Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
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Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 
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Snow Sex and Sun

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Erin Steele
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MessageSujet: Snow Sex and Sun Sam 22 Avr - 11:57
Snow Sex and Sun


Chronologie : 22 avril 2017

Erin n’avait pas passé la soirée avec Alexander la veille. Elle n’avait pas donné de raisons particulières à cela, et ce n'était pas anormal non plus venant d’elle. En effet, les deux administratifs, bien qu’en couple, ne partageaient pas tout leur temps libre ensemble et cela tenait surtout du fait qu'ils étaient relativement indépendants l'un et l'autre. C'était un style de vie qui correspondait bien à la jeune femme et elle ne doutait pas un instant que si l’anglais avait quelque chose à y redire, il le lui ferait savoir. Ils communiquaient beaucoup, et cette franchise verbale était l’un des piliers de leur couple. Toujours est-il que pour cette journée qui s'annonçait, elle avait de grands projets et surtout, un planning à tenir.

Elle se glissa dans la chambre de son ami aux alentours de cinq heure du matin, espérant qu'il dorme profondément. Elle s'éclairait grâce à la réverbération de la luminosité de l'écran de sa tablette et grâce aux différents points lumineux susceptible d'éclairer la chambre de son homme. Il fallait absolument qu'elle évite de marcher sur Harry, et elle repéra la petite boule de poil qui venait vers elle, la queue bien droite. Elle chuchota doucement à son attention en espérant qu'il ne miaule pas comme un sourd. Erin lui gratta les oreilles en se penchant vers lui, tandis qu'il l'accueillait à grand coup de tête dans les jambes et sur les doigts. Il fit le dos rond, ronronna et poussa même un bref petit miaulement de satisfaction. L'américaine lui fit les gros yeux, mettant un doigt devant sa bouche en guise de demande implicite au silence. Heureusement, Alexander était du genre à avoir un sommeil de plomb, bien qu'il avait une certaine capacité à se réveiller avant son réveil régulièrement.

Elle approcha du lit, pour s’asseoir sur le rebord de ce dernier afin de réveiller tout doucement Charmant qui dormait paisiblement. Elle ne se coucha pas avec lui parce qu’elle avait ses chaussures, des bottes en matière imperméable, style après ski, fourrées en fourrure. Le reste de sa tenue était également tournée vers un confort chaleureux​, comme en témoignait son col roulé et son pantalon épais. Elle lui caressa le visage amoureusement.

« Mon petit Polochon chéri ? Réveil toi, c'est Ariel. »

Ses doigts passèrent dans ses cheveux avant d’aller lui caresser sa nuque. Il était encore en train de chevaucher son traversin.

« Réveil toi Polochon, nous devons partir dans un peu moins d’une heure. Y a un problème sur P3X-987 qui nécessite notre présence. »

Le nom de la planète ne lui dirait certainement rien dit comme ça, et pourtant, c'était une destination que l'expédition avait connue récemment. Elle rappelait Frozen mais elle était bien moins froide. En effet, il neigeait régulièrement mais rares étaient les glaces, sauf dans des sommets plus ou moins escarpés et très haut. Les températures oscillaient entre -1 et 7°C toute l'année, du moins selon les estimations des scientifiques puisque cette planète était connue que depuis mars. La cité avait pour ambition de construire dans cette endroit un complexe de traitement de l'eau potable afin d'assurer à la cité une indépendance à ce niveau là. Bien entendu, le continent Lantien débordait de sources en tout genre mais avec une planète où la neige était abondante, il y avait une certaine sécurité. Qui plus est, la présence de montagnes sous entendait une possibilité d’extraction de minerai, tel du Titanium pour la construction des croiseurs de la flotte terrestre, ou des plus basiques comme du fer, du cuivre ou même de l’or. Et pourquoi pas, dans l’avenir, y établir un point détente de ski, snowboard et compagnie. Bref il restait tout à faire sur cette planète.

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Alexander Hoffman
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MessageSujet: Re: Snow Sex and Sun Sam 22 Avr - 17:32


la loi des 3 S : Snow Sex and Sun

CHRONOLOGIE : 22 avril 2017


LA VEILLE – 21 AVRIL


Les journées se ressemble rarement sur Atlantis et pourtant celle-ci était similaire à la veille. Il avait passée toute l’après-midi avec Elia au laboratoire des scientifiques pour un projet concernant le site alpha. L’installation de lumière imitant les bénéfices de l’astre du zénith. Puisque vivre sur une planète où il faisait nuit continuellement, devenait vite désagréable pour les humains. Le manque de vitamine D et inexorablement la sensation de faire des coups de Blue devenait pesant pour les équipes. Même si régulièrement, elles venaient sur Atlantis le week-end pour se « ressourcer ». Cette technologie était issue des plantes bioluminescente de la planète « Frozen » qui éclairait les nombreux dédales de la grotte mère du peuple de Püntas qui avait lié une grande amitié avec les Atlantes. Le projet était intéressant, puisque ses plantes n’avaient pas besoin de beaucoup d’entretiens et surtout semblait être compatible avec la technologie Tok'ra, puissant dans les cristaux de l’énergie pour s’alimenter, puisque ceux-ci communiquait avec le sol. En sommes, leurs deux jeunes gens étaient restés de 14h à 17h dans le laboratoire, autant pour parler des différentes modalités, des besoins et surtout pour toute l’organisation, le planning, la budgétisation de ce projet. L’équipe était composée majoritairement de botaniste dont Mike Femens, qui avait étudié la majorité de la végétation de la grotte et des scientifique technique. Perrine Carier, ingénieur matériaux du site alpha était présente, elle dirigeait l’équipe d’ingénieux ingénieurs et semblait parfaitement excitée à l’idée de cette réalisation.

« Nous allons donc enfin avoir le droit à des mini soleils ! Si avec ça nous ne nous sentons pas comme des princesses ! » De par sa petite taille elle sautilla sur sa chaise.
« Il ne manque plus qu’à découvrir des licornes dans ce cas »
« OHH Oui !! Des licornes ! Remarquez, avec votre étalon, je peux lui coller une belle corne en or et ça passe » Alexander fut étonné qu’elle mentionne son grain de septembre envers l’Athosien, mais cela n’avait pas échappé à Perrine de toute manière, puisqu’ils avaient déjeuné ensemble.
« Certes, mais Thooz reste sur le continent, vous n’allez pas le privé de toutes ses juments quand même ? »
« C’est bien un homme ça ! Il lui faut son harem » elle soupira, mais un grand sourire était sur ses lèvres foncé d’un rouge à lèvre marron.
« Dans un sens nous parlons d’un cheval, vivant en troupeaux, il n’y a qu’un étalon pour pleins de jumeaux, pauvre gars ! » Renchérit un ingénieur, un jeune homme blond avec les chevaux long au style surfeur.
« Ouai…la saison des règles doit être horrible »
« Non, c’est son moment favori, puisqu’elles sont fertiles et en conséquence, il peut assouvir son rôle de mâle » dit Alexander toisa malicieusement Perrine, qui pouffa.
« Voilà, bien résumé à quoi sert à mec ! »
« Je pourrais dire en conséquence que les nanas elles servent qu’à porter des enfants aussi. Mais ça serait macho ! Oh grande féministe ! » Alain, puisque était son prénom charriât sans vergogne sa supérieure. Faut dire que Perrine, se revendiquait féministe et en riait beaucoup pour rabaisser gentiment les hommes.
« Exactement, faut savoir que les femmes vous sont supérieures ! »

Ils continuèrent encore un peu et il fut l’heure de plier les dossiers pour terminer la journée. Et puis cela était le week-end, faut bien finir un vendredi « tôt ». Perrine, marcha sur les talons du RDA, l’accompagnant jusqu’à son bureau alors qu’ils se sépareraient d’Elia, qui allait dans le siens, plié ses affaires pour partir dans un week-end bien mérité et récupérer son petit animal de compagnie. Harry, était d’ailleurs en train de jouer avec Yaya dans le bureau de celle-ci. Alexander, se tourna vers Perrine, pour qu’elle passe devant lui et qu’elle aille s’asseoir devant son bureau.
« Vous voulez me parlez ? »
Elle hocha la tête commençant à lui évoquer les quelques petits problèmes et tensions qu’il avait sur le site alpha et que ce genre de plantes allaient aider à une meilleure entente. Rien de bien grave, mais dans l’équipe de scientifiques, ça se fightait régulièrement pour rien. En bonne manager elle faisait part des difficultés à son chef. Après en avoir discuté pendant une trentaine de minutes et la mise en place de solutions, elle se leva le saluant.

« Bonne soirée, tâchez de ne pas faire hurler Erin trop fort, je dors pas loin de vous » Alexander lui fit un sourire « Maintenant que vous êtes ENFIN ensemble !!! Vous en avez mis du temps »
« Mon cœur balançait avec une petite ingénieure » dit-il sur un ton sérieux pour la déstabiliser un peu. Cela marcha et elle rougit, avant de pouffer et ouvrir la porte :
« Rho c’est un secret ça ! »
Alexander ouvrit son ordinateur portable pour regarda ces différents mails, quand il vit sur son écran un petit mot doux de sa compagne.


Message post-it Erin Steele a écrit:

« Coucou mon Polochon,
Ne m'attend pas ce soir, j'ai du boulot tard. On se voit demain sans faute !
Je t'aime.
Ta petite sirène. »

Un petit rictus se fit sur ses lèvres. Oui, il serait bon de passer le week-end ensemble, cela serait bien. Aussi indépendant qu’ils étaient tous deux, ils n’avaient pas pu se voir le « soir » aussi souvent qu’ils auraient aimé, même si la journée ils pouvaient partager un repas ou quelques heures de travail en collaboratif. A vrais dire, il avait complètement zappé que le lendemain était un jour « important » pour son décompte des années. Il avait perdu le fil des jours depuis lundi. Il décida de lui envoyer un mail, pour la taquiner et prendre acte de réception de son mot.

E-mail Alexander Hoffman > Erin Steele 17h45 le 21 avril a écrit:

« Coucou Ariel,
Bien, ça tombe bien j’avais prévu de voir mon amante. Ne travaille pas trop tard non plus, c’est le Week-end !
On se voit donc demain en pleine forme pour de belles aventures.
Je t’aime follement
Ton petit poisson rayé »

Après avoir checkers ses mails rapidement, il se leva, Harry était revenu dans son office, dès qu’Elia était partie de son bureau. L’anglais s’étira, il était 18h et John débarqua dans son bureau, comme une furie.
« On a un problème ! »
« Une attaque de Wraiths ? »
« Non »
« Les Geniis ? »
« Non »
Alexander proposa d’autres solutions, qui eurent comme seul réponse un « non » de la part du militaire. Il le toisa d’un drôle d’air.
« Tu t’es cassé un ongle ? »
« Non ! »
« Et bien dit moi ! » John avait essayé d’agacer l’anglais, mais il avait toujours une voix calme, même intérieurement, il commençait à s’impatienter.
« Tu es vieux ! Donc faut fêter ça ! » Les deux hommes ricanèrent après qu’Alex ait levé les yeux au ciel. Bon John, lui avoua qu’il avait un jour d’avance, mais qu’il ne pouvait pas faire ça le lendemain, il avait prévu un truc avec sa compagne. Ce qui était ne vexa nullement, l’anglais plutôt content qu’on pense à lui.

Ainsi, Alexander fut entraîné par le responsable militaire, jusqu’au bar de la cité, pour passer une bonne soirée entre ami à boire et à dire des conneries. Le bar était plein comme toujours le vendredi soir. Et ils se trouvèrent une place dans une table au fond. Mais, les deux hommes ne restèrent pas bien longtemps à peine une heure, puisqu’ils décidèrent de continuer la soirée sur les digues. Ils firent plusieurs paris « à la con », comme celui qui tient le plus longtemps en équilibre (souvent poussé par l’autre) sur un rebord. Ou une course. Bref, les deux hommes, avaient un peu d’alcool dans les veines, mais leurs folies n’avaient pas pour responsable, les trois verres de whisky pour l’un et les 4 bières pour l’autres. Ils firent même à l’eau. Celle-ci était gelée.
« John tu es complètement idiot ! » dit l’anglais en lui envoyant une vague d’eau de mer.
« Alexander tu as été border trop près d’un mur »
« Oui, mais moi au moins, je sais mettre à l’eau un militaire entraîné ! » Puisque ce fut lui qui avait réussi à pousser son ami le premier dans l’eau, certes au prix d’avoir été emporté dans sa manœuvre.
« Un vieux militaire ! »
« Oh oui c’est vrai que tu n’es qu’un vieux papy ! »
S'ensuit une bataille et ils sortir de l’eau trempé. Harry, les avaient suivis les regardant d’un bien étrange air. Enfin bon, sur ses péripéties, le couple d’ami alla jusqu’aux quartiers du militaire qui offrit son présent à l’anglais : une montre en bois du marché des Athosiens. Ce cadeau, fut très vite adopté, puisque l’anglais avait « flashé » sur l’objet en septembre. À coup sûr John avait mené son enquête auprès d’Erin. Après de chaleureux remerciement et quelques boutades et discussion plus sérieuse, la soirée s’acheva sur la joie et la bonne humeur et une tape dans le dos.

02h00– 22 AVRIL

Il était 2 heures du matin quand Alexander rejoignit sa chambre, pour se doucher rapidement, laissant sécher ses affaires sur une chaise. Déposant sa montre en bois sur sa table de nuit.
Il ne mit guère longtemps à sombrer dans son lit, s’enroulant autour de son traversin. Le britannique, n’entendit même pas, les pas d’Erin et encore moins les miaulements d’Harry qui faisait la fête joyeusement à son n’humaine femelle favorite. De toute façon, il avait le sommeil lourd et vu son quota d’heure de sommeil, il était en pleins rêve paradoxal. Ainsi, il eut du mal à émerger quand les caresses de sa compagne se firent sur son visage. « Hum » fit sa première réponse, avant que le mot « problème » activa une alarme dans son esprit. Il ouvrit les yeux tournant sa tête vers elle, bien entendu le sigle de la planète ne lui disait que vaguement quelque chose, mais il n’avait pas les neurones actifs. En tout cas, elle l’avait éveillé en douceur et d’une manière trop mimi.

« On fait un remake du site alpha ? ». Lâcha t’il dans un bâillement. Il y a un côté un peu flippant au fait qu’on pouvait pénétrer dans sa chambre, sans qu’il ne l’entende… enfin bon, elle avait l’accès donc ce n’est pas n’importe qui non plus.

Il se mit sur le dos, toisant l’heure de son réveil…5 heures du matin sérieusement …il émit un petit grommellement insatisfait. Bon il avait l’habitude de dormir peu, mais quand même ! Il pouvait se féliciter de n’avoir pas abusé sur la bibine la veille, car sinon il aurait eu mal à la tête…quoique là, une petite migraine le prenait. Le bain de minuit ne fut pas une bonne idée. La chambre était encore obscure, il étendit le bras, pour allumer sa lampe de chevet et découvrir une Erin emmitouflée dans des affaires chaudes.

« Hum…il fait donc froid sur cette planète. Nous allons sur Frozen ? » Cela avait dit au hasard, seule planète couramment connue pour son climat extrêmes et surtout allié de la cité. Il se redressa, embrassant sa belle. Il s’était laver les dents, donc pas de trace désagréable de l’alcool qui macèrent dans un estomac. Harry venait de sauter sur le lit pour patouner joyeusement, mais il ne put rester sur le bas ventre de son maître, puisque celui-ci se leva, enfilant son peignoir (comme d’habitude il était nu), pour se diriger vers la salle de bain et prendre un cachet effervescent dans un verre. Ensuite, il revenu dans la salle à vivre avec son verre dans une main, pour farfouiller dans son armoire, tout en demandant des précisions à Erin pour se vêtir.


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Erin Steele
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MessageSujet: Re: Snow Sex and Sun Mer 17 Mai - 7:01
Snow Sex and Sun


Chronologie : 22 avril 2017

Erin l’observait dans le noir, alors qu’il émergeait tout doucement. Alexander n’était pas un gros dormeur, et cela tenait dans le fait que quand il dormait, il récupérait énormément. Et c’était sans doute pour ça qu’il dormait comme une souche. Le mot problème avait dû l’alarmer quelque peu, même s’il n’en montrait rien. Il la questionna, et elle se contenta de répondre simplement : « Non, je n’espère pas. » Erin savait que John devait passer le voir la veille, et c’était aussi pour ça qu’elle l’avait laissé seul hier soir. C’était une forme d’arrangement à l’amiable avec le soldat, et finalement, ce n’était pas plus mal. Elle ne savait pas si elle arriverait à lui faire croire qu’elle n’avait pas pensé à son anniversaire, mais bon, elle pouvait toujours essayer. Il fallait juste qu’il pense pendant un certain temps qu’ils allaient résoudre un problème sur cette fameuse planète P3X-987.

Dès qu’il alluma la lumière et que ses yeux s’adaptèrent à la nouvelle luminosité de la chambre, il constata qu’Erin était dotée de vêtement chaud et il tira donc une conclusion logique de leur destination. Elle apporta quelques précisions tandis qu’il se levait pour se rendre à la salle de bain. « Oui et non. Ce n’est pas Frozen, il y fait moins froid, mais il neige quand même. Donc oui, prend des vêtements chauds, comme-ci tu allais au ski ! Et prend des rechanges si jamais on doit rester coincer la bas. », fit-elle en le détaillant alors qu’il venait d’enfiler son peignoir, masquant son petit cul sexy. Elle aurait bien été fouiller dans ce peignoir en glissant ses mains dedans, ne serait-ce que pour voir poindre sa virilité par l’entrebâillement du vêtement attaché par sa cordelette de la même matière.
Elle se leva du lit, non sans avoir caressé Harry une dernière fois, lequel s’était pris un vent de patoune par son maître qui s’était levé promptement. Erin ne l’aida pas à prendre ses affaires. Il était grand, ce n’était plus un enfant, et de toute façon, elle allait s’éclipser pour rejoindre la porte avec ses affaires.

« On se rejoint dans quelques minutes à la Porte des Etoiles. Je t’aime. », dit-elle en lui claquant un bisou avant de s’éclipser par la porte. Elle revint dans la chambre quelques secondes après, puis elle l’enlaça. « Et joyeux anniversaire mon polochon chéri. J’espère qu’on sera rentré ce soir pour fêter ça plus intimement. Il se pourrait que j’ai un cadeau pour toi », dit-elle espiègle en repartant pressée comme tout. Elle voulait faire style qu’elle n’y avait pas pensé, qu’elle l’avait oublié à cause de cet incident, mais finalement, ce serait trop gros. Alors autant lui faire croire que oui, elle savait, oui elle y avait pensé, mais que non, cette planète n’était pas son cadeau d’anniversaire. Il aurait la surprise au fur et à mesure de la journée.

Elle retourna dans ses quartiers, pour récupérer le reste de ses affaires. Doudoune en plume d’oie, rouge sang, qui ne faisait pas de boudins mais qui était lisse, d’une grande marque canadienne tendance dont le logo était rouge et blanc, et qui avait le mérite de tenir bien chaud, avec une capuche rembourrée sertie de fourrure synthétique, un sac à dos de voyage avec des affaires de rechanges, un bonnet tout aussi rouge que sa combinaison, et une paire de gants chauds noirs. Elle était fin prête, et c’est accoutrée qu’elle sortit de ses quartiers. Erin sursauta en découvrant Hanz devant sa chambre. Elle ne s’attendait pas du tout à le voir ici.

« Hanz ? », fit-elle surprise en voyant l’alllemand devant elle.
« Alors comme ça… vous partez sans moi. », répondit-il sombrement, avec un air de chien battu.
« Je ne sais pas qui nous escorte, on ne m’a rien dit et tu sais bien que je ne suis pas responsable des affectations militaires auprès des civils. »

Elle commença à marcher dans le couloir pour se diriger vers la Porte des Etoiles, en compagnie de l’allemand qui, comme elle s’en doutait un peu, lui emboita le pas pour plaider sa cause.

« Mais Erin, c’est toi la patronne de la cité ! Fais quelque chose, pour ta grande copine. »
« Hanz…. » soupira-t-elle en s’arrêtant pour le regarder. « Je t’ai dit que je n’y étais pour rien dans les affectations militaires. Je ne peux pas mettre mon nez partout pour obtenir des privilèges. Non seulement, ce n’est pas ce qu’on attend d’un cadre dirigeant, mais en plus de ça, j’ai toujours eut horreur de jouer de ma position pour avoir des passes droits. »
« Ca va, ce n’était pas comme-ci je te demandais de me nommer général. », renchérit l’allemand, avec un ricanement nasal.
« Les équipes sont faites, et le planning est ancré. On ne peut pas bouleverser tout cela à la dernière minute. C’est non Hanz. »

D’ailleurs, comment il avait su qu’ils partaient à cette heure là ? Il guettait quand les deux administratifs partaient ou quoi ? Erin n’était pas contre sa présence, mais l’ordonnance avait décidé que ce ne serait pas Hanz Hirsh l’escorte aujourd’hui, et Erin n’y pouvait rien. Bien entendu, elle pouvait interférer en sa faveur, mais elle ne le ferait pas, pour les mêmes raisons qu’elle lui avait donné. Puis franchement, elle voulait faire une surprise à Alexander pour son anniversaire, et une journée sans la grande saucisse allemande qui va prendre comme prétexte de son passage d’année pour lui faire des propositions graveleuses, ce n’était pas un petit cadeau.

« Mais… ce n’est pas juste ! C’est l’anniversaire de Rondoudou en plus ! »
« Oui. Mais nous n’allons pas nous promener, nous allons gérer une urgence. »
« Mais…. »
« Ecoute, je vais être en retard. », dit Erin, un peu moins diplomate.

Avec ces conneries, elle était passée devant la chambre d’Alexander sans s’arrêter pour le récupérer. Bon, elle lui avait donné rendez-vous devant la Porte, mais elle aurait pu le prendre en passant puisque leurs quartiers n’étaient pas loin… Mais Hanz l’avait distraite. D’ailleurs, ce dernier fit demi-tour pour repartir chez les habitations rouges.

« Tu es méchante, je vais demander à Rondoudou dans ce cas !! »
« N’oublie pas de lui dire que la Porte sera activée à 5h22 précise ! », lui répondit Erin alors qu’il s’éloignait déjà, furieux.

Maintenant qu’elle était dans la coursive menant à la salle d’embarquement, la jeune femme s’y dirigea. Elle retrouverait bien Alexander là bas. Elle était, pour le coup, curieuse de savoir sur qui elle allait tomber pour les escorter. Elle posa son sac à dos sur le sol. Il était assez lourd pour elle, et Erin espérait qu’elle ne l’avait pas trop chargé afin de tenir le coup une fois sur place. Surtout s’il fallait marcher dans la neige.

« Madame Erin Steele ? », entendit-elle dans son dos. Elle se retourna, découvrant une militaire qui la toisait.
« En personne, et vous êtes ? »
« Sergent Linea Nilsson. »
« Vous êtes notre escorte ? »
« Effectivement, et vous avez trois minutes de retard sur le rendez-vous prévu. »
« La porte ne s’active qu’à 5h22 et sur ma montre, il est… 5h17. »
« Le rendez-vous était à 5h15. »
« Ok, je vois… », fit Erin en levant les yeux au ciel. Ils avaient troqué Miss Bavière contre Miss Horloge dans le cul ? « Désolé. Je ne savais même pas qu’il y avait un rendez-vous. Monsieur Hoffman ne va pas tarder. »

L’autre opina du chef, imperturbable. Elle semblait rigide, peu avenante, pourtant elle s’exprimer d’une voix courtoise. Mais on sentait qu’elle avait un caractère de merde. C’était une belle femme, aux cheveux blonds, presque blancs, qui lui tombaient sur les épaules, coupés en un carré plongeant des plus élégants. Elle était légèrement maquillée, sans excès, et des yeux d’un bleus acier rappelant ceux d’Alexander. Instinctivement, Erin la toisa de pied en cape, constatant qu’elle était plutôt bien faite de sa personne. Sa poitrine était opulente sans être énorme, et elle était affutée. Qui plus est, elle ne portait rien d’autre que son uniforme réglementaire avec le gilet MOLLE, et une petite écharpe. Sans parler de l’équipement lambda composé d’un P90 et de tous les accessoires militaires.

« Vous n’allez pas avoir froid comme ça ? », fit Erin pour faire la conversation en attendant que Alexander arrive. En la considérant, cela aurait pu être la sœur de Hanz.
« Non, je n’ai jamais froid. »

Erin constata le petit drapeau sur son uniforme, bleu avec une croix jaune. Une suédoise. C’était de là que venait son accent un peu rude. Bon, ces gens-là vivaient dans un coin du monde réputait pour ses hivers froids, et pour se baigner dans les lacs glacés après avoir pété la glace. Alors elle voulait bien la croire.

« Ok sergent, c’est vous qui voyez, mais pas de câlin pour se réchauffer hein. », lança Erin pour jauger sa réaction.
« Si nous devons survivre en milieu hostile, nous devrons nous coller les uns aux autres pour nous réchauffer. », répondit la suédoise, imperturbable.
« Euh oui probablement. Mais espérons que nous n’en arriverons pas là. »
« Effectivement, espérons. »

Les réponses mécaniques de la jeune femme déstabilisaient un peu Erin. Elle semblait n’avoir aucun humour et répondre sur une base logique et terre à terre à chaque fois, sur un ton détaché, et pragmatique. Elle sentait que le temps allait être long, s’il fallait faire la conversation avec elle. Quand Alexander arriva, vers 5h20, elle se porta vers lui.

« Monsieur Hoffman je présume. Vous êtes en retard de 5 minutes. »
« C’est le sergent Linea Nilsson », rajouta Erin dans le dos de la militaire, à l’attention de son petit ami. « Elle nous escorte. »
« Je pouvais me présenter moi-même, Madame Steele », répondit l’autre. « Activation de la porte dans une minute trente. » Erin fit comprendre à Alexander que c'était Miss pas d'humour.

Elle se tourna pour faire face à l’anneau. La séquence d’activation ne tarda pas à débuter, et bientôt, l’horizon des évènements se dessinait devant eux, prêt à se faire traverser par les humains. Erin pensait toujours à la Sliph quand elle voyait l’aspect vivant et bleuté de la Porte quand elle était activée. Cette créature magique qu’on retrouvait dans les romans de Terry Goodking faisait voyager les gens en les accueillant en son sein. Les itinérants devaient respirer l’essence de son corps pour ensuite être conduit à destination rapidement sur de longues distances. Sauf que la Sliph parlait elle. Elle traversa l’horizon. Le contraste entre le départ et l’arrivée était saississant. Ici déjà, le soleil brillait cruellement, se reflétant sur la neige blanche. Erin enfila ses lunettes de soleil, comme la militaire blonde. Il faisait nettement plus frais, mais ce n’était pas un froid saisissant.

« Ok, tout le monde met de la crème solaire. », ordonna le sergent Nilsson. Manifestement, ce n’était pas un conseil ou une proposition, c’était un ordre, même si ça en avait pas l’air. Elle extirpa un flacon spray de son sac à dos pour le tendre aux duos d’administratifs.

Ils étaient entourés de montagne assez haute, et sur leur droite s’étendait un lac dont les contours semblaient glacés. Devant eux trônaient trois moto neiges, pour le voyage surement… Et c’était une par personne. Erin n’avait jamais conduit ce genre d’engin, mais elle sentait que cela allait être amusant.

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Alexander Hoffman
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MessageSujet: Re: Snow Sex and Sun Mer 17 Mai - 18:35


la loi des 3 S : Snow Sex and Sun

CHRONOLOGIE : 22 avril 2017



Elle n'espérait pas que cette mission soit le remake version polaire comme le site alpha. Faut dire qu'ils avaient failli mourir enterrés vivants de surcroît, donc bon… elle n'était pas la seule : à espérer mieux que se retrouver sous terre avec des lézards agressifs et deux hystériques lubriques. En se levant, elle l'informa que ce ne fut pas Frozen, dommage, il aurait bien aimé rencontrer les Püntas, John, lui en avait dit tellement de bien. Allant, jusqu'à lui narré la naissance des petites boules de poils trop mignonnes et l'envie qu'avait eu Nathalie d'en ramener une. Il la comprenait aisément, qui ne craquerait pas devant des sortes de félin poilu aux grandes oreilles ? Les bébés sont toujours plus mignons que les adultes, une technique de survie diront certains zoologues.

« Bien, je crois que j’ai pris une combinaison de ski… » Il ne remit pas en causes ces paroles. Il avait mal à la tête et il avait froid. Souhaitant qu'il ne soit pas chopé une pneumonie avec ces conneries avec John. Après, il avait une bonne vigueur et tombait rarement malade. Et il serait con, d'avoir de la morve au nez, le jour de son anniversaire. Verre en main, il était devant son armoire, à essayer de connecter ses neurones entre-eux pour savoir quoi prendre. Il bue le contenu, il détestait les boissons pétillantes et le cachet effervescent était désagréable. Sentir les petites bulles, bref … L'anglais se tourna de trois quarts, pour toiser sa compagne qui reparlait. Ah ? Elle ne comptait pas rester ? Après tout, elle avait sûrement pleins d'autres choses à faire. Elle semblait en forme, à l'inverse de lui qui marchait au ralenti. Fermant les yeux, alors que le bruit claquant du bisou lui résonnait dans les tympans.

« D’accord. Je t’aime aussi. » Répondit-il un peu embrumé. Il la regarda partir vers la porte, avant de se concentrer sur son armoire et délaisser son verre sur un meuble, pour chercher sa combinaison. Il venait de l'extirper quand Erin revenue, en lui souhaitant un joyeux anniversaire avec une promesse d'une chouette soirée sûrement intime et charnelle avec un cadeau à la clé. L'idée de passer la soirée en tête à tête lui allait bien avec ou sans piment. Même si, là elle lui donnait quelques idées. Modeste et surtout introvertie, il eut cependant une douce chaleur de contentement quand elle lui souhaita son passage à l'année suivante. C'est bête, mais certaines choses sont anodines et font plaisir, comme cette soirée inopinée avec John. Il lui fit un sourire radieux et parfaitement naturel.

« Sinon, on fera cette soirée dans un igloo et cette fois tu pourras m’utiliser comme un doudou » petite référence encore une fois sur le site alpha, il y a maintenant 1 an, où durant leurs jeux, ils avaient conclu qu’il allait servir de doudou… et comme deux idiots, ils n’avaient rien osé faire. Enfin ce fut aussi à ce moment-là, avant de rentrer sur terre qu’elle lui fit des promesses plus aguicheuses sur des fessées. Une idée à exploiter ce soir donc.

« Merci ma petite sirène d’amour toute douce et toute pressée » Il rajouta un peu de mielleux pour le fun. Bon, elle était en mode urgence …puisqu’il n’eut pas le temps de la rejoindre qu’elle avait disparue.

Il haussa les épaules, il l'aurait plus tard son baiser sur la bouche, puisqu'il en voulait un ! Enfin, bon, il fallait se doucher rapidement et enfiler tout ce bordel. Il passa sous l'eau chaude, qui lui fit un bien fou. Se sentant moins à côté de la plaque. En sortant, il passa des sous-vêtements bleus marins, puis un pantalon en matière confortable entre le jean et le costard, bleu nuit presque noir, ceinture en cuir ébène, et une chemise bleue claire. Passant par-dessus un pull blanc écrus. Oui, en toute circonstance, il était élégant. Puis ce fut le tour de la combinaison de ski, le pantalon était blanc et la veste d'une célèbre marque en plume d'oie, bleu marin avec une bande blanche. Pour les chaussures se fut les rangers tout terrain qu'on leur avait fourni. Il prit un sac à dos, avec un rechange de vêtements, comme spécifiée par sa compagne, ainsi que quelques autres objets qu'il emmenait toujours en mission, dont les lentilles de visions au cas où. Une fois prêt, il prit son chat, pour lui faire un bisou sur la tête et quelques caresses avant de le laisser sur le lit. Il vit la montre en bois sur sa table de nuit, un sourire sur le visage, il l'enfila aussitôt.

« Soit sage Harry »
« Mia Mia » comme toujours le petit chat répondait. Il se lova en boule pile à l’endroit ou dormait son maître.

L'anglais s'arrêta encore quelques secondes pour écrire un mail à Elia, l'informant de son départ. Puis ouvrit sa porte de chambre, avec les cristaux. Encore plongé dans ses pensées, se demandant bien ce qu'il allait faire sur une planète enneigée, il n'avait rien en tête concernant son utilité…et surtout un peu cotonneux, par cette mission aux aurores, qui n'avait rien trouvé de bon que de se faire ce jour-ci. Il ne fit pas gaffe à la présence qui était devant la porte. Pourtant, pour la louper…

Hanz s'apprêtait à toquer à la porte de l'anglais. Mais l'occupant de la pièce fut plus rapide et le visage encore embrumé, il ne pipa pas qu'il avait 2 mètres de viande allemande devant son nez. Ni une ni deux, Hanz sauta sur l'occasion, pour faire sa petite folie, prenant les joues du responsable, lui levant la tête vers le haut et l'embrassa goulûment. Le geste fut loin d'être « doux », Alexander surpris, n'identifia pas, dans la pénombre que ce fut Hanz le responsable de cette attaque buccale, puisqu'il avait éteint ses quartiers et que les couloirs étaient encore en mode nuit. Sous l'impact et surtout la surprise, il recula et fut déséquilibré par la force de L'allemand, qui s'était penché pour lui attraper la tête. Alexander tomba donc à la renverse, sur le popotin et en conséquence l'allemand aussi. Par chance, Hanz étouffa un petit cri de surprise et eut le bon réflexe de mettre ses mains en avant, pour éviter d'aplatir comme une crêpe son « Rondoudou ». Faut dire que même si le britannique était résistant, se taper 100 kilos sur le ventre, ça vous brise un homme. Et il avait déjà expérimenté la situation sur alpha.

La chute fut un peu raide et heureusement, que son pantalon de ski était rembourré. Il se retrouva donc allongé sur le dos, avec le visage de Hanz à 5 centimètre du siens. Le cerveau du jeune homme s'activa en se disant, qu'il venait de se taper le smac du jour, version grande saucisse ! Mais pourquoi donc, il avait ce don foireux d'attirer les folles et les perversions sexuelles ? Lui, qui est plutôt calme et loin d'être un obsédé faisait l'unanimité sur cette cité ! Ça doit être son côté guindé qui émoustille autrui ou quoi ? Une grande lassitude le prit soudainement.

Ce baiser…chose que n'avait encore jamais osé faire Hanz ! Et il devait être aux anges de toucher (enfin) les lèvres délicates d'un Alexander, encore déconnecté. Il eut du mal à se dire qu'il n'était pas en train de rêver. Il réagit trop lentement à son plus grand malheur. Puisque notre chère saucisse de francfort, se redressa à califourchon sur son entre-jambe. Alexander pouvait remercier les Atlantes d'avoir de portes automatiques, cachant ainsi cette situation gênante…

« Joyeux anniversaire mon Rondoudou ! » dit le soldat en levant les bras en l’air !
« Dit donc tu es bien entreprenant ! » Dit-il une lueur espiègle dans les yeux, alors qu’il sortait de sa veste un présent qu’il colla sur le torse du Britannique qui commençait à reprendre de la contenance. Et vu le regard froid qu’il lui lançait, l’Allemand devina qu’il allait se prendre une enguirlande magistrale ! Pour éviter cela, il se pencha et sans se soucier de la résistance que lui fit Alexander, il l’embrassa à nouveau, mais y mettant la langue.

L'anglais était dingue et proche d'avoir des envies de meurtre, un il n'aime pas être touché, deux il venait de se faire toucher intimement par quelqu'un qui ne désirait absolument pas ! Il commençait à être en rogne sévère. Et que pouvait-il faire face à ça ? Il n'était pas assez fort, pour le virer (oui, il essayait là), surtout qu'il était entravé. Il gigota, pour se dégager en vain, alors que des frisons glacés le parcouraient, pendant qu'il se faisait forcer la bouche. Autant, cela pouvait plaire au militaire, qui devait être toute chose dans son pantalon et avec la couche de vêtement, Alexander ne sentait nullement (et heureusement) l'engin de monsieur mais autant lui, il n'éprouvait que du dégoût ! Voyant, qu'il ne pouvait pas s'en sortir comme ça, il opta pour une autre solution : entrouvrant la bouche, cela fut une opportunité qu'un Hanz satisfait prit et au lieu de rencontrer la langue de son fantasme et s'unir dans des rotations gluantes, il reçut un coup de dent, machinalement il voulut reculer, mais l'anglais, venait de lui maintenir la tête. Oui c'est mal de se venger, mais tant pis. Un second coup de crocs assez fort sur lèvre du soldat. Le goût métallique du sang, se fit sentir dans la bouche d'Alexander, qui avait réussi sa manœuvre en lâchant la tête de son adversaire, puisque Hanz se releva, brusquement, poussa un : « Aie !! » surprit. « Mais ! Tu mords en plus ! Coquine ! »

« Et si, tu ne veux pas que je t’arrache ta langue, enlève-toi » feula l’anglais. Étrangement, Hanz obéie, en mettant ses deux pas de part et d’autre de l’anglais, pour se relever d’une étrange manière. Enfin bon il put respirer de ne plus être écrasé, là était le principal. D’un revers de la main, Hanz essaya d’essuyer le sang qui coulait abondamment de sa lèvre. Cela ne semblait même pas lui avoir déplus. Pensez-vous, il venait de rouler une pelle à l’homme qui hante ses nuits !

Alexander, prit le cadeau, et se releva rapidement. Il posa un doigt énervé sur le torse de Hanz. Toute sa gestuelle était dominante et en réflexe son vis-à-vis se ratatina sur lui-même en soumission. « Qu’est-ce qu’il ta prit de m’embrasser !!! »
« Je… je me suis dit que ce fut une bonne idée ! Ce fut original … »
« Pour être original ça l’ait mais pas plaisant !! J’espère que tu en as pris du plaisir, car ça sera la dernière fois ! » L’anglais feulait entre les dents, entraînant encore plus le ratatinement de Hanz, qui se tassait sur lui-même tel un petit garçon.
« Oh oui, j’ai kiffé, après c’est de la faute d’Erin.. »
« Pardon ? » Alors là… sans le vouloir, l’allemand venait de faire retomber la colère en étonnement…
« Elle n’a pas voulu que je vous accompagne… »
« Tu t’es vengé en m’embrassant ? » c’est une blague non ?
« Oui et puis j’en avais envie, tu étais tellement sexy les yeux mi-clos un peu dans les vaps… bref tu… »
« Tait toi ! » Il soupira, se reculant, mettant sa main sur son visage, bras croisé avec le paquet en main, il l’avait oublié. « Tu me fatigues… » Il releva les yeux vers son interlocuteur, hors de question de laisser passer ça ! Car la prochaine fois c’est quoi ? Il lui caresse l’entre jambe ? Il lui empoigne le mât pour l’astiquer ? S'ensuit une engueulade digne de ce nom. Mais il ne put en dire bien plus, car Hanz lui mit sa main devant la bouche. Ce qui agaça encore plus l’anglais, qui avait envie de le cogner soudainement.

« Chuttttt Rondoudou tu vas réveiller tout le monde ! Je suis désolé d’accord ? Je n’ai pas réfléchi ! » Il retira sa main, sentant qu’il allait se faire mordre une nouvelle.
« Pour ne pas réfléchir… tu es le spécialiste ! Ne recommence plus jamais ça ! Sinon, je te promets Hanz, copain ou non d’Erin, je te trouve une affectation dans un coin paumé de la terre ! Seul ! »
« Rho tu dis ça car tu es fâché… mais ouvre ton paquet ! » Alexander toisa son paquet reculant un peu, pour se calmer les nerfs.
« J’espère que ce n’est pas de l’huile ou un sex toy… »
« Oh non non. Je me suis décidé à te laisser ce genre d’accessoire que si tu changes d’avis »
« D’avis sur ? »
« Que les moules c’est la merde ! »
Alexander roula des yeux. « Je suis pressé, je l’ouvre et je file d’accord ? »

« Oui je sais, allé allé ! » Il lui fit des gestes, pressé de voir sa réaction. Alexander craignait le pire en toute franchise. Le cadeau était carré et toujours aussi bien emballé, faut dire que l’allemand savait faire de jolie paquet mine de rien. Une boîte en bois, de facture Athosienne, elle était d’abord simple, mais il y avait des gravures assez graphiques et très masculine dessus. Bien la boite était très belle et cela convient très bien à Alexander. Par contre, qu’avait-il à l’intérieur ? Il releva un sourcil.
« Bon ouvre ! La boîte c’est le papier cadeau ! »

Bon, il ouvrit et en sortit une ceinture en cuir marron, quelques arabesques stylisées avec un ceinturon en métal argenté et composé d'une pierre rectangulaire noire aux reflets argentés et bleu. Cela intrigua l'homme, qui la toisa quelques minutes, appréciant les nuances qu'il y voyait. Pour une fois qu'Hanz ne lui offrait pas quelque chose d'horrible comme cette cravate verte, qui avait fini au fond d'un tiroir ou les présents de Noël. Même s'il était en colère contre lui, il fut touché, ce mec était dingue et envahissant, mais restait profondément gentil. Bon… gêné, car il avait toujours du mal avec les présents et attention d'autrui, il ne put en vouloir longtemps à l'allemand. Il lui fit un sourire.
« Merci Hanz… elle me plait beaucoup. Tu n’étais pas obligé » Il défaisait son sac à dos, pour la mettre dedans, il la mettrait avec ses affaires de rechanges.
« Bah si ! Je suis content qu’elle te plaise ! » Il était en train de jubiler et piaffait doucement sur place.
Alexander hésita à lui faire la bise, comme il était recommandé socialement parlant de le faire.
« Bon je vais t’embrasser ne tourne pas la tête » soupirat’il
« Tu y prends goût tu vois ! »
« Je parle d’un geste social de politesse pas d’autre chose… »
« Oh si c’est ça non. Ne t’emmerde pas. J’ai déjà eu ce qu’il me faut »

Alexander, présuma que ce fut la « pelle », alors qu’Hanz, évoquait plutôt la lueur agréable qui avait traversé l’acier de l’anglais en découvrant son présent. Pour une fois, que ce ne fut pas sexuelle comme pensées. Bon en tout cas, cela convenait au jeune homme et il commença à marcher vers la porte, pour inviter son encombrant invité à sortir. Ils marchèrent tous deux jusqu’à la porte des étoiles, Hanz y tenait, surtout qu’il devait prendre son quart de garde à l’embarquement. Et comme tout départ en mission, Alexander fit un détour à l’armurerie, pour prendre un holster et un Beretta. Qu’il accrochât à sa jambe, pendant qu’Hanz prenait son P90 pour sa garde.

À 5h20 Alexander arriva devant la porte, où l’attendait Erin et une jeune femme inconnue. Sur ses talons, Hanz était là, la lèvre en sang. Celui-ci n’avait pas senti le liquide coulé de sa bouche. Le britannique ne l’avait pas loupé du tout. Alexander n’eut pas le de saluer qui que ce soit, que déjà la jeune femme blonde, venait l'accoster. Faut dire, qu’elle était légèrement perturbante, car elle ressemblait à une certaine personne chère aux yeux du jeune homme : Erika. De longs cheveux blonds, grande et des yeux aciers. Il fut troublé deux secondes mais cela ne se vu nullement. Il fut plutôt décontenancé par la remarque. Il n’eut pas le temps de répondre qu’un échange se fit entre les deux femmes… oula elle était pénible celle-ci, ils avaient écopé d’une ronchon ? Il lança un regard piquant à sa compagne, lui faisant comprendre qu’ils avaient encore tiré le bon lot. En tout cas, elle avait un joli prénom.

« Enchanté sergent Nilsson. Je ne savais pas qu’il avait une heure de fixée »
La jeune femme se tourna mécaniquement. « Oui 5h27 ouverture de la porte, nous avons rendez-vous à 5h15 » élément qui surprit Alexander, même s’il lui, ne montrait rien. Il n’avait pas été au courant. Et toisa Erin, comme pour avoir une réponse à sa question silencieuse.
« Vous m’en voyez navré, je n’ai pas eu l’information »
Elle allait répondre, quand Hanz s’avança « Zen chériebelle ! L’info n’est pas passée dans tous les canaux. »
« Tu as quoi à ta lèvre ? » Hanz essuya celle-ci d’un revers de main, en toisa sa manche.
« Oh rien, je me suis fait mordre par un Rondoudou sauvage » Jetant un regard à Alexander, qui lui rendit un regard froid.
« Qu’est-ce que c’est ? »
« Je t’expliquerai. Bonne mission les copines ! » Il se tourna en saluant d’une main
« Ait- un peu de respect, ce sont tes supérieurs ! » dit la suédoise, alors qu’Alexander roula des yeux et se tourna pour marcher vers la porte.
« Ils ont l’habitude t’inquiète cheribelle ! »
« Linea… » Elle semblait avoir du mal avec l’humour. Et Hanz fila, en roulant du cul, vers la salle d’embarcation, pour faire son travail.

L’accident clos, l’anglais avait préféré s’éloigner, pour éviter de s’énerver de nouveau. Alors, qu’il avait retrouvé un calme assez relatif. Mais, comme il sait se maîtriser, il ne laissait rien traduire, même à Erin. Nonchalant et flegmatique comme d’habitude. Une fois de l’autre côté, il faisait jour et la lumière était aveuglante. Alexander sortit sa paire de lunette de soleil, observant l’étendu de neige devant eux. La fraîcheur n’était pas désagréable.

La militaire donna l’ordre de mettre de la crème solaire. L’anglais, prit le spay sans rien dire autre qu’un remerciement poli, tout en toisant Erin d’un drôle d’air. Elle est étrange encore cette nana. Il s’appliqua le liquide sur les zones où sa peau était visible. Ayant une peau d’un beau blanc, il était sujet à se prendre des coups de soleils carabinés, alors il ne se voyait pas faire son rebelle de crème. Une fois, finit il donna le flacon à sa voisine, en mirant les motos de neige. Un sourire s’illumina sur son visage, il adorait ça et le jet ski !

« Et sinon, nous venons pour ? » demanda t’il à sa comparse.
En attendant sa réponse, il chevaucha la moto, pour l’ajuster et attendre les filles. Tiens donc Erin savait conduire ce genre d’engin ? Au pire, elle pourrait monter derrière lui si besoin. En tout cas, les motos furent une bonne nouvelle, même s’il se questionnait sérieuse de ce qu’ils fichaient là. Cela l’inquiéta un tant soit peu…




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Erin Steele
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MessageSujet: Re: Snow Sex and Sun Mer 23 Aoû - 21:57
Snow Sex and Sun


Chronologie : 22 avril 2017

Erin avait trouvé son homme assez ramolli, et le fait qu’il prenne un cachet lui laissait penser qu’il couvait quelque chose. Elle espérait qu’il soit en forme et qu’il passe un bon moment avec ce qu’elle avait prévu. Elle ne voulait pas d’un amoureux malade le jour de son anniversaire alors qu’elle avait mis les petits plats dans les grands. C’était qu’elle devait lui rendre la pareille pour le séjour sur le continent lors de son propre anniversaire et il avait mis le niveau assez haut dans le sens où les deux jours chez les athosiens avaient été parfaitement parfait. Son seul regret tenait dans le fait qu’elle n’avait pas su s’ouvrir à lui et lui exprimer ses sentiments alors qu’avec le recul, elle voyait désormais les petites choses qui lui criaient aux yeux qu’il était raide dingue d’elle et qu’elle ne se serait pas faite jeter comme une chaussette. Mais bon, c’était facile à dire maintenant qu’elle était casée avec lui. Sur le moment, cela lui avait semblait une très mauvaise idée. Erin ne fit pas durer le plaisir dans la chambre d’Alexander parce qu’ils avaient un rendez-vous avec la Porte des Etoiles et elle se connaissait, s’ils commençaient à se chamailler ils allaient le louper.

Elle fit un petit sourire charmant à son homme quand il évoqua qu’elle pourrait l’utiliser comme doudou dans un igloo. Une référence cachée à des piques un peu osées qu’ils s’envoyaient régulièrement, avec des allusions à des envies inavouables alors qu’ils n’étaient pas encore ensemble. Enfin, s’il savait ce qu’il l’attendait, il ne dirait pas cela à la légère. Elle lui fit un petit geste de la main dans l’encadrement de la porte alors qu’il la qualifiait de pressée, ce qui n’était pas faux.

Quelques minutes plus tard, il arrivait à la Porte des Etoiles et forcément, Nilsson lui tomba sur le râble sans crier gare. Hanz déboula pour se mêler de la conversation alors que Alexander lui jetait un regard qu’elle soutint en arquant les sourcils de dépit. Oui, ils avaient encore tiré le bon numéro. Linea Nilsson semblait étroite d’esprit, et à cheval sur le règlement… Sans parler de son humour quasi inexistant. Il était vrai que Hanz saignait de la lèvre et cela attira la curiosité d’Erin, surtout quand elle l’entendit répondre que c’était « un rondoudou sauvage » qui l’avait mordu. C’était quoi ce délire ? Machinalement, elle toisa Alexander, qui s’était éloigné de l’allemand. Qu’est-ce qu’ils avaient encore fait ces deux là ? Enfin… Qu’est-ce que Hanz avait encore fait ? Cette grande saucisse allemande n’était pas la dernière quand il s’agissait de se montrer percutant avec quelqu’un pour lui montrer toute l’étendue de ses sentiments, et Dieu savait si le teuton était émotif avec le britannique.

Bref, un mystère à élucider, même si dans la petite tête brune d’Erin, des hypothèses en pagailles s’échafaudaient. S’étaient-ils battus ? Est-ce que Hanz avait tenté d’embrasser Alex ? Ou peut-être qu’il y était parvenu et que ce dernier s’était empressé de le mordre ? Si c’était ça… Ca allait chier pour son matricule au militaire ! Elle préféra se concentrer sur la séquence d’activation de la porte pour se calmer, et son esprit divagua vers la Sliph. Elle aurait tout le temps de demander à « Rondoudou » s’il s’était fait agresser de façon buccale.

Le trio passa la porte et ils arrivèrent dans le froid de cette planète continuellement enneigée. P3X-987 était récente dans leur découverte mais déjà, des projets commençaient à naître pour continuer le développement de cette expédition. Les montagnes avoisinantes étaient riches d’un alliage métallique qui restaient assez rares dans la Voie Lactée et qui pourrait offrir des propriétés intéressantes en termes de construction aérospatiale. Bref, il fallait penser toute l’infrastructure pour extraire le minerai, et le retraiter, et il n’était pas impossible que des installations discrètes émergent prochainement. Discrète car il fallait garder à l’esprit que la galaxie était toujours plus ou moins contrôlée par les Wraiths, et que toute installation humaine était une forme de promesse pour eux. Qui disait bâtiment, disait gibier. Leur point d’arrivée serait donc un petit village à fleur de montagne, que les équipes d’explorations avaient découvertes lors de leur précédent passage. Les habitations étaient abandonnées depuis longtemps et elles étaient construites dans le flanc des à-pics vertigineux qui dominaient la vallée et le lac très proche qui devait servir de point d’eau potable à une époque ancienne. Il s’agissait donc de maisons troglodytes, tout simplement. Des vestiges de bâtisses construites directement sur le sol étaient encore visibles si on grattait la neige, mais il ne restait que des ruines.

Erin se passa de la crème une fois qu’Alexander la lui passa. Elle s’en tartina elle aussi sur le visage, seule partie visible qui pouvait prendre le soleil. Une fois l’opération faite, elle prit de la neige dans ses mains et elle se les frotta l’une contre l’autre pour chasser l’aspect laiteux de la crème. Elle détestait en avoir sur les mains, cela lui donnait la sensation qu’elles étaient grasses. Les gants remis, elle s’approcha de son engin motorisé pour l’évaluer. A dire vrai, elle n’en avait jamais utilisé. Des traces de motos neiges étaient clairement visibles, qui partaient en direction du lac au travers.

« Nous venons pour résoudre un problème et voir de visu combien on va dépenser d’argent dans ce projet. » Elle enfourcha la moto non sans avoir callé son sac à dos dans le filet sur le siège arrière.

Elle était bien décidée à essayer cet engin. Et si vraiment elle n’y arrivait pas, elle se résoudrait à monter derrière son chéri. Il ne fallait pas creuser bien loin pour savoir qu’Erin était une froussarde de première et qu’elle criait pour un rien. Néanmoins, elle avait toujours eu un attrait pour les motos, mais elle n’avait jamais eu le courage de s’en acheter une pour essayer… En France, il fallait passer un permis, ce qui compliquait encore la tâche, ce qui n’était pas le cas aux Etats-Unis. Enfin, de toute façon, elle aurait certainement pris des cours avant de se lancer.

« Et le problème est ? »

Il ajusta sa position sur la moto de neige, mettant ses affaires dans le compartiment réservé à cet effet. Comme toujours, il était réglementaire de laisser passer les militaires devant, pour qu’ils ouvrent la marche. Il avait hâte de faire rugir le moteur de son engin… mais ce qui le chiffonnait c’est qu’il ne savait pas ce qu’il l’attendait. Il ne savait strictement rien même !

« Apparemment, les types qui explorent les cavités ont trouvé des incriptions anciennes, et il y a un conflit entre le pôle archéologique et les techniciens. Y en a qui veulent tout conserver et d’autres qui veulent tout démonter. Bref. Il va falloir trancher. » Elle lui fit un sourire en mettant les mains sur le guidon de la motoneige avec une certaine appréhension.

Lunette de soleil sur le nez, elle ne pouvait pas voir son regard, qui exprimait un “génial” des plus enthousiaste … ironique. Manquait plus que ça des conflits de polichinelle !
« Hum, d’accord… ça va être délicat à gérer je sens »

« Comme gérer la pressions des motos, veuillez-vous tenir correctement, nous y allons ! » Miss balais dans le fondement venait de parler, démarrant sa moto avec une aisance naturelle. La moto traversa la steppe enneigée. Alexander, fit une petite moue encourageante à sa compagne et suivit la militaire.

Il y avait une clé. Erin la tourna mais rien ne se fit. Avait-elle oublié quelque chose ? Il fallait peut-être embrayer ? Mais il n’y avait pas de vitesse là-dessus, si ? La moto refusait obstinément de démarrer. Les deux autres venaient de partir à fond les manettes et elle, elle restait sur place ! Finalement, elle avisa un bouton sous la poignée gauche, avec un petit sigle électrique dessus. Elle appuya dessus et cela démarra enfin l’engin.

« Et ben ! »

Restait à accélérer maintenant. Elle tourna délicatement la poignée et la moto fit une embardée brutale qui fit crier la brune qui lâcha tout, ce qui arrêta le véhicule aussitôt. Pour quelqu’un qui n’avait pas l’habitude, l’accélération pouvait être désarçonnante, dans tous les sens du terme. Elle se prépara au coup dans le cul et elle retenta l’expérience, et cette fois l’engin se mit en route, glissant sur la neige. Bien entendu, elle n’allait pas aussi vite que les deux autres, mais elle commençait à se prendre au jeu et elle avait du retard ! Aussi, progressivement, elle tourna de plus en plus la poignée et la moto gagna en vitesse. Elle n’avait pas encore essayé de freiner, et elle se doutait que cela ne serait pas aussi puissant qu’un freinage sur un sol sec et qui accroche bien. Elle allait devoir anticiper. Les chenilles tractaient facilement la moto, l’emmenant dans le sillage d’Alexander. Nilsson avait ralenti l’allure en voyant qu’Erin ne suivait pas, et ce fut donc une américaine qui passa à fond la caisse devant les deux compères, sans ralentir et en criant. Dieu seul savait si c’était de la crainte ou de la joie.

Aussitôt, le sergent remit les gaz en affichant une moue contrariée, obligeant Alexander à suivre les deux femmes. Elle était tellement agrippée au guidon qu’elle n’arrivait pas à décélérer jusqu’à présent, et ses paumes de main lui faisaient un mal de chien. Erin ne savait pas trop où elle devait aller, et elle finit par se détendre un peu sur sa selle, ce qui lui permit de lâcher un peu de moue dans sa poignée d’accélération et Nilsson revint à sa hauteur avant de la dépasser non sans lui jeter un regard mauvais. Bah, Erin s’en foutait, elle s’amusait bien et elle commençait à prendre goût à piloter ce genre de moto. Fallait vraiment qu’elle essaye un deux roues sur Terre !

Elle chercha Alexander du regard, histoire de le narguer un peu et de lui faire un sourire. C’était aussi une façon de le rassurer. Le bruit des moteurs thermiques ne permettait pas de faire la conversation, et de toute façon, la brune préférait se concentrer sur sa conduite et regarder où elle allait. Ils arrivèrent au bout d’une vingtaine de minutes dans le village abandonnée, où des balises colorées qui tranchaient nettement sur la neige blanche indiquaient le passage à suivre pour ne pas se manger un mur effondré caché par la neige qui tombait mollement depuis quelques minutes. La chevauchée leur avait fait traverser des paysages parsemés de blanc, non loin de la bordure du lac qui s’étirait sur leur gauche. Tout semblait paisible, et les rares arbres et arbustes qui parsemaient leur chemin donnaient une note de couleur verte magnifique. Les montagnes, gigantesques, s’étiraient au dessus d’eux, ne masquant pas encore le soleil qui brillait haut dans le ciel. Mais bientôt, il passerait derrière un de ces géants de pierre et la vallée se retrouverait dans l’ombre. Des oiseaux planaient lentement dans le ciel, décrivant de larges cercles à la façon des rapaces terrestres. A cette hauteur, impossible d’identifier l’oiseau.

Nilsson arrêta sa moto sous une bâche blanche tendue sous laquelle stationnaient déjà quelques engins similaires. C’était un camouflage pour les observations aériennes. Probablement pour éviter qu’un Dart ne les repère. Erin laissa mourir la vitesse de la moto, préférant ne pas la garer elle-même sous peine de faire un strike. Elle avait les joues rosies par le vent froid qui l’avait étreinte pendant toute la cavalcade dans la plaine.

« Madame, vous avez pris des risques inconsidérés », fit Nilsson en approchant pour stationner la moto avec les autres, après qu’Erin eut repris son sac à dos dessus. Elle se contenta de lui faire un sourire. L’autre attendait manifestement une réponse, mais elle capitula silencieusement en allant ranger la motoneige. L’administrative n’avait pas envie de se prendre la tête avec la coincée du cul. Elle se dirigea vers Alexander, toute contente, pour lui dire quelque chose, mais une forme blanche se détacha soudainement d’une petite butte de neige sur le côté de l’endroit où ils se trouvaient.

« Madame Steele, Monsieur Hoffman. »
« Je ne vous avez pas vu. », fit Erin incrédule en détaillant le bonhomme de neige. Le type rangea son fusil dans son dos. Un sniper embusqué, camouflé parfaitement dans la neige avec son treillis blanc, son casque blanc, et son fusil recouvert d’un drap blanc.
« Le contraire m’aurait vexé, et Nilsson se serait foutue de moi », répliqua l’autre.
« Vous pensez qu’elle en est capable ? »
« Hum, non en fait. Elle est trop psychorigide pour ça. »

« Les chances que vous vous fracassiez le crâne et décédiez sur le coup étaient d’au moins 85%. Vous aviez 99% de chance de tomber et vous cogner la tête et finir tétraplégique. », fit la susnommée en revenant vers le groupe avec ses grands airs.

« Quand je vous disais qu’elle était psychorigide. Sergent Nilsson, escorter nos invités à leur quartier qu’ils posent leurs affaires. »
« A vos ordres Lieutenant », répondit Linea avec un salut impeccable. Le regard qu’elle lança à Erin en disait long sur le fait qu’elle n’allait pas lâcher l’affaire aussi facilement.

« Je crois qu’elle ne m’aime pas », fit cette dernière à l’intention d’Alexander, en toute discrétion, tout en emboitant le pas à la belle blonde en haussant des épaules. Autant ne pas la faire attendre. Contrairement à ce que pensait Erin, le trajet démarra dans le silence. Manifestement, la suédoise ne comptait pas parler. Peut-être qu’elle boudait ? Non, elle semblait trop terre à terre pour cela, et si elle avait quelque chose à dire, elle allait le dire.

Quoiqu’il en soit, le décorum était impressionnant. Ils pénètrent dans une porte qui se trouvait dans le flanc de la montagne, un peu comme Frodon et la communauté dans le Seigneur des Anneaux. Ils franchirent une deuxième porte un peu plus loin, qui servait de sas et qu’il ne fallait ouvrir qu’une fois la première fermée, afin d’éviter de faire un courant d’air important qui pourrait fragiliser l’écosystème local. Le plafond était bas, et tout semblait tailler dans la pierre. Des poutres en bois de soutènement les surplombaient régulièrement, obligeant certainement Alexander à se bosser dans le passage. Ici et là, des linteaux en aciers avaient été disposé par les techniciens atlantes afin de soutenir tout ça. Il ne fallait pas être claustrophobe. Des niches dans les murs abritaient autrefois des lampes, mais aujourd’hui, des globes anciens avaient été disposé pour éclairer le passage. L’air se réchauffait au fur et à mesure qu’ils avançaient dans le ventre de la montagne dans cette habitation troglodyte qui faisait plus penser à une grotte qu’à autre chose. Ici et là, des couloirs s’étiraient sur la droite ou la gauche. Ils ne croisèrent personne.

« Il fait continuellement 14 degrés dans les galeries, la pierre garde la chaleur de l’extérieur. », commenta Nilsson. « En fait, la roche est tellement épaisse qu’elle transmet la chaleur de l’été en hiver et vice versa. Enfin, c’est comme ça que ça fonctionne sur Terre dans les grottes, et il n’y a aucune raison que ce soit différent ici. Car vous l’aurez notés, il s’agit plus d’une grotte que d’une habitation troglodyte comme on en a sur notre planète. »

Le sergent ne semblait plus vouloir s’arrêter, commençant à expliquer les facteurs qui rentraient en compte dans la préservation ou non de la chaleur à l’intérieur du complexe. Finalement, elle arriva à une phase plus passionnante pour les deux administratifs.

« D’après ce qu’on sait, il y avait des gens ici avant, et ce sont eux qui ont construit tout ça, en creusant toujours plus loin dans la montagne. Aujourd’hui, il ne reste que des meubles usagés, des livres qui tombent en poussière, et rien de plus. Nulle trace des habitants. La planète semble déserte. Statistiquement, il y a de forte chance que les Wraiths les ont poussé à fuir, bien que ces habitations semblaient offrir un abri assez pratique. Ils ont dû procéder comme des chiens de terriers pour débusquer leur gibier. »

Elle bifurqua et poussa une porte en bois. Elle ne leur avait pas laissé l’occasion de parler une minute. Elle avait bavasser tout le long du trajet sur des chiffres, des hypothèses, des probabilités, leur montrant toute l’étendue de son cerveau cartésien. Plus terre à terre tu meurs.

« Nous y voilà, vous trouverez la délégation que vous venez voir en suivant les indications sur le plan que vous trouverez dans vos quartiers. Conformément à ce que vous m’avez demandé mademoiselle Steele. »
« D’accord, je vous remercie. Nous posons nos affaires et nous nous en occupons. »

Linea Nilsson fit un geste sec de la tête et s’éclipsa. Erin se retourna vers Alexander.

« Tu préfères Hanz ou elle ? Pas physiquement bien entendu, je comprendrai parfaitement que tu préfères Linea pour ses courbes que notre bonne vieille saucisse allemande toute bodybuildée. »

Ils échangèrent un peu dans cette chambre assez atypique. Il y avait un lit de fait, deux places, assez grand, assez sommaire. L’essentiel du charme résidait dans les murs en pierre qui composait l’essentiel de la décoration de l’endroit. La touche finale venait d’un immense puit de lumière qui donnait sa clarté à la pièce. Si l’on se plaçait exactement en dessous, on pouvait apercevoir un bout de ciel bleu et sentir la chaleur du soleil. Par contre, nulle trace de neige. Erin se demandait bien comment un peuple avait pu construire ce genre de tuyau dans la montagne pour amener la lumière. Le conduit était large et elle pourrait s’y glisser si elle le voulait. Il semblait bifurquer, faire un coude, sans vraiment qu’elle en soit certaine. Ce devait être une illusion d’optique parce qu’elle voyait le ciel et le soleil. Il était donc forcément droit.

Erin attrapa le plan. Conformément aux instructions qu’elle avait donné, on lui avait préparé le terrain. Elle n’était pas fière d’avoir mis des gens dans la confidence, mais elle ne pouvait pas assurer la logistique seule, surtout après son retour de la mission de prospection qui fut houleuse à bien des égards. Elle remit son sac à dos.

« Bon, allons nous farcir le litige. »

Quand ils sortirent de la chambre, Linea Nilsson n’était plus là. Ils semblaient être seuls, c’était du moins l’impression générale qui ressortait. Certainement le fait d’être sous terre. Cela ne faisait vraiment pas décor de grotte naturelle, puisque tout était taillé. Il n’y avait donc pas de concrétions particulières, pas de stalactites ou de stalagmites, pas même d’excentriques ou autres. Erin suivit le plan et finalement, elle emmena Alexander dans une immense salle ouverte sur l’extérieur. Il y faisait chaud, et de la vapeur s’élevait de nombreux bassins où une eau turquoise s’écoulait sur différents niveaux. L’endroit était magnifique. Une voûte, naturelle cette fois-ci, s’ouvrait sur un pan de montagne enneigée et arborés, au milieu duquel les différents bassins s’alimentaient les uns aux autres. Il y avait des degrés qui permettaient de descendre petit à petit vers l’extérieur, pour rejoindre la neige et l’air libre.

Erin se tourna vers Alexander, en se mordillant la lèvre inférieure.

« Choisis le bassin que tu préfères, l’eau est chaude. L’ensemble de l’endroit est juste pour nous jusqu’à demain après-midi. »

Elle s’approcha de lui.

« Joyeux anniversaire mon amour. »

Elle allait certainement devoir lui expliquer que l’ensemble du personnel qui travaillait sur le site avait été rappelé par un Marc Herra qui voulait discuter des travaux, et qui était dans la confidence d’Erin. Il ne restait sur place que Nilsson et le lieutenant qu’ils avaient vu à l’entrée, et ils avaient pour consignes de rester à l’extérieur pour surveiller les responsables adjoints d’Atlantis. Ils ne seraient donc pas envahissant, même si Erin avait déjà prévu de les remercier le lendemain en leur offrant un petit quelque chose. Ils avaient donc l’ensemble du complexe souterrain pour eux, ces bassins d’eau chaudes, et quelques trucs en plus qu’Erin dévoilerait au fur et à mesure. Elle était certaine qu’il venait de comprendre qu’il n’y aurait pas d’urgence à gérer, et que tout son manège n’était que du pipo. D’ailleurs, peut-être avait-il déjà compris depuis un moment.

Erin posa son sac à dos sur le sol, extirpant une bouteille de champagne.

« Bon je suis désolée, je n’ai pas de flutte, ce n’était pas évident à planquer dans un sac à dos. »

Et elle n’avait pas pris de maillot de bain.

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Snow Sex and Sun

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