Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

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RPG sur Stargate Atlantis
 
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[Moment fort 16] : Les ronds de cuirs à la rescousse

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avatarInfos√ Arrivée le : 01/08/2015
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Atlantis
MessageSujet: [Moment fort 16] : Les ronds de cuirs à la rescousse Mar 7 Fév - 11:26
Intrigue Grande Lessive


Les ronds de cuirs à la rescousse




Point de vue : Neutre
Personnes impliquése : Jack Malone ; Erin Steele ; Richard Woosley ; Joshua Berckam
Intervention autre ? : non
Chronologie : 6eme jour : 10h10
--------------------------

Cadwell venait de positionner son appareil en position géosynchrone autour de Lantia afin de permettre au Dédale de réapprovisionner la cité, ainsi que de téléporter les occupants qui devaient la rejoindre. Parmi lesdits occupants, se trouvaient Joshua Berckam, comptable et membre permanent de la Commission Internationale de Surveillance (C.I.S.), organisme finançant en grande majorité cette expédition civile intergalactique et qui avait donc un droit de regard sur les activités de cette dernière. Se trouvaient également Richard Woosley, qui n’était autre que l’oncle du Major Julia Woosley, alors en poste à Atlantis. Richard était également un membre permanent de la commission.
La C.I.S. avait forcé la main du colonel Cadwell pour effectuer un voyage vers la cité en très peu de temps, boostant les capacités du Dédale pour augmenter sa vitesse de croisière et ainsi arriver au plus vite sur Atlantis afin que les deux cadres de la commission organisent la suite des hostilités vis-à-vis des événements atroces qui se déroulaient en ce moment même dans les couloirs.

Ils furent téléportés dans la salle d’embarquement, comme tous ceux qui étaient à bord du Dédale et qui devaient rejoindre la cité. Cependant, les mesures drastiques d’entrée et de sorties limitées ces téléportations, si bien qu’il n’y avait qu’eux deux pour l’instant d’autorisé à pénétrer dans la cité.

« Et bien nous y voilà », lança Richard Woosley en réajustant ses lunettes et en parcourant les lieux du regard.
« Ce n’est pas trop tôt. », répondit sèchement Berckam. « Il me tarde de faire le ménage. » Le comptable était petit, large, pour ne pas dire enrobé, arborant une petite barbe en forme de bouc, comme pour combler le manque de cheveux sur l’avant de son crâne lisse à cause d’une calvitie précoce. Il semblait particulièrement imbu de lui-même. « Et dire qu’on m’a vendu ça comme beau, c’est très moche comme architecture. ».
Woosley soupira une nouvelle fois. Qu’est-ce qu’il détestait ce type.
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avatarInfos√ Arrivée le : 01/08/2015
√ Messages : 269
Atlantis
MessageSujet: Re: [Moment fort 16] : Les ronds de cuirs à la rescousse Mer 22 Fév - 19:09
Intrigue Grande Lessive


Les ronds de cuirs à la rescousse




Point de vue : Neutre
Personnes impliquése : Erin Steele ; Richard Woosley ; Joshua Berckam
Intervention autre ? : non
Chronologie : 6eme jour : 10h10
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« Monsieur Woosley, Monsieur Berckam, bienvenue », lança Erin en se portant à leur hauteur, une main tendue en guise de salutations. Elle avait en face d’elle une partie des gens pour qui elle travaillait. Si elle était enchantée de voir Richard, elle l’était d’autant moins de voir Joshua. Ce dernier, avec ses petits yeux porcins, n’arrêtait pas de la reluquer comme-ci elle était une vulgaire poupée prompte à être jetée comme un kleenex une fois sa petite affaire terminée. À moins que ce ne soit une forme d’admiration ou de vénération, elle ne savait pas trop. Mais à chaque fois, il ne la quittait plus des yeux, ce qui à la longue, était quand même assez flippant.
Elle était habillée simplement, des bottes en cuir par-dessus un jean slim bleu marine, alors qu’un chemisier crème habillait son haut, sur lequel des bandes argentés et pailletés s’étiraient du col pour venir mourir sur sa poitrine. En guise de coiffure, elle exposait un chignon coiffé décoiffé qu’elle affectionnait tant. Bref, elle n’était pas plus, ni moins avenante que d’habitude. Normalement, le linguiste Malone devait être de la partie, mais la consultante ne le vit nulle part.
« ]Madame Steele », lança Richard Woosley avec un sourire tout en lui serrant la main. « ]C’est un plaisir de vous voir autrement que par hologramme. Votre séjour se passe bien ? Enfin si l’on met de côté ces évènements dramatiques. »

« Erin, c’est en effet plus appréciable de vous voir en vrais. » il serra la main de la jeune femme, la tenant quelques secondes de trop, avant de la lâcher et d’attendre sa réponse pour ce brave Richard. « Vous n’avez pas été embêtée j’espère ? » dit-il mielleux.

La susnommée n’appréciait pas vraiment que le comptable se permette de la nommer directement par son prénom, mais qu’importe. Elle lui ferait la remarque s’il remettait ça. Promis. « Le plaisir est partagé », dit-elle en regardant surtout Richard. « Mon séjour se passe bien, et j’espère que mes rapports détaillés de l’activité de la cité sont toujours aussi satisfaisant. Et non monsieur, je n’ai pas été embêtée, je vous remercie de vous en inquiéter. »

« Toujours, toujours », éluda Woosley en regardant le bureau du docteur Weir.
« Bien, il aurait été encore plus regrettable de vous savoir bousculée. Ne vous inquiétez pas vos rapports sont très bien sinon vous aurez eu la remarque. »
« Oh je n’en doute pas. »
Berckam lui fit un petit rictus carnassier, il était réputé pour toujours dire les choses négatifs et pas d’une façon agréable. Son petit côté sadique.

Elle se décala, joignant ses mains à hauteur de ses hanches, devant elle.
« Je vous en prie, suivez-moi, nous allons passer en salle de briefing pour discuter de tout ça. J’ose espérer que Monsieur Mallone, qui devait vous accueillir, sera déjà là bas. »
« De toute façon, qu’il soit là où non, on va dire que cela n’a pas d’importance. Je préfère qu’on reste entre membre du CIS pour gérer toute cette merde.. »
« Nous ne serons pas trop de trois. »
« Exactement entre meilleur ! » ricana le petit homme. Richard leva les yeux au ciel exaspéré par son collègue.
« Je suis certain que ce monsieur Malone est très bien. »
« Oh vous, vous êtes persuadé que tout le monde est bien de toute façon. »

Richard soupira, ne répondant rien, regardant Erin d’un air fatigué. Elle lui rendit son regard, la mine légèrement exaspérée. Aussi infect en vrai qu'à des années lumières d'Atlantis. Heureusement que ce n'était pas lui qui l'avait démarché à l’ONU elle se serait sauvée en courant.

Néanmoins, la jeune femme essayait d’être courtoise et de ne pas trop en faire. Après tout, elle se devait d’observer un certain professionnalisme vis-à-vis de sa hiérarchie, et cela ne lui semblait plus aussi anodin que par le passé, maintenant qu’elle avait pris l’habitude de se retrouver seule sur Atlantis. Elle guida les deux hommes vers l’escalier et la salle de briefing. Elle détestait passer devant, surtout avec l’autre obsédé qui la suivait, mais tant pis. « Vous avez fait bon voyage ? »
« Très bien. Nous sommes loin d’un trois étoiles dans ce croiseur, mais le voyage fut rapide. », répondit Woosley en détaillant les environs du regard.

Joshua mâtait sans vergogne le cul bien rebondit de la consultante. Faut dire qu’elle avait une chute de reins attrayante moulé dans son petit jean.
Il soupira agacé « Bien. Faut dire que le Colonel est d’un ennuis monstrueux. .. »

Erin se retourna en arrivant en haut des marches, croisant le regard du comptable qui était trop bas à son goût. Elle garda son expression altière et fit mine de ne pas s’en rendre compte. Elle poussa la porte de la salle de briefing. Personne. Tant pis. Malone était un électron libre. Elle préféra ne pas relever la remarque de Berckam, se contentant d’afficher un sourire poli.
« Entrez. Un café ou un thé ? Je suis désolée Monsieur Hoffman est retenu pour le moment. »

Le petit homme pénétra dans la salle passant devant Richard sans se soucier qu’il venait de lui couper la route. « Un café pour moi merci. » Son regard, parcourra la salle d’un œil appréciateur avant de se tourner vers la consultante avec une moue dubitative.
« Oh sa majesté ne sera pas des nôtres ? Quel dommage … ça brillante personne va nous manquer. » du cynisme pure et dure. Il s’avança vers les chaises.
Woosley ne sembla même pas s’en formaliser. Il devait commencer à avoir l’habitude. Puis à dire vrai, il était trop absorbé par le décorum pour faire gaffe à son joufflu de collègue.
« Un café également, merci. », finit’il par dire en allant s’asseoir.
« Effectivement, je pense qu'il en sait long sur ce qui se passe ici. Comment va Élizabeth ? » demanda l’oncle de Julia.
« Oui il en sait long en effet. » dit l’homme comme s’il accusait l’anglais d’être mêlé à tout ça.

Erin s’approcha du thermos laissé là quelques minutes auparavant par les petites mains de la cité. Elle versa deux tasses qu'elle déposa devant ses homologues, une boite de sucre à portée de main. Elle se contenta de jeter un coup d’œil noir à Berckam et d’ajouter, un peu ironique : « Il avait hâte de vous voir Monsieur. Quant à Élizabeth, elle est toujours à l'infirmerie, j’en ai peur. Physiquement elle va bien.. »

Berckam vu son regard noir, il fronça les sourcils « Oh, il aura l’occasion de me voir très prochainement, de quoi satisfaire sa petite personne de majesté. »
Richard semblait avoir une mine attristée à cette déclaration sur la cheffe de la cité. « Pauvre Elizabeth… elle ne méritait pas ça. J’espère qu’elle s’en remettra et pourra continuer à diriger cette belle cité. »
« C’est bien triste en effet… je crains mon bon Richard que le Dr Weir soit indisposée pendant quelques temps. Ce genre de pratiques a dû la détruire, il faudrait prévoir un nouveau commandement le temps qu’elle soit à nouveau opérationnelle. »
« Oui, vous avez malheureusement raison…Je pourrais rester ici pour veiller en prenant mademoiselle Steele et Monsieur Hoffman en second. Les autres responsables de secteurs seront d’un grand soutiens. » il n’était pas très joyeux dans ses phrases.
« Oui, enfin ne comptait pas trop sur Hoffman, Richard. »
« Pourquoi donc ? J’espère que ce n’est pas un grief personnel, vous semblez tellement aimer monsieur Hoffman. » il le regardai de travers
« J’ai son enquête et vu ce qu’elle contient sa majesté trempe dans de bien sales affaires. »
Woosley semblait surpris de même qu’Erin. Elle prit une chaise en face de ses deux supérieurs. Elle avait fait le minimum syndical concernant le service et ils se débrouilleraient bien tout seul désormais.
« Et donc puisque nous sommes entre nous, les “meilleurs” », dit-elle en faisant les guillemets avec ses doigts, « Peut-on savoir ce que vous avez sur Monsieur Hoffman ? ». Erin préférait s’en garder à donner du Monsieur afin de ne pas alerter le comptable d’un quelconque rapprochement entre eux deux. Richard opina du chef. « Vous auriez pu m’en parler pendant ce voyage quand même mon bon Joshua », reprit-il avec une formulation similaire à celle de porcinet. Erin arqua un sourcil, une façon de le presser silencieusement, tout comme un « alors ? » l’aurait fait verbalement.

Le petit homme les regarda avec un œil emplis de jubilation. Il aurait pu très bien faire Haroun el poussah dans Iznogoud. Sauf, qu’il en avait pas la bonté, une sorte de mélange de l’infâme Vizir avec le corps du Kalif de quoi faire de sérieux cauchemars.
« Oh voyons Richard ! Je n’ai fait que vous en parler ! »
« Oui, vous n’avez fait que vous plaindre… de monsieur Hoffman … mais en aucun cas, que vous avez des informations compromettantes sur lui»
« Ne vous inquiétez pas, son heure viendra et il tombera avec toutes les ordures qui ont souiller cette belle cité. »
« J’en conclue que vous ne nous direz rien ? »
« Non, je ne vais pas vous vendre la mèche, cela gâcherait le spectacle et puis nous avons un debrif de cette odieuse et scandaleuse histoire sur le feu »
Richard regarda Erin d’un air consterner, et hausse les épaules pour lui signifier qu’ils n’en tireraient rien. « J’espère pour vous que votre dossier est solide Joshua » il se tourna vers Erin complètement « Vous, qui le côtoyer pour le travail mademoiselle Steele pensez-vous qu’on doit se méfier de cet homme ? »
« Mais bien sûr voyons ! »
« Je parle à mademoiselle Steele Joshua… me semble qu’elle vie ici et elle est quand même plus amène à nous dire s’il a découvert des choses. »
« Les preuves sont là »
« Tant que je n’ai rien sous les yeux, je ne vais accuser et croire personne venant de vos soi-disant preuves. Puisque vous ne voulez pas partager » Richard était agacé mais restait polie. Joshua, leva les yeux au ciel et s’adossa à son dossier. « Oui dites-nous Erin ce que vous pensez ».

Du Berckam à l’état pur. Erin était certaine qu’il ne dirait rien. Il faisait de l’intox, comme d’habitude, de la provocation gratuite. Elle soupira, agacée, et elle baissa le museau vers ses documents pour que ça ne se remarque pas tant que ça. Woosley était dans le même état qu’elle. Le pauvre, quand il allait savoir pour sa nièce… Enfin bref. Les deux agents de la C.I.S. commencèrent à échanger vivement et bien entendu, elle fut prise à partie pour donner son avis sur Alexander. Berckam s’attendait à ce qu’elle le démonte, cela se voyait. Elle allait fortement le décevoir.
« Et bien, Monsieur Woosley, Joshua… », elle insista bien sur le prénom du comptable puisqu’il persistait à l’appeler par le sien. « Qu’en est-il des comptes depuis l’arrivée de Monsieur Hoffman dans cette expédition ? Nous continuons d’avoir un budget de fonctionnement exorbitant, sauf que les projets menés sont plus économiques, grâce notamment au travail du chef de projet en concordance avec le mien. Donc rien que pour ça, je trouve que c’est un bon élément. Maintenant, si l’on doit parler de l’humain, je n’ai rien à y redire non plus, très agréable, serviable et poli, un véritable anglais quoi, même si pour vous cela semble assez péjoratif», dit-elle en toisant Berckam. « Si vous voulez mon avis Monsieur Woosley, je crois que Monsieur Berckam a un problème d’ordre masculin qui se localise sous la ceinture, ce qui le pousse à entrer en concurrence avec d’autres responsables. »
Richard se fendit d’un sourire. Il ne s’attendait certainement pas à cette dernière remarque et il se tourna vers Berckam pour le toiser, l’œil petillant, attendant une réplique de sa part. Mais Erin en avait marre de faire semblant d’apprécier l’autre trou du cul et tant pis s’il s’énervait. De toute façon, ils ne resteraient pas longtemps.

Berckam ne se formalisa pas qu’elle le nomme par son prénom, cela semblait même lui aller. Un petit lien qui lui faisait de l’effet. Il aimait bien comment l’accent de l’Américaine sonnait avec son prénom un peu pompeux. Un petit sourire se teinta sur ses lèvres sans grande signification à vrai dire. Il s’attendait à entendre autre chose…remarque les deux cadres étaient souvent ensembles en réunion et ils semblaient bien s’entendre (le pire étant ça) donc rien de bien étonnant à ce qu’elle ne lui trouve pas de défauts. Pourtant, il aurait bien aimé, qu’elle lui sorte un seul élément pour qu’il l’enfonce. Il eut une petite moue, s’apprêtant à répondre, quand Erin enchaîna sur une phrase culottée, qui mit en colère le responsable.
« Et votre respect Erin, vous l’avez égaré dans le bureau de mister Hoffman ? À moins que ça soit autre chose ? » la jalousie, la provocation et l’agacement ne faisait jamais bon ménage avec cet homme, certes intelligent mais un peu trop égocentrique pour ne pas réagir de manière adéquate.

Richard sentait la dispute à pleins nez et ne désirait pas que Berckam humilie la consultante, autant l’inverse était plaisant. Ce n’est pas un homme réputé pour son courage, mais il avait toujours su protéger les autres malgré son aspect physique peut impressionnant.
« On va en rester là sur les sous-entendus. Je pense, que pour ce genre de comparaison Joshua, vous vous arrangerez avec monsieur Hoffman, qui sera ravi de vous aider dans cette concurrence. » Oui, la petite pique avait été là, puisqu’il en avait marre de cette obsession qu’avait le Texan pour l’anglais. Il regarda Erin, avec un petit rictus aimable
« Bon, on va quand même parler du véritable sujet de notre visite. Où en êtes-vous ? Quels sont les nouveaux éléments à savoir et ce que vous pouvez nous dire ? »

Joshua soupira, mais avait quand même lancer un regard noir à son collègue, qui avait fait exprès de regarder Erin, pour ne pas croiser son regard.
« Oui, les arrestations, les coupables prévus… histoire qu’on ait tout à jour, car ce n’est pas avec Caldwell qu’on risquait d’avoir des information, pingre comme il est ! »
« Il vous a quand même laisser son siège Joshua »
« Fort heureusement ! D’ailleurs, je ne sais pas ce qu’il a fait des dossiers d’enquête l’animal ! »
« Je croyais que vous les aviez … »
« Non j’ai celui que j’ai demandé sur Hoffman, ceux du SGC me sont inconnus, ce qui est un scandale ! »
« Vous avez monté une enquête parallèle à celle du SGC ? »
« Oui ! Depuis deux mois »
« Pourquoi donc ? »
« Rho vous voulez vraiment que je vous spoile ? Mais soit je veux bien vous donner un élément de la longue liste »
« Vous savez s’il est si dangereux que ça, autant l’arrêter »
« Non. Me semble que c’est moi qui décide ? J’attends d’autre élément. Mais ce qui m’a fait le soupçonner, c’est justement cette bonne gestion financière avec un gros budget pas souvent utilisé… »
« Vous parlez de détournement de fond ? »
« Exactement »
Richard le regard un peu étrangement…puis se tourna vers Erin, qui était à cet instant sa bouffée d’air frais « Bon, on en parlera plus tard… mademoiselle Steele, si vous voulez bien élever le débat avec l’état de l’enquête s’il vous plaît »

Erin était un peu frustrée que Woosley lui ai coupé l’herbe sous le pied dans la dispute qui s’annonçait avec Berckam. Elle regarda d’un œil mauvais le comptable, refoulant une réplique bien cinglante du genre « si vous saviez ce que c’était, et en plus il ne me paye pas contrairement à vous qui avez besoin d’aligner les billets pour avoir une turlute ». Mais même si Woosley n’avait pas été là, elle ne se serait pas permise ce genre de remarque. Aussi mauvais qu’il fût, Berckam était son supérieur et elle lui devait un minimum de respect. Déjà que sa précédente remarque était limite limite… Heureusement Richard n’avait pas pris la mouche non plus… Bref s’il l’appelait encore une fois Erin, elle lui ferait la remarque. La guerre était déclarée, et son respect, il avait commencé à se torcher avec tout seul comme un grand, elle n’y pouvait rien s’il emmerdait le monde a toujours parler d’Alexander en de mauvais terme. Elle était bien curieuse de voir son enquête tiens. Détournement de fonds ? Sérieusement ? Il s’était fait un virement sur son compte terrestre depuis la galaxie de pégase ? Ou alors, il était allé au DAB du coin retirer des biftons de 500$ avec une brouette en guise de portefeuille ? Tout cela était grotesque. Selon Erin, il était juste vexé que l’anglais avait diligenté des enquêtes et il essayait de prendre les devants. Bref, il faudrait qu’elle en discute avec lui. Wossley recadra gentiment la discussion, relançant Erin pour qu’elle leur parle de l’enquête.
Erin recomposa son masque de neutralité, ravalant sa colère contre Berckam. L’avoir appelé Joshua était manifestement une mauvaise idée car il semblait apprécier cet état de fait. Tant pis, elle ne lui donnerait plus ce plaisir.
« Bien, alors les dernières nouvelles. » Elle tapota sur la table de son index, tout en ouvrant un dossier. Comment annoncer à Woosley, qui était son principal allié dans cette pièce, que sa petite nièce de Julia allait se faire cuisiner pour sa participation dans cette enquête ? Elle releva son regard sur Richard, cherchant à trouver une bonne façon de le lui dire. Mais il n’y en avait aucune. Elle enroba donc un petit peu :
« Hier soir, Monsieur Hoffman a été drogué, avec la même substance que Elizabeth Weir. Manifestement, les commanditaires de ses agressions et de ses viols cherchent depuis quelques jours, à faire tomber les têtes pensantes. Vous avez dû lire dans les éléments de l’enquête qui sont parvenus au Dédale que le Major Frei a été violenté, que le Colonel Sheppard a failli être assassiné par une fléchette empoisonnée, et ensuite, nous avons découvert que le docteur Weir n’était plus qu’un pantin dans les mains de ces bouchers. LA suite logique veut que Alexander et moi-même soyons visés. Des tentatives par le passé ont été menées contre moi. Bref, je vais vous assigner des gardes du corps, nous ne sommes jamais assez prudents. »

La tête de Richard Woosley commençait à blanchir de stupéfaction…décidément il avait bien trop de personne droguée…
« Drogué ? Mais que fait cette drogue ? Nous savons que le Dr Weir était hospitalisé et violenté… »
« C’est pour ça qu’il n’est pas avec nous ? ça commence à faire beaucoup trop de personne qui ont subi des attaques ! » il avait retenu une jubilation assez visible, quand il avait appris que son ennemi avait été drogué.
« Elle assujetti quelqu’un à la volonté de quelqu’un d’autre. Parfait pour obtenir un pantin qui obéit au doigt et à l’œil. Ce qui est fort appréciable quand on cherche à avoir la main mise sur l’expédition sans se dévoiler. », expliqua Erin, qui trouvait soudainement que Berckam en faisait un peu trop vis-à-vis d’Alexander. Il ne le trainait pas dans la boue quelques secondes auparavant ? D’ailleurs, elle était bien tentée de demander au comptable pourquoi Alex se laisserait droguer s’il était derrière tout ça. Mais elle ne le fit pas.
« Et oui, il se repose. » Elle passa sous silence qu’il était avec Caldwell, c’était préférable.
« C’est pratique en effet…et flippant ! » soupira Berckam.
« Ils sont encore sous les effets de la drogue ? »
Richard hocha la tête : « Elle vient d’où cette drogue ? Il fait bien, certain pourrait en profiter » il ne regarda pas Berckam, mais la pique était là. Il lança un petit rictus complice à Erin.

« Oui comme vous dites », confirma Erin suite aux dires de Berckam. « Non, les effets se sont dissipés, et de toute façon, nous disposons d’un antidote maintenant. » Et pour répondre à Woosley, elle ajouta : « D’une plante du laboratoire qui avait été détourné par la sécurité. »

Berckam hocha simplement la tête, pour une fois il se la fermait ou réfléchissait, quand à Richard il semblait réfléchir. « Tant mieux pour l’antidote, il aurait été dommage que ce genre de drogue soit utilisée une nouvelle fois. »

Restez la question de Julia.
« Richard », dit Erin d’une voix plus douce. Elle employait spécifiquement son prénom dans le but d’être plus légère dans sa déclaration. « Je ne sais pas trop comment vous dire ça, mais c’est votre nièce, le Major Julia Woosley, qui a empoisonné monsieur Hoffman avec la drogue… Nous avons des preuves solides, et je ne doute pas que nous aurons des aveux dans la journée. »
C’était dit.

Richard regarda Erin avec une lueur surprise dans le regard, quand elle mentionna son prénom. Bon, cela n’était pas choquant, mais la mention douce l’interpella. Il craignait le pire niveau nouveau, pour que la jeune femme soit aussi « familière ». Après, cela ne le dérangeait pas venant de la consultante, car elle n’avait pas la vocalise « humiliante » comme pouvait le faire Berckam, quand il le nommait pas son prénom. Il resta interdit quand elle lui annonça que sa nièce, sa petite « perle d’émeraude » était à l’origine de l’agression sur Hoffman… il reste quelques secondes complètement en arrêt total en beug. Puis, d’un geste lent, il retira ses lunettes et se frotta les yeux, longuement. Il se sentait pas très bien et ne voulait pas verser dans l’émotion, mais la nouvelle avait fait l’effet d’une bombe dans son petit cœur. Bien sûre, son premier réflexe aurait été de dire que c’est n’importe quoi, mais son côté pragmatique lui dictait qu’il devait voir des preuves pour qu’elle soit interrogée. Il ne répondit pas tout de suite, il fallait qu’il avale cette nouvelle.

Par contre Berckam, qui en avait rien à faire du respect et de la peine de son collègue, sauta sur l’occasion pour faire son petit show.
« Mais c’est incroyable ! Elle a un dossier impeccable ! avez-vous des preuves ? Un soldat aussi intègre, drogué quelqu’un ! cela semble complètement dingue ! Elle a été manipulée ce n’est pas possible ! Pas venant du major Woosley ! Richard ! Secouez-vous voyons ! je suis certain qu’il y a une erreur ! Cela parfait inconcevable ! »
« Joshua, s’il vous plait… calmez-vous, laisser mademoiselle Steele répondre. » dit-l’homme d’une voix faible.

Woosley accusait le coup, Erin le voyait bien. Elle se garda d’ajouter quoique ce soit pour ne pas l’enfoncer un peu plus, le laissant digérer l’information. Et manifestement il semblait la digérer un peu mieux que son collègue Berckam qui répliqua tout de suite en montant sur ses grands chevaux, tandis que le principal concerné restait silencieux.
« Non, il n’y a pas d’erreur, je suis personnellement intervenue, récupérant Monsieur Hoffman dans un état lamentable, tandis que Julia essayait de le dominer. Je vous passe les détails. Nous avons également une conversation enregistrée entre elle et le Capitaine Harris où ils avouent leur duplicité. Je suis vraiment désolée, ce n’est manifestement pas une nouvelle simple à entendre, et j’aurai aimé vous l’épargner, mais les faits sont là. »
Cette réponse était valable pour les deux hommes en face d’elle, vu que Berckam semblait autant sur le cul que son collègue qui disposait d’un lien de parenté avec l’accusée.

Richard, remit ses lunettes péniblement avec un grand soupir. Il écouta les dires d’Erin, mais il semblait un peu distrait ou simplement fatigué.
« De le dominer ? Elle espérait obtenir quoi ? » demanda naïvement Richard qui ne savait rien des effets euphoriques de la drogue.
« Pensez-vous que je pourrais la voir après ? »
« Je ne pense pas que ça soit une bonne idée Richard. »
« Je souhaites voir ma nièce, non pas pour avoir des aveux, mais pour parler avec elle. Je ne vais pas essayer de la blanchir ou de l’aider. » répliqua calmement l’homme.
« Pourquoi la voir alors ? »
« Car je suis son oncle et que si elle est en prison, je dois m’assurer de quelques éléments personnels. »
« Qui sont ? »
« Cela ne vous regarde pas. »
« Bien sûre que si ! Vous pouvez être accusé de complicité par des personnes malveillantes ! Richard, il faut être prudent, surtout avec des militaires ! »
« Pour la garde de sa fille. » lâcha l’homme en soupirant. « Vous connaissez les éléments qui sont retenu contre ma nièce mademoiselle Steele ?[/color] »
« D’accord, pauvre enfant » Il se leva « Je reviens. »
« Vous allez où ? »
« Cela ne vous regarde pas. »
« Mais si vous vous faites agresser ? » il joua le même jeu que son collègue
« Je vais agresser les toilettes ! »
« Pauvre cuvette » soupira Richard d’un ton un peu amer
« Exactement » dit Joshua en ricanant avant de sortir de la pièce. « On discutera de la suite et du commandement à mon retour. »
« Oui …» Richard regarda Erin, attendant ses réponses. « Il n’est pas facile à vivre, heureusement que nous avions un E2PZ avec le dédale, deux semaines avec lui aurait été horribles »

Erin laissa les deux hommes parler ensemble, se gardant bien d’intervenir. Cependant, Berckam trouva plus judicieux d'interrompre le débriefing en allant soulager sa vessie. Pourquoi pas. À son âge, ça devrait bien fonctionner encore, mais bon. « Pensez à vous laver les mains », pensa Erin dans sa tête. Elle aurait bien pu le formuler mais le moment était assez pénible pour Richard sans qu’elle en rajoute.
Du coup, elle se retrouva seule avec Woosley. Et ses questions.
« Je m’arrangerai pour que vous puissiez la voir. De toute façon, c’est votre droit le plus total, et vous pouvez vous l’arroger si vous le souhaitez… », sous-entendu qu’il était plus ou moins aux commandes avec son collègue, maintenant que Weir était hors service. « Je préfère vous épargner les détails concernant ce que voulez faire votre nièce. Disons, pour rester générale, qu’elle voulait avoir un accès à toutes les ficelles de l’enquêtes, au travers d’Alexander. ». Inutile de lui conter les détails sordides d’abus sexuels et tout le toutim. Elle hésita, avant d’ajouter :
« Je vous plains sincèrement d’avoir fait le voyage avec lui. Ça fait dix minutes que nous sommes réunis et il m’agace déjà. Je suis désolée pour la petite pique gratuite dont je l’ai gratifiée, ce n’était pas malin ni très professionnel. »

Richard semblait plutôt soulager de ne plus voir son affreux collègue pendant quelques minutes salvatrices. « C’est vrai, mais il serait plus diplomatique que cela soit quelqu’un de présent qui arrange ce rendez-vous. Pour éviter qu’on pense que je m’arroge des droits ». Il regarda Erin « Merci d’avance. »
Il comprenait qu’elle voulait lui épargner certains détails et il n’était pas curieux de savoir la suite a vrais dire, pas maintenant il était encore chamboulé
« De toute façon, je les lirais, mais merci de votre délicatesse. Cela me permet de digérer déjà ça » une hocha une nouvelle fois la tête sur les éléments que souhaitait avoir Julia. Il eut un petit sourire effacé quand elle lui parla de Berckam.
« Il a été odieux avec tout le monde. L’accident diplomatique n’était jamais loin. Il a quand même insulté le colonel Caldwell en lui prenant son siège et avant ça en lui disant qu’il avait connu pilote plus sexy » il soupira en pouffant un peu.
« Ce n’est rien, je comprends. J’ai moi-même aussi envi de lui dire certaine chose déplaisante »

« J’apprécie votre sens de la diplomatie », ajouta Erin avec un sourire. C’était délicat de sa part de ne pas arriver avec ses gros sabots et d’imposer sa doctrine. Berckam s’en chargerait de lui-même. Elle opina du chef, ne sachant que dire de plus sur les fameux détails. Oui, il les lirait, et ce serait son calvaire. Elle imaginait déjà les retrouvailles avec son frangin, le père de Julia. Enfin, cela ne la regardait pas. Il revint sur ses excuses concernant Berckam. Elle n’en croyait pas ses oreilles. Ce mec avait vraiment un don pour manquer de respect aux gens qu’il croisait. Elle se demandait bien comment il avait pu grimper aussi haut dans l’échelle sociale.
« Ah oui quand même… Il est vraiment limite. Ne vous inquiétez pas, vous aurez une chambre séparée », fit-elle avec humour et un grand sourire. Il ne manquerait plus que ça tient.
Il lui fit un rictus entendu, il ne désirait pas s’imposer de trop, déjà qu’il risquait de rester le temps que Weir s’en remette…
« Oui. Plus il prend du galon, plus il est suffisant. » il sourit amusé « Quelle charmante attention » il ne devrait pas se plaindre de son collègue, mais bon il en pouvait plus. Cette réunion était une catastrophe et il redoutait le moment où il allait revenir.
« Pendant, qu’il n’est pas avec nous, avez-vous des choses à me faire partager ? »

Suffisant et doublement abject. Mais elle ne pouvait pas donner son point de vue sur cette abominable personne directement à son associé, cela ne se faisait pas. Enfin bref, de toute façon, il allait falloir faire avec. Le fait qu’il dispose d’une enquête en bonne et due forme contre Alexander ne lui inspirait pas confiance. Elle saisit la perche de Woosley au vol :
« Vous savez, ce n’est pas nouveau qu’il ne puisse pas sentir Alexander Hoffman. J’espère que son enquête est sérieuse si elle doit incriminer le chef de projet, car j’ai peur qu’il ne s’agisse que d’un différend personnel. Hors, je pense qu’il va dans l’intérêt de la commission que ce genre de… considérations, dirons-nous, personnelles, ne viennent pas entâcher toute cette histoire. Tout cela est déjà assez sordide pour qu’un individu ne cherche à salir l’honneur d’un autre à des fins personnelles. »
Elle doutait fortement que Woosley est une quelconque influence sur Berckam, mais bon, on ne savait jamais. Elle essayait par-là de protéger Alexander, tout en présentant ça du point de vue des intérêts de la C.I.S.

L’homme hocha la tête en soupirant… oui cela n’est pas nouveau et tournait à l’obsession.
« Je n’espère pas pour ma part. il y a suffisamment de révélation tonitruante pour qu’une plus des personnes qu’on pensait « saine » soit des montres » Il soupira une nouvelle fois, la nouvelle de sa nièce était amplement suffisant, sans parler de tous les militaires accusées de viols pour en rajouter une couche.
« Je ne sais pas ce qui s’est passé entre eux deux, mais je crains aussi que cela soit guidé par un désir personnel. Et Berckam est passionné. C’est un homme brillant mais trop obsédé par des éléments déconcertant ». Il la regarda
« Il ne tarit pas d’éloges sur vous. Pour être franc en 3 jours, j’ai eu le droit à des conversations très varié, entre la haine, l’admiration et les plaintes. Tous les trois ayant un nom : Hoffman, Steele et Caldwell ».

Erin soupira également avant de lâcher, de façon plutôt morne.
« Je pense que nous ne sommes pas au bout de nos surprises. De nouvelles têtes vont tomber. Avec Julia, nous approchons du ou des cerveaux de l’histoire. C’est certain, vu son grade. » La suite de la discussion sur Berckam laissa Erin dubitative. En même temps, elle sentait que le comptable en avait après elle. « Je vois », dit-elle en réfléchissant.
« Je ne sais pas si je dois me sentir flattée d’avoir son admiration, mais je vais tâcher de faire en sorte qu’elle demeure intacte. Il ne faudrait pas qu’il sombre uniquement dans la haine et les plaintes, sinon un nouveau Dark Vador va nous tomber dessus. », fit-elle pour conclure avec humour.

Richard soupira il ne pouvait qu’être d’accord. La mention du prénom de sa nièce lui donna une nouvelle vague de tristesse dans son petit cœur.
« Oui » lâcha-t-il simplement. Son regard alla vers la porte, mais Joshua devait s’être perdu…
« Je l’ignore. Mais au cas où éviter qu’il vous classe dans la même catégorie que votre collègue » il émit un petit rire à la référence sur star war.
« Je change de sujet, mais outre Berckam, vous n’avez rien d’autre à me dire, des remarques, des impressions ou d’autres éléments sur le personnel de la cité. Vous êtes bien intégré pas de problème autre que cette enquête ? » Il était soucieux du bien-être de son agent.

Erin s’en voulait de reprendre le prénom de Julia devant lui, mais il fallait bien appeler un chat un chat, et elle ne pouvait pas vraiment faire autrement. Si elle pouvait, elle éviterait, mais pour le coup, le Major Woosley était vraiment un suspect sérieux pour la suite de cette affaire.
« Je vais éviter, promis », dit-elle avec un sourire. Elle se garda bien d’ajouter que si cela venait à être le cas, elle n’avait qu’à lui proposer un rendez-vous en tête à tête pour rétablir le pendant « admiration » chez le comptable, vis-à-vis de sa petite personne. Mais pour ça, il pouvait toujours aller gratter dédé. Richard alla aux nouvelles, ou plutôt, il s’enquit des préoccupations de la jeune femme, et surtout, de son intégration. Erin lui fit un sourire.
« Je m’intègre plutôt bien. J’ai vécu une expérience un peu difficile sur la planète nommée « Paradize » mais je m’en suis plutôt bien remise. Je tenais à vous remercier pour votre petite carte d’ailleurs, c’était très gentil. Je suis bien entourée ici, et les gens sont sympas. Il y a de fortes têtes et du boulot à la pelle, mais c’est normal pour ce genre d’expédition. »
Elle compila ses pensées, et soudain, une idée lui vint :
« Ah si, il faudrait vraiment qu’on dégage quelques dollars pour fournir des chaises décentes dans les chambres de l’infirmerie. » Cela était anodin, mais en vérité, c’était chiant de ne pas pouvoir s’asseoir quand on allait visiter quelqu’un.

Il lui fit un rictus. Il essayait de ne pas trop penser à sa nièce mais bon voilà, il savait qu’il devrait faire le vide dans sa tête, afin de rester professionnel. Il fut satisfait qu’elle s’intègre plutôt bien dans cette grande famille lantienne. Bien entendu, il avait eu vent de se mésaventure, pas dans les détails et avait trouvé juste de lui envoyer une carte pour la soutenir.
« Mais de rien. Bien, que de bonne chose alors. » enfin avant cette enquête. Il arqua un sourcil « Ah car il en a pas ? Dans ce cas cela peut s’arranger. ». Il eut un rictus, baissant les yeux vers la table, semblant réfléchir à une autre question. Parler de ce genre de chose, lui permettait de s’enquérir du bien-être de son agent mais aussi de ne pas ruminer pour Julia.

Cependant, il n’eut guère le temps de formuler quelques mots, que la porte s’ouvrit un peu brusquement sur un Joshua amplement satisfait de lui. Allez savoir ce qu’il était parti faire.
« Bon j’ai réfléchis, les militaires vont nous faire chier ! Ils ne comprennent jamais rien aux trucs et son bon qu’à exécuter ! De plus entre Sheppard dans le coma et de toute manière, gamin comme il est, il ne sert à rien, Frei inapte psychologiquement et puis elle pipe que dalle de toute façon » Misogyne ? Oui totalement « Et pour finir, Lorne qui est éventré et qui ne sait pas aligner deux neurone et Caldwell qui ne sait pas faire autre chose qu’imposer son fonctionnement rétrograde, vaut mieux qu’on leur dise que durant ‘l’enquête ils sont hors sujet » toute la splendeur d’un administratif bien désireux de briser la confiance qu’avait essayer de maintenir Erin et Alexander avec les gris.
« Donc voilà, on les met de côté pour éviter qu’ils nous gênent, après ils feront leur boulot de bon militaire mais pas besoin de se les coltiner pour les phase de compte rendu et de réflexion ».

Le temps du petit échange courtois avec Richard Woosley était terminé. L’affreux Jojo revint à la charge après avoir fait sa petite affaire dans les toilettes de la cité. Et faut croire que pisser (ou toute autre activité) l’ai inspiré. Il revint en annonçant qu’il avait réfléchi et il proposa sans trop prendre de pincette d’évincer purement et simplement les militaires de l’enquête.
« Je ne suis pas certaine que ce soit une bonne idée Monsieur », commença Erin.
« Les militaires fonctionnent différemment de nous, cependant, la merde semble s’étaler chez eux, et je pense que c’est préférable de garder les loyaux sujets dans les manœuvres pour permettre de chopper les rats qui sévissent dans leur rang. Rien ne nous empêche de les driver comme l’on souhaite en les bornant à leur rôle d’exécutant, mais ce n’est pas une idée de les évincer totalement. Une rancœur va s’installer dans les rangs de cette expédition, et ce n’est pas le but visé par le docteur Weir. » Erin n’aurait pas le dernier mot, elle le savait, mais au moins, elle tentait de faire valoir son point de vue. N’empêche, Berckam avait tout du rond de cuir confortablement installé dans son fauteuil, qui envoyait des soldats à la guerre, des numéros, et qui regardait ce qu’il se passait sans rien comprendre aux valeurs militaires. Erin n’était pas dans cette vision des choses. C’était une bureaucrate, mais elle partageait et visualisait très bien les valeurs de l’armée. Elle tenait ça de son père, qui était quand même assez pro américain, et profondément patriotique.

Joshua écouta attentivement les propos de la jeune femme. Elle n’avait pas tort, mais ça le faisait chier de se taper les militaires lors des réunions.
« Hum. Pas faux. Enfin je n’aimerais pas qu’ils prennent de trop partie là-dedans. Car comme ils sont limités et bornés j’ai pas envie de leur expliquer pendant 3h des actions dite « politiques ». Ils ne sont pas en capacité de comprendre et vont nous emmerder ! » Il soupira « Et puis bon les militaires sont loyaux qu’à leurs copains militaires, le reste ils s’en contrebalance des civils ! »

Richard se retenait de faire une remarque déplaisante, lui rappelant que sa majesté Joshua s’en fichait bien des militaires lui aussi.
« Vous allez peut-être un peu loin. Les militaires doivent faire partis de tout cela, ce ne sont pas de simples exécutions »
« Oh si même avec un grade élevé ça reste des pantins ! Vous leurs dite de donner la patte ils le font. Voyez-vous bien, Sheppard qui était innocent, ses hommes l’ont bien mis en prison sans chercher à réfléchir ! »
« De toute façon, le commandement d’Atlantis est civil. Et il va vous revenir le temps que le docteur Weir soit en pleine capacité de ses moyens. Donc la question des militaires est secondaire. Néanmoins, je persiste à penser qu’il faut quand même les brosser dans le sens du poil, et cela est pertinent d’un point de vue politique. Si l’on doit jouer les politicards, faisons le correctement, et jusqu’au bout, c’est-à-dire en prenant en compte les militairesErin balaya l’air de la main, pour ajouter : « Quitte à ce qu’ils croient avoir encore une partie de responsabilités et de décisions, même si ce n’est pas le cas. »

« Oui de toute façon, faut qu’on voie aussi comme on s’organise niveau hiérarchie avec les cadres »
« Je suis d’accord, intégrer un pouvoir à plusieurs têtes pour un meilleur jugement » Il avait peur qu’il ait des abus de Joshua s’il prenait seul la tête de la cité.
« [color=#FF9933]Hum Erin vous avez des réflexions pertinentes. C’est vrai qu’on peut les manipuler pour leur faire croire ça. Mais bon, je vous laisserais le soin de vous prendre les migraines à leur expliquer des éléments simples. Car je n’ai aucun tact et patience avec les idiots. »
« Et pas seulement avec eux … »
« Je n’ai pas besoin de vous enrobé de sucre mes pilules pour que vous les compreniez, mais si besoin je peux leur mettre des paillettes Richard ! »
« Il serait bon que parfois vous soyez moins cash. »
« Je peux faire l’effort. » Il semblait en avoir rien à faire.
« Bon, en tout cas la question des militaires est importante, car ils vont venir nous demander des comptes et réclamer la gouvernance de l’enquête. Comme les coupables sont militaires ils vont penser à juste titre que cela est une enquête de l’armée. Je ne veux pas qu’ils viennent nous casser les pieds là-dessus. »
« Nous, nous chargerons des relations civil/militaire avec mademoiselle Steele, nous ménagerons les besoins et égo de chacun, même si je pense que nous devrions les garder avec nous, ils sont importants et les mettre de côté serait briser le peu de confiance qu’il reste.. »
« Car vous pensez vraiment que les militaires font confiances aux civils ? Avec vous dans cette histoire, le lien de confiance ne devait pas être bien présent. » Il fit un geste de la main « Enfin on va tester votre méthode et s’ils viennent trop pénible, je les vire ! On a autre chose à faire que de s’encombrer de débiles. » Il regarda ses notes. « Bon je ne veux pas de Frei dans les pattes, elle a été violée et elle outrepasse sa raison, elle n’est plus professionnelle. Vous me la foutez dans ses quartiers avec une glace vanille pour qu’elle se console. On est obligé de garder Caldwell mais vous vous chargez de son côté protocolaire et pro armé. Et Sheppard, s’il se réveil un jour pour le moment en s’en fou. Lorne est à l’infirmerie me semble non ? Et qui sont les autres militaires dit de confiance ? »

Erin avait des aigreurs d’estomac. Ce mec était vraiment une ordure de la pire espèce. Il n’inspirait pas le respect, ni l’envie de lui être subordonné. Il tenait les gens uniquement par sa fonction et sa position hiérarchique, mais une chose était certaine, si le bateau prenait feu, personne ne se ferait chier à le sauver, et c’est en brûlant qu’il comprendrait enfin que tout le monde le détestait. Quoique Erin était certaine qu’il savait cela. Alors quoi ? Il n’avait donc aucune estime pour lui-même et s’arrogeait tout ce qu’il voulait par le pouvoir et l’argent ? Woosley tentait bien de le canaliser, de le modérer, mais rien n’y faisait. À l’évocation de Karola et de sa glace vanille, Erin sera les dents. Elle mourrait d’envie de lui coller une baffe mais elle ne pouvait pas faire ça. Richard avait confirmé qu’ils s’occuperaient des militaires, puisque c’était le souhait du comptable, et Erin ne revint pas là-dessus, l’affaire était entendue.
« Quoique vous en pensiez, le Major Frei est apte au service. » Elle ne lui laissa pas le temps de répondre, car elle ajouta à la discussion la suite des militaires dit de confiance, et elle savait que le nom qu’elle s’apprêtait à dire allait le faire bondir. « Sinon Ford a prouvé sa valeur et est digne de confiance... ».
Joshua allait répondre mais Erin ne lui laissa guère le temps. Il soupira avec un geste de la main, lui coupant la parole.

« Ford ! Cette espèce de mutant complètement paranoïaque et schizophrène ? Non mais et puis quoi encore ? déjà qu’il aurait fallu le mettre dans un placard ou le laisser sur sa planète ! » Il secoua la tête « Quant à Karola elle reste une femme violée n’est pas apte à faire quoique ce soit, mise à part chialer… »
« Joshua, la major est quelqu’un de fort et de déterminée » il n’alla pas sur Ford, car il ne savait pas les éléments laissant Erin le défendre.
« Ça reste une femme qui a été violée ! Je ne veux pas d’un responsable qui risque de nous faire une crise d’angoisse. Le pot de glace est son seul ami. Et Ford, en quoi il a prouvé sa valeur ? »

Erin respira par le ventre, c’était là le seul moyen de se calmer et de continuer cette discussion à sens unique.
« Ford a prouvé son honnêteté et son intégrité en participant à l’arrestation de plusieurs personnes, il a été déterminant sur de nombreux points de l’enquête, mais vous devez déjà le savoir si vous avez lu les rapports. Certes, il a été drogué, mais il a fait sa part des choses, et dans le respect des règles et des protocoles, à contrario de certains militaires qui eux sont cleans ! Depuis son retour, il se soumet à tous les protocoles de sevrage, il suit tout ce qu’on lui demande. Alors je vous le demande franchement, est-ce que votre animosité envers lui est motivée par des critères raciaux ou médicaux ? Parce que, objectivement, je ne vois pas quoi lui reprocher. »
Si Berckam souhaitait parler, elle le couperait d’un geste de la main, tout en ouvrant une autre piste, en se penchant vers lui, avec un doigt qui tapoterait sur la table au fur et à mesure de son petit discours, qui partait légèrement en monologue.
« Vous m’avez engagé comme consultante, vous me consultez. Mon avis ne vous plait pas, tenez en compte ou pas, je vous le donne puisque c’est mon travail. Je me permets donc d’insister, mais nous sommes en sous effectifs militaires. Avec l’arrestation du Major Woosley, nous devons utiliser tous les responsables qu’il nous reste, et le Major Frei en est un. Ne vous en déplaise, mais c’est le meilleur moyen de continuer à s’arroger la loyauté des autres. Ça fait une semaine que le corps militaire est malmené, il faut faire passer un message de bienveillance. Alors oui elle a été violée, oui ce n’est pas facile à vivre, et non, ce n’est pas une femme qui va se consoler avec un pot de crème glacée. J’ai discuté avec elle, et il est manifeste qu’elle ne pétera pas un câble. En plus de ça, avec Caldwell sur le dos, la connaissant, elle va tout faire pour rentrer dans les clous pour plaire à sa hiérarchie. C’est sa façon de fonctionner. Le boulot lui permet de rester dans la pleine possession de ses moyens, et participer à régler cette affaire lui enlèvera un poids. Maintenant, c’est à vous de décider avec Monsieur Woolsey, mais par pitié Monsieur, arrêtez d’utiliser des excuses myosines ou vos préjugés, pour justifier vos décisions et restez objectif. »
Erin croisa les bras. Elle ne se battrait plus là-dessus, le comptable ferait comme il le voulait. Elle avait fait passer son message, maintenant, il en faisait ce qu’il voulait. Elle était à peu près certaine qu’il allait se torcher son petit cul potelé avec, mais au moins, elle restait intègre dans ses convictions.

L’homme soupira il avait un regard dubitatif, persuadé que Ford n’avait pas sa place ici. Ce n’est pas un programme de charité et ce mec devait être au mieux dans un laboratoire. Même s’il prônerait une simple injection létale, pour se prémunir de tout risque venant d’un taré dans son genre. Son regard alla sur Richard qui semblait en parfait accord avec sa collègue. Le petit homme ventru, s’adossa lourdement à sa pauvre chaise, qui était soumisse à de rude effort. Il en avait cure au final des arguments d’Erin, mais l’entendre parler était intéressant, voir ses lèvres sensuelles souligné d’un rose à lèvre couleur chair, laissant voir de temps à autre sa dentition blanche. Elle avait des neurones dans le ciboulot et ce n’est pas si mal venant d’une nana aussi bien foutue. Finalement, il ne l’écoutait qu’à moitié l’esprit divagant, s’imaginant une scène bien perverse sur cette grande table et le petit cul de la consultante entre ses mains. Le doigt qu’elle tapota avec ardeur sur le mobilier, lui donnait envie de lui enfoncer dans sa bouche. Il finit par faire un geste de la main dédaigneux en tournant un peu avec sa chaise.
« Bien bien, on garde l’autre taré et miss “pot de glace” avec son grand père qui va lui passer les bracelets de contorsions » puis soudainement il fixa farouchement la jeune femme
« Mais à la moindre erreur de l’un des deux, vous en porterez la responsabilité ! Et ça sera avec un allé simple pour la Terre, pour retrouver nos locaux du CIS » sa voix avait été autoritaire et glaciale. Puis il enchaîna d’un ton léger
« Et ont à que ça en réserve ou il a d’autre militaires de confiance ? »

Erin était certaine que le comptable ne l’écoutait pas vraiment. Il devait faire pareil avec sa femme, quand elle lui causait. Afficher une mine un peu rêveuse comme ça et opiner du chef l’air de rien. A quoi est-ce qu’il pouvait penser, elle n’en savait fichtrement rien. N’empêche, quand il se « réveilla » et qu’il accepta ses arguments, tout en la toisant de manière soutenu pour lui coller l’entièreté des responsabilités de Ford et Frei sur le dos si jamais ils faisaient de la merde, Erin soutient son regard sans sourciller, la mine grave. Il faisait peser la menace d’un retour sur Terre, rien de plus logique au final si elle se faisait limoger.
« Bien Monsieur. », dit-elle simplement, ne cherchant pas à se défiler, parce qu’elle était certaine qu’il pensait qu’elle allait essayer de marchander. Mais il ne se trompait de personne si tel était le cas.
« Nous avons également le Sergent Maître Allen », dit-elle en parcourant ses notes, trop contente de trouver un prétexte pour ne pas le regarder,
« exemplaire, aucun problème dans son dossier, le première classe Fuller, aucun problème également, le Lieutenant Adam Ross, bref, nous avons encore des éléments valables sur qui nous appuyer. »
« C’est déjà pas mal », rajouta Woosley, pensif. « La situation est critique en terme de personnel militaire, mais désespérée. Et je pense que le colonel Caldwell mettra à disposition des militaires de son bord. »

Le comptable du CIS, était en train de regarder sa tablette, pendant que les deux autres parlaient. Il écoutait et n’en tirait aucun intérêt particulier.
« D’accord on a plus beaucoup de personne. Heureusement que les hommes de Caldwell sont là. Mais faut pas qu’il prenne ses aises non plus, Atlantis ce n’est pas le Dédale ». dit-il d’un ton lasse, clairement cela le faisait chier d’être là.
« Je ne pense pas que le colonel à ce genre de prétentions »
Berckam eu soudainement un rictus sadique en mirant sa tablette et soupira satisfait.
« Ça reste un militaire, un vieux dinosaures qui ne voie que son point de vu. En étant le nouveau responsable il se ferait une joie de tout remettre au pas »
« Vous lui prêtez des attentions qu’il n’a pas Joshua »
« Ah ? Car les blâmes qu’il vient de distribuer c’est quoi ? Enfin bon, je ne vais pas les contester ils sont tous mérités ! » Jubila t’il.
« Qui a eues des blâmes ? »
« Karola Frei, pour vol d’une arme, Hamilton pour ses meurtres, le Dr Taylor Laurence pour avoir laissé Frei sortir de l’infirmerie plus tôt et pour finir Hoffman qui se prend un blâme à cause de votre soldat de confiance « Ford » » Il tendit la tablette aux deux cadres pour qu’ils regardent.
« Bon, sur cette super nouvelle, cette réunion est finie, on s’emmerde et on a plus rien à dire, en plus faut qu’avec Richard ont aille voir la vielle junkie ! »
« Joshua ! Votre respect ! »
« Oh si on ne peut plus rire ! Vous êtes aussi coincé que Caldwell ! »
« Eh bien je préfère être coincé et compétent que volubile et blagueur comme certain ! »
« Tssss »
Berckam, se leva pour quitter la pièce, pressant Richard de sa petite voix impérieuse.


END 22/02/2017
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[Moment fort 16] : Les ronds de cuirs à la rescousse

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