Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 
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[Moment fort 8 ] : Un coquelicot en hiver

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avatarInfos√ Arrivée le : 01/08/2015
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Atlantis
MessageSujet: [Moment fort 8 ] : Un coquelicot en hiver Sam 21 Jan - 21:10
Intrigue Grande Lessive


Un coquelicot en hiver




Point de vu : Nathalie Dumond + soldat de 1er classe Justin Wheeler (italique)
Personnes impliqués : Nathalie Dumond & Sergent "Mama"
Interventions autres ? : Si besoin oui
chronologie : : 4eme jour - 17h30
Ce moment ce passe en parallèle de la découverte du corps de Pete : • [Moment 7 ]: La faucheuse se souviens de vous : http://www.atlantisinsurrection.com/t1930-moment-fort-7-la-faucheuse-se-souviens-de-vous#36705
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L'agression de l'assistante d'Alexander Hoffman et l'enquête de grande ampleur qu'elle avait entrainée avait donné un coup de pied dans la fourmilière. Depuis cette annonce, les agressions s'étaient multipliées les dénonciations et incarcérations aussi. Visiblement, les responsables des agressions répétées dont avaient été victimes certaines femmes tentaient de faire le ménage, de faire disparaître preuves et témoins pour étouffer l'affaire.

Même l'infirmerie ressemblait de plus en plus à un camp retranché. Depuis qu'Elia avait été victime d'une tentative de meurtre, chaque chambre était gardée nuit et jour par des hommes de confiances, blanchit de toutes accusations. Ford y trainait en permanence, le regarde mauvais, n'attendant qu'une nouvelle occasion de décharger sa frustration et sa colère. Hamilton rodait avec son chien le soir.

La cité prenait des airs de château de la belle au bois dormant. Seule les activités indispensables à son fonctionnement continuaient d'être assurées. Les explorations étaient suspendues jusqu'à nouvel ordre. Les membres de l'expédition sortaient de leurs quartiers uniquement pour accomplir leurs tâches ou aller rapidement manger un morceau au mess ou à la cafétéria. Les couloirs habituellement animées et bruyants s'étaient vidées, traversé uniquement par quelques fantômes silencieux, souvent en groupes. Les lieux de détentes s'étaient endormis sous le poids des suspicions. Tout le monde se regardait en chien de faïence.

Nathalie errait comme une âme en peine dans la cité. Karola était hospitalisé, John enfermé, elle se sentait de plus en plus isolée. Elle avait peur.

Après son entretien avec Alexander, il l'avait raccompagné dans ses quartiers où elle s'était claquemurée avant de s'effondrer dans un sommeil agité et plein de cauchemars. Elle avait été réveillée un peu moins d'une heure plus tard par un appel radio d'Erin l'invitant à participer au contre-interrogatoire de la fameuse Hélène Pierson. L'entretien avait été quelque peu éprouvant pour Nathalie. Elle haïssait la jeune femme pour les ignobles accusations qu'elle avait portées contre John, tout en éprouvant une immense pitié pour cette femme maltraitée et odieusement utilisée.

Après cette épreuve, elle avait regagné ses quartiers, terriblement perturbée. Elle n'avait pas réussi à se rendormir malgré son épuisement, se contentant de naviguer dans un demi-sommeil peuplé d'affreux cauchemars. Quelques heures plus tard, elle avait réussi à s'en extraire, désorientée. Sa main avait cherché celles de John dans le lit. La froideur des draps qu'il occupait habituellement c'était chargé de la ramener pleinement dans le cauchemar du réel.

Elle avait éprouvé l'irrépressible besoin de retourner le voir dans la cellule. Après tout, il n'y avait plus de raison qu'on le lui interdise, maintenant qu'il était sur le point d'être totalement blanchit.

Elle s'habilla rapidement et sorti se dirigeant d'un bon pas vers les cachots.

- « Je désire parler au Colonel Sheppard » déclara-t-elle à l'homme de garde devant la porte.

Il la regarda avec un rictus qui figea le cœur de la jeune femme.
« Le prisonnier n'est plus autorisé à recevoir d'autres visites que celle des enquêteurs ! » Répondit-il d'un ton sec.

Elle tenta de faire jouer sa fonction auprès de Karola, mais cette fois l'homme ricana ouvertement.
« Le major Frei a été remplacé si je ne m'abuse. Mes ordres viennent de la major Woosley ! » Réplica-t-il. Il se pencha légèrement vers elle avant d'ajouter « De toute façon, la cellule n'est pas équipée pour autoriser les visites conjugales »

L'homme la regardait d'un air tout à la fois goguenard et concupiscent. Cette fois Nathalie senti une langue de peur glaciale lui parcourir la colonne vertébrale. Elle serra les dents avant de faire demi-tour pour prendre courageusement la fuite, s'efforçant de se retenir de prendre ses jambes à son cou. Hors de questions de faire le plaisir à cet homme de lui montrer à quel point il lui faisait peur.

Elle était bien décidée à aller informer Alexander du comportement de cet homme. Mais le destin n'en avait pas fini avec elle. Il était dit qu'elle boirait la coupe jusqu'à la lie.

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Le soldat de 1er classe Justin Wheeler était un paradoxe. Il était le genre de personnes à qui on aurait donné le bon dieu sans confession sur sa bonne mine. Son visage aux traits doux lui donnait un air candide et vaguement naïf, renforcé par des yeux clairs et un sourire plein de fossettes.
Malheureusement, les apparences peuvent être terriblement trompeuses. Son âme était aussi noire et corrompue que son apparence était avenante. Il était envieux, manipulateur et sadique.

Son passetemps favori lors de ses longues heures de rondes dans la cité était d'imaginer de petits scenarios concernant les jeunes femmes qui lui tapaient dans l'œil. Ça faisait de lui un compagnon particulièrement imaginatif pour les petites soirées spéciales avec les copains.

Mais les soirées de ce genre avaient cessé depuis que ce connard de Barnes s'était fait gauler à essayer de tremper son biscuite là où il ne fallait pas. Et Wheeler était frustré. Il ruminait. Franchement, quel imbécile de Pete ! Wheeler aussi aurait bien aimé parfois s'amuser avec certaines filles de la citée, mais il fallait être raisonnable. Après tout, les filles à leur disposition, dociles, soumises et surtout bien dressées à fermer leur gueule ne leur faisait pas défaut avant sa connerie.

Et puis, quitte à se faire la greluche de l'anglais, il aurait quand même pu en faire profiter les copains. Au moins, il ne se serait pas fait choper le pantalon sur les cheville dans un coin de couloir avant même d'avoir pu tirer son coup et les choses auraient été réglées proprement. Atlantis était un endroit dangereux avec tous ses secteurs pas encore explorés, un accident était vite arrivé.

Attablé au mess, son gobelet de café « amélioré » entre les mains, il observait les rares personnes qui passaient par là. Mais il n'y avait pas grand-chose à se mettre sous l'œil.

Soudain, une tache écarlate attira son œil de chasseur. Une femme, seule ! Voilà une denrée des plus rares en ce moment. Il la suivit du regard. Elle était grande, mince, et rousse. Il avait toujours aimé les rousses et leur peau de lait si merveilleusement réactive. Il se demanda si s'était une « vrai » rousse. Un rictus mauvais apparut sur son visage d'ange. Il ne connaissait qu'une seule façon de s'en assurer. Et puis, ça ferait du bien au gars de se changer un peu les idées avec cette poupée.

Il quitta son poste d'observation et lui emboita le pas, prenant soin de garder quelques dizaines de mètres de distances, et un air concentré, comme s'il faisait une ronde. Il n'avait pas besoin de la suivre de trop près. Sa chevelure éclatante lui permettait de la repérer de loin.

Il guettait le bon moment pour l'aborder. Il fit la moue en la voyant tourner vers le secteur des cellules. Peut-être ne serait-il pas judicieux de faire disparaître une femme enquêtrice.

Wheeler s'approcha du couloir et se mit en faction à l'entrée. Du coin de l'œil il la vit discuter avec son pote qui gardait la porte et tendit l'oreille.

Ses yeux s'écarquillèrent de surprise et il dut se retenir de ne pas se frotter les mains en découvrant le contenu de leur échange. Une des poules de cet emmerdeur de Sheppard ? Voilà qui était plus qu'alléchant. Mais … c’est donc elle qui à interroger Pierson ce matin avec l’autre garce de Steele ? Oh, l’esprit imaginatif du jeune homme, lui peigna les éloges du « boss » après avoir choper ; l’un des témoins clés, qu’un allait garantir le lendemain à la libération total de Sheppard. Car même si là, il est encore en tôle, c’est pour finir de vérifier les dernières preuves de son innocence et le protéger de toute attaques… l’aubaine, sans la rouquine le lendemain pour témoigner devant Weir, Sheppard restera en tôle.


-----

Nathalie tourna à l'angle du couloir, peut-être un peu trop vite. Elle percuta de plein fouet quelqu'un et se retrouva assise par terre, sonnée.
- « Mon dieu Madame ! » s'exclama une voix masculine au-dessus d'elle. « J'espère que vous n'êtes pas blessée. Laissez-moi vous aider ! »

La jeune femme cligna des paupières et leva les yeux. Un soldat était penché vers elle. Il avait un air inquiet et contrit et lui proposait une main secourable.

- « Non non, je ne suis pas blessé, c'est moi qui m'excuse. J'aurais dû regardait où j'allais. » répondit-elle en acceptant la main tendue.

Il l'aida à se relever, la relâchant aussitôt qu'elle fut sur ses jambes, sans chercher à faire trainer le contact physique.
« Vous ne devriez pas être là » reprit-il d'un ton inquiet. « Et surtout pas seule ! Les couloirs de la cité ne sont pas surs actuellement. »
Il se mit au garde à vous.
« Soldat de première classe Justin Wheeler. Madame. Si vous me le permettez, je vous escorterai jusqu'à vos quartiers pour assurer votre sécurité. »

Nathalie soupira et sourit. Il était gentil ce petit jeune homme. Mais il avait raison. Elle n'aurait pas dû se promener seule dans les couloirs. Inconsciemment, elle sentait que son témoignage en faveur de John et leur relation désormais connue faisait d'elle une cible de choix. Elle jeta quand même un regard dubitatif au jeune homme. Après tout, elle ne le connaissait pas, et elle ne savait pas qui avait été blanchit ou non parmi les militaires.

Après une courte réflexion, elle se dit que s'il était encore de garde dans les couloirs c'était probablement qu'il était digne de confiance.

- « Je vous remercie soldat. C'est très aimable à vous » répondit-elle

Il lui sourit plus largement, dévoilant une rangée de dents digne d'une publicité pour un dentifrice. Si seulement elle avait pu deviner ce que cacher ce sourire aimable...

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Wheeler n'en crut pas sa chance quand la femme lui rentra dedans en tournant un peu trop brusquement au coin du couloir. Elle avait l'air d'avoir vu le diable en personne, et il réalisa que l'autre crétin en avait probablement trop fait et avait éveillé ses soupçons. Encore une fois il allait falloir qu'il prenne les choses en mains pour lui éviter des ennuis. Après, il se chargerait d'apprendre à cet idiot à fermer sa grande gueule.

Tout en déployant tout le charme dont il était capable, se montrant courtois et attentionné, il détailla la rouquine. Nathalie ? Magali ? Il ne se rappelait pas, mais ça n'avait pas d'importance, son prénom importait peu, d'ici deux jours il ne s'en rappellerait même pas. À moins qu'elle se montre particulièrement intéressante...

Il dut se faire violence pour retenir une moue de déception en découvrant son visage. Elle devait être très jolie en temps normal, mais là, avec ses cernes, sa peau blême et ses taches pourpre, elle n’était pas terrible... Par contre, pour le reste y'avait rien à jeter ! Elle était même encore plus racée que ce qu'il aurait pu imaginer, et un coup d'œil au drapeau qui ornait la manche de son uniforme faillit lui arracher un sourire encore plus large ! Une rousse et qui plus ait française ! Voilà qui était prometteur si les rumeurs étaient fondées !

Finalement, il décida qu'il se chargerait du débourrage de cette charmante pouliche. Il était déjà impatient de commencer le rodéo. Quelque chose lui disait que malgré son apparente fragilité, la demoiselle devait avoir du répondant... voir du mordant. Wheeler adorait qu'elles se défendent, les soumettre était alors encore plus agréable. Quand il en aurait fini avec elle, qu'elle serait bien docile et brisée, il l'offrirait aux copains. Ça leur ferait une agréable distraction en ses heures sombres. Et puis, cela allait pouvoir retarder la libération de Sheppard et pourquoi, pas essayer de la brisée suffisamment pour qu’elle témoigne contre lui finalement ?

Il ne semblait pas avoir perdu la main en tout cas, puisque malgré l'ambiance de suspicion généralisé qui régnait dans la cité la jeune femme se laissa convaincre d'accepter sa « protection » pour rejoindre ses quartiers. Il était même presque un peu déçu que ça ait été si facile.

Il s'effaça pour la laisser passer dans le couloir avant de se mettre à marcher à sa hauteur, prenant bien soin de ne pas empiéter sur son espace personnel, histoire de la mettre en confiance. Il savait où était situés les quartiers des administratifs, et il y avait justement, sur le chemin un gentil petit renfoncement où les caméras de surveillance avaient été judicieusement désactivés. C'était parfais.


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Nathalie et son chevalier servant parcoururent en silence quelques centaines de mètres dans les couloirs peu fréquentés de la cité. La jeune femme ne se sentait pas le courage de faire la conversation, plongée dans ses mornes pensées. Le jeune homme semblait respecter son choix. D'ailleurs, il faisait également bien attention à ne pas se tenir trop près d'elle.
Elle se demanda si c'était de la prévenance ou simplement la crainte d'être accusé de quoi que ce soit s'ils étaient aperçus.

Ils bifurquèrent dans un couloir encore moins fréquenté et se retrouvèrent seuls. Sans savoir pourquoi, d'un coup Nathalie eut l'impression que toutes ses alarmes internes s'étaient déclenchées. Être seule avec un soldat qu'elle ne connaissait pas du tout lui paraissait soudain très imprudent, même si elle ne pouvait rien lui reprocher de concret. C'était juste une étrange impression de danger imminent qui la fit se crisper un peu. Elle s'efforça de se détendre, mettant son inquiétude sur la solitude de ses lieux et l'ambiance pesante de la citée.

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Arrivés à l'embranchement du « cul de sac » isolé, Wheeler ralentit un peu, pour la laisser le dépasser. Il en profita pour mater son joli petit cul rebondit. Il imaginait déjà les marques rouges que sa ceinture laisserait sur la peau laiteuse et délicate de cette partie de l'anatomie de la rouquine.

Elle ne sembla pas remarquer sa manœuvre. Quand le moment lui parut opportun, et après s'être assuré que personne n'était dans les parages, l'homme bondit. Une main se plaqua sur le visage de la femme pour l'empêcher de crier, l'autre bras s'enroula autour de son torse, emprisonnant ses bras pour l'empêcher d'activer son oreillette ou de se débattre.


---
Le cri de surprise et de peur de Nathalie fut étouffé par une main brutale quand son « chevalier servant » l'attaqua.

Elle resta quelques secondes parfaitement tétanisées. C'était un cauchemar. Oui, c'était évident, elle était encore dans son lit, en train de dormir, et quand elle se réveillerait elle réaliserait que c'était les bras de John qui l'enserrait fermement, comme ça lui arrivait parfois pendant son sommeil.

Mais elle savait que ce serait trop beau pour être vrai. La douleur qu'elle ressentait dans les côtes et le goût du sang qui se rependait dans sa bouche à cause de la pression qu'il exerçait sur son visage et qui lui avait fait s'entailler la lèvre sur ses dents n'était pas le genre de chose qu'on ressens avec autant d'intensité dans un rêve.

Elle se flaqua une immense claque mentale pour sa bêtise et sa naïveté. N'apprendrait-elle donc jamais à se méfier ?

Elle réalisa qu'il l'entrainait vers un recoin sombre et une porte. Probablement un lieu de stockage quelconque. Il ne fallait pas qu'elle se laisse faire ! Il fallait qu'elle se dégage avant. Elle savait que s’il arrivait à l'enfermer là-dedans, elle n'aurait plus aucune chance de s'en sortir.

La jeune femme se cabra de toute ses forces, son talon s'écrasa brutalement sur le pied chaussé de rangers, mais, tout ce qu'elle y gagna fut un vague grognement et un petit rire amusé :
« Ahhhh, j'étais sûre que tu avais du répondant ma chérie ! On va bien s'amuser tous les deux ! »
Nathalie tenta d'ouvrir la bouche pour le mordre, mais la main plaquée sur sa bouche était bien trop ferme.

Elle voyait déjà la porte s'approcher. La terreur lui donna un nouveau sursaut. Hors de questions de se laisser faire sans se battre. Le visage de l'homme était proche d'elle, elle pouvait sentir son souffle dans son cou. Elle serra les dents et lança sa tête de toute ses forces en arrière.

Visiblement il ne s'attendait pas à ce genre de manœuvres de la part d'une femme apeurée. Elle entendit un craquement lugubre et un grognement de fureur.

L'espace de quelques secondes, la surprise lui fit relâcher sa prise sur sa bouche et sur ses cotes. Elle en profita. Ces dents s'enfoncèrent dans la paume de la main, amplifiant le goût du sang dans sa bouche, pendant que son poing s'abattait brutalement sur les parties sensibles du monsieur.

Cette fois, il la lâcha pour s'empoigner les couilles à deux mains. Nathalie ne demanda pas son reste et fila à toute vitesse.
Malheureusement pour elle, les soldats étaient dur au mal. Là où un autre aurait été HS pour quelques minutes, il ne fallut pas plus de quelques secondes à Wheeler pour se reprendre. En plus, la rage semblait lui donner des ailes.

---

Wheeler s'était bien douté qu'elle se rebifferait et il l'espérait bien. Mais il n'avait pas envisagé qu'une gratte papier comme elle pourrait prendre de tels risques et savoir où taper efficacement.
Bon, le coup dans les couilles, c'était sa faute, il aurait dû y penser, mais avec le nez en sang et la douleur qui en irradié il avait perdu quelques instants le sens commun.

Il se reprit rapidement et la rattrapa au moment où elle atteignait l'angle du couloir. Il la saisit par les cheveux, la tirant brutalement en arrière.
La tête de la jeune femme heurta l'angle du mur, lui arrachant un cri de douleur. Il la plaqua contre la paroi, serrant sa main autour de sa gorge palpitante.

« Mais c'est qu'elle a des crocs la petite chatte ! J'adore ! »
Il se plaqua contre elle pour l'embrasser, sa langue tentant de forcer le barrage de ses lèvres. Elle le mordit à nouveau. Il recula un peu, essuya sa bouche du revers de la main avec un sourire extatique avant de la gifler à toute volée.

- « C'est très bien ! Tu vas voir comment on matte les pouliches rétives chez moi ! »
Il la saisit par les cheveux et tira de toutes ses forces, l'entrainant vers le sol.
- « Pour commencer, je vais t'apprendre qu’elle est ta place ! Salope ! »



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MessageSujet: Re: [Moment fort 8 ] : Un coquelicot en hiver Dim 22 Jan - 10:45

Nathy agressée ! Matty à la rescousse !



Cette journée ne semblait pas vouloir se terminer. Pourtant la nuit ne s’annonçait pas très sympathique. Il n’avait pas particulièrement envie de s’allonger sur le béton nu avec comme unique confort, ce sac de couchage. Les lueurs bleutées dégageaient par les néons de la cellule, les rondes régulières ou même les ronflements de Sheppard. Cela ne vendait pas du rêve mais il avait pourtant bien l’intention de passer une deuxième nuit au côté de son pote. Tant qu’il ne serait pas blanchi et ne retrouverait pas la possession d’armes, il était une cible facile. Pas question de découvrir son corps inerte un beau matin.

C’est donc sans grand enthousiasme, traînant les pieds, qu’Eversman se rendit aux toilettes de ce niveau. L’affaire fut vite réglée mais il fut quelque peu consterné en remarquant son apparence dans la vitre. Les cernes étaient imposantes, la pommette toujours aussi rougie. Il tenta d’effacer un peu ses marques avec de l’eau froide tentant de stimuler la peau, la massant doucement. Il réitéra la manoeuvre. Cela eut au moins le mérite de le réveiller un peu. Le petit moment détente avait suffisamment duré, il était temps de retourner là bas.

Au croisement d’un couloir, des voix attirèrent son attention troublant la quiétude de ce quartier si peu animé. Il n’eut aucun mal à identifier la jeune femme à la chevelure flamboyante. Elle était certainement venue rendre visite à son compagnon, n’ayant pas connaissance des directives de Woolsey ou peut être qu’elle avait malgré tout tenté sa chance. Son interlocuteur était un soldat dont il ignorait le nom. Certainement un de ses premiers de classe sans histoires qui lapaient les paroles des officiers. De ce qu’il pouvait entendre depuis sa position, rien de bien intéressant. Il s'apprêtait à reprendre sa marche lorsque le comportement du soldat l’intrigua. Ce dernier en faisait trop. Quelque chose n’était pas naturel. N’écoutant que son instinct, il décida de les suivre tout en laissant une distance suffisante pour ne pas être repéré. Le soldat semblait plutôt prévenant, ne collant pas la Rouge. Bon bah fausse alerte, il semblait juste vouloir l’escorter sagement jusqu’à ses quartiers et ainsi s’assurer qu’elle ne se ferait pas agresser sur le chemin. Un bon mec quoi. Peut être même qu’il prendrait la peine de lui demander son nom s’il le revoyait. Il mit cette petite paranoïa sur le compte de la fatigue.

Parvenu dans le couloir donnant accès au couloir des Administratifs, Eversman détourna les talons. La Dame étant en sécurité, il était temps d’assurer la sécurité du Monsieur. Il faudrait qu’il pense à demander une indemnité à son supérieur pour cette astreinte non officielle. Un cri aïgu et court le sortit aussitôt de ses pensées. Ni une, ni deux, le Ranger partit en trombe dans la direction opposée. Un autre se fit entendre. Il aurait jurer reconnaître la voix de Nathalie. Ce même qu’il avait pu entendre lorsqu’elle l’avait poussé après avoir été percuté par un rhinocéros made in Paradize. Il parcourut le couloir le plus rapidement possible, percevant d’ignobles paroles avant de débarquer au coin du couloir et de surprendre un bien horrible spectacle. Nathalie était à moitié courbée, maintenue par les cheveux face à un homme.

“Que... ?”

Le sang du Ranger ne fit qu’un tour. Le cerveau se mit en mode off pour ne plus laisser de place à la raison mais plutôt aux différentes émotions qui le parcouraient à ce moment précis : rage, colère, dégoût. Alerté par les bruits de pas, le soldat détourna la tête vers le nouvel arrivant. Trop tard. La main gauche venait d’empoigner fermement le col de la veste tirant fermement en arrière pour dégager l’agresseur de sa victime avant d’effectuer l’instant d’après le mouvement inverse et l’envoyer s’écraser le visage contre le mur. La main droite se referma aussitôt sur son poignet pour lui faire lâcher prise.

“Tu aurais… jamais dû… t’en prendre… à elle.” Chaque interruption correspondait à un mouvement de bras où il l’envoyait percuter le mur. La surprise n’étant plus, Wheeler se protégea la tête de ses mains avant de chercher à se dégager de l’emprise du Ranger. Ce dernier l’envoya dans le mur une dernière fois avant de chercher Nathalie des yeux et de le remettre sur pieds en l’agrippant. Il se plaça aussitôt entre elle et son agresseur faisant quelques pas en arrière pour essayer de la mettre à l’abri mais pas assez pour permettre à cette ordure de s’enfuir.

“COURS DUMOND COURS.”

Ne le lâchant pas des yeux, il la poussa pour l’encourager à partir dans la direction opposée et ainsi être en sécurité. Remis de la surprise et des premiers coups, l’agresseur lui faisait désormais face. Il faisait moins le malin avec la tronche en sang mais visiblement il en désirait encore. Tant mieux, Eversman n’était pas rassasié, loin de là. Il partit au contact. Un début de combat de rue éclata. Tout était permis pour toucher l’autre : coups de pieds, de poings. Le but était de faire mal, de faire plier l’autre. Le poing percutait l’estomac de l’adversaire, l’instant d’après le sien s’écrasait sur son visage. Chaque coup porté était aussitôt rendu avec une violence montant crescendo. Les deux étaient de carrures égales, de niveau semblable même si la rage du Ranger lui apportait un petit bonus dans cette situation. Un coup particulièrement puissant atteignit sa joue, déjà bien fragilisée lui arrachant un gémissement. Tel un taureau blessé, Matt fonça sur l’ennemi tête baissée l’attrapant au niveau des hanches pour l'entraîner au sol. Un bon plaquage dans les règles qui les envoya tous les deux au sol, Wheeler en dessous du Ranger. Cette fois, il n’y avait plus aucune distance entre eux et les coups pleuvaient. Profitant d’une position plus avantageuse, Eversman le rouait de coups particulièrement sur le visage pour lui faire lâcher prise tout en l’insultant de tous les noms.

La partie semblait désormais en sa faveur. Wheeler ne semblait plus réagir, relâchant sa protection jusqu’à ce qu’Eversman ne ressente une fulgurante douleur. Quelque chose de dur venait d’entrer en contact violemment avec son flanc gauche. L’agresseur en profita pour le désarçonner l’envoyant au sol à son tour. Il fut bien moins rapide que son collègue au visage ensanglé pour se remettre sur pied s’aidant du mur. C’est avec effroi qu’il repéra de suite l'objet longiforme noir qu’il tenait fermement dans sa main, une matraque télescopique. Il sut qu’il allait prendre cher avant qu’une pluie de coups ne s'abatte dans sa direction. Il recula jusqu’à percuter Nathalie. Ne pouvant faire un pas de plus en retrait, il tenta de faire face. Le bras gauche devint son bouclier, prenant les coups pour protéger son crâne, son ventre. Une vive douleur se fit ressentir après que l’acier ne se soit abattu une fois de trop. Touché, il posa un genou au sol, le bras gauche plaquait sur son torse. Le combat fit une petite pause de quelques secondes, le temps pour lui de croiser le regard de son adversaire, ivre de colère. Le coeur battant à tout rompre, il eut le réflexe de porter sa main droite sur son holster mais n’eut pas le temps de le braquer dans sa direction avant qu’il ne lui assène un autre coup.

Wheeler lui lança un regard mauvais, assorti d’un rictus sadique et déformé par la douleur,, avant de reporter son attention sur Nathalie.

-”J’en étais sûr que tu étais une poule à bidasses. On va bien s’occuper de toi ma jolie, tu vas en avoir plein des bidasses !” Puis retournant vers Matt, il leva sa matraque dans le but de finir le boulot “Mais d’abord, je vais m’occuper de toi Eversman. Ça t’apprendra à foutre ton gros nez dans ce qui ne te regarde pas !”




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MessageSujet: Re: [Moment fort 8 ] : Un coquelicot en hiver Dim 22 Jan - 12:10
Nathalie ne put se retenir quand l'homme lui agrippa brutalement les cheveux pour la jeter au sol. Tout ce qu'elle put faire fut d'amortir sa chute avec ses mains pour eviter d'embrasser le carrelage. Elle hurla.

Presque aussitôt, elle entendit des cris, son agresseur fut projeté loin d'elle non sans emporter avec lui une mêche de ses cheveux dans son poing serré. Elle profita de cette relative liberté pour reculer à quatre pattes jusqu'à se retrouver contre le mur.

Le jeune femme leva les yeux et découvrit un spectacle qu'elle trouva jouissif. Eversmann, le visage déformé par la rage et la colère cognait l'homme de toute ses forces. L'effet de surprise lui avait servit. Il réussit à prendre le dessus. La tête de Wheeler rencontra plusieurs fois le mur, ponctué par une affirmation qui toucha la jeune femme.

Mais l'effet de surprise ne dura pas. Rapidement Wheeler reprit ses esprits. Il réussit à se dégager après avoir rencontré une dernière fois le mur. Matt se précipité vers la jeune femme, la saisissant fermement par les épaules pour la remettre sur pied avant de se placer entre elle et Wheeler dans une posture de protection et de lui ordonner de s'enfuir.

La pauvre fille se sentait totalement déconnectée de la réalité, elle avait l'impression d'assister à la scène en spectatrice. Son esprit traumatisé s'accrocha à ce qu'il pu pour se « changer les idées. » Elle pouffa. L'ordre de Matt lui avait rappelé une réplique d'un film qu'elle aimait beaucoup.

Le temps qu'elle reprenne un peu de sens commun, le combat avait repris entre les deux hommes. Elle avait l'impression d'assister à une rixe de rue. Elle savait qu'elle aurait du obéir à Matt, partir chercher de l'aide, mais elle était parfaitement incapable de bouger. Visiblement, les ordres de son cerveau ne parvenait plus jusqu'à ses muscles.

Matt fini par jeter son adversaire au sol grâce à un plaquage digne de la World Cup, et profitait de sa position dominante pour le bourrer de coup de poings au visage en lui crachant toute sa haine.

Mais Wheeler avait encore bien des tours dans son sac, il reprit l'ascendant sur son collègue, le désarçonnant d'un coup de hanche avant de se relever d'un bond. Elle s'appuya un peu plus au mur, comme si elle cherchait à s'y intégrer. Elle n'avait pas douté un seul instant que son ami serait victorieux, et qu'elle était en sécurité maintenant qu'il était-là.

Le première classe tenait à la main une objet sombre qu'il utilisa pour frapper Matte encore et encore, au point de l'obliger à reculer, jusqu'à ce qu'il soit contre elle. Nathalie se rencoigna contre le mur, protégeant sa tête avec son bras et fermant les yeux un instant, comme si ça pouvait la faire disparaître aux yeux de son agresseur.

Elle sentit Matt tomber devant elle, un bruit métallique sur le carrelage la fit sortir de son mutisme. Elle ouvrit les yeux et rencontra le regard fou de Wheeler. Elle blêmit en entendant ses menaces. Il fallait qu'elle fasse quelque chose, sinon il allait tuer Matt !

Bien sur, une fois qu'il se serait occupé du Ranger, il s'occuperait d'elle, mais pour l'instant, elle n'y pensait pas. Elle n'était plus capable de s'inquiéter de plusieurs choses à la fois, et pour l'instant, l'urgence absolu, c'était Matt.

C'est à ce moment-là qu'elle l'aperçut. Le révolver d'ordonnance de Matt. C'était ça le bruit qu'elle avait entendu. Il avait du le dégainer à un moment, mais un coup le lui avait fait lâcher. Il était au sol, à quelques centimètres d'elle, elle n'avait qu'à tendre la main pour l'attraper, d'autant que Wheeler ne semblait pas s'en inquiéter. Matt n'était pas en état de le récupérer, il tenait son bras serré contre sa poitrine, et l'homme devait penser qu'une rouge était bien incapable de savoir comment faire fonctionner ce genre de joujou... à moins qu'il n'ai tout simplement pas réalisé sa présence.

Wheeler relevait déjà sa matraque pour assener un nouveau coup à Matt, Nathalie en profita pour se laisser tomber sur le sol et récupérer l'arme, avant de se retourner et de viser la large poitrine de l'homme.

La détonation résonna dans le couloir, Wheeler poussa un petit couinement de surprise douloureuse avant de se retourner vers la jeune femme. Nathalie fut consternée de l'avoir raté... pourtant, il était réellement l'équivalent « d'une vache dans un couloir », il occupait tout son champ de vision et ne devait pas être à plus de cinquante centimètre d'elle !

Puis elle réalisa qu'il avait lâché sa matraque et que son bras saigner. Au lieu de la poitrine elle avait touché son épaule. C'était déjà pas si mal. Il eut un regard de pure rage avant de se précipiter vers elle en hurlant :

- « Espèce de salope ! Je vais m'occuper de ton cas tout de suite ! Je vais te faire découvrir ma matraque de toute les façons possibles ! »

Avec un cri de terreur pure, serrant les paupières pour ne pas regarder sa mort en face, elle appuya à nouveau sur la gâchette, encore, et encore et encore, jusqu'à ce que les détonations soient remplacées par un simple « clic »... Elle avait vidé son chargeur sur l'homme.

Il s'effondra en gémissant à coté d'elle, cette fois elle l'avait touché au ventre et à la cuisse. Il perdait beaucoup de sang. Elle rampa pour s'éloigner de lui, cherchant instinctivement à se rapprocher de son sauveur. Lorsqu'elle voulu utiliser ses bras pour s'aider à se relever elle hurla de douleur.

Un coup d’œil vers sa manche lui montra qu'elle avait été touchée, probablement par un ricochet... Son cœur se glaça et elle regarda vers Matt, terrifiée de le découvrir inerte, tué par une de ses balles.

-"Matt !" sanglota-t-elle en se précipitant vers le jeune homme.
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MessageSujet: Re: [Moment fort 8 ] : Un coquelicot en hiver Dim 22 Jan - 19:20

Matty agressé ! Nathy à la rescousse !



La matraque fut levée. Eversman baissa aussitôt les yeux, arrondit le dos pour se préparer à encaisser un coup de plus. Il ne parvenait plus à se sortir de cette situation. Chaque pas en avant, chaque tentative pour reprendre du terrain avait été balayé et aussitôt punie par l’impact de l’objet d’acier. Une puissante détonation eut lieu suivi d’un gémissement mais aussi d’un choc métallique. Le regard du Ranger passa d’une Nathalie à genou tenant une arme fumante entre ses mains au militaire portant une main sur son épaule où un précieux liquide rouge commençait à en imprégner les fibres. Personne ne bougea, ne dit mot durant deux bonnes secondes hors réalité avant que tout ne reprenne brutalement.

« Noooooon. »

Impuissant, il assista à la charge de l’agresseur sur la Rouge puis un déluge de feu eut lieu. Le Ranger se plaqua au sol protégeant son crâne de sa main valide, priant les dieux atlantes pour ne pas être touché. Les détonations cessèrent, remplacées par plusieurs clics fatidiques et des gémissements. Il laissa passer encore quelques secondes avant de pousser sur son bras valide pour parvenir à se redresser. Abasourdi et à genoux, il constata la scène qui venait de se jouer devant lui : un homme gisait au sol, face contre terre. Une mare de sang commençait à se former. Il eut du mal à défaire son regard de cette personne avant de constater que quelque chose bougeait juste à côté. Nathalie était vivante. Il croisa son regard avant qu’elle ne se précipite sur lui.

Nathalie fut un peu surprise de cette étreinte, mais la trouva extrêmement réconfortante. Elle s'effondra dans les bras de son ami, agrippant sa veste dans ses poings crispée avant de fondre en larme. "J'ai cru... j'ai eu peur... j'ai pensé que je t'avais tué !"

Une main maladroite fit quelques mouvements se voulant réconfortant sur son dos. Il ne parvenait pas à croire qu'ils étaient parvenus à s'en sortir. "On est en vie...tous les deux."

Les quelques caresses maladroite du Ranger dans son dos, et sa remarques achevèrent de lui faire prendre conscience de ce à quoi ils venaient d'échapper. Elle sanglot encore plus fort, se blottissant contre son sauveur, cherchant dans se contact un peu de réconfort. "Ou... Oui... Grace à toi ! Il voulait, il voulait me... et puis" elle n'arrivait pas à énoncer à voix haute les sévices qu'il envisageait de lui faire subir.

L'étreinte se renforça et une partie du corps de la Rouge entra en contact avec son bras lui faisant ressentir une vive douleur. Un cri s'échappa de ses lèvres tandis qu'il la repoussait violemment pour pouvoir se plier autour de son membre blessé.

Nathalie cligna des yeux sans comprendre ce qui lui arrivait quand Matt mit violement fin à leur embrassade poussant un cri de douleur. Elle se retrouva assise par terre en face de lui. "Matt.. tu es blessé ?!" s'inquiéta-t-elle.

La lèvre inférieure fut mordue pour ne laisser échapper aucun cri de souffrance mais ce fut peine perdue. L'homme se recrovilla sur lui-même plaçant son bras meurtri en son centre pour le protéger de toute sollicitation. Ce membre était parcouru de légers tremblements.

Nathalie se rapprocha, inquiète. Elle avait rarement vu une telle expression de souffrance sur le visage du Ranger. Un bruit de course dans le couloir attira son attention. Elle hésita un instant, mais elle n'avait pas le choix. Se relevant autant qu'elle le pouvait elle se mit à crier "PAR ICI ! J'AI BESOIN D'AIDE, J'AI UN BLESSE"... Elle s'agenouilla à nouveau en face de Matt, effleurant son épaule et cherchant à capter son regard. "Tiens bon, ça va aller... les secours arrivent" enfin, elle espérait que c'était des secours. Il ne lui répondit pas, bien trop focalisé sur cette douleur qu'il ne parvenait pas surpasser, à oublier.





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MessageSujet: Re: [Moment fort 8 ] : Un coquelicot en hiver Lun 23 Jan - 18:20
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Un coquelicot en hiver




Point de vu : Nathalie Dumond + soldat de 1er classe Justin Wheeler (italique)
Personnes impliqués : Nathalie Dumond & Sergent "Mama"
Interventions autres ? : Julia Woosley - Capitaine "Brioche" Harris
chronologie : : 4eme jour - 17h30
Ce moment ce passe en parallèle de la découverte du corps de Pete : • [Moment 7 ]: La faucheuse se souviens de vous : http://www.atlantisinsurrection.com/t1930-moment-fort-7-la-faucheuse-se-souviens-de-vous#36705
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Décidément cette cité ne peut pas s’arrêter deux minutes, sans qu’une nana se fasse agresser à chaque coin de couloir ?
Le major était en train de patrouiller dans le couloir avec deux soldats, quand soudainement des coups de feu puis des gémissements se firent entendre. immédiatement, ils sortirent leurs armes et se précipitèrent vers la zone.
« Putain c’est quoi ce cirque encore ? »
Elle courire avec ses deux armoires sur les talons, découvrant un corps inerte au sol, une jeune femme rousse et un autre homme à terre. La rousse, gueulai ils avaient besoin d’aide.

Julia fit un geste d’apaisement aux deux soldats, pour qu’ils baissent leurs armes. Elle rangea la sienne. S’approchant du corps du militaire qui était sûrement mort vu la flaque de sang, pour voir s’il avait encore le myocarde actif… en vain. Elle releva les yeux vers la jeune femme, la fameuse Nathalie Dumond … constant qui était le jeune homme dans ses bras.

« Sergent ? Décidément vous êtes toujours dans les mauvais coup ». Elle se tourna vers les deux hommes « Jackson, prenez le corps de… » elle regarda le corps…c’est qui lui ? Elle le retourna pour voir son visage, constatant qu’il s'agissait de Wheeler… elle fut étonnée
« De Wheeler et Kelley appelez une équipe médicale ».

Elle se mit accroupie devant Matt, pour observa sa blessure ouverte.
« Hum, vous allez douiller soldat » répliqua t’ elle d’un ton compatissant, elle prit une barre de céréale de sa veste, lui tendant : « Mordez la demande en attendant » Puis leva les yeux vers Nathalie d’un air intriguée : « Il s’est passé quoi ? » Le temps que l’équipe médicale ils pouvaient bien échanger.
Nathalie et Matt, purent constater que la major avait un magnifique cocard sur l’oeil droit, il semblait récent et la lèvre enflée.

Mais avant que l’un des deux ne puissent répondre des nouveaux bruits de pas firent leur apparition, le Capitaine Harris et deux autres soldats arrivèrent. La major se tourna furibonde, parfaitement mécontente et sur le qui vive. Elle soupira en levant les yeux au ciel et murmura
« Manquait plus que lui ! »

Elle toisa durement comme trahis, le soldat Kelley et ne se fit pas prié pour l’incendier.
« Soldat Kelley, je vous ait demandée d'appeler une équipe médicale et non la sécurité ! »
« Mais major, je me suis dit que la sécurité peut-être bien aussi comme il y a eu un meurtre »
« Vous n’avez pas les galons pour “pensez” soldat, alors exécuter les ordres point »

Elle se releva pour faire face à Harris, les bras croiser de tout son charisme naturel.
« Capitaine Harris, on vous fait vous déplacer pour rien. Vous avez qu’a prendre le corps de Wheeler et disparaître ! » elle était en colère ça se sentait clairement.

Harris arriva avec son flegme habituel, sa prestance habituelle, son arrogance non dissimulée habituelle. Bref, rien de bien spécial pour le coup dans son attitude.
« Ca commence à être une habitude… Je comprends votre agacement Major. », dit il mielleux, en faisant signe de tête à deux de ses gars d’embarquer le corps.
« Un soucis Major ? »

Le major le toisa froidement comme toujours.
« Mise à part que vous n’avez rien à faire là, non » Elle fit un mouvement de main, pour que les deux mecs d’Harris dégage le corps insistant sur l’ordre d’Harris. Il était certain qu’elle aurait été moins méprisante s’ils avaient été des chiens.

« Mais je suis ici sur votre demande Madame… Je ne comprends pas. ». Il avait un sourire aimable peint sur le visage, il attendait la suite.

Elle lui jeta un regard noir « Non, je ne vous ait pas biper ! C’est Kelley qui a cru bon que vous serez plus utile que des médecins. Vous savez bander une fracture ouverte ? Non donc aucune utilité dans ce contexte. » Elle le regarda de haut en bas, toujours les bras croisés, clairement sur la défensive.
« Comme d'habitude en somme » elle lui fit un rictus aimable aussi.

Il hocha la tête, compréhensif. « Effectivement tout cela ne rentre pas dans mon domaine de compétences… » Il afficha une mine pensive. « Cela dit, le soldat Keller est, je le crains étant donné que vous êtes Major, votre subordonné. Il m'appelle, c'est comme ci vous m'appeliez. Sauf votre respect, Major. »

Elle soupira levant les yeux aux ciel « Dans ce cas, si je vous dit de dégagez, vous disparaissez de mon champs de vision ? »
« Bien entendu si c'est un ordre, même si le vocabulaire laisse à désirer » lâcha t il avec un air suffisant.
La major reporta son regard glacial sur le militaire, elle pianota de ses doigts sur son bras signe d’agacement. « Voulez-vous que je vous fasse une demande remplis de jolies petites fleurs pour vous dire à quel point votre vu m’insupporte Harris ? Si cela peut vous faire plaisir : j’aimerais que sa majesté Harris que vous êtes daigne tourner les talons, pour éviter que mes prunelles ne brûles face à autant de suffisance et d’incompétence ! » Ce fut du cynisme pure et dure, elle était satisfaite qu’il tourne les talons.
Il fit une petite courbette en ajoutant. « A vos ordres Major. Vous y étiez presque arrivé. »

Elle jeta un regard noir à Kelley qui ne faisait pas le malin. « Bon il vous ont dit quoi pour l’équipe médicale ? »
« J'arrive pas à les contacter »
« Dans ce cas allez en chercher une ! Maitenant ! Avant que le sergent nous rende sourd avec ses gémissements ! »
Le soldat hocha la tête et partit en courant comme un lapin.
« Entre les violeurs et les incapables ont est pas rendu dans cette cité ! » soupira t elle

Il aller tourner les talons mais il ne put s'empêcher d'écouter la suite.
« Il est vrai que depuis que le commandement a changé, la situation empire… ». Le message pour Julia était à peine voilé.

Il ne put s'empêcher de se mêler une nouvelle fois de se qui ne le regarde pas, cela énerva la jeune femme.
« Eh bien la prochaine foi que je me fais agressée, faite en sorte de les aider comme ça vous pourrez prendre ma place ! Je suis certaine que le commandement vous conviendra mieux » elle lui fit une petite moue aimable avec un ton mielleux, pour l’imiter.

Forcément son commentaire entraîna une nouvelle joute entre eux. « Croyez bien que ça me désole profondément », dit une main sur le cœur. « Et je suis peiné que vous pensiez que je trempe dans tout ça sous prétexte de prendre votre place. » Il eut un petit rictus cynique.
« Surtout que vous vous débrouillez très bien pour vous faire limoger. »

Elle ne cilla pas. « En effet, je n’ai pas besoin de vous, pour qu’on me frappe apparemment. Même si vous avez mieux un peu trop de temps à venir, au contraire de maintenant. » Elle lui fit un rictus « C’est étrange quand même que la sécurité arrive toujours en retard mine de rien, ou arrive quand on a pas besoin d’elle.» Elle toisa le corps
« ça va être compliqué sans Wheeler non ? C’est qui va attirer les minettes maintenant ? » elle lui fit un rictus mauvais

« Je n’aime pas beaucoup vos insinuations Major. Mes hommes et moi faisons tout notre possible pour attraper les merdes dans son genre », dit il en montrant le corps. « Peut-être que si vous nous ne faisiez pas courir partout, on serait plus efficace. » il avait perdu son petit air suffisant. Il ne releva pas pour le rôle de Wheeler.

« J’en ai rien à faire que cela vous plaise ou non Harris. Je constate juste » Elle fit un pas devant lui « Cela vous fait du bien de courir Harris » elle lui toucha le ventre de son doigt
« Je ne suis pas en cause de votre manque d'efficacité. Le sergent qui construit des tentes en papier toilette fut plus efficace qu'une équipe spécialisée ! C’est dire ! » Elle haussa les épaules « Peut-être que je devrais vous faire faire ce genre d’atelier, pour vous rendre efficient »

Il inclina la tête. Il savait très bien qu'elle s'en foutait royalement. Il ne bougea pas quand elle lui toucha le ventre, se contentant de serrer les abdos. « Il a eu l’opportunité, rien de plus. J’en aurai fait autant… » Ses yeux balayèrent les multiples impacts de balles dans le couloir. « Et j'aurai certainement tiré un peu moins de cartouches… » Un rictus malveillant se dessina sur son visage. « A moins que ce ne soit la civile qui ait tiré. Dans ce cas là, j’attends vos ordre pour placer des cowboys à chaque intersections, Major. »

Elle eut un petit rictus quand il serra les abdos, appuyant un peu plus fort.
« Je suis ravie de vous entendre aussi chevaleresque et économe Harris. » Elle ne bougea essayant de prendre le dessus par sa position, pour l'enfoncer encore plus et voir le faire craquer et qu’il fasse un faux pas. « Et cela changerait quoi que ça soit la civile ? Dans ce cas, mettez votre ranchos qu’on soit enfin en sécurité » Elle s’huidiant les lèvres avant de répliquer. Oui elle allait loin, mais c’est bien pour une raison, après tout elle le soupçonnait depuis qu’elle s’était fait attaquer en début d'après midi et qu’il était arrivé en retard avec sa sécurité « Avec une ceinture de chasteté aux cas où, qu’il ait des graines pourrie encore ! »

Elle était vraiment en train de le gonfler sérieusement. Il croisa les mains dans son dos pour ne pas lui en coller une. Il sentit son doigt s’enfoncer un peu plus dans son ventre. Il pencha le buste en avant pour l’obliger à retirer son doigt sous peine de se le faire tordre. Il lui répondit en approchant son visage du sien : « Ca en dirait long sur les compétences du sergent que vous placez sur un piédestal, Madame. » Elle s’humidifia les lèvres et il en fit autant.
« Je n’ai pas assez de personnel pour ça. Si vous avez fini de me faire du rentre dedans… » il contracta son bassin et donc son ventre « Je vais disposer. »

Elle retira son doigt « Ou, la conclusion serait que trop décevante. Vous pouvez disposez »
Elle fit un geste de main condescendant juste pour le provoquer.
« A vos ordre, Major » dit il d'un ton cynique. Il fit signe de la tête à ses deux laquets et il prit la tangente pour s'éclipser.

Elle attendit qu’il disparaisse et ses deux hommes et se retourna en chuchotant « mais quel con ce mec ! »
Elle se mit accroupie vers le sergent
« Bon on va allé à la rencontre de l’équipe médical sergent, si besoin appuyez vous sur moi. Mademoiselle, venez avec nous, pour vos blessures et vous me raconterez » elle avait une voix rassurante et plus douce. Elle fit signe à Jackson d’aider aussi.

---------------------------
ACTIONS :

• Vous marcher comme vous pouvez dans le couloir
• Il est préférable de raconter tout à Woosley sinon elle va pas être contente



° CODAGE PAR DITA | EPICODE °






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MessageSujet: Re: [Moment fort 8 ] : Un coquelicot en hiver Lun 23 Jan - 22:52

Woolsey à la rescousse !



La résistance du Ranger à la douleur était importante. Il n’était pas du genre à se plaindre ou à geindre à la moindre écharde. Plutôt du genre à serrer les dents en silence. Là, ce fut impossible. Une douleur comme rarement il avait pu en ressentir. C’était indescriptible et totalement incontrôlable. L’homme gémissait ne parvenant pas à contrôler les tremblements de son bras mais aussi de son corps entier. Peu à peu, il commençait à se calmer prenant conscience d’une proximité certaine avec quelqu’un et plus particulièrement avec Nathalie. Il avait presque réussi à l’oublier ces derniers temps mais sa présence le rassura. Il y avait au moins une personne de confiance avec lui. L’esprit du Ranger se focalisa sur les mots de la Rouge l’empêchant de sombrer pour se maintenir à flot. Le Sergent perçut vaguement les bruits de pas. Certainement l’équipe médicale et donc la fin de cette fichue souffrance.

L’étreinte de Nathalie se relâcha. Il ressentit aussitôt un manque, un vide. Dans un état second, le regard de Matt passa sur son membre blessé. Ce dernier était agité de tremblements. Quelque chose avait transpercé sa veste, le sang s’imprégnait dans le tissu. Des trainées rougeâtres étaient présentes sur ses doigts qui tentaient de bouger. Cela le fit gémir de plus belle. C’est alors que quelqu’un se présenta face à lui accrochant son regard. Cheveux bruns, air plutôt désagréable.

« Frei ? »

Ce n’était pas elle mais il avait au moins une chose de bon : son grade. Ses propos n’étaient pas très réconfortants mais il lui fut reconnaissant en sentant quelque chose entre les dents. Il avait désormais quelque chose à mordre pour faire passer la douleur, pour étouffer ses gémissements. Cela soulagerait un peu la lèvre inférieure qu’il avait ravagé pour étouffer certains cris. Il se focalisa sur cet objet oubliant quelque peu l’environnement qui l’entourait. Les minutes défilaient. Il percevait des échanges autour de lui mais n’y faisait pas attention. Les tremblements s’intensifièrent, il avait froid, se sentait fatigué mais les lancements incessants l’empêchaient de fermer les yeux.

Un visage avec des cheveux bruns se présenta devant ses yeux. Hagard, il fallut plusieurs clignements des yeux pour reconnaître Woolsey. Tiens, elle était encore là elle. Une main fut tendue dans sa direction. Il fronça les sourcils avant de finalement tendre son bras indemne agrippant le sien. Le bras, immobilisé sur son torse depuis le début, bascula en avant dans un mouvement libre. Il en résulta un cri surement perceptible à l'autre bout du couloir. Il chercha aussitôt à retourner au sol ayant perdu le peu de couleurs qu’il pouvait avoir sur son visage.
La jeune femme soupira quand le cri perçant de l’homme lui brisa les tympans. Elle l’accompagna au sol, retirant sa veste. Elle donna quelques tapes sur la joue du soldat, pour qu’il soit conscient de ce qu’il allait advenir.

« Sergent, je vais vous faire mal, j’en suis navré. Je vais vous bander avec ma veste »

Elle ne lui demanda pas la permission, qu’elle glissa sa veste sous le bras douloureux, pour commencer son œuvre, essayant d’être le plus rapide possible. Dans le but de lui faire une écharpe et immobiliser ce fichu bras.

Les tapes sur les joues n'étaient pas appréciées, il fit quelques mouvements de la tête pour montrer qu'il était toujours là. Malheureusement pour lui. C'est avec l'effroi qu'il l'a vit retirer sa veste sachant ce qu'elle allait faire et ce n'était pas une bonne idée. "Fais pas ça..." La supplique fut ignorée. Le Ranger mordit sa main indemne pour essayer de dissimuler ses cris mêlés de jurons. Ce fut un échec. Julia ignora ses supplications, fallait le faire point. Elle fit son travail. « Courage soldat » . Une fois terminée, elle prit son bras valide, pour l’aider à se relever.

Ce fut un véritable calvaire pour le Sergent. Une marque de dentition était bien visible sur sa main lorsqu'il desserra la mâchoire. Ni une, ni deux, il fut remis sur pieds sans trop comprendre comment prenant appui sur la personne sur sa droite. Son souffle était court, son visage livide où perlait quelques gouttes de sueur. Il était malheureusement conscient, cela aurait nettement plus appréciable de ne plus ressentir cette horreur. "Prochaine fois... que vous me touchez.. Major... je vous tire... dessus."

Elle mit le bras du sergent autour de ses épaules et le soutint en dessous des siens avec son propre bras. Elle se mit à avancer avec lui doucement. « La prochaine fois que je vous touche, vous crierez d’une autre manière » répliqua-telle provocante. Elle n’était pas spécialement attirée, mais, elle trouvait cela amusant, de le déstabiliser un peu.

La proposition indécente ne choqua pas le Ranger, lui soutirant un sourire qui se transforma aussitôt en rictus. "Dans vos rêves..."
« Que voulez-vous c’est l’effet tente en PQ qui fait rêver »
"et votre équipe médicale... elle prend le thé ?" La respiration du Ranger devenait sifflante, il avait du mal à suivre le rythme alors qu’ils n’avaient parcouru que cinq mètres. Elle ralentit voyant qu’il ne suivait pas. « Je suis en train de me demander s’ils ne font pas un bowling à ce niveau-là » La main du Ranger se cramponna davantage sur l'épaule de la gradée. "Filez moi la radio... je vais les faire venir. De suite."
« L’autre abruti est censé être parti la chercher, je suis certain qu’il s’est perdu » marmonna-t-elle agacée de ne voir toujours aucun jaune. Elle tapa sur son oreillette et vociféra dedans.
// Ici Major Woosley vous comptez venir en claudiquant ou bien ?//
// Pardon Major ? //
// J’ai demandé une assistance médicale dans le couloir B7, j’ai envoyé un soldat même !//
//On a rien reçu ! //
// Eh bien rappliquer vite, j’ai un soldat blessé ! Fracture ouverte et une civile traumatisé pour tentative de viol //
// On arrive//

Elle tendit son oreillette au sergent, s’il voulait rajouter un mot. Il s'apprêtait à rajouter quelque chose de mauvais mais un infime mouvement du bras le fit gémir et l'autre qui continuait à le faire avancer. Sadique. N’en pouvant plus, ses doigts se cramponnèrent une fois de plus sur son épaule lui faisant comprendre de s’arrêter pour lui laisser quelques secondes de répit.

"Qui devait appeler les secours ?"
"Lieutenant Kelley"
"Faites-moi plaisir, Woolsey…. Bouclez-le en cellules pour moi..."
"Quand j'aurais trouvé où il est passé"




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MessageSujet: Re: [Moment fort 8 ] : Un coquelicot en hiver Mar 24 Jan - 16:54
Les bruits de pas se transformèrent bruit de course et se rapprochèrent dans le couloir. Nathalie murmura quelques mots d'encouragement à Matt. Bientôt leur calvaire serait fini, enfin, elle l'espérait. Elle se sentait terriblement vulnérable à cet instant. Elle avait peur de tout le monde. Qui lui disait que les hommes qui s'approchaient ne faisait pas parti des brebis galeuses ? Que pourrait-ils faire s'ils étaient à nouveau agressés. Matt était gravement blessé, il lui fallait des soin, il ne pourrait pas faire face à une nouvelle agression. Et elle... elle jeta un coup d’œil à l'arme qu'elle avait jetée dans le couloir. Non seulement elle était trop loin pour qu'elle puisse l'attraper, mais en plus, elle était à présent vide.

Les pas était tout proches, elle entendait des voix aussi. Elle se sentit étrangement rassurée de reconnaitre une voix féminine. Serrant toujours Matt dans ses bras, comme si elle pouvait le protéger, elle se tourna vers l'origine du bruit. Elle vit apparaître à l'angle du couloir un groupe de soldats, armes au poings, menées par une femme.

Aussitôt qu'elle vit la scène la grande brune aux yeux d'émeraude ordonna à ses hommes de baisser leurs armes, avant de s’intéresser à Wheeler, puis à eux. Nathalie sentit la pression la quitter d'un coup. Elle était en sécurité maintenant, ils étaient sauvés. Elle en aurait pleuré de soulagement... d'ailleurs, elle le fit, sans même s'en rendre compte, de lourdes larmes commencèrent à rouler sur ses joues, brouillant sa vu. Elle se mit à trembler encore plus fort.

La major Woosley s'approcha et s'agenouilla pour examiner Matt. Nathalie s'écarta un peu du ranger, presque à regret. Julia adressa quelques mots à Matt, lui tendant une barre chocolaté, lui conseillant de la mordre. Nathalie se laissa aller contre le mur à coté de son ami pendant que la belle brune examinait ses blessures et donnait des ordres pour qu'une équipe médicale soit prévenue.

Elle s'efforçait de garder les idées claires, mais elle avait du mal. Son esprit cherchait par tout les moyens à s'évader de ce couloir, à effacer la vue du sang de son agresseur qui se rependait sur le sol du couloir, à ne plus entendre les gémissement de souffrance de son sauveur. Elle avait mal à la tête, une goût écœurant dans la bouche, ses mains étaient engourdies et glacées et elle grelottait. Nathalie savait qu'elle était en état de choc.

De nouveaux pas se firent entendre dans le couloir. Mais ce ne fut pas une équipe médicale attendu qui se présenta, mais une équipe de la sécurité, conduite par Harris en personne. Woosley parut en être extrêmement contrariée, et ses premières paroles pour le soldat qui était chargé de prévenir les secours en fut marqué.

Nathalie n'arrivait pas à comprendre ce qui se passait, elle ne captait pas les mots échangés par les deux officier, si ce n'est l'animosité qui transparaissait. Elle avait du mal à suivre le contenu de l'échange entre Harris et Woosley, mais il était clair que ses deux là ne s'appréciaient pas... et c'était un euphémisme. Du peu de ce qu'elle comprenait de leur échange ils se détestaient même cordialement. Elle pâlit toutefois quand elle entendit le mot « meurtre ». Est-ce qu'il y avait une méprise ? Pouvait-ils réellement penser qu'elle ou Matt avaient tué Wheeler de façon volontaire ? Et puis d'ailleurs, il était mort ?! Harris cherchait-il vraiment à inverser les rôles ?

A un moment, elle comprit qu'ils pensais que c'était Matt qui avait tiré sur Wheeler. C'était logique d'une certaine façon, mais elle ne voulait pas qu'il soit accusé à sa place. Hors de question que l'homme qui venait de lui sauver la vie et qui l'avait déjà payé cher assume la responsabilité de ses actes à elle.

- « C'est... c'est moi qui est tiré... mais... mais je voulais pas. Je voulais pas le tuer ! Je voulais juste qu'il arrête... » réussit -elle à dire avant que sa voix ne se brise dans un sanglot quand elle réalisa qu'elle avait tué un homme.

Elle ne sut pas si quelqu'un avait entendu sa voix discrète au milieu des vociférations des deux officiers, mais elle s'en fichait.

Bien sûr, c'était lui ou elle, il ne lui avait pas laissé le choix, et comme le disais Harris, c'était une « merde », mais c'était aussi un être humain... Nathalie était choqué d'avoir pris une vie.

Une fois l'altercation entre les deux officiers fini, et Harris reparti avec ses hommes, Julia s’intéressa à nouveau au sort des deux victimes. Elle demanda à l'un de ses soldat de s'occuper de Nathalie pendant qu'elle prenait Matt en charge, bandant sommairement son bras avant de l'aider à se relever pour marcher à la rencontre de l'équipe médicale.

La jeune femme sentit une onde de panique l'envahir en voyant un des hommes s'approcher d'elle et lui tendre la main pour l'aider à se relever. Elle se serra un peu plus du mur, cachant sa tête entre ses bras en pleurant de plus belle. Le dernier qu'elle avait autorisé à l'aider à se relever s'était avéré être un des monstres de la cité. Même si intellectuellement elle doutait de pouvoir faire l'objet d'une agression devant la femme officier et les autres hommes, elle ne savait plus à qui faire confiance... La seule personne présente en qui elle avait totalement confiance était en encore plus piteux état qu'elle.

Avec un soupir d'agacement, Jackson ôta sa veste pour la poser sur les épaules tremblantes de la rouquine, avant de passer son bras autour de sa taille pour la relever d'office. Nathalie se mordit la langue pour ne pas hurler de terreur.

-« Ce n'est pas parce que je suis un militaire que je suis un de ses monstre ! » lui reprocha-t-il d'un air courroucé.

- « Je... je sais... mais... je... » balbutia la jeune femme, avant de baisser les yeux, honteuse.

Jackson la regardait avec une mou de dégout. Mais elle ne savait pas si cette mou s'adressait à elle ou à ce que Wheeler lui avait fait. Une fois qu'il l'eut remis sur ses pieds, il l'obligea à passer son bras autour de ses épaules, passant un des siens autour de sa taille pour la maintenir fermement contre lui.

- « Vous ne risquez plus rien maintenant. Vous êtes en sécurité. » reprit-il d'un ton plus doux.

En sécurité ? Elle se sentait tout sauf en sécurité. Tout ceux qu'elle aimait et en qui elle avait confiance tombaient comme des mouches autour d'elle. John en prison, Karola agressée, Matt blessé à cause d'elle. Elle se sentait seule, isolée, exposée, mais elle ne répliqua pas.

Il emboita le pas à sa supérieure qui soutenait Matt. Nathalie les vit discuter, mais elle ne comprenait pas ce qu'ils disaient. Peu à peu elle se détendit un peu, s'appuyant un peu plus lourdement sur son compagnon de marche. Sa veste était chaude sur ses épaules et le soutien de son bras ferme. En fait, il la portait quasiment. Elle n'aurait pas été capable de faire plus d'un pas dans le couloir vu que ses jambes flageolantes n'aurait probablement pas supporter le poids de son corps.

Elle leva le nez vers le visage de Jackson. Il était fermé et sévère, impression accentuée par ses traits taillés à la serpe et son regard sombre. Peu à peu, elle sentit ses tremblements s'apaiser, son inquiétude se dissoudre dans une espèce de brouillard cotonneux, comme si son esprit venait de rendre les armes et de partir faire un tour dans des contrées plus accueillantes.

Elle tenta un sourire douloureux.

- « Je suis désolée pour ma réaction... c'est juste que... lui aussi il s'est montré gentil avant de... avant de... Si Matt était pas arrivé... je... » marmonna-t-elle avant qu'un nouveau sanglot lui coupe la parole, accompagné d'un brusque tremblements.

Les lèvres de Jackson se pincèrent un peu plus, mais sa main se mit à frotter le bras de la jeune femme.

- « Wheeler n'a eu que ce qu'il méritait. Ce genre de sous-merde n'a pas sa place dans nos rangs ! »
assena-t-il d'un ton rogue. Il tourna les yeux vers la jeune femme. « Ce genre de lâcheté est indigne de notre corporation ! » Il se fendit d'un sourire avant d'ajouter "Quoi qu'il en soit, je pense que vous devriez envisager de prendre des cours de tir... parce que là, avec tout un chargeur, le toucher que deux fois... c'était vraiment 'rater une vache dans un couloir".

Nathalie fit la moue, même si elle savait que l'homme ne faisait que tenter de dédramatiser la situation, elle prit sa remarque comme un camouflet... et ce, même si elle pensait exactement la même chose que lui.

Malgré l'aide de Jackson, les quelques mètres qu'ils firent dans le couloir avant de rencontrer enfin l'équipe médicale laissa à Nathalie l'impression d'avoir couru un marathon. A coté, les épreuves qu'on leur avait préparé pour « Atlantis en folie » l'année de son arrivé lui semblait de la rigolade. Elle passa des bras de Jackson à ceux d'un infirmier sans même en être vraiment consciente. C'est à peine si elle eut la présence d'esprit de marmonner un remerciement indistinct, s'adressant tant à son ancienne béquille qu'à la nouvelle, ses grands yeux vides semblant regarder à travers les murs de la cité.
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avatarInfos√ Arrivée le : 01/08/2015
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Atlantis
MessageSujet: Re: [Moment fort 8 ] : Un coquelicot en hiver Mer 25 Jan - 18:50
Intrigue Grande Lessive


Un coquelicot en hiver




Point de vu : Nathalie Dumond + soldat de 1er classe Justin Wheeler (italique)
Personnes impliqués : Nathalie Dumond & Sergent "Mama"
Interventions autres ? : Julia Woosley - Capitaine "Brioche" Harris
chronologie : : 4eme jour - 17h30
Ce moment ce passe en parallèle de la découverte du corps de Pete : • [Moment 7 ]: La faucheuse se souviens de vous : http://www.atlantisinsurrection.com/t1930-moment-fort-7-la-faucheuse-se-souviens-de-vous#36705
--------------------------

Une équipe médicale vient à votre rencontre, prenant en charge immédiatement Matt qui est gravement blessé. Le major Woosley accompagnera Nathalie, jusqu'à l’infirmerie avec Jackson, pour avoir des nouvelles et surtout savoir ce qu'il s’est passé exactement. Puis, laisserons la jeune femme aux bons soins des infirmiers.

Matt > tu seras pris en charge par Isia, tu tomberas dans les pomme elle t’opéra et ça sera à ton réveil que tu la verras

Nath > tu seras dans une chambre de repos, avec une infirmière (Coralie ?) pour ton état de choc et te réconforter. On te demandera de passer une nuit ici, pour te protéger des répercussions ou de nouvelles tentatives. Sheppard viendra te chercher dès qu’il sera de sortie.


Bilan :
• Wheeler mort par balle
• Kelley reviendra et se prendra une brasse monumentale du major, cet imbécile s’était perdu dans les couloirs.
• Le capitaine (brioche) Harris va voir Evelyn Stanford juste après ça


END 25/01/2016


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[Moment fort 8 ] : Un coquelicot en hiver

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