Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
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RPG sur Stargate Atlantis
 

"Locaux vs jumeaux" Une rencontre du 3eme type

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Mer 13 Déc - 17:40
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Réunion au sommet ! tendue du des phéromones wesh !
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN


Candom ne leva même pas un œil quand les deux jumeaux arrivèrent près du campement de fortune au feu ronflant, autour duquel les quatre atlantes mangeaient tranquillement. De toute façon aucun des deux ne porta attention à la lavette. Naalem avait levé son regard sur Pedge. L’homme en avait rien à faire de débarquer en caleçon au milieu des autres. Il n’avait pas honte de son corps et cela permettait à sa sœur de le soigner plus efficacement et de voir aussi le reste. Il avait quelques égratignures ici et là sur le torse.

Il y avait un large espace entre Jacobs et Candom, pouvant facilement accueillir les jumeaux côte à côte. Teshara s’installa donc là, laissant la proximité de la lavette précoce à son frère. Cela ne l’enchantait guère mais bon, même si Teshara détestait Jacobs, son aversion pour Alexis était encore trop fraîche et trop puissante pour qu’elle ne se risque à se placer à ses côtés, et son frère devait le savoir car il s’était positionné naturellement entre elle et lui. Pas d’incident diplomatique, surtout avec une Teshara qui partait au quart de tour. La bergère fit passer le sac de vivre par Isia et Jacobs, et c’est donc la jumelle qui le récupéra des mains de la coincée décoincée, débourrée même. Elle refila immédiatement le sac à son frère en lui demandant d’étirer sa jambe vers elle pour qu’elle puisse enfin commencer à le soigner.

Pedge les observait en silence. À l’arrivée du contrebandier, elle avait croisé son regard, lui disant implicitement par un petit geste de la tête d’avant en arrière que tout allait bien ici, et qu’il n’y avait pas de problème. Celui-ci lui rendit via un rictus, il semblait rassurer sans vraiment le montrer. De toute façon, s’il avait eu un problème, il l’aurait entendu. Elle passa le sac de nourriture qui était revenu à elle, puisqu’elle s’était servie en dernière, à Isia, qui le transmis à Jacobs qui le donna à la jumelle. Cette dernière semblait silencieuse, soucieuse de réparer la cuisse du contrebandier. Il était plutôt musclé, bien foutu de sa personne, avec des proportions musculaires et corporelles sympathiques à mirer. Néanmoins, par pudeur et parce que quelque part, il était en train de se faire soigner, Pedge se concentra sur le feu, à défaut de laisser ses yeux glisser sur son caleçon. Elle n’avait pas d’envie particulière, mais en bonne prédatrice qu’elle était, elle aimait bien se faire une idée d’un homme.

Isia avait regardé les jumeaux, tout en faisant passer la nourriture. Elle ne s’était pas fait prier pour reluquer l’homme qui était appétissant. Elle fourmillait encore donc elle décrocha son regard pour se calmer. Mais pourquoi était-il si peu vêtu alors que la moitié avait des envies de sexe ? La réponse était simple, il s’en battait royalement les steaks ! Les œufs étaient plus là, il devait se dire que cela allait passer. Enfin bon, de ce que voyait Isia, se fut plus pour permettre à sa sœur de le soigner que de se faire mâter. Involontairement, elle vérifiait si l’autre savait se servir des strips. Ce fut le cas, donc tant mieux. Pedge, devait être rassurée que cela ne soit pas bien grave.
Les morceaux de viandes tenaient au corps et bientôt elle n’eut plus faim. Jacobs, avait aussi observé Naalem puis avait secoué la tête.


Naalem, fouilla dans le sac et y sortit un fruit et un morceau de viande. Il le regarda d’un air suspicieux. Il se rappelait des colliers d’oreilles et autre allusion des primitifs. Son regard allait sur les autres, qui bouffait ladite viande. Soit, ils savaient que ce ne fut point de l’humains, soit ils n’avaient pas pensé à cela sous la faim. Il étendit la jambe, pour que sa sœur puisse le soigner.
« Hum… La viande, elle a un goût connu ? » Demandat-il à Pedge.
« Un goût de vache, si tu connais. », répliqua la texane en le toisant.
« C’est un animal ? » Non, il ne connaissait pas vraiment, pour lui les vaches étaient des “Yamels”… Mais bon il aura appris un mot.
« Oui, qui fait du lait aussi. Après je ne sais pas quel est le goût de l’humain, vu que je sens que c’est le fond de ta question. », fit Pedge d’un ton morne.
« Ah d’accord, je vois ce que c’est alors ! » Il ne dit pas le mot “Yamels” car cela était du Geniis et ça pourrait être connu par les autres Atlantes
« Ouai… enfin bon, ça me va ! » Et il croqua dedans, il jetta un regard à sa soeur, elle devait savoir elle… Il avait un doute, parfois sa sœur faisait des expériences un peu étranges. Cela ne le choquerait pas, mais pour sa part, il n’était pas prêt à bouffer de l’indien, ça doit être pleins de saloperies ! Mais elle ne savait pas. Par contre, elle cogitait là-dessus maintenant.
« Jamais mangé. Faudrait tester un jour pour être moins con. Quoique non… Je mettrai sur pied un protocole et j’en ferai manger à d’autre qui me diront le goût. », fit-elle avec tout le naturel du monde.

Jacobs, la regarda étrangement… avec un air ahuri comme si c’est une timbrée ! Elle n’était pas la seule, puisque Candom aussi, réagissait d’un air stupéfait !
Isia, arqua un sourcil intrigué… Oui faut pas mourir con, mais manger de la viande humain… Brr aussi curieuse soit-elle c’est le genre de chose, qu’elle ne peut pas faire. À croire, qu’elle avait un code moral ! De quoi moucher certain ! Elle toisa Pedge, pour lui murmurer
« Quand je pense, qu’on me traite de psychopathe sur la cité… »
Pedge regardait Teshara d’un air blasé. Le tabou du cannibalisme avait la vie dure sur Terre, et quelque part, elle pensait que c’était partout pareil avec les races intelligentes. Mais l’autre était timbrée. « Je suis sûr qu’elle leur plairait beaucoup... », répliqua-t-elle, parlant de ceux qui traitaient Isia de psychopathe. C’était vrai qu’elle était spéciale, comme fille, il y avait quelque chose chez elle d’assez effrayant, du moins quand on ne la connait pas, mais cette mission avait gratté cette croûte pour laisser place à la jeune femme plus humaine, moins hautaine, moins séductrice, moins forte qu’elle ne le laissait paraître, et c’était un petit privilège qu’elle avait sur pas mal de monde, et elle lui plaisait d’autant plus. Isia eut un rictus carnassier. Oui, cela leur ferait les pieds de rencontrer la poison Ivy ! Comme quoi, il y a toujours pire que soit ! « Et peut-être que l’inverse aussi… » Cela était en rapport avec le cannibalisme. Pedge ne pouvait qu’être d’accord et hocha de la tête pensive.

Naalem n’était pas surpris de cette remarque. Il haussa les épaules. Et il se mit à rire, ils sont censés être de gentil lupienne pas de gros sociopathes bizarres. Il lui donna un coup. Il ne fallait pas pourrie leur couverture, même si ça sœur allait surement le faire.
« Ce genre de blague, n’est pas au goût de tout le monde, ma sœur … »
« Je sais je sais... », soupira-t-elle exagérément. Elle afficha un rictus amusé avant de rajouter, histoire d’aller dans le sens de son frère : « Mais j’adore voir leur tête se décomposer quand je dis une bêtise ! ». Du genre c’était qu’une blague. Avec Teshara ce n’était cependant pas certain.
« Ah ça… Vu le nombre que tu dis… » Ajouta Naalem.

Cela semblait rassurer Jacobs et Candom les deux benêts de services mais Isia, n’était pas très dupe là-dessus… Elle voyait bien l’autre femme, faire ça. Puisqu’elle semblait dingue. Après, comme dans toute civilisations, il y a des fous, lupienne gentille ou non. Mais, elle joua le jeu en souriant.

Teshara savait qu’il en avait vue d’autre et elle se re concentra sur son boulot, et pour cause, c’était souvent elle qui s’occupait de le rafistoler, pour ne pas dire exclusivement elle. Ici, ce serait douloureux, mais pas handicapant, et c’était l’histoire de quelques jours. Son système immunitaire était bon, et sa capacité de cicatrisation excellente. Normal après tout, ils étaient quand même tous les deux sacrément parfaits, mélange d’ADN de deux planètes différentes, la consanguinité d’un peuple comme les Géniis qui vivait replié sur lui-même ne pouvait pas se faire sentir chez les deux bessons. Sans se soucier des règles d’hygiènes élémentaire, Teshara fourra un morceau de barbac dans sa bouche pour le mastiquer, tout en commençant à écarter la plaie pour glisser du désinfectant dedans. Elle ne prenait pas cette peine avec tout le monde, mais elle détesterait amputer son frère à cause d’une gangrène à la con. Ensuite, elle commença à poser les stripes. Elle était contrainte de rapprocher les deux côtés de la plaie pour qu’ils jointent parfaitement, et elle le faisait de manière habile avec deux doigts tandis que son autre main posait le petit ruban blanc qui collait fortement à la peau. L’affaire fut pliée en quelques minutes.

Le jeune homme suivait ces mouvements, et surtout cette nouvelle chose qu’elle lui appliquait sur la cuisse. « Qu’est-ce donc tes petites bandes de plastiques ? » en tout cas la chaleur du feu, lui fit le plus grand bien et il ne frissonnait plus, comme avant. Il se fichait bien des regards des autres et n’y portait pas attention. Et la lavette avait qu'à mâter, de voir ce qu’est un vrai mec, qui sait protéger sa « famille ». Ce qui ne sera jamais ! À dire vrai, il était concentré sur ce que faisait sa sœur. Et même si elle se montrait délicate cela piquait un peu. Mais il ne montra rien, il avait l’habitude franchement. C’est peut-être ça le pire.

« Des points de sutures atlantes. Pas besoin d’aiguilles. C’est pas mal je trouve. », répondit-elle un peu distraitement, appliquée à bien faire. Elle ne devait pas merder devant la doctoresse blonde qui lui avait proposé de le faire. Elle ne se mettait pas la pression, loin de là, mais c’était juste une question de fierté, et malgré ses airs de fille qui se fout de tout, elle avait bien conscience que la ressource était limitée. Son frère hocha la tête en jettant un regard à Isia qui lui rendit.

« C’est plus pratique que les points de sutures. » Affirma Isia. Elle trouvait ça tellement bien, qu’elle ne prenait presque plus de nécessaire de « couture » comme elle disait. C’est plus propre et moins douloureux.
« Faudra que tu me dises ton prix pour me fournir chez toi. », fit Teshara qui n’était pas contre se faire un stock de ce produit. Après tout, Naalem négociait partout dans la galaxie pour des technologies, elle pouvait faire pareil pour du matériel de soin.

Malheureusement non les Atlantes ne vendent pas vraiment. Quoique contre du troc et faudrait voir l’intérêt qu’elle peut lui apporter. Souvent c’est contre des denrées alimentaires. Elle décida de voir, ce que pouvait donner l’autre femme lupienne.
« Tout dépend ce que tu es prête à offrir… »
« Ouai enfin, pour le moment on négocie rien, faut voir avec le CODIR et comme il n’est pas là c’est niet. » Affirma Jacobs d’un air bourrue. Isia lui jeta un regard agacé, elle était vraiment trop protocolaire comme beaucoup de militaire en fait…

Teshara remonta ses yeux sur Jacobs. Elle se prenait pour qui la coincée du cul là ? Elle ne parlait pas avec elle, alors qu’elle ne ramène pas sa gueule de conasse dans la conversation. « Qu’est-ce qui lui arrive à la “Triple Bouses” (en français) là. Elle reprend un peu d’autorité ? Rien de tel qu’une bite dans le cul pour décoincer tout ça. », fit la jumelle, qui n’aimait manifestement pas la contrariété. Naalem roula des yeux, et c’est parti...

Mon dieu, qu’est-ce qu’elle n’avait pas dit encore ! Jacobs, lui jeta un regard assassin. Elle ne comprenait pas ce que ce fut que cette « Triple bouse », puisque étant du français et mal dit en plus.
« Tu devrais peut-être en prendre une, ça te fera fermer ta grande gueule ! » Dit-elle avec agressivité ! Candom aurait dû l’enculer cette connasse !
« J’en ai pris ma grande, et comme tu peux le voir, elle s’ouvre toujours en grand ma gueule ! », répliqua du tac au tac la jeune femme.

Outre, le fait que ce fut agressif, Isia, se retenu de rit avec l’impression française mal dite. Mais, la tension était remontée d’un cran.
« Bon ça va ! On ne va pas commencer à s’engueuler ! Avec les phéromones qui traine dans l’air, c’est un coup à se tuer tous ! » Dit-elle d’un ton ferme. Ce n’est pas la femme la plus crainte de la cité, pour rien ! Jacobs, allait répliquer un truc et Isia lui colla sa main sur la bouche, tandis que Teshara lui lança un regard sombre, sans la ramener une nouvelle fois. Isia en avait rien à foutre, elle ne voulait pas de dispute aussi basse, ce n’est pas le bon moment et ça va finir en : “j'te fous une lame sous la gorge” et Jacobs n’avait peut-être pas les mêmes réflexes que Candom !
« Faut savoir être intelligent lieutenant ! Cela ne sert à rien de répondre à de la provocation surtout quand elle vous touche » Lui dit-elle en lui murmurant dans l’oreille. La soldate, grogna et croisa les bras, mécontente alors qu’Isia revenu près de Pedge, laquelle se gardait d’en rajouter une couche. Isia l’avait devancée, et elle l’avait bien fait, surtout que malgré tout, la jumelle ne fonça pas dans le tas une nouvelle fois. Jacobs savait se tenir, normalement, mais la pégasienne blonde était moins facile à cerner.

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Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN



« Après le repas, je propose qu’on dorme un peu. Je prendrai le premier tour de garde. », dit-elle avec aplomb, comme si cela allait de soi.
Candom ne disait rien, moucher par Pedge et Jacobs avant l’arrivée des jumeaux, il se contentait de manger peinard, sans un regard pour quiconque, comme s’il se perdait dans les flammes qui propageaient leur douce chaleur sur les humains rassemblaient autour. Au moins, il n’emmerdait personne, et le sous-lieutenant se disait qu’il ne ferait pas de tour de garde, ou seulement accompagné, parce que pour le moment, elle ne le jugeait pas assez fiable. Et comme Teshara avait fini, Naalem se rhabilla, pour avoir plus chaud, même si les flammes l'avaient bien réchauffé. Boire et manger était agréable, il était moins blanc.

Dormir, Isia était parfaitement d’accord avec ça. Elle était fatiguée aussi et se voyait mal marché dans la jungle à nouveau. « Je suis d’accord. Je veux bien en faire un, mais je ne peux pas vraiment me battre. Sauf tirer avec une arme » Il fallait garder ce mensonge pour faire bonne figure face à Candom.
« Moi aussi ça me va, je suis crevée, alors que j’ai dormi tout le temps ! » Lança Jacobs aigris.

« Ça me va. Par contre on devrait le faire en duo. Car entre une dingotte affaiblie, deux docs et une lavette, faut être clair… Nous sommes que deux et demi à pouvoir tirer et se défendre un tant soit peu ... » Il n’avait pas peur de dire la vérité. Et puis dans le “demi”, il comptait sa sœur, même si avec ses blessures elle serait une folle furieuse. Après, le problème vient du fait qu’il devait quand même la surveiller pour pas qu’elle se laisse emporter par sa haine. Il mangeait sa viande tranquillement.

« Il s’agit surtout de monter la garde. Au moindre truc suspect, on réveille les autres. », précisa Pedge suite aux différentes remarques des uns et des autres. Mais sur le principe, elle était d’accord sur le fait qu’il fallait que ce soit en binôme. Seulement, elle ne voulait pas que le contrebandier soit avec sa sœur, et vice versa. Question de confiance. Même si elle appréciait son franc parler, et sa façon de voir les choses, elle ne le connaissait pas suffisamment pour s’en remettre au sommeil alors qu’il veillait sur eux, avec sa frangine. Au moins, il y aurait un garde-fou.
« Je prends Candom avec moi. Isia et Teshara ensemble. Et il reste Jacobs et le contrebandier. », fit Pedge qui trouvait ça équitable. Elle avait envie de prendre Isia avec elle plutôt que Candom, mais Teshara ne pouvait pas piffrer ce dernier, et elle avait un problème avec Jacobs. Isia semblait avoir un bon feeling avec la jumelle. Les groupes étaient calculés et réfléchis, cependant, elle n’était pas l’officier supérieur ici et elle n’avait pas son mot à dire vis à vis du couple fraternel de pégasien.

Cela convenait à Isia, qui aurait préféré être avec Pedge, pour une raison évidente, de rapprochement intime… Mais bon, pendant les autres tours, elle pourrait rester près d’elle à dormir et limite cette idée lui plaisait mieux. Et puis Teshara lui allait bien. Elle avait appris à apprécier cette collègue et elles allaient surement papoter de médecine. C’est un bon compromis au final. Elle jeta un regard complice à Teshara, comme si elles allaient faire une soirée pyjama. La jumelle lui fit un sourire entendu, contente d’être avec son homologue atlante. Isia posa une main dans le même temps sur celle de Pedge déjà présente sur son genou. La texane retourna sa main pour prendre celle de la doctoresse entre ses doigts, sans trop réfléchir, comme si c’était naturel.

Jacobs, jeta un regard à Naalem, elle se sentit mal…Il était grand, fort et il pouvait la briser en deux facilement… Même si elle avait un vague souvenir, que ce fut lui, qui l’avait trimballé dans la forêt, elle ne se sentait pas en sécurité. À dire vrai, il lui faisait plus peur en cas de dérapage que Candom. Et elle redoutait que les œufs, même absents, finissent quand même par contaminer toutes les bandes ! même, elle qui avait été violée, avait des envies par moment. Elle se sentait mal. Autant, Candom, elle pouvait lui dire, qu’elle était sa supérieur et elle ne voudrait pas de lui mais l’autre là… Il avait séché Candom au calme comme ça ! Alors, elle petit grignette, toute affaiblie et mal dans sa peau à cet instant. Non, elle voulait une base rassurante et même si l’autre lui avait fait peur, il restait Atlantes. Elle se sentirait mieux avec un Atlante qu’un Pégasien.

« Négatif, je suis en binôme avec Candom, Allen, vous restez avec le Contrebandier. » Après tout c’est, elle l’officier supérieur non ? Donc, elle peut choisir, surtout si ce n’est que de réveiller les autres.

Naalem, avait hocher, la tête, afin, pour sa part, il ne contenterait pas de réveiller les autres, mais il ira au combat. À l’annonce des binômes, il se retenu de soupirer, il était avec la dingotte. Bon, il n’avait rien contre elle, mais il allait se faire chier. Il allait répondre, qu’il serait avec sa sœur mais il se doutait que Pedge avait essayé de briser les duos, pour gagner de la confiance. Les propos de Jacobs changeaient la donne et il se retrouvait avec la bergère, cela lui allait très bien, la seule qui avait de l’intérêt martiale et avec qui il avait un minimum de confiance. Puisqu’ils avaient les mêmes buts et qu’aucun des deux, n’avaient d’intérêt à trahir l’autre.
« Moi, ça me va, si je suis avec la Bergère. » De toute façon, s’il n’était pas possible, d’être avec sa soeur, il aurait prit le tour seul ou avec la bergère, les autres il n’en voulait pas. Sauf d’Isia, mais pas dans un tour de garde et il n’avait pas d’envie charnelle, donc qu’elle reste avec sa soeur. Elles semblent bien s’entendre.

Pedge allait répliquer quelque chose mais le fait que le contrebandier valide lui fit fermer sa gueule. Elle n’était pas d’accord avec ce choix, pour la bonne et simple raison que le pégasien savait se battre, comme elle, et qu’il était plus logique de mettre quelqu’un plus faible avec lui. Mais bon, Jacobs était l’officier supérieur, et même si à l’heure actuelle, elle doutait de sa capacité à commander, Pedge ne pouvait pas lui passer au-dessus légitimement.
« Reçu. », fit-elle simplement, ravalant sa rancœur. Elle n’aimait pas que Jacobs reprenne les rennes comme ça, mais c’était normal quelque part. Elle n’arrivait pas à savoir si c’était la peur de se retrouver avec le lupien ou si c’était juste pour affirmer le fait qu’elle, Jacobs, commandait, et que Pedge était sa subalterne et qu’elle devait la fermer et arrêter de prendre les décisions pour tout le monde. Peut-être était-ce les deux. Jacobs, essayait tant bien que mal de reprendre son apparence forte et celle-ci hocha la tête satisfaite.

Pedge ne savait pas si elle était vexée, en rogne, en colère, bref, c’était un peu le bazar, et elle n’arrivait pas à s’expliquer pourquoi elle le prenait comme ça, elle qui était si pragmatique et platonique habituellement. Certainement une question de fierté mal placée face à une jeune femme affaiblie par un viol collectif et qui montrait les dents pour dire qu’elle n’était pas morte.

Elle jeta un coup d’œil à Naalem, puis à Isia, ne laissant rien paraître de son trouble si ce n’était un petit tic dans la jambe qui se manifestait, trouble de nervosité. Isia lui caressa la jambe alors que Naalem, haussa des épaules, d’un air de dire “tu t’en branles de l’autre timbrée là”. Il ne savait pas comment elle le prenait, mais à sa place, il n’aurait pas aimé. Il aurait répondu à l’autre, de sa la fermer, car bon, elle n’est pas apte. Après, lui-même était satisfait de cette configuration, donc sur le coup… Et le fait que certain soit plus faible, où non, ne l’intéressait pas. Quoiqu’il advienne, il aura un sommeil léger, prêt à sortir son arme et à dégommer de l’Indien. Et puis bon, ils ont un Drakos au cas où. Pedge restait fermée aux signes extérieurs pour le moment, mais ça lui passerait.

Histoire d’être garce jusqu’au bout, elle demanda à Jacobs :
« Qui prend le premier tour lieutenant alors ? »

Candom faisait toujours le canard. Il venait de prendre un fruit, et il le mangeait avec appétit. Pour lui, se retrouver avec Jacobs n’était pas un problème. D’ailleurs, il comptait bien s’excuser pour son comportement, et papoter avec son officier avec qui il s’entendait bien, comme leur comportement respectif le prouvait au début de la mission. Au moins, il se tenait bien.

« Eh bien moi et Candom, j’ai dormi pendant que vous faisiez l’éclaireuse ! » Affirma Jacobs, qui avait bien comprit que la question de Pedge était purement par cynisme. Mais, elle s’en foutait, elle devait reprendre les rênes, notamment pour sa propre fierté et montrer qu’elle savait être forte et qu’elle ne retournerait pas sur Terre. Elle aussi avec un problème de fierté un peu mal placée.

Pedge opina du chef. « A vos ordres lieutenant. Si vous permettez, je vais dormir tout de suite histoire de récupérer un max. » Elle était vexée clairement mais au final, elle s’en foutait. C’était facile de se défaire des responsabilités quand on vous les prenait, et elle en avait l’habitude, depuis toutes ses années d’armée, elle en avait vu d’autre. Jacobs soupira « Ensuite ça sera vous Allen, puis les deux civils » Conclut-elle.

Pedge s’allongea sur le côté, tournée vers Isia si jamais elle voulait s’étendre elle aussi. Ce que fit la doctoresse, qui n’avait rien à dire de toute manière. Elle se tourna pour se caller contre Pedge, mettant ses fesses contre son bassin et son dos contre son torse. Elle mit son bras en équerre pour dormir dessus et l’autre par-dessus ses yeux. Cela n’était pas top, donc elle tira la couverture que n’utilisait pas Jacobs, celle de survit, pour s’en faire un coussin à elle est Pedge et un cache yeux. Dormi non loin du feu était amplement satisfaisant niveau chaleur et le corps de la militaire allait bien. Cela était étrange, de se coller contre quelqu’un avec d’autres personnes au milieu. Surtout avec une envie chatouillante entre les cuisses. Surtout que bon, elle ne voulait qu’une chose là, outre rentrer sur Atlantis garder ce contact avec la militaire. Isia se demandait, comment elles allaient vivre le retour... Une fois que la doctoresse s’était calée contre elle, et que la couverture leur servir d’oreiller, Pedge ajusta elle aussi sa position en bougeant le moins possible. Elle était bien mise, le bras sous la couverture oreiller. La chaleur du feu ne demandait pas de couverture en tant que telle. Pedge n’avait pas envie de s’afficher au milieu des autres, mais finalement, le naturel vint et elle passa son bras par-dessus Isia pour l’entourer, et elle se laissa sombrer tout en réfléchissant à la suite des évènements, et surtout, au-delà du fait de se sortir de cette planète, c’était surtout comment elle allait être au retour, vis-à-vis de la doctoresse. Qu’est-ce qui allait se passer une fois de retour dans un environnement familier ? Comment se comporter ? Comment redevenir provocante ? Elle ne s’inquiétait pas des masses, ce n’était pas le genre, et elle savait rester naturelle, mais mine de rien, elle avait une appréhension, parce qu’elle se laissait aller à ressentir quelque chose qu’elle s’interdisait habituellement, et elle avait peur, extrêmement peur. Et sans le savoir, l’écho de cette peur était une angoisse chez sa partenaire qui fermait les yeux, pour s’endormir… Elle mit du temps avant de partir, mais bon, son esprit travaillait autant que la jeune officier.

Teshara, elle, se laissa tomber en arrière sur la mousse, satisfaite de ne pas être sur le premier tour de garde. Elle avait envie de dormir, et maintenant qu’elle avait le ventre plein, c’était encore plus prenant pour elle. En plus, son frère dormirait à côté d’elle aussi, ce qui était parfait. Elle adorait dormir contre lui, ça lui rappelait sa jeunesse.

Naalem, se leva, pour prendre une des couvertures de survie qui trainaient dans le coin et revenir près de sa sœur. Il installa une sorte d’oreiller, mais cela servirait de couverture si elle avait froid. Et il s’allongeant sans plus de détail, sur le dos, pour que Tesh’ vienne contre lui si elle le désirait. Dormir avec elle et proche, était quelque chose de normal pour l’homme. De toute façon, il n’y avait rien de malsain, à faire cela. Ils avaient toujours plus ou moins dormi ensemble durant leur enfance.

La jumelle cala bien sa tête et bascula sur le côté, face à son frère. Elle se replia en position fœtale, collant ses tibias le long de son bassin, et ses avants bras le long des bras de son frère. Ainsi, elle maintenait un contact avec lui. C’était un besoin naturel et essentiel pour elle, pour s’endormir correctement, même si elle y parvenait quand il n’était pas là.


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Jacobs se levait, pour faire signe à Candom, de venir près de l’entrée. Elle prit l’arme de celui-ci, voulant être la seule armée pour le moment. Alexis se leva à son tour, et il suivit docilement Jacobs. A mi chemin de l’entrée, il s’arrêta, en montrant ses mains entravées :
« Vous ne voulez pas m’enlever ça ? Je ne sers à rien entravé de la sorte. »

Elle avait complètement zappé qu’il était entravé. Elle réfléchit et comme il était sage, elle haussa les épaules. Elle lui attrapa le couteau, derrière lui, puisqu’elle n’avait plus son matériel et lui coupa les liens. « Tu te tiens sages par contre. » Elle ne savait plus, si elle devait le tutoyer ou non, mais qu’importe, vu le contexte de la mission, cela n’avait plus d’importance. Elle prit place vers l’entrée, l’arme entre ses jambes en tailleur. Sa déchirure anale consécutive aux viols se rappela à ses bons souvenirs quand une douleur fulgurante la traversa alors qu’elle s’asseyait, l’obligeant à adapter sa position.

« Oui promis Lieutenant. J’ai déconné toute à l’heure. Je suis sincèrement désolé si je vous ai fait peur, mais c’est passé.» Il secoua ses poignets, soulagés d’avoir enfin le sang qui circule normalement dans les doigts. Il préférait mettre les choses au point tout de suite. Il s’installa à son tour, près du Lieutenant. C’était plus sûr, c’était elle qui avait l’arme.

Oui il lui avait fait peur, mais surtout, qu’elle avait vu à nouveau sa propre scène de viol, sans la brume protectrice de la drogue. Elle se maudissait, de n’avoir rien pu faire d’autre, paralysée par ce souvenir frais et horrible. Bêtement, elle venait à se demander si elle n’allait pas être rétrogradée. Mais cela serait stupide, elle n’avait pas cherché à être violée et droguée, ni à laisser Pedge assumer un rôle d’officier qu’elle n’avait pas. Au moins, elle savait qu’Allen était un super élément.
« Acceptée Caporal. Même si je dois vous dire que si vous aviez pu mettre une bite dans le cul de l’autre connasse, ça aurait été pas si mal ! »

Candom l’observait distraitement. Elle était belle Jacobs quand même. Mais bon, elle était pas de son bord, préférant les minettes aux kékettes et de toute façon, vue ce qu’elle avait subi, il serait vraiment sale de se projeter sur elle de façon coquine.
« Sérieux ?» Il hallucinait de cette réplique de Jacobs. Ok, elles n’étaient pas copines, mais souhaiter ce genre de chose, c’était quand même dur.
« Franchement, je m’en serai tellement voulu si j’étais allé jusqu’au bout...», dit il en baissant les yeux.

Jacobs, quand elle n’aimait pas quelqu’un avait aucun état d’âme. Elle haïssait cette pégasienne et espérait sincèrement ne plus la revoir, ou qu’elle se fasse buter dès qu’ils sortiront de leur planque. « Ouai… Je ne peux plus la sentir… Elle aurait été mieux à ma place. » Elle aurait sûrement adorée oui. Elle regarda Candom
« Ouai je pense bien, et vous aurez été sale comme jamais. Même si ce fut plus avec la doc, que vous alliez forniquer que l’autre timbrée ! Mais bon, passons, avec un peu de chance, elle se fera buter tout à l’heure. »

Candom n’était pas d’accord. Personne n’aurait été mieux à la place de Jacobs, pas même elle. En fait, personne n’aurait dû subir cela de la part d’homme… Et pourtant, il avait failli y passer à son tour, passant du côté des défenseurs à celui du violeur… Il n’assumait pas totalement, s’en voulant toujours d’être un connard de lâche pareil. Mais il se promit, en son for intérieur, de faire mieux à l’avenir, et cela commençait par répondre à sa supérieure.
« Je suis désolé que vous ayiez été violé par ces hommes, mais elle ne mérite pas ça. Enfin qu’importe. Je suis content de ne pas avoir été jusqu’au bout, c’est tout ce qui compte. Maintenant, si elle se fait buter, ça ne m’empêchera pas de dormir. Elle a quand même essayé de me tuer elle aussi.» Et Jacobs avait été aux premières loges.

Jacobs était allée un peu loin, personne ne mérite ça…enfin quoique bon, certaines personnes méritaient le pire ! Et cette pute, méritait clairement qu’on lui ferme sa grande gueule ! Pour une fois que la capote est sage, il faut savoir le reconnaître.
« C’est vrai. Je dois être aigris. » Ce qui était le cas en réalité.
« Oui, ça m’aurait fait chier qu’un bon soldat comme vous, soit un violeur stupide. » Elle lui fit un rictus, même s’il était agaçant parfois, elle aimait bien le taquiner. Et ce n’est pas leur première mission, ils tombent régulièrement ensemble.
« De vous à moi Caporal, les infirmières ne sont pas très difficiles à avoir et mignonnes comme tout. Surtout que vous êtes plutôt beau gosse, donc je ne vois pas pourquoi on vous dirait non. Un petit rendez-vous au bar, quelques blagues, une danse et hop. » Elle lui fit un rictus amical, avant de poser son regard sur l’entrée. Cela était gentil, elle lui avait dit doucement, ne sachant pas si c’est vrai qu’il soit puceau ou non, comme le clamait haut et fort l’autre connasse. Mais qu’importe, elle ne jugeait pas, elle l’informait juste du bon plan, comme le font tous les militaires.

Il ne s’attendait pas à ce qu’elle aborde ce sujet là, pensant qu’ils allaient deviser sur tout autre chose que sa virginité manifeste. Tout le monde était au courant maintenant, du moins, tous ceux dans cette foutue grotte. Il fit une moue contrariée, sans trop savoir quoi répondre. Elle était sympa, elle lui filait une astuce pour se faire une femme facilement, et quelque part, il devait essayer, non ? Mais il savait qu’outre son problème de précocité manifeste, il charriait avec lui quelques problèmes supplémentaires, et qui étaient à l’origine de bon nombre de déconvenues. « Vous savez, de vous à moi Lieutenant, je ne tiens pas à avoir ma première fois avec une fille facile. J’ai envie que ce soit la bonne. C’est con, parce que je suis passé à côté de belle plante, mais voilà…. Je m’en serai voulu encore plus si j’avais pu me faire Isia toute à l’heure, autant pour le viol que pour m’être menti à moi-même.» Il triturait ses mains l’air de rien, sans regarder Jacobs. Généralement, on se foutait de sa gueule quand il finissait par confier ce genre de chose.

Il était donc vierge… comment cela était t’il possible ? Rien que durant ces années de high school, il avait dû briser des cœur… Elle ne comprenait pas mais elle ne voulait pas savoir, si ce fut de la malchance ou autre chose. Il aurait dit ça a un militaire de sexe masculin, sans aucun doute qu’elle aurait rigoler aux larmes. Mais, il s’adressait à une femme, une femme qui durant toute sa vie de militaire s’était battue contre les préjugés de son sexe et qui comme beaucoup avait été élevé par des parents, la berçant avec l’histoire des princes charmants. Même si avec la l’âge, elle préférait les princesses, elle ne restait pas moins indifférente à un discours naïf et si peut valoriser actuellement : celle du brave homme qui voulait perdre sa virginité avec une femme qu’il aimait. Bref, un truc romantique et qui faisait toujours de l’effet aux nanas. Elle sourit dans le vent, lui jetant un regard presque attendrit.
« Vous êtes mignon de souhaiter ça. Combien de femmes, révéraient d’entendre ce genre de romantisme… si Naïf et presque incroyable à notre époque. » Un rêve de jeune ado, dans un corps d’homme. De quoi être décontenancé. S’il est aussi romantique, il va la trouver sa nana, facile ou non. Les infirmières ne sont pas très intelligentes dû moins certaines qu’elles avaient croisée à rire comme des pintades, elle son bênettes et rêves d’entendre ce genre de chose. Bref du petit pain ! « Mentir à vous-même ? »

Candom piqua un fard bien malgré lui. Il l’entendait souvent ça, qu’il était mignon. Mais ça n’allait jamais plus loin, à croire que toutes les nanas qu’il croisait été en recherche d’un coup d’un soir. Il avait bien été en couple, avec quelqu’un qu’il aimait, bien entendu, à son âge ça s’était déjà produit, mais voilà, son problème de précocité avait fait rire la fille et il s’était vexé comme un con tout seul et ça avait fait tout capoter. Un hommage à son patronyme qu’il aurait préféré tout autre. « Faut croire que j’en ai pas croisé beaucoup. Faut dire dans l’armée, on a pas le droit de se mettre en couple alors les femmes et les hommes baisent, c’est le mot, histoire de se soulager, mais y a pas d’attachement. Et j’y suis depuis longtemps dans l’armée. C’est pas dans les pubs miteux des coins où on se traine que je vais trouver ma princesse.» Il haussa des épaules, sentant une forme de résignation le prendre. A son âge, c’était la loose totale d’être puceau, et il n’arrivait pas à se défaire de cette envie toute simple qu’était celle d’étreindre une femme. Quand il se mattait un porno, il voyait ce sexe masculin rentrait dans celui d’une femme, et cela lui faisait terriblement envie, il imaginait jusqu’à la sensation sans pouvoir se dire que c’était bel et bien ça qu’il imaginait. Bref, il idéalisait tout, si bien qu’il se mettait une pression monstre. Quelque part, il avait progressé aujourd’hui. Il avait eu deux mains sur son membre l’espace de quelques secondes. Un progrès. « Et pour en revenir à votre question, oui je me serai menti à moi même si je m’étais enfilé la française. J’ai toujours dit que ma première fois ce ferait avec une femme que j’aime, et certes, je peux être amoureux de cette femme, comme beaucoup d’homme de toute façon la concernant, mais ce n’était pas réciproque. J’aurai détesté ça. Ce n’était pas moi. Je n’étais pas moi-même.» Il ne savait pas pourquoi il se confiait autant à Jacobs. Peut-être parce qu’au delà des missions qu’ils avaient effectué ensemble, ils étaient devenus proches sans trop s’en rendre compte, ou peut-être parce que justement, elle était lesbienne, et que c’était une femme et que du coup, cela lui semblait plus simple de lui parler, parce que de base, elle n’avait aucun motif pour se moquer de lui.

Ce n’est pas faux tout cela, l’armée, souvent c’est une longue suite d’aventure. Il faut y entrer déjà en couple ou partir et se marier avec un frère ou sœur d’arme. De toute manière cette loi était stupide, comment éviter que les hommes et femmes tombent amoureux les uns des autres quand ils vivent des choses extraordinaires ? Franchement !
« Sur Atlantis, il y a pleins de femmes civiles. Ça change de nos affectations purement militaire et des bars miteux » Elle haussa les épaules c’est le propre de tout le monde d’espérer trouver quelqu’un et ‘aimer, même les célibataire endurci. Quand il répondit, franchement, elle se dit, qu’il était vraiment le mec trop mignon, qui plairait aux nanas ! Le mec saint et stable, il doit couvrir de cadeau et d’attention sa copine. Bref le gros nounours, qui avait plutôt intérêt à se trouver une gentille fille… Ce qui était généralement pas le cas. Et cela partait sur Isia, cette femme était bien trop belle, bien trop parfaite pour avoir un cœur. Elle avait une réputation de dingue, une harpie, une sans cœur…Elle détruirait Candom comme elle détruirait Pedge.

« Sérieusement, tu es vraiment un ours en peluche. Tu as le discours qui fait fondre les nanas. Va draguer vers l’infirmerie, je suis certaine que tu vas trouver une gentille fille. » Elle était sincère en disant ça. Si ce n’est pas une infirmière ça sera autre chose… Une laborantine, ou un “non Docteur”.
« Je ne sais pas, si elle peut aimer... Elle a une sale réputation sur ce domaine. Beaucoup trop de gens aimeraient l’avoir dans leurs lits et ceux qui l’ont eu, n’en parlent pas, de peur de se faire tuer… Regarde bien Allen, dans quelques mois, elle aura des cernes. Elle l’aura détruite… Je ne sais pas quoi penser de ça. Elles sont mignonnes, mais j’ignore si les sentiments sont réciproques. Ou si ce n’est que passager. » Peut-être que cela l’affectait car Pedge, lui plaisait bien ? oui peut-être aussi.

Candom était d’accord. L’expédition, c’était sa chance, tant sur le plan professionnel que sur le plan affectif. Il y avait des civils, et surtout des civiles, et il se disait qu’il allait pouvoir trouver la perle ici. Seulement voilà, il n’était jamais vraiment sorti de son quartier militaire, certainement par trouille de se lancer. Il acquiesça donc aux premiers propos de Jacobs, sans relancer, méditant là dessus. Oui il pourrait aller vers l’infirmerie, ou vers les zones de laboratoire. Il fallait qu’il se sorte les doigts du cul et qu’il fonce, en mettant de côté son problème d’éjaculation précoce. Il avait réussit à ne pas venir ce soir avec deux filles pour lui tout seul, ce qui était une première dans sa vie d’adulte. Alors, il reprenait confiance dans ses capacités à ne pas se répandre au premier toucher. Et ça, ce n’était pas rien pour Alexis Candom qui de tout temps, avait tiré plus vite que son ombre. Rien que ce fait semblait le booster, et ce n’était pas dit qu’il essaie de se trouver quelqu’un maintenant.
« L’ours en peluche va aller draguer vers l’infirmerie alors.», fit-il avec un sourire dans le vide vu qu’il se refusait toujours à regarder Jacobs directement, un peu gêné, forcément. La conversation dévia sur Isia. Candom, tout homme qu’il était, comprenait parfaitement la tentation que suscitait cette belle femme, et il comprenait également les propos du lieutenant.
« Ce n’est pas le genre de femme que je recherche. Elle est belle, intelligente, drôle, mais trop provocante. Je sais que je serai fou amoureux, mais elle me détruirait. Elle est trop volage, j’en ai bien conscience. » Mais c’était typiquement le genre de femme avec qui un homme avait envie de se brûler les ailes. Il pourrait craquer, l’aimer, pensant que c’était réciproque, et se rendre compte que non, ça ne l’était pas, qu’il était quelqu’un d’intéressant à baiser, mais après aujourd’hui, cette dernière catégorie n’était même plus d’actualité, et quelque part, ce n’était pas plus mal qu’il soit trop nul pour qu’une femme comme ça ne s’intéresse pas à lui pour ses charmes, car il craquerait certainement, et il se mentirait à lui-même avant de finir dépressif et homo. Il considéra les corps endormis qui se détachaient près du feu. « Et Allen à l’air d’avoir un sacré caractère, alors je ne sais pas.», fit Candom en lançant un sourire à Jacobs.
« Elle sait ce qu’elle veut manifestement, et ce n’est pas le genre à se laisser détruire. Je pense qu’elle a conscience de la nature de succube du doc... » Il marqua un petit silence, pour se donner le courage de balancer une question intime à sa supérieure et confidente d’un soir : « Elle vous plait Lieutenant ?»

Jacobs hocha la tête, oui qu’il se bouge son cul. En tout cas, elle voudrait minimiser ou demander une clause confidentielle sur le rapport de cette mission. Il avait trop de chose dégradante et à risque pour les personnes. Surtout pour les réputations. Candom n’avait rien d’un violeur, elle rien d’une victime et Pedge rien d’une sentimentale ! Quant à la doctoresse elle n’avait rien à dire sur elle. Elle avait presque l’impression, qu’elle fut toujours égale à elle-même. Quoique, elle fût plus protectrice et tendre qu’elle ne l’aurait pensée. Même si elle avait une forme de jalousie envers la blonde, elle devait reconnaître, qu’elle s’était bien occupée d’elle et qu’elle avait été là, pour la rassurer. Cela lui filait des aigreurs d’estomacs… rassurer comme une petite fille. Elle se dandina avant de grimacer, sentant son arrière train sensible. Combien de temps, allait-elle souffrir ?
La réponse de Candom, lui fit oublier temporairement sa gêne anale. « Ouai, après je comprends, si j’étais aussi belle qu’elle, je ne me contenterais pas d’une seule personne. C’est con et horrible. Mais être divinement attirante, ne vous donne pas envie d’être stable, mais de toute brûler, d’être l’être d’exception… Je la vois comme ça. Toujours aimée et désirée et seule jusqu’à la fin de sa vie. » Elle soupira, oui, ce genre de personne finira malheureuse, elle aimait à se le dire, la nature ne pouvait pas tout donner : belle et intelligente était déjà de trop. Il fallait équilibrer, elle aime l’équilibre la Jacobs.
« Ouais.» Conclut-elle sur Pedge, oui, elle avait du caractère et se demandait bien ce que trouvait Isia à Pedge sérieusement. Elle n’était pas d’une grande beauté et c’est une militaire tout jeune officier. Qu’est-ce qu’elle avait de plus pour attirer une divinité. Ne pouvait-elle pas rester dans sa sphère de paillette ?
« Hin ? Le Doc ? bah oui crétin, je me la ferais bien, mais tout comme toi, ce n’est qu’un fantasme, pour mieux monter quand je me tripote !» Lui dit-elle avec un peu d’agressivité mais en ricanant quand même. Elle se lâchait, comme les soir, entre frère d’arme, pour déconner. Cela lui faisait du bien.

« Franchement je n’espère pas.», fit Candom pour parler d’Isia. Il n’avait pas un mauvais fond, et il préférait largement que la doctoresse ne finisse pas seule. C’était son côté bisounours ça, il n’y pouvait rien, mais souhaiter du mal aux gens, cela n’était pas dans sa nature, même s’il devait reconnaître qu’il ne pleurerait pas si les jumeaux devaient y passer dans la retraite vers la Porte. Il ne fallait pas déconner. Blaze était un connard de première avec lui, il se foutait de sa gueule et cherchait à le diminuer, et même s’il encaissait sans rien dire, ce n’était pas pour autant que ça ne l’affectait pas. Donc s’il pouvait crever la bouche ouverte dans des souffrances indescriptibles, qu’il le fasse ! Et en emportant sa putain de catin de soeur de merde ! Il sentait qu’il s’énervait un petit peu, aussi étala-t-il les jambes devant lui pour penser à autre chose.
Candom ricanna. Il ne parlait pas de la doc, mais la confidence était bonne à prendre. Pour sûr, cette femme était parfaite pour se branler peinard en pensant à une bombe.
« Je parlais d’Allen moi.», dit-il en se marrant. Il aimait bien la franchise de Jacobs, quand elle s’y mettait.

Jacobs haussa les épaules, de toute manière elle ne savait pas si elle vivrait suffisamment vieille pour savoir si les autres membres de la cité sont heureux ou seuls comme des idiots ! Enfin bon, elle s’en fichait au final. Elle aimait sa version, cela lui apportait du réconfort face à l’injustice du monde.
Par contre, elle tourna la tête vers Candom d’un air surpris et elle eut une moue. Ça se voyait tant que ça ? Faut vraiment, elle arrête sinon, elle va finir en cours martiale sans avoir rien fait ! « Beuh…Tu vas chercher de bien drôle d’idée toi ! »

Candom se marra de plus belle, mais il eut le tact de ne rien ajouter. Tout le monde connaissait la règle. Mais bon, cela n’empêchait pas les militaires de tirer leur coup sans s’attacher et basta. « Ouais je sais, on me le dis souvent.», éluda-t-il pour ne pas la relancer. Il ne pouvait pas l’obliger à lui parler de son attirance pour la sous lieutenant. Au lieu de ça, il lança sur un autre sujet, histoire de la faire changer de fusil d’épaule concernant la jumelle. Il était quand même bon prince : « Tu sais que la toubib elle a pu te rafistoler avec le matos de la pégasienne. Sinon je sais pas comment elle aurait fait.» Il fallait bien remettre les choses dans leur contexte.

Jacobs, remercia intérieurement l’homme de ne pas insister, elle ne voulait pas avouer qu'elle mettrait bien Pedge dans son lit. Elle aimait son coté prédatrice et ce caractère dominant. Elle est le genre de femme à aimer les femmes qui font « mec ». Et puis merde, faut pas que ça se sache, car c’est interdit. Et puis, elle était juste attirée et le sauvetage avait renforcé son attirance sexuelle pour sa sauveuse. Cela lui passera.
Le changement de conversation lui allait et elle fut surprise qu’Isia avait dû utiliser le matos de l’autre connasse.
« Sérieux ? Ce fut préhistorique son matos à l’autre ? Pourquoi elle a pris celui de la conasse ? »

Il se rendit compte qu’il l’avait tutoyé. En fait, il était un peu dévarié. Il ne savait plus s’il devait la tutoyer, la vouvoyer, et finalement, il prit le parti de continuer à utiliser le “tu” pour l’instant, puisque de toute façon, elle semblait s’en foutre, et que ça lui venait maintenant naturellement. Elle était surprise, et c’était normal. C’était pour cela qu’il lui en parlait, histoire qu’elle ait toutes les cartes en main pour décider si oui ou non, au final, Cyanure méritait vraiment de se faire perforer de toute part, et pas que par des balles.
« Ouais sérieux. Elle a perdu le siens chez les indiens notre doc. Donc elle avait besoin de quelques trucs. Préhistorique je sais pas, mais Isia a tout stérilisé dans les flammes avant de l’utiliser. Donc pas d’inquiétude sur la propreté douteuse.» Il haussa des épaules avant d’ajouter : « Bref, la jumelle n’était pas obligée de nous aider. Je ne pense, vu le style, et vu qu’elle est d’une planète autre que la Terre, que le serment d’Hypocrate, elle connaisse tu vois. » Cela lui semblait louche que ces deux pégasiens étaient si… serviables. Quoique ce n’était pas vraiment le mot. Il avait le sentiment qu’ils aidaient pour pouvoir s’en aller eux aussi, bien qu’il ne doutait pas une seconde qu’à eux deux, ils auraient pu quitter cette planète déjà depuis longtemps.

Jacobs, dans l’état qu’elle était se fichait bien qu’on lui dise “tu” ou “vous”, elle ne voulait pas se prendre la tête et voulait que tout ce passe pour le mieux. Sn côté protocolaire était amoindri et puis bon, ce tour de garde avait un côté « feu de camp avec un frère d’arme » donc elle se fichait qu’il lui dise “tu”. C’est un moment de camaraderie, qui manquait et dont elle avait besoin. Histoire de se dire que tout était normal, que tout allait aller pour le moment.
Elle était rassurée que la doc, ait tout stérilisé, mais elle en attendait pas moins d’elle. Isia était pro et l’une des meilleurs pour ne pas dire la meilleure en chirurgie. Ce qu’elle trouvait étonnant, c’est qu’elle pratiquait aussi de la médecine générale sans aucun problème, la polyvalence de cette femme est déconcertante. Elle pour sa part, était une tireuse hors pair, mais niveau explosif une grosse merde !
« Ouai c’est bizarre… peut-être que la doc à dû donner quelque chose en échange. Je ne la vois pas prêteuse l’autre. »
Elle haussa les épaules et changea de position, pour se mettre sur ses jambes, cela surélevait ces fesses et elle avait moins mal. Même si la morphine agissait encore, elle avait des picotements dérangeants.
« Tu sais quoi ? Je ne sais pas comment font les mecs comme Hanz… » Hanz était connue comme le loup blanc ! En plus d’être le premier à faire la fête et s'enjailler comme un bon camarade qu’il est ! Même s’il était un peu lourd il était généralement aimé du corps militaire pour sa bonne humeur.

« Ouais sûrement...», fit Candom pensif. Maintenant qu’il connaissait un peu plus la jumelle et son caractère de merde, ce n’était pas à exclure. C’était même fort probable. Elle ne faisait rien sans intérêt.
Il se mit à rire doucement à la seconde remarque de Jacobs. Elle était quand même assez impertinente cette nana ! Même si elle faisait une blague, elle devait souffrir de son anus, et ça l’emmerdait vraiment beaucoup. Il aurait aimé être de ceux qui étaient allés la chercher pour buter ces enculés ! Il décida de rester sur l’humour, pour ne pas verser dans la pitié qu’elle n’avait pas besoin : « Ils toussent un coup !»

Jacobs se mit à rire soudainement. Elle étouffa son rire dans son vêtement indien, pour ne pas réveiller les autres. Elle donna un coup de poing à l’épaule de Candom.
« T’es trop con ! »

Candom se bidonna lui aussi. Il avait l’image de Hanz, en position genou mi fléchi, et qui toussait un coup. Le fait que Jacobs lui file un coup le fit rire d’avantage, mais ils devaient rester discret pour ne pas réveiller ceux qui dormaient. « Ça fait du bien de se marrer Lieutenant.», fit Candom en reprenant son sérieux, alors qu’il était rouge d’avoir rit. Il avait envie d’appuyer son dos sur quelque chose, histoire de se reposer la nuque. Il se décala donc vers la paroi pour se mettre à côté de Jacobs, et poser sa tête sur la roche. Il regardait le plafond. Ses yeux allèrent vers la brume qui s’échappait par le tour par lequel Naalem et Pedge les avaient regardé un peu plus tôt dans. Soudainement, il les vit. Des indiens en train d’escalader la paroi pour descendre discrètement dans la grotte, sans passer par l’entrée naturel.

« BORDEL ON SE FAIT ATTAQUER !!», gueula-t-il en se redressant subitement. Il n’avait pas d’arme, il n’avait rien. Et déjà, quelques indiens étaient arrivés en bas, attendant les copains. Mais quand ils entendirent l’atlante gueuler, ils surent qu’ils étaient repérés, et tel des kamikazes japonais, ils foncèrent sur les endormis, qui émergeaient forcément.

Candom se mit à courir vers le feu. D’autres indiens arrivaient encore et encore. Ils avaient laissé pendre des cordes depuis le haut de la percée pour pouvoir descendre plus facilement. Les renforts ne seraient donc pas long à arriver, et surtout, le flux serait continu.

Jacobs sursauta et vi aussi ces affreux glisser le long de la paroi. Elle trembla de plus belle les yeux écarquillés. Elle réagit moins vite que son compagnon… Mais eu la force, peut-être même la rage de la vengeance, l’animer et elle arma son P90 (enfin celui de Candom), pour se lever et courir comme une furie vers les indiens ! Elle se mit derrière le feu et tira, pour que les flammes cachent sa silhouette. Elle tirait sur les emplumés du haut, certain corps tombait dans le lac chaud. « Vous allez tous payer bande de connards ! » feula t’elle entre les dents !

©️ Starseed

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L'embuscade
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN



Pedge se redressa rapidement. Son arme était à portée de main. Son regard se dirigea vers l’entrée, naturellement, sauf que Candom regardait vers eux. Elle comprit soudainement que les autres tarés leur arrivaient dans le dos. Elle fit volteface. Il y avait des putains d’archers. Pas nombreux, deux ou trois. Elle braqua son arme vers l’un d’entre eux et le faucha aux jambes par un tir ajusté. Le bruit dans la caverne était assourdissant. Du haut de la percé, un archer décocha sa flèche. Elle vola droit sur Isia dans l’inconscience la plus totale. Candom lui, arrivait en courant, et alors qu’il passait devant la doctoresse pour se porter sur le front au corps à corps, le trait se planta durement dans sa poitrine, juste sous la clavicule. Pour un peu, et on aurait cru qu’il avait fait exprès pour sauvegarder la chirurgienne. C’était de la malchance et une chance en même temps. Il tituba et tomba à la renverse en portant sa main sur la hampe de la flèche avec un “oh” de surprise.

Isia fut éveillée, par le mouvement de Pedge, étonnamment, elle avait sombré rapidement, quoi que cela n’était pas surprenant, elle pouvait s’endormir n’importe où dans un temps record ! Elle se redressa à quatre pattes, pour rouler, à l’arrière de la grotte, pour ne pas être touchée par des flèches et autres projectiles. Elle ne sait pas se battre donc elle ne servait à rien. Elle se ramassa sur elle-même pour se mettre dans une zone sombre et être inaperçue, pendant que les autres se battaient. Mais le problème, c’est qu’une flèche décida de la viser et ce fut Candom qui se la prit dans un geste héroïque. Isia ouvrit de grands yeux en gueulant un « NON » et bondissait vers Candom, pour l’attirer vers cette zone sombre, pour le protéger des prochains coups. Elle brisa, le haut de la flèche, ne voulant pas retirer la pointe en pierre, pour ne pas faire couler son sang, alors qu’elle n’avait rien pour le soigner ou compresser la plaie.

Elle chercha de quoi s’armer, et ne trouva qu’une branche de l’un des buissons épineux non loin d’elle. Cela pouvait être lâche, mais que pouvait faire la doctoresse ? Elle ne s’éloignait pas ne pas être un boulet et laisser les combattants faire leur art. Elle resta avec Candom, le temps qu’il se remette de ces émotions. Elle n’était pas bien rassurée et maudissait ces indiens d’être aussi téméraires à les retrouver ! et braver la grotte d’un Drakos.

Naalem sursauta immédiatement aux hurlements de l’autre lavette. Il poussa sa sœur avec délicatesse pour prendre ses deux armes, qu’il avait laissé à portée de main et se releva, en tirant des faisceaux lumineux.

Il combina ses tirs avec Pedge, mais lui, il visa ceux étant déjà présent, pour buter ces enfoirés d’archer ! Il esquiva une flèche, mais se prit dans la plaque métallique de sa veste l’une d’entre elle ! Elle resta figée comme un porc épique. De toute manière arme modernes contre primitifs, les archers furent éliminés rapidement. Un son de corne se fit entendre et cela n’était pas bon du tout !
« Faut qu’on dégage dans la forêt ! » Oui, ils vont tous venir par ce puit, c’est le moment de faire diversion !

Teshara avait écrasé comme une masse. Elle était à bout, et dormir lui faisait du bien généralement. Pour ça, elle n’avait pas de difficulté, surtout quand elle était aussi proche de son frangin. Le réveil fut difficile, mais l’urgence de la situation lui dictait de remettre ses neurones en place et de se bouger le cul ! « Ces mecs sont pires que des putes sur un gros bourgeois friqués. », râla-t-elle en se redressant et en attrapant son fusil. Elle ne comptait pas se planquer, parce que ce n’était pas son genre. Aussi, elle ajusta une cible et lui balança une décharge d’énergie dans le bide. Elle s’en foutait pas mal de tuer du premier coup ou pas.

Les tirs combinés de Jacobs, Allen, et des deux jumeaux eurent tôt fait de faire le ménage de ceux qui étaient descendus dans la grotte. Seulement, il y en avait d’autre qui comptait bien arriver, et déjà, ils descendaient par les cordes. Des tirs les fauchèrent, les faisant tomber des quelques mètres restants, se cassant un membre ou deux au passage. Les plus chanceux tombaient dans le lac, quoiqu’avec une balle ou deux dans le buffet, leur chance de survie était moindre.

Pedge avait vu Isia s’écarter du combat, et ce n’était pas plus mal. Elle ne voulait pas qu’elle soit blessée. Du coin de l’œil, elle avait vu Candom se faire atteindre par un projectile, et elle espérait vraiment qu’il n’était pas mort. Quand les indiens descendus dans la grotte furent tués, elle recula vers la position de la chirurgienne.

« Est-ce qu’il peut bouger ?! », demanda-t-elle dans la précipitation du combat. Naalem disait qu’il fallait partir dans la forêt, et elle était plutôt d’accord. Le gros des troupes de ces emplumés devaient être sur le toit de la grotte, à vouloir descendre. Elle pariait qu’il y en avait devant également, mais la Drakos devait les empêcher de passer pour le moment. Cela dit, il ne fallait plus rester à cet endroit. Maintenant que leur position était découverte, elle était compromise, et l’ennemi, dehors, pouvait se coordonner pour une attaque massive. Il fallait bouger donc.

La doctoresse leva la tête vers Pedge, avisant Alexis, qui était à nouveau opérationnelle, malgré la douleur. La jeune femme, écartait les pans de son vêtement, pour voir qu’il n’avait pas beaucoup de sang et que la lame n’était pas bien enfoncée. Elle décida de lui retire voyant que le kevlar des attaches avaient pris la majorité. Il n’avait qu’un petit trou de moins d’un centimètre. Il allait s’en remettre.

« Oui ! » Et elle se leva, suivit de Candom, qui alla chercher une arme près du feu ainsi que les sacs, alors que les autres étaient en train de couvrir. Il avait eu plus de peur que de mal, mais sur le coup, en sentant le choc dans son épaule, il avait cru que c’était la fin de sa petite existence. Franchement, s’il regretterait bien un truc s’il devait mourir, c’était d’être puceau. Une fois qu’il aurait couché avec une demoiselle, il pourrait passer l’arme à gauche tranquillement. Non, il ne devait pas mourir avant ! Il était remonté comme un coucou et il comptait bien dégommer de l’indien. Toute à l’heure, il était trop faible, en manque de sang et empoisonné. Maintenant, il était en manque de sang, mais pas du sien, de celui de ses adversaires ! Il espérait néanmoins que la flèche n’était pas une nouvelle fois enduite d’une quelconque substance qui le ferait dérailler comme Jacobs. Même s’il était fiévreux à ce moment-là, il se souvenait très bien des phrases à la con qu’elle avait lancé avant de partir en courant comme une folle.

Pedge fut satisfaite de le voir repartir se battre. Ça aurait été la merde totale s’il avait fallu le porter une nouvelle fois dans la forêt, surtout que cette fois, ils avaient toute la civilisation des consanguins au cul. Bon, ceux qui descendaient dans la grotte allaient y rester coincé, la Drakos faisant toujours bouchon dans les deux sens sauf pour les bulles atlantes et loupiennes qui pétillaient trop pour elle. C’était quand même grâce au grain de folie de la jumelle quand même !!

Les jumeaux, commençaient à reculer, après avoir fait le ménage, et avant la prochaine vague, il fallait sortir de ce tombeau ! Naalem, était déjà en train de prendre les devants, pour enfiler ses affaires et courir vers la sortie et couvrir le cul des autres.

Teshara ne se faisait pas prier. Un instant, tel une Gollum de la galaxie de Pégase, elle hésita à aller chercher les œufs, mais elle en vint à se dire qu’ils étaient en sécurité, dans l’eau, et que personne ne les trouverait. De toute façon, elle comptait bien revenir ici plus tard, et dégommer tous les connards qui peuplaient cette planète. Après, se fournir en œuf serait assez facile, surtout quand elle aurait pris le contrôle des autres Drakos avec sa copine Henriette.

Et après on venait dire qu’elle ne voyait pas à long terme hein ??

Bref, elle se replia avec son frère, délaissant, la mort dans l’âme quand même, son précieux butin à base de coquille, de jaune et de blanc, idéal pour booster la mollesse d’un gars comme Druan. Ça lui changerait quand même d’arriver à bander autrement qu’en voyant le trou de balle du soumis. Naalem lui jeta un regard, sachant très bien, qu’elle avait dû hésiter à prendre ces “putains” d’œufs ! Il lui fit un clin d’œil, rassurant, qui allait surement faire écho avec ces pensées. Ils reviendront avec beaucoup d’explosif ! Armée comme des croiseurs Wraiths !

« Candom ?! Reviens, on se casse ! »

Pedge ne pouvait pas laisser Candom dans la grotte. Ce dernier mitraillait du bas vers le haut, pour atteindre les emplumés, mais déjà, d’autres cordes étaient lancées vers le sol, et ils allaient descendre en masse. Il fallait profiter de cet instant, comme le disait si bien Naalem, pour filer. Ils étaient occupés en haut, autant se barrer. Le jeune homme revint vers Pedge et Isia. En ayant pris avec lui Jacobs, qui mitraillait comme une rageuse sur YouTube !

« Dernière ligne droite. Ne perdez pas votre doudou de vue. », dit-elle à la française. Elle lui lança un regard chargé de détermination.

Isia était prête, prête à courir et surtout elle était mieux chaussée et habillée pour affronter le dehors ! En tenue d’indiens, elle pourrait même avoir l’espoir de ne pas être une cible ! Elle sentait son corps se tendre et jamais, elle n’avait senti l’angoisse aussi forte dans son cœur. Elle qui ne ressent que peu la peur, la voilà en train de deviner un semblant de celle-ci.
« Je ne risque pas ! » Fit-elle avec un sourire malicieux, elle allait la coller pour rentrer sur Atlantis vivante !

La fièvre de Pedge et sa faiblesse de toute à l’heure n’était plus qu’un souvenir. Elle fonctionnait maintenant à l’adrénaline et elle comptait bien, en bonne petite membre des Forces Spéciales Américaines, extraire la civile de la zone de conflit. C’étaient des missions qu’elle était susceptible de faire sur Terre, en plus de sa formation, même si souvent, c’était les troupes dites d’action qui le faisaient. Chacun sa merde, chacun son rôle. Atlantis permettait de mêler à la fois le soutient et l’action, et surtout, de leur coller des civils inexpérimentés des terrains de guerres dans les pattes. Isia n’avait pas la condition physique qu’elle avait, mais elle avait le mental. Et c’était ça aussi qui lui plaisait. Elle savait qu’elle n’était pas loin de craquer, qu’elle était fatiguée, atteinte moralement et physiquement, mais elle savait qu’elle tiendrait le coup.

« Ne vous souciez de rien et avancez, j’ai confiance dans le fait que vous allez arriver à rejoindre la Porte. Si tel n’était pas le cas, vous ne seriez pas aussi intéressante que vous l’êtes et je ne perdrai pas mon temps à essayer de vous faire craquer. » Pedge lui posa un baiser voler avant de reporter son attention sur la situation.

C’est con, mais quelque chose se fit au fond d’Isia. Elle se savait belle et ce fut pour cette raison qu’on s’intéresse à elle et non pour autre chose, malgré qu’elle soit intelligente. Après elle avait un caractère bien trop spécial pour convenir à tous. Mais l’entendre dire, lui retourna quelques douces sensations et même si elle n’avait pas besoin de paroles d’encouragements, elle ne fit aucune remarque là-dessus. Un sourire enjôleur sur les lèvres fut sa réponse. De toute manière le contexte ne le permettait pas : de nombreux indiens commençaient à descendre par les cordes, et Candom/Jacobs étaient en train de revenir. Naalem couvrait l’entrée. Ils pouvaient donc se replier. « Allez-y. Dites au contrebandier de couvrir mes fesses quand vous y arrivez, je reviendrai à ce moment-là. » Jacobs hocha la tête et pressa le pas d’Isia pour la prendre avec eux et filer à l’entrée.

Pedge posa un genou à Terre pour couvrir la progression d’Isia vers la sortie. Au moins, elle attirait l’attention des indiens. Néanmoins, la situation était critique sans l’être. Le temps qu’ils descendent, les armes technologiques finissaient de les dégommer. Le coup par coup de Pedge était dévastateur sans consommer de munitions.

Pendant ce temps Naalem avait demandé à sa sœur de se mettre vers la Drakos, histoire qu’elle regarde s’il y avait d’autres indiens qui les attendaient. Par chance, ce ne fut pas le cas, ils avaient tout misé sur le puits, pensant récupérer les Atlantes. Le pire c’est que dans cette histoire, ce fut le gamin, qui en escaladant la colline, pour voir au loin avait eu l’idée de regarder par le trou. Les enfants sont curieux on le sait bien… Et si Naalem avait su, il aurait tordue le coup de ce mioche. Mais pour le moment, personne ne pouvait savoir, que leur découverte était à cause d’un enfant. Un enfant qui sans sa présence, aurait permis au groupe de dormir.

Le grand blond observa le groupe qui courrait sans la bergère, Jacobs, l’informa du message de celle-ci. L’homme, leur fit un signe dans un grognement, pour leur montrer l’entrée ou Teshara devait les attendre.

Quant à Naalem, il s’avança, pour soutenir les efforts de la bergère et lui offre la couverture de ses tirs de plasma ! Il ne voulait pas gueuler pour éviter que les emplumés l’entendent et dévale la pente. Il fallait qu’ils croient qu’ils étaient plus ou moins reclus et que leurs nombres suffirait à avoir les Atlantes et pégasiens !

Dès qu’elle fut vers lui, il la poussa un peu, pour qu’elle presse le pas… Dans l’action, elle n’y prêta pas attention, continuant dans sa course effrénée vers la sortie, ne désirant pas rester une minute de plus dans cette grotte. Dommage, en d’autres circonstances, ça aurait été sympa. Une volée de billes vola dans la caverne. Il les avait lancés près de la paroi où descendait les indiens… Histoire de la faire écrouler sur eux.
« On sort maintenant ! » Dit-il en hurlant un peu plus fort, pour presser les autres. La Drakos était éveillée en étendant le vacarme et se trouvait dehors.

Teshara faisait le guet dehors, en trépignant d’impatience alors qu’elle sentait la pression monter. Ils ne pouvaient pas se manier la rondelle sérieusement ? Les explosions firent trembler la montagne alors que Candom, Isia et Jacobs émergeaient de l’antre obscure. Pedge et Naalem ne tardèrent pas, accompagnés d’un nuage de fumée. Ce bordel sérieux ! C’était dantesque, terrible, extraordinaire ! La jumelle jubilait sur place comme une gamine et elle claqua même une hanche à Henriette pour la déconne. C’était bien fait pour leur gueule à ces sales primitifs de merde, consanguins, arriérés, dégommé par les hormones, fondu du cerveau, impuissant et fils de grosses putes ! Qu’ils crèvent brûler ces connards !!
« Woooooouuuuuuh !! », cria-t-elle en serrant son poing.
« Vous l’avez bien dans le fondement bande de décérébrés !! », fit-elle avec ses mains en portevoix !

La Drakos semblait inexpressive, mais donna un coup de patte à la hanche de l’humaine, pour lui rendre son coup. Cela semblait l’amuser. Teshara lui fit un rictus complice en retour.
« Garde de l’énergie pour courir quand même. »

Isia soupira, franchement manquait plus qu’elle hurle aussi… Elle s’éloigna un peu, pour voir si elle voyait Candom revenir. Par contre, elle du retenir un mouvement de Jacobs, qui allait coller une baffe à Teshara. La lieutenante, foudroya Isia, mais compris, que la doctoresse ne faisait pas ça par charité, mais bel et bien pour éviter plus de hurlement.

Pedge s’arrêta à sa hauteur, tandis que Candom revenait vers elle après avoir vérifié rapidement le périmètre. « Putain, mais ferme ta grande gueule de conne sérieux ! Tu veux quoi, qu’ils se ramènent tous maintenant qu’on a pris un coup d’avance ??!»

Naalem roula des yeux en voyant sa sœur gueuler… Il n’eut pas le temps de réagir que ce fut la lavette qui la houspilla. Il décida de ne rien dire car sinon il allait l’emplâtrer et ils avaient plus urgent à faire. Teshara ne répondit pas, au lieu de ça, elle lui fit un rictus provoquant, dans le pur style de la blonde énamourée. Elle avait failli répliquer un truc du genre [i}« j’aime quand tu me parles mal »[/i] mais la situation était mal venue. Il n’empêche, un peu d’action ne faisait pas de mal et elle sentait son esprit sortir des brumes d’un marasme sexuel poignant et lancinant. Elle avait les idées plus claires !
« Bon go, on y va ! Ils doivent avoir laissé des troupes à la porte, donc faut s’attendre à être reçu ! On se planquera près des roches » Là, où était quand il avait fait son tour en solitaire. Il se mit à faire un signe, passant devant, Pedge fermerait surement l’arrière. Le temps pressait vraiment là !

Pedge espérait que les patrouilles ne seraient pas trop importantes, et que les postes de sentinelles qu’ils avaient détruits n’étaient pas de nouveau garni en effectif. Elle espérait que le gros des troupes étaient montés sur la colline, non pas pour en redescendre à cheval, mais pour les assaillir dans la grotte, et maintenant, ils devaient être comme des cons en haut de la butte. Le temps qu’ils redescendent et leur casse-croute serait sur le point de s’échapper de cette planète de malheur. La texane laissa Jacobs, Teshara, Isia et Candom lui passait devant et comme le contrebandier s’en doutait, elle ferma la marche. Au moins, elle avait un œil sur toutes ses brebis. Candom avait une allure plus professionnelle lui aussi. Il couvrait un flanc, en fouillant la forêt du regard. Teshara fit un dernier coucou à sa grande copine Henriette et elle suivit le mouvement.

« Et on fait quoi arrivé à la Porte ? Tout le monde part de son côté ? Ça va être long. Vous y avez pensé ? On ne peut pas se permettre de composer deux fois, ou alors on passe en premier. », fit Candom en soufflant comme un boeuf pour suivre le pas de course.

Pedge n’avait pas pensé à ça, elle le reconnaissait. L’idéal serait d’aller tous sur Loupias. Comme ça au moins, elle n'emmenait personne sur Atlantis, et une fois en sécurité sur une autre planète, ils pourraient composer tranquillement. Mais bon, le contrebandier avait l’air de ne pas vouloir partager les coordonnées de sa planète. Dans ce cas-là, ils devraient plutôt choisir une planète neutre, sauf qu’elle ne connaissait pas de symboles par cœur pour cela… Elle se fit la réflexion que pour un cas comme ça, elle devrait se prévoir une planète de repli neutre.
« Toujours aussi courageux la lavette. Vous êtes quatre et nous deux et vous voulez nous laisser sur place comme une paire de chaussettes trouées ? ». Toute façon, tous les arguments que pouvaient employer le pauvre Candom ne trouveraient pas grâce aux yeux de la jumelle qui prendrait tout le temps le contrepied.
« Et à part ça, la question est pertinente, on fait quoi le contrebandier ? » Pedge préférait traiter avec le frère de Cyanure directement, cette dernière prenant la mouche systématiquement. Lui, il était plus pragmatique.

Naalem soupira alors, qu’il évoluait devant. Il avait déjà prévu quoi faire depuis le début. Une planète neutre sans Wraiths et chacun se barre. C’est ce qu’il faisait toujours quand il récupérait involontairement d’autre personne. De toute façon, pour aller sur renégat ce n’est que pas voix stellaire, donc pour quitter l’orbite, lui et Teshara avait dû prendre une navette et la planquer sur une planète sure. Ils iront là-bas et laisserons les Atlantes repartir.
« Je composerai les coordonnées d’une planète neutre et on se sépara là-bas. »
« Parfait. », fit Pedge en continuant de suivre, l’oeil vigilant sur les alentours. La solution était parfaite au final, même si elle ne savait pas si elle devait faire confiance au contrebandier. Une chose était certaine, elle ne composerait pas le code vers Atlantis directement, on ne sait jamais. Quoique la décision en revenait à Jacobs au final.
« Pourquoi on ne choisit pas une planète nous ? J’ai pas confiance moi en ce mecs !», râla Candom.

Les propos de Candom irritaient encore plus le contrebandier qui en avait ras le cul de cette lavette.
« Si j’avais voulu vous buter tous, je l’aurais déjà fait pendant que vous étiez faibles. Donc tu fermes ta gueule et tu fais pourquoi tu es payé : surveiller nos arrières et protéger. Et on est allié crétin ! Je ne vais pas mettre ma planète en guerre avec la vôtre ! » Il lui avait dit ça, d’une manière tranchante mais avec un ton sans appel. Comme un officier qui avait l’habitude de commander. Ils avaient autre chose à faire que débattre sur la confiance, faut savoir prendre des risques et les deux pégasiens n’avaient pas d'intérêt à les buter. La forêt défilait à grande vitesse et l’équipe dû faire un petit détour, pour se planquer correctement dans la végétation, ils arrivaient vers la porte.

Isia regrettait les mocassins indiens, ils avaient une semelle molle et elle sentait toutes les imperfections du sol. Elle en avait marre, jamais elle ne s’était sentie aussi faible. Elle en avait pleins les pieds et pleins le corps, Mais mentalement elle tenait, elle se donnait à fond, laissant ces dernières forces pour cette course. Elle n’avait pas le choix et ne voulait pas être le boulet de service. Quant à Jacobs elle ne disait rien, elle n’avait rien à dire et elle se fichait pour la planète tant qu’ils fuient celle-ci.

Pedge n’avait rien à ajouter. Après tout, c’était à Jacobs de poser son commandement sur la table, pour rester polie. Elle lui avait fait comprendre qu’elle était l’officier de la mission et qu’elle reprenait les rennes, alors soit. Elle n’allait pas la contrarier, même si elle devait reconnaître qu’elle faisait un peu sa tête de conne en réagissant comme ça. Mais c’était l’armée. C’était marche ou crève. Candom la boucla lui aussi, mouché. Voilà pourquoi il ne serait jamais officier. Enfin qu’importe. Par contre, le contrebandier n’était pas n’importe qui, et ça se sentait de plus en plus. Pedge sentait qu’il était important, mais à quel niveau, elle ne pouvait pas dire.

La Porte était en vue. Le groupe se planqua dans les fourrés. Il allait falloir faire diversion, pour disperser les troupes présentes sur place.
« Je vais me glisser par derrière et en égorger quelques-uns, dans la nuit ils ne me verront pas arriver, et je serai discrète. », fit Pedge pragmatique. Elle ne manifestait aucune émotion particulière à l’idée de tuer des êtres humains de sang-froid. C’était sa fonction, et malheureusement pour les prochaines victimes, elles se trouvaient entre elle et la Porte. Elle attendait un contre ordre de Jacobs, ou son autorisation.

« Je vais faire ça aussi. Candom en action, vous avez aussi vos lentilles, autant qu’on en élimine le plus possible discrètement » Elle se mit en avant, pour faire un geste à Pedge et a Candom.

Naalem ne dit rien, il se ramassa vers le sol, ne voyant que la lampes des torches des gardiens de la porte. Isia ne pipa pas mot, elle s’abaissa vers le sol, pour se camoufler au mieux et reprendre son souffle. Elle était à bout physiquement et son corps suait à fond, elle avait mal à la plante des pieds. Elle avait hâte d’en finir. Elle se passa une main sur le visage soupirant. Elle tremblait suite à l’effort et se sentait affreusement inutile.

« Je vais surveiller les mouvements comme je vois dans le noir aussi. Histoire de prévenir Blaze si besoin » dit-elle, ce fut la seule chose qu’elle pouvait faire et cela lui apparaissait nécessaire de la faire.
« Ok, ça me va. Si besoin vous faites des cris d’animaux... » Il ne pouvait servir à rien, sauf les couvrir, il se mit en position de tir en mode défensif. Teshara l’imita. Elle n’aimait pas être dans l’attente, surtout de résultats de personnes tierces. Mais bon, que pouvait-elle faire face à des gens qui voyaient comme en plein jour ? Pas grand-chose à part faire la nounou pour une doctoresse Atlante.

« Comment on se rejoint au fait, pour notre deal ? », chuchotta-t-elle.
« Ta planète là ? Elle est sure non ? Je t’ai dit qu’on se donne une coordonées et je la ferai vérifier. »
« Je voulais vérifier que tu avais bien retenu, la princesse. », fit Teshara avec un rictus provoquant, histoire d’appuyer ses dires.
« Avoue que tu as la mémoire courte surtout ! » Enchérit Isia pour l’emmerder. Elle ne voyait pas pourquoi, elle lui rappelait juste pour confirmer que ce fut toujours bon.
« Les hommes réfléchissent avec leur bite, moi avec mes nichons, et vu les papouilles de toute à l’heure, j’ai perdu la mémoire ouais. », répondit du tac au tac la jumelle comme si elle avait cette réplique toute faite déjà en tête.
« Eh bah heureusement que mes neurones ne migrent pas aussi facilement que toi ! » Isia lui donna un petit coup de coude. Naalem, était concentrer sur les mouvements de la forêt, se contentant de sourire dans le vent aux propos des deux femmes.
« Tu n’avais pas besoin de me le dire pour que je le constate, planche à pain », fit Teshara en la repoussant un peu elle aussi, avec un sourire amical sur le visage. Sous-entendu, il n’y avait pas beaucoup de neurones dans ses deux avants cœurs.
« Triple buse » pouffa Isia. Cela lui fit du bien d’être malicieuse cela lui permettait de calmer son corps et de penser à autre chose.

Décidément, cette expression était vraiment marrante. Cela fit rire la blonde numéro deux. Elle aussi semblait chercher dans ce petit échange de taquinerie un peu de réconfort ou de normalité. « C’est toi, triple bouse ! », répliqua-t-elle avec entrain et toujours sans parvenir à sortir l’expression correctement. Isia ricana face à son incapacité à dire le mot correctement.


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L'enfant et la bergère
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN



« A vos ordres lieutenant !», fit le jeune homme avec une certaine forme d’enthousiasme latent. Il était content, de voir que son officier reprenait du poil de la bête. Il avait hâte d’en découdre avec les indiens également. Au corps à corps, il n’était pas mauvais, et Teshara en savait quelque chose.

Pedge ne dit rien, elle était déjà prête à partir pour se fondre dans les arbres et zigouiller du mécréant. Ce n’était pas évident pour son cerveau de se dire qu’eux, ils étaient dans la pénombre, alors qu’elle, elle voyait en plein jour. Du coup, elle avait tendance à penser que les indiens voyaient comme elle, ce qui l’obligeait à redoubler de vigilance, alors qu’elle était quasiment invisible dans le sous-bois nocturne. Elle lança un regard à Isia qui lui ne fit qu’un petit rictus en articulant un “bonne chance” silencieux, puis elle s’éloigna. Chacun allait prendre large pour couvrir un côté. Pedge se chargeait des indiens entre leur position actuelle et la Porte. Jacobs arriverait dans leur dos. Candom sur un flanc. Il n’y aura qu’un flanc qui ne serait pas couvert tout de suite, mais la texane, qui avait moins de distance à parcourir s’en occuperait ensuite.

Le silence tomba sur la forêt. On entendait que les oiseaux nocturnes. La jeune femme vit ici et là des rongeurs qui détalaient à son approche, et des sortes de chouettes se taire en la regardant passer, persuadées d’être invisibles aux yeux de l’humaine. Elle ne tarda pas à tomber sur son premier indien. Il tenait une torche, scrutant les ténèbres sans trop de conviction. Elle le contourna, et malgré ses précautions, les feuilles craquelées sous ses pieds. Elle n’entendait que ça, mais l’indien ne semblait pas trop s’en soucier. Les bruits la nuit étaient légions et il ne pensait pas que son ennemi se montrerait dans les ténèbres. Telle fut sa dernière pensée alors que son cri de douleur se noyait en des borborygmes inintelligibles de gargouillis de sang tandis que la lame venait décrire un arc de cercle au milieu de sa gorge. Propre et efficace. La nuit avança, lentement pour ceux qui attendaient, trop rapide pour ceux en action. Elle en élimina quelques-uns encore, ne se risquant pas près des groupes pour ne pas faire crier l’un des hommes. Cela se règlerait au fusil d’assaut en chargeant vers la Porte.

D’ailleurs, Pedge eut une idée. Et s’ils tenaient leur position autour de la Porte pour prendre en feu croisé les ennemis ? Avec les lentilles, ils n’auraient pas de mal à repérer les positions des autres pour éviter de tirer sur les mauvaises cibles. Elle se décida d’en faire part au lieutenant, en profitant pour s’octroyer une pause. Elle resta sur le canal général pour qu’Isia entende et transmettre les informations aux jumeaux. Elle chuchotait doucement dans le micro, adossée contre un arbre, en sueur. Son épaule recommençait à lui faire mal, mais c’était supportable. Elle avait les mains pleines de sang, mais elle ne s’en souciait guère.

// Lieutenant, je vais tenir ma position. Quand le groupe de civils avancera, je les couvrirai avec mon arme automatique. De mon côté, c’est ok.. //
// Et voilà va rejoindre ta mère connard. C’est tout bon pour moi aussi ! // fit Candom assez fier de lui. Il n’y avait plus qu’à attendre le feu vert de Jacobs et c’était partie pour la dernière ligne droite.
// On finit le ménage avant et on fait ça oui. // // C’est d’accord pour les pégasiens //. Confirma Isia dans l'oreillette elle avait transmis à Naalem et Teshara.

Candom et Jacobs firent le ménage de leur côté. Les indiens furent pris au dépourvu le plus total. Et les pauvres bougres ne purent pas répliquer. Les corps furent tous à terre et inertes dans la nuit noire. Jacobs gardant une torche avec elle, pour allumer la porte et mimer un pauvre gardien. Elle envoya un message radio à Isia pour qu’ils bougent.

Le petit groupe ne se fit pas prier, Naalem, pressant sa sœur et la belle blonde pour atteindre la porte, allumant le chemin avec une lampe. Il était sur le qui-vive. Un bruit de corne raisonna dans l’atmosphère, signe que les indiens se sentaient leurrer d’avoir été eues et qu’ils essayaient de prévenir les copains, que les étrangers étaient plus là. Le pégasien, pressa le pas, pour aller jusqu’au DHD et composé le code de la planète. Le temps pressait… Puisque des flèches volaient dans leur direction.

C’était le grand final. La grande évasion.

Les autochtones ne comptaient pas les laisser partir aussi facilement. Certes, les trois militaires avaient réduit le nombre d’opérationnels à peau de chagrin, mais il restait des tireurs embusqués comme le soulignaient les traits qui été décochés dans leur direction. C’était surtout le groupe composé de Naalem, Teshara et Isia qui était visé, puisque le plus visible. Pedge et Candom étaient isolés dans la jungle, et ne représentaient pas des cibles faciles. Les deux militaires prirent pour cible les archers, qui n’avaient aucune chance de rivaliser avec des armes automatiques qui propulsaient des projectiles plus meurtriers que leurs pauvres arcs d’un autre âge, sans parler de la vitesse de déplacement dans l’air desdits projectiles.

Il fallait vraiment faire vite maintenant que les cornes résonnées dans le lointain. Les locaux n’allaient pas tarder à comprendre que les atlantes et les lupiens étaient vers la Porte des Etoiles. D’ailleurs, personne ne répondait à leur appel de ce côté-là, et cela allaient leur mettre la puce à l’oreille. Pedge avisa un gamin qui rampait dans les fougères. Il se dirigeait vers une torche qui était tombée au sol, à côté de son propriétaire égorgée. A la ceinture de ce dernier pendait une corne et il comptait manifestement s’en servir. « Ne fais pas ça petit… Ne fais pas ça... », murmura Pedge dans sa barbe, suppliant le gamin de faire demi-tour. Mais ce dernier s’entêtait et il ne comptait manifestement pas lâcher l’affaire. La jeune femme arma son fusil et elle tira sur le corps de l’homme déjà mort, le faisant tressauter sous les impacts. Elle espérait faire peur au bambin. Ce dernier s’arrêta, regarda autour de lui. Il pensait bien avoir vu des flashs de lumières, plus loin sur sa droite, mais il ne savait pas ce que c’était. Le bruit était effrayant par contre, mais il devait utiliser cette corne. Les ennemis essayaient de s’enfuir ! Il serait un héros s’il y parvenait !

« Barre toi aller, dégage... » Pedge revoyait bien la scène d'introduction du film “American Sniper” d’Eastwood. Le héros était confronté à un tir de suppression sur un enfant, et elle était dans le même cas. Ce môme allait mettre en danger l’équipe en signalant leur position et leur intention de s’en aller. Elle ne pouvait pas faire autrement… Avec son arme actuelle, elle était certaine de le tuer salement. Soit elle visait juste et elle le tuait du premier coup, soit elle le touchait à un membre, et elle allait lui arracher tout simplement. Sa mort serait sale.

« Tu vas m’obliger… je n’ai pas envie… j’ai pas envie putain ! ». Elle pestait intérieurement et elle pressa la détente alors que la petite main se refermait sur la corne. Les doigts du gamin explosèrent sous l’impact, en même temps que la corne, et l’hébétement soudain céda place à la douleur et il hurla de douleur, à fendre l’âme. Le tir suivant l’atteignit en pleine poitrine, mettant fin à son existence et à ses souffrances. Pedge bascula contre le tronc, en nage. Elle avait les yeux exorbités et la respiration courte, et elle comprenait seulement qu’elle venait de tuer un enfant.

Elle ne savait pas encore si elle le vivait bien ou pas. C’était trop chaud, trop soudain. Elle ne devait pas se laisser submerger par les émotions maintenant. Elle pourrait le faire après. Il fallait qu’elle bouge, qu’elle converge vers la Porte. Des tirs assez proches lui firent prendre conscience que Jacobs et Candom étaient dans le même cas qu’elle, mais peut-être qu’ils n’avaient pas tiré sur un enfant, eux… Elle se bougea de l’arbre pour aller vers la Porte, abattant le moindre indigène qui voulait leur chercher des noises. Le contrebandier était en train de composer. Sa sœur était à côté de lui, et elle fut soulagée de voir qu’Isia n’avait rien. C’était vraiment la dernière ligne droite !

La doctoresse se décala vers Pedge, lui lançant un regard pour savoir si ça allait. La militaire lui fit un petit signe de tête encourageant. La porte s’ouvrit et cela impressionnant les indiens, qui ne devaient pas beaucoup la prendre. Et sans hésiter une seule minute les jumeaux plongèrent dedans, suivis des Atlantes.
La porte se referma dans le calme de la nuit et les hurlements de frustrations des indigènes !

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Dim 24 Déc - 17:34
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Une nouvelle tête
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN



De l’autre côté l’aube était présente, filtrant une lumière tamisée et orangée sur la planète. Celle-ci était une vaste plaine composée d’immenses buissons d’une bonne dizaine de mètres. À ce niveau-là, ça aurait pu être des arbres mais au vu de leur compositions il n’avait aucun doute sur leurs origines. Dans l’un d’entre eux, il y avait la navette des deux pégasiens.

Candom se mit à rire doucement, soupirant et s’allongeant à terre, pour reprendre son souffle ! Il n’en revenait pas d’être enfin tiré d’affaire ! Jacobs, poussa un petit cri de joie !

Isia était à bout de force, son corps tremblait par moment et elle du s’asseoir pour éviter un vertige. Elle souriait aussi, la pression retombait doucement. Et la fraicheur de ce petit matin assez chaud mine de rien était agréable.

Pedge restait debout, la mine complètement fermée. Elle regardait les alentours, ne s’autorisant pas encore à se relâcher. Ok, ils étaient tirés d’affaire de la planète précédente, qu’en était-il de celle-là ? Et puis… Elle revoyait ce gamin qu’elle venait de buter, elle n’avait pas spécialement envie de se réjouir. Isia était non loin d’elle et elle lui toucha la cuisse de sa main. Observant une silhouette émerger des buissons. Le regard de Pedge migra de la doctoresse vers l’endroit où elle observait, pour voir apparaître quelqu’un.

« Bordel de la lune de Arïose ! Je pensais que vous étiez crevé ! » Un homme blond au cheveux assez long et aux yeux noir arriva sortant d’un des buissons. Ils portaient les mêmes armes que Naalem, dans une tenue assez militaire. Il avait plusieurs cicatrices impressionnantes sur l’œil droit, comme si un félin l’avait attaqué (ce fut le cadeau d’une reine Wraith). Il avait un haut type marcel noir qui laissait voir de nombreux tatouages étranges et sans significations pour les Atlantes. Il était bien bâti mais bien moins grand que le jumeau. L’homme avança d’ailleurs vers Naalem et Teshara un rictus agréable sur le visage.

C’est Karaz, l’un des pilotes et rare personne estimée qui pouvait entrer dans la catégorie ami de Naalem. Aucun des deux ne savaient piloter il fallait bien avoir un complice pour les trimballer et sortir de Renégat. Il était souvent dans leur combine. Et lui par contre ce fut un véritable Loupias. Il avait quitté sa planète après que sa famille avait été dévoré par des Wraith. Il avait été pris comme Runner et avait réussi à leur échapper quand les soleils rouges lui avaient retirer son implant. En contrepartie de son allégeance.

L’homme tapota l’épaule de Naalem amicalement. Il avait dû s’inquiéter mine de rien.
« Ce n’est pas aujourd’hui que tu vas te débarrasser de nous ! » Il lui rendit sa tape reprenant son souffle. Teshara lui fit un grand sourire. Elle était contente de s’être barrée, mais elle regrettait déjà ses oeufs. « Et ouais.», enchérit-elle juste. Elle devait être crevée d’être aussi peu taquine. Cela étonna l’homme qui lui lança un regard étrange.
« Ouai… Remarque la vie serait à mourir sans vous ! »
Karaz avisa le groupe d’Atlantes et arqua un sourcil.
« Des Atlantes ? Vous avez le chic, pour vous trouver des copains ! »
« Et lui c’est ? », demanda Pedge en avançant vers le groupe. Elle n’aimait pas ça, mais alors pas du tout, surtout qu’à aucun moment le contrebandier n’avait parlé d’une tierce personne qui devait les attendres.

« Karaz gente dame » Répondit le concerné. Il regarda Naalem, qui semblait observer la planète. Il était toujours ainsi, à vérifier que tout était “clean”, il n’aimait pas se faire surprendre et même si c’est un endroit neutre, il y avait de la population humaine et qui dit humain dit possibilité de Wraiths. Pedge opina du chef, accusant réception de façon non verbal du patronyme du type. Elle ne comptait pas donner le sien. Et l’autre homme semblait s’en foutre royalement.

Isia observait l’autre homme, le trouvant sacrément flippant avec ses cicatrices… Il avait dû sacrément morfler car elles étaient profondes et mal soignées. Elle ne pouvait pas s’empêcher de faire marcher son cerveau et d’en conclure des éléments plutôt axés sur le médical. Elle soupira, se releva, tenant un bout du pantalon de Pedge, se sentant faiblir physiquement. Ces jambes tremblaient et sa fierté que trop mal placée essayait de tout faire pour qu’elle soit debout. Et elle s’accrocha involontairement un peu trop fort a la militaire. La texane ne fit aucun commentaire, se contentant d’être là pour elle, à servir de support si besoin. Elle avait été courageuse, bien au delà de ce qu’on attendait de civils. Une sacrée bonne femme que cette française, qui avait de quoi se la péter comme elle le faisait si bien.

« C’est bon, tout est ok Blaze ! On va pouvoir rentrer… » Il jeta un regard à Teshara « Vous avez morflé où quoi ? Car il est tendu le petit ! » Le grand blond, haussa les épaules et marcha vers le groupe, puisqu’il s’était éloigné. S'arrêta vers Pedge et lui lança un regard.
« Bien. Honneur aux Atlantes. » Il ne savait pas quoi dire de plus. Il était bien content d’avoir rencontré Pedge, ça il était clair là-dessus mais n’allait pas lui dire, il lui fit un signe de tête respectueux. Les autres l’indifférait.
« Contente de t’avoir rencontré, le contrebandier. », fit la concernée. Elle n’était pas très émotive physiquement parlant, mais ça ne l’empêchait pas de dire les choses de ce genre là, qui n’étaient pas aussi engageantes que de dire qu’elle fut heureuse, ou quelque chose comme ça, d’un peu plus fort.
Naalem lui fit un sourire : « De même la bergère. » Il espérait que les Atlantes n’allaient pas faire chier et ce barrer les premiers.

« Lieutenant ? », demanda-t-elle en se tournant vers Jacobs. C’était facile de faire la garce avec elle pour reprendre l’autorité, mais il ne fallait pas se toucher la nouille ensuite comme elle était en train de le faire. La mission n’était pas terminée…

Jacobs observait d’un drôle d’air le nouvel arrivé n’aimant pas sa présence non plus. Elle fut ramenée à la réalité par Pedge qui commençait à la gonflée. Elle lui jeta un regard noir.
« On se barre, on ne va pas les embrasser ! » Elle s’avança vers le DHD d’une main tremblante à cause de la fatigue de la drogue et tout simplement d’un mélange de tout ça, elle composa l’adresse d’Atlantis, allumant son boitier de code.

Teshara s’était rapprochée de Karaz. Elle haussa aussi des épaules. « La routine mon p’tit, la routine. » Elle lui tapa sur le haut de l’épaule deux trois amicalement, d’un air de dire “tu ne peux pas comprendre”. La jumelle revint vers la doctoresse et lui fila un morceau de papier griffonné. « Ici. » Il y avait les coordonnées de la planète sur laquelle ils se trouvaient. Elle lui fit un clin d’oeil que la blonde lui rendit en prenant le papier, et elle s’éloigna vers la navette. Naalem lui retenu le bras, pour lui faire comprendre d’attendre que toute la joyeuse troupe se barre. Alors elle patienta. Elle en avait marre, elle voulait poser son cul sur le siège de la navette, mettre son harnais, et se laisser promener. Elle avait mal aux jambes, mal au crâne, et elle avait envie de dormir, de manger un repas convenable, et de baiser un bon coup. Peu importe l’ordre.


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Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN



Le vortex s’anima quand la Porte termina de composer la séquence. Jacobs envoya le signal via son GDO pour qu’ils ne se mangent pas le bouclier. Il était temps de se barrer. Pedge jeta un dernier coup d’oeil aux jumeaux, tandis que Jacobs et Candom passaient la Porte. Toujours proche d’Isia, elle la laissa passer la première. Si elle avait besoin de soutient, alors elle pouvait se servir d’elle, mais si elle voulait rentrer à la maison aussi fière qu’elle l’était habituellement, la militaire lui laissait le champ libre.

Isia était mal, elle se sentait affreusement faible et son corps sans l’adrénaline tenait de moins en moins. Elle soupira, jetant un dernier regard aux deux étranges pégasiens et rassemblant les maigres forces, pour traverser le vortex. Elle ne voulait pas être trop aidée, c’est une question de fierté, déjà qu’elle avait eue grand mal à se relever.

De l’autre côté, il avait aucune équipe médicale, faut dire qu’ils n’étaient pas attendu comme étant avec un potentiel risque. Sur Atlantis, le jour était levé il était à peine 08h00 il avait 4h00 de décalage entre Ovidae et la cité. La composition avait eu du mal à se faire entre la planète où se trouvait l’équipe et Atlantis, tout simplement, parce que les techniciens avaient été étonné de recevoir un code planète différent.

Hoffman avait été appelé et attendait l’équipe de l’autre côté. Quand il vit l’état d’Isia qui avait passé la porte la première suivit du reste de l’équipe, il appela une équipe médicale. Il s’approcha de la doctoresse qui tremblait comme une feuille morte dans son étrange habit. Isia ne voulait pas s’écrouler et vu dans la posture droite et non blessé de l’Anglais un autre rocher. Elle s’approcha de lui avec un faible sourire et lui fit les gros yeux, pour s’appuyer nonchalamment contre son épaule, comme elle l’aurait fait à l’accoutumer. Mais, elle lui laissait son poids sur l’épaule et elle savait que l’anglais serait droit puisque étant aussi fier qu’elle.

Alexander lui jeta un regard et ajusta sa position, pour endosser le poids de la chirurgienne et défaire une de ses mains de la poche de son pantalon, pour la laisser en arrière au cas où, elle chancèlerait.

« Que s’est t’il passé ? » il avait bien remarqué qu’elle n’avait en outre plus ses affaires, même plus son sac et elle avait une mine affreuse.
Jacobs, s’avança pour faire son rapport et Isia prit la parole lui coupant toute possibilité de s’exprimer.

« Les indiens nous ont pris en chasse… Je t’expliquerai plus tard. » Dit-elle d’un air suffisant. L’équipe de Dale arriva, elle avisa le brancard et soupira, la main tremblante contre l’épaule de l’homme. Elle murmura doucement « Porte moi vers le brancard, mais comme si je savais marcher s’il te plait ».

L’anglais hocha la tête, il aurait les détails après, ou par l’un des militaires, il toisa Dale et surtout le lit à roulette, pour pivoter doucement et laisser Isia marcher, alors qu’elle avait attrapé son bras, pour faire style et parader comme une oie blanche. Mais le problème, elle n’avait plus de force et la fierté ne suffisait plus à tenir le château de carte qui tremblait. Elle chancela et Alexander la réceptionna et la porta alors qu’elle venait de perdre connaissance.
Elle était inerte dans ses bras, comme une princesse endormie, il la déposa sur le brancard et regarda ses mains… elles étaient pleine de sang. Par réflexe, il tourna le corps inconscient de la blonde et découvrir, une zone entièrement rouge sous la peau du vêtement. Dale déchira le vêtement avec ses ciseaux et … l’horreur, Isia avait été touché par une flèche, mais au lieu de se plantée dans son corps, elle avait été effleurée dans une longue et profonde estafilade dans sa nuque. Elle avait perdu beaucoup de sang. Expliquant les vertiges et sa faiblesse de plus en plus évidente.

La doctoresse fut amenée directement à l’infirmerie avec le reste de l’équipe. Le RDA, du les suivre, puisque inquiet pour l’état de son amie mais aussi, pour faire analyser le sang, Jacobs avait informé que les flèches étaient empoisonnées.

Pedge ne disait rien. Elle avait passé la Porte en dernière, et elle avait bien vu le sang dans le dos de la chirurgienne quand elle s’était dirigée vers Hoffman. Elle s’était assise sur une des chaises de l’infirmerie, attendant son tour pour se faire soigner. Elle savait qu’elle devait voir un médecin rapidement, mais elle s’en foutait. Elle ruminait, les coudes sur les cuisses, la tête baissée vers ses mains qu’elle triturait sans trop faire attention. Elle aurait dû faire plus attention à l’état d’Isia, faire un check up de son physique avant de rentrer. Cela n’aurait rien changé, c’est sûr, mais au moins, elle aurait été prévenante, non seulement envers la française en tant que… que copine à câlin chaste ? mais aussi en tant que personnel à protéger.

Cette mission était un succès dans le sens où ils avaient ramené leur escorte en vie, mais elle était un échec sur beaucoup d’autre point. Elle avait signalé à l’équipe médicale que Candom avait ramassé une flèche aussi, et de toute façon, il était prioritaire, ne serait-ce que par son empoisonnement et sa perte de sang. Pedge en avait perdu beaucoup aussi, mais elle ne voulait pas se faire transfuser. Elle allait bien, sa tête ne vacillait pas et elle n’avait pas de vertige. Seulement des élancements sourds dans plusieurs parties de son corps, notamment son épaule.

Son tour viendrait, elle se ferait soigner, désinfecter, et elle allait gagner quelques jours d’ITT pour se remettre. Elle voulait juste prendre une douche, et avoir des nouvelles rassurantes de sa blonde. Comme elle était inconsciente, elle avait fait également part aux médecins que la française avait déjà donné son sang à Candom. C’était surement utile, surtout que la quantité de fluide qu’elle avait dans le dos n’était pas anodine, sans parler de tout le sang qu’elle avait perdu avant. Bref, elle espérait vraiment qu’elle allait s’en sortir. Elle était inquiète, elle le reconnaissait volontiers, et ce n’était pas le tremblement de stress dans sa jambe qui allait lui faire dire le contraire. Elle ne se voyait pas, mais elle était dans un piteuse état, sale, les vêtements tâchés d’une croute de sang coagulé, quand ils n’étaient pas déchirés ou plein d’herbes.

Sale journée.


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Mer 27 Déc - 16:52
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Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN


Isia fut mise en soins intensifs à cause de sa perte de sang trop importante mais son état n’était pas critique. Elle aurait quelques jours de repos dans l’infirmerie et une semaine. Hoffman discutait avec Dale, quand il croisa Pedge qui était en train de sortir des rideaux de soins. Jacobs, quant à elle était gardée à cause de son viol multiple, Candom était en observation et surtout sédaté, suite à ces blessures et il commençait à délirer en hurlant des phrases incohérentes.

L’anglais releva la tête vers la militaire, l’homme était peut être très peu expressif mais il s’inquiétait, cette mission, d’apparence pacifique avait tout sauf été aussi facile et calme. Il observa la sous-lieutenante qui semblait dans l’état le moins critiques.

« Vous vous sentez comment sous-lieutenant Allen ? » Lui demanda t’il doucement. Personne ne pouvait faire de rapports sauf elle, mais outre le besoin pro concernant les alliances et le pourquoi du comment, et l’évidence de savoir ce qui s‘était passé sur cette planète, il avait le côté humain avant tout. Il ne la forcerait pas et s'enquit de son état.

« Ça va, merci. », répondit-elle laconiquement. Dans l’ensemble, elle allait bien. Son épaule était douloureuse mais les anti douleur feraient bientôt effet, même si elle avait demandé au médecin de ne pas lui administrer la dose prescrite pour son poids, mais d’en mettre un peu moins. Elle n’aimait pas être totalement inhibé sur une sensation physique, fut-ce pour de la douleur. On lui avait retiré sa veste déchirée, et elle restait en débardeur et en pantalon tactique. Néanmoins, elle avait du se foutre à poil pour qu’ils vérifient qu’elle n’avait pas été violé ou maltraité ailleurs qu’à son épaule. Elle avait pris des coups égalements, mais ça s’arrêtait là, et elle se sentait un peu humiliée de l’examen qu’elle venait de subir. Elle comprenait les infirmiers et médecins de ne pas la croire sur parole, surtout sur ce genre d’acte intime et dégradant, mais quand même.
« Comment vont les autres ? On ne m’a rien dit. », finit-elle par demander en se tournant pleinement vers l’anglais, alors que ses yeux trainaient dans le vague de l’infirmerie juste auparavant. Elle repensait à ce gamin, et cette image ne voulait pas partir.

Alexander hocha la tête, il voyait bien qu’elle était la mieux en état. Il lui fit un signe de tête, pour marcher dans le couloir.
« Candom délire. Il semble être soumis à une drogue. Jacobs est en observation suite à ses maltraitances intimes et quant à Isia… » Il soupira doucement, l’examen n’avait pas encore été complet, ils étaient allés à l’essentiel et il redoutait la finalité de l’examen. Elle restait une amie après tout. Erin allait être morte d’inquiétude quand il allait lui annoncer. Et l’homme restait à l’infirmerie pour recevoir le bilan final de la doctoresse, puisque les autres il l’avait déjà reçu. « Elle est inconsciente, elle a perdu trop de sang. Ils la perfusent mais ses jours ne sont pas en dangers. »

Pedge accueilli le diagnostic avec sa froideur habituelle. Elle opina du chef simplement, semblant considérer les propos du jeune homme. Elle laissa flotter un moment de silence avant de finalement déclarer : « C’était vraiment un nid de vipères. » Elle soupira. « Il y avait deux autres pégasiens qui n’étaient pas de cette planète sur place. Des jumeaux, un homme et une femme. La femme était médecin elle aussi. Nous étions en concurrence, manifestement, avec eux. » Elle ne savait pas pourquoi elle parlait de ça, mais elle pensait que toute forme d’information serait utile au RDA. Elle était inquiète pour la doctoresse et cela reléguait l’enfant au second plan. Elle avait fait ce qu’il fallait. Parler d’autre chose lui permettait de ne pas laisser son cerveau s’attarder sur les blessés.

Hoffman, ouvrit une petite salle, qui servait à patienter. La salle était petite, à peine quinze mètres carrés, avec une table, quatre chaises modernes et un coin avec un canapé et un fauteuil en tissus jaune moutarde. Cela servait de salle de repos pour les nuits, comme en témoignait la machine à café et le panneau d’affichage. D’ailleurs, sur l’un d’eux, il avait plusieurs photos marrantes, dont une photo d’Isia avec Kalash qui dormait à ses pieds, la scène se passait dans son bureau et la belle blonde avait un boa en fourrure rose autour du cou et autour d’elle, il y avait d’autres médecins, dont Carson qui soufflait les bougies de ses muffins.
L’anglais, lui indiqua le sofa, plus agréable que les chaises spartiates, alors que la brune lui expliquait le début de la mission. Un nid de vipère… cela commence bien.
« Ils vont dit de quelle planète ils viennent ? » Il n’aimait pas le principe de la concurrence, surtout pour des soins, ce peuple était bien plus étrange qu’il ne l’aurait pensé. « Ils ont proposés une rémunération à l’autre médecin ? »

Pedge avait envie de se vautrer dans le sofa, de s’allonger dessus et de s’étendre, mais ce n’était pas très protocolaire en présence du second responsable de la cité. Elle connaissait un peu la salle, pour avoir pris un repas avec la française une fois, néanmoins les photos n’étaient plus les mêmes, à moins qu’elle n’ait fait attention la première fois.
« De la planète Lupias. Mais de vous à moi, je ne sais pas si c’est réellement le cas. » Elle n’était certaine de rien avec le contrebandier. Cela pouvait être vrai, comme pas du tout. « Et pas que je sache, je crois que nous étions sur le même pied d’égalité. La doctoresse adverse, si on peut dire ça comme ça, voulait des oeufs en contrepartie mais les locaux ne voulaient pas lui donner. Apparemment ils ont des effets sur les hormones humaines, en plus de constituer une drogue. » Elle haussa des épaules, n’en sachant pas vraiment plus.

Alexander hocha la tête, il revenait d’un échange diplomatique la veille avec les loupias. Après, les dirigeants n’avaient pas à savoir se que faisait la totalité de leur peuple, ou même en informer les Atlantes, mais bon, il était un peu surpris.
« Vous me donnerez leurs noms, je verrai avec les Loupias, pour vérifier si ce fut bien le cas. Je dois aller sur leur planète en fin de semaine. » Après à savoir s’ils lui donneront l’information, c’est autre chose.
« C’est-à-dire ? » Une rapide observation de la jeune femme, permit de savoir, qu’elle était assez fatiguée, même si elle mettait beaucoup d’énergie à rester aussi froide et professionnelle. Mais, l’aspect de son visage tiré et cerné était le meilleur des indicateurs. Cependant elle semblait vouloir parler de cette mission. Alors, il lui posait les questions pour la soulager. Il arrêterait dès qu’elle n’en pourrait plus ou quand un infirmier ou un médecin lui donnera le bilan d’Isia.

Ils avaient tout fait pour ne pas que les atlantes connaissent leurs patronymes, mais par moment, ils s’étaient appelés par leurs noms et prénoms sans vraiment faire gaffe. Pedge avait toujours l’oreille qui traînait et elle enregistrait tout. Ou presque. « Ils s’appelaient “Blaze” pour l’homme, ou “Cyanure” pour la femme, mais je suis persuadée que ce sont des surnoms. D’ailleurs, la femme se faisait appeler Teshara, ou Tesh aussi. Je suis à peu près certaine que Lays est leur nom de famille. Pas à 100%. » Ils juraient en disant “nom d’un Lays” et ce n’était pas anodin.
L’autre question était plutôt tendancieuse, et elle mettait mal à l’aise Pedge. Seulement, maintenant qu’elle avait commençait à en parler, elle ne pouvait plus trop faire machine arrière sans que ça ne devienne suspicieux .De toute façon, leurs bilans sanguins montreraient un fort taux d’hormone du plaisir dans leur sang.
« Déshinibition sexuelle majeure. », dit-elle en fixant son regard devant elle, sur le mur d’en face. « Mais il ne s’est rien passé de notable. Tout le monde a été pro. » Et voilà qu’elle mentait, sciemment, pour protéger l’équipe. Elle espérait qu’ils feraient tous de même, sinon elle était cuite.

Alexander sortit un carnet de note et non de dessin, même s’ils étaient dans la même poche intérieur de son costard marron. Il écrivit les noms et surnoms. « lays » n’était pas très loupias, comme patronyme, mais il ne les connaissaient pas suffisamment pour se permettre que cela ne faisait pas assez loupias ou non.
« étrange de ne pas donner son nom complet. » cela était une constations, qu’il avait dit en relevant son regard acier sur la jeune femme, avec une moue, qu’Erin qualifiait d’adorable. Enfin qu’elle trouvait craquante, alors qu’elle était issue d’une réflexion. Pedge confirma. C’était étrange et logique, surtout s’ils avaient quelque chose à cacher ou qu’ils désiraient rester anonymes. Pedge pensait qu’ils étaient plus que de “simple” lupiens.

Il arqua un sourcil à la mention de la désinhibition et surtout que tout le monde soit resté pro. Il était bien placé, pour savoir qu’il était difficile de combattre une drogue qui ne vous rend pas « normal ». Après, pour ce genre d’éléments sensibles depuis janvier, certain soldat pouvait mentir. Alors, il la questionna sur la manière de prendre cette supposé drogue.
« Vous en avez donc pas mangé pour ne pas être soumis à cette drogue ? »
« Je ne crois pas que ce soit une question de manger ou pas. C’était surtout une émanation, selon Isia ou l’autre doctoresse. J’y ai été beaucoup moins exposé que les autres parce que j’étais beaucoup plus à l’extérieur pour faire de la reconnaissance en vue de notre évasion. », finit-elle par dire.

Alexander hocha la tête, donc une drogue volatile comme la plante des Püntas. Cela était d’autant plus flippant, qu’il existe des substances naturelles si dangereuses.
« D’accord.
» Il n’eut pas le temps de poser une question plus poussée quand Dale arriva dans la salle médicale avec le bilan d’Isia ainsi que les autres personnes. Il avisa Pedge et hésita à parler devant elle.
« Elle est faible, demain elle pourra avoir des visites. Il en faut plus pour la tuer » Fit le médecin en tendant tous les bilans. Alexander les prit et hocha la tête comprenant bien, au regard g=hésitant de Dale, qu’il voulait parler de quelque chose.
« Bien. Lieutenant, je vais vous laisser vous reposer. Merci pour vos explications. Votre rapport attendra 48h. » lui dit-il bienveillant, avant de la saluer avec sa légendaire politesse et s’engouffrer dans le couloir avec Dale.

« Vous l’aurez dans 24H. », répliqua Pedge. Elle était soulagée d’apprendre qu’Isia était tirée d’affaire, même si elle était faible. Mais si elle pouvait déjà avoir des visites le lendemain, c’était plutôt une bonne nouvelle. En tout cas, cela lui redonna des couleurs et elle se sentit bien mieux, même si l’image du gamin qu’elle avait tué allait la hanter le restant de la nuit, et plus encore. Elle salua l’anglais. Elle resta quelques minutes assises dans le sofa, à méditer tout ça, et quand une infirmière se pointa pour se reposer certainement, elle quitta les lieux pour retourner vers ses quartiers. Sacrée mission.


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Le trio gagnant
Pedge Allen - Isia Taylor Laurence - Naalem Lays - Teshara Lays // CHRONOLOGIE : 22 JUIN



Naalem suivit du regard les Atlantes disparaître derrière la Porte des étoiles. Encore une chose que ne saura pas le big boss. Il soupira et marcha vers la navette, attendant que Karaz l’ouvre, pour s’installer. D’ailleurs, celui-ci était un véritable bavard et essayait de discuter avec Teshara habituellement la plus pipelette pour qu’ils racontent leur aventures.

« Aller Tesh, tu m’dis la routine, mais vous deux vous ne connaissez pas ce mot ! » Il essayait de la convaincre de lui expliquer dans quel merdier ils s’étaient encore fourrés tous les deux, et pourquoi ils étaient revenus avec des copains.
« Tu me snobes ?? Moi Karaz ? Ton plus fidèle pilote de tout l’espace intersidéral ? Moiii le plus grand, le type qui vous emmène partout pour la gloire ?? »

Naalem ne disait rien, il était en train de vérifier son équipement mais surtout, il capitalisait sur cette journée. Aussi foufou qu’il soit, il avait des moments typiquement « génie » où il se fermait totalement pour réfléchir à tout ça et établir des conclusions ou des schémas de pensé assez tordu pour le commun des mortels, mais justifié pour l’homme qu’il est. Cela pouvait s'apparenter à de l’autisme, mais par chance, rien de tout cela. Il laissait ce pauvre Karaz cuisiner sa soeur.

Teshara tourna son regard las vers lui et lui fit un sourire.
« Ne me souris pas avec ton petit nez tout mignon qui donne envie d’être croqué là ! » Il jura dans un dialecte qui lui était propre, et ils s’installa à son poste de pilotage, feignant d’être en colère alors qu’il ne l’était pas du tout. Teshara se sangla dans son siège. Son corps lui faisait un mal de chien, maintenant que l’adrénaline redescendait. Ses courbatures refaisaient surface, sans parler des multiples coups que la lavette lui avait donné. D’ailleurs, sa lame l’avait démangée quand elle était passée près de lui avant de partir. Elle lui avait promis de le tuer, et même si ce n’était pas une femme de parole, les promesses qu’elle se faisait à elle-même étaient généralement tenues. Mais voilà, son frère chéri lui avait bien fait comprendre que les atlantes étaient leur avenir, et elle avait parié là dessus, et tant pis pour son égo et ses envies de meurtres. Karaz continuait de parler tout seul, priant ses grands dieux de constater à quel point les deux Lays étaient ingrats avec lui. Une vraie pipelette.

« Karaz ? », fit-elle lassive en fermant les yeux sur son siège, le menton relevé vers le haut de la navette.
« Ce bon Karaz existe pour toi à nouveau ? » Il ricana, sans se retourner pour la regarder, alors qu’il faisait les contrôles d’avant décollage en pianotant partout sur le tableau de bord, concentré.
« Karaz ? »
« Qu’est-ce qu’il y a ma belle ? Quoi ? », fit-il cette fois en se retournant. Il jeta un coup d’oeil à Naalem avec une petite moue surprise, son ami le regarda d’un air carnassier. Teshara ouvrit les yeux, les baissa sur l’homme couturé de cicatrices pour les planter dans les siens, et elle lui fit un petit rictus amusé avant de déclarer :
« Ta gueule. » Et son sourire de s'agrandir en grand.

Naalem se mit à rire sous l’air déconfit de leur ami.
« Mon pauvre ami ! La prochaine fois tu pars avec nous ! Tu aurais pu enfin déclarer ta flamme à la femme de ta vie ! »
« Ah ouai ? Il avait de la drogue pour rendre courageux ? J’aurais pu enfin dire à ta grognasse de sœur, que je suis fou d’elle ? »
« Et elle aura été contente de te rendre la pareille même ! »
« Pourquoi, je ne suis jamais dans les bons coups sérieux ! »
Karaz ne se cachait pas pour dire que si un jour il devait se fixer avec une femme, il prendrait Teshara, car elle était suffisamment dingue et casse pied, pour qu’il ne s’ennuie jamais ! Il jouait beaucoup sur ça, après à savoir s’il était amoureux d’elle, c’est une autre chose.
« T’inquiète, j’ai gardé du stock en sécurité, tu pourras enfin faire l’homme. », répliqua la jeune femme depuis la place arrière. Elle savait qu’elle lui plaisait bien. Pour sa part, elle en jouait plus qu’autre chose, sans vraiment s’être posée la question si elle voudrait d’un type comme ça. Elle l’aimait bien, c’était comme le troisième frangin de la bande, mais ce n’était pas son jumeau.
« Le jour où je vais te montrer comment je fais l’homme, tu auras besoin de toute ta science pour marcher droit. », répliqua du tac au tac Karaz, ce qui fit ricaner Teshara de plus belle avec Naalem en parfaite unisson.
« Tu sais que si tu prends l’un, tu prends l’autre monsieur le prétentieux ? Je dis ça, je dis rien. », envoya-t-elle en mettant un coup de pied dans son siège pour le secouer et le faire chier.
« Ouai j’aime bien prendre … Tu te calme avec ton pied ? » Il ricana, il était content de les retrouver, n’ayant plus de famille, il transposait et compensait sur ces deux jumeaux. « [color:6dae= Cornsilk] Bon allez, dites moi ! On va arriver vers Renégat et on va rien pouvoir dire avec les lèches bottes !. » En effet, la navette était en train de décoller pour composer à distance le code Et Karaz retardait celui-ci pour qu’on lui raconte, quitte à faire le tour de la planète.
« A toi l’honneur soeurette ! Tu as une voix suave ! »
« T’abuses... » soupira-t-elle en croisant ses jambes. Elle avait la flemme, mais bon, pour Karaz, elle était prête à faire un effort. Et puis, si son frère lui laissait l’opportunité de raconter de la merde, elle n’allait pas s’en priver. « Bon, c’est bien parce que c’est toi mon petit Karaz. Tu es déjà assez moche, je vais pas en plus te faire l’impolitesse de te faire mariner, non ? » Elle pouffa un peu avant de lancer l’histoire, avant surtout que l’homme aux cicatrices ne réponde quelque chose :
« Tout allait très bien, je soignais les prêtresses sur place… t’aurait vu ces machins, aussi grosses que la navette les deux bordels. C’est le fantasme de Naalem tu sais bien. Du coup, je n’ai pas réussi à le tenir, et en moins de temps qu’il faut pour le dire, il était en train de s’enfiler la plus grosse des deux ! Et là, c’est partie en couille ! » Elle marqua une pause volontaire dans son récit pour qu’on lui coupe la parole.
Karaz se marrait et jeta un œil à Naalem qui soupirait. « Tu fais chier à dire de la merde quand même ! Tu aurais du te faire sauter par la lavette ça t’aurait motivé à dire la vérité ! » Lança le jumeaux, pour emmerder sœur. Cela la fit rire, surtout en entendant le soupir de Naalem. C’était quand même lui qui avait voulu qu’elle commence, non ?
« Je ne sais pas si ça m’aurait motivé à dire la vérité, mais ce qui est sûr, c’est que je pense que j’aurai pu m’asseoir ensuite. »
« Une lavette et pas ce bon Karaz… alalala mais cette femme me fait tourner la tête ! », braya l’autre qui attendait quand même la suite de l’histoire.
Teshara l’ignora et ajouta : « Enfin bref, pour être exacte, leurs grosses dindes étaient condamnées, ils ont pas voulu nous donner des oeufs, le roi était un con et je lui en ai collé une, enfin je crois, et finalement, on s’est battu, on s’est retrouvé en cage, on s’est échappé, j’ai pulvérisé le bide du Roi de mes deux, on s’est battu encore, on s’est barré, on s’est caché, on a failli baiser comme des Primaks (lapins Génii), on s’est rebattu, et on s’est rebarré. Fin de l’histoire. Merci, au revoir. » Et elle ferma les yeux en poussant un soupir. Avant d’ajouter finalement : « Ah et on s’est fait des copains. La lavette, une coincée qui s’est faite décoincer salement, une collègue à moi dans la pratique de la médecine, plutôt douée de sa bouche je dois dire… et une bergère. Si elle est douée de sa bouche celle-là, faut demander à Naalem, il a passé tout son temps avec ce petit coquin. » Cette fois elle poussa un peu le siège de son frère avec le plat de son pied juste pour l’embêter.

« Tu t’es tapé un doc ? » demanda Karaz qui avait suivit l’histoire en ricanant. De sacrer loubards les deux ! La prochaine fois, il vient avec eux ! Au lieu de se faire chier dans sa navette.
« Je n’en sais rien. »
« Genre ? »
« Non je n’ai rien fais avec elle de sexuelle. Je devai être le seul qui n’avait pas envie de baiser en plus ! Faut dire que j’ai sauvé la coincée avec la bergère, elle se faisait violé par tous les orifices par huit hommes, qui la torturaient, ça donne pas envie de bander sérieux. »
« Ouai… Pas un super spectacle ça… Remarque Druan avec sa fosse… »
Naalem grogna, il n’aimait pas cette fosse, qui était l’apologie à la connerie masculine.
« Fera moins le malin quand on le balancera dedans... », maugréa Teshara qui se voyait déjà le faire, en y collant le soumis en passant. Elle pouvait se permettre de dire ce genre de chose en présence de Karaz. Elle avait confiance.

Les deux hommes hochèrent la tête, ils avaient tous les trois ce principe de « non viol ». Une limite qu’ils avaient. Karaz traversa la porte et ils se retrouvèrent dans l’espace stellaire de Renégat 25, Naalem, raconta quelques anecdotes sur cette mission et la navette accosta sur la cité volante. Naalem, n’aimait pas cet endroit qui puait et manquait de nature, il avait l’impression de vivre sur une poubelle multiraciale ou la galaxie entière lui chiait dessus. Rien n’était beau, sauf peut-être les affaires technologiques qu’on pouvait y faire.
Teshara était dans le même ressenti. Elle aimait cette planète pour la richesse qu’il y avait, en terme de variété de gens qu’elle pouvait soigner, ou utiliser à des fins d’essais thérapeutiques ou pas. Mais ça n’allait pas plus loin que ça. L’air recyclé en permanence avait une odeur de merde, surtout quand on revenait d’une planète aussi pure dans le sens atmosphérique du terme, qu’Ovidae. Les bâtiments et les rues étaient dégueulasses, il y avait pas une pointe de naturel dans tout ce merdier intersidéral.

END le 27.12.2017

©️ Starseed

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