Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
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Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 
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Quand les ombres rodent

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MessageSujet: Quand les ombres rodent Mar 4 Avr - 4:07
Réponse à Une journée parfaitement normale

Après le départ d'Erin de son bureau, sentit monter le spectre du chagrin et de l'angoisse roder autour d'elle comme un fauve attendant son heure pour la dévorer. Même si ses derniers temps avaient été difficiles, et que les bouffées de terreur et les crises d'angoisses lui étaient à nouveau familière, elle savait que celle qui la guettait serait particulièrement dévastatrice si elle ne se protégeait pas.

Elle ouvrit le tiroir de son bureau et en sorti deux petites barrettes blanches. Elle savait que c'était deux fois la dose qu'elle aurait du prendre, mais le danger appelait des mesures exceptionnelles. Elle savait que John n'allait pas bien, et même s'il n'en était pas conscient, malgré sa propre souffrance elle s'efforçait de rester droite pour le soutenir, avec un succès proche du néant absolu puisque, arque-bouté sur sa douleur, il ne remarquait même plus ce que les autres faisait pour lui.

La jeune femme laissa fondre les deux petites cachets sous sa langue, attendant le léger soutient qu'il lui apporterait rapidement et qui devrait lui permettre de tenir le coup au moins le temps d'aller voir Coralie. Effectivement, au bout de quelques minutes, elle se sentit cotonneuse, la tête allégée, l'esprit vagabond. Elle activa sa radio et la régla sur la fréquence privé de son amie.

// Nathalie pour Coralie, tu me reçois ? // demanda-t-elle en français
// Oui, je te reçois. Quelque chose ne vas pas ?// S’enquérir l'infirmière d'un ton vaguement alarmé. Elle savait que Nathalie n'était pas vraiment le genre à la sonner ainsi pour rien.
//Je peux venir ?// Demanda la rouquine d'un ton morne.
// Je t'attends.// répondit l'infirmière encore plus inquiète.

Nathalie envoya un message instantané à Alexander pour l'informer qu'elle s'absentait quelques minutes. Elle savait qu'il ne l'aurait pas immédiatement puisqu'il était sorti de son bureau, elle l'avait entendu passer devant la porte du couloir, discutant avec un autre homme qu'elle soupçonnait d'être John. Puis, elle rangea les dossiers dans les armoires prévus à cet effet, éteint l'ordinateur et la lumière, mais prit quand même avec elle sa tablette. Ce n'était pas parce que psychologiquement et mentalement elle était proche de l'effondrement total qu'elle n'avait plus sa conscience professionnelle.

Coralie l'attendait dans son bureau. Elle avait préparé du café, de sorte que pour n'importe qui, cette rencontre tenait plus d'un pot amical que d'une consultation. L'infirmière connaissait son amie et savait combien elle répugnait à admettre sa douleur. Pour qu'elle prenne l'initiative de venir la voir, elle ne devait vraiment pas aller bien. La brunette se demanda ce qui avait bien pu se passer pour que les choses s'aggravent aussi subitement. Ce matin encore, quand l'administrative était venu chercher son traitement du jour, et même si elle était loin d'être au mieux de sa forme, elle n'était pas plus mal que les jours précédents.

Elles commencèrent par parler de toute et de rien. Mais Coralie voyait bien que la jeune femme semblait lointaine, vaguement perdu. Son regard professionnel n'avait pas manqué de remarquer les pupilles un peu trop dilatés de son ami, sa voix basse et rauque et son temps de réponse un peu trop long.

« Tu en as pris combien ? »


Nathalie baissa le nez comme une gamine prise en faute.

« Deux. »

Coralie pinça les lèvres d'un air contrarié. Pas parce que son amie pouvait être en danger avec les deux comprimés, mais parce que le fait qu'elle ait éprouvé le besoin d'en prendre deux d'un coup était le signe qu'elle n'allait vraiment pas bien. La rouquine connaissait parfaitement ce genre de traitement, et en principe elle se montrait plutôt raisonnable. Quelque chose avait dû particulièrement l'attrister ou la perturber pour qu'elle double ainsi la dose de médicament.

« Pourquoi ? »

« Parce que les ombres rodaient trop près. »

Coralie regarda Nathalie d'un air attristé. Elle savait parfaitement à quoi elle faisait allusion en parlant des ombres. La rouquine lui faisait penser à une chandelle qu'un courant d'air retord aurait tenté d'éteindre, ne laissant plus sur la mèche qu'une flammèche tremblotante et fragile. Nathalie avait été gaie, vive et pétillante. Les deux femmes avaient passé de bonnes soirées toutes les deux, à rire, à boire, à regarder des bêtises sur la tablette de l'infirmière, en mangeant des sucreries. Maintenant, elle était triste, presque toujours triste. Ses rares sourires avait une nostalgie à vous briser le cœur.

L'infirmière se leva et vint s'installer à coté de son amie, lui demandant d’ôter sa chemise pour pouvoir l'examiner. Malgré les anxiolytiques qu'elle venait de prendre, sa tension étaient bien trop élevée, au fond de son regard terne tremblait une flamme de terreur, elle tremblait légèrement et avait des mouvement de déglutitions saccadés, signe que sa gorge s'étaient resserrée. D'ailleurs, elle entendait sa respiration devenir un peu sifflante. Coralie soupira en constatant que son amie était la proie d'une crise de panique qui promettait d'être assez importante, et qu'en même temps, elle était en état de choc.

Elle lui caressa le bras doucement, l'invitant à se rhabiller et couvrant ses épaules frêles d'un châle qui trainait sur une chaise.

« Qu'est-ce qui s'est passé ? »

Nathalie pinça les lèvre. Elle n'avait aucune envie de devoir raconter à Coralie comment elle avait voulu rentrer dans les jeux débiles de l'anglais et de John, espérant ainsi lui faire plaisir, lui montrait qu'elle savait encore s'amuser... et qu'elle s'était complètement plantée. Elle ne voulait pas lui dire qu'elle avait eut l'impression de sentir son cœur se briser comme du cristal lorsqu'il était venu la rejoindre dans son bureau, le visage couvert de traces de rouge à lèvre, ni combien il l'avait blessée en la traitant de jalouse.

Elle fut sauvé par le gong. Sa tablette émit un léger bit, annonçant l'arrivé d'un message.


_Date & Heure ___20 février 2017

Coquelicot

Excuse-moi pour tout à l’heure... j'ai été bête comme souvent
Je t’aime <3



FICHE PAR SUANA


A peine en eut-elle parcouru les premières lignes qu'elle fondit en larmes sans savoir si s'était à cause du chagrin de voir qu'il lui avait fallut tant de temps pour réaliser qu'il lui avait fait du mal, si s'était parce qu'elle avait peur qu'il ne soit pas vraiment honnête avec elle, ou si s'était de pur soulagement et de bonheur. Quoi qu'il en soit, elle se détesta un peu plus. Elle savait que si John avait été là, il l'aurait probablement rabrouer, lui reprochant de se montrer aussi sentimentale. Elle ne comprenait pas pourquoi ses larmes qui n'appelait qu'un peu de réconfort lui valait systématiquement une pique ou un regard noir. Même les rares fois où il s'était laissé allé à la prendre dans ses bras quand elle pleurait, il l'avait fait avec répugnance, comme s'il craignait que ça puisse le contaminer.

Coralie fut prise de court par cette soudaine éruption. Elle récupéra la tablette qui glissait des doigts de son amie et lu le message avec un soupir. Ainsi donc c'était ça. Nathalie s'était encore accrochée avec John, probablement pour une bêtise qui n'en valait pas le coup. Elle secoua la tête. Elle ne savait pas trop ce qu'elle pouvait faire, mais elle craignait qu'à force de heurter leurs souffrances respectives, ils ne finissent par se briser tout les deux.

L'infirmière savait deviner le cœur des gens, et il était plus qu'évident que ces deux là s'aiment profondément. D'ailleurs, si ça n'avait pas été le cas, on aurait pu se demander ce qu'il foutaient encore ensemble.

« Qu'est-ce qui s'est passé ? »

"Rien de grave... c'est juste que je suis fatiguée, tellement fatiguée... » Nathalie prit une grande inspiration, et sentit les digues céder.

Elle avait besoin de parler à quelqu'un qui ne la jugerais pas. Quelqu'un qui la connaissait telle qu'elle était. Bien sûr elle avait déjà évoqué le sujet un peu plus tôt avec Erin, mais elle avait eut la sensation que la consultante ne la croyait pas, ou tout au moins n'avait pas compris ce qu'elle cherchait à lui expliquer. Dans ses mots, la rouquine avait entendu "oui, tu es jalouse, tu devrais faire un effort" "Oui, tu es trop exigeante, John a souffert, il a besoin d'un soutien, pas qu'on l'entraine un peu plus vers le fond."

De toute façon, c'était bien ça le fond du problème. Elle n'arrivait pas à se faire comprendre. Elle ne comprenait pas à quel moment elle avait perdu John, mais c'était la sensation qu'elle avait. Au début, ils se comprenaient. Il savait qui elle était, et elle savait qui il était, mais depuis quelques mois, elle avait l'impression qu'ils avaient perdu ce lien.

« Je sais plus quoi faire pour lui plaire. Je sais plus ce qu'il attend de moi. Il me veut forte, mais quand je le suis ça l'agace, et moi ça m'épuise. Il sait que je suis fragile, ce que j'ai vécu sur terre, et ce que j'ai vécu il y a quelques semaines, mais il s'agace si je ne suis pas forte et si j'ai le malheur de laisser échapper quelques larmes. Il passe son temps à faire des blagues pourries avec Alex et Erin, et moi je ne les comprends pas, je n'arrive pas à les suivre, et quand je veux faire l'effort de m'y intégrer, je suis toujours à coté de la plaque et je l'agace encore plus. Je sais qu'il m'en veut que notre relation soit connue. Il a peur que notre relation ne freine sa carrière, ou ne lui vaille une rétrogradation. »

Coralie écoutait ce fleuve de paroles décousu. Elle remarqua que son ami tremblait encore plus, pleurait à chaude larmes. Lorsqu'elle la vit commencer à se planter les ongles dans l'avant bras au point d'en faire perler quelques gouttes de sang, elle décida que les anxiolytiques légers qu'elle avait pris n'était pas très adaptés. Elle aurait même pu prendre toute la boite, dans l'état de stress et de désespoir où elle était, ça n'aurai pas fait grand chose. Il lui fallait quelque chose de plus fort.

Elle la fit allonger sur la table d'examen.

« Tu lui en as parlé ? » demanda-t-elle doucement en préparant une seringue avec un léger sédatif et une dose supplémentaire d'anti dépresseur.

Nathalie secoua la tête.

« J'ai essayé, mais on se comprend pas. On se comprend plus. C'est un dialogue de sourd qui fini toujours par dégénérer. Tout ce que je sais, parce que je le ressens, c'est qu'il m'en veut. » une nouvelle salve de sanglot lui coupa la parole pendant quelques minutes pendant que Coralie installait un garrot et cherchait la veine sur son bras. « Il m'en veut parce que c'est moi qui ai parlé de notre relation à Karola et à Mr Hoffman, même si il sait que c'était pour le sortir du piège où il s'était fait enfermé, c'est quand même moi qui ait rompu le secret. Il a peur que notre relation ne soit un frein à sa carrière, qu'on le cantonne dans un bureau »

Nathalie grimaça quand l'aiguille pénétra dans sa veine mais ne chercha pas à savoir ce que son ami lui injectait. Ses paroles devinrent encore plus décousus

« Il m'en veut parce que je me suis faite agressée et qu'il était pas là, il m'en veut parce que je souffre encore et qu'il peut pas m'aider. Il m'en veut parce que je voudrais l'aider et qu'il ne veut pas admettre qu'il a besoin d'aide. Il m'en veut parce que je l'aime mais que je le comprend pas et que j'arrive pas à lui donner ce qu'il veut »

Presque aussitôt après l'injection, Nathalie sentit sa gorge se détendre, ses muscles se relâcher, les sanglots s'apaisèrent, remplacés par quelques lourdes larmes coulant paresseusement des yeux de la jeune femme. Elle regarda Coralie, penché au dessus d'elle, qui lui caressait les cheveux.

« Finalement, il a peut être raison. Je suis une égoïste. Si je l'aimais vraiment, je le libérerai. Si je l'aimais vraiment, je retournerai sur terre pour arrêter de lui causer autant de tracas. »

Sur ses derniers mots, qui ne lui brisèrent pas le cœur pour la seule raison qu'elle était déjà à moitié inconsciente, elle sombra.

« Ce dont tu as besoin, c'est de dormir. Beaucoup et longtemps, d'un bon sommeil paisible » dit doucement Coralie à sa patiente dont la respiration s'était faite plus calme et régulière. « Je suis sure que tu n'as pas fait une seule nuit correcte depuis ton agression. Tu as besoin de repos, de beaucoup de repos et ensuite, tu verras ce qui est le mieux pour vous, ou pour toi si tu estime que le « vous » est le problème ».

Ensuite elle appela les aides soignants, leur demandant d'installer Mlle Dumond dans une chambre pour quelques heures, voire quelque jours en fonction de l'évolution de son état.

Pendant qu'ils prenaient les disposition nécessaires, elle prit la tablette de Nathalie.


_Date & Heure ___20 février 2017

Ce n'est pas Coquelicot, c'est un Pissenlit

Elle ne pourra pas vous répondre pendant quelques heures au moins.

Je ne sais pas de quoi vous vouliez vous excuser, mais ce que je sais c'est que si vous tenez un peu à elle, vous devriez peut être vous rappeler que si vous, vous avez subi des choses abominables en janvier, elle n'a pas été épargnée non plus.

Je tiens à vous signaler que pour une femme, une tentative de viol même non aboutie est un traumatisme extrêmement grave, d'autant que pour se défendre elle a du abattre son agresseur. et être témoins des blessures reçues par l'homme qui lui ait venu en en aide. Niveau culpabilité, je pense qu'elle est au max.

Je ne doute pas qu'un soldat aguerrit est à même de gérer ce genre de chose, qu'il y est entrainé, mais je me permet de vous rappeler que nous parlons ici d'une administrative qui n'est pas préparé à ce genre de chose.

Je sais que vous aussi vous devez surmonter vos blessures et vos démons, je ne saurais trop vous conseiller de vous adresser à quelqu'un de professionnel et compétent avant que votre comportement n'achève de briser le peu de Nathalie qui ne l'est pas encore.

Vous ne m'en voudrez pas de préférer un « cordialement » à un « Je t'aime » en guise de conclusion.

Coralie Deltour
Infirmière Cheffe

Ps : Si vous souhaitez voir Mlle Dumond, elle se trouve actuellement à l'infirmerie.



FICHE PAR SUANA
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avatarInfos√ Arrivée le : 04/09/2015
√ Age : 25
√ Messages : 2237
John Sheppard
Dossier Top Secret
√ Age: 40 ans
√ Nationalité: États-Unis États-Unis
√ Gêne: Oui
MessageSujet: Re: Quand les ombres rodent Ven 7 Avr - 18:46
Coralie Deltour
&
John Sheppard
Un cris dans mes ondes
CHRONOLOGIE : 20 FÉVRIER 2017 suite à une journée parfaitement normale




L’homme venait de quitter son ami, ne pensant pas qu’un jour il lâcherait toutes ses informations à quelqu’un aussi facilement. Le constat édifiant était là : il se sentait sale et il n’arrivait pas à sortir de l’eau tumultueuse seul. Le voulait-il ? Ou se noyait-il aveuglement depuis le début ? Quitte à faire la découverte des fonds, s’il aurait dû prendre un masque et des bouteilles pour survivre sans avoir de l’eau dans les poumons.

En tout cas, la bouteille était donc le Dr Stanford, où bien l’un des psychiatres de cette belle cité. Il pénétra dans la salle d’attente, bon il avait du monde. Il reconnaissait toutes les têtes et il doit avouer qu’il n’était pas fier de se retrouver là et de voir l’interrogation dans les visages des patients. Son esprit paranoïaque et mal, se disait qu’ils étaient tous en train de le juger et il sentit étouffer. Déglutissant, l’envie de fuir était tentante, lui cet homme courageux et qui fait front face à tout le monde fuir ? C’est une blague… et surtout s’il s’adonne à ce genre de faiblesses (encore une), il serait ramené par la peau du cul, par son ami et supérieur d’origine britannique. Alors, autant s’épargner ce genre de honte et la remontrance qui va avec. Déjà, qu’il regrettait de faire perdre du temps précieux aux second responsable.

Ainsi donc, après un salut, il prit place sur une chaise, laissant ses mains se croiser entre ses jambes. Il n’avait pas envie d’échanger avec les hommes ou les femmes autour de lui, tout était là pour un problème et personne ne voulait en faire part aux autres où pour les véritables raisons.

Sa tablette émit un petit bruit caractéristique et propre à la réception d’e-mail. Il prit de bon cœur celle-ci, se disant que cela allait être un message de Nathalie. Naïvement il pensait qu’elle aurait été réceptive à son message. N’étant pas un grand communiquant, il avait mis tout son cœur dans les quelques pauvres mots bien fade. Mais, quel fut sa désolation en lisant la réponse, qui n’était pas de sa compagne, mais d’un pissenlit qui aurait dû se nommer ortie vu le piquant mordant des lignes. Il retenu un soupir mué d’une angoisse montante. Sur le coup ce fut de la colère, on lui reproche encore entièrement toutes les fautes, tel un gros connard, alors que non, il n’est pas ce genre d’homme malsain. Quel avis, devait avoir Coralie sur lui et toutes les personnes à qui parlait Nathalie. John Sheppard, le séducteur, briseur de cœur et de vie ici en l’occurrence. Cela était profondément injuste à ses yeux, lui sociable attentionné et amoureux. Amoureux, mais mal…mal au point que de son aveuglement nombriliste il oubliait son environnement. Ne pouvait-on pas lui lâcher la grappe ? Pourquoi, quand il est au fond des abysses, on essaye encore de l’enfoncer encore plus ?

Pourquoi est-il fallu qu’il aille mal en même temps qu’elle ? Pourquoi cette récurrence dans son mal être ? Ne pouvait-elle pas ter un peu plus forte à la fin ? Il soupira se dégoûtant de penser de telle atrocités sur sa compagne qu’il aimait tellement. Son état dépressif, le poussait à penser des choses qu’il ne ressentait pas réellement. Exprimer des frustrations du à son auto apitoiement humain et logique. Même Coralie, lui disait de voir un psy…il faut accepter ? Mais pourquoi est-ce si dur ? Pourquoi l’humain se complexe-il autant de problème compliqué et stupide ? En s’encombrant d’un comportement enfantin ?

Une autre petite voix, lui fit remarquer autre chose la culpabilité d’essayer de se raccrocher à une personne qui ne pouvait pas le soutenir. Il est normal humainement parlant, qu’il essaye d’être soutenu par la personne qui comptait le plus… mais le pont qu’il croyait solide est émoussé et manque de s’écrouler avec lui dans les ondes. Il fallait essayer de remettre les planches avant qu’il ne s’écroule ? Il devait être là pour elle, comme elle l’avait été. Qu’importe s’il se sent mal. L’angoisse montante devenait douloureuse dans son cœur et il se leva prestement, pour quitter la salle d’attente et se précipiter en courant, vers l’infirmerie.

Quand le colonel Sheppard, court personne n’a le culot de l’empêcher et tout le monde se pousse. Et fort heureusement. Il déboula donc dans le hall de l’infirmerie, le cœur battant. Il ne chercha même pas à savoir où se trouvait Nathalie, il se dirigea vers les chambres de soins, il allait bien tomber sur un médecin ou sur « pissenlit/ortie ».

Après s'être assurée que Nathalie était installée dans une chambre un peu à l'écart du hall d'entrée, un peu plus au calme que dans une salle d'examen, Coralie avait été trouvée Beckett pour lui parler du cas de son amie et de l'opportunité de l'hospitalisé quelques jours. Elle n'était pas sûre que la jeune femme le vivrait bien, ni même qu'elle l'accepterait, mais elle se disait qu'au moins ainsi ils pourraient s'assurer qu'elle prenait les somnifères qui lui avaient été prescrits et qu'elle avait au moins quelques heures de « bon » sommeil par nuit. Elle connaissait suffisamment la jeune femme et son dossier médical pour savoir qu'elle avait déjà été victime d'une grave dépression quelques années plus tôt, et qu'elle ne voulait pas « retomber » dans la dépendance aux somnifères.

Beckett ne partageait pas l'avis de son infirmière. Surtout pour des questions pratiques. Le nombre de lit était limité, et il préférait les réserver pour les blessures physiques graves. Par contre, il était d'accord avec Coralie pour dire que les conneries avaient assez durées et qu'il fallait absolument que Nathalie soit sérieusement suivie par une des psys de la cité, et même pour lui imposer de venir tous les soirs à l'infirmerie pour s'assurer qu'elle prenait correctement son traitement.

Sur cette décision ils s'étaient quitté et Coralie regagnait son bureau pour mettre en place ce suivi lorsqu'elle entendit un bruit de galopade dans le hall. Pressant le pas, elle arriva juste à temps pour voir le Colonel Sheppard traverser toute l'infirmerie au galop sous le regard ahuri du personnel. Il se dirigeait droit vers l'une des salles d'examen que la jeune femme savait occupée. Piquant à son tour, elle arriva devant la porte juste avant lui. Tout en rentrant la tête dans les épaules, se préparant au choc qui l'enverrait bouler dans le couloir comme une quille elle cria :

« Non mais vous vous croyez où ?! C'est un hôpital ici, pas une piste d'athlétisme ! »
L’homme avait déjà ralentis, le pas mais bon il avait une urgence donc la galopade était normale. En voyant Coralie déboulé et le houspillé il ne sut vraiment s’il devait lui forcer le passage ou non. Mais cela aurait été une basse vengeance indigne de lui. Ce n’est parce qu’elle est désagréable et piquante qu’il devait plonger dans cette facilité. Il ralentit, s’arrêta la toisant sans grande expression, sauf peut-être l’angoisse dans le fond de ses prunelles encore expressives au contraire de son corps en monde « pilotage ». Le militaire soupira.
« Nathalie est dans quelle chambre s’il vous plait ? » Il se contre fichait royalement de sa remarque, ni même des politesses, il voulait la voir, savoir ce qui s’était passé…être là pour elle avant qu’elle ne parte dans les limbes si cela n’était pas déjà trop tard. La voix de Sheppard était étrange, celle d’un homme qui essayait de faire bonne figure mais nouée par la peur et l’inquiétude.
Le choc redouté n'eut finalement pas lieu, John ayant ralenti et réussit à s'arrêter avant de lui rentrer dedans. Elle eut quand même l'impression d'une vague hésitation, comme s'il avait eu envie de forcer le passage, Coralie s'en inquiéta vaguement. Pas qu'elle craignit qu'il ne la blesse, mais parce que ce n'était vraiment pas le comportement habituel du jeune homme.

Finalement, il se conta de la toiser en exigeant de savoir dans quelle chambre se trouvait Nathalie. Coralie se doutait bien qu'elle allait le voir débouler à un moment ou à un autre, mais elle devait bien avouer qu'elle ne l'avait pas attendu si vite, ni dans cet état.

Il s'efforçait de rester maître de lui, mais l'infirmière qui en avait vu d'autre, devinait son inquiétude. Elle se sentit soudain un peu coupable de lui avoir envoyé un message aussi piquant, même si d'un autre côté elle se disait qu'il fallait bien qu'à un moment ou à un autre quelqu'un lui rappelle qu'il n'était pas le seul à souffrir. Autour d'eux, le silence semblait un peu trop pesant, comme si toutes les personnes présentes attendaient une altercation. Coralie serra les dents. Pourquoi fallait-il que l'être humain soit aussi curieux de la douleur des autres ?

Elle soupira en s'approchant de John pour lui prendre dans le bras.
« Elle n'est pas dans cette chambre. Je l'ai installé dans un endroit plus calme... mais ne restons pas dans le couloir pour parler de tout cela. »

Shepard fut surprit du geste de la jeune femme, elle qui juste avant lui avait écrit un mail des plus venimeux, il se serait plus attendu à une baffe qu’a un câlin. Toutefois, il se laissa faire homme de contact, il apprécia ce simple mouvement, qui apaisa un court instant l’angoisse, pour l’attiser… si elle le prenait n’est-ce pas pour le consoler ? Qu’advenait de Nathalie où était-elle ?
« Je… d’accord … nous allons voir Nathalie ? » son esprit était concentré sur cette évidence, ne comprenant ou refusant simplement d’admettre qu’elle l’éloignait de son but, pour le protéger ou protéger son amie.

L'infirmière s'était attendu à ce qu'il la repousse ou à un geste d'humeur, mais au contraire, il sembla que son geste faisait fondre les défenses de John. Elle fut touchée par sa réaction, par son inquiétude pour sa compagne. Mais rapidement, il sembla s'inquiéter encore plus. Elle le sentit se tendre légèrement sous sa main quand il lui demanda s'ils allaient voir Nathalie.
« Oui, mais à une seule condition. Vous serez sage et vous ne la réveillez pas. Elle a besoin de dormir. Je lui ai donné un léger sédatif. »

John quitta en douceur les bras rassurants et à la fois effrayant de Coralie… un sédatif ? Il ne put s’empêcher de baisser le regard par terre, se demandant bien s’il n’avait pas loupé quelques choses encore. Elle avait l’air « bien » tout à l’heure rien d’alarmant physiquement… mais mentalement John ? Elle avait craquée ? Son agacement avait poussé sa compagne à se morfondre et à sauta détruire ? Il releva péniblement la tête, ne trouvant pas de solution sans avoir de réponse plus poussée. « Un sédatif ? Je… j’ai peur de mal comprendre… tout m’échappe… que c’est t’il passer pour qu’elle ait besoin… d’accord » Il en devenait pas très cohérent et cela l’alarmait de savoir qu’il n’arrivait pas à faire des phrases sans hésitations. Par chance l’infirmière ne s’en formalisait nullement.

John semblait vraiment perdu et perturbé. Coralie jeta un coup d'œil autour d'eux, les couloirs était calme et la vie avait repris ses droits dans le hall, toutefois, la jeune femme n'avait pas envie de parler du cas de Nathalie dans un endroit aussi passant. Et puis, il lui semblait que John était fragile lui aussi. Elle le connaissait suffisamment pour savoir qu'être vu dans une telle situation lui serait difficilement supportable. Elle le poussa vers un bureau vide, il ne mit aucune résistance se laissant faire tel un pantin inanimé et le fit asseoir sur la chaise avant de s'installer du bout des fesses sur l'angle du bureau.
« Vous savez certainement que Nathalie ne va pas bien en ce moment. Mais même vous, qui la connaissez mieux que quiconque ici, n'avez probablement pas pris la mesure de la situation. » Commença-t-elle d'une voix douce.
Le regard de John se leva sur la jeune femme. Oui et non, oui il savait qu’elle n’était pas super bien et non il n’avait pas mesuré l’ampleur du chantier dévasté qu’était l’état de Nathalie. Lui-même devant lutter contre ses démons, il en devenait aveugle se refermant sur lui-même, pour laisser aucunes ombres sortir de lui. Il ne répondit pas hochant la tête simplement.

Coralie regardait John avec un peu de curiosité. Elle se demandait s'il s'était rendu compte à quel point Nathalie allait mal ou s'il avait juste mis son irritabilité et sa froideur apparente n'était que la partie immergée de l'iceberg. Elle en doutait un peu. Voyant une expression de franche inquiétude se peindre sur le visage du jeune homme, elle ajouta rapidement.
« Ne vous inquiétez pas. Nathalie n'a rien de grave. Elle a fait ce qu'on appelle couramment « une crise d'angoisse ». Ça lui arrive assez fréquemment en ce moment, et d'habitude elle les gère plutôt bien. Toutefois, là, je ne sais pas pourquoi, mais la crise a été plus forte que d'habitude. Ce qui l'a incité à venir me voir. »

Une crise d’angoisse qui aurait mal tourné en somme ? Oui, elle en faisait régulièrement, même s’il n’était pas toujours là pour les voir, il la savait sujette à ce genre de crise. Cela, le peina d’autant plus. Le soldat ne savait pas… pourquoi là ? Ce n’est pas à cause des baisers ? Quand même… remarque il l’avait envoyé chié agacé par un élément complètement con : qu’elle se soit vexée sur sa jalousie. « Je ne sais pas pourquoi non plus… je ne vois pas ce qui aurait pu déclencher une crise plus forte…enfin je me doute d’un truc, mais cela me parait tellement « bête » que j’ai du mal à me dire que ça soit l’élément déclencheur. Peut-être l’accumulation de pleins de chose » Il avait besoin de connaître une raison, non pas pour se déculpabiliser mais pour savoir, il avait toujours eu ce besoin de connaître les raisons. Il soupira. « Je peux la voir quand ? »

Coralie sentit son cœur se serrer un peu devant le désarroi de John, son inquiétude était réelle et visiblement immense. Elle savait que lui aussi n'allait vraiment pas bien en ce moment. Elle secoua la doucement la tête. Elle espérait que leur mal être respectif n'auraient pas de répercussions funestes sur leur histoire. La jeune femme savait qu'une décision hâtive, prise sous l'emprise de la dépression et de la douleur psychologique serait forcément mauvaise, et qu'ils la regretteraient autant l'un que l'autre une fois la tempête passée.

Elle se pencha vers John et posa la main sur son bras.
« Je ne pense pas qu'il y ait une cause particulière. Vous êtes bien placé pour savoir que Nathalie est quelqu'un de très sensible. En ce moment, elle est totalement « écorchée vive », elle est très fragile. Et la fatigue n’arrange rien. Elle dort très mal. Il faut lui laisser le temps de remonter la pente si vous voulez retrouver la femme qu'elle était. » Elle lui sourit avant de faire amende honorable « Je vous dois des excuses. Je n'aurais pas dû vous envoyer un message aussi piquant, mais j'avoue que Nathalie dans cet état-là, sa réaction à la lecture de votre message et le corps de votre message lui-même m'ont laissé penser que vous lui aviez fait des misères. »

John la regarda un peu étrangement secouant la tête « Je renvoie vraiment l’image d’une ordure qui traite mal sa compagne ?... » Cela n’était pas une question agressive, mais plus un constat dit doucement et avec une voix qui se mourait sur la fin. « Ce n’est pas grave Coralie, je l’ai mal prit mais je ne vous en veux pas. Je ne suis pas rancunier plus de 30 secondes » enfin cela dépendait mais globalement l’homme tenait rarement rigueur à la longue, mais plus sur l’instant.
Même si la question était posée sans agressivité, Coralie se sentit rougir de honte.
« Non, bien sûr que non ! » s'écria-t-elle. « Juste l'image d'un homme un peu secoué lui aussi, qui ne comprend plus ce qui arrive et qui essaye d'arranger les choses de façon maladroite en se disant qu'il faut la « secouer » pour l'aider à remonter la pente. ». C'est un réflexe naturel dans ce genre de situation.
Il eut une petite moue dubitative… « D’accord. C’est bête comme question »

Elle resta silencieuse un instant, regardant sa montre.
« Pour l'instant, elle doit dormir. Je pense qu'elle va dormir encore pendant deux ou trois heures. Mais si vous voulez la voir, malgré tout, je peux vous conduire auprès d'elle. »
« Je … j’ai envie mais je ne sais pas si c’est bien. Je peux revenir à son réveil… » Il soupira passant une main dans les cheveux complètement indécis.

Il était clair que John avait besoin de s'assurer que sa compagne allait bien, mais qu'il ne voulait pas la déranger. Coralie fut touchée.
« Allez, allons la voir. Comme ça vous verrez qu'elle va bien, qu'elle est en sécurité, et quand vous reviendrez dans quelques heures, vous n'aurez pas besoin de me foutre l'infirmerie sens dessus dessous pour découvrir sa chambre. » Le taquina-t-elle gentiment.
Il hocha la tête pas du tout réceptif à l’humour, mais il lui fit un maigre sourire, se leva péniblement, redoutant un peu l’état de sa compagne. Elle n’était blessée mais si son visage est dévasté il savait qu’il culpabilisera car c’est dans sa nature de prendre sur lui.

Elle sauta du bureau et se dirigea vers la porte, alors qu’il la suivait docilement.
« Juste une dernière chose. Quand vous reviendrez la voir, et même si je sais que ça ne sera pas facile, essayez de ne pas la culpabiliser pour sa faiblesse. Pour ça, elle se débrouille très bien toute seule. » ajouta-t-elle avec un sourire doux.
Il s’arrêta la regardant… oui l’image du mec dur et sans pitié lui apparaissait…il soupira, comme s’il allait lui balancer : grosse faiblarde tu abuses ! « Oui, manque de confiance en elle » dit-il d’un air monocorde.

Le ton de John alerta Coralie. Visiblement, il prenait un peu trop tout ce qu'elle disait comme une attaque personnelle. Elle fit volteface, le regardant dans les yeux. Celui-ci s’arrêta pour la toiser dans ses deux perles noires.
« Colonel, je crois que je m'exprime mal. Il n'y a aucune attaque personnelle contre vous dans mes paroles. Les consignes que je vous donne, je les donnerais à toute personne dans votre situation désirant voir quelqu'un dans l'état de Nathalie. Je ne suis pas en train de sous-entendre que vous la maltraitez ! Je crois que votre problème à tous les deux, c’est que vous allez mal tous les deux, mais que vous n’avez pas la même force. Vous, vous attaquez avant d’avoir à vous défendre. Nathalie, elle, elle est juste totalement incapable de se défendre, justement parce que oui, elle manque terriblement de confiance en elle. Effectivement, je sais que c’est compliqué avec une personne de ce genre. Elle se considère comme tellement incapable et nulle qu’elle voit des reproches un peu partout, et surtout qu’elle les considère comme justifiée. Elle n’est plus capable de voir qu’elle a de la valeur. En ce moment, elle en est au point de se dire que tout le monde est bien bon de supporter quelqu’un d’aussi nul et lamentable qu’elle. »
Coralie soupira, elle ne savait pas si elle s’exprimait bien. Elle comprenait ce que la rouquine ressentait, mais ce n’était pas le genre de chose qui était aisé à expliquer à quelqu’un qui, dans une situation similaire avait un comportement totalement différent.

John se sentit un peu bête, oui il prenait tout pour lui, puisqu’il s’estimait responsable, s’il n’avait pas eu cette faiblesse de plonger aussi facilement dans des démons et leur pares, il serait plus présent. Hors bon, il se sentait impuissant incapable de protéger la personne qu’il aimait et cela lui faisait mal de l’avouer. L’inutilité de sa condition lui chantait de drôle de chose. Sans parler, qu’il se prenait des reproches sur le mal être de sa propre compagne, il en avait l’impression. « Navré, je prends mal beaucoup de chose, puisque je me sens coupable » dit-il simplement, tout en prenant en note son petit récit.

« Finalement, vous êtes assez semblables… » reprit-elle avec un sourire
« Tout ce que je vous ai dit depuis votre arrivé, vous l’avez pris comme un reproche, vous avez entendu mes conseil de douceur envers Nath comme un sous-entendu de maltraitance envers elle. J’ai tendance à penser qu’en ce moment, c’est souvent que vous subissez des attaques personnelles et ce quel que soit votre interlocuteur »
Elle marqua une pause, le regardant avec bienveillance, pour lui laisser le temps de bien comprendre ce qu’elle disait. John hocha la tête, même s’il ne s’estimait pas similaire à Nathalie, à cause de la perception glorifiés qu’il avait d’elle et à la fois de la réalité de se qu’elle est. « Ça dépend qui, mais oui un colonel qui va mal ce n’est pas bien. » il fit un peu d’humour haussant les épaules. « Faut dire que vu votre mail, je ne peux que me demander s’il n’y a pas de sous-entendu » il lui fit un sourire taquin.

« Le problème, c’est que vous le sentiment de culpabilité exacerbe votre combativité. Vous êtes conscient de votre valeur, vous prenez ce que vous entendez pour une injustice. Elle, c’est pareille, elle ressent les choses de la même façon déformée. Sauf que pour elle, ce qu’elle entend comme des reproches, elle l’accepte comme tel, elle se dit qu’elle les mérite. Et sa seule défense à elle, c’est la fuite. Quand elle ne peut pas fuir physiquement, son esprit, lui fait ce qu’il faut pour la soustraire à la douleur, en provoquant une crise d’angoisse… »
John écouta attentivement toutes les paroles de Coralie, elle avait visée juste puisque avant il avait pensé ce genre de chose le concernant. Il avait un côté triste pour Nathalie qui ne sentait tellement inutile qu’elle ne pouvait pas se défendre se laissant aller à la fuite. Atlantis et son flot d’expériences traumatisantes étaient en trait de l’achever ? Faut dire que depuis quelques temps elle n’était pas épargnée. Il lui fit un signe de tête pour continuer à marcher, il avait une certaine hâte qu’il redoutait à la fois.
« Vous avez des paroles sages Coralie. » Il ne trouva rien d’autre à dire car il comprenait et était en accord avec ce genre d’élément. L’angoisse était moins présente, hors, il appréhendait énormément de voir Nathalie endormie dans un sommeil artificiel pour qu’enfin elle dorme.

Coralie avait hésité entre attendre John ou repartir, mais finalement, il lui avait paru important d'être là quand il sortirait au cas où il aurait eu besoin de parler. Elle commençait à envisager de rentrer dans la chambre pour lui demander s'il souhaitait rester auprès de sa belle au bois dormant lorsqu'il ressortit, l'air malheureux et tellement perdu dans ses pensées qu'il lui rentra dedans. Il bredouilla une excuse.

« Si vous en avez envie. Je pense que dans trois heures elle devrait être réveillée. » Encore une fois elle lui frotta le bras d’une main qu’elle voulait apaisante. « Arrêtez de vous flageller ainsi. Pour le moment vous en êtes au stade où vos douleurs respectives se heurtent, mais de ce que je vois, vous tenez à elle, et je sais qu'elle tient à vous. D'ici quelques temps, vous verrez, au lieu de vous heurter, vous vous appuierez l'un sur l'autre pour remonter la pente. ».

Bien sûre qu’il en avait envie quelle idée ! Il la regarda quelques minutes sans rien exprimée et hocha la tête. Il n’aimait pas être dans ce genre d’impasse. Elle continua sur lancé et il lui fit un petit rictus, oui peut-être bien il l’espérait en tout cas. « Je l’espère. Merci Coralie, pour tout »




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MessageSujet: Re: Quand les ombres rodent Ven 7 Avr - 19:22
Depuis son agression, les nuits de Nathalie étaient peuplées de cauchemars tous plus traumatisant les un que les autres. Presque toutes les nuits Wheeler venait hanter ses rêves. Parfois, personne ne venait à son secours et le soldat sadique faisait subir à la jeune femme le pire de ce qu'elle pouvait imaginer, la faisant se réveiller en hurlant, la laissant tremblante, le souffle court et en proie à des accès de panique difficilement contrôlables malgré le traitement anxiolytique que Beckett lui avait prescrit.

D'autres fois, Matt ou John venaient à son secours et connaissaient une fin funeste sous les coups de son agresseur avant qu'il ne finisse ce qu'il avait commencé. Dans ces cas là, ses réveils étaient encore pire. Si elle avait rêvé de John et que par chance, cette nuit là, elle partageait sa couche, elle arrivait à trouver un peu de réconfort en se blottissant contre lui, caressant le corps vivant et chaud de son compagnon, frottant son nez contre son cou, laissant son odeur l'apaiser pendant que la nuit s'achevait lentement. Quand elle s'éveillait seule, elle n'avait d'autre solution pour chasser les ombres que d'allumer toutes les lumières avant de se blottir dans un coin de la pièce, armée de la première chose qu'elle trouvait, souvent un petit coupe papier en ivoire que Teyla lui avait offert, en se mordant les mains pour ne pas hurler.

Elle détestait sa faiblesse et sa fragilité. Elle pouvait presque entendre Wheeler ricaner du fond de sa tombe et elle était terrifiée. Elle savait qu'il l'attendait quelque part de l'autre coté du miroir. Elle l'avait tué, et malgré ce qu'il avait eu l'intention de lui faire, et qu'il avait été prouvé qu'elle était en état de légitime défense, sa conscience l'avait reconnue coupable, il fallait qu'elle vive avec. Même s'il avait été un véritable sadique, un prédateur, la jeune femme ne pouvait s'empêcher de se dire qu'il était le fils de quelqu'un, que quelqu'un l'avait aimé, qu'à cause d'elle, quelque part, une femme innocente pleurait son fils et cette idée lui était intolérable.

Les nuits où elle dormait avec son compagnon, en plus de la terreur qui l'arrachait au sommeil, elle ressentait la culpabilité de déranger le repos de John. Lui aussi souffrait encore de ce qui s'était passé. Même s'il cachait sa douleur et ses traumatismes derrière une attitude moqueuse ou dure, elle savait qu'il souffrait, elle s'en voulait terriblement de ne pas être capable de le soutenir comme il le mériterait. En plus de ses propres démons, il n'avait pas besoin de devoir gérer une compagne hystérique et de voir ses nuits écourtées par les réveils intempestifs de Nathalie.

D'un autre coté, il y avait déjà quelques temps qu'elle avait remarqué que même ses pires cauchemars n'étaient pas de taille à lutter contre le sommeil que lui offrait les somnifères de Beckett. Plusieurs fois la jeune femmes s'était dit qu'elle devrait faire comme lui et accepter les quelques heures de répits offert par les brumes médicamenteuse. Mais, elle avait mis tellement longtemps à pouvoir s'en passer après sa dépression qu'elle avait peur de ne plus jamais pouvoir fermer l’œil sans si elle en reprenait ne serait-ce qu'un seul.

A la lumière du soleil, elle arrivait à faire la part des chose, à se rappeler que si elle ne l'avait pas arrêté, à cet instant ce serait elle et probablement également Matt qui seraient au fond d'une tombe... et encore. Pour toute sépultures, ils auraient probablement du se contenter d'aller nourrir les poissons au fond de l’océan. Elle doutait que Wheeler aurait pris les dispositions nécessaires pour leur offrir une sépulture décente. Lorsque ses accès de culpabilité la prenait pendant la journée, elle arrivait à se rappeler que Wheeler n'avait jamais été qu'un psychopathe de la pire espèce qui n'en était certainement pas à son coup d'essais concernant l'agression des femmes, mais même dans ses cas là, l'image de la mère en pleur n'était jamais très loin.

Même dans ses relations sociales elle sentait qu'elle était à coté de la plaque. Elle avait peur quand elle se trouvait seule dans un couloir, mais elle avait également peur quand elle y croisaient du monde, notamment des soldats et surtout s'ils se montraient polis avec elle. A chaque fois le spectre de Wheeler et de ses charmantes manières lors de leur rencontre lui revenait, et elle craignait de tomber à nouveau dans un piège.

Ces relations avec John n'étaient pas au beau fixe non plus. Il allait mal, elle le sentait, mais elle était incapable de l'aider. Elle avait l'impression de ne plus le comprendre. Ses tentatives d'humour le laissait froid, sa maladresse l'agaçait, de même que ses excuses ou son besoin de tendresse. Au traumatisme de son agression, venait s'ajouter le spectre de leur possible rupture.

C'est pour ça qu'elle avait été heureuse d'accepter de dépanner Alexander en assumant le poste d'Elia le temps que la petite se remette. Au moins, dans son boulot, elle se savait compétente et ça lui permettait de laisser ses pensées de plus en plus sombre à distance au moins pendant quelques heures.

Mais, après la crise d'angoisse qui l'avait saisie ce matin-là dans le bureau, après le départ de John et sa conversation avec Erin, elle n'avait pas eut d'autre choix. De toute façon, Coralie ne lui avait pas demandé son avis avant de lui planter une aiguille dans le bras et d'envoyer dans son corps une dose de sommeil artificiel.

La jeune femme s'en rappelait... par moment. Le vrai et le faux se mêlaient dans son esprit dans une valse sans fin, mais ses pensées au moins étaient paisibles. Il lui sembla entendre un bruit de conversation, une porte s'ouvrir et se refermer, quelques murmures apaisants. Nathalie naviguait dans un demi-sommeil agréable depuis quelques minutes. Il y avait longtemps qu'elle ne s'était pas senti aussi bien, aussi légère, apaisée et reposée. Avec un profond soupir de bien être, elle se retourna dans le lit pour se mettre en chien de fusil, frottant un instant sa joue contre l'oreiller pour y faire un creux confortable avant de se rendormir quelques minutes.
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John Sheppard
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MessageSujet: Re: Quand les ombres rodent Jeu 13 Avr - 20:18
Alexander Hoffman
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John Sheppard
Un peu de lumière dans les ténébres
CHRONOLOGIE : 20 FÉVRIER 2017 suite à une journée parfaitement normale




John quittait l’infirmerie d’un pas, moins rapide qu’a son entrée. Il avait 3 heures à tuer et en toute franchise, il n’avait pas envie de se mettre derrière son bureau. Il allait broyer du noir et voir la psy… il y avait tellement la queue qu’au moment où ça serait à lui, il devrait repartir voir Nathalie. Autant, prendre un RDV pour le lendemain. Ce qu’il fit en passant devant le bureau d’Evelyn, s’arrangea avec sa secrétaire médicale.

L’homme traina quand même des pieds… il n’avait pas envie d’être seul mais ne voulait pas déranger quelqu’un avec ses conneries. Perdue dans ses pensées un peu assombrit par la morosité, il était en train de faire le fantôme dans les couloirs, quand une voix l’interpella :
« John ! Que fait tu l’as ? » Cette voix, il la connaissait très bien, surtout avec son fort accent anglais et l’intonation flegmatique qui l’accompagnait. Immédiatement, il sut qu’il risquait de se prendre une volé dans le plumage. Péniblement, il tourna la tête pour voir Alexander se rapprocher de lui. Comme d’habitude l’anglais était neutre, mais ces sourcils froncés marquaient qu’il n’était pas contant de le trouver ici.

« Nathalie a été hospitalisée » fut la réponse simple du soldat. Cela surprit l’anglais, il avait bien entendu lu le message de son assistante de « remplacement », comme quoi elle devait s’absenter…mais au point d’être hospitalisé. Il en resta pantois.
« Que lui est-elle arrivée ? » Alexander avait rejoint son ami et lui avait touché l’épaule en signe de soutien. Un signe qui fit du bien à John.
« Crise d’angoisse qu’elle n’a pas su gérer » le ton de John un peu morne interloqua l’anglais…bon même si ce genre d’élément le surprenant, le couloir n’est pas le meilleur endroit pour évoquer ce genre d’élément. « Bon viens »
« Je t’ai déjà fait perdre suffisamment de temps comme ça »
« J’ai arrêté d’espérer de travailler aujourd’hui et ne discute pas »

Il ne laissa pas le temps à John d’éprouver une quelconque réticence, qu’il venait de le choper par le bras, pour qu’il se mette en mouvement. Bien entendu il ne lui tenu pas celui-ci, préférant marcher à côté du militaire qui avait une sale mine. Sur le chemin, aucun des hommes ne parla. John ruminait doucement mais sûrement et Alexander, l’observait estimant l’ampleur des dégâts. Et cela avait l’air sérieux. Faut vraiment, que John remonte la pente, car là il s’enfonce chaque jour dans les abysses et cela n’est plus possible. L’anglais décida de prendre les choses en main une bonne fois pour toute. Quitte à ce que cela ne fasse pas plaisir à son ami.

Une fois dans le bureau de l’administratif, celui-ci montra les canapé d’un geste directif à son ami, pour qu’il pose son derrière dessus. John ne chercha même pas à discuter et il le fit bien docilement.
« Tu veux boire quelque chose ? »
« Un café s’il te plait »
Le temps, que les deux tasses soient prête (café et thé), Alexander observait John, qui se tenait le dos voûté, les mains entre ses jambes croisées regardant le sol. Clairement, en signe de culpabilité. L’anglais, se mit en face de lui, en tendant la tasse de liquide noir fumante. John l’attrapa d’un mouvement mécanique, observant la fumée.

« Une crise d’angoisse ? » demanda le Britannique d’un ton interrogateur et assez dynamique
« Oui » ton morne
« Et cela lui arrive souvent ? »
« Souvent non, mais régulièrement quand il y a un aspect traumatisant. Faut dire qu’elle en a vécue des épreuves »

Il est vrai qu’elle avait enchaînée et l’enquête n’aidant pas non plus. Alexander avait échangé comme d’habitude avec Erin, celle-ci lui avait fait part de ses inquiétudes sur l’état mental de Nathalie. Qu’il serait bon, qu’elle aussi aille voir quelqu’un. Décidément, si les deux membres de ce couple étaient au plus mal, il ne fallait pas espérer qu’ils se relèves seul. En conséquence, l’homme avait plus ou moins deux sons de cloches, n’aillant de Nathalie que la synthétisation et les conclusions de sa compagne et non le détail. La jeune femme semblait remontée contre John et surtout souffrir intensément. Tout comme John en réalité.
« Oui, tout ce qu’il a de plus normal. Et donc ? »
« Donc ? » l’homme releva un regard intrigué vers son ami.
« Et donc pourquoi tu t’en veux ? » Alexander le toisa directement dans les yeux. Il était d’un calme placide, en buvant son thé et ses longues jambes croisées. Il en avait un peu marre de voir John penser que tout était de sa faute. Certes, sa compagne était au plus mal, mais à la fin il faut arrêter de tourner en rond.


Cette réplique fit l’effet d’une petite bombe sur le militaire qui ne savait pas trouver ses mots sur le coup. Il déglutit mettant du temps à ouvrir sa bouche.
« Puisque si elle en a fait une, c’est sûrement de ma faute. Je ne fais pas assez attention à elle » encore la même rengaine, quand allait-il arrêter de prendre tout sur lui ? Sûrement jamais, connaissant cet homme prêt à se sacrifier pour les autres.
« Cela est parfaitement normal John ! Tu vas mal, tu regardes ton nombril pour te carapacer. Tu ne peux pas être de partout » Il but une gorgée avant de reprendre toujours aussi calme « Tu ne peux pas t’en vouloir, d’avoir été égoïste pour te protéger. Cesse donc de te faire du mal. Sinon cela va finir par te détruire et détruire Nathalie »

John se tortilla sur le sofa. Il avait du mal à accepter d’être égoïste et pourtant, il l’avait fait pour épargner Nathalie de sa douleur, oubliant de voir la sienne pour se protéger lui. Bref, un cercle vicieux bien difficile à admettre. Il était plus facile, de se dire : c’est ma faute et basta.
« Enfin quand même ! Ces crises sont à cause de moi non ? » John s’exclamait un peu fort, dans un besoin de se rassuré sur ce qu’il pensait. Que cela soit faux ou non, il était perdu et avait décider de prendre sur lui en voyant Nathalie… pour que ça n’arrive plus jamais. Quitte à souffrir il ne voulait plus qu’elle souffre elle. Mais cela ne marche pas comme ça.
« Non ! Elles sont à cause de ses angoisses, exacerbées par ces peurs… »
« Et j’en fais partis !! »
Alexander le toisa quelques instants, le temps que le militaire se calme. Quand il jugea que John, reprenait un peu de contenance, il continua.
« C’est un tout John. » sa voix baissa de quelques tons pour avoir son entière attention et le mettre dans le thème de la confidence « Imagine un vase, qui a plusieurs reprise tombe sans se briser. Les fêlures sont les crises d’angoisse… il a suffi d’une chute de plus pour que cela projette ce vase dans le section « recollage » » John toisait son ami attendant la suite « Et cela passe par une aide, elle a besoin de voir un psychologue, toi aussi, sinon vous allez vous faire du mal tous les deux. Et en rapport à notre conversation de tout à l’heure, je vois bien que tu es affecté, bien plus que nécessaire. Il est temps que tu remontes la pente John. Nathalie ne peut pas t’aider elle est trop fragilisée. » Il lui fit une petite moue, navré d’y allé un peu fort avec lui, mais il le fallait pour qu’il se secoue enfin. Cela avait assez duré et il avait besoin que John soit d’aplomb pour assumer ses responsabilités et qu’il se sente enfin lui-même et non une ombre. « Oui, tu vas devoir remonter sur le pont, mais ce pont ce n’est pas Nathalie, ses fondations se sont écroulées. Et quand tu seras sur un pont bien plus solide, tu pourras prendre ton marteau et tes planches en bois, pour aider Nathalie à reconstruire le sien » il parlait en image pour bien se faire comprendre « Enfin si tu souhaites encore réparer ou construire ce pont ».

John avait parfaitement compris les différents messages et cela n’était pas agréable à entendre en effet. Cependant, il avait besoin de ça, d’être secoué une bonne fois pour toute.

« Quel pont le mien ou celui de Nathalie ? »
« Nathalie et donc de votre histoire »
John baissa les yeux en soupirant. « Oui, je le veux »
« Bon dans ce cas, tu sais ce que tu dois faire »
« Oui en somme je me démerde seul »
« Tu dois arrêter de penser que Nathalie pourrait t’aider dans ce contexte actuel. Elle n’est plus en mesure de le faire. Par contre, tu peux t’appuyer sur les autres !! Pour toi, pour elle, pour vous et pour Atlantis. Je sais que c’est dur comme propos, mais il faut que tu te ressaisisses John, et arrête de te dire que cela est de ta faute ce qui arrive à Nathalie. Il ne faut pas chercher de responsable cela n’est pas constructif. Et pour aller mieux tu dois t’en sortir et la tirer vers le haut. Si elle n’y arrive pas, il sera temps de voir si cela en devient trop lourd à porter. Or, cela n’est pas sensé arrivé. » Alexander le secouait volontairement, pour que le militaire récente l’énergie suffisante pour se sortir la tête de l’eau. Cela semblait marcher, puisque l’homme avait les prunelles fixées sur son ami, avec une lueur plus déterminée. John en avait marre d’être cette loque et être bousculer lui fit du bien malgré tout.

Il ne répondit pas tout de suite encaissant. Intérieurement ce fut le bordel, car tout s’écroulait, toutes ses bonnes idées un peu bête… Alexander avait raison, il devait arrêter de se faire volontairement du mal. Il avait des responsabilités, des gens comptaient sur lui ! Et il ne pouvait pas se laisser aller à ce point. Tout ne tournait pas autour de Nathalie, il avait aussi le rôle de colonel. Et combien d’homme et de femme attendaient que le colonel soit opérationnel ? Bien trop ! Il baissa la tête. Son problème de mal être à départ était dû aux évènements et plus le temps avançait plus cela devenait un problème avec sa compagne. Elle était dans un lit d’hôpital, elle devait se reposer. Mais lui… son devoir était plus grand, responsable militaire nom d’un chien John ! Il n’est pas un simple bidasse ! La conscience pro elle est où ? Tout le monde comptait sur lui. Il fallait se relever et se remettre en marche, pour se stabiliser et tendre la main à Nathalie et la tirer avec lui hors de l’eau, lui donnant un appui stable. Il soupira releva la tête vers Alexander.
« Oui…faut que j’aille voir Evelyn »
Alexander hocha la tête.

Le reste de l’heure qui suit, John le passa avec Alexander, à parler de différentes choses, par forcément sur Nathalie, puisque l’anglais le taclait pour éviter qu’il resombre. Pas besoin d’être trop empathique et lui tenir la main, le militaire avait besoin d’un coup de fouet pour se donner un coup de pied au cul. La crise de Nathalie avait été l’élément déclencheur et le reste de l’échange fut le moteur. John toisa sa montre, Nathalie allait s’éveiller dans 1h30 il se leva suivit de l’anglais. Dans un élan amical le militaire lui prit dans ses bras et lui tapa dans le dos. « Merci ».
Alexander n’aimait pas plus que ça les contacts, mais, il savait prendre sur lui, pour le côté social et accepter les geste amical et tactile de ceux qu’il appréciait. « C’est normal ». Il lui tapota aussi l’épaule, observant John quitter son bureau.

John, se rendit dans le bureau de la psychologue, cela ne fut pas facile de se confier et d’accepter une thérapie sur quelques semaines. Mais, il le fallait. Quand, il sortit, l’homme ne pouvait pas dire qu’il allait mieux, mais il se sentait moins coupable. Plus sereins, moins angoissé et surtout, il avait accepté de tourner la page de cette déprime. Une forme de détermination le prit et il alla vers l’infirmerie. Certes, toujours inquiet de retrouver une Nathalie à côté de la plaque. Il voulait être là, pour être présent et lui montrer son soutien qui lui avait fait autant défaut.
Une fois dans le hall, il attendit que Coralie lui donne l’autorisation de pénétrer dedans la chambre de sa compagne.



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MessageSujet: Re: Quand les ombres rodent Dim 16 Avr - 19:02
Trois heures plus tard, Coralie ne fut pas surprise de voir revenir John. Contrairement à sa première visite, il ne chercha pas à entrer comme une brute dans la chambre de sa compagne. Il attendit sagement dans le couloir devant sa porte. L'infirmière s'approcha de lui et lui posa une main réconfortante sur le bras en lui souriant gentiment.

- « Comment vous vous sentez ? » lui demanda-t-elle
« Mieux » répliqua le jeune homme d’un ton assez doux. Il avait meilleure mine, mais semblait fatigué quand même « Elle est réveillée ? »

Coralie sourit.
- « J'en suis heureuse. Elle est en train d'émerger, mais elle est encore un peu somnolente. Quoi qu'il en soit, vous pouvez aller la voir. »

John hocha la tête « Merci. Elle va être sonnée ou shootée avec les médicaments ? »

- « L'anxiolytique que je lui ai injecté n'a pas d'action très durable. Elle va être un peu désorienté pendant encore peut être une demi-heure ou une heure, mais guère plus. Quand au traitement que nous avons mis en place avec le Docteur Beckett, il n'est pas différent de celui qu'elle a déjà, juste qu'on va s'assurer qu'elle le prenne régulièrement. Dans les jours à venir elle va être moins « vive », mais pas spécialement shootée. » Expliqua l'infirmière.

Le militaire hocha une nouvelle fois la tête, il n’y connaissait rien mais faisait confiance aux professionnels. « Avec en complément un suivis psy non ? »

- « Oui, évidemment, le suivi est déjà mis en place. Et ça, elle s'y soumet avec meilleure grâce que d'autres » déclara Coralie en lançant un regard appuyé au Colonel.

Il ignora son regard insistant, il avait fait son suivis lui aussi, sinon il allait être traîné chaque jour par Alexander s’il s’y échappait. La menace de l’anglais avait été clair. « D’accord ». Il lui fit un rictus et ouvrit la porte de la chambre de Nathalie. La chambre était sombre, le souffle régulier de sa compagne était perceptible. Il s'approcha doucement du lit, glissant sa main chaude sur la main froide de la belle rousse encore endormie ou mi-éveillée.

***

Nathalie souleva difficilement les paupières quand elle sentit la main chaude de son compagnon se glisser dans la sienne. Même si elle ne l'avait pas vu pénétrer dans la chambre, cette paume chaude, cette main ferme et vaguement calleuse, elle l'aurait reconnue entre mille. Elle tourna les yeux vers son visage en lui souriant doucement.

Elle ne savait pas trop quoi faire ou quoi dire. Elle sentait déjà quelques perles se former sur ses paupières et s'efforçait de lutter contre cette expression d'émotion de toute ses forces. Elle savait que John ne supportait pas de la voir pleurer, que ce soit de peur, de joie ou de chagrin. Ses larmes l'irritaient et le rendait cassant. Elle ne voulait pas voir disparaître la tendresse de son visage à cause d'une réaction de sa part.

Elle ferma un instant les yeux, comme soudainement terrassé par un accès de fatigue, pour se laisser le temps de se reprendre. Elle sentait sa gorge se nouer des mots qu'elle voulait dire, mais qu'elle savait aussi peu adapté à la situation que ses larmes. Elle ne se pardonnerait pas de gâcher se moment de bonheur. Instinctivement, elle voulait s'excuser, elle se sentait coupable de la situation actuelle. Mais, elle savait que le « Je suis désolée » qui voulait absolument s'exprimer risquait fort de contrarier John.

Elle serra un peu sa main entre ses doigts qui lui semblaient glacés sur la peau chaude de son compagnon. Gardant encore un peu les yeux fermés, s'efforçant de calmer sa respiration qui s'affolaient un peu malgré l’anxiolytique qui courait encore dans ses veines. Visiblement, il n'était pas assez puissant pour empêcher son cœur de battre plus fort en présence de l'homme qu'elle aimait.

John prit sa main si fragile entre ses deux paumes, la frottant doucement dans un geste d’une grande tendresse. Elle lui faisait de la peine de la voir au plus mal et ici, son cœur était serré...mais il ne laissa sur son visage que l’amour qu’il avait pour elle. Aucune angoisse. Il lui fit un petit rictus du même acabit que sa caresse  « Le mois prochain, nous partirons en vacances… promit il n’y aura pas de végétations en forme de reptiles et autres bizarreries.  » Il parlait doucement. Cela était de l’humour, mais dans un sens il était sérieux, il fallait un temp pour eux deux et ce temps serait quand ils se seraient occupés de leur problèmes internes.

Nathalie laissa échapper un soupir de bien être, savourant la tendresse et la douceur de John. Il ressemblait déjà plus à l'homme dont elle était tombé amoureuse un an plus tôt. Doux, attentionné. Elle sourit en se noyant dans la contemplation de son visage reflétant tellement d'amour. Elle sentait sa main se réchauffer entre les paumes de John, et elle avait l'impression que plus que sa main c'était son cœur qu'il sortait de son hibernation.

Sa voix fut douce quand il lui expliqua qu'il avait l'intention de l'emmener en vacances. La jeune femme ne put s'empêcher de sourire quand il lui promit qu'il n'y aurait pas de serliane. C'est vrai que la dernière fois qu'il avait voulu leur organiser une surprise romantique, les choses ne s'étaient pas déroulées tout à fais comme prévu.

- « Et bien, voilà une perspective des plus appétissante. » répondit-elle en souriant.
Elle posa sa deuxième main sur celles de John, les caressant doucement à son tour. « Je sais que je suis pas douée pour le montrer en ce moment, mais je t'aime John. Je sens bien que tu n'es pas au mieux de ta forme, je voudrais être capable de t'aider, de te soutenir... et je ne réussis qu'à être un fardeau pour toi. »
Elle regretta ses paroles à peine prononcées et maudit les substances qui coulaient encore dans ses veines et qui l'amenait à dire des choses qu'elle aurait du garder pour elle.

Il eut un petit rictus amusé à la première phrase de sa compagne. Oui, en espérant que cela ne soit pas gâché par quelconque événement. Après bon, il avait le don pour s’attirer des situation ubuesque mais qui se finissait bien. A croire qu’aimer l’action attire les événements. Lasse, il posa son derrière sur le côté du lit, tout en gardant ses mains vissées à celles de sa compagne. Un pied au sol et une jambe en équerre son regard toisait le visage de la rousse. Sachant qu’avec le faible lumière il ne pouvait pas voir la blancheur cadavérique qu’avait la peau ivoire de Nathalie. Fort, heureusement, puisque cette vision l’aurait inquiéter encore plus.

John fut un peu étonné qu’elle vienne  lui évoquer cela de manière si ouverte et directe. Cela n'était pas plus mal au final. Il avait trop de non dit entre eux.

« Je t’aime aussi Nathalie. Qu’importe ce n’est pas grave, tu n’es pas un fardeau. Je ne t'en veux pas» Du moins plus, puisqu’il avait ouvert les yeux sur son environnement, même si cela fut difficile.  « Je n’ai pas été très agréable avec toi non plus. Oubliant que tu n’étais pas en mesure de m’aider comme je l’exigeait égoïstement. Je n’ai pas été capable de te soutenir non plus aveuglé par mon nombril. Ne t’en fais pas, nous allons nous en sortir ensemble.  » Il avait une certaine force dans son discours, pour lui montrer qu’elle pouvait se raccrocher à lui puisqu’il allait la sortir de l’eau avec lui. Une volonté de s’en sortir et qu’elle était dans ses plan futures, qu’ils étaient deux et continuerait à deux. Il n’est pas un super orateur dans le sentimental, c’est un leader militaire pas un loveur. Mais qu’importe, il essaya de choisir les mots justes.

Nathalie sentit son cœur se gonfler de bonheur. Elle avait tellement eu peur qu'il ne finisse par se lasser du boulet qu'elle sentait être pour lui, qu'il finisse par décider qu'il lui fallait lâcher du lest pour pouvoir remonter la pente et de faire parti de cet abandon. Elle sentit à nouveau des larmes humidifier ses yeux menaçant de déborder de ses paupières. Mais cette fois c'était des larmes de soulagement.

Elle se redressa dans le lit pour venir lui réclamer un baiser avant de blottir sa tête sous son menton, posant sa joue contre sa poitrine. Elle ferma un instant les yeux.
- « Oui, nous sommes plus fort que ce que nous pensons, et nous serons encore plus fort ensemble. » murmura-t-elle.

Il lui donna la baiser qu’elle réclamait, elle avait les lèvres froides et sèche. Tout était froid chez elle à cet instant. Il l’enlaça tendrement lui frottant le dos pour la réchauffer.
« Oui. De toute façon vivre ici, rend déjà plus fort » il soupira, la serrant un peu plus en fermant les yeux.

Mon dieu, comme cette tendresse et cette douceur lui avait manqué. Elle ne se rappelait pas à quel moment ils avaient dérivés au point de s'égarer. Elle se rendait compte à quel point elle était devenue plus fragile, plus triste depuis quelques mois, alors que lui perdait sa patience et son empathie. Etait-ce la cité qui les avaient rendu ainsi ? Avec en point d'orgues les événements traumatisants du début d'année qui avait achevé de les abîmer ?

Tout en se lovant dans les bras de John, rassurée par sa chaleur et sa douceur, elle se demandait à quel moment la femme fragile et dépressive qu'elle pensait avoir laissé sur terre avait à nouveau supplanté la femme gai et pétillante qu'elle était au moment de leur rencontre. Elle s'en voulait terriblement de ne pas avoir su lui claquer la porte au nez, d'avoir entraîné son compagnon avec elle vers les ombres.

- « Je ne suis pas sûre que vivre ici nous rende plus fort, mais au moins ça permet d'expérimenter ses extrêmes limites. »
répondit-elle doucement. « Je suis désolée de n'avoir pas su gérer tout ça, de t'avoir fait du mal. » Ajouta-t-elle en relevant les yeux vers lui.

Il lui caressa les cheveux, emmêlant ses doigts dans la tignasse rousse. Il aimait bien lui « brosser », cela était apaisant comme de caresser un chat. Elle n’avait pas beaucoup de nœud et quand il en trouvait, il ne forçait pas, essayant de le démêler en douceur pour recommencer ses glissades capillaires « J’aime mieux ma phrase. Moins pessimiste mais la tienne est juste aussi » dit-il amusé en lui déposant un bisou sur le front. Il ne voulait pas d’excuse, mais cela était nécessaire pour le processus alors il les accepta et il présentait aussi les siennes, puisqu’il avait besoin qu’elle le sache aussi « De toute façon, nous nous aimons de manière un peu violente. » il pouffa « Enfin, nous sommes deux à avoir fait souffrir l’autre alors je m’excuse aussi sincèrement de ma bêtise »

Elle soupira de plaisir en sentant ses doigts glisser dans ses cheveux, fermant à demi les yeux pour savourer cette caresse. Pour un peu elle en aurait ronronné de plaisir. « Je n'ai rien contre un peu... d'intensité dans certaines circonstances... mais j'avoue que je préfère quand nous sommes capable d'alterner. » le taquina-t-elle.

Il ricana à sa phrase, oui lui aussi préférait quand les temps était plus doux et moins propice à la souffrance. Qui pouvait aimer ça ?  « J’aime mieux la légèreté » dit-il en souriant.

Les excuses qu'il lui présenta lui firent mal au cœur. Elle se sentait responsable de la situation. C'est parce qu'elle avait changé qu'il était devenu comme ça. « Andouille ! » lui dit une petite voix au fond de son esprit *« VOUS êtes responsables ! Dans un couple il n'y a pas un tout blanc et un tout noir ! »* Elle sourit.

« Tu n'es pas plus responsable que moi. Je crois que c'est le stress qui nous a changé, et que l'un et l'autre nous nous sommes retranchés dans ce que nous pensions pouvoir nous protéger. Ce n'était pas de la bêtise, c'était une façon d'éviter de souffrir. »


« Oui, deux belles saucisses qui vont mal »
Il n’était plus très sérieux, préférant l’humour, pour cacher son mal être il n’était jamais très à l’aise avec ce genre de situation. Surtout, qu’il s’en voulait encore. « Tu as raisons, enfin bon, c’est mieux que nous en sommes là, avec du recul avant que tout pète, j’avais peur de mettre fin à notre histoire, alors que je ne voulais que la maintenir à flot » il essaya d’être franc, de lui dire ce dont il avait eu peur, : de la quitter de la perdre tout bonnement et surtout connement.

Elle approcha son visage du sien, se perdant dans ses prunelles vertes au regard si tendre pour frotter le bout de son nez contre le sien. « J'ai eu peur que tu finisses par me quitter, mais je ne savais pas comment faire pour l'éviter. » avoua-t-elle. « Ceci étant dit, la prochaine fois que tu reviens avec le visage maculé de traces de baiser, je crois que Caldwell aura ce qu'il désire. » gloussa-t-elle doucement à son oreille, voulant donner un peu de légèreté à cette conversation.

Il adorait quand elle le toisait de la sorte, il se sentait heureux et désiré par une personne qui comptait. « Ma mort ou mon renvoi sur terre ? Faut choisir » dit-il en lui faisant des baiser sur la joue

Elle le regarda, s'efforçant de garder un visage aussi inexpressif que possible, même si elle ne pouvait pas vraiment contrôler le frémissement qui animait la commissures de ses lèvres. « Et bien... je dirais que le jury délibère encore... » Elle posa ses lèvres sur celles de son compagnon avant de glisser ses lèvres vers son oreille pour ajouter « Mais, la cité est un endroit dangereux, un accident est si vite arrivé... »

Il ricana « Ouai… Alexander a raison tu es terriblement bonne en menace …. » il lui fit un bisou dans le cou, avant de souffler pour la taquiner, dans un petit bruit amusant. « Enfin tu fera gaffe à pas te montrer sur les nouvelles caméras »

Elle ricana. « Ne t'inquiète pas.... Les caméras ne seront pas un problème. »

Il rejoignit son rire. « J’espère que la sécurité sera plus optimum, je ne tiens pas à un assassinat » Oui, il risquait suffisamment sa vie comme cela. « Tu vas dormir encore là tu penses, où je peux te ramener dans un environnement plus agréable ? » il ne savait plus si Coralie lui avait dit le nombre d’heure ou de jours pour le rétablissement de Nathalie… Il l’aurait bien amener dans ”leur” quartiers, pour regarder un film avec du pop corne et profiter l’un de l’autre de leur présence.

- « Oh je ne parle pas d'assassinat mon cher... je ne tiens pas à avoir du sang sur mes blanches mains » répondit-elle avec un petit air chafouin.

John changea de sujet, lui demandant si elle était encore consignée longtemps à l'infirmerie. Elle sourit à l'évocation d'un environnement plus intime et agréable. « J'allais justement te demander si tu pouvais me raccompagner. » lui répondit-elle d’un ton plus sérieux. « Maintenant, si tu préfères dormir seul, tu n'as qu'à me le dire. Je ne veux pas t'imposer ma présence et mes cauchemars. » Elle secoua un peu la tête pour chasser ses tristes pensées. “Et sinon ? t’as quels projets pour ce soir ?”

« Avec plaisir.  » Il la lâcha doucement, pour se mettre debout, regardant autour de lui pour voir si elle avait des affaires sur la table de nuit et les prendre. Naturellement, il lui tendit la main. « Regarder un film devant de la mal bouffe avec toi et dormir » Il ne s’en cachait pas, il voulait faire une soiré pantouflard, cela faisait longtemps. Longtemps, qu’ils n’avaient pas fait quelques chose, même d’aussi anodin qu’un film. Depuis janvier, John rentrait se couchait après une douche, parlait brièvement avec elle et basta.

Nathalie rit de son programme. Il lui convenait parfaitement. « Quel film tu proposes ? »

« Hum… Avenger ?  »


La jeune femme ne put se retenir d'éclater de rire. Oui, c'est vrai qu'un film de super héro combattant des Alien, ça allait les changer du boulot ! « Tu n'as pas peur que ça te rappelle un peu trop le travail ? A part ça, moi ça me va... je pourrais me blottir contre toi pour les scènes qui font peur » répondit-elle en riant.
« Bah, je n’ai pas de costume en lycra… donc aucune chance.» Il lui tira la langue « Rho mais il n’y a pas de scènes qui font peurs  » Il semblait réfléchir « Si tu veux te blottir contre moi on se fait des aliens Vs predator !! » il avait l’air d’un gamin en disant ça.
Elle se leva et s'habilla, impatiente à présent de rejoindre leur nid et de passer une douce soirée avec son compagnon.

La jeune femme eut une expression clairement moqueuse. « Je suis désolée de te dire ça mon amour, mais le costume en lycra serait un cas de divorce ! ». Lorsqu'il proposa de changer de film, la jeune femme lui tapota le nez du bout du doigt. « J'ai envie d'avoir un excuse pour me blottir contre toi, pas de devoir me précipiter dans les toilettes » le taquina-t-elle

« N’étant pas marié cela ne pose pas de problème de partage.»
Il lui fit une petite moue taquine. « Bon on reste sur Avenger il est drôle en plus.» il agita son nez amusé avant de tapoter les joues de sa compagne « Et ils y a pleins de beaux gosses en plus.»

“Et de belles nanas ! Enfin, au moins une belle rousse !”
déclara Nathalie en riant. Elle posa un baiser sur la joue de son compagnon “Je ne suis pas aussi séduisante que Scarlett Johansson, mais au moins, moi je ne disparaîtrait pas à la fin du générique” le taquina-t-elle

« Tu es surtout bien moins fade qu’elle. Son rôle n’est pas très utile malheureusement pour la gente féminine.»

Nathalie se sentit rosir de plaisir. Pour elle, entendre son compagnon lui dire qu’il la trouvait plus intéressante que “black widows” malgré son physique plus qu’avantageux était un immense compliment.

“Tu me fais rougir mon chéri… mais honnêtement, si elle était dans le lit et moi dans la baignoire, tu choisirais de dormir dans la baignoire ?” le taquina-t-elle.

« Je la virais du lit pour te mettre dedans » Il n’aimait pas trop le style “moue boudeuse” de l’actrice donc ça aidait, il préférait les traits fins et élégant de sa compagne surtout avec ses petits taches de rousseurs qui lui donnait beaucoup plus de charme. « Je te trouves plus attirante qu’elle. Ton visages est moins rond, plus fin et j’adore tes petites tâches de rousseurs qui ressortes quand tu rougis »

Nathalie se sentit rougir encore plus, et décida qu’il était temps de changer de sujet. John lui fit un grand sourire ravi de la voir avec des couleurs.

« Hmmm, ça te dérange si on passe au mess ? J'ai la dalle maintenant, je me ferais bien une pizza. »

« Je n'ai pas très faim, mais ça va venir. Ne dit-on pas que c’est en mangeant que l'appétit vient ?  ! » Une vague d’énergie le prit, dès que Nathalie fut prête il la prit par la mains, pour sortir de ce lieux emplis de souffrance et disparaître au mess pour commander deux pizza, dont une bolognaise pour lui.

« Oui, c'est ce qu'on dit, en même temps, je ne te demande pas ton avis. Moi, j'ai faim ! »
affirma-t-elle « On y va ? » demanda-t-elle avec une vitalité retrouvée.

« Oula mais tu commences à reprendre du poil de la bête ! »
il l'entraîna joyeusement.

Elle sourit et se sentit rosir. Pour elle cette phrase était un magnifique compliment et un encouragement. “Ose dire que ça te déplait !” le défia-t-elle.

Il prit le pari de bon coeur, pour l'embêter, prenant un air suffisant « Je n’aime pas ça du tout mademoiselle Dumond, je vous trouve un peu trop directive .»

En guise de réponse elle éclata de rire et vint enrouler ses bras autour de son cou pour l’embrasser. “Menteur va ! Tu adores ça !”

« Moi menteur ? Non mais vous devenez insultante maintenant » il se laissa faire amusé, la tenant dans ses bras

Nathalie ricana. “Non, pas insultante ! Je ne me permettrais pas voyons !... juste réaliste !” Elle lui vola un nouveau baiser “Avoues, tu me préfère comme ça qu’en petite chose fragile et soumise.”

« Les femmes ont toujours raisons » conclu t’il amusé « Oui, largement »

“Oui, quand elles ont décidé que la conversation était close, toute nouvelle phrase commence une nouvelle dispute” répondit-elle en riant. “Moi aussi. Je suis heureuse quand je peux être mordante avec toi et que tu en rigoles.” Elle serra un peu plus ses bras autour de lui et l’embrassa avec une nouvelle passion. “Bon, on y va ? j’ai faim moi! “

« Oui sinon tu vas m’engueuler » Il lui rendit chacun de ses baisers, et lui tapota sur les fesses pour la faire avancer « File au lieu de râler ! » son visage était fendu de belle fossettes

Nathalie éclata de rire en tentant de se dérober à la fessée, avant de se retourner vers son amoureux “Oui, allons y, j’ai faim et j’ai hâte qu’on soit dans un endroit plus tranquille pour pouvoir te montrer toute l’étendu de mon amour” lui murmura-t-elle. Elle posa son regard sur le visage rieur de son compagnon, et elle sentit le sien se fendre d’un sourire authentique. “Je t’aime” Souffla-t-elle à son oreille.

« Mon aussi mon coquelicot ! »
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avatarInfos√ Arrivée le : 04/09/2015
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John Sheppard
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MessageSujet: Re: Quand les ombres rodent Lun 17 Avr - 18:18
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Quand les ombres rodent

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