Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
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Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 
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"Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type

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Isia Taylor Laurence
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MessageSujet: "Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type Jeu 18 Mai - 23:14
Blondes VS Chips, qui va craquer ?!

- PEDGE ALLEN / TESHARA LAYS / NAALEM LAYS -

Chronologie : jeudi 01 juin 13h00





HAX-451 Ovidae… cela faisait clairement penser à un ovule. Ce qui, quand on connaissait le peuple et l’amour qu’ils ont pour les œufs, ce n’est pas déconnant. En tout cas, plus elle lisait les rapports de missions et la description de la planète, plus elle se disait qu’il n’avait jamais de nouveauté dans les cultures humaines. Même à des milliards d'années lumières de la Terre, voilà qu’ils tombaient sur un peuple assez similaire aux mayas, pratiquant bien entendu les sacrifices humains (sinon ce n’est pas drôle) tout en vénérant des bestioles reptiliennes. Sauf, que cette fois ce ne fut pas des serpents à plumes mais des gros varans version big ! Et contrairement aux mayas, leur « dieux » étaient là dans leurs villes à se repaître de leurs boustifailles et de leurs âmes. Si ce n’est pas adorable, ; de vivre avec ses dieux franchement ? Et en plus ils vous donnent des œufs composés de toxine similaire à l’extasy ! De brave petit dino pour ne pas dire de brave dealer !

Enfin bon, Isia ne s’était pas prise d’un élan ou d’une passion ethnologue ! Elle se coltinait les dossiers, pour en savoir un peu plus sur ce peuple, puisqu’elle avait reçu une convocation le matin même pour se rendre en début d’après-midi rendre une petite visite ce peuple. Apparemment, ils auraient des cas, étrange de maladie. Et en plus ça tombait pendant une cérémonie « importante » et il fallait que les deux prêtresses touchées soient opérationnelles. Des quelques symptômes que leur avait décrit les autochtones Isia se demandait s’il n’y avait pas une contamination par le sang ou un truc comme ça. Puisque les 6 personnes « malades » ne transmettait leur virus que quand ils se touchaient où quand il avait reçu le « don des griffes ». Quelque chose, que leur donnait apparemment la vieille matriarche Drakos qui vivaient à la capital Kalacos. Impossible, de savoir ce qu’était ce fameux don.

Le départ était prévu à 13h00, avec la recommandation de manger « peu » puisque les festivités auxquels ils étaient conviés en même temps, était conséquentes niveau nourriture. Apparemment, plusieurs peuples stellaires, venaient assister l'équipe Atlantes à cet événement digne d'une éclipse chez les mayas ! Isia ne savait pas qui allait l'accompagner et en toute franchise, elle s'en fichait cordialement. Enfin bon, vu le décalage horaire, ils arriveraient en fin de matinée chez les Surunéns.

La belle blonde, commençait à préparer son sac à dos médicale, prenant une petite machine lantienne pour analyser le sang, une panoplie de soin, des seringues d'hémorragies, les lentilles de visions nocturnes incluses maintenant dans l'équipement standard, quelques menus objets de missions et sa tablette. Elle en profita pour prendre avec elle sont mini kit d'opération, technologie miniaturisée pour le transport à voir ce que ça vaut. Son sac, avait un peu de poids, mais elle avait l'habitude à force de partir en mission avec. Après, elle prenait toujours des éléments nécessaires évitant le « surplus inutile » pour cela qu'elle refaisait sans cesse, le sac de soin, pour ne prendre que des objets pertinents évitant de s'encombrer bêtement. Peut fan, des uniformes, elle avait cependant, une préférence, pour les uniformes noirs avec à la veste en cuir et le pantalon assortie du site alpha, qui était devenu la mode ici. En conséquence, elle s'équipa de cette tenue tout en se mettant les lentilles au cas où. Cela allait peut-être servir à rien, mais pour le peu qu'elle doive soigner dans un temple avec comme seulle lumière celles des flammes d'une torche, elle allait en chier avec une vision standard. Donc autant en avoir une bonne.

Fin prête, elle n'avait avalé qu'une petite salade de lentille et céréales, pour se tenir un peu au corps en attendant le buffet, espérant sincèrement qu'il allait avoir de la viande et pleins de gras ! Car le gras c'est la vie et quitte à faire la fête autant se péter le bide ! Et ce n'est pas ces graines qui allaient lui remplir le bidou ! C'est une viandarde la miss et elle veut dévorer de la vache ! Ou du poulet nom de Zeus !!

Il était 12h45 quand elle quitta son bureau, pour marcher d'un pas dynamique vers la salle d'embarquement. Elle ne rencontrait personne susceptible de l'intéresser ou bien même de l'emmerder. Ce qui était une bonne chose, elle ne perdrait pas de temps. Joyeusement, puisqu'elle adorait partie en mission, cela la change et surtout elle adorait l'inconnue et l'imprévisible, elle alla jusqu'au téléporter quand soudainement, elle se fit plaquer contre la paroi par un sac !

« Non mais vous ne pouvez pas faire gaffe ! » dit-elle en feulant elle poussa vivement, l’encombrant objet pour découvrir une tête déconfite d’un jeune homme rouge pivoine. Son collègue médecin : le Dr Roy un beau canadien discret, arrivé il y a peu sur Atlantis et qui avait eu la chance ou non de bosser régulièrement avec elle.
« Navré Docteur Taylor Laurence, je ne vous ai pas vu avec mes affaires » Il était, en effet chargé comme une bourrique l’âne !
« Avouez que vous voulez simplement me plaquer contre le mur. Pour cela, vous n’êtes pas obligé de prendre un sac ! » elle s’était radouci et son air jovial était à nouveau sur son charmant visage. Elle le provoquait clairement. Finalement, elle allait perdre du temps. L’homme lui fit un sourire mutin en baissant les yeux, signe qu’il n’était pas indifférent à la belle blonde et qui ne savait pas trop comment y faire.
« Je ne me permettait pas de vous faire cela, maintenant » dit-il ne sachant pas si ça petite perche allait se prendre un coup de boule ou bien allait faire mouche.
« Maintenant ? Car vous l’envisager ? Mais vous êtes bien frivole Dr Roy ! » Dit-elle amusée, en lui faisant un rictus absolument à tomber par terre. Elle vouait très bien, qu’elle le déstabilisait et elle adorait ça. L’homme ne put soutenir son regard et le posa sur ses pieds.
« Faut bien, sinon on me prend pour un jeune homme en fleur »
« Oh à 40 ans, je vous souhaite d’avoir connu de belles abeilles »
« Hurm oui… dommage qu’elles ne soient pas restées »
« Vous en trouverez d’autres et des plus intéressantes. Vous avez de jolie pétales violets »

Elle faisait référence aux couleurs des prunelles particulières de l’homme. Il avait en effet la particularité extrêmement rare d’avoir les yeux violet foncé, pareil à la peau d’une aubergine. Cela était étonnant quand on le remarquait et très original. Roy, lui sourit assez touché par le compliment, venant d’une aussi belle femme. C’est un homme bon et très agréable avec une certaine timidité qui lui donnait un certain charme. En plus d’avoir une mâchoire carrée et des cheveux ébène. Un grand homme toisant les 2m, un peu musclé sans être ni baraqué ni trop fin. Une barbe de 3 jours et une dégaine assez rigide mais cool avec ses jeans et ses chemise unies sous sa blouse. Il se racla la gorge alors, qu’il se rendit compte qu’aucun des deux n’avait appuyer sur une destination. Il hésita grandement, mais se lança d’une traite en soutenant quelques secondes l’azure des yeux de la tigresse.

« Merci. En parlant d’abeille, celles qui est devant moi compte se rendre où ? » Bon il avait loupé son accroche. Isia ricana doucement.
« Vous êtes entreprenant. Remarquez avec ce soleil, ça stimule la vitamine D. »
« Oh je ne le suis pas tant que ça… »
« Dommage » dit-elle en haussant les épaules, s’apprêtant à appuyer quand celui-ci relança, en ajustant ses sacs.

« Enfin, je le serais si je vous invitais à partager un repas au mess ou un délicieux sandwich »
« Et je vous trouverai follement irrésistible mais… »
«Mais vous déjeuner avec quelqu’un d’autre ? » Il en fut déçu, pour une fois qu’il ose l’inviter.
« Mais je dois me rendre en mission pour 13h00, sinon j’aurais accepté »

Cet homme, elle le trouvait séduisant, mais elle ne voulait pas trop le chauffer pour un rapport, elle voulait le faire craquer et le faire crever de désir. Elle adorait cette timidité qui le rendait un peu inaccessible. Surtout, qu’il semblait hésiter à la séduire, ne sachant pas comment s’y prendre sûrement. Elle le voyait bien, craquer en pleine opération, pour lui retirer son masque et qu’il l’embrasse fougueusement. Enfin bon, elle aimait jouer et le pauvre homme en était perturbé. Après, il connaissait la tigresse qui ravageait tout sur son passage, cette femme, incessible et assez déconcertante… aussi belle qu’elle soit, il était attiré par son côté fantasque et chaotique bien loin des gentilles nanas qu’il avait dû avoir dans sa vie. Elle le bousculait mine de rien et il craignait ses colères comme tout le monde.

Elle appuya sur le téléporter de la salle d’embarcation. Elle en sortit quelques secondes après, avec un clin d’œil au Dr Roy, qui devait encore avoir le cœur battant et n’avait pas su répondre…
« Bon demain peut-être ? »
« D’accord même heure ! » lui lança d’elle en se déplaçant avec grâce hors de l’engin, pour rejoindre l’équipe de 3 militaires qui attendait.

En descendant les escaliers. Il y avait deux femmes et un homme. Ohhh mais il n’avait pas n’importe quelle femme ! Il y avait son « Doudou chéri ! ». Rien que cette nouvelle, ravit Isia au plus haut point. Elle rejoignit les grisouilles, toisant Pedge avec un petit rictus enchanté.
« Bonjour les grisouilles ! J’espères que vous allez bien ! Et que vous n’avez pas trop faim ! » Elle regarda sa montre « Pile à l’heure »
« Bonjour Dr Laurence » parla l’homme en la toisant de haut en bas. Plutôt ravie de pouvoir mâter discrètement la belle blonde. Ce qui n’était pas le cas de l’autre militaire qui semblait éprouver un peu de jalousie en voyant Isia. Comme beaucoup de femme.

« Bonjour docteur. Pourquoi donc ? N’avons-nous pas un buffet qui nous attend ? »
« Oh si… avec le spectacle d’un sacrifice ! Nous allons chez les mayas ma chère. Si vous vomissez, aillez la bienveillance de ne pas le faire sur les chaussures de vos collègues » Elle avait déjà foiré des escarpins à cause du vomi de l’autre abrutis de Matt.
« Euh… vous pensez vraiment qu’il va avoir un sacrifice ? »
« Je ne sais pas… nous verrons » Répliqua Isia qui se retenu de dire par pure provocation : ça pourrait être drôle. Même si cela ne la faisait pas du tout vibrer d’envisager ce genre de tradition sanglante, surtout pendant le repas.

La doctoresse, se plaça vers Pedge, ignorant les regards pour attendre que la porte s’active. En toute franchise, elle se retenait de lui prendre le bras et de lui lancer joyeusement : en avant copine pour de chouette aventure ! Elles auraient été seules, qu’elle l’aurait fait mais là, fallait être pro mine de rien.

Quand il eut la nappe blanche et dangereuse qui s’en sortie tel un Alien du ventre d’un pauvre crétin d’humain. Elle murmura à sa voisine d’amour : « Ça va être difficile sans mur ni lavabos… heureusement qu’il y a des pierres… » elle lui lança un rictus charmant, avant de pénétrer à travers la ligne d’horizon sans se soucier de l’ordre militaires. Isia n’envisageait pas encore de se faire plaquer le popotin contre quoique ce soit, mais bon, cela ne mange pas de pain de bousculer un peu miss doudou.

Une fois arrivé de l’autre côté, ils étaient en pleine forêt tropicale…
« Super ! J’espère que vous avez de la citronnelle ! Car on va se faire bouffer ! » Lâcha la jeune femme, qui pensait que l’anneau était plus près de la civilisation que ça… mais non, elle était sur une mini île entouré d’une eau claire et peu profonde. Par chance un jeune homme torse nu avec un pagne blanc, leur faisait des signes… leur guide. Si ça, ce n’est pas de l’hospitalité ! Même le guide ! Dans les faits celui-ci était là, pour prendre des raccourcis dans d’immense tunnel souterrain creuser par les Drakos, afin d’éviter une longue marche dans la forêt. Isia fut ravie d’avoir mis ses lentilles, même si se retrouver dans un trou l’enchantait que moyennement...son regard scruta l’édifice avec une moue dubitative.

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Pedge Allen
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MessageSujet: Re: "Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type Mar 23 Mai - 20:56
"Locaux vs Jumeaux"


Une rencontre du troisième type


Jeudi 01 Juin

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Depuis sa soufflante par le Colonel Caldwell, Pedge détestait participer à des missions dites “festives” ou “cérémonielles” parce qu’elle avait peur d’outrepasser les règles de déontologie lors de la rencontre avec les peuples. D'un autre côté, elle s'était dit, pendant les cours de Valdez qu'elle avait suivi et suivi un nombre incalculable de fois, que le mieux était de ne jamais boire d’alcool, peu importe les conditions. A moins bien entendu que ce soit proposé en guise de bienvenue par les autochtones. Bref, elle n'était pas super emballée d'être convoquée sur Ovidae pour une mission humanitaire en pleine période de festivité cérémonieuse. Un double wombo combo qu’elle aurait bien décliné. Plus elle lisait la doc ad hoc sur la peuplade, les mœurs et coutumes, plus elle se demandait ce qu'elle venait faire dans cette galère. Le seul aspect de la mission qui lui mettait du baume au cœur était le nom qui figurait sur l’ordre de mission qu'elle avait reçu. Docteur Taylor Laurence. D'un côté, elle était contente de partir avec cette dernière, d'un autre, elle appréhendait un peu car elles allaient se retrouver dans un contexte public et professionnel, et ce n'était pas arrivé depuis qu'elle l’avait sauvagement plaquée contre un lavabo. Et depuis, de l’eau avait coulé sous les ponts, et elles étaient allées crescendo dans la provocation. La chirurgienne ne semblait pas vraiment avoir de limites et la militaire espérait que cette dernière ne ferait rien pour la déstabiliser face à sa hiérarchie… ou quoique ce soit qui pourrait compromettre la mission. Après, sur Citadelle, elle avait été très pro.

Le départ était pour 13h00, ce qui lui laissait le temps de potasser le descriptif de la planète encore une bonne heure avant d’aller manger un bout et de se préparer. Le lieutenant Jacobs serait de la partie ainsi que le caporal Condom. Avec un nom pareil, il n’avait pas dû passer des heures tranquilles dans l'armée celui-là… la première était bien notée, tout comme le second. Elle n’avait jamais encore travaillé avec eux en mission, et elle comptait bien se forger son propre avis au cours de cette journée. Elle les retrouva d’ailleurs à l’armurerie peu de temps avant l’heure du départ. Elle était passée manger un bout au mess et même si on leur avait conseillé de ne pas se goinfrer parce qu'il faudrait manger là-bas, Pedge s'était fait un copieux déjeuner pour tenir le coup en mission. De toute façon si elle ne consommerait rien sur place, ce serait d’autant mieux pour son transit. Vu le degré d'avancement technologiques de ces gens, il ne fallait pas s’attendre à ce que les normes d’hygiène soient drastiques. Ils pouvaient très bien se gratter le cul avant de pétrir le pain. Bref.

A l’armurerie, elle retrouva donc les deux militaires qui accompagnaient la mission avec elle. Le lieutenant Jacobs était plutôt petite, brune au teint halé, des yeux verts et une jolie bouche qu'elle gardait entrouverte, dévoilant un mignon diastème. Elle était trapue, toute en muscle et ses épaules larges suggérées qu’elle était plutôt friande de natation. Ses cheveux étaient coupés court, pas à la garçonne, mais plutôt féminine. Le soldat Condom lui était grand, plus grand que Pedge, avoisinant sûrement le mètre quatre-vingt cinq facilement. Brun également, il avait la mâchoire carrée et l’air aimable de ceux qui ont toujours une petite idée derrière la tête. Les yeux marrons, une barbe de deux jours et une carrure athlétique venaient compléter le tableau.

« Lieutenant, soldat », salua la jeune femme du Texas.
« Hey Allen, content de servir avec toi. »

L'autre toisa le bonhomme sans rien dire, peu encline à faire la fayote. Et puis franchement ce n'était pas dans sa nature que de faire des hymnes à la joie.

« Wooo elle est mal baisée ce matin, hein Jacobs. »
« Ecoute capote, avec un nom pareil c'est toi qui doit être mal baisé, et depuis ta naissance, alors prépare ton équipement et lâche-moi. »

Jacobs se mit à rire en bourrant l'épaule de l'homme. Un peu comme pour lui dire qu'il l’avait bien cherché.

« Facile d’attaquer les noms pfff… » fit il en faisant style qu'il était vexé. Mais bon, il avait l'habitude.

Pedge s'équipa comme à son habitude. Le gilet tactique et pare-balle Molle, son colt M4, son pistolet de la même fabrique, des munitions, de la nourriture sous forme de barre de céréales, de l’eau dans sa gourde et tous les petits accessoires utiles comme du Serflex, Cyalunes et compagnie. Elle eut bien entendu le droit aux lentilles adaptatives à la lumière, compensant les zones faiblement éclairées. Elle embarqua également des lunettes de soleil et elle espérait que les petits bijoux de technologie qu’elle avait collé sur ses yeux ne feraient pas double emploi avec les solaires.

« J'espère qu'on va pouvoir tester un de ces oeufs », relança le jeune homme en accrochant son fusil mitrailleur belge FN P90 à son gilet.
« Même pas en rêve Condom », rétorqua Jacobs en le toisant.
« Oh ça va… »
« Si tu es là pour te défoncer, je ne te veux pas dans la mission. »
Pedge opina du chef, d’accord avec sa collègue. Le gars fit un bruit de bouche comme un « ouuuuu » en levant les yeux au ciel.
« Bordel je suis avec les deux coincées du cul du régiment. Pour une fête on va franchement se marrer. »
« C'est une mission avant toute chose. »
« Ouais ben j'espère que la doc sera plus comique que vous. »

Les deux jeunes femmes se toisèrent un instant avant de hausser des épaules en cœur. Il verrait bien.

« Dommage qu'il n’y ait pas un autre gars du régiment pour baver à deux dessus et s'échanger des impressions. »

Ce n’était pas qu'il était lourd mais un peu quand même. Elles le laissèrent partir en premier vers la salle d'embarquement.

« Quel lourding… »
« M’en parle pas ça fait dix minutes que je me le coltine j’en ai déjà marre. »
« On va lui filer la côte auprès du docteur Taylor Laurence. »
« Ah ouais ? »

Pedge acquiesça. Elle extirpa de la trousse à pharmacie portable, un préservatif. Elle le défit de son emballage et le déroula, avant de le serrer dans son poing pour le camoufler. Bon c'était visqueux mais qu'importe. Quand elle arriva en compagnie de Jacobs au point de rendez-vous, il faisait les cents pas.

« Hey Capote, ton harnais et mal mis, viens voir. », lui lança Pedge. Elle fit semblant de réajuster les sangles de son gilet MOLLE qui se trouvaient dans son dos mais en réalité elle glissa le préservatif déroulé entre son dos et le gilet pour qu'il pende mollement, l'extrémité arrivant presque entre ses fesses. Jacobs dû regarder ailleurs pour ne pas rire.

« Et voilà. »
« Merci Allen. »
« Ce sera Sous Lieutenant Allen pour toi. »

Elle restait implacable même si elle était plutôt contente de son forfait. Il allait avoir la côte avec son préservatif au cul, c'était évident. A chaque fois qu'il se tournait ou faisait un mouvement ample, ça lui faisait comme une petite queue qui frétillait. Condom était rhabillé pour la mission et il fit une petite moue quand elle le rembarra avec son grade. Isia arriva quelques minutes plus tard, hypnotique comme toujours. Pedge était un peu surprise de la voir dans un uniforme mais elle concéda volontiers que ça lui allait bien. Machinalement, elle tritura l'anneau qu'elle portait à l’annulaire. Guillerette, elle salua les trois militaires. Pedge hocha la tête dans sa direction, légèrement en retrait des deux autres. Jacobs semblait soudainement jalouse. La texane comprenait aisément. La belle blonde attirait tous les regards sur elle, et sa beauté immorale affolée le moindre mâle en rut des environs.

Forcément elle fit un peu de provocation avec le sacrifice plus que probable qui allait avoir lieu, du moins Pedge en était certaine, et même si ça la dérangeait, ses cours de déontologie étaient encore bien ancrés dans sa petite tête. Elle n’avait pas à juger et à intervenir, surtout qu'apparemment, c'était un grand honneur que d'être dans la position du supplicié. Bref. Le cœur de la texane accéléra un peu quand Isia vint vers elle. Ce n'était pas par envie d’elle et parce qu’elle comptait lui en rouler une mais plus par crainte de ce qu'elle allait faire. Mais elle ne fit rien, si ce n'était se placer à ses côtés. Au fond d’elle-même, Pedge espérait que personne n’allait vomir sur les chaussures de personne. Parce qu’elle et le vomit, ça ne faisait pas bon ménage… Elle se crispa un peu quand même car elle n’aimait vraiment pas ça. Avoir des nausées, ou voir quelqu’un vomir était certainement le seul truc de toute la galaxie à la rendre hystérique, ce qui était pour le moins déconcertant quand on la connaissait un tant soit peu. Elle devenait chiante, et elle allait droit vers l’attaque de panique aigue si le symptôme ne cessait pas immédiatement. Et plus ça allait, plus elle prenait de l’âge, et plus elle se montait le bourrichon. L’émétophobie était une phobie courante, et pourtant mal connue, et qui se soignait facilement.

Enfin qu’importe, personne n’allait vomir, et tout irait bien dans le meilleur des mondes. D’ailleurs, l’algorithme qui enclenchait la porte s’activa et bientôt, l’horizon des évènements s’étira devant eux. C’était le moment d’y aller, et Isia se pencha vers elle pour lui murmurer une petite phrase de pure provocation. Pedge comprit très bien le sous-entendu et un petit rictus étira la commissure de ses lèvres en retour à celui de la belle blonde. « Pour ça, j’ai de l’imagination, ne vous inquiétez pas. »
Et elle passa l’horizon à la suite de la française. La jeune femme ne comptait pas faire quoique ce soit vis-à-vis de la blonde, mais elle ne pouvait pas s’empêcher de répondre quelque chose. Elle n’allait pas s’incliner à ce petit jeu, si ?

Le changement d’atmosphère fut saisissant. L’air était lourd d’humidité, et le climat équatorial laissait présager qu’ils allaient transpirer comme des cochons assez rapidement. L’eau qui entourait l’ilot sur lequel se trouvait la porte était un véritable repère à moustique, et la phrase de la doctoresse prenait tout son sens. En plus de ça, ces bestioles aimaient la chair fraiche, goûter du touriste, becter du sang neuf, planter leur trompe dans de la peau blanche et sucrée, bref, ce qui venait de débarquer constituait le kiff total du moustique. Bientôt, ils constitueraient des armadas, des escadrilles, et ils fonderaient sur les atlantes. Pedge s’aspergea de citronnelle et elle fit passer la bouteille aux autres.

Ils avaient un guide et il leur faisait signe d’approcher. Le petit groupe ne se fit pas prier longtemps, et finalement, ces tunnels qui ne semblaient pas si solides que ça, restaient attirant car ils constituaient des puits de fraicheurs bienvenu.

« Par ici, par ici ! », leur intima-t-il. Il avait un accent chinois, et si Pedge n’était pas tant dans le contrôle de son faciès, elle aurait probablement éclatée de rire tellement c’était ubuesque de voir un mec typé comme un mexicain causer comme un asiatique.

Ils attrapa une torche qui attendait sagement en bas du tunnel, et il entreprit donc de les guider dans la noirceur ambiante. Les lentilles de Pedge modulaient à merveille les ombres et les lumières, et même quand elle fixait la torche soudainement, l’ajustement se faisait selon sa pupille qui se dilatait ou se rétractait en fonction de la lumière. C’était naturel à souhait.

« Nous vous attendions depuis un moment Atlantes ! Prêtresse vraiment malade, vraiment vraiment ! »
« On vous ramène la plus jolie et la plus talentueuse de nos médecins », balança Condom qui décidément n’avait pas sa langue dans sa poche.

Le type se retourna et toisa Isia, qui n’était pas harnachée comme les autres. Puis il toisa Pedge et Jacobs avant d’hausser des épaules. « M’ouais, femmes trop maigres, vraiment pas belles. »

Et paf, dans les dents pour les trois starlettes. Jacobs soupira, manquant de sermonner le militaire pour ses boutades à la con, ayant débouchées sur le compliment de la journée. Pour sa part, Pedge n’en avait rien à foutre. Sa culture, sa vision des femmes, et basta. Du bruit se faisait entendre à la sortie du tunnel, dont la lueur qui s’étirait en bout de galerie indiquait l’imminence proche. Ici et là, des jonctions avec d’autres boyaux se manifestaient, tantôt sur leur gauche, tantôt sur leur droite. Il arrivait par moment un air fétide et chaud, et parfois, il était plus frais. La militaire se demandait bien où est-ce que cela pouvait mener. A un moment, un énorme reptile se replia dans une cavité sur la droite, sentant les humains avec sa langue fourchue qui sortaient régulièrement de sa bouche. C’était un Drakos, à n’en point douter. Sa taille impressionnante avait de quoi foutre les pétoches, surtout que s’il lui prenait l’envie de les attaquer dans cette galerie, ils n’auraient certainement pas l’avantage… Mais il alla se tapir dans l’ombre, pensant passer inaperçu. Mais les lentilles qui accommodait les teintes et la luminosité le leur montra clairement. Il devait sentir que les atlantes le voyait, car il ne les quittait pas des yeux. Jacobs serra son arme, et attrapa Condom par la poignée derrière son gilet MOLLE parce qu’il voulait aller voir. Le guide se retourna :

« Ne le dérangez pas, il a besoin de vous sentir pour vous connaître. »

Pedge se pencha vers Isia auprès de qui elle marchait depuis l’entrée dans le tunnel.

« Si vous avez trop peur, n’hésitez pas à vous serrer contre moi, docteur ». C’était de la provocation gratuite et qui n’était pas une première. Elle avait dû lui dire une chose similaire lorsqu’il était du côté d’une citadelle médiévale. Mais c’était trop tentant, surtout après qu’ils eurent passer le gros reptile et que du mouvement se faisait dans leur dos, comme si le Drakos était sorti de sa tanière et qu’il prenait l’odeur des humains dans le sens du vent qui tourbillonnait légèrement dans le boyau. L’inflexion de la pente et la lumière plus vive leur indiqua que le sol remontait vers la surface. L’autre posa sa torche.

Ils arrivèrent en plein brouhaha au milieu d’une ville village, et des danseuses les entourèrent immédiatement. Des femmes, à moitié nues, et des hommes, guère plus habillés, leur passèrent des colliers autour du cou. Ce n’étaient qu’un fil, sur lequel étaient passées de nombreuses… oreilles.

« Acceptez ses présents mes amis, car avec ses colliers, vous entendrez l’ennemi qui ronge nos divine prêtresse et menace nos œufs… »
« J’ai envie de dégueuler », fit Jacobs, blême. Une femme édentée, bedonnante, et à la poitrine opulente, baveuse de transpiration, porta à sa bouche le collier de la militaire brune aux dents du bonheur et elle mordit dans une oreille sèche, en grognant et en souriant. Elle semblait lui indiquer par-là que c’était de la bonne oreille bien dure. Elle lui disait, par des gestes éloquents et des grognements contents, qu’elle devait faire pareil. Et tout le monde s’arrêta de danser et de parler, attendant un geste des atlantes. Et manifestement, cela ne concernait pas que Jacobs…

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Dernière édition par Pedge Allen le Ven 8 Sep - 20:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type Mer 24 Mai - 22:07
Blondes VS Chips, qui va craquer ?!

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Chronologie : jeudi 01 juin 13h00


Oh Isia ne doutait pas de l’imagination de la texane, elle avait même hâte de l’éprouver là-dessus. Enfin, peut-être pas en mission où elle se contentera de phrases intimes provocantes. Évitant de déborder sur les gestes, puisque cela n’était pas très pro et puis bon, même si Isia, n’avait que peu de limite, elle ne se voyait pas dessiner avec sa langue les lèvres de Pedge devant ses deux collègues militaires.

D’ailleurs, elle n’avait que peu portée d’attention aux deux autres. Avant de passer la porte elle avait pris soins, à bien les observer, la lieutenant semblait épris de jalousie à son encontre, une jolie petite femme tout en muscle. Quant à l’homme, elle n’avait pas vu son patronyme ou grade afficher sur sa veste, mais il avait la tête du mec beau gosse qui en profite. Cela ne dérangeait pas la doctoresse, elle s’attendait à être draguée par le seul mâle de l’expédition sur Ovidae. Cela devenait une habitude et puis bon, elle voyait cela comme flatteur et une source d’amusement intarissable. Et il serait stupide désavouer le fait qu’elle adorait ça.

Elle fut la première à passer l’horizon des événements, n'ayant rien à faire de l’ordre de marche ou simplement d’un quelconque ordre. Après une boutade qui fit mouche, Pedge distribua un tube de citronnelle, Isia fut la première à s’en servir. Elle était LE sucre d’orge des moustiques, sa peau devait sentir une odeur alléchante voir addictif sans parler du goût de son sang… les moustiques la piquait toujours, qu’importe le nombre d’humain qu’il avait autour d’elle. Elle le tendit à l’homme qui était à ses côtés.

« Hum non merci, je n’aime pas l’odeur »
Isia le regard soulevant un sourcil, c’est bien les mecs ça ! Ils veulent faire l’homme puissant qui bat même les mousticos ! Alors que c’est les premiers à se plaindre que ça graaattttteeee !
« Avec des piqûres de moustique pleins la tronche vous ne pêcherez jamais au gros ! Mais que des gardons ! » Et sans lui demander son avis, elle lui envoya le spray sur le visage et sur les bras, alors qu’il ricanait.
« Bon au moins la docteure n’a pas de balais dans le cul…elle » Il toisa sa supérieure puis Pedge d’un air soutenu. Isia haussa les épaules, il avait de la chance, que la petite nana, ne semblait pas protocolaire. Jacobs allait lui répondre mais ce fut Isia qui dégaina la plus vite.
« Non, mais je peux en coller un à quelqu’un de trop pénible » elle lui fit un sourire charmant, avant de se tourner et donner la citronnelle à la petite femme qui ricanait. Le caporal, la suivis du regard, avec un sourire au coin.
« Caporal arrêté de baver, vous venez d’avoir une belle menace » dit Jacobs en bourrant les côtes de l’homme.
« Oh je pourrais me laisser faire venant d’elle ! » dit-il d’un air rêveur.

Enfin, le dialogue ne fut pas plus riche, puisqu’un homme hâlé de petite taille, avec un accent digne d’un cliché d’un film B, venait de les héler. Isia, le toisa étrangement, ce n’est pas vraie c’est ridicule comme humain ! Le croisement d’un mexicain/chinois dans sa splendeur la plus rare et racé, l’éloge à la médiocrité et à la consanguinité. Oui vu les mœurs de ce peuple, son papa et sa maman devait être frère et sœur et au mieux cousins ! En levant les yeux au ciel, elle se retenue de dire une phrase profondément médisante.

Le petit groupe le suivis donc, dans cette immense galerie qui n’était pas creusée par l’homme, vu les traces de puissantes griffes zébrant la terre. La belle blonde, passe la dernière, pour pouvoir observer sans se faire pousser par les grisouilles. Jacobs et le caporal machin se mirent devant, laissant Pedge à côté d’Isia, fait qui lui convenait très bien dans cette configuration. La torche ne devait pas éclairer grand-chose mais cela indifférait les Atlantes possédant des lentilles. Isia ne les avaient jamais utilisées jusqu’à maintenant et en toute franchise, elle trouvait que ce fut une superbe invention, elle avait l’impression de voir correctement sans soucis. Les lentilles s’ajustaient de manière naturelle sans mise au point ou de focus. Bref, ils étaient de parfait nyctalope. Le mexicain guide, fit une remarque, Isia rajusta son sac, se demandant bien dans quel état allait trouver la prêtresse… déjà qu’elle appréhendait un peu d’en rencontrer une. Voir un humain difforme à cause de son obésité hors norme était assez répugnant mais surtout cela entraînait une multitude de problème de santé qui pouvait être simplement lié à son surpoids et son manque d’activités. Sans parler du fait de se dégoter une maladie inconnue et dangereuse. Enfin, elle avait prévu le coup, pour avoir ce qu’il lui fallait sur elle dans ce scénario. Le caporal, venait à faire une petite remarque coupant le cheminement de pensée d’Isia, esquissant un rictus amusé, décidément, elle avait raison de supposer qu’il allait essayer de la séduire. Dans un sens il aurait été frustrant qu’il ne le fasse pas. C’est après tout son jour ! Entre son collègue qui avait osé se montrer plus entreprenant qu'à l’habitude et puis c’est Taylor Laurence ! Pas la secrétaire fade et sans intérêt de la cité ! … enfin bref.

« Charmeur… » Dit-elle doucement alors que le guide se retourna pour y allé de son commentaire, mettant en boîte la totalité de l’équipe. Non mais sérieusement, on leur demande d’être correcte et ce bouffon, se permet de dire qu’il aime la graisse bien molle et visqueuse au lieu des petits culs rebondis et les formes qui respirent la santé. Mais qu’il aille sucer des rotules ! Oh diable la diplomatie, ce n’est qu’un guide, de basse classe et qui finirait sûrement en sacrifice comme toute sa famille !
« Ça tombe bien, nous on a du mal avec les petits hommes »
« Pourquoi ? » il fut étonné et se retourna une nouvelle fois
« Ils se perdent trop facilement dans leur vigueur » bah tiens, elle n’allait pas manquer de lui rappeler que lui aussi, il était affreux en plus d’être impuissant. Le guide, eu un rictus ne savant pas trop comment le prendre. « Culture différente… »
« Oui et heureusement sinon cela ne serait pas intéressant pour nous » conclut-elle d’un air solennel, afin qu’il ferme sa gueule. C’est qui le patron ici ?
Pfff …Différence de culture. Oui voilà c’est exactement ça, donc ces interprétations il les garde pour lui, sinon la doctoresse allait se faire grand plaisir à déclencher un accident diplomatique en lui cousant sa bouche avec son anus.
« Il n’y a pas deux prêtresses de malades ? » Elle revenu sur un point qui l’avait intriguée.
« Si, mais vous en aurez qu’une, nous avons aussi demandé l’aide d’un grand docteur renommé pour nous aider. Ce fut hasard et comme cela nous verrons alors, qui a les meilleurs soins »
« Vous faites jouer la concurrence en sommes » Elle roula des yeux. Même les indigènes ont des principes commerciaux ! Elle n’en revenait pas qu’ils aient aussi demandé un autre médecin, si elle avait su, elle leur aurait dit qu’ils se démerdent.
« Oui, roi aimé avoir deux solutions. Mais le docteur Cyanure déjà arrivé »
« J’ai hâte de rencontrer ce collègue, il vient de quel peuple ? » fit-elle faussement joyeuse. Il avait bien dit « cyanure » ? Et ça ne le choque pas ? C’est la seule à mettre un temps d’arrêt ? Le cyanure ce n’est pas réputé pour être une poudre de bienfaisance !
« C’est une femme accompagnée de son frère. Nous pas savoir vraiment, mais ils doivent être même famille que vous, comme ils sont blonds aux yeux bleus » Il avait quand même du mal à parler correctement ce garçon.
« Eh bien si tous les blonds aux yeux sont de ma famille je plains ma pauvre mère qui n’a pas chômée ! »
« Ou votre père …un sacré coquin » fit la lieutenant d’un air provocant.
« Ah ça… toute la galaxie de Pégase, quel champion ! » Il en fallait plus pour déstabiliser la doctoresse qui semblait à l’aise quoiqu’il arrive.

Jacbos et Isia ricanèrent amusée. Mais il n’empêche la blonde, trouvait cela un tantinet maladroit et vexant pour les Atlantes d’être en concurrence avec quelqu’un d’autre. Surtout que bon, il ne faut pas se leurrer, ils étaient l’un des peuples connus les plus avancés technologiquement parlant. Alors bon, cette autre doctoresse ne devait pas être des plus utiles, une belle figuration. Enfin, elle verrait bien, tant que ce n’est pas un chaman comme les Athosiens, elle n’aurait pas d’envies de meurtre. Car bon, si l’autre lui sort qu’il faut faire appel aux esprits pour soigner un empoisonnement…elle va la noyer. Bref, elle verrait la doctoresse pégasienne était réputée pour être l’une des meilleures, malgré le nom assez … comment dire, flippant ! Cyanure sérieusement, si ça ce n’est pas un patronyme d’empoisonneuse !

Tout en laissant le silence s’installer, le lieu était oppressant mine de rien, d'étonnant qu’ils n’aient pas rencontrer des rats. Et pour cause aucun animal ne venait squatter les tunnels des Drakos, ils ne sont pas fous ! Isia, laissa son regard volté dans le couloir, avant de se poser sur la personne en face…qui était le caporal, une petite queue transparente s’agitait en bas de son dos… Elle fut surprise en y identifiant une capote, elle venait d’où ? Une petite blague entre gris ? Elle eut un petit soupire amusé, donnant un coup de coude à Pedge, lui murmurant.

« C’est la nouvelle mode ? »
« Vous aimez la mode ? Je peux vous en accrocher un si vous le souhaitez. », Répondit Pedge dans un murmure en voyant très bien de quoi parlait la doctoresse.
Isia lui fit une œillade malicieuse « Je m’en passerai volontiers. Je préfère que vous le gardiez pour une autre activité »
« À choisir, je préfère le conserver pour une autre activité, en effet. » fit Pedge en allant dans son sens.
Isia lui fit un regard gourmand, avant de s’avancer vers le soldat, donnant un petit coup dans sa queue en plastique. « Dis donc caporal… c’est un appel ? Pour vous trimballer avec ça ? » Elle ne lui enleva nullement histoire qu’il se questionne.
« Vous causez de mon petit cul en béton armé doc ? »
« De ta petite queue surtout », fit Jacobs.
« En effet, de votre second attribut que vous trimballé si fièrement … Vous nous faite le requin. » À voir s’il saisissait le fait que les requins avaient deux pénis ou non. Elle continua à jouer avec, trouvant ça très drôle, elle fit un regard à Jacobs comme pour lui dire que ce n’est pas fameux niveau dureté. Et la lieutenant pouffa. « Au faite c’est caporal quoi ? Car je n’ai pas lu sur votre veste.»
« Caporal Condom Madame. Allez-y faites vos blagues mais Il n’y a jamais personnes qui a porté aussi bien son nom. », Dit-il fièrement. Et en effet, la blonde, eut un temps d’arrêt… il en a qui ont des noms de familles frôlant le foutage de gueule quand même ! Qu’est-ce qu’il avait dû s’en prendre pleins la gueule !
« Pour bien le porter, il le porte bien ! », ajouta Jacobs.
« Je ne sais pas à quoi vous jouez vous deux mais je ne comprends rien… »
« Ton deuxième prénom c'est XS ? », envoya Pedge.
« Ah madame coincée du cul en chef se déride ! Viens voir par toi-même tu verras. »
« Tatata, plus tard les promesses, ça risque de faire des jaloux. » Elle tapota sur l’épaule de l’homme tout en lui lançant une œillade amusée, celui-ci qui prenait plutôt bien tous les boutades « La petitesses est la norme ici donc on va éviter de faire un scandale chez les pygmées » le guide ne comprenait rien et s’en fichait bien. Isia toisa une nouvelle fois la queue en plastique… « En tout cas Durex fait de la Pub où ils peuvent… je n’aurais jamais osée en coller un ici... » fit-elle innocente. Tu parles elle aurait fait bien pire.
Il pensait toujours qu'on parlait de lui. « Oui oui Durex, blabla, on y vient. Je me demandais quand j’allais avoir le droit aux marques. » Il afficha un sourire. « Vous savez les filles, je suis dans l'armée depuis 6 ans, on me les a toutes faites va falloir faire preuve d'imagination. »
Jacobs leva les yeux au ciel en voyant qu'il ne comprenait toujours pas, quel crétin.
« Sergent, tu aurais dû lui en coller un fluo, on l'aurait repéré dans le tunnel. »
« Qu'est-ce que vous avez branlé sérieux ? » dit-il en essayant de voir dans son dos.
« Elles ont branlé ça … » Dit Isia en tirant la capote pour la lâcher et cela fit une petite claque au soldat qui se tordait pour voir.

Le petit bruit résonna dans la caverne et Pedge se mit à rire. Elle essayait de se cacher derrière sa main mais elle riait doucement comme l’indiquait les bruits de respiration qu’elle faisait. Une des première fois qu’Isia la voyait rire, c’est peut-être la seule fois depuis qu’elle est sur Atlantis. Elle lui fit un rictus satisfait qu’elle soit plus expressive.
« Quelle bande de guignols ! » lança le militaire faussement vexé en passant sa main dans son dos pour tirer sur le préservatif. Il ne lâcha pas, s’étirant en longueur. « C'est pas vrai ! »
Jacobs se marrait comme une baleine, le guide les regarda étrangement, mais ne dit rien, cela devait être dans leur culture de rire autant et puis c’est jour de fête. Isia crut le voir pouffer un peu, par mimétisme. La belle blonde, posa une main sur l’épaule de l’homme. C’est puéril comme action ce préservatif mais au moins, il avait une bonne ambiance et c’est ce qui compte.
« Ohh ne fait pas le ronchon, on a suffisamment de mal touché chez les militaires hommes pour que vous rejoignez ce groupe »
« Ah ouai ? Il y a qui ? » Fit Candom un peu étonné mais appréciant qu’elle laisse sa main.
« Hamilton et Eversman sont les champions du ronchonnage, pire que des nanas qui ont leurs règles ! »
« Je ne suis pas comme eux, je suis un gai luron. », fit le caporal avec un rictus. « Bon Mademoiselle, vous me l'enlevez ce préservatif ? » C'est sûr que hors contexte et dit comme ça, c'était un peu coquin. D’ailleurs, il avait pris un ton plus langoureux et il s'était penché légèrement pour faire confidence.
« Oooh comment on va se souvenir de ton nom », fit Jacobs en exagérant la mimique de la fille déçue.
Isia sourit, il n’en ratait pas une décidément. Elle lui retira et lui mit sur l’épaule.
« Souvenir, au cas où vous n’avez pas de gant » dit-elle sur un ton pétillant avec un clin d’œil. Il n’y a pas à dire c’est quand même une meilleure ambiance que pour citadelle, bon on n’a pas miss Frei aussi.
« C’est juste pour un doigt, et tout dépend où je vais le mettre », fit-il goguenard avec un clin d’œil.
« Bon sérieusement, ça devient obscène là », fit Jacobs
« C’est bien, comme ça vous pourrez m’aider à vider l’un des sumos pour une lipo ! » Obscène ? Oh non voyons juste gore ! Et elle avait fait après de laisser la porte ouverte au doit pour placer ça et calmer les ardeurs. Et cela l’amusait grandement. Elle faisait après de die des surnoms pour pas que le guide comprenne.
« Dégueulasse, pouah ! », fit Condom en faisant une grimace. Jacobs fit aller son doigt pour mimer le truc.
« Je passe mon tour », ajouta Pedge.
« Bande de petites natures ! » Dit Isia en ricanant.

Un mouvement sur la droite intrigua les humains, mettant fin à l’explication d’un régime au scalpel pour une prêtresse…un varan version dinosaure, était en train de se replié sur lui-même, sortant sa langue pour les sentir. Le guide n’avait pas peur, confirmant que ce fut un Drakos…les fameux. Il n’y a pas dire, c’est plus impressionnant en vrai qu’en photo. Il semblait vouloir se cacher, il était en train de se reposer au calme et le voilà dérangé par un groupe d’humain. Ils sont doués d’une forme d’intelligence et Isia le trouvait bien peu curieux pour une créature douée d’âme. Après, elle n’avait rencontré que des mammifères et non de reptile et sur terre cette catégorie était peu curieuse de nature. Cela n’était pas étonnant que le Drakos, préfères se retirer que de venir sentir les Atlantes. Il pensait sûrement être invisible à l’œil humain… mais bon, il constata très vite que les Atlantes n’étaient pas comme ses « sbires » et qui le voyaient parfaitement. Bah oui coco, tu n’es pas le seul à savoir voir dans les ombres ! Cela donna une impression de grandeur à Isia qui se faisait des films à la place du Drakos, l’imaginant se dire : « mais bordel pourquoi les esclaves bizarres me voie ? Ils seraient comme moi ? Un dieu ?... »

Elle se mordit l’intérieure de la joue pour ne pas rire de son imagination. En tout cas, possédant un déficit d’hormones de la peur, elle n’éprouvait qu’une légère crainte envers cet énorme Drakos. Se disant, qu’il serait ballot de se faire attaquer par ce machin surtout ici. Par contre, le caporal désirait lui faire un câlin…et grâce à Jacobs il fut retenu tel un chien en laisse, il voulait se faire tâter le cul en béton par des crocs pointus ? Abrutie ! Il est beau mais con sérieusement ! Elle roula des yeux, s’épargnant une remarque du style : au pied capote ! Puisque que le guide parla, une phrase sans intérêt pour la belle blonde, qui comptait soupirer. Mais bon Pedgounette releva le niveau avec une proposition adéquate. Et sans se faire prier, la doctoresse, se serra contre elle. Elle lui avait déjà proposée sur Citadelle. La soldate ignorait qu’Isia n’avait peur de rien ou de peu de chose à cause de son syndrome.

« Comme c’est aimable de jouer au prince…pour me protéger du vilain dragon » lui souffla t’elle tout bas pour éviter d’attirer l’attention des autres. Bien entendu, il y a de forte chance que les militaires voient Isia se rapprocher du sergent, mais bon, il était courant que les civils éprouvent de la peur. Même si bon, vu le ton et le regard de la blonde, elle n’en éprouvait que peu ou pas.
Même si Pedge ne savait pas que la doctoresse n'était pas très encline à ressentir la peur, elle vit dans son geste qu'une provocation déguisée. C'était bien le but quelque part. Elle écarta légèrement son arme pour ne pas lui mettre un coup par inadvertance en marchant. Elle laissa qu'une main sur son fusil, lequel était maintenu par la sangle de sécurité de son gilet et elle glissa sa main libre derrière la française. Elle la pressa légèrement dans le bas des reins en lui murmurant à l’oreille :
« Soyez gentille Princesse, avancez quand même. Le dragon ne vous fera… » Machinalement, le corps d’Isia avait pris une petite cambrure quand elle lui avait déposés sa main dans cette zone sensible. Cependant, elle n'eut pas le temps d’ajouter quoi que ce soit que Condom se retourna et lança en voyant Isia et Pedge :
« Pour un câlin en tout sécurité, ça se fait avec Condom doc ! »
Isia ricana doucement face au jeu de mot bien trouvé, pour ne pas attirer de trop l’attention du saurien, pour le peu qu’il n’aime pas le bruit en plus. « Vous n’avez qu’à être plus près la prochaine fois »
« Faut pas me le dire deux fois », fit-il avec un clin d'œil avant de se retourner pour regarder où il marchait.
« Hum. » fit Pedge en levant les sourcils sans rien ajouter, faisant exprès pour qu’Isia lui demande ce qu'il lui arrivait. Elle avait envie de lui mettre une petite claque sur les fesses qu'elle avait légèrement cambrées mais elle se retint, se contentant d’appuyer un peu plus.
La doctoresse se mit à marcher ne se décollent pas pour autant de la jeune femme, mais suffisamment pour qu’elles puissent se mouvoir, sans se gêner. Elle leva les yeux vers elle en lui murmurant « Ne faites pas votre jaloux, mon prince, vous êtes mon favori » dit-elle espiègle.

Pedge était certaine qu’Isia irait sur le terrain de la jalousie. Elle leva les yeux au ciel, amusé, tout en se passant la langue sur les lèvres. « Qui vous dit que je suis jaloux, princesse ? »
« Oh rien, j’aime bien me faire des films sur vos hum » dit’elle nonchalante.
« Intéressant, j’essaierai de ne pas en user de trop alors. » Elle marqua une pause avant d’ajouter : « N’empêche, va falloir choisir entre lui ou moi pour vous coller… »
« J’ai deux faces non ? » répondu Isia en pure provocation et surtout du tac au tac. Pourquoi faire un choix ? Vraiment !
Pedge avait hésité à lui dire qu’à la limite, ça pourrait en faire un de chaque côté, puis elle avait renoncé. Pas Isia. « C’est vrai. ». Elle préférait ne pas ajouter quelque chose de plus osé encore.

Isia considéra qu’elle avait gagnée et se décala un peu, avant de trébucher sur une griffe géante de Drakos en pleins milieu ! Elle se courba se retrouvant à quatre pattes devant Pedge et la tête proche des jambes du caporal. Elle étouffa un juron en français.
Pedge n’avait pas réussi à la rattraper avant qu’elle ne se vautre. Le caporal se retourna rapidement, cherchant la menace des yeux, avant de voir la doctoresse à quatre pattes.
« Je sais que je suis impressionnant, mais ne vous prosternez pas devant moi. », dit-il en se baissant pour lui tendre la main.
« Et voilà ce qui arrive quand on s’écarte de son Do… », Elle s’arrêta en plein milieu de sa phrase, consciente qu’elle allait balancer son surnom à l’assemblée.
Isia prit la main du militaire et se releva, en s’époussetant les mains et les genoux.
« Oui la prochaine fois je ne m’éloignerais pas de mon Dolem » Fit-elle pour éviter des questions et protéger la couverture de la jeune femme, oui parfois Isia est cool
« Merci mon seigneur » dit-elle à l’homme, avant de ramasser la griffe et la glisser dans son sac avant que le guide, qui était sourd soi-disant au passage, ne la voie faire. Ça pourrait toujours être utile pour des analyses biologiques.

« S'ils commencent à perdre leur manucure ça ne va pas le faire »
Pedge la remercia d’un regard tandis que Condom faisait une petite courbette élégante accompagné d’un « Gente Dame ». Il fallait vraiment qu’elle se surveille en compagnie de cette tentatrice. Mais bon, ça faisait partie du jeu et c’était amusant quand même. Néanmoins, elle n’était pas d’accord avec le fait de ramasser des « trucs » de Drakos.
« Et si c’est sacré, ou interdit de ramasser ce genre de chose », chuchota-t-elle à l’oreille de la française ?
« Il n’en sauront rien et ça sera pertinent d’avoir de quoi analyser les Drakos pour les scientifique…Il n’y aurait pas que leurs œufs qui posséderait des effets surprenant. » Elle haussa les épaules « Et vu sa taille, vous pensez vraiment qu’il ne l’a pas vue ? » Après elle pouvait la reposer cela ne la dérangeait pas plus que ça, ce n’est qu’après tout qu’une griffe de 40 centimètres.
« Justement, s’il l'a vu et qu’il ne l’a pas ramassé… cela veut peut-être dire que ça ne se fait pas. » Elle haussa des épaules elle aussi. De toute façon, elle n’avait pas envie de polémiquer, et si ça ne se faisait pas, ben le mexicain chinois n’avait qu’à le dire.
« L’intérêt scientifique est surement indéniable cela dit. » Elle n’insista pas.
Isia se fichait bien de savoir si cela se faisait ou non. Elle s’en taponne royalement le coquillard.
« Je peux donc la garder maman ? » Référence à Nelly bien entendu. Elle avait dit cela en chuchotant pour éviter une nouvelle fois des interrogations.
« Gardez-le, et si vous avez des ennuis, j’aurai un bon prétexte pour vous coller une fessée cul nu. » Elle chuchotait elle aussi, en regardant droit devant elle.
« Hum, ça donnerait envie de se faire gauler ça » Dit-elle en plissant les yeux d’une manière coquine.
« Demandez-moi avec un s’il vous plait, et je vous le ferai sans vous faire gauler », répliqua Pedge du tac au tac.
« Ça serait trop facile. Mais soit je note » Dit-elle amusée, elle n’était plus contre la militaire, mais à côté d’elle.
« Je serai profondément déçue, je ne vous le cache pas. », enchérit-elle, amusée, mais un brin provocant. Bien entendu la blonde, comptait répondre, quand des bruits de fêtes et des lumières arrivèrent… le guida parla mais personne ne perçut ses phrases. Pour le peu qu’on en avait à faire !

Ils finirent par quitter la noirceur de ce tunnel glauque, pour assister à un autre spectacle tout aussi étrange. Ils se retrouvèrent au milieu d’une vaste fête avec des gens très peu vêtue qui dansaient en cœurs. Les femmes présentes étaient en effet dodues, signe de fertilité et de richesse chez ce peuple. Ils devaient se dire que les Atlantes étaient pauvres en voyant débarquer trois femmes bien fichus telles des déesses et non grasses comme des dindes. Mais qu’importe, chacun sa culture, le problème avec les primaires c’est qu’ils ont tendance à l’imposer aux autres. Comme le prouve ce chouette présent dont chacun allait être affûté. Non mais sérieux des oreilles ! Des oreilles humaines et il fallait les croquer comme des colliers en sucre ? Mais ils sont sérieusement atteints ! Et puis, il en avait tué des humains, pour en faire autant de collier ! Toute la tribu voisine y étaient passées ! Avec les enfants vu la petitesse de certaines !

Jacobs était en train de vriller de l’œil, Isia lui toucha le bras. « Pas les chaussures hin ! » mais la militaire, ne pouvait pas répondre que déjà une horrible femme venait lui montrer la marche à suivre. Isia retenue une moue empreint de dégoût, on ne savait pas où elles avaient traîné leurs fichues oreilles d’humains pas fraîches ! Le pire, c’est qu’ils auraient pu esquiver si tout le monde continuait joyeusement à agiter leurs cellulites ! Mais non, tout le monde les toisait en mode hiboux.

« Super…bienvenu chez les cannibales » Souffla Isia entre les dents tout bas, qui loin de se débâtir, regarda Pedge à côté d’elle et lui croqua l’oreille. Cela surprit les indigènes qui eurent un « oooooooh ». Sans se démonter face à la foule, elle s’avança.
« Je les préfère fraîches c’est tout ! »
Il eut un silence, avant que des cris de joie à l’unissons et chacun se croquèrent l’oreille du voisin… la doctoresse les observa comme si s’étaient des dingues… bon au moins, ils avaient évité la catastrophe. Enfin bon, apparemment il fallait quand même croquer une oreille fraîche ou momifiés. Pedge toisa la française, ne sachant pas trop si elle devait lui rendre la pareille ou pas. Elle n’eut pas le temps de pousser sa réflexion plus loin qu’Isia sursauta quand elle sentit la main du caporal toucher sa tête et il lui croqua l’oreille, il était ravi de cette initiative. Elle se tourna vers lui un peu étonnée pensant que sa démonstration avait suffi à calmer les primates en strings !

« Vous avez raison elles sont meilleures fraîches les oreilles. » Devant le regard étonné de la doctoresse, il ajouta en haussant des épaules et en levant les deux mains, paumes vers le ciel, avec un air innocent. « Ben quoi ? Ils me regardaient tous, ça m’a foutu la pression ! »
« Ohh pauvre bichou qui a eu peur des naturiste » elle lui tapota la joue.
« Heureusement que vous êtes là pour me donner du courage. », dit-il en gonflant les biscotos.
« Oui, sinon vous ne pourrez pas faire de jolie roue, monsieur le paon ! »
Il rigola alors que Jacobs se tournait vers Pedge.
« Allen ? »
« Quoi ? », fit la concernée en se tournant vers Jacobs. L’autre lui croqua l’oreille aussi, celle qu’Isia n’avait pas touchée. « Mais ça va oui ! » Par réflexe de pure vexation, elle attrapa à deux mains la tête de Jacobs et elle alla lui mordre l’oreille également. La boucle était bouclée, et Pedge prit tout son temps. Elle avait un problème avec les morsures. Ça lui provoquait un émoi qui était loin d'être chaste. Le lieutenant s'écarta, les joues colorées.
« Putain Allen, ne refaites jamais ça ! » Elle semblait émoustillée.
Suite aux petits crocs de chacun, les nudistes, se remirent à danser. Ce n’était pas beau, la musique était trop forte de simple percussions et flûtes. Bref, bien loin d’être attrayant et de donner envie de bouger son boule ! Les militaires s’avancèrent doucement pour voir la foule. À se demander comment il allait pouvoir rejoindre le temple avec leurs superbes colliers qui put la charogne….

Isia lança un regard amusé à Pedge et lui donna un coup d’épaule discret pour lui murmurer « Chaudasse » l’air de rien, elle n’avait pas manqué les yeux pétillant de la lieutenant quand elle lui avait croqué l’oreille. Ce n’était pas méchant de la provoque gentille, elle fut presque déçue de ne pas avoir le retour langoureux de la demoiselle Allen.
« Ne soyez pas jalouse, princesse. », répondit Pedge, qui faisait exprès de ne pas lui rendre son petit bisou d’oreille croquant. Ça allait la frustrer un peu tant bien, et ce n’était que meilleur ensuite.
« Qui vous dit que je suis jalouse prince ? » Fit Isia en reprenant les mots de la militaire.
« Vous sembliez réclamer. » Pedge lui lança une œillade amusée, et le plus sérieusement du monde, elle ajouta : « Je vous ai déjà dit de ne pas réclamer. »
Elle avait de la chance qu’elles soient en mission, sinon, elle lui aurait bien montré qu’elle n’a pas besoin de réclamer pour avoir ce don elle avait envie. « Oh je n’ai pas besoin de réclamer »
« Bon, quand vous aurez fini de chuchoter à vos oreilles, on pourrait trouver un moyen de la bazarder non ? » sortie la lieutenant qui n’aimait pas avoir cette collerette autour du cou, comme tout le monde. Isia hocha, la tête retirant son collier, dansant quelques pas gracieux trahissant sa maîtrise des pas chassés, pour enrouler celui-ci autour d’un coup indigène avec un sourire absolument charmant. « Chez nous on aime partager ! Merci de l’honneur de porter le don de l’écoute » elle venait d’inventer et cela semblait plutôt marché car l’indien fut ravi et continua à danser. Isia revenu vers ses compagnons fiers d’elle. Faut vraiment qu’elle fasse tout !
Suivant l’exemple de la belle blonde, les autres militaires firent la même chose, refourguant le collier de perle d’oreille.
« Dommage, je l’aimais bien, l’odeur me rappelait celle du doc. », fit Condom.
« Je sens l’oreille momifiée ? » Fit Isia en le toisant faussement vexée. Le guide, leur fit des gestes, pour qu’ils les suivent à travers la foule. Il est marrant lui ! Isia attrapa le bras de Condom, pour qu’il lui en dise plus et surtout, parce qu’elle n’arrêtait pas de se faire emporter par des indigènes pour danser et qu’il était le seul à sa portée. Ce n’est pas vrais elle allait galérer à suivre les autres ! Pourtant elle en envoyait bouler. Ils devaient adorés les blondes squelettiques quand mêmes ! Cela les change de leurs boudins !

Condom attrapa le bras de la jeune femme pour l’extirper des adorateurs de blonde Surunéen. Même si manifestement, la mode était à la donzelle bien grasse, ils ne semblaient pas réfractaires à la vue de la doctoresse. C’était compréhensible quelque part, et ce n’étaient pas les deux militaires féminines et tout leur barda qui allaient plutôt les attirer, même si certains essaient d'entraîner Pedge, qui déclinait poliment. Elle n’aimait pas danser.

« Je ne sais pas, je ne vous ai pas encore renifler de près, ce n’était qu’une supposition », fit-il à la blonde qui sentit soudainement qu’on la poussait dans le dos pour avancer vers l’entrée du temple. Pedge avait décidé de l’extraire de là, parce que la foule, bien que sympathique, n’était pas raisonnable, et sa mission était avant tout de protéger la médic.
« Allen à raison, on s’arrache de cette place », confirma Jacobs en se mettant devant Condom et Taylor Laurence pour leur ouvrir la marche, tandis que Pedge se mettait derrière en protection.
« Peur de voir une de nos oreilles au bout d’un de ses colliers Lieutenant ? », lança le jeune homme pour détendre l’atmosphère.

« Va savoir », fit-elle en usant de son petit gabarit trapu pour se frayer un chemin.
Cela pourrait être le cas, toute population primitive qui aime les sacrifices, il faut se méfier de ne pas finir au menu ou dans la tradition. Finalement après avoir donné des coudes et prendre la solution puérile mais efficace de se tenir par les bras, pour faire « bloc », ils parvenaient aux marches du temples. Isia tenait à sa droite le caporal et à sa gauche Pedge. Son regard se leva sur l’escalades qui allaient encore devoir faire. Rien que de commencer à compter l’escalier elle en avait une migraines…
« Et faut qu’on gravisse encore ça ? Mais vos prêtresses elles ont réussi à monter tout ça ? » s’exclama-t-elle un tantinet agacé.
« Elles étaient fine et enfant quand le Drakos céleste les a choisies pour servir ! »
Bah tiens, ce n’est pas avec le gros bidou qu’elles pourraient recommencer l’exploit. Les descendre, pas de soucis mais les monter…
« Vous voulez que je vous porte Doc ? »
« Pas pour le moment bourriquet ! » de nouveaux rires et la joyeuse troupe se mirent à gravir le mont devant eux. Ce fut essoufflée et courbatures à cause de son sac, qu’Isia reprit son souffle. Elle est un peu sportive, mais quand même 400 fichues marches tu le sens dans les rotules !

Le spectacle qui était devant eux, étaient dantesque et assez … étrange. Des colonnes dorées, tout était en or ! Avec des pierres précieuses… en s’avançant dans les pièces, il avait des cercles contenant d’immenses couffins avec des œufs dessus. Des sbires tiraient une sorte de chariot monte-charge en or, transportant un humain aux proportions douteuse. Une boule de graisse informes. Cette image était affreuse… il avait donc 10 cercles, habité ou non par des prêtresses nues…enfin avec des sortes d’ornement en fils et de perles sur le corps. On aurait dit des rôtis.

Au milieu de la salle deux colonnes basse couleur sang avec des robinets…il était évident que ce fut une quantité impressionnante d’hémoglobine. La doctoresse frissonna, tout cela était glauque. Le guide, ne pouvait pas marcher plus loin et ce fut une esclave plutôt dodue, une jeune prêtresse en réalité qui les accueillie.
« Bienvenue Atlantes dans le temple Drakosis ! Nous aménageons la salle de nos prêtresses pour que vous puissiez vous rentre auprès d’elles. Par contre seul le docteur y sera. Les autres devront rester ici »

Elle disparue au fond de la salle, derrière deux portes gigantesques et ornée de milles dessins. Un duo d’humain, blanc aux cheveux blanchis, avec des cernes noirs et des symboles étranges tatouer sur le corps passèrent devant eux. Tous les habitants se prosternèrent et les deux « demi dieux » passèrent ignorant toute présence… ils avaient l’air drogués. Isia était dubitative… décidant quand même de s’éloigner un peu, pour observer la salle. Elle se tourna, marchant à reculons, pour observer les symboles ornés sur l’entrée… quand soudainement, elle percuta le popotin d’une autre personne. En se tourna elle du lever le regard pour constater que ce fut un grand et beau jeune homme aux yeux azure qui avait dû avoir la même idée qu’elle.

Il était en chemise blanche, un gilet en cuir avec des poche, un pantalon en cuir marrons une ceinture qui semblait être celui de l’inspecteur gadget en, personne. Et surtout deux holsters à la cuisse avec des flingue ressemblant beaucoup à ceux de Ronon. Il la toisa un sourire charmant sur les lèvres.
« Excusez-moi, je ne vous ai pas vu »
« Vous aurez été l’une des dindes de temple, j’en aurais porté ombrage mais ce n’est pas le cas » Il se tourna la saluant tel un gentleman. Parfois elle se disait qu’elle avait de la chance d’être belle, pour calmer les humeurs guerrières des hommes. Même si là, elle ne le considérait pas vraiment comme un danger, mais plutôt comme un homme inconnu.
« Blaze et vous ? » Il était agréable et son visage bienveillant, elle ne s’attendait pas vraiment à ce genre de personne quand l’autre consanguin lui avait évoqué le doc et le frère. Elle s’attendait à duo âgé et rabougri par le temps.

« C’est aimable à vous. Remarquez-vous aurez été une boule de graisse que je vous aurai envoyé jouer ailleurs. Docteur Isia Taylor Laurence » L’homme ricana.
« Il y a bien que les Atlantes pour s’encombrer d’autant de titre » elle fut surprise qu’il ait deviné directement, mais elle remarqua qu’il avait toiser le logos sur sa veste. « Dans ce cas, je suis Technfique Blaze » Il se tourna vers une silhouette qui approchait derrière la colonne de sang.
« Hey Cyanure ! Tu sais quoi, j’avais raison ! Ton copain médecin c’est une cooooooooopine ! » Il semblait presque tout foufou en disant ça ! Il jeta un petit regard aux militaires, passant sur l’homme puis les deux femmes, semblant chercher quelque chose mais ne le trouvant pas.


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MessageSujet: Re: "Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type Ven 26 Mai - 23:09


Bienvenu dans le monde joyeux des chaotiques ! - Pedge Allen / Isia Taylor Laurence / Teshara Lays -


Teshara Lays


Franchement, je détestais cet endroit. Il faisait chaud, moite, y avait des moustiques, des gros et des grosses, ils se promenaient tous à poil ou presque, sans parler des oreilles à l’arrivée, nan mais sérieusement, qu’est-ce qu’on foutait là ? J’avais envie de faire un génocide pour rendre un service à l’espèce humaine. Vivement qu’on rencontre les mastodontes qu’on en finisse et que je leur pique des œufs pour les couver moi-même et en extraire des applications sympas. J’étais affalée contre une colonne, en attendant qu’un ventripotent sur patte ne vienne nous introduire auprès des grosses poules, quand de l’activité se fit entendre un peu plus loin. Naalem parti voir. Pour ma part, je me levais avec toute la mauvaise volonté du monde. Je détestais la chaleur moite comme ça. J’avais l’impression d’être une limace collante et visqueuse. Franchement, ils n’avaient pas besoin d’inventer le lubrifiant pour s'emboîter par ici, tellement on dégoulinant.

J’arrivais en traînant la patte, dégoutée par les conditions climatiques et par l’ambiance de chiotte, quand Naalem m’annonça que le second médecin qui était convoquée était une « copine ». Fais chier tiens. J’avais misé sur un mec moi, un vrai, avec des tablettes de chocolats et un rictus charmeur, du genre à se faire tuer par mon frère à la fin quoi. Bon, je ne crachais pas sur les nanas, ça avait son intérêt aussi.

« Super », fis-je avec tout l’ennui du monde dans la voix. Mes yeux bleus se posaient sur une petite blonde bien faite et super mignonne. J’avais du mal à croire qu’elle était docteur, mais bon, je l’étais bel et bien également. Son uniforme me mit immédiatement sur la voie : « Atlante en plus de ça… » Je m’accrochais à Naalem sans me présenter, mettant mes deux mains sur ses épaules pour m’appuyer sur lui, ignorant totalement la jeune femme et les autres un peu plus loin et je collais mon nez sur son oreille avec un regard de chat botté version « blonde transpirante qui fait la gamine capricieuse. » : « C’est quand qu’on voit les rôtis de dindes qu’on se barre ? »


Naalem Lays

Franchement…en plus d’avoir un climat tropical, les habitant vous file la gerbe ! On a été accueilli avec des colliers d’oreilles humaines sérieusement ! Je te les aurais bien fait bouffer à la grosse dinde qui m’avait reluquer comme si j’étais une cuisse de poulet rôtis. D’ailleurs on a frôlé l’accident diplomatique en leur refilant leurs merdes sans croquer dedans ! Manquait plus que ça tient !

Enfin bon, on avait escaladé le temple, suer comme des porcs et là, on se faisait chier… bordel mais il leur faut combien de temps pour préparer leur truie ici ? C’est bon de toute manières elles vont crever ! Ce qui m’inquiétait un peu quand même, c’est qu’ils aient fait appeler à deux médecin, Tesh’ car sa réputation traversait les frontières et un autre… et je n’aime pas trop la concurrence, car ça veut dire qu’on peut pas agir sans être emmerder par quelqu’un. Et je n’avais pas envie de m’encombrer de moralisateur. Déjà que Druan n’était pas vraiment au courant qu’on avait radiner nos petits culs de demi dieu ici.

Enfin bon, il eut du mouvement et curieux comme une pie, j’alla à la rencontre, après tout j’avais un parie à gagner ! Et BIMMMM ce soir c’est elle qui fait la totale ! Héhé une femme médecin, qui en plus est sacrément canon ! Finalement, on va peut-être repartir avec. Je fis mon petit numéro, observant du coin de l’œil les trois autres des bidasse… et il y avait qu’un mec, devait être content le puceau !
Bref Tesh débarqua et fit son petit numéro de la nana lassée et pas très polie.Elle devait être dégoûté. Je la comprends, la blonde était transcendante ! Je tournai la tête vers elle.
« Je ne sais pas. Le temps de transporter 200 kilos de graisses… »


Isia Taylor Laurence

Isia toisait encore le jeune homme, quand son miroir féminin débarqua, la fameuse Cyanure. Elle n’était pas mal, trop belle pour être polie. La doctoresse s’en fichait bien, si elle voulait faire sa « mal baisée » qu’elle le fasse et ne vienne pas enquiquiner les autres. La petite remarque sur les Atlantes ne fut pas la bienvenue. Surtout qu’eux ne savaient pas d’où venait le duo comique.
« Oui Atlante, ça vous pose un problème apparemment. Tant mieux, nous ne sommes pas là pour nous encombré de pseudos médecin » Dit Isia d’une manière calme tout en observant le comportement étrange de la nana sur son supposé frère. Elle se mit en marche, n’ailant que faire d’une réponse ou non. Elle alla jusqu’à la seconde colonel de sang, pour sortir un tube en verre et le coller sous le robinet. Elle fut empêchée.

« Non cela est le sang sacré des grand Drakos ! réserver aux prêtresses ! »
« Et vos deux prêtresses malades ? Elles ont eu ce sang ? »
« Bien sûre ! »
« [color=palevioletredBon alors, laisser moi faire mon métier et vous tacher de faire le vôtre en activant leur préparation, nous ne sommes pas là pour faire la tapisserie ! [/color]» elle avait chaud et ça l’agaçait de devoir attendre…surtout que ‘l'endroit était glauque avec des gens chelous … le petit homme resta sans voix, ne sachant que faire.
« Je vais appeler les gardes »
« Et moi rentrée chez moi » Elle fit volte face, alors que le petit homme la suppliait de ne pas faire ça.
« Activez-vous alors » dit-elle d’une voix impétueuse.

Le mec blond arriva vers elle, lui tendant sa main. Isia le toisa étrangement, il avait un petit rictus sur les lèvres comme amusé.
« Vous voulez ? »
« La fiole, je vais vous la remplir, ne vous inquiétez pas »
« Bien tenez »
« Ça vous dérange le non légal ? » chuchota t’il
« Je m’en contre fiche tant que j’ai ce sang » fit-elle en haussa les épaules.
« Parfait alors » Un autre grand sourire.


Naalem Lays


Et Bim, elle avait du répondant la jolie poupée et cela se confirma assez vite quand elle décida de prendre du liquide de l’une des colonnes. Elle envoya chier le pauvre mec. Je ricanai doucement.
« Eh bah ton homonyme a l’air d’être aussi caractériel que toi ! » Je toisai ma sœur ironiquement « Je vais lui récupérer son sang, file moi une fiole, je t’en prendrai une quand vous serez dans la salle »

Teshara Lays


Je ricanais doucement à la réponse de mon frère. Il allait leur falloir une brouette pour les déplacer…. J’arrêtais immédiatement de rire en entendant l’autre pétasse être insultante. Pseudo médecin ? Mais c’est quoi son problème à cette grognasse sérieusement ? Elle se croit supérieure parce qu’elle est atlante ? Bon, c’était décidée, je ne l’aimais pas, voilà. Comment ça c’est capricieux ? Ben oui, parfaitement ! Non seulement elle est belle comme un démon, mais en plus de ça elle clash sans se soucier si ça va me vexer ou pas. Je suis d’habitude la première à le faire ! Je n’avais pas le temps de répondre quoique ce soit qu’elle se barrait. Je tournais mes yeux de biches vers Naalem. J’allais lui poser une question mais il était en train d’écouter ce que la blonde atlante racontait. Il me toisa ironiquement, tout en la complimentant. Je ne sais pas si être aussi caractériel que moi est une qualité, mais soit.

Je lui tendais une fiole de mauvaise grâce. La chaleur, ça me tapait sur le système et son comportement aussi.

« Tu comptes te la taper ? Parce que je ne l’aime pas, alors profite bien, après je lui fais bouffer ses lèvres. »
« Oh arrête de faire ta chieuse. S’il y a des Atlantes c’est qu’on peut​ grappiller un ou deux trucs. Et si elle me propose je dirais pas non, je suis sûre qu'à trois ça peut être sympas, Surtout si elle est aussi casse pied que toi. » Il me fit une petite moue en tirant la langue. Je méditais ses propos quelques secondes.
« Hum… Tu as toujours les mots pour me convaincre. » J'étais langoureuse tout d'un coup. « Puis je peux peut-être chopper quelques astuces de médecine aussi… » Oui finalement c'était sûrement une bonne chose que d’avoir rencontré cette… femme, commençons à être dans de bonnes dispositions.
« Exactement. Tu sais bien que j’ai le don pour te convaincre de tout » fit-il d’un air pompeux et surtout tout aussi charmant.
« Tu sais surtout ce qu'il me plaît, mais rien d'étonnant. », fis je en lui claquant une claque sur les fesses pour l'encourager à y aller.

Je fis quand même une moue boudeuse, le laissant aller rejoindre miss je me la pète grave.
« C’est vous l’autre médecin ? Moi c’est le lieutenant Condom. »
Je me retournais pour constater qu’un des atlantes, un militaire vu son armement, était arrivé à ma hauteur en compagnie d’une petite brune. L’autre femme de la troupe se dirigea vers mon frangin. Il était plutôt sympa à regarder celui-là.
« C’est moi oui. Besoin d’une consultation ? »
« Désolé, je me porte à merveille. »
« On croit toujours ça avant de mourir dans d’atroce souffrance quelques jours plus tard. », fis-je en minaudant un peu.
« Et Condom, c’est parce qu’elle ne porte pas de soutient gorge qu’elle t’attire ? », balança la petite brune qui vint se positionner entre lui et moi. Qu’est-ce qu’elle racontait celle-là ?
« Je ne porte pas de quoi ? »
« De soutient gorge, pour tenir tes nichons. »
« C’est vrai que maintenant que tu le dis… », fit le soldat en baissant ostensiblement le regard sur ma poitrine. Je levais les yeux au ciel.
« Désolé les puceaux, mais ce n’est pas pour vous. »

Pedge Allen


Pedge approcha d’Isia, et du garçon blond qui l’avait rejoint. Elle ne les sentait pas ces deux-là, et elle avait cru comprendre que c’était l’autre médecin. Lequel des deux, cela restait à déterminer. Jacobs l’envoya assurer la protection d’Isia tandis qu’elle et Condom irait voir celle qui semblait être la sœur du type.

« Tout va bien ? », fit-elle un peu raide. Elle toisa le jeune homme.
« Bonjour. »

Isia Taylor Laurence

Isia était un peu décontenancé que l’homme lui propose son aide. Surtout que sa soeur, qui avait l’air quand même super possessive n’était pas aussi sociale. Enfin bon, elle verrait si l’homme allait faire ce qu’il avait promis. Elle le toisa dans les yeux et il ne cilla pas… il y a quelque chose chez lui de familier, cette manière de regarder les gens et cette nonchalance. Elle ne savait pas trop quoi penser et le fait de ne pas savoir leur origine la dérangeait grandement.

Alors qu’elle allait relancer une phrase à ce “Blaze”, Pedge arriva lui demandant comment elle se portait.
« Oui ça va merci »
Le grand blond se tourna vers la militaire.
« Bonjour, Blaze enchanté et vous ? » Il était chaleureux et souriant.
« Pedge, enchantée également. »
Isia lança un regard étrange à Pedge pour lui montrer l’autre femme, et essayer de lui dire qu’elle ne la sentait pas elle. Après tout elle se comportait comme une connasse depuis le début sans même se présenter à croire que son frère réparait les pot cassés. La texane opina du chef. Elle en parlerait aux autres.

Pedge Allen

Un local arriva, celui qu’Isia venait d’envoyer bouler. Manifestement, il avait pris ses consignes. Il ne revint pas sur le sujet du sang, et il fit un geste théâtral vers une tenture lourde qui cachait sans doute une succursale.

« Je viens de me renseigner, les prêtresses sont enclines à vous recevoir. Je vous en prie, mesdames les médecins. Seules vous êtes autorisées à pénétrer le sanctuaire. »

Cela ne plaisait pas à Pedge, mais elle devait composer avec. Elle ne resterait pas loin de la tenture de toute façon, prête à intervenir au cas où.

« N’hésitez pas à crier, si ça ne va pas là dedans. », fit Pedge à Isia. Elle savait qu’elle n’en aurait rien à foutre ou qu’elle lui répondrait de façon totalement ironique, mais qu’importe.

« Je n’y manquerait pas » Elle se rapprocha de la militaire pour lui murmurer « Enfin restez pas trop loin quand même avec l’autre connasse je ne suis pas certaine qu’on va s’entendre » Puis elle disparut derrière la tente en poussa un petit soupir de dégoût…

Pedge approcha de Condom et Jacobs pour lui répéter ce que venait de dire Isia, en prenant soin de ne pas mettre dans la confidence le frère de la blonde.
« Je la garde à l'oeil », fit Condom avec un clin d’oeil aux deux filles.
« Ouais et pas sur sa poitrine, l'œil en question. », rajouta Jacobs.
« Si je vois sa poitrine, c'est qu'elle est toujours là », répondit l'autre amusé.
« Je m’occupe de surveiller le frangin », coupa Pedge un peu tendue. Cela ne lui plaisait pas des masses.


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MessageSujet: Re: "Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type Jeu 8 Juin - 15:34
"Locaux vs Jumeaux"


Une rencontre du troisième type


Jeudi 01 Juin

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Isia Taylor Laurence

Quand elle pénétra dans cette sorte de tente dans le temple, elle ne put retenir un soupir de dégoût mettant sa main devant sa bouche. Les deux immondes prêtresses étaient des mastodontes de chair et de gras… à l’image de la 1ere vue à l’entrée mais bien plus impressionnante. Elles avaient le visage et la peau d’une blancheur inquiétante. Droguée, elles bavaient et ne semblaient pas réussir à articuler une seule parole. Et il n’y avait personne d’autre à part les deux médecins… Isia leva les yeux au ciel.
« Et genre il faut toucher ces éléphants ? … » Elle déchaussa son sac à dos, pour enfiler des gants en plastiques, sortant du matériel, et surtout une seringue pour prendre une prise de sang de l’une des prêtresses. Celui-ci avait une couleur pâle. S’en suis d’autre vérification, type fièvre, température et si elles ressentent de la douleur, ce qui n’était pas le cas avec la graisse. Puis elle revenu vers son sac sortant un appareil pour analyser le sang. Elle toisa sa pseudo collègue.

Teshara Lays


Bon quand il fallait y aller, il fallait y aller. Puis j'étais là pour ça non ? Je poussais la tenture après la blonde atlante et franchement, j’aurai dû m’abstenir. Mais c'était quoi ça ? Des humains ? Elles étaient blanches comme des culs, avec une peau limite translucide. Le gras dégueulait de partout, du bide, des seins, du cul, des cuisses épaisses comme des troncs d'arbres, des bras énormes… bref, elles étaient immondes. Je ne comprenais pas comment on pouvait les vénérer… la remarque de ma collègue de profession me fit rire et je ne put m'empêcher d'y aller de mon propre commentaire en toisant les deux baleines.
« Je ne sais pas si c'est leur rendre service… »

L’autre s’agita autour d'une de deux grosses. Franchement je n’avais pas envie de les toucher moi. Puis bon, je n'étais pas là pour les soigner mais pour leurs oeufs. Je me faisais l’illusion d'être un renard dans un poulailler. Je posais mon sac par terre et j'extirpais un bocal de ce dernier.

« La première qui en soigne une gagne la compétition alors ? », dis-je à l’attention de la médecin atlante. Putain, elle était quand même sacrément canon.
Je plongeais mes doigts dans le bocal et je lançais une bestiole sur la peau blême de ma patiente. Ces petites limaces d'eau adorent sucer le sang et elles extirpent tout le mal d'un corps malade. Il y avait deux stratégies pour avoir ces œufs. Soit en la soignant, elle m’en filait un, soit je lui volais. La deuxième solution me tentait plus parce que j'aimais bien foutre le bordel. Une sorte de péché mignon.

Je sortais une lame type scalpel de mon sac et j’allais faire une saignée en plus dans le creux du coude du rôti de dinde. Le sang s'échappa en un filet qui n'avait rien d’un rouge carmin habituel. Il était trop pâle. Je jetais un œil à ma collègue. Finalement j'étais curieuse de son savoir.
« Ça sert à quoi ton appareil ? »

Isia Taylor Laurence

Finalement ma collègue me suivit s’exclamant intérieurement aussi de l’affreuse image qui nous faisait face. Jamais je n’aurais crue qu’un humain puisse être aussi gras. Leur longévité devait être bien basse. Elles feraient pâlir de jalousie les addict au McDonald ! en tout cas, ma petite remarque la fit rire, cette cyanure. Et la sienne, m’arracha un rire aussi.
« Oh si, au moins si elles doivent y passer, on aura participé à leur soulagement de ne plus vivre de cette manière-là » Oui cela pouvait choquer et je l’avoue je testais l’autre médecin, pour voir où allait sa déontologie si elle avait une ou non. Normalement, on devrait avoir confiance elle était réputée et tout…sauf que bon bah c’est moi et mademoiselle Taylor Laurence, ne fait pas confiance aux peuples inférieurs aux siens ! Point ! Ce n’est pas du racisme mais de la logique de survie !

Alors que je commençais mon examen elle me lança une compétition. Cela m’amusa et j’eue un rictus sur mes lèvres carmin. « Sûrement, mais on gagne quoi ? Le droit de ne pas avoir nos oreilles au bout d’un fil ? » Je ne savais pas ce qu’elle faisait trop occupé à finir mes prélèvements d’échantillon. En réparant vers mon appareil, je le branchai à ma tablette pour suivre l’avancement. Finalement, elle fut la première à demander ce que je fichais.

« Analyser le contenue du sang » J’eue une petite moue, en commençant à voir les premières analyse…il me fallait l'échantillon de sang de la colonne. Je me levai, regardant le second pachyderme, pour lui prendre du sang à mon tour. Je découvris une sangsue et des saignées… quand je dis primitif…Ce n’est pas pour rien ! J’eue une petite moue dubitative, j’ai horreurs de ces bestioles « Tu as prévus le stock au vu de la taille de la chose ? » Elle me tutoyait alors je n’allais pas m’encombrer de ne pas faire de même. Une fois la seringue pleine de sang, j'allais la mettre dans ma petite machine, pour qu’elle fasse la comparaison. Plus qu’à atteindre que ça mouline. Mon regard alla sur la tenture à plusieurs reprises, me demandant si le frérot allait réussir.

Teshara Lays

« C’est bien ce que je dis, autant soulager leur peine et les faire claquer… » J’affichais une moue dubitative face à ces monstres adipeux. Enfin, il fallait bien faire le job pour glaner de quoi faire une omelette propice à t'envoyer planer avec des esthètes tout en muscle. Je n’avais pas spécialement honte de mes propos. J'étais plutôt cash et je ne m’encombrais pas vraiment des normes sociales de bienséance​. Si madame veut prendre son thé avec son petit doigt en l’air, ben qu’elle le fasse sans faire chier sinon je lui coupe et elle le touillera avec. Sans déconner. Bref, je m’emballe encore un coup.

Je lançais la compétition avec la belle blonde. Normal, je n’allais pas passer à côté d'une occasion de m’amuser un peu. Je souriais à sa réponse tout en faisant mon business.
« Les tiennes ont l’air bonnes à croquer, alors faut que je gagne. » J'essayais de la provoquer un peu pour le plaisir. N'empêche elle n'avait pas tort. C'était un coup à se faire zigouiller et de finir effectivement au bout d'un fil à se faire becter par le prochain trou du cul venu en “ami”.

Elle répondit à ma question curieuse. C'était pratique comme machine ça… je devais avoir l'air fine avec ma médecine. Mais qu'importe, j’avais ma fierté pour moi. Je prenais la température de la grosse. « Pratique. Mais trop simple à mon goût, Il n’y a pas de challenge. » Et hop, encore une couche. C'est moi la meilleure de toute la galaxie, même sans technologie. Je palpais certains points de l'anatomie d'obèse de la prêtresse. Elle me taquina sur mes sangsues. Je fis une moue en la toisant alors qu'elle prenait du sang de MA patiente​
« J'ai de quoi la tartiner complètement. » Je croisais les bras pour la mater extraire du sang. « Sinon fais comme chez toi hein, t’emmerdes pas, sers toi sur ma grosse. »
La prêtresse remua un peu et soudainement, elle se mit à parler d'une voix très faible.
« Nous vous comprenons… et je n'apprécie pas vos commentaires. »
« Ah ? »
Je lui fourrai mes doigts dans la bouche et je tirai sa langue rose pâle de sa cavité buccale.

Isia Taylor Laurence

Bon, elle semblait avoir autant de compassion pour sa patiente que moi… ça promet. Je ne répondis pas, sauf par un rictus assez ironique qui signifiait qu’on était peut-être sur la même longueur d’ondes toutes les deux. Franchement, ça m’emmerde d’être ici, elles me dégoûtent et je me demande bien si on ne va pas finir au menu de ce soir. J’ai toujours eu du mal avec les peuples cannibales qui trouve sympas de sacrifier des humains au nom d’un dieu sanglant.

Elle évoqua mes petites oreilles bonnes à croquer, de la provocation et dans ce domaine je suis la reine. Sans ciller je lui répondis du tac o tac. « Remarque ton popotin à l’air d’être tendre, il aura plus de succès que mes oreilles trop meugnones » Enfin bon nous verrons, j’espère juste avoir un œuf en échange histoire de l’étudier.

L’autre médecin, avoua que c’est pratique comme machine. Bah oui c’est pratique ! ce n’est pas simplement pour me la péter franchement ! Puis, elle me parle de challenge, j’eu une moue dubitative, il n’y a pas de challenge à avoir en médecine, juste de l’efficacité sinon on perd le patient. « Le challenge est autre part, c’est l’avantage d’avoir les neurones et la science avec nous. La technologie pâlit les déficiences laissant place à tout un autre monde » Ce n’était pas contre elle, je m’en fichais bien de sa technique de primitif à casquette a vrais dire. Ce qui m’incombe c’est de savoir pourquoi ce fichu sang est pâle. De ce que je voyais, elles avaient l’air de souffrir d’une intoxication…et comme elles ne pouvaient pas nous parler puisque trop droguée, il était difficile de communiquer avec elles. Des grognements et de la bave.

Sans me gêner je pris du sang chez l’autre dinde…et cela déplut à miss « challenge », je la toisai en arquant un sourcil. « C’est ce que je fais … » mais elle me fit rire avec sa possession sur sa grosse. Par contre, je fus étonnée d’entendre l’une d’entre elle parlée… ah elles nous comprenaient.

« Tant bien, si cela vous déplait c’est le cadet de nos soucis. Nous sommes là pour vous soigner et non vous lustrer de compliments superfétatoires » Je toisai étrangement la manœuvre de ma collègue. « Et sa langue est comment ? » Cela pouvait donner un autre indice sur le mal dont elles souffrent. Ma machine prit un peu son temps, ce qui est normal, mais quand les résultats tombèrent, aucun doute, le sang était intoxiqué par quelque chose… je toisais ma grosse.

« Bon comme tu sembles parler et me comprendre. Tu as mangé quoi il y a 5 jours ? »
La mienne était encore en état de planage complet… elle bava. Je levai les yeux. « Super… » Je marchai vers la fameuse Cyanure. « Dis-moi l’empoisonneuse, Tu n’as pas envie d’aller pisser par hasard ? » Jeu de mot avec son pseudo, mais je me rendis compte qu’elle ne pouvait pas comprendre la référence. Remarque elle voulait de la provocation, elle en avait. Mon ton de voix était agréable et non agressif.

Teshara Lays


Finalement, je commençais à l’apprécier un peu. Elle restait canon, et du coup, j’avais envie de lui griffer le visage jusqu’à le rendre difforme, mais elle était plutôt marrante dans son style. Je n’avais pas de référence concernant les médecins Atlantes, et je me disais que ma pratique de la médecine plutôt étrange pour certain était tout à fait adapter en fait. D’un côté, je ne pouvais pas connaître le serment d’Hyppocrate et toutes les règles de déontologies des médecins venus de la cité, puisque je ne les avais jamais côtoyés. Je m’étais formée sur le tas moi, comme une grande, sans l’aide de personne ! Bon ce n’était pas tout à fait vrai puisque j’avais quand même suivi une formation poussée chez les Géniis.

Personnellement, je m’en foutais qu’ils bouffent des humains, tant qu’on ne m’imposait pas d’en manger moi-même. Après, ils pouvaient faire leur tambouille ensemble, ça ne me dérangeait pas, mais je ne voulais pas finir en casse-croute. L’idée de me faire becter par les deux monstres que j’avais devant moi ne m’enchantait pas du tout… Et d’ailleurs, comment elles faisaient pour chier ou pisser ? J’étais certaine qu’elles ne bougeaient pas. Est-ce qu’un servant venait nettoyer de temps en temps ? Parce qu’outre l’odeur de transpiration grasse et crasse qu’elles dégageaient, il n’y avait pas d’odeur de merde.

Ma collègue, ou plutôt mon assistante, me répondit du tac au tac sur ma petite boutade sur ses oreilles bonnes à croquer. Je n’en espérais pas moins. N’empêche, elle attaquait directement sur mon cul, et ça, c’était la preuve qu’elle l’avait maté. Hum, elle devait se sentir autant en danger que moi à cause de ma beauté. « Il est tendre d’être ferme. Mais bon, tu ne peux que supposer. » De toute façon, je ne comptais pas me faire manger le cul. Sexuellement pourquoi pas, mais pas plus.

Quand je pensais que je devais faire des tests avec des machines qui tournent, attendre vingt ans des résultats qu’un ordinateur fatigué peinait à analyser, j’enviais un peu la blonde d’avoir un truc portatif qui lui donne des données aussi rapidement. Ce n’était pas du jeu, surtout que moi, dans ce cas précis d’un déplacement à domicile (facturée double, donc je prendrai au moins 8 œufs !), je ne pouvais pas faire d’analyses poussées. Mais j’avais ma science de la nature pour moi. « Si tu le dis. » Je ne comprenais pas ce qu’elle voulait dire, mais c’était parce que j’avais une autre conception de la médecine. Certainement moins avancée. Peut-être qu’elle sous entendait qu’en étant débarrassée des tâches subalternes comme ces analyses, elle pouvait laisser son cerveau réfléchir sur les causes sous-jacentes de ces données mauvaises ou bonnes. Cela se tenait. « J’aime bien chercher pour ma part, tester des hypothèses, c’est excitant. » Je pense que ce que je venais de dire rejoignait ce qu’elle venait de me dire, mais qu’importe.

Alors qu’elle prenait du sang à MA patiente, et que je le lui indiquais de façon claire et précise, l’autre dinde baveuse se mit à parler. Elle n’appréciait pas nos remarques ? Sans déconner ? Elle devait être habituée à recevoir des éloges toute la journée, à ce qu’on soit gentil à son égard, et j’en passe. La vie de privilégiée, pas avec moi ! J’en ai assez bavé, merde (elle aussi mais pas dans le même sens). Je fourrai mes doigts dans sa bouche pour tirer sa grosse langue. Elle était visqueuse, pleine de bave et de… sang. Elle avait la langue tellement grosse qu’elle se la mordait régulièrement. Elle était pâle, vraiment très pâle, limite grise. « Bah… Grise et abimée. » Je relâchais cette langue et l’autre la ravala promptement en grognant. J’essuyais mes doigts dans ses cheveux avec un air dégouté. La blonde essaya de communiquer avec sa grosse, mais elle était en train de planer complet, dans son trip de junkie. Vraiment je l’enviais. J’avais une monstrueuse envie de tester.

« J’ai écopé de la plus intelligente, ne sois pas jalouse. », fis-je en tapotant la tête de mon sac à graisse à moi. L’atlante revenait vers moi, pour me demander si je n’avais pas envie de pisser, d’une façon agréable. C’était louche. J’arquais un sourcil. Concernant mon pseudo, j’avais compris. Le Cyanure n’était pas un remède, loin de là.

« Je rêve ou tu me demandes d’aller voir ailleurs si tu y es ? Non parce que je ne compte pas m’éloigner de ce gras double tant que je n’ai pas trouvé ce qu’elle a. »

Je croisais les bras avec un air de défi peint sur le visage, toisant mon vis-à-vis dans ses beaux petits yeux bleus. Un petit bruit, comme un « plok » ou un « flop », attira mon attention. Les sangsues étaient en train de tomber une à une et elle avait pris une teinte grise elle aussi. Un sourire naquit sur mes lèvres et je basculais ma casquette sur ma tête pour la mettre à l’envers alors que je me baissais pour en ramasser une. Je l’observais. « Leur sang est mauvais. Surement du poison. Ça tue mes bestioles. » C’était surement ce qui les rendait malade. Mine de rien, on s’échangeait des informations sans s’en échanger vraiment, et c’était stimulant d’être dans la compétition avec des armes différentes. Puis j’avais envie de partager mon savoir parce que je l’aimais bien mine de rien, elle et ses remarques provocantes. Si elle pouvait s’améliorer dans son boulot… J’aurai fait ma bonne action de la journée.

Isia Taylor Laurence


Elle avait une répartie la pégasienne. J’avais l’impression de communiquer avec une personnalité peut être proche de la mienne et je ne sais pas si c’est une bonne chose. Cela peut en être flippant même. Déjà que physiquement, nous étions deux superbes nanas, certes je suis plus belle qu’elle mais cela est difficile de me surpasser…à croire que les médecins blonds sont les meilleurs dans cet univers. Enfin outre nos beaux physiques, nous étions compétentes, après bon, je ne pouvais que douter de ses méthodes étant une femme issue de la technologie. Ce qui est normal et j’espère qu’elle tirait une certaine fierté de son savoir primitif. Enfin bon, je devais me calmer sur ça, ma mauvaise expérience avec les Athosiens, me rend parano.

Elle me répliqua donc sur son petit cul. Oui, je l’avais regardé je regarde tout le monde. C’est un réflexe de toiser autrui dans ses détails pour la juger et apprécier ou non la plastique. Je ne suis pas la plus grande des observatrices, mais en bonne prédatrice j’aime mirer les proies qui m’accompagnent. « Oh mais ça se voie, pas besoin de vérifier, ça sera pour plus tard ça » dis-je par pure provocation.

Je toisais mes résultats qui étaient en cours, je trouvais ça long, mais je n’avais pas à me plaindre. Cette petite merveille portative était un bijou de technologie, croisé terrien et lantienne. De quoi faire pâlir de jalousie mes collègues sur terres. Concentrée à aiguiller mes instruments pour affiner ma demande, elle finit par confirmer ce que j’avais dit. Elle n’avait pas tout compris, mais tant pis, on ne peut pas être intelligent tout le temps.
« Je te rejoins là-dessus » N’empêche, ça me gêne un peu de rien savoir d’elle, ça se trouve, elle va nous coller du cyanure et basta. Elle se serait nommé « pâquerette » que j’aurais eu moins de doute, car là Cyanure c’est jamais vraiment attrayant comme nom de médecin.
Grise et abimée… bon cela confirmait qu’il avait quelque chose dans le fichu sang ! Par contre, ma grosse était incapable de parler et cela n’était pas un manque d’intelligence mais à cause de la drogue et cela m'agaçait. Surtout que l’autre, qui avait osée parlée ne répondait plus, vexée par le fait que je l’avais envoyé bouler.

« Mouai… je ne suis pas rendu avec une junkie » Finalement, et au vu des résultats qui était tout bonnement un empoisonnement du sang, je demandai d’une manière peut-être un peu subtile à Cyanure si elle ne voulait pas pisser et donc chercher les fioles de son frère. Car bon, j’aurais pu avoir un doute, mais les deux se ressemblait que trop pour avoir un doute sur leur gène en commun. J’aurais peut-être due lui demander direct, mais je ne voulais pas que les grosses nous comprenne. En tout cas, elle prit la mouche, je roulai des yeux en m’approcha d’elle.

« Non. Ton frère à un truc pour nous et ça serait bien qu’on les ait pour comparer les échantillons. » Je lui fis les gros yeux, avec un signe de tête vers les deux dindes. Un bruit visqueux se fit entendre les bestioles qu’elle avait collé sur sa prêtresse tombaient raide morte. Et en plus c’est du poison. Ma machine me l’avait dit depuis un moment « Oui…leur sang est intoxiqué » Je repartie vers ma machine, quand soudain un bruit de verre se fit entendre. Deux fioles roulèrent de sous la tenture. Je les ramassai, il avait donc réussi le petit viking sexy ! Il est plein de ressource. Je tendis la fiole à Cyanure prenant la mienne. Il avait eu la présence d’esprit d’en faire une pour ça sœurette c’est mignon. « Trop mignon, il a pensé à ça sœurette » dis-je ironiquement. Puis, je collai l’échantillon dans ma machine. « On va bien voir si c’est dû à ce sang. Selon le guide, elles auraient reçu du sang de cette colonne, sang de Drakos. Faut quand même être con, de mélanger le sang intra espèce surtout entre des mammifères et des reptiles… »

Je pris ma tablette pour voir l’avancement. Étrangement, l’analyse ne mit pas de temps. J’ouvris de grands yeux en voyant le résultat s’afficher sur ma tablette. Je soupirai, m’approchant de ma collègue, pour éviter que sa prêtresse nous entende.
« Bon on ne peut rien faire. » Je lui montrai sur l’écran une image avec un virus et toute sorte d’élément autour. « Cela se nomme le VIH chez nous, une maladie de sang qui entraîne la mort, ce que contient le sang du Drakos est une forme dérivée. Nous ne savons pas soigner le VIH, alors le sida version reptile… » Je soupirai « Enfin si, mais ça permet de retarder la mort mais le patient le gardé à vie et contamine toute personne par rapport sexuelle… » Je levai les yeux vers les prêtresses « Enfin si elles ont des rapports, et par échange de sang. » On pourrait mitonner, mais déjà faudrait savoir ce qui nous tombe dessus, si on ne peut pas les soigner.

Teshara Lays


Je m’attendais à ce qu’elle me provoque en retour sur mon fessier. Cela ne loupa pas. Cette blonde était vraiment marrante, et je commençais à me prendre au jeu. En plus de ça, nous étions sensiblement dans la surenchère toutes les deux, pour voir qui aurait la phrase la plus tentatrice. Cela me convenait bien comme jeu. Ça ferait passer cette consultation beaucoup plus rapidement. « Ah ? Si tu le dis. Pour ma part, j’aime bien obtenir une confirmation de ce qu’on me dit par la palpation. Déformation professionnelle », fis-je sur un ton amusé. J’avais mimé le terme de palper avec mes mains. Seulement, nous étions toutes les deux en train de nous occuper de nos patientes, et nous nous ne regardions pas. Pour un peu et j’aurai pu le mimer en pressant un bon gros bourrelet bien pendouillant.

Je préférais ne pas répondre ensuite, quand nous partageâmes notre intérêt commun pour la découverte et les hypothèses. De toute façon, nous ne faisions pas ce job pour rester peinarde derrière un bureau à suivre un manuel de médecine. Non, il fallait improviser, tester des directions, revenir en arrière, prendre d’autres chemins, voir comment ça évolue, bref, tout cela était fichtrement passionnant. Néanmoins, quand ça devenait compliqué et que ça dépassait le stade de mes compétences, je réglais le problème par une injection létale, au moins, la personne ne souffrait pas et personne n’avait à critiquer mon ignorance… Dans cette galaxie, certains maux ne se soignaient pas. Voilà tout. Ce que j’adorais par-dessus tout, c’était quand même les expérimentations à base de drogue, et ou de plantes inconnues. Voir les effets que ça avait sur le corps, les interactions possibles, découvrir des trucs cachés, adapter le dosage etc. C’était follement amusant en plus d’être passionnant.
Je lui souriais. Non, elle n’était pas rendue avec la sienne. La mienne ne semblait plus vouloir parler, et ses yeux révulsés faisaient carrément flipper. Elle faisait aller ses grosses lippes en un mouvement lent, comme si elle psalmodiait quelque chose. Très sincèrement, je n’avais pas envie d’aller coller mon oreille près de sa bouche, pour plusieurs raisons : d’une, elle devait puer de la gueule ; de deux, ils étaient plutôt amateurs d’oreilles dans le coin et je ne voulais pas me la faire arracher par une dinde ; et de trois, personne ne me demande de me baisser pour l’écouter. Non mais.

La doctoresse s’empressa de m’expliquer pourquoi elle voulait que j’aille pisser. Mon frère devait récupérer le sang… C’était vrai oui. Mais bon d’un côté, je m’en tapais un peu parce que je n’avais pas de quoi l’analyser. Je voyais donc cette prise à plus long terme de mon côté. Avec son appareil portatif, cette femme pouvait par contre se faire une petite idée plus rapide de la composition du sang des Drakos. Elle me confirma que leur sang était intoxiqué après que j’eue récupéré mes sangsues mortes. Forcément qu’elle pouvait le dire, je venais de lui prouver par A + B sans machine portative. La biologie ma poule ! La biologie !

J’allais répliquer quelque chose quand un bruit de verre attira notre attention. Les fioles roulèrent sous la tenture. « Il pense toujours à sa sœurette », fis-je avec un air gourmand en récupérant ma fiole. Et sa sœurette pense toujours à lui également, pensais-je en toisant d’un drôle d’air la blondasse. Oui, je la lui mettrai bien dans son lit rien que pour lui faire plaisir. En plus, j’avais envie de voir son petit visage d’ange se déformer par un orgasme. Ça pourrait être… stimulant. Bref ! Je devais penser à autre chose sous peine de mouiller ma culotte, et franchement, j’avais déjà assez de cette fichue moiteur ambiante pour en rajouter. « Il faut être con en effet », fis-je en réfléchissant. D’un côté, cela pouvait être une expérience sympa. Qu’est-ce que ça ferait ? De la merde surement, mais bon, fallait bien tester. « Ils sont quand même tarés dans le coin. Ils bouffent d’autres humains et ils se font des intraveineuses de sang de reptiles… » Je riais un peu. « Et après on vient me dire que je suis une sociopathe et autres conneries de ce genre. La blague ! »

Je patientais en m’amusant avec ma fiole, la tournant et la retournant pour voir la bulle d’air partir d’un côté puis de l’autre. Je n’avais rien d’autre à faire que d’attendre que ma collègue partage ses résultats avec moi. De toute façon, si leur sang était empoissonné, mes sangsues finiraient par le clarifier et le purifier, aidée par ma saignée. Mais bon, je m’en foutais un peu, je voulais des œufs. Rien de plus. Elle approcha de moi, avec son appareil dans les mains. Elle m’annonça la couleur et le type de maladie qu’elles avaient. Vraiment stupéfiant comme machine… J’en voulais une. Je rigolais un peu, nullement atteinte par l’énoncé du verdict. C’était plutôt l’idée qu’elles aient des rapports sexuels qui me faisait rire. « Faut demander quand était le précédent séisme, on saura quand elles ont eu des rapports sexuels la dernière fois. Quoique je suis sûr que doit y avoir un larbin pour venir leur faire un petit cuni de temps en temps. On se branler dans les bourrelets. Ça doit bien coulisser n’empêche… » Je marquais une pause, nullement choquée par mes propos. Je toisais ma comparse, comme-ci je faisais la discussion. D’ailleurs, je claquais mes mains sur mes cuisses, comme pour dire « ben tant pis c’est foutu », et j’ajoutais : « Bon, ben je vais leur filer un truc qui va les booster deux heures, on m’offre des œufs, et je me casse de cette planète trop chaleureuse à mon goût ! Merci pour ta participation ! Tu fais quelque chose ensuite ? »
Je fouillais dans mon sac. Je devais bien avoir des amphètes ou un truc dans le genre pour leur filer la patate et faire croire qu’on les avait soignés. Je vais te les faires danser moi, les boudins.


Isia Taylor Laurence


Oh je n’en doute pas, qu’elle préfère tâter pour vérifier, je la vois bien le réaliser aussi. Depuis le début elle semble être à fond dans la surenchère. Au moins, cela passait plus vite que si j’étais avec un vieux chameau sans humour. « Cette déformation est très bien… la meilleure » dis-je d’un air[/color] presque gourmand. Après tout, nous sommes des médecins, nous aimons ce qui est réel, alors faut bien vérifier et tâter ? Bref je ne sais pas trop pourquoi je la provoque, peut-être parce que c’est dans mon habitude ? Et qu’elle était un peu trop réceptive à entrer dans mon jeu.

Elle ne me répondit pas, de toute façon cela allait tourner en rond nous étions tombées sur les mêmes conclusions, donc voilà. Franchement, je ne sais pas pourquoi j’étais autant dégoûté de ces femmes. Enfin si, j’avais vu des choses plus dégoutants que des dindes prête à être bouffer à noël… mais là, elles sont tout ce qui est répugnant chez les hommes…grosses, drogué, complètement immobiles dans sa dépendance la plus total, même pour se toucher les fesses… elles n’avaient rien comme avenir mise à part couver des œufs et se faire droguer pour oublier qu’elles allaient être mangés !

Elle mit fit un rictus, constant que ma prêtresse était complétement inutile aux dialogues. Elle pouvait sourire j’aurais fait pareil. Les fioles de verres nous parvenu, qu’il est sympa le frérot. Ils devaient former une bonne équipe, puisqu’il avait été efficace mine de rien. Je ne tardai pas à l’analyser, toisant la jeune femme qui attendait. Elle ne pouvait rien faire d’autre de toute manière, encore une supériorité de la technologie. Je pouffai quand elle marqua oralement ce que je pensais intérieurement. Techniquement nous les jugeons fou car hors de notre culture. Mais qu’importe « Le consanguinité ça n’aide jamais …enfin bon tant que mon beau petit cul n’es pas au menu, ils bouffent bien ce qu’ils veulent ! » J’avais vu cela, qu’ils se reproduisaient entre eux. Ça doit être étrange mine de rien de se dire que toute la ville est ton cousin ! Par contre, elle parla de sociopathe…j’avais des troubles de cette maladie mentale. Et en toute franchise, je ne trouve pas cela rassurant que mon homologue ait aussi ce genre de problème… « C’est amusant ça…pour être le meilleur médecin de son peuple, faut être sociopathe, comme quoi … le génie est dans la maladie » dit l’air de rien, pour jauger de sa réaction.

Enfin bon, venu le moment de la découverte et franchement cela m’agaça de ne pas pouvoir soigner ces dindes ! Nous avons fait le chemin jusqu’ici pour rien ! surtout que je n’étais pas en confiance, j’avais vraiment l’impression, qu’on allait finir sur la carte du menu. Elle avait une manière de parler assez franche… pire qu’Hanz. Elle allait en choquer des diplomate et autres petites oreilles chastes ! J’affichai une petite moue dégoûtée, tout en rangeant mon matériel. « Arf, ne m’en parle pas, rien que d’imaginer ça me donne la nausée…se taper la prêtresse ça doit être l’honneur suprême avant de se faire enfiler une carotte et allé cuir dans une marmite » Bon, j’avais rajouté une couche… et franchement je n’aurais pas dû, c’est répugnant. Mais bon, si elles ont au moins quelques petits plaisirs et encore elle ne devait pas beaucoup agir… « Elles me font presque pitié, toute une vie à être une poule… heureusement qu’elles sont droguées »

Elle voulait des œufs ? C’est bête mais on ne pense jamais à recevoir quelques choses pour nos prestations et je serais curieuse d’en avoir aussi un à étudier.

Teshara Lays

J’opinais du chef. Vraiment très intéressant cette blondinette. J’avais envie de la connaître un peu plus, ne serait-ce qu’à cause de sa répartie. « La meilleure oui. », répondis-je sur le même ton, avec un grand sourire. Elle me provoquait au travers de promesses à peine voilées. Je n’avais pas l’habitude d’avoir autant de retour quand je décidais d’être choquante, et c’était pourquoi je ne me forçais pas spécialement à arrondir les angles en étant plus politiquement correct. Bon… Je dois avouer qu’en temps normal, je ne le fais pas non plus. Mais bon, c’était histoire de souligner le fait que cette jeune femme était une bonne distraction. L’examen passait plus vite, et ce n’était pas gagné d’avance quand on voyait le type de patient qu’on avait… Elles ne vendaient pas du tout du rêve. Heureusement que miss docteur Atlante était plutôt bien roulée. À nous deux, on relevait sacrément le niveau, et le niveau partait de loin. Bon, elle n’était pas aussi bien foutue que moi, mais je lui pardonnais volontiers.

Finalement, après quelques examens cliniques, et autres analyses, et surtout après avoir bien charrié les deux grosses, l’une d’entre elle s’exprima pour se faire rembarrer par les deux blondes que nous formions. Qu’ils soient de notre culture ou pas, je m’en tapais bien. Moi, je n’étais venue que pour leurs œufs, et je consentais à examiner leur poule couveuse dans cet unique but. Sinon, je les aurai bien envoyés chier, eux et leur coutumes à la con. C’était vrai qu’avec mon frangin, nous formions un couple plutôt efficace, un de ces duos qui n’a pas besoin de communiquer verbalement pour être bénéfique et compétent. Et nous n’avions pas besoin de technologie pour cela. Mais qu’importe. « Pour le moment ton petit cul n’est pas au menu », fis-je sans sourciller. Elle interprétait comme elle voulait, je m’en foutais. Elle pouvait très bien penser que j’avais une sorte d’intuition sur le déroulement de la journée, et qu’elle finirait entre deux bouts de pains pour le quatre heure de ces bouffons, mais dans mon esprit, c’était plutôt mon frangin qui allait lui bouffer les fesses, et pas qu’avec ses dents. Quoique je taperai bien dans le gâteau moi aussi tellement elle était mignonne. Sa réplique suivante interpella un peu ma curiosité. Pourquoi est-ce qu’elle répondait ça ? Elle était atteinte elle aussi ? Remarque, vue les phrases qu’on se balançait depuis toute à l’heure, elle ne devait pas être nette nette.

Je la toisais tranquillement. « C’est vrai que tu as l’air complètement barrée. » Et c’était moi qui disais ça… L’hôpital qui se fout de la charité. En l’occurrence, c’était mon cas. La charité, je m’en foutais royalement. Si tu n’as pas d’argent, je ne te soigne pas, et si tu n’as rien à échanger, c’est le même tarif.

Pour ma part, je n’étais pas plus résignée que ça. On ne pouvait pas les soigner. Soit. J’allais leur donner quelque chose pour faire croire qu’on les avait soignés, et comme ça ils nous laisseraient repartir avec des œufs. C’était tout bénef pour nous. Ma petite remarque sexuelle ne tomba pas dans l’oreille d’une sourde, et la doctoresse atlante en rajouta même une couche. Elle était vraiment marrante. Je rigolais un petit peu, décidément de bonne humeur, tout en cherchant dans mon sac de quoi requinquer ces deux dindes jusqu’à la cérémonie tant attendue. « Ouais… J’espère que le trip vaut le coup de se couper de tous les autres petits plaisirs de la vie. Perso, je n’aimerai pas finir comme ça. » Pour une fois, je faisais preuve de bon sens. J’aimais bien tester une drogue ou deux, mais j’avais quand même peur de tomber dépendante… Même si ma volonté de fer me préservait beaucoup, je devais l’admettre.


Isia Taylor Laurence


Heureusement que mon petit cul n’est pas au menu, manquerait plus que ça. Enfin bon, nous verrons bien si les cannibales mayas, décident de croquer du fessier rebondi ! J’avais un doute, comme ils semblaient aimés les grosses, pourquoi se faire chier avec deux squelettes, comme disait le guide. « Ouep » Répondis-je simplement.

De toute manière j’attends avec impatience sa réaction sur ma pique concernant les sociopathes et elle ne fut pas décevante. Je pense que j’aurais plus ou moins dit la même chose à sa place. Elle est marrante quand même. C’est bien la première fois, que je rencontre un « collègue » médecin avec un humour aussi piquant que le miens. À se demander si on pouvait s’arrêter. « Une broutille de normalité en constatant avec qui je suis en train d’œuvrer ! » dis-je d’un air insolent.

J’aimais bien son idée, mais avant que je trouve aussi quelque chose à leur filer, un homme énorme, tatoué et percé de différents piercings en or avec une coiffe en plume surgissait d’une des « portes » en tissu.
« Gloire au roi… gloire à sa majesté qui vous fait l’honneur de sa présence » disent les deux jeunes femmes maigres qui étaient avec lui. Complètement nues avec des chaînes au cou servant de laisse à cet homme qui les tenaient telle des chiennes. Il fit un rictus dévoilant des dents limitées en pointes. Brrr, cet homme était flippant. Même son visage était étrange, comme si on lui avait greffé des écailles.
« Comment vont nos illustres prêtresses ? »
« Mal, mais nous allons les soigner. Par contre il faudrait que vous ne transvaser plus de sang de la dernière colonne, chez vos prêtresses. Le sang est contaminé d’un virus. »

« Les dieux nous punisse alors ? » Il devient rouge de colère, hurlant comme un porc ! « Que si c’est cela alors !!! Garde !! Prenez les deux prêtresses elles ont été appelés par la grande Drakos ! Leurs péchés et leur indigne vie n’a pas suffi à satisfaire la grande Drakos qui ne les souhaite plus comme mère de ses œufs ! Elles seront données à la grande Drakos en même temps que ses enfants ! Décrocher la colonne de don, mettez là dans les bains, que chacun puisse épurer ses péchés dedans ! »
Bah voilà ils font tous choper le sida ! Rho et puis merde ils sont tarés comme le dit si bien cyanure ! Je m’étais rapproché de ma collègue, quand les gardes arrivèrent. Afin d’observer au mieux la scène.
« Vous soigneuses, vous pouvez rejoindre vos amis. Merci de nous avoir montré leurs infâmes pêchées ! Et participer aux festivités ! Cela va être un beau spectacle ! »


Teshara Lays

Soudainement, une porte en tissue fut poussée et un type débarqua. Je le toisais, incrédule. Il avait des plumes sur la tête, sans parler des piercings et des tatouages. J’aimerai bien me faire tatouer, mais percée, ça non. Je trouvais ça moche à n’en plus finir. Les deux chiennes qu’il tenait en laisse, nue et rachitique, scandèrent un hymne au roi. Ainsi donc, le chef des dégénérés venait se montrer à nous. Pourquoi est-ce que n’avions pas eu le droit à ces égards d’entrée de jeu ? J’étais vexée. Bon, il ne sentait pas bon la fraternité et la convivialité, surtout avec sa tronche de poisson rouge et ses dents limées. Il nous demanda des nouvelles de ces deux poules. Je laissais l’autre répondre, car si la réponse ne lui plaisait pas, il pourrait toujours se venger sur elle et la prendre pour le petit déj. Moi, je pourrai m’en sortir comme ça. Cela dit, je faisais le tour des filles nues. A l’une d’entre elle, je lui caressais la tête, avant que l’autre connard ne me fasse sursauter en éructant de colère soudainement !
Je regardais ma collègue, tandis que le roi des consanguins ordonnait qu’on zigouille en même temps que les deux puceaux, les prêtresses, infâmes et indignes. Bon au moins, elles n’auront plus à subir tout ça. Par contre, qu’il veuille mettre la colonne de don dans les bains, ce n’était pas une bonne idée… M’enfin, sa débilité allait causer la fin de son espèce et je pensais sincèrement que l’univers n’allait pas les pleurer.
« J’ai hâte d’y être ô grand roi ! », fis-je en roucoulant. Il fallait qu’il me donne un œuf pour mon boulot, merde. « Qu’en est-il de la récompense pour avoir diagnostiqué vos prêtresses et les avoir démasquées ? »
« Nous vous invitons aux festivités ! Cela devrait être un honneur pour vous ! »
« Oui tout à fait, mais je pensai à quelque chose de plus matériel, vous voyez. »
« Non je ne vois pas soigneuse, exprime toi ! »
S’il veut que je m’exprime alors, je vais le faire hein. Il ne faut jamais trop me forcer pour que j’ouvre ma gueule en grand, pour dire des conneries, des insanités, des banalités, des conneries encore, et aussi, parfois, des trucs intelligents qui faisaient progresser les choses.
« Je voudrai un œuf ! Pour l’étudier. Bon, à dire vrai, je pensais repartir avec une demi-douzaine, mais je sens que ce sujet est un peu sensible », fis-je en exagérant un peu mon « un peu sensible » avec ma voix.
« Nous ne donnons pas nos œufs ! Ils appartiennent à la grande Drakos comme les prêtresses ! »
« Même pas un petit, un qui sert à rien ? »
« Non ! Si tu veux œufs, toi devenir couveuse ! »
« Ouais, ben non merci, c’est très aimable, mais je me vois dans l’obligation de décliner l’offre. Je suis une très mauvaise couveuse, vous savez, température du corps trop basse, crampe rapide, j’ai un petit cul en plus, je ne pourrai pas tous les couver, et en plus, je risque de les consommer moi-même. Non, c’est vrai, je vais faire l’impasse là-dessus. » J’agrémentais mes propos de moults gestes éloquents en jouant bien de mon non verbal et de ma voix claire. Oui, j’en rajoutais, même si je commençais à me sentir frustrée. Pourquoi je n’avais pas mes œufs ?!
« Ok, alors je ne vais pas faire de toi une prêtresse ! »
« Contente de vous l’entendre dire ! » Je marquais une pause. « Bon dans ce cas, je veux un toutou comme ça. », fis-je tapotant sur la tête d’une des chiennes enchainées. Ça me dirait bien en fait, d’avoir la mienne.
« Euh… »
« Aller, au pire je vous laisse cette magnifique blonde, elle est quand même mieux foutue que celle qui vous avez. », dis-je en montrant l’atlante du doigt. Bon, c’était une blague, mais mon ton indiquait le contraire. Je ne voulais pas que monsieur face d’écailles profite de cette femme avant mon frère.

Isia Taylor Laurence


L’autre emplumé se mit en hurler … mon regard dévia aussi sur cyanure, complètement incrédule. Bon, les deux dindes allaient servirent d’apéritif grassouillet aux Drakos… elles vont être heureuses tiens. D’un haussement d’épaule, mon rôle était terminé et s’ils étaient suffisamment con, pour continuer à se tremper dans du sang contaminé, je n’y peux rien. J’étais assez écœuré déjà d’imaginer la cérémonie et je n’avais pas vraiment envie de voir ça. Je ne suis pas sensible, mais bon, voir des humains se faire bouffer par des reptiles, ça un côté jurassique Park mais sans la notion que c’est un film. Ma collègue se mit à roucouler comme si elle était ravie d’y être…en réalité elle était en train de faire de la lèche pour avoir sa récompense. J’eue un sourire quand elle essayait de faire deviner au roi plume son envie d’œuf. Je sentais qu’elle pouvait aller se brossée et qu’elle en aurait pas.

Je me mordis la langue, quand elle affirma qu’elle en voulait une demi-douzaine elle escomptait faire une belle omelette avec ? Toujours plus. Elle avait du culot n’empêche. Remarque, je ne suis pas contre d’avoir légalement des œufs. Et la négociation se termina sur un beau non, sauf si elle voulait devenir prêtresse je pouffai doucement, quand elle parla de son petit cul. La discussion paraissait ridicule.

J’avais suivi ses mouvements, quand elle flattait la tête d’une des esclaves enchaînés. J’étais dubitative, elle allait faire quoi d’une jeune femme mal nourrie et surement malade ? Je n’eue pas le temps de répliquer qu’elle me proposa en échange. Je lui fis de gros yeux.

« Essayez de me mettre l’une de vos laisse et vous comprendrez le véritable sens de coloscopie ! » dis-je de manière agressive pour que le roi, ne tente rien.
« Il est vrai que ça pourrait être intéressant… »
« Oh oui, la coloscopie c’est très agréable, vous allez adorer ! » ce fut de l’ironie. Le roi regarda l’autre médecin. « Je veux bien vous donnez l’une de mes dara. Par contre, il faut que je donne la même chose à l’autre soigneuse »
« Gardez vos esclaves, soit vous me rémunérez en œufs soit vous trouvez autre chose de la même valeur »
« On ne donne pas nos œufs… par contre la vie d’une dara est aussi précieuse
»
« Non. »
« Vous voulez quoi alors ? Je ne suis pas contre de vous échanger vous et l’autre soigneuse contre mes dara »
Isia regarda autour d’elle… elle pourrait dire de jeter le sang du drakos mais ils refuseraient « Hum…l’immunité pour mon équipe »
« L’émiquinqoi , Vous voulez être laver ? »
« Non, mais quoiqu’il advienne on ne sera jamais au menu de votre peuple ou des Drakos »
« Si vous voulez »
« Bien. »
Soudainement, un homme arriva et chuchota à l’oreille du roi, celui-ci se mit à hurler d’un air strident, à péter les oreilles de n’importe qui ! Le hurlement était similaire à une alarme. Il a quoi encore le gros con ? Je me mis les mains sur les oreilles !!

« L’œuf ancestrale a été volé !!!!!!! TRAHISON ! » C’est quoi encore ce bordel ? Il eut des bruit de pas et le rideau fut tiré sauvagement, laissa apparaître le jumeaux arme au poing, alerté par le hurlement...

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Naalem Lays
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MessageSujet: Re: "Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type Jeu 8 Juin - 19:30


Bienvenu dans le monde joyeux des chaotiques ! - Pedge Allen / Nalem Lays-


Il suivit donc du regard les deux silhouettes féminines qui s’engouffrait dans cette tente. Naalem n’aimait vraiment pas du tout de devoir laisser sa sœur seule. Non pas qu’il avait peur qu’elle se fasse tuer par l’autre poupée à faire bander des morts ! Mais plutôt de ce qui avait à l’intérieur et de ce qu’ils risquaient d’avoir comme conséquences, si elle échouait.
Enfin bon, ils verront, ils s’en sortent toujours. Les deux fioles en mains, une d’un verre impeccable et fin et l’autre plus épais et moins propre, il les rangea dans sa ceinture multi fonction. Tant que l’autre guignol de guide rodait, il ne pouvait pas se servir dans les colonnes. Son regard alla sur la dénommée Pedge, elle avait un joli visage mais ne semblait pas connaître la joie de sourire. Les deux autres fantassins, ne tardèrent pas à arriver.

« Salut gars, je suis le caporal Candom » cela devait être la première fois, qu’une personne ne riait pas à l’évocation de son nom de famille.
« Lut’ Candom. Blaze, Technifique » Son regard bleu husky se figea sur la petite jeune femme, en attente surement de ses présentations.
« Lieutenant Jacobs »
« Enchanté. Bon, on est bon pour se faire chier en attendant les docs ! » Il allait se servir des Atlantes pour faire diversion, mais pour cela, faut faire copain copain et puis bon, il était aussi curieux d’échanger avec eux. Sur renégat il se fait chier à toujours parler aux mêmes individus.

« Ouai… et c’est quoi un Technifique ? »
« Un mélange entre scientifique et technicien »
« Et donc tu fais quoi ? »
« Je suis spécialiste en explosif et autre création de machines en tout genre »
« En armement ? » Jacobs toisait les deux pistolets qui ne lui était pas inconnus
« Pas seulement » Il lui fis un rictus espiègle, il serait bien partie pour lui dire en orgasme, mais bon pas certain qu'elle ait de l'humour.
« Tu sais te servir d’une arme ? »
« Tu veux que je te montre ? Celui qui tira le plus loin, ou celui qui dégomme une mouche ? » Fit le jeune homme ironiquement.
« Non ça va aller… tu as de beau flingue, ça ressemble aux Satédiens ça »
« Ce n’est pas le seul peuple qui ont inventé ce genre d’arme. Les Loupias aussi » Il était à l’aise pour mentir, ils avaient convenu avec sa sœur de dire ce genre de peuple, réputé pour leurs savoir en mécanique et autres connaissances des peuples. Pacifistes qui plus est. Cette remarque semblait détendre un peu la lieutenante.

Pedge vint à hauteur du groupe. De toute façon, maintenant qu’Isia était là-dedans en compagnie de la blonde à l’air pas très aimable et qui portait une casquette, elle ne pouvait pas la rejoindre vu que c’était interdit. Enfin qu’importe. Elle avait demandé à celle qui était liée par un anneau à elle de crier si jamais, il lui arrivait quelque chose. Elle espérait qu’elle aurait le temps de le faire… Elle écouta la conversation entre les deux garçons, et Jacobs, sans rien dire. Elle était tendue comme une corde d’arbalète.

« Les Loupias ? », fit Pedge pour faire la conversation. Ce peuple ne lui disait rien, et cela pourrait s’avérer intéressant pour l’expédition que de les rencontrer.
« Étant donné qu’ils ont fait appel à vous également pour soigner leur prêtresse, les Loupias sont avancées technologiquement ? »
« Ils sont pacifiques il me semble », répondit Jacobs qui semblait, elle, en avoir entendu parlé.
« Alors pourquoi avoir ce genre de spécialité ? », fit remarquer Pedge très justement, en parlant des compétences de ce Blaze.
Autant tâter le terrain. Après tout, ils semblaient tous être ici pour une seule et même raison. Soigner, et donc, apporter de l’aide et du réconfort. Cela était bénéfique, altruiste, et donc, désintéressé. Ils devaient être sympathiques au final.

« Oui nous sommes un peuple pacifiste, nous n’avons pas de raison de chercher querelle, tout comme vous » Il fit un rictus, son regard alla quelque instant vers l’un des hommes qui servaient d’interlocuteur. Celui-ci était occupé… ce qui ne l’arrangeait nullement.
« Au sein de mon peuple ou ici ? »

« Au sein de votre peuple, si vous êtes pacifistes. Pourquoi se spécialiser en armement et en explosif ? » Pedge ne cherchait pas à le mettre mal à l’aise, elle faisait la conversation. Après tout, ils pouvaient être pacifistes et se défendre quand même.

« Pour les mêmes raisons, que vous, vous avez embrassé la carrière militaire. Ce n’est pas parcequ’on est des gentils que nous devons être con et sans défense » Il ne le prenait pas mal, il était réactif et laissait peu de blanc entre les phrase, signe qu’il avait soit déjà réponse à tout, ou soit il réfléchissait très vite.

« Surtout dans cette galaxie avec les Wraiths qui courent partout », ajouta Pedge pour aller dans son sens. Il avait raison sur toute la ligne. Il ne fallait pas être naïf. D’ailleurs, ceux-là n’existaient plus dans cette galaxie où le plus grand prédateur n’était pas l’homme, mais les vampires qui bectaient de l’humain.

Naalem hocha la tête, toujours un son sourire absolument charmant et jovial. Il avait la tête des hommes agréable et bien fait de leur personne. Sa sympathie naturelle lui attirait celle d’autrui et il en jouait.

« Et c’est ta sœur ? », fit Condom en pointant la tenture dans son dos avec son pouce, par-dessus son épaule. Il semblait préférer parler fille que technologie, médecine, ou peuple de pégase.
« Oui c’est ma sœur, ça ne se voie pas ? On est jumeaux » dit l’homme d’un air assez fier « Elle te plait apparemment. » dit-il avec une petite moue chafouine
Condom ne s’attendait pas à ce qu’il soit si direct. Mais bon, puisqu’il l’était, il ne se fit pas prier.
« Je veux mon neveu. Elle est sacrément jolie. Une belle paire de blondes qu’on a là. »
Jacobs lui claqua une taloche derrière la tête. « Et Condom, sert toi de ton nom pour nous protéger de ta connerie sérieux !. »
Naalem eut un rictus amusé « Dans ce cas mon gars, si tu crois à un dieu, prie pour pas que je te surprenne à essayer de la serrer. Sinon ça sera la dernière fois que tu verras un beau petit cul » Il lui fit un regard qui en disait long avec l'intimidation de la voix en plus. Sonnant telle une menace. Condom fut surprit. Puis Naalem, ricana en lui tapant l’épaule « Trop facile ! Brave gars va ! » Il ricana, tout en regardant où était le guide… mais il allait bien finir par venir non ?
« Paye ta gueule de con », rajouta Jacobs en rigolant.
« Ça va, c’est normal de protéger sa soeur », rajouta l’autre en haussant des épaules. « Toute façon, je ne pourrais pas m’empêcher de penser à son frangin si je devais la serrer comme il dit. Ils se ressemblent trop, c’est un coup à me faire débander direct. »

Pedge soupira. Jacobs aussi. Condom, lancé dans la conversation, n’y allait pas par quatre chemins. Sa remarque était complètement conne, mais qu’importe. Les aprioris de ce genre-là pouvaient exister. La preuve. Quant à Naalem, il le regarda un peu étrangement, il avait déjà rencontré des Atlantes mais celui-là il y allait franco dans la connerie.
« Pourtant ça t’aidera à faire jouir ta partenaire » Dit Naalem l’air de rien, pour l’enfoncer un peu.
« Pourtant, tu as une belle tête d’homo », enchérit Jacobs. Elle semblait plutôt bien aimer le chercher.
« Parle pour toi. », répondit l’autre.

Le guide revint vers eux à ce moment-là, alors que Jacobs allait dire qu’elle préférait les midinettes aux gigolos. Elle n’eut pas le loisir de le faire.
« Il y a le buffet qui attend nos honorables invités, vos médecins en ont sûrement pour un moment. »
« Ah enfin une bonne nouvelle ! » Il leva les bras en l’air en signe de joie, laissant passer les autres Atlantes avec le guide. « Dite moi mon brave, vous n’avez pas conté l’histoire PASSIONNANTE sur vos demi dieu et en quoi c’est un jour spécial pour eux »
« Oh ? On ne vous a pas dit ? »
« Euh non, mais je sais … aie » Jacobs donna un coup dans les hanche à Condom, ce qui fit sourire Naalem de plus belle.
« Non et nous avons hâte de l’écouter » elle toisa furieusement son soldat « Diplomatie diplomatie ! »

Le guide commença donc à se lancer dans une histoire de demi dieux, des 25 ans années de service pour finir sacrifié blabla. Il s’était arrêté au milieu de la salle, leur contant leurs exploits avec une passion incroyable et assez forte. Sans aucun doute que les Atlantes devaient haïr à ce moment Naalem pour cette intervention.
Bref, il était dans son récit et Naalem, profita enfin que son plan était en place, pour s’éclipser. Marchant vers les colonnes de sang, y sortant les fioles pour les remplir du liquide. Le guide, ne le voyait plus et cela n’était pas bien grave, il était complètement perché dans ses dires.

« Le roi de la diversion », fit une Pedge qui venait de le rejoindre discrètement. Elle avait promis de le garder à l’œil, et elle n’y manquait pas. Les deux autres pouvaient bien faire leur boulot de diplomate.

Naalem, fut surpris qu’on l’ai suivi … toujours accroupie pour réceptionner le sang, il tourna la tête vers la jeune femme, lui affichant un rictus espiègle.
« Vos amis vont me haïr, mais c’est pour le bonne cause » Il se releva l’air de rien. Rebouchonnant les deux fioles, tout en toisant le guide complètement épris de son récit faisant de grand geste. « Vous ratez quelque chose… » Dit-il d’un air malin, avant de se baisser et envoyer les deux fioles en verre sous la tenture se relevant une nouvelle fois l’air de rien.

« Je suis sûre qu'ils vont apprécier un peu de culture », répliqua-t-elle tranquillement. « J'ai une mission, ça passe avant les gazouillis d'un guide. » Elle jeta un œil aux deux autres et au guide. C'était bien qu'il partage avec eux.

Il ricana doucement pendant qu’il effectuait sa manœuvre. Une fois debout il la regarda étrangement. « Et votre mission ? C’est de rassembler le troupeau ou de surveiller l’un des moutons ? »

« Peut-être les deux, allez savoir », répondit Pedge de façon énigmatique. Inutile de faire semblant. « C'est beau Loupias ? »

« Vous faites une bonne bergère alors » Dit-il avec un sourire qui laissait sous-entendre qu’il n’était pas con. Manquait plus que ça ! d’avoir un maton à son cul ! Elle avait de la chance, que pour une fois, ils avaient plutôt bien fait leur mytho. Et qu’ils connaissent les Loupias, pour les avoir de trop nombreuses fois entubé.
« Non. La planète est désertique, donc niveau paysage ce n’est pas le pied. Et chez vous ? » Il s’avança vers le petit groupe.

Elle lui emboîta le pas, préférant ne pas répondre pour la bergère. C'était plus ou moins vrai.
« C'est plutôt joli, il y a que de l’eau. Le parfait contraire de votre planète. » Ils arrivaient au niveau du groupe. Le guide était en train de finir son exposé.

« Ça a l’air sympas oui. Il serait bien qu’un jour nous vous rendons visite. Cela nous changerait de ce foutu sable ! » Dit-il sur le ton de la conversation. Finalement, le guide n’avait pas remarqué leurs absences, par contre les deux militaires si. Un grand bruit, des hurlements de rages se firent entendre de la tente. Le guide se ratatina sur lui en murmurant :
« Le roi... » Machinalement, Naalem sortit son arme, pour courir vers la toile et l’ouvrir d’un coup sec en découvrant la scène… Il fut étonné et dégoûté à la fois… Son regard alla sur sa sœur, pour voir comment elle se portait.



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MessageSujet: Re: "Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type Lun 24 Juil - 13:29
L'hurlement du sang
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : JEUDI 01 JUIN 13H00


Naalem était sur place, arme au poing, braquant le mec avec des plumes… son regard alla sur sa sœur qui était à son goût trop près de cet emplumé qui hurlait à la trahison !
« Que ce passe t’il bordel ? »


Pedge arriva rapidement dans le dos du frère de la blonde. Elle cherchait le danger dans la zone où se trouvait Isia, et son regard s’arrêta sur le type avec des plumes sur la tête. Une pensée saugrenue lui traversa l’esprit : est-ce qu’il en avait dans le cul également ? Elle chassa rapidement cette intrusion mentale pour voir qu’il traînait deux donzelles enchaînées avec lui. Mais qu’est-ce que c’était que ce bordel. Et qu’il était chiant à gueuler !


Teshara s’avança alors que tout le monde rappliquait. Son frère, et les trois atlantes qui faisaient le poireau en attendant que leur collègue termine. Il était agaçant à hurler ! Elle lui colla une baffe monumentale qui eut le mérite de le faire taire.
« Remède miracle contre ceux qui gueulent comme des Piras ! » Le piras étant une espèce de Putois qu’on ne retrouve que sur certaine planète de la Galaxie.

Le roi fit les gros yeux en se tenant la joue comme un malheureux. Mais au moins il ne criait plus. Soudainement, d’une petite voix d’enfant qu’on venait de disputer, il dit : « Il faut retrouver l’oeuf ancestral étranger. »
«[color=seagreen] Où est-ce qu’il était, cet oeuf ? », répliqua Condom, qui se plaça à la droite de la blonde de la fratrie, tandis que Pedge venait derrière Isia prête à la défendre bec et ongle si jamais l’autre taré estimait qu’ils étaient responsables.
« Je veux ma Dara ! » Teshara en avait rien à foutre de la perte de cet oeuf, elle, elle voulait sa récompense. Bon, à dire vrai, elle n’avait pas totalement fait une croix sur les oeufs, mais cela semblait malvenu de tenter quoique ce soit maintenant.
« Gardes !!!! », hurla à nouveau le roi, et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, il y avait des gardes autour de lui. « Il faut emmener les prêtresses à la cérémonie sacrificielle ! »
« Faites les rouler, ça ira mieux », lança Teshara avec un grand sourire, tandis que l’autre lui tendait la laisse d’une des deux filles. Elle s’empressa de la saisir.


« Nous devrions partir lieutenant
», fit Pedge à l’adresse de Jacobs. « La situation n’est pas sûre. »
« Personne ne part tant que l’oeuf ne sera pas revenu ! », gueula l’autre emplumé tatoué.


Naalem hallucinait clairement. D'où ils ne pouvaient pas partir ? Et c'est quoi ce délire de Dara ? Il regarda sa sœur incrédule... elle ne voulait quand même pas qu’ils ramènent ça sur renégat ? Elle n’est pas vaccinée ça se trouve !
« Mais tu veux en faire quoi ? Si tu veux un animal de compagnie je t'en trouverai un plus sexy ! » Il roula des yeux, alala les femmes, ça aurait été mieux des œufs, mais si Tesh’ avait ça en contrepartie c’est que les œufs n’étaient pas donnables, pour preuve l’autre porc gueulait à cause d’un ovule ancestral !


« Un peu mieux nourrie, elle sera parfaite comme poupée, alors ne fait pas chier merde », répliqua Teshara, de mauvaise humeur. Cette situation commençait à l’énerver. Il y avait pleins d’avantage à avoir une humaine bien dressée qui disait oui à tout puisqu’on ne lui demandait pas son avis.


Naalem foudroya sa soeur, il n’en voulait pas et il sentait le danger a pleins nez, ce n’est pas le moment de faire un caprice. « Tu te démerde avec ! Je ne la porte pas, je ne la nourris pas, je ne lave pas, je ne m’en occupe pas ! Si elle crève tu assumes ! » Lui lâcha t’il entre les dents. Cette conversation semblait étonner les Atlantes qui toisèrent d’une manière bien étrange les deux jumeaux. Mais le grand et bel apollon, s’en fichait bien. Tout comme sa soeur d’ailleurs. Elle haussa des épaules, préférant ne pas répondre.
Il rangea son arme, puis se tourna vers le roi :
« Bon vous êtes bien sympas mais votre œuf on l'a pas. Si les deux docs ont soignées vos dindes. Elles ont fait leurs job. Et nous on se casse » Il prit par le bras sa sœur. Il sentait le danger et voulait pas que les sauvages les mettent au menu, manquait plus que ça !


« On ne va pas rester là à vous regarder faire la chasse aux œufs » Ajouta Isia qui était restée silencieuse mais n'en pensait pas moins. Ils n’avaient pas que ça à faire d’attendre. Et elle crevait d’envie de partir. Ça puait le VIH ici ! Elle toucha le dos de Pedge enfin son gilet molle plutôt, geste fait par surprise, quand elle sentit quelque chose lui couler dessus. Elle serra sa prise comme pour se raccrocher à quelque chose ou chasser un frisson. Son regard se baissa sur sa chemise, examinant son décolleté...quelque chose était tombé dedans. Enfin pour le peu qu'elle avait de profondeur, elle se demandait comment « un truc » avait pu s’y glisser. Cela lui paraissait étrange, des frissons glacés se fit le long de sa colonne, sentant le « truc » s’insinuer entre sa poitrine, comme du liquide épais. Elle ouvrit de sa main le haut, pour mieux voir, tirant sur le tissu de sa main, pour élargir la fente avant de plonger son autre main dedans.

« Vous voulez que je vous aide docteur ? » Aguicha Condom qui aurait bien mit son regard là où il ne fallait pas, ainsi qu’autre chose. Comme si c’est le moment tiens ! Le jeune homme était proche d’elle en signe de protection, suite aux hurlements du roi. Les trois militaires étaient proches d’elle en réalité. Même si naturellement Isia, avait fait un pas en avant vers Pedge.
« Plus tard ... » Souffla Isia d'un air gourmand juste pour le provoquer, cela ne le laissa pas indifférent puisqu’il eut un sourire niais, avant de se prendre une bourrade du lieutenant.


Pedge jeta un coup d’oeil à la civile, sans voir vraiment ce qu’elle faisait puisqu’elle lui présentait son dos. Pour le moment, elle préférait se concentrer sur les éléments extérieurs au groupe d’atlante, la blonde et son frangin compris, qui semblaient avoir des discours assez surréalistes.

Pendant ce temps, les gardes prirent en charge les prêtresses, les faisant rouler sur une sorte de plateau/chariot sculpté en or et autres diamants. Le roi rappela de sa charmante voix, que personne ne quittera ce lieu tant que l'œuf n’était pas retrouvé, quitte à les séquestrer et de toute manières ils étaient les invités d’honneur de la petite sauterie cannibales !



Cela gonfla Naalem, d’autant plus, se demandant si avec le temps, ils n’allaient pas finir à être à la carte de cette fête ! Il tira sa sœur a lui, un peu plus, en signe de protection, il était à crans et sentait bien qu’il allait avoir un problème d’ici peu. On ne baffe pas un roi, cannibale sans avoir des sentences ? Même s’il le mérite non ? Mais surtout, si l’œuf n’est pas retrouvé il se passe quoi ? Pour une fois que ce n’est pas eux les voleurs !

Il fit volteface, allant vers la sortie, prenant sur son sillage aussi le bras d’Isia, afin que les Atlantes se bougent le cul. Plus ils seront nombreux, plus ils auraient une chance de fuir, si les cannibales chopent les Atlantes. Et puis, s’ils ramènent la bombe blonde, c’est toujours mieux que l’autre chose à demi vivante qu’avait Teshara. Cependant, en touchant Isia, elle venait de retirer sa main de son haut. Visible, ses doigts étaient imbibés d’un liquide visqueux rouge. Il la regarda étrangement, lâchant sa sœur en prenant le poignet de la belle blonde…

Isia se laissa faire, la poigne de l'homme était ferme et elle était trop occupée à toiser le liquide… elle se sentit frissonner en constatant que ce fut du sang. Son regard se leva sur celui bleu ciel de l’homme et tous deux eurent la même révélation, grimaçant en retroussant le nez. Ils se regardaient dans les yeux avant d'avoir le même réflexe et lever les yeux au-dessus d'eux… Isia étouffa un cris d'effroi et de dégoût en voyant ce qui était au plafond… Naalem, eut une vocalise écœuré « Erk…sympas la déco ici… »

Pour décrire la vision sinistre… Une plaque translucide recouvrait le plafond avec en son centre une grille en maillage très fin doré en forme circulaire.
Mais ce n'est pas ça le véritable problème. C'est que sur cette grille il y avait des corps démembrés d'humain et le sang coulait à travers… des gouttes partielles tombaient le long des murs ou des colonnes, ou parfois, comme là sur un humain. Il n’y avait pas d’odeur, enfin si, une odeur de fleur, comme si les morceaux étaient parfumés


Naalem sorti son arme sans prévenir, pointant celle-ci sur une créature rampante ressemblant à un Drakos mais version plus petit…. Oh à peine trois pauvres mètres… mine de rien, elle était agile pour grimper aussi haut la bougresse. Elle avait tourné la tête vers le groupe d’humain, les toisant avec un air avide. L'homme blond se mit devant la jeune femme atlante tout à tirant sa sœur contre la doctoresse en voyant que le reptile les regardait avec trop attention. Les autres sont des militaires ils savent se défendre. Bon Teshara aussi mais elle pas d'arme sauf son esclave décharné, ils pourraient l'envoyer comme appât !

Machinalement, Candom et Jacobs, firent de même et se serra contre la civil, pour la protéger. « What the fruck ? Mais c’est quoi ça encore ? »
« C’est … c’est des humains ? » Fit la lieutenant emplis d'effroi… elle avait envie de vomir.
Le roi hurla à nouveau, voyant que ses invités, étaient prêt à abattre un futur dieu !
« Putain tu ne l'as pas frappé assez fort ! » Ragea Naalem, qui n’en pouvait plus de se faire violer les tympans par ce mec ! Il avait envie de lui enfoncer les plumes dans son estomac !


« Me suis fait mal au poignet n’empêche », répondit Teshara en boudant.
« Bichette… fait gaffe à la manucure » Murmura Isia tout en toisant la blonde qui avait été collée contre elle par l’armoire à glace blond. Elle était clairement encercler, entre Pedge dans son Dos, Candom et la lieutenant sur sa gauche et maintenant l’autre doc et Naalem devant… Plus sardine tu meurs !
« C’est toi la poupée, pas moi », répondit Teshara du tac au tac en lui mettant un coup de cul par pure provocation.
« Je suis moins gonflée que toi » Fit-elle se serrant les seins, pour lui faire comprendre.

« Baisser vos armes malheureux !! C'est un enfant de la grandes Darkos c'est un honneur de le voir ici. Il choisit les morceaux dignes de sa condition ou les âmes. » En sommes, s’il trouve appétissant un atlante ou un Geniis, il le bouffera !
« Et si c’est nous qu’il lui donne envie ? »
« Cela sera un grand honneur de vous unir à l’un de nos dieux »
« Ouai bah vous faites ce que vous voulez ! Mais il n’y aura pas d’union ! » Grogna Naalem.


Pedge restait calme, et c’était peut-être la seule qui ne manifestait rien dans tout ce bordel. La vision des corps démembrés au plafond ne lui fit ni chaud ni froid. Elle était passée en mode « zone conflictuelle » et elle laissait ses émotions de côtés pour prôner l’efficacité. Elle n’avait qu’un objectif, protéger la doctoresse. Que ces cannibales bouffent les leurs, elle s’en tamponnait, tant qu’ils n’essayaient pas de les bouffer eux. Elle avait bien senti la chirurgienne se rapprocher d’elle, et elle était plutôt satisfaite d’inspirer une sensation de sécurité à la belle blonde. Cependant, tout le monde se rapprochait pour former un carré compact, entourant les deux médecins. Pedge se délogea du groupe.
« Lieutenant. Faut avancer. Laissons-les gueuler, et repartons vers la porte. Je sens que dans deux minutes, un de ces lézards va avoir envie de becter l’un d’entre nous, et ça va dégénérer. »

Il fallait rester pragmatique et lucide. Ils avaient les moyens de s’imposer face à ses primitifs s’ils conservaient l’initiative. Il ne fallait pas qu’ils se laissent encerclé, et qu’ils conservent assez de champ d’action pour utiliser leurs armes le cas échéant.
« Allen à raison, en avant. »
« Bien Lieutenant ! », répliqua Condom en appuyant dans le dos d’Isia pour la faire avancer à la suite de l’officier. Pedge s’était décalée sur la droite de la française, pour voir arriver les coups fourrés. Une forme de position de tirailleur, mais proche du groupe compact.


Isia se laissa faire, elle n’était pas en position de râler et elle ne voulait surtout pas. Loin d’avoir peur, elle sentait aussi le danger et ne voulait pas faire de vieux os. Elle se laissa poussée et mener par le militaire, tout en restant pas trop loin de Pedge. Cela était assez marqué, puisqu’elle avait confiance dans la demoiselle et elle sentait qu’elle y serait en sécurité si cela dégénérait. Après, les deux autres militaires étaient tout aussi digne de confiance au vu de leur marques de protection.


Teshara mourrait d’envie d’aller coller une deuxième baffe à l’autre emplumé. Franchement, il était chiant à gueuler. C’était ridicule. Et puis c’était quoi cette merde d’union avec leur dieu ? La seule union qu’il allait avoir celui-là, c’était ses doigts dans les yeux ! « Suivons-les. », fit-elle en avançant à la suite des Atlantes.


Naalem, hocha la tête, il avait commencer à initier le mouvement en même temps que les Atlantes, et puis bon, c’est lui qui avait chopé la belle bombe, pour qu’ils bougent leurs putain de cul ! En tout cas, tout tournait autour de la demoiselle, elle était leur “objectifs” comme une reine Wraiths. Naalem, ne dit rien, il se porta vers la petite demoiselle qu’ils appelaient tous “lieutenant”. A dire vrais il se souvenait même plus de son patronyme.

« On reste groupé jusqu'à la porte, un guerrier en plus ne vous sera pas inutile, si les indigènes veulent nous manger » dit-il simplement mais un ton ferme.
« J’espère qu’on en arrivera pas là, mais c’est préférable de se sortir de là ensemble. »répondit Jacobs. Même si elle ne leur faisait pas vraiment confiance, ils étaient des étrangers ici et ils voulaient se sortir de ce guêpier tout comme eux. Il fallait donc unir les forces en présence pour pouvoir se donner toutes les chances. Naleem hocha la tête une nouvelle fois.


« Où allez-vous ??! », cria le chef tribal.
« Dans ton cul ! », répliqua Teshara par-dessus son épaule, en tirant sur la laisse de la Dara qui ne savait pas trop si elle devait revenir vers son roi ou si elle devait suivre la femme qui tenait ses chaînes. « Avance toi, tu es à moi maintenant ! ». Teshara tira sur les liens, et l’autre tomba à genou.



Ce fut Pedge qui la replaça sur ses pieds en la tirant sur l’épaule et qui la fit avancer.
« Dès que nous sommes dehors, je vous enlève ces chaînes », fit la soldate à la Dara. Ce qui ne plut pas des masses à Teshara, naturellement.
« Elle est à moi, pas à toi, alors dégage tes pattes de là. » Pedge lui lança un regard noir. Si cette folle pensait qu’elle allait laisser un humain se faire traiter en esclave, elle se foutait le doigt dans l’œil. Elle s’écarta néanmoins de la Dara parce que ce n’était pas le moment de se mettre à dos et les indigènes, et ces gens.


Naalem, ne s’en occupa même pas, il ne voulait pas de cette “bestiole humaine”, il lança un regard désespéré à sa soeur, qui faisait sa princesse. Parfois, elle l'agaçait au plus haut point. Ce n’était pas le moment de ramener un souvenir. Il soupira, décidant de continuer à forcer le pas, pour qu’ils se cassent une fois pour toute. Il grommela discrètement.
« Comme si c’est le moment de prendre un souvenir ... »
Jacobs l'entendit et lui lança un regard étonné en lui soufflant :
« C’est autorisé l’esclavages chez vous ? »
« Tout est autorisés quand on sait parler et convaincre une foule de gens »
« C’est quand même inhumain »
« Pour votre culture sûrement. Personnellement, je m’en tape d’avoir un humain esclave, mais au moins en bonne santé ! Celle-ci a sûrement autant de saloperie qu’un marais ! »
Jacobos n’eut pas le temps de répondre que le chef hurla de nouveau.

« Gardes ! Montrez leur l’endroit de la fête ! »
Le roi se retourna, et il prit le chemin par lequel il était arrivé, après avoir donné ses ordres. Bien entendu, les gardes obéirent à leur roi, et ils vinrent à la hauteur du groupe d’étranger. L’un d’eux leur montra la fontaine à sang.

« D’abord, vous devez vous purifier là-dedans. Les prêtresses vous ont peut-être contaminées. Les dieux vont vous purifier. »
Ils pointèrent leurs lances dans la direction des colonnes de sang.


« Blaze, je commence sérieusement à les trouver fou, et je me dis que ce n’est pas normal que ce soit moi qui pense ça d’eux… » Cyanure lui attrapa le bras. Il ne fallait pas qu’ils aillent là-dedans, sinon ils risquaient de choper le même mal que les grosses dindes bedonnantes.


Naalem était éberlué qu’on leur demande de faire trempette dans ce bain de sang… il secoua la tête incrédule.
« En effet, ce n’est pas normal... » souffla t’il à sa soeur. Cela commençait à le gonfler. Il allait dire une phrase bien piqué des hérissons quand ce fut les Atlantes qui marquaient leurs refus.


« Hors de question », répliqua Pedge. Jacobs opina du chef, et vint se placer devant les gardes. « Nous ne pouvons pas aller là-dedans… » Condom y alla de son commentaire.
« Ouais, on n’a pas pris nos maillots de bain ! »


Mais cela les gardes s’en fichaient bien… Isia leva les yeux au ciel, vraiment ce peuple était taré ! Heureusement que Candom était là pour faire un peu d’esprit marrant... Elle se dégagea vivement des militaires pour marcher d’un pas énergique vers le roi.
« Personne ne purifie personne ! C’est dans ce sang que vos prêtresses ont eu leurs maladies ! » Son doigt martelait la poitrine du roi « Hors de questions que nous soyons souillé par cela ! Si vous voulez qu’on se purifie c'est déjà le cas, vos dieux nous ont envoyés pour vous prévenir du danger ! Un de vos dieux est malades et a besoin de ses adorateurs pour guérir! » La voix d’Isia était ferme et le roi, ne savait que répondre, complètement chamboulé. Elle bluffait mais bon autant tenter le tout pour le tout.


Le roi considéra les gardes, puis les atlantes et les jumeaux. Il mit un long et fin index sur sa bouche, en guise de réflexion. Manifestement, il faisait le point, et la situation se figea une minute. Personne ne bougeait, tous observaient le roi, même les gardes. Isia avait-elle fait comprendre à cet abruti qu’il avait tort ? Teshara éternua discrètement. L’index qu’il avait sur la bouche s’étira tout comme son bras, et il pointa du doigt la blonde enrhumée.

« VOILAAAAAA LE MAAAAAALLLLLL ! » Puis il reposa son index sur sa bouche. Ce mec était un taré, ce qui fit pousser un soupir à Pedge. Il avait tendu tous les gens présents rien qu’en gueulant et voilà maintenant qu’il prenait une pose mystique des plus calme. D’une voix tranquille, il ordonna ensuite : « Gardes. Faites les saignés dans les fontaines, s’ils sont là pour nous purifier, alors leurs sang purifiera celui qui est mauvais pour nous ! »

Un garde eut une réaction rapide, et il planta la pointe de sa lance dans l’épaule de Condom qui ne put réprimer un cri de souffrance. Ni une ni deux, Pedge, sur sa droite, planta son couteau dans la trachée du garde en question, avant de le pousser dans la fontaine où son sang se mêla au tourbillon déjà bien rouge qui l’alimentait. Ce fut rapidement le bordel.


Sans plus attendre, Naalem tira avec son pistolet à plasma sur les gardes qui venaient vers eux. Mais quelle idée foireuse d’être allé sur cette planète ! Le coup de la bombe blonde avait failli marché ! Putain pourquoi Tesh avait éternuer ?


Le roi allait hurler une nouvelle fois, prévenir plus de garde pour faire saigner les Atlantes, cela allait être vite ingérable et sans réfléchir plus que nécessaire Isia, sortie de sa poche son éternel scalpel, qu’elle avait toujours sur elle le mit sous la gorge du roi. Étant devant lui, le dominant de toute sa hauteur elle n’eue aucun mal à faire ce geste dextre.
« Tu hurles encore une fois et je te la tranche c’est clair ? » Elle se mit derrière lui dans un geste souple, pour le faire avancer tout en le menaçant. Comme dans les films. Elle n’en revenait pas de faire ça, mais il fallait survivre ! Les gardes s'arrêtèrent immédiatement paniqués de voir leur roi prit en otage. Isia n’était pas vraiment rassurée de faire cela, mais bon, elle resta impeccable jusqu'à la fin, sûre et téméraire. On ne rigole pas avec la chirurgienne !

« Dit leur de partir ! »
« Partez mes braves ! Votre roi ne connaît pas la mort ! Partez, allez préparer la fête, je m'arrangerai avec les étrangers ! » Tout ce blabla pour dire foutez le camp… vraiment…

Les gardes reculèrent et partir du temple.
« Bien » Elle le fit avancer jusqu'à la bassine géante de sang. Comptant bien le pousser dedans afin qu’ils partent tous en mode : tout va bien ! Isia et son encombrant colis, passèrent devant les Atlantes et les jumeaux. Candom, se mit proche de la baignoire, pour aider si besoin, il était évident de comprendre la manœuvre de la chirurgienne. Mais, elle ne pouvait pas le pousser, elle devait le mettre vers la zone où le rebord était le moins élevée… il était tellement petit ce con ! Enfin bref, elle se décala avec le roi, jusqu’au bord à droite de l’immense bassin de sang rougeoyant.

Une fois, devant, elle le lâcha, l’ordonna de lui faire face.
« Bon soyons clair… si tu hurles ton sang iras rejoindre celui des dieux. Donc tu vas bien sagement rester… » Elle s’arrêta net, un frisson la parcouru… personne n’avait vu la créature descendre du plafond pour discrètement venir se mettre derrière la belle…Elle sentit une langue lui lécher l’oreille. Les yeux du roi s’écarquillèrent et une sourire satisfait se fit sur son visage.

« Vous avez été choisie pour être notre déesse ! C’est un honneur… »
Et le fou, se mit à genoux devant Isia, qui tourna la tête pour voir le Drakos, lui faire la toilette de sa langue en fourche. Alors, elle ne ressentait pas vraiment la peur, mais un sentiment de ce qui peut s’y apparaître se fit en elle. Cela était étrange et involontairement sa main trembla légèrement. Elle se tourna faisant face au reptile, qui continuait sa toilette émettant un grondement contemplatif.
Plusieurs prêtres et autres membres de l’assemblée, vénèrent voir et se mirent à genoux… le roi reprit la parole.
« Vous êtes choisie par nos dieux ! Soit, vous ferez une union avec eux, soit vous serez leur compagne ! »

Isia déglutit, elle n’avait rien à dire et toute manière sa bouche était trop sèche pour répondre un truc. En gros, soit elle allait se faire bouffer soit sauté par un reptile, super ! Isia se disait que l’un comme l’autre elle allait mourir. Finalement le Drakos, ouvrit la bouche… allait ‘il la mordre ? Elle ferma machinalement les yeux, se préparant à avoir mal. Mais ce fut autre chose. Il lui attrapa la taille avec ses pattes, pour la tracter vers lui et frotter sa tête comme si elle était le nouveau doudou du bébé ! Il poussa un cris étrange… très étrange. Isia, essayait d’encaisser les coups de tête. Les gardes étaient revenues en force et braquaient leurs lances sur le groupe.
Le roi, poussa un cri d’excitation !

« Quel honneur !! Cela faisait longtemps que les dieux n’avaient pas choisi !!!!!!!!!! Vous êtes son élue ! » Il sautait presque sur place ! « Faisons la fête ensembles amis ! Cela est un grand jour !! Dès que la mère des dieux aura accepté, nous préparons votre amie pour ses noces ! »

« Hors de question ! Nous repartons avec la doc ! » s’exclama Candom, qui braqua son arme sur le reptile. Un garde lui sauta dessus et le mit à terre, en réalité tous les gardes se jetèrent sur les atlantes et les jumeaux pour les maîtrisés. Naalem, se battu avec rage, mais ils furent trop nombreux pour qu’ils puissent résister.

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MessageSujet: Re: "Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type Dim 17 Sep - 16:51

Ce fut un déluge de coup. Que ce soit Teshara, Naalem, ou encore les atlantes, Pedge, Condom et Jacobs, aucun d'entre eux ne parvinrent à prendre le dessus. Et bon dieux qu'ils se battaient comme des tigres !! Des droites furent distribuées, des coups de pieds, des coups de coudes, des coups de boules, dans les deux sens et dans les deux camps et finalement, les étrangers furent maîtrisés, leur laissant un goût amer dans la bouche, de sang, mais pas que, celui d'avoir été bien con de venir s'embourber chez des primitifs, qui, au lieu de les récompenser, venaient de leur casser la gueule avant d'embarquer la doctoresse Atlante pour faire Dieu seul savait quoi, avec elle et le Drakos. Les pires idées se firent dans certains esprits mais personnes ne pouvaient les formuler trop occupés à se prendre des châtaignes.

Ils furent traînés hors du temple, à moitié conscient, groggy, à la pointe des lances, les forçant à avancer. Ils reprirent le chemin inverse de leur venue, pour se retrouver enfin à l'air libre. Ils furent conduits dans un amphithéâtre digne des romains Terrien, grand ensemble architectural composé de pierres et de bois, offrant une scène immense pour un public nombreux. Sur les planches se trouvait une estrade, ou les étrangers purent voir que le Roi emplumé était en train de s'installer, l'air goguenard de ceux qui vont voir un spectacle des plus réjouissants, entouré de ses sbires qui lui faisaient de l'air et il avait même retrouvé ses deux esclaves enchaînées.

Une fontaine bouillonnante de sang crachait son hémoglobine au centre de la scène. Ces trous du cul avaient une certaine forme de savoir-faire en ingénierie hydraulique n'empêche. Sur la tête de cette fontaine était représentée un Drakos dans toute sa magnificence. C'est alors qu'arriva la procession qui faisait rouler les prêtresses malades sur des petits chariots à roulette. Ils les placèrent de part en part de la fontaine et le roi se leva. Le silence tomba parmi les gens qui s'étaient massé là pour voir le spectacle qui allait lancer la fête pour de bon.

Un bruit de verrou finit de faire prendre conscience aux étrangers qu'ils étaient enfermés, avec un point de vue exceptionnel sur la scène puisqu'ils en étaient qu'à quelques mètres seulement, dans le carré VIP si l'on pouvait dire. Et pour le moment aucun garde devant. « Mes AMIS !! » Il leva les bras dans un geste théâtrale. « J’ai une GRANDE nouvelle à vous annoncer ! Nous ne POUVIONS pas rêver mieux pour notre fête ! En EFFET , les dieux ont choisi…. UNE ÉLUE ! »

La foule poussa des vivats et scanda des slogans dans leur dialecte sans qu’aucune des cinq personnes enfermées ne puissent comprendre ce dont il retournait vraiment.
« Mais avant de vous la présenter et de procéder à l’union, nous devons désigner qui va succéder à nos deux chères prêtresses qui malheureusement… ONT ÉTÉ REJETÉES PAR LES DIEUX ! »

Il éclata de rire et des huées partirent de la foule. Les deux gros morceaux de viande ne bougeaient toujours pas. Leurs graisses dégoulinaient de leurs jambes repliées, et on pouvait même voir des escarres et de la gangrène en train de se développer au niveau de leur fessier, chose qui n’était pas visible dans la pénombre de leur temple. Bref, elles devaient souffrir le martyre, et l’usage de la drogue expliquait pourquoi elles étaient dans une léthargie aussi complète. Quelque part, ce n’était pas plus mal pour elles.

« Prenez vos… CAILLOUX ! » Il se poussa sur le côté et ajouta en s’esclaffant : « Doucement mes petits ! », fit-il en esquivant un projectile qui le frôla de peu. « Je ne suis pas encore parti ! » Et il se jeta sur le côté alors qu’un deuxième caillou le manquait de peu. Le troisième par contre, atteignit la cible réelle, qui n’était autre qu’une des deux prêtresses. Le bruit fit penser à un impact dans de la gélatine, et les petits vaisseaux sanguins éclatèrent sous la peau, la parsemant de veinules bleutées allant en s’élargissant. La prêtresse ne bougea pas d’un millimètre.

« Putain, ils vont la lapider », fit Condom qui reprenait ses esprits.
« Génial… on est aux premières loge pour s’en prendre des morceaux » soupira Naalem qui détourna le regard de la triste scène bientôt de plus en plus bruyante entre les cris de joie.

Teshara commença à se marrer dans son coin, mais ni Pedge, ni Jacobs, ni Condom ne firent attention à elle. Pedge était surtout préoccupée par la disparition d’Isia. Quant à Naalem, il cherchait à trouver un moyen de s’enfuir en inspectant avec attention la cage dorée. Il semblait persuadé de trouver un moyen et réfléchissait faisait guère attention aux autres. Mais les écoutaient quand même.

« Ces connards nous ont laissé nos armes », fit Teshara en se marrant de plus belle. « Quelle bande de daube sans déconner. »
« Tant mieux, on va pas se plaindre de leur connerie. Après tout ils sont en train lapider des femmes qui allait mourir … je suis certain qu’après ils vont les manger » Il haussa les épaules, fouillant dans sa ceinture fourre-tout pour sortir une sorte de couteaux suisse, mais version tournevis ou parfait roublard !

« On doit sortir de là », dit Pedge pragmatique.
« Je m’y emplois la bergère » Répondit simplement Naalem qui semblait pas du tout perturbé par la situation.
« Attendons de savoir où Taylor Laurence », ajouta Jacobs.
« Si on sort maintenant en défouraillant à tout va, on ne va pas la retrouver.»
« Qu’est-ce qu’on s’en fou, ça me fera de la concurrence en moins dans la galaxie », Naalem leva les yeux au ciel en entendant sa sœur parlée.
« On a plus de chance de survivre avec les Atlantes que sans je te rappel. Donc on va les aider à trouver la bombe. »
« Dis plutôt qu’elle t’a tapée dans l'œil » fit elle goguenarde avec un clin d'œil affectueux pour son frère. Celui-ci lui répondit par un rictus charmant.
Teshara renchérit. « Blaze, faut qu’on se casse, j’ai piqué ça avant qu’on ne se barre. » Et elle exhiba un œuf de petite taille qu’elle avait foutu dans son soutien-gorge, entre ses deux seins, ni vue ni connue.

Il releva la tête de son affaire, il était en train de forcer la serrure avec deux tiges en métal, toisant l’œuf avec un rictus ravi. « Nickel ! Planque le bien, sinon tu finiras comme buffet ! » Il lui lança un regard de félicitation, elle était trop forte.
« Enfin le miens ...il est plus gros » Sous entendant, qu’il en avait piquer un aussi.
« J'ai un doute sur la nature de ce dont tu me parles mais soit . », Ajouta-t-elle en faisant un sous-entendu. Et effectivement elle préférait le garder planquer. C'était déjà une chance qu'il n’ait pas explosé pendant la bagarre.
« On compara à la maison choupinette ! » Renchérit l’homme en pouffant un peu. Autant de nonchalance de la part des deux blonds était un brin flippant mine de rien. Elle lui fit un rictus enjôleur sans rien ajouter de plus.

Pedge n’était pas tranquille. Elle était stressée comme pas deux, ce qui ne lui était pas habituelle. Non seulement elle avait perdu de vue la belle blonde, mais en plus de ça, elle se retrouvait enfermée dans une cage à la merci de ces sauvages. Alors certes, son équipement était intact et elle avait de quoi faire pleuvoir la mort. Mais comme le disait si bien Jacobs, elle devait avant tout localiser Isia, et son petit doigt lui disait qu’elle allait apparaître tôt ou tard pour célébrer son élection divine. Pendant ce temps, une pluie de cailloux commençait à s’abattre sur les pauvres bougresses qui émergeaient petit à petit de leur torpeur de droguées.

« Non mais vous êtes sérieux vous avez piqué des œufs ? » Dit Candom qui avait entendu l’échange entre les jumeaux, dans un sens ils ne se cachaient pas vraiment.
« Ouai ! On est venu pour ça à la base. Enfin tu vas la fermer car sinon on y passe tous » Naalem, râlait doucement sur sa serrure plus complexe que prévu. « Ce n’est pas vrai, ils savent faire des serrures à triples pistons ! »
« C’est pas cool … » Naalem soupira...
« Bah tiens ! Fait pas l'innocent, cela t’aurais bien arrangé d’en prendre pour vos copains aussi. »
« Ce n’est pas faux. Mais bon, là on s’en fou. Vous allez réussir à ouvrir la porte ? »
« Bien entendu ! Tu parles à un géni ! »
Jacobs le regarda de haut en bas avec un rictus...« Bon au moins, le Mckay de l’espace est musclé… ça nous change du nôtre » De l’humour pour calmer un peu les tensions…

Naalem ne savait pas vraiment de qui elle parlait, mais accepta sans rien dire le pseudo compliment. Trop occupé à forcer la serrure il avait autre chose à faire que de répondre au final… mais en réalité, il dut s'arrêter puisque des gardes arrivaient comme pour vérifier que tout allait bien… mais l'élément le plus impressionnant fut tout autre. Des hurlements hystériques de joie, de la musique et surtout un immense Drakos, la mère originelle, qui venait d'apparaître. Le lézard s'approcha des prêtresses, les dédaignant clairement, pour s'allonger au milieu de l'arène. Elle portait des parures en or et en plume fait par les humains. Brillant de mille feux avec ses écailles décorés.

L'ignorance de la femelle, provoqua les cris de rage de la part du peuple et les cailloux furent remplacés par des lances et autres flèches qui transpercèrent les prêtresses qui se vidèrent de leur sang dans une agonie des plus détestable. Leurs corps, encore sur des chariots fut jetés dans une fosse qui prit feu immédiatement. Cela sentait mauvais mais l'odeur fut remplacée par une autre… une odeur de fleur, une odeur légère qui contrastait avec l'horreur et cette musique de plus en plus présente et agréable, comme pour annoncer la venue d'un autre Drakos…. Et ce fut le cas, le jeune mâle de tout à l'heure avait aussi des écailles ornées de différentes pierres précieuses avec ce fichu or qui semblait être la couleur de ce peuple qui en mettait de partout.

Il eut un immense silence, quand le lézard prit place à côté de sa mère originelle qui lui lécha de sa langue biseautée le front dans une affection assez palpable. Que pouvait se dire ses créatures semi-intelligentes de tout cela ? C'est le genre de mystère que chacun des étrangers pensaient à cet instant. Naalem, essayait de s'activer le plus discrètement possible, pour ouvrir cette fichue porte. Un click significatif qu'il avait réussi à faire sauter le premier verrou… il en restait encore deux autres.

« Couvrez moi… ils vont me voir » Murmurat-il simplement. Il y avait bien que les deux jumeaux pour ne rien ressentir ni de peur ni de stresse.

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#a1931c
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"Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type

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