Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

[TERMINE] Mission spéciale "Fourbe Prospect"

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Jeu 11 Mai - 21:23
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Sutter se tenait debout juste derrière le canon qui avait tiré la munition de prospection. Avec le silence de l’espace, il n’entendait que sa propre respiration et la voix d’Erin lui détaillant les données obtenues. Son analyse avait du sens, le capitaine n’avait jamais entendu parler d’un filon aussi pur et si facilement exploitable. Son instinct lui cria que quelque chose clochait tandis que la jeune femme terminait ses propos par une question.
La pression à l’entrée ! Il fallait qu’il sache ce que l’ogive venait de forer ! Etait-ce de la roche ou autre chose ?!?

// Vous avez raison, ce n’est pas logique. Rappelez-moi les données de...//

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase.
Là où la munition s’était enfoncée, une énorme fissure en étoile se dessina brutalement. De longues lignes s’étalèrent alors de part et d’autres, recouvrant une surface impressionnante, faisant jonction sur de soudaines excroissances. Celle-ci se transformèrent ensuite en geysers de gaz dont le flux s’aggravait. Il en vit deux à droite. Puis un en haut, puis deux autres sur la gauche. Il y en avait de plus en plus.
La paroi prit la forme d’un bourgeon, d’un bouton qui grossissait vers eux, sur un bon kilomètre de diamètre. Skip s’alarma dans sa fréquence privée mais il était trop tard pour faire quoi que ce soit. Ce roc était devenue une véritable bombe.
La seule chose que Sutter eût le temps de hurler, c’est :

// Merde ! A COUVERT ! //

Puis une détonation muette d’une violence inimaginable avala la barge dans une incroyable colonne de gaz, de débris et de rochers. SG-12 disparut sur le champ de la couverture radar, les radios recouvertes d’un brusque son parasite, alors que les vidéos des casques s'éteignaient toute en même temps.
Même l’équipage du jumper lui-même n’eût pas le temps de réagir. L’explosion s’était produite À L'INTÉRIEUR du bouclier. L’engin fût brusquement soufflé, un rocher l’amputant immédiatement d’un propulseur alors que les éclats plus petits entamaient le blindage.
Dans un cri de stupéfaction général, une force mystérieuse les arracha de leurs sièges. C’était comme avoir été dans un bateau pirate sans sangle de sécurité, avec des vecteurs de balanciers différents. Appolo se retrouva la figure contre le plafond, McKay s’écrasant contre la verrière qui se fissura sous son nez face aux multiples débris qui l’impactèrent avec une violence inouïe.
Coralie, quand à elle, se retrouva dans la cabine à l’arrière, écrasée par le poids d’Erin qui venait de lui atterrir dessus, comme si la porte arrière était devenu soudainement le plancher des vaches. L’éclairage vacilla brutalement sur une soudaine suralimentation provenant du générateur à naquada. Les panneaux comportants les cristaux de contrôles sifflèrent puis une gerbe d’étincelle marqua l’agonie des principaux systèmes. L’hologramme d’affichage grésilla et clignota par intermittence. Puis une violente poussée, une énorme pression dans leur corps, comme s’ils s’étaient assis dans un bolide qui avait fait son départ en trombe.

Le jumper siffla violemment. On entendait clairement l’oxygène s’échapper dans l’espace.
Les alertes jaillirent de part et d’autres.
Pendant qu’ils se relevaient péniblement, sans cesse secoués par ces attractions invisibles de montagnes russes, un craquement inquiétant remonta toute la structure interne de l’habitacle. Une alarme raisonnait depuis le début. On découvrait bien vite le message d’alerte d’une IA à l’agonie :

Alarme générale a écrit:
Alerte propulsion : défaillance, blocage post-propulsion.
Alerte système : défaillance cascade.
Alerte système : perturbation poussée rectificatrice.
Alerte système : Extinction système survie, armement, bouclier, inertiel.
Alerte atmosphère : Brêche coque.
Alerte alimentation : Surtension, surcharge source externe.
Alerte détection : Augmentation catastrophique radiation.
Alerte survie : balise détruite.
Alerte survie : système inertiel secours minimum.

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Ven 12 Mai - 12:45
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La déflagration fut violente. D'autant que Coralie n'avait suivi l'échange entre Sutter et Erin que d'une oreille distraite, plus préoccupée par les écrans indiquant les signaux vitaux des hommes chargées de l'exploration que de leur blabla technique concernant le fameux gaz.

Elle se retrouvé plaquée contre la porte arrière du jumper, écrasée par le poids du corps d'Erin, les oreilles sifflantes à cause des alarmes qui s'étaient déclenchées dans le jumper et quelque peu étourdie. Elle porta sa main à sa tête et réalisa que ses cheveux étaient poisseux et que la main qu'elle avait ramené devant ses yeux était maculée d'un liquide écarlate. Il lui fallut quelques secondes pour réaliser qu'il s'agissait de sang. Elle s'était cognée à quelque chose pendant la séance de grand huit.

Elle repoussa Erin qui lui était tombée dessus pour se dégager rapidement. Une des alarmes du Jumper, en particulier, fit courir une onde de terreur dans son corps. Elle la reconnaissait, même si elle n'avait jamais encore eut l'occasion de l'entendre en situation réelle. Le taux de radiation dans l'habitacle de l'appareil était en train de crever le plafond. Elle savait qu'elle avait de quoi leur offrir quelques minutes de plus, mais il fallait qu'elle fasse vite.

La cantine où elle avait stocké son matériel médical était encore sanglée à la paroi. Coralie appuya ses pieds contre la paroi pour se propulser vers l'objet. Finalement, c'était pratique de ne pas avoir de gravité pour le moment. Elle ouvrit la cantine et en sorti une boite. Une exclamation de dépit vaguement désespéré lui échappa. Sur les 6 seringues prête à l'emploie qu'elle contenait, seule trois étaient encore intactes. Elle allait devoir faire un choix. Mais finalement, le choix vu vite fait.

Les trois hommes de la barges n'entraient pas dans l'équation. Même s'ils étaient encore vivant après l'explosion qui les avait touchés de plein fouet, elle ne pouvait pas leur faire parvenir le traitement dans le temps impartis. Elle espérait que les combinaisons dont ils étaient équipés les protégerait, et puis personne ne disait qu'ils avaient le même soucis d'irradiation qu'eux.

Dans le jumper, ils étaient quatre, et sur les quatre, seule trois étaient indispensable pour tenter de sortir de cet enfer. Elle sans perdre plus de temps à réfléchir et elle attrapa les seringues, et reparti vers Erin. Elle planta l'aiguille dans le popotin d'Erin, encore groggy, sans plus de formalité, mais en murmurant un :

- « Désolée, Erin. Pas le temps d'y mettre les formes. »

Ensuite, rampa tant bien que mal vers McKay, n'hésitant pas une minute à gravir le « Mont McKay » par la face nord jusqu'à nouer ses bras autour de son cou pour se maintenir à lui pendant qu'elle lui parlait.

- « McKay. Vous connaissez la signification de cette alarme n'est-ce pas ? » demanda-t-elle.

Alors que Coralie se rapprochait de lui et lui demandait ce qu'était cette alarme, il déglutit avec difficulté en la regardant, l'air à la fois abattu et paniqué.

"Oui, je sais ce que c'est. Ca veut dire qu'on va tous mourir. Tous les systèmes sont touchés et tombent en rade en même temps. Le jumper ne va pas tenir longtemps à ce rythme là"


- "Non" le contre dit-elle. "Cette alarme signifie que le taux de radiation que nous subissons nous laissent environ deux minutes de vie..." Elle lui planta l'aiguille dans les fesse à travers son pantalon. "Je viens de vous offrir 5 minutes de vie supplémentaire. Vous avez intérêt à en faire bon usage." Elle planta son regard sombre et sérieux dans celui du scientifique. "Et vous avez intérêt à faire vite. Dans deux minutes, vous n'aurez plus personne pour soigner vos éventuels petit bobos pour le chemin du retour !"

Coralie lui m'annonça que l'alarme signifiait que le taux de radiation était entrain de monter dangereusement dans le jumper. Ca, il n'avais pas besoin d'elle pour voir cette affirmation. D'après les données sur son ordinateur, il put constater effectivement que leurs vies étaient sur le point de s'achever à cause des radiations. Etant assez énervé à cause de l'urgence de la situation catastrophique dans laquelle ils se trouvaient, il lui répondis sur un ton assez dur.

- "Merci, je vois bien que nous allons mourir rapidement à cause des radiations. Le bouclier est hors service et il y a un trou dans la coque qui laisse passer les radiations et s'échapper notre oxygène. Ce n'est pas vous qui allez m'apprendre que notre vie est fichue dans …"

il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'il gémit de douleur en sursautant au moment où Coralie lui planta une aiguille dans les fesses, à l'insu de son plein gré sans même l'avertir. Mais quelle garce, de quoi l'énerver encore plus.

-« Non mais ça va pas la tête ? Vous êtes malades ?!"

Coralie l'empêcha de continuer en lui disant qu'il avait environ deux minutes pour trouver une solution avant qu'elle ne meure avant moi. De quoi lui mettre davantage la pression. Sachant ce fait, sa colère diminua un peu. Il n'avait pas une minute à perdre. Il soupira avant de lui répondre en se dirigeant vers l'arrière du jumper, s'accrochant comme il le pu pour ne pas tomber à cause des embardées du vaisseau.

"Je vais voir ce que je peux faire pour faire baisser ce taux de radiations"

Coralie s'était attendu à devoir batailler un peu plus. Elle lui fut gré de lui faire grâce d'un altercation aussi improductive qu'éprouvante. Elle lui sourit tristement.

« Merci docteur McKay. » dit-elle doucement avant de tenter d'atteindre son objectif suivant... Adam Ross, leur pilote.

"Adam... "
l'interpella-t-elle une fois arrivé à sa hauteur. "Je vais devoir vous faire une injection."

Adam était encore un peu sous le choc. Il s'acharnait sur le tableau de commande qu'il avait réussi à rejoindre, tentant de reprendre les commandes de son vaisseau.

"Je ne sais pas ce que vous voulez me faire, mais faites le, et vite"

Malgré la situation Coralie hésita un peu pour lui présenter la suite de sa requête. Mais le temps pressait.

-"J'ai besoin d'avoir accès à une partie charnue de votre anatomie."

Adam laissa échapper un juron, posant des yeux désespérés vers Coralie.

"Allez y, faites votre boulot"

La jeune femme lui rendit son regard empreint de tristesse et s'exécuta.

L'ensemble de l'opération lui prit moins d'une minute. Il lui devait donc lui rester encore un peu de temps avant de... Elle serra les paupières pour chasser cette détestable pensée, mais elle se hâta de se diriger vers ses moniteurs.

Sur l'écran des caméras embarquée elle ne voyait plus rien, sur celui des constantes vitales, elle voyait toujours les silhouettes, mais le logiciel ne recevait plus aucune donnée. Elle sentit ses paupières s'humidifier. D'une main tremblante elle activa son oreillette.

// Sutter ?// tenta-t-elle sur sa fréquence privée.

Seul le grésillement du bruit blanc lui répondit.

Elle passa sur la fréquence générale de la barge.

// Sutter ? Howard ?//

La encore seul le silence bourdonnant lui répondit.

Les secondes s’égrenaient sur son écran encore ne état de marche. Elle réprima un sanglot, et rebascula sur la fréquence privée de Sutter. Peut être pouvait il encore l'entendre, même s'il ne pouvait pas lui répondre.... ou peut être que la barge avait été tout simplement pulvérisée par l'explosion, avec tout son équipage. Mais pour l'instant, elle refusait d'y croire.

Dans un impulsion irréfléchie, elle brancha sa radio sur le logiciel d'enregistrement de son ordinateur. Si McKay ne trouvait pas une solution rapidement, il ne devait plus lui rester beaucoup de temps. Elle voulait croire que Sutter avait pu survivre, et que si c'était le cas, il pourrait écouter l'enregistrement de ses adieux.

Elle avait déjà mal à la tête... même si elle ne savait pas si c'était du aux radiations dans lesquelles elle baignait ou au coup qu'elle avait pris à la tête lorsqu'elle avait heurter la paroi du jumper. D'ailleurs, les nausées qu'elle ressentait pouvait également être un symptôme de l'action des radiations sur son corps, tout comme celui d'un traumatisme crânien.

// Sutter.. je sais pas si tu m'entends, je ne sais même pas si tu es toujours de ce monde... // Elle s’interrompit un instant, le temps de prendre une grand inspiration tremblotante. // Il semblerait que tu ais fait durer le jeu un peu trop longtemps. Je n'aurais jamais les réponses... Encore que, si tu es de l'autre coté du miroir, attend moi encore quelques minutes. Je ne vais pas tarder à t'y rejoindre. Nous pourrons discuter.// ajouta-t-elle tristement.

Elle laissa une larme paresseuse couler sur sa joue. en observant son reflet dans l'écran noir de l'autre moniteur. Ses cheveux étaient collées à son visage par la transpiration et le sang. Un hématome commençait à se former sur le coté de son visage, ses yeux étaient souligné par de profondes cernes sombres.

//C'est étrange... //
reprit-elle d'un ton rêveur // C'est peut être logique que ça finisse ainsi. // Ces yeux se perdirent dans le vague. // Je ne me rappelle pas de toi. Mais je me rappelle d'un homme qui aurait pu être toi, s'il avait vécu.//

Elle eut un vertige plus important que les autres et du s'interrompre. Ses pensées devenait incohérentes, elle avait du mal à se concentrer. Elle voulu relancer la radio, mais n'en eut pas le courage. Elle posa sa tête contre la paroi et ferma les yeux. Elle était tellement fatiguée.
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Dim 14 Mai - 0:37
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Mission spéciale "Fourbe Prospect"

Feat Erin Steele, Adam Ross, Coralie Deltour et Steven Caldwell


R
ien ne se passa comme prévu. Alors que nous pensions avoir enfin trouver le graal qui nous permettrait de mener notre mission à bien, avant de rentrer sur le Dédale avec une réussite, quelque chose se produisit. Sutter fut le premier à crier, puis il y eu une forte détonation qui nous surprit tous. L'explosion eut lieu près du jumper et de la barge. En quelques secondes à peine, ce fut le chaos. Je fus projeté contre la verrière du cockpit, ma tête heurta le verre et j'eus alors très mal. Du sang coulait, et en portant ma main à mon visage, je constatai que mon arcade sourcilière gauche était ouverte. Cependant, je n'eus pas le temps de m'apitoyer sur mon sort, car sous mes yeux, la verrière était parsemée de divers éclats et de fissures. De nombreux débris avaient été projetés sur le jumper, ce qui laissait présager que l'explosion avait eu lieu à l'intérieur du bouclier. Mais heureusement, la verrière semblait tenir. Il n'y avait aucune trace de la barge, et pour être honnête, je m'en fichais un peu en cet instant. Puis, le vaisseau s'emballa et fila à vive allure, nous obligeant à nous tenir fermement. L'apesanteur arriva, et ce fut difficile de se tenir à cause des embardées incontrôlées que le jumper effectuait, malgré les tentatives désespérées d'Adam pour reprendre les commandes. En vain.

D
es alarmes se mirent à retentir, et je regardai une liste impressionnantes d'avaries. Tout le vaisseau était entrain de partir en miette, et dans quelques minutes à peine, notre mort allait sonner. Les radiations gagnaient peu à peu l'intérieur de l'appareil, l'air s'échappait à travers plusieurs brèches, la propulsion était devenue incontrôlable, et le pilotage automatique s'était activé et avait un sérieux problème au niveau de ses paramètres. Sans oublier toutes les autres pannes qui arrivaient presque en même temps, et qui nous conduiraient à notre perte. Avant même que je puisse faire quoi que ce soit, Coralie vint difficilement à ma rencontre, avant de m'injecter de force un produit dans l'organisme, m'expliquant que c'était pour lutter contre les radiations quelques minutes de plus. Je n'avais pas de temps à perdre, je filai vers le compartiment arrière en m'accrochant tant bien que mal à tout ce que je pouvais pour ne pas être éjecté ailleurs. La première chose que je fis fut de débrancher et d'éteindre le générateur à naquadah, véritable bombe à retardement en ce moment. Il était en surcharge, donc inutile. Puis, le nez plongé dans le panneau de contrôle du vaisseau, dont les câbles se balançaient dans tous les sens, je commençai à effectuer quelques dérivations quand la voix d'Adam m'interpella.

"McKay ! Il faut que vous rebranchiez les stabilisateurs ! Tout de suite !"

I
l ne voyait pas que j'étais déjà penché sur le problème ? Bien sûr que non, il me tournait le dos, il ne pouvait pas me voir. Mais me presser dans une telle situation était parfaitement inutile, bien que par le passé, ce genre de chose m'aidait à accomplir des miracles, d'après Sheppard.

"Qu'est ce que vous croyez que je suis entrain de faire ? Une partie d'échec ? Laissez moi un peu de temps, c'est tout ce que je vous demande. Et arrêtez de me presser, ça me stresse encore plus".

C
omme si j'avais besoin de ça pour être stressé. Je pris ma tablette pour effectuer quelques réglages, échangeant encore quelques câbles de position. Pendant ce temps, je pus sentir cette pression qui pesait sur mes épaules alors que les autres me demandaient d'aller plus vite dans ma tâche. Ce qui m'exaspérait encore plus. Lors d'une embardée folle du jumper, je lâchai malencontreusement deux câbles pour m'accrocher, ce qui me fit jurer. Comment voulez vous que je travaille dans ses conditions ? Je repris les deux câbles que je devais intervertir, mais je mis quelques secondes de plus avant de retrouver quel était le bon câble à mettre à la bonne place.

"Encore quelques secondes, j'y suis presque".

Q
uelques bidouillages et réglages de plus furent nécessaires, avant de remplacer quelques cristaux de contrôle qui avaient grillés, par d'autres de systèmes non essentiels dans l'immédiat. Au moment où je branchai le dernier cristal, une lueur apparut, signe que j'avais enfin coupé le pilotage automatique et terminé de réparer les stabilisateurs pour aider Adam. Du moins, pour l'instant, en espérant que cela tienne le plus longtemps possible.

"C'est bon, Lieutenant, les stabilisateurs sont réparés" lui lançai-je sur un ton enjoué.

"Beau boulot McKay !"

J
e n'eus pas le temps d'admirer le résultat de ma réussite que je me plongeai à nouveau dans le panneau de contrôle pour m'attaquer à un autre problème urgent, celui des radiations et du bouclier. Un bip retentit sur ma tablette, me précisant que le taux d'oxygène était tombé à 80%. Oh non non non, s'il descendait à 60% ou moins, nous allions avoir des problèmes. Cependant, le bouclier était tout aussi important. Alors que devais-je faire ? Je me tournai alors vers Erin. Inutile de demander quelque chose à Coralie, elle n'était plus vraiment en état, et j'avais sa vie entre mes mains.

"Mademoiselle Steele, j'ai besoin de vous. Vous devez trouvez la ou les brèches et les sceller. Prenez le kit là bas, il y a du gel et une notice dedans, vous verrez c'est très simple. Trouvez ces brèches avant que notre taux d'oxygène ne descende à 60%".

J
'ignorais combien il y avait de brèche, l'ordinateur de bord était hors service. Elle devrait se débrouiller toute seule, j'avais d'autres chats à fouetter dans l'urgence. Le temps commençait à faire cruellement défaut à Coralie, et par la suite à nous. Je devais réparer ce maudit bouclier. Accroché comme je le pouvais, je retournai fouiner dans le panneau de contrôle. Et armé de ma tablette, je vérifiai tous les systèmes qui passaient sous mes yeux. Je trouvai enfin le problème pour réparer le bouclier, mais il me manquait de puissance. Je finis par détourner l'énergie nécessaire, avant de sourire au moment où le bouclier se réactiva. Bon, il n'était pas du tout à 100%, plutôt en dessous de 50%, mais au moins il protégeait temporairement le jumper des radiations. Enfin, disons plutôt qu'il réduisait largement le taux de radiations qui entrain dans le vaisseau lantien, ce qui me fit perdre mon sourire. Ben voilà, au lieu de mourir dans quelques minutes, nous allions mourir à petit feu dans quelques dizaines de minutes. A moins que le jumper parte en miettes avant.

"J'ai réparé le bouclier, il est actif mais à faible densité. Il a été fortement endommagé par l'explosion, et peu d'énergie l'alimente. Le taux de radiations chute, mais elles nous menacent encore. Il faut nous sortir de là au plus vite, sinon on va tous mourir".

A
dam avait peut être réussi à reprendre le contrôle du jumper, mais la vitesse était beaucoup trop rapide. Le propulseur restant était bloqué sur sa vitesse maximum, il fallait l'arrêter. Sans attendre, je me penchai sur la question. Il y avait tellement d'avaries à réparer, dont certaines me paraissaient importantes. Mais le temps me manquait cruellement. Je devais faire un choix. Réparer la balise pour envoyer un SOS au Dédale ? Choix intéressant, mais hélas, j'avais peur que nos sauveurs ne mettent trop de temps pour arriver. Certains systèmes mineurs n'attirèrent pas mon attention en cet instant. Je reconnus donc que je devais d'abord m'occuper du propulseur, afin de laisser le soin à Adam de piloter le plus correctement possible. Peut être réussira-t-il à nous sortir de là, mais j'en doutais. Rien ne semblait pouvoir nous sauver. Je me mis aussitôt au travail, bossant aussi vite que je le pus, exploitant chaque système inopérant et inutile dans le cas présent pour m'aider à réparer. Le temps semblait passer très lentement, mais je finis par trouver une solution et réparer le propulseur. Le jumper ne filerait plus à vive allure. Du moins, pour le moment.

"Le propulseur est réparé. Enfin, à peu près".

J
e m'attaquai par la suite au système inertiel de secours qui était à son minimum. Dans l'état actuel, il était tout aussi important que le reste des systèmes que je devais réparer. Mais, le temps jouait contre nous. Je me mis aussitôt à l'ouvrage pour tenter de le réparer, et de retrouver une inertie à peu près normale, sans risquer de mourir à chaque instant écrasé à l'arrière du jumper. Le nez plongé dans les nombreux câbles et cristaux de contrôle, je ne fis plus attention à ce qui se passait autour de moi. J'étais vraiment sous pression en cet instant, et mon génialissime cerveau était mis à très rude épreuve.

© Starseed

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Lun 15 Mai - 16:53
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"FOURBE PROSPECT"


SG 12 & co


Un 17 avril 2017

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Quand Sutter cria de se mettre à couvert, les poils sur la tête d’Erin se dressèrent en un frisson glacé. Qu’est-ce qu’elle avait loupé, eut elle tout juste le temps de penser alors que l’explosion se produisait. Sans trop savoir comment, elle se retrouva propulsée vers l’arrière du Jumper, et elle ne dut son salut qu’à Coralie qui servit de coussin amortisseur entre la porte arrière et elle. Tout alla très vite, elle chuta ensuite de nouveau sur le sol, poussée par Coralie, tandis que les lumières clignotaient et que des alarmes multiples s’enclenchaient dans le Jumper. Tout le monde avait été secoué. La jeune femme peinait à reprendre son souffle momentanément coupé par l’atterrissage forcé sur l’infirmière. Au-delà de ça, elle n’arrivait pas à croire qu’ils venaient d’être pris dans une explosion. Plus de trace visuelle de la barge, ni sous forme de communication. Quelles étaient les données qui étaient foireuses ? Elle ne se l’expliquait pas, mais un sentiment amer de culpabilité lui emplit la bouche tandis qu’elle se redressait péniblement. Une nouvelle secousse la renvoya à genou vers une banquette. C’était les montagnes russes, en version libre, sans ceinture ni filet. Soudainement, elle se retrouva plaquée une nouvelle fois sur la porte arrière, alors que le Jumper prenait une vitesse folle. Il fallu que la vitesse maximale soit atteinte pour que la sensation de pression se dissipe et qu’elle puisse se mouvoir à nouveau. Un craquement sinistre balaya la carcasse du vaisseau atlante. C’était clairement la merde.

Soudainement, elle sentit une douleur vive dans son arrière train, ce qui eut tôt fait de la rendre un peu plus alerte alors qu’elle poussait un petit cri dans lequel s’était mêlé un « putain » de douleur. Pourtant, les piqures, elle connaissait. Coralie s’excusa rapidement pour passer au suivant. Qu’est-ce qu’elle leur injectait ? C’était contre les radiations ? Probablement, Erin n’en savait fichtre rien. Ce n’était pas la panique, mais pas loin, du côté de l’agent de la commission. Elle se sentait profondément inutile, coupable aussi de ce qui venait de se produire. Qu’est-ce qu’elle pouvait faire pour aider ? Ses compétences lui étaient inutiles et elle devait s’en remettre aux autres pour espérer survivre, et ça, ça la rendait malade. McKay, qui avait prit les choses en main et qui bossait sur les avaries multiples du Jumper, orienta Erin pour lui donner un rôle et une fonction. Reboucher les brèches qui laissaient filer l’oxygène dans l’espace.

Elle opina du chef et elle se précipita vers l’endroit qu’il venait de désigner. Sous la banquette, il y avait une mallette avec un kit de réparation.

« Ok, je m’en charge ! ».

La stabilité était revenue dans le Jumper, et il devenait plus aisé de se déplacer. Erin attrapa le gel, parcouru la notice rapidement. C’était simple comme bonjour, il suffisait de projeter le produit sous forme de gel, expansif, dans la fuite pour finir par colmater en séchant. Au contact du vide, il devait se solidifier. Bref, elle arma la bombe de gel sur le pistolet prévu à cet effet. Heureusement, dans sa jeunesse, elle avait refait des joints de baignoire ou de lavabo, et le principe était le même. Il était aisé de suivre les fuites d’oxygène. Rien que de se dire cela était flippant. La seule ressource viable de l'habitacle était en train de s'échapper dans l'espace qui l’engloutissait sans se soucier de savoir ce que c'était. Avec tout ça le groupe avait d’ailleurs oublié qu'il était au beau milieu d’un champ d'astéroïdes. Erin espérait qu’Adam faisait tout pour qu'ils ne se retrouvent pas écrasé sur un rocher volant, sinon le problème des fuites n’en serait plus vraiment un. N’empêche, et c’était surement stupide, mais elle avait peur d’approcher de la fuite de peur de se faire aspirer. Un peu comme dans Alien, où la saloperie de bestiole se faisait escamper par un petit trou dans le verre. Elle n’avait pas envie de vivre ce genre d’expérience. Mais bon, elle devait le faire, et elle se dit que cela était certainement dû à des effets cinématographiques.

Erin approcha l’embout du pistolet et aussitôt, une force de traction aspira l’ustensile. Elle pressa la détente, bien campée sur ses pieds, et tout aussi rapidement, la force de traction disparue tandis que la brèche était colmatée. La jeune femme se fit la main sur plusieurs brèches et petit à petit, elles furent toute bouchées. Elle utilisa quand même deux tubes de gel.

« C’est ok pour les brèches », informa-t-elle le reste de l’équipage. Son ordinateur attira son attention. Le logiciel de prospection continuait de tourner. Il lui fournissait des données bizarres, et elle bazarda le pistolet sur la banquette tandis qu’elle s’en emparait. Apparemment, Rodney avait travaillé sur les boucliers, coupant le plus gros des radiations, mais il fallait impérativement trouver une porte de sortie. Le cri de Sutter lui revint en mémoire, et elle dû prendre sur elle pour ne pas se morfondre à nouveau.

« C’est bizarre. Je reçois encore des données de prospection alors que la barge n’est plus là… » Elle marqua une pause, espérant attirer l’attention. Le tracé du gaz avait changé de forme. Il n’était plus ovale, mais parfaitement rectiligne, formant un réseau qui serpentait au travers des rocher pour se rejoindre en un point central enfoncé dans un astéroïde. Le rectangle bien droit lui donnait l’illusion qu’il y avait une salle à cet endroit. D’un autre côté, ce n’était pas improbable si elle s’en tenait à son postulat de départ qui sous entendait que cet source de gaz BT cachée une installation visant à le contenir. Faite par qui ? C’était une autre histoire. Mais du coup, qui disait installation, disait structure visant à s’en servir, et donc peut-être qu’il y avait quelque chose là bas pour les abriter le temps de réparer les avaries à l’abri. « On dirait qu’il y a quelque chose au centre de l’astéroïde, comme une salle… mais je n’en suis pas sûre, je ne suis pas calée sur ce logiciel, et vu comment ça s’est passé avec la barge… » Elle ne termina pas sa phrase. Les plaintes du Jumper parlaient pour elle. Maintenant à voir si Adam voulait tenter le coup ou pas. Toujours est-il qu’elle se leva pour se rendre sur le siège copilote afin de lui montrer les données s’il souhaitait les consulter et s’il souhaitait suivre une des lignes directrices qui partaient vers le point central, comme aspirée.

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D.C. Pedge Allen - Teshara Lays - Chenoa Penikett ~ Ecriture : Springgreen
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En quelques secondes, ce fut l’apocalypse. Elle fut annoncée par le cri de Sutter, et par les capteurs du Jumper qui se mirent soudainement à s’affoler. Adam n’eut pas le temps de réagir. A peine eut-il le réflexe d’effectuer une rotation pour s’éloigner que le volcan stellaire explosa, propulsant des centaines de débris à très haute vitesse droit sur les deux vaisseaux. Le choc fut brutal. Adam décolla instantanément de son siège, se retrouvant propulsé vers le plafond de la navette. Il se retrouva collé contre le plafond quelques secondes, l’inertie alliée au choc l’empêchant de faire le moindre mouvement. Ses tripes s’agitaient dans tous les sens, et il avait l’impression que sa tête allait littéralement imploser. Il se demanda, hébété, s'il ne pouvait pas rester là, immobile, à simplement attendre que tout se calme.

Les alarmes du Jumper le rappelèrent à la réalité. Il ouvrit grand les yeux, avant de pousser le plafond pour se propulser rapidement vers le bas. Sous les mouvements incessants du Jumper, il flottait à moitié dans l’air. Il s’agrippa comme il le put à son siège, lançant un regard inquiet vers la verrière fissurée, puis vers l’ordinateur de bord agonisant, qui balançait des alarmes dans tous les snes. Adam porta rapidement sa main à son nez, tremblant, encore sous le choc, et sous l’effet de l’adrénaline. Il regarda ses doigts maculés de sang. Bon Dieu, faites qu’il ne soit pas cassé le nez… Ou pire.

Pas le temps d’y réfléchir. Il se cala dans le siège du pilote pour se donner un semblant de stabilité dans cette montagne russe spatial, mettant les mains sur les commandes pour tenter de reprendre le contrôle du vaisseau, tout en passant en revue rapidement les avaries s’affichant sur le tableau de bord. Un seul réacteur, poussé à fond, le second ayant littéralement été arraché. Plus de bouclier. Et le pire, plus de stabilisateurs, ce qui expliquait le fait que l’équipe était secouée dans tous les sens. En proie à l’énergie du désespoir, Adam essaya tout de même de récupérer les commandes, afin de tenter tant bien que mal de redonner un semblant de stabilité au Jumper. Rien à faire. Le vaisseau se tournait et se retournait dans tous les sens, se fracassant contre divers petits débris, empêchant toute navigation. Son regard dévia rapidement sur les relevés de l’alarme de collision, encore active par miracle, indiquant l’impact imminent du Jumper dans un gigantesque astéroïde, dans sept minutes. Pris de sueur froide, Adam continua de toutes ses forces à tenter de récupérer les commandes, tandis que Coralie venait à sa rencontre pour lui injecter un produit inconnu. Surement pour lutter contre les radiations. Le meilleur étant que, bien sûr, il fallait l’injecter directement sur son postérieur. Le militaire ne put retenir un juron, avant de se laisser faire, n’ayant pas vraiment le choix. Il hurla à McKay de se dépêcher, tandis que le scientifique s’acharnait comme il le pouvait sur les systèmes pour les relancer.

Puis, enfin…

Les commandes des stabilisateurs revinrent. Adam écarquilla les yeux, avant de crier.

Beau boulot McKay !


Immédiatement, il entreprit de stabiliser le vaisseau, ou du moins, de calmer les secousses au maximum. Avec un réacteur en moins, et l’autre poussé au maximum, le Jumper, même une fois redevenu à peu près stable, continuait d’avancer à une vitesse dangereusement élevée, et, cerise sur le gâteau, se déplaçait en vrille, malgré les stabilisateurs poussés au maximum. Tant que la puissance fournie pour le réacteur ne diminuerait pas, impossible d’avancer normalement. Bon… Au moins, désormais, la navigation était à peu près possible. Adam s’acharnait sur les commandes, tendu et concentré au maximum, afin de pouvoir esquiver chaque nouveau débris apparaissant sur son radar. Tout en faisant cela, il tentait de retrouver une trace de SG-12 sur le scanner, la radio étant visiblement devenue inopérante. Rien, pas une trace de la barge. Elle s’était… Volatilisée. Son estomac se noua lorsque les boucliers se réactivèrent. Les occupants de la barge, si celle-ci n’avait pas été détruite, allaient bientôt se retrouver irradiés gravement, et allaient mourir dans les minutes qui allaient suivre…

En parlant de cela… Adam jeta un coup d’œil derrière lui. McKay s’acharnait à terminer de réparer le réacteur, tandis qu’Erin, quant à elle, venait tout juste de finir de refermer les brèches, comme l’indiquait la jauge d’oxygène qui arrêta de dégringoler. Et Coralie… Adam n’eut aucun mal à deviner qu’elle ne s’était pas injecter de produit, vu son état actuel. Il sentit des sueurs froides parcourir son échine, tandis que le contrôle du réacteur restant lui revenait. Il s’empressa de diminuer sa vitesse, afin de ralentir, pour d’un côté arrêter de partir en vrille, et de l’autre pouvoir esquiver plus aisément les débris du champ d’astéroïdes qui venait de se former autour d’eux. Erin se fraya un chemin jusqu’à lui, lui tendant un bloc de données, qu’Adam consulta rapidement. Il opina très légèrement, reportant de nouveau toute son attention sur les commandes, esquivant un gros morceau de rocher arrivant droit face à eux.

Dans tous les cas, nous n’avons pas trop le choix… Impossible de passer le nuage de l’aller avec le Jumper dans cet état. Il faut se mettre à l’abri le temps de réparer, nous allons donc suivre votre plan. En attendant… Erin, allez vous occuper de Mademoiselle Deltour. Elle est restée trop longtemps exposée aux radiations… Surveillez-la, et vérifiez que tout va bien. Et, McKay, quant à vous, vous faites de l’excellent travail, comme d’habitude. Continuez comme ça.


Sa voix était étonnamment calme. Ce genre de situations catastrophiques, il commençait à y être habitué. De plus, maintenant que la plupart des avaries les plus graves étaient réparées, ils avaient de bien meilleures chances de s’en sortir. Il leur fallait désormais un abri le temps des réparations, et puis…

…Secrètement, Adam espérait retrouver la barge une fois à l’intérieur de la cavité. Si les données continuaient d’arriver, et que SG-12 n’apparaissait plus sur ses écrans, il y avait de grandes chances pour qu’ils se trouvent au cœur de l’astéroïde. Dans quel état ? Cela, ils allaient bientôt le savoir…

Tout en zigzagant doucement pour esquiver les débris, Adam se dirigea droit vers la grotte formée par l'explosion, le cœur serré à l’idée de ce qu’ils risquaient de découvrir une fois à l’intérieur.

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Le jumper à l’agonie se dirigea donc lentement en direction du cratère qui était apparu sur l’énorme roc. Les environs étaient saturés de débris de taille différentes et il était difficile de tracer un chemin sûr à travers ce panache. Etrangement, alors que ces amas auraient dû être soufflés et progresser vers l’extérieur, ils étaient à l’inverse attirés péniblement vers le cratère. Malheureusement, il n’y avait aucune trace de la barge.

C’est en approchant un peu plus qu’Adam entendit du parasitage sur la radio. Ce n’était pas quelque chose de naturel et l’émission provenait de l’intérieur du site d’explosion. Un survivant ? Peut-être.
Le jumper poursuivi sa progression avec difficulté. McKay avait un mal fou à maintenir les systèmes à leurs minimum, conscient qu’il ne s’agissait pas seulement d’avaries informatiques mais bien matérielles. Sur ces dernières, il ne pouvait strictement rien faire. L’astrophysicien n’étant pas faiseur de miracle, le coeur même de l’intelligence de bord, la matrice, supprimait successivement des composants afin de prolonger son fonctionnement. C’était un système de sécurité moins évolué que l’intelligence artificielle de la cité, ce qui contraignait le scientifique à interdire puis relancer certaines fonctions vitales pour le pilote.

Une secousse brutale secoua l’engin et il se mit à avancer beaucoup plus vite vers le cratère. Qu’importe la correction ou la vitesse qu’Adam utilisa pour tenter d’échapper à cette emprise invisible, il entra directement à l’intérieur et découvrit qu’il était vide. Oui, cet immense rocher, cet astéroïde colossal était entièrement vide passé une couche de sept-cents mètres. Il avait été entièrement dévoré de l’intérieur et une couche métallique indégradable recouvrait l’immensité de sa surface. Les signes gravés sur plusieurs montants et supports ne laissaient pas de doute quant à son origine : c’était une installation lantienne.

A première vue, cela ressemblait fort à un réservoir de stockage pressurisé. L’ogive de prospection avait eu exactement le même effet qu’une aiguille rencontrant un ballon d’air. Le gros badaboum ! L’écran de contrôle grésilla violemment avant de s’éteindre, tout le système d’affichage venait de rendre l’âme. Adam se tourna surement pour savoir si McKay pouvait raffistoler cet élément essentiel mais il le trouva appuyé contre le bord de la cloison intermédiaire, une main tremblante sur son visage. La pensée d’Adam n'eut pas le temps de faire le tour que l’astrophysicien s’effondra violemment sur le sol, inconscient. Instantanément, l’agent Steele fût prise d’une brutale nausée et répandit le contenu de son estomac sur le côté. Elle avait d’instinct évité l'infirmière.
C’était les radiations ! Il y avait du sang dans le contenu digestif et, quelques secondes plus tard, Coralie fût prise de convulsions. L’agent Steele lutta contre des vertiges très violent et elle trouva refuge sur un siège dans l’espoir de les faire cesser. Ce fût sa dernière action.

Le délai était écoulé. Ils avaient échoué. Adam avait-il bien fait de faire demi-tour avec des boucliers au minimum et un jumper à l’agonie ? Il ne pouvait faire marche arrière, bien sûr, mais revenir sur ses pas n’était probablement pas une meilleure idée.
Les radiations tuaient tout le monde à bord. Adam ne résista pas bien longtemps. Il eut très chaud et remarqua des brûlures sur ses bras. La sensation étrange sur son visage et son torse ne laissait pas plus d’espoirs, c’était foutu !

Il fût surpris par cette impressionnante spirale de gaz vers laquelle il était attiré. La majorité du gaz BT était de retour dans le réservoir par une technique d’aspiration. Cela produisait une lumière particulièrement dense et impressionnante. Une série de pâles et d’hélices parsemées de cristaux semblaient faire un tri efficace entre les débris de roches et le gaz. Sauf que le jumper allait droit dedant. Il serait surement déchiqueté et broyé, leurs corps consumés et découpés par cette technologie lantienne complètement indifférente.

Une crise de migraine assaillit brutalement le pilote. Il eut une telle douleur qu’il sentit ses yeux sur le point de s’échapper de ses orbites. Quelque chose d’intenable, horrible et cruel, qui pourrait rendre l’idée de mourir beaucoup plus séduisante. Les jambes ne répondirent plus, le corps non plus, et le pilote tomba sur le côté, atterrissant sur le sol. La vue de son équipage secoués par les spasmes et couverts de brûlure fût sa dernière image avant de sombrer pour de bon.

Il avait échoué…













...bip…











...bip bip…









...bip bip…











...BIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIPPPPP


Une nouvelle alarme retentit et réveilla tout le monde.
Ils étaient encore dans le jumper et souffrirent de violentes courbatures, leur laissant à peine la possibilité de se redresser. Mais malgré ça, qu’il s’agisse de Coralie, de Rodney, Erin ou Adam...ils se sentirent tous en forme. C’était comme se réveiller d’un sommeil réparateur le lendemain du marathon Atlante. Le sentiment d’avoir fait du sport qui délasse, payer l'addition de ces courbatures, mais pour une bonne cause.

L’alarme sonna encore. Mais il n’y avait plus d’affichage et le jumper ne répondait plus. C'était les instruments de mesure de McKay qui sonnaient comme ça ! D’ailleurs, où se trouvaient-ils ? C’était une sorte de hangar Atlante semblable à la baie des jumpers d’Atlantis mais avec des dimensions bien plus importantes. Certains docks semblaient même avoir été conçu pour des vaisseaux plus gros, surement des ravitailleurs de gaz BT.
Le jumper était posé là, sur une des plates-formes, tandis que des bras robotisés ressemblants aux scanners de l’infirmerie, mais en plus gros, passèrent une énième fois sur la carcasse. Ils émettaient une lumière terne et chatoyante à la fois, ça ressemblait particulièrement à ce dispositif que les Anciens n’avait pas utilisé longtemps à cause des effets secondaires : ce cube qui soignait tous les maux et rendait complètement fou après une trop longue exposition.

Les bras robotiques passèrent encore et encore.
Il y en eut ensuite un autre, plus grand que les autres, qui émit une série de lasers verts dans l’habitacle, comme pour scanner l’intérieur. Ces lasers insistèrent notamment sur les porteurs de gène ATA puis tout s’arrêta. Les bras disparurent du champ de vision puis l’ensemble de l’éclairage de la baie s’activa, révélant une zone encore plus grande qu’on pouvait le penser.
A travers la verrière fissurée, on remarquait plusieurs portes lantienne couvertes d’impacts de blasts. Il y avait aussi des cadavres...une dizaines de squelettes arborant des habits Atlantes usés.

L’équipe aurait pu se satisfaire d’avoir la vie sauve. Mais en réalité, tout cela ne présageait rien de bon.

Mais où est-ce qu'ils étaient ?!?

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Lun 22 Mai - 17:45
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"FOURBE PROSPECT"


SG 12 & co


Un 17 avril 2017

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Adam avait choisi de suivre les données qu’elle avait sur son ordinateur de prospection. De toute façon, comme il le disait si bien, ils n’avaient pas trop le choix. Il fallait bien aller quelque part, pour ne pas rester dans ce flux de radiations. De toute façon, Erin savait qu’ils étaient cuits, et le scientifique de la bande aussi devait le savoir. L’exposition, même de quelques secondes, à une si forte radioactivité les avait condamnés illico. Dans quelques temps, leur corps lâcherait. Elle voulait bien aller s’occuper de Deltour, mais que pouvait-elle faire pour elle. La jeune femme se pencha sur Coralie. Elle était brulante, et dans un état de semi conscience, voir d’inconscience. Elle ne pouvait rien pour elle, absolument rien. Ses connaissances médicales étaient nulles ou très faibles. En plus de ça, elle se battait contre une irradiation, et même les médecins n’y pouvaient rien. Elle calla la tête de l’infirmière sur ses jambes, assises en tailleur derrière elle, et elle lui caressait les cheveux dans un geste d’apaisement. Elle tournait le dos à la cabine de pilotage et à McKay.

Ils étaient perdus. Elle était partie d’Atlantis, joyeuse et pleine de vie, et elle ne rentrerait jamais. Alexander allait être foutu. Elle le savait. Est-ce qu’elle aurait le temps d’enregistrer un message pour lui ? Elle portait ses boucles d’oreilles, et cela suffirait à lui prouver qu’elle était partie en pensant à lui. Elle était désolée, tellement, de s’être embarquée là-dedans. Elle se souvenait à peine de ses lèvres sur les siennes, le matin, quand elle lui avait dit au revoir. Au moins, ils avaient passé une dernière nuit ensemble, et ils avaient fait l’amour la veille. Elle ne partait pas sur une dispute, ou sur une contrariété, mais de la plus belle des façons. Elle ne savait pas si elle aurait aimé lui dire au revoir, une dernière fois… Quoi de plus horrible en fait ? Tenir l’être aimé dans ses bras, tout en sachant que les yeux qui le fixaient allaient bientôt se fermer pour toujours et que cette poitrine agonisante qui peinait à faire entrer de l’oxygène allait bientôt cesser de lutter pour maintenir ce corps en vie. La conscience allait s’envoler, et avec elle les souvenirs d’une vie bien remplie. Pour aller où ? Nul ne savait au final. Au moins, Erin avait vécu des expériences extraordinaires, et elle partait rejoindre ses ancêtres, le cœur amoureux, et non pas seule.

Elle espérait qu’Alexander referait sa vie, qu’il ne sombrerait pas avec les démons qui avaient emporté sa compagne, au fin fond de l’espace. Elle l’espérait sincèrement. Ils n’avaient jamais parlé de ça, peut-être pour ne pas attirer le mauvais œil sur eux, peut-être parce qu’ils avaient l’illusion des jeunes couples, qu’ils vivraient vieux et qu’ils mourraient édentés dans un lit, côte côte. Elle n’en savait rien, mais elle n’avait jamais eu le besoin de lui parler du fait qu’il devait avancer dans sa vie si jamais elle mourrait. Elle était certaine qu’il serait fort, et qu’il ne se laisserait pas abattre. Ce serait horrible, un an ou deux, puis la peine s’estomperait un peu avec le temps, même si elle resterait à jamais présente dans son cœur. En fait, elle ne disparaitrait jamais totalement, il apprendrait simplement à la mettre de côté, et à vivre avec. Ce serait une cicatrice de plus, sur son âme. Quant à ses parents… Elle préférait ne pas y penser de trop. Elle était fille unique et ils allaient être dévastés d’apprendre sa mort. Ils avaient tous misé sur elle, l’instruisant et la façonnant pour qu’elle devienne quelqu’un. Ils étaient fiers d’elle, et heureusement, elle avait eu la chance de les voir il y a quelques semaines, lors de son retour sur Terre.

Une larme tomba sur le visage paisible de l’infirmière. Elle l’essuya, un peu perturbée et confuse de se laisser aller. Elle renifla, avant de passer une main dans la masse de ses cheveux bruns qu’elle affectionnait tant, pour les dégager de son front et pour qu’ils ne tombent pas sur le visage de Coralie. Quand elle ramena sa main sur le côté du visage de la française, elle vit qu’elle avait des touffes entre ses doigts. Elle était en train de les perdre. Cela acheva son moral, et elle se mit à pleurer comme une madeleine. Soudain, une nausée violente lui attrapa les tripes, et elle eut tout juste le temps de se pencher sur le côté pour ne pas dégobiller sur l’infirmière. Son estomac se vida douloureusement sur le sol du Jumper, et elle poussa un gémissement plaintif, mélange de pleure, de peur, et de reprise d’air suite aux spasmes qui secouaient son ventre. Le reliquat était rouge sang. Elle se redressa péniblement en s’essuyant la bouche d’un revers de main, quand un vertige la prit brutalement. Elle se raccrocha aux filets du Jumper, mais elle n’avait plus de force. Elle allait mourir. C’était la fin. Dans son dos, Coralie fut prise de convulsions violentes, déformant ses traits et secouant son corps désarticulé. Elle voulut se pencher vers elle, pour la soutenir, mais ses jambes lâchèrent et elle se retrouva sur la banquette. Cela allait surement soulager les vertiges qui la prenaient, avec un peu de chance. Puis ce fut le trou noir alors qu’elle s’allongeait, épuisée.

Un « bip » réveilla Erin qui ouvrit les yeux brutalement. Son corps était courbaturé et elle en prit immédiatement conscience. Etait-elle morte ? Venait-elle de découvrir l’après ? Pourtant, elle était en train de regarder la banquette d’en face, recroquevillée en position fœtale sur le siège. Elle avait le sentiment d’avoir couru la vieille et d’avoir fait une course importante. Son corps lui faisait payer l’exercice conséquent, mais c’était de bonnes courbatures, des douleurs saines qui donnaient le sentiment d’avoir fait ce qu’il fallait pour arriver à un objectif sportif.

Erin se redressa péniblement, s’adossant à la paroi du Jumper pour refaire le point. Tout le monde semblait se réveiller et c’était une bonne chose. Ils n’étaient donc pas morts… Mais pourquoi ? Elle savait qu’elle devait se satisfaire d’être en vie, mais le cerveau humain était ce qu’il était, il fallait qu’il se pose sans cesse mille questions. Un mouvement dans sa périphérie visuelle attira son attention. Par la verrière avant du Jumper, elle vit un bras robotisé œuvrait autour du Jumper, diffusant une lumière chatoyante. Qu’est-ce que c’était que ce truc-là ? Il disparut, remplacé par un autre qui venait du dessus du Jumper. Si elle était à l’extérieur du vaisseau, elle les verrait s’activer sur ce dernier, dans un balai bien programmé. Mais de sa position, elle ne le voyait que lorsqu’ils passaient au niveau de la verrière avant.

Un bras plus grand que les autres se déploya, et il sembla scanner l’intérieur du vaisseau. Il s’arrêta un moment sur Erin, et sur d’autres. Elle ne sentait rien de spécial, mais elle avait la désagréable sensation de sentir qu’elle était observée à nue. Mais bon. Elle se releva. Ses courbatures étaient en train de s’estomper pour de bon, et elle se sentait dans une forme olympique. Elle vit ses cheveux par terre, et instinctivement, elle passa sa main dans sa crinière. Il n’y avait pas de trou ! Ils avaient repoussé, ou elle ne savait pas trop quoi… Cela lui procura une sensation de plaisir sans commune mesure. Bon, il y avait toujours la flaque de vomi, vestige de son dernier repas, et elle prit un tissu dans la cabine pour la recouvrir et l’éponger, afin que quelqu’un ne se ramasse pas dedans.

« Tout le monde va bien ? », dit-elle alors.

Après avoir eut quelques réponses, elle approcha de la verrière du Jumper alors que les bras avaient cessé leur balais et que les lumières s’allumaient, pour observer son environnement. Ils semblaient être dans un hangar immense prévu pour accueillir des vaisseaux en tout genre, du plus petit au plus grand. C'était assez improbable et Erin se demandait bien s'ils n’avaient pas été téléporté ailleurs par elle ne savait quel miracle. Ses yeux furent attirés par des formes au sol. Des cadavres. Une dizaine environ. Il y avait une porte et devant ce sas se trouvait une inscription en ancien, certainement gravée là par un des cadavres qui gisaient par terre devant ce dernier. Erin avait suivi une formation pour décrypter l’ancien, formation en expresse au SGC, prodiguée par des experts dans la langue. C’était l’une des conditions pour pouvoir obtenir le poste de consultante sur la cité lantienne. Elle comprenait parfaitement l’utilité d’une telle qualification puisque nombreux étaient les symboles anciens sur Atlantis. Néanmoins, elle ne pratiquait pas assez pour que ce soit encore inné chez elle, bien qu’elle fût douée en langue.


« Hum », fit-elle pour elle-même. Elle n’avait pas de stylo ni de papier pour noter ce qu’elle interprétait et quelque part, elle fut soulagée de constater qu’il n’y avait que deux mots. Le premier devait être « TRAHI », tandis que le second était un peu plus complexe à déchiffrer, mélange de lettre d’alphabet et de signe numérique. « 5EGOVE45 ». Alors là, elle n’avait pas la référence… Un code ? Est-ce que les chiffres représentaient des lettres, comme les jeunes le faisaient aujourd’hui dans leur langage SMS ou pour se donner des pseudonymes sur Internet. Le 4 pouvait être un A par exemple. Mais sincèrement, est-ce que les anciens s’amuseraient à ça ? Probablement pas, surtout que ce serait un peu con de mettre des chiffres à la place des lettres pour gagner du temps alors que ça prenait autant de temps que de tracer la lettre. Donc peu probable, surtout que cela avait dû être fait dans l’urgence de la mort qui était en train de saisir ces cadavres. Il y avait de multiples impacts de blast autour de la porte.

« Il y a une inscription en ancien là bas, apparemment, il y aurait écrit TRAHI et 5 EGOVE 45. Si quelqu’un parle la langue et veut confirmer », proposa-t-elle aux autres. « Ca ne m’évoque rien en tout cas, mais les cadavres, ce n’est pas bon signe… Sans parler du mot trahi… »

Elle était certaine que Rodney, qui en avait vu d’autre, proposerait des solutions et des actions à faire dans les minutes suivantes. De toute façon, il fallait bien qu’ils fassent quelque chose. Déjà, qu’ils soient en vie tenait du miracle, alors autant saisir cette chance… Pour sa part, Erin était complètement perdue, n’étant pas dans son élément de prédilection. Elle était tout de même disposée à discuter et à échanger s’il fallait mutualiser les idées et les perspectives d’actions. Elle n’était jamais mauvaise pour trouver des idées ou donner des pistes qui pouvaient allumer une ampoule dans la tête d’un autre.

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D.C. Pedge Allen - Teshara Lays - Chenoa Penikett ~ Ecriture : Springgreen
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Lun 22 Mai - 19:06
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Une message lancé sur les ondes radios, comme une bouteille à la mer. C'est la dernière chose qu'elle laisserait d'elle dans cet univers. Elle ne se faisait pas vraiment d'illusion sur une éventuelle inhumation, il était peu probable que quelqu'un retrouve un jour leurs corps, et de toute façon, il ne serait pas souhaitables que d'autres Atlantes prennent le risque de s'aventurer dans ce magnifique enfer de gaz au couleur éclatantes pour récupérer leurs dépouilles, se serait criminel.

Ce qui lui faisait le plus de peine finalement, c'était de partir sans avoir eu les réponses à ses questions concernant Sutter. Ils avaient été proches, amis ? Amants ? Amoureux ? Comment s'étaient-ils rencontrés ? Où ? Pourquoi n'était-ils pas restés en contact ? Comment avait-elle pu oublier quelqu'un qui semblait avoir eut un place importante dans sa vie à un moment donné ?

Elle se rappelait de petit camarades de jeux rencontrés sur les plages de la méditerranée l'été. Des enfants avec qui elle n'avait passé que quelques heures. Elle revoyait leurs visages, leurs sourires, se rappelaient de leurs noms.

Le vertige acheva de s'emparer d'elle, elle glissa de la banquette et s'effondra sur le sol sans même se rendre compte qu'elle était partie.

Une route, non, une simple piste empierré et poussiéreuse, brulée par l'ardeur incandescente du soleil. Elle regarda autour d'elle. Elle ne savait pas comment elle avait atterrit là. Elle ne savait pas où elle était, si ce n'est que c'était un pays désertique et très chaud, probablement en Afrique de ce qu'elle reconnue de la maigre végétation.

Elle devina les constructions cubiques d'un village à quelques distance de là, et entendit le claquement d'une toile dans le vent derrière elle. Elle hésita. Les deux endroits semblaient l'appeler. Le claquement de toile était moins lointain. Elle décida de se dirigé par là. Après avoir contourné une petite butte, elle découvrit un camps de toile... immense, et totalement à l'abandon. Il lui rappelait quelque chose. Elle s'y avança, et ses pieds retrouvèrent le chemin de la tente qu'elle y avait partagé avec deux de ses collègues.

Coralie fit la moue. Elle savait où elle était, mais elle savait aussi que c'était impossible. Ce camps n'existaient plus depuis des années, il avait été abandonnée en catastrophe à cause des conflits armés qui s'en était bien trop rapprochés. Elle s'en rappelait d'autant mieux qu'elle avait été dans un des camions qui en était parti.

Non.

Elle n'était pas dans le camion. Elle l'avait vu s'éloigner.

Mais si, elle devait forcément y être. Ils ne l'auraient pas abandonnée ici toutes seule, et comment s'en serait-elle sortie de toute façon.

La tête lui tourna et l'instant d'après, elle se trouva dans une cave, il y faisait noir, elle entendait des cri et des bruits de moteurs au dessus d'elle. Elle avait peur... non, c'était au delà de ça. Elle était terrifiée. Une main lui caressa les cheveux d'un geste rassurant, elle leva les yeux vers le visage qui était au dessus d'elle... mais à cet instant un « BIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIPPPPP » tonitruant lui déchira les oreilles et ses yeux furent aveuglés par une intense lumière.

Elle voulu bouger et s'entendit gémir. Tout ses muscles la faisait souffrir, comme si elle avait couru un marathon. Elle ferma un instant les yeux sur les restes de son rêve qui s'effaçait déjà. La française aurait aimé le retenir encore un peu, elle avait l'impression qu'elle perdait quelque chose d'important, mais elle n'eut d'autre choix que de le laisser s'envoler.

Elle secoua la tête et regarda autour d'elle. Elle était dans le jumper, et elle était en vie. Mieux que ça même, à part les courbatures, elle se sentait en pleine forme. Ce n'était pas normal. Autour d'elle, les autres semblaient aussi perplexe qu'elle. Elle entendit Erin leur demander comment ils se sentaient.

Elle marmonna une réponse en se redressant, encore étonnée d'être capable de tenir debout. La peau de ses mains, qu'elle avait vu se mettre à peler juste avant de perdre connaissance, avaient retrouvé son aspect habituel. Elle fronça les sourcils en regardant de plus près... Non, pas tout à fait. Où était passé la légère cicatrice de sa main droite ? Elle l'avait depuis l'enfance, elle n'avait pas pu s'effacer comme ça. Ce n'était pas normal.

Erin lui tournait le dos, debout face à la verrière du Jumper, demandant à quelqu'un de venir lui confirmer la traduction d'un texte en lantien. Coralie ne pouvait rien pour elle, elle ne connaissait pas le langage des anciens, mais elle s'approcha toutefois pour regarder à son tour.

La présence de cadavres, ou plutôt de corps momifiés ne rendait pas l'endroit très accueillant, de même que les bras robotisés qui semblait scanner le Jumper et ses occupants. Tout dans cet endroit lui donnait la chair de poule.

« Je sais pas ce que ce panneau annonce, mais je sais que c'est forcément une mauvaise nouvelle. » déclara-t-elle sombrement. « Je le sens pas ce coin. »

Elle se tourna vers ses compagnons pour voir si son avis était partagé. Elle se sentait de mieux en mieux. Elle ne ressentait plus les courbatures qui l'avaient cloué quelques instant au sol quand elle avait voulu bouger après s'être réveiller, mais il y avait quand même un bruit étrange qui commençait à la déranger. C'était comme un battement de cœur...

L'infirmière écarquilla les yeux de surprise en se retournant vers Erin qui se trouvait à quelques centimètres d'elle. Elle lui attrapa le poignet et y posa ses doigts pour vérifier une intuition totalement folle... Ou pas tant que ça finalement.

C'était bien un battement de cœur qu'elle entendait, et c'était celui d'Erin.

« Heuuuu » commença-t-elle, sans trop savoir comment elle allait amener ça dans la discussion. « Est-ce que quelqu'un d'autre que moi a ses sens qui se sont sur-développé dans les minutes qui viennent de s'écouler ? »

Elle regarda les bras mécanique faire un nouveau passage avant de se replier et de disparaître. Une nouvelle intuition naquit dans son esprit. Elle se tourna vers le scientifique du groupe.

« Dites, McKay, vous avez déjà rencontré une machine qui pourrait soigner et améliorer le corps humain en quelques minutes ? Il se passe quoi quand elle a plus rien à améliorer ? » demanda-t-elle avec une angoisse toute neuve.
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Lun 22 Mai - 21:36
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L’entrée du cratère était juste en face de lui. A peine approchèrent-ils de ce dernier qu’une étrange force commença à attirer le Jumper vers l’intérieur, comme si l’astéroïde cherchait à se remplir de gaz, pour une raison totalement inconnue. Adam tira immédiatement sur ses commandes afin de ralentir leur entrée au maximum. Autant ne pas se précipiter dans un piège. Quelques grésillements sur sa radio attirèrent son attention. Quelqu’un qui essaye de communiquer ? A moins que ce ne soit une interférence avec les parois de cet étrange astéroïde… Rien n’est moins sûr. Il se saisit de la radio, tentant de répondre.

Ici Jumper 1, est-ce que quelqu’un me reçoit ?


Aucune réponse. Il réitéra son message une seconde fois. Seuls les grésillements lui répondirent. Il soupira doucement. Bon, au moins, ils allaient être à l’abri là-dedans... Adam fit passer la navette par l’énorme cratère, avant d’écarquiller les yeux, ébahit. Tout l’intérieur était vide, comme s’il avait été creusé. Là où auraient dû se trouver des parois rocheuses s’affichaient de gigantesques murs métalliques, gravés de divers inscriptions, qu’Adam reconnut comme étant Lantiennes. C’était un spectacle fabuleux, à couper le souffle. Les Anciens dans toute leur grandeur. Et puis…

Oh non. Non, non, non !


Adam donna un coup rageur sur les contrôles du Jumper qui venaient de s’éteindre subitement. Non, pas maintenant ! Le courant les aspirait de plus en plus fort, et il ne pouvait rien y faire. Immédiatement, il tenta de redémarrer les commandes, une fois, deux fois, trois fois. Rien à faire. Il fit tourner son siège immédiatement.

McKay, est-ce que vous…


Sa voix mourut dans sa gorge lorsqu’il vit Rodney tomber lourdement sur le sol. Ne me dites pas que… Il leva légèrement sa main, qui était devenu un peu rouge. Il avait chaud. Très chaud. Trop chaud. Un frisson d’effroi parcourut toute son échine au moment où il réalisa ce qui était en train de se passer. Il releva les yeux lorsqu’il entendit un bruit de vomissement. Une immonde bouillie rougeâtre inondait le sol, aux pieds de Steele. Non, c’était impossible. Ce ne pouvait pas être possible ! Ils avaient réparé le bouclier, cela ne pouvait pas se terminer comme cela ! Il agrippa instinctivement ses cheveux, tirant légèrement. Deux grosses touffes lui restèrent dans les mains. Sa respiration devenait difficile, lancinante. Non, non, non, hors de questions d’abandonner ! Il fit volte-face, revenant vers le tableau de bord désormais éteint, se saisissant de la radio.

Dédale, ici Jumper 1, nous avons besoin d’aide de toute urgence ! Est-ce que vous m’entendez ?


Le Dédale était beaucoup trop loin pour entendre. Adam faisait cela sur le coup du désespoir. Il ne pouvait pas abandonner. Pas maintenant. Il releva légèrement les yeux. Face au Jumper étaient apparus d’immenses palles qui déchiquetaient les débris, afin de les séparer du gaz. Et actuellement, le débris, c’était eux.

Est-ce que quelqu'un me reçoit ? Dédale, quelqu'un, répondez, je vous en supplie ! Blue, Papa, Pied-de-Biche, quelqu'un m'entend ?...


Une énième fois, Ross tenta de rallumer les commandes, sans aucun succès. C’était fini. Il ne pouvait plus rien faire. Ses pensées se mirent à dériver rapidement vers ceux qu’il allait laisser. Ses parents. Sa sœur. Isia, Karola, Caldwell, toute l’escadrille du Dédale… Il revoyait encore les moments passés avec eux, les joies, comme les tristesses, les victoires, comme les défaites. Son retour sur le Dédale, avec la course à dos de Pied-de-Biche. Un léger sourire s’étiola sur son visage, tandis que quelques larmes coulaient le long de ses joues. Son cœur avait envie de sortir de sa poitrine par la gorge. Sa peau le brûlait sur la quasi-intégralité de son corps. Et pourtant, il souriait. Un sourire crispé, tordu par la douleur, mais il souriait en repensant à tous ces moments. Aux promesses qu’il ne tiendrait jamais. Pile-Poil.

Une douleur intense lui prit soudainement, au niveau des yeux. Une douleur atroce, inimaginable. Ce genre de douleur qui vous donne l’impression que vous allez imploser, celle que vous auriez volontiers remplacé par une balle dans la tête. Celle qui conduisait à la plus atroce des morts. Adam se mit à hurler de douleur, se tenant les yeux, sentant qu’ils allaient d’un instant à l’autre s’éjecter de leurs orbites. Il glissa sur le sol, son cri s’étouffant dans sa gorge peu à peu, se transformant en râle d’agonie. Le râle qui suppliait qu’on l’achève. Celui qui implorait que tout finisse, que son crâne explose, qu’il ne ressente plus rien.

La dernière chose qu’il vit avant de sombrer fut sa peau littéralement s’arracher de sa chair, et ses camarades en train de se tordre de douleur, baignés dans une flaque de sang…



Même la plus petite Lumière brille toujours au cœur des Ténèbres

….

Et l’espoir jamais ne s’éteint



Cette Lumière… Cette lumière, c’était la flamme de la vie. De leur vie.

Adam ouvrit légèrement les yeux, qui se trouvaient étrangement encore à leur place. Sa vision fut d’abord assez flou. Il papillonna un moment des cils, jusqu’à stabiliser sa vue. Instinctivement, il porta sa main sur son torse.

Boom-boom… Boom-boom… Boom-boom.

Il était en vie. Un Bip assez désagréable emplissait l’habitacle, semblant s’affoler. Adam se demanda encore une nouvelle fois si tout ceci était bien réel. Il contrôla une nouvelle fois les battements de son cœur, qui étaient si rassurants… Non, ils étaient bien en vie. Il se redressa légèrement sur ses coudes lorsqu’une vive lumière verte traversa l’habitacle, semblant s’attarder un moment sur chacun d’eux. Il resta immobile, se couvrant les yeux pour ne pas être aveuglé. Toute sensation de douleur avait complètement disparu. C’était… Incroyable. Inimaginable. La lumière disparut.

Il se redressa complètement, s’appuyant sur le dossier du siège du pilote, regardant à travers la verrière, qui semblait prête à partir en morceaux à tout moment. Ils étaient dans une sorte de hangar lantien. Des squelettes jonchaient le sol un peu partout, portant des habits lantien. Une voix dans son dos le rappela à la dure réalité. Adam secoua légèrement la tête, se frottant l’arrière du crâne. Seuls quelques courbatures le dérangeaient actuellement.

Oui… Je crois que nous sommes dans l’astéroïde… Et pourtant…


Il ne termina pas sa phrase, frissonnant, revoyant les gigantesques hélices prêtes à les déchiqueter. Que s’était-il passé ? Ils ne le sauraient sans doute jamais… Instinctivement, Adam tenta de redémarrer le Jumper. Non, tout était mort, foutu, nada. Adam observa en détail le hangar un moment. Après tout ce temps, il doutait fortement de la présence d’oxygène dans l’installation. Il fouilla sous le siège du pilote, en tirant une grosse mallette… Cabossée. Il jura silencieusement, l’ouvrant avec précaution, soufflant avec soulagement.

La combinaison intégrale était toujours intacte, ainsi qu’une des bouteilles d’oxygènes sur cinq. Il observa tout le matériel sous tous ses angles, s’attardant surtout sur la combinaison. Tout semblait en bon état. Les quatre autres bouteilles d’oxygène, par contre, étaient cabossées, surement à cause des divers chocs subis par le Jumper. Impossible à utiliser donc. La dernière avait une capacité d’utilisation de six heures. Ils pouvaient faire beaucoup de chose en six heures. Comme réalimenter ce vieux complexe. Cela dit… Un seul pouvait y arriver. Son regard dévia peu à peu vers McKay, la seule personne capable de redémarrer des vieux complexes lantiens. L’idée de l’envoyer seul dehors ne lui plaisait guère, mais s’il n’y avait pas d’oxygène, avaient-ils le choix ? Il chercha encore sous son siège, tirant un 9mm ainsi que deux magasins à munitions. Ça pourra toujours servir. Il déplaça le tout jusqu’à l’arrière du Jumper, avant de se tourner vers ses troupes. Steele et Coralie avaient pris chacune la parole. L’inscription était intéressante, en effet, mais pour le moment, cela ne leur donnait pas vraiment plus d’informations… Mis à part la présence de « trahi », qui n’était jamais bon signe, comme le souligna Erin. Quant à Coralie, le pilote lui fit juste une signe négatif de la tête pour lui indiquer que tout était normal pour lui. Il fit un très léger sourire, presque fiévreux, avant de prendre la parole.

Je suis content que vous soyez tous en pleine forme… Plus qu’à remercier cet étrange appareil qui semble nous avoir… Ressuscités.


Il n’était pas certain que ce terme convînt. Peu importe.

Le Jumper est complètement HS. Impossible de rester ici… Cela dit… McKay, ôtez-moi d’un doute. Il n’y pas d’oxygène à l’extérieur, si ?


Il attendit la réponse, bien qu’il la connaissait déjà au fond de lui. Bon, au moins, ce n’était pas du vide, ce qui était déjà un début. Ils ne mourraient pas asphyxiés, mais étouffés par les gaz. Parfait. Il ne fallait pas perdre espoir, aussi, il ne laissa rien paraitre de son anxiété devant les membres présents, gardant un ton assez calme.

Nous n’avons qu’une seule combinaison pour toute l’équipe, ainsi qu’un 9mm avec deux chargeurs. Il faudrait que quelqu’un sorte, et tente de rétablir les systèmes de survie de la station. Vu la tenue des cadavres dehors, les Atlantes devaient se déplacer librement, sans combinaison, ce qui indique qu’il doit forcément il y avoir un système d’oxygène quelque part. Et le seul capable de la relancer… Je crois que c’est vous, Docteur McKay.


Il se tourna vers le scientifique, lui faisant un léger sourire rassurant. C’était une lourde tâche, difficile et dangereuse. Mais avaient-ils vraiment le choix ? Adam aurait clairement préféré le faire lui-même, mais ce serait surement une perte de temps et de moyens. Et les deux étaient clairement limités actuellement.

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Mission spéciale "Fourbe Prospect"

Feat Erin Steele, Adam Ross, Coralie Deltour et Steven Caldwell


L
e jumper se dirigeait vers l'intérieur de l'astéroïde, ce qui semblait être notre dernier espoir, mais je n'eus pas le temps de contempler ce qui se présentait à nos yeux, ou même de m'apercevoir de quoi que ce soit. J'étais beaucoup trop occupé à essayer de garder le vaisseau en un seul morceau. Il y avait beaucoup trop de pannes, et plus le temps avançait, plus les systèmes devenaient défaillants avec de nouveaux problèmes. La mort se rapprochait à grands pas, malgré mes quelques tentatives pour permettre à Adam de garder un minimum de contrôle sur le jumper. Une secousse inattendue m'obligea à m'accrocher pour ne pas tomber par terre. De ce que je pus voir, le militaire n'avait plus contrôle sur rien du tout, et nous nous dirigions vers une gigantesque base cachée à l'intérieur même de l'astéroïde. Alors que je me dirigeai vers le poste de pilotage, une violente douleur vrilla mon crâne en me faisant gémir. Tout mon corps me fit mal. Je dus m'appuyer contre la paroi pour ne pas tomber. Les radiations avaient fait beaucoup de dégâts, à en juger par ces douleurs et ma peau brûlée. En levant ma main devant moi, je remarquai du sang. Mon nez était devenu un véritable torrent. J'allais très mal, mais je n'eus pas le temps de paniquer. Au moment même où Erin déversa le contenu de son estomac ensanglanté, je m'écroulai sur le sol, plongé dans l'inconscience. J'ignorai si j'étais mort ou non. C'était le trou noir, le néant total.

C
e fut le son d'une alarme qui finit par me sortir de mon lourd sommeil. Je gémis un instant, tout en essayant de bouger. Mes yeux s'ouvrirent difficilement, et je ressentis des douleurs dans le corps. Comme si j'avais fait un marathon de 50 kilomètres sans m'arrêter alors que je n'étais pas un coureur. Mon corps était endolori et envahi par les courbatures, ce qui me fit gémir encore plus. Autour de moi, les autres avaient les mêmes symptômes. Je finis péniblement par me lever, m'asseyant pour soulager tous ces maux. Puis, la mémoire me revint. Ne devais-je pas être mort ? Comme les autres d'ailleurs ? En regardant mes bras, mon nez, mon arcade sourcilière, je constatai avec surprise que je n'avais plus rien. Hormis ces horribles courbatures, j'allais visiblement très bien. Et je n'étais pas le seul à être dans cet état. Et ça, ce n'était pas du tout normal. Alors qu'Erin demandait si tout le monde allait bien, j'acquiesçai d'un hochement de tête, avant de me lever avec difficulté.

"Qu'est ce qui s'est passé ? Pourquoi nous ne sommes pas morts ?"

A
u dessus du jumper, des machines étaient à l'oeuvre, scannant le vaisseau encore et encore. Un rayon vert balaya l'intérieur de la boite de conserve, s'attardant particulièrement sur Erin, Adam et moi même. Puis, tout s'éteignit. Je m'approchai de la verrière comme les autres, pour constater que nous étions dans une sorte de grand hangar. Des corps se trouvaient un peu plus loin, près d'une porte où se trouvait une inscription en lantien. Erin en fit une traduction, et j'acquiesçai à sa demande.

"Effectivement, ça veut bien dire ça. Moi non plus, je ne comprends pas la signification de ces mots".

A
lors que tout le monde continuait de regarder l'extérieur à travers la verrière, l'alarme incessante de mon ordinateur continuait. Je le pris pour regarder les données affichées à l'écran. Et mon visage se décomposa au fur et à mesure de ma lecture. Adam me demanda alors s'il y avait de l'oxygène à l'extérieur. J'avais donc deux mauvaises nouvelles à annoncer au groupe.

"Non, il n'y a pas d'oxygène. Cet endroit est rempli de chlore gazeux, un phénomène qui apparait dans un espace resté confiné pendant très longtemps sans que l'air ne soit renouvelé. L'oxygène se décompose et devient du chlore gazeux. A haute dose, comme ici, c'est mortel en peu de temps. Et ce gaz s'infiltre déjà dans le jumper, ça va nous tuer à petit feu. Il doit bien y avoir un système de secours pour traiter l'air, mais j'ignore où il se trouve, et s'il est en état de fonctionner".

J
e vérifiai moi même l'état du jumper, mais comme venait de l'annoncer le militaire, tout était hors service. Seul les deux portes semblaient fonctionner encore. Un rapide coup d'oeil dans les panneaux de contrôle m'indiqua qu'une grande quantité de cristaux avaient grillé. Nous étions fichus. A ce moment là, Coralie prit la parole en me posant une bien étrange question suite à un phénomène mystérieux. Sa requête me laissa un peu perplexe, mais je finis par trouver mes mots pour tenter de lui répondre au mieux.

"Et bien, même si je n'en ai jamais vu de mes propres yeux, j'ai consulté plusieurs rapports de l'équipe SG-1 qui parlaient d'un appareil goa'uld, un sarcophage ayant le pouvoir de soigner toute sorte de blessures, et même de ramener un corps à la vie plusieurs fois. D'après ce que j'ai cru comprendre, il s'agit d'une technologie ancienne à l'origine, et qui a été volée. Les goa'ulds l'ont copié pour faire leurs sarcophages. A long terme, l'onde présente dans le sarcophage altère fortement l'esprit, surtout si le corps est en pleine forme et qu'il n'y a plus rien à soigner. C'est très dangereux".

J
e m'interrompis un instant, le temps de poser mon ordinateur sur la banquette arrière, avant de poursuivre.

"Par contre, j'ignore si l'onde lantienne originelle a les mêmes effets que la copie utilisée par les goa'ulds. Mais, à en juger par vos sens mystérieusement sur-développés, je dirais que cette onde a eu un énorme effet. A mon avis, il faut vite partir d'ici".

P
artir d'ici, facile à dire. Je te rappelle, mon petit Rodney, que nous sommes coincés dans une base visiblement lantienne et très vieille, dans un jumper hors d'état de fonctionnement que tu ne pourrais même pas réparer sans pièce de rechange, avec une atmosphère qui te sera mortelle dans peu de temps. Alors que je désespérais déjà, Adam proposa l'idée que quelqu'un sorte dans une combinaison pour tenter de réparer les systèmes de survie de la station, afin de purifier l'air. Et forcément, comme j'étais la seule personne capable d'effectuer ce miracle, on me désigna presque d'office. Mon visage blêmit, surtout après avoir vu les corps sans vie à l'extérieur. Je déglutit avec difficulté.

"Moi ? Mais ... et s'il y a du danger dehors ? Qui sait ce qui a tué ces hommes. C'est peut être toujours dehors, non ?"

P
our toute réponse, Adam me tendit le pistolet et deux chargeurs. Je n'avais visiblement pas le choix. J'enfilai alors la combinaison, puis pris l'arme d'une main tremblante, la glissant dans mon holster, tandis que les chargeurs disparurent dans une poche. Je rangeai mon ordinateur portable dans mon sac à dos, que je pris avec moi. J'ignorai sur quoi j'allais tomber, je préférai avoir tout mon matériel à portée de main. Je fus enfin prêt à partir. Enfin, physiquement oui, parce que mentalement, je n'avais pas du tout envie de quitter le jumper. Une nouvelle hésitation me prit, mais je finis par avancer vers l'arrière du compartiment, non sans me retourner.

"Vous devriez vous isoler dans le cockpit. Quand j'ouvrirai la porte, l'air entrera dans le jumper. Le compartiment arrière sera saturé de chlore gazeux".

J
'attendis que le groupe verrouille la porte séparant le cockpit du compartiment arrière, puis j'ouvris la porte extérieure. J'avais peur, mais j'avançai dans le hangar silencieux. C'était angoissant. Alors que je m'éloignais du vaisseau, je regardai autour de moi. J'analysai tout ce que je voyais, notamment les bras robotisés dont je pus enfin voir l'ensemble. Cette structure me disait vaguement quelque chose. Sortant mon ordinateur portable, je pus consulter les nombreuses notes que j'avais faites en étudiant la base de données des anciens sur Atlantis. Après près d'une dizaine de minutes de recherches, je pus savoir à quoi nous avions à faire. Vu l'état des lieux et la vétusté de la technologie utilisée, il s'agissait d'une base lantienne plus vieille que la cité elle même. Dans cet endroit, les anciens devaient fabriquer les cristaux, et ces bras robotisés servaient pour la décontamination à l'époque. Une technologie vieille et obsolète, jusqu'à ce que les lantiens créent quelque chose de plus efficace. Cette station utilisait bien l'énergie bio-régénératrice. Cependant, un détail me chiffonnait. Je n'avais trouvé aucun rapport sur l'utilisation de cette technologie, excepté une mention d'abandon pour "dénaturation de l'espèce". Super, cela n'allait pas m'aider à comprendre grand chose, à commencer par le fait que les effets secondaires de cette onde étaient peut être pires que celles des sarcophages goa'ulds. Je ne devais alors pas traîner pour nous sortir de là. Qui sait si le système était encore actif ou non. Je continuai d'avancer vers un sas, là où se trouvait l'inscription étrange, les corps momifiés, ainsi qu'une salle au dessus qui pourrait être la salle des commandes. Je pris le détecteur de vie, mais à part quatre points lumineux, il n'y avait rien d'autre. Rien d'organique en vie, en tout cas. Aussitôt, je m'adressai à mon équipe, comme si leur parler me donnait du courage pour avancer dans cet endroit lugubre.

//On dirait qu'il y a une salle des commandes au niveau supérieur. Je vais aller voir ça. Je ne vois aucun autre signe de vie dans les parages//

J
e me dirigeai vers le sas, sans regarder les corps au sol, puis je passai ma main devant le détecteur d'ouverture. Mais rien ne se passa. Pas de bruit, pas d'éclairage. Le silence total. J'entrepris d'ouvrir le boitier, et je vis que tous les cristaux avaient disparus, probablement pour empêcher quelqu'un de passer cette porte.

//Il n'y a plus de cristaux, la porte ne s'ouvre pas//

J
e réfléchis sur la conduite à tenir. Il devait bien y avoir un autre chemin, mais sans doute beaucoup trop long. Et peut être dangereux. Sans compter que le temps nous faisaient cruellement défaut. En balayant le hangar du regard, mon attention se posa sur le jumper. Oui, une idée me vint en tête. Quelques cristaux étaient sans doute encore intacts. Je retournai au vaisseau, et je trouvai mon bonheur. Puis, je revins à la porte avec deux cristaux, que j'installai dans la système d'ouverture, avant de brancher le cristal cordon qui était relié à l'ordinateur, l'insérant dans l'espace libre. Une fois connecté, je pianotai sur le clavier pour reprogrammer l'ouverture de la porte. Quelques minutes à peine me suffirent pour parvenir au but, et je pus passer le sas pour me retrouver dans un couloir.

L
'éclairage s'alluma automatiquement grâce à la présence du gène des anciens, mais quelque chose m'empêcha d'avancer, me clouant sur place. Quelque chose de terrifiant approchait, quelque chose qui me glaçait le sang. Alors qu'au bout du couloir, la lumière se mit à grésiller, une voix de femme, ou plutôt un cri effroyable de terreur et de panique se dirigeait jusqu'à moi, avançant dans le couloir tel un fantôme tout comme le grésillement de la lumière qui semblait lui aussi avancer en même temps que le cri. Tétanisé par la peur, je m'emparai de mon arme que je pointai droit devant moi, prêt à tirer si quelque chose apparaissait. Mais je ne vis rien, il n'y avait que l'effroyable hurlement qui résonnait dans le couloir. L'oreille où se trouvait la radio me fit alors mal, et je compris que cet abominable cri avait également pu être entendu par le reste de mon équipe à travers la radio. Puis, alors que la lumière cessa de grésiller, le hurlement s'arrêta aussi soudainement qu'il était apparu. Il n'y avait plus rien, le couloir était désert, l'éclairage ne faiblissait pas. Tout était revenu à la normale. Ma respiration était très rapide, j'étais mort de peur. A ce rythme là, ma réserve d'oxygène allait se vider à grande vitesse.

//Vous avez entendu ça ? Qu'est ce que c'était, bon sang ?//

A
près quelques instants pour retrouver mes esprits, je finis par ranger mon arme en voyant qu'il n'y avait pas de danger, et je jetai un rapide coup d'oeil au détecteur. Toujours aucun autre signe de vie. Nous étions seuls, du moins dans cette partie de la station. Je fis alors quelques pas dans le couloir, et je vis une échelle sur ma gauche. Je décidai de l'emprunter, tout en priant pour qu'aucun danger ne m'attende à l'étage. Je finis par arriver à destination.

//Je suis arrivé dans la salle des commandes. Il n'y a personne//

A
lors que je m'approchai de la console, je vis un spectacle horrible. Un crâne humain était posé sur le clavier de contrôle, et quelques os étaient sur le sol. Il n'y avait pas de trace du reste du squelette, ni de vêtements. Comment ces os avaient pu atterrir ici ? J'eus un haut le coeur que je contrôlai, et je ne me posai pas davantage de question sur la provenance de ces os, ni à qui ils pouvaient appartenir. J'avais autre chose à faire que de m'attarder sur ces détails.

//Il y a des os ici. Je m'approche de la console//

L
a console était alimentée, une bonne nouvelle. Après l'avoir visuellement étudiée rapidement, je sorti mon ordinateur que je branchai dans l'interface. Il me fallut très peu de temps pour découvrir quelque chose d'intéressant. Un ordre informatique sur la gestion de l'environnement de la baie apparut sur mon écran, avec comme consigne :

//Remplacement automatique des filtres désactivés//

A
près quelques recherches, je me rendis compte que cette commande avait été rentrée manuellement des milliers d'années auparavant. Quelqu'un avait volontairement eut accès au panneau de commande, et avait effectué quelques modifications. Mais, pour quelle raison ? Je continuai de chercher et d'étudier la base de données, et je fis d'autres découvertes curieuses. D'après ce que je lisais, la base avait été abandonnée environ un mois avant la chute d'Atlantis, le sas du hangar avait été verrouillé après le départ des Atlantes. Cependant, un autre détail apparut dans le code source, un détail qui s'était passé environ trois semaines après que les anciens aient quitté la galaxie de Pégase. Quelqu'un était entré dans la station alors que plus personne ne s'y trouvait. Et visiblement, cette personne n'en était pas repartie. Et elle n'avait pas chômée pendant des années. Cela ne pouvait être qu'un lantien pour avoir effectué de telles choses, non ?

//J'ai trouvé quelque chose d'intéressant dans la base de données de cette console. Quelqu'un l'a trafiqué manuellement pour empêcher l'oxygène de se renouveler. D'après ce que je vois, les atlantes ont quitté la station environ un mois avant que la cité d'Atlantis ne soit immergée, et que les lantiens n'aient quitté la galaxie. Cependant, quelqu'un est arrivé sur la station trois semaines après l'immersion de la cité. Et d'après le registre d'entrées et de sorties, cette personne n'est pas repartie. Elle a effectué des manipulations dans le système pendant cinq ans après son arrivée//

C
ette idée que quelqu'un se trouvait encore sur la station me fit frissonner de peur. Non, impossible que cet individu soit encore en vie après tout ce temps. Ou alors ... non, le détecteur l'aurait signalé. Je préférai ne pas m'attarder sur ces hypothèses, et avancer dans mes recherches pour quitter cet endroit au plus vite. Abandonnant la piste du mystérieux visiteur, je me mis au travail en reprogramment l'ordre de désactiver les filtres automatiquement. Je fus tout prêt du but, lorsqu'un message apparut sur mon écran, provenant de la console de commandes. Ce message me demandait l'autorisation d'accéder aux fonctions de mon ordinateur. Ce qui n'était pas normal. Je fronçai les sourcils, tout en arrêtant mon travail.

"Qu'est ce que c'est que ça ?!" dis-je à haute voix pour moi même.

J
'ignorai à quoi j'avais à faire. Peut être un virus, ou quelque chose comme ça, mais je n'en savais rien. Tout ce que je savais, c'était qu'en aucun cas, le panneau de commandes pouvait me demander une telle chose. Il devait seulement se contenter d'accepter ou non les manipulations que je lui ordonnais. Je décidai de ne pas accéder à sa demande, mais je cherchai l'origine de cette requête. Je finis par tomber sur un sous répertoire qui me montrait alors ce qui se passerait si j'acceptais la demande de la console de commandes. Le message qui s'afficha fut :

//******accord src externe = éjection urgence sas + décompression express atmosph ******//

M
ais qu'est ce que c'était que cette requête ? Pourquoi est ce que le mystérieux inconnu avait effectué cette démarche ? Heureusement, j'avais pu le voir à temps. Si j'avais accepté la demande de la console, le sas du hangar se serait ouvert, tout l'air aurait été éjecté dans l'espace, ainsi que le jumper et ses occupants. Mais, qui avait bien pu placer cette mine informatique dans les systèmes de cette station ?

//Quelqu'un a piégé le système de filtration de l'air. Après avoir reprogrammé l'ordre d'activation du renouvellement des filtres, la console de commandes voulait accéder aux fonctions de mon ordinateur. Ce qui n'est pas normal. Si j'avais accepté cette requête en croyant activer le renouvellement de l'oxygène, le hangar se serait ouvert, et vous auriez été éjecté dans l'espace. La personne qui a trafiqué le système pour rendre l'air irrespirable s'est donné du mal pour empêcher quiconque de purifier l'air. J'ignore pourquoi il a fait ça//

J
e devais trouver une solution. La reprogrammation était la seule chose à faire, mais si j'allais jusqu'au bout de la démarche, le hangar allait s'ouvrir en entraînant le jumper et l'atmosphère dans l'espace. Il devait y avoir un autre moyen. Je soupirai, puis je regardai droit devant moi en faisant travailler mes neurones. Je n'avais hélas pas beaucoup de temps pour trouver une solution. Mon regard balaya le hangar depuis la verrière de la salle, cherchant une idée. Puis, mon attention se posa sur la porte principale du hangar, celle qui menaçait de s'ouvrir dès l'exécution du programme. Mais oui, c'était ça l'idée. La solution. Aussitôt, je débranchai l'ordinateur, puis je retournai dans le hangar.

//J'ai une idée. Si exécuter ce programme actionne l'ouverture de la porte du hangar, alors il faut neutraliser la porte pour qu'elle ne s'ouvre pas. L'air sera purifié, l'oxygène reviendra, mais le hangar restera fermé. Il me faut un peu de temps//

A
près avoir traverser le hangar, je m'approchai à grands pas du sas principal, avant de m'arrêter devant le boitier contenant les cristaux de contrôle de l'immense porte. Sans attendre, j'ouvris le boitier, mais alors que je me préparais à retirer tous les cristaux pour couper l'alimentation, je vis un câble relié au boitier qui ne devait pas être là. Du regard, je suivis ce câble qui remontait le long du mur, et en levant la tête, je m'aperçus qu'il était relié à une arme énergétique lantienne dirigée droit sur moi. Je compris que si je touchai à ces cristaux, je serais tué sur place. Décidément, la poisse continuait à me poursuivre.

//Petit imprévu, il y a une arme pointée sur moi qui est reliée au boitier des cristaux de contrôle. Elle m'empêche de couper l'alimentation de la porte//

Q
ue devais-je faire ? Le temps passait, près d'une heure s'était écoulée depuis ma sortie du jumper. Je devais faire quelque chose rapidement, sinon le chlore gazeux allait tué le reste de mon équipe. Quant à moi, j'allais bientôt manquer d'oxygène à force de respirer fortement. Mon cerveau était en ébullition, à la recherche de la moindre petite idée. Et à force de chercher, je finis par trouver. Sheppard avait raison, j'étais vraiment performant dans des moments de stress intense. Avant de m'occuper de la porte, je devais neutraliser cette arme. Je finis par trouver un accès pour brancher mon ordinateur dessus, me permettant d'accéder aux programmes fonctionnels de l'arme. Sans attendre, je provoquai une surcharge du cristal d'alimentation de l'arme. Celle ci étant maintenant inopérante, je pouvais retirer les cristaux de la porte sans risquer de recevoir un tir. Ce que je fis rapidement, avant de courir vers la salle des commandes. Essoufflé, je me reconnectai au panneau de contrôle principal, avant de refaire ma reprogrammation initiale. Mais cette fois ci, j'acceptai la requête me demandant d'accéder aux fonctions de mon ordinateur. Ce qui déclencha aussitôt la mine informatique. A la différence que le sas du hangar ne s'ouvrit pas, n'étant plus alimenté. L'inconnu s'était donné bien du mal pour éliminer tous ceux qui seraient venus sur cette station. Le processus de renouvellement de l'air commença, ce qui était confirmé par les données que je reçus sur mon ordinateur, et je repris le chemin du jumper.

//C'est bon, j'ai réussi à réactiver le système de purification de l'air. Le chlore gazeux est entrain d'être évacué, et dans cinq minutes environ, l'oxygène sera au niveau maximum dans la station. Je reviens au vaisseau//

U
ne fois de retour au jumper, je vérifiai que le taux d'oxygène soit suffisant, puis j'entrepris de me débarrasser de cette horrible combinaison qui me donnait très chaud et m'insupportait au plus haut point.

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Durant toute l’opération où McKay fît montre de son courage et de son professionnalisme, le chlore gazeux s’était infiltré petit à petit dans l’habitacle de pilotage. En effet, le groupe s’étant enfermé à cet endroit pour fuir le gaz toxique qui aurait envahi l’arrière, ils avaient perdu par cette manoeuvre les deux tiers de leur réserve saine d’oxygène.

Alors que l’astrophysicien s’acharnait à récupérer le contrôle, le reste de l’équipe fût pris d’une toux progressive mais légère. C’était comme avoir une angine, ils avaient mal à la gorge, leurs poumons piquaient un peu, mais ils sentaient que ça passait à la longue. En réalité, rodney étant absent, personne ne se rendit compte que le gaz avait pratiquement remplacé l’oxygène. Adam, Erin et Coralie respiraient le chlore gazeux comme s’il eût s’agit d’oxygène. Et allez savoir comment, celui-ci ne leur avait pas brûlé les poumons et les yeux. Ce n’était que ce léger picotement et cette démangeaison. D’ailleurs, ils se sentaient même à l’aise, soulagés, au mieux de leur forme.

Le problème, c’est qu’en sentant son corps être au top de sa forme, en ayant l’impression d’être capable de soulever des montagnes et résister à n’importe quoi : des idées sombres commençaient subtilement à creuser une place dans les esprits. Adam, par exemple, surpris en lui un sentiment de jalousie vis à vis de rodney. Un pathétique scientifique qui sauvait le reste de l’équipe d’une asphyxie ? Ce n’était pas plutôt à lui d’être la lumière, le guide ?

Il en allait de même pour Erin et Coralie qui commençaient discrètement à se toiser. Sans rodney, Adam était le mal Alpha du petit groupe. Et quid de l’infirmière ou de la diplomate serait capable d’être la première dame ? L’élue à la reproduction ?

Ces pensées étaient encore faibles dans les esprits mais extrêmement perturbantes. Ces sentiments, ces idées, jaillissaient soudainement au fin fond de l’esprit et grandissaient si on ne prenait pas garde pour remplacer la logique et la cohérence. C’était une sorte de démon malin, un joueur vicieux qui attendait le moindre manque d’attention pour imposer ces étranges sensations.
D’ailleurs, alors que les poings d’Adam se raidissaient contre sa volonté, les deux filles commençaient à “avoir chaud”.

Quelque chose se passait. Quelque chose de dangereux et pas normal du tout.
Il fallait résister et découvrir ce que c’était.

L’oxygène revint dans le hangar, l’atmosphère entièrement retraitée. Si l’équipe espérait voir l’influence néfaste disparaître, dans l’espoir que ce fût l’effet du chlore gazeux, ils se trompaient. C’était une fausse joie. Le retour de l'oxygène leur donna un regain supplémentaire assez détonnant. Même principe qu'un sportif qui descendait de sa montagne, le surplus de globule rouge suralimentait son organisme d'oxygène. Là, le principe était le même. Les trois équipiers se sentaient pousser des ailes et avaient l'irrépressible envie de faire de l'exercice. Se décharger de ce soudain surplus d'énergie était un véritable besoin !

L'astrophysicien n’était pas en reste. Lorsqu’il rejoignit le groupe, il trouva Coralie et Erin d’une extrême splendeur et se demanda instinctivement pourquoi il devrait les partager avec Adam. Car après tout, son intelligence surpassait de loin tous les muscles du militaire non ? Et puis, piégé dans cet endroit, il était normal que les deux filles lui revienne. Oui, tout s'éclairait dans son esprit. Ces deux mignonnes lui appartenait !!!

Cela commençait vraiment à être gênant. La pensée corruptrice de chacun devenait un feu lancinant et dévorant qui s’amplifiait avec le temps. Qui allait agir en premier ? Les filles, l’une contre l’autre, pour récupérer le mâle Alpha ? Ou Rodney qui agirait pour devenir ce mâle tant désiré ?

Quoi qu’il en soit, la seule issue semblait être ce couloir qui s’enfonçait un peu plus loin. Plusieurs portes ne s’ouvraient plus malgré des cristaux de contrôle en place et alimenté. Une analyse un peu plus poussée révéla que ces portes étaient soudées à leurs montant pour interdire le passage. Il n’y avait donc qu’un seul accès, un hangar de stockage de cristaux qui avait été apparemment agencé de manière différente.

En effet, plusieurs lits de camp avaient été installé là. Au moins une trentaine, tous occupés par des anciens devenus squelettes. Il manquait plusieurs morceaux pour chacun d’entre eux, les jambes ou les bras généralement, parfois même des côtes. Le sol était parsemé de croûtes caillées qui avaient dû être du sang à une époque. L’ensemble formait une nappe qui craquait sous les pas et se dirigeait vers un sas fermé.

La porte répondit là-aussi. Un couloir plutôt court se terminait sur un sas fermé. L’ensemble des murs avaient été gravé d’une multitude de traits organisés en carré. Cela ne faisait pas de doute : c’était un compte des journées passées sur la station. Il y en avait des milliers, des traits à perte de vue, de quoi rendre complètement fou rien qu’en y laissant traîner son regard.

Le nouvel accès s’ouvrit sur une pièce à vivre.
Ce n’était pas son but originel. Il s’agissait surtout d’une salle de contrôle où l’on avait déplacé un lit et plusieurs affaires. Les milliers d’années avaient fossilisé le tout en de la matière craquelée et prête à devenir poussière au moindre souffle. Un pilier décoratif contenant de l’eau semblait avoir été trafiqué pour devenir un distributeur. Le trace de croûte remontait, elle, jusqu'à un établi de fortune à coté duquel se tenait un réservoir avec des os à l'intérieur. Quelques outils, autrefois coupant, se trouvait non loin.
Et sur chacune de ces parois, encore, des milliers de traits pour comptabiliser les jours. Il y en avait même sur le sol.

Brutalement, un nouveau cri de femme leur vrilla les tympans par l'intermédiaire de leur radio. Les lumières recommencèrent à grésiller et l’une des portes trembla, comme si on tentait de l’ouvrir en forçant la sécurité. Finalement, le grésillement de l’éclairage cessa puis tout revint à la normale...

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Deadline : Lundi 5 juin au soir

Veuillez prendre connaissance de vos MPs

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Mer 7 Juin - 7:04
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Coralie Deltour

Il fut décidé que McKay sortirait pour tenter de rétablir les filtres permettant d'avoir de l'oxygène dans l'espèce de caverne. Il s'équipa avant de leur conseiller de se claquemurer dans le cockpit pour éviter d'être exposé au chlore gazeux qui tenait lieu d'atmosphère à l'endroit.

C'est ainsi que le charmant soldat qui leur servait de pilote et les deux jeunes femmes se retrouvèrent serrés dans l'étroit poste de pilotage pour suivre l'évolution du scientifique à l'extérieur. Coralie lui sourit de façon aguicheuse. C'est vrai qu'elle n'avait pas porté une grande attention à leur pilote depuis leur départ, mais il était absolument charmant. Elle profita de l'exiguïté relative des lieux pour se coller à lui, faisant mine de perdre l'équilibre pour se raccrocher à lui.

« Oups. Que je peux être maladroite ! Heureusement que tu es costaud ! »


Adam Ross

Peu à peu, Adam fut pris d’une quinte de toux, à l’étroit dans la cabine avec ses camarades. L’idée que le gaz ait pu rentrer lui fit frissonner l’échine. McKay devait se dépêcher de rétablir l’oxygène, sinon, ils n’allaient sûrement pas tarder à mourir étouffés. Il sentait son esprit devenir étrangement lourd. et des pensées sordides commençaient peu à peu à lui venir. A commencer par un sentiment de jalousie de plus en plus accentué envers le scientifique. Enfin, c’est vrai, c’était censé être lui le héros, non ? Pas un stupide intello surdoué qui…

Adam secoua doucement la tête, se frottant les yeux. Il n’était pas dans son état habituel, non. Non, s’il avait été dans un état normal, ça aurait du être à lui de sortir pour s’occuper de tout cela ! Pas à cette idiot de McKay ! Pourquoi lui avait-il donné une arme en plus ? Ce stupide canadien serait capable de se blesser lui-même avec ce pistolet, et de compromettre toute la mission !

Adam serrait les poings à la seule pensée que cet avorton puisse compromettre leur victoire. Non, sa victoire. Car elle lui revenait de droit. Après tout, ce n’était pas lui qui avait permi à l’équipe de survivre jusqu’à maintenant ? Ce n’était pas un petit scientifique minable qui aurait été capable de leur faire passer ce nuage de gaz, ça non.

Il releva les yeux vers la verrière du Jumper, suivant les mouvements du scientifique qui revenait vers le Jumper désormais. La toux avait disparu également, ce qui était un très bon signe. D’ailleurs, le pilote sentait dors et déjà un regain d’énergie envahir son corps. Regain qu’il aurait volontiers dépensé pour refaire la façade de la lopette à l’extérieur.

A mesure que sa pensée progressait, le regard d’Adam devenait également légèrement trouble. Houla… Le militaire s’appuya contre la paroi du Jumper, tentant de calmer un peu ses esprits. Cependant, Coralie vint soudainement se coller à lui, prétextant une perte d’équilibre. Adam, encore un peu dans le flou, ne répondit pas, se contentant de sourire légèrement à ce contact charnel. Quelque chose d’étrange se passait dans son esprit, aucun doute là dessus, cependant, il était bien trop embrouillé pour s’en rendre compte de lui-même. Tellement embrouillé qu'il n’avait même pas remarqué l'étrange cri lancé dans la radio lorsque McKay était rentré dans la salle.

Cependant, sa vision revenue peu à peu. Il releva les yeux, et là…

Il la vit. Penchée sur le tableau de bord. Sa tenue militaire venait parfaitement se mouler sur les courbes de son corps. Karola était là, légèrement courbée dans une position plutôt suggestive, un léger sourire aguicheur aux lèvres. Adam déglutit, avant de faire revenir son regard vers Coralie qui appuyait un peu plus fort sur son torse. Coralie… Non, pas Coralie… Le docteur Laurence… Cette dernière observait la progression de McKay à l’extérieur d’un oeil intéressé.

« Que… »

Adam était complètement perdu. Il ne comprenait pas ce qui était en train d’arriver. La seule chose qu’il ressentait, c’était cette envie grimpante, ce désir sauvage, et plus particulièrement pour la charmante Major, déjà bien en position pour être dominée.

Le pilote grimaça, se massant les yeux. Son coeur battait à tout rompre. Une passion ardente lui déchirait l’estomac, le torse, l’incitant à tout de suite rejoindre sa supérieur.

Erin Steele


Cela faisait un moment maintenant que Rodney était parti résoudre le problème d’oxygène du hangar. Les trois compères restaient dans la cabine, confinés dans le cockpit avant pour éviter de se retrouver asphyxier par le gaz à l’extérieur, qui n’était plus filtré depuis des années et des années, voir probablement depuis des centaines d’années. Insidieusement, le gaz s’infiltrait dans le compartiment petit à petit sans qu’ils ne s’en rendent compte. Pas un toussotement, rien. Même pas une gêne, si ce n’était une légère démangeaison et un picotement à peine perceptible, qu’on pouvait attribuer à n’importe quoi d’autre. Le temps semblait s’étirer petit à petit, et les esprits divaguaient. Un cri de terreur se fit entendre, qui glaça le sang d’Erin automatiquement. Elle regarda par la verrière pour voir ce que c’était mais elle ne vit rien. Elle se retourna pour refaire face à la cabine, lascivement appuyée sur le tableau de bord, les fesses appuyées contre le poste de pilotage. Elle faisait tourner une mèche de ses longs cheveux bruns entre ses doigts, en fixant Adam l’air de rien. Son regard était pensif, comme absorbé par le jeune homme, comme-ci elle ne le regardait pas, ou pire, qu’elle le matait mine de rien. Elle papillonnait des cils, comme une adolescente pleine d’hormones. Elle poussa un petit soupir alors que des pensées lui venaient en tête. Des pensées qu’elle chassa bien vite en se redressant un peu quand Coralie bascula sur l’homme. Une bouffé de colère s’insinua en elle, mais elle parvint à se contrôler pour ne pas lui rentrer dedans.

Pourquoi est-ce qu’elle se pendait à son cou celle-là ? Ne pouvait-elle pas faire attention quand elle marchait ? Quelle cruche ! Elle n’avait pas sa place auprès du jeune homme. Ce n’était qu’une assistante de médecin, et les médecins n’étaient que des subalternes vis-à-vis de sa propre fonction de dirigeante. Elle n’était donc rien comparée à Erin. Rien du tout. Mais qu’est-ce qu’il lui prenait de penser de la sorte ? Pourquoi est-ce qu’elle avait ce sentiment de colère contre Coralie ? Au demeurant, cette femme était son amie… Elle ne comprenait pas pourquoi cela c’était insinuée en elle. Elle tenta de faire diversion pour chasser de ses pensées les envies de meurtres qui la prenait. « J’espère qu’il va trouver un moyen de remettre en route les filtres. » Elle se tourna vers la verrière du Jumper, appuyant ses mains sur le cockpit, le cul en arrière, pour regarder au dehors, un genou négligemment plié vers les commandes, dans une position assez suggestive.

L’américaine essayait de faire le point, et elle remarquait que quand elle réfléchissait, elle n’avait pas envie de s’en prendre à l’infirmière… ni même envie tout cours du pilote. D’ailleurs, ce dernier ne devrait pas être à ses pieds, en train de la supplier, nu comme un ver, d’être sa maîtresse et de le diriger ? Elle secoua la tête. Elle était encore en train de divaguer ! Qu’est-ce qu’il lui prenait ? Elle avait Alex, et elle lui était fidèle ! Pourquoi est-ce qu’elle pensait ce genre de chose ? Ça s’imposait à elle subitement alors qu’elle réfléchissait à autre chose, comme une pensée parasite. D’ailleurs, cette Coralie là, n’avait-elle pas proposé un massage à son homme ? N’avait-elle pas voulue le voir par la suite ? Et elle osait encore se pavaner dans ce cockpit pour lui piquer à nouveau son mâle ? Elle avait la bouche entrouverte, et elle se mordillait la lèvre inférieure en se passant régulièrement la langue sur cette dernière. Elle inspira un grand coup. Le pilote fit un petit « que » alors que l’infirmière se redressait. La brune fit une moue blasée avant de reporter son regard sur l’extérieur du Jumper.

Elle sentait qu’elle avait la bougeotte. Elle voulait se dépenser. Elle pétait le feu, et elle n’avait pas envie de rester en place. Peut-être qu’elle devrait prendre cet homme-là maintenant, sauvagement. Son regard revint vers lui, et se porta aussitôt sur la jaune. Ou alors, elle pouvait l’attraper et lui claquer la tête sur la porte du cockpit jusqu’à ce qu’elle ne bouge plus. Si elle attaquait la première, elle ne verrait rien arriver cette connasse. Erin se crispa. Cette pulsion était forte. Elle voulait être la matriarche du groupe, elle voulait régner. Coralie était une concurrente. Elle était plus vieille qu’elle, peut-être de quelques années, et elle ne méritait pas d’assurer la pérennité de l’espèce humaine.

« Il fait chaud », murmura Erin pour elle-même. Elle ne se comprenait pas, et elle secoua la tête, déployant sa chevelure imposante tout en propulsant son parfum alentours. L’oxygène était revenu, il n’y avait plus cette sensation de picotement, ou cette démangeaison. D’ailleurs, Rodney ne tarda pas à revenir lui aussi. Un deuxième mâle. Bien moins attirant que le premier, mais qui pourrait conduire à diversifier le patrimoine génétique. C’était une bonne chose. Elle ne le laisserait pas à Coralie. Celle-là, elle la réduirait à l’état de larbine dépendante de SES hommes et de SA bonne volonté. Une nouvelle fois, elle s’imposa le calme. Elle essayait de mettre des pensées neutres sur les émotions violentes qui la tiraillaient. Elle avait envie de demander aux autres s’ils ne se sentaient pas bizarre, mais elle avait honte de le faire, parce que les pensées qu’elle avaient été tout sauf chastes. Elle se voyait mal demander : « Vous ne vous sentez pas bizarre ? J’ai le feu aux fesses et je violerai bien Adam dans le sang de Coralie. »


Adam Ross

Finalement, le pilote repoussa doucement la chirurgienne, s’avançant vers la militaire de quelques pas moyennement assurés. Il vint se poster juste derrière elle, posant ses mains nonchalamment sur ses hanches, se penchant légèrement en avant au dessus de son dos, le visage un peu rougi, faisant mine de regarder vers l’extérieur.

« Je… Tout va bien ? Où en est le docteur McKay ?... »

Il sentait la chair de la femme frétiller sous ses doigts. Il pouvait presque entendre son coeur battre. Il frissonna légèrement, presque imperceptiblement, tentant tant bien que mal de faire le point dans son esprit.

Coralie Deltour

Coralie se senti vexée par la réaction du jeune homme, ou plutôt par son manque de réaction vis à vis d'elle et le regard qu'il lança à Erin. L'infirmière se redressa, appuyant un peu plus que nécessaire ses mains contre le torse du jeune homme avant de ramener son attention sur ce qui se passait à l'extérieur. Elle observa la progression de McKay pendant quelques instant. Elle le trouva admirable de prendre de tels risques ! Qu'il était courageux... et finalement, plutôt séduisant avec ses yeux d'azurs et ses bonnes réserves nutritives !

Une quinte de toux l'arracha à ses pensées et lui fit comprendre conscience de leur incongruitée. Depuis quand fantasmait-elle sur cette grosse tête imbu de lui même ? Elle se racla la gorge, en proie à une désagréable sensation d'irritation. Visiblement, un peu de l'atmosphère de la salle s'étaient mêlée à l'oxygène restant dans le Jumper. Elle guetta sur elle même et sur ses compagnons les signes d'un empoisonnement au chlore, mais n'en trouva pas, si ce n'est cette vague irritation des voies respiratoires.

Cette observation attentive lui fit prendre conscience du charme de leur pilote. Adam était un homme très appétissant. Ses muscles harmonieux et bien développées était la preuve d'un génétique des plus saine. Il était plus qu'évident qu'il engendrerait des enfants robustes, et qui plus est probablement porteur du gène des anciens. Elle se sentit sourire. C'était quelque chose d'important, la génétique pour relancer une nouvelle communauté humaine.

Encore une fois, elle fut ramené brutalement à la réalité en entendant une annonce radio. Visiblement McKay avait touché à quelque chose qu'il n'aurait pas dû et déclencher un système de défense de l'endroit. Regardant à nouveau le pilote, elle secoua la tête. Depuis quand envisagait-elle les hommes comme des reproducteurs potentiels ? Elle qui n'avait jamais éprouvé le besoin de devenir mère. Il se passait vraiment des choses bizarres ici ! Probablement quelque chose dans l'atmosphère de l'endroit, peut-être une concentration de phéromones en plus du chlore. Il était probable que dés que McKay aurait réussi sa tâche, toute ses pensées dérangeantes ne seraient plus qu'un mauvais souvenir.

Erin Steele

Erin réfléchissait. Pourquoi est-ce qu’elle avait ce genre de pensées ? Elle sentit des mains se poser sur ses hanches et un corps se pencher dans son dos. Une vague de chaleur irradia de son bas ventre vers sa poitrine et l’ensemble de son corps. Elle se raidit, s’agrippant au tableau de bord en repoussant doucement ses callipyges vers le bassin du militaire qui venait se placer dans son dos. Elle savait que c’était lui avant même qu’il ne parle. Elle sentait l’odeur du mâle, de sa chose, de son larbin reproducteur.

Pourquoi est-ce qu’il lui parlait de McKay ? N’avait-il pas autre chose à penser ? Erin soupira. Elle en avait envie, mais elle ne se donnerait pas comme ça. Elle n’était pas digne d’un petit coup au débotté de la sorte. Il devait la courtiser, lui baiser les pieds, et elle consentirait à s’offrir à lui. Elle se redressa, pour se tourner vers le soldat. Ils étaient proches, trop proches. Mais était-ce un problème ?

« Adam ? »

Une fulgurance de lucidité gagna Erin alors que ses yeux se posaient sur le visage du jeune homme. Qu’est-ce qu’elle foutait ?

« Mckay ne devrait pas tarder. Tout va bien ? »

Elle le toisait, cherchant à accrocher son regard, occultant totalement l’infirmière.



Coralie Deltour

Finalement, le scientifique parvint à ses fins et fini par regagner le jumper. Le voir ôter sa combinaison provoqua des palpitations dans la poitrine de la jeune femme. Un regard vers Erin lui indiqua qu'elle devait ressentir la même chose et une flambée d'intense jalousie lui broya le cœur. Elle ne servait à rien la consultante ! Ils n'avaient pas besoin de diplomate ici, il n'y avait personne avec qui palabrer sans fin pour obtenir des clopinettes. Ce dont ses hommes avaient besoin c'était une femme forte, capable de prendre soin d'eux et de leur descendances.

Mais les hommes étaient tellement idiots qu'ils seraient capables de se laisser convaincre par des cheveux brillants, une poitrine développé et quelques années de moins qu'elle. Alors, leur nouvelle colonie s'éteindrait avant même d'avoir commencée ! C'était inadmissible. Elle sentit son poing se serrer dans sa poche autour de la poignée de son scalpel. Ce serait vite fait. Une simple incision là où sa carotide palpitait et le problème serait réglée.


Adam Ross

Adam retira ses mains lorsque la Major se redressa pour lui faire face. Il cligna plusieurs fois des yeux, hébété et intimidé de la voir aussi proche. Un léger sourire provocateur était accroché aux lèvres de la femme, qui l’appela par son nom. Le pilote serra doucement le tissu de son treillis, tentant tant bien que mal de contrôler les émotions et les pulsions diverses et variées qui montaient dans son corps.

Comme pour le ramener à la raison, sa supérieur s’enquit de son état, indiquant le retour prochain du scientifique. Ce sale voleur. Il allait sûrement s'empresser de récupérer Isia et Karola pour lui tout seul ! Le pilote sera légèrement les poings, avant de se rendre compte de son ineptie. Non, aucune chance que cet avorton soit plus séduisant que lui. Adam fit un grand sourire à Karola, se penchant légèrement en avant presque sans le vouloir, un peu trop proche d'elle sûrement. Puis… au dernier moment, il se reprit, un peu rouge, reculant en se frottant les yeux.

« Heu… Nous devrions aller explorer la station. Non ? »

Et ainsi, il pourrait s’assurer que McKay ne resterait pas trop proche d’elles trop longtemps.


Rodney McKay

Alors que j'étais de retour à l'abri dans le jumper pour retirer cette maudite combinaison, le sas séparant le cockpit du compartiment arrière s'ouvrit. Maintenant que j'avais rétabli l'oxygène et évacué le chlore gazeux, mes coéquipiers pouvaient sortir de là sans problème. Mais, à regarder leur attitude, je compris que quelque chose n'allait pas. Que s'était-il passé dans ce cockpit, pendant mon absence, entre un homme et deux femmes ? Dans un espace clos et étroit ? J'ignorais pour quelle raison, mais un sentiment de jalousie m'envahit quand je regardais Adam. Ce dernier avait eu beaucoup de chance de s'être retrouvé bloqué avec deux femmes, non ? Et que dis-je, deux splendides jeunes femmes en les regardant de plus près. Erin était magnifique, il fallait le reconnaître. Quant à Coralie ... pourquoi n'avais-je jamais remarqué sa beauté auparavant ? Je les dévisageai quelques instants, les admirant, avant de me rendre compte que le militaire avait été seul avec elles. Pourquoi lui d'ailleurs ? C'était lui qui aurait du se retrouver à l'extérieur du jumper à faire tout le boulot. Et moi, j'aurais du rester avec ces charmantes demoiselles, ne serait-ce que pour m'assurer qu'elles allaient bien. Non, ça n'allait pas du tout, j'étais furieux en y repensant. Adam n'avait pas à se trouver là, il devrait être loin d'ici. Je devrais être seul avec ces deux femmes, elles étaient à moi, j'en étais sûr. Le militaire était bien trop séduisant, il me faisait de l'ombre. Pourquoi Erin et Coralie craqueraient pour moi si lui était dans les parages ? Je n'avais aucune chance, même si je restais persuadé que les muscles ne valaient pas du tout le cerveau. Adam ressemblait typiquement à la brute qui cognait et ne réfléchissait jamais. Alors que moi, n'étais je pas le gars le plus intelligent de l'univers ? C'était vers moi que les deux jeunes femmes devaient se tourner. Pas vers lui. Peut être devrais-je remédier à ce problème.

Mon regard se posa sur le pistolet que je tenais toujours. Je décidai de le garder avec moi, pour ma propre sécurité, mais surtout pour me débarrasser de mon problème numéro 1 : Adam. Dès que je le pourrais. Cet homme devait être rayé de l'équation. Mais, que m'arrivait-il ? Voilà que maintenant, je prévoyais d'éliminer l'un de mes collègues. Ce n'était pas normal. Certes, je n'avais jamais eu beaucoup de chances avec les femmes, mais pourquoi penser à une telle chose en cet instant ? C'était insensé. Cependant, malgré cet étrange sentiment, je préférai quand même garder l'arme sur moi, au cas où. Adam nous annonça alors que nous devrions partir en exploration. Quelle bonne idée, plus vite nous partirions d'ici, mieux ça vaudrait pour tout le monde.

« Très bonne idée, j'allais justement faire cette remarque si vous ne l'aviez pas faite en premier » lançai-je malgré moi à Adam sur un ton de reproche.

Erin Steele

Erin laissait faire le jeune homme. S’il voulait l’embrasser, il pouvait. Ce n’était pas trop intrusif pour elle et puis, cela lui permettrait d’asseoir son emprise sur lui et le garder pour elle. Elle pourrait toujours le monter contre l’infirmière pour qu’il lui règle son compte. A la limite, il devrait lui casser les bras et les jambes, et on la garderait comme reproductrice à esclave. Ce ne serait pas mal ça. Après tout, de nombreuses civilisations par le passé fonctionnaient en caste. Elle ne serait qu’un incubateur à esclave, et elle pourrait nourrir avec ses deux grosses mamelles ses propres petits. Il fallait bien qu’elle serve à quelque chose. Erin se recentra sur Adam quand il proposa d’aller explorer la station dans laquelle ils étaient. Oui, il fallait bouger, avancer. Rodney fit son entrée à son tour.

La jeune femme le toisa. Il pourrait aussi servir de reproducteur. Après tout, c’était un génie. Et si Adam était le muscle, lui serrait la science. Une bonne idée qu’elle se garda sous le coude. Elle déboutonna deux boutons de son chemisier, augmentant ainsi la profondeur de son decolleté. Son soutient gorge en dentelle florale était visible si jamais elle se penchait un peu trop.

« Allons-y alors. », décréta-t-elle en passant devant les mâles, poussant Adam de l’épaule, sans prêter la moindre attention à Coralie. Après tout, en tant que matriarche, elle devait montrer l’exemple. Et si le pilote sentait qu’elle ne le trouvait pas à la hauteur, il ferait tout pour la satisfaire, elle en était certaine.

Coralie Deltour

Elle fut détournée de ses projets par la décision de sortir de l'appareil pour partir explorer l'endroit. A peine sortie elle alla examiner les squelettes encores présents dans la caverne. Il fallait d'abord qu'elle s'assure qu'il n'y avait pas de contamination bactérienne avant d'envisager de se poser en mère de leur nouvelle société. Un coup d'oeil rapide aux squelettes la rassura sur ce point. Ces hommes et femmes n'étaient pas mort de maladie. Des traces de violences étaient apparentes sur leurs os, et sur plusieurs d'entre eux, certains membres manquaient. Elle poussa un petit soupir de soulagement. Vivement qu'ils quittent l'air vicié de cette boite de conserve et qu'elle perde enfin ses étranges pulsions.

Les membres manquant jonchaient le sol de la salle dans laquelle ils arrivèrent après avoir réussit à ouvrir un porte et quitté leur lieu d'atterrissage... enfin, si on pouvait appeler ça un atterrissage, c'était plutôt un « écrasage » en bonne et due forme.

Elle les examina de plus près, et ce qu'elle découvrit la détourna complètement de ses pensée reproductrices pour quelques minutes. Il y avait des traces de morsures sur les os. Comme s'ils avaient été soigneusement rongés. Mais il ne s'agissait pas de denture animale ! Ses marques avaient été faite par des humains. Les anciens qui avaient vécu ici s'étaient entre-dévorés ! Une théorie parfaitement abominable naquit dans son esprit. L'endroit où ils avaient atterri avait dû servir de « garde manger ». Les humains y avaient été parqués avant d'y être découpés, peut être même vivant, avant d'être dévorés.

Ça impliquait aussi qu'il devait y avoir deux groupes bien distincts. Les maîtres de la cité et leur « bétail ». Elle sentit un frisson lui parcourir l'échine. C'était un scénario digne des pires films d'horreur... et malheureusement, elle était bien placé pour savoir que ce n'était pas totalement inconcevable. Le cannibalisme était une composante qu'on retrouvait régulièrement dans les sociétés humaines à un stade ou l'autre de leur évolution, que ce soit pour des raisons purement survivaliste ou enrobée de composante ésotériques.

Elle jeta un coup d'oeil suspicieux à ses compagnons, particulièrement à Erin.

« J'ose espérer qu'aucun de vous n'a de petits creux... Et même si c'était le cas, j'imagine que savoir que ceux là se sont bouffés entre eux devrait vous couper l'appétit pour quelques instant. » déclara-t-elle.

Poser les yeux sur les deux hommes qui l'accompagnait ralluma un incendie de désir dans son ventre. Elle se releva lascivement, rejetant ses cheveux en arrière. Dans ce mouvement, son regard se posa sur la deuxième femme et ses yeux se rétrécirent un peu.

Après tout, il était fort possible, s'ils restaient coincés ici qu'ils doivent sacrifier quelqu'un pour survivre. Surtout si elle était prise, elle aurait besoin de protéines pour mener à bien sa gestation. Erin n'était pas bien épaisse, mais elle était en bonne santée et jeune... sa chair devait être encore tendre et juteuse.

Encore une fois, sa main se serra autour du manche de son scalpel. Un grésillement dans sa radio la fit sursauter et prendre conscience des horreurs qu'elle envisageait de faire. Qu'est-ce qui se passait ici pour leur donner de telles idées ? Et puis, si elle ressentait ça, il y avait fort à penser qu'il en était de même pour les autres. Alors quoi ? Ils avaient survécu à tout ça pour finir par s'entretuer ici ?!

« Il faut qu'on trouve un moyen de partir d'ici très vite ! »dit-elle d'une voix blanche.

Un nouveau grésillement dans la radio lui évita de retomber dans ses abominables pensées, d'autant qu'il fut suivi d'une voix lointaine. Elle s'écarta un peu des autres pour se concentrer sur la voix qu'elle avait cru déceler à travers les parasites.

« Sutter ?! », s'exclama-t-elle en se sentant pâlir « Tu vas bien ? Vous êtes où ? »

La radio grésilla avant de laisser entendre sa voix. L’homme semblait très inquiet.

« Non d’un chien, Coralie ! Je pensais qu’on vous avait perdu... »

Des parasites recouvrirent un instant sa voix.

« On va tous plutôt bien. Mais nous sommes piégés dans une partie isolée du bâtiment. Et toi, comment tu vas ? »

Coralie sentit son cœur s'alléger d'un seul coup avant qu'il ne commence à battre plus fort. La voix grave et sensuelle de l'homme lui retourne les sens. Une nouvelle fois elle tourne les yeux vers Erin, nul doute que cette garce le voudrait pour elle toute seule ! Mais celui là il est à elle !

« On pensait que la barge avait été détruite par l'explosion. » dit-elle avec émotion. « Je suis heureuse de t'entendre » rajoute-t-elle avec chaleur et un accent vaguement aguicheur.

Le retour de sa voix dans le micro lui fit prendre conscience de son ton. Elle ferma les yeux et prit une grand inspiration pour chasser les idées perverses qui lui venaient en tête. Il faut qu'elle garde l'esprit clair.

Elle se tourna vers les autres pour les informer que la barge était quelque part dans le bâtiment et que l'équipage était sain et sauf.

« On est tous là, et je vais bien... Enfin, je crois. Je sais pas... Je crois qu'à un certain moment j'étais morte... je crois qu'on l'était tous. »

Elle fronça les sourcils, peinant à ordonner ses idées entre le concept de « retour à la vie » qui heurte sa vision scientifique des choses et le désir qui la tenaille à nouveau quand elle pose les yeux sur la large poitrine d'Adam.

« Est-ce que la barge est en état ? »

Il y eu un léger silence avant que Sutter ne réponde :

« Il n’y a plus de barge, Coralie...tu as l’air étrange...tu es sûr que ça va ? »

Coralie s'entendit soupirer. Oui, maintenant elle était sûre qu'elle devait se débarrasser d'Erin. Il n'y avait pas de place pour deux reines de leur nouvelles société et elle était certaine que la gratte papier devait certainement se croire plus adapté qu'elle. Elle était sûre que cette tête de pioche ne voudrait pas entendre raison.

« Je... je sais pas. » Son cœur battait plus fort dans sa poitrine. Cette voix... elle lui donnait des frissons et l'envie de se blottir contre la large poitrine de son propriétaire. Il serait parfait comme reproducteur !

Elle secoua la tête pour revenir à la raison.

« Non, y'a quelque chose qui va pas. Sutter... j'ai des... des pulsions terrifiantes. J'ai de plus en plus de mal à les repousser... Viens me chercher... j'ai peur ! »

« Je te laisserai pas tomber, je te le promets. Mais il faut que tu me rendes service d’accord ? Nous sommes devant une porte sans cristaux de contrôle. Le seul accès qui se trouve dans le pont intermédiaire, juste à côté de ce qui nous semble être une fabrique de cristaux. »

Sutter fît un silence, apparemment navré de ne pas avoir le pouvoir de se matérialiser en face de l’infirmière pour lui porter secours.

« Nous ne sommes pas des scientifiques. Il faut que tu trouve le moyen de nous ouvrir cet accès. Et je vais me démerder pour accourir au plus vite auprès de toi. Mais tu dois ouvrir cette fichue porte et tenir le coup en attendant. C’est compris ? »

Coralie se sentit soudain très très très lasse. Elle avait peur, elle sentait le regard d'Erin sur elle, elle savait que celui qu'elle lui lançait n'était pas plus rassurant. Elle avait de plus en plus de mal à rester lucide... Si elle s'écoutait elle se jetterait brutalement sur le premier des mecs à sa portée, sans retenue, sans honte et sans pudeur. Elle se frotta la base du nez, serrant les paupières.

« D'accord. Je vais en parler à McKay ? » Elle se tut quelques instant avant de reprendre « Et de votre côté, pas de pulsions dérangeantes ? »

« Des pulsions dérangeantes ? Non. » Sutter parla apparemment à un membre de son équipe mais la voix était plus lointaine.

« On a découvert qu’il y a une zone du pont intermédiaire qui alimente la station en énergie. On va se retrouver là-bas et découvrir ce qu’il t’arrive. Tiens bon Coralie...j’arrive. »

« D'accord » répondit-elle d'une voix éteinte. Les grésillements se firent à nouveau plus intenses dans la radio et elle perdit le contact. Elle retourna vers les autres.

« [color=#00FFFF]L'équipage de la barge est ici, ils sont vivants. » Elle se tourna vers McKay « Ils ont découvert je cite « une zone du pont intermédiaire qui alimente la station en énergie. » J'espère que vous savez ce que ça veut dire, parce que moi j'en ai absolument aucune idée et c'est là qu'on doit les rejoindre. »

Erin Steele

Les aventuriers avançaient dans les couloirs. Ils trouvèrent des ossements, apparemment rongés, dans ce qui ressemblait à un dortoir, puis en avançant, il semblait y en avoir encore, mais par bout seulement... Coralie ne tarda pas à dire qu’ils avaient été consommés par d’autres humains. C’était horrible… Que c’était-il passé ici ? Erin se le demandait, et cela lui permettait de chasser les pensées désobligeantes qui n’arrêtaient pas d’assaillir son esprit enflammé. Au moins, cela avait le mérite de calmer ses pulsions. Seulement voilà, il ne fallait pas grand-chose pour que ça revienne la hanter, comme ce regard que lui lançait l’infirmière. Il se passait quelque chose ici, qui les conduisait à raisonner de façon brute et primitive.

« Je suis d’accord, nous devrions partir d’ici et vite… », poussa Erin à la suite de Coralie. Elle n’avait pas envie, intellectuellement parlant, de détester l’infirmière au point de vouloir la trucider et pourtant, elle en crevait d’envie, comme elle crevait d’envie de vouloir se faire le pilote en premier lieu. Malgré le contexte, l’ambiance, l’environnement à faire pâlir un mort, elle sentait qu’elle avait toujours le feu aux fesses alors que tout ici ne demandait qu’à la couper nette dans toute envie sexuelle.

Coralie reçue un message radio. Apparemment, il s’agissait de Sutter. Les traits de l’ex consultante se détendirent pour de bons. Il n’était pas mort, et avec un peu de chance, l’équipage non plus. Elle se sentait responsable depuis son réveil, terriblement responsable même. Elle avait merdé une donnée, ou elle ne savait quoi d’autre, et cela avait conduit à ce terrible drame. Quel soulagement de le savoir en vie ! Coralie confirma que l’équipage était sain et sauf et qu’il était quelque part dans le bâtiment. Il allait falloir les retrouver… Une pensée traversa l’esprit de la brune. Il n’y avait que des hommes sur cette barge… Cela serait trop pour elle. Elle allait devoir agencer son cheptel. Prendre les plus vigoureux, refaire une sélection. Sa société de caste était en train de s’organiser. Les plus faibles seraient affectés aux tâches courantes pour servir les plus forts. Les descendants des plus faibles seraient les esclaves des descendants des plus forts. En ayant des mômes avec plusieurs hommes, elle limiterait la consanguinité sur les générations futures. Coralie servirait de poule pondeuse à esclave, et ses filles aussi. La voie était toute tracée !

« C’est parfait ça », fit Erin en réponse à Coralie qui les informait une nouvelle fois que l’équipage était présent. Son ton était enjôleur, comme-ci la brune s’était déjà projetée avec eux. Et c’était bel et bien le cas.

Adam Ross


L’équipe progressait lentement mais sûrement dans le hangar. Adam n’avait pas oublié que McKay possédait encore le pistolet, mais, dans un élan de lucidité, il avait préféré le lui laisser pour le moment. Avec son comportement étrange, il serait capable de faire n’importe quoi avec cette arme… Autant éviter cela. Ils avancèrent dans un couloir remplis de différentes portes, qu’Adam essaya d’ouvrir. Impossible. Il grogna, donnant un coup rageur dans l’une d’entre elles, avant de se rendre compte du subterfuge.

« Elles ont été soudées. Il manquait plus que ça ! »

De nouveau, son corps était en pleine ébullition de rage. Son regard se posa sur McKay. Il mourrait d’envie de lui refaire le portrait, à ce moment là. Cela dit, il se retint. Après tout, Rodney avait une arme dans les mains. Mieux valait faire profil bas et s’occuper de lui plus tard. Après cela, il aurait les femelles pour lui tout seul.

Ils débouchèrent finalement dans une sorte de grande pièce à vivre, remplie de lits de camps, occupés par des squelettes. Au moins une trentaine. Ils devaient être entreposés ici depuis des lustres… Le militaire fit quelques pas dans la pièce, observant avec attention les cadavres, remarquant avec effroi qu’il leur manquait certains membres. Cela avait dû être un véritable massacre. Son regard dévia finalement sur Karola, qui avait ouvert un peu plus son chemisier, laissant encore un peu moins de place à l’imagination. Il sentit de nouveau l’envie grandir en lui, mais il fut rapidement ramené à la réalité par McKay, qui semblait avoir découvert quelque chose.


Rodney McKay

Je laissais d'abord passer Erin pour quitter le jumper, non sans avoir rapidement jeté un coup d'oeil dans son décolleté, étant donné que la jeune femme venait de retirer quelques boutons. Peut être avait-elle chaud ? Puis, Coralie la suivit, et je lui emboîtai alors le pas, mon regard posé discrètement sur le ravissant fessier de l'infirmière. Très agréable à regarder. Comme celui de la diplomate d'ailleurs. Je m'éloignai un peu d'Adam, je n'aimais pas être près de lui, il m'horripilait. Pendant que Coralie faisait un rapide examen des corps retrouvés dans le hangar, j'attendis patiemment, non sans regarder de temps en temps les deux femmes. Oh oui, elles étaient à moi, rien qu'à moi, c'était clair comme de l'eau de roche. Le militaire devait disparaître à tout prix, sinon il allait me les voler. Mais qu'est ce que tu racontes, McKay ? Allez, ressaisis toi, tu as vraiment des idées étranges en ce moment. Une fois que l'infirmière eut terminé son examen, j'emboîtai le pas au groupe dans le couloir, laissant Adam mener la marche. Comme ça, je restai près de deux femmes, ce qui m'allait très bien. Il y avait plusieurs portes, mais le militaire ne parvint à en ouvrir aucune. Pourtant, en y regardant de plus près, je constatai que les cristaux étaient bien en place, et les boîtiers étaient alimentés. Cependant, les portes ne s'ouvraient pas. En examinant les contours, je pus apercevoir des traces de soudure. Pas étonnant qu'elles soient bloquées, quelqu'un les avait condamné. Adam s'en rendit enfin compte après avoir essayer d'en frapper une de rage. Que voulez vous, c'était un militaire, un vrai bourrin qui ne savait pas réfléchir. Cela prouvait bien que le cerveau l'emportait sur les muscles, et que j'étais bien plus intéressant que lui, non ? Je soupirai d'exaspération à ses paroles.

« Bravo Rambo, vous avez trouvé ça tout seul ? Si vous aviez fait travailler vos neurones au lieu de frapper cette porte, vous auriez remarqué dès le début des traces de soudure. Vous, les militaires, vous êtes vraiment tous des bourrins ».

J'étais peut être un peu agressif, mais je ressemblais davantage à un coq en pleine parade pour séduire les poules autour de lui. Et quand deux mâles s'affrontaient pour les faveurs d'une femelle, il n'y avait qu'un seul vainqueur. Après cet échange, nous continuâmes notre chemin jusqu'à arriver dans une salle, une sorte de hangar dans lequel se trouvait plusieurs lits, avec des squelettes dessus. Du moins, des parties de squelettes car certains morceaux manquaient. Coralie s'empressa d'examiner ces nouveaux corps, pendant que je fis le tour de la salle. Il y avait des nappes de sang séché sur le sol, et je dus jouer les équilibristes pour ne pas marcher dedans. J'aperçus au fond du hangar une porte qui ne paraissait pas scellée, au moment où l'infirmière nous expliqua que les corps avaient été dévorés par un humain. Il ne manquait plus que ça, un cannibale. Il fallait vraiment partir d'ici, en espérant que le cannibale ne soit plus de ce monde.

J'ouvris la porte au fond de la salle, et me retrouvai dans un petit couloir avec plein d'inscription sur les murs. Ou plutôt des traits, comme si la personne rescapée de la station avait compté le nombre de jours présent sur la base. Et il y en avait beaucoup, de quoi donner le tournis.

« Et ben ! Celui qui a manigancé tout ça a du voir le temps passer très lentement ».

Adam Ross

Adam s’empressa de suivre le scientifique, afin de pouvoir le garder à l’oeil, pour s’assurer qu’il ne tente pas d’action stupide pour pouvoir s’accaparer toute l’attention de Karola et d’Isia. Surtout que, sa remarque de tout à l’heure lui était resté en travers de la gorge. Pour qui se prenait-il ce petit morveux ? S’il n’était pas armé, Adam lui aurait déjà réglé son compte. Tentant de chasser ces idées sinistres de son esprit, il observa les différentes gravures sur les murs. Un compte des jours. Beaucoup, beaucoup, beaucoup de jours. De quoi rendre fou n’importe qui.

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Rodney McKay

La prochaine pièce au bout du couloir ressemblait à une salle de contrôle, mais elle avait été aménagée différemment. Il y avait un lit de camps, un réservoir d'eau, des vivres desséchées par le temps, quelques affaires et un container rempli d'os. Et encore ces nombreux traits. Il n'y avait aucun doute, le rescapé vivait ici.

« L'inconnu a passé son temps ici, et la salle d'à côté devait être son garde manger. Quelle horreur ».

Alors que je continuai d'examiner les lieux, non sans jeter un coup d'oeil de temps en temps aux deux femmes du groupe pour le plaisir des yeux, Coralie eut un contact radio avec Sutter. Puis, elle vint me voir pour me poser quelques questions. Il fallait vérifier ces informations. Sans attendre, je m'approchai de la console principale, et y branchai mon ordinateur. Par chance, la console n'était pas piégée, et je pus accéder au plan de la station qui était immense. Et cette base était entrain de partir en miette depuis des milliers d'années. Je décidai de faire part de toutes mes découvertes à voix haute pour impressionner la gente féminine, et leur prouver que l'intelligence l'emportait sur la force pour nous sortir de ce mauvais pas.

« Cette station est gigantesque, mais beaucoup d'accès ont subi les dégâts du temps, et ont été détruits par des météorites. On ne peut pas accéder à une grande majorité de la base. Par chance, ce qu'on cherche peut être accessible. Venez voir, Coralie ».

J'attendis que la jeune femme s'approche de moi, puis je posai ma main dans son dos pour la coller à moi, tout en lui montrant le plan affiché.

Coralie Deltour

Sa discussion avec Sutter avait un temps calmé les ardeurs de l’infirmière, mais quand McKay l’invita à venir près de lui et posa sa main sur son dos, ce fut comme si quelqu’un avait soufflé sur des braises. Elle ressentit une nouvelle flambée de désir pour le beau scientifiques. Après tout, peu importait les muscles, ça se travaille, mais l’intelligence est quand même quelque chose qu’on n’a ou pas. Au moins avec lui, elle serait presque assurée que leur descendance aurait un QI important. Qui sais, ils pourraient peut être même trouver un moyen de conquérir de nouveaux territoires ?

Mais elle n’en était pas là, pour l’instant, il s’agissait juste de l’amener à prendre son parti si Erin décidait de s’en prendre à elle. Au moins, il était armé. Elle le regarda en papillonnant des cils, écoutant religieusement des explications auxquelles elle ne pipait mot. Mais elle s’en fichait, il s’adressait uniquement à elle et sa voix était aussi agréable à ses oreilles qu’une douce musique.

Rodney McKay

Sentir le corps de Coralie contre moi ne me laissait pas indifférent, je dus l'avouer. Maintenant qu'elle était si près de moi, je pus davantage admirer sa beauté. Je dévisageai la jeune femme quelques secondes, avant de regarder la console.

« Regardez, quelqu'un a activé l'alimentation dans cette zone grâce au gène ATA, probablement Sutter ou un membre de son équipe. Donc, SG-12 est ici, et la salle dont parlait Sutter est probablement celle là. Cette zone du pont intermédiaire mène à la salle principale de la station, celle qui alimente toute la base en énergie. D'après ce que je vois, la station n'est pas alimentée par un E2PZ, comme sur Atlantis, mais par un réacteur qui consomme le gaz BT. Logique, vu où nous sommes. Par contre, ce réacteur est dans un sale état, il est probablement endommagé ».

Je retirai alors ma main du dos de Coralie pour pianoter sur mon ordinateur portable. Je finis par trouver ce que je cherchais.

Coralie Deltour

Elle fit la moue lorsqu’il retira sa main de son dos, la privant de cette agréable sensation de chaleur. Ne pouvait-il pas laisser tomber un peu son ordinateur pour s’occuper uniquement d’elle ? Le nom de Sutter eut l’effet d’une impulsion électrique sur elle. Elle reprit ses esprit un peu plus brutalement que les fois précédentes, se demandant ce qui venait de se passer et à quel moment elle avait commencé à fantasmer ainsi sur ce scientifique qui ne perdait pas une occasion de la traiter de bourreaux quand elle devait le soigner.

Rodney McKay

Ne m'apercevant pas de la frustration de l'infirmière lorsque ma main se retira de son dos, je poursuivis mes explications.

« Je vois, c'est cette porte qui bloque Sutter et son équipe. Je vais tenter de l'ouvrir à distance en effectuant une dérivation. Il me faut quelques instants ».

Quelques calculs plus tard, je fis ma dérivation, et appuyai sur la touche “entrée” du clavier pour activer l'ouverture à distance de la porte. Avec un sourire, je regardai Coralie.

« Et voilà, je viens de permettre à SG-12 d'accéder à la zone indiquée par Sutter » dis-je tout fier de moi.

J'espérais secrètement avoir impressionné la jeune infirmière.

Coralie Deltour

Coralie lui offrit un sourire éclatant avant de se jeter à son cou pour lui offrir un baiser passionné. Elle retrouva son état de désir lorsque ses lèvres touchèrent celles du scientifiques. Elles étaient douche, chaude et charnue sous les siennes. Elle avait envie de les mordiller, mais il ne fallait pas trop lui en donner d’un coup. Elle voulait que ce soit lui qui vienne la relancer, de le rendre fou de désir pour elle. Ce baiser était juste une mise en bouche et une façon de lui exprimer toute son admiration pour avoir réussis là où d’autres n'auraient rien pu faire.

« Tu es un génie, Rodney » lui susurra-t-elle d’un ton aguicheur.

Rodney McKay

Contre toute attente, Coralie passa ses bras autour de mon cou, et déposa ses lèvres sur les miennes. C'était très agréable, je devais le reconnaître. Et j'appréciais beaucoup ça. Enlaçant la jeune femme, je me laissai aller à mes pulsions, et je répondis doucement à son baiser langoureux, en profitant quelques instants. Puis, une fois que nos lèvres se séparèrent, je lançai mon plus beau sourire lorsque l'infirmière reconnut que j'étais un génie. Enfin quelqu'un qui le reconnaissait ouvertement, cela me fit très plaisir. Décidément, pourquoi n'avais-je jamais apprécié cette femme avant ?

« Qu'est ce que je ne ferais pas pour toi ? Demande tout ce que tu veux, et tu l'obtiendras » lui lançai je sans même me rendre compte que je venais de la tutoyer.

Coralie Deltour

L’infirmière sourit tendrement, le regardant reprendre son boulot. Elle saurait se rappeler de cette promesse en temps venu.

Rodney McKay

Je finis par relâcher mon étreinte, à regret bien sûr, car le contact de Coralie contre mon corps me faisait beaucoup de bien. C'était très étrange. Puis, je repris mon analyse de la station. Quelque chose m'interpella et me préoccupa. Une salle en particulier, celle d'où provenait l'onde régénératrice. D'après mes analyses, quelque chose, ou plutôt quelqu'un avait délibérément saboté cette salle, et l'onde était entrée en surcharge. Ce qui était très mauvais, car l'onde se répandait sur une grande partie de la base, et rendait fous toutes les personnes présentes dans son champs d'action. Et nous étions en plein dans ce champs. Peut être que c'était pour cette raison que je trouvais les deux jeunes femmes de l'expédition très attirantes, et que j'avais une furieuse envie de me débarrasser de Ross ? Je portai mon regard sur le reste du groupe. Devais-je les prévenir ? Non, c'était impossible que ça soit ça. Il s'agissait juste d'une nouvelle réalité qui m'était soudainement apparue, c'est à dire que j'avais sans doute un faible pour Erin et Coralie, et que j'étais jaloux d'Adam. Oui, c'était ça, cela n'avait absolument rien à avoir avec l'onde. Je décidai donc de garder cette information pour moi. De toute façon, l'accès à cette salle était impossible. Tous les accès avaient été condamnés, et ce n'était pas par une façon naturelle. Tous les couloirs menant à cette salle étaient exposés au vide, comme si le saboteur avait fait en sorte que tous les accès soient tout simplement coupés. L'idée d'envoyer quelqu'un là bas serait suicidaire. Quoique, peut être que je pouvais envoyer Adam ? Oh oui, quelle bonne idée, au moins je serais débarrassé de lui pour de bon. Non non, je devais me reprendre. Je n'enverrais personne là bas, point final.

Erin Steele

Le mur des décomptes passé, ils avaient attéri dans une salle où se trouvait différentes consoles et différents bouts de « gens ». Cela n’augurait rien de bon. Quelqu’un avait mangé les autres, et ce quelqu’un était peut-être toujours à bord. D’un côté, cela semblait faire des années et des années qu’il était passé à table et qu’il avait dégusté son dernier bout d’humain. Il était probablement mort non ? Dans cette galaxie, les morts pas mort, y en avait des tas. Il fallait donc se méfier, surtout que les chambres de stases semblaient être à la mode dans ce coin de l’univers. Les portes avaient été soudées, ce qui provoqua quelques tensions chez les deux mâles, sans trop de réactions de la part du militaire. Un peu décevant, pourtant l’autre cherchait des noises. Mais qu’importe, cela lui permettait de voir qui serait le reproducteur principal. Alors que Rodney venait de trouver quelque chose et qu’il l’expliquait à Coralie, en se montrant tactile, ce qui provoqua des envies de meurtres encore plus prononcées chez elle.

Franchement qu'ils étaient pathétiques tous les deux à roucouler comme des ânes. Pas tant l’homme, après tout, ce n'était qu'un scientifique et il ne devait pas expérimenter les femmes aussi régulièrement qu'il le devrait, mais cette infirmière… c'était vraiment la dernière des pimbêche. Elle l'agaçait au plus haut point sans savoir pourquoi réellement. Mais plus ça allait, plus elle avait du mal à éprouver de la sympathie ou ne serait ce qu'une pensée lucide lui disant qu'elles étaient toutes les deux atlantes et collègues.

Histoire de se changer les idées et pour ne pas s’imaginer dans un vieux porno au budget limité et au scénario inexistant, et surtout pour se calmer, Erin fouilla ici et là en attendant que ses comparses d’aventures ne décident que faire. C’est alors qu’elle mit la main sur un clavier ancien. Elle en avait déjà vu au SGC, dans la salle dédiée aux reliques. Elle essaya de l’activer, étant porteuse du gène. Un hologramme se déploya dans sa main. Le texte, rédigé en ancien, ne voulait pas dire grand-chose.

« Tenez, regardez », fit elle en approchant du groupe. « Il y a écrit : "Attily ! Ma attily... Plus de vie ? Plus de vie ? Plus de vie ? Seul maintenant. Vais chercher un nouveau contenant ! » Le texte en ancien pour le terme « Plus de vie ? » qu’elle avait traduit pour les autres se repétaient au moins une bonne cinquantaine de fois avant de passer à la dernière phrase qui disait « seul maintenant. Vais chercher un nouveau contenant ! ». C’était curieux.


Adam Ross

Rapidement, Isia les informa qu’ils étaient morts dévorés. Adam sentit les poils sur son échine se dresser. Le dernier survivant serait donc un cannibale ? Tandis que le pilote se baladait dans la pièce, et plus particulièrement vers ce qui ressemblait au garde-manger, à la recherche de quelque chose d’intéressant, Isia reprit le contact avec Sutter. Isia… Coralie plutôt. Pas Isia. Isia était sur Atlantis. Mais que faisait Karola ici alors ? Son cerveau était embrouillé, il avait du mal à suivre actuellement. Cela dit, il y avait une bonne nouvelle. L’équipe de la barge était en vie. Ils étaient juste… Coincés. C’était donc à eux de les libérer. Au même moment, Karola réussit à ouvrir un message en ancien sur un ancien ordinateur lantien. En plus d’être belle, elle était intelligente. C’était une femme parfaite en somme.

« Attily… Cela doit être le nom de celui qui a dévoré ses petits camarades pour survivre. Et contenant… »

Rodney McKay

Pendant mes recherches, Erin de son côté n'était pas restée inactive. Il n'y avait que Adam qui ne faisait rien. Comme d'habitude, en fait. Un militaire, ça restait toujours planté là comme un piquet. Enfin bref, mon attention se reporta sur la diplomate qui venait de trouver quelque chose d'intéressant. Et de perturbant. Un message en lantien qu'elle traduisit. Je ne pus que la féliciter, c'était rare de tomber sur quelqu'un qui pouvait aussi parler le langage ancien, et la jeune femme m'impressionnait. Tout en me rapprochant un peu d'elle, je lui lançai un petit sourire en coin.

« Vous êtes un vrai génie. Réussir à trouver ce texte à partir de cette vieille console, c'est prodigieux ».

Pourtant, tout comme elle, je n'avais pas la moindre idée de ce que le message voulait dire. Il s'agissait certainement d'un texte enregistré par le dernier survivant, celui qui avait logé dans cette pièce. Mais, la suite du message, et surtout cette histoire de "contenant" m'échappait. Qu'est ce que cela voulait dire ?

Erin Steele

Bien malgré elle, Erin remonta ses cheveux légèrement, plutôt satisfaite qu'on lui fasse un compliment. Bien sûr qu’elle était géniale. Il pensait quoi ? Elle allait répliquer quelque chose de bien senti vis à vis de sa collègue féminine tout en se la racontant un peu quand le lieutenant se retourna brutalement vers son acolyte scientifique.

Adam Ross

Adam écarquilla les yeux, comprenant soudainement. Une chambre de stase. Le survivant qui se trouvait dans le coin était potentiellement encore en vie s’il avait trouvé une chambre de stase. Ross se tourna d’un seul bloc vers McKay, tendant la main vers lui. Si ce fou furieux était encore dans les parages, alors il allait falloir être prêt à se défendre, et dans de telles conditions, ce ne serait pas un petit scientifique de pacotille qui y arriverait.

« McKay, donnez moi votre arme. »
Rodney McKay

Adam émit quelques hypothèses, et il semblait avoir une idée. Il prit soudainement peur, et me réclama l'arme sans attendre. Mon regard se baissa sur le pistolet, et alors que j'allais le lui donner, une idée me vint en tête. Non, je ne devais pas me séparer de l'arme. Et encore moins la lui confier. C'était un piège de sa part. Il voulait certainement utiliser ce pistolet contre moi pour garder les femmes pour lui. Oui, c'était ça l'explication. Je reculai alors de quelques pas, tout en dévisageant Adam.

« Désolé, je préfère la garder. Vous êtes militaire, vous pouvez vous défendre sans arme. Ce qui n'est pas mon cas. Elle me sera utile si on est attaqué ».

A ce moment là, l'effroyable cri que j'avais entendu un peu plus tôt, dans le couloir, revint à la charge dans mon oreillette. De quoi vous glacer le sang. Les lumières vacillèrent, et quelque chose fit trembler une porte scellée, comme si ça voulait entrer dans la pièce. Puis, comme dans le couloir, la voix se tut et tout revint à la normale. Restant près des femmes, je regardai autour de moi.

« Encore ce cri. Mais qu'est ce que ça peut être ? Et d'où ça vient ? »

Adam Ross

Adam s’appréta à lancer une réplique cinglante au scientifique, ce qui n’était pas vraiment de son habitude. De plus, ce dernier s’était approché un peu trop proche de Karola à son goût. Pour qui se prenait-il à la fin ? C’était lui qui commandait, pas un stupide physicien, qui aurait mieux fait de retourner étudier dans son laboratoire miteux. Au moment où Ross fit un pas dans sa direction, un cri épouvantable déchira l’air, faisant clignoter toutes les lumières, la porte du fond se mettant à trembler dangereusement. Adam resta immobile, fixant la porte, la mâchoire serrée. Quand tout cessa, McKay prit de nouveau la parole. Il commençait vraiment à lui taper sur le système. Adam avança jusqu’à lui, avant de l’attraper par le col, lui gueulant dessus comme s’il ne s’agissait que d’un vulgaire clébard. Ce n’était VRAIMENT pas ses réactions habituelles.

« Ce que c’est ? Ce que c’est, c’est la saloperie qui a sûrement décimé la population de cette station ! Donc maintenant, McKay, vous avez deux choix. Soit vous me filez le pistolet, pour que je puisse vous défendre lorsque notre ennemi inconnu nous attaquera, soit je vous laisse passer tout seul cette porte, et nous jugerons au volume de vos cris s’il faut oui ou non vous suivre ! »

Le regard du militaire était empli de rage et d’excitement, de manière à faire comprendre que si le scientifique refusait de rendre son arme, Adam allait s’arranger pour lui faire passer un très très mauvais quart d’heure.

Rodney McKay

Pour toute réponse à ma question, je n'eus le droit qu'à la réaction d'Adam qui venait de m'empoigner par le col, en me fusillant du regard et en me répétant de lui donner le pistolet pour s'occuper du cannibale. Ma parole, le militaire était devenu fou, je pouvais le voir dans son regard. Un fou furieux, voilà ce que j'avais devant moi. Mais, ce n'était pas le moment d'avoir peur, ou de faire preuve de faiblesse. Pas devant les deux femmes. Il fallait que je réagisse, que je me montre courageux, et que je ne me laisse pas faire. Adam pouvait me casser la gueule avec facilité, mais moi j'avais un atout de taille. Réussissant à me défaire de sa poigne, je reculai tout en levant mon arme en direction de Ross, pointant le pistolet sur son torse. Il était à quelques mètres de moi seulement, je ne pouvais pas le manquer. Et même s'il tentait de faire quoi que ce soit, j'aurais le temps d'appuyer sur la détente. Qui de nous deux allait gagner la bataille ? A ce moment là, j'eus l'air aussi fou que lui. Mes yeux noirs de haine restèrent braqués sur Adam, tandis que mon doigt se posait sur la détente.

« Vous croyez que je n'ai pas remarqué votre manège, Lieutenant ? Vous n'avez qu'une seule envie, celle de vous débarrasser de moi. Ne comptez pas là dessus. Si quelqu'un doit y passer, c'est bien vous. Vous êtes inutile, vous ne servez à rien, et vous êtes dangereux. Donnez moi une bonne raison de ne pas appuyer sur la détente ».


Adam Ross

Adam recula d’un pas en voyant l’arme braquée sur lui. Cette fois-ci, il était en position de faiblesse. Ce scientifique était devenu complètement barge. Le pilote leva ses bras devant lui, résigné à ne pas mourir aujourd’hui.

« Bien, c’est comme vous voulez McKay. Dans ce cas, vous saurez surement tous nous sauver en cas d’attaque. Ou vous serez le premier à mourir. »

A ces mots, Adam se retourna, s’avançant vers la porte tremblante, bien décidé à l’ouvrir afin d’avancer loin de cet espèce de psychopathe bon à rien en manque flagrant d’attention. Il tenta d’actionner les commandes de la porte une fois. Deux fois. Elle était cassée. Après avoir vérifié que la porte n’était pas soudée, Adam entreprit de l’ouvrir à main nue, mais seul, il ne risquait pas d’y arriver. Il se tourna vers Karola, avant de lui faire signe de s’approcher.

« Vu que notre nouveau dictateur psychopathe n’a pas l’air motivé à s’approcher, est-ce que tu pourrais venir m’aider à ouvrir cette porte ? Vous aussi I… Coralie, votre aide ne sera pas de trop. »

Il se posta contre la porte, les bras croisés, posant un regard neutre et vide d’expression sur McKay. Par cette manoeuvre, il espérait bien désolidariser les deux femmes de cet homme de pacotille.

Coralie Deltour

Tout à coup les choses dégénèrent entre les deux hommes, Coralie savait qu’elle aurait du intervenir, faire quelque chose, mais voir ses deux mâles se disputer pour ses beaux yeux… bon, et ceux d’Erin, mais ça, ça se réglerait ultérieurement lui donna un tel sentiment de puissance qu’elle n’eut pas le courage d’intervenir. Et puis, c’était l’occasion de vérifier si ses hypothèses concernant les muscles étaient bonne. Voir si, quand les circonstances l’exigeaient, McKay serait capable de se montrer à la hauteur.

Il le fut. Pas avec ses poings, mais avec sa capacité de raisonnement et ses mots. Adam recula, comme s’il venait de prendre une droite, alors que McKay n’avait pas bougé. Son visage exprimait tout à la fois une certaine surprise de leur comportement, et une immense frustration. Coralie se contenta de sourire.

Erin Steele

Quand Adam demanda l’arme de Mckay, Erin se recula d'un pas pour s'adosser contre un mur, pliant une de ses jambes pour poser sa semelle à la verticale également. Elle croisa les bras sous sa poitrine pour observer les deux mâles s'affronter. C'était intéressant pour la suite. Lequel des deux gagnerait ce duel ? Chacun ne voulait pas laisser de terrain à l’autre. Logique. Mais bon, il en fallait plus pour impressionner Erin. Oh quoique Rodney qui pointe un flingue sur Adam, c'était excitant. Elle se passa la langue sur les lèvres sans trop s’en rendre compte.

Soudainement le cri qu’elle avait entendu toute à l’heure percuta de nouveau ses oreilles et elle se redressa subitement se remontant sur ses deux pieds. Elle sursauta quand ça frappa la porte. Bordel mais qu'est ce que c'était que ce truc ? Cela agrémenta l’agressivité des deux hommes. Elle crevait d’envie de prendre le flingue pour elle. D’ailleurs peut être que si elle l’exigeait auprès de Rodney, ce dernier​ la lui donnerait ? Hum, valait mieux le laisser penser qu'il protégeait sa famille. Au moins, il se donnerait entier dans la lutte pour sauvegarder son clan. C'était une forme de manipulation implicite. Rien de plus. Quand elle la demanderait pour neutraliser l'infirmière, il la lui donnerait.

En attendant, le pilote abdiqua une nouvelle fois. Vraiment décevant. Peut être que le mâle dominant ici, c'était le scientifique. Finalement, les situations conflictuelles étaient bénéfiques. Elle aurait pu se tromper et choisir en fonction des muscles. Mais cela ne faisait pas tout manifestement. Tiens d’ailleurs, Adam lui demandait d’approcher. Elle n’avait pas envie d’aider le plus faible du duo… et au delà de cette considération basique, elle n’avait pas envie d’ouvrir cette porte pour voir ce qu'il y avait derrière. Après tout, ce n'était pas enfermé pour rien.

« Je n’ai pas envie d’ouvrir cette porte », fit Erin en croisant à nouveau les bras devant Adam.

Rodney McKay

J'avais gagné, même si Adam était toujours en vie. Mais au moins, il reculait. Il n'avait pas encore l'intention de me faire ma fête, c'était une bonne chose. Je me calmais un peu, pendant que le militaire s'éloignait vers la porte qui tremblait toute à l'heure, lorsque le cri glacial avait retenti. Mais, que m'arrivait-il ? Voilà que maintenant, je menaçais de mort l'un de mes coéquipiers. Bon, il l'avait cherché, mais quand même, en arriver là ? Je devenais cinglé, cette onde était vraiment dangereuse. Ce n'était pas juste une histoire de jalousie, c'était bel et bien l'onde qui me rendait fou. Qui nous rendait tous fous. Il fallait vraiment partir de cette station au plus vite. Alors que le militaire s'en prenait encore à moi verbalement, il tentait d'ouvrir la porte. Seul, il n'y parvint pas, et demanda de l'aide aux deux jeunes femmes. Non, elles n'allaient pas le suivre ? Pas toutes les deux ? C'était insoutenable de voir ça. Non non non, c'était l'onde qui me faisait penser ça. Je devais me reprendre, et vite. Par chance, elles restèrent à l’écart. Finalement, j'approchai de la porte, non sans parvenir à éviter de lancer une pique à Ross, sous le contrôle de l'onde.

« Vous savez ce qu'il vous dit, le dictateur psychopathe ? Que vous êtes aussi cinglé que lui ».
Sans ajouter autre chose, je rangeai mon arme à l'abri, je rejoignis Adam, et j'essayai également d'ouvrir la porte en tirant de toutes mes forces en même temps que lui.

Adam Ross

Tandis que McKay se décida finalement à venir lui prêter main forte, Karola annonça son refus d’aider à ouvrir la seule issue. Adam fronça les sourcils, gonflant les jours, avant de lui lancer une nouvelle réplique cinglante. Il était à bout, il avait envie d'étrangler quelqu’un. Au moins, se concentrer sur la porte lui faisait penser à autre chose.

« Et bien, si vous voulez rester la avec vos amis les squelettes c'est à vous de voir ! »

Il attendit que Rodney ramène son gros cul poilu d’intello à côté de lui, puis, en cœur avec lui, il tira de toutes ses forces pour ouvrir un passage. Secrètement, il espérait qu'une saloperie passe la porte, histoire que le scientifique apprenne à fermer sa grande gueule une bonne fois pour toutes.

Erin Steele

Il était en train de s'énerver ou ? Elle fit une moue contrariée. Effectivement elle n'avait pas envie de rester avec les squelettes et encore moins rester dans cet endroit. Et puis… pour retrouver le reste de son cheptel d'hommes, elle devait bien avancer. Bon, elle voulait se faire désirer mais le soumis semblait à cran, certainement à cause de l’autre homme qui lui tenait tête.

« Ok, c'est bon. »

Elle approcha de la porte pour aider. Dans un éclair de lucidité elle lança en poussant :

« J’ai l'impression de dérailler complètement. »

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D.C. Pedge Allen - Teshara Lays - Chenoa Penikett ~ Ecriture : Springgreen
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Jeu 8 Juin - 23:40
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Ils unirent leur force malgré la division qui les tenaillait de plus en plus.
La présence de chaque “rival” - qu’il s’agisse d’Adam contre Rodney ; ou de Coralie contre Erin - était devenu de plus en plus insupportable. Rien que la vue de l’ennemi, sa façon de se comporter, le timbre de sa voix, ses gestes, donnaient de brutales poussées de colère et des envies de meurtres absurde. Or, cette ténacité qui permettait par moments des éclats de lucidité chez chacun était maintenant à l’agonie. La dernière part de moralité s’étiolait très dangereusement. Et ils ne voyaient pas ces derniers petits débris, de ce que fût leur personnalité et leur grandeur, disparaître dans les méandres de cette corruption dévorante.

L’onde à laquelle ils étaient exposés depuis tant de temps avait amélioré de façon exponentielle leurs performances. L’équipe entière, en combinant leurs forces, s’ouvrit un petit espace en soulevant la porte. De quoi s’assurer une nouvelle prise beaucoup plus solide. Une puissante décharge de gaz sous pression s’évacua, signe que quelque chose s’était accumulé durant tous ces siècles. Ce n’était pas du poison. Ils ne sentaient rien...strictement rien.

En revanche, en poursuivant leurs efforts, le métal composant la porte commença à se tordre dans un grincement affreux en prenant la forme de leurs mains. La surface s’enfonça dans son logement d’environ un mètre avant que quelque chose ne l’empêche de s’ouvrir complètement. Et bien loin d’être un obstacle, ces hommes et femmes alors pris dans un effort qui leur offraient un défouloir temporaire, ils donnèrent une bonne part de leur puissance pour plier littéralement cette porte en deux. Aussi facile que d'ouvrir une conserve de thon pour le diner ! C’était impressionnant...et chacun se découvrit les performances d’un demi-dieu. C’était si grand, si grisant, que l’idée même de se sauver de cette station commençait à devenir ridicule à leurs yeux. C’était comme être entré dans le panthéon des super-héros par la petite porte et y trouver sa place attitrée parmi les grands. Pourquoi repartir ?

Il s’agissait une nouvelle fois d’un petit couloir orné d’une multitude de jours de survie. Mais celui-ci menait directement à une pièce plus grande, sans sas d’accès, où l’éclairage se faisait très faible. Une table se trouvait au beau milieu de cet endroit, un squelette avec une longue chevelure fossilisée était suspendu au-dessus, pris par le dos à un système de crochet remontant jusqu’au plafond. L’absence de certains éléments entrant dans la composition de l’air avait vraisemblablement empêché une décomposition complète. L’ancienne qui se trouvait là était momifiée par endroit, c’est d’ailleurs ce qui conservait son squelette en un seul morceau et toujours suspendus au-dessus de cette table.
L’équipe, médusée, constata également la présence d’un frêle petit squelette à l’intérieur, au niveau du bas ventre.

Des sangles avaient été disposée sur les quatre coins de cette table, comme pour entraver un prisonnier ou une prisonnière. Et il ne fallait pas chercher bien loin pour savoir ce que ce fou avait pu faire à sa victime...étant donné qu’il ne l’avait pas dévoré.
N’avait-il point parlé de “réceptacle” dans son journal ?
Quatre bras robotique semblaient avoir été installés là, tout autour du cadavre. Ils luisaient encore de ces lumières dévorantes, toutes dirigées vers la momie. Forcément un système pour accroitre l’afflux de l’onde dans cette pièce et maintenir la victime en vie.
Il était désormais clair que des choses horribles s’étaient déroulés dans cette pièce durant longtemps. Très longtemps.
Et malheureusement, la mort n’eût probablement pas été salvateur pour cette prisonnière puisqu’un câble parsemé de morceaux de cristaux quittait une partie de son crâne pour aller jusqu’à cette console, sur la droite, bien au fond de la pièce, dont l’écran holographique poussiéreux laissait afficher un message à peine perceptible.




L’équipe avait le temps d’étudier cet endroit, cet ordinateur, pour se faire ses conclusions.
Mais ils ignoraient que cette surdose d’onde régénératrice venait de décupler le potentiel chimique ayant envahi leur organisme.
Quiconque aurait observé leurs analyse sanguine aurait été choqué d’un tel niveau de testostérone, et d’œstrogènes pour les femmes, sans que cela ne les tue. Un niveau incroyablement élevé et endémique que leurs corps sur-perfectionnés par l’onde ne parvint plus à retenir très longtemps. La rupture d’un tel barrage était sur le point de se réaliser et de manière quasi-simultanée. Et nos braves amis ne pouvaient rien y faire.

L’appel radio de Sutter sur le canal général accéléra la rivalité commune de manière dramatique. Il demandait où ils se trouvaient puisqu’ils avaient rendez-vous devant le réacteur. Tous nos concurrents eurent le même raisonnement : il valait mieux finir le match ici avant que cet homme ne débarque dans la danse ! Car avec ce nombre impair, l’une des équipes seraient forcément perdante.
Une nouvelle fois, la radio grésilla.

//Ici Sutter. Tenez le coup, je vous rejoins !//

...

Le barrage céda brutalement.




Et cela mit soudainement le feu aux poudres.



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- Veuillez lire vos Mps.
- Réponse commune conseillée.

Deadline : samedi 17 juin au soir

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Ven 23 Juin - 20:28
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Erin Steele

En utilisant leur force jointe, les quatre compères purent soulever un coin de la porte, leur permettant de passer leurs phalanges dans l’interstice, ce qui augmentait la prise et donc la traction qu’ils pouvaient y mettre. Un dégagement de gaz inonda l’espace, sans qu’ils ne sentent la moindre odeur, ou le moindre picotement. La porte recula sur un mètre environ avant de bloquer, tandis que les doigts de l’ex consultante s’enfoncèrent dans le métal comme-ci c’était du beurre. Cela ne lui faisait pas peur de se découvrir des capacités surdimensionnées. Bien au contraire. Elle était la reine ici, et c’était tout à fait logique qu’elle passe au-dessus des autres en termes de puissance physique. Pour ce qui était du mental, c’était déjà le cas. Ils plièrent la porte comme une vulgaire boite de conserve, s’assurant un passage vers la pièce suivante. Il fallait qu’elle explore son nouveau domaine, son Olympe à elle, l’endroit où elle allait régner des siècles durant. Petit à petit, la jeune femme était en train de mettre en place une stratégie pour durer dans le temps. Cela était complètement fou, mais elle s’en foutait pas mal du moment qu’elle était l’inquisitrice qui règnerait ici bas.

Le couloir était à nouveau parsemé de traits et de carrés, signes que la survie avait duré, duré, des milliers et des milliers de jours. Pourquoi tout s’était arrêté subitement ? Où était l’occupant qui mangeait ses semblables dans le but de survivre ? La pièce suivante dans laquelle ils arrivèrent était figée dans le temps depuis des années. C’était un tableau, une œuvre d’art, dont la cruauté manifeste n’éclatait pas tout de suite aux yeux. Il fallait assembler les pièces du puzzle pour tirer une conception globale de ce qui s’était passé ici. Erin avait peur de comprendre, son esprit analytique turbinait à fond la caisse. Elle avait peur, et à la fois, elle sentait qu’on lui montrait la voie vers l’infini. Il y avait dans ce décorum macabre la clé qui permettrait à la Reine et à son laquais de survivre jusqu’à perpétuer une civilisation dans ce bout de rocher perdu dans l’univers.

La femme suspendue était morte, enceinte manifestement. Erin mettrait sa main à couper qu’elle était, à l’origine, attachée sur la table, sanglée pieds et mains. Les bras disposés autour de la table étaient similaires à ceux qui entouraient le Jumper. Ils devaient maintenir en vie cette femme. Ces déductions mises bout à bout, la brune en vint aux conclusions suivantes : Le cannibale était un homme. Il violait certainement cette femme pour l’engrosser. Ensuite, il devait manger les bébés… A moins qu’il ne se serve de l’onde pour les manger en partie, et attendre que ça se régénère. Avec une poule pondeuse, il avait de la nourriture ad vitam aeternam pour se sustenter. Et pourtant, malgré les bras qui devaient servir à la maintenir en vie, cette femme était suspendue là par un crochet, morte, momifiée, et nulle trace de l’homme qui lui faisait subir ce supplice.Comme si tout s’était subitement arrêté.

Erin jeta un regard en coin à Coralie. Elle serait parfaite dans ce rôle. L’idéal serait de consommer les humains vivant d’abord, pour les régénérer, en prélevant des morceaux tendres, comme les flancs, ou les viscères, ou des morceaux de muscles comme les cuisses, les fesses. Rodney disait que cela pouvait ramener à la vie, et donc, reconstituer le corps autant de fois qu’il le faudrait… Puis, en engrossant plusieurs fois l’autre salope d’infirmière, elle leur donnerait surement des filles. Et ainsi, ils pourraient industrialiser le processus, mettre enceinte ses filles dès que possible, et ainsi, la nourriture deviendrait renouvelable pour un groupe suffisant d’humain. Le plan était parfait ! Il allait falloir faire une sélection. Déjà, Coralie serait la première de la lignée de ses poules pondeuses. Ensuite, il faudrait déterminer qui de Rodney ou d’Adam serait le mâle reproducteur. L’autre sera consommé en attendant que les bébés grandissent et deviennent capable de remplir leur fonction. Si jamais c’étaient des mâles qui naissaient, alors ils serviraient de garde-manger. Ou peut-être qu’elle leur permettrait de s’accoupler avec ses propres filles, histoire de varier le patrimoine génétique pour ne pas créer des consanguins à moitié tarés.

Erin ne se rendait même plus compte du caractère complètement psychopathique de ses pensées. Sa personnalité d’antan était maintenant anéanti, relégué à une petite voix qui n’arrivait plus à s’exprimer. Néanmoins, ses capacités intellectuelles étaient belles et biens présentes, continuant à faire des déductions et des projections. Elle tourna autour de la momie, puis elle suivit du regard ce câble qui partait de la boîte crânienne de la victime vers une console. Un message était inscrit. Il fallait qu’elle s’emploie à le traduire. Selon son contenu, elle garderait la traduction pour elle afin de conserver un avantage… En attendant, Erin se demandait si la conscience de cette femme n’avait pas été transféré dans la machine, constituant une IA humaine en quelque sorte. Est-ce qu’elle n’avait pas forcé son suicide avec ce crochet ? Histoire d’en finir une bonne fois pour toute, en se sortant de l’effet de l’onde distillait par les bras ?

Elle devait traduire ce message, afin d’en avoir le cœur net. Elle se pencha sur la console, murmurant les mots pour elle-même.

Code:
ATTILY
SOUFFRANCE
PITIE
PITIE
OFFRE REPIE FINAL
PITIE

Elle ne s’était peut-être pas donnée la mort alors… Peut-être que cet Attily avait finalement consentie à sa requête… Pourtant, il n’y avait pas d’autres corps. Il aurait dû être là… Comment s’était-il nourri ensuite ? Qu’importe, il suffisait de ne pas faire la connerie de ce type et de ne pas brancher Coralie sur la machine pour qu’elle cause. Erin se tourna brutalement vers l’infirmière. Sutter reprit dans l’intervalle contact avec le groupe, leur disant qu’il était au point de rendez-vous. Oh oui, ils iraient le rejoindre. Mais à deux, tandis que les deux autres ne seraient plus que des amas de viande ! Il était temps d’en finir ! Une bonne fois pour toute. Son petit regard suffisant, noir de ténèbres, cette chevelure trop parfaite, cette garce méritait ce qu’il l’attendait ! Elle n’avait pas le droit de vouloir lui prendre sa place ! Elle n’avait pas le droit !

Erin attrapa la chaise devant la console, et elle la balança, forte de sa nouvelle puissance décuplée par l’onde qui lui avait permis, avec l’aide de ses compagnons, de tordre le métal. La cible n’était autre que Coralie. Le barrage avait cédé.

Coralie Deltour

Lorsqu’ils finirent par arriver à ouvrir la porte en unissant leurs efforts, le spectacle qu’ils découvrirent fit froid dans le dos de l’infirmière. Un cadavre momifié était suspendu dans la pièce, relié à des machines, des bras robotique l’entourant. Il ne fallut pas longtemps à l'infirmière pour réaliser quel avait dû être le funeste destin de la jeune femme attachée là. Malgré sa momification, il était encore plus qu'évident qu’elle était enceinte au moment de sa mort. Ainsi, non seulement ce peuple avait été cannibale mais en plus, ils avaient mit en place un véritable élevage humain pour ne pas manquer de nourriture.

Elle eut une petite moue vaguement admirative. Décidément, ils avaient pensé à tout ! Elle jeta un coup d’oeil à Erin. Jeune et belle, avec ses belles mamelles, elle serait parfaite dans le rôle de reproductrice. Il ne resterait qu’à choisir lequel des deux mâles pourraient s’accoupler avec elle pour l’engrosser. Ainsi, elle et l’homme qu’elle se serait choisi pour former l’élite de cet endroit ne manquerait pas de nourriture. Ils pourraient également avoir du lait. En maintenant Erin en état de lactation, ce serait facile, et ça leur permettrait de varier un peu le menu quotidien.

Coralie fronça les sourcils en surprenant sur elle le regard de la consultante. Visiblement, cette garce n’était toujours pas consciente que la seule utilité qu’elle pouvait avoir ici était le rôle que l’infirmière avait en tête pour elle. Ici, ils n’avaient pas besoin d’une gratte papier !

La radio grésilla et la voix de Sutter résonna dans leurs oreillette. Coralie fut électrisée, elle était sûre que dès qu’il serait là, l’autre salope tenterait de le lui prendre. Et ça, c’était hors de question ! Sutter était à elle ! Il ferait un partenaire de jeu des plus intéressant.

Elle vit la chaise voler vers elle et d’un revers de la main, elle la dévia pour l’envoyer s’écraser avec une force peu commune contre le mur du fond. Elle se prenait pour qui cette garce ? Elle se permettait d’attaquer sa reine ? Il fallait qu’elle lui apprenne les bonnes manières et qu’elle la remette à la place d’esclave qui devait être la sienne.

Avec un regard assassin, elle sortit son couteau de combat et le lança en direction de sa rivale.

Erin Steele

Pas mal comme esquive. Cela promettait un duel intéressant mais il fallait au moins ça pour assurer la domination totale. Le couteau de combat vola dans sa direction mais Erin n'avait qu'à s'écarter pour l'éviter. Elle n'était pas une spécialiste du combat rapproché mais de percevoir cette puissance en elle faisait qu'elle se sentait invincible et ça lui donnait une confiance importante. Suffisamment pour ne pas trop la faire réfléchir et foncer sur l’infirmière comme un taureau.

La couteau alla s'écraser dans un écran d'une des consoles et déjà Erin se précipitait vers son adversaire pour tenter de l’attraper par le cou et la jeter contre un mur.

Coralie Deltour

Évidemment, Erin esquiva le couteau aussi facilement que Coralie avait esquivé la chaise. Immédiatement après, elle chargea l’infirmière, tentant de la saisir par le cou pour la balancer sur le mur. Un geste vif, un éclat métallique et le poignet de la consultante se mit à pisser le sang. Coralie savait se servir d’un scalpel, et avec ses perceptions hyper développées, elle n’avait eut aucun mal à garder suffisamment son calme pour lui trancher les veines.

Erin aussi était “dopée”, la blessure ne la retiendrait pas longtemps, mais l’infirmière espéra que la surprise lui laisserait les quelques secondes nécessaires pour viser la carotide.

Erin Steele

Ca, elle ne l’avait pas vu arriver. Cette salope avait un scalpel de planqué et elle venait de lui trancher les veines au niveau de son poignet. Erin se recula en poussant un gémissement de douleur. Elle tenait avec son autre main les chairs coupées nettes par l’instrument chirurgicale, tentant d’enrayer l'hémorragie.

La lame fusa vers sa gorge. Dans un mouvement réflexe, elle repoussa le bras de l'infirmière. Elle se retourna avec précipitation et elle tenta d’aller chercher le couteau pour avoir quelque chose à opposer à l'instrument chirurgical. La douleur lui déchirait les entrailles mais elle se sentait encore invincible. Et franchement, la motivation de ne pas se retrouver sur cette table, sanglée, les cuisses écartées pour des années et des années, faisait son oeuvre.

Coralie Deltour

Coralie émit un sifflement de dépit quand sa lame rata de quelques centimètres la gorge d’Erin. Déjà celle-ci faisait demi-tour. L’infirmière devina son but… le couteau de combat qui gisait sur le sol quelques mètres plus loin. Or de question qu’elle permette à Erin de l’atteindre. Elle pécha une seringue dans sa poche et se jeta sur le dos de la consultante. Les jambes serrée autour de sa taille, elle enroula son bras libre autour de la gorge de la jeune femme avant de lui planter l’aiguille dans la nuque. Elle ne savait pas ce qu’elle venait de lui injecter, mais avec un peu de chance ça serait un anesthésique et elle aurait alors tout loisir de l’achever tranquillement.

Erin Steele

Erin se jeta sur le sol pour rouler et ainsi essayer de se défaire de l’autre cinglée qui venait de lui sauter dessus. Elle n’était pas du tout dans une position de force en ayant son adversaire sur le dos qui pouvait lui faire n’importe quoi. D’ailleurs, avant qu’elle ne chute, elle sentit une pointe transpercer sa peau au niveau de sa nuque. Les signaux de douleurs se multipliaient, entre son poignet ensanglanté et maintenant cette piqûre. Elles roulèrent sur le sol et Erin attrapa le couteau en passant. Ses doigts se refermèrent sur la lame, les entaillant profondément. Elle devait néanmoins survivre et si cela devait passer par une blessure supplémentaire, alors soit. Coralie se retrouva sur son ventre, et Erin lui colla sa main pleine d’hémoglobine sur le visage avant d’essayer de la frapper en pleine poitrine avec l’arme blanche…

Son cœur s’emballait alors qu’une douleur thoracique semblait se déclencher. Coralie lui avait injecté une dose d’épinéphrine, sauf qu’Erin ne faisait pas de réaction allergique à ce moment-là. Qui plus est, c’était typiquement le genre de médicament qui ne s’injectait que dans la cuisse. Elle risquait la crise cardiaque ou des complications respiratoires, mais pour le moment, elle avait une garce à tuer !


Coralie Deltour

La garce avait du répondant. Elle tenta de se dégager de l’infirmière en se jetant au sol. Heureusement, Coralie avait déjà eu le temps de lui injecter le contenue de la seringue dans la nuque. Elles roulèrent au sol, Erin en profita pour attraper la lame du couteau. Coralie finit par avoir le dessus et se trouva à cheval sur le ventre d’Erin et se pencha pour serrer ses mains autour du cou de la jeune brune. Elle la repoussa en lui plaquant la main sur le visage, la maculant de sang.

Coralie sentit le liquide chaud couler sur ses lèvres, elle ne put se retenir de d’y faire glisser sa langue. Le goût métallique l’électrisa. Elle en voulait plus ! Elle mordit la main qui lui écrasait le visage, pas seulement pour s’en dégager mais pour obtenir un peu plus de sang. Elle se voyait déjà lui trancher la jugulaire et s’y abreuver !

Mais avant ça, il fallait qu’elle lui fasse lâcher le couteau qu’elle tentait d’utiliser contre elle. Elle lui saisit le poignet pour l’immobiliser sur le sol avant d’y planter le scalpel jusqu’à la garde.

Erin Steele

Le fait de voir, plus que de sentir, Coralie sortir sa langue pour la gorger de sang, de son propre sang, attisa l’américaine, qui sentit poindre les frasques du désir dans son bas ventre. Cette salope était en train de l’exciter bien comme il fallait avec ses allures de vampires prédateurs. Mais bon, elle n’était pas là pour la baiser, mais bien pour la tuer pour qu’un autre s’en charge afin de l’engrosser. De toute façon, la sensation passa bien vite quand Coralie lui mordit la main. Erin ne savait pas si elle voulait plus de sang ou si elle voulait simplement qu’elle la retire de son visage, mais la douleur fusa et elle poussa un cri de rage et de d’affliction mêlée. Elle chercha par tous les moyens à dégager son membre, et cela passait par un bon coup de couteau !

Mais l’infirmière lui attrapa le poignet au moment où elle armait son geste, et elle le lui plaqua sur le sol. Le scalpel suivit, s’enfonçant dans sa chair tendre. Au moins, elle était en train de lui faire la symétrie. Cette fois, la douleur était trop forte, et l’ex consultante se mit à pleurer en se débattant comme une cinglée, ruant sur le sol en ondulant pour essayer de dégager cette femme de son tronc.

« Tu m’as déjà pris Alexander, et maintenant, tu veux me prendre ma vie ! », fit-elle dans des spasmes de douleur. Son seul but était de l’éjecter de son ventre, et pour cela, elle ruait comme un taureau de rodéo. Cela lui déchirait son poignet de plus en plus, et le sang commençait à vraiment couler. A ce rythme là, elle allait finir exsangue et elle ne tarderait pas à perdre connaissance. En plus de ça, son cœur s’emballait, à cause de l’injection mais aussi de la haine qu’elle avait envers cette femme.

Coralie Deltour

Entendre Erin bramer de douleur et la sentir se débattre entre ses cuisse offrit à Coralie un moment de plaisir intense. Cette petite grue s’imaginait sans doute que sa jeunesse lui offrirait l’avantage ! Et bien, au moins c’est une leçon qu’elle retiendrait, sauf qu’elle n’aurait pas longtemps l’occasion de s’en servir !

Elle sentait le coeur de sa victime s’affoler. Il battait bien trop rapidement, et de façon anarchique. Visiblement, ce qu’elle lui avait injecté agissait sur le coeur, et avec le stress et la colère, ça ne devait faire qu'aggraver les choses. Même si elle ne pouvait pas l’achever, l’infirmière était sûre qu’une crise cardiaque s’en chargerait ! Ceci étant dit, elle n’avait pas l’intention de se priver de crever cette garce si elle en avait l’occasion.

Elle ne put retenir un magnifique éclat de rire quand Erin lui reprocha de lui avoir déjà pris Alexander et de chercher maintenant à lui prendre la vie. Elle se pencha doucement vers l’oreille de la jeune femme, posant une main brute sur sa gorge.

« Je n’ai pas encore eut le plaisir de goûter à ton cher anglais. Mais ce sera chose faite dès que nous rentreront sur la citée pendant que ton cadavre pourrira dans cette cave ! », répondit-elle doucement avec un sourire malsain

Dans le même temps, elle saisit le manche du scalpel et le dégagea de la main de la jeune femme, en prenant soin de lui causer autant de douleur que possible. Puis elle posa le tranchant du scalpel là où elle savait trouver sa jugulaire et donna un petit coup sec pour y faire une entaille, mais pas trop importante, pour que la mort ne soit pas trop rapide.

Dès que le liquide vermillon commença à s’en échapper, elle ne résista pas à l’envie de s’y abreuver, elle colla ses lèvres sur la plaie et le lapa avec avidité jusqu'à s’en repaître. Quand elle fut rassasiée, elle décida que ce petit jeu avait assez duré, il était temps d’éliminer sa rivale pour profiter des hommes !

Levant le couteau, elle le planta dans le coeur d’Erin.

Erin Steele

Les quelques mots à l’oreille d’Erin, susurrés par une Coralie impitoyable et profondément sadique, mirent le feu à l’ex consultante qui était déjà pas mal énervée. Elle allait vraiment la crever celle-là, et elle violerait son cadavre avec le couteau ! Elle allait répliquer quelque chose quand elle sentir que son homologue retira le scalpel de sa main, en prenant son temps pour bien la faire douiller. Elle serra les dents, afin de ne pas hurler de douleur, mais elle ne pouvait réprimer quelques gémissements de douleur clairement audible. Elle sentait la fin arriver mais comme un animal blessé, elle ne comptait pas se rendre.

Sauf que voilà, un geste précis de l’infirmière sectionna sa jugulaire. Cela ne fit pas vraiment mal en fait. Le seul réflexe que son corps consentait à faire alors que son cœur pulsait le sang par la plaie, en se disant « mais bordel, ça n’arrive plus au cerveau ! On en envoie plus ! » était de mettre sa main sur la plaie tandis que ses yeux s’agrandissaient, de surprise et de stupéfaction.

Elle essaya de parler mais elle avait du sang plein la bouche, et elle n’y parvint pas. Seuls quelques borborygmes franchirent ses lèvres, comme-ci elle parlait avec de l’eau dans la bouche. Sauf que c’était son propre sang. Elle vit l’infirmière se penchait et se repaître de son hémoglobine, directement à la source. D’un geste faible, elle essaya de lui tirer les cheveux, mais sa main se déposa sans vigueur sur la tignasse ébène de la française. Elle était fatiguée. Et qu’est-ce qu’elle avait froid ! Pourquoi est-ce qu’il faisait si froid ici ? Ses jambes étaient engourdies, et elle n’arrivait plus à avoir les idées claires. Et dire qu’elle avait pleuré sur son visage. Elle regrettait. Ses doigts se refermèrent sur les cheveux de Coralie. Elle n’arriverait pas à les lui tirer… C’était foutu, ses forces l’abandonnaient en même temps que son sang et sa vie.

Quand l’infirmière se redressa, abreuvée, le bras de l’américaine tomba lourdement sur le sol, étendue dans la parallèle de son buste. Elle vit la lame du couteau briller, et tomber vers elle. Un choc la percuta en pleine poitrine. Comme un coup de poing, mais nettement plus précis. Une douleur intense s’insinua dans ses nerfs tandis que son cœur, déchiré, arrêtait de fonctionner. La douleur fut telle qu’elle perdit connaissance, et elle acheva de mourir d’asphyxie. Son cerveau cessa de fonctionner et ses muscles se détendirent tous en même temps. Erin était morte.

Rodney McKay

En tirant de toutes mes forces, je parvins à faire bouger cette maudite porte verrouillée. Enfin "je", je voulais dire plutôt "nous", car nous étions plusieurs à ouvrir cette porte. Ce qui me parut le plus bizarre, c'était la facilité avec laquelle nous arrivions à tordre le métal. C'était très étrange en y repensant. Comment un simple humain pouvait tordre une porte comme ça à main nue ? C'était impossible physiquement. Que se passait-il ? Une seule solution logique me vint en tête : l'onde. Cette dernière ne semblait pas seulement nous rendre fou et paranoïaque, mais elle semblait également développer d'autres capacités, comme notre force physique. Je devais sans doute parler du danger de cette onde aux autres, mais après tout, pourquoi le ferais-je ? C'était tellement grisant de se sentir fort et puissant, de pouvoir plier une porte juste en tirant dessus. Non, cet endroit n'était pas dangereux, il était sain. Quelque chose au fond de moi me soufflait de rester ici car je m'y sentais mieux, vivant, puissant et sans peur. Il me suffisait de me débarrasser d'Adam, et je pourrais vivre très longtemps dans cette station avec les deux femelles, comme un roi respecté. Cette idée me fit sourire, alors que la porte s'ouvrait un peu plus. De l'air parcouru mon visage, mais je ne sentis aucune odeur ni aucune gêne. Ces pensées de puissance envahirent mon cerveau, mais il fallait que je le combatte. Un petit instant de lucidité me poussait à me dire qu'il s'agissait de l'onde, et qu'elle était néfaste.

Après quelques instants, la porte finit par céder complètement, nous permettant d'accéder à un nouveau couloir. Encore un décompte de jours gravé sur les parois, de quoi donner à nouveau le vertige. Nous avançâmes et arrivâmes dans une vaste salle. Il y avait au centre une table où se trouvait des sangles aux quatre coins, comme pour attacher quelqu'un dessus. Un cadavre momifié se balançait au dessus de la table, accroché dans le dos. Visiblement une femme, à en juger par un petit squelette situé au niveau du bas ventre. Une femme enceinte au moment de sa mort. Quelle horreur. Un câble était relié à la tête de la malheureuse, et partait vers une console. Pendant que Erin se dirigeait vers l'appareil, mes yeux restèrent fixés sur le corps. Que s'était-il passé, ici ? Une idée me vint en tête, mais je ne voulais pas y croire, tellement elle était horrible et écoeurante. Cette femme avait sûrement été attachée à cette table, violée à de nombreuses reprises, et porté plusieurs fois des enfants pour nourrir le cannibale, de toute évidence un homme. Les bras mécaniques disposés autour du corps, semblables à ceux du hangar, étaient là pour maintenir cette pauvre femme en vie le plus longtemps possible, pendant que son bourreau effectuait sa sale besogne. Voilà comment il avait dû survivre aussi longtemps.

Une idée perfide me vint à l'esprit en voyant ce dispositif. Et si après m'être débarrassé d'Adam, les deux femmes ne voulaient pas de moi ? Que pourrais je faire ? Oh oui, la réponse me sauta aux yeux. La table. Les sangles. Ces femmes seraient à moi coûte que coûte, même si ce serait contre leur volonté. Je finis par secouer la tête en perdant ce petit sourire sadique qui venait d'apparaître sur mon visage. Non non non, c'était l'onde qui me faisait imaginer ça. Il ne fallait pas que je cède. Je n'étais pas un violeur ni un assassin. Il fallait que je me ressaisisse et vite. Je ne pouvais pas me laisser aller, sinon comment sortir de la base en vie ? Un grésillement se fit entendre dans mon oreillette. La voix de Sutter résonna, ce dernier annonçant qu'il arrivait. Et tout bascula en cet instant, la voix de la raison s'effaça complètement.

Sutter arrivait, et que ferait-il ? C'était un militaire, il se mettrait du côté d'Adam, à coup sûr. Un idiot ne pouvait suivre qu'un autre idiot. C'était une nouvelle menace pour moi, il faudrait que je m'occupe de lui quand il arriverait, et de tous ceux qui l'accompagneraient. Mais avant toute chose, il y avait un autre danger dont je devais m'occuper au plus vite. Ross. Tandis que les deux femmes s'affairaient de leur côté à faire je ne savais quoi, et je m'en fichais complètement, mon regard mauvais se posa sur le militaire, situé un peu plus loin dans la salle. Oui, c'était le moment de me débarrasser de lui. Il n'y avait plus un instant à perdre. Mes yeux plein de haine croisèrent les siens, et rapidement, je m'emparais du pistolet et fit feu sur lui, tirant à plusieurs reprises pour l'abattre.


Adam Ross

Après plusieurs secondes à forcer comme des forcenés sur le porte, le groupe semblait arriver à l’ouvrir. Adam sentait le métal bougeait sous sa force, l’épaisse porte en acier laissant échapper un épais crissement à mesure que leur travail avançait. Finalement, quand le passage fut enfin ouvert, le sous-lieutenant s'accorda quelques secondes de repos, observant le travail, avant de prendre un air extrêmement surpris. Non, ils n’avaient pas ouvert la porte. Ils l’avaient tout bonnement pliée. Ébranlé par cette découverte, l’Atlante baissa les yeux vers ses mains, dans l’incompréhension totale. Quelque chose de vraiment étrange était en train de se passer. Et étrangement, Adam aimait cela. Il se sentait surpuissant, invincible. A la limite d’être un dieu. Cependant, pas le temps de plus s’attarder. Un nouveau couloir s’offrait à eux.

Les si énigmatiques traces sur les murs continuaient ici. Si c’était bien un décompte de jours, comme il l’avait présumé au départ, alors cela devait commencer à se compter en mois, voir en années. Le couloir débouchait sur une pièce énorme, et un détail attira immédiatement le regard du mâle. Il retint un haut-le-coeur en le voyant. Cette femme suspendue avait surement été torturée avant d’être exécutée. C’était une fin de vie horrible, un assassinat certainement commis par un malade. L’idée qu’un homme est pu accomplir de tels actes le glaçait jusqu’au sang, lui remuait les tripes, et faisait grandir en lui un sentiment de dégoût mêlé à une profonde colère. Si cet enfoiré était encore en vie, il allait le payer très cher, mais c’était peu probable. Des viols à répétition, tout cela pour engendrer des enfants afin de s’en nourrir. Il fallait être un total dégénéré pour imaginer une chose aussi abominable.

Adam avançait lentement dans la pièce. Son sang bouillonnait. Ses mains tremblaient, sous la rage et l’excitation. Il avait besoin de se défouler. Sur n’importe quoi. Il s’approcha du mur, donnant un violent coup de poing rageur contre celui ci. Sa main s’enfonça dans le mur comme dans du beurre, le déformant, laissant une belle trace d’impact. Hébété, le militaire baissa les yeux vers sa main, surpris. C’était incroyable. Mais il y avait mieux. Il pourrait se servir de cela pour se débarrasser de McKay. D’ailleurs, la voix de Sutter dans son oreillette annonçait son arrivée imminente. Il fallait se débarrasser de l’élément perturbateur avant que Sutter n’arrive.

Il fit volte-face, pour voir le scientifique pointer son arme vers lui. Adam écarquilla les yeux, et sauta sur le côté, tandis que les bruits d’arme à feu retentissaient autour de lui. Il s’écrasa derrière une table en métal, laissant échapper une quinte de toux sous le choc. Il releva sa main, pour constater que celle-ci était désormais écarlate. Il baissa les yeux. Son torse était maculé de sang. Il avait été touché au torse. Le militaire grimaça de douleur, se tenant la poitrine, des ombres passant devant son regard. Non… Non, hors de question de crever comme cela. Il se remit sur pieds, sautant sur le scientifique pour le plaquer au sol et envoyer l’arme valdinguer plus loin. Son sang continuait de s’écouler de la plaie béante, dégoulinant sous le canadien se trouvant en dessous de lui. Son coeur tambourinait à une vitesse folle. Tout son corps tremblait sous l’intense douleur qu’il subissait. La peur l’envahissait, lui donnait une raison de plus de s’acharner, de se battre. Il donna un premier coup de poing dans son visage, puis un second dans son torse… Puis… Un… Troisième…

Sa vision s'obscurcissait rapidement.

Tout devenait trouble.

Lointin...

Sombre…

Froid…


Coralie Deltour

Coralie abandonna le corps mutilé de sa compagne de voyage là où elle l’avait achevée. Elle récupéra son couteau et l’essuya négligemment sur son pantalon avant de se tourner vers les hommes. Elle leva un sourcil surpris en réalisant qu’il n’y en avait plus qu’un seul debout. Visiblement, Adam n’était pas si solide que ça, comme quoi il ne faut pas toujours se fier aux apparence.

McKay lui parut encore plus séduisant dans le rôle du vainqueur. Bon, bien sûr, il avait eut l’avantage d’avoir l’arme à feu, mais il avait aussi eut l’intelligence d’attendre le bon moment pour s’en servir.

Coralie attendit qu’il se tourne vers elle pour lui sourire.



Rodney McKay

Adam cherchait à fuir au lieu d'affronter sa mort. Peine perdue, il devait mourir, et j'allais gagner. Alors pourquoi fuir ? A moins qu'il ne soit qu'un lâche. Oui, ça devait être ça. Un sourire carnassier apparut sur mon visage à mesure que les balles tentèrent d'atteindre leur cible. Pouvait-il arrêter de bouger une seconde ? Cela me faciliterait la tâche. Le militaire tenta de se dissimuler derrière la table, et s'écrasa au sol. Je ne l'avais plus dans ma ligne de mire, mais autre chose m'interpella. Le chargeur était vide. Pas grave, j'avais de quoi résoudre ce problème. Pendant que je prenais le seconde chargeur dans ma poche, mon regard plein de haine se dirigea vers la table, l'endroit où Adam avait disparu.

”Sortez de là, Ross. Inutile de vous cacher, je vous aurais !”

Je fus obligé de baisser les yeux pour charger l'arme correctement, mais au moment où je ramenais la culasse en avant, je ne remarquai pas que le militaire s'était relevé et me fonçait dessus, ni qu'il était gravement blessé. Je tentai de le viser à nouveau, mais en vain. Adam me projeta par terre, l'arme m'échappa des mains. Me voilà allongé sur le sol, entravé par Ross qui commençait à me frapper. J'essayai de me protéger de ses coups de poing, le premier coup ouvrit ma lèvre. Je sentis le goût du sang dans ma bouche. Le second atteignis mon torse, me faisant mal vu la puissance du coup. Un râle de douleur s'échappa de mes lèvres, mais je ne parvins pas à me dégager de son emprise. Cependant, au troisième coup, je remarquai que mon adversaire devenait de plus en plus fébrile, sûrement à cause de l'énorme tache rouge présente sur son torse. Il était blessé, un coup de feu l'avait finalement atteint. Je souris, et cela me donna un nouveau souffle. Profitant de la faiblesse d'Adam, je le frappai au visage pour le repousser, ce qui me permit de me défaire de son emprise. Maintenant que le militaire était sonné, il bascula sur le côté, tandis que je me relevai. Je couru chercher l'arme qui avait glissé au loin, puis je revins vers ma victime, allongée sur le sol, à moitié mort. Avec un air de prédateur, je le regardai méchamment, un sourire triomphant et sadique affiché sur mon visage. J'avais vainqueur.

”Crève, salopard de militaire”.

Je levai mon arme, puis je logeais une balle dans la tête d'Adam. Un seul coup de feu, rien de plus. J'aurais pu le laisser se vider de son sang, mais j'avais préféré abréger ses souffrances. Autant qu'il meure le plus vite possible, cela ferait un problème en moins à m'occuper. Sans réfléchir, je lâchai l'arme et je regardai autour de moi. Me voilà seul avec les deux femelles. Quoique, non, une seule femme. Erin baignait dans son sang un peu plus loin. Il ne restait plus que Coralie. Peu m'importait, une femme c'était déjà ça. Oubliant complètement le fait que Sutter et ses hommes approchaient, je regardai la jeune infirmière qui me souriait. Sans attendre, je m'avançai vers elle, puis je la pris dans mes bras et l'embrassais langoureusement, comme un vainqueur qui venait chercher son dû.

Coralie Deltour


Le mâle dominant s’approcha d’elle et sans autre forme de procès l’enlaça pour l’embrasser. Ses lèvres chaudes et douces sur les siennes, ses bras qui la serraient étroitement, enflammèrent à nouveau les sens de Coralie. Elle eut l’impression que le souffle lui manquait pendant qu’elle l’enlaçait à son tour, lui rendant son baiser.

L’infirmière soupira d’aise, se coulant un peu plus contre lui en glissant ses doigts dans les cheveux du scientifique, les crispant sur ses courtes mèches.

Elle sentait la chaleur de leurs corps à travers leurs vêtements. Elle avait l’impression qu’elle allait se consumer sur place. Si ça continuait, d’ici quelques minutes il ne resterait qu’un tas de cendre. Elle se sentit impatiente de sentir sa peau contre la sienne.

Gardant une de ses mains plaquée sur l’arrière du crâne du jeune homme, elle fit glisser son autre main vers l’ourlet de son t-shirt et la glissa dessous. Le contact de la pulpe de ses doigts sur la peau douce et tendre de son compagnon lui arracha un gémissement d’impatience. Elle se demandait pourquoi ils perdaient tant de temps ! Elle le voulait, ici et maintenant !

Mais d’un autre côté, maintenant que cette garce d’Erin n’était plus là pour tenter de lui voler la vedette, elle avait bien le temps de profiter de ses caresses et de laisser le désir monter encore plus.

Sa main s’égara au creux des reins de McKay, elle lui caressa un instant la colonne vertébrale du bout des doigts, avant de plaquer sa main à plat dans son dos pour se coller contre lui.

Rodney McKay

Je devins un peu plus entreprenant avec Coralie lorsque je sentis ses mains sur mon corps. Je me collai contre elle, en continuant de l'embrasser avec fougue. Ses doigts sur ma peau me firent frissonner de plaisir, et je ne restais pas inactif. Mes mains se posèrent sur les hanches de la jeune femme, les caressant doucement, avant de se glisser sous le haut de l'infirmière, à la recherche du contact avec sa peau douce et agréable au toucher. Lorsque Coralie se blottit contre moi, l'une de mes mains vint caresser ses fesses avant de la coller davantage à moi. Mon corps pressé contre le sien ne fit que faire monter davantage mon plaisir. J'avais terriblement envie d'elle. Tout de suite. Sur le champs.

Attrapant Coralie par les hanches, je la soulevais et la portai jusqu'à la table, sans cesser de l'embrasser. Je la posai sur le bord de la table, avant de venir me placer entre ses jambes. Ses cuisses m'entouraient, me retenaient prisonnier, et j'adorais ça. Je n'en pouvais plus, j'avais chaud, et je sentais que ma virilité fièrement dressée commençait à se sentir à l'étroit dans mon caleçon.

"J'ai envie de toi ... tout de suite" lui lançai-je d'une voix chaude et rauque entre deux baisers.

Sans attendre, je finis par retirer le haut de Coralie, la laissant devant moi vêtue d'un simple soutien gorge. Le pantalon était également de trop, mais patience, j'allais bientôt m'en occuper. Je penchai doucement la jeune femme en arrière, la cambrant entre mes bras, tout en venant embrasser son cou. Mes mains continuèrent de caresser son corps à moitié nu, ce qui me fit de plus en plus d'effet sous la ceinture. Mes doigts finirent par venir déboutonner le pantalon de la donzelle, mais tandis que mes lèvres se rapprochaient de la poitrine de Coralie, une idée me vint en tête. Une pensée. Une révélation. J'étais là, avec Coralie, prêt à la prendre sur le champs sur cette table. Coralie qui était si belle, si désirable, si attrayante, si ... si ... Coralie ? Belle et désirable ? Quoi ? Mais qu'étais-je entrain de faire ? Ce très court moment de lucidité me ramena à la réalité. J'étais sur le point de faire l'amour à Coralie, cette peste que je ne supportais pas, et que soudainement je trouvais très attirante. Avais-je perdu la tête ? Alors que mes doigts venaient de terminer de déboutonner le pantalon de l'infirmière, et que ma bouche continuait sa lente descente vers ses seins, je stoppai mes gestes avant de me redresser légèrement pour regarder Coralie dans les yeux, cette dernière me gardant toujours entre ses cuisses contre elle. Mon air était à la fois horrifié et incrédule, et je commençais à me sentir très gêné par la situation. Que se passait-il ? Pourquoi avais-je eu tout à coup envie de cette femme que je n'aimais pas ? Ce n'était pas normal. Je secouai légèrement la tête, tout en continuant de dévisager l'infirmière sans bouger.

"Coralie, mais ... qu'est ce que ..." lui dis-je sans avoir le temps de finir ma phrase.

Coralie Deltour


Coralie sentit McKay répondre à ses caresses. Ses mains exploraient ses hanches avant de se glisser sous son chemisier. Elle frissonna de plaisir à cette caresse et se laissa aller contre lui avec un soupir langoureux. L'autre main du jeune homme s'intéressa à ses rondeurs, les pressants pour la coller d'avantage à lui. Elle ne put retenir un gémissement de plaisir et d'impatience.

Visiblement, l'impatience était des deux côtés, soudain, il l'attrapa par les hanche et la souleva pour s'asseoir sur la table. Aussitôt, elle remonta ses jambes autour des hanches de son compagnon, nouant ses chevilles dans son dos pour lui interdire toute tentative de retrait, même si, d'après la protubérance qu'elle sentait frémir dans son pantalon, ce n'était pas ce qu'il avait en tête pour l'instant,

Ils s'embrassaient passionnément, avidement. La passion qui les animaient ne leur laissait plus de répits. La voix rauque de désir de McKay provoqua un incendie dans le corps déjà brûlant de l'infirmière.

« Moi aussi ! Prend moi ! »
le supplia-t-elle en s'attaquant à son t-shirt pour le lui ôter.

Il fit de même avec le chemisier de la jeune femme avant de la pencher en arrière pour réclamer son cou. Elle pencha la tête en arrière pour lui laisser libre accès à l'objet de son désir, posant une main sur la table pour s'équilibrer, pendant que l'autre venait se refermer sur les appétissantes poignées d'amour de son compagnon.

Ces mains s'activaient sur son corps, à présent accompagné de ses lèvres qui formaient un chemin de feu sur son cou, descendant avec une lenteur exaspérante vers sa poitrine. Elle ferma les yeux avec un gémissement de voluptée.

Elle sentit les doigts de McKay s'attaquer aux boutons de son pantalon, et décida qu'effectivement, ils avaient perdu assez de temps ! A son tour, elle glissa sa main sur sa braguette, effleurant doucement la boursouflure palpitante qu'elle retenait.

Soudain quelque chose changea dans l'attitude du scientifique. Il se figea, cessa ses affolantes caresses et ses baiser. Elle ouvrit les yeux et le regarda incrédule. Quoi ? Maintenant qu'il l'avait bien chauffée, il allait la planter là ? Pourtant, elle savait qu'il la désirait autant qu'elle le désirait.

Quelque chose au fond des yeux clairs de l'homme réussit à se frayer un chemin jusqu'à ce qu'il restait de raison à la jeune femme. Elle cligna des yeux comme si elle se réveillait d'un cauchemar sans comprendre où elle se trouvait.

McKay ?! Elle était à moitiée nue dans les bras de McKay ?! Cet homme aussi imbu de lui même, et qui la considérait comme une tortionnaire chaque fois qu'elle devait lui faire des soins ? Elle regarda autour d'elle sans comprendre. Ce qu'elle comprenait encore moins, c'est que malgré son sursaut de lucidité, elle sentait son corps réclamer cette étreinte.

Il balbutia quelque chose, qu'elle ne comprit pas vraiment. De toute façon, sa phrase fut interrompue par un cri tout à la fois incrédule et choquée.

« Coralie ?! »

La jeune femme se tourna vers l'origine du bruit et découvrit Sutter.

- « Cestpascequevouscroyez... » balbutia-t-elle, soudainement très mal à l'aise en tentant de se dissimuler tant bien que mal derrière son chemisier et gigotant pour s'éloigner du torse de son compagnon d'infortune.


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Sam 24 Juin - 23:47
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AVEC SG-12


Capitaine Sutter ; Lieutenant Skip ; Scientifique Howard ; Spécialiste Dean



Personne n’était venu au rendez-vous.
SG-12 dans son ensemble avait investi la salle du réacteur et découvert, grâce aux compétences d’Howard, que la majorité des commandes avaient été détourné vers la salle où se trouvait le reste de l’équipe. Le capitaine avait donc ordonné qu’il récupère toutes les commandes au plus vite en attendant de voir débarquer le groupe du sous-lieutenant. Il ne cessait de regarder sa montre, voyant leur retard s’accumuler, tant l’inquiétude le rongeait.

Les brefs échanges qu’il avait eu avec Coralie l’avaient quelque peu effrayé. Il n'arrêtait pas de se les repasser en boucle. Même s’il n’en montra rien à ses hommes, il avait une pleine confiance en l’infirmière et ses quelques propos sur des “pulsions dérangeantes”. Ça ne pouvait pas être des conneries. Il crevait d’envie d’aller la retrouver et la sortir de ce mauvais pas. La peur qu’il avait senti dans sa voix l’avait touché en plein cœur. Elle se sentait en danger, menacée, ou dans la crainte de devenir directement celle-ci.

L’homme était quelqu’un de solide et confiant de ses capacités. Expérimenté sur bon nombre de mission de la Voie Lactée et plusieurs fois décoré, sa perdition sur cet astéroïde ne l’avait pas défait. Bien au contraire, il avait bien l’intention de sortir tout le monde de ce piège vicieux. Et ce n’est certainement pas ici qu’il allait mourir. Seulement, la donnée “Coralie” entaillait son objectivité. Une telle chance, une telle coïncidence, pour en arriver là : ce n’était pas acceptable.

Alors il fallait mobiliser ses ressources et ses compétences dans l’intérêt général. S’empresser inconsciemment, c’était signer la défaite et finir en cadavre desséché pour l’éternité dans ces coursives. Alors autant rester calme et obtenir des informations, quitte à en devenir lent.

Howard parvint enfin à annuler les dérivations.
Même si les commandes n’étaient pas complètes, il afficha un plan des lieux avec les données provenant des capteurs encore en état de fonctionner, ce qui modélisa l’aire d’effet de l’onde régénératrice. Sutter découvrit que ses hommes et lui-même ne s’y trouvaient pas. Mais l’équipe d’adam et Coralie, en revanche...

“Merde ! Qu’est-ce que c’est ?”
“Je ne suis pas sûr, mon capitaine. La signature ressemble à un appareil de régénération biologique Atlante, comme celui qui fût récupéré par le colonel O’Neill en Amérique Latine. Vous vous souvenez du rapport ?”

Sutter serra la mâchoire en maudissant sa défaillance. Dean s’approcha de lui et lui expliqua ce qu’il s’était passé, et surtout l’effet qu’avait eu l’onde de l’artefact sur les guerilleros. Pendant ce temps, Howard tentait de récupérer des commandes supplémentaires. Sutter observa consciencieusement le plan et les zones d’effet de l’onde.

“Alors les pulsions dont parlait Coralie…?”
“Je pense qu’il s’agit de l’effet pervers du processus de régénération. Il y a une raison pour que cette technologie soit absente sur Atlantis. Il n’y en a même pas dans leur infirmerie.”

Il croisa le regard de Sutter qui le fixait d’un air sceptique.

“Je sais de quoi je parle, capitaine. J’échange régulièrement avec un collègue à l’administratif du SGC. Il constitue le recensement des artefacts technologique à dispatcher en zone 51. Cette technologie ressemble à un cube luminescent, les Goa’uld ont copié le processus pour en faire leur sarcophage...et on voit à quel point ça les a rendu aimable !”
“Bordel a queues !” Jura brutalement Howard en fixant l’écran.

Il venait de récupérer une partie des caméras de surveillance qui avaient été désactivée depuis longtemps. Celle de la salle de torture où se trouvait l’équipe d’Adam avait été entretenue, donc facile à réactiver, et on voyait à présent ce qu’il s’y passait : un violent combat entres hommes, et entre femmes !
Et ils n’y allaient pas avec le dos de la cuillère, c’était une lutte à mort, il y aurait forcément des victimes.
Sutter se détourna de ses collègues et s’élança vers sa tenue spatiale. Il fût suivit par Dean et Skip qui l’aidèrent à l’enfiler. Cela ne le protégerait peut-être pas beaucoup mais, face à cette onde, c’était toujours bon à prendre.

“Je viens avec vous !”
“Hors de question. Restez à l’abri de cette onde et trouvez en moi la source. Je vais essayer de séparer cette bande de sauvage avant que ça ne devienne criminel...”
“Vous allez être exposé à la corruption chef !” Rappela Skip en lui tendant son casque. Il ne voulait pas le voir prendre ces risques.

Sutter récupéra le casque et lui fît une tape sur l’épaule, histoire de le rassurer. A eux deux, ils cumulaient plus d’expérience que certaines des équipes SG.

“Howard. Tu scelleras toutes les issues derrière moi, je compte sur toi ! Délimite une zone de quarantaine et trouve tout ce qui pourra m’aider sur ces écrans.”
“Capitaine, vous allez devenir aussi cinglé qu’eux, ce n’est pas une bonne idée !”
“Je sais...” Avoua Sutter en le regardant.

Les hommes s’échangèrent leurs regards, conscient que c’était peut-être la dernière fois qu’ils voyaient leur officier sain d’esprit. Mais il n’était pas du genre à rester les bras croisés et ils le savaient bien. Cela faisait des années qu’ils bossaient ensemble en parfaite cohésion. Chacun avait plusieurs fois risqué leurs vies pour les autres et le risque majeur était devenu une monnaie courante.

Howard libéra l’accès qui menait en direction de l’équipe d’Adam et Sutter s’y engagea, alors munie de sa tenue spatiale pressurisée, après avoir fait signe à ses hommes. Il était temps d’atteindre cette chambre des atrocités au plus vite avant qu’il n’y ait des morts. En chemin, il songeait à Adam, à Erin, Rodney…

C’était peut-être moche à dire…

Mais surtout à Coralie...

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Capitaine Sutter ; Lieutenant Skip ; Scientifique Howard ; Spécialiste Dean





//Attention : - 18// Contenu choquant, propos vulgaires et violents !//


Guidé par Howard, le capitaine Sutter s’enfonça dans les coursives d’un pas rapide. Il était sur ses gardes mais prenait des risques en cherchant à gagner du temps, refusant de s’arrêter à chaque détour de couloir pour s’assurer de l’absence de menace.
Respectant l’ordre donné, le scientifique verrouilla les portes dans son dos et le suivit en oscillant entre le plan et le retour de la caméra de sa combinaison qu’il venait de brancher sur une petite tablette. Ce n’était pas évident et loin d’être conçu pour, l’image étant de mauvaise qualité, mais c’était mieux que rien.

Pendant le trajet, Sutter songea à son passé commun avec l’infirmière et se rappela ses traits lorsqu’ils étaient jeune. Cela faisait dix-sept ans que le destin les avaient séparé. En ce temps-là, il n’était rien de plus qu’un vulgaire troufion égaré. Mais Coralie avait vu autre chose en lui, quelque chose de plus grand qu’il avait toujours cherché à conserver et qui lui avait valu son grade au sein du programme SG.

Oui, en y songeant, il se disait que si sa lettre n’était pas revenue du camp de réfugiés en indiquant “N’exerce plus au secteur indiqué”, ils se seraient forcément retrouvé. Il l’aurait emmené au bal comme il le lui avait promis et ils auraient forcément démarré une vie ensemble. Du moins, il ne voyait pas d’autre avenir que celui-ci.

Mais le hasard peut-être cruel.
Dix sept ans après, on change tant mentalement que physiquement, et c’est ce qui l’avait longuement fait douter durant le briefing. C’est au cours de son entretien avec l’infirmière devant la barge, juste avant le lancement de la mission, qu’il avait eu la choquante confirmation en reconnaissant sa façon d’aller droit au but, de balayer les faux semblants en faisant éclater un constat clair et dérangeant.

Sutter trouva qu’elle était encore plus belle avec dix-sept ans de plus. Et puis, même s’il ne s’était pas empêché de vivre durant cette période, qu’il avait vécu de sacrées aventures amoureuses autant magnifiques que cruelles, l’absence de marque à son annulaire ne cessait de lui revenir en mémoire. Qui sait si elle ne lui reviendrait pas directement en découvrant son identité ?

La voix d’Howard brisa soudainement ses songes.

“Mon capitaine, ça commence à devenir sacrément violent là-bas ! Il faut vous presser ! J’ai aussi trouvé un manifeste automatique des activités qui date de plusieurs milliers d’années. Il y a un survivant qui se baladait le plus souvent entre la salle qu’occupe nos sauvages...et un hangar pas très loin de notre position. Du matériel et de l’énergie semble avoir souvent été affecté là-bas.”
“Est-ce que la zone se trouve en secteur sain ?”
“Affirmatif !”
“Skip, Dean, allez là-bas et rendez compte ! Gardez les yeux ouverts et soyez prudent, je vous veux en vie !”
“Ok, chef. On se met en route.”

Sutter atteignit l’échelle qui lui permettait de grimper d’un nouveau. Son imagination l’envoyait dans l’intimité de sa chambre, à parcourir la finesse du corps de Coralie, explorant son épiderme et ses belles formes de ses mains jusqu’à en détailler sa féminité et explorer son intimité. Il se voyait bien soupeser les seins qu’il avait cru deviner sous son uniforme la dernière fois et la complimenter tout en se régalant.
Et dans son comportement de mâle Alpha, la retourner sur le lit pour la prendre de sa grande puissance tout en la tenant par les cheveux.
Oui...un souvenir dominant qui serait agréable à vivre et bien mémorable. Imaginez, après dix-sept ans, ce que devient ce petit corps d’infirmière ? Quelque chose de mature parfaitement taillé pour sa virilité. Un sacré paquet d’ébats qu’il allait falloir rattraper !

Sutter secoua négativement la tête et la posa contre les barreaux de l’échelle. Il serra les dents en se demandant comment ces pensées pouvaient autant l'obnubiler jusqu’à ce qu’il se rappelle où il était. C’était donc ça que l’équipe d’Adam supportait depuis longtemps ?
Cette onde était dangereuse. Trop dangereuse !
Il fallait qu’il rejoigne les Atlantes avant que l’irréparable soit fait. Mais lorsqu’il atteignit le sommet de l’échelle et entama la dernière partie du chemin, la voix d’Howard raisonna dans son oreillette. Elle était blanche et malmenée par un choc profond.

“Capitaine ! Je suis navré, c’est...c’est trop tard. Erin Steele et Adam Ross viennent d’être tués...”

Sutter grimaça comme s’il avait reçu un violent coup dans l’estomac et frappa contre le mur. Il avait mis trop de temps. Deux membres d’équipe venaient de mourir à cause de cette onde de merde !

“Capitaine, faites demi-tour. Revenez !”
“Je suis touché Howard. Je deviens dingue...il faut que Skip prenne le commandement. Et surtout, ne m’écoute plus !”

Un sentiment de honte et de colère l’envahit. Sa partie encore lucide devait prévenir ce qui allait se passer. Mais le voilà devenu une petite lopette, une pucelle apeurée qui ne demandait qu’à se faire déflorer pour se dérider.
Comme Coralie.

Il secoua encore la tête et posa une main sur son casque. Il avait mal au crâne, il devenait complétement barjo : ça devenait vraiment problématique.

“Capitaine...”
“C’est un ordre espèce de fils...bon sang...ne m’écoute plus Howard. Il faut que je rejoigne les autres et que je les tire de là.”

Sutter reprit son chemin en chancelant.
Il ne savait pas pourquoi son imagination ne cessait de renvoyer des images factices de l’infirmière dans des dispositions des plus discutables. Pourtant, ce n’était pas son corps qui l’intéressait le plus mais leur retrouvaille, le petit jeu qu’il avait monté à son grand désarroi, en appréciant la façon dont elle turbinait pour se souvenir de son passé. Alors pourquoi en venir à des pensées aussi bestiale et charnelle ?

Le capitaine entendit des voix. Et malgré son casque, le “prends-moi” d’un femme raisonna dans son crâne comme une terrible trahison et il s’élança, presque au pas de course, pour terminer le chemin qui le séparait de Coralie.

lorsque ce fût fait, il découvrit sa femme dans les bras d’un autre, les jambes emprisonnant son bassin, en se livrant corps et âme à ce misérable de basse condition. Elle y mettait du cœur en plus cette salope, elle appréciait les baisers torrides et serrait ses jambes pour garder la virilité de son partenaire à l’endroit le plus sensible. Elle avait la figure plein de sang et échangeait des baisers langoureux en en filant à ce connard d'opportuniste.

Sutter avait un regard de fou en constatant la scène.
Le scientifique ? Cette petite merde bedonnante ?
Mais elle était sérieuse là ?

Et il s’est arrêté en la regardant, l’air surpris, en lui disant quelque chose. C’était quoi ? Je vais te baiser par tous les trous ? Je vais te faire gueuler comme une chienne ? Qu’est-ce qu’il lui promettait cet enfoiré ? Il l’avait forcément drogué pour en arriver là !

Le capitaine serra les poings et hurla littéralement dans son casque, aussi dépité qu’horrifié :

“CORALIE !”

Elle releva la tête vers lui et changea tout de suite d’expression. Elle tenta même de se rhabiller cette garce. Pourquoi ? Sutter n’avait pas le droit de la regarder, lui ? Et c’est pas ce qu’il croyait ?
Tiens ! L’excuse de toutes les putes qui se livrent à la bassesse en offrant les cornes à leurs compagnons.

Et lui. Putain de scientifique !
Lui il allait mourir.
Il allait avaler ses dents. Les yeux crevés.
Et agonisant, il entendrait Sutter prendre sa petite garce qui lui revenait de droit. Il entendrait ces bruits passionnés. Ces claquements caractéristiques, ces coups de boutoir à démonter un bassin pour lui montrer, à cette tarlouse, ce qu’est un homme qui contente une femme !

En approchant dans le but de lui exploser la tronche, Sutter faillit trébucher en rencontrant le corps sans vie d’Adam. Son regard bestial changea un instant en trouvant Erin Steele plus loin puis il retourna à l’examen des deux amants.

Lui aussi était devenu presque aussi fou. Il était trés bien entrainé, en bonne condition physique et en bonne santé...de quoi accélérer la corruption de son esprit. Sutter savait que c’était la fin s’il ne se barrait pas tout de suite d’ici. C’était une erreur d’avoir voulu arriver jusque là, d’avoir chercher à atteindre cette sale pu...non...non...Coralie...d’avoir cherché à sauver Coralie…

Le capitaine recula en se tenant la tête de ses deux mains.
Il fallait qu’il trouve un moyen d’échapper aux rayons. Il ne fallait pas rester devant ces deux-là...il ferait tellement de mal…

“Vous restez ici !” hurla Sutter plein de rage et de détresse.

Puis il fît marche arrière.
Il repartit en courant de toutes ses forces. Il eut une vitesse insoupçonnée, une puissance enivrante et particulièrement jouissive qu’il aurait pu mettre en pratique sur Coralie...et pourquoi pas sur rodney tiens ! Histoire de lui montrer qui est l’homme !

Il rencontra la porte close et frappa dessus de ses deux poings.
“Ouvre connard !”
“Navré, chef. Je ne peux pas faire ça. Ce sont vos ordres.”
“Va te faire foutre ! Tu m’ouvres cette porte où je viens te chercher pour te faire bouffer tes couilles !”
“Vous vous entendez parler, chef ? Vous êtes touché !”

Sutter hurla de rage en cognant contre la porte. Ses poings marquèrent plusieurs impacts sur le métal. Il entendit du bruit dans le couloir derrière lui. Est-ce que Coralie venait à lui pour s’excuser ? Elle avait intérêt d’être en petite tenue si elle espérait trouvait sa grâce. Pourquoi n’irait-il pas la chercher d’ailleurs ! Il aurait bien besoin d'une petite distraction, quitte à la briser entre ses bras puissants ou lui trouer le...

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Sam 24 Juin - 23:51
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Capitaine Sutter ; Lieutenant Skip ; Scientifique Howard ; Spécialiste Dean



“Ecoutez-moi...”
“J’t’encule !”
“Chef, ma voix...accrochez-vous à ma voix...”

Un terrible migraine ravageait l’esprit du capitaine. Plus ça allait et plus il déraillait. Sa colère ne faisait que monter. Il était sur le point de tout démolir, de défoncer cette porte, cette équipe de pédales qu’il avait commandé pour rien. Et Rodney putain ! Rodney qui baise sa femme quand il essaie de les tirer de là ?!? Mais ça va saigner ! Coralie aussi va saigner, mais pas au même endroit ! Elle…

“Allez chef, concentrez-vous ! Vous pouvez le faire !”
“Skip...j’en peux plus...”
“Je sais. On a trouvé un vaisseau chef. Il est inachevé. On peut le réparer et partir d’ici. On peut s’en charger nous-même mais cette onde doit être anéantie vous comprenez ? Vous devez détruire le cube !”
“Comment ?”
“Howard va vous guider ! Les accès sont soumis au vide...vous avez une tenue. C’est notre seule chance !”
“Et pourquoi je ferais ça espèce de minable ! J’ai ma gonzesse qui m’attend, les cuisses ouvertes. T’as qu’à brancher la caméra pour te rincer l’œil. Tu apprendras à être un homme !”
“Concentre toi chef !” Reprit calmement Skip en passant au tutoiement. “On bosse ensemble depuis sept ans. Tu sais bien que ce n’est pas des conneries si je te dis qu’on peut tous s’en sortir ! Il faut détruire ce cube et vite !”

Sutter hocha la tête.
Sa colère ne faisait qu’augmenter et il entendait encore des bruits dans le couloir. Il écouta les indications à contrecœur et se rendit rapidement dans les coursives qui menaient à la source.

De leurs côtés, Skip, Howard et Dean suivaient scrupuleusement la progression de leur officier. Ils n’arrivaient pas à croire que l’onde ait pu avoir un effet aussi rapide sur lui et craignait qu’il ne soit devenu un ennemi en puissance.
Mais il fallait que cette onde cesse d’émaner dans la majeure partie de la base. Le survivant avait retapé un transporteur de gaz BT et les systèmes étaient encore viables pour leur permettre de partir. Le seul problème, et un obstacle tout bête qui avait empêché le survivant de l’époque de parvenir à ses fins, c’était l’absence d’un modèle de matrice pour que la chaine automatique lui en construise un.

Si SG-12 parvenait à récupérer la matrice du jumper et injecter son modèle dans la chaîne de production encore en activité. Le transporteur serait prêt au décollage, même après toutes ces années. C’était un véritable ticket de sortie mais il fallait pouvoir se déplacer entre ces deux endroits sans souffrir de l’onde et cette extrême folie.

“Il va y arriver. Il peut le faire !”
“Merde...” S’écria howard en basculant sur la caméra de la salle de tortures.

Coralie et Rodney avaient disparu.
Ils étaient partis mais pas à la poursuite de Sutter. Howard les récupéra sur une caméra de sécurité en train d’ouvrir de force l’une des quatre portes qui les séparaient de leur position. Le sang sur leurs visages avaient de quoi faire peur, c’était littéralement des démons assoiffés de sang. Ils savaient que si Sutter était venu seul jusqu’à eux, cela signifiait que le reste de l’équipe se trouvait dans la salle des réacteurs. Rodney avait suffisamment de logique pour faire ce constat.

Pendant ce temps, le capitaine atteignit le sas en question. Il passa la main mais la porte ne s’ouvrit pas. Il y avait des soudures faites toute autour pour l’empêcher d’y accéder. Le leader eut un sourire narquois et passa ses doigts sous la porte, pliant le métal à cet endroit pour en faire une bonne prise. Il n’avait pas encore la même puissance que les autres mais il donna tout ce qu’il avait pour la soulever suffisamment. D’ailleurs, cette si grande pression l’aida à ne pas être chassé dans l’espace du fait de la décompression soudaine de l’endroit où il se trouvait. Effectivement, le couloir d’accès à la source avait été exposé au vide intentionnellement. Une très large entaille avait été percé pour interdire tout atmosphère.

Le capitaine passa devant et observa un moment l’espace là-dehors. Il songea que cela ferait un beau spectacle pour lui, Coralie et les gamins. Mais avant tout, il fallait qu’il atteigne le cube pour se renforcer. C’était logique : plus il s’en approcherait et plus ses forces grandiraient. Il aurait de quoi faire payer la traîtrise de Rodney et prendre Coralie de force, comme elle le méritait bien !

Lorsqu’il entra dans la chambre source, il se retrouva dans une immense architecture lantienne gravée et cerclée. Des voûtes se rejoignaient régulièrement avec des piliers arrondis autour d’une machine imposante au centre de laquelle était encastrée le cube maudit. Elle émettait une lumière chatoyante et délicieusement corruptrice.

Sutter retira le cube et le garda en main avec un regard plein d’ambition. C’était son Saint Graal. Il serait un grand seigneur en retournant sur Terre. Il plierait tout le monde à sa volonté, se construirait un trône digne de ce nom au SGC, et tuerait le moindre ennemi qui lui barrait la route.
Oui...et il emmènerait Coralie avec lui pour qu’elle devienne sa reine. Qu’elle le veuille ou non, elle se donnerait à lui autant qu’il le désirerait. Et elle serait sa déesse tant qu’elle saurait contenter ses besoins.

Oui...quelle bonne idée !
Sutter avait un sourire carnassier sur le visage en fixant cette magnifique lueur. Il allait devenir le maître de tout ! Et il allait vivre pour l’éternité !
Il s’installa au bord d’une voûte en admirant silencieusement la source de son pouvoir.
De son avenir...

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Sam 24 Juin - 23:53
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Capitaine Sutter ; Lieutenant Skip ; Scientifique Howard ; Spécialiste Dean



Les deux fous passèrent la seconde porte au moment où les équipiers SG eurent confirmation de l’entrée de leur officier dans la chambre source. Ils étaient tendus à l’extrême, chassant naïvement le fait qu’il ne leur avait même pas dit qu’il était en possession du cube.
“Allez ! Il faut lui dire de le détruire !” Déclara Dean en finissant de souder la porte du réacteur.

Il avait prit l’outil dans le hangar où se trouvait leur ticket de sortie. Au début, il songeait s’en servir comme arme. Mais il était persuadé que cela ne ferait même pas reculer les deux tarés qui fonçait sur eux.
Skip activa sa radio mais Howard l’en empêcha en posant une main sur son bras.

“Regarde !”

Le scientifique posa son doigt sur les cadavres d’Erin et d’Adam sur l’écran de surveillance. Leurs corps s’agitaient sous des soubresauts réguliers.

“Skip...ils reviennent !”

Dean quitta son poste pour arriver jusqu’à eux. Il regarda par-dessus leurs épaules.

“Bon sang, j’en étais sûr ! Ça ressuscite aussi, le rapport d’O’neill n’était pas romancé !”
“On ne peux pas les récupérer ! Le capitaine ne tiendra plus très longtemps.”
“Il nous en voudra de ne pas prendre le risque !”
“Ils sont foutus et on a deux meurtriers au cul je te rappelle ! Il faut lui dire de le détruire maintenant.”

Howard avait entamé un zoom sur les corps.
On remarquait clairement les orifices de balles sur Adam et la faille dans la poitrine d’Erin se résorber petit à petit. On aurait même vu une petite partie de son cœur battre irrégulièrement à travers la plaie. Si l’onde disparaissait maintenant, ce serait une nouvelle agonie pour eux.

“Soit moins strict skip. On peut les sauver !”

Des bruits sourds retentirent dans la porte derrière eux. Coralie et Rodney venait de les atteindre.

“On ne peux plus attendre !”
“Bordel, skip. Ce sont les nôtres là derrière. Les nôtres tu entends ?!? Et on a la possibilité de sauver toute l’équipe !”
“Il n’y a pas d’onde ici, ça va les affaiblir ! Crois-moi, je préfère prendre le risque.”

Skip luttait face au dilemme. Il savait que le capitaine le haïrait pour ne pas avoir mis le reste de SG-12 à l’abri. Son regard alla à la rencontre de ses collègues.

“Vous êtes tous prêt à miser nos vies ?”

Ils acquiescèrent. La porte grinça en commençant à s’ouvrir sur quelques millimètres mais tint bon.

“Alors on attend. Howard, tu nous donneras le signal.”

Le scientifique se donna entièrement à l’étude des images de vidéosurveillance, murmurant des encouragements empressés pour les voir se redresser le plus vite possible pendant que les autres disposaient du matériel et diverses choses inutiles en obstacle devant la porte.

Au bout de deux longues minutes qui parurent interminables, Howard constata qu’Adam Ross et Erin Steele bougeaient sur le sol. Mais sans se redresser. Il passa le zoom à son maximum et découvrit qu’ils avaient décidé de rattraper le retard en s’embrassant langoureusement.

“Ils sont ressuscités. Maintenant ! Maintenant Skip !”
“Capitaine, il est temps. Vous devez détruire le cube tout de suite. Nous sommes dangereusement exposés, exécutez maintenant !”

Le capitaine était toujours assis, admirant la merveille qu’il avait dans ses mains. C’était la perle de la création, une pureté unique que des impropres lui demandaient de souiller.

“Et pourquoi je ferais ça, sale con. Tu n’es qu’un misérable ver. Et je suis le nouveau Dieu. Un Dieu en puissance !”

Skip vît avec effroi la porte se soulever de quelques centimètres. La main de Rodney passa en-dessous pour récupérer plus de prise. Dean essaya de la chasser à grand renfort de coups de pieds mais rien ne semblait pouvoir l’en décrocher. On l’entendait rigoler à côté.
Les mains de Coralie se rajoutèrent bien vite et le métal de l’accès grinça encore plus. Elle aussi se marrait.

“Sutter. Ecoute-moi. Ils seront bientôt sur nous. Ils vont nous tuer sans le moindre mal. Il faut détruire le cube maintenant, c’est notre seule chance de rétablir la balance.”
“Alors va crever comme un chien. Je m’en branle.”
“Pourquoi tu m’as donné cette photo. Cela a un sens pour toi. Qui est cette jeune femme dessus ?”

Le capitaine quitta un instant la lumière des yeux.
Une photographie ? De quoi il parle cet abruti ? Aucune photo...mais...si ! Il s’en souvenait maintenant ! Il avait retiré une photographie de sa poche pour le lui donner discrètement en partant à la recherche de sa femme. Juste avant de passer le sas, il le lui avait remis en feignant une poignée de main virile. C’était...une mesure de sécurité...mais pourquoi respecterait-il sa promesse maintenant qu’il avait tellement mieux ?

“C’est un vieux polaroid qui te montre dans une cave en compagnie d’une jeune femme. On dirait une soignante. Qui est-elle ? Pourquoi tu me l’as donné ?!?”
“Non...”
“Qui, il faut répondre !”
“Coralie...ma...ma sauveuse.”
“Tu dois la vie à Coralie...tu as une dette envers elle c’est ça ?!? Tu es en train de faillir à ton honneur Sutter. Tu es en train de faillir à tout ce que tu tiens !”

La porte céda en dévoilant un Rodney et une Coralie ravie de se lancer dans un bain de sang. Dean et Howard se jetèrent sur les obstacles matériels dans l’espoir de combler cette brèche mais il reculèrent comme s’ils faisaient face à un vrai bulldozer.

“Sutter ! Tu dois la sauver ! Ne trahit pas ta parole !”
“Je...ne peux pas !”

Les deux équipiers cédèrent. Il n’y avait plus rien pour protéger l’équipe SG de la folie des deux vainqueurs.

“Sutter ! Maintenant ! Maintenant !” Hurla Skip avant de se faire jeter par le Dieu Rodney.

Le capitaine était parcouru de tic. Il était en proie à une lutte intestine très violente. Il se rappelait de tout concernant Coralie. Il se rappelait même de son innocence, de son coté altruiste magnifique. Sa façon de se jeter dans le danger pour l’amour de son métier, pour sauver une vie même si ça n’en vaut pas le coup. Et elle l’avait sauvé, lui, il y avait dix-sept ans. Est-ce que ça valait la peine de détruire la source du pouvoir ultime ? Juste une promesse ?

Il voyait son visage de jeune adulte d’il y a dix-sept ans penché sur lui. Quand il était sur le point d’y passer et qu’il suppliait. Comme Skip lui suppliait à la radio en se faisant malmener. C’était...non...elle n’était pas partie en proie à la peur. Elle aurait pu se servir de lui, alors agonisant, pour s’échapper très loin. Mais non, l’infirmière était resté pour lui. Pour sa vie. Donnant même une partie de la sienne pour qu’il puisse en arriver là, devant ce choix.

Sutter ne voulait pas.
Il ne voulait pas mais il le fallait.
Alors il pressa le cube à contrecœur et il hurla sa douleur. Il hurla cette perte dans une terrible détresse en s’en voulant de se vendre ainsi pour une antique promesse. Le cube plia petit à petit, la lumière vacilla, puis le tout détonna. Une violente explosion que même le corps hyper-performant de Sutter ne put retenir sans dégât. Sa combinaison fût perforé et des éclats s’enfoncèrent par-dessus de vieilles cicatrices datant de dix-sept ans.

L’onde disparut soudainement.
Et comme si l’équipe d’Adam y avait été directement relié, ils tombèrent tous comme des mouches. Adam et Erin dans les bras l’un de l’autre avant d’avoir pu aller trop loin. Rodney s’effondrant sur Skip et Coralie, sur Dean, alors qu'elle s’apprêtait à lui trancher la gorge avec son scalpel.

Sutter était dans le même état.
A semi-conscient, il regarda le cadavre du cube qui laissait parfois échapper des étincelles d’agonie, des gravures en ancien irradiant de plus en plus faiblement, puis son extinction finale eut lieu. Le métal devint entièrement noir, vierge de toute lumière, et se désagrégea peu à peu en poussière.

Alors qu’une alarme de décompression résonnait dans son casque, Sutter eut un petit sourire victorieux avant de se laisser glisser dans l’inconscience.

SG-12 avait vaincu. Encore...

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Sam 24 Juin - 23:55
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Howard écarquilla les yeux en constatant la disparition de l’onde sur l’écran de contrôle. Il vérifia trois fois et fut rassuré de ne trouver aucune défaillance. L’onde avait bien cessé ! Sutter avait réussi !

“C’est pas trop tôt bordel !” S’écria Skip en se délestant du corps de Rodney.

Il l’observa un instant et découvrit qu’il oscillait entre l'inconscience et le malaise. Il trouva une corde dans l’un des débris d’étagère qui avait servi d’obstacle inutile et il attacha les mains de Rodney dans le dos.

“Dean, Howard, vous partez sur le jumper. Il y a forcément des serflex ou de quoi les menotter. Saucissonnez-moi Ross et Steele, ramenez-les au transporteur et faites qu’ils ne se détachent pas !”

Les deux hommes eurent un moment d’hésitation.

“Allez ! Je m’occupe de ces deux-là. Ils sont tous dans le gaz, il faut en profiter !!!”

Dean et Howard s’élancèrent ensemble en direction du jumper. Ils ne marchèrent pas...ça se fit au pas de course ! Ils craignaient intérieurement, dans un élan de paranoïa, que leur collègues se réveillent en étant toujours dans le même état d’esprit. Howard prit le parti de démonter quand même la matrice du jumper et de le fourrer dans un sac avant d’aller placer les serflex sur Adam et Erin.

Ils les trouvèrent effectivement dans les bras l’un de l’autre. Et sans cet endroit complètement glauque et les ouvertures dans leurs uniformes, signes de lutte évident, ils les auraient pris pour un couple endormi.
Les deux hommes de l’équipe SG n’en menaient pas large. Vu comme ils avaient été malmené par Rodney et Coralie, ils craignaient leur éveil.

“Tu...tu veux la fille ou le mec ?” Fît Howard en priant pour qu’il choisisse Adam.
“Je m’occupe de Steele !” Fît Dean en sautant sur l’occasion. “De toute façon, va falloir les trimballer tous les deux. On va galérer à l’échelle !”

La radio les coupa soudainement.
Les hommes avaient à peine fini de poser les serflex, après les avoir rhabillés si besoin est, que la voix paniquée de Skip leur gueula dans les oreilles. L’espace d’une seconde, ils pensèrent que leur ami avait été attaqué par Rodney ou Coralie. Mais non, c’était tout autre chose !

//Putain de merde ! Allez chercher la trousse médicale au jumper et revenez me l’apporter au trot.//

On l’entendait courir comme un fou, il était essoufflé.

//Vous entendez ?!? Sutter est blessé, il est salement amoché ! Magnez-vous le cul, merde !//

Howard regarda Dean.

“Tu cours plus vite que moi ! Fonce mec, je ferais gaffe à ne pas abimer les copains pendant le voyage. Allez, vas-y !”

Le collègue hocha la tête et s’élança à vive allure. Il trouva la trousse de secours sans problème et contacta Skip pour savoir où il se trouvait. Il avait prit sa combinaison pour rejoindre Sutter et était en train de le trainer jusqu’à un sas non éventré. Il fallait contourner une partie de la station pour le retrouver, ce qui allait lui faire perdre du temps. Dean n’avait jamais couru aussi vite de sa vie, Skip n'arrêtait pas de lui gueuler dessus dans sa panique, refusant de voir son chef de corps mourir dans ses bras.
Une fois arrivé sur place, il le trouva penché au-dessus du capitaine. Il l’avait débarrassé de sa combinaison et plaquait fortement sa main sur son aine, là où une épaisse vague de sang s’échappait par-dessus ses doigts.

A deux, ils placèrent de la poudre hémostatique et un pansement compressif comme on le leur avait appris. C’était la base de leur entraînement mais bien loin de suffire pour le stabiliser. Ils prirent chacun un bras de l’officier et le portèrent alors difficilement jusqu’au transporteur.

A l’intérieur, sur les flancs, tout au long de l’appareil, il y avait des sièges pour le transport avec des systèmes de maintien comme pour les montagnes russes. Adam, Coralie et rodney se trouvait chacun à un coin opposé, bien séparés, les mains attachées par dessus la sécurité les maintenant à leur siège. Leurs pieds étaient également entravés. Howard était parvenu à descendre Adam jusque là donc il devait être en train de s’occuper d’Erin.

Après une bonne dizaine de minutes d’une pression insoutenable, ils parvinrent à stabiliser Sutter en accumulant les pansements et les seringues hémostatiques. Ils s’étaient occupé de lui au beau milieu de la cabine et avaient cruellement besoin de Coralie, ayant souvent songé à la sortir de son sommeil, mais ils ne pouvaient plus faire confiance dans l’immédiat.

Une fois récupéré de ces vives émotions, le reste de l’équipe vérifia que leurs collègues allaient bien. Howard retourna dans la salle du générateur puis commanda la matrice sur la ligne de production en connectant le reste abîmé à la console centrale. Par chance, le modèle était encore intact et il fût rapidement téléchargé avant d’être placé en production.

L’intelligence artificielle fît apparaître le mot “Attily” sur l’écran avant de mettre un dossier en surbrillance. Howard vérifia qu’il n’était pas piégé avant de l’activer. C’était une horrible vidéo retraçant le massacre perpétré par le survivant. Il était nu comme un ver, le visage dévoré par tous les vices imaginables et il se filmait en expliquant, dans la langue ancienne, comment il vivait au détriment de cette femme.

Le scientifique ne comprenait pas tout mais il était évident que ce fou était à l’origine de toutes leurs peines. La femme servait effectivement d’incubateur. Elle était violée tous les jours pour que la semence fournisse du matériel génétique et que l’enfant, qu’il dévorait tous les jours aux trois quart, se régénère en un plat continu pour ce cannibale. La victime oscillait donc tous les jours entre la table pour le viol puis suspendue par ces crochets afin d’être accessible aux bras régénérants.

Le scientifique eut beaucoup de mal à supporter ces images mais il les regarda jusqu’au bout. La fin fût pour le moins impressionnante. Le cannibale pleurait de rage, il hurlait “Attily” en filmant le cadavre inerte alors relié à la machine. Avoir envoyé l’esprit ou le je-ne-sais-quoi dans le serveur central avait fini d’achever sa prisonnière. Et il se retrouvait donc sans jouet sexuel ni nourriture.
Il ne pouvait pas non plus compléter le transporteur sans matrice…
Il était piégé pour de bon.

La fin de la vidéo le montra devant un sas de décompression. Il rigolait tout en expliquant quelque chose. Il activa le sas sans hésitation, comme s’il était vêtu d’une combinaison et ne craignait pas l’extérieur. Il disparu ainsi...stupidement...et l’image qui le suivait grésilla avant de se figer.
Fin de la vidéo : c’était lamentable ! Vraiment lamentable !

Howard décida d’enregistrer ce fichier dans un cristal qu’il pourrait retirer. Il en aurait besoin pour le rapport à rendre aux officiels. Il savait que Skip devrait s’y coller et il craignait la suite pour l’équipe Atlante. Espérons que les gradés sauraient réagir sagement. Concernant Skip, il était rassuré puisqu’il le savait très objectif.

Le scientifique trouva un cristal de donnée accessible et fît une copie de cette vidéo. Il accéda également aux caméras de sécurité des dernières heures et fît la même chose avant de se rendre compte que des informations se trouvaient déjà sur le stockage.

Il accéda à l’intérieur pour en vérifier le contenu et ouvrit la bouche, stupéfait. Une vraie pépite ! Adam et son équipe n’avait pas souffert pour rien ! Il y avait là une carte entière du secteur avec les données de prospection des Atlantes il y a dix milles ans. Avec la position des stations d’exploitations dissimulées aux Wraiths, les sources de gaz BT sondées avec leur caractéristiques, les codes permettant d’apponter sur les structures si elles ont survécu…
Le gros lot ! C’était le gros lot !

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Howard enregistra tout ça et récupéra le cristal. Il le regarda un moment en se disant que leur souffrance, et notamment celle des Atlantes, valaient peut être le coup finalement. Puis il repartit vers le dépôt de la chaîne de construction. Il jeta un dernier regard derrière lui et quitta sans remord la salle du réacteur.

Une fois la matrice installée, le transporteur s’éveilla lentement et Dean s’installa aux commandes. Pendant que Skip restait auprès de Sutter, Howard aida son collègue à préparer le décollage. Le pilote n’avait jamais utilisé cet appareil et accumulait difficilement la cinquantaine d’heure en simulateur pour un jumper.

“Ross nous aurait été d’un sacré coup de main...” Avait dit Dean en débutant la phase de décollage.
“Ouais, enfin...aujourd’hui c’est toi le pilote. Alors sors nous d’ici, je vais brancher ces foutus détecteurs pour savoir où on va et rejoindre le Dédale.” Répondit vivement le scientifique.

Il s’assura qu’il avait bien le cristal dans la poche avant de s'exécuter.


Adam, Rodney, Erin et Coralie commencèrent à émerger à ce moment là. Quand tout était calme autour d’eux, voyant par ces vieux hublot la beauté de l’espace profond comme lors de leur voyage en jumper. Ils étaient pleinement conscient de tous ces actes...des actes dont ils n’étaient pas responsables.
La disparition de l’onde les avait peut-être assommé. Mais ils se souvenaient tous très bien de ce soudain sentiment de libération. Comme si une horrible pression accumulée depuis longtemps venait de se vaporiser comme par enchantement, qu’on les libérait après un horrible film d’esclavage.

De leurs point de vue, ils détenaient tous les souvenirs et les détails de ces choses horribles. Mais c’était comme avoir été un simple témoin. Un spectateur d’une scène atroce, où l’on voyait son propre corps perpétrer ces actes, sans qu’on ne puisse y faire quoique ce soit. Ou alors voir quelqu’un piloter, manipuler sa propriété charnelle, comme regarder ce démon jouer à ce jeu vidéo horrible tout en étant piégé dans l’observation.

Adam et ses amis savaient donc très bien ce qui s’était passé. Ils se rappelaient parfaitement de tout : les pensées sombres, les comportements déviants de “l’étranger”. Un “étranger” qui n’était pas soi, un démon qui avait manipulé les corps en les rejetant à l’extérieur ! C’était comme être à mi-chemin d’une emprise Goa’uld. Et même si ces souvenirs avaient de quoi être choquant, chacun savaient bien qu’il ne s’agissait pas leur “volonté” propre. C’était l’animal sombre, la part bestiale dans leur corps, qui se trouvait maintenant muselé et enterré pour de bon, enfermé à double tour.

Pas de séquelle psychologique donc.
Peut-être un horrible sentiment de gêne vis à vis de l’autre. Une impression d’avoir encore ces blessures sans la moindre cicatrice pour le prouver. Mais pas la moindre part de responsabilité. Une forme d’inhibition, une règle morale qui dit : “Non, c’était pas moi. Maintenant je récupère mon corps.”

Pas de nouvelle surprise sur le trajet du retour si ce n’est l’explosion soudaine de la base. Howard ne dit rien, il fit l’étonné comme les autres et cacha son secret très profondément. Attily avait suffisamment souffert durant ces milliers d’années. La copie de sa conscience ne méritait pas d’y rester piégé des milliers d’autres. Ça avait bien failli tuer Sutter. L’équipe d’Adam avait failli y rester aussi, ou faire pire que la mort. Et cette copie de conscience lui avait donné des réponses, c’était donc justice de lui donner le repos éternel...
Le signalement de la destruction totale de la station sur ses écrans le soulagea. Il vérifia discrètement qu’aucun regard suspicieux ne se pose sur lui, se contentant d’évoquer l’hypothèse d’un dernier piège du cannibale, et prépara leur sortie. C’était fini, enfin.

La radio qui grésillait perdit petit à petit en parasite et on entendit alors un appel. Un opérateur du croiseur répétait depuis des heures le même appel à leur attention tandis que le Dédale effectuait des opérations de recherche en bordure de l’amas. Tous les F-302 étaient à leur recherche et les hommes de Sutter crièrent presque de joie en se sentant enfin en sécurité. On ne les avait pas abandonné. Ils avaient été à leur recherche depuis le début.

Le radar sonna en alarme. Mais c’était seulement une escorte qui venait droit sur eux.

//Ici Balafre, binôme de recherche numéro 6. Escadrille de secours naufragés du Dédale. Identifiez-vous !//
//Ici Skip Munk, officier par intérim de SG-12, code d’authentification Roméo Victor Zoulou, 6-9-7. Demande communication d’urgence à officier commandant !//

Les deux F-302 volèrent en formation avec le transporteur. L’accompagnant sur une trajectoire de rencontre avec le Dédale. On voyait la petite masse s’agrandir. Signe que le croiseur allait également à leur rencontre.

// Lieutenant Munk, ici le colonel Caldwell. Nous vous recherchons depuis douze heures. Quelle est votre situation, je vous écoute.//
//Mon colonel, SG-12 et SG-Alpha sont à bord de ce transporteur. Je recommande une téléportation rapide à l’infirmerie avec mise en quarantaine pour nous tous. Je veux que nous soyons séparés jusqu’au débriefing.//
// Reçu, lieutenant. Les préparatifs sont en cours. Veuillez développer. //
//Je ne peux pas mon colonel. Pas sur fréquence radio. Je requiers une entrevue immédiate avec vous, quitte à me tenir dans une cellule d’isolement pour vous transmettre des informations vitales sur les membres de l’équipe.//
// Accordé. Procédez aux manœuvres en concordance avec le coordinateur de vol, téléportation prévue dans quatre minutes. //


Quatre minutes plus tard, tous les membres d’équipe furent téléportés en abandonnant dans le vide spatial le transporteur. Le Dédale récupéra les F-302 et mit immédiatement le cap en direction du site Alpha, le plus proche, après avoir signalé au CODIR le sauvetage de toute l’équipe.

Sutter fût immédiatement admis au bloc opératoire et y passa de longues heures.
Adam, Rodney, Erin et Coralie furent bien accueilli mais séparés. Les quartiers du personnel de transit avaient été aménagé pour que chacun d’eux soit éloignés de plusieurs couloirs, service de sécurité aux portes. Les médecins s’occupèrent d’eux sans relever la moindre blessure, si ce n’est l’impact psychologique. Mandy Vonmeurs, l’experte laborantine du vaisseau, vint récupérer leurs vêtements et faire plusieurs prélèvements afin de compléter le rapport. Skip, quant à lui, fût placé en cellule d’isolement afin d’avoir un débriefing direct avec le colonel Caldwell. Il lui raconta tout en tentant d’être le plus court possible. Et surtout le plus concis.

Le psychologue Sydney passa donc rendre une visite prioritaire à chacun des membres afin d’établir un profil psychologique sans aucun sentiment d’intrusion. Il avait demandé que les contrôles médicaux soient plus espacés pour leur permettre de respirer et que ces quartiers temporaires aient davantage l’air de quartiers que de “prisons”.

Lorsqu’il fut établi qu’il n’y aurait pas de risque. Que les membres de l’équipe ne présentait pas de danger pour eux ou les autres, ils furent sommés de rester dans leur quartier au possible et de ne pouvoir se déplacer qu’en escorte, veillant à ce que les équipiers ne se croisent plus durant quelques temps.

A présent bien informé, le colonel se présenta personnellement au chevet de chacun d’eux, leur expliquant que les circonstances particulière de cette mission méritaient de n’être connues que du CODIR et lui seul. En attendant, il leur pria de se reposer au mieux et leur accorda à chacun une demande personnelle. Probablement pour les soulager.

Dans une quinzaine d’heures, le Dédale déposerait en toute discrétion les équipiers et les évacueraient sur Atlantis pour une prise en charge totale. Durant tout ce temps, le colonel envoya des rapports de plus en plus complets. Qu’ils proviennent des membres sains de SG-12, des constatations préliminaire du psychologue de bord, et des expertises criminalistique de Mandy :

Tous transmis en fréquence cryptée et pour seuls destinataires : Woosley et Hoffman.

Personne d’autre.




FIN

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Dim 25 Juin - 15:57
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Enfermée dans les quartiers qui lui avait été attribués, Coralie broyait du noir... ou plutôt, c'était le noir qui la broyait. Jamais elle ne s'était sentit aussi mal. Bien sûr, physiquement, elle était en pleine forme, mais moralement, elle se sentait... détruite.

Le souvenir de ce qui s'était passé dans la salle des tortures lui revenait sans cesse à l'esprit. Elle ne pouvait pas penser à autre chose qu'aux horreurs qu'elle avait commises. Notamment le meurtre sadique et sanglant d'Erin.

Bien sûr, elle savait que ce n'était pas vraiment elle qui avait fait tout ça, mais elle se disait que si cette chose, cette onde dont on lui avait parlé, avait pu la rendre aussi bestiale, c'était qu'il y avait quelque chose de mauvais en elle.

Elle savait qu'Erin était vivante. Elle l'avait apperçue dans le vaisseaux qui les avait ramené sur le dédale, mais ça ne changeait rien à ce que l'infirmière ressentait.

Curieusement, les pulsions sauvages qui l'avaient poussée dans les bras de McKay semblait bien annodine à coté du reste. Probablement parce qu'ils n'avaient pas eut le temps de consommer leurs ébats jusqu'au bout.

Elle frissonna en repensant à l'arrivé de Sutter dans la pièce. A cet instant précis, après un très bref éclair de lucidité qui l'avait poussé à repousser le scientifique et à tenter de couvrir sa relative nudité, la rage l'avait reprise. Qui était l'importum qui se permettait de venir perturber les ébats des seigneurs de cet endroit ?

Et puis, elle avait surprit son regard, la jalousie dans son regard, sa haine quand il avait regardé McKay, et elle avait à nouveau ressentit une bouffé de plaisir et de puissance de se voir ainsi désirée par le nouvel arrivant.

Elle avait vu dans son regard tout ce qu'il envisageait avec elle, juste avant qu'il ne tourne les talons pour ouvrir une des portes scellées, visiblement à la recherche de quelque chose.

McKay et elle avait ressentit une égale rage, mais pas pour les mêmes raisons. Elle voulait se débarrasser de tous les parasites dont elle avait entendu les voix dans l'oreillette du Capitaine. McKay, elle ne savait pas ce qui le poussait, mais elle s'en fichait. Il lui servirait à exterminer la vermine, et puis, elle laisserait Sutter s'occuper de lui. Aux yeux de la jeune femme, à cet instant, il avait cessé d'être le mâle dominant. Il serait juste un outil dont elle se débarasserait plus tard.

A eux deux, ils avaient réussit à rejoindre la position où se trouvaient les autres hommes. Leur force décuplé leur avait permis d'ouvrir sans mal la porte scellée et à ce jeter sur eux. Ces andouilles n'avaient même pas chercher à se défendre. Elle se revoyait se jeter sur un des hommes, scalpel à la main, pour lui faire subir le même sort qu'à Erin, lorsque soudain... tout était devenu noir.

Elle était revenu à elle plusieurs minutes plus tard, étroitement saucisonnée et sanglée sur le fauteuil d'un vaisseau. Elle avait la nausée, mal à la tête et se sentait désorientée. A cet instant là, le souvenir des exactions qu'elle avait commises ne lui était pas encore revenu en tête, juste un profond sentiment de malaise et quelques flash impregnées de sang.

Quand les souvenirs avaient commencé à lui revenir, comme des réminiscences d'un cauchemars particulièrement traumatisant, elle avait commencé à pleurer à chaude larmes. Même si elle avait été rassurée de voir Erin, elle aussi attachée sur un fauteuil un peu plus loin, l'air un peu perdue, mais bien vivante.

Elle avait croisé le regard de McKay et avait détournée le regard en se sentant rougir. Baissant le regard sur sa poitrine, elle avait constaté que quelqu'un lui avait maladroitement remis son chemisier souillé.

L'infirmière s'était mise à pleurer à chaude larmes, reniflant bruyament à défaut de pouvoir se moucher avec ses mains attachées.

Du reste, elle ne s'en souvenait que vaguement.. on les avait séparés, installés dans des quartiers transformées en cellules bien gardées. Des médecins et des chercheurs étaient passés les voir, les examiner, récupérer leur vêtements. Elle se rappelait vaguement avoir parlé avec une psychologue, lui avoir raconté toute cette horreur, lui avoir confié ses peurs.

Et puis, à présent, assise sur la couchette, les yeux dans le vide, elle n'avait même plus la force de pleurer, comme si ses glandes lacrymales avaient donnée tout ce qu'elles avaient en stok. Elle se sentait vide, détruite.

La porte s'ouvrit dans un chuintement, elle leva les yeux d'un air las vers le nouvel arrivant. Elle fut surprise de découvrir un des hommes de Sutter. Elle pencha un peu la tête, surprise et se demandant ce qu’il faisait là.
 
« Mademoiselle Deltour, je peux me permettre d’entrer ? »
 
Le lieutenant n’était pas certain que l’infirmière puisse faire face à quelqu’un avec qui elle avait partagé cette mission. Il voulait éviter le scandale.
 
La jeune femme hocha la tête en guise d’accord. Elle n’avait pas le courage de parler pour le moment.
 
« Skip Munk, le second du capitaine. Je viens vous donner de ses nouvelles. Il est sorti du bloc opératoire, les médecins ont dit qu’il allait bien. »
 
Elle se redressa avec une vitalité nouvelle en entendant la nouvelle, et sentit un sourire se former sur ses lèvres. Enfin une bonne nouvelle.
 
“Vous pensez que je pourrais le voir ?” demanda-t-elle “Il peut parler ?” demanda-t-elle, le coeur battant.
 
Skip fît une grimace. Il approcha un petit peu pour quitter la porte qu’il avait laissé entrouverte et répondit :
 
« Peut-être pas maintenant. Il vient tout juste de sortir et il est sous morphine. Mais je pense que ça lui ferait plaisir de vous voir... »
 
Coralie hocha la tête. Elle comprenait. Ce n’était pas le moment d’aller le voir, et puis de toute façon, elle doutait qu’on la laisserait quitter ainsi sa chambre.
 
Il hésita un moment avant d’ajouter :
 
« Je suis pas doué pour les suppositions mademoiselle mais...cette histoire que vous semblez avoir avec lui...ça nous a tous sauvé la mise, là-bas. » Il hocha la tête, un peu gêné. « J’ai réussi à le convaincre grâce à une photo. C’est ce qui nous a tous “libéré” en quelque sorte. Vous aussi d’ailleurs. »
 
Elle fronça les sourcils quand il évoqua “leur histoire”, mais préféra ne pas interrompre le jeune homme qui semblait déjà avoir bien du mal à lui parler. Quand il lui parla d’une photo d’eux deux, une photo qui semblait avoir tant d’importance qu’elle avait pu ramener un peu de lucidité à Sutter au coeur de cette horreur, elle pencha la tête, surprise. Elle n’avait pas la moindre idée de ce à quoi il faisait référence.
 
Le lieutenant ne voulait surtout pas entrer dans les détails. Il savait que les souvenirs ne s’étaient pas envolés et il s’en voudrait de replonger l’infirmière dedans. Il extirpa la vieille photo en polaroid usagée, là où l’on voyait Sutter vers ses vingts ans aux côtés d’une femme aussi jeune que lui. Ils étaient debout en train de discuter entre eux et avaient, chacun d’eux, tourné le regard vers l’objectif, apparemment surpris par l’acte du photographe. Ils étaient dans une cave.

Skip fixait cette photographie en hochant la tête. Il ne pensait pas que c’était une bonne idée mais après tout ce qu’il s’était passé, il craignait que son capitaine ne se renferme et reparte sans avoir réglé ses affaires ici.
 
« Je crois...que je devrais vous la remettre mademoiselle... »
 
Il la posa sur la table de chevet à côté d’elle et recula. Il la salua d’un signe de tête puis quitta la chambre sans demander son reste. L’homme espérait que l’infirmière et son capitaine trouverait un peu moins de mal à conclure leur passé.
 
Elle le suivit des yeux quand il s’approcha de sa table de nuit, tout en prenant bien soin de garder une certaine distance avec elle, comme s’il craignait qu’elle ne lui saute à la gorge… en même temps, elle ne pouvait pas lui en vouloir de se montrer méfiant vu ce qui s’était passé, avant de s’éloigner rapidement vers la porte qu’il passa avant qu’elle n’ait eu le temps de dire quoi que ce soit ou même de jeter un coup d’œil au cliché.

Dés qu'il fut reparti, elle tendit la main vers la photo.

C'était un vieux cliché polaroids aux couleurs fanées. Elle était aussi très usée, un peu froissée, comme si elle avait été souvent manipulée. On y voyait un très jeune couple, un grand jeune homme blond et une petite jeune fille brune qui regardait vers l’objectif, visiblement surpris en plein conversation. Elle avait visiblement été prise dans un endroit assez sombre, derrière, on devinait un mur de pierre, ou la paroi rocheuse d'une grotte, c'était difficile à dire.

Elle plissa un peu les yeux pour regarder avec attention les visages. Ses longs cheveux bruns bouclés, ses yeux sombres écarquillés de surprise...

Le déferlement des souvenir fut d'une violence inouïe. La porte mentale derrière laquelle elle les avait si soigneusement confinés pendant presque deux décennies venait de céder.

Une sanglot douloureux lui déchira le cœur et la poitrine, lui coupant le souffle. Mais un sanglot qui n'avait rien à voir avec ceux que lui avait provoqué les horreurs qu'elle venait de vivre.

Celui là, il venait de très loin, il était chargé de regrets et de chagrin. Elle qui pensait ne plus avoir de larme, découvrit que ce n'était pas le cas.

Elle se rappela l'évacuation du camps, le jeune soldat qui avait arrêté leur camion, le village assaillit par les rebelles, les longues heures dans une cache secrète, la peur, le manque d'eau, la souffrance, et le sang dans le sable.

« Ethan... » murmura-t-elle alors que la photo lui échappait des doigts et qu'elle enfouissait son visage dans ses mains, laissant libre court à un chagrin vieux de 17 ans.

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Ven 30 Juin - 13:09
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Conséquences MJ22.5 : Fourbe Prospect





▶ Date : Mardi 17 avril 2017
▶ Objectif(s): Prospection de ressource stratégique.
▶ Mission accomplie/ échec mission : Accomplie

▶ Date & Heure du départ : Mardi 17 avril 2017 à 11H45
▶ Date & Heure du retour : Mardi 17 avril 2017 à 23H37
▶ Chef d'équipe : Adam Ross
▶ Equipe :
■ Dr Rodney McKay - Responsable du pôle scientifique
■ Sous Lieutenant Adam Ross - Second responsable militaire du site alpha
■ Coralie Deltour - Infirmière en cheffe
■ Erin Steele - RDA

▶ Planète : Amas stellaire fortement radioactif, cadran H-14 du secteur Prolmard.




Les compétences

Pour ceux qui ont perdu des points/ou des ajouts merci de le mettre dans vos fiches

ADAM ROSS
■ Influence/leadership : 4 /+1
■ Rapidité d’esprit : 2 / +1
■ Esprit d’équipe : 5 / +1

Influence/leadership : Au cours de l'opération, Adam a su faire preuve d'une bonne compétence de meneur. Il a choisi de ne pas risquer son équipage, même en leur laissant le choix, en préférant la sureté que l'appât du "gain gazier". Il a également fait preuve d'un bon sens tactique en affectant les membres sur les tâches qui leur correspondaient !

Rapidité d’esprit : Au cours de l'importante avarie du jumper, Adam a fait preuve d'une excellente réactivité à son défi en répondant de manière adéquate. Sa participation est cohérente et ses actes ont conduit à la meilleure voie possible du scénario, même si celui-ci s'est soldé par une "fausse mort".

Esprit d’équipe : Adam a songé à la protection de Rodney lorsqu'il se retrouvait seul, lui fournissant la seule arme du jumper. Mais surtout. De par ses descriptions et sentiments profond, la mort de ses amis sous l'irradiation l'affecte profondément avant qu'il ne décède à son tour. Le texte est de bonne qualité, adapté à l'agonie dont il fait preuve et de son impuissance face à ce constat. Tout cela témoigne d'un important trait d'esprit d'équipe qui mérite d'être souligné.


CORALIE DELTOUR
■ Esprit d’équipe 2 /+1
■ Rapidité d’esprit : 2/ +1
■ Résistance mentale : 2 /+1


Esprit d’équipe : La logique aurait voulu que l'infirmière s'injecte le sérum anti-radiation pour gagner plus de temps au soin de ses équipiers, n'ayant pas le nombre suffisant de doses. Mais au lieu de ça, Coralie a fait preuve d'un sens du sacrifice et d'un élan altruiste qui honore sa profession. Cette mesure difficile, prise dans un moment dramatique, prouve que son esprit d'équipe fait partie de ses qualités.

Rapidité d’esprit : Coralie a fait preuve d'une excellente maitrise. Elle a dégagé rapidement les priorités et fait les bonnes déductions d'aspect médical au cours des différents défis, notamment sur les premiers effet de l'onde corruptrice. Cette bonne analyse de sa part mérite à être récompensée.

Résistance mentale : Au cours de son sacrifice lors de l'avarie du jumper, Coralie a fait preuve d'une abnégation de soi et d'une résistance face à l'imminence de sa mort. La description était cohérente, parfaitement en adéquation des éléments extérieurs et du mystère entourant sa relation avec Sutter. Un bon point.


RODNEY MCKAY
■Ingénierie & conception : 3 / +1
■Sang froid : 1 / +1
■Esprit d’équipe : 1 / +1

Ingénierie & conception : Tous les problèmes ne se résolvent pas avec un ordinateur et des dérivations. Rodney a su, au cours de son aventure en solo, relever chacun des pièges qui lui étaient tendus et les désarmer en détournant l'architecture "physique" des différents systèmes. Certains de ses pièges étaient davantage matériels qu'informatiques et le scientifique a fait preuve d'une très bonne logique et déduction.

Sang froid : Rodney a évolué. L'agonie du jumper lui a imposé un raz de marée d'avaries et il a fallu en saisir les priorités. Le scientifique a fait preuve d'une excellente maitrise de soi. Il s'est bien coordonné avec le pilote, a pensé à déléguer des réparations plus simple aux autres membres, et augmenter la durée de vie du jumper avant qu'il ne soit irrémédiablement en panne. Bravo.

Esprit d’équipe : Au cours de son aventure, Rodney a songé à son équipe et n'a pas œuvré pour son bénéfice personnel. Qu'il s'agisse du retour de l'atmosphère respirable lorsqu'ils étaient piégés dans le jumper ou sa conciliation avec le reste de l'équipe au-devant du danger pendant l'avarie, l'homme a su faire taire son mauvais caractère pour parvenir à une cohésion rare en temps normal.


ERIN STEELE
■ Technologie : 0 /+1
■Esprit d’équipe 0/+1
■ Synthétisation : 3 / +1

Technologie : Excellente interprétation des résultats des tests. Erin a déduit et relevé l'anomalie dés le premier essai, permettant ainsi la survie de tous les membres de SG-12 malgré l'explosion accidentelle.

Esprit d’équipe : Non seulement Erin s'est très bien accordée avec SG-12 durant la mission de prospection, acceptant sa place et s'y tenant. Mais elle s'est également rapprochée de ses équipiers, en discutant avec Coralie par exemple, ou en aidant au colmatage des fissures dans l'urgence en faisant preuve d'une excellente cohésion.

Synthétisation : Erin a interprété et expliqué clairement ses résultats à SG-12 mais également au reste de son équipe. Partageant ses analyses pour que tous soient au courant. En faisant un compte rendu clair et précis, les membres de l'équipe ont pu choisir leur voie sans faire d'erreur. C'est une bonne action qui mérite d'être saluée.

Les conséquences


Suite aux informations collectée par Caldwell, il a été jugé nécessaire que les rapports ne suivent pas la procédure habituelle.
Le contenu de la mission sera donc seulement connu par le CODIR.
Et naturellement vu la teneur de la mission, il serait logique que ce RAPPORT soit classé Confidentiel.

Pour conserver l'intégrité des membres d'équipe et les protéger des suites de la mission, il n'y aura pas de réunion pour débrieffer ni de "poursuites" pour meurtre.

Aucune conséquence militaire et/ou administrative, puisqu’ils n’étaient pas eux-même..

Décision de la hiérarchie :

-> Obligation de prise de congés pour chacun : Cinq jours à poser selon votre volonté.
-> Bilan psychologique obligatoire que vous validerez tous le 20 avril. Autorisation de la reprise d'une vie courante et des exercices en missions extérieures.

Effet bénéfique :

-> Psyché saine, vous n'étiez que spectateur et non acteur. Un sentiment de "barrière" vous prémunit de tout état de culpabilité ou d'autoflagellation.
Il ne peut y avoir de traumatismes psychologiques suite à ces rudes épreuves.
Seulement le sentiment d'avoir vu un mauvais film, très dérangeant, et une gêne vis à vis de votre équipier.




Récompense de fin de mission :

-> Le CODIR obtient l'emplacement de toutes les installations lantiennes de gaz BT et des filons exploitables sur une bonne part de la galaxie.
-> Les premières extrapolations prédisent un apport de gaz BT riche et constant pour les prochaines décennies.

-> Coralie récupère le polaroid de Sutter. Autorisation de visite sans contrôle armé.
-> Erin obtient de la part du GCR une allocation de crédit supplémentaire pour le programme Atlantis en remerciement du succès de la mission. Erin ne souffre plus de sa maladie et en est entièrement guérie !
-> McKay obtient les codes sources d'exploitation des sites de gaz BT et peut compléter la base de données des anciens sur les modèles architecturaux obsolètes.
-> Adam Ross obtient une citation portée à son dossier pour bonne gestion d'une équipe d'exploration en secteur à risque.


Message du MJ :

"Cette mission n'a pas été facile.

Elle prenait une dimension psychologique particulière avec des défis toujours plus corsés.
Je vous félicite pour votre respect des consignes et avoir joué le jeu de la "modification de la personnalité". Vous avez exploré avec brio la partie sombre de vos marionnettes et répondu à tous les objectif.

Cette MJ est un succès. Bravo à vous !

Caldwell."






codes par shyvana

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Sam 1 Juil - 16:22
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Boum boum… Boum boum… Boum… Boum boum…. Badoum badoum badoum badoum.

Le cœur reprenait ses fonctions. La lente cicatrisation due à l’onde venait de réparer les tissus cardiaques et s’appliquait désormais à reformer les différentes couches organiques qui partaient de l’endocarde vers la poitrine percée du coup de couteau de l’infirmière. La jugulaire, désormais soudée, réalimentait le cerveau en oxygène et en sucre, cerveau qui commençait à reprendre conscience petit à petit. Il envoyait des séries de signaux vers les extrémités, vérifiant par-là la bonne fonction des muscles périphériques en les secouants de réflexes normaux, comme tout être humain pouvait le faire pendant une phase de sommeil appelée paradoxale. Cette phase toujours plus agitée, laissée place ensuite à la phase de sommeil profond, plus calme sur un plan moteur, et qui ancrait les apprentissages de la journée. Les connexions synaptiques et les réseaux neuronaux nécrosés par la perte d’oxygène se refirent petit à petit, l’onde les modélisant à nouveau de façon parfaite. Il était certain qu’Erin ne souffrirait pas d’un Alzheimer ou d’un Parkinson dans les années à venir, ni même d’aucune maladie dégénérative vu que ses neurones avaient retrouvé une seconde jeunesse. Elle n’était toutefois pas à l’abri d’une décompensation soudaine et rapide liée à une infection, ou autre connerie de ce genre.

Badoum badoum badoum badoum.

Elle ouvrit soudainement les yeux en avalant une grande goulée d’oxygène, comme-ci elle avait fait une apnée prolongée et qu’elle était remontée à la surface à l’extrême limite, celle où le corps surpassait l’esprit pour inspirer quand même malgré la présence de l’eau. Ses poumons se gonflèrent douloureusement, sa poitrine se remit à se gonfler et à s’affaisser, d’abord rapidement, puis dans un rythme plus lent, plus régulier. Ces foutues courbatures étaient de nouveau là, comme lors de son précédent réveil. Une déferlante de souvenirs s’abattit sur elle tandis qu’elle fixait le plafond, parfaitement immobile. Elle revoyait Coralie au-dessus d’elle, levant sa lame pour la plonger dans son cœur. Et cette douleur ! Atroce. Est-ce qu’elle était sur la table ? Ligotée ? Est-ce qu’on allait la violer pour l’engrosser ? Serait-elle la poule pondeuse à steak de bébé ? Cette même poule pondeuse qu’elle avait créé dans sa tête pour cette salope de Deltour ? Cela ne se pouvait. Elle restait la plus forte, la plus belle, et un tel sort ne lui était pas destiné. D’ailleurs, elle ne sentait pas de liens autour de ses poignets, et elle voyait la table qui s’étirait au-dessus d’elle. Elle était donc par terre, allongée.

Sa tête s’inclina sur le côté. Elle croisa le regard d’Adam. Il était allongé lui aussi, et semblait avoir repris connaissance également. C’était donc lui le perdant de l’affrontement entre les deux alphas ? Elle devait donc se contenter de cet homme, pour peut-être parvenir à tuer les deux autres. Ainsi, son plan prendrait vie. Pourtant, elle avait perdu contre l’infirmière. C’était inacceptable. Est-ce qu’elle l’avait laissé revenir à la vie pour la tuer encore une fois ? Est-ce qu’elle l’avait laissé là avec ce looser, dans le but qu’ils se reproduisent comme des grands pour ensuite leur prendre leur enfant ? Erin sentait le coup fourré dans l’air, l’absence de Coralie ou de Rodney ne lui disait rien qui vaille. Et pourtant, elle avait toujours cette envie irrépressible de s’accoupler. Plus elle regardait Adam, et plus elle avait envie de lui. Le sentiment de honte d’avoir perdu s’estompa. Ils avaient du temps devant eux avant que les deux autres ne reviennent. Elle se redressa sur un coude. Sa crinière fit la jonction entre sa tête et le sol, s’étirant paresseusement. Ni une ni deux, les deux atlantes se rejoignirent. Il devait être animé des mêmes désirs qu’elle puisqu’il lui rendait chaque baiser. Encore courbaturé par les effets de l’onde, Erin n’avait pas les gestes aussi sûrs que d’ordinaire, et elle peinait à le déshabiller. Cela était aussi dû au fait qu’il essayait lui aussi de la foutre à poil... Puis plus rien. Le film s'était arrêté.

Erin émergea lentement. Le bruit ronflant du réacteur avait quelque chose de familier. Elle dodelina de la tête avant de se forcer à la plaquer contre le dossier sur lequel elle était maintenue. Rapidement, elle prit conscience que des liens l’entravaient. Une bouffée de crainte l’envahit. Coralie avait réussi ? Elle allait pouvoir être à sa merci quand bon lui semblait ?

Non.
C’était autre chose.

Elle se sentait différente, délivrée d’un poids, d’une pression, d’une volonté qui la poussait à être quelqu’un d’autre. A être un animal, une louve primaire et assoiffée de sang et de sexe. Est-ce que son cerveau inhibait ce genre de pulsion au plus profond d’elle-même ? Est-ce que dans ce complexe spatial, ils étaient devenus ce qu’ils étaient réellement sans les barrières de la culture ? Sans les tabous de la civilisation humaine ? Erin était effrayée des réactions qu’elle avait eu. Non, des réactions que son corps avait eu, poussé par quelque chose de plus grand et de plus fort que sa propre volonté. Elle avait lu des rapports de Tok’ra, ces humains qui cohabitaient avec un parasite Goa’Uld qui les laissait vivre quand même, formant une symbiose plus qu’acceptable pour les deux partis. L’emprise semblait similaire à son sens. Son cerveau était déjà en train de faire des liens, des parallèles, de chercher des explications rationnelles à tout cela. Elle détestait l’ésotérisme, pour elle, tout devait avoir un sens scientifique. Elle faisait preuve par là d’un côté assez cartésien, même si elle n’était pas non plus trop terre à terre, comme pouvait le démonter son imagination fertile.

Finalement, elle trouva le repos de son esprit dans la contemplation des étoiles par le hublot du transporteur. Ici et là, d’énormes rochers se mouvaient à des vitesses variables, signe qu’ils étaient à nouveau dans un engin spatial à traverser le champ d’astéroïdes. Elle risqua un coup d’œil vers l’ensemble de la cabine. Elle vit les hommes de SG-12, vivants. Une bonne chose. Elle vit Rodney également, ainsi que Adam… Adam. Qu’est-ce qu’ils avaient fait ? Elle était certaine de ne pas avoir trompé Alexander, mais ils s’étaient allègrement laissé aller à des choses osées… L’accepterait-il ? Est-ce qu’il aurait besoin de le savoir ? Elle le lui dirait, forcément, invariablement, parce que la communication et l’honnêteté étaient la base de leur couple. Elles étaient même les fondements de leur union. Alors oui, elle le lui dirait, aussi douloureux se serait. Mais elle ne pourrait pas vivre avec cela sur la conscience, le regardait chaque jour en se disant qu’elle lui cachait quelque chose… En parlant d’Alexander, ses yeux se posèrent sur Coralie. Erin n’avait plus ce sentiment de haine, ou cette envie de meurtre. En fait, elle avait honte de s’être comportée de la sorte, même si elle savait que sur le moment, c’était quelqu’un d’autre et non elle qui avait agit. Ok, c’était facile à dire, mais c’était un sentiment général qu’elle avait. Néanmoins, elle ne pouvait pas savoir si les autres se disaient la même chose ou non, et du coup, elle ne pouvait pas savoir si l’infirmière pensait la même chose… Quoiqu’il en soit, elle se remémorait les phrases qu’elles s’étaient dites, et notamment la dernière qui raisonnait encore dans son crâne. Elle essayait bien de relativiser, en plaçant Coralie sur la même lignée qu’elle, mue par cet instinct primaire qui ne leur appartenait pas, mais elle n’y arrivait pas. Pour elle, le comportement des trois autres étaient dictés par leur conscience, rien de plus. Alors pourquoi est-ce qu’elle se dédouanait elle ? Après tout, ce n’était que l’extension de sa personnalité… Sa part sombre, son démon à elle. Mais ce n’était pas elle. Ce n’était pas ce qu’elle était foncièrement. Elle n’avait jamais eu ce genre de pensées destructrices envers une tierce personne par le passé, ce qui signifiait tout simplement que quelqu’un, ou quelque chose, avait pris le contrôle de son corps, et elle n’avait rien pu y faire.

Elle reporta son regard sur le hublot. Elle était entravée, et éloignée de ses camarades d’infortunes. Ce n’était pas plus mal. Elle ne voulait pas croiser le regard d’Adam ou de Coralie, et encore moins de ceux qui étaient venus la chercher. Elle préférait rester seule, dans son coin, pour ruminer, faire le point. Elle était trop gênée pour faire preuve de société pour le moment. Elle ne vit ni n’entendit la station spatiale détonner dans l’ambiance silencieuse de l’univers infini, et quelque part, elle aurait été soulagée de le constater d’elle-même. Elle finirait par l’apprendre de toute façon. Au bout d’un temps certain, elle fut téléportée dans une chambre individuelle située sur le Dédale. Mine de rien, elle était heureuse d’être de retour. Elle allait pouvoir retrouver Alexander. A l’heure actuelle, c’était sans doute lui qui lui manquait le plus. Mais elle savait également qu’elle allait devoir composer avec le fait qu’il allait être au courant de leur péripétie. Mais dans quelle mesure ? Est-ce qu’il existe des enregistrements vidéo ? Ou cela se baserait sur le rapport des personnes qui étaient restées saines, dans cette station ? Et ces personnes en question, étaient-elles au courant de tout ce qui s’était passé ? Erin était habillée, donc quand ils étaient venus la chercher, ils l’avaient revêtue…. Donc oui, elles devaient avoir des doutes sur ce qu’il s’était passé.

Elle se souvenait très bien qu’après sa deuxième résurrection (Jésus va te rhabiller, Erin est dans la place), elle avait sauté sur Adam dans le but de lui faire un enfant. Ils s’étaient embrassés avec passion, elle se souvenait encore lui avoir mordillé le cou, tout en le déshabillant, trouvant très sexy les impacts de balles, qu’elle avait bisouté avec passion alors qu’elles terminaient de se refermer, et il avait fait de même, psalmodiant sur sa peau des baisers endiablés. Elle l’avait griffé également, sur le torse, comme une tigresse, et avec sa force surhumaine, elle lui avait enlevé son pantalon sans trop de difficulté pour le laisser qu’en sous vêtement. La suite avait été scandaleuse. Il l’avait déshabillé à son tour, et elle se souvenait avoir extrait son sexe de son caleçon pour le frotter sur son entre jambe encore protégée par son tanga. Puis elle l’avait repositionné dedans après l’avoir un peu plus excité que de raison, et elle était allée embrasser sa protubérance moulée dans son vêtement. Elle aimait bien dominer le débat, car elle se disait, sur le moment, que pour une reine, une déesse même, c’était normal. Elle avait eu l’idée de lui faire un collier avec ses lèvres mais elle préférait s’en tenir là. Dans son esprit, il était temps de consommer une bonne fois pour toute, qu’il injecte sa semence en elle pour lui faire un enfant. Ensuite, ils pourraient s’occuper des deux abrutis qui s’étaient enfuis. Elle s’était repositionnée sur lui et elle avait frotté son entre jambe sur la sienne. Puis finalement, elle l’avait foutu à poil. Il l’avait retourné pour la mettre sur le dos, et alors qu’il allait la prendre... Le trou noir.

Elle ne se souvenait plus s’il l’avait pénétré ou pas. Elle ne se souvenait plus, et cela la rendait folle… Elle avait surtout honte en fait. Mais ce n’était pas vraiment de sa faute. Quelque chose agissait sur son corps sans qu’elle ne puisse s’y opposer, comme-ci sa personnalité s’était mise en veille, laissant faire… ses hormones tout simplement. Un médecin vint s’enquérir de son état de santé. Il n’y avait rien d’anormal physiquement parlant.

« J’ai perdu ma pompe à insuline dans le vaisseau. »
« Je reviendrai un peu plus tard vous tester alors. »
« Merci. »

Une femme se présenta dans sa chambre. Police militaire, technique et scientifique. C’était le balais des personnalités médicales et scientifiques du vaisseau, et c’était normal. Elle lui demanda gentiment de lui donner ses vêtements. Erin ne fit pas de résistance. Elle était un peu apathique, dans le sens où elle sentait qu’on lui avait volé une partie de son existence, sans en éprouver de colère. En fait, elle arrivait, sans trop de peine, à rejeter la faute sur une force supérieure, et cela la perturbait. Elle avait envie de se sentir coupable, et elle n’y arrivait pas. Néanmoins, elle réfléchissait toujours autant. La jeune femme, qui s’était présentée sous le patronyme de Mandy Vonmoeurs fit quelques prélèvements également sur différentes parties de son corps, sans parler des quelques constatations médico légales. Comme si elle était un cadavre…

Erin fut laissée seule un moment, moment où elle profita pour dormir. Elle ne voulait pas sortir sur le pont, et elle ne savait même pas si elle pouvait tant que les analyses n’étaient pas terminées. De toute façon, elle n’en éprouvait pas le besoin, préférant rester seule. La raison tenait surtout au fait qu’elle ne voulait pas croiser d’autre personne de l’équipe qui avait participé à cette mission. Quand elle se réveilla, elle eut la visite de Sidney, avec qui elle parla un moment. L’homme était toujours très agréable, et il ne se montrait pas intrusif, au plus grand soulagement de la brune. Quand il la laissa, elle eut la surprise, bien plus tard, de recevoir la visite de Steven Caldwell. Ils étaient tous les deux dans des dispositions inamicales l’un envers l’autre, mais curieusement, Erin était soulagée de le voir. Pourquoi ? Elle ne saurait pas le dire. Mais c’était un visage familier, un rocher immuable dans un océan. Il était toujours droit, et vu le bordel que ça avait été dernièrement, ce n’était pas plus mal. Néanmoins, il devait être au courant de toute l’histoire, et elle espérait qu’il ne venait pas lui mettre un oreiller sur le visage.

« Colonel. », fit Erin en guise de salut en se redressant sur sa couchette. Elle portait des vêtements standards de l’équipage du Dédale, donnés après que Mandy l’eut mise toute nue.

Steven Caldwell

« Mademoiselle Steele. » Répondit-il sobrement en fermant la porte.

Le colonel prit un chaise et la tira face à la couchette. Il s’y installa, le pied droit venant se poser sur son genou, et il croisa les mains devant lui.

« Je suis venu vous informer que tout le monde est en bonne santé. Le capitaine Sutter a survécu à ses blessures. »

Il la regarda un instant avant d’ajouter.

« Les rapports sont complets et détaillés. Ils ont été transmis il y a plusieurs heures à la co-direction d’Atlantis. Ils seront les seuls à y avoir accès. Mais j’imagine que si cela importe peu pour le reste de l’équipe, vous Mademoiselle Steele, avez apparemment plus à y perdre. »

Oui. Alexander, son compagnon, faisait partie du lot. Il allait lire le compte rendu du lieutenant Skip, obtenir le descriptif des preuves matérielles et tirer ses conclusions dans son coin. On peut s’en moquer lorsqu’on n’est pas directement concerné par le CODIR, qu’on n’y a pas d’attaches. Mais concernant la consultante, c’était une autre affaire.
Même si le colonel désapprouvait cette union et qu’il gardait une rancoeur tenace à son égard, il était loin de se gargariser sur sa situation inconfortable. Il en avait touché deux mots à Sidney et était tombé d’accord. Il la regarda dans les yeux en lui disant calmement :

« Vous voulez lui parler ? »

Il la sonda avant d’ajouter :

« Nous allons faire une halte sur une porte des étoiles orbitale pour transmettre directement les contenus vidéos de cette affaire. J’imagine que vous préféreriez lui parler avant qu’il ne les étudie. Je peux vous ouvrir un accès en audio et vidéo... » Et il précisa ensuite. « En toute discrétion. »

Erin Steele


En effet, elle avait plus à y perdre comme il le disait si bien. Elle laissa de côté le sentiment de rancœur qui pointait en elle. Finalement, elle n’était plus certaine d’être contente de voir l’officier, mais qu’importe, surtout quand il plaça le mot « apparemment » dans sa phrase, qui sonnait comme un jugement à ses oreilles. Mais bon, elle se faisait surement des films, et quelque part, il était plutôt dans une forme de préservation de ses intérêts personnels et l’attention était délicate. Elle était contente d’apprendre que tout le monde allait bien. Même si elle avait un peu honte de les revoir tous, elle préférait les savoir en vie que mort.
Elle s’affaissa quelque peu quand il lui parla des vidéos. Elle se posait la question de savoir s’il y en avait ou pas, et c’était manifestement le cas.

« Ah… Je préférerai lui parler avant qu’il ne les visionne oui… Je ne sais pas ce qu’il y a dans les rapports déjà, et je le connais, il va se faire une multitude de films, tout comme je m’en ferai à sa place. »

Elle fit un sourire à Caldwell, mi figue mi raisin. Une chose était certaine, elle avait perdu de sa superbe et elle se sentait fatiguée. Mais au moins, elle ne culpabilisait pas, et même si elle éprouvait une certaine anxiété, elle tenait plutôt du fait qu’elle allait devoir parler à Alexander pour lui exposer ce que son corps avait fait au détriment de sa volonté, annihilée.

« Merci pour cette proposition Colonel. »


Steven Caldwell

« Bien. » Fit-il en se redressant. « Je vous ferais amener une tablette connectée sur un réseau sécurisé dès que nous atteindrons notre position de transfert. Je veillerai que Monsieur Hoffman vous ai avant la transmission. »

L’officier s'apprêtait à la quitter lorsqu’il ajouta :

« Avez-vous besoin de quelque chose d’autre ? »

Erin Steele

Erin se redressa elle aussi, pour se lever, prête à raccompagner l’officier vers la porte, par courtoisie en fait, et surtout, par habitude. Elle prit le temps de réfléchir à sa proposition. Rien ne lui venait. Elle ne savait pas vraiment de quoi elle avait besoin tant elle était obnubilée par la discussion à venir avec Alexander.
« Tout est pour le mieux, je vous remercie. »

Le colonel quitta les lieux, la laissant de nouveau seule avec elle-même. Pas pour longtemps, parce que le médecin qui était venue la voir revint avec un kit pour tester son diabète, avec de l’insuline dans des seringues. Inconsciemment, Erin tressaillit en voyant les piqures. Elle n’en avait pas peur jusqu’à présent, mais elle sentait encore la pointe de l’injection que Coralie lui avait fait dans la nuque. Elle présenta son index au docteur, sans rien laisser paraître de son malaise vis-à-vis des seringues.

« Hum… », dit-il en regardant son boitier.
« Hum ? »
« Je n’osais pas vous le dire en arrivant, mais je pense que ça se confirme, mais il faudra faire des tests. »
« De quoi parlez-vous donc ? »

Adam l’avait foutu enceinte ? C’était complètement aberrant comme pensée, surtout que ce n’était pas un indicateur glycémique qui allait le lui dire. Mais son palpitant était monté dans les tours en attendant que le médecin trouve ses mots. Il faisait preuve de psychologie pour le coup.

« Et bien… Votre taux de sucre est normal. »
« Normal ? », fit Erin, soulagée d’apprendre qu’elle n’était pas enceinte.
« Oui normal. »
« Mais comment est-ce possible ? »
« L’onde régénératrice. Elle vous a surement guéri de votre diabète. »
« Guéri… ? »
« Oui, en effet. »
« Ca veut dire que… je n’ai plus besoin de faire attention à rien ? »
« Il faut continuer de manger équilibré, mais si vous vous faites un coca, plus besoin de doubler la dose d’insuline. », fit le médecin avec un sourire.
« Oh ben ça… »
« Bien sûr, il faudra faire d’autres examens, afin de confirmer le diagnostic, mais c’est un effet logique. »
Il se leva.
« Je vous laisse avec cette bonne nouvelle, tachez de vous reposer. »
« Merci docteur. Je peux garder le boitier de test et l’insuline quand même ? Par sécurité. »
« Oui bien entendu, je comprends. »
« Merci. »


Il s’éclipsa. Elle avait peine à y croire. Bien entendu, elle ferait des examens complémentaires pour confirmer tout ça. Est-ce qu’elle était contente ? Surement un peu oui. Elle venait de guérir d’une maladie incurable et terriblement contraignante. D’un autre côté, elle venait de perdre assez brutalement une partie de sa vie. Depuis qu’elle avait dix ans elle souffrait de ce diabète de Type 1. C’était comme un compagnon de route, qui avait toujours été là dans ses études, dans ses moments de joies comme dans les moments de doutes, de peur et de crainte. Bref, c’était une part d’elle-même. Mais non, elle ne devait pas le regretter, elle devait s’en réjouir au contraire. Cette ambivalence toute nouvelle serait de courte durée. Quand elle pourrait prendre la vie comme elle le voulait, sans se soucier de savoir si tel ou tel aliment était bon ou pas, elle verrait qu’elle avait largement gagné au change.

Peu de temps après, un soldat vint lui donner une tablette, l’informant qu’elle pouvait s’en servir. Il était temps d’avoir une petite conversation vidéo avec son amoureux. Elle appréhendait vraiment ce moment, mais elle n’allait pas se cacher derrière son petit doigt. Si elle refusait le dialogue avec lui, il allait se faire des films, et cela commencerait à semer des graines de pourriture dans leur relation, et elle ne voulait absolument pas ça. Elle avait envie de lui parler, de le rassurer, de le câliner, elle avait envie qu’il pénètre ses pensées pour savoir ce qu’elle pensait et toute la légtimité de son amour pour lui. Elle ne voulait pas le perdre, pas de cette façon, et c’était sans doute pour ça qu’elle prenait sur elle pour échanger un petit peu avec lui.

Partie 1/5

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Partie 2/5

Alexander Hoffman

Chronologie : 17 avril : 0h00

La journée avançait bon train, Erin étant partie en mission délicate sur le Dédale, ce fut Richard qui s’occupait de certains dossiers concernant du CIS. Pour une fois, il n’y avait pas de réunion de prévu et Alexander était partit voir ses équipes de brillants scientifiques pour certains projets. Aux alentours de 16h30 il remonta dans son office pour lire ses mails. La journée fut des plus banales et sans soucis.

Étant sans sa compagne, il avait prévu de se faire la série Marvel avec le Lt Colonel Sheppard, voilà plusieurs soirs qu’ils regardaient tous les Marvel. Du moins, quand ils étaient libres. Les deux hommes étaient assis plus ou moins nonchalamment sur le canapé, devant l’écran en train de regarder la fin de Thor II : le monde des ténèbres, quand une voix parla dans les quartiers.

// Mrs Hoffman est attendu en salle de contrôle. Rapport de la mission fourbe prospect confidentiel à traiter au plus vite. //

« Tiens et pas moi ? »
« Apparemment. Ce n’est pas pour les enfants » fit-il malicieusement
« Tu sais ce qu’il te dit l’enfant ? »
« Qu’il va manger son carambar et qu’il nettoiera le popcorn avant de se coucher ? » Fit l’anglais malicieusement en se levant. En effet, John avait ramené son lot de sucrerie habituelle.
« Oui papa ! » Il se leva « Bon, je suppose qu’on met pause là, je ne pense pas qu’on reprenne. Si besoin d’un câlin avant de te coucher tu tapes à ma porte »
« Il n’y a pas Nathalie ? »
« Si. Après qu’elle t’ai embrassé tu n’es plus au câlin prêt hin ! »
« On va dire ça oui »

John lui fit un rictus malicieux, avant de commencer à faire le ménage. Alexander, dû le quitter, et Harry le suivit au triple galop, pour sauter sur son épaule. Bon pas le choix de prendre le matou. L’anglais récupéra les données et alla dans son bureau. Il alla sur son canapé, pour voir le contenu des rapports de la mission Fourbe Propect avec la mention confidentielle où il était le seul destinataire avec Richard. Quand cette mention apparaissait, il n’était jamais annonciateur de bonne nouvelle. Machinalement, il regarda le contenu des pièces jointes, pour y voir s’il y avait un rapport « mortem », preuve qu’un ou plusieurs morts était survenu durant cette mission. Par chance, il n’y en avait pas. Ni de rapport médical pour des blessures. Le RDA eut un petit moment de soulagement, il aurait été difficile d’apprendre la mort de l’équipe Atlantis, puisqu’outre la présence de sa compagne, il y avait des personnes importantes pour la cité dont certaines qui lui étaient amicales. Il y avait quand même trois membres du CODIR sur quatre.

Il prit son oreillette pour contacter son supérieur.
// Richard, c’est Alexander, vous avez reçu les rapports du Dédale ? //
// Oui je m'apprête à les lire //
// Il serait peut-être plus préférable que nous soyons dans le même bureau, afin d’en discuter en même temps ? //
// Je suis d’accord je vous rejoins dans le vôtre, il est plus intime que mes baies vitrées ! //
Le Dirigeant arriva quelques minutes après, sa tablette sous le bras un petit air grave. Il alla immédiatement s’asseoir en face de l’anglais qui était déjà sur le sofa, une tasse de café fumante pour Richard et une de thé pour lui.
« Restriction limitée, je ne le sens pas. Merci pour le café »
« Il n’y a eu aucun rapport médical Richard, si c’est ça que vous craignez. Mais de rien »
« Bon… c’est déjà ça »
« Vous êtes trop inquiet Richard »
« Oui, c’est dans ma nature, je voie le mal de partout… »
Alexander lui fit un rictus confiant, avant d’allumer sa tablette et ouvrir le premier rapport, celui d’un membre de SG12 : Lieutenant Skip Munk. Il serait apparemment le seul à écrire un rapport, puisque étant « non soumis à une influence négative ».
« Ça commence bien ! »
« Influence négative … cela donne le ton, ils ont dû rencontrer une technologie alien »

Il était facile de faire des conclusions avec de simple mot, à force de lires des rapports venant de l’espace… Alexander continua sa lecture. Les deux équipes avaient donc été séparées, curieusement il trouvait dommage de ne pas avoir la version de l’équipe alpha, pour savoir ce qui s’était passé de leur côté. Mais il verrait bien vite qu’il était plus préférable que cela ne soit pas coucher sur des lignes d’un rapport.

Les propos de Coralie “des pulsions terrifiantes et dérangeantes”, intriguent encore plus le RDA…qui naturellement faisait marcher son cerveau à mille à l’heure pour établir des hypothèses. La mention de l’onde d’un rapport du SGC lui était inconnue, du moins, il ne s’en souvenait pas dans les détails.

Il était évident que l’influence négative émanait de cet artéfact ancien. Afin, de mieux comprendre son fonctionnement, Alexander, mit de côté le rapport, pour chercher dans la base de données celui du SGC. Y lisant les conséquences dévastatrices en détail de l’onde…Il arqua ses sourcils stupéfait… cela donnait un mauvais ton à la mission, outre les performances physiques régénératrices, cela les rendait certes fou, mais allait jusqu’à les rendre au plus bas de leurs instincts, commandé par la survie, la reproduction et la violence… rien qu’avec ces éléments, l’anglais sentit un frisson lui parcourir l’échine. Il essaya de ne pas trop se faire de film (mais cela fut impossible) se disant que si Erin était exposée à cette onde, elle n’aurait plus de soucis de diabète… Une douce consolation.

Et le « Mon dieu ! » de Woolsey, confirmait les hypothèses macabres qu’il imaginait à l’instant. L’exclamation de son compatriote administratif le fit relever la tête.
« Richard ? »
« Je ne sais pas, s’il est bon que vous lisiez la suite Alexander… »
« Pourquoi donc ? »
« Cela concerne Erin… et comme vous êtes ensemble, je ne veux pas … »
Il n’allait pas s’y mettre lui aussi ? Alexander avait horreur de ça. Cette protection empathique dont il n’avait pas besoin.
« Écoutez Richard, quand elle a été prise en otage j’ai su rester neutre, quoiqu’il lui arrive la donnée « en couple » n’a pas interférer dans mon jugement professionnel. Certes, je serais touché, mais si cela nuit à mon raisonnement, je me retirais. Vous savez bien, que j’ai passablement horreur de ce type de propos. Si le rapport est difficile, il ne l’ait pas pour la seule donnée Erin. Mais les données de tous les membres de cette mission, qui sont tous important pour cette cité et avec qui on peut tisser des liens. Quoiqu’il en soit nous ne sommes jamais neutres dans nos ressentis. Et je sais mettre de côté pour avancer »
Richard hocha la tête se doutant qu’il déclenche ce genre de réaction chez l’anglais, mais sa grande empathie l’obligeait à le formuler.
« Je comprends. Je ne sais pas si la suite me serra supportable. »
« Je prendrai le relai si besoin Richard »
« Lisez et vous me direz. Que lisez-vous ? »
« Les conséquences de l’onde avec le rapport du SGC »

Ils reprirent leur relecture et en effet, Alexander comprenait pourquoi, l’homme s’était exclamé ainsi, le combat à mort entre les membres de l’équipe et la mort d’Adam et d’Erin filait un coup. Un coup se traduisant par un pincement au cœur et un arrêt de lecture pendant quelques secondes, histoire d’avaler la pilule. Le temps qu’Alexander pose ses neurones deux minutes et soupire, Richard en profita pour l’observer attendant une réaction de son comparse. Le problème avec Alexander, c’est qu’il voilait très bien ses sentiments, mais il semblait plus fermer. Voyant qu’il était observé, l’anglais regarda l’américain.
« Je crains que cela ne soit que le début. »
« Comment le prenez-vous ? »
« Je le prends. » fit-il simplement.

Il n’y avait pas de rapport mortem, donc ils étaient pas réellement morts et l’onde avait dû les régénérer non ? Il préféra se dire cela, reprenant les lignes du rapport, y découvrant un Sutter a moitié fou et un duo Coralie/Mckay prêt à s’envoyer en l’air dans la joie et la bonne humeur après leur meurtre. Et en effet les deux « morts » faire un remake de jésus et la destruction du cube, mit fin à toute cette folie. Le rapport était concis et factuel. Il n’y avait rien en trop sans rentrer dans des détails des plus dérangeant.

Il passa ensuite au rapport scientifique, il déchanta rapidement en lisant les premières lignes sur Adam. Ainsi, Coralie et Mckay n’étaient pas les seuls à avoir profité d’un rapprochement intime. Il ne sut à quel moment cela avait eu lieu, puisqu’il n’avait rien de marquer dans le rapport du militaire. Cela signifiait qu’il y avait eu avant tout des baisers langoureux buccaux et dans le cou et tout le tralala… enfin sacré « tralala » à se demander si le monsieur n’avait pas eu le droit à une “turlutte” au vu des traces de salive sur le caleçon du brave garçon. Une pensée cynique traversa l’esprit du RDA : Il avait intérêt à avoir pris son pied le pilote vu comme Erin était douée là-dedans ! À croire qu’elle avait un problème avec le pilote entre Arno et Adam maintenant. Oui cette pensée l'agace prodigieusement. Il sentit Harry, se coller à lui, comme dans un geste de soutien, face à la colère froide qui le prenait. C’est bête de s’emporter là-dedans, mais bon…

Machinalement il alla sur le rapport concernant Erin pour vérifier s’il y avait rapport sexuel. Cela est humain après tout, d’examiner ce qu’a fait l’être aimé, surtout si cela implique une tromperie.
Cette idée lui était difficile à digérer. Il n’y avait eu que des « frottements » sur les sous-vêtements, salive et liquide séminale… “froti frata”… Il soupira non pas de soulagement, puisqu’il n’avait pas à en avoir... Mais d’exaspération de sa propre pique de jalousie qui venait de lui dire “coucou mec, alors combien de corne cette fois ?”. L’anglais, fit taire son for intérieur. Pour analyser les données et continuer sans s’épancher dans du sentimentalisme. Cela prit quelques minutes. Et puis ce ne sont que des « rapports », ça se trouve ça c’est passer autrement. Erin, lui racontera sûrement…enfin si elle avait le courage de lui dire. Il n’était pas certain de vouloir l’entendre maintenant. Mais, il était toujours mieux de parler que de conclure dans son coin. Car là, il pouvait s’en imaginer des choses !

Et par chance, Alexander était suffisamment calme et réfléchi, pour ne pas le prendre personnellement et de séparer le tout. Le recul nécessaire pour se dire que ce n’est pas sa Erin mais une « copie » physique point. Il ne fallait surtout pas, avoir de quelconque rancœur envers un autre homme ou Coralie. En réalité ce n’était pas Erin, ni Adam, ni Rodney ni Coralie mais un « avatar » cela n’était pas de leur volonté. Il se le martela en tête, pour ne pas le prendre mal. Il se refusait d’impliquer une réaction intime là-dedans.

Les blessures causées sur Adam et Erin étaient horribles et cela allait crescendo...Il eut du mal à lire certaines lignes, il se l’avoua. Après tout ils avaient perdu le combat et les vainqueurs n’y était pas allé de mains mortes ! Concernant Coralie et Mckay, il y avait de quoi frissonner, surtout quand on retrouve du sang de la RDA dans la gorge de l’infirmière… à dire vrai, ce fut le questionnement de “ que faisait ce fichu sang dans le corps de Coralie ? “ qui ficha des frissons à l’anglais. Ils avaient reçu leur lot de blessure aussi… bref les lignes du rapport étaient plus déroutantes, inquiétantes que rassurantes. On pouvait s’imaginer tout et n’importe quoi avec ses quelques preuves. Il fallait recouper avec les propos du lieutenant pour s’en faire une idée plus juste. Très vite Alexander en conclu, qu’il était plus préférable de ne pas recevoir les quatre membres de l’équipe, de ne pas les obliger à revivre les atrocités d’un corps qui ne répondait plus à leur personnalité. Cela serait humiliant dérangeant et surtout les fragiliserait mentalement. Et dans quel but ? Satisfaire la curiosité morbide ? Hors de question ! Même s’il aurait aimé en savoir plus.

Il entendait Richard, commenter pour lui-même le rapport et il était choqué et il était en droit de l’être.
« Mon dieu … c’est horrible… les pauvres… je ne vais pas finir mon café. »
Le rapport était horrible oui, à cause de la violence et de l’imagination qui en découlait. Ils avaient terriblement souffert et comme ils se souviennent de tout, cela devait être d’autant plus affreux, comment allaient-ils se regarder en face ? Et les autres ? Les conséquences psychologiques commencèrent à devenir inquiétante… Alexander soupira, faisant une pause. Richard était blanc et se sentait mal.

Ils profitaient de cette « pause, pour boire leurs boissons amèrement, tout en discutant que ce genre d’aventure devait rester confidentielle, pour les protéger eux et du jugement d’autrui. Cette mission était difficile, un risque en partant dans l’espace. Ils établirent les « conséquences », des congés obligatoires, un suivi psychologique dès leur retour. Alexander demanda même une évaluation dès maintenant, pour être certain de leur état mental. Il n’y avait aucun doute que Caldwell ai déjà demander à Sidney de le faire. Et le RDA avait hâte de voir la conclusion du psychologue.

Ce fut Alexander qui contacta le dédale, pour transmettre le tout. Richard, s'occupe d’informer les psychologues d’Atlantis et de mettre en place la paperasse. Alexander alla donc dans une pièce spécifique, pour parler au responsable du vaisseau. Une fois les données transmises, il rejoignit Richard avec qui il discuta longuement. Il était tard mais qu’importe. Il était 1h30 du matin et apparemment ils devaient attendre que le Dédale arrive dans une zone spécifique pour transférer des fichiers plus lourds.
Cela pouvait se faire dans leurs propres quartiers et les deux hommes décidèrent de se tenir au courant après visionnages de la suite.

L’anglais alla donc dans ses quartiers, continuant à réfléchir à toute cette mission mais se laissant aller dans des réflexions plus personnelles. Il s’inquiétait de l’état mental des personnes et celui d’Erin il doit se le dire. Il but plusieurs thés pour se tenir éveillé, constatant que John, avait bien fait le ménage, brave garçon va !

Ce fut vers les 2h47 du matin qu’il reçut une communication.
]// Pole-com du Dédale, pour Alexander Hoffman, transmission sécurisée à votre intention //
Ah ? Il prit sa tablette donnant l’autorisation et le code de sa communication vidéo. Il s’installa confortablement dans le canapé, supposant que cela allait être une conversation avec le colonel Caldwell…


Erin Steele

La connexion sécurisée sur la tablette se fit assez rapidement. Alexander se matérialisa sur l’image. Elle était gênée de le voir ainsi, préférant le faire en vrai, mais elle ne pouvait pas attendre qu’il accède aux vidéos. Il devait en plus avoir lu les rapports.

« Coucou mon Polochon. », fit-elle avec une petite voix fatiguée. Elle se tenait devant la caméra, un coude posé sur un de ses genoux, la main dans les cheveux sur son front. Son autre main tenait la tablette. Elle portait les vêtements de bord du Dédale, et elle avait une petite mine, mais elle lui fit son petit sourire spécial, rien que pour lui.

Alexander Hoffman

Alexander était en train de faire des ajustements, pour mettre l’étuis de sa tablette en « écran » afin qu’il tienne tout seul. Ainsi, la tête baissée, il ne vit pas immédiatement l’écran grésillé et afficher l’image d’Erin. Il n’avait pas de veste de costard comme d’habitude. Un pantalon en velours noir et une chemise blanche. La communication et la vidéo se mit en marche et avant qu’il ne relève la tête, la voix que trop familière d’Erin se fit entendre. Il ne s’y attendait pas et il sentit un pincement au cœur désagréable. Il aurait préféré être consulté… histoire qu’on lui demande son avis.

Son regard bleu acier se figea sur l’image fatiguée de sa compagne… “coucou mon polochon”. Cela avait une signification assez forte, il le savait très bien. Il n’était pas d’excellente humeur et qui le serait en lisant cette mission ? Pourtant, il lui fit un sourire tendre au coin des lèvres. Dans un sens, il n’avait pas envie de lui parler redoutant le contenu de leur discussion… n’étant pas lui-même certain d’avoir envie d'entendre la version « Atlantis » de Fourbe…et de l’autre il était content de la voir. La voir vivante et entière. En tout cas ce fut une surprise de voir sa compagne...et elle n’était ni bonne ni mauvaise, mais surprenante.
« Bonjour Colonel, cette chirurgie vous va à merveille » Il parla doucement, tout en vérifiant que la communication était bien privée. Il y avait mis de l’ironie.

Erin Steele

Erin ne put s’empêcher de ricaner doucement malgré la situation. Il faisait de l’humour, c’était plutôt bon signe, à moins qu’il fût clairement dans une posture de défense par ce biais-là. Elle tira sur la première mèche de cheveux, ce qui fut assez simple vu qu’elle avait déjà sa main dans sa tignasse. « Et ce sont des vrais en plus de ça, ils font ça bien de nos jours. », fit-elle avec un sourire, jouant son jeu comme elle le faisait d’habitude. Son sourire tendre lui réchauffa le cœur. Elle avait l’air de le surprendre. En même temps, Caldwell lui avait promis une communication sécurisée et par conséquent, on n’avait pas dû l’informer de l’interlocuteur qu’il allait avoir.

« Ca va ? », finit-elle par ajouter. Question bateau, lambda, mais nécessaire. Elle était consciente qu’il était tard, et peut-être avait-il envie de dormir. Elle ne savait pas si tout comme elle, il avait envie de cette discussion. Peut-être qu’ils échangeaient quelques banalités, se rassurant mutuellement sur les sentiments de l’autre, et qu’ils parleraient de tout ça plus tard. Elle n’en savait rien. Elle n’arrivait jamais à prévoir les réactions d’Alexander. Souvent, leur jeu et leur répartie faisaient que leurs dialogues partaient loin, et dans des directions insoupçonnées. Bref, elle verrait bien ce qu’il en était.

Alexander Hoffman

L’effet de surprise passée, naturellement il commença à détailler l’image à la recherche du moindre signe, geste ou ridule qui pouvait interpréter. Elle lui répondit à sa petite boutade sur la chirurgie.
« C’est beau la technologie… » Il allait répondre une connerie du genre “je ne savais pas que vous avez flasher sur la silhouette d’Erin, ou que la prochaine fois il faudrait m’avertir de votre changement de sexe afin que je ne confonde pas…” mais il en avait pas l’envie, cela lui paraissait « trop ». Il se leva, tablette en main, au moment où elle lui demandant comment il allait. Il avait pleins de réponse possible à lui dire, il ne se sentait pas à l’aise. Il préféra lui dire clairement, qu’il n’était pas d’humeur, comme ça s’est fait.
« Non mais ça va passer. Et toi ? Fatiguée je vois »

Il retira ses chaussures, pour se caler contre la tête de son lit et s’allonger. Pas besoin d’avoir une posture conventionnelle, puisque son interlocuteur mystère était nulle autre que sa compagne. Il se frotta la joue, avant de réajuster sa position et mirer la tablette, voyant Erin se tordre les cheveux. Harry débarqua immédiatement, ronronnant et passant devant l’écran, avant d’être plaqué contre le lit par la main de son maître et caresser. Cela le détendrait un peu. Il sentit un peu de stresse le parcourir.


Erin Steele


Elle se contenta d’opiner du chef, préférant ne pas relancer sur une phrase humoristique. Cela n’était pas dans le thème de la soirée. Il fut franc avec elle, en lui affirmant que ça n’allait pas. Elle soupira, tout en plissant le nez et les lèvres, contrariée. Finalement, ce n’était peut-être pas une bonne idée, cette vidéo conférence. Elle aurait dû le laisser dans son coin faire la part des choses, et elle l’aurait retrouvé à l’arrivée, plus pro que jamais. Le boulot leur aurait fait du bien, et ils auraient fini par mettre les choses à plat. Et à ce moment-là, il aurait surement intégré pleinement qu’elle n’y était pour rien dans cette histoire.

« Fatiguée oui. Je suis contrariée, gênée, et je ne sais pas par quoi commencer pour aborder le sujet délicat des derniers évènements. »

Elle se cala elle aussi sur sa couchette, prenant une posa moins conventionnelle, tout comme son homme. Qu’est-ce qu’elle ne donnerait pas pour être dans ce lit à ses côtés. Il avait été franc, elle l’était aussi. Elle lui faisait donc part de son malaise et de son incapacité à l’exprimer. Toutes traces de gaités avaient disparu de son faciès, plus grave.

« Tu as des questions ? »

C’était une façon pour elle de lui dire de la forcer à en parler, et le fait d’orienter les questions lui donneraient un cadre dans lequel répondre, sans qu’elle ne se disperse dans des conjectures hasardeuses.

Alexander Hoffman

Face à sa franchise elle fit de même. Il l’écouta comprenant parfaitement qu’elle soit perdue avec une multitude de ressentis. Surtout qu’en face d’elle, il y avait son compagnon, qui devait attendre des explications. En attendait-il ? Devait-elle se justifier ? Non, il savait que cela n’était pas de sa faute. Il n’avait peu eu besoin de plusieurs jours pour que la pilule des violences, des tentatives de meurtres, sa mort, sa résurrection et ses envies sexuelles sur un pilote soit avaler de manière pragmatique. Elle lui demanda s’il avait des questions… oui il en avait pleins, mais à la fois, cela lui semblait inutile. Par contre il perçut bien son besoin qu’il la force et il en avait pas l’envie.

« Je me doute. Si tu n’es pas prête Erin, je ne vais pas te faire l’affront de t’imposer cette conversation. Mais dans ce cas, je viendrais à me demander pourquoi tu m’as contacté. » Il s’humidifia les lèvres, son regard prit la fuite vers un point invisible sur la droite avant de se concentrer sur le visage grave d’Erin.
« Tu as eu la visite de Sidney ? » la donnée psychologue lui était très importante. Il parlait toujours doucement, mais son visage était plus fermer.

Erin Steele

Quand il était contrarié, il se faisait plus direct, usait de son prénom, et surtout, il n’y allait pas par quatre chemins. Elle sentait qu’elle était en train de se vexer et de se mettre en colère face à son imperturbable posture. Si elle ne le décryptait pas aussi bien, et elle aurait l’impression qu’il s’en foutait complètement et qu’il n’y avait pas plus à dire. Sauf qu’il n’avait pas vue les vidéos, pas encore, et elle savait qu’il allait prendre un second coup de bambou sur le coin du nez quand il verrait les bandes visuelles. Elle respira un grand coup. Elle aussi fixa un point invisible dans sa cabine, pour se donner le temps de réfléchir.

« L’idée même que je te contacte pour chercher un peu de réconfort te semble trop bizarre pour que tu ne l’envisages ? », finit-elle par demander en fixant son image sur la tablette. Son ton n’était pas agressif. Il était neutre, totalement neutre. Elle avait un rocher parfaitement platonique face à elle, comme si elle était une étrangère et elle tentait de donner le change. C’était vexant. Par moment, il ne voyait que le côté professionnel des choses, sans penser une seconde qu’à l’heure actuelle, elle ne voulait pas d’un entretien avec son collègue le responsable directeur adjoint, mais bien avec son compagnon.
« Et oui, j’ai eu la visite de Sidney. Toujours aussi charmant. J’ai eu la visite de Caldwell aussi. D’un médecin, et d’une scientifique de la police militaire. » Elle s’agaçait en faisant cette liste. Pourquoi ? Parce qu’il était froid ! « Ça te rassure ? » Elle leva les mains vers le ciel, comme pour mimer l’envol d’un oiseau. « Y a que mon diabète qui a décidé de se faire la malle, c’est formidable non ?! » , fit-elle sur un ton ironique qui laissait penser le contraire et qui soulignait le fait qu’elle s’énervait et que ses nerfs commençaient à la lâcher.

Alexander Hoffman

Il ne disant rien, la laissant parler. Bien entendu que ces propos ne furent pas agréables du tout, pour l’homme, qui resta de marbre. Face à ce genre de début de conflit, il se montrait toujours plus froid, comme si montrer des sentiments allait risquer d’aggraver les choses. C’est souvent l’inverse. Il laissa quelques secondes parfaitement silencieuses. Essayant de ne bien choisir ses mots, il le savait cela allait partir en conflit. Un conflit inutil et idiot et il en avait pas envie, il ne voulait pas s’engueuler avec elle. Elle n’était pas dans un état stable à ses yeux, elle venait de voir des choses horribles et d’en être la marionnette. Il se devait de réajuster lui-même son aspect… même si c’est difficile. À la fois, il avait envie de lui dire, ce n’est rien et de l’autre de lui demander des comptes… mais cela était bête… bête et humain. Le problème, c’est qu’il savait qu’il allait détester son discours… et pour cela il se mettait sur la défensive, pour ne pas avoir mal, pour ne pas être le « compagnon » mais le RDA… et ce n’est pas ce que voulait Erin.

Il soupira, il allait lui répondre un truc très professionnel et cela n’était pas approprié… ça gestuelle sur le diabète lui avait montré qu’elle était en train de lâcher. « C’est le point positif de ta mésaventure oui. Après tant que ce n’est que ton diabète qui se fait la malle c’est le principale, le reste est sain et sauf ». Il y avait un sacré sous-entendu là-dedans, mais il parlait de son état mental, de ce qu’elle était-elle, son esprit sa personnalité, si rien n’avait jamais tout était bien. Et elle pouvait voir le mauvais donc il renchérir juste après.
« Non ce n’est pas bizarre, je ne m’attendais pas à avoir un appel de ta part. Je pensais que tu ne serais pas apte mentalement à me parler. Et non ça ne me rassure pas. J’ignore si là, à cet instant tu ne vas pas te remémorer tout ce qui c’est passé et te culpabiliser, alors que tu n’y es pour rien ! » Il se tue deux secondes, la regardant « J’ai lu les deux rapports, celui du lieutenant et de la scientifique. J’attends donc avec impatience celui de Sidney pour voir si vous n’avez pas briser vos barrières mentales. Je…je ne juge pas les actes que ton « corps » a fait Erin. Je sais que ce n’est pas toi, mais l’onde. Vos actes ne sont pas de votre faute... ». Il avait mis un peu plus de chaleur dans sa voix, il parlait de manière calme mais plus humaine, oui elle n’y était pour rien et voilà, il le savait bien. Il ne savait pas comment lui dire, qu’il n’était pas en colère contre elle…si seulement elle était là auprès de lui, cela serait plus aisé.

« Mais apparemment, j’aurais même le droit à des vidéos… » Il soupira, un sourire ironique sur les lèvres
« Quelle chance… hunger game version Atlantes ... Après le roman le film » fit-il avec de l’humour, pour faire redescendre la pression et lui montrer que tout était « normal » chez lui. Qu’elle n’allait pas se prendre la pouille de sa vie, pour avoir mis sa bouche là où elle n’aurait jamais dû être.

Erin Steele

Il laissa filer quelques secondes, pendant lesquelles Erin avait envie d’exploser. Mais elle ne le fit pas, cherchant à déceler sur son faciès la moindre de ses pensées. Et elle n’y parvenait pas et cela l’agaçait. Pourquoi est-ce qu’il ne disait rien ? Finalement, il poussa un soupir, et se lança.

Elle ne savait pas ce qu’il sous entendait quand il laissa dire que si seul son diabète s’était fait la malle, il n’y avait pas de problème, que le reste était sain et sauf. Il avait des doutes sur sa fidélité ? Ou sur le fait que ses parties intimes étaient intactes ? Très certainement. Elle ne connaissait pas l’ampleur des rapports, mais s’il y avait écrit noir sur blanc « nous avons retrouvé Mademoiselle Steele sous Monsieur Ross, complètement nus, dans une position d’accouplement plus que certain », il était normal qu’il se fasse des films. De toute façon, il était comme elle, à cogiter à fond la caisse comme un névrosé en mal d’hypothèse. Elle sentait également qu’il voulait savoir si oui ou non elle s’était livrée à des actes sexuels, et elle le comprenait que trop bien. Si les rôles étaient inversés, elle serait dans l’attente d’une pareille révélation.

Il ne lui laissa pas le loisir de répondre, qu’il enchaina. Elle le regardait également, mais ce n’était pas pareil. Elle fixait ses yeux, et pourtant, ses yeux ne la fixaient pas vraiment en retour. La faute au décalage entre l’écran et l’optique permettant de voir. Elle aurait préféré être avec lui, les choses auraient été bien plus simples. Ce n’était qu’une question de temps, mais elle avait eu tellement peur qu’outre les rapports, les vidéos ne fassent vraiment pas bon effet. Son discours la fit redescendre dans les tours. Il s’inquiétait, et elle savait qu’il n’était pas très expressif quand les sentiments n’étaient pas au beau fixe. Elle ne lui en voulait pas habituellement, mais des fois, elle avait besoin qu’il soit moins un patron, même avec elle. Il avait besoin de se rassurer, et il craignait certainement de la retrouver dans un état proche de celui dans lequel elle avait été au retour de la mission sur la planète au nom mal choisi de Paradize. Comment pouvait-elle lui en vouloir de ne pas souhaiter revivre ce genre de chose ? Non pas par fuite ou crainte, mais parce qu’il l’aimait et que cette vision serait insupportable, surtout pour lui qui n’était pas proche d’elle et qu’il n’y pouvait rien.

Elle se mit à pleurer silencieusement. Seuls les sillons brillants sur ses joues démontraient qu’elle chouinait un peu. Mais elle prenait sur elle, essayant de rester digne. Ses propos lui faisaient chaud au cœur, et elle savait qu’il comprenait qu’elle n’y était pour rien. Pourtant, elle avait besoin de lui dire. Elle fit un petit rire un peu entaché par ses pleurs, histoire de se donner bonne figure, quand il fit sa boutade sur Hunger Games version Atlantis.

« Je suis désolée, mais je n’ai pas vraiment été Katniss sur ce coup là. Je me suis faite ramasser la tronche en beauté. » Elle essayait de relativiser et de faire de l’humour en rebondissant sur son allusion cinématographique, même si elle vivait mal le fait de s’être faite poignarder, bien qu’elle savait elle aussi que Coralie n’y était pour rien.

Alexander Hoffman

Il la voyait cogiter suite à ses propos sur le diabète, il aurait tellement aimé lui demander, lui caresser le visage pour connaître le fond de ses hypothèses…or là ce n’est pas possible. Il en venait à avoir envie que le temps file à grande vitesse, pour la réceptionne à la sortie du Dédale et la serrer contre lui. Aussi fort mentalement soit-il, il trouvait cette image bougeante devant lui dur, surtout avec son contexte. Pas besoin d’être observateur, pour se douter de la détresse, détresse qu’il supposait et redoutait. Les hommes et les femmes ne sont pas inébranlable et il s’était mis plusieurs fois à sa place… ruminant comment il le prendrait pour essayer de « ressentir » au mieux l’état d’esprit d’Erin… et pourtant il ne pouvait pas imaginer l’impensable, elle avait vécu un truc dingue et malveillant.

À la fin de son discours, il vit les sillons argentés coulés le long des joues de sa compagnes…son cœur se serra brusquement. Machinalement, sa main caressa l’écran comme s’il pouvait la toucher. Cela fit un truc bizarre sur l’écran, alors, il retira ses doigts dans une petite moue pincée. Son visage se décomposa, mais pas en quelque chose de triste… il était expressif dans la tendresse qu’il ressentait pour elle…crevant d’envie de la prendre dans ses bras. Cela était une torture. Il voulut lui dire quelque chose, mais elle mettait beaucoup d’énergie à rester digne. Alors, il passa par le langage silencieux du regard…elle pouvait voir que le masque tombait et qu’il la soutenait de ses prunelles aimantes. Il fit de l’humour cela la fit rire par chance.
« Tu n’étais pas aussi bien équipée c’est tout » Comment pouvait -elle rivaliser, avec un couteau de combat, une seringue et un coup de scalpel bien placé ?

Partie 2/5

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