Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 
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Teshara Lays

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Teshara Lays
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MessageSujet: Teshara Lays Jeu 6 Avr - 19:50
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Teshara Lays

Carte d'Identité


Nom :
Lays

Prénom(s) :
Teshara

Âge :
32 ans

Date de naissance :
23 mais 1985

Planète d'origine:
Genii

État Civil :
Célib'

Arrivée chez les Soleils Rouge :
à définir

Spécialité :
Médecine de guerre avec un attrait certain pour toutes les substances actives et addictives.

Surnom :
Cyanure


Gène :
Aucun

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feat : Ali Larter


Informations Médicales

Groupe sanguin :
AB+

Inoculation du gène des Anciens :
Non

Pathologie :
  • Troubles de la personnalité anti sociale (Incapacité de se conformer aux normes légales / Impulsivité, difficulté à planifier à l’avance / Mensonges et escroqueries / Mépris de la sécurité en général / Facilement irritable / Absence de remord après avoir fait du mal).
  • Allergies aux gastéropodes (la tronche pleine de boutons, oedèmes de Quick, et j’en passe)



Antécédents médicaux:
  • Coupures aux doigts et sur les genoux.
  • Longue estafilade sur son flanc droit.
  • Cicatrice sur le dessous du menton, guère visible.
  • Poignet cassé.






Personnalité & Objet choisi

Caractère :

Il paraîtrait que je souffre d’un trouble du comportement antisocial. Je vous confirme que ce n’est pas qu’une apparence. Franchement, il suffit de me fréquenter un petit peu pour en être convaincu. J’en suis convaincue moi-même, c’est pour vous dire ! En effet, je n’en ai rien à carrer des droits d’autrui, je les méprise au plus haut point, et si je peux les piétiner, je ne me gênerai pas. Je considère que la loi du plus fort est une norme, et si on me laisse la place et la possibilité de la faire, alors c’est que je suis la patronne. Je te marche sur les pieds et tu t’excuses ? Tant pis pour toi, tu seras désormais mon larbin.

Je n’aime pas rentrer dans un moule, me conformer aux règles, à rester dans la norme et dans le légal. C’est une notion abstraite, et je ne vois pas pourquoi des gens bienpensants auraient décidé de ce qui était bien ou pas pour moi et mes relations. Ok, je comprends que pour que la société soit équilibrée, il faut des lois, des règles, afin que tout le monde vive ensemble… En fait non, je ne comprends pas. Quand je dicte mes propres lois et que je soumets quelqu’un à ma volonté, tout se passe également bien. Certes, le larbin en question n’a pas les mêmes droits que moi, mais il avait qu’à être plus fort et il ne serait pas dans cette situation. Et si cela m’arrivait ? Aucune chance, je reste la plus forte quoiqu’il arrive, et si je baisse l’échine un tant soit peu, c’est pour mieux sauter à la gorge. Sinon oui, je reste quelqu’un de social quand même. J’aime me mêler aux autres, évoluer parmi des gens, et appartenir à un groupe. Certes, il faut que j’y trouve un intérêt certain et des conditions que je n’aurai pas ailleurs. Je ne suis pas débile au point de penser que seule (même avec mon frangin, aussi doué soit-il), je pourrai avoir le confort que j’ai en ayant une bande d’appartenance. Et puis qui dit association, assemblée, collectif, dit aussi copains à emmerder, et sincèrement, j’adore ça !

J’ai un petit côté impulsif, si bien que quand je planifie quelque chose à l’avance, je ne sais jamais si je vais pouvoir m’y tenir réellement. Il suffit qu’une donnée change, et le plan tombe à l’eau, et forcément, j’adore faire changer des données. J’aime quand ça bouge, quand c’est nouveau, quand c’est instantané. Ce n’est pas vraiment conseillé d’agir de la sorte en mission, mais c’est plus fort que moi. Je sais que je peux réfléchir longuement sur une possibilité, mais au final, j’en reviens toujours à mon idée première. Et franchement, vaut mieux foncer. C’est préférable de s’excuser que de demander la permission. Au moins, je l’aurai quand même fait ! Ah et les excuses, entre nous, c'était vraiment pour la forme.

Je mens comme je respire. J’adore raconter des bobards en tout genre, et surtout, faire tourner en bourrique quelqu’un. J’ai l’imagination fertile et cela se sent assez rapidement. Tromper mon entourage est une forme de jeu pour moi. Je me sens comédienne et manipulatrice. Charmer, séduire, c’est excitant. Ce n’est pas toujours bien de jouer avec le cœur de quelqu’un d’autre, mais je m’en fiche. L’essentiel, c’est que je m’amuse. De l’empathie, je n’en ai pas vraiment, et c’est vrai que vous pouvez mettre en parallèle cet aspect essentiel de ma personnalité avec mon job, et je dois reconnaître que si vous vous dites qu’il y a une couille dans le potage, c’est que vous n’êtes pas totalement atteint. Pour un médecin, ça craint un max !

Je méprise totalement ma sécurité et celle d’autrui. Après tout, il faut s’adapter pour survivre. Je ne dis pas que je prends des risques inconsidérés non plus, mais j’ai du mal à voir les limites du raisonnable. Je suis capable de me mettre en danger pour des raisons diverses, et des fois, je ne fais pas vraiment attention. Bien entendu, je suis bien contente d’être vivante, et je n’ai pas de pulsion suicidaire qui me ferait faire quelque chose de vraiment stupide sous prétexte que je ne sais pas me contrôler. J’ai un minimum de cerveau et de matières grise à faire fonctionner. Puis, blague à part, si je peux faire prendre le risque à quelqu’un d’autre, je ne me gênerai pas.

Je suis facilement irritable et je n’hésite pas à me montrer méchante si jamais je juge qu’on me manque de respect, à moi ou à mon frère, et croyez-moi, la barre de ma tolérance est assez basse. Je ne refuse jamais un prétexte pour m’énerver après quelqu’un, même si je ne suis pas très portée sur les rixes physiques.

Et vous savez le pire dans tout ça, c’est que je m’en tape complètement de tout ça, et de la façon dont on me perçoit. Je vis au jour le jour, je n’ai pas de remords ni de regrets, car je fais ce que je veux, où et quand je veux.

La question que tout le monde est en droit de se poser concerne mon job. Est-ce que j’aime ce que je fais ? Suis-je professionnelle et compétente ? Après-tout, avec une personnalité pareille, vous êtes tout à fait dans votre droit de vous demander ce que je fous là. Et bien oui. J’aime ce que je fais. J’adore ça. Sauver une vie est aussi exaltant que d’en prendre une. J’ai une façon peu conventionnelle de pratiquer la médecine, je le concède. Je vais au plus efficace et je ne fais pas dans le dentelle. Cependant, je suis la meilleure dans mon domaine. Mais ne vous leurrez pas, vous avez autant de chance de mourir de ma main en venant me consulter que de la maladie ou de l’infection qui vous ronge de l’intérieur. Si je vous tue, c’est qu’on ne pouvait plus rien pour vous. R.I.P. Je verserai une larme en votre mémoire. Non je blague. Quand je pleure, c’est que j’ai une poussière dans l’oeil, voilà tout.

Dans les situations de crises sur le terrain, pour prendre un exemple concret, je suis capable d’agir dans des conditions terribles. Cela tient du fait que je ne pense pas à ma propre sécurité. Si je viens sauver un collègue dans la merdasse, ce n’est pas pour lui faire plaisir. J’adore cette sensation qui se propage dans mon corps, cette adrénaline qui monte qui monte. Je suis capable dans ces moments-là de garder mon sang froid en faisant abstraction de mon environnement et de me concentrer sur ma tâche, parce qu’elle exaltante et terriblement vivante.

Curieuse de nature, j’aime expérimenter de nouvelle chose, et j’ai un attrait certain pour toutes les substances psychoactives que recèle cet univers. Je sais que pour certaines d’entre elles, il y a des effets d’accoutumances et d’addictions, tout comme l’alcool, mais je pars du principe qu’un esprit fort pour s’en accommoder, et je vois au-delà des effets négatifs. Il y a toujours un bon côté à prendre une drogue. Booster la paranoïa, la rage, la résistance à la douleur, etc. Alors oui, c’est éphémère et limité, mais qu’importe.

Ma relation avec mon frère ? Tout ce qu’il y a de plus normale à dire vrai. Mon frère est ma norme, ma raison de vivre. Je l’aime profondément, et c’est certainement la seule personne que je respecte dans ce bas monde, même si ce n’est pas toujours évident de le constater à première vue. Nous avons toujours pris soin l’un de l’autre, sans jamais défaillir. Je partage une relation fusionnelle avec lui, et nous nous comprenons simplement par des regards et des signes. En même temps, ça fait trente-deux ans que je le fréquente, c’est normal qu’il soit l’exact prolongement de moi-même. Nous nous complétons bien, et ce n’est pas un hasard qu’il aime prendre la vie là où j’aime la sauver. Pour résumer en quelques mots, celui qui touche à mon frangin me touche également. C’est là l’essentiel à savoir de notre relation.

Enfin, je terminerai par expliquer pourquoi je fréquente les soleils rouges. En fait, ils ne le savent pas, mais ce sont eux qui me côtoie, et pas l’inverse. Pour dire vrai, et aller savoir si je dis vraiment la vérité, je pense que je me suis faites un peu embobiner… Druan fait preuve de respect (et c’est déjà beaucoup), et il apporte des choses que je ne pourrai pas avoir en temps normal. Qui plus est, il a toujours une façon de nous manipuler pour parvenir à ses fins, et je crois qu’il nous passe nombre de nos caprices, à mon frère et à moi, parce que nous lui sommes utile et qu’il ne trouvera pas meilleur dans notre domaine de compétence dans cette fichue galaxy gangréné par les Wraiths. Alors oui, nous faisons partis des soleils rouges, parce que vous pouvez constater par vous-même que c’est quand même une chouette organisation. Nous avons les mains libres, du pouvoir, des copains « intéressant », et nous gagnons notre croûte en faisant ce pourquoi nous sommes nés… Enfin, ce pourquoi je suis née. Je vous ai dit que j’avais du mal à me dissocier de mon frère de temps en temps ? Ben voilà, vous l’avez constaté, je ne parlais plus uniquement que pour moi. Mais bon, il faut reconnaître qu’il pense souvent comme-moi, mon frangin adoré.


Langues :
Genii (maternelle) // Anglais (bon niveau) // Langue de Rénégat 25 (bon niveau)

Phobies :
  • Climacophobie – Peur des escaliers. Franchement, qui a eut l’idée grotesque d’assembler des planches ou des cailloux en paliers qui descendent encore et encore ? Et d'appeler ça un escalier… Non mais vraiment ! Un toboggan, c’est nettement plus fun ! Et pour remonter, ben tu te débrouilles, non ? Bref, moi, ce qui m’embête, c’est la descente, j’ai envie de basculer la tête la première vers le puits sans fond qui s’étire devant moi. Donc les escaliers, merci, mais non merci ! Je ne les prends que dans un sens, sinon, il faut me trouver un porteur.


  • Anasthesiaphobie - Peur de l'anesthésie. Ben oui. Qui a envie d'être complètement endormie alors qu'on va te charcuter ? C'est un coup à se réveiller avec une jambe en moins ou un doigt à la place d’un orteil. Et si l'autre te touches pendant que tu dors ? Tu n’en sauras rien. Même partielle, c'est risquée. Imagine. Tu as les jambes endormie et l'autre y commence à faire n'importe quoi ! Ben tu ne peux rien faire ! Tu es dans la position du gigot qu'on découpe !


  • Entomophobie – Peur des insectes. Alors ça… c'est niet. Je vous le dis tout de suite. Je ne veux pas voir une mandibule, une patte, un corps scindé en deux ou même une antenne ! Je vous préviens je hurle !



Objet personnel :
Une casquette. J’adore les casquettes. Je peux en avoir une vissée sur la tête toute la journée, ça ne me dérange pas. En plus, quand vous l’enlevez, vous avez quand même l’impression de l’avoir, c’est rigolo non ?



Compétences

Explication & Modèle à copier :
Personnel Médical

Compétences de bases Compétences Secondaires

  • Corps à corps : 1
  • Maniement d'armes à feu : 5
  • Résistance à la douleur : 0
  • Pilotage : 0
  • Technologies : 0
  • Soins : 5
  • Esprit d’équipe : 0
  • Influence/leadership : 5
  • Sang froid : 3
  • Rapidité d’esprit : 1

  • Médecine traditionnelle : 3
  • Médecine non conventionnelle : 2
  • Chirurgie : 2
  • Sciences de la vie et de la terre : 3
  • Psychologie : 0
  • Capacité d'explication : 0
  • Résistance mentale : 0




Données d'un passé chargé

Suspens suspens !


Derrière l'écran


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Prénom ou Surnom :
Nyuutendo
Âge :
29 ans
Comment avez-vous connu Atlantis Insurrection ? :
C'est Erin qui m'en a parlé dans ma tête
Connaissez-vous les séries Stargate ? :
Uiii
Souhaitez-vous d'être parrainé ? :
Négatif
Multicompte ? :
Oui de Erin Steele et Pedge Allen
Codes du contrat :
{John Sheppard} {Jumper} {Chevrons}
Commentaires personnels ?:
Ca va croustiller


Arrogant-Mischief sur Epicode


Dernière édition par Teshara Lays le Sam 8 Avr - 13:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Teshara Lays Lun 10 Avr - 12:46
Données d'un passé chargé


Chez les Geniis ce n’est pas la joie, cela ne l’a jamais été… surtout depuis que nous sommes contraints de vivre sous terre. La gloire passée, des lions devenus lapins, ça fiche sacrément les boules. En tout cas, l’effort de guerre contre les Wraiths concerne toute la civilisation, qui se spécialise, et les innovations dans ce genre d’ère sont aussi propices à des tests plus ou moins acceptable humainement, même si chaque culture le fait un jour sous des couverts sécuritaires. Tant que le régime est favorable à ce genre d’initiative pour créer des armes toujours plus efficaces et génialissimes, il y aura toujours des hommes pour laisser libre cours à leur imagination débordante dans le domaine. Mais avant de vous parler de tout ça, il faut bien commencer par le début.

Notre père est un soldat prestigieux aux services de Koyla, un haut officier du corps de l’armée, qui a prouvé sa fidélité et son incroyable efficacité avec un taux de réussite de mission frisant l'indécence. Pour vous le décrire, c’est le genre d’homme plutôt beau, charismatique et d’une froideur extrême, au point qu’on peut se demander si un jour il a aimé ou qu’il eût une quelconque passion sentimentale. Rien ne semble l’atteindre. Pragmatique et redoutable, quand vous le verrez (et je suis certain que vous l’avez déjà croisé) il a ce petit côté fascinant et dangereux qui transpire sur son visage carré et qui donne envie de se brûler les ailes. En somme, Aldrek Lays est le genre d’homme qu’il faut éviter quand vous êtes un ennemi des Geniis. Après bon, niveau intime, ce n’est pas non plus la joie. Marié à une jeune femme sans histoire, passablement fade et insipide, sans personnalité, il prenait réellement son pied à voir ce qui se passait ailleurs. La guerre, ce n’est pas un lancer de paillettes, avec des fleurs qu’on offre aux femmes des vaincus. Mais plutôt une bonne grossesse après un viol. Notre mère fut donc honorée avec beaucoup de délicatesse et de passion, au coin d’une auberge d’une planète, alliée commercialement parlant avec les geniis. Cette femme, était d’origine genii aussi, une belle bâtarde blonde aux yeux immensément bleus (Issus d’un viol pour être franc) . La pute la plus appréciée et réputée pour sa spécialité (je vous épargne ce qu’elle savait faire avec sa langue), pour sa peau douce et soyeuse, au tarif exorbitant (la qualité, ça se paye, je vous expliquerai). Client régulier, cela devait lui faire du bien d’avoir autre chose que des yeux de merlans fris au bas de ses reins ! En tout cas, les protections n'étaient pas monnaie courante dans les gargotes et un beau jour, elle n’eut pas ces règles. La belle savait qui était à l’origine de son ventre soudainement dodu et des vergetures qui accompagnaient l'arrivée du bambin… Aldrek l’entretenait, par compassion, mais pas que, puisqu’elle devait juste forniquer avec lui ou avec les hommes autorisés par sa « majesté », clémente de prêter sa pute adorée. En somme, Layana était devenue une maîtresse sortie des bas-fonds, qui devait ce privilège et sa dote qu’au fait qu’un officier l’ai trouvé merveilleusement belle et compétente dans son domaine. Et tant qu’elle reste jeune ça passe, quand le temps fanera son visage elle ne sera plus qu’une vieille pute à faire des pipes en platine avec son dentier (Oui bon ça va je l’ai dit mais ça va pas vous choquer pervers comme vous êtes).

Elle cacha son état le mieux qu’elle put mais bon ce n’est pas une quiche le paternel, et la faire avorter demanderait de l’emmener sur Genii et tout le monde serait qu’il fricote avec une prostituée de cette planète... et puis vu la tradition à la con de son peuple, il était contraint de l’épouser. Alors c’était THE scandale. Surtout que sa femme était de bonne famille genii donc je vous laisse imaginer le bordel... Cela lui ferait perdre de la réputation, de l’honorabilité et du prestige dans sa carrière sans accrocs. Alors ce bon papounet décida de prendre Layana et de la cacher dans sa cave aux bons soins de l’autre conne (elle se nomme Guilia) et de faire croire que Guigui soit enceinte (merci les coussins). Ainsi Layana accoucha seule, enfin avec le merlan frit qui lui tenait la main (par chance elle avait une formation infirmière donc elle ne douilla pas trop), de deux beaux jumeaux. (Nous pour ceux qui ne connaissent pas les migraines !).

Histoire d’ajouter un peu de pathétique à cette histoire, vous savez la touche baveuse de
« love love »… et bien Layana était amoureuse d’Aldrek et ….ohh trop meugnon tout plein, lui aussi ! Guilia le compris assez rapidement, faut dire que son mari la toisait avec tellement de dégoût… mais elle ne dit rien (de toute façon, elle dit jamais rien cette conne), montrant les deux jumeaux à son cher et tendre qui au lieu de piquer une colère et prendre son flingue pour nous buter, décida qu’elle devrait les élever et faire passer Layana pour la domestique de service. Manque de pot, Aldrek ne pouvait pas se débarrasser de sa femme (et ça il en avait eu très envie), alors il avait amené sa maîtresse dans son propre pieux, c’est mieux et plus classe ! Enfin bon cette comédie dura 4 mois, avant que Guilia décide de mettre fin à cette mascarade, empreint de folie et de jalousie. Elle tua Layana, après l’avoir lacérée de rage avec divers ustensiles de cuisine (mal d’être jaloux hin, ça ne mitonne pas de bon petit plat), puis allait s’attaquer au berceau, quand Aldrek qui rentrait plus tôt l’empêcha de faire une sacrée connerie ! (C’est qu’elle comptait quand même tuer deux êtres parfait). Bref, ils se sont battus, nous on a chialé, et soudainement il y eu un grand PAN /. Le corps étendu sur le sol était celui de l’autre folle décérébrée qui voulait notre peau. Mais solide comme la teigne, ou comme une mauvaise herbe, elle survécu, passant de nombreux mois à l’hôpital. Jamais elle ne retrouva l’usage de ces jambes.

Notre sort était jeté, Guilia handicapée et folle il fut nécessaire qu’on ait une nounou pour nous surveiller et aussi pour surveiller la dingotte. Après, elle se fit au fait qu’elle n’aurait plus d’enfant et que nous devrions être les siens, maintenant qu’elle avait buté sa rivale. Mais bon, l’amour ça ne transpirait pas chez elle, sauf quand elle nous filait une correction, pour après nous soigner, elle adorait faire ça. Qui aime bien châtie bien (Et on s'étonne que j'applique ce crédo à la lettre ensuite).

Niveau éducation, ce fut surtout notre père qui s’occupa de nous et, bon dieu, qu’il eut du mal ! Malgré sa dureté et sa rigidité, nous étions deux petits diables malicieux et facétieux. Il pétait des câbles à s’en arracher les cheveux et les cordes vocales, à s'en faire piquer les doigts tellement il nous fessait fort, alors quand un nouveau programme d’arme humaine vu le jour chez les militaires, il nous y inscrit, dans le but certain de devenir une sorte de super soldat entraîné depuis notre plus jeune âge, sans peur et sans libre arbitre pour combattre les Wraiths, l’ennemi de toujours (vous vous souvenez ? L’air des expérimentations limites limites ? On y est là !). Bref, en somme, nous étions destinés à devenir de bons et parfaits soldats pour défendre notre patrie bien aimée. Nous avions alors 5 ans.

Ce fut donc dans ce triste endroit qu'on continua notre vie. Il était loin d'être con, mais en parfait militaire qu'il était, notre père ne stimulait pas plus que ça ses neurones, sauf quand il s'agissait d'être le bon officier pervers qu'il était. C'était sans doute pour ça qu'il n’avait jamais compris notre étrange comportement. Pourquoi, que diable, est-ce Naalem qui rappliquait une fois sur deux quand il appelait Teshara (l'inverse étant vrai aussi) ? Pourquoi donc les jumeaux n’arrivaient pas à reconnaître leur patronyme respectif ? Pourtant, leurs prénoms étaient bien identifiés en genre, si bien qu'ils devraient comprendre ne serait-ce que par la conscience de leur sexe d’appartenance. L’arrivée dans le programme de super soldat permit à notre paternel de comprendre le lien magique qui unissait des jumeaux. Les scientifiques étaient aux anges d’avoir une paire pour leur expérience. Après tout, nous étions dans une époque où les théories sur le développement des enfants en adultes allaient bon train. Entre les partisans de l’eugénisme pur et dur, et ceux qui pensaient qu’un être humain se développait dans un environnement donné, la guerre faisait rage. Les jumeaux étaient donc une façon comme une autre de tester des hypothèses. Après tout, ils avaient un environnement similaire et un ADN identique. Bon, dans leur cas, seule la première assertion était véridique, puisque Naalem étant un homme et Teshara une femme, ils ne partageaient pas le même patrimoine génétique. Mais du coup, cela permettait de les placer en comparaison avec de vrais jumeaux, et de valider ou non certaine hypothèse eugénique. Nous eûmes le droit à pleins de choses sympathiques : électrodes, séparation, entraînements différents, etc. Tout était consigné quelque part par des hommes et des femmes avides de faire progresser le savoir Génii.

Toujours est-il que le problème de notre père, quand nous arrivâmes dans ce programme, était le fait que nous ne nous reconnaissions pas par nos prénoms respectifs. Les scientifiques apportèrent un premier élément de réponse, qui, loin d’être la vérité sans doute, permettait quand même de donner une explication sensée et compréhensible par notre officier de papounet. Nous n’avions, semble-t-il, pas pris conscience que le monde n’existait pas en dehors de nous. Notre environnement était là parce que nous y étions, et nous nous mêlions à lui autant qu’il se mêlait à nous. Naalem était Teshara, et Teshara était Naalem, une âme dans un corps asexué, soit mâle, soit femelle. Alors quand l’un de nous entendait le prénom de l’autre, ou le sien, la réponse était identique. Nous étions un tout, et il nous fallut du temps pour qu’on pipe que le sexe avait un nom, sans se douter que nos patronymes définissaient notre genre. Pour nous, nous étions la prolongation de cette grande âme qui s’entremêle, et qui ne s’identifie pas comme indépendante et propre à un corps donné. Le fameux lien « magique » des jumeaux.

Pour remédier à ce petit problème qui les laissait sous-entendre que nous étions cons comme des balais, on fut séparé dans deux cellules différentes (bah oui on ne peut pas dire chambre vu le confort et les traitements encourus). La séparation fut douloureuse, difficile et on faillit nous laisser mourir par ce manque horrible. Mais là, la prise de conscience du « je » se fut, à mon avis, leur plus grosse connerie, car unis dans cette âme solitaire nous étions gérables et obéissants pour ne pas faire souffrir l’autre… Maintenant nous pouvons agir indépendamment et ne plus ressentir la douleur de l’être aimé. On vous passe les détails, mais bon pour être un bon soldat faut souffrir, surtout pour reprendre notre liberté de pensée qu’on avait si difficilement acquise. Ils pensaient nous contrôler, nous définir comme de la pâte à modelée, et pourtant, chaque parcelle nous nous même criait son indépendance.

On avait le droit, de temps en temps, à des vacances avec notre famille. Guilia était toujours dans un coin, et on ne l’aimait pas, mais par contre, on passait du temps avec notre père avant de retourner à l’école des durs. Mais rien n’y faisait, nous n’étions pas très sages et surtout nous ne serions jamais des soldats d’élites. Les scientifiques, un peu désespérés de notre insubordination et de notre manque de limites ou de peur du bâton, commençaient à se demander s’il ne fallait pas envisager la lobotomie, tout simplement. Heureusement pour nos petites têtes blondes, on y échappa, quand l’un d’entre eux nous observa un peu plus particulièrement avec ses infirmières, faisant preuve d’un talent naturel qui manquait aux autres : l’esprit critique. Il remarqua que Teshara était douée pour les soins, attirée par ceux-ci et qu’elle cherchait toujours à soigner avec tout ce qu’elle avait sous la main. Elle n’aimait pas se battre, mais elle restait près des combats d’enfants pour « guérir » les autres. Quant à Naalem, son esprit créatif et bricoleur avait joué des tours aux appareils des scientifiques qui distribuaient des électrochocs, les bidouillant pour qu’ils ne marchent plus, ou, le plus souvent, pour que l’agresseur se prenne lui-même les décharges dans la figure. Quand on s’y attend, c’était déjà loin d’être agréable, alors quand on ne s’y attendait pas… Bonjour la gueule ! La plupart du temps, les techniciens pensaient qu’ils s’agissaient d’anomalies présumées, mais c’était bel et bien de la faute d’un saboteur. Nous agissons souvent de pair…Naalem blessant quelqu’un pour que Teshara le soigne, quand cette dernière en avait envie. Elle s’occupait en priorité de son frère, comme une infirmière privée le ferait avec un client.

C’est ainsi, qu’on quitta l’expérimentation, pour entrer dans une vraie école militaire plus orientée sur nos compétences et dénuée des tortures physiques et psychiques (de toute façon, pour ça, nous nous suffisions à nous-même). Et à la sortie nous avons échoué dans les troupes du commandant de l’époque avant qu’il ne se fasse renverser par Koyla et ses fidèles. Nous n’étions pas un grand fan de l’autre timbré, et Naalem se prit une balle d’ailleurs en protégeant sa sœur, pendant le coup d’état. Au lieu de nous faire trucider comme les autres, Koyla nous garda sous le coude au vu de nos compétences pour entrer à son service dans sa propre élite militaire. C’était un honneur que nous avions, et sincèrement, on ne le remarqua même pas, que s’en était un. Pour nous, c’était un simple nouveau départ avec un autre gros bourrin bien lourding qui tentait de régir notre vie. Voici, par exemple, le type de sévices qu’il nous faisait subir pour que nous soyons les bons petits soldats, efficaces et soumis, qu’il aurait aimé que nous soyons (vous noterez dans ces deux exemples que nous sommes en aucun cas responsable de ce qu’il nous arrive…) :

I/ Un instant de vie au service du général Kolya :
« Naalem ! » la voix grondante de Koyla résonna dans tout le complexe. Il était en colère et son pas vif était accompagné de 4 soldats le suivant à la trace comme des toutous ne présageaient rien de bon. L’homme ouvrit la porte du laboratoire des scientifiques Geniis, à grand fracas. Son regard sombre, parcourra la pièce… il ne vit pas l’homme qu’il cherchait avec autant de passion. Il gronda furieusement « Il est passé où encore ? »
« Qui cela commandant ? » répondit l’un des scientifiques un peu apeurés
« Naalem ! » ça c’est le genre de mot magique qui selon les personnes en face, donne plusieurs effets différents : l'exaspération, la peur et la méfiance. Quand c’est Koyla qui le dit d’une façon aussi remarquable, il faut avouer que ...bon ça donne les pétoches.
« Il doit être dans le nid » Koyla ouvrit de grand yeux en soupirant, Naalem avait toujours de drôle d’idée ! (Bah oui, moi ça me fait chier de bosser avec les autres débiles ! Autant être pénard, pour siffloter, danser et glander quand l’envie m’en prend, sans voir les yeux de merlans fris de l’équipe de blouse blanche !)
« Qu’est-ce donc encore que cette folie ? »
« Un truc qu’il a construit au-dessus des laboratoires »
« Mais pour faire quoi ? » l’homme semblait débité et furieux à la fois
« Être tranquille pour « créer » »
« Il me fatigue. Il est où ce fichu nid ? » Ou, à la fin pourquoi, il ne pouvait pas être tranquille comme les autres ? Le scientifique, lui montra le plafond.
« Vous vous foutez de moi ? »
« Non, il a construit son laboratoire entre le plafond de la pièce et les fondations. Pour y accéder faut passer par l’échelle au fond de la pièce »
Koyla soupira et s’empressa de voir la fameuse échelle, pour y grimper avec ses quatre soldats. Une musique ressemblant à du rock s’échappait doucement et il put découvrir le fameux nid. Très « Naalemien », avec des coussins pour se vautrer et une sorte de bric à braque rangé sur des étagères en bois, des plans de travail avec des projets d’armes et autres folies de l’homme. Cela pouvait ressembler à l’antre d’un savant fou… ou d’un mécano a qu’il manque quelques chandelles. Ce qui n’était pas faux comme comparaison.
Koyla parcouru le joyeux bordel, se demandant où était cet ahuri ! Naalem, était penché sur une sorte de robot rouillé. Il lui avait ouvert les flancs et soudait quelques choses dedans avec son masque de protection, des éclairs s’en échappait. Le commandant éteignit la radio en gueulant plus fort « Naalem ! »
Le jeune homme, releva la tête puis son masque. Il fit un grand sourire joyeux.
« Yeh Commandant !! » Puis avisa la tête furax de Koyla « Oh mais c’est quoi cette tête du mauvais jour commandant ? »
« Naalem ! » feula l’homme
« Oui c’est bien moi ? Je ne suis pas sourd ! »
« Vous foutez quoi ici ? »
« Eh bien je suis en train de faire un « Truc qui roule et lance du feu » faut que je lui trouve un petit nom… j’hésitai entre Koyla junior et bouche de feu !» Il ouvrit ses mains d’un air théâtrale, fière de ma connerie
« Un lance flamme… vous me ferez grès de ne pas nommer vos inventions avec mon patronyme »
« Mais non ! Un lance flamme autonome ! Téléguider avec une télécommande ! Et pourquoi donc ? Il sera aussi redoutable que vous ! C’est un privilège »
« Votre privilège vous pouvez vous le mettre au cul Naalem ! Et votre machin, il va vous remplacer pour la mission peut-être ? »
« Quelle mission ? »
« Celle que vous deviez faire … celle où vous devriez être à cet instant »
« Ah !! Celle où on va sur Renégat pour négocier avec les soleils rouges ? Non merci »
« Pardon ? » Koyla allait s’étrangler sur place « Je ne vous demande pas votre avis Naalem ! »
« Bah je ne la sentais pas. Je n’ai pas envie de finir en bouffe pour Petora, car vous ne les avez pas payés ! Encore !! Vous savez un jour ont va avoir des problèmes »
« Fermer là ! Vous avez oublié le respect que vous me devez ? »
« Non je l’ai toujours …voyons » dit-il en haussant les épaules, oui il en avait rien à foutre
« Je vois ça… en me désobéissant pour la 10ème fois ! »
Naalem fit une petite moue « Mais si je ne vous estime et respecte »
« Et cela se traduit par nommer vos horreurs par mon nom ? »
« Non cela se traduit par le fait que je ne vous aie pas encore tué »
Il eut un silence… un silence excessivement gênant, les deux hommes se regardèrent, Naalem lui fit un rictus arrogant… Koyla soupira.
« Bon ça suffit » il fit un geste de tête envers les quatre hommes, qui s'emparaient de Naalem.
« Hey !!! Mais vous jouer à quoi ? Je n’ai pas fini ! Je n’ai pas le temps pour vos conneries !»
« Vous savez quoi Naaalem, vous avez raison, je vais m’inspirer de vos talents pour innover »
« A la bonne heure ! »
« Innover dans les blâmes et si celui-ci ne vous calme pas, je crains que je doive vous amputer pour vous tenir à carreaux ! »
« Ah et je fais comment pour me faire charcuter par les soleils rouges après ? »
« Oh mais je parle de votre second cerveau ! »
« C’est bas ! Mais j’avoue que ça peut marcher, mieux que les coups, ou celui du seau d’eau ou toute vos conneries de torture »
« Ne me tenter pas Naalem, vous me fatiguer ! »
« Borf pas suffisamment apparemment ! Vous allez faire quoi cette fois ? J’en frisonne »

1 HEURE PLUS TARD …
Mais putain quel con ! Les 4 clébards m’avaient assommé… et voilà ! Je suis dans une caisse en bois. Je crois que c’est un cercueil. Et vu l’odeur, il m’avait fichue dans une cave ! J’entendis des pas.
« C’est confortable Naalem ? »
« Je peux devenir vulgaire donc je ne vais pas répondre » j’avais bien envie de lui dire « comme ta mère connard » mais bon, c’est mon chef et il si je n’étais pas un petit géni à ma façon, je crois qu’il m’aurait buté depuis longtemps. En réalité si Teshara et moi-même sommes encore vivants, c’est que nous lui sommes encore utiles, mais le jour où cela ne sera plus le cas, je crois qu’il prendra grand plaisir à nous ouvrir le bide et nous manger les tripes !
« Oui taisez-vous donc. Donc je vous laisse ici encore 3H et si vous continuer à être insolent, je vous enterre vivant »
« Nous sommes déjà sous terre, donc cela ne changera pas grand-chose »
Koyla donna un coup dans ma caisse, qui tanga.
« Franchement commandant, pourquoi vous voulez que j’aille voir les soleils rouges ? Sauf pour me tuer ? »
« J’ai demandé à mes hommes de porter vos ceintures, ils auraient fait exploser le complexe de Druan et vous aurez pu récupérer la source d’énergie »
« Et on se fera buté par le reste du gang … chouette »
« Mais non, vous êtes trop malin pour ça. Mais bon tant pis, je leur aie trouvé une autre utilité ! Un contrat sur les atlantes »
« Vous êtes obsédé par ses gueux ma parole ! »
« Par leur C4 !! »
« Pourquoi vous me raconter ? »
« Pour que vous méditez sur votre prochaine mission d’infiltration. Je veux des otages pour négocier avec Atlantis. Et comme ça vous aurez le temps de méditer sur le respect et sur votre prochain gadget pour les attraper sans les tuer celle fois »
« Ce n'est pas drôle s’il n’y pas un peu de sang… »
« Bonne réflexion Naalem » Il ricana « Vous me le couvrez bien ! »
« Non mais vous allez pas le faire … ??? Koyla ? »
Ils me mirent dans un trou avec un peu de terre sur le cercueil histoire de me foutre les pétoches. Et c’est comme cela, que j’ai chopé ma phobie de la peur de l’étouffement… sérieusement vous ne l’aurez pas développé, quand vous aviez été enterré vivants ? Bon alors fermez là vous aussi. Koyla est revenu au bout d’un moment, je fus bien docile comme un petit toutou. Faut dire que je l’avais sacrément mauvais envers lui. Je crois que c’est à ce moment-là que j’ai noué une haine envers cet homme que jadis j’avais respecté.

PENDANT CE TEMPS LA :
« Doc ? »
« Plaît-il cher ami… Chers amis ? », dis-je en tournant mes yeux afin de constater que sur la seule voix que j’entendis, ils étaient en réalité deux. Sauf que le second était avachi sur son collègue, lequel le soutenait tant bien que mal. Je comprenais aisément pourquoi il était soutenu, sa jambe faisait un drôle d’angle au niveau du tibia, et une tâche rouge imbibée très largement le tissu de son pantalon.
« Il est tombé dans l’escalier pour aller dans la salle de confinement à la cave. »
« Il n’a qu’à regarder où il marche, c’est bien fait pour lui. »
« C’est qu’on portait votre frangin… »
« Pourquoi est-ce que vous portiez Naalem ? »
« Ordre de Kolya. Rien de personnel Madame. »
« Ok, ok. Bon, je vais regarder ça ! », dis-je joyeusement en approchant des deux trublions.
À dire vrai, je ne l’étais pas du tout. Je savais que si Kolya l’avait envoyé à la cave, c’était juste pour le punir. Et j’avais maintenant à disposition deux des larbins du général pour lui faire payer indirectement. En plus, cerise sur le gâteau, fraise dans la chantilly, ou encore beignet au chocolat, deux de ceux qui avaient participé à la punition (forcément non méritée) de mon frangin. Je ne l’entendais pas de cette oreille, et je comptais bien faire en sorte qu’ils se rappellent leur condition de misérable petit insecte. Je devais bien l’admettre, Naalem cherchait souvent ce qu’il lui arrivait, mais ça ne m’empêchait pas de le soutenir quand même ! Après tout, c’était le rôle de toute grande sœur, même si théoriquement, nous avions le même âge. Il n’empêche !
« Installe le… Hum, là, ça fera l’affaire. »
Je poussais le corps qui était déjà sur la table d’auscultation, et que je disséquais pour la science. C’était un homme d’une quarantaine d’année, mort de mort violente d’une balle en pleine tête. Un suicide manifestement. Le corps chuta par terre, derrière la table d’opération. Il y avait une trainé de fluide, et j’épongeais ça rapidement avec du papier.
« Aller, nous n’avons pas toute la journée, ton ami se vide de son sang et je suis certain qu’il souffre le martyr. »
« Mais c’est la place d’un mort… »
« Et ton copain est mort ? »
« Non, justement. »
« Dans deux minutes il le sera si on ne fait rien. Tu comptes attendre deux minutes qu’il puisse aller légitimement à la place d’un mort ? »
« Non… »
« Alors obéis, comme on te demande de le faire ! »
Il obtempéra, de mauvaise grâce, déposant son collègue qui ne put s’empêcher de gémir comme une petite fille quand il s’allongea sur la table d’auscultation. J’aimais bien mon cabinet, laboratoire, bloc opératoire. C’était multifonction ! Des règles d’hygiènes ? De quoi parlons-nous au juste ? L’immunité, ça fait tout, si tu n’en as pas, ben tu ne vivras pas. Bref. Je poussais du bout du pied le cadavre pour pouvoir me placer près de mon nouveau patient.
« Tire la langue pour voir ? »
Le type sur la table me fit une belle grimace en me tirant son affreuse langue toute rose. Je l’attrapais avec une pince, dont je m’étais saisie pour cette occasion. Il gueula en gesticula tandis que j’inspectais son organe.
« Hum », fis-je perplexe. « Il n’y a rien à signaler… » Je relâchais la langue du soldat, qui s’exclama :
« Mais je suis tombé dans les escaliers ! Ma langue n’a rien ! C’est quoi ce docteur merde ! Elle est complètement barrée, je t’avais dit de ne pas aller la voir ! »
« Ah oui, il n’y a effectivement rien à signaler », lui répondis-je guillerette en bazardant la pince sur la servante médicale à côté d’un bistouri ensanglanté. Je lui tapotais la jambe endolorie, comme on le ferait avec un chien, tout en m’exprimant, tandis qu’il faisait une grimace de douleur. « Tu ne parlais pas, je pensais que tu avais bouffé ta langue. Il ne faut négliger aucune piste mon garçon. » J’adorais les infantiliser. Souvent, ils trouvaient cela plus rassurant, et en plus, comme j’étais une femme, ils voyaient leur mère en moi… Mais qu’elle génitrice pouvait se targuer d’être aussi compétente que moi ? Enfin, la plupart du temps, c’était plutôt mon cul qui les intéressait, ou bien mes seins. Quoique les hommes, quand ils avaient un bobo quelque part, ne pensaient bizarrement plus avec leur queue mais avec leur cerveau, et ils étaient toujours à l’article de la mort même s’il ne s’agissait que d’une petite plaie anodine.
Il étouffa un juron, qui se transforma en plainte. Il me maudissait, moi et ma famille de tarée, et il voulait s’en aller, voir un autre docteur. Seulement, J’ÉTAIS de permanence, et il n’irait voir personne d’autre. J’attrapais une paire de ciseaux et je découpais allègrement son pantalon.
« Mais bordel ! »
« Raah ça va, ferme là où je te sédate et on en parle plus. »
« Mais puta… »
« Ok ! »
Je n’aimais pas me répéter et là, il commençait à me gonfler. J’attrapais une fiole, pris une seringue à l’allure douteuse, et je prélevais assez de liquide transparent pour l’envoyer caresser ou insultait une jolie blonde dans ses rêves ! Et hop, dans la jugulaire alors qu’il criait « non non ! ». Non ? Pas dans la jugulaire ? Trop tard. J’haussai des épaules alors qu’il se détendait et que ses yeux se fermaient.
« C’est pour ça que j’aime bien les morts, ils sont généralement moins chiant », dis-je à son collègue tout en tapotant la tête du bel endormi avec un geste affectueux.
« Il est mort ? Vous l’avez tué ?? »
« Non, il dort. »
Il crevait d’envie de sortir d’ici celui-là. Bon, j’allais le mettre à contribution puisque c’était comme ça. « Viens là, faudrait que tu me tiennes sa jambe pendant que je la coupe. »
« Quoi ?! Mais il est juste tombé dans l’escalier ! »
« Tu es médecin ? »
« Non mais… »
« Alors arrête de faire chier. »
« Mais il ne fera plus rien de sa vie ! »
« Il ne fera plus rien à mon frère ! »
« C’est pour ça ! » Il s’éloigna de moi. « Je vais prévenir le général Kolya ! Il ne te laissera pas faire sale tarée ! »
J’attrapais la main du type endormi sur ma table d’auscultation et je lui faisais prendre son arme de service. Je n’avais pas vraiment de plan pour l’empêcher de partir, aussi procédai-je par réflexe impulsif.
« Et ducon ?! Reviens, on va s’arranger ! »
Il se retourna vers moi.
« Tu sais pourquoi son surnom c’était Headshot ? Parce que booum ! » J’appuyais sur la détente en visant la tête de l’autre gros con en hurlant : « T’ES MORT ! » Sauf que la balle lui arracha l’oreille mais ne le tua pas. En même temps, vous avez déjà essayé de viser quelqu’un en faisant tenir une arme dans les mains d’un pseudo mollusque endormi ? C’est difficile. Le soldat qui venait de se faire tirer dessus hurla comme une jeune pucelle en se tenant l’oreille. Bon, j’étais dans la merde maintenant. Le coup de feu allait attirer du monde ainsi que ses cris de goret qu’on égorge. Cela ne manqua pas.
« Mais qu’est-ce que c’est que ce bordel ?! », hurla le général en rentrant dans l’infirmerie.
« Elle m’a tiré dessus parce que je ne voulais pas qu’elle lui coupe la jambe ! »
« Ce n’est pas vrai ! C’est lui qui ne voulais pas que je procède à une opération chirurgicale et il a été violent avec moi ! »
« Quoi ??! Mais c’est une cinglée ! Elle voulait lui couper la jambe et elle m’a tiré des… »
« Il ment général ! Pourquoi est-ce que j’aurai fait ça ? », dis-je en lui coupant la parole. Entre nous, j’adore ça, couper la parole. Ah et j’adore baratiner et la situation était excellente pour le faire ! Y a des jours où on s’amuse plus que d’autre.
« Fermez là vous deux ! Vous allez me chercher un médecin. »
« Mais je suis de garde ! »
« Je vous ai dit de la fermer ! »
« Je peux très bien gérer ces deux blessés ! »
« Vous venez d’essayer de le tuer ! »
« Il voulait me tuer ! »
« Et vous n’allez pas vous venger ? »
« Non ! »
« Je ne veux pas qu’elle me touche ! »
« Ta gueule toi, tu racontes que de la merde depuis toute à l’heure ! »
« MAIS FERMEZ-LA-VOUS DEUX BORDEL, ON N’EST PAS DANS UNE COURS DE RÉCRÉATION ! »
Je n’avais pas envie de me taire pour autant, moi aussi je pouvais hurler !
« NON MAIS IL M’ACCUSE GENERAL ! »
« LAYS ! »
Le général Kolya se tourna vers deux de ses sbires en retrait.
« FOUTEZ-LA-MOI AVEC SON FRÈRE ! EXECUTION ! »
« QUOI ?! »
Je ne comptais pas me laisser faire non plus ! Alors que deux des hommes du général approcher, je collais mon genou dans les parties intimes de l’un d’entre eux et j’essayais de sauter à la gorge du suivant. Mais ils me neutralisèrent par derrière et ce fut le trou noir.

¼ HEURE PLUS TARD :

Je me réveillais dans une boîte en bois, dans laquelle je tenais parfaitement allongée. Par contre, je ne pouvais pas me redresser. Elle tanguait dangereusement et cela manqua de me filer le mal des transports. Il aurait été dommage que je me vomisse dessus quand même… Finalement, le roulis de la caisse s’estompa et je sentais qu’elle était durement posée sur le sol.
« Hey ! Mes cervicales merde ! »
« Ferme là toi, tu vas croupir là un moment ! »
Un violent choc dans la boite se fit entendre, me vrillant les tympans. Les deux abrutis étaient en train de tambouriner avec leur poing sur le couvercle.
« Il te plait ton cercueil ma mignone ? »
« Je sais qui tu es, t’inquiète pas, quand je sors je m’occupe de ton cas personnellement. »
« Si tu sors un jour avec ce comportement. »
« J’ai déjà commencé à bouffer le bois avec mes dents connard ! »
« On te laisse avec ton frangin, il est dans la tombe à côté. »
Ils rigolèrent et ils s’éloignèrent. Je tapais contre la paroi, avant d’annoncer joyeusement :
« Naalem, ta grande sœur est là ! »
« Chouette je manquais de compagnie. Et en quel honneur ma petite sœur est dans un cercueil ? Dis-moi que tu as castrer l’autre dingo ! »
« Ben je suis là parce que je sentais que tu manquais de compagnie. Il n’est pas né celui qui m’enfermera contre mon gré ! »
« Tu es trop meugnone ! Si tu n’étais pas ma sœur je t’embrasserais passionnément ! » il ricana « Non mais sérieusement c’est quoi la raison ? »
« Quel grand timide tu fais ! » Je ricanais avec lui. « Je m’en suis prise aux gars qui t’avaient enfermé… et je me suis laissée emporter. » J’haussai des épaules dans ma boite, nullement désolée.
« Hum, finalement c’est toi la passionnelle. Koyla t’a gaulé… il ne peut pas mettre son nez où ça le regarde franchement »
« Non un jour faudra qu’on le lui coupe. Ça lui apprendra. »
« Ouai... »
« Mais fermez là vous deux ! » quelqu’un secoua les caisse en mettant un peu plus de terre pour faire taire les deux pipelettes.


II/ LA SUITE

Kolya, enfin, le général Kolya, de son illustre titre pompeux et ronflant, arrivait par différents stratagèmes punitifs à nous garder sous sa férule. Je sais que peu aurait eu cette patience, même en considérant notre talent, mais le général savait garder les éléments utiles autour de lui, pour peu qu’il arrive à les mâter un tant soit peu et qu’ils fassent le job. Et franchement, le job, on le faisait comme des dieux. Nous étions mobilisés dans l’équipe de choc du gradé (quand nous n’étions pas à la cave), dans son élite comme il aimait l’appeler. Nous arrivions à nous intégrer, tant bien que mal, et pourtant, nous étions toujours en marge, à la fois craint, et détesté. Certains nous appréciait quand même, et ceux-là, on les utilisait toujours à notre avantage.
L’avantage de Teshara vis-à-vis d’autres médecins plus conventionnels, résidait dans le fait qu’elle n’avait pas peur de se mouvoir dans les zones de guerre et d’affrontements pour porter secours à un camarade blessé. Elle ne sauvait pas tout le monde, mais elle faisait le job, et quand elle décidait de s’y mettre, elle s’y mettait. Pour le général, c’était une perle rare, fut-ce-t-elle une femme. En plus de ça, elle était capable de remettre sur pied un type, provisoirement du moins, pour le sortir du bourbier afin qu’il soit pris en charge dans un zone plus sûre. Cela ne tenait pas du miracle, mais des différentes plantes à effet psychoactifs qu’elle utilisait. Elle se faisait un petit stock de fiole en tout genre qu’elle n’hésitait pas à utiliser. Naalem était un atout dans la manche du général, l’as des as du bricolage et du trucage d’objets. Il vous faisait péter quelque chose avec l’art et la manière, et il s’arrangeait toujours pour faire un maximum de dégâts. Son génie ne résidait pas uniquement là-dedans, mais surtout dans cette capacité plus générale à bricoler, inventer, concevoir, et développer des améliorations notables dans différents domaines techniques. Ce type était un génie, un nerd, un barjot qui mettait à profit son imagination débordante au service de l’effort de guerre. Alors oui, comme tout grand crack dans un domaine, il était excentrique, chiant à souhait, souvent dans son monde en pensant qu’il était le plus malin ou quoi, mais Kolya le tolérait parce qu’il était terriblement utile. La solution contre les Wraiths viendrait de ce type-là, il en était sûr, pour peu qu’il arrive à le canaliser suffisamment pour qu’il soit efficace en opération.

Bref, tout cela pour dire que nous étions indispensables à l’équipe d’élite de ce cher général, et c’était pour ça qu’il tolérait que nous soyons « légèrement » impertinent avec son altesse royale. N’empêche que nous, nous en avions plein le cul de ce tyran à deux crédits. Nous avons toujours eu notre liberté de pensée, et ce n’était pas avec ses méthodes de coercition de merde qu’il allait nous briser comme ça. L’avantage d’être deux. Nous pouvions nous soutenir mutuellement, et que ce soit Naalem, ou bien Teshara, l’un et l’autre augmentait les effets positifs ou néfastes chez l’autre. Ainsi, quand le jumeau mâle noua une haine féroce envers Kolya, cette haine trouva de la résonnance chez Teshara qui à son tour, entra dans le bal des haineux. Et leurs deux haines combinées s’alimentaient tour à tour. L’idée de déserter germa petit à petit dans leurs esprits…

Cette idée pue mûrir un tant soit peu, quant aux alentours de la date de l’année 2015 du mois de Décembre, sur le calendrier lantien, Koyla attaqua le site alpha. Les jumeaux, ainsi que la troupe d’élite n’était pas au rendez-vous (fort heureusement au final), puisque leurs rôles constituaient à venir quelques temps après pour un assaut sur la cité d’Atlantis. Les jumeaux se rappeleraient toujours la furie de Koyla quand il revint.

« Eh bah il nous ramene un bien beau cadeau le chef… » fit Naalem en sifflant. En effet, le jumper venait de se poser nonchalamment sur l’herbe et un Koyla furibond en sortit. Il avisa son équipe d’élite, se dirigeant d’un pas furieux vers eux.
« En salle de crise maintenant ! Naalem interdiction de toucher le vaisseau ! »
« Mais pourquoi donc ? Ce n’est pas pour mon anniversaire ? »
« Non ! »
« Dommage… » Les pieds traînant le sol, Naalem suivit le groupe, avec un détour au laboratoire des médecins, pour trouver sa sœur.
« Tesh ! Il y a le tyran qui nous a ramené un vaisseau des Atlantes. Il n’est pas content, et il est seul… Je crois qu’il a buté une escouade complète ce con ! » Il ricana
« Réunion presto dans la salle « des grands cons ! » Bouge ton beau petit cul on y va ! »
La salle « des grands cons » était le sobriquet qu’avait donné les jumeaux pour la salle des réunions. Souvent composées d’abrutis, au demeurant. Bref, les deux blonds étaient là pour remonter le niveau.
« Pfff, je n’ai pas envie. Si je me décrète absente pour raison médicale, il va m’en vouloir ? »
« Il te donnera la fessée de ta vie ! Allez vient, il n’est pas d’humeur et je suis certain qu’on va jubiler. » Il lui fit un rictus carnassier.
« Bon, s’il n’est pas d’humeur, ça peut valoir le coup de se pointer. Il va partir au quart de tour à la moindre remarque, je sens déjà qu’on va s’amuser ! », fit-elle en prenant la suite de son frère.
« Exactement »
Ainsi, donc une fois dans la salle et tout le monde confortablement installé, le briefing et l’échec cuisant de Koyla fut raconté. En toute franchise, les deux jumeaux jubilèrent intérieurement. Le commandant était en train de perdre un peu de sa légitimité et cela fait toujours du bien. Ça ne mange pas de pain comme on dit par chez nous !
« Bah au moins vous avez ramenez le vaisseau c’est déjà pas si mal ! » Quoi ? La mort des autres ? Mais rien à faire !
« Il ne marche qu’avec le gène ! Je me le suis injecté donc je serais le seul à l’utiliser. »
« Ça veut dire qu’on doit être dépendant de vous pour bidouiller ? »
« Naalem vous ne touchez pas le vaisseau point ! »
« Enfin quand même, il est plein de technologie ! On ferait un grand pas avec ! » Naalem insistait, il crevait d’envie de fouiller l’engin de fond en comble ! C'était noël pour lui.
« Sans gène rien ne marche ! Il me faut de vrais otages ! Genre un médecin Atlante pour qu’on vous injecte le gène ! »
« Ou alors Monsieur, je pratique quelques expériences sur vous pour déterminer une formule afin de recréer ce gène… Après tout, vous dites que vous vous l’êtes injecté. Donc on doit pouvoir le synthétiser. Promis, je serai gentille et je ne découperai que ce dont j’ai besoin ! »
Koyla la regarda furibond : « Gardez vos idées pour vous Lays ! La différence entre vous et un médecin Atlante, c’est qu’EUX sont plus avancés et moins casse couille que vous. Vous ferrez vos expériences sur un Atlante. Car comme ça vous pourrez lui faire tout ce que votre esprit tordu est capable de faire ! Et vous vous occuperez du médecin pour acquérir un peu plus de matière grise ! »
« Je souhaitais juste aider, mais ok, je la ferme. Débrouillez-vous avec votre nouveau joujou, pour ce que j’en ai à faire. » Elle était exaspérée par ce type et même les promesses de faire mumuse avec des cobayes atlantes ne l’enchantait pas.
« Oui exactement on ne vous demande pas de réfléchir Lays ! Et cela est valable pour les deux ! » Il avait senti que Naalem allait répliquer.
« D’accord, on oublie les neurones. » Il bouda tout comme ça sœur.
En tout cas l’équipe d’élite fut donc mise sur le plan « attrape couillons » pour choper des Atlantes. Et si en plus dans le lot, il y avait le grand ennemi de Koyla, à savoir le Colonel Sheppard, ça serait parfait. Ou l’autre, le docteur Grayson qui avait tenu tête au boss… franchement si Koyla n'était pas pédé c’est qu’il l’ignorait, vu comme tout tourne autour de l’autre militaire. Naalem était certain qu’il devait rêver de Sheppard dans ses songess et avoir THE gaule le lendemain matin.
En tout cas, les jumeaux décidèrent de se montrer très conciliant et obéissant. Élément déroutant pour la plupart des personnes…

Mais ceux qui nous connaissait bien savait que cette conciliation apparente et cette forme d’obéissance soudaine, étaient tout sauf crédibles. C’était louche, et ça puait le coup foireux à quinze mille kilomètres ! Mais à part nous gueuler dessus, Kolya ne savait rien de nous. Peut-être qu’il aurait pu nous garder fidèlement sous son joug en utilisant des leviers autres que la violence, mais il était trop imbu de lui-même pour s’en rendre compte. Nous avions une idée en tête. C’était le genre de mission idéale pour mettre notre plan à exécution. Nous avions décidé de nous barrer de cette foutue armée à la con, et surtout, de prendre le large vis-à-vis de Kolya. Seulement voilà, il ne nous laisserait jamais tranquille tant que nous respirerions. Il nous fallait donc mourir, pour la cause de cet abruti, et ainsi, nos âmes seraient libérées de son joug éternel. Nous avions les grandes lignes de notre plan, mais pas les aspects plus techniques et pointus. Après tout, l’un comme l’autre étions incapable de nous tenir à une seule version d’un même plan, et nous agissions souvent à l’instinct, saisissant une occasion quand elle se présentait en faisant preuve d’une certaine impulsivité immature qui pouvait nous coûter cher. Mais comme c’était la mort que nous recherchions, ce n’était pas bien grave.

Nous fument donc déployés avec deux soldats, sur une planète abritant supposément des atlantes. Les renseignements étaient souvent faux, surtout depuis que nous avions détruit leur site Alpha. Les atlantes s’étaient repliés sur eux-mêmes, jouant sur des tableaux où ils connaissaient la partition, sans trop prendre de risque. Bref, il fallait explorer, rechercher, débusquer, sans avoir la certitude que nous étions au bon endroit. Il y avait un village, et les habitants n’étaient pas très hospitaliers. Cependant, par la force, nous pouvions pénétrer dans leur maison pour voir s’ils ne cachaient pas de proie potentielle. Nous étions dans l’une de ces maisons à étage quand Teshara craqua la première. Elle se retourna vers son frère.
« Naalem… C’est le moment ou jamais de se barrer. Je veux en finir. »
« Bien. On fait exploser la maison, faut faire croire qu’il y a des Atlantes et qu’ils nous... » Ohh mais pas besoin de faire croire, il y avait deux soldats Atlantes, qui se tenaient devant la porte de la chambre des habitants, sûrement pour les protéger. Naalem eut un sourire carnassier en soufflant à sa soeur « Parfait. »
« Parfaitement parfait », répondit-elle en écho en toisant les deux soldats ennemis. Ils étaient grillés, puisque tout le monde se regardait en chien de fusil. « Soyez gentils, suivez-nous. Mort ou vif, vous avez la même valeur. »
« Geniis ? »
« En personne. Lui c’est Genii 1 et moi Genii 2. »
L’un des deux types devant la porte baragouina quelque chose dans un boitier qu’il avait fixé sur l’épaule, sans répondre à la jumelle. Puis soudainement, il leva son arme et commença à arroser. Les balles crépitèrent autour des jumeaux tandis que Naalem tirait Teshara en arrière dans une pièce jouxtant le couloir. Aussitôt, les deux geniis ripostèrent avec leur propre arme en canardant au travers des murs. La suite fut un mélange de hurlements, de coup de feu, et alors que les Atlantes quittaient la maison, tandis que les deux soldats d'élites qui accompagnaient les jumeaux arrivaient en courant, une énorme explosion ébranla les fondations du pavillon qui s'écroula sur lui même en projetant des débris alentours. Tout le monde se retrouva au sol, poussé par la déflagration d’une importance majeure. Les atlantes finirent de s’en aller, et les Geniis rescapés cherchèrent les leur dans la maison. Ils trouvèrent après des heures de fouilles deux corps carbonisés. Les jumeaux n'étaient plus.

Un peu plus loin dans la forêt, une femme blonde et un homme blond s'arrêtèrent de courir. Ils étaient à bout de souffle. Ça faisait bien deux bonnes heures qu'ils mettaient un maximum de distance entre eux et un village. La jeune femme s'arrêta, les mains sur les côtes.
« Je sais pas ce que tu as foutu dans le feu de la cheminée mais c'était dément Naalem !! »
Elle semblait aussi excitée qu'un junkie devant une piqûre d'héroïne.
« Une poudre de ma composition, j’avais peur que les corps des bergers soit trop reconnaissable et j’ai abusé un peu… dommage que les Atlantes n’aient pas été touché ça aurait été plus sympas, comme sortie. » Il avait un franc sourire un peu essoufflé aussi. « Tu rigoles, on recommence dès que possible ! » Elle posa ses fesses sur une souche. « Je n’ai pas bien vu mais avec un peu de chance, y en aura un qui auras pris un débris sur la gueule. » Les bergers n’avaient pas eu le temps de se rendre compte que la vie les quittait. Teshera leur avait injecté un produit pour les tenir tranquille, mais le souffle de l'explosion avait dû les saisir instantanément si bien qu'ils n’avaient pas dû souffrir. « On va faire profil bas jusqu'à ce qu'on puisse se barrer d’ici p'tit frère. »
« Ouep… enfin bon, parfois j’aurais bien aimé choper Sheppard, juste pour faire chier Koyla et lui secouer son fantasme sous le nez. Enfin Sheppard où l’autre là, Grayson. » Il soupira cela aurait fait plus de bruit et aurait dégoûté le commandant si ces atlantes là étaient crevé ! « Ouai, on va se faire un nid au calme et on va se refaire une santé. »
« On aura notre revanche sur Kolya un jour ou l'autre. L’essentiel était de se tirer avec les honneurs pour qu'il ne lance pas toute la galaxie à nos fesses. Les miennes sont parfaites mais elles ne supporteraient pas autant de monde. » Elle se redressa et approcha de son frère. « C'est toi et moi pour toujours maintenant. »
« Ouep...On va éviter qu’il nous fume avant ! » Il toisa sa soeur, reprenant son souffle « Manquerait plus qu’on touche sans mon autorisation cette merveille tiens ! » Il lui donna un coup d’épaule. « Toujours » Il lui lança un regard tendre.

III/ LA RENCONTRE AVEC LES SOLEILS ROUGES

Ainsi, commençant notre belle vie d’errance sur plusieurs planètes. Étant partis avec presque rien, il fallait reconstruire nos biens. Le vol, les escroqueries finirent par nous réussir. Nous étions les maîtres de notre petit monde, commerçant sous le couvert d’une cape, pour éviter qu’on ne nous reconnaisse. Le temps qu’on nous oublie, nous primes les surnoms de « Blaze et Cyanure », deux évocations entraînant crainte et respect. Nous n’étions pas des tendres et le fait de ne pas voir nos visages sauf dans quelques rares exceptions (comme des personnes qui ne pouvaient pas témoigner) faisait flipper. Du moins, quand on le voyait, nous nous arrangeons pour éviter qu’on nous associe à nos surnoms.

Mais bon, un mec roi de la bricole qui crée des armes ou des trucs de dingues et un médecin spécialisé dans les drogues, ça attirait toujours de bonnes âmes charitables. C'était chouette pour détourner ni vu ni connu quelques personnes et s’en servir comme sujet d’expérience médicale ou technique. Idéal pour se peaufiner ! Ainsi, Teshara alias Cyanure pouvait expérimenter de nouvelle drogue, de nouvelle composition, ou bien même pratiquer des opérations sans réel but autre que la recherche et le savoir. Tandis que Naalem pouvait fabriquer des prototypes, des gadgets, et les essayer sur de pauvre gens que personne ne regretterait jamais. Sous le couvert de la science, et du savoir, les deux larrons étaient des tueurs en série en puissance, et personne ne leur mettait jamais de limites.

Jusqu’au jour où ils s’en prirent à la mauvaise personne au mauvais endroit. Renégat 25. Une station spatiale servant de plaque tournante et de repère aux truands en tout genre écumant la galaxie et cherchant dans cet endroit crasseux et puant un spot pour écouler leur marchandise ou pour prendre du bon temps avec la pléthore de putes prêtent à vous faire oublier tous vos soucis du quotidien. Bref, un endroit craignos, qui permettrait à nos deux jumeaux de passer inaperçus et de continuer leurs activités clandestines. En plus, il y avait du monde, et donc les chances de passer inaperçue était plus grande, tandis que les victimes potentielles étaient plus nombreuses. L’endroit est au main d’un gang, les Soleils Rouges, et franchement, ils ne devaient pas être trop regardant. Seulement voilà, rien n’échappait à l’attention de ces gens, surtout sur leur territoire, et ils ne tardèrent pas à se faire repérer. On leur colla, sans qu’ils le sachent, une victime factice, qui n’était autre qu’un membre du gang, dans le but de les piéger, de les loger, et de les ramener devant le boss, Druan Vathrad. Alors que Teshara était en train d’aider Naalem à lui greffer un bras bionique, après lui avoir coupé le sien, le gang leur tomba dessus et ils furent capturés non sans en avoir décousu assez sérieusement. Malheureusement, ils étaient arrivés trop tard pour leur pote qui n’allait pas tarder à y rester tant il avait perdu de sang, sans parler de l’échec de la manoeuvre de robotisation partielle.

C’était dans ces conditions qu’ils se retrouvèrent devant Druan, non seulement pour répondre de leurs actes, mais aussi pour se faire recruter. Après tout, ils étaient des génies, douteux certes, mais des génies, et un chef éclairé ne se refuse jamais à posséder des génies. Le talent se paye, parfois en crédit, parfois en folie, mais l’homme était sournois et malin, à la hauteur de ce que Kolya était brute et con. Le chef des soleils rouges était plus à même de convaincre les jumeaux de bosser pour lui, de servir dans son escouade d’élite, à la mesure de leur talent. Il avait un don pour les manipuler, pour présenter les choses sous des couverts mielleux et doucereux qui leur plaisait bien, et du coup, ils obéissaient tant bien que mal, mais ils obéissaient quand même. Et ça, c’était déjà beaucoup !

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MessageSujet: Re: Teshara Lays Lun 10 Avr - 12:47
Donc voilà, fiche terminée. Écrite avec Naalem x)

Donc oui avant menage, lancé négatif au gène Wraith ! Bonne lecture =)
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MessageSujet: Re: Teshara Lays Mer 12 Avr - 19:28
1ere validation :)1

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MessageSujet: Re: Teshara Lays Jeu 13 Avr - 20:57
OMG je kiffe. Tout comme la fiche de ton affreux jumeau maléfique !

Validation aussi pour la 1ere membre de la Team Rocket !

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merci Sheppy !                               couleur : darkcyan
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Karola Frei
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MessageSujet: Re: Teshara Lays Jeu 13 Avr - 23:45
Hé ben mon citron ce fut long mais ce fut bon !
Bravo pour ton travail, je te valide wink ! Bienvénoue H3

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Naalem Lays
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MessageSujet: Re: Teshara Lays Ven 14 Avr - 8:54
Héhé NOUS VOILA VALIDé soeurette !!!! Prêt pour jouer de mauvais tour :)1

On attend juste un passage du boss et tout sera bon

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MessageSujet: Re: Teshara Lays Ven 14 Avr - 16:14
Merci à vous deux ! On a bien aimé aussi la rédiger !

Oui vivement petit frère qu'on embête le monde !!!

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MessageSujet: Re: Teshara Lays
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Teshara Lays

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