Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 
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Sam 10 Juin - 1:22
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Des liens du coeur entre une tigresse et un colibri
Chronologie 27 mai



Nelly Bricks


Nelly s’était approchée discrètement de l’infirmerie.
Grosse zone de danger tu comprends ?!?
Pour les malades, les blessés et tout ça, c’est super bien. Mais pour elle, c’est surtout un tas d’horrible seringues, d’odeur d'hôpital et de désinfectant qui finit par donner un mal de crâne terrible. Et puis, il y a aussi les sbires ! Les horribles sbires supers vigilants de Papa qui traînent partout et pourrait la reconnaître...la pourchasser dans tous les couloirs pour l’attraper. Ils pourraient même révéler sa présence alors que c’est pas du tout nécessaire.

Non, Nelly devait y aller avec adresse et discrétion.
Elle attendait son occasion depuis une bonne quinzaine de minutes pour passer devant l’accueil sans être vu mais la dame se comportait comme une vraie gargouille. Ce n’est qu’à un moment précis, quand un médecin ou une infirmière - elle ne savait pas trop - lui apporta un document à traiter que Nelly se lança. Elle progressa sans sauter à pieds joints, sans courir ni même faire de pas chassés. Elle marcha normalement, comme une militaire des plus classique, et rien que cette action sérieuse la mis très mal à l’aise. Mais la jeune femme finit par passer dans le couloir qu’elle cherchait. Elle hasarda un coup d’oeil dans la salle d’attente où elle trouva plusieurs personnes en train de lire des magazines ou d’écouter leur musique.

La musique.
Deux jours que l’hispanique avait perdu son appareil et elle était déjà en manque. La cigarette, elle s’en moquait pas mal. L’alcool ? Berk, dégueu ! Mais la musique ? La musique !!!! Sûrement qu’elle l’avait égaré pendant qu’elle était prise en otage dans le bureau d’Isia.

Un rire silencieux égaya son visage.
La plupart des gens ici attendaient un autre médecin, elle avait vérifié. Car son heure était arrivée et la belle docteur super manipulatrice viendrait la chercher. Enfin...viendrait chercher un soldat qui n’était pas là !!
Ben oui, hein, Nelly n’allait pas prendre rendez-vous à son nom pour qu’on lui prépare un comité d’accueil à base de sédatifs et de têtes de requin !!! Non, elle avait plutôt trouvé une soeur d’arme super sympa...et pas trés fine...pour échanger son rendez-vous contre un remplacement à la garde de la Porte. Du coup, l’hispanique était devenue, pour cette occasion, mademoiselle Lully Cholls...qui avait prit rendez-vous...à cause de ses mycoses.

Bon...elle l’avait sous-entendu à Nelly, qui n’était nullement intéressée, et n’avait pas insisté en ce qui concerne l’endroit. Fallait espérer que Papa n’allait pas prendre le rendez-vous au mot et s'exécuter même si le patient différait. Nelly eut un frisson à cette idée puis se rendit devant la porte du bureau. C’est là qu’elle l’avait surprise en train de s’amuser avec Walker Texas Môman. Du coup, la jeune femme progressa jusqu’à la porte mais ne l’ouvrit pas cette fois-ci. Elle y plaqua juste son oreille en coinçant sa langue entre ses dents, comme si elle faisait quelque chose qui monopolisait toute sa concentration, puis elle s’esquiva brusquement en se rendant compte que les voix approchaient.

En effet, à peine eut-elle trouvé refuge dans l’angle du couloir que la porte s’ouvrit en laissant échapper la victime d’Isia. Enfin...oui...il avait la tête basse et l’air penaud alors il avait dû souffrir des bons soins de Papa.
D’ailleurs, elle apparut dans le couloir pour se rendre vers la salle d’attente. Nelly en profita pour s’élancer dans le bureau et y entrer tandis que la doctoresse appelerait dans le vide. Et puisque, normalement, elle n’avait pas d’autres patients à cette heure-là...oui, oui...tout est calculé. C’est une mission spéciale et très tendue, qu’est-ce que tu crois !

Nelly était pressée par le temps.
Papa n’allait pas tarder à revenir en pétard. Aussi se mit-elle en quête d’une cachette.
La jeune femme entra dans l’armoire mais trouva que c’était beaucoup trop sombre. Et puis, elle n’avait pas envie de tomber sur des choses compromettantes qui la mettrait encore en colère.

« Pas là !! » Se murmura-t-elle en sortant de l’armoire.

Elle se mit derrière la porte, y resta quelques secondes, puis secoua négativement la tête. Trop évident...

« Re-pas là ! »

Son coeur commença à battre assez fort. Les pas se rapprochaient, la belle docteur super manipulatrice revenait. Nelly regarda à gauche, à droite, en haut et en bas. Non, rien...et surtout pas sous le bureau !!!
Prise par le manque de temps,elle s’élança alors à hauteur de ce porte-manteau sur pied, là où se trouvait l’une des blouses d’Isia, puis y trouva refuge en s'enveloppant. C’est que ça aide d’être fine et aussi petite !

Il y avait donc dans ce bureau...oui, vous ne rêvez pas...une paire de jambes immobiles qui dépassaient d’une blouse suspendue au porte-manteau…rien que ça !

Isia Taylor Laurence


Comme tous les mardi après-midi, j’étais en consultation, sur des petits bobos courants. Ce n’est pas ce que je préfère dans mon métier, adorant largement ouvrir les chairs et y rafistoler les viscères… mais bon, il faut bien changer pour ne pas se lasser. Il était 14h30 quand je raccompagnais ce brave soldat, qui était venu me voir pour des maux d’estomac. La cigarette en haute consommation n’est jamais bonne et combiné avec du stress le brave homme avait l’immense joie d’avoir un nouvel ami : l’ulcère ! Je fermai la porte de mon bureau sans le fermer à clés.

Je toisais le nom sur ma tablette, une certaine Lully Cholls, pour des problèmes de mycose… sérieusement ? Pourquoi, elle n’avait pas pris rendez-vous chez le gynéco celle-là ? Je veux bien croire qu’en médecine traditionnelle, nous devons aussi soigner ce genre de désagrément mais bon, c’est quand même le taff des gynécos zut ! Bref, c’est bien un truc que toutes les femmes haïssent par-dessus tout et je la plaignais. Ça devait frotter à fond avec son treillis, puisque la miss était une grisouille.

Vêtue comme souvent de ma longue blouse ouverte, sur un pantalon de couleur clair et une chemise bleu roi, mes escarpins indiquaient ma venue.
« Soldat Lully Cholls ? » Aucune réponse, les patients me regardèrent puis chacun d’entre eux toisa son voisin… Je répétai d’une manière un peu plus vive… mais personne ne se leva. Bon s’il y a bien un truc qui m’agace, c’est quand les patients sont absents. Je soupirai, allant vers la blonde de l’accueil.

« Bérénice, mademoiselle Cholls, a appelée pour annuler son rendez-vous ? »
« Non docteur »
« En mission peut-être ? »
Elle tapota son écran pour trouver le fichier des missions et des personnes alloués…
« Non plus docteur »
« Bon, dans ce cas si elle se pointe, vous lui direz qu’elle aille se faire voir et de prendre rendez-vous chez le Docteur Farez. C’est lui le gynécologue et je n’ai pas que ça à faire ! »
« Euh… bien docteur »

Franchement ? Je m’en fou si ça raison est valable ou non, elle pouvait, devait même prévenir point ! La communication et les politesses sont les bases dans les relations humaines ! Et merde ! Bref, elle m’avait agacée, je n’ai pas de temps à perdre et un autre patient aurait pu profiter de ce créneau. Je repartie donc vers mon bureau, d’un pas énergique. Quand soudainement l’un de mes collègues me happa. Le docteur Roll. Ce beau canadien, qui est tout chose quand il me voit.
« Et bien ! Docteur Roll ! Vous semblez adorer me rentrer dedans… » Mon regard azur se figea sur lui.
« Euh navré j’étais sur ma tablette »
« Hum hum. Faite gaffe je pourrais m’y habituer »
« Moi aussi...» Il devenu rouge pivoine. Je lui fis un rictus, avant de me détourner pour pénétrer dans mon bureau. Ce temps « libre » allait me servir à taper un rapport qui traînait depuis deux jours.

Je fus étonnée de voir la porte de mon office entrouverte… Je ne l’avais pas fermée à clés ok, mais j’avais fermée la porte !

Autant, j’aurais pu me dire que le Dr Roll m’attendait en petite tenue sexy sur mon bureau, pour enfin assouvir son désir ardent de me manger toute crue, ce qui serait plaisant au passage… mais il était encore dans le couloir…hum Panda ? En string Panda ? Non je ne lui avais rien offert à se mettre sur le popotin depuis deux jours et je ne vais pas lui refaire sa garde robe intime. Et puis, il est plus photo ! Non ce n’est pas son genre…

Doudou ? Non plus, remarque, elle m’avait bien déposé la bague sur mon bureau en toute discrétion comme ça, comme une fleur. Mais elle aurait la bienséance de fermer ma porte… Fox ? Non sa majesté suprême, était plutôt du genre discret et il ferme les portes LUI.

Erin alors ? Mouai, elle aurait aussi fermée et ce n’est pas vraiment sa façon de faire. Me restait que Katty et je …et je viens de la croiser à l’instant. Ou bien Blanche, comme elle était revenue… enfin depuis bien longtemps, on ne se parle plus et la froideur de mes remarques l’a calmé et elle ne venait plus m'emmerder ! De toute façon, je ne voulais plus voir sa tête de timbrée !

Suspicieuse, comme jamais, je pénétrais dans le lieu refermant derrière moi la porte, balayant de mon regard de lappy lazuly l’espace. Finalement, mes prunelles tombèrent sur une scène qui mériterait les oscars de la situation ironique. Une blouse avec des jambes… Il n’y a qu’une personne sur cette cité pour faire ça : Nelly Bricks. Immédiatement, je me questionnai : si j’étais en capacité de supporter sa folie ? Oui, ça va je ne suis pas trop énervée pour le moment.
« Bon alors, tu viens me voir car Maman t’a refusée de sortir avec ton n’amoureux ce soir ? »

Nelly Bricks


« NINJA !!! » S’écria-t-elle soudainement en se jetant dans les bras d’Isia.
Elle lui fît câlin d’une douce pression, posant sa joue sur sa poitrine comme pour entendre son petit coeur, puis fît un bond en arrière pour mettre, néanmoins, une petite distance de sécurité.

« Maman, je l’ai pas trouvé ! Pourtant j’ai cherché. Mais je t’ai toi, c’est plus facile, suffit de s’appeler soudainement Cholls et “HOP” je peux te prendre du temps. »
Elle tourna autour d’Isia tout en se lançant dans son monologue.
« Elle sent bon ta blouse tu sais ?!? Et toi aussi tu sens bon ! Elle te l’a déjà dit Maman ? J’aimerai bien sentir pareil moi. J’étais bien quand même sous la blouse ! C’était confortable. Et c’était drôle en plus !!! »
Nelly la regarda avec un regard d’ange.
« J’ai vu Alek !!! Il a un gentil chien. Il grogne un peu, il voulait me manger comme toi avant-hier, Alek aussi d’ailleurs, mais finalement, il l’a pas fait. C’est que j’avais un truc à mettre dans son sac et Louloup a pas du tout aimé. D’ailleurs, lui, il vient ! Il fera macho macho men a mi hermana. Faut surtout pas louper ça ! »

L’hispanique extirpa un petit carton rose recouvert de paillette, un travail d’enfant, sur lequel était inscrit “Invitacion por mi Karola”. C’est avec une grande fierté et une joie d’enfant qu’elle lui tendit le petit objet. Il y avait un gros coeur dessus avec un petit ruban rose. Nelly semblait y mettre tout son “amour” pour la doctoresse.
« Para ti ! Cadeau ! C’est moi qui l'ai fait, c’est beau hein ?!? »

Isia Taylor Laurence


Je fus surprise et à la fois pas vraiment du câlin de Nelly. Un petit sursaut s’empara de mon corps mine de rien… sa technique de Ninja marchait. Je suis quelqu’un de tactile, mais alors elle… c’est impressionnant ! Elle voulait un câlin ? Bon bah elle en aurait un. Ma main tapotait son dos quelques secondes, avant qu’elle fasse des pas en arrière, présumant un coup ? Bof, pas besoin, ce n’est qu’un câlin, tant qu’elle ne m’accroche pas un poisson d’avril.

Elle avait cherchée Pedge ? Pourtant un militaire c’est facile à trouver…Par contre, je roulais des yeux quand elle m’annonça qu’elle avait manigancée pour me prendre du temps. Je soupirai, passant sur le côté, pour marcher vers mon bureau. En passant vers, elle, je lui collai une fessée. Non mais ! Elle veut se comporter comme une gamine, qu’elle assume les sanctions qu’ont donnent aux sales mômes dans son genre !
« Si tu voulais me prendre du temps, tu n’avais qu’à venir le midi ou à la fin de mon service. Cela n’aurait pas impacté mon temps de travail ni désavantagé un patient qui aurait aimé être là ! » Dis-je d’un air un peu trop sévère. « Enfin bon, tu m’épargnes la vue d’une mycose ! ».

Bref, je ne pus vraiment faire plus de pas pour rejoindre le meuble d’assise, puisqu’elle tournait autour de moi telle une petite fée. Je sentais bon ? Tant mieux, ça prouve que le stéréotype des français qui puent, n’est pas vrai !
« Non, elle ne me le dit pas. Mais tu lui feras la suggestion tiens ! » Pedge allait être ravie tiens ! Je regardai ma blouse amusée « Tu veux un doudou ? Prend là, comme ça tu dormiras mieux cette nuit ».

Oula, Nelly me fit les yeux de l’innocence je n’aime pas trop ça…surtout quand elle parle de Panda. Ange + Panda ce n’est pas compatible. Dans un long soupir je haussais les épaules, elle ne m'apprend rien, il m’avait envoyé des mails avec sa pièce jointe scandaleuse.
« Je sais, il me l’a déjà dit. Par contre, tu lui as promis quoi en échange ? Un câlin nocturne ? » Ce fut du cynisme. « Oui super chien est adorable, bien plus que son maître... » Bah tiens, je vois pas pourquoi, il se serait encombré de ne pas avoir quelque chose en échange…à moins que le charme de Nelly ait suffit ? Cela ne serait pas étonnant, elle est très belle avec de jolies formes bien placées. Et notre ours bicolore est connu pour aimer les femmes.

Elle me tendit un carton avec des paillettes et des machins choses digne d’une princesse… le truc girly par excellence et qui me donne envie de vomir des arcs en ciel ! Un ouvrage enfantin, qui laisse supposer de quelques problèmes de maturité. Mais par contre, tout son petite cœur y était…ça en serait presque touchant...si ça avait été pour quelqu'un d’autre. Elle voulait que j’en fasse quoi ? Que je l’accroche dans mon bureau, comme le font les heureux parents quand ils reçoivent un dessin de leur mioche ? … enfin… ce fut donc la fameuse invitation pour l’anniversaire de Karola. Je lui offris une petite moue dubitative.

« Sérieusement Colibri, tu penses vraiment que ça va faire plaisir à Frei ? Tu n’es pas en train de te faire du mal pour rien ? Organiser tout ce bordel, pour une femme qui en aura rien à secouer et qui te fera la gueule en plus de te coller au récurage des latrines ! Tu es mignonne mais pas pour la bonne personne... » Je soupirai, je savais que ce n’était pas gentil de lui dire ça, mais bon, faut bien qu’elle prenne conscience qu’elle organise un anniversaire déjanté à l’une des personnes les plus froides et coincées de la cité ! Son balais est tellement enfoncé dans son cul, qu’elle n’arrive pas à sourire ! Accessoirement je venais de lui trouver un surnom. L’oiseau hyperactif lui convenait bien. Franchement, je ne comprend pas son “amour” pour Frei et son besoin de faire tout ça. La major ne mérite pas ces effusions ni ces efforts.


Nelly Bricks


Nelly sursauta en s’écriant d’un presque joyeux et enfantin “Aïeuuuuuuhhh” en recevant la claque.
Elle suivit Isia en se massant le derrière tout en l’écoutant. Elle souriait à chacun de ses soupirs, de ses propos, de ses dires, visiblement heureuse de pouvoir passer du temps avec elle. Son regard s’égaya davantage lorsqu’elle lui proposa de prendre la veste pour s’en faire un doudou.

« C’est vrai ?!? Tu mens pas ? » Demanda-t-elle en la prenant au mot.
Ni une ni deux, l’hispanique s’empara avec une douceur mal maîtrisée de ce vêtement, peinant à retenir une réelle excitation, alors qu’elle s’en vétissait d’un geste ample. Comme quelqu’un mettant une cape dans un élan théâtral, elle s’emmitoufla chaudement en trépignant de joie. C’était à croire qu’elle en avait eu l’idée mais ne s’était pas exécuté par respect. Et c’est Isia qui lui avait fait le cadeau de permettre cet amusement. Et puisque Nelly était bien plus petite, le vêtement lui donnait clairement l’air d’un enfant essayant les vêtements trop grands des parents pour les imiter.
En même temps, l’hispanique s’empara du stéthoscope qui se trouvait non loin et le déposa autour de sa nuque.

« Quand je serais grande, je ferais docteur comme Papa ! » Mima-t-elle en rigolant.

Elle regarda Isia avec un grand sourire puis se tourna devant le mur, faisant comme si elle s’admirait devant un miroir, tout en prenant des pauses séduisantes.

« Y’a pleins de garçons qui rêvent de toi, c’est sûr ! En plus t’as des belles jambes et tu mets toujours de très belles chaussures. Ils doivent tous rêver que tu viens les rejoindre dans leur lits. Mais même pas ! C’est Walker Texas Môman qui a ça !!! »

Elle délaissa un instant sa fausse présentation en entendant les derniers propos d’Isia. Nelly pinça des lèvres et fit une grimace, comme si elle cherchait une excuse raisonnable, avant de sautiller jusqu’à elle pour lui rendre son stéthoscope.

« Mais tout le monde a le droit à un anniversaire hein ? Et puis, de toute façon, même si elle veut pas montrer que ça lui plait, ça t’empêchera pas de t’amuser avec Alek et môman. Et puis, c’est une bonne occasion de faire la fête !!! Tu aimes bien faire la fête pas vrai ? »

Isia Taylor Laurence


Je lui jetai un petit regard amusé quand elle piailla tel une gamine. Faut dire que je n’y étais pas allé doucement avec mon tacle du fessier. Une fessée de punition ce n’est pas pour faire du bien, sinon ça ne serait pas associé au mot « punition ».

Je ne pensais pas non plus lui faire « autant » plaisir en lui offrant une blouse. De toute façon, je pourrais en avoir d’autre, alors ce n’est pas grave qu’elle m’en prenne une. D’un hochement de tête, je lui confirmais le fait qu’elle pouvait la prendre. Mon regard resta sur ses mouvement digne d’une comédienne. Sa petite taille renforçait l’avis qu’elle n’était qu’une gamine et sa remarque confirma ce fait. Je ricanai amusée, mine de rien, elle est peut-être agaçante mais elle me faisait rire. Elle est barge et la folie ça m’attire.

« Manque de pot, ce fut maman le modèle. » Et elle prit des pauses digne d’une starlette… « Plus en avant la bouche, ça fait bien pétasse comme ça. » fis-je emplie d’ironie mais rien de méchant. Je marchai vers mon bureau, pour m’adosser à celui-ci en croisant les bras, alors qu’elle jouait au docteur et m’informait d’une évidence. J’eue un sourire au coin. Bien sûre qu’on rêve de moi et j’espère bien en faire lever des chapiteaux !

« Oui, ils rêvent tous de moi et certains ont même cette chance qui se concrétise. » Dis-je d’un air pompeux affirmant cela comme si ce fut naturel. Je m’appliquais pour que je sois dans les rêves de chacun, je me levais, pour prendre dans mon tiroir deux sucette au coca, j’en envoyais une sur Nelly. J’ai toujours des bonbons dans mon bureau
« Non, Maman Chuck Norris n’a pas Papa dans son lit. » Oui, je ne suis pas la « copine » de Pedge et elle n’est pas ma petite amie. On se chauffe, on joue, mais il n’y a rien entre nous, sauf un simple jeu stimulant. Mais, je ne suis pas certaine qu’elle comprenne. Après avoir déballé ma sucrerie, je me la collais dans la bouche.

En tout cas ma réplique semblait l’avoir « calmée » un court instant…elle me cherche une excuse non ? Je soupirai, déposant l’enveloppe sur mon bureau. Elle ne répond jamais aux questions, cela doit la gêner. De toute façon, j’ai l’impression, que je pourrais lui dire que Frei cherche à se débarrasser d’elle avec preuve à l’appui qu’elle l’aimerait toujours autant.

« J’aime la fête. Mais pas faire la fête avec une personne qui n’a pour seul ami que son P90. Le major Frei est respecté et non aimée. C’est une femme efficace dans son boulot, la seule chose qu’elle sait réellement faire. Je ne sais pas pourquoi tu t’attaches autant à elle. Mais tu vas finir par te faire du mal. » Je haussai les épaules, c’est son problème et ça m’étonnerai que Doudou s’y rende tiens. « Au fait, tu fais quoi dans le corps de l’armée ? »


Nelly Bricks


« Une friandise !!! Je suis gâtée ! » S’écria Nelly en déballant le bonbon.
La sucette dans la bouche, elle sautilla jusqu’à s’adosser au bureau exactement de la même façon qu’Isia. Toujours vêtue de sa blouse trop grande, elle donnait l’air d’une “mini-moi” en version brunette de la docteur. Étonnamment, elle ne fût pas stupéfaite par sa révélation concernant son étrange relation avec Pedge. Elle se contenta de hausser les épaules d’un air presque benêt en disant :
« Oui, ben vu comme c’était la dernière fois, que je vous ai vu vous faire pleins de bisous-bisous, ça va pas tarder ! Mais surtout, vous attendez de m’avoir mis au lit et que je fasse dodo hein ? Parce que je veux pas voir ça, c’est caca ! »
Elle ricana un moment avant de poser sa tête sur l’épaule d’Isia.

« Mi hermana, je sais qui elle est sous la glace. C’est comme quelqu’un qui m’a élevé. C’est pour ça que je l’aime beaucoup beaucoup. A l’anniversaire, elle fera peut-être la tête, colère et tout, mais quand elle sera toute seule : elle appréciera autant que le bonbon. Mais bon, faut venir hein. Parce que Walker Texas Môman y va donc tu peux pas dire non. Tu peux pas la laisser toute seule sinon c’est quelqu’un d’autre qui va la draguer et ce sera lourd lourd... »
Nelly redressa sa tête lorsqu’elle lui demanda son rôle dans l’armée.

« Je faisais joujou avec les F-302 du vilain méchant Caldwell !!! » Elle mima un pistolet de ses doigts pour faire un “bang” dans le vide. « Moi j’envoyais les missiles pour faire exploser les gros méchants ! Oui, copilote - copilote forever !!! Maintenant, je le suis dans un jumper de la cité. C’est moi qui guide le pilote, qui gère tout le petit vaisseau, son plan de vol, son énergie, ses munitions...c’est marrant ! »
Elle secoua les mains.
« Tout tout tout ce que le pilote ne fait pas, lui. Et puis, en plus, grâce à ça, je peux être avec mi Hermana, toi et môman !!! Une vraie famille : super-cool ! »

Isia Taylor Laurence


Une pile électrique…à elle toute seule elle pourrait alimenter une zone de la cité. Je ne savais pas trop comment me comporter avec cette enfant/adulte. La voilà sautillante prenant la même posture que son « papa ». Tout en faisant tourner ma sucette dans ma bouche avec ma langue, je l’observai. Si quelqu’un décide de rentrer il aurait une image bien marrante… je me croyais dans un dessin animé franchement.

Je venais de l'informer qu’il n’y avait pas de chambre commune entre ses deux parents, qu’elle me sortit la finalité de notre petit jeu. Oui, peut-être bien ou pas. J’ignore si Pedge est réellement attirée par les femmes au point de passer à l’étape suivante, ou si ce n’est qu’un jeu curieux d’une hétéro qui découvre de nouvelles saveurs. Enfin bon, pourquoi se mettre dans des cases sérieusement ?

Personnellement, je n’étais ni hétéro ni lesbienne. Le choix n'était pas possible et trop restrictif, aimant les deux côtés je ne vois pas pourquoi je me qualifierais d’un terme. Mais bon, ça, ça va aussi avec le fait que je n’ai pas une seule personne dans ma vie. Peut-être avais-je un problème avec le « choix » dans la belle et décevante histoire de l’amour ?

« Ne fait pas ta prude, ça te dégoute pas autant j’espère quand c’est un homme ou femme. » Manquerait plus qu’elle soit vierge tiens ! « Et pourquoi c’est caca ? » C’est caca de s’embrasser ou que deux femmes le font ?

Elle s’embarqua dans une explication de ce que ressentait Karola… mouai je ne suis pas convaincue qu’elle puisse être réellement touchée. Bref passons, la seule chose intéressante fut la mention qu’a eu Nelly, sur « quelqu’un qui l’a élevé » ainsi donc elle se projetait ?
« Tu es déjà allé voir un psy ? Ou tu fais comme Papa tu ne les aimes pas ? » La question était quand même légitime, puisque bon, elle avait un comportement des plus étrange et cette fascination pour Frei pouvait s’expliquer par cette enfance un peu dure ? Enfin je suppose qu’elle n’avait pas dû être bien joyeuse.

En tout cas, ma question sur son rôle ici, semblait la remplir de joie, tout semble, dans un sens, la rendre heureuse. Je ne pus m’empêcher de rire quand elle parla du vilain méchant Caldwell. Oh oui, ce sobriquet était à mourir de rire, comme sa petite gestuelle. Je ne sais pas si je serais en confiance avec elle aux commandes…après bon, si elle était chez l’autre crâne d’œuf elle devait avoir un super talent, sa royauté Caldwell 1er, ne s’encombre pas de lopette. Par contre, je suis étonnée qu’il ait gardé Nelly, elle devait lui en faire voir de toute les couleurs et j’en donnerai ma main à couper qu’il avait sorti le champagne pour fêter sa mutation. Et s’il n’avait pas le même problème que Karola, concernant un objet un brin rigide dans le fondement, je l’aurais bien vu envoyé un message à Sheppard du genre : « Voici mon meilleur élément et mon abonnement au prozac. Biiisssouuuuss »

« Une pilote, c’est mal de sniffer l’oxygène concentré tu sais ? Au moins le vol doit être mouvementé avec pareil colibri aux commandes » Je lui fis un rictus amusé. J’étais quand même vache j’arrêtais pas de la clashé gentiment mais de la clashé quand même.
« Mouai…et Frei est aussi ravie que toi ? » mais attend si Frei c’est la sœur de… « Oh mais attend tu ne vas quand même pas me dire qu’en plus je suis le père de Frei dans ton délire de famille heureuse ? »


Nelly Bricks



« Ca veut dire quoi “purde” ??? » Demanda-t-elle en mimant l’enfant à l’excès.
Nelly la regarda un instant, amusée, avant d'ajouter : « Moi, je suis une fille parfaitement innocente...si, c’est vrai ! Je mens pas ! »
Elle quitta joyeusement le bureau pour lui faire face. Elle s’exprima sur le ton de la confidence, une main posée sur le coin de sa bouche en chuchotant doucement, le bâton de la sucette dansant entre ses dents :
« D’ailleurs, les hommes au vestiaire, ils sont super mignons. Quand je suis allé voir Alek, j’en ai vu un qui avait tout un tas de jolis biscotos. Et juste une tite serviette pour cacher le “hum-hum”. C’est qu’il était beau à regarder ! Mais pas à exercer parce que... » Elle laissa sa phrase en suspend pour se regarder. Sa carrure contre celle d’un partenaire tout en muscle ne laissait pas de doutes et l’hispanique sourit de plus belle en constatant qu’Isia s’en était déjà fait l’image.

Nelly posa ensuite ses deux mains croisées sur son coeur lorsqu’elle lui parla du major.
« Mi Hermana !!!! Ben elle a été adopté para ti ! Mais chutttttt…faut pas l’dire, c’est notre ti’secret ! Sinon elle boudera encore plus. »
Elle s’approcha d’Isia avec un regard devenu suppliant.
« Vu qu’il y a Alek et môman, tu viens d’accord ? On fera French Cancan avec les pantalons si tu veux !! Pas de robes, d’accord ? Allez….dit ouiiiiiiiii. »

Isia Taylor Laurence


Elle ne répond pas aux questions…c’est pénible. Très même. Elle me demanda ce que voulais dire « Purde » voilà qu’elle fait des fautes maintenant ! Je roulai des yeux. « [color:b05d= palevioletred]Tu iras regarder dans un dictionnaire, comme ça tu auras appris quelques choses aujourd’hui ». Une fille innocente ? Mouai, elle passe à côté de quelque chose si elle ne s’amuse pas avec son corps. Enfin bon, c’est son problème. Mon regard la suivait à chaque mouvement, tel un fauve. Je continuais à consommer ma sucette, pendant qu’elle m'évoque les beaux mecs du vestiaire des gris.
« Les militaires sont super bien foutue oui. » Je m’avançai lui touchant le nez l’œil charmant « Mais toi tu n‘as pas le droit de toucher le « hum hum » des jolis messieurs, car tu es une grisouille ! Mais pas grave, je te raconterais comment c’est avec ton joli mâle. Sauf si c’est caca aussi » Un rictus coquin sur les lèvres pour la bousculer un peu.

Voilà qu’elle me parle de Karola, elle est obsédée par-elle vraiment…je roula des yeux sans rien dire de plus, en reprenant ma place. Je restai de marbre, lors de ses supplications. Elle ne voulait pas répondre à mes questions, alors je ne vais pas m'emmerder à faire de même.
« Ça serait intéressant de voir comment tu conduis une casserole volante. »

Nelly Bricks


« Ca me fait rien si tu vas dans les bras du monsieur tout en muscles à ma place. Moi il me casserait en deux comme une allumette. Et puis souvent...ces gros durs, ils se contrôlent pas et ils te prennent pour une vavache en donnant des coups très forts. Alors bon...je te le laisse ! »
Mais Nelly croisa soudainement les bras, l’air impératrice, ou plutôt boudeuse, avant d’ajouter en s’esquivant à son regard taquin.
« Mais c’est pas sympa pour Môman ça ! Les enfants, ça aime pas voir les parents aller chercher ailleurs, c’est bof-bof ! Surtout que t’as une bague maintenant, c’est pas rien ça ! »

Mais par la suite, lorsqu’Isia lui fît une remarque à propos d’une casserole volante, l’hispanique la regarda avec un sourire à moitié figé, cherchant un moment de quoi il pouvait s’agir, avant de comprendre la référence aux jumpers.
« Un tour pour emmener Papa en ballade, si !!! Ca serait drôle ! On invitera Môman, comme ça ce sera en famille...Mais bon...j’ai pas le gêne moi, pas eu de chance, c’est bête du coup pour un co-pilote ! »
Elle avait baissé les épaules, plutôt vexée par le propre constat qu’elle venait de faire d’elle-même, avant de chasser soudainement cette idée d’un haussement de sourcils et de jouer avec la veste de docteur en fredonnant d’un air joyeux.

Isia Taylor Laurence


Je pouffai un peu, avec l’image de la petite brindille de Nelly se faire briser en deux par monsieur muscle. Elle exagère un peu quand même. Enfin, tout semble être exagéré chez elle. Je sortis ma sucette de ma bouche, pour constater avec aigreur qu’elle était bientôt finie. Sa seconde remarque et son petit air boudeur me fit arquer un sourcil. Elle n’a pas compris ce que je lui avais dit avant ou bien elle fait sa lourde dans l’espoir que je lui dise oui ?
« Papa, il n’est pas fidèle et Papa il est libre. Faut que tu te rentres ça dans le crâne. » Ma voix était sombre. Commence à me gonfler, si elle me sort des vœux de fidélité dans une relation inexistante, je vais lui coller une fessée pour lui remettre les idées en place.

Ma petite proposition d’un voyage dans un jumper avait fait mouche, dérivant du sujet de conversation Hermana forever love love ! Je remis ma sucette dans ma bouche, pour la toiser en croisant les bras d’un air amusée. « Et tu sais ce qu’il faut faire pour l’avoir ? C’est dommage, que là tu n’as pas un super papa, qui peut te l’inoculer…Noonn c’est dommage hin ! » Avec maman… non mais vraiment le petit voyage en mode « famille du bonheur » 100% girl ! Olalala mais …bref.

Nelly Bricks


« Oh ! C’est vrai ??? » S’écria soudainement la jeune femme en écarquillant les yeux.
Elle se rapprocha et fît un tendre câlin à la docteur, serrant ses épaules tout en collant sa tête contre son gentil petit coeur.
« Tu es super gentille ! C’est un beau cadeau, en plus de mon papa adoré, j’aurais plus besoin de demander à un porteur de m’allumer le jumper. Super cool !!! »
Nelly s’écarta pour lui offrir un sourire franc et plein de joie. Elle alla ensuite s’installer sur la table d’auscultation et y balança ses jambes en témoignant de sa gaieté enfantine jusqu’à ce qu’elle remarque Isia s’enquérir d’une seringue.

Là ! Nelly comprit que l’inoculation nécessitait forcément une piqûre. Il ne s’agissait pas simplement d’un traitement à prendre ni de quelques gélules à gober. Non, Isia lui piquerait obligatoirement une aiguille dans le bras et, à cette idée, l’expression de Nelly se décomposa brutalement. Elle fuya les mains d’Isia du regard et se massa machinalement un endroit précis de son avant-bras, comme la dernière fois où elle l’avait menacé avec le sédatif. Sa voix devint plus petite et hésitante alors qu’elle prononçait :
« Mais en même temps...c’est pas si pressé hein. Et puis, peut-être que tu dois regarder mon dossier avant de faire joujou avec mon corps non ? Le gêne, il ne me le faut pas maintenant-maintenant... »
L’hispanique eut un léger mouvement de panique en la voyant approcher et quitta la table d’auscultation pour passer doucement derrière le bureau, un sourire gêné sur le visage. Sa main continuait de masser la partie de son avant-bras.
« Dis papa, il y a pas un autre moyen ? Tu me donnes du sirop plutôt ! C’est bon ça le sirop et ça pique pas ! » Demanda-t-elle doucement en peinant à cacher la peur que lui procurait la vue de cette aiguille.
Isia pourrait dire ce qu’elle veut, Nelly maintenait une certaine distance de sécurité en gardant ce bureau entre elles. Son regard lui-même fuyait dès qu’il croisait l’horrible pointe alors qu’une certaine humidité commençait à s’accumuler au bord de ses paupières. Elle était véritablement sur le point de pleurer et c’était loin d’être du cinéma...

Isia Taylor Laurence


Et c’est repartie un nouveau câlin ! Si elle savait que pour cela il lui fallait une seringue. Je me rappelais bien de sa petite crise et j’eu un doute qu’elle se laisse faire. Après, ce n’est pas par sadisme que je lui proposais, mais pour lui faciliter la vie. Enfin bon, je verrai si elle se cache sous la table. Après qu’elle prenne son courage à deux mains, c’est une adulte !! Qu’elle me fasse le coup de la jeune femme et non de la gamine !
« Oui c’est super cool » fis-je en soupirant, alors que je lui tapotais le dos.
Pendant qu’elle s’installait comme une grande sans que je lui demande, je partie chercher le matériel dans l’une de mes armoires. Ce n’est qu’une formalité, une piqûre un peu douloureuse, puisque le produit était loin d’être agréable et voilà. Je lui posai un garrot, déposant la seringue à côté sur ma déserte que j’avais tiré. Je m’attendais à une réaction de sa part. Son visage se décomposa immédiatement tout en chassant mes mains. Elle se massa l’avant-bras, mouvement typique d’un traumatisme. J’ignora sa première remarque, pour m’avancer vers elle. Mais elle fuit derrière mon bureau. Elle était sur le point de pleurer… sérieusement… Je n’éprouve que peu de pitié, mais avoir autant peur d’un si petit objet me dépite un peu. Ses parents devaient en voir de toutes les couleurs quand ils la vaccinaient.

« Non, il n’y a que ça. Bon Nelly, tu en as la phobie ? » Je déposai la seringue, pour m’approcher d’elle, d’un air rassurant. « Écoute, il faut que tu y passes. Ça te facilitera la vie et tu en as besoin dans le cadre de ton travail. Je peux te mettre une crème qui t’empêchera d’avoir mal et tu fermeras les yeux d’accord ? » Ma voix était plus douce, je voyais bien que ce ne fut pas du cinéma et ce n’est pas la femme qui parle mais le médecin. Après, je ne vais pas insister si elle ne veut pas. Je sais piquer et je fais en sorte que cela ne soit pas trop douloureux.
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Sam 10 Juin - 1:23
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Des liens du coeur entre une tigresse et un colibri
Chronologie 27 mai


Nelly Bricks



« Une phobie, moi ??? Pas du tout ! J’ai...j’ai peur de rien ! » Mentit lamentablement Nelly.
L’hispanique cherchait à dissimuler sa crainte des seringues même s’il était trop tard. Peut-être était-ce par fierté. Ou plutôt parce qu’il s’agissait d’une part de sa véritable personnalité qu’elle ne contrôlait pas pleinement. Entre la dernière fois avec Pedge et Isia ; puis cette tentative d’y échapper aujourd’hui : il était évident qu’elle était percée à jour. Isia s’en était rendue compte avec une grande facilité et ce n’était surement pas la première fois qu’elle faisait face à des phobiques de ce genre.
Nelly hésita longuement devant son discours des plus rassurants. L’effet en était surmultiplié par le fait qu’elle ne l’avait jamais vu aussi gentille à son égard. Dans une quasi-posture d’animal blessé, la jeune femme fixa l’endroit où se trouvait la seringue puis sa belle docteur manipulatrice. Qui sait si ce n’était pas un mensonge ? Car elle ne s’affectait de bien peu de monde à part Maman non ?

Mais cela marcha plutôt bien. Nelly chassa les quelques larmes fugitives d’un revers de manche de sa blouse de médecin puis retourna vers la table d’auscultation. Elle tremblait comme une feuille et n’en menait pas large.
« Tu ne me couperas pas le sein, hein ? » Demanda-t-elle avec une voix étrange.
Après s’être installée sur la table. L’hispanique retira à contrecoeur la veste d’Isia puis retroussa sa manche d’une main fébrile. Le contact même de l’élastique sur son bras la fit sursauter et elle détourna son regard vers le bureau : les jambes contractées, les muscles crispés, la mâchoire serrée.
Et pendant ce temps, elle continuait de masser inconsciemment et de plus en plus vigoureusement son avant-bras. Celui où Isia s'apprêtait à faire à faire la piqûre. La peau commençait à en rougir…

Isia Taylor Laurence


J’avais l’impression d’avoir véritablement un chaton apeuré. Les phobies sont vraiment des sacrées plaies. Avoir autant peur de quelque chose en devenait handicapant. Moi, qui n’éprouve que peu de peur, à cause de mon déficit d’enzyme déclencheuses de ce ressentie, je ne pouvais pas me mettre à sa place. Cela n’était pas un véritable problème, je comprenais néanmoins, qu’il était difficile de surmonter la peur. Même si je trouvais ça bête de se mettre dans pareil état.
J’avais opté pour un ton doux et rassurant, je ne voulais pas la torturer ou la traumatiser et face à ce genre de réaction, il n’y avait pas cinquante milles réactions. Soit être ferme et exiger soit être gentille. Avec Nelly, il fallait aller dans le registre bisounours et je me surpris à l’adopter naturellement. Son comportement enfantin, déclenchait sans qu’on le veuille des réactions parentales, même chez moi, pourtant mon instinct maternelle est très bas. Mais bon, je ne la détestais pas, au final, je l’aimais bien, elle était touchante.
Toute sa panique et le courage qu’elle fit pour venir mettre son popotin sur ma table, était admirable. Je lui tapotai l’épaule, pour lui insuffler un peu plus de vaillance. Elle me surprit en me sortant une connerie… je la toisa étrangement.
« Te couper les seins ? Mais … Nelly c’est une inoculation, pas une ablation mammaire que je vais te faire. Tu n’as pas de cancer ! » Enfin c’est la seule chose qui m’évoquait, c’est dans ce genre de cas, qu’il faut parfois « couper » les seins, lors de cancer, comme la célèbre star Angelina jolie. Je voyais qu’elle touchait encore plus vivement son avant-bras. Ce tic était véritablement soucieux. Je lui attrapais la main pour qu’elle laisse celui-ci tranquille.
« Arrête de faire ça Nelly » ma voix était calme et douce. Je commençais à me dire, que si je lui demandais pourquoi elle parlait de seins ou se tripotait le bras, elle allait encore esquiver. Alors je mis ma curiosité de côté, sous peine d’être frustrée. J’en profitai pour lui faire un garrot. Lui appliquant une crème pour anesthésier la zone où j’allais piquer. Il fallait que ça agisse durant quelques minutes.

Nelly Bricks


« J’ai peur… » Admit Nelly en sentant la chaleur réconfortante d’Isia. « Pourquoi tu n’as jamais peur toi ? »
Elle balança ses jambes en maintenant son regard en direction du bureau. Sa voix trembla un peu alors qu’elle entendait les petits tintements sur la desserte.
« Ils voulaient me les couper quand j’ai eu mes vingt-cinq ans. J’avais mal... »
Nelly haussa des épaules comme une enfant avant d’ajouter en recommençant à se gratter :
« Ils m’ont fait plein de piqûres…trop de piqûres. Tous les jours pendant un an... »
Elle détourna encore plus le regard et s’arracha un peu de peau.
« J’ai peur… »

Isia Taylor Laurence


Elle me confirma qu’elle avait peur, limite elle n’avait pas besoin de le dire, cela se voyait. Elle transpirait de ce fichu sentiment. « Je n’ai pas peur des piqûres » je me doutais que sa question était plutôt sur le général. Après, elle ne pouvait pas savoir que j’avais un problème à ce niveau-là. Enfin, ce problème était assez bénin et plutôt une force, quand on vit une vie aussi dangereuse que la mienne sur Pégase.
Ah ? Tiens donc, il fallait vraiment, que je lise son dossier. Je n’avais pas eu le temps avant. De ses maigres propos, cela confirmait l’hypothèse du cancer. Vingt-cinq ans c’est quand même super jeune. La vie est parfois injuste et vous rappelle sa cruauté rapidement. En vous volant quelqu’un de proche, votre enfance ou comme pour Nelly vos espoirs dans le futur avec une maladie. En tout cas, elle avait été guérie et cela attisa ma curiosité professionnelle. Je me mis en face d’elle, lui tendant les bras.
« Aller viens, ça va te calmer » je lui frottait le dos alors qu’elle se réfugiait dans mes bras. « Le produit n’est pas agréable, mais ça sera vite passé. Avec la crème tu ne sentiras pas la seringue. »

Nelly Bricks


Un câlin d’Isia, ce n’est pas quelque chose qui se refuse.
Nelly accepta de se réfugier dans ces bras rassurants et exerça une pression plus forte pour resserrer son étreinte. Il n’y avait pas d’acte passionné ou sexuel dans cette démarche mais bien un besoin de réconfort et de chaleur humaine que l’espagnole reçu de bon coeur. Et Isia pût sentir combien sa terreur était sérieuse tant elle sentit son frêle corps trembler contre le sien. Sa convalescence et ce traitement mystérieux l’avait peut-être guérie mais à quel prix ? N’était-ce pas, en quelque sorte, avoir troqué la peste contre le choléra ?
Mais cela expliquait maintenant pourquoi Nelly avait réagi aussi vivement lorsqu’elle l’avait menacé d’un sédatif deux jours plus tôt.
Après qu’elle se soit détachée d’Isia, elle reprit sa posture normale avec un sourire espiègle. Puis elle attendit piqûre avec peine.
Comme le lui avait promis Isia, elle ne sentit pas l’aiguille mais bien le produit s’infiltrant dans son organisme, lui brûlant la veine qui faisait office de voie d’entrée.
La jeune femme se raidit subitement et frappa de son poing contre le bord matelassé de la table d’auscultation. Non par une quelconque colère ou violence. Mais surtout pour échapper à cette brusque montée de panique qui lui venait.
Mais la chaleur se dissipa ensuite peu à peu et Nelly hésita longuement, demanda à son amie d’une voix timide :
« C’est…c’est fini ? »

Isia Taylor Laurence


Le colibri tremblait avec une sincérité qui m’aurais convaincue si j’avais émis des doutes sur une comédie possible. Or, cela n’était pas le cas, je sais différencier encore la « vérité » du bon acteur, du moins pour ça. J’en avais tellement vue, malgré mes 36 ans passés. Dans le monde de la médecine, ont à la chance, d’avoir des journées peu ressemblantes et en étant ici, l’originalité était de mise. Et des bons acteurs, mimant des peurs ou des maladies, j’en avais vu par centaines. Je lui frottais le dos. On me prête des travers méchant et incapable de bonté. Or, ce n’est pas parce que j’ai peu d’empathie que je ne peux pas éprouver de la tendresse ou de la compassion. Je ne suis pas un monstre, mais une personne complexe qui donne très peu d’affections, malgré mes gestes tactiles. Une forme de défense, présente depuis bien longtemps. Je ne suis pas docteur pour les pâquerettes ! Si je n’avais pas de cœur, je n’aurais pas pris un métier qui en demandait un minimum !

Dès qu’elle reprit place sur la table, je ne fis pas durer le supplice, piquant l’avant-bras, avec dextérité et précision. Le liquide était moins liquide que le sang et mit un peu de temps à pénétrer dans l’organisme de la jeune femme. Laissant Nelly rager contre le mobilier. En retirant l’aiguille, je lui appliquai un coton avec du sparadrap, puis lui fit un sourire charmant.
« Oui, tu reviens me voir dans une semaine, qu’on regarde si ça à marché. J’espère que cela serait le cas, sinon, je devrais te faire une dernière injection »

Nelly Bricks


L'espagnole avait beaucoup plus de peine à sourire maintenant.
Elle quitta la table d’auscultation en gardant la chemise d’Isia sous son bras et frissonna lorsqu’elle lui parla d’une dernière injection.

« Tu me feras d’autres câlins d’accord ? » Lâcha-t-elle d’une voix timide.

Elle regagna la porte en se disant qu’elle avait assez prit de temps à sa belle docteur manipulatrice puis regarda le bureau où se trouvait encore l’invitation.

« Tu viendras hein ? »

Isia Taylor Laurence

« Oui, si ça t’aide à te détendre » Il fallait vraiment que je lise son dossier. Je crois, que je vais me le prendre entre deux consultations où durant le repas du soir !

Je me dirigeai vers la porte l’ouvrant, avant de faire demi tour et de sortir de mon tiroir la tablette de Nelly « Tiens tu l'avais oubliée ». Alors qu’elle me demandait de son petit air innocent si je viendrais
« Je verrai » Après tout ça sera une surprise pour elle si je viens, enfin je pense faire un tour, juste pour lui faire plaisir à elle. J’allais bien finir par trouver une occupation, comme “tuer” Adam et me foutre de la gueule de Panda.

Je la laissai passer devant moi, marchant quelques mètres à ses côtés, avant de la quitter, pour me rendre en salle d’attente pour mon prochain patient. Je lui fis un signe de main avec un clin d’œil. Parfois Papa n’était pas si méchant !


Nelly Bricks

La blouse toujours sous le bras, Nelly apprécia beaucoup l'intérêt d’Isia et lui déclara presque gaiement :

« On a tous besoin d’un papa comme ti ! »

Puis elle eût un sourire malgré les stigmates encore visible de sa précédente panique et la quitta en sautant à pieds joints. La joie éternelle de Nelly était visiblement revenue.
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END Partie I : Isia/Nelly
Partie II : Pedge/Nelly a la suite

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Jeu 31 Aoû - 19:49
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Chronologie : Après la mission Magna...



Après avoir prit du temps à Isia au cours de l’après-midi en s’étant faite passée pour une patiente, Nelly se mis en tête de retrouver Pedge plus sérieusement. Suite à son affectation et au travail qu’on commençait à lui donner, isoler la militaire était devenu beaucoup plus compliqué. S’informer sur elle éveillait toujours les soupçons puisque la mentalité fantasque de Nelly jurait fortement sur les habitudes du sergent-maître. Avec ce qu’il lui était arrivé et les bruits de couloir qui circulaient à son sujet depuis Magna, les gens craignaient légitimement une mauvaise réaction vis à vis de son exubérance. Tout ceux qui pouvaient la renseigner se contentaient d’un froncement de sourcils avant de demander pourquoi une co-pilote désirait savoir “où elle était”.

Mais bon, à force de de patience et de persévérance, une brave âme finit par lui donner l’information. Walker Texas Môman était à la piscine en train de faire des longueurs. Elle avait apparemment fini une mission d'entraînement sur le campement athosien et le jeune soldat charitable qui avait accepté de lui répondre avait ajouté que cela n’avait été facile ni pour elle, ni pour lui.
Enfin, en même temps, lui était recouvert de terre et de poussière. L’idée qu’elle ait pu faire un exercice très rude physiquement et mentalement à leurs côtés n’arrêta nullement l’hispanique qui s’élança en direction de la piscine intérieure....sans oublier de lui avoir fait une bise pour le remercier.
Le jeune soldat la regarda s’éloigner en clignant des yeux, dubitatif, et regretta immédiatement de l’avoir renseigné.

C’est ainsi que Nelly retrouva la trace de Pedgy.
Elle fît d’abord un détour par ses quartiers afin de récupérer quelques affaires puis s’élança au pas de course vers la piscine. C’est qu’il ne fallait pas la louper la militaire sinon Nelly recommencerait à la chercher pendant des heures.
Elle se changea donc dans le vestiaire des femmes pour un maillot de bain deux pièces, d’un rose pétard trop vif, et alla ensuite s’installer sur les transats avec un calepin et un crayon à papier. Il y avait du monde à ce moment-là, une bonne vingtaine de personnes dont la moitié sur les transats à discuter. Mais l’hispanique s’en moqua parfaitement, cherchant du regard sa “mère de coeur” avant de finalement trouver une femme pleinement impliquée dans ses longueurs.
Non mais sérieusement ! Même ce moment détente, elle le passait dans un excès d'assiduité ? Mais elle ne se relâchait donc jamais ? C’était une terminatorette comme Karola !

Le regard de Nelly suivit très joyeusement Pedge en action alors qu’elle notait quelque chose sur son calepin, son regard se posant par moment sur les autres personnes aux alentours. C’est qu’à la piscine, il devait y avoir pleins de dragueurs !
Finalement, l’ennui commença à la cisailler et Nelly trépigna de plus en plus. Cherchant par moment à attirer l’attention de Pedge sans réussir à la capter. Alors elle s’élança en courant dangereusement jusqu’au bord du bassin en gueulant un joyeux « PEDGYYYY» puis la catastrophe arriva !

Ses pieds glissèrent sur les derniers mètres. Elle battit inutilement des bras en cherchant à retrouver vainement son équilibre, puis elle partit droit sur la militaire encore en train de faire ses longueurs.

« Attention !!!! AHHH ! »

ET BIM !
Nelly atterrit sur la militaire en s’enfonçant sous la surface avec elle. Après l’avoir malencontreusement attiré dans son sillage, elle remonta soudainement à la surface en toussant, démontrant qu’elle avait partiellement bu la tasse, et battit des bras n’importe comment en espérant rester à la surface.

« Désolée ! Désolée ! Désolée ! Désolée ! » Se répéta-t-elle sous le coup d’une fausse panique alors qu’elle se reprenait et s’essuyait les yeux.

A moitié aveuglée, elle chercha Pedge du regard, craignant d’avoir attiré sa colère puis ajouta rapidement, comment si elle avait trouvé la parade :

« C’est pas ma faute à moi ! On m’a poussé et je suis tombée sur toi ! C’est pas fait exprès !!! »

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Jeu 31 Aoû - 20:03
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C’était agréable de faire des longueurs. Pedge passait du temps dans cet endroit de la cité afin de décompresser après des missions ou des entrainements un peu trop rudes pour son corps. L’eau avait le mérite de faire travailler les muscles en souplesse, sans à coup. Cela permettait aussi de les étirer, et il n’y avait rien de tel quand on avait des courbatures que d’aller nager un peu. Gainée dans son maillot de bain deux pièces noir tout ce qu’il y a de plus classique, la jeune femme faisait donc de la brasse tranquillement, alternant les allers et retours entre les deux bords les plus longs. Oui, elle ne savait pas se détendre sans faire de l’exercice, comme si elle avait besoin d’évacuer le trop plein d’énergie, sauf que dans son cas, cela consistait surtout à se vider la tête et à se canaliser. Elle avait passé deux jours sur le continent dans le cadre d’un stage de survie avec de la bleusaille, et cela avait été éprouvant pour certain. Néanmoins, cette expérience était enrichissante, et elle était toujours satisfaite de constater qu’ils ressortaient de là plus soudés que jamais. C’était aussi le but, en plus de leur faire apprendre des concepts théoriques sur la survie en terrain hostile.

Sans parler qu’elle avait toujours un mal de chien à passer outre son statut d’ancienne torturée et qui l’affligeait plus qu’elle ne voulait le reconnaître. En venant à la piscine, elle s’exposait au regard des autres et ainsi, elle était obligée d'être forte pour ne rien montrer. Elle pensait qu'ainsi elle se sentirait mieux plus rapidement. Elle cherchait simplement de la normalité, de la tranquillité, pour ne pas revivre des scènes folles.

Le sixième sens de Pedge aurait dû l’avertir du danger éminent qui se profilait à l’horizon, en la qualité du soldat Nelly Bricks. Seulement voilà, maintenant, elle s’était mise à faire de la brasse coulée avec ardeur, augmentant le rythme pour que ça fasse mal ! Du coup, elle ne la vit pas entrer et s’installer sur un des transats. Il y avait déjà du monde, ce qui n’aidait en rien. Qui plus est, elle devait plutôt faire attention aux gens qui étaient dans l’eau qu’à ceux situés à l’extérieur. Son nom déformé crié un peu trop joyeusement attira directement son attention, et elle se stabilisa pour voir débouler une hispanique qui ne se contenta pas de s’arrêter au bord du bassin, non. Elle lui sauta carrément dessus ! Mais qu’est-ce qui ne tournait pas rond chez elle ?! Pedge fit les gros yeux mais elle ne pouvait pas faire grand chose d’autre que de prendre un popotin latinos sur le coin de la tronche. Elle eut à peine le temps de mettre les mains devant elle pour essayer d'atténuer le choc qu’elles s’enfoncèrent sous l’eau suite à l’impact.

La texane remonta plus rapidement que son homologue, et elle se hissa sur le bord en se tenant le nez à deux doigts. Il lui faisait super mal. Ses yeux, brillants de larmes, (et ce n'était pas à cause du chlore), toisèrent durement la jeune femme qui battait exagérément des bras. Elle n’allait quand même pas lui faire croire qu’en plus d’être attardée, elle ne savait pas nager quand même ? Pedge était en colère, et ce n’était pas près de redescendre quand elle constata qu’un filet rouge coulait sur la paume de sa main qui tenait son pif. Elle saignait de sa cavité nasale. Super. Elle espérait simplement qu’il n’était pas cassé. Il y avait peu de chance cela dit.

« Vous feriez bien d’assumer vos actes pour une fois Bricks, plutôt que d’accuser le fantôme de la piscine. Il n’y avait personne derrière vous. C’est pas possible d’être un boulet pareil ! », fulmina la jeune femme en se levant pour rejoindre sa serviette. Elle devait éviter de foutre des globules rouge partout. Qui plus est, l’action idiote de sa subordonnée avait attiré tous les regards sur elles, et Pedge n’aimait pas être le centre de l’attention, surtout quand un esclandre se profilait. Elle tourna le dos aux autres, ayant choisi un transat dans un coin pour disposer sa serviette. Elle prit place dessus, assise, les pieds tournés l’un vers l’autre, les genoux également, et ses deux coudes posés sur ses cuisses soutenant la serviette qu’elle s’était collée sur les nasaux. Généralement, elle ne saignait pas longtemps du nez quand elle prenait un coup. Instinctivement, elle le fit bouger légèrement à droite puis à gauche, ne sentant pas spécialement de douleur vive. Il n’était pas cassé, et c’était déjà une bonne nouvelle. Ses cheveux détachés et trempés terminaient d’encadrer son minois niché au milieu de sa serviette, si bien que seuls ses yeux étaient vraiment visibles.

Instinctivement, la soldate passa ses doigts sur son épaule. Un pansement translucide laissait voir une peau fermée par de la colle, vestige d’un impact de balle qui était en train de se ressouder petit à petit. Pedge faisait de la natation pour éviter que son bras ne s’ankylose dans l’écharpe qu’elle devait porter le reste du temps. Ce n’était pas un caprice, mais bien une volonté du kiné qui s’occupait de la rééducation.

Elle espérait que la soldate en profiterait pour prendre le large plutôt que de venir essayer de faire porter la faute sur quelqu’un d’autre en cherchant des prétextes à la con.

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Ven 1 Sep - 16:57
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La colère de Pedge frappa Nelly en plein visage. Son sourire naturel se réduisit alors qu’elle clignait des yeux, seul signe que ses propos l’avait piqué en plein coeur. Autant elle se fichait de ce que pouvait penser les autres. Mais que “Walker Texas Môman” la traite ouvertement de boulet en la quittant, c’était affreusement blessant. Nelly se rappela néanmoins des terribles épreuves qu’elle avait du vivre et se demanda un instant si sa propre réaction n’aurait pas été pire. Après tout, c’était plutôt récent et elle résistait plutôt bien pour ce qu’on racontait de son cauchemar. Bien d’autre seraient devenus fous ou démobilisés. Mais pas elle !
Bon, elle ne se voyait pas dire à Pedge : “T’es plutôt en forme pour une nana qui s’est fait manger plein de fois. T’es vachement solide, tu es mon héroïne tu sais ?!?”
Du coup, il valait mieux ne pas en rajouter et voler sous les radars, le temps que sa colère descende.

Accrochée au bord du bassin, Nelly suivit du regard le sergent avec une mine vexée et la regarda s’écarter. Elle s’installait dans l’angle au fond de la piscine, se tournant vers le mur dans l’espoir de s’arracher aux regards.

Nelly quitta l’eau à son tour, récupéra son calepin et sa serviette, puis accrocha les regards d’un groupe d’hommes allongés sur les transats. Ils souriaient bêtement.

« Kesskiaaaaa ! y’aaaaa un problemmmm ? » S’écria-t-elle exagérément en secouant les bras en guise de défi. « Terminado le spectacle ! »

Puis Nelly approcha lentement de Pedge. Très lentement, faisant attention à chacun de ses pas. Il aurait été plus horrible de glisser de nouveau et atterrir sur la jeune femme. Non, là, la prudence était de mise.
« Tu vas avoir froid... » Fît-elle d’une petite voix en posant délicatement sa serviette sur ses épaules et son dos. Le geste trahissait subtilement son désir de compassion sur le sujet tabou.

L’hispanique la contourna pour lui faire face et s’installa sur un transat en face. Elle cherchait quoi dire mais n’en menait pas large. Elle garda le silence un moment avant de reprendre :

« Je voulais pas faire mal tu sais mam...euh...Pedgy ? Mais il pousse fort ce fantôme invisible. Il m’a fait glisser les pieds ! Faut que je me fasse perdonar, si ??? »

Elle leva le regard, dans une expression d’intense réflexion, avant d’avoir un éclair. Son regard brilla et elle tendit ses mains vers l’avant, comme pour lui dire “attends ! Bouge pas ! J’ai trouvé !”.

« Ah, ça y est ! Tu n’auras rien à faire, promis ! Mira...»

Nelly se redressa puis, se tenant bien droit et mimant un air d’intense sévérité, elle vociféra d’une voix plus faible et discrète, un doigt menaçant en l’air :

« Soldat Nelly ! Vous me ferez cinquante pompes, nom de dieu !!! »
« Sergent, oui sergent ! » Répondit-elle en faisant un parfait salut militaire à Pedge.

Puis sans qu’elle n’eût à dire un mot de plus, elle se plaça de côté puis débuta sa série de pompes à la sauce militaire. La jeune femme s’exprima de son air enfantin et guilleret. Sa voix achurée par ses efforts :

« Tu sais. Il y a...han...plein de garçons qui...qui te matent ! Ouf...c’est que t’es bonita en plus et...ha...et en plus...olala c’est dur...en plus on voit tous tes muscles qui...ouf...qui bougent sous l’eau...Tu devrais penser à ...à faire los fotos de charme. En plus avec...hou...avec ton uniforme d'apparat..ouf...ce serait tellement sexy... mais...han...Papa serait surement très...très...trèèèèèèès jaloux. »

Elle fît une pause de quelques secondes, arrivée à vingt, avant de reprendre..

« J’ai fais des petits bâtons... pour les compter sur mon calepin, tu sais. Tu veux voir ?!? Et...et j’ai fais une croix pour ceux qui regardait... que ton popotin ! »

Sa vitesse se réduisit, signe qu’elle faiblissait à sa trentième pompe.

« J’aimerai...j’aimerai bien avoir tes abdos...han...et tes épaules...oh...et tes cheveux aussi...ha. Mais...mais pas tes fesses...ni...oulala j’en peux plus... »

La jeune femme se crispa en atteignant la quarantième. Elle alla de moins en moins bas et son dos commença à se voûter dangereusement. Ses bras tremblaient et elle suait à travers l’humidité de la piscine. Nelly n’en pouvait plus.

« Tu voudras bien aller comer au mess avec moi, dis ??? La piscine ça creuse toujours ! Et puis je t’offrirai un gâteau pour les excusas ! »

Elle reprit très lentement ses pompes, la qualité ayant largement baissé. Quarante-huit...quarante-neuf...quarante-neuf et demi...quarante-neuf trois quart...et cinquante !!!

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Pedge était encore en train de ruminer quand elle sentit qu’on la couvrait, aussitôt suivi par la voix désormais familière de l’hispanique complètement délurée. Cette dernière passa devant elle pour tirer un transat et s’asseoir, afin de lui faire face. La texane s’était raidit en sentant le tissu toucher son corps parsemé de gouttes d’eau qu’elle n’avait pas pris le temps de sécher. Et maintenant que Nelly le disait, elle avait la chair de poule. La sensation de chaleur fut agréable et c’est sans doute pourquoi elle ne chassa ni la serviette, ni Bricks. Elle se contenta de rester légèrement voûtée, les deux coudes sur ses cuisses, masquées par son drap de bain qu’elle tenait toujours sur son nez et qui pendait mollement devant elle. Ses yeux lançaient des éclairs de revoir celle qui était à l’origine de son écoulement nasal, mais de la voir chercher ses mots en faisant profil bas eu tendance à calmer quelque peu la jeune femme.

Elle recommença à parler, reprenant son expression de fantôme. Pedge poussa un soupir en levant les yeux au ciel, tout en ne répondant pas. Elle n’en avait pas envie et elle préférait attendre que son saignement de nez passe. Puis ce fut le sketch. L’autre se redressa soudain, ayant apparemment une idée pour se punir, et elle mima un échange entre un supérieur et sa propre personne, avant de commencer à faire des pompes. Pour ses nerfs, Pedge préférait se dire que le sergent qu’elle imitait n’était pas elle.

N’empêche, elle commença à les faire, ses pompes. L’américaine la regardait faire. C’était ridicule dans son maillot de bain, mais cela avait le mérite de souligner ses rondeurs et ses formes, ainsi que ses muscles qui travaillaient lors de l’exercice. Elle était bien foutue cette garce. Sans trop le vouloir, Pedge la reluqua, et elle dû faire un effort pour se concentrer sur le flot de parole qu’elle était en train de débiter, tout en faisant ses pompes. Même en plein effort elle parlait ! C’était impensable quand même.

L’instinct de prédation revenait en force. C'était une bonne chose mine de rien car cela pouvait laisser sous entendre que son esprit de compétition revenait tout comme son habitude à vouloir dominer quelqu'un pour s’imposer. Une habitude qu’elle semblait avoir perdu et ayant opéré un repli plus important vers elle même, se coupant des autres un temps pour ne pas se confronter à eux, de peur d'être faible. La colère arrangeait parfois certaines choses même si la cause de celle ci était différente de ce qui devrait la provoquer. Bref, la voir se mouvoir de la sorte, à ses pieds, avait tendance à titiller Pedge qui se serait bien collée à elle dans son dos pour apprécier à leur juste valeur les délicats contours de l’hispanique. Au lieu de ça, elle retira sa serviette de son nez qui avait arrêté de couler, constatant les dégâts sur le tissu imbibé de sang.

Elle la laissait parler et faire ses pompes. Plus le nombre augmentait, plus elle en chiait, et cela se voyait. Néanmoins, elle n’abandonna pas. Elle était en train de lui raconter que les mecs de la piscine étaient en train de la mater, tout en lui exposant les qualités physiques qu’elle aimerait bien avoir si elle pouvait les lui piquer. Quand elle arriva à la cinquantième, Pedge baissa les bras sur ses cuisses, toujours un peu vouté pour conserver la serviette de bain qu’elle avait sur le dos. Au final, elle était bien, même si son pif lui semblait énorme au milieu de son visage, mais ce n’était sûrement qu’une impression due à l’hématome.

« Repos soldat Bricks », lâcha-t-elle en parlant un peu du nez. « Vous seriez moins à la peine si vous parliez moins. » Elle plissa les lèvres dans un petit rictus contrit. « Franchement, vous n’avez rien à m’envier. Vous êtes bien foutue. »

Elle se leva, tout en défaisant le tissu qu’elle avait dans le dos pour le tendre à sa vis-à-vis. Même si elle ne l’avait pas relancé sur les hommes qui manifestement la regardaient, parce qu’au final, ça ne l’intéressait pas et qu’elle trouvait ça fantasque de la part de la soldate, Pedge se sentait désormais épiée. Elle était venue ici pour chercher un regard normal sur elle, et maintenant elle avait l’impression que tout le monde la voyait comme ce qu’elle était devenue : une vendue, une traîtresse, une chose avec laquelle on pouvait jouer. « Allons au mess. J’ai des globules rouges à reconstituer. » Elle ne savait pas pourquoi elle avait accepté, sentant que ça allait être pénible et agaçant, mais la voir transpirer pour s’excuser alors qu’elle n’avait rien demandé avait quelque chose de… touchant. Ou alors, c’était parce qu’elle avait combiné ça avec son air enfantin, plein d’innocence, elle n’en savait rien. Mais du coup, elle avait envie de faire passer cet angélisme chez ce soldat. C’était intriguant, et franchement, ça titillait sévèrement son instinct de prédatrice. Nelly avait le comportement d’une proie qui demandait qu’à se faire manger. Tout ce qu'il fallait à Pedge pour se (re)faire les dents.

Elle devait passer par la douche avant toute chose, et se changer pour porter une tenue plus décente pour déambuler dans la cité. N’empêche, quand elle passa sur le rebord de la piscine pour se diriger vers les vestiaires, elle ne put s’empêcher de regarder ici et là si un homme ne la regardait pas. Au final, c’était plutôt flatteur, même si elle n’arrivait pas à se départir du sentiment qu’elle était à son tour une proie. Elle savait à qui en parler mais encore fallait elle qu’elle en ait le courage.

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Nelly était tellement heureuse de pouvoir passer du temps avec Pedge qu’elle la surpassa de vitesse dans la douche et les vestiaires. Peu importe le temps que prit le sergent-maître, elle retrouva l’hispanique devant l’entrée des vestiaires, en tenue militaire, un sac dans le dos, avec un sourire angélique en la voyant débarquer.
Elle tenait entre ses mains une carte rose vif avec des paillettes et des rubans sur lequel était inscrit “invitacion por mi madre de corazon”. Nelly la tenait serré contre son coeur et sautillait sur place, trépignant d’impatience. Elle reprit soudainement un aspect plus adulte et discret en laissant passer deux personnes qui comptaient entrer dans la piscine, dissimulant temporairement l’objet comme si elle voulait éviter qu’ils la convoitent, avant de revenir sur Pedge en faisant des bonds à pied joint.

« Para ti... » Fît-elle en lui tendant l’invitation avec une gaieté mal contrôlée. « C’est beau hein...je l’ai fais moi-même, rien que pour toi ! »

Elle agrippa Pedge en passant un bras sous le sien. En l’accrochant ainsi sous son coude comme le stéréotype du “bras dessus dessous”, elle l’attira en direction du mess. Elle se rendit compte beaucoup trop tard, en entendant une plainte finement dissimulée de la part de Pedge, qu’elle avait choisi le mauvais côté. C’était son bras blessé !!!
Nelly changea de position immédiatement en essayant de faire profil bas. Elle enchaîna sur un nouveau sujet pour changer la done :

« Tu sais qu’Alek et Isia, ils ont dit oui ?...Tu vas pas les laisser tout seuls hein ! Tu viendras toi aussi ?!? »

Elle tourna à l’angle du couloir en prenant un pas cadencé. Du genre “à gauche, gauche !” et atteignit le téléporteur.

« Même si tu veux pas faire ça pour mi hermana, tu peux quand même passer un bon moment avec les autres ! Il y aura un concours avec une bagarre d’oreillers et aussi un duel en équilibre au-dessus d’une piscine remplie de boules en plastique...Le premier en tête, y donnera un gage à celui de son choix. Ah oui, et tu sais que les garçons feront streaptease por mi hermana ? »

Elle se pencha pour lui chuchoter à l’oreille en toute confidence :

« Faut bien trouver des excuses pour leur retirer leurs vêtements...comme ça mi hermana pourra mater discrètement !! Pis nous aussi ! »

Les voilà bientôt arrivé sur le réfectoire. Quelques personnes fixèrent avec surprise le sergent qui se trouvait ainsi accrochée par le bras. Nelly ne la relâcha que lorsqu’elles atteignirent le self. La jeune hispanique s’éloigna en courant pour rencontrer l’un des agents qui s’occupait du mess et lui fît signe d’approcher pour lui dire quelque chose. Elle sautilla tout en parlant et il rigola.

Lorsque Pedge fût installée, Nelly la rejoignit un instant plus tard avec un sourire espiègle. Elle était encore à l’affût d’un mauvais coup, d’une connerie à lui faire. Elle posa devant elle un fondant au chocolat malgré ce qu’elle avait déjà prit et le poussa devant elle. Le gâteau étant encore fumant à côté de sa crème anglaise et de sa petite cuillère. Il était appétissant. L’hispanique ne savait même pas si elle aimait le chocolat. Mais une douceur étant une douceur…elle ne refuserait sûrement pas le geste.

« C’est pour m’excuser... »

Mais quelqu’un d’aussi exercé que Pedge s’était probablement aperçu que Nelly gardait une main dans le dos depuis le début. Elle profita de l’élément de surprise pour dégainer une bombe de chantilly et placer une noisette sur le bout de son nez, évitant au mieux la partie qui semblait encore douloureuse. Il y eut un “psshhhhrrrr” sonore. Elle ricana gentiment en voyant la tête de Pedge, sans trop d’extravagance ni moquerie, puis lui déposa cette fois-ci un amas plus important dans son assiette, à côté de son fondant.

« Ton nez aura moins mal comme ça...mais compte pas sur moi pour te l’enlever avec la langue. C’est un jeu pour adulte ça !!! »

Nelly s’installa. Son regard était rempli d’étoiles et elle souriait d’un air franc.

« C’est quoi ton deuxième prénom ??? »

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Ven 8 Sep - 22:22
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Si Nelly se grouilla dans la douche, ce ne fut pas le cas de Pedge qui prit son temps. Elle avait besoin de décompresser, et maintenant qu’elle se trouvait sous l’onde chaude et bienfaitrice, elle n’était pas pressée de rejoindre la tornade Bricks. D’ailleurs, elle se demandait bien pourquoi elle avait accepté de l’accompagner au mess. Cela lui semblait être une mauvaise idée maintenant qu’elle remettait les choses en perspectives. Mais cette gamine avait un don pour attendrir les gens, et elle s’était faite avoir alors qu’elle était dans une colère sourde et aveugle à son égard. Mais son coup des pompes, du fait qu’elle aille jusqu’au bout, quitte à s’effondrer ensuite, cela avait parlé à l'officier qu'elle était. Finalement, l’hispanique avait peut-être trouvé la faille.

Ou peut-être qu’elle avait besoin d’un peu de compagnie finalement, et cette exubérante jeune femme lui permettait d’occuper son esprit tant elle demandait de l’attention. Ne plus penser. Ou du moins, penser à des choses qu’elle maîtrisait, comme l’aspect rigide des militaires, la hiérarchie, le respect, bref tout ce qui la caractérisait habituellement. Bref, elle verrait bien, de toute manière, rien ne l’obligeait à faire durer le plaisir.

Elle s’habilla d’habits propres, toujours ceux réglementaires. Il était extrêmement rare qu’elle déroge à la règle, même si pour le coup, elle laissa ses cheveux sécher seuls en les laissant pendre sur ses épaules. Elle avait dû utiliser la serviette prévue à cet effet pour s’essuyer étant donné que l’autre était maculée de sang. Du coup, il fallait faire avec et s’adapter.

Quand elle débarqua à l’entrée de la piscine, tout en espérant que Bricks se soit lassée de l’attendre et qu’elle s’en serait allée, Pedge avisa la soldate qui était en train de jouer à la marelle sans marelle. Non, c’était parier sur le mauvais cheval que de penser que cette jeune femme serait partie du fait de la lassitude. Pedge s’écarta pour laisser passer deux personnes qu’elle salua d’un petit signe de tête, et ensuite, Nelly fut sur elle, lui tendant une carte rose vif, agrémentée de paillettes brillantes. Une invitation, et Pedge savait déjà pourquoi elle l’invitait. Elle soupira. Elle n’avait pas envie d’y aller, à sa petite sauterie, surtout depuis qu’elle était rentrée de la Magna. Elle n’avait pas l’esprit à cela. Elle n’eut pas le temps de répliquer quoique ce soit sur ce carton fait avec amour que l’autre l’entraina vers le mess en l’attrapant par le bras. Le mauvais bras… Automatiquement, Pedge se crispa, dans le but de faire cesser immédiatement cette attaque physique et douloureuse mais cela ne sembla pas contrarier l’hispanique qui semblait survoltée. Elle était déjà clairement sur la défensive quand on la touchait mais depuis qu’elle s’était faite torturée, c’était devenue pénible, sauf avec Isia… Mais il y avait d’autres raisons à cet état de fait.

La pipelette était lancée. Alors comme ça, Hamilton et Taylor Laurence avait dit oui ? Cela n’était peut-être pas étonnant pour le premier, mais pour la seconde, ça l’était d’autant plus. Est-ce que ce n’était pas une forme de stratégie pour l’inciter à venir. Tant bien, elle avait dit la même chose à Isia, ou elle comptait peut-être lui dire la même chose, en lui affirmant que Pedge avait dit oui alors que ce n’était pas encore le cas. Mais bon, elle n’en savait rien. La française était assez imprévisible, et elle avait pu accepter juste pour le plaisir de voir « ça ».

« Si vous le dites. Je préfèrerai qu’on se vouvoie soldat Bricks », rajouta Pedge en se laissant guider, un peu dépassée par les évènements. Elle n’aimait pas trop que la jeune femme se permette de la tutoyer alors qu’elles ne se connaissaient ni d’Eve ni d’Adam, et qu’elles n’avaient jamais été vraiment intimes. Elle savait que ce qu’elle venait de lui demander allait passer dans une oreille et ressortir par l’autre, mais elle se devait de le faire pour le forme.

Toujours fidèle à elle-même, elle continua dans un parfait modèle d’exagération. Son demi-tour gauche était tout bonnement stéréotypé, mais cela allait bien avec ce qu’elle était finalement. N’empêche, cette balade forcée au bras de l’hispanique commençait à agacer Pedge pour de bon, qui serait maintenant les mâchoires pour se contenir. Elle aurait du retourner dans la piscine, ou mieux, se noyer sous la douche pour ne pas subir tout ça. Parait que le lien social faisait du bien quand on allait pas bien… Elle était bien décidée à faire bouffer cet état de fait au connard qui avait pondue cette théorie.

« Bien sûr, je peux faire ça pour les autres », répondit laconiquement Pedge, avant d’ajouter : « Mais je n’ai pas envie. Je côtoie du monde tout le temps, et me retrouver dans un parc d’attraction ou en colonie de vacance avec des animations pour enfants de dix ans ne me dit pas vraiment. »

C’était vrai ! Tout ce que proposait Nelly était enfantin, si l’on mettait le striptease de côté. C’était typiquement le genre de soirée que la texane fuyait. A dire vrai, l’austinite fuyait toutes les soirées. Ok, elle avait fait une exception pour l’évènement des Santas, mais c’était bien parce que c’était noël. L’anniversaire du Major Frei était tout sauf un évènement majeur, et elle était certaine en plus que cette dernière n’était au courant de rien, et qu’elle ne désirait pas ce genre de festivité pour son passage d’année. Elle était désolée d’être dure avec Nelly, mais à un moment donnée, il fallait être sévère et direct avec les gamins (qui ne manquaient pas d’être ingrats dans leurs répliques eux aussi) si elle voulait se faire comprendre.

Puis franchement. Elle se voyait elle dans ce genre d’évènement ? Pourquoi faire la fête ? Le monde est trop violent et de toute façon, elle ne se sentait vraiment pas d’humeur. Elle ne serait que morosité, et elle préférait de loin s’isoler dans ses quartiers. Elle revint à la réalité du dialogue en cours en se contentant d’hausser des épaules quand elle lui dit qu’elles pourraient mater en toute discrétion. A quoi bon ? Si elle avait envie de mater un homme, elle n’avait pas besoin de le faire discrètement, et elle n’avait pas besoin de se retrouver en présence de chippendale pour le faire.

Quand les quelques personnes présentes dans le mess regardèrent avec surprise dans leur direction, Pedge se dégagea d’un coup d’épaule, mal à l’aise. Finalement, elle regrettait de s’être montrée compatissante, à défaut d’être gentille, avec Bricks. Toute cette histoire n’était qu’un ramassis de stupidité, et elle perdait son temps avec elle. Finalement, l’autre s’éloigna en courant pour aller causer à un homme, à qui Pedge ne fit pas vraiment attention. Bon, maintenant qu’elle était là, autant en profiter pour manger un bout. Elle commanda du salé, parce qu’elle était plus de ses saveurs là que de celles sucrées. Deux bonnes parts de pizzas, jambons, olives noires, fromages fondant, et nappage de sauce tomate. Ce n’était pas encore comme dans un italien, mais presque. Rien de tel pour se refaire une vigueur ! Et ce n’était pas avec l’exercice qu’elle faisait régulièrement qu’elle allait le payer. Quoique… Avait-elle le droit de s’autoriser à manger autant ? Après tout, elle n’était qu’un objet qu’on utilise. Quand ce n’était pas une reine Wraith qui se servait d’elle pour la faire souffrir, elle était à la merci de la hiérarchie militaire qui l’envoyait se faire tuer pour une cause… Non, elle divaguait là. Elle devait penser autrement. Elle était une humaine qui avait le droit de vivre.

Nelly s’installa en face d’elle, poussant un fondant au chocolat devant elle. Un présent, pour s’excuser. « Ce n’était pas nécessaire. », répondit sèchement Pedge qui sentait sa patience s’envoler. Bricks y était clairement pour quelque chose, mais ses ruminations mentales l’étaient toutes autant. Quand elle dégaina une bombe de chantilly pour lui en poser une lichette sur le nez, elle se recula vivement sur sa chaise. Décidément, elle n’arriverait pas à être tranquille ! La texane s’empressa d’essuyer son nez. Elle se fit mal au passage, et à son épaule, et à son pif meurtri. S'était décidée, elle détestait à nouveau cette fille.

Elle fulminait.

« S’il n’y a que ça pour vous rendre adulte, je vais vous obliger à me nettoyer avec votre langue ! » Pedge grondait, tendue comme une corde. Sa question sur son deuxième prénom lui passa au-dessus de la tête. « Vous me cassez les pieds Bricks, j’en ai plein le dos de vos simagrées, de vos manières, de votre gaminerie. Est-ce que c’est difficile à comprendre pour vous ? » Le sous lieutenant qui avait posé l’invitation près de son assiette, l’attrapa, et la claqua en se levant sur la table, devant Nelly. « Je ne viendrai pas d’accord ? N’insistez pas ! Ou soyez une adulte et peut-être que je reverrai ma position. »

Elle fit demi tour, prenant le chemin de la sortie. Toute envie de manger avait disparue. Toute envie de société également.

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Le visage de Nelly s’était progressivement décomposé face à la colère du sergent-maître. Elle regarda soudainement ses chaussures lorsqu’elle sentit toute cette haine lui tomber dessus et ses épaules se voutèrent un peu plus bas, répondant surtout d’un tressaillement sous les termes “simagrées”, “manières” et “gamineries”.
Sur le coup, l'hispanique demeura silencieuse et son visage vierge d’une quelconque bonne humeur. Elle sursauta même de son siège lorsque Pedge balança l’invitation qu’elle lui avait donné sur la table. C’était une façon de le lui renvoyer en pleine figure et Nelly ressentit un très violent pincement au coeur.

Elle attendit donc que la tempête passe. Dans une position mi-soumise mi-passive, elle ne releva pas le regard sur Pedge de peur que ses prunelles ne l’assassine pour de bon. En son for intérieur, elle s’efforça de penser que c’est la colère qui lui faisait dire ces mots plutôt rude et non une volonté de la blesser. Après tout, elle avait beaucoup souffert. L’hispanique avait à coeur de trouver un moyen de lui faire oublier, que tout n’était pas que peine, douleur et horreur. Mais comment faire puisque tout chez elle semblait révulser la texane ? Non. Il ne fallait pas prendre ces propos pour argent comptant.
Mais quand même...elle savait où frapper...et ça faisait mal.

Un sentiment d’humiliation la recouvrit pendant un petit moment alors que Pedge la quittait en abandonnant invitation et déjeuner. Nelly attendit qu’elle ait creusé un bon écart et qu’elle disparaisse du mess avant de redresser la tête et d’appercevoir une jeune femme qui l’observait, plutôt surprise, à la table d’en face.

« En fait...elle est allergique à la chantilly ! » Lança-t-elle avec une esquisse de sourire.

Elle reporta son regard sur la table et eut une expression ennuyée sur le visage.

« Ca va refroidir...et ça va se perdre... »

Une lueur passa dans son regard et sa joie habituelle revint au triple galop.
Après avoir récupéré le plat de Pedge, ainsi que le fondant au chocolat, elle retourna auprès du cuisinier pour lui demander un doggy bag. Le brave technicien l’aida même à tout emballer pour que cela ne se mélange pas. Elle retourna alors rapidement dans ses quartiers pour récupérer quelques affaires, surtout du scotch, écrivit sur une page de son calepin, puis s’élança en direction des quartiers de Pedge.

Une fois là-bas, elle courait à vive allure et s’arrêta in extremis devant sa porte. Glissant les quelques mètres en faisant grincer ses chaussures comme une enfant. Elle se jucha sur la pointe des pieds en observant la porte, vérifiant que personne ne se trouvait dans le couloir, puis passa sa main plusieurs fois devant le capteur. Faisant une série d’appel sonore dans les quartiers du sergent-maître. Elle s’échappa alors, courant à vive allure comme s’il y avait le feu, et alla se planquer avant d’observer si quelqu’un ouvrirait la porte.

Et il y avait bien quelqu’un !!! Nelly vit la tête de Pedge apparaître à l’embrasure de sa porte ouverte. Elle semblait encore très en colère et Nelly resta cachée, attendant qu’elle disparaisse de nouveau. Pedge souffla bruyament avant de se renfermer dans ses quartiers.

« Ninja... » Marmonna Nelly en revenant près de la porte.

Elle déposa le doggy bag juste devant l’ouverture puis dégrafa la page de son calepin. Elle eut du mal à le scotcher sur la porte silencieusement, ce qui se traduisit par une série de grattement contre la paroi. Le genre de chose que l’on entend très bien à l’autre bout.

Sur le papier déchiré était rédigé, sur une très belle écriture dessinée, plus sur un élan artistique que le contenu brisait littéralement : “G voulai pa te metr en coler, lolilol. JTM bien et g savai po que ti aima pas la chanti lit ! Excuse mo big bisous baveux !”
A cela s’ajoutait une trace de rouge à lèvres dessinant les contours d’une bise sur le papier.
Une signature à la sauce Nelly...

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Pedge fulminait. Elle n’était vraiment pas d’humeur à subir les gamineries de Nelly Bricks. Elle ne comprenait toujours pas comment une militaire pareille pouvait exister de base, et dans une expédition comme celle-ci, c’était tout bonnement inconcevable ! Sans se retourner, et en faisant fi des regards qui la suivaient très certainement, venant des autres personnes présentes dans le mess, la texane prit la direction de ses quartiers. Elle avait besoin de dormir après son petit séjour sur le continent, et cela expliquait peut-être son caractère de chiotte. Quoique non, c’était surtout le coup dans le pif, suivit des farces de Bricks qui l’avaient poussé à bout.

Et le reste, mais ça fallait encore se l’avouer.

Une fois seule dans sa chambre, Pedge se demandait si elle avait bien fait de se montrer aussi dure avec la soldate. Mais d’un autre côté, elle n’avait pas l’impression qu’elle ne comprenne quoique ce soit d’autre que la méchanceté… Et encore, elle avait le sentiment qu’elle pouvait pisser dans un violon, c’était pareil. Quand Nelly avait quelque chose en tête, elle ne l’avait pas ailleurs, et essayer de la dissuader d’une manière ou d’une autre revenait à essayer de tuer un âne avec une figue molle. Bref, à rien. Pedge défit proprement ses rangers, retira ses chaussettes, et avant qu’elle ne puisse aller plus loin, on sonna à sa porte. Elle avait bien entendu du mouvement dans le couloir mais elle n’y avait pas prêté attention. Les bruits étaient légions sur la cité. Quand elle ouvrit, il n’y avait personne. Elle regarda dans le couloir, à droite et à gauche, personne…

Elle était déjà agacée, et cela ne l’amusait pas du tout. Elle mit ça sur le compte d’un défaut électrique et elle referma la porte, exaspérée. Elle retira son pantalon, se retrouvant en débardeur et en petite culotte, prête à s’allonger et à faire un somme réparateur, quand elle entendit qu’on grattait à sa porte alors qu’elle était sur le point d’enfiler l’écharpe de soutient de son bras. Bricks. Cela ne pouvait qu’être-elle. Le coup de la sonnette, et maintenant ça… Sans crier gare, elle ouvrit la porte en grand, et comme elle l’avait présumée, Nelly était là. Manifestement, elle venait d’accrocher un mot à sa porte. Ni une ni deux, la texane l’attrapa par le col et la fit rentrer de force dans la chambre en la tirant vers elle, faisant fi de la douleur qui irradia soudainement sa poitrine au niveau de la plaie refermée. Au contraire, cela lui donna de la force et la volonté de faire mal.

Elle tenta de la bazarder sur le lit un peu brutalement avant de s’exclamer :

« Est-ce que vous vous foutez de ma gueule Bricks ?! »

Elle avait du mal à contenir des mimiques de colères sur son faciès, et pourtant, elle ne hurlait pas. Elle grondait froidement. Elle avait vraiment envie de lui faire du mal, mais elle savait que ce n’était pas la solution. La solution serait de lui coller un rapport sur le dos et de lui trouver une sanction appropriée. Mais putain qu’est-ce que ce serait bon de la faire souffrir, qu’elle touche du doigt ce qu’elle avait enduré dans ce croiseur crashé. Elle comprendrait pourquoi elle n’allait pas bien, pourquoi elle voulait avoir la paix. Il suffisait juste de la torturer un peu, de lui montrer ce que la douleur faisait de mieux : changer quelqu’un.

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Lorsque la porte s’ouvrit soudainement en laissant apparaître une Pedge furieuse, l’hispanique fût complètement surprise et constata, d’un regard pleinement étonné, que sa tactique de ninja venait de tomber à l’eau. Son expression mêlant une appréhension et une brusque gêne passa à peine sur son visage qu’elle était soudainement attirée dans les quartiers et propulsée contre le lit.

Mais avec la petite taille et la légèreté de Nelly, la colère de Pedge l’envoya valser plus que de raison, comme une petite brindille face à une tornade, et elle se mangea le mur après avoir rebondi sur le matelas. L’impact fît un “POC” peu bruyant. Et il n’y avait pas de quoi s’alarmer.

Nelly se redressa et se tint la tête avec un sourire contrit. Mais lorsque la réplique très froide et sèche de Pedge lui cingla en pleine figure, la jeune femme prit pleinement conscience que sa colère était doublée de haine. Et elle ressentit malgré le masque de la militaire ce désir, vif et tentant, à peine contrôlé, de vouloir lui faire mal. Il y avait cette chose sombre qu’elle avait ramené de la Magna et qui semblait la torturer. Ce regard noir et chargé qu’elle n’avait jamais eu auparavant.
“Walker Texas Môman”, c’était un vrai lien affectif. Nelly l’aimait beaucoup, la voulait comme amie. D’ailleurs, elle appréciait de pouvoir rester dans son paysage. Quand elle venait lui rendre visite dans son jeu de gamine, elle y relevait souvent l’ennui dans ses réactions, l’agacement parfois. Mais cela restait bon enfant et Nelly sentait que cela lui amenait un certain divertissement, de l’inhabituel.
Mais jamais, jamais ce qu’elle vit à cet instant précis dans son regard, n’avait été présent à l’époque. Il y avait de la rancoeur et une agressivité presque malveillante. Et ça, ce n’était pas Pedge Allen !!! C’est ce qui la terrifia, l’obligeant à changer d’attitude. Vexée et loin de se démonter, elle rétorqua alors du tac au tac de sa voix d’adulte :

« Et tu vas me faire quoi lieutenant ! M’agresser ? »

Ce changement brutal provenait surtout de cette “attaque” surprise dont Nelly ne s’était pas du tout attendu. C’était étonnant de voir qu’un soldat de cette classe pouvait en arriver à un geste physique. Mais cette réponse de l’espagnole fût extrêmement rapide, en à peine quelques secondes, son air enfantin et sa posture retrouva l’image de Nelly la gamine !
Son regard joyeux s’aventura plus bas sur le corps de Pedge, découvrant sa petite tenue, avant de rajouter en réplique : « Ou bien me violer ? »

La gamine eut un sourire provocant (sans allusions sexuelles). Cela cachait néanmoins la gêne qu’elle éprouvait de voir Pedge dans cette tenue, penchée sur elle, avec cette colère qui entaillait visiblement son masque de super soldat impassible.
L’observer à la piscine pour compter le nombre de mecs qui la reluquent ça passe.
Mais là, enfermée avec elle dans sa chambre avec cette petite tenue...ben c’est un jeu réservé à Isia ça !!

« Ah, je sais. M’agresser ET me violer !!! Mais je ne suis pas complaciente mi ! Et puis, hein, l’inceste c’est très mal ! Papa, il sera jaloux. Et en plus, moi, je préfère les kikis ! »

Elle récupéra l’oreiller pour le placer entre elle et Pedge.

« Alors pas touche ! Parce que j’ai un otage et je pourrai lui faire du mal ! »

Nelly mimait la prise d’un couteau dans sa main droite et faisait semblant de menacer l’oreiller de Pedge.

« Faut pas sous-estimer la perte de son oreiller, c’est très grave hein ! Moi j’étais surtout venu pour te mettre un mot d’excusa parce que je t’aime bien. Mais si tu insistes : Polochon sera mort avant que tu me tripotes !!! »

Elle rigolait à moitié, debout dans le fond des quartiers de Pedge, a menacer un oreiller tout en se dandinant dans une posture d’esquive. Elle donnait l’air d’une enfant qui s’éclatait à jouer à chat avec Pedge. Son rire innocent s’éleva puis s'éteignit soudainement lorsqu’elle fixa le bureau. Elle ouvrit la bouche en un “woaaaa” silencieux puis quitta l’oreiller pour s’agenouiller, le visage pile à hauteur du plan de travail.
Ses mains s’étaient timidement posées sur le bord du bureau.

« Tu as une famille… » Constata-t-elle en fixant la photographie qui représentait les parents et la soeur de Pedge.

Nelly avança une main dans l’intention de prendre la photographie mais s’arrêta à mi-chemin, comme si une aura invisible lui imposait un respect des plus révérencieux.

« Ils doivent te manquer...et elle, elle te ressemble beaucoup. C’est une soeur jumelle ? »

Elle posa le menton sur le bord du bureau de manière très pensive tout en fixant le cliché.

« Tu as une vraie famille... »

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La texane était tellement énervée qu’elle n’en eût rien à faire, sur le coup, que Nelly se paye le mur après avoir rebondi sur le lit. Au demeurant, elle n’avait qu’une envie, c’était de lui en coller une, de lui faire mal. Elle était satisfaite en fait de lui avoir fait percuter ce mur. Si elle voulait, elle pourrait la relancer dessus, et ensuite la frapper. Il fallait vraiment qu’elle se reprenne et qu’elle use des moyens normaux pour en finir avec cette casse pieds ! D’ailleurs, Nelly répliqua sur un ton moins enfantin, la mettant face à ses envies d’agressions. Cela lui fit prendre conscience qu’elle était allée peut-être un peu trop loin, et elle resta au milieu de la chambre, décontenancée par les pensées noires qui l’assaillaient tels des spectres d’une reine Wraith. Nelly reprit de la contenance et elle alla même sur le terrain du viol en avisant la tenue dans laquelle elle était. Et elle continua ses conneries, avec sa voix enfantine, jusqu’à prendre un coussin pour le placer en protection. Pedge soupira, et se retourna pour attraper son pantalon sur la chaise. Elle l’enfila tandis que l’autre faisait semblant de prendre en otage l’oreiller. Elle tenta bien d’intervenir en lui disant :

« Laissez tomber Bricks, vous m’avez agacée, je suis désolée de vous avoir fait mal… » mais ça ne semblait pas prendre. D’ailleurs, en la suivant des yeux, Nelly avait dû voir, sur le bureau, la photo de sa famille. Pedge comptait bien quitter ses propres quartiers dans le seul but de se contenir, pour ne pas décompenser sur cette gamine, ce qui lui vaudrait des emmerdes à vie, et elle ne pouvait pas se permettre de ruiner sa carrière pour une petite écervelée comme ça. Si la situation amusait Nelly, c’était loin d’être le cas du côté de la sous lieutenant. Le psychologue du Dédale avait peut-être raison. Elle risquait de foutre en l’air sa carrière si elle ne faisait rien pour se canaliser. Mais elle avait des techniques pour ça, et penser à son avenir militaire en était une, pour lui éviter de faire une bêtise. Comme quoi, elle n’avait pas besoin de pilule magique !

Néanmoins, en avait-elle un d’avenir militaire maintenant qu’elle était une vendue et qu’elle n’était plus qu’un corps à l’esprit meurtri ? Fallait vraiment qu’elle aille lui parler avant de faire une connerie. Une grosse connerie. Comme cela avait failli se produire avec Nelly.

Elle lissa son pantalon, pour le rendre impeccable, et d’un geste assuré, elle refit même son chignon maintenant que ses cheveux étaient presque sec de leur petit bain à la piscine. Son nez lui faisait un mal de chien, mais elle avait retrouvé toute son impassibilité. Pedge ne montrait plus rien. Elle avait repris le contrôle sur elle-même d’une façon efficace et ordonnée, et elle faisait appel à tous les processus barrières qu’elle connaissait pour ne pas péter un câble. C’étaient ses tocs, en quelque sorte. Lissage de ses vêtements, chignon qu’elle s’efforçait de rendre impeccable, chaise rangée sous le bureau, chambre ordonnée, toujours des petits rituels qui la canalisaient.

N'empêche, elle se crispa un peu quand Nelly vit la photo de sa famille et qu’elle approcha du bureau. Mais elle ne fit rien pour l’arrêter. Elle ne comptait pas se montrer violente envers elle, ni même la violer, comme elle pouvait le penser. Au lieu de ça, elle la regarda du coin de l’œil, les mains en l’air dans ses cheveux qu’elle ordonnait.

« C’est ma sœur, et non, nous ne sommes pas jumelle. Elle a deux ans de moins que moi. »

Elle se tourna pleinement vers Bricks, l’observant tranquillement. A quoi elle jouait encore ? Elle essayait de la faire culpabiliser ? De l’attendrir ?

« Vous n’avez plus de famille ? », demanda-t-elle simplement. Comme Nelly pouvait le voir, il n’y avait pas son père sur la photo. Juste sa mère, et sa sœur. Les deux frangines se ressemblaient fortement, et il était vrai que sur ce moment de vie arrêtée, on pouvait foncièrement les prendre pour des jumelles. Elles ressemblaient à leur mère, mais ce n’était pas flagrant. Comme à son habitude, Pedge ne souriait pas, mais elle semblait détendue et elle tenait sa sœur par l’épaule. Elles étaient toutes les trois dans ce qui ressemblait à un parc, avec une large étendue d’eau en arrière-plan. Des vacances dans le Wisconsin.

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Nelly posa sa joue sur ses mains jointes, son visage pratiquement couché sur celles-ci dans un aspect de tendresse alors qu’elle fixait Pedge avec un sourire chaleureux. Elle répondit d’un air très enfantin :

« Bien sûr que si, j’ai de la famille ! Il y a d’abord mon padre, qui me plante une seringue et veut me couper le sein ! Mi madre qui aime pas la chantilly et m’envoie la figure dans le mur. Et pis ma préférée ! Ma grande soeur a moi : MI KAROLA !!!! Qui me sourit jamais et qui aime pas rigoler ! Tu crois qu’elle m’en voudras si je la surnomme morticia ? Parce que je l’aime beaucoup moi... »

L’hispanique fît un clin d’oeil un brin provocant avant d’ajouter sur son ton d’enfant :

« On choisit pas sa familia si ? Moi j’ai la pluuuuuus aimante d’Atlantis !!! »

Elle avait fait un mouvement de bras exagéré.
Bref. Une belle façon d’esquiver le fait, qu’effectivement, elle n’avait plus la moindre famille ni aucune attache sur terre. C’était un jeu dangereux pour Nelly de simuler constamment la gamine hors mission, dans un endroit qui n’avait pas besoin de ça, l’amenant sur la sellette quand à son avenir professionnel.
Si elle se faisait virer de programme : elle n’aurait strictement plus rien à faire. Et ne serait littéralement plus rien.

Mais la petite espagnole était le positivisme incarné. Elle n’allait pas se laisser abattre par cet état de fait et s’amusait comme une folle. Même si, il fallait l’avouer, Pedge lui avait quand même foutu la frousse à la balancer sur le lit, à lui gueuler dessus en petite culotte. Parce que si le sergent voulait se servir de ses poings, la petite ne ferait pas un pli. Elle se ferait briser comme une allumette en quelques secondes.

Nelly détourna son regard pour observer une nouvelle fois la photo. Cette fois-ci, elle la toucha d’un geste très lent et doux, comme si elle craignait d’imposer à Pedge un sentiment d’intrusion, et la remit un peu plus droite sur le bureau.

« On voit pas ton père...c’est lui qui doit prendre la photo...dommage. » Marmonna-t-elle de manière pensive.

Et comme si, brutalement, quelque chose d’autre venait de lui traverser l’esprit, changeant du tout au tout son cheminement d’idée ; Nelly se redressa sur ses pieds et sautilla jusqu’à la porte. Elle récupéra le doggy bag ainsi que la lettre pour venir le lui apporter.

« Para ti ! C’est encore chaud ! Ca serait dommage que tu manges pas parce que tu me fais la tête !!! Et puis j’ai mis l’invitation dedans aussi ! Avec le gâteau au chocolat. Et j’ai enlevé toute la chantilly ! »

Seulement, l’environnement commençait à devenir un peu trop sérieux pour une jeune femme en recherche constante d’une connerie à faire. Elle hasarda un regard en direction de la penderie et eu une soudaine expression joyeuse. Ca y est, elle avait encore trouvé quelque chose et elle allait frapper. D’ailleurs, elle recula de quelques pas, les mains dans le dos, alors qu’elle s’enfonçait dans un étrange monologue.

« Tu sais que la belle docteur manipulatrice, elle m’a laissé sa veste ? Je suis pas fétichiste mi, hein. Mais j’aime bien les souvenirs... »

Elle recula encore, visiblement partagée entre l’envie de faire sa bêtise et la crainte d’une réaction très violente de Pedge, puis atteignit l’armoire. Elle écarta légèrement la porte d’un doigt et y jeta un oeil.

« En fait ! Je voulais te piquer ton pantalon en faisant “NINJAAA” mais t’es trop rapide pour moi. Tu m’aurais rattrapé dans le couloir et étranglé avec ton vêtement !!! Alors... »

Nelly la fixa soudainement, d’un air très enjôleur, en faisant un regard plein d’espoir. Elle lança d’une voix bien mélodieuse :

« Dis, Pedgy, je peux t’emprunter un de tes pantalons ? SIIIIIIITEUUUUUUUUPLAIIIIIIIT….!»

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Pourquoi poser une question censée n’est-ce pas ? La jeune femme répondit par une pirouette, et même si Pedge n’était pas une reine de la conversation, elle comprit que l’hispanique préférait changer de sujet. L’espace d’un instant, l’américaine fut tentée d’insister, un peu lourdement, comme Nelly pouvait le faire, mais à quoi bon ? Elle préférait ne pas rentrer dans son jeu puéril. En fait, elle était plutôt dans l’optique d’abréger la conversation pour qu’elle puisse (enfin) être tranquille. N’empêche, cela pouvait expliquer pourquoi elle se comportait comme une gamine et pourquoi elle cherchait absolument à rencontrer du monde et à se faire une « famille ». Mais bon, si tous les orphelins du monde se comportaient comme ça, ce serait un gros bordel. Alors oui, on ne choisit pas sa famille, comme elle le soulignait si bien, et c’était une maxime qu’elle utilisait à merveille puisqu’elle s’imposait dans la vie des gens sans rien leur demander. Donc en gros, pour raccourcir les choses, Nelly se faisait sa famille, famille qui ne la choisissait pas, et non une bande d’amis. C’était un peu tordu comme façon de compenser.

Pedge ne savait pas trop quoi en penser. Elle préféra ne rien répondre qu’un haussement d’épaule, toujours plantée au milieu de la pièce. Elle voulait qu’elle s’en aille. Au lieu de ça, Nelly replaça proprement la photo en réajustant sa position sur le bureau. Son épaule brûlait sévèrement, mais elle ne voulait pas remettre l'écharpe qui trônait sur un coin de sa chaise devant Bricks. C’était puéril, mais qu’importe. Assez de faiblesses pour aujourd’hui.

« Dommage oui », répliqua Pedge sèchement, pensant en avoir fini avec l’hispanique qui se dirigeait vers la porte. Au lieu de ça, elle récupéra le doggybag. Pedge soupira de nouveau. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle sentait qu’elle avait une envie de pleurer naissante, et elle n’arrivait pas à se l’expliquer. Un coup des hormones et de ses émotions. Il ne fallait pas qu’elle craque devant cette gamine qui verra là un prétexte de plus pour rester.

Elle allait certainement partir maintenant non ? Mais il ne fallait pas être un fin observateur pour remarquer qu’elle cherchait encore à mal faire. Un peu comme le chien qui fait style de rien en tournant un peu partout et qui cherche seulement une connerie à produire. Elle avait la même tronche. Trop sérieuse pour être honnête, et Pedge su qu’elle avait mis dans le mille que le faciès de la militaire s’illumina soudainement. Alerte générale. Encore une fois, Allen se crispa en voyant la fouine s’approcher de l’armoire tout en la baratinant avec Isia.

« Bricks… », soupira Allen alors qu’elle se justifiait sans lui laisser le temps de la sermonner. Elle commençait vraiment à lui taper sur les nerfs et elle ne voyait pas d’issue à cette situation. Soit, elle allait accéder à sa demande et avec un peu de chance, elle serait enfin tranquille.

« Prenez celui que vous voulez, je m’en fou. Mais après, vous déguerpissez de mes quartiers, je tiens à être seule. Et c’est non négociable. Si vous ne partez pas, je reprends mon vêtement, et je vais déposer une plainte pour harcèlement à la hiérarchie. »

Pedge croisa les bras, et ajouta, un peu plus sévèrement encore :

« Et pas touche à l’écharpe, c’est un cadeau. »

Un cadeau de Monsieur Hoffman pour Noël, et bien qu’elle ne l’utilisait que rarement, elle n’escomptait pas à ce qu’elle devienne un doudou pour adolescente retardée. Pedge tourna le dos à Nelly, comme-ci la discussion était entendue. Elle approcha de son bureau pour tirer la chaise et s’y installer, ce qui fit tomber l’écharpe de contention noire qui n’avait rien d’un cadeau, elle.

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Sam 16 Sep - 22:37
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« Harcèlement ?!? Moi ??? » Fit Nelly sur un ton vexé.

L’espagnole observa silencieusement son amie lui tourner le dos avec un pincement au coeur. Elle se mordilla la lèvre inférieure en la voyant s’installer au bureau et se demanda comment la solitude pouvait être une solution à elle seule. Elle détailla son allure droite, ce chignon parfait, ses épaules musclées que l’on devinait à travers la veste, la rudesse de sa posture. Tout cela qui lui renvoyait une image de femme fatale et infaillible. Mais Nelly déduisit que ce n’était qu’une illusion, un mirage, qui dissimulait surement l'immensité de sa croix.

La mission contre les Wraiths...

On pouvait reprocher beaucoup de choses à Nelly, notamment son comportement envahissant. Mais sa quête discutable d’affection l’avait investie d’une certaine perspicacité, une sagacité, qui la rendait sensible à l’épreuve que vivait Pedge. Ce n’était peut-être pas ses oignons, et Pedge était probablement loin d’estimer Nelly à la réciproque. Mais elle avait à coeur de la soutenir. De l’aider. C’était ça le fond de l’affaire.
Même si elle ne pouvait lire en elle - qu’elle ne pouvait comprendre ce mal qui la rongeait - la petite espagnole devinait néanmoins quel désastre elle avait subi dans son âme et ses convictions. C’était d’autant plus dur qu’elle se sentait parfaitement impuissante, inutile. Car il était évident que la texane se jugerait encore mieux si l’espagnole n’existait pas dans son entourage. Mais elle était bien là. Et elle voulait l’aider sur un terrain où elle n’avait aucun autre moyen que son humour particulier.

Cela ne l'empêcha pas de prendre un des pantalons dans l’armoire.
En silence, Nelly considéra le vêtement qu’elle avait récupéré mais ne ressentit aucune impression de victoire. C’était davantage une peine d’avoir été incapable de lui arracher un sourire. En plus, avec l’incident à la piscine et la chantilly...
Sur l’instant, Nelly se sentit découragée. Elle s’en voulait d’être aussi peu efficace. Peut-être qu’elle avait raison, qu’elle serait mieux dans la solitude qu’en sa compagnie ? Après tout, depuis qu’elle avait prit son poste sur Atlantis, à la différence du Dédale, presque tout le monde lui faisait la gueule face à son jeu habituel.

La jeune femme s’était approchée de la porte, le pantalon coincé sous le bras. Elle avança la main pour commander l’ouverture de la porte mais se ravisa au dernier moment. Elle n’était pas venue voir Pedge pour le pantalon. C’était la blague du moment, complètement perchée, issue de son esprit d’enfant déjanté. Et un tantinet fétichiste, peut-être, oui. Mais elle était surtout venue pour la soutenir à sa manière. Elle allait s’en aller en la laissant en colère ? Dans un pire état ?
Nelly hasarda un oeillade dans sa direction. Elle était indécise, hésitante. Mais elle revint timidement à la charge…

Plutôt gênée, elle s’approcha dans le dos du sergent pour venir poser délicatement ses mains sur ses épaules. Dans un geste qui n’avait rien de brutal ou méchant. Ni charnel d’ailleurs. Juste une douce pression sur ces trapèzes pour exprimer son élan de compassion.

« Hé. Désolé, je suis comme ça. » Lui souffla-t-elle sérieusement. « Maladroite et sincère. »

Nelly resta silencieuse quelques secondes tandis que sa main massait l’épaule meurtrie avec une grande douceur. Même si le pansement n’était pas visible, ça se voyait qu’elle y avait une plaie encore fraîche. Et ça ne faisait aucun doute qu’elle s’était fait mal en gesticulant sous la colère. D’ailleurs, son regard tomba sur l’écharpe de contention qui trainait à côté du siège. Le jeune femme le récupéra et entreprit de l’aider à l’enfiler.

« Laisse-moi faire. Ca va aller...»

Une voix mature et adulte…
Le “ça va aller” raisonnait d’un double sens. Comme une promesse de la part de quelqu’un qui lui nourrissait une affection sans condition. Les gestes étaient lents et doux, nullement entreprenants, comme en quête d’un quelconque soulagement à lui offrir. Bref, exactement le comportement qu’aurait eu une amie fiable envers une autre.
Pedge était la première à observer Nelly aussi sérieuse pendant ces quelques minutes alors qu’elle n’était pas en mission. Du jamais vu, personne ne la croirait si elle le racontait. Mais la situation ne lui laissait pas vraiment le choix n’est-ce pas ?
D’un geste lent et assuré, la jeune femme termina l’installation de l’écharpe de contention, ajustant quelques peu les bords. Elle termina cette participation par un calin, ses bras entourant finement les épaules de Pedge en veillant à ne pas s’y appuyer. Elle chuchota à son oreille, dans un comportement amical et pleinement compatissant :

« J’aurai voulu être une éponge. Histoire d’absorber tout ce mal et l’emmener loin de toi. »

Elle appliqua une dernière pression. Comme pour lui faire comprendre que ce n’était pas des paroles en l’air. Puis elle cessa tout contact.
En son for intérieur, elle pria qu’Isia, du peu qu’elle connaissait d’elle, serait capable de parvenir à de bien meilleurs résultats. Après tout, leur relation était plus intime que de la simple amitié. Pedge était revenue différente de cette mission et ça lui faisait froid dans le dos de se dire que cette personne aigrie la remplacerait pour de bon. Alors l’hispanique ne rajouta rien. Elle reprit le pantalon dans ses mains et se dirigea vers la porte avec un énorme sentiment d’échec.
Une émotion négative chez Nelly...qui serait forcément temporaire.

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Pedge opina du chef. Oui, harcèlement. Certes, elle y allait certainement un peu fort mais elle ne semblait pas comprendre quand on restait dans des proportions moindres. Cela reflétait surtout l’envie impériale de la texane de rester seule un moment. Elle reprendrait surement son idée initiale qui était de faire une sieste. En attendant, elle alla s’asseoir à son bureau, afin d’attendre que l’hispanique ne s’en aille avec son trophée acquis à l’usure. Quelque part dans un des tiroirs de ce bureau se trouvait un album photo de ses différentes affectations et de ses différentes unités dans lesquelles elle avait servi. Y figuraient également quelques photos de sa famille biologique, moments volés d’une enfance, ou un empan de vie d’adolescent, voir plus tard de sa vie d’adulte et peut-être qu’elle le feuillèterait un moment avant de s’assoupir. Cela lui faisait du bien.

Nelly fit son marché dans sa penderie sans que cela ne lui fasse un bouton. Elle espérait juste qu’elle ne mettrait pas le boxon dans sa classification vestimentaire ni qu’elle ne lui froisserait un pli. Tout était nickel dans l’armoire, et cela dénotait d’une certaine forme de maniaquerie qu’on retrouvait ici et là chez Pedge.

Elle sursauta quand elle sentit les mains douces de sa vis-à-vis se poser sur ses épaules. Elle n’était pas encore partie alors. Pedge était raide comme un piquet, les muscles tendus dans un rejet de l’atteinte physique dont elle était victime. Mais elle ne bougea pas, figée, les yeux sur le bureau. Les mots que la petite brune lui servit lui firent chaud au cœur, mais elle ne le montra pas, bloquée partiellement par le maelstrom de sensation qui se déchainait en elle et qu’elle avait peine à canaliser correctement. Vivement qu’elle dorme, qu’elle puisse cesser d’être dans le contrôle continuel.

Elle ne fit rien pour retenir Nelly, même après ses derniers mots. Elle était touchante et chiante à la fois. Par moment, elle ne savait pas s’arrêter, et à d’autres moments, elle était quelqu’un d’adulte et responsable. Pourquoi ne pouvait-elle pas être cette dernière personne continuellement ? Pedge était certaine de l’apprécier à sa juste valeur si tel était le cas. Mais non, il fallait qu’elle se cache derrière un masque identitaire caractériel d’adolescente en crise de folie juvénile. Elle souffla par le nez sèchement, comme pour se moquer de sa propre connerie. Etait-elle mieux à souhaiter que les gens soient ce qu’ils sont vraiment, alors qu’elle-même passait son temps à être quelqu’un d’autre en restant figée dans une certaine forme de neutralité bienveillante ? Quelle ironie.

N’empêche, les derniers mots de la soldate avaient fait mouche sur la texane, qui resta devant son bureau un moment à cogiter après qu’elle ne fut partie. Il fallait qu’elle fasse quelque chose, non seulement pour elle, mais aussi pour sa carrière. Elle sentait qu’elle était capable de partir dans des extrémités bornées parce que c’était ce qu’elle désirait, et elle ferait un bien piètre officier si elle continuait dans cette direction. Elle devait prendre sur elle, surmonter cette épreuve, s’en enrichir et avancer avec cette nouvelle expérience qui devait faire d’elle quelqu’un de meilleur. Et pas de plus mauvais.

Mais c’était plus facile à dire qu’à faire.

RP END LE 18/09/2017

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