Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
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Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 
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"Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type

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Isia Taylor Laurence
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MessageSujet: "Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type Jeu 18 Mai - 23:14
Blondes VS Chips, qui va craquer ?!

- PEDGE ALLEN / TESHARA LAYS / NAALEM LAYS -

Chronologie : 22 juin 13h00





HAX-451 Ovidae… cela faisait clairement penser à un ovule. Ce qui, quand on connaissait le peuple et l’amour qu’ils ont pour les œufs, ce n’est pas déconnant. En tout cas, plus elle lisait les rapports de missions et la description de la planète, plus elle se disait qu’il n’avait jamais de nouveauté dans les cultures humaines. Même à des milliards d'années lumières de la Terre, voilà qu’ils tombaient sur un peuple assez similaire aux mayas, pratiquant bien entendu les sacrifices humains (sinon ce n’est pas drôle) tout en vénérant des bestioles reptiliennes. Sauf, que cette fois ce ne fut pas des serpents à plumes mais des gros varans version big ! Et contrairement aux mayas, leur « dieux » étaient là dans leurs villes à se repaître de leurs boustifailles et de leurs âmes. Si ce n’est pas adorable, ; de vivre avec ses dieux franchement ? Et en plus ils vous donnent des œufs composés de toxine similaire à l’extasy ! De brave petit dino pour ne pas dire de brave dealer !

Enfin bon, Isia ne s’était pas prise d’un élan ou d’une passion ethnologue ! Elle se coltinait les dossiers, pour en savoir un peu plus sur ce peuple, puisqu’elle avait reçu une convocation le matin même pour se rendre en début d’après-midi rendre une petite visite ce peuple. Apparemment, ils auraient des cas, étrange de maladie. Et en plus ça tombait pendant une cérémonie « importante » et il fallait que les deux prêtresses touchées soient opérationnelles. Des quelques symptômes que leur avait décrit les autochtones Isia se demandait s’il n’y avait pas une contamination par le sang ou un truc comme ça. Puisque les 6 personnes « malades » ne transmettait leur virus que quand ils se touchaient où quand il avait reçu le « don des griffes ». Quelque chose, que leur donnait apparemment la vieille matriarche Drakos qui vivaient à la capital Kalacos. Impossible, de savoir ce qu’était ce fameux don.

Le départ était prévu à 13h00, avec la recommandation de manger « peu » puisque les festivités auxquels ils étaient conviés en même temps, était conséquentes niveau nourriture. Apparemment, plusieurs peuples stellaires, venaient assister l'équipe Atlantes à cet événement digne d'une éclipse chez les mayas ! Isia ne savait pas qui allait l'accompagner et en toute franchise, elle s'en fichait cordialement. Enfin bon, vu le décalage horaire, ils arriveraient en fin de matinée chez les Surunéns.

La belle blonde, commençait à préparer son sac à dos médicale, prenant une petite machine lantienne pour analyser le sang, une panoplie de soin, des seringues d'hémorragies, les lentilles de visions nocturnes incluses maintenant dans l'équipement standard, quelques menus objets de missions et sa tablette. Elle en profita pour prendre avec elle sont mini kit d'opération, technologie miniaturisée pour le transport à voir ce que ça vaut. Son sac, avait un peu de poids, mais elle avait l'habitude à force de partir en mission avec. Après, elle prenait toujours des éléments nécessaires évitant le « surplus inutile » pour cela qu'elle refaisait sans cesse, le sac de soin, pour ne prendre que des objets pertinents évitant de s'encombrer bêtement. Peut fan, des uniformes, elle avait cependant, une préférence, pour les uniformes noirs avec à la veste en cuir et le pantalon assortie du site alpha, qui était devenu la mode ici. En conséquence, elle s'équipa de cette tenue tout en se mettant les lentilles au cas où. Cela allait peut-être servir à rien, mais pour le peu qu'elle doive soigner dans un temple avec comme seulle lumière celles des flammes d'une torche, elle allait en chier avec une vision standard. Donc autant en avoir une bonne.

Fin prête, elle n'avait avalé qu'une petite salade de lentille et céréales, pour se tenir un peu au corps en attendant le buffet, espérant sincèrement qu'il allait avoir de la viande et pleins de gras ! Car le gras c'est la vie et quitte à faire la fête autant se péter le bide ! Et ce n'est pas ces graines qui allaient lui remplir le bidou ! C'est une viandarde la miss et elle veut dévorer de la vache ! Ou du poulet nom de Zeus !!

Il était 12h45 quand elle quitta son bureau, pour marcher d'un pas dynamique vers la salle d'embarquement. Elle ne rencontrait personne susceptible de l'intéresser ou bien même de l'emmerder. Ce qui était une bonne chose, elle ne perdrait pas de temps. Joyeusement, puisqu'elle adorait partie en mission, cela la change et surtout elle adorait l'inconnue et l'imprévisible, elle alla jusqu'au téléporter quand soudainement, elle se fit plaquer contre la paroi par un sac !

« Non mais vous ne pouvez pas faire gaffe ! » dit-elle en feulant elle poussa vivement, l’encombrant objet pour découvrir une tête déconfite d’un jeune homme rouge pivoine. Son collègue médecin : le Dr Roy un beau canadien discret, arrivé il y a peu sur Atlantis et qui avait eu la chance ou non de bosser régulièrement avec elle.
« Navré Docteur Taylor Laurence, je ne vous ai pas vu avec mes affaires » Il était, en effet chargé comme une bourrique l’âne !
« Avouez que vous voulez simplement me plaquer contre le mur. Pour cela, vous n’êtes pas obligé de prendre un sac ! » elle s’était radouci et son air jovial était à nouveau sur son charmant visage. Elle le provoquait clairement. Finalement, elle allait perdre du temps. L’homme lui fit un sourire mutin en baissant les yeux, signe qu’il n’était pas indifférent à la belle blonde et qui ne savait pas trop comment y faire.
« Je ne me permettait pas de vous faire cela, maintenant » dit-il ne sachant pas si ça petite perche allait se prendre un coup de boule ou bien allait faire mouche.
« Maintenant ? Car vous l’envisager ? Mais vous êtes bien frivole Dr Roy ! » Dit-elle amusée, en lui faisant un rictus absolument à tomber par terre. Elle vouait très bien, qu’elle le déstabilisait et elle adorait ça. L’homme ne put soutenir son regard et le posa sur ses pieds.
« Faut bien, sinon on me prend pour un jeune homme en fleur »
« Oh à 40 ans, je vous souhaite d’avoir connu de belles abeilles »
« Hurm oui… dommage qu’elles ne soient pas restées »
« Vous en trouverez d’autres et des plus intéressantes. Vous avez de jolie pétales violets »

Elle faisait référence aux couleurs des prunelles particulières de l’homme. Il avait en effet la particularité extrêmement rare d’avoir les yeux violet foncé, pareil à la peau d’une aubergine. Cela était étonnant quand on le remarquait et très original. Roy, lui sourit assez touché par le compliment, venant d’une aussi belle femme. C’est un homme bon et très agréable avec une certaine timidité qui lui donnait un certain charme. En plus d’avoir une mâchoire carrée et des cheveux ébène. Un grand homme toisant les 2m, un peu musclé sans être ni baraqué ni trop fin. Une barbe de 3 jours et une dégaine assez rigide mais cool avec ses jeans et ses chemise unies sous sa blouse. Il se racla la gorge alors, qu’il se rendit compte qu’aucun des deux n’avait appuyer sur une destination. Il hésita grandement, mais se lança d’une traite en soutenant quelques secondes l’azure des yeux de la tigresse.

« Merci. En parlant d’abeille, celles qui est devant moi compte se rendre où ? » Bon il avait loupé son accroche. Isia ricana doucement.
« Vous êtes entreprenant. Remarquez avec ce soleil, ça stimule la vitamine D. »
« Oh je ne le suis pas tant que ça… »
« Dommage » dit-elle en haussant les épaules, s’apprêtant à appuyer quand celui-ci relança, en ajustant ses sacs.

« Enfin, je le serais si je vous invitais à partager un repas au mess ou un délicieux sandwich »
« Et je vous trouverai follement irrésistible mais… »
«Mais vous déjeuner avec quelqu’un d’autre ? » Il en fut déçu, pour une fois qu’il ose l’inviter.
« Mais je dois me rendre en mission pour 13h00, sinon j’aurais accepté »

Cet homme, elle le trouvait séduisant, mais elle ne voulait pas trop le chauffer pour un rapport, elle voulait le faire craquer et le faire crever de désir. Elle adorait cette timidité qui le rendait un peu inaccessible. Surtout, qu’il semblait hésiter à la séduire, ne sachant pas comment s’y prendre sûrement. Elle le voyait bien, craquer en pleine opération, pour lui retirer son masque et qu’il l’embrasse fougueusement. Enfin bon, elle aimait jouer et le pauvre homme en était perturbé. Après, il connaissait la tigresse qui ravageait tout sur son passage, cette femme, incessible et assez déconcertante… aussi belle qu’elle soit, il était attiré par son côté fantasque et chaotique bien loin des gentilles nanas qu’il avait dû avoir dans sa vie. Elle le bousculait mine de rien et il craignait ses colères comme tout le monde.

Elle appuya sur le téléporter de la salle d’embarcation. Elle en sortit quelques secondes après, avec un clin d’œil au Dr Roy, qui devait encore avoir le cœur battant et n’avait pas su répondre…
« Bon demain peut-être ? »
« D’accord même heure ! » lui lança d’elle en se déplaçant avec grâce hors de l’engin, pour rejoindre l’équipe de 3 militaires qui attendait.

En descendant les escaliers. Il y avait deux femmes et un homme. Ohhh mais il n’avait pas n’importe quelle femme ! Il y avait son « Doudou chéri ! ». Rien que cette nouvelle, ravit Isia au plus haut point. Elle rejoignit les grisouilles, toisant Pedge avec un petit rictus enchanté.
« Bonjour les grisouilles ! J’espères que vous allez bien ! Et que vous n’avez pas trop faim ! » Elle regarda sa montre « Pile à l’heure »
« Bonjour Dr Laurence » parla l’homme en la toisant de haut en bas. Plutôt ravie de pouvoir mâter discrètement la belle blonde. Ce qui n’était pas le cas de l’autre militaire qui semblait éprouver un peu de jalousie en voyant Isia. Comme beaucoup de femme.

« Bonjour docteur. Pourquoi donc ? N’avons-nous pas un buffet qui nous attend ? »
« Oh si… avec le spectacle d’un sacrifice ! Nous allons chez les mayas ma chère. Si vous vomissez, aillez la bienveillance de ne pas le faire sur les chaussures de vos collègues » Elle avait déjà foiré des escarpins à cause du vomi de l’autre abrutis de Matt.
« Euh… vous pensez vraiment qu’il va avoir un sacrifice ? »
« Je ne sais pas… nous verrons » Répliqua Isia qui se retenu de dire par pure provocation : ça pourrait être drôle. Même si cela ne la faisait pas du tout vibrer d’envisager ce genre de tradition sanglante, surtout pendant le repas.

La doctoresse, se plaça vers Pedge, ignorant les regards pour attendre que la porte s’active. En toute franchise, elle se retenait de lui prendre le bras et de lui lancer joyeusement : en avant copine pour de chouette aventure ! Elles auraient été seules, qu’elle l’aurait fait mais là, fallait être pro mine de rien.

Quand il eut la nappe blanche et dangereuse qui s’en sortie tel un Alien du ventre d’un pauvre crétin d’humain. Elle murmura à sa voisine d’amour : « Ça va être difficile sans mur ni lavabos… heureusement qu’il y a des pierres… » elle lui lança un rictus charmant, avant de pénétrer à travers la ligne d’horizon sans se soucier de l’ordre militaires. Isia n’envisageait pas encore de se faire plaquer le popotin contre quoique ce soit, mais bon, cela ne mange pas de pain de bousculer un peu miss doudou.

Une fois arrivé de l’autre côté, ils étaient en pleine forêt tropicale…
« Super ! J’espère que vous avez de la citronnelle ! Car on va se faire bouffer ! » Lâcha la jeune femme, qui pensait que l’anneau était plus près de la civilisation que ça… mais non, elle était sur une mini île entouré d’une eau claire et peu profonde. Par chance un jeune homme torse nu avec un pagne blanc, leur faisait des signes… leur guide. Si ça, ce n’est pas de l’hospitalité ! Même le guide ! Dans les faits celui-ci était là, pour prendre des raccourcis dans d’immense tunnel souterrain creuser par les Drakos, afin d’éviter une longue marche dans la forêt. Isia fut ravie d’avoir mis ses lentilles, même si se retrouver dans un trou l’enchantait que moyennement...son regard scruta l’édifice avec une moue dubitative.

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Pedge Allen
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MessageSujet: Re: "Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type Mar 23 Mai - 20:56
"Locaux vs Jumeaux"


Une rencontre du troisième type


22 Juin

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Depuis sa soufflante par le Colonel Caldwell, Pedge détestait participer à des missions dites “festives” ou “cérémonielles” parce qu’elle avait peur d’outrepasser les règles de déontologie lors de la rencontre avec les peuples. D'un autre côté, elle s'était dit, pendant les cours de Valdez qu'elle avait suivi et suivi un nombre incalculable de fois, que le mieux était de ne jamais boire d’alcool, peu importe les conditions. A moins bien entendu que ce soit proposé en guise de bienvenue par les autochtones. Bref, elle n'était pas super emballée d'être convoquée sur Ovidae pour une mission humanitaire en pleine période de festivité cérémonieuse. Un double wombo combo qu’elle aurait bien décliné. Plus elle lisait la doc ad hoc sur la peuplade, les mœurs et coutumes, plus elle se demandait ce qu'elle venait faire dans cette galère. Le seul aspect de la mission qui lui mettait du baume au cœur était le nom qui figurait sur l’ordre de mission qu'elle avait reçu. Docteur Taylor Laurence. D'un côté, elle était contente de partir avec cette dernière, d'un autre, elle appréhendait un peu car elles allaient se retrouver dans un contexte public et professionnel, et ce n'était pas arrivé depuis qu'elle l’avait sauvagement plaquée contre un lavabo. Et depuis, de l’eau avait coulé sous les ponts, et elles étaient allées crescendo dans la provocation. La chirurgienne ne semblait pas vraiment avoir de limites et la militaire espérait que cette dernière ne ferait rien pour la déstabiliser face à sa hiérarchie… ou quoique ce soit qui pourrait compromettre la mission. Après, sur Citadelle, elle avait été très pro.

Le départ était pour 13h00, ce qui lui laissait le temps de potasser le descriptif de la planète encore une bonne heure avant d’aller manger un bout et de se préparer. Le lieutenant Jacobs serait de la partie ainsi que le caporal Condom. Avec un nom pareil, il n’avait pas dû passer des heures tranquilles dans l'armée celui-là… la première était bien notée, tout comme le second. Elle n’avait jamais encore travaillé avec eux en mission, et elle comptait bien se forger son propre avis au cours de cette journée. Elle les retrouva d’ailleurs à l’armurerie peu de temps avant l’heure du départ. Elle était passée manger un bout au mess et même si on leur avait conseillé de ne pas se goinfrer parce qu'il faudrait manger là-bas, Pedge s'était fait un copieux déjeuner pour tenir le coup en mission. De toute façon si elle ne consommerait rien sur place, ce serait d’autant mieux pour son transit. Vu le degré d'avancement technologiques de ces gens, il ne fallait pas s’attendre à ce que les normes d’hygiène soient drastiques. Ils pouvaient très bien se gratter le cul avant de pétrir le pain. Bref.

A l’armurerie, elle retrouva donc les deux militaires qui accompagnaient la mission avec elle. Le lieutenant Jacobs était plutôt petite, brune au teint halé, des yeux verts et une jolie bouche qu'elle gardait entrouverte, dévoilant un mignon diastème. Elle était trapue, toute en muscle et ses épaules larges suggérées qu’elle était plutôt friande de natation. Ses cheveux étaient coupés court, pas à la garçonne, mais plutôt féminine. Le soldat Condom lui était grand, plus grand que Pedge, avoisinant sûrement le mètre quatre-vingt cinq facilement. Brun également, il avait la mâchoire carrée et l’air aimable de ceux qui ont toujours une petite idée derrière la tête. Les yeux marrons, une barbe de deux jours et une carrure athlétique venaient compléter le tableau.

« Lieutenant, soldat », salua la jeune femme du Texas.
« Hey Allen, content de servir avec toi. »

L'autre toisa le bonhomme sans rien dire, peu encline à faire la fayote. Et puis franchement ce n'était pas dans sa nature que de faire des hymnes à la joie.

« Wooo elle est mal baisée ce matin, hein Jacobs. »
« Ecoute capote, avec un nom pareil c'est toi qui doit être mal baisé, et depuis ta naissance, alors prépare ton équipement et lâche-moi. »

Jacobs se mit à rire en bourrant l'épaule de l'homme. Un peu comme pour lui dire qu'il l’avait bien cherché.

« Facile d’attaquer les noms pfff… » fit il en faisant style qu'il était vexé. Mais bon, il avait l'habitude.

Pedge s'équipa comme à son habitude. Le gilet tactique et pare-balle Molle, son colt M4, son pistolet de la même fabrique, des munitions, de la nourriture sous forme de barre de céréales, de l’eau dans sa gourde et tous les petits accessoires utiles comme du Serflex, Cyalunes et compagnie. Elle eut bien entendu le droit aux lentilles adaptatives à la lumière, compensant les zones faiblement éclairées. Elle embarqua également des lunettes de soleil et elle espérait que les petits bijoux de technologie qu’elle avait collé sur ses yeux ne feraient pas double emploi avec les solaires.

« J'espère qu'on va pouvoir tester un de ces oeufs », relança le jeune homme en accrochant son fusil mitrailleur belge FN P90 à son gilet.
« Même pas en rêve Condom », rétorqua Jacobs en le toisant.
« Oh ça va… »
« Si tu es là pour te défoncer, je ne te veux pas dans la mission. »
Pedge opina du chef, d’accord avec sa collègue. Le gars fit un bruit de bouche comme un « ouuuuu » en levant les yeux au ciel.
« Bordel je suis avec les deux coincées du cul du régiment. Pour une fête on va franchement se marrer. »
« C'est une mission avant toute chose. »
« Ouais ben j'espère que la doc sera plus comique que vous. »

Les deux jeunes femmes se toisèrent un instant avant de hausser des épaules en cœur. Il verrait bien.

« Dommage qu'il n’y ait pas un autre gars du régiment pour baver à deux dessus et s'échanger des impressions. »

Ce n’était pas qu'il était lourd mais un peu quand même. Elles le laissèrent partir en premier vers la salle d'embarquement.

« Quel lourding… »
« M’en parle pas ça fait dix minutes que je me le coltine j’en ai déjà marre. »
« On va lui filer la côte auprès du docteur Taylor Laurence. »
« Ah ouais ? »

Pedge acquiesça. Elle extirpa de la trousse à pharmacie portable, un préservatif. Elle le défit de son emballage et le déroula, avant de le serrer dans son poing pour le camoufler. Bon c'était visqueux mais qu'importe. Quand elle arriva en compagnie de Jacobs au point de rendez-vous, il faisait les cents pas.

« Hey Capote, ton harnais et mal mis, viens voir. », lui lança Pedge. Elle fit semblant de réajuster les sangles de son gilet MOLLE qui se trouvaient dans son dos mais en réalité elle glissa le préservatif déroulé entre son dos et le gilet pour qu'il pende mollement, l'extrémité arrivant presque entre ses fesses. Jacobs dû regarder ailleurs pour ne pas rire.

« Et voilà. »
« Merci Allen. »
« Ce sera Sous Lieutenant Allen pour toi. »

Elle restait implacable même si elle était plutôt contente de son forfait. Il allait avoir la côte avec son préservatif au cul, c'était évident. A chaque fois qu'il se tournait ou faisait un mouvement ample, ça lui faisait comme une petite queue qui frétillait. Condom était rhabillé pour la mission et il fit une petite moue quand elle le rembarra avec son grade. Isia arriva quelques minutes plus tard, hypnotique comme toujours. Pedge était un peu surprise de la voir dans un uniforme mais elle concéda volontiers que ça lui allait bien. Machinalement, elle tritura l'anneau qu'elle portait à l’annulaire. Guillerette, elle salua les trois militaires. Pedge hocha la tête dans sa direction, légèrement en retrait des deux autres. Jacobs semblait soudainement jalouse. La texane comprenait aisément. La belle blonde attirait tous les regards sur elle, et sa beauté immorale affolée le moindre mâle en rut des environs.

Forcément elle fit un peu de provocation avec le sacrifice plus que probable qui allait avoir lieu, du moins Pedge en était certaine, et même si ça la dérangeait, ses cours de déontologie étaient encore bien ancrés dans sa petite tête. Elle n’avait pas à juger et à intervenir, surtout qu'apparemment, c'était un grand honneur que d'être dans la position du supplicié. Bref. Le cœur de la texane accéléra un peu quand Isia vint vers elle. Ce n'était pas par envie d’elle et parce qu’elle comptait lui en rouler une mais plus par crainte de ce qu'elle allait faire. Mais elle ne fit rien, si ce n'était se placer à ses côtés. Au fond d’elle-même, Pedge espérait que personne n’allait vomir sur les chaussures de personne. Parce qu’elle et le vomit, ça ne faisait pas bon ménage… Elle se crispa un peu quand même car elle n’aimait vraiment pas ça. Avoir des nausées, ou voir quelqu’un vomir était certainement le seul truc de toute la galaxie à la rendre hystérique, ce qui était pour le moins déconcertant quand on la connaissait un tant soit peu. Elle devenait chiante, et elle allait droit vers l’attaque de panique aigue si le symptôme ne cessait pas immédiatement. Et plus ça allait, plus elle prenait de l’âge, et plus elle se montait le bourrichon. L’émétophobie était une phobie courante, et pourtant mal connue, et qui se soignait facilement.

Enfin qu’importe, personne n’allait vomir, et tout irait bien dans le meilleur des mondes. D’ailleurs, l’algorithme qui enclenchait la porte s’activa et bientôt, l’horizon des évènements s’étira devant eux. C’était le moment d’y aller, et Isia se pencha vers elle pour lui murmurer une petite phrase de pure provocation. Pedge comprit très bien le sous-entendu et un petit rictus étira la commissure de ses lèvres en retour à celui de la belle blonde. « Pour ça, j’ai de l’imagination, ne vous inquiétez pas. »
Et elle passa l’horizon à la suite de la française. La jeune femme ne comptait pas faire quoique ce soit vis-à-vis de la blonde, mais elle ne pouvait pas s’empêcher de répondre quelque chose. Elle n’allait pas s’incliner à ce petit jeu, si ?

Le changement d’atmosphère fut saisissant. L’air était lourd d’humidité, et le climat équatorial laissait présager qu’ils allaient transpirer comme des cochons assez rapidement. L’eau qui entourait l’ilot sur lequel se trouvait la porte était un véritable repère à moustique, et la phrase de la doctoresse prenait tout son sens. En plus de ça, ces bestioles aimaient la chair fraiche, goûter du touriste, becter du sang neuf, planter leur trompe dans de la peau blanche et sucrée, bref, ce qui venait de débarquer constituait le kiff total du moustique. Bientôt, ils constitueraient des armadas, des escadrilles, et ils fonderaient sur les atlantes. Pedge s’aspergea de citronnelle et elle fit passer la bouteille aux autres.

Ils avaient un guide et il leur faisait signe d’approcher. Le petit groupe ne se fit pas prier longtemps, et finalement, ces tunnels qui ne semblaient pas si solides que ça, restaient attirant car ils constituaient des puits de fraicheurs bienvenu.

« Par ici, par ici ! », leur intima-t-il. Il avait un accent chinois, et si Pedge n’était pas tant dans le contrôle de son faciès, elle aurait probablement éclatée de rire tellement c’était ubuesque de voir un mec typé comme un mexicain causer comme un asiatique.

Ils attrapa une torche qui attendait sagement en bas du tunnel, et il entreprit donc de les guider dans la noirceur ambiante. Les lentilles de Pedge modulaient à merveille les ombres et les lumières, et même quand elle fixait la torche soudainement, l’ajustement se faisait selon sa pupille qui se dilatait ou se rétractait en fonction de la lumière. C’était naturel à souhait.

« Nous vous attendions depuis un moment Atlantes ! Prêtresse vraiment malade, vraiment vraiment ! »
« On vous ramène la plus jolie et la plus talentueuse de nos médecins », balança Condom qui décidément n’avait pas sa langue dans sa poche.

Le type se retourna et toisa Isia, qui n’était pas harnachée comme les autres. Puis il toisa Pedge et Jacobs avant d’hausser des épaules. « M’ouais, femmes trop maigres, vraiment pas belles. »

Et paf, dans les dents pour les trois starlettes. Jacobs soupira, manquant de sermonner le militaire pour ses boutades à la con, ayant débouchées sur le compliment de la journée. Pour sa part, Pedge n’en avait rien à foutre. Sa culture, sa vision des femmes, et basta. Du bruit se faisait entendre à la sortie du tunnel, dont la lueur qui s’étirait en bout de galerie indiquait l’imminence proche. Ici et là, des jonctions avec d’autres boyaux se manifestaient, tantôt sur leur gauche, tantôt sur leur droite. Il arrivait par moment un air fétide et chaud, et parfois, il était plus frais. La militaire se demandait bien où est-ce que cela pouvait mener. A un moment, un énorme reptile se replia dans une cavité sur la droite, sentant les humains avec sa langue fourchue qui sortaient régulièrement de sa bouche. C’était un Drakos, à n’en point douter. Sa taille impressionnante avait de quoi foutre les pétoches, surtout que s’il lui prenait l’envie de les attaquer dans cette galerie, ils n’auraient certainement pas l’avantage… Mais il alla se tapir dans l’ombre, pensant passer inaperçu. Mais les lentilles qui accommodait les teintes et la luminosité le leur montra clairement. Il devait sentir que les atlantes le voyait, car il ne les quittait pas des yeux. Jacobs serra son arme, et attrapa Condom par la poignée derrière son gilet MOLLE parce qu’il voulait aller voir. Le guide se retourna :

« Ne le dérangez pas, il a besoin de vous sentir pour vous connaître. »

Pedge se pencha vers Isia auprès de qui elle marchait depuis l’entrée dans le tunnel.

« Si vous avez trop peur, n’hésitez pas à vous serrer contre moi, docteur ». C’était de la provocation gratuite et qui n’était pas une première. Elle avait dû lui dire une chose similaire lorsqu’il était du côté d’une citadelle médiévale. Mais c’était trop tentant, surtout après qu’ils eurent passer le gros reptile et que du mouvement se faisait dans leur dos, comme si le Drakos était sorti de sa tanière et qu’il prenait l’odeur des humains dans le sens du vent qui tourbillonnait légèrement dans le boyau. L’inflexion de la pente et la lumière plus vive leur indiqua que le sol remontait vers la surface. L’autre posa sa torche.

Ils arrivèrent en plein brouhaha au milieu d’une ville village, et des danseuses les entourèrent immédiatement. Des femmes, à moitié nues, et des hommes, guère plus habillés, leur passèrent des colliers autour du cou. Ce n’étaient qu’un fil, sur lequel étaient passées de nombreuses… oreilles.

« Acceptez ses présents mes amis, car avec ses colliers, vous entendrez l’ennemi qui ronge nos divine prêtresse et menace nos œufs… »
« J’ai envie de dégueuler », fit Jacobs, blême. Une femme édentée, bedonnante, et à la poitrine opulente, baveuse de transpiration, porta à sa bouche le collier de la militaire brune aux dents du bonheur et elle mordit dans une oreille sèche, en grognant et en souriant. Elle semblait lui indiquer par-là que c’était de la bonne oreille bien dure. Elle lui disait, par des gestes éloquents et des grognements contents, qu’elle devait faire pareil. Et tout le monde s’arrêta de danser et de parler, attendant un geste des atlantes. Et manifestement, cela ne concernait pas que Jacobs…

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Dernière édition par Pedge Allen le Ven 8 Sep - 20:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type Mer 24 Mai - 22:07
Blondes VS Chips, qui va craquer ?!

- PEDGE ALLEN / TESHARA LAYS / NAALEM LAYS -

Chronologie : 22 juin 13h00


Oh Isia ne doutait pas de l’imagination de la texane, elle avait même hâte de l’éprouver là-dessus. Enfin, peut-être pas en mission où elle se contentera de phrases intimes provocantes. Évitant de déborder sur les gestes, puisque cela n’était pas très pro et puis bon, même si Isia, n’avait que peu de limite, elle ne se voyait pas dessiner avec sa langue les lèvres de Pedge devant ses deux collègues militaires.

D’ailleurs, elle n’avait que peu portée d’attention aux deux autres. Avant de passer la porte elle avait pris soins, à bien les observer, la lieutenant semblait épris de jalousie à son encontre, une jolie petite femme tout en muscle. Quant à l’homme, elle n’avait pas vu son patronyme ou grade afficher sur sa veste, mais il avait la tête du mec beau gosse qui en profite. Cela ne dérangeait pas la doctoresse, elle s’attendait à être draguée par le seul mâle de l’expédition sur Ovidae. Cela devenait une habitude et puis bon, elle voyait cela comme flatteur et une source d’amusement intarissable. Et il serait stupide désavouer le fait qu’elle adorait ça.

Elle fut la première à passer l’horizon des événements, n'ayant rien à faire de l’ordre de marche ou simplement d’un quelconque ordre. Après une boutade qui fit mouche, Pedge distribua un tube de citronnelle, Isia fut la première à s’en servir. Elle était LE sucre d’orge des moustiques, sa peau devait sentir une odeur alléchante voir addictif sans parler du goût de son sang… les moustiques la piquait toujours, qu’importe le nombre d’humain qu’il avait autour d’elle. Elle le tendit à l’homme qui était à ses côtés.

« Hum non merci, je n’aime pas l’odeur »
Isia le regard soulevant un sourcil, c’est bien les mecs ça ! Ils veulent faire l’homme puissant qui bat même les mousticos ! Alors que c’est les premiers à se plaindre que ça graaattttteeee !
« Avec des piqûres de moustique pleins la tronche vous ne pêcherez jamais au gros ! Mais que des gardons ! » Et sans lui demander son avis, elle lui envoya le spray sur le visage et sur les bras, alors qu’il ricanait.
« Bon au moins la docteure n’a pas de balais dans le cul…elle » Il toisa sa supérieure puis Pedge d’un air soutenu. Isia haussa les épaules, il avait de la chance, que la petite nana, ne semblait pas protocolaire. Jacobs allait lui répondre mais ce fut Isia qui dégaina la plus vite.
« Non, mais je peux en coller un à quelqu’un de trop pénible » elle lui fit un sourire charmant, avant de se tourner et donner la citronnelle à la petite femme qui ricanait. Le caporal, la suivis du regard, avec un sourire au coin.
« Caporal arrêté de baver, vous venez d’avoir une belle menace » dit Jacobs en bourrant les côtes de l’homme.
« Oh je pourrais me laisser faire venant d’elle ! » dit-il d’un air rêveur.

Enfin, le dialogue ne fut pas plus riche, puisqu’un homme hâlé de petite taille, avec un accent digne d’un cliché d’un film B, venait de les héler. Isia, le toisa étrangement, ce n’est pas vraie c’est ridicule comme humain ! Le croisement d’un mexicain/chinois dans sa splendeur la plus rare et racé, l’éloge à la médiocrité et à la consanguinité. Oui vu les mœurs de ce peuple, son papa et sa maman devait être frère et sœur et au mieux cousins ! En levant les yeux au ciel, elle se retenue de dire une phrase profondément médisante.

Le petit groupe le suivis donc, dans cette immense galerie qui n’était pas creusée par l’homme, vu les traces de puissantes griffes zébrant la terre. La belle blonde, passe la dernière, pour pouvoir observer sans se faire pousser par les grisouilles. Jacobs et le caporal machin se mirent devant, laissant Pedge à côté d’Isia, fait qui lui convenait très bien dans cette configuration. La torche ne devait pas éclairer grand-chose mais cela indifférait les Atlantes possédant des lentilles. Isia ne les avaient jamais utilisées jusqu’à maintenant et en toute franchise, elle trouvait que ce fut une superbe invention, elle avait l’impression de voir correctement sans soucis. Les lentilles s’ajustaient de manière naturelle sans mise au point ou de focus. Bref, ils étaient de parfait nyctalope. Le mexicain guide, fit une remarque, Isia rajusta son sac, se demandant bien dans quel état allait trouver la prêtresse… déjà qu’elle appréhendait un peu d’en rencontrer une. Voir un humain difforme à cause de son obésité hors norme était assez répugnant mais surtout cela entraînait une multitude de problème de santé qui pouvait être simplement lié à son surpoids et son manque d’activités. Sans parler du fait de se dégoter une maladie inconnue et dangereuse. Enfin, elle avait prévu le coup, pour avoir ce qu’il lui fallait sur elle dans ce scénario. Le caporal, venait à faire une petite remarque coupant le cheminement de pensée d’Isia, esquissant un rictus amusé, décidément, elle avait raison de supposer qu’il allait essayer de la séduire. Dans un sens il aurait été frustrant qu’il ne le fasse pas. C’est après tout son jour ! Entre son collègue qui avait osé se montrer plus entreprenant qu'à l’habitude et puis c’est Taylor Laurence ! Pas la secrétaire fade et sans intérêt de la cité ! … enfin bref.

« Charmeur… » Dit-elle doucement alors que le guide se retourna pour y allé de son commentaire, mettant en boîte la totalité de l’équipe. Non mais sérieusement, on leur demande d’être correcte et ce bouffon, se permet de dire qu’il aime la graisse bien molle et visqueuse au lieu des petits culs rebondis et les formes qui respirent la santé. Mais qu’il aille sucer des rotules ! Oh diable la diplomatie, ce n’est qu’un guide, de basse classe et qui finirait sûrement en sacrifice comme toute sa famille !
« Ça tombe bien, nous on a du mal avec les petits hommes »
« Pourquoi ? » il fut étonné et se retourna une nouvelle fois
« Ils se perdent trop facilement dans leur vigueur » bah tiens, elle n’allait pas manquer de lui rappeler que lui aussi, il était affreux en plus d’être impuissant. Le guide, eu un rictus ne savant pas trop comment le prendre. « Culture différente… »
« Oui et heureusement sinon cela ne serait pas intéressant pour nous » conclut-elle d’un air solennel, afin qu’il ferme sa gueule. C’est qui le patron ici ?
Pfff …Différence de culture. Oui voilà c’est exactement ça, donc ces interprétations il les garde pour lui, sinon la doctoresse allait se faire grand plaisir à déclencher un accident diplomatique en lui cousant sa bouche avec son anus.
« Il n’y a pas deux prêtresses de malades ? » Elle revenu sur un point qui l’avait intriguée.
« Si, mais vous en aurez qu’une, nous avons aussi demandé l’aide d’un grand docteur renommé pour nous aider. Ce fut hasard et comme cela nous verrons alors, qui a les meilleurs soins »
« Vous faites jouer la concurrence en sommes » Elle roula des yeux. Même les indigènes ont des principes commerciaux ! Elle n’en revenait pas qu’ils aient aussi demandé un autre médecin, si elle avait su, elle leur aurait dit qu’ils se démerdent.
« Oui, roi aimé avoir deux solutions. Mais le docteur Cyanure déjà arrivé »
« J’ai hâte de rencontrer ce collègue, il vient de quel peuple ? » fit-elle faussement joyeuse. Il avait bien dit « cyanure » ? Et ça ne le choque pas ? C’est la seule à mettre un temps d’arrêt ? Le cyanure ce n’est pas réputé pour être une poudre de bienfaisance !
« C’est une femme accompagnée de son frère. Nous pas savoir vraiment, mais ils doivent être même famille que vous, comme ils sont blonds aux yeux bleus » Il avait quand même du mal à parler correctement ce garçon.
« Eh bien si tous les blonds aux yeux sont de ma famille je plains ma pauvre mère qui n’a pas chômée ! »
« Ou votre père …un sacré coquin » fit la lieutenant d’un air provocant.
« Ah ça… toute la galaxie de Pégase, quel champion ! » Il en fallait plus pour déstabiliser la doctoresse qui semblait à l’aise quoiqu’il arrive.

Jacbos et Isia ricanèrent amusée. Mais il n’empêche la blonde, trouvait cela un tantinet maladroit et vexant pour les Atlantes d’être en concurrence avec quelqu’un d’autre. Surtout que bon, il ne faut pas se leurrer, ils étaient l’un des peuples connus les plus avancés technologiquement parlant. Alors bon, cette autre doctoresse ne devait pas être des plus utiles, une belle figuration. Enfin, elle verrait bien, tant que ce n’est pas un chaman comme les Athosiens, elle n’aurait pas d’envies de meurtre. Car bon, si l’autre lui sort qu’il faut faire appel aux esprits pour soigner un empoisonnement…elle va la noyer. Bref, elle verrait la doctoresse pégasienne était réputée pour être l’une des meilleures, malgré le nom assez … comment dire, flippant ! Cyanure sérieusement, si ça ce n’est pas un patronyme d’empoisonneuse !

Tout en laissant le silence s’installer, le lieu était oppressant mine de rien, d'étonnant qu’ils n’aient pas rencontrer des rats. Et pour cause aucun animal ne venait squatter les tunnels des Drakos, ils ne sont pas fous ! Isia, laissa son regard volté dans le couloir, avant de se poser sur la personne en face…qui était le caporal, une petite queue transparente s’agitait en bas de son dos… Elle fut surprise en y identifiant une capote, elle venait d’où ? Une petite blague entre gris ? Elle eut un petit soupire amusé, donnant un coup de coude à Pedge, lui murmurant.

« C’est la nouvelle mode ? »
« Vous aimez la mode ? Je peux vous en accrocher un si vous le souhaitez. », Répondit Pedge dans un murmure en voyant très bien de quoi parlait la doctoresse.
Isia lui fit une œillade malicieuse « Je m’en passerai volontiers. Je préfère que vous le gardiez pour une autre activité »
« À choisir, je préfère le conserver pour une autre activité, en effet. » fit Pedge en allant dans son sens.
Isia lui fit un regard gourmand, avant de s’avancer vers le soldat, donnant un petit coup dans sa queue en plastique. « Dis donc caporal… c’est un appel ? Pour vous trimballer avec ça ? » Elle ne lui enleva nullement histoire qu’il se questionne.
« Vous causez de mon petit cul en béton armé doc ? »
« De ta petite queue surtout », fit Jacobs.
« En effet, de votre second attribut que vous trimballé si fièrement … Vous nous faite le requin. » À voir s’il saisissait le fait que les requins avaient deux pénis ou non. Elle continua à jouer avec, trouvant ça très drôle, elle fit un regard à Jacobs comme pour lui dire que ce n’est pas fameux niveau dureté. Et la lieutenant pouffa. « Au faite c’est caporal quoi ? Car je n’ai pas lu sur votre veste.»
« Caporal Condom Madame. Allez-y faites vos blagues mais Il n’y a jamais personnes qui a porté aussi bien son nom. », Dit-il fièrement. Et en effet, la blonde, eut un temps d’arrêt… il en a qui ont des noms de familles frôlant le foutage de gueule quand même ! Qu’est-ce qu’il avait dû s’en prendre pleins la gueule !
« Pour bien le porter, il le porte bien ! », ajouta Jacobs.
« Je ne sais pas à quoi vous jouez vous deux mais je ne comprends rien… »
« Ton deuxième prénom c'est XS ? », envoya Pedge.
« Ah madame coincée du cul en chef se déride ! Viens voir par toi-même tu verras. »
« Tatata, plus tard les promesses, ça risque de faire des jaloux. » Elle tapota sur l’épaule de l’homme tout en lui lançant une œillade amusée, celui-ci qui prenait plutôt bien tous les boutades « La petitesses est la norme ici donc on va éviter de faire un scandale chez les pygmées » le guide ne comprenait rien et s’en fichait bien. Isia toisa une nouvelle fois la queue en plastique… « En tout cas Durex fait de la Pub où ils peuvent… je n’aurais jamais osée en coller un ici... » fit-elle innocente. Tu parles elle aurait fait bien pire.
Il pensait toujours qu'on parlait de lui. « Oui oui Durex, blabla, on y vient. Je me demandais quand j’allais avoir le droit aux marques. » Il afficha un sourire. « Vous savez les filles, je suis dans l'armée depuis 6 ans, on me les a toutes faites va falloir faire preuve d'imagination. »
Jacobs leva les yeux au ciel en voyant qu'il ne comprenait toujours pas, quel crétin.
« Sergent, tu aurais dû lui en coller un fluo, on l'aurait repéré dans le tunnel. »
« Qu'est-ce que vous avez branlé sérieux ? » dit-il en essayant de voir dans son dos.
« Elles ont branlé ça … » Dit Isia en tirant la capote pour la lâcher et cela fit une petite claque au soldat qui se tordait pour voir.

Le petit bruit résonna dans la caverne et Pedge se mit à rire. Elle essayait de se cacher derrière sa main mais elle riait doucement comme l’indiquait les bruits de respiration qu’elle faisait. Une des première fois qu’Isia la voyait rire, c’est peut-être la seule fois depuis qu’elle est sur Atlantis. Elle lui fit un rictus satisfait qu’elle soit plus expressive.
« Quelle bande de guignols ! » lança le militaire faussement vexé en passant sa main dans son dos pour tirer sur le préservatif. Il ne lâcha pas, s’étirant en longueur. « C'est pas vrai ! »
Jacobs se marrait comme une baleine, le guide les regarda étrangement, mais ne dit rien, cela devait être dans leur culture de rire autant et puis c’est jour de fête. Isia crut le voir pouffer un peu, par mimétisme. La belle blonde, posa une main sur l’épaule de l’homme. C’est puéril comme action ce préservatif mais au moins, il avait une bonne ambiance et c’est ce qui compte.
« Ohh ne fait pas le ronchon, on a suffisamment de mal touché chez les militaires hommes pour que vous rejoignez ce groupe »
« Ah ouai ? Il y a qui ? » Fit Candom un peu étonné mais appréciant qu’elle laisse sa main.
« Hamilton et Eversman sont les champions du ronchonnage, pire que des nanas qui ont leurs règles ! »
« Je ne suis pas comme eux, je suis un gai luron. », fit le caporal avec un rictus. « Bon Mademoiselle, vous me l'enlevez ce préservatif ? » C'est sûr que hors contexte et dit comme ça, c'était un peu coquin. D’ailleurs, il avait pris un ton plus langoureux et il s'était penché légèrement pour faire confidence.
« Oooh comment on va se souvenir de ton nom », fit Jacobs en exagérant la mimique de la fille déçue.
Isia sourit, il n’en ratait pas une décidément. Elle lui retira et lui mit sur l’épaule.
« Souvenir, au cas où vous n’avez pas de gant » dit-elle sur un ton pétillant avec un clin d’œil. Il n’y a pas à dire c’est quand même une meilleure ambiance que pour citadelle, bon on n’a pas miss Frei aussi.
« C’est juste pour un doigt, et tout dépend où je vais le mettre », fit-il goguenard avec un clin d’œil.
« Bon sérieusement, ça devient obscène là », fit Jacobs
« C’est bien, comme ça vous pourrez m’aider à vider l’un des sumos pour une lipo ! » Obscène ? Oh non voyons juste gore ! Et elle avait fait après de laisser la porte ouverte au doit pour placer ça et calmer les ardeurs. Et cela l’amusait grandement. Elle faisait après de die des surnoms pour pas que le guide comprenne.
« Dégueulasse, pouah ! », fit Condom en faisant une grimace. Jacobs fit aller son doigt pour mimer le truc.
« Je passe mon tour », ajouta Pedge.
« Bande de petites natures ! » Dit Isia en ricanant.

Un mouvement sur la droite intrigua les humains, mettant fin à l’explication d’un régime au scalpel pour une prêtresse…un varan version dinosaure, était en train de se replié sur lui-même, sortant sa langue pour les sentir. Le guide n’avait pas peur, confirmant que ce fut un Drakos…les fameux. Il n’y a pas dire, c’est plus impressionnant en vrai qu’en photo. Il semblait vouloir se cacher, il était en train de se reposer au calme et le voilà dérangé par un groupe d’humain. Ils sont doués d’une forme d’intelligence et Isia le trouvait bien peu curieux pour une créature douée d’âme. Après, elle n’avait rencontré que des mammifères et non de reptile et sur terre cette catégorie était peu curieuse de nature. Cela n’était pas étonnant que le Drakos, préfères se retirer que de venir sentir les Atlantes. Il pensait sûrement être invisible à l’œil humain… mais bon, il constata très vite que les Atlantes n’étaient pas comme ses « sbires » et qui le voyaient parfaitement. Bah oui coco, tu n’es pas le seul à savoir voir dans les ombres ! Cela donna une impression de grandeur à Isia qui se faisait des films à la place du Drakos, l’imaginant se dire : « mais bordel pourquoi les esclaves bizarres me voie ? Ils seraient comme moi ? Un dieu ?... »

Elle se mordit l’intérieure de la joue pour ne pas rire de son imagination. En tout cas, possédant un déficit d’hormones de la peur, elle n’éprouvait qu’une légère crainte envers cet énorme Drakos. Se disant, qu’il serait ballot de se faire attaquer par ce machin surtout ici. Par contre, le caporal désirait lui faire un câlin…et grâce à Jacobs il fut retenu tel un chien en laisse, il voulait se faire tâter le cul en béton par des crocs pointus ? Abrutie ! Il est beau mais con sérieusement ! Elle roula des yeux, s’épargnant une remarque du style : au pied capote ! Puisque que le guide parla, une phrase sans intérêt pour la belle blonde, qui comptait soupirer. Mais bon Pedgounette releva le niveau avec une proposition adéquate. Et sans se faire prier, la doctoresse, se serra contre elle. Elle lui avait déjà proposée sur Citadelle. La soldate ignorait qu’Isia n’avait peur de rien ou de peu de chose à cause de son syndrome.

« Comme c’est aimable de jouer au prince…pour me protéger du vilain dragon » lui souffla t’elle tout bas pour éviter d’attirer l’attention des autres. Bien entendu, il y a de forte chance que les militaires voient Isia se rapprocher du sergent, mais bon, il était courant que les civils éprouvent de la peur. Même si bon, vu le ton et le regard de la blonde, elle n’en éprouvait que peu ou pas.
Même si Pedge ne savait pas que la doctoresse n'était pas très encline à ressentir la peur, elle vit dans son geste qu'une provocation déguisée. C'était bien le but quelque part. Elle écarta légèrement son arme pour ne pas lui mettre un coup par inadvertance en marchant. Elle laissa qu'une main sur son fusil, lequel était maintenu par la sangle de sécurité de son gilet et elle glissa sa main libre derrière la française. Elle la pressa légèrement dans le bas des reins en lui murmurant à l’oreille :
« Soyez gentille Princesse, avancez quand même. Le dragon ne vous fera… » Machinalement, le corps d’Isia avait pris une petite cambrure quand elle lui avait déposés sa main dans cette zone sensible. Cependant, elle n'eut pas le temps d’ajouter quoi que ce soit que Condom se retourna et lança en voyant Isia et Pedge :
« Pour un câlin en tout sécurité, ça se fait avec Condom doc ! »
Isia ricana doucement face au jeu de mot bien trouvé, pour ne pas attirer de trop l’attention du saurien, pour le peu qu’il n’aime pas le bruit en plus. « Vous n’avez qu’à être plus près la prochaine fois »
« Faut pas me le dire deux fois », fit-il avec un clin d'œil avant de se retourner pour regarder où il marchait.
« Hum. » fit Pedge en levant les sourcils sans rien ajouter, faisant exprès pour qu’Isia lui demande ce qu'il lui arrivait. Elle avait envie de lui mettre une petite claque sur les fesses qu'elle avait légèrement cambrées mais elle se retint, se contentant d’appuyer un peu plus.
La doctoresse se mit à marcher ne se décollent pas pour autant de la jeune femme, mais suffisamment pour qu’elles puissent se mouvoir, sans se gêner. Elle leva les yeux vers elle en lui murmurant « Ne faites pas votre jaloux, mon prince, vous êtes mon favori » dit-elle espiègle.

Pedge était certaine qu’Isia irait sur le terrain de la jalousie. Elle leva les yeux au ciel, amusé, tout en se passant la langue sur les lèvres. « Qui vous dit que je suis jaloux, princesse ? »
« Oh rien, j’aime bien me faire des films sur vos hum » dit’elle nonchalante.
« Intéressant, j’essaierai de ne pas en user de trop alors. » Elle marqua une pause avant d’ajouter : « N’empêche, va falloir choisir entre lui ou moi pour vous coller… »
« J’ai deux faces non ? » répondu Isia en pure provocation et surtout du tac au tac. Pourquoi faire un choix ? Vraiment !
Pedge avait hésité à lui dire qu’à la limite, ça pourrait en faire un de chaque côté, puis elle avait renoncé. Pas Isia. « C’est vrai. ». Elle préférait ne pas ajouter quelque chose de plus osé encore.

Isia considéra qu’elle avait gagnée et se décala un peu, avant de trébucher sur une griffe géante de Drakos en pleins milieu ! Elle se courba se retrouvant à quatre pattes devant Pedge et la tête proche des jambes du caporal. Elle étouffa un juron en français.
Pedge n’avait pas réussi à la rattraper avant qu’elle ne se vautre. Le caporal se retourna rapidement, cherchant la menace des yeux, avant de voir la doctoresse à quatre pattes.
« Je sais que je suis impressionnant, mais ne vous prosternez pas devant moi. », dit-il en se baissant pour lui tendre la main.
« Et voilà ce qui arrive quand on s’écarte de son Do… », Elle s’arrêta en plein milieu de sa phrase, consciente qu’elle allait balancer son surnom à l’assemblée.
Isia prit la main du militaire et se releva, en s’époussetant les mains et les genoux.
« Oui la prochaine fois je ne m’éloignerais pas de mon Dolem » Fit-elle pour éviter des questions et protéger la couverture de la jeune femme, oui parfois Isia est cool
« Merci mon seigneur » dit-elle à l’homme, avant de ramasser la griffe et la glisser dans son sac avant que le guide, qui était sourd soi-disant au passage, ne la voie faire. Ça pourrait toujours être utile pour des analyses biologiques.

« S'ils commencent à perdre leur manucure ça ne va pas le faire »
Pedge la remercia d’un regard tandis que Condom faisait une petite courbette élégante accompagné d’un « Gente Dame ». Il fallait vraiment qu’elle se surveille en compagnie de cette tentatrice. Mais bon, ça faisait partie du jeu et c’était amusant quand même. Néanmoins, elle n’était pas d’accord avec le fait de ramasser des « trucs » de Drakos.
« Et si c’est sacré, ou interdit de ramasser ce genre de chose », chuchota-t-elle à l’oreille de la française ?
« Il n’en sauront rien et ça sera pertinent d’avoir de quoi analyser les Drakos pour les scientifique…Il n’y aurait pas que leurs œufs qui posséderait des effets surprenant. » Elle haussa les épaules « Et vu sa taille, vous pensez vraiment qu’il ne l’a pas vue ? » Après elle pouvait la reposer cela ne la dérangeait pas plus que ça, ce n’est qu’après tout qu’une griffe de 40 centimètres.
« Justement, s’il l'a vu et qu’il ne l’a pas ramassé… cela veut peut-être dire que ça ne se fait pas. » Elle haussa des épaules elle aussi. De toute façon, elle n’avait pas envie de polémiquer, et si ça ne se faisait pas, ben le mexicain chinois n’avait qu’à le dire.
« L’intérêt scientifique est surement indéniable cela dit. » Elle n’insista pas.
Isia se fichait bien de savoir si cela se faisait ou non. Elle s’en taponne royalement le coquillard.
« Je peux donc la garder maman ? » Référence à Nelly bien entendu. Elle avait dit cela en chuchotant pour éviter une nouvelle fois des interrogations.
« Gardez-le, et si vous avez des ennuis, j’aurai un bon prétexte pour vous coller une fessée cul nu. » Elle chuchotait elle aussi, en regardant droit devant elle.
« Hum, ça donnerait envie de se faire gauler ça » Dit-elle en plissant les yeux d’une manière coquine.
« Demandez-moi avec un s’il vous plait, et je vous le ferai sans vous faire gauler », répliqua Pedge du tac au tac.
« Ça serait trop facile. Mais soit je note » Dit-elle amusée, elle n’était plus contre la militaire, mais à côté d’elle.
« Je serai profondément déçue, je ne vous le cache pas. », enchérit-elle, amusée, mais un brin provocant. Bien entendu la blonde, comptait répondre, quand des bruits de fêtes et des lumières arrivèrent… le guida parla mais personne ne perçut ses phrases. Pour le peu qu’on en avait à faire !

Ils finirent par quitter la noirceur de ce tunnel glauque, pour assister à un autre spectacle tout aussi étrange. Ils se retrouvèrent au milieu d’une vaste fête avec des gens très peu vêtue qui dansaient en cœurs. Les femmes présentes étaient en effet dodues, signe de fertilité et de richesse chez ce peuple. Ils devaient se dire que les Atlantes étaient pauvres en voyant débarquer trois femmes bien fichus telles des déesses et non grasses comme des dindes. Mais qu’importe, chacun sa culture, le problème avec les primaires c’est qu’ils ont tendance à l’imposer aux autres. Comme le prouve ce chouette présent dont chacun allait être affûté. Non mais sérieux des oreilles ! Des oreilles humaines et il fallait les croquer comme des colliers en sucre ? Mais ils sont sérieusement atteints ! Et puis, il en avait tué des humains, pour en faire autant de collier ! Toute la tribu voisine y étaient passées ! Avec les enfants vu la petitesse de certaines !

Jacobs était en train de vriller de l’œil, Isia lui toucha le bras. « Pas les chaussures hin ! » mais la militaire, ne pouvait pas répondre que déjà une horrible femme venait lui montrer la marche à suivre. Isia retenue une moue empreint de dégoût, on ne savait pas où elles avaient traîné leurs fichues oreilles d’humains pas fraîches ! Le pire, c’est qu’ils auraient pu esquiver si tout le monde continuait joyeusement à agiter leurs cellulites ! Mais non, tout le monde les toisait en mode hiboux.

« Super…bienvenu chez les cannibales » Souffla Isia entre les dents tout bas, qui loin de se débâtir, regarda Pedge à côté d’elle et lui croqua l’oreille. Cela surprit les indigènes qui eurent un « oooooooh ». Sans se démonter face à la foule, elle s’avança.
« Je les préfère fraîches c’est tout ! »
Il eut un silence, avant que des cris de joie à l’unissons et chacun se croquèrent l’oreille du voisin… la doctoresse les observa comme si s’étaient des dingues… bon au moins, ils avaient évité la catastrophe. Enfin bon, apparemment il fallait quand même croquer une oreille fraîche ou momifiés. Pedge toisa la française, ne sachant pas trop si elle devait lui rendre la pareille ou pas. Elle n’eut pas le temps de pousser sa réflexion plus loin qu’Isia sursauta quand elle sentit la main du caporal toucher sa tête et il lui croqua l’oreille, il était ravi de cette initiative. Elle se tourna vers lui un peu étonnée pensant que sa démonstration avait suffi à calmer les primates en strings !

« Vous avez raison elles sont meilleures fraîches les oreilles. » Devant le regard étonné de la doctoresse, il ajouta en haussant des épaules et en levant les deux mains, paumes vers le ciel, avec un air innocent. « Ben quoi ? Ils me regardaient tous, ça m’a foutu la pression ! »
« Ohh pauvre bichou qui a eu peur des naturiste » elle lui tapota la joue.
« Heureusement que vous êtes là pour me donner du courage. », dit-il en gonflant les biscotos.
« Oui, sinon vous ne pourrez pas faire de jolie roue, monsieur le paon ! »
Il rigola alors que Jacobs se tournait vers Pedge.
« Allen ? »
« Quoi ? », fit la concernée en se tournant vers Jacobs. L’autre lui croqua l’oreille aussi, celle qu’Isia n’avait pas touchée. « Mais ça va oui ! » Par réflexe de pure vexation, elle attrapa à deux mains la tête de Jacobs et elle alla lui mordre l’oreille également. La boucle était bouclée, et Pedge prit tout son temps. Elle avait un problème avec les morsures. Ça lui provoquait un émoi qui était loin d'être chaste. Le lieutenant s'écarta, les joues colorées.
« Putain Allen, ne refaites jamais ça ! » Elle semblait émoustillée.
Suite aux petits crocs de chacun, les nudistes, se remirent à danser. Ce n’était pas beau, la musique était trop forte de simple percussions et flûtes. Bref, bien loin d’être attrayant et de donner envie de bouger son boule ! Les militaires s’avancèrent doucement pour voir la foule. À se demander comment il allait pouvoir rejoindre le temple avec leurs superbes colliers qui put la charogne….

Isia lança un regard amusé à Pedge et lui donna un coup d’épaule discret pour lui murmurer « Chaudasse » l’air de rien, elle n’avait pas manqué les yeux pétillant de la lieutenant quand elle lui avait croqué l’oreille. Ce n’était pas méchant de la provoque gentille, elle fut presque déçue de ne pas avoir le retour langoureux de la demoiselle Allen.
« Ne soyez pas jalouse, princesse. », répondit Pedge, qui faisait exprès de ne pas lui rendre son petit bisou d’oreille croquant. Ça allait la frustrer un peu tant bien, et ce n’était que meilleur ensuite.
« Qui vous dit que je suis jalouse prince ? » Fit Isia en reprenant les mots de la militaire.
« Vous sembliez réclamer. » Pedge lui lança une œillade amusée, et le plus sérieusement du monde, elle ajouta : « Je vous ai déjà dit de ne pas réclamer. »
Elle avait de la chance qu’elles soient en mission, sinon, elle lui aurait bien montré qu’elle n’a pas besoin de réclamer pour avoir ce don elle avait envie. « Oh je n’ai pas besoin de réclamer »
« Bon, quand vous aurez fini de chuchoter à vos oreilles, on pourrait trouver un moyen de la bazarder non ? » sortie la lieutenant qui n’aimait pas avoir cette collerette autour du cou, comme tout le monde. Isia hocha, la tête retirant son collier, dansant quelques pas gracieux trahissant sa maîtrise des pas chassés, pour enrouler celui-ci autour d’un coup indigène avec un sourire absolument charmant. « Chez nous on aime partager ! Merci de l’honneur de porter le don de l’écoute » elle venait d’inventer et cela semblait plutôt marché car l’indien fut ravi et continua à danser. Isia revenu vers ses compagnons fiers d’elle. Faut vraiment qu’elle fasse tout !
Suivant l’exemple de la belle blonde, les autres militaires firent la même chose, refourguant le collier de perle d’oreille.
« Dommage, je l’aimais bien, l’odeur me rappelait celle du doc. », fit Condom.
« Je sens l’oreille momifiée ? » Fit Isia en le toisant faussement vexée. Le guide, leur fit des gestes, pour qu’ils les suivent à travers la foule. Il est marrant lui ! Isia attrapa le bras de Condom, pour qu’il lui en dise plus et surtout, parce qu’elle n’arrêtait pas de se faire emporter par des indigènes pour danser et qu’il était le seul à sa portée. Ce n’est pas vrais elle allait galérer à suivre les autres ! Pourtant elle en envoyait bouler. Ils devaient adorés les blondes squelettiques quand mêmes ! Cela les change de leurs boudins !

Condom attrapa le bras de la jeune femme pour l’extirper des adorateurs de blonde Surunéen. Même si manifestement, la mode était à la donzelle bien grasse, ils ne semblaient pas réfractaires à la vue de la doctoresse. C’était compréhensible quelque part, et ce n’étaient pas les deux militaires féminines et tout leur barda qui allaient plutôt les attirer, même si certains essaient d'entraîner Pedge, qui déclinait poliment. Elle n’aimait pas danser.

« Je ne sais pas, je ne vous ai pas encore renifler de près, ce n’était qu’une supposition », fit-il à la blonde qui sentit soudainement qu’on la poussait dans le dos pour avancer vers l’entrée du temple. Pedge avait décidé de l’extraire de là, parce que la foule, bien que sympathique, n’était pas raisonnable, et sa mission était avant tout de protéger la médic.
« Allen à raison, on s’arrache de cette place », confirma Jacobs en se mettant devant Condom et Taylor Laurence pour leur ouvrir la marche, tandis que Pedge se mettait derrière en protection.
« Peur de voir une de nos oreilles au bout d’un de ses colliers Lieutenant ? », lança le jeune homme pour détendre l’atmosphère.

« Va savoir », fit-elle en usant de son petit gabarit trapu pour se frayer un chemin.
Cela pourrait être le cas, toute population primitive qui aime les sacrifices, il faut se méfier de ne pas finir au menu ou dans la tradition. Finalement après avoir donné des coudes et prendre la solution puérile mais efficace de se tenir par les bras, pour faire « bloc », ils parvenaient aux marches du temples. Isia tenait à sa droite le caporal et à sa gauche Pedge. Son regard se leva sur l’escalades qui allaient encore devoir faire. Rien que de commencer à compter l’escalier elle en avait une migraines…
« Et faut qu’on gravisse encore ça ? Mais vos prêtresses elles ont réussi à monter tout ça ? » s’exclama-t-elle un tantinet agacé.
« Elles étaient fine et enfant quand le Drakos céleste les a choisies pour servir ! »
Bah tiens, ce n’est pas avec le gros bidou qu’elles pourraient recommencer l’exploit. Les descendre, pas de soucis mais les monter…
« Vous voulez que je vous porte Doc ? »
« Pas pour le moment bourriquet ! » de nouveaux rires et la joyeuse troupe se mirent à gravir le mont devant eux. Ce fut essoufflée et courbatures à cause de son sac, qu’Isia reprit son souffle. Elle est un peu sportive, mais quand même 400 fichues marches tu le sens dans les rotules !

Le spectacle qui était devant eux, étaient dantesque et assez … étrange. Des colonnes dorées, tout était en or ! Avec des pierres précieuses… en s’avançant dans les pièces, il avait des cercles contenant d’immenses couffins avec des œufs dessus. Des sbires tiraient une sorte de chariot monte-charge en or, transportant un humain aux proportions douteuse. Une boule de graisse informes. Cette image était affreuse… il avait donc 10 cercles, habité ou non par des prêtresses nues…enfin avec des sortes d’ornement en fils et de perles sur le corps. On aurait dit des rôtis.

Au milieu de la salle deux colonnes basse couleur sang avec des robinets…il était évident que ce fut une quantité impressionnante d’hémoglobine. La doctoresse frissonna, tout cela était glauque. Le guide, ne pouvait pas marcher plus loin et ce fut une esclave plutôt dodue, une jeune prêtresse en réalité qui les accueillie.
« Bienvenue Atlantes dans le temple Drakosis ! Nous aménageons la salle de nos prêtresses pour que vous puissiez vous rentre auprès d’elles. Par contre seul le docteur y sera. Les autres devront rester ici »

Elle disparue au fond de la salle, derrière deux portes gigantesques et ornée de milles dessins. Un duo d’humain, blanc aux cheveux blanchis, avec des cernes noirs et des symboles étranges tatouer sur le corps passèrent devant eux. Tous les habitants se prosternèrent et les deux « demi dieux » passèrent ignorant toute présence… ils avaient l’air drogués. Isia était dubitative… décidant quand même de s’éloigner un peu, pour observer la salle. Elle se tourna, marchant à reculons, pour observer les symboles ornés sur l’entrée… quand soudainement, elle percuta le popotin d’une autre personne. En se tourna elle du lever le regard pour constater que ce fut un grand et beau jeune homme aux yeux azure qui avait dû avoir la même idée qu’elle.

Il était en chemise blanche, un gilet en cuir avec des poche, un pantalon en cuir marrons une ceinture qui semblait être celui de l’inspecteur gadget en, personne. Et surtout deux holsters à la cuisse avec des flingue ressemblant beaucoup à ceux de Ronon. Il la toisa un sourire charmant sur les lèvres.
« Excusez-moi, je ne vous ai pas vu »
« Vous aurez été l’une des dindes de temple, j’en aurais porté ombrage mais ce n’est pas le cas » Il se tourna la saluant tel un gentleman. Parfois elle se disait qu’elle avait de la chance d’être belle, pour calmer les humeurs guerrières des hommes. Même si là, elle ne le considérait pas vraiment comme un danger, mais plutôt comme un homme inconnu.
« Blaze et vous ? » Il était agréable et son visage bienveillant, elle ne s’attendait pas vraiment à ce genre de personne quand l’autre consanguin lui avait évoqué le doc et le frère. Elle s’attendait à duo âgé et rabougri par le temps.

« C’est aimable à vous. Remarquez-vous aurez été une boule de graisse que je vous aurai envoyé jouer ailleurs. Docteur Isia Taylor Laurence » L’homme ricana.
« Il y a bien que les Atlantes pour s’encombrer d’autant de titre » elle fut surprise qu’il ait deviné directement, mais elle remarqua qu’il avait toiser le logos sur sa veste. « Dans ce cas, je suis Technfique Blaze » Il se tourna vers une silhouette qui approchait derrière la colonne de sang.
« Hey Cyanure ! Tu sais quoi, j’avais raison ! Ton copain médecin c’est une cooooooooopine ! » Il semblait presque tout foufou en disant ça ! Il jeta un petit regard aux militaires, passant sur l’homme puis les deux femmes, semblant chercher quelque chose mais ne le trouvant pas.


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MessageSujet: Re: "Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type Ven 26 Mai - 23:09


Bienvenu dans le monde joyeux des chaotiques ! - Pedge Allen / Isia Taylor Laurence / Teshara Lays -


Teshara Lays


Franchement, je détestais cet endroit. Il faisait chaud, moite, y avait des moustiques, des gros et des grosses, ils se promenaient tous à poil ou presque, sans parler des oreilles à l’arrivée, nan mais sérieusement, qu’est-ce qu’on foutait là ? J’avais envie de faire un génocide pour rendre un service à l’espèce humaine. Vivement qu’on rencontre les mastodontes qu’on en finisse et que je leur pique des œufs pour les couver moi-même et en extraire des applications sympas. J’étais affalée contre une colonne, en attendant qu’un ventripotent sur patte ne vienne nous introduire auprès des grosses poules, quand de l’activité se fit entendre un peu plus loin. Naalem parti voir. Pour ma part, je me levais avec toute la mauvaise volonté du monde. Je détestais la chaleur moite comme ça. J’avais l’impression d’être une limace collante et visqueuse. Franchement, ils n’avaient pas besoin d’inventer le lubrifiant pour s'emboîter par ici, tellement on dégoulinant.

J’arrivais en traînant la patte, dégoutée par les conditions climatiques et par l’ambiance de chiotte, quand Naalem m’annonça que le second médecin qui était convoquée était une « copine ». Fais chier tiens. J’avais misé sur un mec moi, un vrai, avec des tablettes de chocolats et un rictus charmeur, du genre à se faire tuer par mon frère à la fin quoi. Bon, je ne crachais pas sur les nanas, ça avait son intérêt aussi.

« Super », fis-je avec tout l’ennui du monde dans la voix. Mes yeux bleus se posaient sur une petite blonde bien faite et super mignonne. J’avais du mal à croire qu’elle était docteur, mais bon, je l’étais bel et bien également. Son uniforme me mit immédiatement sur la voie : « Atlante en plus de ça… » Je m’accrochais à Naalem sans me présenter, mettant mes deux mains sur ses épaules pour m’appuyer sur lui, ignorant totalement la jeune femme et les autres un peu plus loin et je collais mon nez sur son oreille avec un regard de chat botté version « blonde transpirante qui fait la gamine capricieuse. » : « C’est quand qu’on voit les rôtis de dindes qu’on se barre ? »


Naalem Lays

Franchement…en plus d’avoir un climat tropical, les habitant vous file la gerbe ! On a été accueilli avec des colliers d’oreilles humaines sérieusement ! Je te les aurais bien fait bouffer à la grosse dinde qui m’avait reluquer comme si j’étais une cuisse de poulet rôtis. D’ailleurs on a frôlé l’accident diplomatique en leur refilant leurs merdes sans croquer dedans ! Manquait plus que ça tient !

Enfin bon, on avait escaladé le temple, suer comme des porcs et là, on se faisait chier… bordel mais il leur faut combien de temps pour préparer leur truie ici ? C’est bon de toute manières elles vont crever ! Ce qui m’inquiétait un peu quand même, c’est qu’ils aient fait appeler à deux médecin, Tesh’ car sa réputation traversait les frontières et un autre… et je n’aime pas trop la concurrence, car ça veut dire qu’on peut pas agir sans être emmerder par quelqu’un. Et je n’avais pas envie de m’encombrer de moralisateur. Déjà que Druan n’était pas vraiment au courant qu’on avait radiner nos petits culs de demi dieu ici.

Enfin bon, il eut du mouvement et curieux comme une pie, j’alla à la rencontre, après tout j’avais un parie à gagner ! Et BIMMMM ce soir c’est elle qui fait la totale ! Héhé une femme médecin, qui en plus est sacrément canon ! Finalement, on va peut-être repartir avec. Je fis mon petit numéro, observant du coin de l’œil les trois autres des bidasse… et il y avait qu’un mec, devait être content le puceau !
Bref Tesh débarqua et fit son petit numéro de la nana lassée et pas très polie.Elle devait être dégoûté. Je la comprends, la blonde était transcendante ! Je tournai la tête vers elle.
« Je ne sais pas. Le temps de transporter 200 kilos de graisses… »


Isia Taylor Laurence

Isia toisait encore le jeune homme, quand son miroir féminin débarqua, la fameuse Cyanure. Elle n’était pas mal, trop belle pour être polie. La doctoresse s’en fichait bien, si elle voulait faire sa « mal baisée » qu’elle le fasse et ne vienne pas enquiquiner les autres. La petite remarque sur les Atlantes ne fut pas la bienvenue. Surtout qu’eux ne savaient pas d’où venait le duo comique.
« Oui Atlante, ça vous pose un problème apparemment. Tant mieux, nous ne sommes pas là pour nous encombré de pseudos médecin » Dit Isia d’une manière calme tout en observant le comportement étrange de la nana sur son supposé frère. Elle se mit en marche, n’ailant que faire d’une réponse ou non. Elle alla jusqu’à la seconde colonel de sang, pour sortir un tube en verre et le coller sous le robinet. Elle fut empêchée.

« Non cela est le sang sacré des grand Drakos ! réserver aux prêtresses ! »
« Et vos deux prêtresses malades ? Elles ont eu ce sang ? »
« Bien sûre ! »
« [color=palevioletredBon alors, laisser moi faire mon métier et vous tacher de faire le vôtre en activant leur préparation, nous ne sommes pas là pour faire la tapisserie ! [/color]» elle avait chaud et ça l’agaçait de devoir attendre…surtout que ‘l'endroit était glauque avec des gens chelous … le petit homme resta sans voix, ne sachant que faire.
« Je vais appeler les gardes »
« Et moi rentrée chez moi » Elle fit volte face, alors que le petit homme la suppliait de ne pas faire ça.
« Activez-vous alors » dit-elle d’une voix impétueuse.

Le mec blond arriva vers elle, lui tendant sa main. Isia le toisa étrangement, il avait un petit rictus sur les lèvres comme amusé.
« Vous voulez ? »
« La fiole, je vais vous la remplir, ne vous inquiétez pas »
« Bien tenez »
« Ça vous dérange le non légal ? » chuchota t’il
« Je m’en contre fiche tant que j’ai ce sang » fit-elle en haussa les épaules.
« Parfait alors » Un autre grand sourire.


Naalem Lays


Et Bim, elle avait du répondant la jolie poupée et cela se confirma assez vite quand elle décida de prendre du liquide de l’une des colonnes. Elle envoya chier le pauvre mec. Je ricanai doucement.
« Eh bah ton homonyme a l’air d’être aussi caractériel que toi ! » Je toisai ma sœur ironiquement « Je vais lui récupérer son sang, file moi une fiole, je t’en prendrai une quand vous serez dans la salle »

Teshara Lays


Je ricanais doucement à la réponse de mon frère. Il allait leur falloir une brouette pour les déplacer…. J’arrêtais immédiatement de rire en entendant l’autre pétasse être insultante. Pseudo médecin ? Mais c’est quoi son problème à cette grognasse sérieusement ? Elle se croit supérieure parce qu’elle est atlante ? Bon, c’était décidée, je ne l’aimais pas, voilà. Comment ça c’est capricieux ? Ben oui, parfaitement ! Non seulement elle est belle comme un démon, mais en plus de ça elle clash sans se soucier si ça va me vexer ou pas. Je suis d’habitude la première à le faire ! Je n’avais pas le temps de répondre quoique ce soit qu’elle se barrait. Je tournais mes yeux de biches vers Naalem. J’allais lui poser une question mais il était en train d’écouter ce que la blonde atlante racontait. Il me toisa ironiquement, tout en la complimentant. Je ne sais pas si être aussi caractériel que moi est une qualité, mais soit.

Je lui tendais une fiole de mauvaise grâce. La chaleur, ça me tapait sur le système et son comportement aussi.

« Tu comptes te la taper ? Parce que je ne l’aime pas, alors profite bien, après je lui fais bouffer ses lèvres. »
« Oh arrête de faire ta chieuse. S’il y a des Atlantes c’est qu’on peut​ grappiller un ou deux trucs. Et si elle me propose je dirais pas non, je suis sûre qu'à trois ça peut être sympas, Surtout si elle est aussi casse pied que toi. » Il me fit une petite moue en tirant la langue. Je méditais ses propos quelques secondes.
« Hum… Tu as toujours les mots pour me convaincre. » J'étais langoureuse tout d'un coup. « Puis je peux peut-être chopper quelques astuces de médecine aussi… » Oui finalement c'était sûrement une bonne chose que d’avoir rencontré cette… femme, commençons à être dans de bonnes dispositions.
« Exactement. Tu sais bien que j’ai le don pour te convaincre de tout » fit-il d’un air pompeux et surtout tout aussi charmant.
« Tu sais surtout ce qu'il me plaît, mais rien d'étonnant. », fis je en lui claquant une claque sur les fesses pour l'encourager à y aller.

Je fis quand même une moue boudeuse, le laissant aller rejoindre miss je me la pète grave.
« C’est vous l’autre médecin ? Moi c’est le lieutenant Condom. »
Je me retournais pour constater qu’un des atlantes, un militaire vu son armement, était arrivé à ma hauteur en compagnie d’une petite brune. L’autre femme de la troupe se dirigea vers mon frangin. Il était plutôt sympa à regarder celui-là.
« C’est moi oui. Besoin d’une consultation ? »
« Désolé, je me porte à merveille. »
« On croit toujours ça avant de mourir dans d’atroce souffrance quelques jours plus tard. », fis-je en minaudant un peu.
« Et Condom, c’est parce qu’elle ne porte pas de soutient gorge qu’elle t’attire ? », balança la petite brune qui vint se positionner entre lui et moi. Qu’est-ce qu’elle racontait celle-là ?
« Je ne porte pas de quoi ? »
« De soutient gorge, pour tenir tes nichons. »
« C’est vrai que maintenant que tu le dis… », fit le soldat en baissant ostensiblement le regard sur ma poitrine. Je levais les yeux au ciel.
« Désolé les puceaux, mais ce n’est pas pour vous. »

Pedge Allen


Pedge approcha d’Isia, et du garçon blond qui l’avait rejoint. Elle ne les sentait pas ces deux-là, et elle avait cru comprendre que c’était l’autre médecin. Lequel des deux, cela restait à déterminer. Jacobs l’envoya assurer la protection d’Isia tandis qu’elle et Condom irait voir celle qui semblait être la sœur du type.

« Tout va bien ? », fit-elle un peu raide. Elle toisa le jeune homme.
« Bonjour. »

Isia Taylor Laurence

Isia était un peu décontenancé que l’homme lui propose son aide. Surtout que sa soeur, qui avait l’air quand même super possessive n’était pas aussi sociale. Enfin bon, elle verrait si l’homme allait faire ce qu’il avait promis. Elle le toisa dans les yeux et il ne cilla pas… il y a quelque chose chez lui de familier, cette manière de regarder les gens et cette nonchalance. Elle ne savait pas trop quoi penser et le fait de ne pas savoir leur origine la dérangeait grandement.

Alors qu’elle allait relancer une phrase à ce “Blaze”, Pedge arriva lui demandant comment elle se portait.
« Oui ça va merci »
Le grand blond se tourna vers la militaire.
« Bonjour, Blaze enchanté et vous ? » Il était chaleureux et souriant.
« Pedge, enchantée également. »
Isia lança un regard étrange à Pedge pour lui montrer l’autre femme, et essayer de lui dire qu’elle ne la sentait pas elle. Après tout elle se comportait comme une connasse depuis le début sans même se présenter à croire que son frère réparait les pot cassés. La texane opina du chef. Elle en parlerait aux autres.

Pedge Allen

Un local arriva, celui qu’Isia venait d’envoyer bouler. Manifestement, il avait pris ses consignes. Il ne revint pas sur le sujet du sang, et il fit un geste théâtral vers une tenture lourde qui cachait sans doute une succursale.

« Je viens de me renseigner, les prêtresses sont enclines à vous recevoir. Je vous en prie, mesdames les médecins. Seules vous êtes autorisées à pénétrer le sanctuaire. »

Cela ne plaisait pas à Pedge, mais elle devait composer avec. Elle ne resterait pas loin de la tenture de toute façon, prête à intervenir au cas où.

« N’hésitez pas à crier, si ça ne va pas là dedans. », fit Pedge à Isia. Elle savait qu’elle n’en aurait rien à foutre ou qu’elle lui répondrait de façon totalement ironique, mais qu’importe.

« Je n’y manquerait pas » Elle se rapprocha de la militaire pour lui murmurer « Enfin restez pas trop loin quand même avec l’autre connasse je ne suis pas certaine qu’on va s’entendre » Puis elle disparut derrière la tente en poussa un petit soupir de dégoût…

Pedge approcha de Condom et Jacobs pour lui répéter ce que venait de dire Isia, en prenant soin de ne pas mettre dans la confidence le frère de la blonde.
« Je la garde à l'oeil », fit Condom avec un clin d’oeil aux deux filles.
« Ouais et pas sur sa poitrine, l'œil en question. », rajouta Jacobs.
« Si je vois sa poitrine, c'est qu'elle est toujours là », répondit l'autre amusé.
« Je m’occupe de surveiller le frangin », coupa Pedge un peu tendue. Cela ne lui plaisait pas des masses.


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MessageSujet: Re: "Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type Jeu 8 Juin - 15:34
"Locaux vs Jumeaux"


Une rencontre du troisième type


22 Juin

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Isia Taylor Laurence

Quand elle pénétra dans cette sorte de tente dans le temple, elle ne put retenir un soupir de dégoût mettant sa main devant sa bouche. Les deux immondes prêtresses étaient des mastodontes de chair et de gras… à l’image de la 1ere vue à l’entrée mais bien plus impressionnante. Elles avaient le visage et la peau d’une blancheur inquiétante. Droguée, elles bavaient et ne semblaient pas réussir à articuler une seule parole. Et il n’y avait personne d’autre à part les deux médecins… Isia leva les yeux au ciel.
« Et genre il faut toucher ces éléphants ? … » Elle déchaussa son sac à dos, pour enfiler des gants en plastiques, sortant du matériel, et surtout une seringue pour prendre une prise de sang de l’une des prêtresses. Celui-ci avait une couleur pâle. S’en suis d’autre vérification, type fièvre, température et si elles ressentent de la douleur, ce qui n’était pas le cas avec la graisse. Puis elle revenu vers son sac sortant un appareil pour analyser le sang. Elle toisa sa pseudo collègue.

Teshara Lays


Bon quand il fallait y aller, il fallait y aller. Puis j'étais là pour ça non ? Je poussais la tenture après la blonde atlante et franchement, j’aurai dû m’abstenir. Mais c'était quoi ça ? Des humains ? Elles étaient blanches comme des culs, avec une peau limite translucide. Le gras dégueulait de partout, du bide, des seins, du cul, des cuisses épaisses comme des troncs d'arbres, des bras énormes… bref, elles étaient immondes. Je ne comprenais pas comment on pouvait les vénérer… la remarque de ma collègue de profession me fit rire et je ne put m'empêcher d'y aller de mon propre commentaire en toisant les deux baleines.
« Je ne sais pas si c'est leur rendre service… »

L’autre s’agita autour d'une de deux grosses. Franchement je n’avais pas envie de les toucher moi. Puis bon, je n'étais pas là pour les soigner mais pour leurs oeufs. Je me faisais l’illusion d'être un renard dans un poulailler. Je posais mon sac par terre et j'extirpais un bocal de ce dernier.

« La première qui en soigne une gagne la compétition alors ? », dis-je à l’attention de la médecin atlante. Putain, elle était quand même sacrément canon.
Je plongeais mes doigts dans le bocal et je lançais une bestiole sur la peau blême de ma patiente. Ces petites limaces d'eau adorent sucer le sang et elles extirpent tout le mal d'un corps malade. Il y avait deux stratégies pour avoir ces œufs. Soit en la soignant, elle m’en filait un, soit je lui volais. La deuxième solution me tentait plus parce que j'aimais bien foutre le bordel. Une sorte de péché mignon.

Je sortais une lame type scalpel de mon sac et j’allais faire une saignée en plus dans le creux du coude du rôti de dinde. Le sang s'échappa en un filet qui n'avait rien d’un rouge carmin habituel. Il était trop pâle. Je jetais un œil à ma collègue. Finalement j'étais curieuse de son savoir.
« Ça sert à quoi ton appareil ? »

Isia Taylor Laurence

Finalement ma collègue me suivit s’exclamant intérieurement aussi de l’affreuse image qui nous faisait face. Jamais je n’aurais crue qu’un humain puisse être aussi gras. Leur longévité devait être bien basse. Elles feraient pâlir de jalousie les addict au McDonald ! en tout cas, ma petite remarque la fit rire, cette cyanure. Et la sienne, m’arracha un rire aussi.
« Oh si, au moins si elles doivent y passer, on aura participé à leur soulagement de ne plus vivre de cette manière-là » Oui cela pouvait choquer et je l’avoue je testais l’autre médecin, pour voir où allait sa déontologie si elle avait une ou non. Normalement, on devrait avoir confiance elle était réputée et tout…sauf que bon bah c’est moi et mademoiselle Taylor Laurence, ne fait pas confiance aux peuples inférieurs aux siens ! Point ! Ce n’est pas du racisme mais de la logique de survie !

Alors que je commençais mon examen elle me lança une compétition. Cela m’amusa et j’eue un rictus sur mes lèvres carmin. « Sûrement, mais on gagne quoi ? Le droit de ne pas avoir nos oreilles au bout d’un fil ? » Je ne savais pas ce qu’elle faisait trop occupé à finir mes prélèvements d’échantillon. En réparant vers mon appareil, je le branchai à ma tablette pour suivre l’avancement. Finalement, elle fut la première à demander ce que je fichais.

« Analyser le contenue du sang » J’eue une petite moue, en commençant à voir les premières analyse…il me fallait l'échantillon de sang de la colonne. Je me levai, regardant le second pachyderme, pour lui prendre du sang à mon tour. Je découvris une sangsue et des saignées… quand je dis primitif…Ce n’est pas pour rien ! J’eue une petite moue dubitative, j’ai horreurs de ces bestioles « Tu as prévus le stock au vu de la taille de la chose ? » Elle me tutoyait alors je n’allais pas m’encombrer de ne pas faire de même. Une fois la seringue pleine de sang, j'allais la mettre dans ma petite machine, pour qu’elle fasse la comparaison. Plus qu’à atteindre que ça mouline. Mon regard alla sur la tenture à plusieurs reprises, me demandant si le frérot allait réussir.

Teshara Lays

« C’est bien ce que je dis, autant soulager leur peine et les faire claquer… » J’affichais une moue dubitative face à ces monstres adipeux. Enfin, il fallait bien faire le job pour glaner de quoi faire une omelette propice à t'envoyer planer avec des esthètes tout en muscle. Je n’avais pas spécialement honte de mes propos. J'étais plutôt cash et je ne m’encombrais pas vraiment des normes sociales de bienséance​. Si madame veut prendre son thé avec son petit doigt en l’air, ben qu’elle le fasse sans faire chier sinon je lui coupe et elle le touillera avec. Sans déconner. Bref, je m’emballe encore un coup.

Je lançais la compétition avec la belle blonde. Normal, je n’allais pas passer à côté d'une occasion de m’amuser un peu. Je souriais à sa réponse tout en faisant mon business.
« Les tiennes ont l’air bonnes à croquer, alors faut que je gagne. » J'essayais de la provoquer un peu pour le plaisir. N'empêche elle n'avait pas tort. C'était un coup à se faire zigouiller et de finir effectivement au bout d'un fil à se faire becter par le prochain trou du cul venu en “ami”.

Elle répondit à ma question curieuse. C'était pratique comme machine ça… je devais avoir l'air fine avec ma médecine. Mais qu'importe, j’avais ma fierté pour moi. Je prenais la température de la grosse. « Pratique. Mais trop simple à mon goût, Il n’y a pas de challenge. » Et hop, encore une couche. C'est moi la meilleure de toute la galaxie, même sans technologie. Je palpais certains points de l'anatomie d'obèse de la prêtresse. Elle me taquina sur mes sangsues. Je fis une moue en la toisant alors qu'elle prenait du sang de MA patiente​
« J'ai de quoi la tartiner complètement. » Je croisais les bras pour la mater extraire du sang. « Sinon fais comme chez toi hein, t’emmerdes pas, sers toi sur ma grosse. »
La prêtresse remua un peu et soudainement, elle se mit à parler d'une voix très faible.
« Nous vous comprenons… et je n'apprécie pas vos commentaires. »
« Ah ? »
Je lui fourrai mes doigts dans la bouche et je tirai sa langue rose pâle de sa cavité buccale.

Isia Taylor Laurence

Bon, elle semblait avoir autant de compassion pour sa patiente que moi… ça promet. Je ne répondis pas, sauf par un rictus assez ironique qui signifiait qu’on était peut-être sur la même longueur d’ondes toutes les deux. Franchement, ça m’emmerde d’être ici, elles me dégoûtent et je me demande bien si on ne va pas finir au menu de ce soir. J’ai toujours eu du mal avec les peuples cannibales qui trouve sympas de sacrifier des humains au nom d’un dieu sanglant.

Elle évoqua mes petites oreilles bonnes à croquer, de la provocation et dans ce domaine je suis la reine. Sans ciller je lui répondis du tac o tac. « Remarque ton popotin à l’air d’être tendre, il aura plus de succès que mes oreilles trop meugnones » Enfin bon nous verrons, j’espère juste avoir un œuf en échange histoire de l’étudier.

L’autre médecin, avoua que c’est pratique comme machine. Bah oui c’est pratique ! ce n’est pas simplement pour me la péter franchement ! Puis, elle me parle de challenge, j’eu une moue dubitative, il n’y a pas de challenge à avoir en médecine, juste de l’efficacité sinon on perd le patient. « Le challenge est autre part, c’est l’avantage d’avoir les neurones et la science avec nous. La technologie pâlit les déficiences laissant place à tout un autre monde » Ce n’était pas contre elle, je m’en fichais bien de sa technique de primitif à casquette a vrais dire. Ce qui m’incombe c’est de savoir pourquoi ce fichu sang est pâle. De ce que je voyais, elles avaient l’air de souffrir d’une intoxication…et comme elles ne pouvaient pas nous parler puisque trop droguée, il était difficile de communiquer avec elles. Des grognements et de la bave.

Sans me gêner je pris du sang chez l’autre dinde…et cela déplut à miss « challenge », je la toisai en arquant un sourcil. « C’est ce que je fais … » mais elle me fit rire avec sa possession sur sa grosse. Par contre, je fus étonnée d’entendre l’une d’entre elle parlée… ah elles nous comprenaient.

« Tant bien, si cela vous déplait c’est le cadet de nos soucis. Nous sommes là pour vous soigner et non vous lustrer de compliments superfétatoires » Je toisai étrangement la manœuvre de ma collègue. « Et sa langue est comment ? » Cela pouvait donner un autre indice sur le mal dont elles souffrent. Ma machine prit un peu son temps, ce qui est normal, mais quand les résultats tombèrent, aucun doute, le sang était intoxiqué par quelque chose… je toisais ma grosse.

« Bon comme tu sembles parler et me comprendre. Tu as mangé quoi il y a 5 jours ? »
La mienne était encore en état de planage complet… elle bava. Je levai les yeux. « Super… » Je marchai vers la fameuse Cyanure. « Dis-moi l’empoisonneuse, Tu n’as pas envie d’aller pisser par hasard ? » Jeu de mot avec son pseudo, mais je me rendis compte qu’elle ne pouvait pas comprendre la référence. Remarque elle voulait de la provocation, elle en avait. Mon ton de voix était agréable et non agressif.

Teshara Lays


Finalement, je commençais à l’apprécier un peu. Elle restait canon, et du coup, j’avais envie de lui griffer le visage jusqu’à le rendre difforme, mais elle était plutôt marrante dans son style. Je n’avais pas de référence concernant les médecins Atlantes, et je me disais que ma pratique de la médecine plutôt étrange pour certain était tout à fait adapter en fait. D’un côté, je ne pouvais pas connaître le serment d’Hyppocrate et toutes les règles de déontologies des médecins venus de la cité, puisque je ne les avais jamais côtoyés. Je m’étais formée sur le tas moi, comme une grande, sans l’aide de personne ! Bon ce n’était pas tout à fait vrai puisque j’avais quand même suivi une formation poussée chez les Géniis.

Personnellement, je m’en foutais qu’ils bouffent des humains, tant qu’on ne m’imposait pas d’en manger moi-même. Après, ils pouvaient faire leur tambouille ensemble, ça ne me dérangeait pas, mais je ne voulais pas finir en casse-croute. L’idée de me faire becter par les deux monstres que j’avais devant moi ne m’enchantait pas du tout… Et d’ailleurs, comment elles faisaient pour chier ou pisser ? J’étais certaine qu’elles ne bougeaient pas. Est-ce qu’un servant venait nettoyer de temps en temps ? Parce qu’outre l’odeur de transpiration grasse et crasse qu’elles dégageaient, il n’y avait pas d’odeur de merde.

Ma collègue, ou plutôt mon assistante, me répondit du tac au tac sur ma petite boutade sur ses oreilles bonnes à croquer. Je n’en espérais pas moins. N’empêche, elle attaquait directement sur mon cul, et ça, c’était la preuve qu’elle l’avait maté. Hum, elle devait se sentir autant en danger que moi à cause de ma beauté. « Il est tendre d’être ferme. Mais bon, tu ne peux que supposer. » De toute façon, je ne comptais pas me faire manger le cul. Sexuellement pourquoi pas, mais pas plus.

Quand je pensais que je devais faire des tests avec des machines qui tournent, attendre vingt ans des résultats qu’un ordinateur fatigué peinait à analyser, j’enviais un peu la blonde d’avoir un truc portatif qui lui donne des données aussi rapidement. Ce n’était pas du jeu, surtout que moi, dans ce cas précis d’un déplacement à domicile (facturée double, donc je prendrai au moins 8 œufs !), je ne pouvais pas faire d’analyses poussées. Mais j’avais ma science de la nature pour moi. « Si tu le dis. » Je ne comprenais pas ce qu’elle voulait dire, mais c’était parce que j’avais une autre conception de la médecine. Certainement moins avancée. Peut-être qu’elle sous entendait qu’en étant débarrassée des tâches subalternes comme ces analyses, elle pouvait laisser son cerveau réfléchir sur les causes sous-jacentes de ces données mauvaises ou bonnes. Cela se tenait. « J’aime bien chercher pour ma part, tester des hypothèses, c’est excitant. » Je pense que ce que je venais de dire rejoignait ce qu’elle venait de me dire, mais qu’importe.

Alors qu’elle prenait du sang à MA patiente, et que je le lui indiquais de façon claire et précise, l’autre dinde baveuse se mit à parler. Elle n’appréciait pas nos remarques ? Sans déconner ? Elle devait être habituée à recevoir des éloges toute la journée, à ce qu’on soit gentil à son égard, et j’en passe. La vie de privilégiée, pas avec moi ! J’en ai assez bavé, merde (elle aussi mais pas dans le même sens). Je fourrai mes doigts dans sa bouche pour tirer sa grosse langue. Elle était visqueuse, pleine de bave et de… sang. Elle avait la langue tellement grosse qu’elle se la mordait régulièrement. Elle était pâle, vraiment très pâle, limite grise. « Bah… Grise et abimée. » Je relâchais cette langue et l’autre la ravala promptement en grognant. J’essuyais mes doigts dans ses cheveux avec un air dégouté. La blonde essaya de communiquer avec sa grosse, mais elle était en train de planer complet, dans son trip de junkie. Vraiment je l’enviais. J’avais une monstrueuse envie de tester.

« J’ai écopé de la plus intelligente, ne sois pas jalouse. », fis-je en tapotant la tête de mon sac à graisse à moi. L’atlante revenait vers moi, pour me demander si je n’avais pas envie de pisser, d’une façon agréable. C’était louche. J’arquais un sourcil. Concernant mon pseudo, j’avais compris. Le Cyanure n’était pas un remède, loin de là.

« Je rêve ou tu me demandes d’aller voir ailleurs si tu y es ? Non parce que je ne compte pas m’éloigner de ce gras double tant que je n’ai pas trouvé ce qu’elle a. »

Je croisais les bras avec un air de défi peint sur le visage, toisant mon vis-à-vis dans ses beaux petits yeux bleus. Un petit bruit, comme un « plok » ou un « flop », attira mon attention. Les sangsues étaient en train de tomber une à une et elle avait pris une teinte grise elle aussi. Un sourire naquit sur mes lèvres et je basculais ma casquette sur ma tête pour la mettre à l’envers alors que je me baissais pour en ramasser une. Je l’observais. « Leur sang est mauvais. Surement du poison. Ça tue mes bestioles. » C’était surement ce qui les rendait malade. Mine de rien, on s’échangeait des informations sans s’en échanger vraiment, et c’était stimulant d’être dans la compétition avec des armes différentes. Puis j’avais envie de partager mon savoir parce que je l’aimais bien mine de rien, elle et ses remarques provocantes. Si elle pouvait s’améliorer dans son boulot… J’aurai fait ma bonne action de la journée.

Isia Taylor Laurence


Elle avait une répartie la pégasienne. J’avais l’impression de communiquer avec une personnalité peut être proche de la mienne et je ne sais pas si c’est une bonne chose. Cela peut en être flippant même. Déjà que physiquement, nous étions deux superbes nanas, certes je suis plus belle qu’elle mais cela est difficile de me surpasser…à croire que les médecins blonds sont les meilleurs dans cet univers. Enfin outre nos beaux physiques, nous étions compétentes, après bon, je ne pouvais que douter de ses méthodes étant une femme issue de la technologie. Ce qui est normal et j’espère qu’elle tirait une certaine fierté de son savoir primitif. Enfin bon, je devais me calmer sur ça, ma mauvaise expérience avec les Athosiens, me rend parano.

Elle me répliqua donc sur son petit cul. Oui, je l’avais regardé je regarde tout le monde. C’est un réflexe de toiser autrui dans ses détails pour la juger et apprécier ou non la plastique. Je ne suis pas la plus grande des observatrices, mais en bonne prédatrice j’aime mirer les proies qui m’accompagnent. « Oh mais ça se voie, pas besoin de vérifier, ça sera pour plus tard ça » dis-je par pure provocation.

Je toisais mes résultats qui étaient en cours, je trouvais ça long, mais je n’avais pas à me plaindre. Cette petite merveille portative était un bijou de technologie, croisé terrien et lantienne. De quoi faire pâlir de jalousie mes collègues sur terres. Concentrée à aiguiller mes instruments pour affiner ma demande, elle finit par confirmer ce que j’avais dit. Elle n’avait pas tout compris, mais tant pis, on ne peut pas être intelligent tout le temps.
« Je te rejoins là-dessus » N’empêche, ça me gêne un peu de rien savoir d’elle, ça se trouve, elle va nous coller du cyanure et basta. Elle se serait nommé « pâquerette » que j’aurais eu moins de doute, car là Cyanure c’est jamais vraiment attrayant comme nom de médecin.
Grise et abimée… bon cela confirmait qu’il avait quelque chose dans le fichu sang ! Par contre, ma grosse était incapable de parler et cela n’était pas un manque d’intelligence mais à cause de la drogue et cela m'agaçait. Surtout que l’autre, qui avait osée parlée ne répondait plus, vexée par le fait que je l’avais envoyé bouler.

« Mouai… je ne suis pas rendu avec une junkie » Finalement, et au vu des résultats qui était tout bonnement un empoisonnement du sang, je demandai d’une manière peut-être un peu subtile à Cyanure si elle ne voulait pas pisser et donc chercher les fioles de son frère. Car bon, j’aurais pu avoir un doute, mais les deux se ressemblait que trop pour avoir un doute sur leur gène en commun. J’aurais peut-être due lui demander direct, mais je ne voulais pas que les grosses nous comprenne. En tout cas, elle prit la mouche, je roulai des yeux en m’approcha d’elle.

« Non. Ton frère à un truc pour nous et ça serait bien qu’on les ait pour comparer les échantillons. » Je lui fis les gros yeux, avec un signe de tête vers les deux dindes. Un bruit visqueux se fit entendre les bestioles qu’elle avait collé sur sa prêtresse tombaient raide morte. Et en plus c’est du poison. Ma machine me l’avait dit depuis un moment « Oui…leur sang est intoxiqué » Je repartie vers ma machine, quand soudain un bruit de verre se fit entendre. Deux fioles roulèrent de sous la tenture. Je les ramassai, il avait donc réussi le petit viking sexy ! Il est plein de ressource. Je tendis la fiole à Cyanure prenant la mienne. Il avait eu la présence d’esprit d’en faire une pour ça sœurette c’est mignon. « Trop mignon, il a pensé à ça sœurette » dis-je ironiquement. Puis, je collai l’échantillon dans ma machine. « On va bien voir si c’est dû à ce sang. Selon le guide, elles auraient reçu du sang de cette colonne, sang de Drakos. Faut quand même être con, de mélanger le sang intra espèce surtout entre des mammifères et des reptiles… »

Je pris ma tablette pour voir l’avancement. Étrangement, l’analyse ne mit pas de temps. J’ouvris de grands yeux en voyant le résultat s’afficher sur ma tablette. Je soupirai, m’approchant de ma collègue, pour éviter que sa prêtresse nous entende.
« Bon on ne peut rien faire. » Je lui montrai sur l’écran une image avec un virus et toute sorte d’élément autour. « Cela se nomme le VIH chez nous, une maladie de sang qui entraîne la mort, ce que contient le sang du Drakos est une forme dérivée. Nous ne savons pas soigner le VIH, alors le sida version reptile… » Je soupirai « Enfin si, mais ça permet de retarder la mort mais le patient le gardé à vie et contamine toute personne par rapport sexuelle… » Je levai les yeux vers les prêtresses « Enfin si elles ont des rapports, et par échange de sang. » On pourrait mitonner, mais déjà faudrait savoir ce qui nous tombe dessus, si on ne peut pas les soigner.

Teshara Lays


Je m’attendais à ce qu’elle me provoque en retour sur mon fessier. Cela ne loupa pas. Cette blonde était vraiment marrante, et je commençais à me prendre au jeu. En plus de ça, nous étions sensiblement dans la surenchère toutes les deux, pour voir qui aurait la phrase la plus tentatrice. Cela me convenait bien comme jeu. Ça ferait passer cette consultation beaucoup plus rapidement. « Ah ? Si tu le dis. Pour ma part, j’aime bien obtenir une confirmation de ce qu’on me dit par la palpation. Déformation professionnelle », fis-je sur un ton amusé. J’avais mimé le terme de palper avec mes mains. Seulement, nous étions toutes les deux en train de nous occuper de nos patientes, et nous nous ne regardions pas. Pour un peu et j’aurai pu le mimer en pressant un bon gros bourrelet bien pendouillant.

Je préférais ne pas répondre ensuite, quand nous partageâmes notre intérêt commun pour la découverte et les hypothèses. De toute façon, nous ne faisions pas ce job pour rester peinarde derrière un bureau à suivre un manuel de médecine. Non, il fallait improviser, tester des directions, revenir en arrière, prendre d’autres chemins, voir comment ça évolue, bref, tout cela était fichtrement passionnant. Néanmoins, quand ça devenait compliqué et que ça dépassait le stade de mes compétences, je réglais le problème par une injection létale, au moins, la personne ne souffrait pas et personne n’avait à critiquer mon ignorance… Dans cette galaxie, certains maux ne se soignaient pas. Voilà tout. Ce que j’adorais par-dessus tout, c’était quand même les expérimentations à base de drogue, et ou de plantes inconnues. Voir les effets que ça avait sur le corps, les interactions possibles, découvrir des trucs cachés, adapter le dosage etc. C’était follement amusant en plus d’être passionnant.
Je lui souriais. Non, elle n’était pas rendue avec la sienne. La mienne ne semblait plus vouloir parler, et ses yeux révulsés faisaient carrément flipper. Elle faisait aller ses grosses lippes en un mouvement lent, comme si elle psalmodiait quelque chose. Très sincèrement, je n’avais pas envie d’aller coller mon oreille près de sa bouche, pour plusieurs raisons : d’une, elle devait puer de la gueule ; de deux, ils étaient plutôt amateurs d’oreilles dans le coin et je ne voulais pas me la faire arracher par une dinde ; et de trois, personne ne me demande de me baisser pour l’écouter. Non mais.

La doctoresse s’empressa de m’expliquer pourquoi elle voulait que j’aille pisser. Mon frère devait récupérer le sang… C’était vrai oui. Mais bon d’un côté, je m’en tapais un peu parce que je n’avais pas de quoi l’analyser. Je voyais donc cette prise à plus long terme de mon côté. Avec son appareil portatif, cette femme pouvait par contre se faire une petite idée plus rapide de la composition du sang des Drakos. Elle me confirma que leur sang était intoxiqué après que j’eue récupéré mes sangsues mortes. Forcément qu’elle pouvait le dire, je venais de lui prouver par A + B sans machine portative. La biologie ma poule ! La biologie !

J’allais répliquer quelque chose quand un bruit de verre attira notre attention. Les fioles roulèrent sous la tenture. « Il pense toujours à sa sœurette », fis-je avec un air gourmand en récupérant ma fiole. Et sa sœurette pense toujours à lui également, pensais-je en toisant d’un drôle d’air la blondasse. Oui, je la lui mettrai bien dans son lit rien que pour lui faire plaisir. En plus, j’avais envie de voir son petit visage d’ange se déformer par un orgasme. Ça pourrait être… stimulant. Bref ! Je devais penser à autre chose sous peine de mouiller ma culotte, et franchement, j’avais déjà assez de cette fichue moiteur ambiante pour en rajouter. « Il faut être con en effet », fis-je en réfléchissant. D’un côté, cela pouvait être une expérience sympa. Qu’est-ce que ça ferait ? De la merde surement, mais bon, fallait bien tester. « Ils sont quand même tarés dans le coin. Ils bouffent d’autres humains et ils se font des intraveineuses de sang de reptiles… » Je riais un peu. « Et après on vient me dire que je suis une sociopathe et autres conneries de ce genre. La blague ! »

Je patientais en m’amusant avec ma fiole, la tournant et la retournant pour voir la bulle d’air partir d’un côté puis de l’autre. Je n’avais rien d’autre à faire que d’attendre que ma collègue partage ses résultats avec moi. De toute façon, si leur sang était empoissonné, mes sangsues finiraient par le clarifier et le purifier, aidée par ma saignée. Mais bon, je m’en foutais un peu, je voulais des œufs. Rien de plus. Elle approcha de moi, avec son appareil dans les mains. Elle m’annonça la couleur et le type de maladie qu’elles avaient. Vraiment stupéfiant comme machine… J’en voulais une. Je rigolais un peu, nullement atteinte par l’énoncé du verdict. C’était plutôt l’idée qu’elles aient des rapports sexuels qui me faisait rire. « Faut demander quand était le précédent séisme, on saura quand elles ont eu des rapports sexuels la dernière fois. Quoique je suis sûr que doit y avoir un larbin pour venir leur faire un petit cuni de temps en temps. On se branler dans les bourrelets. Ça doit bien coulisser n’empêche… » Je marquais une pause, nullement choquée par mes propos. Je toisais ma comparse, comme-ci je faisais la discussion. D’ailleurs, je claquais mes mains sur mes cuisses, comme pour dire « ben tant pis c’est foutu », et j’ajoutais : « Bon, ben je vais leur filer un truc qui va les booster deux heures, on m’offre des œufs, et je me casse de cette planète trop chaleureuse à mon goût ! Merci pour ta participation ! Tu fais quelque chose ensuite ? »
Je fouillais dans mon sac. Je devais bien avoir des amphètes ou un truc dans le genre pour leur filer la patate et faire croire qu’on les avait soignés. Je vais te les faires danser moi, les boudins.


Isia Taylor Laurence


Oh je n’en doute pas, qu’elle préfère tâter pour vérifier, je la vois bien le réaliser aussi. Depuis le début elle semble être à fond dans la surenchère. Au moins, cela passait plus vite que si j’étais avec un vieux chameau sans humour. « Cette déformation est très bien… la meilleure » dis-je d’un air[/color] presque gourmand. Après tout, nous sommes des médecins, nous aimons ce qui est réel, alors faut bien vérifier et tâter ? Bref je ne sais pas trop pourquoi je la provoque, peut-être parce que c’est dans mon habitude ? Et qu’elle était un peu trop réceptive à entrer dans mon jeu.

Elle ne me répondit pas, de toute façon cela allait tourner en rond nous étions tombées sur les mêmes conclusions, donc voilà. Franchement, je ne sais pas pourquoi j’étais autant dégoûté de ces femmes. Enfin si, j’avais vu des choses plus dégoutants que des dindes prête à être bouffer à noël… mais là, elles sont tout ce qui est répugnant chez les hommes…grosses, drogué, complètement immobiles dans sa dépendance la plus total, même pour se toucher les fesses… elles n’avaient rien comme avenir mise à part couver des œufs et se faire droguer pour oublier qu’elles allaient être mangés !

Elle mit fit un rictus, constant que ma prêtresse était complétement inutile aux dialogues. Elle pouvait sourire j’aurais fait pareil. Les fioles de verres nous parvenu, qu’il est sympa le frérot. Ils devaient former une bonne équipe, puisqu’il avait été efficace mine de rien. Je ne tardai pas à l’analyser, toisant la jeune femme qui attendait. Elle ne pouvait rien faire d’autre de toute manière, encore une supériorité de la technologie. Je pouffai quand elle marqua oralement ce que je pensais intérieurement. Techniquement nous les jugeons fou car hors de notre culture. Mais qu’importe « Le consanguinité ça n’aide jamais …enfin bon tant que mon beau petit cul n’es pas au menu, ils bouffent bien ce qu’ils veulent ! » J’avais vu cela, qu’ils se reproduisaient entre eux. Ça doit être étrange mine de rien de se dire que toute la ville est ton cousin ! Par contre, elle parla de sociopathe…j’avais des troubles de cette maladie mentale. Et en toute franchise, je ne trouve pas cela rassurant que mon homologue ait aussi ce genre de problème… « C’est amusant ça…pour être le meilleur médecin de son peuple, faut être sociopathe, comme quoi … le génie est dans la maladie » dit l’air de rien, pour jauger de sa réaction.

Enfin bon, venu le moment de la découverte et franchement cela m’agaça de ne pas pouvoir soigner ces dindes ! Nous avons fait le chemin jusqu’ici pour rien ! surtout que je n’étais pas en confiance, j’avais vraiment l’impression, qu’on allait finir sur la carte du menu. Elle avait une manière de parler assez franche… pire qu’Hanz. Elle allait en choquer des diplomate et autres petites oreilles chastes ! J’affichai une petite moue dégoûtée, tout en rangeant mon matériel. « Arf, ne m’en parle pas, rien que d’imaginer ça me donne la nausée…se taper la prêtresse ça doit être l’honneur suprême avant de se faire enfiler une carotte et allé cuir dans une marmite » Bon, j’avais rajouté une couche… et franchement je n’aurais pas dû, c’est répugnant. Mais bon, si elles ont au moins quelques petits plaisirs et encore elle ne devait pas beaucoup agir… « Elles me font presque pitié, toute une vie à être une poule… heureusement qu’elles sont droguées »

Elle voulait des œufs ? C’est bête mais on ne pense jamais à recevoir quelques choses pour nos prestations et je serais curieuse d’en avoir aussi un à étudier.

Teshara Lays

J’opinais du chef. Vraiment très intéressant cette blondinette. J’avais envie de la connaître un peu plus, ne serait-ce qu’à cause de sa répartie. « La meilleure oui. », répondis-je sur le même ton, avec un grand sourire. Elle me provoquait au travers de promesses à peine voilées. Je n’avais pas l’habitude d’avoir autant de retour quand je décidais d’être choquante, et c’était pourquoi je ne me forçais pas spécialement à arrondir les angles en étant plus politiquement correct. Bon… Je dois avouer qu’en temps normal, je ne le fais pas non plus. Mais bon, c’était histoire de souligner le fait que cette jeune femme était une bonne distraction. L’examen passait plus vite, et ce n’était pas gagné d’avance quand on voyait le type de patient qu’on avait… Elles ne vendaient pas du tout du rêve. Heureusement que miss docteur Atlante était plutôt bien roulée. À nous deux, on relevait sacrément le niveau, et le niveau partait de loin. Bon, elle n’était pas aussi bien foutue que moi, mais je lui pardonnais volontiers.

Finalement, après quelques examens cliniques, et autres analyses, et surtout après avoir bien charrié les deux grosses, l’une d’entre elle s’exprima pour se faire rembarrer par les deux blondes que nous formions. Qu’ils soient de notre culture ou pas, je m’en tapais bien. Moi, je n’étais venue que pour leurs œufs, et je consentais à examiner leur poule couveuse dans cet unique but. Sinon, je les aurai bien envoyés chier, eux et leur coutumes à la con. C’était vrai qu’avec mon frangin, nous formions un couple plutôt efficace, un de ces duos qui n’a pas besoin de communiquer verbalement pour être bénéfique et compétent. Et nous n’avions pas besoin de technologie pour cela. Mais qu’importe. « Pour le moment ton petit cul n’est pas au menu », fis-je sans sourciller. Elle interprétait comme elle voulait, je m’en foutais. Elle pouvait très bien penser que j’avais une sorte d’intuition sur le déroulement de la journée, et qu’elle finirait entre deux bouts de pains pour le quatre heure de ces bouffons, mais dans mon esprit, c’était plutôt mon frangin qui allait lui bouffer les fesses, et pas qu’avec ses dents. Quoique je taperai bien dans le gâteau moi aussi tellement elle était mignonne. Sa réplique suivante interpella un peu ma curiosité. Pourquoi est-ce qu’elle répondait ça ? Elle était atteinte elle aussi ? Remarque, vue les phrases qu’on se balançait depuis toute à l’heure, elle ne devait pas être nette nette.

Je la toisais tranquillement. « C’est vrai que tu as l’air complètement barrée. » Et c’était moi qui disais ça… L’hôpital qui se fout de la charité. En l’occurrence, c’était mon cas. La charité, je m’en foutais royalement. Si tu n’as pas d’argent, je ne te soigne pas, et si tu n’as rien à échanger, c’est le même tarif.

Pour ma part, je n’étais pas plus résignée que ça. On ne pouvait pas les soigner. Soit. J’allais leur donner quelque chose pour faire croire qu’on les avait soignés, et comme ça ils nous laisseraient repartir avec des œufs. C’était tout bénef pour nous. Ma petite remarque sexuelle ne tomba pas dans l’oreille d’une sourde, et la doctoresse atlante en rajouta même une couche. Elle était vraiment marrante. Je rigolais un petit peu, décidément de bonne humeur, tout en cherchant dans mon sac de quoi requinquer ces deux dindes jusqu’à la cérémonie tant attendue. « Ouais… J’espère que le trip vaut le coup de se couper de tous les autres petits plaisirs de la vie. Perso, je n’aimerai pas finir comme ça. » Pour une fois, je faisais preuve de bon sens. J’aimais bien tester une drogue ou deux, mais j’avais quand même peur de tomber dépendante… Même si ma volonté de fer me préservait beaucoup, je devais l’admettre.


Isia Taylor Laurence


Heureusement que mon petit cul n’est pas au menu, manquerait plus que ça. Enfin bon, nous verrons bien si les cannibales mayas, décident de croquer du fessier rebondi ! J’avais un doute, comme ils semblaient aimés les grosses, pourquoi se faire chier avec deux squelettes, comme disait le guide. « Ouep » Répondis-je simplement.

De toute manière j’attends avec impatience sa réaction sur ma pique concernant les sociopathes et elle ne fut pas décevante. Je pense que j’aurais plus ou moins dit la même chose à sa place. Elle est marrante quand même. C’est bien la première fois, que je rencontre un « collègue » médecin avec un humour aussi piquant que le miens. À se demander si on pouvait s’arrêter. « Une broutille de normalité en constatant avec qui je suis en train d’œuvrer ! » dis-je d’un air insolent.

J’aimais bien son idée, mais avant que je trouve aussi quelque chose à leur filer, un homme énorme, tatoué et percé de différents piercings en or avec une coiffe en plume surgissait d’une des « portes » en tissu.
« Gloire au roi… gloire à sa majesté qui vous fait l’honneur de sa présence » disent les deux jeunes femmes maigres qui étaient avec lui. Complètement nues avec des chaînes au cou servant de laisse à cet homme qui les tenaient telle des chiennes. Il fit un rictus dévoilant des dents limitées en pointes. Brrr, cet homme était flippant. Même son visage était étrange, comme si on lui avait greffé des écailles.
« Comment vont nos illustres prêtresses ? »
« Mal, mais nous allons les soigner. Par contre il faudrait que vous ne transvaser plus de sang de la dernière colonne, chez vos prêtresses. Le sang est contaminé d’un virus. »

« Les dieux nous punisse alors ? » Il devient rouge de colère, hurlant comme un porc ! « Que si c’est cela alors !!! Garde !! Prenez les deux prêtresses elles ont été appelés par la grande Drakos ! Leurs péchés et leur indigne vie n’a pas suffi à satisfaire la grande Drakos qui ne les souhaite plus comme mère de ses œufs ! Elles seront données à la grande Drakos en même temps que ses enfants ! Décrocher la colonne de don, mettez là dans les bains, que chacun puisse épurer ses péchés dedans ! »
Bah voilà ils font tous choper le sida ! Rho et puis merde ils sont tarés comme le dit si bien cyanure ! Je m’étais rapproché de ma collègue, quand les gardes arrivèrent. Afin d’observer au mieux la scène.
« Vous soigneuses, vous pouvez rejoindre vos amis. Merci de nous avoir montré leurs infâmes pêchées ! Et participer aux festivités ! Cela va être un beau spectacle ! »


Teshara Lays

Soudainement, une porte en tissue fut poussée et un type débarqua. Je le toisais, incrédule. Il avait des plumes sur la tête, sans parler des piercings et des tatouages. J’aimerai bien me faire tatouer, mais percée, ça non. Je trouvais ça moche à n’en plus finir. Les deux chiennes qu’il tenait en laisse, nue et rachitique, scandèrent un hymne au roi. Ainsi donc, le chef des dégénérés venait se montrer à nous. Pourquoi est-ce que n’avions pas eu le droit à ces égards d’entrée de jeu ? J’étais vexée. Bon, il ne sentait pas bon la fraternité et la convivialité, surtout avec sa tronche de poisson rouge et ses dents limées. Il nous demanda des nouvelles de ces deux poules. Je laissais l’autre répondre, car si la réponse ne lui plaisait pas, il pourrait toujours se venger sur elle et la prendre pour le petit déj. Moi, je pourrai m’en sortir comme ça. Cela dit, je faisais le tour des filles nues. A l’une d’entre elle, je lui caressais la tête, avant que l’autre connard ne me fasse sursauter en éructant de colère soudainement !
Je regardais ma collègue, tandis que le roi des consanguins ordonnait qu’on zigouille en même temps que les deux puceaux, les prêtresses, infâmes et indignes. Bon au moins, elles n’auront plus à subir tout ça. Par contre, qu’il veuille mettre la colonne de don dans les bains, ce n’était pas une bonne idée… M’enfin, sa débilité allait causer la fin de son espèce et je pensais sincèrement que l’univers n’allait pas les pleurer.
« J’ai hâte d’y être ô grand roi ! », fis-je en roucoulant. Il fallait qu’il me donne un œuf pour mon boulot, merde. « Qu’en est-il de la récompense pour avoir diagnostiqué vos prêtresses et les avoir démasquées ? »
« Nous vous invitons aux festivités ! Cela devrait être un honneur pour vous ! »
« Oui tout à fait, mais je pensai à quelque chose de plus matériel, vous voyez. »
« Non je ne vois pas soigneuse, exprime toi ! »
S’il veut que je m’exprime alors, je vais le faire hein. Il ne faut jamais trop me forcer pour que j’ouvre ma gueule en grand, pour dire des conneries, des insanités, des banalités, des conneries encore, et aussi, parfois, des trucs intelligents qui faisaient progresser les choses.
« Je voudrai un œuf ! Pour l’étudier. Bon, à dire vrai, je pensais repartir avec une demi-douzaine, mais je sens que ce sujet est un peu sensible », fis-je en exagérant un peu mon « un peu sensible » avec ma voix.
« Nous ne donnons pas nos œufs ! Ils appartiennent à la grande Drakos comme les prêtresses ! »
« Même pas un petit, un qui sert à rien ? »
« Non ! Si tu veux œufs, toi devenir couveuse ! »
« Ouais, ben non merci, c’est très aimable, mais je me vois dans l’obligation de décliner l’offre. Je suis une très mauvaise couveuse, vous savez, température du corps trop basse, crampe rapide, j’ai un petit cul en plus, je ne pourrai pas tous les couver, et en plus, je risque de les consommer moi-même. Non, c’est vrai, je vais faire l’impasse là-dessus. » J’agrémentais mes propos de moults gestes éloquents en jouant bien de mon non verbal et de ma voix claire. Oui, j’en rajoutais, même si je commençais à me sentir frustrée. Pourquoi je n’avais pas mes œufs ?!
« Ok, alors je ne vais pas faire de toi une prêtresse ! »
« Contente de vous l’entendre dire ! » Je marquais une pause. « Bon dans ce cas, je veux un toutou comme ça. », fis-je tapotant sur la tête d’une des chiennes enchainées. Ça me dirait bien en fait, d’avoir la mienne.
« Euh… »
« Aller, au pire je vous laisse cette magnifique blonde, elle est quand même mieux foutue que celle qui vous avez. », dis-je en montrant l’atlante du doigt. Bon, c’était une blague, mais mon ton indiquait le contraire. Je ne voulais pas que monsieur face d’écailles profite de cette femme avant mon frère.

Isia Taylor Laurence


L’autre emplumé se mit en hurler … mon regard dévia aussi sur cyanure, complètement incrédule. Bon, les deux dindes allaient servirent d’apéritif grassouillet aux Drakos… elles vont être heureuses tiens. D’un haussement d’épaule, mon rôle était terminé et s’ils étaient suffisamment con, pour continuer à se tremper dans du sang contaminé, je n’y peux rien. J’étais assez écœuré déjà d’imaginer la cérémonie et je n’avais pas vraiment envie de voir ça. Je ne suis pas sensible, mais bon, voir des humains se faire bouffer par des reptiles, ça un côté jurassique Park mais sans la notion que c’est un film. Ma collègue se mit à roucouler comme si elle était ravie d’y être…en réalité elle était en train de faire de la lèche pour avoir sa récompense. J’eue un sourire quand elle essayait de faire deviner au roi plume son envie d’œuf. Je sentais qu’elle pouvait aller se brossée et qu’elle en aurait pas.

Je me mordis la langue, quand elle affirma qu’elle en voulait une demi-douzaine elle escomptait faire une belle omelette avec ? Toujours plus. Elle avait du culot n’empêche. Remarque, je ne suis pas contre d’avoir légalement des œufs. Et la négociation se termina sur un beau non, sauf si elle voulait devenir prêtresse je pouffai doucement, quand elle parla de son petit cul. La discussion paraissait ridicule.

J’avais suivi ses mouvements, quand elle flattait la tête d’une des esclaves enchaînés. J’étais dubitative, elle allait faire quoi d’une jeune femme mal nourrie et surement malade ? Je n’eue pas le temps de répliquer qu’elle me proposa en échange. Je lui fis de gros yeux.

« Essayez de me mettre l’une de vos laisse et vous comprendrez le véritable sens de coloscopie ! » dis-je de manière agressive pour que le roi, ne tente rien.
« Il est vrai que ça pourrait être intéressant… »
« Oh oui, la coloscopie c’est très agréable, vous allez adorer ! » ce fut de l’ironie. Le roi regarda l’autre médecin. « Je veux bien vous donnez l’une de mes dara. Par contre, il faut que je donne la même chose à l’autre soigneuse »
« Gardez vos esclaves, soit vous me rémunérez en œufs soit vous trouvez autre chose de la même valeur »
« On ne donne pas nos œufs… par contre la vie d’une dara est aussi précieuse
»
« Non. »
« Vous voulez quoi alors ? Je ne suis pas contre de vous échanger vous et l’autre soigneuse contre mes dara »
Isia regarda autour d’elle… elle pourrait dire de jeter le sang du drakos mais ils refuseraient « Hum…l’immunité pour mon équipe »
« L’émiquinqoi , Vous voulez être laver ? »
« Non, mais quoiqu’il advienne on ne sera jamais au menu de votre peuple ou des Drakos »
« Si vous voulez »
« Bien. »
Soudainement, un homme arriva et chuchota à l’oreille du roi, celui-ci se mit à hurler d’un air strident, à péter les oreilles de n’importe qui ! Le hurlement était similaire à une alarme. Il a quoi encore le gros con ? Je me mis les mains sur les oreilles !!

« L’œuf ancestrale a été volé !!!!!!! TRAHISON ! » C’est quoi encore ce bordel ? Il eut des bruit de pas et le rideau fut tiré sauvagement, laissa apparaître le jumeaux arme au poing, alerté par le hurlement...

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Naalem Lays
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MessageSujet: Re: "Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type Jeu 8 Juin - 19:30


Bienvenu dans le monde joyeux des chaotiques ! - Pedge Allen / Nalem Lays-


Il suivit donc du regard les deux silhouettes féminines qui s’engouffrait dans cette tente. Naalem n’aimait vraiment pas du tout de devoir laisser sa sœur seule. Non pas qu’il avait peur qu’elle se fasse tuer par l’autre poupée à faire bander des morts ! Mais plutôt de ce qui avait à l’intérieur et de ce qu’ils risquaient d’avoir comme conséquences, si elle échouait.
Enfin bon, ils verront, ils s’en sortent toujours. Les deux fioles en mains, une d’un verre impeccable et fin et l’autre plus épais et moins propre, il les rangea dans sa ceinture multi fonction. Tant que l’autre guignol de guide rodait, il ne pouvait pas se servir dans les colonnes. Son regard alla sur la dénommée Pedge, elle avait un joli visage mais ne semblait pas connaître la joie de sourire. Les deux autres fantassins, ne tardèrent pas à arriver.

« Salut gars, je suis le caporal Candom » cela devait être la première fois, qu’une personne ne riait pas à l’évocation de son nom de famille.
« Lut’ Candom. Blaze, Technifique » Son regard bleu husky se figea sur la petite jeune femme, en attente surement de ses présentations.
« Lieutenant Jacobs »
« Enchanté. Bon, on est bon pour se faire chier en attendant les docs ! » Il allait se servir des Atlantes pour faire diversion, mais pour cela, faut faire copain copain et puis bon, il était aussi curieux d’échanger avec eux. Sur renégat il se fait chier à toujours parler aux mêmes individus.

« Ouai… et c’est quoi un Technifique ? »
« Un mélange entre scientifique et technicien »
« Et donc tu fais quoi ? »
« Je suis spécialiste en explosif et autre création de machines en tout genre »
« En armement ? » Jacobs toisait les deux pistolets qui ne lui était pas inconnus
« Pas seulement » Il lui fis un rictus espiègle, il serait bien partie pour lui dire en orgasme, mais bon pas certain qu'elle ait de l'humour.
« Tu sais te servir d’une arme ? »
« Tu veux que je te montre ? Celui qui tira le plus loin, ou celui qui dégomme une mouche ? » Fit le jeune homme ironiquement.
« Non ça va aller… tu as de beau flingue, ça ressemble aux Satédiens ça »
« Ce n’est pas le seul peuple qui ont inventé ce genre d’arme. Les Loupias aussi » Il était à l’aise pour mentir, ils avaient convenu avec sa sœur de dire ce genre de peuple, réputé pour leurs savoir en mécanique et autres connaissances des peuples. Pacifistes qui plus est. Cette remarque semblait détendre un peu la lieutenante.

Pedge vint à hauteur du groupe. De toute façon, maintenant qu’Isia était là-dedans en compagnie de la blonde à l’air pas très aimable et qui portait une casquette, elle ne pouvait pas la rejoindre vu que c’était interdit. Enfin qu’importe. Elle avait demandé à celle qui était liée par un anneau à elle de crier si jamais, il lui arrivait quelque chose. Elle espérait qu’elle aurait le temps de le faire… Elle écouta la conversation entre les deux garçons, et Jacobs, sans rien dire. Elle était tendue comme une corde d’arbalète.

« Les Loupias ? », fit Pedge pour faire la conversation. Ce peuple ne lui disait rien, et cela pourrait s’avérer intéressant pour l’expédition que de les rencontrer.
« Étant donné qu’ils ont fait appel à vous également pour soigner leur prêtresse, les Loupias sont avancées technologiquement ? »
« Ils sont pacifiques il me semble », répondit Jacobs qui semblait, elle, en avoir entendu parlé.
« Alors pourquoi avoir ce genre de spécialité ? », fit remarquer Pedge très justement, en parlant des compétences de ce Blaze.
Autant tâter le terrain. Après tout, ils semblaient tous être ici pour une seule et même raison. Soigner, et donc, apporter de l’aide et du réconfort. Cela était bénéfique, altruiste, et donc, désintéressé. Ils devaient être sympathiques au final.

« Oui nous sommes un peuple pacifiste, nous n’avons pas de raison de chercher querelle, tout comme vous » Il fit un rictus, son regard alla quelque instant vers l’un des hommes qui servaient d’interlocuteur. Celui-ci était occupé… ce qui ne l’arrangeait nullement.
« Au sein de mon peuple ou ici ? »

« Au sein de votre peuple, si vous êtes pacifistes. Pourquoi se spécialiser en armement et en explosif ? » Pedge ne cherchait pas à le mettre mal à l’aise, elle faisait la conversation. Après tout, ils pouvaient être pacifistes et se défendre quand même.

« Pour les mêmes raisons, que vous, vous avez embrassé la carrière militaire. Ce n’est pas parcequ’on est des gentils que nous devons être con et sans défense » Il ne le prenait pas mal, il était réactif et laissait peu de blanc entre les phrase, signe qu’il avait soit déjà réponse à tout, ou soit il réfléchissait très vite.

« Surtout dans cette galaxie avec les Wraiths qui courent partout », ajouta Pedge pour aller dans son sens. Il avait raison sur toute la ligne. Il ne fallait pas être naïf. D’ailleurs, ceux-là n’existaient plus dans cette galaxie où le plus grand prédateur n’était pas l’homme, mais les vampires qui bectaient de l’humain.

Naalem hocha la tête, toujours un son sourire absolument charmant et jovial. Il avait la tête des hommes agréable et bien fait de leur personne. Sa sympathie naturelle lui attirait celle d’autrui et il en jouait.

« Et c’est ta sœur ? », fit Condom en pointant la tenture dans son dos avec son pouce, par-dessus son épaule. Il semblait préférer parler fille que technologie, médecine, ou peuple de pégase.
« Oui c’est ma sœur, ça ne se voie pas ? On est jumeaux » dit l’homme d’un air assez fier « Elle te plait apparemment. » dit-il avec une petite moue chafouine
Condom ne s’attendait pas à ce qu’il soit si direct. Mais bon, puisqu’il l’était, il ne se fit pas prier.
« Je veux mon neveu. Elle est sacrément jolie. Une belle paire de blondes qu’on a là. »
Jacobs lui claqua une taloche derrière la tête. « Et Condom, sert toi de ton nom pour nous protéger de ta connerie sérieux !. »
Naalem eut un rictus amusé « Dans ce cas mon gars, si tu crois à un dieu, prie pour pas que je te surprenne à essayer de la serrer. Sinon ça sera la dernière fois que tu verras un beau petit cul » Il lui fit un regard qui en disait long avec l'intimidation de la voix en plus. Sonnant telle une menace. Condom fut surprit. Puis Naalem, ricana en lui tapant l’épaule « Trop facile ! Brave gars va ! » Il ricana, tout en regardant où était le guide… mais il allait bien finir par venir non ?
« Paye ta gueule de con », rajouta Jacobs en rigolant.
« Ça va, c’est normal de protéger sa soeur », rajouta l’autre en haussant des épaules. « Toute façon, je ne pourrais pas m’empêcher de penser à son frangin si je devais la serrer comme il dit. Ils se ressemblent trop, c’est un coup à me faire débander direct. »

Pedge soupira. Jacobs aussi. Condom, lancé dans la conversation, n’y allait pas par quatre chemins. Sa remarque était complètement conne, mais qu’importe. Les aprioris de ce genre-là pouvaient exister. La preuve. Quant à Naalem, il le regarda un peu étrangement, il avait déjà rencontré des Atlantes mais celui-là il y allait franco dans la connerie.
« Pourtant ça t’aidera à faire jouir ta partenaire » Dit Naalem l’air de rien, pour l’enfoncer un peu.
« Pourtant, tu as une belle tête d’homo », enchérit Jacobs. Elle semblait plutôt bien aimer le chercher.
« Parle pour toi. », répondit l’autre.

Le guide revint vers eux à ce moment-là, alors que Jacobs allait dire qu’elle préférait les midinettes aux gigolos. Elle n’eut pas le loisir de le faire.
« Il y a le buffet qui attend nos honorables invités, vos médecins en ont sûrement pour un moment. »
« Ah enfin une bonne nouvelle ! » Il leva les bras en l’air en signe de joie, laissant passer les autres Atlantes avec le guide. « Dite moi mon brave, vous n’avez pas conté l’histoire PASSIONNANTE sur vos demi dieu et en quoi c’est un jour spécial pour eux »
« Oh ? On ne vous a pas dit ? »
« Euh non, mais je sais … aie » Jacobs donna un coup dans les hanche à Condom, ce qui fit sourire Naalem de plus belle.
« Non et nous avons hâte de l’écouter » elle toisa furieusement son soldat « Diplomatie diplomatie ! »

Le guide commença donc à se lancer dans une histoire de demi dieux, des 25 ans années de service pour finir sacrifié blabla. Il s’était arrêté au milieu de la salle, leur contant leurs exploits avec une passion incroyable et assez forte. Sans aucun doute que les Atlantes devaient haïr à ce moment Naalem pour cette intervention.
Bref, il était dans son récit et Naalem, profita enfin que son plan était en place, pour s’éclipser. Marchant vers les colonnes de sang, y sortant les fioles pour les remplir du liquide. Le guide, ne le voyait plus et cela n’était pas bien grave, il était complètement perché dans ses dires.

« Le roi de la diversion », fit une Pedge qui venait de le rejoindre discrètement. Elle avait promis de le garder à l’œil, et elle n’y manquait pas. Les deux autres pouvaient bien faire leur boulot de diplomate.

Naalem, fut surpris qu’on l’ai suivi … toujours accroupie pour réceptionner le sang, il tourna la tête vers la jeune femme, lui affichant un rictus espiègle.
« Vos amis vont me haïr, mais c’est pour le bonne cause » Il se releva l’air de rien. Rebouchonnant les deux fioles, tout en toisant le guide complètement épris de son récit faisant de grand geste. « Vous ratez quelque chose… » Dit-il d’un air malin, avant de se baisser et envoyer les deux fioles en verre sous la tenture se relevant une nouvelle fois l’air de rien.

« Je suis sûre qu'ils vont apprécier un peu de culture », répliqua-t-elle tranquillement. « J'ai une mission, ça passe avant les gazouillis d'un guide. » Elle jeta un œil aux deux autres et au guide. C'était bien qu'il partage avec eux.

Il ricana doucement pendant qu’il effectuait sa manœuvre. Une fois debout il la regarda étrangement. « Et votre mission ? C’est de rassembler le troupeau ou de surveiller l’un des moutons ? »

« Peut-être les deux, allez savoir », répondit Pedge de façon énigmatique. Inutile de faire semblant. « C'est beau Loupias ? »

« Vous faites une bonne bergère alors » Dit-il avec un sourire qui laissait sous-entendre qu’il n’était pas con. Manquait plus que ça ! d’avoir un maton à son cul ! Elle avait de la chance, que pour une fois, ils avaient plutôt bien fait leur mytho. Et qu’ils connaissent les Loupias, pour les avoir de trop nombreuses fois entubé.
« Non. La planète est désertique, donc niveau paysage ce n’est pas le pied. Et chez vous ? » Il s’avança vers le petit groupe.

Elle lui emboîta le pas, préférant ne pas répondre pour la bergère. C'était plus ou moins vrai.
« C'est plutôt joli, il y a que de l’eau. Le parfait contraire de votre planète. » Ils arrivaient au niveau du groupe. Le guide était en train de finir son exposé.

« Ça a l’air sympas oui. Il serait bien qu’un jour nous vous rendons visite. Cela nous changerait de ce foutu sable ! » Dit-il sur le ton de la conversation. Finalement, le guide n’avait pas remarqué leurs absences, par contre les deux militaires si. Un grand bruit, des hurlements de rages se firent entendre de la tente. Le guide se ratatina sur lui en murmurant :
« Le roi... » Machinalement, Naalem sortit son arme, pour courir vers la toile et l’ouvrir d’un coup sec en découvrant la scène… Il fut étonné et dégoûté à la fois… Son regard alla sur sa sœur, pour voir comment elle se portait.



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MessageSujet: Re: "Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type Lun 24 Juil - 13:29
L'hurlement du sang
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN


Naalem était sur place, arme au poing, braquant le mec avec des plumes… son regard alla sur sa sœur qui était à son goût trop près de cet emplumé qui hurlait à la trahison !
« Que ce passe t’il bordel ? »


Pedge arriva rapidement dans le dos du frère de la blonde. Elle cherchait le danger dans la zone où se trouvait Isia, et son regard s’arrêta sur le type avec des plumes sur la tête. Une pensée saugrenue lui traversa l’esprit : est-ce qu’il en avait dans le cul également ? Elle chassa rapidement cette intrusion mentale pour voir qu’il traînait deux donzelles enchaînées avec lui. Mais qu’est-ce que c’était que ce bordel. Et qu’il était chiant à gueuler !


Teshara s’avança alors que tout le monde rappliquait. Son frère, et les trois atlantes qui faisaient le poireau en attendant que leur collègue termine. Il était agaçant à hurler ! Elle lui colla une baffe monumentale qui eut le mérite de le faire taire.
« Remède miracle contre ceux qui gueulent comme des Piras ! » Le piras étant une espèce de Putois qu’on ne retrouve que sur certaine planète de la Galaxie.

Le roi fit les gros yeux en se tenant la joue comme un malheureux. Mais au moins il ne criait plus. Soudainement, d’une petite voix d’enfant qu’on venait de disputer, il dit : « Il faut retrouver l’oeuf ancestral étranger. »
«[color=seagreen] Où est-ce qu’il était, cet oeuf ? », répliqua Condom, qui se plaça à la droite de la blonde de la fratrie, tandis que Pedge venait derrière Isia prête à la défendre bec et ongle si jamais l’autre taré estimait qu’ils étaient responsables.
« Je veux ma Dara ! » Teshara en avait rien à foutre de la perte de cet oeuf, elle, elle voulait sa récompense. Bon, à dire vrai, elle n’avait pas totalement fait une croix sur les oeufs, mais cela semblait malvenu de tenter quoique ce soit maintenant.
« Gardes !!!! », hurla à nouveau le roi, et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, il y avait des gardes autour de lui. « Il faut emmener les prêtresses à la cérémonie sacrificielle ! »
« Faites les rouler, ça ira mieux », lança Teshara avec un grand sourire, tandis que l’autre lui tendait la laisse d’une des deux filles. Elle s’empressa de la saisir.


« Nous devrions partir lieutenant
», fit Pedge à l’adresse de Jacobs. « La situation n’est pas sûre. »
« Personne ne part tant que l’oeuf ne sera pas revenu ! », gueula l’autre emplumé tatoué.


Naalem hallucinait clairement. D'où ils ne pouvaient pas partir ? Et c'est quoi ce délire de Dara ? Il regarda sa sœur incrédule... elle ne voulait quand même pas qu’ils ramènent ça sur renégat ? Elle n’est pas vaccinée ça se trouve !
« Mais tu veux en faire quoi ? Si tu veux un animal de compagnie je t'en trouverai un plus sexy ! » Il roula des yeux, alala les femmes, ça aurait été mieux des œufs, mais si Tesh’ avait ça en contrepartie c’est que les œufs n’étaient pas donnables, pour preuve l’autre porc gueulait à cause d’un ovule ancestral !


« Un peu mieux nourrie, elle sera parfaite comme poupée, alors ne fait pas chier merde », répliqua Teshara, de mauvaise humeur. Cette situation commençait à l’énerver. Il y avait pleins d’avantage à avoir une humaine bien dressée qui disait oui à tout puisqu’on ne lui demandait pas son avis.


Naalem foudroya sa soeur, il n’en voulait pas et il sentait le danger a pleins nez, ce n’est pas le moment de faire un caprice. « Tu te démerde avec ! Je ne la porte pas, je ne la nourris pas, je ne lave pas, je ne m’en occupe pas ! Si elle crève tu assumes ! » Lui lâcha t’il entre les dents. Cette conversation semblait étonner les Atlantes qui toisèrent d’une manière bien étrange les deux jumeaux. Mais le grand et bel apollon, s’en fichait bien. Tout comme sa soeur d’ailleurs. Elle haussa des épaules, préférant ne pas répondre.
Il rangea son arme, puis se tourna vers le roi :
« Bon vous êtes bien sympas mais votre œuf on l'a pas. Si les deux docs ont soignées vos dindes. Elles ont fait leurs job. Et nous on se casse » Il prit par le bras sa sœur. Il sentait le danger et voulait pas que les sauvages les mettent au menu, manquait plus que ça !


« On ne va pas rester là à vous regarder faire la chasse aux œufs » Ajouta Isia qui était restée silencieuse mais n'en pensait pas moins. Ils n’avaient pas que ça à faire d’attendre. Et elle crevait d’envie de partir. Ça puait le VIH ici ! Elle toucha le dos de Pedge enfin son gilet molle plutôt, geste fait par surprise, quand elle sentit quelque chose lui couler dessus. Elle serra sa prise comme pour se raccrocher à quelque chose ou chasser un frisson. Son regard se baissa sur sa chemise, examinant son décolleté...quelque chose était tombé dedans. Enfin pour le peu qu'elle avait de profondeur, elle se demandait comment « un truc » avait pu s’y glisser. Cela lui paraissait étrange, des frissons glacés se fit le long de sa colonne, sentant le « truc » s’insinuer entre sa poitrine, comme du liquide épais. Elle ouvrit de sa main le haut, pour mieux voir, tirant sur le tissu de sa main, pour élargir la fente avant de plonger son autre main dedans.

« Vous voulez que je vous aide docteur ? » Aguicha Condom qui aurait bien mit son regard là où il ne fallait pas, ainsi qu’autre chose. Comme si c’est le moment tiens ! Le jeune homme était proche d’elle en signe de protection, suite aux hurlements du roi. Les trois militaires étaient proches d’elle en réalité. Même si naturellement Isia, avait fait un pas en avant vers Pedge.
« Plus tard ... » Souffla Isia d'un air gourmand juste pour le provoquer, cela ne le laissa pas indifférent puisqu’il eut un sourire niais, avant de se prendre une bourrade du lieutenant.


Pedge jeta un coup d’oeil à la civile, sans voir vraiment ce qu’elle faisait puisqu’elle lui présentait son dos. Pour le moment, elle préférait se concentrer sur les éléments extérieurs au groupe d’atlante, la blonde et son frangin compris, qui semblaient avoir des discours assez surréalistes.

Pendant ce temps, les gardes prirent en charge les prêtresses, les faisant rouler sur une sorte de plateau/chariot sculpté en or et autres diamants. Le roi rappela de sa charmante voix, que personne ne quittera ce lieu tant que l'œuf n’était pas retrouvé, quitte à les séquestrer et de toute manières ils étaient les invités d’honneur de la petite sauterie cannibales !



Cela gonfla Naalem, d’autant plus, se demandant si avec le temps, ils n’allaient pas finir à être à la carte de cette fête ! Il tira sa sœur a lui, un peu plus, en signe de protection, il était à crans et sentait bien qu’il allait avoir un problème d’ici peu. On ne baffe pas un roi, cannibale sans avoir des sentences ? Même s’il le mérite non ? Mais surtout, si l’œuf n’est pas retrouvé il se passe quoi ? Pour une fois que ce n’est pas eux les voleurs !

Il fit volteface, allant vers la sortie, prenant sur son sillage aussi le bras d’Isia, afin que les Atlantes se bougent le cul. Plus ils seront nombreux, plus ils auraient une chance de fuir, si les cannibales chopent les Atlantes. Et puis, s’ils ramènent la bombe blonde, c’est toujours mieux que l’autre chose à demi vivante qu’avait Teshara. Cependant, en touchant Isia, elle venait de retirer sa main de son haut. Visible, ses doigts étaient imbibés d’un liquide visqueux rouge. Il la regarda étrangement, lâchant sa sœur en prenant le poignet de la belle blonde…

Isia se laissa faire, la poigne de l'homme était ferme et elle était trop occupée à toiser le liquide… elle se sentit frissonner en constatant que ce fut du sang. Son regard se leva sur celui bleu ciel de l’homme et tous deux eurent la même révélation, grimaçant en retroussant le nez. Ils se regardaient dans les yeux avant d'avoir le même réflexe et lever les yeux au-dessus d'eux… Isia étouffa un cris d'effroi et de dégoût en voyant ce qui était au plafond… Naalem, eut une vocalise écœuré « Erk…sympas la déco ici… »

Pour décrire la vision sinistre… Une plaque translucide recouvrait le plafond avec en son centre une grille en maillage très fin doré en forme circulaire.
Mais ce n'est pas ça le véritable problème. C'est que sur cette grille il y avait des corps démembrés d'humain et le sang coulait à travers… des gouttes partielles tombaient le long des murs ou des colonnes, ou parfois, comme là sur un humain. Il n’y avait pas d’odeur, enfin si, une odeur de fleur, comme si les morceaux étaient parfumés


Naalem sorti son arme sans prévenir, pointant celle-ci sur une créature rampante ressemblant à un Drakos mais version plus petit…. Oh à peine trois pauvres mètres… mine de rien, elle était agile pour grimper aussi haut la bougresse. Elle avait tourné la tête vers le groupe d’humain, les toisant avec un air avide. L'homme blond se mit devant la jeune femme atlante tout à tirant sa sœur contre la doctoresse en voyant que le reptile les regardait avec trop attention. Les autres sont des militaires ils savent se défendre. Bon Teshara aussi mais elle pas d'arme sauf son esclave décharné, ils pourraient l'envoyer comme appât !

Machinalement, Candom et Jacobs, firent de même et se serra contre la civil, pour la protéger. « What the fruck ? Mais c’est quoi ça encore ? »
« C’est … c’est des humains ? » Fit la lieutenant emplis d'effroi… elle avait envie de vomir.
Le roi hurla à nouveau, voyant que ses invités, étaient prêt à abattre un futur dieu !
« Putain tu ne l'as pas frappé assez fort ! » Ragea Naalem, qui n’en pouvait plus de se faire violer les tympans par ce mec ! Il avait envie de lui enfoncer les plumes dans son estomac !


« Me suis fait mal au poignet n’empêche », répondit Teshara en boudant.
« Bichette… fait gaffe à la manucure » Murmura Isia tout en toisant la blonde qui avait été collée contre elle par l’armoire à glace blond. Elle était clairement encercler, entre Pedge dans son Dos, Candom et la lieutenant sur sa gauche et maintenant l’autre doc et Naalem devant… Plus sardine tu meurs !
« C’est toi la poupée, pas moi », répondit Teshara du tac au tac en lui mettant un coup de cul par pure provocation.
« Je suis moins gonflée que toi » Fit-elle se serrant les seins, pour lui faire comprendre.

« Baisser vos armes malheureux !! C'est un enfant de la grandes Darkos c'est un honneur de le voir ici. Il choisit les morceaux dignes de sa condition ou les âmes. » En sommes, s’il trouve appétissant un atlante ou un Geniis, il le bouffera !
« Et si c’est nous qu’il lui donne envie ? »
« Cela sera un grand honneur de vous unir à l’un de nos dieux »
« Ouai bah vous faites ce que vous voulez ! Mais il n’y aura pas d’union ! » Grogna Naalem.


Pedge restait calme, et c’était peut-être la seule qui ne manifestait rien dans tout ce bordel. La vision des corps démembrés au plafond ne lui fit ni chaud ni froid. Elle était passée en mode « zone conflictuelle » et elle laissait ses émotions de côtés pour prôner l’efficacité. Elle n’avait qu’un objectif, protéger la doctoresse. Que ces cannibales bouffent les leurs, elle s’en tamponnait, tant qu’ils n’essayaient pas de les bouffer eux. Elle avait bien senti la chirurgienne se rapprocher d’elle, et elle était plutôt satisfaite d’inspirer une sensation de sécurité à la belle blonde. Cependant, tout le monde se rapprochait pour former un carré compact, entourant les deux médecins. Pedge se délogea du groupe.
« Lieutenant. Faut avancer. Laissons-les gueuler, et repartons vers la porte. Je sens que dans deux minutes, un de ces lézards va avoir envie de becter l’un d’entre nous, et ça va dégénérer. »

Il fallait rester pragmatique et lucide. Ils avaient les moyens de s’imposer face à ses primitifs s’ils conservaient l’initiative. Il ne fallait pas qu’ils se laissent encerclé, et qu’ils conservent assez de champ d’action pour utiliser leurs armes le cas échéant.
« Allen à raison, en avant. »
« Bien Lieutenant ! », répliqua Condom en appuyant dans le dos d’Isia pour la faire avancer à la suite de l’officier. Pedge s’était décalée sur la droite de la française, pour voir arriver les coups fourrés. Une forme de position de tirailleur, mais proche du groupe compact.


Isia se laissa faire, elle n’était pas en position de râler et elle ne voulait surtout pas. Loin d’avoir peur, elle sentait aussi le danger et ne voulait pas faire de vieux os. Elle se laissa poussée et mener par le militaire, tout en restant pas trop loin de Pedge. Cela était assez marqué, puisqu’elle avait confiance dans la demoiselle et elle sentait qu’elle y serait en sécurité si cela dégénérait. Après, les deux autres militaires étaient tout aussi digne de confiance au vu de leur marques de protection.


Teshara mourrait d’envie d’aller coller une deuxième baffe à l’autre emplumé. Franchement, il était chiant à gueuler. C’était ridicule. Et puis c’était quoi cette merde d’union avec leur dieu ? La seule union qu’il allait avoir celui-là, c’était ses doigts dans les yeux ! « Suivons-les. », fit-elle en avançant à la suite des Atlantes.


Naalem, hocha la tête, il avait commencer à initier le mouvement en même temps que les Atlantes, et puis bon, c’est lui qui avait chopé la belle bombe, pour qu’ils bougent leurs putain de cul ! En tout cas, tout tournait autour de la demoiselle, elle était leur “objectifs” comme une reine Wraiths. Naalem, ne dit rien, il se porta vers la petite demoiselle qu’ils appelaient tous “lieutenant”. A dire vrais il se souvenait même plus de son patronyme.

« On reste groupé jusqu'à la porte, un guerrier en plus ne vous sera pas inutile, si les indigènes veulent nous manger » dit-il simplement mais un ton ferme.
« J’espère qu’on en arrivera pas là, mais c’est préférable de se sortir de là ensemble. »répondit Jacobs. Même si elle ne leur faisait pas vraiment confiance, ils étaient des étrangers ici et ils voulaient se sortir de ce guêpier tout comme eux. Il fallait donc unir les forces en présence pour pouvoir se donner toutes les chances. Naleem hocha la tête une nouvelle fois.


« Où allez-vous ??! », cria le chef tribal.
« Dans ton cul ! », répliqua Teshara par-dessus son épaule, en tirant sur la laisse de la Dara qui ne savait pas trop si elle devait revenir vers son roi ou si elle devait suivre la femme qui tenait ses chaînes. « Avance toi, tu es à moi maintenant ! ». Teshara tira sur les liens, et l’autre tomba à genou.



Ce fut Pedge qui la replaça sur ses pieds en la tirant sur l’épaule et qui la fit avancer.
« Dès que nous sommes dehors, je vous enlève ces chaînes », fit la soldate à la Dara. Ce qui ne plut pas des masses à Teshara, naturellement.
« Elle est à moi, pas à toi, alors dégage tes pattes de là. » Pedge lui lança un regard noir. Si cette folle pensait qu’elle allait laisser un humain se faire traiter en esclave, elle se foutait le doigt dans l’œil. Elle s’écarta néanmoins de la Dara parce que ce n’était pas le moment de se mettre à dos et les indigènes, et ces gens.


Naalem, ne s’en occupa même pas, il ne voulait pas de cette “bestiole humaine”, il lança un regard désespéré à sa soeur, qui faisait sa princesse. Parfois, elle l'agaçait au plus haut point. Ce n’était pas le moment de ramener un souvenir. Il soupira, décidant de continuer à forcer le pas, pour qu’ils se cassent une fois pour toute. Il grommela discrètement.
« Comme si c’est le moment de prendre un souvenir ... »
Jacobs l'entendit et lui lança un regard étonné en lui soufflant :
« C’est autorisé l’esclavages chez vous ? »
« Tout est autorisés quand on sait parler et convaincre une foule de gens »
« C’est quand même inhumain »
« Pour votre culture sûrement. Personnellement, je m’en tape d’avoir un humain esclave, mais au moins en bonne santé ! Celle-ci a sûrement autant de saloperie qu’un marais ! »
Jacobos n’eut pas le temps de répondre que le chef hurla de nouveau.

« Gardes ! Montrez leur l’endroit de la fête ! »
Le roi se retourna, et il prit le chemin par lequel il était arrivé, après avoir donné ses ordres. Bien entendu, les gardes obéirent à leur roi, et ils vinrent à la hauteur du groupe d’étranger. L’un d’eux leur montra la fontaine à sang.

« D’abord, vous devez vous purifier là-dedans. Les prêtresses vous ont peut-être contaminées. Les dieux vont vous purifier. »
Ils pointèrent leurs lances dans la direction des colonnes de sang.


« Blaze, je commence sérieusement à les trouver fou, et je me dis que ce n’est pas normal que ce soit moi qui pense ça d’eux… » Cyanure lui attrapa le bras. Il ne fallait pas qu’ils aillent là-dedans, sinon ils risquaient de choper le même mal que les grosses dindes bedonnantes.


Naalem était éberlué qu’on leur demande de faire trempette dans ce bain de sang… il secoua la tête incrédule.
« En effet, ce n’est pas normal... » souffla t’il à sa soeur. Cela commençait à le gonfler. Il allait dire une phrase bien piqué des hérissons quand ce fut les Atlantes qui marquaient leurs refus.


« Hors de question », répliqua Pedge. Jacobs opina du chef, et vint se placer devant les gardes. « Nous ne pouvons pas aller là-dedans… » Condom y alla de son commentaire.
« Ouais, on n’a pas pris nos maillots de bain ! »


Mais cela les gardes s’en fichaient bien… Isia leva les yeux au ciel, vraiment ce peuple était taré ! Heureusement que Candom était là pour faire un peu d’esprit marrant... Elle se dégagea vivement des militaires pour marcher d’un pas énergique vers le roi.
« Personne ne purifie personne ! C’est dans ce sang que vos prêtresses ont eu leurs maladies ! » Son doigt martelait la poitrine du roi « Hors de questions que nous soyons souillé par cela ! Si vous voulez qu’on se purifie c'est déjà le cas, vos dieux nous ont envoyés pour vous prévenir du danger ! Un de vos dieux est malades et a besoin de ses adorateurs pour guérir! » La voix d’Isia était ferme et le roi, ne savait que répondre, complètement chamboulé. Elle bluffait mais bon autant tenter le tout pour le tout.


Le roi considéra les gardes, puis les atlantes et les jumeaux. Il mit un long et fin index sur sa bouche, en guise de réflexion. Manifestement, il faisait le point, et la situation se figea une minute. Personne ne bougeait, tous observaient le roi, même les gardes. Isia avait-elle fait comprendre à cet abruti qu’il avait tort ? Teshara éternua discrètement. L’index qu’il avait sur la bouche s’étira tout comme son bras, et il pointa du doigt la blonde enrhumée.

« VOILAAAAAA LE MAAAAAALLLLLL ! » Puis il reposa son index sur sa bouche. Ce mec était un taré, ce qui fit pousser un soupir à Pedge. Il avait tendu tous les gens présents rien qu’en gueulant et voilà maintenant qu’il prenait une pose mystique des plus calme. D’une voix tranquille, il ordonna ensuite : « Gardes. Faites les saignés dans les fontaines, s’ils sont là pour nous purifier, alors leurs sang purifiera celui qui est mauvais pour nous ! »

Un garde eut une réaction rapide, et il planta la pointe de sa lance dans l’épaule de Condom qui ne put réprimer un cri de souffrance. Ni une ni deux, Pedge, sur sa droite, planta son couteau dans la trachée du garde en question, avant de le pousser dans la fontaine où son sang se mêla au tourbillon déjà bien rouge qui l’alimentait. Ce fut rapidement le bordel.


Sans plus attendre, Naalem tira avec son pistolet à plasma sur les gardes qui venaient vers eux. Mais quelle idée foireuse d’être allé sur cette planète ! Le coup de la bombe blonde avait failli marché ! Putain pourquoi Tesh avait éternuer ?


Le roi allait hurler une nouvelle fois, prévenir plus de garde pour faire saigner les Atlantes, cela allait être vite ingérable et sans réfléchir plus que nécessaire Isia, sortie de sa poche son éternel scalpel, qu’elle avait toujours sur elle le mit sous la gorge du roi. Étant devant lui, le dominant de toute sa hauteur elle n’eue aucun mal à faire ce geste dextre.
« Tu hurles encore une fois et je te la tranche c’est clair ? » Elle se mit derrière lui dans un geste souple, pour le faire avancer tout en le menaçant. Comme dans les films. Elle n’en revenait pas de faire ça, mais il fallait survivre ! Les gardes s'arrêtèrent immédiatement paniqués de voir leur roi prit en otage. Isia n’était pas vraiment rassurée de faire cela, mais bon, elle resta impeccable jusqu'à la fin, sûre et téméraire. On ne rigole pas avec la chirurgienne !

« Dit leur de partir ! »
« Partez mes braves ! Votre roi ne connaît pas la mort ! Partez, allez préparer la fête, je m'arrangerai avec les étrangers ! » Tout ce blabla pour dire foutez le camp… vraiment…

Les gardes reculèrent et partir du temple.
« Bien » Elle le fit avancer jusqu'à la bassine géante de sang. Comptant bien le pousser dedans afin qu’ils partent tous en mode : tout va bien ! Isia et son encombrant colis, passèrent devant les Atlantes et les jumeaux. Candom, se mit proche de la baignoire, pour aider si besoin, il était évident de comprendre la manœuvre de la chirurgienne. Mais, elle ne pouvait pas le pousser, elle devait le mettre vers la zone où le rebord était le moins élevée… il était tellement petit ce con ! Enfin bref, elle se décala avec le roi, jusqu’au bord à droite de l’immense bassin de sang rougeoyant.

Une fois, devant, elle le lâcha, l’ordonna de lui faire face.
« Bon soyons clair… si tu hurles ton sang iras rejoindre celui des dieux. Donc tu vas bien sagement rester… » Elle s’arrêta net, un frisson la parcouru… personne n’avait vu la créature descendre du plafond pour discrètement venir se mettre derrière la belle…Elle sentit une langue lui lécher l’oreille. Les yeux du roi s’écarquillèrent et une sourire satisfait se fit sur son visage.

« Vous avez été choisie pour être notre déesse ! C’est un honneur… »
Et le fou, se mit à genoux devant Isia, qui tourna la tête pour voir le Drakos, lui faire la toilette de sa langue en fourche. Alors, elle ne ressentait pas vraiment la peur, mais un sentiment de ce qui peut s’y apparaître se fit en elle. Cela était étrange et involontairement sa main trembla légèrement. Elle se tourna faisant face au reptile, qui continuait sa toilette émettant un grondement contemplatif.
Plusieurs prêtres et autres membres de l’assemblée, vénèrent voir et se mirent à genoux… le roi reprit la parole.
« Vous êtes choisie par nos dieux ! Soit, vous ferez une union avec eux, soit vous serez leur compagne ! »

Isia déglutit, elle n’avait rien à dire et toute manière sa bouche était trop sèche pour répondre un truc. En gros, soit elle allait se faire bouffer soit sauté par un reptile, super ! Isia se disait que l’un comme l’autre elle allait mourir. Finalement le Drakos, ouvrit la bouche… allait ‘il la mordre ? Elle ferma machinalement les yeux, se préparant à avoir mal. Mais ce fut autre chose. Il lui attrapa la taille avec ses pattes, pour la tracter vers lui et frotter sa tête comme si elle était le nouveau doudou du bébé ! Il poussa un cris étrange… très étrange. Isia, essayait d’encaisser les coups de tête. Les gardes étaient revenues en force et braquaient leurs lances sur le groupe.
Le roi, poussa un cri d’excitation !

« Quel honneur !! Cela faisait longtemps que les dieux n’avaient pas choisi !!!!!!!!!! Vous êtes son élue ! » Il sautait presque sur place ! « Faisons la fête ensembles amis ! Cela est un grand jour !! Dès que la mère des dieux aura accepté, nous préparons votre amie pour ses noces ! »

« Hors de question ! Nous repartons avec la doc ! » s’exclama Candom, qui braqua son arme sur le reptile. Un garde lui sauta dessus et le mit à terre, en réalité tous les gardes se jetèrent sur les atlantes et les jumeaux pour les maîtrisés. Naalem, se battu avec rage, mais ils furent trop nombreux pour qu’ils puissent résister.

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MessageSujet: Re: "Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type Dim 17 Sep - 16:51
L'hurlement du sang
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN



Ce fut un déluge de coup. Que ce soit Teshara, Naalem, ou encore les atlantes, Pedge, Condom et Jacobs, aucun d'entre eux ne parvinrent à prendre le dessus. Et bon dieu qu'ils se battaient comme des tigres !! Des droites furent distribuées, des coups de pieds, des coups de coudes, des coups de boules, dans les deux sens et dans les deux camps et finalement, les étrangers furent maîtrisés, leur laissant un goût amer dans la bouche, de sang, mais pas que, celui d'avoir été bien con de venir s'embourber chez des primitifs, qui, au lieu de les récompenser, venaient de leur casser la gueule avant d'embarquer la doctoresse Atlante pour faire Dieu seul savait quoi, avec elle et le Drakos. Les pires idées se firent dans certains esprits mais personnes ne pouvaient les formuler trop occupés à se prendre des châtaignes.

Ils furent traînés hors du temple, à moitié conscient, groggy, à la pointe des lances, les forçant à avancer. Ils reprirent le chemin inverse de leur venue, pour se retrouver enfin à l'air libre. Ils furent conduits dans un amphithéâtre digne des romains Terrien, grand ensemble architectural composé de pierres et de bois, offrant une scène immense pour un public nombreux. Sur les planches se trouvait une estrade, ou les étrangers purent voir que le Roi emplumé était en train de s'installer, l'air goguenard de ceux qui vont voir un spectacle des plus réjouissants, entouré de ses sbires qui lui faisaient de l'air et il avait même retrouvé ses deux esclaves enchaînées.

Une fontaine bouillonnante de sang crachait son hémoglobine au centre de la scène. Ces trous du cul avaient une certaine forme de savoir-faire en ingénierie hydraulique n'empêche. Sur la tête de cette fontaine était représentée un Drakos dans toute sa magnificence. C'est alors qu'arriva la procession qui faisait rouler les prêtresses malades sur des petits chariots à roulette. Ils les placèrent de part en part de la fontaine et le roi se leva. Le silence tomba parmi les gens qui s'étaient massé là pour voir le spectacle qui allait lancer la fête pour de bon.

Un bruit de verrou finit de faire prendre conscience aux étrangers qu'ils étaient enfermés, avec un point de vue exceptionnel sur la scène puisqu'ils en étaient qu'à quelques mètres seulement, dans le carré VIP si l'on pouvait dire. Et pour le moment aucun garde devant. « Mes AMIS !! » Il leva les bras dans un geste théâtrale. « J’ai une GRANDE nouvelle à vous annoncer ! Nous ne POUVIONS pas rêver mieux pour notre fête ! En EFFET , les dieux ont choisi…. UNE ÉLUE ! »

La foule poussa des vivats et scanda des slogans dans leur dialecte sans qu’aucune des cinq personnes enfermées ne puissent comprendre ce dont il retournait vraiment.
« Mais avant de vous la présenter et de procéder à l’union, nous devons désigner qui va succéder à nos deux chères prêtresses qui malheureusement… ONT ÉTÉ REJETÉES PAR LES DIEUX ! »

Il éclata de rire et des huées partirent de la foule. Les deux gros morceaux de viande ne bougeaient toujours pas. Leurs graisses dégoulinaient de leurs jambes repliées, et on pouvait même voir des escarres et de la gangrène en train de se développer au niveau de leur fessier, chose qui n’était pas visible dans la pénombre de leur temple. Bref, elles devaient souffrir le martyre, et l’usage de la drogue expliquait pourquoi elles étaient dans une léthargie aussi complète. Quelque part, ce n’était pas plus mal pour elles.

« Prenez vos… CAILLOUX ! » Il se poussa sur le côté et ajouta en s’esclaffant : « Doucement mes petits ! », fit-il en esquivant un projectile qui le frôla de peu. « Je ne suis pas encore parti ! » Et il se jeta sur le côté alors qu’un deuxième caillou le manquait de peu. Le troisième par contre, atteignit la cible réelle, qui n’était autre qu’une des deux prêtresses. Le bruit fit penser à un impact dans de la gélatine, et les petits vaisseaux sanguins éclatèrent sous la peau, la parsemant de veinules bleutées allant en s’élargissant. La prêtresse ne bougea pas d’un millimètre.
« Putain, ils vont la lapider », fit Condom qui reprenait ses esprits.
« Génial… on est aux premières loge pour se prendre des morceaux » soupira Naalem qui détourna le regard de la triste scène bientôt de plus en plus bruyante entre les cris de joie et les hurlements hystériques.

Teshara commença à se marrer dans son coin, mais ni Pedge, ni Jacobs, ni Condom ne firent attention à elle. Pedge était surtout préoccupée par la disparition d’Isia. Quant à Naalem, il cherchait à trouver un moyen de s’enfuir en inspectant avec attention la cage dorée. Il semblait persuadé de trouver un moyen et réfléchissait intensément, en ne faisait guère attention aux autres. Mais les écoutaient quand même, histoire de.

« Ces connards nous ont laissé nos armes », fit Teshara en se marrant de plus belle. « Quelle bande de daube sans déconner. »
« Tant mieux, on va pas se plaindre de leur connerie. Après tout ils sont en train lapider des femmes qui allaient mourir … je suis certain qu’après ils vont les manger » Il haussa les épaules, fouillant dans sa ceinture fourre-tout pour sortir une sorte de couteaux suisse, mais version tournevis Oui….un parfait roublard !
« On doit sortir de là », dit Pedge pragmatique.
« Je m’y emplois, la bergère » Répondit simplement Naalem qui semblait pas du tout perturbé par la situation.
« Attendons de savoir où Taylor Laurence », ajouta Jacobs.
« Si on sort maintenant en défouraillant à tout va, on ne va pas la retrouver.»
« Qu’est-ce qu’on s’en fou, ça me fera de la concurrence en moins dans la galaxie », Naalem leva les yeux au ciel en entendant sa sœur parlée.
« On a plus de chance de survivre avec les Atlantes que sans je te rappel. Donc on va les aider à trouver la bombe. »
« Dis plutôt qu’elle t’a tapée dans l'œil » fit elle goguenarde avec un clin d'œil affectueux pour son frère. Celui-ci lui répondit par un rictus charmant.
Teshara renchérit. « Blaze, faut qu’on se casse, j’ai piqué ça avant qu’on ne se barre. » Et elle exhiba un œuf de petite taille qu’elle avait foutu dans son soutien-gorge, entre ses deux seins, ni vue ni connue.
Il releva la tête de son affaire, il était en train de forcer la serrure avec deux tiges en métal, toisant l’œuf avec un rictus ravi. « Nickel ! Planque le bien, sinon tu finiras comme buffet ! » Il lui lança un regard de félicitation, elle était trop forte.
« Enfin le miens ...il est plus gros » Sous entendant, qu’il en avait piquer un aussi.
« J'ai un doute sur la nature de ce dont tu me parles mais soit . », Ajouta-t-elle en faisant un sous-entendu. Et effectivement elle préférait le garder planquer. C'était déjà une chance qu'il n’ait pas explosé pendant la bagarre.
« On compara à la maison choupinette ! » Renchérit l’homme en pouffant un peu. Autant de nonchalance de la part des deux blonds était un brin flippant mine de rien. Elle lui fit un rictus enjôleur sans rien ajouter de plus.

Pedge n’était pas tranquille. Elle était stressée comme pas deux, ce qui ne lui était pas habituelle. Non seulement elle avait perdu de vue la belle blonde, mais en plus de ça, elle se retrouvait enfermée dans une cage à la merci de ces sauvages. Alors certes, son équipement était intact et elle avait de quoi faire pleuvoir la mort. Mais comme le disait si bien Jacobs, elle devait avant tout localiser Isia, et son petit doigt lui disait qu’elle allait apparaître tôt ou tard pour célébrer son élection divine. Pendant ce temps, une pluie de cailloux commençait à s’abattre sur les pauvres bougresses qui émergeaient petit à petit de leur torpeur de droguées.
« Non mais vous êtes sérieux vous avez piqué des œufs ? » Dit Candom qui avait entendu l’échange entre les jumeaux, dans un sens ils ne se cachaient pas vraiment.
« Ouai ! On est venu pour ça à la base. Enfin tu vas la fermer car sinon on y passe tous » Naalem, râlait doucement sur sa serrure plus complexe que prévu. « Ce n’est pas vrai, ils savent faire des serrures à triples pistons ! »
« C’est pas cool … » Naalem soupira...
« Bah tiens ! Fait pas l'innocent, cela t’aurait bien arrangé d’en prendre pour vos copains aussi. »
« Ce n’est pas faux. Mais bon, là on s’en fou. Vous allez réussir à ouvrir la porte ? »
« Bien entendu ! Tu parles à un géni ! »
Jacobs le regarda de haut en bas avec un rictus...« Bon au moins, le Mckay de l’espace est musclé… ça nous change du nôtre » De l’humour pour calmer un peu les tensions…

Naalem ne savait pas vraiment de qui elle parlait, mais accepta sans rien dire le pseudo compliment. Trop occupé à forcer la serrure il avait autre chose à faire que de répondre au final… mais en réalité, il dut s'arrêter puisque des gardes arrivaient comme pour vérifier que tout allait bien… mais l'élément le plus impressionnant fut tout autre. Des hurlements hystériques de joie, de la musique et surtout un immense Drakos, la mère originelle, qui venait d'apparaître. Le lézard s'approcha des prêtresses, les dédaignant clairement, pour s'allonger au milieu de l'arène. Elle portait des parures en or et en plume fait par les humains. Brillant de mille feux avec ses écailles décorés.

L'ignorance de la femelle, provoqua les cris de rage de la part du peuple et les cailloux furent remplacés par des lances et autres flèches qui transpercèrent les prêtresses qui se vidèrent de leur sang dans une agonie des plus détestable. Leurs corps, encore sur des chariots fut jetés dans une fosse qui prit feu immédiatement. Cela sentait mauvais mais l'odeur fut remplacée par une autre… une odeur de fleur, une odeur légère qui contrastait avec l'horreur et cette musique de plus en plus présente et agréable, comme pour annoncer la venue d'un autre Drakos…. Et ce fut le cas, le jeune mâle de tout à l'heure avait aussi des écailles ornées de différentes pierres précieuses avec ce fichu or qui semblait être la couleur de ce peuple qui en mettait de partout.

Il eut un immense silence, quand le lézard prit place à côté de sa mère originelle qui lui lécha de sa langue biseautée le front dans une affection assez palpable. Que pouvait se dire ses créatures semi-intelligentes de tout cela ? C'est le genre de mystère que chacun des étrangers pensaient à cet instant. Naalem, essayait de s'activer le plus discrètement possible, pour ouvrir cette fichue porte. Un click significatif qu'il avait réussi à faire sauter le premier verrou… il en restait encore deux autres.
« Couvrez moi… ils vont me voir » Murmurat-il simplement. Il y avait bien que les deux jumeaux pour ne rien ressentir ni de peur ni de stresse.


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MessageSujet: Re: "Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type Jeu 28 Sep - 23:11
La peur aux tripes
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN



Tout était allé bien vite et comme tout le monde Isia avait été amenée en parfaite inconscience dans une salle étrange. Quand, elle s'éveilla son cœur tambourinait dans sa cage thoracique… outre l'aspect de la salle entière en or, avec de nombreuses pierres précieuses de couleurs sang, des rubis sans aucun doute, du moins dans une version extraterrestre… la richesse des décors sculptés harmoniquement d'une beauté assez indéniable ou bien même la douceur du couffin carmin où elle était allongée n'était pas terrifiant… Mais plutôt le vêtement dans laquelle, elle était affublée… et encore le mot vêtement était complètement superfétatoire, puisqu'elle était entièrement nue.
C’est quoi ce délire ? *

Nue comme au premier jour sur un couffin géant qui aurait pu être celui d'un clébard ! Écœurée et frissonnante, elle ramena ses genoux contre son torse. Elle avait l'impression que tout était sale autour d'elle, alors que le sol brillait d'une propreté assez maniaque. L'idée, qu'un animal ou même une personne contaminée par le VIH galactique, lui filait des aigreurs d'estomacs. Elle ne savait pas quoi faire. Elle ne voyait pas de porte et le plafond était sans issus. Juste de l'or de partout et surtout elle ne désira pas mettre de pied sur le sol.

Après plusieurs inspirations, elle vue une pièce au fond… une pièce qui semblait être un pseudo salle d'eau. Que faisait-elle là ? Allait-elle se faire violer par le lézard ? Cette idée, la fit une nouvelle fois frissonner. L'angoisse lui prit aux tripes, elle savait les douleurs de pareil acte et s'imaginait sans peine les conséquences sur son corps, d'être chevauché par pareille créature. Cela commencerait par un déchirement vaginal si la bête la prend par cet endroit-là, puis, des griffures sur son corps, voir même des morsures, pour la maintenir en place. La déchirure de ses tissus serait une hémorragie, une longue souffrance et pour le peu que le Drakos, la tape un peu trop fort, ses organes allaient subir des chocs importants voir même se perforés avec une côte cassée sous le poids d'une patte. Bien sûre, il serait peut-être plus intelligent de se laisser faire, mais elle se connaissait pour que cela ne soit pas le cas. Humainement parlant, elle se battrait pour échapper à tout cela et préférais mourir que de subir tout cela… une nouvelle fois.

La tête contre les genoux, elle soupira grandement, se mordant de sa bouche ceux-ci. Elle aurait donnée beaucoup, pour que quelqu'un débarque à la manière Panda et défonce tout. Elle inspira plusieurs fois, essayant de calmer ses pensées mortuaires. Où étaient les autres ? Ils étaient morts ? Qu'est-ce qu'elle aimerait être contre Pedge là…Et puis, elle foutait quoi à poil ? Si ce n'est pas pour être violée ! Elle se leva sur son coussin de colère ! Jamais, on ne ferait mettre un pied à terre à Isia Taylor Laurence ! Manquerait plus que ça ! Elle va te le dresser ce petit reptile ! Elle va lui faire bouffer sa queue par l'anus même ! Quitte à lui ouvrir le bide avec ses ongles et ses dents ! Mais il ne lui mettrait pas une patte sur son corps !

Cinq femmes rondouillettes avec cinq gardes arrivèrent d’une porte dérobée. Ils observèrent, le corps dénudé de la belle blonde. Les hommes avaient une certes envie et admiration, alors que les femmes jugeaient cela disgracieux d’être aussi fine pour une dame ! Le regard bleu de la doctoresse elles toisèrent avec un affront digne d’une guerrière ! Il eut un moment de silence d’affrontement du regard et les primitifs n'osaient s’approcher du couffin.

« Nous n’avons pas le temps, de vous donner plus de beauté en vous nourrissant, mais mettez ces vêtements d’union »
« Allez-vous faire voir ! Je veux mes vêtements ! »
« Non, ils ne sont pas assez beaux »
« Tu es trop limitée sauvage pour comprendre des mots simples comme vêtements ? »
« Mettez ceux-ci, ils sont magnifiques ! » Essaya tant bien que mal la femme de s’imposer face à cette tigresse.
« Les miens aussi, je ne suis pas assez grosses pour être désirable, alors donnez-moi mes affaires ! »
« Le seigneur vous trouve à son goût…c’est un honneur qu’il vous fait. Vous serez unis à un dieu ! Toute femme rêve de ça »
« Eh bien, je vous laisse ma place, puisque vous semblez la vouloir ! Je ne souhaite pas à mourir suite à un viol ! »
« Oh mais non, vous serez bien traité, les Drakos prennent soit de leurs compagnes humaines ! »
Isia leva les yeux au ciel et se rassit en signe de négation la plus complète. Ils sont dingues ! La première femme, celle qui ne faisait que jacasser, s’approcha d’elle, pour lui déposer des vêtements. Isia reconnu cependant, les sous-vêtements qu’elle portait juste avant. Ils avaient dû les trouver beaux. Faut dire qu’une parure rouge carmin en dentelle tanga devait que faire son petit effet.
« Mettez-les. »
« En plus d’être idiote vous êtes sourde ? Je vais ait dit NON »
« Si vous ne le faite, pas, nous serions obligées de le faire à votre place »
« Le premiers qui me touche, femme ou homme, je lui arrache les oreilles ! »
« Vous aurez tout le temps de vous adonner à ce genre de délice après la cérémonie » Fit la femme ravie de la voir si combative. « Vous êtes aussi agressive qu’un Drakos en colère ! Que les seigneurs vous bénisse ».

Isia, grogna et ne fit aucun mouvement. Le silence se fit à nouveau et la première femme décida au bout d'un temps, de lancer les hostilités. Les gardes se précipitèrent sur une Isia, qui donna des coups de pieds de bras et mordit à sang un homme au cou. Elle fut tout aussi féroce, puisqu'elle laissait court à son instinct primaire. Elle se prit des coups et arracha en effet une oreille à l'un des gardes qui hurla de douleurs. Tous reculèrent et Isia, la bouche en sang de son adversaire cracha l'oreille avec un regard mauvais. Elle remit ses genoux devant elle.
Ces connards, appelèrent du renfort et elle fut maîtrisée et assommée. Quand, elle prit ses esprits elle était dans de l'eau chaude parfumé avec des fleurs, une personne qui lui brossait ses longs cheveux en lui mettant des trucs dedans. Elle avait mal aux bras, son poignet était bleu à cause d'une entrave qui la maintenant contre le bain, ainsi qu'une à son cou. Elle essaya de bouger mais, elle eut une lance sous la gorge. Par affront, elle s'appuya dessus une traîné de sang se fit. Elle avait mal, ses yeux piquaient, mais elle se mordit la langue pour ne pas hurler. Le garde recula sa lance. Sans aucun doute qu'il la trouvait incroyablement folle ou combative. Le problème, ce que la doctoresse était à bout de force et n'avait pas l'habitude d'être autant malmenée. Elle soupira lasse. Elle avait mal à ses poignets.

Elle fut soignée sur les marques qu'on lui avait fait et quand elle se leva du bain, remarqua que son corps était décoré d'une multitude de pierre en fil qui épousait ses courbes de manière sensuelle. Cela allait aussi dans ses cheveux blonds jusqu'autour de sa tête comme dans une couronne. Elle fut tirée par la « laisse » de métal jusqu'à d'autres femmes, qui finassèrent leurs travails avec grands soins. Ce qui calma, Isia était qu'elle avait compris, qu'elle sortirait et donc en profiterai pour s'enfuir. Elle fut docile, pour que ce moment arrive plus vite et peaufiner son plan.

Ainsi, elle enfila des chaussures plates avec un petit bord pointu en tissus en or… et elle fut vêtue d'une grande robe à volant blanche. Des bijoux à la Wonder womant furent accrocha le long de ses bras.

Une fois tout ce bordel fini et toute belle, elle fut amenée à travers de nombreux couloirs, pour déboucher à l'air frais. Elle était prête à se battre…. Mais son entrée triomphale par le haut d'une pyramide dans un cirque lui coupa le souffle. Le peuple était là pour assister aux festivités et elle était une des activités ! Son cœur palpita plus fort quand elle remarqua les deux Drakos en contre bas… elle déglutie. Son regard chercha ses amis et les aperçut sur sa gauche en contre bas, dans une cage d'or. Ils étaient tous dans la merde.
Elle fut laissée la… seule… alors que la foule scandait son nouveau patronyme « L’élue l’élue ! ». De nombreuses insultes se firent dans sa tête, comme « putain de peuple de consanguin, bande d’enculer… » Bref que des sympathies. Elle ravala le stresse qui montait en elle et serra ses poings bien fort, pour descendre les marches d’escalier. Il y avait presque un silence, entrecoupé de cris d’admiration. Le pire, était que le mâle Drakos semblait la dévorer de ses prunelles fendue et jaunes…
* Tu m’étonnes, vous devez vous dire que ça vous change de vos grosses dindes ! * Elle passerait prêt de la cage et pourrait toujours essayer de choper une lance de l’un des gardes pour essayer d’ouvrir la cage en menaçant de faire couler le sang ?

Tenue d’Isia
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MessageSujet: Re: "Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type Lun 2 Oct - 20:19
La peur aux tripes
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN




L’arrivée du deuxième Drakos, le mâle, annonça l’arrivée d’Isia, à n’en point douter, surtout que les prêtresses obèses venaient de se faire trucider assez salement par la foule. Tant d’années passées à les servir pour ce résultat. Cela valait vraiment le coup d’y laisser sa santé et son psychisme pour finir crevées de part en part par des flèches et des lances sur la place publique, pour la simple raison qu’elles étaient malades. Quelque part, ce n’était que miséricorde vue leur état, mais quand même.

« Tu veux que je montre mes seins aux gardes pendant que tu trafiques la portes mon chou ? », fit Teshara, toujours égale à elle-même. Ce serait surement une diversion acceptable, non ? Jacobs soupira en passant près de la blonde pour se mettre contre la paroi proche de l’étranger, afin de garantir une forme de discrétion vis-à-vis de ses gestes.
Naalem semblait rester stoïque aux provocations de sa soeur. « Non tes fesses, elles sont suffisamment grosses ! » Il mit un peu d'agacement dans sa voix, puisque la serrure était en train de résister. « De toute façon, l’un comme l’autre, ils te trouves moche je te rappel ! ».
« Eh bim… mais au moins il en aura qui seront content quand même… je dis ça mais j'dis rien » Fit bêtement Candom, pour taquiner un peu. Il s’était mit de l’autre côté pour faire une barrière à son tour, toisant les environs l’air de rien.
« Qui ? Ta copine broute minou ? », fit Teshara en toisant Jacobs.
« Nan parce que toi tu as tout l’air d’aimer ce que mon frérot à entre les jambes ». Elle n’en savait rien du tout, mais c’était juste histoire de provoquer. Comme de juste, elle ne releva pas la pique de Naalem. De toute façon, elle avait l’habitude de prendre ce genre de répartie, qu’elle rendait à l’occasion.
« Bah tiens, t’es juste grave jalouse de n’être pas aussi belle que ma copine. Tu sais la belle doctoresse. » Jacobs leva le regard vers Teshara d’un air ironique et provocant.
« Mais si tu es aussi frustrée que ça, je vais te régler ton problème ma grande ! » Naalem, quant à lui resta passif...enfin il ricana surtout, pour une fois que sa soeur se fait clasher par quelqu’un d’autre que lui.

Teshara laissa son regard papillonner sur le mec Atlante, histoire de jauger si ça valait le coup de lui répondre ou pas, mais son attention était focalisée sur celle qui semblait commander et qui voulait manifestement lui régler son compte. Finalement, elle fit un sourire enjôleur à Condom avant de tourner ses prunelles sur Jacobs. « Frustrée ? Tu plaisantes, celle qui a l’air la plus mal baisée des deux ici, ce n’est pas moi. Alors tu es gentille mais va te tripoter dans un coin et laisse les adultes parler entre eux. ». La blonde fit un geste de la main dédaigneux et se tourna vers une autre direction pour regarder à l’extérieur.
« Poufiasse ... » Gromela Jacobs qui fila un coup à Candom pour pas qu’il tente de répondre quoique ce soit à l’autre pimbesh.

Soudainement, le silence se fit dans les gradins. Le silence ne dura pas, car la foule se mit à scander le nouveau petit nom de la chirurgienne d’Atlantis. “L’élue”. En suivant le regard des locaux, Pedge vit Isia sur le haut de la pyramide, sans discerner vraiment son accoutrement parce qu’elle avait le soleil dans le dos. Logique, cela la rendait encore plus divine pour tous ces mécréants. L’art de la mise en scène. Son trajet vers l’estrade la conduirait forcément à passer près de la cage. Une idée vint à la jeune femme, tandis que le groupe derrière elle essayait de s’échapper.

« Fermez là, ce n’est pas le moment de se chamailler », fit Pedge en se retournant. « Isia arrive, et elle va passer près de notre position. » Elle s’approcha de Naalem. « La bergère aimerait que cette porte soit ouverte quand elle arrive ou peu de temps après, mais qu’elle reste fermée pour donner l’illusion. » Elle se montrait un peu plus directrice vu que Jacobs semblait vouloir se faire l’étrangère. Mais le problème était ailleurs pour le moment et il fallait mettre les égos de côtés sinon, ils ne survivraient pas.
« La bergère aura son souhait » répondit Naalem avec un petit rictus satisfait.

Pedge pendant ce temps se tournait vers les autres « Nous sommes cinq, avec quatre côtés à surveiller. Chacun en prend un pendant que le contrebandier ouvre cette fichue porte. » Bien entendu, celui qui s’occuperait de surveiller le côté où Naalem oeuvrait devrait le couvrir en même temps. Le fait d’être dans une cage, isolée de l’extérieur, pouvait être un avantage face à des primitifs de la sorte. S’ils commençaient à leur tirer dessus, ils ne pourrraient pas venir au corps à corps et les submerger par le nombre. Par contre, ce serait un massacre s’ils venaient vers la cage. Le seul réel danger viendrait des arcs et des lances qui pouvaient être lancées. A eux ensuite de viser en priorité les archers et lanciers.

« Condom, faites ce que dit Allen, et je te conseil de couvrir ton frère toi. », fit Jacobs qui reprenait un semblant d’autorité.
« Je te conseil de couvrir ton frère toi. », récita Teshara en parfaite peste alors qu’elle s’approchait de Naalem pour occuper la position de Jacobs qui venait de s’éloigner pour prendre un autre côté.
« Oh les pisseuses ! Vous la mettez en veilleuse, vous aurez le temps de vous chamailler quand on sera dehors ! » Feula Naalem, qui commençait à en avoir marre. Manquerait plus qu’elles attirent les gardes avec leurs conneries ! Le coup du contrebandier lui allait bien et il trouva Pedge bien plus marrante que son air austère laissait penser. Il se redressa et il eut un petit bruit de “click” assez encourageant suivit d’un second signe que la porte était ouverte. Il la tenait par un barreau pour ne pas qu’elle se barre.

Jacobs préféra ne pas relever, mais son nez plissé indiquait que sa patience commençait à atteindre ses limites. Teshara quant à elle, resta égale à elle-même, fière comme un paon, même si elle ne répliqua rien. Il n’y avait plus qu’à attendre Isia pour lui faire part du plan, et Pedge avait naturellement pris le côté qui donnait sur le chemin.

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MessageSujet: Re: "Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type Lun 2 Oct - 20:21
La peur aux tripes
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN



Cela était impressionnant, voir toute cette foule qui scandait un nom usurpatoire, et heureuse ! Heureuse de quoi ? De voir un viol d'un animal sur un humain ! Mais que c'est joyeux ! Elle qui avait juré que plus jamais, elle aurait à subir un rapport non consenti, plus jamais on ne la plierait en deux… Un putain de lézard allait briser tout cela. Elle espérait qu'une chose, que sous le coup de l'excitation, il lui écrase le crâne bien fait et vite fait. Comme, cela elle n'aurait pas à souffrir et gémir suites aux douleurs interne et à une mort lente et atroce. Il devait avoir quelque chose de coupant dans ce bordel d'arène non ? Un truc à prendre, pour se défendre ?

La cage dorée reprit toute son intention… le garde là, elle pourrait essayer de lui prendre sa lance… avec un peu de chance les autres la transperceront avec… Elle déglutie doucement, restant fière et noble jusqu'au bout. Son pas lent était signe qu'elle redoutait la suite. Finalement, elle passa proche de la cage, essayant de se mettre le plus proche possible des marches. Son regard se leva alors sur Pedge qui était la plus proche. Il y avait, de l'angoisse palpable dans les beaux yeux si présomptueux de la blonde. De l'angoisse, alimenté par ce qu'elle présageait venir. Jamais, elle n’eut aussi envie de se jeter contre elle et de pleurer. Jamais, elle ne sait sentie aussi faible et avec cette fichue envie qu’on la protège. Cela, la déstabilisait et pourtant, elle crevait d’envie de se jeter contre la cage, pour attendre les bras de la blonde. Elle surprit un tremblement de sa main droite. Isia savait les douleurs d’un viol, elle savait ce que l’ébat d’une créature cinq fois plus grosse qu’elle allait lui causer comme lésion, elle lez voyaient parfaitement sur son corps… merci la déformation pro. Et elle savait qu’on ne pourrait pas la sauver a temps si cela advenait.

Isia s'arrêta… le regard toujours rivé sur Pedge. Le garde s'approcha pour la guider, la tête de la divine créature se tourna mécaniquement vers cet homme nu et son petit pagne ridicule…Et sans attendre, sans prévenir, sans s'excuser, elle lui fourra son poing de toutes ses maigres forces dans les testicules. Espérant lui broyer tout espoir de descendance ! Attrapant la lance, pour donner un coup de pied au corps replié sur lui-même qui gémissait de douleur. Elle le fit basculer dans les escaliers. L'homme roula, ses os se brisant sûrement sur chaque marche en granit.

Voir Isia si sûre d’elle habituellement avec ce regard si angoissé serra le cœur de Pedge qui sentit en elle une certaine forme d’instinct de protection se déployer pleinement. Une chose était certaine, elle ne laisserait rien arriver à la doctoresse. Non seulement parce qu’elle l’aimait bien et qu’elle commençait vraiment à s’attacher à elle et à l’intégrer dans sa vie sur Atlantis, mais aussi parce que cette mission était censée la propulser à nouveau dans le service actif, il ne fallait pas qu’elle en revienne sans sa blonde favorite, sinon elle serait déclarée inapte pour la suite de sa carrière. Et puis merde, c’était Isia. C’était la fonction d’un doudou de protéger de façon symbolique l’être auquel il était rattaché !

Pedge la regarda, confiante, essayant de la rassurer seulement par le regard. Elle voulait lui dire quelque mot, mais elle n’eut pas le temps que la blonde se tourna vers le garde qui approchait pour lui balancer un uppercut dans les roustons. Le pauvre type fut expédié au bas des escaliers, tandis que la doctoresse s’était saisie de la lance de ce dernier. L’effet était des plus esthétique, surtout dans sa parure. En d’autre circonstance, la texane aurait été ravi d’avoir la française sur ses genoux drapée de la sorte, mais là, il n’y avait aucune considération sexuelle dans son regard. L’acte d’Isia déclencha le début des hostilités.

« Maintenant ! », fit Pedge en posant son genou au sol. Elle ajusta les deux drakos en contrebas, visant principalement le petit, celui qui souhaitait s’accoupler avec l’humaine. Même pas en rêve mon coco, pensa Pedge alors qu’elle pressait la détente de son Colt M4 réglé sur le coup par coup. Les habitants n’avaient certainement jamais entendu le bruit d’une arme à feu. C’était le tonnerre qui leur tombait sur le coin de la gueule. La jeune femme ne lâchait pas la créature, l’arrosant de plusieurs tirs jusqu’à ce qu’elle décède.


Les deux autres soldats commencèrent eux aussi a arrosé les gardes qui arrivaient vers eux, histoire de dégager le passage et d’avoir personne pour les emmerder. Quant à Naalem, il poussa la porte qui s’ouvrit brutalement, sortant son arme pour dégommer quelques têtes. Très vite, la panique prit les habitants qui hurlaient essayant de quitter l’arène, se piétinant. Le roi, allait se faire évacuer mais ce fut une balle rouge du grand blond qui l’atteignit en pleins dans la jambe ! Dans le gras bien tendre !

Le jeune Drakos, hurlait sous l’impact des balles, ayant grand mal à se soustraire aux tirs de la femme. Mais c’est sans compté maman Drakos, qui bien plus grosse se mit devant son enfant, pour commencer à escalader gueule ouverte les marches. Son but était clair ! Bouffer de l’humain ! Et elle dû être toute chose, quand plusieurs boules métalliques lui tombèrent dessus dont plusieurs dans sa grand engueule… elles explosèrent et la chair de l’animal avec. Naalem, avait fait un joli tir en cloche. Les billes étaient de puissantes bombes qui firent de gros dégâts autour d’elle.

« Un de moins ! À toi de l’achever la bergère ! » Lança Naalem à Pedge, pour qu’elle finisse le jeune Drackos qui tentait de fuir en prenant aussi les escalier. Ils sont cons ces bestiaux !


Ce fut un massacre … que pouvait faire des primitifs, face à des armes à feu ? Et des Grenades ? Absolument rien ! Le nombres pouvaient vaincre l’ennemi par contre ! Et après avoir joué au tir au lapins, les Atlantes et les deux jumeaux, pouvaient déchanter en entendant le roi hurler : « Qu’on me les ramène morttt !!!!! La garde à l’ennemi ! Prenez l’élue ! »
Relayé par les tambours qui sonnaient bruyamment !

Mais outre, le nombre d’emplumés qui commençait à galoper au loin pour prendre l’arène. Un cri de surprise se fit entendre. Deux indiens, avaient attrapé Isia et essayaient tant bien que mal de l’emmener avec eux. Elle avait perdu sa lance, n’étant guère bonne au corps à corps… elle essayant tant bien que mal de se débattre, mordant et griffant comme une tigresse.
« PEDGE ! » Hurla t’elle ! Son souffle fut bloqué par les bras fort autour de son ventre. Gémissant de douleur. Elle commençait doucement à paniquer, voyant qu’au-dessus de la pyramide d’autre Darkos, qui ne semblaient pas vouloir se mêler à la confusion, mais qui la toisait directement elle…


Teshara ne fut pas en reste. Elle sortit à la suite de son frère pour tailler dans de l’indigène comme elle rêvait de le faire depuis qu’elle était arrivée dans ce pays d’attardé mental à la sauce consanguine. Elle fit passer le sac allongé qu’elle avait en bandoulière devant elle, et elle en sortit trois morceaux d’armes qu’elle agença avec les gestes sûrs de la manœuvre maintes fois répétée. Son frère lui avait trafiqué un fusil de précision Genii, lui permettant de l’assemblée en trois morceaux pour faciliter le transport. La crosse rentrée dans la partie qui comportait les cartouches à énergie, tandis que le canon s’enclenchait lui aussi dans ladite partie. Elle l’alluma. Il fit un bruit de surcharge électrique, et elle espérait qu’aujourd’hui, il ne serait pas capricieux. Car le problème avec ce truc, c’était qu’il n’était pas encore bien fiable. Son frère l’améliorait de temps en temps quand il le pouvait, mais il n’était encore qu’en phase de développement. Elle tira dans le tas, brûlant et trouant des corps d’indigènes qui gueulaient comme des putois.

« Joli tir frérot. », fit Teshara en voyant le roi s’écrouler.
« Pas mal non plus avec ton bébé ! » Fit-il avec un clin d’oeil.
« Toute façon, dès que tu me fais un enfant, c'est forcément le meilleur ! », répliqua t elle avec un sourire, jouant sur le double sens. Naalem lui fit un rictus scandaleux.


Pedge tirait depuis les barreaux et elle ne fut pas contente de voir que la mère poule essayait de protéger son fiston. Le contrebandier, surnom qu’avait choisi Pedge pour le frangin blond, lui régla son compte avec ce qui ressemblait à des grenades. Ils avaient de la ressource ces deux-là.

« Avec plaisir », fit-elle à l’attention de Naalem pour lui signifier qu’elle allait finir le boulot. Et en effet, elle dégomma le Drakos déjà bien affaiblie pour l’achever une bonne fois pour toute. Ni une ni deux, elle s’extirpa de la cage, cessant un moment de tirer. Le roi lança ses ordres à sa populace, et à sa garde. Cela allait vite devenir le foutoir s’ils ne s’enfuyaient pas d’ici. Pedge empoigna son arme et visa le roi, mais alors qu’elle allait tirer, le cri d’Isia lui vrilla les tympans. Elle avisa alors la jeune femme qui venait de se faire attraper par deux indiens, lesquels essayaient de l’emmener. Elle se débattait comme une folle, mais les deux hommes avaient le dessus.

« Merde », lâcha-t-elle, alors qu’elle voyait l’ensemble du tableau. Des Drakos s’assemblaient en haut de la pyramide, tandis que les gardes commençaient à affluer dans leur direction. Certes, ils allaient devoir escalader une montagne de cadavre, mais ils ne semblaient pas vouloir s’enfuir. Quelle bande de gros cons.

Condom tira sur un des hommes qui tenait Isia et Pedge alla percuter le deuxième avec son épaule, le faisant chuter avec elle dans les escaliers. Au moins, la chirurgienne était momentanément libre. Leur rouler bouler s’arrêta quelques marches plus bas, et elle se retrouvait sous l’homme qui reprit rapidement ses esprits. Il entreprit de l’étrangler et soudainement, les images de Méda’lyda lui revinrent en mémoire, quand elle essayait de l’étrangler pour l’achever lors du combat final. Cela la paralysa de terreur sur le coup, et elle était en train de se faire dominer purement et simplement par l’indien qui lui serrait la gorge de plus en plus fort… Un des couteaux que la blonde lui avait offert était tombée de son emplacement, et gisait non loin d’elle, mais elle n’avait pas l’allonge nécessaire pour l’attraper.



Souffle court, elle gaspillait ses forces pour se débattre, hors de question de rejoindre les reptiles qui attendaient patiemment. Ils ne voulaient pas aider les humains, les laissant gérer leur problème, alors que bon dieu ! Les Atlantes avaient butés deux d'entre eux et leur dominante ! Peut-être se disaient-ils que c'est parfait ? Un nouvel alpha naîtra ? Surement, en tout cas, ils ne semblaient pas vraiment s'inquiéter du bordel en bas. Cela était à la fois flippant et décevant, enfin surtout pour ce peuple qui vivait pour eux. Après tous les deux doivent-ils se mêler des affaires des mortels ? Tant de nonchalance donnait envie à Isia de tout faire exploser. Ce peuple consanguin, ces reptiles "jemenfoutiste".

Sans prévenir un tir abattis un des gardes et l'autre fut empoigné par Pedge. Isia, se retrouva par terre sur le cul. Candom courait vers elle, mais un garde le faucha et il dut se battre en corps à corps. En toute franchise, la doctoresse se sentait trembler. Elle était inutile dans la pratique de la guerre. Son regard, chercha Pedge qui roulait dans les escaliers. Elle était en train de se faire étrangler par l'indien… non mais pourquoi ne se débat t-elle pas au lieu de rester immobile ? Le regard azure d'Isia toisa cette scène d'horreur et elle se leva, cherchant quelque chose pour aider son amie… Elle vue la lame des couteaux qu'elle avait offerts à Pedge pour la mission Magna. Elles les avaient bel et bien gardées et il était temps de sans servir. Elle empoigna la lame et sans aucune hésitation la planta dans la nuque de l'emplumé. Étant chirurgienne elle savait exactement où frapper pour le tuer. La lame perfora la trachée et la veine de vie. Le corps de l'homme tomba sur Pedge lourdement, après un étrange gargouillis de sang qui s'échappait de sa bouche.
La doctoresse, n'accompagne pas le corps, elle donna un coup de pied, pour que le corps tombe plus bas. Elle venait de tuer une nouvelle fois… cela était un brin flippant, mais elle n'en ressentait aucun remord. Elle avait déjà mis fin à des existences via ce qu'on nomme poliment l'euthanasie. Mais jamais, elle n'avait fait cela autrement qu'avec une aiguille et un produit pour soulager une personne souffrante. Là, elle avait retiré la vie d'un putain de connard et elle trouvait cela limite jouissif. Une pensée ce fut à Panda, qui prenait plaisir à faire ce genre de choses. Elle comprit d'autant plus sa satisfaction.

Machinalement, elle tendit une main à la soldat « Allez venez nous sommes pas rendu avec les autres qui arrivent. »


La pression sur son coup s’accentuait, encore et encore, et elle sentait son cœur battre dans ses tempes avec force. Dans son organisme, c’était le seul qui mettait du sien pour s’ouvrir. Elle était complètement paralysée, habitée d’une peur animale qu’elle n’arrivait pas à endiguer, et cela avait suffit à l’homme qui était en train de l’étouffer de ses mains pour assurer sa prise, un genou dans le ventre, et les doigts bien serrés. Avant qu’Isia n’arrive à son secours, un sursaut d’orgueil la fit réagir, mais elle était déjà bien trop faible pour ça. L’air lui manquait, et bientôt le sang n’irait plus au cerveau tant il comprimait sa trachée artère. Et soudainement la pression se fit moindre et le type chuta sur elle avant de rouler au bas des escaliers. L’air revint dans ses poumons, et son sang irrigua à nouveau son visage. Elle toussait, le teint rouge cramoisi, alors qu’elle se remettait sur son séant, pliée en deux sous les assauts de son corps désireux de reprendre sa vie.

Isia lui tendit la main, et Pedge la toisa deux secondes en toussant quelque peu, avant de l’empoigner pour se relever, ne faisant quand même pas peser tout son poids sur elle. Elle ne savait pas ce qu’il lui avait pris. Habituellement, elle se serait défaite de ce genre de connard en quelques secondes, avant qu’il ne verrouille pour de bon sa prise, mais là, elle s’était tout simplement laissée faire. Son problème avec cette salope de reine Wraith n’était pas réglé manifestement…

« Merci », souffla-t-elle d’une voix rauque à l’attention de la doctoresse. Mais cette dernière avait raison, il ne fallait pas trainer.
« Faut qu’on dégage », fit Jacbos en arrivant près d’elles. Condom était sur ses talons.

« Isia, vous me suivez, et je veux que vous mettiez votre main sur mon épaule, ou mon omoplate, ou ma poignée de gilet, n’importe même mes fesses si ça vous chante, mais il faut que je sache que vous êtes encore derrière moi. »
« Mes fesses sont aussi dispo », répliqua Condom avec un petit sourire. Il était dans un piteux état. Son arcade sourcilière était ouverte, son épaule meurtrie avait une sale gueule, mais il conservait sa bonne humeur.



Isia ne rechigna nullement, elle n’avait pas plus envie qu’eux de rester ici. Et cela commençait à devenir urgent. Et surtout chaud, avec les autres emplumés qui essayait de les atteindre…. Ils étaient trop cons, ils s’amassaient aux portes d'entrées. Mais ne pouvant pas passer tous ensembles, cela bouchonnait. Un petit rictus se fit quand elle entendit la mention des fesses de Pedge, elle aurait été dans un autre contexte qu’elle lui en aurait collé une belle main… mais là ce n’était pas le moment. Surtout que Candom rajoutait une couche. Elle sourit amusée, attrapant la poignée du gilet de Pedge, prise plus facile et moins gênante pour les mouvements du soldat. Un cours instant elle toisa Candom qui avait une sale tête… elle lui fit une petite moue, faudrait soigner ça. Elle le chopa par le gilet à l’avant, pour qu’il reste près d’elle. L’homme ne se fit pas prié, pour se rapprocher de la demoiselle

« Je m’occuperais de vos fesses quand on sera sortie de ce bordel »
« Un Candom digne de ce nom n’oublie jamais une promesse qu’on lui a fait, je vous préviens ! »
Isia ne put s'empêcher de rire « Pas de problème ma petite capote favorite ! »
L’autre se mit à rigoler même s’il paraissait faussement vexé. « Madame est gourmande d’aimer les capote XL comme moi !»
Isia ricana une nouvelle fois, cela apportait un peu de détente à la tension qui montait autour d’eux. Elle lui donna une petite tape sur le ventre avec sa main en arrière. « On verras ça, si c’est aussi prometteur que sur le papier »
« La pression que vous me mettez, je n’en avais pas besoin de plus», répondit-il taquin. Jacobs lui colla une calbote derrière la tête.
« On reste concentré ! »


Les atlantes s’étaient éloignés d’eux. « Blaze, faut qu’on suive les autres. », fit-elle en tirant dans la direction d’un emplumé. Naalem hocha la tête
« Ouai » Il était en train de couvrir sa soeur sur son arrière. Son regard alla vers les autres, ils avaient récupéré la bombasse...
« Et on ne part pas tant que je n’ai pas récupéré ma servante ! ». Bien sûr elle rigolait, mais c’était histoire d’emmerder son frère, qui, elle était certaine, allait râler de cette lubie. A dire vrai, elle s’en foutait bien de la rachitique petite créature du roi.
« Tu peux te la mettre au cul ta servante ! » Râlat’il ! Non mais, il manquait plus que ça tiens !
« J’ai d’autres projets pour mon cul... », lui répondit-elle avec un sourire, lui montrant par là qu’elle n’en avait rien à foutre au final de la servante en question. En réponse son frère grommela un peu « Tu as raisons les flèches c’est plus excitant ! »
« Surtout celles avec un gros bout ro... ». Elle fut coupée par les hurlements du roi.

« Saississez vous d’EUX ! TUEZ LES !! QU’EST-CE QUE VOUS ATTENDEZ ?! LES DIEUX nous REGARDENT ! »

« Putain qu’est-ce qu’il m’agace celui-là. Je lui règle son compte ? », fit-elle en épaulant son fusil pour aligner le roi dans sa lunette, lequel vociférait de plus belle, encourageant ses troupes.
« Va y, il gueulera moins et ça va les perturber ! » Quand on tue la tête du serpent souvent le corps part en vrille et ils pouvaient profiter de ce moment de latence entre l’effroi et la peur qu’allait avoir les indigènes en voyant leur stupide roi mort.
« Il gueulera moins, il gueulera moins, c’est pas dit... », fit-elle en se concentrant. Son petit nez se plissa alors qu’elle retenait sa respiration pour ne pas avoir un décalage au moment d’une inspiration ou d’une expiration. Puis elle tira. Le projectile percuta le roi au niveau de son bassin, dans le ventre mou, sur le flanc, arrachant la moitié de ses tripes au passage. « Oups ! » L’autre tomba sur le dos en gueulant de tout son saoul la douleur qui devait l’irradier. Il allait mettre du temps à mourir, et ce serait sale.

« Ton truc est mal réglé, je visais ses couilles... », fit-elle boudeuse à l’intention de son frère.
« Tu vise mal... ! Pauvre bête il va souffrir » Il haussa les épaules
« Tu as qu’à en prendre soins aussi » Il attrapa sa soeur par le bras, pour esquiver une lance dans sa direction. Puis la colla contre lui, pour tourner et la pousser en direction des Atlantes, qui évaluaient le risque et cherchait une sortie sans se retrouver face aux indigènes. La jeune femme se laissa manipuler en faisant un petit « ou ou » taquin mais elle ne se fit pas prier pour aller vers les atlantes. Même si elle n’avait pas peur du danger, elle ne souhaitait pas finir dans l’assiette de ces consanguins.

Le roi n’étant pas mort, les soldats redoublaient d’efforts et de rages… mauvais calcul.
« En bas ! Il y a une fausse, les Drakos venaient de là » Pas sûre que ça soit la meilleur idée… s’ils se retrouvent dans un tunnel reptilien, ils ne sont pas mieux. Quoique les Drakos, ne semblaient pas les attaquer. Ce sont bien les seuls
« Ou je balances des bombes sur le tas d’imbéciles et vous achevez ceux qui reste mais ça va rien changer, ils sont beaucoup. Et puis ça gâche des munitions ! » Et bon dieux qu’ils vont en avoir besoin ! Il se mit devant Pedge et Jacobs, pour tirer si besoin.
« De toute façon, le mieux serait de trouver un passage vers la forêt »


La situation était critique. Les soldats en face étaient désorganisés, mais nombreux et quand ils arriveraient tous en même temps sur eux, ils seraient fait comme des rats. Le contrebandier essayait de proposer des solutions, et il avait bien raison.

« La forêt est une bonne option.» Pedge regarda dans son dos, observant le dénivelé du temple. « On remonte, et on passe de l’autre côté. Ils arrivent tous du bas, si on remonte, on reprend un avantage, et dans le palais, ils seront surpris de nous voir. Si c’est ok, on avance.»

Elle ne voulait pas passer une heure à discuter des différentes possibilités. La situation était trop urgente pour cela.
« Et tu en fais quoi des lézard au dessus ? » Fit Naalem en pointa son arme vers les Drakos.
« Ils ne se montrent pas agressif pour le moment… A moins qu’ils se massent là haut pour qu’on ne remonte pas justement», finit-elle par concéder.
« Ouais, enfin pas sûr que quand on va venir les voir, qu'ils vont rester aussi placides »
« Certes.» Elle poussa un soupir. Ca l’agaçait.
« Alors nous n’avons pas le choix.» Et pourquoi Jacobs ne prenait pas une décision bordel ? C’était elle l’officier en chef aux dernières nouvelles.
« On monte et on se fraye un chemin lieutenant ? » Avec les bombes du jeune homme et leurs grenades, ça allait pouvoir fonctionner.

Jacobs était en train de beuger sur les lézards, essayant de trouver une solution, pour les éviter… et il n’y en avait pas ! Et puis elle avait un peu les pétoches… Cela la rendait folle. Elle fut secouée par Allen.
« Ouai, s’ils montrent les dents, on les dégomme avec nos grenades aussi ! » dit elle en fixant les énormes reptiles
« Ça me va ! Les plans suicides c’est toujours les plus marrants » Il fila à sa sœur des billes de métal. …
« Tu vas pouvoir te faire un sac à main !»
« Je vais pouvoir rendre le soumis jaloux de mes combis en cuir de lézard », rétorqua la jeune femme en prenant les billes de son frangin. Naalem éclata de rire. « Grave ! Il va être vert le lèche botte !! » Tous deux parlaient bien entendu d’un membre de l’escouade du chaos, un certain Kerb. Elle se joignit à lui pour se marrer, imaginant sans peine Kerb dans une tenue en latex ou en cuir de lézard.

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MessageSujet: Re: "Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type Lun 2 Oct - 22:21
La peur aux tripes
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN


Naalem passa devant Candom, une main pleine de bille et l’autre sur son pistolet… quand il faut y aller faut se lancer … Il commença à monter pour que les autres suivent.
Isia quand à elle ne pouvant rien faire elle se sentait parfaitement inutile et ridicule avec sa grande robe. Elle suivit les mouvements de Pedge, sans émettre de contradiction. Ce n’est pas son environnement.

En voyant, le groupe monter, les Drakos les toisèrent, leurs longues langues sorties… mais ne bougèrent nullement. Ils semblaient presque nonchalant à observer les humains venir vers eux. La tension était à son comble, pour chaque personne, qui se rapprochait des créatures. Il en avait cinq et ils ne semblaient pas avoir que des jeunes... par réflexe, le groupe d’humain compact ralentit, chaque mouvements comptaient.
« C’est quand même, flippant de les voir si tranquille, alors qu’ils peuvent nous bouffer en deux secondes » Murmura doucement Isia dans le dos de son doudou. Candom, était limite sur elle aussi. Mais, il gardait une distance suffisante pour ne pas la coller non plus.
« Ouep… j’ai pas envie de finir en apéro pour dragon…» Il avait la voix basse.
« Tenez-vous prêt… les deux blonds aussi »
« Nous sommes toujours prêt, cul serré », ne put s’empêcher de répondre l’autre blonde de la petite équipe de bras cassés.
« Parfait chatte étroite ! » répondit la lieutenant sans aucune élégance en lui filant un regard noir. Teshara se contenta de lui lancer son plus beau sourire. Ben voilà, elle répliquait enfin comme une petite minette délurée. Il avait fallu le temps.

Les deux clans se toisèrent. Les corps bouchaient l’entrée, enfin surtout les queues des lézards. Naalem, les observait et rien dans les Drakos transpiraient une agression. Au contraire, ils étaient peinards. Il avait pas l’impression de vouloir se battre… Il s’avança un peu et pointa son arme vers le tas de queues. Automatiquement, il y eut des sifflements des lézards… il remonta son arme et cela se calma. Il trouva cela drôle mais n'abusa pas de ce petit jeu. Sait on jamais, il serait dommage de mourir pour si peu.

« Bon vous virez vos queues ? » Il les toisait et en toute franchise, il eut l’impression qu’ils avaient parfaitement compris. Mais, qu’ils ne bougèrent par leurs fichus membres. Par contre, leurs regards se braquèrent sur Isia.

Instinctivement, Pedge qui restait silencieuse, ce qui était dans sa nature d’être économe en parole, s’ajusta pour protéger la chirurgienne dans son dos. Elle n’aimait pas du tout la réaction des Drakos. « Isia ? Vous faites confiances à votre Doudou ? », fit Pedge en se reculant d’un pas pour la coller légèrement, afin de pouvoir lui parler sans quitter des yeux les « Dieux ». Elle avait dans l’idée que si elle avançait avec l’élue parmi les lézards, ils ne feraient rien. Il ne fallait juste pas être agressif, comme l’expérience du contrebandier le laissait penser. Seulement, ils n’avaient pas beaucoup de temps avant que les autres commencent l'ascension de leur temple pour les rattraper.

Candom qui n’avait jamais l’oreille dans sa poche, entendit la remarque de sa coéquipière et lui lança un regard amusé. « Bah tu vois, tout le monde veut être le doudou de la doc’».
« Couvre nos arrières ou tu vas prendre une nouvelle claque derrière la tête. », répliqua Pedge sans animosité, plus pour l’envoyer gentiment bouler.
« Reçut sous lieutenant doudou ! ».

Isia quant à elle, avait la tête levée sur les reptiles, se disant qu’ils semblaient un peu trop fascinés par elle. Elle voulait bien savoir qu’elle était canon, mais quand même… si elle pouvait se faire reluquer par autre chose que des dragons de komodo de 300 kilos, ça serait bien !
« Oui… je passe devant, je suppose ? Ou vous me portez comme un doudou charmant ? » Murmura Isia, pas très chaude sur le coup. Mais s’il fallait le faire, elle prendrait son courage à deux mains et elle irait fièrement.
« Hors de question. Je passe devant, vous me suivez et s’il faut vous porter… ce ne sera pas la première fois. », fit elle avec un petit air charmant peint sur le visage. C’était aussi pour que Condom cette remarque.

D’ailleurs, ce dernier tourna la tête vers les deux femmes, croisant le regard de la sous lieutenant, qui lui fit comprendre de tenir son poste.

Isia fit un rictus charmant à Pedge. Oui la prochaine fois… tu parles, dès qu’elles rentrent sur Atlantis elle lui fait le coup de la princesse faiblarde juste pour l’emmerder. Et on verra bien si elle la porte.
Naalem se tourna vers les Atlantes « Bon, vous bougez vos boules ? Je vous rappel que les emplumés commence à arriver ! »
« En avant jolie pouliche, le contrebandier s’impatiente. », lança Pedge en jetant un regard à Naalem. Isia pouffa comme un cheval mais doucement, elle lui effleura la jambe, cela pouvait être un geste anodin vu de l’extérieur, mais ce ne fut pas le cas. C’est bête, mais elle se sentait bien moins stressée qu’avant, elle avait repris pleine possession de ses moyens. Et de son incroyable désinvolture.

Pedge et Isia avancèrent à pas mesuré vers les reptiles. Il ne fallait pas prendre trop son temps non plus parce que les indiens n’avaient pas le problème de prendre des pincettes avec les dragons, puisqu’ils étaient en symbiose ou presque avec ces derniers. La tension était palpable.

Heureusement, Teshara était là pour détendre l’atmosphère. « Je suis quand même jalouse que tu sois l’élue », dit-elle à Isia en se plantant à côté de Pedge, l’air parfaitement détendue.
« Faudra t’y habituer d’être la seconde…. Mais ne t'inquiètes pas, je te donnerai ma couronne pour te consoler » Lança Isia en la toisant d’un œil malicieux. Enfin, si la blonde, préférais passer dans le lit des reptiles avant elle, pas de soucis, elle demanderait clémence pour elle, si la mission dérape et qu’ils tombent entre les mains des emplumés.
« Je ne prends jamais d’habitude, et tes trucs de grand-mère, j’en veux pas spécialement... », fit-elle boudeuse.
« Tu seras la plus belle des grands-mères » Elle lui fit un clin d'oeil provoquant.
« M’ouais… En fait, quand je vois tout ça là », elle montra d’un geste ample l’architecture et l’environnement en général. « Je me dis qu’ils ont bien choisi leur élue aussi ringarde. ». Elle lui fit un sourire entendue, loin de relever la pique rabaissante.
« Oh que c’est vilain d’être aussi jalouse … mais si tu veux je te laisse ma place pour la séance viol » Elle lui fis une mimique tout aussi entendue et garce.
Teshara se mit à rire. Elle était vraiment amusante. « Faut que je te garde entière pour mon frangin, alors je vais devoir donner de ma personne. ». Elle lui fit un sourire entendu comme si l’affaire était convenue d’avance.
« Que c’est mignon ! Je crois que ce soir ça va être partouze, tout le monde me veut dans son lit ! » Ironisa cyniquement Isia.
« Je trouverai bien quelque chose pour que tu marches droit demain matin », Répliqua la doctoresse étrangère sans s’émouvoir de son cynisme. Isia ricana amusée, finalement elle était aussi barrée qu’elle. Désireuse de lui répondre, elle finit par se la fermer en voyant la masse de Drakos se rapprocher d’eux… enfin plus eux qui se rapprochait, que l'inverse , le moment allait être délicat.


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La peur aux tripes
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN


Les reptiles semblaient plutôt pacifistes à leur plus grandes surprises, voir attentifs, comme-ci les problèmes des humains ne concernaient que les humains. Quand Pedge avança, ils la laissèrent passer sans rien tenter, si ce n’étaient leurs langues fourchues qui venaient la « sentir », elle et Isia. La sensation n’était pas agréable du tout, mais s’ils ne se contentaient que de ça, il n’y aurait pas de problème.

Les autres humains, se massèrent autour des deux jeunes femmes. Histoire de dire « on est avec elle ». Les Drakos, soulevèrent leurs immenses queues, pour laisser passer le groupe, ne pouvant couper celui-ci en deux, comme ils étaient massés autour du même noyau. Soudainement, un des jeune Drakos, se mit en mouvement, mais plus pour observer les humains. Il hémi un bruit assez guttural et s’allongea devant la porte. Enfait, il en avait rien à faire tout bonnement. Laissant juste passer le groupe d’Isia, qui déchanta aussitôt en voyant ce qu’il y avait dans la pièce… un immense Drakos aussi gros que la mère originelle, avec d’autres reptiles autour de lui.
Celui-ci les toisa émettant un grognement en voyant les humains. Les autres Drakos, encerclèrent le groupe. Mais, ils restaient assez calmes. L’immense bestiole s’approcha un peu.

« Vous pas être donneur… mais elle être élue. Moi prendre cadeau. Être dieu originel père fondateur » la voix était rocailleuse et saccadée. Isia avait lu qu’ils savaient parler, mais elle en avait eu un doute en les voyant en vrai. Là, ça devenait compliqué quand même. Faute de pouvoir tous les butés, Isia essaya un peu de bluffe, elle n’avait pas le choix au final…
« Ils l’ont changé rapidement leur alpha…» Soupira Isia, qui n’avait pas plus envie de rejoindre ce Drakos que le plus jeune. Finalement, elle aurait moins souffert avec l’autre. Elle se décala légèrement « C’est moi que tu veux ? ».
« Oui, jolie ornement de compagnie. »
Ah bon, il semblait intelligent et réceptif… peut-être qu’avec un peu de culot. Elle se défaisait du confort que lui apportait le cercle humain, pour s’avancer. Naalem, siffla entre les dents prêts à dégainer, comme les autres militaires d’ailleurs.
« Je ne brille pas assez… »
« Pelage brillant me plaire… brille beaucoup à lumière »
Elle déglutie difficilement. Un court instant elle regarda les cheveux longs de Teshara…
« Je peux te les donner. Ils resteront à vie avec toi… alors que moi non. Ils m’ont blessée et je vais mourir »
Le lézard soupira d’agacement et émit un grognement.
« Donneurs prennent pas soins de cadeau, eux payer. Donne pelage et toi ira mourir dans forêt. Autres donneurs de l’élue pas assez gros pour être manger… »

Isia, revenu vers le groupe… cela la faisait chier de se couper les cheveux, mais alors bien chier ! Et heureusement qu’elle les avaient super long. Elle était droite telle une reine. Elle ramena ses cheveux en queue de cheval, tenant de son poing les mèches d’or. « Bon, il en a un qui prend son couteau et me les coupe… » Elle était un brin agacée mais restait calme mine de rien. Une fois coupé cela lui ferait un carré court, jusqu’aux oreilles…mais c’est mieux que la boule à zéro.

Une clameur se fit entendre au dehors. Si les humains présents dans la salle prêtaient attention aux différents bruits qui émanaient de l’extérieur, ils purent constater que le roi ne braillait plus. Il devait être mort. D’ailleurs, l’immense Drakos fit aller plusieurs fois sa langue dans l’air, avant de reporter son attention sur le groupe devant lui, groupe qui voyait revenir Isia en reine, leur demandant de couper ses cheveux.
Le Drakos se mit à lever le museau en l’air sentant celui-ci… dehors il y avait des cris. Il eu un rictus proche de la cruauté qui laissait voir ses dents pointue et assez verte. Du venin, ils avaient les canines imbibée de venin ces saloperies.
« Donneur principal être mort. Lui payé pour son peuple. Lui souffert honorablement… Bonne nouvelle. »

Teshara eu le bon goût de ne pas s’octroyer tous les honneurs en la ramenant. En fait, elle était dégoûtée d’en arriver à cette extrémité pour survivre. Ce n’était pas tant le fait de lui couper les cheveux, elle perdrait directement sa concurrente directe de la galaxie, c’était surtout le fait de coopérer et de s’allonger. Ce n’était pas du tout son genre. Et puis d’abord, ses cheveux à elle brillaient aussi non ??! C’est quoi encore que cette injustice.

« Celui qui lui tranche ses cheveux, je lui tranche la main ensuite », fit la blonde en s’avançant pour se positionner devant le Drakos, tout en faisant circuler une boule argentée entre ses doigts, de façon dextre. « Prend moi à la place, et laisse les partir. Tu auras tout, l’humaine, les ornements qui brillent, et tout ce que tu veux. » Qu’il ouvre la bouche tiens, et elle allait lui faire avaler un “chocotab” (M&MS geniis) digne de son frérot. Quand la peur ne vous toque pas à la porte du cerveau, les choses paraissent toujours extrêmement simples.

Naalem regarda sa soeur… si elle se sacrifiait ainsi, c’est parce qu'elle avait un plan. Jamais elle ne donnerait sa vie pour quelqu’un. Il vit la boule dans sa main et eu un petit rictus complice avec elle.

« Qu’est-ce qu’elle branle cette cinglée », siffla Jacobs entre ses dents. « Il va revenir sur sa proposition et on va tous y passer », rajouta Candom.

Pedge aimait beaucoup cette chevelure flamboyante et ça la faisait terriblement chier de lui couper les cheveux, mais ces derniers repousseraient. Et s’il fallait consentir à ce sacrifice pour que tout le monde rentre, alors soit. Elle avait la main sur le manche de son couteau de combat. Elle ferait ça net et propre, que ce soit rattrapable, mais l’intervention de Teshara la coupa dans son élan.

Isia ne savait pas pourquoi l’autre blonde s’était décidée à faire ça… mais qu’importe tout était à tenter, elle avait plutôt intérêt à pas louper son coup d’éclat miss princesse. Machinalement, elle recula un peu, pour que son dos touche le haut du corps de Pedge.

Le Drakos, toisa la nouvelle humaine et semblait comparer les deux.
« Écaille moins belles, mais donneurs trouver plus jolie. Toi venir alors. » Il s’avança, pour la surplomber de toute sa hauteur de mastodonte. Une patte s’avança, alors qu’il ouvrait légèrement la bouche pour la sentir avec sa langue. Puis il tourna la tête vers Isia de nouveau pour la sentir à distance, il semblait hésiter. « Dommage toi mourir… aurait fait bonne reine. » Puis tourna la tête vers Teshara, il ne fermait pas vraiment sa bouche, comme pour aspirer encore plus l’air.

C’était le moment où jamais de réussir un coup d’éclat. Teshara n’avait aucun doute, et c’était pour ça que tout semblait si simple. A partir du moment où elle s’était avancée, elle savait qu’elle mettrait cette bille argentée dans la gueule du reptile. Certes, elle n’avait pas de plan à la base, si ce n’était celui de viser bien et propre, mais ce n’était pas bien grave.
« Comment ça écailles moins belles ?! », fit Teshara un peu ulcérée. Décidément, cette nana avait un vrai problème d’égo. « Tu plaisantes j’espère, j’ai une poitrine comparée à elle ! » Oh et puis merde tiens, s’il le prenait comme ça ! Elle arma son geste et elle balança avec vélocité la bille d’acier… qui ricocha sur une dent de l’animal, qui cassa nette. La bille roula vers les Drakos situés sur la droite de l’Alpha.

Pedge fit les gros yeux comme elle savait très bien le faire, et elle passa ses bras autour d’Isia avant de plonger sur le sol en faisant bouclier avec son dos. L’explosion fut terrible, propulsant tout le monde par terre et déchiquetant quelques Drakos au passage. Ils n’étaient pas morts, juste amputés de certains membres.

Jacobs jura entre les dents, voyant que cela n’avait pas marché. Elle avait mis quelques noms d’oiseaux même. Et ce fut Naalem qui formula un peu près et en plus soft ce qu’elle pensait de cet acte stupide. « Bordel Tesh’ !!! Heureusement que tu n’as pas de bite sinon tu ne baisserais jamais ! » Cela était vulgaire oui, mais il rageait ! Il choppa sa sœur, pour la mettre à terre et la protéger de l’explosion.
Jacobs sauta sur Candom qui avait eu un semblant d’espoir et avait brandit son arme pour se défendre… il fut plaqué au sol avec rudesse par sa supérieure qui continuait à insulter la blonde.

Isia, fit immédiatement, le corps moue, pour ne pas souffrir du choc en poussant un petit cri. L’explosion vrillait les tympans et les hurlements des Drakos n'arrangeait rien. Là, là ils étaient dans la merde ! Mais quelle idiote cette blondasse ! L’onde de choc passée, elle était sonnée encore… elle avait pas l’habitude d’être autant secouée.

Fallait s’activer et vite. Difficilement Jacbos se leva, elle avait le bras en sang, une griffe de Drakos avait déchirée sa peau. Candom, l’aida. Et soudainement, un tir rouge passa juste au-dessus de sa tête. Il allait engueuler Naalem, quand il vit une tête de Drakos tomber à côté de lui.

« Bien joué mec ! »
« Ouai, on se boira une bière quand on sera sortie de cette planète de merde ! » Il empoigna sa sœur, lui fourrant d’autres billes : « Balance les ! On s’en fout que tu ne sais pas tirer là ! Vous autres, bougez vous le cul on y va ! » Il était ferme un vrai chef de guerre !



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MessageSujet: Re: "Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type Lun 2 Oct - 22:23
La peur aux tripes
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN


Il fallait courir vers la sortie au fond de la salle, avant que les bestioles se ressaisissent et les prennent en chasse ou non. Naalem, prit le commandement, il en avait l’habitude (il s’impose surtout avec les autres soleils rouges) et considérait qu’il devait le faire pour s’activer ! Il avait le « suviomètre » au maximum. Et même s’il n’avait pas peur, il savait très bien qu’il devrait, au vu des bestioles qui s‘agitaient autour d’eux et que ce n’est pas bon du tout. Et son calme permettait d’être plus lucide. Enfin, pour lui c’est ainsi qu'il le voit, il était supérieur de toute façon.

Il poussa Jacobs, pour qu’elle se magne à courir avec l’autre mec et attrapa Pedge, pour la foutre sur pied comme si ce fut qu’un pantin de paille. Le souffle avait été proche.
« Allez bergère ! On y va ! » Et il les suivit en derniers avec sa sœur pour balancer d’autre billes qui allaient encore faire de la viande hachée au menu !

Teshara boudait. Franchement, comment avait-elle pu rater un tir pareil. Ce n’était pas la honte ou la culpabilité qui lui faisait fermer sa grande gueule, mais plutôt la frustration d’avoir manqué son tir. Inconcevable pour elle au moment même où elle jetait la bille dans la gueule de la bestiole. Et il avait fallu que cette connasse referme un peu la bouche ! Qu’elle conne sérieux ! Bref, elle était dégoutée, et elle rageait intérieurement contre le Drakos, alors qu’il fallait reconnaître qu’elle était la seule fautive. Le groupe s’était mis en ordre de marche pour courir vers la sortie. La bergère avait relevé sa copine chirurgienne pour l'entraîner devant elle dans la folle course qui s’entamait.

Les Drakos survivants et non mutilés poussèrent ce qui ressemblaient à des hurlements primitifs. En fait, cela résonnait comme des appels à la guerre voir des appels à l’aide. Néanmoins, ils ne semblaient pas vouloir se lancer dans la course poursuite eux-mêmes, jugeant peut-être préférable de préserver l’effectif actuel qui s’était vue diminué assez promptement soudainement. Mais c’était sans compter sur une Teshara qui balança deux billes au milieu de leur formation. Le conditionnement de Pavlov fonctionnait très bien, et ils avaient parfaitement compris que les petits projectiles métalliques étaient ceux qui explosaient. Le groupe s’éparpilla en tous sens, mais l’explosion termina de leur arracher des membres. Les plus chanceux voyaient leur queue disparaître, quant aux plus malchanceux, c’était une patte motrice par exemple, quand ce n’était pas un bout de crâne. Vu le massacre, Naalem n’eut même pas le besoin d’ajouter quelques épices à cette soupe. Il garda donc ces munitions, bien trop précieuse si par malchance, ils devaient encore se battre.

Au moins, cela leur donnait un peu de temps pour atteindre la sortie au fond de la salle sans trop rencontrer de résistance. Quand ils passèrent les portes imposantes, des ricochets de flèches les accompagnèrent dans leur dos, signe que les guerriers Sunuéens étaient sur leurs traces et qu’ils ne comptaient pas lâcher l’affaire. Tout en courant, Pedge passa un serflex dans la goupille d’une de ses grenades à fragmentation et elle l’accrocha au premier décor suspendu que le groupe croisait. Avec un peu de chance, il y aurait bien un de ces connards pour se saisir de l’objet bizarre qui pendait en tirant dessus, le dégoupillant et il ferait péter un groupe avec lui assez salement. Mais c’était la guerre désormais.

Il fallait redescendre toutes les marches dans le sens inverse, maintenant qu’ils étaient sortis. Une large forêt tropicale s’étirait devant eux, le temple perçant la cime des arbres pour leur offrir un panorama des plus spectaculaire. Mais malheureusement pour eux, le temps pour s’épanouir de ce point de vue exceptionnel leur manquait cruellement. Il fallait se tirer et vite.

« Dans la forêt ! », ordonna Pedge en entraînant la doctoresse avec elle dans les marches pour les dévaler. Isia toisa l'édifice devant elle… se demandant si elle allait arrivée en bas sur ses deux pieds ou bien sur le cul. Manquerait plus qu’elle se prenne les pieds dans les pans de sa robe en voile. Elle grogna doucement dans sa gorge, elle avait l’air maline avec cette “putain” de robe de cérémonie ! Pire qu’une mariée ! Et sans la petite surprise de se taper une partie de jambes en l’air le soir ! Bref, elle remonta avec ses mains, l'habit afin d’éviter de finir par se refaire la dentition sur le marbre.

Des rivières de sangs coulaient dans des fossés en pierre, jusqu’en bas des marches. Ce peuple aimait vraiment s’amuser avec ce fluide, il l’aimait tant qu’outre les fontaines intérieures, il en faisait des éléments de style sur l’extérieur du temple, lui donnant des teintes rouge sang qui devaient être jolies vues de loin. De près, c’était tout simplement glauque voir même écoeurant. Teshara de son côté, balança une nouvelle bille vers le haut, tandis qu’une explosion se faisait à nouveau entendre. Le plan de Pedge avait peut-être fonctionné et la texane espérait vraiment que son engin explosif ait emporté du monde avec lui.

Soudainement, dans les fossés plus larges, des guerriers les dépassèrent. Ils surfaient littéralement sur le sang, chevauchant des… Drakos, des jeunes un peu fougueux et pas assez fières encore pour accepter d’être chevauchés... L’animal se laissait glisser sur l’hémoglobine comme une planche de surf. Il y en avait deux par fossés, et il y avait deux rigoles rouges de chaque côté du groupe, sur toute la longueur de la descente. Le reptile écarta les pattes pour ne pas les dépasser et l’humain qu’il portait arma une fronde qu’il faisait tournoyer à une vitesse hallucinante. Malgré son bras en sang, Jacobs dégomma celui de droite avec son arme de poing, mais celui qui se trouvait juste derrière envoya son projectile sur le groupe. Ce fut Candom qui le récolta en pleine épaule et il poussa un gémissement de douleur. Teshara balança une bille dans le fossé à sa droite, où il restait deux des connards qui manquèrent leur tir de fronde sur le groupe. Ils explosèrent, et avec eux, l’architecture même du fossé. Finit la rigole art déco stylée. Cette fois le sang commençait à couler sur les marches, dévalant les degrés paresseusement et de façon anarchique puisqu’il n’avait plus de rigole unique pour le guider. L’autre fut abattu par Naalem qui se donnait aussi à coeur joie pour dégommer ou soutenir ces “coéquipiers”, lequel continuait de courir vers la forêt. La poursuite était lointaine. Il n’y avait plus de surfeur de l’extrême, et les autres guerriers dévalaient maintenant le haut des escaliers. Dans la forêt, ils les sèmeraient sûrement.

Du sang coulait de la plaie de Candom. Il se tenait l’épaule en faisant la grimace.
« Putain mon bras s’engourdit, je n’ai plus de sensation dans le bout des doigts », finit-il par dire alors qu’il souffrait horriblement sans vraiment vouloir le montrer.
« Tiens le coup Candom, on se met à l’abris et la doc regarde ça. », fit Jacobs en se mettant derrière lui pour le faire avancer au rythme du groupe, au cas où il faiblissait. Isia lança un petit regard vers le soldat, esquissant un rictus confiant, elle dû cependant faire gaffe où elle mettait les pieds et manqua de glisser à cause du liquide carmin. Par chance Pedge, l'empêcha de choire bêtement. Il ne perdait cependant pas assez de sang pour que ce soit la cause de son engourdissement.

Tous suivaient Naalem qui avait pris indirectement la direction des opérations. Cela convenait à Pedge qui pouvait se concentrer sur sa blonde préférée, ce qui était l’objectif principal de la mission. Outre l’amante amusante qu’elle était à ses yeux, elle était également la seconde responsable du pôle médical d’Atlantis et il ne fallait pas la perdre. Pas ici. Pas maintenant.

La moiteur de la forêt luxuriante les enveloppa alors qu’ils pénétraient dedans en courant. Il fit tout de suite plus sombre et les embûches devinrent légions pour une course effrénée. Qui de la grosse pierre mousseuse à moitié enterrée, ou de la racine s’arque boutant sous le sol fertile qui tapissait la jungle, ferait tomber les aventuriers ?

Et en parlant de chute, rien de mieux que de fuir à bride abattue avec une robe longue en matière fluide et fragile ? Sans parler des petites ballerines à bout pointue en tissus de soie ? Eh bien on aura beau remonter sa robe, on court quand même mieux en agitant en rythme ses bras ! Et ce qui advenu arriva et Isia, chuta. Un pan de sa belle robe, se prit dans une racine, ce genre de racine qui aime le rodéo ! Il eut un affreux bruit de “sccrrrchhhhh”. La robe se déchira alors que le corps de la princesse touchait le sol rugueux. Isia, eu tout juste le temps, de mettre ses mains en avant pour éviter de manger la terre ocre. Agacée elle lâcha une insulte typiquement française : « Putain d’enfoirée de forêt de merde ! ». Bien entendu, personne ne pouvait comprendre la langue de Molière, mais son ton, laissait présager que la racine avait dû être foudroyée par autant de férocité !

Par fierté, elle se releva, prestement et la robe s’acheva de s’effiler, déjà qu’elle n’était pas très couvrante ! Lui offrant un nouveau vêtement : une mini-jupe, on voyait clairement qu’en dessous des tissus blanc, il y avait les fameux ornement de bijoux qui sculptaient son corps. Juste alors qu’on devinait avec le jeux des lumières.... Restait le problème des voiles qui partaient de ses épaules… et ce fut une autre galère qui survenue, quand elle se releva. Puisque l’un deux venaient de s’entremêler dans une branche et Pedge du couper rapidement avec son couteau de combat. Isia, en avait marre, elle sentait la colère l’agacement et la lassitude la prendre. Ils étaient poursuivis, elle avait manqué de se faire violer, elle n’avait plus rien de ses affaires, sauf ses fichus sous vêtement ! Et il y allait bien falloir soigner tout ce petit monde ! Et avec quoi ? Des sangsues de l’autre malhabile ? Elle rageait, refusant qu’on l’aide à se tenir droite. Elle avait les mains enduites de terre, qu’elle frotta avec énergie, pour se mettre à courir, après avoir arraché l’autre voile de son épaule, d’un geste rageux. Ayant les jambes à l’air, elle aurait bien moins de mal à courir, même si ses chaussures n’étaient pas aussi confortables que les rangers !



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MessageSujet: Re: "Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type Mar 3 Oct - 13:54
Dans le buisson, tout est bon !
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Ils repérèrent rapidement un sentier dans le sous-bois, qui limitait fortement les risques de chutes. Seulement, le fait qu’elle soit bien dessinée signifiait aussi qu’elle était souvent empruntée. Il fallait faire attention aux branches basses également, qui avaient vite fait de vous érafler le visage, ou pire, si vous ne preniez pas garde. Pedge faillit avoir l’œil crevé avec une de ses branches, laquelle ripa sur le coin de son nez pour lui dessiner une belle griffe peu profonde sur tout le côté de la joue. Naalem qui ouvrait la marche, eu le droit à une estafilade sur le cou, la branche épineuse aillant ripé sur sa veste en cuir. Mais, il ne ralentit pas l’allure, il fallait trouver une planque. Finalement, ils durent bien ralentir… au plus grand drame du grand blond.

« Faut vraiment qu’on s’arrête », gémit le soldat en se comprimant l’épaule, à l’endroit où le projectile était rentré. Les petits vaisseaux sanguins qui se trouvaient autour de la plaie étaient noirs, boursoufflant la peau. Les veines dans le bras commençaient elle aussi à se dessiner sous la peau, gonflant en devenant plus ténébreuses que bleutées.

Naalem, s’approcha du soldat, regardant le bras… une grimace, il n’y connaissait rien en soins, mais il avait une sœur experte en poison et il avait déjà vu ce genre de réaction… et cela ne sentait pas bon du tout !
« Cyanure, tu as de quoi le soulager ? Je pense que c’est un copain à toi, ce qu’il a dans le bras » Il tordit un peu le muscle de l’homme qui retenu un gémissement, pour que sa sœur puisse l'examiner.
Teshara n’était pas une doctoresse aussi qualifiée que celle atlante, surtout en matière de technologie et de théorie, mais elle se défendait sur les poisons. Elle approcha pour examiner le bras du soldat à la grande gueule d’amour, tandis que son frère lui tordait le bras pour mieux pouvoir regarder la plaie. Ce ne devait pas être indolore et il le fit savoir en gémissant. Cyanure restait imperturbable tandis qu’elle palpait les contours boursoufflés de l’épaule. « Je ne sais pas trop ce qu’ils ont mis la dedans, mais le projectile est toujours dans l’épaule. Faudrait l’enlever rapidement pour qu’ils ne diffusent plus son poison. » Elle se tourna vers le groupe. Isia s’approcha aussi du soldat, essayant d’examiner la plaie. Elle ne laissa rien transparaître sur son visage, mais était en accord avec l’autre blondasse qui ne sait pas tirer.
« Sans tarder » ajouta Teshara. Sous entendu qu’il fallait se planquer un moment pour s’occuper du garçon.

Naalem le lâcha ensuite, lui faisant une tape sur l’épaule.
« T’inquiète pas gars, tu vas pas rêver maintenant» Une manière de le rassurer un peu. Enfin, si l’autre ne suit pas, faudrait l'abattre…Et ça ferait chier de perdre un soldat alors qu’ils sont dans la merde. Son regard parcourra, le sentier qui semblait s’étendre de plus en plus loin… il fallait vraiment qu’ils trouvent un endroit tranquille.
Candom, quand à lui essayait de tenir le coup, mais la douleur était en train de lui ronger l’esprit. Il transpirait à grosse goutte et soufflait de plus en plus fort. Il avait tellement mal, que cela lui coupait la chique. Il fit un maigre sourire au grand blond… espérant aussi que tout aille pour le mieux.

Finalement, il fallait procéder à quelques soins, sans perdre l’homme… ainsi que soigner les autres guerriers, cela n’arrangeait pas tout le monde, mais bon. Le petit groupe trouva refuges dans une zone difficile d’accès, dans des immenses buissons épineux, qui pourraient les masquer un peu de l’ennemis. Ils n’avaient pas beaucoup de temps, mais suffisamment, pour reprendre son souffle et soigner ce pauvre Candom qui blêmissait de plus en plus. Naalem, étant une pile électrique, n’arrivaient pas à tenir en place. Il se leva et murmura :
« Bon pendant que vous le soigner, je vais faire un tour. On n’a pas beaucoup le temps, avant qu’ils nous retrouvent… et il nous faut une planque. Ils sont peut-être consanguins, mais ils vont garder la porte des étoiles …» Il se mit à courir sans attendre le reste des avis. Ne prenant pas le chemin, mais plutôt s’engouffrant dans une zone épaisse … il y avait un bruit d’eau. Il reconnut, l‘un des chemins qu’ils avaient pris pour l'aller… ils n’étaient pas loin du grand anneau…. Et il se retrouva au-dessus du tunnel construit par les Drakos avec la porte des étoiles en face dans un marais… et en effet, les indiens y étaient en masse. Aucun moyen de les dérouter sans gaspiller des munitions et avec un taux de réussite trop faible.

Pedge n’était pas contre. Il fallait un éclaireur pour savoir ce que faisait l’ennemi. Ils ne pouvaient pas rester continuellement dans la fuite. Il fallait reprendre l’avantage et cela passait par la collecte d’information. Vu qu’il se cassa sans demander son reste, et que Jacobs semblait aux fraises et au petit soin avec Candom, Pedge prit le parti d’assurer la couverture du site de repli en s’allongeant et en guettant le moindre signe de course poursuite, afin de prévenir les autres.

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Pedge Allen
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MessageSujet: Re: "Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type Mar 3 Oct - 15:40
Dans le buisson, tout est bon !
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN


Les survivants devaient composer avec la douleur de Candom. Son bras était en train de gonfler lui aussi, et cela venait des veines noirâtres qui durcissaient sous la peau.
Teshara lui tâtait le membre, avec une moue perplexe. Elle ne semblait pas plus perturbée que ça que son frère se soit barré, a croire qu’elle en avait l’habitude. Pour elle, le mieux était de couper, mais le problème tenait dans le fait que le projectile était fiché dans son épaule, et donc, en plein dans l’articulation.
« Faut m’aider à le déshabiller. », fit-elle avec une certaine forme d’autorité. Jacobs approcha pour l’aider à défaire le haut du vêtement du soldat. Candom gémissait doucement, serrant les dents… d'habitude il n’aurait pas été contre, mais là, tout lui faisait mal.

Isia était en train de défaire un bout de tissus de sa robe bien raccourcie des branchages. Elle pestait intérieurement. Elle comptait voir au plus vite l’état de Candom, ne souhaitant pas vraiment laisser la primitive blonde s’occuper de lui. Même sans son matériel elle s’estimait mieux que l’autre malhabile si elle est aussi douée en tir qu’en soins, ça va être un massacre ! enfin, pour le moment elle essayait de se défaire des épines, pour rejoindre le petit groupe, l’autre blond étant partie faire de la reconnaissance, l’espace était moins étroit. Elle se fichait bien qu’il se casse, tant qu’il trouve un autre abri que ce bordel à feuille. Elle réussit à se défaire, quand quelqu’un s’approcha d’elle. Immédiatement son regard se plongea dans celui de son vis-à-vis.

Pedge en profita pour quitter sa position de couverture pour approcher d’Isia. Il n’y avait pas beaucoup de plafond dans ces buissons et il fallait rester discret, tout en faisant attention aux épines. Manquerait plus que quelqu’un se crève un œil. Du coup, il fallait rester accroupi.
« Tenez, ma trousse de soin. Y a pas grand-chose dedans, mais ça peut toujours aider. » Elle lui fit un regard entendu. La blonde, receptionna la trousse.
« Merci » Au moins, elle avait les basics pour aider Candom… c’est mieux que rien.
Pedge préférait de loin qu’Isia se charge de Candom que cette folle blonde. Avant qu’elle ne la laisse aller vers le jeune homme, elle approcha une de ses mains de la joue de la doctoresse et lui remonta une mèche de cheveux derrière l’oreille avant de lui caresser doucement la joue de la pulpe du pouce. La tête de la doctoresse s'appuya légèrement sur la main de la soldate, un petit rictus au coin des lèvres. « Vous assurez en princesse des bois, j’en connais d’autres qui se seraient laissés capturer parce que c’est trop dur de courir dans cette tenue. D’ailleurs prenez ça, ça limitera les désagréments. » Elle éloigna sa main pour pouvoir passer son bras dans la veste qu’elle retirait pour la donner à la jeune femme.

Isia sourit une nouvelle fois, regardant le sol mélange de feuille de racine et de terre. Elle pouffa silencieusement. Bien entendu, elle aurait bien aimé profiter de la chaleur de la paume de main de la soldate plus longtemps, mais elle se refusait de se montrer faible et quémander de quelconque geste rassurant. Aussi agréable soit-il. « Vous assurez aussi en doudou des buissons » Fit-elle en enfilant la veste sans se faire prier. C’est à ce moment-là, qu’elle prit conscience qu’elle commençait à avoir la chair de poule, elle avait froid dans sa tenue plus que légère. Et la course folle, ne l’avait que peu réchauffer, avec toute cette humidité qui venait glacer sa peau humide.

Pedge l’aurait bien laissé dans cette tenue mais vue les circonstances, ce n’était pas très appropriée. Et puis, elle avait froid. Si la texane savait être une prédatrice par jeu, elle n’hésitait pas à se faire passer après quand il s’agissait de protéger. Isia ne faisait pas partie de son “troupeau” pour la bonne et simple raison qu’elle n’était pas un mouton, sinon elle serait belle et bien inintéressante. Mais tout comme Pedge s’en remettrait pleinement à elle si elle était blessée, elle laissait faire la militaire pour gérer sa sécurité, parce que c’était son environnement. Il n’empêche que ce geste tendre dépassait le cadre protocolaire, mais voilà, elle avait de l’affection pour la chirurgienne et elle avait besoin de son contact sur le moment. Ce n’était pas de la pitié, simplement un peu de réconfort. La militaire pouvait être dure et elle la ferait marcher pendant des heures si c’était nécessaire, en la relevant à chaque fois au besoin, mais cela ne l’empêchait pas d’être attentive. Elle lui fit un petit signe de tête pour accuser réception de sa remarque, ne souhaitant pas en faire plus. Elle n’allait pas la materner, et ce n’était de toute façon pas ce que demandait Isia.

« Allez, je vais couvrir la zone. N’oubliez pas que je suis récalcitrante quand il s’agit de soigner ma joue, alors ne perdez pas votre temps. », fit Pedge avec un clin d’œil, en souvenir à cette fameuse fois où Isia l’avait embrassée parce qu’elle refusait de lui laisser l’accès à sa pommette.

La doctoresse lui rendit son clin d’œil fortement amusée, lui touchant la cuisse dans un geste simple mais suffisamment symbolique pour qu’elle y voit une marque de remerciement à sa sollicitude. Elle approcha son visage et lui fit un petit baiser sur la joue, proche de la fine estafilade « Un bisou magique ne prend pas de temps ». Personne ne faisait attention à elles, Jacobs était en train de faire de son mieux, pour retirer les vêtements du haut de Candom sans qu’il ne souffre de trop… mais peine perdue et le brave homme prenait sur lui essayant d’aider.

Pedge la gratifia d’un petit sourire timide, prise au dépourvu. Une douche chaleur irradia dans son ventre, papillonnante et galopante, qui n’était pas liée à du désir sexuel. « Je devrai m’en souvenir pour en avoir plus souvent », fit-elle en passant à quatre pattes tout en reprenant son sérieux en la frôlant plus que nécessaire. Isia eu un simple sourire dans le vent, assez satisfaite de son petit baiser et pour une fois, ce ne fut pas de la prédation ou un jeu. Juste une satisfaction toute bête et toute simple d'avoir trouvé un écho chez l’autre. Elle se laissa frôler appuya un peu, pour continuer le contact avant qu’il ne disparaisse. C’est fou, comme parfois, cela faisait du bien un peu de “tendresse”.
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Isia Taylor Laurence
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MessageSujet: Re: "Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type Sam 7 Oct - 21:24
Une petite opération au calme !
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN


De son côté, Teshara était maintenant en train de palper la poitrine de Candom. C’était aussi noir sur tout le réseau veineux, et cela faisait comme une grosse toile d’araignée qui s’étirait sur le torse du jeune homme. Jacobs semblait dépassée par les évènements, mais elle essayait de faire bonne figure.
« Trouves-lui quelque chose dans quoi mordre sinon il va ameuter tout le monde. », dit Teshara à l’officier, qui commença à chercher un morceau de bois à quatre pattes.

Isia se faufila vers le groupe de soin. Candom avait le torse à l’air et celui-ci était d’une bien vilaine couleur. Elle eut une petite grimace en voyant cela. À genoux par terre, elle sentait sa peau prendre de la terre fraîche… elle devait être dans un sacré état encore. D’ailleurs, en se mettant dans cette position, sa robe très courte, remontait et laissait deviner quelques formes charnues de ses callipyges enfermées dans un tanga rouge à dentelle et on pouvait clairement voir les ornements métalliques qui ornait le haut de ses cuisses. Cela était affreusement sexy, dans une situation très critique… La veste de Pedge couvrait le haut, permanent de voilà la transparence de certain tissu. Et Isia avait fermé celle-ci pour avoir un peu plus chaud. Jacobs, beuga un peu observant la doctoresse et du se ressaisir et se mettre vers Isia, histoire de couvrir un peu son arrière et faire une assistante si besoin. Mais son regard n’arrêtait pas de fureter et trouva dans l’ordre de l’autre blonde, une manière de diriger son attention sur autre chose.
Isia, continua à observer, sans vraiment toucher.

« Ça va aller Candom. Accroche-toi. »
« Je veux juste qu’on ramène un corps à ma mère… elle supporterait pas d’enterrer un cercueil vide. », dit-il dans un effort amer et douloureux.
« Elle n’aura pas à enterrer quoique ce soit » Elle lui fit une petite tape sur la tête. S’il commence à penser qu’il meurt, ça ne va pas aider.
« C’est juste pour info, faut toujours se protéger avec une capote. ». Bon il tentait de faire de l’humour, c’était déjà ça. D’ailleurs, il lui fit un faible sourire.
« C’est mieux, ça évite les surprises » Fit Isia en lui souriant, parfois, elle pouvait être très humaine, la preuve. Il opina du chef, préférant garder ses forces plutôt que de parler.

Elle ouvrit le kit, pour y trouver un scalpel, des compresses, du désinfectant en poudre, des seringues anti hémorragie, des pansements, du sparadrap, des bandages, et un aspi venin… en effet pas grand-chose.
« Je vais lui retirer la balle… tu as quoi dans ton matériel niveau anti douleur Cyanure ? Ou Tesh’ ? » Isia avait parfaitement entendu, que le blond l’avait nommée plusieurs fois ainsi. Son regard était porté sur la blonde.
Tesh était en train d’essuyer sa lame sur son pantalon noir. Elle comptait sûrement extraire le projectile avec ça, quand elle vit débarquer la princesse. Ainsi, elle avait entendu son patronyme. « Ce que tu préfères, on m’a appris à répondre aux deux. », fit-elle juste pour être provocante gratuitement. Elle soupira. « Je pensais l’extraire moi-même. », ajouta-t-elle dans la foulée en montrant le couteau à Isia. « Si on le drogue pour la douleur, il ne pourra plus se déplacer seul, il va nous encombrer. Vaut mieux qu’il ait mal pour que ça lui donne un bon coup de fouet. »

« Si je peux éviter d’être un junkie… » Lança faiblement Candom. Il était prêt à souffrir, il avait été entraîné pour ça après tout. Mais la réponse de la blonde déplut fortement à Isia… elle n’aimait pas faire souffrir inutilement un patient. Elle fit une moue boudeuse et fronça les sourcils en voyant le couteau… elle est sérieuse ? Mais c’est quoi ce médecin a deux balles ? Elle dû prendre sur elle, pour ne pas lui sortir une remarque acerbe et l’envoyer bouler dans un autre buisson. Elle avait malheureusement besoin de l’autre bourrine.
« C’est bien tu as été bien dressée alors. » Répliqua Isia du tac o tac. « Même en donnant une petit dose, histoire de couper l’information de la douleur au cerveau ? Et quant à l’opération, je m’en charge, je suis chirurgienne et je ne te tiens pas à ce que tu lui charcute encore plus son corps. Pour la boucherie c’est mieux sur les emplumés » Fit-elle d’une certaine manière, ne laissant aucune place à la négociation.

« Ouais je peux faire ça », marmonna Tesh qui, curieusement, ne relança pas sur le fait qu’elle était bien dressée. Elle n’était pas continuellement dans la provocation gratuite. Elle laissa la blonde monter sur ses grands chevaux avec son histoire de boucherie, n’en ayant cure. Si elle voulait retirer le projectile, qu’elle le fasse. Elle ne se salirait pas les doigts comme ça. Mais bon, elle n’abdiquerait pas facilement.
« D’accord, je te laisse faire, si tu couches avec mon frère. », dit-elle sans passer par quatre chemins.
Candom ouvrit un œil, style « tu es sérieuse là ». Au lieu de commenter ça, il attrapa le bras d’Isia un peu brusquement, ne sentant plus trop les choses.
« Normalement, j’ai de la morphine dans mon kit de secours. Donne-moi en un peu… » Jacobs revint avec un bout de bois, pour le tendre au jeune homme qui lâcha Isia du coup pour le foutre dans sa bouche. Il transpirait fortement.

Isia toisa son vis-à-vis d’un air farouche… elle était sérieuse là ? Elle allait lui répondre un truc bien salé, quand Candom lui arracha le bras. Cela eut au moins l’intérêt d’éviter à la tigresse de se farcir l’autre dingotte. Sans attendre, Isia, ouvrit le sac, qui avait été mis sur le côté, pour trouver de la morphine. Celui de Pedge en avait pas et cela devait être un oubli, un fâcheux oubli. Et sans plus attendre, elle mit la seringue dans la veine la plus proche de l’homme, pour que cela agisse vite.
« Soit sage et une bonne assistante et j’envisagerai de faire un bisous à l’autre beau gosse » répliqua froidement Isia, qui était passer en mode professionnelle et bloc opératoire. Elle ne pouvait pas stériliser l’endroit donc ça sera avec un désinfectant. Elle arrosa copieusement la plaie ainsi que son scalpel et la pince à épiler. Et commence l’extraction. Candom, suait et serra fortement le bâton entre les dents. Sous la douleur, il ne put s’empêcher et de manière involontaire attraper la cuisse de la chirurgienne et la serrer. Cela gênait Isia qui ne pouvait pas se concentrer. Elle n’eut pas le choix, et retira la main de Candom, pour qu’il serre les poings sur une pierre. Elle le chevaucha histoire de maintenir en plus son corps qui commençait à trembler au niveau de ses jambes. Cela remonta encore plus la robe et il eut une très belle vue.

Elle regarda Teshara, qui était en train de la reluquer sans vergogne, tout en se faisant la réflexion qu’elle comprenait parfaitement pourquoi son frère ne serait pas contre de se la taper. D’un côté, il n’avait pas spécialement dit qu’il voulait, mais en bonne frangine qu’elle était... « Tu es bonne en poison non ? Avec un surnom pareil de Cyanure ? Essaie de trouver un contre poison tu peux tester plusieurs truc, la morphine agit et il souffrira moins » Elle voulait que tout le monde fasse quelque chose. Pas de perte de temps. Une fois bien calé sur l’homme et surtout d’une manière à le bloquer et de pouvoir continuer, elle reprit son labeur. Surtout que la morphine venait d’agir et le corps de l’homme se défendait même si les tremblements continuaient. Elle avait l’impression d‘être sur un vibro… une mauvaise blague lui arriva en tête mais elle s’abstenu de la faire.

« Oui chef », fit la jumelle avec un sourire. Elle était trop gentille pour être honnête, surtout que la blonde lui rentrait dedans quand même. Isia hocha la tête, elle reporta son attention sur Candom. Celui-ci voyait très bien la position de la demoiselle et se gardait bien de faire une remarque pour une fois. S’il s’en sort il ne manquera pas de faire le paon. Il était simplement très très content de cette situation, un peu de bonheur dans son malheur ! Au moins s’il venait à mourir, il mourait heureux.

De son côté, Jacobs, avait la tête qui tournait et avait l’impression de voir des éléments étranges autour d’elle. La position de la doctoresse sur son soldat, la déconcerta à nouveau, surtout en voyant clairement les callipyges de la belle femme blonde… elle beuga à nouveau, sentant divers sentiments contradictoires. Elle avait l’impression de s’enfoncer dans une sorte de matelas sombre et instable. Elle avait de plus en plus de mal à lutter.

« Lieutenant, couvrez l’arrière », fit Pedge depuis sa position allongée. Elle était un peu ulcérée que la jeune femme soit dépassée par les évènements. De la voir plantée là à chercher des bouts de bois, elle ne comprenait pas… L’autre percuta et lâcha un « Bonne idée ». Et elle s’allongea pour couvrir l’arrière du buisson. Son regard parcourut les environs, mais elle commençait à voir trouble.

Teshara attrapa sa besace pour en extraire les différentes fioles de poison. Vu l’état du bras et du patient, le poison était en train de détruire les vaisseaux sanguins, provoquant certainement des hémorragies internes qui seraient de plus en plus conséquentes si on ne faisait rien. Elle plongea une seringue dans un flacon dans lequel se trouvait un produit jaune pisse, bien transparent. Elle extirpa une deuxième seringue de sa besace, et une deuxième fiole dans laquelle se trouvait… de l’alcool. Elle fit le plein là aussi, chassa l’air, parce que ce serait con de provoquer une embolie pulmonaire quand même.
« Je vais devoir lui planter dans le cœur, pour qu’il pompe directement dans les artères et propage l’anti venin le plus rapidement possible, sinon il est foutu. »
« Deux secondes je finie et je te laisse faire »


Isia avait presque finie et extirpa la bille de fronde de l’épaule avec la pince à épiler et la lame du scalpel... enfin ce ne fut pas une belle boule ronde, mais plutôt des éclats semblables a une coquille d’œuf qui déverse son contenu dans le corps. Cela avait été propre, même si elle avait les mains en sang. Du sang dégoulinait de la plaie se mélangeant avec la sueur du pauvre soldat. Elle jeta les résidus après l’avoir observé un peu, une arme redoutable… mais qui finit dans les buissons sans qu’elle la touche avec ses doigts.
Une fois fini, cela fut rapide, elle ajusta sa position, permettre à Teshara de faire son petit plantage d’aiguille. Isia, du descendre plus bas sur les jambes, puisque monsieur Candom était très heureux et cela se sentait dans son pantalon. La jeune femme, observait les mouvements de son homologue.

Elle semblait concentrée et sûre d’elle. Elle avait juste besoin qu’Isia se pousse ou lui laisse de la place. Quand elle obtint un créneau, elle approcha doucement l’aiguille, et d’un coup de main sûr, elle planta violemment avec son poing la seringue pour atteindre le cœur, fit son injection, et retira prestement l’aiguille. Candom poussa un petit cri de douleur, tout en se crispant de plus belle sur sa pierre et Isia dû maintenir encore plus les jambes du pauvre homme… quelle bourrine cette nana ! Teshara ne fit aucun commentaire. Elle savait que cela faisait un mal de chien, et elle savait que le venin neutralisé qu’elle venait de lui injecter allait le brûler de l’intérieur tandis qu’il nettoierait son corps. Elle espérait juste que ce serait compatible. Mais elle connaissait un produit qui provoquait les mêmes symptômes et il venait d’une espèce susceptible de vivre dans ce genre d’endroit… Ils seraient vite fixés de toute façon, ses veines allaient reprendre des teintes plus normales assez rapidement si c’était bien ça.
La deuxième seringue, elle se la réservait pour la blonde qui osait la diriger. On ne dirige pas Teshera Lays comme ça. Elle allait lui injecter une bonne dose d’alcool dans le sang, de quoi la rendre bien bourrée tiens.
« Dans moins de cinq minutes, on sera fixé. »

Isia hocha la tête. Elle pensait la voir retenter le plantage de la petite capote avec l’autre seringue… mais rien. Peut-être un autre produit au cas où, cela échoue ? Ou un autre petit remède de bourinette la blondinette ? Isia, n’aimait pas vraiment ce genre de méthode et ignorait si ce fut efficace et dans un sens valait mieux pour Cyanure. Puisque pour le moment, elle fait sa maline, mais elle le fera bien moins quand Isia lui sera passer dessus. Personne ne fait longtemps le fanfaron quand la chirurgienne est là.

Isia hocha la tête silencieusement, tout en regardant le corps de l’homme, se releva pour se mettre à côté de lui. Elle trouva du fil à recoudre et commençai à réassocier les chaires ensemble. Elle devait l’air d’un marié sanguinaire avec ses mains en sang, et son air complètement dépravé ! Elle dû finalement se remettre sur lui, puisqu’il bougeait dans tous les sens… Et Teshara n’aidait en rien pour le maintenir. C’est de mauvaise grâce, qu’elle se remit sur les cuisses du soldat, pour le maintenir et lui faire des points. Qu’est-ce qui ne fallait pas faire pour soigner !

Le temps s’égrena, mais rien. Teshara le savait, ça n’avait pas fonctionné. Elle se mettait un laps de temps de cinq minutes, mais normalement, en plantant dans le cœur directement, c’était bien plus rapide que ça. Du coup, elle avait délaissé son « patient » pour observer les résidus de coquille du projectile. Cela venait surement des Drakos, et peut-être que ce peuple récupérait les œufs trop petits pour être soit viables, soit couvés et il s’en servait comme arme… Allez savoir, les possibilités étaient multiples. Le poisson n’était donc pas venimeux, mais il présentait des caractéristiques similaires au regard des symptômes. La belle faisait mouliner son cerveau à toute vitesse. Elle n’avait rien pour faire un contre poison efficace, donc elle devait jouer sur le fait que les produits qu’elle trimballait allaient faire l’affaire. Sinon, il était cuit. La source de poison extraite, la propagation visible par le biais de la toile d’araignée noire qui dessinait son réseau sanguin semblait ne plus se progresser aussi rapidement. C’était déjà une bonne chose.

« Bon bon bon… », fit-elle pour elle-même en se désintéressant de l’œuf dur sauce sang d’atlante. « Tesh’ tu es un génie, alors réfléchie, réfléchie. », faisait-elle en mimant son frère plus ou moins, comme pour faire style qu’il était là à l’encourager. Au moins, elle ne donnait pas l’air de tenir à ce que l’homme meurt. A dire vrai, elle était devant une énigme et cela la stimulait. Elle faisait un bras de faire avec la mort, et elle comptait bien lui montrer qu’elle était susceptible de pisser la plus loin.

Isia continuait tant bien que mal son ouvrage alors que sa coéquipière de médecine mettait tous ses neurones en marche. La chirurgienne, n’y connaissait absolument rien en poison et n’avait rien de son équipement… cela aurait été allé plus vite avec sa petite centrifugeuse qui aurait trouver immédiatement les molécules nocives… mais là fallait faire à l’ancienne et elle ne pouvait rien faire, a part attendre… et la mixture de Teshara ne marchait pas. Isia avait horreur de se sentir aussi impuissante.

Teshara extirpa des fioles de sa besace. Il y en avait une quantité importante, toutes rangées dans des compartiments en tissu permettant leur stabilité, et garantissant leur intégrité. Une sacoche que son frère lui avait confectionnée, tout simplement, pour protéger les guiboles qu’il aimait tant. Il y avait de petite saloperie là-dedans qu’elle ne souhaitait pas voir couler le long de sa jambe parce qu’elles s’étaient cognées entre elles. Et là l’idée lui vint.

« Nom d’un Lays, je sais bordel ! Tu es un génie mon Blaze ! », jubila-t-elle en attrapant deux flacons. Les cinq minutes venaient de s’écouler, pendant lesquelles la douleur de Candom allait crescendo. Le pauvre devait sentir des millions d’aiguilles lui parcourir les artères et les veines tandis que le premier produit de la doctoresse faisait son passage, malheureusement sans effet. La morphine aidait, naturellement, mais ce n'était pas aussi salvateur qu'une anesthésie. Anesthésie qui n’aurait pas été possible de toute manière vue qu'il avait des constantes assez faibles. Il gémissait de douleur tandis que son front perlait de sueur. Et ce connard continuait de bander de voir la doc atlante et ses petites tenues affriolante sur ses genoux. « Il faut l’empoisonner ! », ajouta-t-elle le plus naturellement du monde à l’attention de la doctoresse sexy qui arrivait à foutre la gaule à un mort en sursis. Elle n’attendait pas spécialement de réponse ou de débat, aussi était-elle en train de remplir deux autres seringues.
Isia venait de finir les points à ce moment-là. Son regard se tourna vivement vers l’autre blonde. « Pardon ? » Elle attendait un développement. Teshara l’ignora superbement, ne voulant pas lui expliquer son raisonnement et la diversion vint du patient lui-même.

En même temps, Candom leva son bras valide et profita de l’attention détournée d’Isia pour lui attraper l'épaule. Déjà il descendait ses doigts flasques dans une lente caresse. Il allait directement vers sa poitrine tout en baragouinant : « Tu vas être gentille avec la capotte. Oh ?! » puis il fut surpris. « Un brocoli qui court ! » Il avait l’air surpris et effaré et son geste s'était donc arrêté. Par chance pour lui, Isia était en train de le regarder bizarrement et allait chasser ses mains avec violence. Manquait plus qu’on la tripote et ça serait le pompom de cette journée de merde !
« Ce que je lui ai injecté avant lui donne de la fièvre et il délire… » commenta placidement Teshara tout en tapant sur le bout de sa seringue pour chasser l’air.
Isia se décala, pour se mettre à côté… les tremblements reprirent de plus belle et les spams se propageait au corps… il allait faire une crise cardiaque à force.
« Ouai… il a de la fièvre, son cœur va lâcher… » Répondit froidement Isia. Elle avait horreur d’être aussi impuissante, mais elle ne pouvait rien faire…

« Et voilà, c’est prêt. » En fait, il n’y tenait plus. Elle DEVAIT raconter son raisonnement à la belle blonde Atlante. C’était plus fort qu’elle, il fallait qu’elle se la pète un peu et qu’elle la bluff un coup. Elle reporta son regard sur la chirurgienne, qui la toisait durement...
« A mon avis, son coeur va lâcher à force de bander pour toi oui. Dans cette tenue franchement, ce n’est pas étonnant... » Elle soupira un peu exagérément, avant de faire un geste de la main pouvant dire “passons”.
« Bah tiens ! Au moins, moi je sais viser ... » Petit tacle et elle fit le même geste agacé que Teshara pour dire “oui passon”.

« Je vais donc l'empoisonner. Ce que je vais lui injecter va détruire une partie de son sang… Il va lui en falloir en compensation, mais quelqu’un dans ce groupe doit bien être compatible avec son groupe… » Elle ne savait pas si les militaires avaient un moyen pour le connaître et elle s’en remettait à la chance. Mais effectivement, sur leur dogtag, ce genre d’information figurait. « Bref, le poison est dans le sang. C’est évident, c’est son mode de fonctionnement et de propagation. Bientôt, il va saigner par les pores de sa peau et on pourrait être contaminé. Si on détruit le support malade, et qu’on le remplace, sans source d’approvisionnement, ses reins vont filtrer et le soigner. Mais là, l’invasion est trop grande. » C’est qu’elle commençait à être vraiment loquace la donzelle ! Elle semblait passionnée par les effets de la toxine. « Ca réduira aussi l’effet du précédent contrepoison que je lui ai donné et sa température va redescendre. » Elle agita la seconde seringue, dont la couleur du liquide était différente de la première (celle rempli d’alcool était passée en arrière plan désormais). « J’ai le poison, et l’antidote, si bien qu’il ne mourra pas. Faut commencer la transfusion en même temps par contre. » Elle ne précisa pas qu’il fallait qu’elle dose vraiment de façon juste, sinon elle allait lui flinguer l’ensemble de son hémoglobine et là, il serait foutu pour de bon, antidote ou pas. Elle attendit une réaction d’Isia.
Isia écoutait attentivement… elle n’était pas vraiment emballé surtout que Candom avait le même groupe sanguin qu’elle, au vu de ce qui était marqué sur sa plaque : A+. Et elle devait s’y coller… dans les deux cas, ils seront fatigué « Faut renouveler combien de litre de son sang ? Puisque bon, on ne peut pas lui donner 3 litres sans que l’un des deux moeurs... » Elle réfléchit un peu….
« Le poison ne peut pas éradiquer tout bonnement l’autre poison en étant plus fort ? Dans le sens que ton poison est encore plus toxique et détruira l’autre et ton anti venin résoudra la situation ... »

Teshara secoua négativement la tête. Elle aurait pu se foutre de la gueule de la doctoresse mais elle ne le fit pas. En fait, elle était à fond dans sa démonstration. « Il peut, mais il va éradiquer le sang en même temps. Le problème reste le même… Il faut plusieurs donneurs, idéalement. »

« Vous vous en sortez ? », fit Pedge en se tournant vers les deux femmes pour jauger de la situation. La militaire était transie, mais elle n’en laissait rien paraître malgré la chair de poule qui la vrillait. De toute façon, elle était trop concentrée sur les alentours pour ressentir la fraîcheur. Elle espérait que les deux docteurs allaient réussir à le stabiliser pour qu’ils puissent repartir vers la porte. Comme le disait le contrebandier, les primitifs allaient surement leur couper la retraite, mais la situation n’était pas critique tant qu’ils ne se faisaient pas attraper. Il serait aisé de faire une diversion.

Isia hocha la tête, cela avait pu paraître bête mais sur le coup, elle aurait préféré éviter de faire une transfusion en pleine forêt et caché dans un putain de buisson ! Et puis elle s’en foutait de l’avis ou non de l’autre folle. Et Pedge arriva à ce moment-là, telle un chevalier pour sauver sa princesse… elle tombait bien.
« Vous tombez bien. Vous êtes de quel groupe sanguin ? » Lança t’elle en direction de Pedge, tourna sa tête, toujours accroupie proche de Candom, sans avoir fait quoique ce soit pour améliorer sa tenue. Le pauvre homme, était dans un autre monde et chantonnai des chansons de cul… délirant complètement.
« Les doctoresse ont les aiment quand elles font des caresses… et non quand elle vous pique avec le bout de leur piques… » Isia leva les yeux au ciel.

Pedge jeta un coup d'œil à Candom en plein délire. Manifestement ça ne s’arrangeait pas. Elle reporta ensuite son regard sur Isia avant de déclarer : « Je suis A+. ». Elle ne posa pas de questions inutiles. Si on lui demandait son groupe sanguin c'était qu'elles cherchaient à transfuser le jeune homme. Si elle était compatible, alors elle donnerait. Tant pis pour les tests sanguins pour savoir si le donneur portait une saloperie dans son sang, le bénéfice risque mettait dans la balance une équation toute simple : du sang, tu vis, pas de sang tu meurs. Du sang contaminé tu vis, pas de sang contaminé tu meurs. Il ferait sans doute une prise de sang en rentrant mais en attendant il devait rentrer vivant. Après, médicalement parlant, Pedge ne traînait rien de spécial et ce n'était pas les prises de sang bijournalières pour la contrôler à l’alcool en début d'année qui avaient révélé quelque chose.
Candom en avait rien à faire et continuait son petit délire fredonné. « Allen a bonne haleine, Laurence ne mérite pas la potence, Jacobs… Jacobs… Le lieutenant est un marrant ! » Il commençait à brayer de plus en plus fort.

« Bien nous sommes toutes les deux compatibles avec lui. Il faut lui faire une transfusion. Un litre chacune. Pas plus, sinon on saura trop fatiguée. Et le litre restant, Candom se le régénéra tout seul comme un grand garçon… hin ma capote ? comme la moelle épinière ne semble pas touchée. »
« Voui, comme un grand qui hisse son mât pour voyager sur de nouvelle mer !!! Hissez haut !!! »
Bon, il était parti sur les océans du désespoir d’une folie que personne ne lui enviait. En fouillant dans les kits, il y avait deux tubes souples de perfusion rapide avec le mini kit… décidément celui de Candom était super complet. Isia installa celui de Pedge puis le siens avec des gestes sûres et surtout très rapides.

« Faudrait qu’on étende nos propres kit de soin comme celui d’Alexis. Y a du favoritisme. », fit Pedge avec la bouche boudeuse en s’installant. Néanmoins, elle restait tournée dans la direction qu’elle couvrait depuis toute à l’heure. Elle mis son fusil d’assaut entre ses genoux, les jambes repliés, prête à s’en servir si besoin. Hors de question d’avoir une surprise pendant la transfusion. Isia eu un petit rictus en accord avec Pedge.


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Dans le buisson, tout est bon !
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN



« C’est bon ou on attend qu’ils nous tombent sur la gueule ? », fit Teshara impatiente.
« Bah oui ! . » Lança Isia agacée.
« MORTS AUX CONS !! », gueula soudainement Jacobs en se redressant dans le buisson épineux. Et elle s’élança dans le sous bois comme une furie. Pedge s’était retournée rapidement pour voir ce qu’elle branlait, et elle faillit arracher la seringue qu’elle avait dans le bras.
« Lieutenant !! », fit-elle avec une lueur d’horreur dans les yeux.
« Et merde putain ! », ragea-t-elle. Elle se mit sur ses genoux.
« Allez y, prenez ce qu’il vous faut, faut que je la rattrape ! ».
Elle n’était pas sûre d’y aller et de laisser Isia et Candom seuls avec la sœur du contrebandier. Le dilemme était grand, et pour une fois, Pedge manifestait des signes d’impatience.
« J’injecte. ». Elle ne lui planta pas dans le cœur cette fois-ci. Elle planta directement dans l’artère qui remontait vers l’épaule et le bras meurtri du jeune homme. Teshara était imperturbable comme-ci le départ soudain de Jacobs était dans l’ordre des choses.

Il manquait plus que ça vraiment… Isia était fortement agacée. « On ne peut pas aller plus vite que le sang . » Il fallait donc attendre… les deux aiguilles étaient plantées dans le bras de Candom, qui commençait à recevoir son renouvellement de sang.
Le poison agissait très vite et le sang contaminé d’une couleur noir, était en train de sortir… et cela se traduisait par des vomissements de la part de Candom devant lui en position assise et de deux entailles que lui avait faite Isia sur le bras sans transfusion. Bref ce fut affreusement répugnant et il fallait avoir le cœur sacrément accroché.

Tout le monde était en train de s’énerver. Dans le lointain, des tirs se firent entendre, ce qui augmenta la pression sur les épaules du groupe. Même Teshara fermait sa gueule, c’était pour dire. La militaire ferma les yeux un instant, avant de se décaller avec précaution pour reprendre sa veille, diminuée par un bras immobilisé. Elle devait conserver son sang-froid (pas pour Candom), afin de protéger les deux docteurs et le soldat blessé. Elle s’occuperait de Jacobs plus tard. Pour calmer l’ambiance et focaliser tout le monde sur un objectif, elle fit le point.
« L’idéal serait d’attendre la nuit. Avec nos lentilles, on aura un avantage sur les locaux. Ca permettra de chercher Jacobs quand on aura un abri mieux que ce trou. ». Malheureusement, la militaire allait devoir survivre seule pour le moment.
« Vous faites ce que vous voulez, mais dès que mon frère revient, je me casse. », répondit la blondasse avec une moue. Elle injecta l’antidote dans l’intervalle, nullement atteinte par les vomissements et le sang de Candom. C’était hardcore pourtant. Même Pedge ne regardait pas, préférant surveiller la forêt. La militaire ne répondit pas à la jumelle. Ce serait jeter de l’huile sur le feu et cristalliser la tension ambiante en une dispute futile qui ne conduirait qu’à leur capture.

Isia ne répondit rien, se contentant de soupirer mais son esprit n’était pas en reste niveau sympathie pour l’autre blonde. Elle n’aimait pas donner son sang, elle avait une tension assez basse, à peine 9 et on lui avait toujours refusée les dons du sang. Pour cette raison et si par malheur elle disait qu’elle aimait les femmes, ce fut un « non » direct et non diplomate. On a beau parler de l’avancement de la médecine, niveaux mœurs il y a de quoi faire avec cette fichue peur du sida. En parlant de ça, elle pouvait se rassurer que dans l’expédition tout le monde était sain et sans saloperies. Les nombreux tests étaient là pour ça et le suivi drastique des membres pour les missions aidaient à une bonne santé. Enfin bon… le temps était long.

Si Candom ne reprenait pas des couleurs, la toile noire avait nettement diminuée. Elle était même en train de s’estomper. En tout cas, il s’était tû, et il ne délirait plus, avachi mollement, il avait fermé les yeux et respirait doucement. Sur la bonne voie en tout cas. Son corps commençait à reprendre une teinte normale et au bout d’une trentaine de minutes, le corps du jeune homme semblait revenir à ce qu’il était avant. C’est à ce moment-là qu’Isia estima que Pedge et elle avait donné environ un litre. Il devait avoir quelques centilitres en plus. Elle se retira le cathéter et se mit un coton désinfectant ainsi qu'à son doudou et un pansement par-dessus le marché. « Vous avez du sucre dans votre équipement ? » Sinon la suite allait être une catastrophe... Des malaises… déjà que Jacobs étaient en train chasser du « con »…

Le temps s’égrena lentement. Pedge vit passer chaque minute de cette foutue demi-heure. Elle ne disait rien, son attention fixée sur les bruits de la forêt, ainsi que sur l’environnement proche, maintenant sa posture assise et droite, prête à tirer sur le moindre bouseux. Elle espérait que Jacobs s’en sortent. Quand Isia lui enleva le cathéter, elle fit aller son bras pour délier le muscle. « On a des barres énergétiques, ça fera l’affaire », fit Pedge en attrapant cela dans sa poche de gilet tactique. Elle avait limite la tremblote mais elle ne s’en formalisa pas. Elle semblait fatiguée. Isia aussi. L’américaine en tendit une à sa pouliche préférée qui dévora la barre rapidement. Elle entama la sienne en cherchant celles que Candom avait probablement sur lui également. Cela allait faire du bien de les mastiquer, surtout suite à la perte de sang. Pedge en profita pour en proposer une autre à la chirurgienne. Elle en gardait pour Candom, naturellement.

Un bruit se fit entendre dans les buissons et dans le feuillage. Quelqu’un approchait, et Pedge se raidit, reprenant son arme dans ses mains pour la pointer dans la direction adéquate. Elle n’hésiterait pas une seconde si c’était un emplumé.

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MessageSujet: Re: "Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type Lun 9 Oct - 17:06
Siur ma route oui ! On rencontre que des ennuis !
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN



Pendant ce temps : À plat ventre dans la végétation, Naalem rageait intérieurement. Il fit demi-tour cherchant un endroit qui pourrait être intéressant… non loin, il y avait des roches… et en courant il découvrit d’anciens tunnels Drakos, qui menaient à des galeries souterraines dans la roche. Il fallait passer par là, surtout qu’il n’y avait aucune trace d’empreintes nulle part. Aussitôt, il repartit vers le groupe. Silencieusement. Il s’était absenté pendant une bonne trentaine de minutes si ce n'était plus. Quand il revint, tout le monde était à cran et il manqua de se prendre un tir de la bergère !
« Tout doux la tigresse ! » fit-il en éloignant le canon du Colt M4 de sa tête. « J’ai trouvé un ancien tunnel Drakos qui mène vers une sorte de colline rocheuse. On va essayer de se planquer là bas. La porte est gardée par les indigènes. » Son regard toisa les autres et notamment Candom qui semblait se remettre petit à petit en toussotant et en essuyant le sang de sa manche. Il semblait revenir de loin.

Pedge redressa son arme. Heureusement qu’elle n’était pas sensible de la détente sinon elle aurait pu en coller une au contrebandier. Il ne s’était pas fait attraper, c’était déjà ça.
« Ils sont nombreux au niveau de la porte ? ». Il fallait prendre un maximum de renseignement. Néanmoins, le fait qu’il est potentiellement trouvé une cachette était bon signe.
« Ouai… énormément je dirais au moins une cinquantaine et ils semblent faire des rondes dans les environs. C'est fou, comme ils se sont reproduits » Soupira Naalem.

« On a qu’à faire tout péter, et passer par la porte. J’en ai marre de cette planète Blaze…. », fit Teshara d’un air blazé.
Faites ce que vous voulez, mais on ira de nuit nous. Nos technologies nous permettent de voir en pleine nuit comme en plein jour, on aura un avantage tactique considérable. », répliqua Pedge d’un ton assuré. Elle fatiguait sérieusement, et la perte de sang devait jouer.
Le grand homme blond regarda sa soeur… « Désolé soeurette mais ça ne va pouvoir être possible. La charge des bombes abimerait l’encodeur de la porte et on resterait ici à manger des colliers d’oreilles. J’ai repéré des montagnes rocheuses non loins, avec des terriers/grottes abandonnées des gros lézards, on va pouvoir se planquer là dedans, en attendant. » Fit il calmement.

Isia ne disait rien, elle attendait patiemment que cela se passe. Elle mangeait sa barre de céréale et surveillait l’évolution de Candom, qui reprenait ses esprits petit à petit. À dire vraie, elle était pleinement concentrée sur lui.
« Tesh… ça semble marcher, au moins tu n’as pas foirée ça, c’est déjà bien » Fit-elle d’un air piquant, juste pour emmerder la blonde, qui semblait avoir des envies meurtrière à base de poudre à canon, laquelle se contenta d’hausser des épaules avec toute l’assurance d’une reine, laissant penser par là qu’elle n’avait eu aucun doute quant au succès de l’opération. Par contre elle était clairement contrariée à l'idée de ne pas pouvoir dégager tout de suite de cette planète de merde.

« Ca va le faire ou pas ? » Cela était plus pour s'assurer que l’autre pignouf allait pouvoir marcher que de la véritable inquiétude. Mais au vu de son ton, il avait mis une forme d’empathie qui pourrait laisser croire qu’il s’en inquiétait. Cela n’était qu’un leurre. Il avait appris à mentir sur ses véritables pensées depuis bien longtemps, afin de ne pas être trop monstrueux en société. Même si cela l'indifférait. Toutes ces normes à la con… Bref. Il devait se camoufler par moment et cela marchait bien. Parfois, il ne s’expliquait pas vraiment pourquoi, il aidait certain à survivre et d’autres non… comme cette Kara, il avait finalement pris en compte son cas et essayer de ne pas trop la mettre en danger. Pourtant, elle ne lui avait servi à rien au contraire de là pour ces Atlantes. Il ne savait pas vraiment quoi penser de ce genre de comportement et préférait ne pas y réfléchir de trop. Il agissait beaucoup par envie, alors ce fut un désir d’être altruiste. Peut-être qu’à force de bosser en équipe pour les soleils rouges, il commençait à en développer un ? Il ne sait pas trop. Il remarqua à cet instant qu’il manquait une personne… et merde elle est où ?
« Elle est où la frustrée ? »

« Ca devrait le faire dans cinq dix minutes ouais », répondit Teshara de mauvaise grâce.
Elle a foutu le camp dans la forêt. Elle délirait sûrement... », ajouta Pedge, répondant à la question sur Jacobs. Ca n’arrangeait pas leurs histoires.
« Génial comme si on avait besoin de ça en plus. J’irais la récupérer avec vous. A deux on sera plus efficace surtout si elle est dangereuse » Lança Naalem, ce n’était pas vraiment une proposition en fait. Mais plutôt une affirmation. Il préférait chercher de lui même l’Atlante, histoire de s’assurer qu’elle ne rameute pas les indigènes vers la planque. Et puis, s’il fallait dégommer la frustrée pour une quelconque raison, il serait le plus apte, l’autre soldat aurait du mal à tuer sa copine !

« Quand nous serons à l’abri, il faudra que je tente de la retrouver. » Car il était hors de question de partir sans le lieutenant. Les américains ramenaient toujours les leurs. Morts ou vifs. Mais Pedge avait le sens des priorités, et pour le moment, il fallait mettre en sécurité Isia et Candom.

Pendant l’intervalle de temps de cinq dix minutes évoqué par Teshara, Pedge en profita pour donner son arme de poing à la doctoresse. « Au cas où. », lui dit-elle en lui donnant, poignée devant. Elle agrémenta son « don » d’un couteau. Elle conservait les couteaux de lancer que la française lui avez offert donc elle pouvait se séparer de celui-ci. Isia prit le lot, un dans chaque main. De toute façon, elle ne pouvait les mettre nulle part ailleur.

Il fallait préparer Candom au transport. Il affirmait pouvoir marcher, mais courir… il allait falloir l’aider sous peine d'être ralenti. L'avantage résidait dans le fait que les autochtones pensaient qu'ils iraient à la Porte. Pas qu'ils se planqueraient dans la forêt.

« Ok, allons y. Vous ouvrez la marche le contrebandier. Je vais soutenir Candom. Isia vous couvrez l’arrière, et la frangine mon côté opposé. »
« Si je veux ouais », répondit Teshara. Pedge l’ignora royalement. Ils allaient avancer, pas trop vite pour que le soldat blessé puisse suivre. En adoptant une allure plus coulée, ils pourraient limiter les bruits et passer inaperçu. De toute façon, les recherches étaient cantonnées au niveau de la porte. Mais bon, les locaux connaissaient parfaitement la forêt, et il ne serait pas déconnant de tomber sur une patrouille, ou sur un éclaireur isolé. Le mieux serait de le neutraliser en silence sous peine de rameuter toute la troupe.

Naalem hocha la tête… il regarda la bergère puis soudainement Isia qui était à moitiée à poil… Eh bah, elle était pas mal, même si ce genre de constat était hors sujet. Il la regarda quelques instants avant de se détourner à contrecoeur, se disant qu’il aurait bien le temps de se rincer l’oeil plus tard. « En avant ! »

Le convoi se mit en route. Teshara faisait l’électron libre, mais malgré tout, elle gardait le côté opposé de la formation que Pedge ne pouvait pas surveiller. Elle faisait juste style qu’elle décidait par elle-même, mais bon. La texane soutenait sans peine le jeune homme pour le moment, mais elle savait que plus le temps passerait, moins elle serait endurante. Elle espérait donc que l’abri ne soit pas trop loin et que le chemin n’était pas trop escarpé. Bien sûr, il y aurait des embûches liées à la forêt luxuriante, mais c’était négociable sur un terrain plat. Candom tenait son arme de poing de son bras blessé, son bras valide étant passé autour du cou de sa comparse. Il ne serait pas bien efficace, mais c’était à prendre quand même. Hormis des toiles d’araignées, ils ne croisèrent pas grand monde. La forêt était silencieuse de bruits humains, par contre, les bruits ambiants de la faune et de la flore étaient bel et bien présents.

Isia marchait à sa place, surveillant quand même l’état de ce pauvre Candom. Elle frissonnait de temps à autre, sa faible tenue, même avec la veste de Pedge, ne lui garantissait pas de quelconque chaleur en plus. Elle essayait de rebaisser le plus possible sa robe, afin de cacher ses sous vêtements que tout le monde avait pu voir. Cela n’était pas de la pudeur, mais plus par « maniaquerie », elle se sentait affreusement sale et son corps était douloureux à certain endroit. Mais, elle préféra ne pas y prêter trop attention pour le moment. Marchant sans rien dire, observant le paysage ou le sentier, pour ne pas chuter bêtement. Même s’ils étaient pourchassés, il fallait avouer que l’endroit était beau … dommage qu’il y avait des consanguins dedans.

« C’est encore loin ? », questionna une Pedge en sueur. Heureusement qu’elle avait filé sa veste à Isia. Sur leur droite, un cours d’eau semblait s’étirer. On l’entendait plus qu’on ne le voyait mais il semblait rugir par moment. Peut-être y avait-il par endroit quelques rapides. L’ex béret vert nota cette information dans son cerveau, en prenant des points de repères. L’eau ne serait pas un luxe.

« Non » Fit Naalem sans se retourner, il s’arrêta soudainement… et fit un signe de main pour que chacun se la ferme. Une patrouille d’indiens était non loin… et heureusement qu’ils étaient dans la végétation sinon les emplumés les auraient repérés. Il fallait contourner… Naalem, se tourna vers Pedge, elle était en sueur…
« On va contourner. Passe-moi le paquet … tu en chies grave là. » Et il mit son épaule sous celle de Candom, le soulevant, heureusement qu’il était puissant. Et sans demander son reste, ouvrit la marche. En silence le plus total… Pedge ne se fit pas prier. Par fierté elle aurait pu refuser mais elle savait qu’en matière de survie, partager les tâches et économiser ses forces n'étaient pas un luxe. Elle en profita pour se décaler un peu pour couvrir les flancs et essayer de garder à l'œil la patrouille ennemie.

Et là, il y eut un cri… digne d’une valkyrie en rage ! Des bruits de tirs et d’agonies.
« MORTS AUX CANARDS !!! » Jacobs, maquillée comme un GI Joe, fonçait sur la petite troupe d’indiens, qui fut décimée sans aucune forme de procès ! La femme rigolait toute seule d’un air fou ! peut-être était folle avec sa fièvre ?

Naalem se tourna vers Pedge un regard ombrageux, se doutant que la petite brune serait une tentation pour elle… après au cas où il préférait lui dire cela que de la choper de manière complètement impromptue pour la faire avancer. Il avait sa sœur à foutre à l’abris et puis les deux autres là. Ils avaient tous besoin de reprendre des forces.
« N’y pense même pas la Bergère ! Laisse là, faut que les autres soient en sécurité avant de choper la dingotte de service ! » Ils allaient perdre du temps sinon.
Isia attrapa le bras de Pedge, pour continuer la route, cela était horrible d’avoir une compatriote si proche, mais valait mieux la laisser seule dans son délire. Elle était dangereuse.

Elle était juste là mais tellement inaccessible. C'était plus le fait qu’Isia lui attrape le bras que les mots du contrebandier qui fit que la texane ne se précipita pas à la suite de Jacobs. Il avait raison. Elle était complètement barge et la raisonner nécessiterait trop de temps… Peut être qu’avec les heures et les minutes qui s'écouleraient, elle redeviendrait elle-même. Pour le moment elle faisait une très bonne diversion tout en réduisant le nombre de troupe ennemie, tandis qu'ils mettaient tout le monde à l’abri.

« Avançons. », ajouta-t-elle simplement, avec un geste de menton vers la direction dans laquelle ils avançaient. Cela convenu à Naalem, qui réajusta sa position pour soulever un peu plus Candom. Le pauvre homme était encore dans les nuages et même s’il était plus du tout délirant, il était sacrément las. Afin d'économiser son énergie il se laissait faire sans la moindre contestation. Autant se reposer correctement. Pedge resta près d’Isia, ne cherchant pas à s'éloigner ni à rompre le contact. Celui allait très bien à la doctoresse qui lui maintenait encore le bras.
« Vous tenez le coup ? »
« Ça va… on aura de quoi écrire sur notre rapport… quand je pense que cela était à la base une mission « soft ». » Lança Isia en parlant très bas. Cela était pour éviter de se faire repérer. De nombreuses fois, elle frissonnait mais la marche la réchauffait par chance.
Pedge lui mit un petit coup d’épaule taquin. « C’est pas la lune de miel que j’espérai », fit-elle pour faire une allusion à leur deux bagues qu’elles portaient toutes les deux.
Isia eu un grand sourire fortement amusé par cette petite remarque qui tombait bien. Cela dédramatisait la situation merdique dans lesquelles elles étaient.
« On se rattrapera à la prochaine sortie… Nous irons chez les Püntas… »
« Je n’y suis jamais allée, mais pourquoi pas. », répliqua Pedge avec un petit hochement de tête, contente d’avoir fait sourire la jeune femme qui marchait à son bras.
« Au moins là bas, on peut se faire des câlins sans être observé » Oui, vu le tactile des Püntas entre eux… deux “reines” qui se câlines seraient vu comme un élément normal et non sexuel et quand bien même, ils prônent la reproduction, donc si deux “reines” font ça, c’est que chez les “sangs poils” c’est possible.
« C’est que vous commencez à me vendre du rêve. J’adore serrer quelqu’un pour m’endormir », fit-elle en rappel à cette fameuse journée où elles avaient fait une sieste dans ses quartiers, l’une contre l’autre. Isia ricana doucement, lui donna un coup d’épaule. « Je sais bien. ». Pedge pouffa un peu en secouant la tête. Elle s’ouvrait un peu plus en sa compagnie, sans vraiment s’en rendre compte.

Isia râla un peu quand, le petit groupe du passer par un chemin boueux… elle avait horreur de ça ! Ses pompes inadaptées pour la marche se gorgèrent d’eau sale et les belles jambes de la belle finirent marrons.
« Qu’elle chiotte cette planète ! ». Pedge essayait de la maintenir pour qu’elle ne chute pas, mais elle ne pouvait pas faire grand chose d’autre pour améliorer le confort de la doctoresse, et quelque part, cela l’embêtait.

Naalem, ne semblait pas ressentir de fatigue particulière, le poids de l'autre homme était une simple formalité. Il avait l'habitude de porter une armure en mission et plus du poids de l'équipement, il avait une musculature suffisamment importante pour ne pas être retardé par un pauvre Atlante malade. De temps à autre il toisait sa sœur, parlant avec les mains dans un langage des signes, personne ne faisait attention à eux. Le discours était surtout destiné à savoir comment elle allait et de convaincre Teshara de ne pas jouer cavalier seule, les Atlantes étaient un bon moyen de survivre ici.

Teshara semblait en pleine forme elle aussi, comme-ci elle était dans son élément. Il était vrai qu’ils avaient baroudé tous les deux, allant d’endroit en endroit, dans des conditions souvent pires que leur situation actuelle. Elle lui répondait par la même méthode de communication, usant des signes qu’ils affectionnaient tant. Elle lui confirma qu’elle allait bien, et elle lui fit plus ou moins comprendre qu’elle avait dégoté un rencard avec la belle blonde atlante en échange de soin sur Candom. Elle comprenait également qu’il ne fallait pas se séparer d’eux, même si elle lui rappelait qu’habituellement, ils s’en sortaient très bien tous les deux.

Sur ce dernier point il était en accord avec elle. Il lui rappela même qu’ils s’en sortaient toujours bien quand ils étaient tous les deux et que cette aventure finirait bien. Cela n’était pas pour la rassurer d’une quelconque peur, mais un geste tendre envers sa sœur. Pour lui dire que tant qu’ils sont tous les deux en vies, rien ne peut les séparer ou leur arriver. On pouvait dire beaucoup de chose des jumeaux, mais jamais douter qu’ils s’aimaient profondément et d’un véritable amour qui allait au-delà du simple lien fraternel. Le fait d’être né au même moment leur donnait une osmose plus grande et un attachement tout aussi fort. Naalem répondit au sujet du rencard, trouvant cela étrange que cela soit accepté, mais bon, venant de sa sœur, cela avait dû être assez drôle comme situation. Il lui dit qu’ils verront si la belle blonde se rappelle de ce rencard. Lui, de toute manière ne serait pas contre, elle lui plaisait bien. Mais, bon, ce n’est pas le moment de draguer et il n’était pas dans l’optique de forniquer. On va dire, qu’il y avait pas mal d’élément qui vous empêchez de bander ! Même si cela n’avait pas eu l’air de gêner son « colis »… mais ça il n’en savait rien.

Elle était confiante sur la suite des évènements, car en effet, tant qu’elle était avec son frère, elle ne craignait pas vraiment les choses. Bon, il fallait reconnaître qu’ils étaient tous les deux d’une nature à prendre la peur et à se la mettre sur l’épaule. Une des caractéristiques de leur maladie mentale. Qu’importe, elle profitait de ce petit moment de complicité pour recevoir et renvoyer ses messages. Elle lui fit comprendre qu’elle avait eu un accord de la blonde, et que ça se passerait bien. Après, avec Teshara, il fallait toujours prendre des pincettes et Naalem le savait très bien, même s’il était un peu comme elle, à foncer. L’impulsivité des Lays. Légendaire sur certaine planète.
Naalem verrait tout cela et continua à échanger avec sa sœur encore un petit moment. Jusqu’au moment où, ils ne pouvaient plus le faire à dire vrai.


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MessageSujet: Re: "Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type Lun 9 Oct - 20:35
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Le petit groupe arriva vers la zone rocheuse et sans hésiter Naalem s'engouffra dans un tunnel. Il y en avait cinq tout autour d'eux et aucun ne se rejoignait. Le jeune homme blond sortit une sorte de lampe de poche et en tendit une à sa sœur. Il avait cru comprendre que les autres avaient des “lentilles” vision nocturne un truc dans ce genre-là. Bref qu'ils pouvaient se démerder. L'esprit scientifique de Naalem carburait à fond et il crevait d'envie d'en savoir plus. Mais, il n'était pas l'heure de débattre technologie, il fallait être attentif.

Tout le monde se taisait, il y avait de drôle de bruit par moment, signe que des indiens galopaient à toute haleine au-dessus d'eux en direction de la porte sûrement. La galerie était assez large, puis se resserrait pour ne laisser la place que pour deux humains côte à côte. La zone étroite était tout bonnement naturelle et point creusée par l'un de ces immondes lézards !

La galerie constituée de roche brune était très sombre, rien de bien étonnant et puis au bout d'une bonne dizaine de minutes, celle-ci semblait s'éclairer et le tunnel déboucha sur une salle de bonne taille, avec un puit de lumière au fond. L'endroit était calme, avec un clapotement doux et constant d'eau, puisque plusieurs petites cascades s'écoulaient du puit, pour se déverser vers un lac intérieur. Il y avait de la végétation, composée d'une herbe verte courte et moelleuse, des petits buissons fleuris et de petit arbre type palmier. Certain endroit était nu de végétation, offrant une pierre brute et un peu humide à cause de l'eau.

Naalem, déposa Candom, sur une petite pente douce vallonnée qui formait une sorte de siège recouvert de mousse non loin du lac. L'endroit était parfait, ils pouvaient surveiller l'entrée du tunnel tout en faisant un feu proche de la cascade et la fumée se mélangerait à la vapeur d'eau. Au vu de la vapeur, l'eau semblait chaude… une source naturelle ? Parfait pour un bain !
« Voilà, c’est sympa comme tout ! Si cette planète n’était pas habitée par des primates intelligents, je me ferai bien une cabane ici tiens ! Tu en pense quoi sœurette ? » Lança Naalem, qui venait de ranger sa lampe et posait ses deux mains sur ses hanches en toisant l’endroit.
« Ce serait le pied oui », lança Teshara qui était ENFIN positive. Elle regardait ici et là la décoration naturelle de la grotte. C’était vraiment superbe, un coin comme elle pouvait les aimer. Elle reporta son regard sur son frangin adoré avant d’ajouter : « Je pourrai aisément régler le problème des primates intelligents ». Elle tapota sa sacoche de ceinture pleine de poisons avec un sourire entendu.
Naalem pouffa silencieusement avec un petit rictus sadique « Combiné à un gros boum même... » Après tout vu comme ils sont atteint mentalement, ils ne méritaient pas de vivres ces indigènes !
Elle fit un petit geste théâtral avec ses deux mains pour mimer une explosion. Cela faisait toujours partie du show. « Tu sais que j’adore les gros boums », répliqua-t-elle avec une certaine forme d’amusement dans les yeux.
« Ah ça ! Et ça serait notre premier génocide » Lança t’il en ricanant.
« Ce serait un cadeau fantastique pour mon anniversaire ! » Qui était accessoirement celui de Naalem également. Tesh’ était manifestement emballée, même si on ne pouvait pas vraiment savoir si elle blaguait ou pas. De toute façon, ils étaient tous les deux dans leur délire tandis que les autres ne les écoutaient pas.
Naalem, fit quelques pas, suivit de sa sœur, histoire de pouvoir observer l’endroit tout en profitant de leurs petits délires à deux. « On en profitera pour amener le
“soumis” afin qu’il meurt avec les autres
» Tout en marchant, l’homme enregistrait le lieux pour le défendre en cas de besoin, ou définir là, où ils devraient mettre un feux ou dormir…
Teshara ne regardait rien que le décorum pour s’en mettre plein les mirettes. A l’évocation de Kerb, elle éclata de rire. « Oh non oh non ! On se le garde pour nous pour le faire souffrir ! Je veux voir son air ingénu disparaître et qu’il implore ! »
Il riait encore une fois « Oui… on le garde alors. On emenera Drudru alors »
L’idée de faire péter Drudru avec tous ces connards de consanguins était pas mauvaise, ils seraient libérés de son joug, même si au final, ils en étaient persuadés, ils étaient sous sa coupe uniquement parce qu’ils le voulaient bien. « Ils vont adorer sa petite barbe et tout, il va faire sensation. Je suis sûr que les prêtresses sont son style de femmes. », ne put s’empêcher d’ajouter Teshara. Druan allait avoir les oreilles qui sifflent.
Il est certain que le leader des soleils rouges devait avoir les oreilles qui sifflent, mais cela était habituel avec les deux jumeaux qui cassaient régulièrement sur leurs entourages.
« Arf… je n’espère pas pour lui… remarque ça doit bien se vendre au kilos… je suis certain qu’il doit avoir des espaces qui bouffe de l’humain. Enfin de la chair humaine et non de l’énergie vitale. »
« Oh il doit avoir des besoins sexuels quand même… pas que l’argent. Puis tu sais, les grosses, c’est comme les pantoufles. Tu sors pas avec mais tu es bien dedans. ». Teshara était en forme. Et elle était déjà en train d’imaginer Druan en train de sauter une prêtresse. Elle fit une grimace.
« Putain j’ai l’image en tête maintenant … Je préfères limite imaginer le soumis tiens !» Dit l’homme dégoûté après avoir bien rit quand même.
Teshara éclata à nouveau de rire alors qu’une nouvelle image lui venait en tête. « Vu les dindes, il peut leur faire un fist avec sa tête de chauve ! » et elle continua à se marrer de sa propre connerie.
Naalem n’en pouvait plus, il se tenait le ventre il avait trop mal. « Tu es tellement dégueulasse sérieux ! » Il en pleurait même ! Teshara ne disait plus rien non plus. Elle avait pris un sacré fou rire, à en pleurer elle aussi. Elle se bidonnait tellement qu’elle en avait mal au bide, à l’instar de son frère. Décidément, ces deux là étaient vraiment trop tarés.


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Isia Taylor Laurence
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MessageSujet: Re: "Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type Lun 9 Oct - 20:44
Siur ma route oui ! On rencontre que des ennuis !
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN


Pendant que les deux jumeaux s’éloignaient pour parler projet diaboliques, Isia lâcha le bras de son doudou et déposa les affaires de Candom dans un coin (puisqu'elle les avaient prises, ne laissant rien derrière eux), pour se mettre aux côtés de Candom, ne prêtant nullement attention aux phrases des jumeaux, préférant voir si tout allait bien chez son patient. Celui-ci semblait être plus du tout à l’agonie et mâchait une barre de céréale.
« Faudra un bon bain pour la capote »
« Si vous m’accompagner Doc’ je veux bien »
« Non, sinon tu vas encore être toute chose. Enfin pour le moment reste tranquille et mange tu as besoin de te reposer »
« Ca ne changera pas de maintenant…. », dit-il penaud en jetant un coup d’oeil à son entrejambe. Il ne semblait pourtant n’y avoir rien de suspect, mais il semblait gêné.

Isia regarda aussi, ne voyant pas de boursouflure… faut dire que le pantalon cachait bien dans cette position… elle n’allait pas jusqu'à toucher pour vérifier. Elle l’avait déjà sentie une fois et elle ne tenait pas spécialement à retenter l’expérience pour la pudeur de l’homme. Oui oui, la doctoresse n’avait pas de problème à mâter. Elle en avait vu d’autre. Elle aurait rien dit s’il ne semblait pas être un tantinet mal à l’aise « Tu as quelques chose de gênant ? Ou c’est juste que tu es encore excité ? » Elle avait parlé plus bas et de manière pro, pour lui montrer la transition. Elle ne rigolait pas, elle voulait connaître s’il avait un problème et puis cela ne la dérangeait pas de parler de cela, mais au cas où d’avoir un effet secondaire… elle préférait demander.

Il ne savait plus où se mettre. Mais bon, le ton professionnel de la jeune femme l’incitait plus à s’adresser à la doctoresse plutôt qu’à la jeune femme sexy. Faire le mariole était une chose, mais maintenant qu’il fallait parler de son sexe, s’en était une autre. « Depuis que tu es passée sur mes jambes, j’ai… une bonne érection qui ne retombe pas... ». Il se tortilla un peu, mal à l’aise, avant de préciser : « Même pendant que je vomissais, elle est restée droite comme un “i” et pendant tout le trajet. Alors bon, je suis plutôt endurant, mais un mec normalement constitué aurait débandé rien que se faisant planter les aiguilles de transfusion dans le bras… Je ne suis pas sado maso, moi merde ! » Il essayait de dire qu’il n’avait pas d’envie particulière et borderline non plus. Et cela fit sourire doucement Isia, qui le voyait se dépêtrer a essayé d’expliquer qu’il n’était pas déviant dans ses pulsions sexuelles. Elle n’aurait pas à porter de jugement là dessus de toute façon. « Fin bref, ça se voit pas parce que je l’ai calée comme il faut, astuce de bonhomme, mais ça commence à m’inquiéter. » Une fois lancé, il ne s’arrêtait plus la capote.

Isia avait écouté attentivement le pauvre homme… avec ses explications elle déduit une chose assez simple…mais fort gênante pour lui. Le poison avait dû bloquer les muscles qui contrôle l'afflux de sang dans sa verge là maintenant toute fière…le fonctionnement chez l’homme était assez étrange, pour avoir une érection il suffisait que les muscles vers le périnée se détendent. Les tendre bloque le sang et donc l’érection. Il n’y avait que deux solutions, soit lui planter une aiguille dans la veine du pénis, soit lui manipuler les muscles pour les remettre en place. Elle n’était pas vraiment « chaude » pour faire ça avec une aiguille, tout bonnement parce que cela ne serait pas propre et pas stérile et cela l’embêtait de lui faire un autre problème à ce niveau. Elle n’avait donc pas le choix de lui coller la main dedans.
« Je vois… tes muscles ne sont pas tendus, le poison a du te les détendre d’où ton érection sans faille. Il n’y a que deux solutions, soit j’y vais à la main, pour te manipuler les muscles… soit je te plante une aiguille dans ta veine, mais cette solution n’est pas hygiénique et j’ai peur que dans un environnement aussi peu stérile tu finisses avec une inflammation. Donc on va t’éviter ça.
» Sont regard alla sur les autres, Pedge était partie faire de la reconnaissance et les jumeaux étaient plus loin en train de rigoler et de faire des projets futuristes. Personnes ne s’intéressaient à eux et tant mieux. Cependant, elle se décala sur l’autre côté pour éviter que les deux étrangers ne voient ce qu’elle allait faire. Cela allait la foutre en pétards si la blonde lui fait une remarque à la con. Et si Pedge voit, et bien elle était suffisamment intelligente pour comprendre que monsieur capote avait un problème et que cela n’était pas une gâterie. Son regard bleu se leva vers Alexis. « Je vais donc te tripoter pour faire cours. J’ignore si cela sera agréable ou non…la dernière fois que j’ai fait cela mon patient était endormi donc bon… Je te laisse déboutonner ton pantalon et le baisser un peu s’il te plait. » Elle savait que cela allait être gênant, plus pour lui que pour elle qui était en mode professionnel.

Candom était blanc comme un linge. Il n’était pas chaud pour le coup. Il appréhendait plus qu’autre chose. « Je vois oui, mais tu ne penses pas que ça va passer tout seul ?. » Voilà qu’il hésitait à voir une sublime jeune femme lui mettre la main dans le pantalon… Ses ancêtres comme il le disait si bien, seraient furieux !

« Je ne vais pas te mettre la main dans l’arrière train Candom… mais vers votre périnée. Tu as peur de quoi ? » Demanda t’elle simplement. Elle se sentait fatiguée de plus en plus. Et en plus elle avait froid.

« De rien, mais si je peux t’éviter ça, si ça passe dans une demie heure ce n’est pas grave, si ? » Il ne percevait pas l’état de la jeune femme. Il était centré sur lui-même, comme souvent quand on était un patient.

« Ça ne passera pas. Et tu risques d’avoir super mal et d’autres problèmes… je pense pas qu’une amputation te ferais du bien » Comme le fait d’utiliser trop de viagra par exemple… « Je suis médecin Candom, j’ai déjà mis mes mains dans des endroit plus cocasse. Ça te sera plus gênant pour toi que moi. Promis, je ne te ferai aucune remarque, des zizis j’en ai déjà touché pleins » Elle lui fit un clin d’œil essayant de cacher sa fatigue grandissante.

« Ouais je ne veux pas me faire amputer… Je serai renié par tous les Candom du monde ! » Il essayait de faire de l’humour en réponse à son clin d’oeil, et à la situation gênante. Il déboutonna son pantalon en prenant une grande inspiration. «Tu veux vraiment savoir ce qui me gêne ? », dit-il en défaisant maintenant la braguette pour offrir une entrée plus large. Enfin, il le baissa un peu, pour relever les fesses et offrir un accès plus simple au périnée. La bosse était clairement visible maintenant.

Isia hocha la tête, continuant à le regarder dans les yeux. Elle attendait qu’il fasse son affaire avant de toiser le second cerveau de cet homme, afin de ne pas renforcer la gêne. « Dis-moi »

Il devint rouge comme une pivoine avant d’oser admettre que : «Ben, je la ramène tout le temps, mais tu vas être la première à me la toucher... »

Isia beuga un peu… elle leva un sourcil… elle aurait rit d’habitude, mais là non… il n’y avait rien de drôle. « Tu es vierge ? » Cela lui paraissait tellement impensable ! Il était beau garçon, gentil et abordable, comment n’avait-il pas pu tremper son biscuit ? « Excuse-moi… mais comment ça se fait ? Tu es séduisant, gentil et avenant… beaucoup de nana aimeraient avoir connu ça… au lieu de leurs kékés à deux balles des plages… » Et puis c’est un soldat ! Ils sont réputés pour en fourrer des minettes des champs !

Son malaise n’était pas prêt de redescendre. Pourquoi est-ce qu’elle n’avait pas juste dit “ok” et qu’elle était ensuite passer à autre chose. Il balbutia : «C’est à dire que… J’ai pas envie d’en parler sérieux… Mais tu peux faire ça sans m’enlever mon caleçon ? » Il faisait sombre, donc la tâche sombre et gluante qui maculait son boxer à l’endroit même où se trouvait l’extrémité tendu de son membre n’était pas bien visible, mais cela faisait aussi partie du pourquoi il n’avait pas demandé si une bonne branlette lui serait bénéfique pour débander. Monsieur était précoce et dès qu’une femme s’approchait un peu trop de lui, il se lâchait dans son pantalon. Elles avaient toutes fuit jusqu’alors.

Oui cela était sortie toute seul… elle n’aurait peut-être pas dû lui demander pourquoi. Mais, elle était intriguée. Enfin bon, dommage pour lui, car elle n’aurait pas dit non, pour un soir comme ça. Enfin, faut voir le contexte, mais pour soulager une envie commune sans rien de plus, il ferait l’affaire… si seulement elle savait. Elle espérait qu’il n’avait pas une malformation, sinon, elle ne pourrait pas s’empêcher d’essayer de lui trouver une solution pour régler ça… le côté pro avant tout. La demande sur le caleçon lui fit penser a un problème plus grave ….« Navrée. Eh bien non… ça va être compliqué avec pour sentir tes muscles… »

Candom s’était fermé comme une huître. Il ne semblait plus se marrer ni rien. Il soupira un grand coup, ne sachant pas trop comment se sortir de ce sac de noeud. «Et si je me mets à quatre pattes, tu ne verras que mes fesses et tu auras accès à mon périnée. », finit-il par demander de but en blanc. Bon, ça commençait à devenir ridicule… Isia était secoua la tête doucement. Se mettre à quatre patte il avait vraiment un problème, pourquoi pas faire le poirier ? Elle en avait marre soudainement…Elle commençait même à s’impatienter. « Tu as une malformation ? Si non, j’y vais, car on perd du temps et je n’ai pas envie que l’autre connasse de blonde, vienne nous voir et pose des questions. Et que tu sois encore plus mal à l’aise que là… enfin qu’importe ce que tu as, dans tous les cas, c’est sûrement soignable avec notre technologie » Elle n’était pas agressive, plutôt calme étrangement.
Il sentait que Isia était pressée, et le prétexte blonde jumelle lui faisait comprendre toute l’urgence de la situation. Si elle revenait ici elle allait se payer sa tête. Il répondit un peu sèchement, en colère plus contre lui que contre Isia. «Je n’ai pas de malformation, c’est juste que pour faire descendre mon sexe, je me suis masturbé toute à l’heure mais ça n’a rien donné. Du coup, j’en ai plein le caleçon, voilà. » Il préférait encore raconter une énormité comme celle-là plutôt que d’avouer qu’il était précoce à cette femme qui transcendait tout sur son passage. Certes, si Isia réfléchissait deux minutes, il n’avait pas vraiment eu le temps de le faire, surtout discrètement. Enfin bref, plus elles étaient belles, plus il était émotif, et franchement, ça ne l’arrangeait pas qu’elle passe par devant, non seulement parce que la zone était sinistrée par sa semence, mais s’il commençait à trouver la situation excitante, ce n’était pas dit qu’il ne remette pas le couvert dès que la main de la française toucherait son sexe pour passer vers son périnée…. Enfin… il ne se voyait pas le cul en l’air non plus. Il râla, se maudissant puis finalement, il baissa son caleçon d'un geste brusque, montrant aussi par là qu'il reprenait du poil de la bête, et dévoilant son sexe tendu aux proportions admirables. Aussitôt, il l’attrapa, ainsi que ses bourses, et il releva ces dernières pour lui laisser l'accès au dessous. Il bascula légèrement en arrière pour faciliter tout ça tout en plaquant son membre contre son ventre non sans rentrer son gland brillant dans son fourreau de chair, afin de cacher l’ensemble un maximum. Elle n'aurait pas besoin de lui toucher comme ça, ou très peu lors de la manipulation car il ne pouvait écarter les jambes aussi facilement que ça à cause du pantalon et du boxer. N'empêche, les résidus blanchâtres dans son sous vêtement étaient maintenant visibles mais de toute façon, il avait tellement honte qu'il s’en foutait. Il ne disait plus rien, complètement vulnérable dans cette position. Il priait pour se contenir et il priait pour que personne ne se ramène. Il espérait que le stress favoriserait son maintien.

Isia l’écouta… elle ne prit pas pour elle sa soudaine colère. Elle comprenait aisément qu’il en soit irrité, faut dire que les hommes sont sensibles quand on leur parle de leur engin… et puis Alexis était vierge donc raison de plus pour qu’il complexe encore plus. Bref, si ce n’est que ça, elle allait lui trouver une infirmière, là l’autre Miranda qui arrête pas de draguer Panda… cette fille aime bien rendre service, donc elle ne serait pas contre de se faire un puceau. Enfin, pourquoi elle pensait à tout cela ? Elle s’égarait… comprenant la fin de la phrase. Ah il avait tripoté mister chevelu ? Toute cette histoire pour ça ? Eh bah… Ce n’est pas une mauvaise idée, mais complètement inutile. Elle ne réagissait pas vraiment, continuant à le regarder simplement. Elle finit par soupirer. Enfin, c’est grave de ne pas réagir, mais c’est Isia, elle s’en fou, qu’il se soit fait du bien. Et elle s’en contrefichait.

« D’accord. J’irais me laver les mains après » Dit-elle d’un ton monocorde. Elle commençait à être véritablement fatiguée et secoua la tête une nouvelle fois. Elle se demanda quand il avait eu le temps de se toucher… à moins que les frottements de quand elle le soignait avait déclenché un quelconque émoi et qu’il avait continué là… enfin, elle était avec lui depuis le début. Où quand il était porté par Pedge ou le grand blond… ça serait sale quand même. Donc elle l’aurait vu. Il était soit discret soit … bah soit il y avait autre chose. Enfin qu’importe, elle l’avait suffisamment bouleversé pour ne pas lui dire qu’il y avait un problème là-dedans.

La jeune femme, s'assit sur ses cuisses, attendant qu’il finisse de râler… et il se met enfin en « marche » pour lui permettre de soulager cette zone, si on peut dire cela ainsi. Niveau situation cocasse, cela commençait à atteindre des records. En attendant, elle se tourna, pour fouiller dans le sac du militaire et y trouver une sorte de produit désinfectant pour les mains. Elle s’en enduit les mains savourant un peu de propreté dans cet univers boueux. Elle ne fit pas gaffe à son geste brusque mais quand elle releva les yeux vers lui, elle eut un constat légèrement humain, de se dire qu’il n’avait pas à complexer là-dessus. Donc ce garçon avait ce qu’il fallait où il fallait. Enfin bref, cela ne la regarde pas. Elle dû descendre un peu son boxer pour éviter de toucher la zone humide. L’odeur du liquide blanchâtre était forte et elle n’avait jamais aimé cette odeur surtout quand elle était assez puissante. Enfin bon, elle prit sur elle se disant que cela allait être rapide. Elle toisa l’environnement, puis prit la veste de l’homme qui était non loin, pour servir de paravent, histoire que personne ne vienne mâter. Elle frotta ses mains entre elles, pour éviter qu’elles soient gelées. Une fois, un peu plus chaude, elle descendit vers la fameuse zone, calant sa paume de main sur celle du soldat qui maintenait ses testicules. Elle était obligée d’avoir un point d’appui, pour faire levier et avoir une meilleure stabilité. Elle fit quelques pressions, pour « trier » l’endroit et atteindre le bon muscle. Elle espérait qu’elle n’aurait pas à tâtonner longtemps, que ça passe vite autant pour lui que pour elle.

Il la laissa faire son petit business, préférant regarder le plafond pour ne pas voir de truc sexuel dans les gestes de la médecin. Mais pourquoi diable était-ce une bombe atomique qui allait le faire débander ? Ca ne pouvait pas être un petit chauve avec des dents en moins et un regard de pervers ? Il était sûr de débander rien qu’en le voyant ! Mais non, c’était une fille qui agrémenterait sûrement ses soirées solitaires. Il l’entendit se mettre du produit sur les mains, et quand elle se les frotta entre elles pour les réchauffer, il sentit son cœur cogner de plus belle dans sa poitrine. Il y avait ce bruit là… Elle mettait du lubrifiant ou quoi ? Merde… Il était en train de penser à des trucs de cul. Comme ce porno qu’il avait maté y a pas longtemps, avec cette infirmière qui venait soigner son patient et qui finissait par le sucer bien goulument. Quand il sentit la main de la jeune femme se poser sur sa propre main qui tenait ses testicules, il émit un râle et un « Putain de merde… » tandis que ses fesses se contractaient quelque peu. Sa main qui emprisonnait le haut de sa verge se contracta pour la serrer fortement, et pourtant, un liquide chaud, translucide et blanchâtre commença à suinter de ses doigts résolument joints. Il espérait qu’elle ne verrait rien. Il avait été discret au possible, mais c’était relatif. Il resta la tête penchée en arrière, attendant que ça se passe, espérant que ça ne coulerait pas le long de sa verge vers la main posée de la chirurgienne. Il se crispa un peu quand elle fit des pressions. Par moment, ce n’était pas très agréable, mais ce n’était pas douloureux non plus.

Le bruit du soldat et le mot très grossier l’alarma cela coïncidait parfaitement avec le moment où elle avait fait une pression… et en conséquence, elle retira sa main, levant le regard sur le visage de l’homme. « Je t’ai fait mal ? ». Cela serait présomptueux pour Isia de lui dire « mais non ça fait pas mal », elle n’en savait strictement rien. Elle ne vit rien de la petite affaire puisque contenu dans la main du soldat. Son autre main était toujours en maintiens de la veste pour éviter les regards indiscrets.

Il redressa sa tête pour la toiser. Elle le regardait. Elle n’avait rien vu. Il cogitait à fond. Elle allait surement s’en rendre compte, avec le nez la dessous. Franchement, qu’est-ce qu’il avait fait pour mériter ça ? Il se racla la gorge avant de dire, avec une certaine mauvaise foi. « Non, c’est le contraire. Je ne sais pas où tu as appuyé, mais ça m’a fait venir…. » Si tu croyais celle-là… C’était vraiment culotté, mais il pensait surement se dédouaner comme ça en la chargeant. M’enfin, c’était bien une réflexion de puceau dont le fantasme fonctionnait à fond. Si une femme était capable de faire éjaculer un mec juste en lui pressant une zone sur le périnée, ça se saurait ! « Je suis assez confu... »

Elle avait mal entendue… oui elle avait du mal entendre… et pourtant non, il venait de lui avouer ça… Sérieux... Elle resta complètement incrédule… c’est une blague ou bien ? Son regard alla sur les mains du jeune homme… non qu’il n’ouvre pas… Elle ne veut pas savoir. Mais… cela n’était pas franchement possible qu’il vienne en touchant là…elle a des doigt magiques ou bien ? Elle secoua la tête, elle ne voulait pas savoir et lâcha dans un ce fameux soupir un : « Pourtant ton point G n’est pas ici.... » C’est quand même dommage que cela n’ait pas dégonfler la zone quand même… Elle ne pouvait pas savoir, qu’il avait une imagination très productive le garçon.
Elle soupira, cherchant dans les poches de la veste, de quoi éponger mister lapin ! Elle trouva un paquet tout neuf, qu’elle s’empressa d’ouvrir pour lui en coller deux sur la main qui tenait le pénis. Puis repartie sur le périnée, que cela soit fini… mais maintenant qu’il avait eu sa petite émotion du jour, le muscle était à nouveau bien pénard et fallait qu’elle recommence, même si elle n’avait pas fait grand-chose. Elle reposa sa main, et continua les manipulations. « Tâche de penser à une truc bien répugnant… un Wraith qui te ponctionne par exemple, puisque sinon, je vais jamais arriver à te tendre ! » Alors hors contexte c’est bizarre… très même.

« Je fais ce que je peux... », soupira-t-il en ne touchant pas au mouchoir. Il n’allait pas s’essuyer devant elle quand même… C’était de plus en plus gênant. « Ma mère s’appelle Geneviève. Elle a les cheveux bruns, et des yeux marrons. Elle n’est pas très belle, mais je crois que c’est la plus gentille des mamans. » Il essayait clairement de se faire débander et il commençait à raconter sa vie à Isia, en parlant surtout de sa mère. Ce devrait être efficace. Il la laissait faire son job, tout en continuant de parler : « Quand j’étais petit et que je rentrais de l’école, j’avais toujours un gâteau maison qui m’attendait. C’était super, et quand je passais une mauvaise journée, tout s’effaçait à la maison. »

Il n’est pas sérieux là ? Elle releva un regard vers lui, lui faisant les gros yeux. Ce n’est pas avec son histoire de gâteau qu’il allait se calmer. « La mienne est morte dans un accident de voiture, quand on l’a retrouvée, elle avait les viscères à l’air et le pare brise en se brisant lui a coupé le ventre. L’autre voiture qui l'a percutée sur le côté a enfoncé la carrosserie tellement profondément, qu’il a fallu cinq heures au pompier pour récupérer le corps, mais ils n’ont pas pu laisser le corps intègre il fallut découper le bras... Ce n’est pas avec tes gâteaux que tu vas te calmer » Cela était entièrement vrai, c’est peut-être ça le pire. Elle continua les pressions et soudainement, elle sentait que cela était sur la bonne voie. Elle soupira ajustant sa main, qui glissa le long de la sienne, sans qu’elle y fasse gaffe. Elle se pencha un peu plus. « C’est sur la bonne voie ! » Dit-elle contente. Il n’avait pas intérêt à penser à un truc coquin !

Il fit la grimace alors qu’Isia racontait son histoire dégueulasse. Est-ce qu’elle disait ça juste pour l’aider ou était-ce vrai ? Il n’en savait rien. Il misa plutôt sur le fait que c’était faux. Elle ne pourrait pas dire ça avec un détachement aussi naturel. Bref, pour le coup, ce n’était pas du tout excitant. « C’était juste un prétexte pour parler de ma mère. Je n’allais pas m’exciter en pensant à ma génitrice quand même… Mais bon, ton histoire marche aussi... » Il sentait que la tension dans son sexe était entrain de retomber. Il allait enfin retrouver une allure plus normale. Il se crispa quand sa main effleura la sienne mine de rien. « Oui c’est sur la bonne voie, mais ne me touche pas je t’en supplie... », couina-t-il.

Oui cela était vrai, Isia aimait beaucoup sa mère, mais avec le temps, elle avait su faire une part de détachement et ce fut la mort de celle-ci qui l’avait entraîné dans une spiral auto destructrice. Et cela lui avait appris à pouvoir en parler de manière aussi sale si besoin. Pourtant ce ne sont que des détails des rapports médicaux. « Tant que ça marche, c’est le principal » Et puis son histoire de maman et de gâteaux ça la pompait grave. Elle souleva sa main, essayant de pas toucher celle du jeune homme. Elle retenu un commentaire, comme quoi ce ne fut qu’une bichette mais bon. Soudainement, le muscle se tendu et pouifffff le pénis de l’homme commençait à descendre. Isia, eu un sourire. Finalement, ce ne fut pas si long.
Elle retira sa main, lui tapota sur la cuisse. « Bah voilà! Pas d’amputation ! » Et sans plus attendre, elle se leva recouvrant l’homme avec la veste. Elle se mit devant lui se tournant, pour s’étirer, engourdie pour regarder l’endroit… et regarder où sont les autres.

« Merci… Je vais avoir peur de bander maintenant. », répliqua-t-il, penaud, les deux mains sous sa veste. Il pouvait enfin s’essuyer tranquillement, à l’abri des regards… En parlant de regard, le sien fut immédiatement attiré par les courbes et le décorum vestimentaire qui drappait la jeune femme qui venait de passer quelques minutes entre ses jambes. « Et si je rebande, je fais quoi ? », dit-il sentant que ça n’allait pas tarder à repartir si elle restait là à se trémousser devant lui. Il était pire qu’un adolescent en rut. Au moins, d’un point de vue mécanique, tout allait bien !

Isia tourna la tête, elle n’avait pas vraiment réagi à sa première phrase, mais la seconde, l’intrigua. Il n’était pas en train de lui dire que ça marchait pas ? Enfin si c’est ça, elle va désespérer …
« Tu as eu ton problème lors du poison, donc c’est ça qui t’a bloqué. Maintenant, tu fonctionnes normalement. Donc, si tu as un autre émoi, tu le gères comme tu le fais d’habitude. Et si ça se bloque tu me tiens au courant. »
« D’accord… merci Isia. », finit-il par dire, espérant qu’elle allait s’éloigner. Il avait eu sa dose pour la journée, et franchement, il allait s’en souvenir de cette planète de merde.

Isia avait donc finie avec l’homme et elle rêvait de s’éloigner un peu et d’être tranquille. Elle se pencha, pour récupérer le flacon de désinfectant pour les mains, et s’en enduit celle-ci. Elle alla vers le lac sous le regard de plusieurs personnes. Elle mit une main dans l’eau et fut quand même surprise de la chaleur. Elle crevait d’envie de plonger dedans et de se débarrasser de cette boue et de toute cette saleté qui la prenait. Franchement… journée de merde jusqu’au bout et l’épisode de la capote vierge l’avait agacée… Son regard alla sur la nappe d’eau translucide, oui, elle allait se baigner elle n’avait que faire de se retrouver à poil devant tout le monde, elle n’avait pas vraiment de pudeur… le problème serait de remettre sa robe déjà bien abîmée.

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Naalem Lays
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MessageSujet: Re: "Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type Mar 10 Oct - 20:06
Chaotique vs loyal
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN


Naalem s’arrêta, voyant que l’autre blonde était près du lac à toucher l’eau de manière accroupie. Il donna un coup de coude à sœur pour lui montrer la vue. « Bon j’étais partis pour traquer de la dingotte et trouver de la bouffe, mais je pense que je vais attendre que la princesse se baigne tiens ! » Dit-il dans un murmure coquin. Pas de raison d’être privé du spectacle…
« Tu m’étonnes…. », fit Teshara en se tournant vers son frère pour lui mordre l’oreille avec affection, juste pour le chauffer un peu puisqu’il semblait tout disposé à mater l’atlante.
Il remonta son épaule et appuya sa tête, pour qu’elle le lâche. Elle savait très bien, que cela l’émoustillait, la coquine ! « Argh arrête ! Tu veux que je me casse ou quoi ? »
Teshara se mit à rire en descendant de la pointe de ses pieds pour se coller à son frère afin de l’emmerder. « Tu fais ton timide maintenant ?! »
« Ils y a des gens… ça me gène les gens ... », dit-il sur un ton enfantin pour lui bourrer gentiment le lard du bide.
Forcément, Teshara se dandinna pour éviter qu’il ne la chatouille.
« Pourtant, tu sais que j’adore qu’on me matte pendant... », rajouta-t-elle exprès. Il lui colla une claque au cul. « Tsssss tais toi va ! » Teshara se marra, mais elle n’ajouta rien de plus. Ils n’avaient pas de public pour rire de leur connerie, ça limitait un peu les choses, même si au final, c’était son frère son meilleur public et elle se foutait bien de ce que les autres pensaient. Pour jouer son frère lui coinça le cou dans son bras et lui ébouriffai les cheveux. Et la lâcha avec un sourire d’ange, pour continuer à explorer le coin. Teshara pesta pendant qu’il la tenait, mais quand il la relâcha, elle lui mit une tape gentille sur l’épaule comme pour lui faire comprendre qu’il était con.

De son côté, Pedge avait profité qu’Isia la lâche pour se faire une idée plus précise de son environnement. Une exploration rapide de la caverne lui apprit qu’il n’y avait qu’une entrée, celle par laquelle ils étaient arrivés. Néanmoins, il était fort possible de pouvoir pénétrer dans l’endroit par le puit de lumière, mais la chute serait douloureuse pour celui qui s’y risquerait, ou qui tomberait par mégarde dedans. Du coup, ce n’était pas stratégiquement menaçant. Il n’y avait qu’une zone à couvrir, et la texane était certaine que l’echo des cavernes leur apporterait la présence d’individus bien avant qu’ils ne les aperçoivent. Le contraire pouvait être vrai également, dans le sens où les gens qui viendraient dans leur direction entendraient sûrement le bruit des planqués avant de les apercevoir réellement. C’était à double tranchant.

Il n’empêche, le secteur était vraiment joli. Un havre de paix qui serait bienvenue dans tout ce tumulte. Ils allaient surement y passer quelques heures, et il fallait essayer d’emménager l’endroit au mieux pour que ce soit plus confortable. Au moins, les sources d’eaux chaudes diffusaient une certaine chaleur, mais cela allait vite devenir moite, à la manière d’un climat tropicale, et ils allaient vite se croire dans un hammam. Il faudrait donc faire un peu de feu pour les tenir au chaud et relativement au sec.

Isia préoccupait Pedge également. La doctoresse semblait à bout, épuisée, et elle ne tenait plus que par son mental. Un bain chaud lui ferait du bien, ne serait-ce que pour se décrasser un peu. Le problème tenait dans le fait que Candom et les deux jumeaux en avaient après elle, et même si la militaire ignorait tout du manque de pudeur de la doctoresse, elle estimait qu’elle avait le droit à un peu d’intimité. Le lac intérieur n’était pas très grand, mais il occupait une bonne partie de la caverne. Ici et là, des arbustes masquaient l’eau, poussant paresseusement dans l’onde. Ce serait un bon rideau. Pedge revint vers le groupe, son petit tour fait. Elle était rassurée sur l’endroit.

Elle attira l’attention de la responsable en second du pôle médical : « Isia. Venez voir. » Elle se tourna vers les jumeaux et Candom en attendant que la chirurgienne la rejoigne. Isia se radina curieuse de savoir ce que désirait Pedge... « Oui ? ». Pedge la toisa avant de reporter son attention sur le restant de l’équipe pour filer ses directives. Elle comptait bien lui répondre ensuite. La belle blonde attendit sagement, elle semblait fatiguée mine de rien, expliquant, pourquoi elle ne s’impatientait pas.

« Candom, surveillez l’entrée. Vous ne laissez entrer personne sauf Jacobs et nous. Vous… » elle se tourna vers Naalem et Teshara. « Il va falloir du bois sec et de l’eau potable pour tenir. Vous vous en occupez ? »

Naalem toisa la bergère qui commençait à donner des ordres. Il fit une petite moue, lui il voulait mâter quoi... Enfin qu’importe il haussa les épaules. Les Lays sont pas bon pour obéir de toute façon « Je comptai aller récupérer votre copine. Et chasser. Le bois il en a partout autour de nous. On a qu’à prendre les petits arbres là-bas» Il montra les petits arbres. Teshara fera bien ce qu’elle veut, après elle peut l’accompagner pour chasser de l’humaine et prendre de l’eau en même temps.
« Je comptai venir avec vous pour récupérer Jacobs… Mais il faut qu’on s’installe un peu avant. Chasser me semble inutile, nous partons dans quelques heures. », répliqua Pedge qui, en bonne militaire qu’elle était, détestait qu’on discute ses directives. Mais elle n’avait aucune autorité sur ces deux là.
« Débrouille toi toute seule si tu veux ton petit nid douillet la princesse, on a pas que ça à foutre nous. On t’aide déjà à récupérer l’autre bouseuse là, alors n’en rajoute pas. »



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DC : John SHEPPARD // Isia TAYLOR LAURENCE // Alexander HOFFMAN // écriture : LawnGreen
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Isia Taylor Laurence
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MessageSujet: Re: "Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type Sam 14 Oct - 17:50
Un peu de tendresse
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN


« Faites ce que vous voulez. », lâcha Pedge sans rentrer dans le jeu de la jumelle en se tournant vers Isia. « Venez, là bas y a un coin plus tranquille. ». Pedge entraîna Isia qui ne broncha pas, vers le bosquet qu’elle avait repéré. Candom était encore visible, ainsi que l’entrée, mais au moins, elle aurait un peu plus d’intimité pour se rincer. « Je crois que s’il n’y avait qu’elle, je l’aurai déjà descendu », finit-elle par dire, laissant libre cours à sa frustration d’avoir cette nana invivable dans les pattes.

Isia était bien contente de s'éloigner de l’autre blondasse qui lui portait sur le système aussi. Elle se sentait vraiment lasse et s’était mordue la langue pour ne pas balancer une vacherie à la remarque idiote de l’autre. Mais Pedge avait préféré ignorer et se casser la meilleure de solution pour ne pas finir en guerre. Isia jaugea le lieu et eu un sourire ravi d’être seule… seule avec Pedge sans personne pour venir les embêter. Elle avait besoin de faire son “ours” de s’isoler et de se détendre sans être regarder. Bon il y avait Pedge ok… mais bon, elle préféra l’avoir elle que quelqu’un d’autre. Et même si par fierté elle était en train de se dire qu’il fallait se tenir droite et inébranlable, elle sentait son corps lâcher doucement. Plusieurs fois, elle avait réprimé d’important frissons.
« Elle est casse couille oui. Après c’est une sociopathe, ils sont généralement chiant » Dit-elle en souvenir de la discussion avec l’autre médecin à deux balles lors du soin des prêtresses.

« Elle est odieuse surtout, et franchement, si elle me donne un prétexte... » elle laissa sa phrase en suspension, mais la fin était simple à deviner.

La belle jeune femme, s’approcha d’elle et lui caressa la joue avec un rictus assez doux. « Demain on sera sur Atlantis et il n’y aura plus de connasse odieuse. » C’est une manière de relativiser. Mais elle était d’accord, plusieurs fois elle avait eu envie de tuer l’autre blonde. Mais ce n’est que lui porter un peu trop d’intérêt ! Et elle ne méritait celui de personne. « Le frère à l’air moins chiant, c’est déjà ça. »

Sans trop le vouloir, Pedge plaqua un peu plus sa joue contre la main de la jeune femme. Elle était d’accord, vivement qu’elles rentrent, loin de tout ce bordel.« Oui, il est plus intéressant… En attendant, j’assure votre petit fessier, j’ai vu que vous assuriez le mien avec panache » fit Pedge en repensant à l’indigène qui était en train de l’étrangler avec vigueur et qui s’était vu transpercé d’une lame adroite. C’était une façon de lui dire qu’elle veillait sur elle. Tout simplement. Elle ne savait pas trop quoi penser du contrebandier. Sa soeur, c’était clair, mais lui… Il se servait d’eux parce que ça l’arrangeait, et elle ne lui faisait pas confiance. Cela dit, il était utile. Mais elle le garderait à l’oeil.

De toute manière l’homme avait clairement dit comme argument à sa sœur, qu’ils avaient besoin des Atlantes pour survivre, il semblait assumer ce fait là. Et puis, il avait cette franchise. Elle hocha la tête, sur le coup elle se sentait lasse et le sujet des deux jumeaux étaient un truc à évoquer plus tard…Elle se concentrait sur Pedge qui s'appuyait sur sa mains, elle lui caressa la joue avec son pouce « Oui, je n’aime pas qu’on embête mon doudou » Fis Isia avec un sourire pour lui répondre à son sous-entendu qu’elle avait perçu.

Pedge lui embrassa la paume de sa main, avant d’enlever son débardeur pour le poser sur une branche, non sans avoir défait son gilet tactique et par balle MOLLE. Elle était en brassière de sport, un soutien-gorge en plus confortable et en beaucoup moins sexy.
« Mettez ça après vous êtres lavée, ce sera toujours mieux que ce que vous portez actuellement. » Même si elle avait sa veste, ce ne serait pas un luxe. Bon, il n’était pas de première fraîcheur, mais c’était du provisoire. « Je vais me débrouiller pour vous trouver un pantalon décent... » Comment ? Elle n’en savait fichtrement rien.

Isia regarda Pedge sans broncher. « Et vous allez remettre votre veste ? Ou rien du tout ? Quant au pantalon… vous avez des couvertures de survie dans votre sac de militaire ? Je m’en ferai une jupe » Elle ne se rendit pas compte que son ton de voix était digne d’un robot sur le coup. Elle secoua sa tête, pour retirer la veste de Pedge et l’accrocher aux buissons.

« Je verrai bien. Si je pars chercher Jacobs, je reprendrai peut-être la veste, ce sera plus camouflant dans la forêt. Sinon je vous la laisse. Je n’ai pas froid. » Ce n’était pas tout à fait vrai, mais pour le moment, ça allait. L’eau chaude réchauffait la pièce, et la moiteur n’avait pas encore atteint la jeune femme. L’idée d’un bain était tentante, mais elle avait à faire. Isia hocha la tête, toujours aussi mécaniquement. « Je pensais aux couvertures de survie justement. Je vais vous en trouver une. »

Isia lui retenu le bras, pour la garder avec elle. « Non, plus tard, cela n’est pas urgent, restez. » Elle parlait doucement le regard un peu dans le vide avant de se secouer la tête et de reprendre des teintes plus humaines. Elle se rendait compte, qu’elle décrochait et se refusait à cela.

Pedge la considéra une seconde, avant d’hôcher de la tête. « Oui, c’est plus prudent que je reste », dit-elle avec douceur. Elle était inquiète pour elle, et la voir partir vers un ailleurs inexistant lui faisait peur. Il fallait qu’elle se repose.

En seule réponse, Isia sourit faiblement, la blonde ne savait pas trop comment retirer cette robe, mais trouva un moyen de la défaire sans la déchirer en morceau. Elle la laissa glisser le long de son corps, évitant qu’elle ne s’accroche à la parure de bijoux. Et en parlant d’elle, elle voulut la retirer… mais, elle ne savait pas trop comment faire, elle devait avoir une attache dans le dos ?
« Vous pouvez me décrochez ça ? Je ne sais pas comment ils m’ont mis cela et comment ça tient… Ils m’avaient assommé. » Elle se tourna… Isia était en sous-vêtements rouge carmin dentelle avec un tanga. Et cette fameuse parure de bijoux qui soulignait les parties de son corps comme un vêtement transparent et élégant. Le problème venait d’un autre élément que seule Pedge pouvait mirer à cet instant. La parure était maintenue par des piercing qui étaient dans la peau d’Isia… Les indiens, lui avaient fait quand elle était inconsciente, expliquant pourquoi, elle avait quelques douleurs dans le dos. Il y avait quatre accroches, deux sur l’épaule gauche et leurs terminaisons, proche de la hanche opposée.

Dans un autre contexte, Pedge aurait été folle de voir cette femme dans un ensemble aussi sexy. Elle était sublimée par la parure, et les sous-vêtements ajoutaient une touche de couleur des plus agréables. C’était presque regrettable de lui enlever pour lui faire l’amour… Dans un autre contexte. Pour le coup, même si la jeune femme admirait le boulot, elle restait pro. Son comportement était un peu plus centré sur Isia que sur elle-même, et la prédatrice qu’elle était habituellement avec la belle blonde avait tourné ses crocs sur l’environnement extérieur qui essayait d’atteindre sa pouliche préférée. Elle faisait tout pour essayer d’améliorer son quotidien actuel. Son ton de robot et ses épaules basses, même si elles restaient fières, trahissait de l’état d’épuisement de la française, et cela n’échappait pas à la militaire. Et pour cause, elle en avait poussé des gens, d’anciens civils devenus combattant dans une armée délitée, qui tentait de la reconstruire et d’apprendre des techniques de combat des américains pour la pérenniser et lutter contre des groupes rebelles armés. Elle les avait poussés jusqu’au bout, jusque dans leur limite, et ils avaient tous des comportements différents, mais le schéma restait le même. Le physique ne suivait plus, et le mental suivait rapidement.

Quand Isia se tourna pour lui demander de retirer la parure, Pedge cessa immédiatement de trouver l’ensemble esthétiquement beau. Il tenait dans sa peau par des pointes qui passaient sous son derme pour maintenir l’ensemble en place.
« Quelle bande de fils de pute », ne put-elle s’empêcher de lâcher entre ses dents. L’insulte fit tressaillir le corps d’Isia, qui était surprise et détourna un peu la tête, toisant Pedge d’un étrange air, comme pour lui demander ce qui se passait. Qu’avaient fait les indiens à son corps ? Elle se sentait monter une boule de stresse… elle avait été inconsciente un moment… et depuis tout ce bordel, elle avait mal à l’épaule et à la hanche. Cela avait-il un fichu lien ? Cette douleur, elle l’avait fait passer au second plan, mais plus ça va, plus elle la sentait de plus en plus présente et lancinante.

Pedge écarta d’un geste doux les cheveux blonds qui tombait dans son dos, pour les passer par-dessus son épaule droite. Elle avait ainsi plus de visibilité sur son épaule gauche.
« La parure est directement accrochée à votre peau. Des aiguilles sont plantés dans votre épaule et... » Elle suivit l’entrelac de fils argentés, pour arriver à sa hanche droite sous la peau frémissante de la doctoresse, qui ne ressentait surement pas dû désirs à cet instant mais du dégoût avec cette nouvelle. Tout comme Pedge qui était loin d’apprécier ce qu’elle voyait. Un peu au-dessus, les piercings étaient là également. Les plaies avaient saigné avec les mouvements de la jeune femme. « ... à cet endroit aussi. » fit-elle en appuyant sur sa hanche, mais pas directement sur les clous de peau, afin de ne pas lui faire mal. « Tenez les bijoux au niveau de vos hanches, je vais commencer par le bas. Je ne veux pas que le poids arrache de votre peau les aiguilles du haut. » Pedge prenait un max de précaution. Au moins, elle réfléchissait aux différentes possibilités si elle faisait ça ou ça.
« Quand vous êtes prêtes, vous me dites, je les retire. »

Isia resta interdite quelques instants, alors que la soldate lui montrait…touchait les endroits du crime. Ces indigènes avaient t’ils eues au moins la présence d’esprit de désinfecter les piercings ? étaient-ils propres au moins ? Et si elle se retrouvait avec une infection ? Une bactérie ou pire ? Une contamination ? Cette parure ressemblait à celle des prêtresses… elles devaient donc les garder à vie. Et si Pedge ne réussit pas à lui retirer sans lui arracher ? Devait ‘elle subir une autre douleur ? Se faire lacérer la chair ? Elle était en train de monter sur ses grands chevaux et imaginer tout cela dans son esprit de chirurgienne. Elle avait une respiration saccadée et essaya de se calmer. Elle respira un grand coup et ferma les yeux, se mordant la lèvre. Non, il fallait vraiment qu’elle se calme et ne pas s’emporter. Elle respira deux fois profondément et sentie quelque chose d’humide couler le long de sa joue… Immédiatement, elle chassa la larme d’un geste agacée et ouvrit les yeux toisant l’eau rageusement. Non, elle ne pleurait pas !
Elle posa sa main, sur son épaule, pour tenir les bijoux et lâcha quelques mots sombres. « Je suis prête. »

Elle doutait qu’Isia tergiverse longtemps. De toute façon, il fallait bien l’enlever. Quand Pedge eu son accord, elle tira la première attache doucement. Ce n’était pas du sadisme déguisé, simplement une forme de précaution. Rien ne lui disait que l’aiguille était droite. Peut-être qu’elle était courbée pour qu’elle tienne mieux dans la peau, à la manière d’un hameçon. C’est que la parure devait être lourde et il fallait que ça tienne… Et effectivement, l’aiguille faisait une courbe. Pedge soupira, concentrée à l’extrême, et elle suivit la courbe dans son retrait pour éviter de déchirer les chairs. Heureusement, il n’y avait pas de crochet au bout de la pointe, comme une flèche par exemple, qui aurait nécessité d’ouvrir la peau pour le retirer sous peine de tout arracher lors du retrait. « Et d’une. Il en reste trois… Ca va Isia ? Si vous voulez vous asseoir, n’hésitez pas. » L’idée même d’appeler à la rescousse l’autre toubib ne lui vint même pas à l’esprit.

Isia restait droite, elle avait remonté sa main serrée en poing, pour se le mordre. Cela n’était pas du tout agréable. Du sang coulait doucement de la plaie. Elle se sentait très fatiguée et l’idée de toucher le sol lui convenait, de peur que ses jambes lâchent.
« Oui, ça va. » Mentis -t-elle. La douleur était supportable quelques instants mais très très désagréable. « Je vais m’asseoir oui » Elle plia ses genoux, pour s’asseoir en tailleur, ne disant plus rien. Elle remit sa main sur le piercing et attendit la suite. La seconde entrave fut plus difficile à enlever et elle poussa un petit gémissement étouffé par son poing dans sa bouche.

Pedge n’était pas fière. Elle voyait qu’elle faisait mal à la jeune femme, et elle sentait toute la colère et la frustration d’Isia sous ses doigts. Elle s’était mise à genou derrière elle pour continuer l’extraction, et la deuxième fut plus difficile que la première. « Vous restez avec moi Isia ? », lui demanda-t-elle en déposant la parure délicatement sur le sol, permettant ainsi de la soulager du poids de celle-ci. Elle prit garder à faire en sorte que ça ne tirait pas sur les clous qui étaient dans sa hanche. C’était vraiment barbare et ignoble. Elle extirpa une compresse stérile de son kit de soin pour éponger le sang qui perlait des entailles. Elle essayait d’être douce, mais la douleur était là quand même.
« Ca va aller… Il n’en reste plus que deux et c’est terminé. On désinfecte tout ça. » Pedge se sentait obligée de communiquer, de lui dire ce qu’elle faisait. Elle prenait vraiment sur elle pour rester pro, mais à dire vrai, elle avait envie de la couver, de la rassurer, d’être présente, tout simplement. Elle savait qu’il y avait une part de sentimentalisme là-dedans, parce qu’elle avait déjà dû intervenir sur des plaies par balle sur des collègues, et elle avait nettement moins d’empathie qu’à cet instant. En fait, elle voyait réellement les tréfonds de la résistance mentale d’Isia, elle qui était forte et indomptable habituellement. Quelque part, elle était touchée que cette dernière se confie à elle sans retenu, qu’elle lui demande de rester et de s’occuper de ses plaies. C’était réconfortant pour la texane, et elle sentait que ça l’était aussi pour la française.

Isia tremblait par moment, elle avait un mal de chien ! Elle planta par moment tellement fort ses dents dans sa main que celle-ci commençait à avoir un goût métallique. Celui de son sang. Elle avait froid, elle avait faim, elle avait mal et elle avait de plus en plus de mal à contenir ses larmes. Elle voulait s’isoler pleurer et hurler un bon coup que personne ne vienne la voir. Mais, elle en avait plus la force. Sa fierté était en train de capituler. Elle fait la maline à jouer la femme forte et fatale… mais là à cet instant elle se sentait comme la dernière des connes ! Comme un boulet, comme inutile comme une faible ! Et le pire, c’est qu’elle voulait par-dessus le marché se blottir contre Pedge… se rassurer comme une petite fille qui a perdu sa putain de mère ! Isia déglutie difficilement et avec beaucoup d’amertume quand Pedge lui demanda si elle était avec elle. Elle ne répondit pas tout de suite, mais en retard, laissant la seconde phrase de la texane se terminer « Oui oui je suis …avec toi… continue » Dit-elle dans un murmure faible. Ne se rendant pas compte qu’elle venait de la tutoyer. Elle regarda son poing qui saignait doucement… elle trembla de cette main et la fourra entre ses cuisses, essayant de calmer et de faire la part des choses. Elle prit la parure qui s’était décrochée, l’observant essayant de se perdre dans sa beauté, une beauté douloureuse, mais tout aussi magnifiques… elle se sentait plus légère… mine de rien elle s’était habituée à son poids.

Pedge ne se formalisa pas de son tutoiement. Elle était au-delà de se rendre compte de ce genre de chose. Pour elle, elle était en train de faire souffrir quelqu’un inutilement. Elle aurait dû proposer de la morphine ou voir avec la jumelle si elle n’avait pas quelque chose contre la douleur, et ne pas se lancer dans une extraction à vif comme ça… Elle s’en voulait un peu. L’américaine était dure avec elle-même et elle avait tendance à projeter sa rudesse sur les autres en en attendant pas moins. Mais voilà, Isia n’était pas endurcie comme un militaire pouvait l’être, et il n’y avait rien de honteux à cela. Elle aurait dû également lui donner quelque chose à mordre, quelque chose d’autre que son propre poing, mais elle ne l’avait pas fait non plus parce qu’elle n’y avait pas pensé, parce qu’elle s’était dit que ses clous ne représenteraient pas une grosse douleur à enlever. Elle s’était trompée.
« Je continue », murmura-t-elle.

Les clous dans les hanches n’étaient pas simples à extirper. Ils étaient mis à l’envers de ceux qui tenaient les pans supérieurs du vêtement en bijoux. Il fallait que la belle se penche un peu pour qu’elle ait un accès suffisant à sa hanche sans trop devoir s’allonger sur le sol. C’était comme enlever un hameçon à un poisson, à la différence que la pointe incurvée ne comportait pas de garde-fou pour qu’il ne s’échappe pas. Ça allait mieux à enlever du coup. Elle commença donc à retirer le troisième clou.

Isia poussa un cri qu’elle ne put contenir. Plusieurs larmes s’écoulèrent de son visage. Elle baissa la tête ferma les yeux et grimaça pour contenir les autres vagues qui avaient trouvées une faille à la défense d’acier de la jeune femme. Elle voulait lui hurler dessus, d’arrêter mais ce ne fut pas possible. Son corps trembla avec violence, puisqu’elle luttait constamment contre son propre corps. La réaction de douleur d’Isia fit vriller Pedge légèrement et elle put l’entendre dire : « C’est bon, c’est bon, je l’ai, je suis désolée, je suis désolée ! Je reste calme, je me calme. Je suis calme » Pedge essayait de ne pas paniquer et ses répétitions vocales permettaient de se concentrer sur sa tâche en essayant de mettre de côté la douleur qu’elle était nécessairement obligée d’infliger à sa pouliche.

« Plus qu’un … finissez-en » Murmura Isia qui venait à nouveau de lui dire « vous ». Elle ne voulait pas d’excuse, fallait passer par là de toute façon. Le troisième clou fut retiré et Isia lâcha l’autre de sa main, elle avait besoin de mordre quelque chose et ce fut cette main intacte qui se fourra dans sa bouche. Elle soupira plusieurs fois et le quatrième fut surement le pire, puisque enfoncé plus profondément dans la chair. Elle eut beau essayer de contenir ses gémissements, que cela finissait en sanglot silencieux. L’eau inonda sa main meurtrie par ses dents et elle alla frotter ses deux mains ensemble puis ses bras comme pour se rassurer elle-même. Elle ne cessait de se répéter en boucle qu’elle était forte, qu’elle était au-dessus de tout cela que la douleur était une information. Mais, elle ne pouvait plus contenir ses larmes, qui roulaient le long de ses joues. Son maquillage coulait avec. Le maquillage des indigènes ! Elle se coupera un peu plus se tenant les bras, les cheveux le long de son visage. Elle ne maîtrisait plus rien. Quand enfin la parure fut retirée intégralement elle se laissa faire comme un pantin… elle est faible ! Et c’est ce qu’elle dit pour elle dans un murmure rageux. « Isia tu n’es qu’une faible… ».

Le quatrième clou fut pénible à enlever, tant pour Pedge que pour Isia, même si la douleur ne sévissait que d’un côté. Il était enfoncé profondément, et on aurait dit que la courbe qui s’incurvait était voilée, comme-ci il avait été tordu. Quand enfin elle l’extirpa, un saignement plus important que les autres vint accueillir la libération de la peau.« Vous avez été parfaite au contraire », lui lança Pedge doucement dans son dos en entendant son murmure enragé. Elle s’appliquait déjà à désinfecter avec ses produits de base, et à tamponner doucement avec une compresse stérile pour assainir tout cela. Ce fut rapide, car au final elle avait déjà traité les deux plaies de son épaule, et elle put terminer de retirer la parure de bijoux complètement pour l’étaler à côté de la chirurgienne qui était dans un sale état. Elle avait les mains en sang de s’être mordue, et elle pleurait abondamment. Toujours dans son dos, Pedge passa ses bras autour de la taille menue de la doctoresse pour venir attraper ses avant-bras. Elle remonta le long de ceux-ci dans un geste réconfortant, enveloppant la jeune femme dans ses propres bras, et elle arriva sur ses mains qu’elle saisit délicatement pour délier ses petits poings serrés. Alors, elle attrapa rapidement une compresse imbibée de désinfectant, et elle revient l’envelopper pour lui nettoyer les mains, notamment les coupures de ses dents. Ce n’était pas nécessaire, mais cela lui permettait de lui faire un pseudo câlin sans y paraître, ne serait-ce que pour la réconforter.

Isia se laissait faire tel un pantin. Elle était en train de ravaler fierté et rage en même temps et il y avait un embouteillage. Elle se maudissait de pleurer bêtement là…certes elle avait affreusement mal, mais ce fut aussi des larmes dues aux restes. À l'angoisse des virus, du viol, de ses indiens de merdes, de cette course poursuite et de la fatigue de son corps, qui n'avait pas l'habitude d'être autant malmener. Elle avait des bleus sur son corps, notamment au poignet quand elle s'était débattue farouchement. Elle avait été assommée plusieurs fois, elle avait mal un peu prêt partout. Ce n'est pas une guerrière, ce n'est pas un soldat et se faire passer à tabac deux fois de suite n'était pas dans ses habitudes. Et puis merde ! Courir dans cette forêt avec cette robe et ces chaussures qui lui tordaient les chevilles…elle retira les sandales dorées dans gestes brusque, avant de laisser Pedge la soigner. Cela était bizarre d'inverser les rôles.

Gauchement, Pedge ne savait pas trop quoi faire si ce n’était être présente et tactile. Son menton s’était posé sur le trapèze de la jeune femme. La tête de la texane touchait la joue encadrée de cheveux de la française, partageant ainsi son humidité douloureuse. Elle lâcha sa compresse pour refermer ses mains en passant ses doigts dans les doigts d’Isia, et elle la tira légèrement contre elle pour amplifier l’étreinte et partager, si ce n’était du réconfort, un peu de chaleur corporelle. « Je suis là maintenant, je ne les laisserai plus vous avoir... » Elle avait merdé une fois en les laissant l’emmener. Cela ne se reproduirait plus. L’américaine lui frottait doucement les avant-bras en la tenant contre elle, toujours dans une petite pression constante pour accentuer la sensation protectrice. Elle n’avait pas de pitié à lui offrir, simplement sa présence et sa douceur. C’était une femme bien trop digne pour avoir le droit à une quelconque forme de commisération, et elle lui avait prouvé quand elle s’était comportée tout à fait normalement avec la militaire après son retour de la Magna. Ces deux-là n’avaient pas à avoir de la pitié l’une pour l’autre dans les moments difficiles, elles gardaient cela pour les faibles.

La présence tactile de Pedge allait très bien à Isia, elle n’en demandait pas plus. Et surtout pas de réconfort verbal. Même si la petite phrase du soldat s’y apparentait. Isia, sécha ses larmes du revers de sa main et pouffa doucement. « Oui … personne ne peut lutter contre leur nombre… heureusement qu’ils sont pas futés » Dit-elle avec un semblant d’ironie. Elle s’adossa contre le torse de Pedge toisant le plafond. Mine de rien, cet endroit était beau et un instant elle avait l’impression d’être seule avec son doudou. Elle ferma les yeux, cette douce émotion était agréable. Pedge préféra ne rien dire. Cette forme d’ironie sonnait comme un aveu de faiblesse vis-à-vis de leur condition, et donc, de la protection d’Isia. Mais elle n’avait pas tort. Elle n’aurait pas dû se laisser aller à la rassurer comme on le fait avec une gamine. Elle est trop pragmatique et ouverte sur son environnement pour se laisser duper par quelques paroles réconfortantes qui sonnaient creux. Si les emplumés décidaient de se réunir et de les attaquer, le groupe qu’ils formaient ne tiendrait pas des lunes et elle n’aurait pas son mot à dire si jamais ils voulaient à nouveau capturer le docteur Taylor Laurence. Elle pourrait juste mener le combat jusqu’au bout quitte à y rester pour essayer de tenir parole. Néanmoins, en petit comité comme-ça, et avec une Jacobs qui faisait le ménage là quelque part, ils avaient une chance de passer inaperçu et de pouvoir s’enfuir. Il fallait juste tenir jusqu’à la nuit. C’était bien connu de toute façon. Les américains gagnaient leurs guerres une fois que le soleil ne les regardait plus. La Guerre du Golfe par exemple. Les Irakiens n’avaient aucune chance face aux chars états-uniens dotés de caméra embarqué à vision nocturne, et pire encore, de caméra infrarouge. Dans le désert, les combattants irakiens n’étaient que des lapins clairement identifiés dans le menu d’acquisition de tir des engins blindés. Pareil, les GI et autres marines œuvraient la nuit. Vision nocturne pour tous. On ne les voyait pas arriver. Et c’était comme ça pour toutes les guerres qu’ils avaient menées contre des populations technologiquement inférieures ou faiblement dotées. Bref. Du coup, mutique, elle préféra profiter du moment et elle ferma les yeux, bercée par la respiration déjà plus calme de la française.

Enfin bon, Isia ne pouvait pas rester là, comme ça, elle était sale et l’eau chaude lui faisait de l’œil. Ainsi, elle se détacha de Pedge, pour se lever, les jambes encore tremblantes. Elle tourna la tête vers la jeune femme avec un petit regard espiègle. Signe qu'elle prenait sur elle, pour donner un semblant de “naturel” « On va dans l’eau … » Ce ne fut point une question. La belle blonde, retira ses sous-vêtements carmin, qu’elle accrocha avec les vêtements de sa compagne d’aventure. Puis, pénétra dans l’eau qui était bouillante. Elle se laissa fondre dedans avec un sentiment d’allégresse. Elle avait envie de dormir… elle tendit une main, vers Pedge pour qu’elle daigne venir aussi.

Le “on” voulait bien dire ce qu’il voulait dire. Isia l’incluait dans la baignade. Pedge resta interdite en la voyant se déshabiller, et bien contre sa volonté, ses yeux papillonnèrent sur ses courbes qu’elle découvrait de visu pour la première fois. La vision fut éphémère car bientôt, elle était dans l’eau, et l’onde noire masquait entièrement son corps. Il y avait quelque chose de rassurant de savoir qu’elle ne pouvait pas être vue de l’extérieur dans le plus simple appareil, bien qu’au final, elle ne semblait pas avoir plus de pudeur que ça. Pedge se demanda si c’était parce qu’elles étaient à deux, entre femme, ou si elle était naturellement comme ça.
Elle n’eut plus vraiment de doute quant au fait qu’elle “devait” se baigner avec elle quand cette dernière lui tendit une main en guise d’invitation. « Je ne sais pas si c’est raisonnable. C’est tentant, je ne dis pas, mais imaginez qu’ils se pointent alors qu’on fait trempette… Et puis, il faut que j’aille chercher Jacobs. », essaya d’argumenter Pedge de manière guère convaincante dans son attitude d’habitude affirmée. Elle crevait d’envie d’aller la rejoindre, sans trop s’expliquer pourquoi. Est-ce que c’était pour profiter de la source d’eau chaude ? Pour profiter de la présence d’Isia ? Pour marquer son sentiment d’appartenance à elle ? La réponse était toute simple en fait. Elle avait envie d’aller là-dedans pour tout ça à la fois. Et cette envie se disputait avec le devoir.

Isia leva son regard azure vers la jeune femme l’exigence était dans ses prunelles, elle plia ses doigts pour insister sur le « viens ». Elle ne voulait pas vraiment négocier, puisque cela n’avait pas lieu d’être. Surtout que son doudou, mettait très peu de résistance.
« Tant pis, ce n’est jamais le bon moment, alors faut le prendre. Jacobs attendra, elle est peut-être déjà morte. »
Oui, sur le coup, elle voulait qu’une chose : qu’elle vienne dans cette eau et qu’elle puisse se coller contre elle. Même si elle ne l’avouera jamais, Isia en avait besoin, elle avait besoin d’un rocher auquel s’accrocher le temps que son corps reprenne des forces… son corps et son esprit qui partait en miette et qu’elle avait du mal à recoller.

Pedge aimait bien défier Isia, ne pas lui céder, la provoquer et se soustraire ensuite à ses directives. Elle avait un côté autoritaire naturel et elle l’exprimait clairement, comme à cet instant précis. Seulement, là maintenant, Pedge n’avait pas envie de la contrarier, ou de se contrarier elle, si elle voulait être honnête jusqu’au bout. Elle avait envie d’aller dans cette eau avec la chirurgienne. Et ce regard insistant quoi… C’était vraiment dommage qu’elles soient dans cette situation désespérée, sinon elle lui aurait fait passer ce petit regard exigeant assez rapidement. Quelque part, elle avait raison. Ce ne serait jamais le bon moment, et, bien qu’elle pensât Jacobs encore vivante, ce serait peut-être elles qui seraient mortes dans quelques heures, alors autant profiter de l’instant pendant qu’elles avaient un peu de répit. C’était juste histoire de se décrasser, et de soutenir la française déjà éprouvée. Ce serait con quand même qu’elle fasse un malaise dans la flotte sans surveillance, non ?

Ainsi, Pedge opina du chef. Elle posa un genou à terre, pour défaire les lacets de ses rangers et les extirper. Les chaussettes anti ampoule suivirent, puis son pantalon, dévoilant ses jambes. Elle était déjà en brassière, brassière qui rejoignit une branche d’arbre elle aussi tout comme sa culotte juste après. Elle n’était pas exhibitionniste, mais cachée par les arbustes, elle n’avait pas peur de se faire gauler. Puis de toute façon, Isia l’avait déjà vu à poil dans les vestiaires. Elle n’était pas pudique pour deux sous avec une autre femme. L’eau était chaude, agréablement chaude en fait et elle entra dedans assez facilement, allant rejoindre la belle blonde qui l’attendait manifestement. « Le sous-lieutenant Allen obéit aux ordres de sa pouliche, vous pouvez le graver dans le marbre », lança-t-elle avec une pointe de défi dans le ton.

En voyant Pedge obtempérer bien sagement, Isia eu un rictus satisfait. Au fond, d’elle et même si elle se refusait de se l’avouer, une pression lâcha. Et son regard resta sur la silhouette qu’elle avait déjà vue nu et qu’elle appréciait revoir. Dans leurs jeux, elles ne s’étaient que rarement dénudées pour ne pas dire jamais, venant d’elle. Et elle appréciait les courbes musclés de son doudou. Des muscles, qui allait servir à Isia et qui au fond de son ventre lui redonnait un semblant d’humanité avec une pointe de désir un peu incongru dans ce contexte.

La petite remarque emplis de défis de la soldate arracha un autre rictus au coin de la belle. Même complètement lassée, cela lui faisait du bien, que tout soit « comme d’habitude », les petites provocations gratuites par exemple. Isia prit la main de son doudou pour l'entraîner vers l’eau un peu plus profonde. Jouant sans le vouloir avec l’anneau qu’elle lui avait offert… anneau qu’elle avait toujours elle aussi a son doigt. Pendant le trajet qui fut court elle lui répondit sur le même ton piquant : « Fort heureusement, il aurait été dommage que je fasse un caprice »

Une fois, que l’eau était vers leurs épaules, elle s’arrêta pour se tourner vers l’objet de sa convoitise…enroulant ses bras autour de son cou et ne lui laissa pas le temps de répondre, qu’elle l’embrassa langoureusement, avant de détacher ses lèvres des siennes avec un soupir et coller sa tête contre le cou de la demoiselle. Elle ne dit rien, l’eau soutenait son corps et elle venait de trouver une manière agréable de se caler sans avouer sa faiblesse.

De se mettre nue devant Isia, volontairement et non parce qu’elle sortait de la douche fit bizarre à Pedge surtout que la française ne faisait rien pour cacher son intérêt. Si elle avait su, elle se serait gorgée de la voir dans le plus simple appareil. Qu'importe, elle espérait “convenir”, peut-être un peu bêtement il était vrai. Elle se glissa dans l’eau et aussitôt, la doctoresse lui attrapa la main. Cela provoqua une petite décharge d'adrénaline dans les veines de la texane qui en profitait pour balancer une petite réplique. De la sentir jouer avec sa bague lui donnait le sentiment de réaffirmer son appartenance à cette femme, d'une façon ou d'une autre.

Elle allait répliquer quelque chose, dans la plus pure tradition provocante qu’elles entretenaient à deux, quand Isia se retourna pour lui couper le sifflet en enroulant ses bras autour de son cou et de l’embrasser langoureusement. Le cœur de la jeune femme claque une pointe dans sa poitrine et elle ne put s'empêcher de pousser un soupir à l’unisson de la française quand leurs lèvres se décollèrent. Les bras de Pedge s’enroulèrent autour de la taille de sa vis à vis pour la maintenir tandis qu’elle s'appuyait dans son cou avec son visage. La main dotée de l’anneau de facture athosienne en pierre blanche remonta le long de l'arrête dorsale de la demoiselle pour venir se loger vers sa nuque, qu'elle caressa affectueusement, sous ses cheveux. Son menton vint se poser contre la tête d’Isia pour la serrer pleinement. Petit à petit, elle prenait conscience du corps de sa comparse lové contre elle, de ses formes contre les siennes. Elle sentait une pointe de désir se former dans son bas ventre et remonter dans sa poitrine affolée d'un galop qu’elle ne maîtrisait pas alors qu’elle se tenait juste dans ses bras. Elle n'avait pas spécialement envie de parler, alors elle restait tout simplement dans ses bras, les yeux fermés, concentrée sur sa pouliche.

Isia poussa un autre petit soupir de satisfaction et de bien-être. L'eau chaude sur ses muscles étaient affreusement agréable et elle était contre son doudou. Elle respirait son odeur et elle y trouva quelque chose de réconfortant et de calme… le calme qui vous donne l'énergie pour continuer. Oui, elle avait eu besoin de cette pause tendresse, elle en avait tout bonnement besoin et la prenait tout en la partagea avec la soldate qui elle aussi devait être éprouvée. Isia avait en tête encore quelques éléments de mai et ce fut la première mission de Pedge après ce triste événement. Elle frotta son nez contre le cou de celle-ci, fermant les yeux. Elle y était bien... très bien même, appréciant chaque geste et chaque respiration. Se sentir vivant, elles étaient là, vivantes alors qu'on voulait leur peau … cela avait un côté rassurant et inébranlable. Cela avait peut-être un côté bébête face à une militaire qui a connu bien pire, mais pour un civil aussi malmené cela avait un sens.
Elle cala ses deux mains vers le creux des reins de Pedge ne disant rien, elle n'avait pas vraiment envie de parler pour le moment. Une petite boule chaleureuse lui montait dans le bas ventre, en sentant chaque muscle et forme de la texane, l’une de ses mains remonta le long de la colonne vertébrale de Pedge, pour dessiner les lignes de sa musculature.

Oui elles étaient là, bien vivantes, dans cette eau chauffée naturellement, qu’elles contribuaient à réchauffer aussi de leur présence vibrante et passionnée l’une pour l’autre, et si Pedge était en mesure d’être debout aujourd’hui, Isia pouvait se gargariser d’y être pour quelque chose dans sa convalescence mentale lors de son retour de la Magna. Même si elle ne l’avouerait jamais ouvertement, sans la chirurgienne et leur lien spécial, Pedge ne serait certainement plus la même aujourd’hui. C’était un ensemble, bien entendu, qui avait fait qu’elle était là maintenant, mais dans cet ensemble, Isia avait été un rouage des plus salutaires pour la militaire. Tout comme elle avait besoin d’un rocher dans la tempête aujourd’hui, elle avait été le phare de la texane quand elle avait affronté les ténèbres ces dernières semaines. Ce n’était pas une mission simple pour une reprise d’activité, et ce n’était pas son cou qui allait dire le contraire. Si à l’heure actuelle, il était drapé des doigts fins de la doctoresse, un Ovidien avait bien tenté de l’étrangler, et elle en avait perdu tous ses moyens. Il n’empêche, ce mois de mai avait été riche en émotion, comme jamais auparavant dans sa vie. Entre son passage dans les mains d’une reine Wraith dans un croiseur, sa rencontre et ses combats avec Namara sur la Magna, Matt qui lui avoue être amoureux d’elle, son passage dans les équipes techniques du Dédale, plutôt mouvementé, sa tentative de démission, son rapprochement avec Isia au fil des jours, la jeune femme avait traversé un maelstrom d’émotions positives et négatives qui avait mis à mal sa carapace éprouvée par le temps. Elle n’avait d’ailleurs pas vraiment tenue en de multiples occasions, et son air si neutre et si blasé s’était fissurée maintes fois.

Sous les doigts qui parcouraient les muscles de son dos, en suivant l’arrête de son épine dorsale, Pedge se contracta un peu contre la française, qui ne pouvait que la sentir vue la promiscuité qu’elles avaient, accentué par la main d’Isia qui était venue se caler dans le creux de ses reins, avant que sa comparse ne se sauve pour faire de l’escalade le long du dos de l’américaine. Pedge avait toujours sa main sur la nuque de la blonde, tandis que l’autre s’était fixée dans le bas de son dos pour la maintenir contre elle. Elle était bien là, les yeux clos, appréciant les sensations corporelles qui la traversaient. Elle sentait poindre du désir, de sentir le corps d’Isia si proche, si accessible, mais en même temps, ce n’était pas aussi puissant que sur de précédente rencontre où elles s’étaient chauffées au fer rouge par des phrases et des actions provocantes. Elle n’avait pas envie d’elle là tout de suite, juste pour décompenser un coup, pour se soulager, pour éliminer la tension sexuelle qu’elles avaient fait monter régulièrement, non. Elle était plutôt en train de profiter d’un contact simple, où il n’y avait pas que les corps qui étaient à nus, mais aussi leurs âmes, unies pour leur survie, comptant l’une sur l’autre sur cette planète de bouseux. Les doigts sur la nuque de l’européenne la quittèrent pour remonter vers sa joue et son oreille, qu’elle caressa doucement. Elle poussa une petite inspiration non contrôlée, plus ample que les autres, alors que sa main crochetée plus bas se détachée de son point d’ancrage pour remonter dans le dos de la jeune femme. Elle la caressait doucement, lentement, de la naissance de ses fesses jusqu’à ses omoplates, et elle se payait même l’autorisation de descendre un peu plus bas pour dessiner du bout des doigts et de la paume de sa main, une des fesses de la française, dans la limite de la longueur de son bras. Elle ne pouvait pas descendre bien bas cela dit, mais cela lui suffisait. Elle voulait juste être tactile, elle qui ne l’était pas habituellement.
Et toujours sans un mot. Si elles étaient seules et dans un autre contexte, elle savait qu’elle lui aurait probablement fait l’amour. Ça n’aurait pas été du sexe bestial, violent et dominant, mais un moment de partage et de détente langoureux et planant, mu d’une certaine lenteur désopilante mais ô combien salvatrice pour le corps au bout du compte. Mais voilà, elles étaient en terrain hostile, dans un groupe. Ce moment d’intimité volé ne durerait pas éternellement.

Quelques baisers parcoururent l’épaule de Pedge, en réponse à l’envie tactile partagée des deux jeunes femmes. D’autres caresses chastes étaient ressenties dans le dos ou dans le creux de ses reins et ce moment de salut ne pouvait pas durer longtemps… malheureusement, il y avait une fin et cette fin était dite comme un gong.
« Bon… la bergère tu viens, si tu veux qu’on aille chercher ta pote c’est maintenant. Il y a moins de passage d’indigène dehors »
Naalem, qui venait d’arriver, cherchant Pedge pour aller quérir de la dingotte. Il regarda la scène sans vraiment la regarder. Il se fichait bien de voir les deux jeunes femmes enlacées ou non. La seule constatation qui entra dans son esprit, fut que la bergère avait bien raison de profiter de la bombe blonde durant quelques instants. Ils les avaient repérées depuis plus longtemps que ça. Et il avait fait traîner le découpage de bois pour ne pas débarquer comme une mouche sur un filet ! Ce n’était pas de la bonté, mais de la compréhension, il aurait aimé qu’on le laisse peinard quelques instants de plus avant d’être emmerdé !
Sans demander son reste il se tourna. « Je t’attends à l’entrée » Puis partit vers le lieu de rendez-vous.

Isia avait levée péniblement la tête un peu interloquée de voir l’homme… en toute franchise, elle avait un instant oublié tout ça et cette aventure. Elle soupira oui, elle ne pouvait rien exiger de plus. Elle embrassa Pedge avant d’essayer de se soustraire à elle pour ressortir de l’eau.
« Les bonnes choses ont une fin … je déteste cette phrase » Dit-elle avec une certaine nonchalence.

Pedge s’était contentée de toiser le grand blond, sans rien dire de plus. Il avait dû lire dans son regard qu’elle arrivait. De toute façon, il avait raison. Il ne fallait pas perdre de vu l’objectif “retour au bercail au complet”. Isia l’embrassa de nouveau, comme pour ponctuer cet instant de quiétude volé au boucan du monde. Elle la retint doucement par le buste encore quelques secondes, méditant sa phrase, puis, elle lui remonta une mèche de cheveux blonds en la toisant.
« Quand nous rentrerons, j’écrirai cette phrase sur votre corps avec du chocolat, ou de la chantilly, et je m’occuperai de la faire disparaître. ». Un peu d’humour empli de promesse pour lui remettre un peu de baume au coeur. Isia lui lança un regard gourmand. « Intéressant comme quatre heure … » Dit-elle d’un ton langoureux. Pedge se contenta d’hausser des sourcils avec un petit rictus amusé qui ne se voyait que très peu. Des promesses. Et elle les tenait, généralement.

« Restez prêt de Candom en cas de pépin, je ne pense pas en avoir pour longtemps. J’espère juste qu’il aura moins de soucis à se servir de son flingue qu’avec son fusil... ». Le sous-entendu n’était pas innocent, et cela signifiait que Pedge avait sans doute pu observer quelque chose alors qu’elle s’éloignait toute à l’heure. Quoi ? Elle n’en dit pas plus, avant de rejoindre le bord de l’eau. Elle n’avait pas grand-chose pour se sécher, aussi se rhabilla-t-elle trempée. Elle passa la veste sur sa brassière, laissant son débardeur à Isia. Pour les couvertures de survie, elle demanderait à Candom d’en laisser une à l’attention de la doctoresse. De toute façon, il fallait qu’elle le brief.

Isia ne savait pas ce qu’elle avait pu voir, mais elle ne dit rien pour sauvegarder la dignité honteuse de Candom qui avait dû être remis à “plat”.
« Oh… Tant qu’il tire juste, ça va aller je pense … et puis il adore ma compagnie » Fit-elle par ironie. Elle préféra rester dans l’eau, pour la simple raison, qu’elle désirait se laver plus en “profondeur” et retirer la boue et tout ce qui lui semblait sale. Son regard suivis Pedge et elle lui adressa un dernier rictus encourageant quand elle partit rejoindre les autres.

Se retrouvant seule, elle eut comme un effet de vide et de manque… elle se ressaisit pour se frotter énergiquement et savourer l’eau bouillante et essayer de canaliser ses pensées. Elle était fatiguée… dormir ne serait pas du luxe, elle irait faire cela près de Candom après son bain.

©️ Starseed

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Teshara Lays
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MessageSujet: Re: "Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type Sam 28 Oct - 15:04
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Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN


Suite au départ de Pedge et de la belle blonde, Naalem toisa sa sœur. Alala pas facile la cohabitation... En plus, on venait de lui voler la raison de pourquoi il restait là.
« Bon… j’ai plus de petit cul à mater. Et elle n’a pas tort en plus. Je vais chercher de l’eau, il doit en avoir dans les autres galeries. Tu viens avec mois ou tu fais le boucherons ou tu fais autre chose ? » Teshara a toujours été la plus difficile des deux. Quand Naalem n’a rien d’autre à redire ou pas d’arguments pour dire « non », et que l’autre à raison, généralement il ne l’admet pas c’est certain, mais va le faire puisque c’est logique.

Teshara lui rendit son regard. Elle ne semblait pas contente du tout et elle avait croisé ses bras sous sa poitrine. « Pffff…. », fit-elle. Elle regarda la militaire atlante emmener le jouet de son frère. Elle aurait été belle à baiser dans cette tenue… Bon, après un bain, bien entendu. « Faudra te consoler en matant le mien », finit-elle par dire, signifiant par là qu’elle l’accompagnait du coup.

« Ouai… marche en avant alors » Dit-il taquin en la poussant. Il avisa l’autre homme qui était encore allongé avec sa veste sur les jambes. Naalem, était interloqué par celui-ci. Il donna un coup à sa soeur en lui murmurant « Je te parie ton “bekein” qu’il ne fait rien de très chastes le gamin là bas...» Bekein était les beignets au chocolats qu’avait Renégats, Naalem en était dingue.

« Si tu veux, je déteste ça », répondit Teshara qui était passée devant, comme demandée. Elle n’aimait pas du tout les bekeins. C’était trop gras pour elle, et elle ne les digérait pas bien. D’ailleurs, elle ne comprenait pas comment son frère arrivait à s’en bourrer le bide comme ça. Naturellement, elle suivit son frère pour aller voir le soldat. Une situation cocasse avec du cul, c’était tout pour l’attirer.

Candom, désirait se relever pour exécuter l’ordre de sa supérieur, mais il était gêné puisqu’il était en train de finir d’essuyer les restes de ses émotions... quand il vit Naalem se radiner et le toiser d’un drôle d’air, il se sentit encore plus mal.

« Tu as du mal à te lever gars ou tu te touches ? ».
Pourquoi donc diable, il aurait caché son entrejambe soudainement avec les deux mains à cet endroit si ce n’est que pour se soulager d’une quelconque tension ?

Le concerné leva les yeux vers les deux jumeaux qui venaient d’arriver à sa hauteur. Ses mains se figèrent sous sa veste. « Quoi ?! ».Il prit des couleurs, un peu gêné. « Je m’en sors très bien, laissez moi tranquille vous deux. ».

« Ca va, ne fais pas le timide. Y a pas de mal tu sais. On est tous un peu tendu. », fit Teshara avec toute l’innocence du monde. « T’es pas moche en plus, je serai pas contre te donner un coup de main, si tu vois ce que je veux dire ». Au moins, elle n’y allait pas par quatre chemins, même si elle souhaitait plus se payer sa tête qu’autre chose, genre sa queue. Comme-ci elle sentait le puceau précoce à trois kilomètres. En réalité, elle n’en savait strictement rien, mais c’était tellement facile de l’embêter dans cette situation qu’elle fonçait.

Naalem le toisa d’un air amusé attendant sa réponse. « Soit je te lève soit elle te lève… Enfin l’un est quand même plus sympas que l’autre ». Il trouvait ça bien drôle d’emmerder le petit soldat.

« Je peux me lever tout seul.», grommela-t-il en tentant de remonter son pantalon discrètement sous sa veste. C’était tout sauf discret cela-dit. Mais bon, il n’avait pas trop le choix vu que les deux jumeaux ne semblaient pas prêt à se tirer.

« On voit bien que tu sais t’occuper de toi tout seul, hein Blaze. », fit Teshara sans bouger d’un pouce. Elle était tentée de se pencher et de tirer sur la veste, mais elle préférait faire planer la menace, c’était plus marrant.

Il toisa sa sœur d’un air déçu… « Je ne comprends jamais les homos… pourquoi préférer les pectoraux alors qu’une belle nana se propose si gentiment… alala » Il leva les yeux au ciel avec un geste des mains évocateur. Oui, ils sont horribles, mais après tout ? N’avait-il pas le droit de se faire aussi du bien en emmerdant leur monde ? « Brave garçon va ! Tu iras te laver les mains ... »

« Ca va, marrez vous. Vous êtes décidément trop cons», fit le pauvre gars de mauvaise grâce, en se redressant sur le côté, maintenant qu’il avait remis son pantalon sur ses hanches. Il le fermerait en se levant. « Vous avez pas autre chose à faire ? Je dois aller garder l’entrée, alors merci de me laisser tranquille.»

Naalem ricana clairement, il se fichait de sa gueule. « T’inquiète pas la jouvencelle, on te laissera faire le gardien tranquillement. » Il commença à s’éloigner en se marrant clairement. attendant sa sœur, pour aller chercher du bois et de l’eau. Il prit les gourdes d’eau qui trainait dans le coins, fouillant les sacs, pour en trouver d’autres.

« La prochaine fois, demande à ta copine blonde de passer l’aspirateur », fit Teshara en faisant un cul de poule avec sa bouche. Elle lui fit un geste de la main pour lui dire de laisser tomber, dans le sens “ferme là et débrouille” et elle s’éloigna pour rejoindre son frère.

« Elle était près de lui tout à l’heure, ça du l’émouvoir » Balança Naalem à sa sœur qui ricanna. Elle lui colla un coup de cul en passant pour se diriger vers une des galeries adjacentes. Il ne réagit pas, mais cela ne serait tarder.
Ils allaient bien trouver du combustible la dedans non ? Il y avait des petits arbres dans la salle, mais Naalem était plus partant pour dénicher de l’eau fraîche. D’ailleurs, sur le sol, près de l’eau, il y avait des algues séchées, d’une couleur noire, voir bleutée si on y regardait de plus prêt. Ca ferait un bon allume feu. Mais c’était hors de question qu’elle touche ça avec ses doigts. Peut-être demandé à Candom ? Il avait déjà les mains sales.

La galerie derrière le lac, était assez sombre et cela ne dérangea pas les jumeaux avec leurs lampes… ils leur fallut pas longtemps, pour découvrir un second lac, avec une même voûte ouverte sur l’extérieur… et encore des cascades… Une vingtaine de minutes à peine. En s’approchant, l’eau était assez fraîche, faut dire que l’endroit était plus profond encore… la roche devait maintenir l’eau gelée. Cela était un mystère à dire vrai, pourquoi un lac chaud et pas celui-ci ? Cela devait être dû à la géothermie de la roche, il ne serait pas étonnant qu’ils étaient proches d’un volcan et qu’une veine de lave devait couler en dessous du premier lac et pas du tout du second.
Il distribua des gourdes à sa sœur, pour qu’elle les remplisse tout comme lui. Machinalement, il but un peu d’eau pour la goûter. « Elle est froide mais bonne… »

« Elle est bonne si dans quelques heures tu n’as pas la chiasse », répliqua Teshara en l’observant. Néanmoins, elle commença à remplir elle aussi les gourdes. De toute façon, c’était la seule eau qu’ils avaient dans le coin, et le fait qu’elle soit bien fraîche était un gage de qualité. La source était proche et une cascade permettait aussi de penser qu’ils en étaient le plus près, surtout qu’ils étaient dans une configuration de terrain permettant de penser que le jaillissement de l’eau n’était pas loin. Du coup, il y avait peu de risque que cette onde filtrée par les strats du sol soit contaminée par un quelconque moyen. Genre animal crevé en décomposition un peu plus haut dans le lit de la rivière, pour ne prendre que cet exemple.

« Ouai… enfin je suis vigoureux tu sais bien » Dit’il en pure surenchère assez cocasse. Sachant bien que sa sœur sautera sur le sous-entendu et en fera son affaire. Cependant, il espérait aussi, ne pas avoir mal au ventre, cela serait encore une énième merde que cette plante leur offre en cadeau de bienvenue.

Il la connaissait bien, car elle pouffa quelque peu avant qu’elle n’ajoute, en toute innocence bien entendu. « Je sais bien, mais je ne sais pas si je me souviens. Ca fait longtemps. », répondit-elle taquine. Malgré tout, elle s’enfila une rasade d’eau bien fraîche. Cette planète était moite et ils se déshydrataient assez rapidement.

En réponse il ricana de plus belle « On fêtera notre exploit d’être encore en vie, ce soir » Lui dit-il avec une oeillades complice qu’elle lui rendit avec un sourire coquin.

Une fois ses gourdes pleines d’eau fraîche pleines, elle s’écarta de la cascade. L’eau chaude l’attirait davantage que la froide, et elle craignait que son frère ne la pousse dedans, pour le fun. Quoiqu’elle ne l’aurait pas mal pris, mais bon, si elle pouvait éviter de lui tendre des perches, autant le faire.
« Tu comptes vraiment chercher l’autre connasse ? Parce que je comprends que nous ayions besoin de ces types pour avancer, mais on n’a pas à faire le sale boulot non plus Naalem. », finit-elle par demander, pour faire un petit point sur la situation. Et franchement, elle aurait bien pris un petit bain peinarde avec lui. Attendre la nuit et s’éclipser, joindre l’utile à l’agréable, etc.

Par chance pour Teshara Naalem, n’avait pas ce genre d’idée en tête. Même si cela lui était passé par la tête, il n’avait pas envie qu’elle chope la crève dans une baignade improvisée dans l’eau glaciale. Et puis, il faudrait faire sécher les affaires et cela prendrait du temps. Du temps qu’ils n’avaient pas forcément, s’ils sont découvert.
Il comptait repartir vers le groupe, mais la question légitime de sa sœur, lui fit stopper son mouvement. « Oui. La bergère semble être la plus apte à se battre et nous aider en cas de besoin. S’il elle y va seule, elle va se faire buter par l’autre dingue. On ne va pas dire que l’autre mec qui se touche est dans un état favorable. Et puis, cela me permet d’évaluer les forces de l’ennemi, ainsi que le terrain. Si l’autre nana à dézinguée beaucoup d’indiens ou si son délire à en ameuté d’autre. Je te cache pas, qu’il en a pleins vers la porte et tant qu’il en a autant, ce n’est même pas le peine d’espérer prendre le large » Il regarda sa sœur puis continua « Et puis, ils ont dit qu’ils désiraient y aller de nuit, j’aimerai en savoir davantage sur leur technologie. Car nous, on n’est pas nyctalope et on a pas nos casques. » C’est la logique du jeune homme, avant tout, pour évaluer les forces de leur ennemi et établir un plan avec des informations plus fraîches que celles qu’il avait récoltées tout à l’heure. Cela servait leurs intérêts et la survie en groupe demandait d’autre concession qu’il était prêt à faire, comme chercher cette “Jacobs”, tant que cela lui apporte quelque chose à lui ou à sa soeur. Il pouvait pousser un peu plus loin la démarche et Teshara comprendrait encore plus. « De plus, cela permet d’établir un lien de confiance avec la bergère qui semble avoir prit la tête de leur groupe. Si elle me fait confiance, elle en parlera aux autres et si on se rencontre on aura moins de tensions et de questionnement … Et elle sera plus encline à me raconter quelques éléments, jugé bénin sur leur technologie » Oui de la manipulation, cela n’était pas mal aux yeux de Naalem, mais de la pure logique Lays.

Son raisonnement tenait la route. Il voyait toujours à plus long terme qu’elle, qui était souvent coincée dans l’instant, sans réel plan, comme toute à l’heure avec le lancée de bille. Les secondes précédentes son initiative, elle ne pensait pas du tout à ça, et elle avait agit une forme d’impulsivité qui la caractérisait parfaitement. Elle croisa les bras tout en écoutant ce qu’il avait à dire pour se justifier. Finalement, tout cela était logique et bien réfléchi.
« C’est dommage que leur médecin ait perdu ses accessoires… J’en aurai bien appris davantage moi aussi. Ce n’est pas juste... ». Elle n’était pas contente d’être à la ramasse et ça la faisait chier de l’avouer. Elle compléta : « On devrait être les plus évolués, et au final non. C’est con qu’ils soient coincés du cul sinon ça aurait été un bon spot pour améliorer notre quotidien, leur chez eux là. Enfin… Je vais essayer de faire moins ma chieuse pour ne pas faire capoter ton plan. ». Elle ne savait pas bien de quoi elle parlait quand elle évoquait “leur chez eux”, mais elle imaginait plein de choses avec son imaginaire fertile.

Il est vrai que la doctoresse avait perdu pas mal de sa robe et il ne serait pas étonnant, que la bergère la soulage du reste. La blonde était toute sale avec cette boue et n’avait pas vraiment de vêtement protecteur pour lui épargner cette crasse… Naalem se rendit compte que sa sœur ne parlait pas des fringues de la blonde, mais plutôt de son matériel. C’est de sa faute, elle ne fait que lui mettre des sous-entendus sexuels et donc il ne pense qu'à ça après. Mais bon, tant pis.
« Ouai…ça doit les faires chier aussi. J’ignore le prix de son matos… après ma petite sœur d’amour, je ne serais pas contre de revenir un jour, pour leur piquer le matériel. Une petite épidémie… et tout nous sera ouvert. » Oui, cela pouvait être cruel ou digne d’un plan machiavélique, mais là n’était pas le cas. Naalem, tout comme ça sœur n’avait pas vraiment la notion bien/mal et pour eux, cette épidémie ne serait que justice envers un peuple voué à mourir à cause de leurs gènes défectueux ou de la maladie du sang.
« Non, le fait d’être à l’escouade ne nous rend pas plus évolué. C’est eux, qui sont les descendants d’un peuple mille fois plus évolués et qui ont tenu la dragée haute aux Wraiths. Parfois, je me demande si on ne devrait pas jouer les gentils chiots et se faire intégrer sur leur cité. Justifiant à Druan qu’on fait les espions. Et cette manière de sympathisé, peut nous être utile. Je t’avais dit que j’avais rencontré une Atlante : Kara, la princesse qui n’est de base pas du tout Atlantes» Laissant sous entendre, que les Atlantes accueillait des “étrangers”. « Une image de notre passée, quand je l’avait dragué lourdement à une soirée, du temps de notre jeunesse Geniis. Je pense que notre aventure où on a été dans la merde à put déjà nous servir de point bonus. Faudrait continuer… » Il disait “nous”, puisque se confondait régulièrement avec sa sœur. Il ne pouvait pas dire “je” quand cela les incluait tous deux. Cela était étrange, mais régulièrement les deux jumeaux partageaient les souvenirs de l’un ou de l’autre et ne savait plus qui avait fait cela donc disait “nous”. Cela était une idée qui lui passait en tête. L’appât de la technologie était la seule chose qui attirait réellement Naalem et le poussait à chercher toujours plus loin. « Enfin pour le moment, nous avons de quoi faire et apprendre avec l’escouade. Mais, il va bien avoir un jour, où on aura fait le tour» Encore une projection sur le futur. Naalem aimait avoir une longueur d’avance.

Teshara eut un sourire sarcastique. Elle avait eu la même pensée que lui quand elle évoquait le fait que la blonde atlante avait pommé son matériel. Et si on revenait le chercher ? Alala, c’était toujours plaisant d’avoir un jumeau. Ils étaient souvent sur la même longueur d’onde même si à première vue, cela ne se voyait pas forcément. Ils étaient complémentaires, mais en même temps assez opposés, et souvent d’accord. Un joyeux bordel quand on connaissait leur caractère respectif. « J’avais une idée similaire, pour ne rien te cacher », fit-elle malicieuse avec un petit sourire peint sur ses lèvres roses. Oui, elle voulait revenir récupérer le matériel même si elle ne savait pas s’en servir. Ce n’était pas bien grave, en bidouillant un peu, elle trouverait un moyen de le rendre utile. Elle espérait simplement pouvoir interpréter les données comme la blonde l’avait fait quand elle avait analysé le sang des prêtresses obèses. Peu importait comme ils allaient le récupérer, tant qu’au final, ils avaient ce qu’ils voulaient. S’il fallait éradiquer un peuple pour ça, alors soit.

Naalem adorait quand ils étaient sur la même idée. Il eut un rictus assez satisfait mélangé d’une pointe de malice. Bon au moins, ils ont plus qu’à planifier un second voyage plus tard. Mais cela se fera après, quand ils auront quitté ce lieu. Chaque chose dans son temps.

Teshara prenait conscience que Naalem réfléchissait à long terme pour se joindre aux atlantes si besoin. Elle n’y avait pas encore pensé de son côté, mais depuis qu’elle avait constaté les bijoux technologiques qu’ils avaient, elle commençait à être envieuse, et elle réfléchissait à un moyen d’en obtenir une part. Et effectivement, se mettre à leur service n’était pas une mauvaise idée. Cependant voilà, elle n’était qu’un médecin de campagne comparé à la jolie donzelle qui leur servait de médecin, et franchement, ça lui faisait chier de se le dire. Elle fit une petite moue.
« Toi, ils vont te trouver une utilité, mais moi... Franchement, je suis une paysanne à côté de cette femme. » Bon, elle oubliait que sans elle, Candom serait mort, mais elle avait déjà zappé, bloqué sur les analyses de sang des prêtresses. Elle fit un geste de la main pour chasser ce qu’elle venait de dire. Dans ces moments-là, elle se reprenait très vite. « Enfin qu’importe, nous devrions nous garder cette possibilité sous le coude oui. Je ne compte pas m’éterniser longtemps dans l’escouade, c’est trop craignos pour nous sur le long terme même si on a encore à apprendre. » Elle reprenait les propos de son frère, signe qu’elle n’était pas fermée à ce changement de vie. De toute façon, elle n’était pas assez stable pour s’établir ad vitam eternam dans un même endroit. Tant que son frère suivait, ou qu’elle le suivait, tout allait bien. Elle approcha de lui pour l’enlacer tendrement, les gourdes toujours dans les mains. Elle prit garde à ne pas les laisser retomber lourdement dans son dos par l’inertie de son geste.
« Moi tu sais, tant que je suis avec toi, le reste me va bien. » Elle l’embrassa dans le cou avant de se reculer d’un pas ou deux.

La comparaison était peu flatteuse… et il n’aimait pas plus qu’elle se dire que sa sœur soit qu’une paysanne, une primitif face à l’autre médecin. Non, elle ne l’était pas, elle était tout bonnement issus d’une technologie moins avancée ! « Ils ont la technologie, les autres peuples paraissent primitifs à côté. Mais, dit toi, si on récupère le matériel et si on fouine à droite et à gauche, tu finiras par avoir un savoir qui leur seront intéressant. Comme tous ces poisons ou les plantes… » Dit’il d’une manière encourageante. Il ne dit rien pour l’autre phrase de sa sœur. Ils ne prévoyaient pas de partir maintenant, c’est juste un des innombrable projet qu’ils pouvaient évoqués. Et tant qu’ils sont ensemble, rien ne pourrait leur arriver. La pire chose, serait la mort de l’un ou de l’autre, seul chose que redoute les jumeaux à dire vrai : la perte.

Il l’enlaça à son tour avec la même tendresse, pour lui faire un bisou sur la joue. Tout en gardant les gourdes en mains. Naalem était persuadé que leur lien de jumeau était la chose la plus puissante et inébranlable de toute la galaxie ! Rien ne pourrait les séparer ! Même la mort qui les prendrait à deux ! Il aimait se dire, qu’il n’avait pas peur, grâce à celui-ci. Et non à cause d’une quelconque maladie mentale. D’ailleurs, pour lui, ils n’étaient pas malades, mais différent et c’est cette différence qui ne les rends pas faible. « Oui pareillement. ». Il la lâcha à contre cœur.
« Bon, on prend du bois et je vais secouer la bergère. Tu crois qu’elle garde le popotin de la blonde ? » Il commença à marcher dans la galerie, allumant sa lampe, pour rejoindre la salle commune.

Le moment tendresse était passée. Teshara tenait tellement à son frère qu’elle ne voulait pas envisager une seconde qu’il ne survive pas pour une quelconque raison. Elle se voyait mourir en même temps que lui, vieux et sans dents… Quoiqu’elle ne fût pas certaine de vouloir de ce genre de mort au final. Ça manquait clairement de panache. Enfin qu’importe, ils n’en étaient pas à se demander ce genre de chose aujourd’hui. Elle venait de se recharger les batteries par sa petite étreinte et leurs gestes tendres. Même si elle faisait la fanfaronne qui rien ne semblait pouvoir atteindre, Teshara accusait le coup de la course à pied, de l’aventure en elle-même. Bien entendu, elle en avait vu d’autre, et elle ne reconnaîtrait pas, même sous la torture, qu’elle en avait plein le cul et qu’elle voulait se poser un peu. Cela serait une forme de faiblesse qu’elle n’aimait pas exprimer publiquement. Avec son frère, elle pouvait chercher un peu de confort sans qu’il ne la juge.
« Probablement, mais quelque part, j’en ai marre de faire la pute pour avoir une place. », fit-elle finalement. Elle rêvait d’être autonome, d’avoir son propre groupe et d’être la patronne. Quoi de plus normal en somme ?
« Un jour, on sera les rois... » Il lui frotta les bras, avant de se décoller de sa sœur. Oui, un jour, ils seront indépendants, ou auront pris la tête d’un gang, mais d’un gang puissant. Beaucoup, de possibilités.


Bref, oui, il était temps d’avancer, pour augmenter les chances de se tirer de cette planète au plus vite. La blonde avait bien intégré que les atlantes seraient un atout majeur dans leur réussite à se sauver de cet endroit pourri. Et puis, vu qu’ils réfléchissaient sur le long terme, c’était une bonne chose de trouver une forme de compromis avec eux pour ne pas les braquer par la suite s’ils venaient à se rencontrer de nouveau.
« Ouais… A mon avis elle ne fait pas que le garder. Elle n’a de cesse que de se rapprocher d’elle pour la protéger. Si tu veux mon avis.... », Elle ne termina pas sa phrase, pour toiser son frère en passant sa langue entre ses deux doigts de façon obscène. Elle ricana avant de s’éloigner pour aller chercher du bois. Naalem se mit à rire de bon cœur au geste des plus élégant de sa sœur. « Perso, j’aurais fait autant ... » Il se mit hausser des sourcils, d’un air chafouin. « Perso… moi aussi. », répliqua-t-elle avec un air partagé.

Il y avait du bois flotté qui devait provenir des lacs souterrains. Quand il devait pleuvoir, leur niveau devait invariablement monter de temps en temps et ils avaient les débris devant eux. Avec les algues séchées, ça ferait l’affaire pour faire un feu. Elle se passa les gourdes autour de la taille, les accrochant à sa ceinture avant de se charger en bois autant qu’elle le pouvait. Une fois que Naalem aurait fait de même, ils n’auraient plus qu’à retourner, en bon larbin, vers les atlantes qui prenaient du bon temps. Mais bon, il fallait bien quelqu’un pense à la survie ici bas. Ainsi, les jumeaux retournèrent vers la salle des Atlantes, déposant le bois non loin de Candom, ainsi que les gourdes d’eau. Le soldat, les regarda un peu surpris qu’ils aient trouver tout ça. Mais ne dit rien de plus, il était encore mal à l’aise.
« La bergère est encore avec sa princesse ? » Lui demanda Naalem. Pas besoin de lui demander s’il avait entendu des trucs, sinon, le soldat ne serait pas allongé sur le sol en train de fixer l’entrée d’un air « normal ».

« Rien n’a bougé depuis votre retour. », répondit Candom. Il ne se montrait pas plus bavard que ça, encore honteux de s’être fait prendre la main sur le manche. Il s’était nettoyé les mains dans l’eau puis avec le gel désinfectant, mais il avait l’impression de sentir la semence à des kilomètres. Sûrement son imagination.
« Je vais rester un peu avec toi mon pote. », fit Teshara en posant ses fesses près de lui, son arme entre les jambes. En gros, elle sous-entendait à son frère qu’il pouvait aller rejoindre la bergère s’il le souhaitait. De toute façon, elle ne comptait pas l’accompagner pour aller chercher la coincée du cul qu’elle n’aimait pas. Et pour un peu, elle s’était déjà faite choper par les consanguins.
« Ne te sens pas obligée… », rala l’homme sans conviction.
« Ca va, je ne vais rien te faire, tu le fais très bien tout seul. », répliqua-t-elle du tac au tac. Il grogna, de mauvais poil, mais garda ses yeux rivés sur l’entrée. Il préférait ne pas relancer.
« Bon je vais chercher ma bergère, faut qu’on aille chasser du mouton dingo » Naalem s’éloigna, lança un petit regard complice à sa soeur. Pour chercher l’endroit où se trouvait Pedge et Isia.


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MessageSujet: Re: "Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type Dim 5 Nov - 0:27
la belle aux bois dormant
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN


Isia finissait de se laver tranquillement, puis sortit de l’eau, pour se sécher avec de la mousse autour du lac. Enfilant, ses sous vêtement et le reste de ce qui lui restait en vêtement. C’est à dire, le débardeur de Pedge, sa robe un peu trop courte et la couverture autour d’elle, pour ne pas avoir trop froid. Même si pour le moment, elle n’avait pas encore de frissons.

Toujours aussi, lasse, elle se dirigea vers Candom, laissant sa parure de bijou au loin, ne voulant plus jamais la toucher, cet objet de torture ! Elle ne fut pas surprise de voir l’autre blonde. Sans dire un mot, elle se mit de l’autre côté de Candom, s’enroulant dans la couverture et ferma les yeux. Elle voulait reprendre des forces tranquillement, avant que l’action ne reprenne. Elle savait qu’il faudrait quitter ce lieu, de pleins grès ou de force. Alors autant se revitaliser avec un peu de sommeil. Elle avait le dos, a quelque centimètre de Candom. Histoire de s’éveiller s’il faisait un mouvement, signe qu’ils étaient attaqués.

Teshara ne commenta l’allure dépenaillée de la doctoresse. Oh, elle pouvait si elle voulait, elle avait une imagination vraiment truculente quand il s’agissait d’emmerder les autres en se foutant de leur gueule sur quelque chose d’aussi élémentaire que le physique, et notamment les fringues. Non, en fait, elle ruminait. Elle voyait que le soldat atlante restait avachi sur le sol comme une loque, la doc n’était pas mieux, et Naalem et la bergère comptaient aller faire un tour pour retrouver la broute minou qui ne s’assume pas. Elle était bonne pour faire le feu quoi.

« P’tin faut vraiment tout faire dans cette baraque de merde. », fit-elle en se redressant. Candom jeta un coup d’œil à la jumelle, haussa des épaules. Il semblait particulièrement atone, comme-ci faire des vagues et faire de l’humour lui était passé en même temps que sa gaule dantesque. C’était surtout son amour propre qui en avait pris un coup et on pouvait aisément comprendre pourquoi.

Isia en avait strictement rien à faire des railleries de l’autre femme. Pour une fois qu’elle faisait quelque chose d’utile dans cette aventure, il fallait qu’elle râle ! La belle doctoresse ne répondit guère, se contentant de formuler ses vacheries dans sa tête bien faite. Elle ne voulait pas faire le feu, c’est le rôle des militaires. Elle ne sait de toute façon pas en faire un et elle avait décidée de dormir pour ne pas être un trop gros boulet. Et étrangement, cela arriva très vite. Elle avait une faculté impressionnante de s’endormir n’importe où… Mais elle était surprise de sombrer aussi rapidement. Comme quoi elle en pouvait plus.

Teshara ruminait en approchant de l’algue séchée, sur laquelle elle disposa des morceaux de bois de petites tailles pour préparer le feu. Une fois que ceux-là brûleraient tranquillement, elle pourrait ajouter de plus gros morceaux pour le tenir. On aurait dit qu’elle maitrisait son sujet, et à dire vrai, c’était le cas. Toutes les fois où les jumeaux s’étaient retrouvés dans la nature… S’ils n’avaient pas su faire un feu, ils auraient fini gelés. Certes, Naalem avait souvent les outils pour faire démarrer une petite flambée assez facilement, et d’ailleurs, la jeune femme avait sur elle sa pierre à feu pour ce faire. Elle démarra le feu avant que Candom n’extirpe un briquet de sa poche, et le petit crépitement salvateur accompagna bientôt un dégagement de fumée blanchâtre à cause de la combustion de l’algue, qui crépitait allègrement en brûlant. Elle n’était pas très loin des deux atlantes, même si elle s’était décalée pour que le dégagement de fumée s’échappe dans le tourbillon d’eau près de la cascade. L’appel d’air était idéal à cet endroit.

« Vous pouvez aller la rejoindre pour vous tenir au chaud Doc, si vous voulez. », fit gauchement Candom sans trop la regarder. Il préférait rester seul au fond, mais il ne pouvait pas le formuler aussi directement, bien qu’il était certain que la chirurgienne ne s’en formaliserait pas. Cependant, Isia ne répondit pas, elle s’était assoupie tout simplement. Mais ayant la tête tournée, il ne pouvait pas voir qu’elle avait sombrée. Pas de réaction ? Il se tourna vers elle, pour voir pourquoi elle ne répondait pas et il la trouva allongée, dos à lui. Est-ce qu’elle dormait ? Son souffle semblait régulier en tout cas. Bon, on moins elle récupérait. Le jeune homme ajusta les couvertures et reprit sa garde silencieuse.

« La princesse dort ? », fit Teshara en revenant vers eux. Elle se pencha au dessus d’Isia, pour constater qu’effectivement, elle dormait.
« Ouais, tâchez de ne pas la réveiller. », répliqua le jeune homme avec un air protecteur.
« Parce que tu te penses capables de me faire jouir au point que j’hurle ? ». Teshara lui lança un clin d’oeil amusé avant de repartir vers son feu. Elle se posa contre une pierre, profitant de la chaleur. Elle n’avait pas envie de se mêler aux deux autres, et la seule qui encore pouvait lui procurer un sujet de conversation sympathique s’était endormie. Candom ne l’intéressait que peu. Bref, elle avait hâte que son frère revienne.

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Double comptes : John Sheppard & Alexander Hoffman & Naalem Lays //écriture : palevioletred
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"Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type

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