêtre avant qu’ils ne progressent à l’intérieur du bâti pour en sécuriser les pièces. Le cœur battant à tout rompre, il espérait ne pas tomber sur quelqu’un car ils devraient le neutraliser pour qu’il ne donne pas l’alerte. Le pistolet en main, ils vérifièrent les pièces du bas. Sécurisées. Il suffisait de rester là en attendant que la pression retombe un peu.

« Tu fais chier Pedge… On aurait pu boire tranquille et non. C'est sûr que là on a pu récolter un max d'infos... »



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Pedge Allen
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MessageSujet: Re: Trop loin à l’est, c’est l’ouest. / PNF-627 Lun 6 Fév - 12:16
Pedge se releva comme une grande, sans même répliquer à la petite phrase de Matt. De toute façon, il n’allait pas manquer de la faire chier jusqu’à ce qu’ils soient rentrés sur Atlantis. Elle était même persuadée qu’il allait trouver qu’elle avait tout fait capoter tout en vantant son intervention miraculeuse pour empêcher l’autre affreux de venger son copain qui était allé manger la poussière, le cul botté par une donzelle. Elle s’attendait à des petites piques, mais pas vraiment à ce qu’il lui sortit dans la rue. Alors soit c’était de la provocation gratuite censée la faire dérailler, et elle pensait sincèrement que c’était ça, soit il le pensait vraiment et son estime venait de chuter vers des tréfonds abyssaux.

« Bien sûr, et tu ne voulais pas que je lui fasse une gâterie aussi ? », s’entendit-elle répondre d’un ton colérique tandis qu’elle lui emboitait le pas. Mais qu’est-ce qu’il avait besoin de dire ça ce con ? C’était typiquement le genre de phrase susceptible de la vexer au plus haut point. Il allait savourer sa petite victoire très certainement, trop content d’avoir réussi à la toucher elle qui restait souvent si inaccessible dans ses piques et dans sa façon d’en recevoir, comme-ci ça ne l’atteignait pas. Hors là, elle était vexée, si ce n’était blessée.

Ok, la mission était par terre pour un moment, mais ça ne voulait pas dire que tout le village allait leur tomber dessus. Il n’y avait que cette bande de soudards avinés qui leur couraient après. Ils étaient passés à un tutoiement de routine, qui ne chamboula pas du tout la soldate habituée à le vouvoyer. C’était inévitable de toute façon, et la situation quelque peu urgente incitait à faire au plus vite, même dans les dialogues. Ils franchirent une palissade en bois pour se mettre hors de portée de leur poursuivant. La rue ressemblait plus à une décharge qu’autre chose. Pas évident de progresser dans tout ce foutoir. Pourtant il fallait bien. Le sergent en tête trouva une fenêtre ouverte dans une bâtisse qui jouxtait la ruelle. Les deux militaires s’engouffrèrent par l’ouverture. Aujourd’hui, c’était stage de survie, et d’infiltration, en milieu hostile.

Allen ferma la fenêtre après être entrée, comme le lui indiquait Matt. Elle dégaina son arme, et posément, elle suivit son comparse, le couvrant à droite quand il visait à gauche, et vice versa, comme une partition bien réglée. De vrais pros. La jeune femme avait la trouille de se faire attraper, mais cette sensation de peur était largement atténuée par la colère qu’elle ressentait envers leur ahuri. Une fois la maison sécurisée, du moins le bas, il la relança.

« Oui c’est ça, c’est de ma faute, si tu n’avais pas décidé de faire le malin au poker, ils ne nous seraient pas tombés dessus. C’est trop difficile de faire preuve de tact on dirait. »

Elle était remontée. Pour plusieurs raisons en fait : que la mission soit en stand by, de se retrouver dans cette maison avec cet homme, de sa petite pique dans la rue, du comportement des types dans le saloon, et de devoir parler de façon énervée en chuchottant également, etc.

Pedge s’éloigna pour repartir vers la pièce qui était une cuisine. Elle avait repéré des pots de conserve sur une étagère. Elle fouilla un peu et dégota deux spatules en bois en forme de cuillère. Elle revint chargé de son magot et elle balança un bocal en verre au sergent ainsi qu’une spatule, s’en contrefichant s’il ne s’y attendait pas et qu’il le prenait sur lui.

« Bon app », fit-elle en débouchant le bocal fermé hermétiquement. Lui souhaiter de s'étouffer avec n'avait pas de sens mais cela la démangea. Y avait là dedans un mélange de fèves, lentilles et viande. Ce n’était pas super bon, mais ça nourrissait. Puis elle avait la dalle. Elle tira une chaise pour la placer près de la fenêtre, pouvant ainsi guetter la rue, son pistolet sur les genoux. Elle jeta un œil à son comparse :

« Tu pensais vraiment que j’aurai dû faire passer la mission avant et me laisser faire ? »

Ce n’était pas de la culpabilité d’avoir fait foirer l’immersion, mais plutôt une question sur ce que pensait vraiment le ranger. Elle avait repris son ton neutre, avec la mine qui allait avec. Dehors, tout était calme. Soudainement, la porte à l’arrière de la bâtisse s’ouvrit. Soudainement, un marmot essaya d’ouvrir la fenêtre. Il avisa Pedge et ses yeux s’écarquillèrent. Au lieu de prendre peur, il lui dit d’un ton suppliant : « Ma mère va rentrer, j’avais laissé ouvert, si je ne suis pas dans ma chambre, elle va me battre ! » Aucun môme censé n’aurait supplié un étranger dans sa maison de le laisser entrer, mais fallait croire que la matrone était suffisamment tyrannique pour filer une peur bleue au gamin de se faire choper dehors.

Pedge ouvrit la fenêtre, n’en ayant rien à foutre si le ranger ne voulait pas.

« Merci », fit le gamin plein de tâches de rousseurs sur le visage, en soupirant de soulagement. « Vous êtes qui vous ? Maman est revenue ? »
« Non, on se cachait en fait. »
« C’est vous qui avez foutu le bordel au saloon ? »
« Un gamin ne devrait pas parler comme ça », lui fit remarquer Pedge. Que faire s’il décidait de donner l’alerte ? Ils n’allaient pas buter un môme quand même.
« Vous êtes trop cool. M’sieur Derby, le gars que vous avez envoyé chier dans la rue, c’est un trou du cul. L’autre coup il m’a choppé chez l’antiquaire entrain de piquer une figurine, il m’a battu, c’est bien fait pour sa gueule. »

Il approcha de Matt.

« Et, tu veux pas m’apprendre à m’battre ? J’en ai marre de me faire frapper par les autres quand on sort de la classe de Madame Vibon. S’il vous plaît m’sieur ! Et je dirai à maman de vous cacher jusqu’à demain ! »
« Laisse tomber petit, il préfère quand on baisse son pantalon. », fit Pedge avec un haussement de sourcil pour Matt. « Mais je te laisse gérer le babysitting, moi je surveille la rue. », finit-elle par conclure en reprenant sa place sur sa chaise. Est-ce qu'elle avait dit ça à Matt ou au gamin... C'était au choix.

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MessageSujet: Re: Trop loin à l’est, c’est l’ouest. / PNF-627 Mer 8 Fév - 19:30

Hii Ha !!



« C’est quand même pas de ma faute si j’ai gagné… Prochaine fois je les laisse te dépouiller… »

Elle était sympa, le Sergent Maître. Là voilà qui lui colle tout l’échec de la mission sur les épaules alors qu’il n’avait rien fait en dehors de la mission. On lui avait demandé de sympathiser avec les indigènes, il l’avait fait. Ce n’était que même pas sa faute s’il avait tiré les bonnes cartes. Il n’avait même pas triché. Quelque chose lui revint en tête, le Ranger s’empressa de le balancer à la tronche de sa coéquipière.

« Et je te rappelle que le poker c’était ton idée ! »


Eversman n’avait pas l’intention de la laisser le bousculer et lui rejeter la faute. Il n’était pas le genre à s’écraser mais ne renchérit pas, se contentant de serrer les dents et de garder d’autres piques beaucoup plus abjectes pour lui. Pedge finit par quitter la pièce le laissant seul à la surveillance du lieu. Le Ranger laissa échapper quelques soupirs laissant échapper un peu la pression avant de se focaliser de nouveau sur son environnement. Si les cowboys débarquaient, ce n’est pas leur deux armes de service qui permettraient de les tenir à distance. Ils ne pourraient compter que sur leur rapidité. Bobone finit par repointer le bout de son nez lui envoyant un charmant bocal avec un contenu peu appétissant. Heureusement ce n’était pas elle qui avait cuisiné, il n’y avait donc pas de traces de poison. Du moins, il l’espérait.

« Merci. »

Ce fut difficile à lâcher mais bon, elle avait eu le mérite de leur dégoter à manger. Ce ne fut pas fameux mais c’était mangeable. Le Ranger ne put s’empêcher de rêver d’un beau morceau de viande grillé et se contentait de ce truc n’aidait pas. Le bocal fut mangé en bonne partie avant d’être déposé à ses côtés, le gardant pour un peu plus tard. Pedge lança un nouveau de conversation. Cette fois, il ne s’agissait plus d’un petit concours de piques mais plutôt d’avoir son point de vue sur la tournure de la mission. C’était assez étrange qu’ils échangent normalement, qu’elle veuille une réponse de sa part. Faire passer la mission avant soi, c’était une espèce d’utopie ou plutôt de tromperie aux yeux du Sergent Maître.

« J’aurais fait pareil que toi… »

Il ne s’agissait pas de remonter le moral de sa coéquipière, il donnait son point de vue sur les derniers événements. Le Ranger aurait été incapable de se retenir s’il avait été à sa place. Au moins maintenant les cowboy repenseraient à deux fois avant d’agir. L’homme soupira.

« Ce qui est fait, est fait maintenant, Pedge. On peut plus rien changer. ».

Il ajouta un haussement d’épaules montrant ainsi qu’il ne lui en voulait pas pour la tournure de la mission. Cela aurait pu être lui qui « gâche » la mission par son attitude. L’ouverture d’une porte fit cesser toute discussion le rendant soudainement nerveux. Le pistolet fut dégainé de son holster, prêt à le diriger en direction de la menace. C’était un môme, un simple gamin. L’homme baissa aussitôt le canon de son arme pour ne pas l’effrayer. Ce dernier ne sembla pas s’offusquer de trouver deux inconnus chez lui, il semblait plutôt terrifié par la réaction d’une mère tyrannique. Il l’oublia bien vite avant de taper la discute avec la Sergent Maître. Matt en profita pour aller vérifier qu’il était bien seul allant faire un tour du côté de la porte arrière qu’il chercha à sécuriser. Pas de verrou. Il se contenta de bloquer la poignée à l’aide d’un balai. C’était archaïque mais efficace et cela éviterait une autre surprise. A son retour, le gamin chercha à obtenir quelques conseils de corps à corps. Pedge ne loupa pas l’occasion. Il aurait déçu qu’elle rate le coche.

« Tu peux parler, Allen… »

Il avait bien envie de l’envoyer chier mais il aimait bien les gamins et n’allait pas se priver d’un peu de bon temps. C’était nettement plus agréable de s’amuser que de surveiller une rue où rien ne se passait. C’était parti pour un petit moment de bagarre entre les deux gamins. Les coups étaient gentils. Il laissa le gamin prendre l’avantage avant de le déloger de sa position en quelques gestes. Cela dura plusieurs minutes avant qu’ils ne s’en lassent.

« Hey, c’est quoi ton prénom ? »
« Matt. »
« Et elle ? »
« Miss Ronchon. »
« Moi je m’appelle Randall »

Petit moment de complicité entre les garçons. Le contact passait bien entre eux. Eversman se lança dans l’explication d’un petit jeu de reflexes. Il suffisait de mettre ses mains parallèles au sol. L’autre faisait de même et devait taper les mains de son adversaire. Seule solution pour l’éviter, retirer vite ses mains. Eversman était plutôt doué mais Randall l’était tout autant après avoir compris les mécanismes du jeu.

« Quand doit rentrer ta mère ? »
« Bah c’est bizarre, elle devrait déjà être là. »

L’homme ne pouvait garder l’information pour lui jetant un regard très méfiant envers la porte d’entrée. Il délesta le gamin après lui avoir inséré les oreillettes d’ipod et lui avoir activé l’appareil afin de s’approcher de sa coéquipière.

« Si on tombe sur la mère, on fait quoi ? Elle semble pas commode. »

L’idée de la prendre en otage ne lui disait trop rien maintenant qu’il avait un peu fraternisé avec Randall.

« On ferait mieux de quitter cette maison avant qu’il ne soit trop tard. »

Le ton du Ranger était neutre, il ne s’agissait aps de lui donner des ordres sur la marche à suivre mais plutôt d’échanger avec elle pour prendre la bonne décision. Ils n’eurent pas le temps de discuter, la porte venait de s’ouvrir à la volée. Ni une, ni deux, Eversman attrapa le gamin par la peau du cou l’entrainant dans ce qui semblait être une espèce de placard. Avec Allen à ses côtés, ils étaient des plus serrés. Une main plaquée sur la bouche du gosse, Matt attendait nerveusement la suite. Surprise la matrone n’était pas seule à l’écoute de la voix masculine qui l’accompagnait. Cette voix, il l’avait déjà entendu au saloon. Les échanges étaient des plus salaces, visiblement les deux avaient l’intention de profiter de la vie.

« Le gosse est dans sa chambre. »

Euh non et en plus ils n’étaient pas seuls. Pedge lui marcha sur le pied, il réprima un gémissement en serrant les lèvres. Rester là pendant un moment risquait d’être bien délicat, difficile de tenir à deux là dedans donc à trois...Les corps étaient serrés les uns contre les autres, ça en devenait même un peu génant mais ils n'avaient pas d'autres choix pour le moment. Il sentait parfaitement les formes de la jeune femme, à moins que ce ne soit son gilet tactique. Oh il valait mieux qu'il dévie ses pensées de là et très vite. Les deux autres étaient beaucoup trop occupés pour remarquer la présence d'un bocal à moitié entamé près de la fenêtre. L'homme finit pourtant par le percuter avec son pied au bout d'un temps certain et extrêmement long pour les atlantes.

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Pedge Allen
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MessageSujet: Re: Trop loin à l’est, c’est l’ouest. / PNF-627 Sam 18 Fév - 12:18
Non, ce n’était pas de sa faute s’ils étaient dans cette situation, elle le savait bien, mais elle ne pouvait pas le laisser dire que c’était de la sienne non plus. De toute façon, qu’ils gagnent la partie ou qu’ils la perdent, la conclusion aurait été probablement la même. Ils auraient voulu profiter de la poulette qui avait du répondant. Enfin qu’importe ressasser le passer ne ferait pas avancer les choses, de même que ça ne les changerait pas. Il lui balança que c’était elle qui avait eu l’idée du poker. Ce qui, au demeurant était vrai, mais elle ne voyait pas où était le problème. Elle ne se vexa pas, mais elle répondit froidement et avec une ironie mal dissimulée. Pedge détestait faire capoter une mission, et elle gérait mal cette frustration-là, qui retombait donc sur le sergent.

« Oui ben je pensais que faire un jeu avec eux serait une bonne stratégie d’approche. Faut croire que chez vous les mecs, le mot jeu a un sens caché, qui doit être… » elle fit mine de penser avant d’ajouter, un peu furax : « C’est moi qui ait la plus grosse et je vais vous la montrer en vous baisant à ce jeu. »

Elle soupira bruyamment avant de s’en aller dans la cuisine pour ramener de la nourriture. Elle en profita pour se calmer. Ce n’était pas son genre de péter un câble ou d’être trop dans l’émotion, mais Eversman avait un don pour lui taper sur le système, et Pedge remarquait que cela s’était amplifiée depuis son retour. Elle ne savait pas dire pourquoi, surtout qu’il semblait moins con qu’avant. Bref. Elle se contenta d’hocher de la tête quand il la remercia pour la conserve en bocal. Elle s’était recomposée une mine neutre et elle avait pris sur elle pour arrêter de faire l’hystérique. Elle lui demanda s’il pensait vraiment ce qu’il avait dit, et sa réponse ne laissa pas de toute quant au fait qu’il avait dit ça juste pour la faire chier. Elle soupira, soulagée quand même qu’il ne soit pas un misogyne de première.

« Ouaip comme tu dis. Désolée de t’avoir bouffé le nez. »

Elle lâcha ça sur un ton morne. Ça lui arracha la gueule, mais elle sentait bien qu’elle avait peut-être un peu déraillée. Et Pedge savait reconnaître quand elle était allée trop loin. Elle mangea en silence. Comment ils allaient se sortir de ce merdier ? Il fallait rejoindre l’autre partie de la section pour debriefer mais avec un village en colère à leurs trousses, ce n’était pas des plus simple. Un bel exemple de diplomatie, ça c’était certain. L’ouverture de la porte arrière et le gamin à la fenêtre tirèrent les deux soldats de leur petites conversation bucolique autour d’un bocal en verre à la nourriture passablement dégueulasse. Le marmot se pointa tout seul. Pedge était curieuse de savoir ce qui avait pu ouvrir la porte arrière mais pour le moment, elle devait garder à l’œil le bambin. Heureusement, ce dernier ne semblait pas trop craintif, et peut décider à donner l’alerte. Il voulait même apprendre à se battre et Pedge se fit un malin plaisir à le renvoyer vers le ranger pour ça. Elle n’aimait pas trop les enfants. A l’évocation de son prénom, à savoir « Miss Ronchon », elle lança un regard noir au soldat mais ce dernier semblait déjà être parti dans un petit jeu réflexif avec le gamin. Tant mieux, ça l’occupera un moment, moment où il ne cherchera pas à l’embêter. Ça ne dura pas éternellement, et après avoir muni les oreilles du gamin avec des écouteurs, il approcha de la jeune femme. La question se posait clairement. Il tentait d’échanger sur les marche à suivre, avec elle, et elle apprécia le geste. Après tout, ils étaient dans la même galère.

« Je suis d’accord, on devrait lever le camp. Ca doit s’être tassé dans le village mainte… »

Pas le temps de finir sa phrase, la porte s’ouvrit à la volée. Dans un mouvement réflexe, le ranger entraina le gamin en le bâillonnant de sa main, vers un placard, et Pedge se joignit à eux dans le même temps. Tout de suite, la jeune femme se fit la constatation qu’ils ne tiendraient pas à trois là-dedans. Du moins pas longtemps. Elle sentait le coude de Matt s’enfonçait dans sa poitrine en écartant le gilet tactique sur le côté, ce qui lui faisait un mal de chien, et en tentant de bouger un peu, elle lui marcha sur le pied. Il faisait sombre, mais elle perçut clairement son regard noir, et son gémissement étouffé. Tout cela était ridiculement gênant pour Pedge, peu encline à avoir des contacts physiques prolongés. Le gamin allait finir par se débattre, c’était évident. La matrone ne semblait pas seule, et à l’écoute des échanges, elle allait prendre manifestement son dû.

Le bruit du bocal en verre figea le temps l’espace d’une seconde. Les trois compères dans le placard ne pouvaient pas voir ce qu’il se passait à l’extérieur de celui-ci. Les deux amants (ou bien étaient-ce le client et la professionnelle ?) arrêtèrent de parler et de bouger.

« Randall ! Il commence à taper dans les réserves…
- C’est un gamin, à son âge, on mange beaucoup.
- Manger ça froid ? C’est dégueulasse.
- Laisse tomber, il est dans sa chambre. Autant le laisser là où il est, non ? »

L’autre répondit par un gémissement étouffé, signe que l’homme reprenait sa petite séance de pelotage. Le gamin finit par se débattre dans son placard, et il percuta sans vraiment le faire exprès, le service trois pièces de Matt, avant de sortir comme une bombe du placard en gueulant :

« MAMAN !! »

Pedge et Matt purent voir que la maman en question était sur la table, la robe relevée, et que l’homme était en train de l’honorer de façon assez pénétrante. Le gamin se figea, le bonhomme aussi. Seule la mère se redressa, dégagea l’homme, qui n’était autre que le petit chef de la bande de trois qui avaient partagé une partie de poker avec les deux atlantes. Ce dernier se tourna pour remballer son pistolet un coup, et remettre sa ceinture.

« Bordel de merde », maugréa-t-il.

Pedge n’attendit pas de laisser l’initiative aux deux autres, et elle avança, une main sur son arme, et l’autre en avant, doigts ouverts, en guise de tentative de négocier.

« Ecoutez, on ne vous veut pas de mal, votre enfant nous a offert de…
- Ta gueule toi ! Je parle qu’avec l’homme », fit Naldo en crachant par terre. Il tourna ses yeux vers Matt, avant d’éclater de rire. « Gringo, tu aurais dû nous dire que c’était une bête féroce ta copine, on aurait été plus courtois. » Il tira une chaise, et posa son postérieur, choppant au passage un bocal duquel il extirpa une bonne louche de fèves et de saucisses qu’il enfourna dans sa bouche avec un « hum » appréciateur. « Je sais pas comment tu fais avec, mais nous, on les aime plus dociles. » Il claqua un coup de louche sur le cul de la mère de Randall, qui restait mutique, tandis qu’elle tenait son fils dans ses bras, contre son ventre. Elle poussa un petit gémissement de surprise quand elle sentit le bois s’écraser sur ses fesses, forte heureusement protégée par les rondeurs de la robe.

« Bon, j’ai calmé tout le monde, l’incident est clos. Parait qu’on négocie avec vous autre, alors on va s’en tenir là. Puis bon, c'est bientôt la fête. N’empêche, y a le Shérif qui veut vous voir. Ça attendra demain. J’vais devoir passer la nuit ici ma poule », lança l’autre à la femme qui tenait toujours son enfant dans ses bras.
« Maman, je l’aime pas lui », répondit Randall en levant les yeux vers sa mère.
« Il faut faire avec mon chéri », dit-elle. « Va dans ta chambre, ça ne te regarde pas. » Elle le poussa dans le dos et le gamin monta à l’étage. Tous purent entendre une porte claquer. Pedge ne moufta pas, laissant le soin à Matt de voir avec le bonhomme la suite des évènements, puisqu’il voulait parler à l’homme… Elle avait ravalé une réplique bien salée, juste pour éviter un nouvel incident diplomatique.

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MessageSujet: Re: Trop loin à l’est, c’est l’ouest. / PNF-627 Mer 22 Fév - 14:50

Hii Ha !!



Ce fichu gosse commençait à gigoter. L’endroit n’était pas conçu pour trois personnes, si en plus un vers était parmi eux, c’est tout bonnement impossible. Une main ferme l’aggrippa par l’épaule, espérant que cela suffirait à le calmer un peu. Un coup dans son service trois pièces marqua la reconnaissance du gamin, faisant lâcher sa prise au Ranger tout en lâchant un gémissement plaintif. Quel enfoiré…Bordel ça faisait mal ! Pour la discrétion, on repassera. Etrangement, Matt ne fut pas aussi rapide que sa collègue pour rejoindre les festivités. Sa démarche fut hésitante sur les premiers pas et la position de ses jambes quelque peu bizarre le temps que la douleur ne s’estompe une bonne minute plus tard.

Le spectacle offert filait la germe. Cela aurait pu être amusant si le gamin n’était pas présent dans la pièce mais là c’était tout bonnement immonde. La femme n’étant pas d’une grande beauté, l’autre non plus. Bref il n’y avait rien à regarder et heureusement les deux se revêtirent rapidement. Arme en main, le canon baissé mais prêt à tirer, Eversman se déplaça de manière à empêcher toute fuite par la porte secondaire. Il vit que sa collègue se placer de manière à couvrir l’autre point de sortie et ainsi empêcher d’aller chercher du renfort ou de signaler leur position au monde extérieur. La tentative de négociation fut un échec cuisant pour Pedge. Ce genre d’attitude machiste avait le don d’agacer le Ranger. Ce dernier lâcha un soupir d’exaspération. Ils étaient désormais au 21ème siècle même si eux semblaient toujours coincés dans leur période cowboys. Il fallait évoluer… Et en plus, il continua avec la mère de Randall qui visiblement ne semblait même pas avoir envie de se séparer de ce porc. Lamentable.

« On va avoir un soucis, mec… »

Cette fois, cela en était assez pour le militaire qui prit la parole d’un voix sèche. Il rangea son arme dans le holster pour signifier le début des négociations ou plutôt des échanges qu’il plaçait sans la présence des armes mais la main droite demeurait très proche pour se tenir prêt.

« Il se trouve que le Sergent Maître Allen est justement en charge ici. Si y en a une qui prend les décisions, c’est elle donc si tu veux sauver ton postérieur, va falloir que tu lui adresses la parole. » Eversman détourna le regard du bonhomme pour se focaliser sur sa partenaire, lui adressant un petit signe de la tête avant de revenir vers sa cible. « Et n’oublie pas d’ajouter, Sergent Maître Allen à la fin de chacun de tes propos quand tu t’adresses à elle… »

La tête de Naldo valait sn pesant d’or à cet instant précis. Il alternait les regards entre les deux terriens ne semblant pas comprendre les interactions entre les deux et surtout pas le rapport des forces entre les deux. C’est amusant de recevoir une leçon de hiérarchie militaire de la part d’un homme qui était bien incapable de la respecter et de la mettre en place. Cela témoignait aussi d’une certaine estime qu’il avait pour la jeune femme en mettant en place ce mensonge. Ils étaient égaux sur le plan des grades mais il choisissait volontairement de la mettre en avant pour faire chier ce cher Naldo.

« Attends Gringo, ça veut dire que tu es soumis à elle ? »
« Non. » Certainement pas. « c’est elle qui prends les décisions concernant la mission. »
« Et bah moi, je suis pas un larbin au service d’une femme. Je discute qu’avec un mec qui a des couilles !» Le cowboy agrémenta ses propos d’un crachat au sol. Le sang d’Eversman sembla ne faire qu’un tour, il réagit au quart de tour en allant se placer face à son adversaire ne laissant que quelques centimètres entre leurs deux visages. Les deux se toisaient, Matt prêt à lui adresser une charmant coup de boule. Ce sale type puait le tabac froid, la crasse. Lui refaire le nez ne pourrait que l’avantager.

« Répète un peu tout ça… qu’on voit celui qui n’a pas de couilles… »

Pedge s'avança vers son coéquipier, et elle se plaça entre les deux hommes, du moins à leur hauteur car Matt n'avait pas laissé assez de place pour qu'elle se glisse entre eux. « Laisse tomber Matt, j'ai rien à lui dire de toute façon. On dort ici et demain on se barre, ça ira, j'ignore assez bien les autres habituellement et avant qu'il arrive à ton niveau pour m'embêter, y a du boulot. » C'était un compliment déguisé vu la situation.

Ne quittant pas l’ennemi des yeux, Eversman s’était lancé dans un duel de regards et aucun des deux ne semblait céder. L’intervention de la « cheffe » y mit fin. L’envie de lui mettre un bon poing dans le visage démangeait sérieusement le Ranger. S’il restait encore à ses côtés à subir cette odeur, il n’y résisterait pas et choisit l’option du repli stratégique en s’écartant de l’homme non sans lui avoir lancer un regard noir.

« C’est ça, obéis sagement à la dame. » cracha-t-il d’un air moqueur avant d’émettre quelques rires. Ni une ni deux, le Ranger réduit l’écart qui les sépara avant de lui administrer un coup dans l’estomac, Naldo arrondissant le dos sous l’impact, qui fut aussitôt suivi d’un uppercut dans la mâchoire. Les gestes précis du militaire était destiné à faire mal, pas à intimider. L’autre lui projetait au sol, tombant sur le dos visiblement secoué par les événements. La femme se porta aussitôt à son aide.

« Vous êtes complétement malades. » La dame était complétement hystérique, hurlant de nombreuses insultes tout en s’inquiétant sur l’état de son petit bichon. Les cris avaient attirés l’attention de Randall qui avait fait son apparition en haut de l’escalier et qui ne ratait désormais plus une miette.

L’altercation aurait pu en rester là si un clic fatidique ne se fit pas entendre. La pétoire multicoups de Naldo était de sortie et braquée sur le militaire qui avait aussitôt fait de mal. Un vrai duel de cowboy. Les hurlements de la femme ne comptait plus, seul comptait ce sale type et le mouvement de son index. Un geste et il l’envoyait rejoindre ses amis six pieds sous terre.




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Pedge Allen
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MessageSujet: Re: Trop loin à l’est, c’est l’ouest. / PNF-627 Jeu 23 Fév - 16:04
Pedge restait de marbre face à la méprise de l’individu masculin. S’il ne voulait pas lui parler, elle s’en contrefichait royalement, ça ne l’empêcherait pas de vivre ni de respirer. Elle pouvait aisément passer une soirée sans lui adresser la parole. Pedge n’était pas une grande bavarde, et l’économie des mots la caractérisait bien, même si parfois, elle se laisser aller à du verbiage quand elle était contrariée. Bon, la situation commençait à s’arranger, si le type avait réglé le problème en amont. Ils pouvaient à nouveau circuler sans craindre le lynchage public. Mais c’était sans compter sur Matt qui prit la mouche. Il était clairement agacé par le comportement du cowboy, et il ne tarda pas à le faire savoir. La jeune femme avait envie de lui dire de laisser pisser et de profiter de la soirée, ainsi que de l’hospitalité de ces gens, même s’ils étaient désagréables, mais le ranger tenta quand même de la faire exister aux yeux machistes de son vis-à-vis masculin.

L’américaine fut agréablement surprise d’entendre que Matt la faisait passer pour la chef du binôme. Il n’avait aucune raison de se mettre en retrait de la sorte, mais il le fit quand même. Elle pourrait en profiter pour l’emmerder, mais c’était sans compter sur son sens du professionnalisme. Elle n’abusait jamais de sa supériorité en terme de hiérarchie, même si comme-là, elle était factice et purement galante. Pedge était certaine que Matt ne faisait pas cela pour lui faire plaisir, mais simplement pour forcer le cowboy à la considérer un peu, parce qu’il ne supportait pas le fait qu’il soit aussi con avec la gente féminine. Il y eut un échange assez tendu entre les deux, et la conclusion tomba. L’autre n’en ferait rien et il continuerait de discuter qu’avec un mec qui a des couilles. Soit. Pedge allait tourner les talons pour se rasseoir, en aillant rien à foutre de ce gars-là. Mais Matt fut sur lui en quelques secondes.

Pedge s'avança vers son coéquipier, et elle se plaça entre les deux hommes, du moins à leur hauteur car Matt n'avait pas laissé assez de place pour qu'elle se glisse entre eux. « Laisse tomber Matt, j'ai rien à lui dire de toute façon. On dort ici et demain on se barre, ça ira, j'ignore assez bien les autres habituellement et avant qu'il arrive à ton niveau pour m'embêter, y a du boulot. » C'était un compliment déguisé vu la situation. Elle ne voulait pas qu’ils en viennent aux mains dans la maison de cette femme, qui manifestement, essayait de joindre les deux bouts pour élever son fils, lequel était parti dans la chambre. Il ne manquerait pas de venir voir s’il y avait du grabuge. Et puis, comme elle le disait au ranger, elle s’en tapait de ce que pouvait penser ce type. En introduisant une note d’humour dans sa phrasée, elle espérait que le soldat lâcherait l’affaire. Elle fut satisfaite de voir qu’il se détournait du type… Mais ce dernier lui lança une dernière remarque. Pedge manqua de lui en coller une directe, ne serait-ce que pour avoir ruiné ses efforts auprès de son camarade, lequel fût sur lui en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire. Sans crier gare, il lui claqua son poing dans le bide, avant d’aller le chercher au menton. L’autre dû voir trente six chandelles en s’écrasant sur le sol.

Ce fut la cacophonie, et c’était la bonne femme, la mère de Randall, qui en était à l’origine. Elle gueulait et insultait les deux atlantes tout en se penchant vers Naldo. Un bruit de grésillement se fit entendre à la radio de Pedge, mais elle n’y prêta pas attention. Elle allait répondre quelque chose à cette diablesse, quand un cliquetis métallique mit tout le monde d’accord. La pétoire était de sortie, et elle était belle et bien braquée vers Matt. Ce dernier avait dégainé son pistolet aussi. A cette distance, chaque arme était mortellement efficace…

// Allen, Eversman, vous me recevez. Sergents ?! //

V’la que le Lieutenant Meyers se mêlait de la partie. Les deux hommes se toisaient, et ça pouvait partir en vrille à tout moment. Dans un mouvement calme, la jeune femme porta sa main à sa radio fixée sur son gilet tactique. Elle pressa le bouton pour répondre :

// Cinq sur cinq Lieutenant. //
// Comment ça se passe ? //
// On fait connaissance avec l’habitant », dit Pedge lentement en regardant la jeune femme qui se tenait près du mec par terre, lequel ne quittait pas Matt des yeux.
// Rien à signaler ? Ca remue pas mal dans le coin. //
« Dis lui que ton copain m’a tabassé », lâcha l’homme à l’adresse de Pedge.
« Tiens, tu me parles maintenant ? », fit-elle en prenant garde de ne pas appuyer sur le bouton. « Baisse ton arme, personne ne meurt, et on s’en va. »
// Sergent Allen, vous m’entendez ? //
// Une minute Lieutenant, vous connaissez Eversman, il ne peut pas s’empêcher de faire plus de rapprochement que ce que la mission n’exige. //
// Développez Sergent. //

Pedge ignora la dernière demande du Lieutenant. Cela lui en coûtait, elle qui était si prompt à répondre à la hiérarchie comme le bon petit soldat bien dressé qu’elle était.

« Madame, dites lui de baisser son arme, je sais que vous ne vous faites pas tellement respecter, mais il ne faut pas croire, ces lourdauds sont plus enclins à laisser les dames diriger qu’ils ne le pensent. »
« Si vous promettez de partir de chez moi ! »
« Dis à ton chef que ton copain m’a agressé bordel ! »

Pedge l’ignora. Après tout, il ne voulait pas parler avec elle il y a pas moins de deux minutes. Le jeune Randall descendit pour rejoindre les adultes. Sa mère lui fit les yeux noirs, mais le gamin ne se démonta pas.

« Arrête Naldo », dit le gamin avec la voix chevrotante. Il se plaça dans la trajectoire de la pétoire six coups du cowboy. « Laisse tomber, ou réglez ça dehors, mais pas dans la maison, comme les hommes le font. »
« Tire toi gamin où je te fume en premier s’il le faut. »

Doucement, mais surement, il se releva crachant une nouvelle fois devant lui. Il maintenait le canon de son arme pointé sur Matt.

// Sergent Allen, répondez, c’est un ordre ! //
// Je vous l’ai dis Lieutenant… //
- IL VIENT DE M’AGRESSER !! », gueula l’autre alors qu’elle tentait de formuler une réponse indiquant que tout allait bien… Manifestement, Meyers n’allait pas l’entendre de cette oreille.
« Bordel Allen !! C’est quoi ce merdier ? //
// R.A.S. Lieutenant, nous sommes en présence d’un gars passablement éméché. //
// C'est Eversman qui est bourré ?? //

Randall c’était mis à pleurer, la bonne femme aussi, et l’autre fulminait. Il savait qu’il ne devait pas quitter des yeux une seule seconde le soldat en face de lui, mais ça le démangeait de regarder Pedge, qui restait volontairement sur son flanc.

« Bon franchement, cette situation m’énerve. »

Elle fit un petit signe de tête à Matt, et soudainement, elle passa devant Naldo en foutant un coup de hanche et de cul au gamin qui alla s’étaler plus loin sur le sol poussiéreux de la maison, plaça son torse sur le canon de l’arme, et elle lui attrapa le poignet avec vigueur pour le maintenir en place. Matt n’avait plus qu’à se saisir du type en question. Bien entendu, l’autre fit feu, et Pedge sentit la balle taper directement son pare-balle. Ce n’était pas les pétoires des cowboys qui allaient envoyer un projectile au travers du kevlar, mais c’était risqué quand même. Sous le choc de l’impact, elle poussa un petit gémissement tandis que le gamin se mettait à hurler et que la bonne femme sauta dans la rue en gueulant à l’assassin. Pedge espérait simplement que le type aurait l’occasion de ne tirer qu’une fois avant que Matt ne lui saute dessus. Elle espérait également qu’il n’allait pas le flinguer purement et simplement, ne serait-ce que pour la sauvegarde des négociations et de la mission.

Sa radio grésilla à nouveau, juste après la détonation.

// Sergent, faites moi un rapport correct, on ne vous a donc rien appris pendant vos classes ? //

Cela lui fit plus mal que l’impact.

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Dernière édition par Pedge Allen le Jeu 23 Fév - 19:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Trop loin à l’est, c’est l’ouest. / PNF-627 Jeu 23 Fév - 19:11

Hii Ha !!



Le grésillement désagréable de la radio s’enclencha délivrant son message. Eversman ne se préoccupa de répondre, il avait déjà bien à faire en tenant en joue son ennemi du jour. Immobile, le Ranger se tenait face à lui, le bras droit tendu avec à son extrémité une arme capable d’envoyer l’adversaire sous terre et l’autre bras servant à stabiliser le premier. S’il devait faire feu, il ne raterait pas sa cible. Impossible. Allen se chargea du secrétariat ce qui semblait particulièrement agacé le cowboy. La voix de Pedge pouvait être désagréable, il le reconnait mais peut être que ce monsieur n’acceptait tout simplement pas qu’elle communique avec d’autres. Si c’était le cas, Matt l’encouragerait à développer ses propos.

Pedge menait habilement les négociations avec le chef de mission. Elle se débrouillait pas trop mal lorsqu’il s’agissait de mentir un peu. Finalement il découvrait de nouvelles facettes de la jeune femme sur cette mission. Il ne l’aurait pas cru capable de ça avant. Elle qui était toujours si droite, si prompte à obéir. Il fallut que cet imbécile ne fiche tout en l’air en gueulant comme un putois. L’arrivée du gamin n’aida pas. La nervosité monta d’un cran dans la pièce, en témoigner la posture du militaire qui semblait vraiment prêt à ouvrir le feu. Là il suffisait d’un rien pour que la gâchette ne soit appuyée, d’un côté comme de l’autre.

La solution vint du geste de la tête du Sergent. Il répondit par le même avant d’entamer un décompte mental jusque 3. Trois secondes plus tard, il se rua sur le cowboy tout comme sa collègue. L’instant suivant une détonation se fit entendre, suivi d’un gémissement puis d’un cri lorsque son poing s’enfonça dans l’estomac du cowboy. Un coup dans le coude dans le nez suivit avant que le Ranger ne se charge de le faire pivoter sur le ventre et ainsi s’aider de son poids pour le maitriser. Avec un genou dans le dos, impossible pour le type de s’enfuir. Ce n’était pas ses insultes et les cris de la femme qui allaient empêché Matt de parvenir à ses fins. L’arme retourna dans le holster avant que d’une main libre il attrapa un serflex et ne fabrique de bien jolis bracelets de plastique autour des poignets de Naldo.

L’ennemi désormais maitrisé, Eversman se rendit compte qu’on lui hurlait dans l’oreille. En cause cette oreillette radio. Le Chef attendrait bien encore un peu, il lui importait de vérifier la bonne santé de sa coéquipière. Il repéra l’impact noir sur son gilet tactique. Pas de rouge autour.

« ça va ? »

Matt attendit sa confirmation avant de s’écarter de sa cible. La vieille pétoire fut écarté d’un signe de pieds. Meyers ne semblait pas ravi du soudain silence radio gueulant de nouveau. Allen en ayant suffisamment fait pour le moment, il pressa son oreillette radio.

// Ici Eversman. La situation est sous contrôle, mon lieutenant. //
// Développez, bordel ! //

Un soupir accueillit les propos du supérieur qui avait le don d’agacer le militaire. Il voulait du récit, il en aurait mais cela ne correspondrait peut être pas à la vérité.

// Un indigène a accosté le Sergent Allen de manière assez rustre. On a écarté la menace, rien de plus Lieutenant. //

« C’EST FAUX, c’est eux qui ont commencé » Et maintenant, il fallait que la mégère du lieu ne rentre dans la conversation. Ne pouvait-elle pas s’occuper de son amant. Le Ranger s’écarta d’eux espérant que leurs voixne porteront plus.

// où êtes vous, SERGENT ?!//

Ola, ça craignait un max si le Lieutenant débarquait dans cette pièce. Le Sergent échangea un regard avec son homologue ne sachant que répondre.

// Sergent, si je n’ai pas votre localisation dans les 3 prochaines secondes, vous filez au trou en rentrant.//

Début de panique du côté du Ranger qui ne savait franchement pas quoi dire ou faire. Trois secondes c’était vraiment très rapide. Il ne pouvait se permettre d’aller au trou, pas avec son dossier. Naldo y vit une raison d’être gueulant la localisation, tout comme le gamin qui s’approcha du militaire en criant.

// Sergent Allen, mettez moi Eversman aux arrêts et amenez le moi. //

Ces propos eurent l'effet d'une petite bombe à l'intérieur du Ranger. Il occulta l'environnement proche l'espace de quelques instants baissant la tête. La déglutition fut difficile. Les prochaines respirations aussi. Lentement il leva les yeux vers sa coéquipière. Connaissant la jeune femme, il s'attendait à se voir braquer un pistolet dans sa direction pour le contraindre à obéir. C'était sans compter sur le fait qu'ils n'étaient pas seuls.




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Pedge Allen
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MessageSujet: Re: Trop loin à l’est, c’est l’ouest. / PNF-627 Dim 26 Fév - 17:38
Finalement, le binôme assez improbable Eversman/Allen ne fonctionnait pas trop mal. Trois secondes après son petit signe de tête à Matt, elle se jeta sur le bonhomme, plaquant le canon de son arme sur son buste afin que son pare-balle absorbe le projectile, et pendant ce temps-là, le ranger avait le champ libre pour le neutraliser. La détonation lui vrilla les oreilles et au même moment, elle sentait qu’on lui filait un coup de poing dans la poitrine, à l’endroit exacte où se trouvait le canon de l’arme. Elle ne la lâcha pas, même si un gémissement incontrôlé s’échappa de ses lèvres entrouvertes. Le type gueula quand Matt le frappa, et l’espace d’un instant, la jeune femme se demanda si le cowboy n’avait pas tiré plus par surprise que par volonté. Enfin qu’importe, elle était bonne pour avoir un bel hématome sous le sein droit. La béret vert ne se serait pas permise ce genre de fanfaronnerie avec une arme moderne, mais elle avait jugé, et à raison, que la pétoire du far ouest de son adversaire comme passablement efficace. Certes, le matériel devait normalement arrêter une balle de révolver à bout portant, mais elle se serait certainement évanouie ou du moins, elle n’aurait pas pu rester sur ses deux jambes sous la force de l’impact. Puis peut-être que ses côtes n’auraient pas tenu le coup non plus. Bref, elle avait été pragmatique et elle avait bien calculé son coup.

N'empêche, elle était un peu sonnée, si bien qu’elle n’aida pas vraiment dans la neutralisation de Naldo. Mais il ne semblait pas avoir besoin d’aide, et bientôt, l’homme à vaches se retrouva le nez dans la poussière, avec un joli Serflex en guise de bracelet, lui maintenant les poignets ensemble.

« Ca va. », répondit-elle laconiquement, en penchant le museau pour observer l’impact. Le ranger vira la pétoire d’un coup de pied, et pendant qu’il répondait au Lieutenant, Pedge alla la chercher pour la passer dans sa ceinture. Elle ne voulait pas que le gamin, ou la matrone, ne la récupèrent dans un but peu enviable, et tirer sous le coup de l’émotion.
D’ailleurs, tout le monde se mit à gueuler, le trou du cul menotté, le gamin, et la mégère. Pedge était de nature courtoise, polie, et même si elle adoptait souvent un air suffisant, elle aimait les conversations. Hors là, c’était la foire d’empoigne, et si quelque chose exaspérait vraiment, mais alors vraiment, le sergent Maître Allen, c’était le bordel le plus total.

// Sergent Allen, mettez moi Eversman aux arrêts et amenez le moi. //

Matt n’avait pas répondu au Lieutenant et ce dernier passait à la vitesse supérieure. Pourquoi est-ce qu’il emmerdait le ranger et pas elle ? Après tout, elle n’avait pas plus répondu que lui. Son supérieur venait néanmoins de lui donner un ordre, même s’il ne l’avait pas précisé, c’était tout comme. Pedge regarda le soldat, et elle déglutit.

Elle approcha, et sans ménagement, elle repoussa le gamin et la mégère sur le côté.

« Laissez le tranquille et fermez là ! »
« Tu aurais dû être morte putain ! », gueula l’enfant à son adresse en la regardant avec des yeux exorbités. « Flynn, lors d’un duel, en a pris une de plus loin et il est mort ! »
« J’ai la peau dure gamin, maintenant arrête de brayer, et protège ta mère comme un homme devrait le faire. Monte dans ta chambre, sinon je te botte le cul. » Randall la regarda, toujours effaré. Il prit la main de sa mère, et il la tira sans ménagement vers l’escalier.
« Vient maman ! »
« Non ! Naldo ? »
« Laisse le, il a cherché ce qui lui arrive ! Vient maintenant ! »
Sa mère se mit à pleurer. Pedge s’en voulait de passer pour la méchante dans l’histoire, mais au final, tout cela ne serait jamais arrivé si la mégère en question s’était affirmée et avait dégagé cet infâme machiste myosine.

// Allen, au cas où je ne l’aurai pas précisé, c’est un ordre ! //

Il commençait vraiment à lui taper sur le système le Mayers là. Elle empoigna sa radio, et elle approcha sa bouche du combiné pour répondre.

// Sauf votre respect Lieutenant, je ne peux pas faire ça. Hostiles autour de nous. Situation de combats rapprochés. On fait un point dès que ça se calme. Allen terminée. //
Elle pointa un doigt vers Eversman, manifestement en colère à nouveau.
« Je vais payer pour ça ! Et je ne peux même pas t’en vouloir parce que tu n’y es pour rien ! »

Les deux atlantes n’eurent pas le loisir de continuer ce petit échange à sens unique, qu’une voix puissante se fit entendre, tandis que plusieurs hommes pénétraient dans la maison.
« C’est quoi ce bordel ici ? »

Forcément, la matrone, qui était arrivée au milieu de l’escalier avec son gamin, redescendit les marches quatre à quatre.

« Shérif, ces deux individus ont frappé Naldo, et ils nous retiennent ! »

Ni une ni deux, le Shérif qui connaissait certainement cette famille, et pas les atlantes, dégaina sa pétoire, et ses hommes firent pareils. Ils étaient trois.

« Je vous arrête. Suivez-nous sans encombre, ou vous sortirez les pieds devant. Donnez-nous vos armes, faites-les glisser sur le sol gentiment. »

Pedge soupira. La situation empirait de seconde en seconde. Ils n’allaient quand même pas flinguer le shérif du village… Lentement, elle se baissa et elle posa sur le sol, et son pistolet terrien, et sa pétoire locale qu’elle avait prise par terre et qui appartenait à Naldo.

« Il y a méprise chef », tenta-t-elle.
« Ferme là, et fait ce que je te dis. »
« Nous sommes des diplomates… », dit-elle en poussant de son pied les calibres vers le shérif et ses adjoints.
« C’est de la diplomatie de séquestrer des gens ? »
« Vous n’y êtes pas du tout… Si vous me le permettez, je préviens mon chef qui discute avec votre chef, afin qu’il nous retrouve dans votre bureau. »

L’autre opina de la tête. Il se demandait bien comment elle allait le prévenir, mais qu’importe.

// Lieutenant Meyers, nous serons dans le bureau du shérif dans quelques minutes, certainement en cellule. //
// Putain sergent, ça va chier pour vous quand je vais arriver. //

Pedge ne répondit pas, elle était blême, et c’était plutôt la sanction qu’elle allait se coltiner qui l’emmerdait, plutôt que la situation dans laquelle elle était avec son coéquipier.

« C’est quoi, de la magie ? »
« Shérif ! Naldo il a tiré sur la fille et elle n’est même pas morte. Pourtant il avait son pistolet sur sa poitrine !! »

Le shérif considéra le gamin mais ne répondit pas. Après tout, les garçons de son âge étaient pour la plupart du temps dans l’exagération la plus totale. N’empêche, il trouvait que cette histoire puait la merde, et il fallait tirer tout ça au clair. Il garda son arme sortie, tandis qu’un de ses collègues ramassaient celles des atlantes.

« Je pense que nous devrions aller à votre bureau, Shérif. », dit Pedge calmement, avec sa trogne habituelle.

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MessageSujet: Re: Trop loin à l’est, c’est l’ouest. / PNF-627 Lun 27 Fév - 19:33

Hii Ha !!



L’échange de regards avec la soldate ne prit pas la tournure pensée. Le Ranger s’attendait à du mépris, de la déception de sa part mais il n’en était rien. La jeune femme semblait mal à l’aise. Mains derrière le crâne, Eversman essayait de se remémorer le moment où il avait pu déraper dans l’échange radio. Il ne se rappelait pas avoir été incorrect. La radio s’activa délivrant de douces paroles du Lieutenant pour le Sergent Allen lui réitérant de le mettre aux arrêts. Tournant la tête vers sa coéquipière, l’homme haussa les épaules avant de lâcher un long soupir. Manière pour lui de l’autoriser à mettre l’ordre à éxécution mais la jeune femme empoigna sa radio délivrant un mensonge à l’officier. Pedge Allen était en train de mentir à son supérieur. Ce jour devait être marqué d’une grande croix dans le calendrier tant il était historique. Cela mit du baume au cœur du Ranger qui lui sourit.

« Pedge Allen. Serais-tu devenue humaine ? »

Elle qui était si rigide, si implacable à exécuter les ordres venait de dévoiler une petite partie de son humanité. Il n’eut pas la réponse, de nouveaux bruits se firent entendre sur le côté droit et bientôt plusieurs hommes chapeautés débarquèrent dans la pièce, fusil à la main. Non mais c’était pire que les pokemons, les cowboys. Dès qu’on parvenait à se débarrasser de l’un d’entre eux, d’autres débarquaient de nulle part. Il fallait une fin aux emmerdes à un moment donné. Et voilà maintenant le shérif qui voulait les arrêter.

« C’est une coutume sur cette planète ou quoi ? »

Pedge essayait de temporiser, discutant avec les locaux. Lui avait bien envie de s’en faire un ou deux histoire de calmer un peu ses nerfs. Il consentit néanmoins à poser la seule arme visible, à savoir son pistolet au sol, gardant le couteau bien au chaud dans son holster. Les talents de négociatrices de sa coéquipière étaient à chier. Ils étaient désormais bons pour un petit séjour dans les geôles du Shérif du coin avec en prime une rencontre avec leur supérieur. Chouette comme ça il n’aurait même pas le plaisir de lui passer les menottes, il pourrait directement le pousser en cellules. Matt affichait une mine dépitée, marchant al tête baissé essayant de préparer ses arguments pour la confrontation avec son supérieur qui serait certainement bien musclée.
Après quelques minutes de marche dans l’allée principale, le petit cortège franchit les portes de la maison du Shérif. L’extérieur était de belles allures, l’intérieur c’était tout autre chose. Il y avait une forte d’odeur d’urine, de tabac froid qui agressaient fortement les narines mais aussi une autre effluve qu’il ne parvenait pas à identifier. Eversman n’attendit pas la permission du chef local pour s’installer sur l’une des chaises faisant face au bureau.

« Et bah vas-y mon gars, fais comme chez toi. »

Le Shérif ne semblait pas apprécié l’attitude désinvolte de l’homme du groupe. Ce qui lui valut un haussement d’épaules. Il y avait des chaises, c’était fait pour s’asseoir, pas pour les regarder.

« Je veux vos noms prénoms. »
« ALLEN, EVERSMAN. »

Le rugissement provenait du lion qui venait de surgir dans la pièce. Ce n’était plus le Lieutenant Mayers qu’ils avaient pu connaître en début de mission, ces traits étaient déformés par la colère. Eversman se remit sur pieds histoire de ne pas manquer un peu plus de respect à son supérieur. Déjà qu’il s’était fait mettre aux arrêts pour n’avoir pas répondu aux ordres dans les temps alors là…Enfin si on pouvait appeler supérieur, une personne qui ordonne injustement. Mains dans le dos, il ne parvenait pas à croiser le regard de ce dernier gardant la tête baissée. Non pas par crainte de lui mais plutôt de ses réactions. Frapper un officier supérieur serait très malvenu dans sa situation.

« Vos soldats ont provoqué un beau bordel au saloon avant de séquestrer et de violenter Naldo chez Kelly. »
« Ah bah bravo. Super votre manière d’entrer en communication avec les locaux. »
commença le Lieutenant en les applaudissant. Le Ranger lâcha un soupir de consternation devant tant de conneries « Quelque chose a rajouté, Eversman ? »
« C’est Naldo qui a commencé. »
« C’est lui qui a commencé… Cessez de vous plaindre et fermez la, on dirait un gamin de maternelle. » Une tête derrière le crâne tomba, très moyennement acceptée par le militaire qui serra les dents. Ce fut les débuts des réprimandes. Le Lieutenant détourna son attention vers le deuxième sergent. "Quelque chose a rajouté, Allen ?"
Pedge était droite comme i, au garde à vous, la tête droite et le menton fièrement en avant. Bref un cas d'école. « Nous avons été agressé. Nous avons simplement réagit proportionnellement Lieutenant. »
"Et qui vous a agressé précisément ? Ce cher Naldo ?"
« L'armoire à glace à la sortie de saloon. »
« Le saloon ? » Il se pencha pour renifler Pedge puis Matt. « Mais bordel, vous avez picolé en plus ? En service ?! »
"C'est l'autre abruti qui a renversé sa bière sur nous..." Il n'y avait plus qu'à prier pour que sa coéquipière joue le jeu sinon il pouvait préparer ses valises.
Le lieutenant se tourna vers Pedge, la questionnant dans les yeux. « Affirmatif Lieutenant. », embraya Pedge.
« Et vous l'avez bu pendant qu'elle vous tombait dessus ? Vous me prenez vraiment pour un con. »
"Nous n'avons rien bu d'alcoolisé, Lieutenant" Mains dans le dos, le sous officier était bien décidé à continuer dans le mensonge croisant le regard de son supérieur.
« Allen ? »
« Lieutenant Meyers ? »
« C'est tout ce que vous avez à dire ? »
« Oui Lieutenant. » L'autre soupira. Il agita un doigt accusateur sous leur nez. « Vous allez morfler. Je suis déçu notamment par vous Sergent Allen. »
« Vous m'en voyez navrée Lieutenant. », dit elle de façon neutre.
« Décidément vous abaissez tout le monde Eversman. »
Agacé par le comportement du supérieur, Matt baissa la tête pour lâcher un soupir qu'il espérait discret même sil ne faisait rien pour. Meyers s'approcha de Matt et il lui gueula dans l'oreille : « Ca vous emmerde ce que je dis Eversman ?! »
Matt fit un pas sur le côté balançant un regard noir à Mayers. Heureusement qu'il dissimulait ses mains dans le dos car là elles trahissent clairement sa nervosité. Il préfèra serrer les dents pour éviter de lâcher des propos virulents. Finalement ce fut plus fort que lui "C'est bon ? La Débriefing est terminé, Lieutenant ?"
« Je vous demande pardon ? Vous pensez être en position de faire le malin ? »
« Lieutenant Mayers, sauf votre respect, nous ne comprenons pas pourquoi nous sommes blâmés alors que nous nous sommes simplement défendue. Vous préféreriez nous retrouver lyncher ? »
"Ce n'est pas parce que vous couchez avec lui qu'il faut le défendre, Allen."
« Quoiii ? », s'étrangla-t-elle, perdant un instant son self contrôle. « Ceci n'a aucun rapport avec ce dont nous discutons Lieutenant. » Elle serra les dents pour ne pas rajouter quelque chose de franchement désobligeant.
Le sourire de Mayers s'agrandit. Il venait visiblement de viser juste. "Ceci justifie pourtant une partie de votre comportement du jour, Allen..." Il lâcha un nouveau soupir.
"Vous me décevez vraiment..." Elle préféra se taire, complètement fermée. Qu'il aille se faire foutre celui-là.

En ayant terminé avec les deux subordonnés, Mayers se tourna vers le Chef local
« Shérif. Vous pouvez mettre ces deux abrutis en cellule. Je viendrais les chercher demain. »
« Oui mais… pour la fille. »
« Quoi ? »
« Il n’y a pas de place pour les femmes dans cette prison. »
« Trouvez-en une… »

Le Lieutenant quitta les locaux laissant le Shérif, un peu pataud. Il ne savait visiblement pas quoi faire de la jeune femme. C’était bien la première fois qu’une personne de son genre devait être emprisonnée. Habituellement quelques remontrances de sa part et du mari suffisaient mais là… Ayant déjà les armes des deux militaires, il ne se préoccupa pas du reste de leur équipement.

« Enfermez le avec les autres. Elle, vous l’attachez dans le placard à balai. »

Un adjoint venait de pousser le Ranger à l'intérieur de la cellule. Il s'approcha des barreaux les attrapant de manière reflexe. S'ils tentaient d'enfermer la jeune femme dans un petit local, il ne voulait pas rater le spectacle offert.

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Pedge Allen
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MessageSujet: Re: Trop loin à l’est, c’est l’ouest. / PNF-627 Dim 5 Mar - 11:29
Pedge préféra ne pas répondre à Matt quand il lui demanda si elle était humaine. Il pensait quoi ? Qu’elle allait le mettre aux arrêts ? Il n’avait rien fait justifiant cet ordre, et c’était peut-être pour ça qu’elle avait pris la liberté de ne pas l’exécuter. Remarque, cela aurait pu calmer les choses. Elle l’aurait bouclé, ils seraient sortis de la maison en s’excusant auprès de la mégère, de son gamin, et du trou du cul de Naldo, et une fois dehors, un peu plus loin, elle l’aurait détaché et ils seraient retournés faire leur rapport oralement au Lieutenant en expliquant pourquoi ils ne pouvaient pas répondre normalement. Enfin, l’un dans l’autre, ce plan n’aurait pas fonctionné non plus puisqu’ils seraient tombés sur le shérif à leur sortie de la maison. Bref, elle détestait l’idée d’être emmenée en cellule, et elle détestait encore plus l’idée de retrouver Mayers sur place. Il semblait passablement remonté, et elle ne savait pas s’il était homme de dialogue, à essayer de comprendre ce qui s’était passé, ou s’il allait se comporter comme le bidasse de base et les envoyer chier en bonne et due forme.

Tout comme son coéquipier, Pedge prit le chemin du bureau du Shérif la tête baissée. Elle estimait qu’ils n’avaient rien fait de mal, si ce n’était survivre en milieu hostile comme on leur avait appris. Cependant, ils s’étaient fait pincer par les autorités locales, ce qui n’était pas une grande fierté pour une ex béret vert comme elle. On leur donnait une formation un peu plus pointue quand il s’agissait de s’infiltrer. En gros, ils auraient zigouillé le bonhomme et la mégère, ils n’auraient pas été découvert… Mais cela posait un problème d’éthique de morale.

Le Lieutenant arriva à peu près en même temps qu’eux au saloon, et comme la sergent maître le craignait, ce n’était pas un homme très clairvoyant. A moins bien entendu qu’il se permettait de leur passer un savon devant le Shérif, afin que ce dernier estime qu’ils avaient eu la correction attendue et qu’il ne les poursuivrait pas plus. C’était aussi une stratégie qui se valait, et si tel était le cas, Meyers était un génie. N’empêche, il y allait fort, et la jeune femme dû serrer des dents pour ne pas se montrer désobligeante. Habituellement, elle n’était pas de ceux qui se faisaient enguirlander, l’exercice était nouveau, même si par le passé, elle avait déjà eu son lot de soufflante. Les sergents instructeurs pensaient toujours qu’elle dormait à moitié, avec son air placide et ses paupières tombantes. Pourtant, il n’en était rien. Il n’empêche qu’ils avaient toujours essayé de mettre un point d’honneur à lui faire passer ce petit air suffisant, voir arrogant. Sans jamais y parvenir. Parfois, Pedge pensait qu’ils se montraient dur avec elle parce que c’était une femme, et qu’une certaine forme de misogynie courait encore dans les rangs de l’armée, surtout dans les régiments dit « d’élites ». La texane avait toujours serré les dents, et elle avait continué de faire ses preuves.

Quoiqu’il en soit, si le Lieutenant n’était pas dans une quelconque forme de stratégie, et s’il s’occupait juste de les sermonner injustement pour le plaisir, Pedge ni pouvait rien. Ce type était un sale con, voilà tout, comme tant d’autres qu’elle avait croisé jusqu’alors. Défende Matt n’était pas dès plus malin, mais il n’avait rien fait qui ne mérite pareil acharnement sur lui. Si Pedge aimait l’autorité, le cadre et la discipline, elle aimait que ses valeurs s’exercent avec une forme de justice palpable. Pour le moment, elle préférait se dire que le Lieutenant leur passait un sale savon dans le but de faire bonne figure auprès des personnes avec qui les diplomates négociaient. D’ailleurs, ces derniers ne devaient pas être ravies de la tournure qu’avait pris les évènements à cause des deux militaires. Mais Pedge n’en démordait pas, elle avait eu le bon comportement face à l’homme qui l’avait saisi. Elle préférait se prendre un savon en pleine possession de ses moyens, que de voir un officier se penchait sur son corps défait en s’excusant de ce qui lui était arrivé. Bref.

Là où Pedge trouvait qu’il avait dépassé les bornes, tenait dans le fait qu’il avait insinué qu’elle couchait avec Matt et que c’était pour cela qu’elle le défendait. Cette remarque, outre le fait qu’elle était infondée, puait les relents sexistes. S’il avait eu deux hommes en face de lui, Mayers n’aurait pas fait ce genre de remarque. Alors pourquoi est-ce qu’il se le permettait ? Quel connard. Elle fulminait, mais son attitude neutre lui permettait de garder le contrôle sur son faciès. N’empêche qu’elle bouillait intérieurement. Finalement, il les laissa aux bons soins du Shérif pour la nuit. Au moins, les locaux penseraient qu’ils avaient eu la peine qu’ils méritaient. Quand l’étoilé fit à son adjoint d’enfermer Pedge dans le placard à balais, cette dernière ne se laissa pas faire alors que le type en question venait de se saisir d’une corde après avoir mis Eversman en cellule.

« Non mais sérieusement ? », fit-elle en le regardant.
« Je ne peux pas vous mettre dans la cellule madame », expliqua le Shérif, apparemment navré.
« Et pourquoi cela, monsieur ? », répliqua-t-elle de façon posée. Si elle obtenait déjà une conversation, elle pouvait peut-être s’en tirer.
« Ce n’est pas la place d’une femme. »
« Pas dans ma civilisation. On enferme aussi bien les femmes que les hommes. »
« Dans des cellules mixtes ? »
« Non… »
« Bon ben voilà, j’en ai qu’une ici. »
« Mais c’est bon, il ne m’arrivera rien. De toute façon, il y a quelqu’un qui reste ici toute la nuit non ? »
« Non. »

Pedge se ferma. L’adjoint attendait que son supérieur lui donne l’ordre de la ligoter.

« Est-on obligé de me ligoter ? Vous ne pouvez pas bloquer la porte tout simplement ? »
« Je ne peux pas prendre ce risque. »
« C’est bon, on va se conformer à ce que nous a dit notre supérieur, on ne bougera pas. »

Le shérif fit un signe de tête à son adjoint, et il passa la corde autour des poignets de Pedge. Elle se laissa faire. De toute façon, elle comptait bien se servir de son couteau de combat, qu’elle avait gardé tout comme Matt, pour se défaire de ses liens une fois que le personnel serait sorti pour la nuit. Après quoi, elle viendrait prendre une chaise pour emmerder Matt, qui allait certainement jubiler de la voir se faire enfermer. Sauf qu’elle serait dehors avant lui.

« Désolé. »
« Je le suis tout autant », dit-elle avec aigreur alors que le type la tirait par la corde, comme un vulgaire canasson. Il ouvrit le placard, vira les balais, et il la poussa dedans. Il enroula la corde à une suspente au plafond, lui laissant un peu de mou pour qu’elle n’ait pas les bras tendus au-dessus de sa tête. Elle ne pouvait pas s’asseoir quand même. C’était une forme de torture doublée d’une humiliation. La jeune femme préférait penser à autre chose, à la Terre, à sa sœur, à sa famille, tandis que la porte se refermait sur elle. Elle ne jeta même pas un coup d’œil à Matt, préférant éviter de voir sa tête d’ahuri trop réjouit.

Le temps s’égraina doucement, et l’activité dans le poste allait en diminuant. Pedge s’était callée le dos contre le mur afin que ses jambes ne supportent pas continuellement son poids. Si elle s’écroulait, seuls ses poignets la tiendraient debout, et ce serait affreusement douloureux. Quand le silence tomba dans la pièce, elle se redressa. Les pieds sur le mur d’en face, et le dos posé sur le mur derrière elle, ce qui ne présentait pas un gros problème vue les dimensions du placard, elle se hissa vers le haut en s’aidant de la corde par laquelle elle était attachée. Elle avait assez de mou pour qu’elle puisse la lâcher afin de se saisir de son couteau. Il ne fallait absolument pas qu’elle le fasse tomber, sinon elle était bonne pour le remonter avec ses pieds, et avec ses rangers, se serait vraiment la merde. Heureusement, elle parvint à le conserver dans ses mains, et elle parvint facilement à sectionner la corde.

Elle poussa la porte du placard, découvrant le bureau et la cellule plongés dans le noir. L’odeur était toujours infecte.

« Hey Eversman, devine qui se promène libre ? », fanfaronna-t-elle avant qu’une explosion ne la propulse sur le bureau du shérif qu’elle cassa en deux en gémissant. Qu’est-ce que c’était que ce bordel encore ?

« Putain tu en as trop mis ! »
« Je ne sais pas bien gérer la poudre gringo, je te l’avais dit ! »
« J’espère qu’ils ne sont pas tous morts là-dedans. »
« Grouillons-nous, tout le village doit s’être réveillé. »

Deux types pénétrèrent par le mur qui avait sauté.

« Merde on n’est même pas dans la cellule ! »
« Les clés ne doivent pas être loin ! »
« Butch, tu es là ? »
« Ouais, les clés sont dans le bureau. », fit une voix qui provenait de la cellule, et qui devait donc tenir compagnie à Matt depuis le début.
« Ok ! »

Le premier homme montait la garde près de la porte intacte, tandis que le second approcha du bureau. Il avisa Pedge qui tentait de se relever tant bien que mal, un peu sonnée par l’explosion et couverte d'une poussière blanche.

« Putain mais tu es qui toi ? »
« Personne, faites ce que vous voulez je m’en tape. »
« Les clés ?! »
« J’en sais rien où elles sont ! », répliqua la soldate avec colère. Ce monde commençait vraiment à lui courir sur le haricot.
« Fais chier. Pousse toi ! ». Il se pencha vers elle et il la poussa sans ménagement sur le côté. Il dégota les clés assez rapidement et alla ouvrir la cellule.

Le dénommé Butch, une armoire à glace à l’effigie des videurs du saloon, s’extirpa de là. Il fit à ses deux collègues :

« On embarque la fille, elle avait l’air d’avoir du répondant toute à l’heure. »

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MessageSujet: Re: Trop loin à l’est, c’est l’ouest. / PNF-627 Jeu 9 Mar - 19:25

Hii Ha !!



La protestation était faible. Eversman avait déjà vu la militaire sortir un argumentaire beaucoup plus instense mais là il n’y eut pas de négociation ou de passage en force. Il était limite déçu de la voir se faire conduire en cellule, ou plutôt dans ce cagibi qui lui servirait de cellule. Dommage qu’il n’ait pas en sa possession une caméra pour immortaliser la scène. La placer là n’était pas suffisant, il la ligotait et la Sergent Mâitre se laissait faire. Où était passé le bulldog qu’elle était ? Peut être ce dernier était il rester sur terre ou peut être avait-elle évolué comme les pokémon pour devenir plus puissante mais aussi plus sage.

Le spectacle terminé, Eversman soupira avant de jeter un coup d’œil à l’intérieur de sa « chambre ». Le service de ménage était revoir dans sa globalité tant le sol était dégueulasse. Les tâches n’épargnaient pas non plus les murs. Il préférait ne même pas chercher leur origine essayant de repérer un endroit à l’aspect un peu moins douteux que les autres pour s’asseoir. Il n’aurait pas le droit à ce qui pouvait être considéré comme la suite royale de l’endroit. Un barbu à l’aspect robuste était déjà allongé sur la précieuse planche en bois. Vu la largeur de ses bras, le Ranger n’allait pas chercher à se lancer dans une lutte pour le précieux lit. Batman avait l’air d’un maigrichon à côté. Il fallait espérer que le lieutenant débarquerait tôt le lendemain matin.

Adossé à la paroi de la cellule, Matt passa un moment à observer cet environnement si riche en détails. Les tâches au plafond l’intriguaient, elles aussi étaient nombreuses et il s’amusa un moment à imaginer les scènes les ayant produites. Le ventre finit par se rappeler à lui laissant échapper un gargouillement. Il le rassasia en portant une main dans l’une des poches de son gilet tactique et en y dégottant une barre de céréales chocolatées. Elle avait changé de propriétaire aujourd’hui mais finalement revenait à son papa.

« Hey Eversman, devine qui se promène libre ? »,

La voix familière attira l’attention du garçon qui détourna aussitôt la tête dans sa direction découvrant une Pedge de l’autre côté des barreaux, libre. Une explosion assourdissante eut lieu. Il assista au décollage immédiat du soldat Allen avant de détourner les yeux, se protégeant de l’éclat de lumière mais aussi de la poussière qui se répandit dans la pièce. C’était quoi ce bordel ? Eversman se remit sur pieds essayant de repérer quelque chose. Il fallut quelques instants pour que la fumée se dissipe lui laissant apercevoir deux types, le bas du visage masquées par un tissu. On aurait pu se croire dans un très mauvais film de cowboy… A moins que ce ne soit un remake des daltons cherchant à faire sauter la banque. Erreur sur le lieu. Du coin de l’œil, il remarqua les mouvements d’Allen. Bon au moins elle était encore en vie et pourrait postuler au prix du plus beau vol plané de l’année. L’un des daltons s’adressa à son complice, un dénommé Butch présent dans la cellule. Non mais sérieux ! Le barbu fut aussi considéré comme la menace numéro 1 aux yeux du Ranger qui ne le quitta pas du regard. Ses doigts venaient de serrer le manche de son arme blanche, prêt à s’en servir à la moindre occasion. La porte de la cellule s’ouvrit. Le dénommé Butch s’extirpa de là avant d’annoncer la suite.

« Non, non… la fille, elle reste là. » Passant tout juste la porte de la cellule, Eversman n’avait pas l’intention de les laisser embarquer sa coéquipière.
« On ne te demande pas ton avis, Blanc bec. »Les deux sales types s’étaient déjà approchés de la position de la jeune femme l’attrapant par le gilet tactique pour la remettre sur pieds.
« Et mon avis, vous ne me le demandez pas ? », ajouta Pedge en se laissant relever. Elle souffla sur une mèche de cheveux en arrivant sur ses deux pieds, afin de toiser les deux bonhommes.
"Tais toi et suis nous !" gueula l'un d'eux posant une main sur son avant-bras
« Non, je n'ai pas envie. », lança la jeune femme sur un ton posé, en baissant son avant-bras pour se soustraire à l'homme. « Barrez vous avant que la cavalerie n'arrive. »

"Elle me plait..." le dénommé Butch fit quelques pas en direction de Pedge. "Soit tu me suis gentiment, soit mes gars s'occupent de toi mais dans tous les cas, tu viendras avec moi..."

Eversman profita du détournement d'attention pour faire quelques pas essayant de barrer la route. Pedge soupira. Tout cela avait des relents de déjà-vu. « Non, je n’ai pas envie. » Elle recula prudemment en arrière, mais les débris du bureau n’aidaient pas. « Dernier avertissement. » Elle guettait du coin de l'œil Matt dans le dos des deux lourds. Butch fit une petite caresse sur la joue de celle-ci qui tenta de suite de s’y soustraire. Son regard en disait long sur ses intentions cruelles envers ce sale type. Son sourire dévoila de nombreuses dents pourries et une haleine capable de réanimer un mort. "Saisissez la." Aussitôt les deux sbires exécutèrent posant leurs sales mains sur elle.

"LACHEZ LA" Le rugissement du Ranger sonna comme un avertissement, la lame en main bien visible. Pedge décala sa joue que le type caressait, alors que ses yeux venaient se fixer sur la zone entre les deux yeux de Butch. Il ordonna aux deux sbires de l’attraper. « Fais chier… ». La jeune femme ne laissa pas le temps aux deux larrons de l’attraper, elle se recula brutalement, attrapa sa lame, tandis que Matt rugissait dans leur dos. Elle profita de l’effet de surprise pour planter le premier type. Pas de chichi, elle frappa en pleine poitrine. La lame affutée rentra comme dans du beurre.

L'un des types s'écroula, touché en pleine poitrine. La vision de cette lame sanglante fit hésité son complice qui recula d'un pas. "Butch." Il n'était visiblement pas prêt à y rester pour une femme. Le Butch semblait pourtant se montrer convainquant tenant en joue le Ranger avec une arme atlante, ramassée au sol. "Tu vas nous accompagner, femme. Que ça te plaise ou non sinon je butte ton copain."

Le regard noir de sa coéquipière ne fut pas d’un grand réconfort pour le Ranger. Il avait merdé dans son attaque. Il ne pensait pas que cet enfoiré se montrerait si vif vu sa carrure et pourtant il avait bien été le premier des deux sur les armes. Le voilà désormais dans de beaux draps. Pedge leva les mains, signe universel pour se rendre. « Ok, c'est bon... »
Le sourire de Butch s'agrandit, ravi de la voir céder. Prudemment le sbire attrapa la lame de la jeune femme, la gardant en main. "Avance..."

Pedge laissa l’autre affreux prendre la lame, et s’avança, docile pour le moment. Aucune raison de le provoquer, sans quoi Matt y passait. Le sbire força la jeune femme à avancer en se plaçant dans son dos. L'affreux laissa échapper un petit ricanement des plus agaçants en voyant la jeune femme se montrait docile. "Tu vois, ma belle... tu m'obéis déjà."

Pedge préférait ne rien dire. Elle avança, comme on lui demandait. Elle calculait une porte de sortie néanmoins, sinon elle ne donnait pas cher de sa peau. Eversman serra les dents en voyant Butch se permettre une petite claque sur les fesses d'Allen. Lui ne tenait vraiment pas à la vie, elle allait certainement lui bouffer la main pour cet affront. Butch se rapprocha du militaire le tenant toujours en jeu. Il lui administra une bonne droite lui faisant voir plusieurs étoiles avant de s'échapper avec son colis. Lorsqu’il reprit possesion de ses moyens, une main plaquée sur son arcade sourcillière e n triste état, il n’était pas seul dans la pièce. Plusieurs cowboys étaient en train d’observer la brèche réalisé dans le mur.

« Pedge. »

La voix du militaire attira l’attention de l’un d’eux, le fameux shérif avec sa belle étoile bien brillante sur le veston. Il le vit s’avancer très vite vers lui avant de le saisir par le gilet tactique.

« Alors ?! On a voulu s’échapper. »
« Hein ? Non… » A peine venait-il de lancer ses propos qu’une main se posa sur son bras cherchant à l’immobiliser dans le dos. Il mit fin immédiatement à cette tentative d’un geste rapide. « Arrêtez ! J’y suis pour rien ! » Il eut beau gueulé et gesticulé en tous sens, il se retrouva bien vite le nez très proche du plancher avec les poignets menottés et le genou d’un adjoint entre les omoplates pour l’empêcher de se relever. « Lâchez moi !! »
« Où est l’autre ? »
« J’en sais rien, les types qui ont attaqué le bureau l’ont enlevé ! »
« Dommage pour toi que tu sois pas assez rapide pour la suivre… »
« Mais je me suis pas enfuis !!! »
« Pourtant tu étais en dehors de la cellule quand on t’a trouvé ! »
« Vous êtes cons ou quoi ?! Je veux parler à mon supérieur ! » C’était une vaste blague. Il allait bientôt se réveiller et on lui avouerait que cela n’était qu’un pur délire. Impossible de rester calme dans une telle situation, il ne cessait d’essayer de déstabiliser l’adjoint, de se libérer. Cela lui valut quelques petits coups dans les côtes.
« Je suis là, abruti. »
Alléluia ! Pour une fois, le Ranger était bien heureux de revoir sa sale tête et s’empressa de parer au plus urgent. « Lieutenant Mayers, Allen a été enlevé. »


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Pedge Allen
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MessageSujet: Re: Trop loin à l’est, c’est l’ouest. / PNF-627 Mer 15 Mar - 22:21
Pedge ne s’était pas attendue à ce qu’une explosion vienne perturber sa soirée détente dans le bureau du shérif. Elle jubilait (intérieurement), de se retrouver libre, alors que le ranger était derrière les barreaux. Elle allait pouvoir le faire chier comme il fallait en se pavanant de l’autre côté de la cellule de l’américain. Mais c’était sans compter sur les habitants de cette planète de malades. Non content de les envoyer en taule pour des raisons assez discutables, voilà qu’ils faisaient péter ladite taule pour exfiltrer en toute discrétion un dès leur. Au regard de la méthode employée, le type en question devait être une pointure dans le milieu des garçons de vaches. Ou alors, ses associés étaient de véritables brêles. Toujours est-il que le souffle de l’explosion expulsa une Pedge surprise vers le bureau du shérif, qu’elle eut le bon goût de péter en deux. Elle était sonnée quand les types la relevèrent. Apparemment, ils voulaient l’embarquer, du moins, le dénommé Butch, celui qui était en cellule. Bref, cela se déroula assez vite et voilà que Pedge était emmenée par les deux malfrats.

Elle n’opposa pas de résistance, car ils tenaient Matt, et si elle ne coopérait pas, ils le tuaient. Elle ne le portait pas suffisamment dans son cœur pour se promettre à un viol certain, mais elle ne pouvait pas le laisser crever pour elle parce qu’elle faisait de la résistance. De toute façon, elle était certaine que les deux abrutis ne l’emmèneraient pas. Une fois qu’elle n’aurait plus à répondre de la vie du ranger, elle pourrait aviser une stratégie pour s’échapper, et faire payer à ses crevards leur comportement. N’empêche, la blonde fulminait. Et c’était peu dire. Elle ne comprenait pas que le militaire ne se soit pas servi de sa lame autrement qu’en gesticulant, elle ne comprenait pas non plus qu’il n’avait pas vu les armes par terre. Bref, il avait été totalement inutile et elle lui en voulait de se retrouver dans cette situation parce qu’il n’avait pas assuré. Néanmoins, la jeune femme était confiante, et elle voyait dans cette aventure un boulevard pour charrier le sergent maître Eversman quand elle le croiserait de nouveau.

Elle avait dû faire un effort surhumain pour se contrôler quand l’autre demeuré de Butch lui avait collé une main aux fesses. Un peu plus, elle se retournait et lui mordait la carotide avec ses dents jusqu’à se qu’il crève dans de gros bouillons de sang, mais elle risquait aussi de se prendre une balle. Après, elle portait toujours son pare-balle et son gilet tactique, car les autres primitifs représentant la loi dans ce bled pourri n’avaient même pas pris la peine de la fouiller ou de lui retirer toute sorte d’objets susceptibles de la faire évader sans faire péter les murs. Reprendre une balle, surtout d’un Colt, et à bout portant ne lui disait rien. Une fois dans une journée, c’était suffisant. Elle fut soulagée de voir qu’ils ne quittaient pas la ville. L’autre la faisait avancer, l’arme plaquée contre ses reins. Elle n’opposait aucune résistance. Il était inutile de donner des raisons à ses prédateurs de lui faire du mal pour le moment. Elle repensait à sa capture. Elle avait essayé de faire trainer les choses pour qu’ils s’en aillent sans leur chercher des noises, mais ils avaient quand même pris le risque de rester sur place, quitte à se faire pincer, tout ça pour embarquer la jeune femme. Cela en disait long sur leur intellect, mais aussi sur ce qu’ils comptaient faire d’elle. En plus de ça, elle en avait envoyé un compter les vaches pour l’éternité. Est-ce qu’elle regrettait son geste ? Pas du tout, elle s’était battue pour sa vie, tout simplement. Et elle comptait bien poursuivre sa lutte. Si en plus de ça, elle parvenait à sauver son honneur, ce ne serait pas plus mal. Après, s’il fallait se laisser violer pour pouvoir s’en tirer, ou pour les amadouer ne serait-ce qu’un peu pour les flinguer ensuite… C’était la moins bonne stratégie de toute parce qu’elle n’était pas prête à subir ça… Quelle femme l’était de toute façon ?

Ils rentrèrent dans une maison, et elle se retrouva sur une chaise tandis que les deux types regardaient derrière eux s’ils n’étaient pas suivis. Elle profita de leur moment d’inattention pour tenter de se sauver par une fenêtre, mais elle refusa de s’ouvrir. Le boucan qu’elle fit en tentant de la faire coulisser attira l’attention de Butch qui l’attrapa par les cheveux en vociférant. Pedge ne put retenir un cri de douleur, mais elle ne chercha pas à tirer dans l’autre sens, elle se laissa entrainer, chutant sur les fesses. Elle fit le dos rond pour faire une pirouette vers l’arrière, sauf qu’elle balança son pied vers le grand gaillard qui la réceptionna dans les parties intimes. Il se plia en deux mais ses grosses mains ne se refermèrent pas sur son service trois pièces, mais plutôt sur la soldate qui tentait de se relever. Avec une force digne d’un bœuf, il l’expédia contre le mur. Elle comprenait qu’il avait étalé Matt d’une patate. Sans lui laisser le temps de se relever, il l’attrapa à nouveau, pour la balancer contre le mur une nouvelle fois.

« Putain Butch, mais arrête, tu vas ameuter tout le monde ! », vociféra le complice du taulard en cavale.
« La femme se rebelle, je lui refais son éducation ! »
Il frappa avec son pied dans son ventre. Elle le vit arriver, si bien qu’elle serra les abdos en plus des dents, mais la violence du coup lui arracha un gémissement. Elle se recroquevilla en position fœtale, craignant un second coup, qui ne vint pas.
« Voilà, elle est bien plus docile. Faut battre le fer pendant qu’il est encore chaud ma belle. Et quand tu seras bien chaude, je vais t’enfiler. »
Il rigola grassement en s’éloignant vers la fenêtre.
« Alors, qu’est-ce que ça raconte ? »
« Y a personne dans le coin. »
« Une chance, avec le bordel que vous avez fait en faisant tout péter ! »
« Ben, c’est que je ne sais pas trop comment faut doser la poudre noire Butch. »
« Heureusement que tu t’es trompé de mur aussi, sombre idiot, sinon je partais en fumée dans l’explosion. »
« »
« Bon monte la garde, je vais voir si je trouve un bon plumard pour me farcir la dinde. »
« Laisses en moi un peu mec. »
« M’ouais, j’y penserai, pour m’avoir fait sortir. »

Ils rigolèrent quelque peu à deux. Pedge reprenait petit à petit son souffle dans son coin, et la douleur dans son ventre s’atténuait ostensiblement. Saud que Butch revint à la charge et il l’attrapa par les cheveux pour la trainer sur le plancher. Elle récupéra rapidement son équilibre, passage obligatoire si elle ne voulait pas se faire balader par la tignasse en faisant la poussière du sol dans toute la baraque.

« Parfait cette chambre. Va pas falloir que tu cris trop fort parce que faut pas qu’on se fasse repérer tu comprends ? C’est qu’on se planque quelques jours avant de se barrer à l’Est. »
« Compte pas sur moi pour ouvrir la bouche. Je ne la sentirai même pas passer. »
« C’est ce qu’on va voir ma jolie. »

L’autre la jeta sur le lit qui craqua sinistrement. Le cœur de la jeune femme s’emballa. Non pas qu’elle ressentait une certaine excitation, mais plutôt de la peur. L’autre baissa son pantalon, et il était déjà presque en forme. Le salopard devait être un habitué de ce genre de pratique répugnante.

« Et ça ne te plairait pas de faire ça avec une nana consentante ? », lui demanda Pedge pour gagner du temps. Elle analysait la pièce, les meubles, toutes choses qui pourraient pousser son avantage sur l’homme à la musculature impressionnante.
« Une nana ? », répéta Butch.
« Une femme quoi. »
« Ah ! Ben je n’ai pas besoin de leur avis. »
« Ben moi ça me dit bien de m’envoyer en l’air avec toi. Alors ? On fait ça comment ? »
« Tu la fermes, et c’est tout. »
« Quel Don Juan. »

Elle se releva d’un coup, et elle profita du sommier pour lui sauter dessus. Il la receptionna dans ses bras, pensant qu’elle venait chercher le mâle dans toute sa gloire. Au lieu de ça, elle écrasa son coude sur le haut du crâne du type. Une fois, deux fois, trois fois. Il réussit à la troisième fois à la repousser sur le lit, alors qu’un filet de sang commençait à couler de ses cheveux. Elle avait tapé avec la pointe de son coude, d’un mouvement montant descendant, avec toute la force possible qu’elle disposait. Le géant vacilla légèrement, en portant sa main à son visage. Quand il constata qu’elle était en sang, une fureur noire s’anima en lui. Pedge se redressa, pour lui faire face.

« T’es qu’une salope ! »
« Ravie que ma façon de faire l’amour te plaise, l’ahuri ! »

Il allait répliquer quelque chose, mais elle attrapa une chaise pour lui balancer dessus. Il l’écarta d’un mouvement du bras en fonçant vers la jeune femme. Elle s’écarta au dernier moment, en se baisant pour éviter la grande brassée d’air qu’il fit en écartant les bras pour la chopper. Elle frappa derrière son genou, le faisant chuter, avant de s’en aller vers la porte en courant. Quand elle l’ouvrit à la volée, l’autre type venait voir ce qu’il se passait. Elle lui rentra dedans comme une furie, et ils roulèrent tous les deux dans le petit couloir. Il tenait le couteau, et par miracle, l’arme ne s’était pas plantée dans la jeune femme. Par contre, elle le désarma promptement et elle le planta juste au-dessus de la rotule du type. Il gueula comme un putois, à s’en rompre les cordes vocales. Butch arriva derrière elle, et il la frappa à la tête avec un pied de chaise, celle-là même qu’il avait dévié de son axe quelques secondes auparavant. Elle s’écroula, assommée. Une dernière pensée lucide alla vers Eversman et les autres atlantes. Elle espérait qu'ils allaient la retrouver, et rapidement.

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Dernière édition par Pedge Allen le Sam 25 Mar - 10:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Trop loin à l’est, c’est l’ouest. / PNF-627 Sam 18 Mar - 20:34

Hii Ha !!



« Lieutenant Mayers, Allen a été enlevé. »

Le cœur battant à tout rompre, Eversman scrutait attentivement les réactions de son supérieur. Ce dernier sembla douter des propos de son subalterne vérifiant du regard qu’il ne parvenait pas à trouver la dénommé Pedge dans un recoin avant de finalement posé son regard vers lui.

« Lâchez le. » Ce n’était pas de gaité de cœur qu’il semblait lâcher cet ordre. Le poids appuyé sur son dos fut retiré avant que ses poignets ne soient libérés lui permettant de quitter ce sol crasseux pour se remettre sur pieds. D’un mouvement d’épaules, il se dégagea de l’emprise de l’adjoint du shérif. Tout comme lui ce n’était qu’un simple éxécutant mais Eversman n’était pas d’humeur amicale, loin de là. Mayers se lança dans un monologue, il n’y prêta pas attention cherchant des yeux une nouvelle arme.Il repéra bien vite un pistolet atlante dans les décombres du bureau. Du bout du pied, il dégagea celle-ci avant de la récupérer. Ce n’était pas son arme de poing mais ce serait idéal pour loger une balle entre les deux yeux de ce pauvre type. D’un geste rapide, il engagea une balle dans la chambre du pistolet avant de récupérer son équipement radio.

« EVERSMAN. »
« Quoi ? » Agacé, le Ranger finit quand même par détourner la tête en direction de son supérieur.
« ça vous dérangerait de m’écouter quand je parle ?! »
« Je dois retrouver Allen. » C’était la seule chose qu’il avait en tête. La Sergent Maître n’était pourtant pas dans son cœur. Il n’appréciait pas de nombreux aspects de sa personnalité mais en avait découvert d’autres aujourd’hui et ceux-là lui plaisaient pas mal. Certes Pedge lui avait apercevoir une facette humaine mais ce n’était pas la seule chose qui lui donnait envie de la sortir là. Matt était clairement responsable de son enlèvement. Il n’avait pas été capable de neutraliser sa cible quand il aurait fallu et s’était fait neutralisé comme un bleu. Ce Butch. Il allait recevoir une balle dans chaque genou sans comprendre ce qu’il allait lui arriver.

// Allen, ici Eversman. Tu m’entends ? //

L’essai radio fut négatif, il n’obtint pas de réponse. Un nouveau test eut lieu mais toujours pas de réponse. Dommage. Cela aurait été bien pratique pour la localiser. Ayant perdu assez de temps, le Ranger se rapprocha d’orifice d’entrée, le franchit avant de rechercher des traces de pas. Difficile de repérer ce genre d’éléments à la lueur de la lampe torche et surtout dans un sol si poussiéreux. Mayers qui avait abandonné l’idée de raisonner son coéquipier, décida de prendre la tête des opérations ayant visiblement repéré quelque chose. Les deux se lancèrent à grandes enjambées en direction d’une grange dans un sale état. Les traces semblaient menées jusque là. S’approchant d’une des portes, Matt se plaça contre l’une des parois. Le signal de la tête donné, il s’empressa de donner deux bons coups de pieds provoquant l’ouverture de cette porte et le début de l’assaut. Mayers s’engouffra de suite, il le suivit aussitôt. Les pièces furent passées au crible durant plusieurs minutes. Ce fut un échec. Pas de Pedge là-dedans ni même de gros méchants.

« Putain, elle est pas là ! »

Il remettait clairement en cause les compétences de pistage de son supérieur. Un petit bidon fit un petit vol plané suite à un coup de pied rageur.

« Du calme, Sergent. »
« Comment pouvez-vous être calme alors qu’elle est peut-être… »

Morte. Ce mot ne s’échappa pas de ses lèvres mais il ne pouvait s’empêcher d’imaginer le corps couvert de sang de la jeune femme. Si cela arriverait, il aurait vraiment du mal à s’en remettre. Mains derrière le crâne, il essayait vainement de se calmer, de penser à autre chose tout en faisant les cent pas.

« On continue »

Impossible pour lui de rester là à ronger son frein. Matt ne s’arrêterait pas tant qu’il ne la retrouverait pas, il lui devait au moins ça. Courant dans la ruelle principale à la recherche de nouveaux éléments, Eversman ne parvenait pas à chasser de nouvelles images immondes de son esprit. Il ne saurait dire ce qui était le pire : la retrouver morte ou en train de se faire violer par ce porc. Vu l’attirance de celui-ci pour la jeune femme, nul doute qu’il voulait se la faire s’il avait un peu de répit. Il fallait donc qu’il n’ait pas une minute de calme pour pouvoir se poser. Mayers gueulait derrière. Il n’y prêta pas attention continuant de scruter l’environnement local avant de finalement se figer. Des bruits de bagarre provenaient de la maison de gauche. IL n’y avait pas de lumière, son aspect était délabré donc certainement inoccupé. Il y eut de nouveaux bruits sourds puis plus rien.
Il n’en fallut pas davantage pour que les deux atlantes ne se concertent du regard et d’un commun accord silencieux se rapprochent de la porte principale. Posté d’un côté de l’encadrement, le Ranger soupira profondément évacuant les dernières tensions avant de croiser le regard de son supérieur.

Le signal fut donné, il réitéra la même stratégie d’ouverture de porte. PAN. PAN. Les coups de feu venaient de l’intérieur cherchant à les repousser. Eversman s’était mis de justesse à couvert, se jetant sur le côté de l’encadrement. S’il n’avait pas eu ce reflexe, il aurait terminé en gruyère comme l’était désormais la porte. Mayers envoya une grenade aveuglante l’obligeant à se protéger les yeux. La détonation eut lieu. Le Ranger se précipita à l’intérieur de la pièce repérant l’un de ses enfoirés au sol, la pétoire bien en main. Aveuglé, il ouvrit quand même le feu au hasard. Une balle se logea dans son genou indemne avant qu’il ne soit désarmé, l’arme envoyée bien plus loin d’un coup de pied

« Et de 1 ! »

Ruiner la vie de cet ahuri n’avait pas calmé les hardeurs du Ranger. Le pistolet fumant, il avait hâte de pouvoir tirer de nouveau sur du cowboy. Un grognement voir un hurlement se fit entendre sur le côté gauche attirant l’attention des deux atlantes. Le dénommé Butch se tenait dans l’encadrement du couloir, bien dissimulé derrière la silhouette fébrile et déshabillée de la jeune femme. Le cowboy saignait. Pedge avait dû lui faire passer un sale moment. Elle aussi était touchée, maintenue en place par le canon de l’arme atlante sur sa gorge.

« BAISSEZ VOS ARMES OU JE LA BUTE ! »

Dans une autre situation, cela aurait pu être comique de la voir dans cet état. L’autre abruti avait même oublié de ranger son service trois pièces à l’intérieur de son pantalon. Il en était rien. Eversman faisait abstraction de ces éléments pour se concentrer uniquement sur sa cible et l’endroit qu’il cherchait à atteindre. Butch avait beau se dissimuler derrière la soldate, il l’atteindrait. Le filet de sang provenant de son arcade commençait à devenir génant, il plissa légèrement la paupière et demeura immobile. Mayers lança les négociations.

« Lâche la… »
« Non ! Dégagez ou je la bute ! »

Cette option n’était pas envisageable. Un décompte se mit en route dans la tête du Ranger. 3. Il ajusta son arme pour être certain de sa trajectoire de tir. 2. Le Butch ne cessait de gigoter, de se cacher le mieux possible derrière sa proie. 1. Plus d’hésitations n’étaient permises, le choix était fait. 0. La gâchette fut actionnée. Le coup de feu retentit. La balle avait éraflé la gorge de la jeune femme avant de finalement se loger dans l’œil gauche du truand. Ce dernier s’écroula, mort.

« Putain mais tu es complétement fou ! " ça c’était un Mayers furax devant le geste qu’il considérait comme stupide. Il s’empressa de porter secours à la jeune femme. Lui serra les dents, ne parvenant pas à détacher son regard de ce corps qu’il venait de tuer de sang-froid. Certes, il y avait le contexte de la légitime défense. A aucun moment, il n’avait pris en compte le risque pour sa coéquipière. Matt voulait sa vengeance, il l’avait obtenu. IL n'y avait pas de satisfaction personnelle, il n'était pas soulagé mais avait fait ce qu'il fallait.



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Pedge Allen
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MessageSujet: Re: Trop loin à l’est, c’est l’ouest. / PNF-627 Mer 22 Mar - 17:03
Quand Pedge avait repris ses esprits, elle était passablement dénudée sur le lit. Butch avait dû la remettre dans le plumard pour mieux la violer ensuite. Monsieur avait besoin de son petit confort pour entreprendre sa basse besogne. Dans le brouillard, elle constata qu’elle avait perdu son débardeur et son pantalon. Pour le moment, il n’avait pas touché à ses sous vêtements. La situation, du point de vue de la jeune femme, semblait assez irréelle, surtout après le coup qu’elle avait pris sur la tête. Sa caboche lui faisait un mal de chien, et elle sentait qu’une partie de ses cheveux étaient poisseux, certainement à cause du sang. Elle se souvenait avoir planté son couteau dans la cuisse du complice de Butch et ensuite, le trou noir. Elle essaya de se redresser dans le lit, cherchant dans un brouillard lancinant ses affaires. Est-ce qu’il l’avait déjà violé ? Elle n’en savait rien. Ses perceptions sensorielles étaient anesthésiées par la douleur qu’elle ressentait dans sa tête. Elle glissa une main dans sa culotte, histoire d’aller vérifier. Elle la remonta vers ses yeux en collant et en décollant ses doigts. Pas de sécrétion et pas de fluide apparemment. Elle soupira.

« Ah ! C’est bien de se caresser, ça me met dans de bonnes dispositions. », lança une voix rauque sur sa gauche. « Et ben, tu as la tête dure ma petite, vu le coup que je t’ai mis, je pensais avoir le temps de te travailler un peu. »

Le stress remonta en flèche. Elle n’était jamais très expressive à l’extérieur, mais à l’intérieur, c’était le bordel. Son palpitant se remit à battre.
« Je pensais justement que tu avais fini, vu ta tête de précoce. »

Il ricana quelque peu. Il se pencha sur elle, et attrapa la bretelle de son soutient gorge. Il tira dessus pour la redresser, et le vêtement craqua d’un coup sec, lui restant dans les mains.
« T’as vraiment de drôle de fringues », fit-il en continuant de ricaner niaisement, tout en baissant son pantalon, révélant son sexe déjà bien dressé. La jeune femme plaça ses deux bras sur sa poitrine pour ne pas lui montrer ses seins, restant de marbre face à son braquemard qui s’agitait devant ses yeux. Qu’il essaye seulement de lui foutre dans la bouche et elle lui boufferait sans sourciller. Il avait la tronche pleine de sang, et une vilaine plaie semblait encore suintait sur le haut de son front. Son coude l’avait bien esquinté mine de rien.

Soudainement, un bang sonore se fit entendre. Pedge identifia tout de suite l’origine de ce bruit. Une grenade assourdissante. Et ce n’était pas ces bouseux de cowboys qui possédaient ce genre de technologie, cela voulait donc dire que la cavalerie arrivait. Ca l’emmerdait profondément de se retrouver presque à poil devant les copains, mais manifestement, elle n’avait pas le choix. Un coup de feu retentit et Butch l’attrapa sans ménagement pour la plaquer contre lui. Elle conservait au moins sa culotte, cela lui permettait de continuer à plaquer ses bras sur sa poitrine. Elle se sentait tellement vulnérable et exposée, surtout dans cette tenue.

Il la poussa vers les bruits, et bientôt, au bout du couloir, Pedge avisa Matt et Mayers. « Super », marmonna-t-elle dans sa barbe. Elle sentait que l’autre avait encore son froc sur les chevilles, son service trois pièces pendant mollement sur sa cuisse. Monsieur ne bandait plus. C’était qu’il avait les pétoches, et ça, c’était une bonne chose. Enfin bref, elle se serait bien passée de ce genre de sensation. Elle ne mouftait pas, reprenant difficilement sa respiration à cause du canon de l’arme pressé sur sa gorge. Elle avait du mal à déglutir. Ses yeux fixaient le ranger. Au moins, elle conservait son aspect blasé habituel, la bouche légèrement entrouverte. L'autre lui vrillait les tympans à gueuler comme un porc qu'on égorge. Et à chaque fois qu'il hurlait, il enfonçait un peu plus la pointe du pistolet dans la partie molle sous le menton de la jeune femme, lui arrachant quelques serrements de mâchoire pour ne pas grimacer. Butch tentait, tout relativement au regard de son gabarit et de celui de Pedge, de rester bien planqué derrière la militaire, en la serrant de prêt.

Elle détestait clairement être manipulée et touchée de la sorte mais elle n’y pouvait rien pour le moment. Mayers tenta de négocier mais c'était peine perdue. Il fallait faire quelque chose. Elle était tentée de se laisser tomber, de faire le poids mort, laissant ses jambes se dérober sous elle, mais la pression de l’arme sur sa gorge l’incitait plutôt à se tendre vers le haut pour s’y soustraire. Volontairement elle pouvait le faire mais c'était risqué pour plusieurs raisons. Le gars qui la tenait en otage n’avait pas l’habitude de se servir de ce genre d’arme et le coup pouvait partir. Non seulement sa cervelle ferait une belle tapisserie mais ses jours seraient terminés. Elle pouvait aussi se jeter subitement sur un côté mais ses pieds touchaient à peine le sol ne lui assurant pas un appui suffisant pour une impulsion de ce genre. Les choix étaient donc limités.

Bon à trois elle tenterait le coup, quitte à lui mettre un coup de boule ou un coup de coude. Si son salut passait par exposer sa poitrine à qui mieux mieux, alors soit. Elle lança elle aussi un décompte dans sa tête, sans savoir que le ranger faisait de même en face d'elle. Il avait seulement un temps d’avance. 3. La jeune femme bloqua sa respiration, cherchant à ressentir la meilleure zone à percuter : tête, ventre ou pied. 2. Elle obta pour le ventre et elle laissa glisser son bras le long de son corps pour ne pas alerter le gros dégueulasse de son coup.

Le décompte se stoppa là car Matt tira. La taille et la vitesse de la balle ne lui permirent pas de la sentir passer près d'elle. Une légère brûlure vint la surprendre au niveau de sa gorge tandis que le poids dans son dos s’estompait subitement. Butch s'écroula, entraînant la jeune femme avec lui. Instinctivement elle avait remis ses bras sur ses seins tandis qu'elle chutait sur le postérieur. Son regard ne quittait pas Matt d’une seconde, jusqu'à ce que le lieutenant Mayers soit à son niveau.

« Allen ? Allen ?! Ça va ? Regardez-moi ! »

Le sergent maître releva les yeux vers l’officier et elle inclina la tête de bas en haut pour signifier que ça allait. Elle alla même jusqu’à se redresser, et elle poussa l’homme un peu brusquement.

« Je vous pris de m’excuser Lieutenant, je ne suis pas dans une tenue décente. »
« Prenez ma veste Allen. »
« Négatif. »

Elle fit demi tour et s'éloigna dans le couloir. Elle comptait bien remettre ses propres affaires. C'était une militaire, une ancienne des forces spéciales, elle n’allait pas se faire couver par cet homme. Elle allait prendre soin d’elle comme une grande. Elle ferma la porte, ou du moins, l’appuya parce que le chambranle branlait justement. Y avait tout à refaire dans cette baraque. Elle attrapa son débardeur qui était jeté en boule dans un coin. Elle le secoua et l’enfila. Ça ne servait à rien de remettre son soutif, l'autre l’avait explosé en tirant dessus comme un sourd. Elle repassa son pantalon et elle galéra pour fermer sa ceinture. Elle avait les mains qui tremblaient fortement. Elle laissa passer un petit gémissement de frustration. Il ne fallait pas qu’elle s’énerve mais qu’elle respire. Elle se força à inspirer expirer amplement et les tremblements s’atténuèrent quelque peu. Lasser ses chaussures fut plus aisé même si se pencher en avant lui faisait un mal de chien. Sûrement le coup qu’elle avait pris dans le ventre qui commençait à sortir. Reprendre ses affaires toute seule et s’occuper d’elle lui fit du bien. Elle ne se sentait pas victime. La jeune femme resta assise un moment, les yeux dans le vague. Finalement, elle se frotta le visage avec ses deux mains pour se redonner des couleurs et du courage et elle se leva.

Elle frotta l’estafilade de sang qui suintait au niveau sa gorge. Il s’en était fallu de peu pour que le ranger ne la tue en même temps. Est-ce qu'il était vraiment sûr de lui quand il avait tiré ? Ou bien est-ce qu'il s’en foutait de la flinguer en même temps que l’enflure qui l'avait étalé ? Non. Ça ne pouvait pas être ça

Quand elle revint dans le séjour, les adjoints du shérif et le shérif en personne étaient là. Tous la regardèrent. Et elle les snoba avec superbe, son attitude de coincée et de blasée bien peinte sur son corps et sur son visage. On aurait dit qu’elle revenait du petit coin, ou qu’elle était partie faire un tour, tout simplement. Bref, rien ne se lisait sur son visage. Elle approcha de Matt et de Mayers. Ces deux là se toisaient en chien de faïence. Ils s’étaient peut-être pris le nez pendant qu’elle était en train de se changer. Elle se planta devant le ranger.

« Merci Sergent. Je t’en dois une. »

Elle le gratifia d’un sourire, faiblard, mais bien là et pas forcé. Elle avait le cœur qui battait fort, mais elle ne cilla pas. La confiance était en train de naître vis-à-vis de lui, et c’était un pas de géant qui venait de s’établir entre ces deux là. Elle se détourna, ne faisant pas durer l’instant gênant, surtout pour elle. Elle savait en plus qu’il allait sortir une connerie ou quelque chose du genre.

« Je suis vraiment navré de ce qui vous est arrivée », lâcha le Shérif en approchant de Pedge. Elle le toisa durement.
« Ce n’est pas de votre fait. »
« Certes mais bon… Ca la fout mal pour des diplomates. »
« De les enfermer dans le placard à balais ? »
« Ben c’est votre chef, c'est-à-dire que… »
« Laissez tomber shérif, à vrai dire, je ne suis pas fâchée. »
« Ah… »

« Sergent ? »
« Je vais prendre l'air lieutenant, si ça ne vous dérange pas. Je reste sur le porche, en attente des ordres. »

Elle s’éloigna. Trop d’hommes dans son périmètre. Et ça lui pesait un peu. Elle alla sur le porche, dans la pénombre, tandis que le lieutenant s’approchait du Shérif pour parler un peu. Si elle fumait, elle s’en serait bien grillée une. Mais elle ne fumait pas. Elle n’avait pas d’alcool non plus. En fait, elle cherchait à se punir, mais de quoi ? Elle soupira. Y avait plus qu’à attendre les ordres. Ils allaient certainement rentrer sur Atlantis, écourtant les négociations, à cause d’elle. Le bon petit soldat culpabilisait de s’être fait chopper.

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MessageSujet: Re: Trop loin à l’est, c’est l’ouest. / PNF-627 Sam 25 Mar - 14:26

Hii Ha !!



Avec des gestes lents, Pedge Allen fut de nouveau sur pieds. Certes elle n’était pas le meilleur des états mais elle était en vie et son agresseur gisait à ses pieds. La situation était désormais sous contrôle. Le tir du Ranger avait été salvateur. Il ne regrettait pas d’avoir agi de la sorte mais ne ressentait pas de fierté. Il avait fait ce qu’il avait à faire. Certains soldats n’auraient pas hésité à se rincer l’œil. Après tout, la soldate était bien faite de sa personne et la voir si peu couverte, n’était pas commun. Le Ranger aurait peut-être même était de ceux qui auraient pu lui lancer une petite remarque mais plus maintenant. Il détourna la tête des deux, laissant le Lieutenant jouait le prince charmant ou le docteur en chef. Tiens maintenant il avait envie de les aider après les avoir enfoncé et vendu à l’ennemi. Ce type était une girouette, incapable de de prendre la bonne décision. Là, il les avait clairement lâché et Eversman l’aurait encore à travers de la gorge un bon moment.

Un regard en direction de l’autre ennemi de la pièce l’assura que ce dernier n’était plus de ce monde. Certainement entre l’inconscience ou bien la mort véritable. Il n’alla pas lui porter son assistance. Il n’avait qu’à bien choisir son camp. Cela donnerait une leçon à retenir pour les habitants de cette planète : toute agression envers les Atlantes était payé au prix fort. Deux genous réduits en miettes pour lui, une balle en pleine tête pour l’autre et Pedge s’était chargé d’égorger le premier. Les menaces éliminées, le Ranger rangea son arme de service avant de se rapprocher de la fene^tre observant vaguement les mouvements dans la rue principale.

« Putain Eversman, est-ce que vous vous rendez compte de ce que vous venez de faire ?! », feula le lieuntenant Mayers en approchant dans son dos.
"J'ai éliminé la menace, Lieutenant." Il ne prit pas la peine de se tourner vers lui n’en ayant aucune envie. Le Ranger ne souhaitait pas avoir une discussion avec cet enfoiré de première.
« Et par la même occasion, vous comptiez éliminer Allen ? » Il marqua une pause. « Mais bordel, tournez-vous quand je vous parle, un peu de respect ! »
"Ce n'est pas Allen que j'avais dans mon viseur." Cette conversation l'agaçait au plus au haut point. Il n'avait pas envie de parler, de répondre de ses actes. Ne pouvait-il pas le comprendre ? Il n'était pas décidé à lui donner raison et ne fit pas un geste vers lui. Mayers s’accouda à la fenêtre lui aussi, vu qu’il ne se tournait pas. « Sergent, pourquoi est-ce que vous êtes dans l’armée au juste ? »
Cette nouvelle question le fit soupirer d'agacement. Il eut très envie de l'envoyer balader et prit son temps pour lui répondre une connerie. "ça attire pas mal les nanas l'uniforme."
« C’est ça faites le malin Eversman. Faites le malin. Je vais vous coller au trou si vous ne faites pas preuve d’un peu plus de respect envers votre officier. » Il avait adopté un ton menaçant.
"J'ai répondu à vos questions, Lieutenant. Je n'y peux rien si la réponse ne vous convient pas..." Cette fois, il prit la peine de croiser son regard. Il avait sa tête des mauvais jours.
« Non, vous vous foutez de ma gueule, tout simplement. Votre attitude et vos réponses ne sont pas dignes d’un sous off. »

Mayers maintint le regard mauvais de son subordonné. Il ne comptait pas le laisser peinard, ce serait une preuve de faiblesse. Quelques remarques cinglantes brûlaient les lèvres du Ranger quant au comportement de Mayers. Il se devait de les retenir pour ne pas aggraver sa situation. Il reprit d'une voix sèche tout en détournant le regard vers la fenêtre "J'ai effectué mon boulot, j'ai éliminé la menace. J'ai fait ce pourquoi je suis payé, Lieutenant."
« Vous n’êtes pas un vil mercenaire Eversman, vous êtes Sergent dans l’armée de l’air des Etats-Unis d’Amérique, et vous représentez une mission importante intergalactique. Si vous pensez que ça se limite à presser la détente, vous vous gourez. Vous pouvez rompre, Sergent, j’en ai fini avec vous, pour l’instant. »

Mayers s’éloigna le laissant enfin tranquille. Les paroles de ce dernier l’affectaient peu. Le Ranger continuait de croire qu’il avait fait le choix le plus logique vu la situation. C’était facile de refaire la scène avec des si, d’imaginer d’autres plans d’action après que tout soit terminé. Mayers n’avait fait que parler, lui avait agi. La porte d’entrée s’ouvrit à la volée attirant l’attention des deux atlantes. Le Shérif et ses adjoints pénétrèrent dans la pièce, tout d’abord sur leur garde avant de se détendre en voyant que les deux sur pieds étaient terriens. Pas question de tourner le dos à ses abrutis finis, Matt modifia sa position de manière à s’adosser à un mur. Leur conversation ne l’intéressèrent guère, il remarqua néanmoins que les regards se tournaient régulièrement vers lui. Si les intentions de l’officier était de le refiler pour terminer sa nuit en cellules, cette fois il ne se laisserait pas faire.

« Merci Sergent. Je t’en dois une. »

Oula Pedge lui adressait même un sourire. Pourquoi ne se mettait-il pas à neiger dehors ? Pedge Allen venait quand même de le remercier, de lui sourire. Il eut envie de lui envoyer une petite pique, de la taquiner mais rien ne lui vint en tête. Il fallait croire que sa vision de la jeune femme avait finalement changé. Cette mission aurait un peu de bon. Ce n’était plus qu’une première de classe fayote qu’il avait face à lui mais bien une personne en qui il pouvait avoir confiance. Passer l’épreuve du feu ensemble permettait de nouer de nouveaux liens, de découvrir qu’on pouvait s’appuyer sur l’autre. Il pouvait compter sur Pedge Allen. Le Ranger se contenta d’un signe positif de la tête tout en lui rendant son sourire.

Les discussions finirent par prendre fin. Atlantes et Cowboys n’avaient finalement plus rien à se dire pour le moment. Il valait mieux attendre que la situation s’apaise pour revenir dans le coin. L’équipe se remit en route prenant la direction du bâtiment qu’il pouvait considérer comme l’ambassade où ils récupérèrent leurs diplomates ainsi que le soldat Bodul. C’est dire un mot que le Sergent se chargea de l’arrière garde. Rien ne fut à signaler sur la route du retour et l’équipe rentra sans encombre sur Atlantis.

Fin de mission.



@ pyphi(lia)

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Trop loin à l’est, c’est l’ouest. / PNF-627

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