Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 
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Exploration en terrain inconnu

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Blanche Phillips
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MessageSujet: Exploration en terrain inconnu Mer 4 Jan - 22:41




Avec
Arno & Blanche


Exploration en terrain inconnu



Puisque j’étais revenue, autant que je me mette au travail. Bien que je me sente prise de flémingite aigüe, je ne voulais pas décevoir. Après tout, j’étais revenue de mon propre gré, autant mettre à profit mon talent et avancer dans mes recherches. Je me trouve devant la dépouille du rat tout moche-vous savez cette fameuse chose qui m’avait fait rencontrer Isia ?-eh bien je dois avouer que ce truc tout ignoble, n’était pas si mort que ça. A première vue, il était inerte, mais en regardant de plus près, après l’avoir découpé pour effectuer une autopsie, je m’étais rendue compte que ses organes vivaient encore. Cela semblait étrange et au début, je pensais vraiment être prise d’hallucination. Il n’est pas rare d’être confrontée à des événements étranges dans notre métier, mais ça, c’était bien la première fois que je voyais ça. Alors j’ai recousu cette dépouille avec le plus grand soin, et je l’avais mise en quarantaine histoire de surveiller son rétablissement. Je n’étais pas certaine que ce procédé marcherait, mais au bout de quelques jours à peine, l’animal était bien en forme. Il était très vivace et semblait affamé. Je ne connaissais pas le régime du pseudo-rat et c’est donc avec parcimonie que j’ai commencé à lui présenter divers aliments. Enfin au départ j’ai commencé avec quelques morceaux de fruits, mais l’animal ne semblait pas vouloir coopérer. Il s’est probablement demandé ce que je lui donnais, mais après quelques minutes il s’est mis à attraper lesdits fruits et il semblait apprécier. J’ai tenté par la suite avec de la viande, après tout s’il était comme nos rats domestiques, il devait aimer la viande. Nos rats ont le même régime que nous et si cette chose zombéifiée était comme nous, au moins, ça montrait que nous n’avions rien à craindre d’elle. C’est vrai qu’elle avait mauvaise allure et qu’elle faisait peur. C’est vrai que ce n’est pas le genre de bestiole qu’on a envie de croiser un soir de pleine nuit. Elle pousse de légers grognements quand elle mange. Elle se comporte exactement comme mes rats de laboratoire pendant le repas. Pourtant, elle n’avait pas l’air d’apprécier la viande qu’elle soit cuite ou crue. Elle refusait obstinément la viande et préférait les fruits. Peut-être qu’elle était attirée par le sucré ? Donc j’ai tenté de lui donner de la viande imbibée de sucre, mais quand je lui ai lancé dans la cage, elle a délaissé le morceau de viande. Elle a pris un temps fou à se laver et cela m’attendrissait toujours. Dire que beaucoup de personnes pensent que les rats sont dégoûtants et pourtant. Ils sont aussi propres que des chats si ce n’est plus.

La bestiole était mine de rien coriace car elle était toujours en vie, même après mon retour. J’avais laissé quelques consignes au sein des laborantins et je dois dire qu’elle me surprenait. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’on avait réussi à l’apprivoiser, mais presque. Elle prenait à la main ce qu’on lui donnait et semblait adopter un comportement presque amical. Il n’y avait aucune agressivité en elle si ce n’est son faciès effrayant. Comme quoi, il ne faut pas se fier aux apparences ! je me suis mise à lui parler comme je le faisais pour mes bestioles en temps ordinaire, et elle semblait m’écouter et rester attentive à ce que je disais. Ses oreilles se mettaient à bouger au rythme du son qui résonnait jusqu’à ses oreilles. On m’avait signalé ce matin-là qu’on lui avait injecté du Pseudomonas aeruginosa plus communément appelé le bacille pyocyanique. C’est un germe pathogène et résistant qui est à l’origine des maladies nosocomiales. Puisque que cette bactérie fait partie des germes les plus dangereux. Je ne pouvais pas prendre le risque de m’exposer. Un de mes rats était lui aussi le cobaye attitré pour cette expérience. Je dois dire que je n’allais pas me risquer à parier sur ce cher animal, mais plutôt sur l’animal extraterrestre. Il semblait plus robuste. Peut-être que je me trompais ? Enfin je n’étais pas sûre de ce que j’avançais. Comme je le redoutais, quelques heures plus tard, en début de soirée, mon rat de laboratoire mourut. L’autre par contre semblait résister, mais il y avait quelque chose de surprenant qui me frappa : Sa peau semblait se décomposer comme si elle se désintégrait d’elle-même. On aurait dit comme un moyen de défense. En fait, je n’en sais trop rien. C’était la première fois que j’étais confrontée à tout ça. Je n’avais jamais vu un truc comme ça, mais si cette chose était capable de mourir et de revenir à la vie, elle avait beaucoup de potentiel en elle et il fallait l’exploiter. Avant même que je ne puisse continuer à l’étudier, j’ai décidé de vérifier à l’intérieur le phénomène qui était en train de s’opérer. Je sais c’est mal, très mal même. Mais je me souviens que quand j’étudiais la chimie, nous travaillions sur des chimpanzés, on ne les tuait pas cependant. On travaillait sur la dépendance. Et fait étrange, ils pouvaient aussi devenir dépendants comme on pouvait le devenir avec différentes drogues dures ou douces. Il ne faut pas croire, mais le règne animal est étonnant quand on y pense et puis si cela peut sauver quelques vies, pourquoi s’en priver ?

Ce matin-là, j’étais enthousiaste et c’est d’un pas pressé que je me suis dirigée en direction du bureau de Weir. Elle m’avait conviée après que je lui ai envoyé un mail sur mes recherches et sur mon envie de découvrir cette planète qui abritait ces animaux. Le dossier était encore mince, il n’y avait encore rien d’officiel, mais je sais que j’étais sur une piste à exploiter. Peut-être que je me trompais, peut-être que non, mais je voulais en avoir le cœur net. Même si j’avais été nulle auparavant, elle pouvait au moins faire confiance à mon instinct et surtout à mon ambition et mes idées. Elle savait de quoi j’étais capable. Elle avait suivi de très près mon travail quant à ma recherche sur la maladie de Charcot. Il faut dire que grâce à cela, ma notoriété s’était accrue. Cela m’avait demandé des sacrifices humains, mais quand on veut on peut. C’est cet adage qui le dit, et il n’a pas tout à fait tort. Weir resta silencieuse tout le temps où je lui ai exposé mes idées. Je lui ai signalé qu’on ne pouvait pas passer à côté d’une telle expérience. J’essayais d’être la plus convaincante possible et je me surprenais même à retrouver mon appétit d’avant, celui qui me faisait pousser des ailes. Celui qui m’avait permis de soulever des montagnes. Mon entrain légendaire ne m’avait pas tant quitté que ça. Cette planète avait été découverte, mais le peu d‘éléments qu’on avait sur elle, présageait qu’il n’y avait plus aucune vie si ce n’est ces animaux et une végétation assez abondante. Mais là encore j’avançais en usant de spéculations. L’endroit n’était pas hostile, en tout cas, il n’y avait rien qui le mentionnait dans le dossier. Weir me contempla tout en m’écoutant attentivement. Elle comprenait les enjeux de cette recherche et surtout pourquoi je tenais tant à y aller. Je devais ramener quelques spécimens et les étudier. Rien de plus. S’il y avait le moindre danger, je repartirais illico presto.

Au final, j’ai obtenu son approbation. Ce n’était pas gagné d’avance, mais elle s’est laissé convaincre. Bien entendu, j’étais consciente que si je la décevais et que si je mettais mon partenaire en porte à faux, il n’y aurait plus de non-retour pour moi. Tout reposait sur mes épaules. Elle me confia aux bons soins du Caporal Arno Wilson. Je ne le connaissais pas et il faut dire que mon expérience avec les militaires avait été désastreuse. Weir se chargerait de lui faire le topo tandis que moi, je devais réunir tout mon matériel adéquat. J’ai pris des affaires de rechange au cas où il ferait froid ou chaud. De toute façon nous allons nous aventurer à l’aveuglette. Quelque part, cette mission m’excitait, bien que je redoute quelque part. Il faut dire que l’épée de Damoclès reposait au-dessus de ma tête et au moindre faux pas, couic la tête !

Il était midi, et j’étais fin prête ! Je n’avais jamais fait aussi vite pour me préparer. J’attendais mon coéquipier, un pilote à ce que m’avait dit Weir. Je n’ai pas vraiment saisi pourquoi mon garde du corps serait un pilote, mais je me suis contentée de ne rien dire. Je ne tenais pas à aggraver mon cas. Il était caporal quand même, enfin quand je le répétais dans ma tête, ça connait bien, peut-être qu’il était à l’échelle le plus bas, peut-être qu’il était haut gradé ? Enfin est-ce important ? Il ne m’en voudra pas si j’ai du mal à me faire à leur charabia militaire, mais il est vrai que je pourrais faire l’effort de me renseigner sur leurs us et coutumes. Je trépignais d’impatience tandis que je ne savais pas vraiment quel vaisseau on devait prendre. De toute façon, moi et les avions on faisait deux ! Un avion reste un avion, mais il est vrai qu’ici ils ont des noms spécifiques. Pour moi ils se ressemblent tous et puis, j’ai une sainte horreur des avions. J’espère que c’est un bon pilote. J’ai oublié de lui demander à Weir. Si elle m’accordait sa confiance, je devais en faire autant. Il est temps que je mette un peu d’eau dans mon vin. Et là alors que j’attendais mon pilote, un militaire s’est avancé vers moi. Sa tête ne me disait rien. Je préférais attendre pour être sûre que c’était bien lui que j’attendais, et puis merde ! Weir m’avait formulé son souhait que je m’ouvre aux autres, ce n’était pas en faisant l’autruche que je me ferais des connaissances. Je me suis avancée vers ce militaire.

-C’est vous ?

Quelle belle entrée en la matière dis donc Blanche, c’est vrai quel effort merveilleux ! C’est épatant, ça mériterait presque un bon point !

-Arno Wilson, c’est ça ?

Non, mais arrête de lui sauter dessus, laisse le en placer une quand même. Tu l’agresses presque, calme-toi, ça va bien se passer. C’est vrai je devrais respirer un bon coup, sinon je pourrais lui péter dans les bras. Bon allez je recommence.

-Bonjour, dis-je avec un sourire un peu honteux. C’est vrai, ça passe mieux avec un bonjour, n’est-ce pas ?

Oui, un peu d’ironie pour faire passer le tout. C’est toujours mieux que rien. Je préférais le laisser parler au final, ce sera toujours mieux que de mettre les deux pieds dans le plat. Je suis dans de beaux draps surtout s’il doit faire un rapport sur moi, je commence très mal. J’espère qu’il ne m'en tiendra pas rigueur, et si ce n’est pas lui, bah je me cacherai dans un trou de souris.





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Arno Wilson
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MessageSujet: Re: Exploration en terrain inconnu Sam 7 Jan - 18:44


Exploration En Terrain Iconnu
Blanche & Arno


J'avoue que j'ai un peu de mal à comprendre pourquoi on a fait appel à moi pour escorter une scientifique sur une planète. Quand j'ai vu le mail, j'ai d'abord pensé à une erreur mais non, apparemment, je suis le seul à trouver illogique qu'un pilote soit affecté à ce genre de mission. Bon, ben Arno tu te tais et tu obéis hein après tout c'est ton job non ? C'est donc quelque peu désabusé par cette situation qui me semble plus stupide qu'autre chose que je vais me préparer avant de rejoindre le hangar des jumpers. Certes, là je suis utile, je ne dis pas le contraire, un pilote pour piloter un jumper, c'est sûr que ça peut servir. Il ne me faut pas tellement longtemps pour enfiler la tenue, récupérer mon arme et mon équipement. Une fois la casquette vissée sur la tête et après avoir vérifié que les lunettes de soleil sont bien accrochées au cordon, je me rend d'un pas rapide vers le lieu du rendez-vous. Je ne sais même pas qui je vais devoir escorter et j'espère, putain j'espère que je ne vais pas devoir me coltiner Victoria parce que sinon je pense que je vais volontairement abîmer le jumper en mer.

C'est quand même un peu anxieux que je franchi la grande porte du hangar. Bordel je jure que si c'est l'autre folle, je pète un plomb et je me tire... Cette bonne femme est une vraie sorcière et franchement, me retrouver sur une planète, tout seul avec elle, je crois que c'est mon pire cauchemar. Même ma dernière mission sur Paradize c'était du gâteau à côté du caractère de merde de cette folle. J'arrive à proximité du jumper que je dois piloter et alors que je lève les yeux pour voir à qui j'ai à faire, je pousse un soupir sans trop de discrétion. Heureusement, ce n'est pas la sorcière que je dois escorter, ça évitera au moins qu'il y ait une personne portée disparue. Alors que je m'apprête à la saluer, limite je me fais pas agresser par la blonde qui m'attend. Purée mais elles sont toutes cinglées ici ou quoi ?!

- Euh...

Même pas le temps d'en placer une qu'elle enchaîne. Rapide coup d'oeil à sa tenue et c'est un peu sans trop de surprise que je remarque qu'il s'agit aussi d'une jaune. Je vais finir par croire qu'elles sont toutes allumées dans cette branche. Elle prononce mon nom et mon prénom, j'hausse un sourcil et encore une fois alors que je m'apprête à lui répondre, elle enchaîne en me disant bonjour. Un peu désarçonné, je me gratte le menton et je la fixe comme si elle risquait de me coller la rage ou une autre saleté. J'hoche la tête quand elle me demande si c'est mieux avec un bonjour... Va vraiment falloir que je demande à mes boss d'arrêter de me filer des boulets à garder ! Entre mes dents, je ne peux pas m'empêcher de répondre.

- Ouais c'est mieux ouais...

Sans un mot de plus, je rentre dans le jumper et après avoir posé mes affaires, je m'installe sur le fauteuil du pilote. Voyant qu'elle n'a pas bougé, je me tourne vers elle.

- Etant donné que je dois vous escorter, si vous rester là, autant me le dire hein, c'est vous qui voyez.

Purée, j'ai encore hérité de la mission merdique et je sens, oh purée oui, je sens que ça va encore partir en eau de boudin. Une fois qu'elle est à bord, j'ordonne la fermeture de la porte arrière et alors qu'elle s'installe à ma droite, sans quitter le tableau de bord des yeux, je lui demande.

- Est ce que j'ai au moins le droit de connaître le nom de celle qui doit sûrement avoir bu trop de café ?

Sans un mot de plus, je demande par radio l'autorisation de décoller et une fois chose faite, on quitte le hangar. Nous voici maintenant au dessus de l'océan.
©Ely

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Blanche Phillips
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MessageSujet: Re: Exploration en terrain inconnu Sam 7 Jan - 22:17




Avec
Arno & Blanche


Exploration en terrain inconnu



En fait je ne sais pas si c’est le genre de personne à se fier à la première impression, mais si c’est le cas, je dois dire que ça ne va pas lui donner très envie de faire cette exploration avec moi. Qui voudrait se coltiner dans les pattes une empotée comme moi ? Franchement, qui pourrait lui en vouloir ? Sûrement pas moi. Alors quand j’entends distinctement pour la première fois le son de sa voix, et ce petit « euh » très inaudible, je dois admettre qu’il n’a pas l’air très bavard. C’est vrai que je ne lui ai laissé guère le temps d’en placer une aussi, mais il n’a pas l’air très causant ce petit. Puis c’est à peine s’il décroche la mâchoire, sans doute que je suis tombée sur un asocial, un peu comme moi. Sans doute que Weir l’a fait volontairement de nous réunir comme pour nous pousser dans nos retranchements. C’est vrai que dans un sens ça pourrait m’aider, mais je ne suis pas certaine que ça puisse être une bonne technique. Mais bon puisque Weir l’a décidé ainsi, je ne suis pas en position de me rebeller, après tout, je suis sur la sellette, je ne peux pas faire la fine bouche. Cela aurait été peut-être plus stimulant si elle m’avait mise avec Matt, ah oui quoique en y réfléchissant, cela aurait pu être compliqué au début. Mais bon, je ne doute pas que notre professionnalisme aurait pris le dessus. Après tout, nous ne sommes plus des enfants.

Après coup, le Caporal monte dans son engin et me laisse en plan là comme une conne. Même pas il me proposerait de m’aider à prendre mes affaires. Il doit certainement penser que je suis une féministe et que je peux clairement me débrouiller seule. Après tout, je suis venue sans aide pourquoi me le proposerait-il ? Non, mais ils ne comprennent pas que parfois ça nous fait plaisir. Alors je reste plantée là un peu ahurie tout en le regardant s’installer aux commandes de sa machine. Et voyant que je ne bouge pas, il m’interpelle. Ah finalement il sait parler. Il a l’air d’être un peu impatient ce petit, peut-être qu’il a hâte de s’envoyer en l’air, mais pas moi. Ouais, ça prendra le temps que ça prendra afin que je me décide à entrer dans ce fichu appareil. Autant j’aime les manèges à sensation autant tous ces machins volants, je ne peux pas. C’est plus fort que moi. Pauvre con, si tu m’avais aidé on serait déjà partis hein, donc arrête deux secondes de me presser. Alors, je prends mes sacs tout en pestant et en lâchant un beau « pauvre con » sortit en français. Il ne comprendrait certainement pas et avec un peu de chance, il ne l’entendrait pas.

-Ouais deux secondes j’arrive !

Ce n’est pas de gaieté de cœur que je rentre enfin à l’intérieur. Je ne sais pas où je dois m’installer, mais j’imagine que je dois m’installer tout devant. Ah ouais je vais être aux premières loges, génial. Je vais même pouvoir voir l’endroit où on va s’écraser, même pire, voir ma vie défiler devant mes yeux. Je vous l’avais dit, ces machins me font peur et je ne peux pas m’empêcher de penser que quand je prends un avion, celui-ci va s’écraser. Je dois avouer que c’est purement exagéré, mais y a certaines choses qui ne peuvent pas se contrôler et ma peur panique de l’avion, fait partie de ces choses qui me font perdre ma raison. Quand je m’installe à ses côtés, je déglutis en silence en prenant soin de m’attacher un peu plus que de raison. Je vérifie en tirant sur les lanières qu’elles tiennent bien. Ils e met à me demander mon identité et je le regarde tout en tournant vivement la tête. Lui n’a pas bougé d’un cil se contentant de regarder droit devant lui. T’as raison coco, regarde bien droit devant toi. Je ne tiens pas à mourir et même si j’ai toujours pensé que ce serait une belle mort que de mourir en s’envoyant en l’air, je ne tiens pas à ce que cela m’arrive maintenant. Moi boire du café à outrance ? Non, tu exagères un peu là non ? Ça se voit tant que ça que je suis anxieuse ? Non, je peux te garantir que ce n’est pas parce que j’ai consommé du café en intraveineuse que je suis dans cet état. Et je n’ai pas eu le temps de répondre au tac au tac que nous décollons déjà. Vous n’imaginez pas le nombre de prières que je lance à la seconde en espérant ne pas m’écraser dans l’eau. Je suis une bonne nageuse, mais quand même !

-Blanche. Blanche Phillips. Et ce n’est pas la consommation excessive de café qui me rend nerveuse, répondis-je comme pour me défendre. Ce n’est pas à cause de votre présence non plus. C’est à cause de votre engin !

Oui bon, je me suis rendue compte que cette remarque pouvait porter à confusion. Me connaissant il était peu probable que je puisse prendre peur de l’anatomie masculine. Bon, s’il était gaulé comme un étalon, je ne dis pas, mais là, ce serait tellement fou s’il possédait une telle chose démesurément longue.

-Enfin, l’avion ou ce truc que vous pilotez. Un jumper je crois. Vous possédez donc le gène aussi ? Il paraît que ceux qui ont le gène peuvent piloter par la pensée ces trucs ? A moins que je me trompe. Remarquez, je peux me tromper aussi, ce n’est pas comme si j’étais hyper calée en aviation.

Je dois dire que je me suis mise à me détendre bien que je refusais obstinément de regarder le paysage. Alors oui, je le regardais. Il semblait serein et tellement dans son élément. Il me transmettait sans le vouloir ses bonnes ondes, j’en avais besoin pour éviter de songer au plus pire des scénarios.

-Vous pilotez depuis longtemps ?

Non pas que ça m’intéressait plus que ça, mais j’étais intriguée quand même. Non seulement il devait gérer l’appareil, mais en plus de ça, il avait ma sécurité entre ses mains. Ma vie aussi quelque part. C’était beaucoup en réfléchissant. Je ne le considérais pas comme un héros non plus, mais se dire que le moindre faux pas pouvait nous tuer. C’est vrai que quand on est médecin, nous avons des vies entre nos mains et parfois le destin s’en mêle et il arrive que nous perdions des vies. Le cycle infernal de la vie. On ne pouvait pas s’interposer entre la vie et la mort et quand ce genre de malheur arrivait, il nous restait plus qu’à accepter l’échec. C’était dur à accepter ce genre de chose et je crois qu’il est plus intense quand on est médecin. Enfin, peut-être qu’il l’était pour chacun d’entre nous. Je n’ai jamais réellement réfléchi à la question à vrai dire.

-Vous vous êtes déjà écrasé quand vous étiez à bord d’un avion ? Vous prenez votre pied quand vous pilotez ? Car je dois admettre que vous n’avez pas le visage de quelqu’un qui prend son pied, vous êtes d’un sérieux impressionnant !

C’était sans doute exagéré de faire de l’humour dans ce genre de situation, mais c’était plus pour faire de l’humour. Je ne sais pas depuis quand nous étions en chemin, mais il me semblait que ça ne faisait pas longtemps bien que être ici me paraissait être l’éternité.

-On arrive bientôt ?

Je demandais juste ça histoire de savoir si ça allait être encore long, quoique il me semble que ces appareils allaient hyper vite, mais je ne tenais pas à regarder par la vitre parce que ça me fichait une peur bleue. Ou, sans doute que je lui faisais penser à une petite gamine impatiente, mais je commençais à suffoquer. Comme on dit, cacher le naturel il revient au galop ! Je devais clairement me ressaisir. Et là, je me suis mise à respirer à la façon d’un chien tout en me crispant sur mon siège.

-On va mourir ! Je le sens on va mourir ! Je commence déjà à voir ma vie défiler !

Y a eu comme une légère turbulation et ça c’était le truc que je détestais le plus au monde. Quand je prenais l’avion et que les turbulations secouaient l’appareil, ça donnait toujours lieu à un mouvement de panique. Enfin, ce n’était pas mauvais signe il parait, mais moi ça me donnait le sentiment que c’était dangereux et que nous piquerions du nez illico presto. Alors oui quand j’ai senti une secousse, je me suis mise à fermer les yeux et je me suis enfoncée dans mon siège tout en enfonçant mes doigts contre le cuir du siège. Je ne voulais pas regarder ça et je priais pour que ce ne soit pas douloureux. Faites que ça se passe vite ! Une mort rapide et non douloureuse ! J’enviais l’aplomb de mon partenaire, je ne sais vraiment pas comment il arrivait à être si calme, mais moi il était déjà trop tard pour moi, je me voyais déjà mourir et rien ne pouvait me faire enlever cette idée.








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MessageSujet: Re: Exploration en terrain inconnu Lun 9 Jan - 11:50


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Bon, si ce n'est pas le café, elle doit prendre de la bonne parce qu'elle donne clairement l'impression d'être perchée. Enfin ça c'est ce que je pensais juste avant qu'elle me dise que c'est mon engin qui lui fait cet effet là. Un peu perturbé par cette révélation j'en fais tomber mon oreillette et j'espère vraiment que personne dans la salle de contrôle n'a entendu ça parce que je vois déjà arriver les grosses blagues bien grasses dés mon retour. Bordel, en plus d'une folle c'est une obsédée. Ils recrutent vraiment n'importe qui pour rejoindre l'expédition. Heureusement, elle finit par se rendre compte de ce qu'elle vient de me dire et se rattrape comme elle peut en précisant qu'elle parle du jumper. Je pousse un soupir de soulagement alors que nous sortons du hangar.

Sous nos pieds, l'océan et aujourd'hui il est étrangement calme. La lumière du soleil vient se refléter sur la surface et ça lui donne un effet magique. Mes lunettes de soleil sur le nez, je ne quitte pas l'interface des yeux et je reste le plus concentré possible mais c'est sans compter sur l'hystérique et ses questions foireuses. Elle flippe, ça se voit et ça se sent. Elle flippe tellement que l'ambiance dans l'appareil est électrique et que si elle continue comme ça elle risque de me faire sauter tout les plombs et tout le système. Sans quitter la fenêtre en face de moi, je lui répond, avec un sourire aux lèvres.

- Une fois je me suis écrasé. Mais ce n'était pas de ma faute attention. Je me suis fais tirer dessus et avant même que je comprenne ce qu'il se passait, je me suis retrouvé accroché à mon parachute, à me laisser porter au grès du vent avant d'aller me planter dans le sable...

Je sais, ce que je fais ce n'est pas bien, mais ça m'amuse tellement. Elle a l'air d'être une flippette de première catégorie et je ne vois pas ce qu'il y a de mal à en profiter un peu. L'air le plus sérieux du monde, je me tourne vers elle. Le regard limite sadique et un brin psychopathe.

- Vous avez déjà fait du parachute ? Ca vous dis pas d'essayer ?

Content de ma petite blagounette, je reporte mon attention sur le plan de vol. A ma droite, elle ne dit plus rien et si elle n'avait pas les yeux ouverts, je pourrais presque croire qu'elle est morte de trouille. Malheureusement pour moi, ce silence ne dure que quelques minutes puisqu'elle décidé de se la jouer gamin relou à l'arrière de la voiture familiale. Au moins dans mon avion, personne ne pouvait me prendre la tête comme ça. Je ne lui répond pas, je la laisse dans le flou, c'est bien le suspens non ?

Les minutes passent sans que je prenne le temps de lui répondre et plus elles passent, plus je sens la blondinette se crisper sur son fauteuil et avant même que j'ai le temps de comprendre pourquoi, elle se met clairement à me faire une crise de panique sur son siège. Elle beugle qu'on va mourir, qu'elle voit sa vie qui défile devant ses yeux, je m'entend même plus penser tellement elle hurle et c'est en train de me faire monter en pression. Bon ouais ok je n'aurais peut être pas dû jouer à ce petit jeu mais est-ce qu'elle est vraiment obligée d'agir comme ça ? Comme pour me prouver que je suis un éternel connard sadique, le jumper entre dans une zone de turbulence qui en soit n'a rien de dramatique mais forcément, ça accentue la panique de la jaune qui se met à hurler tellement fort qu'elle finit par me tuer les oreilles. Ah ouais tu veux jouer à qui gueule le plus fort ? Attend voir. A mon tour, je me met à gueuler mais c'est pour lui dire de la fermer.

- Arrêtez de crier ! Je suis désolé de vous l'apprendre mais vous n'allez pas mourir aujourd'hui d'accord !

Je marque une pause et sur un ton plus calme, je reprend et je tente comme je peux de la calmer.

- Regardez, rien n'indique que nous allons nous écraser, tout se passe comme sur des....

Putain de merde, voilà que tout le jumper se met à sonner, ça clignote, une espèce d'alarme résonne et me tue les oreilles. Pourquoi ça m'arrive à moi et l'autre qui continue d'hurler, les mains agrippées à son siège. Sans perdre mon sang froid, j'essaye de faire tout ce que je peux pour reprendre le contrôle du jumper mais la seule chose que j'arrive à faire c'est de le faire planer puisque le moteur vient clairement de s'arrêter. Il ne faut pas longtemps pour qu'on arrive en vue de la terre et je comprend très vite qu'on va aller s'écraser dans l'épaisse forêt en face. Je me tourne vers Phillips et en deux temps trois mouvements je serre son harnais pour éviter qu'elle soit projeter. Je fais la même chose avec le mien et je me cramponne à mon siège, de toute façon il n'y a plus que ça à faire. Le choc est rapide, douloureux aussi, ma tête va taper contre le tableau de contrôle mais heureusement ça ne me met pas dans les vapes, enfin pas entièrement. Lorsque je reprend connaissance à 100%, je constate que nous sommes coincés en haut d'un arbre. Je lance un appel pour donner notre situation et Atlantis me fait savoir que pour le moment, tout les jumpers sont cloués sur la cité car une tempête vient de se lever. Bon au moins, on a éviter l'oeil du cyclone, ce qui m'a permit de ne pas perdre mes tympans.

Je détache mon harnais et je me tourne vers Blanche qui a elle aussi, pris un méchant coup sur la tête.

- Doc' c'est fini la sieste, va falloir ouvrir les yeux maintenant. M'obligez pas à vous gifler Doc'.

Je la secoue pour qu'elle revienne à elle, en espérant qu'elle ne va pas trop traîner et pendant ce temps là je réfléchis à un moyen de descendre de là.
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Dernière édition par Arno Wilson le Mar 10 Jan - 10:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Exploration en terrain inconnu Lun 9 Jan - 14:11




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Exploration en terrain inconnu






Je ne sais pas s’il essaie de me faire rire histoire de me détendre ou si dans le fond ça l’amuse de me voir aussi tendue, enfin dans tous les cas, son truc ne fonctionne pas. J’espère juste que ça ne sera pas aujourd’hui qu’on va crever, moi je n’ai pas signé pour mourir. Le but de cette exploration c’est trouver ces fichus ratsdégoûtants et on se barre ! Y a pas de on va faire du parachutisme ou je-ne-sais-quoi. Alors je le regarde par dépit tout en levant les yeux au ciel et en haussant les épaules. Un peu genre « vas-y continue de parler tu m’intéresses », mais il ne m’intéresse pas, j’ai juste envie qu’il me rassure. Juste qu’il pose ce machin au sol sans aucune égratignure. Il a l’air de perdre son calme car il essaie de japper plus fort que moi. Faut se rendre à l’évidence, dans ces moments-là, je n’entends plus rien. Je n’entends que les battements de mon cœur qui s‘affolent à outrance. J’essaie de me calmer, tu peux le voir que j’essaie, regarde je fais la respiration du chien, un peu comme la technique qu’on apprend lors des séances de préparation à l’accouchement. J’essaie plus que bien et quand il a l’air de vouloir me signaler qu’il n’y aucune raison de s’inquiéter, tout à coup l’appareil commence à faire des bruits étranges. Une alarme assourdissante qui m’arrache une grimace de douleur. Je pose mes mains instinctivement sur mes oreilles comme pour étouffer ce bruit atroce. Je ne le vois pas s’agiter et pourtant, moi à sa place y a longtemps que je serai devenue blême. Je crois que je l’étais en fait. Je suis peut-être passée du vert au blanc, peut-être même au bleu, en fait je n’en sais rien et je m’en fiche. Je tourne ma tête vers lui.

-Qu’EST-CE QUI SE PASSEEEEEEEEEE ? CA SE PASSEEEE COMMMMMMME SUR DES ROULETTTTTTTES LAAAAAAA ?!

Et là sans un mot, il ressert mes liens. Je commence vraiment à paniquer et je prie sérieusement pour ne pas qu’on s’écrase. Ah on va s’écraser ? C’est ça ? C’est bien ça ? On va mourir hein ? Je suis complètement perdue et je dois dire que les larmes me montent vite, non en fait elles n’ont pas le temps de monter. Ma vie se met à défiler une énième fois devant mes yeux. Et là c’est le choc. Ma tête heurte le tableau de bord sans que je ne puisse faire grand-chose. Mon corps est un peu comme du chewing-gum à ce moment-là. C’est bon je suis morte et je dois dire que je n’ai pas eu mal. Comme je le voulais, une mort rapide et non douloureuse. Je m’éteins en donnant mon dernier souffle. C’est le noir total.

Je sens qu’on me secoue comme un prunier et mes yeux commencent lentement à s’ouvrir. Non, laissez-moi dormir en paix, j’ai bien le droit au repos éternel maintenant non ? Alors putain, même dans ma mort on va encore venir me faire chier ? Non, mais je veux reposer en paix. Inutile de me secouer de cette façon. C’est le jour. Je vois un visage devant moi, un peu flou sur le moment car il faut que mes yeux se fassent de nouveau à la luminosité. « Bonjour toi ! ». Je sens ma tête me faire un mal de chien et je ne le cautionne pas. Quand on est mort, on n’est pas censé ne plus avoir mal ? Non, ne me dites pas que je vais avoir un mal de chien à la tête durant mon séjour au paradis… Non, mais à ce compte-là, on a qu’à m’envoyer directement en enfer. Je brûlerai et point barre !

Je me mets à me souvenir de l’accident et du choc frontal. Moment de lucidité furtif, mais je me souviens de tout. Je pousse un long soupir. C’est bon mon corps sait encore comment on respire. C’est bon je suis vivante, non en fait pour le savoir pleinement, j’attrape par le col l’homme qui se trouve devant moi et je l’embrasse à pleine bouche. Là au moins je me sens vivante. Je le relâche sans plus attendre.

-Je suis vivante ! On est vivants !

Ouch je le sais que je suis vivante quand le tambour qui se trouve dans ma tête se manifeste en jouant un peu trop violemment. Je passe un doigt au niveau de mon front. Du sang séché. Ah oui, ça ne m’étonne pas vu le choc qu’on s‘est ramassé ! Je retire mon harnais tout en me relevant vacillante. Je me soutiens au niveau du tableau de bord. J’attrape non sans mal, mon sac qui contient la trousse des premiers soins.

-Assis !

Je me surprends moi-même, c’était un peu trop sec, un peu comme un ordre qu’on donne à un chien. Je ne prends pas la peine de m’excuser, peut-être qu’il pensera que je suis encore un peu sonnée.

-Faut soigner nos plaies, dis-je comme une excuse valable, il faut que je vous nettoie pour voir si les dégâts sont minimes ou pas. Avec un peu de chance, il ne faudra pas recoudre, mais faut que j’examine tout ça ! Alors assis !

Je lui montre son siège avec mon index, et il coopère. Ils sont bien éduqués à l’armée ! J’enverrai bien un mail pour leur dire à quel point ils élèvent bien leurs gosses ! Je m’approche de lui afin de soigner sa plaie située sur le front.

-Rien de cassé au moins ?

Non pas que je m’inquiétais plus que ça, j’avais foi en mes connaissances, mais je ne tenais pas à ce que le choc lui ai causé trop de dommages. Ne sait-on jamais ? On n’était jamais à l’abri d’une hémorragie interne et parfois ce genre de choses était trop bien vicieux pour qu’on les voie à l’œil. Je nettoie le bobo avec soin tout en m’appliquant et gardant un calme olympien.

-C’est bon, c’est une vilaine entaille, peu profonde cependant, annonçais-je tout en scotchant la compresse à l’aide du sparadrap. Pas de maux de tête ?

Je le fixais intensément dans les yeux pour m’assurer que ses pupilles restent normales. Visiblement il n’y avait rien de ce côté-là. Je relevais sans plus attendre son tee-shirt, non pas parce que je voulais m’envoyer en l’air avec lui, non plus pour reluquer ses abdos en béton, c’était juste pour palper son abdomen pour vérifier que je ne me trouvais pas devant un cas d’hémorragie. Vu que je portais des gants en latex, le contact ne semblerait pas si intime, même si quelque part il l’était. Je me suis mise à le palper tout en évitant de rougir comme une pauvre obsédée sexuelle en manque de partie de jambes en l’air.

-C’est bon ! Tout semble normal !

Je me suis installée sur mon siège tout en évitant de regarder dehors, même si c’était tentant de voir où nous nous étions écrasés. En tout cas, je me suis rassurée en constatant que nous n’étions pas sur l’océan, enfin pour le moment, il n’y avait pas d’eau sous nos pieds. Je ne sais pas si c’était bien ! Si ça se trouve là dehors, c’était pire ?

-Tenez, mettez ces gants, lui dis-je tout en lui envoyant une paire de gants. Il va falloir que vous me nettoyez la plaie avec une compresse et ensuite que vous évaluez vous-même s’il me faut me recoudre ou non. A vue d’œil, je ne pense pas. Enfin, je ne pense pas avoir perdu trop de sang. Il faudra que la plaie soit bien propre, donc n’ayez pas peur de me faire mal. Rassurez-vous, je ne suis pas une chochotte.

Je dégageais un peu mes cheveux qui s’étaient collés au niveau de mon front. La plaie ne devait pas être si moche, après tout, ce n’était qu’un coup assez violent soit-il, mais pas au point de me laisser une grosse cicatrice. Je le laissais faire après tout.

-Vous pensez que ça fait combien de temps que nous nous sommes écrasés ? Quelqu’un viendra nous chercher ?

Non pas que j’avais peur de rester quelques heures dans cet appareil, mais on ne pouvait pas rester toute la journée. Le soleil pointait haut à l’horizon et je ne sais pas si c’était moi ou bien une pseudo-fièvre, mais je commençais à avoir hyper chaud. Enfin je pense que c’était de la fièvre, ou bien le contrecoup de l’accident. Puis, j’avais atrocement mal à l’épaule droite, je pense qu’elle s’était déboîtée, c’est vrai que je n’y faisais pas trop attention quand je l’ai soigné, mais là, la douleur semblait nettement se réveiller.

-Je suis désolée, mais il va falloir que vous m’aidiez à remettre mon épaule en forme. Juste un coup rapide et sec ! Vous savez comment faire où je vous montre ?

Je ne sais pas, c’était un pilote, peut-être qu’il n’avait aucune connaissances en ce qui concerne les soins, mais j’imaginais qu’ils étaient parés à toutes les situations. Ok, ils avaient tous des fonctions qui leur étaient propre, mais ils devaient quand même avoir des notions de base. Donc je me suis détendue tout en attrapant la trousse de secours. Le matériel était rangé à l’intérieur, mais la coque était asse rigide.

-Soyez bref et rapide !

Je lui ai laissé mon épaule tandis que j’ai fermé les yeux en mordant la poignée de la trousse. Fronçant les sourcils, j’attendais qu’il mette fin à ma pitance.









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MessageSujet: Re: Exploration en terrain inconnu Mar 10 Jan - 11:02


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Je devrais sûrement y aller plus doucement et la secouer avec plus de précautions, mais là, si on ne sort pas rapidement d'ici, je ne donne pas cher de notre peau. Le jumper est tout sauf stabilisé et aux moindres de nos mouvements, il risque de basculer et d'aller s’écraser sur le sol, quelques mètres plus bas. La blondinette n'a pas l'air décidé d'ouvrir les yeux, je continue de la secouer et je me retiens de lui en mettre une pour qu'elle accélère un peu le mouvement. Je ne sais pas pour elle, mais personnellement, je n'ai pas du tout envie de crever comme ça.

Heureusement pour elle, la Belle aux Bois Dormants finit par revenir à elle et oh grand soulagement, elle respire encore. Elle est peut être folle mais ma mission c'est de la ramener entière sur la cité, pas de la laisser crever en haut des arbres. Je m'apprête à aller chercher le principal de nos affaires, lorsque la jaune fait quelque chose que j'aurais préféré qu'elle ne fasse pas. Avant même que je comprenne comment, elle me choppe par le col de ma tenue et m'embrasse à pleine bouche. Bordel de merde ! Elle me lâche au bout de quelques secondes et il me faut quelques secondes de plus pour reprendre mes esprits. Les yeux écarquillés, je la fixe, un peu flippé. Ok, elle est pas vilaine, mais purée c'est pas comme ça qu'on fait ! Je me racle la gorge et une fois mes esprits repris, je la suis des yeux alors qu'elle va chercher sa trousse de secours. Alors que je me remet tout juste de ce baiser surprise, la voilà qui me prend pour un chien et qui m'ordonne de m'asseoir. Le coup sur la tête a du lui faire plus de mal que prévu finalement. En temps normal, je lui aurais dis d'aller se faire voir, mais là vu qu'elle a tapé la tête, j'essaye de ne pas lui en tenir rigueur bien que je lui lance un regard noir. Délicatement, sans grands gestes, je vais m’asseoir pour qu'elle puisse s'occuper de mes plaies même si je pense que ce n'est pas nécessaire.

- Faites moins de gestes brusques.... pitié....

Je secoue la tête négativement quand elle me demande si j'ai quelque chose de cassé. Je ferme les yeux quelques secondes, le temps qu'elle s'occupe de ma plaie à la tête et alors que je pense que je peux bouger, la voilà qui lève mon tee-shirt et qui commence à me palper le torse.

- Si vous voulez coucher avec moi dites le moi direct hein.

Un peu exaspéré, je pousse un soupir alors que je remet mon tee-shirt en place. Elle me fait savoir que tout a l'air normal et je la suis des yeux alors qu'elle va elle aussi s'installer sur le siège. Elle le tend une paire de gants pour qu'à mon tour, je vérifie qu'il n'y a rien de grave de son côté. Elle continue de parler, purée mais jamais elle s'arrête.

- Taisez vous, stop !

Je fronce les sourcils et j'attend qu'elle se taise une bonne fois pour toute avant de vérifier ses plaies. Je nettoie tout en essayant d'être le plus délicat possible. La douceur c'est pas mon truc, surtout lorsqu'en face j'ai une personne stressante et prise de tête.

- Rien de grave pour vous aussi... Vous allez avoir un beau bleu.

Elle se remet à parler pour me demander depuis combien de temps on est là, coincés en haut des arbres. Je jette un rapide coup d'oeil par la grande fenêtre.

- Vu la différence de luminosité je dirais une heure.... Personne ne va venir nous chercher maintenant... Atlantis est en pleine tempête, une chance qu'on soit parti tôt parce que sinon...

Je vais éviter de lui dire que l'issue aurait sûrement été moins marrante et qu'à l'heure qu'il est on serait sûrement au fond de l'eau. Je commence à ramasser les affaires, je ne prend que le nécessaire, il ne faut pas qu'on s'encombre pour la descente... Au pire, on récupérera le reste quand le jumper se sera écrasé, enfin si il en reste quelque chose. Je m'apprête à lui dire qu'il faut qu'on bouge, qu'on a perdu assez de temps, mais elle me demande de lui remettre son épaule en place. What ?! Je jette un coup d'oeil aux arbres dehors avant de reposer mon regard sur la jaune. Elle ne pourra pas descendre avec son bras droit en moins... Je n'ai pas vraiment le choix, si je ne veux pas la porter pour la descente, il va falloir que je l'aide. Doucement, je repose mon sac. Elle me demande si je veux qu'elle me montre comment m'y prendre, je secoue la tête négativement. J'ai déjà vu faire sur un collègue et d'après ce que je me souviens, ça fait un mal de chien. Je la suis des yeux alors qu'elle prend la trousse de secours et j'écarquille les yeux quand elle m'ordonne de faire ça vite et bien. Elle ferme les yeux, mord dans la poignée de la trousse. Moi je suis comme un con, j'ai la trouille de la casser. C'est débile je sais mais j'ai jamais fais ça de ma vie putain ! Je me positionne de façon à avoir la meilleure prise possible, mon pied gauche va se caler sous son bras et j'appuie pour éviter qu'elle bouge lorsque je vais tirer. Je vérifie une dernière fois qu'elle ne regarde pas et je me met à compter dans ma tête. A trois je tire, sauf que mon cerveau en décide autrement et je tire deux. Le craquement est flippant, j'ai mal pour elle. Elle hurle, la poignée de la trousse n'est plus dans sa bouche. Rapidement, je replis son bras pour soulager un peu la douleur et sans attendre je lui fais une piqûre de morphine dans la cuisse. Je m'approche d'elle pour m'assurer qu'elle n'est pas tombée dans les choux.

- Ça va aller ? Vous allez pouvoir descendre ?

Je me redresse et j'enfile mon sac à dos. Cette fois, il faut vraiment qu'on y aille. Je l'aide à se relever en la prenant par son bras valide et je vais donner des coups de pieds dans la grande fenêtre pour nous permettre de sortir. La porte arrière est bloquée, il faut trouver un autre moyen pour sortir. Je me penche un peu pour juger la hauteur et je grimace. On est plus haut que ce que je pensais. Je dis rien, pas le moment de la faire paniquer et je me tourne vers elle.

- Je vais passer devant vous pour m'assurer des prises. Suivez moi de très près et surtout, surtout ne regardez pas en bas d'accord ?

Je marque une pause avant de reprendre, mon regard fixé dans le sien.

- Je suis là donc si vous avez besoin d'aide, hurlez. Vous savez faire ça non ?

Petite boutade pour la détendre. Je lui souris et j'entreprend la descente vers la terre ferme.
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MessageSujet: Re: Exploration en terrain inconnu Mar 10 Jan - 13:08




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Le Caporal n’était pas vraiment bavard, peut-être que c’était le genre de personne qui préférait les actes aux mots. Quand il m’ordonna de me taire, je l’ai regardé non sans sévérité, mais avec un petit sourire en coin. Oui bon, c’est vrai, j’étais un moulin à paroles, mais c’était plus la nervosité qui me faisait agir de la sorte. En temps ordinaire, je n’étais pas du genre avenant. C’est vrai que je l’ai embrassé un peu sans lui demander son avis, mais c’était surtout pour m’assurer que j’étais bien en vie. Il me fallait un peu de cette adrénaline qui me manquait. Après c’est vrai qu’il a usé d’ironie et je dois dire que je n’y verrais pas d’inconvénient si nous devions passer à l’acte. Il était bel homme quand même, mais il y avait un je-ne-sais-quoi de perturbant. Je ne saurais dire quoi, mais je devais avouer qu’il me plaisait bien. Après, je ne tenais pas à revivre une mésaventure comme celle que j’avais vécue avec Matt. C’est vrai, il n’était peut-être pas comme lui, mais ce n’était de toute façon pas le but de cette mission.

Il me rassura après avoir pansé mon front, qu’il n’y avait rien de grave de ce côté-là ! Étais-je rassurée pour autant ? Difficile à dire. La suite ne me rassura pas du tout, mais j’ai fait mine de garder bonne figure. Au moins nous étions en vie. C’était ce qu’il fallait retenir. Alors, ça prendrait le temps qu’il faudrait pour qu’on puisse venir nous sauver. J’ai gardé un instant le silence tandis que je gardais la trousse dans ma bouche en me crispant. Oui, on dit souvent « ne bougez pas ! Ça fera un peu mal ! », mais quand on se trouve confronté à cette douleur, il est difficile de garder son calme, mais pourtant… je n’avais rien dit si ce n’est le « aieuhhh » qui était sorti presque machinalement. C’est vrai que le craquement pouvait complètement faire peur, c’était un peu comme si on nous arrachait les os un à un, un peu comme on le ferait pour une carcasse de poulet. J’étais même d’ailleurs une experte en désossage de poulets ! Bon, la douleur n’était pas aussi catastrophique que ça, mais le contrecoup un peu. Je me sentais perdre pied, mais avec assurance, le pilote, me piqua au niveau du haut de la cuisse. Heureusement que j’avais mis un short tiens.

Il se rassura sur mon état et déjà, je m’activais à bouger mon bras pour voir si tout allait bien. On entendait le cliquetis au niveau de mon épaule, mais il n’y avait rien de grave. Descendre ? Attends ? On n’est pas censés être sur le sol là ? Enfin c’est plus grave que ça encore ? Je ne dis rien, je reste stoïque. Il propose de passer devant, je le laisse faire, après tout s’il se sent l’âme chevaleresque, je ne vais pas égratigner sa virilité. Je ne suis pas comme ça, et puis s’il tombe et que moi aussi, ça amortira la chute. Non, mais attends ? Tu veux passer en premier pour reluquer mon derrière, ah oui, sous tes airs de chevalier blanc, je commence à comprendre ton manège. Je suis peut-être blonde, mais pas stupide !

J’acquiesce de la tête quand il me dit de ne pas regarder en bas, mais avouez que c’est tentant de le faire n’est-ce pas ? Oui, on veut toujours braver quelque part les interdits. Et alors que je ramasse mon sac à dos et que je le mets à mes épaules j’attends sagement qu’il s’engage. Quelle dextérité ! je me surprends même à me demander comment il est au pieu ! Je me demande même s’il prend autant son temps pour s’assurer… non, mais il t’avait dit de ne pas regarder en bas !

-Putain, mais c’est haut !

Je me sens comme prie de vertiges, non en fait c’est le vertige même qui m’emporte. Mes jambes commencent à flageoler, alors que je prends appui sur ce qui semble être un arbre. J’essaie de regarder le ciel tout en reprenant mon calme. Alors qu’il me lance une boutade. Sur le moment, ça me fait oublier ma peur. Bien joué coco ! Je me retourne tout en le toisant et en lui tirant la langue un peu puérilement.

-Oui monsieur, je n’aurai qu’à penser que je suis en plein coït et je hurlerais, lance-je dans l’ironie la plus totale.

Je m’aventure avec un peu de mal, faut dire que je n’ai jamais fait d’escalade et puis, moi tout ce qui touche au vide, ça ne m’attire vraiment pas du tout. Alors que je commence à prendre un peu plus d’assurance, voilà que ma main heurte un truc tout bizarre. Je lève les yeux sur mon membre droit et là, y a une bestiole qui se met à marcher. En regardant de plus près, j’ai l’impression que ça ressemble à une…

-PUTAIN D’ARAIGNEEEEEEEEEEE !

J’ai hurlé sans vraiment le vouloir, mais quand je fais la rencontre de ce genre de bestioles, je perds tous mes moyens, mais alors complètement. Mes membres se tétanisent et je tremble de partout tout en sentant les larmes me monter violemment aux yeux. Je ne cesse de fixer ladite bête sans pourtant pouvoir faire un geste. Elle, elle continue de descendre sans réellement faire attention à moi. Je cache ma tête dans le creux de mon cou. L’instinct de survie fait son apparition et heureusement qu’il est là lui. J’entends déjà le soldat rire de ma connerie, mais je n’y peux rien si ces bestioles me foutent la frousse.

-Je… je vais… je vais lâcher !

Oui, je crois que mes bras en ont assez de me soutenir et là, je sens une de mes mains relâcher la pression et ensuite la suivante. Je ferme les yeux, tout en me laissant tomber !

Et là, j’atterris sur le sol, mais pas aussi lourdement que ne le pensais. La chute n’a pas été longue, plutôt courte même. Je me relève tout en toisant mon partenaire.

-Vous n’auriez pas pu me le dire au lieu de me laisser me tourner en ridicule ?

J’essuie la poussière qu’il y a sur mes cuisses et je me mets à regarder les alentours. Des arbres et encore des arbres. Pourtant au loin, on peut y voir une montagne, et qui dit montagne, dit endroit sécurisé pour y passer la nuit non ? Car il n’est pas question que je crèche ici parmi ces arbres et surtout pas à côté de ces animaux répugnants ! Je retire tout de même ma veste et je me retrouve en débardeur, car mine de rien, c’est qu’il fait chaud par ici ! Je frotte un peu une de mes cuisses qui me grattent, sans doute dû aux écorchures des petites branches piquantes de l’arbre. Dans mon sac, se trouve un antiseptique en bombe. Je ne peux effectivement pas faire grand-chose pour de telles blessures, mais au moins, ça m’éviterait de choper une saloperie.

-Vous pensez qu’on est loin de cette montagne ? Demandais-je à l’attention du Caporal tout en désignant la montagne.

Avant qu’il ne me réponde, je sors de mon sac un pantalon. Ce serait plus prudent et j’ôte mon short tout en ne faisant pas vraiment attention à la présence de l’homme. Ça va, s’il n’a jamais vu une nana en culotte, ce n’est pas de ma faute !

-Bon ? On fait quoi ? Quelles sont vos instructions ?

Oui, il était peut-être temps que je le laisse un peu prendre des décisions, après tout, nous n’avons aucune idée de l’endroit où nous sommes, ni même si cet endroit est habité.

-Promis, je me tais après, mais je pense qu’il nous faut nous trouver un endroit sûr pour éventuellement y passer la nuit et il est hors de question que je dorme accrochée aux arbres !

La nuit, on pouvait peut-être y trouver autre chose que des araignées. Comme des prédateurs ? Ou pire, des aliens super méchants qui voudraient notre peau ?










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MessageSujet: Re: Exploration en terrain inconnu Ven 13 Jan - 10:56


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Une fois les dernières mises au point faites, je passe, le plus délicatement possible, l'ouverture ou se trouvait le pare brise du jumper. Une fois le pied posé sur la carlingue de l'appareil, je retiens mon souffle et je me surprend même à prier pour que le jumper ne bouge pas et que rien ne foire. Le métal grince légèrement sous mon poids, purée j'ai bien fais de manger light avant de partir ! Dés que je sens que je peux y aller, j’attrape une branche légèrement en contrebas et je commence à descendre. Dés que je trouve un endroit plutôt stable, je me tourne vers la jeune femme.

- Allez-y, passez là où je suis passé et tout se passera bien !

J'espère vraiment qu'elle ne va pas se mettre à paniquer parce que je ne sais pas si je pourrais aller la chercher. Je ne la quitte pas des yeux alors qu'elle sort à son tour du jumper. Comme pour moi, je prie pour que l'appareil ne bouge pas et heureusement, il doit y avoir quelqu'un de clément là haut puisque rien ne se passe et elle peut entreprendre sa descente sans encombres. Ça se passe bien, elle suit la même voie que moi mais forcément, au bout de quelques minutes, elle fait ce que je lui ai déconseillé de faire, elle regarde en bas. Je lâche un soupir et je lève les yeux au ciel. Bordel elle est pire qu'un gosse... Toujours accroché à ma branche, je m'adresse à elle pour tenter de la rassurer.

- Regardez moi ! Ne me quittez pas des yeux !

Heureusement, elle se reprend rapidement et continue de descendre. Dés que je suis sûr que tout se passe bien pour elle, je continue moi aussi ma descente et c'est en quelques minutes que mes pieds finissent pas se poser sur la terre ferme. Je pose mon sac au sol et, les poings sur les hanches, je lève les yeux vers la jaune qui bataille pour descendre. Silencieux, j'en profite un peu pour me rincer l'oeil ben ouais j'assume et en même temps il y a de quoi regarder là. Pour le moment, elle s'en sort plutôt bien contrairement à ce que j'aurais pu penser. Enfin ça c'est seulement jusqu'à ce qu'elle se mette à incendier une pauvre araignée qui ne demandait rien à personne. La tête levée vers elle, je me marre en silence pour ne pas risquer de m'attirer ses foudres. Elle hurle qu'elle va lâcher et là où tout chevalier aurait bougé, moi je reste immobile. Je ne lui ai pas dis mais elle n'est plus qu'à quelques petits mètres du sol et si elle lâche, ben elle ne se fera pas trop mal hein. Dans ma tête, je me met à compter pour voir combien de temps tout ça va durer. J'ai à peine le temps de compter jusqu'à 5 qu'elle est déjà étalée par terre. Cette fois, je ne peux plus me retenir et c'est devant sa mine renfrognée que j'éclate de rire. Il me faut quelques secondes avant de pouvoir lui répondre entre deux éclats de rire.

- Parce que c'était tellement drôle de vous voir vous débattre comme si vous alliez mourir.

Sourire niais sur le visage, je ramasse mes affaires une fois remis de mes émotions. J'attend qu'elle ait fini de se dépoussiérer avant de me mettre en route et pendant ce temps là, j'observe les environs. Il faut à tout prix qu'on trouve un endroit pour passer la nuit puisque je doute clairement que les secours vont arriver de suite. C'est la voix de la jeune femme qui me ramène à la réalité.

- Loin je ne pense pas mais disons qu'il y a plusieurs heures de marche qui nous séparent...

Voyant son regard désespéré, je m'empresse d'ajouter.

- En marchant à un bon rythme pas plus de 4h je pense...

Je me prive d'ajouter qu'on risque de mettre un peu plus puisque je doute qu'elle ne soit pas entraînée pour ce genre d'expédition. Elle me demande ce que je veux qu'on fasse.

- Si on veut être à l'abri cette nuit et ne pas à avoir à grimper aux arbres pour ne pas se faire bouffer par je ne sais quelles bestioles, il vaut mieux qu'on se mette en route dés maintenant.

L'idée de devoir lui dire de monter à un arbre me fait sourire, ça serait tellement drôle. Je suis coupé court dans mes pensées quand je la vois qui commence à se déshabiller. Je me racle la gorge et je me tourne avant de me gratter le menton. Ça va être quoi la prochaine étape ? Le viol ? Une fois que je suis sûr qu'elle est dans une tenue un peu plus présentable, je me tourne vers elle. Elle me fait savoir qu'elle compte se taire et cette idée fait de moi le plus heureux des hommes.

- Allons y alors ! Il ne faut pas qu'on reste ici trop longtemps. Avec tout le bruit qu'on a fait, on a peut être attiré des trucs pas cool.

Arme bien en évidence et prête à l'emploi, j'ouvre la marche. C'est étrange comme cet endroit me paraît trop silencieux. D'habitude quand on est en forêt on entend des oiseaux et toutes sortes de bruits, mais là curieusement, rien, le silence total... Tout en avançant, je m'adresse à elle en chuchotant.

- Il faut qu'on trouve de l'eau sur le chemin et surtout ne vous éloignez pas. Si l'envie vous prend d'aller faire ceuillette prévenez moi.
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Ouais en gros notre survie ne dépendait que de nous. Alors même s’il fallait marcher deux jours entiers pour nous trouver un abri sûr, alors tant pis, je le ferai sans rechigner. Je ne tenais pas à moisir ici et de toute façon l’endroit n’était pas vraiment assuré. On ne savait pas ce que l’on pourrait rencontrer. L’endroit était bien trop calme pour être normal. Je ne sais pas, il y avait quelque chose d’étrange et de malsain à la fois. C’était bien trop calme pour être honnête. Alors le Caporal ouvrit la marche tandis qu’il tenait son arme bien en évidence. Je le laissais faire sans toutefois me risquer à faire une blague salace sur son engin. Y en a qui n’aiment pas forcément qu’on titille leur virilité, et puis, et puis nous n’étions pas intimes, si ce n’est juste un baiser échangé, et encore c’était moi qui l’avait embrassé. Avait-il mis la langue ? Et avant même que je ne lui demande, un gros fracas se fit entendre derrière nous. Je me suis mise à sursaute et à pousser un cri de la mort qui tue. Je me suis retournée et par chance, ce n’était rien de grave. Enfin, juste notre Jumper qui s’était finalement écrasé. Le pauvre avait tenu bon jusqu’au dernier moment.

-Heureusement que nous n’avons pas traîné dans ce machin, on ne serait plus là.

Quelle perspicacité Captain Obvious ! C’est vrai en y réfléchissant on aurait pu continuer à s’embrasser, continuer nos préliminaires et hop on serait morts écrasés ! Quelle mort atroce ! Ouf, je pouvais respirer sereinement, ce n’est pas aujourd’hui que je vais mourir. Enfin la journée n’était pas encore terminée, à en croire l’heure affichée à ma montre… Ah merde ! L’écran est tout bousillé ! Je m’empresse de la retirer et de l’envoyer valser au loin. De toute façon, elle ne sert plus à rien dans l’état où elle se trouvait. Je marchais tout en essayant de nous trouver un point d’eau. Il est vrai, autour de nous il y avait de grands arbres et leurs feuilles étaient immenses. Elles regorgeaient probablement d’eau, mais je ne connaissais pas forcément cette espèce, faut dire qu’ici tout semblait comme sur Terre, mais en s’y attardant de plus près, rien ne se ressemblait. Et je ne tenais pas à mettre nos vies en danger.

Je terminais la marche en même temps, nous ne formions qu’un simple duo, alors oui, j’étais la dernière. Alors tandis que nous marchions sans bruit, je me retournais de temps en temps pour scruter les alentours. Je n’étais pas forcément à l’aise dans cette pseudo-jungle. Je m’attendais à tout. Pourtant, il n’y avait rien qui prédisait qu’on tomberait sur une tribu sauvage, ou bien sur des animaux féroces. C’était vraiment d’un calme olympien. Alors que je trouvais ça trop calme, tout à coup, un bruit provenant du ciel se fit entendre. Une espèce de rapace qui poussait des cris aigus. Il était immense bien qu’il volait haut dans le ciel.

-Putain, ils mangent bien ici les oiseaux !

J’étais subjuguée ! Je n’avais jamais vu un oiseau d’une telle envergure ! C’est vrai que plus il fonçait sur nous, plus il paraissait deux fois plus immense. C’était comme s’il avait déjà trouvé son repas. Nous étions son repas ? C’était sur nous qu’il fonçait et qu’il criait comme s’il avertissait les autres de sa découverte. Bon, il ne fallait pas paniquer, surtout pas paniquer… Non, je devais garder mon calme et ne surtout pas paniquer, ce n’était pas le moment. Alors j’ai attrapé le bras du Caporal, je savais qu’il n’hésiterait pas à se servir de son arme, mais je ne pouvais pas le laisser faire ça. Alors j’ai emmené mon partenaire à travers les hautes herbes qui se trouvaient sur notre gauche sans même lui donner le choix.

-Vous avez vu la taille de ce truc ?! C’était impressionnant hein ?!

En fait, je ne sais plus qui a chopé le bras de l’autre. C’était peut-être lui qui m’avait chopé le bras, enfin dans tous les cas nous étions sains et saufs.

-Non seulement on a manqué de se faire tuer dans un crash, mais on a failli mourir dans le gosier d’un oiseau ! Quelle journée de dingue !

Je me suis mise à rire jaune, je dois avouer que dans d’autres circonstances, je me serais plutôt mise à hurler qu’autre chose.

-On devrait rester dans ces fourrées, ce sera plus sûr à moins qu’on tombe sur un animal encore plus féroce !

Il ne manquerait plus que ça tiens ! Ce serait vraiment le clou de tout.

-Je vous crois quand vous avez dit qu’on ne mourra pas aujourd’hui, mais je m’attends à tout, on dit jamais deux sans trois… En tout cas, si vous devez mourir le premier, je vous promets que je dirai quelques mots pour ne pas qu’on vous oublie. Je leur dirai que vous avez été courageux !

Courageux de me supporter c’était bien vrai ! Mais je pense que dans le fond, j’essayais de me rassurer du mieux que je pouvais. Me rassurer du mieux que je pouvais. Non, je n’y tenais vraiment pas à ce qu’il meure le premier, même qu’il meure tout court. Je ne voulais vraiment pas me retrouver toute seule dans cet endroit qui me faisait peur.

-Pourquoi penser à prendre une trousse de secours, mais pas une bouteille d’eau ? C’est quand même plus important que le reste…

Je me parlais plus qu’à moi-même à la base. C’est vrai que pour le coup, j’avais été stupide. Lui aussi remarquez, il aurait pu prendre de l’eau aussi ! Il n’y avait pas pensé, et d’ailleurs, il y avait quoi dans son sac ?












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MessageSujet: Re: Exploration en terrain inconnu Mar 17 Jan - 11:05


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Blanche & Arno


Silencieux, j'ouvre la marche. Je reste sur le qui vive, prêt à agir en cas de pépin. Cet endroit me fait froid dans le dos, la plupart des gens pensent que lorsque tout est silencieux, c'est que tout va bien... Moi c'est l'inverse. Quand c'est trop silencieux, trop calme, j'ai toujours une sensation que tout va partir en live et que quelque chose de pas cool attend, tapit dans le noir à nous observer. Alors qu'on avance lentement mais sûrement, un gros bruit nous parvient, je fais volte face, prêt à faire feu, le palpitant affolé. C'est con mais je ne peux pas m'empêcher de pousser un soupir de soulagement lorsque je me rend compte qu'il s'agit en réalité du jumper qui vient de s'écraser au sol. Bon au moins, on était plus dedans... Par contre avec tout ce foin, on risque d'attirer du monde ou des grosses bestioles. La jaune dit tout haut ce que je pense tout bas, effectivement on a eu de la chance. J'opine du chef et je lui fais signe qu'on doit se remettre en route.

Tout autour de nous est silencieux et oh miracle, Phillips l'est elle aussi. Ça fait tellement de bien quand elle s'arrête de parler, sérieux cette nana est un vrai moulin à paroles. Je souris en repensant au sketch lorsqu'il a fallu descendre de l'arbre et je dois prendre sur moi pour ne pas éclater de rire et ne pas avoir l'air d'un pauvre taré. Je suis ramené à la réalité par un cri perçant provenant du ciel. Le genre de cri que pousse un oiseau de proie avant de plonger sur ce qu'il veut bouffer. La réflexion de la jaune me fait lever les yeux au ciel et effectivement, vu d'en bas Titi a l'air d'avoir une taille hors normes. D'ailleurs plus il s'approche de nous, plus je me rend compte qu'il est immense. Merde faut qu'on bouge ! Je sens qu'on m'attrape par le bras et en quelques secondes je me retrouve dans les buissons en compagnie de la jolie blonde.

- Bordel de merde...

Planqués dans les buissons, on attend sagement que la grosse bestiole décide d'abandonner et de se trouver autre chose à se mettre dans le gosier. C'est décidément une bonne journée de merde tiens ! Je me laisse tomber sur le sol, histoire de reprendre mon souffle, je passe une main sur mon front. Je finis par me redresser quand Phillips me propose de rester un peu plus dans les fourrés. Je hausse les sourcils et je la fixe avec un regard amusé.

- Je vais finir par croire que vous voulez abuser de moi jeune femme.

Après m'être assuré que le danger est écarté, je me met debout et je tend une main à la jeune femme pour l'aider à se lever à son tour. Je lève les yeux quand elle me promet qu'elle dira quelques mots si je dois mourir aujourd'hui. Je suis le premier à sortir des fourrés et après avoir vérifié qu'il n'y a plus rien qui risque de nous tomber dessus, dans tout les sens du terme, j'interpelle la jeune femme.

- Vous pouvez venir, nous sommes de nouveau seuls.

Enfin je l'espère.

- Avec tout ça, on a pris du retard et je doute qu'on arrive jusqu'à la montagne avant la tombée de la nuit...

C'est donc décidé que je pose mon sac à l'abri des arbres. Je me tourne vers elle, sourire sur les lèvres.

- Je suis désolé mais je pense que le plus raisonnable c'est de passer la nuit ici...

Je regarde autour de moi et je me dis qu'en allumant un feu, on ne sera pas si mal que ça. J'ouvre le sac et je sors un couteau à crans.

- Il faut qu'on aille chercher du bois sec pour faire un feu...

Je pousse un soupir en me rendant compte qu'il n'y a qu'un sac de couchage dans le sac. Je le sors et le pose sur une branche pour éviter que des bestioles entrent dedans.

- Vous le prendrez, je m'occuperai de monter la garde de toutes façons.

Il faut qu'on s'active si on veut être les mieux préparés avant que la nuit ne vienne. Je n'ai aucune idée de la température qu'il va faire et encore moins de la vie nocturne. J'espère juste que tout n'est pas aussi démesuré que cet oiseau.
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Dernière édition par Arno Wilson le Jeu 26 Jan - 16:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Exploration en terrain inconnu Mar 24 Jan - 14:32




Avec
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Comment ça je voulais abuser de lui ? Vraiment il le pensait réellement ou c’était encore une de ses blagues de merde qui était censée dédramatiser la situation ? Je me suis mise à hausser les épaules tout en soupirant. Non pas un soupir de mécontentement, mais plus un soupir de lassitude. On ne savait rien de cet endroit et il était évident qu’on y passerait la nuit. L’idée ne m’emballait pas plus que cela, car il est vrai que je préférais quand même le confort de ma piaule, mais je n’étais pas en position de faire la fine gueule. La montagne semblait si proche, mais tout ceci n’était qu’un leurre. C’était comme si elle nous narguait, mais dans le fond, elle savait que nous savions que l’on ne pouvait pas la franchir, enfin pas maintenant en tout cas. Nous ne tenions pas à affronter l’obscurité de ce lieu inconnu : on ne savait pas quelles bêtes on pouvait croiser. Ici, il faisait sombre très vite, je ne savais même pas quelle heure il pouvait faire puisque le cadran de ma montre s’était cassé lors du crash. D’ailleurs, le soleil s’était vite effacé et la nuit commençait à prendre sa place dans le ciel. Son manteau était limpide, sans même un nuage à l’horizon. Sans même une étoile qui pouvait nous guider. Il paraît que l’étoile du berger c’est la première qui pointe à l’horizon, mais là, on penserait qu’elle fait la grève et qu’elle ne tient pas à ce qu’on la remarque.

Le Caporal s’était retiré pour examiner l’horizon. Tant mieux il n’y avait plus ce monstre dans le ciel. Nous avions atterri certainement dans le parc de Jurassic Park ! Non, cette idée était farfelue, un tel parc ne pouvait exister que dans la fiction, mais si c’était vraiment un truc avec des animaux préhistoriques ? Qu’est-ce qu’on en savait après tout ? Toutes les planètes n’ont pas été explorées, et si c’était vraiment un truc de ce genre ? Ce serait complètement dément ! Non, ce serait complètement fou et puis, comme ça de par hasard, on serait tombé sur des dinosaures qui sont censés être disparus depuis des siècles ? Oui bon, je n’avais sûrement pas toute ma tête, et il m’arrivait parfois de me faire des films, mais bon, qui n’a jamais tourné de scènes de films dans sa tête ? Je n’étais pas vraiment la seule à le faire et je ne serais sûrement pas la dernière. En dépit d’autre chose, je me suis relevée tout en dépoussiérant mon fut’ et je me suis mise à fouiller dans la poche ventrale de mon sac à dos. J’en ai sorti un paquet de cigarettes et je me suis mise à l’embrasser comme s’il était le saint graal ! Bah oui, il n’avait eu aucune égratignure et c’était miraculeux, comme quoi cette chose était vraiment tenace ! Elle était censée tuer et on ne pouvait l’anéantir ! C’est mon paquet qui m’enterrera ! Ah ah quelle belle blague !

Quand il m’annonce qu’on va camper ici pour la nuit, je réponds juste par un long soupir tout en recrachant la fumée nocive de ma cigarette au loin. Je range soigneusement mon paquet dans la poche tout en gardant en main mon briquet. Fière de l’avoir pris, je lui montre tout en souriant.

-Au moins, j’ai ce qu'il faut pour allumer le feu ! Heureusement que j’ai amené mes clopes, pour une fois, elles vont me servir à quelque chose.

Du bois sec qu’il avait dit ? Bon, ça tombe bien, nous étions entourés d’arbres et visiblement, l’environnement n’était pas trop humide, mais plutôt sec. Je commençais à m’avancer un peu plus en avant pour récupérer des branchettes sèches et le Caporal m’annonça qu’il n’y avait qu’un sac de couchage et que de toute évidence, il monterait la garde. Je ne dis rien me contentant de ramasser quelques branches tout en gardant mon mégot au coin du bec. Manquerait plus que je foute le feu à ces arbres, au moins, on aura un joli feu de camp, mais pas certaine que mon partenaire apprécie cette attention.

Je suis revenue vers lui tout en rapportant mon butin. Qui a dit qu’une fille de la ville, ne savait pas ramasser du bois ? Je le regardais avec un sourire victorieux tandis que je lui tendais mon briquet.

-Vous savez, on peut se partager le sac, soufflais-je tout en m’apercevant de la proximité de nos visages. Nous n’avons qu’à le défaire pour en faire une grande couette ? Vous savez, je ne vous mangerai pas et puis, je ne suis pas certaine de pouvoir dormir sur mes deux oreilles. Cet endroit me paraît bien trop honnête pour être vrai.

Je me suis relevée tout en allant chercher le sac de couchage et après l’avoir décroché de la branche, je l’ai ouvert de sorte à n’avoir qu’un grand morceau pouvant accueillir deux personnes. Après tout, ce n’était pas grand-chose, mais ça nous permettrait de nous tenir au moins les extrémités bien au chaud.

-Vous voyez ? On peut aisément tenir à deux. A moins que vous ne me fassiez une syncope car nos deux corps se toucheront et rassurez-vous, je n’abuse pas des gens sans leur accord, finis-je par un clin d’œil.

Dans mon sac, il se trouvait de quoi nous restaurer, bon pas de quoi fouetter un chat, mais au moins, ça nous permettra de tenir quelques heures.

-Tenez, lui dis-je tout en lui jetant deux trois barres de céréales. Vous voyez ces arbres là-bas ? Montrais-je du doigt, ces arbres sont différents peut-être qu’avec un peu de chance, on aura des fruits à se mettre sous la dent !

Et sans même attendre son feu-vert, je me suis mise en route. Ce n’était pas très loin, mais c’était un peu plus reculé. J’ai regardé le sol aidée par ma lampe de poche, mais il n’y avait rien que de la poussière. Je relevais un peu l’objet éclairant et là, un peu plus haut, se trouvaient des grappes de raisin ? Enfin ça y ressemblait en tout cas. Les grains étaient plus gros ceci dit et l’odeur était très forte. Peut-être que c’étaient des excréments d’animaux ? Allez savoir, ici rien n’était normal, alors des crottes accrochées aux arbres, pouvaient sembler tout à fait une pratique normale par ici. Pour en avoir le cœur net, je me suis mise à attraper une branche qui n’était pas très haute. J’ai décroché une grappe tout en la reluquant de long en large. Moué, ça ressemblait à du raisin, mais démesurément plus gros ! Faut croire qu’ici les choses étaient énormes. Je me demandais aussitôt à quoi pouvaient ressembler les moustiques, fort heureusement, on en a pas rencontré !

J’ai attrapé un grain et je le porte à la bouche tout en me délectant du jus de ce fruit. C’était très juteux et très fruité. Au moins, ce fruit pourra étancher notre soif ! je suis revenue guillerette sur mes pas alors qu’un léger grognement qui venait de derrière moi, me fit sursauter. J’ai failli en lâcher ma grappe. Je me suis retournée tout en lâchant un cri de surprise. Devant moi se tenait un animal qui semblait très furax ! Il grognait l’écume aux babines et il ressemblait à un truc tout bizarre dépourvu de poil ! On aurait dit un gros chien sans poils où l’on pouvait aisément voir sous sa peau sa musculature très développée ! Il me donnait des frissons ! Il était moche comme tout !

-Assis ! Couché le chien !

Mais plus je parlais, et plus il me menaçait férocement tout en me fixant avec intensité. Ses yeux n’étaient que des billes rondes pleines de rage. Ses canines luisaient et il se passait la langue au niveau de la mâchoire comme s’il me trouvait appétissante. En y regardant de plus près, son absence de pelage, me rappelait la bestiole qui m’avait fait échouer par ici ? Peut-être que les ratsdégoûtants vivaient ici. Il ne fallait pas se faire des plans sur la comète, d’ailleurs, si ça se trouve, nous avions atterri dans la cage aux fauves ! D’ailleurs celui-là qui se trouvait devant moi, il me faisait vraiment peur. Il était en colère parce que j’ai volé cette grappe ? A quoi penses-tu idiote ? Vu ses dents, il est peu probable qu’il se nourrisse de fruits. Je repensais à mon compagnon de fortune et j’espérais qu’il n’ait pas fait de son côté de mauvaises rencontres !

-CAPORAL ? JE VAIS AVOIR BESOIN DE VOS BRAS COSTAUDS POUR ME SORTIR DE LA !!

Je ne sais pas si je parlais suffisamment fort pour être entendue du militaire, mais j’espérais vraiment qu’il me sortirait des griffes de cette immonde bestiole.

-Tu sais, je ne te veux rien de mal moi, alors sois un bon chien et retourne te coucher !

J’essayais d’amadouer le prédateur, bien que je sache que c’était perdu d’avance ! Mais comme on dit que ne tente rien n’a rien, alors j’ai tenté, après tout que risquais-je si ce n’est finir au fond de l’estomac de cette bête ?











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MessageSujet: Re: Exploration en terrain inconnu Jeu 26 Jan - 17:20


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Une fois l'oiseau taille xxl hors de vue, on se met donc en chasse de bois sec pour nous faire un feu de camp. Heureusement, on aura pas à faire la technique du "je frotte les bâtons" pour qu'un feu démarre puisqu'elle a son briquet. Pour une fois, j'apprécie d'avoir quelqu'un qui fume avec moi. Quand je lui dis que je lui laisse le sac de couchage, elle ne semble pas trop savoir pourquoi et me sort que si on le déplie on pourra facilement dormir à deux là dessous. En fait dormir ce n'est pas vraiment le problème mais avec ce qu'on vient de voir, le fait que je monte la garde n'est en rien un luxe à moins qu'elle ait vraiment envie de se faire bouffer pendant son sommeil. J'attrape les barres de céréales qu'elle me jette et je lui répond en haussant les épaules.

- Si vous tenez vraiment à dormir près de moi et à vous faire bouffer les pieds pendant que vous dormez y'a pas de soucis.

Je lui fais un clin et je croque dans une des barres de céréales après avoir mis les autres dans mon sac. Je me racle la gorge et je lui demande, sourire au coin des lèvres.

- Est ce que vos petites fesses vont apprécier dormir à même le sol ?

Taquin moi ? non juste un peu. Après tout si nous sommes coincés ici longtemps, autant mettre ce temps à profit pour faire connaissance et puis de toute façon vu qu'elle n'est pas militaire, il n'y a pas de question de grades entre nous. Je tourne le dos quelques secondes pour chercher un truc, je l'entend me parler d'arbres et de fruits et avant même que je me retourne pour voir de quoi elle me cause, elle est déjà partie faire cueillette. Sérieux, elle croit que j'ai que ça à faire de jouer à la nounou ? Je serais d'ailleurs bien tenté de rester là mais je crois que si il lui arrive un truc, je vais avoir des problèmes une fois rentré à Atlantis. J'attrape mon arme et je me lance à sa poursuite, tout en restant le plus discret possible. J'ai envie de voir comment elle se débrouille si un truc pas cool lui tombe dessus.

C'est donc le plus silencieusement du monde que je la suis, en prenant bien soin de rester hors de sa vue. Une fois que je l'ai en visuel, je me fous derrière un buisson et j'attend. La demoiselle se la joue petite maison dans la prairie et va même jusqu'à manger quelques trucs qui de là où je suis ressemblent à des fruits. Je souffle et je ne peux pas m'empêcher de murmurer quelques mots.

- J'espère que tu sais ce que tu manges Phillips...

Je jette un coup d'oeil à ma montre, ce qui ne sert strictement à rien, puisque nous sommes coincés ici et savoir l'heure n'aidera pas à nous tirer de là. Je pousse un soupir et je tapote sur la crosse de mon arme. Pour le moment RAS à part que je suis sérieusement en train de prendre l'humidité avec le cul posé par terre comme ça. Rien ne se passe et je compte bien sortir de là pour lui foutre la trouille de sa vie, seulement on dirait que quelque chose a décidé de s'en charger à ma place. De ma position je ne vois pas vraiment de quoi il s'agit mais vu les grognements que ça pousse, ça n'a pas l'air d'être un bisounours. Je fais quoi ? j'attend un peu ou je vais lui filer un coup de main ? Pas le temps de me poser plus de questions, elle se met à hurler pour que je vienne lui filer un coup de main. Ni une ni deux, je bondis hors de mon buisson tel un super-héro sans cape et je tire deux trois balles en l'air histoire de faire fuir la bestiole.

- Couché medor !

Le chien, ou le truc qui y ressemble, n'a pas l'air d'apprécier les coups de feu puisqu'il file à toute vitesse en hurlant à la lune. J'espère seulement qu'il ne va pas aller chercher ses copains. Je met la sécurité de mon fusil et je me tourne vers la blondinette qui semble déconfite.

- Vous voulez toujours que je dorme avec vous ou vous préférez que je monte la garde ?

Sans un mot de plus, je rebrousse chemin vers le camp et d'un simple regard je lui fais comprendre qu'elle a plutôt intérêt à me suivre.
©Ely

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