Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Sam 13 Mai - 21:36
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CHRONOLOGIE : Lundi 26 mai 2017

Suite à la conversation qu’elle eut avec Apollo, Nelly avait un nom à rechercher sur Atlantis. Il lui fallait du monde pour préparer l’anniversaire surprise de Karola Frei, dont elle ne perdait toujours pas l’attirance affective, même si la date était passée depuis plusieurs jours maintenant. Toujours dans sa bonne humeur habituelle, elle s’était perdue dans l’impressionnant dédale de couloirs en passant d’un bâtiment à l’autre. Elle y mit tant de temps qu’elle erra aussi bien quand les aires scientifiques, qu’administrative et technique. À peine lassée, elle finit par poser la question à chaque personne qu’elle croisait sur son chemin avant qu’on ne lui explique finalement qu’elle n’avait pas eu besoin d’aller aussi loin.
Car l’infirmerie se trouve dans la tour centrale et qu’elle y était allée pour sa conversation avec Adam ces quelques heures plus tôt.

De ce fait, elle repartit sans le moindre signe de fatigue en quête d’une certaine “Docteur Laurence”. Une fois arrivée à l’infirmerie après avoir retenu une bonne dizaine de personnes sur le chemin, elle se précipita jusqu’à ce qui lui semblait être un chef du service. À moins que ce ne soit quelqu’un d’autre ?
Bon, en même temps, il tenait une tablette dans ses mains. Il avait une blouse blanche, une coupe en brosse fait à base d’une tignasse épaisse, et un air purement altruiste.

« Hé !! J’ai un problème !!! »
« Vous souffrez de quelque chose ? Il faut aller en consultation dans ce cas. »
« Mais c’est d’ignorance que je souffre moi ! Ça se guérit très très bien ! Faut juste parler !»
« Pardon ? Vous dites ? »
« Parler ! Hablar !!! Ouvrir la bouche pour formuler des sons comme tu le fais ! Tu as une belle voix tu sais ? »

Le médecin demeura interdit, l’observant d’un air soucieux. Il devait surement se demander si elle ne devrait pas plutôt consulter un psychiatre. Et si elle n’avait pas tout simplement perdu la tête.
« Écoutez, mademoiselle… »
« Laurence !!!! Comme Lawrence d’Arabie, sauf que je n’ai pas vu le film ! Il y a bien une Laurence ici hein ?!? C’est une femme, pas un homme ! Elle connaît apollo ! Un pilote de jumper qu’est sur le site Alpha ! »
« Je regrette mais… »

Nelly le prit par le bras et l’attira vers les bureaux.
« Oh, allez ! Je sais qu’elle est là ! Elle ne va quand même pas se cacher comme mi Karola hein ? Faut juste que je lui parle !!! Ou alors on fait un jeu de piste ? Elle est comment Laurence ?!? Non ? Tu ne veux pas me dire ? D’accord… »
Elle se planta alors au beau milieu de cette vaste pièce, fixant les quelques patients qui devaient se poser de sacrées questions, avant de lancer d’une voix assourdissante et parfaitement enfantine :
« LAUUUUUUUURENNNNNNNCE !!! »

Le pauvre Dr Roy était complètement désemparé par cette femme qui la traînait par le bras. Il n’aurait pas été doté d’une grande gentillesse qu’il l’aurait sûrement envoyé bouler. Or, gentil ou non cette personne était en train de se donner en spectacle l’attirant toujours plus proche des bureaux. Une forme d’anxiété le prit quand elle se mit à hurler le nom de famille d’Isia. Il priait tous les saints de la création que la célèbre blonde irradiante soit dans un bon jour…sinon cette militaire excentrique allait connaître la chaleur du feu du dragon.
« Pas si fort voyons… » dit-il dans l’espoir de la calmer, déjà tout le monde les regardaient étrangement et il croisa le regard de Kelly… l’infirmière en cheffe de la chirurgienne qui arrivait vers eux. Une petite femme brune à l’air fragile et aux immense yeux bleu.
« Docteur Roy, que se passe t’il ? Pourquoi cette femme hurle le nom du docteur Taylor Laurence ? »
« Je ne sais pas Katty, je ne comprends pas ce qu’elle dit… »

L’infirmière regarda Nelly qui était accroché au bras du grand homme châtain clair. Un petit rictus amusé sur les lèvres de cette scène surréaliste.
« Qu’avez-vous mademoiselle ? Si vous voulez un rendez-vous avec le docteur Taylor Laurence vous pouvez… » trop tard… des pas énergiques se firent entendre dans le couloir des bureaux, des pas reconnaissables entre mille à cause de la démarche assez puissante des escarpins sur le béton. Katty tressaillit, remontant les épaules et fermant les yeux de douleur… Roy quant à lui, voulut fuir mais cela était tout bonnement impossible le bras de Nelly était solide.
« Elle est de mauvaise humeur ? »
« Oh oui… l’équipe de chirurgie à merdé avec les parasites internes qu’avait récolté un soldat… résultat on a eu deux blessées... »
« Les parasites ? Mais c’est des Aliens vos trucs ? » il en fut estomaqué et surement bien content de ne pas avoir été appelé pour ce genre d’intervention. De toute façon, c’est souvent Isia qui se charge des cas sensibles et originaux, elle avait le plus d’expérience.
« Oui c’est de la même famille… » fit-elle en soupirant
L’interne regarda Nelly… « J’espère pour vous que c’est urgent et grave… » il fronça les sourcils.

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Dim 14 Mai - 17:42
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❝ On ne peut dire non aux enfants, juste les baffer ❞
- Nelly & Isia -
CHRONOLOGIE : Lundi 26 mai 2017


Isia arriva donc, vêtue de sa longue blouse blanche, ouverte qui laissait voir qu’elle portait des affaires civiles en dessous, un beau corsage rose pâle en satin avec une froufrou devant, un pantalon beige slim et des escarpins marrons en talons en bois. La jeune femme, avait les cheveux attachés par une couette qui laissant sa longue chevelure tombe sur son dos et elle avait des lunettes ébène sur le nez, signe qu’elle venait de quitter son ordinateur et donc la rédaction de son rapport. Son air était contrarié et ses yeux se posèrent sur le trio.
« Roy, Kelly ! » Les deux tressaillir à l’unisson. « C’est qui cette folle qui s’amuse à hurler la moitié de mon nom de famille ? Je n’ai pas le temps pour le pendant féminin de Mckay ! Vous me la trouver vous me la bâillonner si besoin, mais qu’elle arrête de hurler ! » La voix de la belle blonde était autoritaire et ferme.

« C’est moi !!!!» Répondit Nelly du tac-au-tac en levant la main, comme si elle cherchait à attirer l’attention de la maîtresse.
Relâchant le bras du docteur, elle s’approcha les mains croisées en forme de prière puis, en ouvrant de grands yeux, ajouta dans un air d’admiration :
«Wouahhhh….T’es super belle pour une Laurence ! Faut dire que je n’ai jamais vu le film aussi ! C’est quoi ton petit nom ?!?»

Isia regarda la jeune femme d’un air interloquée, avant de toiser d’un drôle d’air les deux autres protagonistes, vous savez l’air qui dit « c’est quoi ça ? ». Le Dr Roy se racla la gorge complètement gênée et ne voulant pas assister à son assassinat par sa supérieure.
« Bon je vous laisse j’ai des rendez-vous hin… »
Katty se sentie pas très bien non plus et emboita le pas
« Je vais finir de nettoyer la salle d’opération c’est qu’il y a du boulot … »

Ainsi, les deux compères furent soulagés de quitter la zone de combat et ils poussèrent même le pas. Isia, roula des yeux au ciel, elle n’avait pas de temps à perdre avec une dingotte, qui parlait d’une Laurence apparemment moche… mais elle raconte quoi ? Elle reporta son regard dur sur la silhouette de L’Espagnole.
« Normal, puisque je suis une Taylor Laurence et non une simple Laurence » répliqua du tac o tac la blonde sans faillir.
« Je me nomme Isia, pourquoi vous hurlez mon demi-nom mademoiselle ? » elle toisa le nom sur l’uniforme gris « Nelly Bricks »

« Pour le spectacle ! » Répondit-elle brutalement.
Pour le spectacle ? Quel spectacle ? On n’est pas ici pour faire les mariolles ! Isia afficha une moue dubitative et surprise… cependant elle ne put réagir immédiatement puisque l’espagnol enchaîne très vite. Son sourire s’était élargi :
« T’es muy bonita en plus, ça sera génial pour le French Cancan pour mi hermana !!! Je suis sûre que tu sais le danser en plus. Avec des jambes comme ça ! Tu connais mi Karola, non ?!? C’est son anniversaire. Et Apollo a dit que tu m’aiderais ! »
Son regard admiratif la sonda de haut en bas.
« Il fait des bons choix Apollo....alors tu viens ? Dis, tu viens à l’anniversaire ?!? C’est une surprise en plus !!! Il y aura des gâteaux, des ballons, de la musique et on fera le French Cancan pour elle !!! »
L’excitation de Nelly était telle qu’elle en tremblait de tous ses membres. Elle trépignait sur place et sautillait à chacune de ses questions.

La doctoresse la laissa la contempler, elle avait l’habitude et aimait bien se faire regarder de la sorte, petit côté égocentrique qu’elle assumait totalement. Par contre, la demande de la jeune femme la laissa encore plus pantoise… faire du French cancan ? Pour l’anniversaire de Karola ? Karola Frei ? La major ? mais elle était sérieuse ? Isia explosa de rire, vraiment c’est une journée de merde !
« Vous êtes sérieuse ? Faire du French cancan pour l’anniversaire de la major Frei ? Vous désirez être radié d’Atlantis ? » Elle mit quelques secondes à calmer son rire. C’est la meilleure, surtout en imaginant la tête de glaçon 1er.

Par contre Adam allait mourir sous peu, souffrir comme il se doit sauf s’il trouve une parade… ça lui apprendra à donner son nom à une dingue pour faire de la danse les jambes levée et dégarnies ! Non mais lui, elle le retient, en plus il lui doit une boite de carambar… il a intérêt à bien se planquer sur le site alpha, de se trouver un terrier pour vivre jusqu’à la fin de sa triste existence !
Outre les pensées morbides sur le beau pilote, (c’est quand même dommage de tuer un si beau mâle mine de rien… bon elle trouvera un truc pour lui faire payer) elle tilta sur un des mots qu’avait prononcés Nelly.
« Votre Hermana ? Genre Frei à du lien social maintenant ? Je crains que vous ayez quelques problèmes, venez dans mon bureau » second rire.

Pleine d’une douce naïveté, Nelly la suivit d’un pas guilleret jusqu’à son bureau.
« Bien sûr !!! Mi hermana, elle a tendance à bouder, mais c’est juste une image. En fait, elle a un coeur tout doux et tout chaud sous le barbelé ! Alors moi, ben je lui organise son anniversaire. Ça la fera rire tu sais… »

Incroyable… elle n’avait encore jamais vu cette naïveté propre aux enfants persister encore chez une adulte. Au point, que l’instinct de prédation assez fort chez la française commençait à s’éveiller. Non pas, qu’elle était attirée par les gamines, mais simplement que ce genre d’instinct s’anime quand la faiblesse se fait sentir. Et cette faiblesse vient des couinements et du comportement enfantin de l’espagnol qui émoustille le chat qui jouerait bien avec cette proie. Et en rien quelque chose de sexuelle bande de pervers !
« Bien sûre, c’est juste une image… » elle roula des yeux, alors qu’elle était passé devant pour la guider jusqu’à son bureau, se mordant la joue pour ne pas exploser de rire, mais son rictus était évocateur.
« Rire ? Oh oui, elle va être morte de rire même… surtout quand elle signera ta radiation » bon comme Nelly lui disait « tu » Isia n’allait pas se gêner pour faire de même. Franchement, ils les recrutent où leurs militaires ? Il y a que des cas !
L’espagnol passa à côté d’elle, donc la blonde reprit son masque froid, pour ne pas lui montrer qu’elle se fichait de sa gueule.

Le regard de Nelly, plein de vie, soutient celui d’Isia pleins de froideur.
« Si, c’est vrai !!! Du rire, pas radié de l’armée, non ! En plus, toi, tu es civile. Elle ne peut rien te dire mi hermana ! Et puis, si tu veux, on amène quelqu’un à toi pour que tu t’ennuies pas. Un copain ou une copine ! Et tu pourras faire French Cancan avec ! »
« Et même si j’avais été une militaire elle n’aurait rien eue à me dire et vaut mieux pas » fit-elle en haussant les épaules. Personne n’a rien à lui dire, major Frei ou même colonel Caldwell. Enfin surtout Isia elle a tout simplement rien à faire des ordres, voilà tout. Elle tiqua quand Nelly lui proposa d’emmener quelqu’un… elle ouvrit le bureau et l’espagnol sautillait déjà dedans en hurlant son nom… mais elle est réellement dingue, à croire qu’elle a bu quelque chose de ne pas très légale en service.

Un dernier bond amena Nelly devant le bureau et la plaque indiquant son identité.
« IsiiiiA TayyyyLOr Loaaaaaurrrrrannnnnnceeeee….».Démarra-t-elle en voix d’opérette. « Qui va danser Cancan avec mi !!!!! Si ! »
Isia, lui montra immédiatement la balance.

« Monte stp », une fois qu’elle se fut exécuté, elle nota dans sa tête 58 kilos, puis tapa sur sa table d'auscultation pour qu’elle daigne s’y mettre.
« Déjà je ne t’ai pas dit oui, donc ne t’emballes pas ! » fit-elle d’une voix dure. Faut pas qu’elle se fasse des films hors de question de danser pour Frei, surtout que la major ne va pas du tout aimer. Son regard dériva sur son annulaire gauche, où elle portait une bague, un joli anneau proche de l’or blanc avec des arabesques dessus. Elle pourrait emmener Pedge ? Cela serait hilarant de la voir tenter de danser en jupe large et a froufrou.
« Apollo viendra à cette petite sauterie ridicule ?» pendant qu’elle parlait, elle lui prit la tension « Tu as bue quelques choses d’alcoolisé ? »

« De l’alcool ? Non ! Jamais ! Non, je mens pas !!!! Bon ben, ça arrive pour les fêtes mais après je me réveille autre part que dans mon lit alors, bon, j’ai arrêté !»
Isia esquissa un rictus amusé, imaginant très bien la scène de cette déjantée qui se retrouve dans le mauvais lit, après une nuit que son esprit futile et fantasque ait oublié. Nelly se laissa passer le tensiomètre avec une docilité déconcertante, sans même s'inquiéter de savoir pourquoi la doctoresse faisait cela.
« Tu fais la docteur pas contente mais je suis sûre que tu es festivo ! Avec ti et Apollo, ça ne sera pas ridicule, non. Tu as une belle bague tu sais ? Tu peux l’inviter, comme ça, si tu fais French Cancan, tu auras rien perdu. »

Isia remarqua rapidement que la tension de la jeune femme était égale à sa bonne humeur.
« Et puis il n’y a pas de mal à s’amuser un peu !!! À l’anniversaire, il y aura de l’ambiance et tu t'éclateras comme une folle. Juste qu’il faut pas faire attention si mi Karola boude ! Elle aime pas montrer son petit coeur mais c’est sûr qu’elle sera contente ! Surtout si tu viens avec Apollo et ta cop...heu...ton copain ! »
Elle marqua son étonnant rattrapage par un petit ricanement très étrange.

Cette jeune femme était un véritable moulin à parole, elle en était usante et déjà Isia sentait la migraine pointer son nez. Elle aimait bien faire la fête certes, mais bon aller faire du Frensh cancan pour Karola et être complètement ridicule non merci. Et puis pour Frei quoi ! LA femme la moins drôle de l’univers ! Son quota d’ami était proche du néant et elle vivait boulot H24 ! Sa vie était d’un ennui monstre et lui faire ce type de surprise serait tout bonnement stupide. Mais ça, Nelly semblait s’en tamponner le coquillard ! Restant dans ses idées fantasques, comment Frei avait pu écopé d’un pareil boulet ?

Alors que la doctoresse était en train de jubiler du « malheur » que devait avoir Karola de se trainer une Nelly électrique, celle-ci remarqua la bague qu’elle portait. Idiotement, elle failli lui demander de quoi elle parlait. Faut dire qu’elle la portait que depuis 2 jours et elle n’était pas franchement habitué à avoir un bijou à cet endroit. Sans pouvoir répondre, au fait qu’elle insistait vraiment pour qu’elle ramène quelqu’un, Nelly accrocha un mot, allait-elle dire « copine » ? La doctoresse curieuse de nature toisa la jeune femme, surtout après ce rire étrange.
« Tu allais dire ? »
« Nan, rien !» Se rattrapa-t-elle un peu trop vite à la manière d’une enfant qui a fait une bêtise. Mais son sourire indestructible ne laissait plus grand doute sur le sujet. Nelly ne pût s’empêcher de résister bien longtemps sous le regard carnivore du docteur.
« Les bars, ce sont toujours des mines d’or tu sais ? Moi je comptais juste savoir qui je pourrai me faire comme amis quand je suis tombé sur quelqu’un de très gentil et trop bavard. Il te trouve très belle aussi ! Tu lui as mis plein d’étoiles dans les yeux. Et puis il parait qu’il y a quelqu’un d’aussi belle que toi avec qui tu as partagé ta journée d’amour. »
Elle la regarda dans les yeux en ignorant tous sentiments négatifs qu’elle pourrait avoir à son égard. Demeurant aussi naïve qu’enjouée. Elle se pencha et chuchota dans la confidence :
« On peut l’emmener ta copine du coup. Mais ce sera un secret, faudra pas le dire à Karola. Elle, elle préfère les kikis ! »

Ah donc le petit serveur du 14 février ? Avait fait courir la rumeur que Pedge et Isia entretenaient une relation ? La doctoresse pouffa de plus belle, surtout en entendant la préférence de la major.
« Oh mais ce n’est pas ma petite copine. Ce fut un hasard pour le 14 février. Deux copines qui veulent boire un verre et qui se retrouve au milieu de toute cette mascarade » La doctoresse lui fit un rictus ironique.
« Ma bague de fiançailles ce n’est pas une fille qui me l'a donnée. Tu veux savoir qui c’est ? Mais c’est un secret, tu vas sûrement le rencontrer ou le connaitre même » Isia avait en tête une sacrée idée. Toute sa gestuelle indiquait une confidence. Son regard toisa Nelly alors, qu’elle lui vérifiait la température dans l’oreille.

« Alors c’est qui ? Dit, c’est qui ? c’est qui ? c’est qui ? c’est qui ? »
Isia lui fit un petit sourire « Mais tu ne le dis à personne hin ? » Elle espérait bien le contraire et que tout le monde le sache pour bien faire chier la personne.
« Le maître-chien Alek Hamilton, mon petit “panda chou”. Il était adorable quand il m’a fait sa demande sur les digues. Lui ce grand tombeur de nana, qui finit par être amoureux trop mignon ! » Isia prit un air rêveur imitant parfaitement l’air amoureux.

« Whoaaaaa ! Tu as l’air enamorados. Mais je ne sais pas qui c’est moi ! Promis, je ne dirais rien. Croix de bois, croix de...heu...Du coup, tu feras du French Cancan pour lui alors ? On l’invite ?!? Dit, on l’invite ?!?» Répondit-elle en se tordant nerveusement les mains.
« Oh tu le verras assez vite, il a un superbe berger allemand et en plus c’est l’un des mecs les plus convoité de la cité » Isia lui fit un grand sourire, Panda allait la tuer, mais qu’importe cela en valait largement la peine rien que pour l’embêter !
« Oui, mais que si tu arrives à le convaincre de faire le french cancan, ainsi que Pedge Allen ma copine, elle adore danser ! C’est aussi une militaire » Combo ! Et surtout avec les deux, Isia était certaine que Nelly n’obtiendrait pas ce qu’elle désire.
« Tu veux me rendre un service ? »

« Alek et Pedge ! » Se nota-t-elle pour elle-même.
« Le service ? Mais j’y gagne quoi moi ? Parce que finalement, si les autres ne veulent pas et que toi tu veux pas, mi Karola sera toute seule et toute triste !!! »

« On mais c’est juste de transmettre un truc à Panda, comment tu vas lui demander. » Fit-elle simplement. « Je suis sûre que tu es très convaincante et puis oublie pas Apollo il te doit bien ça ! T’inquiete pas pour Karola va, tu as encore pleins d’autres personnes à convaincre, je peux te donner pleins de nom si tu veux » Elle lui fit un clin d’oeil.

Nelly n’en attendit pas plus qu’elle lui sauta dans les bras, enfonçant sa tête dans le creux de son épaule dans un calin vibrant et très chaleureux.
« Merciiiiii !!!!! »
Isia fut surprise du câlin, par chance il ne dura pas bien longtemps.
Nelly se détacha pour la regarder. Sa voix se mua sur un ton parfaitement mature qui contrasta sur l’ensemble de son visage.
« Très manipulatrice ! »

Bon la militaire ne fut pas si enfantine que cela, puisqu’elle comprit qu’elle la manipulait sur certain point. Même si la vraie manipulation avait marché et Isia jubilait d’avance.
Puis l’image et le ton de l’éternelle gamine repassa par-dessus ce bref instant révélateur.
« Mais je t’aime bien quand même ! Je vais courir voir Alek avec son toutou et Pedge ta copine militaire !!!!!»
Elle s’élança vers la sortie avant de s’interrompre brutalement, glissant de ses rangers sur deux mètres avant de retourner dans les bras d’Isia, puis de repartir aussitôt en gueulant un :
« ALLLLLLLLLLEEEEEEEKKKKK »

Isia la regarda avec un air amusé sur le visage… bon elle avait prévu de la sédaté pour la calmer, mais la boule d’énergie venait de partir en direction de son prochain forfait : rencontrer le panda grognon ! Isia prit sa tablette pour envoyer deux mails :


Isia>Alek a écrit:
« Coucou Pandinou,
Tu n’oublieras pas de passer me voir pour ton casier, j’ai changé le cadenas.
Tu feras gaffe aux hystériques par contre
Isia
»

Isia > Pedge a écrit:
« Coucou Doudou
J’ai rencontré quelqu’un d’assez intéressant, tu vas l’adorer ! Si besoin j’ai des sédatifs
Bisous doudou à siasia
»



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Un peu plus tard



Nelly entrouvrit la porte des vestiaires de femmes, quelque peu génée par ce qu’elle pourrait y trouver. Car n’empêche, ces nanas, elles étaient quand même supers belles et supers entretenues. C’était un coup à être jalouse. Déjà qu’elle enviait les belles jambes longues et affinées d’Isia. Mais bon, Nelly, au moins, avait cette énergie pétillante !!!
Personne ne pourrait lui retirer ça.

Un bon moment, elle avait tourné dans l’espoir de découvrir la militaire. Mais puisqu’elle n’avait même pas pensé à demander à la doctoresse où elle pourrait la trouver, c’était devenu beaucoup plus complexe de la localiser. L’hispanique s’était évertué à poser des questions à tous ceux qu’elle rencontrait sur son chemin à grand renfort de sourire et de charme mais ils ne la connaissaient pas beaucoup.

C’est un coup de chance qu’elle soit tombé sur une jeune militaire qui lui avait dit qu’elle allait souvent en salle de sport pour son entraînement à cette heure-là. Alors Nelly s'était élancé au pas de course après avoir, bien entendu, remercié cette bonne âme d’un câlin chaleureux. Mais malheureusement, le temps qu’elle y arrive, il n’y avait plus de Pedge en vue. D’ailleurs, gueuler son nom avait quand même servi puisque quelqu’un lui annonça qu’elle était partie au vestiaire il y a dix minutes.

Le seul souci, c’est que bon...Nelly...elle préfère mater les hommes que les femmes. Alors si elle tombe sur une Pedge à poil sous la douche, ça ne le fera pas. Ca pourrait bien lui brûler les yeux et lui faire regretter sa cellulite et ses poignées d’amours. Et les autres seraient surement jaloux qu’elle l’ai vu nue. Alors elle avança, les épaules un peu basse, en murmurant un léger “coucouuuuu” en passant au ras des murs.

Elle se tût puis, se disant qu’elle pourrait l’attirer à elle plutôt que de l’appeler à tu-tête, elle sortit une petite tablette qu’elle alluma d’une main tremblant de nervosité. Elle sélectionna la musique puis mis le son à fond, certaine que celle qui l'écouterait finirait sûrement par se reconnaître.

Musique

Ben oui ! Après tout, on disait que c’était une texane non ?
Alors Nelly leva le bras bien haut, avec sa musique qui se répandait au milieu du vestiaire des femmes, en espérant qu’une texane viendrait à cet appel !

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Pedge Allen


Pedge était en train de prendre sa douche, et alors qu’elle avait la tête complètement sous l’eau histoire de terminer de se laver les cheveux après sa séance de sport quasi quotidienne (quand les missions et le contexte le lui permettait), une musique country s’éleva dans l’air tranquille des vestiaires. Le son était fort, certainement poussé à son maximum. Qui était cette abrutie qui prenait sa douche en écoutant pareille chanson ? Elle se serait crue revenue dans la camionnette de son paternel, dans sa jeunesse, avec le vieil auto radio qui crachotait sa musique country sur les routes planes du Texas tandis qu’une chaleur étouffante les écrasait, au milieu des champs de patates alors qu’il la ramenait de l’école. Elle termina de se rincer les cheveux, et elle sortit de la douche pour se sécher. Elle entrouvrit la porte de la cabine pour voir passer une femme, les mains en l’air, dans lesquelles se trouvait une petite tablette propulsant sa musique fortement. La donzelle, une brune typée hispanique, semblait ravie, alors qu’elle déambulait sans réel but. Pedge ouvrit la porte, non sans avoir noué sa serviette autour d’elle-même pour masquer son corps. Elle attrapa ses affaires suspendues au crochet prévu à cet effet, et elle se dirigea vers son casier pour attraper son sèche-cheveux.

Elle passa à côté de la DJ en la toisant de pied en cape juste en bougeant ses yeux, et sans lui adresser la parole, elle la dépassa simplement. Elle avait horreur des gens qui mettaient la musique dans la rue avec leur téléphone, juste pour se la péter, et c’était l’impression qu’elle avait. Mais bon, elle n’allait pas lui rentrer dedans tout de suite. De toute façon, elle allait allumer son sèche-cheveux, et elle le laisserait tourner tant que l’autre resterait dans le vestiaire avec sa musique country. Peut-être qu’elle comprendrait que ce n’était ni le lieu, ni le moment, et qu’elle embêtait le monde.

Nelly Bricks


Cela dura jusqu’à la fin de la musique.
Finalement, Nelly rangea son appareil puis soupira, soudainement triste, avant de regarder les quelques personnes encore présente :

« Alors il n’y a pas de texane ici ??? Zut alors ! Je vais encore devoir passer une heure à chercher !!!! Elle est pas facile à trouver cette Pedge, elle se cache comme mi Karola ! »

Pedge Allen


Pedge extirpa le sèche-cheveux de son casier et elle se dirigeait vers les lavabos pourvu de prise électrique et de miroir, quand la musique s’arrêta, soulageant ses oreilles. Elle n’était pas spécialement fan de country, même si ce n’était pas désagréable à entendre. C’est alors que la porteuse de la tablette s’exprima, croisant le regard de la texane des lieux dans le miroir. Une nana, visiblement agacée par la musique elle aussi, pointa du doigt la cible de Nelly.

« L’amatrice de patate, c’est elle. Hein Pedge ?! », crut-elle bon de rajouter à son attention. La concernée haussa des épaules, sans se retourner. Elle n’avait pas envie de se lancer dans un concours de Miss Etats-Unis avec le Sergent Maître Howkins qui venait de la désigner. Elle était de Louisiane et elle surfait à fond sur la vague identitaire tout en n’hésitant pas à se foutre de la gueule de ses voisins Texans. « Les dégénérés nourris à la pomme de terre depuis leur naissance », qu’elle disait. Bref.

Pedge accrocha la silhouette de Nelly dans le miroir, pour voir si elle allait venir vers elle. Histoire de surveiller son approche. Qu’est-ce qu’elle pouvait bien lui vouloir ? Elle fouillait sa mémoire pour essayer d’estimer quand et où elle avait pu la croiser, sans succès.
Nelly eût un grand sourire ravageur. Le genre qui laisse entendre que Pedge n’allait pas s’en tirer à si bon compte si elle voulait se sauver dans la minute.

Nelly Bricks


L’hispanique trottina donc comme une enfant jusqu’à elle, restant dans son dos pour pouvoir la mirer directement depuis le miroir, puis elle déclara d’une voix très enthousiaste :

« Moi aussi, j’adore les patates !!!! »

Elle passa à côté d’elle.
« Sauté ! En salade ! En frites ! Tout, tout, tout ! Heu...sauf quand Caldwell il me les fait peler. Ca prend tellement de temps et j’ai la peau qui frippe après, c’est moche !!! »

Elle dansa sur elle-même, faisant un tour complet avant de la “contempler”.

« Toi aussi t’es belle ! Ca sera génial pour le French Cancan pour mi hermana. En plus, parait que tu ADORES danser ! C’est super ! On va vraiment s’éclater pour l’anniversaire surpresa ! Et puis il y aura ton amie à toi : la docteur ! Heu...elle est trés trés trés manipulatrice hein ! Mais bon, elle est marrante et je l’aime bien ! »

Elle se tût avant d’enchainer tout aussi soudainement :

« Elle est très belle ta bague...Tu sais que la docteur manipulatrice en a une aussi ?!? Mais elle, elle est fiancée au super monsieur avec son gentil chien ! Paraît qu’il l’a demandé en mariage sur la digue, tu savais ça ?!? En plus, ils se sont fait un magnifique bisous sous le couché du soleil, ça je l’ai vu. Ils m’ont pas remarqué mais c’était si beau !!! Un couple très joli !! Dit, tu viens à l’anniversaire surprise de mi Karola ?!? »

Pedge Allen


La jeune femme ne savait pas trop à quoi s’attendre, mais quand celle qui la cherchait se radina vers elle en trottinant en lançant qu’elle adorait les pommes de terre, Pedge la quitta quelques secondes des yeux pour fusiller du regard Howkins qui rigolait déjà. Quand elle reporta son regard vers la glace, elle constata que l’autre n’était plus derrière elle, mais sur son flanc. Elle se tourna donc légèrement vers cette dernière, tout en esquissant un pas de côté pour la laisser dans une distance respectable. Finalement, elle se reconcentra sur son propre reflet, tout en l’écoutant débiter comment elle aimait les patates… Pour terminer avec un pas de danse. Le sergent maître fit les gros yeux tandis qu’elle renonçait à utiliser le sèche-cheveux pour l’écouter. Elle se contenta donc de se les brosser pour le moment.

Elle se stoppa dans son mouvement pour se tourner franchement vers elle. Mais qu’est-ce qu’elle racontait ? C’était quoi cette histoire de « french cancan », de « danse » et « d’anniversaire surprise » ? Puis elle embraya sur une doctoresse. Isia ? Qu’est-ce qu’elle venait faire là-dedans ? Ah ça, pour être manipulatrice, elle l’était, mais ce n’était pas un scoop, et Pedge savait à quoi s’en tenir. Le débit de parole important se coupa net, avant d’enchainer, sur sa bague. Vraiment, elle passait du coq à l’âne, sans réel liaison logique, et cela déstabilisait un peu Pedge qui ne savait pas si elle devait répondre quelque chose. Elle argua qu’elle avait une bague également et que c’était une demande en mariage d’un mec avec un chien, ce qui fit arquer un sourcil à la militaire. C’était quoi ces conneries ? Ce n’était pas un type qui lui avait offert, c’était elle. Elle plissa les yeux, se focalisant sur l’information. Elle ne savait pas quoi en penser. Peut-être que c’était un jeu ? En fait, vu comment elle passait d’un sujet à un autre, sans lien logique et qu’elle venait de terminer par lui demander si elle venait à l’anniversaire de Karola, Pedge finit par se dire que cette femme débitait des âneries et des calembredaines à la minute. Bref, une folle.

Il n’y avait pas vraiment de logique dans ce que venait de dire cette femme et c’est un peu dépitée qu’elle lança un simple :

« Moi aussi j’aime les pommes de terre, mais Howkins a lancé ça avec humour parce que les texans cultivent les pommes de terre de toute l’Amérique... Et je n’ai rien compris à ce que vous avez dit ensuite. Vous parlez du docteur Taylor Laurence ? Du Major Frei ? Je ne vous suis pas. Désolée. »

Pedge se tourna à nouveau vers la vitre pour terminer de se démêler les cheveux qui lui tombaient sur les épaules.

Nelly Bricks


Nelly la fixa un moment avec un sourire étrange.
« T’aime bien la docteur manipulatrice hein ?!? Tu sais que si tu viens à l’anniversaire surpreso de mi Karola, elle sera là aussi ?!? »

La texane gardait son air résolument neutre, même si ses yeux faisaient de petits allers et retours entre son visage et son interlocutrice.

« Je n’ai pas besoin d’aller à un anniversaire surprise pour la voir. », lâcha Pedge en se détournant du miroir et de Nelly pour aller vers son casier. « Ca fait longtemps que vous êtes sur Atlantis, première classe Bricks ? », ajouta Pedge sans la regarder. Néanmoins, sans y paraître, elle avait lu son prénom et son nom sur son uniforme. Quant aux galons, c’était un basique pour tout militaire. Elle ouvrit son casier, en attendant une réponse.

« Trop peu de temps ! J’ai pas encore d’amis ! Mais je vais m’en faire plein plein ! Déjà, il y a la docteur manipulatrice ! Elle est marrante, je l’aime bien ! Et puis ti, tu ressembles beaucoup à mi Karola. Tu boudes mais tu as un coeur tout doux !!! »

Elle la suivit jusqu’à son casier.

« Moi je veux juste que tu ailles à l’anniversaire pour faire French Cancan avec elle et mi. Tu verras, ça sera très drôle ! Surpresa por mi hermana ! Et puis il y aura d’autres gens ! D’ailleurs, c’est la docteur manipulatrice qui m’a dit de te voir ! Mais aussi d’aller voir le gentil monsieur avec son chien. Elle a l’air très amoureuse. Elle m’a dit qu’elle viendrait aussi s’il venait, lui, car après tout, c’est son fiancé !!! Ils doivent être heureux, elle sourit à chaque fois qu’elle en parle ! En plus, la bague qu’il lui a offerte, elle est aussi belle que la tienne !!! »


Pedge Allen


Oh ça, elle n’en doutait pas une seconde que cette énergumène allait se faire un tas d’amis. Pedge n’était pas certaine d’en faire partie, surtout si elle était tout le temps comme ça. C’était typiquement le genre de personnalité qu’elle fuyait. Trop d’amour et paillettes. Elle allait faire l’expérience de son cœur « tout doux » si elle continuait à lui tenir le crachoir en partant dans tous les sens. Enfin, pour le moment, la soldate était détendue, ne serait-ce qu’à cause de sa douche et des endorphines qui parcouraient son corps suite à sa séance de sport. Elle préféra ne pas relever les premiers commentaires de la jeune femme, fouillant son casier à la recherche de ses affaires. Faire la discussion en serviette de bain, ce n’était pas dès plus ordinaire.

Manifestement, elle voulait donc qu’elle vienne à la fête surprise à l’occasion de l’anniversaire du Major Frei. Pedge était un peu dubitative. Elle ne voyait pas du tout l’allemande faire la fête. A coup sûr, elle perdrait des points à se retrouver mêlée à cette mascarade. Et si cette folle en était à l’origine, cela présageait rien de bon, et chaque parcelle de son corps lui criait de fuir les ennuis qui se profilaient. D’ailleurs, elle en rajouta une couche sur la bague d’Isia et sur le maître chien. Cela l’agaça plus qu’elle ne l’aurait voulu. Elle se demandait d’où elle tenait cette information, et si c’était de la doctoresse elle-même. Si oui, pourquoi est-ce qu’elle mentait ? Du coup, elle se tourna vers elle un peu brutalement :

« Ecoutez. Soyez gentille, allez jouer ailleurs Bricks. Vous me faites perdre mon temps. Je n’irai pas à un anniversaire surprise, même si Isia est sur place, avec son fiancé, ou même si toute la cité était sur place, surtout pour danser. Alors trouvez-vous quelqu’un d’autre. C’est clair ? »

Nelly Bricks


Nelly soupira comme si son interlocutrice n’était pas sérieuse. Elle la regarda un moment avant de dire simplement :

« Il faut jamais dire non sans avoir essayé ! T’es déjà allé à un anniversaire surpreso ? Non ? Et chanter ?!? Chanter Boogie Woogie avec ta copine docteur ? Ce sera génial ça ! Je pourrai même te faire des frites, c’est promis !!! »

Ce fut au tour de Pedge de soupirer. Soit elle la prenait pour une conne, soit elle ne comprenait rien.

« C’est quand que vous comptez organiser ça ? », demanda-t-elle sans s’énerver. Elle comptait utiliser une autre stratégie qui n’était pas directe, mais qui pourrait fonctionner, même si elle n’était pas très loyale.

« Une semaine !!! »

Elle se rapprocha pour lui dire sur le ton de la confidence et d’une joie presque mal placée :

« Si tu veux, je t’aiderai ! J’écris une super lettre d’amour et je l’envoie à ta copine secrète ! La bague, ça veut pas dire que c’est trop tard pour toi heinnn !!! Tu seras moins triste comme ça ! Le sonreír, il reviendra sur ton joli visage ! »

Intérieurement, Nelly n’était même pas certaine de ce qu’elle disait à voix basse. Mais cette histoire de bague et la manipulation très particulière d’Isia...ben c’est que ça la rendait super curieuse…
Non mais quand même ! Une belle fille châtain comme ça, l’air fermé,...avec une belle blonde comme ça, l’air cruelle et dévoreuse...avec le préjugé du “pas possible !!!!!!!!”. Il y avait de quoi se poser des questions non ?!?

Alors comme pour appuyer sa proposition d’aide avec la plus pure des innocences, sachant qu’elle ne pointait aucun mal dans sa proposition, ne se rendant coupable de rien si ce n’est d’indiscrétion, elle lui fît un clin d’oeil entendu avant d’ajouter :

« Je connais bien la poésie qui touche le coeur ! Et c’est plus délicieux que les patates... »

Pedge Allen


Pedge commençait à perdre patience, mais elle avait commencé à établir une stratégie pour se défaire de cette femme, alors elle prit sur elle pour ne pas l’envoyer bouler tout de suite. Elle verrait si ça allait payer. Néanmoins, elle n’aimait pas qu’elle se rapproche trop d’elle, ni même qu’elle se mêle de ce qui ne la regarde pas.
« Dans une semaine, je ne pourrai pas être là, je suis en opération extérieure… » Elle aurait pu se contenter de ça, mais elle commençait à l’agacer avec ses allusions à cette bague et à Isia. Alors elle ajouta : « Quant à la bague du Docteur Taylor Laurence, c’est moi qui lui ait donné, d’accord ? Je ne cherche pas à conquérir son cœur ou quoique ce soit, et je ne veux pas que vous lui envoyiez une lettre d’amour ou je ne sais quoi d’autre. » Elle n’était pas à l’aise de parler sentiment de la sorte, ceci n’étant pas dans ses habitudes. De toute façon, de manière générale, Pedge gérait mal les émotions. « Vous cernez très mal les gens mademoiselle. Très mal. J’aimerai m’habiller maintenant, si c’est possible. »


Nelly Bricks


Nelly parut ennuyée.

« Oh ! Je t’ai mis en colère ? J’ai touché le coeur tout mou ??? »

Elle lui sourit une dernière fois en la saluant militairement, plus pour rire que pour les honneurs avant de lui dire :

« Promis, je n’enverrai “pas” la lettre d’amor !!! héhéhé ! »

Nelly quitta alors sa posture en courant presque :

« A dans une semaine, texane à mi !! ALLLEEEEEKKKKKKKK ! »


Pedge Allen


Pedge afficha une moue dubitative. Elle n’avait touché rien du tout. Elle ne se sentait plus du tout sereine comme à la suite de sa douche et de sa séance de sport. Elle soupira en la regardant partir vers de plus amples aventures. Elle cria le nom d’Alek en partant, et c’était un maître-chien. Elle ne serait pas là à cette fichue soirée dans une semaine. Elle ne se sentait pas d’y aller, ni même pour danser, ni même pour chanter… En plus, elle était certaine que Karola ne serait pas pour ce genre d’initiative. La connaissant quelque peu… Bref, elle s’habilla rapidement et elle quitta les vestiaires pour femmes.

Elle devait aller voir Isia pour éclaircir certains points que l’autre folle venait de lui servir. Elle n’était pas jalouse, simplement un peu vexée qu’elle dise à quelqu’un qu’elle avait eu cette bague par son fiancé, avec tout le reste, l’histoire du baiser, des sourires amoureux et tout ça. Bien entendu, la blonde ne lui devait rien, strictement rien, tout comme elle. Mais elle ne savait pas pourquoi, cela l’avait fait chier d’apprendre ça, et elle voulait une explication. Seulement comment lui demander sans paraître jalouse ? Parce que qui disait jalouse disait sentiment, disait amour probable, donc exclusivité. Pourtant le fait qu’elles portaient toutes les deux leurs bijoux respectifs qu’elles s’étaient offerts marquait une certaine forme de possession de l’autre. Il y avait un lien, même si Pedge ne se l’avouait pas consciemment.

Bon, elle pouvait toujours faire passer cela pour un jeu, comme la dernière fois dans le sas stérile. Elle entra dans l’infirmerie, laissa l’infirmière en plan, et elle alla directement dans le bureau de la doctoresse blonde, sans se soucier si elle était en consultation ou quoi. Bon, ça l’aurait sans doute calmé si tel était le cas, mais elle la trouva en train de taper sur son ordinateur, seule.

« J’ai une question à vous demander docteur. », fit-elle en tapant pour la forme, avant de rentrer dans la pièce et de refermer derrière elle. Elle approcha de la jeune femme, décala la chaise roulante du bureau, et elle prit appuis sur les accoudoirs pour se pencher vers elle et l’embrasser en la collant contre le dossier pour qu’elle ne se soustrait pas à sa contrainte. La chaise roula vers le mur où elle buta. « Le maître chien, il embrasse mieux ? », finit-elle par dire en décollant ses lèvres de la bouche de la chirurgienne, tout en restant penchée vers elle.

Isia Taylor Laurence


Concentrée sur son rapport Isia ne répondit absolument pas quand quelqu’un frappa, signe qu’elle était soit absente soit occupée. En somme, elle ne comptait pas être dérangée par quiconque. Elle aimait bien être au calme, quand elle rédigeait ses notes, prises avec un magnétoscope ou son calepin rose pâle. Être sereine pour n’omettre aucun détails. Elle était peut-être un brin givré, mais compétente comme jamais et il fallait bien un peu de tranquillité après le passage de Nelly Bricks. Elle l’avoue, elle aurait bien aimée voir la réaction de Panda ou même la manière dont l’aurait envoyé bouler Pedge. Bien entendu elle s’était imaginée pleins de scénarios jubilant réellement.

Elle n’eut pas le temps de réagir rapidement trop concentrée sur la synthétisation de ses propres propos dicté dans le petit appareil gris, que quelqu’un venait lui poser une question une voix familière puis qui lui tourna sa chaise pour finir par être plaqué lèvres contre lèvres contre un mur. Le choc fut un peu rude et une nouvelle fois, elle étouffa un petit cri de surprise et d’étouffement face au coup. Cela commençait à être une habitude ce genre de présentation avec Pedge. Elle arqua un sourcil, ainsi donc Nelly était déjà partie la voir et la militaire exigeait de se comparer avec « son rival » ? La folle, avait donc parlé du faux couple improbable entre un panda et une tigresse ? De quoi être ironique. Isia en fut curieuse, se demandant bien ce qu’elle avait pu dire à Pedge et surtout pourquoi ? Pour la rendre jalouse ? Pour la pousser à faire le French cancan ?
« Je ne peux pas comparer, il met la langue lui... » dit-elle en soupirant dans une simple provocation et toisant les yeux la jeune femme. A coup sûre elle risquait d’avoir un autre baiser de Pedge. Mais bon, face à ce genre de réaction Isia ne pouvait que réagir ainsi.


Pedge Allen


Il n’y avait pas à dire, Pedge aimait bien l’entendre​ crier de cette façon quand elle y allait un peu brutalement pour la plaquer sur un mur ou autre. Ça déclenchait chez elle un sentiment de puissance qu’elle avait peine à dominer, et elle sentait toute la fragilité de la française s'exprimer dans ce petit cri. C'était bien peu, surtout que verbalement, elle lui tenait toujours autant tête, mais c'était une petite victoire. Elle voyait dans les yeux de la jeune femme qu’elle se posait des questions, comme la dernière fois, mais au fond d’elle même, Pedge savait qu’elle n'était pas étrangère à la venue de Nelly dans les vestiaires. Quand elle s'écarta, la blonde lui servit une réplique à laquelle elle ne s'attendait absolument pas, bien qu'elle aurait dû la sentir venir.
La texane la toisa quelques secondes, en appuis sur les accoudoirs, face à face. Est-ce qu'elle allait se coucher face à cette nouvelle provocation qui poussait le bouchon un peu plus loin ?

« Je vois. », fit elle pour tamporiser la situation. « C'est la bague de fiançailles qui lui donne ce privilège ? », ajouta t elle en arquant un sourcil, la mine toujours neutre. Qu'est ce qu’elle aimait l’avoir si proche d'elle, de sentir ses effluves parfumées tout en ayant le sentiment de faire quelque chose d’interdit. Elle pouvait détailler l'iris de ses yeux bleus, son grain de peau, sentir son haleine et voir les stries sur ses lèvres. Puis pour le coup, elle était dans une position dominante excellente. Elle pouvait la contraindre à rester sur la chaise si elle le souhaitait.

Isia Taylor Laurence


Finalement, la militaire ne tomba pas dans le piège de la surenchère. Isia prit la liberté de croiser ses deux jambes, frôlant sans aucun gène celle de la jeune femme. C’est une manière de lui montrer qu’elle faisait ce qu’elle voulait, même si elle la surplombait réellement. La française, était aussi de nature dominante, mais dans un autre aspect que Pedge. Elle estimait ne pas avoir besoin de prendre l’ascendant physique via des postures pour passer devant l’autre. La simple prestance et manière de répondre vocalement en provocant pour pousser autrui lui conférait ce statut joussif de l’ascendance. Pour cela que ça ne la dérangea pas de laisser Pedge la dominer de la sorte. Et puis, elle aimait bien ce petit rapport de force, forme de manipulation, pour faire croire à l’autre qu’il a l’avantage alors que les rênes sont tenues depuis le début par elle. Et puis, cela l’émoustillait un peu ce genre d’action. Au vu de la réplique de Pedge, Isia hésita entre une autre provocation, lui donner les réponses sous-jacentes ou bien la laisser tourner autour du pot.
« Faire une déclaration sur les digues au coucher de soleil, ça fait fondre n’importe quelle nana » lui chuchota-t-elle l’air innocent. Elle prit l’audace de lui caresser la joue du revers de sa main. « Mon doudou serait-il jaloux d’un Panda ? Ou il vient demander un pansement suite à la visite d’une dégénérée ? »

Pedge Allen


La militaire ne bougeait toujours pas, même quand les jambes de la doctoresse vinrent l’effleurer tandis qu’elle les croisait devant elle. Bon, cela ne tranquillisa pas la jeune femme qui percevait ça comme une menace sur les parties basses de son corps, mais l’avantage d’aller titiller Isia résidait dans le fait que la belle blonde préférait de loin prendre l’ascendant sur elle de façon​ verbale. Deux styles différents. Pedge usait des deux mais elle n’excellait pas en rapidité d'esprit avec la française. Néanmoins, même si la sensation de domination posturale lui donnait un sentiment de puissance, elle n’abuserait pas de sa force physique pour lui faire du mal. C'était contraire à son éthique.
« N’importe quelle nana en effet. C'est navrant », fit elle ironique, laissant sous entendre que les charmes de la française valaient mieux que ce truc ringard à l’eau de rose. La texane ne put réprimer un frémissement quand elle eut l’audace de lui caresser la joue. Elle entrouvrit la bouche pour respirer un peu mieux. Elle ne pouvait pas donner le change en étant appuyée sur les accoudoirs et finalement elle en vint à se dire qu’elle n'était pas forcément dans la position idéale pour prendre l'avantage de l'initiative. « Votre doudou n’est pas jaloux. Je vous l’ai déjà dit. » Elle marqua une pause avant d’ajouter : « Je suis juste vexée d’apprendre que cette bague soit attribuée à quelqu'un d'autre. » Nouvelle pause où elle approcha son visage du sien, lui laissant croire à un baiser. Sauf qu’elle n’en fit rien, jaugeant juste de la réaction de la jeune femme. Allait elle avancer son visage à la rencontre du sien ? Ou ne ferait elle rien ? « Quant au pansement… Je crois que je viens de l’avoir. Ce n’est pas bien de me l’avoir envoyée… » Nul besoin de préciser qui.

Isia Taylor Laurence


Isia lui fit un rictus parfaitement cynique quand elle évoqua que ce fut bien navrant de se laisser avoir par une scène à l’eau de rose. Le genre de scène qu’on inculque aux filles pour qu'elles croient naïvement aux princes charmants, histoires qu’elles se prennent pour des princesses, avant de constater que le monde est loin d’être rose. Que les pinces ne sont pas forcément mieux lotis que les illusions auxquelles ont à essayer de leurs vendre. Elle ne répondit pas, pas besoin de le faire, ce n’était qu’une pique ironique, pour stimuler leurs échanges. Isia, en tirait une certaine satisfaction, une instabilité une tension qui pouvait éclater à n’importe quel moment et surtout d’une manière tout bonnement​ incontrôlable. Elle aime l'imprevue, elle aime l’action et le risque, c’est grisant et elle retrouvait ce genre de sensation en mission ainsi que sa « relation » avec la militaire. Rien de défini, rien de prévu juste de l’instant « t » et de l’ivresse. Comme les frissons, qu’elle sentait sous ses mains, cette pointe d’excitation de tenir un peu l’autre de la faire vriller doucement par de simples gestes de tentation, comme pour savoir qui allait craquer et recommencer dans un mouvement tactile plus osé.
Elle lui certifia que son cher doudou n’était point jaloux, elle plissa des yeux tel un chat jouant avec une souris alléchante « Tant mieux, je n’aime pas les doudous en crise. » le ton de sa voix était bas, comme dit dans un souffle. Vexée ? Isia fit mouliner quelques instants son cerveau, il est vrai qu'à la place de Pedge, elle serait sûrement furax aussi. Pour une raison qu’elle ignore…cela était intriguant d’ailleurs. « Vexée ? En quoi les propos d’une personnes aussi futiles peuvent avoir un impact sur ce qui en est vraiment ? » questionna la blonde. Isia, ne bougea pas quand le visage de la militaire se rapprocha tellement près qu’elle sentait son souffle et le parfum assez faible d’un gel douche. « Oui, ce n’est pas bien du tout, or j’ai eu ce que je voulais et c’est ce qui compte » dit la doctoresse avec une œillade charmante, se rapprochant aussi, touchant le nez de Pedge avec le sien. « Il faut bien que vous jugiez les futurs soldats que vous allez avoir sous vos ordres et surtout leur potentiel dangerosité à connaître des informations compromettantes pour votre réputation. Il est quand même agaçant qu’elle ait eu avec autant de facilité de la part de notre petit serveur que nous avions passé notre 14 février ensemble. » elle fit une pause s’humidifiant les lèvres du haut du bout de la langue couleur carmin

Pedge Allen


C'était stupide mais Pedge avait une irrésistible envie d’afficher un petit rictus en coin quand elle arrachait un sourire cynique à son vis à vis. C'était comme une petite victoire, d’elle ne savait pas quoi, mais cela tenait dans le fait qu'elle même avait du mal à afficher ses émotions. Néanmoins, elle resta neutre, même si son regard pétillant démontrait d'un certain intérêt pour cet échange. Les paroles qu’elles échangeaient toutes les deux n'étaient que la partie émergée de l’iceberg. L’ensemble de leur dialogue implicite se faisait par leur geste, leur posture, les petits appels du pied non verbal. Elle avait le sentiment d'être sur une corde tendue, dans un équilibre précaire, et à chaque fois qu’elle pensait maîtriser la situation, la française lui montrait que non. C'était une prédatrice, tout comme elle, et cela était profondément stimulant. Elle retrouvait une sensation d'adrénaline liée au risque de leur balai, qu'elle ne s’expliquait pas vraiment, mais elle commençait à aimer un peu trop ça puisqu'elle multipliait les passages dans les alentours de la doctoresse. Elle allait devoir reprendre l’ascendant et la laisser venir à elle. Elle se promit intérieurement de ne plus aller la voir sauf urgence médicale, dans les prochains jours. C'était aussi une façon de lui prouver qu’elle était la plus forte, ou, de lui montrer que la blonde avait tout autant besoin de cette « relation » que la militaire. Pedge ne savait pas d’ailleurs si Isia était le genre de femme à s'encombrer de ça. Elle avait plutôt l'air d’aller chercher ce qu'elle voulait mais qu’importe. Elle ne pouvait pas toujours avoir la démarche d’aller vers elle pour lui violer les lèvres d’un baiser appuyé.

Elle faisait exprès de chuchoter, ou du moins de parler tout bas. Pedge ne relança pas sur le doudou en crise. C'était de la provocation liée à cet échange. Une pique de plus appuyée par la façon dont elle avait été formulée. La texane plissa les lèvres avant de répondre. « On dirait une enfant. Et la vérité sort toujours de la bouche des enfants, non ? » A dire vrai, elle trouvait cette assertion complètement stupide mais qu’importe. Finalement elle ne bougea pas tout de suite. Puis elle toucha son nez avec le sien en affirmant avoir eu ce qu’elle voulait. Son coeur s’emballa quelque peu mais elle resta impassible. Une forme de tension s’accentua tandis qu'une drôle de sensation s'étirait dans sa poitrine. Cela s’accrut quand un bout de langue vint humidifier les lèvres de la jeune femme après son explication un peu bancale sur ses motivations quant à lui envoyer Nelly Bricks. Si elle avait été plus rapide, elle aurait presque pu lui attraper avec sa bouche histoire de. Mais elle était troublée et elle n’en fit rien, par manque de rapidité.

« Un enfant ne lui résisterait pas deux minutes. Un ado non plus, surtout qu'elle est mignonne et qu'il a certainement voulu faire bonne impression. Elle ne l’a pas envoyé bouler, elle. » C'était une petite pique gentille à l'adresse de la jeune femme qui avait renvoyé le gamin, lui et ses poils de slip, dans les cordes. « Et franchement, j'ai une réputation impeccable, ce n'est pas cette folle qui va faire croire le contraire. », dit elle dans un murmure. Elle pencha son visage sur le côté. « Mais revenons à l’histoire qui nous occupe voulez-vous. » Elle approcha un peu plus son visage et forcément leurs lèvres se touchèrent étant donné qu'elles étaient déjà fort proche, sauf qu’elle ne glissa pas sa langue dans la bouche de sa vis à vis, elle lui lécha juste les lèvres doucement sans aller plus loin.

Elle allait se redresser pour s'écarter d’elle, afin de lui dire qu'elle n’aurait pas de baiser avec la langue parce qu'elle ne le méritait pas aujourd'hui, du fait de lui avoir envoyé Bricks, tout en réaffirmant sa position haute. Bon elle espérait que la doctoresse allait venir la chercher, mais de toute façon, elle n'eut pas le loisir de se redresser suite à son petit forfait que la porte s’entrouvrit tandis qu’elle dessinait encore le contour inférieur de la lèvre d’Isia avec le bout de sa langue.

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Lun 15 Mai - 19:12
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L’œil pétillant de l’espagnole passa à travers l’ouverture pour être témoin de ce qu’il se disait. Bien cachée derrière sa porte, elle leva ses deux bras en l’air en signe de victoire, un cri muet et victorieux se dessinant sur sa bouche, quand elle comprit qu’elle avait réussi son coup pour réunir ces deux-là. Ca n’avait pas été bien difficile d’ailleurs.

Il n’y avait plus qu’à écouter des choses intéressantes pour les pousser à accepter l’invitation. Hein ? Mais non, pas par la menace ! Ce n’est pas bien de contraindre les gens ! Mais un anniversaire surprise pour Karola, ça ne s’évite pas hein ?

Mais brutalement, Nelly se rendit compte que ces deux femmes-là n’étaient pas en train de se faire un câlin classique. Son oeil indiscret s'écarquilla alors qu’un frisson désagréable la fît trembler.
Des baisers et des léchouilles ?!?

« Berk !!!! Ahhhhh !!! » Fit-elle dans une expression de dégoût en tirant la langue.

Finalement, il valait mieux les laisser seules non ?
Parce que si l’une des deux se rendaient compte qu’elles étaient épiées, cela les mettraient dans une sourde colère. Pendant un temps, l’hispanique fût tentée de prendre une photographie, ayant pris son appareil avec l’intention de le faire basculer en mode caméra. Mais finalement, ça serait trop fourbe. Et puis ces deux filles-là, elles avaient bien le droit de se faire des bisous à l’abri des regards...même si c’était franchement dégueu ! Oh oui, vraiment dégueu ! Avec la salive, la langue qui bouge et tout ! Erk !!
Nelly réprima un nouveau violent frisson. C’était comme lorsque l’on regardait un film d’horreur sans épaule voisine pour trouver refuge. Elle retira donc son bras de l’ouverture de la porte, se ravisant de sa mauvaise idée, lorsqu’elle fît une très mauvaise manoeuvre.

Spoiler:
 

Et bien évidemment, le son était à fond !
Il monta dans le bureau d’isia et tout le long du couloir alors que le jeune hispanique tentait vainement de l’éteindre.

« Chutttt ! Mais chutttttt !!!!! »

Son doigt tapota la touche d’arrêt à un rythme effréné, priant bêtement que personne ne l’entende, jusqu’à ce qu’elle puisse enfin faire taire l’horrible chanteur. Non mais sérieusement, c’était vraiment de la malchance. Du coup, les deux filles qui se font des baisers baveux allaient être très très très en colère. Il était temps de filer en vitesse.

Nelly tourna donc les talons, un sourire malicieux sur le visage, et s’élança vivement sans voir ce qu’il y avait devant elle. Elle percuta brutalement la brune aux yeux bleus qui s’était approchée sans qu’elle ne s’en rende compte. Et même si elle ne donnait pas l’air solide, Nelly était d’un gabarit encore plus petit et elle ne la renversa pas. En revanche, cette brune qui s’avérait être Katty, l’infirmière en chef, l’attrapa fermement par l’oreille à la façon d’un enfant turbulent.

« AHHHHHHH ! NONNN ! AÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏEEEEEEE !!!! » S’écria fortement Nelly.
« Que faites-vous devant le bureau du docteur, vous ?!? »
« Rien du tout, je me suis perdue ! Promis jurééééééééééééééé ! AïE !!!! »

Nelly serra les dents et monta sur la pointe des pieds lorsque Katty affermit sa prise.
« Ah oui ? Alors on va aller la voir ! »
« Aïe aïe ! Doucement, ça fait mal ! »

Katty frappa à la porte entrouverte et attendit la permission pour entrer. Elle amena Nelly jusqu’au centre de la pièce et relâcha sa prise avant de pointer un doigt menaçant sur elle, l’avertissant silencieusement que ça allait barder si elle continuait ses stupidités.

« Je l’ai trouvé devant votre porte, docteur. »
Son regard d’azur se posa sur elle puis Pedge. Elle tourna les talons en disant respectueusement :
« Mais je vais vous laisser... »

Nelly eût les épaules basses.
En regardant ses chaussures et se massant une oreille douloureuse, elle leva son regard sur les deux jeunes femmes, la bouche figée sur une expression d’enfant prit la main dans le sac alors qu’elle leur fît d’une voix toute petite :

« Les enfants font toujours des bêtises...Papa et Maman sont fâchés ? J’espère qu’ils m’aiment encore. »


Isia Taylor Laurence



Isia sursauta en entendant une musique country tellement entendu dans toutes les soirées, qu’elle était devenue incontournable et irritante ! Dans son sursaut elle avait lâché la langue de la jeune femme, lui donnant un petit coup sans gravité. C’est quoi cette blague ? Isia tourna la tête vers la porte l’air furieuse, la porte ne laissa pas voir l’odieuse personne qui venait de l’ouvrir !
« Alors là, j’en connais qui vont récupérer les canalisations du bloc d’opération avec leur brosse à dent ! » feula la doctoresse entre les dents, tout en reportant son regard sur Pedge. Il y a bien une chose qui emmerde réellement Isia c’est qu’on l’espionne et la country ! Elle la détestait au plus haut point et toutes ces conneries de rodéo ! Heureusement qu’elle n’était pas une bonne américaine dans les plaines ! Car subir ça aurait été l’enfer, ou elle aurait été habituée. Elle se releva à son tour, mais prit l’initiative d’attraper la nuque de Pedge, pour garder le petit fil conducteur et se servit d’elle pour prendre appuie et se relever sensuellement en la provoquant du regard. Ce n’est pas parce que quelqu’un allait finir au fond de l’océan qu’il fallait oublier la bienséance.
En tout cas elle ne resta pas longtemps contre le corps de la militaire, elle se décala l’air de rien. Et fort heureusement, puisque quelqu’un frappa, Isia donna l’autorisation et ce fut Katty qui tenait de sa main l’oreille de Nelly Bricks… bah tiens quand on parle du loup…L’infirmière disparue après avoir poussé Nelly dans l’antre des fauves en prenant soins de bien refermer. Il était certain qu’elle jubilait déjà de la chasse qu’elle allait se prendre de la part de sa supérieure.

Isia se rapprocha lentement de la jeune femme, son non verbale était clair, elle était furax de cette colère froide et prédatrice qui laissait gronder l’orage. Surtout après la remarque et l’attitude clairement « faible » qu’affichait Nelly. Un certain scientifique, un zoologue, avait proclamé que si les bébés animaux étaient si mignons c’est pour survivre plus aisément. Comme le prouvait les cas de lionne qui avaient adopté une antilope ou un macaque. Sans parler des troupeaux adoptant un enfant abandonné. Mais si cela ne marche que dans le cas où le prédateur à de l’empathie… Isia n’en avait tellement pas.
« J’espère que vous n’avez pas la phobie du sang ni refait votre manucure mademoiselle Bricks ! » Isia était clairement menaçante et s’était glissé du côté de la porte pour éviter toute retraite. « Que faisiez-vous ? Ou qu’espérez-vous en nous espionnant ? »


Pedge Allen



Aussitôt que la musique country avait retenti dans la pièce, Pedge avait compris que la jeune femme qu’elle avait rencontrée dans les vestiaires se cachait derrière cet air archi connu. Après tout elle lui avait fait le même coup. Elle l’avait donc suivi ou elle avait décidé de revenir voir Isia et c’était un malentendu ? Isia se redressa en prenant appui sur Pedge, qui sera le ventre pour ne pas basculer vers la jeune femme, même si elle n’aurait pas été contre un câlin surtout qu'elle s'était fait monter en pression toute seule... Enfin, le fait que la blonde lui attrape la langue avait failli lui faire perdre les pédales et ça aurait pu être plus bestial encore surtout que c'était typiquement le genre de chose qui la faisait vriller.
La question fut vite éclaircie quand l’infirmière qui se mêlait toujours de ce qu’il ne la regarde pas entra en tenant une Nelly Bricks par l’oreille, honteuse de s’être faite gauler en train d’espionner dans le bureau de la française. Pedge se ferma aussitôt tandis qu’Isia migrait vers la porte rapidement pour couper toute retraite à la militaire. Si elle ne l’avait pas fait, la texane l’aurait naturellement fait. L’occupante légitime des lieux prit aussitôt la parole. La militaire prit une posture plus rigide, d'attente.

L’hispanique se noua les doigts, honteuse.
« Papa me fait peur. Je peux parler à maman plutôt ? »
Elle regarda Pedge, pleine d’espoir.
« Non. Le Docteur Taylor Laurence vous parle première classe Bricks, vous lui répondez. Vous aurez à faire à moi ensuite. », fit Pedge en la toisant froidement, les mains jointes dans le dos, restant près du bureau tandis qu’Isia gardait la porte.
Nelly lança un regard en coin vers Isia. Elle se jucha sur la pointe des pieds dans un élan enfantin avant d'atterrir sur ses talons. Les mains jointes et se tordant plus nerveusement encore.
« Je préférais te faire des câlins... »

Isia Taylor Laurence


Isia leva doublement les yeux aux ciels, vraiment l’agacement était devenu véritablement une exaspération profonde. On parlait de quoi là ? De papa et de maman ? Puis de câlins ? La réplique donna des envies de meurtres à la doctoresse, qui se dit que ce genre de mot était tout sauf anodin. Heureusement, Pedge avait un comportement en adéquation avec le sien, la pauvre Nelly était à plaindre dans cette configuration, jetée dans la cage aux fauves.
« Je vous conseille de répondre. » Oui elle avait repris le vouvoiement de sa voix glaciale et sombre « Car si vous continuez à tenir des propos de ce genre, je serais contrainte de juger votre état comme déviant et de vous mettre en cellule d’isolement pour folie et comportement incohérent. Avec ou sans l’aide de votre corps » sous-entendu qu’elle allait la sédater si besoin. Une menace bien présente.
« Mais... » Elle regarda directement Isia. « Je verrais de beaux poneys au moins ?!? »

Mauvaise réponse, pensa Pedge pour elle-même en observant la scène qui se jouait devant elle.

Isia croisa les bras foudroyant quelques seconde Nelly…Elle était soit conne, inconsciente soit complètement folle. Puis soupira, fermant à clé la porte de sa main droite et se dirigea vers son armoire en verre. Elle sortit une seringue avec un produit, insérant l’aiguille dans le bouchon prévu à cet effet pour aspirer le liquide transparent. « Ce n’est pas des poneys que tu vas voir mais un beau french cancan » le “tu” étais revenu avec une aigreur méprisante. Elle s’avança attrapant et tenant fermement le bras de la soldate. « Vous voulez jouer à l’enfant ? Alors comme toute gamine, on vous emmène sans manger au lit ! On vous épargne la fessée » elle n’approcha pas la seringue histoire de faire peur à Nelly, après Isia n’avait aucun complexe à mettre en exécution sa menace.
Le regard de Nelly changea brutalement, une terreur peignant son visage alors qu’elle tentait de retirer son bras !

« NON...pas ça ! J’ai peur des piqûres Papa ! Et puis...et puis...je suis allergique !!! »
Elle monta un regard suppliant sur Pedge, continuant de secouer son bras dans tous les sens, tentant vainement d’entraver la progression d’une Isia qui jouait une menace des plus parfaite !
« Je voulais juste vous avoir avec moi pour la fête ! C’est pas du jeu ! Non, c’est de la triche... »
Elle laissa échapper un cri étouffé. Elle n’hurlait pas à scandale mais...oui...c’était bien des larmes ?!?
« Pas la piqûre ! Je suis allergique ! Empêche-la, maman ! T’as des supers biscotos pour l’arrêter ! Je sais, j’l’ai vu ! Ne me fait pas de mal !!! Arrête ! »

La crainte se lisait vraiment dans sa voix.
C’était à croire que sa vie était réellement en danger et qu’elle ne comprenait pas pourquoi on lui faisait subir ça. Car après tout, étant nouvelle, Isia ne connaissait peut-être pas son dossier. Vous apprenez les dossiers de tous ces gens qui vivent sur la cité vous ?
Isia pu même sentir combien elle pouvait trembler. Ce n’était pas que du théâtre, pas que ça, il y avait aussi autre chose. Elle avait vraiment la pétoche !


Pedge Allen



La texane se posait des questions. Est-ce que lui injecter quelque chose serait vraiment utile ? Est-ce que ce n’était pas « trop » ? Après, elle devait reconnaître que les propos de la jeune femme étaient tout, sauf cohérents. On aurait dit une folle, qui suivait un schéma de pensée qu’elle seule percevait. Alors est-ce que le docteur Taylor Laurence ne faisait pas acte de médecine en employant la méthode pharmacologique ? La réaction de la jeune femme fut instantanée. La peur panique se disputa à l’hystérie de se faire piquer. Elle en appela même à l’aide du côté de Pedge, qui sentit son cœur se serrer de voir cette pauvre femme paniquer autant.
« Docteur… Elle vient de répondre. Je pense que ce n’est pas nécessaire d’en arriver là. », fit Pedge en toisant Isia, préférant ne pas regarder ni répondre à Nelly. « Je suis certaine qu’elle va se montrer coopérative. » Pedge attrapa une chaise, lui fit faire un demi-tour, et elle la claqua devant elle bruyamment. Elle voulait manifestement qu’elle pose ses fesses sur ce mobilier de bureau. Assise, elle serait dominée par les deux jeunes femmes, et peut-être plus encline à répondre normalement. Elle ajouta cependant : « Mais c’est votre bureau, et c’est vous la spécialiste dans cette pièce. »


Isia Taylor Laurence



Isia ne fut pas vraiment surprise des plaintes et jérémiades de l’espagnole. Une réaction purement enfantine et bon dieu qu’elle haïssait les enfants. Si elle voulait attirer la pitié c’est raté chez Isia, qui en était dépourvue, comme de beaucoup de chose dit « empathique » que devrait avoir un humain. En tout cas, elle tremblait réellement, une phobique des piqûres ? Peut-être… Isia n’avait pas lu son dossier encore. Sadiquement, elle se dit que lui enfoncer l’aiguille allait lui donner la leçon de sa vie, mais de l’autre que ce n’est pas très bien de profiter de la peur réelle et hystérique d’une personne pour se venger. La doctoresse serra un peu plus fort le bras tout comme sa mâchoire et si Pedge n’avait pas donnée son avis, il aurait peut-être eu un corps inerte au sol. En fait Isia était en débat intérieur avec la déontologie du corps de la médecine. La réaction de Pedge, l’incita à ne pas initier de geste. Elle fit donc pivoter Nelly, pour que ses jambes butent contre l’assise de la chaise et qu’elle s’y assoit bien docilement. Une fois fait, elle la lâcha sans aucune douceur pour déposer la seringue sur le rebord de la table d’osculation.
« Et en quoi venir espionner t’aide à nous faire venir à ta mascarade ? Frei n’en a rien à taper de ce genre de sauterie. Elle va te haïr, si cela n’est pas déjà le cas ! » Isia alla s’adosser contre la porte les bras croisés et le visage fermé. Elle prenait sur elle pour ne pas être plus agressive. « Sergent maître, c’est une militaire, une subordonnée me semble, je vous laisse lui expliquer ce qu’elle risque en sentence. Si vous n’avez pas d’idée de punition j’ai les canalisations du bloc opératoire bouchées ! » Elle était en colère, mais restait mine de rien maître de ses mouvements son regard était juste parfaitement glacial. Elle est chirurgienne après tout, elle arrive à maîtriser un minimum ses humeurs pour ne pas foirer ses opérations. Si Nelly avait été seule avec elle, sans aucun doute que la belle blonde aurait été plus oppressante. Là, ça la faisait chier de devoir parler avec une gamine qui venait de les espionner dans un but futile !

Dès que l’étreinte s’était réduite, la jeune femme s’était sauvée vers la chaise, s’y installant sans même qu’on l’y force. Elle avait la tête basse, les yeux humides et elle massait fébrilement son épaule, là où l’on faisait généralement les vaccins.
« C’est pas vrai ! Mi hermana, elle m’aime bien ! » Fît-elle d’une voix triste. C’était comme recevoir un coup de massue sur la tête, les mots avaient été particulièrement efficaces. « Et puis faire mal comme ça en fermant la pièce, c’est une agression et une séqué-quelque-chose ! Tous les enfants, ils savent ça ! »

Elle se frotta l’épaule plus fort.
Fixant tantôt Isia, tantôt Pedge, un sourire étrange bariola alors son visage.
« Quand même, vous ne savez pas plaisanter vous deux... »

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Lun 15 Mai - 20:52
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Pedge Allen


Pedge ne l’écoutait pas vraiment. Pour elle, c’était du verbiage et du babillage d’enfant. N’empêche, si elle était dans l’armée, c’était quand même qu’elle devait avoir quelques fusibles dans le cerveau qui n’étaient pas si fondus que ça. Elle passa sur son flanc, à distance normale de la chaise et donc de Nelly qui était dessus.
« Parce que vous trouvez qu’il y a matière à plaisanter ? Je peux vous faire arrêter pour violation du secret médical. Sans parler d’espionnage. L’espionnage, c’est similaire à de la haute trahison, surtout venant d’un membre de notre armée, au cas où vous ne vous en souviendrez pas Bricks. Alors arrêtez de faire l’enfant, et comportez-vous comme une adulte. »

Pedge repassa dans son dos et changea de flanc.
« Cette histoire peut aller très loin première classe. Est-ce que vous vous en rendez-compte ? Maintenant, répondez à la question. En quoi nous espionner nous amènerait à venir à la petite sauterie que vous organisez pour le Major Frei ? Ne me dites pas que c’est pour faire du chantage… », Termina-t-elle comme une menace latente. Elle réfléchissait déjà à la sanction qu’elle allait lui donner.

Nelly Bricks


Nelly n’eût aucune réaction. Elle était visiblement entraînée à subir les interrogatoires comme n’importe quel soldat, ce qui répondait à la question que se posait Pedge. L’espagnole ne tournait même pas la tête et regardait en l’air comme si elle attendait ses parents à l’arrêt de bus, dans une douce naïveté et une innocence du premier âge.
« La curiosité est un vilain défaut...Mais j’aime bien vos bagues, elles sont belles... » Laissa-t-elle filer pour toute réponse.

Isia Taylor Laurence


Isia soupira, se disant qu’elles ne t’iront rien de cette fille, qui un court instant était devenue adulte. Maintenant, elle parlait de bague… non mais sérieusement, c’est à ce demandé si elle ne rigole pas de ce genre de chose intérieurement. Elle laissa Pedge faire son boulot, même si elle rongeait son frein à ne rien dire pour le moment. Elle réfléchissait... Les observant, silencieusement, même si son regard était brûlant.

Nelly Bricks


Nelly le releva sans mal, toujours avec cette innocence d’enfant. Elle le faisait exprès ou était-elle vraiment comme ça ?
« Et si on mettait des pantalons à la place des jupes, ça irait mieux ? Ce n’est pas du chantage hein !!! Moi j’aime bien savoir. Vous êtes belles ensemble...mais je ne sais pas comment vous faites ! »

Pedge Allen


A l’instar, d’Isia, Pedge lâcha un soupir. Elle l’agaçait, mais vraiment. Elle ne savait pas si elle était crétine, ou si elle se payait sa tête. A dire vrai, elle n’avait jamais eu à faire avec ce genre de comportement enfantin chez un militaire. C’était à se demander ce qu’elle foutait là. Elle ne répondait pas à la question, et elle ne semblait pas prendre la mesure de ce qui lui pendait au nez. Le sergent maître laissa filer quelques secondes, pendant lesquelles Nelly s’enfonça davantage, résolument fixée sur son idée d’anniversaire. Maintenant, elle parlait de pantalon à la place de jupe, non sans avoir parlé des bagues… Elle avait déjà tout planifié dans sa tête et manifestement, les deux jeunes femmes présentes dans la pièce étaient inclues dans ses plans.

« Bricks, levez-vous, c’est un ordre. » Une façon pour Pedge de lui dire qu’elle était sa supérieure dans la hiérarchie militaire, et que par conséquent, elle devait lui obéir. Elle attendait qu’elle réagisse et qu’elle se lève. En attendant, elle toisa Isia, puis reporta son attention sur Nelly.
« Présentez des excuses au docteur, sinon je vous envoie au trou pour quelques jours. » Elle n’avait plus envie de jouer, et elle ne tenait pas à se montrer ridicule devant la blonde qu’elle tentait de dominer depuis quelques jours, ce serait contre-productif.

Nelly Bricks


L’espagnole leva les jambes pour prendre de l’élan et se redressa. Un signe de tête approuvant silencieusement l’ordre qui venait de lui être donné. Les mains dans le dos, elle approcha doucement d’Isia non sans garder une distance de sécurité. Son regard alla pendant un temps sur la seringue avant de relever son regard si froid.
« Pardon Papa ! Je t’aime bien et c’est surtout pour savoir qui était la jolie élue que j’ai regardé ! »

Elle fît un demi-tour cadencé, typiquement militaire, et fixa Pedge d’un sourire pleinement malicieux avant qu’elle ne puisse répliquer quoi que ce soit.
« Pardon môman ! Je t’aime bien aussi et je voulais juste passer du temps avec vous deux. »

Sa main monta en un salut militaire puis redescendit. Le sourire n’était pas tombé de son visage, c’était toujours la gamine, mais avec un air beaucoup moins bête.

« Agression ou punition ? » Fît elle sur le même ton qu’on utilisait pour le terme “Action ou vérité ?!?”

Isia Taylor Laurence


La belle blonde rendit le regard à Pedge, elles étaient pas mal niveau interrogatoire, Isia appréciait de voir la pression monter par les gestes non verbaux du sergent. Oui, elle était faite pour être officier au même titre que Frei. Deux femmes qui semblaient similaires mais aux yeux d’Isia Pedge était plus intéressante puisqu’elle avait de l’humour et ce côté dominante plaisant dans leur échanges. Elle ignorait si en effet, ensembles elles étaient belles… les prédateurs ont toujours l’air beaux aux yeux des proies. Après elle voulait bien la croire. Isia était clairement en train de se demander si cela n’était pas une vaste blague. Voilà qu’elle porte des excuses dignes d’un enfant face à ces parents. Devait-elle lui en coller une pour qu’elle puisse avoir deux neurones qui s’entrechoquent ? Ils l’avaient recruté où sérieusement ? Un besoin de remplir un trou dans l’effectif donc ils ont pris la décérébrée du coin ? Non elle n’était pas bête et là était le problème.

Difficile de savoir réellement les attentions de cette femme et Isia ne pouvait que voir des actions mesquines puisque étant pessimiste et ne croyant plus à la bonté humaine. Elle était désabusée et ne se faisait plus d’illusion sur ses congénères depuis longtemps. Ce qui la rendait dure et aussi agressive.

« Il n’y a pas de Maman ou de Papa. Apparemment être adulte n’est pas un aspect que tu gardes longtemps…Tout est un jeu pour toi non ? Même si on te frappe, tu resteras aussi puérile avec de temps à autre un sursaut d’adulte qui apparaît … je me trompe ? Au final tout glisse, et rien ne change avec ou sans punition » Isia était calme étrangement calme.

Nelly lui répondit par un grand sourire. Elle rajouta de son air enfantin :
« Même pas l’amour que je vous porte ! »

« Super ! On n’est pas dans la merde ! Je vais devoir investir dans un stock d’anti dépresseur » lâcha la doctoresse ironiquement.

Pedge Allen


Pedge n'arrivait pas à comprendre le délire de la militaire. Elle ne voulait être la maman ou le papa de personne, et surtout pas d'un subordonné. C'était quoi ces conneries à la fin ?
« Je crois que j’en veux bien une boîte… », Lâcha-t-elle sobrement, un peu dépitée. Elle ne savait pas par quel bout attaquer pour briser son air enfantin et la replacer dans un contexte plus martial.
« Enfin, je ne sais pas vous Isia mais l’anniversaire du Major Frei se fera sans moi. » Manifestement elle tenait absolument à son histoire de fête surprise, alors Pedge annonça clairement son attention​. Elle verrait comment elle allait réagir à ça…

Isia Taylor Laurence


Isia eut un petit rictus taquin, elle dévérouilla la porte de son bureau, avant de se rapprocher de Pedge. « Je veux bien voir la tête du major quand elle verra le Lieutenant Ross danser en robe » Ah oui, lui il allait prendre cher.

Nelly Bricks


« Oh non !!! Sans vous c’est plus drôle ! »
Elle croisa ses mains sur son coeur.
« Et puis si vous sortez un peu, avec la fête et tout, il n’y a plus besoin d’antidépresseurs ! Il reste encore une semaine pour réfléchir hein ?!? »

L’élément de surprise en sa faveur, Nelly fît un brusque demi-tour pour prendre Pedge dans ses bras. Un gros câlin de deux secondes qui lui laissa à peine le temps de la réaction. Elle s’écarta rapidement dans l’espoir d’échapper à une quelconque réaction violente.

« Je vous adore ! Vous êtes drôle ! » S’écria-t-elle en s’avançant sur Isia.
Son regard passa sur elle, dévia sur la seringue non loin, puis un nouveau sourire parcourut son visage. Elle recula d’un pas, puis deux, puis trois, prit la poignée de la porte et l’ouvrit. Elle regarda Pedge, puis Isia, puis Pedge, puis Isia. Son sourire s’agrandit alors qu’elle fît un clin d’oeil plein de gaieté.
« A dans une semaine, les filles ! »

Et elle disparut en vitesse, pratiquement en courant.
Dans son geste trop rapide, on entendit quelque chose tomber au sol, un petit objet noir de la taille d’une boite d’allumette, très fin. Quelque chose semblait l’avoir activé et un nouveau son emplit le bureau d’Isia...encore…
Cette fois-ci, c’était le hasard qui semblait vouloir mettre son grain de sable...

Spoiler:
 

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Jeu 18 Mai - 19:07
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Pedge Allen


Pedge était restée de marbre. Elle pensait qu’elle ferait l'adulte en la poussant un peu en allant la titiller sur sa fête surprise mais c'était peine perdue. C'était déjà acquis dans sa petite tête et Il n’y avait pas grand-chose à faire. Par contre elle ne vit pas arriver le câlin surpris mais à peine les bras de la première classe se refermèrent sur elle qu'elle rentra les épaules, saisie de tant de proximité avec cette inconnue. Elle allait faire un mouvement brusque pour se dégager mais elle l’avait déjà lâchée. Même pas le temps de l’ouvrir qu’elle se tournait vers Isia en s'écriant qu’elles étaient drôles. La militaire ne chercha même pas à comprendre. C'était peine perdue. Elle se sauva vers la porte et ni une ni deux, elle prit la poudre d’escampette non sans leur dire à dans une semaine. C'était vraiment clair dans sa tête. Pas dans celle de la soldate. Mais qu'importe elle ferait ce qu’elle voulait et si elle était blessée de ne pas voir le sergent maître à la fête surprise, elle ne pourrait s’en prendre qu'à elle.

« Je déteste cette fille », lâcha Pedge à l’adresse d’Isia tandis qu'un bruit de plastique qui tombe accompagnait la fuite de l'hispanique. Une musique s'étira dans les airs, bouclant la boucle. Même absente elle en était bruyante. Trop terre à terre, Pedge sortie du bureau pour récupérer la tablette qui s'était faite la malle. Elle la ramena vers la blonde sans faire attention à la musique. Elle était agacée par le comportement de la jeune femme. Pour elle, ce n'était pas normal d'être comme ça alors qu'on était militaire. Elle coupa la mélodie.


Isia Taylor Laurence


Isia observa l’espagnole…elle ne perdait jamais espoir ? Ou ne comprenait pas le « non » ? Elle en devenait usante franchement, après c’est une technique comme une autre d’avoir les gens ainsi. La doctoresse eut un rire profondément cynique… incroyable ! Elle ne savait pas si elle la détestait ou si elle l’amusait grandement. Peut-être un mélange subtil des deux sentiments aigreur et sucré. Enfin, quand même, avec ce type de personnalité il en faut des dolipranes pour combattre la migraine et des antidépresseurs pour ne pas finir chèvre. Elle avait limite hâte de savoir si Panda, allait balancer Nelly à la flotte ou non. Mais en tout cas, c’est sacrément vache de mettre sur sa piste cette excentrique… et à la fois, c’est jouissif ! Cependant, Isia se demandait ce qu’elle allait dire comme accroche au militaire, puisque bon, la jeune femme, avait deviné que la bague ne venait pas d’une demande en mariage de panda. Dommage, il aurait été tellement bon qu’elle lui annonce. Il en aurait fait des cauchemars.

En tout cas, Nelly disparue comme elle venu, rapidement et en musique ! Isia roula des yeux, s’entend finalement la colère passer au-dessus. Elle leva les mains faisant le célèbre position des mains de toute personne qui pratique le yoga. Chose qu’elle ne faisait pas, mais qui était signe non verbal de « restons zen ». Par chance, Pedge mit fin à la torture de cette musique qui laissait un peu dubitatif la belle blonde. Elle releva les yeux vers la soldate qui affirme de but en blanc son aigreur envers sa subordonnée. Et il avait de quoi, Nelly était glissante, impossible de la saisir pour la briser et de ce qu’elle comprenait du comportement du sergent-maitre, celle-ci adorait la domination. De quoi la frustrer. Dans un sens Isia l’était aussi, d’avoir fait face à quelqu’un qui en avait rien à cirer et qui resterait toujours aussi joyeuse et aimante de la vie. À ses yeux, elles avaient toutes les deux perdue une bataille et Isia détestait perdre. Et pour évacuer ça, soit elle boulotte des carambars, soit elle va gueuler sur quelqu’un soit elle fait un geste d’apaisement et le meilleur qu’elle connaisse c’est de se faire du bien. Elle avisa Pedge d’un œil de prédation.
« Vous allez passer de chouette moments avec elle en mission…maman ! » elle soupira prenant la tablette pour la déposer sur la table et se saisir de la seringue, remettant son contenu dans le pot en verre. L’objet fut jeté dans une poubelle spécifique, qui brise l’aiguille.
« Dites moi, que vous allez la coller à la surveillance des chiottes… ou une punition voir la cloîtrer quelque part, pour qu’elle ne puisse pas participer à sa fête… » Cela était méchant, mais bon, qui a dit que les papas étaient tous de bon gros nounours ? Elle se retourna marchant vers la militaire.
« Elle nous a quand même gâchée notre petit moment quand ça devenait très intéressant » Elle mit les mains derrière son dos se penchant un peu.

Pedge Allen


Pedge comprenait l’agacement de la doctoresse. Elle-même n’était pas dans de meilleurs sentiments vis-à-vis de l’hispanique. Si Pedge avait bien horreur de quelque chose, c’était de n’avoir aucune prise sur son environnement et sur les hommes et les femmes qui le composaient. En bonne militaire, elle aimait que la chaine hiérarchique soit respectée et que les subordonnés présentent un comportement irréprochable, comme elle s’employait à le faire vis-à-vis de ses supérieurs. Hors, Nelly Bricks était imperméable à tout ça, du moins, c’était ce qui était ressorti de cette entrevue pour le moins ubuesque. Tout comme Isia, elle avait l’impression d’avoir perdu face à une gamine. La texane n’avait rien contre les personnalités excentriques, mais elle trouvait qu’elles n’avaient rien à faire dans l’armée. Néanmoins, elle allait se rencarder sur cette fille. C’était bien la première fois qu’elle la voyait, et elle se demandait d’où elle venait et qui elle était réellement. Il lui fallait des billes à son sujet. Il fallait également qu’elle la sanctionne pour son comportement, qui frôlait l’insubordination déguisée, sans parler qu’elle écoutait aux portes, aux portes d’un cabinet médical qui plus est !
Isia la tira de ses pensées, avec son petit regard de prédatrice qu’elle avait régulièrement. La texane reporta son attention sur elle. Effectivement, elle allait bien s’amuser en mission avec elle. N’empêche, à la réflexion, elle n’était pas certaine de vouloir se retrouver en situation de combat avec cette dernière… Elle hocha de la tête, toujours aussi inexpressive, préférant ne pas relever la petite provocation gratuite de la belle blonde vis-à-vis de sa maternité surprise.
« Je suis sérieusement en train d’y réfléchir », confirma Pedge quand Isia lui demanda si elle comptait la punir, exemple à la clé. Elle ne pouvait pas laisser passer ça. Ce ne serait pas en adéquation avec sa nature rigide et disciplinée.
Le sergent maître ne bougea pas d’un pouce quand la doctoresse revint vers elle, les mains dans le dos, pour se pencher dans sa direction mine de rien. Elle pencha sa tête légèrement sur la droite, tout en haussant les sourcils. Et avec tout l’air innocent du monde, elle répondit : « Ah oui ? » Elle approcha de la jeune femme, les mains le long du corps, avant d’ajouter sur un ton un peu plus bas : « Et selon vous, avant que nous ne soyons interrompues, à partir de quand était-ce devenu intéressant ? »

Isia Taylor Laurence


Bon, la militaire était en train d’y réfléchir niveau punition, il avait de quoi faire. Surtout que dans l’imaginaire civil, les punitions chez les grisouilles, sont souvent humiliantes. Et quoi, de mieux que d’éplucher les patates, ou de récurer les sanitaires ? Là Isia, se disait réellement, que le bloc opératoire avec les canalisations bouché à cause du sang serait une magnifique punition, elle allait découvre ce que c’est que d’avoir des règles abondante. Mais bon, la sergent trouverait bien d’elle-même.
« Bon si panne d’inspiration, j’ai une multitude d’idée et surtout de tâches à lui faire faire » dit-elle d’un mouvement de main. La belle blonde, se dit aussi, que le cas de Nelly devait être intéressant en psychiatrie à moins que cela soit d’un ennui mortelle car trop exubérante ? En tout cas, cette bonne humeur constante était incroyable, autant d’énergie vouée à rien ! C’est limite du gâchis. Et surtout, que faisait t-elle chez les militaires ? Isia la voyait plus en tant que comédienne ou artiste excentrique, voir même pourquoi pas une modeuse ?
En tout cas Isia délaissa ses pensées pour se concentrer sur autre chose. Pedge ne bougea pas, tant mieux, elle n’en attendait pas moins d’elle. Elle venait de titiller sa curiosité et la voilà un peu plus près d’Isia, en parlant plus bas, comme pour faire de bien vilaines confidences. La question, de celle-ci la fit rire doucement. En seule réponse Isia s’humidifia les lèvres, sortant sa langue rose, se léchant les babines tel un chat. Avant de reculer et prendre la tablette de l’espagnol. Elle fouilla dedans, comme si rien n’y était. Isia releva la tête vers Pedge, avait l’air de la conspiration. « J’en connais une, qui va avoir des photos de colon et d’intestin … » Puis reposa nonchalamment la tablette, pour se rapprocher de Pedge, l’attrapant par le col, pour l'embrasser sauvagement lui mordillant la lèvre et la lâcha quelques secondes après. « J’avais aussi besoin d’un pansement » Oui, elle enchaîna tout cela, entre des moments calme et de tension parfaitement à l’aise dans ce genre de mouvement que peu logique. Elle tourna les talons, vers son bureau.

Pedge Allen


Pedge n’en doutait pas. A force d’expérimenter Isia, elle savait que la jeune femme était à la hauteur de ses dires, et c’était d’ailleurs pour ça qu’elle s’était retrouvé avec ses lèvres sur les siennes au pied d’une citadelle médiévale. Du coup, l’histoire des canalisations bouchées ne devait pas être une blague. D’un côté, ce genre de travaux d’intérêt général avait une utilité pour tout le monde… C’était peut-être une punition plus saine à envisager que d’aller lui faire faire des tours de gymnase jusqu’à ce qu’elle demande grâce… Pedge opina du chef. « Je n’hésiterai pas à venir vous consulter alors. », répondit-elle dans la foulée. Même si elle était venue en se disant que c’était probablement la dernière fois qu’elle mettait les pieds ici pour arrêter de paraître faible en venant toujours chercher la belle blonde. Mais bon, elle savait au plus profond d’elle-même, et même si elle ne se l’avouait pas, qu’elle reviendrait chercher la confrontation et ses lèvres, parce que c’était agréable, qu’elle se sentait vivante, que ça bousculait son quotidien et sa routine, et que cette fille ne l’envoyait pas promener en la traitant de cinglée.

Si le visage de Pedge ne bougea pas d’une ridule quand la doctoresse répondit à sa question en pointant sa langue toute rose pour s’humidifier les lèvres, ses épaules prirent de l’amplitude, accompagnant la respiration plus importante qu’elle prit. Heureusement pour Pedge, elle se recula pour aller se saisir de la tablette de Nelly, afin de proférer des menaces d’attentats photographiques. C’était une bonne idée. Pedge laissa s’évacuer la tension, tout en considérant le dos de la jeune femme. Elle allait proposer de lui mettre des photos de cervelle également, pour lui montrer que certaine personne en avait une, quand soudainement, Isia l’attrapa par le col, la ramenant à la réalité présente pour l’embrasser en lui mordillant la lèvre. La texane fit les gros yeux, ne s’y attendant pas du tout. Décidément, elle était vraiment dur à décoder et elle ne l’avait pas vu venir. Elle était chamboulée, et sa respiration s’était accélérée. Et elle repartait vers son bureau l’air de rien !

« Comme c’est mignon », balbutia Pedge pour donner le change tandis qu’elle arrivait à son bureau. Elle se refit une contenance, même si l’envie de lui sauter dessus pour la plaquer torse sur le bureau faisait son chemin dans la tête de la texane. Mais elle n’en fit rien, et comme si elle n’était pas plus affectée que ça, elle approcha à son tour du bureau, histoire de faire la conversation tout en lissant son col malmené quelques secondes auparavant.
« N’empêche, la prochaine fois, évitez de m’envoyer vos clientes de psychiatrie. » Elle posa ses mains sur le dossier de la chaise faisant face au bureau. Elle n’allait pas tarder à prendre congé de toute façon, une fois ce dernier point expliqué.

Isia Taylor Laurence


Isia hocha simplement la tête, oui qu’elle n’hésite surtout pas. Les techniciens de surfaces et autres réparateurs ne chomait pas dans cette infirmerie, pour qu’elle soit toujours nickelle. Faut dire, que travailler dans un endroit sale et taché d’hémoglobine ça ne donne pas envie et cela était source à des pathogènes qui adoraient les lieux malsains ! Enfin, la doctoresse devait se charger de ce problème de canalisation, c’est la seconde fois ce mois-ci.

La provocation de la « langue de chat » avait eu un petit effet très discret chez la militaire, Isia commençait à chercher les moindres vibrations et mouvements de muscles chez son interlocutrice pour savoir si elle était atteinte ou non. Cela fut très peu perceptible, mais elle en conclut qu’elle avait visé juste dans son mouvement langoureux. Elle prenait goût à cette « chasse aux expressions » chez la demoiselle de guerre. Un jour, elle allait la dérider complètement et ça serait challenge réussi. Et après, une petite auscultation de la tablette qu’elle glissa dans sa poche de blouse, elle fit son second geste. Les gros yeux de Pedge lui arrachèrent un rictus ironique. Isia savait que ce genre de geste imprévu était déboussolant et elle jubila une nouvelle fois, d’avoir réussi à déstabiliser madame la dominatrice.

En reparlant vers son bureau, elle se demanda bien si l’autre femme allait répliquer dans la surenchère et la vue de son bureau fut assez tentant dans l’imaginaire. Elle frissonna légèrement, se disant qu’elle aurait pu finir plaquer contre le meuble et étrangement cela ne l’aurait pas déplue, de se « battre » un peu pour évacuer la frustration et surtout la colère. Au final, n’est-ce pas ce que cherchait Isia en la tentant comme une succube ? Son pas, était plus gracieux limite, elle aurait roulé du cul, si une blouse ne le cachait pas.

Le pauvre « c’est mignon » qu’elle balbutia fit sourire Isia, qui se retourna l’œil pétillant.
« N’est-ce pas ? ». Elle prit place sur son siège croisant ses longues jambes. Tout en observant Pedge s’approcher comme si rien n’était, comme si tout cela était normal au final. Isia pouffa un peu.
« Pourtant ce fut un chouette cadeau. Enfin surtout les conséquences… » dit-elle en levant le nez vers le plafond d’un air rêveur. Puis, un petit rire la prit. « Quand je pense que je l’ai aussi envoyé voir Panda… Je ne pense pas que lui, va venir me faire des léchouilles… » Elle eut une petite moue dégoûtée…. S’il lui fait ça un jour, elle l’interne direct chez le véto ! Manquerait plus qu’il l’embrasse berk. « Peut-être Kalash car il m’aime à la folie ce chien ! Mais son maître … hum, je pense que je vais quand même prendre un défibrillateur au cas où. Car si elle l’excite autant que nous, ma journée va être mouvementée, par ma chute dans l’océan » dit-elle d’un air un peu trop joyeux, car intérieurement, elle s’imaginait la tête d’Hamilton en voyant Nelly débarquer. « Rho que j’aimerais voir sa tête de ronchon de service… » Elle leva les yeux vers Pedge. « Vous avez côtoyé le soldat Hamilton déjà ? Pour le reconnaître c’est simple, suffit de suivre les nanas à terre qui sont en manque ! » Elle fit un geste théâtral, comme si ce fut le sol qui était jonché de nanas lubriques.

Pedge Allen


Pedge n’avait pas saisi qu’Isia cherchait par tous les moyens à provoquer des mimiques chez elle. Elle essayait de la faire réagir au-delà de son masque morne et autosuffisant. La texane voyait plutôt cela comme de la provocation destinée à la déstabiliser, afin d’obtenir un avantage quelconque. Elle était dans l’erreur, car la doctoresse ne présumait pas d’elle-même, dans le sens où elle était déjà victorieuse quoiqu’il se passe. Bref, heureusement qu’elle ne percevait pas le jeu sous-jacent de la jeune femme, sinon elle pourrait se sentir très mal à l’aise, presque vulnérable, et ça, elle détestait. Elle pouvait aussi s’en amuser et tout faire pour n’afficher aucunes émotions, histoire d’être contrariante comme elle aimait l’être. Tout dépend de comment ça viendrait sur le plateau. Néanmoins, la jubilation qu’éprouva la française suite à son baiser ne laissa pas Pedge indifférente. Elle sentait qu’elle avait perdu sur ce coup-là, ce qui décupla son envie de la plaquer sur ce fichu bureau. Mais elle prit sur elle, la regardant s’éloigner, alors qu’un fin rictus de prédatrice illuminait son visage. Elle l’imaginait déjà, poussant un petit cri surpris quand elle lui collerait son petit corps souple sur le bureau un peu brutalement. Il ne fallait pas qu’elle pense ainsi… Sinon elle allait monter en pression.

Quand elle arriva à son tour près du bureau, elle avait repris son sérieux et sa façade neutre des plus classique. Il était difficile de percevoir l’émoi dans lequel elle était, ni même ses pensées les plus profondes tandis qu’elle détaillait sa vis-à-vis, bien dans sa chaise. Elle acquiesça à ses propos. Oui, c’était mignon. Voilà qu’elles venaient de créer une expression pour s’embrasser, avec une forme de besoin médical derrière. Un prétexte comme un autre. Quand elle arriva sur le terrain des conséquences de « chouette cadeau » avec un air rêveur, Pedge secoua un peu la tête, amusée. « Ce n’était qu’un prétexte, voyez-vous. Je n’ai pas besoin d’elle pour venir ici vous imposer ma présence et ses conséquences. », finit-elle par dire, les mots pas choisis au hasard. Manifestement, une pensée qui échappa à la militaire fit rire la doctoresse. Elle bascula vers un « Panda », surnom d’une personne très certainement vu le contexte de son discours. La texane écoutait, intriguée, ne sachant pas trop vers où elle voulait en venir. Quand elle parla de Kalash, le lien avec Hamilton se fit dans sa petite tête. Elle avait assisté à la décoration de la Porte des Etoiles à Noël, et il était vrai qu’outre Matt, le première classe était aussi dans le coup. Manifestement ils s’appréciaient sans s’apprécier, elle ne savait pas trop quoi en penser. Une chose qui rassura néanmoins Pedge était que toute la cité ne venait pas faire des léchouilles à la doctoresse blonde. Elle n’aurait pas été jalouse, mais elle n’aurait pas trouvé cela très sain.

La jeune femme blonde était, semble-t-il, assez joyeuse en imaginant le jeune homme recevoir la visite de Nelly. Ce n’était pas un cadeau qu’elle lui avait fait, mais qu’importe. Il réglerait ses comptes avec Isia ensuite si l’envie lui en prenait. Soudainement, elle prit conscience qu’elle était toujours là, lui posant une question. Pedge opina du chef, toujours dans l’économie de ses mots, comme toujours. « Je l’ai évalué sur le continent et je suis partie en mission avec lui et son chien, en effet. » Elle fit mine de réfléchir. « Je n’ai pas vu de femmes en manquent autour de lui. » A dire vrai, elle ne le trouvait pas spécialement intéressant. Elle avait des doutes quant à son professionnalisme, mais sa mission chez les Natus lui avait prouvé le contraire. N’empêche qu’elle le trouvait instable. Mais ce n’était que son opinion, opinion de lui qu’elle n’avait pas au départ. Cela avait évolué suite aux évènements qui avaient secoué la cité en Janvier. Tout le monde avait ramassé, de près ou de loin, et lui s’était montré particulièrement sanglant. D’ailleurs, de mémoire, Pedge se souvenait que Taylor Laurence était citée dans les rapports. Il lui avait probablement sauvé la mise face à ces bouchers.

La dernière remarque de Pedge sur les femmes en manque était assez révélatrice de son côté terre à terre. En gros, elle n’avait pas fait spécialement attention à ce qui entourait le soldat. « Je suppose que c’est lui qui vous a fait une déclaration en mariage. Désolé d’avoir fait foirer votre blague… Enfin, Nelly n’aurait pas dû me suivre et elle n’aurait pas dû me trouver en train de dessiner vos lèvres avec ma langue. » Le sergent maître aurait pu utiliser des mots moins directs pour décrire ce qu’elle faisait, mais elle n’avait pas peur de dire ce qui était. Vue les réactions de la blonde, elle n’allait surement pas s’en offusquer. « Mais la prochaine fois, je vous interdis de me mordre. », ajouta-t-elle avec son petit air suffisant et son regard endormi. Une menace sans conséquence car elle ne rajouta pas le « sinon » classique derrière, se contentant de ça.

Isia Taylor Laurence


« J’espère bien, sinon je n’aurais plus de boîte de prozac pour nos nerfs ! » fut la réponse effronté d’une Isia qui affirmait clairement, qu'elle espérait bien que la soldat vienne la voire sans qu’elle lui envoie Nelly dans les pattes.
Parfois, pour ne pas dire toujours, elle ne faisait pas gaffe de réutiliser le véritable nom et prénom d’Alek, elle avait trop l’habitude de le nommer Panda, que cela fût une vérité générale. Au point qu’elle avait dû se corriger plusieurs fois, lors de la rédaction des rapports médiaux qu’elle lui avait fait passer. Marque « le 1er classe Panda ait des constantes stables » pouvait certes faire rire des civils, mais pas l’état-major. Alors, ce fut sur cette même lancée, qu’elle évoqua le maître-chien par son sobriquet, sans se soucier de savoir si Pedge le connaissait, du moins via ce surnom. Finalement, elle s’en rendit compte et modifia sa formulation pour lui poser une question. Pedge semblait avoir décroché un instant, avant de lui répondre brièvement.
« Elles devaient déjà être toute repus » Elle soupira amusée « Enfin bon, un jour on m’expliquera pourquoi il fait jaser autant toutes les infirmières de mon infirmerie » cela devait être le coup du siècle, après il est physiquement pas mal et beau en sommes… ça aide à faire pialler toutes ces poules en manque de coq. « Hum… non je ne veux pas savoir, je vais faire des cauchemars après » Toujours dans la vacherie bien placée.

Enfin bon, la jeune femme châtain, avait répondu d’une manière très à très à terre alors qu’Isia était dans l’ironie la plus totale. Deux mondes, celui de l’imaginaire et celui du pragmatisme qui s’entrechoque sans pour autant se détruire, les deux voulant s’imposer à l’autre jouant et s'entremêlent sans arriver à s’unir. C’est peut-être comme cela qu’il fallait définir leur « relation ». Ce lien, assez étrange qui fascine et donne envie de se brûler. Isia reporta son regard sur elle « Oh ce n’est rien » Elle fit un mouvement de main « Je trouverai bien une autre manière de l’embarrasser et de lui faire avouer qu’il est fou de moi ! » dit-elle d’un air grandiloquent, elle escomptait bien, le faire chier au maximum sur ça. Non, pas parce qu’elle espérait qu’il lui avoue sa flamme (ça elle n’en veut pas), mais parce qu’elle savait que cela n’arriverait jamais et qu’elle adorait le faire grogner et le pousser toujours un peu plus loin.

Isia soupira, se disant qu’elle était intenable, la colère, la rendait surexciter et elle allait être en quart d’heure de folie si elle se laisse aller. La petite interdiction de Pedge, la fit rire. Et puis quoi encore ? Manquerait plus qu’elle lui donne un ordre. « Bah tiens ! Comme si j’allais m’encombrer de ça tiens » Elle se releva, s’appuyant avec ses deux mains étalées sur son bureau, pour se pencher sur la jeune femme et la provoquer. « Et donc si je vous mords quand même ? » elle roucoulait presque.

Pedge Allen


« Oh ? Les pansements ne suffiraient pas pour calmer vos nerfs ? Va falloir réfléchir à passer à une solution plus chirurgicale », fit Pedge tout aussi effrontée. Le sous-entendu pouvait être multiple. Après le pansement, la chirurgie, cela pouvait induire une escalade dans les actes qu’elles opéraient pour se calmer. Pour le moment des baisers, de plus en plus osés il est vrai, mais après ? Quand elles auraient pris « l'habitude » ? Comme des drogués, elles chercheraient une sensation plus forte, tout simplement.
La conversation s'était orientée sur le soldat Hamilton. Si Pedge ne le considérait pas comme quelqu'un de très intéressant elle devait bien lui reconnaître un certain charme, un peu accentué par son côté bad boy. Mais dans le même genre, elle préférait de loin Eversman. Néanmoins, Alek pouvait se rassurer, la jeune femme n'était pas du genre à utiliser ou réutiliser des surnoms, surtout vis à vis d’un militaire. Cela ne faisait pas très pro. N'empêche, en parlant de petit sobriquet, elle en vint à se promettre intérieurement d’en trouver un pour Isia… Elle savait que son manque d'imagination enlèverait toute spontanéité à son geste mais qu'importe. Elle allait se creuser la cervelle et quand elle reviendrait la voir, ou l’inverse, elle lui balancerait l’air de rien.

Isia faisait un constat sur les performances au plumard du jeune homme tout en affirmant ne pas avoir envie de les connaître. C'était ambivalent comme attitude car elle parlait en connaissance de cause tout en disant justement ne pas savoir.
« En même temps, je ne l’ai pas vu avec d’autres femmes que le Major Frei et moi-même. », précisa t-elle. Et quand on connaissait un peu l’allemande, on comprenait aisément pourquoi Pedge n'avait vu personne baver sur l’américain. Ce n'était pas vraiment le genre de l’officier, à l’allure coincée et guindée. Bon, elle savait qu'elle n'était pas mieux, du coup cela ne donnait pas comme une critique dans sa tête. « Le plus simple, ça reste de demander à vos infirmières pourquoi il les fait baver, voilà tout. » Pedge : un problème, une solution pragmatique. C'était bien deux mondes qui s’affrontaient dans cette pièce. Deux contraires qui se retrouvaient sur un même terrain, deux prédateurs qui n’avaient rien à faire ensemble si ce n'était essayer de chasser l’autre pour s’arroger le stade ultime de carnassier en chef. La texane saisissait l’ironie, et si elle maniait le cynisme assez facilement, elle n'était pas toujours dans cette optique-là surtout quand il fallait parler de certaine chose. Mais c'était aussi pour ça qu'elle tournait autour de la doctoresse. Elle cherchait un moyen de combler ce qu'il lui manquait, en le retrouvant chez elle.

Quand Pedge s’excusa d’avoir fait foirer la blague d’Isia vis à vis d’Hamilton, cette dernière n’en eut cure. Pour ça, la texane faisait suffisamment confiance à la française pour trouver de quoi embêter le maître-chien. Elle semblait avoir une imagination débordante. « C'est une drôle de façon de parvenir à vos fins, mais c'est amusant », concéda la jeune femme. Elle ne savait pas trop si la française n'était pas dans l’attente de cela de la part du jeune homme. Elle en parlait avec humour, détachement, n'hésitant pas à lui tailler un costard manifestement, et une réputation de tombeur, et pourtant elle cherchait son attention, sous prétexte de l'embêter. Pour Pedge, cela cachait autre chose. Soit c'était une forme de prédation comme elles le faisaient toutes les deux l’une envers l'autre, soit la française était naturellement enquiquinante, soit elle avait des sentiments plus profonds qu'elle dissimulait sous des apparences joueuses. La dernière hypothèse n'était pas insensée. Isia semblait être une personnalité qui aimait être au centre de l'échiquier, qu'on la remarque dans toute sa beauté et sa façon d'être. Si Hamilton faisait style qu'il s'en foutait d’elle, cela devait l’inciter à aller plus loin pour obtenir son attention.

Finalement la discussion revint sur le petit moment qu'elles avaient passé à deux avant que Nelly ne débarque, elle et le bruit qui l'accompagne. Pedge n'hésita pas une seconde à faire de la provocation vis à vis d’Isia en posant une interdiction, une règle, qui, si elle était acceptée, entraînerait un pouvoir de l’une sur l’autre. Comme elle s’y attendait, la blonde prit la mouche. Cela la fit rire. Elle avait un rire communicatif et la texane n’y était pas insensible. Un petit rictus se dessina à la commissure de ses lèvres. Bien entendue qu’elle espérait qu'elle conteste, sinon il n’y avait plus de jeu. Elle prit même le partie de se lever de sa chaise pour se pencher par-dessus son bureau. « Hum… », Répondit Pedge, faisant mine de réfléchir à ce qu'elle encourait si elle la mordait quand même. La texane approcha du bureau mais elle ne se pencha pas tout de suite. Elle se passa la langue sur les lèvres, avant de commencer à faire le tour du bureau en laissant ses doigts parcourir le bois. Elle ne quittait pas la doctoresse des yeux, et elle espérait que cette dernière aurait l’affront de rester telle qu’elle était comme-ci elle n'avait pas peur de la menace qui arrivait. Pedge passa dans son dos et elle se pencha elle aussi, ses formes épousant la dorsale de la blonde. Elle lui murmura dans l’oreille. « Je vous priverai de ma langue, tout simplement. » Elle colla son nez dans le cou de la jeune femme, entre son oreille et son épaule, au milieu de ses cheveux fins, pour inspirer un grand coup et se gorger de son odeur. L’envie de la déshabiller en la contraignant sur ce bureau se fit plus forte mais elle se maîtrisa pleinement en s'écartant un petit peu.

Isia Taylor Laurence

Pedge lui proposa d’opter pour une solution plus chirurgicale pour calmer ses nerfs. Isia eut une multitude d’idée en tête et trouva cette provocation bien choisie. « Hum… intéressant » elle roucoula en se passant la langue sur les lèvres. De toute façon, tout dans sa gestuelle était sensuel pour titiller la militaire et lui donner l’occasion de craquer. Cela était un jeu, peut-être dangereux, or elle adorait tellement ça, cette tension sexuelle presque délictueuse et douloureuse à la fois. Surtout si en plus il y avait un jeu à la clé. Un jeu, qu’elle avait instauré avec Blanche, qui malheureusement, avait fini par se consommer vite. En repensant brièvement à la scientifique, elle n’avait été que déception. Trop faible, trop hystérique et pourtant elle lui avait donnée une chance, par affection ou autre sentiment. Pour ce faire jeter et trahir voilà une belle morale. Après, elle avait recroisé Blanche et son regard de cocker, mais la doctoresse n’avait aucune pitié et ne lui accordait à peine quelques regards et lui parlait que dans le cadre professionnelle. Cela avait été la fin de tout, même de leur amitié qui était la première raison de pourquoi Isia avait accepté les conditions de Blanche. Puisque, aussi difficile et cruelle qu’elle pouvait être, elle était relativement une bonne amie. Si on voulait de la fidélité avec Isia, il fallait être son ami et non son amant.
La conversation sur Panda était assez ubuesque, surtout avec les réponses de Pedge toujours pragmatiques. L’évocation du major Frei, fit esquisser un rictus milieux à Isia. Misse frigide en puissance, qui devait pas avoir beaucoup de pensées cochonnes, a se demandé si elle n’avait pas perdu son humanité en même temps que sa virginité envolé avec l’homme des glaces !
« C’est un fantasme masculin et comme il s’est tapé toute la garnison d'infirmière… la salle de repos est le lieu où on apprend toutes les rumeurs et les dernières nouvelles croustillantes » dit Isia d’un air mécanique, comme pour lui répondre. Puis eut un rictus presque cynique. Franchement, elle en venait à parler de cul et de celui de Panda, cela était complétement dingue. Elle fit un geste pour passer. « Faut faire preuve d‘imagination » fut la réponse finale d’Isia sur le sujet pandinou ronchon.
Surtout que la conversation allait sur une autre pente glissante et plus enivrante. Elle n’avait pas loupé le mini rictus sur les lèvres de la texane et elle se gargarisa intérieurement de voir peut-être un vraie sourire sur ce visage austère et pompeux. La toilette buccale de son vis-à-vis, fit étirer les lèvres de la doctoresse dans un sourire provocant.

Isia ne bougea nullement de son bureau, restant pencher, suivant du regard les mouvements de la militaire se rapprochant et qui faisait courir ses doigts sur la plateforme, appréciant surtout de son non verbal assez évocateur. Avait-elle réussit à la pousser un peu plus ? La mettre dans l’instabilité et la frustration ou bien dans l’assouvissement ? Dans les deux cas, les muscles de la belle blonde se tendirent un peu, pour encaisser un coup ou bien un geste. Les deux regards bleus se fixaient tel deux fauves qui se tournent autour avant de sortir les griffes. Tout en restant immobile, elle prit appuie sur sa cuisse droite, son dos se creusa un peu plus.

Finalement, le geste fut étonnamment « doux » venant de Pedge, Isia s’attendait à quelque chose de plus brutale, mais la militaire venait de montrer qu’elle savait se montrer aussi tentatrice qu’elle. Se lovant contre son dos, pour murmurer quelques phrases qui arrachèrent un rictus à la blonde. Cela était une réaction purement naturel, mais elle frissonna en sentant l’inspiration de la demoiselle dans son cou. Elle montait doucement mais surement, son bas ventre se contracta. Et elle serra la mâchoire pour ne pas parler trop vite. Elle voulait la pousser et prit alors quelque seconde, pour trouver le bon ton « Ce n’est pas grave j’irais la chercher » lâcha-t-elle dans un souffle. Pedge s’écarta légèrement, le temps suffisant pour que la doctoresse, puisse se glisser en faisant demi-tour posant ses fesses sur son bureau, comptant bien encore la titiller un peu plus. Or elle n’eut que le temps de prendre délicatement le col de la militaire que son oreillette bipa. Décidément elle ne pouvait qu’être déranger en ce moment. Elle leva les yeux au ciel.

// Lapine crétine ? // Elle reconnue sans peine, la voix polie au fort accent anglais… ah s’il l’appelle avec le ton de voix interrogatoire et surtout un peu froid, cela voulait dire qu’il était en attente. Surtout quand il faisait mention à zootopie, et à la lapine « crétine ».
// Renard à queue touffue ? // Bah tiens, il l’appelait par ce sobriquet ridicule alors elle ne se gênait pas pour faire de même. En tout cas, ça promet un échange amusant, il était en forme monsieur le directeur.
// Tu n’aurais pas oublié quelque chose par hasard ? //
// Hum…. Non ! // Elle réfléchit un peu… elle était certaine qu’elle avait en effet oubliée quelque chose, mais la tornade Nelly, lui avait fait oublier… elle n’aimait pas du tout quand ces neurones la faisaient passer pour la cruche de service ! Machinalement, elle laissa tomber sa main sur l’épaule de Pedge pianotant dessus, en signe involontaire de recherche … elle avait oubliée quoi ? Elle oubliait rarement en plus ! // Ah si ! J’ai encore laissé mon string sur ton bureau ? ça commence à devenir une habitude ! //
Il eut un silence… elle étouffa un rictus vainqueur, plongeant son regard dans celui de la militaire.
// Je t’ai choqué ? //
// Non, je le rangeais dans un tiroir sans qu’Erin le voie //
Mais qu’il est con ce mec ! Jamais, elle ne va réussir à le déstabiliser ! Enfin par radio c’est difficile aussi. Et c’est aussi, le mec à sa meilleure amie, donc elle ne peut pas déployer toute l’étendue de ses talents. Enfin, c’est bien parce que c’est Erin, car sinon elle en aurait rien à faire.
// Petit malin. Mais sérieusement…je ne voie pas de quoi tu parles. Ne dis-moi pas… qu’on …Oh flûte ! Oui mince ! J’arrive ! //
// Tu as une bonne excuse j’espère ? Toi qui fais la morale aux infirmières ! //
// Oui elle s’appelle Nelly Bricks mon excuse ! //
// Ah … oui, c’est une bonne excuse //
// Tu l’as connait ? //
// Oui //
// Génial !! // Elle fit un rictus triomphant à la militaire « J’ai trouvé sa punition… être virée par le boss ! Si ce n’est pas beau ça ! »
// Non. Je ne sais pas à qui tu parles mais ramène ton popotin, ça fait 30 minutes qu’on t’attend //
// Arrête de râler, j’étais occupée ! Moi je boss vois tu // Et mieux vaut pas qu’il voie ce qu’elle faisait sinon elle allait se faire tacler, mais bon elle s’en tape.
Elle se glissa entre elle et la jeune femme, passant une jambe au-dessus de Pedge, pour pouvoir descendre de son bureau et se pencher pour prendre plusieurs dossier dans le tiroir de celui-ci. Mais, pourquoi ce n’est pas Carson qui se tape les réunions ? Ah oui, c’est elle qui bosse sur les projets un peu innovants de médecine !
// Dépêche-toi, il n’y presque plus de carambars ! //
// Je te hais ! //
// Je sais //
Elle soupira, se mettant sur ses deux cannes « Bon désolé doudou, mais je dois partir en réunion. Réunion « pré CODIR » sur les avancements des recherches. Estime-toi heureuse, de ne pas encore en faire partie », le encore était sous-entendu : quand tu seras super gradé tu vas y avoir le droit car tu es badasse. Compliment chaussette d’Isia bonjour. Elle soupira reprenant sons sérieux. Les dossiers et tablettes sous les bras… « Je garde la tablette de la folle, j’ai trouvée de la matière pour le reportage photo ». Les abysse de la litière d’Harry par exemple ! En tout cas, elle avait un goût amer de frustration. Elle passa proche de la militaire, la frôlant. Avant de s’arrêter pour retirer sa blouse et l’accrocher au porte manteau. Mettant ses clés dans sa poche arrière et cherchant son badge…

Pedge Allen


Pedge se contenta d’hocher de la tête concernant les rumeurs vis-à-vis du soldat Hamilton. La vie de ce type ne l’intéressait que peu, et tant mieux pour lui s’il avait pris du bon temps avec une pléthore d’infirmière. Il ne fallait pas se priver de petits plaisirs de la sorte dans la vie, surtout quand on était militaire et que le lendemain était incertain. La jeune femme voyait bien que la doctoresse déployait des trésors de séduction. Chaque geste, chaque mimique étaient calculés pour la faire réagir. Seulement, elle restait de marbre, mais ses yeux n’en perdaient pas une miette. Dire qu’elle ne l’attirait pas serait se mentir à soi-même, mais elle n’était pas prête à le reconnaître. En plus de ça, cela virait au jeu, et ce jeu était plaisant, mais alors vraiment très plaisant. Ce serait dommage de tout gâcher en consommant cette fleur délicate aux épines pointues tout de suite. Autant profiter un maximum et voir jusqu’à où ça mènerait. La texane n’était pas en reste côté provocation et sensualité. Malgré ses airs austères et son apparente brutalité, elle restait féminine et elle savait en jouer. Ces deux-là se donnaient le change, s’aguichant mutuellement et se rendant baiser pour baiser le moment venu.

Quand elle approcha du bureau, pour en faire le tour, sans quitter du regard cette frêle créature, Pedge remarqua tous les marqueurs non verbaux d’une personne prête à se défendre, ou du moins, à encaisser un assaut plutôt brutale. Elle conservait sa position, les mains à plat sur le bureau, penchée, mais les muscles de ses bras, de son dos et de ses jambes se contractèrent un peu. Elle s’attendait à quelque chose de poussé, de violent, d’animal. Quand enfin elle arriva derrière elle, rompant l’hypnose de leurs regards respectifs, Pedge remarqua que la belle blonde cambra un peu le dos, l’arrondissant vers le bureau pour mieux résister à ce qu’elle allait lui faire. C’était sans doute pour cela que la texane prit le contrepied de ce qu’attendait la française, et qu’elle s’appuya contre son dos sensuellement. Le frisson qui parcourut la blonde quand elle inspira dans son cou excitèrent légèrement Pedge. Elle avait envie de la plaquer sur ce bureau, de la sentir frémir sous ses doigts et ses caresses. Sa respiration s’accéléra un peu, et elle ouvrit la bouche pour reprendre un peu plus d’air. Elle sentait poindre une forme de désir d’être collée là, contre elle, une petite sensation qui s’insinuait dans son bas ventre qui commençait à la faire monter. Seulement voilà, elle restait maître d’elle-même et par un effort de volonté, elle préféra se décoller de la française pour ne pas faire quelque chose de plus, malgré que celle-ci répondait quelque chose d’un plus provocant encore.

« Nous verrons ça. », répliqua-t-elle dans un souffle. Isia profita du décollement de Pedge pour se tourner vers elle, coincée entre le bureau et le corps de la texane, elle prit le parti de s’asseoir sur le meuble, toisant la militaire, à qui elle attrapa délicatement le col. Tiens ? Elle allait l’embrasser ? Pedge n’eut pas la réponse à sa question que l’oreillette de la chirurgienne bipa. Machinalement, le sergent avait porté sa main à son oreille. Mais ce n’était pas la sienne. Elle conserva son calme tandis que sa comparse levait les yeux au ciel. Sauvée par le gong.

Patiente, elle faisait le piquet devant la jeune femme qui discutait avec quelqu’un via sa radio, un certain « Renard à queue touffue ». Décidément, elle filait des surnoms d’animaux à tout le monde... Pedge pouvait s’estimer heureuse d’avoir écopé du « Doudou ». Sinon, elle aurait le droit à quoi ? La Belette ? Non, elle n’en avait pas l’apparence… Pedge ne broncha pas quand qu’elle pianota sur son épaule, et l’idée de lui caresser la joue rien que pour l’embêter l’effleura un instant. Elle allait le faire quand elle parla de son string qu’elle avait oublié sur son bureau. Elle fit une petite moue dubitative, ne sâchant pas si c’était du lard et du cochon, et vu le regard qu’elle lui planta dans les yeux, la texane en vint à ce dire que c’était de la provocation pure et dure. N’empêche, cela ne tomba pas dans l’oreille d’une sourde. La discussion eut un temps mort avant qu’Isia ne reprenne. Apparemment, elle cherchait à se souvenir de quelque chose sans savoir quoi. Les propos virèrent sur Nelly Bricks. Triomphale, la chirurgienne annonça qu’elle allait la faire virer par le boss. Elle parlait donc à Richard Woolsey ou à Alexander Hoffman. À moins qu’elle ne masculinisait Erin Steele. Elle était soudainement gênée de savoir qu’elle blaguait avec l’un des dirigeants.

« Ce serait décevant que je ne puisse pas m’en occuper moi-même. », constata Pedge de façon morne, tandis que la blonde propulsait sa jambe au-dessus d’elle. Quelle souplesse. Elle s’écarta un peu pour laisser la doctoresse récupérer ses affaires. Elle se justifia après avoir conclue la conversation sur un « je te hais » bien balancé. Elle était très familière avec l’un des deux hommes de la direction. Elle ne savait pas quoi en penser. D’un autre côté, Isia semblait plutôt à l’aise avec tout le monde, ce n’était donc pas si étonnant. Il suffisait qu’on lui donne le change et c’était parti.

« Un jour ou l’autre, j’espère. Mais je ne vous en veux pas, le travail avant tout, et j’ai moi-même à faire. » Elle la laissait manœuvrer dans son bureau, pour se préparer à son entretien. Le compliment avait glissé sur Pedge qui ne l’avait sans doute par remarquée. De toute façon, elle détestait les compliments et elle passait souvent dessus mine de rien. Elle lui indiquait garder la tablette. Elle ne s’en formalisait pas. Après tout, si elle était vraiment importante pour Bricks, elle serait revenue la chercher… À moins que les deux prédatrices du bureau n’avaient achevées de la dissuader. Bon, cela mettait un terme à leur petite entrevue intéressante. Elle était frustrée, mais pas mécontente que tout s’arrête si vite. Cela laissait le temps de réfléchir, et ça faisait redescendre la pression entre elles. N’empêche, la dernière fois, c’était la blonde qui était partie, et cette fois, c’était à son tour de prendre le large avant elle. Quand elle accrocha sa blouse et qu’elle déposa ses clés dans sa poche arrière, Pedge approcha dans son dos, et elle la plaqua contre le mur le plus proche. Dans la foulée, elle glissa son nez dans son cou, sur sa nuque, et elle lui mordilla la zone perpendiculaire à son oreille. Puis elle s’écarta, la libérant.
« Au revoir docteur Taylor Laurence. Passez une bonne journée. »

Isia Taylor Laurence

Isia comprenait aisément, la frustration que pourrait éprouver Pedge en ne puissent pas punir elle-même Nelly. La doctoresse ne dit rien puisque occupée à finir sa conversation avec le RDA. En tout cas, elle devait se dépêcher, car aussi agréable qu’il puisse être, elle se doutait qu’Alexander avait autre chose à faire de sa journée que de poireauter 30 minutes… enfin lui et Erin, puisqu’elle leur présentait à tous les deux. Et après, ils avaient revue de déjeuner ensemble. Enfin surtout les filles et le renard avait été inclus dans la boucle naturellement. De toute manière avec ou sans, lui Isia comptait bien passer un moment avec son amie.

Elle esquissa un petit rictus à la remarque de Pedge sur son compliment chaussette. Il n’y avait rien à répondre sauf peut-être un hochement de tête. Et où avait-elle mit son fichu badge ? Ah le voilà. Dans la poche intérieure de la blouse. La doctoresse ne sentit pas du tout venir Pedge dans son dos, elle fut donc prise au dépourvue quand celle-ci la plaqua contre le mur sur sa droite. Décidément, elle l’aurait fait criée celle-là ! Puisqu’elle n’étouffa pas du tout cette fois, un jappement de surprise, endossant le coup un peu mal. Bon, elle avait crue finir contre le bureau et ce ne fut pas le cas… décidément, l’autre jeune femme essayait de jouer à l’imprévisible de service… et cela lui plaisait ! Cette instabilité était là présente et la doctoresse n’était pas la seule à tirer sur la corde.

Une multitude de frissons la parcourut et elle ouvrit la bouche pour prendre de l’air. Bon… voilà, le mur était inauguré. C’est bête, mais ce genre d’initiative, lui plus un peu trop, elle se mordille la lèvre inférieure pour ne pas offrir le plaisir à Pedge, d’entendre un soupire de plaisir quand elle lui mordilla l’oreille, au moment où elle lui foula la nuque. Elle avait gagné sur le coup et en aucun cas, la doctoresse voulait lui laisser croire cela. Manquerait-plus qu’elle constate qu’elle ait bien aimer ce petit geste. Bref, plaquée contre, le mur, elle voulut un peu plus et cela était frustrant en plus d’être stimulant de jouer sur la limite. Elle fut dégoûtée de n’avoir pas le temps, de répondre à cette ultime provocation… et surtout de mettre fin à leur jeu. Après bon il faut bien sinon, elles n’auraient peut-être pas finie de sitôt. Enfin bon, une forme de frustration et de contentement s'émanait dans son corps.

Une fois libre de ses mouvements, elle s’appuya avec ces paumes contre le mur, pour se relever en se tournant vers la jeune femme. Marchant vers elle, lui donnant un coup de cul avec sa hanche. « Bonne journée sauvageonne ! » Elle lui fit un rictus pétillant, avant de sortir de son bureau.

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Isia Taylor Laurence


Elle marcha d’un pas rapide, pour finir par courir jusqu’au téléporteure et se presser jusqu’à la réunion, où l’attendait sagement Erin et Alexander dans le bureau de celui-ci. Tous deux dans un canapé.
« Navré les choux. J’avais oubliée, avec l’autre tempête espagnole ! Faut qu’on en parle de ce cas, si vous la connaissez ! » La réunion pouvait enfin commencée, et la jeune femme, se mit aux côté d’Erin, l’embrassant sur la joue, avec une étonnante tendresse signe de son affection pour son amie. Et parce que c’est Isia et qu’elle ne pouvait pas laisser une occasion d’emmerder le monde, elle se remit du rouge à lèvre en croisant ses longues jambes parfaites. Alexander, lui fit un petit rictus sans signification, pensant que la réunion pouvait débutée.

« Nous parlerons de ce qu’à ta fait mademoiselle Bricks après. »
« Oui oui, tant qu’on en parle » elle se leva, pour donner les dossiers aux deux jeune gens et d’un geste rapide, elle se posa vers le RDA pour ‘l’embrasser sur la joue puis se releva l’air de rien, pour revenir vers Erin, jugeant la belle trace qu’elle venait de lui faire. L’anglais, eu un mouvement de recul, puis une moue en plissant le nez, quand elle l’embrassa, il n’aimait pas être touché et cela se voyait clairement, même si c’est l’une des plus belles femmes de la cité.

« Rho arrête de faire ta none ! Il en a qui tuerai pour que je les embrasses ! Et puis, tu as déjà eu pire »
« Je leur laisse ma place avec gaieté de cœur. Je suppose que j’ai une trace ? Et oui, j’ai déjà eu pire, je te remercie pour la douche ! »
« Pas du tout. Mais de rien mon chou ! » Elle pouffa, un peu. « Tu es bien blanc… »

Il remonta sa chemise, découvrant un bras, pigmenté de plusieurs couleurs. La jeune femme, s’était vengée en trafiquant la douche des vestiaires pour que le RDA prenne un « bain » d’eau et de colorant. Il en avait galéré pour se retirer les pigments. Isia, hocha la tête satisfaite, puis leur donna les dossiers. « Tu as perdu »
« On en reparle demain matin » elle arqua un sourcil…
« Fait gaffe je vais réellement te mettre des sous-vêtements dans tes tiroirs ! »

Alexander, eu un petit rictus mystérieux, qui signifiait rien de bon. Elle avait la vengeance fantasque n’empêche. Bon d’accord, il avait un peu abusé, mais bon, depuis le temps qu’elle le cherchait elle avait finalement reçu ce qu'elle méritait. Si elle surveillait aussi ses affaires, il n’aurait pas eu autant de facilité à lui coller 4H dans une journée d’opération … la jeune femme était rendu en salle du bloc et il avait changé le code, elle était resté enfermée 2h30 avant qu’il la bipe pour lui donner le nouveau code. Il n’avait pas poussé le vice à la laisser durant les fameuses 4 heures. Le problème, ça aurait calmé n’importe qui, mais pas une chaotique comme elle qui se fichait bien des règles. Heureusement, pour Isia, il avait de l’humour et l’avait bien prit et s’était décidé à ne pas la chercher sur ce terrain, préférant la tacler. Car sinon, cela allait prendre de trop grande proportion et l’anglais ne désirait pas ce genre de jeu.

Erin Steele


Erin avait suivi l’échange radio entre Isia et Alexander. Ces deux-là se cherchaient régulièrement, même si les taquineries venaient plus souvent de la blonde qui mettait un point d’honneur à vouloir enquiquiner le monde par des petites attentions. Quand elle arriva, elle lui rendit son baiser sur la joue affectueusement. L’américaine adorait la française et c’était même devenue, au fil du temps, sa meilleure amie et sa confidente. Sous ses airs détachés, son apparente frivolité et sa puérilité certaine, Isia était quelqu’un sur qui on pouvait compter, et cela, la brune le savait que trop bien. Alors oui, elle était une séductrice hors pair, et oui, elle ne pouvait pas s’empêcher d’être provocante, même avec Alexander, même si Erin avait noté que c’était dans une moindre mesure qu’avec d’autres hommes, mais c’était avant toute chose son amie. Alexander essayait différente stratégie pour la canaliser mais cela ne semblait des plus efficace. À chaque fois, elle répliquait sur un échelon au-dessus, et ce n’était pas très sain. Enfin qu’importe, manifestement elle avait quelques déboires, ou péripéties, avec Nelly Bricks, et c’était ce qui l’avait mise en retard. Une demie heure. Ils avaient déjà connu pire, avec Zelenka pour ne citer que lui.

Isia se remaquilla avant de claquer un baiser sonore sur la joue d’Alexander, lui laissant une belle marque de lèvres bien dessinée. Erin leva les yeux au ciel, sachant pertinemment que son anglais n’était pas très porté sur les marques d’affections trop… physiques, surtout quand elles ne venaient pas de son Ariel chérie. Entre ça et la coloration expresse qu’il avait subie, il avait été servi par les frasques de la belle blonde. Elle récupéra un dossier que lui tendit son amie, alors qu’une nouvelle provocation fusée.

« Fais donc, je pourrai m’inspirer de tes dessous osés pour renouveler ma garde-robe », fit Erin amusée. Elle tendit un mouchoir en papier au baron Hoffman pour qu’il essuie la trace de rouge à lèvre. Et oui, elle prenait soin de son chéri.
« Bien, avant que cette petite assemblée ne vire à la réunion Sextoy, nous devrions passer aux choses sérieuses, sinon nous serons encore là demain, et je ne suis pas certaine de supporter vos frasques une après-midi complète », ajouta-t-elle avec un sourire bienveillant pour les deux concernés, qu’elle toisa tour à tour. Il fallait bien canaliser tout ce petit monde sinon ils ne seraient pas productifs et ils avaient déjà une demi-heure dans les lattes à rattraper. Puis plus vite ils auraient terminé, plus vite elle pourrait papoter avec Isia de chose et d’autre.

Alexander Hoffman

Qu’il le veuille ou non, il devait faire avec la doctoresse et ses frasques des plus provocantes. Cela l’amusait, il devait se l’avouer, mais le problème c’est qu’il devait faire gaffe à que ça ne dégénère pas. Puisque Isia n’avait pas de limite connue. Pour preuve, il s’était retrouvé avec des couleurs dans la douche des vestiaires. Il devait aussi se canaliser un peu, puisqu’il avait tendance à faire de la surenchère et il avait une place à faire respecter. Le problème, c’est qu’à force de se faire des coups bas, ou de s’envoyer des fleurs, cela allait finir physiquement et il s’interdisait tout bonnement d’en arriver là. Surtout, qu’elle pourrait adorer et cela lui paraissait dangereux comme jeu, surtout avec une femme comme Isia.

L’anglais roula des yeux, si Erin encourageait Isia il n’était pas sorti vivant de l’officie. Surtout que celle-ci ricanai. Il prit le mouchoir remerciant sa compagne. Il était comme d’habitude en face d’elle, laissant la place libre pour Isia qui de toute manière aurait posé son popotin à côté d’Erin, avec ou sans Alexander en dessous. Il s’essuya donc la joue.
« Moi non plus » répliqua l’anglais d’un ton morne. Il avait autre chose à faire.

Isia Taylor Laurence

Elle contemplait son « œuvre » avec une certaine satisfaction, tout en se rappelant de ne pas trop pousser Alexander, parce que : un elle risquait de le regretter sous peu et deux car il était en couple avec Erin. Sinon, pensez-vous elle aurait été d’un naturel plus séducteur. C’est dans sa nature de charmer les autres, de jouer avec et de créer une instabilité entre désire et peur. Bien entendu, l’anglais était agréable à regarder et il devait se dire la même chose d’elle. Mais bon, s’il était célibataire, elle se doutait qu’il l’aurait repoussé si les jeux tombait dans la séduction, parce qu’il était Alexander et qu’il avait des principes. Vu le temps, qu’il a mis à tomber dans les bras d’Erin, il ne devait pas être le genre à faire « un coup d’un soir » pour le principe. Et surtout, ils se frustreraient l’un comme l’autre.
C’est une personnalité dominant, qui aime prendre le dessus, ou du moins avec son égal en face. Isia était aussi dans cette démarche, mais c’est typiquement deux « alpha » qui ne peuvent pas « partager » une intimité, sans en détruire un. Elle était trop versatile et impérissable pour lui qui plus son environnement à ses désirs. Erin était parfaite, autant pour l’un que pour l’autre. Elle s'adapterait sans se faire broyer par la dureté des deux jeunes gens. Et pour cela qu’Isia l’aimait sincèrement, car Erin était une personnalité compatible avec elle, suffisamment différente pour ne pas la pousser à repousser ses limites tout en était semblable sur quelques éléments.

« On fera une soirée string alors … avec Hanz » Elle fit un clin d’œil pleins de promesse à sa copine d’amour. Elle prit le dossier, ricanant à la mention de sex toy
« Oh ça serait tellement plus intéressant que ce que j’ai à vous dire… je suis sûre que Fox apprendrait des choses… »
« Oh oui au moins. Mais je te rappelle, que c’est à moi qu’on offre des sex toy, pour Noël »
« Ah oui c’est vrais. C’est pas pour autant que tu les utilises… ingrat »
« Non c'est vrais… on ne m’a pas montré. » dit’il d’un air parfaitement sérieux en lui lança un regard froid. C’est juste pour la déstabiliser et ça marchait moyennement, car elle savait qu’il ne lui ferait jamais du rentre dedans.

« Tssss saint nitouche va ! » ce fut en français dans le texte « Faute de te montrer comment ça marche, je vais te montrer l’utilisation des nanites » Et elle commença ainsi, d’un ton professionnel pour expliquer. Oui, elle avait pris en compte la remarque d’Erin et se contenait pour ne pas dire d’autre connerie. Et puis, elle savait très bien manier l’humour et le pro dans la même phrase.
« Fait donc, on est tout ouï »

Ainsi, elle leur expliqua que les nanties étaient compliqué à coder, mais que celles qu’ils avaient réussi à modifier le code source, pouvait s’infiltrer auprès des tumeurs, pour les détruire. Et pour les retirer, une impulsion électrique ramenait les petits robots vers un orifice, pour s’évacuer. Elles étaient donc réutilisables avec désinfection.
« Le taux d’échec est de combien ? » Il trouvait que ce fut une belle avancé, loin de la dangerosité des nanites à devenir utiles.
« 0% elles éliminent, le problème vient du corps en lui-même, qui peut les rejeter ou de la non obéissance des nanites à quitter le corps. On a du mal encore à les faire obéir à chaque fois » L’anglais semblait réfléchir, cela se voyait clairement, il était plongé dans des conjectures mystérieuses. Isia, reporta son regard sur Erin.

Alexander Hoffman

L’anglais semblait réfléchir, cela se voyait clairement, il était plongé dans des conjectures mystérieuses. Notamment de la possibilité que pouvait avoir ces robots de soigner les maladies bien pénibles comme le diabète ou les déformations physique. Il essayait de croiser des solutions avec la problématique d’Isia. Sa main, se plia pour toucher ses lèvres, alors que son coude en équerre était sur l’accoudoir de son fauteuil.


Erin Steele


La soirée string avec Hanz, voilà qui vendait du rêve, c’était certain. Automatiquement, l’image de la grande saucisse avec son corps complètement glabre, porteur d’un fin morceau de tissu cachant son sexe avec la ficelle dans le cul, en train de faire l’esthète grec, le visage souriant sous ses petits cheveux blonds et bouclés, s’imposa à Erin qui pouffa légèrement. Son imagination fonctionnait toujours très bien, et c’était le genre de sujet où elle était fertile. Erin fit un petit regard entendu à Alexander quand il avoua qu’on ne lui avait pas montré. Mais si ce n’était que ça, elle se ferait une joie de lui faire essayer. A dire vrai, l’idée de s’en servir sur lui la tentait bien, mais d’un autre côté, c’était un cadeau de Hanz et ça, ça la bloquait. Faudrait qu’elle lui en trouve un elle-même. Elle leva les yeux au ciel à la réplique d’Isia, qui heureusement, bascula sur le sujet de la réunion du jour. Les nanites. Claire et concise, sans rentrer dans des détails techniques imbuvables, la française leur expliqua en long et en large l’utilisation de ces petits bijoux de technologies, tout en leur expliquant le fonctionnement.

Alexander s’enquit du taux de réussite, qui était de 100%. Le problème venait donc du corps humain et de sa tolérance, ainsi que de « l’obéissance » des nanites à se barrer de là ensuite. Vu qu’Isia croisait son regard, Erin posa une question :

« Les nanites sont programmées pour intervenir sur quelque chose de spécifique non ? Pourquoi ne rajoute-t-on pas une ligne dans le programme pour qu’au bout d’un temps bien déterminé, elles reviennent vers un orifice ? »

Cela ne devait pas être très compliqué à modifier, mais bon, quand tout était infiniment petit, c’était infiniment plus complexe également. Si Erin n’était plus porteuse de son diabète suite à une mission spatiale de collecte de gaz BT, mais elle restait intéressée par les applications thérapeutiques de toutes ces évolutions technologiques. C’était vertigineux.

Isia Taylor Laurence


Isia hocha la tête, cela serait simple mais apparemment ce n’était pas le cas.
« Ah la base se sont des virus pour tuer. Le programme est compliqué et elles le récrivent régulièrement. Il a fallu de long moins aux informaticiens, pour qu’elles ne touchent pas les nouveaux codes et qu’ils suppriment leurs fonctions de base. Ils ne savent pas à l’heure actuelle pourquoi elles n’obéissent pas au code simple : expulsion » Elle ne savait pas comment lui expliquer.

« Je n’en sais pas plus. Elles sont plus complexes qu’un simple joujou informatique »
Un bip se fit sur sa tablette, qui trônait sur la table basse. Un mail de « Panda », elle la prit pour découvrir une magnifique photo recto du jeune homme avec le sous vêtement « I Love Panda » qu’elle lui avait glissé dans son cassier… puis une seconde du verso… le string qui faisait ressortir ces petites fesses. Elle explosa de rire, sous le regard intrigué d’Alexander. Mais la doctoresse semblait être dans un bon fou rire, déposant sa tablette sur ses genoux.


Alexander Hoffman

L’anglais avait rendu son regard entendu à Erin, il verra donc si plus tard elle lui ferait des propositions coquines à ce sujet. En tout cas, les explications de la doctoresse était claire et quand elle était en mode pro, cela contrastait vraiment avec son air de fofolle. L’anglais n’avait rien à ajouter voyant bien qu’elle ne pouvait pas donner encore de solution à ce problème.
« Ben, en tout cas, c’est de bon progrès. Cela prendra le temps qu’il faut, mais l’équipe informatique va finir par décanter tout cela »
« Oui pas de soucis. Bon on va manger ? » Dit la jeune femme qui se levait déjà en s’étirant.

Alexander hocha la tête. Quelqu’un frappa à la porte, ce fut John, qui pénétra d’un air calme.
« Bonjour Docteur Taylor Laurence, Bonjour Erin » il les salua chaleureusement, avant de toiser Alexander. Il l’avait apparemment déjà croisé.
« Je te propose un super repas en amoureux sur l’un des balcons, faut qu’on parle des Autchots » Peuple avec qu’il avait de bonnes relations, mais qui semblait avoir un comportement « limite » niveau déontologie terrienne. L’anglais, regarda les filles, puis son ami.
« Très bien, mais c’est toi qui fait le repas » Il se tourna vers Isia et Erin
« Je suis navré de vous laisser à votre repas string… » Référence à la soirée avec Hanz.
« On te prendra des photos fox, ne t’inquiète pas va ! Va donc te faire ton repas entre « boxer kangourous » »
« Trop aimable »
« On ne vous fera pas de photos par contre…. On est plus vidéo » lança John amusé, alors qu’il sortait de l'office avec l’anglais, commençant à papoter de manière dynamique, signe qu’ils se charrient.

Erin Steele


Erin opina du chef. Elle comprenait parfaitement ce que voulait dire Isia, même si elle ne maitrisait pas toutes les données, comme la doctoresse manifestement. C’était logique au final, puisque les Nanos particules utilisées étaient issues des technologies réplicateurs et elles étaient donc intelligente « seule », ce qui pour un humain qui avait l’habitude de programme ce genre de composant, était assez impressionnant. Alexander apporta la conclusion de ce petit débat / mise au point et Isia proposa d’aller manger. C’est alors que John arriva et qu’il prit l’anglais pour l’emmener discuté. Décidément, ces deux-là ne pouvaient plus se passer l’un de l’autre. Bon d’un côté, elle se retrouvait seule avec son amie, et ce n’était pas plus mal.

« La vidéo fera l’affaire », répliqua Erin, les laissant partir. Elle se tourna vers sa blondinette préférée. « Alors ? », fit-elle en guise de préambule. « Tu veux manger au mess ou on se prend un truc rapide et on va manger dehors ? » Après tout, il faisait bon aujourd’hui. Elle ne savait pas si la doctoresse avait beaucoup de temps devant elle. « Faut que tu me racontes ce qu’il s’est passé avec cette Nelly Bricks. »

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Isia Taylor Laurence

Une fois seule Isia se tourna d’un air de conspiratrice vers sa copine, bien contente que les mecs ne soient pas de la partie ! Il y a toujours des éléments voilés avec le petit copain en face, alors là elle pouvait se lâcher.

« On prend un truc et on file dehors, il fait trop beau ! »
Elle se leva d’un geste joyeux « Et puis faut que tu prennes des couleurs tu es blanches comme un cul ! » Elle pouvait parler, elle n’était pas très bronzée non plus.
Dès qu’Erin fut debout, elle lui attrapa le bras, pour sortir, sans oublier une caresse au petit chat qui était venu les saluer avant de manger ses croquettes.


Erin Steele

À peine avait-elle eut le temps de se mettre debout qu’elle se retrouva, bras dessus, bras dessous, dans les couloirs. Elle n’avait eu que le temps de gratter la tête du chat qui les regardait avec des yeux pleins d’amour (même si les croquettes étaient son objectif premier, ingrat !), qu’elles filaient vers le mess pour attraper une collation pour le midi.

Va pour le dehors alors. Erin était contente d’aller prendre l’air, surtout en si bonne compagnie. Et tout comme son amie, elle était plutôt satisfaite de se retrouver seule avec Isia. Voir Alexander se chamailler avec la belle blonde n’était pas déplaisant, car, de son point de vue, il était plus agréable quand deux personnes qui lui étaient chères se côtoient dans la bonne humeur, mais par moment, c’était pesant, et elle ne savait pas s’il réagirait toujours bien à l’humour provocant de la française. Erin se mit à rire quand elle se leva à son tour. Elle pouvait parler, la zombie.

« Avec ton bronzage lavabo, je n’ai rien à t’envier ma cocotte », répliqua Erin avec un sourire entendu.

Isia Taylor Laurence

Le rire de la belle blonde illumina le couloir, laissant quelques personnes se retourner sur le passage des deux belles femmes.
« Rho. Si je suis bronzée je ne peux pas mimer le malaise de vitamine D pour draguer voyons ! » Cela était une phrase complètement fausse, puisque les malaises de vitamine D étaient possible, mais qu’importe c’est pour l’image.

Erin Steele

Erin secoua la tête amusée. Le malaise de vitamine D alalala. Sur le ton de l’humour elle aussi, elle répliqua : « Je te comprends tellement, depuis que je ne suis plus diabétique, je ne peux plus mimer le malaise d’hypoglycémie pour draguer. Ça avait super bien marché avec Alexander pour le ferrer pour de bon ! », Lança-t-elle avant de rire.
Décidément, les deux jeunes femmes étaient en formes.

Isia Taylor Laurence

Isia pouffa de plus belle par la surenchère de son amie.
« Comme quoi, ils adorent quand ont fait les petites faiblardes ! Ils se sentent fort et ça redore leur égo de mâle dans le caleçon ! » C’est vrai que la demoiselle n’était plus diabétique
« ça ne te fait pas bizarre de ne plus l’être ? » Il y a de forte chance, que ce genre de petit bonus était un soulagement.
« Fait gaffe à ne pas te goinfrer maintenant » fit-elle avec un clin d’œil.

Erin Steele

Erin reprit un peu son sérieux suite à la question de son amie. Cela lui faisait bizarre oui. Elle accueillit la petite boutade sur la nourriture avec un petit rictus mutin.
« Je fais attention oui, mais maintenant que je peux manger ce que je veux quand je veux, j’avoue que c’est plus simple d’apprendre à ne plus se restreindre que l’inverse. » Elle pouffa un peu avant de reprendre plus sérieusement.

« Si, ça me fait bizarre. Des fois, j’ai l’impression qu’il me manque quelque chose. Ça me le fait avec la pompe, qui n’est plus là, mais aussi en moi, comme-ci quelque chose de ma personnalité et de ma vie s’était soudainement envolé. J’ai encore des réflexes de préservations, c’est dur de m’en défaire après tant d’année. Mais bon. » Elle fit un sourire à son interlocutrice.
« Je ne vais pas me plaindre, je suis guérie d’une maladie incurable quand même ! »

Isia Taylor Laurence

« Je vois… Tu peux dire que tu es née une seconde fois. Toute parfaite » Fit Isia d’un air joviale, elle ne savait pas trop quoi dire d’autre, trouvant que cette machine était géniale et qu’il était dommage qu’elle rende fou comme les sarcophages des Goa’uld.

Erin Steele

« [color=SpringGreen]Je suis un joli phénix », confirma Erin, qui préférait le voir comme ça. Franchement, elle ne ressentait pas d’effet secondaire. Elle se demandait pourquoi on n’utilisait pas ce genre de technologie pour les maladies réputées incurables par la science modernes terriennes. Après tout, un séjour là-dedans et c’était réglé. Il suffisait de limiter l’exposition.

« Franchement, ça vaudrait vraiment le coup de soigner les gens pour les cancers ou les maladies comme la mienne en faisant un séjour unique dans une vie dans un sarcophage. »

Isia Taylor Laurence

Isia était parfaitement d’accord avec cette métaphore assez belle de l’oiseau de feu. Un jolie sourire confirma son approbation. Elle ignorait les détails de la mission, mais elle semblait avoir été éprouvante avec quand même un bonus non négligeable, même si pour cela il avait fallu mourir via des radiations. Isia avait envie de la questionner là-dessus, or, elle savait que le sujet était encore trop frais pour être évoqué de la sorte. Alors, par délicatesse, elle ne le mentionna pas.

« Oui, c’est une idée, après le problème viendrait de qui choisir ? Une fois dans sa vie on a le droit à ça ? et des abus de certains qui abuseront de cette fontaine, pour soigner tous les maux grâce à leurs dollars. Puis on va se heurter aux religieux aussi. Sans parler du fait qu’il faut la récupérer la machine »

Erin Steele

Isia n’était pas l’amie d’Erin pour rien. Elle savait la ménager quand il le fallait et elle faisait ça avec délicatesse. Elle devait savoir également que si l’américaine avait envie d’en parler, elle le ferait spontanément. Ça viendrait un jour ou l’autre. Pour le moment, c’était effectivement trop frais. Elle lança le débat sur les sarcophages et les machines à guérir. Isia n’avait pas tort, cela finirait par se monnayer, comme tout sur Terre. Le débat était intéressant.

« Oui, il y a un tas d’aspects à prendre en compte. Comme toutes avancées technologiques, y aura des réticences. Après, il faudrait choisir les personnes en fonction de leurs maladies. Toute la population n’est pas malade… Mais bon j’avoue qu’avec une seule machine, la file d’attente sera longue et les plus gros poissons avec le plus gros portefeuille auront la priorité… Y aura des dérives, mais faut encadrer tout ça. »
Elle fit un sourire à Isia. Elle ne savait pas si son amie avait envie de débattre de tout ça. Elle lâcha un soupir.
« Enfin, que du compliqué ! »

Isia Taylor Laurence


Isia ne voulait pas débattre de ça, puisqu’elle avait un avis sur l’humanité très mauvaise et elle trouvait utile comme machine, mais l’humanité n’était pas prête à être sauvé.
« Tu as trop d’espoir envers l’homme. Pour ma part je ne souhaite pas que cette machine soit sur terre. Au mieux ici, mais voilà, préserver des dérives puisque l’homme n’est pas raisonnable »
Elle soupira, en haussant des épaules. Il était temps de changer de sujet, non pas que cela l’ennuyait mais elle voyait qu’elle ne pourrait pas avoir un avis en concordance avec Erin et cela allait être un débat de sourd. Isia, ne débat pas beaucoup, elle aime exposer ses idées, mais ce n’est pas une addict de refaire le monde. Surtout quand les avis ne peuvent pas trouver un point commun.

« Tu connais le phénomène Nelly ou pas ? » Il y avait de quoi parler pendant des heures. Après Isia était quand même encore agacée par cette jeune femme qui l’avait frustrée en la dérangeant avec Pedge.

Erin Steele


Erin n’insista pas. De toute façon, ça ne se ferait pas comme ça. Après, c’est vrai qu’ils pouvaient déjà essayer au niveau des expéditions, ou de conserver ça secret avec l’armée. Mais qu’importe. La belle blonde changea de sujet et Erin lui emboîta le pas.

« Non, juste de nom. Je ne l’ai pas expérimentée encore. Il parait qu’elle est… particulière ? » Fit Erin en cherchant un mot politiquement correct. Il y avait du monde qui se dirigeait vers le mess, qui devenait le centre névralgique de la cité à l’heure de pointe du déjeuner.

Isia Taylor Laurence

Elles arrivèrent au Mess « Particulière ? Je suis particulière. Elle…elle n’a rien à faire dans les rangs des militaires. Après je ne connais pas son dossier ni ses compétences… enfin remarque on peut dire la même chose de moi, vu que je suis barré » Elle se tue quelques minutes, pour prendre un sac et mettre dedans.

« Imagine une gamine survoltée. Le pire étant que sous ses airs d’enfant, elle a des illuminations de « femme normale » c’est flippant. Je ne sais si elle fait la comédienne tout le temps. Elle est étrange. » Elle fourra une salade de quinoa et un sandwich au poulet avec bouteille d’eau et mousse au chocolat. « Elle est venue me voir car Adam Ross, me l’a envoyée pour faire du French cancan pour l’anniversaire de Frei… » Elle leva les yeux au ciel « De Frei…. Miss j’ai un balai de glace dans le cul et j’aime ça ! »

Erin Steele

Elles en vinrent à parler du cas de Nelly Bricks. Erin ne la connaissait pas suffisamment pour avoir une quelconque opinion sur cette militaire, mais elle était disposée à s’en faire une par le biais des propos d’Isia. C’était humain après tout.

« Et bien, ça doit être quelqu’un pour que tu la trouves étrange », répondit Erin après qu’Isia lui eut dressé le tableau d’une gamine déjantée qui avait des moments de lucidités temporaires. C’était un peu flippant même… Un peu comme un gamin qui rigolerait bêtement et qui s’arrêterait d’un coup pour sortir un truc profondément pervers qu’un adulte pourrait sortir, avec un visage et un air sérieux. De quoi faire des cauchemars. Erin pris une salade verte agrémentée de pâtes et autres crudités, tout en accompagnant ça d’un sandwich jambon beurre. Le petit dessert serait lui aussi une mousse au chocolat, tout comme la française. Une bouteille d’eau plus tard, elles étaient parties pour rejoindre l’extérieur de la cité.

« Du french cancan à l’anniversaire de Frei… » Erin était stupéfaite et ça devait se voir sur son visage. Elle se mit à rire. C’était n’importe quoi.
« Et cette dernière est au courant de ce qui se trame ? Car j’ai du mal à me dire qu’elle en est l’instigatrice ! ». Pour l’avoir plusieurs fois rencontrée, Erin était certaine de l’avoir cernée suffisamment pour ne pas l’imaginer dire à une de ses subordonnées de lui préparer son anniversaire, avec danseuses de french cancan en prime time. Elle poussa du coude la française :
« N’empêche, je te vois trop lever la jambe en rythme ». Elle avait son petit air taquin.

Isia Taylor Laurence

Isia se lança dans son explication, elle ne savait pas encore ce qu’elle devait penser de cette femme. A vrais dire, elle était certaine qu’elle pourrait bien s’entendre avec, mais à petite dose, sous peine de perdre patience. Et puis, cela l’amusait de voir, comment elle réagit. Nelly c’est un peu la musaraigne qui s’agite devant un chat. C’est une souris étrange mais parfaitement non comestible pour le félin et pourtant ça l’intrigue.

« Oui. Enfin bon, je ne pensais pas rencontrer pire que moi niveau barjitidute. En tout cas, j’ai essayé de la manipuler et elle l’a direct vue. Pour dire qu’elle n’est pas si bête qu’elle veut le faire croire »

Une fois qu’elles avaient leur repas, elles partir en direction de l’un des balcons, Isia proposa la salle des écumes, puisque parfaitement aménagé et surtout superbe. « Non je ne pense pas que miss balais dans le cul est au courant. » Elle haussa les épaules avant de pouffer « Héhé, j’adore danser donc j’aurai pu accepter mais pour Frei… je n’ai pas du tout envie. Surtout qu’elle ne va pas aimer donc danser pour une ingrate… » Elles prirent un téléporter.

« Par contre, c’est à cause d’Adam qu’elle est venu me voir, t’inquiète pas que son petit popotin je vais le garnir de paillette pour qu’il fasse le gigolo. J’ai hâte d’être après de main, pour me le farcir, d'ailleurs je lui ai envoyé un mail, il doit avoir peur ! » Elle eut un rire sardonique. Une fois arrivé à la salle des écumes, Isia s’installa dans l’un des sièges œuf deux places, invitant sa copine à la rejoindre. Elle sortit sa tablette, comptant bien montrer un truc rigolo à sa copine

« Pour emmerder mon monde, j’ai demandé à Nelly de convaincre Pedge Allen et Panda, sachant que les deux allaient l'envoyer chié ! »

Erin Steele

Effectivement elle ne devait pas être si bête que ça, se dit Erin en écoutant son amie. Elle n'avait pas encore eu le loisir d'expérimenter cette Nelly Bricks et de ce qu’Isia lui en disait, elle n'était pas certaine d’en avoir envie.
« Hum donc elle est comme ça par jeu. Je me demande ce qu'elle compte gagner si elle est si exubérante. » Erin avait une sainte horreur des personnalités un peu trop excentriques et qui en faisaient beaucoup pour pas grand-chose. Ça avait tendance à rapidement l’agacer.

Isia Taylor Laurence

« Je ne sais pas non plus, enfin bon nous verrons bien. » Elle haussa les épaules.
« Elle a peut-être un complexe ou un problème de confiance dans l'extrême »

Erin Steele

En effet, il n’y avait plus qu’à voir. La jeune femme aimait bien disserter psychologie même si elle n’avait que des connaissances rudimentaires.
« Peut-être. » Néanmoins, elle ne pouvait pas dire grand-chose de cette fille sans l’avoir côtoyée un minimum.
« Sur le Dédale, elle avait cherché Alexander partout pour lui soutirer des informations sur Karola. Elle est déterminée cette petite. »

Isia Taylor Laurence

Isia toisa bizarrement Erin, Nelly avait fait ça ? Harcèlement envers sa majesté ? Elle ne savait pas si elle devait rire ou bien être compatissante.
« Oui… elle me cherchait en hurlant mon prénom dans tout l’infirmerie. Entre harcèlement et détermination la limite est mince avec elle. »

Erin Steele

Erin voyait bien la scène. Elle se l’imaginait même que trop bien. Elle se demandait si Nelly avait fait pareil avec Alexander. Elle ne se souvenait plus exactement ce qu’il lui avait dit. C’était qu’il s’en était passée des choses sur ce rafiot, pendant ce voyage. Trop de choses même.
« On verra bien à la longue si on entend parler un peu trop d’elle », dit-elle pour conclure sur cette fille. Isia opina du chef et elles poursuivirent leur route.

À la salle des écumes, les deux belles prirent leurs places habituelles, dans les œufs suspendus. Elles en prirent un deux places pour manger côte à côte tranquillement tout en continuant de papoter. En route et même dans le téléporteur, elles avaient continué de discuter de la soirée organisée pour Frei et son caractère de glace. Erin était persuadée que ce n'était pas ce que devait attendre le Major austère, et Isia semblait du même avis. La française était d’accord pour faire la fête mais pas forcément pour l'allemande qui n’en n’aurait rien à cirer. Pourquoi s’embêter alors ? Erin se mit à rire quand elle évoqua le sujet d’Adam. Elle connaissait un peu le pilote. C'était un brave gars, plein de bonnes volontés. Il s'attaquait à gros en voulant se payer la tête d’Isia.
« Pense qu'il n’a peut-être pas su dire non à cette fille », fit Erin dans l’optique que son amie reconsidère ses actions vengeresses, même si elle savait que c'était comme pisser dans un violon.

Isia Taylor Laurence

« Oh peut-être … Il est gentil après tout » Après elle ne savait pas qu’Adam connaissait Nelly depuis longtemps.
Elle soupira, allumant sa tablette. « Panda il a accepté … suffit qu’il ait une belle nana et il vendrait son âme lui ! Après il est heureux que ça m'embête »Elle lui montra la photo du soldat recto et verso en string « I Love Panda »,lui montrant pourquoi, elle avait rigolé toute seule durant la réunion « Il est pas trop Kiki ? » Machinalement elle joua avec sa bague.

Erin Steele

Panda, c'était Hamilton, se remémora Erin mentalement. Celui-là elle ne le connaissait pas trop. Quant à Allen, c'était pire, elle n’avait dû la voir qu'une ou deux fois pendant les évènements de janvier. Elle était là quand ils avaient été sortis de la salle par les soldats après que Berckam s'était révélé au grand jour. Elle agrémenta son propos d'une photo qu’elle avait sur sa tablette. Erin fit les gros yeux. C'était bien Hamilton sur cette photo ? Elle se mit à rire. « Mais si il est trop kiki ! » Elle considéra l'homme avec intérêt. « On devrait faire un calendrier… », fit elle pensive. « Il va faire fureur comme chippendale à la soirée de Bricks n'empêche. Ce petit cul… »

Les yeux de la brune quittèrent l’espace de quelques secondes le fessier musclé du Panda en string pour s'arrêter sur la bague que son amie triturait tranquillement. Elle ne percuta pas tout de suite mais son cerveau en veille revint dessus rapidement. Annulaire gauche = alliance.

« Isia ma puce, ne me dis pas que tu t'es mariée et que tu ne m’as pas invitée comme demoiselle d'honneur ? », fit elle faussement vexée, tout en se demandant bien quel était l’origine de cet anneau.

Isia Taylor Laurence

Isia avait tellement l’habitude de parler de Panda pour nommer Hamilton qu’elle ne faisait plus gaffe et elle le disait à tout va. Au point qu’il lui était arrivé de le marquer dans un rapport. Elle pouffa de plus belle en voyant la tête que fit Erin. Oui, cela pouvait être un tantinet étrange qu’Isia est ce genre de photo du soldat mais bon, dans son monde cela était presque normal. Pourtant, ils n’étaient pas intimes. « Un calendrier ? OH OUI ! » Fit Isia joyeuse en rigolant de plus belle ! « Ce business qu’on va se faire. Rien qu’à l’infirmerie il va s’arracher ! » Elle s’imaginait déjà des impressions un peu partout pour faire baver les femmes. Enfin bon elle ne le ferait pas, c’est juste pour le délire. « Oui, c’est l’avantage d’être un militaire, le sport fait partie de ton métier donc un beau petit cul tout beau. Avec Adam ils vont être choupinou ! »

Isia ne se rendit pas compte qu’elle trifouillait sa bague, quand Erin lui fit une remarque faussement vexée. Sur le coup elle se demandait bien de quoi elle parlait soudainement. Elle eut un sourcil intrigué. Avant de baisser son regard sur ses mains et de tilter avec sa bague. « Oh, mais la cérémonie n’a pas encore eu lieu. » Par taquinerie elle voulait la faire marcher un peu. « Tu seras ma témoin et fox ma demoiselle d’honneur en jupette ! » Dit-elle espiègle

Erin Steele

Erin ne se posait même pas la question de savoir pourquoi la belle doctoresse avait cet homme en string dans sa tablette, préférant ne pas savoir peut-être, ou à force de la côtoyer, elle avait pris l’habitude de ce genre d’excentricité. Allez savoir. La proposition de calendrier fut accueillie avec enthousiasme par Isia. Le contraire aurait été étonnant. Si Erin comptait le distribuer gratuitement aux membres de l’expédition, la française elle avait sauté sur l’occasion de se faire de l’argent, et quelque part, elle n’avait pas tort du tout. « On les mettra sur la page de Juillet et d’Août comme ça. » Elle fit une petite moue. « Je pense que je peux faire une croix sur la participation d’Alexander à ce monument atlante. », dit-elle en parlant du calendrier, l’air pensive comme si elle voyait son homme dans un string bien moulant en train de poser, en noir et blanc.

La discussion vira sur la bague que portait la doctoresse. Un bel anneau bicolore, d’argent et d’or à première vue. Erin fit à nouveau les gros yeux et elle s’avança un peu dans le siège oeuf, le faisant se balancer quelque peu. « Non ? Mais c’est super ! » Elle avait glissé complètement sur la blague de coller Alex en demoiselle d’honneur en jupette, excitée par la nouvelle. Pour le coup, elle n’avait pas vu que son amie la faisait marcher, mais en même temps, quand on a une bague pareille… « Je connais l’élu de ton petit coeur tout mou ? Franchement… » Elle toisa Isia. « J’ai du mal à croire que tu vas te marier ! Et j’en sais rien ? Mais c’est quoi cette histoire ? J’espère que ce n’est pas un pégasien à qui tu as promis la nationalité terrestre hein ? », fit Erin pour faire de l’humour. En fait, plus elle posait des questions, plus elle se disait qu’elle en aurait entendu parler avant.

Isia Taylor Laurence


Oh oui, elle s’y voyait déjà avec cet œuvre des mâles d’Atlantis !
« Voilà pour faire suée ! » Isia lui fit une petite moue en mode “oooooooh” quand son amie soupira sur le fait que son homme ne participerait pas à ce beau calendrier. « Oh mais pourtant il aurait beaucoup de succès en string renard avec une queue touffue ! » Fit Isia dans sa surenchère mentionnant l’un des surnoms dont elle avait affuté le RDA.
Elle lui donna un coup de coude espiègle « Allé va, tu lui demanderas une photo dans l’intimité » elle lui fit un clin d’œil, essayant de ne pas visualiser la scène mentalement, ce qui était très dur, mais un sacré effort pour la demoiselle, qui ne faisait ça que par respect pour Erin. En réalité Isia faisait une multitude de petits efforts pour son amie, après que cela ne soit pas visible était une autre chose et Isia ne cherchait par la reconnaissance mais son comportement était dicté par son amour pour la belle brune.
Isia avait cru un instant qu’Erin ne marcherait pas… quand même elle Isia Taylor Laurence se marier ? Faire vœux de fidélité et tout ce délire…enfin bon ce fut plus fort qu’elle et elle eue un petit pincement au cœur en voyant la joie de son amie sur son visage et sa croyance envers cette « nouvelle », au point qu’elle n’avait pas répondu à boutade. Elle allait déchanter quand elle serait la vérité. « Oula non ! Je préfère rester entre nous » dit-elle amusée, certain la traitait de racisme. Non c’est faux qu’envers les Athosiens d’abord ! et c’est justifié ! Et puis non ce n’est pas du racisme mais de la logique. Elle sourit, bon aller elle va lui faire deviner. « Oh peut-être pas trop physiquement mais tu en entends parler » Bon elle n’avait pas réussi son coup avec Nelly, peut-être qu’elle allait lui sortir Panda. Ce qui serait très drôle. Elle se promit de ne pas la faire marcher trop longtemps.

Erin Steele


Erin se mit à rire en imaginant Alexander avec pareil ustensile. Ça pouvait être amusant et oui, vu le nombre de filles qui lui courraient après, il aurait forcément du succès. Ou alors... Ça briserait le mythe et elles ne seraient plus à ses basques. Hum, cela se réfléchissait en fait ! Ce serait elle qui serait embêtée en fait. Dans l’intimité, ce ne sera pas mal. « Oui, voilà, je ne voudrai pas brusquer sa Majesté Britannique », dit-elle avec humour en se laissant pousser du coude avec un large sourire. Il avait un peu de mal à assumer son corps, et elle savait qu’il ne voudrait pas poser pour un calendrier. Elle ne se moquait pas, loin de là. C’était un sujet sensible. Erin voyait que son amie faisait des efforts pour ne pas se montrer trop séductrice, ou pour ne pas trop afficher sa gourmandise à l’égard de son compagnon, et elle était plutôt reconnaissante qu’elle le fasse. Ce n’était pas dans sa nature profonde, elle le savait aussi mais le fait qu’elle fasse l’effort prouvait que leur amitié était grande. Elle préférait ne pas lui en parler, car elle n’avait pas à se montrer reconnaissante pour cela, et de toute façon, la belle blonde éluderait sûrement ou lancerait une connerie en contrepartie, mais cela lui faisait chaud au cœur.

Erin l’acceptait telle qu’elle était, et elle n’était pas toujours facile comme amie, avec ses exubérances, ses taquineries constantes, ses jeux, mais cela se faisait surtout au détriment des autres. Avec Erin, elle n’était pas différente, elle était simplement plus conciliante, voir amicale. Ça lui allait bien, et c’est pour ça qu’elle l’appréciait autant. Ça ne l’empêchait pas de faire les fofolles à deux, bien entendu.

La RDA avait quand même du mal à avaler que son amie était en train de lui parler cérémonie et tout le toutim d’un mariage. D’un autre côté, ce serait bien Isia de faire ça sur un coup de tête tiens. Mais bon, Isia quoi. Ce prénom devrait suffire à se dire qu’elle ne pouvait pas se marier. Est-ce qu’elle avait trouvé quelqu’un qui l’avait chamboulé ? Elle l’aurait su non ? C’était sa confidente, et ça devait surement aller dans les deux sens… Elle était quand même perplexe. Erin écarta donc le Pégasien. La française n’était pas raciste, mais elle avait du mal avec les primitifs. C’était compréhensible par moment, même si pour sa part, Erin adorait les athosiens. Elle ne le connaissait pas physiquement… Hum.

« Ben, je pourrai associer le fait que tu tripotes cette bague en me montrant des photos d’Hamilton, tout en ayant des photos de lui quasiment nu… Ce serait lui ? »
Elle était dubitative, et ça se voyait sur sa trombine. Quand elle posait son masque d’inquisitrice, elle était très expressive.

Isia Taylor Laurence


« Oui, voilà, faut pas le brusquer il va se vexer après. Cette bichette » répliqua directement Isia en pouffant. Cela était plus fort qu’elle ne toujours lancer une vacherie. Après bon, c’est dans sa nature de taquiner les autres et de pousser le jeu plus loin. Après bon, qu’on aime ou non, elle pouvait être fatigante puisqu’elle était toujours « à fond » la fatigue, elle ne connaissait pas et s’en était impressionnant. Enfin bon, on pouvait dire beaucoup sur Isia, mais elle savait être fidèle du moins en amitié et elle le prouvait avec ses efforts et son ton toujours amical envers Erin.

Tout le monde ne pouvait pas se vanter de ça. Le nombre de personne, qui avait eu le cœur brisé à cause d’Isia qui ne s’encombrait pas de savoir si la personne qui lui plaît sur le moment avait quelqu’un. Ce n’est pas un manque de respect c’est qu’elle s’en fou complet. Et si l’autre succombe c’est que voilà, il avait trouvé mieux. Et puis, elle était habituée que tout tourne autour d’elle. Mais, bon, quand elle aimait trop quelqu’un elle mettait de côté son attrait de séduction.

Isia observait son amie avec grand intérêt, voulant voir ce que mènerait sa réflexion. Elle lui demandant si ce ne fut pas Panda, puisqu’elle tripotait sa bague en même temps que des photos coquines de l’homme. Elle se mordit la langue, cela était hilarant d’imaginer une cérémonie avec Panda, cela ça serait ubuesque…et surtout un truc digne du grand n’importe quoi. Elle se voyait sur l’hôtel avec lui et au moment où le prêtre leur sort : “voulez-vous de tata pour vous unir à vie ?” Les deux répondre un beau “non” et se casser. En pensant à ça elle ricana. Elle lui toucha le bras. « On ne serait pas Kikichou ? Franchement avec Panda ? Déjà qu’on passe notre temps à nous battre ! » Elle pouffa ricana de plus belle « Je te fais marcher, je ne vais pas me marier »

Erin Steele

Erin ricana doucement à la petite pique d’Isia. Bichette, ça lui allait bien. Elle se moquait souvent d’Alexander, et il lui rendait bien, faisant preuve d’un humour un peu particulier qu’ils aimaient bien mettre en œuvre tous les deux. Bref, ils étaient copain comme cochon en plus d’être amant et amoureux. En parlant de ça, la conversation avait dévié vers les amours d’Isia et son mariage en devenir. Erin tenta l’hypothèse du Panda sexy mais elle n’était certaine de rien. Elle sentait qu’Isia était en train de se payer sa tronche. Quand elle répliqua et qu’elle ricana, elle en était certaine. « Ca m’étonnait quand même… Dommage », fit-elle en haussant des épaules avec un sourire amusé. « Mais oui, vous seriez Kikichou comme tu dis. » Elle reprit son sérieux. « Alors, cette bague ? C’est une blague pour qu’on arrête de t’embêter ? »

Isia Taylor Laurence

Le rire d’Isia redoubla doucement quand elle lui confirma qu’ils seraient trop Kikichou. Elle était certaine que Panda la tuerait pour avoir imaginé pareilles idioties mais qu’importe c’est un ronchon ce mec ! Elle lui caressa le bras en lui faisant des yeux doux

« [color=palevioletred]Oh ne sois pas déçue » Mais Erin ne comptait pas lâcher l’affaire de la bague et Isia comptait bien lui dire la suite.

« Oh non. Hum, c’est étrange à raconter en fait. » Elle cherchait des mots pour définir toute cette histoire et cela semblait réellement bizarre…
« Je fricote avec une militaire Pedge Allen. Cette bague c’est un peu le résultat d’un délire un peu étrange entre nous. On a passé le 14 février ensemble. C’est par hasard on avait un pari de boire un verre ensemble suite à une mission en octobre qu’on n’avait pas pu faire avant. Je devais soigner une nana au vestiaire et voilà on s’est retrouver en pleins 14 février au bar. Pour rigoler je lui ai dit que j’allais la demander an mariage et je lui aie faire une bague en papier. Et puis bon avec le temps, au marché Athosien j’avais vu un joli bijou, je l’ai prise et je lui aie donnée toujours dans la suite de cette boutade. » Elle regarda sa bague « Et puis elle m’a offert celle-ci quelque temps après. »
Elle haussa les épaules, elle ne savait pas trop comment expliquer à Erin, la situation
« Non, nous sommes pas ensemble, il y a rien, on se provoque juste. C’est un peu étrange. Elle a failli me péter le popotin la dernière fois, je ne sais pas ce qui lui a pris, elle a débarqué dans la salle de post opération et m’a embrassée d’un coup me plaquant contre le meuble. Puis aujourd’hui elle est revenue me voir suite à la visite de Nelly. On a continué notre petit jeu de provocation et au moment où ça devenait intéressant Nelly a débarqué pour nous espionner »


Erin Steele


Erin n'était pas spécialement déçue. Elle sentait que c'était assez improbable que son amie se marie. Cela lui enlevait au moins la pression de l’organisation de l'enterrement de vie de jeune fille de la belle, et surtout que ça n’aurait pas été une mince affaire la concernant. Elle lui fit un petit sourire alors qu’elle lui caressait le bras. Elle mit sa main sur la sienne. Isia tenta de s'expliquer, en cherchant ses mots, ce qu'elle laissa faire en ne la pressant pas. Elle était quand même bien curieuse de savoir le tenant et les aboutissants de cette fameuse bague qu’elle portait.

Erin s’attendait à quelque chose de plutôt classique, quoique quand ça concernait Isia, ce n'était jamais très simple. Mais bon elle ne voyait pas un jeune homme complètement raide dingue de la belle blonde qui lui avait sorti le grand jeu dans l’espoir vain de la fidéliser à lui, ou quelque chose de cette veine. Mais que ce soit un jeu, avec une militaire, qui était en train de virer à l’histoire physique, c'était assez improbable. Elle voyait qu’Isia essayait de lui présenter les choses de façon claire, même si c'était assez original.

« Alors toi… » fit une Erin amusée avec un grand sourire. Son amie avait vraiment le chic pour déchaîner les passions. Mais bon, son petit côté provocant aidait à faire des ravages dans les rangs des admirateurs de la doctoresse.

« Et tu sais ce que tu attends de ce jeu ? Ou tu laisses venir ? » Erin avait plein de questions en fait. Ce n'était pas souvent qu’elles parlaient de leur relation « sentimentale » même si c'était à prendre avec des pincettes concernant son amie. Mais déjà, qu’elle porte cette bague qui avait une certaine symbolique pouvait laisser penser que la militaire, si elle ne lui avait pas tapé dans l’oeil, revêtait d'un certain intérêt aux yeux de la française. Erin ne put s'empêcher de pouffer.

« Quand même, te faire bousculer, toi, ça doit te changer. Tu dois maudire Nelly, mais bon si cette Pedge vient te chercher de temps en temps, elle reviendra sûrement. Met de la mousse sur tes lavabos ! »

Isia Taylor Laurence


Isia n’était pas vraiment satisfaite de son explication, en s’écoutant elle trouvait vraiment cela étrange et un peu ubuesque. Alors, que quand elle le vivait cela semblait « normal » enfin dans la normalité que pouvait être le monde de la doctoresse. Un petit rictus espiègle était sur les lèvres pulpeuses de la blonde. Elle avait toujours son indémodable rouge carmin assez foncé qu’elle coupait avec un rouge marron, pour atténuer le rouge. La question d’Erin était plutôt bonne et à dire vrai elle ne savait pas elle-même.

« Je ne sais pas du tout. Laisser voir comment ça évolue. Mais je t’avoue que j’aime bien ce petit jeu. C’est stimulant » Oui, cela attisait son instinct de prédation et elle aimait bien avoir en face de la résistance, Pedge était de la même trempe quelle donc bien plus intéressante qu’une simple proie qui cédait facilement dont on se lasse.

Elle ricana à l’évocation de la mousse, cela ne serait pas une bonne idée, elles risqueraient de glisser et finir à terre.

« Oui, ça me change mais bon je lui rend bien. C’est surtout le principe d’espionner et j’aurais aimée qu’elle ne nous voie pas en train de nous embrasser. Oui, elle reviendra tout comme j’irais la bouscule un peu aussi. »

Erin Steele


Erin se doutait bien que la blonde trouvait le jeu stimulant. Elle était joueuse, et quelqu’un vienne la draguer, ou tout simplement lui faire du rentre dedans, de la sorte, devait lui plaire un max. C’était un challenge pour elle, ni plus ni moins. « Puis je suppose que tu ne sais pas ce qu’elle veut vraiment non plus ? » fit-elle en écho à son désir d’attendre. Néanmoins, elle se doutait qu’elle le lui rendait bien. Pour un peu et elle était curieuse de voir ça tient. Mais bon, outre les bavardages comme ça, ça ne la regardait pas.

Erin fit une petite moue. En effet, ce n’était pas très de saint de se faire espionner de la sorte, surtout quand on était en train de pratiquer une petite activité stimulante et intime. C’était un problème si elle se mettait à écouter aux portes.

« Pedge Allen est sergent non ? Nelly Bricks est gradée ? Sinon je pense qu’elle a du mal le prendre en la choppant… » Ce n’était pas vraiment une question, plus une réflexion à haute voix qui pouvait entraîner une réponse chez sa comparse de discussion.

« Fermez la porte à clé la prochaine fois que tu iras la bousculer. », fit Erin avec un sourire entendu, laissant sous-entendre qu’elles auraient pu finir leur petite affaire comme ça.

« En tout cas, c’est une belle bague. Je pense qu’elle tient à cette « relation » si l’on peut dire. », ajouta-t-elle en mimant les guillemets.


Isia Taylor Laurence


« Non, je ne m’encombre pas de ce genre de chose tu sais bien. Surtout dans ce domaine, je laisse voir » Elle haussa les épaules, avec un petit rictus, elle verrait bien et n’avait pas de prétention avec Pedge. À dire vraie, elle aimait bien ce qui se passait en ce moment et cela lui convenait très bien. Ce jeu à la limite de la frustration désagréable. De toute façon, la consommation de celle-ci serait la victoire de l’une sur l’autre et elle ne voulait pas être la perdante, même si la conséquence serait sûrement plaisante.

« Oui elle est sergent et Nelly simple soldat du rang. On la chopée à deux…ce fut frustrant, l’autorité lui passe au-dessus et rien ne semblait lui faire peur. Limite si elle n’était pas contente d’être punie à récurer les chiottes… de quoi laisser dubitatif »
Ce ne fut pas un bon moment, Isia s’était demandée s’il ne fallait pas la jeter par-dessus bord, pour voir si elle réagissait de manière moins enjouée.

« Oui, enfin si j’ai le temps de le faire » Dit-elle en ricanant de plus belle. Oui, c’est une belle bague, Isia la regarda, cela lui faisait bizarre de mirer celle-ci, ce fut un beau cadeau mine de rien. « Peut-être » Elle ne savait pas ce que pensait réellement Pedge et elle n’était pas certaine de vouloir savoir. Puisque cela l'obligeait à se re questionner aussi. Et elle ne voulait pas entendre qu’il y avait plus que cela là-dedans.


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Erin Steele


« Ah ça, on peut le dire. » Des fois, elle aimerait que son amie soit casée, histoire de faire des trucs à quatre avec Alexander. Mais Isia était Isia, et ça faisait partie d’elle. Au fil du temps, Erin s’y était faite, même si elle ne s’était jamais montrée pressante ou lourde pour l’inciter à se ranger. Ça ne regardait qu’elle.

« De toute façon, si elle vient te chercher, c’est qu’elle est d’accord pour ce jeu. » Une constatation des plus banale. Erin en comprenait pas tous les tenants et les aboutissants de leur jeu ni même la motivation qu’elles avaient à le faire, tout simplement parce qu’elle ne fonctionnait pas comme ça.

Erin plissa le nez. Ce n’était pas évident si Nelly ne comprenait pas l’autorité ou la punition… Elle n’évoluerait pas dans son métier, et elle ne comprendrait pas pourquoi elle serait sanctionnée. Ou alors, cela lui passait au-dessus, et comme une gamine pourrie gâtée, elle n’en ferait qu’à sa tête et ce malgré la punition.
« M’ouais… Pour une militaire, c’est original. » Elle ne savait pas quoi dire d’autre à son sujet. Elle allait devoir la rencontrer pour se faire une idée quand même. Quand Isia ricana en affirmant qu’elle n’aurait peut-être pas le temps de fermer la porte, Erin pouffa un peu. Elle imaginait sans peine que c’était à cause de la militaire bourrine qu’elle ne pouvait pas le faire.

Erin haussa des épaules. Isia n’avait pas envie de réfléchir sur la profondeur du lien ou de la relation. C’était tout elle, et la brune préférait ne pas insister pour ne pas la froisser. Chacune prenait soin de l’autre dans sa façon d’interragir, et c’était aussi pour ça qu’elles s’entendaient bien.
« Enfin, je me tiendrai au courant avec les bruits de couloir et en venant t’embêter de temps en temps. » Elle tapota sur ses cuisses. « Mais bon, va falloir retourner travailler. »

Isia Taylor Laurence


Isia pouffa, oui, cela se voyait qu’elle ne voulait pas s’encombrer de ce genre de fait. Elle avait finit son repas et s’allongeait un peu plus dans l’œuf. Elle n’avait pas envie de retourner travailler. Elle était bien là avec son amie. Entre fille quelques instant. Même si la perspective de faire une « soirée » avec Erin et son homme ne la dérangeait pas. Le problème, étant que si elle devait ramener quelqu’un, elle prenait qui ? Enfin bon cela n’est encore jamais arrivé comme configuration. Cela aurait pu se faire avec Blanche, or la blonde était jalouse de la belle brune.

« Oui, faudrait que je lui rende la pareille, histoire d’entretenir aussi » fit Isia d’un air calme, oui car bon, Pedge était venu la chauffer deux fois de suite, alors autant lui rende le retour pour ne pas la lasser.

Concernant Nelly Isia ne savait pas pourquoi elle était ici ni militaire. Elle ignorait son dossier et son passé. En tout cas, elle était spéciale et sa présence ne devait pas être une simple erreur non plus. « Oui. Enfin bon, elle est speciale… voir avec le temps, comme elle a décrété que je suis son Papa » elle soupira, elle qui détestait les enfants… elle s’allongea un peu plus.

« Oh suffira de se voir régulièrement sinon » répliqua Isia sérieuse, son esprit était en train de divaguer en réalité. Elle pensait à autre chose.
« Mouai… je n’ai pas envie. On a trop parlé de moi et pas assez de toi. Il faut rééquilibrer un peu quand même » Oui, elles n’étaient pas à 20 minutes près. Elle lui tapota la cuisse avec sa main.

Erin Steele


« Il faut entretenir la flamme oui », fit Erin avec engouement en lui faisant un clin d’œil complice. Elle s’amusait bien avec les histoires d’Isia. Au moins, ce n’était jamais platonique ni même ordinaire. C’était toujours originale, surtout que la blonde partageait un point de vue que peu de ses contemporains partageaient. Mais Erin n’était pas dans le jugement. Tant qu’elle ne s’en prenait pas à son mec, il n’y avait pas de soucis, et pour ça, elle ne s’inquiétait pas parce qu’elle voyait bien que la doctoresse était moins dans la tentation et dans la séduction avec son homme, par respect pour elle sans aucun doute.

Nelly avait décrété qu’Isia était son papa ? Mais… Elle était vraiment spéciale cette fille. Une vraie gamine, qui choisissait ses parents parmi le personnel… C’était presque pathétique en fait, comme les adolescents le faisaient au collège. Elle devait sacrément galéré dans l’armée. Franchement, si elles n’étaient pas sur une expédition mêlant militaires et civils, dans un vase close, Erin aurait du mal à croire que Nelly Bricks était de la grande muette. Cela fit pouffer un peu Erin qui poussa un peu Isia du coude alors qu’elle s’étalait de plus en plus dans l’œuf.

« Franchement, on dit toujours qu’on ne peut pas choisir sa famille, mais là, elle a le choix, et elle décide que c’est toi son père ? Elle est maso cette fille ! » Bon, Erin se payait gentiment la tête de sa copine, mais c’était par humour et taquinerie. En même temps, elle était certaine qu’elle était lucide sur ses capacités pédagogiques et son instinct paternel ou maternel.

« On parle toujours de moi », fit remarquer Erin avec une petite moue. Bon, ça attendrait un peu. Ce n’était pas tous les jours qu’elle mangeait avec son amie. Elle s’allongea un peu dans l’œuf elle aussi tandis que la blonde lui tapotait la cuisse. Elle se tourna légèrement pour la regarder. Elle aimait bien la mirer. Elle était belle, et ses yeux bleus étaient tellement expressifs qu’ils donnaient envie de s’y noyer. Bref, elle était l’incarnation de la vie dans toute sa folie et sa vivacité.

« A quoi penses ma petite blondinette préférée ? » De quoi est-ce qu’elle voulait bien parler la concernant ?

Isia Taylor Laurence


« J’ai l’impression que tu me donne un conseil de couple là » Dit la belle doctoresse en donnant un coup amicale à son amie. Entretenir la flamme, on aurait dit un conseil d’une copine installée depuis des années avec son mecs et qui aide une, qui viens de découvrir l’amour.

La révélation un peu farfelue de la parenté de Nelly, surpris Erin et il avait de quoi. Qui franchement, avait envie d’avoir Isia comme « papa » ? Faut vraiment être pas bien. De plus la doctoresse n’avait pas du tout la fibre maternelle et haïssait les enfants.
« Elle à pas toute les lumières pour faire ce choix. Enfin bon, elle croit que je suis avec Pedge, elle a envie d’un couple gay que veux-tu » Dit-il d’une manière ironique.

Il est vrai que les sujets tournaient beaucoup autour d’Erin, puisque Isia ramenait toujours à l’ex consultante du CIS. Non pas qu’elle n’aimait pas parler d’elle, mais elle était très curieuse et elle adorait entendre les histoires de son amie avec son anglais ou de toute autres évènements. Certes, elle aurait pu l’instruire de sa récente missions fourbe prospect, mais cela était trop frais et pas encore avouable.
« Peut-être, mais j’aime bien quand tu parles de toi et de ce qui t’arrives ». Elle lui fit un rictus, alors que ses pensées se perdaient doucement, élément que la brune remarque de suite.
« Hum ? » Elle la toisa quelques instants de son regard pétillant
« Oh, je me disais que j’avais envie de prendre des vacances. »

Erin Steele


Elle lui fit un sourire en recevant son petit coup de coude et sa petite remarque. Elle avait répondu cela parce que son amie lui avait parler d’entretenir, rien de plus. Elle ne voulait pas lui donner de conseil sur ce qu’elle devait faire ou pas, surtout vis-à-vis de ses histoires de fesses, de couples, ou autres types de relations sociales qu’elle pouvait avoir. Bien entendu, si Isia venait à lui demander des choses, comme un avis, des conseils, ou qu’elle avait un questionnement sur telle ou telle chose, Erin était toute à faire encline à le faire. Mais jamais elle ne jugerait sa copine, sauf si bien entendu elle était en totale désaccord avec elle, ce qui pouvait arriver bien entendu. Ce n’était pas parce qu’elles étaient amies qu’elles devaient être sur la même longueur d’onde sur tout.

« C’est toi qui me parle d’entretien ma belle, je te faisais la réponse classique de la nana qui a besoin qu’on la lui entretienne, sa flamme. », répondit-elle sur le ton de l’humour. Elle n’avait aucun problème de « flamme » avec Alexander pour le moment. Cette expédition, leur relation, les péripéties qu’ils avaient traversées, la rencontre avec sa famille, tout cela continuait d’apporter son lot de nouveauté dans leur couple qui était loin d’être routinier. Bref, elle ne s’ennuyait pas le moins du monde.

Erin fit un sourire aimable quand elle lui parla de Nelly, de son envie d’avoir des parents gays.
« Tu es sacrément bien gaulée pour un papa n’empêche », fit remarquer Erin, soulignant le fait qu’elle était très féminine. C’est marrant, parce qu’elle aurait pensé que la militaire serait choisie comme le papa du fait de son métier et de sa carrure un peu plus robuste que la doctoresse. Peut-être était-ce une histoire caractère plutôt qu’une histoire de physionomie.

Erin n’avait pas de problème à parler d’elle-même. Elle le faisait naturellement, mais elle aimait bien aussi écouter les autres parler d’eux-mêmes.
« Nous aimons bien nous écouter mutuellement, c’est déjà un bon point », fit-elle remarquer avec un sourire. Elle était bien, dans cet œuf, presque allongée, avec son amie, à discuter de tout et de rien. Quand elle se perdit dans ses pensées, Erin le remarqua tout de suite, et elle se demandait si elle réfléchissait au fait qu’elle venait de dire qu’elle voulait qu’on parle d’elle-même. Est-ce qu’elle voulait aborder un sujet en particulier ? C’était surtout le sens de sa question, et elle ne s’attendait pas à ce que la belle blonde relance sur un sujet qui pouvait la concerner finalement. Erin fit un sourire en tapotant sur sa cuisse une nouvelle fois.

« Ça te ferait du bien ! Aussi survoltée sois-tu tout le temps, tu en aurais besoin. Ça fait combien de temps que tu n’es pas rentrée ? »
… Si Isia voulait rentrer sur Terre bien entendu. Vu le nombre de planètes qu’ils exploraient, il y avait des destinations plausibles dans cette galaxie pour se détendre.

Isia Taylor Laurence


« Tu fais un beau chaperon» Fit la belle blonde, pour la taquiner un peu. Elle était incapable d’être réellement sérieuse sur ce sujet-là. Peut-être qu’un jour, elle essayerait d’affronter les raisons qui la pousse à ne pas vouloir d’une vie standardisée comme les autres. Peut-être qu’un jour elle parlera d’un passé assombri par l’horreur de la perversité humaine. Mais bon, cela n’avait jamais été sur le tapis, même après sa tentative de viol en janvier. Isia, semblait tout bonnement impossible à être traumatisé.

«Je suis un papa grave bon meuf ouaich ! » Fit t’elle avec un signe de main digne des racailles de cité. Elle pouffa à sa propre connerie. Parfois, elle ne savait pas où elle trouvait ses conneries.

Isia hocha la tête, oui au final toutes les deux aimaient s’écouter. Ce qui est bien en somme. En toute franchise, elle n’avait pas envie de bouger et elle serait bien restée la indéfiniment. Enfin, avant qu’elle ne se lasse. Erin, lui répondit, rentrer sur terre ? Oh elle ne pensait pas vraiment à ça. « Longtemps. Je crois que je ne suis jamais rentrée depuis que je suis ici. Mais, je ne parlais pas de vacances sur terre. Il y a des lieux sympas ici. Un petit week-end sur le continent en bonne compagnie. Toi avec ou sans Fox, une ou deux autres copines/copains couple ou non et zou »

Erin Steele


Erin rigola. « Tu parles, je ne suis pas plus bonne que toi là dedans. ». Elle n’avait pas du tout envie de chaperonner son amie pour quoique ce fut d’ailleurs. Isia menait sa barque comme elle l’entendait et elle ne voulait pas l’influencer. Si un jour, elle voulait en discuter sérieusement, s’ouvrir sur des composantes de sa vie sentimentale, Erin serait là pour elle, sans quoi, elle ne forcerait pas. D’aucun pourrait y voir une conduite lâche pour une amie, mais si elles fonctionnaient de la sorte, et qu’elles l’étaient toujours, amies, alors, c’était qu’elles trouvaient un intérêt commun et un fonctionnement qui leur seyait parfaitement.

La brune rigola de plus belle quand Isia fit sa racaille. Elle n’était pas crédible, classieuse comme elle était, mais le stéréotype était marrant. Elle ne relança pas la blague, préférant en rire. Elles étaient bien toutes les deux dans l’œuf, à se prélasser. Erin avait envie de lui parler de la mission dans l’espace, mais elle préférait se garder ça sous le coude pour le moment. Pour plus tard. Elle ne voulait pas gâcher ce moment avec son amie où elle se détendait.

Elle n’était jamais rentrée depuis qu’elle était ici ?! Cela semblait assez surréaliste à Erin, même si elle pouvait comprendre. Peut-être qu’elle n’avait plus d’attache, sur la Grand Bleue. Au final, si Erin et Isia se parlaient régulièrement, elles ne s’ouvraient pas vraiment sur leur passé respectif. Erin un peu plus peut-être. N’empêche, son idée était plutôt bonne.

« Ce serait pas mal en effet. Faut qu’on s’organise ça. » Erin était pensive. Elle glissa un doigt dans les cheveux de son amie pour les entortiller autour, distraitement. « Tu n’éprouves pas le besoin de rentrer ? Ou tu ne veux pas ? Si je ne suis pas indiscrète. » Au final, la conversation repartait vers la française, selon le cours de la conversation.


Isia Taylor Laurence

La belle blonde rejoignit son rire, les deux jeunes femmes continuèrent à pouffer comme des gamines dans leurs œufs. Isia adorait ces petites moments, simples et beaux qui construire leur histoire d’amitié. Une belle histoire. À croire qu’Isia créait de siens en partant en mission avec autrui. Elle ne regrettait pas un instant d’avoir « flashé » sur la belle brune et d’avoir engager la conversation, elle la trouvait extraordinaire et l’appréciait pour toutes ses qualités et défauts. Se disant, qu’elle était bien contente d’avoir une super copine, qui supporte son caractère fantasque.

Elles se calmèrent et le sujet des avances fut évoqué, Isia lui fis un beau sourire emplis de charme. Mais pas pour la draguer, mais pour signifier son ravissement qu’elle accepte de se faire un petit week-end.

« Oh oui ! J’ai hâte ! J’aime mieux partir avec des amis que seule. Et puis découvrir des paysages c’est mieux en bonne compagnie ! » En réalité, elle se disait qu’être avec Erin, lui suffirait. Après si Fox, vient, ça serait avec plaisir, de toute manière Isia aimait bien le couple de cadre. Ils n’étaient pas prise de tête. «Je n’éprouve pas le besoin de rentrer. Mon père et ma tante serait heureux de me revoir, moi aussi. Mais bon, j’ai toujours eu une vie éloignée de ma famille. On s’écrit et nous nous aimons sans besoin de se voir ou de se dire des mots fort.

Et puis bon, la terre me parait bien fade et amer en comparaison de cette aventure qu’on vit ici. Je n’ai plus rien qui me raccroche là-bas. Sauf cette famille qui a la même mode de vie que moi. Pas besoin de se voir pour s’aimer quand le lien familial est fort.
» Et puis bon Isia n’était pas d’une grande empathie et elle préférait rester là, elle était bien mieux.

« Et puis c’est frustrant de ne pas pouvoir leur raconter ma vie. Ils sont très attentionnées, et verrait dans mes esquives ou autres explications vagues, un problème et je ne veux pas les inquiéter » Depuis son viol et son changement à l’adolescence, son père et sa tante étaient très sensibles aux discours d’Isia, donc elle ne voulait pas les faire croire à des chimères. Et puis bon Isia n’est plus très famille, elle est bien là, la terre ne lui manque pas.

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Erin Steele


Erin était d’accord. Elle n’aimait pas partir seule non plus. Elle ne voyait pas l’intérêt de prendre des vacances pour aller visiter une région avec pour seule compagnie sa petite personne. Autant partager avec quelqu’un, amis, ou même son amoureux. N’empêche, maintenant qu’Isia avait soumis l’idée, Erin s’y voyait déjà. Une virée entre copines, rien qu’à deux, ce ne serait pas mal.

La conversation dévia sur le fait que la chirurgienne n’était pas rentrée depuis son arrivée à Atlantis, sur Terre. D’ailleurs, la réflexion pouvait aller loin. Pour certain qui n’avaient plus rien sur Terre, est-ce que le terme de rentrer était correct ? Ceux qui s’étaient entichés des athosiens, ou de différents peuples d’ici, rentreraient-ils si jamais le projet Atlantis devait être abandonné ? Erin n’en avait pas spécialement envie si elle réfléchissait deux minutes, et pourtant, elle était certaine que la Terre lui manquerait. D’ailleurs, n’avait-elle pas apprécier le fait de s’y retrouver avec Alexander ? Retrouver les habitudes, le shopping, la nourriture, l’ambiance, tout ça.

Néanmoins, elle comprenait Isia, qui n’avait plus trop d’attache, si ce n’était son père et sa tante. S’ils avaient toujours fonctionné de la sorte, ce n’était pas un mal au final, et comme elle le soulignait si bien, ne pas raconter ce qu’il se passait ici n’était pas évident. Elle savait ce que c’était. Ce sentiment de tromper ceux qu’on aime pour des raisons professionnelles.

« Oui je comprends. », fit Erin qui ne pouvait pas dire autre chose. « Ça n’a pas été évident de regarder mon père, et de ne pas satisfaire la curiosité qui le dévorait. » Néanmoins, elle avait été plus que contente de découvrir la famille d’Alexander et de revoir les siens.

« En tout cas, j’ai hâte qu’on s’organise ça, ça risque d’être amusant ! » Pour le coup, Erin se projetait vraiment. La digestion et la position n’aidant pas trop, elle sentait que si elle ne faisait pas attention, elle allait s’endormir pour une petite sieste. Heureusement, le salut vint d’un homme, la quarantaine selon Erin, les cheveux coiffés en arrière.

« Excusez-moi, navré, je pensais les œufs suspendus libres. Oh ?! C’est vous docteur. »
« Et oui c’est elle », lança Erin amusée en se redressant un peu, tout en jetant un regard gourmand à la blonde.
« Mademoiselle Steele », le salua-t-il en retour.
Ni plus ni moins que le docteur Roy.

Isia Taylor Laurence


Isia s’imaginait déjà où elle partirait avec sa copine, à dire vrai elle se projetait aussi et ce qu’elle imaginait lui plaisait beaucoup. Le problème, serait d’organiser ça et surtout où.
« Les papa c’est curieux sur leurs filles » pouffa Isia amusée, en tapota de sa main, la cuisse de la belle brune. L’instinct de protection paternelle sur leurs fifilles. Après, celui de la blonde était renforcée à cause de la perte de la mère. Stupide accident de voiture, parfois Isia se disait que sa vie serait peut-être autrement, si sa mère n’était pas décédée à cause de la route. Après regrettait elle ? Non, elle avait passé ce stade depuis longtemps. Et l’ironie du sort, voulait qu’elle ait rencontrée une amie du même prénom que sa défunte maman. Le hasard fait les choses étrangement.

Isia tourna sa tête vers Erin, se colla un peu à elle, dans un mouvement tactile d’amitié en parlant tout bas, comme une gamine qui fait des farces avec une autre.
« Moi aussi, je ne nous imagine déjà…. Rhalala ça va être bien ». En toute franchise, elle serait bien restée là, voir même dormir ou dire des conneries avec Erin, mais elles furent dérangées par un homme. Un homme, qui la connaissait ELLE. La blonde, se redressa découvrant le charmant Dr Roy. Décidément, depuis qu’il était arrivée sur Atlantis, il n’arrêtait pas de la coller.

« Et bien Docteur Roy, je vais finir par croire que vous me suiviez. Je ne sais pas si j’en dois être flattée qu’un aussi bel homme le fasse ou si je dois commencer à avoir peur d’avoir un collègue psychopathe ! » Oui, elle avait fait exprès de sortir cela, pour le déstabiliser et cela marchait, même si l’homme au yeux bleu cyan et au visage carré, essayait de la cacher.

« Vous aurez qu’à consulter mon dossier pour avoir votre réponse » Dit-il en s’humidifiant les lèvres, signe évocateur de sa timidité, mais il resta fier mine de rien. Sans aucun doute qu’il devait avoir le cœur qui montait dans les tours. Surtout, quand Isia, le regardait de cette manière-là : prédatrice.

« Je connais déjà la réponse » Fit elle avec un rictus au coin des lèvres. Elle se tourna vers Erin pour lui dire quelque chose, quand soudainement une voix d’un autre homme fit irruption. Cela soulagea Dale, puisqu’il était mal à l’aise.

« Dale, vous êtes en train de parler à notre siège ? Vous avez peur qu’il ne soit pas consentant ? » Fit la voix humoristique de Carson Beckett, qui se raidit en voyant la tête d’Isia se décaler. Il se rapprocha. « Oh mais… Bonjour mademoiselle Steele… Isia »

« Re Peluche. Oui, nous sommes déjà là. Navrée de vous briser votre repas en amoureux » Fit-elle amusée « À moins que vous ayez prévu de faire venir le contingent de nos infirmières ? »

Erin Steele


Oui, ça c’était une norme. Son père avait toujours été protecteur avec sa fille, tandis que sa mère était plutôt du genre à laisser vivre, et advienne ce que pourra. Il y avait toujours eu une petite compétition entre la mère et la fille vis-à-vis du père, quelque chose qui n’était pas très sain, du moins d’un point de vue extérieur. Erin était en train de se faire à l’idée qu’elle allait passer l’après-midi ici en compagnie de son amie, tellement elles étaient bien, quand un charmant se présenta à elles, connaissant manifestement la belle blonde. Bon, naturellement, il connaissait Erin, ne serait-ce que de nom, si ce n’était de vue, étant donné qu’elle n’était pas n’importe qui sur la cité. Comme d’habitude, Isia se montra taquine et charmante. Elle avait déjà repéré la faille chez son interlocuteur, et le fait qu’il soit d’accord expliquait cela. Ils s’étaient déjà rencontrés.

Erin croisa le regard de son amie qui se tournait vers elle pour lui dire quelque chose, quand une voix familière se fit entendre. Décidément, le docteur Roy était accompagné. Erin identifia tout de suite Carson Beckett. Erin se redressa dans son siège, tout en tendant sa main gracile au responsable médical. Ne pas le saluer plus formellement serait malvenu sachant qu’ils occupaient tous les deux des postes à responsabilité. Forcément, Isia était encore et toujours dans la provocation.

« Je ne crois pas que nous ayons été suivis, nous avons été discret », lança Beckett avec humour. Il haussa des épaules.
« Nous sommes démasqués mon cher Dale. »
« C’est à double tranchant, puisque nous la surprenons en plein rendez-vous elle aussi. », répliqua ce dernier, essayant lui aussi de faire de la provocation un peu gauchement. Ce qui fit sourire Isia
Si Isia était régulièrement dans la surenchère, il ne fallait pas longtemps à Erin pour rentrer dans la danse quand on venait la titiller alors qu’elle n’avait rien demandé.
« Oh, mais notre relation n’a de mystère pour personne mon cher Dale », fit Erin en reprenant la formulation de Beckett.
« Comment va se cher Alexander ? », coupa Carson, montrant par là que lui n’était pas dupe.
« Toujours très occupé, comme toujours. », répondit-elle avec un sourire.
« Tellement qu'il faut bien que je m'occupe d'elle pour ne pas qu'elle se sente délaissée la pauvre… » compléta Isia.

« Je n’en doute pas. Bon, nous n’allons pas vous déranger plus longtemps mesdames. », conclu l’irlandais, toujours très classieux.
« J’ai peur que ma salade ne refroidisse », termina-t-il avec humour.

« Oh oui elle est tellement chaude. Les irlandais ont une bien étrange manière de manger. »
« Il faut bien qu'elle me réchauffe le cœur, puisque vous avez décidé de vous occuper autrement. Nous laissant à l'abandon avec Dale »
« [color=palevioletred]Ohh bande de bichon. Je viendrai vous border avant de vous coucher va. »
« Eh bien à ce soir alors. » Fit doucement le Dr Roy

Les deux hommes riaient. Tout en saluant poliment les deux jeunes femmes pour partir trouver un autre balcon. Même s'ils seraient bien restés. Or ils sont bien trop polis et perspicace pour déranger un repas entre copine.
Isia soupira, amusée.

Isia Taylor Laurence

« Il était en forme Carson ! Dale le dévergonde ! » Même si ce fut plus l'inverse.

Erin Steele
« Un peu comme moi avec toi, je te dévergonde ! », fit Erin en reprenant sa place dans l’oeuf, tout en se foutant bien au milieu pour prendre tout l’espace à Isia.

Isia Taylor Laurence

« Bah tiens ! Tu es une sacrée coquine aussi ! Avec tes soirées strings outrageantes ! » Dit la jeune femme en pouffant de plus belle.
« Hey ! Mais tu fais ta grosse là ! » Elle la poussa un peu du coude

Erin Steele

« Et encore, ce n’est que la partie émergée de l’iceberg », répliqua Erin en se poussant, l’air mystérieux, presque mutin.

Isia Taylor Laurence

« Il en a un qui doit être sacrément content ! » Elle lui fit un clin d’oeil espiègle.

Erin Steele

« Ah ben son flegme anglais en prend un coup, c’est sûr ». Erin lui fit un grand sourire. Finalement, elle fit sauter les escarpins pour pouvoir mettre ses pieds dans l’oeuf également.

Isia Taylor Laurence

« ça le bouscule mister guindé !! » Hummm, l’idée de retirer ses chaussures était une bonne idée, elle fit de même.
« Mais plus sérieusement, c’est bien avec au moins ? » Cela n’était pas de la perversion, mais une question que pourrait poser n’importe quelle amie à une autre, concernant le couple de celle-ci et des interrogation féminine.

Erin Steele

« Ah ça, mais je pense qu'il en vu d’autre », fit Erin avec un sourire. Elle reprit son sérieux avec la nouvelle question de son amie.
« Au lit ? Alala… oui, il assure. ». Elle avait un petit air songeur.

Isia Taylor Laurence

« Bah non aux origamie ! Bien sûre que oui au lit patate flambée va ! » Isia, lui fit une rictus en retroussant son petit nez constant l’air songeur sur le visage de son amie.

« Bon c’est ça de moins à lui apprendre » Fit-elle juste pour le dit de faire chier son monde.
« Tu as l’air heureuse, je suis ravie pour toi… j’espère que tu n’auras pas à balancer sa bague dans la mer » Du Isia tout craché pour lui faire un compliment très jolie en référence au passé.

Erin Steele

Erin tira la langue.
« Y a toujours moyen de s'améliorer surtout quand il a à faire à une gourmande. », répondit elle espiègle.
« Contrairement à toi, je n’ai pas de bague encore ». Mais oui elle espérait qu'elle n’aurait pas à la jeter à la mer celle la. C'était qu’elle en était sacrément entichée de son anglais.

Isia Taylor Laurence

« Héhé de quoi faire des soirées à thème » Elle allait dans la surenchère de la soirée string avec Hanz, rien que d’y penser elle fut prise d’un fou rire incontrôlable. « Oh ça peut s’arranger tu sais » fit elle espiègle

Erin Steele

« Parfaitement », fit Erin avec sérieux, tout en observant son amie éclater de rire. Elle se mit à rire un petit peu, ne serait-ce par communication avec le rire d’Isia.
« Je veux savoir l’image que tu viens d’avoir dans la tête », fit-elle entre deux pouffements.
« Tu as des infos sur ça ? », répondit Erin, soudainement intéressée.

Isia Taylor Laurence

« Je me suis imaginé une soirée sexe toy et la tête qu’allait tiré ton homme en voyant un engin disproportionné tendu amoureusement par Hanz, avec le regard “Hey ça serait parfait chouchou” ! » répondu Isia qui avait du mal à parler tellement elle rigolait, une larme coula sur sa joue « Et nous, en pleine contemplation en train de se rire comme deux bécasses ». Oui Isia avait une belle imagination un peu trop fertile pour certaine chose. Elle se calma un peu, reprenant un peu de contenance.
« Non, mais je peux lui suggérer via des messages subliminaux »

Erin Steele

« Ohhhh », fit Erin en se mettant à rire de plus belle. Faut dire que quand quelqu’un se prend un fou rire, c’est difficile de résister. Elle se reprit un peu, faisant un petit geste de la main pour faire passer son rire, tandis que son amie pleurer presque de se tordre les côtes. « On rigole, on rigole, mais c’est limite du harcèlement des fois n’empêche ». Erin imaginait bien la scène mais par moment, la présence trop collante de Hanz vis-à-vis d’Alexander lui pesait un peu.

« T’inquiète, ça va aller », répondit-elle un peu plus sérieusement.

Isia Taylor Laurence

Isia la toisa, reprenant son souffle. Elle ne savait pas toutes les frasques qu’avaient fait l’Allemand au couple. « Vraiment ? À ce point ? » . Elle se doutait bien, que son amie, n’allait pas lui dire : “oh mais oui va y incite !” cela n'aurait pas été Erin et sacrément étrange. Isia n’avait jamais compris, les nanas qui sont prêtes à tout, pour que leurs mecs leur fasse LA demande en mariage. Si elles veulent tant se marier, autant qu’elle le fasse elle-même cette fichue demande ? mais non c'est au mec de faire ça ! Comme de payer la consommation du restaurant au premier rencard !

« De toute façon, ce n’est pas une bague qui prouve quoi que ce soit. Marius est marié et pourtant cela ne l’a pas empêché de me draguer et d’avoir envie d'un peu plus que d’une collaboration professionnel. Donc ce n’est pas ça, qui prouve l'amour. Mais plutôt ton beau rictus quand tu parles de lui. »
Elle lui fis un bisous sur la joue, le regard pétillant.


Erin Steele

Hanz était vraiment pénible quand il s’y mettait, et l’ex consultante était bien placée pour le savoir vu qu’il était souvent avec eux. « A ce point oui. Des fois, il est vraiment lourd, je ne sais pas comment Alex ne lui en colle pas une. » Maintenant, elle ne s’embêtait avec lui, puisqu’elle était sa « meilleure copine », elle pouvait tout lui dire et lui rentrer dedans quand il se montrait trop chiant.

« Faut être cinglé pour venir marié dans cette galaxie sans sa femme, ou son mari. » Erin nuanca son propos, ou du moins, apporta quelques précisions :
« Non pas que nous sommes des bêtes, mais c’est quand même un long séjour et c’est normal d’avoir envie d’aller voir ailleurs. » Erin fit un petit sourire, un peu gênée tandis que son amie lui faisait un bisou.
« Quand je ferai la gueule quand je parle de lui, tu me le diras ? »

Isia Taylor Laurence

« Si Fox était réellement belliqueux, ça lui ferait drôle à l’allemand de se faire démonter. Mais je suis sûre qu’il adorait » Elle soupira, vraiment c’est incroyable que cet homme soit si pénible « Il craint quand même…cela peut-être drôle cinq minutes mais à force… C’est vraiment un QI d’huitre »

Elle était bien d'accord sur ce point, il fallait être assez « fou » pour venir avec une promesse de fidélité. « Je trouve aussi. Après bon, c’est leur problème. Il y a beaucoup trop de tentation ou d'événements qui nous pousse à faire des choses peu recommandable avec ou sans notre accord » Elle pensait surtout aux drogues et autres situations ubuesques qui pouvaient se passer en mission.

« Oui, je serais surement la seule à te tirer les asticots du nez » dit-elle amusée en baillant un peu, pour s’allonger un peu plus dans la bulle. Virant le reste de son repas, sur la table basse. Elle était partie pour fermer les yeux, avec la chaleur de ce petit soleil bienveillant.

Erin Steele

« J’en suis certaine aussi », confirma Erin en soupirant. Avec le nombre de piques et de retours cinglants qu’il avait pris dans la tronche, elle ne comprenait pas qu’il s’accroche encore. Une vraie moule sur son rocher. Si c’était elle dans son cas, il y aurait longtemps qu’elle se serait jetée d’un pont.

« C’est ça, c’est marrant au départ, mais sur la longueur c’est pesant, surtout quand il essaie d’être physique en plus d’être lourd oralement. »
Fou et inconscient, car même sur Terre, l’épouse et le conjoint devait s’en donner à coeur joie avec le voisin ou le collègue de boulot.
« M’en parle pas », marmonna Erin dans sa barbe, qui avait vécu une situation des plus embarrassante sur Fourbes.

« Sûrement oui ». En même temps, Isia était la seule confidente qu’elle avait. Hanz, pour en revenir à lui, était certes un ami, mais elle se gardait bien de s’ouvrir de chose trop personnelle avec lui. C’était une bonne copine, comme il le disait, pas un ami au sens où elle percevait Isia. Le bâillement de la belle blonde entraîna un bâillement chez la RDA. Elle fit de même avec son repas, et elle toisa son amie tandis que cette dernière fermait les yeux.

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Isia Taylor Laurence

« Ah il va dans le physique maintenant ? Enfin plus que la main au cul ? » Elle était décontenancée, franchement, elle l’aurait tué si cet homme s’était montré aussi chiant avec elle. Un coup de sédatif dans le popotin et voilà on en parle plus.

La réponse laconique d’Erin, interpella la belle blonde.
« Tu m’en parleras quand tu seras prête » lui lança t-elle simplement, se doutant que cela devait touché une certes mission. Elle ne voyait pas Erin, tromper sciemment son compagnon et elle venait à se demander ce qui s’était passé sur Fourbe. Étant second responsable, elle avait vu leur état lamentable et autre substance dans le sang douteuse. Par respect, elle n’avait pas demandé plus à Erin, ne voulant pas la forcer à raconter quelque chose sans qu’elle ne soit prête à le faire.

Erin Steele


« Oui… Figure toi qu’il lui est tombé dessus le jour de son anniversaire et qu’il l’a embrassé, en essayant de lui lécher les amygdales, c’est pour dire. » Erin fit une grimace dégoutée.
« Quitte à avoir un deuxième homme dans mon lit, je ne choisirai pas Hanz. » Ca, c’était plus de l’humour pour faire passer la pilule.
Erin lui fit un sourire en lui caressant la joue tandis qu’elles étaient allongées.
« Merci ma belle ». Elle appréciait qu’elle n’essait pas d’en savoir un peu plus à tout prix. De toute façon, elle savait qu’elle finirait par se confier à son amie. Il fallait juste lui laisser un peu de temps.

Isia Taylor Laurence

Isia fit les gros yeux complètement décontenancée. « Non mais sérieusement… la prochaine étape c’est quoi ? Un coucou sous la douche ? » Elle soupira se disant qu’il faisait pitié à s’accrocher autant.
« Surtout qu’il ne s’intéressait même pas à toi » renchérit la belle blonde.
Isia lui fit un beau sourire au moment où elle lui toucha la joue. Non, elle n'insistera pas, même si elle avait envie de savoir et qu’elle avait moult questions. Elle se sentie s’endormir et elle ne lutta même pas, posant sa tête contre l’épaule de son amie.

Erin Steele


« Crois moi qu’on va retrouver une paire de couilles au repas du soir s’il s’amuse à ça ». S’il en arrivait à ce genre d’extrémité, il allait vraiment falloir sévir. Peut-être qu’ils ne lui rendaient pas service en le laissant trop faire. Bon, Alexander n’était pas du genre à se faire rouler une pelle pour la gloire et il avait amoché le soldat, mais quand même, c’était limite une agression à caractère sexuel.

« La frustration totale », confirma-t-elle.
Erin vit Isia s’endormir, ses traits se détendre et devenir lisse du sommeil qui la prenait. Elle lui fit un petit sourire, l’embrassa affectueusement dans les cheveux, et elle la laissa se poser contre son épaule. Elle tourna légèrement la tête pour poser sa joue contre son crâne, et elle se laissa partir également, sentant ses yeux se fermer. Elle ne lutta pas.

Isia Taylor Laurence

Isia pouffa imaginant très bien la scène « Une coquille dans le pâté hummmmm miam miam » ce fut de l’ironie, n’espérant pas que sa copine d’amour aille jusqu’à cet extrémité « Je te prêterais un scalpel pour apprentie chirurgien ». Oui ça serait frustrant, inconsciemment, elle s’imaginait la scène, ce pauvre Alexander trop occupé par un Allemand, pour faire quoique ce soit avec sa chérie. Non, il ne faut pas penser à ça ! C’est dégueulasse.

La doctoresse, se laissa faire, émettant une forme de roucoulement, quand elle eut un second bisou. Frottant sa tête puis partit doucement mais sûrement dans les songes. Les deux amies s’endormirent donc paisiblement, abrité par l’œuf et la chaleur bienveillante du soleil, sans risque de prendre un coup de celui-ci. Elle était bien et en plus Erin sentait super bon, ce parfum de Lancôme qui la définissait très bien « la vie est belle »… oui, rien que le titre la qualifie autant par son physique que sa mentalité des plus harmonieuse. Elle mit une main affectueuse sur sa copine. Étant tactile elle adorait avoir une bout d’elle, touchant ceux qu’elle aime.

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Alex/John


Cela faisait 20 minutes que les filles étaient plongée dans un sommeil réparateur à cause de la digestion, que deux silhouettes émergèrent dans la salle des écumes. Alexander et John marchèrent discrètement vers l’œuf. L’anglais, avait été surpris de ne pas voir sa compagne revenir, mais surtout ils avaient croisé les deux docteurs et collègues d’Isia, qui les avaient informés que la salle des écumes était occupée, par deux belles plantes. En l’occurrence et vu leur postures, plutôt deux anges endormie après avoir tiré trop de flèches.

John toisa son grand copain de bêtise, avec un œil malicieux, lui murmurant
« Elles ne sont pas trop mimi là ? »
« Oh si, j’en aurais presque des regrets… »

Ils se regardèrent avec le regard de deux conspirateurs. Elles allaient les tuer, mais qu’importe. L’anglais sorti donc deux crayons à maquillage de carnaval en tendant un à John. Les deux étaient de couleurs bleus. Et les deux hommes purent mettre à l’œuvre leurs imaginations sur le visage des deux jeunes femmes. Isia eu le droit à des arabesques florales sur le visage et Erin des papillons. Ils sont gentils, ils n’allaient pas mettre de dessins odieux. Par contre, on pouvait clairement voir, qu’il avait un niveau de dessin peut équitable, puisque la moitié du visage avait été dessiné par un John qui maniait mieux les armes que les pinceaux… au contraire de l’anglais qui savait très bien esquisser.

« C’est moche de mon côté… »
« Tu y as mis tout ton amour c’est le principal… »
« Non mais ça ne suffit pas »
« Tu ne peux pas être parfait c’est tout »

John bourra les côtes de son ami, avant de prendre sa tablette, prenant en photos les deux femmes enlacées tendrement. Puis, ils poussèrent le vice, jusqu’à se mettre vers elle et de faire plusieurs selfies avec elles. Le tout fut envoyé sur les tablettes des deux jeunes femmes. Seule celle d’Isia était sortie. Alors, ils laissèrent un petit mot dessus
« Vous êtes trop belles les chéries ! » et ils repartir fièrement en pouffant doucement.

« Tu as l’air sérieux comme boss franchement …»
« Je trouve aussi, pleins de maturité… »
Ils ricanaient un peu plus fort
« Chutt tu n’es pas discret le goéland ! » Quand soudainement, ils croisèrent Woolsey, qui voulait prendre le soleil. Naturellement Alexander le manipula, pour lui conseiller un autre endroit. Et ils disparurent, enfin, ils n’étaient pas bien loin, ils voulaient voir leurs mines déconfites quand elles se réveilleront. Oui, des gamins clairement mais bon ce fut tenant.

Erin Steele


Quand on dort, le temps file sans qu’on s’en aperçoive réellement. Erin eut un sursaut. Ca faisait combien de temps qu’elles dormaient ? Isia la tenait, et elle semblait toujours dormir. Erin remua un peu, les jambes engourdies et le bras ankylosé d’être resté trop longtemps plié. Elle s’étira doucement, la bouche pâteuse, réprimant un bâillement plus profond. Ca faisait du bien cette petite sieste, même si elle n’avait aucune idée de l’heure qu’il était maintenant. Bon, au moins, elle serait en forme pour ce soir ! C’était calme, c’était agréable. Cela la contrariait mais elle allait devoir réveiller Isia. Une sieste était bénéfique quand elle ne durait pas trop longtemps, sinon après, c’était dur d’émerger pour le reste de l’après-midi. Elle allait avoir la tête dans le cul. La brune se redressa donc, ses cheveux glissant de la chevelure dorée de sa copine de sieste. Elle lui caressa le lobe supérieur de l’oreille dans le but de l’éveiller tout doucement. Elle allait faire basculer ses doigts sur sa joue, toujours dans le même but, quand ses yeux se figèrent sur le visage de la jeune femme.

Erin fit les gros yeux. Isia était… peinturlurée ! Il y avait des arabesques sur son visage, un ensemble harmonieux d’un côté, et plutôt gauche de l’autre. Roy et Beckett ? Est-ce qu’elle était peinte elle aussi ?

« Isia, ma belle. Réveille-toi. », fit Erin tout doucement malgré l’empressement plus que certains qui l’envahissait. Elle commençait à avoir envie de rire en voyant la tête de son amie. Elle la secoua légèrement par l’épaule, n’osant pas lui caresser la joue. Il ne faudrait pas étaler ce chef d’œuvre quand même.

Isia Taylor Laurence

Elle était partie dans un sommeil assez profond mais réparateur, rattrapant la nuit écourtée, puisqu’elle avait commencée assez tôt. Quelque chose lui chatouilla l’oreille et machinalement, elle grogna doucement. Un insecte sûrement. Cette constations, fut fugace et elle n’y prêta aucun intérêt, avant d’être secouée un peu plus vivement, avec la voix d’Erin qui lui demandait de s'éveiller. Elle ouvrit, les yeux, se redressant sur le coude, baillant étirant son corps ankylosé.
« Ahh ! Ça fait du bien cette petite sieste au soleil !».

Machinalement, elle tourna malicieusement le regard vers Erin, avant de beuger en voyant son homologue féminin avec des papillons plus ou moins réussit sur le côté du visage. Elle entrouvrit la bouche d’un air un peu benêt… non mais c’est quoi ça ? Qui avait osé la peindre ?

« Eh bien tu es sexy ! » était-elle aussi peinte sûrement, pourquoi être épargnée en toute franchise ? Et elle se mit à rire de plus belle, face au ridicule de cette situation. Et parce que ce fut hilarant de voir Erin avec des dessins sur le visage. Surtout le côté gauche, qui était passablement moche ! Mais qui avait eu cette idée puérile franchement ?
« J’ai aussi des papillons sur la tronche ? … n’empêche tu as un côté foireux ! »

Erin Steele

Quand Erin la vit buguer au moment même où elle posait son regard sur elle, elle savait qu’elle était tout aussi peinturlurée que son amie. Son air benêt et cette petite bouche carmin entrouverte renforça son impression, qui fut plus que confirmée par les premiers mots de la chirurgienne. Erin se mit à rire également. Elle n’était pas en colère, il lui en fallait bien plus que ça. Non, c’était amusant comme coup tordu, et elle se demandait bien qui en était à l’origine. En plus de ça, quand Isia rigolait, le dessin se déformait, lui donnant des airs comiques. Elles devaient avoir l’air fine tiens.

« Non, toi ce sont des arabesques. », commenta Erin en reprenant son sérieux. « Et je te retourne le compliment, tu as aussi un côté foireux. Ils étaient donc deux. » La brune fit mine de réfléchir. Les hypothèses étaient légions dans sa petite tête. Elle en fit part à Isia.
« Soit, ce cher Dale et ce cher Carson se sont vengés bassement parce qu’on ne leur a pas laissé l’oeuf, soit… c’est un coup d’Alexander et de John, ce qui ne m’étonnerait pas. Alex dessine super bien, notamment sur les visages et les corps. » Et elle en savait quelque chose puisqu’elle s’était retrouvé avec des arabesques semblables sur la trogne quand elle s’était retrouvée affublée d’un costume Hello Kitty. Ca expliquerait aussi pourquoi il y avait un côté passablement raté.

Erin avisa la tablette de son amie. « Je pense que la réponse est sur ta tablette » , dit-elle en pointant de son menton coloré le petit mot. Ils avaient pris des photos en plus de ça. Ca allait se payer. Un petit sourire mutin apparaissait sur le visage de la RDA tandis qu’elle attendait poliment de savoir qui serait les prochaines victimes de son imagination débordante.

Isia Taylor Laurence


Des arabesques ? Au moins les tagueurs avaient eu l’imagination fertile pour offrir deux dessins et non le même aux deux femmes. Isia, le prenait bien, même si ça vengeance sera terrible, profiter de l’assoupissement de deux innocentes pour faire leur saloperies…franchement, il y avait de l’opportunisme dans l’air.
« Un côté foireux… franchement, il en a un qui sait aussi bien dessiné qu’un gamin de 3 ans ! Faudrait lui donner des cours » Elle se mit à son tour à réfléchir, de qui pouvait avoir eu cette audace et surtout, qui dans son entourage savait bien dessiné. Car bon, cela ne courait pas les rues. Et vu la qualité des papillons d’Erin sur son côté réussit, il n’y avait aucun doute sur le talent de l’artiste. Elle n’en revenait pas de n’avoir rien sentie.

Erin commença à énumérer les responsables… les deux médecins ? Isia fit une petite moue, elle ne les voyait pas osé ce genre de chose. Par contre, les deux autres …oh que oui, surtout si mister Hoffman savait utiliser un crayon sans baver ! La mention spéciale d’Erin, sur la peinture sur un corps, intrigua encore plus la belle blonde.

« Je ne voie pas mes deux médecins favoris faire ça, il ne savaient pas écrire lisiblement alors tenir un pinceaux…» Elle pouffa « Ah bon mister Fox fait du body painting ? Tu lui as servi de toile ? » Elle esquissa un rictus gourmand. Si l’anglais aimait les esquisses, cela expliquait la concentration de tableau dans son office.

Isia toisa sa tablette… il y avait un petit mot doux dessus. Elle le montra à Erin, l’écriture était belle et typiquement celle d’un homme, si elle poussait la réflexion, cela devait être celle d’Hoffman. Elle colla, le papier sur la cuisse de son amie.
« Tu reconnais l’écriture ou tu n’as jamais vu Fox écrire ? » Avec la technologie, il en devenant de plus en plus rare de prendre un stylo.
« En tout cas, ce n’est pas celle de John, il écrit tout petit, on dirait l’écriture d’un enfant une catastrophe ! ». Elle pouffa, ce brave colonel, n’avait pas une belle écriture, mais plutôt une marrante aux yeux d’Isia qui avait déjà reçu des mots de la part de l’homme, sur son bureau en pense bête ou l’ayant vu écrire en CODIR.

Enfin bon, elle allumant sa tablette et poussa un juron en voyant la première photo : les deux jeunes femmes en train de se faire un câlin avec le visage peinturlurés. La photo avait eu le droit à une modification, puisque qu’un cœur numérique était au-dessus d’elle, comme pour se foutre de leur gueule et en commentaire en bas : “ce n’est pas meugnon ça ?”

Isia remarqua à cet instant, que sa bague était sur le doigt d’Erin. Elle toisa sa main et en effet l’anneau avait bougé de place ! Elle tourna la tête vers Erin, alors qu’elle avait placé la tablette entre elles deux « Ils ont eu l’audace de prendre ma bague… tu veux m’épouser ?» dit-elle en ricanant, puis fit défiler les photos et en effet ce fut l’œuvre d’Alexander et de John. Les deux, avait pris une belle série de photos hilarantes avec les deux jeunes femmes.

« Tu crois que si je donne ces photos à Nathalie, surtout celle où il font style d’être des princes charmants, Nathalie tue John ? ». Fait étrange et peut-être pour éviter d’entrainer les foudres de la belle rousse, ce fut Alexander qui était vers Isia et non John. Peut-être s’étaient –ils dit que si John fait semblant de faire un bisou à Erin, elle n’allait pas mal le prendre puisque déjà compagne d’un autre homme, au contraire de la belle blonde réputée assez sulfureuse ?

Isia leva les yeux vers Erin, comme pour avoir une explication de son cheminement de pensée. Elle ne savait rien de Nathalie, elle ne savait pas qu’elle avait très peur que John aille voir ailleurs à cause de son complexe d’infériorité. La belle rousse, se considérait inférieure et bien moins belle que les autres. Chose stupide, car elle était sacrément attirante et empli de charme. Une forme de jalousie et de possession animait l’assistante qui ne supportait pas qu’on tourne autour de son homme. Ça Isia l’ignorait clairement ne comprenant pas pourquoi, ce fut Alexander vers elle et non le colonel. Après, elle s’en fichait, l’un comme l’autre lui allait. C’est plus pour Erin…

« Pourquoi c’est John qui est de ton côté pour cette photo ? Tu es le fantasme caché de Sheppard ou quoi ? ». Après, les deux hommes avaient changé régulièrement, mais la constante était là, pour celles qui auraient pu être mal interprété John était du côté d’Erin. Après aucun des deux, n’avaient embrassé les femmes ou fait quelque chose de « trop », juste des mimes bien gentil et sacrément drôle.

Erin Steele

« Tant qu’il ne prend pas des cours sur moi, ça me va », fit Erin en souriant. Mais effectivement, sur les deux personnes qui avaient commis ce forfait, il y avait une qui n’était pas très douée avec un stylo. Erin confirma quand Isia réfuta l’idée que ce soit les deux médecins. C’était peu probable. En fait, elle penchait vraiment pour un coup d’Alexander, et certainement de John. C’était tout à fait le style des deux hommes, et la qualité d’une partie du visage d’Isia démontrait d’un savoir-faire particulièrement poussé. C’était une chose de savoir dessiner sur une feuille de papier, s’en était une autre de le faire sur un visage, avec les reliefs et le grain de peau. N’empêche, tout comme sa collègue, elle se demandait encore comment elle n’avait pu rien ne sentir. Elle avait dû revasser bien comme il le fallait pour dormir aussi profondément.

« Oui, plusieurs fois », confia Erin avec un sourire mystérieux. Elle aimait bien quand il peignait sur elle. C’était con, parce qu’elle ne bougeait pas, mais elle pouvait l’observer construire son art sur son corps, et la sensation des pinceaux sur différentes zones de sa peau était vraiment exquise. Elle en ressortait souvent tout chose, surtout s’il s’était aventuré sur sa poitrine. Il ne lui avait jamais demandé de la peindre autour de son sexe, mais elle savait que s’il lui proposait une fresque qui devait s’aventurer par-là, ou sur ses fesses, elle ne résisterait pas à la tentation d’accepter. Mais oui, cela expliquait les tableaux dans son office, mais Alexander ne s’était pas arrêté à peindre sur des toiles inanimées, comme l’avait constaté Erin le jour où elle avait perdu son pari et qu’elle s’était retrouvée dans un costume Hello Kitty avec le visage peinturluré par ses soins.

« C’est son écriture », confirma Erin. Elle ne l’avait pas souvent vue, mais elle en était quasi certaine. De toute façon, elle n’avait plus de doute sur l’identité du ou des commanditaires. « Il doit écrire comme il dessine, John », renchérit Erin alors qu’elle prenait le mot dans ses mains.

Isia alluma la tablette et aussitôt, la première photo leur sauta au visage. Elles dormaient toutes les deux, en se faisant un câlin, et des modifications avaient été apporté sur l’image, comme un cœur rajouté au-dessus d’elle, et un commentaire sous forme textuelle. Erin afficha une moue amusée. Ce n’était pas le genre de truc à la mettre en colère. Ils ne payaient rien pour attendre. Elle trouverait bien un moyen pour se venger, mais elle n’était pas certaine de vouloir inclure Isia dans la boucle vengeresse, pour la bonne et simple raison que la jeune femme n’avait pas de limite, et qu’elle avait été jusqu’à contaminé l’eau des douches avec un colorant juste pour ses basses besognes. Alors là, elle n’imaginait pas jusqu’où elle pouvait aller. Mais bon, la question ne se posait pas pour le moment. C’était plutôt LA question. Isia voulait savoir si elle voulait l’épouser ?

« Euh ben… » Erin contempla sa main, munie de la bague or et argent de la belle chirurgienne. « Avec plaisir ! Tu ne pourras pas faire mon enterrement de vie de jeune fille du coup », répliqua Erin en défaisant la bague pour la rendre à son amie. Etait-ce un message de la part d’Alexander ? L’américaine se posa la question, bien entendu. Elle ne se faisait pas des films pour rien. Les photos défilèrent, montrant John et Alexander dans des poses amusantes devant les filles endormies. Les deux salopiauds s’étaient bien amusés n’empêche. Il y avait un dossier collector là.

Isia posa une question amusante. Dites comme-ça, Erin pensait que la chirurgienne savait pour les problèmes de couples qu’avaient traversé les deux tourtereaux, et notamment sur le sentiment de jalousie qu’éprouvait Nathalie fréquemment.

« Il y a de forte chance oui », répondit Erin avec sérieux. Tout comme son amie, elle décela rapidement une récurrence chez les deux mecs. Là où Alexander aurait dû être celui qui se penchait sur elle pour mimer un bisou, c’était John qui le faisait. Pourquoi est-ce qu’ils avaient inversé les rôles quand la pose était plus suggestive ? Pour ne pas froisser Nathalie justement ? Parce qu’Erin était en couple avec l’autre homme sur les images, et pas Isia ? Isia à la réputation sulfureuse et aux mœurs plus léger que la moyenne ? Ils avaient juste pris des positions marrantes, parfois au sous-entendu sans équivoque, sans entrer dans le vulgaire ou le physique. Alors pourquoi cette précaution.

« Va savoir, je ne suis pas au courant. », répondit-elle interrogative.
« Peut-être qu’Alexander veut faire un plan à trois et qu’il me le montre par ces photos », fit-elle en ricanant de sa bêtise. Elle ne le pensait pas du tout, c’était juste pour donner une explication irrationnelle. Elle reprit son sérieux. « Non, je pense plutôt qu’il a effectivement peur des représailles de sa belle rouquine. » Elle ne voyait que ça comme explication logique.

Erin se redressa. « Tu sais quoi, je pense qu’ils ne sont pas loin. Ils n’auraient pas manqué de voir nos têtes à notre réveil, et je suis certaine qu’ils se marrent bien à l’heure qu’il est. » Elle s’extirpa de l’œuf, et tendit une main à sa compagne.
« Allons les chopper, ces deux gamins, et s’ils ont encore leur stylo, on va leur refaire le portrait également. »

Le risque était de partir dans les couloirs de la cité avec le visage peint, mais qu’importe. Erin n’était plus à ça près maintenant. Le souvenir de Miss Kitty hantait encore les coursives de la cité. Quant à Isia, la brune pensait vraiment qu’elle n’en avait rien à faire également. En fait, ce ne fut pas vraiment difficile de les repérer. John n’avait pas un rire discret, et ils n’étaient pas très loin pour effectivement voir les filles se réveiller.

Isia Taylor Laurence


Elle était bien du même avis, tant que la personne qui ne sait pas dessiner ne viennent pas s'entraîner sur elles deux ! Manquerait plus que ça ! Finalement la solution fut évidente, Alexander & John les deux relous mais bon cela était assez amusant. Et elle s’avoua elle-même, que si elle les avait retrouvés en train de dormir l’un à côté de l’autre, elle aurait eu la même envie.

Erin répondit à sa question sur le body painting. Plusieurs fois ? La belle blonde lui rendit son regard mais avec un petit air coquin sur le visage. Son nez se retroussa pour marquer ce fait. Elle n’avait jamais expérimenté et elle doit avouer que cela doit avoir un côté assez charnelle intéressant, comme le fait de manger sur le corps de l’autre. C’est décidé ! Faut qu’elle chauffe Lorne pour qui tente de s’adonner à cette pratique !

« Hum, ça doit être intéressant. Coquine ! Bon c’est décidé ! Je vais voir Lorne ce soir ! Si je lui propose une autre forme de toile, il ne peut pas refuser ! » Elle ne savait pas s’il allait être d’accord, mais de toute manière et vu comment il la gourmandait des yeux, il n’allait pas être difficile à convaincre. Enfin bon, parfois elle a des idées un peu farfelues et rien que d’imaginer la tête de ce bravo major, elle se mit à rire.
Isia hocha la tête concernant l’écriture de Fox. « Oui, comme un gamin ! » renchérit Isia en pouffant.

Ce fut la découverte des photos. Erin lui rendit sa bague, qu’elle remit aussitôt.
« On demandera à Fox ! » Fit-elle malicieuse comme jamais. Les photos défilèrent et la grande question existentielle dans le monde d’Isia, pourquoi elle avait eu le droit à Alexander pour les photos un peu « compromettantes ». Elle ne savait rien pour Nathalie et à dire vrai fort heureusement. Elle avait demandé si elle tuera le colonel, supposant, comme beaucoup de personne en couple, une forme de possession. Mais ne s’imaginait pas que cela pourrait être le cas. En réponse Isia ricana.

« On va éviter de les diffuser alors… ». Isia adorait les photos, cela faisait plein de souvenirs et elle était ravie d’avoir ces petites perles, qu’elle mettrait dans son album. Une fois le visionnage terminé, elle transféra le tout aux deux hommes et à Erin sur leurs boîtes mails. Comme ça, chacun pouvait les avoir et se bidonner en les regardant de nouveaux. Elle avait reçu à son anniversaire en janvier, un cadre photo numérique de belle taille. Elle savait déjà, que ces petites perles allaient y être. Elle couva les photos d’un petit rictus amusée et satisfaite.

Puis rigola aux éclats à la mention spéciale du plan à trois ! « Mais quelle bonne idée ! Par contre, il a intérêt à prendre un sexe toy pour s’occuper, car je ne pense pas qu’il soit la vedette cette fois » Elle sortit ça à Erin d’un air malicieux, rien que pour la taquiner, elle tonna un petit coup de coude à sa copine, avant de s’interroger sur la suite de ses propos. « Nathalie est jalouse ? ». Elle fit les gros yeux en les roulants sur eux même.

Elles auraient pu rester longtemps à ricaner, mais Erin voulait aller à la pêche aux « mecs » et Isia était du même avis. Naturellement elle prit sa main, pour se tracter sur ses deux pieds remettant ses chaussures. « J’aime cette idée ! ».

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Lun 24 Juil - 13:11
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Alex/John



En effet les deux hommes ne furent pas du tout difficile à trouver. John n’avait pas un rire discret et il se bidonnait dans un fou rire incontrôlable. Alexander était en train d’essayer de le calmer, en vain.

« Oh John tu es aussi discret qu’une baleine en émois ! »
« On va se faire sauter dessus je te dis ! » Il avait du mal à parler.
« Oui. Mais bon, de base, nous sommes pas censé nous faire surprendre »
« Désolé… » Il essaya d’étouffer ses rire se tournant. Alexander releva la tête et fit une petite moue en découvrant à l’entrée de la porte fenêtre de la salle intérieure des écumes, les deux jeunes femmes.

« Mesdemoiselles… vous allez faire fureur avec cette mode »
John se redressa se tournant pour voir Erin et Isia et esquissa quelques rires.
« Et tu es fier de toi ? John tu aurais pu éviter de baver ! »
« Moi ? » Il regarda Alexander et lui donna un coup de coude. « C’est un effet artistique »
« Tu vas voir si l’effet artistique va plaire à Nathalie » fit Isia d’un air taquin, tout en se rapprochant pour tester la réaction de John.

Les deux hommes réagir en même temps, en croisant les bras, cela n’était pas du tout volontaire.
« C’est bas ça Harley ! »
« Oui je trouve aussi » Fit John avec une petite moue
« Ah c’est donc vrai ? Mon pauvre petit colonel joli cœur ! Aller va ! Promis elle en saura rien ! Surtout que tu préfères les brunes »
« Mais non voyons ! J’aimes toute les couleurs !»
Alexander se tapa la tête « Ah mais oui, j’avais oublié de lui en parler à Erin ! »
John tourna la tête vers l’anglais, jouant à son jeu. « On ne peut pas compter sur toi vraiment ! »
« Mais bon je ne suis toujours pas d’accord
« Rho tu n’es pas préteur »
« Non »
« Enfin tant pis, on fera comme d’habitude ! Pour une fois que je te propose de pimenter les choses ! MONsieur Hoffman ne veut pas innover ! »
« Toutes les innovations ne sont pas bonne à prendre… » Il lui tapota sur l’épaule.
« Ouai… à prendre comme tu dis » Il le regarda les bras croiser avant de rire.
Ils étaient en formes.


Erin Steele

Erin leva les yeux avec gourmandise quand Isia lui fit part de ses projets avec Lorne. La chirurgienne n’en manquait pas une. « J’espère pour toi qu’il dessine bien, même si je pressens que ce n’est pas que pour ça que tu vas lui demander de te choisir comme toile », fit-elle amusée. Les filles rigolèrent un peu de tout ça, avant de regarder les photos compromettantes pour elles, même si au demeurant, elles s’en amusaient plus qu’autre chose. Isia transféra le tout à tous les protagonistes, ce qui n’était pas une mauvaise idée au final. Un petit souvenir mignon des années Atlantis, qu’ils ressortiraient une fois à la retraire, en train de se faire chier sur Terre.

La mention du plan à trois fit rire Isia, et Erin l’accompagna de bon cœur, surtout avec sa réplique, qui lui donna chaud vu qu’elle s’imagina mille et une chose subitement, même si elle ne le montra pas forcément. C’était stupide. Elle profita du coup de coude pour faire un sourire enjôleur à la belle blonde, avant que le sujet ne repasse sur un ton plus sérieux vis-à-vis de Nathalie. Elle haussa des épaules en levant les mains, impuissantes face à cette question. Oui, elle semblait l’être, même si l’ex consultante ne connaissait pas toutes les ficelles de ce qui se jouait entre John et la française. D’un autre côté, cela ne la regardait pas spécialement, n’étant ni intime avec l’un, ni avec l’autre. Il était temps d’aller à la pêche aux petits rigolos.

Les deux hommes ne furent pas difficiles à trouver. En effet, John riait tellement qu’il n’y avait qu’à suivre l’écho de ses borborygmes incontrôlables. Erin croisa les bras en dévisageant tantôt l’un, tantôt l’autre, et ses peintures ne devaient pas la rendre crédible pour deux sous. Elle avait une petite moue amusée, même si elle essayait de faire la nana vexée, ce qui n’était pas du tout le cas. En fait, elle avait plutôt l’air d’une chipie qui analysait la situation avant de passer à l’action pour faire sa connerie. Isia mit les pieds dans le plat la première en allant titiller Sheppard sur sa relation avec Nathalie, et les deux hommes eurent le même mouvement de défense qui consistait à croiser les bras. Erin ne put s’empêcher de rire en les voyant faire.

Puis forcément, quand ils étaient à deux, ils étaient intenables, ils se mirent à se faire un petit délire autour de sa propre personne. Elle n’était pas certaine de comprendre ce qu’ils sous entendaient tous les deux, et comme ils ne mettaient pas de mots propres sur ce qu’ils voulaient dire, si elle faisait une interprétation, cela pouvait se retourner contre elle et son esprit mal placé. Mais bon, elle n’était pas dupe, et elle décida de rentrer dans leur petit jeu, en se rapprochant de John.

« Mais moi je suis d’accord », dit-elle simplement, avant de se tourner vers Isia pour lui passer ses bras autour du sien et la tracter contre elle sur son profil.
« Mais n’oubliez pas de prendre de quoi vous occuper entre vous, vous ne serez pas la vedette de la soirée cette fois. », fit-elle en reprenant sciemment les mots de son amie quelques minutes plus tôt, d’un air aguicheur tout en ayant tourné son visage vers celui de la doctoresse pour la toiser. Pas de raison de ne pas retourner la chose à son avantage. S’ils pensaient la gêner avec leur petit jeu sous entendant qu’ils feraient bien un plan à trois ou à quatre avec les deux filles, c’était raté. Bon, il ne fallait pas que ça dur trop, et elle espérait qu’Isia n’allait pas « rentrer » dans le jeu à sa façon en se montrant totalement barrée, sinon elle allait faire cogiter Erin, qui était du genre à se faire des films de tout un tas de choses, surtout dans le domaine de la sexualité.




Alex/John



Les deux hommes toisèrent les deux femmes, bien entendu et naturellement Isia, se laissa enlacer, rendant son accolade à la consultante. Elle prit le vice de roucouler légèrement.
« Et pas de photo pour vous rattraper au second round » Fit-elle provocatrice en déposant un baiser sur la joue d’Erin.

John lança un regard espiègle à Alexander, qui resta stoïque et un rictus charmant sur les lèvres. L’anglais, ne savait pas ce qu’avait John en tête mais il savait déjà qu’il allait le suivre niveau connerie.
« Bah tu vois… ce n’est pas compliqué »
« Oui…franchement je ne pensais pas qu’elle aurait acceptée aussi facilement ! »
« Moi non plus. Comme quoi, ce n’est pas compliqué une femme »
« Et Isia tu es d’accord ? »
« Oui toujours voyons, tu sais bien que mon fantasme c’est Erin » fit elle comme si ce fut la plus belle des évidences. Après tout elle devait se montrer aussi aguicheuse que la tentation d’Erin.
« Ah oui… c’est vrai ! » fit l’anglais amusé en soupirant faussement agacé.

Cela fit sourire John, d’un rictus assez satisfait. Il s’approcha du joli petit couple et leur fit un bisou à chacun sur la joue.
« C’est adorable ! Moi qui désespérait à trouver quelqu’un pour faire le ménage dans mes quartiers ! »

Alexander ricana de plus belle en levant les yeux au ciel. Isia loin d’être en reste, cachait sa surprise et ce revirement de situation, par un regard à Erin.
« Tu as encore ton déguisement de soubrette ? » sans aucun doute qu’elle avait une mauvaise idée en tête. Elle fit mine de se pencher pour avoir la réponse dans son oreille et en profita pour lui chuchoter « Bon, faut fouiller fox, je te laisse faire l’aguicheuse je prends John, pour prendre les stylos et on les plaque sur une surface pour les peindre! »

Erin Steele

Erin fit une petite moue quand John répliqua qu’il cherchait désespérément quelqu’un pour le ménage. Forcément, il prenait le contrepied de ce que tout le monde pensait, pour vraiment marquer le coup. Elle aurait certainement fait pareil si elle était à l’initiation de ce jeu. Seulement Isia avait une idée. Elle lui en fit part dans le creux de l’oreille alors qu’elle venait de lui poser une question. Erin fit mine de lui répondre, ponctuant tout cela par un petit bruit de gorge et un regard chargé de sous-entendu. Elle se décolla d’Isia en passant sa langue sur ses lèvres, et elle approcha d’Alexander, un peu alanguie.

« Tu te souviens de mon costume de soubrette ? », fit-elle aguicheuse en se collant à lui pour aller chercher un baiser. Elle laissait donc John à Isia. Bon, elle n’était pas certaine d’arriver à fouiller Alexander sans se faire prendre, surtout qu’il n’était pas très tactile, sauf avec elle, donc dès qu’il sentirait une de ses mains s’aventurer dans ses poches, il allait réagir. Elle essaya donc de tâter le tissu en faisant parcourir ses mains à plat en guise de caresses censées le mettre en route lui aussi, vu qu’elle restait dans le jeu de la séductrice. A la moindre bosse suspecte susceptibles de lui faire penser à un stylo, elle plongerait ses mains dans la poche pour essayer de l’attraper avant qu’il ne réagisse.

Tout ça allait mal finir.

Alexander Hoffman


Il était évident que les deux jeunes femmes ne soient pas en reste et la manière dont venait se coller Erin contre lui, ne présageait rien de bon. Surtout qu’Isia s’approchait du colonel et sur le coup Alexander le plaignait sincèrement. Être en face d’une tigresse n’est jamais bon… oulala non. Un sourire espiègle se dessina sur les lèvres de l’anglais alors que le soldat lui envoyait un regard d’appel à l’aide. Il lui dit silencieusement un beau « démerde toi » ponctuer d’un rire. Puis reporta son attention sur son ondine favorite qui avait des envies aguicheuses. Naturellement, il lui donna son baiser un rictus sur les lèvres.

« Non, je ne le connais pas celui-là » fit’il sur le même ton qu’elle pour ne pas perdre le change. Il sentait qu’elle le caressait, comme une fouille corporelle mais de manière agréable. Il se laissa faire fortement amusé.
« Mais dit donc, je ne savais pas que tu avais des idées peu chastes en public ». Il ouvrit légèrement le pan de sa veste.

« À droite » fit ‘il d’un air de défis. C’est dans cette poche intérieure qu’il y avait les deux bâtons de maquillage qui avait servi aux hommes à peindre les beaux visages des demoiselles. Il lui laissa la chance de glisser sa main, avec le risque qu’il la bloque. Mais en réalité, il comptait la laisser faire. Il avait une autre idée en tête.

Isia Taylor Laurence


Isia était proche de John qui avait reculé contre le mur. Il sentait le mauvais coup venir et l’anglais ne lui était d’aucun soutien sur le coup.

« Tatata n’y pense même pas » fit’il en secouant ses mains devant lui. Il ne pouvait plus reculer.
« Et je pense à quoi ? » Fit la belle blonde d’un air carnassier.
« À me fouiller ? »
« Non pas du tout » toute l’innocence du monde était sur son visage
« Alors tu veux faire quoi ? »
« Tu verras » elle avait son petit air provocant s’amusant bien de cette histoire un peu folle. Dès qu’il fut acculé au mur, elle ricana toisa son amie, qui avait la main dans la veste de l’anglais. Bon, elle aura bien besoin d’aide. Maintenant, que John était éloigné… la belle se retourna pour sauter sur le dos Alexander et l’empêcher de se débattre. Oui, cela était vicieux, mais qu’importe ! le but étant de se venger !

Trop concentré sur Erin l’anglais sursauta brutalement quand Isia lui tomba dessus, s’accrochant à son coup. Pour le maintenir en place.

« Tu bouges je te mort ! »
« Tu n’en serais pas capable ! » Fit Alexander d’un air pompeux. Il était persuadé qu’elle allait le faire. Mais il ne pouvait pas s’empêcher de vérifier !
« Tu veux parier ? » Elle se contenait de rire. Cela était véritablement n’importe quoi.

Elle n’eut pas le temps de répondre, qu’il se mit à gigoter, et il se fit mordre clairement sur l’épaule par Isia. Elle aurait pu viser une autre partie comme le coup ou l’oreille, mais elle ne voulait pas toucher une zone « intime » toujours dans ce respect pour Erin.

« Aie ! »
« Arrête de bouger ! ça va bien se passer tu vas voir ! » Fit Isia convaincante en relâchant sa prise buccale.
John ricana bien au fond, il savait que dès qu’elles auront fini avec Alexander, il devrait se battre, mais bon, c‘est le jeu et il acceptait très bien la vengeance des filles.

« Démerde toi l’anglais ! » Fit’il fièrement pour lui renvoyer la balle
« Tu vas y passer ! » ironisa l’anglais loin d’être vexé
« Ouai ouai, pour le moment la casserole est sur l’anglais. Deux belles demoiselles, gourmand va ! » John était adossé et se marrait bien.


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Erin Steele

Erin se contenta de glousser quand il lui parla alors qu’elle était concentrée sur sa recherche qui devait avoir l’apparence de ne pas en être une. Seulement voilà, avec ses gros sabots, il la vit arriver.

« A droite ? » Elle afficha un sourire amusé en répétant ses propos, mutine et elle glissa sa main vers la droite donc puisqu’il l’y invitait. Elle sentait le coup fourré mais bon, elle aimait trop jouer pour résister à l’envie d’aller droit dans un piège aussi évident. Puis Isia tomba du ciel sur le dos de son ami, sans crier gare. Elle lui promis une belle morsure s’il bougeait et forcément… il bougea. Elle le mordit à l’épaule et tandis qu’il ne recevait aucun soutien de son acolyte Sheppard, Erin déboucha le crayon feutre qu’elle avait eu le temps d’attraper.

Seulement, s’il continuait de gigoter, elle risquait surtout de lui crever un œil.

« Arrête de bouger sinon tu vas le prendre dans l’œil ! », fit Erin avec autorité en agitant le stylo. « De toute façon tu vas y passer. » Elle ne voulait pas non plus lui coller du feutre partout sur le costume qui devait surement couter sa solde mensuelle. Une fois le calme obtenu, elle s’appliqua à lui dessiner des moustaches de chats sur les joues. Elle n’était pas douée en dessin, donc elle choisissait de faire simple. En tout cas, elle essayait de s’appliquer, comme en témoignait sa petite langue qui passait entre ses lèvres alors qu’elle avait la mine concentrée. Bien entendu, elle ne comptait pas s’arrêter là.


Alexander Hoffman


Bon, il avait Isia sur le dos, qui avait eu la folie de le mordre sans une seule once de remord. Il ricana doucement se disant, qu’il aurait surement une tripoté d’homme qui auraient aimés être à sa place à cet instant. Il ne vit nullement, que John était en train de faire un reportage photo discrètement sur sa tablette. Bonjour, les photos dossiers. La concentration d’Alexander alla sur Erin, qui commençait à donner de l’autoritaire.
« Oula mais madame commence à s’énerver » Il se fichait de sa figure
« Fait gaffe elle va sortir le fouet »
« ça tombe bien tu protèges mon auguste postérieur »
« Hum … » Dit-elle simplement en remontant le genou, pour l’obliger à se pencher un peu afin d’éviter qu’elle lui donne un coup avec celui-ci sur le dit fessier. John se marrait dans son coin.
« Laisse-toi faire ! »

Alexander soupira et toisa Erin qui avait ouvert le feutre, par chance c’est un spéciale, donc ça allait partir rapidement. Juste pour lui donner un peu de résistance, il la chatouillait, mais se faisait rappeler à l’ordre par la tigresse dans son dos. Finalement, il resta immobile en roulant et soupirant exagérément. « Mouai, je me laisse faire… c’est bien parce que vous êtes mignonnes et que j’adore les enfants » fit-il par pure mauvaise foi.

Erin Steele


Erin savait qu’il allait prendre la mouche si elle se montrait autoritaire. Il était comme ça Alexander, toujours dans la rebellion. Le boss, c’était lui, et quand on se montrait trop direct avec lui, il avait tendance à avoir un réflexe de préservation de domination. Erin adorait le titillait là-dessus. Tout comme il aimait la faire crier en la surprenant.

« Oui laisse toi faire papillon », répliqua Erin à la suite de John alors qu’Isia affermissait sa prise pour le tenir. Il ne pouvait pas s’empêcher de la chatouiller pour l’embêter. Il était intenable de toute façon. Il devait faire quelque chose même s’il essayait de se tenir tranquille. Erin pouffa.

« Et c’est nous les enfants ? », argua-t-elle, soulignant son comportement puéril. Elle lui barbouilla le bout du nez avant d’aller refaire le contour de ses lèvres exagérément. Un beau petit clown chat. Ensuite, elle fit un peu n’importe quoi sur son front, histoire d’agrémenter tout ça. Des petits poissons tous simple, le corps et la queue, qui entourent un P majuscule pour Polochon, ce qui lui donna l’idée de lui faire des rayures sur les joues, là où elle avait arrêté les moustaches. Il était charmant.

« Polochon ! », fit-elle en se redressant, fière d’elle. « Au suivant ! Je le tiens, tu t’en occupes », fit Erin à Isia. Chacun son tour non ? Elle fit un sourire radieux à Alexander, sans l’embrasser parce qu’il avait du feutre partout.

Alexander Hoffman

Alexander ne savait pas à quoi il ressemblait et s’attendait au pire…surtout quand Isia le lâche pour, le faire pivoter et voir… Il sut à sa tête que ce fut du grand n’importe quoi ! La belle blonde ria aux éclats et John la rejoignit il n’en pouvait plus. L’anglais jeta un regard au coin à sa compagne.
« Je sens qu’il en a une qui a abusée ! » »
«Mais non voyons, tu es encore plus sexy qu’avant ! » Fit Isia en s’essuyant le coin de l’œil.

Isia Taylor Laurence

Isia avait du mal à se retenir en voyant la tête d’Alexander, il était ridicule et ce qui était encore plus drôle, c’est qu’il était l’un des responsables de la cité ! Il allait perdre toute crédibilité. Elle en eut presque pitié.

La belle jeune femme, prit le stylo, pour marcher vers John, qui avait rangé depuis quelques minutes sa tablette. Le soldat dégluti et décida de ne pas trop se montrer pénible, il devait y passer c’est le jeu. Ainsi, Erin n’eut aucune résidence, enfin pour la forme, il donna un peu de force, pour l’embêter aussi.

Isia, fit donc des dessins sur le visage de l’homme, des lunettes autour des yeux, des poils de barbes, des étoiles sur les joues et des lèvres. Elle n’était pas la meilleure en dessin, il est certain mais bon au moins elle avait le même niveau qu’Erin et faisait honneur à la première prestation de la miss brune. Isia s’amusait comme une petite folle et se fit la remarque qu’ils avaient rien d’adulte les quatre ensemble.

« Et TADA ! » Elle regarda sa copine d’un air complice « N’empêche nous sommes pas sortables ! On a tous les quatre des rôles importants et membre du CODIR et on fait des gamineries… alala franchement bande de fou ! ».

Alexander Hoffman

Alexander toisa le visage de John ricana en le voyant si mal dessiner. Puis, il alla vers une vitre pour se voir. L’homme avait assisté à toute la scène, les bras croisés en ricanant, voyant John lui lancer des regards désespérés. Il se mit donc vers le reflet de la porte fenêtre pour découvrir avec horreur, que sa compagne outre ses piètres talents en dessins…. Avait véritablement abusé. Un « oh my god » très british s’échappa de ses lèvres.

« Autant, pour vous, nous nous sommes appliqués à faire quelque chose d’esthétique… mais là…même Zelanka n’a jamais eu d’aussi moche et ridicule peinture sur le visage ! » Lança l’anglais, nullement vexé, mais juste pour taquiner les belles. John s’approcha et soupira en voyant sa tête.
« Bon… on va rester ici et sortir à la nuit tombée … »

Erin Steele


Erin souleva les épaules de façon innocente quand Alexander fit remarquer qu’il sentait qu’il y en avait une qui avait abusé. Elle ne voyait vraiment pas de quoi il parlait. En tout cas, elle s’amusait bien. « Bien plus sexy qu’avant même », rajouta-t-elle, toujours dans la surenchère de son amie. C’était désormais le tour de John, et il n’opposa qu’une résistance feinte, histoire de donner un peu l’illusion qu’il n’était pas le genre d’homme à se laisser faire. Mais c’était peine perdu et il le savait bien, et Isia s’en donna à cœur joie, tout comme Erin quelques minutes plus tôt sur son amoureux d’anglais.

Erin ricanait franchement quand la belle blonde lui fit part du résultat et qu’elle était passée sur le devant de Sheppard pour l’admirer. Elle ne s’était pas loupée non plus. Il était assorti à son copain de farce.

« Ca pour ne pas être sortable, nous ne le sommes pas. Mais à notre décharge très chère, nous n’avons pas commencé ! »

Quitte à être dans la gaminerie, autant y aller jusqu’au bout et accuser les autres d’avoir commencé la bêtise, comme dans une cour de récréation. Elle entendit Alexander jurait en anglais, et cela la fit pouffer d’autant plus alors qu’elle se tournait vers lui pour le mirer de nouveau. Elle se mordit la lèvre inférieure pour ne pas rire plus, plutôt contente de sa prestation.

« Je te trouve trop mignon. Tu veux une gaufre avec du nutella dessus ? », fit-elle en employant un ton maternel comme ci elle couvait son dernier enfant à la fête foraine et qu’il avait eu le droit à un maquillage en règle pour l’occasion. Elle se foutait clairement de lui.

Alexander Hoffman


Alexander se tourna vers les deux jeunes femmes. Isia, s’était mise à côté d’Erin, les mains sur les hanches. Elles avaient un air assez drôle avec leurs visages de carnavals.
« Oui je veux bien et du démaquillant aussi maman ! » Répondit-il d’un air purement enfantin.
John ricana « Moi aussi Tata ! » Tu parles, il n’allait pas louper ce genre de propositions surtout quand cela concerne de la nourriture. Il toisa Alexander… « Mais c’est vrai que tu es sexy… »
« Je te donne envie avoue ? »
« Oui, je ne sais pas si je vais me contrôler »
« Grand fou » Bien entendu, l’anglais avait mimer un geste de la main et un petit rire digne de la meilleure poufiasse du coin !

Isia roula des yeux en ricanant… oui intenable à croire qu’ils avaient snifer un produit pas très net.
Finalement, John sortit sa tablette « Bon on se fait une séance photo souvenir, on est les plus beaux et sexy de la cité autant garder un souvenir de cet état ! ». Le colonel, avait une passion pour la photographie très peu connu et adorait en faire, il avait d’ailleurs un très bel appareil photo d’une marque célèbre. Cela lui donnait pleins de souvenirs et les regardaient régulièrement en se marrant.

Trouvant l’idée bonne Isia, se rapprocha des deux hommes, elle se mit devant John se baissant un peu, puisque à bout de bras, cela serait difficile de se prendre en ligne. Elle invita sa copine pour qu’elle vienne à côté d’elle et contre son homme. John prit par les épaules l’anglais qui quant à lui posa une main sur celle de son compatriote lui rendant son « câlin » et l’autre serait naturellement sur le corps de sa compagne.

Erin Steele


Erin secoua la tête dépitée. Ces deux-là étaient vraiment infernaux. « Alalala je ne sais pas si je dois m’inquiéter ou pas », répliqua-t-elle. Bon, elle n’était pas super bien placée pour avoir peur des réactions d’Alexander surtout qu’elle en tenait une couche aussi quand il s’agissait de délirer. Une forme de décompression vis-à-vis du boulot. Tout simplement. L’idée de John d’immortaliser le moment par des photos compromettantes était bonne, et la brune adhéra tout de suite à l’idée. Ce serait l’occasion de rigoler plus tard.

Erin prit donc place à côté d’Isia, les jambes pliées, contre le torse de son chéri. Elle se maintint avec la main d’Alexander, et elle posa les siennes dessus.

« A trois on fait « ouistititi » !! », fit Erin avec un sourire, s’improvisant directrice de photographie. Elle laissa John prendre quelques photos. Elle en prit une autre avec Isia, les deux femmes tirant outrageusement la langue pour faire un « bah » mémorable. Avec les peintures, c’était quand même plus glamour. Puis elle prit la pose avec Alexander, et John, et tout le monde tourna à tour de rôle pour être sur les photos. Heureusement, personne ne vint se promener dans le coin sinon la surprise serait de taille, de découvrir les deux RDA peinturlurés, la responsable en second du pôle médical dans le même état, et le Lieutenant Colonel attaqué lui aussi. Pour sûr, la confiance et le respect allaient en prendre un coup.

« Bon les enfants, je sais que ça va être difficile, mais va falloir retourner à des occupations d’adultes maintenant », fit Erin en regardant l’heure sur la tablette de John après une énième photo des trois autres larrons positionnés dans un simulacre d’adoubement chevaleresque. Vraiment n’importe quoi cette après-midi.

Ils allaient devoir raser les murs pour repartir à leur bureau…

Isia Taylor Laurence


Chacun donnait du siens avec le « ouistiti » pour la série de photo, Isia se retrouva sur le dos d’Alexander et imita la tigresse vers John en mémoire à son fan club. Quant aux deux hommes ils ne furent pas raisonnables, puisque ce fut l’anglais qui sauta dans les bras de l’Américain ouvrant les bras avec une moue exagérément festive et John avait fait le miroir. Finalement John décida de mettre Erin sur ses épaules pour la dernière photo. Bref l’apothéose du n’importe quoi et tout le petit quatuor riait aux éclats, jusqu’à quelques larmes coulent. Ils étaient barré et pas très mature sur le coup.

La remarque d’Erin calma un peu le jeu… et l’anglais ne savait pas comment éviter le personnel de la cité. Le salut venu d’une Isia.

« Bon, je vais chercher du démaquillant et des cotons ! Comme ça, vous ne perdrez pas en crédibilité »
« Et la tienne ? »
« Qui oserait me faire une remarque ? Et puis, je n’en ai tellement rien à faire des pensées des autres ! Moi je ne suis pas Chef ou responsable. Je ne suis que seconde » Elle eut un rictus rieur et partie sans laisser le temps à qui que ce soit de contester.

Alexander en profita pour taquiner sa compagne et il fut aidé par John, puis il reçut aussi pour son grade puisque naturellement John se retournait contre lui et puis chacun eu le droit à ce moment de gloire.

Isia revenue 25 minutes après avec tout ce qu’il fallait. Elle en donna à Erin, pour démaquiller les deux hommes comme le miroir n’était pas fameux à travers une vitre. Puis les hommes firent de même.
« J’ai l’impression de jouer à la poupée » dit John qui expérimentait pour la première fois le démaquillant.
« Tu n’auras jamais une aussi belle Barbie ! »
« Ah ça… » Il prenait soins à ne pas la démaquillé sur son maquillage de base.

Erin Steele


Ce fut un relatif beau bordel de quatre amis qui s’amusaient bien ensemble. Chacun y allait de sa petite pose grotesque, quand l’un ou l’autre ne portait pas un des larrons pour mieux faire des figures acrobatiques. Quand elle était un peu retrait des trois jeunes gens (à l’occasion de prendre une photo par exemple), la brune se disait que quand même, on avait du mal à imaginer Monsieur le Baron Alexander Hoffman en train de faire autant de facéties quand on l’avait pour la première fois en face de soi. Alors consultante, Erin avait vite percé le petit côté joueur du grand bonhomme, sans se douter une seconde que cela la conduirait tout droit dans des situations cocasses telles que celle-ci. Ils en avaient fait des conneries à deux, souvent pour se chamailler, avec une espèce de tension sexuelle sous-jacente, visant à séduire l’autre par le biais des jeux.

Finalement, ce fut elle qui joua les mères chiantes en rappelant à tout le monde qu’il était temps de reprendre le boulot. L’après-midi était déjà bien avancé, et ils en avaient bien profité. Et puis, avec la fin de journée qui approchait, les risques de voir quelqu’un arriver dans la salle des écumes croissait de plus en plus. Isia se proposa pour aller chercher du maquillage et avant que quiconque ne dise quoique ce soit, elle était partie. La connaissant, elle se moquait clairement qu’on la voit ainsi peinturlurée.

Alexander profita de cet intermède pour taquiner Erin qui ne se fit pas prier pour lui rendre la pareille. John s’en mêla, et finalement, les trois se taquinaient à tour de rôle. Intenables.

Une fois isia revenue avec le flacon censé rendre à leur peau sa propreté initiale, les femmes s’occupèrent de démaquiller les hommes et vice versa. Alexander prenait lui aussi soin de ne pas virer le maquillage d’Erin en plus des traces de feutres. Forcément, alors qu’il s’appliquait, elle le chatouilla sur les flancs, sachant pertinemment qu’il n’aimait pas ça et qu’il allait réagir.

Alexander Hoffman

Il réagit en effet, mais avec une certaine violence, il recula brusquement, pour échapper aux mains qu’il n’attendait pas. Une petite moue sur le visage assez contrarié. Elle était un peu folle de venir le provoquer dans l'état d’excitation de gaminerie dont il était soumis. John avait relevé la tête vers le mouvement de son compatriote masculin, recevant sans le vouloir le flacon de démaquillant et le coton usagé…

Et sans prévenir, Alexander chopant Erin la mettant sur son épaule et la balançant en position assise sur un canapé rebondissant. Il n’avait pas été trop bourrin, pour ne pas lui faire mal. Sans lui laisser le temps de dire ouf, il prit ses bras qu’il plaqua contre elle, pour s’asseoir sur ses genoux et mettre les mains de la consultante sous lui, comme ça, elle ne pouvait rien faire. Et sans rien dire, il tendit la main dans le vide, pour qu’on lui redonne son bien.

John, et Isia se regardaient un peu connement… puis John s’avança pour donner le flacon, il avait l’air penaud, faut dire que c’est étonnant, cela était allé très vite. Les deux étaient surpris et à la fois se retenait de rire. Puisqu’ils avaient une ou deux répliques à sortir pour faire chier leurs monde.

« Eh bien, faut pas chatouiller sa majesté… »
« Oui, sinon tu fini plaquer sauvagement… Les Tairis et leur mauvaise influence... »
« Ouai… on va lui offrir un fouet »
« Pas sûr qu’Erin aime… quoique elle cherche »

Ils finirent par se regarder et éclater de rire. Bien entendu, ils n’avaient pas chercher à être discret. Alexander n’avait pas réagis, juste souris dans le vent et mit du démaquillant sur le visage de sa compagne, pour lui chuchoter « Maso ».

Erin Steele


La lourde de service ne l’avait pas vu arriver, et avant qu’elle ne puisse affiche une petite moue innocente en réponse à celle contrariée de son compagnon, elle se retrouva sur l’épaule d’Alexander, comme un vulgaire sac de patate et ni une ni deux, elle atterri dans un canapé. Elle avait bien entendu crier quelque peu, histoire d’être fidèle à sa réputation, et alors qu’il plaquait ses bras contre son corps pour enfin venir s’asseoir sur elle, elle était agitée d’un rire nerveux alors qu’elle essayait de se sortir de là, sentant arriver une connerie terrible.

Les deux autres larrons de l’histoire se mirent à faire des commentaires sur leur attitude et forcément, cela accentua le rire d’Erin qui s’attendait vraiment au pire. Elle ne pouvait pas bouger, prisonnière du corps d’Alexander, alors elle rigolait, mais c’était nerveux.

Finalement, il lui posa du démaquillant sur le visage en lui murmurant qu’elle était maso. Ah ça… Elle devait bien reconnaître qu’elle aimait le risque surtout quand c’était avec lui. De voir ses flancs ainsi exposés à ses mains alors qu’il était occupé sur son visage… Une tentation à laquelle elle n’avait pas pu résister.

« Je trouvais que tu ne faisais pas assez viril avec ton coton et ton démaquillant. Là c’est mieux », répliqua-t-elle sur le même ton, avec un petit sourire entendu alors qu’elle le détaillait, sans se préoccuper d’Isia et John qui se bidonnaient derrière eux.

Alexander Hoffman

Bien entendu, il avait adoré l’entendre hurler de surprise. Il se mordait l’intérieure de la joue, pour ne pas rire aussi bêtement que toute la fine équipe. Il la maintenant bien, pendant qu’il finissait de la démaquiller. La remarque d’Erin, lui arracha un rictus. Mais qu’est-ce qu’il ne fallait pas entendre. Pour la peine, il la mordit dans le cou.

« ça devient chaud chaud ! »
« C’est pas toi qui voulait un plan à trois ? »
« Non, juste des femmes de ménages ! »
« Mouai c’est pareille » Dit-elle en bourrant les côtes du colonel qui ricanait.

Alexander ne leur répondit pas
« Tu as de la chance qu’on ne soit pas seul… » Toujours un murmure, mais avec un regard assez prédateur et ténébreux. Il se leva sur cette phrase prometteuse l’air un peu pompeux, pour coller un coton de démaquillant sur le nez d’Isia, qui pouffa.
« Bon au travail mauvaise troupe ! » Il claquant entre ses mains, comme le papa qu’il n’était pas.

Erin Steele


Elle ne s’attendait vraiment pas à ce qu’il lui mordre le cou. Elle tenta bien de monter ses mains en se recroquevillant pour se protéger mais elle était coincée ! Elle couina en sentant un frisson la parcourir, frisson qui était loin d’être chaste. Erin ne répondit pas plus aux deux commentateurs du matchs entre administratifs. Elle conservait son regard sur Alexander, essayant de se remettre d'aplomb dans sa contenance.

Elle n’eut pas le loisir de lui répondre également qu’il se leva pour coller le coton sur le nez d’Isia. Erin se mit à rire, même si elle était un peu échauffée de sa dernière phrase. Elle ferait peut-être un petit tour dans son bureau tout à l’air à celui-là. A voir.

Mais pour le moment, il était temps de retrouver le sien de bureau. Elle fit une bise chaleureusement amicale à son amie blonde, salua Sheppard avec une petite bourrade toute aussi amicale, et elle embrassa son homme, puis le petit groupe se dispersa pour vaquer à des occupations d’adultes après leur petit passage au pays imaginaire.

END 04.08.2017

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