Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Retour sur Terre par le portoloin Dédale

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Lun 19 Fév - 15:59
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Retour sur terre pour de grandes aventures


Erin prit congé du bonhomme en le saluant cordialement. Tout comme Erika qui hocha la tête en signe de remerciement. La RDA conservait un goût amer dans la bouche, surtout après cette détestable aventure. Que de temps perdu à cause d’une erreur ! Et tant de questions délicates également… C’était un problème qu’il fallait régler. Histoire de détendre l’atmosphère, elle fit à Erika tandis qu’elle passait le portique pour se diriger vers la sortie :

« La prochaine fois, on prendra le métro. »

Erika lui lança un rictus amusé, elle était dans le même état d’esprit.
« Il est sûr qu’ils n’auraient pas pu détourner la ram entière là ! » Fit-elle avant de ricaner doucement et marcher vers le fameux taxi, où justement ce fut son copain de tout à l’heure. La demoiselle reprit ses affaires pour sortir son téléphone portable, où il y avait des appels manqués d’Alexander. Elle leva le regard vers son « copain » et lui fit un rictus au coin avant de rentrer dans la voiture. Elle donna le nom de rue de son cousin. Composant le numéro de téléphone de ce dernier, qui était surement fou d'inquiétude.

Erin s’installa sur le siège tranquillement. Quelque part, ça l’embêtait que ce soit le chauffeur de toute à l’heure. Ce dernier restait silencieux en voyant qu’Erika utilisait son téléphone, préférant ne pas la déranger. Outre le fait qu’il les avait kidnappé, il avait été quand même courtois et prévenant. Mais Erin ne se sentait pas en sécurité avec lui, maintenant qu’elle avait vécu ce rapt malencontreux et qu’il était impliqué dedans. Elle trouvait cela étrange que ce soit ce même homme d’ailleurs, car cela ancrait définitivement son visage dans la mémoire des deux jeunes femmes, ce qui n’était jamais bon quand on était un espion. Si la brune se souvenait des petits détails que lui donnait son père de temps à autre, le MI5 utilisait une force spéciale pour ce genre d’opération, qui était rattaché au service de sécurité intérieure. Enfin qu’importe. La voiture démarra. Elle espérait que leur bagage était dans le coffre… Elle était fatiguée par cette journée. Beaucoup de stress, de marche, de tension, et ses nerfs commençaient à accuser le coup. Elle cala sa tête sur l’appui tête confortable, et elle appuya son coude sur le rebord près de la fenêtre pour soutenir son front. Elle réfléchissait à tout ça.

Erika tomba sur Alexander dès la première sonnerie. Il était chez lui et avec Dimitri, prévoyant de rentrer tôt pour profiter quand même de ses vacances et surtout de la présence de ses deux « femmes » de sa vie (au moins une sure à 100%). Erika parla en Russe, langue généralement utilisée pour les insultes par Alexander et courante entre les deux cousins pour échanger entre eux. Surtout qu’ils avaient eu la folle idée de parler un patois peu connu, afin d’être certain de ne pas être compris. Leur facilité en langue leur permettait des folies.
La blonde, jeta un regard un Erin, signe qu’ils devaient parler d’elle. Puis raccrocha quelques minutes après.
« Les garçons sont déjà à l’appartement… Alexander avait appelé la police et les hôpitaux de la ville. » Elle tapota la cuisse de sa partenaire de galère.

Erin opina du chef. C’était surprenant de la part d’Alexander, quoique pas tant que ça quand on le connaissait. Il était froid, flegmatique, professionnel, mais il acceptait qu’une situation ne soit plus sous son contrôle, et il avait pris les devants avant qu’on ne les retrouve mortes dans une ruelle sordide de Londres. Bref, elle fit un sourire à Erika, et histoire de continuer à manier le second degré, elle répondit :
« J’espère qu’ils auront eu le temps de faire la cuisine. ». Elle essayait clairement de dédramatiser. Elle appréciait le soutient de l’anglaise.
« Haha, ne compte pas sur Alexander, ça serait infect ! » Dit-elle en rigolant doucement des piètres talents culinaires de son cousin. Erin n’en savait rien, même si elle le devinait quelque peu. D’un côté, sur Atlantis, ils n’avaient pas l’occasion de cuisiner puisque tout était fait pour eux.
« Dimitri alors. », répliqua-t-elle pleine d’espoir.
« Il y a de forte chance que oui alors ! » fit Erika joyeuse. Dimitri était un excellent cuisinier !
« Ahhh ! Parfait ! Comme c’est mon mari parait-il, me voilà bien contente d’avoir un fin gourmet à la maison. », enchérit Erin, ne sachant pas trop si Erika avait été mise au parfum par le fameux Dimitri des blagues de son copain. Qu’importe, cela ferait un sujet de discussion.

Erika ricana de plus belle. Il eut un blanc de quelques minutes, et le chauffeur profita de celui-ci pour s’incruster.
« Je suis content que tout s’arrange pour vous. », balança le chauffeur à l’adresse des deux jeunes femmes, une fois qu’elles eurent terminés de parler. Il croisa le regard d’Erin dans le rétroviseur intérieur.
Erika leva le regard vers le chauffeur. « Vous n’étiez pas à l’aise Sir Adélie ? »
« Oh d’habitude, ce sont toujours des grattes papiers en costume trois pièces qu’on se farcie. Pour une fois qu’on avait deux superbes jeunes femmes, ça aurait été dommage de vous transporter dans mon coffre pour vous couler au milieu de la Tamise. Quoique vous me direz, du siège, c’est pas compliqué de balancer quelqu’un dans le fleuve. ». Et oui, la Tamise passait au pied du bâtiment où elles étaient retenues un peu plus tôt.

« C’est charmant. Mais je suis certaine que vous en rajoutez pour nous impressionner. »
« Si peu, si peu. », répondit-il énigmatiquement.
Erika eut un rictus amusée « Cela aurait été tellement dommage de nous couler oui... »
« Comme vous dites. », répondit-il de façon énigmatique. « Mais bon, de vous à moi, on ne coule jamais les “alliés”. On aurait grillé votre couverture et voilà tout. Fini l’espionnage dans le pays comme-ça. C’est une petite guéguerre avec les amerlocs. Rien de plus. » Il fit un sourire, jetant un regard dans le rétro quand il entretenait la discussion, sinon il gardait les yeux rivaient sur la route. La circulation était fluide à cette heure-ci. Erika répondit un peu parlant avec lui. Enfin se fut plus un échange de ping pong qu’une discussion.



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Retour sur terre pour de grandes aventures


Ils arrivèrent dans la rue d’Alexander, Erika demanda qu’on les dépose là. Et réceptionna ses affaires, que le chauffeur leur tendait avec un rictus aimable. Elle sortit son téléphone lui montrant une photo particulière :
Spoiler:
 
« Pour vous inspirer de vos prochaines vacances en famille »
L’homme regarda la photo et esquissa un rictus, constatant que cela devait être Ushuaïa.
« C’est pas si mal… un peu froid et cela vous va bien mieux qu’a moi. »
« Sans aucun doute. Le béton a du mal à prendre là-bas. » Elle lui fit un clin d’oeil avant de se mettre à marcher.
« Ladies Steele, Ladie Ushuaïa. » fit-il en les saluant avant de remonter dans sa voiture. Erin le salua aimablement. Erika le saluant en le nommant par son nouveau surnom et chemina avec Erin jusqu’à la porte de l’immeuble de leur anglais.

En arrivant au pas de la porte, la porte de l’appartement s’ouvrit sur un Alexander qui avait dû guetter leur venue, depuis qu’elles avaient appuyée sur l’interphone. Il fit un baiser sur la joue de sa cousine et embrassa sa compagne dans un temps record. Il avait été fou d’inquiétude et Dimitri bien moins froid que son ami n’était pas mieux pour le rassurer.
« Je suis sûre que Forback à merdé quelque part. entre le bureau et l’inconnu c’est pas notre jour ! » Dit-il en les laissant entrer, les suivant du regard alors qu’Erika déposait ses affaires près de l’entrée, quittant son manteau, suivit d’une Erin qui fit de même tout en hochant la tête d’un signe d’assentiment suite aux propos d’Alex. Dimitri était dans la cuisine, avec un tablier sur le corps. Il s’approcha des deux femmes et serra dans ses bras Erika avant de d’hocher la tête vers Erin, ne se permettant pas de l’étreindre (même si l’envie était là) alors qu’ils ne se connaissaient pas vraiment. Cette dernière lui fit un sourire aimable, n’allant pas spécialement vers lui, préférant graviter dans les alentours d’Alexander pour le moment, contente de le retrouver. Elle ne connaissait pas assez son meilleur ami pour se permettre ce genre d’intimité, qui n’était pas pour la rendre à l’aise en tant normal quand ce n’était pas une personne intime. Même si elle était facile d’accès, aimable à souhait, et polie comme pas deux, Erin n’était pas quelqu’un de spécialement tactile.

« Ce n’est pas grave, elles sont là. Vous engueulerez ce Forback et puis voilà » Alexander hocha la tête, ne voulant pas dire que cet imbécile s’était suicidé. Et c’est surtout confidentiel.
« Bon, ce soir c’est blanquette de veau ! J’espère que vous avez faim ! Car Alexander a cru qu’on était dix ! »
« Tant qu’il ne touche pas les fourneaux, ça me va ! J’ai une faim de tigresse ! »
« Oh je n’ai point touché la cuisine, je suis interdit de séjour dans cette pièce ! » enchérissa l’anglais, en passant une main dans les cheveux de sa compagne, dans un signe affectif. Et une manière de se rassurer de manière tactile.
« C’est un de mes plats préférés, mon mari connait bien mes goûts. », balança Erin en appuyant sa tête un peu plus sur cette main exploratrice de ses régions capillaires. Elle adorait qu’on lui gratte le crâne dans ses cheveux.
« Je ne suis pas ton mari pour rien ! » Dit Dimitri joyeusement, alors qu’Erin pouffait pour faire écho.

La soirée continua sur la bonne humeur, Dimitri était un véritable cordon bleu et un sacré petit pitre. Faut dire qu’avec les deux tempêtes Hoffman, ça détonnait. La soirée se termina très tard autour d’un film avant que la très belle blonde décide de ramener Dimitri en le chopant par la cravate pour qu’il se magne le popotin. Autant, il était le meilleur ami d’Alexander, mais il devait aussi l’être d’Erika au vu de leur complicité tout aussi fraternelle. D’ailleurs celui-ci la charia disant qu’elle était bien presser soudainement.
« Oui, je me languis de toi tu sais bien ! »
« Hum, que pour faire un enfant dans ce cas ! »
« Bien entendu ! Mais ce n’est pas avec tes gamètes imaginaires qu’on va aboutir à quelque chose mon cher ! »
« Pas faux pas faux… » Oui Dimitri était stérile, du moins, il était que très peu fécond. Ils partirent en saluant Erin et Alexander. L’anglais, soupira amuser et profita d’être à nouveau seul avec sa compagne, pour se serrer contre elle et l’embrasser.
« Eh bien quelle journée ! »
« Une journée terrestre bien remplie. Ça fait du bien, même si l’épisode MI5 était de trop. », souffla Erin dans les bras d’Alexander. Demain, ce serait le grand jour pour découvrir une grande partie de la famille de l’anglais, et quelque part, Erin avait hâte. Retrouver la normalité de la vie de tous les jours sur Terre avait quelque chose de rassénérant.
« Oui… et je m'inquiete de savoir qui est ce mystérieux homme au téléphone ! » Fit il en lui frottant les bras, avant de se lever et de la tirer contre lui pour l’embrasser et la mener vers la chambre à coucher pour dormir. Demain serait un autre jour.
« Je ne pense pas que ce soit quelqu’un du service de sécurité intérieur de Sa Majesté. », observa Erin en se laissant guider vers la chambre à coucher. Elle était éreintée, et elle avait hâte de s’allonger un peu dans les draps soyeux.
« Il rappellera sûrement de toute façon. ». Oui, demain serait un autre jour, car demain… ne meurt jamais. C’était une pensée qui amusa Erin qui restait dans le thème de l’espionnage car c’était le titre d’un fameux James Bond.
« C’est surement pas un homme du service oui… oui on verra et ça m'enquiquine que ça arrive maintenant ! » Il se dévêtue pour s’allonger, fatigué.
« Rien ne nous oblige à répondre, nous sommes en vacances après-tout.. », dit-elle peu convaincue. La curiosité de ces deux là étaient énormes. Elle fit de même pour venir s’allonger. D’habitude, elle dormait en kimono ou dans un pyjama, pas ce soir. Elle avait la flemme. Elle savait également qu’elle allait regretter de se coucher pas démaquillée, mais bon…



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Dim 4 Mar - 14:18
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Retour sur terre pour de grandes aventures


Spoiler:
 

Le lendemain fut une journée particulier. La présentation d’Erin a la famille d’Alexander fut mouvementé. Une famille recomposée avec le feu père de l’anglais et surtout une ambiance très chaleureuse. Les deux demis sœur et le frère d’Alexander avait tous eu des enfants, d’âge variant de cinq ans à vingt-trois ans, une joyeuse bande de petit « nain » qui étaient ravi de voir leur tonton !

Abby, la grand-mère semblait avoir bénéficié d’un avantage hors norme de la nature, elle était resplendissante et rayonnante. Son humour un peu extravagant était son atout charme, comme sa chatterie de Ragdoll. Très vite Erin, fut intégrée avec chaleur et sans jugement, bien au contraire, les Hoffman’s et les Beniwaith’s semblaient tous ravie qu’enfin Alexander ramène une jeune femme. Le diner fut comme d’habitude, trop pour le nombre de personne et les beaux jours relatifs de Mars était profitable pour profiter du parc fleuri de la maison bourgeoise. Un petit château dans une étendu verte, loin de la capitale mais si proche. La remise des cadeaux fut aussi un grand moment de rire et de convivialité.

La soirée se terminait, la majorité des enfants étaient partis au lit, ou construire une cabane avec les matelas pour dormir tous ensemble, alors que les adultes vaquaient à leur occupation. Alfred le grand père était en train de planté dans sa serre les graines de fleurs exotiques que lui avait offert Erin. Un cadeau fortement apprécié qui avait faire sourire tendrement cet homme à l’aspect si calme et sage.

Rudy (le demi-frère) était assis en pleine discussion avec Alexander dans le salon. L’homme avait les traits tirés de fatigue et profitait de ce moment tranquille pour se reposer l’esprit. Faut dire, qu’Alexia sa femme était un numéro et elle était particulièrement fatigante. Vexée pour une raison qui lui était propre (puisque lunatique), elle avait prétexté une migraine pour partir se coucher au grand soulagement de Rudy qui en avait ras le bol.

« Un jour, je vais la noyer dans la tamise… » Avait-il lâché à son frère dans un petit rire.
« Tu aurais dû le faire, le jour où elle a nommée contre ton avis tes deux fils » Lui fit-il amusé.
« Alexus et Abraham… Alex à demander qu’on écrive Alexis sur sa liste de classe, je crois que je vais demander un changement de prénom le petit en souffre trop »
« Et pour notre prophète ? »
« Idem, il aimerait se nommer simplement Adam tant qu’a garder un nom religieux. Comme c’est leur second prénom ça passera surement à la mairie »
« Je l’espère. Et Alexia ne dit rien ? »
« Si, mais elle voit bien que ses fils ne sont pas à l’aise avec ça. Depuis qu’ils ont onze ans, il se font nommer autrement… »
« Je ne sais pas comment tu fais pour la supporter … »
« Haha, je ne sais pas non plus ! Après elle a des bons côtés, quand la lune est de la bonne face ! »
« Oui et ce fut le cas jusqu’à 16h »

Les deux hommes se mirent à rire. Ils furent rejoints par les deux beaux-frères Arthur (le mari d’Alice), le Chef comptable de la Falcon et Alvin (mari d’Amy) et professeur de chimie au hight school collège. Autant Arthur avait cette présence et cet air requin qu’Alvin semblait être doux et peureux comme homme. Les deux hommes prirent places sur les sofas. Arthur avec un bourbon dans les mains et Alvin une grenadine. Avec trois représentant de la Falcon (puisque le frère était ingénieur dans cette entreprise), cela dérivait naturellement sur l’entreprise. Alvin, s’amusait à les provoquer sur certain sujet avant que celui-ci change de sujet pour éviter que ça parle trop de boulot.

Erika fit son entrée pour se poser contre son cousin et prendre part aux échanges, laissant Alice et Amy avec Erin, puisque les deux sœurs désiraient mieux connaître la nouvelle chérie de leur si inaccessible frère. Quant à Abby elle rejoignit Adèle pour parler cuisine dans cette même pièce.

Charles l’oncle d’Alexander était avec Alfred dans la serre et Vicky la tante (et sœur du père d’Alexander) décida de prendre place avec le comité de « connaissance d’Erin » comme elle le nommait si bien.

Erin passait une excellente soirée, et plus largement, une excellente journée. La famille d’Alexander était grande, du fait des recompositions, puis des mariages, puis des naissances, et elle commençait à se souvenir de qui était qui et des prénoms de chacun, chose qui n’était pas des plus simples au départ. Elle ne se sentait pas de trop dans tout cela, intégrée rapidement et sans fioriture, et elle ne passait pas pour l’attraction de la journée, et c’était tant mieux. Elle aurait détesté être au centre de l’attention alors qu’il s’agissait surtout d’une réunion familiale sur le thème de Noël et aussi pour le plaisir de retrouver Alexander, de le retrouver, et de rattraper une réunion de famille qu’il n’avait pas pu honorer de sa présence cette année là.

Ses cadeaux furent appréciés, et Erika avait visé juste. Erin n’en aurait pas douté de toute manière. Déjà, le grand-père d’Alexander plantait les graines, Mars étant souvent un mois de plantation pour certaines espèces de plantes, donc cela tombait bien. L’américaine avait passé un long moment en présence des chats, les trouvant tous plus mignons les uns que les autres, et c’était limite si elle n’en voulait pas un ensuite. Néanmoins, raison oblige, elle savait que ce ne serait pas facile de prendre un animal sur Atlantis, et de toute façon, elle avait déjà Harry. Qui plus est, elle n’avait jamais trop eu la prétention de servir de maitresse à un animal de compagnie, surtout avec la vie qu’elle avait avant l’expédition qui ne permettait pas de prendre raisonnablement une petite boule de poil. Elle n’était pas de ces gens qui prenaient des animaux parce qu’ils sont trop mignons et les jettent ensuite parce qu’ils sont trop encombrants pour partir avec eux dans la voiture en vacances.

Petit à petit, la journée passa, et bientôt, les gens se regroupèrent par affinité, par envie de discuter de telle ou telle chose, par envie de discuter avec telle ou telle personne, bref, chose très naturelle qui se faisait tout le temps dans les grandes réunions de ce genre. On se racontait des anecdotes, on revivait le passé, on le refaisait des fois, on blaguait sur le boulot, on parlait des copines et des copains, des maris et des femmes, de la scolarité des enfants, de la vie en générale, et Erin se retrouva dans une discussion visant à mieux la connaître, elle qu’Alexander le Grand avait ramené. Elle se retrouvait donc en compagnie de deux demi-soeur d’Alexander, Amy et Alice bientôt rejointe par Vicky, la tante d’Alexander, si Erin se souvenait bien. Pas facile de tisser les liens de tout le monde dans cette affaire de hobbit.



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Retour sur terre pour de grandes aventures


« Tiens Alexia ne vient pas ? » remarqua Amy qui était assise à côté d’Erin. La jeune femme était un peu plus petite et avait cet air doux sur le visage. Cette question était destinée à sa sœur, bien plus grande et élégante. Alice était de l’autre coté d’Erin et Vicky en face.
« Oula non, elle a prétexté qu’elle avait la migraine. Et tant mieux, elle commençait à être chiante ! » Dit-elle en ricanant doucement.
« Qu’importe. » Fit d’un signe de main Vicky l’ex danseuse étoile et ça se voyait sur son corps fin et élancé malgré son âge. Elle avait un regard bleu acier celui des Hoffman’s qu’avait pu constater Erin, chez Alfred, Erika et Vicky. Abby avait un regard bleu aussi mais plus chaud.
« Et Erika ? »
« Avec son miroir tu sais bien. Elle va profiter de sa présence jusqu’à l’usure avant qu’il ne reparte » Fit-elle avec un doux sourire presque nostalgique.
« Oui… alala on va pouvoir profiter de notre frère longtemps ça veut dire ! Pas grave ! On aura Erin en échange ! D’ailleurs Erin, ça fait combien de temps avec Alexander, puisqu’il ne nous a rien dit ! » Amy avait une voix très douce et elle transpirait la bienveillance.

Erin observait tout ce petit monde échanger. Elle prenait garde de ne pas trop réagir aux différentes questions, préférant se faire une idée des liens qui unissaient tout le monde. Ce n’était pas toujours aussi lisse et bienveillant dans une famille, loin de là. Ainsi donc, Alexia faisait partie des personnes “à la marge”, qui devait faire preuve de chiantise régulièrement, car la brune devinait aisément que ce n’était pas la première fois, et l’intervention de Vicky, accompagnée d’un geste de la main, avait pour vocation de couper court à un sujet qui allait se lancer tout seul en faisant boule de neige, et la migraineuse aurait eu les oreilles qui sifflent. Erin laissa flotter son regard sur le visage de l’ex danseuse étoile, avant de reporter son attention sur Amy qui demanda où était Erika. Pour cette question elle aurait put répondre sans peine. La blonde ne quittait plus Alexander, ou presque. Erin comprenait cet attachement, sans vraiment le comprendre, elle qui n’avait jamais eu de frère, ni de soeur, ni même de cousin ou de cousine à aimer. Sa famille était large aussi, mais ils ne se voyaient pas vraiment, et ce n’était pas l’exode en France à l’ambassade qui avait rapproché les pans familiaux du côté de son père ou de sa mère.
Elle revint au présent en entendant son prénom une première fois, puis une seconde fois quand Amy demanda d’une voix douce et bienveillante depuis combien de temps elle était avec son frère. Pas si longtemps que ça en réalité.

« Depuis Noël précisément. Une bonne date pour se souvenir, il n’aura pas d’excuse s’il oublie. », dit-elle avec humour, sans chercher à se moquer spécialement de lui. Mais c’était de notoriété commune que les hommes n’avaient pas les dates en tête pour les anniversaires de ce genre. « Mais nous nous fréquentons depuis un an environ. C’était à peu près dans cette période là que je l’ai rencontré la première fois sur l… dans mon bureau au boulot. » C’était tellement naturel de parler de “la cité” qu’elle avait failli commettre une boulette. Elle avait ajouté cette précision comme pour s’excuser du caractère récent de leur rencontre. De son point de vue, Erin avait l’impression que ça faisait plus longtemps que ça qu’ils étaient ensembles, mais cela tenait au fait qu’en Septembre, pour son anniversaire, ils avaient passé du temps ensemble, et elle mettait sur ces deux jours là beaucoup d’affection et de sentiment, et elle pensait volontiers que leur histoire avait commencé durablement à cette période là, mais qu’ils leur avaient fallu du temps pour passer de l’amour pensé et raisonné, à quelque chose de plus passionnel et durable, et surtout, de plus avoué.

Les deux sœurs avaient ricané doucement alors que la tante avait eu un simple rictus. « Il ne risque pas d’oublier. Il n’y a pas grand-chose qu’il oublie. Pour le peu que vous avez eu une tache sur le nez la première fois qu’il vous a vu, il s’en souviendra » Affirma Vicky de sa voix de grande duchesse. Elle était assez supérieure dans ses airs, comme une comtesse mais elle ne semblait prendre personne de haut.
« Vous travaillez ensemble alors ? »
« Tu n’as pas écouté au repas Amy … » Fit gentiment sa sœur.
« Ah ? Mince, j’avais dû avoir la tête ailleurs alors… » s’excusa t’elle benoîtement, Amy était très rêveuse comme jeune femme, sauf quand elle travaillait.
« C’est tout récent mais bon avec un an de fréquentation ça aide bien. Vous êtes mignon ensemble. » Alice avait longuement observé Erin, après tout, c’est sa future belle sœur et elle voulait le bonheur de son frère (demi). Elle avait pu voir le regard plein d’amour qu’elle lançait à son homme et l’inverse était vrai.
« On a une grande question à te poser !! . »
« Oh Alice, tu ne vas pas être aussi intrusive qu’Abby non ? Si tu n’étais pas la fille d’Adèle j’aurais parié que tu tiendras d’Abby vu ton obsession quand même ! »
« Non mais c’est important ! On parle de mon frère hin ! Et il normal que je m’inquiète non ? » Dit-elle en rigolant. Vicky leva les yeux aux ciels en secouant la tête.
« Tu n’oublieras pas de demander à cette charmante personne son CV et son dossier histoire de vérifier si elle est parfaite aussi… Et de lui mettre le détecteur de mensonge qui est dans le grenier. » Fit Vicky en pouffant.
« Tatata… Tantine étoile est très cynique ce soir. »
« Il en faut bien une. » Dit-elle avec amusement mais toujours avec candeur.

Vicky rappelait sa mère à Erin. Tranchante, des airs de princesse et de sainte nitouche, sauf qu’on retrouvait chez elle une certaine forme de douceur et surtout, elle ne prenait personne de haut. Elle était elle-même, mais n’essayait pas de faire rentrer dans son moule le moule des autres. Tout le contraire de sa mère en fait. D’ailleurs, la suite de la conversation le lui confirma, surtout en la voyant pouffer. Sa mère n’aurait pas fait d’humour de la sorte, elle aurait plutôt cassé pour se moquer tourner en ridicule les autres, avec un parfait naturel qui pourrait laisser penser qu’elle était tout simplement excentrique. Elle était juste méchante, et ce, même avec sa fille et avec son père. D’ailleurs, Erin était persuadée qu’un jour ou l’autre, George en aurait marre. Enfin qu’importe. Elle ne pouvait pas s’empêcher de comparer par rapport à sa propre expérience, chose normal puisque c’était son groupe de référence quelque part. Elle jugeait forcément, tout en essayant de ne pas le faire ou en restant bienveillante. Quoiqu’il en soit, Alice avait piqué sa curiosité. Elle voulait lui demander quelque chose, et elle voulait savoir quoi, n’en déplaise à Vicky.
« Oh le cynisme, c’est un trait de caractère dominant de la famille on dirait. », blagua Erin, qui retrouvait dans celui de “Tantine étoile” le cynisme dont pouvait faire preuve Alexander ou encore Erika. Une question d’yeux, pour faire de l’eugénisme à deux balles.
« Mais si Alice veut mes références, je me ferai une joie de les lui communiquer. », ajouta-t-elle en lorgnant la demoiselle pour lui faire un clin d’oeil amical. Que lui rendit Alice avec un rictus agréable « Qu’elle était cette “grande” question ? » ponctua-t-elle avec un sourire bienveillant, tout en se réajustant dans son siège. Elle s’attendait à tout. L’adjectif “grand” pouvant laisser supposer que c’était quelque chose d’important, ou de suffisamment excitant pour être surqualifié de la sorte.


Vicky eut un rictus agréable à la première phrase d’Erin. « En effet, tout comme beaucoup d’autres éléments. Bonne observation mademoiselle. » Erin lui répondit par un sourire.
Amy se pencha sur Erin « Petite, on charriait Alexander disant que ce fut le prince d’un rayon de cynisme. Comme tous les yeux aciers. » Cela était une blague entre eux, puisque les Beniwaiths avaient le droit à être taclé sur leur trop grande bonté.
« Alexander s’est t’il blessé en se battant ? »
Vicky soupira, cette question l’usait car elle était l’obsession d’Abby et des deux sœurs qui surprotégeaient un peu trop la famille. Ou plutôt Alexander, puisqu'il était généralement, le plus protecteur envers sa famille et avait aidé ses sœurs de trop nombreuses fois pour divers sujets. C’est une manière de rendre l’ascenseur et Vicky trouvait ça pénible car il n’avait guère besoin de ça.
« Encore cette question… Mes chères, votre frère n’a pas besoin que vous vous inquiétez, s’il a enrichi ou non sa collection gravée sur son corps. Vous savez très bien sa proportion à vouloir sauver la veuve et l’orphelin. C’est un trait Hoffman ça. Nous sommes des lions, nous nous battons autant avec la langue qu’avec les poings si c’est nécessaire. Harry a toujours su se battre pour avoir le moyen de ses ambitions, ce fut le cas de son fils aussi. L’esprit chevaleresque et la bonté trop forte chez Harry a fait sa perte, elle sera celle d’Alexander aussi et vous ne pourrez rien y changer. Alors arrêtez donc. Vous nous faites passer un gentleman anglais pour un loubard. » Son regard si clair, semblait s’assombrir d’une forme de nostalgie tendre et douloureuse en mentionnant le nom d’Harry.

D’accord, Erin s’attendait à tout. Mais pas à celle-là. Elle pensait que ce serait quelque chose comme le mariage, un bébé, la vie commune, qu’elle était sa soeur préférée même, mais quelque chose qui avait trait aux multiples cicatrices qui couvraient son corps. Elle aurait dû pourtant, car il semblait qu’il lui avait touché un mot de cette obsession chez ses soeurs, encore qu’elle n’était pas certaine. Avec tous les évènements qui s’étaient précipités ces derniers jours, elle ne savait plus bien de qui et de quoi elle avait bien pu discuter. Elle n’eut pas le loisir de répondre quoique ce fut que Vicky prenait la parole, et on ne l’arrêtait plus. Malheureusement pour Alice, et certainement pour Amy, oui Alexander avait élargi sa collection, et Pète n’était pas étranger dans tout ça. Maintenant, Erin ne savait pas trop que répondre, surtout après l’intervention de Vicky qui décrivait que trop bien l’état d’esprit de son anglais, tout en le comparant à son père, dont il tenait beaucoup manifestement. Ça faisait toujours bizarre à Erin de se dire que Harry n’était pas le chat d’Alexander, enfin, si, mais pas dans cette conversation. Il l’avait nommé du prénom de son paternel, et elle ne l’avait appris que la veille. Il fallait qu’elle adapte son esprit, même si dans le cas actuel de la réplique de Vicky, c’était limpide. Elle ne pouvait évidemment pas parler d’un chat.

Erin ne savait pas trop quoi répondre. Vicky avait clairement tapé du poing sur la table, sans le faire physiquement parlant, en recadrant les deux soeurs d’une façon plutôt directe, et du coup, elle ne savait pas si elle devait répondre à cette fameuse question, et aller contre ce que venait de dire Vicky, choisir de rebondir sur les propos de cette dernière, ou faire une pirouette avec une formule humoristique, ce qui fonctionnait bien généralement. Mais rien ne lui venait. Les soeurs n’avaient même pas demandé s’il s’était battu, et éventuellement blessé, non, elles avaient directement sauté cette étape pour demander s’il s’était fait blesser, sachant très bien qu’il avait dû se battre entre temps.
« Oui, ne vous inquiétez pas. », répondit Erin doucement en regardant les deux soeurs tout en se penchant légèrement vers elles, se positionnant du coup dans une approche plus douce que celle de la tante étoile et sa tirade. Ce n’était pas pour lui faire de l’ombre ou quoi, c’était une façon de ramener le sujet sur quelque chose de moins funeste que la perte d’Alexander à cause de sa bonté, chose qu’Erin ne voulait pas penser pour le moment, mais qu’elle méditerait certainement.

Les deux sœurs n’avaient pas répondu face à la fermeté de leur tante, faut dire qu’on ne contrarie pas vraiment ce genre de propos. Alice soupira un peu, haussant les épaules.
« On ne se refait pas. » Dit-elle nullement vexée au final. La phrase d’Erin la rassura même si elle avait un doute.
Amy changea de sujet, s’intéressant à Erin, sa vie et sa famille. La conversation allait naturellement sur Alexander mais normal après tout. Et Erin put apprendre que son homme avait assister à tous les accouchements de ses sœurs et le premier fils d’Alexia. Assez marrant comme situation et montrait la preuve de confiance et d’amour de sœurs dans leur demi-frère. Faut dire qu’Alvin ne supportait pas le sang et Arthur était jamais là. Quant à Rudy, il était en déplacement la première fois, mais avait assuré le second accouchement sans sourcilier. Au moins, l’américaine pouvait être rassurée quant au fait que si elle avait un bébé un jour, Alexander serait là, et que si elle accouchait dans un Jumper (idée saugrenue mais c’est Erin), il saurait quoi faire !

Soudainement, une petite tête blonde apparut : Liam le garçon d’Alice âgé de 8 ans. Il alla vers sa mère marmonnant qu’il avait fait un cauchemar et qu’il avait un bruit étrange dehors.
« Je vous laisse, je vais faire mon rôle de maman poule ! » Dit-elle doucement, en portant son fils qui avait les yeux emplis de larme. Amy ne tarda pas à se coucher, allant chercher son compagnon qui était un peu trop joyeux à cause du champagne. Il était amusant cet Alvin et toujours partant pour faire la fête, un gentil garçon comme on les aime.

Elle leur fit un sourire en leur souhaitant bonne nuit, avant de se tourner vers Vicky qui restait sur place, curieuse de satisfaire sa curiosité sur Harry :
« Alexander ne m’a jamais vraiment parlé de son père. J’ai appris pas plus tard qu’hier que son chat portait son prénom, c’est pour dire... », fit Erin sans vraiment finir sa phrase, histoire de lancer la conversation avec Vicky, qui, l’espérait-elle , prendrait le relais.

« Lui avez-vous posé des questions sur son père aussi ? » Demanda Vicky sans aucune agressivité bien au contraire. Elle mit sa tête dans sa main, se touchant les lèvres de ses mains manucurées.

« Pas vraiment non. », répondit-elle simplement, avant d’ajouter, apportant quand même une justification à cet état de fait qui lui sauté à la figure :
« Je dois me débrouiller avec les indices qu’il laisse et construire le puzzle moi-même. Il a l’art et la manière de détourner les choses, mais il est vrai que je n’ai pas posé la question directement non plus. ». Elle s’ajusta dans son fauteuil.

« Notre Alexander garde beaucoup de chose pour lui, surtout se qui est traumatisant. » Elle lui sourit. « Je peux vous éclairez, puisque vous mettrez sûrement que trop d’année et votre visage sera emplis de sagesse par le temps avant d’assembler une petite partie du puzzle »

« Et il est dur en affaire. », ajouta Erin en riant légèrement, repensant au marché qu’ils avaient passé quant à l’histoire des cicatrices qui ornaient son corps. Un rapport sexuel et une histoire. « Mais je veux bien, merci. C’était votre frère, si j’ai tout suivi ? Je nage encore un peu. », s’excusa-t-elle.

Vicky ricana doucement « Il faut bien, sinon il n’aurait pas de sous » Elle étendit un peu ces jambes « Fiez vous aux yeux ma chère. L’acier sont des Hoffmans, le reste les compagnons. Et oui ce fut mon grand frère pour répondre à votre question. »

Oh elle s’y fiait, elle s’y fiait. Mais elle préférait recontextualiser pour ordonner ses pensées. Vicky faisait jeune, mais elle était surtout bien conservée, bien que retouchée, à n’en point douter. Erin espérait qu’Alex soit aussi solide que ses grands parents et sa tante, ne pouvant se baser sur l'âge à lequel son père était décédé comme elle ne le connaissait pas.
« D’accord. », répondit-elle, tout en réfléchissant à ses prochaines questions. « Alexander ressemble beaucoup à son père alors ? ». Une question pour qu’elle lui parle de leur traits communs, de qui était ce fameux Harry. Elle était certaine qu’il estimait beaucoup son père, sinon il n’aurait pas appelé un chat qu’il aimait tant de son patronyme. Ce n’était pas une basse vengeance ou une connerie comme ça, à moins qu’elle ne fasse fausse route.
Vicky hocha la tête « Physiquement et mentalement oui. Sauf qu’Harry était un utopiste, un homme d’une trop grande bonté et qui a bien moins l’esprit aiguisé comme son fils surtout pour la politique. Mais on ne peut pas comparer un homme intelligent face à un surdoué. » Elle était habillée d’une robe élégante. Elle sortit de la poche de sa veste moelleuse et chaude son portefeuille et en sortie deux photos qu’elle tendit à Erin. Une photo qui semblait être Alexander mais avec une barbe et une autre plus âgée. C’est en regardant bien, qu’on pouvait remarquer que ce ne fut point l’anglais qui avait les traits bien plus fin et d’autres petites différences ici et là dans le visage et surtout la carrure plus fine du père. « C’est Harry quand il avait 35 ans et l’autre quatre mois avant sa mort à l’âge de 54 ans. »

Erin acquiesça, comprenant que le père avait engendré un fils plus aiguisé que lui, en quelque sorte. Mais s’il était l’homme que Vicky décrivait, elle comprenait qu’Alexander soit de cette trempe.
Elle réceptionna les photos et elle les regarda aussitôt, notant une ressemblance vraiment marqué entre le père et le fils. Sur celle de 54 ans, il n’avait pas trop changé, et Erin pouvait se faire une idée approximative de ce que serait Alex dans plusieurs années.
« Je suis frappée par leur ressemblance. », fit Erin en commentant plus les photos qu’en attendant une quelconque réaction ou commentaire de la part de Vicky. Elle releva d’ailleurs son nez vers cette dernière et demanda :
« Il est mort jeune. C’était une mort naturelle ? » Elle savait que ce genre de question pouvait être délicate, mais elle la posa quand même, en faisant preuve de bienveillance.

La femme lui fit un sourire tendre, mais on pouvait se douter que ce fut plus au souvenir de son frère. « Oui…Plus jeune je ressemblais à mon frère et Erika me ressemble. Il est amusant, qu’on ait transmis ça à nos enfants. Quand je vois mon neveu, c’est comme si Harry n’était pas complétement mort, c’est agréable et à la fois triste. Triste, puisque comme vous avez pu le voir, certaines personnes craigne pour sa santé ou bien même pour lui. Comme s’il ne voulait pas perdre Harry une seconde et dernière fois. » Elle soupira, reprenant les photos, qu’elle remit avec une grande délicatesse dans son portefeuille.
« Non ce ne fut pas naturel. Un AVC, qui l’a emporté quelques semaines après la remise des diplômes d’Alexander. Harry avait la santé fragile depuis bien longtemps. L’amour peut vous ruiner et il à ruiner mon frère dans tout les sens du terme. Malgré qu’il ait retrouver une brave femme pour l’épauler, il ne s’est jamais remis complètement. » Une pointe d’aigreur fit son apparition, mais elle disparut bien vite.

Erin comprenait. Harry semblait être quelqu’un d'apprécier dans sa famille, et le souvenir de ce dernier se transmettait au travers d’Alexander, qui lui ressemblait fortement. Un fardeau qu’il ne voulait peut-être pas porter, mais il le faisait, à sa manière, et semblant répondre au même esprit chevaleresque dépeint par Vicky un peu plus tôt quand les deux soeurs lui avaient posé la fameuse question qui leurs brulaient les lèvres. Erin lui rendit les photos en accompagnant le soupir de la soeur d’Harry.
« C’est bien triste. L’amour peut faire des ravages, même encore aujourd’hui dans cette société où il semble de plus en plus lointain. », fit Erin qui commençait à remettre des pièces dans l’ordre, sans trop savoir lequel cela dit. Heureusement, elle n’avait pas senti une forme de sondage de sa propre personne par la famille, comme s’ils voulaient éviter à Alexander de faire la même expérience amoureuse qui avait conduit à la déchéance de son père. Elle aurait détesté ça, et elle était plutôt satisfaite qu’ils se cantonnent à savoir s’il se bagarrait comme lui ou pas.
« Quelque part, je comprends qu’Alexander ne souhaite pas me parler spontanément de tout cela. Quoiqu’il en soit, c’est un héritage qu’il porte dignement et naturellement, et il lui fait honneur, j’en suis certaine. J’espère que vous voyez plus le côté agréable que triste. »
Elle était bien placée pour savoir qu’une histoire d’amour pouvait laisser des traces indélébiles dans la chair de quelqu’un.

« Vous avez pu constater que nous sommes des personnes joyeuses. Comme beaucoup, notre famille a été touché par des drames et Harry étant le plus grand. La vie de mon frère aurait pu être romancée. Je suis sûre que cela aurait fait un bestseller. Alexander était digne oui. Son père à toujours été très fier de son fils. S’il l’aurait perdu, je pense qu’Harry aurait mis fin à ces jours. »

Comme beaucoup de parents qui perdaient un enfant, estima Erin en son for intérieur. Elle était intriguée par Harry maintenant, aussi demanda-t-elle : « Un bestseller, tant que ça ? Il a donc fait tant de choses remarquables ? »

« ça fait toujours vendre les histoires d’amours tragiques. Et oui, ce fut un homme qui a fait de grandes choses à son échelle. » dit-elle doucement.

Erin décida de ne pas en savoir plus pour le moment. Elle verrait avec Alexander pour la suite de l’histoire. Ce serait une bonne façon pour parler un peu plus de sa vie, de sentiment, de son père. C’était facile d’obtenir pas mal d’informations de Vicky, mais elle ne voulait pas non plus tout prendre, ou le plus possible, pour ensuite le garder pour elle. Ça ne servirait à rien. « Toujours... », murmura-t-elle. Est-ce que son histoire avec Marc aurait été un bestseller ? Certainement pas, elle aurait juste eu le rôle de pauvre fille éplorée qui ne savait pas rebondir. Tandis qu’un homme qui se fait avoir, là, c’est pas pareil hein. Elle soupira bien malgré elle. « Et bien, merci pour cet échange fort appréciable. J’ai des pistes pour titiller mon anglais préféré maintenant, afin de lui soutirer la suite à son rythme. », dit-elle avec un nouveau sourire. Elle était lasse, et elle était bien partie pour aller se coucher, ainsi mettait-elle fin à la conversation poliment en amenant tout ça. Bien entendu, elle restait l’obligée de Vicky si cette dernière souhaitait en savoir un peu plus sur elle. Elle n’était pas aux pièces, puisqu’elle était en vacances.

Vicky hocha la tête doucement, des bruits de pas se faisaient dans le couloir, des personnes allaient dormir. En réalité ce fut les derniers « debout » qui partaient vers leurs chambres. Seul Erika et Alexander était encore dans la pièce d’à côté. Arthur fit une escale dans l’antre des deux jeunes femmes, pour leur souhaiter bonne nuit.

« Faites vous plaisir, pour une fois que quelqu’un peut le mettre en difficulté… » Dit-elle malicieuse, après avoir fait un signe de main à Arthur et aux autres. Erin fit de même, avant de joindre ses mains entre ses jambes et de s’étirer doucement en rentrant ses épaules vers l’intérieur. Oh oui elle comptait bien se faire plaisir, c’était une évidence pour qui connaissait un peu Erin.

Vicky se leva, comprenant bien que la jeune femme devant elle était fatiguée. La dame, avait une belle élégance dans ses mouvements, sorte de charisme et de danse légère.
Elle se tourna vers Erin. « Nous nous verrons demain, votre compagnie est agréable Erin. J’espère que vous serez longtemps parmi nous. » Elle parlait bien entendu d’une relation longue et non courte avec son neveu. « Si vous désirez avoir un peu de chaleur dans votre grand lit, allez chercher votre compagnon… sinon, ma fille vous le gardera toute la nuit. » Dit-elle, il ni avait rien de sale là-dedans, il était connu depuis toujours que les deux cousins dormaient ensemble depuis petits, après à l’âge adulte personne ne savait s’ils avaient partagé un lit de manière chastes mais surtout passaient des nuits blanches à discuter et papoter. Et Vicky faisait référence à ça surtout.

« Vous êtes également d’agréable compagnie Vicky. C’était un plaisir de papoter avec vous. » La dame, lui fit un rictus satisfait. Erin se contenta d’hocher de la tête en se levant, ne sachant que répondre sur son espérance, qu’elle partageait pour le moment. Elle était toujours dans son idylle avec lui, et bien entendu, elle voulait que ça dur pour la vie. C’était niais peut-être, mais pourquoi vivre avec quelqu’un, se lancer dans une aventure, si ce n’était pas pour ça ? Elle n’était pas une collectionneuse, ni une femme à homme, elle n’avait aucune prétention à enchaîner les conquêtes et à ne pas se stabiliser. Elle se sentait bien avec Alexander, elle l’aimait profondément, sincèrement, et elle ne se voyait pas avec quelqu’un d’autre. Qui plus est, et c’était sans doute normal au début, depuis Noël, leur couple prenait de l’ampleur, et elle s’y sentait de mieux en mieux, comme si chacun avait ajusté sa place à l’autre, et que tout roulait pour le mieux. En plus, elle était avec quelqu’un qui communiquait beaucoup, et cette communication allait dans les deux sens et elle était sereine, apaisée, compréhensible.
« Je vais suivre votre conseil et aller récupérer ma bouillotte naturelle. », finit-elle par dire avec un nouveau sourire fatiguée.
« Et bien, bonne nuit, et à demain. »
Vicky lui fit un sourire « Bonne nuit a vous aussi ! »

Erin la salua courtoisement et s’en alla rejoindre les deux cousins. En entrant dans la pièce, elle tapa dans ses mains en disant : « Les enfants, au lit ! »


©️Pando

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Retour sur terre pour de grandes aventures





La bibliothèque était assez ancienne dans sa construction, de belle boiserie où était aménagé un salon composé de plusieurs fauteuils et canapé moelleux de facture royale. Au centre de la pièce il avait une table basse aquarium avec des poissons marins. Alexander était sur l’un des sofa couleur bleu roi, assis confortablement et sa cousine allongée sur lui. L’homme lui papouillait le crâne. Les deux discutaient à voix basses non pas qu’ils se racontaient des secrets, mais comme tout le monde était partis au lit et qu’il était tard, ce mode de discussion était naturel.
L’anglais regarda sa montre, il était tard en effet.
Erika releva légèrement la tête se mettant sur les coudes pour toiser Erin avec un petit rictus.
« Encore cinq minutes maman ! » dit-elle amusée, en se tournant vers Alexander, pour se remettre assise, les jambes étalées sur le canapé. Elle prit le coussin qu’elle avait mis sur les cuisses de son cousin et le remettre à sa juste place, tandis qu’Erin levait les yeux au ciel en soupirant de façon théâtrale.
Alexander avait ri doucement, en voyant le geste d’Erin, dès que sa cousine se releva, il s’étira et étendit aussi ses jambes un peu engourdies.
« Finalement, on est dans quelle chambre ? » demanda l’anglais, qui n’avait pas vraiment fait gaffe où avait mis la petite valise de vêtement Alfred. En bon, gentleman son grand-père avait débarrassé les valises et répartie chacune dans les chambres.
« Toi et Maman dans la nôtre et moi à côté. Je jamais su si ce fut la tienne ou la mienne. » Répondit Erika naturellement.
« Celle avec des monstres en sommes. »
« Oui voilà ! Mais promis je montrai courageuse et je les combattrais ! »
« C’est que tu es une brave fille maintenant ! » Il lui tapota la tête et elle lui fila un coup dans le ventre.
L’anglais ricana et se leva, pour marcher vers sa compagne, qu’il attrapa au bout de ces hanches pour la tirer vers lui et l’embrasser.
« Berkk c’est vilain ! » Ajouta Erika, dans le registre de la petite fille en se relevant à son tour. Commençant à marcher dans le couloir, en attendant les deux tourtereaux. Alexander, prit par la main sa chérie et suivit sa cousine.
« C’est parce que les enfants doivent déjà être couché à cette heure là qu’ils voient des choses “berkk” quand ils ne le sont pas. », répliqua Erin amusée devant le comportement d’Erika, qui choisissait de faire durer la plaisanterie. Elle ne savait pas non plus où ils devaient dormir, et elle se laissait guider volontier.
« Ouai, j’aurai du faire dodo avant ! » Dit’elle en baillant. Une fois en haut et vers les deux portes, Elle claqua un bisou sur la joue de son cousin et tapota le bras d’Erin en signe amicale tout en leur souhaitant une bonne nuit.

L’anglais pénétra dans la chambre, redécouvrant la décoration assez ancienne et toujours aussi sentimentale. Composé d’un grand lit sculpté en osier, avec le mobilier qui va avec. Un grand tableau crème avec des portrait des Hoffman’s plus jeunes, des étagères pleines de souvenirs d’enfances et de photos, surtout des deux cousins jeunes. Une bibliothèque d’ancien livre et autres découverte… bref, une chambre qui avait jamais changé sauf pour avoir des ajouts au fil des années. L’anglais, commença à retirer ces vêtements, en s'asseyant sur le lit.

« C’est la chambre de ta jeunesse ? », demanda Erin qui restait plantée là en reluquant le mobilier, la décoration, les photos et tout le reste.
« Oui, enfin celle d’Erika et moi. » dit-elle en montrant une photo sur l’une des etagère représentant Erika et lui a l’âge de 7 ans en train de faire une bataille de coussin sur le grand lit.
« Hum d’accord... » fit-elle pensive, avant d’ajouter : « Ça fait très Emmanuelle, tout cet osier. ». Un rictus s’afficha sur son faciès, alors qu’elle se décidait à le rejoindre pour s’asseoir à ses côtés, mettant une jambe en équerre pour extraire ses chaussures de ses pieds fatigués.
« Ce fut à la mode passé un temps… après ces meubles sont gorgé de souvenir et je prendrai surement très mal qu’on les jette… C’est bête ce n’est que du mobilier pourtant. Et surtout pas du tout à mes goûts. » Une fois nu, il se glissa dans les draps gelés en se frottant pour gagner un peu de chaleur.

Erin ne tarda pas à le rejoindre, nue, elle aussi. Si elle aimait bien une chose, c’était se glisser dans des draps froids, et de sentir qu’ils se réchauffaient ensuite sous l’effet de sa propre chaleur corporelle. Elle adorait ça. « Je comprends, j’ai moi aussi quelques babioles chez mes parents que j’aimerai conserver, mais ma chambre ne doit plus être ce qu’elle était. ». Elle se recroquevilla pour faire venir cette chaleur plus vite.
« Ils auraient déjà jeté tout ça, donc tu n’as pas de soucis à te faire je pense. », dit-elle à propos des grands parents d’Alexander. Celui-ci hocha la tête en se collant contre sa compagne qui avait tendance à chauffer plus vite mais qui gardait la chaleur pas longtemps.
« Content d’être là ? », finit-elle par demander juste avant un bâillement.
« Très ! Et en plus, tu es acceptée. Donc ce fut parfait. Et toi ? »
« Je suis contente aussi, je connais désormais ta famille et j’en apprends aussi un peu plus sur toi. », dit-elle l’air de rien en assurant sa prise sur son coussin tout en poussant son arrière train un peu plus contre le bassin d’Alexander qui laissa échapper un “hum”. Mais à savoir si ce fut sa phrase ou bien son coup d’hanche.
« Fait attention avec ton popotin tu vas casser quelque chose. » Dit-il d’un air complice, avant de lui tapoter celui-ci. « Tu complètes ton puzzle alors. Et tu as appris quoi ? »
Erin s’écarta légèrement du coup, comme si elle prenait la mouche, ce qui n’était pas le cas, mais elle voulait lui faire penser que. Surtout qu’elle le fit l’air de rien en continuant la discussion. « Des choses et d’autres, sur ton papa par exemple. ». Elle n’ajouta rien, préférant le laisser faire ses déductions.
Alexander la ramena aussitôt contre lui, comme pour lui dire “ah non tu ne boudes pas ! Et puis tu es à moi voilà”. Oui il jouai le possessif, puisqu'elle jouai la fausse vexée. La mention de son père, le tendit légèrement.
« Et qui a eu la langue pendue à son propos ? »
L’air de rien, toujours, elle lui balança un coup de cul, rien que pour l’embêter avec sa possession mignonne. « Ta tante Vicky. », répondit Erin qui n’avait pas besoin de lui cacher.
En réponse au coup de cul, il la mordit. Il n’était pas étonné que ça soit Vicky, Harry lui manquait atrocement et elle avait jamais vraiment réussi à faire son deuil complètement. Mais, elle restait une femme forte et fière qui ne montrait jamais ses faiblesses. Vicky était très proche de son frère et c’est pour cela qu’elle chérissait énormément la relation entre les deux cousins et les avaient encouragés à être aussi soudé.
« Je vois. Et Tata étoile t’a dit quoi ? »
Erin poussa un petit cri de protestation quand il l’a mordu. Elle se retourna dans les draps pour pouvoir le regarder alors qu’il lui demandait quel était le fond de la conversation sur son père. « Rien que je ne devais pas apprendre un jour ou l’autre. », répondit-elle avec un sourire, avant de se redresser légèrement et d’ajuster son coussin sous elle, en le positionnant volontairement sur la moitié du visage d’Alexander. Elle allait être chiante.
Et oui, elle l’était bien, il se dégagea en grognant avant de se mettre sur elle, pour la forcer à se mettre sur le dos.
« Je n’aime pas me répéter mademoiselle Steele... » Dit-il en la remordant pour la forme.
Quand ils étaient dans ce genre de disposition, le sérieux n’allait pas durer longtemps. Elle se laissa faire, offrant que de la mollesse pour ne pas forcer. « Ah ? Ça, tatie Étoile ne m’en a pas parlé. » Son sourire s’élargit, signe qu’elle était bien consciente qu’elle le titillait et qu’il y aurait des conséquences.
Et ce fut une déclaration de guerre… Il lui lança un rictus amusé et assez sadique, avant d’éteindre la lumière et commencer l'offensive version chatouille pour qu’elle avoue !
C’était typiquement le genre de situation où l’un ou l’autre pouvait perdre bêtement une dent dans le noir en se cognant la tête. Mais bon, on ne change pas des gosses. Erin se tortilla pour essayer de se soustraire à ses chatouilles, remuant des jambes et du bassin en riant comme une gamine, et parfois, en forçant pour essayer de le déloger, mais rapidement ses rires finissaient d’achever son effort.
« Arrête, tu vas réveiller tout le monde ! », couina-t-elle entre deux rires.
« Dans ce cas, parle vilaine fille bruyante ! » Dit-il d’un air sérieux, même si dans le noir, il avait un grand rictus et pouffait en la sentant se tortiller. De toute manière il la bloquait. Et ce genre de jeu, très enfantin avoue-le, avait tendance à aussi avoir un autre effet sur l’homme. De toute façon, il a toujours aimé se “bagarrer” avec ses compagnes et avec Erin plus particulièrement.
« Je ne peux, je rigole troooooppppp !! », fit-elle avec excès en cherchant à éloigner ses mains. « Alexander, arrête ! », rajouta-t-elle sur un ton plus sérieux, usant de son prénom à dessein pour que ce soit encore plus sentencieux.
Il arrêta, mais ne la débloqua pas pour autant. « Erin parle ! » Dit-il en reprenant le même air qu’elle. Oui, il se foutait de sa gueule royalement.
« Mais je parle là ! Je râle, je proteste, je te réponds ! ». Oui, elle se foutait de sa gueule royalement aussi. Mais c’était de bonne guerre. Du coup, profitant qu’il arrêtait de la chatouiller, elle glissa ses mains et elle essaya d’aller lui pincer les flancs assez sournoisement.
Elle n'arrêtait jamais… une vraie emmerdeuse, mais bon, il cherchait grandement. Il bougea un peu, et lui attrapa les deux mains, qu’il plaqua sur le matela.
« Donc comme tu réponds, Tatie étoile t’a dit quoi ? »
Elle poussa un petit “hum” sensuel alors qu’il finissait de la maîtriser, ce qui plus encore plus à l’homme qui eut un rictus invisible à ces yeux. Il était sur elle, et cela n’était pas équivoque. Dans le noir, il ne la vit pas se mordre la lèvre inférieure, mais il put l’entendre clairement dire : « Que tu tenais beaucoup de ton père. ». Elle n’allait pas tourner autour du pot vingt ans, surtout qu’au final, elle n’avait pas appris des choses confidentielles non plus. « Elle m’a montré deux photos de lui, on a parlé un petit peu de la personne qu’il était, ce genre de chose. T’inquiète, elle ne m’a pas dit si tu as fait pipi au lit tard. », conclut-elle, ne pouvant s’empêcher de le provoquer encore un peu, encore fofolle de leur petit moment complice et barré.
Il ne la lâcha pas pour autant, finalement, il s’attendait à plus de chose venant de Vicky, il en était presque déçu, cela lui aurait évité de parler plus de certaine chose mais bon.
« Je suis parfait, je n’ai jamais fait pipi au lit… moi ! » Dit-il en lui mordillant le nez juste pour la provoquer aussi. Elle ricana doucement en plissant le nez.
« Venant d’elle je m'attendai à du plus croustillant, mais bon… Tant pis ! »… Il semblait réfléchir un peu, avant de finir par la lâcher et rouler sur le dos, la libérant, si ça continuait il aurait plus que très envie de faire autre chose et il lui paraissait étrange de faire l’amour dans cette chambre.

« Je n’ai peut-être pas posé les bonnes questions, ou je ne me suis pas montrée aussi curieuse que j’aurai dû. », dit-elle en se rapprochant de lui. En réalité, elle avait appris comment il était mort, et son chagrin d’amour, mais elle ne voulait pas parler de ça ce soir, alors qu’ils faisaient les guignols. Et puis, elle ne s’était pas sentie légitime encore pour poser trop de questions à Vicky. Ça viendrait avec le temps. Il fallait qu’elle apprivoise sa nouvelle famille également. Elle l’avait senti bien en forme quand il était sur elle, et elle se demandait s’il avait envie de plus ou pas.

« Tu peux, si elle t’a répondu sans te dire de te mêler de ton derrière c’est qu’elle est ouverte à te parler. Et je ne vais pas te cacher, que certaine chose m’arrange, que tu l'apprennes d’une autre bouche que la mienne. » Dit-il en tout franchise, ramenant son bras sur son coussin et se tournant pour se caler, allant passer une jambe sur elle ainsi que le bras.

« Et pourquoi ça ? », demanda-t-elle, curieuse. C’était étrange comme réponse. S’il ne voulait pas parler de certaine chose, alors elle préférait ne rien en savoir. Quoique… Des fois, on apprenait des choses que le conjoint ne voulait pas spécialement aborder. De toute façon, elle préférait aller son rythme, et découvrir les choses en allant, comme aujourd’hui en somme. Petit bout par petit bout.

Hum… il aurait dû s’attendre à cette question. Il se tortilla un peu, pour se caler correctement contre elle et aussi un peu sur elle vu sa position. « Certaine choses sont mieux raconté dans une bouche non aigre. » Dit-il dans un soupir.

« Des choses sur ton père ? », demanda-t-elle, histoire de savoir si la discussion tournait toujours sur son paternel ou sur sa famille en générale. Elle se cala elle aussi pour ajuster sa position sur la sienne, la tête bien enfoncée dans l’oreiller confortable. Sa curiosité était maintenant bien titillée.

« Oui… sur ma génitrice et comment je suis venu au monde et tout ce qu’elle a causé. » Là, il avait un peu d’aigreur et le mot “génitrice” n’était pas anodin, il ne dirait jamais mère en parlant d’elle. Là il n’était plus du tout en forme, pour un marathon nocturne.

Erin resta silencieuse quelques secondes. Elle n’était plus en état pour s’envoyer en l’air non plus, la discussion sérieuse et les confidences d’Alexander l’ayant refroidi. Elle posa sa main à plat sur la cuisse de son compagnon. « Et bien, voilà de quoi entretenir les conversations avec tata étoile. », répondit-elle, soucieuse de vouloir changer de sujet. Tout cela avait trait au chagrin d’amour de son père, très certainement, et elle notait bien l’emploi du terme “génitrice”. « J’ai quand même tout fait pour ne pas parler de tout ça. », fit-elle remarquer avec une pointe d’humour dans la voix. Elle voulait lui faire signifier qu’il avait tout fait pour la faire parler, et que donc, l’ambiance pourrie n’était pas de sa faute à elle, le tout enrobé d’un peu d’humour pour détendre l'atmosphère.

« Je sais Erin. » Dit-il simplement. « De toute façon, il faut bien que tu le saches un jour. Tu as bien vu qu’il n’avait pas de “maman Alexander” dans le lot, mais une “belle maman Agnès” avec son lot d’enfant. » Il parlait d’un ton plus léger. Limite si là, il n’était pas prêt à lui dire… les confidences sur l’oreiller ils étaient les spécialiste.

« J’ai bien vu oui. », dit-elle doucement, ne cherchant plus à esquiver puisqu’elle lui avait offert cette porte de sortie et qu’il ne la prenait pas.
« Des fois, ne pas avoir de maman ne veut pas dire que ça cache quelque chose, ça peut-être un divorce, un décès... » Elle laissa en suspens s’il voulait compéter.

« Cela aurait été tellement mieux, qu’elle soit simplement morte... » Dit-il brut de décoffrage. Cela était rare que l’anglais, dise réellement tout haut ce genre d'élément, limite souhaitant la mort de quelqu’un. Il soupira… au final, ça servait à rien de le cacher. « Tu veux savoir ? Ou tu veux dormir ? » Demanda t’il plus doucement, la gorge un peu nouée.

Elle ne dit rien, le laissant exprimer ce qu’il avait sur le coeur. Elle ne pouvait pas juger ses propos sans connaître le contexte qui allait autour de cette phrase lançait comme ça.
« Je n’ai pas sommeil pour le moment. ». La pénombre se prêtait bien aux confidences, et la chambre d’Alexander également.

Il semblait réfléchir un peu… Il laissa échapper un petit soupir, face à sa propre réticence à parler de lui. Il ne savait pas pourquoi, cela était si dur. Finalement, il préférait peut-être lui raconter, pour éviter de voir certain regard après de compassion ou d’étonnement.
« Elle était bien plus jeune que mon père. Une élève issue d’une classe sociale très pauvre. Mon père avait comme but d’enseigner au plus démunie pour l’égalité des chances… Il est tombé amoureux d’elle, elle était soi-disant brillante. Surtout pour la manipulation. » Il se tue, se filant une baffe mentale pour son cynisme. « Navré pour le cynisme. Ils se sont marié quand elle fut plus ou moins majeur je crois. Mais qu’importe. Un petit conte de fée, sauf que la pretty woman, n’avait aucun autre sentiment amoureux à l’égard de mon père sauf envers son portefeuille. Il était fou d’elle et elle savait mener en bateau tout le monde. Personne n’a vu la vipère. Il lui a tout donné, même son âme. Elle a fait plusieurs fausses couches, ne désirant pas d’enfant, ça on l’a su après. Mais finalement, elle est quand même tombée enceinte… Cela coïncidait avec le début des problèmes financier, elle le ruinait chaque jour plus et détournait l’argent de son compte sur les siens. Elle a dû accoucher, malgré ces efforts pour essayer de perdre l’enfant, mais cela ne l’importait peu, puisqu’elle a essayé de l’étouffer 15 jours après. Profitant que mon père soit en déplacement suffisamment loin, pour qu’il ne sauve pas le petit. Laissant l’oreiller, elle est partie avec un autre homme, prenant tout ce qu’il avait de valeur dans leur maison et les papiers de mariage. Ce fut la voisine, qui entendait hurler le nourrisson, qui avait eu la chance dégager sa tête, qui alerta les services sociaux et qui le sauva. » Il fit une pause.
« Ne pouvant divorcer, puisque sans papier et sans plus rien… Il reçut quelques appels d’elle, elle le traîna au tribunal pour d’horribles maux et demanda une pension alimentaire en plus…Pour lui éviter la prison. Un chantage odieux. Quand mon père mourut, le notaire avait reçu l’ordre d’ouvrir le testament que plusieurs années après, donnant juste une somme d’argent à moi-même. Ce qui m’a permis d’ouvrir la Falcon a ces débuts. Et donc plusieurs années plus tard, elle comptait bien réclamer sa part de l’héritage surtout que le testament devait être ouvert et donc que sa mort était divulguée dans les journaux. Et elle s’est dit que draguer son propre fils, pour le manipuler était une bonne technique…. Deux mois avant l’ouverture, elle s’était rapprochée de moi. Pas vraiment intéressé par chance… Mais quelle fut ma surprise quand après l’avoir repoussé plusieurs fois, de la voir chez le notaire… Légalement, elle héritait d’une bonne part, malgré le testament… Et Agnès plus rien, puisqu'il n’avait jamais pu se marier avec elle. On ne peut pas déshériter totalement une épouse. » Il soupira, lui laissant le temps de digérer tout ça.

A aucun moment, elle ne souhaita le couper dans son récit. Elle faisait le vase qu’on remplissait d’une eau. Elle ne savait pas encore quel goût aurait cette eau, ni de quelle nature elle serait, et elle se contenta d’écouter, la main toujours allongée sur sa cuisse dans un contact physique simple, poussé plus en avant par la proximité de l’homme qui avait sa jambe passée sur elle. Elle comprenait le côté romanesque avancé par Vicky, de la vie d’Harry, ruiné par une fille défavorisée à qui il comptait rendre une vie meilleure par l’éducation, et qui s’était fait doubler par une sordide manipulatrice. Elle comprenait également tout le cynisme et la rancoeur que devait éprouver Alexander, ce bébé qu’elle avait tenté de faire taire et qui était pourtant toujours là. Elle comprenait que la famille soit impactée par toute cette histoire, qui voyait triompher la cupidité et l’avarice sur les belles choses de l’amour. La vie n’est pas un Walt Disney, et le calvaire du père d’Alex en était l’exemple même, même s’il avait trouvé certainement son bonheur dans la personne d’Agnès, comme une seconde chance toujours plongée dans l’ombre du spectre de sa première femme. Erin ne comprenait pas tout les tenants et les aboutissants, et surtout, elle ne comprenait pas que pendant tant d’année, aucun recours n’eut fonctionné, ne serait-ce que pour casser le mariage.
« C’est une histoire horrible... », dit-elle, sans chercher à approfondir, se contenant d’exprimer une émotion qui la traversait. Elle n’avait pas envie de réfléchir là dessus, elle n’était pas là pour ça. Elle vivait cette confidence avec lui, au travers de sa rancoeur et de son cynisme, et elle ne pouvait qu’être là pour l’accompagner dans sa narration. Oui, ce n’était que sa “génitrice” et cette femme ne méritait pas qu’on l’appelle “mère” ou “maman”. On pouvait toujours trouver des circonstances atténuantes dans les disputes de famille, mais là, cette situation dépassait clairement les bisbilles coutumières et inhérentes à toutes les entités familiales de ce bas monde. Erin ne savait pas si ça lui faisait du bien d’en parler ou pas. « Je suis écoeurée qu’il n’y ait aucun moyen pour lui faire payer. », dit-elle dans un murmure, ton qu’elle avait employé lors de son premier commentaire.

Alexander resta silencieux, laissant Erin faire ces constatations, il frotta doucement sa tête contre la sienne. Plus en signe d’apaisement pour lui-même qu’autre chose.
« Elle l’a payée lourdement… Elle se pensait maline, sauf qu’elle m’a donné son don pour la manipulation. Je l’ai détruite à mon tour… Puisqu'elle avait fait la morte pendant tant d’année, je n’allais pas la laisser nous filer entre les mains comme ça. J’ai œuvré pour qu’elle signe un document de divorce a posteriori trichant avec les lois pour que le second mariage soit avec Agnès durant le vivant de mon père et qu’elle puisse hériter réellement, sans que l’autre lui prenne son héritage. Quant à elle, je l’ai ruinée, lui laissant à peine de quoi subvenir à ses besoins pendant trois mois. Le reste de son argent colossale héritage de ces nombreux maris, fut donné à différentes œuvres caritatives. Je ne sais pas, si elle est encore en vie, ça fait quatre ans que je n’ai plus de lettre de menace/chantage de sa part. Si c’est le cas, elle le doit encore qu'à une personne : Vicky qui m’a calmé, sinon elle passait sous le pont, avec des palmes en béton et de manière volontaire. »
Oui, il venait de lui avouer que la manipuler pour la pousser au suicide lui avait traversé sérieusement l’esprit. Il avait été particulièrement dangereux avec elle et il n’avait aucune once de remord. Il espérait juste qu’Erin ne soit pas dégouté de lui, après tout cela. Après bon, il lui racontait, car il avait confiance en elle.

Bien entendu, elle avait répondu à son signe d’apaisement en frottant elle aussi sa tête contre la sienne. Elle réfléchissait encore à tout ça quand il continua. Bien entendu qu’elle avait payé lourdement. Elle savait qu’Alexander, tel qu’il était, et tel qu’elle le connaissait, n’était pas le genre d’homme à se laisser cracher dessus sans rien faire. Il était patient, méthodique, organisé, et tout aussi manipulateur que sa chère génitrice, à qui il avait emprunté son talent pour la fourberie, qu’il employait bien mieux qu’elle. La dernière phrase d’Alexander fit frémir Erin. Elle savait qu’il n’était pas toujours net, n’en témoignent ses liens avec l’italien qu’ils avaient croisé la veille.
« Je pense que le mieux était de la laisser vivante, enfin… de la laisser vivoter dans sa déchéance, celle qu’elle a infligé aux autres. C’est autrement plus cruel qu’une mort rapide. », fit Erin. Au moins, cette garce voyait ce qu’elle infligeait aux autres par ses manipulations exécrables. Elle embrassa la partie du corps d’Alexander qu’elle avait la plus proche de ses lèvres, sans trop savoir où elle se situait exactement. Certainement vers son cou. « Tu sais, même si Agnès n’avait pas eu d’héritage, elle a quand même des enfants de ton papa et quand on voit la belle famille que vous formez, au delà de tout ce que cette femme à pu faire, elle a la plus belle chose qui soit, et de là haut, ton père doit être content de voir que ses enfants, et surtout que son enfant.... » Elle tapota sur sa cuisse pour accentuer le fait qu’elle parlait de lui. « ait gardé le meilleur de tout ça malgré tout. »

Oui, il frôlait parfois le non légal mais bon, quand on joue dans la cour de personne qui en ont horreur faut savoir être plus malin. Même si l’anglais évitait de trop franchir la limite, mais on n’est jamais blanc comme neige à son niveau. Et il n’était pas en accord avec Erin, il préférait qu’elle soit morte, pour la bonne et simple raison que morte elle ne fera plus de mal à personne.
« Ils ne sont pas de mon père, mais du premier mari d’Agnès, assassiné par une balle perdue. » Dit-il simplement. « C’est histoire de justice, tout le monde à eu quelque chose, mais savoir qu’elle aurait eu quelque chose, m’était insupportable… Faut quand même être pas bien pour draguer son fils quand même… » Finit-il sur une simple constatations… Le pire aurait été s’il avait cédé à ces avances après tout, elle était dans ces critères… Mais quelque chose l’avait dérangé comme quoi, on peut sentir des choses… Rien que d’y penser il sentait un profond dégoût dans sa bouche. « Je te fais peur quand je te raconte ça ? » Demanda t’il simplement.

Erin ne percutait pas tout encore sur la famille, mais cette fois, elle intégra le fait que ce n’était pas vraiment ses frères et soeurs, même pas des “demis” en fait. Mais ils se considéraient tous comme tel et c’était bien là l’essentiel. Elle acquiesça doucement.
« Tu savais que c’était ta mère quand même ? », demanda-t-elle quand même, sûre de rien à ce niveau là vu qu’elle avait rejeté son enfant et son mari pour les spoiler. « Je me sens en sécurité avec toi, je n’arrive pas à avoir peur. Je ne dis pas que je n’aurai pas eu peur si tu m’avais raconté ça un soir à un bar alors que tu me draguais et qu’on ne se connaissait pas, mais là non. Il faut juste que je fasse attention à bien soigner mon coup pour récupérer la fortune de mon cher et tendre sans finir avec la meute aux fesses et des palmes en béton. », dit-elle en pouffant légèrement. Il ne lui faisait pas peur. Pourtant, il tenait des propos assez perturbants, mais qui ne les tiendrait pas dans pareille histoire ? Qui pouvait dire haut et fort qu’il n’avait jamais voulu de mal à quelqu’un ? Sous le coup de la colère, l’Homme était capable de tout, même du pire. La vengeance et la rancune étaient des composantes importantes de la personnalité humaine, et depuis la nuit des temps, les drames, les conflits, les meurtres, tiraient leur énergie de ça, pour des motifs toujours semblables : l’argent et le sexe. Ici, tout partait d’une histoire d’argent, et d’honneur perdu injustement.

« Non. Je n’ai jamais su à quoi elle ressemblait. » Dit-il
simplement. D’où le côté encore plus malsain de la chose mine de rien. Il écouta la suite des propos d’Erin. Cela le rassurait réellement et il ricana de plus belle face à sa petite blague. Oui, il avait eu de propos extrêmes et l’envie de la tuer avait que trop présente mais bon… qui pourrait se glorifier de n’être chaste en pareille situation ?

L’homme se leva sur les coudes pour l’embrasser avec tendresse avant de se tourner pour dormir. La discussion était close et il ne se sentait pas mieux de lui avoir dit tout ça. Non, il ne sentait ni mieux ni moins bien. Au moins, elle avait plus d’élément pour la suite maintenant.
« Heureux que tu te sentes en sécurité. Dors bien. » une phrase qui pouvait être simple, mais il y mit suffisamment d’émotion pour qu’elle ne soit pas anodine. Il était content qu’elle ne le juge pas mal et qu’au final elle soit bien avec lui pour ne pas redouter quoique ce soit. Le reste du séjour allait être mouvementé, ils restent à Londres encore 2 jours avant de s'envoler pour la France.

« Bonne nuit. », lui répondit-elle non sans lui avoir rendu son embrassade amoureusement. Oui elle se sentait bien avec lui, et c’était l’essentiel. Elle ne savait pas si cela lui avait enlevé un poids de lui en parler, mais elle en doutait fortement, sinon il l’aurait fait plus tôt. Qu’importe, elle en savait un peu plus. Elle était quand même scandalisée par l’attitude de sa “mère”. Elle était certaine que cette femme aurait été prête à coucher avec lui ne serait-ce que pour obtenir ce qu’elle voulait. C’était quand même sacrément déviant, même pour une manipulatrice. Elle n’était bonne qu’à enfermer. Elle se colla contre son dos et sa main passa affectueusement par dessus la hanche de l’anglais pour s’arrêter sur son pubis. Elle était bien calée comme ça, et elle s'endormit rapidement.

Le séjour sur Terre continuait. Ce fut la sonnerie du téléphone espion qui tira les deux amoureux du sommeil le lendemain matin, autour de 9H.

Alexander était parti pour trainer au moins jusqu’à 10h, il n’avait pas de bruit dans le grand manoir Hoffman. Signe que chacun dormait ou était bien trop discret pour éveiller le monde. La soirée avait fini tard aussi. En tout cas, ce maudit téléphone tira l’anglais et traîna sa mauvaise humeur. Il se leva, prenant gaffe à ne pas déranger sa compagne et décroche en retourna dans les draps.
« [color=firebrick] Oui ? /color] » Dit-il d’une voix froide.

Erin remua forcément dans le lit, tirée du sommeil par la sonnerie du téléphone. Le silence dans la chambre permit d’entendre l’interlocuteur qui répondait :
« Monsieur Hoffman. Comment allez-vous ce matin ? », demanda-t-il affablement.
La jeune femme glissa sous les draps en entendant que c’était leur fameux “ami” de l’Église.
Alexander mit le haut-parleur « Comme un mardi. Et vous ? » Dit-il simplement avec son ton pince sans rire. On était pas du tout mardi mais bon. Question conne, réponse con.
« Mardi est mon jour préféré. », s’amusa son interlocuteur. Cela fit sourire Alexander, qui sentait sa compagne bouger.
« Que diriez vous de nous rencontrer ? », ajouta-t-il enfin, sans rigoler cette fois. Sous les draps, Alexander pu sentir Erin passer entre ses jambes. Qu’est-ce qu’elle foutait ?
L’homme baissa les yeux vers le drap mouvant… oui elle fichait quoi là ? Bêtement, il écarta un peu les jambes, pour qu’elle se calle, voulant peut-être se mettre contre lui.
« Vous aimez le jeudi aussi ? 14h00 ? » En somme le jour même.
Cela facilita l’approche de la demoiselle qui se cala sur le ventre, les coudes en soutient. Alors que l’homme au téléphone répondait, Alexander pu sentir les lèvres de sa belle se refermer sur sa virilité.
« Le jeudi est mon deuxième jour favori après le mardi, monsieur Hoffman. Disons 14h00, au pub Saint James, 45 Great Windmill Street. Si cela vous convient. »
Alexander comme tous les matins était en forme et l’appel de cet homme l’avait quand même refroidi... Il se tendit et eut des frissons désagréables en sentant sa compagne initier un préliminaire un tantinet décalé sur le coup…Il releva les cuisses, sans lui faire mal, dans un mouvement de surprise et lui attrapa la tête drapée, en se figeant. Elle ne pouvait pas le voir, mais il lui faisait les gros yeux. Il répondit avec un petit temps de décalage.
« Ravi que ce jour vous soit si agréable. Je suppose que c’est vous, qui nous aborderez ? » Il frissonna de plus belle, mais à cause d’Erin pas à cause de son interlocuteur.
« Vous supposez bien jeune homme. J’ose espérer que vous serez accompagné de votre collègue. », dit-il toujours aussi aimable. La collègue en question s’était figée, la tête moulée dans les draps, mais elle n’avait pas laché sa proie pour autant. Proie qui était ferme.
« Il va de sois. Je vais l’informer de ce rendez-vous. » Il serra les dents saluant l’homme avant de raccrocher. Il envoya le téléphone sur le tapis du sol et souleva les draps. Dans le but de lui faire une remarque piquante.
« Erin…. Ça ne tourne pas rond dans ta tête de faire ça alo…. »
Cette dernière ne répondit pas, se contentant d’orienter ses yeux verts vers ses yeux bleus avec l’air innocent, et elle descendit un peu plus ses lèvres avant de les remonter.

Alexander ne finissait pas sa phrase, enfin si par un grognement et un choc électrique dans son corps. Elle venait de lui couper la chique et il eut la faiblesse de ne pas la repousser. Elle est pas bien, cette nana, oui il se fit la remarque qu’il n’avait qu’elle, pour avoir l’idée subite de lui faire ce genre de chose alors qu’il est au téléphone. A moins, que ça soit le téléphone en lui-même qui lui donne des idées. Il laissa tomber le drap, de toute façon, elle avait un otage et puis ces neurones venaient de partir clairement.
Cela le fit rire légèrement, quand il repensa aux paroles de l’autre homme... Oui, sa collègue est occupée… très même... pour le moment, il lui dira après qu’elle a un rendez-vous. Il passa sa main sous le drap.

La pression du drap se refit sentir sur sa tête et son champ de vision diminua pour se limiter au ventre d’Alexander. Elle était plutôt contente d’elle, de lui avoir coupé la parole. Et puis, ce n’était pas son état de dureté bien établi qui allait lui faire dire qu’il n’aimait pas ce qu’elle faisait. Elle ne savait pas pourquoi elle s’était mise en tête de lui faire une fellation alors qu’il était au téléphone. Elle trouvait ça décalé, surtout que c’était l’autre timbré qui appelait. Comme ils dormaient tous les deux, elle était encore dans un état second, consciente de ce qu’elle faisait, mais légèrement désinhibée. C’était amusant de se lancer dans ce genre de chose, surtout quand la personne était au téléphone avec un proche. De quoi le gêner plus encore, et de lui faire perdre ses moyens au téléphone. Qu’importe, comme il la laissait faire, et maintenant qu’elle était en route, elle n’allait pas s’arrêter en si bon chemin, et elle s’employa à le satisfaire un maximum, usant de ses lèvres, de sa langue et de ses mains pour que monsieur prenne son pied.

Il se laissa glisser un peu plus dans le lit, histoire de ne pas être en position tendue sur les abdos et être plus confortable. Son esprit oublia bien vite le côté décalé et foldingue de l’entreprise de sa compagne. Il dut étouffer quelque gémissement dans un cousin, il n’était pas du genre à gueuler, non mais, bon il ne désirait pas que sa cousine puisse entendre qu’il avait une gâterie matinale. Cela avait un côté gênant d’être entendu.
Sa main finit par agripper les cheveux de sa compagne, sans lui faire mal pour autant, il sera par contre les cheveux se sentant venir au bout d’un moment et il lui fit la remarque oralement de se retirer … mais cela ne fut pas le cas. À sa plus grande surprise … Il mordit le cousin et regarda le plafond, une fois fini après l’orgasme.

C’était toujours plaisant pour elle que de le sentir venir de la sorte. Elle adorait ça, non pas qu’elle trouvait ça dégradant ou que cela la plaçait dans une position soumise, mais elle voyait plutôt ça comme une forme de don, une façon de faire plaisir, de lui faire plaisir, sans rien attendre en retour. Elle avait sa satisfaction pour elle-même et cela lui allait très bien. Elle revint à la surface en émergeant du drap, non sans vérifier qu’il n’y avait pas eu d’accident. Elle avait les cheveux en bataille après qu’ils furent malmenés par la main du jeune homme. Elle ramena ses jambes sous ses fesses, et elle lança un très décalé :
« Nous avons donc un rendez-vous ? », sur le ton de la conversation. Elle lui fit un sourire amusé tandis qu’elle le regardait avec des yeux de biches énamourées. Elle était souvent toute chose après lui avoir fait une gaterie, comme si elle lisait la satisfaction du jeune homme sur son faciès et qu’elle en tirait une forme d’extase amoureuse.

Alexander, leva la main dans un signe d’attendre deux minutes. Il n’était pas en état de répondre, il était sur son nuage. Puis, il se releva en position, assise pour lui claquer un bisou sur le front. Il aimait bien son petit regard pétillant qu’elle maintint sur lui le temps qu’il reprenne ses esprits.
« Moi oui et ma collègue… » Il attrapa un coussin et lui donna un coup très doux pour la forme avant de se lever. « Ça c’est pour ta folie de
le faire alors que je suis au téléphone avec un mec bizarre.
» Il lui tendit une main, pour qu’elle se lève et qu’ils aillent se doucher dans la salle d’eau de la chambre.

Elle ricana doucement avant d’attraper sa main pour se lever à son tour.
« Estime toi heureux que tu n’étais pas au téléphone avec quelqu’un de ta famille. », renchérit-elle en prenant la direction de la salle de bain.

Il lui fit une grimace « Ça serait tout aussi surprenant. Et tu as déjà essayer de le faire quand j’étais avec mamie chat. » Lui rappela t’il avant de la pousser sur le lit, la plaquant clairement dans le but de lui rendre la pareille. Ne lâchant pas l’affaire tant qu’elle n’eut pas son compte, ce qui arriva assez rapidement car il usait d’une certaine brutalité pour la plaquer, et d’une douceur assez surprenant une fois entre ses jambes. Elle n’avait rien pu répliquer à son histoire avec “Mamie chat”, trouvant l’association d’une perspective de pipe avec le terme “mamie chat” assez marrante. Bref, elle se concentra sur ce qu’il faisait et elle le laissa la guider vers des affres autrement délicieuses Une fois fini, ils allèrent se doucher et rejoindre la petite famille qui émergeait pour prendre le déjeuner et vadrouiller dans le manoir. L’homme avait une tenue plus décontractée mais toujours élégante, avec un pullover gris et un pantalon en velour sombre. Quant à elle, elle était vêtue simplement également, mais de façon élégante à l’instar de son compagnon : chemisier noir laissant ses bras nus, dont les volutes de tissu s’éparpillaient le long de l’échancrure de son décolleté et qui descendait vers son nombril, un pantalon slim noir, et de petites ballerines. Les tourtereaux partir une demi-heure avant l’heure du rendez-vous pour rejoindre le bar, où Alexander s’installa nonchalamment à une table composée de divan. Le serveur arriva pour leur donner leur consommation, dans l’attente de leur mystérieux interlocuteur. Ils avaient cinq minutes d’avance.

Erin était nerveuse au contraire d’Alexander qui lui était stoique. Elle ne savait pas trop à quoi s’attendre. D’un côté, le fait que le rendez-vous s’effectuait dans un lieu public avait quelque chose de rassurant. Au moins, on ne leur ferait pas du mal, à moins bien sûr que tous les clients soient complices, ce qui était peu probable. En tout cas, c’était un endroit typiquement londonien, assez cocooning, où une télé diffusait un match de cricket, et où les bières brunes coulaient à flot.

« Madame, monsieur, c’est un plaisir de vous voir en chair et en os. », fit un homme à la voix reconnaissable, s’installant à leur table tranquillement. Il avait la cinquantaine, les cheveux gominés tirés en arrière, grisonnants. Il était moulé dans un costume classieux, noir avec chemise blanche et cravate noire. Il tenait un attaché presse qu’il posa sur la banquette à côté de lui, et il déboutonna sa veste pour s’installer confortablement. Le serveur lui prit sa commande tout en ramenant celle des deux amoureux, et il commanda une bière brune typiquement anglaise. Il était d’origine caucasienne, grand, élancé, et il affichait la mine de ceux qui étaient sûr d’eux.

Erin le toisa sans rien dire, se contentant de la saluer d’un signe de tête. Elle avait commandé une limonade avec de la menthe, plus connu sous le nom de diabolo menthe en France. La télé et les discussions des clients laissaient le trio l’occasion de discuter en toute confidentialité.

Alexander avait commandé un whisky pour sa part. Il toisa l’homme le saluant avec la politesse habituelle. « Sir, pour ma part, je ne sais pas si c’est un plaisir pour le moment. Pouvez-vous, nous éclairer sur cette situation ? »

« Je vais tacher de faire en sorte que cela devienne un plaisir alors. », répondit-il tranquillement.
« La méthode téléphone dans la veste n’est pas une bonne approche selon moi. », répliqua Erin du tac au tac. L’homme lui fit un sourire conciliant avant de croiser ses mains autour de son verre qui venait d’arriver.
« J’en conviens, je n’étais pas pour ce genre de méthode, mais mes employeurs ne tiennent pas à être associé à tout ça. Mais finalement... » Il décroisa les mains, fataliste : « Je fais à ma sauce. C’est pour cela que je vous ai convié à un rendez-vous plutôt que de continuer à discuter avec vous au téléphone. C’est plus courtois, vous en conviendrez. »
« Certes, mais cela ne nous dit toujours pas ce que nous faisons ici, et pourquoi vous vous intéressez à nous. ».

L’homme fit de nouveau un sourire, but une gorgée de sa pinte, s’éclaircit la voix et se pencha vers les deux administratifs : « Je m’intéresse à vous pour une bonne raison. Vous êtes bien placés. Bien placés dans une histoire qui intéressait même Platon, celle d’une cité engloutie par les eaux grâce aux magouilles de ce bon Zeus qui aurait trempé dans le cataclysme. Hors, nous savons tous les trois que Zeus n’a pas engloutie la cité, mais l’a exporté. » Il afficha un petit sourire suffisant et se radossant à son siège, les mains de nouveau autour de sa pression.

Alexander le regarda simplement, toujours aussi peu expressif. « Et vous êtes écrivain ?... En voilà une belle histoire à narrer, les grecs avaient donc déjà inventé la délocalisation. » Il but une gorgée de son verre, ainsi cet homme savait et il devait avoir des personnes hautement placées ou trop curieuses. Il retira sa veste qu’il posa sur ses genoux, mettant d’une manière discrètement son téléphone sur le dictaphone.
« Et que souhaitez vous ? » Il avait un homme intelligent en face il comprendrait aisément.

Le rictus de l’homme alla en s’élargissant. Erin de son côté, était restée impassible, se contentant de siroter son sirop. « Mes employeurs trouvent que leurs intérêts dans ce livre ne sont pas assez mis en avant. La narration est trop… dirons nous... » Il chercha ses mots. Il n’avait pas remarqué qu’Alexander avait activé son dictaphone, et de toute façon, il se fichait un peu de ce genre d’appareil tant le bruit ambiant devait rendre toute écoute ou tout enregistrement très peu exploitable.
« Occidentale. Si vous voyez ce que je veux dire. »

Erin voyait très bien ce qu’il voulait dire. En gros, il trouvait, enfin, ses employeurs trouvaient que l’expédition était un petit peu trop chaperonné par l’occident, sans vouloir citer les Etats-Unis. Il conservait le champ lexical du roman comme Alexander avait répondu de cette façon. « Nous ne décidons pas de qui est le héros de l’histoire. », répliqua la jeune femme en croisant ses bras sur la table et en avançant légèrement son buste dans la direction de cet homme. Elle était intriguée maintenant, à défaut de se sentir menacé. Ils parlaient tous d’Atlantis, sans la nommer, et elle était curieuse de savoir qui se cachait derrière tout ça. Etait-ce le CIS qui testait les deux administratifs pour voir s’ils étaient prompts à divulguer des secrets d’état ? Une puissance étrangère qui cherchait à les soudoyer ? Un journaliste qui penserait avoir trouvé le scoop du siècle, voir de toute l’histoire de l’humanité ? Erin pensait plutôt que ce type manigançait pour quelqu’un qui connaissait le programme.

« C’est pour cela que je traite directement avec les héros de cette histoire, Madame Steele. », répliqua-t-il affable.

Hum Alexander n’aimait pas du tout la teneur des propos… Cela puait l’organisme Russes ou plutôt asiatique… Ils venaient corrompre directement en vacances maintenant ? Aucun respect. Il observait au peigne fin cet homme, chacun de ses mouvements ou même intonation était analysé par l’homme qui était passé en mode défense sans rien changer de son attitude nonchalante.
« Et que proposez-vous aux héros ? » Il aurait pu faire beaucoup plus de sous-entendu, mais chaque phrase était prétexte à faire reculer l’échange et donc la véritable demande de cet homme.

« Un échange de bon procédé. », répondit-il simplement en écartant les mains. « Vous donnez votre aval à certaines choses qui arrangent mes employeurs, vous placer quelques pions ici et là, vous équilibrez la balance tout simplement entre les pays membres de la commission... » Il n’employa pas le terme complet de CIS pour ne pas en dire trop. « Et en contrepartie, la Falcon va décrocher des contrats juteux, au delà même de ce que vous avez l’habitude de concrétiser, quant à vous jeune femme, votre prix sera le mien. » Pas facile de jouer sur un levier auprès d’Erin qui n’avait rien à promouvoir : pas d’entreprise à elle, une vie de famille qui s’était liée à celle d’Alexander, pas de gosse, pas de chéri sur Terre, sans parler de sa famille qui était déjà aisée et qui ne manquait de rien, et pour laquelle ce type là ne pouvait rien faire.

Alexander hallucinait clairement, ce mec était en train de les acheter tout simplement. Enfin surtout lui, voyant bien, qu’il avait une belle raison avec la Falcon. Il fit un petit rictus, qui pourrait être prit comme intéressé par cette offre.
« Hum je vois… et qui sont vos employeurs ? » Il allait surement élucter mais bon, qui ne tente rien n’a rien.

« Vous n’avez pas besoin de le savoir. » Ils avait que cette réponse ne satisferait pas la curiosité de l’anglais. Aussi ajouta-t-il : « Vous pourrez le déduire suffisamment tôt si vous acceptez cette offre. Pour la Falcon, cela représente plusieurs centaines de milliards de dollars de chiffre d’affaire, et je ne plaisante absolument pas. », dit-il.

Erin conservait son air neutre et elle n’intervenait pas dans la conversation, laissant faire Alexander. Elle ne doutait pas de son intégrité, même si le chiffre avancé par l’homme pouvait faire rêver. Mais n’était-ce pas du pipo malgré son assurance ? Quant à elle, elle n’avait pas de prix. Son prix était de continuer de rêver dans cette galaxie lointaine, et si elle s’amusait à prendre la partie de certain lobbies, car c’était clairement du lobbying là, elle risquait de tout perdre, et notamment, la chance de participer à cette expédition sensationnelles. Sa place n’était pas assurée, malgré ses compétences. Elle n’était qu’une bureaucrate, et les bureaucrates, ça se remplace facilement.

Réponse facile et déductible. Alexander joua avec son verre, semblant réfléchir quelques minutes. Le chiffre d’affaire de l’intéressait pas, la Falcon traitait avec le gouvernement et le monde entier et surtout le programme portes des étoiles. Donc son CA ne s’était jamais aussi bien porté.
« La réponse doit être donnée tout de suite ? »

« Non, vous avez le temps d’y réfléchir. J’ai bien conscience que cette demande n’est pas anodine. » Il s’adossa à nouveau à son dossier en reprenant une gorgée de bière, sans quitter des yeux les deux administratifs.

Erin connaissait déjà sa réponse, et elle pariait fortement sur le sens de celle d’Alexander. Ce qui la conduisait à ne pas envoyer paître cet individu était sa curiosité. Elle se demandait bien qui l’envoyait, et qui était derrière tout ça.

« Comment on vous contact ? » Demanda t’il. Erika était au courant qu’ils rencontraient quelqu’un, tout comme Dimitri. Alexander avait demandé une faveur à Dimitri, il avait besoin de cette opportunité pour coincer cet homme qui proposait de corrompre deux dirigeants d’un programme top secret. Et téléphone d’Alexander sonna à ce moment-là. Il sortit son téléphone de sa veste, le numéro et la tête de Dimitri, était sur son écran. Il se leva, demandant à Erin de le laisser passer ce qu’elle fit en poussant sa chaise au maximum vers la table.
« Veuillez m’excusez, certain appel ne peuvent pas être mit sous silence. Les affaires… » Il se leva et ne put aller bien loin, l’autre homme pouvait entendre que l’anglais parlait affaire sur un marché qui déclinait. Il raccrocha, de dos, il tapa trois fois sur l’écran, cela était le code mit par le SGC quand les dirigeants étaient en danger ou avec une personnalité dangereuse. Il revenu vers les deux personnes et se réinstalla.
« Donc, nous parlons de vous contacter... »

« C’est moi le spécialiste pour contacter les gens. Donc, vous recontacter ne sera pas un problème. » Il se leva et déposa un billet sur la table avant de prendre la direction de la sortie. Erin le regarda faire tranquillement.

Alexander le suivit du regard, de toute façon avec leur contact étrange depuis quelque jour, le SGC était au courant, qu’il avait un homme étrange, Erin avait fait le nécessaire. L’homme fut arrêté quelques mètres après le café, via un bon traquenard à l’ancienne. Et conduit dans un endroit secret où il fut interrogé avec plus ou moins de délicatesse. Quelques jours plus tard alors, qu’ils étaient en France, les deux directeurs apprirent qui était cet homme et pour qu’il bossait. Il ne s’agissait ni plus ni moins d’un homme travaillant pour l’ambassade de Chine en Angleterre. Les conclusions s’en tiraient d’elles-mêmes, et Erin, par le biais de la CIS, appris par la suite que les Chinois prétendaient ne pas connaître cet homme, qui au demeurant, n’apparaissait sur aucun document officiel lié à l'ambassade. Bref, le jeu de dupe continuait tranquillement. Et cet homme ne reverrait plus la lumière du jour de toute façon.



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Retour sur terre pour de grandes aventures





Le séjour londonien touchait à sa fin, et les deux administratifs prirent l’avion en direction de la France pour rejoindre la famille d’Erin. Son père et sa mère séjournait dans leur résidence secondaire en Bretagne, dans la ville de Concarneau, excentrée sur les rives de l’océan Atlantique. Ainsi, son père pouvait espérer voir les Etats-Unis de l’autre côté de la grande étendue d’eau, métaphoriquement parlant. Le vol au départ de Londres Heathrow les conduisit une heure plus tard à l’aéroport de Rennes, précisément dans l’Ouest de la France, leur destination. C’était nettement moins rapide qu’une téléportation, mais il ne fallait pas abuser de la bonté du Colonel Caldwell, qui devait être certainement en train de casser du sucre sur le dos d’Erin qui avait outrepassé ses prérogatives sur son croiseur. Quoiqu’il en soit, ils firent comme des millions d’êtres humains, en prenant l’avion tout simplement.

Et Alexander était l’homme le plus heureux du monde à cet instant-là. Depuis tout petit il adorait l’avion. Il avait toujours préféré ce moyen de transport en déplacement. Aux plus grandes dames de Brigitte qui devait parfois favoriser un avion pour le plaisir de son patron faute d’économie. Un petit privilège qu’il s’accordait. Cette sensation au décollage cette ivresse dans le bas ventre… il regrettait qu’une chose, que cela fut trop court.

La famille Steele avait été prévenue de l’arrivée des deux jeunes gens, mais la jeune femme avait refusé que son père envoie leur chauffeur les récupérer à l’aéroport. Non, elle voulait être un maximum indépendante vis-à-vis de ses parents. Ainsi, ils ne seraient pas confinés dans la villa et si le besoin de se promener dans la région se faisait sentir, ils pourraient aisément le faire sans emprunter une des deux voitures de la famille, ou de passer par Basile, le domestique et chauffeur de la famille depuis maintenant une bonne vingtaine d’année. Au contraire de la famille Hoffman, qui n’avait aucun domestique depuis longtemps puisque Amy désirait faire les choses par elle-même. Sauf le ménages. Donc une armée de femme de ménage. Mais ce trait était génétique, puisque aucun Hoffman ne faisait le ménage sauf s’il en était obligé.

Du coup, ils quittèrent l’aéroport au volant d’une Ford Mustang cabriolet, version six. Sous l’oeil dubitatif de l’anglais, et le regard tout content de l’américaine. Elle avait hésité avec une BMW I8 mais il n’y avait que deux places et le coffre ne pouvait emporter qu’un bagage. C’était dommage car elle aurait aimé tester les portes papillons… Elle n’avait pas spécialement regardé à la dépense de la location (ni à la caution laissée), se faisant plaisir. Après tout, ils ne conduisaient plus vraiment depuis qu’ils étaient sur Atlantis. Bref, la mustang était agréable à conduire, offrant un moteur ronflant aux sonorités extatiques. Son coloris blanc nacré lui donnait un style classieux, et l’intérieur était fait de plastique de qualité, et de cuir confortable. Son père allait vouloir l’essayer, lui qui était amateur de belles voitures, comme en témoignait la Jaguar XF qu’il possédait et la Maserati Ghibli.

Bref, il y avait deux heure de route pour se rendre à Concarneau, qu’Erin avala avec plaisir, espérant ne pas trop secouer Alexander par sa conduite un peu raide par moment. Elle n’avait jamais été vraiment douce au volant, aimant plutôt les conduites sportives même si elle restait relativement raisonnable pour ne pas se faire arrêter. Et puis, les voies rapides ne permettaient pas d’avoir les mêmes sensations que les petites routes sinueuses qui tournent et retournent l’estomac. Le beau temps étant avec eux, ils roulèrent même décapoté, un fond de chauffage en soufflerie sur les jambes pour maintenir une sensation de chaleur, car il faisait quand même assez frais. Mars en Bretagne quoi. Mais très vite ils durent recapoter, puisque Alexander avait du mal à apprécier le vent dans sa figure combiné au style de conduite de sa compagne foncièrement différent du sien. Bien plus souple et tempéré malgré le fait qu’il roulait aussi vite. Il n’avait jamais aimé les décapotables c’est un fait et il fit la remarque avec beaucoup de tact à sa compagne, désirant re-avoir un toit au-dessus de lui. Elle ne fit pas d’histoire, contente que le brouhaha du vent et de la route cesse pour un temps. C’était quand même plus agréable de rouler décapoter sur une route de campagne guère praticable en terme de vélocité, que de l’être sur une voie rapide, cible du vent et du bruit. Le GPS mena directement la jeune femme devant le portail de la villa, qui s’actionna automatiquement après qu’elle eut sonné.

La bâtisse était d’apparence simple. Le portail laissait place à une petite allée bordée d’arbre assez haut, laquelle emmenée directement devant les garages. Ensuite, un jardin délimité une zone entre le stationnement des voitures et la maison en elle-même. C’était une maison d’architecte, aux formes rectangulaires et aux toits plats, d’un plat immaculé. Les fenêtres étaient résolument moderne, ensemble de baies vitrés ou de rectangles enchassés dans le mur pour offrir à l’intérieur cosy mais tendance un maximum de luminosité. De l’autre côté de la maison se trouvait une piscine avec un contour en bois, piscine à débordement avec une vue imprenable sur l’océan qui s’étirait en contrebas de la butte où était perchée la maison. Si on allait à l’extrémité de cette butte, on pouvait voir la ville de Concarneau sur la droite, avec son fort de style Vauban qui en composait un des points essentiels pour les amateurs de tourismes. Le jardin était fleurit, entretenue, l’herbe grasse était proprement taillée, et ce fut sur la terrasse qu’Erin présenta Alexander à ses deux parents, Judith et George. Alexander était comme à son habitude très élégant dans un costume sombre bleu marine presque noire par moment. Avec une chemise blanche et une cravate rouge rentré dans son gilet intérieur.

George avait les cheveux grisonnants, coupés de façon élégante, un peu plus court sur les côtés, et plus long sur le dessus, la mâchoire carré et le regard intelligent qu’on pouvait retrouver dans les yeux verts de sa fille. Plutôt grand, il pouvait regarder Alexander sans sourciller directement dans les yeux, à même hauteur d’homme que lui. Il avait un physique entretenue, si ce n’était ce petit ventre qui témoignait de déjeuner un peu trop copieux par le passé. Les épaules larges, il avait une poigne puissante, qu’il fit expérimenter au RDA sans vouloir lui faire mal. Il fonctionnait juste comme ça. L’anglais pouvait remarquer qu’il avait les mêmes plis autour de la bouche qu’Erin quand elle souriait, et l’homme fit grand cas de connaître son nouveau gendre, le gratifiant même d’une tape amicale sur l’épaule. Celui-ci fit un rictus à son beau père qui semblait assez amicale aux premiers abords.

« Ne vous accaparez pas tout de suite Alexander mon cher », intervint une femme d’une beauté pas encore tout à fait fanée, mettant en garde son mari qui déjà, voulait entraîner l’anglais dans le salon pour lui offrir un de ses meilleurs Whisky. Cette dernière fit la bise à sa fille avant de tendre sa main gracile vers monsieur Hoffman, avec un petit « Sir » d’accompagnement, mais qu’elle présenta poignet cassé et doigts vers le bas, à hauteur de menton. Erin n’avait pas prévenu Alexander, mais Judith Steele aimait les baisemains quand il s’agissait de rencontrer un homme. Bref, son tact habituel lui ferait sans doute comprendre l’attente de Madame. L’homme ne s’y attendait guère en effet, cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas fait cela. Il ne laissa rien paraître un fin rictus sur les lèvres comme amusé, mais impossible de décrypter l’homme, sauf si on se nomme Erin. Et il ne put s’empêcher de regarder avant tout son interlocutrice avant d’initier un quelconque mouvement. Un véritable gentleman, prend quelque seconde pour poser son regard sur une dame avant de lui saisir la main. En tout cas, cela contrastait vraiment avec sa propre famille, très riche de famille mais qui était bien moins traditionnelle niveau étiquette.

La mère d’Erin était un fil de fer, contrairement au petit ventre de son mari, on sentait qu’elle n’avait jamais abusé, ou du moins, pas dans le bon sens du terme. Elle portait une tenue près du corps, d’un rouge carmin profond, sur laquelle ses longs cheveux bruns foncés à l’épaisseur tout aussi fourni que ceux d’Erin s’étalaient vaporeusement. Son visage portait les stigmates de la maigreur, quant à ses doigts et son poignet, qu’Alexander avait devant le nez, ils n’étaient que peau sur les os. Elle se tenait droite, raide comme un piquet, le visage fermé telle une diva. Elle aurait pu conserver une beauté diaphane avec sa peau blanche, ses grands yeux brillants, ses cheveux fourni, si elle était un peu plus emplumée qu’elle ne l’était. Alexander prit donc la main de la dame et se plia à son exigence ou caprice du jour. Il fut assez décontenancé dans son for intérieur de sentir la maigreur de cette femme qui devait être un tantinet anorexique. Cela lui rappela Elia et il dû taire sa curiosité, sinon, il allait chercher le moindre signe (discrètement) de cette maladie. Comme sur les ongles qui était manucuré parfaitement. En tout cas, dans les deux parents il retrouvait un peu d’Erin. Le doute n’était pas permis sur leur ressemblance.
« Milady » ajouta t’il à la suite du “sir” de Judith, cela était un nouveau contraste avec la voix française et sans accent des deux personnes en face de lui et la sienne qui était tout ce qu’il a de plus anglais avec un timbre plus ténébreux. Il accompagna la mains squelettique pour pas qu’elle retomba sèchement. Comme un parfait gentleman, ce que sembla apprécier Judith, qui lança une oeillade satisfaite à Erin, laquelle saisi la perche pour se montrer aimable :

« Mère, vous n’avez pas changé d’un iota. », fit-elle remarquer d’un ton courtois. Oui, elle vouvoyait sa mère, et tutoyait son père, seulement en l’absence de la maîtresse de maison, qui elle, vouvoyait tout le monde : mari et fille. Cela surprit aussi Alexander… Il tourna la tête vers sa compagne se faisant la remarque que si ce fut ainsi, il n’aurait pas le droit de toucher ne serait-que que par la main, les hanches ou même la cuisse sa compagne. Une distance de “pudeur” devait s’imposer. Il aviserait selon els geste d’Erin mais cela lui semblait un peu contraignant. Surtout après leur passage, mais il s'adapterait aux conventions.

« Malheureusement ma fille, votre vue doit décliner. », fit froidement sa mère de l’air hautain qu’Erin pouvait prendre quand elle était en colère ou en mode guerrière administrative. Au moins, ça aussi c’est de famille. Alexander ne fit aucune remarque espérant qu’il ait une échappatoire, ou sinon cela allait être tendue comme retrouvaille.
« Allons, rentrons, ne restons pas aux vents de l’océan, surtout qu’une petite pluie se prépare. », fit son père plus chaleureusement, en les entraînant vers la baie vitrée de la maison.
« Cela ne nous changera pas de l’Angleterre. » Fit l’homme avec une note d’humour concernant la pluie.
« Il n’y a qu’un pas entre la Bretagne et la Grande Bretagne en effet. », fit remarquer l’homme. « Et qu’un pas entre le dedans et le dehors, autant saisir l’occasion jeune homme. », fit-il avec un sourire en se décalant pour laisser passer les “jeunes” en premier. Alexander lui rendit un rictus aimable, bien content de rentrer à l’intérieur.

Dans la cheminée ronflait un petit feu bien agréable, et quelques minutes après, la pluie tombait des nuages lourds charriés par le vent océanique. Ils étaient arrivés à temps.

Alexander sentit son téléphone vibrer signe qu’il avait un des sms dans sa poche. Surement sa propre famille. Il comptait répondre un peu plus tard, genre aux toilettes pour ne pas faire d’impair et être polie. Son regard alla sur l’environnement face à lui et la cheminée. Au moment même où le bruit tonnant du tonnerre se fit, sa sonnerie se fit entendre. Il regarda son téléphone voyant le numéro d’Erika… Il hésita. Puis toisa ses deux beaux parents puis Erin.
« Veuillez me pardonner » leur adressa t’il dans un très bon français. Puisque ça serait la langue de leur séjour. Il décrocha et à peine eut-il dit « allo » qu’elle lui parla en russe, signe que ce ne fut pas du perso. Il lui répondit dans la même langue, s’éloignant immédiatement de la petite famille Steele pour sortir sur le palier à l’abris.

Bien entendu elle lui demandait sa première impression face à ces beaux parents… Mais elle enchaîna très vite sur un problème de la Falcon. Les commanditaires de l’homme qui désirait les faire chanter essayait de se venger. Cela ne serait pas la première fois ni la dernière et l’ingénieure était avec Dimitri, qui voulait son aval sur la stratégie à adopter. L’anglais fut sans aucune pitié et poussa la défense a quelque chose de très agressif pour décourager les ronds de cuirs qui veulent s’amuser sur un terrain glissant. La conversation durant trente minutes. Et Alexander était courroucé par cette nouvelle. Il raccrocha, soupirant, regardant le paysage Breton inondé sous les larmes du ciel. Il se refit une contenance, pour ne pas paraître froid et sombre. Puis, pénétra à l’intérieur une fois que son visage fut à nouveau neutre et avenant.
« Navré de cet appel. Un contretemps professionnel. » leur dit’il simplement avant de rejoindre de sa pas félin Erin.

« Pas de problème, tu reviens à temps, l’eau pour le thé est prête. », fit Erin qui pendant ce temps, avait discuté avec ses parents, de la pluie et du beau temps, et du boulot, ainsi que des dernières nouvelles.
« Basile a fait conduire vos bagages dans vos chambrées. », ajouta Judith.
« Ah le boulot, même en vacance, il ne nous lâche jamais. », fit remarquer le père d’Erin en agençant vers Alexander les différents thé dont ils disposaient, et qui n’avaient rien à envier à un salon anglais dans le domaine. « Si vous préférez un Whisky, n’hésitez pas. », ajouta l’homme bien content d’avoir quelqu’un avec qui déguster un breuvage de ce genre. Sa femme lui jeta un regard en coin, mais elle ne fit pas de commentaire.
Erin commençait à se dire qu’elle aurait peut-être dû en dire plus au sujet des coutumes et habitudes de ses parents à Alexander, surtout qu’ils étaient loin d’être semblables à sa famille à lui.
L’anglais toisa Georges avec un simple rictus.
« Malheureusement l’entreprise ne connaît pas de vacances. » Pour ne pas dire le vice humain. Il avise la collection de Thés qui était très intéressante… La proposition du whisky lui allait tout aussi bien. « Si vous me prenez par les sentiments ... »

« Je savais que vous alliez me répondre ça. », fit George en se levant de son siège. Alexander eu un petite rire amusé. Une évidence pour le peu qu’Erin ait parlé de cet attrait commun.
« George repère toujours les amateurs de Whisky. Erin, laissons les hommes discuter entre eux. Venez voir. », fit Judith en se levant elle aussi. La concernée jeta un coup d’oeil à Alexander, lui caressa l’épaule et elle se leva.
« N’oublie pas, trois coups si tu es en danger. », blagua-t-elle pour le charrier. Elle n’était pas inquiète pour Alexander, loin de là.
« En parlant de ça... » Fit l’anglais, allant vers le sac qu’il avait laissé près de l’entrée, suite à son appel. Il le tendit à sa compagne lui jetant un regard malicieux, ce sac contenait les deux cadeaux de remerciement purement poli des deux administratifs envers les Steele. « Chacun le siens. » Lui chuchota t’il avant de prendre un paquet vert rectangulaire pour George.
« J’ai failli oublier. », fit-elle dans un chuchotement en embarquant son paquet allongé d’un bleu sombre pour sa mère. Avec un dernier regard, elle disparut avec sa mère dans une pièce adjacente.

Son père revenait avec une collection de petites fioles de Whisky, et deux verres appropriées. Il avait ramené un flacon d’eau, et des pierres qui sortaient tout droit du congélateur, pierre pour rafraîchir les Whiskys. Il y avait une variété impressionnante de type d’alcool, en provenance de toutes origines.

« Prenez celui qui vous ferait plaisir. », fit l’homme en disposant le plateau sur la table basse, alors qu’il s’asseyait dans son canapé en cuir dans un soupir. Alexander avait prit place au moment où l’homme avait fait de même. Il s’était mit en face de son beau père, croisant les jambes de son air flegmatique. L’anglais regarda ensuite les fioles avec les différents parfums du moins les différents whisky que proposait son hôte, il finit par en choisir un d’origine japonais. Chacun se servit et Alexander fit tourner son breuvage dans son verre ballon en le remerciant.
Puis il entama la conversation : « Suis-je indiscret si je vous demande dans quoi vous travaillez ? »
Il lui tendit le paquet vert dedans il avait une bouteille de JURA whisky écossais les mieux coté.
« Non vous ne l’êtes pas. En regardant sur google vous pourrez trouvez facilement mon profil » dit-il avec son humour pince sans rire. « La défense nationale, l’ingénierie aéronautique d’armement, drone et autre innovation en rapport avec les recherches de l’industrie de pointe. »
« Oh, merci, c’est très gentil de votre part. Cela ne va pas m’aider à décrocher. », dit-elle observant la bouteille.
« Là n’est pas son but » Dit-il simplement avec un rictus malicieux sur les lèvres. On ne décroche pas d’un plaisir aussi bon. Mais on le modère selon l’anglais.

« J’ai bien mieux que google sous le coude si je veux. », fit-il énigmatiquement tout en hochant la tête alors qu’il prenait une gorgée de son breuvage.
« Ça doit être passionnant comme boulot. Du coup, vous travaillez avec ma fille ? »
Cela intrigua la trop grande curiosité de l’homme, qui arqua un sourcil. Après tout Georges était dans ambassadeur des Etats-Unis. Il avait surement une base de données plus actives et accès à des renseignements plus poussé grâce aux différents services secrets.
« Je me doute » Répondit-il avec aisance. « En effet. Pour vos deux questions. C’est là que nous nous sommes rencontrés. »

« Hum je vois. Elle semble heureuse, tant dans son travail que dans son couple. Ça me va. J’aimerai en savoir plus, mais je lui ai tellement fait le coup du “secret défense” quand elle était plus jeune et qu’elle posait des questions, que je ne vais pas me payer le culot de lui poser des questions maintenant pour reprendre ma phrase en boomerang. » Il fit un sourire tendre dans le vide, revoyant certainement sa fille bien plus jeune en pensée. « Elle se ferait un plaisir de me la renvoyer avec son petit air supérieur. », conclua-t-il en rigolant, signe qu’il ne lui en voudrait pas le moins du monde, bien au contraire.

Oui, elle semblait heureuse sur les deux points. Il s’y échinait sur le plan intime du moins. Tout simplement parce qu’il était dingue d’elle et que plus le temps passait plus la passion du début se confirmait en un bel amour. De toute façon que beau papa soit d’accord ou non, l’anglais ne comptait pas lui demander l’autorisation d’aimer sa fille. Après que les parents aient une bonne relation avec le gendre c’est toujours mieux, il faut le reconnaître. Alexander eut un large sourire à cette dernière phrase. Il n’en doutait pas un seul instant qu’elle se ferait un malin plaisir de lui rendre la pareille.
« Un ami commun, ajouterai même : avec son regard de fouine conspiratrice » dit-il avec humour. Ce petit air supérieur et ce regard malicieux suite à une remarque était courant quand elle chariait ce brave colonel. « Il est souvent frustrant pour nos proches de ne pas pouvoir en savoir plus… surtout pour des personnes habituées aux secrets. »

Ce qui fit éclater de rire George Steele qui visualisait très bien ce “regard de fouine conspiratrice”. C’était tout à fait ça. « C’est bien résumé, que ce soit pour la fouine ou pour les secrets. C’est difficile de construire une famille sur des nons dits, mais c’est faisable. »

Alexander rejoignit avec plaisir son rire. Étant en accord avec cette phrase, puisqu’il le voyait bien avec sa famille ou même son frère Rudy qui ne disait pas tout à Alexia. Et vaut mieux, allumée comme elle est… « Vous en êtes la preuve. De toute manière la construction ne peut se faire que sur l’acceptation d’un métier opaque. »

Gorge rigola encore une ou deux fois, avant de reprendre un peu son sérieux suite à la phrase de l’anglais qui avait parfaitement raison. Il aimait bien la comparaison. « Alors Alexander, d’où est-ce que vous venez de cette chère Angleterre ? Vous me semblez polyglotte. »
« Je suis Londonien. J’ai beaucoup voyagé pour mes affaires et ayant un don pour les langues j’en ai appris plusieurs. Il est toujours plus facile de comprendre ces investisseurs dans leurs langues natales pour éviter des arnaques. » Cela fut un peu d’humour avant qu’il reprenne, se doutant que l’homme avait entendu l’échange en Russe. Les américains ont un radar intégré à cette langue, depuis la guerre froide.
« Et vous ? »
« Je parle plusieurs langues aussi. », dit-il simplement. « Rien de tel que de parler une langue pour éviter les erreurs de traduction, et donc, de compréhension, je suis bien d’accord. Les gens doivent savoir se parler pour qu’il y ait moins d’animosité dans ce monde. » C’était un peu utopique, mais réaliste. Les guerres débutaient par des multitudes d'incompréhensions de part en part. Après, bien entendu, il fallait aussi que la communication soit efficace, et que chacun accepte de bouger sur ses bases sinon on pouvait parler tant que l’on voulait, cela ne changerait rien. Alexander était du même avis et en tant que grand communiquant il ne pouvait que partager ce point commun avec son beau père.
« Se parler et écouter. Et ça marche aussi dans un couple. » Il fit un sourire à Alexander tout en masquant un petit ricanement d’amusement. Cela fit un écho chez son interlocuteur, qui lui rendit un rictus amusé.
« Je nous apprend donc rien sur cette valeur pérenne du couple durable. » Dit-il par humour, renversant la situation, ce qui fit hocher la tête à George.
« Je pensais vous demander si Judith ne vous avez pas trop mis mal à l’aise, mais j’ai cru constater que vous étiez parfaitement adapté à la situation. Je suis sûr qu’elle est déjà en train de dire à ma fille que vous êtes le bon. ». Cette fois, il se marra vraiment. Alexander pouffa, faut dire que cette demande particulière l’avait surprit, une demande d’un autre temps et assez pompeuse en somme. « Si pour un simple baise main, je deviens l’élu, j’aurais du demander à Erin de vous rencontrer plus tôt alors. » Il but une gorgée de son breuvage ambré.
« Erin vous vouvoie aussi ? » Cela l’intriguait grandement et c’est une manière de demander les us et coutumes de cette famille.
« Faut voir la tête de ceux qu’elle a déjà osé emmené à la maison quand Judith leur présentait son poignet. », fit George avec un sourire. Il ne voulait pas spécialement mettre Alexander dans l’embarras en parlant des hommes qu’elle avait déjà ramené, qui ne se comptait que sur deux doigts en réalité, et maintenant trois.
Cela n’embarassa pas l’anglais, qui imaginait sans peine la tête que pouvaient faire les autres hommes qu’avait eu Erin dans sa vie. Ils en avaient parlé, ils n’étaient guère beaucoup. Il eut un rictus malicieux.
« Quand sa mère est dans les parages oui, sinon non, elle me tutoie, mais elle ne veut pas faire d’histoire. », fit l’homme avec un petit sourire. On sentait qu’il y avait un lien père fille assez important, qu’on retrouvait moins avec la maman, plus froide et distante.
Judith devait être issue d’une famille très bourgeoise et avec la mentalité un peu pompeuse pour avoir ce genre de comportement se fit l’homme.
« Je vois. Y a t’il d’autres éléments traditionnels qui sont à prendre en compte auprès de votre femme ? » Sur le coup, il aurait bien aimée qu’Erin lui raconte tout ça.
« Non ou alors je ne m’en rends plus compte. », fit l’homme en souriant. Il savait que sa femme, et sa relation avec, était assez particulière, mais cela n’allait pas au delà du vouvoiement, un peu bon chic bon genre.
« Je pensais qu’Erin vous aurez fait un topo, mais je vois que ce n’est pas le cas. C’est une coquine, elle a toujours aimé voir la tête des gens quand ils découvrent Judith pour la première fois... » Au final, cela ressemblait bien à Erin et son petit côté taquin.
Oh oui c’est une sacrée coquine la minette et pas que sur les blagues se fit Alexander… Il répondit néanmoins par un rictus et un hochement de tête.
« Je crains que cela soit volontaire en effet… » Il ne lui en voulait aps et son rictus malin montrait bien qu’il était plutôt amusé. Il sirotait son verre enchainant avec le père sur d’autres questions afin de connaître cet homme charmant.
« Nul doute. », observa l’homme en ricanant un peu.

De la musique s’éleva des pièces adjacentes. Une mélopée au piano bientôt rejointe par un accord de violon mélodieux. Les deux femmes s’en donnaient à coeur joie manifestement et George restait silencieux, plutôt satisfait d’entendre les notes de sa fille se mêler à celle de sa femme. Cela devait lui manquer plus qu’il ne voulait l’avouer certainement.

Ces mélodies attirèrent aussitôt Alexander qui n’avait entendu qu’une seule fois sa compagne joué du piano du club de la cité. Pour donner suite à un pari et aussi une demande qu’Erin s’était empressé de faire. La passion de la musique n’était pas un poids, surtout pour honorer un pari qui avait été au final gagnant pour les deux. L’homme aimait bien celle-ci, pour la simple raison qu’il était amateur d’Opéra et des musiques de ces bals ou autres pièces bien souvent tragique. Il n’irait pas mettre sur son mp3 de la classique, mais l’écoute surtout venant d’un être cher était mille fois plus agréable. La musique de cette manière est quelque chose qui se partage et s’entend en vrai sous les mains dextres d’une belle brune avec une femme tout aussi belle marqué par le temps.

« Je vous propose de nous inviter à leur représentation, j’ai deux places » fit-il avec un clin d’œil taquin.
« En voilà un homme plein de ressources ! », fit l’homme avec entrain en se levant. Il l’invita vers la source du bruit, pour l'entraîner vers une salle qui semblait dédiée à la musique tant il y avait de sources pouvant en produire : piano donc, violon, contre basse, batterie, et trompettes. Au piano, Erin était assise de dos à la porte et jouait tranquillement, tandis que sa mère était assise à côté d’elle et semblait embarquée dans sa mélodie, comme si le monde n’existait plus et c’était surement ce qu’il se produisait pour elle. Les deux femmes n’avaient pas conscience de la présence des deux hommes, et George ne faisait rien pour se faire remarquer tout comme Alexander qui s’était adossé sur l'épaule sur un mur pour observer en silence le petit concert. Admirant sa compagne d’un regard assez marqué d'un homme admiratif et amoureux.

Le petit concert dura quelques minutes encore, comme des retrouvailles d’une mère et d’une fille, qui se comprenaient par la musique à défaut de se comprendre autrement. Qu’importe, cela adoucissait les coeurs, ou les rendait plus transi d’amour qu’ils ne l’étaient, et c’était là l’essentiel, et l’une des vertue des grandes mélopées de ce monde. La mère d’Erin lâcha le morceau quand la jeune femme, loin d’être restée classique en apprenant le piano, entonna la marche impérial avant de se lancer dans une reprise de Jurassic Park. Cela l’éclatait de reproduire des musiques de films connues, tout comme cela l’avait motivée plus jeune d’apprendre. Bien entendu, elle avait fait cela en autodidact, en trouvant sur le net des tutos et autres partitions, car ce n’était pas Judith, dans toute sa grandeur coincée qui aurait enseigné ce genre de morceau à sa fille. Mais, la violoniste de renom qu’elle était ne la mettait pas à l’abri de la modernisation, et désormais, son orchestre était utilisé pour des compositions de jeux vidéos, de film, ou autre, et il fallait bien qu’elle évolue avec, même si le classicisme des oeuvres passées restait son leitmotiv. Erin trouvait cela stupide, voyant dans ces oeuvres classiques des chefs d’oeuvre certes, mais qui, en s’imposant comme classique, empêchait la musique de progresser. Elle doutait sérieusement que les maîtres de l’époques ne souhaitaient cela, et heureusement, bien des musiciens d’aujourd’hui, fut-ce dans la musique classique, parvenaient à innover et à proposer de nouvelles choses.

Les discussions allèrent bon train par la suite, et le repas fut servi par le serviteur. Les deux amoureux se retrouvèrent dans une chambre et Erin confia à Alexander qu’il avait dû plaire à Madame sa Mère car ils ne dormaient pas séparés. Elle le rassura sur le fait que de toute façon, elle ne se serait pas laissée faire si tel était le cas, quitte à s’en aller. Mais elle laissait sous-entendre, par cette anecdote, que cela était déjà arrivé par le passé, quand elle était plus jeune, et que c’était bien le style de Judith Steele que d’imposer ce genre de chose. Le séjour ne fut pas désagréable pour autant. Une fois qu’on était habitué à la duchesse, on pouvait apprécier l’environnement, le bord de mer, le climat de la Bretagne, et la conversation de George. Ce dernier entretient longuement Alexander de politique, même si ce dernier n’était pas américain chose à laquelle Alexander répondit avec sa culture, surtout autour de l’entreprise et de la politique qui en découlait. Un chef d’entreprise ne pouvait qu’être de bon conseil, car le père d’Erin briguait un mandat de député au Congrès états-Unien. Bien entendu, il était agréable de conversation, sur n’importe quel sujet, n’hésitant pas à apporter son opinion, sans chercher à l’imposer. Ce qui plus à l'Anglais, qui évoquait d’autre sujets comme l’écologie ou même les moeurs humaines.

Comme souvent, le temps passe vite quand on est en agréable compagnie, et le moment du retour était déjà arrivé. Erin avait néanmoins eu le temps de passer un moment avec son père dans la voiture cabriolet, qu’ils avaient bien poussé sur les petites routes trop droites de la côte. George avait même pris une amende, qu’il avait dû payer directement, étant ressortissant étranger, mais il gardait un excellent souvenir de ce petit bolide, au grand dam de Judith qui le voyait déjà dans le garage. Le temps pour les deux administratifs de repartir avec cette voiture, et de la rendre à l’agence de location, et ils étaient téléportés sur le Dédale qui allait reprendre sa route vers Pégase.

Ce fut un chouette séjour. Et l’arrivé sur Atlantis promettait encore une année riche !

END 02.05.2018



©️Pando

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