Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 
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MJ 22 : Dans la gueule du loup

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avatarInfos√ Arrivée le : 11/03/2017
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Druan Vathrad
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MessageSujet: MJ 22 : Dans la gueule du loup Lun 20 Mar - 21:24
MJ 22 : Dans la gueule du loup




Je pars pour une aventure !


Samedi 1er avril, 9 :00, salle de briefing

Toute l’équipe est finalement rassemblée dans la salle de briefing de la cité. Chacun avait été contacté près d’une semaine à l’avance pour cette mission, et tous en connaissaient les risques. Debout, au bout de la table, Alexander, qui préside la séance. L’ambiance est visiblement tendue, de par la nature de leur destination. Ou alors, peut-être que tous se méfient des potentielles blagues s’apprêtant à tomber, vu la date de départ ? Personne ne peut en être vraiment sûr, surtout avec le sergent-maître Eversmann et le soldat de première classe Hamilton dans l’équipe.

10 :30, hangar des jumpers

Après une pause assez courte, permettant aux membres de l’équipe de se restaurer et de s’équiper en vue de la mission, tous se retrouvèrent au hangar à Jumper. Là, monsieur Kleinklaus, technicien de son état, s’occupait d’effectuer les dernières vérifications sur un jumper chargé de caisse contenant différents médicaments, choisis soigneusement par la doctoresse Wilde, qui allaient servir de monnaie d’échange dans cette mission.

L’équipe s’installa donc rapidement dans le Jumper, piloté par le Lieutenant Ford, toujours aussi motivé, comme d’habitude. A l’arrière, le sergent-maître Allen semblait assez calme, comme à son habitude, tandis que le docteur Grayson vaquait à ses occupations, qui devaient être passionnantes, n’en doutez pas une seule seconde !

Après un rapide contact avec la salle radio, le Jumper s’ébranla, s’éleva lentement au-dessus du sol, jusqu’à se retrouver dans la salle de débarquement vidée, la porte des Etoiles enclenchée juste en face de l’appareil.

Et ils étaient partis. La navette traversa le portail, se retrouvant dans le vide intersidéral. A première vue, il n’y avait aucune planète à l’horizon… Quoique. Au milieu du vide, on voyait au loin scintiller une petite lumière rougeâtre, au milieu d’un champs d’astéroïde.

Presque aussitôt, le communicateur du Jumper s’enclencha, révélant une voix féminine assez peu « sexy ».

Vaisseau inconnu, veuillez décliner votre identité et vos intentions.


Rapidement, on s’empressa de répondre à la voix, pour transmettre les informations.

Bien reçu. Les coordonnées de votre point d’encrage vous ont été transmises. Veuillez laisser toutes vos armes à bord de votre appareil, et vous préparer à une fouille au corps, ainsi qu’à la fouille des marchandises que vous souhaiterez débarquer.


La communication se rompit, et à la place, des coordonnées s’affichèrent sur l’ordinateur gérant les transmissions. Le Jumper suivit donc en principe le vecteur d’approche tout tracé. A l’approche de la station, le pilote put observer que celle-ci grouillait d’activité. Trois vaisseaux, dont le leur, étaient en arrivage et en partance dans la station, et trois gros cuirassés, faisant à peu près cinq fois la taille d’un Jumper, mais à la technologie à première vue rudimentaire, stationnaient autour de la station, prêts à rappeler à l’ordre quiconque enfreindrait les règles.
Il fallait bien avouer que Renégat 25 n’était pas non plus un minuscule satellite.

Vu ainsi, la station semblait gigantesque. Elle avait visiblement été érigée sur un astéroïde, et à première vue, sa construction ne datait pas d’hier. Certains morceaux semblaient même avoir été raccommodés avec du scotch, mais impossible d’en avoir la certitude à cette distance.

Près d’une centaine de docks de toutes tailles étaient prêts à accueillir aussi bien les plus grands escrocs de contrebandiers que les plus honnêtes des marchands. Et, au milieu de ça, plusieurs grosses tourelles assez rudimentaires avaient été érigées, afin de contrer toute attaque, et plus particulièrement celles des Wraiths.

A l’approche du Jumper, la grosse porte blindée du hangar s’ouvrit, afin de laisser passer le vaisseau. Derrière lui, elle se referma lentement, jusqu’à se verrouiller complètement, permettant ainsi au hangar de se pressuriser. Le processus dura bien deux minutes, puis les Atlantes purent finalement descendre.

Au bout du hangar, debout devant deux grosses portes métalliques, trois hommes et une femme les attendaient. Tous étaient armés, mais ne semblait pas agressifs. Chacun portait sur sa poitrine un petit sigle en forme d’ovale, avec un rond à l’intérieur, positionné sur le haut de l’ovale. Ce fut la femme qui prit la parole

Sécurité de la station. Nous vous prions de bien vouloir décharger les marchandises que vous souhaitez faire passer cette porte, et de vous soumettre au contrôle de sécurité.


Elle faisait en réalité référence aux trois bonhommes qui se tenaient d’ores et déjà prêts à les fouiller, ainsi qu’au scanner qui se trouvait à une cinquantaine de mètres derrière elle, de l’autre côté de la porte, où quelques personnes étaient déjà occupées à être scannés, voir même à subir une seconde fouille. Il y a toujours des petits malins qui pensent pouvoir faire passer des armes…
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Temps maximum avant la prochaine réponse : 27 mars (Pensez à vous organiser pour un ordre de passage dans le topic de la mission !)
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Alexander Hoffman
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MessageSujet: Re: MJ 22 : Dans la gueule du loup Mar 21 Mar - 18:08
Equipe de dingue
&
Alek-Soleil rouge
MJ 22 : Dans la gueule du loup


Renégat 25, ils en avaient entendu des rumeurs et des ragots au sujet de cette station spatiale. Jusqu’à lors, aucune équipe d’Atlantis, n’avait été dépêchés sur ce site pour le « visiter », enfin ce n’est pas le genre d’endroit pour faire du tourisme. Globalement, on y va pour affaire et non pour saluer les si recommandables habitants de cette zone. Au moment du changement de direction de la cité, il avait été envisagé de se rendre sur Renégat 25, mais pas sans raison, puisqu’un homme était venu leur proposer des artéfacts lantiens. Les négociations avaient alors commencé avec cet homme, menées majoritairement par Richard Woolsey, puisque ses deux co responsables étaient en vacances sur terre sur la période de mars. Prenant le dédale le 10 mars pour revenir le 27, mais déjà, le bilan était dressé, il fallait envisager un lieu de rencontre avec le commerçant pour obtenir et « évaluer les objets contre des médicaments.

Ainsi donc, dès son retour sur la cité des anciens, Alexander et Erin avaient été convoqués par Richard pour parler de cette affaire. Le commerçant était domicilié sur Renégat et désirait un rendez-vous là-bas (grosse feignasse qui ne veut pas bouger son popotin). Cela pouvait paraître être étrange, mais au final, n'est-ce pas le meilleur endroit pour garder des éléments aussi précieux ? Au cœur d'une meute d'hyène il n'y pas mieux niveau sécurité. Surtout, que la station spatiale interdisait les armes. Il ne serait pas non plus idiot qu'une quelconque mafia soit sur place.

Que cela soit sur terre ou dans d'autre planète, l'espèce humaine reste la même. Là, où il y a de la criminalité, il y a toujours un homme ou une femme qui fout les jetons à tous les autres. Celui qui a le plus de sang sur les mains (faute d'avoir la plus grosse) et le plus de neurone pour enrichir son petit monde et gouverner. Tout rassemblement d‘humain à un chef, même les plus chaotiques.

Enfin bon revenons au commerçant, qui n'avait sûrement rien à avoir avec le gentil négociant Athosien bon et loyal de par sa nature. Ce type de personnage, était typiquement le genre de fouine qui fouille les cadavres pour trouver quelques pièces d'or. Enfin ce fut le sentiment qu'il inspira à l'anglais. Une fouine au poil éparpillé et aux yeux vicieux. Mais, malgré ce physique peu attrayant, cet homme semblait avoir besoin de médicament, soit pour sa famille ou pour le monnayer.
Les soins, ne devaient pas être très évolué dans la majorité des peuplades de pégase, comme le prouve le fort intérêt pour les antibiotiques et autres pilules blanches, qu'ont les peuples quand les Atlantes leur proposent cette monnaie de troc.

En tout cas, lors de cette réunion entre dirigeants, il était nécessaire que les des trois se rendent sur Renégat pour négocier avec la « fouine ». Au vu de l’ambiance très dynamique de cet endroit, il fallait éviter les « boulets » qui ne savent point se défendre. Le choix, fut naturellement sur l’anglais qui avait prouvé ses capacités martiales (de manière involontaire disons-le, ce n’est pas son trip de tabasser des militaires, même si cela commençait à devenir une habitude) et aussi ses capacités oratoires, (certain dirons baratineur de première). Quant au choix des autres membres de l’équipe, le sergent maître Eversman était responsable des équipes. Le pauvre allait avoir du boulot, puisque à cette période, tout le monde n’était pas encore là (vacances, suivis psy etc…) ou apte à reprendre les missions. Il allait donc se prendre la tête pour répondre aux exigences de cette mission (enfin c’est son rôle et de toute manière un peu plus ou un peu moins grognon, cela ne changerait pas la face du monde). Il fallait plus de militaire qu'à l’habitude pour se rendre sur Renégat, un scientifique pour évaluer les artefacts et un pharmacologue pour les médicaments. Bien entendu les civils de préférence devaient savoir se défendre. Le choix fut porté sur Gabriel Grayson, qui avait déjà participé à des missions un peu « chaudes » notamment lors de la perte du 1er site alpha et de Victoria Wild, seule pharmacologue de la cité et qui avait des notions d’auto défense.

Quant aux militaires, le sergent avait dû faire avec les moyens du bord et la liste des « gris » était tombée. Cela avait entraîné quelques airs de stupéfactions de la part de Richard, mais en y réfléchissant bien, le choix n'était pas idiot, bien au contraire. Cela, allait être une équipe un peu difficile à gérer, mais pas infaisable si chacun y mettait du siens. Ainsi, donc nous avons en grisouille : le sergent maître Pedge Allen, qui avait un service exemplaire mise à part un recadrage comportemental reçu sur une mission type Far West. Le 1er classe Alek Hamilton, qui avait eu le droit à son lot de réputation suite aux mutilations et meurtres de janvier qu'il avait commis, mais au moins lui il sait se défendre et se battre. En conséquence, l'anglais préférait l'avoir lui, qu'un autre militaire « exemplaire », puisqu'il avait fait la guerre et qu'Hamilton était un élément en adéquation avec ce type de mission et puis il fallait bien qu'il soit évalué sur le terrain maintenant qu'il n'était plus au vert. Le sergent maître Eversman lui-même, mise à part son caractère souvent grognon et peu aimable, il avait des louanges de la part du colonel, donc aucun souci non plus. Fallait juste qu'il ne s'amuse pas à faire sa tête de cochon pour un rien. Et pour finir, le seul officier : le lieutenant Aiden Ford. Quoi de mieux qu'un super soldat pour cette mission ? L'anglais appréciait le jeune homme et avait toute confiance en lui, le seul problème viendrait d'un élément : l'influence d'Aiden, qui souffrait tout comme Hamilton de rumeur et d'une dépréciation de ses collègues militaires. Allait-il être écouté des autres ? Il le valait mieux pour leurs matricules. De toute manière le responsable serait le Britannique en co gestion avec l’américain. En réfléchissant, seul peut-être les caractères assez forts d’Hamilton et d’Eversman pourrait poser des problèmes à Aiden. Mais encore une fois, Hamilton était suffisamment malin, pour ne pas faire le mariole surtout que son chien venait en renfort. Quant à Eversman… cela était une donnée que l’anglais ne pouvait pas évaluer, l’ayant vu qu’une fois en mission sur alpha où l’homme avait été désagréable. Il ne voulait pas porter de jugement sur une seule « 1ere fois » et encore moins se baser sur des rumeurs.

En parlant de chien… fallait qu’Alexander fasse avec même si sa peur des canidés était surtout envers des molosse type dogue argentin et staff américain. Les bergers allemands, ne l’effrayait plus. Maudit traumatisme de jeunesse, alors qu’il adorait les bêtes de tous poils.


08H00 – SALLE DE BRIEFING


Bon en tout cas, l'équipe avait été formée (merci sergent Mama pour votre migraine) et chacun avait reçu son petit mails une semaine avant, soit le 27. En conséquence, à peine débarqué du Dédale, l'anglais avait eu son ordre de mission et il lui apparaissait évident qu'il devait s'entendre avec Aiden. Ce genre d'entrevue, fut convenu entre les deux hommes, le jour du départ une heure avant le débriefing. Ainsi donc, dès qu'il fut prêt, vêtu de l'uniforme noir du site alpha qu'il avait gardé puisque l'uniforme standard d'Atlantis, en plus d‘être vilain, avait fini déchiré par les Tairis de nombreuses fois. Que voulez-vous quand on a pour plus grande groupie une tigresse du nom de Vilma (pour les petits curieux : celle qui aime déchirer les pantalons), on ne peut que changer sa garde-robe régulièrement. Sans parler que l'anglais était toujours en costards donc la disparition de son uniforme n'avait pas été une grosse perte. Enfin bon, au moins l'uniforme du site alpha, avait été distribués à tout le monde, pour son esthétisme et surtout son côté plus résistant et neutre « noir avec une bande de couleur au-dessus des épaules). Avant de quitter ses quartiers, qu'il avait partagé, sa compagne le salua en l'embrassant. Il la savait loin d'être rassurée, mais c'est ainsi, le sentimentalisme n'avait pas à empiéter sur le travail

Enfin bon, le voilà donc prêt et il se dirigea vers la salle de briefing avec sa tablette, puisqu'il avait préparé le rapport sur les maigres informations récolté sur cette fameuse et légendaire Renégate qui alimentait toutes les craintes. Comme toujours, en avance de 5 minutes. Il attendit donc la venue de son collègue et ami en s'adossant à la table immense de la salle. Le soldat ne tarda pas à arriver et les deux hommes échangèrent autour des modalités de la mission, de l’équipe et comment mener cette négociation en terre inconnue et dangereuse. Le lieutenant en profita aussi, pour donner de nouvelles informations sur la station spatiale… ainsi donc le « mutant » avait eu le droit à sa petite visite touristique sur Renégat. Bon c’est au moins ça ils ne seront pas si paumés finalement.

SAMEDI 1ER AVRIL, 9 :00, SALLE DE BRIEFING


C’est quand même étrange comme date pour partir sur une des zones les plus craignos de la galaxie non ? En plus un samedi, mais bon sur Atlantis, la notion de Week-end est une douce utopie. Enfin bon, c’’est ainsi, le commerçant avait donner cette date et il valait mieux arrêter de chipoter sur le jour en lui-même, qui n’avait rien d’une blague. Les derniers membres de l’équipe arrivèrent, chacun d’entre eux avait été saluer poliment par le cadre. Quand tout le monde avait pris sa place, il commença à parler de la mission, des rôles de chacun assez clairs et des informations récoltées sur Renégat. Niveau rôle, les militaires étaient là, pour assurer la protection et faire une présence dissuasive, Victoria pour les médicaments, Gabriel pour l’évaluation des artefacts et lui-même pour la négociation et le commandement avec Ford. La hiérarchie fut établie simplement en fonctions des grades civils et militaires pour éviter les confusions entre le Lieutenant et le second responsable d’Atlantis. Alexander aurait pu être seul, pour le commandement, mais il avait jugé plus préférable de mettre en co gérance un officier pour que les militaires ne se pose pas trop de questions et surtout ils n’avaient pas toujours l’habitude d’obéir à des civils en missions. Puisque à chaque fois, c’est un officier qui dirige.

« Outre l'objectif de base de troquer des artefacts lantiens avec le commerçant, nous profitons de notre présence sur Renégat 25 pour cartographie le lieu. Cette station spatiale est sous emprise d'un gang nommé Soleil rouge, sorte de mafia locale crainte et respecté de tout criminels de cette galaxie. » information que lui avait donné Ford, puisqu'il connaissait le lieu apparemment.

Il enchaîna sur les règles de base et essentiels. Certes tous les connaissaient, mais un rappel ne fait de mal à personne : discrétions, attentif et surtout aucune se séparer. Puisqu'il serait grandement aisé de leur faire un guet happant ou bien même de perdre des membres du groupe dans les ruelles étroites et tordues de la station. Une fois sensibilisé au côté ultra risquer de la mission, bien plus que les autres faites à ce jour (hors combat et reprise de site), l'anglais enchaîna, sur les éléments connus de Renégat, la technologie, les organisations et les rumeurs qui circulent dessus...tout cela ne manière pro et précis « En sommes, nous n'avons pas beaucoup d'éléments factuels, juste des récits de tierces personne. Aucun port d'arme et autorisé sur la station. Au cas où, nous en laisserons dans le jumper ». Il termina son briefe qui n'avait duré qu'une vingtaine de minutes en répondant aux questions éventuelles ou aux compléments que désirait faire Ford.

le moment de s'envoler pour le plus grand canulars de l'histoire


Suite à cela chacun alla s'équiper à l'armurerie et rejoindre le jumper piloter par Ford et Grayson. Le chef de projet prit place sur une banquette arrière libre vers le sergent maitre Allen.

« Retirez vos armes et commencer à les cacher durant le vol, cela sera déjà fait » dit’il à l’assemblée. Il avait été tenté de glisser un couteau dans ses vêtements au cas où, mais pour le peu qu'ils sont fouillés il serait dommage qu'on s'intéresse à eux à cause d'un pauvre petit couteau. Il n'aimait pas vraiment, le fait qu'ils ne pourraient pas se protéger autrement qu'avec leurs poings.

Loin d’être associable ou même affable, Alexander discuta que si quelqu'un lui parlait sinon, il restait silencieux adossé contre la paroi calme. Observant de temps à autres ses coéquipiers.

Naturellement, son regard alla sur l'impressionnant berger allemand bien dressé et calme comme l'exigeait sa formation de canin de combat. L’animal était magnifique et devait attirer l’œil de beaucoup de personne. En espérant que les animaux ne sont pas refoulés à l’entrée de la station…

Dès qu’ils furent à vue de Renégat 25, le regard de l’anglais se posa sur le part brise observant cette station semblable à un champignon atomique. Elle était entourée astéroïdes bien pratique pour une protection contre des vaisseaux trop larges. La lumière rouge qui s’y échappe était assez glauque. Une voix de femme peu agréable fit irruption, enfin de femme… cela pouvait porter à confusion tellement les sonorités était horrible à l’oreille. Il est certain qu’elle a pas été choisie pour la volupté de son timbre de voix. Une petite remarque silencieuse fit sourire l’anglais.

Décidément, ils ne lésinaient pas sur la sécurité, presque aussi rigide que pour une base militaire classé secret défense. Cela avait un côté rassurant et à la fois flippant.


Quelques minutes de vol, où chacun put spéculer sur la défense du satellite et de sa technologie rudimentaire. Sans aucun doute, l'Athéna et le Dédale à eux seul, pouvait rayer de la carte cette station si un jour il fallait envisager d'éliminer Renégat. Les scanners du vaisseau étaient en train eux aussi de parcourir l'incroyable bâtiment pour en faire une cartographie en temps réel. L'anglais ortie sa tablette pour suivre l'avancement de ce plan. Elle semblait immense, mais surtout bien ordonné et optimiser au mieux.

Enfin bon une fois que toutes les manœuvres furent effectuées, la pressurisation du hangar, l'anglais se leva en rangeant sa tablette. Il avait été convenu d'un ordre de marche et des dernières précisions furent faites. Laissant les derniers retardataires à retirer et planquer leurs armes dans le vaisseau puis ouvrir la porte.

Une équipe de sécurité les attendaient, eux armés par contre, avec un écusson sur leurs poitrines. L'anglais, jeta coup d'œil à Aiden, pour avoir la confirmation de l'appartenance de ses charmantes personnes au gang du coin et qu'il s'occupe du chargement. Bon il eut des formules de politesses et quelques échanges avec la sécurité et Ford donna l'ordre à deux militaires de décharger les caisses de médicament, pendant que les civils passèrent en premiers dans la fouilles et les scans divers. L'anglais se laissa faire, puis attendit patiemment que toute son équipe le rejoigne tout en observant l'environnement.

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Dernière édition par Alexander Hoffman le Ven 31 Mar - 17:47, édité 1 fois
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Aiden Ford
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MessageSujet: Re: MJ 22 : Dans la gueule du loup Jeu 23 Mar - 3:05




Aiden Ford


Trois heures que je cours sur la plage ! J’ai beau avoir eu une semaine, je stresse à mort ! C’est aujourd’hui le grand jour ! Petit Fordy va dans le grand bain ! Et quel bain ! Renégat 25 ! Rien que ça ! Plaque tournante de tous les trafics, légaux et surtout illégaux ! Et siège des soleils rouges ! Vincent et moi avons trainés nos guêtres par là-bas, et pas forcément sous de bonnes intentions envers les gangsters. Espérons que personne ne reconnaîtra en Aiden Ford, le chasseur de primes nommés le borgne !

Bon il va bientôt être l’heure ! Hoffman va avoir 5min d’avance comme toujours ! Je lui laisse ce plaisir, moi aussi j’aime bien être seul avant de partir en mission, mais trêve de rêveries, il m’attend ! Au pas de course je fonce dans ma chambre, un peu à l’écart et près de l’eau. Je me change et revêt le treillis noir d’alpha, sans aucune marque distinctive : on va peut-être en mission au nom d’Atlantis mais inutile de provoquer les individus louches qui fréquente la base spatiale. Et je prends l’ascenseur, le couloir la salle de briefing, la porte, je frappe !

Alexander Hoffman


Ford a toujours cette habitude de frapper, même quand c’est dans une salle de briefing ou tout le monde rentre sans s’annoncer. L’anglais, donne son autorisation, pour voir le visage de son acolyte d’entrainement passer le pas de la porte coulissante.
« Bonjour Lieutenant. Prêt pour votre première mission de gradé ? » il lui fit un rictus amical. L’homme se mit sur ses pieds, pour marcher vers une chaise et s’y asseoir nonchalamment.

Aiden Ford


Oui, je sais, c'est con de frapper à la porte de la salle de briefing, mais bon, c'est une déformation professionnelle de larbin, j'ai toujours à faire à des supérieurs en grandes discussions, les officiers subalternes comme moi, quand on est pas l'aide de camp d’un officier de haut grade, et bien on se retrouve dehors et on doit frapper pour pas déranger ces grandes personnes, souvent pour transmettre un message. Bon, là c’est moi l’officier en charge, va falloir perdre mon habitude de suiveur et plus penser en commandeur. Bref, j’entres !

« Bonjour sir ! Oui, j’en ai fait des cauchemars toute la semaine ! C’est assez drôle, de se dire que il y a peu j’étais un paria et que soudain on me fait assez crédit de mon professionnalisme pour me donner le commandement d’un groupe de soldats en mission avec encadrement de civils ! »


Alexander Hoffman


« On vous a redonné votre grade, faut bien assumer les conséquences qui vont avec » cela était destiné aux personnes qui le considérait comme un paria, maintenant ils devaient faire avec et s’ils n’étaient pas content, ils avaient qu’à dégrader Ford.

« Vous connaissez Renégat 25 autre que par les rumeurs ? » Il ne fallait pas sortir d’une grande école pour s’imaginer qu’en 3 ans de vadrouille que Ford n’ait pas fréquentée les bas-fonds de la galaxie. Surtout avec ses particularités de mutant et son addiction qui devait faire de lui une sorte de mercenaires anti Wraiths. On ne savait rien du passé du soldat et cela n’était peut-être pas plus mal.

Aiden Ford


Hoffman prit place sur un siège et me demanda ce que je connaissais de Renégat 25, il allait falloir ouvrir le coffre à souvenirs douloureux de Ford le chasseur de Wraith :

« Oh là j'en sais beaucoup ! Et ce que j'en sais est encore bien peu face à la vérité ! C'est un endroit où, si on est sage et qu'on reste dans les endroits réservés aux touristes et marchands honnêtes, on peut passer un séjour agréable, enfin, tant que vous en avez les moyens ! Mais il y a certains bars et autres établissements de jeu et de plaisir où les ruelles cachent bien des cadavres ! »

Je m'assis à mon tour ! Puis me sers un verre d'eau !

« En fait j'ai parfois fait office de garde du corps pour des marchands, l'intermédiaire entre des otages libérés et les prisonniers échangés contre eux, et parfois il est possible que j'ai été chasseur de primes mais sous le surnom du borgne ! Il y avait un gang qui dirigeait tout là-bas : les soleils rouges ! J'ai contribué à la mort de leur chef, indirectement par mes actions contre les esclavagistes et les trafiquants.

Mais j'imagines qu'un autre chef s'est sûrement présenté, ou un autre gang ! Mais le problème c'est l'escouade du chaos ! Les "yeux, les oreilles et les bras mortels" du gang ! Il semble d'après mes infos qu'elle existe toujours et qu'un chef les dirige de manière ponctuelle, ces mercenaires ont éradiqués le gang des Lames sombres, et je doute que ce soit pour le plaisir, on sent la main d'un leader ! »


Je regardais Hoffman pour qu'il comprenne bien que j'étais sérieux et qu'une partie de mon stress venait des risques que toute l'équipe encourt. Je repris :

« Le plus ennuyeux c'est qu'on a pas le droit aux armes sur la base, enfin sauf les gardes et les gangsters appartenant au gang ! Donc, on sera fouillé et contraint de laisser nos armes dans le jumper ! Bon, j'ai prévu le coup, comme du temps où je jouais les méchants bounty hunter.

Notre équipement sera rehaussé d'armures, en fait un gilet de combat renforcé kevlar mais décoré de divers élément en "bois" ou en métal, certains ne ressemblent à rien mais en fait mis ensemble ils forment un flingue ou un fusil, et certains peuvent couper ou être lancés.

Ils passeront la fouille approfondies sans problèmes, ils ont passés la surveillance de nos détecteurs, donc les leurs ne verront rien. Une fouille au corps pourrait nous ennuyer, aussi j'ai exprès mis de vraies armes comme des lames bien identifiables, pour satisfaire la vanités des gardes, trop contents d'avoir battus des gros malins comme nous !

Pour le reste on oublie le C4 et nos armements habituels, trop avancés, on tient pas à renouveler le problème Genii ! Donc, on fera avec des armes geniis ou récupérés sur d'autres soldats aliens ! Et mes amis tarks m'ont fourni de belles drogues assez marrantes qui peuvent passées pour des cosmétiques féminins ou pour des soins tout bêtes ! Voilà ! Des questions ? Ou des conseils pour mon premier commandement en semi-solo ? »


Alexander Hoffman


Ford se lança dans un long discours sur son passé. Alexander l’écouta attentivement, surtout quand il mentionna la géopolitique de cette station, avec les gangs et la fameuse escouade. Puis venu le sujet des armes, là Alexander était bien ravi de l’entendre dire qu’il avait une solution pour passer outre la fouille.

« On va peut-être éviter d’avoir de vraies armes sur tout le monde. Mais les laisser dans le jumper. Il serait dangereux, de les braver inutilement en gardant sur nous une « forme » d’arme. »

Il réfléchit deux secondes, il aimait bien l’idée mais il reste quelqu’un de pragmatique et de prudent « Vous êtes certains que ses armes primaires type lego ne seront pas détectés ? Vu leur avancement technologique et leur mentalité, je pense qu’on aura du mal à les leurrer »

Aiden Ford



“ C’est toute la beauté du truc ! Les petites pièces ressemblent à des colifichets ! Les types de la sécurité sont bons, ils verraient des pièces d’armes si j’étais aussi stupide, mais grâce à nos artisans athosiens, j’ai fait faire des pièces en bois ou en plastiques, les mécanismes tels ressorts et autres et bien on se contentera du mécanique simple, style sarbacane ou lance-pierres, faut pas trop en demander !

Mais inclus dans des perles de terre, des bijoux fantaisies ou des plaques de bois style pectoral indien, ça devrait passer ! Enfin j’espères, ils me connaissent même avec mes deux yeux bien visibles alors ils seront sûrement plus méfiants."


Je me tus un moment pour réfléchir a ce que j’oubliais peut-être et qui serait vital pour la suite ! Un éclair de lucidité,

“ Ah oui, si la mission n’est pas officielle j’aimerais bien qu’on enlèves les signes distinctifs qui nous annoncent comme atlantes. Les espions de tous poils pullulent là-bas, alors même si notre secret n’en est plus un depuis longtemps, pas la peine de faciliter le boulot de nos ennemis, vous êtes d’accord, ou vous avez des objections ?" je regardais Hoffman dans l’attente de sa réponse et de ses possibles directives.

Alexander Hoffman


L’anglais n’était pas très convaincu. À force d’y réfléchir, le risque était trop élevé si les fameux gardiens trouvent ce genre d’ustensile étranges. Et puis bon c’est une station de loubards de toutes espèce, ils connaissent les techniques.

« Pour les blasons aucun problème, le miens en ait déjà dépourvu » en effet le second responsable n’avait rien sur les épaules.

« Quand à votre idée, plus j’y réfléchis, plus les risques sont trop coûteux pour les prendre. Surtout qu’il y a de forte chance qu’ils vous reconnaissent, vous n’avez pas un visage qui s’oublie. Je ne tiens pas à ce qu’on se fasse embêter dès la première fouille. Être le plus discret possible, pour éviter d’attirer l’attention du gang des soleils rouges. On fait nos affaires et on repart. Pas besoin de se mettre à dos un autre peuple. Nous avons déjà les Geniis qui sont passablement pénibles pour en plus se mettre à dos la mafia de pégase ».

Cela n’allait pas plaire à Ford, mais bon c’est ainsi, Alexander n’était pas prêt à risquer ce genre de chose, comme cela. Surtout vu l’endroit où ils se rendaient. « Aucune arme, sauf dans le jumper. Si altercation nous devrons nous défendre au corps à corps. Déjà que je sens que l’un de vos hommes risque de tenter de garder l’une d’entre-elles sur lui »

Aiden Ford


Bon mon idée de discrétion il est d’accord, mais, flegme britannique ou simple prudence, ma ruse lui fait pas plaisir, bon, c’est lui le patron, et faudrait pas que je merde ma première mission de commandement, tant pis on prendra des gilets simples et on mettra les spéciaux dans la cale du jumper, on ne sait jamais !

« D’accord on les laissera cachées dans le jumper, on se rabattra sur des gilets simples et on croisera les doigts que ma sale tronche de mutant vous mette pas dans la merde ! Excusez-moi, je veux dire que mon aspect physique ne soit pas préjudiciable à la bonne réalisation de cette mission ! »

je fais un pauvre sourire histoire de cacher combien en ce moment je regrette d’être le mutant de la cité et surtout pour cette mission ! Du coup je me lève pour essayer de contenir ma frustration : Hoffman n’y est pour rien, pas la peine
d’avoir de mauvais gestes inconsidérés !


Alexander Hoffman


Bon voilà qui venait de se vexer pour son physique. Alors que l’anglais avait été plutôt « simple » en parlant du fait intenable que le physique de Ford ne s’oublie pas. Car, il peut faire peur, car il peut être signe de danger, car il n’est pas commun etc… il fallait vraiment qu’il arrête de se vexer pour rien, surtout venant de l’Anglais qui était sûrement l’un des seul à trouver cette mutation réellement utile. Et qui surtout avait un profond respect pour le soldat comme pour la majorité des êtres humains de cette base. Il observa Ford, se lever d’un geste vif. L’anglais ne bougea pas d’un yota, il ne le craignait pas et surtout le pensait suffisamment intelligent pour ne pas jouer à l’idiot. C’est une marque de confiance aussi. La peur n’en ait pas une.

« Justement cela peut nous éviter de mourir » Il le toisa dans les yeux. Sa voix était plus basse, exprès pour qu’il se calme et soit attentif.

« La mention de votre particularité n’est pas pour vous rabaisser. Oui, navré de vous le dire mais il est peu probable qu’on vous oublie à cause de votre originalité non commune et banale des visages humains de cette galaxie. En aucun cas, cela n’est une tare. Vos capacités peuvent nous être utiles, car a vous seul vous êtes déjà une arme.»

Il s’humidifia les lèvres « Alors, arrêter de faire l’enfant frustré Aiden, vous valez mieux que ça, sinon je ne vous aurais pas acceptés dans la co gestion de cette mission, pour vous permettre d’être autre chose que le « mutant » de service, rabaissé et indigne de confiance. Je sais très bien gérer une équipe seul. »

Bon cela était dit. S’il faut lui faire une piqûre de rappel, pour qu’il arrête de faire le paranoïaque. Il n’avait pas un haut gradé militaire suspicieux à son égard comme supérieur, mais un haut cadre pragmatique et qui appréciait ses particularités et la personne qu’était Aiden.

Aiden Ford


Bravo ! Il croit que tu lui en veux ! Jamais de la vie ! Pas après ce que l’anglais avait fait pour lui, le monstre, le déserteur drogué ! Il faut que je calme le jeu !

« Pardon, sir ! Vous n’y êtes pas ! C’est pas contre vous ! Je sais ce que je vous dois, mais le Aiden qui a préféré fuir plutôt que d’affronter ses démons n’est jamais loin ! Si par ma faute vous vous faisiez tous tuer ? Je pensais que le jour de mon premier commandement je saurais gérer, maintenant je doute ! Comment fait Sheppard ? Comment vous faites, Comment Frei y arrive encore ? »

Je suis sûr que tous les généraux du monde ont souffert de ce genre d’inquiétude, quand, jeunes officiers on leur a donné une charge de commandement ! Mais j’ai la prétention de croire qu’aucun n’était un mutant ! Reprends-toi ! Un rebelle chez mon équipe ?

« Mes hommes... » L’incongruité de ces mots “mes hommes” me fait rire, j’ai bien commencé à mettre en place une coalition, mais c’est différent, ce ne sont pas “mes” hommes, pas comme les militaires que j’aurais à encadrer.

« Donc les soldats sous mon commandement feront ce que je leur dirais de faire, je rigoles pas avec les fortes têtes, surtout que j’en suis une moi-aussi ! Et vous savez que ma colère est à éviter ! Mais j’aurais des choses à dire aux soldats pour la réunion avant départ. Pas question que d’autres perturbations que ma notoriété vienne foutre cette mission en l’air ! Et en cas d’urgence j’espères être à la hauteur et que vous suivrez tous mes directives »

je visualisais Frei ou Caldwell, et Sheppard aussi, je devrais essayer d’être un mix de Sheppard pour le côté cool avec un peu de Frei pour la rigueur dans l’autorité et un zeste de Caldwell pour l’absence d’humour quand un ordre a été donné et qu’il doit être suivi comme je le désire.

« D’autres conseils sir, pour m’aider ou des consignes à suivre ? Vous êtes le boss, alors forcément je vais vous prendre aussi pour modèle ! » Et un sourire pour dire qu’il n’y a pas de malaise entre nous venant de moi !

Alexander Hoffman



Ah tiens ce fut un manque de confiance et un agacement vis-à-vis de sa propre condition d’être non « humain à 100% ». Bon faut dire qu’il n’est pas toujours aisé de comprendre les réactions assez sanguines de Ford. L’anglais, hocha la tête.

« Eh bien je me ferai tuer, c’est malheureusement un risque, comme tout le reste. Il n’y pas de risque zéro faut juste les limiter pour éviter une trop grande perte » bon là c’est le chef d’entreprise qui parle. Il décida de ne pas régir à la mention « mes hommes » qui fit rire Aiden. Oui, en tant qu’officier le terme était juste, mais chacun y voit ce qu’il veut après tout.

« Si cela est cohérent, logique et paramagnétiques, je ne m’opposerais pas à ce genre de directives. » c’est un civil qui sait rester à sa place quand cela dépassait ses compétences. Même si l’anglais avait une bonne capacité à la survie il n’avait pas la présomption de faire mieux qu’un militaire entraîné à faire une certaine tâche.

« Par contre, je vous demande la même chose concernant mes directives ». Bon comme cela tout était clair.

« Je ne sais pas si je suis un bon modèle pour un militaire » dit-il avec un rictus amusé.

Aiden Ford


« Comme toujours sir, même quand vos ordres me semblent stupides ou imprudents ! Et pour un type comme votre serviteur, vous et Sheppard comme modèles je trouve que j’ai pas à avoir honte ! Bon, je dois encore voir le Docteur Laurence pour mon suivi et voir trois trucs ou deux avec les fortes têtes qui composent cette équipe digne du “suicide squad !”" je sors un papier et raye les choses que j’ai faites aujourd’hui et voir ce qu’il me reste a faire : ah oui !

“ Au fait notre raison officielle pour les autorités portuaires c’est quoi ? Mission humanitaire, Echange commercial ? expédition culturelle ? Et il nous faudrait des alias pour nous présenter si besoin sans donner nos vraies noms et identifiants ! Et si vous sentez que ça, excusez le terme, que ça chie dans le ventilo, dites “Black eye “ ! Je comprendrais et agirais en conséquence ! Hamilton vient avec l’auxiliaire canin, Kalash ? »

j’écoutes la réponse de l’anglais toujours très stoïque

« Parce que je ne sais pas si l’animal sera considéré comme une arme ou un simple compagnon domestique, voire peut-être pour un plat appétissant, j’en parlerais avec Hamilton ! Des suggestions, non ? Si vous n’avez rien d’autre à me demander ou des consignes alors ais-je la permission de me retirer ou préférez-vous sortir avant moi ? »

je serais bien resté à discuter encore des heures avec Hoffman, dont j’aimais l’attitude mi- blasée, mi- moqueuse, qu’il affichait en permanence, j’aurais pu me sentir agressé dès la première fois que je l’ai vu, mais c’est comme pour Isia : les casses-couilles et les cas sociaux, moi, j’aimes bien ! L’empathie des monstres sans doute ! Surtout que, quitter cette pièce pour lancer cette vaste blague de mission périlleuse dans un nid de scorpions, me laissait un nœud dans l’estomac !


Alexander Hoffman


L’anglais eu un petit rictus amusé à la longue phrase d’Aiden. Oui, quoi qu’il arrive le soldat le suivait docilement. Ce n’est pas plus mal, dans un sens c’est ce qu’on demande aux militaires : d’obéir et d’être loyal. Ainsi, donc il devait voir Isia ? l’anglais fut tenté de lui demander pourquoi mais cela ne le regardait pas. La mention de suicide squad était approprié et arracha un autre rictus au jeune homme. Alexander est quelqu'un de modeste et ne répond jamais au compliment ou très peu. Sauf peut-être pour rire en prenant un air pompeux. Hors, là il ne répondit pas aux louanges d’Aiden, sauf d’un hochement de tête.

« Échange commerciale, nous sommes là pour négocier avec un commerçant d’artefact. Pourquoi pas, je vous laisse trouver les surnoms à chacun Black eye »

Il lui fit un rictus, cela n’allait pas plaire à tout le monde « En effet Hamilton emmène son chien. » il ignorait lui aussi si le chien allait être autorisé.

« Nous verrons bien, au cas où on l’emmène. Vous pouvez disposer Ford, mais soyez là d’ici 30 minutes, le briefing commence à 09 heure. »

Aiden Ford


Je salue et sort ! Direction l'infirmerie pour trouver le Docteur Laurence, elle est dans son cabinet de consultations, tant mieux ce n'en sera que plus discret ! Je marche d'un pas rapide et me trouves bien vite devant le bureau de la blonde, je cache la surprise que j'ai apportée pour l'amadouer et frappe a la porte :


Isia Taylor Laurence


La belle blonde était dans son cabinet en train de rédiger une ordonnance pour prolonger un soldat qui avait été sévèrement blessé lors de l’intrigue de janvier, il ne s’en remettait pas. Soudainement, quelqu’un frappa, ce fut le Lieutenant Ford.

« Bonjour Aiden, que puis-je pour mon mutant favoris ? » dit-elle en levant le regard vers le soldat d’un air amusé.


Aiden Ford


Je referme la porte et lui sourit un air de malice dans mon oeil humain, la blague m’a amusé :

“Bonjour Docteur ! Vous en connaissez d’autres ? Je vais finir par être jaloux !”

Puis je viens m’asseoir devant son bureau et sors un paquet de chocolat tout droit sorti d’un distributeur du mess, je le lui dépose sur son bureau :

“Cadeau ! J’espères que vous aimez le chocolat !" je guette sa réaction, il est clair que je cherche ses faveurs ! Je suis pas un diplomate j'ai dit.

Isia Taylor Laurence


Elle ricana légèrement « Oui, j’ai fait des expériences sur le sergent maître Eversman, mais mis à part le rendre plus con, cela n’a pas bien marché » dit-elle avec son ton cynique. Il sortit un paquet de friandise au chocolat. La doctoresse le prit en le toisant d’un air suspicieux, pour l’ouvrir et en manger un, elle n’allait pas lui mettre dans la figure, elle adore les sucreries.

« Si vous voulez m’acheter Ford, c’est plus efficace avec des carambar. Mais merci, vous en voulez un ? Ils sont pas si mauvais » elle reporta son regard sur lui en arquant un sourcil interrogateur.

Aiden Ford


Je prend un chocolat et l’avale puis lui répond :

“ Eversman, hein ? Il est avec nous en mission, je dois m’inquiéter plus que ce que je sais d’après son dossier ?" une pause le temps qu'elle me réponde puis

“ Caramba ? Je ne connais pas, c’est des bonbons mexicains ? Bon, voilà la raison de ce vile acte de corruption : on doit partir pour un coin assez chaud et les évènements de ces derniers mois m’ont permis de tirer des conclusions : je ne souhaites plus être dépendant de l’enzyme comme boost externe, et certains ennemis seront assez dangereux pour que cependant cet état de renforcement soit utile.

Alors j’ai un peu potassé et je me dis que chez un humain normal, en cas de stress, les glandes euh...surrénales je crois, délivrent de l’adrénaline qui renforce tout un tas d’organes et organismes du corps. On utilise l’adré pour faire repartir un coeur arrêté. Jusqu’ici j’ai bon ?”


je m’arrête un peu la regardant interrogateur et me sert un verre d’eau, boit et après sa réponse reprend :

“ Je me suis dit, que grâce à mon état particulier, mon coeur en avait vu d’autres, donc, il serait possible que sous adrénaline, j’obtienne les mêmes effets que sous enzymes externes, moins longtemps et surtout moins addictif, vous n’êtes pas d’accord ?” je me tait et la regarde, je sait que ce que je demande est assez osé, mais je suis sûr que le jeu en vaut la chandelle.

Isia Taylor Laurence


Elle eue une petite moue mesquine « Mon pauvre vous n’êtes pas rendu. Non, mis à part que c’est un abruti vous n’avez rien à craindre » oui, elle avait du mal avec le soldat. Faut dire que se manger le matelas du lit de l’infirmerie lui était resté au travers de la gorge comme les expériences faites après. Elle ne lui en voulait pas pour Santa par contre. Elle ricana de plus belle, quand le militaire n’avait pas compris le nom du bonbon.

« Non carambar Ford ! » puis, elle l’écouta attentivement. Elle hocha la tête pour qu’il continue son monologue.

« Hum ». Il finit par lui exposer sa demande… la doctoresse le toisait de haut en bas, un fin sourire sur les lèvres avant de ricaner … un rire jaune.

« Vous savez que le 01 avril c’est aujourd’hui ? » Mais au vu de sa tête il était sérieux.

« Vous êtes sérieusement en train de me demander de vous autoriser à vous doper ? »

Aiden Ford


“Non ! Pas ça ! Mais serait-il possible que vous et et moi on mette un protocole d’urgence qui nécessiterait l’usage d’une seringue d’adrénaline, à prendre en urgence extrême, mon métabolisme devrait l’éliminer assez vite mais suffisamment longtemps pour renforcer mes propres productions hormonales, humaines ou wraiths. Je ne risques pas la rechute ? Si ?”

je suis plutôt contrarié, déçu, mais je lui fais confiance donc j'attend son opinion ou son jugement, c’est un autre homme le nouveau Lieutenant Ford, même si ses efforts de contrôle se voient trop bien !

Isia Taylor Laurence


Elle prend quelques minutes pour réfléchir mine de rien.

« Hum… non. Sinon, il faudrait faire ça aussi pour les autres militaires pour les booster. Faire des tests sur plusieurs mois, pour étudier si ce genre de protocole ne peut pas avoir des conséquences… Et je ne veux pas prendre la responsabilité de vous autoriser à faire cela, sinon il n’y aura plus de limite et la commission va nous taper dessus. »

Elle haussa les épaules « Vous devrez simplement vous contenter de vos super capacités »

Aiden Ford


Je me lève, puis me rassoit, sa réponse ne me plait pas mais je fait de gros efforts pour me contenir, finalement je souris puis répond :

“ C’est mon drame ça ! Jouer les super-soldats de base ! J’ai pas de chance avec les idées que j’ai : à chaque fois on me dit que c’est une connerie ! Là au moins, personne n’a eu le temps d’être blessé. Mais pour tester la validité de mon idée, j’accepte de me porter volontaire pour servir de cobaye, pas besoin des soldats “normaux” ! Merci Docteur ! Toujours franche et honnête ! J’apprécie ! Carambarr, vous dites ? je me renseignerais, bon j’ai une mission à co-diriger moi, ! Au retour je vous offrirais vos caramtruc ! Souhaitez-moi bonne chance !” je me lève et lui tend la main, contre tous les protocoles militaires !

Isia Taylor Laurence


Elle le voit s’agiter, mais la blonde reste assise sur sa chaise, le toisant d’un air nonchalant. Que ça lu plaise ou non, elle s’en contrefiche bien.

« Mais de rien Ford, c’est un plaisir d’être franche » elle lui prend la main

« Bonne chance pour votre 1er mission en tant qu’officier/mutant. » Oui elle peut se montrer agréable quand elle veut

« Merci et au caramel mes Carambar » elle lui fit un sourire.

Aiden Ford


J'ouvre la porte, me tourne vers elle, un clin d’oeil et “ Au caramel ? C’est noté ! Faites brûler un cierge pour moi et le retour de tout le monde en vie !” je sort avec dans l'oreille Isia ricanant à cette blague. Jeregardes ma montre : il me reste 20 minutes ! Bon, une petite mise au point entre soldats !

// Sergent-Maître Allen et Eversman, Maître-chien Hamilton a l'armurerie dans moins de dix minutes pour le Lieutenant Ford ! //

Je me retrouves seul dans l'armurerie, pour attendre les trois soldats convoqués je fais un tas des gilets travestis et le dépose pour être emporté dans le jumper. Je ressort trois gilets de kevlar tout simples et les soldats arrivent ! Je les salue ! et leurr montre le tas de gilets couverts de leurs colifichets surprises.

" Ce tas de gilets couverts de drôles de décorations auraient dû couvrir vos poitrines, il se cache dans ces grigris des pièces d'armes diverses, en bois ou en plastique, ou cachées dans des perles de terre cuite mais Hoffman craint que cela nous condamne à une réponse violente de la sécurité. Donc vous prendrez les gilets de base sans fioritures. Mais les artisans qui ont bossés dessus seront content de savoir qu'on les a pris donc ils vont dans le jumper !" puis je me dirigeais vers un placard et en sortis un sac de premier secours pleins à craquer.

"Eversman ! Je crois avoir lu que vous aviez des notions de secourisme ? Ce sac est donc de votre responsabilité au cas ou ! Dans ce petit sac là sous les bandages, il y a deux pots fournis par les Tarks, faites-y gaffe ! " puis je me tournais vers Allen :

" Vous serez mon second Allen ! A charge pour vous de me garder la tête froide, de me conseiller sur mes décisions et de me dire quand je déconnes ! Accessoirement vous ferez la liaison entre les civils et nous !"

Je me tournes vers Hamilton : " Bon, pour vous, suivant que Kalash sera autorisé ou non a quitter le jumper, je vous demandes de jouer les éclaireurs et les scouts ! Vous irez en avant de nous et devrez repérez la disposition des défenses de la base, identifier les menaces et m'en tenir informé !"

Je regardes ma montre encore 10 minutes ! Bon pour les consignes de base c'est quasi fini !

" Bon maintenant on va parler des sujets plus personnels et qui fâchent : Je suis l'officier commandant ! Vous connaissez mon passé, vous avez eu l'occasion pour certains de me voir sur le terrain et même de me commander.

J'avais toutes les raisons de me rebiffer je ne l'ai pas fait ! Donc j'attends de vous le respect de mon grade ! Pour la personne, on verra ce que vous en direz quand je vous aurait ramené tous au bercail vivants et entiers ! J'ai aussi eu vent de rumeurs comme quoi certains d'entre vous ne se supporteraient pas ! Je ne veut pas de ça sur le terrain !

Et ceux qui ont des envies de meurtres vous attendrez mon ordre ! Je peux excuser beaucoup de faiblesses, mais pas l'insubordination ni le chaos et l'esprit de rebellion ! Hoffman veut qu'on laisse nos armes dans le jumper, alors c'est ce qu'on fera, mais si mes colifichets vous plaisent et que vous savez quoi en faire, je ne discuterais pas vos goûts esthétiques ! Mais si vous vous faites prendre, attendez-vous à vous faire souffler dans les bronches ! Les choses sont claires, on est pas en dmocratie, mais j'écouterais toujours toutes suggestions : un bon chef doit savoir écouter ses hommes !"
Bon il va falloir y aller !

" Pour le reste on verra au briefing ! Allons-y on nous attends !"


Salle de briefing - 9 h oo -

Hoffman fut comme d'habitude clair, précis et didactique ! Quand nous sommes arrivés il était juste l'heure. Je saluais les civils, un peu guindé et impressionné, la mission était lancée ! Je commençais à sentir l'excitation de l'action ! Quand il eu finit le boss se tourna vers moi guettant une précision ou d'autres directives, heureusement j'en avais !

" Comme on vous l'a dit discrétion et efficacité sont les maîtres-mots de cette mission. Les armes emportées sont tirées d'armes confisquées aux geniis ainsi qu'a d'autres technologies rencontrées mais pas trop avancées afin de ne pas entretenir les convoitises."

(une pause)

"Vous passerez à l'armurerie pour choisir les armes qui vous plaisent, on doit passer autant que possible pour des marchands accompagnés de leur milice privée, d'où les uniformes noirs sans blasons ni identifications d'Atlantis !"

(une pause)

"Toujours dans un soucis de discrétion, vous aurez dès cet instant des nom de code, a utiliser à chaque fois que vous vous présenterez ou que vous parlerez à l'un d'entre nous ! Donc Mister Hoffman est Red one ! Le Sergent-Maître Allen est Ice ! Le Sergent-Maître Eversman est Gimli ! Hamilton est RK9 ! (lire et entendre "Arrh-Kay- Naïne), Professeur Grayson est Doc G2 ! Miss Wilde est Dr Doolittle ! Et je suis Black Eye !"

(une pause) Et une main se leva pour parler : les civils faut toujours que ça se plaigne ! Miss Wilde déteste son nom de code ? Je regarde Hoffman, puis me retourne vers elle : " On ne choisit pas ses nom de code ils sont imposés par l'autorité ! Mais bon je veut bien vous faire plaisir donc, oubliez tous Dr Doolittle et rappelez-vous Pills ! C'est tout ? Comme vous voulez vous rendre utile vous vous chargerez de la trousse de premiers secours d'urgence de terrain, j'espères que ce ne sera pas trop lourd pour vous. Gimli vous assistera, il a des notions de premiers secours !" Bon Pour moi, la pilule passait déjà mal dès le briefing, super !


"Doc G2 ! Vous avez des notions de pilotage de jumper apprises avec le Colonel Sheppard ? Vous serez mon co-pilote ! Vous aurez un oeil sur les instruments et les radars ! Pour tout le monde, radio toujours allumée ! Et s'il se trouve qu'on est séparés, pour toute situation dangereuse et avant qu'on vous prive de cette dernière, dites Le Borgne ! Red One a son mot de secours perso, alors pas de folie ! Et on reste groupés !"

(pause)

"Et une fois arrivé, on laisse les armes dans le jumper ! Je n'aimes pas ça plus que vous ! Mais jouons le jeu jusqu'au bout, et tout devrait bien se passer ! Vous rentrerez tous sains et saufs ! Je m'y engages ou je mourrais en tentant de tenir mon engagement ! Pour ma part j'ai dit ce que vous deviez savoir ! Red one répondra à vos questions et donnera l'ordre d'embarquer !"

Avant de quitter la salle je pris Hoffman à part et lui chuchoter : " Pour éviter de tenter une insubordination j'ai certes dit aux soldats que les armes seraient laissées dans le jumper, toutefois, j'ai bien précisé que les colifichets et leur secret n'entraient pas dans cette catégorie, mais si l'un d'entre eux se fait prendre, il sont avertis qu'ils se feront bien pourrirent ! J'ai pensé que comme les gosses, si on leur interdit un truc, ils le feront ! Je comptes sur leur bon sens pour faire le bon choix ! Je vous tiens au courant car j'aimes pas vous mentir ni les cachotteries militaires ! "

L’anglais hocha la tête. Il eut une petite moue peu convaincue qu’aucun militaire ne tente sa chance… il n’y avait plus qu’à espérer qu’aucun ne fasse l’idiot. Puisqu’outre la sentence sur Atlantis, cela pouvait coûter la vie ou des dommages non négligeable sur l’équipe. Il apprécia cependant la transparence de l’officier.
« D’accord. On va espérer qu’aucun ne les utilise pas quand même. Je ne tiens pas à risquer bêtement la mission à cause d’un petit malin »


L'information était livrée, j'avais peut-être fait une connerie mais j'estimes avoir gérer les caractères particuliers de nos sous-officiers et de notre Maître-chien, au mieux des possibilités d'un officier novice qui doit commander des fortes têtes ! Et plus important, j'avais montrer que j'étais un homme de confiance ! Pourvu que je ne m'en morde pas les doigts !


Puis c'est l'embarquement, le vol tranquille et la prise en charge par la base, une voix synthétique nous interpelle, elle se veut féminine mais c'est raté !

//"Navette marchande numero 271045N41 ! Demandons permission d'apponter pour échange commercial avec un tiers ! Marchand : Maître Red One ! Ici chef de milice privée : Black Eye ! Cargaison : Matériel médical de première urgence ! "//

Nous sommes entrés, pour moi c'est une bouffée de souvenirs pas tous très sereins qui me reviennent en mémoire. Je coupes les moteurs et me tourne vers mes compagnons :

" Bien ! RK9 ! Vous resterez dans le jumper avec Kalash pour aider au débarquement de la cargaison et pour retarder au maximum une possible interdiction de votre binôme ! Gimli vous resterez près de la rampe de débarquement pour porter assistance à RK9 ! Ice, Red one, Doc G2 et Pills vous sortirez dans cet ordre pour vous rendre vers le contrôle de sécurité ! Moi je vais me mettre un peu en retrait, pour superviser tout ça et vérifier que toutes les armes emportées sont bien dans le jumper ! Et surtout retarder une possible révélation de mes précédents séjours ! Go !"

La plateforme s'abaisse et les dispositions prises sont misent en exécution ! La fouille des civils, débarquement de la cargaison, et finalement Eversman, Hamilton, Kalash et moi nous trouvons devant les contrôleurs ! Pourvu que personne n'ai joué au plus fin, que si c'est le cas, il passe le contrôle tranquille et enfin que personne n'associe le sportif surentrainé que je suis avec l'excité malpropre et plus maigre de 20 bons kilos, qui fut connu comme mercenaire et chasseur de primes borgne !






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MessageSujet: Re: MJ 22 : Dans la gueule du loup Jeu 23 Mar - 14:18
Dans la gueule du loup
Avec Druan Vathrad, Kerb Deros, Matt Eversman, Alexander Hoffman, Alek Hamilton, Aiden Ford et Pedge Allen

¤ Quartiers, 08h40 ¤


Le regard perdu dans le vide, mes doigts jouant avec l'alliance, je me trouvai assis sur le bord de mon lit entrain de réfléchir depuis une bonne dizaine de minutes. Sur l'écran de l'ordinateur allumé sur le bureau, on pouvait apercevoir le message reçu une semaine plus tôt, me demandant de venir à un briefing ce jour à 09h00 précise pour partir en mission. Une mission un peu particulière d'après ce que j'avais cru comprendre. Le mail n'en disait pas davantage. Perdu dans mes pensées, je ne me rendis pas compte de ce que je faisais, jusqu'à ce que ma montre émette un bip, m'indiquant alors qu'il était temps de partir. J'ignorais pour quelle raison, mais j'avais un mauvais pressentiment au sujet de cette mission. Et pas seulement en raison de la date qui ne m'avait pas échapper. Non non, ce n'était pas une mauvaise blague, mais bien une mission sérieuse. Et pourquoi moi ? Visiblement, ils avaient besoin d'un scientifique, mais je n'étais pourtant pas en tête de liste. Cependant, McKay et Zelenka étaient absents, et de ceux qui restaient, je me débrouillais pas mal dans la traduction du langage Ancien, et un peu en technologie lantienne. Peut être que cette raison avait été suffisante pour pousser le commandement à me choisir. Pourtant, je n'avais pas envie d'y aller, j'avais d'autre chose à faire. Certes, quitter Atlantis pour une mission me changerait les idées, vu que je n'avais pas bougé depuis mon retour sur la cité. Mais cette mission qui s'avérait être assez simple ne m'intéressait pas vraiment. Ce n'était pas à moi d'y aller, mais bon, je n'avais pas le choix. Je finis par me lever, avant de ranger l'alliance à l'abri dans ma poche, et de prendre mon sac dans lequel se trouvait ma tablette et un peu de matériel au cas où. Puis, je quittai mes quartiers, passai par l'armurerie pour m'équiper de mon 9 mm et d'un gilet tactique, avant de me diriger vers la salle de briefing.


¤ Salle de briefing, 09h00 ¤


Tout le monde était présent, le briefing commença. Comme je l'avais compris, la mission serait en partie diplomatique vu qu'il s'agissait de négociations et de commerce. Rien de bien emballant. Cependant, ce qui me préoccupait fut le lieu dans lequel la transaction devait s'effectuer. D'après la base des Lantiens, nous devions aller sur une station spatiale peu fréquentable, baptisée Renégat 25. Quelle joie, rien que le nom donnait très envie d'y aller. Je soupirai discrètement tout en lisant le rapport. Pourquoi nous avoir donné un rendez-vous dans un tel lieu, où les armes étaient interdites ? Décidément, cette mission ne me plaisait pas du tout. Des questions furent posées, des réponses furent données, alors que je préférai garder le silence, écoutant les autres tout en prenant des notes. Ford expliqua les directives, notamment sur le fait que chacun devrait s'appeler par un surnom. Quoi de plus normal vu l'endroit dangereux dans lequel nous allions mettre les pieds. Pour ma part, je fus baptisé Doc G2. Docteur aux 2 G pour Gabriel Grayson, je supposais. Facile à retenir. Une fois le briefing terminé, je me levai de mon siège, pris mon sac à dos, puis me dirigeai vers le hangar à jumpers.


¤ Hangar à jumpers, 10h30 ¤


Arrivé au hangar, je saluai le technicien Kleinklaus qui s'occupait de notre départ, avant d'entrer dans le jumper. Je posai mon sac sur une banquette située à l'arrière, avant d'aller m'asseoir au poste de copilote pour préparer le vol. Les autres membres de l'équipe arrivèrent, dont Hoffman en personne, ainsi qu'un personnel du corps médical. Au moins, nous étions bien protégés vu qu'il y avait quatre militaires pour sauver nos fesses en cas de grabuge. Chouette. Mais bon, sans arme, il fallait espérer que leur aptitude à se battre suffisent. Ford s'occupa du pilotage et décolla pour se diriger vers la salle d'embarquement pour passer la Porte des Etoiles.

Le voyage fut rapide, et nous arrivâmes en vu d'une station spatiale perdue au milieu de nulle part. A mesure que le jumper se rapprochait, je regardai à travers la baie vitrée. En apparence, la station semblait technologiquement avancée, mais elle avait visiblement subi les dégâts du temps, comme si elle était sur le point de se disloquer. Rien de très encourageant. Quelqu'un prit alors contact avec nous, et nous informa du point d'ancrage en nous ordonnant de laisser nos armes à bord du jumper. Ca, on le savait déjà, mais je ne pus m'empêcher d'exprimer ma préoccupation même si nous n'avions pas le choix.


"Est ce que je suis le seul à ne pas aimer le fait de se balader dans ce truc là sans arme ?"

Le jumper entra dans une sorte de hangar, et une fois posé, je me levai et pris mon sac à dos, avant de ranger mon arme à regret dans un compartiment du vaisseau. Je n'aimais vraiment pas ça. J'avais beau n'être qu'un scientifique, j'avais l'impression d'être nu et vulnérable dans un monde hostile. Et sans arme, comment allions nous nous défendre si nous tombions dans un piège ? Je suivis le reste du groupe jusqu'à nos hôtes qui nous attendaient armés. Trois hommes et une femme, cette dernière s'adressa à nous en nous donnant des directives. Et plus particulièrement au sujet d'une fouille à corps. Sa remarque me fit sourire, et même si j'étais tendu, je tentai de plaisanter sur la situation.

"Une fouille ne me dérange pas du tout, mais à condition que ça soit vous qui la fassiez" lui lançai-je en la regardant.

Le regard noir de la femme me fit rapidement perdre mon sourire. Bon, elle n'avait visiblement pas le sens de l'humour. Je me tournai pour regarder mes camarades, déjà las par ce qui se passait.

"Je sens qu'on va s'amuser ici" dis-je sur le ton de l'ironie.

Comme le reste de mon équipe, je m'apprêtai à passer le contrôle de sécurité, lâchant mon sac à dos pour qu'ils vérifient à l'intérieur.

by Epilucial




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MessageSujet: Re: MJ 22 : Dans la gueule du loup Jeu 23 Mar - 19:32

MJ 22 : Dans la gueule du loup



Renégat 25. Voilà quelque temps qu’il entendait parler de ce vaisseau spatial faisant office de repaire pour le marché noir et tous les aliens malfamés de la galaxie. Il avait composé l’équipe qui y participerait et cela n’avait pas été une partie de plaisir. Les séjours sur Terre étaient nombreux, tout comme le nombre de membres qui ne pouvaient pas encore reprendre le service actif. Lui-même n’aurait pas dû en être, il n’avait pas encore récupérer complétement de sa blessure. Coucher avec l’une des psychologues de la base permettait bien des choses dont témoigner de son bon état physique mais aussi mental et ainsi lui permettre de rejoindre les membres opérationnels.

Le fait d’être placé sous le commandement d’Aiden Ford ne l’enchantait pas. Il n’avait plus l’habitude de se placer sous les ordres de quelqu’un en mission et de plus la dernière en date, c’était soldé par un entretien musclé avec Caldwell. La preuve, même la première de classe Allen l’avait reçu aussi. Après, il n’avait rien personnellement contre le Lieutenant. Il n’avait pas eu l’occasion d’échanger avec lui depuis son retour mais connaissait ses « nouvelles » capacités. La présence de Hoffman n’était pas non plus des réjouissantes non plus. Il avait un mauvais feeling avec ce rouge. Heureusement qu’il y avait Hamilton et Allen pour lui remonter un peu le moral. Grayson était toujours un peu trop tendu en mission. La dernière, il ne la connaissait pas plus que ça mais bon il fallait toujours se méfier des petites nouvelles en mission.

Le jour J, la radio s’activa pour délivrer un message du chef du jour. La présence du Ranger était requise dans les dix prochaines minutes à l’armurerie. Bon visiblement Ford avait envie de faire du zèle, à moins qu’il ne soit complétement stressé par ses nouvelles responsabilités. Agacé, le Ranger prévint ses potes en ligne qu’il ne pourrait pas terminer sa partie avant d’éteindre les différents appareils. L’uniforme noir enfilé, le jeune homme prit la direction de la pièce saluant brièvement l’officier avant de s’installer sur l’une des tables servant à réparer les différentes armes de la pièce. Les autres arrivés, le petit briefing entre gris débuta dévoilant un Ford à la langue bien pendue. Oula, il était toujours aussi bavard que ça le gaillard. Matt échangea un regard avec l’autre Sergent Maître avant de revenir vers la source unique de paroles. Le voilà bombarder responsable médical de la mission ce qui l’étonna au plus haut point.

« Lieutenant. Je passe mon tour pour le rôle de responsable médical. » Bon c’était culotté de sa part mais il valait mieux prévenir que guérir. De plus ayant participer à la composition des équipes, il avait connaissance des différentes compétences de chacun. « Wilde est nettement plus compétente dans le domaine. » En même temps, elle n’était pas jaune pour rien. S’il voulait qu’il l’assure en second au cas où ou qu’il se charge de la coller pour éventualité pourquoi pas mais être le premier sur les soins, c’était une très mauvaise idée.

Ford se lança dans un nouveau plaidoyer. Ce n’était pas militaire qu’aurait dû faire cet homme mais plutôt politicien. Cela changeait des briefings clairs et concis des militaires et résultat l’attention du sous-officier déclina peu à peu. Bon il avait saisi l’élément principal donc le reste n’était que de la papote inutile. Et les voilà maintenant conviés à assister au briefing avec le reste de l’équipe. Bon ça ce n’était pas étonnant mais l’homme fut un peu dérouté de ne pas s’équiper maintenant. C’est vrai que c’était beaucoup plus logique de monter là-haut avant de redescendre ici chercher ses armes. Il garda ses commentaires pour lui suivant les autres avant de prendre place dans l’un de ses confortables fauteuils noirs. Il ne put s’empêcher de le faire tourner un peu avant d’écouter les différentes interventions. L’utilisation de pseudos était une bonne idée, cela éviterait d’attirer l’attention sur eux. Il s’apprêtait à lever la main pour donner le sien mais on le fit pour lui. Eagle. Bon va pour ça mais ça manquait clairement de fun. Observant ses camarades de galère, il tenta de se rappeler des différents alias et ne put s’empêcher d’en imaginer d’autres beaucoup plus sympathiques.

Le briefing terminé, il y eut un raclement de chaises synchronisé avant qu’ils ne partent en direction de l’armurerie. Une fois de plus. Bon cette fois, fin de la rigolade et place à la concentration. Cette fois, c’était officiel, il repartait en mission. Mine de rien, il était impatient de retrouver l’excitation de l’exploration. Ce petit goût d’imprévu. Il aimait ce sentiment de ne pas tout contrôler, de devoir s’adapter. Il passa une main délicate sur son HK-416, le caressant comme s’il retrouvait un vieil ami avant de finalement passer sa sangle autour de lui. Le couteau de combat et le M9 trouvèrent leur emplacement habituel. Plusieurs chargeurs furent embarqués tout comme deux grenades flashbang et un pain de C4. Les poches du gilet tactique furent complétées par quelques barres de céréales, gel énergétiques et autres indispensables. Cinq minutes plus tard, il était déjà sur la route de la baie des jumpers. L’homme prit place à l’arrière sortant un ipad de ses poches avant de s’installer tranquillement sur la banquette pour y apprécier sa musique. Lorsque le Chef de mission annonça que la station était à vue, il les laissa l’admirer pour s'éclipser à l'arrière du vaisseau. Le holster de son couteau de combat fut décroché de son emplacement avant qu'il ne cherche à le dissimuler au niveau de son bras.

« Eversman ? », lança une voix derrière lui. Pedge, au timbre et à l’accent texan. Cela le fit soupirer d’entendre cette voix qui reconnaîtrait entre mille. Il lui fit signe de se taire en mettant un doigt devant sa bouche.
« Qu'est-ce que tu fais ? », dit-elle suspicieuse en passant devant lui. Elle avisa le holster du couteau vide. « J'espère que tu te l'ais foutu dans le cul pour ne pas te faire gauler... »
Ne pouvait-elle pas le laisser tranquille deux minutes, l'homme soupira une nouvelle fois avant d'ôter la lame de sa cachette. "Tu es vraiment rabat-joie tu sais..."
« Je sais. C'est pour ça que tu m'apprécie. » Elle attendit quand même qu'il pose son arme.
"On va vraiment y aller sans armes ?"
« Tu vas en ville avec des armes sur Terre ? C'est pareil là. »
"C'est un repaire de gangs, pas Disneyland."
« Ils seront désarmés comme nous. Et on a pas des têtes de tendres. On ne nous fera pas chier. »
"J'ai plutôt l'impression qu'on sera les seuls désarmés..." Il finit quand même par ranger sa lame dans son emplacement de protection mais sans grnde conviction.
« Alors on se débrouillera à l'ancienne. » Voilà qu'elle essayait de le rassurer tant bien que mal.
"Ma dernière intervention à l'ancienne s'est pas très bien finie..."
« Je n'étais pas là pour surveiller tes miches. », dit elle juste pour titiller sa fibre du "c'est moi le meilleur". « Laisse couler. On a Ford en plus. C'est une arme à lui tout seul. »
"J'espère que tu auras raison... Il lui adressa un petit sourire. "Sinon compte sur moi pour te kicker tes miches !"
« Je préfère ça. J'allais te rentrer dedans pour que tu arrêtes de chouiner. » Elle lui adressa un petit rictus amusé avant de s'éloigner.

Cela ne rassurait pas le Ranger d'être ainsi démuni d'armes. Ce n'était pas dans ses habitudes. Machinalement, il ne put s'empêcher de toucher son bras, brisé quelques mois plus tôt. La dernière fois qu'il avait été démuni, cela ne s'était pas bien terminé. Aujourd'hui était un autre jour. Il choisit de faire confiance à sa coéquipière et d'obéir aux ordres. Il planqua ses différentes armes au niveau du plafond du vaisseau entre les différents éléments de matériel. Invisibles au premier regard. Quelques minutes plus tard, les voilà accueilli sur Renégat 25 par un charmant comité. Bras croisés, Eversman s'en tient aux ordres en demeurant à proximité de Alek avant de l'aider à débarquer le matériel. Les contrôles de sécurité se déroulent sans soucis de son côté même s'il ne peut s'empêcher de fixer du regard le contrôleur.



@ pyphi(lia)

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Dernière édition par Matt Eversman le Dim 26 Mar - 19:51, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: MJ 22 : Dans la gueule du loup Jeu 23 Mar - 19:39
Il y a quelques jours j'avais reçu un nouvel ordre de mission. Tiens j'étais donc jugé à nouveau bon pour le service? meilleure nouvelle depuis plusieurs jours. Nous devions aller sur un truc appelé Renégat , eh ben rien que le nom tu sais déjà que ça sent la mission pourrie. Comme d'habitude avant chaque mission je m'étais renseigné sur l'endroit où nous allions. Et là, mauvaise surprise, y'avait quasiment rien comme infos. C'était un endroit très accueillant pour tous les contrebandiers et autres personnes toutes aussi respectables de la galaxie, un genre de Mos Esley dans Star Wars. Le genre d'endroit que je préférais éviter car le moindre geste, pouvait entrainer des conflits. M'enfin je devais y aller donc, c'est parti. Le but pour moi étant de redorer un peu mon blason de psychopathe. Je me tournais vers Kalash.

-Mon gros on va aller dans un endroit pas très sûr et comme d'habitude on va y aller tête baissée , t'es d'accord?

Kalash me regarda et soupira d'un air totalement blasé. Et pour cause c'était notre quotidien au moyen orient.

Le jour J je reçus une convocation à l'armurerie, briefing entre militaires avant le briefing avec tout le monde. Notre boss de mission était donc le fameux Aiden Ford dont j'avais entendu parler. Par trop en bien je dois dire mais comme à mon habitude je jugerais sur place. S'il avait été nommé c'est qu'il était capable d'assumer. Matt et Pedge étaient les autres militaires présents. J'étais content de revoir la sergent maitre car j'avais beaucoup apprécié son professionnalisme et au moins avec elle je sais que je me tiendrait à carreau. Par contre je craignais l'association avec Matt, la dernière fois que nous avions été dans la même une insupportable blonde s'était retrouvée attaché à la porte pour faire sapin de Noel. Je savais qu'en mission il serait pro mais j'avais entendu dire que lui et le respect des ordres parfois ça n'allait pas ensemble.

Ford nous expliqua son idée de gilet customisé. Ah tiens je l'aimais bien lui il avait de l'inventivité et tentait de détourner les recommandations. Il m'annonca aussi mon rôle et biiiim c'était pour qui la première ligne et les emmerdes en premier? Pour bibi. Mais dans un sens repérer et m'infiltrer c'était ce que je savais faire de mieux.

- Noté

Pas besoin de long discours, je comprenais vite ce qu'on me demandait de faire. Par contre je décrochais complètement au discours du chef. Déjà entendu mille fois donc mode veille activé. Il est vrai que je n'avais pas salué mes compagnons mais Ford avait commencé à parler de suite et donc pas eu le temps. Heureusement il fut vite l'heure du briefing général. J'allais donc en savoir un peu plus sur cette mission qui sentait le souffre.

Une fois dans la salle de briefing, le big boss du jour était Hoffman un anglais, qui pour moi allait donc s'appeler rosbeef. Il nous fit un topo sur la mission et nos rôles. Donc nous devions aller dans la gueule du loup pour échanger un artéfact et cartographier. Je ne dis rien mais si les armes n'étaient pas autorisées, je doute qu'ils nous laissent tranquillement faire nos recherches sur leur monde. Enfin j'étais là pour exécuter et non réfléchir.

Pour mener à bien cette mission un scientifique et une personne du corps médical nous accompagnaient. Je ne sais pas mais j'avais un mauvais pressentiment, si nous devions juste à la base échanger des artefacts pour moi nous venions à trop de personne , c'était assez suspect; Si c'était mon repère et qu'une délégation débarque pour juste du commerce ça me semblerait louche. Je notais mentalement le nom de code de tout le monde. Le fait d'aller là bas sans armes ne me gênait pas. J'avais Kalash qui était une arme et j'étais assez débrouillard pour en trouver sur place si ça partait en cacahuètes. J'espérais vraiment que tout allait bien se passer.

Une fois le briefing terminé je me levais pour aller me préparer au mieux pour cette mission bizarre. J'enfilais un uniforme sans signes distinctifs ,une casquette, mon oreillette et une montre. Concernant l'armement j'en pris tout en sachant que si ça tournait au vinaigre je devrais faire preuve d'imagination. Je pris un sac à dos et y mis des trucs utiles et des trucs qui pourraient m'aider à justifier ma présence si je me faisais pincer. Je me présentais à l'heure à la baie de jumper pour embarquer.

Le voyage fut calme pour moi, Kalash allongé à mes pieds comme à son habitude. Le scientifique ne semblait pas trop à son aise. Mais je souris à sa remarque, non il n'était pas le seul à pas sentir du tout cette histoire. Pendant que le jumper commençait sa phase d'approche, je regardais donc le fameux satellite renégat. Pas très accueillant, cette fois on aurait pensé être dans les Gardiens de la Galaxie, pour échanger la pierre d'infinité. J'observais le maximum de choses, les défenses semblaient faibles mais présentes. Contre l'attaque d'un vaisseau je ne sais pas, mais Renégat ne serait jamais attaqué,car les planques tournantes du commercer plus ou moins légal ne l'étaient jamais. Le danger était à l'intérieur. Je n'écoutais pas l'échange entre le jumper et la sécurité de Renégat. Je reçus mes ordres et me mit de suite au travail.

-Reçu.


Je me levais, sortais la laisse de mon sac à dos pour attacher Kalash, il grogna un peu car il n'aimait pas ça. Je me penchais à son oreille " pas le choix mon gros c'est temporaire". La porte du jumper s'ouvrit et je commençais à aider pour sortir les différentes caisses pendant que mes compagnons passaient le contrôle de sécurité. Je ne portais vraiment aucunes armes sur moi j'avais tout laissé dans le jumper. Suicidaire moi? non mais je connaissais ce genre de missions et vu l'endroit je ne voulais ps jouer avec le feu. Si Kalash était accepté j'aurais déjà peut être un peu de mal à passer inaperçu dans les rues.

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Pedge Allen
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MessageSujet: Re: MJ 22 : Dans la gueule du loup Ven 24 Mar - 6:18
MJ 22 : Dans la gueule du loup


Avec la Team Rocket !


Un ordre de mission était tombé, consistant à accompagner une équipe pour commercer et négocier sur une planète, ou plutôt une station spatiale au doux nom évocateur de Renégat 25. Une promesse à lui tout seul. La mission était planifiée dans une semaine, et une note récapitulait l’ensemble des risques possibles qu’encouraient le personnel affecté à cette excursion intergalactique. Pedge ne prit pas vraiment la peine de lire cette partie-là. Depuis qu’elle était dans l’armée, le risque faisait partie de son quotidien. Une semaine, une longue semaine, avant de partir se dégourdir les pattes en mission ! Enfin quelque chose de concret et de palpitant ! Depuis les derniers évènements en interne, la texane n’était pas repartie en OPEX. Finalement, la semaine passa assez rapidement, conduisant tout droit à la date fatidique du premier avril. Pedge l’avouait volontiers, l’idée qu’il s’agisse d’une blague lui avait traversé l’esprit. Mais il fallait reconnaître que dans le milieu militaire, ce genre de boutade était inexistante. Est-ce qu’elle devait s’attendre à ce que Eversman lui colle un poisson dans le dos ? Hum, elle allait devoir être sur ses gardes. La liste indiquait que le Lieutenant Ford serait l’officier en charge sur cette mission, mais la liste disait aussi que Monsieur Hoffman en serait aussi. On sortait un gros bonnet d’Atlantis, il allait falloir assurer pour que rien ne lui arrive sinon c’était la retraite assurée. Hamilton était un brave gars, de ce qu’elle gardait en souvenir, même si manifestement, il avait abusé en tuant et en torturant les salopards qui sévissaient sur la cité en janvier. Pedge avait été confronté à eux elle aussi, et elle avait su conserver son sang-froid, même si elle avait écopé d’une brave estafilade au-dessus de l’œil. Bref, elle espérait qu’il garderait son calme et sa lucidité cette fois-ci. Néanmoins, s’il était là, c’était que dans les strates supérieures de la hiérarchie, quelqu’un avait décidé qu’il était apte et cela lui suffisait. Les deux civils, Pedge ne les connaissait pas vraiment. Ce serait deux nouvelles têtes à découvrir.

Le jour J, Pedge s’était levée aux aurores, comme à son habitude. Petite séance d’entrainement et de renforcement musculaire, douche, nettoyage des rangers et cirage bien entendu, lit au carré, agencement de sa tenue sans faux plis, pour finalement disposer ses cheveux en un chignon serré qui ne l’embêterait pas de la journée. Puis elle s’autorisait enfin à manger. La jeune femme observait cette routine quotidiennement, même si elle devait partir en mission. Après, si les horaires faisaient qu’elle attaquait trop tôt, elle privilégiait quand même ses heures de sommeil. Elle avait déjà suffisamment l’air endormie pour en rajouter. Une communication radio arriva, du Lieutenant Ford. Elle devait se présenter à l’armurerie dans une dizaine de minutes. Très bien, elle y serait dans cinq. Hors de question d’arriver après tout le monde.

// Allen, bien reçu. //

Elle arriva, et Ford était déjà là. Elle le gratifia d’un salut réglementaire. Les rôles étaient inversés par rapport à Citadelle où elle était supérieure en grade. Mais depuis, il avait fait ses preuves et récupéré ses galons. L’ayant côtoyé sur la planète des chevaliers, elle se demandait quel genre d’officier il serait, surtout avec le côté exubérant qu’il avait montré alors. Au moins, même sans armes, il restait un guerrier exceptionnel. Le briefing militaire commença. Ford leur montra des gilets modifiés pour faire passer des armes en douce. Un peu comme les paysans japonais le faisaient, en utilisant des outils nécessaires au labeur dans les champs comme des armes en travaillant des techniques qui leur étaient propres. Sauf que là, les trois militaires n’étaient ni préparés, ni formés à utiliser ces gilets. C’était bien beau de les faire rentrer avec mais s’ils ne savaient même pas quel genre d’arme ils allaient avoir, ou qu’elle pièce assembler avec une autre pour construire l’arme en question, cela ne servirait à rien sauf à perdre du temps. A la limite, ils auraient dû avoir une formation durant la semaine précédente.

Bon de toute façon, le grand manitou rouge (qui restait le boss) pensait que c’était une mauvaise idée de les utiliser. Pedge partageait cet avis. Ils héritèrent donc d’un gilet en kevlar tout ce qu’il y a de plus banal. Elle l’enfila pendant que le lieutenant continuait son briefing. Il passa à la distribution des rôles, et elle se retrouva propulsée au rôle de second. Il lui demanda de lui rapporter quand il déconnait et quand il devait garder la tête froide. « A vos ordres Lieutenant. » Cela la plaçait dans une situation délicate. Le conseiller ne lui déplaisait pas, bien au contraire. Cela allait l’obliger à utiliser sa cervelle et à analyser toutes les situations, ainsi que toutes les directives de Ford. Un bon exercice pour commencer à poser les pieds dans la sphère des officiers, sphère qu’elle aspirait à pénétrer un jour ou l’autre. Néanmoins, elle avait assez de tact pour ne pas le faire devant tout le monde, pour ne pas le mettre en défaut face à ses subordonnés, et ça n’allait pas être simple de lui suggérer des choses à l’écart d’un groupe qu’ils devaient maintenir. Bref. Elle aviserait. Faire la liaison avec les civils n’était pas un problème. Elle avait l’habitude de faire la passerelle entre plusieurs personnes.

La suite ne fut pas au goût de la sergent maître. Certes, elle comprenait que Ford ait besoin d’assurer son autorité en la spécifiant clairement. Ses galons devraient suffire à la garantir pourtant. Après, Pedge comprenait parfaitement qu’il mette les points sur les “i” surtout qu’il avait été sous son commandement quelques temps. Quoiqu’il en soit, il n’avait pas de soucis à se faire concernant le respect à sa position hiérarchique, du moins, pas du côté de la texane. Cette dernière jeta d’ailleurs un coup d’œil à Matt quand il parla des animosités que certains avaient entre eux, croisant son regard. Elle savait qu’elle était clairement visée, ainsi que l’autre sergent maître de la mission. Néanmoins, tous les deux avaient appris à se connaître et même s’ils se bouffaient encore la gueule de temps en temps, ils bossaient plus sereinement. Elle avait mis de l’eau dans son vin, afin d’être moins sèche, plus amicale, et lui faisait des efforts pour ne pas la contrarier à tout bout de champ. Et surtout, chose importante, ils avaient subi l’épreuve du feu ensemble, en se soutenant l’un et l’autre, même face à une hiérarchie injuste, et ce jour-là, la jeune femme avait gagné un frère d’arme. En plus, ce connard s’était permis de lui sauver la vie, et ça, elle ne pouvait pas le mettre de côté.

Hamilton eut son compliment lui aussi. Un coup d’œil aux deux mecs firent comprendre à Pedge qu’ils avaient plus ou moins décrochés. Bon, il fallait reconnaître que l’officier était une vraie pipelette. Certainement l’angoisse de mal faire, ou de ne pas se faire comprendre. Elle ne savait pas trop. On était loin quand même de la rigueur et de la précision militaire. Il suggéra l’idée que si certains arrivaient à faire entrer des armes, ou ces gilets modifiés en douce sur Renégat, il fermerait les yeux à moins qu’ils ne se fassent choper, alors que la seconde d’avant, il spécifiait clairement qu’Hoffman ne voulait pas d’armes. Les yeux de la soldate faillirent lui sortir des orbites. Mais comme d’habitude, elle resta de marbre, la mine résolument neutre. Mais bordel, il faisait quasiment un sans-faute jusqu’à présent ! Là, il était en train de dire à ses hommes de désobéir à un ordre direct, désobéissance qui n’aurait aucune conséquence si elle passait inaperçue auprès de la garde de Renégat… Et s’ils se faisaient chopper, ça chierait grave dans la colle pour leur matricule et qu’ils n’auraient pas de soutient de sa part… Alors qu’il était à l’origine de la demande implicite ! En gros, les gars, faites ce que vous voulez, pas vu, pas prit, prit rousti ! Ce n’était pas le discours que devait tenir un officier. Soit il demandait clairement à ses hommes de désobéir à Hoffman, en assumant lui-même la responsabilité de sa demande, soit il ne disait rien et ne faisait pas de sous-entendu de la sorte. Pedge se sentait laissée pour compte par sa hiérarchie et ce n’était jamais bon. Si Ford ne prenait pas de gilet, elle ferait en sorte que personnes n’en prennent un. Hors de question que Matt ou Alek ne payent les conneries de leur supérieur, qui ne se mouillait pas outre mesure.

Elle n’eut pas le temps de lui faire remarquer que tout cela n’était ni approprié, ni digne d’un officier en charge d’une équipe, car il allait aller sur le terrain avec eux après-tout, il n’allait pas rester dans son bureau ! Non, elle n’eut pas le temps, ils devaient remonter pour assister au briefing officiel qui lancerait le départ de la mission et l’heure fatidique approchait à vitesse grand V. La clique prit donc la direction des salles de briefing, et Pedge prit place autour de la table, appréciant le confort du mobilier. Quand tout le monde fut arrivé, la réunion commença. Hoffman était un pro de l’exercice. Il présenta les choses de façon synthétiques et intéressantes, appuyant là où il fallait. Les objectifs étaient clairement définis ainsi que le cadre de la mission, sans parler des risques. Le principal danger venait du fait qu’ils se retrouvaient sans armes dans un repaire de fripouilles. Mais bon, logiquement, il y avait un gang qui faisait la loi sur place, et qui maintenait un semblant de stabilité. Il n’y avait aucune raison que l’équipe ne soit victime de quelqu’un ou de quelque chose. Sinon, la « police » tomberait sur les malfrats. C’était comme ça que ça devait fonctionner. Ils verraient bien sur place de toute façon. Ford embraya à la suite du cadre administratif. Il insista bien sur le fait que les armes étaient interdites et cela refit monter la moutarde au nez de la jeune femme. Il n’assumait définitivement pas sa directive masquée. Si Alek ou Matt en prenait un, ça allait barder.

Elle se retrouva surnommée « Ice ». L’idée des pseudos n’étaient pas désuète. Au moins, ils ne se nommeraient pas directement et cela maintiendrai leur anonymat le temps de la mission. Tout comme leur vêtement noir dépourvu de tout signe distinctif. Comme les Bérets Verts quand ils étaient parachutés derrière les lignes ennemis. S’ils se faisaient chopper, personne ne devait pouvoir prouver qu’ils étaient américains. Bref. « Ice », ce n’était pas trop mal. Surement une référence à son allure impassible et guindée, sans doute froide aux yeux de beaucoup. Qu’importe, cela aurait pu être pire, comme « cocker », en référence à ses yeux tombant ou autre connerie de ce genre. Elle essaya de mettre les pseudos sur les visages des autres membres de l’expédition. Ford n’en finissait plus de parler, et si ce n’était pour ne pas manquer de respect, Pedge aurait elle aussi décrochée.
On frôlait le misérabilisme et le pathétique. Sûr que chez les Tarks, ce genre de discours devait faire tomber en pamoison les minettes de 15 ans, mais là, annoncer qu’il allait se sacrifier pour eux et les ramener tous vivants, c’était définitivement trop pour la sergent-chef qui leva les yeux au ciel en soupirant discrètement. Entre la parano et les effets de grandeurs, ils n’étaient pas rendus avec cet officier.

Les questions éclaircies, le groupe prit la direction de l’armurerie pour s’équiper. Toutes les armes allaient rester dans le Jumper, Pedge ne se chargea donc pas outre mesure même si elle assura le minimum syndical au cas où ils devaient revenir au vaisseau en catastrophe pour se défendre. Elle embarqua quelques accessoires dans son gilet tactique, comme d’habitude en fait. Et enfin, ils embarquèrent, direction les étoiles.

Pedge était bien assise sur la banquette, calée confortablement pour le voyage. Le cadre Hoffman s'installa à ses côtés « J'espère que vous n’avez pas le mal des transports, je me suis lavée ce matin. »

L’anglais tourna la tête vers la militaire, un petit rictus amusé au coin des lèvres. Quelle introduction, il n’y avait pas à dire, ça détonne. « Ne vous inquiétez pas, je viserai les chaussures. »

« Je ne sais pas si je peux faire confiance à un bureaucrate pour viser correctement… », fit-elle avec une touche d'humour.

« On pari ? » répliqua-t-il sur le même ton.

« Vous comptez donc vraiment vomir ? » Pedge recula ses pieds contre la banquette.

Il ne lui répondit rien l’œil luisant, juste pour l'embêter, un petit rictus pompeux sur le visage, qui sous entendait un “peut-être”. Il ne comptait pas vomir, sauf si soudainement il attrape une gastro. Son regard se détourna sur les deux pilotes et Ford qui répond à la voix désagréable. L’anglais eu un petit soupir amusé, il fallait qu’il s’habitue à être nommé Red One. « Avec ce nouveau titre et la force, je ne peux que viser correctement. »

« J’avoue que pour un maître Jedi… ça manquerait de crédibilité. Vous voulez parier quoi ? », dit-elle en posant ses coudes sur ses cuisses pour se pencher vers lui.

Tiens donc elle relançait le pari ? Ils y en avaient qui étaient joueurs. « C’est vous qui avez des doutes, alors autant vous laissez choisir. » Ça ne serait pas du Alexander s’il ne faisait pas des galipettes pour retourner la balle dans le camp de son interlocuteur.

« C'est vous qui voulez parier. Moi je n'ai aucun doute quant à mes capacités à vous battre au tir. » Elle balaya la cabine des yeux, l’air toujours aussi neutre.

« Ce qui est en effet évident. » Il le valait mieux, il serait dommage qu’un civil soit meilleur qu’un militaire dans ce domaine-là. « Après, tout dépend de l’arme choisie, au lancé de stylo dans une salle de réunion… » Il ne comptait pas spécialement parier (mais bon c’est tentant aussi), mais il trouvait l’échange intéressant et puis, le temps que le vaisseau accoste et tout le toutim, elle était toujours de meilleure compagnie que le silence, même si celui-ci ne le dérangeait pas.

« Effectivement, je pense que je serai moins efficace que vous… Vous m’excusez un moment. » Pedge se leva, et parti rejoindre Matt qui venait de se mettre dans son coin, autant que faire se peut et cela était suspect. Non pas qu’elle le surveillait spécialement, mais dans un Jumper, avec six personnes à l’intérieur, cela ne passait pas inaperçu.
« Faite. » L’anglais hocha la tête posant son regard sur ce que fichait le sergent, mais impossible de voir. Il ne dit rien, laissant la militaire régler le problème ou les nausées de son coéquipier. Et dans un sens, il valait mieux, pour le matricule d’Eversman qu’il ne sache pas ce qu’il tentait de faire. Sinon, il risquait d’avoir une soufflante digne de ce nom.

Et effectivement, quand Pedge arriva dans le dos du soldat sans qu’il s’en rende compte, elle eut la nette sensation qu’il tentait de jouer au plus malin. Et effectivement, il était en train d’essayer de planquer son couteau de combat dans ses manches. Une discussion commença entre eux, à grand coup de chuchotements. Elle aurait pu se montrer blessante, en lui rappelant que la dernière fois, son couteau, il n’avait servi à rien, qu’elle s’était quand même faite embarquer par Butch et son acolyte et qu’elle avait failli passer à la casserole. Mais elle n’en fit rien. Il semblait désemparé, si ce n’était dépassé. Il se sentait nu sans son arme, et elle comprenait. Il avait dû affronter, en janvier, un type armé d’une matraque télescopique, si ses souvenirs étaient bons, et il avait eu le bras pété, en défendant une civile. C’était tout à son honneur, mais il était certain que ce genre de mésaventure laissait une marque psychique difficile à canaliser. Elle le rassura un tant soit peu, même s’il commençait à l’agacer d’être aussi défaitiste et pessimiste. Elle allait lui rentrer dedans mais il finit par la tacler un petit coup, signe qu’il se remettait dans le bon état d’esprit. Elle s’éloigna. Ce genre de conversation entre ces deux-là n’auraient jamais existé avant leur petit passage chez les cowboys. Avant, elle l’aurait mise devant le fait accompli, en vantant son insubordination et sa gaminerie, sans parler de sa place plus que provisoire dans l’armée. Et ils se seraient engueulés. Oh, ça arrivera encore, mais au moins, pour le quotidien, c’était un tantinet plus constructif.

Le vaisseau fut orienté vers un point d’ancrage, un hangar quelconque de cette station, comme tant d’autres vaisseaux devaient l’avoir fait. C’était un peu surréaliste, et Pedge avait zappé la compagnie d’Alexander pour observer par la vitre avant du Jumper la station qui se dessinait et la vue qui grossissait au fur et à mesure de l’approche. Elle se croyait dans un Star Wars ou tout autre film d’épopée galactique. Bref, c’était dantesque et cela lui mit le frisson. La jeune femme était stressée, et c’était normal. Qui ne le serait pas en se jetant dans la gueule du loup, sans arme, et sans réelle préparation. Ils ne savaient pas ce qu’ils allaient trouver là-dedans, ni quel était réellement le fonctionnement de ce gang / police nommé Soleil Rouge. Néanmoins, s’ils régissaient tout ce qui se passait ici, l’endroit devait offrir une certaine forme de sûreté, au sens mafioso du terme. Personne ne devait aller sur leurs plates-bandes, sinon ils perdaient leur crédibilité, et leur petit repère de commerçant véreux et de trafiquants en tout genre finirait par s’étioler, car un commerce fonctionnait efficacement sur des bases solides et pérennes. Il devait donc y avoir des lois, fussent-elles orales, ou un code de conduite. Laisser les armes à l’entrée en faisait partie. Pedge était donc stressée, mais pas de ce stress à vous coller une boule dans le ventre et qui paralysait l’étudiant timide devant un jury pour présenter son mémoire, c’était plutôt un stress positif, qui permettait à son cerveau de s’oxygéner bien mieux, lui laissant les idées claires et la pensée rapide, tout en apportant de l’air à ses muscles pour fonctionner pleinement. Elle était dans de bonnes dispositions, et cette mission, risquée, était une forme de dope à l’adrénaline.

Ford distribua ses ordres quand ils arrivèrent sur zone, et que le vaisseau fut stationné. Un vrai petit créneau sur la croisette de Renégat 25. Ainsi, Ici devait passer devant pour affronter le contrôle de sécurité la première, les civils derrière elle. Bonne stratégie. Elle passa donc devant, et une fois au bas de la passerelle, elle se tourna vers les trois non militaires. Personne n’avait réellement pris la peine de répondre au docteur G2, alia Grayson, concernant le fait d’être rassuré ou non quant à l’absence d’arme. « Ecoutez… », elle s’adressait surtout à Gabriel et Victoria (qu’elle ne connaissait pas et donc elle improvisait), Hoffman, comme d’habitude, paraissait tranquille. « Pas d’armes ne veut pas dire pas de ressource. On sera comme le péquin moyen ici. Inutile d’attirer l’attention ou d’adopter des têtes de victimes. Les proies aiment les victimes. Soyez naturels, on fait notre transaction et on se barre, comme la plupart des contrebandiers ici. Aucune raison de paniquer. Si on se fond dans la masse, on sera la masse, et personne ne nous verra outre mesure. Maintenant, si l’un de vous a caché une arme sur lui, qu’il me la donne tout de suite, sinon, on en avant, mauvaise troupe », finit-elle par dire avec une touche d’humour, même si l’ensemble de son non verbal sous entendait le contraire. Une petite mise au point ne ferait sans doute pas de mal.

G2 fit une pointe d’humour auprès de la jeune femme qui composait l’équipe de sécurité qui les attendait. Cette dernière ne moufta pas, se contentant de le fusiller du regard. C’était bien en réalité, il rentrait bien dans le rôle du trafiquant ou du mercenaire bien lourd avec les femmes, et cette dernière avait dû en voir passer, des petits mecs qui voulaient se faire fouiller et tripoter par elle. Mais bon, apparemment, la tâche incombait aux loubards qui l’accompagnaient. Pedge n’était pas très à l’aise face à la perspective de se faire fouiller par des hommes, mais elle se comporterait comme le bon commando qu’elle était, en restant impassible et coopérative. Montrer l’exemple pour les civils et ses collègues. Avant de se présenter à eux, G2 lança une petite remarque plein d’ironie, susceptible d’attirer les faveurs de la jeune femme quant à une réponse de la même trempe, et elle ne se gêna pas.

« Gimli m’a dit que ce n’était pas Disneyland, j’ai comme l’impression qu’il se trompe. On va passer une folle journée. Aller, je vais me faire tâter par les copains de la Reine des Neiges. »

Et Ice s’avança vers la sécurité pour passer la fouille. Elle était clean de toute arme, sauf s’ils considéraient certains objets comme dangereux. Dans ce cas, elle leur laisserait bien volontiers. Elle ne les salua que d’un signe de tête, en parfaite habituée des lieux. Du moins, c’était ce qu’elle voulait faire penser… Le loup venait d’ouvrir sa gueule.

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Victoria Wilde
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MessageSujet: Re: MJ 22 : Dans la gueule du loup Dim 26 Mar - 12:10
Une semaine après la réception d’un mail qui la convoquait à une mission off world, Victoria se trouvait assise sur une chaise en salle de briefing. Un peu impressionnée, elle se faisait un peu discrète, et pour cause, c’était sa toute première mission ! Bien sûr, elle était déjà partie en exploration à l’extérieur mais il ne s’était agi que de cueillettes ou d’observation sur des planètes dont on savait qu’elles n’avaient rien d’hostiles, tant par la faune que par la population humanoïde locale.

Ainsi, lorsqu’elle avait reçu le fameux mail elle avait été ravie qu’on pense à elle, mais elle ne pouvait s’empêcher d’être aussi un peu inquiète. En effet, le contenu du courrier indiquait clairement que cette mission qui s’avérait en être une de négociation comportait certains risques parce qu’elle se déroulait sur une station spatiale criblée de bandits. Victoria avait donc bien réfléchi avant d’envoyer par retour de mail la confirmation de sa participation. Après tout, n’était-elle pas venue sur Atlantis parce qu’elle aimait l’aventure et avait le goût du risque ? Et puis, l’équipe serait encadrée par des militaires et ils n’allaient là-bas que pour établir un lien avec un groupe présent sur place. Le but n’était pas d’aller faire la guerre, les risques étaient donc un peu moindres que si ça avait été le cas.

Durant sa semaine de préparation elle fit le nécessaire pour se renseigner sur Rénégat 25, cette fameuse station et elle avait soigneusement rassemblé des provisions médicales qui pourraient leur servir de monnaie d’échange. Le tout tenait dans différentes caisses qu’elle avait fait déposer par un soldat, le Caporal McArty lui semblait-il, dans le Jumper qui leur servirait de véhicule.

A présent assise en salle de briefing, elle observa un à un les autres participants à cette aventure. Elle les connaissait tous plus ou moins de vue mais pas personnellement, ce serait l’occasion de faire leur connaissance. Elle remarqua aussi qu’elles n’étaient que deux représentantes de la gent féminine mais qu’elle n’était que la seule femme civile, aussi elle se douta bien que tout le monde serait sur son dos pour la protéger. Elle écouta attentivement les discours des deux responsables du groupe, Mr Hoffman, responsable civil fraîchement promu à la direction adjointe de la cité et le Lieutenant Ford, responsable militaire. Elle nota sur un petit carnet soigneusement tous les objectifs énoncés par Alexander et reposa son stylo lorsque Ford prit la parole. Si le cadre administratif était concis et allait à l’essentiel dans ses propose, on ne pouvait pas en dire autant du militaire qui semblait faire une dissertation à l’oral. Elle écouta distraitement son discours, relisant plutôt ses notes et releva la tête lorsqu’elle entendit le surnom dont le gris l’affubla. Victoria avait l'impression d'être un Pokémon et Ford était le dresseur qui les renommait de manière totalement ridicule. Elle fit une grimace et osa prendre la parole pour protester. Dr Doolittle ? Elle ne voyait vraiment pas le rapport avec elle et se trouva même un peu vexée d’être ainsi surnommée. Si encore on lui avait donné un surnom à la Grey’s Anatomy du genre Dr Joli-Cœur ou numéro 13 comme dans Dr House, on lui avait toujours dit qu’elle avait un air de ressemblance avec l’actrice qui incarnait ce personnage. Mais là…

- Excusez-moi Sergent, mais je ne suis pas ici pour jouer au clown, ce surnom ne me convient pas du tout. Je préfère le surnom qu’on me donnait à l’université, Pills.

Une fois qu’il fut acquis que son nom de code serait Pills, le briefing se termina tranquillement. En tant que seule représentante du domaine médical, Victoria fut nommée responsable de la trousse de secours et donc des soins si jamais blessé il devait y avoir. Ça lui allait parfaitement. Tant qu’elle n’avait pas à se servir de son arme et à se battre, bien qu’elle ait quelques notions, tout lui allait.
A 10h30, tout ce petit monde se retrouva au hangar à jumper. Vêtue d’un gilet par-balles, on lui tendit alors une arme. C’était le Sergent-Maître Allen qui la fixait d’un air tout à fait neutre et pour l’inciter à s’en saisir, ajouta d’un ton froid :

- Prenez cette arme Pills, en cas de besoin, même si ça restera dans le Jumper à notre arrivée. Souvenez-vous juste où vous l’avez rangée.

Victoria acquiesça et attrapa le pistolet en la remerciant. Elle avait quelques notions de tir mais rien de bien probant. Elle répugnait se servir des armes, elle était profondément pacifiste et avait horreur qu’on use de la violence pour résoudre les problèmes, alors se servir des armes à feu… Cependant, elle était consciente que sur Atlantis et à plus forte raison sur une base remplie de voyous dangereux, cela était peut-être vital. Elle rangea soigneusement l’arme et entra à l’intérieur du vaisseau et s’installa à l’arrière.

De même que pendant le briefing, elle resta silencieuse. Plutôt dans une posture d’observation, elle se laissa aller à la contemplation de l’espace qui défilait sous leurs yeux et peu avant leur débarquement, elle relu ses notes comme une bonne élève studieuse pour être sûre de ne pas perdre de vue les objectifs. Ils reçurent de la part du PC sécurité de la station l’ordre de laisser leurs armes à bord. La pharmacologue fut ravie de se séparer de son arme et écoutant les conseils de Pedge, la déposa dans un endroit facile d’accès mais en même temps suffisamment bien caché pour qu’on ne la lui pique pas, c’est-à-dire sous son siège. Le fait de devoir déambuler dans la station sans armes sembla susciter chez certains des inquiétudes. Victoria supposa que sans armes les militaires devaient très certainement se sentir nus mais s’ils voulaient que les négociations soient fructueuses ils devaient jouer le jeu de leurs hôtes.

Pour sa part, elle attrapa son sac à dos qui contenait la trousse de secours et sortit à l’extérieur. Elle eut à peine le temps de contempler son environnement que déjà une équipe de sécurité les attendaient pour les fouiller. La jeune femme attendit patiemment son tour et se laissa fouiller sans aucune protestation. Elle ne possédait aucune arme sur elle et jouerait le jeu jusqu’au bout. On lui demanda alors d’ouvrir son sac pour en vérifier le contenu. Conciliante, c’est ce qu’elle fit, laissant le garde regarder sous toutes les coutures son matériel répondant à ses questions au sujet de l’utilité de tel ou tel objet tout en se doutant que certaines choses ne passeraient pas.

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Kerb Deros
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MessageSujet: Re: MJ 22 : Dans la gueule du loup Dim 26 Mar - 23:20
Une journée de plus dans ce caillou flottant dans l'espace. Même s'il y a plus des airs de jungles urbaines, mais l'avantage est que la loi du plus fort est plus stable et presque juste que tout ce qui existe ailleurs. Un jour de plus à servir une nouvelle cause, représentée par un mâle alpha qui a su gagner ma loyauté indéfectible et à qui j'ai prouvé plus d'une fois celle-ci. Un jour comme un autre sur ce tas de cailloux qui flotte dans l'immensité de l'espace, enfin finalement pas aussi banal que cela puisque nous sommes convoqués par notre supérieur. Ce n'est si rare que l'escouade soit réunie, mais cette manière de nous convoquer est le prémisse évident d'une mission imminente. Mais pour cela nous sommes toujours près et c'est pour cela qu'en un temps record pour un tel groupe de personnes. Des salutations silencieuses, des regards plus ou moins inquisiteurs, amicaux ou indifférents s'échangent suivant par qui et pour qui il est effectué et finalement quand on entre finalement dans ce grand bureau le silence est maître.

Dans ce grand endroit qui nous a déjà vu plus d'une fois, nous nous installons comme nous en avons l'habitude avant d'observer dans le silence celui qui ordonne. Rapidement, on comprend qu'il a l'air contrarier, surtout quand il pose son stylo avant de tapoter nerveusement un court instant le bois du meuble.

"Bien, vous voilà. Je viens d'être contacté par le service de contrôle des hangars. Nous allons visiblement recevoir une petite visite..."

Il alluma un écran derrière lui, et s'afficha alors une image de l'équipe au complet. Aussitôt, Eagle sembla se crisper sur son arme et elle lâcha entre ses dents.

"Aiden..."

La tension est déjà palpable, pour ma part ce ne sont que des êtres comme il y en a tant d'autres dans les étoiles... Quoique plus tout à fait puisqu'ils intéressent mon maître, ils ont déjà un peu plus de valeurs. Mes yeux sont rivés sur ses lèvres, comme un chien qui attend patiemment un ordre pour sauter à la gorge de celui qu'on lui indiquerait. Notre chef déposa alors sa télécommande, avant de joindre ses mains devant ses lèvres. Avec tout ce temps, on a commencé à pouvoir reconnaître rien qu'ont ses mimiques gestuelles quand la marge d'échec est mince ou inexistante, de toute évidence, quels que soient les ordres cela fait partie de cette seconde catégorie. Il reprend alors la parole d'un air qui ne laisse aucun doute sur le sérieux de la situation.

"Et ses amis. Vous savez tout comme moi que le mutant est extrêmement dangereux, et s'il est là, lui et ses petits copains pourraient se révéler extrêmement gênants... Mais il n'y a pas que ça. Les geniis sont à leur recherche et offrent une prime sur leur tête."

Il soupira légèrement, avant de faire jouer une petite pierre brillante entre ses doigts. Des regards entendus se lancent, certains vont être plus ravis que d'autres de ce qui va suivre de toute évidence.

"Capturez les. Vous avez l'autorisation d'utiliser vos armes, mais seulement en mode paralysant. Kerb, tu les prends en filature, et tu préviens le reste de l'équipe quand une occasion se présentera. On va éviter les mouvements de foule, c'est mauvais pour le commerce."

Il referma son poing sur la pierre, avant de relever des yeux autoritaires.

"Si le mutant se révèle trop dangereux, vous avez l'autorisation de l'abattre. Des questions ?"

Le visage immobile, j'écoute, non, je bois littéralement ses paroles. Comme toujours les désirs de mon maître seront effectués au mieux de mes capacités. Je vais tout de même m'assurer d'un détail, le tout demandé avec ce regard habituel de ma part pour lui emplie d'un certain respect.

"On va privilégier la discrétion, mais cela devient impossible quelle est la priorité ?"

Sous-entendu, il vaut mieux retarder au maximum l'action quitte à les rater cette fois-ci ou au contraire, les avoirs au plus tôt ? Même si la réponse peut paraitre évidente, pour servir au mieux je préfère m'assurer d'avoir tous les tenants est aboutissant nécessaire à ma tâche. La réponse est sans appel et ne fait qu'appuyer ce qu'on pensait tous sur cette opération.

"Hors de question de les laisser s'enfuir. Mais je te fais confiance en terme de discrétion. Le reste de l'équipe se tiendra à distance et attendra ton signal pour intervenir."

Je commence alors déjà à dessiner plusieurs plans dans mon esprit, le travail de l'homme que je suis est d'être la solution aux problèmes de mon souverain et je m'y applique toujours avec toute son énergie et mon savoir-faire.

"Bien monsieur, il sera fait selon vos souhaits."

Il est encore trop tôt pour envisager un plan en particulier, il va d'abord falloir observer les proies. Bien malin serait celui qui sait déjà comment tout ceci va se dérouler, je préfère rester à ma place de simple mortel et ne rien laisser au hasard. Notre dirigeant hocha légèrement la tête avant de se trouver vers la capitaine.

"Eagle, je te laisse gérer les détails sur le terrain. Au besoin, faites exploser leur vaisseau si la situation dégénère. Rompez."

L'ombre que je deviens à l'instant fait un signe de la tête puis sors, commençant son infiltration de la manière la plus banale qui soit : sous la couverture d'un "honnête" citoyen. Cela tombe bien, le marché est bien rempli, je pourrais donc me fondre dans la masse. Oui, mais pas sans un minimum de préparation tout de même. Je vais commencer par prendre une tenue couleur locale, une bourse pas trop remplie, ni trop vide et cacher sur moi une fiole contenant un produit qui appliqué sur un tissu puis celui-ci sur un visage fait faire de très beaux rêves. On ne sait jamais ce qui peut se passer. C'est ainsi que je me mets à vagabonder entre les étals, faisant quelques emplettes ici et là pour attendre mes proies qui passeront forcement à un moment donné où un autre par ici.

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Druan Vathrad
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MessageSujet: Re: MJ 22 : Dans la gueule du loup Lun 27 Mar - 19:15
MJ 22 : Dans la gueule du loup




Check-in


Tandis que les Atlantes terminaient d'arriver, plusieurs personnes semblaient commencer à lever le ton au scanner, un peu plus loin. Au bout d'un moment, l'un d'eux sembla sortir une sorte de petite lame. Aussitôt, deux des gardes lui sautèrent dessus, avant de l'immobiliser, chacun tenant un bras. Un troisième s'approcha, et décrocha au fraudeur trois grands coups dans la mâchoire. Il lança quelque chose d'inaudible à cause de la distance, et ses deux collègues se mirent alors à tirer le contrevenant à l'abris des regards, tandis que ce dernier se débattait comme un fauve pour s'échapper.

Pendant ce temps, les trois hommes qui étaient venus à leur rencontre se mirent à contrôler le matériel de chaque personne, sous l'œil attentif de leur supérieure. Après inspection, ils retirèrent la branche d'Alek, le rasoir de Ford, s'étant assuré également auparavant que les ciseaux n'étaient pas trop coupants, ainsi que sa corde, afin d'éviter tout usage déviant de celle-ci, ainsi que le pain de C4, qui fut passé plus amplement au scanner afin d'être certain de son utilité. La cheffe, quant à elle, revint peu de temps après avec une grosse muselière, qu'elle tendit à Alek.

Votre animal, c'est en cage ou attaché. Et surveillez le, sinon mes hommes l'abattront sans sommation. On veut pas d'animaux dangereux ici.


Elle revint vers le groupe, tandis qu'un des hommes, se trouvant à la sécurité depuis tout à l'heure derrière un gros ordinateur, se saisissait d'une sorte de téléphone, avant de prononcer quelques mots inaudibles d'ici dans le communicateur, tout en fixant le groupe d'arrivants. La bonne femme désigna le matériel retiré suite à la fouille.

Vous allez remettre ça dans votre vaisseau, exécution.


Sa voix était sans appel et n'invitait clairement pas à la négociation. Elle attendit patiemment que chacun le fasse, avant de les laisser passer, afin qu'ils puissent se rendre au scanner. En principe, si personne n'avait joué au plus malin, le contrôle se passa sans problème.

L'atmosphère de l'avenue principale de Renegat avait étonnement quelque chose d'accueillant et agréable. D'énormes lumières, fixé au toit surélevé de la station, illuminait l'avenue à la manière de plein de petits soleils. Ici et là, des étalages plus ou moins farfelus, animés par des marchands haut en couleurs. Des centaines de personnes se pressait dans l'immense corridor, donnant à l'ensemble une allure de marché à l'heure de pointe. Il n'était pas compliqué de deviner qu'il serait facilement capable de se perdre de vu au milieu de cette marrée vivante.

Cependant, et contrairement à votre espérance, la boutique du marchant se trouve à une dizaine de minutes a pied d'ici, dans une des petites ruelles sombres croisant l'avenue. Maintenant, c'est à vous de vous orienter et d'atteindre votre objectif...
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Temps maximum avant la prochaine réponse : 2 avril (Pensez à vous organiser pour un ordre de passage dans le topic de la mission !)
° CODAGE PAR DITA | EPICODE °

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Alek Hamilton
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MessageSujet: Re: MJ 22 : Dans la gueule du loup Mar 28 Mar - 18:50
J'étais allé attacher Kalash avec sa laisse pour ensuite revenir aider à décharger les caisses avec Matt. Il semblait grognon mais de un ça ne me dérangeais pas et de deux c'était habituel. De temps en temps je jetais un œil sur les contrôles de sécurité auxquels mes autres compagnons étaient soumis. De loin tout semblait se passer sans encombres, tant mieux. Ca aurait été assez con de se faire pincer dès l'arrivée. Je ne savais pas si Kalash allait être admis ou pas, déjà est ce qu'ils connaissaient les chiens sur ce caillou? Non parce que si je devais leur expliquer ce qu'il était on n'était pas sortis de l'auberge. Je jetais vite fait un œil vers mon chien pour me rendre compte qu'il était vraiment assez impressionnant, en temps normal ça m'arrangeait bien, mais là de suite ça m'ennuyais un peu.

Maintenant que toutes les caisses étaient sur le quai de déchargement, j'allais détacher Kalash. La mission pouvait enfin commencer pour moi, bon ok une fois que j'aurais passé le contrôle de sécurité. Avant d'y aller je m'approchais de Ford pour avoir des précisions sur mon rôle. Je savais que je devais partir en avant de tout le monde, mais il n'avait pas précisé de combien en avant. Autre chose je devais aussi lui faire un rapport sur ce que je voyais mais c'était mieux s'il me spécifier ce que je devais regarder. Je m'en doutais et en temps normal je ne serais pas allé lui demander mais là je devais me racheter une conduite -pour surement le refoutre en l'air tôt ou tard- donc j'allais être le gentil Alek, bon soldat bien obéissant.

-Blackeye, pouvez vous me préciser de combien de mètres je dois être en avance sur vous et le type d'info que vous voulez que je relaie?

Mon bon chef me répondit de manière précise. Bonne chose ça au moins il savait clairement ce qu'il voulait je me fis un peu moins de soucis. Je dois avouer que son speech sur Atlantis ne m'avais pas trop rassuré. Les chefs qui pensent tous nous ramener en vie, en général je me méfie d'eux comme de la peste. Mais bon là il semblait croire à ses paroles.

" L'idéal en terrain découvert c'est au moins dix mètres ! Mais là c'est différent ! Trop de gens ! Pleins d'ennemis potentiels ! Restez aussi loin que possible mais toujours en vue ! Et ce que je voudrais, c'est que vous notiez les systèmes de surveillance, les patrouilles de gardes, et que vous nous évitiez les embuscades ! Les seuls armés ici c'est les gansters des soleils et c'est déjà trop !"

Une fois mes objectifs de mission précisés je m'avançais à mon tour pour le contrôle de sécurité. Comme le scientifique j'aurais pu aussi faire une blague sur la fouille mais je restais sage. Franchement la femme n'avait pas l'air trop portée sur l'humour donc je ne dis rien et présenta mon sac. En l'ouvrant il me revint en tête que j'avais pris un morceau de mon pote l'arbre. Ce n'était pas pour avoir une arme dissimulée avec moi, j'avais Kalash pour ça. Mais au fil du temps c'était devenu mon porte bonheur car même si cet arbre m'avait envoyé à l'infirmerie il m'avait aussi sauvé la vie contre les agresseurs de la cité. Ce n'était qu'une brindille mais c'est vrai qu'elle pouvait piquer et faire très mal. Je l'annonçais donc et miss pas fun m'ordonna de l'enlever. Bah celle là elle donnait pas envie de se la sauter ou alors il fallait vraiment être mort de faim.

Quand elle arriva vers Kalash, là aussi elle parla d'un ton sec. Huuum elle commençait à me gonfler celle là avec ses airs hautains. Je ne montrais rien mais si j'avais pu lui envoyer une droite je l'aurais fait. Ouais ouais parait qu'on frappe pas une femme, rien à foutre c'est pas une femme mais une pseudo militaire et là on cogne qu'importe le sexe sous le treillis. Kalash en cage ou attaché? Alek calme toi. Je pensais fortement un:"spéce de conne, des deux c'est pas forcément le chien l'animal dangereux".

Je pris la muselière qu'elle me tendit sans faire de remarques, je m'étonnais moi même. Elle était bien trop grande pour lui mais pas grave je la lui passais et l'attachais. Il était déjà en laisse donc je n'allais pas plus l'attacher que ça. J'ordonnais à Kalash de ne pas bouger et retournais dans le jumper déposait ma brindille. J'avais l'air très con mais j'assumais pleinement. En revenant je pris la laisse de mon chien et commençais à marcher dans leur ville.

J'observais les alentours avec beaucoup d'attention, et je fus très surpris de l'ambiance générale que dégageait ce caillou une fois qu'on était dessus. C'était presque accueillant, je dis presque parce qu'avec un endroit contrôler par un genre de milice , les apparences étaient souvent trompeuses. L'avenue était très animée, des commerces partout, des gens de tous les horizons. En effet il y avait de quoi se perdre très facilement. Pour ne pas trop m'éloigner, je m’arrêtais régulièrement devant des étals pour regarder les produits et surtout voir si d'autres personnes s'arrêtaient aussi pour rester à distance de moi et de notre groupe.

Pour le moment je ne remarquais rien d'anormal. Je repérais des patrouilles qui bien sur étaient armées...ben voyons. Ils étaient par trois et ne semblait pas plus que ça faire attention à nous. Je me servis de la radio pour communiquer mes impressions à tout le monde.

//L'avenue est bondée de monde, restez tous groupés. Je vois des patrouilles de trois gardes. Ils sont armés. Ils se semblent pas chercher des gens en particulier.//


Je m'avançais encore un peu, Kalash humait tout ce qui passait à portée de sa truffe. Il ne grognait pas d'être avec une muselière car il y était habitué. Je dois admettre que pour lui ça ne doit pas être facile parce qu'il est entouré de sons et surtout de senteurs nouvelles. Je vis un marchant de fruits, enfin je pensais que c'était des fruits. Je m'approchais et en pris un dans la main, une sorte d'orange je pense, je la fis sentir à Kalash qui ne montra aucuns signes de recul j'en conclus donc que je pouvais l'acheter. Ce que je fis sur le champ et attendait mes compagnons tout en mangeant mon fruit.

J'aurais pu m'avancer encore mais le flot des personnes devenait trop dense et je risquais de les perdre de vue. Quitte à ce qu'on soient attaqués autant qu'on soient groupés. Normalement il n'y avait pas de risques mais je préférais prévenir que guérir. Je continuais à avoir un mauvais pressentiment sur cette mission.

//Je vous attend devant un marchant de fruits là où je suis si je m'avance encore on va se perdre. Le marchant n'est pas sur l'avenue. Je ne vois pas les toits donc pas possible de savoir si nous sommes épiés de là haut. //

Je rachetais d'autres fruits pour mes compagnons de mission. Le but n'était pas qu'ils les mangent mais bien de passer pour des touristes dont un qui venait de découvrir un truc et voulais le faire gouter aux autres.

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Aiden Ford
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MessageSujet: Re: MJ 22 : Dans la gueule du loup Mar 28 Mar - 23:28




Le déchargement des marchandise se passa sans encombres tout comme visiblement le contrôle des civils n'avait pas plus posé de difficultés. Le marchandises passent puis c'est la fouille ! Alek passe juste pour son chien : il devra lui mettre une muselière et le garder attaché, puis on regarde ses affaires persos et là ils trouvent une branche qui leur plait pas trop, il comptait l'échanger hein ? Ouais ! C'est ça ! Il n'aurait pas osé volé le labo de botanique ? Je sor mon calepin et y ajoute ce fait : il commence à y avoir pas mal de trucs à lire dessus ! Pour Mister Eversman, ils ont trouvés ...du C4 ! Il se fout de moi ou quoi ? J'ai dit expréssément pas de C4 ! Il a pas assez avec la guerre contre les genii ? Là je note et soulignes ! Moi ! Déjà ils sembleraient ne pas m'avoir reconnu, bon ! En revanche ma corde et mon rasoir il faut les laisser derrière ! Je me charges aussi du C4 et retournes vers le jumper. Hamilton à mes côtés !

Je déposes le matos et comme je suis seul j'en profites pour bricoler un petit piège pour ceux qui voudraient nous voler. Au moins les grenades et le C4 seront utiles, j'ouvris le compartiment contenant les armes et y déposais le C4 avec son détonateur relié a un fil d'acier attaché a l'autre bout a une grenade que je laissais pendre puis en coinçant goupille et fil par la porte de compartiment de cette façon en ouvrant le compartiment sans faire attention, la grenade tombe dégoupillée et le détonateur s'amorce ça fera des dégâts mais si on en arrive là c'est que c'est mort pour nous ! Une fois ceci fait, (c'est à dire 5min), je refermes le jumper et fourres la télécommande dans une des poches de mon gilet, seul moi pourrais ouvrir la porte ! Bonne chance à celui qui forcerait l'entrée, il en serait pour ses frais ! Je revins vers le contrôle et put rejoindre les camarades. Je m'approchais de Allen et lui demandais de venir un peu à l'écart. J'ôtais mon oreillette pour la mettre dans mon poing fermé. En lui montrant bien mon geste : j'avais dis on ne l'éteint pas mais là faut que je cause discrètement à mon second :

" Bien joué Ice ! Pas un écart ! Sauf que la prochaine fois on fouillera aussi les sacs : Gimli à emmené du C4 ! Il veut nous refaire le coup des geniis !"

En fait il semble qu'elle n'ai pas saisie ce que je voulais lui faire comprendre, mais elle répondit à ma question :

« RK9 n'a rien tenté de particulier. Quant à Gimli... » Elle soupira. « Il va nous dire qu'il a confondu avec son savon. », rajouta-t-elle en regardant la radio dans le poing de Ford sans vraiment comprendre ce qu'il faisait au juste.

" Vous êtes un bon second et je vous dois des excuses : mon petit stratagême, j'en ai parlé à Red One, je sais pas si je vous semble un bon officier, mais je me suis dis que donner un ordre ferme c'était exposer les "fortes têtes" à l'insubordination, là ils avaient le choix en conscience, mais je comptais bien que vous les en empêcheriez !""

« Puis je parler franchement Lieutenant ? »

"Black Eye ! Ice ! Black Eye ! Et c'est ce que je vous ai demandé de faire ! Alors j'écoutes où ai-je merdé selon vous ?"

Elle plissa les lèvres et jeta un regard alentours. Les surnoms ! Le naturel revenait instinctivement. « Black Eye oui. Selon moi vous auriez dû donner un ordre clair. J'ai plutôt eu l'impression que vous autorisiez vos subordonnés à prendre ce gilet en vous dédouanant de toutes responsabilités. Du coup je les aurai empêché de les prendre oui, mais pour eux. Si l'ordre avait été clair, je les aurai empêché pour vous. Je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire Black Eye. ». Elle n'était pas du tout agressive dans ses propos ou dans son ton.

" Vous auriez préféré que je dises "vous pouvez prendre les gilets maquillés, car ce ne sont pas des armes a proprement parler ! Si vous vous faites gauler, je ferais l'offusqué mais comme je prends la responsabilité, le blâme de retour c'est pour moi !" c'est bien ça ?"

« Si vous souhaitiez qu'on les prenne oui. Mais c'est surtout que là on avait un choix. Nous n'aurions pas dû l'avoir. »

" J'ai pensé, à tort si je vous écoute, que ma promotion de chef de mission était trop neuve pour jouer les dictateurs ! Mais vous pensez que Eagle ou RK9 m'auraient obéis de bon cœur si j'avais joué l'autoritarisme ? D'habitude je suis le second et dernièrement j'étais juste le gros bras de service ! J'ai fais l'académie et une école d'officiers mais c'est mon premier commandement ! D'autres conseils ?"

« Non soyez un dictateur juste. Donnez des consignes où il n'y a qu'une possibilité de s'y conformer. Pas d'ambivalence. Je ne suis pas un officier non plus. Je suis peut-être mal placée et trop chiante. Et vous ne seriez pas le premier à me le dire. »

"Vous avez raison, vous êtes trop chiante !" sourire et clin d'œil " Mais on m'a montré que je devais mettre un peu d'ordre et de discipline militaire dans mon attitude, alors vous ne serez jamais trop chiante ! Et vous qui espérez pouvoir passer votre brevet d'officier un jour, cette expérience vous sera utile ! Donc, clair et défini dans mes consignes ! Bien ! Je prends note alors ! Des remarques avant que l'on se mette en marche ?"

Pedge inclina la tête. Elle n'avait pas pris la mouche voyant que c'était de l'humour. « Je la vois comme utile en effet. Et non mon... Black Eye, rien à ajouter. »

" Bon alors on reprends le cours de la mission !" et je m'adresse à tout le monde sur un dernier salut de la tête. Après avoir remis l'oreillette en place.

// " Bien ! Tout le monde ! Voilà la disposition de marche : RK9 en pointe à l'avant ! Ice sur le flanc droit ! Gimli flanc gauche ! Red One, Doc G2 et Pills au centre ! Et moi je fermes la marche ! Il serait profitable que les trois vip prennent en charge la cargaison : il ne serait pas malin, que, "les protecteurs", déjà désarmés, soient en plus encombrés par des paquets ! Et on fait gaffe à ses miches et on reste groupés ! Black Eye terminé !"//

Je m'approche ensuite d'Hoffman, lui tape sur l'épaule et lui dit :

" Sir ? Je voulais vous prévenir, si un truc arrive ! J'ai la télécommande dans une poche de mon gilet tactique !"

Alexander hocha la tête.
" D'accord. Quelle poche ?"

"Inférieure gauche !"

"Bien" fit l'anglais de son flegme habituel

Hamilton vient me voir, comme le bon soldat qu'il est, il me demande des précisions sur sa mission. Dès qu'il a sa réponse, il part avec Kalash vers les étals et m'envoie un premier rapport de situation. Je le cherches des yeux, ok ! Je le vois ! On avance tranquillement, je guettes aux alentours, je suis complètement en hypervigilance, trop de ruelles et de pièges possibles ! Ma parano, n'aimes pas trop ! Sans compter l'éventualité d'un type que j'ai fais coffrer qui pourrais me trouver une ressemblance avec un chasseur de primes borgne. Même Allen et Wilde, peuvent attirer les convoitises !



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MessageSujet: Re: MJ 22 : Dans la gueule du loup Jeu 30 Mar - 20:31

MJ 22 : Dans la gueule du loup



Le C4 ne passa pas pour un bon gros morceau d’objet antistress comme il tenta de le faire passer. Le Ranger essaya de prendre le ton convainquant d’un des vendeurs de marché, le malaxant sous les yeux des membres de la sécurité. Rien à faire, il ne put rentrer à l’intérieur avec ce pain de C4 et le confia à Ford pour qu’il aille le replacer dans le jumper. Il croisa au passage le regard noir de l’officier qui visiblement n’apprécia pas sa tentative. Matt avait joué, il avait perdu. Il se contenta d’un haussement d’épaule avant d’attendre avec les autres analysant les premières visions de Renégat.

Renégat 25, c’est comme la Station Spatiale Internationale. Un endroit clos où l’air n’est pas renouvellé. Toujours le même, recyclé. Forcément cela ne sent pas pas la rose, loin de là. On a un peu l’impression de rentrer à l’intérieur d’une poubelle. Il y avait aussi une petite touche de sueur. Le déodorant ne devait pas être en vente dans les rayons des quelques marchés noirs et les douches peu courantes. Super. Ça donnait clairement envie. Une mauvaise inspiration et cela déclencha une quinte de toux au Ranger. La radio étant ouvert, chacun eut le droit à un petit concerto en ut de toux.

// Avalez sergent ça passera mieux après //

La petit boutade de Hoffman n’aida pas à le calmer. Il y eut un mélange de rires, de toux avant que finalement il parvienne à reprendre le contrôle. Il aurait fait ses abdominaux pour la journée. Bon, il n’y avait plus qu’à patienter que le Big Boss revienne. Cela dura un certain temps mais cela lui permit de faire connaissance avec cette station spatiale. Il ne put s’empêcher de lever les yeux en direction de positions plus élevées essayant de repérer d’éventuels vigiles voir sniper. De là-haut, la vue devait être parfaite pour éliminer une menace ou une couverture. Encore fallait-il y parvenir.

Le Chef d’équipe fut de retour, s’empressant de discuter avec son second. Oula, cela ne sentait pas très bon au vue des traits tirés d’Allen. Tiens bizarre, quand eux échangeaient, ils ne partageaient pas avec les autres. On leur faisait des cachoteries mais eux ne pouvaient rien cacher. Finalement les instructions furent donnés et la petite équipe prit la route, lui sur le flanc gauche. Attentif à son environnement. Voilà maintenant que le sujet de conversation tournait autour d'une télécommande. Super comme ça Hoffman pourrait choisir la chaine télé dans le jumper. ça devenait vraiment agaçant ce canal radio maintenu ouvert même gênant pour la concentration.

// J'ai des capotes dans l'une des miennes // dit-il d'un ton amusé. Cela provoqua l’attention de l’anglais qui tourna la tête vers lui et afficha un rictus amusé, usant d’un ton de voix calme.
// Parfait sergent, comme ça vous ne nous ramènerez pas une MST cosmique //
// J'en ai pas l'intention, Monsieur... mais il aurait été dommage que nous n'en soyons pas tous informés. //
// Vous avez bien raison. C’est une information primordiale, pour ceux qui désirent explorer les saveurs exotiques de cette station //
Eversman ne put s'empêcher de tourner la tête vers le rouge, lui adressant un sourire malicieux. Ce qui lui fut rendu. Visiblement il semblait apprécié tout autant que lui l'ouverture constante des canaux

// Pendant que nous y sommes, quelqu’un d’autre à quelques chose d’important à nous faire partager ?//

Tant qu’ils pouvaient encore un peu se détendre, autant en profiter car cela ne durerait pas. La foule était dense l’obligeant à resserrer sa position. Si toute cette population leur était hostile, impossible pour eux de sortir de là en vie, encore moins sans arme.




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MessageSujet: Re: MJ 22 : Dans la gueule du loup Sam 1 Avr - 15:16
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MJ 22 : Dans la gueule du loup


Les voilà donc partis pour de nouvelles aventures sur un satellite très accueillant. Tout le monde avait pris place dans le vaisseau et Alexander se dirigea vers une soldate, le sergent maître Allen, avec qui il discuta quelques instants. Rien de très concret ou sérieux. Sous ses airs froids et rigide elle avait de l'humour, même si sa voix ne trahissait rien d'autre que la monotonie d'un autonome sans vent. Elle dut couper court à leur petit échange par les mouvements du sergent Mama. Impossible pour Alexander de savoir ce qu'ils tramaient tous les deux et valait mieux qu'il ne le sache pas. Surtout pour le matricule de Mama le ronchon qui aurait eu le droit à une soufflante bien moins douce que celle de Pedge.

Quand tout revenu à la normal, il se désintéressa d'eux, son regard alla vers les autres protagonistes d'un calme exemplaire. Profitant de ce temps de silence, il sortit son calepin ainsi que son stylo Mont Blanc, pour commencer à écrire quelques notes. Une sorte de bilan de comportement de chacun, même si l'accent était mis sur celui d'Aiden Ford et d'Alek, Hamilton tous deux en évaluation. L'un pour son nouveau rôle d'officier et l'autre pour son comportement en mission. Concernant le maître-chien, il n'avait rien à dire, car la mission n'avait même pas commencé, sauf peut-être qu'il avait baissé du nez durant le brief et au moment où le lieutenant avait parlé. Hors, en toute franchise, la plupart des personnes avaient décrochées. Bon dieu qu'il avait été long. Alors, lui, qui faisait l'effort de toujours communiquer de manière claire et précise ce retrouvais avec un Ford qui faisait des monologues longs et ennuyeux. Il avait perdu l'attention de ses hommes même si Allen avait lutté courageusement pour ne pas perdre le fil. Du moins, ce fut ce que l'anglais en conclut en observant la salle, quand Aiden prit la parole.

Il faudrait vraiment, alors vraiment qu'il prenne des cours de prise en parole en public afin d'être efficace et concis. Car, là ce n'est pas possible. Même lui, avait dû lutter pour ne pas décrocher. Pourtant, il s'estimait « entraîner » avec le nombre de fois que le lieutenant lui avait servi ces monologues… surtout durant l'intrigue pour justifier ses actes…après comme Aiden, le suivait à la trace presque H24 il avait dû prendre l'habitude … et comme là il ne l'avait pas autant côtoyé depuis, il avait perdu. Enfin bon. Venu le moment des surnoms, Alexander se fichait bien de comment il allait être surnommé, il fut malgré tout content que cela ne tomba pas trop dans le cliché. Le Dr Wild, marqua sa désapprobation et son sobriquet sonnait en effet bien mieux. Quant à Mama, l'évocation d'un célèbre nain, lui allait parfaitement.

L'anglais entoura sur son calepin le mot « code spécial pour le chef », puisque Aiden avait clairement spécifié qu'en cas de danger fallait gueuler son nom et que lui « Red One » avait son mot de passe spécial. Pas besoin que le leader ait ce genre de privilège, enfin bon c'est du Ford qui avait fait son discours sur le don de sa vie pour sauver les autres et que tout le monde reviendrait en vie. Un véritable chevalier qui avait plutôt intérêt à ne pas croire que tout le monde devait être materner et plus particulièrement l'administratif. Puisque, cela allait vite agacer le britannique, qui avait horreur d'avoir une nounou aux fesses. Enfin bon, l'officier essayait de faire au mieux et le stresse de sa première mission en tant que chef militaire lui foutait une pression monstre. De base l'homme voulait toujours tout bien faire voir même trop et il arrivait que cela lui joue des tours. Comme la fois avec Frei et Caldwell où l'excès de zèle l'avait conduit à surveiller le linge pendant une semaine. Par contre, il marquait des points sur sa facilité à communiquer avec le responsable. Même si le coup des gilets ne plaisait toujours pas à l'anglais, il prit le risque de le laisser gérer l'insubordination « potentiel » de ses hommes sur la prise des gilets, même si cela serait surprenant. Il ignorait la façon, dont il l'avait présenté aux soldats, mais en tout cas valait mieux que ce genre de déguisement en kevlar et autres pampilles reste bien sagement dans le jumper. Même de ne pas les prendre du tout dans le vaisseau. Enfin bon, il faut bien laisser les personnes faire leur choix pour apprendre de leurs erreurs.

Il eut fini d’écrire quelques notes, quand le vaisseau arriva sur Renégat avec la fameuse voix accueillante qui donne des envies folles de nuits endiablées ! Tout le monde, fit ce qu’ils avaient à faire, avant de descendre du vaisseau et passer côté fouille. Alexander descendit le premier avant d’entendre l’ordre de Ford, il fut étonné, pourquoi faire un ordre de passage ? M’enfin bon, sûrement pour la fluidité même s’ils peuvent se gérer tout seul sans avoir besoin d’un ordre pour ça. Un peu d’autonomie que diable ! Il laissa passer Ice devant lui pour qu’elle aille se faire peloter gentiment. Celle-ci se tourna une fois en bas, pour s’adresser aux trois civils dans le but de les rassurer. Il resta stoïque, hochant la tête, le discours était inutile chez lui, mais peut-être trouverait t’il une résonance particulière chez les autres civils qui auraient besoin d’un peu de sûreté ? Sûrement.

« Merci » Formule de politesse, tous les militaires ne le font pas. Puis il lui lança simplement ceci en guise d’information sur l’arme qu’il n’avait pas sur lui « J’ai été sage sergent ».

Comme demandé par le lieutenant, l'anglais alluma en continue sa fichue radio, sentant que cela allait devenir vite chiant. S'entendre, la respiration ou bien même les petits commentaires des autres allaient devenir usant.

Gabriel tenta une petite blague pour draguer, mais il n'eut rien d‘autre que le regard adorablement flippant de la gardienne. L'anglais, jeta un petit regard amusé vers le docteur qui allait de son commentaire. Suivi d'une Pedge en grande forme qui tacle en touche magnifiquement. L'anglais eu un sourire diverti. Elle avait un sacré humour la jeune femme, ce qui contrastait avec son air froid et coincé. Il aurait bien répliqué mais bon, autant rester neutre actuellement.

Ce fut son tour pour les papouilles des bonshommes de neige d'Elsa, aimables et courtois comme des pirates… cela fut rapide pour lui, même si l'un des gardiens s'interrogea quelques secondes sur l'utilité de la balle en mousse violette qu'il sortit du sac d'Alexander. Euh et bien lui aussi se posait la question. Satané chat, qui avait tendance à fourrer ces jouets un peu partout. Enfin bon, la balle n'étant pas un dangereux projectile qui pouvait mettre en danger la vie d'un citoyen de cette station, les gorilles, la remit en place et laissèrent passer l'anglais pour la fouille au corps. Elle fut rapide, et heureusement lui qui n'aimait pas le contact prit sur lui, les mains baladeuses et bourrures d'Olaf.

Enfin bon, il attendit sagement les autres qui le rejoignaient petit à petit. Mise à part quelques éléments suspects (qui de là où il était, il ne pouvait pas savoir ce que se fut) dans les sacs du sergent Mama, Lieutenant Ford et du 1er classe Hamilton tout le monde passa sans encombre. Même le fidèle compagnon eut le droit à une muselière un peu grande pour le museau de celui-ci, avec tenu en laisse obligatoire. Enfin bon, même avec la gueule enfermée dans un outil, le chien gardait sa dangerosité. Allez-vous prendre un coup de muselière dans la tronche que vous verrez quand mêmes 39 chandelles. Surtout avec un animal aussi impressionnant qu'est ce Berger Allemand (il a de bonne croquette pour avoir une croissance aussi spectaculaire).

Bref, tout le monde revenu sauf Ford qui partait faire quelque chose dans le jumper. L'anglais se questionna sur ce qu'il pouvait bien tramer qui prenait autant de temps, quand Eversman se prit une quinte de toux passablement horrible et agaçante (puisque répercutée dans le canal radio). Alexander, le regarda s'étouffer, personne n'avait l'amabilité de lui tapoter dans le dos ? Il ne put retenir une remarque humoristique qui amplifia la toux de l'homme qui ricana de plus belle. Sans surprise son évocation à double interprétation fit réagir Hamilton qui ne se priva pas pour ricaner et répliquer.

// C’est un conseil qu'il ne faut jamais oublier de donner... //
Faut dire que cela n’améliora pas la quinte, mais au moins donnait un peu d’ambiance dans l’équipe, contrastant avec le visage austère de la sécurité. Bon le concert du maître Grimly fut terminé et voilà Ford était toujours dans le jumper… mais il faisait réellement quoi ? La liste des courses ? L’anglais, commença à regarder son environnement et les lumières qui éclairaient les ruelles devant eux. Il se saisit d’une des caisses de médicament, Victoria gérant comme elle voulait la répartition de ces précieuses boîtes.

Alexander commençait à se demander s’il ne devrait pas aller voir si le lieutenant n’était pas en train de faire un malaise (peu probable) ou une excentricité typique de son caractère (très probable), vu le temps qu’il mettait. Hors celui-ci sortit. Bon parfait… et il interpella Pedge pour discuter coupant la radio. Un comportement qui interpella d’autant plus le responsable et grand curieux qu’il est. Une fois, que le lieutenant et son second arrivèrent vers le groupe, l’anglais se rapprocha de l’américain, coupant sa radio à son tour.

« Un problème lieutenant ? »
« Aucun Sir ! Juste des remarques de disciplines qui doivent rester confidentielles ! Et des conseils sur mon commandement, d'où la discrétion ! » bon cela concernait deux militaires, s’il avait un quelconque problème Ford l’aurait dit à Hoffman. Après, si le lieutenant commençait à se remettre en cause, alors qu’il n’avait pas encore commencé la mission, il n’avait pas fini…. Après le chef de projet ne savait pas si c’est une bonne chose ou non. À voir le contenu de cette remise en question comportemental après. Il n’insista donc pas.
« Bien. Et vous avez fait du rangement pour mettre autant de temps dans le jumper ? » cela était de la pure curiosité
« Bon je comptais vous le dire de toute façon, j'ai utilisé les matériels interdits emportés par certains pour piéger le compartiment des armes, si on rentre entier, je défaisais le tout, sinon, celui qui parviendrait à pirater le système d'ouverture et entre dedans, sera bien puni ! »
Alexander arqua un sourcil un peu étonné de cette initiative, qui lui paraissait superfétatoire au vu de la sécurité de base du jumper…« Et si nous rentrons sans vous ? » Il n’avait aucune compétence en déminage pour sa part et pas très envie de se prendre une bombe dans les dents si le retour est en catastrophe. (Genre s’ils font un resto baskets ou négociation baskets)

Ford eut un sourire faussement peiné, qui fit rouler des yeux son vis à vis :
« Vous me faites si peu confiance ? Je suis triste et je vais tout faire pour vous faire mentir ! Pas de soucis, RK9 ou Ice ou Gimli doivent bien assez s'y connaître pour décrocher une grenade, et enlever un détonateur, tant qu'on le sait on ne risque rien ! D'ailleurs si ça emmerde les civils et même les autres, on peut laisser les radios en mute, mais vous Ice et moi devrons avoir un canal prioritaire, la tousserie de Gimli, me suffit pour l'heure ! Mais je n’aime pas ça ! »
« Ce n’est pas une question de confiance Ford. Je prends en comptes toutes les données, c’est mon métier d’analyser les risques et de les traiter en faits. Et me voilà rassuré de savoir que quelqu’un d’autre que vous puisse retirer la bombe en cas de pépin. Quant à la radio, personnellement ça va vite m’agacer, mais nous verront si cela est nécessaire ou irritant. Donc laissons et nous aviserons après »
« Bien, c'est vous qui voyez, mais juste comme ça, imaginez qu'un type vous agrippe dans la foule et vous entraîne au loin du groupe, vous préférez savoir que vous n'avez qu'à crier pour être secouru ou vous dire que vous allez devoir attendre de pouvoir avoir les mains libres pour allumer votre radio ? » accompagné d'un clin d'œil et d'un haussement de sourcils interrogateur « Le prochain coup je demanderais des oreillettes à conduction osseuse, c'est moins contraignant pour les autres mais pas moins efficace ! »
« Je lui ferais une démonstration de boxe anglaise » répondit l’homme d’un air amusé « Nous testerons donc. Allons-y »
Un rire entendu « Alors je les plains ! »

Les deux hommes rejoignirent le groupe, rallumant leurs radios sur le canal commun. Toute la fine équipe pouvait enfin se mettre en marche sous l'ordre de l'officier qui donna la formation. Hamilton partis en tête pour faire sa reconnaissance, commençant son boulot. Ils firent à peine quelques pas que Ford topa le responsable, lui faisant part d'un élément concernant la télécommande. Alors, qu'il reprenait sa place, ce fut une nouvelle fois le turbillion de l'équipe qui crut bon d'en rajouter une couche en parlant de l'emplacement des capotes. La perche était trop grande pour que le sujet de sa majesté ne passe à côté, alors il répliqua avec humour. Oui, la radio allumée continuellement allait être définitivement chiant et le sergent semblait du même avis. À moins, que cela devienne une cour de récréation, nuisant certainement à l'attention de chacun. Avoir la radio continuellement allumée était pratique sur le point où ils se font agressé mais niveau concentration …il fallait donc faire le roi du silence pour ne gêner personne d'autre… Plutôt étrange pour un groupe « de gredins en quête d'une taverne ». Alors, autant faire un peu d'échange au cas où, il ait des yeux curieux les observant.

// Pendant que nous y sommes, quelqu’un d’autre à quelques chose d’important à nous faire partager ?//
Une perche encore trop grande que certain prit pour donner de leur propre point de vu avec ce même humour d’un début de mission prometteur niveau cohésion. Après que cela soit du goût de chacun était une autre histoire. Il y a toujours un ou une rabat joie qui se ferait le plaisir de revendiquer son droit de râlerie pour dire aux autres qu’ils ne sont que des enfants. Afin valait mieux ce genre de petites boutades que de se prendre des piques désobligeants.

//I Have a bad feeling about this//
Fut la phrase entendue dans l'oreillette par le maître-chien, qui gratifiait l'équipe d'une prémonition d'un célèbre film de science-fiction très approprié dans ce contexte. Alexander, salua la culture cinématographie et eu un petit rictus dans le vent. Les connaisseurs retrouveront leurs œufs.

La fine équipe de petit drôle, s'engouffrait donc dans l'avenue principale, suivant les « pas » de leur éclaireur qui ne manquait pas de faire son rapport concis et efficace. Cela ressemblait vraiment à un souk mais version cosmique, avec leur vendeurs de denrées, de bric à brac, des harceleurs de rue (mon poisson il est frais et beau comme des yeux ma morue… ) ainsi que les attrapes touristes, pour le peu qu'il devait en avoir qui désiraient passer des vacances émoustillantes sur l'île pirate.

Le chef de projet, quant à lui avait en mains son calepins où il avait recopié le plan que la « fouine » lui avait dessiné, afin de trouver sa gargote. Il y avait un monde impressionnant et il serait facile de se perdre de vu. Ils rejoignirent Hamilton, qui leur tendit chacun un fruit tout droit venu de l'étale derrière lui. On aurait dit une grosse orange, sauf qu'elle n'en avait pas vraiment la saveur. Plus amer et à la chaire plus douce. Poliment, Alexander le remercia et croqua dans le fruit, pour jouer la carte « touristique » comme le laissait sous-entendre le soldat en leur offrant le goûter du matin. Eversman était près de lui et cela déclencha immédiatement la boutade.

// Vous devez être content Gimly, vous les avez vos découvertes sans même l’obligation de vous protéger //
// Ravi, Red One. Je suis sûr que cet endroit ne va pas finir de nous étonner. // D'un signe de la tête, il indiqua le petit groupe qui venait de passer devant eux. Des aliens digne d'un film de science-fiction. Certain avait même des tentacules comme des poulpes…par chance il n’y avait aucun japonais dans l’équipe sinon il aurait eu un drame. (Cliché ? non pas du tout).
// En effet // répliqua-t-il en suivant du regard le petit groupe se contentant de faire une remarque, certes humoristique mais qui allait confirmer aux autres le fait que l’anglais n’est pas aussi « froid et guindé » qu’il en a l’air. Mieux vaut que chacun le pense encore le plus longtemps ainsi. Mais quelle frustration n’empêche.

Au bout d’un petit moment de marche, aux alentours des 10 minutes établie par le commerçant pour rejoindre son antre, l’équipe bifurqua dans une petite rue pas très large 4-5 mètres maximum. Étroite, un peu sale dû aux ivrognes qui venaient soulager leurs vessies douloureuses où bien même des charmes demoiselles, cuisses à l’air (ou fourrure pour les goûts de certains), racolant le mâle échaudé avec une bourse bien pleine (nous ne dirons pas laquelle). Certaines d’entre elles avaient déjà hélées Hamilton (qui revenu vers le groupe comme ils approchaient du commerce, mais toujours en tête) à grand coup de phrases fatales comme « Hey mois aussi ma fourrure est soyeuse »… elles furent toutes aussi imaginatives pour déployer leurs charmes quand le reste du groupes passant, essayant de trouver une petite accroches à chacun, ne distinguant nullement les sexe, sait-on jamais une femme peut être amatrice, tant qu’elle débourse ses crédits.
« 100 crédits pour une pipe en or ! et 80 pour toi beau mâle » (celui qui veut se reconnaître peut lever le doigt).

Enfin bon, Alexander ignora royalement les dames, continuant le chemin en direction de leur propre graal. Celui-ci se trouvait à une vingtaine de mètres, déjà la vieille pancarte murale faite avec un acier de mauvaise qualité et son pauvre néon vacillant l’indiquait de façon grossière le nom
« Freignak ».

Le bâtiment aurait pu passer pour vieux, s’il n’était pas en réalité recouvert d’une saleté parfaitement répugnante pour le maniaque qu’est l’anglais. Le magasin, avait un aspect purement et simplement effrayant, comme si y pénétrer consistait à se retrouver égorgé et bouffer par un clan de rat garou. Alexander fit une petite moue dubitative, devant cette lourde porte en acier entrouverte…s’il la touche il chopera le tétanos et même la gale à coup sûre… remarque le sergent avait des capotes dans sa veste (enfin si cela est bien vrais), ils pourraient s’en servirent pour la pousser après tout s’est fait pour se protéger ces petites choses…
// On aurait dû lui prendre des produits d’entretiens à ce brave homme, comme monnaie d’échange… // ce fut plus une constatation pour lui-même que pour les autres, même si bon, comme le canal était open (autant que les dames de tout à l'heure) tout le monde put entendre la réflexion. Il poussa du pied, la porte, qui grinça afin de pouvoir pénétrer dedans.

Alors autant l'extérieur était sale et peu encourageant… mais ce fut genre d'une propreté incroyable à comparer de l'intérieur… le bordel monstre qui y régnait était en accord avec la saleté ambiante. Alexander était certain que s'il restait trop longtemps immobile sur le sol, il resterait collé, tel une mouche sur un papier brun. Il avait de la ferraille sur le sol, des bouts de vaisseau, des bouts de machine, des bouts coupants et d'autres émoussés…il semblait en avoir partout, que cela soit suspendu dans les airs comme pour faire art moderne ou sur de grandes tables en acier…le métal était le seul roi de cet endroit. Sur le coup cela paraissait informe et étrange, mais en regardant bien les pièces, elles étaient en parfaits états et on pouvait reconnaître leurs utilités pour certaines, comme cette aile d'un engin volant. Parfois, il avait des étagères contenant des objets farfelus ou d'une technologie plus avancés… mais ils étaient noyés sous les bouts de métaux plus ou moins coupants. Pour les attendre il fallait être contorsionniste ou connaître le bon chemin…

L’air était étouffant (attention à la toux), saturé d’ion ferreux, de poussière et surtout une lumière blafarde des deux pauvres fenêtres proches de la porte, qui filtraient le jour par sa crasse ou pour les endroits brisés… Hum… la moue dubitative de l’anglais était voyante. Il se tourna avisant le chien d’Hamilton.
// RK9, je pense qu’il serait plus préférable que vous restiez dehors avec votre chien. //
Le soldat passa la tête et observa l’étrange lieu, concluant la même chose que le « rosbeef »
//Je suis d'ac, je reste dehors //

Ford avisera s'il veut donner de la compagnie au maître-chien, mais il semblait très bien vivre de seule compagnie avec son compagnon à quatre pattes. Et donc il avisa immédiatement.
« Bien RK9 ! Vous restez dehors pour monter la garde ! Gimli, vous restez avec lui ! Vous ouvrez l'œil et vous ne faites pas les cons ! » Il se tourne vers Pedge « Ice ! Vous entrez en premier puis si tout semble inoffensif, vos nous direz d'entrer et là Doc G2 et Pills rentrerons, suivis de Red One et Moi ! Des objections ? »
« Ça va aller lieutenant, je passe en premier, Freignak me connaît. » le ton était signe de non négociation. Ford lui offrit la même moue que le soir où il avait renvoyé son garde du corps avant que Julia Woolsey tente de le séduire. Ainsi donc le lieutenant prit sur lui et fis signe d'acquiescement pour Ice.(qui n’avait donc pas le droit d’agir d’elle-même).
Très bien, on ne négocie pas avec le chef quand il a dit quelques choses. Alexander n’avait nullement, envie de débarre sur sa sécurité et niveau tête de mule, l’anglais était sûrement le pire d’entre tous. Sur ce, l'anglais pénétra dans le lieu qui déjà lui donnait des aigreurs d'estomac. Mais, cet état d'âme, il ne garda pour lui, restant impassible comme toujours.

En contemplant ce triste lieu ou monsieur propre ferait une syncope il fut évident que le maître des lieux ne devait pas être des plus rutilant. Dans les souvenirs de l'anglais, la « Fouine » était à l'image de sa grotte. Et d'ailiers la voici, avec son œil vitreux, de petite taille, courbé par le poids de ses vices, vêtements en loques une sorte de tunique blanche qu'ont les elfes de maison dans Harry Potter recouverte d'un long manteau aux motifs brodés et grossier. Ce même manteau qui jadis devait être d'une facture exceptionnelle, avec de la fourrure d'un pauvre animal qui avait perdu au jeu de la vie, était maintenant déchiré et décrépie. La fouine, qui se nommait Freignak était le cliché même du petit pervers aigris, rapiat et avare. Son regard était évocateur avec le rictus effrayant du petit commerçant roublard qui allait faire une bonne affaire sur le dos d'honnête citoyen. Sauf que malgré sa tête de petit ange tout propre et tout beau, le responsable était un patron d'entreprise et le jour où les PDG de grande entreprise ont à 100% honnête durant les négociations, il pleuvra des cordes. Les affaires, reste les affaires et en commerces il faut savoir bluffer et tromper légalement. Enfin bon, le petit homme sortit du comptoir qui avait en son dos une petite porte au fond de la boutique. D'un geste de sa main osseuse, il les invita à rentrer dans son magasin.

Alexander s’avança vers l’homme, le saluant de la tête, hors de question de tendre une main vers cet immonde personnage. Surtout qu’il en avait une qui portait une caisse.
« Mr Freignak » amorça d’une manière polie l’anglais.
L'interpellé fit un immonde sourire édenté, avant d'hocher la tête.
« C'est moi oui ! Entrez étrangers, regardez ma marchandise, prenez tout votre temps ! »
Il n'avait pas semblé comprendre de suite que le groupe était Atlante et donc les clients qu’il était censé attendre… « Non, nous sommes venus pour l’analyseur de biomasse. Nous sous sommes déjà rencontré au préalable »
Freignak cligna plusieurs fois des yeux, semblant tenter de remettre de l'ordre dans son cerveau déficient. Il se mit à grommeler quelques mots pendant trois secondes, semblant en intense réflexion, avoir d'avoir comme une illumination. Et en plus il se parle tout seul, il avait tout pour plaire cet homme, prêt à être marié !
« Ah oui, oui, oui ! Je m'en souviens ! Enfin, rien ne vous empêche de regarder si quelque chose vous plait hein ? Balader vous, je vais retrouver ça... »
Il se mit alors à se diriger vers un gros tas de ferraille, avant de se mettre à rechercher son objet. Alexander ne bougea pas, aucune envie de fouiller dans son merdier pour dégotter quelque chose. De toute manière il comptait bien demander dans la négociation si l’homme avait d’autre appareil de cette technologie. Par contre le voir farfouiller dans sa merde de fer, ne la rassura pas sur la qualité et l’état de l’objet. Son regard se tourna vers la personne à côté de lui, l’air vaguement incrédule.
« Bien, je vous attends »

.
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Pedge Allen
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MessageSujet: Re: MJ 22 : Dans la gueule du loup Sam 1 Avr - 20:05
MJ 22 : Dans la gueule du loup


Avec la Team Rocket !


Bon le contrôle se passa plutôt bien mais forcément, quelques objets ne passèrent pas l’inspection de sécurité. Ils devraient les embaucher dans les aéroports ces gugus là. Plutôt efficace. Bon, pour le pain de C4, Pedge plissa le nez. Forcément, forcément, c’était Eversman qui faisait du zèle ! Comme d’habitude. Elle ne savait même pas pourquoi elle était étonnée. Elle soupira, agacée, mais elle n’alla rien lui dire, de toute façon, c’était inutile et puis ils avaient un officier pour ça, ainsi qu’un cadre administratif qui les supplanter tous. Alors s’il y avait besoin de gueuler, ils s’en chargeraient. Pedge restait dans son rôle de second, mais elle n’allait pas marcher sur les plates-bandes des autres.

L’air dans la station était vicié. Tout ce joyeux bordel tournait en vase clos, et il devait y avoir des purificateurs de particules, mais les odeurs restaient et à force des brassées et recyclées, il flottait dans l’air des émanations nauséabondes. A la longue, leur petit nez délicat d’atlante s’y ferait. D’ailleurs, sa radio grésilla et elle entendit clairement Matt tousser. Hoffman y alla d’une petite boutade tandis qu’Hamilton répondait lui aussi. C’était d’une élégance... Elle préféra ne rien dire. En y prêtant attention, la jeune femme entendait tout en plusieurs fois. Les bruits de la station qui se répercutaient dans les radios des autres et dans la sienne, ainsi que les respirations, ou les quintes de toux.

Ford se chargea donc de ramener le matos prohibé au Jumper, en compagnie d’Hamilton. Quand il revint, au bout de quelques minutes, il prit Pedge à part pour lui faire part de ses impressions, ainsi que pour la féliciter du fait que les militaires n’avaient pas fait de vague avec les armes. Elle ne comprenait pas bien sa démarche, et il finit par s’en ouvrir, expliquant que c’était un stratagème et qu’il en avait parlé avec Hoffman. La jeune femme l’écoutait posément, et elle tenta d’expliquer ce qui l’avait gênée, oubliant le surnom qu’il avait. L’habitude d’être dans la rigueur la plus totale quand elle s’adressait à un officier. Elle allait devoir faire un effort, et elle n’était pas certaine que dans le feu de l’action, elle ne fasse pas une boulette de langage. Enfin, ce n’était pas le sujet du moment.

Elle s’expliqua donc ouvertement quant à ce qu’elle pouvait reprocher aux ordres du Lieutenant. A dire vrai, elle ne comprenait pas bien sa logique. Il ne voulait pas que les fortes têtes fassent de l’insubordination s’il donnait un ordre clair et strict. Pourquoi ? Il était officier, il avait un pouvoir de sanction en plus de celui de décision. Si ses décisions n’étaient pas respectées, il pourrait sanctionner, non seulement sur le terrain, mais une fois rentré. Le principe d’une hiérarchie fonctionnait comme ça. Les militaires s’y pliaient plus que d’autre, et généralement, tout à chacun dans la grande muette faisait en sorte de respecter les ordres. C’était comme ça et pas autrement. Il n’y avait pas à négocier, pas à truander verbalement ses subordonnés pour obtenir d’eux quelque chose qu’ils sont censés faire sans sourciller. Alors oui, il y avait des soldats comme Eversman qui avaient tendance à prendre des initiatives personnelles un peu douteuse (comme ce pain de C4 qu’il avait tenté de faire passer en fraude), mais il constituait une minorité de militaire.

La jeune femme tenta donc de lui prodiguer quelques conseils pour améliorer sa communication et son efficacité en tant qu’officier. Il la prenait un peu au dépourvu et elle servit des réponses bateau tirées de sa propre expérience. Elle aurait pu lui dire également d’arrêter d’essayer de faire plaisir à l’un ou l’autre. Les grincements de dents allaient de pairs avec la fonction. Il devait diriger, alors il devait prendre ses responsabilités et assumer le fait que telle ou telle décision ne serait pas au goût de tous. Mais qu’importe ! Il avait le pouvoir de les imposer, tout en aillant celui de tenir compte des grincements de dents ou de les arracher, ces foutues dents qui grincent. C’était lui le chef, et il devait se comporter comme tel. Bien entendu, il devait rester logique et pertinent, si soudainement il disait de flinguer femmes et enfants à vue, les autres militaires étaient en droit de remettre en cause son ordre et sa santé mentale. Enfin voilà, du moment qu’il y ait un juste milieu et que l’ensemble de la directive est correct, réalisable, et adapté, il n’y avait pas vraiment de problème.
Il repositionna son oreillette, et il entreprit de distribuer des ordres, expliquant déjà l’ordre de marche. Comme vue en briefing, Hamilton serait déployé à l’avant de la formation, avec son chien, afin d’ouvrir la marche et de repérer de potentielle menace. Pedge ne savait pas s’ils étaient observés ou non, mais il ne fallait pas trop montrer qu’ils disposaient d’un entrainement tactique et poussé. Pour des mercenaires, cela pouvait faire suspect. Enfin qu’importe, elle n’avait pas son mot à dire, et le choix d’avoir un homme en avant était pertinent et sécuritaire. Les civils récoltèrent les différents paquets qu’ils avaient emmené pour négocier avec le marchand. Ce n’était pas une mauvaise idée, ainsi les soldats avaient les mains libres pour intervenir en cas de pépin.

La procession se mit en marche. Maintenant qu’ils avaient le champ libre, ils pouvaient se rendre à la boutique du marchand pour négocier. Les yeux de la blonde parcouraient les alentours. Telle plateforme pouvait abriter quelqu’un désireux de les filer, tel balcon une autre menace. L’environnement foisonnant de monde et d’animation pouvait sembler protecteur, mais bien au contraire, il pouvait dissimuler de nombreuses menaces. Le sergent maître faisait le parallèle dans sa tête avec les rues animées des souks en Afghanistan, et pourtant, malgré l’ambiance commerçante, les occidentaux en patrouilles n’étaient jamais tranquilles. Elle avait cette même sensation ici. La menace était partout et nulle part à la fois - si menace sur leur groupe il y avait. Elle fut ramenée à la réalité par Eversman qui parlait de capote, en écho à la conversation sur la télécommande.

Elle fit un sérieux effort pour ne pas rire. Non seulement, ce n’était pas une habitude chez elle, mais en plus de ça, avec le canal radio ouvert, tout le monde l’aurait entendu, Matt y comprit. Pedge ne voulait pas lui donner du crédit, même si pour le coup, cette remarque décalée l’avait prise au dépourvu. Forcément, quand Alexander demanda si quelque chose avait quelque chose à ajouter, Pedge ne rata pas l’occasion de balancer une pique au ranger, ne serait-ce que pour signifier que les radios ouvertes était prétexte à tout, y compris aux dialogues un peu légers.

// J’ai les petites pilules bleues de Matt au cas où. //
// J'en ai volé quelques-unes pour le chef. N'est-ce pas Red One ? //
// Il faudra au moins ça pour affronter les tentacules //
// Vous me ferez plaisir d'éteindre votre radio lorsque vous serez en compagnie de ses tentacules, Red One. //
// Vous pensez que ça a un effet sur les tentacules ? //
// Vous irez leur proposer et nous verrons si cela entraine des effets chez eux //
// Je veux pas être mêlé à ça, moi. //
// Vous n'avez qu'à pas voler. Ça remplacera le blâme. //
// C’est juste un emprunt. //
// Toute façon, rencontrer l'habitant, c'est ta spécialité Gimli. //
// Pas de ma faute, si je les fais toute craquer... Faut bien un atout charme dans cette équipe. //
// Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre… //

Ils finirent par rejoindre Hamilton, alias RK9, devant un étal d’un marchand de fruits et légumes locaux. Pedge n’était pas trop pour les découvertes culinaires, surtout quand elle ne savait pas dans quoi elle allait croquer. Elle remercia le soldat d’un signe de tête pour inspecter le fruit, mais elle n’y toucha pas. Maintenant qu’elle l’avait dans les mains, elle ne savait pas quoi en faire, aussi le conserva-t-elle jusqu’à trouver une porte de sortie. Tout comme Alexander, la soldate suivit des yeux le groupes qui passa près d’eux, totalement hétéroclite et qui avait alimentait leur discussion radio. C’était surprenant, toutes ces espèces aliens qui se promenaient ici. Franchement, Lucas se serait bardé dans un coin pareil. Pedge avait les yeux qui se promenait de partout, ne serait-ce que pour voir le danger arriver, mais aussi parce que tout était nouveau, donc sympa à voir. Ce n’était pas tous les jours qu’ils avaient l’occasion de parcourir un endroit avec autant de diversité. Ici et là, des marchands en tout genre essayaient de vendre leur came aux passant, tandis que d’autres restaient obstinément planté devant leur boutique sans ouvrir la bouche, détaillant le flot de passant dans la rue. Pedge était sur le flanc droit du groupe, et elle parcourait des yeux les vitrines qui s’exhibaient devant elle, tout en essayant de ne pas trop quitter des yeux la rue dans laquelle ils évoluaient.

Cependant, une devanture attira son attention, devanture qui faisait l’angle avec une ruelle plus étroite qui s’enfonçait dans les entrailles de Renégat 25. Il n’y avait pas d’inscription vraiment lisibles dans la rue principale, mais des néons rouges attiraient l’œil. Dans la vitrine, le sergent maître put apercevoir des objets aux courbes étranges, et soudainement, elle prit conscience qu’elle était en train de reluquer un sexshop extraterrestre. Pour les quelques articles présentés en vitrine, la jeune femme constata qu’ils avaient des goûts assez particuliers, allant des gants en écailles ou en fourrure spécialement conçu pour se palucher, en passant par les simulacres bien dressés des hommes aux formes arrondies et à la texture à première vue douteuse. Elle s’écarta vivement de là, tandis qu’un petit boitier en forme de bouche, disposé dans la vitrine venait de sortir une langue plus vraie que nature et qu’il se la passait sur les lèvres de façon gourmande. Il n’était pas simple de la déstabiliser, mais elle fut surprise et elle s’éloigna, ne tenant pas à se faire gauler entrain de mater des articles sexuels.

Alexander les fit bifurquer dans une rue un peu plus loin. Une rue qui ressemblait plus à une ruelle, à un coupe gorge où l’on savait dans quel état on y pénétrait, sans savoir dans quel était on allait en ressortir. L’air était saturé d’ammoniaque, agressant les narines. Tout le monde devait pisser dans le coin, elle en était certaine. A non, fallait croire que ça sentait aussi le foutre, parce qu’une myriade de demoiselles semblait attendre le client. Le plus vieux métier du monde, et aussi le plus exportable dans toutes les galaxies manifestement.

« Viens par-là ma belle que je te rende ton sourire, contre 80 crédits, ma langue va te faire décoller vers les étoiles. » Elle exhiba une langue assez impressionnante, qui laissa Pedge pantoise. Comment elle pouvait cacher ça dans sa bouche ? Elle déclina l’invitation en détournant son regard et en continuant d’avancer. De ce qu’elle pouvait voir ou entendre, elle n’était pas la seule à se faire racoler. La jeune femme mettait un point d’honneur à essayer de se trouver entre les civils et les prostituées, mais dans la ruelle étroite, ce n’était pas évident. Plus loin, un client donna des pièces à une créature au corps soyeux, et aussitôt, ils s’éclipsèrent par une porte, alors qu’un second en sortait en réajustant son pantalon, l’air ravi.

Le groupe arriva enfin à destination. L’endroit pour lequel ils étaient venus. Cela semblait miteux, et elle se demandait bien qu’est-ce qu’on avait pu trouver à ce marchand de si extraordinaire pour qu’ils risquent une expédition dans ce repère de truands. L’échoppe ne payait pas de mine, et rien que la porte ne donnait pas envie d’être poussée. Bon après, dans une ruelle pareille, il ne fallait pas s’attendre à tomber sur les Galeries Lafayette. Quelque part, Pedge se disait qu’elle avait bien fait de se munir de ses mitaines habituelles, car elle pourrait toujours toucher les choses avec les parties protégées de ses mains. Néanmoins, elle n’était pas craintive comme pouvait l’être certaine personne, rebutée par la saleté. Elle avait vécu en section pendant de longues années, et ce n’était pas la panacée pour qui aimait les endroits aussi clean qu’une compresse stérile.

Le Lieutenant Ford distribua ses ordres, et Pedge allait acquiescer, s’apprêtant à pénétrer dans la boutique, quand Hoffman lui fit remarquer que ça irait comme ça. L’autre ne moufta pas, faisant un signe au sergent maître de laisser pisser. Elle opina du chef, préférant ne rien dire et laisser l’anglais gérer l’amérindien, et vice versa. Elle entra donc à la suite d’Alexander dans l’antre de Freignak, dit la « fouine », tandis que Matt et Alek restaient dehors à monter la garde. L’intérieur de la boutique était digne d’un type qui avait un syndrome de Diogène. Il y avait du foutoir partout ! Ça s’entassait ici et là, menaçant de s’écrouler au moindre coup de vent. Pedge identifia des restes de pièces mécaniques, certainement de vaisseau et autres droïdes, dans un état déplorable. Il y avait de la ferraille, des flexibles, des pièces électroniques et d’autres joyeusetés de ce genre. Le commerçant qui, ne les attendait pas, finit par faire irruption depuis une porte dans le fond de sa boutique. Pedge le classa dans la catégorie des menaces assez faibles assez rapidement, surtout en voyant sa démarche et son allure. Elle savait qu’il ne fallait pas se fier aux apparences mais quand même. La militaire restait stoïque, préférant ne pas bouger. Elle n’avait pas spécialement une curiosité malsaine pour son environnement, préférant l’observer plutôt que de le manipuler. Puis bon, ils n’étaient pas là pour lui acheter tout son bric à brac, et surtout, ça respirait tellement l’hygiène dans le coin qu’elle n’était pas certaine de tester sa vaccination pour s’en tirer à bon compte. Sans parler qu’elle était immunisée contre des virus terrestres, pas contre quelque chose de plus exotique.

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MessageSujet: Re: MJ 22 : Dans la gueule du loup Dim 2 Avr - 2:12
Dans la gueule du loup
Avec Druan Vathrad, Kerb Deros, Matt Eversman, Alexander Hoffman, Alek Hamilton, Aiden Ford et Pedge Allen

Les deux hommes de la sécurité n'avaient visiblement pas non plus le sens de l'humour car, après ma petite blague concernant leur collègue féminine, l'un d'eux s'empressa de s'occuper de mon cas. Après avoir examiné mon sac de façon très méticuleuse, il procéda à une fouille corporelle un peu brusque. Vu son gabarit et le mien, il était clair qu'il pouvait presque m'assommer d'un seul coup de poing. J'avais l'impression d'être une pauvre poupée entre les mains d'une gamine, et le gars prit tout son temps comme s'il espérait découvrir quelque chose d'interdit sur moi, ce qui n'était pas le cas, à son grand regret. Il passa tous les objets que je possédais au peigne fin, jusqu'à arriver au détecteur lantien. Il me regarda avec insistance en me montrant l'objet, et bien qu'il ne mentionna pas un mot, je compris qu'il souhaitait savoir ce que c'était.

"Ce n'est pas dangereux. Un simple scanner qui me permet d'évaluer la qualité d'un objet en analysant sa composition et la pureté des matériaux utilisés. Je m'en sers beaucoup quand je fais du commerce pour détecter les arnaques".

Je n'allais pas lui dire la réelle utilité de cet objet, mieux valait cacher le fait qu'il s'agissait d'un appareil Ancien. Le garde sembla me croire, vu qu'il n'avait rien pour contredire mes paroles, puis il me rendit mon matériel. Je m'empressai de tout remettre en place avant de m'éloigner de lui, non sans être soulagé. Une fois que le groupe passa la sécurité, des ordres furent donnés. Je pris ma place dans le groupe, entre Victoria et Alexander, en portant le matériel que nous avions amené pour le marchandage avec notre contact. Nous progressâmes dans une ruelle bondée de monde, ce n'était pas simple d'avancer sans se faire bousculer. Rien sur Terre n'était comme cet endroit, ou alors peut être les pires lieux cachés des grandes villes, dans lesquels le taux de criminalité et de pauvreté explosaient tous les records. Une chose était sûre : je n'avais pas envie de m'attarder dans un tel endroit pour faire un peu de shopping. Pendant notre ascension, j'écoutai les paroles des autres membres de l'équipe, mais je préférais rester silencieux en regardant autour de moi, non sans prendre un air le plus décontracté possible. Nous étions censés être ici pour faire du commerce, inutile d'attirer l'attention. Cependant, je préférais rester prudent en analysant tout autour de moi.

Alors que nous prenions une autre ruelle pour aller voir notre contact, le décor changea radicalement. Terminés les échoppes de fruits et légumes suspects et de produits douteux, nous avions maintenant le droit aux prostituées qui étaient assez nombreuses et qui savaient comment aguicher leurs clients. Pour ma part, je préférais ne pas les regarder, j'avais déjà peur d'attraper quelque chose à quelques mètres de distance car elles devaient avoir une hygiène très douteuse, comme leurs clients et le reste de la population de cette base d'ailleurs. Après de longues minutes de marche à suivre Hamilton et son chien qui nous ouvraient la voie, nous arrivâmes enfin à destination. Enfin, ce qui semblait malheureusement être notre destination finale, vu l'horreur qui se dressait devant nous. Ca une boutique ? Les carreaux étaient tellement sales que je peinais à croire que la lumière extérieure pouvait encore passer à travers. La devanture était en ruine et toute rouillée, comme l'était l'encadrement en acier de la porte. Et la façade avait besoin d'un sérieux coup de peinture. En m'arrêtant tout près des autres, mon regard balaya le magasin tout en grimaçant.


"Sérieux ? C'est vraiment ici qu'on a rendez vous ? Cette bâtisse menace de s'écrouler à tout instant".

Hélas pour moi, nous étions bien arrivé. Alexander fut le premier à passer, suivi de près du reste du groupe, sauf Hamilton et Eversman. Une fois à l'intérieur, j'eus l'impression de mourir d'asphyxie tellement l'air était lourd et saturé de toutes sortes d'odeur désagréables. Je toussai un peu, avant de retrouver une respiration normale. L'intérieur du bâtiment était pire que l'extérieur, et tout en posant le matériel sur le sol, je ne pus m'empêcher de lâcher un petit murmure audible seulement pour les personnes qui se trouvaient près de moi.

"Quelqu'un a pensé à apporter un balai et une serpillière ?"

Je commençai à marcher à travers la pièce quand un homme qui aurait non seulement eut besoin d'un bon bain, mais également d'une nouvelle garde robe, se présenta à nous. Alexander s'empressa de discuter avec lui, lui donnant des explications quand à notre présence ici. L'individu se dirigea alors vers une montagne de divers objets en métal, dont la plupart semblaient détériorés ou cassés. J'en profitai pour m'éloigner un peu pour fureter entre les étagères et les tables jonchées de ce qui me semblaient être plutôt des débris inutilisables plutôt que des objets à vendre, laissant le soin à notre leader de procéder aux négociations. Mon attention allait à droite, à gauche, en haut, en bas. Il y avait vraiment plein de choses, dont beaucoup me paraissaient complètement inutilisables entre la poussière et la rouille. Comment ce vendeur pouvait-il avoir du matériel qui pourrait nous intéresser ? J'avais de sérieux doutes à ce sujet. Je continuai mon inspection jusqu'à ce que mon attention se porte sur un petit drone, posé sur une étagère. Un simple objet qui semblait dater du temps de la préhistoire terrienne vu son état, mais il était marrant à observer. Avec beaucoup de précaution pour ne pas me blesser en me coupant, je le pris dans mes mains pour mieux le regarder. Le tournant dans tous les sens, je l'étudiais tout en me demandant s'il avait une quelconque utilité. Probablement aucune d'après mes conclusions. Cependant, je fus fasciné par le travail minutieux de sa conception. Il devait appartenir à une civilisation technologiquement avancée, et si on retirait la rouille qui l'encrassait, il pourrait sûrement être efficace une fois en fonction.

Alors que je continuai à le regarder sous toutes les coutures, j'eus un geste maladroit et je pus entendre un petit bruit de métal cassé au moment où l'un des morceaux du drone me resta dans une main, détaché du reste. Aussitôt, je tournai mon regard vers les autres, affichant un air désolé, mais par chance, le vendeur me tournait le dos. Et vu le boucan qu'il faisait en cherchant quelque chose dans le tas de ferrailles sur lequel il était penché, il ne devait pas avoir entendu grand chose. Rapidement, je reposai le drone cassé sur l'étagère, en tentant de le dissimuler derrière d'autres objets, ni vu ni connu, avant de sortir un mouchoir de ma poche pour m'essuyer les mains. Je me raclai la gorge, puis je retournai vers mon groupe en prenant un air parfaitement innocent. Lorsque mon regard croisa celui de la personne qui se tenait à côté de moi, je haussai rapidement les épaules presque pour dire "je n'ai rien fait, ce n'est pas moi", avant de reprendre mon sérieux, comme si de rien n'était.


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MessageSujet: Re: MJ 22 : Dans la gueule du loup Dim 2 Avr - 17:55
Lorsque son tour fut arrivé, Victoria fut aussi coopérative que possible. Elle posa son sac et leva les bras afin de faciliter la fouille effectuée par un des deux hommes du petit groupe qui les avaient accueillis. Elle sursauta au moment où une espèce de rixe éclata un peu plus loin, ses yeux se dirigèrent vers l’endroit où elle se produisait et elle ressentit soudain un sentiment d’insécurité. Comment une telle chose pouvait-elle se produire alors même que visiblement les mesures de sécurité étaient très poussées. Son inquiétude devait certainement être perceptible car l’homme qui la fouillait lui intima :

-Ne vous en faites pas, si vous vous contentez de vous occuper de vos affaires, il ne vous arrivera rien.

Victoria baissa le regard sur elle et acquiesça silencieusement, se promettant de ne certainement pas faire quoique ce soit pour que cette menace ne soit mise à exécution. On lui demanda alors d’ouvrir son sac et elle laissa l’homme fouiller à l’intérieur. Pour chaque objet qu’il ne connaissait pas et qu’il lui montrait, elle lui expliquait à quoi cela servait. Pour certains, il les remettait en place dans le sac, pour d’autres, ils les balançaient négligemment dans une de ses caisses de provisions médicales qu’elle avait soigneusement préparées. C’était le cas des scalpels et des seringues à usage unique ainsi que d’une paire de ciseaux et de la pince à épiler. Elle plissa les yeux, un peu déçue de devoir se séparer de ce matériel de 1ers soins mais s’abstint d’en faire part au garde. Cela aurait été sûrement mal perçu, inutile de froisser leurs hôtes, se dit Victoria qui referma finalement son sac bien allégé. Elle se dirigea vers la dernière étape de la vérification : le scanner qui, pour elle, se passa tout à fait bien puisqu’elle ne portait absolument aucun matériel qui pourrait susciter l’interrogation des gardes.

Elle finit par rejoindre son groupe et écouta attentivement les instructions de Ford à la radio qui leur indiquait quelle position chacun devait tenir. Elle se trouverait au centre de la formation, aux côtés du Docteur Grayson, encadrés par les militaires tous les deux seraient bien protégés. Alors qu’elle se positionnait aux côtés de Gabriel, la voix d’Alexander résonna à son tour, demandant si quelqu’un avait une révélation à faire concernant son équipement.

// - Non Red One. //

Répondit-elle tout simplement pas vraiment dans l’humeur de blaguer car l’idée de se faire réprimander exerçait sur elle une forme d’oppression qui l’empêchait de pouvoir se détendre. Un peu rassurée cependant de marcher avec Gabriel, elle se laissa bien vite absorbée par l’observation de son environnement. L’intérieur de la station et en particulière l’artère centrale était tout à fait impressionnante, on peinait à imaginer que cela puisse ressembler à cela vu de l’extérieur. Mais ils se trouvaient bien à l’intérieur d’une immense fourmilière, cela grouillait de tous les côtés et Victoria se doutait que cela devait rendre difficile le travail des militaires qui devaient les protéger. Leurs sens devaient certainement être en alerte et il était évident que dans un endroit comme celui-ci il allait être difficile de capter une éventuelle menace. A nouveau, un sentiment d’insécurité vint lui nouer le ventre et elle se rapprocha un peu plus de Gabriel.

Ils marchèrent pendant 10 bonnes minutes avant d’atteindre leur objectif, une espèce de boutique où ils avaient rendez-vous avec un marchand pour effectuer des échanges. Ce boui-boui infâme ne payait vraiment pas de mine et Victoria ne put se départir d’une grimace de dégoût en voyant les tas de ferrailles et d’objets abîmés qui s’y amoncelaient à l’intérieur. Elle ne pouvait s’empêcher de penser aux milliers de bactéries qui devaient s’y loger. Elle attrapa alors le petit flacon de gel hydro alcoolique qu’elle avait toujours dans sa poche et s’en versa généreusement dans le creux de sa main avant de se désinfecter les mimines. Et elle répéterait l’opération à chaque fois que cela serait nécessaire. L’idée d’attraper le tétanos ou quelque chose de pire ne lui était pas vraiment agréable. La remarque que Gabriel fit au sujet de la propreté du lieu qui laissait à désirer la fit sourire.

[color:130a=PaleGoldenrod//]- Non et de toute façon je ne suis pas sûre qu’un balai et une serpillière auraient suffi.//

A vrai dire c’est d’un véritable coup de karcher qu’aurait eu besoin le lieu qui sentait la rouille et la poussière à plein nez. Sans coller le scientifique mais sans vraiment le quitter de vue, elle se dirigea de son propre côté pour étudier un peu les différentes étales proposées. Alexander avait fait part des raisons de leur présence ici et en attendant que le marchand aille leur chercher ce pourquoi ils étaient là, les atlantes avaient tout le loisir d’observer ce qui se vendait ici. Rien de bien folichon ou plutôt d’intéressant pour la doctoresse. La ferraille n’était pas son truc et elle prenait grand soin à ne pas entrer en contact avec les objets offerts à la vue des visiteurs. Ce n’était pas le cas de Gabriel, qui au contraire, touchait un peu à tout, sa curiosité finie d’ailleurs par lui faire défaut car dans un geste maladroit il abîma ce qui semblait être un drone. Il tenta tant bien que mal de cacher sa bêtise mais Victoria avait tout vu. Elle désactiva temporairement sa radio pour que seul lui l'entende.

- Mettez donc vos mains dans vos poches docteur, vous allez finir par nous attirer des ennuis. Lui souffla-t-elle sur un ton de reproche en jetant un regard vers le vendeur qui n’avait heureusement pas assisté à la scène.

Elle détourna son attention de lui et reprit son inspection visuelle jusqu’à ce que son regard s’arrête sur un petit objet qui ne lui était pas étranger. Après quelques secondes d’hésitation, elle l’attrapa du bout des doigts et l’inspecta sous toutes ses coutures.

- Regardez ça Gabriel, cela ne vous fait pas penser à l’un de ces boucliers personnels lantien ?

Effectivement, il s’agissait de cela et elle savait aussi que pour l’activer, disposer du gène était primordial. Or, elle ne le possédait pas, en revanche c’était le cas de Gabriel, alors elle le lui tendit afin qu’il puisse l’essayer sur lui. Machinalement, elle se lava à nouveau les mains. S’il prenait la décision de le porter, tous les deux finiraient par se rendre compte que malheureusement le petit appareil était complétement vide et donc inutile et serait bien vite reposé afin que le vendeur ne les remarque pas car elle était persuadée qu’il ignorait tout de l’origine et de l’utilité de pareil engin. Enfin, elle réactiva son oreillette pour éviter de se retrouver sans informations utiles.


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Kerb Deros
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MessageSujet: Re: MJ 22 : Dans la gueule du loup Lun 3 Avr - 22:03
Un lieu du plein de possibilités, d'exotisme, de bizarrerie même. On peut trouver tout et n'importe quoi dans ce genre de place, enfin presque il y aura toujours des bouibouis perdus dans des ruelles pour des besoins plus inavouables ou illégaux. En tout cas, je fais quelques emplettes ici et là, essayant de gagner le plus de temps possible pour pouvoir attendre ceux qui nous intéressent. Ainsi le temps passa, j'ai quelques fruits et légumes, un peu de matériel de peinture plus ou moins de bonne qualité et c'est à ce moment là que je vois la bête. J'ai déjà vu des chiens, il y en a sur certains mondes et c'est très utilisé sur le mien pour la capture de fugitif, mais jamais de cette race. À mes yeux, la bête était rousse et noire, mais il ne faut pas oublier que je suis atteint de tritanopie. Sans même le savoir, cette vue rendait l'animal plus majestueux et impressionnant qu'il l'était en réalité, mais j'ai dû m'avouer mentalement que son maître à fort bon gout.

Il a fallu peu de temps par la suite pour voir qu'il n'est pas seul, plusieurs individus avec des tenues similaires pour certain, sans le moindre marquage et marchant groupée ce n'est pas ce qu'il y a de plus discret. Mais le but ce n'est pas de l'être, mais de ne pas être attaqué ou de se perdre de vu, j'imagine, et si c'est le cas c'est une bonne idée. En fait même, c'est élémentaire et cette vue m'affirme qu'on a au mieux à faire à des amateurs éclairés, mais plus certainement à des personnes au moins expérimentées ou formées. La discipline se ressent un minimum dans le cortège même si je ne les épis pas trop pour éviter d'avoir l'air suspect. Un badaud parmi les autres, je les laisse passer, ajoutant à mes emplettes un peu de chair de raska, sans être un met de luxe c'est tout de même une viande fine.

Ils passent finalement, c'est le début de la filature, en même temps vu le nombre d'individus ce serait réellement dur de ne pas les retrouver. Par contre si l'un d’eux se sépare je vais avoir plus de mal à le remarquer. Mais ça, c'est mon problème n'est-ce pas ? En tout cas, leur manière de se déplacer semble indiquer qu'ils ont une destination précise en vu et donc que dans le pire des cas je pourrais tenter d'identifier leurs destinations.

Mais cela ne sera pas nécessaire, suite à une ellipse mentale, je me retrouve à devoir prendre par une ruelle, j'y vais très prudemment et avec un peu de retard pour ne pas éveiller les soupçons encore. De toute évidence, ils finissent par s'arrêter. Ils sont à destination ? Ils ont un problème ? Je décide d'entrer dans un bâtiment et vais sur le toit, il est temps de voir la situation d'un peu plus haut. Le temps passe, mais pas tant que ça en fait, apparemment ils ont laissé deux des leurs en-dehors de chez un marchand. En même temps avec des caisses, il fallait bien se douter qu'ils venaient faire un échange.

Pas la peine de trop attendre, c'est une bonne occasion qui ne se rate pas, ils sont immobiles et avec deux membres en moins. Je vais donc au lieu de rendez-vous. Eagle est impatiente ça se voit, elle va aimer mon rapport et je ne vais pas la faire attendre d'ailleurs.

"Ils se sont rassemblés dans une boutique. Deux d'entre eux gardent l'extérieur. Une occasion de les amputer de deux membres est donc à saisir si on peut les attirer plus loin."

Elle hocha la tête, puis répond tout de suite.


"Effectivement, c'est une bonne idée. Je connais les personnes idéales pour ça. Allez, on va se mettre en position. On arrivera dans leur dos pendant qu'ils font diversion."

Immédiatement, Eagle s'élança en direction de deux soleils rouges, avec qui elle parla quelques secondes. Puis, elle guide l'Escadron dans une allée, afin de faire le tour pour prendre les Atlantes à revers. Je vois déjà celui des nôtres qui a des doigts de fée s'activer, Eagle adore ce genre d'assaut, en plus sérieusement pourquoi négliger les grands classiques surtout quand ils fonctionnent aussi bien ? Pour le coup des deux gardes, c'est aussi le B.A.BA une diversion comme une autre. On prend une route parallèle une fois que l'on m’a rendu mon équipement et que je l'ai enfilée. J'ai une version plus légère de l'armure des autres, qui sert quand je dois avoir un minimum de protection et j'ai également un fusil qui est réglé pour ne pas tuer.

"Ne faisons pas attendre nos invités..."

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Matt Eversman
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MessageSujet: Re: MJ 22 : Dans la gueule du loup Jeu 6 Avr - 17:11

MJ 22 : Dans la gueule du loup



Les ordres furent donnés. Heureusement que Ford était loin sinon le Sergent Maître aurait eu envie de le prendre dans ses bras pour le remercier de cette décision. Rester à l’intérieur de ce lieu crasseux signifiait chopper une maladie pulmonaire ou un truc pas très clair. Même son quartier s’avérait mieux ranger et nettoyer. Là c’était juste un bordel crasseux sans nom. D’ailleurs quand on parlait de bordel, le galactique n’était situé qu’à une vingtaine de mètres. Bon, au moins ils ne s’ennuieraient pas avec son coéquipier. Rien qu’observer les clients et les méthodes des rabatteuses, cela pouvait les occuper toute la journée. Ecouter les négociateurs faire de belles propositions, se renvoyaient la balle, ce n’était vraiment pas sa tasse de thé. Là il était aux anges. Enfin si ça sentait meilleur, il y serait véritablement.

Une prostituée particulièrement aguicheuse lui tira un petit rire tant ses habits étaient à la fois ridicules et provoquants. Plus court que ça c’était difficile réalisable. IL ne put s’empêcher de frapper légèrement l’épaule de son collègue pour attirer son attention et lui montra d’un signe la direction à suivre. Ils auraient bien échangés quelques remarques bien basses mais cette fichue radio était toujours ouverte. Le regard de ce dernier et son sourire lui suffit.

Appuyé sur l'encadrement de la porte, Eversman se rongeait négligemment les ongles. Rien à signaler à part quelques passants plutôt extravagants jusqu'au coup de coude d'Alek pour lui signaler l'arrivée de deux types et d'une nana.

"Lâchez moi je vous dis !" Une jeune femme semblait être en train de se débattre, tandis que deux gangsters du Soleil Rouge, visiblement non armés, essayaient de la retenir et de l'empêcher de bouger.
"Eh bien ma belle, on est pas assez bien pour toi ou quoi ?"
La jeune blonde répliqua a la question par une droite décrochée dans la mâchoire du plus grand. Le plus petit fit un petit "Hooooou" admiratif.
"Mes jambes s'ouvrent aux travailleurs et aux honnêtes marchands, pas aux soudards du Soleil Rouge !"
Le grand grommela, avant de lui agripper les cheveux pour la tirer en arrière. La femme hurla, tandis que son agresseur lança :"Ah ouais ? Bah tu sais quoi, on va quand même se servir »
"Et on va même pas payer !" Ajouta en le plus petit en ricanant. La jeune femme se débattait comme une lionne en hurlant, tandis que les deux soudards commençaient d’ores et déjà à tenter de lui retirer ses vêtements.

Matt Eversman


La situation dégénéra rapidement. En temps normal, le Ranger se serait porté immédiatement à son secours. Jouer les preux chevaliers lui avait apporté deux os brisés et des sanctions d’où l’hésitation. Il coupa sa radio pour échanger avec son coéquipier. "ça craint..."

Alek Hamilton


Soyons honnête je me faisais chier à attendre dans cette ruelle sordide que mes compagnons aient terminé leur transaction du bon coin de la galaxie. Pour m'occuper je regardais les passants aller et venir, c'est là que je repérais deux molosses avec une femme et ils n'avaient pas l'air de lui vouloir du bien, machinalement je serrais la laisse de Kalash. Je coupais aussi ma radio " Ouais si on intervient on fout tout en l'air mais en même temps on va pas les laisser la violer sous nos yeux"

Matt Eversman


Alek avait tout bien résumé. Intervenir au risque de corrompre la mission ou assister à un viol ? Après un dernier échange de regard envers son coéquipier, il ouvrit le canal radio. // Ice. On a besoin de toi à l'extérieur. Maintenant. //
//Reçu//

Lorsqu'Ice sortit, elle put voir, un peu à gauche du groupe, à une dizaine de mètres, deux hommes des soleils rouges désarmés, visiblement en train de tenter de violer une jeune femme, qui se débattait comme une diablesse. Ice coupa sa radio en sortant, pour ne pas embêter les négociateurs à l'intérieur. "Qu'est-ce qu'il se passe les gars ? "

"Allez, laisse toi faire à la fin, grognasse !"
Continuant d'observer la scène qui se jouait devant eux, Matt détourna la tête quelques instants vers la nouvelle arrivante, coupant de nouveau sa radio. "Visiblement cette nana est une prostituée mais ce ne seraient pas ses clients. Bref on la laisse se faire violer devant nos yeux ou pas ?"
" C'est sérieux comme question ? ", dit-elle en toisant ses deux coéquipiers.
" Oui Ice sinon on ne vous aurez pas demandé de venir, mais en général nos initiatives nous retombent dessus "
" M'ouais j'en sais quelque chose ", marmonna-t-elle. " Je ne pense pas que le viol soit une norme dans n'importe quelle culture... Alors non, on ne ferme pas les yeux. "
"Ok, on y va alors. Préviens Ford, Ice." Matt se mit en mouvement s'approchant du petit rassemblement. Il n’était pas des plus rassurés vu la carrure de l’un d’eux mais à quatre contre deux, cela ne devrait pas poser de problèmes. "HEY LACHEZ LA." Alek s’approchait du trio avec Kalash qui grognait " Bonjour messieurs votre mère ne vous a jamais appris à bien traiter une femme? "

Pedge ralluma sa radio. // Black Eye, nous avons une femme qui se fait agresser à l'extérieur du bâtiment. Nous intervenons dans les limites de nos prérogatives. // Pedge après avoir prévenue Ford, approcha également dans le dos des deux hommes, prête à tirer la femme à elle si un combat s'engageait. Elle espérait que leur présence serait simplement dissuasive et que tout le monde en resterait là.
"//Négatif ! Restez près de la porte du magasin ! C'est un piège ! Les gardes sont là pour ça ! On ne bouge pas ! C'est clair, Ice ?"//

Trop tard. A peine le message du Chef transmis qu'un bout de métal dégringola. Puis, ce fut le chaos. Une intense lumière vive emplit la pièce, ainsi qu'un bruit tout simplement assourdissant. Immédiatement après la déflagration, des tirs fusèrent dans tous les sens, depuis la fenêtre droite du magasin. Le Ranger n’eut pas le temps de se mettre à l’abri que deux impacts eurent lieu dans son dos. Il sembla perdre le contrôle de son corps, les genoux cédant aussitôt sous le poids de son corps l’envoyant face contre terre. Un dernier impact sur sa cuisse l’acheva lui faisant perdre aussitôt connaissance.

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Des signes témoignaient d’un imminent réveil chez le militaire. La tête était agitée de petits mouvements, recherchant un contact dur pour parvenir à se caler et lui permettre de se rendormir paisiblement. Ce fut un échec. Impossible de trouver une position convenable, il demeura la tête penchée en avant ce qui sollicitait fortement une nuque plutôt raide. Des mouvements de doigts, de mains suivirent. Liées entre elles dans le dos, ce n’était pas plus agréable pour les épaules. La respiration s’était modifiée, il poussait de multiples soupirs avant de finalement ouvrir les yeux après plusieurs minutes de lutte. Cela ne sembla pas plaire à son geôlier, un nouvel impact énergétique eut lieu le renvoyant dans au pays des songes pour un bon moment.

Quelques temps plus tard, Matt émergea de nouveau. Le corps ne cessait de recevoir des émissions des muscles. Ceux-ci lui faisaient bien comprendre qu’ils n’appréciaient d’être dans la même position depuis un certain temps. Il était courbaturé de partout et essaya de modifier sa position comme il put. Poussant sur ses mains, il finit par se redresser un peu ce qui lui permit de s’adosser à un mur. Plongé dans la pénombre, il ne parvenait pas à repérer grand-chose. La seule lumière qui lui parvenait, venait du petit espace entre la porte et son encadrement. Peu à peu, les yeux se firent à cet environnement lui permettant d’en apercevoir davantage. Le gilet tactique avait disparu ainsi que l’ensemble de ses affaires. Même l’oreillette radio. Ne lui restait plus que l’uniforme qu’il avait sur lui. Pas de coéquipier aux alentours. Super… Dans quoi s’était-il encore fourré ? A l’odeur plutôt correcte, on aurait dit qu’il n’était plus sur Renégat mais l’idée d’être sur un vaisseau ennemi n’était pas des plus rassurantes. Etait-il devenu une espèce de cadeau pour un émissaire ? ça faisait froid dans le dos. Si c’était le cas, le type risquait de déchanter. Et façon pourquoi lui ? C’était pas le plus jeune du groupe ? Bon ok le plus mignon mais y avait Pedge ou Victoria.

N’ayant rien à faire, le Ranger entreprit de se libérer de ce fichu lien. Il rechercha quelque chose de tranchant dans cette fichue geôle. Rien ne semblait dépasser du sol. Il tenta de le briser en le tordant en tout sens, ne parvenant qu’à resserrer davantage le lien. Ses doigts se refermèrent autour des manches de sa veste, lui servant de maigres protections avant qu’il ne commence à frotter son entrave contre le sol. Cela prendrait le temps qu’il faudra mais il se débarrasserait de ce truc. Impossible d’avoir une idée de l’heure ou du temps passé. La bouche est pâteuse, l’estomac criait famine et certaine petite envie. Super. Il n’interrompit son geste qu’en entendant des bruits de pas.


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MessageSujet: Re: MJ 22 : Dans la gueule du loup Lun 10 Avr - 15:43
MJ 22 : Dans la gueule du loup




La fouine continuait sa recherche méticuleuse pour retrouve l'objet tant convoité. Enfin, méticuleuse, c'était peut-être un peu vite dit : il se contentait en réalité d'envoyer valdinguer les morceaux de métal, lançant parfois une insulte chaque fois qu'une nouvelle blessure venait s'ajouter à ses mains calleuses, et marmonnant des propos incompréhensibles le reste du temps.

Finalement, au bout de bien 10 minutes de recherches fastidieuses, il lança un gigantesque "AHAH !", tendant vers le ciel une sorte de boîtier lantien, dont la qualité aurait pu s'avérer somme toute extrêmement douteuse pour un œil non-initié. Il revint tout content vers Hoffman, agitant l'appareil dans tous les sens, débordant de la joie d'une personne s'apprêtant à extorquer une somme colossale d'argent en échange d'une pomme pourrie.

"Voila voila voila voilaaaaaa ! Un appareil lantien, et en parfait état de marche ! Heu.... Enfin je crois."

Il fixa l'objet, fronçant les sourcils, avant de l'agiter avec férocité au niveau de son oreille pour s'assurer qu'il n'entendait aucun "Glinglingling" à l'intérieur. Ford hurla alors quelque chose, se qui le fit sursauter, et lâcher l'appareil au sol.

Ce dernier n'eut même pas eu le temps de toucher la couche de crasse -pourtant bien épaisse- qui recouvrait le plancher.

En moins d'une seconde, ce fut l'apocalypse dans le magasin. Une boule de métal dégringola d'un des tas de ferraille, et explosa dans un magnifique spectacle son et lumière. Une grenade flash modifié, et sûrement amplifiée. Des tirs d'énergie fusèrent de la porte et des fenêtres brisées du magasin. Une première rafale abattit alors immédiatement Ford et le marchand, puis ce fut le tour d'Hoffman, Victoria et Gabriel.

La dernière chose qu'aura put apercevoir l'équipe, ce fut une dizaine d'armures futuristes se ruer dans le magasin...

Tous se réveillèrent dans une cellule plutôt lugubre et crasseuse. Il n'y avait pas beaucoup d'espace. Chaque membre avait été désarmé et quasiment déshabillé : ne restait plus que les vêtements seulement composés de tissu. Chaque membre avait également les mains attachées dans le dos, à l'aide de liens en métal. Cependant, deux détails pourront vous choquer : premièrement, l'absence flagrante d'une présence somme toute négative : l'officier Eversmann et le chien Kalash. Et deuxièmement, la présence d'un nouvel accessoire autour du coup du Lieutenant Ford : un collier en acier, n'ayant vraiment rien de rassurant...

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Temps maximum avant la prochaine réponse : 17 avril

° CODAGE PAR DITA | EPICODE °

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Aiden Ford
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MessageSujet: Re: MJ 22 : Dans la gueule du loup Mer 12 Avr - 18:06



Les flashs ! Les lumières ! Les tirs ! Le choc d'un rayon paralysant ! Les cris et le silence ! Quelqu'un me porte sur une courte distance, on m'emporte ! Je veux me réveiller mais Impossible ! Eagle ou un autre ! C'est signé ! Je le savais ! J'avais raison ! Mais non, môssieur Hoffman veut toujours jouer les gros malins ! Une fois déjà il m'a foutu dehors et il a faillit devenir joujou sexuel ! La seconde fois, Erin et lui on faillit être victimes l'un d'un porc possédé par un ver, et l'autre par un soldat au désespoir. Et là on remets ça ! Va pas être joli mon rapport de mission ! On me transporte dans une salle ! Y a de la réverb' ! Les odeurs me sont familières, Putain Fordy ! Réveilles-toi ! Réveilles-toi !

Voilà ! Je sens que ça vient ! Je suis attaché sur une table ou un lit d'examen ? Eagle et sa vengeance ! J'ouvre un oeil, puis l'autre, la lumière m'éblouie puis je parviens à accommoder : oui, je suis bien attaché sur une table d'examen ! Un tube sors de mon bras pour aller je ne sais où ! J'entends un hurlement et on me rendors ! Le noir dure un peu plus longtemps et quand je commences à émerger je réalises deux choses : je ne suis plus seul et on m'a mis un truc autour du cou et mes mains sont entravées! J'ouvres les yeux ! Bon ! Une cellule relativement grande mais pas un palace quand même ! Les autres sont là ! Dans les vapes, bien sûr ! ils sont attachés, mais moi on m'a offert un drôle de collier en bonus, j'aimes pas trop les bijoux ! Bon ! Ben, si c'est Kerb qui mène la danse, je m'étonnes qu'ils m'aient gardé avec les autres ! Je me relèves et observes la pièce autour, il fait noir, donc, malgré mes yeux, je vois rien ! Je regardes les corps de mes compagnons, merde ! Où est Eversman ? Je renifle un peu, tends l'oreille : pas de Kalash ! je baisse le regard sur Hamilton, je vais le laisser dormir encore un peu : pas la peine de devoir rajouter à la situation un soldat qui gère mal la solitude !


Agissons avec ordre et mesure : d'abord Allen ! Je m'approches du sergent-maître, vérifies son pouls, puis commence à la secouer :

" Ice ? Ice ? Réveil ! Soldat ! On est en territoire ennemi et prisonniers ! J'ai besoin de mon second !" Je lui tapes la joue pour la réveiller, vite ! Je dois réveiller Hoffman aussi !

Pedge met quelques secondes à réagir, avant de pousser un grognement mécontent. Elle cligna des yeux puis elle essaya de se redresser et elle sentit ses mains liées dans son dos. Elle se concentra sur la tête de Ford en face d'elle. « Lieutenant ? C'est quoi ce bordel ? », dit-elle d'une voix pâteuse en expirant la fin de sa phrase comme ci ça lui en coûtait d'émerger pleinement.

Je souris : ouf ! Au moins elle est toujours là ! "Ce bordel ! Sergent ! C'est Renégat 25 et ses chambres d'hôtes ! " je l'aide à se mettre debout, je pourrais casser ses liens mais préfères jouer la prudence, une tentative de fuite pourrait nous valoir un traitement plus terrible " Ils ont Gimli et Kalash et moi j'ai droit à mon bijou perso ! Vous vous sentez d'attaque ? "

Au fur et à mesure qu'elle reprenait conscience, ses souvenirs revinrent, aidés par les propos de son supérieur. « Oui, je suis d'attaque. » répondit-elle simplement en regardant autour de elle, constatant qu'effectivement il manquait le chien et le ranger. Elle tortilla ses mains sans succès.

" Bon ! Je vais sans doute faire une erreur mais tendez vos mains je vais les libérer !" je prends les liens dans mes mains et essaie de les briser avec difficulté, car j'essaie de pas la blesser et mon collier et mes entraves me gênes un peu ! J'y arrives pas ! "Vous réveillerez les autres ? Pas RK9 ! Il va suffisamment être sur les nerfs à son réveil, on peut bien attendre ! Inutile de hâter sa désespérance et sa colère ! Moi je m'occupe du chef de cette expédition foireuse ! Reçut ?"

Pedge se laissa faire, docilement. Rester attacher n'était jamais bon s'il fallait prendre une initiative. Elle fit aller ses poignets et ses doigts engourdis dans ses menottes d'un autre âge. « Reçu. Je m'en occupe. »

Ce souci en moins : Allen étant un excellent élément je pouvais me tourner vers Hoffman : d'abord les liens ! Je n'eu pas plus de facilité : je commences à bien le détester ce truc sur mes épaules, puis je lui secoue l'épaule :

" Red one ? Sir ? Vous m'entendez ? Vous avez encore été endormi a votre insu ! Réveillez-vous ! Je crois que le chef des soleils rouges vient de nous inviter dans la suite VIP de son QG ! Vous voulez une claque ?", Je le secoues, j'hésites à le frapper, ça reste un supérieur !

« Non merci je préfères les bisous » dit-il d’un air un peu contraint à cause de la douleur de la décharge, mais il n’avait pas perdu son humour. Il se releva se frottant les poignets a travers ses menottes« Que d’honneur … » Une invitation qu'il se serait bien passé. Il releva la tête vers moi « Et bien vous avez écopé d’un présent encombrant »

Bon, lui aussi, était égal à lui-même, tant mieux ! On a bien besoin de garder de l'espoir dans notre malheur " Ouais, un admirateur secret ! On m'a même prélever du sang ! Mais Gimli et Kalash manquent à l'appel et c'est pas bon ! On fait comment pour la suite ?"

Alexander tourna la tête autour de lui, il eut une petite contrarié en remarquant les deux absents. Machinalement il s’ausculta pour voir si lui aussi n’avait rien. « Hum… vous avez déjà eu des contacts avec les soleils rouges ? Ils ont l’air de vous adorer »

Je lui fis un pauvre sourire " Ben disons qu'il se pourrait qu'en plus d'être chasseur de primes, j'ai été parfois contraint de proposer mes services comme garde. Et à cette occasion, peut-être que je me serait retrouvé en présence d'un prisonnier wraith et que je leur aurait piqué pour vous savez quelle raison !" je tirais doucement sur le collier pour soulager ma peau de l'irritation " Donc oui, peut-être qu'ils sont un peu chonchon ! Mais ça n'excuses pas leurs manières : vous n'y êtes pour rien vous !" Ni lui ni les autres, et ça m'énervais un peu !

Alexander me toisa dans les yeux, il avait le visage impassible. « Ce genre d’élément aurait été bon à savoir avant de partir.» Il se releva mais ça tanguait un peu « Nous allons bien avoir de la visite. Je m’inquiète de savoir où est notre nain. Je redoute qu’il soit témoin de tourment physique et que le chien ait été abattu. » son regard alla sur le maitre-chien, il y a de forte chance qu'il réagisse mal.

Je portais assistance à l'anglais pour se tenir debout " Je pensais que ce que vous saviez suffisait, il y a des années que ça s'est passé ! Je n'aurais jamais pensé qu'ils avaient une telle rancune ! Je suis désolé !" je regarde Hamilton encore endormit " C'est pourquoi j'ai dis à Ice de ne pas le réveiller ! Il se rendra compte de l'absence de son chien bien assez tôt ! Mais je ne crois pas qu'il soit mort ! Soit c'est moi le responsable soit ils connaissent notre identité et ne risqueront pas les représailles de notre base !" il avait raison, on aurait de la visite bien vite ! " Ce qui m'inquiètes c'est l'identité de celui qui m'a balancé ou qui nous à balancés, ça sent mauvais pour notre sens de la discrétion !"

« Nous verrons ce qu’ils veulent si c’est à cause de vos différents ou d’autre chose lieutenant » Il ne voulait pas être aider, alors il se décala doucement pour éviter d’être trop dépendant du militaire. « Le commerçant est peut-être pour quelques choses. Évitons des décisions et conclusion hâtives nous verrons au moment présent. J’espère juste qu’on va pouvoir s’en sortir sans trop de casse et récupérer nos deux absents » Il fit une pause « Le plus dur si nous nous échappions serait de quitter la station… »

" Je resterais en arrière ! Quittes à me sacrifier pour vous permettre de fuir ! On pourra toujours tenter de voler les armes des gardes et si ce collier peut être ôté, je me charge du reste, tant que nous sommes désarmés !" Puis pour détendre l'atmosphère " Vous savez je vais croire que je sens mauvais, vu comme vous évitez ma présence ou mon contact ! Moi qui ne veut que votre bien !"

« Pas besoin de geste héroïque. » Il toisa la collier « Faudrait savoir à quoi sert ce collier » il me fit un petit rictus à ma blague « C’est que vous sentez fort » c'était de l’humour

je souris à sa réponse " Je prendrais une douche ou deux au retour ! Pour le collier, je sens du courant qui circule, je supposes que si on tente de l'ôter de force, il délivre une décharge au porteur, ça je peux supporter, je pourrais même l'ôter d'une seule traction, mais il est large, donc il cache aussi un autre piège, et là j'ignores quoi !" connaissant Eagle, il y avait plus que du courant électrique Mais s'il le faut je prendrais le risque !"

Alexander observait toujours le collier, n’osant pas le toucher de peur de déclencher quelques choses de regrettable « Il y a tout autant de chance que notre hôte nous montre ses fonctions rapidement aussi. » Il regarda vers moi « Ne jouez pas au héros, si nous devons passez par la case torture. Vous restez stoïque. » il était sérieux, il ne voulait pas que je prenne des risques inutiles et des décisions toutes aussi rapide à cause de cela.

"Compris mais s'il vous font quoi que ce soit, je ne réponds de rien !" encore une fois je ne suis pas d'accord, mais il a raison, jouons les sages prisonniers modèles, dès que j'en aurais l'occasion je m'occuperais de leur cas ! " Et donc je restes dans mon coin et je vous laisse causer ? C'est ça ?"

« Surtout si c’est moi. » Il me toisa quelques instants. « Si nous avons la chance de pouvoir causer oui. Après, je ne sais pas s’ils vont nous prendre un par un ou non. Nous ne savons pas vraiment, pourquoi nous sommes là ni ce qu’ils nous veulent et encore moins nos chances de survie. » C’est lui qui avait les compétences pour négocier et surtout le pouvoir de donner quelques choses contre leur liberté s’il avait cette solution proposé. Mais, il ne savait à quoi s’attendre, ni pourquoi ils étaient là.

" C'est vous le chef ! Mais si il y a un souci, vous le dites, je serais prêt et Ice aussi !"

Il hocha la tête « Je communiquerais, c’est ma spécialité » il me fis un rictus évocateur

Bon y avait plus qu'à ! Les acteurs étaient sur scène, les décors en place ! Le rideau pouvait se lever ! J'espères ne pas être le pauvre type qui vient pleurer sur la tombe d'un être cher et se fait boulotter par des zombies !


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Pedge Allen
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MessageSujet: Re: MJ 22 : Dans la gueule du loup Sam 15 Avr - 22:40
Le petit bonhomme crasseux se mit à la recherche de l’objet qu’il avait promis aux acquéreurs lantiens. Pedge ne le trouvait pas très motivé, et encore moins au courant de toute l’affaire. Cela semblait louche et suspect, mais vu l’état de sa boutique, elle en vint à conclure qu’il n’était pas, mais alors pas du tout, organisé. Si bien qu’il pouvait très bien avoir zappé le fait qu’ils allaient venir à un moment ou à un autre. Elle fut tirée de ses réflexions par un appel radio de son comparse Eversman, qui lui demandait de venir implicitement en soulignant le besoin qu’elle se présente à l’extérieur. Une menace ? Un danger ? Ou est-ce qu’il avait fait une connerie ? Plusieurs hypothèses passèrent dans la tête de la jeune femme tandis qu’elle répondait à la communication. Si menace potentielle il y avait à l’extérieur, elle devait aller voir. Ford serait capable de gérer une situation à l’intérieur, surtout face à cet individu crasseux. Il était aussi possible que Matt est besoin d’un avis, d’un conseil, et en tant que second, elle devait de voir ce que voulait le soldat. Puis le connaissant, il était peut-être plus sage qu’il cherche conseil auprès de la jeune femme, plus raisonnable.

Quand elle déboula dehors, elle avisa deux types, manifestement des gardes, en train de molester une femme, prostituée apparemment. Et vu ce qu’il se disait, ils ne semblaient pas vouloir en rester là, et ils allaient probablement l’entrainer pour la violer. Les deux militaires voulaient savoir s’ils pouvaient intervenir. Plusieurs questions se bousculèrent dans la tête de Pedge. Est-ce qu’ils devaient maintenir leur position et laisser faire ? Est-ce qu’ils pourraient moralement laisser se dérouler un viol devant leurs yeux sans réagir ? Ils étaient des militaires, des personnes qui avaient promis de protéger leur citoyen, et plus largement, via Atlantis et le programme Porte des Etoiles, de protéger les citoyens de la Terre entière. Alors cette femme ne rentrait pas dans la catégorie des personnes à protéger, mais dans l’armée, on protégeait aussi le plus faible. Aux dernières nouvelles, elle était humaine, intelligente, et elle s’apprêtait à subir un acte d’une extrême violence physique et psychique. Alors non, ils ne laisseraient pas faire, ou alors, elle se tirait une balle quelques mois plus tard en y repensant, rongée par la culpabilité. Trop de personnes souffraient parce que des gens de biens fermaient les yeux, laissant triompher ceux qui voulaient dispenser le mal autour de leur petite personne bien égocentrique.

Par acquis de conscience, et parce qu’elle s’était faite houspiller à ce propos, elle communiqua avec son officier, l’informant de leur initiative. Les deux hommes étaient déjà la hauteur des gardes. Alors qu’elle arrivait près du trio, Ford lui donna sa réponse. Il ne voulait pas qu’ils interviennent et qu’ils laissent faire les gardes. Seulement voilà, c’étaient précisément les gardes qui étaient en train de commettre un méfait. Elle allait répondre cela quand ce fut l’apocalypse. Une explosion retentit dans le magasin. Pedge se retourna brutalement, mais des tirs l’atteignirent avant qu’elle ne comprenne d’où ils venaient. Un impact, puis deux, et elle s’écroula avant qu’un troisième ne lui fasse perdre connaissance pour de bon. Son cerveau n’eut même pas le temps d’analyser quoique ce soit.

C’était ça, mourir ?

On la secouait, elle sentit plus ou moins une claque lui arrivait sur la joue. Une voix un peu lointaine lui parvint aux oreilles, et elle poussa un grognement mécontent. Elle était bien là, dans ses songes. Mais des années d’entrainement militaires, dans les forces spéciales lui avaient appris que quand on rentrait dans la chambre en gueulant : « sur le terrain d’entrainement dans 5 minutes ! » à trois heures du matin, il fallait être sur ce foutu terrain d’exercice dans les cinq minutes suivantes, montre en main. Alors, elle se força à émerger rapidement, mais la sensation était différente d’un simple sommeil. Un peu comme si elle venait de subir une anesthésie, mais plus douloureuse. Sa tête était lancinante, mais sa proprioception revenait rapidement. Elle prit conscience qu’elle avait les mains liées dans le dos, qu’elle était sur le flanc, sur un sol dur, et que le bras sur lequel elle reposait était engourdi. Elle répondit à Ford qui tentait de la réveiller, la voix pâteuse et le regard vitreux. Il lui parla de la station, et de Gimli et de Kalash. Depuis quand les nains avaient des armes automatiques, se questionna-t-elle aussitôt en pensée. Elle n’avait pas les idées encore très claires, mais elle se forçait à remettre de l’ordre dans sa petite tête blonde. Elle ne retint finalement que sa question finale : est-ce que vous êtes d’attaque ?

Un béret vert est toujours d’attaque lieutenant ! Mais ça aussi, elle le pensa. Parler, baratiner, discourir lui coûtait, tout comme se redresser. Elle répondit laconiquement, et finalement, elle se releva. Le monde tangua dangereusement sous ses pieds, mais ses appuis devinrent rapidement plus ferme et elle put se tourner pour que Ford tente de briser les menottes qu’elle avait dans le dos. Sans succès. Elle fit néanmoins bouger ses poignets pour dégourdir ses doigts et ses mains, en faisant circuler le sang. Ford parlait trop, et elle avait le bourrichon prêt à exploser. Elle ferma les yeux, respirant calmement pour faire le point. Oui, il fallait réveiller les autres, et quand elle avisa qu’effectivement, le nain s’était fait la malle avec l’arme automatique, elle se demanda s’ils étaient retenus ailleurs, ou s’ils étaient parvenu à se faire sauver pendant l’attaque. Elle devait réveiller tout le monde sauf le maître chien afin qu’il ne soit pas trop affecté par la perte de son animal. C’était ridicule, c’était un soldat, pas un enfant qui avait perdu son jouet. Alors oui, il serait probablement mortifié, mais en bon professionnel qu’il était, il garderait sa rancœur et sa haine pour la maison, restant apte à terminer cette mission. Pedge était dur, mais c’était le risque d’un maître-chien dans l’armée. Il pouvait perdre son compagnon d’arme à tout moment. Cela devait se gérer comme la perte d’un être humain, d’un frère d’arme, d’un camarade de section, et il serait suivi pour ça, mais ce n’était pas parce qu’on perdait un collègue au combat qu’on baissait les bras, en attendant de se faire égorger. Après, si cet homme n’avait jamais subi d’affrontement direct en mission extérieure sur Terre, nul ne pouvait présager de sa réaction.


Pedge approcha de la pharmacologue pour tenter de la réveiller. Seulement voilà, elle n’avait pas l’usage de ses mains. Elle se pencha, en s’accroupissant, pour essayer de la pousser avec son genou au niveau de l’épaule. Elle murmura pour elle-même. « Merde, c’est quoi son surnom déjà… » Elle la poussa à nouveau. « Hey, réveillez-vous ! »


Le temps de réveiller Victoria, Gabriel et enfin Alek reprirent connaissance. Ford avait réveillé Hoffman et ils discutaient. L’anglais avait les idées claires, et c’était une bonne chose. N’empêche, Pedge commençait à se demander pourquoi ils étaient là, et qu’est-ce qui allait advenir d’eux. Ils pouvaient très bien être vendus, ou une connerie de ce genre. Pourquoi les avait-on neutralisé ? L’attaque était trop directe et soudaine, organisée à souhait, pour être anodine. Neutraliser un groupe de six personnes, quasiment en même temps, demandait une expertise et un entraînement pointu. Le GIGN, mondialement connu, et qui participait à la formation des groupes d’interventions du monde entier sur Terre, était précurseur en son temps d’un code de tir pour neutraliser plusieurs cibles en une seule fois, et cela demandait une préparation intense et minutieuse, avec une communication brève mais précise entre les tireurs qui pouvaient annuler l’ordre de tir si une des cibles sortaient du champ de vision. La procédure repartait alors à zéro. Les types qui les avait neutralisés étaient des experts, du moins selon le point de vue de Pedge, qui possédait une certaine culture générale en entraînement tactique et en formation militaire.

Un rapide examen de sa personne confirma qu’elle avait été désarmée, et même son gilet pare-balle n’était plus là. Tout cela était logique de toute façon. Bref, elle continuait de ruminer. Il fallait attendre. L’initiative était à leur ravisseur de toute façon. Elle fit quand même le tour de la pièce, afin d’essayer de détecter d’éventuelles failles dans la cellule. Après tout, il était bon pour le moral de rester actif, et en tant qu’ancienne des forces spéciales, on leur avait appris à gérer ce genre de situation. Il fallait trouver la faille, et si elle n’était pas matérielle, elle serait humaine.

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MessageSujet: Re: MJ 22 : Dans la gueule du loup Dim 16 Avr - 16:08
Nous avions donc le feu vert pour jouer les grands sauveurs avec Matt sans même penser une seconde que ça pouvait être un coup monté. Pour nous une femme se faisant agresser on se devait d'aller la défendre, nous étions peut être difficiles à gérer mais avec un minimum de morale. Me concernant j'avais bien envie de les découper en rondelles mais encore une fois on me traiterait comme un paria. Bref avec Allen en renfort nous nous étions approchés du trio pour passer à l'action.

C'était sans compter que c'était réellement un coup monté mais ça j'allais le réaliser que plus tard car pour le monde j'entendis juste une explosion suivit d'un déflagration. Je sentis mon corps décoller du sol et retomber lourdement à terre, ma tête heurtant un objet et hop rideau messieurs et mesdames, Alek Hamilton est KO.

Je ne sentis même pas qu'on était transportés ailleurs et je ne me préoccupais même pas des autres membres de l'expédition faut dire que là je n'étais plus en état de quoi que ce soit. Je ne sais pas du tout combien de temps je restais dans les vapes. Mais j'y étais bien dans mes vapes à moi , quand je sentis que je reprenais conscience j'avais un sérieux mal de crâne, j'ouvrais doucement les yeux et tentais de me bouger.

Mes mouvements étaient restreins par je sais pas quoi encore et j'étais ankylosé et je mis un moment à réalisé que c'était à cause de menottes. Eh ben super cet accueil, des bombes, des menottes...pas vraiment un accueil digne d'un palace. Je regardais autour de moi pour voir où j'étais et compris que c'était dans une cellule...de mieux en mieux..

Je ne réalisais pas de suite que Kalash n'était pas avec moi, je devais d'abord remettre toutes les pièces du puzzle ensemble et je n'aimais pas ce puzzle. Certains membres de l'équipe étaient déjà réveillés, mais Matt manquait à l'appel ainsi que Kalash. Je tentais à ce moment là de me relever et me pris une décharge qui me fit tomber à terre direct.

-Putain les enfoirés de leurs mères....

Au moins maintenant point positif j'étais complètement réveillé, mais point négatif je n'étais pas de bonne humeur. La soif de sang vous connaissez? Ce délicieux gout métallique... Je restais donc assit sans bouger à ruminer dans mon coin comment j'allais tuer tout ce petit monde s'il avait fait du mal à mon chien. Mais surtout je trouvais bizarre que Matt ne soit pas avec nous. Pour le coup je ne savais pas qui je plaignais le plus : Matt ou ses goelliers.... Kalash normalement serait calme tant qu'il ne se sentirait pas agressé.

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MessageSujet: Re: MJ 22 : Dans la gueule du loup Dim 16 Avr - 16:48
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MJ 22 : Dans la gueule du loup


Bon la « fouine » était en train fouiller dans son amas de métal et de bricole, à se demander comment il pouvait trouver un quelconque objet intéressant dans ce fatras. L'anglais, zyeuta autour de lui et il ne fut pas le seul, puisque le Dr Grayson trouva un drone non loin. Bon il manqua de le faire tomber en mille morceaux même s'il en manquait un bout.

Machinalement, Alexander toisa le marchant, qui ne pouvait pas entendre la « bêtise » de Grayson à cause du bruit des pièces de métal. Et heureusement, cela aurait été embêtant de payer cette merde à demi volante et rouillée. Le responsable, eut un petit rictus diverti en voyant l'air parfaitement innocent du scientifique quand il revenu telle une fleur dans la prairie. Il ne lui fit aucune remarque, sauf un petit regard certes, amusé, mais qui voulait aussi dire : évitez de tout casser.

L'anglais, reporta son attention sur le marchand qui mettait un temps fou à trouver l'objet. Plus le temps avançait, plus Alexander, se disait qu'ils étaient venus pour rien. Il n'eut pas le temps, de laisser trainer son regard vers ses compères qu'un appel radio du ranger se fit entendre. Il désirait voir Ice. Hum, les deux soldats avaient besoin d'être maternés ? Il est quand même étrange que s'il y ait un problème où une question de la part du sergent, qu'il fasse appel à sa coéquipière au lieu de son officier. Alexander, jeta à un regard étrange à Ford, pour lui demander si c'est normal. Le militaire était sur ses gardes, la paranoïa dont il souffrait devait hurler dans sa tête de bien vilaines choses.

Finalement, la solution au problème se fit entendre. Une nana se faisait agressée dans la ruelle. Décidément, même ici, le thème du viol (supposition de l'homme, car bon logique ce fut : femme agressé + planète de brigand = sexe) était à la mode. Il apparaissait alors, évidant que les militaires, qui ont été tous les trois prit part dans des altercations pour sauver des femmes, décides d'intervenir. Cependant, cela ne fut pas aux goûts du lieutenant, qui les intimida de rester dans leurs positions, pensant à un piège. Alexander, fronça légèrement voyant mal Eversman et Hamilton obéir et assister impassiblement au viol de la femme si cela était bel et bien le cas. Le Britannique était en train d'analyser les risques de cette intervention mais surtout pour le retour, concluant que si les deux soldats interviennent en désobéissant, il allait leur laisser une clause spécifique qui ne les pénaliserait pas forcément. Il n'est jamais plaisant et supportable de voir un innocent se faire fracasser. Enfin, il ne put pousser la réflexion, plus loin, que le marchant s'exclama avec une certaine joie, brandissant un objet à l'état douteux. Le pire étant qu'il s'amusait à le secouer, le cassant davantage. Alexander s'avança vers le marchant, pour prendre ledit machin et l'ausculter quand …Ford poussa un hurlement et le temps s'arrêta…. Un grand Flash aveuglant… Non pas encore !!!!! La dernière fois qu'il avait eu le droit aux grenades, Alexander était resté aveugle 10 bonnes minutes… et cette horreur était encore plus lumineuse que celles des hommes de Caldwell. Oui, aussi polie et agréable qu'il soit-il eu un flot de jurons très « British » dans sa tête maudissant les inventeurs de ses conneries de fichue de stupide grenades !

Sourd et aveugle, conséquence de ce petit objet maléfique qu’est cette grenade, il ne put percevoir grand-chose. Son seul reflexe, fut de mettre ses mains sur ses oreilles et une décharge douloureuse le prit dans le dos, il s‘écroula inerte.

On ne va pas dire que le sommeil était reposant, inconscient il ne percevait pas grand-chose de son environnement, comme dans un nuage cotonneux et désagréable. Ressentant faiblement qu’on le trimballait et qu’il touchait un sol froid et humide. Après, à savoir s’il rêvait ou non, cela était autre chose, mais à l’heure actuelle, il était dans un voile noir et dense, mi réalité mi conscience.

Alexander était en train de reprendre conscience doucement, son corps lui était douloureux et la sensation d’avoir été passé à tabac lui reviens en tête. Les tires paralysantes et la baston de bas étage entre racailles étaient similaires au réveil. Instinctivement, il resta sur le sol attendant que tout se remette en place dans sa tête et surtout dans son corps. Sentant, ses poignets entravé et cisaillé par du métal au vu de la lourdeur et de leurs fraicheurs. L’esprit reprend toujours plus vite que le corps, du moins chez lui et a peine eut-il fit le constat qu’il pouvait mouliner sans trop de difficulté, qu’il fut secoué. Un court instant, il se demanda où il était, un flash lui rappela la journée… eh bien oui, la crainte qu’il avait de rencontrer la mafia locale était donc réalisé. Enfin la mafia ou un autre ganga, mais vu l’organisation pour neutralisé 6 personnes en même temps, il faut être sacrément bon et une rigueur militaire transpirait dans cet acte.

Ainsi, donc ce fut la charmante voix d’Aiden, lui proposant une claque pour l’aider à secouer la pulpe de son cerveau ! L’anglais, ne désirait pas vraiment ce genre d’affinité, répliqua par l’ironie, signe que tout allait bien. Mais n’empêche, il aurait été curieux de savoir comment Aiden aurait fait pour lui en coller une ! Surtout en ouvrant les yeux, il put constater qu’il avait aussi les mains dans le dos avec petit supplément de la maison : un collier. Cela aurait été plus dans le goût pour un chien, chien qui avait disparu avec le nain grincheux d’ailleurs. De plus Aiden soutenait qu’on lui avait fait une prise de sang. Ce genre de révélation déplus fortement à Alexander : collier + prise de sang, cela n’est pas anodin. Machinalement, il s’ausculta il ne sentait pas de petit pincement sur la peau signe qu’une aiguille l’avait pénétrée sans son consentement. Il ne faut pas être bête pour comprendre, que le prélèvement serait destiné à de quelconque étude. Ford et sa mutation devait intrigué et surtout donner des envies particulières. Il reste une belle arme de destruction (même si là, il n’arrivait pas à forcer ses liens).

L’hypothèse qu’Aiden soit la source de l’intérêt des Soleils rouge apparut dans sa tête, Aiden lui confirma qu’il n’avait point honorer une sorte de contrat avec un Wraiths lui piquant ses poches d’enzymes. Cette confidence déplut fortement au responsable (qui resta de marbre comme toujours, ne marquant nullement ses expression, Aiden était déjà suffisamment sur les nerfs comme ça, il le sentait), qui aurait aimé connaitre ce petit détail. Il avait été intéressant d’emmener Aiden, pour ses capacités et sa connaissance de la faune locale, mais avec ce genre d’élément dans la balance, il aurait refusé qu’il soit de la patrie. Afin d’éviter que toute l’équipe soit en danger à cause d’une vieille histoire de prisonnier Wraiths. Mais bon, cela étant fait, il fallait voir si ce genre d’emprisonnement était dû à la seule présence d’une vengeance envers le lieutenant ou d’autre chose… l’autre chose était d’autant plus flippant !

Alexander se releva difficilement, faut dire qu’avoir les mains attachées dans le dos, ça n’aide pas à l’équilibre. Ford venu à son soutient comme toujours. L’anglais n’aimait pas être assister surtout qu’il estimait n’avoir besoin d’aucun support pour être sur ses deux petons. Son esprit alla vers les deux absents. Il avait plusieurs solutions : soit ils s’étaient échappé et dans ce cas tant mieux, car Matt pouvait espérer atteindre le jumper et prévenir Atlantis…ah mais merde non ! avec le piège d’Aiden, le sergent allait avoir le droit à une explosion et adieu le vaisseau… c’est vraiment une mauvaise idée ça aussi. Bon bref, il fallait espérer que si le nain était libre, qu’il ne puisse pas rejoindre le jumper et qu’il se cache. Manquerait plus de perdre le sergent à cause du bricolage du lieutenant. Ou l’autre solution, c’est qu’il avait été abattu ou dans une autre pièce, passant le premier sur la table du bourreau. Quant au chien les solutions étaient similaires… par contre il n’y avait pas le marchand. Hum, la fouine avait été l’appât pour un magnifique piège où était-elle autre part aussi ? En tout cas, sa non présence était très suspecte.

Aiden, ne souhaitait pas éveiller le maitre-chien. Cela se comprenait d’un point de vu civil, pour préserver le plus longtemps possible l’homme. Mais dans point de vue militaire… cela était discutable, pourquoi donc ne pas l’éveillé ? Alek allait mal le prendre certes et cela était tout à fait légitime, mais bon c’est un soldat à la fin. Il est formé pour garder un minima son sang-froid lors des missions. Enfin bon, il ne dit rien, il fallait qu’en tant qu’officier militaire de cette mission, Aiden prenne et assume ses décisions. S’ils ont l’occasion de débriefer sur Atlantis, dans le cas, où chacun rentre, le responsable lui expliquerait certaines choses.

Aiden, lui fit part de ses inquiétudes sur celui qui l’aurait balancé… pas besoin de balance se dit Alexander, le visage particulier du mutant suffisait à faire de lui une cible facile et reconnaissable entre mille. Enfin bon l’anglais resta calme et pragmatique, ne voulant rien conclure sans avoir plus d’élément. Il se gardait bien ses propres conclusions pour lui, afin d’éviter d’attiser l’esprit paranoïaque et échaudé de l’officier. Il lui fit un sous-entendu sur le moyen de quitter la station que son vis-à-vis ne comprit pas. Le prenant en expliquant à quel point il serait apte à se sacrifier. Vraiment, Aiden avait un problème avec cette notion héroïque assez forte chez lui. Comme s’il avait besoin, de montrer sa valeur aux autres en leur promettant sa propre mort.

Alexander lui rappela de ne pas faire se prendre pour un membre des Avenger et surtout de ne pas tenter de folie si la case torture de ce mauvais jeu apparaître. Manquerait plus, que sous un coup de folie le lieutenant se mette ou mette d’autre personne en danger pour sauver qu’une vie. Il fallait préserver le groupe et non l’identité. Enfin bon…Il avait un doute sur la non réactivité d’Aiden. Le connaissant, il tenterait quelque chose. Il lui aurait bien poser la main sur l’épaule pour lui faire part de son soutien ou bien même de ne pas mouliner de trop… mais cela était impossible avec les menottes.

Tout le monde commençait à s’éveiller en douceur. Chacun a sa manière et avant qu’il ait de réaction trop forte, Alexander parla. En se rapprochant du petit groupe, faisant signes à ceux qui était déjà en éveil de se rapprocher.

« Nous sommes chez les soleils rouges apparemment. Gimli et Kalash ont ne sont pas avec nous. Le marchand non plus. » Il regarda les personnes autour de lui
« J’ignore s’ils ont été abattus ou non, dans le doute nous les considérons en vie. Si nous devons nous échapper ou sortir d’ici de manière légale, nous les chercherons, comme le veut nos coutumes : on ne laisse personne dernière nous. Cependant, la raison de notre emprisonnement est encore inconnu. Je vous demanderais de rester calme. Et si nous devions nous séparer, il faudrait se diriger au plus vite vers le jumper, qui est pigé par le lieutenant, celui-ci va vous expliquer comment retirer le piège au cas où » il lança un regard soutenu à Aiden, sait-on jamais comment ils vont repartir d’ici, en courant de manière précipitée ou non.

Le susnommé crut bon d'ajouter « Et pour nos bracelets et mon collier on fait comment ? »
« Je n’ai pas de solution pour ça à cet instant. » Alexander parlait des solutions potentiellement réalisables dans le futur, il ne pouvait rien présager à l’instant ‘t’.
« J'ai le droit d'en tuer quelques-uns ? »
« Oui »
Ford rajoute : « Uniquement si on n'a pas le choix, pas la peine de s'en faire des ennemis mortels ! »
Alek se tourne vers Aiden « Pas la peine d'en faire des ennemis ? Ils nous ont pièges, menottés, pris à part certains de nos membres, et doit faire ami ami ? Mais d'où t'es chef toi ? »
« Je suis chef du fait de mon grade et de mes états de services soldat ! Pour l'instant on est juste prisonnier, si on était leurs ennemis, on serait sur le banc de tortures, ducon »
« Du con? euh on vous a pas appris à respecter vos soldats? Un grade ne fait pas une capacité... juste prisonniers en effet...la bombe c'est juste pour rajouter au folklore je pense non ? »
« Et vous soldat le respect de vos supérieurs ? Vous m'avez tutoyé, j'imaginais qu'on était copains ! Je me trompe ? Bon alors calmez-vous et pensez que votre chien est entre leurs mains ! Les énerver plus ne serait pas recommandé ! Et c'est moi qui ai des problèmes psy ! »
Cela commençait à s’envenimez. L’anglais soupira toisant un court instant les deux soldats, qui allait finir par se taper dessus avec ce genre de phrases agréables.
« Messieurs calmez-vous ! » la voix d’Alexander était autoritaire et calme. Heureusement qu’il avait dit de rester calme…. « Pour le moment nous restons ici, nous verrons très vite ce qu’il advient. Si nous sommes menacés vous pouvez en effet tuer nos agresseurs soldat Hamilton. En légitime défense. Et je ne veux plus entendre une seule insulte c’est clair ? »
Le maître-chien ignora royalement le civil, sans grande surprise au vu de son insubordination envers sa hiérarchie. Par contre Aiden, lui eut le bon goût d’hocher la tête en signe que se fut bon pour lui. L’anglais, les toisa durement, avant de se décaler jugeant que ce débat n’avait plus lieu d’être et que les enfants iront bouder dans leurs coins. Après tout c’est logique les tensions dans ce genre de contexte, mais Aiden avait un véritable problème de leadership à cet instant et cela commençait à être inquiétant pour la suite.

Des bruits de pas se firent entendre, de spas lourd et métallique. Quatre gardes tout aussi lourdement armées que leur démarche particulière se postèrent devant les barreaux de la cellule sombre et humide. L’un d’entre eux, s’avança un peu plus, droit et aux visage digne d’un chien d’attaque enragé.
« Red One ! Qui est Red One ? Qu’il s’avance »
Alek vit ça arriver... « La loose on est retenus prisonniers par les villages people... »
« Qui le demande ? »
Le garde toisa Aiden de haut en bas comme s’il l’analysait dans les moins couture, chose aisé, puisque chacun n’avait sur le cul que leurs simples vêtements sans le lourd gilet par balle
« Vous êtes Red One ? »
« Oui c'est moi ! Vous voyez bien que j'ai plus d'entrave que les autres, c'est vous dire si je suis important ! » Petit sourire supérieur.
Alexander toisait Aiden d’un air dubitatif, mais vraiment il n’avait pas compris de ne pas jouer au héro vraiment… et se faire passer pour lui, manquerait plus que ça. Va falloir qu’il arrête de vouloir protéger ceux qui n’en n’ont pas besoin. Il s’avança alors que Pedge alla vers la porte aussi. L’anglais jeta un petit regard d’avertissement au lieutenant, avant de toiser les gardes.

« C’est moi Red One. Nous allons voir votre supérieur ? »
Le garde hocha légèrement la tête en le voyant s'approcher, avant de mettre en joue Pedge pour ne pas qu'elle s'avance plus que nécessaire.
« C'est mieux comme ça. On sait qui t'es "Le Borgne". Eagle nous a prévenu. Joue encore au con, et tu finis attaché la tête en bas. Et toi... »

Il fait un signe, et un garde ouvrit la porte, se dirigeant vers Alexander. Celui-ci, était prèt de Pedge, il lui murmura discrètement : « Tachez de tenir en laisse les deux enragés de service, avant qu’ils ne fassent plus de bêtise. Merci »
« C'était bien mon attention Monsieur. Prenez soin de vous. », dit-elle en faisant un petit signe de tête qu’il lui rendit faute de temps pour répondre.
Le garde avait attrapé Alexander par les menottes et le faire avancer, sans être violent cependant. Le Britannique se laissa faire.
« Tu vas rencontrer le boss. Vous deux ! Surveillez nos invités. Et faites attention surtout. »
Et sans plus attendre Le jeune homme fut donc escorter dans les couloirs disparaissant à la vue de se compères… qui eux cependant avait encore de la ressource pour discuter avec les deux gardes restant.

DANS LA CELLULE (SANS RED ONE)


« Fallait que j'tente le coup ! Désolé »
« Pourriez-vous me dire comment va mon chien ? »
Un des deux gardes restant se retourna, toisa son collègue, puis revint vers Alek.
« L'animal qui était avec vous ? T'inquiète pas mon gars. On lui n’a pas fait de mal. Et tu le récupéreras en pleine santé, si ton chef sait se montrer raisonnable. »
« Merci les mecs, il aime la viande sinon »
« Et il m'engueulait pour faute de vouloir être trop amical ! Je rêve ! »


PENDANT CE TEMPS RED ONE ET SON ESCORTE

Les deux gardes, plutôt silencieux, escortèrent Alexander dans un dédale de couloirs, d'escaliers, et de portes gardées. Visiblement, cet endroit était une véritable forteresse. Au bout de cinq minutes de marches, le groupe arriva finalement face à une lourde double porte blindée, assez simple en apparence, gardée par deux gardes avec d'énormes armures. Ils échangèrent quelques mots à voix basse avec l'escorte, puis firent s'ouvrirent les portes.

C'était une grande pièce, avec une décoration assez simple. Un grand tapis de couleur rouge, au centre de la pièce, recouvrait une bonne partie de cette dernière. Deux étagères se trouvaient de chaque côté, remplies de trophées, de papiers, ou de gros classeurs. Au centre de la pièce, un gros bureau en acier, ou trône Druan, visiblement occupé à admirer les quelques objets présents sur la table : l'équipement de l'équipe. Un peu plus loin, en retrait, une silhouette féminine entièrement recouverte d'une large armure, et armée, observant la scène en silence, juste à côté d'un large écran, posé sur le mur du fond.

La porte se referma derrière Alexander, le laissant seul avec ses deux hôtes... bon il est temps de se montré brillant mon petit renard sinon ça va se finir comme dans les Tarentino : par du sang et un dalle en béton dans un point d’eau bien saumâtre.....

LA SUITE AU PROCHAIN EPISODE
CODAGE PAR AMIANTE


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MessageSujet: Re: MJ 22 : Dans la gueule du loup Lun 17 Avr - 23:40
Dans la gueule du loup
Avec Druan Vathrad, Kerb Deros, Matt Eversman, Alexander Hoffman, Alek Hamilton, Aiden Ford, Victoria Wilde et Pedge Allen

Victoria avait bien raison, il faudrait sans doute bien plus qu'une simple serpillière pour nettoyer cette boutique ultra crasseuse. La propreté n'était pas du tout le point fort de ce commerçant, il ne devait pas vendre grand chose. Sauf si sa clientèle était également dans le même genre. Renégat 25 n'avait pas l'air d'être un lieu axé sur l'hygiène et la propreté de façon générale. Allait-on trouver quelque chose d'intéressant ici ? Je commençais à douter que les informations qui nous étaient parvenues soient finalement fondées. On s'était sûrement fait avoir. Alors que le marchand cherchait quelque chose dans tout son bazar, je me mis à explorer les différentes étagères jonchées de pièces ou objets diverses, généralement en mauvais état et plein de rouille. Comme l'attestait le drone que je manipulai, et qui se cassa entre mes mains. Après m'être débarrassé de l'objet, je m'éloignai mais je tombai sur Victoria qui me fit une remarque à ce sujet. En éteignant également ma radio pour lui parler, je m'approchai d'elle pour lui murmurer quelques mots audibles uniquement pour elle, comme elle l'avait fait.

"Je n'y suis pour rien, c'est de la camelote, je l'ai à peine touché".

Après ma petite mésaventure, je décidai de retourner vers les autres membres de l'équipe. Alex me regardait fixement pendant quelques secondes, je compris de suite ce qu'il pensait, et à mon tour, je lui lançai un petit regard sous entendant que j'allais éviter de commettre une autre bêtise. A ce moment là, Pedge quitta la boutique, appelée par Matt qui patientait dehors. Y avait-il un problème ? Aucune idée, mais cela m'intriguait un peu. Je regardais la jeune militaire partir, avant de porter mon attention sur Victoria qui errait à son tour entre les étagères. Celle-ci m'appela discrètement et me désigna un objet. Je me rapprochai d'elle, laissant les autres s'occuper du marchand qui était toujours dans ses recherches. Regardant ce qu'elle tenait, je ne pus qu'acquiescer à ses paroles. Profitant du fait que les autres ne pouvaient pas nous entendre, et que le vendeur ne nous regardait pas, je décidai de regarder plus en détail cet objet.

"Effectivement, c'est un bouclier personnel des Anciens. Comment ce bouclier a-t-il pu finir dans cette boutique, au milieu de ce bric à brac inutile ?"

Je pris l'objet, voulant l'activer avec mon gène, mais rien ne se passa. Même en le posant sur moi, il ne s'alluma pas. Il n'y avait qu'une seule explication à ce sujet.

"Il est totalement déchargé. C'est dommage. Mais ça expliquerait pourquoi il s'est retrouvé ici. Quelqu'un a du tomber dessus un jour, sans savoir ce que c'était, et l'a vendu à ce marchand. Ou alors, c'est lui qui l'a trouvé, et il ignore ce qu'il a entre les mains".

Je reposai l'appareil devenu inutile sur l'étagère, avant de regarder Victoria se nettoyer les mains avec du produit désinfectant. Quelle bonne idée, je lui en demandai un peu, avant de rebrancher ma radio à mon tour. Ce fut à ce moment là que les choses dégénérèrent. Alors que le marchand avait fini par trouver ce qu'il cherchait, non sans l'agiter dans tous les sens, Ford hurla quelque chose. Je n'eus pas le temps de me retourner qu'un énorme bruit sourd retenti dans la pièce, en même temps qu'un flash très lumineux, comme les grenades militaires. Aveuglé, désorienté, je tentai tant bien que mal de me mettre à couvert, attrapant Victoria pour la mettre également à l'abri, mais en vain. Quelqu'un nous attaquait, mais ce fut tellement rapide que rien ne permettait de savoir par qui. Je n'eus pas le temps de faire autre chose, car un tir m'atteignit. Mon corps fut alors engourdi et douloureux. Un second tir me plongea dans l'inconscience. J'ignorais combien de temps passa, ni si j'étais mort ou pas. Mais au final, je finis par me réveiller.

Et le réveil ne fut pas du tout agréable. Comme un lendemain de cuite bien chargée. Les yeux fermés, j'émergeais lentement, en entendant des bruits autour de moi, des paroles, des voix qui m'étaient familières. J'étais visiblement allongé sur un sol assez froid et dur, et plus léger comme si quelqu'un avait pris tout mon matériel. Ma tête me faisait un mal de chien, mes membres étaient engourdis et douloureux, et j'avais la gorge et la bouche sèches. Quelle horreur. Il me fallu un instant pour me réveiller complètement, et je battis plusieurs fois des paupières pour m'accoutumer à la lumière pour calmer cette fichue migraine. Alors que je tentais de bouger, je sentis que mes mains se trouvaient dans mon dos, entravées. Génial. Avec beaucoup de difficulté, je parvins à m'asseoir, avant de regarder autour de moi. Il y avait Ford, Hamilton, Allen et Hoffman qui étaient réveillés, et visiblement dans le même état que moi, démunis de leur matériel également. Ils discutaient entre eux, tandis que Victoria émergeait à son tour. Péniblement, je finis par me lever, avant de m'appuyer un instant contre le mur, le temps de retrouver l'usage de mes jambes. Avec les mains attachées dans le dos, ce n'était pas simple du tout.


"Que s'est-il passé ? Où est ce qu'on est ?"

Regardant autour de moi, je pus constater que nous étions enfermés dans une petite salle qui ressemblait davantage à une cellule qu'à une chambre d'hôtel. Ah oui, c'était ça, l'attaque. Je me rappelais maintenant. Et il manquait Matt et le chien d'Alek. Avaient-ils été tués ? Est ce que notre tour allait venir ? Je tentai à mon tour de me défaire de mes liens, mais peine perdue. A voir ce que les autres portaient, je dus me résoudre à l'idée que rien ne pouvait briser ces fers. Après avoir repris mes esprits, je commençai à faire les cent pas dans la salle, tout en écoutant les autres. La discussion fut interrompue par la venue d'un individu qui embarqua notre chef, nous laissant ainsi seuls avec toutes nos questions. Dans quoi avions nous mis les pieds ?

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MJ 22 : Dans la gueule du loup

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