Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Elle est encore loin la mer ?

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Ven 17 Mar - 10:38
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Elle est encore loin la mer ?


CHRONOLOGIE : 10 mars 2017


Après un bon mois de travail acharné pour la mise en place du nouveau fonctionnement de la cité suite à l'inaptitude totale de Weir, il était enfin l'heure des vacances. Faut dire que l'anglais n'avait pas pris de congés depuis septembre. Cela commençait à tirer sur la fatigue et surtout après l'enquête, il en avait marre. Il fallait, prendre un peu de temps pour se reposer et de retrouver un peu de quiétude avant de reprendre une session dynamique sur cette cité.

Faut dire que vivre sur pégase, ce n'est pas de tout repos. Et il avait grand hâte de rentrer en Angleterre pour revoir sa famille, qui avait la bonté d'organiser « Noël en mars » rien que pour rattraper le fait qu'il n'avait pu les retrouver sur terre en Décembre hors, vu l'évènement de Santa, il n'avait aucun remord d'avoir loupé le rendez-vous familial annuel. Rien que pour le principe d'avoir passé la soirée avec Erin, concrétisant d'une manière charnelle leur attirance. Dans ses valises, il avait une malle complète de présent pour chaque membre et il en avait… à se demander s'il n'allait pas avoir un malus pour prendre autant de bagage. Fort, heureusement le Dédale avait un grand « coffre » … Une certaine euphorie le prenait en se rapprochant du jour du départ. Il en devenait intenable.

Quelques jours avant // échange par mail


Quelque jour avant, il avait envoyé un mail à ces grands-parents, profitant d'un transfert via la porte des étoiles des rapports, pour prévenir du jour de son arrivé.

Mail Alexander Hoffman a écrit:
« Bonjour MamiChat,
Pour ta réponse, je serais en Angleterre à partir du 16 mars. J’ai des affaires à régler avec la Falcon et certaines filiales. Le 18 je serais donc présent, pour rester quelques jours (quand vous en aurez marre de me voir, je partirai :p ). Je ne serais pas seul.

Bonne journée
Goupil
»

La réponse ne tarda pas à arriver, à croire qu’Abby était accrochée à son ordinateur ou bien simplement à son smartphone. (Ce qui ne serait pas surprenant, elle était très moderne et surtout une véritable adolescente accrochée à Facebook. Lui avoir acheté un smartphone fut une révolution pour cette femme) Puisqu’il eut une réponse 5 minutes après. La porte était ouverte quant à elle pendant 30 minutes.

Mail Abby Hoffman a écrit:
« Coucou mon Goupilou

Oh je suis bien contente d'avoir de tes nouvelles ! J'ai tellement hâte ! Quelle idée de partir dans un coin reculé et sans internet ! Franchement à mon âge c'est un coup à me mettre dans la tombe précocement ! Tu devrais avoir honte de faite ça à ta mamiChat !!
(J'espère que tes mails sont lus histoire d'avoir bien honte ! Le si sérieux et austère Mr Hoffman, qui reçoit des mails trop mimi de sa mamie adorée !! Haha, j'en ris d'avance !).

On t'attend de pied et Patte ferme ! Noël dans le jardin fleurit Ça sera innovant et fortement excitant !! Oh tu ne viens pas seul ? Ou tu inclus Harry ? Car si ce n'est pas le poilu, alors j'espère que tu nous amènes une jolie minette !? J'espère qu'elle est vermifugée, sans parasite et vacciné.
Bisous MamiChat
»

Mail Alexander Hoffman a écrit:

« Oh mais tu sais bien que j’attends ça avec impatience :p
En effet ce n’est point Harry. Et ne t’inquiète donc pas pour les formalités, elle a son carnet à jour et même un pedigree.
D’ici 20 minutes je ne pourrais plus te répondre »

Mail Abby Hoffman a écrit:
« Je lui met un bol de croquette donc ? Elle aime le poulet j'espère ! Oh un pedigree ! Elle ira bien avec les Ragdolls ! (Je suppose que si je te demande réellement si c'est une femme ou une blague je n'aurais pas de réponse, donc dans le doute je me laisse la surprise. Même si je préférai voir une belle damoiselle (ou un homme hin ! Mais que si c'est un pompier musclé pour danser sur la barre de métal).

Je t'embrasse avant que ça coupe Papydou se joins à moi. Par contre, je ne dis pas aux autres fou, que tu es n'est pas seul, comme ça Erika ne mettra encore plus la honte :p Moi aussi je t'aime mon renard ! Aufaite nous aussi on a des surprises !

Ah oui, aussi, faudrait que tu m'aides à monter le nouvel arbre à chat. J'ai pris une véritable folie ! Et ce n'est pas avec ton frère et tes malhabiles de beaux-frères (C'est incroyable quand même ! Tes sœurs sont meilleures bricoleuses qu'eux ! La dernière fois Alvin a quand même réussi à se casser le gros orteil avec le marteau ! Pour accrocher un tableau… alala j'espère qu'il ne fait pas exploser sa classe de chimie !) que je vais monter cette merveille encombrante qui a fait faire une syncope à ton grand père. Et puis, bon ça te fera les muscles ! »

Mail Alexander Hoffman a écrit:
« Trop aimable ! J’ai hâte de la jeter dans la fontaine pour la peine.
Pas de problème, je te remercie de te soucier de ma santé physique. Par contre, je n’irais pas sur la barre une fois musclé ! »

Mail Abby Hoffman a écrit:
« Ohhh mais je suis certaine qu’avec un déguisement de pompier, tu ferais baver ta minette ! Je lui proposerais l’idée, enfin si c’est bien une petite copine !! Allé dis-moi que c’est ça !!!! »

Mail Alexander Hoffman a écrit:
« Je suis navré MamiChat, je n’ai pas le temps de papillonner. J’ai trouvé une sorte de chat particulièrement atypique : il a une queue de poisson »
Mail Abby Hoffman a écrit:
« Ohh ! Tu me brises le cœur ! Mais bon, c’est au moins ça ! Et puis genre mon petit-fils n’intéresse personne ?! »
Mail Alexander Hoffman a écrit:
« Ne t’inquiète donc pas, j’ai le choix »

Mail Abby Hoffman a écrit:
« OH eh bah tu m’en ramène une ! Je ne vais pas t’apprendre à agiter ton plumeau !!! (Pourtant les chats adorent ça !) »

Mail Alexander Hoffman a écrit:
« Ça ira bien. Mais bon, tu verras bien et arrête de te faire des films, tu te fais du mal. Et puis tu sais bien que j’ai fait vœux d’abstinence »

Mail Abby Hoffman a écrit:
« QUOOOOOOOOOOOIIII !!! Tu veux que je te déshérite hin ? Ou tu veux me tuer ?? »
Mail Alexander Hoffman a écrit:
« Plus vite tu mourras plus vite je pourrais placer un nouvel investissent ! »

Mail Abby Hoffman a écrit:
« Petit fils indigne !! Bon, je vais te laisser, ça va couper de ton côté ! à bientôt mon ingrat et adorable petit Goupil ! J’ai tellement hâte de te retrouver !!!!
Ta maimiChat dingue ! »

Mail Alexander Hoffman a écrit:
« Moi aussi vieille folle »


Instant présent


L’anglais ricanait tout seul dans son bureau en lissant les mails échangés avec Amy. Elle était véritable folle tout comme lui. Comme quoi, la génétique est là. Alexander savait qu’au moment même où il présentera Erin, qu’Abby allait s’amuser et essayer de piquer les côtes de son petit-fils pour le charrier. Le pire, serait qu’elle donne des croquettes à la belle brune.

Enfin bon, un petit souvenir très amusant. Il était l’heure de partir. Alexander alla dans ses quartiers pour prendre sa valise et surtout transférer Harry à Isia. La belle doctoresse l’attendait devant sa chambre.

« Bonjour Fox. »
« Bonjour Harley, tu vas bien ? »
« Oui j’ai mon filleul qui vient en vacances chez moi ! »
« Il en a de la chance ! »
« Oh oui, je vais lui apprendre pleins de bêtise ! »
« Je plains les parents ! »
Isia lui fit un grand sourire, suivant l’homme, pour récupérer le chat et les affaires de celui-ci.
« Tu as vu Erin ? »
« Oui, je l’ai estampillé »
« Ça explique pourquoi tu n’as plus de rouge à lèvre, coquine »
Elle hocha la tête tout en raconta quelques autres éléments à Alexander et les deux jeunes gens se séparèrent dans le couloir, après une petite caresse d’au revoir au matou.

Valise personnelle en main, il alla vers la zone d’embarquement, où plusieurs personnes attendaient. Il était le dernier arrivé, à cause de quelques formalités, comme voir Elia, pour la tenir au courant et de faire un dernier point avec Woolsey. Erin, avait déjà due embraquée. L’anglais, suivit la procédure et se dirigea vers sa nouvelle chambre individuelle pour déposer sa valise. C’est spartiate mais pour 5 jours, cela serait très bien.



©️Pando


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    Alexander Hoffman
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Dim 19 Mar - 12:39
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C’était le jour du départ. Erin n’avait pas remis les pieds dans le Dédale depuis son arrivée, et elle était plutôt contente de repartir sur Terre quelques jours. Mine de rien, pas mal d’éléments terrestres lui manquaient. Faire les boutiques, avoir le choix, flâner dans un parc, regarder la télé tout simplement, ou même surfer sur internet sans être bridée par l’intranet Atlante, pauvre et limité. Le fait de prendre un chariot et d’aller faire ses courses aussi, ou tout simplement le petit plaisir de se cuisiner quelque chose en particulier, sans parler de retrouver sa famille et peut-être des amies, tout cela semblait assez basique, mais quand ça relevait d’un quotidien disparu depuis des mois, la dimension en était tout autre.

Normalement, elle rejoindrait Alexander en salle d’embarquement, ou directement dans le Dédale s’il tardait à venir. Ils avaient un peu discuté du programme et de ce qu’ils comptaient faire, et manifestement, les deux jeunes gens ne comptaient pas se lâcher d’une semelle une fois sur Terre. Bien entendu, elle ne serait pas tout le temps dans ses basques, et l’inverse serait vrai aussi. Ils avaient besoin de leurs petits moments à eux, et pour le moment, ils respectaient cette envie. Ils ne dormaient pas toujours ensemble, et parfois, ils passaient une soirée seuls avec eux même ou avec des amis de la cité. Erin appréciait qu’il ne soit pas trop collant, même si quand ils se retrouvaient, c’étaient papouilles et compagnie. Normal en somme.

Elle avait profité d’une connexion avec la Terre pour contacter ses parents par mail, afin de les prévenir de son passage prochain.





_A___george_steele@gmail.com)
_De___erin.steele@un.org)



_Objet___Coucou de votre fille



_Date & Heure ___01.03.2017 à 14h03

Bonjour papa,

J'espère que tu te portes bien. Je serai bientôt de retour de ma mission humanitaire en Afrique, et j'en profite pour te dire que je passerai vous voir, maman et toi, prochainement, courant Mars. Est-ce que vous serez en France ou aux Etats-Unis ? Que je m'organise.

J'ai tellement hâte !

Gros bisous.

Rin



FICHE PAR SUANA


Par chance, la réponse n’avait pas tarder à arriver, même si Erin était restée collée à son ordinateur en actualisant sans cesse la page. La connexion avec la Terre n'allait pas durer éternellement. Mais son père recevait ses mails sur son téléphone, à la différence de sa mère, et c'était pour cela qu'elle l'avait contacté lui plutôt que sa génitrice. Le serveur sécurisé de la mission Atlantis transformé son adresse mail interne, de "erin.steele@atlantis.com" à "erin.steele@un.org", un petit tour de passe passe nécessaire à ce que sa couverture soit maintenue. Officiellement, elle œuvrait en Afrique pour l'ONU, dans un territoire isolé et reculé, sans réseau internet et mobile. C'était la version qu'avait sa famille de son métier, et c'était pour cela que son compte était rattaché à une adresse onusienne. Un petit bip se fit entendre et la jeune femme sauta sur le mail, métaphoriquement parlant bien entendu.




_A___erin.steele@un.org)
_De___george_steele@gmail.com)



_Objet___Re : Coucou de votre fille



_Date & Heure ___01.03.2017 à 14h15

Bonjour ma fille,

Je vais très bien, j'espère que toi aussi. Je suis heureux d'avoir ce genre de nouvelles ! Nous serons en Bretagne en mars et en avril. J'ai hâte de te voir. Je m'en vais de ce pas l'annoncer à ta chère mère, qui sera ravie elle aussi, je n'en doute pas.

Je commence à compter les jours.

Je t'aime.
G. Steele


------------------------LAST MESSAGE-------------------
Bonjour papa,

J'espère que tu te portes bien. Je serai bientôt de retour de ma mission humanitaire en Afrique, et j'en profite pour te dire que je passerai vous voir, maman et toi, prochainement, courant Mars. Est-ce que vous serez en France ou aux Etats-Unis ? Que je m'organise.

J'ai tellement hâte !

Gros bisous.

Rin



FICHE PAR SUANA


La réponse était brève. Normal, il savait qu'elle n'avait pas une connexion internet illimitée ni stable. De toute façon, ils auraient tout le loisir de papoter quand elle sera sur Terre. Elle n'avait pas annoncé à sa famille qu'elle venait accompagner. Ce n'était pas vraiment un problème, surtout avec ses parents. De toute façon, Alexander était de loin le gendre le plus parfait qu'elle puisse ramener à sa mère. Elle allait très certainement l'adorer.

Elle avait fait une réponse rapide à son père, lui indiquant qu’elle comptait les jours aussi. Elle allait leur ramener un petit quelque chose, qu’elle avait acheté ici, au marché athosien. Ils ne se douteraient pas une seconde que cela venait d’une autre planète, et encore pire, d’une autre galaxie. Elle espérait simplement que ça passerait le comité de censure.

Avant d’embarquer, Erin était passée saluer Isia, lui demandant si elle souhaitait qu’elle lui ramène quelque chose, en lui indiquant qu’elle passerait en France pour voir ses parents. C’était le moment où jamais. La belle blonde lui avait laissé une belle marque de rouge à lèvre sur la joue, après l’avoir embrassé avec affection. Erin l’avait serré dans ses bras, et c’était un peu chamboulée qu’elle avait laissé son amie. Depuis qu’elles se fréquentaient, la brune s’était vraiment entichée de la blonde, et elle l’aimait énormément. Son amitié comptait beaucoup à ses yeux et elle était plutôt contente d’avoir rencontré quelqu’un de sa trempe et qui avait pu devenir sa meilleure amie. La représentante de la CIS savait que la doctoresse devait garder le petit Harry, son filleul, le temps que les duos d’administratifs ne se rendent sur Terre. Erin savait que c’était une mission qui plaisait fortement à Isia. En plus, c’était une promesse de retour, car Alexander ne laisserait jamais son matou en arrière. Et comme Erin était désormais l’ombre du chef de projet, elle revenait avec lui dans ses bagages, à moins que ce ne soit l’inverse.

Bref, elle embarqua pour le Dédale alors qu’il n’était pas encore arrivé. Normal, il avait des préparatifs à fignoler et son chat à placer. On lui indiqua, avec formalisme, sa couchette, petite chambre spartiate guère exploitable, mais qui conviendrait parfaitement pour dormir. Enfin… Seule. Parce qu’à deux, ils risquaient de s’assoupir collé serré. Ce n’était pas un mal non plus, mais ce n’était pas certain que la nuit serait très confortable… Erin haussa des épaules, en disposant sa valise dans un coin.

Elle se revoyait des mois en arrière, quand les militaires la traitaient avec respect et déférence, plus de crainte qu’autre chose, parce qu’il y avait écrit en gros C.I.S. sur son front. Après le passage de Berckam et de Woolsey, il semblait évident que l’image de marque de la commission était à refaire. Sur Atlantis, la jeune femme avait bossé, et elle s’était intégrée rapidement, dé diabolisant une institution qui n’avait pas que pour vocation de faire chier son monde. Mais ici, ce n’était pas pareil. En plus, l’odieux comptable avait dû jouer les casses couilles et les types ignobles avec n’importe qui, n’arrangeant pas les choses.

On frappa à sa porte. Elle alla ouvrir, pour découvrir un type en costume noir, petites lunettes visées sur le nez, cheveux noirs gominés tirés en arrière, l’air pète sec. Il était plus petit que la demoiselle.
« Madame », fit-il avec une certaine forme d’entrain, en tendant une main fine à Erin. Elle l’empoigna fermement.
« Monsieur. »
« Je suis Derick Forback. Représentant de la commission qui s’occupe, entre autres, du secret défense de cette expédition. »
Erin se raidit un petit peu. Il venait lui dire que ses présents, elle pouvait faire une croix dessus. Au lieu de ça, il se pencha, pour inspecter la chambre, non sans repousser ses lunettes contre son arrête nasale, car elles avaient tendance à glisser.
« Hum, Monsieur Hoffman n’est pas là ? C’est fâcheux. Je voulais vous voir tous les deux. »
« Plait-il ? », fit-elle avec un petit air guindé qu’elle empruntait à sa mère de temps en temps, surtout quand elle était contrariée. Comment pouvait-il demander si Alexander était présent ou pas ?
« Oh et bien, comme vous êtes ensembles, j’avais pensé que vous arriveriez ensemble sur le croiseur du Colonel Caldwell. »
« Mais comment est-ce que vous savez que… »
« Que vous êtes ensemble ? », répliqua-t-il en lui coupant la parole. « Voyons, c’est mon rôle de savoir ce genre de chose. Bien, allons le chercher. Je sais que ce voyage n’a pas encore commencé, mais je n’ai pas que vous à consulter et à briefer, alors je prends de l’avance. »

Il extirpa un carnet de note. Il l’étudia, et quand il eut fini et qu’il l’eut rangé dans son veston, il replaça une nouvelle fois ses lunettes en faisant claquer sa langue.
« Bien, suivez-moi, je sais où est sa chambre. Dans le couloir suivant. Cela facilitera vos entrevues nocturnes, à n’en point douter. »

Erin soupira. Il commençait déjà à l’agacer sérieusement, avec ses petits airs suffisant et sa façon de faire sentir qu’il savait tout sur tout, sans parler de cette dernière remarque qui n’avait rien de professionnelle.

« Oui c’est ça… Je ne comprends pas bien la raison de votre présence ici. Nous sommes tous les deux des hauts cadres administratifs, je fais partie de la commission internationale de surveillance, et j’ai signé une tonne de paperasse sur le secret défense et les conséquences si je le brisais. Je pense qu'il en va de même pour Alexander. »
« Certes certes, mais vous n’étiez pas en couple. Je sais que vous allez aller dans vos familles respectives, et cela est propice à faire des boulettes. » Il se retourna soudainement vers la jeune femme, en pointant un petit doigt vers elle, tandis que son autre main remettait encore ses lunettes. « Comment est-ce que vous vous êtes rencontrés ? Que faites-vous au juste qui justifie que vous vous soyez rencontrés ? C’était où et quand ? Travaillez-vous ensemble ou est-ce que vous voyez après le boulot ? » Il fit une petite pause, se retournant pour avancer de nouveau, avant de continuer sa logique : « Si vous répondez deux choses différentes à une même personne, elle va se poser des questions, et vous ne serez pas toujours ensemble pour y répondre. Vous allez discuter avec des gens curieux, forcément, qui voudront savoir les choses puisque cela concerne des gens à qui ils tiennent. Il faut que vos violons soient accordés, surtout que vous ne disposez pas des mêmes alibis. Donc il en faudra un pour votre famille, et un pour sa famille. »

Forback ricana. « J’adore les jeunes couples en mission. C’est tellement amusant. Tant d’insouciance ! » Il frappa à une porte, celle de la chambre d’Alexander. Erin croisa les bras, la mine renfrognée. Elle comprenait la démarche du fonctionnaire mais pas trop sa façon de faire. Cela allait être fastidieux.

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L'administration a des problèmes à toutes vos solutions.
D.C. Pedge Allen - Teshara Lays - Chenoa Penikett ~ Ecriture : Springgreen
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Lun 20 Mar - 23:31
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Colonel Caldwell, Capitaine Cooper, l'infirmière Frasier, le psychologue Sidney



Pendant ce temps, sur la passerelle...



- Cooper, votre rapport ?
- Appel des passagers et décompte du train de bagage rendu complet, mon colonel.

Caldwell était assis sur son trône. Il fixa d’un air neutre l’immensité de l’océan lantien une dernière fois. Le Dédale était sur le départ en emportant les victimes de viols, les coupables et plusieurs cadavres. A cela s’ajoutait les départs en permission et les fins de contrats. L’officier comptait déjà mentalement le temps qu’il faudrait pour le voyage, fortement réduit à l’aide de l’E2PZ, les opérations de réparation puis le retour.

Une vingtaine de jours, avec beaucoup de chance.

L’officier masqua un soupir de consternation. Il détestait quitter l’orbite autant de temps, même avec le gain impressionnant qu’offrait la nouvelle source d’énergie. L’Athéna avait beau prendre le relais pendant son absence, la protection de la cité demeurait son devoir malgré tout.

//Contrôle de tous les postes, paré ou non.//

A la radio, chacun des organes du Dédale répondit dans un ordre précis. Tous les membres d’équipage étaient prêts au lancement et l’activité bouillonnait dans les salles et machineries. Le poste d’ingénierie clôtura l’appel en validant le branchement sain de l’installation. Le capitaine Cooper, en sa position de pilote, vérifiait consciencieusement les signaux au vert sur son écran. Elle termina en déclarant :

- Validation par les chefs de tranches, mon colonel, le Dédale est prêt au départ.

Caldwell contacta Atlantis une dernière fois.

//Ici Dédale, départ pour la Terre imminent. Veuillez confirmer l’autorisation.//
//Dédale, ici Atlantis. Départ confirmé par autorité. Prudence sur la route et à très bientôt.//
//Comme toujours. Dédale, terminé.//

L’homme se tourna vers la pilote.

- Engagez le vecteur d'accélération et passez l’annonce.
- Bien, colonel.

Elle déclencha les hauts-parleurs.

//Avis à tous, ici le capitaine Cooper, départ imminent pour orbite terrestre. Arrivée prévue le mercredi 15 mars à 21 heures 30, heure terrestre. Bond hyperspatial à T - 3 minutes.//

Le Dédale s’extirpa alors lentement de l’orbite géosynchrone lantienne puis débuta une longue accélération. Trois minutes plus tard, les moteurs d’hyper espace remplacèrent la propulsion conventionnelle. Une nappe blanche se dessina l’espace d’un instant, ouvrant le tunnel, les étoiles de l’infini ralentissant étrangement avant ce brusque éclat de bleu et blanc.

Le croiseur venait de traverser la nappe qui se désintégra aussitôt dans le néant.
Le voyage commençait et, déjà, plusieurs techniciens vinrent à la rencontre de l'officier, les tablettes en mains. L'homme avait prit l'habitude de vérifier continuellement, et personnellement, l'état de son bâtiment en toute circonstance et il n'avait aucune envie de rompre à ses habitudes. Tout se passait pour le mieux. Les réparations d’urgence du chef Tyrol tenait parfaitement.

Une demi-heure plus tard, alors qu'il était dans son bureau, profitant de son quart de pause, la très jeune infirmière Frasier vint à sa rencontre.

- Colonel ? Est-ce que je vous dérange ?

Il déchaussa ses lunettes en renfermant discrètement le dossier d'une militaire.

- Non, vous pouvez entrer.

L'aspirante passa le sas en tenant fébrilement sa tablette. Le tremblement de ses mains jointes ne passa pas inaperçu au regard habitué de l’officier qui l’invita, d’un geste de main, à s’installer devant lui. C’est en évitant soigneusement de croiser son regard qu’elle prit sa place dans un silence pesant. Caldwell devinait sans mal la raison de sa présence. Il patienta tranquillement qu’elle se lance et l’écouta attentivement, les mains croisées.

- Je...ne sais pas comment vous le dire. C’est difficile de trouver les mots justes…
- Alors dites-le comme cela vous vient, jeune femme.

Cassandra hésita un instant. Elle déclara d’un ton abrupt mais bien loin de toute assurance :

- Je ne veux pas m’en occuper. Je...n'y arriverais jamais !

Caldwell acquiesça lentement.

- La mort vous fait-elle peur ?
- Je...oui...bien sûr !
- Alors vous auriez dû éviter le métier d’infirmière. Ou bien vous faire suivre auprès du docteur Sidney.
- Ce n’est pas une question psychologique, mon colonel, je…

Elle avala la fin de sa phrase.

- Parlez, cassandra. Ne vous retenez pas.
- Je suis une infirmière mon colonel. Pas un maître de cérémonies ! Organiser et accompagner les recueillements auprès des dépouilles de ces...non, je ne peux pas !

Le colonel prit une inspiration avant de lui répondre. Il voulait ses mots soigneusement choisi.

- Vous êtes jeune Cassandra. Peut-être un peu trop. Et je dois dire que j'ai hésité à valider votre candidature. Vous êtes douée d'une grande sensibilité, c'est une valeur comme un défaut. Vous êtes témoin de la mort authentique pour la première fois.

Elle secoua négativement la tête, songeant sûrement à ses études, les corps légués à la science et les décès constatés durant ses thèses.

- Vous avez soigné ces hommes. Avez entretenu leur santé, les avez côtoyé au réfectoire. Mais ils sont décédés aujourd’hui, tués en mission, durant l’exercice de leurs fonctions. La mort n’est ni prévenante ni juste. Elle peut frapper à tout moment.

Son visage se décomposa, elle était devenue livide. L’homme poursuivit dans le plus grand calme.

- Nous risquons tous de disparaître. Qu’il s’agisse d’une mission qui tourne mal, d’une défaillance critique, d’un accident ou d’une quelconque mutinerie : la mort frappera cet équipage à chacune de ses missions et c’est un quotidien avec lequel vous allez devoir apprendre à vivre si vous comptez exercer efficacement.
- Colonel…
- Vous avez eu une hésitation lors de notre dernière bataille, je le sais. Vous avez sympathisé avec une brancardière qui a eu le crâne fracturé et le bras déchiré par la chute d’un montant de cloison. Et il vous a fallu une longue minute pour réagir... Une minute où la vie de ce bon élément aurait pu cesser.

Cassandra Frasier regarda ses chaussures, envahie par un sentiment de honte. L’horrible image de la mutilation lui revenait à l’esprit. Elle avait toujours passé ses quarts à plaisanter avec elle, en refaisant le monde et en partageant la si belle aventure de l’espace et du vaisseau. La jeune femme souriante ne ressemblait plus à celle qui gisait sur le lit de l’infirmerie, prête à être démobilisée et radiée des effectifs du Dédale. Un drame, la fin d’une vie heureuse qu’elle ne méritait pas. S’en était si cruel qu’elle culpabilisais de ne pas avoir été touchée par ce même montant de cloison.

- Regardez-moi, jeune femme.

Elle redressa avec peine son regard.

- Je veux que ce soit une leçon pour vous. La prochaine fois, cette même hésitation pourrait tuer quelqu'un : un homme ou une femme ayant placé sa confiance entre vos mains et celle du médecin de bord.
- Oui colonel. Souffla-t-elle, abattue.
- Apprenez à vous contrôler dans le feu de l'action, c'est ce qui fait toute la différence. C'est en vous Cassandra, j'en suis confiant...à vous de le trouver. Vous pouvez disposer.

La jeune infirmière se redressa, retournant vers le sas comme un pantin désarticulé. Elle s’immobilisa au dernier moment et demanda, presque dans un soupir :

- Comment...comment vous faites, vous ? Tous ces gens que vous avez vu passer et mourir sous votre commandement…
- C’est une habitude à prendre. Fît calmement l’officier. Une réalité qu’il faut accepter, avec laquelle il faut travailler.

Cassandra hocha une dernière fois la tête avant de se diriger péniblement vers la morgue du vaisseau. Trois personnes attendaient déjà, dévastés par le deuil et la détresse. Le colonel avait de nouveau ouvert son dossier lorsque le docteur Sidney franchit le sas à son tour.

- Je viens de croiser Cassandra. Ne me dites pas que vous comptez maintenir sa…
- C’est une femme qui doit s’endurcir, Sidney. Et ne me sortez pas votre statut de civil : la couver ne ferait que la desservir pour son avenir sur mon vaisseau.

Le psychologue du bord, au rôle si particulier, était effectivement le seul non-combattant de ce monde militaire. Il occupait un poste très particulier qui permettait à n’importe lequel des membres d’équipage de se confier sans crainte que l’information ne retombe immédiatement aux oreillers de Caldwell. Et si l’officier détestait l’idée de ne pas être au courant de tout, ce secret professionnel était une véritable assurance “mentale” dans un endroit aussi isolé que ce vaisseau.
A dire vrai, Patrick Sidney était bien le seul homme à pouvoir tenir tête au colonel quand le sujet d’un de ses hommes était sur la table.

- Bien, bien. Déclara tranquillement celui-ci en récupérant le siège de l’infirmière. Mais je vous préviens : si elle franchit le seuil de mon bureau et qu’elle présente de signes inquiétants…
- Je la retirerai de ce poste, c’est évident...Il fît une pause avant d'ajouter, convaincu : sauf qu'elle ne franchira pas votre porte !

Un silence entendu entoura les deux hommes, autant rivaux qu’amis.

- Vous n’êtes pas venu pour Cassandra n’est-ce pas ? Constata alors Caldwell.
- Non. Pas encore. Répondit-il en lui tendant sa tablette. Je viens pour le première classe Médina.

Steven regarda l’écran, songeur. C’était le rapport du laboratoire du Dédale concernant sa dernière prise de sang. Si ses souvenirs étaient bons, cette jeune femme en poste sur Atlantis avait été violée à plusieurs reprises, exhibée à sa section, littéralement contrainte à un esclavage sexuel en plus d’un harcèlement continu. Elle ne s’alimentait plus que par des perfusions de sérum que les médecins ne lui administraient qu’après l’avoir sédaté. Il y avait un risque de suicide, si bien que les blouses blanches s’étaient longuement demandées s’il ne valait mieux pas la plonger dans un coma artificiel le temps du voyage.

- Ces examens sont sans appel, elle est enceinte...

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Elle est encore loin la mer ?


CHRONOLOGIE : 10 mars 2017

// Attention un rp de deux tarés comme toujours //


La chambre était optimisée au mieux. Un lit simple d’un confort standard mais loin des lits moelleux importés sur Atlantis. Une petite salle d’eau, avec douche, toilette et lavabo tellement proche, qu’on pouvait surement utiliser les trois en même temps (quelle souplesse), s’il n’avait pas une cabine de verre pour délimiter le coin douche. 10m2 au total, rien de bien spacieux, mais amplement suffisant pour un vaisseau de combat.

L’anglais dépliait et rangeait les affaires dont il aurait besoin pour les 5 jours de vol dans l’espace. Le reste resterai dans sa valise qu’il cala sous le lit. Il sortit sa tablette, pour lire quelques mails avant de quitter définitivement la cité. Certain cadre avait du mal à « décrocher » en vacances, cela l’était son cas. Il avait besoin d’être informé. Hors, là, il ne pourrait plus être submergé de mails et tant mieux. De toute manière Abby avait instauré la règle « No Mail sinon dans la fontaine ! » donc il était certain de ne pas mirer son smartphone terrestre durant sa période chez sa famille. Le Britannique reçut un mail de Richard, Erin avait dû recevoir un identique… quoi il était le seul destinataire. En réfléchissant Richard était plus familier avec la consultante et il avait dû lui dire ce genre de vœux oralement.



_A___Alexander Hoffman : alexander.hoffman@atlantis.com)
_De___Richard Woolsey : richard.woolsey@atlantis.com)

_Objet___Re : Bonne vacances


_Date & Heure ----15/03/2017

Bonjour Alexander

Je vous souhaite de bonnes vacances avec Erin. Profiter bien pour vous reposer.
Je tiens à vous remercier pour tout le travail effectué durant ces mois difficiles. Je suis ravi de collaborer avec vous et je pense que nous mènerons de grande chose pour cette cité. Je ne pouvais pas mieux tomber pour me seconder dans cette période, stressante et fabuleuse aventure.

Vous aurez sûrement la visite d’un collègue du CIS : Derick Forback. Je l’ai informé de votre liaison afin qu’il vous consulte pour connaître la version officielle de votre rencontre et tout ce que vous aurez à dire concernant les détails sans mentionner par inadvertance Atlantis J’espère que vous ne m’en voudrez pas. Et je ne doute pas, que déjà vous avez un scénario en tête.

À bientôt


PS // J’espère que vous tiendrez votre parole, j’ai hâte de goûter à cet étrange champagne ! Je suis presque certain que cela ne vaut pas son prix mais nous verrons et débattrons sur ce sujet.


-------
_de___Alexander Hoffman : alexander.hoffman@atlantis.com)
_A___Richard Woolsey : richard.woolsey@atlantis.com)

Bonjour Richard

Merci, nous en profiterons comme il se doit. Vous retrouverez vos deux collaborateurs frais et disponible pour être utilisé dans cette forme d’esclavage moderne que nous affections tous les deux.
Merci de votre sincérité. Bien entendu, l’expression de mes propres ressentis vous rejoins et je vous souhaite bonne chance pour garder la cité au-dessus de l’eau, avec le manque d’effectif. Hors, cela sera sûrement très calme.

Merci de cette information, je me demandais d’ailleurs, quand nous allions recevoir ce genre de visite. Vous avez bien fait.

Quant au champagne, ne vous inquiétez donc pas je suis certain, qu’après avoir goûté celui-ci vous trouverez les magnums fades et sans saveurs.
À bientôt et soyez sage





FICHE PAR SUANA


L’anglais eu un petit rictus amusé, il ne savait plus vraiment ce qui avait débouché cet échange sur le champagne entre les deux cadres… mais cela avait donné cette suite d'un enchaînement. Ah oui, il était assez tard, le travail loin d’être finit, mais suite à la fatigue, les deux hommes avaient commencé à divaguer sur divers sujets. Erin, était partie ce couchée depuis belles lurettes et cela n’entrait plus dans son champ d’action pour veiller encore tard. En tout cas Richard avait confié son appétence pour les bons champagnes et l’anglais lui avait parler d’une marque encore secret et très peu médiatisé sauf dans certains cercles : Luvienz. Un champagne au caviar hors de prix rare et français. Une pure merveille en bouche, surprenant et fortement délicieux. Ainsi, il lui avait promis de lui ramener une bouteille. Bouteille qu’il avait chez lui, quand il avait découvert la marque, il en avait acquis deux. Pour les grandes occasions et pour son côté collectionneur de belles bouteilles d’exceptions. Faut dire que l’esthétisme même du packaging en verre était agréable.

Enfin bon sur ce souvenir quelqu’un frappa à sa porte. Il n’y avait pas beaucoup de personne qui pouvait le faire. Caldwell, mais il avait bien d’autre chose à faire que venir saluer le second responsable d’Atlantis, surtout pour un décollage imminent, il faudrait qu’il passe le voir durant le périple. Ou Erin. Erin était plus probable, comme ils ne s’étaient pas rejoint à l’embarquement. Il se redressa avec élégance, toujours vêtue d’un costume gris sombre à rayure, avec une chemise rose pâle et une cravate à carreaux.

visuel
Spoiler:
 

Il ne fut pas surpris de voir sa compagne, mais celle-ci était accompagné d’un homme de petite taille, l’air malin et avec des lunettes ronde d’Harry Potter. Manquait plus que la cicatrice et il aurait le même visage rond et lunaire que le sorcier dans sa jeunesse. En tout cas, il n’avait pas traîné ce représentant…
« Bonjour monsieur Forback, je ne vous attendais pas si tôt. » il lui fit un petit rictus calme. Le petit homme semblait surpris et étonné que l’anglais sache qu’il était… cela le perturbait un tant soit peu. Comme d’habitude c’est lui, qui sait tout sur tout et laisse les gens pantois. Alexander, leva des yeux malicieux vers sa compagne (autant amusé que pour la saluer dans leur langage). Erin fit un sourire à Alexander, osa un baiser chaste qui lui rendis silencieusement, alors qu’il se décalait sur le côté pour laisser entrer les deux personnes.
« Entrez, je vous prie »

Forback reprit une contenance rapidement, réajustant ses lunettes en baissant la tête pour entrer dans la pièce, tout aussi petite que la chambre d’Erin. Il posa ses fesses sur le lit, son attaché case sur ses cuisses. Il fut suivi de la jeune femme qui resta debout, avec l’anglais à ses côtés, croisant les bras dans l’attente d’un échange.
« Bien bien. Vu que les présentations sont faites, nous allons pouvoir commencer. Pour votre famille, vous faites quoi Monsieur Hoffman ? »

Alexander était fortement tenté de lui répondre une connerie, pour renforcer son air gêné et un peu déconfit. Hors, il se retenu allant sur le plan professionnel. Il verrait bien, si l’homme devient trop pénible, comment le mettre en boîte.

« La version officielle de mon départ est que je travaille dans une base militaire pour la défense nationale anglaise, sur des sujets d’armement à l’autre bout de la terre. En conséquence, j’ai rencontré mademoiselle Steele, alors qu’elle venait rejoindre les rangs civils de la base en tant que consultante de la commission internationale. À force de travailler avec elle sur certains sujets nous nous sommes bien entendu et a force de se fréquenter au travail, nous avons commencé à lier une amitié et à se voir à l’extérieur pour finir ensemble plusieurs mois après » Il avait dit ça d’un air parfaitement calme et détaché, comme s’il cela fut la stricte vérité, même si le « mensonge » était proche de celle-ci. Les meilleurs mensonges sont ceux qui ne sont jamais trop éloigné des véritables faits.

Derick écoutait la réponse d’Alexander. Il croisa les doigts sur sa serviette professionnelle.
« Bien bien. Ça me parait pas mal, à la fois proche de la vérité, sans vraiment l’être. Plus vous restez évasif, meilleur c’est, et n’hésitez pas à répondre « ceci est classé confidentiel » quand ça devient trop précis. » L’anglais le toisa d’un air un peu froid… il était en train de le prendre pour un lapin de 5 jours où bien ? Bien entendu qu’il allait utiliser du « classé confidentiel » sa famille avait l’habitude…L’anglais retenu un soupir, il n’aimait pas être prit pour un bleu. Hors, il n’était pas au bout de sa peine avec l’autre homme, puisque celui-ci prit soudainement une voix plus aigüe : « Je suis Erika. » … Alexander leva un sourcil intrigué… il va lui faire quoi ? Il ne va quand même pas se lancer dans une piètre imitation ?
Derick se racla la gorge tout en se levant, déposant avec soin sa mallette sur le lit, bien à plat. Il approcha d’Erin, lui attrapa les mains, et il exulta littéralement comme le mauvais comédien qu’il était : « Ooohhh mais c’est trop bien ! Alex nous a ramené une fiiillllee ! Alors comme ça vous bossez avec lui ?! »

Alors là…il n’y a pas beaucoup de sujet qui peuvent être tabou ou agacer d’une manière prodigieuse l’anglais du premier coup… mais parler d’Erika en mal et surtout faire une imitation de ce genre de sa chère cousine, c’est un coup à donner sa propre corde pour être pendu. Le regard du jeune homme, venait de s’assombrir dangereusement pour lui suite. Il resta droit et d’un froid polaire. La température de la petite pièce venait de chuter d’au moins 4 degrés. Il tourna les yeux mécaniquement vers Erin, qui n’était vraiment pas emballée par le jeu de rôle qu’imposait Forback. Elle allait répondre quelque chose, mais il lâcha ses mains et colla un doigt sur ses lèvres pour lui couper la chique. « Là, vous répondez simplement : « oui nous bossons ensemble », vous voyez ? »

Elle se sentait presque insultée par sa façon de faire. Elle inclina la tête de façon positive, avant de se tourner vers Alexander. La jeune femme perçut la colère qui grondait chez lui. Elle plissa le nez, et elle s’approcha un peu pour le contenir. Enfin, elle pensait qu’il avait tout à fait le droit de rentrer dans le lard du bonhomme, vu comment il manquait de respect, et à sa famille, et à son amie.

Hors le chef de projet, ne fut pas du tout réactif au rapprochement de sa compagne, la dernière parole de l’autre homme : demandant si Erin avait bien compris, comme une petite fille débile, le fit serrer les dents plus fort. Son regard avait quitté Erin pour toiser le pauvre Derick qui allait s’en prendre pleins la figure. Cela se sentait dans la posture de l’homme guindé. La froideur n'était pas seulement désagréable mais laissait une promesse d’une baffe monumentale. Hors, le membre du CIS, ne perçut pas immédiatement la menace, il était trop occupé à détailler d’un drôle d’air Erin. Celui sursauta quand l’anglais prononça ces premiers mots.

« Monsieur Forback, vous me saurez gré de ne pas être pathétique en imitant piètrement des personnes dont vous ne connaissez que le nom écrit sur un dossier. Surtout, pour servir ce genre de prestation, d’une jeune femme écervelée et complètement excentrique. » Il s’humidifia les lèvres, sa voix était un torrent de glace. Son charisme était à fond et écrasant.
« Maintenant, si c’est pour nous servir des conseils ridicules ou des jeux de rôle, vous pouvez disposer, ce n’est pas la première fois que nous rendons visite à nos proches et au vu de nos fonctions respectives avant d’intégrer le projet portes des étoiles, nous savons exactement ce que nous avons à dire et à faire. Sans parler que ma propre famille sait très bien les notions de confidentialité depuis que j’ai créé la Falcon » la plus grande erreur de Forback, n’était pas de vouloir faire un jeu de rôle, qui aurait pu amuser le second responsable, mais d’avoir singé l’une des personnes les plus importante de la vie de l’anglais. Il y avait bien quelque chose de suicidaire en mentionnant Erika de cette façon. Manque de pot, il avait mal choisi. Et à cet instant, le membre du CIS avait intérêt à se tenir à carreau, sinon Alexander allait le virer.

Erin recula un peu pour s’adosser contre le mur, les bras croisés. Forback avait bien cherché ce qui était en train de se produire. L’autre, qui était déjà petit, s’écrasa un peu plus devant l’anglais. Il jeta un coup d’œil furtif vers la jeune femme, qui ne lui apporta que le soutien méprisant de son regard hautain. Il repositionna ses lunettes en se dandinant sur place. Il alla même jusqu’à tirer sur son nœud de cravate.
« Écoutez, c’était peut-être malhabile de ma part, je le conçois. Je n’ai pas eu le temps de potasser votre dossier pour bien comprendre la psychologie des membres de votre famille, mais de là à s’énerver de la sorte. D’habitude ça se passe bien et ça amuse tout le monde. Faudrait rajouter « susceptible » dans votre dossier… » Il s’écrasait sans vraiment le faire mine de rien.

Tout dans la gestuelle de l’homme montrait qu’il n’était pas très à l’aise soudainement, ne s’attendant pas du tout à ce genre de réaction. Mais au lieu de s’excuser il remit une couche. Il n’est jamais bon de titiller un lion en cage. Mais fallait reconnaître, qu’il ne se laissait pas faire. L’anglais l’écouta, il était calme, mise à part la froideur de sa voix, il y avait un côté pathétique dans les justifications et la pique sur la susceptibilité.
« Si cela amuse autrui d’être prit pour un enfant, c’est tout à votre honneur. » il ne s’abaisse pas à répondre au reste qui était parfaitement insignifiant pour le Britannique qui n’avait pas adoucis la froideur de sa voix. « Vous comptez vous montrez professionnel monsieur Forback ? » sous-entendu que les mentions qui avait suivi les phases du pauvre agent étaient tout sauf digne d’un être compétent dans son travail. Oui Alexander pouvait se montrer très pompeux et cela allait très bien avec l’image qu’il renvoyait.
« Quitte à être désagréable jusqu’au bout, je n’ai pas de temps à consacrer à des enfantillages, même si part en vacances, j’ai encore des affaires à régler avec le colonel » L’anglais ne comptait pas se montrer plus agréable que ça. À cet instant, il reste froid et impassible. Il se savait horrible à cet instant, mais aucun problème de conscience viendrait l’empêcher de dormir. Après il fallait voir sir Derick était con au point de continuer les hostilités ou intelligent et essayer de calmer le jeu, pour ne pas finir dans une merde monumentale. Après tout, cet homme avait l’air maladroit mais pas bien méchant.

Derick se retourna vers son attaché case et l’attrapa sans ménagement. « Je vois. Vous savez quoi, je n’ai pas de compte à vous rendre. Alors si vous tenez à vous retrouver avec un procès au cul pour rupture du secret défense, libre à vous. Moi je rends service. Mes méthodes ne vous conviennent pas, soit. J’en prends note. » Il resta planté face aux deux administratifs.
Erin soupira et décroisa les bras.
« Écoutez monsieur Forback, on peut discuter de tout ça calmement et sans se rabaisser mutuellement. Nous ne sommes pas des enfants ni des débiles. C'est un peu vexant, vous comprenez ? »
Il grommela, attendant certainement qu'Alexander se positionne à son tour. Erin n’alla pas vers l'anglais pour lui dire quoique ce soit. Il faisait ce qu'il voulait et elle n'était pas là pour jouer les médiatrices entre eux deux.

L’anglais resta silencieux, il n’y avait rien à répondre mise à part l’ignorance la plus totale. Il le snobait clairement, puisque son regard était encore porter sur le petit homme, qui décidément au lieu d’adoucir les choses préférait mettre de l’huile sur le feu. Par sagesse, Alexander ne le tacla pas une troisième fois. De toute manière, il était habitué au secret défense depuis de nombreuses années, alors ce n’est pas un Harry Potter de la commission qui allait lui apprendre la discrétion. Le jeune homme, alla s’adosser contre le mur, les bras croisés en attendant la suite. Erin, n’avait fait aucuns mouvements vers lui et tant mieux, il aurait détesté qu’elle prenne le rôle d’une mère qui calme deux enfants. Derick grommela… c’est un gosse ce mec.

L’homme à lunettes regardait tour à tour les deux administratifs, tous deux adossés contre le mur, pour lui faire face. Manifestement, l’anglais ne semblait pas vouloir lui donner une réponse, alors il reposa ses fesses sur le lit, capitulant certainement.
« Ok, ok, ok ! » On aurait dit une réplique de Léo dans l’arme fatale. Il ne manquait plus qu’un beau « mais je t’encule » prononcer d’une voix aigüe et on était en plein dedans. Bref, il posa ses mains bien à plat sur l’attaché case.
« Donc mademoiselle Steele, si on vous demande comment est-ce que vous vous êtes rencontrés, vous répondez ? »
« J’ai été envoyé sur place par la commission pour gérer tous les aspects financiers liés à cette base militaire internationale. Nos compétences ont fait que nous devions travailler ensemble, et après une cour éhontée de sa part, j’ai fini par craquer. »
Elle en rajouta sciemment un peu, pour essayer de dérider son ami.

L’anglais resta silencieux et d’un calme horrible pour un interlocuteur qui attendait qu’il fasse quelque chose. Toujours dans son observation du petit homme, il esquissa aucun rictus ni autres sentiments à sa phrase digne d’un film bien connu. Il n’y a aucune raison, qu’il devient soudainement aimable. Ce fut donc à Erin de dire sa version. Bon d’accord, il eut un petit pouffement, quand elle parla d’une cour éhontée qu’il lui avait fait. Elle inversait juste les rôles et cela l'amusait, comme le témoignait son regard pétillant qui s’était tourné vers la demoiselle.
« Qu’est-ce qui ne faut pas entendre … tu as oublié la guitare et la rose dans la bouche aussi » Erin lui fit un petit sourire entendu, préférant ne rien ajouter afin que le sujet reste centré.

« Pas mal d’introduire un peu d’humour dans vos réponses », commenta Forback.
« Nous sommes de bons communicants, monsieur. », répondit Erin, un peu plus affable.
« Après, vous n’êtes pas obligés de rentrer dans les détails non plus. Vous bossiez ensemble, il vous a fait la cour, vous avez succombé, et voilà. Vous écartez l’aspect militaire, l’aspect international et secret. Généralement, les gens s’en tiennent à l’information la plus croustillante, et dans votre cas, je pense que c’est votre couple. Pour votre métier, vous êtes dans la finance, et vous bossez pour l’ONU, ce n’est pas mal, ça reste vague mais assez précis. Tout le monde à une représentation de l’ONU. »
Il avait adopté un ton neutre, et morne. Il ne faisait plus de chichi, et il restait professionnel.
« Je vois oui. »
« Bien. Pour mademoiselle Steele, sa famille pense qu’elle est en Afrique, en mission humanitaire pour l’ONU. Ils n’ont pas trop de détail. N’en donnez pas trop. » Il avait reporté son attention sur Alexander.
« Tu raconteras ton safari et ta découverte des lions et de ta nouvelle fonction de parrain … » référence aux Tairis bien entendu. « Pour ton bronzage ? Tu vas le justifier comment ? » il avait un ton professionnel comme si ce fut une vraie question.
« Ben que justement, pendant le safari, une tribu un peu trop véhémente ne m’a pas bien traité et que j’ai décidé de bronzer à l’intérieur par la suite. » Petite référence masquée à Paradize. « Et j’ai tellement de boulot que je n’ai pas le temps de profiter du soleil. Puis tu sais papa, c’est mauvais pour la peau. Ma meilleure amie s’appelle indice 50. » Erin afficha un sourire satisfait à Alexander, et à Derick.

« Et pour votre bronzage à vous ? », renchérit le petit homme à l’attention de l’anglais.
« Je suis anglais, je fuis le soleil en plus d’avoir l’incapacité de bronzer » il commençait à être moins froid, pour le plus grand bonheur des humains présent dans la pièce.
« Ca risquerait de te rendre plus chaud en plus, tu imagines, l’horreur », fit Erin pour blaguer. Alexander fit une petite grimace « Ouch… »
Forback ne savait pas trop quelle attitude adopter.
« Bon je pense que vous êtes au point en fait… », laissa-t-il planer.
« Pas mal le jeu de mot Monsieur Forback » première fois qu’il lui parlait réellement en le toisant. Que l’administratif l’ai fait ou non exprès, cela ne changerait rien. « En effet » Bon il allait partir maintenant et en rester là ? ils étaient tous les deux prêt et roder pour ne rien dire de compromettant sur Atlantis.


On tapa à la porte de la chambre, tiens donc il y avait un nouveau protagoniste dans la boucle. Erin ouvrit pour découvrir Hanz qui entra directement sans y être invité.
« Raaa Erin tu es décidément toujours la première chez Rondoudou ! » l’Allemand fit un sourire pleins d’ironie à la demoiselle. « Enfin tant pis, ça ne va pas m’empêcher de le voir » Il se tourna dans la minuscule pièce qui semblait bien trop petite pour lui. Il toisa l’anglais, qui machinalement recula, sentant le coup foireux arriver… mais avant qu’il finisse sa retraite, Hanz le prit dans ses bras et soulever l’anglais comme une poupée de chiffon. L’anglais gonfla ses poumons afin de donner un peu de résistance aux broyages de côte qui lui faisait le soldat. Il finit par lui taper sur l’épaule « Oui oui, moi aussi je suis content de te voir ! Mais lâche moi tu vas me briser en deux ! »
« C’est vrai ? » il avait des yeux pleins d’espoir
« De ? »
« Que tu es content de me voir ? »
« Non, je manque d’air là ! »
« Sinon quoi ? »
« Je te fais boire ton huile ! »
« Bon bon bon… » Il le lâcha, Alexander prit une grande inspiration et poussa un peu le militaire, pour avoir un périmètre « d’espace vital » « Tsss il n’empêche que tu as dit pour la première fois quelques chose de gentil, à mon égard ! »
« Fait donc une croix sur le calendrier alors »
« D’accord, sur celui que ma donner Erin alors ! Il est topissime ! « Folle nuit anglaise » » L’anglais ne voulait même pas imaginer ce calendrier, même s’il avait compris que l’homme était en train de blaguer sur un objet regroupant des photos cochonne de lui-même. En tout cas il roula des yeux. « Cesse donc de faire l’âne tu vas choquer notre invité »
« Qui ? » Alexander fit un signe de tête vers Derik qui ne devait rien comprendre.
« Ah … il est si petit que je ne l’avais pas. C’est qui ? » il toisa Alexander puis Erin. « Il a une tête de fouine c’est un de tes copains du CIS non ? » Hanz et le respect …

Erin n’eut pas le temps de répondre que Forback se présenta, non sans remettre… sa cravate. Bref, il ne semblait pas s’offusquer des dires de Hanz.
« Hanz Hirsh, je devais vous voir tiens. Vous tombez bien ! Et oui, je suis de la CIS aussi. C’est gentil pour les fouines. »
« Je ne sais pas qui a laissé sous-entendre que Caldwell était gay, mais ce n’est pas moi ! »
Erin soupira. Hanz était en grande forme et le fait qu’Alexander lui ait fait un compliment ne devait pas être étranger à cela. L’anglais roula des yeux, il en plaindrait presque Forback, d’être en présence d’un trio infernal.
« Euh… Ce n’était pas pour cette rumeur que je n’ai pas entendu que je voulais vous voir… »
Erin lui coupa la parole.
« Monsieur est là pour que nos relations de couples ne brisent pas le secret défense. Donc, comme tu es la troisième personne de notre histoire, c’est logique qu’on voie ton alibi pour nos réunions de famille. »
Elle jeta un coup d’œil à Alex, puis à Forback. Ce dernier la regardait par-dessus ses lunettes, se demandant si elle se foutait de sa gueule.

L’anglais se mordit la joue, pour ne pas esquisser un rictus amusé à la réplique d’Erin. Bon eh bien voilà le tableau était en place, plus qu’à peindre dessus de belles histoires pour faire tourner en bourrique l’âne. Alexander regarda Hanz qui eut un moment de doute avant de croiser le regard de la fouine. « Ah ! Mais c’est relou comme job ça ! » Il toisa Alexander avec un petit sourire pleins d’amour. « Oh pour mon alibi c’est simple, ma famille sait que je suis gay, donc je vais leur dire que j’ai flashé sur mon supérieur civil et que j’ai réussi à le séduire avec mes super charmes de beau gosse ! Eh mon cul que se fut difficile !! » Il jura en Allemand avant de reprendre normalement, jamais l’anglais ne l’aurai cru capable de mentir aussi bien « Le seul problème va être de leur dire que je le partage avec une nana. Mais bon ce n’est pas grave, comme c’est pas super copine ça va passer. On a la même passion pour le vernis ! Je dirais que j’ai rencontré Erin quand Rondoudou me la présenter. Pas besoin de dire plus, c’est la femme de Rondoudou et pour vivre ensemble faut être à trois voilà » Il fit un grand sourire puis toisa Erin « Aufaite le bébé il va comment ? »

« Il va bien, je ne le sens pas encore bouger mais c'est normal. C'est trop récent. Tu loges loin de la chambre d’Alex ? Moi je suis dans le couloir suivant. » Erin se tourna vers Forback qui était un peu mis à l'écart, en se caressant le ventre.
« Y aura deux surprises. Le sexe de l'enfant et le père. Soit il aura des bouclettes blondes comme Hanz, soit il aura les mêmes cheveux qu’Alexander. C'est formidable non ? »
« Je suis à côté moi ! » Il soupira amuser mais ne s'attendait pas à être inclus dans une relation intime avec Erin « Ah tant mieux, mes parents vont être content de savoir que j’aie essayer les chattes ! Et qu’en plus je l’ai mise enceinte »

Derick redressera sa cravate. Il était visiblement gêné et n’osait pas vraiment dire quelque chose. Il bafouilla : « Euh.. oui formidable… je crois que monsieur Hirsh est aussi au point… » Il toisait Erin bizarrement.
« Tant que c’est une fille, c’est le principale » fit l’anglais qui toisa la pauvre Derick… « Nous avons pris le style sur le modèle des couples Tairis, à force de vivre avec eux. »
« C’est dommage qu’on ait pas ramener La tigresse aussi ! On aurait été au complet ! »
« Je vois, les Tairis hein… C'est bien comme union. Au moins vous êtes libres… Enfin si vous avez besoin d'un troisième… comment dire, concubin, n'hésitez pas… bien que ça me gêne énormément de proposer mes services de la sorte. » Il n'était pas si gêné que ça pour essayer d’avoir sa part du gâteau.
« Euh si je l’enfile je vais passer à travers », fit remarquer Hanz avec classe et volupté. « Surtout qu’on est déjà trois…ça fait donc le quatrième…» Il toisa le petit homme. Alexander, resta impassible, se mordant la joue pour ne pas rire.
« Vos services pour qui exactement ? »

« Pour Erin bien entendu. » Voilà qu'il l’appelait par son prénom. Déjà dans le coup le Derick.
« Et oh minutes les hommes là. Je ne vais pas pouvoir assurer de partout en même temps là. », fit Erin avec un air faussement choqué. « Vous me secouez déjà assez à deux. »
« Ah mais ce n’est pas un jour l’un un jour l'autre ? », répondit Forback en remettant ses lunettes en place. Il avait chaud, vu son teint rouge.

Il était difficile de ne pas rire, mais il tenait bon l’anglais. Il lança un regard amusé à sa compagne. Il la laissa faire son petit jeun, ne voulant pas trop rentrer dedans. Mais ce fut Hanz qui répondit.
« Bah Freundin, on ne te secoue pas hin c’est Rondoudou qui aime quand c’est bestial moi je suis tout doux ! » Il toisa Forback « Bah ça dépend, moi je n’aime pas trop la moule, donc bon je passe souvent mon tour sauf quand c’est à trois. Enfin même si bon à chaque fois c’est Rondondou qui prendre toutes les attentions ! égoïste va » Hanz le regarda d’un air faussement courroucé… L’anglais se mordit les lèvres.
« Oh excuse-moi ma bichette, mais quand on a la chance d’avoir la plus belle femme de la cité avec soit, le reste parait un peu fade »
« Espèce de goujat ! »
« Mais tu aimes ça »
« C’est vrai ! Bon en tout cas, la fouine a de drôle d’envie lubrique avec Freundin n’empêche… t’as envie de tester le binoclard ? Moi perso non, il est taillé trop petit pour mon diamètre »
Erin lui retourna son regard amusé. Elle allait certainement en choquer plus d’un, mais comme ils étaient lancés dans un jeu de rôle…
« Oui enfin Hanz, parlons-en de ton diamètre, pour en revenir à ce que tu disais avant, je ne suis pas d’accord. Je fais toujours l’effort de te laisser mes fesses pour que tu ne sois pas dépaysé, alors s’il te plait, Alexander n’a pas tous les égards quand même. Mais je suis d’accord, quand ils me prennent à deux, j’aime être enveloppé, vous êtes trop petit Derick… et franchement, je n’en veux pas d’une troisième alors que j’ai déjà les deux autres… Sinon je ne vais plus respirer. »
« Écoutez, c’était une proposition comme ça... »
« Parce que vous pensez que je suis une femme facile parce que je couche avec deux hommes ? »
« Non, non, ce n’est pas ce que je dis ! »
« Non, bien entendu… »

« Je vais vraiment passer à travers », rajouta Hanz en le détaillant sur le profil pour estimer sa largeur corporelle en visant avec ses deux doigts et un œil fermé.
« Et je suis désolé ma chérie, mais tes fesses n’ont rien à voir avec celles d’Alexander ! »

Alexander se mit à pouffer, mettant une main pliée devant sa bouche pour étouffer le bruit.
Cela partait en n’importe quoi cette histoire. Et cela en devenait gênant, en tout cas Erin avait eu sa vengeance, c’est parfois une vrais garce quand elle s’y met. Les deux adoraient se jouer des autres, mais avec Hanz dans la boucle cela détonnait encore plus.
« Et ça te fait rire Rondoudou ? »
« En effet »
« Bah tu ne devrais pas. Monsieur fouine a quand même dit qu’Erin serait facile à enfiler ! »
« Non, il a proposé son aide pour la satisfaire nuance »
« Et tu t’en branles ? »
« Parfaitement »
L’anglais ne voulait pas trop rentrer dans ce jeu, mais bon Hanz n’arrêtait pas de le relancer. Il essaya de ne pas trop développer, voyant bien que le pauvre Forback, venait de faire chou blanc. N’empêche, il s’était imaginé quoi ? Qu’Erin serait réceptive ? Et puis, bon il se vantait de tout savoir, le voilà bien malin dans ce cas. Il aurait été presque drôle qu’elle accepte pour voir sa réaction. Et encore une fois, sa partait sur le bas de la ceinture. Alexander, observait la petite scène, digne d’une pièce de théâtre, adossé au mur en croisant les bras. Hanz était en grande forme. Et pour une fois, il n’était pas trop bête, il avait compris immédiatement le petit jeu d’Erin.

« Oubliez, oubliez, c’était présomptueux de ma part. »
Erin se pencha vers lui, l’obligeant à reculer. Elle le dominait d’une bonne tête.
« Écoutez monsieur Forback, on ne vous retient pas. »
« Je vais y aller oui. »
« Je vous raccompagne tiens ! », lança Hanz joyeux en l’attrapant par les épaules et en le tirant vers la sortie.
« Au revoir tout le monde. »
« Au revoir tout seul ».
« Bonne journée monsieur Forback »

Erin referma derrière eux. Enfin seuls !
L’anglais, eu un rictus, l’administratif était venu pour les « aider » en rien de bien méchant, mais malheureusement son « humour » un brin humiliant et condescendant avait déclencher cette série d’évènement un peu ubuesque. Allant, jusqu’à des propositions indécentes du petit monsieur qui avait tenter sa chance. Après tout, pourquoi pas ? L’anglais était stupéfait que le membre du CIS, n’était pas penser une seule minute que cela était du grand n’importe quoi. Ce n’était pas pro du tout.
« On devrai lui dire qu’on se fichait de sa figure non ? Je n’ai pas envie que tout le CIS sache que mademoiselle Steele ait des goûts particuliers en matière de sexualité. » Il s’approcha d’elle, touchant son ventre amusé « Elle a intérêt à ne pas avoir des bouclettes » il lui mordit le nez.

//Avis à tous, ici le capitaine Cooper, départ imminent pour orbite terrestre. Arrivée prévue le mercredi 15 mars à 21 heures 30, heure terrestre. Bond hyperspatial à T - 3 minutes.//

Ah c’est leur du décollage ! Il ne fallait pas rater ça ! L’anglais prit par la mains Erin, pour sortir de la chambre, bien curieux de revoir ce moment particulier.


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Jeu 20 Avr - 19:54
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Erin lui emboita le pas. Elle était toute guillerette. Franchement, cet intermède avec Forback était à consigner quelque part. C’était du grand n’importe quoi, et au lieu de voir que les trois personnes se foutaient allègrement de sa gueule, il avait vu une opportunité pour coucher avec elle, en se proposant comme quatrième personne. Alexander venait de suggérer qu’elle devrait peut-être mettre les choses au clair avec lui, mais elle n’en avait pas envie.

« Elle n’aura pas de bouclettes, j’en suis certaine. » Elle lui fit un sourire. Ils se dirigeaient vers les baies vitrées du Dédale. « Je pense que Monsieur Forback, une fois qu’il se sera calmé dans les toilettes du Dédale, comprendra qu’on se moquait de lui. Enfin j’espère. » Elle haussa des épaules. Ce n’était pas trop son problème, et s’il colportait des rumeurs… Elle s’en moquerait éperdument. Elle était au-delà de ça. Elle s’étonnait quand même de sa vulgarité et de sa provocation au delà de la décence.
« Parfait. » Il lui sourit tendrement « Enfin même si elle en avait, je suis tellement papa poule que je l’aimerai quand même » il ricana, cette phrase n’était pas tout à fait faux et son rire continua quand elle évoqua d’une manière par très élégante la façon qu’aurait Forback de se calmer. « Je ne veux rien savoir de ce qu’il va faire. Nous verrons alors ». Sa main caressa le bas du dos d’Erin, pour finalement continuer à marcher dans le couloir du Dédale.
« Promet moi juste de ne pas adopter un caniche alors. », dit-elle taquine par rapport aux bouclettes. Elle se colla un peu plus à lui pour continuer de marcher.
« Je préfères les chats » Il lui fit un petit rictus en tournant un court instant la tête vers elle. Erin lui fit un sourire charmant, confirmant d’un petit mouvement de tête qu’elle était plutôt d’accord.

Le départ imminent du Dédale sentait bon les vacances. Erin ne se doutait pas une seconde qu’Alexander allait être très occupé dans les jours suivants, mais qu’importe. C’était leur lot à tous les deux.
« J’adore quand le vaisseau fait le bond en hyperespace. », dit-elle pour ramener la discussion sur autre chose que Forback.
« Moi aussi, j’aime bien les couleurs qui s’en émanent » Ils arrivèrent à la salle où il avait déjà pas mal de personne pour assister au spectacle. Alexander, prit par la main Erin, pour se faufiler et trouver une bonne place vers la vitre immense, et la mettre devant lui, enfin contre lui, l'enlaçant de ses bras, pour éviter qu’il se perde dans la foule et profiter de sa promiscuité. Ils n’étaient pas les seuls couples.
« C’est déjà fantastique pour moi, alors de ton point de vue, ça doit être génial aussi », répondit-elle finalement alors qu’ils attendaient tous les deux que le spectacle commence. Elle se sentait bien, enfermée dans ses bras.
« Je ne peux pas comparer … »
Elle colla sa tête contre la sienne et il frotta la sienne dans de mouvements langoureux avant de rester immobile. Elle voulait sentir sa joue. L’impression d’être en couple était clairement ressentie chez la jeune femme. C’était une impression qu’elle n’avait pas vraiment eu le temps de considérer depuis qu’ils étaient ensembles. Cette fois, elle avait un moment privilégié avec lui, au milieu d’autres personnes, et pourtant, c’était son îlot dans la foule.

« Bond hyperespace dans trois… deux… un... »,

Le vaisseau s’ébranla et une poussée assez puissante se fit sentir tandis que les étoiles semblaient s’étirer derrière la vitre en une myriade de couleur. Erin eu un frisson involontaire. Elle adorait littéralement cette sensation.
« Tu veux faire quoi ? », demanda t-il après que le bond soit fini.
« Je ne sais pas trop. Je venais à peine de poser ma valise sur mon lit quand Forback est arrivé. » Alexander eu un petit rictus.
La jeune femme se fit pensive, méditant sur les possibilités multiples qu’offraient le Dédale. La première fois, elle était bien seule, mais aujourd’hui, elle était accompagnée de la plus belle des façons. « Soit on fait un tour dans le vaisseau, soit on va manger un bout, soit on s’installe un peu mieux dans nos chambres respectives… Je n’ai pas de préférence. Des idées sinon ? »
« Hum… Miam balade digestive et câlin ? » Dit-il d’un oeil pétillant, voulant juste se poser en réalité pour être tranquille et se reposer.
Erin fit un petit rire. Le programme lui plaisait bien. « D’accord, et on verra pour le câlin. Si tu manges correctement avec ton couteau et ta fourchette. »
« Tu n’auras qu'à me donner la becquée comme ça je mangerai correctement »
« Si tu es près à te ridiculiser en public. » dit elle avec un sourire en l'entraînant par la main. Bon il fallait encore qu'elle se souvienne du chemin pour se rendre au mess du croiseur.
« Je commence à être habitué à force d’être avec toi » Il lui pressa les doigts, amusé par cet échange qui allait partir en n’importe quoi. Comme elle ne suivait pas la bonne direction, il la fit bifurquer sans la prévenir, en la tirant. Cela lui rappela le marché quand ils évitaient les personnes pour ne pas se faire voir. En seule réponse il lui tira la langue.
« Le contraire est tout aussi vrai », rappela-t-elle avant qu’il ne la fasse changer subitement de direction en la tirant. Elle lui lança un regard en coin. Il avait son petit air suffisant du mec qui avait envie de faire des bêtises, ou qui la cherchait par pure provocation, mine de rien. Et quand il lui tira la langue, elle eut la confirmation que c’était bel et bien le cas. Elle se mit à rire, un peu nerveusement. Elle sentait arriver le dérapage à plein nez, mais qu’importe. Même si elle savait qu’il l’avait remise dans la bonne direction du mess, à l’intersection suivante, elle le tira brusquement pour bifurquer. Elle le considéra, et elle lui tira la langue également, mine de rien.

Il lui fit un petit rictus tout simple, prenant sur lui l’envie de la taquiner. Il la tracta contre lui pour lui chuchoter pleins de malice « Tu n’es qu’une véritable gamine ! » puis, il la repoussa gentiment, pour marcher dans le couloir.

« C’est toi qui a commencé ! », répondit-elle espiègle, appuyant ses dires quant à son côté enfantin.
« Je suis innocent » il lui lança une oeillade de petit ange. « C’est toi la vilaine »

Ils continuèrent donc dans le couloir pour se rendre au mess afin de pouvoir se sustenter. Maintenant que le voyage avait débuté, il allait falloir reprendre les petites habitudes à bord du Dédale. N’empêche, elle était pressée de retrouver un semblant de vie normal quand elle serait sur Terre, de se faire à manger, ou de profiter du calme d’une maison où il n’y avait pas 300 personnes dedans. Bref, retourner dans le privé. Il y avait du monde dans la file d’attente pour pouvoir se restaurer, et c’était logique car le Dédale venait de partir et tout le monde pouvait se relâcher ou presque. Maintenant, le croiseur naviguait à sa vitesse de croisière et le personnel pouvait vaquer à d’autres occupations qui ne concernaient pas le bond en hyperespace, même si le Colonel Caldwell devait veiller à ce que tout fonctionne correctement assez régulièrement.
« Tu vois ce que je subis sur Atlantis pour te ramener ton déjeuner quand Monsieur s’oublie à cause de son travail. », fit Erin pour faire la conversation tandis qu’ils suivaient la queue. Bon, ça avançait relativement vite, car ici, on se servait et on allait directement s’installer. Il n’y avait pas de passage à la caisse.

« Tu comprends pourquoi je m’oublies alors », il avait horreur des queues. Après, il est vrai que régulièrement il se passait d’un repas et il y avait toujours une bonne âme pour lui apporter son déjeuner comme Erin ou Elia.

« Je comprends oui. », dit-elle d’un air pincé. Elle était en train de se demander s’il ne faisait pas exprès pour ne pas avoir à subir ce genre de petit désagrément. Remarque, elle ne voyait pas bien faire la queue. Elle plissa le nez, jeta un coup d’œil entendu à Alexander, avant de poser délicatement sa main sur l’épaule de la personne devant eux. « Excusez-moi Monsieur, je suis enceinte, est-ce que ça vous dérange si nous vous passons devant ? J’ai quelques soucis d’équilibre dans ce croiseur… » Et il serait dommageable que je tombe pour le bébé, n’ajouta-t-elle pas, mais c’était implicite. Le gars s’écarta en s’excusant, et elle recommença l’opération plusieurs fois, si bien qu’ils furent rapidement en possession de leur plateau repas respectif. Quand ils prirent place enfin à une table, la représentante de la commission avait un petit air suffisant peint sur son visage.

Alexander resta nonchalant même si la démarche de sa compagne le surprit… elle était en train de les faires passer devant tout le monde avec son mensonge. Il hésita quelques instant gêné de ce genre d’initiative. Bon entre la queue...et la non queue si cela ne se reproduit pas. Il la suivit, s’excusant au passage. Il n’était pas très fière de cette manoeuvre. Arrivé à la table, son plateau était garnis d’un une salade de tomate mozzarella et le plat du jour saumon à l’oseille avec du riz. Pas de dessert n’étant pas un amaateur de sucre.
« Finalement, ça ne te dérange pas tant que ça d’être enceinte » dit-il en chuchotant.

« C’était pour t’amuser surtout, et t’épargner la queue. », dit-elle avec un sourire entendu. A dire vrai, elle n’était pas très à l’aise moralement parlant avec ce qu’elle venait de faire. Mais bon, il fallait le prendre au second degré, voilà tout.
« Adorable » dit-il avec le même sourire. « Par contre moralement parlant, on va éviter de le refaire à chaque fois qu’il y a une queue... » Il laissa quelques secondes planées de son ton sérieux, avant de reprendre « On mimera un malaise » Une œillade amusé pour rester dans cette lignée.

Erin rigola quelque peu. Il y en avait pas un pour rattraper l'autre décidément. Néanmoins, elle ne comptait pas s'amuser à faire cela à chaque fois, car effectivement ce n'était pas très éthique moralement parlant. « J'ai hâte de te voir simuler un malaise. », fit elle amusée. Elle le voyait mal, tout bon orateur qu'il était, simuler un malaise en public. C'était une forme d'interprétation corporelle qu’elle ne lui attribuait pas, même s'il avait quelques talents de comédiens quand même. Mais bon, elle pouvait être surprise.

Il ricana, oui il ne serait pas capable de simuler un malaise, il n’avait pas ce don et niveau éthique il ne pourrait pas. De toute façon, il avait toujours été mauvais pour faire croire qu’il avait une blessure ou un mal quelque part. Petit il avait essayé de simuler une gastro, son père avait rigolé en le voyant si mauvais comédien. Surtout que même enfant, le jeune Alexander ne se plaignait jamais et le seul moyen de voir qu’il était réellement malade, c’est quand il se renferme sur lui-même, comme un chat pour mourir en paix. Ou une consommation de douche excessive. « Faudrait que je sois aidé en voyant quelque chose d’horrible pour que cela soit réaliste » dit-il amusé.

Erin fit un sourire. C'était tentant comme perche, très tentant et finalement elle décida de jouer le jeu de la taquinerie, parce qu’au final, même s’ils étaient désormais ensemble, ils se tiraient tout autant dans les pattes. « Je prendrai un miroir et ton reflet te fera tourner de l’oeil mon petit Polochon. » Elle lui lança une œillade amusée. Après tout, il ne s'était pas privé par le passé de la traiter de mocheté. Pas de raison qu'elle hésite ! Erin haussa des épaules, nullement vexée qu'il se paye sa tête de façon affectueuse. En même temps, il devait maintenant avoir l'habitude des petits questionnement internes de la jeune femme et de son moulinage incessant sur tout et rien. Il en jouait même régulièrement, comme ci il cherchait à sonder vraiment qui elle était par ses cheminements de pensées et son imagination débordante.

Il lui fit un rictus carnassier « Oh pas besoin d’arriver à cet extrême là, te mettre nue me suffira » Oui cela était vache, mais comme souvent ils se taquinait sans aucun remords. Après, elle savait très bien qu’elle était loin d’être horrible. Bien au contraire.

Erin rigola. Elle était certaine qu'il allait l’inclure dans la boucle. Elle fit non de la main avant d’ajouter : « Non parce que tout le monde va faire un malaise si je me mets nue. Alors qu’avec le miroir, il n’y aura que toi qui sera affectée. Et je n’ai pas un appartement illimité pour ma fête de fin d'année avec mon fanclub. Je ne recrute plus depuis que je suis en couple avec un affreux bonhomme dont la civilisation aime les flageolets sucrés. » Elle lui fit un petit sourire complice tout en continuant de manger.

Il pouffa de plus belle avec cette jolie réplique sur l’art culinaire de son pays. « Il fait office de videur avec des goûts pareils ! » Cela partait en n’importe quoi comme d’habitude et il adorait ça.

Erin fit un petit geste de la tête, signe qu’elle était d’accord. La conversation commençait à leur échapper et elle adorait quand cela se produisait. Il ne fallait pas trop compter sur elle pour revenir vers le droit chemin de sujets plus sérieux : « Il n’y a pas que les goûts qui le font passer pour un videur, il a une trogne ! Tu n’imagines même pas. » Elle lui fit un rictus charmant pour accompagner sa déclaration.

« Oh ! Et je ne veux surtout pas, je serais traumatisé de te savoir avec un pitbull. » Par pure gaminerie et aussi parce qu'il avait envie de l’embêter il alla lui faire du pied.

« Pauvre bichon », fit Erin amusée, tout en étant surprise de son initiative pédestre. Elle frotta sa jambe contre la sienne en les étirant sous la table, histoire de donner le change.
« Tu sais bien que je suis un froussard. » dit-il sur le même ton, cette surenchère qu’il adorait avec elle. Erin lui rendit par frottement son touché, il continua donc en répondant à ses frottements avec sa jambe le long de celle d’Erin. Il ne sait pas pourquoi, il avait fait ça, une simple envie de la toucher, de faire un truc “caché” et qui tendait vers un truc émoustillant ? Il se trouvait intenable parfois, en réalité il avait juste envie de la toucher, de la perturber un peu durant l’échange.

Si elle en était perturbée, elle n’en montrait rien, avec sa mine toujours amusée par leur échange vocal. Cela ne l’empêchait pas de lui rendre la pareille sous la table, et heureusement pour lui qu’il n’y avait pas de nappe ou quelque chose cachant leurs jambes, car elle aurait pu remonter son pied un peu plus loin que son genou. « Je sais oui, vu le temps que tu as mis pour te déclarer auprès de mon auguste personne », fit-elle en se la pétant un peu. Ils arrivaient à en rire, c’était déjà pas mal.

Il lui donna un petit coup amusé sous le table avec son genou « Faut dire que ma princesse avait pris la poudre d'escampette » Il lui fit un petit rictus au coin. Il n'avait pas pris la mouche, bien au contraire, tout comme elle il en riait maintenant. Ils avaient été con pour cette histoire mais bon, heureusement, cela ne s’était pas finit en un quiproquo mettant à mal leur ressentis pour l’autre. Il aurait été détestable d’être en froid alors que leurs cœurs battaient à l’unisson.

Erin s’amusa de sa réaction, ce qui la fit pouffer un peu. Elle ajouta avec un petit sourire mutin : « Les sirènes sont timides. Allez, mangeons sinon ce ne sera plus chaud. »
Erin avait opté pour le plat du jour elle aussi, et à la différence de son ami, elle n’avait pas pris d’entrée, mais un dessert. Une mousse au chocolat. Il n’y avait pas de mal à se faire plaisir de temps en temps. « La traversée me fait un peu peur. Non pas que j’ai peur que nous n’arrivions jamais, mais je veux dire, c’est la première fois que toi et moi, nous nous retrouvons en espace clos sans autre activité que… d’attendre que ça se passe. Je ne dis pas que nous n’allons pas nous occuper, mais c’est différent des fois habituelles. » Elle ne savait pas si elle se faisait comprendre. Il fallait reconnaître que ces deux là avaient toujours quelque chose à faire, et elle avait peur que là, pendant que le Dédale voguait vers la Grande Planète Bleue, ils ne tournent en rond et que cela joue sur leur couple, encore jamais confronté à ce genre de chose.

Il commença à éplucher son saumon, pour trouver des arêtes, il adorait le poisson de manière viscérale, par contre le plus pénible était de tomber sur une petite pique blanche qui gâchait le plaisir d’une bonne chair savoureuse et rosée. Pendant, qu’il fouillait son pavé, avec son couteau, il releva les yeux brièvement vers une Erin qui s‘inquiétait de souffrir du manque d’activité sur leur couple. « Qui te dit qu’on va attendre ? Il y a pleins de chose à voir dans ce vaisseau. Et je suis certain qu’on va trouver de quoi s’occuper, au pire, j’ai quelques idées d’occupations dans une chambre à deux » dit-il d’un air charmant.

Il tenta de la rassurer. En fait, elle se demandait bien pourquoi elle s'inquiétait. Ils n'étaient pas du genre à tourner en rond et à attendre bêtement, tous les deux. Il y avait une myriades d’occupations possibles dans ce vaisseau sans parler des activités plus personnelles qu'ils pouvaient pratiquer. « Philosopher, deviser, refaire le monde comme nous le faisons tout le temps ? » dit elle d'un air malicieux histoire de prendre le contrepied de ce qu'il disait d'un air charmant. « Mais tu as raison, je m’inquiète sans doute pour rien. » Elle fit un sourire aimable avant de commencer à manger. Pour sa part, elle ne fouillait pas le pavé de saumon. On lui avait toujours dit que dans les filets il n’y avait pas d'arêtes, alors elle ne s’en préoccupait pas de ces dernières. Cela ne l'empêchait pas de mâcher un peu plus pour ne pas se faire surprendre. Le poisson était​ bon. Elle adorait ça, surtout avec une petite sauce.

Après sa fouille où il dénicha trois infâmes arêtes de poisson, il commença son repas, le saumon était délicieux. C’est son poisson favori avec la sole. Il n’avait pas eu que cette idée là et elle le savait très bien. « Oui exactement » il lui fit un clin d’œil. « Oui, c’est meugnon » il se fichait de sa figure affectueusement.
« Tout ce que je dis est mignon. » C'était s'exposer, un peu inutilement, à un tacle en règle, mais elle aimait bien quand il l’a charrié, alors pourquoi se priver ? Son poisson était excellent et elle ne tomba sur aucune arête. Elle avait faim et ça faisait du bien de manger. L’ambiance dans le mess du Dédale était conviviale sans être trop bruyante. Les gens discutaient comme ils pouvaient le faire tous les deux, sans avoir à élever la voix de trop.
Il lui fit un rictus à nouveau charmant mais limite comme s’il compatissait avec elle sur une maladie grave « Pas toujours, je ne suis pas certain que tout le monde dirai ça... »

Erin fouilla son assiette presque vide avec les dents de sa fourchette. Elle semblait pensive alors que ses yeux fixaient l’ustensile. « Je devrai peut-être m'excuser auprès de Forback pour mes propos, non ? J'ai le sentiment de n'avoir pas été très pro, voir plutôt grossière. D’ailleurs je suis désolée, j’ai été un peu crue. » Apparemment ça la turlupinait et comme d’habitude elle s’en ouvrait.

Oui, elle y était allé fort, un peu dans le vulgaire mais bon Hanz l’avait fortement aidé. Il lui caressa la main tendrement « T’excuser non. Mais lui dire qu’on c’est jouer de lui. Il n’a pas été bien pro non plus ce brave homme » Il finissait son plat, pour manger son entré. Oui inversé, mais au moins il mangeait chaud. « Tu verras si tu le croise. Pas besoin de s’abaisser à le rencontrer il va croire que tu ais changé d’avis. Et ce genre de discussion est confidentielle il ne va le dire a personne. »

Le repas commençait à tirer vers la fin et comme d’habitude Alexander manger dans un sens qui lui était propre. La discussion avait déviée sur Derick. Elle opina du chef. « Bien entendu, je ne comptais pas lui courir après. Je lui dirai que tout ceci était une blague et je m’excuserai quand même de m'être payée sa tête. » On ne changera pas Erin si facilement. Certain y verrait de la faiblesse à d'excuser régulièrement, simplement elle reconnaissait ses torts et elle savait quand il fallait admettre qu’elle avait été trop loin. Et parfois, il fallait plus de courage pour s’excuser que pour faire l'autruche en se disant que l'autre allait oublier et passer à autre chose.

De toute manière qu’il lui dise de s’excuser ou non, cela ne changerait rien au fait qu’elle irait le faire, puisque c’est dans sa nature. « Comme tu veux. Je ne vais pas t'empêcher à faire ton activité favorite » il lui fit une petite risette moqueuse.

Erin fit une petite moue boudeuse pour accueillir sa remarque. « Tu trouves que je m’excuse trop ? Je ferai attention alors. » Elle n’était pas vexée, loin de là, mais elle était curieuse de savoir son point de vue sur le sujet.

« Trop non, mais tu le fais souvent, ce n’est pas une critique, c’est un constat. Après c’est toi, si tu ne le ferais plus, je m’inquièterai » un beau sourire franc se fit sur son visage, celui-ci n’était pas calculer mais réellement spontané. Erin est ainsi, elle s’excuse souvent, car elle sait reconnaître ses torts et aussi faire face aux autres. En plus, elle avait toujours une petite mimique adorable quand elle le faisait qu’il était alors rare de pouvoir avoir la force de la rejeter.

« Hum hum », fit-elle pour acquiescer. Elle ne le prenait pas comme une critique, et comme il le soulignait, c’était elle, sa façon de fonctionner, sa façon d’être. Quand elle ne le faisait pas, ça la travaillait, sa conscience lui tapant sur l’épaule pour le lui rappeler. Après, elle ne faisait pas attention à sa trogne sur le moment, même s’il était à peu près certain qu’elle en avait une spéciale pour Alexander. Comme le petit sourire qu’elle lui réservait de temps en temps. En tout cas, son sourire franc et spontané qu’il ne manifestait pas tout le temps, et qu’elle était quasiment la seule à voir sur cette expédition, la fit fondre, comme toujours, et elle baissa un peu les yeux en haussant des épaules. « Je vais essayer de ne pas te causer du soucis alors, je m’en voudrai qu’on te découvre un ulcère, tu ne pourrais plus boire ton petit Whisky. »
« Je te remercie de cette attention » conclut-il d’un hochement de tête.

La mousse au chocolat était vraiment bonne. Elle prit sa cuillère et elle la laissa en suspension : « Tu veux goûter ? » Elle connaissait plus ou moins la réponse mais elle préférait demander quand même bien que l'association avec la tomate ne serait pas dès plus savoureuse.

La salade de tomate était assez fraîche et pour une fois, les fruits rouges avaient du goût autre que l’huile d’olive et le basilic qui venaient agrémenter la mazza. Il avisa la proposition de sa compagne, tomate/chocolat saveur particulière. « Hum… ça sera toujours meilleur que des flageolets sucrés. » Il s’avança vers la cuillère tendue. Bon, la saveur en elle-même n’était pas désagréable. N’étant pas vraiment dessert, il en prenait rarement sauf à base de chocolat et exclusivement des gâteaux bien spécifiques, comme les moelleux ou les cookies. L’anglais appréciait rarement les mousses au chocolat du moins une cuillère ça va, mais pas un bol entier cela l'écoeure rapidement. Il retroussa son petit nez « Mouai, heureusement que les tomate relèvent le niveau »

« Forcément ! », affirma-t-elle. Quoiqu’elle devait avouer que les flageolets sucrés, elle avait été plutôt fan, mais c’était un péché qu’elle n’avouerait pas devant lui. Elle fut étonnée qu’il accepte. Elle pensait au contraire qu’il refusait poliment. Pour sa part, elle n’aurait pas tenté l’association tomate chocolat, mais qu’importe. Elle adorait par contre associer les fruits rouges avec du chocolat fondu. C’était merveilleux. Elle lui fit un sourire face à sa mauvaise foi évidente. Après, elle n’était pas encore bien au fait de ses goûts culinaires. Avec le temps, elle en saurait un peu plus, même si elle savait qu’il n’était pas trop dessert.
« Sérieusement ? Cette mousse est divine pour un mess. Ta mauvaise foi te perdra Polochon. », dit elle en reprenant une pleine cuillère gourmande. Elle ne l’était pas souvent, notamment à cause de sa maladie incurable. De temps en temps, ça ne faisait pas de mal.

Il avait accepté parce qu’il voulait lui faire plaisir et partager quelques chose avec elle. Il aimait bien goûter et faire des mélanges à cause de sa très grande curiosité. De plus tendu de cette façon, il aurait été étrange qu’il refuse. « Sérieusement. Je n’aime pas vraiment la mousse au chocolat ni même la majorité des desserts. Sauf peut-être les moelleux au chocolats, les gaufres et les crêpes avec beaucoup de chantilly et du nutella » Il avait développé pour partager ses goûts avec elle.

Erin ne comprenait pas comment on ne pouvait pas aimer la mousse au chocolat. Après, elle le rejoignait sur un fait : elle n’était pas très sucrée ni très dessert elle aussi, et du coup, elle comprenait ce qu’il voulait dire. « Je vois, c’est amusant, je ne suis pas très portée sur les desserts moi non plus. Je n’aime pas les gâteaux en mousse, sauf ceux aux fruits, et encore, majoritairement aux fraises. J’ai quelques préférences quand même, mais si je peux manger deux fois du plat principal et râter le dessert, je n’en mourrai pas. Mais j’aime bien les mousses aux chocolats, avec une préférence pour celle au lait. » Après tout, ils étaient encore dans la période découverte de l’autre, même s’ils auraient pu le savoir depuis le temps qu’ils se cotôyaient.

Il l’écouta activement en effet elle aimait bien les mousses sauf exceptions. Il est vrai qu’ils ne connaissaient pas tout l’un de l’autre et fort heureusement, sinon cela serait presque dommage, de ne pas découvrir quelques petites choses. « D’accord. Si tu me fais des allusions sur les fraises, je ne pourrais même pas dire que c’est à cause d’Élise » il lui fit un rictus.

Erin était certaine qu’en parlant de fraises, il allait faire une remarque sur une potentielle grossesse et cela ne loupa pas. Elle s'amusa de cette remarque. « Je ne te parle jamais de mes envies de fraises donc le jour où ce sera le cas… » Elle ne termina pas sa phrase, car il pouvait aisément comprendre le sens sous jacent.

« Nous contacterons Aya et Lanille... je sais » dit-il d’un air pompeux pour finir sa phrase ponctuant quand même d’un petit ritus chafouin.

« C’est qu’il comprend vite le futur papa. Mais hors de question de te sauver sous prétexte que j’ai deux tigresses pour me couver. », répondit-elle avec humour afin de briser son petit air pompeux.

Il ricana en haussant les épaules « Faut-il qu’elles arrivent à t’approcher surtout. » Sous entendu que le “futur papa” ne laissera pas n’importe qui venir voir sa compagne et sa progéniture.

« J’avais oublié mon petit ami à la trogne de pitbull. »
Il lui fit un sourire en montrant les dents grognant. Elle lui mima un bisou sonore avec un clin d’oeil en retour.

Il commença à se lever le regard luisant. Ils avaient fini leur repas. « Découverte ? Ou bien nous restons tranquillement dans l’un des quartiers à refaire le monde ? »
Elle se leva à l’unisson, maintenant que le repas était terminé. « Mmm, allons refaire le monde dans l’un de nos quartiers. », dit elle tranquillement. Ces derniers jours, avec le départ imminent, ils n’avaient pas eut énormément de temps rien qu'à eux deux.

« Cela me conviens surtout si les papouilles sont au rendez-vous » une demande caché d’affection qu’ils pouvant autant lui faire que recevoir. Cela allait être un moment plutôt agréable de n’être que deux sans péripéties. Histoire de se pauser un peu et de profiter du voyage loin de leur quotidien.
« Elles le seront sûrement », dit-elle avec un petit sourire. Avant ils discutaient ensemble, chacun dans un canapé, en face à face, et depuis qu’ils se fréquentaient un peu plus intimement, ils pouvaient continuer leur discussion en étant plus proche. Elle aimait bien ces petits moments, où elle avait sa tête sur ses cuisses et où elle laissait ses doigts se perdre dans ses cheveux. L’inverse était vrai également, elle adorait quand il lui papouillait la tête quand elle était allongée sur lui.

Les deux jeunes gens s’éclipsèrent vers les quartiers provisoires qui leur étaient alloués sur le vaisseau. Pour le coup, ils rejoignirent ceux d’Alexander, où ils se posèrent sur le lit. La tête sur les genoux d’Erin, l’anglais devisait des vacances à venir, tandis que la brune, adossait contre la paroi du croiseur, lui papouillait la tête avec affection, lui donnant le change dans la conversation. Bien entendu, le sujet dériva vers des débats plus subtils, dont ils avaient le secrets, entrecoupés de chamaillages et de petites bagarres affectueuses. Ils mêlaient, comme souvent, les choses sérieuses et les choses plus légères, avec tendresse et amour. Finalement, l’après-midi se déroula tranquillement, et la soirée aussi. Maintenant qu’ils n’avaient plus rien à faire, si ce n’était penser aux vacances, les deux administratifs décompressaient pour de bon et la fatigue accumulée ces dernières semaines refaisait surface, si bien qu’ils sommeillèrent tôt.

Elle est encore loin la mer ?

END 20.04.2017

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