Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 
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Descente aux Enfers [PV John Sheppard]

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Lun 13 Fév - 23:51
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Descente aux enfers
Avec John Sheppard


"Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et, quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur."

Victor Hugo

Ton sourire,
Ton regard,
Ton parfum,
Ta voix,
Ton rire,
Ton cri,
Ta peur,
Le trou noir,
Et tout recommence, encore et encore, depuis ton départ,
Les derniers instants de ta vie,
Des cauchemars qui hantent mon existence chaque nuit,
Sans jamais me laisser de répit,
Jusqu'à ce que la Mort me frappe à mon tour,
Voilà ma descente aux Enfers.


01h12 ...

Soudain, je me réveillai en sursaut, en sueur, la respiration rapide et saccadée. Assis dans mon lit, j'eus beaucoup de mal à émerger et je regardai autour de moi. Où étais-je ? Non, je ne me trouvais pas dans cette voiture, ni dans cet hôpital. J'étais dans ma chambre sur Atlantis. Des années plus tard. Je tremblais, je ne parvenais pas à retrouver une respiration normale. Les yeux fermés, je serrais les dents et les poings, m'empêchant de hurler mon désespoir, agrippant le drap de peur qu'il ne s'échappe. Ces cauchemars allaient finir par me tuer. Les minutes passèrent lentement, et peu à peu, je repris mes esprits. Passant mes mains sur mon visage, je finis par me calmer, avant de regarder le réveil. La nuit venait à peine de commencer. Depuis combien de temps dormais-je ? Deux heures à peu près. J'attrapai ma montre, et mes yeux fixèrent un instant le cadran sur lequel se trouvait la date. Alors, c'était aujourd'hui. Cette date maudite. Cette date qui me poursuivait sans me laisser tranquille. Un bien triste anniversaire. A cette pensée, je sentis que mes yeux commençaient à s'humidifier. Non, je ne devais pas lâcher des larmes. Elle ne l'aurait pas voulu. Pourtant, comme chaque année depuis cette date, ce jour était le plus dur à supporter. Un jour où je ne me battais plus. Toute la colère et la rancune que je gardais depuis plusieurs jours finirent par s'envoler pour laisser la place à une immense lassitude qui me rongeait de l'intérieur. Un rite macabre qui me prenait depuis des années. Depuis son départ.

Le sommeil ayant totalement disparu, je finis par quitter mon lit. Je frissonnai de froid, alors je me glissai sous la douche, me réchauffant un très long moment sous l'eau chaude. Mais, cela ne suffit pas. Elle était trop présente dans mon esprit. Elle ne me quittait pas. Je pouvais la sentir. Les yeux fermés, les mains posées contre le mur, je restais immobile pendant un moment. Combien de temps ? 10 minutes ? 20 ? Peut être 30 ? Je l'ignorais, et je m'en fichais. Cependant, je finis par sortir de la douche et me sécher. Un regard vers les draps froissés m'empêcha d'y retourner. Non, je ne voulais pas me recoucher, je ne voulais pas me rendormir. Je voulais oublier. C'était tout ce que je voulais. Comme à chaque fois. Oublier cette douleur, cette souffrance qui m'envahissait. Je devais sortir de là. Alors, je m'habillai et je quittai mes quartiers. Mais où aller ? Pour oublier, il n'y avait qu'un seul lieu. Mais, parviendrai-je à oublier ces souvenirs, cette fois-ci ? Non, bien sûr que non. Ce n'était qu'une douce illusion. Malgré ça, j'avais besoin de ce moment d'évasion. Tant pis pour les conséquences. Et tant pis si cela ne servait à rien.

Je ne mis pas longtemps à arriver au bar. A cette heure ci, je n'avais croisé quasiment personne. Tant mieux, je n'avais pas envie de parler. Le bar était lui aussi presque désert. Quelques habitués traînaient encore, mais ils étaient fort occupés. Ils ne faisaient pas attention à moi. Je m'installai au comptoir et je hélai le barman.


"Une bière, s'il vous plait".

Le barman haussa un sourcil. Il fallait dire qu'il était tard, personne ne commandait d'alcool à cette heure-ci. De quoi l'intriguer.

"Désolé, mais il est tard, le bar va bientôt fermé. Ce n'est pas une heure pour boire, si vous voulez mon avis".

Ton avis, je m'en fichais. Et le regard noir que je lui lançais finit par le décider à me servir contre sa volonté. Après tout, il était payé pour ça, non ? Alors qu'il me serve, et qu'il garde sa moral à deux balles pour lui. Attrapant la bouteille, je bus une longue gorgée. Bon dieu, cela faisait du bien. Seul dans mon coin, je continuai de boire en ruminant mes idées noires. Mon regard se perdit sur un petit objet que je venais de sortir de ma poche, et qui ne me quittait jamais. Une bague. Une alliance de femme serti sur la moitié de diamants, où on pouvait lire sur la tranche intérieure les initiales E.G. Mes yeux restèrent longuement fixés sur cet objet que je tournais entre mes doigts, sans me rendre compte du temps qui passait. Une bière, puis deux, puis trois. Cet alcool n'était pas très fort, il fallait en boire des litres pour devenir ivre. J'étais très loin de cet état. Pour mon plus grand regret. Du moins, pas encore, car il s'agissait là de mon but ultime. Pour oublier. Lâche, me direz vous ? Possible. Mais, je m'en fichais royalement. Tout ce qui comptait en cet instant, c'était le nombre de bouteilles que je pouvais vider, sans jamais quitter l'alliance du regard. Après avoir poussé quelques cadavres du revers de ma main, je finis par ranger l'alliance, et je regardai le barman. L'alcool commençait lentement à me monter à la tête, mais ce n'était pas suffisant. Pas encore. J'avais besoin d'air. Et de quelque chose de plus fort. Je sortis quelques billets de mon porte feuille.

"Je vais prendre une bouteille de whisky".

Le barman hésita, mais il finit par me tendre une bouteille, avant d'empocher l'argent. Je pensais qu'il voulait se débarrasser de moi au plus vite. Ses désirs allaient être exaucés car je n'avais qu'une seule envie : partir d'ici. La bouteille à la main, je quittai le bar, et je parcouru les couloirs déserts. J'ignorais quel chemin prendre, j'allais là où mes pieds me portaient. De temps en temps, j'avalai une gorgée du délicieux breuvage qui brûlait ma gorge. C'était bien meilleur qu'une bière, ce truc là. Je tanguais légèrement, mais rien de bien méchant. Je m'étais déjà pris des cuites dans ma vie, j'étais encore très loin de cet état en cet instant. Je marchais, c'était tout ce qui importait.

Sans que je sache comment, je finis par me retrouver quelque part dans une zone inexplorée de la cité. Allons bon, comment allais-je faire pour rentrer ? Peu m'importait sur le moment, car je ne voulais pas du tout retourner dans mes quartiers. Je passai une porte, et j'atterris sur un balcon. L'air frais fouetta mon visage, ce qui me fit du bien. Cela contrastait avec la chaleur produite par l'absorption d'alcool. La bouteille de whisky était seule vidée d'un tiers, parfait, j'allais encore en avoir pour un moment. Pas question d'arrêter avant de la finir, quitte à m'endormir sur le sol froid du balcon, loin de toute civilisation. Le ciel était clair, parsemé d'étoiles, la mer était calme. Une nuit parfaite pour déprimer en paix. Hop, une nouvelle gorgée, tout en m'avançant vers la rambarde que je saisis de mes mains. Je me penchai un peu par dessus, puis je regardai en contre bas. Une idée effleura alors mon esprit. Une idée qui n'était pas nouvelle, qui venait chaque année. Une idée tout simple et très facile à réaliser. Et si je sautais ? Et si j'arrêtais enfin tout ce merdier ? Et si je la rejoignais ? Tout serait tellement mieux, non ? Il me suffisait de tomber, rien de plus facile. En quelques secondes, tout s'arrêterait. Sans quitter le bas de la cité des yeux, je bus une autre gorgée, avant de finalement secouer la tête en éclatant de rire. Quelle idée absurde, en y repensant. Non, la Mort n'allait pas me prendre. Pas aujourd'hui. Pas cette fois. Pas encore.


"TU CROYAIS M'AVOIR ? TU NE M'AURAS PAS ENCORE ! VA FALLOIR ATTENDRE, J'AI PAS ENVIE DE TE SUIVRE !" criais-je en levant les yeux au ciel, comme si je m'adressais à un être que seul moi voyais.

Mon rire cessa aussi rapidement qu'il était venu. Les ravages de l'alcool. Je reculai jusqu'à ce que mon dos touche le mur derrière moi. Puis, je me laissai glisser sur le sol pour m'asseoir, adossé au mur, les jambes allongées par terre. Seul dans une solitude pesante et froide. Sans m'en rendre compte, la bague revint dans ma main, et mes doigts recommencèrent à jouer avec. Mon regard ne la quitta pas, comme hypnotisé. De temps à autre, j'avalais une gorgée de whisky, les yeux humides, sans qu'aucune larme ne coule. Après un long silence, je finis par lever la bouteille, comme portant un toast à quelqu'un qui n'était pas là, les yeux toujours rivés sur l'alliance dont les quelques diamants scintillaient sous la lueur de la lune et des étoiles.

"Bon anniversaire, ma chérie" murmurai-je avant d'avaler une nouvelle gorgée, perdu dans mes pensées funestes.

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Mar 28 Fév - 19:03
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Gabriel Grayson
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Dire que moralement il allait bien était un doux euphémisme. Depuis janvier et cette tragique histoire de coup monté, viol et agression, il ne sentait pas très bien. Durant cette affaire il avait été quand même destitué deux fois de son rôle de leader militaire. La première fois, par ses hommes venus l'arrêter, car il était soupçonné de viols et d'agressions…et la seconde par une Weir manipulée et droguée avant de se faire empoissonné. Il avait manqué d'y passer après plusieurs jours de coma. En somme, il n'avait servi à rien durant ces jours d'enquête. Il n'avait pas pu protéger les siens, ni même intervenir quand ses proches se faisait agresser… tout s'était effronté, la routine, sa vie intime … puisque maintenant tout le monde savait qu'il entretenait depuis 1 an une relation amoureuse avec Nathalie Dumond, assistante de son bras droit… même s'il faisait semblant de bien se porter tout cela le travaillait mentalement.

Il n'avait servi tellement à rien ! Et se faire trahir par d'autres militaires étaient difficile à digérer pour le colonel. Sans parler, que depuis cette historie, beaucoup de changement s'effectuait et il manquait d'entrain. Lui qui habituellement, était le premier à vouloir tout fracasser pour reconstruire. Il n'avait pas le moral. Il s'en voulait de frémir, de sursauter quand Nathalie l'attrapait dans le couloir pour l'embrasser. De ne pas partager la même joie de s'afficher enfin au grand jour. Il se demandait même si un jour, il s'y ferait… Il avait du mal à apprécier que tout le monde sache, avec le lot de remarque qui vont avec. Maintenant, c'est limite s'il ne devrait pas rentre des comptes à toute la cité, si un jour Nathalie pleure où se casse un ongle. Il avait horreur, d'être observé avec autant d'attention, comme une célébrité sous le feu des ragots.

Mais bon, une nouvelle fois ces pensées étaient autocentrées sur cette trahison… il avait lu les dossiers, les enquêtes et tout ce qui se rapprochait à ce tragique événement. Et ce qu'avait lu John, ne lui avait pas plus du tout. Il en devenait dégoutté de la nature humaine. Naïvement et grand rêver qu'il est, il pensait qu'Atlantis, serait épargnée de ce genre de complot pervers et révoltant ! Mais non, cela reste un endroit peupler par des hommes et des femmes … un endroit qui aurait été souillé un jour où l'autre par de mauvaises ambitions. Même celle d'un Goa'uld qui avait trouvé la galaxie de Pégase pour refaire son règne. Ils ne doutent de rien vraiment…

La plupart des personnes étaient « au vert » enfin ceux qui avaient subis des dommages, dont moi. Avec le suivi psy qui va avec. Pour sa part, il travaillait un peu, dans les dossiers et autres tâches rébarbatifs qu'il n'aimait pas faire. Mais bon, il ne pouvait guère arpenter de nouvelle planète …le colonel était rentré dans ses quartiers seul, demandant à Nathalie de ne pas le rejoindre. Désirant simplement être seul cette soirée. Elle n'avait guère apprécié et avait insisté comme souvent et il ne pouvait que la comprendre, il aurait sûrement fait pareil. Hors, il avait besoin de ce moment de solitude face à lui-même…. Au final, l'homme avait fini par céder et il était partit la rejoindre dans ses quartiers, ne voulant pas qu'elle se fasse des films inutilement.

Le sommeil fut long à trouver et court… il s'éveilla aux alentours de minuit …Nathalie dormait paisiblement. Il eut beau essayer de se rendormir, cela fut tout bonnement impossible. Il se sentait oppresser et dès qu'il fermait les yeux, ce fut pour voir des images déplaisantes de cauchemars et autres idées farfelus qui le hantaient depuis quelques temps. Il n'aimait pas être aussi traumatisé… il fallait qu'il accepte et digère les trahisons et les changements. Où avait-il merdé ? Comment, cela se fait qu'il n'est jamais vu ce genre de comportement ! Bordel 1 an ! Une putain de garce d’année à être aussi aveugle… ah oui, il faisait bonne figure avec ces grands discours ! Mais il était tout bonnement incapable de faire passer la pilule. Alors, au bout d'un moment, l'homme se leva délicatement du lit, se disant que faire un tour, le fatiguerait physiquement.

L'homme enfila son uniforme et quitta les quartiers de sa compagne qui sommeillait paisiblement. Il avait pris soins de marquer un petit mot, déposer sur son oreiller. Il se sentait bête… il marcha dans les couloirs quand soudainement, il croisa Hoffman qui cheminait seul. L'anglais semblait être surpris de voir le colonel dans le pôle des quartiers d'administration. Mais bon, le militaire n'était pas certain comme son ami, cachait bien ses ressentis.

« Tiens mon chou à la crème est seul ? »
« Je constate que ma chouquette aussi. »
« Oui, où est Erin ? » Il avait de grande chance, que cela ne trompe pas l’anglais, mais il tenant quand même la diversion.
« Avec Isia et toi, que fait tu l’as ? Ne devrais-tu pas être sagement dans ton lit avec Red Velvet ? »
« Euh… »
« Tu pars comme un goujat ? Allé viens, vu ta tête un whisky te remettra les idées en place » lança l’anglais d’un ton amusé.
« Bien je te suis »

Les deux hommes papotèrent de tout et de rien, Hoffman, tenta bien quelques approches pour savoir ce qui tracassait Sheppard, mais le militaire semblait évasif. Alors, naturellement, il orienta la conversation sur d'autres sujets laissant le loisir au colonel de se confier si besoin. De toute manière, il n'était pas dupe de l'état de son vis-à-vis. Leurs discussions, prirent fin, quand Erin rentra dans les quartiers de son compagnon le visage radieux.
« Je vais vous laisser, j’ai besoin de courir de toute façon »
« Quelle horreur »
« Tu veux venir avec moi ? Ou tu préfères un autre sport ? »
« J’aime bien en effet le sport qui se fait à deux »
« Parallèlement ? »
« Oh l’avantage c’est qu’il y a plusieurs variante »
« Feignasse »
« Une feignasse qui bat tes hommes »
« À se demander où ils ont été entraînés »
« Ce n’est plus ce que c’était les militaires… »
« Je parlais des anglais… »
« Tu ne veux pas savoir ce genre de chose »
« Pourquoi je complexerais ? »
« Si tu savais … »

Les deux hommes pouffèrent. John embrassa sur la joue Erin, pour la saluer et fit ne tape amicale à Alexander, avant de filer. Cela lui avait fait du bien de parler de tout et de rien. Permettant d’oublier ses démons durant une heure. Hors, au moment, où il courait sur les digues, vers une zone peu fréquentée, ils vénèrent lui faire un autre coucou. Et une nouvelle fois, il ne sentait plus très bien. Pourquoi, ne pouvait-il pas passer à autre chose ? C’est grave quand même !

Il erra dans les couloirs de la cité, ne faisant plus gaffe où il mettait les pieds dans l’espoir de réfléchir à tout cela et d’avaler cette maudite boulent au ventre. Il se retrouva près des balcons d’une zone inconnue… un peu d’air frais, ne serait peut-être pas plus mal après tout. Il était bientôt deux heures du matin, quand il entendit des cris. Qui était l’âme solitaire qui pouvait décider d’errer aussi dans cette zone ?

Il fut surpris de voir une silhouette bien connue… Gabriel une bouteille à la main adossée au mur… il était bourré ? Cela faisait quelques temps, qu’il n’avait pas croisé son ami scientifique. John s’approcha doucement, pour se mettre s’asseoir aux côtés de Gabriel, qui semblait avoir un sacré souci lui aussi.
« Je te ramène ou tu veux un compagnon de beuverie ? »



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Jeu 2 Mar - 16:42
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J'étais plongé dans mes pensées, le regard perdu sur la bague qui tournait entre mes doigts. Je n'avais plus du tout la notion du temps, j'ignorais si j'étais assis là depuis 10 minutes ou bien depuis 1 heure. Le froid de l'hiver me gagnait peu à peu, ma peau se recouvrait de chair de poule, des nuages de condensation s'échappaient de mes lèvres à chaque respiration, et un petit vent glacial balayait mon visage. Cela m'importait en fait. L'alcool me tenait chaud, et après ce que je venais de vivre dans le laboratoire récemment découvert, ce n'était pas cet instant sur un balcon qui allait me tuer. Je voulais rester là le plus longtemps possible, faisant face à mes démons intérieurs qui me hantaient, à ces pensées qui me rongeaient, à ces souvenirs qui me tuaient lentement. Depuis l'accident, quelques uns de mes proches m'avaient à plusieurs reprises conseillé de me débarrasser de cette alliance, pour oublier et avancer. Cependant, je n'avais jamais pu le faire. Je m'étais séparé de tout ce qui me rappelait Emily, de ses affaires, de ses photographies. Je n'avais plus rien d'elle. Hormis une chaîne avec un pendentif qu'elle m'avait offert, et que je portais tout le temps sur moi. Et bien sûr, cette bague qui lui appartenait depuis le jour de notre mariage. Et curieusement, je ne parvenais pas à m'en défaire. Si je le faisais, j'avais le sentiment que je l'oublierais à jamais, et cette idée me faisait peur en permanence. Non, je ne voulais pas l'oublier. Elle était l'amour de ma vie, la seule femme que j'avais jamais aimé. L'effacer de ma mémoire serait une ignominie. Et même si conserver cet objet me condamnait à garder tous ces démons à l'intérieur de moi pour toujours, alors je choisis cette option là. Hors de question de l'oublier. J'aurais l'impression de l'abandonner, et ça je ne me le pardonnerais jamais. Comme je ne me pardonnerais jamais cet accident qui m'avait tout pris en quelques secondes. Mes yeux étaient brillants, et pourtant aucune larme ne coulait sur mes joues. J'avais passé les dernières années de ma vie à pleurer comme une fille en cachette, je n'avais plus de larme aujourd'hui. Seulement de la tristesse, de la douleur, du désespoir.

Toujours perdu dans mes pensées, je ne remarquai pas que quelqu'un approchait du balcon où je me trouvais. La seule chose qui me fit reprendre conscience de la réalité fut une voix masculine près de moi, une voix que je ne connaissais que trop bien. Avant même de lever la tête, ma main se ferma rapidement sur l'alliance pour la dissimuler à la vue du visiteur. Ce dernier avait-il eu le temps de l'apercevoir ? C'était possible, tout dépendait depuis combien de temps il se trouvait sur le balcon à me regarder. Mal à l'aise à l'idée que quelqu'un puisse me voir obnubilé par cette bague, je me tournai vers l'homme qui était venu me déranger, non sans avaler une nouvelle gorgée de whisky. John Sheppard en personne, que je n'avais pas vu depuis un moment. Il fallait dire que depuis ma permission sur Terre, il s'était passé beaucoup de choses sur Atlantis. D'abord, Karola qui avait vécu quelque chose d'atroce, et dont je m'en voulais parce que je n'étais pas là pour l'aider ou la protéger. Mais aussi John qui avait terminé dans le coma suite à un empoisonnement. Et encore, j'ignorais tous les détails, je n'étais pas du genre à faire fis des ragots de couloir. Revoir mon ami en vie me fit du bien, même si le moment était très mal choisi, et que peu de choses pouvait en cet instant surpassé ma dépression actuelle.

John vint s'installer à côté de moi, s'asseyant sur le sol froid, avant de me demander si je voulais rentrer ou alors si j'acceptais un compagnon de beuverie. Que faisait-il là à une heure aussi tardive ? Visiblement, ce qui lui était arrivé l'avait aussi affecté, mais j'ignorais à quel point. Etait-il aussi mal que moi en ce moment ? Difficile à imaginer, nous avions vécu deux choses totalement différentes. J'avais donc le choix entre rentrer au chaud pour retourner en tête à tête avec mes démons intérieurs, ou de boire avec un pote, même si de ce côté là j'avais une longueur d'avance, en passant le temps pour peut être réussir à penser à autre chose. Pour moi, le choix était vite fait.


"Je n'ai pas envie de rentrer" lui dis-je simplement en lui tendant la bouteille de whisky.

En clair, ça voulait dire qu'il pouvait rester et boire avec moi s'il le souhaitait. Pendant que John prenait la bouteille, je glissai discrètement l'alliance de ma femme dans ma poche, comme si le fait qu'elle disparaisse rapidement allait faire oublier sa présence si jamais le militaire l'avait vu. Je me doutais de ce qui se passait dans la tête de mon ami. Il devait se demander pour quelle raison je me trouvais là, sur un balcon, à boire de l'alcool à une heure aussi tardive, en ayant l'air de ne pas aller bien du tout. Et fatalement, il allait sûrement me poser la question. Je voulais éviter de lui répondre, aussi je décidai de parler le premier en l'interrogeant sur sa présence à lui, ainsi que sur sa santé vu les derniers événements. Fuir le passé n'était jamais une bonne chose, n'est ce pas Gabriel ? Si tu penses qu'il va te laisser comme ça, je crois que tu te trompes.


"J'ai appris ce qui t'était arrivé. Comment vas-tu ? Et qu'est ce que tu fais ici ?"

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Ven 3 Mar - 19:15
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Gabriel Grayson
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Avant de s'asseoir l'homme toisa quelques instants, son ami, complètement hagard dans ces pensées. Il entraperçut une petite lueur argentée dans le creux de sa main. Un anneau ? Une bague de mariage, il avait été marié ? Il y a de forte chance que cela ne soit pas autre chose, il voit mal Gabriel s'enticher de ce genre de bijoux alors qu'il ne portait rien sur ses mains habituellement. Même pas une chevalière. Bien entendu, cet élément intrigua le soldat, mais il ne préféra pas l'évoquer de lui-même. Si Gabriel, souhaite en parler cela viendrait sur le tapis. Surtout, qu'il venait de voilé l'objet au regard de son ami, dans le but de lui dissimuler. En tout cas, si ce fut bien une alliance, John ne put que comprendre une certaine forme d'hypothèse. Lui aussi avait été marié et la rupture fut difficile, après, peut être que la femme de Gabriel était morte ou avait-il simplement du mal à l'oublier après une séparation houleuse, ou la terre était trop loin pour lui permettre de vivre son amour. Bref, beaucoup de choses et peut-être que Gabriel lui confirmerait l'une de ses hypothèses.

Enfin bon John ignorait les raisons qui poussaient Gabriel à se torcher la gueule. En tout cas s'il se laissa glisser contre le mur. Le sommeil ne lui tenait pas compagnie et il n'avait nullement envie de le trouver. Évitant ces cauchemars et ses tourments. Déjà qu'éveiller ils venaient lui tenir la chambre, alors même dans le temps de repos, il préférait rester là… que dans son lit et gêner sa compagne.

« Moi non plus … » N'étant pas en service, il avait le droit de boire et puis bon, l'alcool allait peut être faire taire ses soucis, au moins pendant quelques heures salvatrices. Il prit la bouteille t bue une gorgée. Arf, cela changeait du verre que lui avait tendu Hoffman, niveau qualité ce ne fut pas la même chose. Ce whisky était juste fort et pas très bon. Mais bon, il allait faire son œuvre.

Gabriel ne semblait encore pas trop bourré pour avoir conscience de la teneur de ses propos, même s'il était bien avancé. Le soldat, savait qu'il était en pilote automatique depuis la fin de l'intrigue. Il n'était plus apte dans sa tête mais pourtant se forçait à faire semblant. Pour n'inquiéter personne et prendre sur lui. Il avait horreur de ça. Il était un peu trop sentimental comme colonel, une « bombe à retardement » comme disait certain. Si ça avait été Caldwell jamais il ne souffrait de ce genre d'état d'âme. Lui si protocolaire et froid. E croire qu'il devait avoir le myocarde blindé. Faut dire, que tout cela ne serait jamais arrivé au commandant du dédale qui ne se serait pas permis de tomber amoureux d'un membre d'Atlantis, n'y se faire enfermé injustement et encore moins empoisonné par ses hommes ! Lu n'a jamais été trahis ni à failli ! Peut-être dans sa jeunesse ? Mais rien n'avait été apporté. Au final, John était-il un bon commandant ? Il ne savait plu, il doutait. Il aurait dû laisser Steven prendre sa place et se retirer. Ce n'est qu'un électron libre sans valeur. Jusqu'à aujourd'hui, il n'avait jamais douté de lui ou de ses compétences…et prendre conscience de tout cela était affreusement douloureux.

Gabriel enchaîna, demandant à John ce qu'il fichait là. Lui-même ne savait pas comment il avait échoué ici de base. Une manière de détourner la conversation de lui-même. Enfin, qu'importe qu'il essaie de faire sa parade, il n'échappera pas au retour de bâton. Le lieutenant-colonel sourit dans le vide et lui donnant la bouteille.

« Physiquement ça va. Je crois que je vais finir par croire que je suis in tuable » dit-il avec un peu d’humour qui ne faisait pas de mal. Faut dire que depuis le début de sa carrière John filtre avec la mort avec une outrageante facilité sans jamais sombrer. Peut-être était-il immortel comme Logan ? Cet X-men mais avec les griffes en moins ? Mine de rien cela serait sympas comme pouvoir.
« La même chose que toi. Je dis bonjour à mes démons » il le regarda avec un petit rictus.
« Tu veux en parler ? » Je lui laissais la porte ouverte. Sauf s’il préférait qu’on parle de moi pour lui laisser le temps de se bourrer suffisamment pour se confier. De toute façon vu son état il était préférable que cela sorte.


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Mar 7 Mar - 21:10
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Avec John Sheppard

John préféra me tenir compagnie, il avait visiblement des soucis en tête et préférait ne pas rentrer pour ne pas avoir à affronter ce qu'il fuyait. Exactement comme moi. Je me doutais qu'il se demanderait pour quelle raison j'étais ici, sur ce balcon dans le froid, à m'alcooliser beaucoup trop. En temps normal, je n'étais pas comme ça, et il le savait parfaitement. Cet homme m'avait vu sous différente facette, il m'avait vu sourire, ou bien me battre, ou encore recherchant la solitude. Il devait même m'avoir vu de mauvaise humeur. Mais abattu et déprimé, sans doute jamais, et cela devait l'inquiéter. Comme moi j'étais inquiet et préoccupé de le voir ici, au même endroit que moi, à une heure aussi tardive. Pour tenter vainement de mettre fin à toutes les questions que le militaire devait se poser à mon sujet, je décidai de parler de lui. J'aurais du savoir qu'il n'allait pas laisser tomber aussi facilement. Mais bon, l'espoir fait vivre, comme on dit. John s'empara de la bouteille, avala une gorgée, puis m'expliqua qu'il allait bien physiquement. Certes, de ce côté là, il avait l'air de se porter comme un charme. Et comme il le soulignait, il lui était arrivé tellement de merdes qu'il s'étonnait d'être encore vivant. Cependant, même si physiquement il s'était remis de ses mésaventures, je me doutais bien que psychologiquement, il avait morflé. Le pire dans toute sa carrière de militaire avait du avoir été trahi et presque tué par ses propres hommes. De quoi mettre un sacré coup au moral.

John me parla alors de ses démons, et il fit la comparaison avec moi. Merde, il savait donc que quelque chose n'allait pas. En même temps, il ne fallait pas être un mec super intelligent pour voir que quelque chose clochait chez moi, quelque chose de très mauvais. Il n'y avait qu'à me regarder me bourrer la gueule sur un balcon en hiver, à deux heures du matin. Pourtant, je fis comme si Sheppard se trompait. La fuite était généralement le chemin le plus facile à emprunter pour les personnes dépressives, j'en étais la preuve vivante.


"Des démons ? Je ne vois pas de quoi tu parles. Je n'ai pas de démon" dis-je sur un air presque innocent, tout en reprenant la bouteille que John me tendait.

Oh oui, très crédible ton discours, Gabriel. Tu crois sérieusement qu'il va avaler ça ? Et en effet, John ne me crut pas du tout. Il me demanda alors si je voulais parler de ce qui me tracassait. Pourquoi tout le monde souhaitait savoir ça ? D'abord mes proches qui voulaient que je leur dise ce qui s'était passé en détail. Ensuite, les psychologues qui désiraient que je me confie sur l'accident et sur ce que je ressentais. Et pour finir, mes collègues qui voulaient eux aussi s'immiscer dans ma vie privée. Tout ça ne regardait personne d'autre que moi. Pourquoi croyaient-ils tous que je préférais garder le silence à ce sujet ? A ce qu'il paraissait, me confier me ferait sans doute du bien. C'est cela oui. Ca me ramènerait ma femme ? Mon enfant ? La vie que j'ai perdu en quelques secondes ? Non, alors qu'ils se taisent tous, et qu'ils me laissent tranquille, ça me fera des vacances. Le regard perdu devant moi, je bus une nouvelle gorgée de whisky.

"Je n'ai pas envie d'en parler".

Je me doutais que ces simples mots n'allaient pas décourager Sheppard. Comment allais-je me sortir de ce pétrin sans lui dire ce qui me rongeait ? A supposer bien sûr que mon état alcoolisé n'allait pas balancer tout à la place de ma conscience à un moment donné. Une seule solution, il fallait que je parle d'autre chose. Oui, c'était ça, il me fallait un autre sujet. Et quoi de mieux que de parlait d'un autre point qui me tracassait, même si c'était moins blessant que l'accident de voiture dans lequel j'avais survécu. En plus, avec de la chance, John penserait que c'était ça qui me préoccupait.

"Toutes ces agressions m'écoeurent. Moi qui étais bien à l'abri sur Terre, j'étais loin de me douter de ce qui est arrivé en mon absence. En arrivant, j'ai entendu dire ce qui était arrivé à Karola. Et ça m'a mis hors de moi. Je m'en veux de ne pas avoir été là. Elle est mon amie, et je n'étais pas là pour ma protéger. Ou seulement essayer de la défendre. Ou même aider les autres victimes".

Et voilà, un sujet très crédible parce qu'il était vrai, seulement pour noyer le poisson. John s'apercevrait sans doute que je cachais encore des choses, mais peut être qu'il ne verrait rien. Je bus une autre gorgée d'alcool, avant de tendre la bouteille au militaire.

"J'ai vraiment l'impression d'être inutile, et ne pas réussir à protéger les gens qui me sont proches".

Oups, je n'aurais pas du dire ça. De quoi mettre la puce à John au sujet de ces soit disant "proches" dont je n'aurais pas réussi à protéger. Je serrai les dents après m'être rendu compte de ma connerie, furieux contre moi même, mais j'évitai le regard de Sheppard, comme si ne pas le regarder pouvait avoir le don d'effacer mes paroles.

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Il avait l'impression que tout le monde allait mal. Peut-être même autant que cette cité. Sauf qu'elle, était en train d'être reconstruite pour unir à nouveau les membres de cette grande communauté. Comme pour dire un beau et magistral « Fuck » aux plans machiavéliques d'un serpent et d'un porc égocentrique. Il y avait eu beaucoup de casse, voir beaucoup trop, mais au final, ne valait-il pas mettre le feu pour mieux renaître des centres ? Le sol n'est jamais aussi fertile après un incendiât dit-on. Le problème, c'est que dans la psyché humaine, ce n'est pas forcément le cas. On ne renait pas forcément de ses souffrances, elles restent au fond de vous, attendant un beau jour, comme celui-ci pour vous tourmenter à nouveau. C'est compliqué, c'est désagréable et c'est stupide. Hors, si l'homme était intelligent il aurait bien moins de problèmes au final.

Le militaire se demandait bien pourquoi son ami, cet homme qu'il avait toujours vu vaillant, joviale et téméraires soudainement si effondré… avait-il un événement récent ? Il n'était pas là durant le drame. Loin de cette cité et bien tranquille sur terre. S'était-il passé quelques choses là-bas ? Ou cela avait-il un rapport avec le bijou qu'il avait fourré si prestement dans sa poche ?

Il serait sûrement difficile d'obtenir des confidences de Gabriel, mais John, ne comptait pas le forcer. Sa présence était là pour le soutenir si l'envie lui prenait de soulager le poids sur ses épaules. Il ne considérait pas, nécessaire que chacun vienne pleurer dans les bras de l'autre mais essentiel qu'il sache qu'il était là si besoin. De toute manière, c'est toujours ainsi chez les mecs… ils ne savent pas s'exprimer sur des sentiments qu'on leur a appris depuis tout petit à cacher pour ne pas faire « pédé » être un bon mâle viril c'est : pas pleurer et se montrer fort. Quitte à engloutir une bonne bouteille de fruits macérer pour se donner du courage et oublier ses soucis.

D'ailleurs, l'alcool et les médicaments feraient peut-être mauvais usage ? Il était encore sous traitement, pour éliminer la toxine dans son corps… oh qu'importe, ce soir il avait envie de faire ce qu'il veut sans se taper la bonne conscience comme mère ! Et si ça calme, les cornus qui l'emmerdes alors oui, il s'alcooliserait avec un ami et merde !

Gabriel, lui fit la tête du petit ange innocent. Peut-être que ça marche avec les nanas, mais avec le colonel, cela avait plutôt échoué. Celui-ci lui lança un regard qui en disait long : mais oui mais oui… pour un peu il lui aurait tapoté sur la tête comme une brave bête qui a exécuté son tour comme un grand. Gabriel reprit néanmoins la bouteille pour boire une nouvelle gorgée. John en profita pour lui dire clash et lui proposer d'en parler si besoin. La réponse de l'autre homme fut évidente et Sheppard hocha simplement la tête. Il ne faut pas insister, même si cela était particulièrement inquiétant.

« Comme tu veux » il soupira, non pas à cause de la réponse de son ami, mais de lassitude, il était tard et il avait quelqu'un dans son lit… et pourtant il ne désirait pas rentrer. L'air frais était agréable et le sommeil angoissant. Le militaire se disait qu'à un moment où un autre Gabriel parlerait, la bouteille entre ses mains le trahirait.

Il enchaîna sur les agressions. Sans le vouloir, John se referma un peu. Oui, il savait très bien ce que ressentait Gabriel : l'impuissance de n'avoir rien pu faire. Il le résuma d'ailleurs très bien avec sa dernière phrase. Et même si cela n'était point voulu, le militaire se sentit involontairement blesser en redécouvrant les plaies ouvertes de son propre échec et de sa propre inutilité. Gabriel fuyait son regard … et c'est ce genre de comportement qui fit tiquer le soldat. Car autant, sur le coup il pensait à un simple constat, comme pour lui : Tu es inutile John tu ne peux protéger personne même pas toi !
« Ne t’en veux pas. Il était plus préférable que tu sois loin, sinon tu aurais fini à l’infirmière comme beaucoup… comme beaucoup trop d’ailleurs… » répliqua John d’un ton morose. Oui, même Karola qui n’avait besoin de personne avait fini par échouer là-bas et personne ne se faisait d’illusion sur ce qui lui était arrivée. Même si par respect, John faisait comme s’il ne s’en doutait pas. La major, avait gardé le secret et si en effet elle avait été violée il était normal qu’elle évite que cela s’ébruite.

« Bienvenu dans le gang des inutiles Gabriel. Mais ce n’est pas parce que tu n’as pas été là pour protéger ceux qui te sont proches que ça été toujours le cas » Il lui lança un regard, il n’était pas bon, pour les perches subtiles mais il avait essayé. « Regarde sur Frozen sans toi Karola serait morte … » il avait donné un exemple quelques minutes après pour éviter qu’il se sentent chasser.



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Au moins, John ne chercha pas à me tirer les vers du nez. Certes, à le regarder et l'entendre, je compris qu'il ne me croyait pas du tout quand je lui avais dit ignorer de quoi il voulait parler au sujet de ces fameux démons. A quoi bon continuer de nier l'évidence, il savait que je mentais. Mais, je ne voulais pas en parler, et ça, mon ami le comprenait parfaitement bien. J'ignorais encore qu'il patientait jusqu'à ce que je commette une erreur, notamment à cause de la bouteille d'alcool que je tenais dans ma main. Tout le monde avait ses secrets, et personne ne voulait les dévoiler. Hors, il arrivait que ces secrets soient tellement forts, tellement sombres qu'ils finissaient par être lâchés un jour. Jusqu'à maintenant, j'avais toujours réussi à les garder pour moi. Mais est ce qu'en parler me ferait vraiment du bien ? Ou est ce que c'était simplement une légende pour connaitre les secrets de quelqu'un de blessé, et avoir quelque chose à se mettre sous la dent ? Je l'ignorais, et je n'avais pas envie de répondre à cette question. Pour détourner la conversation, et fuir mes propres cauchemars, j'orientais la discussion sur ce qui était arrivé sur la cité, non seulement à John, mais aussi à Karola et aux autres victimes. Je m'en voulais de ne pas avoir été là, mais le militaire tentait de m'apaiser à ce sujet. Même si lui se sentait également coupable de n'avoir rien pu faire. Les paroles de John me firent doucement rire de façon amère, voir moqueuse. Oh oui, j'avais échappé à l'infirmerie. J'en avais de la chance, moi bien tranquille sur Terre pendant que d'autres avaient risqué leur vie, et n'en étaient pas sortis indemne.

"Ah oui, j'ai beaucoup de chance d'avoir échappé à ça. J'étais bien à l'abri du danger pendant que les autres avaient des problèmes" lançai-je avec ironie, avant de reprendre mon sérieux. "J'ai toujours été quelqu'un d'impulsif et de protecteur, je ne suis pas fait pour me cacher sous une table ou m'enfuir quand il y a du danger, même si je sais que je n'ai aucune chance. Ce n'est pas du tout mon genre. J'aurais préféré finir sur l'un de ces lits d'hôpital si ça avait permis à quelqu'un d'autre de ne pas y aller".

Face à des militaires armés et entraînés, je savais parfaitement que je n'aurais pas fait le poids. J'aurais peut être réussi à en amoché un ou deux si j'avais été pris dans un combat, mais j'aurais terminé dans un sale état, comme lorsque je m'étais retrouvé face à Kolya. Cependant, j'avais toujours été bagarreur, ce n'était pas les coups qui allaient me faire peur, surtout pour défendre le plus faible. J'aurais peut être été tué, mais valait-il mieux mourir en se battant pour défendre quelqu'un ? Ou de façon stupide comme tomber dans des escaliers ou en s'étouffant à cause d'un aliment qui ne passait pas ? Pour moi, le choix était vite fait. Mon retour sur Terre s'était passé au mauvais moment, et si j'étais resté, j'aurais été utile à quelque chose au lieu de me lamenter sur ma vie misérable, assis sur le sol froid d'un balcon en pleine nuit, à boire comme un alcoolique en manque qui voulait se vider la tête.

Après une nouvelle gorgée, j'écoutai John qui me parla de Karola, et du secours que je lui avais porté sur Frozen. Il avait raison, je n'étais pas complètement inutile. Je lui avais sauvé la vie ce jour là, et je m'en rappelais encore comme si c'était hier. Si je n'avais pas été là, dieu seul sait ce qui serait advenu d'elle. En passant la bouteille au militaire, je soupirai avant d'acquiescer d'un hochement de tête.


"C'est vrai, je l'ai sauvé ce jour là. Mais, elle était mon amie, je n'allais pas la laisser mourir sans rien faire. J'ai agis sans réfléchir".

Ami, ami, c'était vite dit. Je me souvenais que sur Frozen, Karola et moi étions en froid, et cela n'avait rien eu à voir avec l'hiver polaire de la planète. Heureusement, suite à cette mésaventure, notre amitié était revenue à la normale. Jusqu'à aujourd'hui. Après les terribles événements survenus sur Atlantis, je n'avais pas revu la jeune femme. J'avais entendu dire qu'elle avait quitté la cité pour quelques temps, et qu'elle était allée sur le site Alpha.

"Je tiens à elle, tu sais. Elle est l'une des rares personnes sur qui je peux compter sur Atlantis, et avec qui je m'entends bien. Et ce qui s'est passé le soir du bal nous a rapproché, même si on a fait une connerie cette nuit là, on était complètement torchés tous les deux".

Je ne me rendis pas tout de suite compte de l'énorme bourde que je venais de commettre. J'avais trahi notre secret à cet instant précis à cause du taux d'alcool que j'avais dans le sang. Il me fallut de longues secondes pour comprendre ce que je venais de dire, et très mal à l'aise, je dévisageais John comme si j'étais un gosse pris sur le fait entrain de déballer ses cadeaux de Noël en avance. Je tentais de me justifier, mais c'était peine perdue. J'étais très mal barré.

"Oh non non, ne fais pas gaffe à ce que je viens de dire. Je suis bourré, je ne sais plus ce que je dis. Oublie ça, il ne s'est rien passé".

Karola allait me tuer si elle apprenait ça, surtout si John en parlait à quelqu'un, ou à elle directement. Evitant le regard de Sheppard, je gardai le silence pendant quelques temps. Le temps de trouver autre chose à dire. Alors que le silence s'installait, un détail me vint en tête. Un détail glaçant et effrayant. Beaucoup de choses avaient circulé depuis plusieurs jours concernant tout le monde, mais certaines rumeurs étaient horribles à entendre. Et je ne pouvais pas y croire. Comme ce qui serait arrivé à Karola. Cela ne pouvait pas être vrai, c'était inimaginable. Pourtant, le doute persistait dans mon esprit. Il fallait que je sache si c'était vrai ou non. John le saurait peut être. Ou peut être pas. Je déglutis avec difficulté, écoeuré par cette idée qui me venait en tête.

"Est ce que ... est ce que c'est vrai ? Je veux dire ... j'ai entendu des rumeurs concernant Karola. Est ce que ... est ce qu'elle a été ... enfin ... tu sais ? Tu en as entendu parler ?"

J'étais au bord de la nausée rien que de penser que cela pouvait être vrai. Que ça soit pour Karola ou pour les autres femmes qui en auraient été victimes, je ressentis de la colère à l'encontre de ces monstres de militaires. J'aurais voulu être en face d'eux pour me défouler s'ils avaient vraiment fait une chose aussi abominable et impardonnable.

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Il/je:
 


Il savait très bien la proportion qu'avait Gabriel à vouloir aider les autres. Sur ce point, ils se ressemblaient énormément ce besoin de veiller sur les personnes qui leur sont chères. Alors, oui le petit rire amer et moqueur de son ami, il le concevait parfaitement, il aurait eu surement le même à sa place. En conséquence, il ne se vexa pas ou ne le prit même pas mal. Mais que dire d'autre que ses propres paroles ? Oui Gabriel avait bien fait de se retrouver loin de tout cela, pour plusieurs raisons : il n'aurait pas été blessé ou tué, car sans aucun doute que le scientifique serait allé à la castagne et deux : il n'avait pas toute la complexité d'avoir vécue ce genre de choses et de voir l'horreur dans ces moindres détails de la condition humaine la plus détestable. Être simple spectateur, témoin des histoires d'autrui, était amplement suffisant comme fardeau.

« Cela ne sert à rien de te mortifier de ta non présence. Je ne sais plus quel français me répétait souvent ça… je ne sais plus très bien… je crois que c'est Nathalie : avec des si on refait Paris » Il soupira, ce surprenant lui-même de sa propre sagesse, lui qui était plutôt impulsif et finalement dû même bois que son ami « On est fait pareil, je ne peux que rejoindre ton avis, mais cela ne fait pas avancer nos problèmes ». L'alcool ne me rendait pas plus que, mais la mélancolie si apparemment. Pourquoi étais-je capable d'être aussi détaché pour « rassurer » Gabriel, mais incapable d'être aussi concret avec moi-même ? car c'est toujours plus facile avec soit ? j'ai l'impression d'assister à ma propre vie, tel un pantin.

Il n'avait pas tort en pensant ainsi, depuis son coma, une brume nouait son esprit. Il avait l'impression qu'il était en pilote automatique, dans le seul but de laisser son inconscient lui faire quelques saignements et qu'il se retrouve face à ses propres peurs. Il se trouvait faible et s'énervait de cet état. L'année de ses 40 ans, n'aura pas été aussi joyeuses qu'avant, deux chiffres qui lui avaient fait tout autant peur et redouter le moment fatidique du 14 juin. Parfois, il aurait préféré ne jamais vieillir, ou que son esprit soit en accord avec son corps, au lieu d'être aussi feu follet qu'un gamin de 25 ans. Pour cela, peut-être qu'en ce moment, il se posait trop de questions, où était sa place ? Pourquoi se retrouver officier supérieur si ce n'est pour ne rien voir venir ? Pour être contesté et trahis par ses hommes. Caldwell, lui n'avait pas ce problème ! Il avait choisi chacun de ses militaires, imposé sa tyrannie sur son vaisseau… peut-être qu'au fond, il devait faire pareil ? Se trouver un petit dédale junior et faire sa petite vie jusqu'à la retraite dans son monde, sans que personne ne le fasse chier avec des histoires de viol. John est un homme de terrain, pas de bureau, il se ferait chié assis toute la journée sur un siège, symbole de sa puissance et de son égocentrisme ! Non, le vaisseau était une mauvaise idée, surtout s'il ne peut pas le piloter.

Le sujet alla sur Karola, après le petit moment difficile de l'inutilité. Les deux hommes, avaient en estime cette femme extraordinaire qui partageait leur vie en tant qu'amie et collègue. Pour John, Karola était une personne importante, une personne de confiance, même s'il aimerait la voir un jour plus « humaine ». Qu'elle se lâche à être autre chose, que la parfaite petite major sans le moindre défaut professionnellement. Qu'elle puisse aussi vivre sa vie d'humaine et non H24 celle de militaire. Il craignait, qu'un jour, elle pète un câble, car elle aurait oublié cette partie de son être.

Pourquoi parlait-‘il au passé de sa relation d'amitié avec Karola ? Ne l'était-il plus ? Bon faut dire que sur Frozen, ils n'étaient pas très chaleureux les deux. D'ailleurs, les eux hommes avaient charrié Karola sur sa froideur en cohérence avec le climat de la planète. Mais, il me semble qu'au vu du sauvetage, les deux s'étaient rabibocher non ? Il était lancé, alors je le laissai s'exprimer, le sujet Karola semblait lui tenir à cœur. Tellement lancé, qu'il m'avoue un truc auquel, je ne devais pas être au courant. Mon regard se tourna vers lui surpris. Le bal ? Comment ça le bal ? Les quelques souvenirs des jours qui ont suivis, la mauvaise humeur de ma major… son isolement et le rejet de beaucoup de choses. J'étais même venu lui faire un repas, pour lui remonter le moral et lui demander ce qui se passait. Même si bon, j'avais arrêté de lui rentrer dedans, quand elle m'avait avoué que ce fut personnel. Ainsi, donc cela avait un lien avec Gabriel ? Et ce qu'ils avaient fait au bal. Je suppose, une histoire de sexe qui aurait pu devenir romance et finalement n'a rien aboutie de bon.

Gabriel, tentant de noyer le poisson, mais ce fut trop tard. Il le toisa d'un drôle d'air.
« Je n'en parlerais pas si c'est ça dont tu as peur. Vous faites bien ce que vous voulez, ça ne regarde personne d'autre que vous. Mais, ça explique en effet pourquoi elle était de si agréable humeur avant et sur Frozen » John est un homme de parole, qui tiens ses promesses. Il n'irait pas le dire à tout le monde, même pas à sa propre compagne. Le militaire prit une gorgée, l'alcool et la fatigue ne faisait pas un bon mélange et il se sentait plus lasse et joyeux au fur et à mesure qu'il buvait. Lui aussi, s'était demandé si cela avait été vrai… après tout beaucoup de femmes l'ont été.

« Je ne sais pas, s'il elle a été réellement violée, ou que ces procs aient tentés de le faire. Elle n'a pas voulu me le dire et je ne veux pas être au courant de la vérité contre son avis. Je ne peux que le supposer au vu des remarques et du comportement des autres. Après je t'avoue, que je préférais égoïstement, ne pas savoir la vérité, par respect pour elle qui doit faire avec ce traumatisme et pour ne pas avoir mauvaise conscience plus que je ne l'ai déjà »

Il soupira longuement. « Son départ punir et sa mise au vert sur Alpha n’est pas anodin je pense. Elle doit se re construire, après son agression, cette trahison et tout ce qu’elle a dû subir… » Elle l’avait arrêté aussi, cela avait impacté la major, mais il savait que ce ne fut qu’une pièce au puzzle dévasté de la femme qu’elle devait être. Même si elle restait forte. Il aurait aimé l’aider, la soutenir. Elle savait qu’il serait là pour elle, mais il faut savoir laisser les autres s’isoler et Karola avait besoin d‘être seule pour se gérer elle-même. Peut-être qu’un jour elle lui parlerait de ses traumatismes, ou de ce qui se passe dans sa tête. Mais était-il lui apte à l’écouter ? Il ne sait pas. En tout cas, une chose était certaine, les deux responsables militaires de cette fichue base étaient au plus mal, fallait pas que les geniis attaque.

« Tu parles de ton amitié avec Karola au passé, vous n’êtes plus ami ? » il ne voulait pas évoquer le côté amant, pour ne pas gêner encore plus son ami.


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John tentait tant bien que mal de m'apporter du réconfort en m'expliquant que ma présence sur la cité à ce moment là n'aurait été d'aucune aide pour personne. Il avait raison, je le savais au fond de moi, mais je ne pouvais pas m'empêcher de penser que j'aurais pu faire quelque chose, quitte à en payer les conséquences. De douloureuses conséquences qui auraient pu m'être fatales. Mais au moins, ma conscience ne m'aurait pas tourmentée en me soufflant que je n'avais pas été là pour mes amis, ni pour les gens auxquels je tenais. Pourtant, si j'avais été là, qu'aurais-je fais ? Me battre pour défendre quelqu'un ? Oh ça oui, je l'aurais fait, sans même réfléchir. Et que se serait-il passé si j'avais échoué ? Si mes actes n'avaient pas été suffisants, et que les personnes avaient continué à souffrir ? Ma conscience m'aurait également rappelé que je n'en avais pas fait suffisamment et que je n'avais aidé personne. Quoi qu'il aurait pu se passer si j'avais été sur la cité ou non, j'aurais sans doute culpabilisé de la même façon, surtout en cas d'échec pour protéger quelqu'un. Je ne fis qu'acquiescer aux paroles de Sheppard, le regard baissé vers le sol, tout en ravalant ma colère.

"Je sais" furent les seuls mots qui sortirent de ma bouche.

Puis, je commis la gaffe du siècle. Je ne m'en rendis pas compte tout de suite, mais une fois que l'information monta enfin dans mon cerveau embrumé par l'alcool, je compris que je venais de signer mon arrêt de mort si cela arrivait aux oreilles de Karola. Je tentai tant bien que mal de changer de sujet, et de dire que je m'étais trompé, que je voulais dire autre chose, bref n'importe quel mensonge en espérant que John me croit. Cependant, ce dernier comprit bien l'allusion, et il promit de ne rien dire à personne au sujet de ma gaffe. Pouvais-je lui faire confiance ? Peut m'importait en réalité, le mal était fait. Je soupirai de désespoir, avant de regarder droit devant moi l'océan noir dans la nuit obscure. Je secouai la tête, tout en réfléchissant sur les mots à dire. Il ne fallait pas que mon ami s'imagine des choses sur une possible relation entre sa subordonnée et moi même. Un petit rire nostalgique traversa mes lèvres.


"C'était une connerie. On était vraiment bourrés tous les deux, je l'ai raccompagné après le bal. On s'est embrassé et ça a fini dans son lit. Je me suis sauvé en courant le lendemain matin, quand j'avais compris ce qu'on avait fait. Je sais, pas très courageux. Mais comment aurais-tu réagi si tu avais fait cette connerie là ? Le fait que je sois parti, et surtout notre petite sauterie ont été le déclencheur de son humeur massacrante. Heureusement qu'on s'est réconcilié. Il n'y a plus eu de dérapage par la suite, c'était mieux comme ça. C'était juste une erreur provoquée par l'alcool".

Je bus une nouvelle gorgée. Curieusement, dévoiler ce secret fut bénéfique pour moi, comme si un poids s'envolait. Cela me faisait du bien, même si j'étais encore à ce moment là très meurtri. Par la suite, je ne pus m'empêcher de questionner John sur ce qui était arrivé à Karola. Tout comme lui, je ne voulais pas savoir la vérité. J'avais peur d'entendre quelque chose qui me mettrait hors de moi. Quelque chose qui me ferait davantage culpabiliser. Sheppard était du même avis, il ne voulait pas écouter les rumeurs qui circulaient. Il voulait entendre la vérité de la bouche de la jeune femme. Si elle se confiait un jour. Mieux valait imaginer que le pire n'était pas arrivé, et que ces monstres n'avaient pas eu ce qu'ils voulaient. Karola était forte, je le savais, mais j'imaginais dans quel état elle se trouvait. Etant moi même envahi par des démons intérieurs qui avaient volé ma vie et me détruisaient peu à peu, j'étais peut être l'une des rares personnes à savoir qu'elle avait besoin de temps pour se reconstruire, tout comme mettre de la distance avec nous tous. Et je n'allais certainement pas la blâmer de rester dans son coin et se plonger dans ses idées noires au lieu de se confier à quelqu'un. J'étais pareil, j'avais eu la même attitude, alors j'étais très mal placé pour lui faire des reproches à ce sujet. Elle devait sûrement savoir que si elle voulait parler, j'étais là. Et que tant qu'elle ne venait pas, je n'irais pas la chercher ni la forcer à parler.

"Il lui faut du temps, c'est quelque chose que je connais très bien. J'espère juste qu'elle ne fera pas une bêtise. Je m'inquiète pour elle".

Une nouvelle gorgée de whisky descendit dans ma gorge, ce qui me fit beaucoup de bien. J'étais un peu plus stone, mes démons se calmaient légèrement, et le froid de l'hiver ne m'atteignait presque plus. J'étais bien, assis là, sur le sol dur, à converser avec un ami. L'alcool me montait un peu à la tête, mais j'étais loin d'être ivre. J'étais encore pleinement conscient de ce que je faisais, hormis la bourde dite quelques minutes auparavant. John m'interrogea sur mon amitié avec Karola, et sa question me fit froncer les sourcils. Sur le coup, je ne compris pas pour quelle raison il me demandait cela. Je secouai la tête, avant de répondre précipitamment.

"Plus amis ? Bien sûr que si, on est toujours amis. C'est juste que ..."

Je m'interrompis quelques instants, avant de soupirer et poursuivre.

"Récemment, on s'est moins vu qu'avant. Et depuis que je suis allé sur Terre pour prendre quelques jours de repos, je ne l'ai pas croisée. Après cette histoire sur Atlantis, elle a quitté la cité, et depuis, je ne l'ai pas revue une seule fois. Sans compter que depuis quelques temps, je ne suis pas un modèle de sociabilité. J'ignore où elle se trouve, ni ce qu'elle fait".

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Il fut en accord face aux paroles du militaire, que pouvait-il faire d'autre ce brave scientifique ? Cela ne servait plus à rien de se torturer sur le fait d'avoir été là ou non. Cela était arrivé et voilà, aucun des deux ne pourraient changer le passé. Peut-être qu'un jour oui, mais cela était-il vraiment une bonne idée ? Recréer des paradoxes temporels ? Pour quoi ? Son propre confort ? Oui tout le monde aimerait ça un jour et pourtant il faut apprendre à vivre avec ses erreurs et essayer de ne pas les regrettes. Chose, facile à dire, mais dans la pratique ? Cela entraîne une spirale infernale, l'humain est fait pour ce faire du mal et il semble aimer ça en plus ce con !

Le sujet dériva sur une « gaffe » qu'avait effectuée Gabriel avec Karola. Enfin une gaffe, était bien un grand mot pour le colonel. Cela ne le regardait pas avec qui s'envoyait en l'air sa subordonnée et elle faisait bien ce qu'elle désirait. Personne, n'avait de compte à lui rendre sur ce genre d'élément. Comme lui, n'avait aucun compte à rendre à Karola suite à sa relation avec son assistante Dumond. En tout cas, Gabriel semblait perdu dans le lointain poussa un petit rire qui ne trouva aucune signification chez le militaire. Celui-ci, le regardait attendant une réponse ou bien une autre réaction. Gabriel, lui raconta donc, sous l'emprise de l'alcool qu'ils s'étaient fait mutuellement du bien avant de partir comme un voleur le lendemain. Cela n'était, en effet, pas très vaillant. Voir très lâche et connaissant Karola, elle avait dû très mal le prendre. Enfin qui le prendrait bien sérieusement ?

Il fut surpris qu'il lui pose la question de ce qu'il aurait fait lui dans ce cas. John, le toisa quelques instants, prenant la mesure de réfléchir. « Si j'avais couché sous l'alcool avec ma major ou avec une autre femme, cela n'aurait pas changé ma réaction je pense. Je serais resté pour parler de ça. Surtout avec l'estime que je porte pour la personne. Après, je t'avoue qu'avec Nathalie, nous avions bu un peu de vin et elle aussi et nous avons fait l'amour. Bon après le lendemain, je suis partie sur l'ancien site alpha et j'ai failli y passer, donc niveau discussion au petit matin, ce ne fut pas le cas. Enfin pour dire que de toute façon, c'est fait entre vous et ce n'est pas si grave que ça ». Il ne savait pas pourquoi, il venait de lui parler de Nathalie, faut dire, que cela se fut vite et qu'au final, suite à un repas ensemble, cela avait dégénéré et entraîner la création de cette relation. Cela aurait pu être le cas entre Gabriel et Karola.

Il refusa la bouteille, le whisky commençait à lui piquer le crâne et ce n'est pas un grand appréciateur de ce breuvage. Il se trouvait suffisamment « frais » pour ce soir, la fatigue n’arrange pas le cocktail de toute manière. L'officier, désirait réussir à retrouver ses quartiers sans se tromper et surtout ne pas se mettre plus minable qu'il ne l'était déjà. En évaluant son état, il était « bien », un peu groggy par les valeurs de la boisson, mais pas au point d'être complètement torché. Ce qui était bien. Cela faisait longtemps, qu'il n'avait pas pris une bonne cuite, depuis quelques années, il essayait de ne plus s'adonner à ce genre de folie, puisque les lendemains étaient de plus en plus dur et surtout il n'avait plus l'âge. Un peu paradoxal qu'un enfant comme Sheppard en arrive être responsable… mais bon, en tant qu'officier supérieur de la base, il voulait avoir une certaine tenue, même s'il participait à toutes les petites sauteries, buvant aussi, mais sans jamais être par terre à vomir. Sauf quelques rares fois avec Ronon, qui consommait de breuvages tellement forts qu'il suffisait de le sentir pour être ivre.

« Je m’inquiète aussi pour elle » Fut sa simple phrase, avant qu’il le questionne sur leur lien encore existant ou non de leur amitié. John l’écouta attentivement, hochant sa tête en signe de compréhension. Le principal étant que leur « gaffe » n’est pas brisée cette relation important pour l’un comme l’autre. Enfin, vus les propos du biologiste, il aimait profondément la major, pas forcément d’un lien charnel et amoureux mais d’un autre amour, celui qui unisse les amis et bâtisse des fondations durables dans les unions humaines.

Il se leva d’un mouvement un lent, sentant sa tête tourner un instant. Il tendit la main à Gabriel, pour l’aider à se mettre sur ses pieds. « Tu l’as verra à son retour, où arrange toi, pour faire un tour sur le nouveau site alpha, je suis certain qu’elle appréciera ta sollicitude même si elle ne le montrera pas ».

Il lui fit un signe de tête pour qu’il marche avec lui « Si on reste là, on va finir aphone demain, autant se réchauffer en marchant le long des digues, je les trouve plus fantastiques de nuits » Le militaire se mit en marche, laissant le silence s’installer quelques minutes entre les deux hommes. Rien de gênant, juste un moment de calme. De toute façon, il commençait à être tôt. Aux alentours de 4 heures du matin, l’air frais faisait du bien au colonel, qui pour une fois ne ruminait pas trop. Son esprit était plus préoccupé par Gabriel qui avait choisie de s’isoler, ici avec comme seule partenaire une bouteille.



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Avec John Sheppard


Après lui avoir expliqué ce qui s'était passé le soir du bal, John me raconta comment il s'était rapproché de Nathalie, et comment ils en étaient venus à être en couple. Une situation bien différente que la petite sauterie que j'avais eu avec Karola. Selon lui, il aurait sans doute fallu que je reste jusqu'au réveil de la jeune militaire, et que je parle avec elle de cette nuit de débauche totalement involontaire. Avait-il raison ? Je l'ignorais, mais une voix au fond de moi me soufflait que j'avais bien fait. Nathalie était bien différente de Karola, cette dernière aimait tellement garder son image de professionnelle sérieuse et sûre d'elle. Admettre qu'elle avait dérapé aurait été un sacré coup à encaisser, selon moi. Et je n'avais pas du tout eu envie à ce moment là d'affronter cette facette de Karola. J'avais préféré m'enfuir pour nous préserver tous les deux. Et encore, si je n'avais pas eu le malheur d'oublier cette maudite chemise, la jeune femme ne se serait peut être rendue compte de rien. Et j'aurais fait comme si cette erreur ne s'était jamais produite, avant de continuer notre relation amicale comme si de rien n'était. Mais le destin en avait décidé autrement, et mon amie s'était rappelée de suffisamment de détails pour savoir ce qu'on avait fait. Non, je ne pensais pas qu'un face à face pour en parler aurait changé quoi que ce soit entre nous. Nous en serions arrivés au même point.

Je restai silencieux, me contentant de boire et de me plonger dans mes pensées noires. Sheppard refusa l'alcool que je lui tendais, il en avait visiblement terminé pour ce soir. Ou plutôt cette nuit car l'heure nocturne devait être bien avancée. Je ne m'en rendis même pas compte. Je continuai de boire pour oublier et me réchauffer. La conversation tourna à nouveau sur Karola, et sur ce qui s'était passé en mon absence. Ou du moins, présumé passé. Je ne voulais pas savoir, je sentais que si j'apprenais la vérité, une vérité aussi dégueulasse soit elle, je deviendrais fou furieux contre les salauds qui s'en étaient pris aux femmes de cette cité. Mais aussi contre moi même de n'avoir pas été là. Et comme la vie était cruelle, je ne pouvais même pas voir Karola au cas où elle voudrait discuter de tout ça. John m'expliqua que je pouvais aller la voir sur le site Alpha, et que ma présence lui ferait sans doute du bien. Une idée tentante, mais je secouai la tête. Si elle était partie, si elle avait décidé de s'isoler, alors c'était parce qu'elle ne voulait voir personne. Il fallait juste attendre.


"Non, je n'irais pas là bas. Si elle est partie sur le site alpha, c'est parce qu'elle veut être seule. Je connais très bien ça, et je la comprends. A sa place, je ne voudrais pas qu'on vienne me déranger. J'attendrais qu'elle revienne, je serais là si elle veut parler. Ma présence ne serait pas souhaitée, je pense. Mais, je peux peut être lui envoyer un message".

John finit par se lever. A croire que le sol froid commençait à avoir raison de lui. Il me tendit la main pour m'aider à faire de même, mais j'hésitai pendant quelques secondes. Je n'avais pas vraiment envie de me lever, mais mon ami avait raison. Autant aller ailleurs et marcher un peu dans la nuit froide, le long d'une digue, pour admirer encore plus la cité illuminée. Je finis par accepter sa proposition, et attrapant sa main, je me remis difficilement debout. L'alcool me fit tourner la tête, et mes jambes engourdies eurent du mal à me porter. Je dus m'accrocher à la rambarde le temps de me remettre sur pied. Puis, une fois que l'ivresse se fut calmée, je suivis John dans les couloirs, titubant un peu à cause du whisky qui commençait à faire effet sur ma santé. La bouteille presque vide dans ma main, je marchai à côté de Sheppard, regardant le sol droit devant moi comme pour trouver où je devais mettre mes pieds afin d'éviter de m'affaler par terre. J'avais chaud, j'avais besoin d'air. Silencieux, nous finîmes par arriver à une digue après une dizaine de minutes de marche.

En quittant la chaleur du couloir, l'air frais fouetta mon visage, mais cela me fit beaucoup de bien. On pouvait entendre le bruit des vagues qui se fracassaient contre la digue, bien que l'eau était entièrement noire. Les seules lueurs que je pouvais apercevoir étaient celle d'Atlantis et des étoiles. Tout le reste n'était qu'obscurité. Impossible de distinguer le ciel de la mer. Aux côtés de John, je marchai le long de la digue, profitant de ce silence à la fois apaisant et angoissant. Je titubai encore, et je continuai de boire en même temps jusqu'à ce que la bouteille soit complètement vide. Pour mon plus grand malheur. Il m'en fallait encore. Le regard à moitié perdu dans le vague sur cette pauvre bouteille à cause de mon état d'ébriété, je pris la parole, celle d'un alcoolique en manque de sa dose.


"J'ai encore soif. Il n'y a plus rien dedans. Je veux boire encore".

La situation aurait pu être drôle à voir, mais vu l'ambiance, il n'y avait pas de quoi rire. Arrivé à la moitié de la digue, je m'arrêtai pendant que John continua de marcher sur quelques mètres avant de comprendre que je ne le suivais plus. L'alcool me rendait euphorique, mais mes démons commencèrent à revenir peu à peu. Les yeux fixés sur le sol, je ne vis même pas celui ci. Mon attention était portée ailleurs, très loin même. Je vis alors son visage. Son sourire. Ses grands yeux éclatants. Elle m'appelait, je pouvais l'entendre. C'était tellement tentant. Sans même m'en rendre compte, je m'approchai du bord de la digue avant de m'arrêter à la limite qui me séparait du vide. A demi conscient, je regardais les vagues à seulement une vingtaine de mètres sous moi. Je n'avais qu'un seul pas à faire pour rejoindre ma femme. Je pouvais même la voir qui me tendait les bras. J'en avais assez de tout ça. Tout pouvait s'arrêter en seulement quelques secondes. Il suffisait que j'avance et que je me laisse tomber. Tant de fois, j'avais essayé de franchir le pas, comme sur le balcon quelques heures auparavant. Mais à chaque fois, j'avais refusé que la Mort me prenne. Et si c'était le bon moment ? J'avais complètement oublié que John était à mes côtés, et qu'il allait sans doute m'empêcher de faire une connerie. Peu m'importait. Quelques mots franchirent mes lèvres dans un murmure audible malgré le bruit des vagues sur la paroi métallique de la cité.

"J'en ai assez de tout ça. Il faut que ça s'arrête".

Mes yeux étaient toujours rivés sur l'océan, sous mes pieds. Ma main qui tenait la bouteille se serra autour de cette dernière avec beaucoup de force, jusqu'à ce que le verre éclate et entaille ma paume et mes doigts. Le sang commença à couler un peu, mais je m'en fichais royalement. J'avais d'autres pensées en ce moment. Mes yeux étaient brillants de larmes qui ne coulaient pas, comme si pleurer était un acte impossible à faire. Je n'avais pas envie de pleurer après tout, j'avais juste envie d'en finir. Mon autre main se glissa rapidement dans la poche de mon pantalon, et en sortit l'alliance de ma femme. Je me mis à nouveau à jouer avec elle entre mes doigts, sans quitter l'océan des yeux. Le vent et l'alcool me firent un peu tituber, il valait peut être mieux que je m'éloigne du rebord de la digue. Pourtant, je n'en avais pas envie. Je voulais sauter. Je voulais plonger. Tout était clair, maintenant. Je voulais en finir. Mais c'était sans compter sur mon ami à mes côtés qui devait avoir une autre idée en tête que la mienne.

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Il ne savait pas bien pourquoi il lui avait raconté à son tour comment il en était venu à être avec Nathalie. C’est bien la première fois qu’il le raconte vraiment à quelqu’un… 1 an à se cacher avec Nathalie, il n’avait pas l’habitude de l'évoquer tout simplement. Peut-être pour lui rendre la pareil niveau confidence ? Non, simplement pour étayer de son vécu les conseils qu’il lui avait prodigués. Enfin, cela ne changeait rien, ce fut fait. En tout cas, l’homme se promit de garder ça dans un coin de sa tête et de le reléguer aux choses à ne pas dire voir à ne plus jamais évoqué, cette histoire. Les histoires de fesses entre deux amis dont une étant sa subalterne ne le regardaient pas. Et malgré que cet élément rendît « plus » humaine Karola, dans son comportement, il n’avait nullement à connaître les détails. Il pouvait juste, se dire, que le premier qui oserait dire que sa major est aussi frigide qu’un bâton d’esquimau, commence d’abord par se branler avant de baver méchamment sur elle.

John lui proposa de se rendre sur alpha, mais Gabriel fut contre cette idée, avançant des arguments qui se tenait parfaitement. Après tout, le besoin d’isolement de la demoiselle était fort et il fallait qu’elle se reconstruise et loin de la cité et des gens qui y habites.
« Oui, si elle lit ses mails, cela ne te coûte rien. Sauf quelques minutes de ton temps ».

Gabriel, descendait trop rapidement la bouteille… il hésita à lui retirer, mais cela serait comme enlever la marelle à un veau, il allait gueuler. Autant activer un peu les muscles pour se réchauffer et surtout le faire penser à autre chose. Et puis, il n’était pas dans un super état non plus. Loin d’être bien bourré mais tout aussi fatigué et joyeux. Enfin, il aviserait, pour lui retirer à la fin, dans l’espoir qu’il ne trouverait pas une seconde.

John tira Gabriel, en pleine hésitation. En le tractant avec force, il constata qu’il avait du mal à tenir debout. Machinalement, il le para, le laissant s’accrocher à la rambarde le temps que ses jambes décident de le porter puis il continua encore à le soutenir pour le remettre droit et lui indiquer la marche à suivre. De nuit, la cité était encore plus belle. Les lumières douces et scintillantes transperçaient le manteau bleuté. Gabriel n’était pas beau à voir et le militaire se tenait prêt à réceptionner son ami, si celui-ci décidait d’embrasser le sol. Bon, en regardant bien, il ne marchait pas droit non plus mais avait une plus grande assurance que Gabriel. Faut dire qu’il avait moins de whisky dans le sang …

La bouteille presque vide en main, lui donnait l’air d’un vieil ivrogne. John se tardait de retrouver la fraîcheur, pour donner un coup de fouet. Il faisait trop chaud dans ses couloirs et cela en était irritant. La moiteur de la boisson, lui était montée aux joues. Tout comme le manque évident que ressentait Gabriel. Malgré qu’ils étaient enfin sortie sur les digue, profitant du silence et du calme de la nuit, son collègue avait fini la bouteille et en réclamait une autre. En seul réponse, John, prit le cadavre de verre pour la garder avec lui. Or les mouvements de son vis-à-vis l’en empêchait clairement. John n’insista pas, s’il voulait garder son doudou, soit.

« Non, je pense que tu as eu ton compte » sinon, la prochaine bouteille, déjà fallait-il la trouvée, allait le plonger dans un coma éthylique. Il n’y avait pas de poubelle sur les digues, ainsi devait-il s’encombrer de cette pauvre âme vidée de son sel. Dans un silence calme, il lui fit un signe de tête pour continuer leur petite marche nocturne. La nuit n’était plus très sombre, commençant doucement à s’éclaircir, même si le jour pointait son nez que dans de longues heures encore.

John ne se rendit pas compte tout de suite que son ami, ne le suivait plus. À dire vrais, ; son regard se perdait sur les vagues léchant le métal de la cité. Les scintillements des lumières sur le miroir de l’eau et ses pensées divaguaient doucement vers une grande lassitude. Celle de se sentir impuissant et d’avoir un peu marre de tout. Tout semblait le peser et il avait l’impression qu’il ne remonterait pas la pente et qu’il se laisse glisser malgré ses efforts à se raccrocher à la paroi boueuse de son malheur.

« Je pense que je vais te raccompagner… » sa voix s’éteignit quand il constata qu’il était seul à marcher. Il se tourna vivement, pour voir à plusieurs mètres de là, Gabriel pencher sur les digues, mirant la mer d’un air dangereux. Le bruit de verre se brisant, alerta John, qui se mit à courir en voyant le silhouette de Gabriel faire de dangereux va et vient dans le vide. Il voulait se suicider ? Il avait vraiment l’alcool super triste a moins qu’il avait de bien vilains démons ! Mais grand dieu, qu’avait-il de si difficile à surmonter pour avoir envie de picoler jusqu’à ne plus être humain et mettre fin à ses jours ? John n’en savait strictement rien et ce n’est pas leur petite discussion sur le major, qui justifiait cet acte !

Avant que le corps de son ami ne bascule dans le vide, pour câliner avec affection les vagues emplies d’écumes. John, le rattrapa et le fit reculer en arrière. Il l’avait encerclé de ses bras, pour le faire reculer du rebord de la digue, suffisamment loin pour toucher un mur. La bouteille à moitié brisé alla quant à elle, saluer les poissons. Il le plaqua contre le mur, un bruit métallique d’un objet tomba au sol se fit entendre.

« Gabriel ! ça ne va pas ! que t’arrive t’il ? » Il avait une voix un peu grondante.
Le regard vert gris du militaire dévia sur l’objet qui roulait avec lenteur sur le sol. Lâchant le col de son ami, il se baissa pour ramasser un anneau en or…une alliance sans aucun doute. Le tenant entre ses doigts, il le tendit à l’ivrogne en face de lui. Un petit rictus navré sur le visage. Est-ce pour cela ? Pour cette bague vestige d’un souvenir ? Ainsi, il avait été marié, il avait donc bien vu juste avant cet éclat d’or au début de leur rencontre… sans aucune doute cette alliance y était pour beaucoup.
« Vient on rentre », il lui attrapa les épaules, pour marcher vers la sortie. Il ne se voyait pas lui demander maintenant, mais son regard soutenant son ami quelques secondes était parlant.



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John était visiblement d'accord avec mon idée d'envoyer un mail à Karola, pour garder un contact avec elle sans lui infliger ma présence alors qu'elle recherchait la solitude. Effectivement, cela ne me prendrait que quelques minutes de mon temps, même si pour l'instant, je ne savais pas quels mots utiliser. Mais, c'était l'intention qui comptait, non ? J'allais bien voir le moment venu, lorsque je me retrouverais face à un ordinateur, à taper sur un clavier. Chaque chose en son temps, ce n'était pas ce soir que j'allais faire quoi que ce soit, de toute façon. Avec l'alcool que j'avais dans le sang, je ne pouvais pas me concentrer sur quelque chose de sérieux. Et puis, j'avais d'autres choses dans la tête pour me préoccuper de ça, des choses bien plus difficiles à vivre pour moi en ce moment. Je n'avais pas du tout la tête à m'occuper de qui que ce soit, surtout pas dans mon état actuel, à être assailli par des démons depuis des années, et à noyer ce chagrin immense avec l'alcool. A me montrer faible, en quelque sorte. Il me faudrait attendre d'être en meilleure forme pour m'occuper de mon amie, car là, je n'étais pas du tout en état de soutenir qui que ce soit, même avec la meilleure volonté du monde.

John eut l'idée d'aller marcher un peu le long de la digue, histoire de prendre un peu le frais et de bouger. Ce qui me ferait peut être du bien, qui sait. Quoi que, demander à une personne ivre d'aller marcher, ce n'était peut être pas une si bonne idée que ça. Heureusement que le militaire était là pour me soutenir pour que je ne m'effondre pas. Certes, j'étais encore très loin d'être totalement ivre, mais je ne marchais pas vraiment droit. Et lorsque nous arrivâmes sur la digue, cela ne m'aida pas du tout. Bien au contraire, les démons étaient bel et bien là, à me mettre une idée dans la tête. Celle d'en finir avec tout ça. Pour quelle raison en finir maintenant ? Peut être parce que ma bouteille était vide, et que John ne voulait pas que j'en ai une deuxième. Ou alors parce que cet océan était sans doute envoûtant à regarder. Ou encore parce que je voyais le fantôme de ma femme qui dansait sur l'écume en m'appelant pour la rejoindre. Cette idée était bien tentante. Je pourrais la rejoindre pour l'éternité, et en finir à jamais avec ces démons qui m'empêchaient de dormir la nuit, et qui faisaient à chaque fois remonter cette culpabilité qui n'avait pas lieu d'être. Ainsi, me voilà planté debout si près du vide, à regarder l'océan comme si ce dernier m'appelait. Sheppard continuait de marcher, il n'avait pas encore remarqué que je m'étais arrêté. Je serrai l'alliance dans ma main, pendant que la bouteille vide se brisait dans l'autre, me blessant au passage. Peu m'importait. C'était la fin.

Cependant, mon ami ne semblait pas être du même avis que moi. Je sentis des bras m'entourer et me tirer en arrière pour m'éloigner du bord. Puis, je fus plaqué contre le mur, lâchant ainsi les restes de la bouteille, et surtout mon alliance. John me demanda ce qui m'arrivait, le ton de sa voix était sec, autoritaire. Il ne comprenait pas, il ne pouvait pas comprendre. J'aurais voulu lui dire quelque chose, mais aucun son ne sortit de ma gorge. L'alcool me montait à la tête, j'étais euphorique et en même temps anéanti. Comment expliquer mon geste ? La lassitude, tout simplement. Mais ça, Sheppard l'ignorait. Il ne m'avait jamais vu comme ça. Le militaire me lâcha alors, se penchant pour ramasser quelque chose. Mon alliance, cet objet que je m'empressai de récupérer et de serrer dans ma main, comme si ma vie en dépendait. Qu'aurais-je fait si je l'avais perdu à jamais ? Sans résister, je laissai John me guider vers l'intérieur de la cité, à l'abri et loin du vide dans lequel j'avais voulu sauter. Il ne me demanda rien, mais son regard cherchait à comprendre mon geste. Il avait raison de s'inquiéter, et l'ignorance était encore pire à supporter. Une fois à l'intérieur, marchant dans le couloir, je finis par m'arrêter pour m'adosser contre le mur, le regard perdu sur l'alliance de ma défunte femme. Avec beaucoup de difficulté, quelques mots sortirent de ma gorge, d'une voix rendue tremblante par l'émotion ressentie.


"Je ... je voulais sauter, tu sais ? Je voulais ... en finir avec tout ça ... toute cette ... souffrance. Je ne la supporte plus".

Je ne pleurais pas, mon corps n'avait plus aucune larme, mais le timbre de ma voix démontrait clairement l'état de tristesse et de douleur dans lequel je me trouvais. Tout comme mon regard brillant de larmes qui refusaient de couler car trop asséchées en témoignait. Ces simples mots étaient sûrement terrifiants à entendre pour John. Voir un ami qui voulait se donner la mort n'était pas quelque chose de réjouissant, loin de là. Surtout quand on était impuissant pour empêcher une telle chose. Mais Sheppard souhaitait sûrement comprendre pourquoi. Je soupirai, sans quitter l'alliance des yeux.

"Elle appartenait à ma femme. J'ai été marié deux ans avec elle. C'était il y a longtemps".

Je me tus quelques secondes, ignorant si je devais continuer ou non. C'était bien la première fois que je racontais mon histoire à quelqu'un. Pourquoi la racontai-je à John d'ailleurs ? Parce que c'était devenu trop dur à porter, sans doute. Trop douloureux. Et je me sentais mourir jour après jour à cause de ce terrible secret, il fallait qu'il sorte. Je mordis ma lèvre, avant de lever les yeux vers mon ami, toujours tremblant de tristesse.

"Aujourd'hui, c'est notre anniversaire de mariage. Elle était enceinte, j'allais être papa. Le plus beau jour de ma vie, n'est ce pas ?"

Bon dieu, ce que c'était difficile. Ca voulait sortir, mais c'était dur. Mon coeur brisé était tellement lourd. Un nouveau soupir poignant traversa mes lèvres avant que je ne continue.

"J'ai voulu l'emmener au restaurant ce jour là, pour fêter notre anniversaire de mariage. Nous étions heureux, nous allions fonder une famille. Et tout s'est arrêté quand ce ..."

Ma phrase mourut dans ma gorge. Rien que de penser à ce type, j'avais des envies de meurtre. La colère m'envahit, et je serrai les dents, tout comme le poing qui gardait la bague prisonnière.

"Cet ivrogne a déboulé de l'autre rue, il a grillé le feu rouge au moment où je suis passé. Il a percuté de plein fouet le côté passager. Je suis resté dans le coma pendant plusieurs jours, grièvement blessé. Mais ma femme et mon enfant ... ils ... ne s'en sont pas sortis. J'ai tout perdu ce jour là. Et ... cette date ... aujourd'hui ... ne fait que me rappelait ce que j'ai perdu à jamais ... à cause de cet enfoiré".

ll fallut un effort colossal pour garder mon calme, et ne plus penser à cet homme qui avait volé ma vie, et qui m'avait tout pris. La mâchoire crispée, je regardai John en lui montrant l'alliance.

"C'est tout ce qui me reste d'elle. Cet objet, et les cauchemars qui m'empêchent de dormir depuis toutes ces années, et qui me rendent fou. Notre anniversaire de mariage est aussi celui de sa mort. De leur mort. Qui pourrait supporter une telle chose ?"

Etrangement, me confier n'allégea pas du tout ma peine. C'était des mensonges quand on vous disait que parler vous ferait du bien. C'était complètement faux. A moins que je ne sois trop saoul pour voir si des effets bénéfiques allaient sortir de tout ça. Mes yeux se baissèrent à nouveau sur la bague de ma femme, et la colère s'envola aussitôt, remplacée par un profond sentiment de culpabilité, à tort bien sûr.

"C'est ma faute. Si je ne l'avais pas emmener au restaurant ce jour là, elle serait encore en vie. Et notre enfant aussi. Je suis responsable de leur mort. Ce qui est arrivé est ma faute. Et je dois vivre avec ça, jusqu'à ce que tout ça se termine définitivement".

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Gabriel ne semblait pas pouvoir parler sur le coup. Et John avait-il envie d'avoir une explication à ce geste ? Il ne savait trop rien, dans un sens oui, pour comprendre et aider son ami et de l'autre…cela valait-il la peine de remuer le couteau dans la plaie ? Pourtant, il le fallait bien ! Même s'il arrivait que des suicides idiots se produisent à cause de l'alcool, il fallait un terrain propice à ce genre d'acte fou !

Sans un mot silencieux, avec le soutien d'une main ferme et franche, le militaire raccompagna le scientifique à l'intérieur. Ils auraient pu rester dedans, histoire que la fraîcheur de la brise, donne plus d'oxygène aux neurones inondés par le whisky, mais cela serait prendre le risque qu'il recommence. Et John, n'avait pas l'envie de devancer un second saut. Si, John échouait il s'en voudrait toute sa vie, d'avoir rien pu faire pour empêcher le corps de Gabriel se noyer ! Sans vraiment savoir si cela était justifié ou dicter par l'ivresse.

En tout cas, l'inquiétude était grandissante, John ne savait que pensée et il venait à se demander s'il ne devait pas mettre Gabriel en cellule d'isolement à l'infirmière pour qu'il suive une thérapie et un décrassage complet. Ce geste était surprenant, il n'avait jamais vu le scientifique morose ou bien de mauvais poil. Après, il ne le connaissait pas aussi bien, ce soir le prouvait et cela lui flanqua un coup ! Il pouvait se flageller de ses démons, mais son ami en avait des plus puissants !

Une fois à l'intérieur, le jeune homme tremblait comme une feuille et finit par s'adosser à un mur. Naturellement, le colonel, l'accompagna jusqu'à cette surface dur et stable pour qu'il reprenne ses esprits. La voix désarticuler et émotive de son ami brisa le silence gênant de la cité, qui venait de s'arrêter. Une moue crispée se fit sur les lèvres du militaire, il souffrait ? Mais quelle souffrance suffisamment forte pouvait justifier un acte sans retour ? Le ton déchirant, serra le cœur de l'homme… cela lui donna des frissons désagréables, percevant la détresse de son ami au plus profond de ses fibres capillaires. Sans vraiment savoir quoi faire, le colonel, posa une main réconfortante sur l'épaule droite du bleu. Il n'a jamais été bon, face aux larmes et par chance Gabriel ne pleurait pas, mais cela était tout comme. Le regard vert/gris de John tomba sur cet anneau, sûrement la source du mal … tel l'anneau interdit dans le Seigneur des anneaux… et le récit commençant, par l'union avec une femme sûrement aussi joyeuse et pleinne de vie qu'est Gabriel, deux ans d'amour qui se finisai horriblement via un accident de voiture par un jour dit de bonheur.

Le ventre plein de leur amour qui ne put éclore à cause d'un autre ivrogne… la tragédie parfaite pour créer une histoire emplie de larmes. Et l'envie de mettre fin… alors depuis ce jour funeste Gabriel broie du noir ? Et souffrance en silence d'un fait dont il ne peut porter le fardeau. Et dans un chemin de culpabilité que connaissait bien John, Gabriel se mit comme bourreau allant à dire que tout cela était de sa faute.

Sheppard, s'accroupie, pour que le regard de son ami, le toise. Son histoire, le touchait et pas qu'à cause de son empathie, la souffrance des autres trouve toujours une résonance chez lui. Il n'a jamais aimé ça et c'est pour cela qu'il se fait comme mission de les protéger. Il n'avait pas les idées les plus limpides ce soir à cause de la fatigue, de ses démons et de l'alcool. Mais, il parla d'une manière calme et assez sûre.

« Non, ce n'est pas de ta faute. Tu as voulu fêter tout ce bonheur. Si tu cherches un responsable c'est cet homme ivre qui en ait responsable pas toi. » Il prit l'anneau dans la main de Gabriel. « Je ne sais pas si tu crois en dieu. Moi oui et je me dis que les gens qui sont morts nous regarde de là-haut. » Il se releva « Je ne pense pas que ta femme et ton enfant n'apprécient ce qu'ils voient en ce moment et encore moins que tu aies envie de les rejoindre. Tu ne peux pas les oublier, mais tu peux vivre heureux sans eux. » Il soupira

« C'est le plus bel des hommages que tu puisses leurs faire, de vivre heureux et de ne plus souffrir. » Cela était facile à dire, mais il n'avait que ça à lui servir.
« Tu voulais te jeter à l'eau… pourquoi ne pas jeter cette bague dans l'océan ? Mettent un bout de ta femme dans cette galaxie. Laissant son âme découvrir ce qu'il a de plus beau… toi épanouie » Il le regarda, serrant l'anneau dans son poing, pour toiser la réaction de son ami.



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Avec John Sheppard

Une part de moi bien enfouie savait que John avait parfaitement raison. Bien sûr qu'il avait raison, qui pourrait être responsable d'une telle horreur, alors qu'il y avait déjà un coupable ? L'accident n'était pas de ma faute ni de mon fait. Je ne l'avais pas souhaité, je ne l'avais pas provoqué. Les quelques personnes au courant de cette histoire m'avaient répété la même chose : je n'y étais pour rien, et le seul responsable, c'était ce salopard qui s'en était sorti avec seulement de simples égratignures et quelques années de prison. Quelques années pour avoir ôté deux vies, ce n'était vraiment pas cher payé. Qu'il apparaisse devant moi, et je lui montrerais la mienne, de justice. Pourtant, malgré ces nombreuses paroles qui me disaient toutes la même chose, comme celles prononcées à l'instant par Sheppard, elles ne me réconfortèrent pas du tout. Bien au contraire, je ne parvenais pas à faire disparaître cette culpabilité. Si je n'avais pas pris la voiture. Si j'avais pris la route quelques minutes plus tard. Si j'avais ralenti à un moment, seulement quelques secondes. Et si et si. On peut refaire le monde avec des "si", mais la réalité et le passé ne changeront jamais. Ce qui était fait était définitivement fait. Mais hélas, ce n'était que des paroles en l'air, car malgré tout, je me sentais fautif. A tord, certes. Mais fautif quand même. Et pour le reste de ma vie, quoi que les autres disent.

Je vis le militaire prendre la bague dans ma main, mais je ne l'en empêchai pas. Pourquoi faire ? Il n'allait pas la jeter au loin, je n'avais donc aucune raison de lui résister. Cependant, mon regard suivit l'anneau de métal, comme s'il avait peur de le perdre de vue. Lorsque John me parla de dieu, je ne pus qu'éclater de rire. Un rire à faire peur, un rire d'ivrogne, un rire moqueur qui ne croit plus en rien. Parler de dieu dans un instant comme celui là, avec ce que j'avais vécu, c'était ironique, absurde. Et tellement drôle, même si les mots du militaire étaient sérieux, surtout en mentionnant le fait que ma femme me regardait de quelque part, et ne devait pas être ravie de ce qu'elle voyait. Non, je ne croyais pas à ce genre de choses. Je secouai négativement la tête, me contrôlant comme je le pus pour atténuer ce rire. Difficilement, je dus l'avouer.


"Croire en dieu ? Moi ? Elle est bien bonne celle là".

Je pris une profonde inspiration pour me calmer, et le rire partit aussi vite qu'il n'était arrivé. La mélancolie avait repris le dessus, ainsi que la haine. Je regardai mon ami, non pas en colère contre lui, mais contre toute cette situation, et toute ma vie.

"Tu penses vraiment que dieu existe, avec tout ce qui se passe autour de nous ? Toutes les horreurs qui se produisent, que ça soit sur Terre ou ici ? J'y ai cru bien sûr, quand j'étais jeune, avec toutes ces idées farfelues et absurdes. Mais le jour où on t'enlèves un être cher, où ta vie est réduite à néant en un claquement de doigt, où tu n'as plus de raison de vivre, pourquoi continuer à croire en un dieu qui s'en fiche royalement de toi ? Non, nous sommes seuls, il n'y a aucune entité quelque part qui veille sur nous ou qui nous juge ou je ne sais quoi d'autre. Ce sont des foutaises. Et tout comme je ne crois plus en dieu, je ne crois pas non plus l'idée que ma femme soit exaspérée de me voir ainsi, dans cet état. Elle doit sans doute attendre également le moment où je la rejoindrais dans l'au delà".

John avait beau essayé de me réconforter, c'était peine perdue, surtout dans mon état actuel. Lorsqu'il m'affirma que je pouvais vivre heureux même sans ma famille disparue pour leurs rendre hommage, j'eus un rictus méprisant sans le vouloir. Les paroles de Sheppard étaient tellement absurdes pour moi. Je détournai les yeux, en secouant la tête.

"Vivre heureux après avoir tout perdu, c'est ça. Un coeur brisé en mille morceaux ne se répare plus, John. J'ai eu ma chance, elle est passée. Le bonheur a disparu définitivement de ma vie".

Alors que Sheppard se relevait, je restais assis sur le sol froid, comme si je n'avais plus la force de me mettre debout. Je ne voulais plus bouger, je préférais rester ici, quitte à m'endormir ici, dans ce couloir désert, une fois que la fatigue aura vaincu mes fantômes. Cependant, mon ami en décida autrement. Il voulut que je jette l'alliance dans ma femme dans l'océan, et me séparer ainsi de l'objet qui causait mes souffrances depuis sa disparition. Certains diraient que John avait raison, qu'il fallait se débarrasser de tout ce qui nous liait au passé pour mieux avancer Mais pas moi, je ne voulais pas. Je n'étais peut être pas encore prêt. Le serais-je un jour ? Probablement pas. Je secouai la tête en fixant le poing fermé qui renfermait la bague, et je me relevai à mon tour, péniblement à cause de l'alcool. Je devais vraiment faire peine à voir.

"Non, je ne veux pas. Je ne m'en séparerais jamais. Rends la moi".

On aurait dit un Gollum bourré avec son précieux. Pathétique en y repensant. J'attendis que John me rende l'alliance, que je glissai aussitôt dans ma poche, comme pour la mettre à l'abri. J'eus l'impression de prendre une grande bouffée d'air en ayant cet objet près de moi, comme si j'avais vraiment besoin de sa présence, comme s'il était vital pour moi. Un long silence s'installa entre le militaire et moi, je n'osai pas regarder mon ami. Mes yeux restèrent fixés sur le sol. Quoi dire de plus dans un moment comme celui là ? Puis, après quelques minutes, l'alcool commença enfin à faire son effet en alourdissant une fatigue qui n'avait que trop tardé à venir. Je voulus alors rentrer et m'allonger sur le lit, car je savais qu'en cet instant, les cauchemars me laisseraient tranquille pour le reste de la nuit. Avant de revenir une autre fois.

"Je suis fatigué, je crois que je vais rentrer".

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Gabriel Grayson
&
John Sheppard
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Chronologie : début février





Il est américain … une très grande majorité du peuple de l'oncle Sam, croyait en une existence supérieure. Même si niveau croyance, John n'était pas un bon chrétien. Et pourtant, son éducation, le poussait à croire qu'il y avait peut-être quelque chose au-dessus d'eux. Que cela, soit sous l'image d'un vieux barbu ou d'un destin. Il ne voulait pas se dire que la vie s'arrêtait là, que l'âme ne restait pas. Il aimait se dire, que les morts étaient accueillis quelque part, pour veiller sur leurs proches. Cela était réconfortant, dans certain moment, quand on est au bout du tunnel, comme Gabriel. Ce qui est assez ironique, d'être croyant, dans une telle expédition. Mais bon, chacun croit en ce qu'il veut et John en parlait très peu. Surement, pour ne pas recevoir ce genre de réaction : le rire. En fréquentant de plus en plus de scientifiques, il avait appris que les dogmes de la bible étaient de belle illusion, mais cela était encré dans son éducation et ne pouvait bien changer. Après bon, il croit sans pratiquer, cela fait-il en croyant ? Peut-être bien que non selon certaines définitions. Mais qu'importe, il avait conscience que ce fut très américain ce genre de réflexion.

Le rire de Gabriel, celui d'un ivrogne mauvais, fit soupirer le militaire. Cela l'agaçait un peu, qu'on se moque de cela, puisqu'il n'en parlait jamais. Mais décida de ne pas s'ombrager pour si peu. Gabriel était sacrément alcoolisé et même s'il pensait que du mal de la chrétienté, il n'aurait pas été aussi moqueur dans son vrai état. Les propos de Gabriel étaient durs et qu’importe qu’il lui dirait cela ne changerai apparemment rien.

« Pourquoi dieu serait-il bon ? On pense à tort, qu'il s'intéresse à chacune de ses créations. Mais la vie, montre bien, que nous ne sommes pas là, pour vivre dans un univers en coton et en soie. Crois ce que tu veux Gabriel, mais certaine chose aide à faire passer le cap. Moi ça m'aide. » Par-là, il lui disait qu'il faisait bien ce qu'il veut de tout ça. Il ne cherchait pas à le convertir surement pas. Tous les hommes et femmes, ont des moments d'ombres dans leur vie et chacun choisie de s'engouffrer dans les tréfonds ou de remonter…
« Rien n'est détruit définitivement, faut juste vouloir le réparer. Tu ne veux pas, c'est ton choix »

À quoi bon parler avec un ivrogne ? John ne savait pas quoi lui dire. Il n'est pas bon pour ce genre de choses. Même la proposition de foutre en l'air cet anneau maudit, fut rejeté. Gabriel, était encore en phase de colère, son deuil n'était pas fini. Et ce n'est pas ce soir qu'il passerait à l'étape suivante. Au moins, parler de Gabriel, avait permis à John de relativiser sur ses propres problèmes, qui lui paraissait un peu futile. Et il ne voulait pas se poivrer la gueule comme son ami et ressembler à une loque pathétique ! il lui tendit l'anneau avec une petite moue, évitant tout commentaire.

« Allé mon ami, je vais te border et demain tu auras la migraine du siècle ! » Il le prit par l'épaule, pour le conduire, jusqu'aux quartiers du personnel dans la zone scientifique. Dès que la porte s'ouvrit, il l'accompagna jusqu'à son lit, vérifiant que tout allait se passer correctement, puis le salua. Rentrant d'un air morne dans ses quartiers. Il était partagé entre la colère de n'avoir pas réussi à soutenir un ami, du moins des paroles inefficaces pour l'aider et la pitié d'être intérieurement mal.
Demain, il ira voir Gabriel, histoire de le soutenir et de lui changer les idées sur une activité sportives ou un jeu sur la console. Cela serait toujours mieux que des paroles stupides sur dieu ou même sur comment relativiser !

END pour John 19/11/2017


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Ven 15 Déc - 1:42
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Avec John Sheppard

Nous n'avions pas la même vision des choses, John et moi, concernant l'existence d'un dieu ou non. Il était américain, une nation dont la quasi totalité de la population croyait en ce genre de choses. J'étais australien, un pays moins axé sur la religion. Et puis, j'étais ivre en cet instant. Mais était-ce une raison de mon refus d'y croire ? Bien sûr que non, car même sobre, je n'y croyais pas. Depuis des années. Depuis ce jour maudit, où ma vie avait été détruite. Non, pour moi, il n'y avait rien. Personne ne veillait sur nous. C'était mes croyances, John avait les siennes, et je le respectais. Même si en cet instant, j'étais trop bourré pour entendre raison. Une chose était sûre : je ne voulais pas me séparer de mon alliance. Elle était tout ce qui me restait de ma vie passée. Du bonheur que j'avais vécu. Dernière trace d'un passé que j'aimerais oublié, en vain.

John me rendit l'alliance, et je remarquai malgré la forte dose d'alcool que j'avais dans le sang qu'il le faisait à contre coeur. Car il aurait voulu que j'avance. Que je passe une porte et la referme à tout jamais. Mais c'était trop tôt. Pas maintenant. Pas aujourd'hui. Pas pour cet anniversaire si particulier. Je n'étais pas prêt. Je remis la bague à l'abri dans ma poche, avant de me relever difficilement. Tout bougeait autour de moi, j'étais resté assis bien trop longtemps. L'ivresse me monta à la tête, et bien que je voulais retourner dans mes quartiers, y arriverai-je ? Heureusement, mon ami était là, il me soutenait, il ne me laisserait pas. Grâce à lui, je pus retourner jusqu'à mon lit où je m'assis lourdement. A peine un salut pour Sheppard, je m'allongeai rapidement, habillé, les chaussures encore aux pieds. L'alcool m'avait épuisé, vidé de toutes mes forces. La tête me tournait, mais heureusement, je n'eus aucun renvoi, celà aurait été dommage pour le ménage le lendemain. Et puis, ce n'était pas mon genre, même après une bonne cuite. Je ne me rendis même pas compte du départ de John. Un sommeil me gagna très rapidement, me plongeant dans les bras de Morphée qui m'accueillit à bras ouverts. Plus de cauchemar, plus rien ne vint troubler ce sommeil vu mon état. La nuit passa sans autre encombre, jusqu'au lendemain.

Le réveil fut tardif, et surtout très difficile. J'eus l'impression que ma tête allait exploser. Les rayons du soleil m'agressèrent, chaque bruits, même infimes, furent une torture pour moi. J'étais victime d'une terrible gueule de bois, très mal réveillé, nauséeux. Difficilement, je parvins jusqu'à la salle de bain, où je bus d'abord beaucoup d'eau, avant de prendre deux cachets d'aspirine. Puis, je pris une bonne douche, mais bien que cela finit par me réveiller un peu, la gueule de bois était hélas toujours présente. Il me faudrait un peu de temps pour que cela passe, tout comme cette horrible migraine. Un peu plus tard, John vint me voir pour demander de mes nouvelles, avant de m'emmener jusqu'au gymnase pour m'entraîner avec lui au combat au corps à corps. J'acceptai volontiers, me souvenant de sa présence la veille, et de son aide. Passer un moment autre qu'avec un ivrogne était une bonne chose pour lui, et comme il était mon ami, il m'aida également à passer le cap de cette gueule de bois carabinée en pensant à autre chose. Rien qu'en faisant du sport.

Le pire jour de l'année pour moi était passé, mais je savais parfaitement qu'il reviendrait l'année d'après. Et que tout recommencerait.


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Fin du RP

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Ven 15 Déc - 10:41
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END 15/12/2017

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