Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

"Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type

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Ven 10 Nov - 18:32
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la chasse aux canards
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN



Pendant ce temps, Naalem attendait que la bergère le rejoigne. Son regard se porta sur sa sœur, lui parlant en langage des signes pour passer le temps. Quand soudainement l’Atlantes débarqua, toujours aussi peu expressive la demoiselle.
« Allons y la bergère gardienne de princesse » Lança t’il par provocation gentillette. Il avait vérifié son matériel juste avant et sans plus attendre, il commença à marcher dans le couloir sombre. Allumant sa lampe pour ne pas tomber bêtement dans celui-ci. « Je te proposes, qu’on retourne là où on l'a vu la dernière fois. Il devrait avoir des indices Ou son corps. »

Pedge était encore trempée de son petit séjour dans l’eau mais la moiteur de la grotte ne la faisait pas trop frissonner. De toute façon, elle allait vite sécher. Elle avait vraiment la dégaine dans sa tenue. Son pantalon d’uniforme reglementaire, les rangers, ça allait encore, mais alors se promener en brassière de sport… Bon, ça aurait pu être pire, elle aurait pu avoir des sous-vêtements plus conventionnels comme Isia et elle n’aurait pas pu lui laisser son haut. Heureusement, elle avait récupéré sa veste d’uniforme quand même, laissant à la doctoresse les couvertures de survie pour se draper un peu plus chaudement qu’avec son débardeur. Du coup, elle avait remonté la fermeture jusque sous son menton, pour ne pas dévoiler ses seins moulés dans le vêtement de sport au frère de la blonde. Il l’attendait d’ailleurs tout en faisant des signes à sa sœur. Qu’est-ce qu’ils se racontaient ces deux-là ?
Son gilet MOLLE enfilé, ainsi que son gilet tactique arrimé, elle vérifia son armement tout en faisant les derniers mètres pour rejoindre le jumeau.
« Allons y le contrebandier, gardien de princesse. », répliqua-t-elle par provocation elle aussi en faisant un signe de tête latérale pour lui montrer sa soeur. Elle lui emboita le pas. Les lentilles offraient un véritable confort n’empêche, car pour sa part, elle n’avait pas besoin de lampe. « Ca me va. Ou avec un peu de chance, on l’entendra dans le lointain en train de tirer sur des indigènes. », ajouta-t-elle. Elle savait que les probabilités de trouver son corps étaient grandes. Elle était seule contre une bande d’indiens qui connaissaient parfaitement le terrain, sans parler que ses munitions étaient limitées, et qui plus est, elle n’était pas dans son état normal, pour une obscure raison. Il ne fallait pas se leurrer, Jacobs était peut-être déjà morte.

Ils ne croisèrent personne le temps d’arriver à l’endroit où, dans un magnifique « mort aux canards », la militaire avait dégommé des Ovidiens désireux de retrouver les prisonniers en fuite. Les corps étaient là. Trois, dont une femme. Un Drakos était en train de se repaître de leur chair encore chaude, et il ne s’arrêta pas quand les deux humains arrivèrent. Il en avait strictement rien à foutre. C’était répugnant de voir la tête de la bestiole plonger dans le ventre moue de l’homme figé dans la mort, pour en extraire des gorgées de viscères fumantes et dégoûtantes. Les bruits de mastications et de gargouillis sanglant étaient insupportables. Pedge plissa le nez de dégoût. Elle espérait vraiment ne pas retrouver la jeune femme dans pareille condition. Une odeur d’urine et de merde étaient en train de s’installer, provenant des corps très certainement. Les sphincters avaient tendance à se relâcher dans la mort et on se chiait dessus. Ca ne servait à rien de rester là. Mais où chercher.

« Bon au moins, mort ou vivant les Drakos aime leur serviteurs » Lança Naalem tout aussi dégoûté de voir ces pseudo dieu, boulotter leur serviteurs dévoué. Ils avaient aucun respect… bref des créatures qui avaient tout compris en sommes !
Pedge fit un tour sur elle-même mais elle ne voyait pas spécialement d’indice, et pourtant, un peu plus loin, sur un arbre, un morceau d’étoffe atlante était fiché par une flèche. Il n’y avait pas de sang dessus, juste du tissu planté dans l’écorce. De la position de Pedge, elle ne pouvait pas le voir, c’était caché par un tronc. Par contre Naalem si et il alla le décrocher, pour l’examiner. Un pan de veste apparemment. La jeune femme avait dû se faire clouer à l’arbre par la fameuse flèche et soit, ils avaient tiré comme des bourrins, pour la décrocher de son, nouveau copain, soit elle l’avait fait elle-même. En tout cas, la pointe de flèche en métal était bien enfoncée dans la chair du bois. Pedge se porta à sa hauteur pour examiner l’élément qu’il venait de trouver. Cela sentait vraiment pas bon.

Maintenant qu’elle était là avec l’homme, elle allait pouvoir faire un peu de contre espionnage. Après tout, ce n’était pas tous les jours qu’ils tombaient sur deux personnes suffisamment entraînées pour survivre par ici. « Et donc, vous venez d’où, avec ta sœur ? », hasarda-t-elle tout en se détournant des corps.

L’homme était en train d’observer se tissus ainsi que le sol… Il y avait de nombreux passages et il lui était impossible de savoir, s’il elle fut emmenée ou bien poursuivie. Vu les carnages et le manque de sang, la seconde hypothèse était la meilleure. En tout cas, ils allaient tous vers le Nord. Il fut surpris que la jeune femme, lui redemande d’où, ils venaient avec sa sœur. Ne la croyait-ls pas ? Leur mensonge était trop visible ? Quand même pas !
« Eh bah la bergère tu as déjà des trous de mémoire à ton âge ? Je t’ai dit que je suis un Loupias. Planète Loupa. » Il lui montra le nord avec une main directrice. « Allons, au Nord, c’est là que les pas mènent… Et la nuit va tomber d’ici quelque temps trois heures max… Faudrait arriver à la choper avant. »

« Allons au nord alors. » Elle ne fit pas de commentaire supplémentaire, espérant qu’elle était toujours en vie. Si elle était prisonnière, elle pourrait la libérer, mais plutôt de nuit, à la faveur de l’obscurité, ce serait plus simple. Mais elle ne voulait pas rester trop longtemps loin d’Isia et de Candom, aussi plus rapidement ils la trouvaient, mieux c’était. « Et maintenant que tu le dis, je t’avais déjà posé la question, en effet. », finit-elle par ajouter en haussant des épaules, tout en commençant à marcher dans la direction indiquée précédemment par la main de Naalem. Elle n’avait pas oublié. Elle reposait la question à brûle pourpoint pour voir si la réponse était la même. « Tu as les coordonnées de ta planète ? On cherche toujours des accords commerciaux et diplomatiques. Et vu ton attirail, vous semblez au moins aussi avancés technologiquement que les Géniis, ce qui est intéressant. », fit-elle sur le ton de la conversation. Aucune de ses questions n’étaient anodines, pas même que la référence aux Géniis. Elle ne voulait pas se faire entuber, alors qu’elle écartait de la végétation sur son passage. Quelques pas plus loin, ils tombèrent sur l’arme automatique de Jacobs. Pedge la récupéra en bandoulière non sans l’avoir inspectée. Le chargeur était vide.

Elle était bien curieuse la bergère soudainement. La mention des Geniis, ne lui échappa pas. bien entendu voyons, il ne fallait pas être con, pour deviner qu’elle essayait de voir la crédibilité d’un potentiel allié. Naalem esquissa un petit rictus amusé, tout en remontant le chemin, mais proche de la végétation de la jungle, pour s’y réfugier au cas où, ils croiseraient des emplumées.
« Je les connais, tout comme toi pour les tienne oui. » Il lui lança un petit rictus, vu sa très grande taille, il devait baisser le regard pour mirer Pedge.
« Plus évolué que les Geniis ? Ce ne sont que des fermiers un peu bizarres avec un tyran à leur tête qui se prend pour un soldat ! » Dit-il en rigolant. Généralement, les Geniis, ne montrait pas leur technologie à tout le monde. Les peuples, avec qui ils commerçaient exclusivement ne savait rien de leurs avancées industrielles. Juste qu’ils avaient un armé un peu enquiquinant.
« Nous ont à des armes un peu plus évolués quand même. Ah Bergère tu es bien drôle. » Oui, il était impossible de savoir qu’il mentait. Cela était dit naturellement avec la même ignorance qu’aurait un peuple ne sachant pas la dangerosité d’un Geniis. Sur le chemin, il y avait encore des pas et certain semblaient être plus profond, comme s’ils portaient quelques choses… « Hum… ça ne sent pas bon pour ta copine ça ... »

Pedge soutint son regard. Il jouait au plus fin, et c’était normal. Il ne donnerait pas les coordonnées de sa planète sans avoir les siennes, et s’ils voulaient vraiment obtenir un accord commercial ou quelque chose du genre, il allait falloir négocier en terrain neutre. Elle se contenta d’acquiescer à sa réponse. Par contre, ce qu’il lui rapporta des Géniis était crédible. C’était en effet leur couverture et s’il ne connaissait que ça d’eux, c’était qu’il n’en était pas un. Néanmoins, Pedge n’avait pas connaissance d’un autre peuple capable de développer les armes qu’il possédait actuellement. Peut-être sur Renégat, mais c’était surtout une organisation de criminel et ils n’avaient aucun intérêt ici de son point de vue. Quoiqu’elle l’appelait “contrebandier”. Peut-être était-il vraiment un voyou qui s’était trouvé ce genre de petits joujoux à la longue. Elle écarta une branche qui manqua de lui cingler le visage, reprenant le fil de la conversation. « Oui je suis une grande rigolote. », commenta Pedge dans sa barbe alors qu’il analysait des traces sur le sol.
« Pourquoi ça ? », questionna-t-elle en observant les marques. Cela ne lui était malheureusement pas parlant.

Il l’avait roulé, intérieurement il devait se l’avouer, il en était plutôt content. C’est toujours le risque des mensonges, un jour ont se fait prendre au collet. Même s’il avait du mal à se dire qu’il pourrait se faire prendre, il était tellement plus futé que les autres. Mais bon, Naalem n’écartait pas l’idée qu’il puisse tomber sur meilleur que lui dans le domaine. Ce qui en deviendrait dommage serait de tuer cette personne, mais bon… un bon mensonge reste le mensonge basé sur de la vérité et de l’humour.
L’homme s’était arrêté, pour observer les traces et les palper, pour savoir la chaleur sur la boue sèche. Son regard se leva sur la demoiselle et il lui fit un rictus charmant.
« Eh bien on ne vous apprend pas ça à l’école ? » Il la charriait
bien entendu, au vu de son ton humoristique. « Elles sont plus profondes, signes que les indiens, portent quelque chose de plus lourd sur eux, que leur flèche et leurs petites robes en plume…… comme un corps » Là, il ne rigolait plus.

Pedge lui lança un regard oblique, un peu mauvais, pour qui la connaissait un peu, quand il fit de l’humour. Elle n’avait pas envie de plaisanter pour le moment. Tous les signes jusqu’à présent n’étaient pas bon pour Jacobs, et maintenant, voilà qu’il lui indiquait, non sans avoir repris son sérieux, que les emplumés transportaient probablement un corps.
« Ce n’est peut-être pas celui de Jacobs, peut-être un de leur camarade blessé. Quoiqu’il en soit, nous allons devoir suivre cette piste puisque c’était celle que suivait Jacobs. » Elle soupira. C’était vraiment la poisse que le lieutenant se soit tapé un délire. Elle espérait qu’il ne lui était rien arrivée. Elle dépassa Naalem pour avancer dans la direction des pas. Elle ne comprenait pas les empreintes, mais elle les voyait sur le sol quand même. On aurait dit qu’un groupe se déplaçait en nombre, pour laisser autant de trace. Mais peut-être qu’elle extrapolait des indices qui n’existait pas, comme un vieux fantasme. Dans la frondaison qui s’éclaircissait, ils purent admirer le temple qui se dessinait à nouveau devant eux. Ils revenaient sur leur pas, pas exactement par le chemin qu’ils avaient déjà emprunté. Il allait falloir être discret, surtout qu’il y avait pas mal de mouvement en bas des marches...

Naalem comprit qu’elle n’était pas d’humeur à rigoler. Dans un sens, cela se comprenait, même si pour lui, cela ne lui ferait pas un second trou aux fesses. « Ouais ça peut. N’espère pas trop non plus. L’espoir et la plus belle des déceptions » Dit-il d’une manière naturelle. Parfois, il pouvait dires des trucs profonds sans même se rendre compte de la teneur assez « sages » de ces paroles, tellement il s'en fichait. Elle préféra ne pas relever.

Il suivit la militaire Atlantes tout en restant sur ses gardes, l’approche du temple ne lui plaisait pas des masses, mais alors pas du tout même. Plusieurs indiens, s’y trouvaient pour le garder. Il était bien heureux d’être dans la végétation dense et fit signe à Pedge, de le suivre dans une partie éloignée du pseudo chemin qu’ils suivaient. Histoire de ne pas être sur la route d’un groupe, qui pouvait revenir au bercail bredouille.

D’ailleurs, un groupe, ne mit pas longtemps à marche près d’eux et si la militaire n’avait pas plaqué Naalem, contre le tronc d’un arbre pour le faire chuter (avec elle), ils se seraient fait prendre au vu de la dégaine du groupe. Des indiens, blessés qui fouillait la moindre feuilles ou cailloux à 1m50 autour d’eux. Une lance passa sous le nez des deux aventuriers et le cœur de Naalem s’arrêta un instant tout comme sa respiration. Se fichant bien, d’avoir un soldat féminin sur le coin du torse sur le coup. Et comme faute de pas de chance, un autre groupe, s’arrêta non loin d’eux, pour parler avec l’autre.

La jeune femme se redressa légèrement pour ramener son visage près de celui du contrebandier, qui lui servait de coussin fort confortable. Elle avait sentit plus qu’elle n’avait vu la lance leur passait au dessus. Heureusement, la pénombre du sous bois allié à la descente du soleil les avaient camouflé. Elle fit un chut sur ses lèvres, avant de poser son index dans la continuité du signe, sur la bouche du jeune homme, pour qu’il la ferme. Et il la ferma sans chercher à faire quoique ce soit. Tout mouvement leur seraient fatal !

« Amenez les blessés au temple pour le sacrifice, les dieux ont été outragés… Puis rejoignez-nous à la clairière derrière le temple. Nous allons purifier l’âme assoiffée de sang d’une étrangère ! »
« Les prêtres savent que nous en avons une ? »
« Non, vu ce qu'elle a causée à nos guerriers, nous allons nous amuser avec ! Elle paiera pour les autres ! »
Celui qui parlait avait quatre guerriers avec lui, avec des vêtements plus chauds types chemises de peau et pantalons avec des décorations de plume sur le cuir. Signe que la nuit allait être fraîche.

Il fallait les suivre pour savoir où était exactement Jacobs. C’était évident qu’ils parlaient d’elle. Elle était donc encore vivante.
« Prenez de l’avance, j’ai envie d’arroser les plantes. », fit le type qui avait répondu au premier. Les autres rigolèrent avant de poursuivre leur chemin. L’autre commença à pisser, et il était clairement en train d’arroser alentours, manquant de peu de pisser sur les deux ombres tapis l’une sur l’autre. Pedge essayait de bloquer Blaze pour qu’il ne bouge pas. Ils avaient besoin de ce type dégoûtant pour retrouver la piste des trois autres et pour aller jusqu’à Jacobs. Le tuer serait une mauvaise idée, et elle ne savait pas si le Loupias avait des envies de meurtres ou pas.

Naalem resta de marbre, même si en entendant l’autre arrosé la végétation, il avait soudainement envie de lui faire bouffer son service trois pièces par un endroit non conçue pour la mastication ! L’autre il allait leur pisser dessus ! Bref, si Pedge, ne le bloquait pas, d’une manière très cavalière, l’étalon aurait défoncé la tête de l’autre jardiner pour lui apprendre la politesse et accessoirement savoir où était la clairière. Profitant du visage un peu trop près de la bergère, il lui murmura : « On le chope par derrière ou on le laisse nous pisser dessus ? Après je m’en fou, c’est toi qui est sur moi … » Non, il ne s’en foutait pas tant que ça… Mais bon, c’est une manière de l’interroger comme c’est elle qui jouait des muscles pour le clouer au sol.

Elle le toisait alors qu’il lui murmurait une proposition. Elle pouvait sentir son haleine et son souffle. Ce devait être réciproque. « Il est utile, on doit le suivre. Puis je pense qu’il a bientôt fini. », fit-elle un peu aigrie. Tout comme lui, elle n’avait pas envie de se faire pisser dessus.
« Oh ? Y a quelqu’un ? », fit l’autre en retenant son jet pour écouter la forêt. Pedge fit les gros yeux à Naalem pour qu’il la ferme.

Naalem roula des yeux, sentant parfaitement le souffle de sa compagne de galère sur le nez… heureusement, elle ne puait pas du bec ! Et maintenant que l’autre était en train d’écouter la forêt… Non mais chapeau l’artiste. Il fallut attendre qu’un maudit piaffe se mette à chanter, pour que l’autre continue son manège et se vide. Bon, par chance, il ne pissa nullement sur les deux humains, mais cela fut proche, peut-être qu’il y avait un peu d’urine sur la semelle du sous-lieutenant.

Tout content de lui, l’autre aborigène, commençait à marcher confiant dans la direction de cette clairière. Naalem, en profita pour inverser les rôles et mettre Pedge sur le dos et se relever. Son regard scrutait attentivement, tel un prédateur embusqués la silhouette de l’indien. « Au faite ça ne te dirais pas de ramener des fringues ? Autant pour ta princesse que pour l’autre militaire qui c’est touché amoureusement et qu’il en a foutue de partout… »

Pedge se redressa sur les coudes, mécontente de s’être faite retourner comme une vulgaire poupée. Mais de quoi il parlait avec son histoire de fringue ? « Tu crois que j’ai le temps de faire du shopping là ? », fit-elle en se vexant, pensant par là qu’il voulait l’envoyer ailleurs pour qu’elle arrête de l’emmerder. Une réaction typiquement terrienne du clivage homme femme et des stéréotypes courants. Au lieu de ça, elle chercha du regard la silhouette du pisseur qui s’éloignait.

Naalem lui lança un regard circonspect… mais qu’est-ce qu’elle lui chante la bergère là ? Il mit ses deux mains sur ses hanches, se tournant de trois quarts vers elle. « C’est quoi cette réaction de frustré là ? Je te parle de leur piquer leurs fringues à eux, comme ils ont l‘air de se couvrir pour la nuit et vu que ta doctoresse n’a plus rien à se mettre sur les fesses et que ton soldat a du sperme de partout sur lui… Bah qu’ils aient de quoi se couvrir avant de mourir de froid avant même de traverser la porte. » Il leva les yeux au ciel. « Voilà que je me fais envoyer chier, alors que je suis pour une fois prévenant …sérieux ! » Gromela t’il. Il n’était pas réellement vexé, mais plutôt un tantinet irrité par cette réaction brute et vive qu’il n’avait pas lieu d’être en fait. Pourquoi, elle l’avait mal pris ? Elle n’aimait pas savoir que le seul mec de son équipage était un gros pervers ? Bah c’est le lot des mecs ça, ma belle ! ça a un manche et ça aime l’astiquer avec ou sans fourreaux !

Mais monsieur montait sur ses grand chevaux ? Parfait, elle prit exactement la même position que lui, allant jusqu’à bomber un peu la poitrine pour paraître plus grande. C’est qu’il était vraiment grand ce type… « En même temps, tu me sors ça comme ça entre la poire et le fromage... sérieux » Elle soupira, l’imitant parfaitement sans vraiment le faire exprès. C’était venu naturellement. Elle n’était pas du genre à reconnaître qu’elle avait tort de toute façon. Elle laissa ses mains retomber le long de son corps, et elle entreprit d’écarter la première branche pour emboîter le pas de l’indien. Son idée de leur piquer des vêtements n’était pas idiote, elle devait le reconnaître. Par contre, elle avait du mal à comprendre ce qu’il racontait sur Candom. « Et c’est quoi cette connerie avec Candom ? », gromella-t-elle dans ses dents. Qu’est-ce qu’il lui parlait de sperme alors qu’ils traquaient un mec dans la forêt ?

Il la regarda étrangement, elle était en train de le parodier là ? C’est une blague ? Et voilà qu’elle bombe ces petits nénés pour faire croire qu’elle a du relief… Naalem soupira en levant les yeux. Puis se mit à rire doucement de leur propre connerie.
« Je ne connais pas cette expression. Mais soit, la prochaine fois qu’on parle de fringue je te mets en condition ! »
Il ne précisa pas vraiment de quelle condition. Mais au moins, le mimétisme de la soldate, involontaire avait désamorcé la friction. Après bon, il ne comptait pas spécialement se farcir la militaire dans une engueulade. Il avait autre chose à faire. Le jeune homme, se mit aussi en marche, pour suivre la trace de l’indien.
« Eh bien, quand on est revenu vers vous, il semblait étrange et tout mal à l’aise, comme si on venait de la surprendre en train de faire un truc bizarre. Il avait une veste sur l'entrejambe, il planquait un truc… Et vu l’odeur âcre, je pense qu’il a eu quelques petites émotions, le brave homme. Après, je ne sais pas ce que lui a fait la princesse quand elle le soignait mais il a bien aimé. »
Bon, ce ne fut que des suppositions de la part des jumeaux et malheureusement ce fut vrai.

Elle opina du chef, peu encline à vouloir se disputer maintenant. Elle ne reconnaissait pas qu’elle avait tort, mais elle était suffisamment intelligente pour reconnaître qu’elle n’avait pas raison et qu’elle s’était emportée un peu rapidement, mêlant des instincts terriens dans une conversation avec un individu de Pégase. Enfin qu’importe. La discussion était close, et la prochaine fois, il la mettrait en condition. Elle doutait fortement devoir parler fringue avec lui dans le futur mais qu’importe. Il lui fit un point sur les frasques de Candom. C’était vrai qu’il était gêné… Mais de là à penser qu’il s’était paluché en pleine mission…
« Y en aura au moins un qui aura tiré du réconfort de cette petite aventure... », fit Pedge qui ne savait pas trop quoi répondre d’autre tant cela lui semblait grotesque. Bon, elle avait eu sa dose de réconfort dans les bras de la chirurgienne, mais c’était une autre histoire.
« Oh, je pense pas qu’il soit le seul » Dit-il d’un air innocent.

Ils parlaient à voix basse dans la forêt, longeant la sente par laquelle l’indien marchait d’un bon pas, cherchant surement à rattraper ses potes. C’est là que dans la lumière dansante d’un feu, se détacha la silhouette d’une femme accroché à un poteau, en bas de la clairière. Il y avait quelques individus hostiles sur places dont un qui était manifestement en train de la violer.
« Ok. On passe aux choses sérieuses. », décréta la jeune femme, se murant psychiquement contre ce qu’elle voyait.

Naalem eut une grimace en voyant la tournante party des indien sur une Jacobs, qui hurlaient encore des « mort aux canards » mais en variant les oiseaux du genre « mort au héros, ou mort aux pélicans »… Elle semblait se battre pour éviter de se faire violer et cela encourageait les autres indiens à être plus violent avec elle, en la frappant ou là maintenant à plusieurs comme des lâches. Le pire était, qu’en regardant bien, qu’ils ne la violait pas que sur la partie « reproductrice »… La pauvre subissait un viol total à chaque orifice qui pouvait être pénétré. Cela était dur à supporter. Naalem, détourna le regard sentant la colère lui monter au nez. Il y a bien un truc qui ne supporte pas, c’est le viol ! On pourra dire ce qu’on veut de lui, mais ce genre de pratique primitif et débile lui sortait par les trous de nez ! Il ne comprenait pas l’intérêt de ce genre de chose. cela était agréable pour personne, de devoir se battre pour prendre une autre… Autant se soulager avec quelqu’un de consentant. Mais à croire que dominer et briser un être devait être sacrément bandant !

« Les enfoirés… » Il prit son arme, regardant le nombre de cartouche au plasma qui lui restait et commençait à réfléchir.

« Ils vont vite chanter quand je vais leur enfoncer une branche dans le cul ! Et on verra s’ils trouveront ça agréables ! » Il murmura rageusement.

Pedge était de son avis. Elle sentait une rage folle monter en elle et ce qui la fit bouger. L’indien qui continuait de marcher tranquillement n’arriva jamais à destination. Pedge augmenta sa foulée, et avant qu’il ne réagisse, elle lui planta son couteau dans la jugulaire, tirant d’un coup sec pour lui faire un deuxième sourire. Ses cris s’étouffèrent dans des remous de sang. Elle accompagna sa chute pour faire le moins de bruit possible.

« Que proposes-tu ? », fit froidement Pedge en essuyant sa lame sur le type qu’elle venait de tuer, en se tournant vers Naalem. Le but était de surprendre de petit monde. Elle comptait huit personnes autour de Jacobs, le violeur compris.

Naalem, avait laisser Pedge réagir, faut dire qu’elle y était allée comme une furie sans prévenir. Il la rattrapa rapidement, constatant avec une certaine satisfaction sadique, la mort par étouffement de l’autre emplumés. Lui, il n’aura pas secoué paupaule avant de mourir. Il regarda le nombre de bille qui lui restait… Puis avisa sur d’autre « bombe » de taille petite. Il avait des fumigènes.
« J’ai des fumigènes, qu’on peut leur balancer pour les aveugler et récupérer la dingotte. Par contre, je compte tous les tuer »

« Je compte tous les tuer également », fit Pedge sombrement. Il était hors de question que ces salopards de merde s’en sortent ! Hors de question. Ce qu’ils étaient en train de faire à Jacobs dépassait son entendement et elle en tremblait de rage, surtout en voyant ce qu’ils faisaient et les cris de la jeune femme pour se soustraire tant bien que mal aux différents mâles en rut qui voulait la souiller salement. Elle prit une profonde inspiration, pour calmer ses nerfs, mais il fallait agir tout de suite sinon elle tirait dans le tas. « Ok, faisons comme ça alors. », finit-elle par dire en se tournant vers Naalem. Les fumigènes permettraient de faire diversion et empêcherait d’éventuels arches de les acquérir comme cible. Et puis… Elle avait envie d’un bon corps à corps avec ces violeurs. Elle irait au couteau et si elle pouvait trancher des sexes, elle le ferait avec joie.

Bon elle était du même avis que lui. Comme ça pas de chichi ou de petite moue horrifié, c’est bien mieux. Cela aurait été pénible que la bergère vienne à s’outrager de la mort de pauvres petits indiens à plumes consanguins et débile. Et Naalem n’aurait même pas compris en quoi c’est mal de les buter, surtout après la scène de viol des plus… des plus sale. Il était persuadé que la nana allait pas réussir à marcher !
« Okay La Bergère »

Il s’approcha un peu et balança des billes plus grosses qui inondèrent l’endroit d’une fumée épaisse et assez sombre. Naalem tendit une sorte de bandeau à Pedge.
« Il filtre la fumée et ça t’évite d’avoir la gorge enflammée par la fumée » Oui, parce que bon, cela ne piquait pas les yeux, mais prenait à la gorge, pour faire tousser les ennemis. Un truc de gros bâtard qu’il adorait !


Elle attendit que le contrebandier balance les fumigènes. Ils étaient différents des leurs mais leur efficacité était semblable. Aussitôt, un nuage entoura les indiens et Jacobs. Pedge fonça après avoir mis le bandeau que lui proposait le jeune homme qu’elle remercia d’un signe de tête déterminée. Le premier qui sortit de la fumée sombre se fit abattre comme une mouche à merde sur un mur par une rafale de Colt M4 bien ajustée qui le fit tressauter vulgairement avant qu’il ne s’écroule dans la pelouse. Elle pénétra dans les prémices des volutes, s’engouffrant là-dedans comme un bulldozer. Elle savait qu’elle ne pouvait pas tirer à l’aveuglette ou poignarder le premier venu sans risquer de planter Jacobs ou Naalem. Elle laissait parler sa rage, ce qui était peu courant chez elle. Mais elle n’avait aucune espèce de pitié pour des mecs qui se payaient une tournante gratuitement sans le consentement de la personne au centre de leur attention. Elle avait repéré la position de Jacobs grossièrement et elle arriva à l’endroit où elle pensait qu’elle était. Elle était là, attachée au poteau. Un indien était près d’elle. Seule sa bouche semblait ne pas avoir subi de viol, et vu qu’elle n’arrêtait pas de parler et de mordre, Pedge comprenait pourquoi. Il avait encore le sexe bien dur, et sanglant, tandis que la soldate pendait mollement sur le poteau, l’œil agar.

Il essaya d’attraper la lance, mais Pedge fut plus rapide que lui. Alors que ses doigts se refermaient sur la hampe de son arme primitive, les ongles de la texane étaient en train de s’enfoncer dans l’orbite de ses yeux. Elle lui avait sauté dessus comme une sauvageonne, et il hurla de douleur alors qu’elle sentait ses prunelles éclater sous la pression qu’elle exerça sans aucune pitié. Ils chutèrent mais déjà l’atlante se relevait. Elle le laissa par terre, saignant des yeux. Elle ne comptait pas le tuer tout de suite. Autant qu’il profite des dernières sensations de sa bite raide dans le noir le plus total.

« Jacobs, c’est moi Pedge. Faut qu’on bouge. Je suis là. ».

Elle s’était penchée sur elle pour la décrocher du poteau en coupant ses liens. L’affrontement faisait rage autour d’elle. Il fallait faire vite, le fumigène n’allait pas tarder à se disperser avec le petit vent qu’il y avait.


Naalem, n’allait pas dans la fumée, il resta à l’extérieur attendant patiemment que les emplumée sorte de là. Ils les cueillaient avec son arme plasma, il en dégomma quatre qui fuyait à la suite de celui raid mort qu’avait abattu Pedge. Bon, cela fut pas très propre, puisqu’il ne les tua pas d’un coup et dû se rapprocher pour leur trouer la peau. La fumée avait enclenché la panique et déjà quatre indiens étaient au sol en train de rendre leur âme. Il en restait donc trois. La fumée commençait à se dissiper, laissant un nuage bien moins épais et la visibilité des silhouettes. Il repéra que deux silhouettes, qui semblait aller vers le poteau en mode furtif.
Il se précipita dans le fumé.

L’un des indiens avait une lance et comptait transpercer Pedge par derrière, mais il s’écroula au sol à côté d’elle, la tête fumante d’un tir plasma a bout portant. Naalem avait tiré piston contre sa tête. Cela fut sale, puisque la cervelle avait giclé sur le côté. Quant au second, il semblait avoir disparu… Naalem sondait la fumée de moins en moins présente…

Jacobs murmurait et sanglotait de rage. Elle semblait avoir repris un peu de lucidité.
« Putain de canards !! Pedge ! Ils m’ont … ils m’ont… » Elle sanglota se laissant tomber au sol. Puis soudainement il fut devant eux en gueulant de plus belle ! Mais il avait mal visé et il se prit le poteau dans la face…

« Le génie de la tribu celui-là ! » Il se leva, pour aller l’égorger avec son couteau, sans aucune pitié avant de revenir vers les deux femmes. Il remarqua l’autre indien qui n’était pas mort. « Tu le gardes vivant pour une raison ? »

La fumée était en train de se dissiper pour de bon. Pedge s’était tournée vers Naalem qui venait de lui adresser la parole, alors qu’il venait de fumer trois types qui allaient lui tomber dessus. Efficace le contrebandier. Ce n’était pas ses premiers coups d’essais.
« Juste pour qu’il souffre un peu... ». Elle extirpa son arme de poing et elle lui colla une balle dans la cervelle depuis sa position accroupie qu’elle entretenait près de Jacobs, mettant fin à ses tourments douloureux. De sa main non directrice, elle lui frottait le dos doucement pour essayer de l’apaiser. « Je sais Jacobs. Ils ne te feront plus rien les canards, on rentre, on va se mettre à l’abri.».

Elle appuya son regard sur Naalem pour qu’il lui file un coup de main à la relever. Elle se ravisa. « Reste assise deux minutes Jane. On va prendre leur fringue. ». Elle l’appuya contre le poteau, et elle commença à détrousser les corps encore chaud alors que le fumigène était totalement dissipé. Elle enleva d’ailleur le bandeau, pour le rendre à Naalem. Jacobs pleurait silencieusement, et les premiers vêtements que Pedge défit d’un des corps, elle les lui donna. Les siens étaient dans un état lamentable. Pour ne pas se faire chier, les primitifs les avaient tout simplement découpé avec leur lame, entaillant même sa peau. Sa culotte était déchirée elle aussi, amas de sang et de fluide corporel d’origine masculine. Elle l’aida à s’habiller, du moins, à se couvrir un maximum.

« Je ne me sens pas bien Pedge… J’ai mal... ».
« Je suis là. ». Elle la serra contre elle, l’embrassant dans les cheveux. « Tu te sens capable de marcher ? ».
« Je peux marcher comme un canard. ». Une blague qui en d’autres circonstances auraient pu faire rire, même si Pedge soupçonnait quand même Jacobs d’être encore délirante. Ce qui se confirma quand son regard se fit vitreux et qu’elle ajouta : « Mort aux pigeons, je vais les dégommer TOUS AUTANT QU’ILS SONT !! BANDE DE CANARDS DE MERDE !! » Elle s’agita comme une furie et Pedge la ceintura pour qu’elle ne parte pas en courant tant bien que mal vers le temple, en faisant tomber tous les vêtements qu’elle avait récupéré jusqu’alors. Elle chuta avec elle sur le sol, et bientôt, son agitation cessa et elle se remit à pleurer à gros bouillons tandis que Pedge était sur son dos, immobile. « C’est tout Jane, on rentre. Ils ont eut leur compte... », tenta de la raisonner Pedge.
« J’ai MAL Pedge ! Tellement mal...». Elle pleurait vraiment à chaude larme comme une enfant blessée.

Elle avait encore de la morphine dans son gilet tactique, et elle s’en empara après s’être redressée, tandis que Jacobs restait au sol à pleurer en position foetale. Elle lui planta l’aiguille dans la cuisse. L’effort du combat et celui d’avoir ceinturé fermement Jacobs lui firent tourner la tête. Elle se posa sur ses fesses, à côté de l’indien égorgé par Naalem, désormais nu. Sa vision tournait sévère, lui donnant envie de vomir. La prise de sang avait des effets. Ce n’était pas pour rien qu’ils conseillaient de ne pas faire de sport ensuite. Mais bon, c’était l’histoire de quelques secondes, et il faudrait y aller avant que des renforts n’arrivent.

Oui elle faisait vraiment pitié cette dingotte…Elle n’avait plus beaucoup de vêtement sur elle et surtout ils étaient fendus en deux. Elle était à poil en somme. Outre son bas de reins complètement souillés elle avait les cuisses maculées de sang, surement à cause de ses mauvais traitement interne mais aussi de ses blessures. Il allait falloir la recoudre. L’homme soupira, se disant que ces indiens étaient morts un peu trop rapidement finalement. Franchement… Il aurait limite fallut qu’ils la tuent pour la violer que l’inverse elle aurait moins souffert.

Il se détourna alors que Pedge se ravisait. Il alla retirer les vêtements d’autres indiens, pour combler les manques perdus. Il prit cinq tenues, il aimait mieux en avoir en rab que pas assez. Quand il revenu, il constat que Jacobs était encore en train de délirer et que la bergère était en train de faire un malaise. Bon c’est bien sa veine … En s’approchant des deux, avec ces fringues, il les déposa par terre proche de Pedge, pour poser une main sur l’épaule de la dingue, qui sursauta en tremblant de plus belle. Elle était terrifiée voyant un homme, elle ne reconnut pas de suite le jumeau.

« Calme toi, je ne suis pas un canard ok ? » Il était calme dans ses propos et presque rassurant. Franchement, il avait la haine envers ces emplumés…Maintenant, il savait ce qui se passerait s’ils trouvent leur cachette, les filles se feront violer jusqu’à la mort. Et peut-être même les deux mecs, pour ne pas faire de jaloux.

La jeune femme hocha péniblement la tête. Naalem ouvrit une tunique en deux, pour l’enrouler dedans et la prendre dans ses bras. Heureusement qu’elle était petite et pas encombrante. Il en fit un tacos. De toute façon, elle ne pourrait pas marcher ou que très lentement, il était le seul en forme et avec la force pour porter la petite victime du jour. Elle allait les mettre dans le merde. Jacobs se mit à pleurer et voulut parler mais Naalem secoua un peu ses bras pour qu’elle se la ferme.
« Maintenant tu te tais jusqu’à l’abris ok ? Sinon les canards vont revenir ok ? » dit-il d’un ton ferme, en plongeant son regard dans celui de la pauvre jeune femme.
« Oui… », elle enfouit sa tête dans la couverture de fortune en pleurant. Elle était loin la Jacobs fière et agressive !
Bon très bien, il alla avec son fardeau vers Pedge « ça va aller a bergère ? »

Pedge se redressa sur deux cannes en prenant appuis sur ses bras. Même si elle ne le reconnaîtrait pas, elle était satisfaite de voir que Naalem prenait les devants pour enrober Jacobs et la transporter tant bien que mal vers la planque. Il fallait absolument qu’ils repartent pour s’assurer que tout le monde allait bien. Vu ce qu’ils venaient de voir ici, c’était hors de question de perdre une minute de plus.
« Ca va aller, j’avais juste besoin de refaire mon lacet...», fit Pedge avec un regard cerné. Elle ne comptait pas admettre qu’elle avait failli tourner de l’oeil. D’ailleurs, la sensation de nausée ne passait pas.

« En route. Si t’as besoin de me la passer, n’hésite pas. ». Elle la prendrait sur son dos et ça irait comme ça. Elle ne voulait pas qu’il ait le sentiment d’avoir toute la responsabilité de Jacobs. Elle passa son arme en bandoulière pour la transporter sans la tenir, et elle prit son pistolet. Ainsi, elle attrapa le reste des vêtements, son flingue dans la main noyé dans la masse de tissu. Elle serait plus rapide à tirer avec son pistolet qu’en lâchant les vêtements et en reprenant son arme automatique.

Ainsi, Naalem, ne lui dit rien, la laissant se lever pour se mettre à marcher devant.
« T’inquiète pas, couvre mon petit cul de dieu !» Il lui fis un rictus charmant. Il était peut-être le seul dans l’humour mais bon il s’en foutait. Il aurait bien du mal à sortir son arme avec les deux mains prisent.

Ils se mirent donc en route. La luminosité était en train de tomber… et il faisait de plus en plus frais dans la forêt. « Hum… Je sens qu’on va partir très tard… Il sous entendait qu’avec Jacobos cela allait être difficile. Elle était trop affaiblie et aurait besoin de soins… Surtout son arrière train. La pauvre était tendue et gémissait silencieusement dans la couverture en la mordant. Surtout qu’elle tremblait et il n’était pas certain que ce fut que de la peur et de la fatigue…
Il savait juste qu’il sentait l’odeur métallique du sang et la moiteur du liquide imbibée le vêtement en peau.


« Je sens aussi », répondit Pedge, sans avoir relevé la première intervention humoristique du contrebandier. L’état de Jacobs lui posait problème, et elle était préoccupée par sa santé. La morphine allait au moins soulager ses douleurs, mais ça ne la soignerait pas. Soit il fallait partir rapidement après qu’Isia est stabilisée à peu près la militaire, soit il ne fallait pas bouger et dans ce cas là, elle irait contacter Atlantis seule pour demander du renfort et une évacuation immédiate. En se coordonnant avec la radio, ils pourraient faire un massacre avec des troupes envoyées par la porte pour défaire la résistance sur place.

Ils avançaient lentement, mais sûrement. La luminosité qui s’amenuisait jouait en leur faveur. Pedge passa devant pour ouvrir la marche. Avec ses lentilles, c’était comme-ci le jour était toujours là. Cette technologie était impressionnante et elle en était extrêmement satisfaite. Un vrai plus. Ainsi, elle pouvait guider Naalem sans que ce dernier ne se prenne une gamelle en ne voyant pas une branche ou quoi. D’ailleurs, par des mots simples et précis, elle lui indiquait les obstacles potentiels. Un peu comme une procession de spéléologie. Tout le monde prenait soin de tout le monde, et celui de devant annonçait la couleur. Le jour n’était pas totalement tombé, mais dans le sous bois, la lumière devenait rare.

Ils arrivèrent à la grotte sans rencontrer de résistance ni sans croiser un seul indien. Ces derniers devaient se replier vers leur temple pour passer la nuit, très certainement. Quoiqu’il en soit, Pedge imaginait qu’ils se déplaçaient avec des torches et cela les rendrait d’autant plus simple à repérer dans la nuit noire. Elle ne regrettait pas d’avoir pris le temps de soustraire quelques vêtements chauds aux locaux, parce que le froid commençait à se faire sentir pour de bon.

« Nous ne sommes plus très loin, la galerie est devant. » Elle empoigna sa radio. // Candom, on arrive, ne tire pas. On a Jacobs, dit à Isia de se préparer. Terminé. //
// Bien lieutenant, je vais réveiller le docteur //

Naalem prenait soit à ne pas trop secouer son paquet… Jacobs avait fini par s’endormir tant bien que mal. Au moins, elle ne gémissait plus ni ne pleurait. L’homme était en train de se demander comment ils allaient pouvoir évacuer. Égoïstement, il serait plus simple de laisser les Atlantes presque tous mal, dans leurs coins. Mais de l’autre, il se faisait la remarque que les aider ne serait qu’un bonus pour eux. Et parfois, l’homme avait le bon cœur d’être altruiste, il était dans la même galère donc ils s’en sortiraient ensemble.
Il hocha la tête, de toute façon, il ne voyait plus rien avec la nuit maintenant, donc il la laissa le guider sans rechigner.

« C’est vraiment pratique votre technologie… Tu sais comment ça marche ? » Il se doutait que non, mais sait-on jamais. Elle pouvait comprendre aisément qu’il était intéressé mais en tant que technicien et en quête de savoir

Pedge haussa des épaules dans le noir. Elle n’en savait fichtrement rien. Surement un mélange de technologie à base de nanoparticules. Et encore, elle s’avançait sur un terrain qu’elle ne maîtrisait pas. De toute façon, elle ne comptait pas échanger des informations confidentielles avec lui, même s’il était sympa et qu’il s’était montré utile depuis la cavalcade dans les bois. « Aucune idée. Faudra voir ça avec nos techniciens quand on aura décidé si oui ou non on peut se faire confiance réellement », répliqua Pedge sans y aller par quatre chemins.

Naalem hocha la tête. Il n’aurait pas d’informations facilement avec elle. Ce qui était une bonne chose pour Atlantis d’avoir un esprit fort. « Je comprend » dit-il. Lui-même était frileux à expliquer sa technologie alors bon, il n’allait pas faire une scène.

« J’espère que ma sœur a été sage… J’ai pas envie de séparer des fauves » Dit-il avec un faux air ironique… Il craignait que Teshara ait fait des siennes avec l’autre faiblard de Candom. C’est ainsi, quand on est le plus fort on a tendance à vouloir éliminer le plus faible et Teshara était la spécialiste pour ça. Mais bon, il y a des chances qu’elle ait tenu sa promesse d’avoir été calme. Et puis, il disait ça aussi pour tâter l’avis de la bergère.

Elle espérait aussi que sa soeur n’ait pas trop emmerdé le monde. Elle aurait dû laisser une consigne à Candom dans ce sens. Si jamais elle était menaçante ou quoi, qu’il l’abatte sans prendre de risque et basta. Mais bon, Pedge n’était pas trop portée sur les exécutions sommaires pour le principe de précaution.
« J’espère aussi. ». Elle était peu loquace, et son état général en était sûrement la cause. Mais elle tenait le choc, parce qu’elle n’avait pas le choix et parce que maintenant, c’était elle qui commandait la petite équipe. Elle devait donc être à la hauteur. N’empêche, pour une reprise censée être lamda, c’était réussi… « Elle est toujours comme-ça ? », finit-elle quand même par demander alors que la grotte se dessinait nettement devant eux, gouffre noir, ténèbre parmi les ténèbres.

Ils avancèrent dans la grotte et l’homme faisait d’autant plus gaffe, il pourrait facilement trébucher bêtement et tomber sur le corps déjà fracasser du soldat. Et vu son poids, elle n’allait pas y survivre la mini dingotte. « Comment ? Cynique ? Chiante ? Outrageuse ? …» Il voulait qu’elle développe, puisque Teshara avait montré beaucoup de chose en peu de temps.

Rien que son petit résumé des qualités premières de la jumelle firent comprendre à Pedge que oui, elle était tout le temps comme-ça. Sinon, ça ne lui viendrait pas aussi facilement, et avec moins de variation de vocabulaire. « Cynique, chiante, outrageuse, impertinente, vexante, grande gueule, malpolie, et j’en passe oui. ». Elle pouvait en rajouter une couche s’il le fallait, mais elle supposait qu’il avait saisi ce dont elle voulait parler du coup. « Là, attention y a un rocher qui dépasse.», fit-elle, en continuant son rôle de guide malgré la conversation.

Elle enrichissait la longue liste des défauts de sa sœur. À dire vrai Naalem, ne la trouvait pas si horrible que ça. C’est comme se trouver passablement chiant en fait. Il avait toujours vécu avec et il s’était fait à son caractère et encore elle était plutôt bien avec lui. Oui enfin bon, quand ils se mettaient sur la gueule c’était quelque chose aussi.
« Donc oui. Elle est régulièrement tout ça avec les inconnus » Dit-il simplement. Il n’allait pas se mentir. Il évita la pierre. Bientôt l’entrée de leur cachette plus étroite se fit et il put découvrir, qu’Isia était là, en train d’attendre avec sa sœur.

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Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN


Teshara restait dans son coin. Elle était bien près du feu et elle se surprit presque à somnoler un peu, bercé par les flammes qui se reflétaient dans ses iris. Depuis toute petite, elle adorait regarder danser les flammes sur le bois ou sur n’importe quel matériau autre qui pouvait brûler. Pour un peu et elle serait pyromane, mais heureusement pour les arbres, ou les habitations, elle était souvent occupée à faire sa chieuse plutôt qu’à réfléchir à allumer un barbecue géant. L’autre avec son odeur de foutre lui donnait des envies lubriques, pas le concernant non, il était trop nul pour ça, mais avec la belle blonde par exemple ou avec… Un crépitement dans les flammes la firent sursauter et elle regarda autour d’elle un peu désorientée.
« Putain… ». Elle se redressa, la poitrine durcie par une envie de sexe soudaine et brutale. Elle tisonna le feu avec une branche morte qu’elle gardait exprès sous le coude. La chaleur se répandait doucement, mais il était fort probable que les deux autres n’en profitent pas du tout, vu qu’ils étaient loin. Néanmoins, Teshara se garda bien d’aller les voir. Elle était bien toute seule au final. Elle s’étendit sur le côté du feu, posant sa tête à même le sol. Ce n’était pas très confortable, mais qu’importe.

Candom de son côté n’était pas très à l’aise. Isia, dans son sommeil, s’était rapprochée dangereusement de lui, si bien qu’elle était collée contre sa cuisse. Elle dormait profondément. Le jeune homme crevait d’envie de mettre sa main sur elle pour profiter de sa chaleur et surtout, pour éprouver ce corps qui lui faisait terriblement envie. Néanmoins, sa petite mésaventure précoce de toute à l’heure l’avait quelque peu refroidi, et il préféra rester sage. Surtout que ça ne se faisait pas d’abuser d’une femme endormie. Il n’était pas un connard avec la gente féminine, et ce n’était pas aujourd’hui qu’il allait commencer à le devenir. Sans elle, il banderait toujours, il en était certain. N’empêche, il commençait à faire un froid de chien. Il était bien tenté de rejoindre la jumelle blonde, mais son caractère de merde l’en dissuadait. Mais ce feu crépitant était attrayant quand même et de là-bas, il aurait une vue tout aussi dégagée sur l’entrée… Mais pour ça, il fallait qu’il bouge, et il ne voulait pas réveiller la belle endormie.

Il avait envie de la dessiner. C’était un bon dessinateur, et il adorait croquer des corps. Souvent, il s’inspirait de quelqu’un, une femme en particulier, et il la dessinait, nue. Le corps était le reflet de son imagination, et il s’était octroyé quelques avantages en troquant ses dessins contres des jours de permissions, des rations supplémentaires, et autres conneries de ce genre, auprès des copains. Soudainement, sa radio crépita et la voix du lieutenant Allen se fit entendre. Elle lui demandait de dire à Isia de se tenir prête à intervenir, qu’ils arrivaient avec Jacobs. Il confirma la bonne réception du message et à contre cœur, il secoua doucement la chirurgienne.

« Isia, docteur ! Réveillez-vous, ils reviennent avec Jacobs et Allen veut que vous soyez prête. Réveillez-vous. »

Teshara se redressa en entendant le mec réveiller la doctoresse. Ainsi donc ils revenaient. Ils avaient retrouvé la dingotte coincée du cul.

Isia eue du mal à immergée et comme à chaque fois qu’elle s’éveillait, elle avait tendance à se tortiller, pour s’étirer… Ne se doutant pas qu’elle le faisait sur Candom. La couverture descendit un peu et son regard alla sur Candom, on aurait dit qu’elle avait des yeux de chatons tellement elle était adorable au petit réveil. Il dut répéter son message.

« Ah ? D’accord merci. J’ai dormi combien de temps ? » Demanda t’elle doucement, alors qu’elle chassait la couverture pour se relever sans faire gaffe à sa tenue. De toute façon sa robe ne cachait plus grand-chose de sa plastique. Elle était remontée jusqu’à sa hanche laissant deviner la courbe de ses fesses rebondit et du devant en dentelle. Elle prit la couverture pour s’en faire une jupe plus longue. Elle était encore un peu fatiguée, mais son état était mieux. Elle se mit automatiquement en mode professionnelle.

« Je ne sais pas trop, un bon moment quand même... », fit Candom en ne pouvant pas s’empêcher d’admirer la lingerie fine de la doctoresse quand elle se releva. Qu’est-ce qu’elle était jolie. Il avait tellement honte d’avoir juté dans ses mains alors qu’elle le soignait. Pourquoi est-ce qu’il était précoce sérieusement… Une fille comme ça… Elle s’éloigna pour aller voir son matos dans l’optique d’être prête à recevoir Jacobs. Elle se retourna vers l’entrée, guettant l’arrivée des trois autres, tout en ruminant.

« D’accord Candom. » Elle lui fis un beau rictus, tout en allant
vers les sacs, pour sortir tout ce dont elle avait besoin pour soigner… Il ne restait pas grand-chose, maudissant, les indiens de lui avoir pris son sac de soin…Enfin faudrait faire avec les moyens du bord encore une fois…Son regard alla vers Teshara, peut-être qu’elle pourrait lui prendre son équipement ? Enfin pas sûre qu’elle le veuille au vu de son caractère bien trempé. En tout cas, Isia marcha vers elle. Appréciant les flammes chaudes sur son corps.

« J’ignore l’état de Jacobs. Si c’est important, je n’aurais pas assez de premiers soins. Tu pourrais me prêter ton matériel s’il te plait ? »

De son côté, Teshara s’était redressée sur les fesses pour regarder dans la direction des deux atlantes. La blonde était réveillée, et elle alla fouiller ses sacs avant de venir vers elle. Cyanure ne comptait pas bouger de son lopin de terre près du feu.

« Non. J’ai pas envie qu’il serve à soigner cette connasse de merde. », répondit Teshara sur le ton de la conversation, avec un naturel désarmant.
« Sauf... ». Elle laissa sa phrase en suspens. Bien sûr qu’elle allait lui prêter, contre quelque chose bien évidemment.

Elle aurait mis sa petite culotte en jeu sur les yeux de Candom, que l’autre blondasse voudrait un truc. Et ce truc allait être sexuelle à tous les coups. Après, Isia n’allait pas lui faire la morale, sur le fait qu’elle désire garder ses soins. Elle était la première à rechigner ferment à aider les autres peuples, pour privilégier son équipe. Enfin bon, autant qu’elle sache la condition, si par hasard elle devait lui prendre du matériel. Si c’est rouler une pelle à l’un des deux jumeaux, en toute franchise, elle n’aurait aucune retenue de le faire.

« Tu veux quoi, poison Ivy ? » lança Isia d’un air cynique.

« Poison Ivy… ? » Teshara poussa un “hum” audible, considérant le surnom que venait de lui donner la blondasse de l’équipe atlante. Un sourire naquit sur ses lèvres et elle décréta d’un air amusé : « C’est joli, j’adopte ! » Mais elle n’en oubliait pas son deal pour autant. Elle croisa les bras sous sa poitrine, et elle lui demanda ce qu’elle voulait en échange : « Je veux ta parole qu’après toute cette merde d’aventure à la con, on se revoit quelque part et tu me montres quelques trucs de médecines. » Rien de sexuel, que de l’intérêt pour la science. Teshara était ce qu’elle était, tout comme Naalem, mais si quelque chose pouvait bien les caractériser de façon positive tous les deux, c’était bien le fait qu’ils étaient curieux dans leur domaine respectif.

Oui le surnom était joli, comme la super vilaine qui le portait. Elle n’avait pas d’image sur sa tablette de cette rouquine incendiaire et venimeuse, sinon elle l‘aurait montré à l’autre blonde. Histoire qu’elle s’en fasse un costume, qui lui collerait à la peau. Isia lui fis un rictus au coin des lèvres, s’attendant à recevoir une proposition sexuelle. Mais cela ne fut pas le cas, à sa plus grande surprise.

Elle prit quelques instants de réflexion, était-ce vraiment judicieux ? Quelques trucs dans un échange de compétences ? Hum… Dans un sens, elle serait curieuse sur les pratiques de l’autre, qui avait l’air de s’y connaître en poison. À voir, puisque Isia respectait ses engagements, donc elle ne voulait pas mentir.
« Et on se contact comment ? » Elle n’avait pas dit oui encore.

Teshara voyait qu’elle réfléchissait à sa proposition, et elle était presque certaine qu’elle l’avait prise au dépourvue sur ce coup-là. Elle devait s’attendre à un truc gras, graveleux ou pervers, et elle savait très bien que son comportement et ses dires toute au long de la journée ne lui avait pas vraiment donné d’autres choix de pensées.

« On met le deal en place aujourd’hui, et je te donne des coordonnées d’une planète sûre, et on se rejoint dessus dans un mois pile, ou à un autre moment. Je suis sympa, je te laisse le choix de la date. » Elle avait quelques planètes sous le coude où elle était certaine qu’elles seraient tranquilles. D’un autre côté, Isia pouvait penser qu’elle essayait de la berner. Ce qui était tout à fait possible.

Isia hocha la tête, le coup de la planète lui semblait intéressant, mais jamais, elle ne pourrait se déplacer seule et elle ne préférait pas. « Je ne serais pas seule.

Des militaires seront avec moi, au cas où qu’il ait une « merde ». Tu me donneras les infos de ta planète, pour voir si elle mérite une exploration de nos équipes.
» Cela allait être chaud à convaincre le Codir. Mais si par-là, il y avait un intérêt sur ladite planète, alors pourquoi pas. De toute façon, Atlantis enverrait une équipe d’exploration avant. Elle n’est pas dirigeante et libre de ces mouvements….

Teshara fit une moue contrariée. Pourquoi est-ce qu’elle ne pouvait pas venir seule ? Elle était toujours obligée d’avoir des chiens chiens pour protéger ? C’était navrant. Au moins, elle, elle pouvait se déplacer comme elle voulait et surtout, elle n’avait besoin de personne pour veiller sur son cul, même si son frère le faisait souvent. Ils leur arrivaient quand même de se déplacer seuls sans l’autre.

« Je suppose que je n’ai pas le choix de ces conditions. », soupira-t-elle. Les atlantes avaient un mode de fonctionnement différent, voilà tout. Ils protégeaient leur ressource et la blonde en était une importante. Il n’y avait qu’à voir : 4 militaires, 4 guerriers, pour 1 toubib. C’était évident qu’elle ne viendrait pas seule, qu’elle n’aurait pas le choix. « Bien, ça me va. Je serai tentée de te demander si je pouvais aider à réparer la frustrée du cul, mais je n’ai pas envie de m’occuper d’elle. V’la mon matériel. »

Elle se pencha vers son sac et le lui tendit. Dedans, il y avait tout le nécessaire pour effectuer des soins. Compresses, pansements, bandes, fils de suture, aiguille, seringue, produits désinfectant (c’était écrit dessus au feutre) et différents produits qui permettraient à Isia de retrouver ses petits. Ce n’était surement pas aussi pointu que son matériel à elle, mais l’essentiel y était. Peut-être qu’un bout de braise incandescent pour stériliser certains outils ne serait pas du luxe par contre.

Sur le coup, Isia avait presque envie de lui dire : pourquoi pas sur loupias votre planète ? Mais autant, cela pouvait être une évidence, la blonde ne désirait peut-être pas exposer sa planète a des inconnus, tout comme elle Atlantis. Donc, elle ne dit rien. Ce n’est pas en ayant fait une mission de survie avec les deux jumeaux, qu’il faut les traités comme des alliés. Isia se méfiait naturellement des autres peuples. « Non. Je te laisserais un message sur ta planète, pour te donner le jour du rendez-vous. Quand les équipes auront sécurisé. Après si on reste coincé, je peux te le faire là, ton cours » Dit-elle simplement.

« Ok, on voit ça ensuite alors. Je ne pense pas qu’on passera plus d’une nuit ici. » Teshara lui fit un sourire avant de lui filer son sac.

Isia ne répondit pas à son manque d’envie de soigner Jacobs. De plus, Isia ne lui demandait pas de venir, elle serait plus efficace sans elle dans les pattes. Elle prit le matériel, regardant ce qu’il y avait et décida de passer les outils métalliques aux flammes, pour les stériliser. Elle était satisfaite du matériel de la blonde. Elle pourrait faire face à plusieurs scénarios.
« Merci. ». La blonde fit un de rien de la main avant d’aller rejoindre l’entrée.


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Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN


Naalem, approcha de l’entrée, jetant un regard autour de lui pour chercher un coin de mousse moelleux pour déposer Jacobs et pas trop loin du feu… Il ne sut comment la mettre sans qu’elle hurle. Finalement, il s’agenouilla, pour la faire rouler sur le devant. La pauvre jeune femme, s’était éveillé et se laissait manipuler sans rien dire. Elle était dans un triste état. C’est à ce moment, là qu’il remarqua que la couverture vers ses fesses était tachée de sang… Il soupira. Se reculant, pour laisser faire Isia qui s’approchait en mettant la main devant la bouche.

Tout ce sang… il ne fallait pas sortir d’une grande école pour comprendre d’où elle venait… La blonde frissonna doucement, elle avait été violée et malmenée ? Elle s’agenouilla vers la pauvre jeune femme, au visage défaits de larme et de sueurs… En ouvrant la couverture, elle découvrir les vêtements déchirés et de nombreuses blessures à l’arme blanche… Les cuisses emplis de sang, dû à un viol sans aucune douceur mais surtout… Au vu de la position de comment l’avait mise Naalem, elle s’était fait pénétrer l’anus et cela avait entrainé une déchirure du colon… Seule explication de l’abondance de sang.
Isia sentit une rage et une colère sourde… Pauvre femme ! Elle jura en français clamant un “Putain d’enfoirés”
« Que c’est t’il passé ? » Demanda t’elle en toisant Pedge puis l’homme.

La nouvelle Poison Ivy regardait passer Jacobs. Elle avait les traits fermés, comprenant parfaitement que la jeune femme avait été violenté. Teshara était cruelle, sadique, profondément tordue et timbrée, mais le viol n’avait jamais fait parti de son vocabulaire. Même un homme, elle ne se permettrait pas de le violer. Cela lui mettait les glandes, mais bien comme il fallait. Et Teshara, quand elle a les glandes, ce n’est jamais très bon. Elle shoota dans un cailloux avec une certaine forme de rage, puis elle retourna vers le feu à grandes enjambées poser son cul. Elle ne voulait pas s’occuper de Jacobs, elle savait que la chirurgienne atlante le ferait très bien. Même si elle n’aimait pas la dingotte comme l’appelait son frère, elle ne le souhaitait pas ça.

« Elle sait fait violer par les deux côtés et torturée. On a buté les huit violeurs » Répliqua Naalem sans aucune forme de procès… Il n’avait pas compris la langue dite plus tôt par la chirurgienne mais la trouvait très jolie. Isia hocha la tête…

Pedge était fermée complètement. « Je lui ai filé une dose de morphine pour la déplacer, elle avait trop mal », précisa Pedge, sachant qu’il fallait toujours communiquer aux secours les médicaments qu’on avait prescrit avant leur arrivé, tout comme les garrots et l’heure à laquelle ils avaient été fait. Du secourisme élémentaire. Elle se pencha vers Jacobs. Cette dernière la regarda, les yeux humides.
« Pedge… J’ai froid... »
« Oui, t’inquiète Jacobs. ». La texane ne pouvait pas la rapprocher du feu, mais elle pouvait la couvrir sur les zones que la doctoresse n’avait pas besoin d’ausculter dans l’immédiat. « N’hésitez pas à me dire s’il faut qu’on fasse venir une aide médicalisée si on ne peut plus la déplacer. Je me chargerai de contacter du monde. » Et personne ne se mettrait sur son chemin.

Isia hocha la tête, reportant son regard sur Jacobs, elle avait très bien remarqué l’air complètement fermé de Pedge. Cela avait dû être particulièrement difficile à voir. Comme tout viol version tournante.
« Je vais voir ... » Dit-elle pour répondre à Pedge.

« Bon, je vous laisse faire, si besoin vous appeler, je vais vers le feu » Dit le grand homme, blond qui n'attendait nullement les réponses de qui que ce soit. Puisqu’il était déjà en train de se mouvoir silencieusement vers les braise. Il s’assit près de sa sœur et lui donna un coup d’épaule familier.

Elle lui fit un sourire, mais elle n’avait pas spécialement envie de jouer après tout ça. Elle le poussa néanmoins, sauf qu’au lieu de se retirer pour marquer qu’elle allait le repousser ou qu’elle attendait qu’il le fasse à son tour, elle resta contre lui, posant sa tête contre son épaule.
« Je vais vraiment prendre un plaisir à tous les exterminer... », fit-elle sombrement en jouant avec un caillou qu’elle triturait dans ses mains. Les reflets du feu dansaient dans ses yeux, lui donnant un air encore plus dangereux.

Le jeune homme déposa sa tête sur celle de sa sœur affectueusement « Ouaip… Moi aussi. Les huit pinpins n’ont pas suffit. »

Isia palpait le corps de la pauvre femme… Pas besoin de lui ausculter le vagin, pour avoir, qu'elle allait avoir des ecchymoses à cet endroit. Par contre, le sang qui sortait de son anus était clairement signe d'une déchirure anale. Elle devrait suivre un traitement pendant plusieurs jours et si cela ne marche avoir une opération chirurgicale. En tout cas, elle ne pouvait rien faire à cet instant. Elle n'avait pas de crème nitré ou même … de la toxine botulique pour relâcher les muscles du siège… Et encore faudrait une petite dose. Isia pourrait demander à la blonde, mais elle n'était pas certaine qu'elles aient le même vocabulaire. Enfin bon, la morphine, allait permettre à Jacobs de ne pas souffrir de ces deux endroits sensibles. Isia prit les résidus de vêtement, qu'elle déchira pour les imbibé d'eau afin de nettoyer certaine zone. Faudrait qu'elle aille dans l'eau la jeune femme. Histoire de se retirer de tous ces souillures et permettre de nettoyer les plaies. Elles n'étaient pas bien profondes et la majorité était des bleus… Quoique sur son ventre, en retourna doucement la pauvre jeune femme… Il faudrait des points.

Isia désinfecta et avec le nécessaire de Cyanure recousue Jacbos, qui ne sentait rien avec la morphine. Cela ne prit pas longtemps. Isia en profita pour désinfecter les plaies visibles. Puis leva le regard vers Pedge.
« Faudrait qu’on aille la laver, histoire de lui retirer tout ça…
» Le sperme, le sang, la boue … « Et je pourrais continuer mes soins, là, elle est emplie de bactéries, cela va s’infecter encore plus »

Pedge revenait de l’entrée, où elle avait demandé à Candom d’aller vers la forêt, à l’entrée de la grotte, pour évaluer s’il y avait une menace. Ce dernier tournait en rond, affecté par l’état dans lequel était revenue Jacobs. Elle choisit donc de l’occuper efficacement. L’homme fut suivit du regard par le grand blond. Maintenant qu’il faisait nuit, il pouvait voir arriver quelqu’un facilement et se replier sans bruit. Elle lui avait demandé de neutraliser proprement le moindre indigène qui venait, s’il était seul, sinon de revenir à la grotte pour les prévenir. Pedge ne s’en rendait pas compte, mais la seule lumière qui émanait de l’endroit venait du feu. Ses lentilles faisaient le job à merveille. N’empêche, la température continuait de chuter et ces braises ne seraient pas un luxe.

Elle restait silencieuse maintenant qu’elle était revenue vers les deux femmes. Elle était non loin d’Isia, histoire de marquer sa présence, mais elle ne s'immisçait pas dans les soins. Elle ne voulait pas observer Jacobs par pudeur. Cette dernière était déjà assez perturbée moralement pour y ajouter de la curiosité maladive et malsaine.
« Ce ne serait pas du luxe oui. » Elle commença à se déshabiller. Le feu propageait sa douce chaleur mais elle n’était pas folle, puisqu’elle n’était pas strictement à côté. Quoiqu’il en soit, l’eau, elle, serait à une température idyllique. Une fois en culotte et brassières, elle aida Isia à mettre Jacobs dans l’eau. Elle marchait péniblement et la texane était contrainte de la soutenir du mieux qu’elle pouvait. N’empêche la morphine faisait des miracles et avec l’aide des deux femmes, elle s’immergea dans l’eau complètement.

Isia se releva, pour retirer entièrement ses affaires, sans se soucier d’une quelconque pudeur en toute franchise. Elle aida Jacobs à se relever, elle était à moitié nue et le reste de ses vêtements partirons dans l’eau. La pauvre jeune femme faisait pitié et par chance, l’eau fut d’un véritable réconfort pour la lieutenante, qui ne frissonnait plus, une fois dedans. Ce fut aussi un soulagement pour Isia, qui avait les narines délicates et le fumet de la jeune femme était un mélange des plus désagréable.

Isia, avait pris de la mousse sur la berge, pour frotter doucement, comme un gang, les nombreuses souillures sur le corps de Jacobs. Elle pleurait silencieusement… La pauvre soldate, versaient des larmes de hontes et d’humiliation. Elle était encore hagarde à cause de la drogue. Du moins, Isia soupçonnait que ce fut le cas, mais déjà les effets s’estompaient et la réalité était difficile à encaisser pour Jacobs, qui préférait se taire durant la toilette. Parfois, Isia releva un regard vers Pedge lourd de sens, avant de reporter sur Jacobs, peinant à retirer certains éléments. La texane lui rendait son regard, parfaitement muette. Elle avait peur de parler, de se trahir. Elle était dévastée par ce qui était arrivé à Jacobs. Elle aidait Isia du mieux qu’elle pouvait, mais la plupart du temps, elle soutenait la victime pour qu’elle ne se laisse pas couler tout simplement, non par volonté de se suicider mais par manque de force et de stabilité.



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drôle de bruits
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN



Il avait suivit du regard l’autre homme, qui partait vadrouiller pour la sécurité. Il ne se leva pas pour l’aider, il avait fait sa BA du jour et pour le moment, il se reposait avec sa soeur. Il se disait juste qu’il commençait à avoir la dalle !

Naalem, donna un petit coup discret à sa sœur. La grotte était sombre à cause de la nuit et du manque de lumière du puits au-dessus d’eux. Seul le feu, éclairaient l’endroit avec ses jeux de lumières. Cela était beau et charnels à la fois. Ils ne pouvaient pas voir chaque détail, mais le regard de l’homme distinguait bien le fait que la doctoresse était à poil ! Et la vision, l’enchanta assez. Il avait été frustré de ne pas voir ce beau morceau d’étoile se dévêtir avant, mais là, il pouvait contempler celle-ci.
« Je me serais bien baigné, si la situation n’était pas aussi déplaisante » Mumurat’il doucement.

« Idem. Mais avec le cadavre défoncé au milieu, ça me dit franchement moyen d’aller batifoler avec ces deux femmes. », fit Teshara dans un murmure elle aussi. Elle considérait la scène d’un oeil morne, profitant de la chaleur du feu et de son frère. Pourtant, dans cette ambiance propice à la méditation, ou à des activités un peu plus osées, son envie de sexe revient la hanter. D’un côté, il suffisait qu’elle pense au viol et à l’état de la coincée du cul pour que ça la coupe purement et simplement. Néanmoins, elle affermit sa position contre son frère et mine de rien, ses doigts vinrent effleurer son entrejambe, histoire de jauger de ses réactions. Elle ne comptait rien lui faire, surtout dans le contexte actuel, mais elle avait juste la fantaisie de lui donner un peu de volume pour la forme en se montrant tendre à sa façon. Bon, il y avait des chances qu’elle le frustre, mais ce n’était pas grave. C’était tellement meilleur ensuite quand il était à point pendant un moment et qu’il n’avait pas eu ce qu’il voulait.

Hum c’est vrai que l’état de Jacobs n’avait rien d’émoustillant, mais alors rien du tout. Et rien que revoir les images le foutait en boule. Mais en boule piquante. Toutes envies peu chastes procurées par le corps de la bombe blonde furent envolées en repensant à tout cela. Et la scène aussi était peu agréable. La petite soldate était une épave, pitié et peine devaient être les expressions du visage des deux autres femmes. Le contact de sa sœur sur son entrejambe le fit sursauter. S’il n’avait pas un sérieux problème de notion de bien et de mal, qui lui dicterait qu’avoir des rapports avec son propre sang était immoral, il serait peut-être mal à l’aise. Or, cela ne fut pas le cas. La relation entre les jumeaux est particulière, ils ne se considèrent pas vraiment comme deux entités différentes, mais une grande partagée dans deux corps. Comme si l’un était l’autre et inversement. Pour cela, qu’ils se perdaient régulièrement dans les « on » et les souvenirs de l’un devenaient les souvenirs de l’autre, se les appropriant au travers des paroles d’un des jumeaux.

En tout cas, il tapa sur sa main. « Ne me dit pas que tu es émoustillée ? » Cela était surprenant, il n’était pas du tout échaudé à cause de la séance viol party de la foldingue et il était logique qu’elle aussi.

Elle ricana en retirant sa main de son entrejambe. Elle l’était un peu, au delà de ce qu’elle venait de voir de Jacobs. D’un côté, elle n’avait pas assisté à la scène, elle ne pouvait donc que l’imaginer sans pour autant en retirer une forme d’envie particulière. Non, elle n’était pas émoustillée pour autant. Elle voulait juste le caresser, sans pour autant le mettre en route. Un peu comme-si elle lui avait caresser tendrement le bras dans le but de le faire frissonner ou de lui laisser une sensation agréable sur la peau.

« Je ne te le dis pas. Je voulais juste te câliner. », fit-elle l’air de rien en laissant ses yeux vagabonder sur le feu. Rien de tel que d’être proche de lui pour se fondre en lui, mélanger sa personnalité et la sienne, flirter avec la limite de la conscience de l’un et de l’autre. Elle ferma les yeux alors que sa main peu chaste venait se positionner sur la cuisse de son frère qu’elle tapota.

« Bon dans ce cas ! » Il ouvrit un bras, pour la prendre un peu plus contre lui et lui frotter l’épaule. Cela n’avait rien de surprenant pour des jumeaux. Un peu de réconfort mais surtout de tendresse pour les deux jeunes gens étaient agréable. La mission était éprouvante et il commençait à avoir véritablement faim, même si le viol avait coupé son appétit et il ressentait de la fatigue.
« Faut qu’on mange aussi ! Je commence à avoir les crocs… »

Elle poussa un soupir de plaisir en fermant les yeux alors qu’elle se collait un peu plus contre lui. Elle gardait un fin sourire sur les lèvres tandis qu’il lui frottait l’épaule avec affection. C’était la seule personne avec qui elle se laissait aller à baisser ses défenses, et quand elle disait la seule personne, c’était plus que ça : c’était une part d’elle-même, et elle n’avait rien à se cacher. Même avec un amant, elle restait la Teshara imbue d’elle-même, chiante, et casse noisettes. Personne n’avait le droit de voir la petite fille qu’elle restait au fond, cachée derrière son trouble de la personnalité anti sociale. Bref, elle était bien là contre son frangin.
« M’en parle pas, je rêve d’une bonne tranche de pain, avec du lard fumant, des oeufs brouillés, et une bonne portion de Raslig. » Elle avait l’eau à la bouche rien qu’en pensant à la spécialité Génii qu’elle adorait à base de féculent, ressemblant à des pâtes terriennes. « J’ai faiiimmmmm », fit-elle en exagérant, comme souvent.

Naalem ricana doucement berçant sa soeur « Arrete tu me donnes faim ! ». Elle ricana à son tour, consciente de ce qu’elle faisait.



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Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN



Une fois propre, les trois femmes sortirent de l’eau. La fraîcheur de la grotte était saisissante et Jacobs se mit à grelotter de plus belle. Pedge n’était pas loin de claquer des dents elle aussi, mais ce n’était pas un problème. A côté de son stage commando où l’instructeur avait décidé de les faire nager en sous-vêtement dans une eau à trois degrés histoire de leur apprendre qu’il fallait pas lui chier dans les bottes et aussi, sur un second plan, la cohésion d’équipe par le froid, c’était de la gnognotte dans cette grotte. Mais ça ne l’empêchait pas d’avoir la chaire de poule. Son mental occultait le reste pour se concentrer sur la mission et sur Jacobs.
« Si besoin d’aide supplémentaire, n’hésitez pas. » , fit la texane qui se pencha pour remettre du bois dans le feu. De l’autre côté se tenaient les jumeaux. La chaleur était agréable, et elle sécherait assez vite. Elle gardait à l’oeil la civile, ne sachant pas trop comment elle allait réagir avec le froid. Elle alla lui chercher ses vêtements et sa couverture, puisqu’elles étaient revenues de l’eau directement. Elle posa uniquement la couverture sur les épaules d’Isia encore trempée. Le feu allait la sécher et lui faire du bien.

Isia accompagna Jacobs vers le feu en face des jumeaux, pour préserver un peu de pudeur, alors que Pedge la couvrait de la couverture.
« Merci »
Elle s’emmitouflait dedans, y mettant la lieutenante, qui involontairement ou non, se colla à son propre corps. Heureusement, qu’Isia n’avait rien contre le contact, même nue comme un asticot. Jacobs était complétement à l’ouest et se laissait manipuler sans mal. Pedge avait apporté les vêtements des indiens, une très bonne idée. La doctoresse, renfila ses sous-vêtements, avant de mettre le pantalon en peau et la chemise du même tissu. Cela tenait chaud c’est bien. Elle avait l’air d’une petite indienne parfait !

Et elle laissa la couverture encore humide à Jacobs, pour finir de la soigner.
« Vous pouvez aller me chercher le sac de soin s’il vous plaît ? » Demanda t elle, histoire de terminer et rafistoler le corps, maintenant propre de la pauvre victime.

« Je vous attrape ça », fit Pedge toujours en sous vêtement. Elle jeta un oeil aux jumeaux qui étaient l’un contre l’autre. Enfin un peu d’humanité chez ces deux là. Pour être honnête, la texane avait remarqué qu’ils étaient quand même assez proche, et la petite conversation avec Naalem dans la forêt avait renforcé ce sentiment. Au moins, même si cette “Cyanure” avait un sale caractère, elle pouvait compter sur son pendant masculin pour lui procurer un peu d’affection. Isia la remercia.

Naalem était silencieux, regardant sans vraiment regarder à dire vrai, il semblait être indifférent, profitant de la chaleur. Il eut un petit bruit étrange, comme un grognement et un bruit d’arme à feu à l’extérieur de la grotte. Le jumeau, se leva soudainement, comme un ressort, prenant son arme. Son regard alla sur la bergère et lui fit un signe de mains, pour qu’elle reste là, où elle ait.
« J’y vais, reste là, tu es pas présentable ! » Et il courra jusqu’à l’entrée de la grotte, pour rejoindre Candom.


« Faut que je me dépêche ! », fit Pedge en donnant le sac à Isia. Elle ne devait pas laisser Candom seul dans l’état dans lequel il était. Il avait quand même eu une transfusion sanguine et une sérieuse blessure empoisonnée. Elle était déjà en train d’enfiler son pantalon. Teshara s’approcha. « Je vais voir, reste là avec ta princesse et l’autre. » Elle la gratifia d’un sourire amical avant de s’éloigner vers l’entrée elle aussi.
« Ils vont rien y voir la dehors... », grogna Pedge qui s’habillait prestement.

Isia avait relevé la tête, cela ne sentait pas bon du tout et elle n’aimait pas trop ça… Et si les Indiens les avaient retrouvés ? Ils ne feraient pas long feu, dans cette grotte. Les deux jumeaux avaient filé, avec une lampe de poche.
« Ils ont une lampe, mais oui. Faites attention ! »
« Oui je fais attention. ». Pedge se rembrailla sans être trop élégante mais l’urgence de la situation ne s’y prêtait pas. Elle toisa Isia puis s’arrêta dans ses mouvements.
« Hum.. » Elle regarda l’entrée de la grotte. « Non, je vais rester là. S’ils ne s’en sortent pas à trois… Je vais couvrir l’entrée en restant près de vous. » Elle ne pouvait pas prendre le risque de laisser Isia seule. Imaginons un instant qu’il y ait une autre entrée qui leur avait échappé et s’en était fini de Jacobs et Isia. Et après ce qu’elle avait vu faire sur la soldate, elle ne supporterait pas de voir la doctoresse dans la même position. Elle préférait d’ailleurs ne pas l’imaginer. Elle réprima quand même un frisson d’horreur en prenant son fusil d’assaut.

Elle n’aimait encore moins l’idée de se retrouver seule avec Jacobs, sans protection, et la nouvelle de Pedge la rassura. Elle lui fit un beau rictus rassuré. Et en parlant de Jacobs, celle-ci commençait à s’agiter.
« Du calme Jacobs … » La lieutenant avait du mal à parler, elle semblait éreintée et surtout une migraine monstrueuse la prenait à cause de ses blessures, du stress et de la drogue. Elle murmurait de propos incohérent, avant de soupirer, sous les caresses apaisantes d’Isia sur son épaule. Enfin bon, Isia décida de se concentrer pleinement sur sa patiente, pour faire ses soins et recoudre ce qu’elle pouvait. La morphine, servirait à apaiser ses douleurs. Cela était juste, du palliatif pour permettre au lieutenant de survivre.

Pedge s’était positionnée près du feu, le viseur vers l’entrée, prête à dégommer le moindre empaffé qui allait passer le tunnel. Elle gardait à l’esprit qu’ils avaient des peaux indiennes sur le dos et qu’il fallait qu’elle identifie bien les cibles avant. De toute façon, il y avait quelques mètres entre l’entrée et le feu, et elle pouvait abattre un bon nombre d’indien. Elle régla le sélecteur de son arme sur le coup par coup. Le chargeur était plein. Elle pouvait faire potentiellement 30 victimes avant de recharger.

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Jeu 23 Nov - 19:18
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Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN


Naalem courrait dans le couloir, allumant sa lampe en même temps. La nuit était tombée et il n’y voyait rien ! Franchement, faudrait limite, piquer les lentilles aux Atlantes pour y voir aussi bien qu’eux, puisque l’autre pinpin de Candom, y était allé sans lumière. Il dû ralentir, quand il vit une main, lui prendre le faisceau de lumière. Surprit, il eut le réflexe humain, de se défendre et de plaque l’incongrue contre le mur !

Candom poussa un petit râle et Naalem le lâcha étonnée de la voir.
« Bordel, qu’est-ce que tu fais mec ? »
« Chttttssss, parle moins fort ! » Il lui montra tout en murmurant, une forme énorme devant l’entrée du tunelle, dans la partie tunnel creusée avec des griffes. Naalem, n’y voyait pas grand-chose… Seul quelques rayons lunaires lui indiquait que ce fut gros et monstrueux. Il tilta rapidement, quand il comprit, qu’il y avait un putain de Drakos ! Son regard se fit gros comme une soucoupe ! Ils sont dans la merde !

Il entendit des pas et chopa sa sœur au passage, pour la coller à la paroi aussi avec Candom. Un peu surpris de la voir ici, pensant qu’elle serait restée au chaud. Cette dernière poussa un cri de plaisir en roucoulant.
« Un drakos ? » Mumurat’il. Ce qui calma Teshara.
« Oui, il semble chercher la tranquillité, pleins d’indiens parcours la forêt en gueulant … » Et comme par magie, il y avait en effet des cris. Comme des hurlements, pour se tenir au courant, la version primitive de la radio en moins discrets.
« Il est mort ? », demanda-t-elle enfin en se tordant le cou pour essayer de voir la forme dans l’obscurité.
« Non en vie et il est blessé … Comme s’il s’était fait lacéré la gueule par d’autre … »
« Hum… C’est bizarre. Qu'est-ce qu’on fait, on le bute ? », fit-elle de but en blanc. Pragmatique.

Ce n’était pas si bizarre, ils avaient tuée l’alpha apparemment, donc ils avaient dû se battre pour prendre la gouvernance chez eux. Un truc dans ce genre, enfin bref, cela ne concernait pas les humains.
« Il est gros ? »
« Très gros même …»
« Bon, il bouche l’entrée et semble pas laisser passer les indiens… Pour le moment, il nous sert de porte, on avisera après. »
« Et s’il prévient ses copains ? ». Après tout, ce peuple semblait vivre en harmonie avec ces créatures, plus ou moins.
« Les indiens, passe et repasse devant nous… On arrête pas de les entendre gueuler ces cons ! J’ai peur que ça les attire qu’on le bute non ? Tu n’as pas du poison, pour qu’on lui envoie dessus en version seringue ? » Lança Naalem tout simplement.
« Euh je sais pas si c’est une bonne idée de le tuer… Il cherche pas à communiquer avec les humains…» Fit Candom …
« Je ne sais pas si j’ai ce qu’il faut pour terrasser ce genre de bestiole... », fit-elle dubitative, sans trop se soucier de Candom. Finalement, elle reporta son regard sur lui. « Et si on le rentre dans la caverne ? Au moins on l’a à l’oeil. »
« HINNN ???????? Mais ça va pas la tête ! Tu veux pas invité ce genre de bestiole avec nous ? Va y discute avec, pour voir s’il est pour ou contre les indiens pendant que t’y ais ! » Lança Candom complètement éffaré.
« Mais tu es un génie !! », déclara Teshara avec un grand sourire en lui attrapant les deux oreilles dans un grand élan de gratitude exagérée. Naalem, regarda sa soeur un peu déconcerté à son tour … Elle allait pas le faire ? SI ?
« Tesh…. » Oh puis merde ! Il sortit son arme, pour la couvrir, suivis de Candom derrière, sans s’approcher de trop près. L’atlantes guidait le jumeaux aveugle dans cette nuit noire.

Elle lâcha le pauvre gars et se dirigea vers le Drakos pour se pencher vers lui. « Tu nous comprends ? ». Elle se méfiait quand même, n’ayant pas envie de se faire arracher la gueule par un coup de mâchoire… Elle avait quand même foutu un sacré bordel dans leur hiérarchie.

Le grand animal, se tourna vers la jeune femme, la regardant et la scannant avec sa langue fourchue. Impossible de savoir s’il avait l’air surpris ou non avec cette obscurité.
« Oui, que veux-tu ? » Il ne devait pas être au temple, quand ils sont foutue tout en l’air, car ne semblait pas la reconnaître ou l’identifier.

« Qu’est-ce que tu fais dans le coin ? », demanda Teshara de but en blanc. Elle le distinguait dans le noir assez difficilement, du coup elle ne percevait pas la langue fourchue qui sentait ses odeurs.
« Et toi ? Tu n’es pas avec tes abrutis de copain deux pattes à parcourir et hurler dans la forêt ? » Il semblait aigris le dodu !
« Moi ? Quand j’hurle, je ne cours pas mon ami. Puis ce ne sont pas mes copains, ils m’agacent. Et sinon ? Tu n’as pas répondu à ma question. ». Elle pouvait être tout aussi buté que lui, et non, elle ne se posait pas de question quant au fait qu’elle était en train de discuter avec un animal.
Le lézard semblait se mettre à rire. « Tu ne réponds pas non plus à la mienne deux pattes ... »
« Je viens de te dire que non, je ne suis pas avec mes copains car ils ne sont pas mes copains. Ca répond à ta question ? »
« Et pourquoi tu es là ? Seule… Hum… Il y a deux autres odeurs avec toi, dont une forte … Arf » Répondit le Drakos en tournant la tête, agitant sa langue. Candom, se figea de peur.
« Oui j’ai deux amis avec moi. Mon frère et un autre gars. Mais tu sais que tu commences à me gonfler ? » Il arrêtait pas de relancer par d’autres questions sans répondre à la sienne.
« Et tu crois que j’en ai quelque chose à faire de te gonfler ? Tu bouges je te croques ! Donc soit déjà contente que je te parles ... » Il soupira.
Teshara se mit à rire. Elle avait conscience que la bestiole était dangereuse mais elle ne ressentait pas la peur qui aurait dû s’écouler dans ses veines. « Je suis contente qu’on se parle oui. » Elle posa ses fesses par terre, tout en se mettant en tailleur devant lui. « Bon, sans déconner, tu fais quoi là ? C’est ta grotte ? », dit-elle en montrant avec son pouce l’entrée qu’on ne distinguait dans le noir qu’à cause de la teinte plus sombre qu’elle donnait aux ténèbres.
L’animal pouffa « Non c’est pas ma grotte. Je suis blessé tu vois pas petit deux pattes ? Ah bon non ! Tu vis pas dans le noir …. Je fais comme toi, je reste penards car les autres ce n’est pas mes copains ! »
Teshara le considéra un instant. Il se payait sa tête non ? Une bestiole était en train de se moquer d’elle ? Sérieusement ?! Elle fit un petit rictus amusé. « Non je préfère la lumière, j'ai pas envie de me promener à quatre pattes moi. Enfin… donc si on te laisse tranquille, tu nous laisses tranquille ? »
« Pourquoi j'irais vous embêter ? Sauf si tu hurles comme les autres abrutis, que j’ai envie de bouffer… Tsss. Regarde moi ces idiots, qui chassent… Ils ont fait fuir toutes les bêtes. C’est pas comme ça, qu’ils vont trouver de quoi manger pour leur fête... » Le Drakos soupira en secouant la tête. Il était grognon, mais semblait apprécier l'effronterie de Teshara.
« On n’a pas envie de se mêler à eux donc on ne fera pas de bruit. Tu sais ce qu'ils fêtent ? » C'était curieux qu'ils fassent une fête alors que la journée avait été catastrophique pour eux… à moins que perdre leur chef, leur prêtresse, leur sacrifice et leurs dieux soient signe de réjouissances chez eux… Peut être qu'il parlait aussi de la fête initialement prévue qu'ils avaient un peu gâché.
« Tu es très au courant des affaires de ton peuple….Enfin tu as l’air moins bête. Pour votre nouveau chef et la nouvelle grande mère Drackos. Ils ont prit une vieille… Tsss. Enfin, elle est tellement grande, qu’ils vont pas réussir à la nourriture sans qu’elle les bouffes ! » Il y avait du cynisme.
« J'habite pas ici. Je m’en tape de ces cons. Ouais, j’suis d’accord, qu’elle les bouffe. » Elle le considéra dans le noir sans trop le voir. Il était marrant. Elle l’aimait bien finalement. « T’es un mâle ? »
« Si tu habites pas là c’est que tu n’es pas de ce peuple. Donc, je te mangerais pas finalement. Remarque ton pelage est pas comme les autres. Tu dois être un deux pattes qui vient de l’anneau. » Fit le Drakos, simplement, il semblait en avoir rien à faire qu’elle soit d’ici ou d'ailleur. Il ne craignait pas les humains. Il se mit à rire « Non, je suis une femelle et j’ai perdue contre l’ancienne. Faut dire qu’elle s'est battue avec les deux pattes et sa meute, pas loyal ! Tsss, lui fallait au moins ça à l’autre »
« Ouais peut-être. Tu ne manges pas ceux qui viennent de l’anneau ? ». La révélation que ce soit une femme réjouit Teshara qui s’empressa d’ajouter :
« Oh, c’est chouette ça ! Du coup, tu ponds des oeufs aussi ? » Elle sentait bien qu’il y avait un conflit entre une dominante qui avait pris le pouvoir grâce à des humains d’ici, et elle chercha à en tirer un avantage quelconque. « Tu veux quoi en échange de tes oeufs ? ». L’hameçon était lancé.
« Je peux, mais je mange que les humains qui me saoul. Car franchement, vous êtes pas si bon que ça… » La grosse tête de la Drakos se figea et se rapprocha de celle de Teshara, les deux hommes derrières étaient tendus comme jamais.
« Tu as quoi à proposer ? » Elle lui passa sa langue fourchue sur le visage, le contact était froid et sec, pas du tout visqueux.

Teshara opina de la tête, se faisant la réflexion qu’elle en aurait bouffé des humains si elle avait dû le faire avec tous ceux qui la gonflaient. Elle préféra ne pas rebondir, surtout que la tête de la bestiole se rapprocha d’elle. Malgré l’obscurité, elle le vit un peu plus clairement… Et que dire de sa langue sur son visage ? Heureusement, ce n’était pas visqueux. Machinalement, la blonde se gratta le nez. Ce n’était pas le moment d’éternuer.
« Ca dépend du nombre d’oeuf que tu consens à me donner. » Elle ne comptait pas se démonter. Folle ? Ou inconsciente du danger ? Sûrement un peu des deux. Mais elle accrochait bien avec le sac à main, alors pourquoi ne pas tenter la négo ?

La Drakos émit une sorte de grognement, son petit rire spécial reptile qui fait flipper. Elle avait du culot la petite humaine. « Quatre. Aussi gros que ta tête » répondit-elle. Cela pouvait être étrange, mais quand elle serait la raison Teshara comprendra mieux, pourquoi la femelle négocie avec elle.

Teshara ne savait pas trop dans quoi elle s’embarquait, mais ce qui était certain, c'était sur Naalem devait sentir qu'il allait devoir assurer avec elle… Toujours dans les bons plans sa sœur adorée ! Et quatre oeuf sérieux ! Étonnant que la Drakos donne autant
« Ah ouais… C'est une belle offre. Je suis certaine que tu as une idée derrière la tête quant à ce que tu veux en échange. » La blonde était convaincue que la femelle Drakos ne marchandait pas juste pour le plaisir de faire tourner l'humaine en bourrique. Elle envoyait trop de messages d'aigreur sous jacent de propositions.

« J’ai besoin de soins et nous ne savons pas soigner nous les Drakos. » Répondit la femelle.

Naalem, avait toujours son arme en main, Candom tremblait, mais cela semblait être de ma fatigue et de froid. Il le toisa étrangement et le soldat essayait de faire bonne figure. Mais aucun des deux hommes ne parlaient, il avait une négociation ubuesque en face d’eux.



Teshara éclata de rire après quelques secondes de silence. Elle n’en croyait pas ses oreilles. Elle s’attendait à ce qu’elle lui demande de conquérir son “trône” avec leur aide ou une connerie du genre. Mais lui prodiguer des soins, ça, elle ne s’y attendait pas. Elle reprit son sérieux pour ne pas ameuter les indiens qu’on entendait toujours crier de temps en temps dans la forêt. C’est vrai qu’ils sont bruyants ces cons.
« J’suis désolée, mais je ne vois pas bien dans le noir, je ne sais pas trop ce que tu as. Je veux bien te soigner, mais va falloir venir à l’intérieur qu’on puisse t’éclairer. ». Si elle pouvait soigner des humains, elle pouvait très bien soigner des lézards. Ca n’allait pas plus loin que ça. Et pour quatre oeufs quand même… Comme si le marché était entendu, elle se redressa souplement sur ses deux jambes, passant de la position tailleur à debout sans s’appuyer sur ses mains. Elle jeta un coup d’oeil à Naalem, et à Candom qui était sur le point de défaillir tellement il était blanc. Une vraie lanterne dans le noir.

La Drakos grogna un peu quand l’humaine ricana. « Pourquoi ça te fait rire ? Et oui, je peux me déplacer. Tu as d’autre humain avec toi ? Ils sont beaucoup ? »

Candom allait parler et Naalem lui fit un signe de se la fermer. Même si cela ne semblait pas une bonne idée, un Drakos va éloigner à coup sur les indiens, qui n’oseront pas attaquer.
« Nous passons devant, prévenir les autres »
Il attrapa Candom, pour le faire passer devant et donna sa lampe à sa sœur, qui ne pourrait rien voir. Quand à lui il suivrait Candom.

Tesh confirma d’un signe de tête qu’elle prenait en compte le fait que Naalem partait devant avec la bite sur patte pour prévenir les autres, tout en récupérant sa lampe.
« Comme ça, je rigole facilement. », éluda Teshara à l’attention de la Drakos, sans trop vouloir rentrer dans les détails. Manquerait plus qu’elle lui donne des idées. « Oui, y a les deux qui étaient là, et trois autres à l’intérieur. Ils ne sont pas d’ici non plus, ils ne poseront pas de problème. »
Elle alluma sa lumière à l’entrée de la grotte pour avancer, tout en prenant soin d’attendre le lézard. Elle ne voyait pas bien son état, et elle espérait qu’il ne serait pas trop conséquent sans quoi elle ne pourrait rien faire. D’un côté, elle pouvait toujours l’achever et récupérer les oeufs dans son bide… Si elle les portait encore.

La Drakos, fit demi tour dans l’espace, frôlant de son corps le plafond étroit, suivant l’humaine. « Si tu le dis … » Fit-elle pour répondre aux deux phrases.

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Gros lézard du chaos
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN


Pendant ce temps, Isia était en train de finir les soins de Jacobs. La pauvre jeune femme, ne bronchait pas, mortifiée par la honte et l’immense fatigue dont elle souffrait. Néanmoins son état de dingotte était passé.

Isia attrapa des vêtements et avec l’aide de Pedge, rhabillant la soldate et la guidant près des flammes, ainsi elle serait au chaud, près du feu et vêtue comme un indien. La lieutenante s’endormit, près de la chaleur, quelques larmes sur les joues. Elle était éreintée et Isia se demandait si ce n’est pas aussi le contrecoup de la drogue.

C’est à ce moment-là que la belle blonde prit conscience qu’elle n’avait plus froid dans ses vêtements de peau. Mine de rien, ils étaient doublés avec une sorte de laine végétale assez douce sur son corps. En prenant place à côté de Jacobs, qui pionçait sur la couverture de survie, Isia, leva un regard vers Pedge.
« Elle est trop faible, pour le moment. Si on la bouge ça va être difficile. Il faut attendre quelques heures, qu’elle se repose et mange »

« Si vraiment il y a besoin que je contacte Atlantis pour demander une aide médicalisée et des moyens de portage, n’hésitez pas. C’est mon job. », fit Pedge avec un hochement de tête. Elle ne voulait pas perdre Jacobs sans tout tenter. Le lieutenant était vraiment mal en point, mais maintenant qu’elle dormait, elle ne souffrirait plus.

« On va attendre. Elle n’est pas gravement blessée, juste épuisée et ses viols l’ont affaiblie sans parler de son état étrange … Les flèches devaient être empoisonnées je ne vois que ça. » La blonde bougea un peu vers Pedge, pour se coller à elle et déposer sa tête sur son épaule, elle avait tout bonnement envie de contact. Et la grotte était tranquille sans les jumeaux et Candom. Elle soupira longuement, ramenant ses jambes contre elle.

« Je pense que ça folie vient de là. Je ne la connaissais pas beaucoup mais elle n’aurait pas eu sa place dans l’armée si elle était barrée comme ça. », commenta mornement Pedge en appréciant la chaleur de la blonde contre elle. Elle gardait les yeux rivés vers l’entrée, son fusil d’assaut à portée de main. Sa joue vint se poser sur les cheveux d’Isia qui reposait sur son épaule. « Et vous, ça va ? », finit-elle par demander pour briser le silence suite à son soupir. Le crépitement du feu était sympa, mais l’état d’Isia était plus intéressant.

Isia hocha la tête en accord. Il est certain qu’elle n’aurait pas sa place, si elle se mettait à gueuler « mort aux canards » à chaque fois qu’elle voyait un ennemi. Isia eu un long soupire, elle avait hâte de rentrer mais elle se sentait fatiguée aussi. La chaleur de Pedge et du feu, lui faisait le plus grand bien.
« Oui, je vais bien. J’ai hâte d’être dans mon lit… » Dit-elle simplement. Elle gesticula un peu, pour se redresser, quand elle entendit des pas et des sortes d’encouragements, suivi par Pedge qui se redressa brusquement son arme prête à l’emploi. Naalem venait de sortir de l’entrée avec Candom essoufflé et il avait l’air d’en chier un peu. Pauvre garçon, il devait se ménager avec tout cela, mais bon, un soldat doit protéger et il donnait toutes son énergie à ce rôle.

Le grand blond, marcha vers les trois filles. « Il y a un Drakos femelle blessée devant l’entrée. Ma sœur, va la soigner. L’avantage c’est qu’aucun indiens va oser venir, si un Darkos est dans le coin »
« Ouai enfin une grosse et énorme Drakos ! Et elle se fait soigner parce qu’elle a négocier avec la Doc, des soins contre des œufs ! hin » Précisa quand même Candom, puisque le jumeau n’avait pas préciser. Isia leva les yeux au ciel… mais elle y tenait à ses œufs la cyanure ! Elle trouvait le moyen de s’en procurer. Tsss à ce niveau-là, ça devient un problème. Remarque, elle n’avait pas tort, les étudier serait intéressant. Pedge ne pipait mot. Elle considérait les deux hommes tout en réfléchissant.

« Il ne manquait plus que ça ! Un gros lézard ! » Ils avaient bien remarqué que de base les Drakos, ne voulait pas vraiment de mal aux humains, mais bon, Isia n’avait pas envie d’en voir un en plus. Par contre, le fait que le Drakos, éloigne les indiens la rassurait un peu plus...
« Franchement, ce n’est pas une idée lumineuse, mais bon, vu nos cas désespérer un peu d’aide pour éloigner les indiens est toujours bonne à prendre. Plus qu’à espérer que ce n’est pas une connerie du même genre que le lancer de bille foirée ! » Elle frissonna, lança un regard déconcertant aux trios, laissant Pedge, prendre les commandes, puisque c’est elle l’officier
« Surtout, qu’il y a beaucoup d’Indiens dans la forêt ils passent beaucoup devant la grotte et hurlent…. » Ajouta Candom en lançant un regard à Naalem, suite au sujet des billes.
« Elle est blessée, avec nos armes, ont peut la tuer si elle est agressive. Mais elle avait l’air plutôt frustrée la dame lézard. »
« Ok. Candom restez avec Isia. », fit Pedge. Elle contourna les deux hommes pour aller vers l'entrée de la grotte avant de s’engouffrer dedans.

Elle rencontra Teshara en chemin qui était suivie par la Drakos. Pedge les illumina toutes les deux avec la lampe tactique de son fusil d’assaut. Pour sa part elle n’avait pas besoin de lumière mais la jumelle oui.
« Tu lui dis de rester tranquille sinon on la descend. ». Pedge n’y mettait plus les formes. Elle était au-delà de ça et elle ne voulait pas d’une menace supplémentaire.
« T’as qu'à lui dire toi-même. », répliqua la jumelle qui avait déjà été plus percutante que ça. Pedge lui braqua le faisceau de la lampe en pleine poire, l’obligeant à tourner les yeux et à mettre sa main devant pour se protéger. Elle protestait forcément mais la texane enchérit :
« C'est ton idée, ta patiente, ta responsabilité. Débrouille-toi. ». Elle baissa son arme et lui passa à côté avec un coup d'épaule affirmé. Elle disparue dans le noir derrière la Drakos. Avec ses lentilles, elle voyait clairement la taille du bordel et cela ne la rassura pas le moins du monde. Elle dut rentrer le ventre pour passer entre la paroi et l’animal.

« Je te comprends petite humaine ! » Lança la Drakos, avec une grognement peu aimable. Pedge ne répondit pas.

Teshara pesta dans sa barbe alors que ses yeux conservaient des lueurs blanches dans les prunelles. Ça allait passer.
« Bonjour l’ambiance. Mais t'inquiètes Henriette, c'est la moins commode. Faut dire que les autres tarés ont voulu donner sa gonzesse à un mâle de ton espèce. C'est quoi ce délire sérieusement ? » Henriette serait son petit nom. Après tout elle ne s'était pas présentée.

« Henriette ? C’est étrange comme mot.» Grogna la Drakos, qui ne comprenait pas que ce fut son nouveau patronyme. « Oui, c’est la tradition qu’on instaurée l’ancienne alpha avec les humains. C’est passablement bête, les humaines ne survive pas longtemps aux ébats avec un Drakos. Et puis bon, ça sert à rien. Le but de ce peuple est de servire, on ne fait pas de reproduction avec des inférieurs … Tsss » La femelle semblait mépriser cette tradition, comme beaucoup d’autre apparemment.

« Ouais c’est ton prénom, comme je ne sais pas comment tu t’appelles », fit Teshara sur le ton de la conversation. « C’était une tordue celle-là n’empêche, surtout que je te confirme, nous ne sommes pas faites pour engendrer des petits avec d’autres créatures que des humains, fussent-elles intelligentes. » La blonde secoua la tête. Il fallait y aller pour traiter quelqu’un de tordu quand on s’appelait Teshara. Mais qu’importe, cette “tradition” était dégoûtante, mais quelque part, cela avait un côté rassurant de se dire que la perversité n’avait pas que des limites humaines. En effet, c’était clairement un comportement déviant qu’un Drakos veuille se taper une humaine. C’était comme si un humain voulait se taper un chien, à la différence près que le chien ne pensait pas, mais c’était tout comme. Cela lui fit penser à cette nana qu’elle avait eue en consultation sur Renégat. C’était une femme qui avait souhaité voir ce que ça faisait de se prendre un sexe de Trita, un mixe entre un cheval et un buffle, et elle était arrivée avec la minette défoncée bien comme il fallait, sans parler des perforations internes… Autant dire que son trou du cul avait rejoint son vagin en moins de temps qu’il fallait pour le dire. Teshara s’était bien amusée à la recoudre et à la soigner, et elle considérait tellement cette action conne qu’elle avait tout mis en oeuvre pour tirer de là, la malheureuse, ne serait-ce que pour que cette dernière vive avec ce poids sur les épaules toute sa vie ! Qu’est-ce qu’elle s’était moquée d’elle le temps de sa convalescence ! Elle ricana dans le noir toute seule en repensant à tout ça et à ce cheval qu’elle lui avait dessiné avec de l’encre indélébile juste au dessus du pubis.

« Les autres hommes me nomme “Kerba”. Déesse du chaos, je ne sais pas ce que ça veut dire, m’enfin, je ne cherche pas, cela n’a pas d’importance, Henriette,
Gara, ce ne sont que des mots humains sans intérêt.
»


Elles voyaient la lumière vacillante du feu. Elles étaient proches de la cavité plus large.
« Je vais garder Henriette. Je connais un dénommé Kerb et croit moi, ce n’est pas un dieu du chaos. C’est juste un suceur. » Teshara haussa des épaules et enfin, elles arrivèrent dans la grotte où tout le monde était réuni.

« Je ne connais pas l'utilisation de ce mot dans votre langue, mais vu le mépris que tu lui porte, il doit être bon à manger. » Lança la femelle dans une sorte de ricanement.
Chose que ne savait pas les aventuriers, c’est que cette femelle, assez puissante ne portait pas son nom par hasard. Très cynique et adorant tout foutre en l’air, dans la hiérarchie des Drakos ou celle des peuplades humaines, elle était crainte. Elle avait essayé de prendre le pouvoir, mais une Drakos plus âgée et plus grosse avait pressentie sa défaite en la piégeant. Sinon Kerba aurait siéger à la place de la reptile qu’avait tuée les aventuriers. Et il aurait eu des changements à coup sûr. De plus Kerba, parlait plutôt bien la langue humaine et semblait plus intelligente que les autres Drakos. Teshara fit la grimace en faisant “non” de la tête. « Si tu aimes manger des os, alors c’est vrai. ». Elle n’avait absolument pas conscience de qui elle traînait dans le coin.
« Hum… Non, les os d’humain sont pas assez dur, j’aime mieux le muscle »

« Comme toutes les femmes. », répondit la blonde qui aimait les hommes musclés et pas les squelettes.
La Drakos ne comprit pas que ce fut un goût de préférence sexuel, mais hocha la tête, c’est mieux quand il y a de la viande sur l’os oui. Et niveau mâle pour la fécondation, il est plus préférable d’en avoir un gros qu’un maigrelet et, donc elle était d'accord.




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Le concile de la stratégie
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN


C’est une blague ? Isia beuga en voyant l’immense Drakos arriver, elle était d’une couleur plus claire comme une sorte de marron pâle proche qui tendait vers le blanc, avec de larges griffures sur le corps, comme attaquer par sa propre espèce. La taille était incroyable à se demander comment elle pouvait passer. Cela était simple, comme les chats, les Drakos, arrive à passer dans des endroits étroits.
« Elle est immense ! »

Tout comme la doctoresse Naalem, pu constater avec quoi sa sœur avait négocié… Il ouvrit de grands yeux à son tour, sifflant entre les dents… Machinalement, il se tenait en position de défense… Mais dans quoi sa soeur s’était mise sérieusement ....
« Je vous l’avais dit que c’était dément.... », fit Candom dans un couinement. Avec ses lentilles, il avait bien vu la taille de l’animal, lui.
« Oui… mais quelle idée, si elle nous attaque, on va pas pouvoir faire grand chose … Enfin bon, on verra ! »
« Ne t'inquiète pas, elle semble plus bavarde qu’agressive… je pensais pas que les lézards étaient tout aussi pipelette » Naalem, rassurant, il ne pensait pas vu les blessures que la Drakos voulaient tuer, mais bon au cas, où, il se tenait prêt.
Candom se tourna vers Isia : « Sa soeur est complètement barrée ! ». Il rouspétait clairement.
« Oui, ça on le sait mon brave ami » Sortit Isia en roulant des yeux charmant vers Naalem. L’homme la regarda et lui fis un rictus innocent. Oui elle est barrée mais au moins on ne s’ennuis pas avec ! Il alla rejoindre Pedge pour surveiller le tunnel.

Pedge émergea quelques secondes après la créature. Elle la suivait de loin. Elle s’était dirigée vers la sortie de la grotte dans un premier temps pour inspecter l’issue. Elle ne voulait pas que les indiens profitent de ce moment là pour se radiner, ou que le Drakos était une diversion ou de mèche avec eux. Quand elle revint, elle resta près de la sortie, surveillant le tunnel et l’animal. Elle s’adossa contre le mur, son arme automatique entre les jambes. Ainsi, elle pouvait voir la pièce en entière, et entendre si jamais quelqu’un venait par le tunnel. Elle ne profitait plus de la chaleur du feu, mais dans les vêtements rembourrés des indiens, c’était superflu pour le moment.

« Ne tires pas la gueule, la Drakos est une barrière contre les indiens … ou un moyen de les retenir » Fit-il simplement, en s’adossant de l’autre côté, pour surveiller.

« Je ne tire pas la gueule. J’assure mes arrières. Si tel est le cas alors c’est une bonne idée de l’avoir avec nous, ça ne m’empêche pas de ne pas lui faire confiance. », répliqua-t-elle tranquillement en le dévisageant alors qu’il était de l’autre côté de l’entrée.

« On ne parle pas de confiance, avec un truc qui peut nous trouver appétissant… » Fit-il en haussant les épaules, il n’aimait pas plus la présence de la bête qu’elle. Pedge acquiesça, ne pouvait qu’être d’accord. Mais, il acceptait la Drakos pour cet unique avantage. Il lança un regard vers la créature… « Tu l’as vois bien mieux que moi.... Tu la toise à combien ? »

« Hum.», fit Pedge en prenant le temps de la réflexion et de l’observation. « Je dirai dans les 10 à 12 mètres en comptant la queue. Elle est énorme... » Le dire avait quelque chose d’assez angoissant pour la jeune femme qui prenait conscience du calibre de la Drakos. Un monstre en puissance, qui n’avait pas atteint cette taille en bouffant que des asperges.

Naalem jura entre les dents… « Non d’un lays ! Mais elle est monstrueuse… Tu m’étonnes que les autres Drakos, lui ont tendu un piège pour qu’elle perde. Apparemment, il avait un combat pour la dominance chez les écailleux. » c’est ce qu’il avait compris de l’échange entre sa soeur et la bestiole.

« Je comprends mieux l’état dans lequel elle est... » Elle médita les propos du contrebandier en laissant son regard se perdre sur les écailles de l’animal qui prenait une place énorme. D’ailleurs, un bout de sa queue passait entre eux pour finir dans le tunnel. « Ils se sont déjà réorganisés alors. Ils ne perdent pas de temps. Il faut vraiment qu’on ne traine pas ici une journée de plus. » Elle reporta son regard sur le jumeau de l’autre côté du trou béant du tunnel : « Dès que j’ai le feu vert d’Isia, on lève le camp. »

« Les lézards n’ont pas perdu de temps, pour les emplumés je n'en sais rien. Mais vu leurs cris, ils sont en train de quadriller la forêt… » Ajouta l’homme. Il serait étonnant qu’en quelques heures, un nouveau chef soit là. Seul la vengeance d’avoir tué leur chef bien aimé devait les animer.

« Tôt ou tard, ils vont tomber sur la grotte. Il faudrait limite qu’elle mette sa tête dans le tunnel pour qu’ils rebroussent chemin en pensant qu’il n’y a qu’un Drakos ici. », observa Pedge. Elle le toisait sans vraiment s’en rendre compte. Etait-ce une petite ridule là, sur le coin de son oeil ? Ou cette petite fossette qui était à peine perceptible… Il était beau gosse le contrebandier quand on l’observait de plus près. Elle poussa un petit soupir, ne sachant pas trop pourquoi elle le mattait. Mais bon, il était dans l’action, dans le coup, et sur les deux jumeaux, c’était de loin le plus intéressant. Il fonctionnait à l’instinct, et sensiblement de la même façon que Pedge. Ca lui tenait à coeur d’être en sécurité, et de ne pas se laisser attraper, et mine de rien, même s’il le faisait certainement avant tout pour sa soeur, il en faisait profiter tout le groupe, la soulageant de devoir tout gérer.

Naalem, réfléchit quelques instants, oui, ça serait de loin la meilleure protection, que de laisser les indiens venir et voir qu’il y a la version big mama ici aussi. « Ouai, on lui demandera. De toute façon, je ne la vois pas galoper, même après les soins. Elle devait se planquer pour être peinarde, donc elle est gagnante en nous « aidant ». » Il tourna le regard vers l’entrée sombre, regrettant de ne pas pouvoir avoir la même vision technologique que les Atlantes. Franchement, l’autre idiot de Candom, en avait pas besoin, il pourrait lui filer ! Son regard alla sur Pedge. « Ton soldat, Camdom, il ne va pas servir à grand-chose, pour la protection, tu veux pas lui demander de me prêter ces lentilles, histoire d’être efficace ? Comme, ça on pourra faire un repérage, pour évacuer avant le jour. »

« Je pense aussi. » Elle avait l’air quand même pas mal amochée et Pedge tout comme Naalem doutait que la Drakos aille battre la campagne sans piquer une sieste avant. Surtout que c’était quand même un lézard et que la nuit, ça restait au chaud ces bestioles là. Manquerait plus qu’elle aille se foutre dans l’eau chaude tiens… Tant bien, c’était des des baignoires à Drakos… La question de Naalem lui fit tourner la tête à nouveau vers le contrebandier. Il voulait les lentilles ? Stratégiquement, ça se tenait pour le moment. Mais rien ne garantissait qu’il les lui rendrait ensuite et elle ne pouvait pas perdre un trésor technologique pareil.

« Négatif », répliqua-t-elle simplement. Elle savait que si elle opposait un argument, il allait chercher à l’exploiter pour lui démontrer qu’elle avait tort. Là, elle ne lui donnait rien sur quoi se faire les dents pour la titiller. C’était une réponse claire et sans appels, qu’elle réitérera si besoin. Il allait forcément demander pourquoi de toute façon. Elle était tentée de lui donner, histoire qu’il soit aussi efficace qu’elle dans le noir, mais elle ne pouvait pas se permettre de distribuer de la technologie à un gars qu’elle ne connaissait pas, surtout quand on voyait qu’il était assez taré pour se promener avec sa cinglée de frangine.

Bon, il avait essayé, mais elle ne voulait pas. Et elle avait l’intelligence de ne pas lui offrir de quoi rebondir. Cela l’agaça un tantinet, il voulait bouger et voir ce qui se tramait dehors. Il avait l’impression d’être un rat dans son terrier à attendre qu’on vienne le chopper.
« Bon. Je me démerderais avec la lumière de la lune. On bouge voir se qu’il en ait dehors, j’ai l’impression qu’on attend d’être découvert. » Fit-il clairement. Son regard alla sur la Drakos qui était en train de papoter avec sa soeur, elles ne sont pas pressées... « Je dis à la lézarde de poser son nez à l’entrée et on se barre ok ? » Il ne sait pas pourquoi, il attend qu’elle lui dise “ok”, puisque de toute façon, il compte bien faire son repérage. Mais il avait besoin de quelqu’un qui voit dans le noir comme elle, pour ne rien manquer.

« Voilà, comme tu pouvais le faire par le passé. » Elle considéra sa proposition un instant.
« Ouai comme dans les temps anciens des chasseurs ! » Lui lança t-il avec ironie. Expression, plus ou moins identique “qu'au temps des cro magnons”. Elle acquiesça simplement, préférant ne pas relever l’ironie. Elle avait les mains liées.

Ca l’embêtait de partir une nouvelle fois, mais il fallait bien prendre la température à l’extérieur pour ne pas se faire surprendre. Tant bien, les indiens étaient en train de s’organiser, et ils n’en savaient rien. Franchement, lui filer des lentilles seraient une bonne idée, mais elle ne pouvait se permettre de lui filer ces petits bijoux. Elle pesait néanmoins le pour et le contre.
« Ok, on bouge. » Le fait qu’elle senta des remugles de désirs se propager en elle alors qu’elle ne faisait rien d’excitant motiva aussi sa décision de prendre l’air frais du soir. Elle se redressa d’un bon.

// Candom, je vous laisse Jacobs et Taylor Laurence. Je pars en reconnaissance pour qu’on puisse bouger ensuite. //, dit-elle à la radio. Le jeune homme accusa réception, celui-ci répondit juste avant de faire une bombe dans l’eau.

Elle vérifia son arme, elle vérifia également que son couteau coulissait bien dans son fourreau, son arme de poing, et elle attendit que le jeune homme revienne de sa proposition à la Drakos, en espérant que cette dernière accepte.

Naalem était plutôt content de bouger et il eut un grand rictus agréable quand elle l’informa qu’il allait bouger. Sans plus attendre, il marcha vers sa sœur.

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Histoires de moeurs
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN

Teshara de son côté avait emmené la Drakos vers le feu, mais sans l’approcher réellement. Elle voulait juste un peu de lumière pour mieux voir ce qu’avait l’animal. Elle était surprise de la taille de ce dernier, n’imaginant pas qu’elle était en train de négocier avec une bestiole de cette dimension. Au final, elle était contente d’elle, fière d’avoir menée une négociation à son avantage avec un bordel aussi gros. Elle savait qu’elle devrait s’inquiéter de savoir si elle avait des intentions hostiles, mais elle était plutôt dans une recherche de soin que de bagarre.
Elle avait de multiples plaies sur le corps, et notamment sur sa tête et son cou. Des coups de griffes et de morsure notamment, et Teshara retrouva même une pointe de lance coincée entre deux écailles. Il allait falloir étriller tout ça pour ne rien râter. Certaines plaies étaient vraiment profondes, et sanguinolente à souhait. Ca n’allait pas être une partie de plaisir que de refermer tout ça, sans parler que l’animal était imposant. Accepterait-elle qu’elle lui monte dessus de temps en temps ?
« Bon Henriette, c’est assez moche à voir mais je devrai pouvoir faire quelque chose. Est-ce que je peux te grimper dessus pour accéder aux zones au dessus de ta tête ? » Teshara qui demande la permission, c’était quand même assez dingue pour le souligner.

« Fait, si cela est nécessaire pour me soigner. » répondit la créature, qui avait au préalable, observer la grotte et les autres humains. Son regard alla sur Jacobs. « Elle est faible la sans écaille ...»

Isia quand a-t-elle, observa la scène, hors de question, qu’elle aide à soigner cette bestiole. Elle eu néanmoins le geste noble, de ramasser et remettre dans le sac les affaires de soins de Teshara, pour lui apporter. Elle lui, lança un regard du genre « bon courage » mais avec un peu de cynisme. Elle avait enfin une patiente à sa hauteur la chiante. Cette dernière lui fit un clin d’oeil amusé. Elle semblait ravie de la situation.
Puis, Isia revenue s’asseoir auprès de Jacobs pour surveiller ses constantes. La lieutenante, dormait paisiblement et elle transpirait, ce qui est bon signe, elle évacuait la toxine et la fièvre.

« Ouais… Les connards qui hurlent dehors lui ont fait des choses horribles. », commenta Teshara en jetant un regard vers la militaire atlante qui semblait dormir. Le meilleur des remèdes selon la lupienne.
« Ils lui ont fait quoi encore ces inférieurs ? » Demanda la Drakos, on ne savait pas si cela était de la curiosité ou bien de l'intérêt.
« Des choses d’inférieurs. » Elle savait que Henriette ne se contenterait pas de ça aussi ajouta-t-elle : « Je ne sais pas si dans ta langue, ce terme existe, mais ils l’ont violé. Et pas qu’une fois. » Elle cracha par terre de dégoût et de colère.

Le viol, quelque chose que les animaux ont du mal à concevoir surement. Il existe bien des espèces sur terre, qui « viol » les autres, comme les dauphins, ou une espèce spécifique de pingouin, qui viol les autres jeunes mâles pour garder les femelles. Pour les Drakos, cela n’existait pas vraiment, les femelles étaient plus puissantes et plus grosses, elles n’acceptaient la présence d’un mâle pour la reproduction que pendant ces chaleurs. D’ailleurs, ceux-ci étaient en état d’excitation que quand les phéromones des femelles étaient dans l’air. Mais Kerba, avait déjà vu de nombreuses fois, des sans écailles, faire ce genre de fornication, alors que la femelle ne semblait pas vouloir et surtout hors de période de chaleur. Elle ne comprenait pas, au début elle avait pensée que les humaines étaient constamment en chaleurs, mais en fait non. Cela semblait être une forme de punition ou d’humiliation, pour répondre à des besoins primitifs. Comme si ce lot de jeunes mâles, n’avaient pas de femelle et cherchait à se vider.
« Je connais le mot, les inférieurs le pratique beaucoup mais pas mon espèce. De toute façon, les mâles trop entreprenants sont tués par les femelles agacées... Je ne comprends pas pourquoi, ils essaient de se reproduire avec des femelles non constantes et non chaleur. Tu sais pourquoi ? »
Elle posait la question, pour savoir laquelle de ses hypothèses étaient la bonne.

Teshara se doutait qu’elle connaissait le mot, mais que le concept profond devait lui échapper, et elle en eut la conviction quand elle entendit la réponse de la Drakos. Elle la toisa, toujours plantée devant elle, les bras maintenant croisés, à discuter d’un sujet qui la révulsait. Certainement l’un des seuls d’ailleurs à lui procurer des fourmillements de haine.
« Tu as dû remarquer que nous les femmes humaines, ne sommes pas vraiment égales sur tous les points avec les hommes, et bien souvent, ils sont plus forts que nous. Je ne dis pas que certaines ne rivalisent pas avec un mec, bien entendu, mais l’essentiel du temps, on ne fait pas le poids s’ils veulent vraiment nous faire du mal. ». Teshara se pensait suffisamment forte pour résister à un homme, parce que l’homme avait souvent tendance à penser que la partie était gagnée d’avance, et il perdait à ce moment là quand une réaction exagérément violente leur arrivait dans la gueule. Pas besoin de force forcément pour faire mal, il suffisait de surprendre le bonhomme dans ses convictions stéréotypées. Néanmoins, elle savait très bien qu’un type aguerri, comme son frère par exemple, contournerait ses défenses et la violerait sans problème, rien qu’en utilisant le rapport de force. C’était comme-ça, et on n’y pouvait rien. « Le viol n’a pas une vocation reproductrice, même s’il en découle de temps en temps un enfant. C’est surtout pour faire mal, pour posséder quelqu’un sans qu’il ne soit d’accord. On ne le tue pas, on lui prend juste sa dignité, son honneur, on s’immisce dans sa personnalité et on lui impose un acte intime, un acte pénétrant non voulu qui va le marquer négativement. La personne va se sentir bafouée. ». Elle fit une moue. En fait, elle arrivait pas mal à expliquer finalement, et elle espérait que les concepts seraient parlant à la femelle lézard.
« Une femme se donne à un homme pour plusieurs raisons : l’amour, le sexe, l’argent, pour se reproduire. Quand aucune de ces raisons ne poussent une femme à avoir une relation sexuelle avec un homme, alors c’est du viol, parce que les hommes n’ont pas le droit de prendre une femme sans son consentement. ». Elle ajouta pour conclure : « Tout cela est possible parce que l’être humain s’accouple pour le plaisir, et pas que pour se reproduire. Je ne sais pas si tu comprends. »,

Étonnamment et malgré l’intelligence limitée des Drakos, Kerba, comprenait le sens du message que lui faisait passer Teshara. Elle avait du mal à le conceptualiser cependant. Et conclut que c’est dans la race humaine de faire ce genre de chose. Comme dans la sienne de chercher à dominer l’espèce inférieure pour ne plus chasser et avoir la facilité de la nourriture et les soins. Puisque là était le seul avantage : l’opportunisme des Drakos. Ils n’avaient pas de notions de divination, mais acceptait qu’on les prenne comme tel, puisque étant plus fort et plus grand que les hommes.
« Je comprend. Votre espèce est bien bête. Et il est tout aussi stupide que des jeunes Drakos pervertis par les prêtres sans écaille, vienne à prendre femelle de ton espèce, puisque cela deviens du viol. » Elle soupira « Il faudra attendre encore longtemps, pour que je gagne des force et tue la nouvelle matriarche. Histoire de faire le trie chez les inférieurs. Cela commence à devenir n’importe quoi ...» C’est une forme de valeur, mais une valeur Drakos, qui souhaite imposer une nouvelle orientation chez ces serviteurs. Kerba avait d’autres ambitions et elles n’étaient pas forcément plus louable que les autres. Tout mettre en l’air, pour se baser sur autre chose, moins de liberté aux inférieurs notamment, puisqu’elle les jugeait réellement idiot et stupide. Mais cela était le lot de la consanguinité. Elle voulait revenir au fondement du début.

« Ouais c’est pareil. », ajouta la blonde à la comparaison de la Drakos. La suite de sa phrase était plus intéressante et titilla la jeune femme.
« Si jamais tu as besoin, n’hésite pas, je te filerai un coup de main. Je trouve que ça devient un peu n’importe quoi ici aussi. ». Ou comment essayait-elle encore une fois de tirer profit de la situation. Si elle scellait une espèce d’alliance avec la Drakos, elle aurait une source d’oeufs inestimable !

« Si tu es capable de tuer des être vivants de manière efficace et impressionnante, je peux avoir besoin de toi.» Conclut la Drakos, qui n’était pas contre que de rendre la monnaie à l’autre alpha.
« Tu viens de me résumer en deux phrases l’amie. », fit Teshara en haussant les sourcils pour se la péter. La Drakos, agita sa langue et hocha la tête d’un air satisfaite. « Bon aller, je vais regarder tout ça. »

Elle reporta son attention sur la Drakos, pour finalement piocher dans son attirail que la doctoresse lui avait gentiment ramené. Quelque part, elle préférait largement s’occuper seule du lézard, au moins, il n’y aurait pas de marchandage d’oeuf possible. Ils seraient tous pour elle. Elle commença pour les plaies qui étaient directement accessibles, notamment sur une patte. La femelle avait une griffe complètement sectionnée ou presque. Elle ne pendait plus que par un mince tendon de chair. « Si je te fais mal, tu me le dis, je veux pas que tu me bouffes. D’ailleurs, si tu me bouffes, saches que je suis empoisonnée, alors ce sera la dernière fois que tu manges quelqu’un. » Effectivement, Teshara portait sa pochette à sa ceinture avec tous les poissons qu’elle possédait. Pas sûr que ce cocktail ne soit digeste même pour une créature dont la flore bactérienne de sa cavité buccale ferait pâlir n’importe quel immunologue.

« Je te dirais. Fais ton affaire »
D’un geste rapide, elle sectionna la griffe. Ça ne saignait même plus. La Drakos ne réagis pas, se laissant coucher sur le ventre, observant la grotte sans rien dire.

« Si toutes les personnes pouvaient me répondre ça quand je m’occupe d’elles, ce serait vraiment la quintessence. », dit-elle du tac au tac. Elle s’affairait sur la Drakos, en pensant aux femmes et aux hommes qui avaient toujours des questions et qui ne la laissaient jamais faire “son affaire”, comme disait Kerba alias Henriette. Au moins là, elle avait une patiente à sa hauteur, qui acceptait de souffrir pour la médecine. Elle s’occupa des plaies superficielles et profondes, traitant les blessures au fur et à mesure. D’abord celles inaccessibles, puis celles sur le haut de la bestiole, qui, il fallait le reconnaître, était immense. Néanmoins, sa taille n’était pas très grande, c’était surtout sa longueur qui faisait qu’elle était impressionnante. Teshara s’appliquait, comme elle le faisait toujours en réalité, même si elle pouvait paraître un peu laxiste. Tout dépendait du degré d’intérêt qu’elle portait à son patient. A part nettoyer les plaies, et recoudre pour les refermer, il n’y avait pas grand chose à faire. Elle nettoyait avec l’eau du lac intérieur, retiré les débris d’armes primitives ou les crocs d’autres Drakos, d’ailleurs, ces derniers, elle les gardait à des fins d’études. Elle collecta même du sang sur Kerba, et une écaille. Elle espérait arriver à avoir un échantillon de salive ou quelque chose comme ça. Vue les microbes qu’il y avait dans cette bouche, ça devait être quelque chose pour faire un poison !

« Tu veux que j’examine ta bouche ? Voir les dents si tu n’en as pas des bancales ? » Autant faire le tour du propriétaire. En tout cas, ça faisait un moment qu’elle était sur elle, et elle commençait à en avoir plein le cul. Elle était dégueulasse de flotte, de sang, et elle sentait le lézard à trois kilomètres.

En réponse la Drakos ouvrit son immense gueule devant elle. Même si à plusieurs reprise, elle avait eue mal, elle n’avait rien dit, immobile attendant que cela passe. Elle avait subi pire, quelques heures avant, donc bon.

Teshara ne se fit pas prier pour inspecter sa gueule. Il n’y avait trop rien à signaler, mais elle profita quand même pour récupérer de la salive à grand renfort de bruit dégouté. Elle en avait plein le dos !! Néanmoins, elle pensait avoir fait le tour de la bête. Elle n’avait plus de fil à recoudre, et ses aiguilles faisaient la gueule. Elle avait la peau dure cette saloperie n’empêche ! « Bon…. Je crois que c’est bon, tu es raffistolée ma grande. », fit-elle en s’essuyant la sueur du front. Elle se barbouilla de sang sur la peau sans s’en rendre compte.

La Drakos était contente que tout cela soit fini, elle en avait marre aussi.
« Merci » Elle se redressa pour, bomber le torse et sortir d’une poche ventrale, quatre œufs au couleurs rose pâle. « Ce sont des œufs sacrés, comme disent les inférieures, car ils auraient été la nouvelle descendance sacrée de la nouvelle matriarche. Mais, j’ai tué les embryons en les plongeant dans l’eau. Tu n’auras pas de bébé Drakos à venir. Par contre, tu auras une bonne drogue si tu les laisse durer dans le temps. Quand ils seront rose foncé, ils seront à terme. » Elle venait de lui dire, qu’elle avait volé les enfants de sa rivale et de lui briser ses chance de reproduction de l’année.
« Ton espèce viol pour humilier, nous on prend les œufs fécondables d’une femelle. »

Teshara regardait les oeufs avec un intérêt non feint. Elle avait enfin complété sa collection ! C’était une bonne journée finalement. Elle ne s’était pas cassée le cul pour rien et ça, elle aimait ça ! Néanmoins, elle écouta l’explication de sa nouvelle copine sur la provenance des oeufs. En plus elle lui donnait des conseils pour obtenir de la bonne drogue. Si ça ce n’était pas du suivi de commande jusqu’au bout pour satisfaire le client ! Que les oeufs viennent de sa rivale (à Henriette), ne fit ni chaud ni froid à Teshara qui de toute façon avait déjà choisi son camp. « Je vois, chacun sa façon de s’humilier alors. », fit-elle d’un ton neutre. « L’eau neutralise les effets des oeufs ou c’est juste pour tuer les embryons ? », demanda la blonde en s’approchant des quatre trésors qu’elle avait obtenu.

La Drakos hocha la tête, oui chacun sa façon, sauf que bon, la sienne était la plus cruelle car empêchait la vie. Et cela lui allait bien, elle voulait détruire l’autre alpha.
« Cela tue les embryons, les prêtres disent que cela mélange les toxines et l’embryon meurt de sa propre toxine. » Pour cela, qu’elle comptait bien interdire les pièce d’eau dans son “temple” pour pas qu’on noie ses œufs à elle. « J’espère que tes copains et toi ne sont pas aussi faible que les autres sans écailles. Les œufs sembles leurs donner envie de se reproduire quand ils sont en phase de se colorer » elle voyait bien que durant le temps de la décomposition des toxines dans l’œuf, les humains avaient encore plus envie de se reproduire sans même manger les œufs.

« Euh... » Teshara fit les gros yeux. Elle avait envie de se faire démonter depuis un bon moment, et ça restait là, en arrière fond, même quand elle s’était occupée de la Drakos. Cela venait donc des oeufs ? Ils allaient tous avoir envie de copuler ? Devait-elle transmettre l’information ? D’un côté, elle n’était pas contre une partouze à plusieurs, chacun y prenait son compte et avec un peu de chance, elle arriverait à se faire combler par tous les tr… « Putain de bordel de nom d’un Lays ! », jura-t-elle en secouant la tête. Voilà qu’elle divaguait encore une fois ! Elle se tourna vers la Drakos qui devait la prendre pour une débile en la voyant réagir comme ça. Et ce fut le cas, puisque la créature pencha la tête sur le côté étonnée.
« Je ne te cache pas qu’à mon avis, les oeufs agissent sur nous. Je devrai le dire à mon frère et aux autres. » De le savoir avait quelque chose d’un peu inhibant même si les pensées étaient là.

« Ou pas… » Dit la Drakos simplement en haussant ces larges épaules, cela semblait l’amusée d’observer les humains. « Un de tes mâles reviens, le poil clair est ton frère ? »
Teshara tourna ses mains vers le ciel paume ouverte en confirmant le « ou pas ». Mais elle comptait bien en parler à son frangin quand même. D’ailleurs, en parlant de lui.
« Mon frère oui, aussi beau gosse que sa soeur. », répondit la blonde à l’adresse et de la Drakos. Celle-ci hocha, la tête, les humains et leurs beauté lui était relatif, mais soit.

Et en effet Naalem arriva, il avait obtenu l’accord de partir, enfin il l’aurait fait mais à deux c’est toujours mieux, proverbe Lays. Il avisa la Drakos, qui avait tournée son immense tête vers lui, pour le regarder fouettant la langue l’air ambiant. Il laissa son regard sur elle, avant de toiser les œufs… Eh bah au moins ils ne repartaient pas les mains vide fort bien !
« Teshara, on va partir avec la bergère faire une reco, pour voir où en sont nos ennemis. Je m'emmerde trop et j’ai besoin d’avoir un temps d’avance sur les consanguins. Je te laisse garder la baraque et jette un œil à l’autre pinpins de Candom, il est
faible dans tous les sens du terme et je n’ai pas confiance dans les lavettes !
» Il était cash comme toujours. Il fit un bisou sur le front de sa sœur chérie, qui aurait préféré une galoche sur le coup.
« “Reco” est le terme sans écaille pour dire « je vais m’accoupler dans les fourrées » ? » Elle paraissait presque espiègle sur le coup !
« Pardon ? » Son regard alla sur sa sœur, lui demandant en langage de signes si elle n’était pas dingue sa reptile ! Teshara se mit à se marrer. Elle l’aimait vraiment bien cette Drakos ! Si en plus elle commençait à verser dans l’humour espiègle, c’était le gros lot. Elle répondit en langage des signes à son tour qu’il laisse tomber.
« Tu m’as bien comprise »
« Ouai, mais c’est étrange dit comme ça. Ehhh non, c’est une reconnaissance. Je ne vais me reproduire avec personne ce soir normalement ! » Il précisait normalement, puisque on ne sait jamais avec leurs mission un peu tordues qu’ils font ensemble… Il jeta un regard étrange à sa sœur, qui le soutient, fortement amusée.
« Tu ne veux pas mettre ton museau vers l’entrée ? Histoire de décourager les indiens de venir fouiner ici ? »
« L’entrée de ce lac chaud ou l’entrée dehors ? Pour ma part, ça sera le lac chaud, je ne veux pas me refroidir. »
« Cela ira bien, tant que les indiens ne voit pas les autres humains et que tu ne les bouffes pas »
« Sans façon» Dit-elle d’un air méprisant, elle n’allait pas manger des “lavettes” et des malades. Même si le mot “lavette” lui était inconnue, au vu du ton ce n’est pas bon à manger !
Naalem, hocha la tête, toisant sa sœur une nouvelle fois, pour avoir sa réponse… Elle est étrange cette Drakos, enfin comme les créatures de sa race surement !

La Drakos commença à se mouvoir et Teshara s’empressa de ramasser les oeufs avant de pousser Naalem vers le mur de la grotte pour ne pas se manger un coup de queue dans la tronche tandis que l’animal imposant s’ajustait pour se mettre face à l’entrée. Elle était docile mine de rien mais il ne fallait pas qu’elle écrase par inadvertance les oeufs qu’elle venait de lui donner. Elle avait retroussé son haut en poche pour les contenir, et elle dû mettre celui qu’elle avait volé pour ne pas l’écraser entre ses seins par cette manoeuvre. Un vrai travail d’équilibriste.
« Donc tu vas avec la bergère ? », finit-elle par dire en le toisant.
« Oui, elle voit dans le noir, déjà qu’elle veut pas me filer les lentilles de l’autre lavette... » fit-il en roulant des yeux.
« Pourquoi elle ne veut pas ? Ne demande pas et prend les… Regarde l’autre là, elle en a pas besoin. », dit-elle en pointant Jacobs du museau.
« Je ne sais pas, comment ça marche, ni comment les mettre ni comment les retirer. » Après tout c’est assez technologique leur truc, et ça l’air de toucher l’oeil.
« Pas faux. », dit-elle perplexe, et sur ce coup là, elle ne pouvait pas franchement l’aider. Elle ne voyait même pas à quoi ça ressemblait.

Elle se tourna dans la direction supposée de Candom.
« Je vais le surveiller. » Elle lui montra les oeufs du menton :
« Paraît qu’ils donnent envie de s’accoupler… Et tu me laisses. », fit-elle d’un air déçu. Mais bon, elle voulait toujours faire plaisir à son frère, donc d’une main libre, elle attrapa l’oeuf qu’elle avait volé plus tôt dans la journée et le lui tendit :
« Tiens. » Il comprendrait parfaitement qu’elle le lui donnait pour qu’il puisse s’occuper de sa bergère. Il avait l’air de s’être entichée d’elle, à toujours aller là où elle allait. Enfin, cela ne l’étonnait guère, Naalem avait toujours été attiré par les belles plantes courageuses, fortes et vives d’esprits. Teshara ne la trouvait pas spécialement jolie, mais elle avait les deux autres traits de caractère.
Le regard de Naalem alla sur les quatre œufs de belle taille… Puis braqua son regard d’un air étrange vers sa sœur. Comment ça ils donnaient envie de se reproduire ? Lui, il avait pas du tout envie de tremper son biscuit quelque part, les viols de la dingotte l’avait vacciné et il avait autre chose à pensé que de percuter quelqu’un avec ou sans amour. Ils avaient des indiens qui voulaient les tuer ou au pire leurs postérieur pour les souiller ! Enfin bon, ça soeur aime la drogue et il ne lui en voulait pas de proposer, c’est gentil de sa part c’est un geste “tendre” de Teshara.

Il prit l’œuf le regarda avec un drôle d’air… non mais elle était sérieuse ? Il n’avait pas envie de se faire la bergère ! Il était le seul à être « sain » dans ses hormones où c’est une connerie de la Drakos ? « Tu es sûre de toi ? Moi je n’ai pas du tout envie de fourrer qui que ce soit… Tu as des envies toi ? » Il commençait à s'inquiéter pour sa soeur, les autres il s’en tamponne s’ils ont envie de baiser, mais ça soeur ce n’est pas pareille, il est plus attentif à sa santé physique et mentale.
Elle haussa des épaules l’air de rien. « C’est pire que des envies, je suis prête à faire la chienne… », répondit-elle. Elle n’avait pas de problème avec la drogue de manière générale mais le fait de dire ça lui file un coup quand même. Elle n’aimait pas trop être privée de son libre arbitre ni même faire n’importe quoi, surtout quand elle n’était pas dans un environnement sécurisé. « Même de regarder la coincée et de me dire qu’elle s’est faite défoncer, ça me refroidit pas... » Cela l’inquiétait en fait, mais d’un côté, elle se disait que peut-être la baise serait d’autant plus bonne dans un état tel !
Naalem la regarda et il n’était pas ravie d’entendre cela…« Éloigne toi des œufs, ça diminuera l’effet, où va te baigner je sais pas… » Il ne tenait pas à laisser la grotte sans surveillance non plus. elle était la seule à savoir se battre ici. Et encore moins à retrouver sa soeur à quatre pattes en mode lubrique. Pas ici. Pas dans ce délire de grotte et avec des emplumés à fond les boules !

« Je vais aller dans l’eau oui… Mais faudrait plus que j’aille dans la froide que dans la chaude. » Néanmoins, elle détestait l’eau froide, alors elle irait dans le lac qui était ici. Elle n’avait pas envie, par un sursaut d’orgueil, de finir par se faire prendre, surtout qu’il ne resterait dans la grotte que Candom, et la princesse. Bon, la princesse était carrément canon. Elle avait des yeux dantesques, des petites formes à faire chavirer un navire, une bouche à attraper une extrémité de sein et à la suçoter…
« Naalem », gémit-elle doucement dans une plainte mal dissimulée, alors que la moindre pensée l’entrainait sur une pente glissante et sexuelle. Il la prit dans ses bras pour la réconforter… Elle posa sa tête sur son épaule en respirant un bon coup.
« Je vais me baigner. », décréta-t-elle soudainement. Il fallait qu’elle fasse quelque chose pour arrêter de penser cul !
« Oui et la brume va te permettre d’être tranquille » Il lui fit un petit rictus, il s'inquiétait pour elle… Il prit les cinq œufs et alla les mettre plus loin à l’opposé histoire d’essayer d’éloigner les effets, remarquant qu’il avait une brume épaisse vers le lac et qu’on ne voyait plus Isia et l’autre lavette. Ils sont où les deux ? Bref, cela ne le regarde pas. Il se tourna vers sa sœur. « Reste pas trop près de tes œufs, sinon tu vas avoir envie de sauter tout ce qu’il bouge si c’est vrai.» Il dépose le petit œufs avec les gros « Non merci. Je n’ai pas besoin de drogue pour avoir quelqu’un et je n’ai pas ça en tête» Oui, c’est limite vexant de baiser avec quelqu’un juste à cause d’une drogue dans l’air et non pour sa seul et unique personne. Et puis, il avait pas le temps et la bergère même si elle avait des qualités qu’il aimait bien, il n’était plus du tout d’humeur à jouer à la java d’un soir ! Son regard alla sur la brume d’un air septique.
« Je sais que tu n’as pas besoin de ça, mais l’effet semble puissant, ça doit être quand même formidable de s’envoyer en l’air avec ce genre de produit dans les narines… Mais je vais aller me mettre dans l’eau, me calmer. ». Elle avait du mal à décrocher des oeufs. Elle les regardait en coin. Il la prit par le bras, la ramenant près du feu, où il n’y avait plus que Jacobs seule en train de dormir.
« Aller fou toi à l’eau ! Et reste loin des autres si besoin… je t’aime soeurette » Il lui claqua un bisou sur le front, marchant vers Pedge, cette histoire d'oeuf ne lui plaisait pas.
« Je t’aime aussi p’tit frère. Gaffe à ton petit cul. », dit-elle alors qu’elle commençait déjà à se déshabiller. Sa tête disparue d’ailleurs dans son haut qu’elle retira promptement, dévoilant ses seins directement. Elle ne portait rien en dessous, comme bien souvent. Naalem était déjà parti, elle le considéra un instant, avant de se tourner vers le lac. Elle se pencha pour défaire ses chausses puis son pantalon, et enfin son sous vêtement intime finit sur le tas qu’elle avait fait près du feu, sans se soucier de bien les étaler. Il n’y avait personne, alors elle ne se gêna pas pour avancer sans pudeur vers l’eau. Son pied entra en contact avec la douce chaleur de la source géothermique, et elle poussa un soupir de bienêtre. Ça allait être vraiment bien de prendre un bain. Sans plus tarder, elle avança jusqu’à avoir de l’eau au-dessus du genou, et elle sauta la tête la première dans l’onde pour disparaître sous celle-ci et émerger un peu plus loin. Elle commençait déjà à ne plus sentir le fond sous ses pieds. Elle se laissa couler, en se bouchant le nez. Très vite, elle toucha le lit de sable qui composait le bas-fond. Elle prit appuis et se propulsa pour émerger de l’eau en reprenant une respiration ample. Elle adorait barbotter. Elle nagea vers un rocher situé vers le centre du bassin. La brume lui cachait maintenant la rive. La jeune femme s’extirpa de l’eau pour s’asseoir sur la pierre, chaude de la présence de l’onde à bonne température. Elle ferma les yeux un instant, goûtant à la quiétude, alors que ses cheveux détrempés lui tombaient dans les yeux. Indubitablement, sa main se dirigea vers son entrejambe. Sans trop s’en rendre compte, elle s’effleura les parties charnues et gonflées de ses nymphes. Elle serra ses jambes sur sa main pour s’empêcher de glisser son index vers des méandres qui ne devaient leur humidité pas seulement à la baignade. Elle se mordit la lèvre inférieure quand elle entendit des voix. C’était la larve et la princesse ça non ? Elle se laissa glisser dans l’onde tel une sirène.

©️ Starseed

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Une étrange frustration
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN



Du côté de Candom, tandis que Teshara s’évertuait à soigner la Drakos, le soldat se triturait les mains nerveusement. Il tournait autour de la doctoresse et de Jacobs endormie, comme un lion en cage, et brusquement, il vint s’asseoir près d’Isia. Il semblait un peu énervé, voir déconfit, ou un mélange des deux : « Docteur, dites… Toute à l’heure, vous m’avez injecté du sang. C’était le vôtre et celui du sous-lieutenant pas vrai ? »
Le voir tourner en rond, commençait à agacée Isia, elle le suivait du regard de temps à autres, se demander ce qu’il avait à s’énerver tout seul cet idiot. Elle releva la tête vers, lui, se tournant, pour lui faire face. Les jambes, légèrement repliées sur le côté et une main sur ses cuisses.
« En effet »
Ayant eu la confirmation de la française, il ajouta, mal à l’aise :
« Vous pensez qu’avec le sang de deux femmes, je puis déclencher des symptômes féminins ? » Il n’était pas bien précis, volontairement vague parce qu’il était gêné. Il parlait d’ailleurs à voix basse en checkant régulièrement pour voir si Jacobs dormait.

Isia, se retenue de rire aux éclats, mais c’est quoi cette question débile ? Il ne pensait pas que le sang d’une femme allait le transformer ? Cela est complètement ridicule vraiment ! Elle posa une main sur son épaule, sentant qu’il avait une odeur assez forte le jeune homme., elle fronça un peu du nez. Et étrangement, elle sentie comme une forme de fourmillement dans le bas ventre.
« Comme avoir tes règles ? » Fit-elle sérieusement. Intérieurement, elle se fichait de sa gueule mais extérieurement elle était pro.

« Par exemple… » Il fit une moue contrariée. « Franchement, j’ai l’impression d’être con, et je me dis que ce n’est pas possible, mais... » Il baissa les yeux. « Toute à l’heure, je suis allé pisser dans les buissons, dehors, et je saignais un peu de mon sexe. » Il leva les yeux vers Isia, rouge de honte, avant d’ajouter pour conclure le spectacle : « Et je suis sûr d’avoir les nichons qui ont poussé aussi ! »

Isia le regarda et son regard alla sur son entrejambe… Puis son regard bleu remonta sur lui. Elle lui fis un petit rictus.
« Cela doit être du sang contaminé qui s’évacue par voie basse. Rien de bien inquiétant. Tu as qu’a de laver, déjà et tu verras sur tu as une belle paire de seins d’accord ? Au pire je regarderai. » Elle lui tapota sur l’épaule. Ne se rendant pas compte qu’elle était langoureuse dans sa voix. « Tu ne peux pas de transformer en nana Candom. »

Il la regarda quelque instant avant de papillonner ailleurs. En fait, il ne savait pas si c’était le fait qu’elle lui parle de façon aguicheuse ou ses réponses qui le gênait le plus. Il se sentait con de s’être inquiété pour rien, et surtout, d’avoir pensé qu’il pouvait avoir ses règles parce qu’il avait reçu du sang chargé d’hormones féminines. Il ricana histoire de faire bonne figure. « Je m’en doutais un peu hein. » Il se pencha vers la doctoresse avec des airs de conspirateur. « Vous êtes certaine de ne rien avoir touché de sensible quand vous m’avez aidé toute à l’heure à… perdre mes formes ? Parce que… Quand j’étais dehors, juste avant que me prenne l’envie de pisser, j’ai essayé de me faire… euh… bander, et je n’y suis pas arrivé. » Il semblait blasé, mais tout à fait sérieux. On ne déconne pas avec la virilité de monsieur.

Isia lui sourit se mordant les lèvres, elle se retenait de rire. « C’est que tu ne peux plus à cet instant. Bander pendant des heures … tu es resté coincé et cela à épuiser la bête si je peux dire cela ainsi. Ça va aller mieux plus tard. » Elle ne savait pas ce qu’elle avait, mais elle était entrain de fourmiller toute seule et elle n’aimait pas trop ne pas comprendre. Surtout qu’il se penchait près d’elle et malgré l’odeur elle avait de drôle d’envies. « Va te laver, pendant ce temps mort. La chaleur te fera du bien »

« J’espère que ce n’est que ça. », fit-il sombrement. Il acquiesça sans rien dire. Oui, il devait aller se laver, mais il avait l’esprit occupé. Cela l’inquiétait.

La chaleur du lac et la fraîcheur de la grotte, formait une sorte de brume d’eau, qui cachait les ondes. Isia ne l’avait pas remarqué mais faut dire, que le puit donnant sur la forêt laissait passer beaucoup de fraîcheur, il devait faire sacrément froid dehors. Une raison de plus, d’avoir des vêtements chaud cette fois.

« Oui, ce n’est que ça… » Lâcha Isia dans un soupir langoureux, en toisant encore le lac. Elle frissonnait, non pas de froid mais d’émoustillements sans comprendre pourquoi. Une envie présente dans sa tête, qui devenait oppressante. Son regard alla sur Teshara qui était en train de soigner la Drakos à côté d’eux. Monté sur cet animal, devait être impressionnant… Elle se fit la remarque, qu’elle était bien mieux ici, ne voulant pas gaspiller son énergie déjà peu grande au profil d’un mastodonte. Du sang gicla de l’autre côté du feu, touchant Isia au visage. Elle émit un bruit guttural de dégoût. Remarquant que ces mains lui semblaient sale… Elle allait finir toquer avec la propreté si ça continue. De plus l’autre forte et désagréable de Candom, lui donnait l’impression, qu’elle portait cette odeur et elle voulait se frictionner, ou le frictionner comme un raton laveur.

« Vous venez vous laver ? » Avec elle dans l’eau, nue, il était sûr d’arriver à avoir une érection. Et, il se sentait d’humeur à ne pas se répandre trop vite, une première dans sa vie.

La proposition de l’homme, tombait à pic et même lui donna une chaleur au bas ventre. Elle se leva, souplement. « Oui. Et je vérifierai tes blessures, tu sens le sang dans ton mélange d’odeur et je n’aime pas ça »
Oui car sous la crasse et le sang qu’il avait versé sur lui, elle aurait pu très bien oublier des plaies ou des stigmates. C’est en lavant Jacobs, qu’elle avait découvert une multitude de chose. Elle vérifia si Jacobs allait bien, la recouvrant de la couverture, pour qu’elle évacue bien. Puis, marcha vers la brume du lac, vers le côté le moins exposé à la vue de tous. A dire, vrai son regard fouilla la brume, pour explorer, elle avait du mal à concentrer certaine de ses actions. Là, où elle s’arrêta fut à l’entrée du tunnel, où les jumeaux avait trouvés de l’eau. La brume était épaisse, chaude et humide. Son regard alla, sur la paroi rocheuse, qui était recouverte de mousse.

« C’est gentil de veiller sur moi », dit-il en la suivant vers l’endroit où elle voulait aller. Il n’en revenait pas qu’elle soit d’accord, mais qu’importe. Il fallait saisir sa chance de se retrouver avec cette plantureuse créature nue. C’était vrai qu’il ne sentait pas. Un mélange de sang, de sueur et de foutre. L’odeur ne lui plaisait pas des masses et se laver ne serait pas un luxe. Après tout, tout le monde, mis à part les deux crades de pégasiens, s’était lavé, alors pourquoi pas lui. Ce serait bien de profiter de la source chaude. Maintenant qu’elle l’avait vu les couilles à l’air, il ne se formalisa pas pour se déshabiller. Et ce fut à ce moment-là que Pedge lui envoya un message radio ! Ah Bah il était réellement le plus tranquille du monde pour faire son affaire ! Et il courru vers l’eau pour sauter dedans directement en piquant une tête. Elle était vraiment trop bonne ! « Elle est trop bonne ! Vous venez ?!», lui dit-il en la toisant depuis l’onde. Bien entendu, il comptait bien la reluquer et il sentait déjà poindre les prémices d’une érection. Tout allait bien en fait, de ce côté-là, même si pour le moment ce n’était qu’un frémissement du côté de son bas ventre. Il se projetait, comme toujours, mais ce semble fait lui remontait le moral. Il allait bientôt pouvoir faire le requin avec son aileron ! Et peut-être même qu’il allait enfin s’envoyer en l’air avec une femme ! Oui, là il y allait fort, mais Candom restait un homme, et son petit côté coquin qu’il avait depuis son arrivée sur cette planète n’était pas qu’un style.

Isia tourna la tête entendant le « plouf » audible de l’homme. Il y allait franco en mode gros bourrin. Isia sourit amusée, elle le voyait entre les brumes plus légères, puisqu’elle était proche de la source. Elle en aura passée du temps dans l’eau dit donc. Isia arracha de la mousse pour s’en servir comme gant. Sans se soucier d’une quelconque pudeur, elle retira ses vêtements et pénétra dans l’eau, ce fut sa seule réponse. Elle se fichait bien, qu’on la voit nue, elle n’avait pas ce genre de pudeur ou de problème. Elle se laissa glisser jusqu’au cou dans l’onde, se frotta la joue, pour retirer le sang.

Elle avait la tête pleine de différentes émotions contradictoire et elle trouvait ça étrange, qu’elle ait fortement envie de Candom… Il était mignon certes, mais jusqu’à maintenant, elle n’éprouvait pas vraiment de frémissement pour lui. Pourquoi était-elle là dans l’eau ? Ah oui, pour vérifier l’état de son corps, une fois propre comme elle l’avait fait pour Jacobs. Mais, elle aurait pu ne pas l’accompagner si ? Il n’était pas faible au point de se noyer l’autre lumière ? Elle secoua la tête, se disant que ce genre de chose était étrange, mais ne semblait pas louche. Tant qu'à être dans l’eau, elle aimerait bien que Pedge vienne. Elle se rapprocha de l’homme, toujours immergée, où il ne pouvait rien voir et lui tendit la mousse pour qu’il se frotte.
« Frotte bien ! »
Et elle se frotta le visage, oui elle se sentait affreusement sale, cela allait devenir une obsession et ce genre d’élément l’inquiétait. Elle ne voulait pas revenir toquée !

Candom ne se posait pas de questions de ce genre. Il y avait une femme, qu’il avait vu en petite tenue, qui lui avait tenu presque le sexe et qui ne s’était pas foutu de lui quand il s’était lâché un peu rapidement par une simple pression, et maintenant, il était amoureux. Il avait envie d’elle, il la désirait, il voulait la posséder, il voulait la déglinguer tout simplement. Pourquoi est-ce qu’il avait ce genre de pensée qu’il n’avait pas spécialement en temps normal ? Il ne savait pas, mais si elle était là dans l’eau avec lui, c’était bien pour une raison non ? Il commença à se frotter avec le bout de mousse qu’elle venait de lui donner. C’était agréable quand même, de virer cette saleté, surtout sur son ventre. Il avait perdu pas mal de sang, et son sperme s’était mélangé à son fluide rougeâtre, formant un agglomérat dans ses poils guère reluisant. Tout était en train de foutre le camp dans l’eau et c’était tant mieux.

« C’est agréable…», il soupira de lassitude. Il était tenté de faire la planche, mais c’était montrer son sexe à la blonde, et il était quand même assez pudique. Il s’approcha d’elle plutôt. « Vous avez besoin d’un coup de main ?», fit-il en agitant la mousse. Il se proposait en tout bien tout honneur, bien entendu.

Isia hocha la tête, oui, elle commençait à se sentir moins sale, notamment sur le visage et les bras. Elle était en train de le faire sur son torse et sur une zone vallonnée, quand il lui proposa ses services. Elle se tourna d’un mouvement fluide « Oui le dos … Tu ne te sens pas étranges ? Je me sens sale, je ne sais pas pourquoi, alors que je me suis lavée tout à l’heure. » cela était dans la tête elle le craignait et la fatigue n’aidant pas.

Il était trop ravi de l’aider et il dégagea ses cheveux pour les passer sur sa poitrine, sans toucher celle-ci. Ainsi, il avait son dos libre en ligne de mire même si l’onde le masquait.
« Depuis que je suis sur cette planète, je me sens étrange.», finit-il par dire. Il appliqua la mousse sur ses omoplates avant de commencer à frotter de façon circulaire. « Je crois que c’est le fait de t’avoir vu.», hasard a-t-il pour faire une touche de romantisme à l’eau de rose un peu désuète. Il était passé au tutoiement. « Mais ne t’inquiète pas. Une fois que Candom aura bien frotté, tu ne te sentira plus sale...», confirma-t-il sûr de lui. Il amplifia ses mouvements, se montrant incroyablement doux. Soudain, la mousse frotta sur quelque chose de plus dur, d’un peu plus rêche et quand il insista un peu trop, il fit partir les pansements qui jusque là avaient tenus, aux endroits où la parure de bijoux avait été fixée par les indiens directement dans la peau de la chirurgienne. Dans l’eau, il ne voyait rien et mine de rien, sans trop se rendre compte de ce qu’il avait fait, sans réelle conséquence néanmoins puisque Isia avait coagulé depuis un moment, il passa son éponge végétale sur l’épaule dénudée et apparente de la jeune femme et il la bascula vers son torse en passant son bras autour d’elle, tout en se rapprochant dans son dos pour venir se coller légèrement à elle… Il comptait bien descendre sur sa poitrine et se coller pleinement contre son dos. Ainsi, il pourrait poser son menton sur les trapèzes de la jeune femme et la nettoyer sur le devant, tout en commençant un langoureux préliminaire sous des couverts hygiénistes.

Elle se frottait le ventre avec la mousse, toujours en pleine réflexion sur son comportement qu’elle ne trouvait pas logique et inconnue. Jamais, elle n’avait été maniaque, ou soumise à des pulsions aussi fortes sans raisons. Certes, elle aime le sexe, mais généralement, elle ressent de l’excitation, envers quelqu’un qui l’attire ou dans une situation, pas comme ça, en mode « pouf et tada ». Surtout que ça ne passait pas du tout. Limite, si elle n’était pas à deux doigts de sortir d’appeler Pedge et de la plaquer contre la roche pour l’embrasser et lui arracher ses vêtements. Cette idée, lui lança des pics assez forts dans le bas ventre et elle trouvait cette idée merveilleusement attirante. La voix de Candom brisa son petit délire. A tiens donc il se sentait bizarre, elle tourna la tête légèrement vers lui, pour le toiser…Puis il lui donna la raison, elle soupira doucement, ce n’est pas à ça qu’elle s’attendait. Mais, à des symptômes plus sérieux. Elle ricana doucement.
« Dès que tu me vois tu te sens bizarre alors, planète ou non … » Fit-elle espiègle alors qu’il lui frottait le dos en lui déclenchant des frissons, non visibles. Elle se fichait qu’il la tutoie ou non. Elle s’étonna de sa douceur, pensant, qu’il allait lui passer la mousse avec force mais elle apprécia ce fait et cela la détendait… C’est fou, comme elle était tendue en réalité depuis plusieurs minutes. Cette sorte d’angoisse de propreté la rendait folle. Elle se dandina un peu, quand il arracha un pansement, passant sa main sur l’endroit.

« Tu m’as arraché un pansement je crois … » Elle trouva l’endroit, sentant sous ses doigt une boursouflure de sang séché. Bon ça va.
« Fait attention s’il te plait, je n’aimerais pas que ça se réouvre. » Elle frissonna se souvenant de la douleur. Elle retira sa main, se frottant les bras, pour chasser la sensation désagréable. Le laissant s’approcher. Cela pouvait être naïf mais cela l’était en réalité… Son esprit était en train d’analyser de manière pragmatique tout ce qu’elle ressentait essayant de trouver une cause. Elle n’était pas blessée, du moins, elle n’avait pas pris de flèche ou de projectile comme les deux militaires… Peut-être que dans sa parure il avait une forme de drogue non ? Ce qui expliquerait son air confuse et de plus en plus émoustillée ? Sa faiblesse venait de la course, de l’humidité, du fait d’avoir été battu deux fois, comme le témoignait ses poignets, du stress et de la souffrance de la parure en bijoux…Elle remonta ses mains au-dessus de l’eau, jouant avec les cercles que produisait ces mouvements. Cela l’aidait à se concentrer.

« Désolé, je n’avais pas vu tes pansements, je vais faire attention. », confirma-t-il. De toute façon, son dos ne l’intéressait plus vraiment maintenant, à part peut-être pour se coller à elle. Ce qu’il fit d’ailleurs alors que sa main dans laquelle se trouvait la mousse passait le col de son épaule pour redescendre vers une vallée plus vallonnée par de petits monts au bout desquels trônaient deux jolies framboises. Il passe doucement sa main dessus, ne s’attardant pas, toujours dans l’optique de la frotter. Dans le même temps, il se colla à elle pour l'enserrer de ses bras, alignant sa virilité qui ne voulait pas prendre d’ampleur, avec le sillon du fessier de la belle. Elle semblait pensive, passive, peut-être attendait-elle qu’il prenne les devants. Il n’y connaissait tellement rien aux femmes !

Elle n’avait pas conscience qu’elle était si ailleurs. Elle se torturait l’esprit essayant d’associer chaque conséquence à un fait. Elle ne devrait pas être excitée ou même éprouver le besoin d’un acte sexuel intense et percutant avec autant de force sans raison. Et sans cesse, l’image de Pedge lui revenait, source de son désir et pourtant, elle ne désirait pas plus achever ce jeu ici… Bref son esprit partait dans des images follement excitantes tout en essayant de se dire « mais pourquoi !!!? ». Elle sursauta quand elle sentit le corps de l’homme contre son dos et fait étonnant, elle s’attendait à sentir quelque chose pointé sur ces callipyges, mais rien… Rien de rien de rien… Donc, il n’était pas émoustillé ? Cela serait étonnant, il avait l’air de dresser le pavillon aussi vite que lucky luke quand il tire… (et accroissement il était aussi rapide pour son coup). Elle était donc la seule perverse du coin ?

Ah non, la main glissant pour faire semblant de la frotter, bah tiens ! Elle était en train de réfléchir clairement à la marche à suivre, céder ou se barrer, sachant qu’elle était nue avec lui, donc ce fut une manière de le chauffer… Elle se fichait d’être une connasse. Mais alors qu’elle était en train de prendre une décision, son corps avait déjà répondu à sa place, en se collant un peu plus contre lui, ondulant lentement. Isia ramena ses mains, pour prendre celle de Candom, les éloignant de son corps, les laissant devant elle. Elle se tourna le regardant dans les yeux sérieusement, lâchant ses mains. Il avait quelque chose qui cloche sérieusement là !
« Tu es excité depuis le début de la mission, ou plus particulièrement depuis un certain moment ? Hormis le fait que je sois nue avec toi à cet instant… » Elle n’avait pas encore mis sur le tapis, le fait qu’il n’avait rien de bien intéressant contre ses fesses pour faire un acte plus agréable. Bref, il ne pouvait rien faire pour le moment dans cet état et elle sentait qu’elle avait envie de lui gonfler … Ce qui n’est peut-être pas une bonne idée, il serait décevant avec sa particularité.

Quand elle perçue les voix plus nettement, elle plongea sous l’eau. Elle n’avait pas de problème à ouvrir les yeux mais c’était quand même bien sombre en dessous de la surface, et pour cause, la caverne n’était que très peu éclairée, et seules les flammes permettaient de bien y voir, surtout sans la technologie des atlantes. Elle s’orienta en prenant pour seul indice la direction des sons qu’elle avait entendu, en espérant ne pas s’être fait berner par un écho. C’était agréable, vraiment. Nager nue lui procurait des sensations délicieuses sur son anatomie. Elle sentait l’eau qui l’effleurait, qui s’immiscer partout, sans la barrière d’un vêtement, et c’était d’autant plus perceptible quand elle nageait. Et soudainement, un cul d’homme se dessina dans les volutes d’eau devant elle. Il était collé à la doctoresse, et celle-ci se retourna vers lui. Elle entendit vaguement des propos en surface mais impossible de savoir quoi sous l’eau.

Candom restait con devant la question de la doctoresse. Il s’était figé, déçu de ne plus être en contact avec elle. Et pourquoi est-ce qu’il n’était toujours pas au garde à vous d’abord ? Et c’était quoi cette question ? « Je suis toujours un peu coch…» Il ne put finir sa phrase qu’il sentit quelque chose dans son dos. Il se crispa, pensant qu’une bestiole venait de se coller contre lui, quand une Teshara sortie de l’onde en se collant dans le dos du jeune homme. Elle dû lui faire plier un peu les jambes pour pouvoir poser sa tête sur son épaule. Elle toisait ouvertement Isia avec un regard inquisiteur, les cheveux éparses dispersés autour de son visage. « Tu es un peu quoi ? », lui susurra-t-elle dans l’oreille.
« Par mes ancêtres les Candoms, deux femmes pour me faire honneur ! », s’exclama-t-il en se refaisant une contenance, la surprise passée. Teshara avec une main sur l’épaule droite de l’homme pour se maintenir, tandis que son menton était posé sur la gauche. Son autre main était enroulée autour de son torse.

Isia fut surprise de voir le visage de Teshara, elle était là depuis quand ? Et surtout, pourquoi elle se collait autant à l’autre ? Elle était muée des mêmes envies ? Et c’est quoi ce regard ? Du genre elle le veut pour elle toute seule ? Eh bien prend ma belle… fait toi plaisir, tu seras déçue !
« Hum hum, faut-il pouvoir honorer qui que ce soit… » Dit-elle sombrement. Elle était agacée, non pas par Teshara, mais parce qu’elle avait l’impression que ce genre de situation était complètement stupide. Et le comportement langoureux de cyanure ne l’aidait pas rester distante… Elle se rapprocha, donc du corps de Candom, mais surtout du visage de Teshara, s'arrêtant à quelque centimètre du siens. Elle est quand même plus intéressante que Candom. « Je suppose que tu es excitée aussi non ? »

Candom se rembrunit à l’évocation d’Isia sur sa capacité à honorer quique ce soit. Elle avait raison, ce n’était pas avec son mollusque entre les jambes qu’il ferait quoique ce soit à ces deux-là. C’était tellement la poisse, lui qui avait l’érection facile habituellement. Est-ce que c’était à cause du stress ? De la perte de sang ? Non, c’étaient les hormones de femmes ça !
« Aussi oui. C’est à cause des oeufs. », ajouta-t-elle comme si c’était la chose la plus naturelle du monde tout en toisant la jeune femme qui était maintenant à quelques centimètre d’elle. Elle n’avait qu’à forcer un peu sur ses cervicales, ou se pencher un peu plus en pesant sur le dos de l’atlante pour attraper ses lèvres avec les siennes.
« Je vais y arriver, je vais y arriver », psalmodiait doucement Candom, dans un murmure un peu agaçant. Teshara lui mit la main devant la bouche pour qu’il arrête d’ailleurs.

Ah bah voilà, la solution était cause des œufs… Mais ils en avaient pas. « Quels œufs ? Ceux du temple ? » après tout elle n’avait pas vue que Teshara en avait ramenée. Isia était réellement à peine un centimètre du corps, qui ma foi, plutôt musclé de Candom. Ces murmures étaient pénibles et elle félicita du regard Teshara le koala qui eut bon goût de mettre sa main sur la bouche de l’homme. Mais encore une fois, il était en sandwich et semblait transparent. Elle laissa reculer un peu son visage, pour avoir les deux en visuel, s’étonnant que Candom soit aussi peu dynamique ou même gêné que cyanure soit sur lui.

Décidément, ce n’était pas cet homme qui allait la combler. Il était tellement passif… Teshara poussa un soupir en rentrant son index dans sa bouche. Qu’il lui lèche, au moins ça lui titillerait l’entrejambe de façon agréable. Pendant ce temps, elle s’occuperait de répondre à la doctoresse, qui s’éloignait d’elle. Elle regrettait aussitôt de ne pas avoir saisi sa chance de l’embrasser. Voilà pourquoi elle ne remettait jamais les choses au lendemain ! Autant profiter tout de suite, car le jour suivant n’est pas une promesse certaine, surtout dans sa profession.
« Non, nous en avons cinq ici. La Drakos m’en a donné quatre, et j’en avais piqué un. » Elle fit un sourire à sa vis-à-vis tandis qu’elle lâchait Candom qui était plus encombrant qu’autre chose. Alors qu’elle pataugeait pour se mettre sur son côté, elle lui empoigna le vit. Il était flasque. N’empêche, cela le fit soupirer il sembla reprendre ses esprits. Il devait arrêter de stresser !

« Hum… Oui c'est vrai, ton frère nous a dit que tu avais négocier des oeufs avec la Drakos. » Elle avait oublié ce détail, dans un sens, elle ne semblait pas franchement dans son état normal. Si cela avait été le cas, elle serait sortie de l’eau, pour appeler Pedge et lui dire qu’il faut mettre les œufs quelque part et loin d’eux. Elle soupira… Oui, elle devait regagner la rive pour la prévenir avant qu’on lui saute dessus. Elle initia un mouvement.

D’une main, et avec son bras puissant digne du militaire qu’il était, Candom attrapa Teshara par l’épaule qui allait confirmer les dires de l’autre blonde, et il la fit tourner sur elle-même pour la mettre face à Isia, comme s’il se protégeait de la française avec une autre femme en guise de bouclier. Isia réceptionna la blonde, un peu surprise, mettant ses mains sur les bras de Teshara pour la retenir avant qu’elle lui tombe dessus. Il fait quoi le spaghetti là ?
Sauf que les mains du jeune homme remontèrent sur sa poitrine généreuse et se refermèrent sur ces galbes offerts. La jumelle ne chercha pas à se défendre le moins du monde. Il prenait soin d’elle, à sa manière, et elle était de nouveau proche de la doctoresse. Elle tendit sa main vers elle déjà proche pour l’attraper et l’attirer un peu plus près, tandis que l’homme continuait de lui malaxer les seins. La Lupienne qui n’en était pas vraiment une fit descendre la main d’Isia vers son entrejambe, sauf qu’elle ne l’arrêta pas sur son propre mont de Vénus. Non, elle lui fit sentir une proéminence qui était en train de naître entre ses cuisses, à savoir, la dureté de Monsieur.

Isia se retrouva contre la poitrine de Teshara et les mains outrageuses de Candom, qui devait touche pour la première fois une femme de sa vie. Il avait été plus réactif avec elle. Et elle ne savait pas si ce fut une bonne chose. Étrangement, elle ne bougea pas, le cocktail fatigue, douleur et phéromones lui donnait des temps de latence assez élevé, trop à son goût. Sa main guidée par celle de Teshara l’emmena à effleurer une zone, qu’elle avait déjà touché médicalement parlant. Cela commençait à grossir, mais pas suffisamment. Cela l’agaça.
« Candom ? » Dit-elle d’un air purement dominant.

« Quoi ? », dit-il dans un grognement de satisfaction en sentant une main sur son entre-jambe qui, il le sentait, était en train de reprendre des couleurs. Et ses seins là, depuis le temps qu’il avait rêvé de toucher une vraie poitrine, et pas celle de sa sœur qui poussait à peine quand ils étaient tous les deux à l’école… C’était vraiment agréable et il aurait préféré être sur la rive pour pouvoir apprécier la texture sèche de la peau de la jumelle. Avec elle, il n’avait pas peur. Elle ne représentait rien pour lui, qu’une vulgaire étrangère qui faisait tout pour l’emmerder depuis le début. Ce n’était pas pareil avec Taylor Laurence qui était une femme importante de la cité. Teshara ne disait rien, plutôt satisfaite de voir ce petit côté dominant se développer chez la femme en face d’elle. Néanmoins, il était un peu brut avec ses seins déjà bien tendus par le désir depuis un bon moment, et elle commençait à moins apprécier les caresses bourrues du jeune homme.

« Tu veux bander et savoir toucher une femme non ? » Oh oui, elle avait une idée en tête et celle-ci elle était muée par les phéromones et son esprit de provocation. Elle sentait très bien les mains bourrues sur la poitrine de Teshara et à son avis cela ne devait pas être la panade. Elle tourna sa main, pour que le dessus de la main de la jumelle touche à sa place Candom. Histoire qu’elle évalue le degré du plaisir elle n’aura qu’en deux secondes.

« Ce n’est pas ce que je suis en train de faire ? » répliqua-t-il abruptement. Teshara fit une grimace que seule Isia pu voir, vue qu’elle lui faisait face, le genre de grimace qui disait : non pas du tout. Mais elle laissait faire la doctoresse, voyant bien qu’elle avait une idée derrière la tête. Par contre, s’il n’arrêtait pas bientôt, elle allait prendre les choses en mains pour de bon… D’ailleurs, en parlant de ça, elle sentit qu’Isia lui retournait la sienne pour qu’elle puisse toucher la verge du jeune homme. Il n’était pas encore bien raide… Comment c’était possible. Enfin, c’était déjà mieux qu’au départ, mais jouer les bustes pour l’excitation de monsieur commençait à la gaver.

« Tu t’y prends mal, ce n’est pas une vache que tu dois traire ! » Dit-elle autoritaire. De sa main libre, elle attrapa l’une des mains de Candom, pour le dégager. Elle retira son autre main de celle de Teshara, sentant bien qu’il avait franchement du mal à bander ce qui était logique. Il n’avait plus rien à fournir ! Il fallait du temps.
« Il faut être doux, je vais te montrer … » C’est dingue, il faut tout apprendre aux mecs maintenant ! Bon il était vierge, mais bon, il devait avoir une idée de comment faire l’amour non ? Pour une fois, la jumelle se laissait faire. Son intérêt était à son maximum, et l’idée que cette femme montre à l’homme comment il fallait s’y prendre était vraiment excitante. « Oui, montre-lui parce que je crois que sinon il ne va jamais y arriver. », fit la blonde aigrie, qui avait des doutes quant à la technicité du jeune homme rien qu’en le voyant… Maintenant elle était fixée. Ce type n’avait jamais touché une femme de sa vie, ou alors, une grosse qui n’avait jamais trouvé personne pour se faire tringler.

Le jeune homme opina du chef, partagé entre la honte de ne pas y arriver seul, et l’excitation d’être guidé comme un adolescent. C’était une forme d’initiation, un rite de passage, une consécration ! Mais bon… Pour qui est-ce qu’il allait passer ? Qu’importe, seul le résultat comptait, et il voulait s’empaller dans l’une ou l’autre. S’il devait se prendre la honte pour… alors soit. C’était le prix à payer. « J’essaie, mais c’est comme toucher pour la première fois quelque chose, j’ai du mal à estimer quand je vais trop loin... », répliqua-t-il pour essayer de sauver la face.

Il était exaspérant vraiment ! Elle soupira. Hors de question qu’il la touche, mais alors là mais plus du tout. Autant, elle serait prête à dire oui, pour la blonde mais lui, même en rut elle se refuserait à son contact ! « Ferme là et regarde ! ». Il la ferma, docile malgré son côté empoté.

Après, avoir retiré les mains de Candom, elle plaqua sans aucune douceur Teshara contre le torse de l’homme qui du bomber celui-ci pour ne pas tomber en arrière, malgré l’eau.
« Tu parles de douceur. », fit-il en réceptionnant la pégasienne qui poussa un petit gémissement de contentement, alors que ses yeux se fixaient dans ceux de sa partenaire. Isia ne répondit pas… Là, Teshara commençait vraiment à monter alors que rien n’avait commencé, et c’était une excellente chose. Rien de tel qu’un contexte intéressant et excitant pour rendre les choses amusantes et plaisantes. Elle embrassa langoureusement la jumelle, ondulant contre elle, laissant glisser une de ses mains le long de son corps pour flatter correctement la poitrine dure comme du ciment, elle était déjà à point la demoiselle... Cette dernière avait ramené sa propre main sur celle qui flattait un peu plus souplement sa poitrine. Elle sentait qu’elle allait avoir des tiraillements dans les seins le lendemain. Et ça merci Candom le bourrin !

Finalement, elle tira Teshara vers elle, pour que l’eau leur arrive jusqu’au bassin, cela serait bien mieux pour sa démonstration… Et avec la faible lumière et la brume, il avait intérêt à se radiner car elle n'allait pas l’attendre. Deux femmes qui se tripotent, la quintessence du fantasme masculin ! Il avait intérêt à être d’attaque. Candom n’en perdait pas une miette, et il suivit le mouvement vers le bord de l’eau. Maintenant, les corps des deux femmes étaient bien plus visibles. Ce n’était plus du simple suggéré, c’était du concret. Il pouvait voir leur forme s’écraser l’une sur l’autre, leurs longues jambes sortir de l’eau pour propulser leurs bassins harmonieux… Il était en train de prendre des formes pour de bon.

« Si avec ça, il ne peut pas durcir, je ne peux rien pour toi … » Fit elle au creux de l’oreille de Teshara, alors qu’elle descendait pour lui lécher et le suçonner les seins, histoire de la faire monter. La jumelle se tendit, à cause déjà de la petite phrase mais aussi par l’action de l’atlante. Sa poitrine était vraiment le centre de l’intérêt de tout le monde décidément. Mais une langue était bien préférable à des mains, elle devait bien le reconnaître. Elle commençait à avoir envie de plus, et pas forcément en restant passive. Et ça serait mieux pour l’homme de saisir sa chance et d’avoir une belle érection, pour prendre la jumelle, pendant qu’elle lui procurait du plaisir. Sur le coup, elle comptait bien, que l’autre fasse son affaire et les laisse ensemble après et puis satisfaire son besoin de se déchaîner un peu, sans pour autant sauter sur l’autre militaire qui lui ne plaisait pas franchement. Elle était partagée entre son envie de se faire prendre et celle de regagner la rive. Le meilleur compromis était celui-ci, surtout qu’elle jouait à son jeu favori : le rentre dedans sensuelle. Et elle en avait marre, Candom l’énervait prodigieusement.

Le jeune homme était maintenant dans une forme olympique. Rien de tel que la vision de d’une déesse en train d’en tripoter une autre pour finir d’achever la transformation mimolette en saucisson bien sec. Bref, il était d’attaque. Il arriva dans le dos de la pégasienne qui subissait les assauts buccaux de sa partenaire, et il lui appuya sur les épaules, l’obligeant à tendre sa croupe. Seulement voilà, il y allait encore une fois sans contrôler sa force et il termina de la faire basculer en avant, coinçant Isia entre la jumelle et le sol.

Isia était en train de remonter entre les seins de la demoiselle, quand soudainement, elle se sentit tomber en arrière, elle poussa un petit cri de surprise. Et chuta sur la berge pleine de mousse fort heureusement. Le corps de Teshara lui coupant la respiration quelques seconde. Elle ondula, pour se dégager du corps, du moins sa tête, foudroyant Candom, qui avait l’air tout con !

« Triple buses ! » Et ce fut en Français s’il vous plait.
« J’aime les bourrins, mais là quand même... », râla Teshara qui se trouvait d’ailleurs bien cool pour le coup. Elle n’avait pas compris l’exclamation de la française, pensant que c’était une insulte. D’ailleurs, la tonalité lui plaisait bien et elle savait qu’elle l’avait enregistré. Faire des écholalies était fréquent chez elle, qui aimait répéter les sons qui lui plaisait bien. C’était assez pénible pour son entourage quand elle s’y mettait, car c’était plus fort qu’elle. Avec ses conneries, il aurait refroidi n’importe qui ce mec. Heureusement qu’il avait les oeufs pour l’aider sinon les deux femmes se seraient barrées depuis un moment.
« Apparemment, elle aimait ça que tu la poussais fortement ! », répliqua-t-il en tentant de se défendre.
« Et en plus, il fait comme si j’étais un jouet. Je sens qu’il va se finir tout seul comme un grand celui-là. » N’empêche, la position sur l’atlante était sympa. Teshara bandait ses muscles pour ne pas l’écraser, et elle commençait à avoir une envie folle de profiter d’elle.

« On va voir si en te poussant fortement dans l’eau, si tu fais le requin ! » Grogna ou plutôt feula Isia. Il était chiant avec sa mauvaise foi. Non mais elle voulait bien savoir qu’il ne savait pas comment s’y prendre mais quand même ! Elle apprécie le fait de ne pas trop se faire écraser, pour commencer à sortir. Elle s'attendait à ce que la pégasienne se mette à quatre pattes pour se relever mais non.

« Bon aller oust, Candom aide nous à nous relever ! » Oui elle était autoritaire, mais c’est comme ça qu’on dresse un militaire empoté. Elle n’était plus en phase de faire plaisir là. Même si son corps réclamait un ébat, elle était trop agacée, quel abrutit, il n’avait qu’à la cueillir gentiment et tendrement et cela aurait été fait comme une lettre à la poste, mais non ... Dernière fois, qu’elle chasse à deux. D'ailleurs, elle allait rejoindre Pedge et ça serait beaucoup mieux. Elle avait envie de s'allonger près d’elle et aussi d’autre chose, mais avant tout de douceur et ce n’est pas là, qu’elle va être peinarde ! En plus son dos lui était douloureux.


©️ Starseed

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Une étrange frustration
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN


Teshara n’attendit pas l’homme pour basculer sur le dos. Elle se la serait bien faite la petite atlante, mais elle semblait vraiment en colère. Et quand elle roula sur le dos à son côté, elle constata que le militaire avait complètement débandé suite aux propos de la tigresse blonde. Logique. Il les toisa deux secondes sans venir les aider, et finalement, il se tourna pour s’enfoncer dans l’eau. Rapidement, la brume le masqua à la vue des deux jeunes femmes.

La pégasienne se redressa sur les fesses, ramenant les jambes contre sa poitrine. La frustration laissait place à la colère. Si elle détestait bien une chose, c’était d’être humiliée, et là, elle se sentait bafouée, terriblement bafouée même. L’autre l’avait prise pour un jouet, et il était reparti la queue entre les jambes sans même essayer quoique ce soit. Mais c’était quoi ce mec ?!
« Quand je disais que c’était une putain de planète de merde !! Ben y a pas que ça ! Cette journée me fait chier mais d’une force ! » Elle se releva en pestant. Elle se sentait con, à poil, et bordel ce qu’elle détestait ça. Elle jeta un regard à Isia. Elle ne pouvait pas lui en vouloir, cette dernière y avait mis du sien. Dommage… Dans un autre environnement, elle lui aurait fait sa fête, d’une façon telle qu’elle aurait trouvé n’importe quelle autre femme fade par la suite. Mais tant pis, là, elle n’avait plus envie. Si son frère lui demandait un remède contre les oeufs et leur effet sur la libido, elle lui dirait d’aller enculer Candom, ça fonctionnerait à coup sûr pour se calmer… Sérieux quoi ! Elle était dans une colère noire.

Isia en avait rien à faire que Candom soit vexé, elle était certaine qu’il chouinait en plus... Merde quoi ! Il avait sa chance là toute prête et il avait tout gâché. Il s’attendait à quoi là ? Qu’Isia, réputée pour sa grande patience et sympathie, lui dise : ce n’est rien mon poulain, vas-y je la tiens prend la mais bien droit !? Non mais elle n’allait pas lui tenir la bite non plus ! Il n’aurait plus l’occasion de se faire une belle femme comme ça !
Bref, elle se rassit dans une position similaire à Teshara, avant de se relever à son tour.
« Au moins tu as les œufs que tu étais venue prendre… Faute d’être prise par le bourrin de l’équipe ! » Lança Isia sans aucune conviction. Elle était en colère tout comme elle, si elle n’avait pas été aussi agacée, elle lui aurait bien dit, de finir ça entre fille, mais bon, là… Non. Elle la frôla cependant, en passant vers elle, attrapant ces vêtements. « Tiens la mousse sèche bien ... » Elle en arracha pour elle et en tendit à Teshara, pendant qu’elle se frictionnait, remarquant, qu’elle ne se sentait plus sale. En tout cas, elle en profita pour reluquer l’autre femme, qui était délicieuse. Il rate vraiment sa vie l’autre pignouf !

« M’ouais, j’suis tellement énervée que j’en ferai bien une omelette... ». C’est bête mais l’énervement de l’autre femme, calmait celui d’Isia. Elle eut un petit rictus a sa phrase. Teshara attrapa la mousse. Elle était fermée, mais ses yeux auraient tué n’importe qui sur place. Elle n’avait même pas réagi à sa façon de la froler. « Pfff. », lâcha-t-elle encore une fois. Elle commença à se frictionner elle aussi pour se sécher, captant le regard de la doctoresse atlante posé sur elle. C’était vraiment un gâchis sans nom. Elle commença à rassembler ses vêtements dans le but de se rhabiller.
« Rassure moi, les mecs atlantes ne sont pas tous comme ça ? Parce que putain, je comprends que tu te tapes la bergère du coup. », fit-elle pour faire la conversation. C’était ça ou aller lancer des cailloux dans le lac dans le but d’emplâtrer l’autre puceau. Elle se serait laissé faire, franchement, il était passé à deux doigts de se taper une femme, et pas n’importe laquelle. Elle était prête, il avait plus qu’à l’enfiler… Pourtant, elle s’était promis de ne pas coucher avec lui, que c’était qu’une lavette, qu’elle se contenterait de le surveiller comme son frère lui avait dit, et non, elle était prête à se faire cueillir, à renier son désir de base juste pour satisfaire sa libido et il n’en avait pas profité.

Isia était en train d’enfiler son tanga quand elle releva la tête vers Teshara.
« Qui te dit que je me tape la bergère ? » Demanda t-elle simplement. Cela se voyait tant que ça leur tendresse réciproque ?

Teshara avait juste remis son haut pour le moment. Elle était en train de peser le pour et le contre de remettre son sous-vêtement nettement moins joli que celui de l’atlante. Elle haussa des épaules, en considérant sa culotte aux traces blanchâtre de ses émois passés. « Qui me dit que tu ne te tapes pas la bergère ? », répliqua-t-elle simplement. « Eh bien toi ma chère. » Repliqua Isia sans se démonter.
Teshara lui fit un sourire. « Tu sais, je vais pas te juger si tu te la tapes. Franchement, je m’en fou pas mal. Mais je ne suis pas certaine que le câlin de toute à l’heure dans la flotte soit réellement que de l’amitié. »
« Je sais et ton avis me passe par-dessus la tête, comme la majorité des avis d’autrui. » Fit-elle avec ironie ce qui était assez vrai au final, sauf quelques exceptions. La jumelle aurait été déçu du contraire. « Une amitié plus tendre … » Fit elle avec un rictus et une petite moue taquine. N'empêche, là, elle avait envie de se retrouver avec son doudou et de se foutre de la gueule de l’autre pignouf ! Et elle était en train d’être complice avec l’autre doctoresse, comme quoi tout arrive.
« Plus tendre… c’est bien. », répéta-t-elle dans un murmure. Elle fit un signe d’acquiescement de la tête, sans rien ajouter d’autre.

Isia n’avait rien d’autre à dire, Pedge et elle c’est un mélange de sauvagerie et de tendresse assez bien dosé sans pour autant avoir encore du sexe à l’état pure. Elle aimait bien ça, elles se découvraient, se provoquaient avant de coucher ensemble et cela n’était pas si mal même si frustrant parfois. Mais elle aimait, ce lien entre elles « Et pour répondre à ta question : non, fort heureusement. Après, il y a comme partout des bons ou des mauvais. Mais jamais un vrai boulet pareil… » Généralement, elle n’était pas trop déçue, plus par les femmes par contre. Mais son dernier rapport avec un homme datait, elle doit bien se l’avouer. Et elle avait bien envie de passer le cap avec son collègue Dale, tant qu'à se faire du bien avec un mec. Et même s’il est timide dans la vie de tous les jours, elle voyait bien dans ses prunelles, quand elle le provoquait, qu’il n’allait pas être une merde ! Qu’au contraire que si elle le pousse trop, elle va finir sur la table d’auscultation avec un timide sauvage ! Rien, que cette idée la fit frissonner.

« Ouais, normal. C’est bien la première fois que je repars comme une conne comme ça. D’habitude, j’ai au moins ramassé un coup de queue même si ça part trop vite. », finit-elle par dire avec son élégance habituelle. Isia ne put se retenir de rire, face à ce langage incroyable ! Dans la bouche d’une belle femme, cela choque toujours et elle avait trouvé pire qu’elle ! Enfin bon, c’est tout aussi frustrant l’inachevé que le pas commencé. Elle avisa la culotte de l’autre jeune femme. Elle secrétait beaucoup mine de rien, elle était réellement sacrément à fond…
« Tu veux un mouchoir pour essuyer ? »
La jumelle reporta son attention sur son vis-à-vis qui venait de se poiler suite à sa réflexion vulgaire. Elle fit le lien entre son sous-vêtement et sa proposition. « Ça ne changera pas grand-chose, je pense que j’ai des restes. Y a pas de langue qui s’est perdue ce soir. », ajouta-t-elle.
Isia retroussa le nez comme un chat d’amusement, elle est d’un vulgaire stupéfiant !
« Tu peux retourner dans l’eau, pour une seconde chance ... »
« Ou pas. », répliqua-t-elle du tac au tac. « Si je devais faire l’effort d’aller quémander une seconde chance, c’est pas dans l’eau que j’irai la chercher. » Elle avait quand même repéré la valeur sûre dans l’équipe et ce n’était pas Candom qui lui avait procuré des petits picotements de plaisir au niveau de son bouton d’or tandis qu’on lui léchait les seins. Isia pouffa et lui lança un regard complice.

Mine de rien, sans pour autant tomber dans une forme de complaisance, cette mésaventure avait tendance à faire passer pour sympathique la chirurgienne aux yeux de la pégasienne qui ne voyait plus spécialement une concurrente. Finalement, elle enfila son sous vêtement. Elle était certaine d’être encore humide et elle préférait ne pas en foutre partout dans son pantalon. En petite culotte, et son pantalon dans la main, elle approcha d’Isia à côté de qui ses chaussures avaient roulé. Elle lui claqua sans crier gare un baiser sur les lèvres :
« Et merci pour ma poitrine. Tu avais l’air doué. » Elle se pencha pour ramasser ses chaussures et elle pivota pour poser ses fesses sur de la mousse sèche prêt du feu. Elle avait une flemme monstre maintenant, et sa colère était bien redescendue, sans qu’elle ne brûle quelqu’un ou casse quelque chose. Finalement, elle se bonnifait, non ?

Isia fut surprise de ce baiser inattendu. Elle lui lança un sourire provocant, le naturel revient toujours au galop. « Mais de rien, je sentais sur la mienne le mauvais traitement, il fallait réparer ça … » Elle enfila son soutien-gorge et son bas de pantalon. Elle avait chaud avec les vapeurs. N’empêche ces œufs étaient aussi redoutable que la plante de Frozen, a un détail près, on perdait pas toute individualité ou personnalité sous son effet.

Teshara était contente du sourire provocant qu’elle provoqua. Elle avait une belle bouche, qui s’étirait bien quand elle souriait. Mais oui, l’autre y avait été comme un rustre. Si seulement encore il était en train de la prendre en même temps, elle aurait pu aimer ce sentiment de possession, mais là, ce ne fut plaisant qu’au départ. Elle regarda les petits seins d’Isia disparaître dans son soutien-gorge, ustensile qu’elle ne connaissait d’ailleurs pas. « J’aime bien tes seins, et je trouve que ça les met bien en valeur ce que tu mets comme vêtement là », commenta-t-elle, curieuse, en rebondissant sur la poitrine d’Isia comme elle en parlait. Pour sa part, elle n’utilisait que des vêtements qui pouvaient soutenir sa poitrine au besoin, par le biais de laçage ou de corsage. Aujourd’hui, elle ne portait rien mais ce n’était pas tout le temps comme ça. Elle se demandait si c’était agréable comme vêtement.

Isia leva son regard vers elle, prenant sa haute tunique indienne, pour qu’elle puisse mieux regarder. Voilà que ça parle lingerie. Elle ne se formalisa pas, prenant le compliment comme il est. « C’est un soutiens gorge, on a porte toujours autant pour le confort de ne pas avoir les seins qui ballotte que pour le côté coquette et ça fait son effet chez un homme ou une autre femme fit elle avec un clin d’oeil. « Ton peuple n’en utilise pas ? Vous ne portez rien pour maintenir vos seins ? »

La jumelle soupesa sa poitrine. On voyait clairement qu’elle ne portait rien en dessous pour la maintenir. « Pas tout le temps. Mais sinon, on a des vêtements qui sert au niveau de la taille, sous la poitrine, pour la tenir, mais rien de comparable. Ça doit quand même être pratique. » Teshara observait le concept en plus de l’esthétisme. C’était vrai que ça faisait son petit effet. Elle se décida enfin à enfiler son pantalon.

« Oui c’est pratique, moins chiants que les corsets en cuirs. » Fit-elle en enfilant son haut. Elle marcha jusqu’au feu, pour s’asseoir près de Jacobs et vérifier si tout allait bien. Elle était encore endormie et moins fiévreuse. Son corps était calme tout comme son sommeil. En toisant la grotte, elle se demanda où étaient Pedge et Naalem. Elle n’osa pas un message radio, pour le peu qu’ils soient sortis… quoiqu’avec les oreillettes cela ne s’entendait pas. Par contre, elle ne s’y faisait pas de voir un Drakos immense vers l’entrée.

Elle attrapa la sienne qu’elle remit pour la faire biper.
// Pedge, vous êtes parties avec le jumeaux ? //
// Oui. Tout va bien ? //
// Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais les œufs donne des envies sexuelles aux personnes. Je vais rester loin des œufs, vous me manquez … Faite attention. //
Il y eut un moment de silence, puis Pedge répondit :
// Le contrebandier m’en a parlé. C’est préférable de s’en tenir éloigné oui. // Nouveau silence. // Vous me manquez aussi. Je reviens vite avec un plan pour se barrer d’ici. //
Isia eu un petit rictus dans le vent // Candom va être chiant, il n’a pas pu tirer son coup. Et la jumelle est à nouveau calme, je vous raconterai. // Elle eu un soupir // Je vais les gérer, hâte qu’on se barre d’ici ! // Fit-elle, elle en avait marre, elle voulait rester et être tranquille et elle commençait à se demander si les oeufs n’allaient pas entraîner de l’agressivité à cause de la frustration sexuelle.

Cette fois le blanc fut plus important. Candom était affecté par les oeufs ? // Qu’est-ce que vous entendez par “il n’a pas pu tirer son coup ?” //

// Je sous-entend qu’il aurait dû avoir un rapport sexuel entre la jumelle et lui et qu’il ne sait pas si prendre donc ça n’a rien donnée. // Elle se mordit les lèvres, elle était encore dans un état second, sinon jamais elle n’aurait dit ça à la radio. Entre Pedge lui fis du bien… Isia secoua la tête essayant de ne pas comprendre le pourquoi du comment, concluant que les œufs étaient en train de chambouler son corps et la fatigue était une bonne copine pour les phéromones donnant un cocktail étrange.

// Je vois. // Elle avait son ton pincé. // Je ne doute pas que vous allez vous en sortir pour les gérer. Mais si besoin, contactez-moi à nouveau. // Il y eut un bref silence avant qu’elle n’ajoute : // Et dites à Candom de remettre son oreillette sans quoi ça va chier. //

// Je lui dirais. On parlera de ce qui s’est passé après. Mais ne le blâmez pas, il est droguée et un peu con // Fit Isia. Surtout qu’il est vierge, elle avait envie de dire, m’enfin bon. // Vous savez pour combien de temps vous en avez encore ? //

// Non, je ne vais pas l’en blâmer. Pour être honnête, je crois qu’aller en reconnaissance était une façon de me soustraire aux effets des oeufs. // Elle n’en dit pas plus, considérant la question de la chirurgienne. // Un peu moins d’une heure si on est efficace et qu’on progresse bien. // . Elle n’était pas sûre de son estimation mais à la louche, ça ferait ça.

// Vous avez bien fait de filer … // Dit-elle simplement, avec Pedge dans le coin, cela aurait donné réellement un acte sexuelle. // D’accord, je vais vous laissez. A plus tard //
// C’était plus sûr pour vous. // , répondit-elle exprès. Isia pouvait aisément imaginer son petit air suffisant à l’autre bout de la radio. // Faites attention à vous, à plus tard. // Elle coupa la communication.

©️ Starseed

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Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN



Voyant que la doctoresse atlante prenait des nouvelles de sa partenaire la Bergère, Teshara se décida à aller voir la Drakos, puis les oeufs. D’avoir discuté de tout et de rien (enfin surtout de seins) avec cette femme lui avait fait passer les envies de meurtres et d’omelette. La Drakos semblait dormir, telle une statue. Elle ne bougeait pas d’un pouce, et c’était à peine si on remarquait qu’elle respirait. La pégasienne bifurqua donc vers les œufs pour les contrôler. Ils étaient pareils que toute à l’heure, et elle ne resta pas longtemps à les veiller de peur d’en sentir les effets libidineux.

Elle revint ensuite se poser près du feu, ou elle étala un peu de mousse verte pour s’allonger un peu, les bras derrière la tête, à contempler le plafond. Candom revint de sa petite baignade alors qu’elle s’allongeait. Il avait la mine sombre et il n’adressa la parole à personne, s’asseyant près du feu pour se sécher. Il était toujours nu, et il ramena ses jambes contre son torse pour masquer son sexe, les pieds joints.

Teshara tourna la tête vers lui :
« Finalement, tu en es revenu à tes premiers amours ? »
L’autre releva son museau et la toisa durement :
« Va te faire foutre. »
« Ne La ramène pas branleur ! J’ai été patiente mais tu n’auras pas cette chance encore une fois. »
« Alors laisse-moi tranquille au lieu de me chercher. C’est ma fête aujourd’hui ou quoi ?! » Il se leva pour aller s’habiller, encore trempé mais il sentait qu’il allait s’énerver et il ne voulait pas être violent. Et puis… Il avait une mission. Il n’était bon qu’à ça de toute façon. La jumelle rebascula sur le dos pour reprendre sa contemplation du plafond.
« Ca aurait pu... », murmura-t-elle pour elle-même.

Isia eu un petit rictus en accord, oui c’est plus sûr pour elles deux. Il n’empêche que là, elle avait envie de se coller à elle. Elle se voyait dans un vrai lit et dormir contre son doudou. Pedge, lui donnait des envies de tendresse et de se sentir protégé et elle ne savait pas, si elle devait aimer ça ou non. D’habitude c’est elle qui joue ce rôle dans ces pseudos relation, pas l’inverse. Enfin bon, elle secoua la tête, allant vers le feu, ou Teshara était présente et haussait le ton avec un Candom nu comme un verre. Non mais sérieusement ? Il ose faire son boudeur alors que c’est lui qui a tout foiré. Ce mec est désespérant. Il est aussi chiant qu’une nana. Si elle était à sa place, elle ne se la ramènerait pas, elle s’écraserait poliment de honte !

Isia fouilla les affaires, pour les ranger et trouver la radio de Candom. Elle la prit et marcha vers lui, alors qu’il bouclait sa ceinture torse nu. Elle lui tendit.
« Pedge est partie avec le jumeau, faire de la reconnaissance, ils sont en train de faire un plan pour qu’on se barre d’ici, ils seront là, dans moins d’une heure normalement » Sa voix était normale, pas haineuse ou agacée.

L’homme attrapa la radio et la fixa à son oreille rapidement, l’habitude aidant.
« Cool. Vivement qu’on se barre. », répliqua-t-il. Il avait un ton égal, sa bonne humeur était envolée. Il jeta un coup d’oeil du côté de la jumelle qui semblait dormir, les yeux clos. Il plissa le nez avant de chercher son t-shirt des yeux. Il ne le trouvait pas et cela commençait à l’agacer. Comme s’il avait besoin de ça en plus quoi ! Du coup, il se tourna vers Isia et murmura un peu plus agressif : « Franchement, vous avez déconnez toute à l’heure doc ! »

Et genre merci ? Il ne sait pas le dire ? Elle se mordit l’intérieur de la bouche, car elle allait lui en coller une, juste pour satisfaire son envie personnelle. Oui, il fallait éviter de verser dans la violence, l’excitation se traduit par le désir sexuel mais aussi par la colère et fallait éviter ce dernier point. Elle allait se détourner, alors qu’il chercha son t-shirt, qui se trouvait encore près de Teshara, il l’avait oublié ce con, quand il lui balança une pique. Elle se mordit plus fermement la joue, inspirant lentement de l’air.
« Vraiment ? Et en quoi ? » Sa voix était neutre affreusement neutre. Et ce n’est jamais bon avec elle.

Il pointa du menton la jumelle, tout en avisant que son t-shirt était à son côté. Elle avait même pris sa veste en guise de coussin. Il secoua la tête. « Plutôt que de râler et de me faire perdre mes moyens, vous auriez dû m’encourager à la prendre cette garce. C’est qu’une salope de toute façon. Personne n’aurait rien dit. » Il considéra Isia avant de s’éloigner pour reprendre son t-shirt, sans discrétion. Il n’osa cependant pas récupérer sa veste.

Isia serra les dents et lui lança un regard mauvais et avec son charisme cela devait être écrasant. Elle se déplaça devant lui, ne lui laissant pas le temps de prendre ses affaires. Il est sérieusement con ! Posant une main sur son torse de manière forte :
« Tu n’es qu’un idiot ! Tu allais te la faire ! Et monsieur a été maladroit et nous a envoyé à terre ! JE te l’ai servi sur un plateau doré pour que tu puisses perdre ton pucelage Candom ! Et si ce ne fut pas le cas c’est entièrement de ta faute ! Elle était prête à te recevoir je te l’ai mise en position ! Avec un peu de délicatesse, au lieu de nous faire choir, tu te la serais enfilé comme une perle ! » Elle ramassa son t-Shirt et lui fourra sur le torse « Alors assume ! »

Il restait interdit. Il ne savait pas quoi dire, parce qu’au fond, elle avait raison. Il tenait son t-shirt dans ses mains. La jumelle, dans son dos, bascula sur le côté, les bras sous sa tête, pour les observer tous les deux. « Mais… Dans les films, franchement, les deux nanas l’une sur l’autre, elles ne râlent pas, elle se tripotent… Et le gars il a plus qu’à quoi… » Il était complètement déconfit, commençant à prendre conscience que les deux jeunes femmes ne s’étaient pas foutus de sa gueule mais qu’il avait tout fait capoter tout seul comme un grand. Il poussa un soupir avant d’ajouter : « Toute façon, je n’avais pas de capote, et vu comment elle est celle-là, je suis sûr que j’aurai chopé une merde. Elle doit traîner son cul dans tous les sales endroits de la galaxie. » Autant se donner bonne conscience.


Naalem lui avait dit de faire un effort parce que les atlantes représentaient une source d’intégration possible dans un futur à moyen termes, mais là, il commençait vraiment à chercher le bâton pour se faire battre celui-là. Teshara n’était pas du même acabit que lui, et si son bâton était tendu, elle s’en servirait, pas comme ce trou du cul incapable de satisfaire une femme. Elle se redressa sur son séant en poussant un soupir vraiment poussif et en se tenant l'arête nasale. Elle cherchait manifestement à se contrôler un tant soi peu mais son côté anti social était en train de prendre le dessus.

Ce mec était décevant sur tous les points. « Non mais tu es sérieux là ? Le sexe dans la vraie vie, ce n’est pas comme dans les films de boules ! » Elle hallucinait clairement ! Véritablement le cliché du puceau qui apprend la sexualité sur les bandes passante de your porn.
« Tu as trente ans ! Tu n’as plus quinze ans, où tu découvres pour la première fois que tu sais bander ! » Elle secoua la tête complètement agacée de ce mec qui ne sait pas assumer qu’il a loupé sa chance ! « Quant à Cyanure, tu n’en sais rien ! Et quand bien même, nous n’avons pas juger d’autrui là-dessus ! Et pour information, il en a dans les sacs des autres militaires, c’est dans l’équipement de base imposé en mission ! Que j’ai imposée, pour pas devoir traiter d’infections sexuelles et autre bébé involontaire ! » Elle soupira, en plus ce con il sait qu’il en a, puisque Pedge lui en accrochée une au début de la mission « Arrête de chercher à insulter autrui en disant que c’est une salope. Regarde-toi en face et digère ton amertume, cela serait mieux pour tout le monde ! Tout le monde est frustré ici ! » Elle le fixait sans ciller. Elle ne voyait pas Teshara dos a elle.

« Je sais-je SAIS ! », gueula-t-il pour faire taire la doctoresse. Il allait la fermer, il ne voulait plus de sermont, plus de critique, plus se faire houspiller. C’est là qu’il vit l’éclat de la lame arriver droit sur sa gorge. Il était entraîné mine de rien, et il pivota plus par réflexe que par volonté pour attraper le bras de la jumelle qui passait juste au-dessus de l’épaule d’Isia, laquelle avait dû sentir un souffle passer près de sa joue alors que l’autre tentait de le faire taire une bonne fois pour toute. Il poussa la chirurgienne qui était entre lui et la pégasienne d’un bon coup de cul pour se retrouver dos à la jeune femme et la faire basculer par-dessus son épaule comme un judoka confirmé, tout en contrôlant la main directrice qui tenait le poignard. Il lui tordit le poignet avec force pour qu’elle lâche son couteau, ce qu’elle fit bien malgré elle en restant sur le dos, le souffle coupé par la chute de toute la hauteur de Candom. « Toi... », feula-t-il. « Tu commences sérieusement à me faire chier. » Il arma son pied et lui frappa dans les côtes une fois. Elle ne pouvait même pas atténuer le choc en roulant puisqu’il tenait toujours son poignet dans une torsion délicate et douloureuse. Il maîtrisait le sujet en tout cas. « Ça aurait dû être toi, pas Jacobs ! » Et il lui remit un coup.

Isia ne comptait se la fermer pour lui faire plaisir, s’il savait cet abruti qu’il avait qu'à baisser les yeux et mettre sa queue entre les pattes, pour dire « pardon » et se barrer bouder dans un coin ! Mais bon, cela ne se passa pas ainsi, elle sentit le souffle de Teshara bras tendu vers la gorge de Candom, dans le but de le buter ? Sérieusement ! Isia fut bousculée avec force et tomba par terre, se réceptionnant sur les poignets lourdement, s’écorcha le droit déjà bien bleu, avec une pierre coupante, le regard horrifié en voyant Candom se déchaîner. Et bordel ! Elle n’a pas son sac, pour leur foutre a tous les deux une dose “de dodo rapide”, comme elle aimait bien le dire !

Elle se leva, attrapant le bras de Candom, qui s’apprêtait à redonner un coup. Elle chevauchait Teshara, pour retenir ce bras qui allait finir par faire gicler du sang. Et s’il voulait frapper Teshara, il devrait la frapper elle. Il n’oserait pas. Cela était en train de virer dans de la violence gratuite ! Et même si elle ne ressentait que peu la peur, elle s’en inquiétait. Avec la force, prodigieuse de l’homme, il allait la briser en deux.
« Alexis! Arrête ! Elle a eu son compte, arrête tu vas la tuer ! » Elle le regardait dans les yeux, sa peau frissonnait d’effroi. Mais son regard n’avait pas peur. Ses bras tremblaient un peu sous la force et le sang coulait le long du droit.
« Arrête … » Dit-elle doucement.

Il avait envie de continuer, il avait envie de la taper, encore et encore, jusqu’à ce qu’elle ne bouge plus, mais l’intervention d’Isia l’en empêcha. Elle tenait son bras fermement. Il ne pouvait pas la frapper elle, c’était la mission que de la protéger. Il eut un éclair de lucidité et lâcha le bras de la jumelle en reculant de quelque pas, tout en considérant la doctoresse qui avait le bras en sang. « Elle… elle a voulu me tuer… ». Il n’en revenait pas. C’était si brutal, si gratuit, si soudain… Pas de signe précurseur, rien. Elle lui avait sauté dessus avec un seul but. Le tuer.

Teshara était consciente, et Isia pouvait sentir sa respiration maintenant qu’elle était sur elle. Elle baragouina quelque chose qui ressemblait au « triple buse » de la française prononcé toute à l’heure, et elle se mit à se marrer doucement, tout en couinant de douleur. Cela la fit toussoter un peu. Il avait frappé dans les côtes cet enculé, et ça lui faisait un mal de chien. Sans parler de son dos qui avait réceptionné sa chute sur le sol dur de la grotte.

Isia soupira quand Candom se retira tout penaud. « Oui… » Dit-elle simplement, baissant le regard sur Teshara qui semblait parler mais elle ne fit pas l’effort de comprendre. Elle se releva, à quatre pattes sur elle, pour la palper et voir si elle n’avait pas d’autre lame. Elle alla vers un sac, faisant mine de prendre une seringue, cela était de la morphine. Mais elle cacha de son poing l’écriture. Puis se redressa, les regardant tous les deux. « L’un a ma gauche et l’autre à ma droite. Le premier qui moufte je l’endors c’est compris ? » Personne, ne savait qu’elle bluffait.
« J’ai des serflexs », fit le soldat pour sous-entendre qu’il fallait attacher la tigresse étrangère, préférant prendre les devants plutôt que de laisser la doctoresse jouer à son jeu-là. C’était lui le militaire, lui le responsable maintenant que Pedge était partie, et que Jacobs était HS.

Teshara se redressa péniblement. Finalement, la lavette savait se battre. Elle était plutôt impressionnée par son réflexe, surtout qu’elle y était allée franco sans sourciller. Elle ne se rappelait pas de la suite des évènements, tout était allé très vite, jusqu’à la chute sur le dos. Elle jeta un coup d’oeil en direction de son fusil modifié. Avec ça, elle ne le raterait pas… Tout aussi laborieusement que pour se redresser, elle se mit à quatre pattes. Son côté droit et son poignet lui lançaient terriblement mais c’était une bête coriace et il lui en fallait plus pour se laisser arrêter. Elle en avait rien à foutre des commandements de la blonde, elle ferait ce qu’elle voulait.

Isia approuva de la tête, quand soudainement elle vit la blonde se relever et se tortiller vers son fusil. Putain mais ce n’est pas vrai sérieux ! Elle ne réfléchit pas vraiment, elle se redressa pour sauter sur Teshara et la plaquer au sol. Espérant que Candom allait réagir sérieusement ! Elle ne sait pas se battre, elle allait se faire laminer la gueule !

Le soldat se dépêcha pour fouiller dans son gilet tactique et il en extirpa une paire de serflex, sorte de menottes en plastique extrêmement dures à enlever. Il revint vers les deux femmes. Teshara s’était aplatie comme une crêpe en poussant un gémissement de douleur en recevant l’autre femme sur le dos, sur ce même dos qui avait encaissé le choc par terre. Sans douceur, elle essaya de se tourner pour palier à la menace, mais le militaire atlante était déjà de retour et il lui plaqua son genou entre les omoplates pour la clouer au sol. Il ramena les mains de la jumelle dans son dos et il les noua avec les liens de contentions. Alors qu’Isia se relevait pour le laisser procéder. Les bras croisés et complètement interdite.
« Je vais vraiment vous tuer…. », ragea-t-elle dans ses dents, toujours écrasée par terre.
« Ferme ta gueule conasse. », fit le soldat en lui collant une baffe.

Isia s’éloigna se frottant les bras, pour rejoindre Jacobs, qui dormait encore profondément suite à la morphine, elle lui frotta l’épaule. Avant de faire marcher sa radio. Les genoux contre son torse elle n’était pas rassuré et s’estimait heureuse de ne pas ressentir de peur…
// Pedge ? //
// Oui ? // , fit la texane après quelques secondes. // Tout va bien ? // .
// Non. Il y a de la tension, la jumelle a essayé de tuer Candom et par chance, il l’a attachée avec des serflexes...// Dit-elle calme mais doucement, comme pour ne pas se faire entendre.
// Et vous ça va ? // . Isia pouvait déduire que Pedge ne pouvait pas trop réagir pour ne pas alerter le jumeau.

Candom de son côté se redressa de la jumelle sur laquelle il était, l’obligeant à se relever elle aussi en tirant sur ses bras dans son dos. Elle n’avait pas le choix si elle ne voulait pas sentir une brûlure atroce dans ses épaules qui ne pouvaient pas remonter très loin en arrière. Péniblement, et en gémissant, elle se remit debout en passant par ses genoux, comme elle ne pouvait pas se servir de ses mains.
« Aller avance, on a une affaire à régler toi et moi. », dit-il en la poussant dans le dos pour la faire marcher. Sauf qu’il n’allait pas vers le feu.

// Oui oui // Dit-elle en regardant son poignet en sang, qu’elle suçotait, pour éviter que le sang coule trop. Elle attrapa le sac, pour dénicher des pansements, seul élément qui reste dans le kit de survie Atlantes avec du désinfectant, pour se l’appliquer, quand soudainement son regard se leva sur Candom… Elle avait laissé la radio allumée « // Oh putain le con ! // » Ce fut du Français. Elle voyait l’homme, qui l’emmenait pas du tout prêt du feu, elle entendit ces paroles et la déduction était rapide à se faire. Son cœur prit de tour et elle se sentir trembler, en souvenir à certains éléments de son passé. Et là, il n’avait pas de super Panda… Sur le coup, elle se s’entendit gémir d’impuissance !
// Pedge … Revenez vite avec le jumeau, ça va dégénérer rapidement ! // Elle avait pris un ton de voix froid et pressée ! Oui, là, elle avait une folle envie de voir débarquer panda d’elle ne sait où avec Pedge !!
// Qu’est-ce qu’il se passe ?!! // Isia pu entendre qu’elle disait qu’il fallait rentrer au frère de Teshara. Tant pis pour la diversion. Cela rassura un peu Isia, ils allaient arriver ! Fallait qu’elle gagne du temps !
Elle laissa la radio allumée en continue et se leva, pour que Pedge entende si besoin. Ne se soignant pas le poignet. « Alexis ! Tu fais quoi ? Reviens là ! » Elle marcha rapidement vers lui, pour lui attraper le bras. Elle ne manquait pas de courage et de folie en allant directement au contact.

Le jeune homme la repoussa doucement, en dégageant son bras. Il allait lui répondre quelque chose quand Teshara en profita pour se retourner vers lui et sans crier gare, elle lui percuta les roubignoles avec son pied avant de s’enfuir en courant vers la Drakos.
« Putain de fille de pute !!. », rugit Candom en se tenant les parties, le regard hagard en se dandinant sur place. Il poussa cette fois-ci sans ménagement la française et il se lança à sa poursuite. Avec ses mains dans le dos, elle n’irait pas bien loin. Il la plaqua dans le sable de tout son poids en lui sautant dessus.

Isia ne tomba pas cette fois. Non mais elle allait faire comment pour protéger Teshara sans se faire frapper ? Son cœur battait fortement… Elle n’allait pas lui tirer dessus ! La radio la ramena à la réalité.
//Isia ?? Qu’est-ce qu’il fait ?? //
// Il veut violer la jumelle … Je … //

Elle regarda sa piqûre cela ne lui ferait rien, sauf le shooter et le rendre plus instable… Putain mais c’est n’importe quoi ! Elle ne savait pas quoi faire !! Elle courut vers le feu, pour prendre une arme, pendant que Candom se battait avec la jumelle. Étonnamment cela ne réveillait pas la Drakos qui était dans un sommeil profond limite méditation. Isia se releva et alla vers eux et parla d’une voix forte.
« Caporal Candom ! Lâchez immédiatement cette pégasienne, c’est un ordre ! » Elle braqua l’arme sur lui, elle n’était pas certaine de son coup, elle ne savait pas tirer bordel ! Mais se tenait à une distance raisonnable, pour pas qu’il la désarme comme il avait fait avec Teshara. Elle avait une voix forte et autoritaire, elle ne se démontait, alors, qu’elle ressentait des frémissements d’angoisse dans son corps.

// Caporal arrêtez ça tout de suite !! // , gueula Pedge dans sa radio après Isia. Elle espérait qu’il l’avait sur lui.
Le militaire était en train de reprendre l’avantage sur Teshara qui ruait comme une tarée dans le sable, souffrant bien moins de la roche sur cette matière et elle ne se faisait pas prier pour essayer de le shooter à coup de pied malgré sa position allongée, avec les mains dans le dos. Alexis se figea alors qu’il prit conscience que la chirurgienne braquait une arme sur lui et qu’il prenait les deux ordres dans les oreilles en version stéréo, l’un avec un léger accent français, l’autre texan.
« Qu’est-ce que vous branlez doc ? », fit-il en tenant la jumelle par les cheveux. Il la lâcha à ses pieds sans répondre au sous-lieutenant.
« Bute le… Appuie bordel ! », fit-elle en se tortillant par terre. Elle avait le nez en sang.

« Je t’évite la cour martiale ! Eloigne toi d’elle ! Va contre le mur ! » Elle était ferme, toujours l’arme braqué sur l’homme.
Il repassa au tutoiement. Il semblait dans un état second et on était loin du Candom tout mignon du début de mission. Non, là, il était frustré, son désir ne faisait que croître et la jumelle qui n’arrêtait pas de l’humilier faisait une cible parfaite maintenant qu’elle était contrainte. C’était lui qui était en position de force, et il n’y avait pas de raison qu’il n’en profite pas ! « Arrête tes conneries, et aide-moi. Qu'est-ce que je t’ai dit toute à l’heure ? On doit tenir ensemble. »
« TIR PUTAIN ! », s’énerva Teshara en invectivant Isia. Elle commençait à se redresser péniblement.

Isia resta ferme, contrôlant les tremblements de son bras. Et l’autre qui ne se la ferme pas, mais mince, elle est conne elle aussi. Ils sont tous bête ce n’est pas possible.
« Va contre le mur ! Sinon, je te pete la rotule ! » Elle ne voulait pas tirer, le choc de l’arme, lui serait trop important et il verrait qu’elle n’était pas une experte. « Pour information Candom, c’est Hamilton qui m’a appris à tirer et tu penses bien, qu’il ne m’a pas montré une manière très conventionnelle… » Allons au bluff ! Panda était connu pour sa barbarie sans nom, entre janvier et magna, il avait une super réputation qui faisait frémir plus d’une personne. Elle avait une voix si ferme et si glaciale, qu’on ne pouvait pas se douter qu’elle mentait, affrontant scandaleusement les prunelles de Candom. Si elle s’en sort, elle file demander des cours de combat et de tir !
« Cyanure, va vers le feu, et ferme là ! » Lança Isia d’un air autoritaire.

« Tu vas me tirer dessus pour elle ? », dit-il en s’éloignant d’un pas. Manifestement, il ne voulait pas tester les dires de la jeune femme, surtout qu’elle était en pleine confiance, du moins en apparence. Et il connaissait la réputation d’Hamilton. Il se positionna près du mur. Quant à Teshara, elle ne bougea pas d’un pouce. Elle était maintenant sur ses fesses, et elle regardait Isia entre ses cheveux qu’elle avait en désordre. Elle inspira par le nez pour contenir le saignement et elle cracha dans l’eau. Elle n’était pas contente du tout, et si ça ne tenait qu’à elle, elle le buterait tellement salement que le viol de Jacobs à côté serait une histoire pour enfant. « C’est bien le toutou obéit. », fit-elle froidement.
« T’a de la chance toi alors ta gueule. ». Ils étaient ingérables.

Isia se sentait soulagée qu’il obéisse, la menace Panda ! ça c’est de l’argument en béton ! Heureusement, qu’il n’était pas suffisamment malin, pour se dire, qu’Hamilton avait peut-être sa réputation, mais qu’en tant que docteur jamais, elle n’utilisera ce genre de méthode… quoique personne ne savait ce qu’elle pouvait faire pour se sauver la vie. Enfin qu’importe l’autre reculait sagement et elle avança de quelque pas, histoire de la pousser à se mettre contre ce mur.
« Tu crois qu’il va se passer quoi, si on rentre ? Tu seras arrêté et mit en cellule, ta carrière sera finie à cause d’œuf !
» Elle ne voulait pas, qu’il se mette bêtement en danger professionnellement ni qu’il viol Teshara. C’est autant pour elle que pour lui. « Sans parler que les violeurs sont mal vu, depuis janvier … » elle s’avança. Peut-être ce fut une erreur, mais elle voulait l’acculer, pour que l’autre grognasse se relève.

« Si tu ne dis rien, personne n’en saura rien et ma carrière n’en souffrira pas. » Il sentit le mur dans son dos et resta sur place tandis qu’elle avançait vers lui. Un peu trop peut-être. Il y vit une ouverture. « Ce n’est pas du viol elle était d’accord toute à l’h... » Il ne termina pas sa phrase expresse et s'empara du poignet de la chirurgienne pour la désarmer alors qu’il lui donnait un coup d’épaule pour la désorienter. Il reprenait l’avantage, et malheureusement pour Isia, elle s’était mise en travers de son chemin. C’était de la jalousie, voilà tout. Elle voulait son coup de bite elle aussi. Ne pouvait-elle pas le dire simplement ? Pourquoi est-ce que les femmes compliquaient toujours tout ?! « On va procéder dans l’ordre alors. », dit-il en tenant la française par le poignet, celui-là même où elle tenait l’arme quelques secondes avant. Dans son autre main, il tenait le pistolet. Si la jumelle la ramenait un peu trop, il lui collerait une balle, pour qu’elle patiente. « Déshabille toi ou je lui tire dessus. »

Elle lui fit un signe de “non” de la tête, elle n’allait pas taire cela. Et de toute façon, elle ne put lui répondre, ne s’y attendant pas et elle aurait dû réfléchir, son esprit était embrouillé elle se maudissant de se retrouver contre le mur avec un petit cri, le poignet tordu par l’homme. Elle se tourna pour lui faire face, malmenant son poignet en sang et bleu. Elle gémissait de douleurs. Mais son regard était effronté.
« Choisi alors ! » Dit-elle étrangement.

Il était ferme, imposant sa force à la française sans sourciller. Elle pouvait gigoter, il s’en tapait bien. « Il n’y a rien à choisir putain ! Tu te fous à poil où je lui tire dessus ! »
Teshara les regardait. Si elle s’éloignait, il ne pourrait pas la gérer tout en gérant l’atlante. D’un côté, elle était bien tentée de la laisser se d’emmerder, après tout, elle avait eu l’opportunité de tirer sur ce type et elle ne l’avait pas fait. Elle avait fait preuve de faiblesse et maintenant elle allait se faire violer. Cyanure avait retenu la leçon de la Drakos. Les mâles chiants, on les tue !

Isia lui fit un petit rictus, elle se rapprocha de lui, suffisamment prêt, pour qu’il sente son corps et son souffle. « Écoute moi bien Candom… Si tu me viol, ou si tu me blesses, dès que tu seras rentré sur Atlantis, Hamilton va te faire ta fête comme au deux mecs qui ont essayé de me sauter en janvier. Si tu lui tires dessus, tu vas te faire buter par son frère !! Alors dans tous les cas, tu meurs. Lâche-moi et éloigne-toi ! » Une tigresse qui jouait avec le feu… « Alors, choisi entre vivre puceau ou mourir ! » Et l’autre là, elle ne peut pas se barrer ? Elle lui jeta un regard, décalé sa tête vers l’épaule de Candom, pour dire à Teshara de se barrer putain. Et elle glissa sa jambe entre celle de l’homme.

Cela l’énerva encore plus. Ne pouvait-elle pas se la fermer cette salope ? Franchement, il était sympa avec elle depuis le début alors qu’elle le taquinait, et qu’elle l’aguichait, et maintenant qu’il acceptait de l’honorer, elle lui proférait des menaces. « Hamilton, c’est ton mec ?? ». Ça commençait à le gonfler qu’elle ne parle que de lui. Qu’est-ce qu’il en avait à foutre de quand il rentrerait, pour le moment, il était ici, et il pouvait très bien se sauver dans la jungle ensuite et devenir un Dieu pour ces connards. Au moins, ce serait fini de Candom le puceau, Candom le sous-fifre, Candom le souffre-douleur. Putain, mais il déraillait complet. Il s’en rendait compte. Ce n’était pas lui ça… Il n’était pas un connard avec les femmes… On ne devenait pas un violeur à 30 ans bordel ! Alors pourquoi est-ce qu’il avait cet envie irrésistible de s’accoupler ? Il la voulait, il les voulait. Il en avait trop envie, et elles ne s’offraient pas à lui, alors il était obligé de se servir !
« Choisi Isia putain, choisi ou je lui fais du mal, et je n’ai pas envie... », dit-il dans un ton suppliant, comme-si les remarques et la prestance de la blonde ne faisaient rien chez lui. On pouvait quand même sentir qu’il se battait à l’intérieur de son être, mais que c’était peine perdue.

Teshara capta le regard de la docteur atlante. Oui, elle allait se barrer, de toute façon, l’autre ne la ciblait pas vraiment avec son arme tant il tremblait. Il devait avoir le sperme au bord des yeux tellement il était à fond ! Elle se releva. Il fallait qu’elle trouve une lame pour couper ces putains de menottes qu’elle avait dans le dos. Elle commençait à ne plus sentir ses doigts, ni ses bras tellement l’autre avait serré. Elle s’écarta des deux jeunes gens, mais elle comptait bien revenir et achever ce porc. Elle espérait juste qu’il n’aurait pas mis sa menace à exécution avec l’atlante. Elle l’appréciait quand même un peu et le viol était une pratique qu’elle détestait particulièrement.

Isia sentait qu’il se débattait avec lui-même, elle s’engouffrait dans cette brèche ! Elle voulait continuer là-dedans, le forcer à réfléchir ! Le pire, c’est que sa menace était réelle…Elle trembla de fatigue et de colère ! Elle était tentée de dire oui, que Panda était son mec, mais cela ne le décourageait pas … Jamais elle n’a autant pensé à Panda de toute sa vie !! Elle montrait sans le vouloir ces dents, à la manière d’une tigresse, le coeur palpitant. Alors elle ne répondit pas si ce fut son mec, la réponse était non, il était son ami, son ami le plus proche de la gente masculine, le seul qui sait son passé et inversement… Il butera Candom elle le savait et fallait pas en arriver là ! Il était en train de délirer.
« Lache ta putain d’arme ! Tu n’en as pas besoin ! » Elle était toujours aussi autoritaire.
« Reste là toi !! », rugit-il en tirant vers le haut, vrillant certainement les tympans d’Isia. Non, il ne comptait pas lâcher son arme. Du même bras, il écarta Isia du mur avant de la replaquer dessus avec force.

Voyant qu’il se fichait de tout, elle allait remonter sa jambe, qu’elle avait préparé, puisque Teshara était en train de se mettre à l’abris… Isia poussa un cri quand elle se fit plaquer contre le mur. Jurant en français. Fermant les yeux avec une grimace… Elle commençait à trouver cela douloureux et le temps long. Occuper l’esprit de Candom, l’empêchait de faire un acte… Mais trop tard, elle sursauta au coup de feu.
« NON !! » Hurla t’elle, ouvrant les yeux, pour soustraire à Candom en vain.


©️ Starseed

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Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN



Teshara était en train de faire quelques pas vers le feu quand le coup de feu résonna dans la caverne. Elle se figea sur place. Elle n’avait pas peur de lui, ni qu’il la blesse, mais elle préférait s’en sortir quand même et ne pas lui faciliter les choses…. Puis crever avec une balle dans le dos, ça ne lui ressemblait pas. Elle se retourna donc pour le toiser avec un air mauvais. « Ok, tu as gagné. Viens, je me laisserai faire. »
« Approche alors. » Elle obtempéra alors qu’il la visait toujours avec son arme. Il ne l’avait pas touché ! Heureusement ! Isia lui donna un coup de pied et se fit sauvagement plaquer contre le mur, sa tête frappa celui-ci et elle vit quelques chandelles. Il repoussa une nouvelle fois Isia sur le mur histoire qu’elle se calme avec ces pieds, qui allait toucher son entre jambe ! La doctoresse avait la vision trouble et sa poitrine se soulevait de plus en plus vite… Son poignet lui faisait mal, elle se fit trimballer comme une poupée. Candom la fit avancer en la tirant brusquement pour la propulser sur la pégasienne.
« Recommence ce que tu lui faisais toute à l’heure ! »

Isia se réceptionna mal, tapant de sa tête l’épaule de Teshara, laquelle s’était raidit pour ne pas tomber avec la chirurgienne, mais avec les mains dans le dos, ce fut peine perdue. Elles tombèrent toutes les deux dans le sable bordant le lac. Elle releva son regard vers elle, glissant ses mains, sur les serflex, pour essayer de les défaire, mais il fallait un couteau.
Elle se tourna vers Candom, remettant son corps aux côtés de la jeune femme.
« Détache là, alors ! » Toujours aussi autoritaire… Elle se rendit compte qu’elle n’avait plus sa radio, qui gisait au sol. Gagner du temps… oui c’est le seul moyen. C’est ce qu’elle faisait depuis tout à l’heure. Elle passa l’une de ces mains, derrière Teshara, essayant de palper une pierre ou quelque chose comme ça.

Le coup de feu, avait réveillé la Drakos, qui tournait la tête vers l’étrange scène des humains, ne voyant que les deux femmes blotties l’une contre l’autre… Elle était léthargique et ne pouvait bouger beaucoup à cause de son état et sa faiblesse. Et puis, elle ne comprenait pas trop ce qui se passait et pour le peu qu’elle avait à faire. Des bruits forts et des hurlements d’Indiens se firent entendre et la Drakos, se leva, pour se glisser dans la galerie. Jugeant que la menace était plus forts dehors qu’à l’intérieur. Et en effet, plusieurs indiens étaient dehors à se regrouper, en voyant l’entrée du tunnel.

« Non. », dit-il avec plus de calme, comme s’il contrôlait la situation à nouveau. En plus, de voir la Drakos se barrer le rassura quelque peu. « Tu n’as pas besoin de la détacher pour lui bouffer les nichons avec ta bouche. » Il fit un pas en avant en pointant son arme vers elles, mais il restait à trop d’encablure d’Isia ou de Teshara pour se faire surprendre bêtement par l’une ou l’autre. Il n’avait pas tort, mais bon … Isia est du genre solide, mais le dilemme était là, cet homme n’était pas dans son état normal et elles n’ont plus. Elle ressentait de l’angoisse, surtout que la Drakos s’était barrée, ne comprenant surement pas ce qui se passait réellement ici. Pour le peu que ça puisse intéresser une créature comme elle… Dans tous les cas, Isia se voyait mal, tuer cet homme qui allait culpabiliser quand ils seront de retour sur Atlantis. Peut-être était-elle humaine après tout ? Elle se sentait surtout faible, avec tout ce qu’elle avait subi avant…Il ne lui restait comme seule arme : son charisme et sa vocalise.
// Caporal vous m’entendez ? //
// Laissez-moi tranquille Allen. //
// Bien, vous m’entendez. Faites-moi un rapport complet de la situation. //
Il hésita. Il ne répondit pas tout de suite à son officier. Au lieu de ça, il pressa Isia : « Grouille toi, ou je te montre qu’Hamilton n’est pas le seul à savoir tirer dans une rotule. », il mit un genou à terre et visa la jambe de Teshara en s’appliquant, prêt à faire feu.

Isia grimaça, il n’allait quand même pas oser tirer juste pour “tirer son coup” ? Il est barje ! il pensait qu’elle protégeait Teshara, mais elle le protégeait lui, de sa propre démence !

« Fait ce qu’il dit pour le moment, j’ai connu plus désagréable ne serait-ce qu’aujourd’hui. », balança la jumelle dans un murmure entre ses dents. La blonde, lui lança un regard sans signification. Mieux valait se faire lecher les seins que de ramasser une balle. C'était ça survivre aussi. Jamais elle ne serait une victime d'un gars comme lui. Elle ne serait plus de ce monde si elle n’avait pas ce tempérament de guerrière continuellement. Cependant, elle avait piètre allure. Son nez ne saignait plus mais la rigole de sang avait fait un sillon qui disparaissait sous son menton, descendait le long de sa gorge pour se perdre dans son décolleté, en une trace rouge des plus sinistres. Elle avait la lèvre inférieure tuméfiée, et elle ne sentait plus son dos. Par contre, elle sentait très bien ses côtes là où elle avait reçu les coups de pieds. Elle essayait d’être vaillante, mais elle avait mal de partout, et la douleur la rendait patraque. Ses cheveux lui tombaient sur les yeux, lui donnant un air un peu fou.

En réponse Isia se mit dessus Teshara, repoussant les genoux de la jeune femme, sous elle. Avant qu’il puisse la toucher, il allait falloir lui tirer dessus.
« Pourquoi, tu veux à tout prit abimé ton exutoire ? » Dit-elle provocante, le toisant de face. Pedge était en train de gagner du temps, soyons franc, faisons pareil ! Teshara n’avait pas envie qu’on la protège mais que pouvait-elle faire avec les mains liées dans le dos ?!
« Je ne veux pas lui faire de mal ! Vous m’obligez ! » Il ne pouvait plus viser correctement la jumelle ainsi protégée mais ça ne l’empêchait pas de garder son arme dans leur direction.
« Alors baisse ton arme ! » Fit-Isia effrontée.
Il allait répliquer quand sa radio se remit en route :

// Caporal ! Je vous ai demandé un rapport complet de la situation ! Exécution ! // , insista Pedge, qui ne savait pas si elle pouvait gagner du temps ou pas via la radio. Elle n’entendait plus ce qu’il se passait du côté d’Isia, ou alors de façon très lointaine.
// Tout va bien bordel ! //
// Complet le rapport ! //

Il pesta, toujours en lutte à ses démons intérieurs et il poussa une plainte en se tenant l’arête du nez. Il se leva dans le même temps et tourna une fois sur lui-même, énervé, en plein doute. Puis finalement, il prit sa radio de sa main libre et il la balança dans l’eau du lac. Il refit un geste avec son arme pour inciter les filles à être coopératives une nouvelle fois.

En tout cas, elle pouvait dire adieu au la diversion Pedge via la radio… Cela ne fut qu’un soulagement temporaire maintenant, elles étaient encore plus seules toutes les deux face à ce timbré. Et elle était affreusement en colère. Elle n’allait pas lui chauffer sa pièce de viande ! Même si l’idée d’embrasser la poitrine de la blonde, une nouvelle fois, lui fila des frissons… Cela l’horrifiait de sentir de l’excitation dans pareille situation.

Teshara se pencha vers Isia, faisant style de lui faire un baiser dans le cou mais elle lui murmura : « Fait le bander, et quand je vais lui proposer de le prendre en bouche, il va accepter, forcément, j'en connais pas un qui ne rêve pas de me planter sa queue entre mes lèvres pulpeuses. Il doit en rêver. Et je vais la lui couper. Profite pour te barrer parce que je vais le tuer avec mes dents. » Elle renifla avec dédain, faisant preuve d’un certain aplomb en se remettant aussi droite que possible avec ses menottes dans le dos. Ses doigts étaient engourdis, ses épaules lui tiraient, elle en avait marre, et pourtant, d’avoir parlé de faire une fellation au jeune homme qui se montrait terriblement autoritaire et directif, en plus d’être violent et menaçant lui procura quelques picotements et autres pensées moins chastes. Elle s’étonna de cela, se disant que quand même, les oeufs avaient un pouvoir aphrodisiaque et de nuisance assez élevé.

« Ne soit pas bête, il n’est pas dans son état normal, le neutraliser suffit. En plus, il te tira une balle dans la tête si tu fais ça. Les autres ne vont pas tarder, il faut gagner du temps, avant que tu passes à la casserole ... » Elle souleva doucement le haut de Teshara, se tournant vers elle, entre ses jambes. Elle était en position assise, et cela serait le mieux pour elle, avec ses mains attachées dans le dos.

La pégasienne jouait des abdos pour rester assise, préférant ne pas s’allonger sur le dos. Non seulement, ce ne serait pas confortable avec ses bras liés, mais en plus de ça, elle se sentirait trop vulnérable. Heureusement, elle arrivait à se soutenir un peu du bout des doigts,même si elle devait les enfoncer profondément dans le sable pour sentir quelque chose. Il était temps que le sang circule à nouveau ! « Alors je le laisse venir dans ma bouche et à ce moment là tu lui dis que je peux lui couper son sexe avec mes dents et que si il me tire dessus, j’aurai un réflexe post mortem de compression. Et moi de mon côté, je sers progressivement et tu récupères son arme. Il ne voudra pas perdre sa fierté... » Elle était prête à tout ou presque. Pour le moment, elle restait de marbre, même si la perspective d’avoir Isia en train de s’occuper de sa poitrine lui donnait des envies de plus. N’empêche, finalement, ce n’était pas tant que ça une lavette ce type. Quand il voulait, il avait assez de couilles pour affirmer ses positions et ses envies. Dommage que ce soit pour violer quelqu’un cela dit. Est-ce qu’il se branlait trop souvent tout seul, ou bien est-ce qu’il venait trop rapidement si bien qu’il avait souvent les couilles vides et donc plus de testostérones dans le sang ? Ce qui le conduisait à être une larve ? En tout cas-là, il était impressionnant pour la jumelle, qui restait toujours sur le cul de sa parade à son coup de couteau.

Ce n’était pas une super idée non plus… Mais le désarmée était une bonne. Étrangement, elle s’imaginait la scène et cela lui fis quelque chose… Allaient-elles finirent par être consentantes finalement ? Cela serait d’autant plus glauque et flippant !
« Je n’ai pas d’autre idée, donc on va essayer cela… » Au pire, si elle l’empute de son sexe, cela ne serait pas si grave. Elle jeta un regard à Candom, pour soulever totalement, le haut de la miss. Heureusement, qu’elle n’a pas de soutif, sinon, cela aurait été chiant.
« Combien de temps ? »

Candom les observait. Il semblait plus calme, quoiqu’impatient. De voir Isia en train de relever le vêtement de la jumelle l’excitait passablement. En même temps, il se disait qu’il ne lui faudrait pas grand-chose pour cela. Finalement, la chirurgienne souleva le haut de la jeune femme complètement, le coinçant derrière sa tête. Avec le lien, elle ne pouvait pas l’enlever. La coquine ne portait pas de soutient gorge et cela décupla son désir. Il déglutit avant de répondre, les yeux braqués sur cette paire de seins.
« Commence déjà, et décale toi sur le côté, je veux voir ta langue jouer. », fit-il directif.

Teshara sentait la fraîcheur de la grotte sur sa peau maintenant dénudée. Heureusement, son pull n’était pas ample, si bien qu’il ne lui tirait pas sur l’arrière de la tête. La situation était en train de lui donner des idées cochonnes alors qu’elle était au centre d’un viol dirigé. Mais en serait-ce vraiment un si au finale, elle était d’accord ? Putains d’oeufs !

Durant ce temps Jacobs était éveillée, observant avec des yeux horrifiés la scène… Elle ne bougeait pas, morte de peur et surtout revoyant son propre viol. La morphine n’aidant pas pour qu’elle se bouge, son corps lui faisait atrocement mal. Elle se contentait d’étouffer ses gémissements dans sa bouche, pour faire la morte… Si elle bougeait, elle était certaine, qu’elle passerait à la casserole juste après les deux bombes !

Isia, se décala souplement … Franchement, elle lui en collerait bien une, avant de le plaquer sur la roche et lui montrer qui c’est la patronne ! Elle te l’aurait fait faire l’amour à la roche rien que par le ton de sa voix à ce mec ! Et il aurait adorer se vider sur la pierre, la suppliant de recommencer mais avec elle, dans l’espoir d’avoir ne serait que l’immense chance de pouvoir lui effleurer la peau des chevilles ! Se faire diriger, elle avait horreur de ça ! Elle lui en aurait claqué le cul de son arrogance !
« Tu ne veux pas aussi mon cul, pendant que tu aies ! » Elle avait peut-être râlé un peu trop fort. Problème de discipline ma chère, même droguée, elle n’arrive pas à se soumettre c’est un fait. Une vraie pouliche sauvage.
« Si tu me le proposes, je ne dis pas non. », se contenta-t-il de répliquer. Isia leva les yeux au ciel, tout en passant la main sur la poitrine durcie par le froid de la jumelle, pour l’embrasser et commencer son petit spectacle buccal sur les framboises. Elle ne voulait pas passer un temps fou, là-dessus, pour le voyeur de service, mais qu’il se magne à venir les voir donc elle fit glisser sa main, le long du ventre doux de la jeune femme. Elle avait une peau incroyablement douce et attirante… Elle déboutonna le pantalon de Teshara.

A l’instar de Candom, Teshara eu un frémissement quand la chirurgienne s’attaqua à ses avant cœur, frémissement qui s’amplifia en sentant sa main partir à l’exploration de son ventre. Elle n’était pas née de la dernière pluie la jumelle, et elle savait très bien où se dirigeait ces doigts. Le mâle quant à lui affichai clairement une proéminence dans son pantalon, mais il ne bougeait toujours pas. Il voulait vraiment être à fond pour ne pas risquer une panne comme toute à l’heure et il était aussi en train de calculer comment il allait s’y prendre pour en sauter une tout en tenant en respect l’autre. La pégasienne ne put s’empêcher d’onduler légèrement. La situation était en train de passer dans la dimension excitante. Elle adorait dominer son monde, même dans le sexe, se montrant une maîtresse intraitable s’il le fallait, mais à l’inverse, elle adorait jouer les soumises également. La maîtresse donne beaucoup, elle stimule l’excitation, fait le fantasme de son jouet, elle prend sans partager, et elle donne aussi s’en recevoir. Le soumis à toujours le beau rôle. Souvent, il ne peut rien faire, complètement à la merci de celle ou de celui qui joue avec lui, à deux jeux censés lui donner un orgasme au bout du compte, donc il avait le beau rôle, complètement passif, il n’avait qu’à se concentrer sur son plaisir. C’était aussi pour cela qu’elle aimait les deux facettes. Au début, elle en était plus à obliger cette larve à se branler sur ses chaussures à lui faire lécher jusqu’à la dernière goutte pour avoir le droit à sa propre main. Maintenant, elle était presque prête à se laisser faire pleinement, et les caresses de la doctoresse n’aidait pas. Son bouton sauta facilement et elle ferma les yeux quelques peu. Comment pouvait-elle passer de la haine meurtrière à l’excitation sexuelle comme ça ? Elle n’était pas toujours logique dans son comportement, mais là, c’était carrément du yoyo ! Franchement, si l’autre était revenu en s’excusant et en les chauffant un peu, il aurait ce qu’il voulait sans arme à feu, c’était certain.
« Approche Candom… », susurra Teshara. « J’ai envie de te faire un collier avec mes lèvres…. » Néanmoins, elle tenait toujours à son plan, même si ça devenait dur, surtout que c’était un acte qu’elle aimait bien faire habituellement, ne serait-ce que pour faire monter un mec et le frustrer, puis recommencer, et le refrustrer, jusqu’à ce qu’il craque. Elle adorait contrôler. Et être contrôlée. En fait, elle aimait expérimenter un peu tout du moment qu’il y avait du plaisir à la clé, et pas du dégoût. Elle était comme ça, curieuse, hédoniste, epicurienne, le plaisir était le moteur de sa vie, et c’était pour ça qu’elle consommait de temps en temps de la drogue. Ça faisait partie d’un tout.

Isia allait se perdre, cela revenait au triple galop et la colère faisait place à l’excitation. Pragmatiquement, elle maudissait l’effet des œufs qui malgré leur éloignement, continuaient à faire sentir de bien drôle de chose à tout le monde. Elle se dégoûtait, même si Teshara était plus réceptive et préférais sans aucun doute le contact de la jeune femme que de l’autre pingouin. Elle jetait des regards à l’homme qui aimait beaucoup le spectacle … Devait-elle le rendre suffisamment non lucide pour qu’il oublie arme et vienne la détacher ? Cela était une idée et le côté manipulation d’Isia était attisé. Elle laissa glisser sa main vers l’entrejambe de la jeune femme, sentant la moiteur mise à mal de celle-ci, qui n’attendait que ça depuis un bon moment maintenant. Cela l’électrifia.

« Non… non…. » Il était tenté, ça se voyait clairement. Il pointa son arme sur Isia. « Enlève lui son pantalon et sa culotte ! » Il devenait impatient et il avait envie de se caresser devant le spectacle qu’offrait les filles pour la deuxième fois de la journée. « Puis aide là, fout là à quatre pattes, la tête dans le sable.. » Il comptait la prendre dans la position de la chèvre qui broute manifestement. Il ne voyait que ça pour gérer les deux femmes. Au moins, il restait droit lui, et il dominait le débat. Il pouvait menacer l’une ou l’autre avec son flingue pendant qu’il ferait sa sale besogne.

La position de la fellation tombait à l’eau, dommage cela aurait pu être plus rapide… Elle stoppa ses échanges buccaux, mais laissa sa main là, où elle était, toisant le jeune homme d’un air peu satisfait. Elle tourna la tête vers Teshara pour lui murmurer : « Sans tête, il se laissera manier à la baguette… ». Elle n’était pas certaine qu’elle comprenne mais elle allait voir.
« Si tu le dis... », murmura-t-elle dans un soupir. Elle ne pouvait pas s’empêcher d’onduler légèrement, sentant la main de la jeune femme sur son entrejambe. Elle pensait comprendre ce qu’elle voulait dire, comme quoi elle allait essayer de prendre le dessus sur l’homme en se servant de son corps et en lui faisant perdre ses moyens. Ce n’était pas une mauvaise stratégie. Oui elle le disait et Isia allait le rendre dingue ce petit con !

Elle tourna la tête vers l’homme, le toisant de haut en bas d’un air lubrique, serrant les jambes doucement. Elle retira chastement sa main, pour défaire le pantalon de Teshara et le mit sur le côté. La belle blonde, se leva, marchant vers lui. « Non… Tu ne veux pas plutôt te faire les deux ? » Sa voix était en rapport avec l’air gourmand de ses prunelles. Malgré son excitation, elle ressentait une aigreur dans sa bouche. Elle lui tendit sa main, voyant bien qu’il avait encore son arme.
« Toute à l’heure tu m’as dit que la vie n’était pas un film de cul, et maintenant tu me proposes de faire pareil ? ». Néanmoins, la perspective de se faire les deux n’étaient pas pour lui déplaire, et c’était certainement l’arme qu’il tenait dans la main qui lui laissait penser qu’elles avaient changé d’avis pour sauvegarder leur vie.
« Recule.. », dit-il l’air menaçant, sans approcher de sa main.
« Si tu tiens tant que ça à ce que je te prenne aussi, alors tu t’allonges sous elle et tu l’installes sur toi.. » Il avait l’imagination des films de cul pour lui. Ça aide.

Elle s’arrêta, ne bougeant pas, posant une main sur la hanche dans une position aguicheuse.
« Je ne t’ai pas dit en même temps … ». Elle avait du culot de rester là, mais elle était persuadée que jamais ne il lui tirera dessus. «
Entre elle et moi, tu préfères laquelle ?
» Son regard papillonnait sur lui, comme un chat. Sa voix était langoureuse elle se passa la langue sur ses lèvres.

Candom ne savait pas trop comment se comporter. Il était violent et ça marchait bien et voilà que maintenant, Isia lui faisait du rentre dedans. Pourquoi est-ce qu’elle avait envie de lui soudainement ? C’était louche, mais après, les oeufs pouvaient faire effets, encore, et la situation excitante poussait les deux femmes à devenir de plus en plus coopérative.
« Ben… Vous avez toutes les deux vos charmes… Mais j’ai une petite préférence pour toi, c’est sûr. L’autre, elle est jolie mais elle est chiante. »

Isia lui sourit tendrement, tendant sa main une nouvelle fois vers lui. « Dans ce cas … Viens » Elle lui fit un signe de tête, pour l’encourager à prendre sa main et qu’il se rapproche.
« Ok… » Il attrapa sa main avec celle qui ne tenait pas le flingue et il approcha d’elle, en se penchant pour chercher ses lèvres. Teshara ne mouftait pas, consciente de ce que faisait Isia. Elle avait le feu aux fesses, mais ce n’était pas pour Candom, non. Elle voulait cette blonde. Elle aurait vraiment dû se consoler avec toute à l’heure.

Isia le tira vers elle et l’embrassa langoureusement, enroulant ses bras autour de son cou, se frottant, ou plutôt ondulait sur son corps. Le but était clair, le rendre dingue, pour qu’il ait besoin de ses deux mains ! Elle fit glisser l’une de ses mains, sur son torse, attrapant la main libre du jeune homme, pour la positionner dans son dos. Elle avait entièrement conscience de ce qu’elle faisait et elle se dégoûtait en plus d’avoir envie de le faire, une sensation désagréable. Une de ses jambes, crocheta le bassin de celui-ci, elle sentait l'ampleur de monsieur et il était en forme.

Il n’en revenait pas d’être contre cette femme en train de subir l’assaut de sa bouche sur la sienne. Il était en train de chauffer comme il fallait, et il sentait son sexe pulser contre son bassin. Qu’est-ce qu’il avait envie d’elle ! Il pouvait se la faire là tout de suite, de toute façon, la jumelle ne se sauverait pas, ou pas loin, avec les mains dans le dos. Pour une fois qu’on aurait voulu qu’un homme précoce le soit, la situation se serait calmée mais non, il tenait bon. Isia continuait ses mouvements langoureux, sentant qu’il allait perdre doucement mais surement pied. Elle se maudissait de jouer avec ce pauvre homme, mais c’est question d’intégrité physique sur le coup. Plus elle jouera plus les autres pourront arriver. Ils en mettaient du temps n’empêche. Elle savait aussi, que si elle merdait, elle se prendrait le fruit d’un viol… Et que l’autre ne pourrait pas l’aider, personne ne pourrait, il n’aurait pas de Panda. Mentalement elle se préparait à subir une seconde fois, quelque chose d’humiliant. On va dire, qu’une fois qu’on a été violée dans son passé on peut faire face une seconde fois avec plus de maturité.

Il poussa un grognement en s’écartant un peu d’elle et il balança son flingue plus loin, hors de portée de la jumelle et hors de portée de la chirurgienne. Il attrapa le derrière de la veste en peau de la française et tenta de l’enlever pour la mettre à poil le plus vite possible. Il voulait la consommer maintenant. Il voulait savoir ce que ça faisait de pénétrer une femme ! Il était maladroit dans ses gestes, mais il essayait d’être doux. C’était déjà ça.

Teshara était quand même tentée de se barrer, surtout qu’elle commençait à avoir froid en petite culotte dans le sable. Mais elle n’irait pas loin comme ça. Ses mains lui faisaient trop mal. Alors, pour se réchauffer, elle bascula dans l’eau chaude du lac, laissant l’onde la recouvrir entièrement, sans pour autant mettre la tête en dessous. Ses doigts engourdis fouillaient le sable à la recherche d’un truc coupant, et elle trouva un caillou qui ferait peut-être l’affaire. Elle commença à gratter le plastique, tout en s’entaillant ses poignets trop serrés. Au moindre relâchement du plastique, elle tirerait de toutes ses forces pour essayer de passer ses mains. Ça faisait un mal de chien ! Jacobs, se tourna difficilement pour ne pas voir la suite, elle tremblait et pleurait doucement de son traumatisme et de son impuissance.

Le voir balancer l’arme était une victoire, il ne blesserait pas bêtement Pedge quand elle arriverait ! Son cœur s’accéléra alors qu’il tentait, à sa manière de lui retirer son haut. Pour éviter qu’il lui fasse mal, elle leva les bras en l’air et elle se retrouva en soutien-gorge dentelle carmin. Elle était écœurée et son corps prodigieusement excité… Elle sentait des picotements dans les yeux, se refusant de céder. Elle le poussa un peu, histoire de l’éprouver un peu et gagner du temps encore une fois sur la suite des vêtements.

Pour lui, la victoire était proche. Il allait enfin pouvoir faire l’amour (il en était persuadé, ce n’était pas un viol) et ce serait avec une des plus belles femmes de la galaxie, sa préférée, celle pour qui il avait eu le béguin alors même qu’il posait les yeux sur elle et qu’il lui balançait une petite vanne, à laquelle elle avait naturellement répondu avec son aplomb de princesse terriblement charismatique. C’est le genre de nana sur laquelle il pouvait s’astiquer le manche dans sa chambre, avec la photo du personnel même, histoire de, mais de là à perdre sa virginité avec !! Il pouvait jouer au loto, il aurait les mêmes chances ! Elle le poussa un peu, jouant avec lui. D’un geste puissant, il la ramena à lui.

Il est vrai que la question se posait, viol ou non ? Elle lui faisait croire qu’elle était consentante pour gagner du temps. Elle était la salope du coin ! Surtout qu’il devait jubiler de se faire enfin la nana de ses rêves et surtout ne plus être puceau… Parfois, elle se trouvait bien héroïque pour rien. Elle aurait dû mettre à quatre patte Teshara et zou. Or la vision, aurait été des plus désagréable et elle se serait maudite de n’avoir rien tenté pour empêcher tout cela. Tant pis, elle se ferrait passer pour la conasse et Candom, une fois lucide comprendrai… Ou pas, les humains ne sont pas bon pour comprendre.
Il lui fit mal, elle couina dans des “aie” quand il attrapa son poignet bleu et rouge. Elle se contorsionna par réflexe, pour se soustraire à lui. Cela faisait affreusement mal et il était fort ! Un peu benoîtement, il la lâcha pour ne pas qu’elle continue de souffrir. Il ne voulait pas lui faire mal, ce n’était pas ça faire l’amour. Alors, il l’attrapa par l’épaule puis il la tourna, l’obligeant à lui présenter son dos. Il essaya de dégrafer le soutien-gorge et n’y arrivant pas, il passa une de ses mains autour de ses épaules et fourra ses doigts directement dans son soutif pour attraper ses seins durcis par le désir de son corps brûlant. De son autre main, il était déjà en train d’essayer de lui enlever le bas.

Elle se sentait moralement sale, elle devait se l’avouer. Tenailler avec son esprit qui disait non haut et fort et son corps qui proclamait l’inverse. Cette drogue était pire de celle des plantes Püntas, au moins, on était consentant du début à la fin. Là, ce n’est pas le cas, juste le corps qui devient lubrique.

Il n’arriva pas défaire son soutien-gorge… c’est une blague ? Il l’avait retourné, il ne pouvait pas méditer là-dessus ? Cela aurait put être une barrière à exploiter. Mais non, il la tripotait par-dessus…. Elle frissonnait entre le désir et le dégoût, grimaçant. Bêtement, elle se dit d’imaginer quelqu’un d’autre pour que la pilule passe et la seule image qui lui venu fut Pedge. Elle n’était pas du tout expressive, au contraire. Elle se tourna vers lui, se soustrayant à ces caresses pour l’occuper le visage, alors qu’il tendait de lui retirer son pantalon. La paroi rocheuse n’était pas loin.

Teshara toussa soudainement en se redressant dans l’eau. Elle venait de boire la tasse comme une conne en se débattant avec ses liens. Cela ne fit pas trembler Candom qui était focalisé sur Isia, comme cette dernière le voulait. Il s’en tapait qu'elle se noie dans l’eau. Il la rapprocha de la paroi rocheuse pour la plaquer contre. Ainsi il put délaisser sa poitrine pour se concentrer sur ce pantalon qui le faisait chier.

Mauvaise stratégie… Il se concentrait sur le pantalon, non mais sérieusement il était pressé ! elle se retrouvait en parure élégante et sensuelle, il allait bien, prendre le temps de mater un peu ? Son cœur palpitait et elle avait du mal à lutter avec sa conscience, une nouvelle fois, elle voulu se laver et frictionner suffisamment fort pour se faire mal. Elle ne l’aida pas pour le pantalon, au contraire. La paroi froide et humide, lui était désagréable.
« Ce n’est pas bien, nous sommes pas dans notre état normal… » Dit-elle doucement, regardant le plafond de la grotte, le maintenant de ses mains, sur ses bras. Peut-être allait-il était lucide ? Qu’il se rende compte de ce qui se passe réellement ici non ?

« Non… Nous ne sommes pas dans nos états normaux. Tu me désires, je te désire, y a rien de mal. Nous sommes adultes ! » Il la retourna une nouvelle fois, n’arrivant pas à lui défaire son pantalon. Il alla l’embrasser dans le cou, se concentrant de nouveau sur sa poitrine. Décidément il avait un souci avec les seins.

Teshara de son côté sentait qu’elle mordait dans le plastique et elle avait repris de la contenance. Elle râla dans son coin, n'étant plus au centre de l’attention et l’eau l’avait calmé contrairement à toute à l’heure.

« Ce qui est mal, c’est que justement, nous ne sommes pas dans nos états normaux... » Dit elle en soufflant un peu, il la plaquait un peu trop rudement. Elle ne pouvait réprimer les frissons dans son corps ni sur sa peau. Elle se maudissait. Elle se tortilla pour essayer de retourner, mais il était chiant à la fin de toujours vouloir la tourner.

« On s’en fou… ». Il soupira. Pourquoi est-ce qu’elle causait ? Il se baissa, arrivant pile à la hauteur de son nombril. Il laissa ses doigts se promener sur sa peau, pour finalement les arrêter sur le bouton du dit pantalon de la chirurgienne. Il le dégraffa prestement, faisant tomber le pantalon le long de ses jambes et il embrassa même son tanga en passant.

« Non… » souffla t’elle, alors que son corps réagissait à ses caresses. Mais putain Pedge elle arrive ? Elle a du mal à trouver des arguments et se concentrer !

Il était à ses pieds maintenant et elle avait les jambes nues, seul son sous vêtements carmin terriblement sexy caché cette féminité qu'il désirait tant et qu'il devinait un petit peu. Il fit glisser son doigt sur les nymphes qu'il devinait, serrant les jambes sur son sexe gonflait qu'il sentait trop fortement. Il était à l'étroit ! Il baissa le tanga d’Isia quelque peu en se redressant. Il défit son pantalon, et son caleçon, dévoilant toute sa puissance de lavette.

©️ Starseed

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La chasse aux canards
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN



Naalem revenu vers la bergère qui avait dut voir les mouvements qu’il avait fait avec sa sœur. Elle allait surement lui poser des questions. « Tu es aussi sujette à des pulsions sexuelles ? Depuis quelques minutes ? » Il était allé franco là, mais il avait besoin de savoir, si cela touchait juste Teshara qui était en contact proche des œufs depuis de longues minutes ou bien non.


Pedge l’attendait tranquillement, la Drakos était en place et même si elle ne voyait plus Isia et Candom, elle savait qu’ils n’étaient pas loin. Il y avait de la brume dans la caverne par endroit. Du coup, elle observait les jumeaux. Elle ne savait pas trop ce qu’ils faisaient, et elle n’entendait pas forcément leur discussion, ou alors des bribes, sans vraiment comprendre. Ils semblaient vraiment proches. Souvent, on disait que les jumeaux avaient un lien fusionnel entre eux, et c’était manifestement l’expression de ce lien qu’elle observait. Est-ce que la misstinguette avait un problème quelconque ? Elle n’était pas si mal roulée n’empêche, et pour un peu elle faisait de la concurrence à Isia, sur le plan physique bien entendu. Car moralement, la militaire préférait largement quelqu’un de barré comme la doctoresse à quelqu’un de barré tout court comme Teshara. Elle dûe accueillir Naalem avec des questions dans les yeux car il rentra dans le vif du sujet directement, la prenant d’ailleurs au dépourvu, surtout au regard de la nature des questions.

« Qu’est-ce que tu racontes ? », fit-elle sur la défensive soudainement. C’était sa façon de lui faire du rentre dedans ? En plus, elle se sentait soudainement percée à jour, comme s’il avait lu en elle les pensées coquines qui tourbillonnaient doucement dans son crâne tandis qu’elle attendait. Elle pensait à la française, et elle se demandait ce qu’elle faisait. Elle avait envie de la rejoindre, de l'entraîner dans un coin, et pourquoi pas, de terminer leur petit jeu, d’y apporter une conclusion du bout des doigts et à la pointe de sa langue. Du coup, les questions à brûle pourpoint du jumeau furent quelque peu intrusives, d’où sa réaction de défense automatique.

Au vu de la réaction de la bergère, il n’y avait pas trente-six choix possibles, soit ce fut le cas et elle se défendait soit ce n’est pas le cas et elle le trouve complètement con à lui demander cela directement. Pourquoi, elle ne pouvait pas se contenter de dire « oui ou non ». Il soupira. Les femmes … Enfin il est quand même question de santé si c’est oui. Il va falloir trouver un endroit pour mettre les oeufs avant que tout le monde se saute joyeusement. Et cela en explique des choses sur les pulsions des indigènes s’ils sont soumis à ce genre de chose H24.
« Tu as très bien compris ce que je t’ai dit. Je te demande juste si c’est le cas ou non. » Il n’avait pas pour habitude de toujours expliquer en long et en large. Il était parfaitement sérieux et cela se voyait dans son attitude.


Il semblait sérieux, et cela n’était probablement pas une technique de drague, sinon c’était la plus moisi qu’elle n’avait jamais vue. Elle haussa des épaules en serrant un peu plus son arme, histoire de.
« ça me titille un peu si tu veux tout savoir. Y a un problème ? », finit-elle par demander, curieuse soudainement. Il ne semblait pas poser cette question par simple curiosité maladive ou pour savoir si elle était disposée à faire des trucs cochons. Non, il cherchait à confirmer quelque chose, et elle préférait être dans la confidence de ses déductions. C’était un malin, malgré ses airs de benêt.

Toujours est-il qu’elle restait droite comme un “i”, la mine clairement neutre et la posture rigide. Elle ne voulait pas, surtout après sa petite confirmation, qu’il pense qu’elle avait le feu au cul. Non, c’était lancinant, mais pas insurmontable, et elle se disait simplement qu’il y avait trop longtemps qu’elle ne s’était pas faite du bien.

Bon, elle aussi… Il était en train de se demander si cela ne touchait pas que les femmes… Cela serait franchement étrange, puisqu’on parle de phéromones. Il ne voyait bien que ces vilaines bestioles pour chambouler autant un être humain sur ce domaine-là. Mais c’est étrange… pourquoi lui non ? Cela était en rapport à sa constitution ou son exposition aux œufs ? Pourtant Pedge avait été bien moins exposé que lui. Il soupira doucement.

« Oui. Selon la Drakos, les œufs donnent des envies de « reproduction » aux humains. Je n’en sais pas plus. Ma sœur vient de me le dire ainsi qu’elle a une folle envie de s’envoyer en l’air… Mais je ne suis pas du tout dans ce genre de disposition… D’où ma question. » Il lui avouait aussi son cas, histoire d’être clair aussi. « Cela serait étonnant que seules les femmes soient touchées... »


Pedge le toisa quelques secondes sans rien dire, digérant les propos du contrebandier. Ainsi donc, cela expliquerait pourquoi elle avait ce genre d’idée obsédante depuis quelques minutes. Elle espérait néanmoins que le câlin avec la française dans l’eau toute à l’heure n’était pas le fruit des émanations des oeufs, mais bien une envie respective et réciproque qui était guidée uniquement par leur besoin de proximité. « Je ne suis pas dans ce genre de disposition non plus », rétorqua Pedge avec conviction. Si elle était seule avec Isia, elle ne garantissait pas qu’elle ne lui fasse rien, mais là, c’était niet. Déjà, Jacobs avait pris assez cher ce soir, sans parler qu’ils avaient une guerre à mener, ou quelque chose comme ça. Alors le cul et le sexe, ce serait pour plus tard. « Ce serait étonnant oui. Je ne sais pas si j’ai envie d’y aller du coup. Il faudrait veiller sur eux... » Qu’est-ce qui la dérangeait au fond ? Qu’ils éprouvent tous des envies peu chastes ? Non, si elle ne se mentait pas, elle n’aimerait pas qu’ils passent à l’acte, surtout avec Isia.

Elle ne comprenait pas pourquoi elle avait ce genre de sentiment qui s’apparentait à de la jalousie. Elle prit une inspiration. Elle parvenait à se contrôler, ils y arriveraient aussi. Non, elle devait penser à la mission, et la mission était de veiller sur le doc ; cela passait par une reconnaissance des hostiles en présence pour mieux établir un plan d’évacuation. Tant pis si pendant ce temps, elle se tapait Candom ou la jumelle. Néanmoins, Pedge pensait qu’elle avait suffisamment de force de caractère pour ne pas tomber là-dedans.

« La mission d’abord contrebandier. » Oui, elle faisait les questions et les réponses. Elle ne savait pas si Candom serait en état de défendre les deux femmes si jamais des indiens se pointaient, surtout s’il était occupé à les besogner de façon licencieuse. Mais elle devait prendre le risque de s’absenter, et elle espérait que la Drakos chasserait les curieux.

« Tant mieux ! On aura autre chose à faire que de se prendre dans les buissons» Sur le coup il était très pragmatique. Pourquoi perdre du temps à faire cela franchement ? Il avait du mal à concevoir tout rapprochement sexuel, tellement il était dégoûté de la scène de viol qu’il avait vu juste avant.

Il la voyait bien entrain de mouliner et hésiter… Il haussa les épaules « Veiller sur eux ? Ou veiller sur elle ? » Teshara avait émis une hypothèse qui se tenait bien après tout, elle et la canon semblait proche et il serait logique que la militaire éprouve de quelconque sentiments ou désirs. Qui en avait pas, face à cette plantureuse jeune femme ? « Enfin qu’importe, ils sont grands. » De toute façon elle conclut que la mission était avant tout. Donc cela lui allait bien. « Oui, on a plus important à faire, que de surveiller les enfants qui veulent jouer à touche pipi. » Il savait que cela le gonflerait prodigieusement, surtout qu’il avait en travers de la gorge Candom, qui a son sens servait à rien ! Il prit sa lampe et l’alluma, pour marcher vers l’entrée où la Drakos était paisiblement entrain d’observer l’entrée. Elle ne vigilait rien, elle était en phase de repos. Et sa non réaction confirmait cette hypothèse. Il se tourna vers Pedge d’un drôle d’air. « C’est quand même space … »



La texane acquiesça. Elle était bien d’accord avec le fait qu’ils auraient mieux à faire que de s’envoyer en l’air dans un buisson ou contre un tronc d’arbre avec le risque de se faire surprendre par la bande à Yakari. Même s’il était charmant et qu’elle ne serait pas contre de finir dans ses bras pour un soir, elle n’était pas du tout disposée à cela. Peut-être parce que n’était-elle pas restée en contact avec les oeufs de ces créatures assez longtemps. Quelque part, elle s’en félicitait.

« La mission, c’est elle. », éluda Pedge qui ne voulait pas reconnaître que cela dépassait le simple cadre de la mission de protection. Une nouvelle fois, elle confirma les propos du contrebandier qui faisaient échos à ses réflexions internes. Oui, ils étaient grands, et maman ne pouvait pas être partout de toute façon.

Elle passa son accessoire en mode ON, et ainsi, la lampe tactique avec une puissance aveuglante pour quiconque la prenait en pleine face (Teshara pouvait confirmer), irradia du bout de son arme automatique. Ainsi, le jeune homme y verrait clair pour le moment. De toute façon, dehors, les indiens seraient repérables assez facilement, pour la bonne et simple raison qu’ils devaient se déplacer avec des torches.

Ah la mission est de la protection de la doctoresse ? D’accord, cela est donc courant. Il hocha la tête ne disant rien de plus, elle avait capté son sous-entendu et elle ne semblait pas conne comme la lune. Il finit par éteindre sa lampe, voyant la puissance de celle de l’arme de la bergère.

« Hummm ? », fit Pedge en se demandant de quoi il parlait, avant de suivre son regard vers la Drakos en pleine léthargie. Cette vision n’était pas rassurante, et Pedge n’était pas certaine que l’animal soit en mesure d’éloigner des nuisibles s’ils venaient à se présenter. « Comme tu dis… Et j’ai du mal à me dire que leur oeufs ont des effets sur nous... » C’était comme se dire que des oeufs de tortues ou des oeufs de poules changeaient le comportement des gens sur Terre. Assez inconcevable.
« Il doit avoir un traitement ou une conséquence qui agit et procure cette drogue… » Il ne voyait que ça, des œufs brut ne devait pas faire de tel ravages dans le système hormonale humain. Teshara en savait peut-être plus, mais lui non. En tout cas il n’était pas mécontent de s’éloigner de cette source malfaisante de « baise » sans intelligence. Il espérait juste que sa sœur, ne fasse pas n’importe quoi, ou au pire qu’elle prenne son pied correctement.
« Aucune idée », fit-elle pour clore le sujet. Elle n’en savait strictement rien, à l’instar du jeune homme. C’était des trucs de scientifiques, et bien qu’elle aimât faire marcher son cerveau, elle ne pouvait malheureusement pas comprendre tous les mécanismes à l’oeuvre dans ce genre de cas.

Ils s’engouffrèrent dans le tunnel pour rejoindre la sortie. Il y avait une sorte de dépréciation d’air entre le dedans et le dehors, créant un léger courant d’air froid. Une question de basse et de haute pression générée par les masses d’air de températures différentes. Enfin qu'importe.

« On essaye de trouver un chemin direct vers la Porte ? », suggéra Pedge. Autant joindre l’utile à l’utile. Ils feraient ainsi une reconnaissance tout en déterminant un itinéraire potentiel.
« Oui … » Lança t’il. Il se penchait légèrement, pour estimer les empreintes et surtout sur la défensive. Arme sortie, il fit quelques pas sur le côté, observant la forêt qui était loin d’être silencieuse. Les indiens, gueulaient dans des chants. Éliminant surement des zones d’explorations. Peut-être même que la leurs étaient mise en tant que « vierge ». Il ne pouvait pas en savoir plus. En tout cas, il fit signe à Pedge de venir vers, lui, longeant la paroi rocheuse, pour trouver un endroit et l’escalader.
« On verra mieux en hauteur ». Au vu du puit au-dessus du lac, la colline de pierre devait avoir une terrasse. Il aimait être en action, cela lui donnait la pêche.
« Ok. » La jeune femme n’aimait pas du tout l’ambiance dans la forêt. Elle n’aimait pas non plus ne pas savoir ce que faisait les indigènes. Est-ce qu’ils étaient déjà en train de les observer ? Les avaient-ils localisés et étaient-ils en train de les prendre entre le marteau et l’enclume. Bref, ils en sauraient un peu plus en ayant une vision plus large du périmètre.

Il trouva un endroit propice à la grimpette. L’endroit demanderait d’avoir les deux mains sur des prises, mais au moins ils pourraient se hisser sans difficultés
« Je passe devant, tu regardes nos arrières » Il donnait des ordres comme un militaire, dans un sens il avait servi jusqu’à ces 29 ans à l’élite de l’armée de Koyla. Il était de formation militaire et scientifique, donc logique que certain conditionnement revienne très vite. Et puis de toute façon, celle qui voyait dans le noir c’est elle. Elle était plus amène de voir se qui se passe que lui.

Elle grimpa donc à la suite du contrebandier, acceptant de lui couvrir les miches sans trop rechigner. Il se mouvait avec une certaine aisance. Ce type était expérimenté et elle ne pouvait s’empêcher d’étudier sa façon de se déplacer, ou son assurance crasse. Bref, il était loin d’être le simple type qu’il prétendait. Il avait une façon directe de donner des ordres qui puait le cadre strict d’une armée entraînée et ordonnée. Quoiqu’il en soit l’escalade n’était pas toujours simple, et malheureusement, elle ne pouvait pas vraiment maintenir le faisceau de son arme sur le mur, sans parler du fait que si elle faisait ça, elle dessinerait une grande fresque d’ombre et de lumière sur la paroi rocheuse qui serait un véritable phare pour les indiens. Bref, autant ne pas attirer les moustiques au dard un peu trop intrusif (malheureusement pour Jacobs). Soudainement, elle lui attrapa la jambe pour qu’il arrête de grimper. Y avait du mouvement en bas. Deux indiens passaient près de la roche avec des torches en communiquant bruyamment.

Il stoppa s’aplatissant machinalement à la paroi rocheuse. Avec les jeux d’ombres et lumières il savait qu’en faisant corps avec la matière il aurait plus de chance de se camoufler. Il resta immobile, attendant que ça passe, où un murmure. La pierre lui rentrait dans le bide, mais qu’importe, il faisait le caméléon et au préalable, il avait rangé son arme dans son holster. Finalement pas besoin de demander, les indiens étaient aussi discrets que Koyla en pleine crise d’hystérie…

En dessous de lui, Pedge faisait la crêpe elle aussi. Elle s’était plaquée contre la roche, dans une position arrêtée guère confortable, mais c’était l’histoire de quelques secondes, voire d’une minute, le temps que les indiens passent. Il ne fallait surtout pas déclencher un éboulement de petites roches pour ne pas attirer l’attention. Les jeux de lumière de la torche dansèrent devant ses yeux avant de disparaître, s’amenuisant petit à petit. Elle tapota sur la jambe du contrebandier pour que l’escalade puisse reprendre. Elle espérait vraiment qu’ils ne trouveraient pas la grotte dans laquelle tout le monde était censé être en sécurité. Quoiqu’il en soit, ils étaient bientôt en haut. Néanmoins, ils ne pourraient pas prendre ce chemin pour s’enfuir vers la Porte. Jacobs ne serait pas transportable par là. Mais au moins, pour le moment, cela les empêchait de faire de mauvaises rencontres. Pedge espérait que le contrebandier ne galérait pas trop dans le noir. Pour sa part, elle voyait parfaitement les prises et elle pouvait aussi se calquer sur les appuis précédents de Blaze. La cime des arbres s’étendait à perte de vue, sauf du côté du temple, qui se détachait tel une masse fantomatique dans la pénombre de la nuit.

Il voyait très mal, mais le ciel était dégagé sur une demi-lune, plutôt bienveillante, il pouvait voir des prises et tâtonnait avec sa main de temps à autre. Quelques minutes après, ils arrivèrent au sommet. Non loin, une masse sombre, que Pedge pouvait identifier comme un trou, le puit de leur grotte avec un peu de vapeur qui s’y échappait. De là, où ils étaient, ils pouvaient voir les feux dansant des indiens et il faisait plutôt frais. La porte des étoiles était bien visible avec sa horde d’emplumés.
« La masse sombre c’est le trou de notre grotte non ?» Il se demanda s’ils pouvaient voirent les autres par ce biais… « On va pouvoir établir un chemin sécurisé de là… » Et cela était pas gagné les indiens semblait bien quadriller la zone… Il s’allongea sur le sol, pour ne pas être repérer non plus. « Ils sont partout ces fils de chiens … »

Pedge scrutait vers l’endroit qu’il indiquait comme étant le trou de la grotte dans laquelle ils se trouvaient quelques minutes auparavant. C’était forcément ça. « On dirait bien que c’est ça oui », confirma Pedge. Elle pensa à la même chose, et elle était bien tentée d’aller voir ce que faisaient les autres et si c’était possible de les voir. Elle s’allongea à ses côtés pour commencer à faire du repérage. Oui, ils étaient partout…
« Tiens regarde, ils ont fait une ligne de torche du temple jusqu’à la Porte. », fit-elle en pointant un chemin lumineux dans la forêt. Ce devait être la route principale. Il toisa l’endroit, mine de rien cela était assez beau de nuit…
« Ils sont bien organisés… Les galeries vont nous poser problème aussi...» Elle acquiesça, mutique. Oui, il fallait prendre en compte les multiples galeries qui serpentaient en sous-sol, par lesquelles ils étaient arrivés. Les indiens pouvaient sortir de n’importe où pour peu qu’ils connaissent le chemin, et ils devaient les connaître, à l’instar de leur guide. Il y avait ici et là des torches statiques. Des sentinelles sûrement, qui ne se déplaçaient pas. Elle en pointa deux du doigt, qui se trouvaient directement entre le trou sombre de la grotte et la Porte, et qui étaient assez éloignées du chemin principal.
« Il faudrait éliminer ces deux positions pour se donner un peu plus de chance. Le problème, ce n’est pas tant les sentinelles statiques, mais ce sont plutôt les soldats qui se déplacent. » Eux étaient imprévisibles.
Il l’écoutait attentivement… Cela allait difficile de ne pas se faire surprendre par les mobiles, surtout qu’ils pouvaient remplacer les statiques.
« Faudrait attirer les mobiles dans un piège ou assez loin, pour éliminer les autres et passer… Histoire qu’ils ne soient pas remplacés par des mobiles… » Il posa ses bras en équerre à plat sur le sol pour poser sa tête. « A moins qu’on utilise la Drakos, pour se planquer mais je pense qu’elle ne nous aidera pas plus. » Elle avait déjà fait sa bonne action de l journée et il fait nuit et au vu de sa tête, elle ne semble pas active à cette heure-là. Et pourquoi aiderait-elle des humains sérieusement ?
Surtout en phase de guérison.

La texane réfléchissait. La diversion était un excellent moyen d’envoyer les emplumés non sédentaires vers un endroit qu’ils auraient défini à l’avance pour que le reste de la troupe soit tranquillement en train de progresser. Un plan de se faisait dans sa tête. Après tout, c’était elle la spécialiste de la guerre non conventionnelle et des stratégies militaires. Elle tourna ses yeux vers le contrebandier qui s’était fait un coussin de ses bras.
« On va neutraliser cette position, et cette position. », dit-elle en montrant les deux sentinelles qui étaient sur le trajet direct vers la porte depuis la grotte.
« Si on croise des mobiles pendant ce laps de temps, on les élimine aussi. Ensuite, on se rend là-bas. » Elle pointa du doigt une zone proche du temple, mais qui était à l’opposé de la Porte, dans une diagonale de la grotte. « On place un piège qui se déclenchera à retardement. Dès que la diversion se fait, on dégage vers la Porte avec le groupe. Normalement, le gros des troupes ennemies convergera vers la source de la diversion. » Elle avait des flashbangs à disposition, ce serait parfait dans la nuit noire comme ça, et suffisamment impressionnant pour que tous les indiens dans un large périmètre ne se ramènent. « Faut qu’on piège la diversion pour que dans un second temps, elle fasse des dégâts létaux à ceux qui seront venus voir. On attire le moustique, et ensuite on l’éclate. », finit-elle par résumer avec une image.

D’habitude c’est lui le roi de plan et il était content de voir qu’il avait son pendant féminin dans cette galaxie. Mine de rien, il devait le reconnaître, ils formaient un duo assez efficace. Pour cela, qu’il avait voulu sortir de la grotte avec elle au final et non seul.
« ça me va bien la bergère. »
Oui, il réfléchissait encore quelques minutes, ne voyant rien à retire. Il se tourna sur le dos, pour jouer avec les abdos et fouiller sans sa ceinture. « J’ai suffisamment d’explosif pour faire une bombe à l’ancienne, pas puissante mais qui fera du bruit avec une mèche... Limite faudrait les attirer dans un tunnel pour que ça leur tombe sur le coin de la gueule »

La bergère acquiesça, satisfaite qu’il adhère à son plan. Il proposa même de l’améliorer. Ce n’était pas bête dans les attirer dans une grotte, mais il allait falloir faire plus de bruit que de visuel, car du coup l’effet serait limité. Elle bascula sur le dos, et joua avec ses abdos elle aussi alors qu’elle dégrafait de son gilet tactique une grenade à fragmentation, ronde, et un flashbang plutôt rectangulaire. « Celle-là » elle posa son doigt sur la grenade arrondie « Explose en projetant des milliers d’éclats autour d’elle. Elle est faite pour mutiler et tuer dans le meilleur des cas. Celle-là » son doigt migra sur l’autre grenade. « à un caractère plutôt défensif. C’est une grenade de désencerclage ou de désorientation. On s’en sert dans les prises d’otage pour étourdir et aveugler pour neutraliser efficacement. » Elle tapota sur ladite grenade :
« On peut les attirer avec ça combiné à ton explosif bruyant. Puis on piège avec les grenades à fragmentation. J’en ai plus que deux, la troisième a pété dans la course pour se sauver. Dans une galerie, l’effet sera maximisé parce que les éclats vont ricocher sur les murs. » Si l’ensemble du plan lui allait, il n’y avait plus qu’à passer à l’action, en commençant par tuer les sentinelles désignées.

Il hocha la tête il connaissait le principe, il en avait fabriqué plusieurs bien moins petites et évoluées que celle-ci. D’ailleurs, il prenait avec lui, ces billes qui faisaient un sacré bruit et son kit du petit chimiste, pour faire selon les besoins, pas besoin de prendre un attirail de malade encombrant en mission simple.
« Il me reste des billes, mais je veux les garder pour faire le ménage vers la porte. » Il avait un truc plus puissant, mais cela allait faire tout sauter dont la porte. « On va dégommer du canard alors. Et on devrait en profiter pour leur voler de la bouffe. On va en avoir besoin … » Il était persuadé que les indiens fixes, avait de la nourriture pour tenir et de l’eau. Il se leva, marchant à quatre pattes vers le creux, pour y mettre la tête, il n’y tenait plus … Il voulait savoir si sa sœur avait cédé ou non. Sur le coup, il ne vit pas grand-chose… Une silhouette dans l’eau… Et deux autres près de la rive qui semblait habillée et discuter. Mais avec la faible lumière il ne voyait pas grand-chose.

« J’avoue. », fit Pedge qui n’avait pas considéré les besoins de l’équipe en nourriture. Pour elle, dans quelques heures ils seraient rentrés, ce qui ne nécessitait pas spécialement de manger. Mais récolter sur les sentinelles ne leur ferait pas perdre de temps et sécuriserait le reste du voyage. Elle le laissa se lever pour marcher à quatre pattes vers le trou. Il était curieux le petit. Elle approcha en rampant souplement :
« Je croyais qu’ils étaient grands, papa s’inquiète ? », demanda-t-elle de son air neutre et de son ton morne. C’était bien une taquinerie. Elle pencha sa tête par le trou. Même si elle y voyait mieux, elle ne distinguait pas plus que deux silhouettes autour du feu. Vu les reflets dans les cheveux, c’étaient les deux blondes. Candom était donc la personne qui était plus loin dans l’eau et qu’on distinguait par intermittence parmi les volutes de brumes et de chaleur.

Oui il était curieux et il ricana doucement à la remarque de Pedge, elle était difficile à cerner niveau humour, mais il le prit comme tel. « Ouai, Papa il aime pas les lavettes qui traînent près des belles femmes. » Dit-il ironiquement et il était protecteur comme tout frère envers sa sœur « Plus sérieusement, je voulais voir si les œufs à transformer la grotte en partouze… Ton soldat, me dégoute vraiment. » Il était tout aussi cash, il ne le sentait pas ce mec, à croire que les mâles devaient sentir les choses. Mais tout bonnement parce qu’il le trouvait lavette et il puait le foutre juste avant, signe qu’il avait des problèmes pour éjaculer dans son froc quand même !
« Bon je n’y vois rien de toute façon ! » Il se releva déçu, pour marcher dans la même position, jusqu'à l’endroit où ils étaient montés juste avant.

Manifestement, il n’y avait pas lieu de s’inquiéter, tout le monde était à sa place, et pas emboîter les uns dans les autres. Elle ne savait pas quoi dire sur Candom. C’était vrai qu’il sentait le sperme, mais elle ne savait pas trop pourquoi. Quoiqu’il en soit, cela ne la regardait pas. Elle se releva à sa suite. « Ta soeur discute avec Isia, et mon soldat comme tu dis, est dans l’eau. Si ça peut te rassurer. » Sans lui laisser son mot à dire, et sans attendre spécialement de réponse, elle bascula sur le côté de la roche pour entamer la descente vers le sol. Quand sa tête arriva au niveau du sol plat du haut de la bute, elle leva ses yeux vers Naalem et lui balança : « Couvre mes arrières. » Et elle disparue dans la descente, il ne tarderait pas à suivre, de toute façon, ils avaient des “canards” a buté ce soir. Il n’avait pas répondu à sa première tirade, cela ne servait à rien. « Ouep » Ils arrivèrent tous deux en bas, sans aucune rencontre et Naalem, se redressa pour faire des petits pas rapides vers la forêt et se camoufler loin du sentier des indiens, suivit de Pedge. Il se laissa guider par la soldate quand la luminosité était trop mauvaise. Et très vite, ils rencontraient une patrouille mobile de trois indiens. Ce fut rapide et sans bavure, Naalem, tira avec son pistolet sur un qui s’écroula sur son copain et Pedge flingua le troisième avec son arme de poing, afin de finir le travail.

C’est le moment que choisit Isia pour prendre des nouvelles. Avait-elle entendu les coups de feu ? Pedge s’écarta un petit peu de la tuerie pour répondre à la doctoresse, d’un ton calme. Cela faisait du bien de l’entendre mine de rien et même si elle l’avait vu du haut de la trouée dans la roche, elle était rassurée d’avoir des nouvelles. Bon, elle n’apprécia pas vraiment de savoir que Candom avait failli sauter la sœur de Naalem, d’ailleurs, sans le vouloir, elle regarda le jumeau, se demandant ce qu’il penserait de ça. Elle préférait ne pas lui en parler. De toute façon, le soldat n’était pas lui-même à cause des émanations en provenance des œufs, et elle en avait senti les effets elle aussi. Si elle ne pouvait pas lutter contre, qu’en est-il d’un homme ? C’était connu, les types étaient plus cochon que les femmes de manière générale… Elle espérait simplement que la frustration ne le conduirait pas à être violent envers elles, ou pire, à les violer. Pedge poussa un soupir. Elle ne pouvait pas être partout, et cela l’agaçait. Heureusement qu’elle réussit à faire une note d’humour en coupant la conversation radio avec la française, mais elle n’était quand même pas rassurée de la savoir là-bas avec une jumelle qui était exubérante, fantasque, et terriblement dangereuse dans son comportement habituellement, alors là avec des œufs qui agissaient sur les hormones, elle allait être infecte. Et que dire de Candom… Rien. Elle espérait juste qu’il ne déconne pas.

Elle revint vers Naalem.
« Tout va bien là bas. » Elle considéra les hommes morts.
« Tu as trouvé de la nourriture ? » Il ne fallait pas rester longtemps au même endroit, surtout que les détonations étaient clairement audibles dans le silence de la nuit, silence ponctuait de trêve quand les indiens hurlaient ou se déplaçaient.

Pendant que Pedge discutait Naalem, ne perdait pas de temps, fouillant le pseudo campement, composé de torche de sac et d’arme comme des flèches et des arcs, avec des couteaux. Il avisa les couteaux de lancés et les prit. Cela serait toujours des munitions en plus, pour éviter de gâcher les leurs. Dans les sacs, il trouva des gourdes d’eau et de la nourriture via de la viande séché, des fruits et des baies. Il prit le sac, le plus gros, pour fourrer toute la nourriture dans un unique etuis et le mit sur son dos, en revenant vers Pedge qui avait terminé.
« Ils ont été tous sages les enfants ? » Demanda t’il simplement comme ça. Il montra le sac en se tournant souplement. « Ouep, on a quoi nourrir les petits » Et il sortit les dix couteaux de lancés. « J’ai ça aussi, tu en veux ? »

« Si on veut. L’effet des oeufs se fait sentir manifestement. » Elle en disait un peu sans en dire trop, ne sachant pas comment il réagirait si elle lui disait que le type qu’il prenait pour une lavette s’était frustré avec sa jumelle chérie. Elle opina du chef. C’était parfait, ils avaient de la nourriture. « On partage ? J’en ai deux que je ne souhaite pas perdre. » Les deux qu’Isia lui avait donné. Pedge manquait à Isia. Cette pensée s’installa dans son esprit, et elle en tira une petite satisfaction sortie d’elle ne savait où. C’était gratifiant de manquer à quelqu’un, surtout quand on entretenait une sorte de relation comme elles. Sans trop s’en rendre compte, elle s’attachait à elle. Au début, ce n’était qu’un jeu de provocation, elle avait trouvé, au pied de cette citadelle, une femme avec suffisamment de caractère pour l’embrasser parce qu’elle la provoquait. Du coup, c’était devenu un jeu de provocation à chaque fois qu’elles devaient se voir. Cette mission était en train de bouleverser leur façon de se voir l’une et l’autre.
Elle soupira. « Bon, les autres sentinelles et on va faire notre diversion. »

« Sentir comment ? » Il préférait qu’elle dise tout, qu’elle fasse des sous-entendus. Après, il n’était pas sûr de vouloir savoir, de toute façon Teshara lui racontera. Et puis, si cela se fait sentir, quand ils vont rentrer, il n’a pas envie de voir une chenille ! Bref. Il partagea les couteaux, cinq chacun, les rangeant dans sa veste et sur sa ceinture à tout faire. « Tiens. ». Il hocha la tête, secouant les épaules, pour chasser le froid qui s’installait sur ses muscles.

Elle avait froid elle aussi, de rester statique. Et elle n’avait pas envie de répondre à sa question. Elle avait besoin qu’il soit mobilisé sur la mission, pas que ses pensées tournent autour de sa frangine. C’était normal pour un frère de vouloir protéger sa soeur, et Pedge le comprenait bien. Cependant, ils avaient d’autres chats à fouetter. Aussi prit-elle la décision de lui mentir, histoire de le garder là. Ce n’était pas reluisant, mais c’était calculé.
« Ils ont tous des envies peu louables, comme moi toute à l’heure. » C’était un mensonge s’en en être un. Et il n’insista pas, puisque cela leur faisait perdre du temps. Il hocha la tête.

©️ Starseed

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DC : John SHEPPARD // Isia TAYLOR LAURENCE // Alexander HOFFMAN // Elana RAVIX écriture : LawnGreen

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La chasse aux canards
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN


Elle récupéra les couteaux, avant d’initier le mouvement. Il fallait bouger, se réchauffer, agir. Elle avait donné un délai d’une heure environ à la française et elle comptait bien l’honorer. Le feu des sentinelles suivantes était visible, quand soudainement, sur leur droite, un cri retentit et un indien se jeta sur eux avec sa lance en avant. La texane se décala sur le coup d’estoc pour l’éviter mais la pointe de l’arme se coinça dans la sangle de son gilet tactique, manquant de la faire tomber alors que l’emplumé, emporté par son élan, planté sa pointe dans l’arbre qui était derrière la jeune femme.

Alors lui, ils ne l’avaient pas vu venir ce fourbe. Naalem, sorti l’un de ses couteaux et réagit immédiatement, alors que Pedge se faisait clouée à l’arbre par une lance. Il planta à son tour la lame dans la nuque de l’indien, qui vomit du sang et tomba au sol. Il n’était pas seul, puisque deux autres arrivèrent dont un qui sauta sur l’homme blond, qui se débattit, pour finir par l’écraser contre le premier tronc venu, avant de lui couper la carotide. Naalem, s’essuya la joue, il l’avait touché avec l’arme de son couteau cet idiot.

La militaire pensait qu’elle s’était fait embrocher, mais la pointe était juste passée dans son gilet. Cependant, elle constituait une cible facile pour n’importe quel emplumé qui passait dans le coin. Naalem le neutralisa mais deux autres déboulèrent, dont un qui piqua directement sur le lupien tandis que l’autre allait logiquement vers elle. Ni une ni deux, elle attrapa le manche de la lanche, tirant d’un coup sec pour défaire la pointe de l’arbre, et elle se servit du fait qu’elle était coincée sur son buste pour tourner, faisant décrire un arc de cercle important au manche qui vint s’écraser sur la tête du dernier arrivant. Il n’était pas mort, mais bien sonné. Alors elle attrapa son arme et elle lui tira dessus pour qu’il arrête de bouger. Deux coups en plein abdomen.
« C’était moins une », fit-elle plus pour elle que pour Naalem, en retirant la lance de son gilet tactique. « Pas de bobos ? ».

Naalem s’essuya la joue avec sa main, ne voyant rien avec l’obscurité. «
Je me suis un coup de couteau sans gravité sur la joue… J’espère que je ne vais pas gueuler mort aux canards d’ici vingt minutes. Si c’est le cas, tu m’assommes s’il te plait.
» Il se mit à rire document de sa pensée « Quoique, ça va faire un massacre chez eux. Mais bon, je n’ai pas envie de finir avec le trou du cul gros comme l’entrée de la grotte !! Et toi aussi ? ». Pour la deuxième fois de la journée, Pedge se marra bêtement. Elle était passée à deux doigts de la mort les quelques secondes précédentes et l’autre il sortait des énormités sur le ton de la conversation. Elle secoua la tête avec un sourire.
« Ça va moi. » Elle le toisa, amusée. « Si tu sens que tu divagues, tu me le dis, que je ne sois pas surprise. Ça évitera que je te laisse aller te faire ouvrir la rondelle en deux. » Il se marra de plus belle. « Ouai, je te dirais... » Enfin il espérait de pas divaguer, déjà que Jacobs était mal et le reste de l’équipe, ça serait malvenue qu’il tombe aussi. Et surtout, comment faire pour rentrer sur Renégat ? Les Atlantes allaient les reconduire sur Loupias… Bref le bordel.

Une fois qu’elle répondit, il lui fit signe de continuer lentement dans la forêt. Ils ne tardèrent pas à tomber sur trois autres indigènes qui marchaient avec leurs torches tranquillement. Ni une ni deux, un couteau fut lancé dans le ventre de l’un d’entre eux et ce fut la charge ! Naalem brûla au visage celui blessé. Et le second, se prit une balle de son pistolet dans la tronche. La jeune femme ne fut en reste. Elle sauta carrément sur troisième qui se tournait vers la brute masculine qui venait de torcher la gueule de son pote et elle le larda de coup de couteau. Décidément, elle se servait trop souvent de cette arme dans toutes ses missions. Elle roula avec lui sur un mètre ou deux et elle termina de le planter au sol. Mais déjà il ne bougeait plus. Ils étaient efficaces ensembles. Le bruit allait cependant attirer d’autre indiens, et d’ailleurs, alors qu’ils avançaient lentement dans la jungle vers la position adéquate pour faire leur diversion, ils virent soudainement un enfant apparaître devant eux. Il se figea en les voyant au détour du fourré. Il allait crier !
Naalem n’eut pas de cas de conscience, il plaqua sa main sur la bouche du petit et l’assomma immédiatement. Enfant ou adulte, cela n’était que des vies sans importances. Mais il ne le tua pas pour la simple raison qu’il n’avait pas d’arme. Le corps de l’enfant gisait et il le plaqua plus profondément dans un buisson.

Pedge ne l’aurait pas tué, elle en était certaine, et elle n’aurait pas eu la présence d’esprit de l'assommer comme il l’avait fait. Elle restait pantoise, en observant le contrebandier enfoncer le corps dans le buisson. Qu’est-ce qu’un enfant foutait là dehors à cette heure-là ? Il était fringué comme un emplumé lambdas. Est-ce qu’ils mobilisaient même les mômes pour les trouver ? Cette culture devait inculquer l’esprit guerrier à leur garçon dès leur plus jeune âge… Comme souvent dans les tribus primitives. Bref, la menace d’un cri enfantin fut écartée, et ils pouvaient reprendre leur route. Ils ne rencontrèrent pas d’autres formes de résistance en avançant vers la position de la diversion. Du haut de la falaise qu’ils avaient escaladé, il n’y avait pas la possibilité de voir s’il y avait des galeries ou pas. Aussi durent-ils chercher un peu un souterrain digne de ce nom.
« Comment les faire rentrer là dedans ? », chuchota-t-elle au jumeau. Elle avait dû le guider plusieurs fois quand la lune se cachait, ou que la forêt était trop dense pour y voir clair. « Si on les attire, ils vont venir ici, mais ils n’iront pas dans le souterrain… »
« Le mioche … On devrait le mettre ici et le laisser hurler… » Fit Naalem qui réfléchissait en même temps qu’elle. Rien de mieux, qu’avec un appât vivant !
« Il va mourir en même temps que les autres… », observa Pedge. Mais l’idée était bonne. Néanmoins, était-elle en train de se demander si elle pouvait assumer ce genre de chose. Ce n’était pas éthique, ce n’était pas moral, c’était la guerre certes, mais cet enfant avait toute la vie devant lui. Et si c’était un futur grand personnage de ce monde et qu’il induirait des changements durables dans le mode de vie barbare de ces gens, des changements qui conduiraient son peuple à se comporter autrement, à évoluer en bien ? Qui étaient-ils, eux, pour le sacrifier ?

« Oui et cela n’a pas d’importance. Vu son âge, il sera jugé adulte dans l’année qui arrive et violera et tuera comme les autres. » Fit Naalem sans aucune émotion. Il n’avait aucun sentimentalisme en lui pour ce genre d’élément. L’ethique il s’en foutait, ils devaient survivrent et si pour cela, un môme mourrait eh bien tant pis.
« Personne n’a le plus droit de vivre qu’un autre, enfant ou adulte » Dit-il simplement, en faisant demi-tour, pour retrouver le buisson où est le gamin. Les Atlantes sont sentimentalistes, pour cela qu’ils se font toujours avoir par les geniis…

Elle fit demi-tour aussi pour le suivre, et elle l’attrapa par le bras pour le forcer à se tourner vers elle. « T’en sais rien, peut-être que ce garçon fera quelque chose de bien plus tard ! Ce n’est pas sa faute s’il est né ici, il a toute la vie devant lui. ». Elle essayait de lui donner des arguments raisonnables. Elle n’était vraiment pas prête à faire ça.

« Ou de bien mauvaises choses … » Il la regarda. Il était difficile pour un homme qui n’avait aucune notion de bien et de mal de comprendre pourquoi, elle se braquait. Il la toisa quelques minutes. « Ce n’est pas moral dans ta culture c’est pour ça que tu refuses ? » demanda-il sans aucune once de méchanceté. Il était normal, mais murmurait pour ne pas se faire entendre, laissant son bras dans sa main.

Elle fit les gros yeux. Bien sûr qu’il pouvait faire de biens mauvaises choses également, mais un peu d’optimisme, ça ne fait pas de mal non ? Elle allait lui expliquer que dans sa culture, tuer un enfant était un sacrilège, quand le message d’Isia capta son attention.
« Une minute, des nouvelles de la grotte. »
Elle fit un pas de côté pour répondre à la jeune femme. Pedge était inquiète qu’elle la contacte si rapidement. Elle espérait que rien ne soit arrivé.

Naalem, hocha, la tête et lui fis signe de se planquer vers des arbres et buissons de fougères, histoire d’être tranquille. Il resta près d’elle, faisant le guet. Il n’était pas vraiment rassuré d’avoir des nouvelles à nouveau. Cela ne sent pas bon.

Pedge jeta un autre coup d’oeil à Naalem quand elle eut des nouvelles de sa soeur. Elle allait devoir lui dire, mais après la conversation avec Isia. Il pouvait entendre ce qu’elle lui répondait, aussi essayait-elle de choisir ses mots avec précaution pour ne pas induire de réaction violente chez lui. Elle espérait également qu’aucun indien n’allait se pointer tandis qu’elle discutait avec la chirurgienne. Elle brûlait d’envie d’avoir plus de détail, de savoir pourquoi elle avait tenté de le tuer, mais elle ne pouvait pas demander ouvertement. Quant à l’homme il resta calme, essayant de guetter des silhouettes ou des torches… Écoutant attentivement les réponses de la bergère.

Pedge se tendit comme une arbalète quand elle entendit la française jurer dans sa langue. Son expression était scandalisée dans la radio. Elle essaya d’en savoir un peu plus alors que la chirurgienne lui demandait de revenir. Tant pis pour la diversion, elle ne pouvait pas la laisser seule. Voilà pourquoi il fallait bannir les sentiments, mais qu’importe ! Puis ce n’était pas qu’une question de ça, elle devait assurer la protection de la jeune femme et elle était seule avec deux personnes qui perdaient les pédales.
« Il faut rentrer à la grotte, ça urge. », dit-elle à l’attention de Naalem tout en relançant Isia qui ne répondait pas. Elle disait manifestement à Alexis d’arrêter. Mais arrêter quoi ??! Elle n’attendit pas son assentiment qu’elle piqua dans la forêt en direction de la grotte, au pas de course. Pourvu qu’elle ne croise personne pour arriver le plus vite possible. L’adrénaline coulait dans ses veines et son coeur prenait des tours et ce n’était pas qu’à cause de la course.

Naalem, se tendit… bordel, il se passe quoi ? Il bondissant agilement hors du buisson, pour la suivre, la rattrapant, fondant dans la végétation. En tout cas, cela mettait en vracs leur plan ! ça uvait intérêt à être du lourd. Il entendait gueuler Pedge dans la radio.
« Bordel, la bergère il se passe quoi ? » soudainement, des torches non loin, il réagit le plus vite étant le plus grand, il attrapa la jeune femme par le bras et la tira dans les fougères, roulant avec elle, à cause de leur élan, dans les fourré, pour s'enfoncer dans un trou naturel. Les indiens se rapprochaient, mais par chance, ils étaient recouverts d’innombrable fougère et autre végétation dense… Les ennemies, en conclure que ce fut un animal effarouché. Le guerrier était sur la bergère, ne bougeant plus, muscles tendus, serrant un couteau dans une main fermement.

Pedge s’était tue dans la radio avant de donner son ordre à Candom. Elle était sous le contrebandier, le coeur haletant. Son masque de neutralité était affecté mais elle gardait son sang-froid. Elle murmura : « Isia et ta soeur sont en dangers. » Il était hors de question qu’il bute Candom par contre mais il ne fallait pas trainer. Seulement voilà, il y avait des indiens dans les parages, et il allait falloir avancer plus prudemment, aussi pénible était-ce… Ou alors, il fallait avancer en mitraillant le moindre péquin qu’ils croisaient, les abattants comme du bétail. Mais c’était un coup à avoir toute la meute aux fesses et qu’ils trouvent la planque. « Il faut bouger », articula-t-elle doucement sans élever la voix. Ses prunelles ne regardaient plus Naalem, elles étaient tournées vers le haut de la végétation pour la sonder et voir si elle apercevait quelque chose.

Le cœur de l’homme se serra…Elle n’avait pas mentionner le nom de l’autre lavette, donc ce fut lui la menace. Il ne dit rien, attendant patient, par contre sa mâchoire s’était fermée et il fronçait les sourcils. Ils s’éloignèrent, Naalem attendit de ne plus entendre les voix, ou qu’elles furent étouffée par la végétation, pour se relever doucement, tendant une main à la jeune femme, qui s’en servit pour se redresser.
« Quel forme de danger ? C’est en rapport avec l’autre lavette ? » Dit-il d’une manière sombre. Il se baissa, pour se faufiler et toisser la nuit sombre, et lui fit signe de venir, pour longer le chemin, dans la végétation a couvert d’un pas rapide.

Elle lui emboîta le pas, se tapissant dans les arbres pour ne pas attirer l’attention.
« Oui, mais je vais le gérer alors, pas de conneries. », répliqua Pedge dans un murmure tout aussi sombre. Ils n’entendaient plus les indiens mais cela ne voulait pas dire qu’ils n’étaient pas dans le coin. Surtout que s’ils n’étaient pas trop cons, ils pouvaient se dire que la bête allait rebouger et l’attendre pour voir s’il s’agissait bien d’un animal ou pas. Néanmoins, pour le coup, ils ne virent personne. La grotte n’était plus très loin puisque la diversion devait se faire non loin de là. Mais quand même. Il fallait y aller discrètement, et s’orienter dans la nuit n’était pas simple, même pour Pedge avec ses lentilles. D’ailleurs, ces dernières commençaient à lui piquer les yeux bien comme il fallait. Elle espérait vraiment que le jumeau ne fasse pas de bêtise avec Candom.

« Je le plaque, tu l’attaches. S’il est tout pimpant il va essayer de te sauter aussi. Il aura moins envie avec moi, et promis je ne le bute pas ! Sauf s’il est emboîté dans ma sœur. »
« Ça me va. », répondit-elle, pragmatique. Elle espérait vraiment qu’il ne violerait pas la jumelle, ou Isia. Il hémit un “groumf” assez gutural.
Il ne fallait pas réfléchir longtemps pour comprendre qu’il avait une tentative de viol ou une baston. Si les œufs donnaient des pulsions sexuelles… Il ne fallait pas chercher plus loin. Et en toute franchise, Naalem se maudissait d’avoir eu raison au sujet de l’autre lavette là ! Tsss, toujours les mêmes problèmes avec les mecs faibles, ils ont besoin de montrer qu’ils sont fort et de dominer, donc dès qu’ils peuvent il montre leur pathétique force masculine ! Le zizi tout dur et le les boules bien gonflées ! Cela le gonflait d’avance et il se promit de rester calme. De toute façon, s’il a touché sa sœur, il va souffrir ! Mais fallait garder la tête froide, si les œufs droguent tout le monde… Pas facile d’être pragmatique, quand le petit cul de sa sœur est en jeu !
Le chemin était semé d’embuche et cela leur prenaient plus de temps que nécessaire… Et voilà, d’autre Indiens sur le chemin, mais ils sont partout !! Pas le temps de se planquer cette fois… Naalem, lança un couteau qui rata sa cible, mais le troisième lancé fut le bon et toucha le cœur. Les indiens étaient en alerte ne voyant pas les deux aventuriers dans les fougères et autres plantes volumineuses.

Ils adaptèrent leur stratégie du coup. Ceux munies de lances commencèrent à planter dans la végétation n’importe où pour essayer de toucher les deux larrons qui étaient planqués dedans. Cela allait vite devenir critique, surtout quand le vêtement de Pedge se déchira au niveau de son épaule, l’entaillant salement sous l’effet de la pointe de lance qu’elle ne vit pas arriver. Elle pesta alors qu’une sourde douleur commençait à l’irradier dans le bras. Elle délaissa ses couteaux, et son arme de poing, et elle prit son arme automatique. Elle n’en était pas à crier mort aux canards, mais elle ouvrit le feu par rafale. Cette fois, elle tirait à l’arme de guerre, et ce n’était pas beau à voir. Si le trou d’entrée était net, le trou de sortie l’était beaucoup moins.

Ce fut un beau carnage oui … Il n’eut rien à faire de plus la soldate avait réduit à néant leur adversaire. Et niveau blessure, il n’était pas mieux, il se prit un effleurement sur la cuisse droite, entaillant dans une belle estafilade celle-ci. Il serra les dents, jurant dans une langue pas très compréhensible. La menace écartée, il était temps de partir.
« Bordel des bijoux de Lays du postérieur de la fonderie de K ! » Quel beau jurons à la gloire de Koyla ! Sa cuisse était douloureuse, mais ça passera, ce n’est pas non plus grave ! « Tu es blessé ? On va se dépêcher avant que d’autre se ramène ! »
« Rien d’important », dit-elle en observant son bras. Il faudrait des points quand même. Quelle chiotte. Elle espérait que la lame n’était pas empoisonnée non plus. Elle était nettement moins expressive que le jumeau qui venait de lâcher un juron que lui seul pouvait comprendre. Les mots étaient compréhensibles, pas le sens.
Elle lui fit signe de la tête, et elle se remit en marche. « Et toi ça va ? », fit-elle en progressant. Elle avait allumé sa lampe tactique pour qu’il puisse avancer sans tomber. De toute façon, les indiens devaient avoir repéré le périmètre des coups de feu.
« Jambe touchées, mais je peux marcher… Allez on se barre, avant que l’autre ait le temps de baisser des culottes ! » Dit-il en s’avançant suivant la lumière.
« Éteins là, quand on arrive près de la grotte… »

« Affirmatif. ». Fit-elle simplement. S’il disait qu’il pouvait marcher, alors il marchera. Elle savait que ce n’était pas un boulet, et maintenant qu’ils avaient festoyé ensemble dans le sang des indiens, et qu’ils avaient récolté leur première blessure dans les mêmes conditions, c’était devenu, en quelque sorte, un frère d’arme ou quelque chose comme ça, non ? Quoiqu’il en soit, elle était bien contente que Naalem soit de la partie dans cette partition macabre et délirante. Elle entendait tout ce qu’il se passait via la radio d’Isia toujours allumée et le sentiment d’urgence commençait à croître de façon exponentielle. Alexis semblait complètement hors de lui, et quand elle entendit le coup de feu, elle serra la mâchoire en jetant sa main à son oreille pour en défaire brièvement la radio qui avait saturé violemment. Quand elle la remit, elle entendit le jeune homme gueuler à quelqu’un de rester là (Isia ?) et cette dernière crier un “non” de protestation. Son coeur se serra. C’était horrible d’entendre les cris, les bruits, de quelqu’un et de ne pas pouvoir lui porter secours. Elle n’avait pas le temps d’analyser pourquoi elle prenait tout ça trop à coeur, mais elle savait qu’elle devait agir vite sous peine de perdre une partie d’elle-même. Elle ne se pardonnerait pas de repartir de cette planète avec le cadavre d’une… d’une femme qu’elle commençait à apprécier au-delà de la simple relation corporelle et du jeu. Elle ne voulait pas mettre de mot sur ses sentiments, pas pour l’instant, pas maintenant. Au moins, il n’existait pas, et s’il n’existait pas et qu’elle la perdait, elle en souffrirait beaucoup moins.

Les bruits se firent plus distant dans la radio, comme-si Isia l’avait perdue. Alors elle tenta de faire parler Candom, afin de faire gagner du temps aux deux jeunes femmes. Elle se disait que s’il était occupé à lui répondre, il ne pourrait pas les violer ou les tuer en même temps et c’était toujours quelques secondes, quelques minutes de gagnées. Il entendait, il avait donc remis sa radio. Mais cela ne dura pas malgré qu’elle usa de son tempérament d’officier pour en imposer un peu. La communication coupa rapidement.

Elle jeta un regard déterminé à Naalem. « S’il est emboîté dans la princesse, tu as le droit de le buter aussi. », fit-elle sombrement. Elle ne se reconnaissait pas, mais les réactions de Candom dépassaient l’entendement et elle commençait à avoir la haine. La haine de ces putains d’indiens qui ne les laissaient pas progresser rapidement, la haine de cette planète corrompue, la haine d’être loin d’elle, la haine de ses oeufs, de ses dragons, de tout !! Elle massacra à nouveau deux indiens qui se retrouvèrent dans les phares de la lampe tactile comme deux lapins dans ceux d’un 4x4. Elle en vint même à se dire que les Wraiths auraient rendu un service incommensurable à la galaxie en venant sélectionner ces putains d’humains dégénéré et consanguins ! Mais même un Wraith ne boufferait pas de la viande pareille ! Ils ne faisaient pas encore dans le bio, mais dans l’avarié, non plus.

Naalem n’entendait rien de ce qui se passait et peut-être que ce n’est pas plus mal en vérité. Par contre, il entendait Pedge et elle semblait ne pas réussir à diriger cet homme. Et quand un soldat désobéit, cela est valable pour toutes les armées de la galaxie a son avis, c’est que soit c’est pour une bonne raison, soit c’est parce qu’il n’est pas dans son état normal (il met de côté les soldats dit ingérables que tout le monde peut avoir).
« Ça marche ! » Dit-il avec un petit rictus carnassier. Elle y tenait à sa princesse, mission ou non. Ils arrivaient près de la grotte et Pedge fit le ménage… Cependant, une nouvelle fois, il l’attira vers lui, car au détour de l’entrée, il avait une quinzaine d’indien avec leurs torches … « Merde, ils nous ont trouvé … »

Pedge pesta. Ces connards avaient mis le temps, aussi surprenant que cela puisse paraître, mais ils avaient fini par localiser leur planque. Ce n’était absolument pas le bon moment alors qu’à l’intérieur, c’était le bordel. Les atlantes et la jumelle ne verraient pas arriver les indiens… Tant pis, elle allait devoir être sale et bafouer pas mal de convention, mais elle allait balancer une grenade à fragmentation dans le tas.

Puis une voix reptilienne et connue, sortie de la grotte. « Que faites-vous là ? »
« Nous cherchons les étrangers, ils ont tué notre roi et la mère des Drakos »
« Vous avez une nouvelle mère, allez jouer ailleurs ! Cette grotte est la mienne et la première qui y pénètre mourra ! »
Les indiens tremblaient de plus belle et commencèrent à s’éloigner dans la forêt en face de l’entrée tout penaud… Naalem regard Pedge, d’un air : “bah tu vois” ! Elle eut un air satisfait. Au moins, le gardien était efficace ! Par contre, les indiens fouillèrent quand même les environs, il va falloir se planquer une nouvelle fois, avant de pénétrer dans l’antre.

Pas possible d’entrer pour le moment sans attirer l’attention des indiens, et en plus de ça, ils soupçonnaient le coup tordu parce qu’ils fouillaient le coin. Elle commençait à avoir de plus en plus froid. Pendant ce temps mort, elle en profita pour regarder son épaule. Elle saignait toujours et la plaie était bien moche, pas nette, et profonde. Elle douillait à mort mais pour le moment, elle contenait sa douleur compartimentée dans son esprit. Son bras était engourdi, et elle savait qu’elle ne s’effondrait pas à cause de l’adrénaline. Putain ce qu’elle avait froid. En fait, elle transpirait beaucoup.
« C’est moi où il fait de plus en plus froid ? », murmurra-t-elle entre ses dents. Elle espérait que la perte de sang combinée à la transfusion plus tôt dans la journée n’allait pas finir de la mettre au tapis. Mais non, elle ne pouvait pas se permettre.

« Non il pèle ! Et en plus nous sommes blessées et on a rien dans le bide, ça n’aide pas ! » répliqua l’homme, qui lui aussi commençait à avoir froid a force de ne plus être en mouvement. La jeune femme acquiesça. Sa sueur n’aidait pas Naalem, pour avoir chaud. Sa jambe le lançait de plus en plus et il se doutait qu’au moment où il arrêterait d’être sous pression, il allait douiller encore plus. Dans un geste de survie et paracerque pour le moment, le cuir de ses vêtements pouvait lui tenir encore chaud, au contraire de l’autre avec son tissu fin, il frotta l’épaule intacte de Pedge et sa hanche pour lui donner un peu de chaleur, le temps que les indiens fouillent. Elle se laissa faire malgré le fait qu’elle n’aimait pas trop ce genre d’intrusion dans son espace physique. C’était réchauffant et elle le gratifia d’un regard de remerciements silencieux. Pour leur part, les deux, s’étaient planqués dans les fougères épaisses. Ils perdaient du temps ! Et cela le foutait en boule ! ça se trouve, l’autre avait le temps de sortir son bâton et de faire tous les trous des filles plus la dingotte !

« Il te reste des couteaux ? Balance en un loin, pour faire diversion…»
« Ouais je les ai tous. J’ai du mal à ne pas accumuler les ressources », répliqua-t-elle. Et c’était vrai. Dans n’importe quel jeu vidéo dans lequel elle avait joué, elle accumulé les ressources sans les dépenser, ce qui ne servait à rien au final. Elle ne s’était pas servie d’un seul couteau de lancer encore. Il ne comprit pas la référence aux jeux vidéo, mais hocha la tête avec un rictus amusé.

C’était son épaule directrice qui était atteinte, aussi préféra-t-elle lancer avec son autre bras pour économiser son muscle déchiré. Elle avait la tremblote et de la sueur lui coulait dans les yeux. Elle arma son bras, et elle lança un couteau à l’opposé des indiens, par-dessus eux. Malheureusement, l’envol ne fut guère convaincant et le couteau tomba sur un indien qui était à la limite du champ de vision de Pedge, du côté opposé. Il se ficha dans son épaule avec un bruit mate et l’autre gueula à plein poumon de douleur. Au moins, ils allaient penser que l’attaque venait de leur côté, et pas de celui où était Pedge et Naalem. La première regarda le dernier, et elle haussa les sourcils en s’adossant au tronc derrière lequel ils étaient planqués, au milieu de fougères assez hautes. Il eut un rictus satisfait et moqueur envers les indiens.
Comme prévu, les indiens s’égaillèrent en tout sens pour voir d’où venait la menace, mais elle était invisible. Plusieurs d’entres eux partirent dans la forêt, libérant une partie de l’effectif.
« Faut vraiment faire en sorte de passer discrètement ou c’est foutu... », commenta-t-elle.
« Oui… File moi un couteau s’il te plait, je vais en lancer un autre pour les attirer. » Dit-il, il fallait vraiment, y arriver, pour longer la grotte dans la végétation de plus en plus rare et se faufiler si la Drakos les reconnait.

« Tiens. », fit-elle en lui en tendant deux. Qu’il se fasse plaisir et qu’il les attire ailleurs. Elle était prête à se faufiler, mais les derniers mètres vers la grotte seraient clairement à découvert, la végétation ne poussant pas vraiment des proportions susceptibles de les cacher près de la falaise rocheuse. Certainement un manque de luminosité une trop grande partie de la journée. Il fallait qu’elle arrête le saignement. Ça ne servait à rien de se précipiter si c’était pour finir exsangue… Elle extirpa une compresse et une bande de son gilet tactique et elle entreprit de se panser l’épaule en utilisant son autre main et ses dents, le temps que le jumeau balance ses couteaux. Aussitôt, la compresse blanche se teinta de rouge et elle poussa un gémissement entre ses dents qui tenaient la bande, quand elle comprima fortement la plaie. Elle vit quelques étoiles, mais sa vision se stabilisa rapidement.
Naalem prit les couteaux, les soupesant, pour bien viser. Il en lança trois pendant que Pedge se soignait. Cela intéressait immédiatement les indigènes, certains de fleurer les lapins qu’ils sont. Petit à petite, les indiens, couraient, dans les directions des couteaux, devant se séparer en attendant plusieurs bruits.

« Si tu veux que je regarde ta jambe ensuite. », proposa-t-elle dans un grognement le temps de terminer le noeud, blanche comme un cul, les pupilles dilatées. Elle souffrait, mais elle ne le montrait pas. De toute façon, elle avait toujours été dure avec elle-même, et ce n’était pas aujourd’hui qu’elle ne ferait pas honneur à sa réputation.

Il ne pouvait pas voir son état et sa blancheur dans cette nuit noire… Mais, elle semblait glacée comme en témoignait les frissons qui la parcourait. Étant proche, d’elle, il sentait les soubresauts de son corps. « Ma sœur me soignera t’inquiète pas… » Il essayait de voir les mouvements des flammes, qui s’éloignaient de plus en plus.
« Rassemble tes forces la Bergère, on a encore un excité du zizi a maitrisé et après on se jettera à l’eau, pour nous détendre un peu… Car là, je ne pense pas qu’on puisse repartir aussi vite. Et on vira les œufs aussi. Je n’ai pas envie de faire le mâle en rut dans sa cour de demoiselle lubrique et de sa lavette frustrée. » Même si cela pouvait être bien de le faire à plusieurs, pour l’avoir déjà pratiqué, mais autant que cela se fasse sans drogue et de manière consentit. Et puis, étrangement, il ne se voyait pas trop sauté sa coéquipière de vadrouille. Ils fonctionnaient bien, il se surprenait à apprécier son efficacité et sa compagnie et la prendre comme la dernière des prostituées n’était pas quelque chose d’envisageable. A ces yeux, ils étaient les deux seuls responsables de cette équipe, pas besoin qu’ils soient complètement fous à cause des oeufs.

Elle acquiesça dans le noir, ne voulant pas insister. De toute façon, c’était un bon gabarit, une force de la nature, et il allait encaisser. Puis, il n’avait pas donné son sang non plus quelques heures auparavant. Bref, au moins elle n’avait plus à se soucier de son épaule pendant un moment. « Je suis prête et en pleine forme », assura-t-elle avec aplomb. Naalem hocha la tête, elle devait assurer au cas où, il ne voulait pas se retrouver à être le seul à gérer la bande d’infirme ! Il aimait bien son côté inébranlable. Enfin une vraie femme forte, Teshara n’était pas la seule dans cette galaxie !
Elle ne comptait pas rester en arrière et comme il disait, il y avait encore du boulot. Elle était ok sur le fait qu’il fallait virer les oeufs. La situation n’en serait pas là s’ils n’avaient pas eu ces objets de malheurs. « Pour attraper l’excité du zizi et pas pour jouer la demoiselle lubrique », crut-elle bon de préciser avec un hochement de tête.
« Ouai … Il a intérêt à l’avoir encore dans son slip... » Conclut Naalem, qui prit son arme et la leva contre lui, prêt à débouler hors des fougères au bon moment. Et le bon moment fut là ! Ils se précipitèrent hors de fougères pour se retrouver face à face avec la Drakos, qui n’émit aucune protestation, se décala légèrement, pour qu’il passe… Naalem, pesta, bah oui ! Elle ne leur laissait pas beaucoup de marge de manoeuvre, ils devaient se coller entre la paroi et ses écailles pour avancer ! Une perte de temps qui le rendait dingue !



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La Task Force arrive !
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN



C’était le moment d’entrer dans la grotte et de reprendre la situation en main ! Ils foncèrent tous les deux dès que l’ouverture se présenta. Pedge fut soulagée de ne pas devoir batailler avec la Drakos et elle la remercia intérieurement de ne pas avoir laissé entrer les indiens. Néanmoins, la grosse prenait de la place. La cavité à elle seule ne suffisait pas pour la contenir, et bien qu’elle se décalât, elle dut rentrer le ventre pour passer en se frottant à la paroi. Son épaule lui faisait un mal de chien, et d’avoir couru lui donnait l’impression que son cœur tambourinait dans la plaie, comme s’il voulait sortir. Mais elle occultait complètement sa blessure, parce qu’elle était focalisée sur son objectif. Chaque seconde comptait, et depuis qu’elle avait perdu le contact radio avec l’intérieur, elle balisait à fond. Est-ce que Candom les avait violées ? Les avait-il tuées ? Etait-il mort tout simplement ? Quelque part, elle préférait cette dernière hypothèse, que Teshara, ou Isia même, l’une ou l’autre, ait réussi à le neutraliser avant qu’il ne soit devenu trop violent.

La chirurgienne n’aurait pas dû se retrouver dans ce genre de contexte, ça aurait dû être une mission de routine, un soin, une fête, et on rentrait à la maison. Mais non, tout était parti en couille, et comme ils ne devaient revenir sur Atlantis que le lendemain matin, personne ne devait s’inquiéter sur la cité. Ils étaient seuls au monde, mais ils s’étaient trouvés des alliés dignes d’intérêt. Le problème tenait dans le fait que la menace était extérieure, par l’entremise des indiens et des lézards (même si ces derniers semblaient vraiment faire tout le boulot à leur sbire), mais elle venait aussi de l’intérieur, par l’effet nocif des œufs de Drakos sur le comportement humain. Bref, elle était contente d’avoir la tête sur les épaules, et que le frangin de la jumelle l’ait tout autant. Ils étaient efficaces, et pas chers.

Ils déboulèrent dans la grotte. La scène était ubuesque et rapidement identifiable. Candom était en train de se relever.

« Là bas ! », dit-elle en pointant du doigt la direction, au cas où Naalem sans lentilles aurait eu des difficulté à les repérer.

Pedge fonça. Elle analysa la situation rapidement au pas de course. La doctoresse était en petite tenue, quoique son tanga semblait être sur ses genoux. L’homme était en train de défaire son pantalon, puis son caleçon. Il allait avoir le temps de la pénétrer !!

Pedge allait gueuler quelque chose pour détourner l’attention d’Alexis, quand elle vit la jumelle sortir de l’eau, à poil ou presque. Elle courra vers quelque chose par terre, tombant dans sa course une fois, deux fois, puis elle se redressa avec un flingue à la troisième fois. Elle avait un air fou sur le visage.
« Je m’occupe de ta sœur ! », fit Pedge à Naalem qui jugeait la menace plus importante chez Teshara. Elle pouvait blesser Isia en tirant sur Candom qui était trop proche d'elle. Et puis Pedge était la plus près.

De toute manière Naalem, fonçait sur Alexis, il n’avait pas encore vu sa sœur qui sortait de l’eau, mais simplement l’homme, tout fière près à faire l’impardonnable ! N’étant pas emboité dans la princesse, il n’allait pas le buter, mais allait morfler ! Il était en rogne, puisque leur délire et incapable de se maîtriser ou même de s’éloigner intelligemment, leur faisait perdre du temps et surtout foutait en l’air le plan qu’il avait fait avec la bergère ! Jamais, ils n’auraient dû les laisser seuls, où les attacher pour que chacun se frotte sur els corde au lieu de se frotter sur les autres ! Non à dire vrai, ils devaient foutre en l’air les œufs !

Il tourna légèrement la tête vers Pedge qui devait s’occuper de sa sœur … Ok, il ne l’avait pas encore vu, mais l’urgence était autre pars et il fila ! Sa jambe meurtrie le ralentissait et lui faisait mal, mais qu’importe, il se reposera après ! En tout cas, le sac de nourriture fut balancer à l’entrée pour ne pas le géner.
« Ok ! »


Et alors que la jumelle commençait à lever les bras, les deux mains bien accrochées sur la crosse en pointant le canon vers Candom, la texane la percuta avec rudesse de son épaule déjà meurtrie, dans un plaquage de footballeur américain fait dans les règles de l’art, la faisant rouler avec elle dans le sable avant qu’elles ne se retrouvent dans l’eau toutes les deux. Ce n’était pas facile de maitriser la furie qu’elle était, surtout qu’elle était nue et que les mains de Pedge glissaient sur sa peau humide, mais elle parvint, dans un remugle d’eau et d’écume, à passer derrière la jeune femme et à lui imposer une clé de bras afin de la maîtriser, à l’issue d'un échange de coup.



« Laisse moi le buter ! », hurlait-elle alors que Pedge essayait de la ramener vers la rive. Elles avaient de l’eau à mi cuisse. Mais la militaire lui tordait le bras avec force, et elle n’arrivait pas à se défaire de son emprise. L’espace d’un instant, elle eut l’envie terrible de forcer pour se démettre l’épaule, ou même de casser son membre pour se retourner et la mordre à la gorge comme la chienne enragée qu’elle était. Mais elle en avait marre de souffrir, terriblement marre, et aussi surprenant que ça puisse paraître, Teshara se mit à pleurer de rage. Elle était frustrée, par deux fois aujourd’hui, et pas la petite frustration du réveil du matin seule dans un lit avec la minette en feu, non, la grosse frustration de l’occasion mortelle d’avoir un plaisir sans nom, la frustration d’avoir commencé quelque chose et de l’arrêter alors que ça commençait à être bien et qu’il restait tant de promesses dans l’acte. La frustration de faire du mal et de se venger qu'on arrêtait pas de lui refuser… Cette frustration s’était muée en haine, en colère abominable, tournée vers Candom, et qu’elle déversait en se débattant et en pleurant, contrainte de ne rien faire par la copine de la princesse. Elle détestait être à la merci de quelqu'un et c'était encore une fois le cas. Elle savait que la militaire ne la lâcherait pas tant qu’elle ne se calmerait pas mais elle avait envie de buter tout le monde. Seulement voilà c'était la troisième fois aujourd'hui qu’elle prenait une raclée et elle commençait à accuser le coup. La texane l’avait plaquée au buste et ses côtes déjà meurtries lui faisaient horriblement mal.

Naalem, plaqua aussi Candom tel un joueur de footballeur américain, mais avec la culture de Naalem, se fut plus comme un “rinotor” (un rhinocéros d’une planète aride), qui trop concentré sur le corps frémissant d’Isia, ne vit pas le blond le percuter avec violence. Ils tombèrent à terre et Naalem, avait l’avantage, surtout que contrairement à l’Atlantes, il n’avait pas les jambes emprisonner par son froc ! Et quand Candom, voulu se défendre, il fut assommé par une droite monumentale ! Naalem, ne fait pas dans la dentelle, après avoir massacré des indiens, il se contenta juste de lui donner le coup de poing du siècle dans la mâchoire. Le coup fit percuter la tête du pauvre homme contre le sol rocheux et hop il vit un voile noir. Candom KO en un round ! Il se releva, poussa un petit gémissement, à sa cuisse qui lui faisait mal, il était sûr que cela était en train de s’infecté. Son regard alla sur Isia, qui s’était laissée tombée à terre en tremblant de plus belle, ramenant ses jambes contre elle.

Elle avait remis sa petite culotte. Son regard toisait Naalem avec une lueur d’effrois. Allait-il la violer ? Autant Candom, ce fut pour gagner du temps, elle s’estimait pouvoir le contrôler un peu, mais lui ? Elle frémissait de désirs incongrus, préférant la silhouette musclée de l’homme, qui lui serait la faire jouir que de l’autre puceau ! Elle avait horreur de lutter contre ça, et décida de mettre sa tête entre ses genoux, pour se contrôler.

Naalem, quant à lui, décida de la laisser tranquille, mirant sa sœur, qui se débattait contre Pedge, il secoua la tête… Elle était véritablement intenable et elle allait faire une connerie. Il s’approcha de l’eau, récupérant l’arme de Candom au passage, cherchant l’arme de Teshara qui flottait, pour la chopper vers la rive. Et la mettre loin avec l’arme de Candom.
« Bon Tesh’ Calme toi ! » Il avait de la peine pour sa sœur, qui pleurait de rage et d’autre chose. Il ouvrit les bras, pour que Pedge la laisse et que sa sœur se jette contre lui. Le regard bleu de l’homme alla sur Pedge « Les œufs … vas y ! Je la contrôle, la lavette est assommée ! » De base il voulait s’en charger, mais en voyant sa soeur, il serait mieux, à la calmer que la bergère.

Pedge était bien contente de la lâcher. Elle n’appréciait pas de la tenir dans une position de soumission alors qu’elle était nue, ou presque. C’était dégradant, l’exposant aux yeux de tous, et elle détestait ça. Pourtant, elle n’avait pas eu le choix que de la maîtriser, et ça n’avait pas été simple. Elle s’était débattue comme une sauvageonne, en proie à une exaltation meurtrière féroce. Et même alors qu’elle lui tordait le bras, elle ne se laissait pas faire, obligeant la texane à la maintenir fermement et à augmenter la traction inverse sur son épaule pour la tenir tranquille malgré ses protestations et ses gestes brusques. L’arrivée de Naalem était appréciable. Il avait fait vite pour neutraliser Candom, mais en même temps, il avait dû le surprendre alors qu’il s’apprêtait à commettre le pire. La texane lâcha Teshara en douceur, en gardant les mains hautes quand même au cas où elle se retournerait. On ne sait jamais comment une bête enragée va se comporter. La pégasienne se jeta dans les bras de son frère, au plus grand soulagement d’une Pedge qui ne voulait pas la frapper à nouveau.
« Ouais, il est temps d’en finir avec ces saloperies. »

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Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN


La jumelle était à cran. Elle avait vraiment envie de tout casser, de tuer tout le monde, de se venger, d’être sale, de baiser, de tirer, de frapper, et ses petits poings fermés tambourinèrent sans réelle force sur le torse musclé de son frère, avant qu’elle ne passe finalement ses bras autour de son cou et qu’elle enfouisse son visage sous son menton dans une étreinte puissante.
Naalem, la laissa se calmer sur lui, encaissant les chocs des poings de sa sœur sans rien dire. Il savait qu’elle en avait besoin. Cela allait au-delà de savoir le sentiment, il le ressentait pleinement. Beaucoup de scientifiques théorises sur les liens des jumeaux et ils étaient parfaitement évident, qu’ils vivaient les sentiments de sa jumelle à cet instant, comme si ce fut les siens. Sauf avec un léger détachement dû à l'âge et la prise de conscience qu’ils ne sont pas un mais deux. Il lui insuffla son calme et chantonna dans sa tête, comme pour la bercer. Il comprenait, sa frustration et sa colère, les œufs l’avait ravagée et en plus, elle ne pouvait pas se soulager.

Elle était trempée elle aussi, et elle tremblait, de rage et de froid. Mais elle était bien là, dans la chaleur de son jumeau, de son elle, de son tout. Elle était fondue en lui, la poitrine plaquée sur le buste, en sécurité. Elle n’aimait pas être séparée longtemps, c’était comme ça. Ils n’avaient jamais vraiment pris conscience qu’ils n’étaient pas uns, mais deux, et de temps en temps, ils se réfugiaient dans ce sentiment d’être seul et unique en deux corps.
Cependant, elle ne voulait pas qu’on touche à ses œufs. « Ne les fait pas détruire, il faut les garder… », baragouina-t-elle sans décoller son visage de son torse. Elle était progressivement en train de se calmer, déjà, elle ne pleurait plus, et ses tremblements commençaient à être moins prononcés.

Il se fichait d’être trempé, il mit ses fesses sur le sable, pour la tracter contre lui, la serrant fermement et tendrement. Il était soulagé qu’elle soit dans le lac et non emboitée par une lavette. Quant aux œufs, pour le moment, il s’en fichait, il voulait qu’elle aille mieux. Il tourna la tête vers Pedge, qui était avec Isia… Bon, elle n’avait pas pu s’empêcher de faire un câlin à sa chérie. Il soupira… Enfin il comprenait mais bon… Les câlins après., avant d’être aussi lubriques que les autres … « Remet tes vêtements, tu vas avoir froid. Je vais m’en occuper, puisque la bergère ne peut pas résister à sa princesse. Je n’ai pas envie qu’elle soit et que je sois contaminé, sinon on peut dire adieu à nos chances de quitter l’endroit » Cela lui coûtait de laisser sa sœur. Énormément. Il la regarda et lui caressa les cheveux trempés. Il la serra contre lui et soupira.
« Habilles, toi, je vais te porter, comme ça tu restes avec moi. » Il en oubliait sa blessure à la cuisse.
« Je peux marcher hein », fit-elle par fierté même si elle avait envie de rester à son contact.
« Je sais, mais c’est une manière de te garder avec moi et que tu te reposes. » Lui dit-il avec beaucoup de tendresse en lui flattant la chevelure. Il ne comptait pas lui retirer sa fierté, mais lui proposer de ne pas s’emmerder à faire des efforts pour “paraître”.
« Je sais, mais ne t’en fais pas, je reste avec toi. Je ne te lâche plus de toute façon. », dit-elle en frottant sa tête contre sa main Il n’y avait pas à dire, on était jamais déçu par son jumeau. Du moins dans leur monde. Elle voyait qu’il était perturbé par ce qu’elle avait vécu, et cette tendresse l’a touchée. Il lui sourit affectueusement, oui, elle ne le lâcherait plus ! c’est fini les conneries !

Finalement, elle préférait que ce soit lui qui s’occupe des oeufs, au moins elle pouvait participer et surveiller qu’il ne les détruise pas. Elle soupira, en se détachant du buste chaud de son frère. Elle avait apprécié, comme toujours, son contact et ses caresses réconfortantes. Elle n’aimait pas piquer une crise, elle se sentait toujours un peu con quand ça se calmait. Déjà qu’elle détestait les gamines capricieuses, elle avait le sentiment d’en être une.
« Dis moi que tu as trouvé comment on allait se barrer d’ici. J’en ai marre. »
« Oui on était en train de préparer le plan avec la bergère quand la princesse nous appeler pour qu’on se ramène. » Fit-il.
« Pfff, tu n’avais pas besoin de revenir, je maîtrisais la situation » . Son arrogance revenait au pas de course, de même que sa suffisance. Elle regagnait peu à peu son état normal.
Naalem roula des yeux, si l’insolence de sa sœur revenait c’est qu’elle allait bien.
« Si tu le dis… » Il ne voulait pas débattre là-dessus avec elle. Sa fierté l’empêcherait de voir qu’elle était dans de mauvais draps et qu’elle aurait fait une connerie. Parfois, ça ne sert à rien de débattre ou d’essayer de raisonner l’autre. Et avec Teshara, il était nécessaire de ne pas se battre inutilement, c’est comme frapper le vent ça sert à rien et ça fatigue, et comme toujours dans ces cas-là, la blonde affichait un petit sourire de wineuse et finissait par embrasser son frère sur la joue, ce qu’elle fit avec affection. C’était une façon de le remercier implicitement de lui laisser le dernier mot, alors qu’elle savait très bien qu’il n’en pensait pas moins. Lui haussait les épaules tout simplement.

Le flanc de Teshara commençait à laisser apparaître des marques bleues là où Candom avait frappé avec sa chaussure. Son nez ne saignait plus, mais elle avait toujours cette lèvre fendue, et ses poignets étaient largement écorchés, sans parler de ses doigts griffés et meurtris. Son dos laissait voir des traces des chocs qu’il avait également subit, en de multiples endroits. D’ailleurs, quand elle se baissa pour ramasser ses vêtements, à commencer par son pantalon, elle lâcha un soupir de douleur. Le contact avec son frère avait réveillé ses envies de sexes, et quoiqu’elle fasse pour s’en détourner, elle y pensait. Elle avait surtout envie de la princesse à la bergère, ne serait-ce que pour conclure ce qu’elle avait commencé avec elle. Malgré tout, elle avait regagné un semblant de lucidité et elle continua de s’habiller, couvrant ses rondeurs pour de bon, ainsi que ses ecchymoses.

Le regard de Naalem, alla sur sa sœur, il n’avait pas pris la peine de l'ausculter et maintenant qu’elle se levait (ainsi que lui), il put voir les traces sur son visage, le sang et sa démarche peu habile. D’un geste interdit, il souleva le haut au niveau des hanches de sa sœur, voyant avec frayeur les bleus sur ses côtes… Il sentit la colère lui monter au nez et même la fureur à ce niveau-là ! Que s’était-il passé ? Qui avait fait ça ? Son regard lançait des éclairs… Elle lui jeta un coup d’œil, l’air neutre, sa bouche légèrement entrouverte au-dessus de son petit nez rond, alors qu’elle se laissait inspecter.
« Non d’un Lays !! Il s’est passé quoi ? » L’homme grogna sourdement. Il se doutait, qu’elle lui avouerait que ce fut l’autre lavette qui a porté la main sur elle, il ne voyait pas Isia la fracasser de cette manière-là. Trop faible physiquement pour de tel impact.
« C’est si moche que ça ? », soupira-t-elle en se palpant un peu les flancs tout en marchant avec lui. Elle sentait que ça la lançait et que ça lui faisait mal, et elle savait que ce serait pire demain. « Me suis battue avec la lavette. Il n’a pas aimé quand j’ai essayé de le tuer avec mon couteau. Il était incorrect avec moi. ». Elle n’avait pas de complexe à affirmer à son frère qu’elle avait essayé de tuer Candom avec sa lame. Après tout, ce n’était pas la première fois qu’elle finissait un gars pour une histoire à la con. Des fois, elle était impulsive. Bon souvent en fait. Mais aussi, il se montrait peu respectueux, et il la prenait pour un jouet !

Ce n’est pas que c’est moche, mais que c’est difficile à voir pour Naalem… Même avec la lumière vacillante du feu, il pouvait voir ces marques bleues et ce sang. Il n’avait jamais supporté qu’on touche à sa sœur, c’est comme le violer lui ! Puisque toucher Teshara c’est une forme d’intrusion intime et depuis tout petit il se montrait d’une rare violence avec les gens qui frappaient sa sœur. Préférant se faire taper à sa place. Les marques sur sa sœur lui étaient plus douloureuses que sa propre souffrance. Il se disait qu’il avait un terrain favorable à la violence, mais au final, il n’attaquait jamais sans raison, cela ne le faisait pas jouir de fracasser des gens ou même de les tuer. Il n’y trouva aucun intérêt à dire vrai. Cela était juste à faire. Même dans une forte colère, il n’y trouvait que peu de satisfaction. La souffrance d’autrui l’indifférait, comme si le monde extérieur n’avait pas de grâce à ces yeux. Avez-vous de la compassion, pour les sbires dans les films ? Voilà comment qualifie les autres Naalem, tant qu’on ne rentre pas au contact avec lui et qu’il ne considère pas autrui comme « vivant » le sort des autres personnes ne l’affecte pas. Les tuer, revient à écraser un cafard. Son regard bleu ciel, se tourna vers Candom, encore à terre et surtout inconscient… Il serra les poings, pour ne pas venir le retourner comme une crêpe et lui en coller deux autres dans les côtes pour qu’il sente aussi ce qu’il a osé faire à sa sœur !
Il savait que Teshara était sujette à perdre son sang-froid rapidement et dans un état lubrique et frustré, il ne voulait pas savoir ce qu’elle avait pensée quand elle avait décidé de le buter. Ils étaient arrivés à temps… Sinon, cela serait un super bordel !
« Je n’aime pas quand on te touche tu sais bien » Dit’il en sifflant entre les dents « Il disait quoi ? » Le pire, c’est qu’il avait déjà buté des amants à sa sœur, parce qu’ils avaient été violent ou irrespectueux. Des petites lavettes, faibles et sans intérêt qui lui faisait horreur. Certain disait que c’est de la jalousie, mais en réalité cela était plus profond. Insulté Teshara et surtout la malmener ou la souiller après, était faire de même avec lui et il avait du mal gérer tout cela. Et si en plus, le mec était une lavette, alors là … Nalem agit par sélection naturel en somme. Et puis bon au sein des soleils rouges, ce genre de chose lui permettait de le faire passer pour un fou dangereux et impulsif. Ce qui lui octroyait des avantages et une peur viscérale de la part des autres, qui ne venaient pas l’emmerder et lui faisait économiser du temps en diplomatie. Puis que Naalem est un mec qui réfléchit, c’est après tout en petit génie et il est très loin d’être con et comme tout géni, il est prédisposé à la feignantise et préfère la facilité pour s’économiser.

Elle ne fit pas l’hypocrite, elle savait ce que pensait son frère actuellement, surtout quand il jeta un regard vers Candom, toujours étalé avec le sexe à l’air. Ce serait mentir si elle ne pensa pas à jouer sur la corde sensible pour que son frère aille terminer le boulot à sa place, vue qu’elle avait été incapable de le faire. Son envie de meurtre sur cette personne était néanmoins en train de passer, et elle n’en fit rien. Non seulement elle ne manipulait jamais son frère, jamais, mais elle estimait que malgré tout, cette lavette avait gagné sa place à exister dans ce monde. Ne l’avait-il pas surprise par sa défense impeccable ? Personne, ou très peu de personnes, n’auraient réussi à esquiver son coup de couteau. Elle avait tout fait pour qu’il ne la voit pas arriver, en se servant du corps de la doc atlante pour masquer son geste. Et pourtant, il avait eu un réflexe de dingue.

Et puis, elle comprenait quelque part. Il semblait avoir son âge, et il n’avait jamais trempé son biscuit. À sa place, elle aurait pris elle aussi, sans considération pour la personne. Lui avait voulu prendre, mais il avait quelque considération, ce qui le rendait plus humain, et un poil plus agaçant, elle devait le reconnaître. Sa perpétuelle hésitation à choisir entre l’une ou l’autre, ou ses manières un peu rudes de s’imposer montraient clairement qu’il était juste timide et maladroit, tout en rappelant le côté gentil de sa personnalité.

Elle poussa un soupir. Voilà qu’elle décortiquait l’esprit de quelqu’un qui avait voulu la violer… Ou pas, parce qu’elle sentait qu’elle l’aurait bien accueilli au second round, pour conclure ce qu’ils avaient commencé au premier round et qui l’avait frustré terriblement. Elle répondit à son frère :
« Je sais que tu détestes ça, tout comme je n’aime pas qu’on te touche ou qu’on te prenne pour un con. » Ils avaient toujours veillé l’un sur l’autre depuis leur plus jeune âge. Il était vrai que Naalem faisait tout pour attirer les coups sur lui pour que sa sœur n’en prenne pas, et souvent, elle se détestait pour ça, d’être faible, et dépendante, et pourtant, elle n’arrivait pas à lui en vouloir à lui. Il était, par extension de sa conscience gémellaire, son bouclier, ce corps qu’elle partageait et qui était capable de se défendre contrairement à celui qu’elle habitait. Alors, elle avait décidé d’être le corps qui soignerait l’autre, et elle s’était passionnée pour la médecine. Ils fonctionnaient bien ensemble, chacun étant l’extension de l’autre, et au-delà de ses allures d’ours, c’était un scientifique brillant, et c’était surtout son jumeau. C’était tout ce qui comptait. Naalem hocha la tête en accord.
« Je ne me souviens plus trop de ce qu’il disait. Je sais qu’il n’a pas apprécié que j’essaie de le tuer, ce qui est normal, et ensuite, ben… » Elle s’arrêta de marcher. Elle savait qu’elle allait le mettre en colère. « On a failli s’envoyer en l’air en compagnie de la princesse, et puis ce con a réussi à vexer la doc. Alors elle l’a engueulé et il a débandé et je suis restée comme une conne. En fait, j’étais surtout un jouet pour lui, il voulait certainement prouver un truc à l’autre là. Que je sois un jouet, je m’en fous tant que je prends mon pied, mais non seulement je ne l’ai pas pris, mais en plus, j’ai eu honte, et à côté de ça, il se ramène en faisant le beau et en engueulant tout le monde, et en me traitant comme une souillon, alors j’ai vu rouge. » La suite, il connaissait plus ou moins.

Oui normal qu’il n’aime pas une tentative de meurtre, qui aime ça franchement ? Mise à part les suicidaires ! La suite mit en rogne encore plus Naalem. Un putain de jouet ! Mais sérieusement sa sœur ce n’est pas la pute de la galaxie ! Elle aime le sexe et elle est assez libérée ! Mais pourquoi nom d’un Lays, il faut que les mecs, face le raccourcie entre fille qui aime la baise = pute ou sale chienne ! Franchement, c’est digne d’un esprit inférieur ! Ce n’est pas parce qu’une femme est indépendante et libre d’avoir plusieurs partenaires que c’est une trainé ! Tsss même chez les Atlantes soi-disant issus d’un peuple supérieur il avait ce genre de personnalité. Cette lavette était véritablement un bas de plafond, de la chair à canon qu’on envoie se faire dézinguer la gueule !
« Il a intérêt à bien se tenir quand il va émerger, sinon je lui coupe la bite et je lui fais manger ! Cela serait plus approprié comme punition que de le tuer ! » Oui car une fois mort, il ne peut pas vraiment médité sur sa connerie profonde, alors que là…

Elle était vexée, c’était certain, qu’il ait choisi Isia plutôt qu’elle, et elle l’était d’autant plus qu’elle restait sur une frustration qui était toujours vivace. Cependant, elle lui trouvait des circonstances atténuantes, malgré tout, aussi étonnant que cela puisse paraître venant d’une femme comme elle. Mais d’un côté, les actions quelque peu anarchiques de Candom lui rappelait ce qu’elle était capable de faire, et elle gardait à l’esprit que les oeufs avaient un pouvoir son sur psyché, peut-être plus important du fait qu’il était un homme… Mais bon, il faudrait qu’elle expérimente pour savoir, cela dit, cela ne semblait pas perturber son frère. Elle haussa des épaules aux propos de Naalem : « J’ai bien essayé de le faire avec mes dents, mais il a pas voulu venir… Vraiment un drôle de type. », dit-elle sur le ton de la conversation. Naalem grimaçant imaginant la scène de la fellation cannibale… Berkk la pire peur d’un homme ça ! « Tu m’étonnes qu’il n’a
pas voulu expérimenté cela …
»
« Je ne lui ai pas dis ce que je comptais faire... », rajouta-t-elle en haussant des épaules.
« Je pense bien … Mais bon, j’irais pas mettre mon oiseau dans une bouche d’une folle moi » Dit-il juste pour la taquiner.
« Heureusement que tu ne dis pas toujours ça », fit-elle avec un air boudeur.
« Heureusement oui … » Dit-il amusé.

Elle lui frotta affectueusement le bras avec un sourire : « Tu crois que si je me sers de lui comme un jouet, il comprendrait le message ? ». Les idées à la con de Tesh’ : Fallait pas longtemps pour qu’elles reviennent au galop celles là.
Naalem soupira « Tu parles d’un jouet ! Il n’a pas assez d’énergie pour te donner du plaisir ! » Fit-il en pouffant, mais cela était dit méchamment et sur le ton de le moquerie, comme une lavette pareille, pouvait faire grimper quelqu’un au rideau franchement ?
« C’est vrai. » Elle pouffa à l’unisson de lui. Elle ne tirerait rien de bon de Candom, elle le savait pertinemment.

Il remarqua que Jacobs était assise les jambes contre sa poitrine, ne disant rien, observant tout ce monde d’un drôle d’air. Elle était shootée et encore bien affaiblie. Il ne lui porta pas attention, elle semblait avoir peur de lui. Teshara la considéra à peine. Elle était faible, même pas capable de survivre après ce qu’il lui était arrivé. Ok, elle n’était pas sympa dans ses pensées, mais elle avait horreur des victimes. Il n’attendit pas vraiment la réponse, elle lui donnera en marchant !! Les œufs devaient finir loin très loin d’eux au plus vite !! Sinon il allait avoir des cris et du sang ! Il savait qu’au contraire de Candom, il allait se taper tout le monde et personne ne pourrait l’en empêcher ! Sauf si on lui tire une balle dans la tête, alors autant éviter la crise de l’ours !
Il marcha d’un pas rapide vers les œufs. Il ne savait pas où les foutres… Son regard se leva vers le puits, s’il escaladait ? Non, il aurait du mal, sa jambe le lançait de plus en plus… Autant les mettre à l’entrée dans les fougères non loin… Oui voilà loin !

Elle le prit de vitesse et ramassa elle-même les œufs, qu’elle disposa dans son haut trempé mis en baluchon, dévoilant ainsi son nombril. « On les mets dehors ? » En espérant que les indiens ne les voient pas. Elle détesterait se les faire piquer, elle était certaine de pouvoir en faire quelque chose d’énorme.

Elle voulait les garder, par amour pour elle, il était prêt à revenir sur sa décision de les détruire. Mais, il était par contre pas prêt à ne pas faire demi-tour pour les chercher quand ils partiront, historie de protéger sa sœur des effets ainsi que la bergère. Il pouvait inclure la princesse, mais, elle avait son ange gardien, même s’il l’intégrait à la bergère. Les deux autres pouvaient crever de toute façon, ils sont trop faibles. Et quel effet cela pourrait avoir sur rénégat sérieux ? La partouze mafiat !
« Ouep. On ira les chercher quand on reviendra les exterminer. Hors de question que leurs effets viennent nous perturbés quand on va fuir, on est déjà tous mal là ! » Il lui lança un regard du genre : non négociable. Et il lui en prit trois des mains. C’était bien le seul qui pouvait se permettre de lui imposer quelque chose, et elle hôcha de la tête. De toute façon, elle savait qu’elle ne serait pas en état de revenir les chercher après être allé jusqu’à la Porte, et ils étaient mine de rien encombrant, du coup il y avait plus de chance qu’ils ne les pètent en marchant et en se planquant des indiens.
« Faut qu’on trouve un moyen de les transporter sans avoir envie de sauter tout ce qui bouge… Et surtout sur Renégat...» Dit-il en murmurant de peur de se faire entendre.
« Logiquement, des hormones s’échappent de leur coquille. Elle est poreuse pour que l’embryon respire, donc elle peut émettre aussi ce qu’elle contient. Il faudrait une boite hermétique, tout simplement. », fit-elle sur le ton de la conversation. Soudainement, une lumière s’alluma à l’étage “idée” de son cerveau : « Je pense que l’eau absorberait les hormones, et du coup, ces dernières ne remonteraient pas à la surface pour se propager dans l’air, nous préservant des effets. » Elle considéra le lac. « Après c’est de l’eau chaude…. Je n’ai pas envie que ça les fasse cuir. »

Il écouta sa sœur attentivement, suivant son regard vers le lac, où Pedge barbotait…
« Nom d’un Lays ! Tu es un génie Teshara ! » S’exclama t-il, ce qui fit qu’elle se dandina de fierté avec un grand sourire. « On va les mettre dans le petit lac d’eau douce froide, où on a pris l’eau. D’ailleurs, je me demande ce que ça ferait si on boit l’eau contaminé par les œufs. » Il secoua les épaules qu’importe les expérience se feront que plus tard.
« Je me demande aussi, il y a tant d’applications possibles… », murmura-t-elle en se posant son pouce sur ses lèvres entrouvertes, touchant de son ongle ses deux incisives centrales du haut, songeuse.
« Je vais dire à la bergère de surveiller sa lavette, je n’ai pas envie de revenir et voir tout le monde enfilé comme des perles ! » Et puis c’est son binôme de sauvetage, il a besoin de s’assurer qu’elle était opérationnelle. Elle acquiesça.
« Je t’attends près du feu alors. »
L’homme hocha la tête et partis donc vers le lac.

©️ Starseed

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DC : John SHEPPARD // Isia TAYLOR LAURENCE // Alexander HOFFMAN // Elana RAVIX écriture : LawnGreen

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La bergère et la princesse
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN


Elle s’éloigna. Elle crevait d’envie d’aller voir Isia qui s’était recroquevillée, et finalement, elle bifurqua vers elle quand même. Les œufs pouvaient attendre deux minutes. Elle alla s’accroupir à côté de la doctoresse, nan sans ramasser la veste indienne et son chemisier.
« Isia... Je suis là. », dit-elle doucement. La jeune femme lui passa au moins la veste sur les épaules. Elle devait être gelée. D’ailleurs, Pedge avait la tremblote. Elle était déjà transie de froid avant d’entrer dans la grotte, mais maintenant qu’elle avait fait un plongeon dans l’eau chaude, elle sentait toute la chaleur de son corps se faire la malle. Il fallait qu’elle revienne vite vers le feu.

Isia releva la tête doucement. Elle avait les yeux humides par le dégoût de sa propre personne et la honte de ce qui venait de se passer. Ses prunelles étaient figées sur le visage de la militaire, ne voyant pas encore qu’elle fût blessée. Elle se sentait horriblement sale. Elle avait chaud au contraire de la soldate qui tremblait. Sans plus attendre, elle lui sauta au cou, la serrant contre elle fortement, collant son corps au sien, elle tremblait non pas de froid mais d’aigreur. L’étreinte de la militaire ne se fit pas prier. Ses bras se serrèrent autour du corps frêle de la chirurgienne.
« J’ai essayé de gagner le plus de temps possible… j’ai crus qu’allez arriver trop tard …» dit-elle doucement. Elle ne larmoyait pas non, cela était un consta.
Au moment où sa culotte avait glissé sur ses jambes, elle s’était focalisé et rendue à l’évidence qu’elle ne pouvait pas faire plus et que Pedge n’arriverait pas à temps. Alors, elle avait pensée à elle, pour éviter de se faire trop de mal psychologiquement. Pour se protéger.

Elle était soulagée de la retrouver, que rien ne l’ait pénétré et surtout qu’elle était là. Elle ne se sentait plus en sécurité et elle en avait excessivement marre et malgré son caractère fort, elle tuerait pour retrouver son lit et son confort sur Atlantis. Elle se sentait tout aussi faible.

Pedge lui lissait distraitement les cheveux en la tenant contre elle. Isia se laissait faire, fermant les yeux s’apaisant sous ces caresses. Elle avait toujours aimée, qu’on lui “brosse” les cheveux. Elle ne voulait plus la lâcher, et pourtant, elle gardait à l’esprit qu’elle devait aller détruire les oeufs rapidement. Elle était soulagée de la savoir intègre, même si son état de faiblesse apparent, et peu habituel, lui donnait envie de la protéger encore plus. Pourtant, elle savait que la minette qu’elle avait dans les bras étaient loin d’être sans ressources et qu’elle était tout à fait capable de vivre, sans personne. « Vous avez fait ce qu’il fallait pour vous, et pour la jumelle. Peu l’aurait fait. », finit-elle par dire en la tenant toujours pour la rassurer. Oui, elle aurait détesté arriver trop tard, elle aurait détesté qu’elle se sacrifie pour la soeur de Naalem, sans parler qu’elle aurait détesté qu’elle se fasse prendre par Candom.

Elle poussa un soupir, soulagée. « Je suis désolée du temps que nous avons mis. », rajouta-t-elle. Elle était bien consciente qu’elle ne pouvait pas être partout, mais elle regrettait ses choix, et ses décisions. Elle aurait dû rester là, et patienter, et sortir tout le monde directement. Finalement, les indiens étaient complètement désordonnés et ils auraient pu rejoindre la Porte d’une traite, sans passer par la phase reconnaissance… Enfin, au moins, elle avait des informations pour tirer tout le monde de là, mais à quel prix avait-elle faillit les avoir ?

Isia frotta sa tête contre la tête de Pedge, elle était du bon côté, l’épaule non blessée. Peu l’aurait fait… oui surement. En tout cas, personne n’avait été violé et Candom restera puceau comme un gros benêt alors qu’il avait eu la chance de sa vie avant. Elle sentait revenir la colère face à cet homme. Pourquoi, avait-il soudainement perdu la raison ? Pour du cul sérieux ! Elle n’en revenait pas et son esprit était emplis de questionnement, qu’elle préféra chasser, inspirant l’odeur forte de la militaire. Cela ne la dérangeait pas au final, même si elle puait la sueur et le sang… le sang ! Elle releva la tête vers elle, pour l’observer alors qu’elle s’excusait.
« [color=palevioletred] Vous êtes arrivé à temps, c’est le principal… Dehors ce fut difficile non ? /color]» elle laissa son regard parcourir la jeune femme et se figea à la vue de l’épaule. Elle se détacha de Pedge, pour observer la blessure, grimaçant.
« Faut que je vous soigne cela… Il vaudrait mieux, que vous alliez dans l’eau, pour laver votre corps de cette terre et de ce sang et je vous recoue et soigne... Le jumeau aussi a été touché ? » Elle frissonna de plus belle… Et si et s’ils avaient été touché par une arme empoisonnée comme Jacobs ou Candom ? Cela l’angoissa encore plus ! Les deux valides qui se transformaient en dingue ou en toile d’araignée. Elle trembla involontairement et leva le visage vers Pedge, ne voyant rien sur son minois comme pour Alexis. Cela avait été rapide et elle devrait avoir des symptômes, chose qui ne fut pas le cas. Isia ne pourrait pas assurer une seconde prise de sang. Sous l’effet de la perdre, elle l’attrapa par la joue et l’embrassa sans plus attendre, sans lui faire part de ses hypothèses macabres. Même si Pedge, avait pu voir un instant l’effroi dans l’azure de la doctoresse.

Le cœur de la texane bondit dans sa poitrine suite au baiser de la doctoresse. Elle ne s’y attendait pas, mais pas du tout, surtout qu’elle venait de lire de l’effroi dans ses prunelles. C’était stupide, mais l’idée même qu’elle ait fait ça parce qu’elle était… parce qu’elle tenait à elle lui fit des papillons dans le ventre alors qu’elle détachait ses lèvres des siennes, un peu perdue. Elle resta une seconde ou deux la bouche ouverte, avant de la fermer rapidement. Isia la lâcha doucement, restant mine de rien proche d’elle. Pedge ne lui avait pas répondu, et ses questions lui revinrent en boomerang. Elle se sentait hagarde, faible, et elle avait froid, vraiment trop froid pour que ce soit naturel ou dû à l’eau. Faisait-elle de la fièvre ? Avant d’arriver dans l’onde chaude, elle transpirait quand même pas mal, comme en témoignait l’odeur qu’elle dégageait bien malgré elle.

« On est tombé sur plusieurs patrouilles j’ai pris un coup de lance oui. », confirma-t-elle en haussant son épaule blessée. « Il a été touché à la cuisse aussi. », fit-elle en jetant un coup d’œil vers lui. Sa sœur semblait s’être calmée, et elle était en train de se rhabiller.
Pedge se concentra de nouveau sur Isia. La texane avait les pupilles dilatées, le teint vraiment blême, et l’œil brillant. Elle faisait manifestement de la fièvre. « Je dois détruire les œufs avant, on ne peut pas se permettre de laisser ça de côté. »

Une lance… Jacobs fut par une flèche et Candom une bille de fronde… Avec un peu de logique, ce sont les seules armes imbibées de drogue… Les lances seraient étonnantes non ? En tout cas, elle ne voulait pas conclure, trouvant la peau de l’Américaine trop froide… Et les autres symptômes étaient inquiétant. Elle posa sa main sur son front, elle était bouillante, elle faisait de la fièvre oui !
« Il faut vous soigner rapidement, vous êtes fiévreuse… » Elle se fichait des oeufs sur le coup ! Pedge était de plus en plus mal et elle redoutait qu’elle hurle “mort aux canards” rapidement !
« Je me disais que ce froid n’était pas normal », répliqua-t-elle distraitement. Isia put constater que la militaire était en train de l’inspecter visuellement, pour voir si elle n’avait rien, et ses prunelles bleues s’arrêtèrent sur son poignet blessé. Elle l’attrapa avec une douceur qu’on ne lui soupçonnait pas, surtout quand on avait été plaqué par deux fois sur un lavabo. « Vous voulez que je vous aide à bander ça avant ? ».
« Plus tard ! Je peux attendre, ce n’est pas grave » Fit-elle en réponse à Pedge. Elle était inquiète pour elle et sentait son corps la pousser à se coller contre celui de la militaire et de se laisser aller contre… Mais non, elle résistait. Pedge acquiesça. Elle n’insista pas, ce n’était pas la peine. Elle voyait qu’elle était inquiète, et la mention de la fièvre n’augurait rien de bon. Elle espérait qu’elle n’était pas empoisonnée comme Jacobs. Elle détestait perdre les pédales et le contrôle de son corps.

Elle lui attrapa les mains, pour se lever et la lever avec elle doucement. Son regard alla sur les jumeaux qui se déplaçaient. « Les deux blonds, vont vers les oeufs, Blaze, semble vouloir s’en occuper. » Tant mieux, comme ça elle soigne Pedge et après le jumeau. Quoique sa soeur pouvait s’en occuper ! Elle ne désirait qu’une chose : La santé de Pedge et aussi son corps, mais l’angoisse prenait le pas, sur le sexe.

« Bon parfait, il ne faut pas laisser trainer. Il ne faut pas que tout le monde soit atteint, sinon on ne sortira jamais d’ici. », fit-elle en jetant un coup d’œil vers les jumeaux. Isia hocha la tête, les oeufs étaient une vraie plait ! Elle restait malgré tout pragmatique. Elle ne s’inquiétait pas trop pour elle, persuadée d’en avoir vue d’autre. Il était donc temps de prendre un bain, histoire de se laver. Décidément, ce lac avait une utilité tout autre que la détente ce soir. Heureusement qu’il y avait un peu de courant pour renouveler l’eau. Pedge se rendit compte qu’elle tenait toujours la main de la doctoresse. Ou bien était-ce l’inverse ? Isia la suivait, sans lui lâcher la main. Son regard observait Pedge dans les moindre détails, prête à intervenir à la moindre faiblesse. La doctoresse, avait quand même reprit son pantalon, pour l’enfiler et sa veste. Le tout sans lâcher (ou très peu) la main de Pedge, un véritable exploit.

Pedge posa un regard assez brillant sur la jeune femme. D’un revers de la main, elle s’épongea le front, et elle ne comprenait pas comment elle pouvait transpirer alors qu’elle était morte de froid. Au contraire d’Isia qui savait que trop bien pourquoi elle suait autant. Elle réprima un claquement de dents. « Je vais dans l’eau... » Il allait falloir penser à remettre du bois dans le feu également, elle était bien tentée de le dire à Jacobs, mais la jeune femme restait prostrée dans son coin, et elle devait mourir de peur de voir la situation dégénérer et que tout recommence. Mais non, ça irait maintenant, elle était revenue, plus personne n'essaiera de violer quelqu’un.

Isia hocha la tête, allant vers le feu, pour rassurer Jacobs, qui était dans son coin. Les flammes vacillaient de temps à autres. Cela ne lui venait pas en tête de mettre du bois. Elle n’avait jamais fait de feu dans une forêt ou bien même de feu dans ce genre-là. Ce n’est pas le genre de considération qui inquiétait la chirurgienne. La survit ce n’est pas son fort. En tout cas, elle s’agenouilla vers Jacobs, pour lui frotter les épaules et la rassurer. La pauvre jeune femme, se sentait si faible et inutile, elle était réellement morte de peur et profondément traumatisée. La drogue et le viol, avait fait péter toutes ces barrières mentales. Isia, n’est pas forte pour la compassion, et pourtant là, elle en eu énormément sachant par quoi était passé la soldate. Elle la consolant, par quelques mots et regards rassurant.
Puis vérifiant une seconde fois ce qui lui restait en ressource médicale et cela serait juste encore. Isia jeta un bref regard à Candom, ne voulant pas l'approcher il était encore déculotté avec le sexe à l’air … Elle soupira, marchant vers lui, pour le mettre le pantalon sur lui. Non pas pour cacher son sexe, mais pour qu’il est un peu chaude mine de rien. Elle hésita à le tracter, mais ne voulant pas risquer de le réveiller pour le moment. Alors, elle le laissa dormir, pour revenir près du lac où Pedge se déshabilla promptement, ne souhaitant pas montrer qu’elle se sentait faible à nouveau. Ça allait passer, et une fois dans l’eau chaude, ça irait nettement mieux. Rien de tel que de bouger pour ne pas avoir froid. Et puis, ce n’était pas un coup de lance qui allait la clouer non ? Elle valait mieux que ça, et tout le monde comptait sur elle et Naalem pour les tirer de ce mauvais pas. Elle n’avait pas le droit de flancher. Le mental, c’était tout ce qu’elle avait dans ce genre de situation, et heureusement, son arrogance était un bon carburant. Elle se laissa glisser dans l’onde, se laissant envelopper par la couverture d’eau chaude bienfaitrice. C’était l’extase.

Isia s’approcha de l’eau, observant la militaire, les bras croisés. Elle se rendit compte, qu’elle était complètement intenable et qu’intérieurement elle bouillonnait désirant se rapprocher d’elle et de faire des choses peu catholiques. Elle soupira, se forçant à marcher vers le feu et s’asseoir attrapant ses genoux, pour se contraindre. Son regard était toujours sur Pedge. Autant, pour l’observer et vérifier qu’elle ne flanchait pas que pour se rassurer elle-même. Elle était contente, oui c’est bien le mot, elle se sentait en semi sécurité et rassurée qu’elle soit là véritablement.



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Le Contrebandier et la Bergère (Jean de la Fontaine)
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN



Naalem approcha du lac, passant vers Jacobs, jetant un regard à celle-ci puis à Isia avant de s’avancer vers le lac, où se trouvait Pedge en train de se frotter. Elle pouvait remarquer, qu’aussi franc qu’il était, il ne la toisait pas réellement, mais la forme à côté de l’onde. Une forme de respect de ne pas la mâter. De toute façon, quand elle l’avait vu approcher, elle s’était laissée doucement glisser complètement dans l’onde pour n’avoir que sa tête qui dépassait. L’eau chaude, surement chargée en soufre, brûlait son épaule, mais la sensation passa rapidement, comme quand on met une plaie sous l’eau pour une douche. Il avait des œufs avec lui. Il ne lui en voulait pas d’avoir craqué en voyant sa princesse à poil. Il comprenait il aurait fait pareil avec sa sœur. Il boitait un peu.
« On va mettre les ,oeufs dans l’eau froide d’une galerie, cela inhibera leur effet. » Oui car Teshara allait restée à l’entrée avec la Drakos, hors de question qu’elle s’expose. « Reste attentive, j’ai assommé la lavette, mais il va se réveiller et les phéromones sont encore présentes dans l’oxygène et puis nous sommes dans un vase clos. Je ne serais pas étonné qu’on ait des envies, mais ça sera plus ténue sans la source. » Il développait un peu plus, ne jouant pas forcément au bourrin, après tout il était un scientifique.
« Ok, j’ai vu que tu t’en occupais alors… J’allais y aller après m’être assuré qu’Isia allait bien. » Elle se remit une mèche de cheveux en place, s’analysant un petit peu. Est-ce qu’elle avait des envies ? Pour le moment, elle n’en avait pas spécialement, et elle avait peur qu’en ramenant les oeufs plus proches, Naalem ne l’expose, et ne s’expose lui-même à leur contact. Limite aurait-il dû laisser porter Teshara qui était déjà, de toute façon, bien imbibée par les hormones.
« J’ai vu… Et tout va bien ? » Il jeta un regard à la princesse qui semblait aller bien.

« Ca va, je me nettoie et je sors pour neutraliser Candom le temps qu’il se réveille et reprenne ses esprits. Je pense que ça va prendre du temps effectivement. » Oui ils étaient en vase clos et l’air n’était pas brassé autant qu’à l’extérieur, même si la cheminée naturelle par laquelle s’échappait la vapeur et où ils avaient pu observer les aventuriers avant que tout ne dérape, permettait de créer un courant d’air de l’intérieur vers l’extérieur.
« Ok » Fit simplement l’homme.
Elle appréciait cette forme de respect qu’il avait vis-à-vis d’elle, à ne pas essayer de percer l’onde ou l’obscurité ambiante de ses yeux pour deviner son corps. Il était costaud, bien charpenté, une vraie force de la nature, et s’il voulait, il pouvait la violer comme n’importe qui ici. Mais pour le moment, et son regard indirect le prouvait plutôt, il ne semblait pas affecté par les oeufs, même s’il les portait. Les effets devaient se faire sentir au bout d’un moment, très certainement, ce qui était logique, le temps que le corps soit saturé d’hormone de désir.
Bref, elle avait ses Serflex dans son gilet tactique trempé, et elle s’en servirait d’une paire pour verrouiller la situation, au moins au niveau d’Alexis. Si la soeur du contrebandier s’avérait être chiante, elle y passerait aussi, pas de jaloux. Mais ce dernier semblait l’avoir calmé et un coup d’oeil de la soldate lui permit de voir qu’elle patientait non loin du feu.
« Prend mon arme pour la lumière si tu veux. Je ne doute pas un instant que tu trouves comment l’allumer, le contrebandier malin », fit Pedge un peu plus taquine pour le coup. Et histoire d’enfoncer le clou et de se moquer un peu de lui, signe que la pression redescendait un peu, elle ajouta : « Y a que la gâchette, le petit truc en forme de virgule, sur laquelle il ne faut pas appuyer. »

Il pouffa un peu, s’il savait… Leurs armes Atlantes, ils avaient bien eu le temps de les étudier, puisqu’il en avait reçu une belle cargaison de leurs dirigeant, pour sauver une équipe et accessoirement un de leur chefs. Il devrait faire gaffe alors, faire comme s’il découvrait leurs armes pour la première fois. En tout cas, la touche d’humour était bienvenue et cela le fit sourire.
« C’est le petit bouton à droite non ? Je vais essayer de ne pas confondre entre celui-ci et la virgule en bas ... » Dit-il d’un ton jovial, en se tournant, pour marcher vers l’arme de la jeune femme qui venait de lui confirmer d’un hochement de tête. Bien entendu, il s'accroupit, pour maintenir les œufs et prendre une main libre, l’arme et l’observer avec intérêt, comme s’il découvrait celle-ci. Après avoir fait son petit manège, il appuya sur la torche, qui avait un faisceau bien supérieur au sien. Puis, il partit vers sa sœur, en direction du fond de la caverne, vers la galerie.

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Triple buse
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN




Tesh patientait près du feu sans rien dire. Elle était en train de regarder Naalem discuter avec la bergère. Cette femme lui disait vaguement quelque chose, et elle essayait de savoir où elle l’avait vue pour la première fois. C’était sur Renégat, elle en était certaine, et la seule fois où elle avait vu des Atlantes sur Renégat, c’était quand ils étaient venus se faire enculer bien proprement. Il y avait très peu de chance qu’elle reconnaisse l’un ou l’autre des jumeaux, étant donné qu’ils portaient leurs armures respectives qui déformaient leur voix. Qu’importe. Elle jeta un coup d’oeil à la princesse. Elle était recroquevillée sur elle-même, les jambes contre le corps et elle observait elle aussi Pedge, et accessoirement son frère.

Teshara enjamba Jacobs sans la considérer, puis elle alla s’accroupir dans le dos de la doctoresse, posant ses genoux doucement dans le creux de ses reins. Elle se pencha pour lui murmurer dans le creux de l’oreille :

« Tu es comme-moi la princesse. », lui dit-elle simplement avant de se redresser non sans lui claquer un baiser dans le cou, n’attendant pas spécialement de réponse. Cette atlante était quelqu’un d’appréciable, surtout que mine de rien, elle avait tout fait pour qu’elle ne se fasse pas violer, voir tuer, voir humilier. Bref, cela lui coûtait de le reconnaître, mais Isia avait fait oeuvrée pour elle sans qu’elle ne demande rien, et bien qu’elle ne considérait pas les choses comme tout le monde, Teshara reconnaissait qu’elle lui en devait une ou quelque chose comme-ça. C’était peut-être une forme de solidarité entre femme, mais la pégasienne ne savait pas si elle se serait montrée si solidaire avec une autre personne. Pour cette docteur atlante, sûrement. Pour Jacobs, non. Ce n’était pas bien ou mal, c’était comme ça. L’une avait son intérêt, l’autre non, et elle n’était qu’un objet de décoration. Bien entendu, elle regrettait qu’elle se soit fait violer, parce qu’elle trouvait ça abjecte et abominable, surtout de la façon dont ils s’y étaient pris, mais elle n’avait pas spécialement de pitié pour elle.

C’était la loi du plus fort. Et c’était aussi pour ça qu’elle n’en voulait pas spécialement à Candom. Il avait été le plus fort face à deux personnes, et il s’était imposé. C’était comme-ça. A sa place, elle aurait fait pareil. Oui, c’était une façon tordue de réfléchir, mais qu’importe, c’était Teshara et sa façon de voir les choses. Cela ne l’empêchait pas de se sentir supérieur à lui dans le temps. Il avait juste été meilleur à un instant T. Voilà tout. Maintenant, si elle pouvait prendre sa revanche, elle ne se priverait pas. A dire vrai, elle était tentée de le séduire, de le provoquer, de lui faire miroiter qu’elle avait le béguin, ou quelque chose dans ce genre là, et de le coiffer au poteau le pantalon sur les chevilles, ou pire, de le faire juter comme le bon précoce qu’il était et de se foutre de sa gueule. Ça c’était dans ses cordes. Ça c’était Teshara.

En voyant le jumeau approcher, elle leva la tête vers Teshara qui s’arrêtait près du feu. Elle comptait bien lui parler mais celle-ci lui dit une étrange phrase avant de lui coller un baiser dans le cou. Elle frissonna légèrement, tout en observant la jeune femme. Elle ne savait pas trop, ce que tout cela signifiait, mais elle ne chercha pas à comprendre. Elle prit tout simplement. Cela était étrange, mais cette mission, ce qui s’est passé dans cette grotte avait rapprochées les deux femmes d’une manière difficile à cerner. Elle jeta un regard méfiant envers les œufs… Elle ne voulait plus jamais qu’on lui parle de ces saloperies ! Elle était certaine qu’elle allait faire une fixette sur les oeufs mayo maintenant !
« Blonde et trop belle pour les charmes d’un pauvre homme ? » Dit-elle avec ironie. « Tu te sens comment ? » Demanda t’elle pour comparer avec son propre état.

« Bien résumé », fit-elle avec un sourire. C’était surtout son côté un peu fou qu’elle avait relevé, une douce folie sans peur qu’elle retrouvait chez ses elle, à un degré peut être moindre chez l’atlante, mais bel et bien présent. Isia lui fis un rictus amusé, puis Teshara haussa des épaules, nonchalante, quand elle lui demanda comment elle se sentait.
« J’en ai marre de cette planète, marre de tout le monde, marre de cette grotte, mais ça va. J’ai mal partout mais ce sera pire demain, alors je profite de mes douleurs telles qu’elles sont là. » Une drôle de façon de voir les choses. Mais Teshara en avait vu d’autre, et ce n’était pas le genre à s'apitoyer, même si ça ne l’empêchait pas de râler. « Et j’ai toujours cette envie de cul dingue qui ne me passe pas, et je sais que c’est à cause de ça » elle souleva un œuf devant elle pour le mirer « mais ça ne m’empêche pas d’avoir envie. » Elle abaissa l’oeuf pour remettre Isia dans sa ligne de mire. « Et toi « Princesse Tripleuh Bouses », comment tu te sens ? » Elle avait bien retenu l’insulte qu’Isia avait prononcé toute à l’heure, et comme ça sonnait bizarre dans sa bouche à l’intonation, elle aimait bien le répéter.

Isia l’écouta attentivement, elle aussi avait des frissons, mais cela semblait être moins fort. Peut-être que la fatigue et la faim atténuait ou tout simplement, qu’elle était retombée un peu, comme tout à l’heure ? En tout cas, ce fut gérable pour le moment. La doctoresse, se mit à ricaner quand la pégasienne reprit son insulte, bon assez mal dite mais bon dite quand même. Cela lui faisait étrange d’entendre sa langue natale dans la bouche de quelqu’un d‘autre.
« C’est « triple buse » » dit-elle en articulant bien, ce qui fit rire Teshara. Elle aimait bien cette expression et la sonorité qu’elle avait.
« Triple buse », était-elle en train de répéter alors qu’Isia lui répondait.
« Par contre c’est une sacrée insulte, qui veut dire idiot.donc évite de me nommer ainsi, je vais me vexer » Dit-elle avec un rictus ironique.
« Quant à mon état je suis échaudée aussi, mais ça a l’air de passer au second plan et c’est gérable. J’ai faim et j’ai envie de dormir. »
Elle acquieça en pouffant : « Je vais m’abstenir alors, même si tu ne mords pas beaucoup quand tu te vexes. Quoique là tu as faim… Hummmm », fit-elle en faisant mine de réfléchir, juste pour l’embêter un peu. Isia claqua de la mâchoire, avec un air coquin dans les yeux, elle pouvait très bien la mordre sans aucun problème, s'il le faut. Teshara lui fit un petit rictus avec le même air dans les yeux.
Naalem était en train de revenir.
« Bon, je reviens, je vais aller planquer ça ! », dit-elle en levant les oeufs pour bien signifier qu’elle parlait de ça.
Isia la trouvait agréable. Finalement, elle la méprisait puisqu’elle était une pégasienne et par le racisme un peu injuste de la chirurgienne, qui se sent supérieur à toute forme de vie autre qu’Atlante… Elle avait de l’estime et se surprenait à avoir de l’affection pour cette poison Ivy. Le caractère de celle-ci y étant pour beaucoup. Si elles bossaient ensemble, Isia ne serait pas surprise qu’elles se pouille la gueule avec violence, avant de se réconcilier avec un verre en jouant de mauvais tour aux mâles, voir même sous l’oreiller soyons clair. Mais bon, cela ne sera jamais le cas, elles se reverront pour l’échange de compétences … Mais cela s'arrêterait là.
« Bonne planque alors » Elle allait lui dire que pâques était tôt cette année, mais elle n’avait pas la référence la Cyanure Ivy. Elle lui fit un signe de main avec un rictus agréable, puis reporta son attention sur Pedge.



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Quand la boiteuse s'en va au marché
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN


Son frère revint vers elle, avec les oeufs. Il était temps d’aller les mettres dans l’onde froide pour en atténuer les effets. Et les effets étaient encore bien présent. Elle s’était maîtrisée pour ne pas faire plus à la doctoresse atlante, pour ne pas la tirer en arrière alors qu’elle était dans son dos, et pour ne pas s’asseoir sur son visage pour lui faire goûter à ses délices. Elle était en train de chauffer encore, et les oeufs qu’elle avait dans les bras n’y étaient pas étrangers. Puis Naalem, qui revenait avec un fusil d’assaut Atlante là… Il avait l’allure, la classe, et qu’est-ce qu’il était beau son jumeau !
Histoire de se changer les idées et de ne pas le bouffer du regard, elle se tourna au moment où il arrivait vers elle pour commencer à marcher vers l’accès de la grotte vers le petit lac d’eau froide. Et elle lui demanda :
« Tu sais la bergère, je crois qu’elle était sur Renégat avec les autres. »

Naalem était content de la retrouver, elle semblait calme, même s’il présentait qu’elle fourmillait mine de rien. C’est con, mais un instant, il se demanda s’il ne devait pas la soulager pour qu’elle soit sereine. Et en toute franchise, il devait être le seul à ne pas avoir envie de sexe de toute la grotte ! Le viol de Jacobs l’avait plus que refroidis et sa blessure à la jambe le lançait de plus en plus. Et dans un autre sens, il espérait garder ce dégoût suffisamment longtemps, pour se considérer « clean ». Son regard alla sur Candom, qui semblait galérer à remettre son pantalon avec ces menottes, cela fit rire de manière moqueuse Naalem.
« Ah bon ? » Il tourna la tête vers sa sœur. Cela ne lui disait rien… Faut dire qu’il avait été chargé avec Teb’ de l’autre mutant un brin timbré. Et il s’était bidonné comme une baleine, en voyant les images de la caméra. Mais maintenant qu’elle le dit oui… Il avait eu deux femmes, un canon et une militaire… Et cette militaire qui avait l’air austère et peu aimable ressemblait à Pedge. « Hum… maintenant que tu le dis… Oui, cela me dit quelque chose. Druan à bien fait de ne pas les tuer. Elle vaut le coup la bergère ! »

« Comment ça elle vaut le coup la bergère ? », fit Teshara en plissant les yeux tout en se tournant un peu vers son frère alors qu’ils marchaient tranquillement. Elle avait remarqué sa démarche un peu laborieuse, cette patte qui traine quand il était revenu vers le feu, et elle s’était dit qu’elle allait devoir y jeter un oeil. D’ailleurs, elle avait embarqué discrètement de quoi s’occuper de lui quand elle était avec Isia toute à l’heure. Elle n’avait pas fait la conversation pour rien non plus. Elle n’avait plus de fil à cause de la Drakos mais elle trouverait bien un moyen de le recoudre si la plaie le nécessitait. Elle pouvait toujours cautériser au couteau pour arrêter les saignements, mais elle préférait éviter d’en arriver là quand même.

« Elle est efficace et factuelle. Niveau combat il y a rien à dire, on forme un bon binôme » Dit Naalem avec franchise, il avait bien remarqué l’air étrange de sa sœur, mais bon, il n’y avait rien de sexuel la dedans.
« Un binôme provisoire… Pense que si un jour on a à faire à eux encore une fois en tant que Soleil Rouge, elle sera coriace à tuer. », elle disait ça, elle disait rien. Après, ils avaient parlé de leur anticipation future à peut-être rejoindre les Atlantes un jour ou l’autre mais en attendant, ce serait une occasion en or d’éliminer une menace potentielle si elle valait tant le coup que ça ! Bon après, elle réagissait aussi par jalousie, la blonde, c’était quand même fréquent avec elle.

« Oui. On ne sera pas obligé de les butés tu sais. » Fit l’homme. Oui après tout, les Atlantes pouvaient être des alliés plus utiles vivant que mort. Il sentait bien que sa soeur était jalouse et cela exaspérait, elle n’avait pas à l’être non plus.
« Tu fais ta jalouse là ! »
« En même temps je ne t’ai pas beaucoup pour moi en ce moment ! », répliqua-t-elle avec un petit sourire. Elle aimait bien faire la jalouse, cela le faisait toujours réagir, et donc elle en profitait. De manière générale, elle ne l’était pas tant que ça. Ok, elle tuait certaine de ses amantes, ça arrivait, mais ce n’était pas systématique ! Ça compte quand même !

Naalem soupira, il savait que ce fut un commentaire injuste, pour le faire chier. Et cela marchait bien. Alors, il ne lui répondit pas, ne voulant pas aller sur ce terrain-là. Elle savait bien, qu’il avait qu’une femme dans sa vie et c’est elle. Parfois, il se demandait pas si ces crises de jalousies n’étaient pas une manière d’exprimer sa peur, qu’il s’unisse avec une autre personne, mais comme un petit couple plan/plan. Qu’il trouve une autre âme sœur mais amoureuse. Là, ce n’est pas le cas il était juste satisfait qu’il puisse être complémentaire avec l’Atlante et donc sauver chacun de leurs côtés les personnes qui compte à leurs yeux. Et il devait avouer qu’il était bien content de rencontrer d’autre personne que les soleils rouges, des personnes véritablement intéressantes, car il n’y a pas à dire l’escouade n’est pas composée de lumière. À dire vrai, il avait hâte de rentrer pour être en sécurité et mettre sa sœur dans sa chambre, loin des tentations sexuelles et qu’elle soit elle-même… Et à la fois, il se surprenait à être « content » ici, il était stimulé par le combat, il avait un but et il rencontrait d’autre personne tout en se sentant réellement libre.

Il essaya de presser un peu le pas, pour se débarrasser au plus vite des œufs… Mais sa jambe lui faisait mal. Il avait surement été plus entaillé qu’il ne l’avait pensé. Enfin bon, par chance, le couloir de concrétions n’était pas bien long et le lac se profila dans les ombres éclairées par l’arme de la bergère. Il alla jusqu’à l’onde, pour y déposer ses œufs. Grimaçant, quand il dut se baisser avec sa cuisse… bon une fois soignée cela irait surement mieux.
« Faut que tu me soigne ma cuisse, une lance ma éraflé et avec les vêtements je pense que ça s’infecte…. Et faut qu’on bouffe, j’ai volé de la nourriture d’emplumé » Il était pressé cela s’entendait à son ton de voix.
« Je sais oui, j’ai vu que tu boitais. » Elle déposa ses oeufs près de ceux de son frère. L’eau était vraiment gelée, et elle en profita pour en boire une rasade. D’avoir criée toute à l’heure lui avait desséché la gorge. « Pose toi là, je vais regarder. », dit-elle en désignant une roche plutôt plate. Ils étaient à l’écart de tout le monde. Elle ne comprenait pas pourquoi il semblait pressé. Elle sentait qu’il allait lui dire de ne pas faire ça ici…

« Fait ça près du feu, tu y verras mieux et il fera meilleur. » Il commençait à avoir froid et il voulait manger aussi.
« Si tu veux… », abdiqua-t-elle directement. Elle ne comptait pas se faire prier de toute façon, et puis, elle n’était pas bien réchauffée non plus. D’ailleurs, elle ramassa du bois maintenant qu’elle avait les mains libres. Ils avaient tellement eu l’habitude de survivre dans la nature qu’ils n’avaient pas besoin de se dire ce genre de chose pour faire durer un feu dans le temps. « Si tu as besoin d’aide pour marcher, n’hésite pas à me le dire. » Il n’y avait aucune trace de moquerie dans sa voix, et elle l’accompagna avec son bois jusqu’au feu, le soutenant si besoin.
« Ça ira » Dit-il d’un ton rassurant. Elle avait déjà suffisamment à faire avec son problème interne.

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Tendresse et chocolat
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN



Pedge ne chercha pas spécialement à vérifier s’il s’en sortait ou pas. Elle se laissa couler quand elle vit le faisceau s’allumer dans l’obscurité. Ainsi, elle serait un peu plus propre que toute à l’heure, surtout au niveau de la sueur. Elle détestait sentir mauvais mais sans savon, elle ne se sentait pas propre. Juste rincée, et ça irait pour le moment. Son bandage rudimentaire était en train de partir avec l’eau, et quand elle estima qu’elle avait assez barboté, elle revint vers la rive. Elle avait envie de retrouver Isia sans tarder, être à nouveau prêt d’elle et de sentir son corps contre le sien. Elle aimait bien cette forme d’affection simple qui sortait de leur petit jeu habituel. Elle récupéra ses vêtements, repassa sa brassière déjà trempée, froide comme un glaçon maintenant qu’elle attendait sa propriétaire seule sur le sol gelé de la grotte. Pedge grimaça d’horreur, mais elle n’allait pas revenir les seins à l’air vers le feu, et encore moins vers Candom. Elle repassa sa petite culotte aussi, par contre, elle délaissa le pantalon. Trop trempé, elle attendrait qu’il sèche près du feu.

Isia suivait les mouvements de la militaire, attendant qu’elle lui revienne, puisque dans sa tête, elle allait revenir, au moins pour se faire soigner. Et puis la doctoresse, comptait bien profiter de sa présence et du calme pour apaiser son corps et ces craintes. Après, si elle l’observait avec autant d’attention, ce ne fut pas vraiment pour la mâté, non ce fut avant tout pour déceler le moindre signe de folie aux canards ou de toile d’araignée étrange. Elle avait réellement peur intérieurement qu’elle contracte ce genre de chose. Surtout que l’un comme l’autre cela serait difficile à combattre. Comme juste avant, Isia sentait l’excitation descendre mais elle était toujours, présente, moins tenue… Peut-être que sentir Pedge contre elle relancerait les choses… Peut-être bien.
Quand elle l'a vu marcher en petite culotte vers Candom, le bleu azure se fit inquiet et elle posait mille questions par ce biais là à Pedge

Pedge capta le regard de la doctoresse qui était près du feu. Elle inclina la tête pour la rassurer et elle se pencha sur son gilet tactique pour récupérer les serflexs. Elle allait s’occuper de Candom tout de suite. Isia comprit et secoua la tête en signe d’accord. La lieutenante espérait juste que sa tenue largement déshabillée ne lui donnerait pas des idées. L’eau chaude lui avait redonné un coup de fouet. Elle se sentait mieux et elle avait moins froid, mais elle savait que ça ne durerait pas à cause de ses brassières trempées. Elle prit son flingue et les Serflex et elle approcha de l’homme de l’équipe. Il était dans les vappes encore, mais il commençait à remuer. Il avait le pantalon baissé sur ses jambes, et quelqu’un avait mis un vêtement sur son sexe. Pedge prit le parti de le lui remonter quand même. Si elle lui liait les mains, il ne pourrait pas le faire lui même… Quoiqu’elle pouvait les lui lier sur le devant au lieu de le faire dans le dos. A la réflexion, c’est ce qu’elle fit finalement, sans toucher à son pantalon. Elle ne voulait pas qu’il se réveille en la découvrant en train de lui tripoter ses fringues.

« Allen…. ? », brailla-t-il en remuant un petit peu. Mais Pedge tirait déjà sur les Serflexs.
« Caporal. », répondit-elle simplement, sans engager la conversation.
« Je… je crois que j’ai déconné. »
« On en rediscutera quand vous aurez les idées claires. Remettez votre pantalon quand vous irez mieux et venez vous installer près du feu. Ne m’obligez pas à venir vous chercher. », ordonna Pedge sèchement. Elle se leva et s’éloigna. Elle récupéra du bois en passant, qui trainait là et qui irait bien pour réalimenter le feu.

Elle avait faim. Il faudrait qu’elle demande à Naalem de distribuer la nourriture quand il reviendrait d’avec sa soeur planquer leurs oeufs de malheur. C’est chargé qu’elle arriva près du crépitement des flammes et elle déposa directement le bois qu’elle avait ramassé, un peu humide, dans le feu. Il sécherait avec les flammes et donnerait du combustible. Pedge posa une main sur l’épaule de Jacobs, avec un regard appuyé, pour la réconforter quelque peu, et elle alla finalement s’asseoir près d’Isia non sans avoir disposé son pantalon près des flammes pour qu’il sèche. Elle s’installa sans demander la permission et sans rien dire, tout en la toisant. De toute façon, la doctoresse l’attendait sagement et elle la regardait aussi. Bougeant un peu, pour attraper le sac à dos et le kit de soin.
Pedge se mit en tailleur, sentant déjà le feu la réchauffer dans son dos. « Je vous laisse examiner mon épaule, j’ai déjà eu mon bisou magique par anticipation. ». Référence au baiser langoureux de la blonde alors qu’elle prenait conscience qu’elle était blessée. Elle en papillonnait encore, parce que ce baiser là valait plus que tous ceux qu’elles avaient échangé jusqu’alors.

Isia eue un beau rictus sur ces lèvres roses. Le rouge de son rouge à lèvres carmin était parti depuis belle lurette. Elle sortit donc la fiole de désinfectant, du coton et se chargea de l’épaule de la jeune femme. A genoux, et le dos bien droit. Il restait par chance des strips, puisqu’elle avait recousu Jacobs avec le matériel de Teshara. Isia avait gardée les maigres ressources restantes, pour le soin de son équipe si besoin. Heureusement, qu’il restait le kit de Candom, qu’elle avait prit avec celui de Pedge. Puisque Jacobs n’avait plus son sac et qu’elle-même avait plus le siens avec son matériel. Cela l’énervait et la dégoutait… Ils n’avaient rien pour la fièvre, sauf du paracétamol, qui ferait l’affaire. Elle donna un cachet et une gourde d’eau à la militaire, après lui avoir refermer la blessure et lui avoir mit un pansement pour protéger le tout.
Les lèvres de la doctoresse se posèrent sur le coin de la commissure des lèvres de Pedge, avant de se blottir contre elle sans rien dire de plus. Elle avait faim, elle avait froid, elle avait envie de douceur et surtout de dormir. Ils faudraient qu’ils mangent, elle en avait conscience, mais là à cet instant, elle se sentait lasse après le pic d'adrénaline !

Pedge restait stoïque, se laissant faire docilement en présentant son épaule à la française. Elle ne broncha pas quand la compresse désinfectante tamponna la plaie et son pourtour, pour en virer les saletés et les bactérie. L’environnement favorisait la prolifération de petites bébêtes en tout genre et il valait mieux être prudent. Elle avait les yeux tournés vers Isia, laquelle s’appliquait à genoux pour prodiguer ses soins. C’était intéressant de la voir oeuvrer, elle était toujours si sûre dans ses gestes. La compresse fut déposée sur le côté, et elle entreprit de poser les strips. On voyait clairement que c’était son métier, entre autre chose. Elle était efficace, sans déchet, et propre dans la fermeture de la plaie. Pedge regardait ses petites mains allaient et venir entre les pansements et son épaules, observant ses doigts délicat déjà bien malmenés par cette aventure, constatant qu’elle portait toujours la bague qu’elle lui avait ramené de la Magna. Sans qu’elle ne s’en rende compte, cela le fit sourire quelque peu, tandis qu’elle papillonnait son regard vers le visage au traits délicats, mais fatigués, de la doctoresse. Elle aimait bien ses cheveux blonds, lisses, raides et longs. A chaque fois qu’elle avait eut l’opportunité de les prendres dans ses mains, ils étaient d’une souplesses sans pareille mesure, et ils glissaient entre les doigts comme de l’eau. Sa petite bouche concentrée et aux lèvres bien roses, donnait envie d’être embrassée, et elle dût lire dans les songes de la texane puisqu’elle lui posa un petit baiser quand elle eut terminée de s’occuper de son épaule. Elle aimait sa mâchoire, démarcation agréable de son faciès aux courbes harmonieuses. Elle était vraiment belle, et ses yeux azurés plantés au dessus de son petit nez aquilin ne demandaient qu'à noyer qui oserait s’aventurer à les contempler. Il y avait une forme de beauté sauvage à la voir dans ses conditions quelque peu spartiates, sa peau immaculée ou presque, ses cheveux mouillés mais plus trop, son visage fatigué, bref elle mettait Pedge en émoi, surtout qu'elle gardait ce port altier d'une reine française, avec ce petit cou délicat qui prolongeait son buste de manière élégante. Si c'était surtout son caractère qui avait plu à la texane, cette dernière était en train de découvrir pleinement le physique de la chirurgienne, qu’elle trouvait déjà plaisant sans hypocrisie, mais maintenant elle s'attardait sur des détails qui renforçaient le charme de la belle blonde. Telle mimique qui donnait telle forme à son minois ; ses mains, ses doigts, fins et longs, qu'on sentait fragile mais qui pouvaient sauver des vies ; sa menue poitrine qu’elle avait vu avant qu’elle n’aille dans l’eau et à d'autres reprises aujourd'hui et qui lui donnait des envies de caresses et de douceurs… Bref, elle était en train de se surprendre à l’observer un peu plus qu’elle ne le faisait jusqu’alors. Isia ne voyait rien, concentrée sur sa tâche et quand bien même, elle y trouvait un côté flatteur et se laissait mirer sans peine.

Pedge la laissa se blottir contre elle ensuite, sans un mot. Elle gardait à portée de main l’arme automatique de Candom, ainsi que son propre arme de poing, au cas où, mais la Drakos semblait tenir les indiens à l’écart, pour son plus grand soulagement. Elle se décala un peu pour mettre Isia entre ses jambes, son dos contre son buste, et elle passa ses bras autour d’elle pour la serrer contre son tronc. Dans un soucis de confort, elle ajusta la veste en peau des locaux sur les épaules de la française, afin que la chaleur du fait soit conservée sur son corps, ainsi que celle qu’elle avait pour elle qu’elle avait tiré avant d’attirer mieux Isia. Ainsi, elles se réchaufferaient mutuellement avec le feu. Pedge noua ses mains sous la poitrine d’Isia, au niveau de son nombril, offrant un carcan protecteur à cette dernière. Elle posa sa tête sur l’épaule de la française, comme ça elle pouvait elle-même appuyer la sienne contre. Il est vrai qu’Isia avait encore la veste de peau sur les épaules, laissant le haut en peau assez fin sur son corps. Elle soupira doucement, appréciant le contact, se laissant manipuler pour être entre les jambes de la texane.


L’américaine était lasse, elle avait envie de dormir un peu. En même temps, les heures mauvaises de la nuit ne devaient pas être loin, celle où il était le plus dur de tenir. Mais elle ne pouvait pas se permettre, en l’absence de Naalem, elle montait la garde. Elle poussa un soupir, expulsant son air sur le côté du visage de la blonde. Elle caressait doucement le ventre de la jeune femme, attendant sa main sur les siennes pour les caresser également.

La doctoresse enroula sa main autour de la sienne, prenant appuis contre le torse de Pedge. Elle se surprenait à recevoir autant de tendresse, alors qu’avant leurs échanges avaient été plutôt sauvages… quoiqu’au retour de la magna, leur soirée dodo sur le canapé avait été le premier moment de “tendresse” entre elles. Et elle devait s’avouer qu’elle aimait autant ça que les actes un peu foufous. En tout cas, quelque chose était en train de s’affirmer et elle ne savait pas s’il elle devait méditer la dessus ou non. Elle se sentait en sécurité avec Pedge et bien quand elle était là. Ce sont des signes de bien être non négligeable. Et elle attribua tout cela sur le contexte de la mission, se fichant bien de se lover contre la soldate alors que sa supérieure était à côté. Mais Jacobs n’aurait rien à dire, elle était dans un état minable et elle semblait rechercher aussi un peu de réconfort. C’est humain et tout le monde a besoin de soutiens durant des moments durs.

Par moment, elle tremblait un peu, à certainement à cause de la fièvre, mais la paracétamol fit effet rapidement, et elle se réchauffa tandis que son corps reprenait une température plus adéquat. Et puis, lovée comme ça, contre sa belle, elle ne pouvait que se réchauffer, surtout devant un feu ronflant où les braises commençaient à produire leur chaleur maximum. Elle était vraiment bien, et histoire de ne pas dormir, elle tenta de faire la conversation avec la française : « La prochaine lune de miel, c’est moi qui l’organise. », fit-elle avec une pointe de taquinerie dans la voix.

Isia pouffa un peu « Et vous pensez à une planète en particulier ? » Demanda t-elle en relevant le nez vers Pedge. Jacobs, s’était rapprochée des deux femmes, écoutant leur conversation, mais surtout pour se sentir en sécurité. Elle était lasse et elle avait envie de dormir…rester éveillée si longtemps, oui, mais avec du café, de préférence saveur vanille.

« Non du tout. » Un peu égoïstement, Pedge préférait rester seule avec Isia, mais elle comprenait le besoin de Jacobs de se rapprocher, pour suivre les conversations et se réapproprier son humanité. Rien de plus normal. Aussi ne dit-elle rien, mais elle ne lâcha pas pour autant Isia pour faire bonne figure. Elle s’en foutait que ce soit sa supérieure, elle avait besoin de son contact pour le moment, et elle sentait que la chirurgienne était dans la même optique. Tandis qu’elle caressait doucement ses mains, Pedge ajouta : « Je veux bien garder le lac chaud, mais tout le reste, on dégage. Pas de tarés consanguins, pas de lézards, pas d’oeufs… Rien qu’avec ces critères je devrai trouver quelque chose de bien. ». Elle aurait bien ajouté, et de préférence qu’à deux, mais elle ne pouvait pas se le permettre dans froisser la susceptibilité de Jacobs, ou son amour propre tout simplement, et pour le moment ce n’était pas la meilleure idée du monde. Son épaule la démangeait un peu, mais c’était sans doute normal avec la plaie qu’elle avait.

« Il doit avoir ça dans la base de données : lac chaud et personne pour emmerder le monde ! » Soupira Isia qui avait chaud maintenant et se sentait bien. Pedge fit un petit “hmm hmm” de confirmation de la bouche, sans rien ajouter de plus car Jacobs s’exprima :
« Allen ? Vous pensez qu’on va pouvoir rentrer bientôt sur Atlantis ? » Demanda doucement la militaire qui semblait avoir reprit son mental, mais version toute timide. Tout comme Isia ou même Pedge, elle devait en avoir pleins le dos de cette mission et à juste titre, elle s’était fait passer à tabac et violée, elle avait encore plus hâte que tout le monde. Isia, se fit la remarque que la séance psy, allait être obligatoire pour la lieutenante. La doctoresse frotta sa tête contre celle de la militaire, savourant son odeur de propre et sa chaleur. Elle frissonna légèrement, des petits picots sur sa peau, signe qu’elle commençait à chauffer d’une autre manière. Cela était quand même un peu flippant de ressentir encore de piques constamment de désirs, cela ne se calmait jamais ? Cela pouvait expliquer l’attrait étrange qu’avait les indiens, pour la reproduction avec les Drakos et tout le reste de leur culture très sexué.

« Bientôt oui, encore un peu de patience Lieutenant. Avant le levé du jour, les indiens commenceront à se désespérer et nous pourrons bouger. »
Seule la présence de Jacobs incitait Pedge à rester tranquille vis à vis d’Isia. Elle ne savait pas si c’était sa chaleur corporelle, sa proximité, ses baisers, ou bien l’atmosphère viciée par les oeufs qui faisait ça, mais elle avait des envies peu louables à une bonne soeur. Néanmoins, se concentrer sur Jacobs et de son calvaire, sans parler de sa nature timide qui ressortait, lui permettait de ne pas pousser son imagination au delà de ses doigts qui descendent vers l’intimité de la doctoresse tandis que son autre main restait au niveau de son nombril. Isia crevait d’envie que cette main, prête descende le long de son ventre pour toucher quelque chose de bien moins chastes. Cependant, elle ne se tortillait pas pour initier ce mouvement, sachant qu’elle n’était pas son état normal. Oui elle voulait une union charnelle avec la militaire, elle en voulait véritablement une, mais pas sous l’effet d’une drogue ou de phéromone coquines. Quitte à mettre fin à leur rentre dedans, cela serait en pleine conscience et non pour satisfaire un corps lubrique. Elle s’en fit la promesse, car cela lui apparaissait comme une dénature du geste, comme un regret bas et purement digne d’une bête. Elles n’étaient pas des bêtes sauvages ou des indiens consanguins !

Le silence retomba sur les trois femmes, blotties autour du feu. Jacobs s’était contentée d’hocher de la tête, le regard vide et maintenant, elle conservait son regard dans les flammes vacillantes, et Dieu seul sait à quoi elle pensait réellement.

Pedge piquait du nez, c’était horrible de rester sans rien faire. Elle sentait ses paupières se faire lourdes, et d’avoir chaud avec la doctoresse contre elle n’arrangeait rien. Elle servait en gros de peluche humaine, pour sa plus grande satisfaction. « Dites… J’espère que vous avez fait ça bien au niveau de mon épaule, ma chirurgienne est assez pointilleuse sur les soins qu’on m’apporte. » Tout était bon pour rester éveillée, même embêter un peu Isia. Une habitude qui ne partirait pas avec le temps.

Isia piquait du nez aussi, dormir serait le meilleur moyen d’échapper à la tentation. La voix taquine de Pedge, la tira de ses rêveries, qui tournaient autour de sujets professionnels pour éviter que cela devienne cochon. Elle eu un rictus carnassier et elle sentit une drôle de sensation a la mention de « ma », cela était puérile et digne d’une gamine, donc elle le chassa aussitôt.
« Elle n’osera pas remettre en cause mon travail. Après tout je suis sa supérieure. »
« Ah ? », fit Pedge en mimant l’interrogation. « Quelle tyrannie », dit-elle sans être outrée le moins du monde. « Ça m’embête si vous êtes meilleures, elle m’a passé la bague au doigt. » Et pour compléter sa phrase, elle caressa l’anneau qui était sur l’annulaire de la chirurgienne.
L’anneau, Isia eut un réflexe étrange, de regarder si elle l’avait toujours, elle venait de se piquer un coup de stresse. Par chance, elle l’avait toujours et soupira d’aise avant de se tourner un peu vers Pedge. « Elle apprendra à partager… » Et elle l’embrassa, cela fut parfaitement naturelle et non contrôler.
La texane reçu le baiser par une pression un peu plus forte sur le bassin d’Isia alors qu’elle la tenait toujours entre ses bras, une façon d’appuyer le baiser qu’elle rendit avec une certaine tendresse, loin de la fougue habituelle. Elle poussa un petit soupir de contentement quand leurs lèvres se décollèrent. « Il faudra bien... », dit-elle en la toisant dans ses beaux yeux bleus. Isia lui sourit sans faire gaffe à ce qu’elle y mettait dedans niveau expression, mais ce fut tout aussi tendre que Pedge.
Elle se remit en place, sachant qu’elle voudrait plus.
« Il va falloir au moins plusieurs heures pour que les phéromones ce barrent… J’ai encore des envies peu chastes, ça me gonfle un peu quand même » Dit-elle franchement.
« Ca doit trainer dans l’air en effet, j’ai des envies qui surgissent petit à petit également. ». Pour elle c’était, ténue, si elle ne faisait pas attention, elle se surprenait à penser à des choses fallacieuses, mais si elle se concentrait, son corps ne ressentait rien de spéciale que de la douleur au niveau de son épaule, et peut-être un léger engourdissement du fessier dû à la position assise. Mais elle n’avait pas de symptômes d’excitation sexuelle, même si elle devait reconnaître qu’être blottie contre Isia et d’échanger des baisers avait une nette tendance à lui faire bondir le coeur. Cela faisait un moment qu’Isia était exposée, et elle devait être encore bien chargée en hormone dans le corps, ce qui ne devait pas l’aider à garder la tête froide. Finalement, Pedge n’aimerait pas que leur première fois se déroule sous l’influence d’une substance, ça la ferait bien chier, surtout après tout le petit jeu qu’elles avaient mis en place et qui évoluait tout doucement.

« Si je vous fais des avances, refoulez- moi. Je ne veux pas faire quoique ce soit sous cette “drogue”. » Elle était clair, elle se sentait rassuré que Pedge était pas trop exposée et donc sujette à céder facilement. Outre la jumelle, avec qui elle ne dirait pas non, il y a bien Pedge qui lui filait de véritable frisson, car elle la désire depuis un petit moment et qu’elle avait vraiment envie de la jeune femme… C’est elle qui serait au centre de l’attention des idées lubriques d’Isia. Même quand elle faisait sa passive avec Candom, elle s’imaginait Pedge. Cea était pas anodin et elle ne voulait pas s’avouer qu’il n’y avait pas que de l’attirance charnelle là-dessous.

« Pas de problème, je détesterai gagner à notre petit jeu alors que vous n’êtes pas dans votre état normal. Je suis compétitrice. », répliqua Pedge, sachant très bien qu’elle relançait un peu par ce biais là, le jeu de provocation vis-à-vis d’elle, mais sans pour autant la provoquer au point de lui faire du rentre dedans. C’était une façon de lui rappeler dans quoi elles s’étaient embarquées.

Isia hémi un claquement de langue, caressant la cuisse de Pedge, avant de lui lancer un regard. « On en reparlera de qui gagne plus tard … » fit-elle langoureuse. Mais plus par jeu.
« Je n’ai pas de doute sur ma victoire », répliqua Pedge en appuyant son regard en exerçant une petite pression sur la main d’Isia qu’elle tenait encore contre son nombril.
« C’est beau l’espoir ….»
« N’est-ce pas ? ». Elle était amusée par la situation, voyant qu’à tout moment, ça pouvait repartir en concours. Sauf que là, il y avait le facteur risque dérapage à cause des oeufs. C’était un petit piment supplémentaire. Pedge frotta son nez dans le cou de la jeune femme, ne relançant pas autrement que par sa question qui ne nécessitait pas forcément de réponse.
Isia frissonna de plus belle, lui lançant un regard de prédatrice, mais un mouvement sur sa droite la fit décrocher du minois de Pedge.




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Carpette Lavette
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN



Dans son coin, Candom était bien à la peine pour remonter son pantalon avec le serflex autour des poignets. Bon, ce n’était pas sorcier, il suffisait qu’il se relève, et même sans trop de souplesse, il parviendrait à remonter son futal, mais voilà, il ne voulait pas se relever, de peur que les autres ne le voit. A dire vrai, il voulait rester là, allongé, mort, honteux de ce qu’il venait d’essayer de faire. Le bourre pif de Naalem, ainsi que les quelques mots échangés avec le sous lieutenant lui avaient remis les idées en place pour un moment. Il méditait sur ce qu’il avait fait, tout en ayant l’horrible impression qu’il avait bien fait de le faire. Il avait eu sa chance, il l’avait raté, par maladresse, Isia avait raison, et il s’était octroyé une seconde chance, qui avait failli fonctionner. On ne pouvait pas dire que c’était du viol si la fille est consentante, si ? Après tout, il n’avait pas demandé à la chirurgienne de venir à lui, il allait se faire la jumelle, et c’était bien ainsi. Comme il le pensait, la pégasienne n’attendait que ça. Son comportement décadant ne traduisait qu’une envie de se faire piner par toutes les queues de la galaxie, alors pourquoi pas la sienne ??

Il soupira. Il se détestait. Il détestait sa gaucherie, et sa réaction. Teshara était une garce, une salope, doublée d’une égocentrique extrême, mais elle ne méritait pas de se faire violer, pas plus que Jacobs ou que n’importe quelle femme dans cette galaxie ou dans la sienne. Il se dégoutait, et franchement, s’il avait pu revenir en arrière, il le ferait sans hésiter. Néanmoins, il devait assumer, et cela commencerait par des excuses. Oui, c’était décidé, il irait s’excuser auprès d’Isia dans un premier temps. Ce serait plus facile que d’affronter l’autre blonde, qui avait toutes les raisons du monde de le détester… Et sa dernière réaction avec le couteau n’était pas qu’un coup de semonce. Ce n’était pas un avertissement. Non. Teshara n’en donnait pas. Elle attaquait directement quand elle sentait qu’on se moquait d’elle.

En se contorsionnant sur le sol froid, il parvint à remonter son pantalon, et il noua la ceinture. Son sexe flasque disparu donc dans les méandres de ses chausses, et il se redressa. Il vit que Jacobs, Pedge et Isia étaient autour du feu, et que les jumeaux étaient absents. Parfait, son clan, son équipe, son groupe d’appartenance était là ! Il pouvait aller s’excuser, ou du moins essayer. Il avait conscience d’avoir fait peur à Jacobs également… Quelle loque il avait été, lui le fier représentant de la dynastie des Candom…

Il revint donc vers le feu, la mine défaite, partagé entre l’envie de fuir ou de rester… Surtout quand il vit arriver Naalem et sa sœur… Il n’osa pas regarder le premier, alors la seconde… Mais il devait aller vers ce feu ronflant, ne serait-ce que pour se réchauffer un peu, au moins… Il avait honte d’avoir les mains attachées comme un taulard de première zone, mais c’était rien comparé au fait qu’il avait conscience de ce qu’il avait fait, et ce qui le débectait le plus, c’était bien la sensation qu’il avait encore envie, et rien que de prendre conscience de cela commença à lui faire gonfler une nouvelle fois son sexe. Si seulement il n’avait pas mis dix minutes à bander la première fois… Et là, il gonflait tout seul sans même avoir besoin d’y toucher. Il poussa donc jusqu’au feu, malgré la bosse qui grossissait le long de sa cuisse. Avec un peu de chance, ça ne se verrait pas. Qu’est-ce qu’il en avait marre lui aussi, il voulait rentrer sur Atlantis, être débarrassé de ses envies sexuelles. Il était près à se pignoler jusqu’au petit matin si besoin était pour que tout cela cesse.

Isia s’était arrêtée, tournant la tête vers Candom, qui revenait, elle l’avait presque oubliée à dire vraie. Involontairement et sur la défensive, son corps se tendit et elle se redressa un peu, pour ne plus prendre appuis sur Pedge. Elle ne savait pas trop quoi s’attendre avec lui. Était-il à nouveau lui-même ou bien cet homme qu’elle ne connaissait pas, avide de cul et près a tout pour perdre son pucelage ?

Jacobs quant à elle, s’était rapprocher encore plus de Pedge. Elle était sur la défensives et tenait fermement une branche dans sa main.

Pedge avait braqué ses yeux sur la silhouette en approche tandis que les deux femmes réagissaient sur un registre défensif. C’était compréhensible, après tout, il avait tenté de violer la jumelle et ensuite Isia, quant à Jacobs, elle avait assisté au déchaînement de violence de façon passive, en pensant certainement qu’elle serait la prochaine sur la liste. La vision du sexe en sang de l’indien vint hanter l’esprit de la texane qui secoua légèrement la tête de dégoût. Isia s’étant décollée d’elle, Pedge positionna la peau de bête indienne sur le dos de la chirurgienne et elle se leva. Elle préférait prendre les devants et adopter une position haute, surtout si l’autre abruti avait encore le feu aux fesses.

Isia resta assise, et Jacobs se colla dans son dos, pour se planquer mais aussi pour cacher sa branche qu’elle tenait en main. Maintenant, qu’elle avait retrouvé ses esprits, elle comptait bien ne pas être transparente.

Ainsi les deux jumeaux remontèrent le couloir, toujours éclairé par le faisceau de l’arme de la bergère. Une fois de l’autre côté, le feu était plus vif, à cause du bois qu’avait-mit celle-ci. Mais l'alimenter une nouvelle fois, ne serait pas si mal. Naalem, se dirigea vers l’entrée en pressant le pas. Une nouvelle fois, il était véritablement pressé, d’être au chaud, car il commençait à avoir super froid, de manger, d’être soigné et de se mettre dans le lac. À dire vrai, par forcément dans cet ordre mais voilà. Il attrapa les sacs de nourriture dans le but de se rendre près du feu. Le feu qui était occupé par les trois jeunes femmes, dont la princesse et la bergère qui se câlinaient. Bon au moins, il avait visé juste, ce n’est pas seulement pour sa “mission” qu’elle est aussi attachée à sa blonde incendiaire. Il eut un rictus amusé et lança une œillade complice à sa sœur.

Par contre, en arrivant près du feu, il remarqua que l’autre lavette s’était levée et il n’aimait pas trop l’avoir dans les parages celui-là. Réaction instinctive entre mâles ? Peut-être bien, mais Naalem ne voulait pas qu’il approche, avant d’avoir montré patte blanche. Ou zizi tout moue au choix !
« Pas pas pas ! Toi la lavette, tu restes où tu es ! » Il le pointait de son doigt, tout en marchant vers les trois femmes.

Candom se figea, décollant ses prunelles d’Allen et de Taylor Laurence qui étaient l’une contre l’autre pour les braquer sur Naalem. Tout le monde arrivait à se taper la blonde sauf lui ? C’était ça le plan ? C’était ça l’histoire de sa vie ? Tout le monde sauf lui ? Une bouffée de colère s’engouffra dans son esprit déjà bien atteint, et toutes ses bonnes envies d’excuses se dissipèrent.
« Pourquoi pas moi ? Toi aussi tu attends ton tour ? C’est quoi se délire ?! »
Il s’était arrêté néanmoins, à quelques mètres du feu. Il sentait la chaleur sur son visage, mais elle était vachement diffuse du fait de la distance. Il devait vraiment avoir froid pour la sentir d’ici.

Teshara marchait aux côtés de Naalem, avec son bois dans les bras, bien décidé à le foutre dans le feu, quand elle avisa elle aussi la lavette en pleine progression. Ses yeux se firent plus petit alors qu’elle le scrutait. Elle ne devait pas céder à l’impulsivité d’aller le buter à coup de branche… Son frère lui demanda de rester où il était et forcément, il protesta. Il ne comprenait donc jamais rien celui-là ?
« J’ai envie de l’humilier à mon tour... », commenta cette dernière, sans trop baisser la voix pour qu’il l’entende.


Naalem lança un regard vers sa sœur, lui disant clairement non. Cela allait se régler entre couilles ! Pas besoin de relancer l'agressivité et la frustration de sa soeur… Cela ne donnerait rien de bon. Et s’il l’autre fait trop le malin il lui démonte la mâchoire comme ça il buvera que de la soupe pendant quelques semaines !
« Mon tour de quoi ? » Ronfla t-il, tel un ours. Il parlait de quoi encore cette petite lavette de merde ? Il pressa le pas, pour se mettre devant le feu et les femmes, boitant toujours. Histoire de se mettre entre lui et les nanas.
« De rien d’accord ! », Candom essayait de ne pas s’énerver, bien conscient que ce n’était pas normal. Mais il ne comprenait pas pourquoi tout le monde avait le droit à Isia et pas lui. Il se remit en marche vers le feu, comptant bien s’installer autour.

Ce n’est pas possible ce mec est complètement idiot… ce fut se que pensa Naalem, quand l’autre abrutis lui répondit. Il l’empêcha de faire son détour, se mettant devant lui.
« Je t’ai dit de rester là. » Grogna t’il entre les dents. C’est bête, si l’autre homme, lui disait qu’il voulait s’excuser, il le laisserait passer mais pour le moment, Candom était encore un danger. « Je te conseil de répondre à ma question, la lavette, je ne suis pas d’humeur à être patient. Donc soit-tu te montres docile, sinon je t’allonge à nouveau au sol c’est clair ? »

Pendant ce temps la jumelle était en train de le recharger avec le bois qu’elle avait trouvé. Elle laissait son frère gérer. Il avait l’habitude, et elle devait prévoir la suite. Elle se pencha vers Isia, sans un regard pour la bergère, elle aussi debout, et qui s’était décalée légèrement pour pouvoir observer Candom et intervenir si besoin.
« J’ai plus rien pour recoudre, une idée ? »

Isia accueillie Teshara, en se poussa un peu, pour lui laisser de place. Cela fit décaler Jacobs qui ne dit rien, surveillant l’échange entre les deux hommes. Isia observait aussi.
« Pour ton frère ? J’ai des stripes si besoin… » Elle voulait bien partager, puisque Naalem, était aussi une des rares personnes à pouvoir leur sauver la vie actuellement.

Teshara posa ses fesses sur le sol, briguant un bout de mousse pour son illustre postérieur. Elle ne jeta même pas un regard à la coincée du cul, qui tenait un bâton, certainement pour se défendre. Au moins, elle reprenait du poil de la bête. « Oui, il a une entaille à la cuisse et faut que je m’en occupe. Des stripes ? » Elle ne connaissait manifestement pas le terme.

Il est vrai, que cela était dans son langage courant, mais une pégasienne ne pouvait pas savoir ce que cela fut. Isia prit le sac près de Jacobs pour lui montrer la plaquette de strips. Ils n’en restaient plus beaucoup.
« C’est comme pour recoudre mais sans intrusion d’aiguille. » Elle lui fit une petite moue. « S’il a besoin d‘être recousue, je m’en chargerai... » Comme cela demandait un minimum de pratique mine de rien.


Candom s’était arrêté devant Naalem. Il ne le regardait pas dans les yeux, du moins pas tout de suite. Au moins, l’autre abruti de Pégasien lui faisait passer sa gaule. Il ne devait pas y penser sinon elle allait revenir ! Il inspira profondément, comme pour se calmer, et il leva son regard sur Blaze. « Je ne suis pas sous tes ordres, et tu n’es rien de plus qu’un étranger pour nous. Alors, laisse moi passer. Si tu penses pouvoir m’allonger deux fois de suite, tu te fous le doigt dans l’oeil. » Il fit un petit rictus, sûr de lui, et montra du bout du nez, sans quitter des yeux le jumeau, la soeur de ce dernier :
« Demande à ta soeur. Elle a essayé une fois. »

Naalem leva les yeux au ciel, il est vraiment bête comme ses pieds celui-là ! Normal, qu’il ait put maitriser sa sœur, elle n’était pas de formation militaire, même si franchement, elle était sacrément meilleur que bon nombre de soi-disant soldat. Mais, il ne fallait pas abuser, il était un technifique, mais il avait eu le droit un entraînement martial et celui-ci, Pedge, l’avait bien vu. « Tsss… Tu cherches à faire quoi ? Même pas capable d’assumer ses propos… Quelle honte pour un soit disant soldat d’un peuple soit disant évolué » Oh oui, il avait de la chance de ne pas être sous ses ordres... car les violeurs ça ne reste pas longtemps en vie et les lavettes comme ça non plus. Il ne bougea pas, sauf si l’autre voulait le contourner. Histoire, de le faire reculer, il le poussa de l’épaule.
« Tant que tu ne seras pas à nouveau clean, tu resteras dans ton coin. Donc fait toi à l’idée et reste sages. » Son ton était implacable.

Pedge trouvait que la situation était en train de déraper, et de son point de vue, les deux hommes l’entretenaient. Il était temps de faire quelque chose et d’assumer, encore une fois, le rôle de Jacobs. Elle vint se placer à côté de Naalem, en qui elle avait une relative confiance, ne serait-ce que sur ses capacités à maitriser la situation. Sans parler du fait que Naalem avait raison. Il était une honte pour leur culture et leur évolution, mais il ne fallait pas se leurer. Aucune évolution d’une civilisation n’éradiquerait les viols, les meurtres, les comportements déviants, et tous les maux possibles de l’espèce humaine.
« Caporal vous êtes sous mes ordres. Alors arrêtez vos conneries et ne mettez pas de l’huile sur le feu. »
Candom toisait Naalem, la bouche à demi ouverte, en coin, et on sentait qu’il était à deux doigts de lui en coller une. Il braqua son regard sur sa supérieure, fugacement haineux.
« Je veux juste revenir près de vous. Qu’est-ce que vous croyez que je vais vous faire avec mes mains entravées ? » Il monta ses mains devant lui pour montrer à tout le monde les Serflexs. Il n’arriverait pas à se défendre contre l’homme s’il le provoquait vraiment… Il fallait se faire une raison. Il poussa un soupir en rebaissant ses bras avant d’ajouter : « Je veux juste m’excuser... »

Naalem ne bougea pas, restant droit comme une montagne auprès de la bergère. Il est vrai qu’avec ces mains entravées il ne risquait rien. Mais là n’était pas une agression, physique, il suffisait de quelques mots ou suggestion, pour relancer la machine infernale de sexe et que cela se finisse en partouze. Et qui dit partouze, dit sans entraves. Et qui, dit qu’il serait sage, une fois sans ces pseudo menottes en plastique ? sans parler qu’un chien en manque, peut faire mille tourments, pour se libérer les pattes, afin d’assouvir son besoin ! Il avait vu des mecs, se faire saigner pour retirer des liens, alors pourquoi pas l’autre lavette là ? Et puis, le plastique ça se fait fondre près du feu.
« Eh bah, il t’a fallu te montrer comme le dernier des idiots, pour dire que tu voulais t’excuser ? Fallait commencer par ça ! » Il lui jeta un regard méprisant, mais jusqu’au bout il est indigne ce garçon ! Il se décalla. Candom resta mutique, les yeux fixes.

Tesh suivait d’un air distrait l’échange entre les deux hommes, n’appréciant pas trop que la bergère s’en mêle, même si d’un côté, elle préférait ça que de voir son frère se battre. Ok, ça ne la dérangerait pas qu’il tue la lavette, mais il était déjà affaiblie par sa jambe, et cette dernière préoccupait assez Teshara pour qu’il ne rajoute d’autres blessures à son palmarès de la journée. Elle jeta un coup d’oeil aux stripes que lui montrait Isia. Intéressant comme technologie médicale. Elle fit cependant une moue à sa proposition. « Non. Y a que moi qui m’occupe de mon frère. Si tu veux, tu me montres, mais je préfère m’en charger. » Si c’était ce qu’elle pensait, à savoir des bandes qui colles pour souder la peau comme une aiguille, elle pensait pouvoir y arriver seule.

« Comme tu veux » Isia suivait l’échange et se demandait si Candom, allait se faire assommer comme le dernier des idiots. En tout cas, pourquoi n’avait-il pas directement dit qu’ils voulaient s’excuser, histoire de montrer patte blanche ? Il n’était pas maître de ces émotions et cela n’était pas plus rassurant. Enfin qu’importe, elle expliqua le fonctionnement à Teshara, voyant bien que la sœur, semblait très possessive avec son frère. « Tu as peur que je le drague ? » Dit-elle doucement d’un air aguicheur pour l’embêter.

Teshara ricanna avant d’ajouter : « T’inquiète pas pour ça. J’avais envie de te coller dans son lit, alors tu sais... ». Elle semblait sérieuse, alors qu’elle reportait son attention, en levant le menton pour dessiner une courbe parfaite entre sa gorge et son minois, vers le spectacle en cours. Isia eut un petit rictus, elle avait oublier ça d'ailleur.


Pedge soupira voyant qu’il ne répondait pas. Oui, il aurait pu commencer par ça. Elle passa dans son dos, et elle l’empoigna par le collet de sa veste pour le faire avancer, et elle l’installa près du feu, le forçant à s’asseoir en face d’Isia, Teshara et Jacobs.
« Tout le monde est à cran Candom, même vous, alors maintenant, vous vous excusez, et après, je ne veux plus vous entendre. »

La chaleur, ça faisait tellement du bien. Candom appréciait de sentir du chaud sur son visage. Mais il n’était pas là pour se prélasser. Il porta son regard vers la chirurgienne, tout en plissant les lèvres. Il ne savait pas trop par quoi commencer, et surtout, de le faire en public, il trouvait ça humiliant. Du coup, il tourna son regard vers Teshara, croisant son regard. Cette dernière le toisa quelques secondes, avant de déclarer, puisqu’il ne parlait pas : « Tu as perdu ta langue avec ta capacité à honorer une femme ou tu as peur de causer ? »
« Facile de faire la maligne quand on est plus attaché... », baragouina-t-il entre ses dents. Un crépitement de feu couvra ses paroles, si bien que la pégasienne n’entendit rien. Le voir baisser les yeux lui donna juste envie de le tirer comme un lapin pour sa faiblesse. Et dire qu’elle pensait qu’il était plutôt fort, mais qu’il était juste timide ; Tu parles, rien qu’une lavette en fait. Elle détourna son regard avec une moue mauvaise.
« Qu’elle frustrée... », ajouta-t-il en la voyant tourner la tête. Décidément, il ne voulait pas arranger son cas. La blonde s’attrapa l’arrête du nez dans un soupir. Deux fois il l’avait frustré, et en plus il se payait sa tête. Elle sentait la petite bête monter et l’envie de le tarter revenir au grand galop, sans parler de celle de l’humilier.
« Normal avec une petite bite comme toi, sale con. », lui balança-t-elle sans le regarder.

Naalem, suivit le mouvement passant vers Candom, plutôt derrière lui et lui fouta un tacle derrière la tête. « Arrête de nous faire perdre du temps, tu es minable en faisant l’idiot. Tu t’excuse et puis voilà ! » Là, il en avait marre, il était lassé, il avait froid et voulait se laver, il était le seul à pas avoir piquer une tête dans le lac. S’il faisait encore le mariolle, il allait l’assommer et après se jeter dans le lac pour se laver ! Il ne le voyait pas, mais son teint était pâle.

La bergère jeta un regard noir au contrebandier (qui soit disant au passage n’en avait rien a faire, il était dans son droit et comme les mots ne semblent pas calmer l’autre il frappe, un imbécile doit être contrôlé avec ses armes !) pour la claque qu’il venait de mettre derrière la tête de Candom, mais d’un côté, elle était à deux doigts de perdre son sang froid aussi, et pour arriver à faire disjoncter Pedge, il fallait se lever de bonne heure. Sauf que là, il était chiant, pénible, immature, et elle était prête à lui ordonner d’aller se branler pour qu’il se calme et revienne avec l’esprit clair. La journée avait été longue, les péripéties nombreuses, elle craignait pour la vie d’une personne plus qu’importante à ses yeux, elle était fatiguée, et elle avait faim, alors MERDE il commençait à la faire chier sérieusement !
« Franchement Caporal, vous êtes en train de me gonfler assez sérieusement et si vous ne voulez pas que je vous accroche à poteau dehors pour voir ce qu’ils feraient de votre cul, vous la bouclez ou vous vous excusez ! » Elle était désolée de dire ça devant une Jacobs qui devint blême, mais elle en avait plein le dos ! Cela fit sourire Naalem, qui avait l’imagination suffisamment fleurit, pour projeter sur l’autre lavette, la sentence. Oui, un troue du cul aussi gros que l’entrée de cette grotte.

Candom se ratatina alors qu’il allait se rebiffer suite à la claque de Naalem. Il allait répliquer quelque chose, mais Teshara se leva d’un bond. Elle en avait marre elle aussi, et elle ne voulait pas rester une minute de plus, surtout qu’elle voyait, elle sentait même, que son frère était à bout, sans parler de sa tête de déterré, clairement visible là près du feu. Elle piqua directement sur son jumeau, l’attrapa par le bras, et elle le tira vers le lac :
« Ta bergère tient le loup, alors maintenant, tu te fous à poil, tu vas te nettoyer, et tu reviens ici que je te soigne ta jambe tout en mastiquant quelque chose ! Et si elle est débordée par ce trou du cul entravé, je lui tire une balle dans la tronche et l’affaire est réglée. Alors arrête de vouloir gérer, et va te laver ! »
Elle avait un petit côté du paternel quand elle se mettait en rogne comme ça, à se montrer intransigeante avec son frère, voir maternel. D’ailleurs, s’il le lui disait, ça la foutait généralement en pétard.

Naalem fut surprit par sa sœur et savait qu’il n’avait pas son mot à dire. Il jeta un regard noir à Candom, pour lui dire : si tu fais le con, c’est moi qui t’attache et poteau et j’appelle les indiennes. Bref un regard très agréable et avenant ! Il ne réagit pas sur le « ta » bergère, sinon voilà que ça allait faire encore une crise.
« Okey okey maman ! » Fit-il en levant les bras, pour montrer qu’il obéissait. Il jeta un regard à Pedge et hocha la tête, mettant une main sur son oreille. Il savait qu’ils avaient des oreillettes radio, une manière de lui dire : “Problème, viens me chercher”. Et il lui montra le sac de nourriture près du feu. La bergère acquiesça, sâchant très bien qu’elle maîtrisait la situation. Par contre, la nourriture était bienvenue.
« Par contre Cyanure, tu te radines, car tu serais capable de le tuer, sans qu’il ne fasse rien. »
« Oui oui j’arrive. », répondit la jumelle en laissant le Candom s’excuser. Elle emboîta le pas à son frère en marmonnant un : « Tu sais qu’à moitié nager alors avec une patte en moins... » Naalem, haussa les épaules, cela le gavait réellement et il laissa les Atlantes gérer leurs affaires. Il marcha avec sa sœur près du lac.

©️ Starseed

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Carpette Lavette
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN




Du coté des Atlantes

Les jumeaux avaient disparu dans cette brume, un peu étrange, avec la lumière du feu, on la voyait bien présente. La grotte semblait encore plus glauque avec ce nuage de vapeur et il devait être le milieu de la nuit. Isia, jeta un petit regard aux deux silhouettes qui avaient disparus, avant de se concentrer sur Candom, celui-ci avait dit qu’il désirait s’excuser… Alors soit voyons ce qu’il a dire.

Candom, lui, baissa les yeux sur ses mains menottés, avant d’oser un regard timide vers Isia et de dire un tout petit, mais audible : « Je suis désolé... »

Il lui fit vraiment de la peine. Elle ne savait pas si elle devait le mépriser d’un aveu aussi faible et digne d’un enfant, ou le prendre en pitié. Elle émit un petit soupir, se disant que ce fut mieux que rien et quand dans les conditions actuelles il fallait éviter de rallumer le feu de la colère chez chacun. « D’accord. Je m’excuse aussi. » Lâchat-elle en le toisant directement dans les yeux. Pourquoi ? Il devait le savoir, pour le fait de s’être laisser faire, de l’avoir menacé avec son pistolet et de l’avoir manipulé pour éviter qu’il viol la jumelle. Elle n’avait pas envie de développer plus et espérait qu’il comprenne de lui-même.

« Bah tu n’as fait que te défendre... », ajout a-t-il, voyant de quoi elle parlait, ou du moins, le supposant. Il la fixa quelques secondes, avant de courber l’échine et de remettre ses mains dans son champ de vision en baissant la tête. « Je vais être bon pour le mitard en arrivant, hein lieutenant. », dit-il à l’adresse de Jacobs soudainement, en rebraquant son visage sur elle.

Isia lui fis un rictus simple. Oui, elle s’était défendue, mais bon, il fallait partager les torts dans cette histoire. Elle se sentait assez sale, mine de rien. Elle se frotta involontairement le bras. Quand elle prit conscience, elle se donna une gifle mentale. Elle avait les signes de la lassitude et de la victime suite à un événement assez fort et elle ne supportait pas.

Jacobs, avait relâcher son bâton, mais, le laissait à porter de main au cas où. Son regard alla sur Candom, elle n’était pas à l’aise. Mais, il fallait bien se remettre dans le bain et assumer des demi-fonctions, qu’elle ne pouvait plus assurer. C’est Pedge qui avait pris la relève et rien que pour ça, il faut qu’elle le note et le mette en avant dans son rapports… Le rapport, rien que d’y penser cela lui fichait un coup. Elle n’avait pas envie d’avouer entre les lignes sa folie et son viol atroce. Elle ne voulait pas rentrer sur terre et retrouver son traintrain monotone et ennuyeux. Après, tout Allen, avait repris du service après de la torture, pourquoi pas elle ?
« Vous n’avez violé personne et vous êtes sous l’effet d’une drogue Candom. Le mitard ne sera pour personne. Après si vous voulez y aller quand même, je peux vous faire une dérogation » Essaya-t-elle de faire un peu d’humour.
« Certain détails, reste ici, pas besoin de le mettre sur le rapport. Soyons factuel, je ne veux pas de détails concernant ce qui s'est passé pour moi, ou des autres rapprochements. » Fit-elle avec une petite voix.

Candom afficha un petit rictus satisfait, mais surtout, soulagé. Il inclina la tête, parfaitement d’accord, même s’il ne se rendait pas spécialement compte qu’il était réellement sous l’effet d’une drogue. Il savait que ça ne tournait pas rond dans sa tête, et il savait que les œufs en étaient la cause, mais il n’arrivait pas à l’admettre pleinement, même si cela soulagerait sa conscience. Il se pensait plus fort que ça, et son envie d’avoir une relation sexuelle avec une femme avait supplanté toute autre fonction cognitive de son cerveau, le poussant à presque commettre l’irréparable.

Pedge par contre, ne l’entendait pas de cette oreille. Elle adopta une mine plus sombre en venant se rasseoir près du feu et près de l’homme. Elle était restée debout un moment pour veiller à ce que Candom ne fasse rien de stupide.
« Ça ne va pas être possible lieutenant. Le rapport doit mentionner votre état physique, malheureusement. Vous et moi savons qu’il faut en passer par là… Quant à Candom, le fait qu’il soit soumis à une substance le dédouane en partie. »
Néanmoins, elle ne pouvait pas taire l’état de Jacobs, ni ce qu’elle avait subi. Ce serait laisser une bombe à retardement dans les couloirs de la cité et elle ne pouvait pas se le permettre. Pour le moment, elle reprenait du poil de la bête, mais Pedge était bien placée pour savoir que ce serait cyclique.

« Je parle du fait de ne pas rentrer dans les détails sordides. Dire que j’ai été violé par sept indiens… à différents endroits. Pas besoin de ‘rajouter mot à mot leurs paroles ou mes paroles. Et je parlais de ne pas mentionner, votre attachement au docteur... Aussi » Relança Jacobs qui était en train de reprendre de sa personnalité. Elle n’aimait pas évoquer ce viol, mais elle se rendit compte que mettre des mots sur ces sentiments détramatisiat presque l’acte.

Pedge se sentit conne de ne pas avoir compris le sous-entendu et la valeur réelle des propos de Jacobs, mais elle passa outre ce sentiment. « Ce n’était pas le sens de mon propos de toute façon. Je ne comptais pas entrer dans les détails. » Elle préféra ne pas rebondir sur son “attachement” au docteur, comme le disait si bien Jacbos, car elle ne voulait pas que ce soit perçu comme une faiblesse. Elle savait qu’il n’y avait aucun problème dans le règlement concernant cela, et de toute façon, elle s’en fichait bien. Jacobs devrait parler de tout ça à un psychologue tôt ou tard.

Isia avait suivi l’échange et une pointe étrange s’était faite dans son cœur. Cela n’est pas interdit d’avoir des rapprochements militaire/civil. À moins que Jacobs craignît plus pour le jugement sur les deux « broute minous » de service. Peut-être bien. À dire vrai, l’armée est tellement discriminante sur plusieurs points, notablement les femmes et les gays, donc combiner les deux c’est un peu le combo magique pour se faire lyncher. En tout cas, la doctoresse ne dit rien, elle écoutait, n’ayant rien à ajouter. Elle laissa glisser ses mains, le long de ses chevilles pour poser son menton sur ses rotules.

Quant à Jacobs, elle hocha la tête et lança un regard à Candom. « Et toi, tu gardes ta langue aussi ! Si j’entends une seule rumeur qu’Allen est une gouinasse, je te fous au mitard avec un balais comme seul occupation ! » Elle semblait prendre ce genre de chose à cœur. En tout franchise, cela était logique, puisqu’elle-même aimait les femmes et avait subi de nombreuses remarques désobligeantes tout du long de sa carrière.
« Je ne dirai rien lieutenant. », fit Candom avec un hochement de tête. Manifestement, ce dernier essayait de revenir dans les petits papiers de l’équipe en y mettant du sien, notamment au niveau de la collaboration. En même temps, c’était quand même plus agréable de ne pas se faire traiter ou taper. Pedge n’était pas fan des propos de Jacobs, mais elle comprenait parfaitement. Pour sa part, elle n’avait jamais subi de pression. C’était rares pour être soulignée, mais il était vrai qu’elle avait toujours fait attention à ce qu’elle ne fréquente que des civils, loin des yeux de l’armée. Et puis, comme elle prenait et qu’elle jetait habituellement, elle n’avait pas le temps de montrer quoique ce soit à qui que ce soit. Enfin qu’importe, elle était grande, et si on lui faisait des remarques parce qu’on la surprenait avec Isia, elle saurait y faire face. Elle n’avait vraiment pas pensé à cet aspect-là de sa relation, mais elle ne voulait pas s’arrêter à ça. « Ça ira Lieutenant. », enchérit Pedge.
Candom se tourna vers Isia avant de déclarer, à son intention : « Je suis d’autant plus désolé doc, je pensais que vous étiez plus hétéro qu’homo, je comprends mieux pourquoi toutes les filles ont un câlin et pas moi et… je suis désolé vraiment d’avoir essayé de vous imposer une relation avec un homme. »

Ce fut donc bien de la peur sur l’orientation sexuelle, Isia roula des yeux doucement. Elle en avait rien à faire des critiques des autres, elle vivait sa vie sans qu’on vienne l’emmerder ! Elle était d’accord avec Pedge, pas besoin d’en ajouter, tout le monde avait compris et cela n’était de toute façon pas du tout factuel. Isia, attendait qu’il ait un autre changement de discussion, sinon elle en relancerait un, mais Candom, enchérit et elle lui jeta un regard de travers.
« La vie ce n’est pas binaire… d’un côté les homos et de l’autre les hétéros ! Ce n’est pas blanc ou noir… Tu n’as pas à t’excuser encore plus que tu ne l’as déjà fait … J’aime autant les hommes que les femmes ! » Elle se sentait agacée rapidement, cela allait avec l’excitation sexuelle de toute manière « Et puis, tu as eu ton câlin aussi. » Fit-elle en mémoire, quand elle était venue dormir à côté de lui, ou contre ses jambes. Même si ce fut pour se rassurer et avoir une présence de « confiance ». Et puis, elle l’avait embrassé et tout, donc bref. Sans parler, qu’elle avait mentionné Panda et il avait cru que ce fut son mec.
« Je te rappel, que tu pensais que Panda était mon copain… Ce qui n’est pas anodin ! » Enfin, personne là, savait qu’il était ce “panda”… Cela était sorti tout seul à force de le nommer ainsi.

Cette femme était décidément parfaite. Elle aimait les hommes, les femmes, les deux en même temps ça se trouvait ! Candom faisait des raccourcis, mais il ne fallait pas oublier que c’était un mec lambda, que ses fantasmes étaient exacerbés par la frustration sexuelle dont il était l’objet, amplifiée par les œufs qui faisaient encore effet malgré leur soudaine absence. Alors, les images revenaient. Les seins de la jumelle dans la bouche de cette déesse, et puis cela migra vers des scénariis dignes de film porno. Il était sur le dos, Isia en train de le chevaucher comme une amazone, et la jumelle était sur son visage, à lui plaquer son intimité sur les lèvres pour qu’il la fouille tandis qu’elle, de son côté, roulait une galoche à la doctoresse qui ahanait de plaisir, bien plantée sur son pieux bien fier. Il poussa un soupir, tandis qu’il reprenait des formes plus que correctes dans son pantalon.
« Elle est parfaite... », murmura-t-il pour lui, malgré la pointe douloureuse de son coeur transi qui lui disait : tu ne l’auras jamais du con, laisse tomber !. Cela fit soupirer Jacobs qui avait parfaitement entendu ! Il secoua la tête, préférant rebondir sur la dernière phrase de la chirurgienne :
« C’est Hamilton que vous appelez Panda ? » Il semblait surpris, et il se disait que ce serait une bonne façon de se foutre de sa gueule avec les copains. Humour militaire, tout simplement. C’était vrai qu’il avait cru qu’elle était avec lui parce qu’elle se défendait à travers lui. Mais en même temps, il ne la pensait pas homosexuelle, malgré les pratiques buccales sur la jumelle… Enfin, de toute façon, elle était bi, et c’était bien mieux ainsi, parce que ça laissait de l’espoir à son petit cerveau malade.

Pedge savait que c’était Hamilton qui était surnommé Panda par la doctoresse puisqu’elles en avaient parlé rapidement quand elle était venue dans sa chambre, via les photos et par la capacité qu’avait Isia à appeler tout le monde par leur prénom. Elle resta mutique, se demandant bien ce qu’elle avait dit ou fait pour qu’ils en viennent à parler du maître-chien pendant qu’elle essayait de se défendre contre lui.

Isia avait entendu le soupir de l’autre homme. Oui, c’est une manière de voir les choses. Après, elle ne savait pas qu’il était en train de se regonfler à bloc. Elle ne le mâtait pas spécialement. Mais, après niveau perfection, rien que son corps approchait de beau mot élégant et si valorisant. Elle fut un peu surprise, quand il demande si Panda et était Hamilton.
« Oui. Je n’ai pas dit Hamilton ? » De toute façon, le pauvre homme, devait être charrié régulièrement avec les bêtises qu’elle lui avait fait et comme ils étaient souvent fourrés ensemble. Elle était certaine, que beaucoup, pensait qu’ils couchaient ensemble.

« Non, vous avez dit Panda. Mais pas grave, on comprend. », fit Candom, sans chercher à relancer le sujet du soldat qui apprenait à tirer à la belle blonde. Ça lui mettait les glandes. Isia hocha la tête, de toute façon, il ne lui avait pas appris, elle avait dit ça pour lui faire peur. Mais faudrait qu’elle aille le voir.

La texane se pencha pour attraper le sac de nourriture. Ce n’était pas des mets qu’ils avaient l’habitude de consommer, de la viande séchée essentiellement, des fruits et des légumes du crus, mais ça ferait l’affaire. Elle espérait juste que ce n’était pas de la viande humaine… Dans le coin, tout était possible, et qu’ils soient cannibales ne l’étonnerait qu’à moitié. Avant de se servir, elle le passa à Isia qui était directement sur sa droite.
« Je serai vous, je ferai l’impasse sur la viande... », fit-elle en lui donnant le sac de vivres. Candom faisait profil bas, comme le lui avait demandé Pedge. C’était agréable de retrouver un semblant de sérénité.

Isia prit le sac, regardant ce qu’il avait dedans. À dire vrai seul la viande lui donnait envie. Elle fit une petite moue suite à la remarque de Pedge. « Parce qu’elle pourrait être de source humaine ou parce qu’elle pourrait être faisander ? » Demanda t’elle pour voir, si elle n’était pas la seule, à les voir aussi cannibale, rien que le collier d’oreille était quand même assez parlant.
« D’origine humaine. », fit Pedge avec une petite moue dégoutée. Elle adorait la viande, mais pour rien au monde elle ne goûterait celle-là. Tout comme la princesse, elle avait l’image du collier d’oreille qui lui revenait, et le parallèle était rapide à faire.

Isia grimaça un peu. Elle prit un bout de viande pour le sentir… Il fallait en avoir le cœur net. Pas besoin de trop réfléchir, la viande serait la meilleure des nourritures pour les requinquer un peu ! Alors bon, elle se lançait car les militaires sont des chochottes ! Et si Jacobs se mettre vomir ce n’est pas la peine ! Elle croqua un bout et ce fut à toute évidence, celui du bœuf ou du moins d’une vache de cette planète. Jacobs, émit un bruit de dégoût.
« C’est du bœuf … Enfin une espèce locale. Et je ne pense pas que l’humain à ce genre de goût » À dire vrai non, dans ces années de stages, elle avait pratiqué quelques moins dans un hôpital psychiatrique pour des opérations sur le cerveau ouvert (on se demande bien pourquoi). Et quand, elle avait parlé avec des cannibales (pulque curieuse, elle avait parcouru les couloirs, pour comprendre certaines personnes il avait de tout et parfois, la folie n’était pas chez ces personnes qui avaient trouvé un moyen d’échapper à la prison conventionnelle en clamant la folie…) Ceux-ci lui avaient dit que le goût de l’homme n’était pas comparable à quelque chose de connu, sauf peut-être à celui du proc. Mais version grand luxe, puisque fondant et goûteux. Bref. Y repenser lui filait des frissons.

Il fallait reconnaître que la chirurgienne avait du courage d’aller goûter ce morceau de viande. Elle trouvait que ça avait le goût de bœuf. Le seul comparatif que Pedge avait sur les cannibales était une histoire qu’elle avait entendue, comme quoi l’humain avait le goût de poulet. Ça lui avait semblait bizarre parce que c’était quand même de la viande rouge. Elle frissonna en la voyant manger. Le sac fit le tour. Jacobs fit l’impasse sur la viande prenant un fruit, Candom hésita, puis finalement, il s’en empara quand même et il repassa le sac à Pedge.
« Bon de toute façon, quoique ce soit, ce sera toujours des protéines, et on ne saura jamais ce qu’on a mangé au final. », fit-elle pour se donner bonne conscience et elle prit un morceau de viande. Le goût rappelait celui du boeuf. En bonne texane qu’elle était, elle adorait la viande séchée comme ça, et finalement, le goût plaisant lui fit passer l’envie de vomir latente qui s’était insinuée en elle.
« Ouais ché pas mauchais », fit Candom en mastiquant son morceau de bidoche tranquillement, avec ses deux mains comme elles étaient nouées. Son érection était en train de tomber, ce qui n’était pas plus mal. Rien de tel qu’un peu de nourriture pour contenter un homme.

Isia continua de manger son morceau de viande. Le goût lui allait très bien, c’est une viandarde et la viande séchée ce n’est pas si mauvais, elle n’en avait jamais dévoré avant ! Regardant dans la brume, les jumeaux n’étaient pas encore revenus. Elle se rapprocha un peu de Pedge, pour la toucher de manière anodine. « Faut en laisser aux deux autres, sinon, j’en connait une qui va vouloir arracher une partie molle à quelqu’un » Fit-elle avec humour, pensant au ventre ou à la cuisse de Candom. Elle lui jeta un regard compatissant.

Ce ne fut pas l’image du ventre ou de la cuisse de Candom qui s’imposa à l’esprit de Pedge, mais bien ce sexe flasque qu’elle avait entraperçu tout à l’heure. Elle manqua de s’étouffer avec son morceau de viande et elle toussa un peu pour se donner une contenance et pour faire style qu’elle avait juste avalé de travers. Elle n’était pas la seule à avoir mal compris, puisque Jacobs fit de gros yeux et que Candom se dandina sur place, se sentant parfaitement visé, surtout au niveau de son entrejambe. « Il en reste suffisamment pour qu’elle ne se lance pas dans ce genre d’entreprise douteuse », finit-elle par dire après avoir déglutit, les joues rouges.
« Surtout qu’elle n’est pas tout le temps molle. », fit-il remarquer, s’attirant encore les foudres du regard de Pedge qui avait la joue gonflée par son morceau de viande qu’elle mangeait. Jacobs aussi le tua du regard sur place.

Isia le regarda un peu étrangement, comprenant, qu’ils avaient tous compris quelque chose de sexuel. « Je parlais de la jambe ou du ventre. Manger un corps creux, ne doit pas être très bon… Autant manger un muscle. » Propos typiquement d’un médecin, presque dit avec naïveté. Comme une évidence.
« Oui c’est évident. », fit Candom, comme si cela allait de soi.
« Oui bien sûr, la jambe ou le ventre. », ajouta Jacobs en levant les yeux au ciel.
« Je préfère croquer un muscle, c’est plus amusant. », relança Pedge qui ne semblait pas amusée, comme d’habitude en fait. Isia ne renchérit pas elle ricana doucement, voyant les airs des autres militaires. Alalala.

L’épaule de Pedge lui faisait un mal de chien, mais c’était supportable. L’air de rien, elle laissa sa main libre vagabonder sur le genou d’Isia qui avait étendu ses jambes, avant de se fixer dessus, posée de façon nonchalante sur son articulation. Elle laissa son regard flotter dans le lointain, comme si elle pouvait transpercer la brume de ses yeux bleus et elle ajouta, distraite : « J’espère que ce n’est pas trop grave... » Elle reporta son attention sur Isia, et comme si elle se rendait compte d’une quelconque interrogation dans son regard, elle précisa : « Sa cuisse. Il s’est fait entailler. »

Isia était plutôt satisfaite d’avoir un contact. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle en avait besoin et s’octroyait le droit de le recevoir. Elle tourna la tête étonnée, ne comprenant pas de quoi parlait Pedge, avant qu’elle précise. Elle s’inquiétait pour le jumeau ? C’est mignon.
« On verra. Ça sœur n’a pas voulu que je l’ausculte. » Il est vrai, que s’il est blessé gravement, cela commencerait à devenir problématique...
« Et qu’est-ce que ça peut nous faire que ça soit grave ou non ? » Ajouta Candom d’un air bougon. Ils étaient bien, là tous les quatre pourquoi parler des deux jumeaux ?
« Dit le mec qui a déjà oublié qui l’a aidé à marcher jusqu’ici. », répliqua Pedge du tac au tac en le regardant en biais. Elle comptait surtout sur le contrebandier pour l’aider à sortir tout le monde de cette planète en plus ou moins bon morceau.
« M’ouais... » Il ne digérait toujours pas la droite qu’il avait prise l’empêchant de pénétrer Isia.
« Arrête de faire ton jaloux ! » Conclut Jacobs en grognant dans son fruit avec un rictus au coin des lèvres. Isia quant à elle, soupira et continua à mastiquer sa viande. Il n’y a pas que les femmes qui sont jalouses entre-elle les mecs aussi, et en toute franchise, il avait de quoi être jaloux avec un mec aussi bien foutu que le contrebandier. Pensée partagée par Pedge qui restait silencieuse à son tour en mangeant son bout de viande. Le temps de mastiquer chaque bouchée, le cerveau se sentait rassasié, alors que les quantités étaient faibles, mais il fallait tellement ramollir la viande dans la bouche pour ensuite l’avaler qu’il n’y avait pas trop le choix. Sans parler des incisives qui pour le coup, jouaient le rôle que la nature leur avait donné des millénaires plus tôt, en arrivant à arracher des morceaux de bidoche séchée.
« Les voilà. Candom, pas de connerie avec la frangine. », préféra ajouter Pedge qui avait dans son champ de vision désormais le contrebandier, en caleçon, confirmant le fait qu’il était bien foutu. Elle préférait le materner un peu, surtout dans l’état dans lequel il était.
« Ah ben non, le ministre vient manger à la maison avec sa délicieuse sœur, penses-tu que je vais bien me tenir... », fit-il avec un cynisme non dissimulé. Pedge le tua du regard, suivi de Jacobs et d’Isia, et il baissa la tête sur son morceau de viande, occultant le monde environnant.



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Un contrebandier dans la baignoire
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN



Du côté des Pegasiens

Naalem, alla jusqu’au fond de la grotte, du moins, jusqu’à la zone du mur rocheux et recouvert de mur. Il voulait être tranquille et ne pas entendre les couinements de la lavette. Il se dévêtit sans aucune pudeur, dans un sens, sa sœur le connaissait aussi bien qu’elle se connaissait nue. Il grimaça, quand le vêtement effleura sa blessure et ce fut de même quand l’eau toucha celle-ci. En tout cas, la chaleur était agréable, il se laissa aller, jusqu’aux épaules, glissant dans le fond, pour savourer les ondes.
« Mise à part les emplumés dehors, cette grotte est assez géniale. Un lac chaud, du bois, de la mousse… Un endroit parfois pour faire un nid. » Naalem et les nids, il adorait faire des petits endroit cocooning et emplis de coussin. Son laboratoire était un bel exemple, il avait son coin, un coin reposant où il pouvait s’endormir, de préférence en hauteur et sans personne pour l’emmerder, tout en restant près de ses créations, au cas où une idée émerge. Dormir, sur son lieu de recherche était courant pour l’homme, surtout en pleins projet.

Tesh restait au bord de l’eau, ne voulant plus y retourner pour le moment. Elle avait marre, d’être trempée, et pas qu’au fond de sa culotte. En plus de ça, elle ne voulait pas ressembler à une petite vieille à cause du temps passé dans l’onde chaude de ce lac aux contours agréables et à la chaleur exquise. Elle opina du chef. Ce serait un coin sympa pour un nid oui, au sens où l’entendait Naalem, même s’il lui manquait un perchoir, mais peut-être qu’en cherchant un peu, ils pourraient trouver ça. « Je la trouve très bien aussi, quoiqu’elle manque un peu de lumière. » Elle fouilla par terre, le sable, pour en trouver de petits cailloux plats. Elle s’amusa à faire quelques ricochets, en prenant soin de viser à l’opposé de Naalem. Manquerait plus qu’elle l’assome. Elle ruminait, pas très loquace pour une fois. Cette planète était chouette, c’est certain, mais elle en avait plein le dos. En parlant de ce dernier, il lui faisait un mal de chien, et ses côtes n’étaient guère en meilleur état.
« Ce qui me rassure, ce que je n’ai pas vu de bestiole ! » Et c’était vrai. Pas un insecte, rien, et c’était l’idéal pour Teshara qui détestait toutes les petites bêtes, à en hurler et à passer le lance flamme.

Naalem barbotait tranquillement, sentant ses muscles de délier et en toute franchise, cela fait du bien d’être au calme. Sa sœur, ne parlait pas beaucoup, cela était peut-être dû à son état de fatigue, d’excitation et aussi son état physique. « Oh la lumière ça se fabrique quant aux bestioles oui, à part de gros Drakos ! » Dit-il en pouffant un peu. « Ça va ton corps ? Tu as besoin d’être soignée aussi non ? »

« Là-dessus je sais que je peux compter sur toi. », déclara-t-elle après un autre ricochet qui ne fit que deux rebonds avant de faire plouf. Oui son frère était le génie des inventions, et mettre de la lumière ici ne serait pas un problème. Quant aux Drakos, ils étaient suffisamment gros pour qu’ils ne se glissent pas dans ses vêtements la nuit par inadvertance. Son frère hocha la tête dans l’onde, observant la pierre qui faisait des rebonds sur l’eau.
« Que des bleus, donc il n’y a pas grand-chose à faire... » Elle médita ses propres paroles avant d’ajouter avec une forme d’humour pince sans rire : « Quoiqu’un bain avec du sang de vierge pourrait faire l’affaire. Ça tombe bien, j’en connais un que je rêve de saigner... », fit-elle avec aigreur.
Il eut un rire amusé. « Tu as véritablement un problème avec la lavette » Puis beuga, repensant à la phrase de Teshara puis releva la tête vers elle. Non quand même pas ? cela serait presque risible comme situation … Jusqu’au bout ce mec serait un déchet de la nature. Aucune femme n’avait voulu de lui dans son lit ! Même une pute ! « Sérieusement ? La lavette est vierge ? »

La blonde arrêta de lancer des cailloux dans l’eau, pour se tourner vers son frère qu’elle distinguait quand même bien dans les volutes de brumes. Elle ricana un petit peu devant la surprise de ce dernier. « Il ne l’a pas dit explicitement, ou peut-être que si, je ne sais plus, mais je le sens, et j’en suis certaine à deux cents pourcents ! », argua-t-elle. Quand elle repensait au fait qu’elle avait failli laisser son sexe à un mec vierge quand même… Elle était tombée bien bas avec ces œufs à la con. D’un côté, elle aurait pu l’éduquer comme un bon toutou pour qu’il apprenne à la faire jouir à chaque fois. Elle était certaine qu’il était malléable, du fait de sa virginité. Il aurait soif d’apprendre, soif de bien faire, ne serait-ce que pour garder LA femme qui avait bien voulu partager sa couche… Bon après, il y avait du boulot car monsieur pensait qu’il fallait obligatoirement être un peu brute pour tenter une gonzesse. Et dire qu’il tirait ses idées préconçues de film pornographique, c’était quand même quelque chose… Désespérant oui.

Elle le sent… ça il n’avait jamais compris. Autant un mec qui enfile une nana vierge, il le sent physiquement, mais un mec vierge on ne peut pas savoir. À moins, qu’il fut vraiment mais alors vraiment pas doué, version, gamin, qui cherche à mettre un doigt dans un trou d’arbre !
« Pffff, ce mec doit avoir un problème, surtout à son âge et que c’est un soldat ! Autant c’est un faible, mais il y a bien des nanas qui aime et puis il a un visage harmonieux. Il me fait penser au jeune premier, ceux qui chopait toutes les gonzesses faciles ! » Il ne comprenait pas, même les têtes de cheval, comme le “larbin” avait eu des nanas, certe aussi belle qu’une mouche défigurée par acide ! Mais voilà !

« Bah oui il a un problème, il tire avant que l’ennemi ne se pointe. C’est pour ça qu’on l’a trouvé toute à l’heure. Rien qu’à l’odeur de foutre qu’il dégageait, on aurait pas pu le louper dans le noir ! ». Mais Teshara ne comprenait pas quand même. À son âge, même plus jeune, un gars qui éjacule rapidement peu se refaire une contenance prestement et se démerder pour honorer une femme quand même ! Et puis, il n’avait qu’à aller voir une pute, ou une connerie dans ce genre-là, s’il paye, elle ne dirait rien qu’il décharge à peine rentrer dans le garage à bites… Elle ne savait plus s’il l’avait dit ou pas. D’un côté, il avait beaucoup parlé, et c’était un peu le bazard dans sa tête concernant ce laps de temps, surtout qu’elle-même était en proie à une envie forte de se faire déglinguer dans les règles de l’art.

« Ce mec à tout pour plaire franchement ! » Il soupira, oui c’est un raté ce pauvre garçon. Et ce genre de nouvelle, n’allait pas l’aider à ne pas moins le mépriser. En somme, il était le seul homme saint de corps. Ouai, autant que ça soit l’autre guignol qui fut dingue avec les phéromones, s’il n’aurait jamais pu fourrer sa sœur ou la princesse. Ce qui n’aurait pas été son cas à lui ! Enfin qu’importe. Il sortit de l’eau, pour s’essuyer avec de la mousse, il n’aimait pas rentrer dans ses vêtements humides. Il enfila son boxer blanc et regarda sa soeur. « Tu me soignes là, ou avec les Atlantes ? »

Teshara haussa des épaules. Oui, il avait vraiment tout pour plaire. Après, en tant que femme, elle avait déjà eu des mauvais coups dans ce genre-là, de moindre mesure, mais pas loin. Qu’importe, elle avait oublié jusqu’à leur visage, et elle s’en foutait royalement. Son frère revint vers l’eau, sortant entièrement nu de l’onde. Elle eut un frisson involontaire de le voir ainsi dans le plus simple appareil, et ses yeux ne le lâchait plus.
« Si tu as froid, nous pouvons retourner près du feu. » C’était bien une des seules personnes dans cette galaxie avec qui elle était prévenante. D’un côté, elle n’était pas contre de retourner vers les atlantes parce qu’elle n’était pas certaine d’arriver à résister à son jumeau.

Naalem ne fit pas gaffe au regard de sa sœur, à dire vrai, il avait tellement l’habitude d’être naturel avec elle, qu’il se fichait bien qu’elle le mate ou non. Après tout elle regardait bien son pendant masculin ? L’autre corps de leur âme. Et il n’est pas honteux de se voir dans un miroir ! Et puis niveau envies sexuelle il était proche du zéro absolu et merci Jacobs, pour la séance gratuite de viol sordide et dégueulasse !

Il est vrai, qu’en sortant de l’eau chaude, il commençait à frissonner de plus belle. Il n’était pas contre de se mettre près du feu.
« Je n’ai pas seulement froid, j’ai aussi la dale ! » Il ricana doucement alors que son estomac confirmait ses propos. « Je reste en calbute non ? » Cela serait plus facile à soigner, que de retrousser un pantalon en cuir.

« Ouais beau gosse, reste en calbut. », fit Teshara avec un soupçon de provocation non sans avoir ricané en palpant le ventre de Naalem en l’entendant grogner.
Celui-ci lui fit un regard du même crut avant de se lever. Elle récupéra les affaires de son frère par terre pour les porter, puisque ce dernier était trempé. Mais au moins, il était propre. Naalem, voulu lui prendre, mais elle s’y refusa. Donc, il haussa des épaules docilement.
Elle devait reconnaître qu’elle avait faim elle aussi et qu’elle se ferait bien un petit casse dale histoire de se requinquer. À dire vrai, elle dormirait bien aussi un petit peu. C’était rare, mais elle avait hâte de retrouver son lit ! Pour un eu et Renégat 25 lui manquait, avec son air vicié continuellement recyclé et les gens tous plus cons les uns que les autres. Elle en profita pour jeter un coup d’œil à sa cuisse, qui était lardée d’une entaille assez profonde, mais qui ne semblait plus saigner vraiment. La plaie était propre du fait du passage dans l’eau, et elle était assez nette. Avec les stripes donnés par l’atlante, elle devrait s’en sortir assez facilement, et il serait bon pour une nouvelle cicatrice de combat.

Ils repartirent tous les deux vers le feu, pour rejoindre leur équipe du jour, qui n’était pas l’Escouade du Chaos, bien que Candom s’approchait dangereusement du niveau de crétinitude de Teb’ le bourrin.




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