Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Retour sur Terre par le portoloin Dédale

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Sam 22 Avr - 23:54
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Retour sur Terre


Avec Alexander Hoffman


Chronologie : 14 mars 2017 : 14h55.

A l’issu d’un voyage mouvementé, les deux administratifs arrivèrent sur Terre. Il était bon de retourner chez soi, et cette fois, les vacances les attendaient, après un petit débriefing de routine au SGC. Forcément, ce n’était pas tous les quatre matins que les deux cadres d’Atlantis passaient dire bonjour aux autorités terrestres, et c’était bien de se voir physiquement en vrai. Il avait fallu entériner le renvoi de Forback, au motif plus que suffisant de tentative de corruption, détournement de pièce classée secret défense, harcèlement moral, et d’autres choses toutes aussi joyeuses le concernant. Pour le côté ressources humains, Erin laissa faire les services compétents de la commission. En plus de ça, vu le tempérament un brin dérangé du garçon, ils allaient devoir prendre des mesures pour qu’il ne révèle pas toute l’histoire au monde entier. C’était quand même aberrant qu’un type comme lui accède à des fonctions aussi poussées au sein de cet organisme. Il fallait vraiment améliorer le recrutement, et vite. Peut-être d’ailleurs qu’il s’agissait là de l’ultime recrue de Berckam… Ce n’était pas impossible. Il avait le caractère de son disciple en tout cas. Manquerait plus que lui aussi héberge une satanée bestioles Alien dans son bourrichon et c’était le pompon sur la Garonne. Le séjour au SGC dura une bonne partie de la journée, et ils furent libres à la nuit tombée, si bien qu’ils n’eurent pas d’autres choix que de dormir sur place, dans le bunker de Cheyenne Mountain. A partir du lendemain, les vacances débuteraient pour de bon.

Ils furent téléportés dans l’appartement d’Alexander en début d’après-midi. Erin ne connaissait pas du tout les lieux, puisqu’elle n’était jamais venue. C’était la première fois qu’elle partageait un bout de sa vie terrestre, dans le réel et non dans le conte. L’endroit était vraiment spacieux, la décoration à la hauteur des goûts qu’il avait rapporté sur Atlantis, tant dans ses quartiers que dans sa chambre, et tout était rangé et nickel. Elle soupçonnait qu’une armada de femmes de ménages œuvraient pendant son absence pour maintenir l’antre de Charmant en état de fonctionnement. Et connaissant son petit côté maniaque, le contraire aurait été étonnant.

« Et bien, c’est super joli ici », fit-elle en tournant sur elle-même. C’était un peu particulier que d’arriver directement chez quelqu’un sans passer par la case porte d’entrée, sonnette, et compagnie. Elle ne savait même pas dans quel quartier de Londres ils étaient, ni même quel était l’aspect extérieur du bâtiment. C’était déroutant. Erin rêvait d’une chose actuellement, c’était de sortir dans la rue et de se mêler à la population lambda. Ils étaient continuellement en vase clos depuis le début de leur voyage en Dédale. Sur Atlantis, elle connaissait, de vue, presque tout le monde. Rare était les renouvellements de personnels, et l’ensemble de l’expédition évoluait elle aussi en circuit fermé. Erin voulait donc se retrouver au milieu de gens qui partageaient un quotidien différent du sien, un quotidien normal et dépourvu de Portes des Etoiles, de galaxie, de vaisseau, etc. Maintenant qu’elle connaissait tout ça, elle se demandait comment le gens pouvaient vivre tout en ignorant ces milliards de possibilités qui les entouraient. C’était dingue, mais l’ignorance et le secret préservaient cette vie banale et bien fade qu’ils avaient.

Pour sa part, Erin aurait du mal à retourner vivre une vie ordinaire loin du projet. Cela arriverait surement un jour, comme Elizabeth Weir allait l’expérimenter très prochainement. C’était à peu près certain qu’elle allait avoir un coup de blues, et peut-être qu’ensuite, elle s’accommoderait de sa petite vie tranquille, tout en ayant une pensée pour les étoiles. Est-ce qu’on frôlait encore la catastrophe dans la galaxie ? La Terre était-elle toujours en danger ? Allait-on se faire envahir par une espèce extraterrestre intelligente et supérieure ? Chaque jour, elle essaierait de glaner des informations à droite à gauche, prêtant attention à des détails que d’autres ne verraient pas sans être initié. La vérité était ailleurs, comme le scandait une série vieillotte.

Erin extirpa de son sac un téléphone portable. Elle l’alluma et il accrocha du réseau. Aussitôt, des messages arrivèrent. Certainement que plus des trois quarts avaient été retourné à l’expéditeur suite à un délai d’acheminement trop long. Elle n’aurait pas le temps de tout lire, et du coup, elle effaça l’ensemble des notifications. C’était stupide, mais elle se sentait de nouveau connecté avec le monde terrestre, et cela faisait du bien. Néanmoins, elle délaissa rapidement son portable, trop curieuse d’explorer l’appartement de son cher et tendre. Elle avait un nouveau terrain de jeu, et elle comptait bien se familiariser avec.

« J’ai tout rendu pour ma part. Mon appartement je veux dire », précisa-t-elle en revenant vers l’anglais après avoir fait quelques pas dans la pièce. « J’avais besoin de tout effacer, et cette expédition loin de la Terre était une occasion. Ca ne te dérange pas d’héberger une SDF, comme l’on dit en France ? »

Elle lui fit un sourire charmeur. Pour un peu et elle lui disait qu’elle pouvait payer le loyer en nature, mais elle essayait d’être moins obsédée. Depuis qu’elle était avec lui, elle passait son temps à avoir des envies sexuelles débordantes. C’était l’effet jeune couple, elle le savait. Dans quelques temps, ils espaceraient certainement leurs ébats, et au lieu de le faire tous les jours, ou plus si affinité, ils ne le feraient plus que le week-end, puis un week-end sur deux… Sauf s’ils trouvaient toujours le moyen de pimenter les choses. D’un autre côté, pour le moment, elle ne voulait pas se passer de cet aspect trop longtemps ignoré de leur amitié et qui faisait qu’ils étaient un couple désormais. D’ailleurs, elle avait craint, l’espace d’un moment, que sa « mauvaise période » tomberait pendant les vacances sur Terre. Finalement, en calculant son cycle, elles tomberaient sur la fin, et lors du retour via le Dédale. Bref.

« Alors, tu me fais faire le tour de ton chez toi ? j'espère que ton épouse rentre tard du travail », finit-elle par ajouter avec un regard espiègle.

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Retour sur terre pour de grandes aventures


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Abby Hoffman // Erika Hoffman // Annabelle Abbott // Amélia Abbott // Alexus Beniwaith

Chronologie : 14 mars 2017 : 14h55 - Appartement Alexander LONDRES


Le passage obligatoire auprès du SGC et la rencontre du général O'Neil ainsi que les hauts placés de la CIS fut assez long. Tellement long, qu'ils durent dormir dans un des quartiers austères sous terre que comprenait la base. Après avoir passé trois jours dans une chambre exigüe ils n'étaient plus à ça prêt et l'anglais avait hâte, grande hâte de rejoindre son appartement, un peu plus « grand » que leur chambre de bonne fortune. Son rapport sur Forback fut rendu et assez peu élogieux, le petit homme était présent et la branler morale qui se prit de la part de la dirigeante de la CIS fut assez mémorable. Il était surprenant qu'un homme comme lui soit dans ce genre d'organisme, mais à la fois pas du tout. De toute sa carrière impeccable, il n'avait rien eu à se reprocher. Après, qu'il soit un homme prêt à tout pour obtenir ce qu'il désire était autre chose. Et il venait de foirer sa carrière à cause d'une folie, cela était navrant et pathétique. Erin en avait fait battre des cœurs et par forcément des plus « saints ». En espérant, que cela allait se calmer niveau pervers, puisque une telle fascination devenait flippante aux yeux d'Alexander, qui ne désirait pas qu'elle soit le fantasme d'homme complètement fêlés. Enfin bon, cette histoire fut réglée et Alexander ne s'en mêla pas plus que nécessaire, cela concernait plus la partie de la commission et donc celui de sa compagne. Et en toute franchise, il avait déjà été suffisamment « mouillé » pour cette affaire, pour en plus se prendre la tête une nouvelle fois avec un homme aussi détestable qu'est Derick. En conséquence, Alexander jugeait qu'il avait fait le nécessaire et il s'en lavait les mains sans aucun état d'âme.

Enfin bon, après une nuit sans aucun évènement particulier, coller l'un à l'autre, les deux administratifs purent enfin commencés leurs vacances, quand en début d'après-midi, juste après le repas, ils furent téléporté à Londres. Cela était étrange de débarquer comme ça, comme un cheveu sur la soupe dans un environnement nouveau. Enfin, nouveau pour la belle américaine qui découvrait une part plus « intime » de l'anglais, c'est à dire son ancien lieu de vie. L'appartement était immense, 190 mètre carrés, avec de beaux espaces et une baie vitrée qui donnait sur le quartier moderne et huppé de la capitale britannique. Le sol était recouvert d'un plancher en bois, une matière qu'affectionnait l'homme, comme en témoignait la plupart du mobilier assez scandinave et de bonne facture. La chambre était matérialisée derrière un panneau vitré avec des plantes soigneusement entretenues par l'équipe de ménage. Cela pouvait être bizarre de laisser la pièce « intime » visible de la pièce à vivre. Hors, en regardant bien, juste au-dessus du faux plafond en bois, il avait des panneaux qui pouvaient rouler et donc fermer cette pièce à la vue d'autrui si besoin. Après Alexander, aimait bien agacer régulièrement et son appartement avait déjà connu de nombreuses configurations différentes. Quand, cela lui prenait il déménageait tout. Il y avait un étage, qui comprenait une chambre d'amie, un bureau, une salle de bain. Bien entendu, il avait des arbres à chats pour Harry.

En tout cas tout était nickel et cela convenait à Alexander, qui certes avait des tendances à la maniaquerie, mais savait faire sans. De toute façon, le ménage ne le rebute pas, si ça ne lui plait pas, il relève les manches pour le faire lui-même. Il tira les deux valises vers la chambre, tout en esquissa un sourire à la remarque de sa compagne.
« Ravi que cela te plaise ».
Il revenu vers elle, quand il la vit sortir un téléphone, cela lui fit penser qu'il avait laissé le siens ici et allant donc vers une commode, pour sortir d'un tiroir le smartphone. Il en profita pour allumer la box, donnant la clé d'identification à Erin, pour qu'elle se connecte dessus. Celui-ci s'alluma et le temps que le réseau Wifi agence l'objet. Il avait des SMS, globalement de sa famille, qui lui demandait de les tenir au courant de son arrivée. Erika et Abby en l'occurrence. La cousine, avait décidée de le harceler de message, juste pour l'embêter. Cela lui faisait surprenant de retrouver l'utilisation du téléphone, trop habitué aux tablettes portables. Enfin bon, l'habitude revient vite et il fallait vraiment que sur la cité ils arrivent à recréer un réseau. C'est addictif ce genre de technologie. Il prit le temps de répondre aux deux femmes de sa vie via un message groupé.

MamieChat & Kala
Je suis arrivé à l'instant, en vie et en un seul morceau. Le voyage a pris moins de temps que prévu. Léchouille à vos museaux curieux et impatients. Alexander


Puisqu'il avait prévu son arrivée le 16 mars, prenant en compte 5 jours et non 3 de voyage en dédale, puisqu'il n'était pas certain que l'E2PZ soit redonné au croiseur. Bon, cela fut le cas et fort heureusement. Comme cela le lendemain, il pourrait faire ses activités à la Falcon, visité Londres avec Erin le 16, si elle désirait et après voir sa famille. Au moins resté deux jours tous les deux en amoureux ici, avant de la mettre dans le grand bain familial. Puisqu'il était persuadé qu'Abby viendrait lui demander de venir avant le 18. Et de ce qu'il avait compris, c'est les vacances scolaires donc les instituteurs et professeurs de la famille allaient pouvoir venir squatter plus vite. Et les enfants devaient déjà être chez « MamieChat » comme à chaque vacance. La villa Hoffman, était le lieu incontournable.

Enfin bon, il rangea son téléphone portable dans sa poche quand sa chérie, revenue vers lui pour discuter. Elle avait tout rendu ? Remarque, lui il était propriétaire, il aurait pu vendre, mais vu le nombre de concession immobilière qu'il possède, c'est d'un investissement pour “l'après” Atlantis. Puisqu'il faut bien envisager un jour, qu'il se sépare de cette aventure extraordinaire pour retourner vivre sur terre. Cela n'était pas plaisant à imaginer, hors la retraite sur pégase existait-elle ? Après tout le voyage sur Pégase était souvent dans un sens, on pouvait mourir facilement. Il ne savait pas ce qui était le mieux, mourir en mission ou bien reprendre une vie « monotone » sur Terre, loin des étoiles ? Le cas de Weir, l'avait fait réfléchir et en toute franchise, s'il devait rejoindre la planète bleue, il préféra rester en tant que consultant pour le SGC, quitte à mourir de sa belle mort comme les japonais sur son lieu de travail. Enfin, il n'en était pas là. Ça se trouve, il en aurait marre à 60 ans et il se cassera.

« Tu étais en location ? Pour ma part en tant que propriétaire, je peux me garder le luxe de ne pas rendre mon logement. Après bon, j'ai plusieurs autres pieds à terre, ce sont des investissements immobiliers parmi tant d'autre. » Donc certain qu'il avait mis en location. Il est vrai, qu'il ne lui avait jamais vraiment parlé de ses financements et surtout de toute l'étendue de son patrimoine. « Tout effacer suite à Marc ? » Une question légitime, puisqu'elle parlait de tout mettre à plat pour partir. Le sujet de l'ex-amoureux de la consultante n'était pas revenu sur le tapis depuis longtemps. Faut dire, qu'il n'y avait pas grande chose à dire de plus pour le moment, elle lui avait expliqué durant la nuit de santa. Et il ne sentait pas très à l'aise de l'écouter actuellement, parler d'un autre homme… enfin surtout d’un homme mort. C'est le côté mortuaire qui le rendait sur la réserve, ne voulant pas ouvrir une plaie à sa compagne et surtout ne voulant pas jouer le « tampon » entre une histoire passée et une nouvelle. Par respect et par pudeur en somme. Après, Alexander, pouvait parler de ses ex-amies si elle désirait le questionner dessus, mais bon, ils étaient au début de leur relation et ce genre de fait revient rarement. Et vu, la proportion qu'à Alexander à se confier sur son passé… après l’homme est ouvert d’esprit et répond généralement aux questions qu’elle lui pose. Enfin bon, pour dire qu'ils n'avaient pas eu beaucoup le besoin à l'un ou à l'autre de parler des anciennes conquêtes. Enfin bon, elle lui lança une pique sur son état de SDF. Il prit quelques micros secondes, pour faire style de réfléchir.

« Hummm… tu payeras ton loyer en nature » Il se rapprocha d'elle, l'attrapant par les hanches, pour la tracter contre lui avec un sourire chafouin, laissant présager une petite boutade coquine et sensuelle. Il ignorait qu'elle s'était retenue de lui proposer cette solution, de peur de se faire passer pour l'obsédée de service. Après, oui, en tant que jeune couple, ils étaient très souvent sur la découverte de leur corps et l'attrait charnelle. Autant, Alexander, n'était pas un homme réputé pour son côté pervers, mais il en restait pas moins très porté sur la chose dans l'intimité et pas en reste niveau ébats. Aillant régulièrement envie d'Erin, même si cela n'aboutissait pas à une symphonie de cris et d'une union de chair. Faut dire, qu'elle avait le don, de le faire monter en pression assez rapidement. À voir si avec le temps ça reste ou non. Il n'avait pas trop de doute là-dessus et même si ces autres relations n'avaient durée qu'à peine 3 ans, il avait toujours eu un certain attrait pour ses petites amies. Le responsable, prit bien soins de laisser une gestuelle langoureuse, quand ses mains la touchèrent et l'embrassa sur le front. Une parade pour mettre en place une taquinerie.

« Tu feras donc la cuisine ! » fut la conclusion dite sur un ton diverti ! Alexander n'était pas un très bon cuistot, pourtant, il y mettait tout son cœur et ses plats ne sont pas « mauvais » mais pas pour autant fameux, à son plus grand dam. On ne peut pas être parfait.
Elle lui demanda de faire la petite visite, il lui fit un immense sourire ravi, l'emporta avec lui par la main, assez content de lui faire découvrir son appartement. Il en était fier et il aimait bien ce lieu, il avait l'impression de le redécouvrir. Il avait certain tableaux de son cru et des photos de famille ou d'amis. « Bien sûre. » Il ne put s'empêcher de ricaner. « Mon épouse ? Mes épouses tu veux dire ! Mais je te rassure elles sont chez leurs mères » Il fit style de chercher quelques choses « Où dans les placards aux choix… » Son rire fut plus franc, un brin excité de lui faire le tour du propriétaire.

Pendant qu'ils parlaient, il avait senti son téléphone vibrer. Mais, il ne le regarde pas tout de suite préférant lui montrer les différentes pièces de sa « garçonnière ». Ainsi, ce fut une fois en haut et la visite presque finie, que le smartphone sonna. Il décrocha, en voyant la photo d'Abby. Le son était un peu fort et Erin pouvait entendre la conversation.

--------------------------------------------// DÉBUT APPEL

« Coucou ! C’est MamiChat !!! Eh bah tu ne réponds pas au SMS ? Tu n’es plus habitué ? Faut que je t’envoie un mail, pour que tu sois réactif mon Goupilou ? »
« Coucou. Je sais, je te fais remarquer que ton surnom est marqué sur mon téléphone avec ta photo. Tu sais bien, que je suis toujours trop occupé »
« J’espère que tu as une photo sublime de moi ! Celle en maillot pour faire jazzé les minettes de 20 printemps ! Oui, je sais tu es un homme très occupé …»
« Bien entendu voyons, et toi celle où je suis en pompier »
« Ah non celle-ci faut que je la fasse ! Enfin j’espère que tu n’as pas écopé de nouvelles cicatrices de bataille ! »
« Mais non, j’étais été très sage ! »
Il était certain qu’elle allait lui demander de se déshabiller, pour vérifier. Elle a toujours eu une fixette là-dessus, depuis qu’il avait passé 9 mois à l’hôpital. Elle avait eu tellement peur de le perdre, que depuis elle ne supportait plus du tout la violence.

« Mouai, je vérifierais avec Erika et tes sœurs »
« Et si c’est le cas ? Je vais à la cave ? »
« Non, on t’attache et tu ne repars pas ! Manquerait plus qu’on abime mon petit-fils sans ma permission tiens ! Bon au fait, je t’appel, comme tu es là plus tôt, tu viens nous voir plus tôt ? »
« Oui, le 17 »
« QUE LE 17 ? Mais ça ne va pas te prendre deux jours et demie de faire tes affaires à la Falcon ! »
« Je ne fais rien aujourd’hui, mise à part me reposer du voyage et j’irais demain »
« D’accord, donc tu viens le 16, non négociable ! Sinon, on débarque te chercher ! Par le caleçon si tu en porte encore ! »
« Mais vous êtes bien pressé dit donc ! » dit-il en pouffant
« Bah oui pense tu ! En plus on a dit aux gamins que tu venais donc ils sont intenables ! J’en peux plus, je vais les noyers je te jure ! En plus les deux minettes ont fait leurs bébés le même jour, j’ai des petits chatons de 2mois et demie qui gambadent partout, c’est la maison des enfants ! Et l’arbre à chat ne va pas se monter tout seul » Elle était surexcitée au téléphone.
« La maison du bonheur, des chats et des enfants que demander de plus ? » fit l’anglais sur un ton doux.
« Un petit fils avec une chérie ? Puisque qu’on ne sait pas ce que tu nous ramènes, si c’est une humaine ou une autre trouvaille de ta part, pour nous faire une blague ! Au cas où j’ai prévu le nécessaire du kit de survie, avec un bol d’eau et de la super pâté ! Même une brosse si elle a des poils longs ! Et on a parié avec Erika »
« Que c’est charmant. Mais bon, je peux te le dire… »
« AHH vas-y ! Je veux être la premu’s !!! » Abby avait toujours su rester jeune et complètement folle malgré son temps…On sait d’où vient la folie de l’anglais en entendant sa grand-mère. Faut dire que quand Erin, la verrait il la mettrait au défi de lui trouver son vrai âge.
« C’est ma fille que je te ramène »
« Ta fille bien sûr… QUOI ?! Elle vient d’où ? Elle est où la mère ? Elle existe ? Dis-moi pas que c’est « l’autre » qui ta fait un bébé dans le dos et qui vient de te l’annoncer ? Tu sais que si c’est elle, tu peux refuser de reconnaître le môme et demander un test de parenté. Car on la connaît elle, avec ses envies étranges envers un raté ! »
Il eut un temps de pause, ou Alexander se retenait de rire. Cette ex- avait marquée car outre le fait qu’elle l’avait trompé, ils avaient eu une maison et semblait devenir la prochaine miss Hoffman de la famille, et fort heureusement cela ne fut point le cas. Enfin bon Abby avait la rancune tenace
« Mouai, tu sais que ce n’est pas crédible avec elle. Depuis le temps que tu n’es plus avec et je l’ai vue la semaine dernière à vendre ses produits bio. Elle qui était si belle et intelligente avant…. Maintenant elle ressemble à un étale de poissonnier pas fraîche et ses neurones sont en vacances. My God, elle est bête ! Mais bon, ses produits sont bons, c’est déjà ça ! Parfois, je me demande si ce n’est pas quelqu’un d’autre. »
« Ne m’en dit pas plus, son sort ne m’intéresse pas »
« De toute façon, c’est une déception cette nana ! Tout pour réussir et elle a tout fichue en l’air par envies stupides. De envies d’une gamine pourrie gâtée qui n’a jamais lutté dans sa vie. Bref, je t’en parle pas plus, car ça me fout la rate au bouillon de votre ce potentiel gâché ! »

« Exactement. Tu n’es qu’une commère n’empêche. On dirait Isia » Cela était sorti tout seul.
« C’est qui Isia ? Le nom de ta chérie ? » Sans surprise elle rebondissant dessus, toujours à la quête d’information.
« Non une collègue médecin, qui adore les potins et les rumeurs. Vous pourrez vous entendre au vu de vos tempéraments complètement à l’ouest »
« Elle est blonde ? »
« Oui, avec des yeux bleus »
« C’est peut-être ma fille cachée hin ! Moi aussi je peux avoir une ! »
« Pauvre de toi ! » il eut un rire de la part d’Abby.
« Je voie, c’est un cas encore. Et ta minette elle se nomme comment ? » Elle ne perdait pas le nord.
« Ariel » Il regarda Erin, avec un petit rictus taquin, ne sachant pas si elle entendait tout.
« Ah bah oui tu m’as dit qu’elle avait une queue de poisson. Faut pas fricoter avec les tritons, ils ne sont pas très ouverts d’esprit pour laisser leurs sirènes avec les princes. »
« Ne te fais pas de soucis pour ça, je suis un grand charmeur » petit air pompeux, il fit quelques pas devant la baie vitrée de la chambre d’amie.

« Ah ça… Enfin bon. Tu sais que je ne te crois pas ? Pour ta fille j’entends »
« Pourquoi donc ? » Il prit un air faussement vexé, une petite moue sur son visage
« Car le jour où tu seras papa, tu seras dans un tel état que tout le monde entier saura que tu es un homme chanceux d’avoir une petite Élise dans tes bras ! »
« C’est vrai ! »
« J’ai toujours raison ! Je ne t’ai pas eu dans mon ventre mais c’est tout comme ! »
Un sourire tendre se dessina sur les lèvres de l’homme. « N’inverse pas les rôles. Donc le 17 au matin »
« Non le 16 au soir au plus tard ! Avant 19h et je te rappelle que c’est moi la patronne »
« Ah oui c’est vrai on ne négocie pas avec la mafia ! »
« Exactement, attend… »

Il eut un silence, des bruits de talon sur le carrelage, puis une voix en fond : “Les enfants j’ai tonton au téléphone, il ne veut pas venir plus tôt. Vous lui dite quoi ? Qu’il est vilain hin ?”. Il eut des “Ohhhhhhhh mais non Tonton chat il vient tout de suite !!” ce fut une voix d’une petite fille suivit d’un “Non mais donne-le-nous on te le convaincre ! Une voix d’une jeune fille plus assurée et chantante. Alexander, leva les yeux au ciel, il était certain qu’Abby allait lui faire le coup de ses nièces et neveux, puisqu’ils devaient être tous là.

« Je te laisse gérer avec Annabelle mon chéri »
« Tu sais que je te hais quand tu fais du chantage ? » Il ne lui en voulait pas le moins du monde.
« Oui, mais tu cherches ! » Il eut un bruit de bisous et le téléphone changea de main
« Tonton !!!!!!!!!!!!!!!! » Il dut écarter le téléphone, le cri était autant autoritaire que celui de joie, mélangé aux bruits des autres enfants. « Tu arrêtes de faire tourner MamieChat en bourrique et tu ramènes tes fesses ! Sinon, on débarque tous chez toi et on te fait le supplice de la chatouille !! »
Alexander ricana de plus belle, regardant quelques minutes Erin.
« Oh que j’ai peur ! »
« Tu devrais… surtout que les deux Spartacus d’Alexus et Abraham ont pris du muscle »
« Heyyyy mais ont est pas des gladiateurs ! »
« T’iras te plaindre à tes parents d’avoir autant mauvais goût pour les prénoms ! »
Eh bim du grand Annabelle ça ! Faut dire que cela avait fait débat, quand Rudy et Alexia avait choisi ce genre de patronyme à leurs deux fils. De quoi, faire quelques railleries tout ce qui a de bien gentil à leur encontre. Alexander avait trouvé cela pompeux et d’un autre temps, de nommer ainsi les garçons, mais bon, chacun ses goûts après tout, Alexia avait toujours eu des avis un peu décalés.

« Oh laisse tes cousins en paix, il faudrait plutôt blâmer Rudy d’avoir été en Croatie le jour de son accouchement avoir laissé Alexia choisir seule »
« Tu n’y était pas toi ? Tu aurais pu la retenir de faire une erreur diplomatique hin ! » Alexander avait participé à au moins tous les accouchements de ses sœurs et celui de la femme de son frère. Faut dire que les deux autres maris étaient sensibles et le 1er avait fait un malaise en salle de naissance et l’autre était paniqué au point de faire une crise d’angoisse… bref des petites natures. Heureusement, que l’anglais était avec ses beaux-frères. Quant à Rudy, il était en déplacement quand sa femme Alexia décida de donner vie. Alexander avait une sacrée réputation, l’homme qui n’a jamais eu d’enfant mais qui a fait tous les accouchements.

« Si, j’avais proposé dans la boite à idée : Alexis et Matthieu, mais bon tu connais tata… »
« Mouai, comme d’habitude, ils ont pris un chien… ils l’ont nommé César steupplléé ! »
« Pauvre bête … »
« Ouai… bon tu viens hin ? Pas aujourd’hui ni demain mais le 16 avant 19h ! Et ne joue pas l’idiot car on va vraiment débarquer ! Et puis tu n’as que ça à faire de te faire torturer par des nièces et neveux ! »
« Ah la team couche me manque tellement ! » il roula des yeux
« Mouai enfin ont est plus trop couche maintenant, mais plutôt Tampax ! »
« Génial…. Tu veux que je te prenne une boîte ? »
« Euh… non mais une boite chocolat guimauve cœur oui ! »
« Ça n’a pas la même utilisation … »
« Certe… enfin bon au moins ça fait du bien au bidou ! Faut que tu trouves un autre surnom »
« Je l’ai déjà : la team des nains ! »
« Ahhh ouaiiiii, ça nous va bien ça !!! On va faire emmerder les elfes !!!! Je suis la leader des barbus !!!! » Elle était déchaînée.
« Et les elfes c’est les adultes ? »
« Bah oui, vous êtes tous blonds aux yeux bleu hin ! Enfin presque tous… enfin pas les Beniwaith quoi… Rho tu m’as comprise »
« Oui, espèce de demi Hoffman va ! »
« Ah ouai ? Tu cherches en plus ! Bah écoute …pas de câlin ! »
« Je demanderais à Maldy ! Elle au moins elle est gentille… ELLE »
« Tatata pas de chantage sur enfant naïf et âgée de 5 ans ! Faut négocier avec les vieux ! »

Il avait une très bonne entente avec ses nièces et neveux, d’où la complicité évidente au téléphone.
« Bien sûre … et en chocolat la rançon »
« Mais moi je ferais ton câlin à ta place hin ! »
« Tsss tait toi Amélia, il va encore gagner ! »
« Bah tu parles dès qu’il va arriver tu seras direct sur lui ! »
« Mais chtttttttt. Bon je te laisse j’ai une mutinerie »
« Va donc capitaine »
« Au 16 alors ! BISOUS Tonton d’amour !!!! » Amélia, la petite sœur d’Annabelle (15 ans) âgée de 13 ans conclut très bien en ricanant.
« Oui avant 19h »

-------------------------------- // Fin APPEL

Annabelle raccrocha. Alexander, regarda son téléphone et en effet il avait quelques SMS humoristique d’Abby et l’un d’Erika.

Kala
Ravie de voir que tu es encore vivant. On se voit très vite. Bisous. Kala


L’anglais toisa Erin en soupirant, un petit rictus amusé sur ses lèvres.
« Bon, nous sommes convoqués par la grande patronne après-demain avant 19h. J’avais prévu de te faire un tour de Londres et de manger le soir dans un bon restaurant, mais ça sera le midi si cela te convient » Il se doutait qu'elle avait du tout entendre.
« Demain, tu souhaites venir faire un tour à la Falcon, pour les souvenir ? Où je te laisse faire dû lèche vitrine ? » Il ne désirait pas spécialement à ce qu’elle le suive comme une ombre et à l’attendre comme une cloche, peut-être l’accompagner pour le principe de voir le bâtiment et peut-être Brigitte, mais elle avait sûrement d’autres occupations à faire. Ils étaient très indépendants tous les deux. Et lui imposé une journée « entreprise » n’était pas super top.



©Pando



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Sam 1 Juil - 14:29
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Avec Alexander Hoffman


Chronologie : 14 mars 2017 : 14h55.

L’appartement d’Alexander était vraiment beau. Erin avait fait le tour sur elle-même au niveau de la pièce principale dans laquelle elle était apparue, téléporté par le Dédale, en compagnie du propriétaire des lieux. C’était déroutant de se retrouver chez quelqu’un sans vraiment y être invité, et surtout, sans passer par la porte d’entrée. Mais bon, elle ne s’en formalisa pas trop. N’empêche, le logement semblait immense, bien plus grand qu’une petite maison de campagne. Le regard de l’américaine se posa un instant sur la baie vitrée, donnant sur un quartier huppé et moderne de Londres. Revoir un pigeon, perché en face sur un balcon, lui fit plaisir. C’était con, mais elle était contente de son retour sur Terre. Ce qu’elle voyait à l’extérieur ne la trompait pas sur l’origine de la planète sur laquelle elle se trouvait, le Colonel Caldwell n’ayant pas poussé le vice jusqu’à l’envoyer sur une planète truffé de Goa’uld juste pour le plaisir de lui casser les pieds. L’envie n’avait pas dû lui manquer, mais il était trop intègre pour ça.

Le mobilier était de bonne facture, scandinave, nordique, et les teintes de bois dominées, à l’instar de se plancher rutilant qui donnait envie de se promener pieds nus dessus, en glissant sur la plante des pieds comme pour faire du patin à glace. La chambre était directement visible depuis la pièce à vivre, et Erin avisa tout de suite le système qui permettait à des panneaux en bois de coulisser pour cacher l’espace de vie commune de l’espace de vie privée. Cela ne devait pas être trop insonorisé, mais qu’importe, le style et l’idée étaient vraiment beaux. Un escalier montait, signe que l’appartement était en fait un duplex, et qu’il y avait certainement encore pas mal de chose à découvrir là haut. Elle lui fit un grand sourire quand il lui fit part de son contentement ravi de savoir que les lieux lui plaisaient. Il emportait déjà les valises dans la chambre, pour ne pas les laisser en plan. Pendant ce temps, elle alluma son téléphone portable. Elle effaça tous les messages et finalement, elle connecta le téléphone intelligent à la box qu’Alexander venait de brancher. Il lui donna les identifiants.

Chacun bidouilla sur son téléphone, puis finalement, Erin vint lui expliquer qu’elle avait tout rendu. Elle n’avait jamais était propriétaire jusqu’à présent, pour des raisons toutes simples. Quand elle avait habité à Londres, elle était déjà persuadée qu’elle ne ferait pas sa vie dans la capitale anglaise, en bossant chez Columbus and Brown. Seulement, elle aurait pu se dire qu’elle aurait trouvé du boulot ailleurs, toujours à Londres, elle aurait pu, mais elle voulait une carrière à l’internationale, et dans cette optique là, elle ne s’était pas encombrée d’une propriété. Et elle avait bien fait, puisqu’elle était partie ensuite à New York, où on lui fit comprendre qu’elle allait souvent être en déplacement dans le cadre de ses missions à l’ONU. Du coup, elle n’avait pas acheté non plus. Elle ne regrettait pas ses choix, et même si elle avait les finances pour désormais, elle n’en sentait pas le besoin, surtout que maintenant, sa résidence officielle était à des millions d’années lumières de la Terre. La grande classe.

Erin Steele

« Oui, suite à Marc, je ne voulais rien conserver de mon « ancienne vie » et ça passait par rendre ma location. » Elle fit un petit sourire avant d'ajouter, pour répondre à sa première question. « [color=springgreen]Je n’ai jamais été propriétaire non. Je ne voyais pas l’intérêt d’acheter alors que je savais que j’allais partir de la ville où je résidais. » Elle comprenait que cela pouvait être un investissement, mais elle n’avait pas eu le temps de s’en occuper, ni même l’envie en fait. « J’aurai pu revendre, me faire une plus-value, ou bien louer, mais je suis repartie aux Etats-Unis, je n’avais pas le temps ni la motivation de gérer tout cela. En plus, avec mon boulot à l’ONU, je ne savais pas si je serai tout le temps à New York et j’allais sûrement me retrouver en post ailleurs dans le monde. Alors à quoi bon ? » Et puis maintenant, avec l’expédition, ses nouvelles fonctions, tout ça, elle se disait qu’elle avait bien fait. Sauf qu’elle était SDF maintenant qu’elle était revenue sur Terre. « Je me rends compte que c’était une bêtise, surtout que si j’étais revenue seule, j’aurai dû retourner chez papa maman, l’horreur intégrale. », fit-elle pour conclure en riant un peu. Oui, elle allait mettre quelqu’un sur le coup pour lui trouver un appartement aux Etats Unis pour ses futurs retours, et le gérer en son absence. Maintenant qu’elle avait un peu plus de trésorerie sur son compte en banque, et une situation, elle pouvait se le permettre, ce qui n’était pas non plus le cas auparavant. Certes, ses parents étaient riches, ils avaient bien plus qu’il n’était raisonnable d’avoir pour deux personnes, mais ce n’était pas pour autant qu’elle allait taper dans leur portefeuille. Elle préférait de loin se débrouiller seule.

Alexander Hoffman

Il hocha la tête, comprenant son besoin de tirer un trait assez vif et net dans un passé qui avait été source d’une grande souffrance. Elle enchaîna par la suite sur pourquoi, elle n’avait jamais acheté. Ses arguments se tenaient et étaient de toute manière compréhensible. Lui, il était élevé dans la démarche de justement « posséder », acheter pour accroître un investissement et un domaine. Histoire de s’assurer, une fois la retraite arrivée, d’un beau patrimoine et de vivre convenablement. San parler que cela était à léguer plus tard pour de potentiels enfants. Et puis, bon avoir d’autres propriétés était jouissif pour partir en vacances, même si là, sur Atlantis, cela ne lui servait pas à grand-chose. Mais il ne sera peut-être pas toujours sur Pégase. Et de toute façon, il avait commencé ses investissements depuis bien longtemps.

Il lui sourit amusé, à la mention de « papa et maman » version Tanguy.
« Mais ce ne fut pas le cas. Tu n’auras donc pas à faire ta « Tanguy » » Il haussa les épaules avec sa nonchalance habituelle « Au pire tu aurais pris un hôtel appartement, ce n’est pas non plus très cher » Bon après la mention « pas très cher » venant de la bouche d’Alexander était relative, soyons clair. Avec ses revenus plus que confortables depuis longtemps, il lui arrivait de ne plus avoir la même notion d’abordable que le commun des mortels, même s’il essayait de ne pas se comporter comme le « bourgeois ».

Erin Steele

« Ah oui, effectivement, je n’avais pas pensé à l’hotel… », fit Erin songeuse. Elle avait bien saisi l’allusion au film, et elle voyait donc très bien de quoi il parlait. Avec ses revenus, elle pouvait se permettre de prendre une chambre assez classieuse pour ne pas se retrouver dans le premier petit hôtel miteux du coin avec vue sur la voie rapide. Son père l’aurait probablement grondé d’avoir pris une chambre, ou une suite, soyons fou, mais elle ne se voyait pas retourner chez eux à son âge. Certes, son retour était provisoire, et c’était l’histoire de quelques jours, mais elle n’était pas certaine d’y survivre. Sa mère était spéciale et elle se rendait compte que moins elle la voyait, mieux elle se portait. A son plus grand regret quelque part, mais elle ne pouvait pas la changer du jour au lendemain.

Alexander Hoffman

Il lui sourit simplement, tout en enchaînant sur une autre phrase, concernant le paiement pour son logement ici. Bien entendu ce fut une réflexion sur la nature et une boutade sur la cuisine. De toute manière, il n’avait rien dans le frigo à l’immédiat et il comptait bien commander un repas, pour ne pas s’encombrer de la perte de temps : cuisiner. Après, si elle voulait vraiment s’adonner à lui faire un petit plat, ils commanderont des aliments pour mettre en œuvre cette activité.

Erin Steele

Un petit sourire mutin naquit sur le visage de la jeune femme alors qu’il lui proposait une solution de paiement toute trouvée. Elle avait hésité à lui sortir cette proposition scandaleuse histoire de le mettre sous pression, puis elle s’était retenue. Depuis l’affaire du Dédale et la remise en question de son humour douteux, elle réfrénait ses dires pour ne pas passer pour l’obsédée de service. « Hummm », fit-elle en se laissant tracter contre son torse. Il avait une gestuelle aguichante, et elle n’avait pas vraiment de doute sur ce la nature de ce paiement. Il l’embrassa sur le front, et elle ferma les yeux pour se laisser faire, quand il prend soin d’exposer subitement le programme de cette location en nature. Elle ouvrit grands les yeux aussi rapidement qu’il venait d'énoncer sa conclusion, en lui mettant une petite tape frustrée sur les pectoraux. « J’espère que j’aurai le droit de garder ma robe pour cuisiner, monsieur le propriétaire ! », répondit-elle sur le même ton diverti en souriant pleinement.

Alexander Hoffman

Il ricana quand elle le tapa. Oh vraiment, la voilà donc frustrée ? Ce genre d’élément pouvait se remédier rapidement. « Pour éviter ce désagrément ô combien déplaisant, tu n’as qu’à pas en porter du tout… ainsi que d’autres malheureux vêtements qui ne seraient points utiles pour masquer tes dentelles » fit-il l’œil malicieux.

Erin Steele

Erin aimait bien rentrer dans son petit jeu. En fait, c’était une constante chez eux, de toujours rebondir sur les propos de l’autres pour faire avancer la discussion, et souvent, la connerie en devenir. « Ah oui ? », fit-elle faussement surprise. « Ce n’est plus simplement de la cuisine là. » Elle lui passa l’index sur la bouche, juste pour l’allumer un peu avant d’ajouter : « Et que penses-tu du fait que je pourrai porter qu’un simple tablier ? »

Alexander Hoffman

Il fit mine de réfléchir, alors qu’elle lui posa un doigt sur les lèvres. Doigt qui fut lécher légèrement par l’homme, pour lui rendre sa taquinerie. « Hum… non cela est bien mieux si ledit tablier couvre des sous-vêtements. Sinon je n’aurais rien à retirer pour l’apéritif » Il lui fit un rictus innocent et lui donna un claque sur les fesses complètement imprévue, pour se retirer de son contact et la frustrer en plus de jouer un peu avec elle.

Erin Steele

Elle ne put retenir un petit frémissement quand il lui lécha le doigt. Faut dire que le bout de l’index constituait une zone érogène, et elle le sentait dans son entrejambe quand il le lui léchait de la sorte. Mais ça faisait du bien, alors elle ne le retira pas avant qu’il ne parle. Elle allait répliquer quelque chose quand une claque lui percuta l’arrière train. Elle étouffa un petit cri, alors qu’il s’éloignait. Elle avait les joues rouges, à cause de ses léchouilles et de sa petite claque. Elle siffla entre ses dents en le regardant de façon alanguit. « Je ferai peut-être un effort pour mettre autre chose qu’un survêtement sous ce tablier ! ». Elle était espiègle.

Alexander Hoffman

Il se retourna clairement satisfait de la voir rougir et réagir ainsi. Cela l’émoustillait un tant soit peu. Faut dire qu’il avait été frustré par les évènements du dédale et surtout coupé en pleins ébats par une bande de gros bourrins.
« Un survêtement ? Je te parle de sous vêtement … dentelle tout ça…et toi de jogging... je ne suis pas une wesh wesh de cité » fit-il en levant les yeux d’un air pompeux et surtout ironique.

Erin Steele

« J’ai parfaitement compris de quoi tu me parlais mon grand, mais tu n’auras de la dentelle que si tu es sage. Voilà tout. », fit-elle mutine. A dire vrai, elle était plutôt dans une optique de la séduire pour qu’ils fassent l’amour, plutôt que de le refroidir et de retourner à leur frustration présente depuis le voyage en Dédale qui avait été tout sauf une partie de plaisir. Leur désir de casser les couchettes du croiseur s’était vite envolé.
« Je suis toujours sage » Il lui lança un regard ténébreux et assez coquin.

Erin lui fit un sourire entendu, avant de balancer sa petite blague sur son épouse alors qu’elle demandait gentiment s’il comptait la faire visiter. Forcément, et dans la lignée de ce qu’ils venaient de faire, et de ce qu’ils faisaient toujours, il alla dans la surenchère, lui rappelant qu’il avait non pas une mais plusieurs épouses et qu’elles étaient probablement chez leur mère ou dans les placards. Erin rigola un peu avant de répliquer une nouvelle fois.

« Ne faisons pas trop de bruit des fois qu’elles voudraient te sauter dessus maintenant que tu es rentrée à la maison. », répondit-elle en souriant. « Quoique… Peut-être qu’à deux, nous arriverions à t'achever ! », ajouta-t-elle en pure provocation.

Alexander Hoffman

Il pouffa à ses provocations « Il faudrait au moins ça » Bien entendu il avait pris son air pompeux pour dire cela. Il est vrai qu’il remettait régulièrement par deux fois le couvert après leur ébats. Acceptant bien entendu que cela ne soit pas forcément une récurrence si Erin ne voulait plus.

Erin Steele

Erin fit une petite moue. Elle adorait quand il prenait son air pompeux, ça lui donnait toujours envie de le lui faire passer par des attentions délicieuses, ou en le trollant un petit peu. « Sa seigneurie a besoin de son harem pour satisfaire son auguste braquemard », ajouta-t-elle avec des airs de bourgeoises mal baisée. Oh, elle n’était jamais contre de refaire l’amour une deuxième fois, vu qu’elle y trouvait son compte. Et si jamais elle ne devait pas avoir envie, il n’y aurait tout simplement pas de première fois. Chez elle, l’orgasme en appelle un autre. Bon, il semblait évident que passait un certain stade, elle n’en pouvait plus, tant parce que les orgasmes étaient fatiguant que physiquement. La friction, ça finit toujours par chauffer !

Alexander Hoffman

« Exactement, privilège de sa majesté d’avoir une cour garnie de gentes dames roucoulantes » Bah tiens, il ne se privait pas pour faire ce genre de de réflexion, en mettant les deux pieds dans le jeu d’Erin. Il se mouvait gracieusement dans la première partie de l’appartement, pour lui faire visiter les pièces.

Erin Steele

Erin observait les pièces qui se présentaient à elle tout en écoutant les réponses ronflantes de son ami. Il n’en ratait décidément pas une, mais c’était de bonne guerre vue qu’elle faisait tout pour le titiller, et comme d’habitude, au lieu de démentir, il se la pétait un peu plus. Elle avait le sourire. « Ca me fera des vacances tiens. », répondit-elle par pure provocation tout en détaillant l’endroit.


Alexander Hoffman

Il lui présentait les pièces, la laissant observer voir tripatouiller des trucs si besoin. Il haussa les épaules pour lui balancer dans la pure surenchère Steele/Hoffman une pique. « Oui. L’avantage c’est que tu ne me verras pas beaucoup. Le temps que je fasse le tour de tout le monde. »

Erin Steele

C’était vraiment à qui dirait la pire des piques. Et comme ni l’un ni l’autre ne voulait abdiquer, forcément, le jeu montait crescendo entre les deux administratifs. Erin ne touchait pas trop, préférant observer du milieu de la pièce l’ensemble du décorum et du mobilier. La raison était toute simple. Elle n’était pas chez elle, et il allait lui falloir un temps d’adaptation pour se sentir à l’aise. « Prends ton temps surtout. », répliqua-t-elle évasive tout en observant son environnement. Le smartphone de l’anglais sonna alors qu’ils en avaient quasiment fini avec la visite. « Et voilà, une de tes femmes te cherche déjà », fit Erin en soupirant exagérément avant qu’il ne décroche.

Alexander Hoffman

Alexander lui lança un regard amusé « Oui, je ne te manquerais pas ». Il était un peu vache, or cela allait dans leurs jeux et il aimait bien la bousculer. En parlant de ça, il le fit en lui rentrant un peu dedans. Il continua la visite quand son téléphone sonna. Une nouvelle fois son regard alla sur la jeune femme. « Que veux-tu, je suis ardemment désiré »


Erin Steele


« Oh non », fit-elle en écho à sa réplique. Pas un pour rattraper l’autre. Elle ne chercha pas à s’esquiver quand il lui rentra dedans pour compléter sa provocation. Au contraire, elle tourna dans le sens de son mouvement pour l’accompagner dans la suite de la visite. Quand le téléphone sonna, elle secoua la tête de gauche et de droite comme pour balayer sa réponse. Un sourire s’étirait sur ses lèvres tandis qu’elle revenait près de lui. Elle avait des idées pour l’embêter pendant son coup de fil, mais finalement, la personne à l’autre bout du fil parlait fort si bien qu’elle entendait tout. Et donc, au lieu de descendre sa braguette pour le mettre mal à l’aise et glisser ses mains pour aller chercher l’objet de son désir, Erin s’arrêta pour écouter. Elle leva les yeux au ciel quand Mamichat répondit à son petit fils, en lui parlant de la photo qu’il avait potentiellement mise sur son téléphone. En trois phrases, l’américaine su d’où venait le naturel qu’avait Alexander à répondre comme il le faisait. Il tenait ça de sa grand-mère. Ce sens de la répartie, de la réponse décalée, de l’humour très british. Il n’y avait pas besoin de chercher plus loin. Finalement, de les entendre converser fit passer toute envie à la jeune femme d’aller tripoter son compagnon rien que pour continuer sur un terrain plus physique leur petit jeu du moment.

Hum, si elles devaient vérifier, elles verraient sans doute une nouvelle cicatrice sur son flanc, qu’il avait récolté en la défendant contre Pète dans un combat qui n’était pas au premier sang, parmi les étales athosiens au marché continental. N’empêche, Erin se demandait bien si elles allaient vraiment faire ça. Du coup, elle s’imaginait Alexander au milieu de ses épouses, les bras relevés dans la perpendiculaire de ses épaules, biceps saillants alors qu’ils les gonflaient, en train de tourner sur lui-même avec des airs pompeux, en leur demandant de tâter le muscle des bras. Erin et ses films. Toute une histoire. Mais bon, elle avait bien parlé de ses sœurs, donc à moins qu’ils ne soient dans une famille incestueuse, ce dont elle doutait vraiment vu qu’au dernière nouvelle, la fille dans son lit, c’était elle, il n’y avait pas grand risque. Est-ce qu’elles allaient la disputer quand elles apprendraient que c’était plus ou moins de sa faute qu’il avait ramassé une tierce cicatrice ? A dire vrai, elle n’y était pour rien si ce salaud de Pète était venue lui chercher des noises. Sans Alexander, elle aurait surement mangé une baffe monumentale. D’un autre côté, peut-être qu’elle aurait dû la prendre, et la suite des évènements se seraient passés autrement. Elia n’aurait pas été agressé, vu qu’elle aurait fait renvoyer Pète sur Terre, pour un aller simple. Mais ça, ils ne le sauraient jamais. La conspiration machiste était détruite et Barnes était mort.

Elle se reconcentra sur la suite de la conversation. Elle ne savait pas si Alexander était vraiment d’accord sur le fait qu’elle écoute, mais si tel n’était pas le cas, il se serait surement éloigné. Néanmoins, elle ne venait pas se coller à lui en tendant l’oreille pour ne rien rater, elle capter juste les réponses parfaitement audibles du fait du son plutôt fort du baffle du téléphone de son compagnon. Elle eut plus ou moins la réponse à sa question mentale. Alexander se ferait attacher. Erin ne savait pas pourquoi, mais elle sentait qu’elle allait vivre des moments mémorables dans cette famille. La grand-mère, Aby, semblait vraiment déchainée, dans la même lignée que son petit-fils, plus calme, mais à l’humour tout aussi pointu. Bon apparemment, il allait falloir y aller plus tôt, mais heureusement, Alexander ne se laissa pas faire et il conserva la journée du lendemain pour eux. Erin lui en était grée.

La conversation dévia sur les enfants et aussi sur des chats. Sur le coup, Erin avait cru que Aby parlait de deux des sœurs d’Alexander (Erin était perdue dans la famille mais elle comptait bien mettre des visages sur les noms et vice versa) quand elle lui rapporta que les deux minettes avaient fait leur bébé le même jour, avant de comprendre qu’elle parlait de chats. Cela la fit pouffer légèrement. N’empêche, heureusement qu’elle n’était pas allergique aux poils de chats.

Une nouvelle fois elle haussa des yeux vers le ciel quand la grand-mère répondit qu’elle attendait un petit fils avec une chérie qu’il pouvait avoir. Bon au moins, elle ne mourrait pas de faim ni de soif vu qu’elle avait de l’eau et de la pâté à disposition pour quand elle arriverait. Quand Alexander lui répondit qu’il pouvait lui dire, la jeune femme était certaine qu’il allait lui sortir une connerie. Il avait la même expression dans les yeux, celle qu’elle savait déchiffrer à la différence de beaucoup, que quand il allait dire à Herra qu’il était homosexuel. Et cela ne manqua pas. Erin se mit à ricaner doucement pour ne pas se faire entendre de la personne. Aby fonça dans le panneau, énumérant des possibilités sur la personne avec qui il avait pu avoir une fille. Erin écoutait, fortement intéressée, surtout que cela semblait concerner une ex à Alexander. Ce n’était pas des informations qu’elle avait, ou peut-être juste des bribes. La grand-mère continuait son raisonnement dans un long monologue, un peu comme le ferait Erin quand elle expliquait quelque chose, à la différence où elle semblait plutôt suivre le fil de sa pensée au fur et à mesure où elle s’imposait à elle et quand elle faisait les déductions, sans réel plan hiérarchisant ses idées. Erin sentait que cela suivait un raisonnement qui faisait écho à une certaine forme de rancune plutôt tenace. Cela voulait dire que la famille d’Alexander s’impliquait dans ses relations, en en partageant les bons et les mauvais côtés.

Finalement, Erin examina un bibelot sur une commode, tout en prêtant attention à la conversation. Le sujet sur l’ex ratée dépassé, Aby voulu savoir si la fameuse Isia était sa fille cachée. La réponse d’Alexander lui fit comprendre que non malgré qu’elle soit blonde, et effectivement, c’était un cas, même si c’était un amour. Mais il fallait reconnaître qu’avec autrui, elle était intenable, la belle blonde. Seulement, en répondant « non » à Aby quand elle lui demanda si c’était sa chérie, Alexander confirmait plus ou moins qu’il ramenait une fille, et c’était sans doute pour cela qu’elle embraya sur le nom de sa minette. Erin fit un sourire espiègle à son homme quand il la toisa en donnant son surnom de sirène. Aby y vit tout de suite la référence, comme-ci il n’était pas envisageable qu’elle se nomme ainsi. Pourtant, ce prénom était joli et plutôt courant. Quoique courant, elle n’était pas certaine, car elle n’en connaissait pas au final. Mais bon !

Erin ne put s’empêcher de ricaner de plus belle quand elle mit sur le tapis le coup de la petite Elise. Décidément, c’était un fixette ce prénom ! Mais de ce qu’elle avait vu au marché, Alexander était quelqu’un qui aimait les enfants, preuve en était faite avec ceux de Torin. Un vrai papa poule en devenir. Cela la fit réfléchir sur la possibilité de lui donner un enfant ou non. Après tout, elle n’était plus toute jeune et devenir mère allait se faire dans les prochaines années. Ou ne pas se faire. Mais elle allait devoir décider, et étant donné qu’elle était en couple, elle allait devoir décider avec la personne qui pourrait être le père de ses enfants. Comme ils étaient dans la chambre d’amie, et qu’Alexander était absorbé dans sa conversation téléphonique, Erin prit le parti de s’allonger sur le lit, pour patienter, et surtout, pour écouter.

La suite ne fut pas difficile à écouter. La gamine qui parlait criait presque dans le combiné pour parler avec Alexander. N’empêche, elle avait une sacrée répartie, et elle cassa même ses cousins. En même temps, avec des prénoms pareils, ce n’était pas bien difficile. La discussion était un peu ubuesque. Erin ne savait pas trop que penser de tout ça. L’ensemble de cette famille semblait plutôt complice, et vu comment il était attendu, le baron y tenait une place importante. N’empêche, c’était amusant d’entendre tout ça, même si cela lui faisait un peu peur pour la suite des réjouissances. Elle avait peur d’être la pièce rapportée, même si le monologue d’Aby lui avait semblé signifier que les copines de Monsieur Hoffman Alexander étaient plutôt bien traitées quand elles étaient correctes et vite intégrées. La déception était ensuite que plus grande quand elles fautaient, comme cela semblait être le cas pour celle-là. C’était certainement cette fille dont il avait évoqué qu’à demi-mot la fidélité plus que douteuse lorsqu’il avait parlé du fait de se tromper ou non.

Bon, de toute façon, vu la nature de la discussion et les talents de négociateur plus que merdiques d’Alexander pour résister à la vague déferlante de la team des nains, elle allait avoir un aperçu de la famille déjantée dès le 16 avant 19h. Elle se demandait s’ils allaient vraiment débarquer s’ils avaient l’outrecuidance de ne pas débarquer à l’heure dite. Au moins, ils avaient la journée de demain pour eux, même si ça ne dérangeait pas Erin de se présenter plus rapidement que prévu chez Mamichat. Elle resta allongée sur le lit, vaporeuse avec ses cheveux détachés qui faisaient une arabesque tentaculaire sur les draps, quand Alexander raccrocha le téléphone pour consulter ses messages SMS.

« Cela me convient Tonton chat. », fit Erin espiègle. « Je pense que je te laisserai aller à la Falcon comme un grand, j’irai faire du lèche vitrine. »

Alexander Hoffman


En se tournant vers elle, il la vit sur le lit dans l’une de ces positions artistiques qu’il aimait beaucoup. Il ne lui avait jamais dit, mais outre cet effet vaporeux, cela le titillait sur pleins d’autres émotions. La première fois fut à santa quand il l’avait balancé sur le coussin à bille, il l’avait trouvé esthétiquement parfaite pour un croquis, mais surtout il l’avait trouvé particulièrement attirante. Sa remarque lui arracha un petit rictus au coin, oui elle avait dû tout entendre et cela ne le dérangeait nullement. Il se rapprocha du lit, positionnant ses deux mains de part et d’autre du haut du corps d’Erin, pour se mettre au-dessus d’elle, dans la position « pompe ». Il l’embrassa doucement, tout en lui répondant dans un murmure. En réalité il était un peu échaudé, mais il avait plus envie de se coller à elle que de faire une activité plus bestiale. La fatigue de leur voyage et de cette nuit au SGC pénible et peu reposante.
« Parfait Tata chat. »

Il la regarda dans les yeux tendrement, avant de se coucher à côté d’elle, sur le côté, la touchant avec son corps entier, il cala sa tête contre l’épaule de sa compagne.
« Le frigo est vide, tu veux qu’on aille faire quelques courses pour ce soir, sachant que c’est toi la cuisinière. Sinon on commande … sushi tiens ! » Il soupira d’aise, frotta sa tête contre le corps d’Erin.

Erin Steele

Elle savait qu’il allait venir sur elle de la sorte. Il le faisait quasiment toujours, parce qu’il adorait trop cette position dans laquelle elle l’attendait. Certes, il ne lui avait jamais vraiment dit, mais elle le voyait bien quand il arrivait assez rapidement pour se mettre au-dessus d’elle, en appui sur ses bras. Il descendit lui faire un baiser, qu’elle lui rendit du bout des lèvres. L’appartement était calme, et le fait que l’espace soit important chassait la sensation qu’avait Erin d’être dans le Dédale, au milieu d’inconnus qui pouvaient venir frapper n’importe quand. Ils étaient seuls, dans une ville terrestre. Tranquille. Elle était seulement en train de se détendre pleinement de ce voyage éreintant. Tatachat. Elle n’aimait déjà pas ce surnom. Cela lui renvoyait l’image d’une vieille tante belliqueuse, dans sa chaise longue avec des aiguilles à tricoter et qui était entourée de chats, dans un petit appartement miteux, baignant dans une odeur d’urine féline insupportable, et qui réclamait des bisous baveux à ses neveux et nièces, qui ne voulaient pas tendre leurs jours à la tatie avec du poil sur le menton. Bref, horrible ! Elle savait néanmoins que c’était pour faire le miroir avec le fait qu’elle avait repris le terme de Tontonchat issu de la conversation avec les enfants.

Il s’allongea près d’elle, restant en contact avec son corps. Elle appréciait cela, se laissant docilement faire. Elle se bougea même un peu pour qu’il puisse caler correctement sa tête contre son épaule. De son bras opposé, elle vint lui gratter les cheveux, distraite par sa réflexion sur le repas du soir. Elle avait hâte de refaire les magasins, d’aller vivre comme une terrienne lambda, mais là, allongée sur le lit avec son chéri contre elle, Erin n’avait pas envie de bouger. « Je suis d’accord pour les sushis, mais du coup pas de tablier pour moi. », répliqua-t-elle en aillant déjà l’eau à la bouche, alors qu’Alexander frottait sa tête contre elle. Elle continuait ses papouilles.

« Je me demande quand même si je ne devrai pas commencer à apprendre à manger de la « super » pâté histoire de ne pas grimacer quand on me la proposera. J’aime être courtoise. »

Il fallait bien qu’elle le taquine un peu sur sa famille de dingue. Et elle n’avait eut qu’un aperçu téléphonique...

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D.C. Pedge Allen - Teshara Lays - Chenoa Penikett ~ Ecriture : Springgreen
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Alexander Hoffman


Oui, il n’y aurait pas de petit tablier affriolant avec des dessous qui n’attendent qu’à être retiré.
« Oui…tant pis, tu mangeras tes sushis sans vêtements, ils sont encombrant » Il regarda le haut qui laissait voir le ventre de sa compagne. Il n’aimait pas du tout comment elle était habillée aujourd’hui, il trouvait le haut tellement moche et ne parlons même pas de la jupe…mais bon il n’allait pas lui imposer un dress code. Il ne lui avait pas dit, faisant fi de cette donnée.
« Et puis comme il est trop court pour cacher ton ventre mais pas assez pour voir autre chose, autant le retirer » Il lui fit un rictus malin, en se redressant sur le coude pour la regarder avec tendresse, il était content qu’elle soit là. Il s'esclaffa de plus belle, se mettant sur le dos.
« Mince… je pensais que tu n’avais pas entendu…j’aurais dû te dire qu’on allait dans un asile »

Erin Steele


Il pouvait être excitant de manger de la nourriture sur le corps de l’autre, le tout pour lui dispenser quelques baisers et léchouilles savamment placés, mais pas des sushis. Le poisson et l’érotisme, ça ne faisait pas bon ménage. Mais Alexander ne pensait pas à ça, mais plutôt à la mirer dans de beaux sous-vêtements, histoire de se languir du dessert. Elle n’était pas contre cette idée, bien au contraire. Il commenta l’aspect de son haut, qu’elle affectionnait bien, mais qu’elle mettait rarement, pour la bonne et simple raison que…
« D’accord, de toute façon il me gratte. », fit-elle en se passant la main dans le cou pour imager ses propos. Elle le toisa alors qu’il la regardait avec tendresse, sur le coude. Elle ne pouvait plus le papouiller, mais au moins, elle pouvait le regarder dans les yeux et si perdre.

Elle se mit à rire alors qu’il tombait sur le dos en s’esclaffant. « Oui tu aurais dû me prévenir. » Elle ne lui en voulait pas le moins du monde, comme le démontrait son ton amusé. Elle bascula sur le côté, l’enjambant pour se mettre à califourchon sur son bassin, sa jupe pleinement remontée sur ses hanches pour lui permettre de s’asseoir de la sorte. Elle portait des collants noirs qui gainaient ses jambes.
« Enfin, j’ai pris l’habitude des cas spéciaux, depuis que je te fréquente », fit-elle en guise de provocation gratuite en le surplombant. Elle le toisait amoureusement.

Alexander Hoffman


En bougeant il n’avait plus de papouille, dommage, mais il en aurait d’autre à moment ou un autre. Tant qu’il l’avait proche de lui, pour ne pas dire contre lui, il était heureux. Il eut un sourire ravi quand elle lui annonça que l’affreux haut la grattait. Pourquoi attendre franchement ? Autant le bazarder ! Bon la boutade sa compagne, le fit tomber sur le dos, pour se marrer. Elle avait bien trouvé et il imagina la belle déguster du sheba !

Parfois, il se demandait s’il ne devait pas lui envoyer des signaux involontaires puisqu’elle faisait des actions, qui comptait réaliser. Elle le chevaucha, ce qui eut le don, de l’émoustiller un peu. Bon, il suffisait de voir cet affreux vêtement, pour que l’envie soit coupée !

« Hum oui j’aurais dû… mais bon tu m’aurais quittée » Il lui fit un sourire absolument charmant. Caressant ses cuisses avec ses mains, avant de se relever forçant sur les abdos, pour mettre celles-ci vers le bas du vêtement de sa compagne et le tirer vers le haut pour le retirer.

« J’attire les cas clinique… la preuve » répondit-il provocant, avant de se rallonger, observant le petit cache cœur bien plus agréable à mirer. Il avait jeté le haut par terre, pour ne plus le voir.
« Je peux te le dire, je n’aime pas ce haut, je préfère celui-ci » Il espérait que cela n’allait pas la vexer. En toisant son torse, il eut une autre envie… il pencha la tête sur le côté l'admirant, imaginant quelques images et arabesque. Avec la lumière naturelle de la chambre, il venait d’avoir une idée. Il était encore tôt dans l’après-midi et il pouvait lui demander non ? Il se redressa pour l’embrasser dans le cou.
«[color:b5be= firebrick] Hum… j’ai bien envie de te peindre...si tu es d’accord » Là, ils étaient certains d’être tranquille. Sans le vouloir, il avait pris une voix mi langoureuse et mi excitée.

Erin Steele


« C’est ça, compte là-dessus. Tu ne te débarrasseras pas de moi comme ça. », répondit-elle amusée en le surplombant. Elle frissonna un peu quand il caressa ses cuisses. Même si elle était fatiguée du voyage, elle restait sur une certaine frustration le concernant et il ne faudrait pas grand-chose pour la mettre en route. Elle le laissa faire, quand il se redressa pour lui retirer son haut. Ses cheveux accompagnèrent l’éviction de son vêtement, et ils retombèrent autour de ses épaules et de sa poitrine. Elle se retrouvait maintenant en soutien-gorge Victoria Secret bleus gris, avec un nœud situé entre ses seins. Les bonnets étaient cousus de dentelle qui ne révélait rien de sa poitrine en dessous puisqu’il y avait le support de la même couleur qui masquait tout.

« C’est vrai que Hanz te colle comme une mouche », répondit Erin faisant mine de ne pas comprendre qu’il parlait d’elle, en ce qui concernait le cas clinique. Elle restait bien droite, le ventre serré. Ses cuisses l’étaient toutes autant autour de ses hanches. Il fut franc avec elle et lui rapporta qu’il n’aimait pas le haut qu’elle portait. Elle haussa des épaules. Cela ne l’embêtait pas le moins du monde, même si elle, elle l’aimait bien. Ce n’était pas comme-si elle avait une garde-robe fournie.

« Je prends note, mais je ne peux pas me promener tout le temps comme ça », fit-elle doucement en passant son doigt dans la bretelle de son soutien-gorge. Elle était en train de s’exciter toute seule comme une grande en essayant de l’aguicher un peu au passage. Il se redressa, pour l’embrasser dans le cou, ce qui déclencha de petits frissons sur sa peau, et une chair de poule bien visible.

Sa proposition de la peindre lui fit pousser un petit soupir de contentement. « Ah ? » Elle se détacha un peu de lui en poussant sur ses épaules avec ses bras, pour le regarder. « Me peindre sur une toile, ou peindre sur moi ? »
Elle espérait que ce serait la seconde option. Elle avait vraiment envie qu’il s'essaye sur elle. Et puis, mine de rien, il y avait un petit côté érotique qui ne la laissait pas indifférente, et qu’elle avait ressenti la première fois qu’il l’avait fait, même si elle ne se l’était pas avouée. Puis là, dans ce lieu privé, il aurait accès à l’ensemble de son corps, et elle espérait bien qu’il lui demande de se dénuder complètement pour faire glisser ses pinceaux sur elle.

Alexander Hoffman

Il lui sourit retirant le haut affreux. Hum hum, pas mal ce petit soutiens gorge aux couleurs nuits. Il aimait bien la lingerie fine, car cela sublimait simplement le corps outre le fait qu’il y avait un côté « utile » et sensuelle. Tout ce qui est « beau » raffiné trouve un écho chez lui, dans l’artiste qu’il aimait observer parfois de longues minutes, quelque chose… une courbe, un trait une ombre, une lumière y trouvant quelque chose de beau ou de profitable à son imagination fertile.

« Ne me parle pas de lui, tu vas l’attirer ! » Fit-il d’un air faussement en colère. L’Allemand était aussi en congé et il valait mieux, ne pas prononcer trop fort son patronyme, car sinon il allait débarquer. Comme mettre une feuille par terre cela téléporte les chats ! Par chance, la belle ne s’ombragea point des coups partager pour cet ensemble. De toute manière, elle avait une sacrée garde-robe, comme toute femme qui se respecte. Et puis, lui non plus, ne pouvait pas critiquer vu la taille de son dressing ici et ce qu’il avait ramené sur la cité.

« J’aime bien avoir l’exclusivité » Fit-il en lui lançant un regard profond, voyant bien, qu’elle était en train d’essayer de l’aguicher et cela marchait bien, puisqu’il se releva, après l’avoir contemplé, pour lui déposer des baisers dans le cou, tout en lui proposant quelque chose dont il avait envie depuis quelque temps… depuis qu’il l’avait peinte pour un pari, mais s’il se voyait mal, lui demander de recommencer l’expérience, alors qu’ils n’étaient pas unis intimement. Là, à coup sûr, la peinture n’aurait pas été ouverte. Peut-être qu’ils auraient consommé leur amour plus tôt ? Qu’importe, à Noël ce fut plus symbolique et … et il ne voulait pas changer le passé il était suffisamment bien, il n’y gardait qu’un bon souvenir, malgré le petit coup de grisou de sa belle. Cela n’avait que rendu plus beau cette flamme.

L’anglais senti les frissons et ne put s’empêcher de continuer ses baisser langoureux dans le cou, comme des arguments pour qu’elle succombe. Son soupir, lui plus grandement. Finalement, il ne put continuer, puisqu’elle se détacha, pour le toiser, un rictus se figea sur ses lèvres, signifiant une évidence.

« Sur toi » dit-il d’une voix tentatrice. Il est vrai que sa phrase était à double sens, papier ou peau. Il mit un doigt sur l’épaule, le laissant glisser nonchalamment, sur les bords de celle-ci, touchant la courbe de ses seins, puis sa hanche, jusqu’à son bassin, pour délimiter une zone. Mais, il pouvait bien plus, allé jusqu’au chevilles. Rien que l’idée de la peindre nue, lui donnait des envies charnelles. Une douce tension, qu’il voulait éprouver tout en faisant un hobby qu’il adorait : combiner sensualité et peinture de quoi faire un beau mélange. Il avait déjà peint sur des corps plus ou moins vêtue, mais n’avait pas éprouvé de désirs pour ses « supports » au plus grand drame de ceux-ci. Trop concentrer sur l’art, pour un but assez pragmatique et non un plaisir charnel. Là, il avait envie de la peindre, car elle avait un beau corps, mais parce qu’il avait une idée. Outre le fait qu’il allait aimer la peindre comme un préliminaire un peu innovant. Il avait envie d’éprouver de ses pinceaux, les réactions de sa compagne, pas seulement pour la décorer, il devait se l’avouer.

Erin Steele


Erin se mit à rire quand il lui fit la remarque qu’il allait arriver si elle parlait de lui. Hanz le petit lutin. Elle avait l’image d’un Hirsh miniature qui apparaissait, avec son sourire Colgate, un petit plateau en argent qu’il tenait à la façon d’un garçon de café, entièrement nue si ce n’était ce petit pagne gaulois écru qui lui serrait sa virilité bien moulée, tout en lui rentrant dans les fesses, ses magnifiques boucles blondes luisantes et brillantes, et qui lâchait un gros « Ja ?? » en apparaissant. En tout cas, l’idée qu’il put apparaître rien qu’en le nommant allait bien avec sa façon bien mystérieuse de se retrouver toujours en présence des deux administratifs. Ce gars mesurait un bon mètre quatre-vingt-dix, et pourtant, il était toujours dans le coin sans qu’on le remarque de prime abord.
« Hors de question de le croiser sur Terre, sinon, c’est qu’il nous a posé un traceur ! », répliqua-t-elle amusée.
« Oh il en serait capable ! » dit’il d’un ton désabusé

Non, elle n’avait pas pris ombrage de sa remarque sur son vêtement. De toute façon, c’était un bon prétexte pour le mettre ça, s’il lui enlevait ensuite parce qu’il ne l’aimait pas. Naturellement, il capta bien sa tentative de séduction. Elle hocha de la tête positivement quand il lui confia aimer avoir l’exclusivité. De toute façon, il l’avait. Il se redressa, pour aller la provoquer de ses petits baisers dans le cou, qui ne provoquèrent que frisson et chair de poule, pour son plus grand contentement, même si elle essayait de l’empêcher de trop l’aguicher avec ses lèvres en collant son oreille dans son cou, pour emprisonner sa tête. Il lui proposa de la peindre et elle voulut en savoir plus sur ce qu’il avait en tête, et pour ce faire, elle se décolla un peu de lui pour pouvoir le toiser.

« Sur moi ? », répondit-elle d’une voix aussi tentatrice, sans attendre de réponse. En fait, elle était vraiment en train de s’imaginer les pinceaux glisser sur elle, imagination qui décolla quand il laissa son doigt descendre de son épaule, vers la courbe de ses seins, puis ses flancs et ses hanches. Elle eut un puissant frisson qui lui fit serrer les cuisses autour des hanches d’Alexander, tandis que sa prise sur ses épaules s’était faite un peu plus dure elle aussi. « Je suis toute à toi. Dis-moi comment je me mets et laisse faire ton imagination. » Elle ne savait pas s’il voulait qu’elle se mette nue, qu’elle garde son soutient gorge, s’il se « contentait » de son buste ou s’il voulait ses jambes, ni même s’il voulait rester sur le lit, ou aller dans un canapé, ou qu’elle se mette sur une chaise, ou sur une table, n’importe. La dernière fois qu’il l’avait peint, elle était assise sur son bureau, d’où ses interrogations. En plus de ça, ils étaient dans la chambre d’ami, et elle ne savait pas où était son attirail de peintre.

Alexander Hoffman


Un sourire charmeur se dessina sur ses lèvres quand il sentit la violence de son frisson et la force à laquelle sa main et ses cuisses le serrait. Rien qu’avec cette action, il avait encore plus envie de l’éprouver. Il la sentait réceptive et surtout déjà bien émoustillé, alors qu’il n’y avait rien eu d’extravagant. Après bon, ils avaient été coupés dans leur ébats sur le Dédale et la colère ainsi que la frustration des événements les avaient un peu calmés. Il aurait été dommage que le suicide de l’autre débile de l’administration ait coupé toute libido du couple. Enfin bon, Alexander se fichait bien de Forback et de tout ce qui gravitait autour de lui. Il ne voulait plus en entendre parler.

« Oui sur toi, sur ton corps plus précisément. Je ne veux pas me contenter que de ton visage cette fois. Si tu es d’accord » Il fallait avouer, que cette perspective l’enchantait grandement et elle pouvait sentir une pointe d’excitation dans une partie de son anatomie masculine. Après il lui sortait ce genre de phrase que pour l'échaudé un peu, surtout de la manière dont il lui sortait avec sa voix de velours.

Il lui tapota sur les cuisses pour qu’elle le libère. « On va en bas, dans notre chambre » Il avait bien dit « notre » puisqu’elle n’allait pas dormir sur le canapé ni dans la baignoire. Cela lui fit un peu bizarre quand même, de revenir ici sur terre avec quelqu’un et passer sa première nuit dans un lit qu’il avait quitté seul. Enfin bon, cela n’était pas plus mal et bien au contraire.

Une fois, qu’elle ne fût plus sur lui, l’anglais se leva, attendant qu’elle fasse de même. Il n’y alla pas par quatre chemins, la collant contre lui, pour l’embrasser dans le cou et faire glisser la jupe de la demoiselle le long de ses longues jambes
.
« Je ne l’aime pas non plus » fit-il espiègle mais tentateur dans la sonorité profonde de sa voix. Il avait sincèrement envie de l’excitée, même s’il avait l’impression qu’il ne fallait plus grand-chose pour qu’elle lui saute au cou et l’intimide de passer à autre chose de plus bestiale. Il continua ses baiser, le long de son corps, quand il retira le collant épais du corps de sa compagne. Il attarda ses baisers sur son ventre et les cuisses, sentant ses frissons sous ses lèvres. L’anglais, remonta et lui claqua un baiser chaste sur le front, un peu de frustration ne fait pas de mal, puis la prit par la main, la regardant ravie de la mener dans cet accoutrement. Son lit était plus grand qu’un 160 de quoi bien s’étaler. En réalité il avait la même dimension sur Atlantis, quand on goûte au « grand » luxe de l’espace il est bien difficile de revenir au minuscule 140. Sur le trajet il lui expliquant que derrière sa chambre, il y avait une petite pièce, un atelier et cela était plus simple pour avoir tout à disposition… et puis il aimait bien son lit, si après ils font l’amour, le confort n’a pas de prix.

Une fois devant la chambre, il la laissa s’allonger, pendant qu’il se rendait dans l’atelier, derrière. Il fut ravi de constater que cela n’avait pas sécher. Bon, il savait conserver la peinture. Mais celle pour le body painting étaient plus sensibles. Il n’avait plus beaucoup de couleurs, puisque la plupart était sur Atlantis. Il lui restait du noir, du blanc (toujours en doublons), de l’ocre et de l’or. Cela irait très bien, ce n’est pas un fan de couleur. Question pinceaux il en avait tellement, que bon, beaucoup était en double. Il prit donc ceux avec le bout en matière plastique souple et en poils spécifiques de différentes tailles biseauté ou non.
Il revenu dans la pièce, plaçant sur un plateau en bois, les contenant de peinture, les pinceaux et allant chercher de l’eau dans un bol. Une fois tout cela prêt, il regarda Erin, quelques minutes évaluant ce qu’il voulait lui faire… il semblait pensif.

Erin Steele


Forback était à des années lumières de l’esprit d’Erin, qui n’était focalisée que sur Alexander et les perspectives de douceurs qu’il lui faisait miroiter, tout en l’aguichant doucement mais surement. En fait, l’épisode du Dédale était presque oublié en l’état actuel des choses. Bien entendu, si elle devait y réfléchir dessus, elle redeviendrait un peu morose, mais maintenant, elle était en vacances, dans la maison de son chéri, avec son chéri, dans les bras de son chéri, bref, elle avait les idées ailleurs. La jeune femme était émoustillée, et cela tenait surtout à son imagination débordante, et à la perspective de se faire peindre. C’était stupide, elle ne connaissait pas du tout la sensation que cela allait lui procurer, mais elle anticipait pleinement le passage des pinceaux sur ses seins par exemple, et elle en tirait une forme d’attente érotique qui l’excitait progressivement. Sans parler du fait qu’elle aurait Alexander, penché sur elle, s’occupant de la sublimer avec son art corporel, et le savoir dirigé pleinement vers elle rendait les choses vraiment émoustillantes. Bien entendu, et comme elle le connaissait un tant soit peu, elle savait qu’il se « déconnecterait » peut-être de la perception érotique de la chose, et qu’il serait pleinement concentré sur son « travail » d’artiste. Cela le rendait d’autant plus attirant, en fait. Et puis, résisterait-il à un corps aimant, frémissant sous l’impulsion de ses instruments ? Elle demandait à voir.
« Je suis d’accord, oui. »

Tu parles qu’elle était d’accord. Elle ne demandait que ça, et elle aurait été frustrée d’apprendre qu’il ne se contenterait que de son visage. En plus, elle le sentit frémir dans son pantalon. Elle n’en montra rien, mais elle ne put s’empêcher de se mordre la lèvre inférieure, alors qu’elle se disait que non, il ne résisterait finalement pas. Il devait être comme elle, en pleine projection, et cela se sentait. En plus, il enroulait ses paroles dans son ton suave, velouté, qui ne la laissait pas indifférente. Erin aimait beaucoup le pouvoir de la voix, et Alexander le savait très bien, maniant les chuchotements avec délices, ou les paroles dites sur un ton un peu plus grave qui la faisait frémir, surtout dispensé dans le creux de son oreille, à l’improviste et par derrière. Il lui fit comprendre qu’elle devait se lever, et elle obtempéra, alors qu’il lui précisait que ça se passerait dans la chambre du bas, dans « leur » chambre. Elle fut flattée qui l’installe aussi facilement chez lui. Elle lui fit un sourire alors qu’il se levait, et avant qu’elle ne réplique quoique ce soit, il lui retira sa jupe non sans l’avoir embrassé dans le cou. Elle en avait la chair de poule, et elle se cambra un peu pour essayer d’en obtenir plus. Elle leva un pied, puis l’autre, pour que la jupe ne l’entrave pas.

« Décidément, j’avais tout faux aujourd’hui », fit-elle amusée. Qu’est-ce qu’il était tentateur sur le moment ! En plus de ça, il l’embrassa sur le ventre et les cuisses, et elle ne put s’empêcher de lui malaxer le haut de la tête, seule partie accessible pour ses mains avides de contact corporel. Pourvu qu’il lui enlève aussi son tanga, pensa-t-elle alors que finalement il se redressa pour lui coller un baiser chaste sur le front. Il put y voir toute la frustration qu’elle avait dans le regard, mais elle ne manifesta rien vocalement. Elle aimait qu’il joue avec elle de la sorte, et elle ne comptait pas lui montrer qu’elle crevait d’envie de le déshabiller là maintenant et de lui faire l’amour sur ce lit. De toute façon, il allait forcément monter en pression lui aussi, et elle n’avait qu’à se montrer patiente, même si tout dans ses yeux criait le contraire.

Ils allèrent jusqu’à la chambre, où elle découvrit réellement le grand lit qui la meublait. Il lui expliqua en cours de route les subtilités de son appartement, et notamment, son petit atelier situé derrière la chambre, où il gardait sa peinture et ses pinceaux. Elle s’allongea sur le lit alors qu’il disparaissait dans sa caverne d’Alibaba. Quand il revint, il disposa son attirail sur un plateau en bois. Erin s’était redressée, et elle était assise sur le bord du lit, les bras la soutenant derrière elle, la tête penchée sur le côté, en le toisant effrontément, les jambes tendues devant elle, les genoux légèrement pliés.

Alors qu’il devait réfléchir à ce qu’il allait faire, Erin pour sa part se demandait s’il allait rester habillé ou pas pour la peindre. L’idée de le voir nu, travailler sur elle, la séduisait bien, mais c’était plus le feu qu’elle avait dans le bas ventre qui parlait que sa raison. N’empêche, le voir œuvrer sur elle encore dans ses vêtements ne lui déplaisait pas non plus. Cela donnait un caractère un peu dominant dominée à cette séance de peinture. Comme-ci elle était vraiment sa chose l’espace d’un moment. Elle poussa un soupir clairement audible en revenant à la réalité alors qu’elle avait bien décroché, son esprit s’étant envolé plutôt loin.

Alexander Hoffman


Le regard acier de l’homme détaillant sa compagne en petite tenue grise sur le bord de son lit. Il matérialisait le début d’idée qu’il avait eu en la voyant avec le jeu d’ombre. Il devait esquisser quelques symboles mentaux pour mettre la trame en place. Il avait croisé son bras contre sa poitrine et caler en équerre le seconde, se touchant les lèvres dans une gestuelle de réflexion. La suite se ferait tout seul. Le soupir d’Erin, le fit relever la tête.

Il avait redescendu dans les tours, alors que juste avant, l’avoir chauffé volontairement soyons clair, l’avait sentie se faire à l’étroit, surtout qu’elle en rajoutait dans ses manières et ses gestes. Et oui, elle avait eu tout faux, sauf pour cet ensemble satiné souris. S’il n’avait pas eu cette idée en tête d’allié hobbies et amour, il aurait continué dans une optique loin d’être chaste de la faire monter. Il devait se calmer, un peu, être maître de lui, pour lui faire du bien et partager un moment. Autant, il allait faire quelque chose qu’il adorait, mais il voulait lui procurer quelque chose de plaisant par la même occasion. Dans ce partage qu’il avait toujours. Mais bon, il savait qu’il n’allait pas rester calme, intérieurement, la frustration de ne pas consommer le buffet océanique. Mais qu’importe, cela en valait la peine.

Il lui sourit d’un air charmeur, avant de se pencher vers elle, pour finalement mettre ses deux genoux sur le lit et la chevaucher. Il ne s’assit pas sur ses genoux, son poids serait désagréable. Il aimait bien, l'émoustiller, trouvant ce petit jeu très plaisant. Sa bouche, allait bisouiller le coin de son lobe d’oreille et de descendre, pendant que ses mains, posée nonchalamment sur ses épaules descendait sur ses bras pour s’attaquer aux agrafes de son soutien-gorge. Il lui retira d’un mouvement rapide, pour défaire le tissu du corps d’Erin. Dès qu’il l'eut enlevé il s’était redressé, quittant la peau du coup d’Erin, la privant de ses baisers.
Il la poussa en douceur sur le lit. Il avait été tenté de la plaquer avec sauvagerie, mais bon, cela n’allait pas dans l’optique de tendresse. « Mets-toi au milieu s’il te plait »

Dès qu’elle le fit, il le rejoignit assis sur ses genoux (en ayant retiré ses chaussures bien entendu), tirant le plateau, pour mouiller la peinture. Trempant le pinceau dans l’eau avant de prendre en mains le réceptacle de couleur blanc pour l’imbiber. Il était parti pour retirer le tanga, mais cela viendra plus tard ou pas du tout à voir.

Erin Steele


Erin avait clairement noté le changement d’attitude dans la posture d’Alexander. Il était concentré, dans le sens où il était sûrement en train de modéliser dans sa tête l’esquisse de ce qu’il allait réaliser comme peinture. Elle ne disait rien, perdue dans des pensées loin d’être chastes, et ce n’est qu’en poussant un soupir qu’elle-même revint sur terre. Il s’installa au-dessus d’elle, ses jambes de part en part des siennes, sans prendre appuis sur ses cuisses. Erin resta droite, les bras toujours tendus derrière dans un angle d’appui pour ne pas basculer pleinement sur le dos. Ainsi, il pouvait l’embrasser comme il le faisait, sur son lobe d’oreille et dans son cou. Elle en avait la chair de poule, et volontairement, elle ne chercha pas à se soustraire à ses baisers. Elle poussa un petit soupir alors que les mains du jeune homme descendaient de ses épaules vers son dos. Son objectif était clair.

L’américaine se redressa donc, poussant ses sur bras pour se mettre droite, jouant de ses abdominaux pour conserver la position pendant qu’il retirait son sous-vêtement gris aux teintes bleutées. Un élan de timidité se manifesta en son for intérieur. Elle allait être exposée à ses yeux, non pas comme un corps à qui il désirait faire l’amour, mais comme une possible œuvre d’art. Il n’allait pas avoir le regard d’un amant, mais d’un peintre, même si les deux allaient s’entrecroiser. Il la poussa doucement, et elle ne fit pas de résistance, trop contente de soulager la pression abdominale. Elle s’allongea sur le lit, avant de serrer un peu le haut de ses bras sur sa poitrine rebondie, qui manifestait son désir par ses extrémités dressées. Cette petite compression, signe de son malaise soudain, ne fit que serrer ses seins et les gonfler un peu plus.

Il lui demanda de se mettre au milieu de lit. Elle recula dans le lit en s’aidant de ses bras et de ses jambes. Elle resta sur les coudes, tout en le toisant. Finalement, la gêne fut de courte durée. Ce n’était pas la première fois qu’il peignait sur elle, même s’il s’était contenté que de son visage. Elle n’avait pas peur de son regard, et de toute façon, à chaque fois qu’elle s’y plongeait dedans, elle n’y voyait que de la contemplation, de la félicité d’avoir une compagne aussi bien foutue. Elle était contente de lui plaire, de jouer les muses, de l’inspirer. Au final, c’était flatteur pour son égo, renforçant son narcissisme et donc sa confiance intérieure en elle.
Elle s’était quelque peu calmée. La température de l’appartement était fraîche, sans être froide, et elle avait la peau bien ferme, à la limite de la chair de poule, qui n’était peut-être pas due qu’au conditionnement de l’air dans la pièce. Il y était aussi pour quelque chose.

Alexander Hoffman


Alexander ne traduisit pas les mouvements de sa compagne de la soudaine gêne ou timidité. Dans sa tête il était loin, ce sentiment naïf face aux corps de l’autre. Après bon, elle le voyait régulièrement nu, comme il sommeillait sans rien. Aussi pudique qu’il soit, il ne l’était pas avec la personne qui partageait sa vie. Un paradoxe qui n’en n’était pas un. La confiance qui lui portait, était la seule et unique raison, du fait qu’il était loin d’être chaste. Et puis avouons-le, monsieur Hoffman avait de nombreux masque, qu’il utilisait de manière professionnelle ou avec les autres pour garder un peu de distance et s’éviter des situations encombrantes… même s’ils les attiraient.
Son regard parcourra le corps d’Erin, elle avait légèrement froid, enfin outre le début de frisson… et puis elle allait restée là immobile quelques temps, autant mettre la température de la chambre plus élevée. Il se leva du lit pour augmenter le chauffage via la télécommande murale qui contrôlait les données de l’appartement. D’ici quelques minutes il ferait une douce chaleur agréable. Il revenu, prenant le pot de peinture blanche, pour commencer à mettre le pinceau aux poils long dedans puis sur la peau du cou d’Erin. Il attendit quelques secondes pour voir si cela n’était pas trop froid. Finalement, non.

Via des gestes courbés, il commença à faire des traits arrondis et entremêlées, jouant sur les types de pinceaux (mousse ou poil) pour donner des effets différents aux entrelacements de lignes calligraphiques et douces. Il partait du cou, allant jusqu’au côté du sein à sa gauche, puis jusqu’au bassin, tirant un peu sur le tanga, pour l’abaisser que de quelques centimètres tentateurs. Les premiers traits étaient en train de se construire et il y mettait plus ou moins de dextérité dans le geste, pour allécher sa compagne.

Son regard était concentré, mais de temps à autre il se levait sur le visage d’Erin, pour la mirer. Il aimait la regarder surtout voir ses expressions et les lueurs dans ses magnifiques yeux verts. Il eut un petit soupir, avant de remonter vers elle et reprendre le pinceau souple, pour attaquer la zone érogène des seins. Pour le moment seul trois lignes étaient peintes, lignes directrices.

Il eut un petit rictus au coin, se penchant pour l’embrasser tendrement, tout en mettant le pinceau sur le sein non loin de ses framboises fièrement dressées. Il se repencha sur son travail, laissant glisser l’outil, le long de la forme gonflée, ne la chatouillant pas vraiment, mais le laissant libre dans des caresses fines. Cela faisait des motifs un peu au hasard qu’il contrôlait pour les arrondies et en faire des courbes florales. Fleurs abstraites naissant d’un imaginaire. Il était légèrement penché au-dessus d’elle, maintenu par une main, sur le lit qui allait avec beaucoup d’innocence se poser sur le haut de la cuisse d’Erin. Il avait fait exprès. En décorant le premier sein, il avait envie de lui croquer… non d’y distiller des baisers un peu plus humides et de la malaxer avec douceur. Sa main se crispa volontairement dans une pression légère. Il n’oubliait pas le second objectif de sa demande.

Erin Steele


Toujours attentif à elle, il alla augmenter la température dans la pièce. Finalement, ce n’était pas une mauvaise idée. Les frimas londoniens n’étaient pas encore très loin, et l’appartement était resté longtemps sans occupation. Au moins, elle avait la peau ferme pour le laisser peindre. Néanmoins, sa pseudo chair de poule naissante n’était pas causée uniquement par la température, mais plutôt par le frisson d’excitation qui la parcourait. Elle avait hâte qu’il commence son travail, qu’il peigne sur elle. Elle voulait sentir les pinceaux se promener sur sa peau. Si Alexander était chatouilleux et qu’il n’aimait pas ça, Erin adorait. Elle adorait qu’on la caresse de la pulpe des doigts, en l’effleurant jusqu’à la faire frissonner, elle adorait qu’on la chatouille doucement dans le creux du coude ou sur les cuisses, par des effleurements savamment distillés. Bref, la perspective de sentir les poils du pinceau, ou son pendant plastifié uni, se balader sur son épiderme, n’arrangeait rien à son état d’impatience.

Il était enfin là, penché au-dessus d’elle, prêt à tremper son pinceau dans la peinture pour l’appliquer sur son corps. Elle coupa sa respiration, tout en le détaillant. Elle avait envie de lui et pourtant, il n’avait rien fait encore. La séance allait être frustrante, étant donné qu’elle ne devait pas bouger. En serait-elle capable ? Elle aimait recevoir, être au centre de l’attention, mais elle aimait aussi donner. D’ailleurs, elle préférait donner, s’occuper de lui, le faire monter pour qu’il la prenne un peu brutalement, mais à chaque fois, il lui rendait ses caresses, se préoccupant avant tout de son plaisir à elle. Ils s’étaient bien trouvés, et mine de rien, pour Erin, cela était nouveau, elle qui n’avait toujours eu que des compagnons qui se faisaient passer avant elle. C’était devenu une norme, qu’elle voyait voler en éclat avec son anglais attentionné.
Qu’est-ce qu’elle avait le béguin.

Elle poussa un soupir quand le pinceau se posa dans son cou, et elle ferma les yeux, appréciant à sa juste valeur la caresse ample et descendante de l’outil sur son corps, qui prenait la direction de sa poitrine, sans vraiment s’y aventurer. Elle ne put s’empêcher de remuer un peu du bassin quand il tira sur le tanga. Qu’il lui enlève bordel ! Elle préférait de loin le pinceau à poil, même si l’autre était doux également. Néanmoins, il n’était pas aussi chatouilleux que l’autre. Elle avait réouvert les yeux, mais sa respiration était plus ample, et il n’était pas rare de l’entendre soupirer. Elle le toisait, concentré sur sa tâche, et elle détaillait les contours de son visage, se gorgeait de sa beauté et de sa prestance générale. Elle se sentait toute chose, et quand il se pencha pour l’embrasser, elle ne se fit pas prier pour lui donner un petit coup de langue avant qu’elle ne sente le pinceau se poser sur son sein, proche, très proche de ses extrémités tendues. Elle glapit quand il passa dessus avec son instrument, sans vraiment s’y attarder. C’était de la torture. De la douce torture qui n’en était qu’à ses débuts.

Erin soupira d’aise, tout en se passant la langue sur les lèvres. Elle avait envie de s’étirer, d’arrondir son corps, de s’étendre, bref, de lui montrer qu’elle avait envie de lui dans des mouvements alanguis censés appeler le mâle. Il se maintenait au niveau de sa cuisse, et cette pression lui donnait envie qu’il la possède. Elle sentit cette main se crisper alors que ses yeux s’étaient attardés sur ses seins. Elle se mordit la lèvre inférieure, sentant qu’il se frustrait. En toute innocence, elle écarta son bras, alors le long de son corps, pour venir glisser sa main entre les cuisses d’Alexander penchait sur elle. Elle ne comptait pas lui attraper l’entrejambe, trop directe comme méthode alors qu’il la chauffait exagérément avec ses pinceaux et sa dextérité, elle vint simplement poser ses doigts sur son aine, dans le creux de sa hanche. Sans rien faire de plus que de simples pressions délicates avec tantôt son index, son majeur, puis son annulaire et ainsi de suite.


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    Alexander Hoffman
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Dim 17 Sep - 16:34
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Alexander Hoffman


Un petit rictus amusé se dessina sur ses lèvres dévoilant sa dentition blanche, quand Erin, se dandina au moment même où il baissa légèrement son tanga. Elle semblait impatiente et désirer qu’il retire le vêtement. Cela viendrait peut-être, mais pas maintenant il avait mieux à faire. Il aimait bien la sentir dans cet état cela était flatteur. Et puis, quoi de mieux que de sentir l’excitation de l’autre, alors qu’on ne fait pas grand-chose, pour le faire monter en pression ?

Les nombreux soupirs était apprécié par l’homme, ils lui montraient qu’elle aimait bien la douce torture à laquelle il la soumettait. Dans un sens, cela l’encourageait à se montrer plus entreprenant et tester d’autres pressions ou les ajuster pour qu’elle y trouve un peu de plaisir charnel. Pour sa part, il avait son compte entre le plaisir de peindre, le plaisir des yeux et la douce chaleur qui montait dans son bas ventre.
Le petit coup de langue après son baiser, le fit ricaner.

« Tatata on ne lèche pas le peintre » il avait parlé doucement, prenant volontairement le timbre qu’elle aimait tant.

Alors que l’envie de lui mordre une certaine partie de son anatomie grandissait en lui, elle venu l’effleurer l’aine. Il aimait bien, quand les gestes étaient élégants et suffisamment connotés pour faire grimper le désir sans être trop entreprenant. Il aurait détesté qu’elle lui attrape l'entrejambe en mode grosse bourrine, la camionneuse de base. C’est peut-être un brin élitiste ou « bourgeois » mais monsieur aime les manières raffinées au début. Après, cela devenait rapidement de la sauvagerie, mais comme tout félin qui se respecte on n’aguiche pas le tigre avec des entrailles ! Mais des courbes soignée d’une biche.

Il étendit légèrement sa jambe, pour qu’elle puisse avoir une plus grande surface à toucher. Finalement, il commençait à faire chaud dans cette fichue pièce. Il envisagea de retirer sa chemise…mais comme il aimait jouer avec elle, il décida de faire une autre chose. Il se redressa posant ses fesses sur ses pieds ainsi que les pinceaux sur la tablette qui était sur le lit. Et défaisait les boutons de sa chemise avec une certaine élégance ni trop lente ni trop rapide. Une forme de parade pour l’aguicher clairement avec un geste anodin. Même s’il n’aimait pas son corps, il avait remarqué que la façon dont il retirait ses vêtements étaient souvent source de désirs chez le sexe opposé. Et il serait se mentir, qu’il n’avait pas pris l’habitude de se dévêtir de cette façon sans aucun but dessous. Après cela était devenu naturelle et il ne s’en rendait plus compte…sauf là. Sa chemise blanche était donc ouverte totalement, laissant visible sa ceinture marronne sur son pantalon sombre en velours.
Il se repencha comme si rien n’était au-dessus de sa compagne, pour prendre ses pinceaux. Il remit sa main, qu’il remontant dans une caresse douce, jusqu’au bassin de la belle, pour se saisir de la tablette et continuer ses dessins. Toujours concentré, il mit de nombreuses copines « courbes » autour du sein d’Erin, dessinant des arabesques complexes et de tailles différentes. Laissant glisser son pinceau, vers la hanche et le ventre pour continuer la danse affriolante.

L’anglais finit par changer de position, chevauchant les cuisses de sa compagne, en prenant appui sur le lit et concentrer les lignes sur le ventre. Puis il les fit remonter le long de la hanche d’Erin, sur le côté déjà peint et entremêler d’autres ligne. C’est à ce moment-là, qui changea de couleur, prenant de l’or et gardant le pinceau à poil. Étant au-dessus du corps entier de sa compagne, pour disposer des arabesques d’or sur son cou, il approcha son visage, pour déposer ses lèvres sur la zone droite, vierge de peinture. Il continua à descendre jusqu’à sa poitrine au même rythme que son pinceau. Il n’y voyait rien, mais visualisais très bien le chemin que faisait sa main. Cela donnait un peu d’aléatoire.

Ses lèvres étant proches de la boursouflure de chair que constituait sa poitrine rebondissante, il plaqua sa main de soutien, contre sa hanche, comme pour la clouer au matelas et lui éviter un mouvement de celui-ci. Cela était clairement le but, de la contenir pour la suite. Il distribua quelques baisers autour, puis sans prévenir, il attrapa en bouche délicatement la framboise de sa compagne, pour y mettre une autre forme de délice, celui de sa langue sur l’extrémité dressée. Il retenu un soupir. Alors que sa main contenant un pinceau, s’enroulait dans des mouvements circulaires autour de l’autre sein. Outre la langue, il la mordit légèrement, satisfaisait un peu sa frustration, mais augmentant sûrement celle de sa compagne, puisqu’il se retira pour continuer ses baiser le long de son corps, jusqu’au tanga.

Erin Steele


Elle lui fit un sourire quand il la sermonna gentiment de sa voix aux tonalités frissonnantes. « Le peintre me donne des consignes en plus de ça, intéressant », fit-elle dans un murmure, laissant planer une forme de défi. Elle allongea ensuite son bras pour prendre quelques initiatives au niveau de son aine, pour ne pas rester inactive. Puis elle devait reconnaître qu’elle aimait bien le caresser et le faire gentiment monter tout doucement.
Même lorsqu’elle avait franchi une limite, lors de la soirée des Santa, Erin ne s’était pas montré entreprenante à la façon d’une star du X en allant chercher tout de suite le pinceau de monsieur, pour rester dans le thème de la journée. Non, elle l’avait effleurée mine de rien, et elle avait joué avec la suggestion qu’elle pouvait l’attraper en laissant sa main se balader sur d’autres zones érogènes de sa peau. Elle savait se montrer subtile et jouer avec son partenaire, tout comme il était en train de le faire. Elle n’était pas contre un peu de brutalité dans leurs rapports, et elle savait que s’il voulait lui faire l’amour soudainement, à la sauvette par exemple, dans un lieu non approprié, elle ne s’y refuserait pas, car cela resterait une forme de jeu érotique et excitant, du fait de son caractère exceptionnel.

Tout comme lui faire une gâterie sous son bureau. Elle ne s’était pas encore risquée dans cette forme d’entreprise sexuelle, et pourtant ce n’était pas l’envie qui lui manquait. Elle s’interrogeait souvent sur cette volonté : aimait-elle être soumise ? Était-ce plutôt une forme de domination puisque, la position mise à part, elle contrôlait la situation et le plaisir de son homme ? Était-ce déviant ? Elle n’en savait fichtrement rien, et elle n’osait pas s’y risquer pour le moment, préférant attendre, guetter des signes d’envie chez son partenaire. Après tout, ils apprenaient tout doucement à se connaître sur ce terrain-là.

Les caresses d’Erin se firent plus ample étant donné qu’il lui laissa plus de place en étirant sa jambe. Elle ne se fit pas prier pour passer sa main sur l’intérieur de sa cuisse et revenir vers sa hanche. Il se redressa, attirant le regard émeraude de la belle brune sur lui. Elle le toisait, l’air toujours alanguit, dans l’attente de ses prochaines actions. Et voilà qu’il déboutonna sa chemise doucement, bouton par bouton, avec l’élégance naturelle qui le caractérisait. C’était lent sans l’être, et elle savait que cette volonté de vitesse qui pointait chez elle n’était causée que par son état d’excitation actuelle. Elle voulait le voir nu, dépourvu de vêtement, et au lieu de ça, il s’effeuiller doucement. Et encore, il se contenta juste d’ouvrir sa chemise, dévoilant son torse couturé de cicatrices, ses muscles apparents et sa peau blême. Sans s’en rendre compte, son regard s’était perdu sur son épiderme, qu’elle avait naturellement envie de caresser maintenant qu’elle le voyait… De le caresser et de l’embrasser. Mais elle était coincée, allongée sur le lit, les pieds prisonniers par le poids de l’anglais.

Et le travail reprit, cachant le corps d’Erin aux observateurs extérieurs par la chemise pendant de part en part du corps de son âme, et donc du sien, puisqu’il était penché au-dessus d’elle. Chaque mouvement qu’il faisait était une douce caresse pour sa belle qui se laissait faire docilement, réprimant par moment quelques envies de bouger, d’onduler, lui faisant tendre tel ou tel muscle de son ventre, ou de son fessier. Le pinceau sur sa peau était toujours un affable frottement, qui ne manquait pas de la faire frissonner. Il ajusta sa position, lui permettant, après avoir changé de couleur, de venir embrasser des zones vierges de peinture. Il psalmodia quelques baisers de son cou jusqu’à sa poitrine, et intérieurement, elle crevait d’envie qu’il ne passe sa langue sur ses avants cœurs boursouflés de désir pour lui. Elle en venait même à souhaitait qu’il ne lui aspire entre ses lèvres, et c’est ce qu’il fit soudainement après l’avoir contrainte à rester en place par une main habillement appuyée sur sa hanche. Elle poussa un petit gémissement de contentement quand il mordit sa framboise humide de sa salive, et bien malgré elle, elle se dandina. C’était sans compter qu’il l’agaçait également sur son autre sein, mais avec son pinceau. Elle sentait des pointes de désir et de plaisir la saisir, allant jusqu’à son entrejambe qu’elle sera involontairement. Il se retira de ses seins bien trop rapidement à son goût, la laissant sur une frustration exacerbée, tandis qu’il descendait ses lèvres jusqu’à la naissance de son tanga.

Elle se figea, dans l’attente de sa prochaine action. Sa main, du côté vierge de son corps, se posa sur la tête d’Alexander. Elle lui fouilla les cheveux avec ses doigts fins. Elle ne pouvait plus vraiment le voir, car elle restait allongée, regardant le plafond. Si elle baissait les yeux, elle le distinguait légèrement entre les courbes rebondies de ses seins. Sa main lui permettait de savoir où se trouvait sa tête, assurant le contact physique, vu qu’il n’était pas visuel. Certes, il était sur elle, elle le sentait peser sur ses cuisses en toute logique, même s’il avait verrouillé les siennes pour ne pas l’écraser.

Elle ne pouvait qu’attendre sa prochaine action puisqu’elle était totalement passive pour le coup. Surtout que maintenant qu’il était bien descendu sur son corps, elle n’avait plus la possibilité de le toucher, si ce n’était en passant sa main dans ses cheveux.

Alexander Hoffman

Il ne lui répondit que par un regard de défis provoquant frôlant le scandale. Il ne voulait pas lui répondre, puisqu’il n’y avait rien à dire et qu’un regard était plus parlant sur le coup. Comme les gestes qu’ils peignaient sur le corps plus que réceptifs à d’autres pratiques de sa compagne. D’ailleurs, celle-ci s’attaquait à des caresses sensuelles, le long de sa cuisse intérieure, tout en évitant une zone, déjà bien durcie par un désir lancinant. Le coup de la chemise ouverte était de la pure provocation, la frustrant davantage. Il poussa le vice, à prendre de sa main libre, celle de sa compagne occupée à l’effleurer pour la mettre sur son torse. L’autorisant à toucher l’objet de son désir, mais pas trop non plus, il ne faut pas abuser. Puisqu’il commençait à se déplacer le long du corps d’Erin, pour finir son œuvre.

Surtout qu’il attaquait à une peinture transparente et plutôt intime. Y mettant sa touche personnelle avec sa langue et sa bouche qui aguichait les zones érogènes et rebondit de la demoiselle. Elle était intenable et lui aussi devait se contrôler, pour ne pas devenir plus sauvage. Il avait envie d’elle et plus il lui peignait dessus, plus cela le démangeait fortement. De la retourner sur le lit et de la prendre en lui mordant la nuque. Cette idée, devenait oppressante par moment, comme de lui coller une fessée ou même plusieurs.
Cette frustration un brin maso mais assez agréable. En allant jusqu’à son tanga, il éprouva de ses dents la dentelle, avant de remonter sur son ventre, puis se releva sur ses genoux, pour se retirer des jambes d’Erin. Bien entendu, il la toisait, comme pour lui dire : « eh bah non ».

Il la tourna sur le côté d’un mouvement, un peu plus brusque, pour dessiner le long de sa grande jambe, les arabesques, qui s’entortillait sur sa cheville. Il se pencha une nouvelle fois sur elle, laissant sa main remonter habillement le long de cette même jambe, sans toucher la peinture, jusqu’au fessier de la belle. Fesse qui malaxa doucement, avant qu’elles ne récoltent une tape, qui claqua dans un petit bruit. Cela le fit doucement ricaner, il la frotta avec tendresse contrôlant son envie grandissante de recommencer.

Alexander déposa son pinceau, sur la palette et de ses deux mains, il remit Erin sur le dos avec une boite de sauvagerie, qui la plaqua au lit, pour lui retirer son tanga avec une extrême lenteur, puisqu’il était en train de lui faire quelques baisser le long de la descente du textile qui n’avait plus sa place.

Une fois celui-ci retirer, il se mit au-dessus de sa compagne avec un petit rictus coquin au coin des lèvres.
« Tu devrais aller te voir dans le miroir avant qu’il ne reste plus rien » Cela fut dit dans un murmure provocant. Il prit appuis, sur ses mains, pour relever son bassin et se mettre debout. S’accroupissant, pour reprendre ses outils en main et descendit du lit d’un air totalement détaché. D’un signe de tête, il lui montra le miroir pleins pied en face du lit, alors qu’il allait ranger tout cela dans l’atelier derrière.

Erin Steele

À ses petites piques verbales, il répondait par des regards lourds de sens qui ne faisaient qu’agrémenter la frustration de la brune de rester inactive. Bien entendu, Erin ne se fit pas prier pour lui caresser le torse alors qu’il prenait sa main pour la lui poser dessus. Elle en avait tellement envie que ce fût plutôt bienvenu, même s’il ne fit pas durer cet octroi de générosité longtemps puisqu’il avait encore à faire sur elle et qu’elle était censée rester passive sous les coups de pinceaux (et de langues) de monsieur. Il avait bien fait de lui prendre la main pour la poser ailleurs, car machinalement, après avoir tourné autour de cette bosse visible, elle aurait fini par s’y attaquer, rendant son art plus difficile si sa concentration partait ailleurs.

Il reprit ses doux baisers un brin enflammés, signes précurseurs de son envie de plus en plus forte de lui faire l’amour, de laisser tomber les préliminaires et de s’envoyer en l’air plutôt bestialement. Il était comme ça, à la limite de la brutalité, et ce n’était pas pour déplaire à la belle brune qui adorait sentir la puissance de son homme dans ces gestes précis. Et puis, cela était une forme de lâché prise qu’elle aimait voir chez lui. Elle se sentait responsable de cet état de fait, du moment où Monsieur Hoffman cessait d’être quelques minutes l’anglais flegmatique et mesuré pour être l’homme dans toute son envie et sa domination. Il ne fallait pas se leurrer, il n’en était pas là sans avoir une certaine forme de pulsion dominatrice dans le pantalon.

Elle aurait bien chassé ce petit regard provoquant de ses beaux yeux bleus en se redressant et en le plaquant sur le lit pour s’occuper de lui à son tour. Pourquoi n’avait-il pas enlevé ce foutu tanga, pensa-t-elle alors qu’elle le toisait de ses yeux de biches, dans un état éthéré, flottant, brumeux, voir fiévreux de désir. Il n’était plus sur ses jambes et elle en profita pour les faire aller, les frottant l’une contre l’autre avec le coin de son pied, juste histoire d’alanguir le chaland qu’était Alexander. Elle ne savait pas si c’était pour cela, mais il la tourna sur le côté un peu brusquement, ce qui lui fit lâcher un soupir et une envie de s’étirer irrépressible. Et pourtant, elle ne bougea pas de la position dans laquelle il venait de la mettre, car déjà il dessinait la suite de son œuvre le long de sa jambe. Ses muscles étaient contractés, d’attente, d’envie, de faim d’anglais, offrant une peau lisse légèrement dessinée par les quadriceps de sa cuisse et par le long péronier latéral de son mollet, finissant sur sa cheville délicate qu’elle avait étiré dans le prolongement de sa jambe.

Alors qu’il remontait sa main dans une caresse inverse au pinceau, Erin eut envie de basculer sur le ventre pour lui offrir son fessier pleinement, fessier sur lequel il s’arrêta pour le caresser doucement. Le tanga légèrement étiré offrait une vue affriolante, et sa couleur plus sombre sur une zone humide de l’anatomie d’Erin ne laissait pas de doute quant à l’état d’excitation dans lequel elle était. La fessée qui claqua subitement lui arracha un petit cri et bien malgré elle, elle tortilla de l’arrière train, comme-ci elle en réclamait une autre. Ses joues avaient pris une légère teinte rosée, signe de son embarras et de son envie. Le ricanement d’Alexander n’arrangea en rien sa gêne de s’offrir comme ça, mais l’envie était plus forte que la honte. Une douce balance entre l’interdit, le déviant, la normalité, la domination, le masochisme, qui la laissait dans un état assez bouillonnant. Au lieu de recommencer, il lui frotta doucement la fesse rougit avec une certaine forme de tendresse avant de reposer ses pinceaux sur la palette.

Et soudainement, il la retourna à nouveau sur le lit, la plaquant sur le dos avec une certaine sauvagerie qui lui était propre. Elle n’en pouvait plus. Limite si elle ne voulait pas s’occuper un peu de lui en guise de préliminaire et qu’il la prenne maintenant. Il accompagna le dernier rempart vers sa nudité la plus parfaite avec moultes baisers dispensés le long de la descente sur ses jambes. Elle ferma les yeux, alors qu’elle se cambrait un peu en soupirant de plus belle.

Il lui parla, ce qui lui fit rouvrir les yeux pour constater qu’il la toisait directement au-dessus de son propre visage. Oui, elle devait se regarder, constater son travail, voir comment il avait su la mettre en valeur, la rendre encore plus belle et désirable dans ce jeu érotique et artistique. « Hum », répondit-elle simplement en guise d’assentiment alors qu’il rassemblait ses outils pour probablement les ranger. Elle se redressa pour prendre position sur le rebord du lit. Il lui montra le miroir plein pied, et heureusement pour lui qu’il repartit vers l’atelier, sinon elle l’aurait bien attrapé avant qu’il ne s’échappe.

Elle hésitait. Est-ce qu’elle se payait l’affront de rester sur le bord du lit sans bouger, par pure provocation ou est ce qu’elle cédait à la curiosité ? Elle avait une terrible envie de se voir dans le miroir ; mais elle avait également une terrible envie de jouer avec l'anglais. Fallait qu'elle se décide car il n'en aurait pas pour vingt ans dans son atelier même s'il prenait le temps de nettoyer les pinceaux et la palette avant de revenir.

Finalement, elle se leva. La curiosité était trop forte et elle voulait voir le résultat avant qu'ils ne l’effacent dans un corps à corps endiablé. Sur sa peau était dessinée l’art d’Alexander, guidé par son désir et sa passion pour elle, et ce dessin reflétait également l’amour qu'ils se portaient mutuellement, elle par cette toile vivante qu'elle incarnait et lui de la choisir comme sa muse. Elle était touchée par ce qu'elle voyait, sublimée par les arabesques multiples qui s'étiraient esthétiquement sur sa peau ambrée, elle semblait irréelle, comme si le filtre était sur le miroir et non sur elle. Elle était tellement heureuse d'être avec un homme qui désirait la magnifier, faire d'elle une forme d’objet humainement splendide, au-delà de la femme objet qui servait essentiellement de photo à branlette pour mâle pervers et frustré.

Elle resta donc debout devant le miroir, guettant dans le reflet de celui-ci le retour de son peintre, histoire qu'il puisse la mirer dans son ensemble dans une position autre que couchée, et surtout, pour lui dire ô combien elle trouvait son œuvre magnifique. Et puis, ce serait plus pratique pour elle pour le déshabiller afin qu’elle puisse poser les bases elle aussi de l’amour qu'elle comptait lui transmettre en se donnant physiquement à lui, sans gêne ni retenue. Elle se sentait belle et désirée et elle allait s’en donner à cœur joie pour lui faire passer un moment à la hauteur de ce qu’elle ressentait pour lui.

Alexander Hoffman

L’anglais rejoignit son atelier. Il était échaudé et avait grand mal à se calmer… en réalité il ne chercha pas longtemps à le faire. Il avait envie d’Erin. La seule chose qui l’embêtait fut que son travail serait étalé ne ressemblant pas forcément à quelque chose, sauf s’il prend gaffe à quelques éléments.

Il avait déjà fait du body painting sur du nu… il avait toujours réussi à ne pas avoir cette folle envie de se saisir du modèle dans le second sens d’un terme coquin. Enfin, cela n’était pas comparable, Erin était sa compagne et puis il avait mis en place un petit jeu sensuel dans le but certain de l’émoustiller et en conséquence lui aussi. L’anglais se pressa de nettoyer les pinceaux pour éviter que la peinture ne colle aux poils et les abîmes. Cet empressement fut non seulement, pour se lover contre elle et passer à l’étape suivante mais aussi pour voir sa tête face à ce qui lui avait peint dessus. Espérant qu’elle trouve cela à son goût. L’avis des critiques sur une part d’un dessin était toujours délicat et malgré qu’il aimât avoir des retours autant négatifs que positifs, il avait non pas utilisé un vulgaire papier mais le propre corps d’Erin donc si elle n’aimait pas, cela perdrait de son effet.

Il sortit de l’atelier, retirant sa chemise, pour l’accrocher sur une poignée de l’un de ses placards intégrés. Alexander se rapprocha de sa compagne, l’enlaçant de ses bras autour du corps, pour la ramener doucement contre son torse. Ses mains caressèrent sur le ventre de la demoiselle, pendant qu’il lui déposait des baisers langoureux le long de la mâchoire. Puis tourna la tête pour la caler contre celle de sa chérie et regarder le miroir. Outre, le côté sensuel de la voir nu et idéalement excitant, la peinture la mettait en valeur, la rendant féerique.
« Tu en penses quoi ? » demanda-t-il doucement.

Erin Steele


Il arriva dans son dos, pour se lover contre elle en l’enserrant de ses bras. Elle se retrouva plaquée contre son torse. Ainsi, elle pouvait continuer de se regarder dans le miroir, et elle voyait le regard appréciateur de son chéri dans le reflet. Elle chercha ses yeux dans par réflexion interposée, avant de lui faire un grand sourire alors qu’il l’embrassait, pour finalement caser sa tête sur son épaule, contre la sienne. Elle était bien là.
« J’en pense que tu as fait quelque chose qui va au-delà de ce que j’imaginais. Faut dire que tu occupais mon imaginaire en même temps monsieur coquin », fit-elle espiègle, tout en affichant son sourire mutin et en lui prenant cette main qui lui caressait le ventre. Oui, elle se trouvait belle et désirable, et les courbes posaient une architecture complexe qui la mettait en valeur. « J’aime beaucoup », finit-elle par murmurer à nouveau avant de se tourner vers lui, pour rester dans la zone d’influence de ses bras et ne pas trop s’éloigner.

« Bien », dit-elle sur un ton plein de promesses. Il était torse nu et de ce côté-là, elle ne pouvait rien faire de plus. Par contre, il portait toujours son pantalon. Par des gestes lents et sensuels, elle entreprit de défaire la ceinture, qu’elle tira complètement. L’ustensile se retrouva autour du cou de l’anglais, et d’une main, elle le tira vers elle pour l’embrasser, osant quelques contacts furtifs du bout de sa langue sur ses lèvres pour qu’il lui laisse un passage vers sa bouche, plus intime. Mais même là, elle n’irait pas jusqu’à lui rentrer son organe complètement, non, elle s’y prendrait plus subtilement, jouant un petit peu. Son autre main n’était pas inactive. En effet, cette dernière était en train d’essayer de défaire le bouton, et voyant qu’elle n’y arrivait pas, elle lâcha un côté de la ceinture pour la faire glisser sur la peau de son amant et elle se la passa cette fois-ci autour de son propre cou. La boucle d’un côté descendait jusqu’au-dessus de sa poitrine, tandis que l’extrémité sans acier pendait plus longuement afin d’en compenser le poids., passant entre sa poitrine jusqu’à son nombril. La deuxième main libre, elle put cette fois se pencher sérieusement sur la question de ce bouton récalcitrant.

Elle le fit sauter, ce foutu bouton, et finalement, elle laissa tomber le pantalon au sol sans l’accompagner. Il n’avait plus de ceinture, il ne tenait plus une fois bien ouvert. Monsieur était en forme et il avait dressé le chapiteau. Quoi de plus normal. Il avait passé un moment à la peindre et à l’exciter, et souvent, ce genre de jeu et les réactions de l’autres provoquaient un émoi tout aussi excitant chez celui qui s’y collait. C’était le partage dans les choses artistiques de l’amour. Ni une ni deux, elle le poussa sur le lit, prenant un peu les commandes maintenant qu’elle avait la force de la peinture pour elle.

Après quelques préliminaires rapidement expédiés chez les deux administratifs, ils s’unirent, parfois tendrement, parfois brutalement, dans un échange savoureux de sensations et de tourbillons, mêlant leur amour respectif pour n’en faire qu’un par le biais de leur corps, alanguis et fiévreux de cette première journée véritablement passée sur leur planète natale. C’était là la plus belle des manières de revenir ici-bas, et de reprendre possession de la gravité terrestre.


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    Alexander Hoffman
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Alexander / Erika




Il s’était laissé faire sans chercher à résister de toute manière il n’avait pas à le faire. La fatigue post coït était en train de faire son œuvre. Les deux amants alanguis l’un contre l’autre dans un souffle agréable. Ils restèrent encore quelques minutes ainsi, se regardant amoureusement et l’homme rappelant quelques mots simples mais qui font du bien à entendre. Alexander n’était pas le type d’homme à ne rarement dire « je t’aime », au contraire, il le disait régulièrement.

Alexander se redressa pour l'embrasser amoureusement sa petite sirène, l’invitant à aller se débarbouiller de toute trace d’ébats, mais aussi de peinture. Celle-ci n’avait pas beaucoup été étalée et encore par endroit, cela apportait un côté fort esthétique. Une fois sous les ondes chaudes, de la grande salle de bain qui se trouvait aussi derrière la chambre. Il fut peu surprenant que certaines caresses pour laver le corps de l’un ou de l’autre déclenchèrent de nouvelles envies. Alexander appréciait beaucoup de faire l’amour sous la douche. Il ne se l’expliquait pas vraiment, cela avait le don de le faire monter en pression rapidement.

Après une nouvelle activité physique et un débarbouillage en règle, l’homme s'emmitoufla dans son peignoir de couleur bleu marin pour ne pas changer. Offrant un autre de couleur ébène à Erin, après qu’elle se soit essuyée. L’heure à la glandouille était de mise et il n’avait rien envie de faire, or mit un câlin sur le lit.

D’un pas élégant, il s’habilla dans la pièce qu’est sa chambre. Ramassant les affaires qui trainait pour les disposer sur une chaise. Cela lui faisait un peu bizarre de ne pas retrouver les murs au style très Anciens… un court instant il se demanda où il était. Son trouble, disparut rapidement, il pouvait être stupide parfois. Alexander, enfila un pantalon noir et un polo blanc de grande marque. Remettant sa ceinture marron qui avait jouée avec la nuque des deux amants juste avant. ( tenu de monsieur). Il avait eu envie de se changer, il n’était pas rare qu’il le fasse après une activité intime.

Il lorgna son lit avec un envie non dissimulé, il prit néanmoins la peine de le remettre en état, histoire de. Après, ils pouvaient très bien se câliner sur le sofa devant un film, pour faire passer le temps, avant de déjeuner en ville. Erin était en train de se préparer dans la salle de bain, se refaire une beauté, puisque sa valise étant déballée pour qu’elle commence à prendre possession du lieu.

Soudainement, il eut un « toc toc » à la porte d’entrée. Un peu surpris l’anglais, se dirigea vers celle-ci. À tous les coups, c’est la concierge qui avait dû remarquer qu’il y avait de l’activité et voulait vérifier si ce ne fut pas des voleurs. Quand il ouvrit, quelque chose lui tomba sur la tête, une sorte de foulard à l’odeur qui connaissait bien, mais qui le privait de sa vue. Il poussa un petit cri de surprise et se sentit pousser en arrière. Comme, il avait reconnu l’odeur, il n’était pas spécialement paniqué.

« Mais mais … » Une main se plaqua contre sa bouche. Il se sentait attiré quelque part et ne tarda pas longtemps à deviner l’endroit. Pourtant, il n’y mettait pas trop de réticence, un peu, pour retarder mais il se fit prendre par la ceinture et balader. Il redoutait clairement la suite. Alors, il essaya de mordre la main.

« Aïe ! Mais tu mors en plus ! Sale gosse ! » Fit-une fois féminine qui ne retira pas pour autant sa main, mais il se prit une claque sur l’épaule qui résonna.

Le foulard fut retiré et avant même qu’il puisse regarder le visage de la personne, celle-ci lui sauta au cou et il fut déséquilibré et il tomba en arrière sur le lit. La personne inconnue avait bien prévu son coup et désirait le mettre ici sur une surface moelleuse, pour éviter qu’ils ne se fasse mal. La jeune femme, puisque ce fut bel et bien une demoiselle, tomba sur lui étalée de tout son long en ricanant, sur le corps de l’anglais. Un grand sourire sur les lèvres. Alexander se félicita d’avoir ranger les traces d’un quelconque ébats sur le coup. Son regard bleu se plongea dans le miroir d’acier bleuté de la femme. Toujours d’une beauté spectaculaire, avec des cheveux mi-long d’un blond similaire au siens, elle lui ressemblait mais en terriblement mieux. Erika…. Elle ne lui laissait même pas le temps de parler. ( Erika visuel)

« Franchement ? J’ai failli être vexée ! Moi qui pensais que tu allais débarquer avec un bouquet de fleur ! » Elle ricanait doucement, son timbre de voix étant parfaitement joyeux et excité. Elle était passé directement après sa journée de travail, au vu de sa tenue.
« Tu ne m’as pas laissé le temps de le faire ! »
« Tu parles, tu as fait quoi depuis quatre heures là ? Tu vas me dire que tu étais très occupé peut-être ? [/color]»
« Euh… bah oui »
« Je t’ai connu plus rapide pour déballer tes valises… » Elle se redressa sur lui à califourchon, pendant qu’il se relevait un peu dans une position assise. Cela pouvait être étrange d’un point de vu extérieur, mais en réalité ce fut parfaitement normal. Erika regarda autour d’elle voyant la valise d’Erin « Non mais, en plus tu n’as même pas fini de la déballer … » Elle le toisa avec un regard tendre le serrant tendrement dans ses bras « Tu m’as manqué ! [/color]»
« Moi aussi » Murmuat’il doucement en réponse à la voix velouté et agréable de sa cousine.

Elle le lâcha tout en le regardant « Allez met des chaussures ! J’ai réservé le “Petit français” on nous attend ! Et le temps qu’on y aille on sera pile à l’heure ! » Elle accompagna le mouvement en se relevant. Elle était vêtue dans un costard blanc avec un chemisier élégant bleu nuit en dessous. Ses escarpins de la même couleur était au pied du lit. Ces habits étaient ajustés et la mettaient outrageusement en valeur. Elle était ce qu’on nomme sexy, élégante et impressionnante à la fois.
« Pour deux ? »
« Bah oui, je vais pas inviter ton chat ! » Elle était debout sur le meuble ricanant de plus belle. « J’aurais dû réservé pour trois ? » Demanda t’elle curieuse mais son ton était plutôt surpris.


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    Alexander Hoffman
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Erin Steele


Elle aimait bien rester allongée près de lui après avoir fait l’amour. Le corps était lasse de plaisir, détendue et bien qu’on disait souvent que les femmes avaient envie de parler après les choses de la passion, mais Erin avait plutôt tendance à se laisser sombrer dans le sommeil comme un homme si elle ne faisait pas attention. Surtout que là, elle était plongée dans ses yeux, détaillant son âme par la porte bleutée qui s’étirait devant elle. Ils étaient un peu niais dans ces moments là, à se dire les mots simples des amoureux alanguis mais c’était naturel et ça venait tout seul. Et puis, elle avait parfaitement le droit de lui dire qu’elle l’aimait, surtout après s’être privée de le dire pendant quelques mois, se frustrant inutilement de crainte qu’il ne partage pas ses sentiments.

Elle n’était pas contre de prendre une petite douche, surtout pour se débarbouiller. Cela l’embêtait quelque peu d’enlever les fines arabesques qui s’étiraient avec grâce sur sa peau, même si elles étaient effacées pour certaines, formant des motifs abstraits délicats et raffinés. Ils prenaient leur douche ensemble et forcément, ils remirent ça. Alexander était prompt à monter en température quand il était sous l’onde chaude d’un pommeau, et Erin était plutôt réceptive à ce genre de traitement, surtout qu’elle avait une dette à régler avec les douches.

Erin était sur un petit nuage. Elle avait vibré plusieurs fois, et son corps était complètement détendu. Elle resta un petit moment en plus sous l’eau chaude, histoire de frotter toute la peinture. Elle en profita pour se laver les cheveux, et laisser les petites bêtes d’Alexander finirent de repartir vers le siphon. Le bel anglais était ressorti et il l’attendait avec une serviette, puis une fois qu’elle fut sèche, avec un peignoir ébène. Elle l’enfila, laissant ses cheveux enroulés dans sa serviette. Elle alla chercher des affaires dans sa valise, ne souhaitant pas remettre celles qui ne plaisaient pas à son chéri. Et puis… maintenant qu’elle était propre, elle n’allait pas remettre des vêtements usagés.

Elle était seule dans la salle de bain, Alexander étant déjà habillé ou presque quand elle le laissa dans la chambre, repartant vers la pièce humide pour se refaire une beauté. Elle avait envie de prendre soin d’elle, comme souvent après qu’il lui eut fait l’amour. Elle voulait lui plaire, naturellement. Elle enfila sa robe en cuir marron (Visuel de la robe). Une de ses préférés, si on mettait de côté la magnifique robe rouge sang qu’il lui avait offert. D’ailleurs, elle enfila les boucles d’oreilles pendantes de son anniversaire, ainsi que le bracelet. Elle se délia les cheveux pour les brosser. Ils étaient fins et cela ne présentait pas vraiment de problème. Un peu de fond de teint, du mascara, du fard à paupière sombre, une touche de gloss pour rehausser ses lèvres, et elle était fin prête. Elle ne se chargeait jamais à outrance de maquillage, préférant de loin être un maximum naturel. Elle se parfuma ensuite avec son parfum habituel, « la vie est belle », et… et Alexander parlait dans la pièce d’à côté. Qu’est-ce qu’il fichait, et à qui diable parlait-il ? Etait-il au téléphone ou bien quelqu’un s’était invité ?

Pieds nus, elle approcha de la chambre depuis la salle de bain. Elle se colla au chambranle de la porte en le voyant en mauvaise posture avec une blonde qui venait de le relever, tandis qu’elle restait debout sur le lit à lui parler restaurant. Erin était perplexe et cela se voyait sur son faciès, mais ni l’un ni l’autre ne lui prêtait de l’attention. L’américaine détailla la femme qui était avec son compagnon. Elle était vraiment belle, une blonde classieuse, sexy, mais pas vulgaire, qui assumait toute sa féminité et plus encore, sans être ostentatoire. En fait, elle était tout simplement belle. On pouvait dire d’une femme qu’elle était jolie, chic, charmante, mais quand elle entrait dans la catégorie des belles femmes, c’était quand même un cran au dessus. Bien au dessus. Elle dégageait quelque chose, et il était presque inconcevable de la voir autrement que sous ce jour là.

« Pour trois oui », finit par dire Erin en réponse à la question de la cousine d’Alexander, sur un ton amusé, voyant que l’anglais la faisait mariner. Elle n’avait pas vraiment de doute quant à son identité. Ces deux là avaient une classe folle. Elle était presque piquée jalousement de voir Erika pour de vraie tant elle était belle. Elle comprenait presque pourquoi il avait cherché à avoir des petites amies blondes. Il voulait sa cousine. Devait-elle se sentir en danger ? Elle fit une rapide introspection pour y trouver que le néant. Non, elle n’était pas stressée, pas même en compétition. C’était sa cousine, et Erin se savait suffisamment belle pour rivaliser. Et puis, n’avait-il pas choisit une brune cette fois-ci ? Peut-être que l’éloignement le guérissait de la plantureuse blonde. Elle décolla son épaule de la porte pour faire quelque pas dans la pièce, profitant de l’effet de surprise.

« Je suis Erin, et vous devez être Erika. » Elle ne savait pas trop quelle serait la réaction de la jeune femme aussi y allait-elle mesurément.

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Alexander / Erika



Ce fut donc Erin qui répondit à la belle blonde, avant même que son homologue formule une phrase. Immédiatement, le regard bleu acier d’Erika se tourna vers la source de la voix. Son visage se rematérialisa dans un aspect pro, froid et austère qu’Erin pouvait sans aucun doute identifier à son chéri. Ils n’étaient pas issus de la même union, mais les deux humains étaient très similaires sur beaucoup de point et pas que physique. Outre le même bleu acier, le même blond et la même finesse des traits et de l’élégance, niveau caractère il y avait de quoi voir son propre miroir. Les Hoffman’s, avaient beaucoup rit de cette similarité parfois un brin flippant.

Erika, descendit du lit dans un mouvement à la fois lent et sensuel. Son regard observa de haut en bas la jeune femme, cela pouvait être oppressant ou même déstabilisant sur le coup… puis tourna ses deux perles d’azures vers son cousin le regard à nouveau espiègle.

« J’aime bien quand tu ramènes ce genre de minette à queue de poisson » Fit-elle en lâchant un rire. Elle avait repris les propos qu’il avait tenu à sa grand-mère entre ses mails et ses échanges téléphoniques. Erika réduisit la distance, pour venir tendre la main à la brune, elle avait un regard plus agréable et assez ravi de la surprise.
« Oui en effet. Enchantée Erin… » Elle serra la main de l’administrative avec une certaine poigne pour une femme. Puis tourna la tête vers son cousin, qui venait de se relever prestement. « Une brune ! ça va rassurer les Beniwaith’s qui commençaient à avoir peur de ne voir que des blonds dans cette famille ! ». Elle lâcha la main de son interlocutrice pour reprendre ses talons, mais Alexander les envoya sous le lit avec un rictus innocent.

« C’est parce que je ne l’ai pas encore mordu ! » Il croisa aussi ses bras, lança un regard amusé à sa compagne.
« Oh elle n’est pas vampirisée ? ! Alalala… tu parles, si tu n’as pas pu déballer tes valises, ce n’est pas en ayant mirer dans ses beaux yeux verts ! Tu as préféré toiser d’autres vallées bien moins vertes… » Elle râla en voyant ses talons disparaître sous le lit. Elle croisa les bras.
« Rho mais non. Jamais avant le mariage » Il haussa les épaules.
« Une évidence ! Enfin moi à ta place j’aurais pas attendu de lui enfiler une bague au doigt pour explorer » Elle essaya de voir, où avait pu choir ses chaussures et elle soupira.
« Tu sais bien que je ne sais pas faire »
« Oui tu es désespérant ! Faut tout t’apprendre… et on va commencer par rapporter mes talons ! » Elle montra le lit d’un air autoritaire, qui n’eut aucun effet sur l’anglais.
« Montre-moi » Il lui fit un rictus concupiscent, elle leva les yeux au ciel toisant Erin « Il est chiant hin ? Il vous traumatise vous aussi ? Vous savez j’ai fait une association des FTA… “Femme traumatisée par Alexander”… le prix à payer est juste de le mettre dans la fontaine du manoir ! »
La belle blonde, attendit une réponse de la brune, elle s’était rapprochée d’elle.
« Ni pense même pas ! »
« Oh que si j’y pense. Pour une fois, j’ai une nouvelle alliée pour t’embêter ! »

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Erin se laissa détailler du regard. Elle avait noté le changement d’attitude chez la cousine d’Alexander, et elle ne pouvait pas lui en vouloir. Elle se pensait seule avec lui, faisant preuve d’une familiarité et d’une intimité propre à leur relation de cousinage proche. C’était logique qu’elle se recompose face à l’intrusion d’une tierce personne non annoncée par le maître des lieux, et à dessein, Erin en était persuadée. Il jouait avec sa cousine comme il l’aurait fait avec elle, la taquinant gentiment, l’invitant à faire des déductions par jeux en faisant le grand homme mystérieux. Du Alexander tout craché. Cela avait fortement amusé l’américaine qui, du coup, était plutôt détendue. Elle se laissait donc mirer de bas en haut, faisant de même avec la plantureuse blonde qui lui faisait face. Erin pouffa légèrement quand finalement elle lâcha une phrase à l’attention de son cousin. Ariel avait déjà été plus ou moins annoncé dans les échanges qu’il avait eu avec sa famille. Elle ne s’en dépêtrerait pas, de ce surnom, et ce n’était pas pour lui déplaire, car finalement, il lui était personnel.

Elle accueillit la poignée de main avec la même fermeté, dont elle usait au quotidien avec ses collaborateurs. « Je suis enchantée également. » fit la concernée avec un sourire. Erika avait exactement le même regard qu’Alexander, et c’était assez… déroutant. Elle la pensait froide de prime abord, mais en fait non. Elle balança une réplique à son cousin sur les brunes, et sur sa famille qui serait rassurée. Elle savait mettre à l’aise, tout comme Alexander. Décidément, ces deux là se ressemblaient beaucoup. Heureusement qu’elle n’était pas bi, sinon elle aurait pu baver sur les deux en même temps. Quoiqu’elle n’avait jamais essayé avec une fille, alors elle n’en savait rien, mais ça ne l’attirait pas outre mesure… Enfin, une blonde comme Erika, qui avait un charisme à vous écraser un soumis d’un simple regard, serait la partenaire idéale pour un test. Mais elle était loin de ce genre de pensée, rassasiée de toute façon des deux séances pleinières avec monsieur, pour avoir encore d’autres envies lubriques dans sa besace. Et puis, comme elle le pensait plus haut, elle n’était pas certaine d’être encline à vouloir tester.

Double bref. Elle eut la force de ne pas rosir alors qu’ils débattaient de si oui ou non elle était passée à la casserole, pas plus tard qu’il y a quelques minutes maintenant. Au lieu de ça, elle croisa les bras, observant ce ping pong intéressant, dont elle était la balle. Forcément, pour taquiner sa cousine, Alexander avait balançait ses talons sous le lit, espérant par là qu’elle aille les chercher. Mais elle ne le fit pas. Elle le connaissait bien. Erin n’y serait pas allée non plus, à moins de subir pire une fois qu’elle serait à quatre pattes à tatonner sous le lit. Les talons n’étaient qu’une diversion pour l’embêter un peu plus dans une position vulnérable, et sa cousine ne s’y trompait pas, même si elle se foutait surement le doigt dans l’œil en essayant de le faire obéir de la sorte. C’était pas qu’Erin essayait de temps en temps, sans succès aucun.

« Je ne sais pas si je vais prendre une entrée dans votre association, parce que je ne sais pas qui de nous deux traumatise plus l’autre », répondit-elle espiègle en lançant une œillade amusée à son compagnon. Il était vrai qu’Erin était jamais en reste quand il fallait l’embêter, quitte à lui sauter dessus. Elle était bien tentée, d’ailleurs, de se jeter sur lui pour que sa cousine puisse en profiter pour chopper ses talons, mais la réponse d’Alexander sur la fontaine était plus intéressante à traiter tout de suite.

« Néanmoins… », rajouta-t-elle en laissant flotter sa réponse, comme-ci elle réfléchissait à l’éventualité de le coller dans la fontaine sous un angle intéressant.
« … je ne dirai pas non de le mettre habillé dans une fontaine. Vous savez, il m’a forcé à me baigner dans une eau gelée juste pour le plaisir, soit j’y allais de moi-même, soit il me laisser tomber dedans sur le dos. », fit Erin pour ramener Erika, qui n’avait pas besoin de ça de toute façon, à sa cause, rien que pour emmerder Alexander. C’était trop tentant de continuer sur la lancée de la belle blonde taquine. Bien entendu, elle éludait sciemment le fait que quelques minutes avant qu’il ne l’oblige plus ou moins à aller dans l’eau, elle l’avait poussée dedans en bonne fourbe qu’elle était.

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Alexander / Erika



Erika avait reporté son attention sur Erin, attendant une réponse de celle-ci. Elle ne comptait pas récupérer tout de suite ces talons et poussa naturellement son cousin sur le lit, quand celui-ci s’approcha un peu trop près d’elle. Elle y avait mis de la force et toute sa conviction pour faire choir l’homme une nouvelle fois. Elle lui lança un rictus espiègle et fronça les sourcils, comme pour lui dire de rester là, que ce fut sa place.

L’anglais soupira dans une fausse exagération et quand Erin répondit, il lança un regard triomphant à sa cousine chérie. Mais la belle brune ne comptait pas finir, son néanmoins indiquait que dans un sens ce fut la blonde qui avait remporté le match.

« Oh mais tu es un véritable vilain … » Fit-elle en toisant l’homme avec une petite moue. « Vendu ! Je l’aime bien ta minette à queue de poisson, on va faire de grande chose ! Bon préparez-vous nous sommes en retards ! »
« Elle est donc validée ? »
« Oui tu peux la mordre ! » Lança Erika en ouvrant le placard de son cousin, pour se mettre sur la pointe des pieds et prendre une boite à chaussure avec des escarpins bleu marin dedans. Alexander se releva et toisa la trouvaille de sa cousine d’un air un tantinet surpris.
« Vos placards, madame la duchesse ne sont -ils plus assez grands ? »
« En effet, c’est pour cela je prends ceux de monsieur le baron. Surtout que connaissant ce polisson, j’ai plutôt intérêt à avoir des doubles pour ne pas qu’il me cache mes affaires. » Elle avait pris le même ton pompeux que lui, puis s’éloigna la boîte de son cousin pour les enfiler plus loin.
« C’est quand même inquiétant que mon chez moi, est aussi le tiens… »
« C’est parce que tu n’as pas encore vu les sous vêtement que j’ai mis à la place de tes caleçons ! Arrête de râler et met tes chaussures ! Tu me fais honte devant notre invité » Alexander roula des yeux puis toisa sa compagne d’un petit air malicieux.

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Erin poussa un ouf de soulagement qui était un peu exagérée et qui participait à la conversation entre les deux cousins. Elle lança une œillade amusée à Alexander, tandis qu’Erika s’éloignait pour ouvrir un placard comme-ci elle était chez elle. Elle en extirpa une boîte de chaussures avec des escarpins dedans. Décidément… En parlant de morsure, c’était amusant de constater que leur couple s’était formé là-dessus. Il l’avait mordu à la soirée des Santas, et pour se venger, elle avait fait pareil en lui sautant dans le dos.
« Je comprends mieux que pour m’avouer ta flamme, tu m’ais mordu », fit-elle espiègle tout en constatant avec un pseudo amusement que l’anglais ne s’attendait pas à ce que cette boîte de chaussures se trouve ici. Cette dernière continua de la tarabuster en le titillant sur ses placards. Ils étaient intenables, mais au moins, c’était plaisant de voir qu’ils se retrouvaient dans la joie et la bonne humeur. Le contraire aurait été un peu gênant pour la brune.
« Allez, met tes chaussures, tu me fais honte devant ta cousine », répliqua Erin en lui faisant un sourire complice et en haussant des sourcils pour le chercher un peu. « Enfin, tu as de la chance que j’étais trop occupée à… explorer cet appartement pour tomber sur les affaires de madame, sinon… ». Alexander savait qu’elle n’était pas jalouse, mais c’était amusant d’en jouer de temps en temps. N’empêche, elle avait bien failli se vendre avec son occupation du moment.


Alexander / Erika



Alexander eu un petit rictus mutin et parfaitement innocent. Il est vrai que la prémisse était une morsure, mais pour lui, le moment où tout avait basculer était lors du massage. Si celui-ci n’avait pas eu lieu, il n’était pas certain que la soirée se soit terminé en ébat… mais plutôt comme d’habitude en chamaillerie et avec une frustration interne de n’avoir rien tenté.

« C’est le problème ma chère, quand on sort avec un requin politique, on se fait mordre » Lança Erika d’un ton solennel, mais plus pour emmerder Alexander qui allait répondre à sa compagne. Celui-ci soupira doucement et Erin en profita pour le rabrouer gentiment.
« Oui maman, je mets mes chaussures » Dit-il d’un air enfantin. Oui il était survolté, mais cela était dû à la présence de sa cousine. Elle lui avait terriblement manqué et les retrouvailles étaient de taille. Il alla donc mettre ses affaires en ronchonnant comme Harry, pour la forme.

« Sinon ? » Lança Alexander curieux de savoir ce qu’allait dire Erin au propos de trouver des affaires féminines. Il avait bien remarqué, qu’elle avait manqué de les vendre, mais il était persuadé q’Erika se doutait bien, qu’ils n’avaient pas jouer au bowling juste avant. D’ailleurs, elle pouffa doucement dans son coin. Et étrangement, il s’en fichait bien que ça soit sa cousine qui le sache ou non.

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« Je ne vois pas cela comme un problème », fit Erin avec un sourire entendu. En plus des fessées, elle n’était jamais contre quand il décidait de la mordre au lit. Cela la faisait grimper, de sentir sa possession jusque dans sa chair. Des fois, elle se disait qu’elle avait un grain, mais tant que cela n’effrayait pas Alexander, elle en venait à se dire qu’elle ne faisait rien de mal et qu’aimait cela pour son plaisir n’avait rien de tordu. Elle fit un petit geste de la tête quand il confirma qu’il allait mettre ses chaussures, sur un ton enfantin. Elle pouffa un peu en l’entendant ronchonner comme son chat l’aurait fait.

« Sinon rien. De toute façon, je sais très bien qu’à un moment ou à un autre je vais tomber sur une des tes épouses. Je suis même surprise qu’il y en ait pas une qui soit sortie du placard », dit-elle en montrant le placard qu’Erika venait d’ouvrir pour se saisir des escarpins.


Alexander / Erika



« Tant mieux ! Car c’est de famille de mordre » Conclut Erika l’air de rien.

Alexander ricana doucement à la mention des épouses, un jour ça va lui retomber dessus, cette fausse réputation qu’il avait. Il ne sut plus vraiment comment elle était venue d’ailleurs. Il marcha vers sa compagne, pour lui faire un bisou sur la joue et lui mordit doucement, comme pour la punir de dire autant de bêtise.

« Et Elodie n’est pas là ? » Il changea de sujet, celui-ci étant clos.
« Non, nous sommes plus ensemble » cela fit un choc à Alexander qui beuga un peu. Sous la surprise il s’humidifia les lèvres. Il ne comprenait pas comment le couple de sa cousine qui était stable depuis huit années venait de se briser.
« Ah … je ne savais pas… désolé »
«[color=MediumTurquoise] Ce n’est pas grave, je ne te l’ai pas dit par mail, puisque je voulais t’en parler oralement »
« Et le bébé ? » Ce fut une question toute simple.
« Il en a pas eu… enfin… elle n’a pas utilisée l’éprouvette ». Alexander arqua un sourcil intrigué… normalement elle aurait dû faire sa FIV…Elle agita ses mains, pour lui faire signe de se magner « Dépêche-toi, on va être en retard ! On en parle dans la voiture. Même si Erin a autre chose à entendre que mes problèmes de couples ! »» Elle savait très bien que son cousin allait la questionner, il ne la laisserait pas tranquille, puisqu’il avait bien vu, une petite lueur de tristesse dans ses pupilles. Elle le cachait bien, mais cela semblait être récent.

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Erika était donc lesbienne. Alexander avait dû lui dire mais elle ne l’avait pas imprimé. Cela ne gênait nullement Erin qui était plutôt ouverte d’esprit et qui ne considérait pas les couples homosexuels comme des bizarreries qu’il fallait étudier voire parquer, voir tuer. Sa plastique et son charisme avait dû rendre un paquet de monde fout d’elle, et les hommes devaient détester l’idée de ne jamais pouvoir toucher cette femme. Qu’importe, bien malgré lui, Alexander mit les pieds dans le plat d’une rupture récente, sous-jacente à une envie de conception par FIV qui ne s’était manifestement pas faite, et cela pesait plus sur Erika qu’elle ne voulait bien le dire ou le laisser paraître. Erin commençait à sérieusement s’y connaître en Hoffman, et elle était plutôt fine quand il s’agissait de les percer à jour.

« Et si vous souhaitez en discuter avec votre cousin de façon plus personnelle, n’hésitez pas, je comprendrai parfaitement », lança Erin sans trop de formalisme, ne souhaitant pas rentrer dans le pathos ni même dans la pitié. Elle ne connaissait rien de leur histoire pour cela.

Quoiqu’il en soit, elle enfila elle aussi ses escarpins, puisqu’elle était pieds nus, d’une couleur similaire à sa robe. Elle avait hâte de voir l’extérieur de la bâtisse, puisqu’ils étaient arrivés directement dans l’appartement de l’anglais, téléportés par le Dédale dans les locaux. Il ne fallait pas qu’elle se montre trop surprise sinon Erika allait la prendre pour une demeurée qui ne savait même pas où elle était quand elle était arrivée.


Alexander / Erika



Erika regarda Erin, elle était prête et attendait les deux amoureux.
« Cela n’a pas d’importance que vous soyez là ou non. Je suppose que mon cousin vous racontera et cela vous fera de la culture Hoffman. Et si ça vous fait trop peur, vous pourrez toujours fuir » Au début elle était sérieuse fort impériale puis la fin de sa phrase fut teinté d’un petit rictus amicale et d’un clin d’œil . « On va se tutoyer Erin, ça sera plus simple »

Alexander était prêt aussi, après avoir enfilé ses chaussures, il prit sa sacoche en cuir, qui contenait son téléphone, son portefeuille et son permis de conduire. Il prit au hasard une des clés de voiture pendue.
« On prend la mienne ou la tienne ? »
« Il y a du carburant dans “pégase ?” On prend la mienne, tu rouleras des mécanique dans ta voiture plus tard »
« Ce n’est pas moi qui roule en Aston martin, ma chère »
« Ah oui, monsieur préfères les italiennes ! »
Elle lui prit les clés pour les jeter sur la commode d’un air dédaigneux, puis sortie. Le pire, c’est qu’il avait aussi une voiture italienne, mais avait la célèbre voiture de James Bond avant et il l’avait vendu à sa cousine, suite à un accident de voiture qui avait détruit la sienne.

Il marcha jusqu’à la porte d’entrée, qui donna sur un couloir lumineux, avec un plafond en verre, signe qu’au-dessus il devait avoir un jardin. Le sol était en moquette sombre bien entretenu et les murs blancs avec de la pierre grise par endroit. L’ascenseur se trouvait au bout.

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La jeune femme opina du chef. Elle n’était pas contre de tutoyer la cousine d’Alexander. Ce serait nettement moins formel. Quant à leurs histoires, effectivement, son compagnon risquait de lui raconter. De toute façon, elle verrait en allant, elle n’allait pas se sauver, et il fallait bien qu’elle s’intègre dans la famille de l’anglais maintenant qu’ils étaient en couple. A première vue, Erika ne serait pas trop difficile à supporter, de même qu’à côtoyer. Outre son humour similaire à son cousin, elle était avenante, et il se dégageait d’elle une certaine forme de pouvoir qu’Erin aimait beaucoup.

Elle attrapa son sac à main, sorte de sacoche en daim qu’elle portait en bandoulière, doté de petites franges en tissus sur les fermetures éclairs. Elle était fin prête, et plutôt excitée à l’idée de retrouver l’atmosphère terrestre, l’ambiance des rues, la circulation, les gens, les badauds qui promènent sans se douter qu’une aventure extraordinaire se passait au-dessus de leur tête. Elle se figea quand les deux commencèrent à échanger sur la voiture. « Pegase ». Elle avait bien dit « pégase. » Erin se tourna vers son compagnon pour lui lancer un regard, mais ce dernier continuait la conversation l’air de rien.

Soit c’était une expression, qu’elle ne connaissait pas, soit il avait appelé une de ses voitures pégase, et cela ne l’étonnerait pas vraiment, soit elle était au courant de leur provenance. Le dernier point était délicat. En tant qu’agent de la CIS, elle devait faire remonter les « fuites » s’il y en avait, et elle détestait déjà l’idée même de se dire qu’Alexander en avait trop dit. Ça ne lui ressemblait pas, fût-ce sa cousine la plus proche.

« Rien ne vaut une allemande de toute façon », fit Erin pour les départager. Elle n’avait pas vraiment de préférence de marques, mais puisqu’ils en étaient à se chamailler sur la marque, autant y mettre son grain de sel. Et puis, elle ne pouvait pas toujours tenir avec Erika. Elle suivit le mouvement, détaillant la coupole lumineuse laissant penser qu’un jardin se trouvait au-dessus. L’immeuble était très classe, art déco dans des tons sobres, mais clairs. C’était marrant d’arriver dans l’ascenseur, et pas dans une téléporteur. Il fallait reprendre les bonnes vieilles habitudes, et c’était difficile de ne pas faire de commentaire à voix haute sur tout cela.


Alexander / Erika



« Les Allemandes… tsss “deutch qualited” » Répondit Erika en ricanant.

Alexander tendit sa main vers celle de sa compagne, pour la lui tenir. Il avait bien remarqué son petit beug à la mention de Pégase. Erika marchait devant, elle semblait pressée, mais en réalité elle était sur son téléphone.
« Erika et mon frère travaillent tous deux pour la sécurité nationale à la Falcon et communiquent régulièrement avec le SGC, pour les armes et l’intégration des nouvelles technologies. Ils sont tous deux ingénieurs responsables des projets “pégase”, censé être une base quelque part sur terre où je travaille. Mais ils n’en savent pas plus. » Lui dit-il en murmurant. Puis, pressa un peu le pas, pour voir ce que fichait sa cousine. Celle-ci avait le visage légèrement blême, puis en sentant son cousin arriver reforma son visage d’une manière joyeuse.

Cela ne dupa pas Alexander, qui tendit ses autres mains. « Je vais conduire donne-moi les clés, s’il te plait » Son ton était sans appel, sans négociation possible et elle lui glissa dans la mains, sans rien dire. Ils prirent l’ascenseur assez grand est spacieux jusqu’au niveau -1, celui du parking.

Erika, les guida jusqu’à une Aston martin bleu nuit une DB9 pour être plus précis. Alexander, prit donc la place à droite du conducteur. Quant à la belle blonde, elle laissa le choix à Erin de se mettre où elle voulait.

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Erin accueillit l’explication avec une certaine forme de soulagement. Bon, cela n’empêchait pas qu’il fallait faire attention à ce qu’elle allait dire, mais elle comprenait mieux la référence. Elle en déduit qu’elle devrait coller à la couverture d’Alexander, comme ils avaient appris à le faire dans le Dédale avec… Forback. Sans trop le vouloir, elle laissa ses pensées divaguer vers ce dernier, et elle ne fit qu’un petit hochement de tête à l’adresse de l’anglais pour lui signifier qu’elle avait compris. Ce dernier était déjà en train de presser le pas pour rejoindre sa cousine qui avançait devant eux.

Ils arrivèrent dans l’ascenseur, et le RDA avait récupéré les clés de la voiture. Il conduisait donc. C’était stupide, mais tout cela était nouveau pour la jeune femme qui ne l’avait jamais vu conduire, qui ne l’avait jamais vu évoluer sur Terre en fait, dans un environnement « normal ». Parce que jusqu’à présent, la normalité de leur couple tenait entre les murs d’Atlantis. C’était leur quotidien, leur vie de couple depuis le départ. C’était curieux, mais surtout exaltant. Un peu comme la copine qui découvre enfin l’appartement de son copain, son petit traintrain quotidien et tout le reste, alors qu’elle ne le connaissait que de rendez-vous officiels dans des restaurants, cinémas, ou autres. Bref, elle se sentait ridicule.

« Je vais m’installer à l’arrière », fit Erin sans négociation, ouvrant la portière d’ailleurs pour s’installer. « Comme ça, je pourrai vous coller des baffes si vous n’êtes pas sages tous les deux », rajouta-t-elle avec humour. A dire vrai, elle voulait qu’Alex profite de sa cousine. Ils se voyaient tous les jours sur Atlantis, alors qu’il ne revenait pas souvent sur Terre. Il devait se gorger de sa famille.

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Erika lui fit un petit rictus de remerciement, intérieurement elle aurait préféré prendre la place de devant pour échanger avec son cousin. Elle s’installa et Alexander démarra la voiture, pour la guider à l’extérieur du parking.
Dehors, il ne faisait pas très beau, typiquement le ciel de Londres, gris et sobre. En sortant, Erin put voir qu’en face il y avait un parc, il y a de forte chance qu’ils s’y promènent d’ailleurs. La nuit commençait à tomber et les lampes des routes s’allumèrent petit à petit. Ils étaient dans le quartiers riches de Londres, les belles façades blanches, les monuments historiques et tout cela respirait la propreté et la bourgeoisie. Dans les rues, de belles voitures étaient garées. L’Aston vrombissait comme un chat ronronnant.

Sans surprises, il était l’heure de la débauche et la circulation était dense. Alexander eut un petit soupir, sa conduite était à son image : calme mais si on regardait bien, il n’était pas toujours à la vitesse autorisée, la dépassant généralement de cinq à dix kilomètres heures.

« Les bouchons de Londres… ils ne m’ont pas manqués eux… »
« Je crois qu’ils ne manquent à personne. »
« Je pense aussi… Et donc tu veux parler d’Elodie ? »
« Si tu veux… Il serait plus juste d’évoquer tous les éléments. Voilà un an que son collègue Jeremy n’arrête pas de la draguer. Il sait pourtant qu’elle est avec une femme, mais bon, les vieux principes des bas de plafond, qui pense que les lesbiennes ou les bisexuelles sont des femmes mal “baisées” et donc qu’avec un vrai homme cela changerait tout. » Elle soupira légèrement d’un air un peu agacée, puis tourna un peu la tête vers Erin, qui ne devait pas comprendre… Pour le peu que cela pouvait l'intéresser.
« Erin, Elodie est professeur à Harvard dans les sciences économiques, l’autre prof enseigne l’éloquence, la stratégie politique et la prise en parole en public »
« Tu m’en avais parlé, c’est cet homme égocentrique, qui avait osé dire qu’il n’y avait pas plus grand professeur que mon père, sauf dans les cours de récréation »
« Lui-même… Il se prétend plus talentueux qu’Harry » Petite révélation pour une jeune femme aux yeux vert, Alexander ne lui avait jamais parlé de son père ni de comment il se nommait.
« Quel imbécile… Il est bon au moins ? »
« Il reste un professeur standard, qui aime en faire des tonnes, étant bel homme, il charme avec les mots et il à sa cour de groupies »
« Un homme charmant » Ironisa Alexander.
« Il t’a en aversion, tu sais »
« Pourquoi donc ? Je ne le connais même pas. Sauf, si son père était chef d’une entreprise … Je l’ai peut-être ruiné et il ne s’en remet pas ? »
Cela était du cynisme qui fit ricaner.
« Non. Tu es sur le tableau d’honneur. Personne n’a réussi à résoudre la problématique. Même s’ils l’ont changé au cas où que cela fuite »
« S’il avait un minimum de logique, il l’aurait résolu sa problématique. Elle n’avait rien de bien compliquée, la réponse est dans l’énoncé »
Lâcha Alexander d’un ton clairement désespéré. Erika, tourna la tête vers lui et se mordit les lèvres pour ne pas répliquer une phrase. Elle sentait que son cousin, ne comprenait pas où était la difficulté. Son regard alla sur Erin quelques secondes puis elle reprit sa place.
« Oui, elle n’a rien de compliqué »
« De toute façon, tu l’as résolu aussi, donc je ne suis pas le seul »
« Non, tu m’as dit la réponse et j’étais d’accord… »
« Mouai. Et donc ? cet homme charmant avait en tête de faire changer une nouvelle fois l’orientation sexuelle d’Elodie ? »
« Oui. Je n’ai jamais compris, pourquoi, elle s’est liée d’amitié avec ce petit prétentieux égocentrique mais soit. En tout cas, il a réussi à la faire douter sur les femmes… »
« Comme c’est surprenant … »
« Ah ! Ne commence pas ! »
« Excuse-moi, mais bon tu sais bien qu’elle avait des lubies un peu douteuses parfois Elodie… »
« Oui… c’est vrai mais bon, elle avait d’autre qualités »
« Heureusement, sinon je me serais demandé ce que tu lui trouvais, hormis une belle plastique » Il se mit à ricaner doucement, signe qu’il se fichait d’elle. En échange, elle lui frappa le bras.
« Maiiisss… je conduis ! »
« Tu es à l’arrêt champion ! »
« Sait-on jamais, si je dois déboiter en urgence » Il fit ronronner la voiture avec un rictus concupiscent
« Kéké… »
« Oui. Et donc ? Qu’elle fut la nouvelle lubie de miss Elodie ? De regoûter aux hommes histoires d’être certaine de son choix ? »
« Exactement … tu es pénible à deviner »
Alexander tourna la tête vers elle… « Sérieusement ? Je croyais que tous les hommes étaient des “Connards” »
« Sauf toi, car tu es mon cousin d’amourrrrr ! »
« Mouai. J’en suis un quand même… »
« Oui en affaire mais c’est normal ça… mais pas en sentiment »
« Oui pas faux »
« Arrête de te dévaloriser sinon je t’attache dans la cave ! »
« Non, c’est réservé à Erin ça » Oui fallait bien lui balancer une petite pique. Il leva son regard amusé sur le retro intérieure pour toiser sa compagne.

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Erin Steele


Erin avait vu juste en pensant qu’Erika aurait aimée être à l’avant avec son cousin. C’était plus simple pour parler, et vue leur conversation avant de monter dans la voiture, il semblait évident que ces deux-là avaient des choses à se dire. Bref, elle passa par la portière avant pour se placer à l’arrière. Ce n’était pas large à l’arrière, plutôt adapté à des enfants mais bon, ça ferait l’affaire le temps du trajet. En bonne pièce rapportée qu’elle était, elle en profiterait pour glaner des informations sur le Barron Hoffman, peu loquace quand il s’agissait de parler de son passé ou de sa famille. Peut-être qu’elle ne lui posait pas assez de questions non plus. Elle n’en savait rien, mais écouter était un bon moyen pour en apprendre d’avantage, et même si pour le coup, le sujet aller tourner autour d’Erika, et de la fameuse Elodie, la plantureuse blonde faisait partie de la vie de son chéri, et c’était normal d’en apprendre un peu plus.

La voiture démarra et Alexander l’orienta vers la sortie du parking. La jeune femme mit un bras sur le rebord de la fenêtre, et elle appuya son menton dessus, pour pouvoir regarder à l’extérieur tranquillement tandis que les « jumeaux » commençaient à parler. C’était marrant que cette pensée vienne soudainement. Oui, ils avaient tout de jumeaux, tant dans leur posture, leur physique, que dans leur complicité. Il y avait de la circulation et la voiture avançait au rythme de cette dernière. Erin n’en était pas contrariée, bien au contraire. Elle pouvait ainsi détailler le paysage d’un quartier de Londres qu’elle ne connaissait pas spécialement, et qui respirait la petite bourgeoisie. Et puis, c’était agréable de se laisser porter un peu. La sensation même d’une voiture qui roule était un peu déroutante. A cause du fléau Murdock, elle n’avait jamais pu monter dans une Jeep sur Alpha, si bien que cela faisait une éternité qu’elle n’avait pas utilisé une voiture. C’était moins confort qu’un Jumper au niveau de la mobilité, mais un peu plus au niveau des sièges, fallait le reconnaître.

Le parc semblait joli et elle comptait bien y faire un tour prochainement. Profiter de l’extérieur en quelque sorte. Reprendre sa dose de pollution terrestre avant de repartir dans l’espace confiné de la cité lantienne. Erin écoutait la conversation entre les deux cousins. Ainsi donc, la petite amie d’Erika s’était barrée avec un homme. Au final, ce n’était pas si fou que ça, c’était même courant. Certaines se cherchaient pendant longtemps, et certaines n’assumaient pas toujours, au fond, une homosexualité, et préféraient se mettre avec un homme quitte à mal le vivre. D’autres se faisaient embobiner par un beau mâle à la parole acérée et aux bonnes manières. C’était également valable pour les hommes homosexuels bien entendu. Dans un monde où la norme, sociétale et religieuse, veut qu’un homme s’unisse à une femme et vice versa, pas étonnant que certains développent des complexes à aimer une personne du même sexe. La pression devait être énorme, tant dans les familles que de la part de l’extérieur de leur environnement. Tout cela dépendait aussi de la force de caractère et des fragilités de chacun à pouvoir endurer le regard des autres.

Elle préférait ne pas participer à la conversation. Bien entendu, quand Erika lui indiqua qu’Elodie était professeur à Harvard, Erin lui répondit, ne faisant pas sa sauvage. Elle écoutait néanmoins, et de façon active. Ainsi donc, le père d’Alexander était enseignant lui aussi, à Harvard, et il s’appelait… Harry. Un petit sourire naquit sur les lèvres de la brune qui ne put s’empêcher de pouffer discrètement, bruit absorbée par le moteur V12 ronronnant de la voiture. Elle allait vouloir savoir pourquoi son chat portait le nom de son père. Mais le parallèle était mignon et bien entendu, elle extrapolait plein d’hypothèse dans sa petite tête, tandis que les façades blanches des maisons défilées devant ses yeux et qu’elle pouvait voir de nombreuses voitures de marques, plutôt onéreuses, de garées sur le bas-côté. La mention du problème résolu l’interpela également. Elle se demandait de quoi ils parlaient tous les deux et elle capta le petit regard d’Alexander dans le rétro. Il ne semblait pas comprendre que ce problème était difficile, mais manifestement Erika, elle, le pensait, surtout qu’il semblait être le seul à l’avoir résolu. Erin était curieuse de savoir ce dont il retournait réellement, mais la conversation bifurqua à nouveau sur Elodie. Elle le sentait arriver gros comme un poisson qu’elle s’était entichée du professeur de rhétorique. Vue comment Erika l’avait emmenée dans la conversation, cela ne pouvait invariablement débouché que là-dessus.

Alexander était dans l’empathie sans vraiment l’être. Sa cousine était peinée, et il la taquinait en se la racontant alors qu’elle cherchait peut-être un peu de soutient. Bon, d’un côté, il n’y avait pas grand-chose à dire ou à faire, et elle voyait dans l’attitude d’Alexander une forme de distraction pour lui changer les idées. Néanmoins, après sa petite accélération à vide, il la relança. Elle semblait ne pas vouloir en parler et sauter sur la moindre distraction pour changer de sujet, et pourtant, elle semblait avoir envie de se confier quand même. Erin espérait simplement que sa présence n’était pas un problème.

« Je n’ai pas besoin que tu te dévalorises pour t’attacher dans la cave, j’attends toujours que tu me le demandes gentiment », répliqua-t-elle avec un sourire pour lui dans son rétroviseur tandis que la conversation déviait encore une fois. Elle ne pouvait pas s’empêcher de le taquiner. « Mais tu es loin d’être un connard. Un requin en affaire surtout. » Elle se pencha vers Erika :
« Mais en sentiment, c’est un nounours. », fit Erin en pouffant. Elle glissa sa main sur l’épaule d’Alexander pour faire une pression dessus.

Mais Erin avait envie de recadrer les choses et d’apporter, peut-être, un éclairage féminin à l’histoire d’Erika et d’Elodie. « Et, sans trop vouloir me mêler de ce qui ne me regarde pas, tu ne penses pas qu’elle a pris le prétexte de ce prof pour s’éloigner ? Peut-être qu’elle avait peur d’avoir un enfant. » Une nouvelle hypothèse en perspective.

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Alexander / Erika



Bien entendu les deux Hoffman, se mirent à rire en entendant les réponses d’Erin, qui ne manquait jamais une occasion de charrier son homme.
« Rho Erin… On avait dit qu’on ne le disait pas ça ! » Lança l’anglais, qui accouda son coude à la fenêtre alors que les bouchons n'avançait pas. Alexander ne put s’empêcher d’émettre un petit » hum » de satisfaction quand la main de sa compagne venue lui flatter l’épaule. Cela fit sourire Erika qui jeta un regard assez mitigé niveau sentiment entre le « c’est meugnon » et la tendresse diriger vers son cousin.
« Nounours… c’est bien choisi comme mot… un requin avec du pelage tout doux et un cœur de guimauve » Fit Erika en pinçant la joue d’Alexander qui grogna pour la forme.

Il est vrai qu’on pouvait s’étonner d’une empathie relative de la part d’Alexander. Mais, en réalité, dans ses micro expressions, il était totalement dans le soutiens envers sa cousine. Elle ne voulait pas de pitié ou de « ma pauvre », elle voulait se confier sans avoir l’impression qu’on la prenait en peine. L’humour l’aidait à se confier et elle avait besoin de développer tout cela avant d‘arriver à sa petite bombe. Et sans le vouloir…Erin l’enclencha.
« Tu peux t’en mêler, ça donne d’autre avis, ça ne me dérange pas » Dit-elle dans un souffle, en avalant doucement sa salive. « C’est elle qui voulait un enfant… C’est elle qui voulait se marier » . Elle regarda sa main et lâcha un soupir. Et elle enchaîna directement sans qu’Alexander puisse répondre.
« Il y a un mois, elle m’a demandé en mariage. On allait se marier en France l’an prochain à ton retour de permission. Comme ils ont autorisé le mariage pour tous et qu’elle est de nationalité Française… »
Elle baissa la tête, elle s’était tue, sa voix avait tremblée.
« Elle avait aussi lancer la procédure pour le bébé… elle m’avait dit qu’elle l’avait fait. Elle était enceinte… »
Alexander tourna la tête vers elle… son visage était calme mais son regard était entre la colère et la tristesse pour Erika, il savait que le mariage était un rêve de sa cousine, un rêve qu’elle avait mis de côté en assumant son attirance pour les femmes. Intérieurement, il lâcha une insulte envers Elodie, qui devait avoir les oreilles qui siffles avec tout ce qu’ils lui mettaient mentalement dans la figure.
«[color=firebrick] Et donc… Elle est enceinte et elle t’a demandé en mariage que c’est t’il passé ? [color]» Il sentait que cela avait un rapport avec l’autre fanfreluche de professeur d’Harvard.
« Ce n’est pas l’éprouvette qu’elle a pris… Mais l’autre… L’autre gueule d’amour ! Elle à oser se faire engrosser par un professeur du dimanche ! Bas de plafond et égocentrique ! Alors que ce fut ma seule condition pour avoir cet enfant ! ma seule demande à son caprice ! Elle voulait le porter et être celle qui accouche soit ! Mais je voulais vraiment que ce putain de môme est quelque chose de moi ! Que quand je le regarde je me dise : oh il a mes yeux ou être fier d’avoir une descendance avec mes gènes !! Qu’il ait des chances d’être brillant ! Mais non madame à choisie de me la faire à l’envers ! »
Elle avait monté le ton rageux, cela lui tenait à cœur et luttait contre les larmes qui montaient. La main d’Alexander se posa sur celle de sa cousine, qui la serra avec force, pour se contenir.
« Tu sais j’y croyais à toutes ces conneries, de mariage d’enfant, d’être une famille. Une petite famille a deux mamans, qui se ficherait des avis des autres. Avoir un enfant équilibré même avec deux mamans, la fierté de l’emmener à l’école, de le voir réussir, ou même de le gronder… avoir un enfant quoi… Je n’en avais jamais voulu avant elle. J’étais en train de me faire des plans sur la comète, envisager d’acheter une maison dans la banlieue pour avoir le parc en face et un petit terrain, pour une balançoire… bref je me suis emportée comme d’habitude. Comme elle m’a annoncer sa grossesse, j’étais heureuse… et je sais pas pourquoi, deux semaines après, j’ai appelé la banque du sperme, pour savoir si l’éprouvette avait été utilisé et de ne pas jeter les autres en cas de fausse couche où tout autre complication… Mais, ils m’ont annoncés qu’elle n’avait jamais été utilisée…» Elle baissa la tête, serrant toujours la main de l’anglais. La voiture avança doucement.


Erin Steele


Erin laissa sa main sur l’épaule d’Alexander, cherchant un peu de contact depuis l’arrière. Elle aurait été seule dans la voiture avec lui qu’elle aurait pu se montrer plus coquine… Elle se sermonna mentalement en décrétant qu’elle n’était pas raisonnable et qu’elle ne pensait décidément qu’à ça. Elle préférait se concentrer sur les réponses des deux Hoffman. Oui un requin nounours, ça lui allait bien. Il était prévenant avec elle, alors qu’il était un monstre en affaire. Elle n’avait pas eu conscience tout de suite de la puissance financière et politique de l’homme quand il s’était rencontré. Elle n’aurait pas été impressionnée plus que ça, elle devait le reconnaître, mais peut-être qu’elle aurait été plus sur la réserve, même si à la longue, ils se seraient tournés autour quand même. Au lieu de ça, elle avait naturellement taquine avec lui, sans trop s’encombrer de qui il était vraiment. Et ce n’était pas plus mal. Elle connaissait ainsi l’homme qui se cachait derrière le mogul.

Erin opina du chef quand Erika lui confirma qu’elle pouvait se mêler. De toute façon elle était dans la voiture avec eux deux, et c’était parti pour un restaurant. Alexander n’aurait pas ses sushis en petite tenue. Qu’importe, Erika était de bonne compagnie, et Erin sentait qu’elle n’était pas venue en avance pour rien. Elle avait besoin de parler, de dire ce qu’elle avait sur le cœur. La distance entre ces deux-là devait la peser plus qu’elle ne le laissait paraître, et si elle était déjà venue le retrouver pile le jour de son arrivée, ce n’était pas pour rien.

Bon apparemment, c’était Elodie qui voulait un enfant, et qui voulait se marier. Donc l’hypothèse ne tenait pas. Au moins, elle faisait progresser le débat puisqu’elle finit par se livrer sur le réel fond du problème. En soi, une rupture n’était jamais simple surtout quand il y avait des projets. Erika rompit les digues pour exprimer vraiment le fond du problème. Erin se ferma. C’était absurde de tout briser sur un coup de kékette comme ça. A quoi bon ? Ok, elle pouvait douter de son orientation sexuelle, mais de là à se faire prendre pour se faire engrosser ? Alors qu’elle avait une vie commune avec quelqu’un ? C’était stupide, affreusement stupide. Erika s’était projetée loin dans le temps et c’était normal. La maison, le terrain, l’enfant… C’était, dans un couple, la plupart des choses qu’on attendait, parce que c’était la vie, l’évolution de l’espèce. C’était dur à avaler, et elle comprenait le désarroi de la jeune femme.

Erin n’était pas certaine que ce soit à elle de dire quelque chose, surtout avec cette fin atroce où au final, elle avait appris en cherchant qu’elle n’avait pas utilisé l’éprouvette. Donc sa grossesse était dû à un homme, à quelqu’un d’autre, et elle n’avait même pas eu le courage de lui dire. Elle imaginait le choc qu’avait dû ressentir Erika en s’entendant répondre que tout était encore là. Quelle salope quand même, cette Elodie, pensa Erin, ajoutant des noms d’oiseaux à l’unisson d’Alexander. Ouais, elle allait avoir les oreilles qui sifflent, et pour la bonne cause. Le pire dans tout ça, c’était qu’elle allait se retrouver seule. Ce beau parleur de prof n’arrêterait pas de draguer ses étudiantes, toujours jeunes, et elle, elle se retrouverait avec le môme, seule et sans papa.

Comme Erin ne savait pas quoi dire, elle pressa sa main sur l’épaule de la cousine à Alexander en guise de soutient. Que pouvait-elle dire de toute façon ? La situation était horrible. Apprendre cela comme ça… C’était pire que de la tromperie au final.

« C’est odieux... », fit-elle dans un souffle, tout en s’interrogeant sur le fait qu’Erika voulait un peu d’elle-même dans le bébé. Est-ce qu’elle utilisait son ovule dans le ventre d’une autre femme ? C’était bizarre. Mais elle avait d’autres préoccupations que de réfléchir à ça. Le feu passa au vert, permettant à la voiture de reprendre un peu de vitesse.



Alexander / Erika



Erika, laissa la main d’Erin, cela lui allait bien, elle ne voulait pas le reconnaître, mais ce genre de chose lui faisait du bien. Alexander conduisait d’une main, tout en laissant la sienne à disposition des serres de sa cousine.
« Oui … Je ne la comprends pas. C’est elle, qui à quitter son copain pour moi, il y a neuf ans. Elle ma courut après pendant un an ! Elle me tenait les beaux discours sur l’amour de sa vie et tout ce bordel… Pourquoi, finir comme ça vraiment … » Elle soupira longuement, chassant une larme qui coulait de son visage.
« Je ne comprends pas non plus… Elle a fini par te le dire ? »
« Non. Je suis rentrée un soir et elle se disputait avec violence avec le prof. Qui était chez nous. Quand je suis arrivée, il a sorti “C’est mon gosse que tu portes ! C’est elle ou c’est moi !”. Ils ne m’avaient pas vu… Et elle lui a répondu, qu’il ne devait pas le prendre mal… qu’elle nous voulait tous les deux, mais que s’il fallait choisir alors elle le prendra lui… Ce soir là, j’ai merdé, le choc fut tellement fort, que je l’ai giflée ! Sous la colère elle s’est mangée la rambarde en métal de l’escalier. Elle avait l’arcade sourcilière ouverte et cela ne m’a pas suffi… j’ai eu envie de la fracasser elle et son petit ami. Je n’ai jamais eu autant de violence de ma vie. Mais, je me suis retenue, m’imaginant le pire. Cela me fit du bien. » Elle soupira, Alexander lui caressait la main, comprenant très bien, que cet excès de violence était presque humain, face à l’ampleur de la trahison et de la déception.
« Je ne sais pas, comment tu as réussi à ne pas fracasser l’autre conne, quand elle t’avait trompé pour la énième fois… »
« Je l’ai mise dehors, alors qu’elle n’avait plus beaucoup de vêtement je te rappel, ainsi que l’autre homme »
« Mais tu ne l’as pas frappée, ni elle ni lui… Moi les deux se sont pris la baffe de leur vie…Et le prof, je lui aie même mit un coup de pied dans les parties, quand il a voulu m’en coller une…J’ai jubilé de le voir à mes pieds. Pourquoi tu ne l’as pas fait toi ? »
Elle semblait avoir besoin d’un comparatif, mais plutôt d’essayer de reporter l’attention sur son cousin, pour échapper à sa souffrance. Se dédouaner de la honte d’avoir frappé la femme qu’elle aimait et de la jouissance que cela avait procuré.
« Ils ne méritaient pas que je me salisse les mains … Cela ne serait que leur apporter de l’importance. Et je ne voulais pas qu’ils portent plainte et leur donner satisfaction que cela m’ait atteint. Cela ne sert à rien de se rabaisser »
« Ouai… je me suis rabaisser mais ça m’a fait du bien ! Je ne regrette même pas. Bon après je l’ai quand même emmené à l’hôpital et le mec, je te l’ai virée comme un malpropre. Sur le chemin, elle pleurait à chaude larme, une hystérique… elle voulait que je la pardonne. Et elle m’a avoué pour le mail qu’elle t’a envoyé… heureusement que je savais pour celui-ci, sinon je pense qu’on aurait eu accident »
« Elle t’a dit pourquoi elle m’avait envoyé ce mail ? »
« Elle m’a surtout dit, que tu l’avais envoyé bouler de manière élégante »
« Mm, normal, je n’allais pas lui dire oui… Elle avait l’éprouvette comme une grande. Je ne comptais pas en plus donner de ma personne. »
« Oui, surtout que tu as Erin, pour ta personne »
« Exactement. Tu penses que mon refus à déclencher son délire avec le prof ? »
« Elle a voulu le justifier ainsi… Comme quoi, ce fut de ta faute tout cela. »
« Bah tiens…» Il leva les yeux au ciels, cette nana était idiote ! Comme faire mal à Erika gratuitement ! En disant que tout était de la faute de son cousin !
« Je pense qu’elle aurait bien aimé une relation à trois »
Alexander soupira… il venait de taire une réplique odieuse envers Elodie.
« Je sais a quoi tu penses… et je suis d’accord. Mais regarde, tu es ma version masculine… tu as quelque chose entre les jambes ! Un bâton magique, que je n’ai pas ! Ça se comprend, ce n’est pas la première fois, que j’ai une ex qui fantasme sur toi. »
« Ne dis pas ça… »
« Que tu le veulent ou non, c’est le cas. Mais je ne t’en veux pas, tu n’as jamais rien fait pour les séduire. Elle s’est mise en tête tous les discours de l’autre prof, qui prône le rapport entre homme femme… elle ne voulait pas me perdre, mais elle ne voulait pas de ma féminité… donc tu as été le meilleur compromis. Je suis juste contente que tu sois dans une base secrète, sinon, elle aurait été capable de venir te voir directement… Quoique, j’aurais beaucoup aimé voir Erin la dégommer. »
« Non tu n’aurais pas aimée. Tu aurais été encore plus déçue. »
« Oui… Là, son corps aurait jamais été retrouvé »
Fit-elle dans un semblant d’humour, continuant à caresser la main de son cousin. Elle pleurait silencieusement. Alexander avait le cœur gros pour sa cousine, elle avait été trahie de la pire des manières et son ex était odieuse comme tout. Il se souvenait du mail et cela lui fila des aigreurs d’estomacs.
« L’amour saphisme est aussi moche que l’amour naturel… sauf que dans cette aventure on est toujours trahis ou trompé, c’est une norme j’ai l’impression. Je vais me faire vieille fille, avec mes chats »
La voiture était arrêtée à cause des voitures et cela ne bougeait pas. Alexander mit le frein à mains et décrocha sa ceinture, pour prendre dans ses bras sa cousine qui pleurait doucement en s’excusant dans des sanglots plus marqués.
« Arrête de t’excuser c’est normal de pleurer, même pour la grande Erika, la dame de fer »

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Erin Steele


Les gens, en amour, étaient souvent bien cruel. Alors que tout semblait bien se passer, des rencontres ou des aléas de la vie faisaient qu’on se séparait, sans autre forme de procès. C’était dur d’imaginer que du jour au lendemain ou presque, on devenait à nouveau un inconnu pour quelqu’un avec qui on partageait sa vie jusqu’alors et pour qui on était tout. Reprendre une distance, franchir la barrière de l’intime pour revenir vers celle de l’amicale, quand c’était possible, voire de l’ignorance la plus totale. C’était brutal, sans concession, et parfois, on n’y arrivait pas et on retournait voir son ex. D’un autre côté, il valait mieux se séparer que d’entretenir une relation décevante, amère et sans avenir. Mieux valait prendre le large aujourd’hui, que d’attendre la crise de la quarantaine, en se réveillant un matin en se disant qu’est-ce que je fous là avec ce type ou cette femme, tandis que le gamin dort dans la chambre d’à côté. Autant limiter la casse.

Erin était peinée d’apprendre tout cela de la part d’Erika. Elle ne la connaissait pas avant, mais la brune était douée d’empathie, et elle comprenait l’état dans lequel elle était. Ce n’était pas de cette façon qu’elle aurait aimé la connaître, mais la vie vous présente les gens sous le jour qu’elle veut sans que personne ne puisse y changer quoique ce soit. L’ex-consultante comprenait fort bien l’accès de violence dans lequel elle s’était plongée, se demandant à sa place comment elle aurait pris les choses. Une bonne baffe pour l’un et l’autre, ça c’était certain. La pression de la main de l’américaine se fit plus pressante sur l’épaule de l’anglaise, signe qu’elle s’imaginait à sa place, qu’elle vivait son histoire. Finalement, au travers de la rupture un peu brutale et odieuse de sa cousine, Erin en apprenait un peu plus Alexander et sur son passé. Elle savait qu’il avait été trompé, ils en avaient parlé une fois sans trop rentrer dans les détails, mais voilà, il avait trouvé sa compagne de l’époque au pieu avec un autre type. De quoi faire passer un message.

Quoiqu’elle serait peut-être partie, en claquant très fortement la porte pour qu’ils percutent tous les deux qu’elle les avait entendus. Et après ? Après, rester digne et mener une vie d’enfer à la personne aimée. Après tout, l’amant n’y était pour rien lui, même s’il semblait être le dernier des connards. Quoiqu’il semblait avoir en tête de la récupérer pour lui montrer la puissance du mâle. De toute façon, elle pouvait se consoler en se disant que l’autre pimbêche qui était encore sa femme il y a peu, serait bientôt seule, avec un type pareil. C’était dommage qu’elle avait tout foutu en l’air, une forme de stabilité et de cohérence dans sa vie. Peut-être qu’elle ne se sentait pas bien non plus. Ce n’était pas évident de juger sans trop prendre parti, en restant objectif.
Erika semblait vouloir se comparer à Alexander, elle semblait vouloir qu’on la condamne, ou plutôt, elle souhaitait savoir si finalement, elle n’avait pas dépassé les bornes, et Erin y alla de son commentaire, par un simple :

« A votre place, ils ne s’en sauraient pas mieux sortis ces deux là… », sous-entendu qu’elle les aurait emplafonnés également. A moins bien entendu qu’elle eut choisi la fuite, mais qui sait comment on réagit dans ces moments-là ? C’était un coup à voir rouge.
« Bon ça me rassure, je ne suis pas folle » Lança Erika.

La conversation continua et il fut question d’un mail. Erin n’en connaissait pas le contenu, et elle n’était même pas au courant, mais elle commença à deviner certaines choses, qui répondaient à des questions qu’elle s’était posée un peu plus tôt alors qu’ils étaient encore au précédent feu rouge. Erin n’était pas la dernière pour décoder le verbiage, et il ne fallait pas être fine oratrice pour tisser des liens. L’éprouvette qu’elles devaient utilisés contenait la semence de son compagnon, et donc, il aurait été le père indirectement par le biais de la FIV avec les ovules de la mère, Elodie. Ainsi, Erika avait une partie de son ADN dans l’enfant à naître, à défaut de pouvoir transmettre le sien, elle prenait celui de son cousin qui avait tout d’un jumeau aux yeux de tout le monde. Elle s’adossa dans le siège du dossier, rompant le contact avec les deux Hoffman à l’avant. Elle était perplexe, non pas sur le fait que cette Elodie souhaitait au final se faire féconder directement par le porteur des petites bêbêtes à longue queue, mais plutôt par le fait qu’Alexander avait donné son sperme à sa cousine pour cela.

Elle ne décrocha pas de la conversation, mais presque. Et c’était parti pour le grand huit des hypothèses à la sauce Steele. Est-ce que le désir d’Alexander d’avoir un gosse, d’avoir une petite Elise, était si fort qu’il en filait son sperme à sa cousine qui avait un projet béton pour avoir un gosse avec une nana qui en voulait absolument un ? Quelle aurait été sa place dans ce couple ? L’autre voulait un plan à trois manifestement, voulant taper dans de la minette et dans de la kékette. Ok, c’était concevable, et si Erin n’était pas aussi sûre de son hétérosexualité, elle aurait pu se brûler les ailes avec une fille comme Erika qui était aussi charismatique que son cousin. Et si l’enfant était né ? Était-il reconnu comme ayant participé ? Ou bien serait-il laissé sur le côté, sans reconnaissance pour l’enfant ? Il aurait été un oncle quoi, quelque chose comme ça ? Enfin, plutôt un cousin éloigné, même si le gosse avait ses traits… D’ailleurs, est-ce que ce serait fou de penser que la mère d’Erika, ou celle d’Alexander, avait eu recours soit au sperme du père de la jeune femme, ou de celui du jeune homme, et ainsi la ressemblance pourrait s’expliquer ? Non, c’était absurde. Et Erin préférait se dire que ce n’était pas le cas.

« Je n’aura pas eu besoin de la dégommer, Alexander ne l’aurait pas calculée de toute façon. », fit-elle pour suivre la conversation. Erika, lui sourit amusée.
« Pas faux » fit-elle doucement.

Eerin ne voulait pas s’énerver là tout de suite alors que Erika pleurait devant. Puis en fait, elle ne savait pas si elle avait envie de s’énerver ou pas. Elle ne savait pas comment prendre cette révélation qui venait à brûle pourpoint comme-ça. Aurait-il dû lui en parler ? Peut-être plus tard, si le bébé avait pris. Après tout, cela ne faisait que trois mois qu’ils étaient ensemble, c’était peu. C’était le genre de révélation qu’on ne faisait pas à ce stade. Imaginez : Salut, je t’aime Erin, et j’ai filé mon jus à ma cousine pour qu’elle se fasse un gosse. Bien entendu, elle y mettait une certaine forme d’aigreur en employant des mots qui ne ressemblaient pas au vocabulaire de son chéri. Elle était affectée, mais elle ne savait pas comment exactement, même si elle avait pris un coup. Tout son pragmatisme allait faire son effet, mais il fallait lui laisser le temps de réfléchir, comme toujours.

N’empêche, elle comprenait qu’Erika se pose des questions, et se dévalorise. C’était pas simple d’apprendre qu’Alexander attirait toujours autant même les copines de sa cousine. Enfin, de toute façon, elle le voyait bien dans la cité. Les filles en avaient souvent après lui. Il fit un câlin à sa cousine qui venait d’énoncer un constat assez décevant de l’amour entre femmes, constat qui pouvait s’exporter aisément chez les couples hétéros. Elle se pencha à nouveau vers les deux jeunes gens :

« Si tu veux que je conduises Alex, tu me dis. ». Sous entendu que s’ils voulaient passer à l’arrière tous les deux pour parler plus tranquillement et se faire des câlins de réconforts, ils pouvaient aussi. « Et Erika, il valait mieux qu’elle crise maintenant qu’après avoir fait l’enfant et foute tout en l'air comme ça. Tu trouveras ton alter égo. Les couples mixtes passent par ce genre de travers eux aussi, ça ne tient pas qu’à ton orientation sexuelle. », fit Erin avec un sourire bienveillant.

Derrière, ça klaxonna alors que la circulation s'était remise en marche.


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Alexander / Erika



Il est vrai que l’anglais n’avait nullement mentionné son « don » à Erin. Non, pas dans le but de lui cacher, mais cela lui passait au-dessus. Quand Erika avait ce projet d’enfant, il avait réfléchi longuement avant de lui accorder un peu de lui. Cela ne l’avait pas vraiment dérangé, les agréments de sa cousine, lui convenait et ils avaient convenus, qu’il reconnaisserait également l’enfant. Et qu’elles l’élèveront. Un jour, l’enfant aura la vérité, mais cela n’avait pas d’importance. Il avait un fort désir d’enfant, mais savait que celui-ci ne serait pas le “siens” mais une nièce ou un neveu, si on peut dire cela ainsi. Et puis, non, dans les nombreuses possibilités, Erika voulait que l’enfant lui revienne si, elle venait à rompre un jour avec Elodie. Pour cela qu’elle voulait que le véritable père le reconnaisse. Il était important pour Erika d’avoir un peu d’elle l’a dedans. Ce qui était compréhensible, au final.

Alexander tilta qu’à cet instant, ils avaient parlé librement et en toute confiance d’un élément qu’il aurait été bon d’expliquer à Erin. La pauvre, elle était en train d’apprendre quelque chose de ponctuellement choquant… Il s’en voulu, surtout qu’il avait parfaitement sentie qu’elle avait arrêté de le toucher après la révélation. Lui en voulait-elle ? Il ne savait pas trop comment elle pouvait réagir à tout cela. Ce contact lui manqua aussitôt. Elle n’était pas bête bien au contraire et elle pouvait aisément faire l’association. Et Erika, pensant surement, qu’elle était au courant, avait balancé la suite. Faut dire que la blonde, avait intégrée très vite Erin dans le cercle qu’elle formait avec son cousin. Tout bonnement, parce qu’elle était la copine de celui-ci et qu’il devait juger leur relation suffisamment importante à ces yeux, pour la ramener à sa famille. De ce principe-là, Erika, lui faisait confiance. Tout comme Alexander, qui était dans un environnement confiant et qu’il ne chercha nullement à voiler cette révélation à sa compagne. Il médita encore de nombreuses minutes, sentant la gêne et la honte. Honte, qu’elle l'apprenne ainsi et surtout, serait-elle vexée ou en colère ? Après, tout, ce genre de chose avait été fait bien avant qu’ils se mettent ensemble. Même s’il ressentait de l’amour pour l’ex consultante. Cela n'était pas non plus horrible, que de faire un don de sperme.

Suite à la remarque d’Erin très charitable de celle-ci, Erika, lâcha son cousin, alors que ça klaxonnait…. Elle sortit de son sac, un mouchoir pour s’essuyer les yeux et se moucher.
« Non non, je vais arrêter de chouiner … »
Alexander ne disait rien, mais il n’en pensait pas moins. Il avait de la peine pour sa cousine et se sentait révolté par le comportement d’Elodie. Elle n’était pas bien méchante cette femme et il était indéniable qu’elle se soit fait tourner la tête par cet homme. Il démarra la voiture, pour bifurquer sur la droite, dans une ruelle qui allait mener au restaurant.
« Oui. C’est la colère qui parle. Navré de t’imposer ça Erin. Niveau première rencontre, tu aurais sûrement escompté mieux »
« Avec les Hoffman, je n’escompte rien en avance Erika, donc ne t’en fais pas. », répondit Erin en lui faisant un sourire, ne cherchant pas à la rendre encore plus mal à l’aise qu’elle ne l’était.
Erika lui fis un petit rictus à la “Hoffman” et hocha la tête.

Ils arrivèrent dans un endroit calme de Londres, un parking proche de quelques arbres du petit parc à côté. Alexander gara la voiture aux côtés d’autre. Puis, descendit et machinalement, il ouvrit la portière d’Erin. Erika, fit de même, puis son téléphone sonna… elle eut une petite moue contrariée. Son regard se leva sur son cousin.
« J’en ai pour trente minutes. Allez-y j’ai réservé au nom d’Hoffman, comme d’habitude. » Elle s’éloigna vers le parc fleuri, éclairé par les réverbères.

Alexander hocha simplement la tête, prenant sa compagne par la hanche et ils se dirigèrent vers le proche du restaurant fait dans une vieille bâtisse historique. L’intérieur était assez convivial avec les murs en pierre et d’un chic typiquement français. Un serveur leur demanda la réservation et ils furent emmenés sur la terrasse dehors, où il y avait plusieurs tables, chacune avec leur intimité. Le restaurant avait du monde, mais le propriétaire avait fait en sorte que chacun se sentait « tranquille » et non dérangé par les voisins. La terrasse en pavées anciennes, avait de magnifique magnolia en fleur. Des arbres magnifiques surement centenaires. La table dressée pour trois, était en bois avec une nappe bleu roi et des assiettes asymétriques moderne.

« Nous attendons quelqu’un, elle ne tardera pas »
« Bien sir, vous voulez boire quelque chose en attendant ? »
Alexander laissa le choix à sa compagne et selon son envie le serveur leur apporta la commande ou les laissa en paix. Le regard acier de l’homme se figea sur sa compagne, il s’était assis à côté d’elle, en lui tenant la main amoureusement. Cela était un geste naturel, il était heureux d’être là avec elle. Et non quelque chose de prémédité pour apaiser la suite de la conversation.

« Bon… première rencontre avec Erika… Je crois que je te dois une explication. À moins que tu ne veuilles pas en parler. » Elle s’avait très bien de quoi il parlait. Il lui offrait la possibilité de communiquer pendant les trente voir quarante minutes seuls à seuls.



Erin Steele


Les manières d’Alexander faisaient toujours autant d’effets sur la jeune femme. C’était tout bête, de lui tenir la porte, mais ça comptait quand même un peu. Elle s’extirpa de la voiture pour se placer à côté des deux cousins, quand le téléphone d’Erika se manifesta. Elle s’excusa rapidement de leur faire faux bond, quoiqu’elle comptait les rejoindre dans la foulée de son appel qui devait durer un moment. L’anglais l’emmena vers le restaurant en la prenant par la hanche, et elle se colla un peu plus à lui pour l’accompagner, resserrant les pans de son manteau autour de sa taille pour lutter contre les frimas de l’hiver londonien qui se faisait encore un peu sentir en ce mois de mars, même si la température était douce.

Le restaurant était chic, sans être trop embourgeoisé, cosy et sympathique. C’était une vieille bâtisse dont les propriétaires avaient agrémenter les tables et la décoration dans un style parfaitement français. Ce n’était pas kitch, mais moderne, le tout dans un cadre sympathique, qui se révéla encore plus coloré quand ils débouchèrent sur la terrasse pavée, dotée de magnifique Magnolia en fleur. Les tables aux livrées de la royauté française étaient disposées de façon à respecter une certaine forme d’intimité, et c’était appréciable. Une fois installé, le serveur leur demanda s’ils souhaitaient boire quelque chose, et Erin ne refusa pas, optant pour un kir à la mûre tandis qu’Alexander optait pour un whisky âgé et sucré. C’était léger, sucré légèrement, et ça irait parfaitement avec l’endroit. Il revint avec les commandes assez rapidement, puis il s’éclipsa discrètement. Erin gageait qu’ils ne le reverraient pas avant qu’Erika ne soit revenue.

Distraitement, tout en observant le lieu, et les convives, Erin frottait son pouce sur le haut de la main d’Alexander qui lui tenait la sienne. Quand elle tourna son regard vers ce dernier, elle se figea dans ses prunelles bleutées, s’y noyant comme toujours. Il l’avait accrochée. Il mit les pieds dans le plat, comme elle s’y attendait, et effectivement, elle voyait très bien de quoi il parlait. Avant de répondre, elle se permit une petite gorgée de sa boisson.

« Je veux bien en parler. Mais ne te sens pas obligé si tu ne le souhaites pas. Je comprendrai parfaitement, nous sommes un jeune couple. ». Elle frotta un peu plus fort le haut de sa main, histoire d’enfoncer ses propos tout en lui transmettant un message de paix et d’affection. « Je t’avoue néanmoins que ça m’a interpellé, bien que je ne sais pas du tout quelle serait l’attitude la plus convenable pour réagir à ces… révélations. » Elle était transparente avec lui, comme toujours, lui exprimant le fond de son ressenti, sur lequel elle n’arrivait pas à mettre d’interprétation émotionnelle pour le moment.

Alexander Hoffman


Alexander appréciait le contact de sa compagne « Je veux bien en parler oui. » Il lui sourit, retournant sa main pour la serrer doucement avec la sienne. Aussi un signe de paix. « Je ne sais pas quelle est la bonne réaction non plus. Je suis désolé que tu l'apprennes ainsi. J’ai oubliés que tu n’étais pas au courant. Et que tu le saches ne me dérange pas. Ce n’est pas quelque chose de honteux. »

Erin Steele


Elle le laissa manipuler sa main sans rien dire. Elle savait qu’il allait vouloir parler. C’était leur mode de fonctionnement. « Ce n’est pas grave, ce n’est franchement pas le genre de chose que l’on dit en début de relation »., fit-elle avec un sourire, imaginant la scène telle qu’elle l’avait pensée dans la voiture.
« Je n’arrive pas à me dire si c’est bien ou si c’est mal qu’un enfant avec ton patrimoine génétique se promènera un jour sur cette planète et que cet enfant vienne d’une fécondation in vitro pour ta cousine. ». Elle fit un petit geste de la main pour l’arrêter s’il comptait répondre quelque chose, avant de poursuivre.
« Nous sommes au début nous deux, et ce n’est pas le genre de conversation qu’on a tout de suite, mais si un jour on a un enfant, on ne sait pas, quel statut aura celui... ». Elle allait dire celui que tu auras fait avec ta cousine, mais techniquement, c’était l’autre femme qui devait le porter. Elle fit une pause, ne trouvant pas ses mots, aussi bifurqua-t-elle pour une question. « Est-ce que tu le reconnaitras ? Ce sera ton enfant ?».

Alexander Hoffman


Il est vrai que ce n’est pas le genre de chose qu’on raconte au début. Il ne put renchérir immédiatement donc il la laissa continuer. C’est bête, mais le coup de l’enfant « un jour » lui fit presque plaisir à entendre. Comme dire a quelqu’un : tu es beau. Voilà, cela procurait la même sensation agréable à Alexander, qui à ce moment-là, trouvait qu’il avait un sérieux problème avec ce désir profond. Il comprenait parfaitement, le raisonnement d’Erin.
« Oui, je le reconnaîtrai. Quand Erika, m’a demandé d’être le géniteur. On a signé pleins de papiers différents pour la succession et les problèmes administratifs. Je reconnaîtrai l’enfant, pour que si un jour, il y ait un problème, séparation ou mort d’Erika, l’enfant revienne à notre famille et non totalement à Elodie. Cela permet aussi, d’éviter qu’Elodie parte avec le gosse et ait tous les droits dessus. Quant à la question si c’était mon enfant, biologiquement oui, mais ça serait l’enfant de ma cousine et de sa compagne. »

Erin Steele


« Je vois.», fit-elle en hôchant de la tête, pensive. Elle n’arrivait pas à se décider si c’était bien ou mal. Aussi, comme elle n’était pas butée au point de voir toutes les choses dans une dualité entre le bien et le mal, elle en vint à se dire que ce n’était ni bien, ni mal, ni blanc, ni noir, mais gris. Voilà. « Et donc, elle t’a demandé cela parce que vous vous ressemblez et ainsi, l’enfant aurait des traits à elle, en quelque sorte ? ». Dans ce cas, pourquoi ne pas prendre un père différent et utiliser un de ses propres ovules pour la FIV ? Parce que là Elodie voulait porter l’enfant elle-même ? En fait, elle venait de mettre le doigt sur ce qui l’a gênée au fond. Est-ce que ce n’était pas un désir malsain d’amour entre cousin ou une connerie comme ça, cet enfant ? Elle n’était pas prête à poser cette question, pas prête du tout, surtout que non seulement c’était tendancieux, déviant, et potentiellement vexant. Sans parler qu’elle pouvait redouter la réponse ou mettre en marche une pensée latente qu’ils n’acceptaient pas tous les deux. Erin et ses films.

Alexander Hoffman


Alexander ne se doutait pas des hypothèses de sa compagne et tant mieux. Cela l’aurait froissée de vouloir verser dans un fantasme assez nippon de coucher avec son sang. Même si Erika a été pendant longtemps, le modèle de femme idéale pour lui : belle, intelligente et charismatique. Il n’avait pas spécialement essayé de trouver des femmes lui ressemblant. Si cela avait été le cas, ce fut du hasard et il avait été déçu.
« Oui. Un enfant avec les deux patrimoine génétiques, comme une “véritable” conception entre Erika et Elodie »


Erin Steele


« D’accord, c’est logique et elle avait l’opportunité pour.», fit-elle pour conclure sur cet échange. Elle n’avait pas envie d’extrapoler plus loin. Elle lui fit un sourire avant de reprendre une gorgée de son kir. Il était fort, et si elle ne mangeait pas rapidement, elle allait avoir la tête qui tourne. Elle reposa son verre sur la table, attrapa la main d’Alexander avec sa deuxième main désormais libre, et elle pivota d’un quart de cuisse vers lui pour le toiser directement cette fois, l’oeil allumé. « Et donc Monsieur nomme son chat comme son père ?», lança-t-elle pour changer de sujet. Sujet beaucoup plus passionnant que les petites bébêtes de l’anglais dans une éprouvette.

Alexander Hoffman


L’anglais hocha la tête avec un petit sourire. Oui cela était étrange à première vue, mais en y réfléchissant bien, c’est parfaitement logique. Du moins, il l’espérait que cela le soit autant pour lui que pour elle. Mais le sujet dériva sur autre chose. Il profita de ce temps « mort » pour boire une gorgée de son verre tout en regardant sa montre. Avec qui pouvait bien être Erika ? Il était en train d’extrapoler dans sa tête la liste, quand soudainement Erin le prit au dépourvue en parlant de son chat et de son père. Les deux êtres qui ont en commun leur caractère espiègle et leur patronyme. Il ne sut quand, il lui avait dit cela… Hum en se remémorant la conversation, il l’avait évoqué avec Erika durant la mention sur Harvard.

« Oui en effet… Je suppose que tu veux savoir pourquoi ? » Il lui fit un petit rictus simple.


Erin Steele


« Pourquoi pas oui, tu sais bien que j’aime assembler des pièces du puzzle de mon chéri.», répondit-elle avec un sourire, rappelant par là que c’était toujours la croix et la bannière pour en apprendre un peu plus sur lui. Ce séjour en famille était une aubaine !

Alexander Hoffman


« J’ai très mal vécu la mort de mon père. Et j’ai trouvé Harry plusieurs années après et le jour de son anniversaire dans le hangar d’avion de chasse du SGC… Bêtement et vu le sale caractère qu’il avait à deux semaines et cette force de se battre malgré sa dénutrition et sa mort présagée, je l’ai nommée comme lui. J’ai transposé mon chagrin sur ce chat. » Dit-il avec simplicité, même si bon son regard s’était baissé quelques minutes, signe qu’il avait une pointe de nostalgie.

Erin Steele


Erin le toisait en biais, tripotant son verre avec ses doigts. Finalement, le choix de ce prénom pour le chat s’était fait tout simplement, par un cheminement de pensée que beaucoup d’humain aurait eu… Ou pas en fait. Appeler son animal de compagnie comme un parent défunt pouvait choquer, mais Erin comprenait la démarche. C’était une façon comme une autre de porter son deuil, et de le dépasser pour continuer à avancer, malgré la peine et la souffrance du vide. « Tu ne m’as jamais vraiment parlé de ton père, et j’en déduis que tu le tenais en haute estime...», souffla-t-elle d’une voix douce en lui jetant un coup d’oeil. Elle essayait de faire en sorte qu’il développe un peu sur son histoire personnelle, dans un laps de temps qu’ils savaient tous le deux compté puisque Erika n’allait pas tarder à revenir. Au moins, il y avait une limite, et il était libre de botter en touche à cette limite, ou d’esquiver la question par une pirouette dont il avait le secret.

Alexander Hoffman


« Je t’ai très peu parler de mon passé tout court » Lui dit-il en lui tapotant sur la main d’un air malin avec ses longs doigts.
« Oui un peu trop haute peut-être. Mais bon, ce fut un homme extraordinaire et malgré nos difficultés il a été ce qu’on peut dire un père d’exception, je n’ai jamais eu de manque ou même de regrets de n’avoir eu que lui en parent.. Et ce fut un modèle pour beaucoup. Mais bon, comme toute lumière, elle ne peut pas briller aussi fort sans se consumer que trop vite. » Il lui sourit. Son regard allait vers l’entrée, pour voir si sa cousine arrivait ou non. Il avait révélée beaucoup de chose en quelques phrases. Alexander semblait plus enclin à lui raconter des choses maintenant qu’avant sur Atlantis.

Erin Steele


Elle accueillit son petit tapotement d’un nouveau sourire, toute prête à l’écouter, ce qu’elle fit quand il commença à lui parler de son défunt père. « Il était encore jeune quand il est mort ?», essaya-t-elle de comprendre étant donné qu’il parlait par métaphore sans vraiment lui expliquer. Du coup, elle tatonnait, ne sachant pas trop si elle le mettait mal à l’aise ou pas. C’était pas toujours aisé de le décrypter, et ses regards multiples vers l’entrée pouvait traduire d’une certaine anxiété de parler de ça, tout comme cela pouvait aussi l’inquiéter de ne pas revoir sa cousine revenir.

Alexander Hoffman


« Hum non pas vraiment, il avait 66 ans. J’avais 25 ans à ce moment-là. Mais il m’a eu très tard… d’ailleurs je te mets au défi de trouver l’âge de mes grands-parents » Dit-il en ricanant doucement.

Erin Steele


Elle fit une petite moue en commençant à réfléchir. « Hum… Alors si ton père avait 66 ans, et que tu en avais 25, il t’a eu à...» elle marqua un temps de réfléxion le temps de faire le calcul : « 41 ans. Est-ce que c’est une tradition familiale que d’avoir un enfant tard ? » Elle faisait exprès de donner ses hypothèses à voix haute, et cela lui permettait de faire travailler son esprit en arrière plan. Une technique de politicien vieille comme le monde. « Je ne pense pas parce qu’ils ne seraient plus là s’il l’avait eu à 41 ans aussi. Donc, je dirai que comme ça remonte à une génération assez éloignée, on avait des enfants plus tôt à l’époque. Hmmmm… S’ils ont eu ton père vers 21 ou 22 ans, ça leur fait dans les 92-93 ans si je cumule avec le fait que tu as Harry depuis cinq ans... » Elle fit une nouvelle moue perplexe. « Non ce n’est pas possible...», fit-elle dubitative.


Alexander / Erika



« Non ce n’est pas familiale, il a été le seul tardif. » Dit-il amusé de ses hypothèses. Soudainement Erika arriva, elle était calme on aurait pas dit qu’elle pleurait quelques minutes plus tôt. Elle se glissa sur la chaise à côté de son cousin un petit rictus aux lèvres.
« De quoi vous parlez ? »
«De mamichat et papichat. Erin tente de deviner leurs âges »
« Oula… Mais ne vaut mieux pas savoir ma chère. Vous les verrez demain et vous serez dégoûté de les voir si pimpant. Chez nous on a des gènes d’immortalité » Dit Erika en rigolant de plus belle avec Alexander.
« Il me tarde de les rencontrer.», fit Erin avec entrain. Elle leva les mains impuissante. « Je n’essaie pas de deviner alors.», fit-elle bonne joueuse alors qu’ils se marraient. « Tu veux boire quelque chose Erika ou tu souhaites qu’on commande ?».
« On commande ! Je suis d’humeur à me rendre pompette et quand je le suis, je suis lourde avec les jolies filles. Je vais t'épargner de devoir choisir » Fit-elle taquine avec un clin d’oeil tout en tapotant la cuisse de son cousin. Erin se mit à rire doucement.
« Je n’ai pas envie de dormir à trois aussi »
« Bah tiens ! Maintenant qu’il y a Erin, on va plus dormir ensemble pffff … » Elle ironisait, même si cela leur était arrivé très souvent une fois enfant, pour ne pas dire tout le temps. Pas besoin d’avoir deux chambres, comme des jumeaux, ils dormaient ensemble et même adulte cela leur étaient arrivés.
« Alala si seulement Harry était revenu avec nous», fit Erin dans un soupir exagéré pour répondre aux deux cousins qui se chamaillaient gentiment. Elle sous entendait qu’elle aurait dormi avec lui.
« Il aurait été un doudou parfait ! » Rencherit Erika.

Le serveur, voyant que la table était complète, arriva, et s’excusa de les déranger, mais il leur remit les cartes, leur laissant le temps de commander. Il reviendrait bien assez vite.
« N’empêche, ce kir est corsé», fit Erin en rebondissant, un peu à retardement, sur l’alcool.
« Oui, quand madame aura mangé quelque chose, cela lui paraissait moins fort » répondit le serveur avec bienveillance

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Retour sur terre pour de grandes aventures



La soirée continua en douceur, Erika était pleine de ressource et taquinait allégrement son cousin, rejoint par Erin. La table était très vite animée de rire et d’autre boutade. Certaine fois, le sujet allait sur des débats plus concrets, comme la politiques ou bien de la sociologie. La soirée, passa que trop vite et le chemin du retour se fit sous cette même bonne humeur. Erika évita de reparler de son drame amoureux.

Par contre, une fois à l’appartement, il était déjà bien tard, les deux Hoffman s’isolèrent un peu dans le salon. Laissant Erin les rejoindre sans peine. Mais, le temps passa et la belle brune finit par s’endormir dans le lit prévu à cet effet. Laissant les deux jeunes gens finirent de débattre. Erika, en profita pour se glisser contre son cousin et laisser sa tristesse se fondre dans ses bras. Elle avait du mal à encaisser cette rupture et toutes les belles choses qu’elle avait envisagé dans de nombreux projets. Rien de plus normal que d’être dévastée suite à cette terrible désillusion. Mais loin de se laisser la seule « star » de la soirée, comme elle aimait tant le dire. Elle reporta l'attention sur son cousin et la manière dont il avait rencontré cette belle brune.

Il est parfois étrange de découvrir un autre homme dans son cercle intime. Lui, si mystérieux, ne fit pas de chichi pour s’épancher sur un long monologue, racontant comment ils s’étaient rencontrés dans le bureau de l’ex agent de la CIS ? La réveillant après une sieste. Le premier petit sobriquet était issu de cette sonnerie de réveil. Puis, de leur amitié qui avait pris un peu plus de place, l’envie de rester avec l’autre, de la zone inconfortable de la visite sur alpha, avec l’écroulement de l’aile C et de cette nuit étrange avec un Hanz chaud bouillant…Et de ce weekend au marché, jour de l’anniversaire de la belle, où il était évident qu’il en pinçait grave pour elle. La concrétisation à Noël d’un amour caché et refoulé de peur de perdre une amitié pensant bêtement que cela allait tout briser.

Erika trouva ça affreusement mignon tout en était ravie pour son cousin. Ils continuèrent à parler, jusqu’à quatre du matin… ce qui mit fin, fut outre les silences de plus en plus long, la tête endormie de la belle blonde contre l’épaule de son cousin. Alexander, l’allongea sur le canapé, avec un oreiller et une couverture pour qu’elle puisse dormir tranquillement. Il ferma les volets électriques. Puis partie rejoindre Erin, se collant contre son corps chaud, après l’avoir embrassé sur le front.

Le lendemain, Alexander sommeillait jusqu’à point d’heure, complètement décalqué a cause des mauvaises conditions de voyage sur le Dédale, de la fatigue et de cette soirée. Vers 7heures Erika, se faufila dans la chambre, pour éveiller un peu son cousin.
« J’y vais. Je suis en retard, je vais me faire tuer par mon patron »

Elle lui claqua un bisou sur la joue. Alexander grommela un peu en ricanant doucement.
« Tu lui diras que tu dormais sur son canapé … »

Erika, ricana doucement. Elle avisa Erin qui dormait encore, puis disparut discrètement de la chambre. Laissant un petit mot sur la table bar de la cuisine, avec le petit déjeuner de fait. La blonde s’était levée plus tôt malgré la fatigue, pour prendre le petit déjeuner et faire cuir des œufs et du bacon, qui était au chaud dans le four, pour ne pas perdre de la chaleur. Une petite attention, pour dire “merci”.

Alexander se rendormit très vite, en allant se coller contre Erin. Ce fut vers onze heure que le jeune homme se leva pour déjeuner très surpris et de manière agréable, qu’il n’avait rien à faire.
Son regard alla sur Erin.

« J'irais à la Falcon vers 14h00. Tu veux qu'on se mange sushi à midi ? »




©️Pando



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Jeu 30 Nov - 4:40
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Retour sur terre pour de grandes aventures

La soirée se déroulait vraiment bien et finalement Erin n’était pas contrariée de la passer avec Erika. Pour ainsi dire, cela était plaisant de rencontrer quelqu’un de la famille avant de se retrouver dans ladite famille au complet sans avoir de point de repère autre qu’Alexander. En tout cas, Erika était d’un bon contact, taquine à souhait sur une forme d’humour qu’elle partageait avec son cousin et qui du coup, n’était pas étrangère à Erin qui s’en accommodait fort bien. Quand il s’agissait de parler de sujet plus sérieux comme de la politique, de la sociologie et autre, la blonde n’était pas en reste, offrant des arguments et des points de vue pertinent. Bref, elle était à l’image de son cousin, en étant bien plus féminine naturellement. Le retour se fit sur les mêmes tonalités, et c’était limité si la voiture ne berçait pas Erin qui commençait à accuser le coup. Elle irait bien dormir tiens. Cette soirée avait chassé l’image de Forback mort, de même que les récents évènements des jours derniers. Elle était heureuse de s’être changée les idées, et ce séjour sur Terre s’annonçait vraiment prometteur.

Erin veilla un peu avec les deux jeunes gens, mais finalement, elle s’excusa et alla se coucher. Elle ne tenait plus. La nuit précédente avait été courte et ils ne pouvaient pas dire qu’ils avaient extrêmement bien dormi dans les locaux du SGC à Cheyenne Mountain. En plus de ça, fine observatrice et psychologue redoutable à sa façon, Erin sentait bien que les deux cousins avaient besoin de se retrouver ensemble, ce qui était compréhensible depuis le temps qu’ils ne s’étaient pas vu, sans parler des déboires amoureux d’Erika qui devait avoir pour habitude de se confier à Alexander. La distance ne devait pas aider.

Erin n’entendit pas Alexander revenir dans le lit, pas même Erika s’éclipser le matin. Elle se réveilla vers neuf heure trente. Elle s’extirpa du lit doucement, même si avec l’anglais, on pouvait faire venir un orchestre dans sa chambre qu’il n’y prêterait pas attention. Elle descendit dans la rue, non sans avoir la présence d’esprit d’embarquer un badge pour remonter à l’appartement, pour aller chercher quelque chose à manger pour le petit déjeuner. Le frigo était vide, il fallait bien le remplir un peu, au moins pour le soir et pour le lendemain midi. Elle revint une demie heure trois quart d’heure plus tard, constatant qu’il dormait toujours. Elle le mira dans son sommeil un petit moment avant d’aller l’attendre. Il émergea vers 11H, tandis qu’elle regardait les informations à la télé. Une chose toute simple qu’ils ne pouvaient pas faire sur Atlantis. Ils prirent leur petit déjeuner préparé avec soin par Erika, et qui faisait de l’oeil à Erin depuis un moment déjà.

« Volontiers, mais en ville, comme ça on sera déjà sur place. »

Elle ne comptait pas aller à la Falcon, mais plutôt déambuler dans les rues et aller faire du shopping, surtout trouver quelques cadeaux pour offrir pour le Noël décalé, ne serait-ce que pour les grands parents d’Alexander qui les recevaient, et pour Erika maintenant qu’elle la connaissait.

L’anglais mangeait son assiette de nourriture salée, il avait une faim de loup ! Pourtant, le repas d’hier soir était conséquent. Peut-être une conséquence du voyage spatial et de se retrouver sur terre ? Il n’en savait strictement rien à dire vrai. Comme le fait de dormir jusqu’à onze heure. Une grasse matinée, qu’il n’avait pas faite depuis longtemps.
« Tu as bien dormi ? » Dit-il après avoir bu une gorgée de thé.
« J’ai super faim… À croire qu’il y a un jet lag version cosmique mais en moins déplaisant ! »

« Comme un chat », fit-elle amusée en regardant son compagnon engloutir son assiette. « Ca fait du bien de manger de la nourriture directement cuisiné et qui n’a pas fait deux semaines de voyages en Dédale, je reconnais. » Ca devait venir de là surement, car il était vrai qu’Atlantis vivait en autonomie, mais des réserves de nourriture arrivaient par le vaisseau, ne serait-ce que pour les consommations habituelles qui ne pouvaient pas être produite dans la galaxie. Elle partageait donc son appétit. D’ailleurs, la veille au soir, elle avait bien mangé au restaurant, mais elle n’aurait pas été contre de reprendre quelque chose. Néanmoins, elle faisait attention. Elle restait diabétique quand même, et surveiller son alimentation faisait aussi partie de son traitement. « Je me sens détendue. J’adore les vacances ! », fit-elle en s’étirant en poussant un petit gémissement de bien être.

L’anglais hocha la tête avec un sourire, il était d’accord même si la cité avait la meilleure nourriture niveau qualité. Il y avait un côté plus direct a moins que cela soit psychologique en fait. Enfin qu’importe, il avait faim et l’assiette ne traîna pas. Il se leva, pour la mettre dans le lave-vaisselle, commençant à ranger leur repas.
« Profite alors deux semaines sur terre » Il lui sourit, l’embrassant sur la joue, en lui indiquant, qu’il allait se doucher. Il traîna un peu sous celle-ci avec elle, avant de trouver des affaires, qui se résumerait un costard gris avec un pantalon en velours noir et une chemise claire. Puisqu’il devait se rendre à la Falcon. Erin pour sa part s’était habillée plus soft, d’un pantalon en toile grise et d’un haut chaud en grosse maille type laine. Pour ses chaussures, elle opta pour des mocassins à fond plat histoire de ne pas se tuer les chevilles en faisant les boutiques.

Il était 12h15, les deux jeunes gens, quittèrent l’appartement, pour marcher mains dans la main, la rue commerçant de Londres, n’était qu'à deux stations de métro et l’anglais avait garder des tickets pour ses retours sur terre. Le métro était quelque chose, qui ne lui manquerait jamais ! C’est bruyant et il y fait trop chaud.
« Je flâne avec toi, on mange et j’irais à la Falcon… » Lui dit-il en lui caressant la cuisse, assis sur leur siège de métro. C’était bien quelque chose qui ne lui manquait pas, le métro. On s’habituait vite au téléporteur mine de rien.

Il n’empêche que c’était un moment assez particulier pour la brune, qui était toujours en train de se réapproprier sa planète, comme si elle était partie depuis bien longtemps ; Ce qui était plus ou moins le cas il est vrai. Mine de rien, s’était la première fois qu’elle prenait le métro avec Alexander, et elle profitait de ce moment entre eux au milieu de maintes personnes. Les odeurs étaient assez agressives, à croire que l’air était plus pur sur la cité… Ce qui au final ne devait pas être faux. « Je pense qu’on va surtout se trouver un restaurant rapidement. Je t’accompagnerai jusqu’à la Falcon et je bifurquerai. On se rejoint à l’appart ou ailleurs ? » Elle allait être encombrée et elle pensait déjà à prendre un taxi pour rentrer. Elle en fit d’ailleurs pars à Alexander : « D’ailleurs, je pense que je prendrai un taxi, ce sera plus commode. ». Elle n’avait rien contre le métro, mais ce n’était pas aisé avec des sacs de shopping, sans parler qu’elle aurait terminé probablement à l’heure de pointe.

« La Falcon n’est pas dans la zone commerciale. Tu as un téléphone sur toi ? » Lui demanda-t-il avant de valider pour le taxi « ça serait mieux en effet »
« Oui je sais, mais j’aurai pu m’y rendre ensuite », répondit-elle avant de récupérer son téléphone sur elle et de l’agiter devant Alexander. Elle lui fit un sourire espiègle : « Seriez vous en train de me demander mon téléphone jeune homme ? », fit- elle avec un petit air guindé de la nana qui se faisait draguer.

« Comme tu veux darling » Il lui sourit, il n’était pas contre de se faire “escorter” par sa compagne jusqu’à ses “anciens” locaux. L’homme eu un regard malicieux, en voyant le téléphone, il se leva pour se mettre en face d’elle, laissant sa place à une femme enceinte.
« Vous devinez bien demoiselle en… » Il ne finit pas sa phrase et se retrouva pencher en avant, un homme l’avait bousculé, s’excusant poliment. Une main, sur le verre de la vitre, Alexander, joua des abdos, pour se remettre droit, suivant du regard l’homme quelques instant. Erin le suivit du regard également avant de reporter son attention sur son homme, l’invitant à reprendre avec son petit regard espiègle. Ils s’échangèrent les numéros, pour pouvoir se contacter facilement.


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Retour sur terre pour de grandes aventures


Elle fut contente quand même quand ils arrivèrent à la station visée. Ils pouvaient enfin sortir prendre l’air et remonter en surface, en se mêlant à la foule des badauds qui sortaient à la même station qu’eux. Depuis son petit séjour dans les méandres du site Alpha, elle n’était plus vraiment tranquille sous terre, même si ce n’était pas au point de manifester des symptômes phobiques, simplement une forme d’angoisse passive mais qui n’était pas handicapante.

Les rues n’étaient pas bondées, mais il y avait de la foule quand même et c’était là aussi une sensation étrange que de se retrouver au milieu de toutes ses personnes lambdas qui avaient toutes un but précis, une vie ignorante du projet, et des habitudes bien rangées. C’était à la fois un privilège, une forme de sentiment de supériorité, et en même temps, un sentiment d’exclusion. Elle n’était plus terrienne, mais Atlante, Pégasienne, et elle se disait que le retour définitif sur la Grande Bleue lui ferait mal.

Soudainement, un téléphone sonna dans la poche de costard d’Alexander. Une vieille sonnerie de mobile des années 1990. Erin le regarda intriguée, et quand l’anglais l’aurait sorti de son costume, il se rendrait compte que ce téléphone ne lui appartenait pas. C’était un modèle basique bas de gamme, et le numéro affichait était tout ce qu’il y a de plus anglais.

« Monsieur à un portable d’espion dans sa poche pour ses maîtresses ? », fit Erin avec humour pour le taquiner, pensant qu’il était à lui.

Alexander sortit le téléphone complètement intrigué, ce ne fut pas le siens, qui était de l’autre côté contre sa poitrine et un véritable smartphone… Il toisa le numéro, il était inconnu tout comme l’objet. Il décida de ne pas répondre. Il ne savait pas comment cet objet avait fini dans sa poche et il était en train de réfléchir, quelqu’un lui avait glissé ? D'habitude, on a plus tendance à voler qu'à donner. En tout cas, il n’aimait pas avoir un vieil objet inconnu dans sa poche, cela pouvait être un détonateur de bombe, autant, faire machine arrière et le donner au poste de garde du métro.
Son regard se porta sur Erin qui le chambrait, il lui sourit.
« C’est ma double vie ma chère…. Néanmoins, il ne m'appartient pas. On va rebrousser chemin, pour le donner au vigil du métro »

Erin le toisa quelques secondes en arquant un sourcil. Il ne lui appartenait pas ? Qu’est-ce que c’était que cette histoire encore ? « Euh d’accord… Mais comment a-t-il atterrit dans ta poche ? », demanda-t-elle perplexe.
Le téléphone cessa de sonner alors qu’Alexander avait un vague souvenir d’un homme qui l’avait bousculé dans le métro, et qui s’était excusé poliment en soulevant son chapeau, oui il s’en souvenait bien, il avait manqué d'écraser Erin. Il avait poursuivi sa route en remettant sa parka correctement, et en faisant un petit signe de tête à Erin.
« Hum… mise à part quand cet étrange homme m’a bousculé, cela a dû arriver dans le métro… étrange, d'habitude c’est la perte du téléphone et non un gain... » Il soupira, commençant à faire demi-tour.

Ce n’était pas une chose très inhabituelle que de se faire bousculer dans le métro, surtout que le type ne lui avait pas fait un câlin non plus. Mais est-ce que le téléphone venait de là ?
Alexander, avait cette sorte de parano de ne pas tenter de répondre, ne sachant pas ce que cela pouvait être et son regard alla sur l’engin, qu’il déboita, pour essayer de voir dans le circuit ou dans la composition de celui-ci un élément différent. Il semblait parfaitement normal, pas de détonateur pour une bombe où autre chose.
Et soudain il sonna à nouveau, vibrant dans la main de l’anglais.
« Tu veux que je réponde ? », fit-elle curieuse et intriguée.
« Curieuse … Si tu veux » Il lui donna, pour satisfaire son envie, une fois rassuré que ce fut bien un téléphone sans risque.
« Avoue que c’est curieux », fit-elle avec malice. Cela l’amusait plus qu’autre chose. Elle passa son pouce sur l’écran pour décrocher et elle porta le téléphone à son oreille.

« Allo ? », dit-elle simplement. Elle commuta l’appel sur le haut-parleur, tandis qu’elle s’arrêtait pour s’isoler de la foule, suivit de son compagnon.
« Mademoiselle Steele. Jamais l’un sans l’autre. », fit une voix masculine au bout du fil.
« A qui ai-je l’honneur ? ». Le fait que ce téléphone inconnu qui sonne dans la poche d’Alexander conduit à un homme qui connaît manifestement son nom, et celui de l’anglais mit Erin en mode défense tout de suite. Ils étaient revenus la veille seulement, et personne ne savait qu’ils étaient ensemble à part Erika. Le lien ténu qu’il y avait entre eux par le passé, avant le programme, tenait juste dans une histoire liée à la Falcon, mais jamais ils ne s’étaient rencontrés. L’anglais fronça des sourcils appréciant que peu, ce petit mystère et surtout de savoir qu’elle était connue. Et si l’autre homme, osait dire « jamais l’un sans l’autre » c’est qu’ils les connaissaient de la cité.

« A quelqu’un de bien informé. »
« Si vous le dites. C’est un peu déloyal, je ne connais pas votre nom alors que vous, oui. »
L’homme au bout du fil rigola. « Ne me dites pas que vous vous attendiez à ce que ça le soit. Ce téléphone est quand même arrivé dans la poche de Monsieur Hoffman de façon clandestine. »
« Oui et donc ? La finalité de cet appel est pour quelle raison ? »
Lança l’homme, de but en blanc, n’aimant pas que ça traine autour du pot. C’est toujours, pareil, les mec louche adorent faire durer le suspense, comme dans une perversion et un égocentrisme qui les font jouir, car ils se sentent puissant a l’autre bout du fil.
« Monsieur Hoffman. Toujours aussi direct. »
Aucun accent ni rien, il parlait bien l’anglais britannique… « Bon, nous n’avons pas de temps à perdre, la journée est chargée. Raccroche Erin, puisque monsieur semble avoir envie de tourner autour du pot. »
C’est une stratégie, celle de montrer qu’on n’est pas intéressé ou qu’on a mieux a faire, pour forcer l’autre à se dévoiler, cela marche presque à chaque fois. Et cela n’était pas faux. Il se snetait agacée et sur la défense. De toute manière, il ferait retracer l’appel par la Falcon, si l’autre s’amuse à jouer au plus malin.
Erin fixa ses yeux sur Alexander. Elle partageait sa stratégie.
« Oui, monsieur semble avoir le temps de jouer aux devinette, pas nous. »
« C’était un premier contact. Bonne journée à tous les deux. »
Et la communication fut interrompue. Erin fit une moue perplexe tout en reportant son attention sur le téléphone pour vérifier qu’ils n’étaient plus en communication. C’était un peu comme si le type avait voulu reprendre la main qu’il sentait glisser. Garder l’initiative, garder le mystère, les faire réfléchir et les faire se sentir en danger.
« Je n’aime pas ça du tout… On rappelle ? »

Cette blague ! Alexander leva les yeux au ciel, il sortit son téléphone de sa poche et composa un numéro, pendant qu’il répondait à Erin. Il n’aimait pas du tout ça.
« Non, c’est jouer à son jeu. Tu peux me trouver le numéro du téléphone s’il te plait ? » Il était en mode action et cela allait chier des bulles.

La jeune femme opina du chef. Par instinct de conservation, elle regarda autour d’elle. Elle avait la désagréable sensation d’être observée, mais c’était sûrement une impression liée au fait que l’homme au bout du fil semblait en savoir long. Était-il là tout prêt ? Est-ce qu’il les regarder depuis une position embusquée ? Qui était-il tout simplement ? Il n’y avait pas trente-six solutions. C’était forcément quelqu’un de lié au programme. Elle afficha l’historique des appels et le présenta à Alexander pour qu’il le donne à son contact : 555 745 985.

Alexander n’aimait pas cela et pour cause, c’est dans sa poche qu’était ce téléphone, il devait être visé en premier et Erin étant le bonus. Comme la cerise sur le gâteau. Il porta son smartphone à son oreille, trouvant ça étrange de revenir à cette habitude qu’il avait perdu sans peine sur la cité. Une voix masculine répondit : Dimitri Taylor, bras droit d’Hoffman et dirigeant actuel de la Falcon.
« Dimitri, C’est Alexander, je ne te dérange pas ? »
« Hey ! Dis-moi que tu es en bas de la Falcon et je te pardonne de m’avoir dérangé alors que je fumais un cigare dans ton siège … »
« ôte tes sales fesses de ce cuir et va poser les tiennes sur le moniteur de recherche… »
« Oula, il se passe quoi ? »
« Quelqu’un m’a glissé un vieux téléphone marque Sony compact et celui-ci a sonné, avec au bout du fil un homme surement britannique sans accent qui me connaissait ainsi que la personne qui m’accompagne »
« Je suppose que tu as vérifié s’il n’était pas piégé ? File-moi le numéro. »
« Oui. 555 745 985 »
« Et c’est qui, la personne qui a l’honneur de déjeuner avec toi ? Ce n’est pas Erika, car elle est avec moi au restaurant … »
« Ta femme, tu sais bien ... » Fit-il en roulant des yeux, pourquoi, il était entouré de curieux sérieusement ? En plus Erika, avait dû lui dire. Il en était persuadé.
« Il en a qui sont chanceuses dit donc. Je t’attends toujours pour 14h / 14h30 ? »
« En effet. Merci Dimitri »
« Pas de quoi bro’. Et tu fais gaffe, elle a ses règles aujourd’hui donc pas de cunis dans les toilettes ! » Fit la voix avec un accent américain très sérieusement.
Alexander marqua un temps d’arrêt et se mit à ricaner. Cela avait été dit avec tellement de sérieux. Puis l’autre homme ricana au bout du fil avant de raccrocher. Alexander prit la main de sa compagne, pour continuer leur chemin.

« On continue ? J’aurais plus d’information d’ici quelques minutes » Il lui colla un bisou sur le front, pour fondre la foule.

Erin patientait pendant qu’Alexander discutait au téléphone. Manifestement, il avait un contact à la Falcon qui pouvait retracer les appels. Elle voyait bien qu’il était contrarié et elle comprenait parfaitement. Elle n’avait plus spécialement envie de se promener seule dans Londres, mais elle se disait que si cet homme avait des intentions belliqueuses, il les aurait clairement annoncés, ou il aurait déjà agi en profitant de l’effet de surprise. Là, il était clair qu’il voulait simplement les conduire à réfléchir. Elle ne devait pas avoir peur d’une voix au téléphone… Et puis, Alex allait sûrement trouver à qui appartenait ce téléphone et qui les avait appelés. Elle espérait que ce soit une mauvaise blague, mais tout cela était trop rondement mené pour que ce soit un amateur qui s’amuse à les faire tourner en bourrique. Ça sentait le professionnel à plein nez. « Oui. », fit-elle d’un ton qu’elle espérait jovial, histoire de montrer que cela ne l’atteignait pas spécialement.

Ils traversèrent un pont, l’un des nombreux ponts de Londres avec des péniches. Il savait où, il voulait l’emmener pour déjeuner. En réponse à son oui, il lui serra doucement la main, signe rassurant et aussi, que cela n’allait pas gâcher leur journée. Elle répondit à sa petite pression par une autre pression, et elle lui fit un sourire en plissant les yeux. Non, elle était trop contente d’être sur Terre avec son chéri.

Elle était quand même curieuse de savoir ce dont il retournait. « Ce Dimitri, c’est un proche ? J’espère qu’il est beau gosse si je suis sa femme. », finit-elle par ajouter, histoire d’engager la conversation sur une note plus sympathique.
« Oui, c’est mon meilleur ami et ami d’enfance. Et accessoirement le directeur actuel de la Falcon, comme je ne suis plus là à 100% » Il était le second, mais prenait légitiment la place d’Alexander en son absence. Même si, dès qu’il revenait il n’y avait qu’un seul patron. Il lui lança un regard espiègle, lui donnant un coup de hanche.
« Et oui très bel homme, un brun aux yeux vert, 1m82 musclé... Tu es une femme comblée et heureuse »

« Décidément, la Falcon me réussit bien. », répondit-elle du tac au tac. C’était logique qu’il place quelqu’un de confiance à la tête de sa boite en son absence, et rien de tel qu’un ami d’enfance. Bon, si trahison il y avait, ce serait d’autant plus douloureux, mais les scénarii n’étaient pas toujours le reflet des psychodrames télévisés américains. « Alala, je rencontre un homme charmant et distingué dans le métro et voilà qu’il me donne comme trophée à son meilleur ami pour le féliciter. Je vous jure. », fit Erin en levant les yeux au ciel.

Alexander ricana doucement lui serra la main un peu plus sous l’amusement.
« Que veux tu j’aime faire plaisir autour de moi … » Enfin, il ne sait pas si elle verrait Dimitri, il y a de forte chance, celui-ci devait faire le pied de guerre devant le bâtiment, pour lui sauter dessus. L’américain naturalisé anglais, était très expressif et tactile, au contraire de son meilleur ami. Alexander espérait bien, qu’il aurait le temps de lui présenter Erin, après tout c’est sa nouvelle femme !

« J’ai toujours voulu élargir mes horizons, je ne vais pas me plaindre d’avoir un homme qui pense à moi en me prêtant. », répondit-elle, toujours dans la surenchère en lui serrant la main à son tour et en s’appuyant contre lui en mettant sa tête sur son épaule tout en marchant.
« Un vrai tigre Tairis ... » Dit-il doucement, en l’embrassant sur le front. Elle rigola en faisant un chut sur ses lèvres, histoire de l’embêter.


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Retour sur terre pour de grandes aventures


Ils arrivaient déjà de l’autre côté du pont qui enjambait la Tamise. Son environnement était assourdissant comparé à la cité, mais elle reprenait rapidement l’habitude. Rien que la circulation automobile était bruyante. Il n’empêche, ce petit vent vivifiant sur le pont était agréable.

Quelques minutes après, un beau restaurant en bois japonais se trouvait dans des petites ruelles, Alexander y pénétra et les deux amoureux furent emmenés à une table. Le décor était très traditionnel de ce beau pays. Il commanda un menu composé de gyoza, sushis saumon et California saumon avocats. Et comme c’est dans les mœurs anglaises de boire autre chose que de l’eau au repas, la boisson fut demandée et Alexander prit un thé au jasmin et une carafe d’eau. Pour sa part, le jeune homme préférait boire de l’eau pendant son repas mais il était malvenu de ne demander que cela.

Avant que les commandes arrivent, il reçut un appel, ce fut Dimitri.
« Toujours sur mon siège ? » Il mit le téléphone sur haut parleur, pour qu’Erin écoute, ils étaient isolés, ne dérangeant personne.
« Bah oui ! C’est une évidence ! Donc je ne sais pas qui a envie de jouer avec toi, mais il aime les jeux dangereux. C’est une carte prépayée, vendue à un kiosque à journaux dans le centre de Londres, il y a 2 semaines et acheté il y a une journée, en liquide selon le registre du commerçant. Pas d'identité de l'acheteur bien entendu. Le téléphone sur lequel elle a été installé émet près de la Cathédrale Saint Paul. Le numéro IMEI de l'appareil le rattache à un certain Ruben Raffik, étudiant, qui a déposé une plainte auprès de la police anglaise pour le vol de son téléphone il y a une journée également. »
Cela déplut à Alexander sans vraiment l’étonner … Ce bougre avait bien jouer. Erin plissa les lèvres de déplaisir également. Elle s’attendait à quelque chose du genre, même si elle avait l’espoir qu’il trouve quelque chose.
« Génial… Il émet encore près de la cathédrale ? »
« Ce n’est pas l’égal tu sais bien de suivre la carte des appels… Demande à ton macaroni, ce qui n’est pas légal, tu penses bien qu’il le fait avec grand plaisir !! »
« Tu sais bien, que si je lui demande, on va retrouver le type avec du béton au pieds dans la tamise »
« Tu n’as qu’à mieux t’entourer aussi ! Non sérieusement, je ne peux pas déroger à la règle, ont à le CIS dans le bâtiment depuis trois jours. Je te promets qu’ils me cassent les pieds ! À croire qu’ils sont recrutés sur le niveau de chiantise et leur capacité à te donner des envies de meurtres ! Ils n’auraient pas dû nommer ça le « Conseil de surveillance International », mais le « Conseil des connards International ». Suite à la mort de Berkam, le nouveau comptable, a décidé de faire table rase et de prendre toutes les preuves contre son ancien collègue, pour faire le tri dans ces rangs. Et, comme Berckam était ton grand copain et qu’on l’aimait tous ! Penses-tu qu’ils viennent mettre leur nez, là où il n’y a pas assez de confiture ! Apparemment tu as été embêter sur le retour aussi »
Alexander leva les yeux vers sa compagne, bon Dimitri n’aimait pas le CIS et était assez franc là-dessus. Il espérait que cela n’allait pas outrer Erin. Cette dernière toisait Alexander d’un air affable. Elle savait que tout le monde à la CIS n’était pas blanc bleu. Un petit sourire était peint sur ses lèvres, énigmatique. Et il ne sut pas quoi en penser.
« Ta femme est au CIS je te rappelle. Décidément les nouvelles vont vites… »
« Oui… Tu me diras, car sa majesté Feoraz m’a fait la morale sur la mort d’un de ses membres je ne sais quoi. Bref, je ne l’ai pas écouté et je lui aie dit de faire son travail, que sur mon bureau il est marqué PDG pas bureau des pleurs ! » Il soupira
« HIN ?! J’ai épousé une femme du CIS ? Non mais je ne suis pas bien moi ! Bon tant pis, elle doit être au-dessus du gratin de fromage pourrie et véreux ! Aufaite ma femme, elle est brune, rousse ou blonde ? Et retire-moi le haut-parleur ! Je suis sûr que tu l’as mis en plus ! » Erin était tentée de lui répondre directement mais elle préféra s’abstenir, pour ne pas rentrer dans leur petit jeu.
Alexander ricana de plus belle. Il le retira et passa le smartphone à son oreille. Mais le son était fort, Erin pouvait entendre, avec le calme du restaurant. Surtout qu’ils étaient isolés au fond.
« Erika ne t’a pas racontée ? »
« Non, elle me fait mariner la garce ! »
« Elle est arc en ciel ! »
« Non mais les cousins aussi cons l’un que l’autre. D’accord ma femme est une licorne ! ça tombe bien, j’ai toujours rêvé d'en attraper une sur les sims ! »
« Tu dois être le seul homme d’Angleterre à jouer aux sims ! » Erin pouffa. Elle retrouvait un peu du Alexander / John dans cette conversation.
« Ouais et j’assume ! J’aime les jeux de nana, c’est mon côté féminin ça ! Bon tu te bouges le popotin de manger je t’attends ! Tu diras à ma femme, à quel point je l’aime hin, même si elle travail avec la bande de bras cassée de la planète ! Manquerait plus qu’elle parte avec mon meilleur ami ! Ce scandale ! »
« Cela finira en ménage à trois »
« A parce que ce n’est pas déjà le cas ? » Il eut un air cynique
« Idiot va ! » fit-il après un rire.
« Oui oui »

Et il raccrocha, en roulant des yeux amusés. Il avait un copain aussi barge que lui. Son regard se reporta sur Erin « Et bien entendu, il tient à te transmettre qu’il aime sa petite femme de tout son petit cœur même si elle travaille au CIS »
« Au CCI plutôt. La Commission des Connards Intergalactiques. » Elle rigola, nullement vexée. « J’espère que je le ferai changer d’avis après notre première nuit conjugale.. » Elle entama son repas, composé de Maki et de Sushis. Elle avait pris une boisson chaude comme Alexander, un thé au Jasmin, parce qu’elle adorait ça. C’était bizarre de boire ça en mangeant, mais qu’importe, ça allait bien avec le menu.
« Oh je n’en doute pas, vu tes talents ... » Il lui fit un clin d’œil en référence à leur première nuit torride… et passionnée où tout était passé ou presque à la casserole.

Erin haussa des sourcils, sachant très bien de quoi il parlait. En même temps, il les aimait, ses talents. Elle glissa son pied vers son mollet, pour le remonter doucement vers sa cuisse. Il n’y avait pas de nappe, mais ils étaient dans un coin et elle avait vite fait de reprendre une posture plus classique si besoin. « Je ne t’ai surement pas tout montré le premier soir », fit-elle avec un petit air énigmatique et mystérieux, et sa voix langoureuse.

Il lui lança un regard coquin, en sentant son pied remonter le long de son mollet, elle aimait bien faire ça. « Cela tombe bien, il n’y a personne pour nous déranger à l’appartement … » Il employa le même ton qu’elle.
« J’aime bien quand tu réclames », rajouta-t-elle en soutenant son petit regard et en laissant sa jambe retomber le long de la sienne, doucement. Elle était tentée d’enlever sa ballerine pour mettre son pied ailleurs, mais elle craignait l’arrivée de quelqu’un.
« Je ne réclame rien. C’est un fait ! » Elle devait se douter qu’avec son côté “alpha” mal placé, il n’allait pas se laisser dire qu’il réclame quelque chose. Il ne réclame pas, il a point. Il lui fit un rictus presque sadique, quand elle laissa retomber son pied, qu’il aurait bien aimé sentir encore. Elle était en train de lui donner des idées inavouables. Et c’est bien, dans ce contexte qu’il reste un homme comme les autres avec ses pulsions sexuelles et de désirs pour la femme qu’il aime.

Elle se doutait très bien qu’il allait protester. En fait, elle ne donnait ce genre de réplique que pour ça. Et c’était ces petits jeux qui entretenaient la compétition de surenchère entre eux.
« Et tu viens de faire quoi Monsieur le baron ? », répondit-elle simplement pour le mettre au pied du mur. Elle fit un petit “heinnnn” provoquant, accompagné par son air mutin. Elle se dandinait sur sa chaise.

« Je t’informe qu’il n’y aura personne pour te déranger durant ta démonstration ce soir » Bah tiens, elle pensait que cela allait le chambouler ? Il avait ce même affront dans la voix.
Son sourire s’élargit, son petit air espiègle aussi. « J’espère bien, je déteste ça et ça commençait à devenir une habitude. », fit-elle remarquer avec suffisance. Il ne lui répondit pas vocalement, mais lui lança un regard en accord. Oui, ils étaient souvent dérangé et cela était chiant ! Rien que sur le Dédale !


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Retour sur terre pour de grandes aventures



Elle se pencha vers Alexander avec des airs de conspiratrice : « Trèves de plaisanteries. On va prier ? » Sous-entendu, on va à l’église Saint Paul. Celui-ci ricana doucement, lui fourrant avec ses baguettes un sushi dans la bouche, puis lui attrapant le menton avec ces mains d’un air tout aussi conspirateur.

« Mais oui ma sœur, vous avez beaucoup de péchés à expier. »

Elle déglutit le sushi après l’avoir mâché, les yeux dans les yeux d’Alexander. Elle fit les gros yeux en répondant : « Beaucoup beaucoup. J’espère que je ne devrai pas me faire fesser... », fallait qu’elle arrête avec la provoc là, non ? Elle allait vraiment se taper une réputation de chaudasse… Enfin d’un côté, elle ne le faisait qu’avec son anglais, parce que c’était de la surenchère gratuite et facile et qu’ils aimaient ça tous les deux. Il lui lança un rictus un brin sadique, avec un regard qui signifiait “et si”. Il serait menti de dire, qu’il, n’aimait pas quand elle était aussi désirable, c’est un petit jeu de couple que de se chauffer doucement et de faire des allusions coquines. Et les deux, n’étaient pas en reste, tout en restant dans ce cercle intime, ne l’exposant pas aux autres.
« N’alors ? ». Manifestement, elle avait très envie d’aller faire un tour à cette église.

« Je t’ai dis oui » Fit-il en roulant des yeux, pour la taquiner.
« Ce n’était pas clair Monsieur. », dit-elle avec un soupçon de mauvaise foi. Elle ne savait jamais s’il rigolait ou pas, ou bien elle n’était jamais vraiment certaine même si elle devinait l’orientation générale de son humour. Elle sentait que l’après-midi ne serait pas que shopping finalement. « Il est bon celui-là ? », dit-elle avec un peu d’espièglerie en se penchant pour attraper un de ses sushis qu’elle essaya de manger en le toisant avec un petit air provocant.

« Ce qui est clair par contre, c’est que tu vas te prendre une fessée oui ! » Lui murmura t’il juste pour la provoquer de plus belle. De toute façon, elle était en train de l'échaudé et cela marchait que trop bien. Il se pencha en avant, pour manger le sushi « Il l’est oui » Toujours avec sa voix velouté et avec le murmure, il savait que cela allait faire monter Erin. Il ne sait pas toujours, pourquoi il se comporte de cette manière-là avec elle… Il était intenable en sa présence.

« J’espère bien, je fais tout pour en avoir une », répliqua-t-elle en se passant la langue sur les lèvres. À essayer de l’aguicher, elle se faisait languir elle-même, ce qui n’arrangea rien quand il lui piqua le sushi dans ses baguettes en murmurant. Il connaissait comment la faire réagir le petit coquin. Tant pis, sa ballerine quitta son pied, et elle remonta ce dernier le long de sa cuisse, cette fois, elle ne s’arrêta pas, allant jusqu’à son entrejambe qu’elle effleura avec délicatesse. Le but n’étant pas de castrer monsieur. Elle haussa des sourcils avec un petit air suffisant, un petit rictus sur les lèvres. Elle avait le bras posé en équerre sur la table, les baguettes dans les mains qui formaient un angle avec son poignet cassé. Elle avait la pose innocente en somme.

Il lui sourit d’un air triomphant, oui, elle en aurait surement une dès qu’ils seront dans un endroit plus intime. Il prit un California roll, quand soudainement le pied de sa compagne remonta, il lui lança un regard faussement chaste, ne s’attendant pas à ce qu’elle remonte complètement celle-ci, a un endroit bien moins anodin. Il étouffa entre ses dents un grognement et une bouffé de chaleur, elle est dingue cette nana … Mais c’est bien ça qui lui plait. En tout cas il releva un regard plus intense vers elle. Il se dit qu’elle avait de la chance, qu’ils soient dans un restaurant chic japonais, sinon, il te l’aurait plaqué contre la table, pour répondre à sa provocation. Mais, cela ne l'empêcha pas d’être insolent.
« Tu as de la chance, que je sois un maniaque et que les toilettes me rebutent, sinon tu l’aurais eu maintenant ! » Grogna t’il entre les dents, croisant ses jambes, pour que le pieds, d’Erin ne puisse plus atteindre sa cible. Il avait toisé un instant la salle, personne ne faisait gaffe à eux. Quoique, il sera capable de le faire, mais il avait une autre idée en tête, pour se venger.

La jeune femme voyait bien qu’elle réussissait sa manoeuvre. Elle se surprenait elle-même, tout en sâchant que quand elle était amoureuse, elle était capable de se donner entière pour l’homme qui était l’objet de son béguin, sans parler du fait qu’avec Alexander, elle se sentait suffisamment en sécurité pour s’adonner à ce genre de petite provocation discrète en public. Dommage vraiment qu’il n’y ait pas de nappe descendante jusqu’au sol, où elle aurait été capable d’aller faire quelque chose de bien moins chaste pour la virilité de son compagnon. En tout cas, elle sentait qu’il se contenait, et sa petite remarque provocante en était bien la preuve. A quoi est-ce qu’il pensait ? Avait-il envie de calmer ses provocations et reprendre le dessus ? Comment ? Certainement en la plaquant contre le mur, ou sur cette table, ne serait-ce que pour la faire crier. Le fait qu’il croisa ses jambes était aussi un indicateur.
« Ce n’est pas de la chance mon cher, mais un calcul. Ca te fait du bien d’être frustré et de ne pas tout avoir tout de suite, monsieur le PDG. », dit-elle avec humour. Oui, elle continuait de le provoquer sur le mode de l’initiative et du contrôle de la situation. Elle savait qu’il n’aimait pas ça et que ça l’obligeait à réagir à chaque fois. Elle abaissa son bras pour enfin piocher une nouvelle fois dans son assiette avec ses baguettes.

Et elle avait raison, il n’aimait pas ça, mais à la fois si, puisqu’il était contraint de répondre et de jouer avec elle. Chose qu’il adorait. Il attrapa la cheville d’Erin, pour la maintenir de sa main et de son pied et il crocheta le pied de la chaise pour la rapprocher soudainement de la table. Elle fit les gros yeux en regardant autour d’eux pour vérifier que personne ne venait. Et cela fit encore plus sourire l’homme.
« Oh mais madame joue dans la frustration ?... Ce n’est pas très gentil ça » Il lui lâcha la cheville, après lui avoir chatouillé et il se redressa sur sa chaise l’air de rien, en mangeant alors qu’elle se replaçait convenablement dans la sienne, en riant à moitié pour ne pas faire trop de bruit. Elle avait dû faire un effort pour ne pas se débattre. C’était un coup à mettre la table par terre. Ils n’étaient vraiment pas sortables.
« Dépêche-toi de finir, il faut vraiment qu’on te retire ton démon » Lui dit-il avec ironie.
« C’est toi qui a le démon en toi à toujours essayer de me faire crier », répliqua-t-elle en pouffant encore un peu.
« C’est parce que j’ai une tentatrice qui ne fait que l’asticoter ... » Dit-il d’un air coquin.
Elle cherchait sa ballerine du pied tout en parlant. Elle reprit le cours de son repas quand enfin elle fut rechaussée.
« Tu crois qu’on va trouver quelqu’un là bas ? », finit-elle par demander plus sérieusement. Elle était curieuse de savoir qui se cachait derrière ce coup de téléphone et qu’elles étaient ses motivations réelles.
« Je pense oui, il doit jubiler dans son coin. »
Fit Alexander qui ne serait pas surpris de voir un pervers narcissique, attendre qu’on vienne le trouver. Surtout qu’il devait se douter qu’Alexander ait fait des recherches, puisqu’il avait l’air de bien le connaître. En tout cas il espérait que ce ne fut pas un coup tordu de son vieille ami Italien Gorini... Enfin ça serait louche, mais bon, un parrain est naturellement un brin tordu quand même.
D’ailleurs, il ne s’était pas rendu compte, mais l’un de ces restaurant japonais était dans son quartiers. Il ne serait pas contre de le voir. Et parfois le destin fait de drôle de chose. Rien n’échappe aux oreilles des plus grands. Erin acquiesça, en réfléchissant à tout ça. Elle ne se faisait pas encore de film, mais ça n’allait pas tarder.

Un homme approcha d’eux, sur le coup, on pouvait se dire que le serveur venait débarrasser mais non. La silhouette de taille moyenne assez forte, d’un mâle élégant, les cheveux ébène gominé, le regard ébène et la peau hâlée d’un gentleman raffiné et latin apparut vers eux. Non, loin il avait deux gorilles en costard noir qui constrataient avec le blanc impeccable de l’italien. Mais, ils restaient discrets à une des tables non loin des deux RDA. Romani Gorini, dans toute sa beauté et sa prestance, il avait hésité à déranger l’anglais, mais ne pouvant tenir et cela faisait trop longtemps qu’il ne l’avait pas vu, ce permettait d’interrompre leur repas.
« Mon ami, quelle surprise de te voir ici ! » Il se tourna vers Erin avec un beau rictus, qu’elle lui rendit poliment. « Je suis navré d’importuné demoiselle, mais je vous prends quelque minutes votre charmant rencard ! » Il avait un fort accent Italien et une voix suave.
« Mais je vous en prie Monsieur. », dit-elle en jetant un coup d’oeil à Alexander. Ils devaient se connaître tous les deux. Il lui confirma par le regard.

Alexander tourna la tête et fut surpris, enfaite à demi surpris de voir l’italien il lui sourit et se leva. Comme toujours Romani, le prit dans ses bras, les italiens et leur besoin de tripoter c’est viscéral chez ce peuple !
« Romani ! Je me demandai quand tu allais me tomber dessus » Fit l’homme se qui fit rire Romani, qui se retenu de lui dire qu’il était au courant de tout.
« Tu ne comptais pas me passer un coup de fil ? »
« Tu as été sages ? »
« Tu me vois donc oui… » Fit l’italien avec un rictus, oui il n’était pas en prison.
« Je suis arrivé hier, mais oui je t’aurais passé un coup de fil. Je te présente Erin Steele, ma compagne »
L’italien se pencha vers Erin d’un signe élégant « Je devrais peut-être travailler là où tu te caches mon bon anglais, j’aurais peut-être une aussi belle compagne ! » Il fit un baise main à Erin qui s’était levée par politesse, en lui laissant sa main puisqu’il était lancé. C’était bien la première fois qu’on lui faisait un baise main, surtout dans un restaurant Japonais. « Enchanté mademoiselle Steele. Romani Gorini, un vieil ami d’étude d’Alexander. »
« Moi de même. Et vous pouvez m’appeler Erin si vous êtes un vieil ami d’étude d’Alexander. », reprit-elle par courtoisie. Il ne lui avait jamais parlé de son “vieil ami d’étude italien”. C’était curieux, mais leur comportement respectif montrait qu’ils se connaissaient depuis belle lurette et qu’ils avaient déjà un code de conduite entre eux. Erin analysait tout, comme toujours. « Vous joignez-vous à nous pour le déjeuner ? », proposa-t-elle en montrant la table de la main.

L’italien hocha la tête d’une manière charmante « Dans ce cas, là nommez moi Romani » l’homme regarda l’anglais et celui-ci hocha la tête, ainsi Romani s’installa et le serveur demanda s’il désirait quelque chose. Il prit un menu de sushi et de brochette. Cela ne dérangeait pas le jeune homme, qui aurait préféré être avec Erin, mais cela faisait longtemps qu’il n’avait pas vu Romani.
« Tu restes combien de temps ? »
« Une semaine, après nous allons en France. On fête Noël en retard » Fit Alexander d’un air malicieux.
« Noël en mars quel bonne idée tient ! Au mois il fait meilleur ! »
« En effet ! Tu vas bien ? »
« Oui, la routine tu sais. J’ai divorcé comme je t’avais raconté et j’ai retrouvé une compagne, j’espère qu’elle sera fidèle elle ! » Dit-il en rigolant doucement. Alexander se fit la remarque que c’est le thème en ce moment, tout comme Erin dans sa tête, qui écoutait poliment. L’anglais se retenu de lui demander si elle était encore en vie. Mais oui surement, Romani ne tuerait jamais de femme.
« Eh bien… je te le souhaite » Romani lui expliqua rapidement l’histoire, cela n’étonna pas Alexander, son ami avait le don pour s’attirer des femmes jeunes et matérialiste et à chaque fois ça finissait ainsi. Elles couchaient avec le jardinier… Et connaissant la mafia, le jardinier était au fond de la tamise. Alexander ne comprenait pas ces femmes, comment pouvaient-elles être aussi bêtes et mettre leur vie en péril avec un parrain ? Déjà se mettre avec un homme aussi dangereux… quoique Romani avait des valeurs et un respect pour la vie humaine. Il était sans pitié mais ce n’était pas un psychopathe sans foi ni loi.
« Tu n’aurais pas eu des problèmes avec l’armé de l’air américaine par hasard ? » Alexander comprit très vite qu’il parlait des enquêtes faites courant janvier. Erin ne s’attendait pas à cette question, mais elle semblait logique puisque l’italien avait été impliqué de près ou de loin dans cette histoire puisque Berckam avait creusé les relations d’Alexander pour essayer de le discréditer. Etait-ce lui le mafieux ? Probablement. Erin n’était pas conne.
« C’est à dire ? »
« J’ai eu des enquêteurs de L’USS Air Force, qui ont débarqué. Ils voulaient tout savoir sur nos relations et généralement tout sur toi. »
« Hum, on a eu un ver dans la pomme. Il a fallu montrer patte blanche avec l’enquête. »
« Et ce ver de terre a fini par rejoindre son composte ? » Lui demanda t’il avec un air assez prédateur.
« Oui ne t’inquiète pas. C’est confidentiel »
« Je me doute. Dommage, tu ne seras pas un renégat ! Même si les premiers enquêteurs du CIS semblaient vouloir faire de toi un vilain garçon ! Ils m’ont fait rire avec leurs accusations ! » Il ricana prenant son verre de vin et trinquant dans le verre de son ami. Alexander eu un rictus, oui cela avait dû faire rire Romani, quand il avait dû recevoir les agents de ce porc de Berkman, qui ont dû tout faire pour lui trouver un lien plus que corrompu avec le parrain. Il avait de la chance, d’avoir l’amitié de cet homme et surtout que Romani n’ait jamais essayé (enfin si, mais il a respecté son choix) de ne pas s’octroyer des avantages frauduleux de la part de son ami d’enfance.
« Et que faites vous Erin ? »

Elle avait la confirmation que les enquêteurs de Berckam étaient venus voir cet homme et qu’ils avaient essayé de tourner leur amitié contre l’anglais. Les petites manigances de Forback lui revinrent en tête, surtout ses petites allusions à peine voilé sur les relations de ce cher anglais qu’il détestait tant de s’être tapé la bonasse de service du CIS que tout le monde avait envie de sauter. Elle ne savait pas que son cul était aussi prisé, elle aurait presque pu le mettre aux enchères pour déconner. Oui car bon, l’agent Steele n’était pas une prostituée non plus. L’américaine figea un sourire poli sur son visage pour répondre à Romani.
« Je travaille pour la CIS. » Elle accentua son petit sourire, sachant qu’il venait de parler d’eux. « Le côté vilain garçon d’Alexander m’a plu, alors je suis tombée en plein conflit d’intérêt et me voilà. On ne résiste pas à ce jeune homme. », fit-elle en inclinant un peu la tête vers l’italien, espérant le lancer sur d’autres pistes que son métier, par une petite pirouette humoristique assez habile.

Romani hocha la tête, il savait très bien qui était le CIS et lança un regard amusé à Alexander.
« On pactise avec l’ennemi, si ce n’est pas une opéa ça ! » Fit-il en ricanant doucement. Alexander fit de même et Erin aussi, bien qu’un plus mesurément. La conversation fut dérivée facilement l’italien avait très bien compris la manœuvre et s’intéressa à d’autre élément plus futile et bien content de retrouver son vieil ami, s’intéressa à lui et aussi a sa compagne.

Erin était bien contente de rencontrer quelqu’un qui connaissait Alexander, en dehors de sa famille proche comme Erika. Elle glanait quelques informations, du moins ce qu’elle pouvait, car Romani était excellent dans le domaine de la communication également, et s’il avait bien compris la petite manoeuvre de la jeune femme pour changer de conversation, ce n’était pas pour rien. Bref, le repas se déroula dans la bonne humeur, et vint le temps de régler les consommations ainsi que les mets avalés. Et ce fut à la charge de Romani qui insista grandement.

« Bon ce n’est pas le tout, mais j’aimerai vraiment aller me promener du côté de l’église Saint Paul avant que tu n’ailles à la Falcon passer le reste de ton après-midi. », fit Erin en se redressant. Quand elle avait une idée en tête, elle ne l’avait pas ailleurs.
Romani leur lança un regard amusé, un grand romantique cet italien très croyant aussi.
« Madame souhaite rêver de robe blanche... » Fit-il en donnant un coup de coude à son ami avec un clin d’oeil.
« Cela te fait un point commun avec elle »
L’italien ricana de plus belle, assumant parfaitement son côté fleur bleue, il adorait les mariages. Erin secoua la tête en levant les yeux au ciel, avec un rictus amusé peint sur ses petites lèvres roses.

Romani salua avec une extrême galanterie et politesse Erin avec un baise main et quelques compliments du cru latino qui avaient fait chavirer beaucoup de cœur. Faut dire que l’homme a ce petit côté agréable et fantasmagorique de l’italien. La jeune femme trouvait cela charmant, mais elle préférait le côté un peu moins extravagant qu’elle retrouvait chez Alexander, plus typique du flegme anglais que de l'exubérance tactile ausonienne. Elle en profita pour le remercier une nouvelle fois pour le repas avant qu’il ne s’en aille. Il les invita à venir manger un soir avant qu’ils ne partent et il disparut dans une ruelle assez animée par les touristes avec deux hommes en noirs qui le suivaient de loin.

Alexander quant à lui, avait salué chaleureusement son ami, qui l’avait gratifié d’une accolade. Il avait hésité à lui demander de venir près de cette église, histoire d’avoir l’œil avisé du parrain, qui sentait la racaille à trois kilomètres, mais il ne voulait pas mêler Romani à cela. Pour la simple et bonne raison que l’homme n’aurait aucun complexe à questionner à sa façon l’étrange homme ou même le descendre sans explications, s’il était un peu menaçant. Ou le faire disparaître plus tard. Romani est un homme très gentil et loyal, mais il reste un des plus grands parrains de Londres et du pays et ce n’est pas en distribuant des peluches.

L’anglais prit par la main sa compagne et lui colla un bisou sur la joue et la guida pour aller vers la place et cette grande église assez prisée des voyageurs. Cette dernière ne se fit pas prier, et elle glissa ses doigts entre ceux de son chéri, tout en marchant à ses côtés. Maintenant qu’elle était de nouveau sur Terre, elle avait du mal à se dire que la planète avait continué de tourner sans elle dessus. C’était étrange. En fait, cela venait bousculer sa croyance longtemps acquise et certaine qu’ils étaient seuls dans l’univers. Si l’être humain savait…



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Bref, ils marchèrent un moment vers le centre de Londres en discutant de tout et de rien, et même de ce qu’ils pourraient trouver sur place. Erin était persuadée qu’ils feraient choux blanc, surtout que ça commençait à faire un moment qu’ils avaient reçu ce coup de fil. Mais elle mourrait d’envie de vérifier, faisant vibrer en elle sa fibre d’enquêtrice de terrain qu’elle reléguait sur la cité pour son côté plus administratif. Cela lui rappelait son petit séjour en Suisse quand elle suivait la trace sans odeur de l’argent de la Falcon qu’un de leur comptable avait “accidentellement” remis à de mauvaises personnes. Le goût du risque, l’adrénaline qui monte, la sensation d’être suivi, tout était réuni.
Ils arrivèrent par les jardins de la cathédrale Saint Paul, tandis que son dôme se détachait sur le ciel gris anglais. Le siège du diocèse de Londres semblait immense, imposant, comme une cathédrale se devait de l’être. La recherche serait impossible, et Erin le savait bien. Comment retrouver un homme, une heure et demi après un coup de téléphone, ici ? Le jardin était immense, les touristes nombreux, les bancs étaient occupés, et l’intérieur de l’édifice devait être tout aussi gigantesque. D’un côté, ils pouvaient certainement exclure de l’équation l’intérieur, personne ne téléphonait dans un lieu de culte, c’était assez mal vu et ils auraient probablement entendu un écho dans la conversation. Hors il n’y avait rien eu de tel. Elle fit une petite moue boudeuse en se tournant vers Alexander alors qu’ils venaient de faire s’envoler une nuée de pigeon qui picoraient dans les graviers des jardins du bâtiment religieux.

« Je crois que c’était un peu présomptueux de penser qu’on trouverait quelqu’un ici… Je suis désolée. » C’était quand même elle qui avait insisté, presque lourdement, pour venir faire un tour. Elle ne pensait pas le site aussi grand. Le seul point positif dans tout ça, c’était que s’ils étaient surveillés, ils envoyaient un message implicite à la personne derrière tout ça, en lui montrant qu’ils étaient sur sa trace.
« Qu’importe. Au moins tu auras vu ce bel édifice. » Alexander n’était pas spécialement déçu, il s’attendait à ne voir personne, du moins, comment reconnaitre un mystérieux homme ? La foule est trop grande et même en la scrutant bien, ils ne pourraient voir quelqu’un et cela serait sacrément culotté à l’homme de rester ici comme un pantin, il semblait plus intelligent. Malheureusement.
« Je suis déjà venue quelquefois. Monsieur le baron est en présence d’une londonienne aguerrie. », fit Erin avec humour, histoire d’avaler la pilule.
« Ah ? Et qui donc Madame la Baronette ? » Dit-il en la toisant directement.
« Et bien moi. » Elle lui fit un grand sourire en se la pétant un peu. Après tout, elle était restée deux ou trois ans dans cette ville, si ce n’était plus. Elle n’avait pas envie de compter maintenant, mais c’était à la City qu’elle avait eu son premier job chez C&B, le cabinet d’avocat réputé.
Alexander avait fait exprès pour la charrier. « Ah bon… Je n’aurais pourtant pas dit. » Il en remettait toujours une couche. Erin secoua la tête, préparant sa prochaine réplique quand le téléphone dans son sac vibra et il émit un son bref, signalant un message. La jeune femme l’extirpa et le déverrouilla en glissant l’écran sur la droite.

La cloche que l’on nomme « Great Tom » a sonné pour la dernière fois en 2002, quand la Reine Mère est décédée. A part ça, elle annonce l’heure. Passionnant n’est-ce pas ? Comme le fait de voir deux jeunes gens s’évertuer à essayer de me doubler.

Bon, cette fois, la sensation de se faire fliquer n’était plus anodine chez l’ex consultante, qui se sentait réellement épiée pour le coup. Le type savait qu’ils étaient là, et qu’ils le cherchaient, forcément. D’un côté, cela voulait dire qu’ils chauffaient. Elle montra le message à Alexander tout en refaisant un tour sur elle-même pour observer les environs. Il y avait du monde, des gens avec des enfants, des gens seuls, des joggers, des vendeurs de Hot Dog, et autres badauds en tout genre. Comme déterminer qui, dans tout ce marasme citadin, était leur homme ? C’était impossible. A contrario, elle avait l’impression d’être stabiloté en jaune fluo, et d’apparaître au milieu de la foule comme le nez rouge d’un clown au milieu de sa figure. Elle se sentait vulnérable, terriblement visible, terriblement publique, et elle détestait ça. Elle n’aurait jamais dû venir.
Alexander regarda le SMS et eu un rictus presque amusé par cette situation. Regardant machinalement autour de lui. Rien n’était plus suspect et intérieurement, il n’aimait guère cette situation, puisque ciblé par un taré. Ce type semblait vouloir jouer avec eux et cela n’est pas appréciable. Qui était ce petit fumier ? Quand il allait le trouver, il avait intérêt à montrer patte blanche on ne joue pas avec un Hoffman. Erin était-elle en danger à se balader seule à faire les boutiques ? Il ne serait pas tranquille de la savoir seule.
« Erin, je ne souhaite pas que tu fasses les boutiques seules. S’il t’attrape ou qu’il t’arrive un accident… Sois-tu viens avec moi, soit on trouve quelqu’un … » Romani, lui venait en tête ou même appeler sa grand-mère pour qu’elle vienne à Londres ou même l’une de ces sœurs si elle préférait une femme.
Pour être honnête, Erin n’était pas rassurée non plus, et elle n’avait plus spécialement envie de faire les boutiques. Elle sortait d’une période difficile, où elle venait de se faire prendre en otage par un psychopathe fou amoureux avec des tendances suicidaires, narcissiques, perverses et elle en oubliait certainement plein, et elle ne souhaitait pas revivre ça une nouvelle fois. « Je vais téléphoner à une amie. Je pense qu’elle sera ravie de me revoir, ça fait longtemps, et je me sentirai plus rassurée également.. », fit-elle en laissant tomber son bras le long de son corps avec le téléphone dans la main. La probabilité qu’il les trace simplement avec le mobile était forte. Avec les nouvelles technologie, on pouvait facilement se passer de quelqu’un sur le terrain pour certaine chose.
Alexander hocha la tête. « Elle a un gros chien ou un copain ton amie ?» Il avait mit un peu d’humour, mais dans un sens pas vraiment. La jeune femme haussa des épaules, elle n’en savait rien. Ce qui est bien dommage. Autant sa sécurité, il s’en fichait mais pas celle de la femme qu’il aimait. D’ailleurs, il tendit la main vers le téléphone maudit. « Je peux l’avoir s’il te plait ? Peut-être que Dimitri trouvera d’autre chose » Comme un traceur ou autre, même s’il n’en avait pas vu au début. Et au cas où, il préférait que la trace soit à la Falcon que dans les rues de Londres et ses nombreuses ruelles. Erin lui donna sans faire d’histoire. Il ne lui appartenait pas, pas plus qu’à lui, mais son raisonnement se tenait.
« Regarde quelques fois qu’il partage notre localisation, via une appli GPS ou autre. » Des fois, les choses les plus simples et les plus évidentes étaient les bonnes.
« Vu l’âge du téléphone, celui-ci n’a pas d'application du tout » Il avait un vieux compact, qui datait des premiers téléphones en main.
« Tant pis. », répondit-elle du tac au tac. Elle aurait préféré que ce soit ça, histoire de se dire qu’ils n’étaient pas suivis. Alexander leva les yeux vers la cathédrale. « Appel ton amie, si elle peut, j’attendrai avec toi avant de me rendre à la Falcon » Il lui sourit, alors que son regard allait sur l’édifice une nouvelle fois et les jardins. Cela faisait si longtemps qu’il n’avait pas vu cet endroit, cela était bizarre de revenir dans des lieux connus. Il rangea dans sa poche intérieur le téléphone pirate.
« D’ac. ».
Cette fois, elle extirpa son propre téléphone de sa poche intérieure, et elle composa le numéro enregistré de Jessica Howard, une amie qu’elle avait à Londres et chez qui elle a habitée le temps de toucher sa première paye et de trouver un appart. Une forme de collocation en somme. Elle patienta le temps que le téléphone accroche le réseau et commence sa série de tonalité. La jeune femme toisait Alexander, et elle lui tira la langue, par pure malice, et le histoire de faire retomber la pression. En réponse, il s’approcha d’elle et lui croqua l’oreille. Elle se tortilla sur place en essayant de ne pas se faire trop distraire.
« Ça ne répond pas.... », chantonna-t-elle en même temps que la tonalité. « Elle doit croire à une revenante et elle n’ose pas décrocher.. ».
Alexander espérait que sa copine allait répondre, histoire qu’elle passe quand même un bon moment. « Les fantômes font peur aussi… »
Elle faisait la conversation avec lui le temps que ça réponde, et finalement, elle arriva sur la messagerie vocale de son amie.
« Salut Jess, c’est Erin. Je suis de passage à Londres, si tu es dans le coin, rappelle moi. Bisous.. ».
Elle haussa des épaules. « Je suis bonne pour rencontrer mon mari finalement. ». Erin et sa capacité d’adaptation.
« On dirait bien. »
Dommage, ça aurait été une occasion. Sans perdre plus de temps, Alexander l'entraîna par la main, pour prendre le métro et rejoindre la station la plus proche de la Falcon. Il en profita sur le chemin, pour l’interroger sur sa copine, par simple intérêt pour la vie d’Erin. Cette dernière lui expliqua qu’il s’agissait d’une amie anglaise, qu’elle avait rencontré sur son lieu de travail et qui avait accepté de partager son appartement le temps qu’elle trouve le sien à Londres, la sortant d’une Auberge de Jeunesse glauque et vraiment pas digne d’une fille comme elle. La conversation dura un peu, et Erin confiait ses souvenirs avec simplicité, comme ils lui venaient. Le métro, fut rapide à peine trois stations et l’anglais était content de retrouver le ciel nuageux de dehors.


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Il guida sa compagne, jusqu’à une grande ruelle assez bourgeoise, pour finalement arriver vers une sorte de lac et avec une immense entreprise de verre très moderne avec en gros un « Falcon » écrit dessus. Il avait d’autre immeuble autour et des restaurants en face du lac dont un bar. Alexander y avait passé de longues heures pour écrire ses rapports ou pour se couper un peu de la Falcon, voir prendre un petit déjeuner. C’est là, qu’il avait embauché sa secrétaire d’ailleurs. Tout était comme dans le souvenir d’Erin, bien que le lieu semblât avoir évolué, sans pourtant en donner l’air.

Ils durent traverser une sorte de pont en bois au-dessus du lac et une immense plateforme en bois servait d’entrée à l’entreprise. Devant, il y avait deux personnes, Erika, que connaissait très bien Erin et un bel homme brun au yeux vert sombre. Alexander lâcha la main de sa compagne et se décala de celle-ci sachant très bien ce qui allait lui arriver. Erin mit ça sur le compte de l’aspect plus professionnel de sa venue dans les locaux d’une entreprise dont il était le PDG. Elle ne lui en voulait pas le moins du monde, et si les rôles étaient inversés, elle aurait agi de même. La raison était tout autre cependant, car le bel homme qui patientait aux côtés d’Erika, se tourna immédiatement et avec un grand sourire radieux sur les lèvres, marcha rapidement vers Alexander et le prit dans ces bras, le soulevant un peu. L’anglais, lui rendit son accolade chaleureuse, sous le regard d’Erin qui enterrait définitivement son hypothèse sur l’arrivée pimpante et pro de son compagnon.

Ils parlèrent doucement, apparemment Dimitri était plus que ravi de retrouver son ami au vu de ses paroles, Alexander lui avait manqué terriblement.

Erika, quant à elle, s’était approchée d’Erin avec un sourire sur les lèvres, en regardant les deux. Elle lui fit la bise et lui jeta un regard complice, s’enquérant de son état de santé et si elle avait bien dormi. L’américaine s’empressa de la rassurer en lui affirmant que tout allait bien, laissant le temps aux deux hommes de se remettre d’aplomb. Erika lui sourit avant de toiser les deux hommes en levant les yeux au ciel une nouvelles fois.

« Bon, vous vous ferrez des bisous plus tard. Tu es en retard Alexander. Et j’espère que la raison fut qu’Erin ait eu une envie subite de câlin à l’église ! » Les paroles d’Erika étaient juste la pour faire une touche d’humour.
« Le pauvre curé ne s’en est toujours pas remis. », ajouta la concernée dans un murmure qui était parfaitement audible, mais qui se voulait être un commentaire qui ne demandait pas de réponse, comme une constatation en somme.
Erika se mit à rire doucement, alors qu’Alexander fit de gros yeux.
« Le pauvre homme... »
« Et il y avait un voyeur ou pas ? » Dimitri avait dû lui raconter. En tout cas, les deux attendaient clairement la suite.
« Il n’y avait personne, mais on a reçu un charmant SMS, vous le verrez après. »
« Cela ne sent pas très bon, votre histoire » confirma Dimitri, en lâchant Alexander et se tournant son regard vers Erin, pour l’observer quelques secondes. Elle hocha de la tête. Il hésita quelque instant, ne voulant pas lui faire peur, mais ce décida d’être naturel avec elle. Après tout elle sortait avec son meilleur ami donc elle avait dû en voir d’autre. Il se dirigea vers elle et lui fit la bise à la française.
« Vous êtes en beauté madame Taylor aujourd’hui. J’espère que la présence collante d’Hoffman ne vous a pas incommodé. » Erika regarda bizarrement Dimitri en levant les yeux au ciels amusée alors qu’Alexander pouffa doucement.
« Pas le moins du monde très cher, c’est un bon chaperon que vous m’avez donné là. », répliqua Erin, nullement intimidée ou déstabilisée. Elle s’était faite à l’idée qu’il allait continuer de jouer le jeu qu’il jouait avec Alexander au téléphone, et que ce n’était pas sa présence physique qui allait l’arrêter. Elle avait vu juste en voyant que le bonhomme ne s’était pas dégonflé. Elle lui fit un sourire entendu. Son mari était mignon, mine de rien. Plusieurs pauvres femmes qui avaient subi des mariages arrangés se seraient bien contentées d’un parti comme celui-là.

Dimitri, lança un regard satisfait à Erin, content qu’elle jouait le jeu aussi.
« Vous m’en voyez ravi, il est difficile de se trouver du bon personnel de nos jours » Il fit un beau rictus à Alexander, qui fit une petite moue. Il les laissait faire leur petit délire. Ce fut bon enfant.
« Les anglais sont réputés pour cela. J’espère qu’il ne vous coute pas trop cher, je veux continuer à avoir mon train train de luxe. ». Quand Erin était lancée, elle enchérissait toujours. Alexander était bien placée pour le savoir, d’ailleurs, elle lui titilla les côtes en même temps, celui-ci se tordait, pour s’éloigner un peu et retrousser son petit nez.
« Oh un prix déraisonnable, mais rien n’est trop beau pour vous ! Le problème étant de la mâter de temps à autre puisqu’il est Rebel le bougre ! » Dimitri avait prit une voix pompeuse, s’amusant grandement de cet échange avec une inconue.
« Si je peux me permettre maître, la qualité va avec la fougue de l’âge ! »
« Je ne vous le permets pas ! Taisez-vous ou sinon je vous enferme dans un placard ! » Dimitri fit un geste de main très bourgeois.
Alexander ricana silencieusement et Erika fit de même.
« Quelle autorité, quelle prestance, j’en suis chamboulée. », fit Erin avec une voix de duchesse.
« J’aime quand vous dites ça ! » Ajouta Dimitri de bon coeur.
« Bon, Erika, on va les laisser, apparement, il aiment le chamboulement » Fit Alexander faussement vexé. Erika pouffa un peu. Erin prit un air faussement vexé elle aussi et elle ajouta à l’attention de Dimitri :
« Il a encore parlé, enfermez le dans un placard et mettez moi y avec ! »
« Que voulez-vous faire dans un placard ma douce ? »
« Je le surveillerai. »
« Mais oui mais oui... » Lança Alexander d’un air moqueur. Il haussa les épaules.
« Bon et si on passait aux choses sérieuses au lieu de faire de fausses promesse ?» Erin lui fit un sourire et opina de la tête pour confirmer qu’elle était d’accord.
Dimitri s’approcha de son ami avec un regard taquin.
« Prêt à faire hurler le personnel ? Le manitou est de retour … »
« Personne n’est au courant surtout… J’ai hésité à enfermer Brigitte d’ailleurs. »
« Ah donc je viens dans le plus grand des secrets… Ce n’est pas bien. Quant à Brigitte tu auras tout le temps de le faire Erika. » fit-il d’un air amusé.
Erika, hocha la tête en croisant les bras, puis toisa Erin.
« Tu n’étais pas censée faire les boutiques ? »
« Je n’ai pas trop envie de me promener toute seule avec les messages que l’on reçoit. », répliqua Erin d’un air grave. « Ce n’est pas grave. »
« Il vous a dit quoi ? Après je peux poser mon après-midi. Je m’arrangerai avec le patron. » Fit-elle joyeusement avec un clin d’oeil à Alexander, sur la fin, puisqu’elle avait envie de faire les boutiques, pour acheter des vêtements, notamment une robe pour le lendemain.
« Il nous a parlé du lieu où nous nous trouvions, ce qui indique que nous sommes filés. Donc être seule me semble être une mauvaise idée. » Mais deux femmes, était-ce bien raisonnable également ? Après, elle voulait y aller avec son amie Jess, donc qu’est-ce que ça changeait ? Et puis, ce serait l’occasion de connaître un peu plus Erika. Ce n’était pas pour lui déplaire. Elle papillonna des cils vers Alexander, façon muette de lui demander son accord.

Erika retroussa le nez de la même manière que son cousin, signe de mécontentement, comme un chat. Dimitri avait une moue contrariée, il se tourna vers Alexander pour lui demander s’il avait le téléphone et l’anglais hocha la tête tout en captant le regard de sa compagne.
« Je suppose que tu es à jour ? »
« Oui, sauf pour mes congés. »
« Le patron te l’autorise » De toute manière, il n’a pas à refuser des congés de ces employés et il avait suffisamment confiance dans sa cousine, pour pas qu’elle abuse. Il espérait que tout se passerait bien et il était plus rassuré de savoir sa compagne avec quelqu’un d’autre et surtout de connu.

Erika, qui avait déjà son sac et son manteau sur elle, prit par le bras Erin et saluant les garçons d’un air un peu provocant sans le vouloir.

« Allons donc écumer les boutiques ! »
« Faites attention. »
« Promis. », dit Erin en allant quand même voler un baiser à son chéri histoire de ne pas partir sans cette marque d’affection. Et il lui rendit tendrement, avant de jeter un dernier regard avec Dimitri aux deux femmes et partir en direction de la Falcon.

Elle revint au bras d’Erika. Finalement, elle était contente de passer l’après-midi avec la cousine d’Alexander. Ce n’était pas prévu, mais ce serait top, surtout que la blonde avait la même façon de fonctionner que son compagnon, ce qui ne serait pas plus mal pour l’américaine.
« On prend ta voiture, ou un taxi ? » Si elles allaient en centre ville, ce serait peut-être plus pratique le métro ou le taxi, voir le bus. A voir.
« Métro, ça sera plus rapide » lança Erika joyeusement tout aussi contente de partir faire les boutiques.
Erin opina du chef et elles prirent la direction du métro.


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L’après-midi était déjà bien entamée, mais cela n’empêcherait pas de faire pas mal de boutique. La brune voulait compléter sa garde-robe, pour ne pas dire la renouveler, et ce n’était pas Erika et sa classe légendaire qui serait de mauvais conseil, elle en était certaine. Elle voulait également trouver un petit présent pour les grands parents d’Alexander, et c’était donc une aubaine d’avoir la cousine avec elle histoire de glaner quelques idées pour ne pas faire un flop. Elle détestait tomber à côté. Ça lui permettrait aussi de trouver un petit quelque chose pour l’anglais, afin de marquer le coup. En se sachant avec Erika, Erin était rassurée. Même si elle était filée par ce curieux personnage qui leur téléphonait et leur envoyait des messages, elle n’était plus seule, et donc, elle constituait une proie bien moins attractive pour un malade mental. Qui plus est, en se déplaçant en métro, et en centre-ville, elles restaient toutes les deux dans des rues bondées, ce qui limitait fortement les tentatives de rapt sans témoins.

Elles firent quelques boutiques de vêtements pour trouver la robe qu’Erika souhaitait mettre pour le lendemain, et forcément, l’américaine ne résista pas à la tentation de s’en trouver une elle aussi, tout en se laissant tenter par divers petits articles tels que des hauts simples, ou élaborés, des robes, des jupes, pantalon et autres accessoires vestimentaires. C’était tellement grisant de refaire les boutiques qu’elle ne regardait pas trop à la dépense, et de toute façon, dans la Galaxie de Pégase, les occasions de flamber étant plus que rare, la solde qu’elle percevait du CIS remplissait son compte tous les mois. Elle gardait également des actifs sous forme d’action qui travaillaient en son absence, géré par un conseiller financier de son ancien boulot, à Londres, au cabinet d’avocat Columbus & Brown, qui restaient des avocats d’affaires. D’ailleurs, il faudrait qu’elle passe lui faire un petit coucou, ça changerait des échanges par mail habituel. Elle avait quelques placements à faire, notamment dans l’immobilier, et elle voulait bien qu’il lui trouve quelques biens, ou du moins, quelqu’un de confiance susceptible de faire ça pour elle. Il était temps de faire fructifier son argent autrement que par des placements fictifs et des jeux de spéculation.

Déjà bien chargée de sac, Erin se renseigna donc auprès d’Erika sur un présent susceptible de faire plaisir aux grands parents d’Alexander :

« Est-ce que tu as une idée de ce que je pourrai offrir à Mamie Chat et son papi ?. », fit Erin en s’arrêtant dans la rue, se mettant en retrait vers un mur pour ne pas gêner les passants. L’heure de la sortie des bureaux n’étaient plus très loin, et bientôt les artères principales seraient noires de monde. Heureusement, le temps se tenait bien, et malgré le ciel sombre, pas de pluie à l’horizon. « Je ne sais pas s’ils sont amateurs de vins, ou d’un alcool en particulier, je m’étais dis que je pouvais leur prendre une bonne bouteille. Ou alors, un assortiment de thé de bonne facture, je connais une petite boutique pas très loin, si elle existe toujours ils vendaient vraiment de tout…. Mais j’ai peur que ce soit trop classique, et s’ils n’aiment pas le thé… Café ou bien ? »
Erin en mode pipelette et réflexion intense.
« Amy cherche depuis plusieurs mois un panier en osier pour ses chats, cela sera très bien, tu pourras y ajouter, un sachet de graine d’une variété de fleurs tropicales et tu feras le bonheur des deux. Je sais où trouver ça. » Alfred était un fabuleux jardinier, Erin le découvrirait.

Bon, elle avait bien fait de demander, parce qu’elle était à mille lieux de ça. Si ça pouvait faire plaisir, c’était l’essentiel, et l’américaine se laissa guider par l’anglaise, qui allait certainement lui faire découvrir une boutique qu’elle ne connaissait pas à Londres.
« Je te fais confiance.. », fit Erin avec un sourire à son attention.

Erika l’emmena donc dans une échoppe typiquement anglaise, où l’on vendait des accessoires pour animaux de compagnie, et qui comportait toute une partie propre à la culture végétale. L’arrière cours était immense, et on avait peine à croire qu’il y ait ce genre d’endroit en plein centre de Londres. Toujours est-il que c’était un véritable carré de verdure, comprenant un espace dédiée aux plantes rares, sous serre essentiellement, car le climat anglais ne permettait pas toutes les excentricités.

Sur les conseils d’Erika, Erin opta donc pour un joli panier en osier, tressé à la main, et disposant de fourrure douce, où il était agréable de passer sa main à plat pour en éprouver tout le moelleux. Le panier avait une partie fermée où les chats pourraient se planquer afin d’être tranquille, et sur le dessus, une partie ouverte où ils pourraient se mettre pour surveiller les alentours, et voir ce que leurs esclaves humains faisaient de beau. Bref, un paradis pour chat malheureux !

Pour les graines, la jeune femme passa du temps à se décider, et elle fit même appel à un vendeur pour qu’il les conseille. Au final, elle sélectionna quelques graines de “Anthurium bakeri”, une élégante plante à fleur rouge, qui avaient la particularité d’être sur la longueur et non sous forme de pétale classique, quelques graines de Bauhinia purpurea, qui ferait normalement un arbre à orchidée, ce qui serait vraiment joli normalement. Enfin, elle sélectionna des graines de Cordyline, magnifique plante d’ornement qui donnerait un peu de volume, et des graines de Caesalpinia gilliesii, aussi connu sous le nom d’oiseau du paradis, qui ferait sensation. Bref, elle était plutôt contente d’elle-même et des conseils d’Erika. C’était quand même moins stressant d’arriver avec un cadeau qui plait plutôt qu’en ne sachant pas vraiment si on avait tapé à côté ou pas.

Erin en avait plein ses talons. Elles avaient été toutes les deux assez efficace, et elles avaient passé un excellent moment, se découvrant un peu plus l’une et l’autre.
« Je t’invite à prendre un café, ou un thé ? Ca te dit ? », proposa Erin, histoire de se poser un peu avant de rejoindre les hommes.

Erika hocha la tête et guida une nouvelle fois l’américaine dans les ruelles de Londres pour se retrouver vers un quartier un peu plus chique. Un salon de thé a la devanture rose et très girly se dressait devant elles.

« C’est un salon de thé très réputé avec un chef pâtissier français ! C’est à tomber ! »

Erika avait ses habitudes là-bas, cela se voyait, puisqu’elle fit la bise à la patronne, une femme charmante très sophistiquée engoncée dans un tailleur bon chic bon genre. Elle devait avoir la cinquantaine et le botox l’aidait à paraitre moins que son âge. Elle avait une voix particulière et installa les deux jeunes femmes à une table blanche dans de gros fauteuils anciens et aux couleurs flash. Tout le salon de thé respirait le confort et l’excentricité anglaise. Erika commanda un thé et un assortiment de petits gâteaux qu’elle pouvait se partager avec Erin tout en papotant avec elle de divers sujets. Elle évitait de lui parler boulot, puisque c’est top secret et cela aurait put mettre à mal Erin. Par contre, elle s’intriguait de comment elle avait rencontré son cousin et surtout qui avait osé voir l’autre.

« Et entre ton anniversaire et Noël aucun de vous deux n’a oser ? Pourquoi ? »

Erin avala une gorgée de son thé qui avait refroidit le temps des discussions précédentes. Elle préférait mettre de l’ordre dans ses pensées pour répondre à cette nouvelle question qui était plus directe, plus ciblée, et plus intime, mais qui ne la dérangeait pas outre mesure. Erika était de bonne conversation et en tant que cousine d’Alexander, elle devait se poser des questions, surtout que les deux jeunes gens semblaient très proches. Suffisamment pour que l’un donne ses gamètes à l’autre dans la perspective d’une FIV. Elle avait opté pour un thé classique, au jasmin, saveur qu’elle affectionnait tout particulièrement. En tout cas, elle adorait l’endroit, même si la décoration n’était pas trop à son goût.

« Et bien… » Maintenant qu’elle y repensait, elle se sentait sotte, pourtant, quand elle y était, elle avait toutes les (mauvaises) raisons du monde de ne pas se lancer. « Tout simplement parce que nous étions dans un environnement professionnel, collègue de travail, et qu’au-delà de ça, c’était un ami, et même si j’en crevais d’envie, je ne voulais pas le perdre en voulant plus alors qu’il ne voulait peut-être pas. Briser une routine, une situation, une façon d’être, qui nous convenait à tous les deux. »

Elle fit un sourire en regardant un point dans le salon de thé, fixant ses pensées. Elle ne cherchait pas à éviter le regard d’Erika, loin de là, et d’ailleurs, elle reporta ses émeraudes sur les prunelles bleutées de sa vis-à-vis, qui la toisait avec attention, le menton posé sur sa main, signe d’écoute.

« Quand j’y repense, je me dis que tout était devant moi et que j’étais bien bête. » Elle eut un petit rire, riant de sa propre attitude d’adolescente.

Erika ricana de bon coeur avec elle, oui cela était souvent bête. La version d‘Erin allait avec les doutes et les propos que lui avait écrit son cousin par mail.
« Je vois. C’est toujours ainsi, on se dit après que c’est super bête ! » Erika avait prit un thé aux agrumes et mangeait un gâteau d’un air élégant.

Erin haussa ses sourcils, accompagnant cette mimique par une petite moue amusée, avec un petit geste de la main pour enrober le tout, signe que oui, c’était bête, mais qu’au final, elle en riait volontiers aujourd’hui. « Enfin, qu’importe. Maintenant nous sommes ensembles, et c’est tout ce qui compte. » Elle fit un sourire à Erika. Cela l’embêtait d’étaler son amour alors que la blonde était confrontée à une situation de rupture. Aussi, orienta-t-elle le sujet vers Alexander, en se penchant pour piocher un gâteau qui lui faisait de l’oeil : « Ton cousin n’est pas simple, mais je pense que tu dois le savoir. Je bataille pour glaner des informations sur son passé. »

Erika n’associait nullement de jalousie au fait que son cousin soit avec quelqu’un ou que la femme en face d’elle soit heureuse avec son compagnon. Au contraire, elle était très bien de sentir la sincérité d’Erin pour son cousin. Et même si elle passait un dur moment dans son intimité, elle ne se projetait pas, comme le font certaines femmes.
« Oh… pour moi il est simple tu sais. Mais je conçois que c’est un homme complexe et très mystérieux. » Elle lui sourit en buvant un peu de thé.
« Il a dû te raconter quelques petits trucs, il m’a dit que tu adorais les puzzles et que tu avait déjà quelques pièces ! » Fit-elle mystérieusement, lui lançant sans le savoir, le regard que pouvait faire l’anglais envers Erin, quand il la taquinait avec moult sous-entendu.

Complexe et mystérieux, voilà qui résumait bien Alexander. Complexe ne voulait pas dire compliqué, et il valait mieux, selon Erin, être complexe que compliqué.
« Peut-être qu’à force de le fréquenter, je le trouverai simple aussi, mais j’ai un doute. », fit-elle en riant. Elle détesterait ça en réalité. Elle préférait continuer à le trouver élaborer, sophistiqué, et complexe. C’était une facette de sa personnalité qu’elle aimait beaucoup, et pour rien au monde elle le voulait la voir disparaître. Simple était trop réducteur, et Erika pouvait affirmer cela, sans que ce soit réducteur dans sa bouche, parce qu’elle était proche de l’anglais depuis toujours, et qu’ils étaient, en quelque sorte, des jumeaux, fonctionnement certainement de la même façon, et partageant tout, ce qui était loin d’être le cas d’Alexander avec Erin. Certes, il partageait pas mal de chose avec lui, mais que ce qu’il voulait bien dire ou donner à la jeune femme, qui aimait les puzzles en effet. Le regard que pouvait avoir le baron, qu’elle retrouvait chez Erika à cet instant acheva de la convaincre du lien qui unissait ces deux là. « Il me jette des miettes de temps en temps, comme on le fait avec un poisson rouge. Pas pour rien que je suis sa sirène. », répliqua-t-elle. Cela pouvait sonner comme une forme de… de contrariété. En effet, Erin s’offusquait rarement des petits secrets d’Alexander, mais par moment, elle aimerait en savoir plus, surtout après l’affaire Forback, même si elle avait compris que l’administratif véreux essayait de la monter contre son chéri. Néanmoins, elle s’était faite à l’idée qu’il donnerait en fonction de ce qu’il se passerait, et elle comptait bien mettre à profit ce séjour terrestre pour glaner de nouvelles informations.

Erika trouvait ça amusant, est-ce que ses propres compagnes se plaignaient aussi des “miettes” qu’elle jette dans l’aquarium de leur vie ? Peut-être bien après tout. Elle appréciait de plus en plus cette jeune femme et c’est une très bonne chose, elle commençait surtout à voir ce qui avait intéressé son cousin. Elle aimait lier avec les chéries officielles d’Alexander, histoire de voir ce qu’elles valent et de les intégrer dans leur cercle et faut avouer qu’avec l’américaine ce fut très facile.
« Et tu en souffres ? » demanda t’elle par curiosité

« Honnêtement ? Non. », répliqua Erin qui s’était posée la question plusieurs fois. « Je me suis déjà posée la question, je le reconnais, mais finalement, c’est intéressant d’arriver, par des moyens détournés, ou parce que Monsieur est bien disposé, à glaner quelques informations puis à assembler le tout. Il a une personnalité profonde et mystérieuse, et sent ça, il serait sûrement insipide, et je me dis que c’est aussi à cause de tout ça, ça part d’ombre tu vois, que Alexander n’est pas le pire connard de la galaxie. »
Parce que bon, ce n’était pas un tendre, mais il avait des principes, et des valeurs, et il n’était jamais réellement injuste. Il prenait d’une main en donnant de l’autre, et quand il prenait des deux mains, c’était qu’on avait essayé de bouffer dans son assiette en la lui faisant à l’envers. Pour un PDG de sa stature, ce n’était pas anodin. Il n’avait pas ce côté égocentrique, il était prévenant, attentif, et en cela, il faisait craquer la jeune femme qui trouvait chez lui ce qu’elle n’avait que trop rarement trouvé chez un homme. Le pouvoir montait parfois à la tête, et cela faisait se sentir trop confiant, trop important, et on devenait imbu de soi-même parce qu’on avait le fric. Il était loin d’être comme ça.
« Mais peut-être que je suis encore trop gaga et que je l’idéalise, va savoir », fit Erin pour conclure son propos, en souriant franchement.

Erika hocha la tête il aurait été dommage de souffrir dès le début d’une relation. Et puis, elle ne changerait pas Alexander, il était toujours ainsi. Il aime communiquer mais pas beaucoup sur lui et son passé.

En tout cas, les paroles d’Erin étaient flatteuses et reprenait bien se que pensait Erika et comment leur monde fonctionnait. Ils avaient tout deux la chance d’être élevée par des personnes intelligente et bien loin de se gargariser de la puissance et de l’argent. Étrangement les Hoffmans, avaient chéri la simplicité et la modestie tout en valorisant la réussite. Des principes qui ont perdurer dans les générations d’après et même maintenant avec le nouveau sang de la belle famille d’Alexander, les enfants étaient sur ces mêmes principes. Une belle réussite.
« De la terre plutôt non ? On ne sait pas si d’autre peuples existent pour juger du potentiel de “connardises” » Fit Erika amusée en buvant une nouvelle gorgée. « Peut-être, mais tu n’as pas tort dans tes propos. »

« J’aime extrapoler », fit Erin avec un sourire. La réponse d’Erika mit la jeune femme en alerte, comme si la blonde essayait de prêcher le faux pour savoir le vrai. « C’est comme Miss Univers, finalement on ne sait pas pourquoi on l’appelle comme ça puisque personne n’est venu d’une autre planète concourir à ce qu’on sâche. » Elle haussa des épaules après sa justification. Elle poussa un soupir en pianotant avec ses doigts, l’air distraite, avant de reporter son regard sur Erika et d’ajouter : « En tout cas, c’est une belle rencontre, et je dois dire que sa cousine préférée est toute aussi intéressante que lui. ».
Elle accompagna cette phrase d’un sourire radieux et elle en profita pour manger un autre petit gâteau, non sans terminer sa tasse de thé. Le temps passait, mine de rien.

Erika lui sourit, comme beaucoup elle espérait qu’il y ait d’autres vie que les terriens. Avec de plus nobles valeurs. Mais bon, elle ne pouvait que se faire des films. Et ne connaissant rien du programme Porte des étoiles, elle ne pouvait pas s’imaginer qu’elle avait viser juste sur la boulette d’Erin.
« Oh si tu écoutes les fanatiques, il y a des « reptiliens » à la têtes de nos pays ! » Elle se mit à rire de bon cœur. Et le compliment d’Erin mit fin à celui-ci. Elle la regarda un peu froidement, mais cela était de la gêne. Comme Alexander, elle n’est pas à l’aise avec ce genre de chose. « Faut dire que je suis sa seule cousine aussi. » Elle bu une nouvelle gorgée ajoutant : « Mais flattée de la comparaison, je dois dire que tu es aussi une rencontre intéressante. Si mon cousin n’avait pas la priorité, j’aurais peut-être tenté une approche » Dit-elle avec un peu de provocation.

Fine observatrice comme elle était, Erin remarqua sans peine la gêne qu’elle avait suscité chez son interlocutrice. Décidément, les cousins étaient câblés pareil. Cela la fit sourire quelque peu, sans pour autant être de la moquerie, juste une forme de tendresse à l’évocation de ce constat interne. Elle s’attendait à recevoir un compliment, par contre, sa dernière phrase fut surprenant, et cela laissa le sourire d’Erin, non pas disparaître, mais grandir quelque peu. Elle pouffa même un peu.

« Si Alexander n’avait pas la priorité, ce serait sûrement avec une femme de ton calibre que je me serai laissée convaincre d’essayer. ».

Sûrement qu’Isia serait passée avant, mais qu’importe. Erin n’avait pas spécialement d’attrait pour les femmes, elle ne ressentait pas d’envie particulière, ni de désir, mais rationnellement, elle aurait aimé essayer une aventure de ce type, pour être certaine de ne pas mourir idiote, et pour voir si finalement, ratisser large n’était pas la source de plaisir autre. Mais comme l’avait pensé sa meilleure amie, restée sur la cité, Erin aimait quand ça tape dur et au fond.

Bref, elle accompagna sa remarque d’un petit regard tout aussi provoquant, qu’Alexander connaissait bien, avant de sourire à Erika, comme pour faire disparaître la tension de la provocation. Cela l’amusait fortement.

Erika ricana un doucement, un petit air de prédation sur les lèvres.
« Heureusement que nous sommes sains d’esprit et non dans un film glauque, où les cousins se font la même femme. » Elle semblait réfléchir un instant. « Hum. j’ai vu, ça au théâtre il y a quelques années, ce fut franchement dérangeant. »

« Je veux bien le croire, ça fait très synopsis de film porno. ». Elle secoua la tête. Voilà qu’elle partait dans des discussions un peu WTF tout comme elle pouvait le faire avec Alexander. Mais rien d’étonnant.

Erika pouffa de plus belle, imaginant le teasing d’un film pareil. « Remarque l’inceste est aussi évoquer dans certain film. Les japonais ont un sacré problème avec les relations frère/soeur aussi. » Cela était visible dans certain manga au goût douteux. Après le japon est réputé pour des fantasme étrange, comme si la vie contrôlée et presque trop lisse faisait péter un câble aux habitants qui se réfugiaient dans ces livres ou autres jeux étranges.

« Et ça vient de plus en plus chez les occidentaux. Y a un tas de film porno qui tease les relations fille/mère dans un sens de... » Erin chercha le bon mot, ne se rendant pas compte qu’elle parlait d’un truc qui pouvait la faire passer pour une amatrice du genre. « ... dans un sens éducationnel. En gros, je te montre comment satisfaire ton copain. Et voilà le triolisme mère/fille/petit copain. » Erin haussa les épaules. C’était vrai que les japonais avaient un soucis avec ce genre de chose, comme les Hentaïs, sorte de manga pornographique avec des filles qui se faisaient défoncer par tous les trous par des bêtes tentaculaires dont les extrémités se terminaient en sexe masculin et qui crachait plus de sperme qu’il n’en fallait pour remplir une piscine olympique. Elle était curieuse de nature, et elle avait visionné des heures de pornos plus jeunes, ne serait-ce que pour découvrir des pratiques, ou voir des choses, et aussi parce qu’un de ses copains à l’époque adorait ça… Néanmoins, elle était toujours restée classique dans sa façon de faire, même si ça ne l’empêchait pas d’avoir l’imagination fertile et d’avoir pioché des idées ici et là. Une facette qu’Alexander ne connaissait pas spécialement.

Erika eut une moue assez dégouté en entendant cela. Elle ne s'imaginait pas un seul instant qu’Erin soit amatrice, mais simplement curieuse et qu’elle avait pu, tout comme elle, tomber sur des élément ou des faits divers parlant de ça.
« Quelle drôle d’idée. Des conseils pourquoi pas, mais carrément montré… C’est assez malsain. » Elle leva les yeux au ciel, l’humain est parfois sacrément tordue.

« Oui ça l’est... », fit Erin en plissant le nez. Ok, l’actrice “mère” et l’actrice “fille” ne l’était pas dans la vraie vie, mais les réalisateurs jouaient la dessus. Franchement, qui avait envie de se taper sa belle mère ? Sérieusement. Bref, Erin ne souhaitait pas disserter sur le sujet plus longtemps. Et Erika non plus d'ailleur.


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« Enfin bref, que faisons-nous ? On retourne à la Falcon voir s’ils ne s’ennuient pas ? ». L’heure passait et la fin de journée approchait à grand pas. D’ailleurs, la luminosité toute relative dans ce ciel gris londonien commençait à laisser place à l’obscurité de la nuit ténébreuse où la lune se planquerait bien derrière les nuages.

« Hum… Où on rentre chez Alexander. Je suis navré de te dire, que tu ne vas pas passer un moment en tête à tête, que cela soit moi ou Dimitri, on va s’incruster pour profiter un peu avant qu’il ne reparte. » Elle lui sourit. Oui, les deux cadres avaient déjà prévu le repas !
« Dimitri est son meilleur ami d’enfance, je ne sais pas s’il te la dit. »

Erin fit un franc sourire. « J’espère bien que vous allez vous incruster. Je ne l’ai que pour moi habituellement, et je n’ai accès à personne qui le connaisse depuis longtemps. Ce sera l’occasion de découvrir sa vie également, et les gens qui la partage. », répondit-elle, magnanime et franchement enjouée à cette perspective. Erin était sociale mine de rien, même si elle aimait sa tranquillité, cela ne la dérangeait pas de voir du monde lors d’évènements. Elle ne se souvenait plus s’il lui avait dit, mais elle avait l’impression de le savoir, aussi répondit-elle : « Je crois qu’il m’en a parlé oui. ». Erika hocha la tête avec un rictus agréable.

Elle se leva, récupérant ses sacs de course. « C’est pour moi. », dit-elle alors qu’elle s’éloignait régler, puisqu’elle était à l’initiative de l’invitation. Retourner directement chez Alexander était une bonne idée. Au moins, cela évitera un trajet puis un autre, et autant dire que ce n’était pas un luxe chargée comme ça.

Quand Erin revint vers Erika, elle lui fit un nouveau sourire. La belle blonde, hocha la tête et se leva à son tour, elle lui claqua un bisou sur la joue pour la remercier. Rien de bien incroyable, ce fut très chaste et presque froid comme geste, mais nous parlions d’une dame de fer. Ce geste d’affection était déjà pas mal, signe qu’elle l’appréciait suffisamment pour lui témoigner cela. Et puis bon, il avait la balance affective d’Alexander qui jouait beaucoup pour qu’Erika soit plus spontané et “tendre” avec la jeune femme brune. De plus Erika avait les clés, elle les sortit de son sac pour lui faire tinter entre elles d’un œil taquin.
« Le chat n’est pas là, les souris pourront danser ! » Fit-elle en ricanant doucement. Erin fit une petite moue espiègle de celle qui allait faire des conneries. Décidément, elle s’amusait beaucoup.

Elles marchèrent en de la sortie, pour héler un taxi dans la rue. Hors de question de prendre le métro. Par chance, un taxi se tenait devant le salon de thé. Erika fut un peu étonnée de voir un taxi ici… Il avait dû déposer quelqu’un ou prenait son service.

« Vous avez de la chance mesdames, je prenais mon service. », fit le chauffeur en soulevant doucement sa casquette pour les saluer.
« Hum oui, une aubaine même ! » Fit l’anglaise d’un ton assez froid mais qui était sa voix habituelle envers les étrangers.
« Attendez de juger mes talents de conducteur avant de dire ça Milady. », dit-il avec humour en se portant à l’arrière de la voiture. Erika, leva les yeux au ciel comme une comtesse agacée par la populace. Cela lui donnait de grands airs supérieurs qui la rendait encore plus intimidante.
« Nous verrons donc... » Fit’elle un peu dédaigneuse.
Il leur ouvrit professionnellement le coffre de son véhicule pour qu’elles puissent y disposer leurs affaires. À l’arrière, une vitre faisait office de rempart avec l’avant du véhicule. Elle était ouverte à moitié, permettant ainsi de s’adresser au chauffeur au besoin.

Erin indiqua l’adresse où résidait Alexander, et le taxi démarra. Les portes se verrouillèrent. « Excusez-moi mesdames, mais je prends un appel, je ferme deux minutes. N’hésitez pas à toquer si besoin. », leur dit le gentleman anglais, qui ferma la vitre tandis que son téléphone sonnait. La brune acquiesça, persuadée qu’il avait un kit main libre, et continua de faire la conversation à Erika laquelle n’aimait pas trop le principe que le chauffeur discute au téléphone et le regard qu’elle lança vers lui était évocateur de son mécontentement. Mais le problème venu très vite, elle se rendit vite compte que la voiture n’empruntait pas du tout la bonne direction. Erin, un peu désorientée, et n’étant pas native de Londres, et n’y ayant pas passé des dizaines d’années, ne se rendit compte de rien, du moins pour l’instant.
« Il se trompe de chemin l’idiot... » Fis elle agacée. Elle frappa à la vitre, mais n’eut aucune réponse du chauffeur. Elle continua, avant de prendre son téléphone et de composer le numéro d’Alexander… Mais il n’y avait plus de réseau, comme un brouilleur. Là,elle commençait à avoir une once de panique dans son corps. Au cas, où, elle envoya un SMS au cas où que cela soit passagé.
Erin essaya à son tour de frapper à la vitre : « Monsieur, vous vous trompez de route. » Elle répéta l’adresse d’Alexander, mais le chauffeur ne semblait pas vouloir répondre et continuait de fixer la route. Il semblait parler au téléphone, en faisant quelques gestes de la main de temps en temps, mais le son ne leur parvenait pas. D’ailleurs, il augmenta un peu la musique pour que ça couvre les bruits étouffés de la route, la voiture étant déjà bien insonorisée. En gros, il ne voulait plus entendre les deux femmes tapant à la vitre…

« Bon... » Erin actionna la poignée de la porte, qui vint vers elle tranquillement sans déclencher l’ouverture de cette dernière. Elles étaient enfermées. Les vitres surteintées arrière ne permettait pas de se manifester aux gens à l’extérieur et les fenêtres ne descendaient pas quand elle tenta d’actionner le bouton électrique. Un début de panique s’insinuait en elle. Un constat s’imposa et elle toisa Erika. « Ce type est en train de nous enlever... »
« En effet ! » Fit Erika d’un air froid, mais cela n’était pas diriger vers Erin. Erika était à deux doigts de briser la vitre, mais elle était bien trop solide et n’avait rien pour enclencher ce genre de dégât.

Erin repensait aux messages sur le téléphone, à la conversation avec cet inconnu. Etait-ce lui ? « Tu as réussi à envoyer un message ? », demanda-t-elle en extirpant son téléphone de son sac pour tenter d’appeler, non pas Alexander, mais le numéro d’urgence. Appel échoué. Pas de connexion au réseau téléphonique. Son mobile ne captait pas un signal… Normalement, même sans réseau, le téléphone pouvait utiliser les relais militaires pour communiquer sur le numéro d’urgence, mais là rien. Il devait y avoir un brouilleur dans la bagnole.
« Non, il doit avoir un brouilleur ! Je n’ai rien ! » La blonde inspirait calmement, cette situation était stressante et surtout incroyable ! Qui était cet homme et pourquoi il les enlevait ? cela avait une histoire avec le type louche ? Sur le coup Erika maudissait tous les pervers qui s’en prenaient aux puissants, ces inférieurs jaloux et tarés ! Erin jura. Elle commençait vraiment à avoir une boule de peur qui se développait dans le ventre, mais elle essayait de ne rien en laisser paraître. Erika, posa une main sur la cuisse d’Erin autant pour la rassurer que pour elle. Sous ses grands airs elle avait une peur assez phobique d’être kidnappée.

La voiture s’engagea dans un parking souterrain de la banlieue londonienne, pas la plus réputée malheureusement. Le regard de la belle blonde essayait de se situer mais elle ne connaissait pas ce quartier. De son côté, Erin essayait d’enregistrer des éléments susceptibles de pouvoir lui permettre de faire une description de l’endroit où ils étaient. D’ailleurs, elle prit des photos, et les envoya en MMS. Si le réseau revenait, ne serait-ce que quelque seconde, les messages passeraient et donneraient des indications à Alexander.

La musique baissa en intensité, et quand le chauffeur fut garé, il tira sur une partie de la vitre pour dévoiler des ronds percés dans le verre, comme au guichet de la Poste par exemple.
« J’espère avoir roulé avec courtoisie et délicatesse pour ces dames. », dit-il d’un ton enjoué. Erin tenta de lui couper la parole. Alors qu’Erika le regardait avec un mépris impressionnant.
« Veuillez nous laisser sortir ! », dit-elle avec une impétuosité non feinte, en s’approchant du rond comme pour le menacer du regard. Heureusement qu’elle n’avait pas des flingues à la place des yeux.
L’autre ne calcula même pas l’intervention de la brune et ignora le regard de la blonde, et poursuivi : « Vous trouverez dans les trappes sous les sièges deux cagoules. Je vous invite à les mettre sans faire d’histoire. Vous allez changer de voiture, et de lieu, et vous ne devez pas savoir où vous allez. » Il tapota sur le coin de verre, cherchant à leur montrer une partie située juste au dessus des filles, dans le plafonnier. Un petit tuyau était présent à côté du bouton pour allumer la lampe. « C’est ça où je vous gaz pour vous endormir. », dit-il en ponctuant sa phrase par un sourire bienveillant. « Je serai à votre place, j’essaierai de rester conscient. Mais c’est vous qui voyez. »
« Pourquoi vous nous enlevez ? » Entre le gaz et les cagoules les deux ne lui convenaient pas. Cependant, elle retira le cash pour sortir les cagoules et en tendre une à Erin, qui l’attrapa d’une main moite. Le regard acier de la blonde était de véritable couteau. Elle ne voulait pas se la mettre maintenant, l’autre con avait bien fait de mettre une vitre sinon, il aurait eu une vilaine surprise. Erika était du genre à être percutante, autant niveau mot que frappe. Cela elle ne pouvait pas le nié, la part de violence qu’elle avait en elle.

Erin attendait la réponse du bonhomme à la question d’Erika. Elle en menait pas large même si elle affichait une mine neutre. Elle essayait de se montrer forte et intraitable pour que ce type ne se sente pas tout puissant. Mais il semblait plus blasé par la chose qu’excité de faire un rapt. Un habitué quoi.
« Je n’en sais rien. On m’a dit de vous récupérer, je le fais, point final. Mettez ces cagoules. Sinon je vous endors, vous avez environ quinze secondes. » Il ne semblait pas le moins du monde affecter par leur sort. Il appliquait des ordres. Oui, mais des ordres de qui.
« Je n’ai pas spécialement envie de mettre cette cagoule, mais je tiens pas à me faire endormir. »
« La lady est sage. »

Erin le tua du regard. Elle n’en avait pas du tout envie, mais comme il le disait si bien, elle ne voulait pas être inconsciente, car là, elle serait à la merci de ses ravisseurs. Autant savoir ce qu’ils allaient faire d’elles. Elle passa la cagoule sur sa tête. Comme prévu, il n’y avait pas de trous pour les yeux. Elle voyait quand même à travers les fibres, mais ce n’était pas la panacée.

« Toi aussi, sinon je vous gaz toutes les deux. Aller, on se magne. »

Erin ne dit rien. Elle laissait la décision à Erika de le faire ou non. C’était sa vie, elle faisait ce qu’elle voulait, même si elle ne voulait vraiment pas se faire gazer.

Ainsi donc, un pauvre con payé pour faire ça. C’est encore pire, ce mec n’avait pas d'amour propre ! Pire qu’une prostituée ! « Tsss… j’espère qu’il vous paie suffisamment pour que vous puissiez vous payer un billet d‘avion à Ushuaia ! » elle était arrogante et cruelle dans ces propos glacés. Une menace qui seule pouvait savoir si elle serait capable de le retrouver et d’engager quelqu’un pour le tuer. Mais vu le ton, rien ne pouvait indiquer qu’elle bluffait. Elle mit la cagoule après lui avoir jeté un regard qui aurait fait fondre tout élément sur terre, tellement il était brûlant et dangereux ! Un vrai dragon,.

« Ne vous occupez pas de moi. Moi je garde les yeux ouverts, et je rentre chez moi ce soir. », commenta-t-il, perdant manifestement patience et nullement impressionné. Il était habitué à tout ça, aux menaces, aux implorations, aux supplications, à tout ce que les gens pouvaient demander pour ne pas se faire enlever. Erika leva les yeux aux ciels d’un un mépris profond. Même si cela ne se voyait plus a cause des cagoules.

La portière claqua. Les deux femmes étaient dans le noir, les cagoules ne laissant quasi rien filtrer, si ce n’était un peu de lumière, mais le tissu épais ne permettait pas de voir au travers. Elles purent entendre une voiture se garer à côté de la leur. Deux hommes discutèrent quelques secondes avant que la portière du côté d’Erin ne s’ouvre. Le chauffeur demanda :

« Sortez les mains devant vous, les doigts croisés. Ne tentez rien, mon collègue à un taser et c’est trèèèès douloureux. »

Erin soupira bruyamment. Elle se déhancha pour sortir de la voiture, présentant ses mains comme il le disait. C’était une façon de contrôler les gens, pour qu’ils ne tentent pas de frapper et ainsi, de ne pas se faire surprendre. Elle n’avait pas envie de tater du taser, surtout qu’elle avait sa pompe à insuline et qu’elle ne supporterait pas le choc. Si cette dernière s’arrêtait, elle serait bonne pour une course contre la mort, surtout qu’elle ne savait pas combien de temps elle allait rester retenue… Une éventualité qu’elle préférait mettre de côté pour laisser son cerveau analyser la situation. Elle essayait de capter des odeurs, des sons, des trucs qui permettraient de savoir où elles étaient, et où elles allaient, mais comment interpréter tout ça ? Ce n’était pas un exercice habituel pour son nez, et puis après ? Elle n’avait pas moyen de laisser de trace, d’indice à une tierce personne. Mais faire quelque chose lui permettait de ne pas céder à la panique. Elle aurait aimé tenir la main d’Erika mais ce n’était pas possible. Elle sentit qu’on lui passait un serflex autour des poignets, mais le type ne sera pas trop. Une petite attention appréciable.

« Y a leurs affaires dans le coffre. », fit le chauffeur et Erin entendit qu’on ouvrait ce dernier. Elle entendit le bruit des emballages et des sachets et un autre coffre qu’on ouvrait puis refermé. On l’entraina. Elle ne pouvait que faire confiance à ses kidnappeurs pour qu’ils ne la fassent pas rentrer dans un poteau ou une connerie comme ça. On appuya sur tête.

« Attention la tête, et asseyez vous. »

Le chauffeur était prévenant mine de rien. Mais est-ce que cela allait durer ? Il laissa Erin installée dans la seconde voiture (peut-être qu’ils n’avaient même pas changé de voiture, qui sait ?) et il revint vers Erika.

« A votre tour Ushuaia. », dit-il simplement, en attendant qu’elle tende ses mains gentiments.

Erika, avait attendu son tour, guettant le moindre bruit ou couinements que pourrait faire Erin. Elle ne semblait pas maltraitée et la présence d’un teaser ne l’impressionnait nullement. Il en fallait plus, pour que la grande reine des neiges comme elle, perde ces moyens. Outre un fond de peur, ne sachant pas où elles allaient être emmenées et surtout pour quelle raison, elle était surtout furax et elle se concentrait sur cet état d’esprit, pour en tirer une force et surtout éviter que la peur la prenne complètement.

Erika s’était décalée vers la place d’Erin, en la sentant bouger afin d’éviter de perdre du temps ou même de galérer devant les yeux de ces malotrus. Elle essayait d’écouter tout ce qui se passait autour d’elle mais en vain. Elle se résigna à attendre, les mains entre les jambes, et le dos droit. Quand ce fut à elle, et que l’autre con, la nommait Ushuaïa, elle sentit l’envie de lui montrer pourquoi, il devait craindre les répercussion cet idiot des campagnes.
« C’est sympa comme pays, vous y trouverez pleins de copains manchot d’Adélie » Cela était surement une insulte très subtile, puisque très peu de personne savait que ces charmant oiseaux, surtout les mâles avaient de pratiques horribles. Au point que ces découvertes ont été caché pendant un siècle avant d’être enfin publié, tellement elles sont choquantes pour l’époque. Entre nécrophilie, viol, pédophilie ou même rapport homosexuelles consenti ou non…ce pingouin était ce qui se rapproche de mieux de l’ordure humaine. Enfin qu’importe, cet homme ne devait pas comprendre et tant pis, mais cela lui faisait du bien de lui rappeler sa maigre condition sans passer par de basses insultes. Elle tendit ses mains et se leva avec noblesse.

« Tant mieux, ça me fera une belle jambe. », répondit-il tranquillement, comme si il n’était pas concerné par les propos de la donzelle revêche. En réponse Erika l’ignora royalement, son petit air je m’en fou, elle lui ferait passer plus tard. Quand il aura tout perdu sauf sa petite vie misérable.
Heureusement, elle fut plus forte en verbiage qu’en acte, et elle se tint tranquille jusqu’à l’autre voiture. Tout comme pour Erin, il prit soin à ce qu’elle ne se cogne pas la tête sur l’habitacle. La portière claqua et le silence retomba. Les deux femmes étaient côtes à côtes, dans une voiture moins spacieuse ; pour cause, leurs cuisses se touchaient alors que leur autre jambe touchait la portière. Un indice comme un autre, qui ne servirait probablement pas à grand-chose. Erika en profita pour se rapprocher d’Erin et essayer de lui attraper la main, un signe insignifiant pour certain, mais un signe de soutiens et de coalition pour elle. Les doigts fins de l’ex consultante de la CIS se fermèrent sur ceux de la cousine d’Alexander. La proximité humaine ne faisait pas de mal, surtout dans leur situation.

La portière claqua à l’avant, et soudainement, une musique rock se fit entendre sur une gamme de volume assez importante, coupant court à toute discussion possible entre le (nouveau?) chauffeur et les deux femmes, élément agaçant mine de rien. Même entre elles, ce serait difficile de communiquer. Les vibrations de la voiture indiquèrent que le moteur était mis en route. Cela se confirma par la poussée brusque dans leur dos, signe que le type avait démarré et que la bagnole roulait.

Le trajet dura un bon moment. Erin avait tenté de compter le nombre de fois où ils avaient tourné à droite, puis à gauche, mais elle perdit rapidement le compte, s’emmêlant les pinceaux toute seule dans un exercice qui demandait une concentration exceptionnelle à défaut de pratique et d’entrainement. Erika n’avait pas su reconnaître le chemin, le conducteur était trop violent et incertain dans sa conduite. Une vingtaine de minutes plus tard, le véhicule s’immobilisait en sous-sol d’un bâtiment construit sur plusieurs étages. Erin et Erika ne pouvait, cependant, pas le voir à cause des cagoules. Le nouveau chauffeur leur intima l’ordre de sortir, conformément à la même procédure que toute à l’heure, et bientôt, elles se retrouvèrent dans un ascenseur avant d’être assise bon gré mal gré sur une chaise. Là, les cagoules leur furent retirées.

Erin était quelque peu ébloui par la lumière soudainement vive de la pièce et son regard papillonna quelques secondes avant que la mise au point soit belle et bien effective. Elles étaient seules dans ce qui ressemblait à une salle d’interrogatoire de film policier. Deux chaises, vides, étaient disposées en face d’elle, de l’autre côté de la table en contreplaqué bon marché. Derrière ces chaises se trouvaient une vitre sans teint, susceptible d’abriter la présence de plusieurs personnes sans que l’on sache si oui ou non, elles y étaient ou pas. Erin se tourna vers Erika :

« Tu vas bien ? » Elle détailla salle des yeux, et sauta sur une conclusion qui s’imposa d’elle-même : « Je pense qu’on ne craint rien. Ça put le service gouvernemental à plein nez. », dit-elle calmement.

La blonde, observait son environnement, papillonnant des yeux à cause de la lumière vive. Elle n’aimait pas cet environnement clinique et trop sobre. Immédiatement son cerveau se questionna sur LA question : allaient-elles être torturée ? Elle ravala sa salive alors qu’Erin lui parlait. « Oui je vais bien et toi ? » Une nouvelle fois elle observant l’endroit et eu une petite moue dubitative, pourquoi le gouvernement ferait autant de manière sérieusement ? Elle bossait pour celui-ci ! Du moins, une part des actions de l’entreprise appartenait à l’état.
« Je ne vois pas pourquoi le gouvernement ferait tant de manière. » Répondit-elle froidement comme à son habitude, jouant avec ses poignets pour les faires glisser entre eux.



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    Alexander Hoffman
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Retour sur terre pour de grandes aventures


Mine de rien, ce calme était apaisant après le voyage en voiture baigné dans une musique rock agressive. Erin acquiesça du chef, confirmant qu’elle allait bien. Après tout, à part ses oreilles, rien n’avait été maltraité chez elle. Elle était éprouvée par ce rapt, mais elle tenait le choc, s’accrochant à son intuition. Quelque part, c’était rassurant… ou pas.
« Justement, il y a tant de manières… C’est trop british, si tu vois ce que je veux dire. Si on nous voulait vraiment du mal, ils n’auraient pas pris la peine de nous préserver comme ça. » Erika eut une petite moue, le mal peut être fait après par un gros dingue, et pas forcément par les sbires. Elle ne put lui répondre immédiatement, puisqu’un homme poussa la porte située juste derrière Erin et Erika, ce qui fit sursauter la première sur sa chaise. Son coeur était parti dans les tours, battant à tout rompre, alors que le type en question, qui n’était pas le chauffeur de taxi, prit place en face d’elle, deux dossiers dans les mains.

« Bien bien, bonjour. », débuta-t-il tranquillement sans les regarder. Il avait la trentaine, enfin, il tirait sur la fin de la trentaine. Ses cheveux noirs étaient gominés, et plaqués sur le côté. Il portait un pantalon en toile bon marché, des chaussures lustrées de près, ainsi qu’une chemise unie d’un bleu clair qui s’agençait parfaitement avec son pantalon. Il fit style qu’il lisait les noms sur les dossiers, et redressa son regard chaussait de petites lunettes carrées : « Nous avons donc Erika Hoffman, qui est… madame. », dit-il en joignant ses doigts en flèche et en pointant ladite Erika. « Et ici... », les doigts changèrent de cible.
« Erin Steele. C’est un plaisir. », dit-il enfin en affichant un sourire sardonique. Son visage aux traits tirés étaient fatigués, empreint de nombreuses ridules d’inquiétudes à la commissure de ses yeux.

Erika suivit des yeux cet homme aux airs impeccable, elle ne le connaissait pas et Erin semblait avoir raison en disant que ça sentait le gouvernement. Il avait des dossiers, chose qu’elle n’aimait pas des masses soyons honnête. Surtout que l’autre, venait de lui dire qu’elle était quoi ? Elle aurait bien aimé avoir la suite. Et ce doigt, qu’il l’approche qu’elle lui bouffe pour la forme !
Elle le toisa avec un regard a gelée le Sahara, alors que l’autre semblait que trop heureux de rencontrer Erin... Qu’avait-elle fait pour mériter cette attention ? Y avait que peu de doute que l’homme étrange qui avait appelé Alexander et sa compagne soit ce même homme ou un des sbires.
« Et vous, vous êtes la charmante personne qui appel les braves gens dans des téléphones bon marché ? »

L’homme reporta son attention sur Erika, quittant Erin des yeux. Il conserva son petit air autosuffisant et son sourire colgate.
« Vous me prêtez des comportements pour le moins suspects… Cette jeune femme reçoit des coups de fils douteux sur un téléphone bon marché ? », demanda-t-il à Erika avec toute la courtoisie du monde. Ce petit air suffisant était une confirmation pour la très belle blonde. Qui commençait à sentir la fureur la prendre, il leur voulait quoi ce petit bourgeois qui rêve de noblesse ?
« Cette jeune femme peut vous répondre... », répliqua Erin, tout aussi froide que l’était Erika. Elle n’aimait pas le petit jeu du bonhomme.
« Et donc ? »
« C’est possible. »
« Intéressant. » Il sembla réfléchir quelques secondes. Il laissa traîner son regard vers Erika, comme pour lui demander implicitement si elle avait quelque chose à ajouter.

Erika soupira dans un air très mondain et tout aussi pompeux que cet homme qui voulait jouer à un jeu qui n’était surement pas à sa hauteur. Oui niveau estime, on a du level là. Elle se leva avec se frottant les mains et se posta devant son bureau.
« Bon. On ne va pas continuer à perdre du temps. Pourquoi nous sommes là ? » Tout dans sa gestuelle transpirait le charisme et la dominance, une lionne en cage qui attendait que la gazelle daigne bouger pour lui donner un coup de grâce.

L’homme poussa un soupir. L’être humain essayait toujours de dominer l’autre physiquement, que ce soit avec ses muscles, ou avec sa prestance. La jeune femme n’en manquait pas, et il était certain que celle qui l’accompagnait n’en manquait pas non plus. Mais il était rodé. Il plissa les lèvres dans un sourire contrit, et s’appuya contre le dossier de sa chaise.
« Je vous conseille aimablement de vous asseoir. », demanda-t-il d’une voix égale.
Erin était tendue comme une corde sur sa chaise. Erika prenait les choses en main à sa façon, et l’autre était en train de la cerner, ce qui n’était peut-être pas une si bonne chose au final. Néanmoins, c’était un « conseil » qui masquait à peine une menace, et elle espérait qu’Erika comprendrait. Si elle tenait vraiment d’Alexander, elle allait conserver la tête froide. Erika le toisa sans vraiment céder, presque par nonchalance.

Erin se racla la gorge et s’avança de quelques centimètres sur sa chaise :
« Vous comprendrez, Monsieur, que nous sommes un peu sur la défensive. Après-tout, nous sommes là contre notre gré, emmenées de force par des hommes, cagoulées, et maintenant détenues… », énuméra-t-elle en reprenant des propos courtois pour rester dans la discussion de café qui s’était installée.

« Je comprends très bien. Asseyez-vous, et nous discuterons. », reprit-il sous une forme plus directe à l’adresse d’Erika, qui approcha de sa chaise pour la et resta debout à côté d’elle. Elle avait besoin de se détendre les muscles et d’éviter une position qui augmente sa tension interne. Une manière de prendre le lieu et de l’apprivoiser.
« Je prefere rester debout. Cela ne change rien. Et je ne pense pas que vous ayez peur d’une quelconque agression de notre part » Dit-elle simplement. Elle savait très bien ce qu’elle faisait, une forme de piège verbale et physique, voué à fausser les interprétations de l’autre.

L’homme la considéra un moment, sans rien dire. Manifestement, il réfléchissait. Devait-il la faire asseoir de force et se réapproprier le contrôle de la salle ? Il n’aimait pas trop user de violence, et il en vint à se dire qu’il pouvait lui laisser l’illusion de la domination. Après tout, si cela pouvait servir ses desseins, qu’importe. Il n’avait pas d'ego à opposer à des prisonniers. Ce n’était que des numéros avec des noms, et il passerait bientôt à autre chose, tandis qu’elles continueraient à suivre les différentes étapes du processus. Il se leva à son tour, et vint s'adosser à la vitre sans teint située derrière lui. Il fit un petit signe à cette dernière, comme s’il disait quelque chose dans un langage que lui seul pouvait comprendre, à un interlocuteur situé derrière l’écran.
« Je connais beaucoup de chose sur vous, Madame Hoffman, eut égard aux nombres d’enquêtes qu’il y a sur votre charmante personne, par contre, j’ai du mal à comprendre comment vous vous connaissez toutes les deux. », dit-il sans rebondir sur les propos d’Erika, comme si elle ne s’était jamais exprimée.
« Et qu’est-ce que cela peut vous faire ? », demanda Erin qui commençait à trouver ce petit jeu vraiment ridicule.
« Voyez-vous, vous êtes une ressortissante américaine, vous avez vécu chez nous un bon moment, et vous avez disparu des écrans radars très longtemps. Et là, vous voilà. Pas un aéroport ne vous a vu passer, pas un train ne vous a amené chez nous et je ne parle même pas des bateaux. Je suis curieux. CIA ? »
« CIS ? », répliqua Erin simplement.
« Comment vous vous connaissez ? », enchérit-il, comme s’il n’avait pas entendu la réplique d’Erin.

Erika en bonne observatrice remarqua directement ce geste qui était sans aucun doute destiné à quelqu’un derrière la vitre teintée. Tout dans sa manière de revenir debout comme pour marquer une façon d’égalité et surtout d’ignorer ces propos montrait qu’il avait un besoin de reprendre le dessus mais de manière plus subtile, tout en accédant à la laisser debout. La suite lui déplut, il avait donc enquête mais de qui et pourquoi. Le reste des propos étaient édifiants… Erika toisait Erin sans rien dire. Elle ne savait pas comment son cousin était parvenue en Angleterre et cela l’importait peut, mais sur le coup ce genre de phrase semblait mystérieuse comme tout.
« Les sites de rencontre sur internet sont intéressants pour trouver le grand amour... » Elle verrait bien, s’il connait son dossier. Elle avait répondu avec un aplomb édifiant. Elle ne voulait pas spécialement lier Alexander ou même le viser directement. De toute manière si la réponse n’allait pas à mister enquête il se chargerait de lui dire. Elle croisa les bras. En tout cas, il bossait pour le gouvernement, vu ces phrases.

« Le grand amour... » L’autre haussa des épaules.
« En effet. », répondit Erin avec aplomb, se demandant ce que foutait Erika. Mais bon, elle était toujours encline à suivre une connerie, même dans les pires moments. Sur le coup, elle avait faillit être surprise, mais heureusement pour la cousine d’Alexander, quand Erin était en rogne, et c’était le cas maintenant, elle contenait assez facilement ses mimiques pour restait neutre, derrière son masque comme elle aimait à se le répéter.

« Bien. Je vois qu’on me prend pour un imbécile et j’aime pas trop ça. Vous savez ce que je pense ? » Il les toisa tour à tour. Erika avait bien envie de lui dire, qu’elles en avaient toutes deux rien à faire de ce qu’il pense, mais elle se contenue dans son esprit reveche. « Je pense que la Falcon trempe dans des trucs pas nets, et moi, ça me contrarie. Sir Hoffman disparait lui aussi, et le voilà revenu, par on ne sait quel mystère. Dans le même temps, nous avons quelqu’un sur notre sol qui n’est pas anglaise, et qui apparaît elle aussi sur les écrans radars et qui était fichée. Ça fait pas mal de coïncidences. »
« Vous êtes bornés. Regardez dans mon sac, j’ai une carte. Je fais partie de la Commission Internationale de Surveillance, et vous n’avez pas de prérogatives sur moi. J’exige donc qu’on me libère immédiatement, ainsi qu’Erika ici présente qui est mêlée à cette histoire bien malgré elle. »
« Ici, vous n’êtes personnes pour décider si oui ou non, j’ai des prérogatives sur vous. Je réponds directement à mes supérieurs, lesquels tirent leurs prérogatives, comme vous dites, de Notre Majesté. » Il approcha et tapa sur la table, manifestement énervé par la tournure des évènements. « Tout ça sent l’espionnage industriel à plein nez, ou même l’espionnage tout court. »

Erika arqua un sourcil et émit un léger petit rire. Cela était ridicule, ce mec était au courant de rien et il vient emmerder le monde ? Non mais on aura tout vu. Elle secoua sa tête et soupira avant de plonger son regard acier dans ceux de ce petit cafard.
« Incroyable… Vous perdez votre temps mon cher. Référer vous à plus hauts ou dite le à vos supérieurs. La couronne et les services secrets savent très bien, pourquoi le baron Hoffman - et je vous demanderai de ne pas fourcher la prochaine fois, face aux choix de sa majesté d’anoblir l’homme le plus influent d’Angleterre et qui a beaucoup fait pour ce pays ! » Une piqure de rappel ne faisait pas de mal. Une entreprise loyal à la couronne jusqu’au bout et qui traite de nombreux sujet top secret en liaison avec le SGC...
« Pourquoi, il n’est plus aussi présent que ça sur notre sol. Si vous n’avez pas les habilitations nécessaires pour accéder au classement top secret de notre beau pays, cela ne nous regarde pas et notre présence est une vaste blague qui pourra se payer par une retraite anticipé de votre service et de vos soit disant supérieurs ! » Et là, ce n’était pas du bluff. Elle le fixa dans les yeux.

L’autre ne broncha pas. Erin préférait ne rien ajouter, le laissant digérer les propos d’Erika. L’homme n’était pas mauvais dans son boulot et dans sa façon de mener un interrogatoire, mais il s’attaquait à un plus gros poisson que lui, et il ne s’en rendait pas compte. Pauvre de lui. La porte s’ouvrit à la volée une nouvelle fois, et Erin sursauta de nouveau. Elle craignait qu’après tout ça, il fasse monter la violence et elle pensait que c’était ses sbires qui revenaient pour leur extorquer des aveux sous la torture. Mais non.

« Agent M, sortez je vous prie. », dit le nouvel arrivant d’un calme olympien. L’autre ne discuta même pas. Il considéra la personne qui devait être son supérieur, et quitta la pièce, sans un regard pour les deux femmes. Leur sort lui importait peu. Il faisait simplement son job.

« Suivez-moi mesdames, je vous ramène en surface. ». L’homme s’écarta poliment de la porte, pour les laisser passer. Erin s’était levée elle aussi désormais, et elle toisait l’individu d’un air neutre, mais curieux. Il était plus âgé que Colgate. Il était dans un costard typiquement british, les cheveux grisonnants, le teint halé et quelque peu bedonnant, du genre bon vivant.

« Le bureau est quelque peu embarrassé de cette arrestation. Elle répond à nos protocoles mais elle aurait dû être stoppée bien avant. » Il leur fit un sourire contrit, en agrémentant son invitation implicite d’un geste de la main en direction de la porte ouverte.

Bon comme quoi dès qu’on montre les bijoux de sa majesté tout va au mieux. Erika, n’était pas en pleine confiance non plus. Elle se tourna vers cet homme plus âgé, sans même jeter un regard à l’autre homme qui avait fait son job et avait dû se prendre quand même une claque.
Elle marcha jusqu’à l’homme et le toisa quelques minutes. « Il est possible de savoir pourquoi vous vous êtes fourvoyez à ce point ? » Elle n’était pas agressive au contraire, elle cherchait une explication et désirait évoquer -peut être- ce coup de téléphone, si Alexander n’avait pas dû en référer au “bureau” depuis longtemps.

« C’est un malheureux concours de circonstances, j’en ai peur. Pour une raison ou une autre, la présence de Miss Steele sur le sol anglais l’a mise dans le collimateur, et vous n’êtes qu’une victime collatérale. Cependant, cela aurait pu être évité si l’agent de liaison de la CIS avait fait son boulot et nous avait transmis, suivant le protocole établi, que Miss Steele serait sur le sol anglais. », dit-il en cherchant du regard les yeux d’Erin. Cette dernière approchait déjà, curieuse elle aussi. Elle était surprise que la bévue vienne de la commission. Tout comme Erika qui arqua un sourcil dubitative.
« C’est regrettable. Je vais me renseigner pour savoir pourquoi cette transmission d’information n’a pas été faite. », dit-elle simplement. Erin savait, pour avoir lu son propre dossier à la commission, les raisons que le bonhomme ne voulaient pas évoquer sur le fait qu’elle attirait forcément l’attention des services de contre espionnage des pays qu’elle traversait. Elle était soupçonnée par bon nombre d’entre eux d’être une espionne de la CIA, du fait de son enfance à l’ambassade, de sa proximité avec l’ambassadeur des Etats-Unis en France, et tout le toutim. Bref, ce n’était pas un “truc” caché pour elle, et elle s’en foutait bien royalement.
« Bien. C’est étrange en effet que le CIS n’est pas fait son job pour une fois. » Le pour une fois était assez ironique dans un sens, même si cela ne se voyait pas vraiment, étant donnée qu’ils sont réputés pour être le moralisateur de toutes les administrations. Et qu’ils ont été très chiant avec le Falcon, surement grâce à Berckam.
« En effet, en effet. J’espère que vous n’avez pas été mal traitée par nos hommes, cela serait d’autant plus regrettable. »
Erin fit “non” de la tête distraitement alors qu’elle méditait déjà les raisons de la non transmission d’information. Etait-ce à Forback de le faire ? Après tout, c’était lui qui s’assurait de leur “alibi” sur le Dédale, peut-être qu’il tenait aussi ce rôle. Si tel était le cas, c’était une raison plus que plausible de ce manquement, puisqu’il était mort. Bref, elle enquêterait rapidement en interne.

« Bien, si vous voulez bien me suivre, je vous raccompagne. ». L’homme mettait les manières pour ne pas froisser davantage les deux femmes. Il tira tout droit vers un ascenceur. Elles pouvaient constater qu’elles étaient dans une pièce située au milieu d’une succession d’autres pièces, comme en témoignaient les multiples portes du couloir. Nulle trace du type au sourire de pub pour dentifrice qui les avait interrogé. Elles ne le recroiseraient sans doute pas. Et tant mieux, se disait Erika, elle marcha aux côtés d’Erin en lui jettant un regard entendu sur cette coïncidence malheureuse.
« Non. L’un de vos chauffeurs a besoin de prendre des vacances, il rêve d’Ushuaïa apparemment. » Cela n’était pas une demande, mais une manière de faire remonté au gus une petite remarque par forcément méchante. En tout cas, l’environnement traduisait clairement du bureau. L’autre fit un “ah ?” interrogatif, sans pour autant chercher à explorer plus la question. Et Erika ne comptais pas épiloguer plus là dessus. Elle donna un coup sur un plis de son costard ivoire tout en marchant.
« Vous nous reconduisez ou on prend un vrai taxi ? »

Erin lança un regard amusé à Erika. Elle s’était détendue depuis l’irruption de cet homme bedonnant et fringant. Déjà, quand elle avait deviné, ou presque deviné, qu’elles étaient dans les locaux d’une agence gouvernementale, elle savait qu’elles allaient s’en tirer à un moment ou à un autre. Il fallait juste que les bonnes personnes soient au courant.
« Un chauffeur du bureau va vous déposer. », dit-il distrairement. Le hall du grand siège du MI5, dans le bâtiment de Thames House, derrière la tamise, était impressionnant, et bien moins glauque en surface que dans les sous-sol, surtout avec ses multiples vitrages donnant une luminosité grisâtre typiquement londonienne, brisée par les différents spots. De toute façon, la nuit avait déjà étendue son rideau sur la capitale anglaise. Ca fourmillait d’activité ici, des gens se croisaient rapidement, afférés à des tâches subalternes et administratives.

« La sortie est là bas. Vous pouvez passer les portiques de sécurité sans problème. », dit-il en leur indiquant la direction.


©️Pando

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D.C. Pedge Allen - Teshara Lays - Chenoa Penikett ~ Ecriture : Springgreen
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