Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 
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Des liens du coeur

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avatarInfos√ Arrivée le : 26/01/2016
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Isia Taylor Laurence
Dossier Top Secret
√ Age: 37 ans
√ Nationalité: France France
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MessageSujet: Des liens du coeur Sam 10 Juin - 1:22
Des liens du coeur entre une tigresse et un colibri
Chronologie 17 mai



Nelly Bricks


Nelly s’était approchée discrètement de l’infirmerie.
Grosse zone de danger tu comprends ?!?
Pour les malades, les blessés et tout ça, c’est super bien. Mais pour elle, c’est surtout un tas d’horrible seringues, d’odeur d'hôpital et de désinfectant qui finit par donner un mal de crâne terrible. Et puis, il y a aussi les sbires ! Les horribles sbires supers vigilants de Papa qui traînent partout et pourrait la reconnaître...la pourchasser dans tous les couloirs pour l’attraper. Ils pourraient même révéler sa présence alors que c’est pas du tout nécessaire.

Non, Nelly devait y aller avec adresse et discrétion.
Elle attendait son occasion depuis une bonne quinzaine de minutes pour passer devant l’accueil sans être vu mais la dame se comportait comme une vraie gargouille. Ce n’est qu’à un moment précis, quand un médecin ou une infirmière - elle ne savait pas trop - lui apporta un document à traiter que Nelly se lança. Elle progressa sans sauter à pieds joints, sans courir ni même faire de pas chassés. Elle marcha normalement, comme une militaire des plus classique, et rien que cette action sérieuse la mis très mal à l’aise. Mais la jeune femme finit par passer dans le couloir qu’elle cherchait. Elle hasarda un coup d’oeil dans la salle d’attente où elle trouva plusieurs personnes en train de lire des magazines ou d’écouter leur musique.

La musique.
Deux jours que l’hispanique avait perdu son appareil et elle était déjà en manque. La cigarette, elle s’en moquait pas mal. L’alcool ? Berk, dégueu ! Mais la musique ? La musique !!!! Sûrement qu’elle l’avait égaré pendant qu’elle était prise en otage dans le bureau d’Isia.

Un rire silencieux égaya son visage.
La plupart des gens ici attendaient un autre médecin, elle avait vérifié. Car son heure était arrivée et la belle docteur super manipulatrice viendrait la chercher. Enfin...viendrait chercher un soldat qui n’était pas là !!
Ben oui, hein, Nelly n’allait pas prendre rendez-vous à son nom pour qu’on lui prépare un comité d’accueil à base de sédatifs et de têtes de requin !!! Non, elle avait plutôt trouvé une soeur d’arme super sympa...et pas trés fine...pour échanger son rendez-vous contre un remplacement à la garde de la Porte. Du coup, l’hispanique était devenue, pour cette occasion, mademoiselle Lully Cholls...qui avait prit rendez-vous...à cause de ses mycoses.

Bon...elle l’avait sous-entendu à Nelly, qui n’était nullement intéressée, et n’avait pas insisté en ce qui concerne l’endroit. Fallait espérer que Papa n’allait pas prendre le rendez-vous au mot et s'exécuter même si le patient différait. Nelly eut un frisson à cette idée puis se rendit devant la porte du bureau. C’est là qu’elle l’avait surprise en train de s’amuser avec Walker Texas Môman. Du coup, la jeune femme progressa jusqu’à la porte mais ne l’ouvrit pas cette fois-ci. Elle y plaqua juste son oreille en coinçant sa langue entre ses dents, comme si elle faisait quelque chose qui monopolisait toute sa concentration, puis elle s’esquiva brusquement en se rendant compte que les voix approchaient.

En effet, à peine eut-elle trouvé refuge dans l’angle du couloir que la porte s’ouvrit en laissant échapper la victime d’Isia. Enfin...oui...il avait la tête basse et l’air penaud alors il avait dû souffrir des bons soins de Papa.
D’ailleurs, elle apparut dans le couloir pour se rendre vers la salle d’attente. Nelly en profita pour s’élancer dans le bureau et y entrer tandis que la doctoresse appelerait dans le vide. Et puisque, normalement, elle n’avait pas d’autres patients à cette heure-là...oui, oui...tout est calculé. C’est une mission spéciale et très tendue, qu’est-ce que tu crois !

Nelly était pressée par le temps.
Papa n’allait pas tarder à revenir en pétard. Aussi se mit-elle en quête d’une cachette.
La jeune femme entra dans l’armoire mais trouva que c’était beaucoup trop sombre. Et puis, elle n’avait pas envie de tomber sur des choses compromettantes qui la mettrait encore en colère.

« Pas là !! » Se murmura-t-elle en sortant de l’armoire.

Elle se mit derrière la porte, y resta quelques secondes, puis secoua négativement la tête. Trop évident...

« Re-pas là ! »

Son coeur commença à battre assez fort. Les pas se rapprochaient, la belle docteur super manipulatrice revenait. Nelly regarda à gauche, à droite, en haut et en bas. Non, rien...et surtout pas sous le bureau !!!
Prise par le manque de temps,elle s’élança alors à hauteur de ce porte-manteau sur pied, là où se trouvait l’une des blouses d’Isia, puis y trouva refuge en s'enveloppant. C’est que ça aide d’être fine et aussi petite !

Il y avait donc dans ce bureau...oui, vous ne rêvez pas...une paire de jambes immobiles qui dépassaient d’une blouse suspendue au porte-manteau…rien que ça !

Isia Taylor Laurence


Comme tous les mardi après-midi, j’étais en consultation, sur des petits bobos courants. Ce n’est pas ce que je préfère dans mon métier, adorant largement ouvrir les chairs et y rafistoler les viscères… mais bon, il faut bien changer pour ne pas se lasser. Il était 14h30 quand je raccompagnais ce brave soldat, qui était venu me voir pour des maux d’estomac. La cigarette en haute consommation n’est jamais bonne et combiné avec du stress le brave homme avait l’immense joie d’avoir un nouvel ami : l’ulcère ! Je fermai la porte de mon bureau sans le fermer à clés.

Je toisais le nom sur ma tablette, une certaine Lully Cholls, pour des problèmes de mycose… sérieusement ? Pourquoi, elle n’avait pas pris rendez-vous chez le gynéco celle-là ? Je veux bien croire qu’en médecine traditionnelle, nous devons aussi soigner ce genre de désagrément mais bon, c’est quand même le taff des gynécos zut ! Bref, c’est bien un truc que toutes les femmes haïssent par-dessus tout et je la plaignais. Ça devait frotter à fond avec son treillis, puisque la miss était une grisouille.

Vêtue comme souvent de ma longue blouse ouverte, sur un pantalon de couleur clair et une chemise bleu roi, mes escarpins indiquaient ma venue.
« Soldat Lully Cholls ? » Aucune réponse, les patients me regardèrent puis chacun d’entre eux toisa son voisin… Je répétai d’une manière un peu plus vive… mais personne ne se leva. Bon s’il y a bien un truc qui m’agace, c’est quand les patients sont absents. Je soupirai, allant vers la blonde de l’accueil.

« Bérénice, mademoiselle Cholls, a appelée pour annuler son rendez-vous ? »
« Non docteur »
« En mission peut-être ? »
Elle tapota son écran pour trouver le fichier des missions et des personnes alloués…
« Non plus docteur »
« Bon, dans ce cas si elle se pointe, vous lui direz qu’elle aille se faire voir et de prendre rendez-vous chez le Docteur Farez. C’est lui le gynécologue et je n’ai pas que ça à faire ! »
« Euh… bien docteur »

Franchement ? Je m’en fou si ça raison est valable ou non, elle pouvait, devait même prévenir point ! La communication et les politesses sont les bases dans les relations humaines ! Et merde ! Bref, elle m’avait agacée, je n’ai pas de temps à perdre et un autre patient aurait pu profiter de ce créneau. Je repartie donc vers mon bureau, d’un pas énergique. Quand soudainement l’un de mes collègues me happa. Le docteur Roll. Ce beau canadien, qui est tout chose quand il me voit.
« Et bien ! Docteur Roll ! Vous semblez adorer me rentrer dedans… » Mon regard azur se figea sur lui.
« Euh navré j’étais sur ma tablette »
« Hum hum. Faite gaffe je pourrais m’y habituer »
« Moi aussi...» Il devenu rouge pivoine. Je lui fis un rictus, avant de me détourner pour pénétrer dans mon bureau. Ce temps « libre » allait me servir à taper un rapport qui traînait depuis deux jours.

Je fus étonnée de voir la porte de mon office entrouverte… Je ne l’avais pas fermée à clés ok, mais j’avais fermée la porte !

Autant, j’aurais pu me dire que le Dr Roll m’attendait en petite tenue sexy sur mon bureau, pour enfin assouvir son désir ardent de me manger toute crue, ce qui serait plaisant au passage… mais il était encore dans le couloir…hum Panda ? En string Panda ? Non je ne lui avais rien offert à se mettre sur le popotin depuis deux jours et je ne vais pas lui refaire sa garde robe intime. Et puis, il est plus photo ! Non ce n’est pas son genre…

Doudou ? Non plus, remarque, elle m’avait bien déposé la bague sur mon bureau en toute discrétion comme ça, comme une fleur. Mais elle aurait la bienséance de fermer ma porte… Fox ? Non sa majesté suprême, était plutôt du genre discret et il ferme les portes LUI.

Erin alors ? Mouai, elle aurait aussi fermée et ce n’est pas vraiment sa façon de faire. Me restait que Katty et je …et je viens de la croiser à l’instant. Ou bien Blanche, comme elle était revenue… enfin depuis bien longtemps, on ne se parle plus et la froideur de mes remarques l’a calmé et elle ne venait plus m'emmerder ! De toute façon, je ne voulais plus voir sa tête de timbrée !

Suspicieuse, comme jamais, je pénétrais dans le lieu refermant derrière moi la porte, balayant de mon regard de lappy lazuly l’espace. Finalement, mes prunelles tombèrent sur une scène qui mériterait les oscars de la situation ironique. Une blouse avec des jambes… Il n’y a qu’une personne sur cette cité pour faire ça : Nelly Bricks. Immédiatement, je me questionnai : si j’étais en capacité de supporter sa folie ? Oui, ça va je ne suis pas trop énervée pour le moment.
« Bon alors, tu viens me voir car Maman t’a refusée de sortir avec ton n’amoureux ce soir ? »

Nelly Bricks


« NINJA !!! » S’écria-t-elle soudainement en se jetant dans les bras d’Isia.
Elle lui fît câlin d’une douce pression, posant sa joue sur sa poitrine comme pour entendre son petit coeur, puis fît un bond en arrière pour mettre, néanmoins, une petite distance de sécurité.

« Maman, je l’ai pas trouvé ! Pourtant j’ai cherché. Mais je t’ai toi, c’est plus facile, suffit de s’appeler soudainement Cholls et “HOP” je peux te prendre du temps. »
Elle tourna autour d’Isia tout en se lançant dans son monologue.
« Elle sent bon ta blouse tu sais ?!? Et toi aussi tu sens bon ! Elle te l’a déjà dit Maman ? J’aimerai bien sentir pareil moi. J’étais bien quand même sous la blouse ! C’était confortable. Et c’était drôle en plus !!! »
Nelly la regarda avec un regard d’ange.
« J’ai vu Alek !!! Il a un gentil chien. Il grogne un peu, il voulait me manger comme toi avant-hier, Alek aussi d’ailleurs, mais finalement, il l’a pas fait. C’est que j’avais un truc à mettre dans son sac et Louloup a pas du tout aimé. D’ailleurs, lui, il vient ! Il fera macho macho men a mi hermana. Faut surtout pas louper ça ! »

L’hispanique extirpa un petit carton rose recouvert de paillette, un travail d’enfant, sur lequel était inscrit “Invitacion por mi Karola”. C’est avec une grande fierté et une joie d’enfant qu’elle lui tendit le petit objet. Il y avait un gros coeur dessus avec un petit ruban rose. Nelly semblait y mettre tout son “amour” pour la doctoresse.
« Para ti ! Cadeau ! C’est moi qui l'ai fait, c’est beau hein ?!? »

Isia Taylor Laurence


Je fus surprise et à la fois pas vraiment du câlin de Nelly. Un petit sursaut s’empara de mon corps mine de rien… sa technique de Ninja marchait. Je suis quelqu’un de tactile, mais alors elle… c’est impressionnant ! Elle voulait un câlin ? Bon bah elle en aurait un. Ma main tapotait son dos quelques secondes, avant qu’elle fasse des pas en arrière, présumant un coup ? Bof, pas besoin, ce n’est qu’un câlin, tant qu’elle ne m’accroche pas un poisson d’avril.

Elle avait cherchée Pedge ? Pourtant un militaire c’est facile à trouver…Par contre, je roulais des yeux quand elle m’annonça qu’elle avait manigancée pour me prendre du temps. Je soupirai, passant sur le côté, pour marcher vers mon bureau. En passant vers, elle, je lui collai une fessée. Non mais ! Elle veut se comporter comme une gamine, qu’elle assume les sanctions qu’ont donnent aux sales mômes dans son genre !
« Si tu voulais me prendre du temps, tu n’avais qu’à venir le midi ou à la fin de mon service. Cela n’aurait pas impacté mon temps de travail ni désavantagé un patient qui aurait aimé être là ! » Dis-je d’un air un peu trop sévère. « Enfin bon, tu m’épargnes la vue d’une mycose ! ».

Bref, je ne pus vraiment faire plus de pas pour rejoindre le meuble d’assise, puisqu’elle tournait autour de moi telle une petite fée. Je sentais bon ? Tant mieux, ça prouve que le stéréotype des français qui puent, n’est pas vrai !
« Non, elle ne me le dit pas. Mais tu lui feras la suggestion tiens ! » Pedge allait être ravie tiens ! Je regardai ma blouse amusée « Tu veux un doudou ? Prend là, comme ça tu dormiras mieux cette nuit ».

Oula, Nelly me fit les yeux de l’innocence je n’aime pas trop ça…surtout quand elle parle de Panda. Ange + Panda ce n’est pas compatible. Dans un long soupir je haussais les épaules, elle ne m'apprend rien, il m’avait envoyé des mails avec sa pièce jointe scandaleuse.
« Je sais, il me l’a déjà dit. Par contre, tu lui as promis quoi en échange ? Un câlin nocturne ? » Ce fut du cynisme. « Oui super chien est adorable, bien plus que son maître... » Bah tiens, je vois pas pourquoi, il se serait encombré de ne pas avoir quelque chose en échange…à moins que le charme de Nelly ait suffit ? Cela ne serait pas étonnant, elle est très belle avec de jolies formes bien placées. Et notre ours bicolore est connu pour aimer les femmes.

Elle me tendit un carton avec des paillettes et des machins choses digne d’une princesse… le truc girly par excellence et qui me donne envie de vomir des arcs en ciel ! Un ouvrage enfantin, qui laisse supposer de quelques problèmes de maturité. Mais par contre, tout son petite cœur y était…ça en serait presque touchant...si ça avait été pour quelqu'un d’autre. Elle voulait que j’en fasse quoi ? Que je l’accroche dans mon bureau, comme le font les heureux parents quand ils reçoivent un dessin de leur mioche ? … enfin… ce fut donc la fameuse invitation pour l’anniversaire de Karola. Je lui offris une petite moue dubitative.

« Sérieusement Colibri, tu penses vraiment que ça va faire plaisir à Frei ? Tu n’es pas en train de te faire du mal pour rien ? Organiser tout ce bordel, pour une femme qui en aura rien à secouer et qui te fera la gueule en plus de te coller au récurage des latrines ! Tu es mignonne mais pas pour la bonne personne... » Je soupirai, je savais que ce n’était pas gentil de lui dire ça, mais bon, faut bien qu’elle prenne conscience qu’elle organise un anniversaire déjanté à l’une des personnes les plus froides et coincées de la cité ! Son balais est tellement enfoncé dans son cul, qu’elle n’arrive pas à sourire ! Accessoirement je venais de lui trouver un surnom. L’oiseau hyperactif lui convenait bien. Franchement, je ne comprend pas son “amour” pour Frei et son besoin de faire tout ça. La major ne mérite pas ces effusions ni ces efforts.


Nelly Bricks


Nelly sursauta en s’écriant d’un presque joyeux et enfantin “Aïeuuuuuuhhh” en recevant la claque.
Elle suivit Isia en se massant le derrière tout en l’écoutant. Elle souriait à chacun de ses soupirs, de ses propos, de ses dires, visiblement heureuse de pouvoir passer du temps avec elle. Son regard s’égaya davantage lorsqu’elle lui proposa de prendre la veste pour s’en faire un doudou.

« C’est vrai ?!? Tu mens pas ? » Demanda-t-elle en la prenant au mot.
Ni une ni deux, l’hispanique s’empara avec une douceur mal maîtrisée de ce vêtement, peinant à retenir une réelle excitation, alors qu’elle s’en vétissait d’un geste ample. Comme quelqu’un mettant une cape dans un élan théâtral, elle s’emmitoufla chaudement en trépignant de joie. C’était à croire qu’elle en avait eu l’idée mais ne s’était pas exécuté par respect. Et c’est Isia qui lui avait fait le cadeau de permettre cet amusement. Et puisque Nelly était bien plus petite, le vêtement lui donnait clairement l’air d’un enfant essayant les vêtements trop grands des parents pour les imiter.
En même temps, l’hispanique s’empara du stéthoscope qui se trouvait non loin et le déposa autour de sa nuque.

« Quand je serais grande, je ferais docteur comme Papa ! » Mima-t-elle en rigolant.

Elle regarda Isia avec un grand sourire puis se tourna devant le mur, faisant comme si elle s’admirait devant un miroir, tout en prenant des pauses séduisantes.

« Y’a pleins de garçons qui rêvent de toi, c’est sûr ! En plus t’as des belles jambes et tu mets toujours de très belles chaussures. Ils doivent tous rêver que tu viens les rejoindre dans leur lits. Mais même pas ! C’est Walker Texas Môman qui a ça !!! »

Elle délaissa un instant sa fausse présentation en entendant les derniers propos d’Isia. Nelly pinça des lèvres et fit une grimace, comme si elle cherchait une excuse raisonnable, avant de sautiller jusqu’à elle pour lui rendre son stéthoscope.

« Mais tout le monde a le droit à un anniversaire hein ? Et puis, de toute façon, même si elle veut pas montrer que ça lui plait, ça t’empêchera pas de t’amuser avec Alek et môman. Et puis, c’est une bonne occasion de faire la fête !!! Tu aimes bien faire la fête pas vrai ? »

Isia Taylor Laurence


Je lui jetai un petit regard amusé quand elle piailla tel une gamine. Faut dire que je n’y étais pas allé doucement avec mon tacle du fessier. Une fessée de punition ce n’est pas pour faire du bien, sinon ça ne serait pas associé au mot « punition ».

Je ne pensais pas non plus lui faire « autant » plaisir en lui offrant une blouse. De toute façon, je pourrais en avoir d’autre, alors ce n’est pas grave qu’elle m’en prenne une. D’un hochement de tête, je lui confirmais le fait qu’elle pouvait la prendre. Mon regard resta sur ses mouvement digne d’une comédienne. Sa petite taille renforçait l’avis qu’elle n’était qu’une gamine et sa remarque confirma ce fait. Je ricanai amusée, mine de rien, elle est peut-être agaçante mais elle me faisait rire. Elle est barge et la folie ça m’attire.

« Manque de pot, ce fut maman le modèle. » Et elle prit des pauses digne d’une starlette… « Plus en avant la bouche, ça fait bien pétasse comme ça. » fis-je emplie d’ironie mais rien de méchant. Je marchai vers mon bureau, pour m’adosser à celui-ci en croisant les bras, alors qu’elle jouait au docteur et m’informait d’une évidence. J’eue un sourire au coin. Bien sûre qu’on rêve de moi et j’espère bien en faire lever des chapiteaux !

« Oui, ils rêvent tous de moi et certains ont même cette chance qui se concrétise. » Dis-je d’un air pompeux affirmant cela comme si ce fut naturel. Je m’appliquais pour que je sois dans les rêves de chacun, je me levais, pour prendre dans mon tiroir deux sucette au coca, j’en envoyais une sur Nelly. J’ai toujours des bonbons dans mon bureau
« Non, Maman Chuck Norris n’a pas Papa dans son lit. » Oui, je ne suis pas la « copine » de Pedge et elle n’est pas ma petite amie. On se chauffe, on joue, mais il n’y a rien entre nous, sauf un simple jeu stimulant. Mais, je ne suis pas certaine qu’elle comprenne. Après avoir déballé ma sucrerie, je me la collais dans la bouche.

En tout cas ma réplique semblait l’avoir « calmée » un court instant…elle me cherche une excuse non ? Je soupirai, déposant l’enveloppe sur mon bureau. Elle ne répond jamais aux questions, cela doit la gêner. De toute façon, j’ai l’impression, que je pourrais lui dire que Frei cherche à se débarrasser d’elle avec preuve à l’appui qu’elle l’aimerait toujours autant.

« J’aime la fête. Mais pas faire la fête avec une personne qui n’a pour seul ami que son P90. Le major Frei est respecté et non aimée. C’est une femme efficace dans son boulot, la seule chose qu’elle sait réellement faire. Je ne sais pas pourquoi tu t’attaches autant à elle. Mais tu vas finir par te faire du mal. » Je haussai les épaules, c’est son problème et ça m’étonnerai que Doudou s’y rende tiens. « Au fait, tu fais quoi dans le corps de l’armée ? »


Nelly Bricks


« Une friandise !!! Je suis gâtée ! » S’écria Nelly en déballant le bonbon.
La sucette dans la bouche, elle sautilla jusqu’à s’adosser au bureau exactement de la même façon qu’Isia. Toujours vêtue de sa blouse trop grande, elle donnait l’air d’une “mini-moi” en version brunette de la docteur. Étonnamment, elle ne fût pas stupéfaite par sa révélation concernant son étrange relation avec Pedge. Elle se contenta de hausser les épaules d’un air presque benêt en disant :
« Oui, ben vu comme c’était la dernière fois, que je vous ai vu vous faire pleins de bisous-bisous, ça va pas tarder ! Mais surtout, vous attendez de m’avoir mis au lit et que je fasse dodo hein ? Parce que je veux pas voir ça, c’est caca ! »
Elle ricana un moment avant de poser sa tête sur l’épaule d’Isia.

« Mi hermana, je sais qui elle est sous la glace. C’est comme quelqu’un qui m’a élevé. C’est pour ça que je l’aime beaucoup beaucoup. A l’anniversaire, elle fera peut-être la tête, colère et tout, mais quand elle sera toute seule : elle appréciera autant que le bonbon. Mais bon, faut venir hein. Parce que Walker Texas Môman y va donc tu peux pas dire non. Tu peux pas la laisser toute seule sinon c’est quelqu’un d’autre qui va la draguer et ce sera lourd lourd... »
Nelly redressa sa tête lorsqu’elle lui demanda son rôle dans l’armée.

« Je faisais joujou avec les F-302 du vilain méchant Caldwell !!! » Elle mima un pistolet de ses doigts pour faire un “bang” dans le vide. « Moi j’envoyais les missiles pour faire exploser les gros méchants ! Oui, copilote - copilote forever !!! Maintenant, je le suis dans un jumper de la cité. C’est moi qui guide le pilote, qui gère tout le petit vaisseau, son plan de vol, son énergie, ses munitions...c’est marrant ! »
Elle secoua les mains.
« Tout tout tout ce que le pilote ne fait pas, lui. Et puis, en plus, grâce à ça, je peux être avec mi Hermana, toi et môman !!! Une vraie famille : super-cool ! »

Isia Taylor Laurence


Une pile électrique…à elle toute seule elle pourrait alimenter une zone de la cité. Je ne savais pas trop comment me comporter avec cette enfant/adulte. La voilà sautillante prenant la même posture que son « papa ». Tout en faisant tourner ma sucette dans ma bouche avec ma langue, je l’observai. Si quelqu’un décide de rentrer il aurait une image bien marrante… je me croyais dans un dessin animé franchement.

Je venais de l'informer qu’il n’y avait pas de chambre commune entre ses deux parents, qu’elle me sortit la finalité de notre petit jeu. Oui, peut-être bien ou pas. J’ignore si Pedge est réellement attirée par les femmes au point de passer à l’étape suivante, ou si ce n’est qu’un jeu curieux d’une hétéro qui découvre de nouvelles saveurs. Enfin bon, pourquoi se mettre dans des cases sérieusement ?

Personnellement, je n’étais ni hétéro ni lesbienne. Le choix n'était pas possible et trop restrictif, aimant les deux côtés je ne vois pas pourquoi je me qualifierais d’un terme. Mais bon, ça, ça va aussi avec le fait que je n’ai pas une seule personne dans ma vie. Peut-être avais-je un problème avec le « choix » dans la belle et décevante histoire de l’amour ?

« Ne fait pas ta prude, ça te dégoute pas autant j’espère quand c’est un homme ou femme. » Manquerait plus qu’elle soit vierge tiens ! « Et pourquoi c’est caca ? » C’est caca de s’embrasser ou que deux femmes le font ?

Elle s’embarqua dans une explication de ce que ressentait Karola… mouai je ne suis pas convaincue qu’elle puisse être réellement touchée. Bref passons, la seule chose intéressante fut la mention qu’a eu Nelly, sur « quelqu’un qui l’a élevé » ainsi donc elle se projetait ?
« Tu es déjà allé voir un psy ? Ou tu fais comme Papa tu ne les aimes pas ? » La question était quand même légitime, puisque bon, elle avait un comportement des plus étrange et cette fascination pour Frei pouvait s’expliquer par cette enfance un peu dure ? Enfin je suppose qu’elle n’avait pas dû être bien joyeuse.

En tout cas, ma question sur son rôle ici, semblait la remplir de joie, tout semble, dans un sens, la rendre heureuse. Je ne pus m’empêcher de rire quand elle parla du vilain méchant Caldwell. Oh oui, ce sobriquet était à mourir de rire, comme sa petite gestuelle. Je ne sais pas si je serais en confiance avec elle aux commandes…après bon, si elle était chez l’autre crâne d’œuf elle devait avoir un super talent, sa royauté Caldwell 1er, ne s’encombre pas de lopette. Par contre, je suis étonnée qu’il ait gardé Nelly, elle devait lui en faire voir de toute les couleurs et j’en donnerai ma main à couper qu’il avait sorti le champagne pour fêter sa mutation. Et s’il n’avait pas le même problème que Karola, concernant un objet un brin rigide dans le fondement, je l’aurais bien vu envoyé un message à Sheppard du genre : « Voici mon meilleur élément et mon abonnement au prozac. Biiisssouuuuss »

« Une pilote, c’est mal de sniffer l’oxygène concentré tu sais ? Au moins le vol doit être mouvementé avec pareil colibri aux commandes » Je lui fis un rictus amusé. J’étais quand même vache j’arrêtais pas de la clashé gentiment mais de la clashé quand même.
« Mouai…et Frei est aussi ravie que toi ? » mais attend si Frei c’est la sœur de… « Oh mais attend tu ne vas quand même pas me dire qu’en plus je suis le père de Frei dans ton délire de famille heureuse ? »


Nelly Bricks



« Ca veut dire quoi “purde” ??? » Demanda-t-elle en mimant l’enfant à l’excès.
Nelly la regarda un instant, amusée, avant d'ajouter : « Moi, je suis une fille parfaitement innocente...si, c’est vrai ! Je mens pas ! »
Elle quitta joyeusement le bureau pour lui faire face. Elle s’exprima sur le ton de la confidence, une main posée sur le coin de sa bouche en chuchotant doucement, le bâton de la sucette dansant entre ses dents :
« D’ailleurs, les hommes au vestiaire, ils sont super mignons. Quand je suis allé voir Alek, j’en ai vu un qui avait tout un tas de jolis biscotos. Et juste une tite serviette pour cacher le “hum-hum”. C’est qu’il était beau à regarder ! Mais pas à exercer parce que... » Elle laissa sa phrase en suspend pour se regarder. Sa carrure contre celle d’un partenaire tout en muscle ne laissait pas de doutes et l’hispanique sourit de plus belle en constatant qu’Isia s’en était déjà fait l’image.

Nelly posa ensuite ses deux mains croisées sur son coeur lorsqu’elle lui parla du major.
« Mi Hermana !!!! Ben elle a été adopté para ti ! Mais chutttttt…faut pas l’dire, c’est notre ti’secret ! Sinon elle boudera encore plus. »
Elle s’approcha d’Isia avec un regard devenu suppliant.
« Vu qu’il y a Alek et môman, tu viens d’accord ? On fera French Cancan avec les pantalons si tu veux !! Pas de robes, d’accord ? Allez….dit ouiiiiiiiii. »

Isia Taylor Laurence


Elle ne répond pas aux questions…c’est pénible. Très même. Elle me demanda ce que voulais dire « Purde » voilà qu’elle fait des fautes maintenant ! Je roulai des yeux. « [color:2446= palevioletred]Tu iras regarder dans un dictionnaire, comme ça tu auras appris quelques choses aujourd’hui ». Une fille innocente ? Mouai, elle passe à côté de quelque chose si elle ne s’amuse pas avec son corps. Enfin bon, c’est son problème. Mon regard la suivait à chaque mouvement, tel un fauve. Je continuais à consommer ma sucette, pendant qu’elle m'évoque les beaux mecs du vestiaire des gris.
« Les militaires sont super bien foutue oui. » Je m’avançai lui touchant le nez l’œil charmant « Mais toi tu n‘as pas le droit de toucher le « hum hum » des jolis messieurs, car tu es une grisouille ! Mais pas grave, je te raconterais comment c’est avec ton joli mâle. Sauf si c’est caca aussi » Un rictus coquin sur les lèvres pour la bousculer un peu.

Voilà qu’elle me parle de Karola, elle est obsédée par-elle vraiment…je roula des yeux sans rien dire de plus, en reprenant ma place. Je restai de marbre, lors de ses supplications. Elle ne voulait pas répondre à mes questions, alors je ne vais pas m'emmerder à faire de même.
« Ça serait intéressant de voir comment tu conduis une casserole volante. »

Nelly Bricks


« Ca me fait rien si tu vas dans les bras du monsieur tout en muscles à ma place. Moi il me casserait en deux comme une allumette. Et puis souvent...ces gros durs, ils se contrôlent pas et ils te prennent pour une vavache en donnant des coups très forts. Alors bon...je te le laisse ! »
Mais Nelly croisa soudainement les bras, l’air impératrice, ou plutôt boudeuse, avant d’ajouter en s’esquivant à son regard taquin.
« Mais c’est pas sympa pour Môman ça ! Les enfants, ça aime pas voir les parents aller chercher ailleurs, c’est bof-bof ! Surtout que t’as une bague maintenant, c’est pas rien ça ! »

Mais par la suite, lorsqu’Isia lui fît une remarque à propos d’une casserole volante, l’hispanique la regarda avec un sourire à moitié figé, cherchant un moment de quoi il pouvait s’agir, avant de comprendre la référence aux jumpers.
« Un tour pour emmener Papa en ballade, si !!! Ca serait drôle ! On invitera Môman, comme ça ce sera en famille...Mais bon...j’ai pas le gêne moi, pas eu de chance, c’est bête du coup pour un co-pilote ! »
Elle avait baissé les épaules, plutôt vexée par le propre constat qu’elle venait de faire d’elle-même, avant de chasser soudainement cette idée d’un haussement de sourcils et de jouer avec la veste de docteur en fredonnant d’un air joyeux.

Isia Taylor Laurence


Je pouffai un peu, avec l’image de la petite brindille de Nelly se faire briser en deux par monsieur muscle. Elle exagère un peu quand même. Enfin, tout semble être exagéré chez elle. Je sortis ma sucette de ma bouche, pour constater avec aigreur qu’elle était bientôt finie. Sa seconde remarque et son petit air boudeur me fit arquer un sourcil. Elle n’a pas compris ce que je lui avais dit avant ou bien elle fait sa lourde dans l’espoir que je lui dise oui ?
« Papa, il n’est pas fidèle et Papa il est libre. Faut que tu te rentres ça dans le crâne. » Ma voix était sombre. Commence à me gonfler, si elle me sort des vœux de fidélité dans une relation inexistante, je vais lui coller une fessée pour lui remettre les idées en place.

Ma petite proposition d’un voyage dans un jumper avait fait mouche, dérivant du sujet de conversation Hermana forever love love ! Je remis ma sucette dans ma bouche, pour la toiser en croisant les bras d’un air amusée. « Et tu sais ce qu’il faut faire pour l’avoir ? C’est dommage, que là tu n’as pas un super papa, qui peut te l’inoculer…Noonn c’est dommage hin ! » Avec maman… non mais vraiment le petit voyage en mode « famille du bonheur » 100% girl ! Olalala mais …bref.

Nelly Bricks


« Oh ! C’est vrai ??? » S’écria soudainement la jeune femme en écarquillant les yeux.
Elle se rapprocha et fît un tendre câlin à la docteur, serrant ses épaules tout en collant sa tête contre son gentil petit coeur.
« Tu es super gentille ! C’est un beau cadeau, en plus de mon papa adoré, j’aurais plus besoin de demander à un porteur de m’allumer le jumper. Super cool !!! »
Nelly s’écarta pour lui offrir un sourire franc et plein de joie. Elle alla ensuite s’installer sur la table d’auscultation et y balança ses jambes en témoignant de sa gaieté enfantine jusqu’à ce qu’elle remarque Isia s’enquérir d’une seringue.

Là ! Nelly comprit que l’inoculation nécessitait forcément une piqûre. Il ne s’agissait pas simplement d’un traitement à prendre ni de quelques gélules à gober. Non, Isia lui piquerait obligatoirement une aiguille dans le bras et, à cette idée, l’expression de Nelly se décomposa brutalement. Elle fuya les mains d’Isia du regard et se massa machinalement un endroit précis de son avant-bras, comme la dernière fois où elle l’avait menacé avec le sédatif. Sa voix devint plus petite et hésitante alors qu’elle prononçait :
« Mais en même temps...c’est pas si pressé hein. Et puis, peut-être que tu dois regarder mon dossier avant de faire joujou avec mon corps non ? Le gêne, il ne me le faut pas maintenant-maintenant... »
L’hispanique eut un léger mouvement de panique en la voyant approcher et quitta la table d’auscultation pour passer doucement derrière le bureau, un sourire gêné sur le visage. Sa main continuait de masser la partie de son avant-bras.
« Dis papa, il y a pas un autre moyen ? Tu me donnes du sirop plutôt ! C’est bon ça le sirop et ça pique pas ! » Demanda-t-elle doucement en peinant à cacher la peur que lui procurait la vue de cette aiguille.
Isia pourrait dire ce qu’elle veut, Nelly maintenait une certaine distance de sécurité en gardant ce bureau entre elles. Son regard lui-même fuyait dès qu’il croisait l’horrible pointe alors qu’une certaine humidité commençait à s’accumuler au bord de ses paupières. Elle était véritablement sur le point de pleurer et c’était loin d’être du cinéma...

Isia Taylor Laurence


Et c’est repartie un nouveau câlin ! Si elle savait que pour cela il lui fallait une seringue. Je me rappelais bien de sa petite crise et j’eu un doute qu’elle se laisse faire. Après, ce n’est pas par sadisme que je lui proposais, mais pour lui faciliter la vie. Enfin bon, je verrai si elle se cache sous la table. Après qu’elle prenne son courage à deux mains, c’est une adulte !! Qu’elle me fasse le coup de la jeune femme et non de la gamine !
« Oui c’est super cool » fis-je en soupirant, alors que je lui tapotais le dos.
Pendant qu’elle s’installait comme une grande sans que je lui demande, je partie chercher le matériel dans l’une de mes armoires. Ce n’est qu’une formalité, une piqûre un peu douloureuse, puisque le produit était loin d’être agréable et voilà. Je lui posai un garrot, déposant la seringue à côté sur ma déserte que j’avais tiré. Je m’attendais à une réaction de sa part. Son visage se décomposa immédiatement tout en chassant mes mains. Elle se massa l’avant-bras, mouvement typique d’un traumatisme. J’ignora sa première remarque, pour m’avancer vers elle. Mais elle fuit derrière mon bureau. Elle était sur le point de pleurer… sérieusement… Je n’éprouve que peu de pitié, mais avoir autant peur d’un si petit objet me dépite un peu. Ses parents devaient en voir de toutes les couleurs quand ils la vaccinaient.

« Non, il n’y a que ça. Bon Nelly, tu en as la phobie ? » Je déposai la seringue, pour m’approcher d’elle, d’un air rassurant. « Écoute, il faut que tu y passes. Ça te facilitera la vie et tu en as besoin dans le cadre de ton travail. Je peux te mettre une crème qui t’empêchera d’avoir mal et tu fermeras les yeux d’accord ? » Ma voix était plus douce, je voyais bien que ce ne fut pas du cinéma et ce n’est pas la femme qui parle mais le médecin. Après, je ne vais pas insister si elle ne veut pas. Je sais piquer et je fais en sorte que cela ne soit pas trop douloureux.
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avatarInfos√ Arrivée le : 26/01/2016
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Isia Taylor Laurence
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MessageSujet: Re: Des liens du coeur Sam 10 Juin - 1:23
Des liens du coeur entre une tigresse et un colibri
Chronologie 17 mai


Nelly Bricks



« Une phobie, moi ??? Pas du tout ! J’ai...j’ai peur de rien ! » Mentit lamentablement Nelly.
L’hispanique cherchait à dissimuler sa crainte des seringues même s’il était trop tard. Peut-être était-ce par fierté. Ou plutôt parce qu’il s’agissait d’une part de sa véritable personnalité qu’elle ne contrôlait pas pleinement. Entre la dernière fois avec Pedge et Isia ; puis cette tentative d’y échapper aujourd’hui : il était évident qu’elle était percée à jour. Isia s’en était rendue compte avec une grande facilité et ce n’était surement pas la première fois qu’elle faisait face à des phobiques de ce genre.
Nelly hésita longuement devant son discours des plus rassurants. L’effet en était surmultiplié par le fait qu’elle ne l’avait jamais vu aussi gentille à son égard. Dans une quasi-posture d’animal blessé, la jeune femme fixa l’endroit où se trouvait la seringue puis sa belle docteur manipulatrice. Qui sait si ce n’était pas un mensonge ? Car elle ne s’affectait de bien peu de monde à part Maman non ?

Mais cela marcha plutôt bien. Nelly chassa les quelques larmes fugitives d’un revers de manche de sa blouse de médecin puis retourna vers la table d’auscultation. Elle tremblait comme une feuille et n’en menait pas large.
« Tu ne me couperas pas le sein, hein ? » Demanda-t-elle avec une voix étrange.
Après s’être installée sur la table. L’hispanique retira à contrecoeur la veste d’Isia puis retroussa sa manche d’une main fébrile. Le contact même de l’élastique sur son bras la fit sursauter et elle détourna son regard vers le bureau : les jambes contractées, les muscles crispés, la mâchoire serrée.
Et pendant ce temps, elle continuait de masser inconsciemment et de plus en plus vigoureusement son avant-bras. Celui où Isia s'apprêtait à faire à faire la piqûre. La peau commençait à en rougir…

Isia Taylor Laurence


J’avais l’impression d’avoir véritablement un chaton apeuré. Les phobies sont vraiment des sacrées plaies. Avoir autant peur de quelque chose en devenait handicapant. Moi, qui n’éprouve que peu de peur, à cause de mon déficit d’enzyme déclencheuses de ce ressentie, je ne pouvais pas me mettre à sa place. Cela n’était pas un véritable problème, je comprenais néanmoins, qu’il était difficile de surmonter la peur. Même si je trouvais ça bête de se mettre dans pareil état.
J’avais opté pour un ton doux et rassurant, je ne voulais pas la torturer ou la traumatiser et face à ce genre de réaction, il n’y avait pas cinquante milles réactions. Soit être ferme et exiger soit être gentille. Avec Nelly, il fallait aller dans le registre bisounours et je me surpris à l’adopter naturellement. Son comportement enfantin, déclenchait sans qu’on le veuille des réactions parentales, même chez moi, pourtant mon instinct maternelle est très bas. Mais bon, je ne la détestais pas, au final, je l’aimais bien, elle était touchante.
Toute sa panique et le courage qu’elle fit pour venir mettre son popotin sur ma table, était admirable. Je lui tapotai l’épaule, pour lui insuffler un peu plus de vaillance. Elle me surprit en me sortant une connerie… je la toisa étrangement.
« Te couper les seins ? Mais … Nelly c’est une inoculation, pas une ablation mammaire que je vais te faire. Tu n’as pas de cancer ! » Enfin c’est la seule chose qui m’évoquait, c’est dans ce genre de cas, qu’il faut parfois « couper » les seins, lors de cancer, comme la célèbre star Angelina jolie. Je voyais qu’elle touchait encore plus vivement son avant-bras. Ce tic était véritablement soucieux. Je lui attrapais la main pour qu’elle laisse celui-ci tranquille.
« Arrête de faire ça Nelly » ma voix était calme et douce. Je commençais à me dire, que si je lui demandais pourquoi elle parlait de seins ou se tripotait le bras, elle allait encore esquiver. Alors je mis ma curiosité de côté, sous peine d’être frustrée. J’en profitai pour lui faire un garrot. Lui appliquant une crème pour anesthésier la zone où j’allais piquer. Il fallait que ça agisse durant quelques minutes.

Nelly Bricks


« J’ai peur… » Admit Nelly en sentant la chaleur réconfortante d’Isia. « Pourquoi tu n’as jamais peur toi ? »
Elle balança ses jambes en maintenant son regard en direction du bureau. Sa voix trembla un peu alors qu’elle entendait les petits tintements sur la desserte.
« Ils voulaient me les couper quand j’ai eu mes vingt-cinq ans. J’avais mal... »
Nelly haussa des épaules comme une enfant avant d’ajouter en recommençant à se gratter :
« Ils m’ont fait plein de piqûres…trop de piqûres. Tous les jours pendant un an... »
Elle détourna encore plus le regard et s’arracha un peu de peau.
« J’ai peur… »

Isia Taylor Laurence


Elle me confirma qu’elle avait peur, limite elle n’avait pas besoin de le dire, cela se voyait. Elle transpirait de ce fichu sentiment. « Je n’ai pas peur des piqûres » je me doutais que sa question était plutôt sur le général. Après, elle ne pouvait pas savoir que j’avais un problème à ce niveau-là. Enfin, ce problème était assez bénin et plutôt une force, quand on vit une vie aussi dangereuse que la mienne sur Pégase.
Ah ? Tiens donc, il fallait vraiment, que je lise son dossier. Je n’avais pas eu le temps avant. De ses maigres propos, cela confirmait l’hypothèse du cancer. Vingt-cinq ans c’est quand même super jeune. La vie est parfois injuste et vous rappelle sa cruauté rapidement. En vous volant quelqu’un de proche, votre enfance ou comme pour Nelly vos espoirs dans le futur avec une maladie. En tout cas, elle avait été guérie et cela attisa ma curiosité professionnelle. Je me mis en face d’elle, lui tendant les bras.
« Aller viens, ça va te calmer » je lui frottait le dos alors qu’elle se réfugiait dans mes bras. « Le produit n’est pas agréable, mais ça sera vite passé. Avec la crème tu ne sentiras pas la seringue. »

Nelly Bricks


Un câlin d’Isia, ce n’est pas quelque chose qui se refuse.
Nelly accepta de se réfugier dans ces bras rassurants et exerça une pression plus forte pour resserrer son étreinte. Il n’y avait pas d’acte passionné ou sexuel dans cette démarche mais bien un besoin de réconfort et de chaleur humaine que l’espagnole reçu de bon coeur. Et Isia pût sentir combien sa terreur était sérieuse tant elle sentit son frêle corps trembler contre le sien. Sa convalescence et ce traitement mystérieux l’avait peut-être guérie mais à quel prix ? N’était-ce pas, en quelque sorte, avoir troqué la peste contre le choléra ?
Mais cela expliquait maintenant pourquoi Nelly avait réagi aussi vivement lorsqu’elle l’avait menacé d’un sédatif deux jours plus tôt.
Après qu’elle se soit détachée d’Isia, elle reprit sa posture normale avec un sourire espiègle. Puis elle attendit piqûre avec peine.
Comme le lui avait promis Isia, elle ne sentit pas l’aiguille mais bien le produit s’infiltrant dans son organisme, lui brûlant la veine qui faisait office de voie d’entrée.
La jeune femme se raidit subitement et frappa de son poing contre le bord matelassé de la table d’auscultation. Non par une quelconque colère ou violence. Mais surtout pour échapper à cette brusque montée de panique qui lui venait.
Mais la chaleur se dissipa ensuite peu à peu et Nelly hésita longuement, demanda à son amie d’une voix timide :
« C’est…c’est fini ? »

Isia Taylor Laurence


Le colibri tremblait avec une sincérité qui m’aurais convaincue si j’avais émis des doutes sur une comédie possible. Or, cela n’était pas le cas, je sais différencier encore la « vérité » du bon acteur, du moins pour ça. J’en avais tellement vue, malgré mes 36 ans passés. Dans le monde de la médecine, ont à la chance, d’avoir des journées peu ressemblantes et en étant ici, l’originalité était de mise. Et des bons acteurs, mimant des peurs ou des maladies, j’en avais vu par centaines. Je lui frottais le dos. On me prête des travers méchant et incapable de bonté. Or, ce n’est pas parce que j’ai peu d’empathie que je ne peux pas éprouver de la tendresse ou de la compassion. Je ne suis pas un monstre, mais une personne complexe qui donne très peu d’affections, malgré mes gestes tactiles. Une forme de défense, présente depuis bien longtemps. Je ne suis pas docteur pour les pâquerettes ! Si je n’avais pas de cœur, je n’aurais pas pris un métier qui en demandait un minimum !

Dès qu’elle reprit place sur la table, je ne fis pas durer le supplice, piquant l’avant-bras, avec dextérité et précision. Le liquide était moins liquide que le sang et mit un peu de temps à pénétrer dans l’organisme de la jeune femme. Laissant Nelly rager contre le mobilier. En retirant l’aiguille, je lui appliquai un coton avec du sparadrap, puis lui fit un sourire charmant.
« Oui, tu reviens me voir dans une semaine, qu’on regarde si ça à marché. J’espère que cela serait le cas, sinon, je devrais te faire une dernière injection »

Nelly Bricks


L'espagnole avait beaucoup plus de peine à sourire maintenant.
Elle quitta la table d’auscultation en gardant la chemise d’Isia sous son bras et frissonna lorsqu’elle lui parla d’une dernière injection.

« Tu me feras d’autres câlins d’accord ? » Lâcha-t-elle d’une voix timide.

Elle regagna la porte en se disant qu’elle avait assez prit de temps à sa belle docteur manipulatrice puis regarda le bureau où se trouvait encore l’invitation.

« Tu viendras hein ? »

Isia Taylor Laurence

« Oui, si ça t’aide à te détendre » Il fallait vraiment que je lise son dossier. Je crois, que je vais me le prendre entre deux consultations où durant le repas du soir !

Je me dirigeai vers la porte l’ouvrant, avant de faire demi tour et de sortir de mon tiroir la tablette de Nelly « Tiens tu l'avais oubliée ». Alors qu’elle me demandait de son petit air innocent si je viendrais
« Je verrai » Après tout ça sera une surprise pour elle si je viens, enfin je pense faire un tour, juste pour lui faire plaisir à elle. J’allais bien finir par trouver une occupation, comme “tuer” Adam et me foutre de la gueule de Panda.

Je la laissai passer devant moi, marchant quelques mètres à ses côtés, avant de la quitter, pour me rendre en salle d’attente pour mon prochain patient. Je lui fis un signe de main avec un clin d’œil. Parfois Papa n’était pas si méchant !


Nelly Bricks

La blouse toujours sous le bras, Nelly apprécia beaucoup l'intérêt d’Isia et lui déclara presque gaiement :

« On a tous besoin d’un papa comme ti ! »

Puis elle eût un sourire malgré les stigmates encore visible de sa précédente panique et la quitta en sautant à pieds joints. La joie éternelle de Nelly était visiblement revenue.
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END Partie I : Isia/Nelly
Partie II : Pedge/Nelly a la suite

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