Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


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Retour sur Terre par le portoloin Dédale

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Erin Steele
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MessageSujet: Retour sur Terre par le portoloin Dédale Sam 22 Avr - 23:54
Retour sur Terre


Avec Alexander Hoffman


Chronologie : 14 mars 2017 : 14h55.

A l’issu d’un voyage mouvementé, les deux administratifs arrivèrent sur Terre. Il était bon de retourner chez soi, et cette fois, les vacances les attendaient, après un petit débriefing de routine au SGC. Forcément, ce n’était pas tous les quatre matins que les deux cadres d’Atlantis passaient dire bonjour aux autorités terrestres, et c’était bien de se voir physiquement en vrai. Il avait fallu entériner le renvoi de Forback, au motif plus que suffisant de tentative de corruption, détournement de pièce classée secret défense, harcèlement moral, et d’autres choses toutes aussi joyeuses le concernant. Pour le côté ressources humains, Erin laissa faire les services compétents de la commission. En plus de ça, vu le tempérament un brin dérangé du garçon, ils allaient devoir prendre des mesures pour qu’il ne révèle pas toute l’histoire au monde entier. C’était quand même aberrant qu’un type comme lui accède à des fonctions aussi poussées au sein de cet organisme. Il fallait vraiment améliorer le recrutement, et vite. Peut-être d’ailleurs qu’il s’agissait là de l’ultime recrue de Berckam… Ce n’était pas impossible. Il avait le caractère de son disciple en tout cas. Manquerait plus que lui aussi héberge une satanée bestioles Alien dans son bourrichon et c’était le pompon sur la Garonne. Le séjour au SGC dura une bonne partie de la journée, et ils furent libres à la nuit tombée, si bien qu’ils n’eurent pas d’autres choix que de dormir sur place, dans le bunker de Cheyenne Mountain. A partir du lendemain, les vacances débuteraient pour de bon.

Ils furent téléportés dans l’appartement d’Alexander en début d’après-midi. Erin ne connaissait pas du tout les lieux, puisqu’elle n’était jamais venue. C’était la première fois qu’elle partageait un bout de sa vie terrestre, dans le réel et non dans le conte. L’endroit était vraiment spacieux, la décoration à la hauteur des goûts qu’il avait rapporté sur Atlantis, tant dans ses quartiers que dans sa chambre, et tout était rangé et nickel. Elle soupçonnait qu’une armada de femmes de ménages œuvraient pendant son absence pour maintenir l’antre de Charmant en état de fonctionnement. Et connaissant son petit côté maniaque, le contraire aurait été étonnant.

« Et bien, c’est super joli ici », fit-elle en tournant sur elle-même. C’était un peu particulier que d’arriver directement chez quelqu’un sans passer par la case porte d’entrée, sonnette, et compagnie. Elle ne savait même pas dans quel quartier de Londres ils étaient, ni même quel était l’aspect extérieur du bâtiment. C’était déroutant. Erin rêvait d’une chose actuellement, c’était de sortir dans la rue et de se mêler à la population lambda. Ils étaient continuellement en vase clos depuis le début de leur voyage en Dédale. Sur Atlantis, elle connaissait, de vue, presque tout le monde. Rare était les renouvellements de personnels, et l’ensemble de l’expédition évoluait elle aussi en circuit fermé. Erin voulait donc se retrouver au milieu de gens qui partageaient un quotidien différent du sien, un quotidien normal et dépourvu de Portes des Etoiles, de galaxie, de vaisseau, etc. Maintenant qu’elle connaissait tout ça, elle se demandait comment le gens pouvaient vivre tout en ignorant ces milliards de possibilités qui les entouraient. C’était dingue, mais l’ignorance et le secret préservaient cette vie banale et bien fade qu’ils avaient.

Pour sa part, Erin aurait du mal à retourner vivre une vie ordinaire loin du projet. Cela arriverait surement un jour, comme Elizabeth Weir allait l’expérimenter très prochainement. C’était à peu près certain qu’elle allait avoir un coup de blues, et peut-être qu’ensuite, elle s’accommoderait de sa petite vie tranquille, tout en ayant une pensée pour les étoiles. Est-ce qu’on frôlait encore la catastrophe dans la galaxie ? La Terre était-elle toujours en danger ? Allait-on se faire envahir par une espèce extraterrestre intelligente et supérieure ? Chaque jour, elle essaierait de glaner des informations à droite à gauche, prêtant attention à des détails que d’autres ne verraient pas sans être initié. La vérité était ailleurs, comme le scandait une série vieillotte.

Erin extirpa de son sac un téléphone portable. Elle l’alluma et il accrocha du réseau. Aussitôt, des messages arrivèrent. Certainement que plus des trois quarts avaient été retourné à l’expéditeur suite à un délai d’acheminement trop long. Elle n’aurait pas le temps de tout lire, et du coup, elle effaça l’ensemble des notifications. C’était stupide, mais elle se sentait de nouveau connecté avec le monde terrestre, et cela faisait du bien. Néanmoins, elle délaissa rapidement son portable, trop curieuse d’explorer l’appartement de son cher et tendre. Elle avait un nouveau terrain de jeu, et elle comptait bien se familiariser avec.

« J’ai tout rendu pour ma part. Mon appartement je veux dire », précisa-t-elle en revenant vers l’anglais après avoir fait quelques pas dans la pièce. « J’avais besoin de tout effacer, et cette expédition loin de la Terre était une occasion. Ca ne te dérange pas d’héberger une SDF, comme l’on dit en France ? »

Elle lui fit un sourire charmeur. Pour un peu et elle lui disait qu’elle pouvait payer le loyer en nature, mais elle essayait d’être moins obsédée. Depuis qu’elle était avec lui, elle passait son temps à avoir des envies sexuelles débordantes. C’était l’effet jeune couple, elle le savait. Dans quelques temps, ils espaceraient certainement leurs ébats, et au lieu de le faire tous les jours, ou plus si affinité, ils ne le feraient plus que le week-end, puis un week-end sur deux… Sauf s’ils trouvaient toujours le moyen de pimenter les choses. D’un autre côté, pour le moment, elle ne voulait pas se passer de cet aspect trop longtemps ignoré de leur amitié et qui faisait qu’ils étaient un couple désormais. D’ailleurs, elle avait craint, l’espace d’un moment, que sa « mauvaise période » tomberait pendant les vacances sur Terre. Finalement, en calculant son cycle, elles tomberaient sur la fin, et lors du retour via le Dédale. Bref.

« Alors, tu me fais faire le tour de ton chez toi ? j'espère que ton épouse rentre tard du travail », finit-elle par ajouter avec un regard espiègle.

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Alexander Hoffman
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MessageSujet: Re: Retour sur Terre par le portoloin Dédale Lun 24 Avr - 21:01
Retour sur terre pour de grandes aventures


PNJ



Abby Hoffman // Erika Hoffman // Annabelle Abbott // Amélia Abbott // Alexus Beniwaith

Chronologie : 14 mars 2017 : 14h55 - Appartement Alexander LONDRES


Le passage obligatoire auprès du SGC et la rencontre du général O'Neil ainsi que les hauts placés de la CIS fut assez long. Tellement long, qu'ils durent dormir dans un des quartiers austères sous terre que comprenait la base. Après avoir passé trois jours dans une chambre exigüe ils n'étaient plus à ça prêt et l'anglais avait hâte, grande hâte de rejoindre son appartement, un peu plus « grand » que leur chambre de bonne fortune. Son rapport sur Forback fut rendu et assez peu élogieux, le petit homme était présent et la branler morale qui se prit de la part de la dirigeante de la CIS fut assez mémorable. Il était surprenant qu'un homme comme lui soit dans ce genre d'organisme, mais à la fois pas du tout. De toute sa carrière impeccable, il n'avait rien eu à se reprocher. Après, qu'il soit un homme prêt à tout pour obtenir ce qu'il désire était autre chose. Et il venait de foirer sa carrière à cause d'une folie, cela était navrant et pathétique. Erin en avait fait battre des cœurs et par forcément des plus « saints ». En espérant, que cela allait se calmer niveau pervers, puisque une telle fascination devenait flippante aux yeux d'Alexander, qui ne désirait pas qu'elle soit le fantasme d'homme complètement fêlés. Enfin bon, cette histoire fut réglée et Alexander ne s'en mêla pas plus que nécessaire, cela concernait plus la partie de la commission et donc celui de sa compagne. Et en toute franchise, il avait déjà été suffisamment « mouillé » pour cette affaire, pour en plus se prendre la tête une nouvelle fois avec un homme aussi détestable qu'est Derick. En conséquence, Alexander jugeait qu'il avait fait le nécessaire et il s'en lavait les mains sans aucun état d'âme.

Enfin bon, après une nuit sans aucun évènement particulier, coller l'un à l'autre, les deux administratifs purent enfin commencés leurs vacances, quand en début d'après-midi, juste après le repas, ils furent téléporté à Londres. Cela était étrange de débarquer comme ça, comme un cheveu sur la soupe dans un environnement nouveau. Enfin, nouveau pour la belle américaine qui découvrait une part plus « intime » de l'anglais, c'est à dire son ancien lieu de vie. L'appartement était immense, 190 mètre carrés, avec de beaux espaces et une baie vitrée qui donnait sur le quartier moderne et huppé de la capitale britannique. Le sol était recouvert d'un plancher en bois, une matière qu'affectionnait l'homme, comme en témoignait la plupart du mobilier assez scandinave et de bonne facture. La chambre était matérialisée derrière un panneau vitré avec des plantes soigneusement entretenues par l'équipe de ménage. Cela pouvait être bizarre de laisser la pièce « intime » visible de la pièce à vivre. Hors, en regardant bien, juste au-dessus du faux plafond en bois, il avait des panneaux qui pouvaient rouler et donc fermer cette pièce à la vue d'autrui si besoin. Après Alexander, aimait bien agacer régulièrement et son appartement avait déjà connu de nombreuses configurations différentes. Quand, cela lui prenait il déménageait tout. Il y avait un étage, qui comprenait une chambre d'amie, un bureau, une salle de bain. Bien entendu, il avait des arbres à chats pour Harry.

En tout cas tout était nickel et cela convenait à Alexander, qui certes avait des tendances à la maniaquerie, mais savait faire sans. De toute façon, le ménage ne le rebute pas, si ça ne lui plait pas, il relève les manches pour le faire lui-même. Il tira les deux valises vers la chambre, tout en esquissa un sourire à la remarque de sa compagne.
« Ravi que cela te plaise ».
Il revenu vers elle, quand il la vit sortir un téléphone, cela lui fit penser qu'il avait laissé le siens ici et allant donc vers une commode, pour sortir d'un tiroir le smartphone. Il en profita pour allumer la box, donnant la clé d'identification à Erin, pour qu'elle se connecte dessus. Celui-ci s'alluma et le temps que le réseau Wifi agence l'objet. Il avait des SMS, globalement de sa famille, qui lui demandait de les tenir au courant de son arrivée. Erika et Abby en l'occurrence. La cousine, avait décidée de le harceler de message, juste pour l'embêter. Cela lui faisait surprenant de retrouver l'utilisation du téléphone, trop habitué aux tablettes portables. Enfin bon, l'habitude revient vite et il fallait vraiment que sur la cité ils arrivent à recréer un réseau. C'est addictif ce genre de technologie. Il prit le temps de répondre aux deux femmes de sa vie via un message groupé.

MamieChat & Kala
Je suis arrivé à l'instant, en vie et en un seul morceau. Le voyage a pris moins de temps que prévu. Léchouille à vos museaux curieux et impatients. Alexander


Puisqu'il avait prévu son arrivée le 16 mars, prenant en compte 5 jours et non 3 de voyage en dédale, puisqu'il n'était pas certain que l'E2PZ soit redonné au croiseur. Bon, cela fut le cas et fort heureusement. Comme cela le lendemain, il pourrait faire ses activités à la Falcon, visité Londres avec Erin le 16, si elle désirait et après voir sa famille. Au moins resté deux jours tous les deux en amoureux ici, avant de la mettre dans le grand bain familial. Puisqu'il était persuadé qu'Abby viendrait lui demander de venir avant le 18. Et de ce qu'il avait compris, c'est les vacances scolaires donc les instituteurs et professeurs de la famille allaient pouvoir venir squatter plus vite. Et les enfants devaient déjà être chez « MamieChat » comme à chaque vacance. La villa Hoffman, était le lieu incontournable.

Enfin bon, il rangea son téléphone portable dans sa poche quand sa chérie, revenue vers lui pour discuter. Elle avait tout rendu ? Remarque, lui il était propriétaire, il aurait pu vendre, mais vu le nombre de concession immobilière qu'il possède, c'est d'un investissement pour “l'après” Atlantis. Puisqu'il faut bien envisager un jour, qu'il se sépare de cette aventure extraordinaire pour retourner vivre sur terre. Cela n'était pas plaisant à imaginer, hors la retraite sur pégase existait-elle ? Après tout le voyage sur Pégase était souvent dans un sens, on pouvait mourir facilement. Il ne savait pas ce qui était le mieux, mourir en mission ou bien reprendre une vie « monotone » sur Terre, loin des étoiles ? Le cas de Weir, l'avait fait réfléchir et en toute franchise, s'il devait rejoindre la planète bleue, il préféra rester en tant que consultant pour le SGC, quitte à mourir de sa belle mort comme les japonais sur son lieu de travail. Enfin, il n'en était pas là. Ça se trouve, il en aurait marre à 60 ans et il se cassera.

« Tu étais en location ? Pour ma part en tant que propriétaire, je peux me garder le luxe de ne pas rendre mon logement. Après bon, j'ai plusieurs autres pieds à terre, ce sont des investissements immobiliers parmi tant d'autre. » Donc certain qu'il avait mis en location. Il est vrai, qu'il ne lui avait jamais vraiment parlé de ses financements et surtout de toute l'étendue de son patrimoine. « Tout effacer suite à Marc ? » Une question légitime, puisqu'elle parlait de tout mettre à plat pour partir. Le sujet de l'ex-amoureux de la consultante n'était pas revenu sur le tapis depuis longtemps. Faut dire, qu'il n'y avait pas grande chose à dire de plus pour le moment, elle lui avait expliqué durant la nuit de santa. Et il ne sentait pas très à l'aise de l'écouter actuellement, parler d'un autre homme… enfin surtout d’un homme mort. C'est le côté mortuaire qui le rendait sur la réserve, ne voulant pas ouvrir une plaie à sa compagne et surtout ne voulant pas jouer le « tampon » entre une histoire passée et une nouvelle. Par respect et par pudeur en somme. Après, Alexander, pouvait parler de ses ex-amies si elle désirait le questionner dessus, mais bon, ils étaient au début de leur relation et ce genre de fait revient rarement. Et vu, la proportion qu'à Alexander à se confier sur son passé… après l’homme est ouvert d’esprit et répond généralement aux questions qu’elle lui pose. Enfin bon, pour dire qu'ils n'avaient pas eu beaucoup le besoin à l'un ou à l'autre de parler des anciennes conquêtes. Enfin bon, elle lui lança une pique sur son état de SDF. Il prit quelques micros secondes, pour faire style de réfléchir.

« Hummm… tu payeras ton loyer en nature » Il se rapprocha d'elle, l'attrapant par les hanches, pour la tracter contre lui avec un sourire chafouin, laissant présager une petite boutade coquine et sensuelle. Il ignorait qu'elle s'était retenue de lui proposer cette solution, de peur de se faire passer pour l'obsédée de service. Après, oui, en tant que jeune couple, ils étaient très souvent sur la découverte de leur corps et l'attrait charnelle. Autant, Alexander, n'était pas un homme réputé pour son côté pervers, mais il en restait pas moins très porté sur la chose dans l'intimité et pas en reste niveau ébats. Aillant régulièrement envie d'Erin, même si cela n'aboutissait pas à une symphonie de cris et d'une union de chair. Faut dire, qu'elle avait le don, de le faire monter en pression assez rapidement. À voir si avec le temps ça reste ou non. Il n'avait pas trop de doute là-dessus et même si ces autres relations n'avaient durée qu'à peine 3 ans, il avait toujours eu un certain attrait pour ses petites amies. Le responsable, prit bien soins de laisser une gestuelle langoureuse, quand ses mains la touchèrent et l'embrassa sur le front. Une parade pour mettre en place une taquinerie.

« Tu feras donc la cuisine ! » fut la conclusion dite sur un ton diverti ! Alexander n'était pas un très bon cuistot, pourtant, il y mettait tout son cœur et ses plats ne sont pas « mauvais » mais pas pour autant fameux, à son plus grand dam. On ne peut pas être parfait.
Elle lui demanda de faire la petite visite, il lui fit un immense sourire ravi, l'emporta avec lui par la main, assez content de lui faire découvrir son appartement. Il en était fier et il aimait bien ce lieu, il avait l'impression de le redécouvrir. Il avait certain tableaux de son cru et des photos de famille ou d'amis. « Bien sûre. » Il ne put s'empêcher de ricaner. « Mon épouse ? Mes épouses tu veux dire ! Mais je te rassure elles sont chez leurs mères » Il fit style de chercher quelques choses « Où dans les placards aux choix… » Son rire fut plus franc, un brin excité de lui faire le tour du propriétaire.

Pendant qu'ils parlaient, il avait senti son téléphone vibrer. Mais, il ne le regarde pas tout de suite préférant lui montrer les différentes pièces de sa « garçonnière ». Ainsi, ce fut une fois en haut et la visite presque finie, que le smartphone sonna. Il décrocha, en voyant la photo d'Abby. Le son était un peu fort et Erin pouvait entendre la conversation.

--------------------------------------------// DÉBUT APPEL

« Coucou ! C’est MamiChat !!! Eh bah tu ne réponds pas au SMS ? Tu n’es plus habitué ? Faut que je t’envoie un mail, pour que tu sois réactif mon Goupilou ? »
« Coucou. Je sais, je te fais remarquer que ton surnom est marqué sur mon téléphone avec ta photo. Tu sais bien, que je suis toujours trop occupé »
« J’espère que tu as une photo sublime de moi ! Celle en maillot pour faire jazzé les minettes de 20 printemps ! Oui, je sais tu es un homme très occupé …»
« Bien entendu voyons, et toi celle où je suis en pompier »
« Ah non celle-ci faut que je la fasse ! Enfin j’espère que tu n’as pas écopé de nouvelles cicatrices de bataille ! »
« Mais non, j’étais été très sage ! »
Il était certain qu’elle allait lui demander de se déshabiller, pour vérifier. Elle a toujours eu une fixette là-dessus, depuis qu’il avait passé 9 mois à l’hôpital. Elle avait eu tellement peur de le perdre, que depuis elle ne supportait plus du tout la violence.

« Mouai, je vérifierais avec Erika et tes sœurs »
« Et si c’est le cas ? Je vais à la cave ? »
« Non, on t’attache et tu ne repars pas ! Manquerait plus qu’on abime mon petit-fils sans ma permission tiens ! Bon au fait, je t’appel, comme tu es là plus tôt, tu viens nous voir plus tôt ? »
« Oui, le 17 »
« QUE LE 17 ? Mais ça ne va pas te prendre deux jours et demie de faire tes affaires à la Falcon ! »
« Je ne fais rien aujourd’hui, mise à part me reposer du voyage et j’irais demain »
« D’accord, donc tu viens le 16, non négociable ! Sinon, on débarque te chercher ! Par le caleçon si tu en porte encore ! »
« Mais vous êtes bien pressé dit donc ! » dit-il en pouffant
« Bah oui pense tu ! En plus on a dit aux gamins que tu venais donc ils sont intenables ! J’en peux plus, je vais les noyers je te jure ! En plus les deux minettes ont fait leurs bébés le même jour, j’ai des petits chatons de 2mois et demie qui gambadent partout, c’est la maison des enfants ! Et l’arbre à chat ne va pas se monter tout seul » Elle était surexcitée au téléphone.
« La maison du bonheur, des chats et des enfants que demander de plus ? » fit l’anglais sur un ton doux.
« Un petit fils avec une chérie ? Puisque qu’on ne sait pas ce que tu nous ramènes, si c’est une humaine ou une autre trouvaille de ta part, pour nous faire une blague ! Au cas où j’ai prévu le nécessaire du kit de survie, avec un bol d’eau et de la super pâté ! Même une brosse si elle a des poils longs ! Et on a parié avec Erika »
« Que c’est charmant. Mais bon, je peux te le dire… »
« AHH vas-y ! Je veux être la premu’s !!! » Abby avait toujours su rester jeune et complètement folle malgré son temps…On sait d’où vient la folie de l’anglais en entendant sa grand-mère. Faut dire que quand Erin, la verrait il la mettrait au défi de lui trouver son vrai âge.
« C’est ma fille que je te ramène »
« Ta fille bien sûr… QUOI ?! Elle vient d’où ? Elle est où la mère ? Elle existe ? Dis-moi pas que c’est « l’autre » qui ta fait un bébé dans le dos et qui vient de te l’annoncer ? Tu sais que si c’est elle, tu peux refuser de reconnaître le môme et demander un test de parenté. Car on la connaît elle, avec ses envies étranges envers un raté ! »
Il eut un temps de pause, ou Alexander se retenait de rire. Cette ex- avait marquée car outre le fait qu’elle l’avait trompé, ils avaient eu une maison et semblait devenir la prochaine miss Hoffman de la famille, et fort heureusement cela ne fut point le cas. Enfin bon Abby avait la rancune tenace
« Mouai, tu sais que ce n’est pas crédible avec elle. Depuis le temps que tu n’es plus avec et je l’ai vue la semaine dernière à vendre ses produits bio. Elle qui était si belle et intelligente avant…. Maintenant elle ressemble à un étale de poissonnier pas fraîche et ses neurones sont en vacances. My God, elle est bête ! Mais bon, ses produits sont bons, c’est déjà ça ! Parfois, je me demande si ce n’est pas quelqu’un d’autre. »
« Ne m’en dit pas plus, son sort ne m’intéresse pas »
« De toute façon, c’est une déception cette nana ! Tout pour réussir et elle a tout fichue en l’air par envies stupides. De envies d’une gamine pourrie gâtée qui n’a jamais lutté dans sa vie. Bref, je t’en parle pas plus, car ça me fout la rate au bouillon de votre ce potentiel gâché ! »

« Exactement. Tu n’es qu’une commère n’empêche. On dirait Isia » Cela était sorti tout seul.
« C’est qui Isia ? Le nom de ta chérie ? » Sans surprise elle rebondissant dessus, toujours à la quête d’information.
« Non une collègue médecin, qui adore les potins et les rumeurs. Vous pourrez vous entendre au vu de vos tempéraments complètement à l’ouest »
« Elle est blonde ? »
« Oui, avec des yeux bleus »
« C’est peut-être ma fille cachée hin ! Moi aussi je peux avoir une ! »
« Pauvre de toi ! » il eut un rire de la part d’Abby.
« Je voie, c’est un cas encore. Et ta minette elle se nomme comment ? » Elle ne perdait pas le nord.
« Ariel » Il regarda Erin, avec un petit rictus taquin, ne sachant pas si elle entendait tout.
« Ah bah oui tu m’as dit qu’elle avait une queue de poisson. Faut pas fricoter avec les tritons, ils ne sont pas très ouverts d’esprit pour laisser leurs sirènes avec les princes. »
« Ne te fais pas de soucis pour ça, je suis un grand charmeur » petit air pompeux, il fit quelques pas devant la baie vitrée de la chambre d’amie.

« Ah ça… Enfin bon. Tu sais que je ne te crois pas ? Pour ta fille j’entends »
« Pourquoi donc ? » Il prit un air faussement vexé, une petite moue sur son visage
« Car le jour où tu seras papa, tu seras dans un tel état que tout le monde entier saura que tu es un homme chanceux d’avoir une petite Élise dans tes bras ! »
« C’est vrai ! »
« J’ai toujours raison ! Je ne t’ai pas eu dans mon ventre mais c’est tout comme ! »
Un sourire tendre se dessina sur les lèvres de l’homme. « N’inverse pas les rôles. Donc le 17 au matin »
« Non le 16 au soir au plus tard ! Avant 19h et je te rappelle que c’est moi la patronne »
« Ah oui c’est vrai on ne négocie pas avec la mafia ! »
« Exactement, attend… »

Il eut un silence, des bruits de talon sur le carrelage, puis une voix en fond : “Les enfants j’ai tonton au téléphone, il ne veut pas venir plus tôt. Vous lui dite quoi ? Qu’il est vilain hin ?”. Il eut des “Ohhhhhhhh mais non Tonton chat il vient tout de suite !!” ce fut une voix d’une petite fille suivit d’un “Non mais donne-le-nous on te le convaincre ! Une voix d’une jeune fille plus assurée et chantante. Alexander, leva les yeux au ciel, il était certain qu’Abby allait lui faire le coup de ses nièces et neveux, puisqu’ils devaient être tous là.

« Je te laisse gérer avec Annabelle mon chéri »
« Tu sais que je te hais quand tu fais du chantage ? » Il ne lui en voulait pas le moins du monde.
« Oui, mais tu cherches ! » Il eut un bruit de bisous et le téléphone changea de main
« Tonton !!!!!!!!!!!!!!!! » Il dut écarter le téléphone, le cri était autant autoritaire que celui de joie, mélangé aux bruits des autres enfants. « Tu arrêtes de faire tourner MamieChat en bourrique et tu ramènes tes fesses ! Sinon, on débarque tous chez toi et on te fait le supplice de la chatouille !! »
Alexander ricana de plus belle, regardant quelques minutes Erin.
« Oh que j’ai peur ! »
« Tu devrais… surtout que les deux Spartacus d’Alexus et Abraham ont pris du muscle »
« Heyyyy mais ont est pas des gladiateurs ! »
« T’iras te plaindre à tes parents d’avoir autant mauvais goût pour les prénoms ! »
Eh bim du grand Annabelle ça ! Faut dire que cela avait fait débat, quand Rudy et Alexia avait choisi ce genre de patronyme à leurs deux fils. De quoi, faire quelques railleries tout ce qui a de bien gentil à leur encontre. Alexander avait trouvé cela pompeux et d’un autre temps, de nommer ainsi les garçons, mais bon, chacun ses goûts après tout, Alexia avait toujours eu des avis un peu décalés.

« Oh laisse tes cousins en paix, il faudrait plutôt blâmer Rudy d’avoir été en Croatie le jour de son accouchement avoir laissé Alexia choisir seule »
« Tu n’y était pas toi ? Tu aurais pu la retenir de faire une erreur diplomatique hin ! » Alexander avait participé à au moins tous les accouchements de ses sœurs et celui de la femme de son frère. Faut dire que les deux autres maris étaient sensibles et le 1er avait fait un malaise en salle de naissance et l’autre était paniqué au point de faire une crise d’angoisse… bref des petites natures. Heureusement, que l’anglais était avec ses beaux-frères. Quant à Rudy, il était en déplacement quand sa femme Alexia décida de donner vie. Alexander avait une sacrée réputation, l’homme qui n’a jamais eu d’enfant mais qui a fait tous les accouchements.

« Si, j’avais proposé dans la boite à idée : Alexis et Matthieu, mais bon tu connais tata… »
« Mouai, comme d’habitude, ils ont pris un chien… ils l’ont nommé César steupplléé ! »
« Pauvre bête … »
« Ouai… bon tu viens hin ? Pas aujourd’hui ni demain mais le 16 avant 19h ! Et ne joue pas l’idiot car on va vraiment débarquer ! Et puis tu n’as que ça à faire de te faire torturer par des nièces et neveux ! »
« Ah la team couche me manque tellement ! » il roula des yeux
« Mouai enfin ont est plus trop couche maintenant, mais plutôt Tampax ! »
« Génial…. Tu veux que je te prenne une boîte ? »
« Euh… non mais une boite chocolat guimauve cœur oui ! »
« Ça n’a pas la même utilisation … »
« Certe… enfin bon au moins ça fait du bien au bidou ! Faut que tu trouves un autre surnom »
« Je l’ai déjà : la team des nains ! »
« Ahhh ouaiiiii, ça nous va bien ça !!! On va faire emmerder les elfes !!!! Je suis la leader des barbus !!!! » Elle était déchaînée.
« Et les elfes c’est les adultes ? »
« Bah oui, vous êtes tous blonds aux yeux bleu hin ! Enfin presque tous… enfin pas les Beniwaith quoi… Rho tu m’as comprise »
« Oui, espèce de demi Hoffman va ! »
« Ah ouai ? Tu cherches en plus ! Bah écoute …pas de câlin ! »
« Je demanderais à Maldy ! Elle au moins elle est gentille… ELLE »
« Tatata pas de chantage sur enfant naïf et âgée de 5 ans ! Faut négocier avec les vieux ! »

Il avait une très bonne entente avec ses nièces et neveux, d’où la complicité évidente au téléphone.
« Bien sûre … et en chocolat la rançon »
« Mais moi je ferais ton câlin à ta place hin ! »
« Tsss tait toi Amélia, il va encore gagner ! »
« Bah tu parles dès qu’il va arriver tu seras direct sur lui ! »
« Mais chtttttttt. Bon je te laisse j’ai une mutinerie »
« Va donc capitaine »
« Au 16 alors ! BISOUS Tonton d’amour !!!! » Amélia, la petite sœur d’Annabelle (15 ans) âgée de 13 ans conclut très bien en ricanant.
« Oui avant 19h »

-------------------------------- // Fin APPEL

Annabelle raccrocha. Alexander, regarda son téléphone et en effet il avait quelques SMS humoristique d’Abby et l’un d’Erika.

Kala
Ravie de voir que tu es encore vivant. On se voit très vite. Bisous. Kala


L’anglais toisa Erin en soupirant, un petit rictus amusé sur ses lèvres.
« Bon, nous sommes convoqués par la grande patronne après-demain avant 19h. J’avais prévu de te faire un tour de Londres et de manger le soir dans un bon restaurant, mais ça sera le midi si cela te convient » Il se doutait qu'elle avait du tout entendre.
« Demain, tu souhaites venir faire un tour à la Falcon, pour les souvenir ? Où je te laisse faire dû lèche vitrine ? » Il ne désirait pas spécialement à ce qu’elle le suive comme une ombre et à l’attendre comme une cloche, peut-être l’accompagner pour le principe de voir le bâtiment et peut-être Brigitte, mais elle avait sûrement d’autres occupations à faire. Ils étaient très indépendants tous les deux. Et lui imposé une journée « entreprise » n’était pas super top.



©Pando



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MessageSujet: Re: Retour sur Terre par le portoloin Dédale Sam 1 Juil - 14:29
Retour sur Terre


Avec Alexander Hoffman


Chronologie : 14 mars 2017 : 14h55.

L’appartement d’Alexander était vraiment beau. Erin avait fait le tour sur elle-même au niveau de la pièce principale dans laquelle elle était apparue, téléporté par le Dédale, en compagnie du propriétaire des lieux. C’était déroutant de se retrouver chez quelqu’un sans vraiment y être invité, et surtout, sans passer par la porte d’entrée. Mais bon, elle ne s’en formalisa pas trop. N’empêche, le logement semblait immense, bien plus grand qu’une petite maison de campagne. Le regard de l’américaine se posa un instant sur la baie vitrée, donnant sur un quartier huppé et moderne de Londres. Revoir un pigeon, perché en face sur un balcon, lui fit plaisir. C’était con, mais elle était contente de son retour sur Terre. Ce qu’elle voyait à l’extérieur ne la trompait pas sur l’origine de la planète sur laquelle elle se trouvait, le Colonel Caldwell n’ayant pas poussé le vice jusqu’à l’envoyer sur une planète truffé de Goa’uld juste pour le plaisir de lui casser les pieds. L’envie n’avait pas dû lui manquer, mais il était trop intègre pour ça.

Le mobilier était de bonne facture, scandinave, nordique, et les teintes de bois dominées, à l’instar de se plancher rutilant qui donnait envie de se promener pieds nus dessus, en glissant sur la plante des pieds comme pour faire du patin à glace. La chambre était directement visible depuis la pièce à vivre, et Erin avisa tout de suite le système qui permettait à des panneaux en bois de coulisser pour cacher l’espace de vie commune de l’espace de vie privée. Cela ne devait pas être trop insonorisé, mais qu’importe, le style et l’idée étaient vraiment beaux. Un escalier montait, signe que l’appartement était en fait un duplex, et qu’il y avait certainement encore pas mal de chose à découvrir là haut. Elle lui fit un grand sourire quand il lui fit part de son contentement ravi de savoir que les lieux lui plaisaient. Il emportait déjà les valises dans la chambre, pour ne pas les laisser en plan. Pendant ce temps, elle alluma son téléphone portable. Elle effaça tous les messages et finalement, elle connecta le téléphone intelligent à la box qu’Alexander venait de brancher. Il lui donna les identifiants.

Chacun bidouilla sur son téléphone, puis finalement, Erin vint lui expliquer qu’elle avait tout rendu. Elle n’avait jamais était propriétaire jusqu’à présent, pour des raisons toutes simples. Quand elle avait habité à Londres, elle était déjà persuadée qu’elle ne ferait pas sa vie dans la capitale anglaise, en bossant chez Columbus and Brown. Seulement, elle aurait pu se dire qu’elle aurait trouvé du boulot ailleurs, toujours à Londres, elle aurait pu, mais elle voulait une carrière à l’internationale, et dans cette optique là, elle ne s’était pas encombrée d’une propriété. Et elle avait bien fait, puisqu’elle était partie ensuite à New York, où on lui fit comprendre qu’elle allait souvent être en déplacement dans le cadre de ses missions à l’ONU. Du coup, elle n’avait pas acheté non plus. Elle ne regrettait pas ses choix, et même si elle avait les finances pour désormais, elle n’en sentait pas le besoin, surtout que maintenant, sa résidence officielle était à des millions d’années lumières de la Terre. La grande classe.

Erin Steele

« Oui, suite à Marc, je ne voulais rien conserver de mon « ancienne vie » et ça passait par rendre ma location. » Elle fit un petit sourire avant d'ajouter, pour répondre à sa première question. « [color=springgreen]Je n’ai jamais été propriétaire non. Je ne voyais pas l’intérêt d’acheter alors que je savais que j’allais partir de la ville où je résidais. » Elle comprenait que cela pouvait être un investissement, mais elle n’avait pas eu le temps de s’en occuper, ni même l’envie en fait. « J’aurai pu revendre, me faire une plus-value, ou bien louer, mais je suis repartie aux Etats-Unis, je n’avais pas le temps ni la motivation de gérer tout cela. En plus, avec mon boulot à l’ONU, je ne savais pas si je serai tout le temps à New York et j’allais sûrement me retrouver en post ailleurs dans le monde. Alors à quoi bon ? » Et puis maintenant, avec l’expédition, ses nouvelles fonctions, tout ça, elle se disait qu’elle avait bien fait. Sauf qu’elle était SDF maintenant qu’elle était revenue sur Terre. « Je me rends compte que c’était une bêtise, surtout que si j’étais revenue seule, j’aurai dû retourner chez papa maman, l’horreur intégrale. », fit-elle pour conclure en riant un peu. Oui, elle allait mettre quelqu’un sur le coup pour lui trouver un appartement aux Etats Unis pour ses futurs retours, et le gérer en son absence. Maintenant qu’elle avait un peu plus de trésorerie sur son compte en banque, et une situation, elle pouvait se le permettre, ce qui n’était pas non plus le cas auparavant. Certes, ses parents étaient riches, ils avaient bien plus qu’il n’était raisonnable d’avoir pour deux personnes, mais ce n’était pas pour autant qu’elle allait taper dans leur portefeuille. Elle préférait de loin se débrouiller seule.

Alexander Hoffman

Il hocha la tête, comprenant son besoin de tirer un trait assez vif et net dans un passé qui avait été source d’une grande souffrance. Elle enchaîna par la suite sur pourquoi, elle n’avait jamais acheté. Ses arguments se tenaient et étaient de toute manière compréhensible. Lui, il était élevé dans la démarche de justement « posséder », acheter pour accroître un investissement et un domaine. Histoire de s’assurer, une fois la retraite arrivée, d’un beau patrimoine et de vivre convenablement. San parler que cela était à léguer plus tard pour de potentiels enfants. Et puis, bon avoir d’autres propriétés était jouissif pour partir en vacances, même si là, sur Atlantis, cela ne lui servait pas à grand-chose. Mais il ne sera peut-être pas toujours sur Pégase. Et de toute façon, il avait commencé ses investissements depuis bien longtemps.

Il lui sourit amusé, à la mention de « papa et maman » version Tanguy.
« Mais ce ne fut pas le cas. Tu n’auras donc pas à faire ta « Tanguy » » Il haussa les épaules avec sa nonchalance habituelle « Au pire tu aurais pris un hôtel appartement, ce n’est pas non plus très cher » Bon après la mention « pas très cher » venant de la bouche d’Alexander était relative, soyons clair. Avec ses revenus plus que confortables depuis longtemps, il lui arrivait de ne plus avoir la même notion d’abordable que le commun des mortels, même s’il essayait de ne pas se comporter comme le « bourgeois ».

Erin Steele

« Ah oui, effectivement, je n’avais pas pensé à l’hotel… », fit Erin songeuse. Elle avait bien saisi l’allusion au film, et elle voyait donc très bien de quoi il parlait. Avec ses revenus, elle pouvait se permettre de prendre une chambre assez classieuse pour ne pas se retrouver dans le premier petit hôtel miteux du coin avec vue sur la voie rapide. Son père l’aurait probablement grondé d’avoir pris une chambre, ou une suite, soyons fou, mais elle ne se voyait pas retourner chez eux à son âge. Certes, son retour était provisoire, et c’était l’histoire de quelques jours, mais elle n’était pas certaine d’y survivre. Sa mère était spéciale et elle se rendait compte que moins elle la voyait, mieux elle se portait. A son plus grand regret quelque part, mais elle ne pouvait pas la changer du jour au lendemain.

Alexander Hoffman

Il lui sourit simplement, tout en enchaînant sur une autre phrase, concernant le paiement pour son logement ici. Bien entendu ce fut une réflexion sur la nature et une boutade sur la cuisine. De toute manière, il n’avait rien dans le frigo à l’immédiat et il comptait bien commander un repas, pour ne pas s’encombrer de la perte de temps : cuisiner. Après, si elle voulait vraiment s’adonner à lui faire un petit plat, ils commanderont des aliments pour mettre en œuvre cette activité.

Erin Steele

Un petit sourire mutin naquit sur le visage de la jeune femme alors qu’il lui proposait une solution de paiement toute trouvée. Elle avait hésité à lui sortir cette proposition scandaleuse histoire de le mettre sous pression, puis elle s’était retenue. Depuis l’affaire du Dédale et la remise en question de son humour douteux, elle réfrénait ses dires pour ne pas passer pour l’obsédée de service. « Hummm », fit-elle en se laissant tracter contre son torse. Il avait une gestuelle aguichante, et elle n’avait pas vraiment de doute sur ce la nature de ce paiement. Il l’embrassa sur le front, et elle ferma les yeux pour se laisser faire, quand il prend soin d’exposer subitement le programme de cette location en nature. Elle ouvrit grands les yeux aussi rapidement qu’il venait d'énoncer sa conclusion, en lui mettant une petite tape frustrée sur les pectoraux. « J’espère que j’aurai le droit de garder ma robe pour cuisiner, monsieur le propriétaire ! », répondit-elle sur le même ton diverti en souriant pleinement.

Alexander Hoffman

Il ricana quand elle le tapa. Oh vraiment, la voilà donc frustrée ? Ce genre d’élément pouvait se remédier rapidement. « Pour éviter ce désagrément ô combien déplaisant, tu n’as qu’à pas en porter du tout… ainsi que d’autres malheureux vêtements qui ne seraient points utiles pour masquer tes dentelles » fit-il l’œil malicieux.

Erin Steele

Erin aimait bien rentrer dans son petit jeu. En fait, c’était une constante chez eux, de toujours rebondir sur les propos de l’autres pour faire avancer la discussion, et souvent, la connerie en devenir. « Ah oui ? », fit-elle faussement surprise. « Ce n’est plus simplement de la cuisine là. » Elle lui passa l’index sur la bouche, juste pour l’allumer un peu avant d’ajouter : « Et que penses-tu du fait que je pourrai porter qu’un simple tablier ? »

Alexander Hoffman

Il fit mine de réfléchir, alors qu’elle lui posa un doigt sur les lèvres. Doigt qui fut lécher légèrement par l’homme, pour lui rendre sa taquinerie. « Hum… non cela est bien mieux si ledit tablier couvre des sous-vêtements. Sinon je n’aurais rien à retirer pour l’apéritif » Il lui fit un rictus innocent et lui donna un claque sur les fesses complètement imprévue, pour se retirer de son contact et la frustrer en plus de jouer un peu avec elle.

Erin Steele

Elle ne put retenir un petit frémissement quand il lui lécha le doigt. Faut dire que le bout de l’index constituait une zone érogène, et elle le sentait dans son entrejambe quand il le lui léchait de la sorte. Mais ça faisait du bien, alors elle ne le retira pas avant qu’il ne parle. Elle allait répliquer quelque chose quand une claque lui percuta l’arrière train. Elle étouffa un petit cri, alors qu’il s’éloignait. Elle avait les joues rouges, à cause de ses léchouilles et de sa petite claque. Elle siffla entre ses dents en le regardant de façon alanguit. « Je ferai peut-être un effort pour mettre autre chose qu’un survêtement sous ce tablier ! ». Elle était espiègle.

Alexander Hoffman

Il se retourna clairement satisfait de la voir rougir et réagir ainsi. Cela l’émoustillait un tant soit peu. Faut dire qu’il avait été frustré par les évènements du dédale et surtout coupé en pleins ébats par une bande de gros bourrins.
« Un survêtement ? Je te parle de sous vêtement … dentelle tout ça…et toi de jogging... je ne suis pas une wesh wesh de cité » fit-il en levant les yeux d’un air pompeux et surtout ironique.

Erin Steele

« J’ai parfaitement compris de quoi tu me parlais mon grand, mais tu n’auras de la dentelle que si tu es sage. Voilà tout. », fit-elle mutine. A dire vrai, elle était plutôt dans une optique de la séduire pour qu’ils fassent l’amour, plutôt que de le refroidir et de retourner à leur frustration présente depuis le voyage en Dédale qui avait été tout sauf une partie de plaisir. Leur désir de casser les couchettes du croiseur s’était vite envolé.
« Je suis toujours sage » Il lui lança un regard ténébreux et assez coquin.

Erin lui fit un sourire entendu, avant de balancer sa petite blague sur son épouse alors qu’elle demandait gentiment s’il comptait la faire visiter. Forcément, et dans la lignée de ce qu’ils venaient de faire, et de ce qu’ils faisaient toujours, il alla dans la surenchère, lui rappelant qu’il avait non pas une mais plusieurs épouses et qu’elles étaient probablement chez leur mère ou dans les placards. Erin rigola un peu avant de répliquer une nouvelle fois.

« Ne faisons pas trop de bruit des fois qu’elles voudraient te sauter dessus maintenant que tu es rentrée à la maison. », répondit-elle en souriant. « Quoique… Peut-être qu’à deux, nous arriverions à t'achever ! », ajouta-t-elle en pure provocation.

Alexander Hoffman

Il pouffa à ses provocations « Il faudrait au moins ça » Bien entendu il avait pris son air pompeux pour dire cela. Il est vrai qu’il remettait régulièrement par deux fois le couvert après leur ébats. Acceptant bien entendu que cela ne soit pas forcément une récurrence si Erin ne voulait plus.

Erin Steele

Erin fit une petite moue. Elle adorait quand il prenait son air pompeux, ça lui donnait toujours envie de le lui faire passer par des attentions délicieuses, ou en le trollant un petit peu. « Sa seigneurie a besoin de son harem pour satisfaire son auguste braquemard », ajouta-t-elle avec des airs de bourgeoises mal baisée. Oh, elle n’était jamais contre de refaire l’amour une deuxième fois, vu qu’elle y trouvait son compte. Et si jamais elle ne devait pas avoir envie, il n’y aurait tout simplement pas de première fois. Chez elle, l’orgasme en appelle un autre. Bon, il semblait évident que passait un certain stade, elle n’en pouvait plus, tant parce que les orgasmes étaient fatiguant que physiquement. La friction, ça finit toujours par chauffer !

Alexander Hoffman

« Exactement, privilège de sa majesté d’avoir une cour garnie de gentes dames roucoulantes » Bah tiens, il ne se privait pas pour faire ce genre de de réflexion, en mettant les deux pieds dans le jeu d’Erin. Il se mouvait gracieusement dans la première partie de l’appartement, pour lui faire visiter les pièces.

Erin Steele

Erin observait les pièces qui se présentaient à elle tout en écoutant les réponses ronflantes de son ami. Il n’en ratait décidément pas une, mais c’était de bonne guerre vue qu’elle faisait tout pour le titiller, et comme d’habitude, au lieu de démentir, il se la pétait un peu plus. Elle avait le sourire. « Ca me fera des vacances tiens. », répondit-elle par pure provocation tout en détaillant l’endroit.


Alexander Hoffman

Il lui présentait les pièces, la laissant observer voir tripatouiller des trucs si besoin. Il haussa les épaules pour lui balancer dans la pure surenchère Steele/Hoffman une pique. « Oui. L’avantage c’est que tu ne me verras pas beaucoup. Le temps que je fasse le tour de tout le monde. »

Erin Steele

C’était vraiment à qui dirait la pire des piques. Et comme ni l’un ni l’autre ne voulait abdiquer, forcément, le jeu montait crescendo entre les deux administratifs. Erin ne touchait pas trop, préférant observer du milieu de la pièce l’ensemble du décorum et du mobilier. La raison était toute simple. Elle n’était pas chez elle, et il allait lui falloir un temps d’adaptation pour se sentir à l’aise. « Prends ton temps surtout. », répliqua-t-elle évasive tout en observant son environnement. Le smartphone de l’anglais sonna alors qu’ils en avaient quasiment fini avec la visite. « Et voilà, une de tes femmes te cherche déjà », fit Erin en soupirant exagérément avant qu’il ne décroche.

Alexander Hoffman

Alexander lui lança un regard amusé « Oui, je ne te manquerais pas ». Il était un peu vache, or cela allait dans leurs jeux et il aimait bien la bousculer. En parlant de ça, il le fit en lui rentrant un peu dedans. Il continua la visite quand son téléphone sonna. Une nouvelle fois son regard alla sur la jeune femme. « Que veux-tu, je suis ardemment désiré »


Erin Steele


« Oh non », fit-elle en écho à sa réplique. Pas un pour rattraper l’autre. Elle ne chercha pas à s’esquiver quand il lui rentra dedans pour compléter sa provocation. Au contraire, elle tourna dans le sens de son mouvement pour l’accompagner dans la suite de la visite. Quand le téléphone sonna, elle secoua la tête de gauche et de droite comme pour balayer sa réponse. Un sourire s’étirait sur ses lèvres tandis qu’elle revenait près de lui. Elle avait des idées pour l’embêter pendant son coup de fil, mais finalement, la personne à l’autre bout du fil parlait fort si bien qu’elle entendait tout. Et donc, au lieu de descendre sa braguette pour le mettre mal à l’aise et glisser ses mains pour aller chercher l’objet de son désir, Erin s’arrêta pour écouter. Elle leva les yeux au ciel quand Mamichat répondit à son petit fils, en lui parlant de la photo qu’il avait potentiellement mise sur son téléphone. En trois phrases, l’américaine su d’où venait le naturel qu’avait Alexander à répondre comme il le faisait. Il tenait ça de sa grand-mère. Ce sens de la répartie, de la réponse décalée, de l’humour très british. Il n’y avait pas besoin de chercher plus loin. Finalement, de les entendre converser fit passer toute envie à la jeune femme d’aller tripoter son compagnon rien que pour continuer sur un terrain plus physique leur petit jeu du moment.

Hum, si elles devaient vérifier, elles verraient sans doute une nouvelle cicatrice sur son flanc, qu’il avait récolté en la défendant contre Pète dans un combat qui n’était pas au premier sang, parmi les étales athosiens au marché continental. N’empêche, Erin se demandait bien si elles allaient vraiment faire ça. Du coup, elle s’imaginait Alexander au milieu de ses épouses, les bras relevés dans la perpendiculaire de ses épaules, biceps saillants alors qu’ils les gonflaient, en train de tourner sur lui-même avec des airs pompeux, en leur demandant de tâter le muscle des bras. Erin et ses films. Toute une histoire. Mais bon, elle avait bien parlé de ses sœurs, donc à moins qu’ils ne soient dans une famille incestueuse, ce dont elle doutait vraiment vu qu’au dernière nouvelle, la fille dans son lit, c’était elle, il n’y avait pas grand risque. Est-ce qu’elles allaient la disputer quand elles apprendraient que c’était plus ou moins de sa faute qu’il avait ramassé une tierce cicatrice ? A dire vrai, elle n’y était pour rien si ce salaud de Pète était venue lui chercher des noises. Sans Alexander, elle aurait surement mangé une baffe monumentale. D’un autre côté, peut-être qu’elle aurait dû la prendre, et la suite des évènements se seraient passés autrement. Elia n’aurait pas été agressé, vu qu’elle aurait fait renvoyer Pète sur Terre, pour un aller simple. Mais ça, ils ne le sauraient jamais. La conspiration machiste était détruite et Barnes était mort.

Elle se reconcentra sur la suite de la conversation. Elle ne savait pas si Alexander était vraiment d’accord sur le fait qu’elle écoute, mais si tel n’était pas le cas, il se serait surement éloigné. Néanmoins, elle ne venait pas se coller à lui en tendant l’oreille pour ne rien rater, elle capter juste les réponses parfaitement audibles du fait du son plutôt fort du baffle du téléphone de son compagnon. Elle eut plus ou moins la réponse à sa question mentale. Alexander se ferait attacher. Erin ne savait pas pourquoi, mais elle sentait qu’elle allait vivre des moments mémorables dans cette famille. La grand-mère, Aby, semblait vraiment déchainée, dans la même lignée que son petit-fils, plus calme, mais à l’humour tout aussi pointu. Bon apparemment, il allait falloir y aller plus tôt, mais heureusement, Alexander ne se laissa pas faire et il conserva la journée du lendemain pour eux. Erin lui en était grée.

La conversation dévia sur les enfants et aussi sur des chats. Sur le coup, Erin avait cru que Aby parlait de deux des sœurs d’Alexander (Erin était perdue dans la famille mais elle comptait bien mettre des visages sur les noms et vice versa) quand elle lui rapporta que les deux minettes avaient fait leur bébé le même jour, avant de comprendre qu’elle parlait de chats. Cela la fit pouffer légèrement. N’empêche, heureusement qu’elle n’était pas allergique aux poils de chats.

Une nouvelle fois elle haussa des yeux vers le ciel quand la grand-mère répondit qu’elle attendait un petit fils avec une chérie qu’il pouvait avoir. Bon au moins, elle ne mourrait pas de faim ni de soif vu qu’elle avait de l’eau et de la pâté à disposition pour quand elle arriverait. Quand Alexander lui répondit qu’il pouvait lui dire, la jeune femme était certaine qu’il allait lui sortir une connerie. Il avait la même expression dans les yeux, celle qu’elle savait déchiffrer à la différence de beaucoup, que quand il allait dire à Herra qu’il était homosexuel. Et cela ne manqua pas. Erin se mit à ricaner doucement pour ne pas se faire entendre de la personne. Aby fonça dans le panneau, énumérant des possibilités sur la personne avec qui il avait pu avoir une fille. Erin écoutait, fortement intéressée, surtout que cela semblait concerner une ex à Alexander. Ce n’était pas des informations qu’elle avait, ou peut-être juste des bribes. La grand-mère continuait son raisonnement dans un long monologue, un peu comme le ferait Erin quand elle expliquait quelque chose, à la différence où elle semblait plutôt suivre le fil de sa pensée au fur et à mesure où elle s’imposait à elle et quand elle faisait les déductions, sans réel plan hiérarchisant ses idées. Erin sentait que cela suivait un raisonnement qui faisait écho à une certaine forme de rancune plutôt tenace. Cela voulait dire que la famille d’Alexander s’impliquait dans ses relations, en en partageant les bons et les mauvais côtés.

Finalement, Erin examina un bibelot sur une commode, tout en prêtant attention à la conversation. Le sujet sur l’ex ratée dépassé, Aby voulu savoir si la fameuse Isia était sa fille cachée. La réponse d’Alexander lui fit comprendre que non malgré qu’elle soit blonde, et effectivement, c’était un cas, même si c’était un amour. Mais il fallait reconnaître qu’avec autrui, elle était intenable, la belle blonde. Seulement, en répondant « non » à Aby quand elle lui demanda si c’était sa chérie, Alexander confirmait plus ou moins qu’il ramenait une fille, et c’était sans doute pour cela qu’elle embraya sur le nom de sa minette. Erin fit un sourire espiègle à son homme quand il la toisa en donnant son surnom de sirène. Aby y vit tout de suite la référence, comme-ci il n’était pas envisageable qu’elle se nomme ainsi. Pourtant, ce prénom était joli et plutôt courant. Quoique courant, elle n’était pas certaine, car elle n’en connaissait pas au final. Mais bon !

Erin ne put s’empêcher de ricaner de plus belle quand elle mit sur le tapis le coup de la petite Elise. Décidément, c’était un fixette ce prénom ! Mais de ce qu’elle avait vu au marché, Alexander était quelqu’un qui aimait les enfants, preuve en était faite avec ceux de Torin. Un vrai papa poule en devenir. Cela la fit réfléchir sur la possibilité de lui donner un enfant ou non. Après tout, elle n’était plus toute jeune et devenir mère allait se faire dans les prochaines années. Ou ne pas se faire. Mais elle allait devoir décider, et étant donné qu’elle était en couple, elle allait devoir décider avec la personne qui pourrait être le père de ses enfants. Comme ils étaient dans la chambre d’amie, et qu’Alexander était absorbé dans sa conversation téléphonique, Erin prit le parti de s’allonger sur le lit, pour patienter, et surtout, pour écouter.

La suite ne fut pas difficile à écouter. La gamine qui parlait criait presque dans le combiné pour parler avec Alexander. N’empêche, elle avait une sacrée répartie, et elle cassa même ses cousins. En même temps, avec des prénoms pareils, ce n’était pas bien difficile. La discussion était un peu ubuesque. Erin ne savait pas trop que penser de tout ça. L’ensemble de cette famille semblait plutôt complice, et vu comment il était attendu, le baron y tenait une place importante. N’empêche, c’était amusant d’entendre tout ça, même si cela lui faisait un peu peur pour la suite des réjouissances. Elle avait peur d’être la pièce rapportée, même si le monologue d’Aby lui avait semblé signifier que les copines de Monsieur Hoffman Alexander étaient plutôt bien traitées quand elles étaient correctes et vite intégrées. La déception était ensuite que plus grande quand elles fautaient, comme cela semblait être le cas pour celle-là. C’était certainement cette fille dont il avait évoqué qu’à demi-mot la fidélité plus que douteuse lorsqu’il avait parlé du fait de se tromper ou non.

Bon, de toute façon, vu la nature de la discussion et les talents de négociateur plus que merdiques d’Alexander pour résister à la vague déferlante de la team des nains, elle allait avoir un aperçu de la famille déjantée dès le 16 avant 19h. Elle se demandait s’ils allaient vraiment débarquer s’ils avaient l’outrecuidance de ne pas débarquer à l’heure dite. Au moins, ils avaient la journée de demain pour eux, même si ça ne dérangeait pas Erin de se présenter plus rapidement que prévu chez Mamichat. Elle resta allongée sur le lit, vaporeuse avec ses cheveux détachés qui faisaient une arabesque tentaculaire sur les draps, quand Alexander raccrocha le téléphone pour consulter ses messages SMS.

« Cela me convient Tonton chat. », fit Erin espiègle. « Je pense que je te laisserai aller à la Falcon comme un grand, j’irai faire du lèche vitrine. »

Alexander Hoffman


En se tournant vers elle, il la vit sur le lit dans l’une de ces positions artistiques qu’il aimait beaucoup. Il ne lui avait jamais dit, mais outre cet effet vaporeux, cela le titillait sur pleins d’autres émotions. La première fois fut à santa quand il l’avait balancé sur le coussin à bille, il l’avait trouvé esthétiquement parfaite pour un croquis, mais surtout il l’avait trouvé particulièrement attirante. Sa remarque lui arracha un petit rictus au coin, oui elle avait dû tout entendre et cela ne le dérangeait nullement. Il se rapprocha du lit, positionnant ses deux mains de part et d’autre du haut du corps d’Erin, pour se mettre au-dessus d’elle, dans la position « pompe ». Il l’embrassa doucement, tout en lui répondant dans un murmure. En réalité il était un peu échaudé, mais il avait plus envie de se coller à elle que de faire une activité plus bestiale. La fatigue de leur voyage et de cette nuit au SGC pénible et peu reposante.
« Parfait Tata chat. »

Il la regarda dans les yeux tendrement, avant de se coucher à côté d’elle, sur le côté, la touchant avec son corps entier, il cala sa tête contre l’épaule de sa compagne.
« Le frigo est vide, tu veux qu’on aille faire quelques courses pour ce soir, sachant que c’est toi la cuisinière. Sinon on commande … sushi tiens ! » Il soupira d’aise, frotta sa tête contre le corps d’Erin.

Erin Steele

Elle savait qu’il allait venir sur elle de la sorte. Il le faisait quasiment toujours, parce qu’il adorait trop cette position dans laquelle elle l’attendait. Certes, il ne lui avait jamais vraiment dit, mais elle le voyait bien quand il arrivait assez rapidement pour se mettre au-dessus d’elle, en appui sur ses bras. Il descendit lui faire un baiser, qu’elle lui rendit du bout des lèvres. L’appartement était calme, et le fait que l’espace soit important chassait la sensation qu’avait Erin d’être dans le Dédale, au milieu d’inconnus qui pouvaient venir frapper n’importe quand. Ils étaient seuls, dans une ville terrestre. Tranquille. Elle était seulement en train de se détendre pleinement de ce voyage éreintant. Tatachat. Elle n’aimait déjà pas ce surnom. Cela lui renvoyait l’image d’une vieille tante belliqueuse, dans sa chaise longue avec des aiguilles à tricoter et qui était entourée de chats, dans un petit appartement miteux, baignant dans une odeur d’urine féline insupportable, et qui réclamait des bisous baveux à ses neveux et nièces, qui ne voulaient pas tendre leurs jours à la tatie avec du poil sur le menton. Bref, horrible ! Elle savait néanmoins que c’était pour faire le miroir avec le fait qu’elle avait repris le terme de Tontonchat issu de la conversation avec les enfants.

Il s’allongea près d’elle, restant en contact avec son corps. Elle appréciait cela, se laissant docilement faire. Elle se bougea même un peu pour qu’il puisse caler correctement sa tête contre son épaule. De son bras opposé, elle vint lui gratter les cheveux, distraite par sa réflexion sur le repas du soir. Elle avait hâte de refaire les magasins, d’aller vivre comme une terrienne lambda, mais là, allongée sur le lit avec son chéri contre elle, Erin n’avait pas envie de bouger. « Je suis d’accord pour les sushis, mais du coup pas de tablier pour moi. », répliqua-t-elle en aillant déjà l’eau à la bouche, alors qu’Alexander frottait sa tête contre elle. Elle continuait ses papouilles.

« Je me demande quand même si je ne devrai pas commencer à apprendre à manger de la « super » pâté histoire de ne pas grimacer quand on me la proposera. J’aime être courtoise. »

Il fallait bien qu’elle le taquine un peu sur sa famille de dingue. Et elle n’avait eut qu’un aperçu téléphonique...

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