Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 
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Le carmin du sable

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John Sheppard
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MessageSujet: Le carmin du sable Mar 13 Juin - 19:35
Nyota Washington
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John Sheppard
Le carmin du sable
CHRONOLOGIE : 13 juin 2017



PX-877 surnommée la grande « rouge » comme notre petit mars sur la voie lactée. Sauf que cette planète possède une atmosphère similaire à toute planète propice à la vie organique comme nous la connaissons. Le sol de cet astre était regorgé d'un minerai rouge le Cinabre, apportant cette colorimétrie assez particulière. Comme si nous marchions sur de la terre de sang. La végétation, prenaient des couleurs vermillon, via des arbres rachitiques aux larges feuilles ou de buissons et herbes folles. Le climat principal de la planète est désertique avec de grand canyon. L'eau était quant à elle transparente, laissant apparaitre la couleur du sol. Il y avait une faune particulière, composé d'une majorité de reptile. La race intelligente était des sortes d'humanoïdes reptiliens nomades, vivant en caravane.

Assez discret et pacifique, ils entretiennent des relations calmes et neutres avec les Atlantes. Ce peuple au nom de ReKoïs, ne semblait pas vouloir trop se mélanger. Après, ce n'était que des impressions, ce peuple semble être tellement « timide » qu'il faut du temps avant de pouvoir les côtoyer. En tout cas, il ne considérait pas leur planète comme leurs propriétés et avait accepté que les Atlantes y viennent sans forcément les entretenir ou même d'exploiter des ressources si besoin.

John était en train de lire les rapports de missions, concernant cette planète carmin, voyant qu'il avait aussi un ordre de mission à faire là-bas. Rien de bien grandiloquent. Estimer si le plateau est du canyon serait intéressant pour installer une antenne afin de détecter les vaisseaux ruches qui se dirigeraient vers Atlantis. L'antenne serait reliée avec les radars longs portés de la cité, donnant un spectre encore plus large. PX-877 étant non loin de la planète où se trouvait Atlantis, cela leur apporterait un chant d'action plus grand.

Une mission dite de routine et le colonel, y vit une opportunité pour évaluer un de ses soldats, fraîchement de retour sur la belle cité, après un an de permission. Il pensait qu'elle n'allait jamais revenir et il ne lui en aurait pas porté rigueur : Nyota Washington. Suite au coma de l'un de ses collègues proches, qui l'avait plongé dans une dépression il avait dû sévir et lui donner un coup de quarante-trois au cul pour qu'elle embarque sur le dédale et aille se changer les idées sur terre. La revoilà donc en forme et avec une bague au doigt, comme le spécifiait son changement de statut dans son dossier. Le colonel, avait été ravi pour elle, même s'il ne connaissait que peu l'homme qui allait partager son chemin avec elle. Il était parti en mission avec Jeff Brewer il y a bien longtemps mais ne l'avait pas suffisamment côtoyé pour le connaître. Faut dire, que l'intendant est un homme discret dans son bureau à gérer ses stocks et qu'il avait dû partir aussi. Sheppard, ne connaissait pas tous les dossiers civils il avait déjà beaucoup à faire avec les militaires.

Enfin bon, mettre le caporal avec lui, pour cette petite mission est pertinent, elle pourrait lui montrer qu'elle n'avait rien prévu et les plateaux du canyon un champ de tir charmant. Oui, il avait hâte de la côtoyer à nouveau sur le plan professionnel, Nyota est un très bon élément avec qui il avait sympathisé à de nombreuses reprises et la revoir lui faisait du baume au cœur. Un grand sentimental ce colonel. Ainsi, il envoya un mail de convocation la jeune femme, lui transmettant le dossier de la planète l'heure du rendez-vous et l'équipement à prendre. Celui standard avec les lentilles de visions, le gilet MOLLE qui faisaient tout deux parties de l'équipement standard depuis leurs créations en avril/mai. Elle devait aussi prendre son fusil d'assaut pour les tirs. Ils se donnèrent donc rendez-vous le lendemain à 14h30 pour partir avec les deux scientifiques sur la « Grande rouge ».

Le lendemain, John était en avance pour une fois. Il avait fini sa réunion avec le CODIR plus tôt et il partit directement s'équiper après avoir mangé. P90, pistolet, couteaux de combats et sac préparé pour les missions, avec l'équipement standard était de mise. Il prit au cas, ou deux grenades et deux flashes bang. Même si avec les lentilles, il n'avait plus besoin des lunettes de soleil, il les prit quand même, c'est son accessoire favori et cela protégeait ses yeux clairs, chose que ne faisait pas les lentilles.

Ainsi, à 14h15 il fut prêt, croisant le duo de géologue et d'ingénieur. Le Dr Dimitri Gorbatchev un russe blond aux yeux bleu, plutôt beau gosse, spécialiste dans les minerais et autres trucs chiant sur les planètes et l'ingénieur Esperanza Sanchez, une Espagnole de petite taille et à l'air jovial et toujours heureuse. Elle avait le visage rond et des rondeurs un peu partout, une petite lune.

« Hola sénior Colonel »
« Colonel »
« Docteur, Espéranza » Il leur sera la main, autant la voix de la jeune femme était vibrante de chaleur, ce qui n’était pas le cas du russe, aussi froid que sa Sibérie natale. Il se mit à papoter un peu avec l’ingénieur qui était une véritable pipelette.

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MessageSujet: Re: Le carmin du sable Mer 14 Juin - 17:45

Le Carmin du Sable
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”Into the darkness
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Un an... Cela faisait un an que Nyota avait quitté la cité. Une longue année où il s'était passé toutes sortes de choses et où, même si elle maintenait un certain équilibre dans sa vie, elle avait quelque peu négligée ses entrainements quotidiens.

Depuis que Jeff et elle avaient tout deux décidés de revenir, elle avait repris ses bonnes résolutions et ses sessions de gym, ettirements, sports de combat, joggings et j'en passe.

Elle avait aussi pas mal utilisé le stand de tir de la cité dès qu'elle l'avait pu, consciente que son meilleur atout était sa précision. Mais heureusement, elle n'avait rien perdu de ses reflexes et de ses capacitées. Ce serait bien sûr à son supérieur de juger mais elle n'avait pas grand chose à craindre de ce côté là. Elle appréhendait beaucoup plus la sortie hors monde.

Depuis sa première arrivée dans la galaxie Pégase, Nyota avait déjà eu l'occasion de sortir de nombreuses fois de la base afin de visiter des planètes inexplorées et même un vaisseau dérivant dans l'espace infesté de zombis cyborgs. Autant dire qu'elle savait ce que cette galaxie gardait dans sa manche pour vous faire regretter d'avoir quitté la Terre.

Elle avait déjà failli perdre quelqu'un d'important pour elle et y laisser la vie une autre fois et la jeune femme n'était pas pressée de renouveler ces expériences.

Mais elle devait continuer d'avancer, pour elle, pour ceux qui étaient tombés et pour celui qui partageait pleinement sa vie maintenant. Jeff, son fiancé.

Le terme était toujours étranger à ses oreilles ou dans son esprit malgré toutes les fois où elle l'avait prononcé ou pensé. Les deux jeunes gens se connaissaient depuis tellement longtemps qu'il était étrange que, celui qui avait été son petit ami au Lycée et dont elle avait perdu la trace pendant une décennie, lui revienne de la sorte et qu'ils soient liés ainsi.

Mais pendant cette année passée sur Terre, ils s'étaient soutenu comme à l'époque de leur adolescence. Chaque jour passé aux côtés l'un de l'autre confirmait ce qu'ils pensaient tous les deux, ils n'auraient jamais du se séparer à l'époque.

Malheureusement ils n'avaient pas eu voix au chapitre lorsque Jeff avait du suivre son père et quitter Miami à la mort de sa mère. Et voilà qu'il venait de perdre cet homme qui l'avait élevé malgré la tragédie qu'ils avaient vécu.

Nyota passa son pouce sur l'anneau qu'elle portait à la main droite comme elle le faisait depuis que son fiancé le lui avait offert et qu'elle pensait à lui. Ce n'était pas un bouchon de carafe comme on pouvait le voir au doigt de beaucoup de femmes actuellement. Au contraire, les deux petites étoiles qui se faisaient face sur l'anneau d'or était simples mais parfait pour la jeune métisse. Il était tellement fin qu'elle pouvait le porter en service sans qu'il ne la gêne et il ne quittait plus son doigt depuis que Jeff l'avait demandé en mariage.

Plongée dans ses pensées, elle faisait route vers l'armurerie afin de s'équiper pour la sortie prévue depuis la veille. Elle avait reçu un mail de son supérieur, le lieutenant colonel John Sheppard, où il était question du nouvel équipement en vigueur ainsi que de la mission qu'ils devaient accomplir. Il n'y avait rien de bien spectaculaire, mais c'était une mission nécessaire.

Suivant les directives à la lettre, Nyota s'équipa et rejoignit le colonel ainsi que les deux scientifiques qu'ils escorteraient devant la porte des étoiles à 14h20. Elle serrait son P90 contre elle, ses jointures presque blanches sous la pression, comme lors de sa toute première mission, trois ans plus tôt.

Apercevant ses trois collègues, Nyota leur offrit un hochement de tête poli suivit d'un salut à l'intention de son supérieur.

"Docteur, mademoiselle Sanchez, mon colonel"

Elle se sentait comme un élève transféré dans un nouvel établissement, lors de son premier jour.

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Dernière édition par Nyota Washington le Jeu 15 Juin - 19:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le carmin du sable Jeu 15 Juin - 18:23
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RP:
 

John salua d'un signe de tête amicale la caporale, tout en se portant près d'elle, il n'avait pas loupé ses mains serrées contre son arme. Tellement ferme sur le métal que ses jointures étaient blanches. Sur une personne à la peau foncée, cela ne se loupait pas. Elle semblait tendue comme une corde de violon. Le technicien de la salle de contrôle activa la porte et la masse blanchâtre sortie. Cela était toujours impressionnant à voir, ce souffle crémeux et dangereux.

Les deux civils prirent leurs sacs pour ajuster leurs matériels qu'ils transportaient, laissant les deux militaires passés devant dans le voile violet de l'horizon. Après tout c'est leur job, de se mettre en avant, au cas où, il y a du danger. Une fois, arrivé de l'autre côté, John braqua son arme avant de mettre ses lunettes de soleil ne voyant rien de risquer. Faut dire qu'avec le paysage aussi plat qu'une limande, on pouvait voir venir une créature de loin.

Le soleil était assez vif et il faisait déjà bien chaud. Bien entendu, leurs équipements étaient la version, adaptée pour les fortes chaleurs. Déjà qu'il bronzait en ne faisant rien, il allait revenir noir se dit-il.

Il profita d'être seule quelques minutes avec Nyota, pour lui parler.
« Félicitation Caporale. À quand une cérémonie pégasienne ? » John avait dit cela avec beaucoup de chaleurs dans la voix, traduisant qu'il était content pour elle, ainsi qu'elle ait trouvé quelqu'un. Il ne doutait pas qu'elle soit heureuse et en meilleur état mental, sinon, elle n'aurait pas pu revenir ici. Et puis, les histoires d'amour, sous ses airs un peu gamins, il aimait bien, quand tout était tout mimi. Cela allait être la première fois, que deux membres de la cité, étaient « fiancés », il avait certes beaucoup d’autres couples. Mais, aucun avec une bague au doigt avec peut-être la possibilité de s'unir sur Pégase. À moins, qu'ils souhaitent faire une cérémonie sur terre, pour inviter leur famille. Il se sentit un peu con, d'avoir suggéré cela ici, à des milliards de kilomètres de la planète bleue.

Après, il était évident, qu'en vivant H24 sur une cité, les humains se rapproche et on ne peut pas entretenir de relation strictement professionnelle avec tout le monde, sinon cela ne serait pas « humain », mais digne de robot. Après le mariage c'est beau, c'est émouvant et il lui souhaita que cela ne se finisse pas par un divorce douloureux. Il avait expérimenté avec son ex-femme et le constat édifiant état là : comment pouvait-on haïr autant la personne qui vous avez aimé passionnément ? Enfin bon, là n'était pas la question.

Les deux civils, passèrent la porte, le Russe avait vraiment la tête de l'homme qui n'avait jamais été heureux de sa vie et qui devait se dire, que sourire allait le rider ! John, ne le connaissait que de vue, n'avait jamais travaillé vraiment avec lui. Et en quelques minutes il se demandait s'ils allaient entendre la voix du Russe ou s'il allait se taire et faire son grognon de service. Il contrastait avec la bonne humeur et le visage souriant de la petite espagnole.

L'espagnol, sortie une carte numérique et marcha en tête pour faire la guide de son pas dynamique.
« Suivez-moi ! Je connais la carte par corazon ! » Elle avait une voix roucoulante. Elle semblait s’émerveiller de la planète et de ses teintes cramoisies. John, l’entendait faire de nombreux commentaires à son collègue Russe, qui ne lui répondait que par des vocalises.
« Eh bah on va rire avec le Ruscof… » Chuchota pour lui-même l’américain.

John, laissa passer les deux civils devant, comme cela, il pouvait surveiller tout ce qui se passait. Le paysage rouge était plat, typiquement désertique, le peu de végétation étaient de la même teinte et au loin, on pouvait voir le canyon. Il tourna la tête vers Nyota.

« Une fois les civils installés sur le plateau, pendant qu'ils font leurs tests, nous, nous éloignons un peu, pour faire des essais de tir » Enfin suffisamment, pour ne pas les gêner ni trop loin, pour être là en cas de problème.

Ils n'avaient pas marché 20 minutes sous le plein cagnard, qu'ils virent passer non loin à 70 mètres, une étrange caravane. Bien loin des dromadaires sur terre, des sortes de varans version big, plus gros que des vaches, à la gueule baveuse, montées par des humanoïdes drapés dans des tissus sombres ou blancs, laissant voir de leurs anatomies, que les mains et un bandeau au niveau des yeux. Les fameux habitants de cette planète. La caravane était incroyablement silencieuse et les têtes des créatures intelligentes, toisèrent longuement le groupe d'Atlantes. Ils avaient l'air tout aussi « humain », sauf leurs rétines fendues de jaune étaient sacrément étrange. À aucun, moment, ils ne les accostèrent pas, se contentant de le regarder et de les suivre du regard.

Ces pupilles instantes sur eux, étaient assez ganta, John avait l'impression d'être scannés pour être dévoré. Il frissonna, décidant de ne pas les observer plus qu'a et de continuer le chemin, afin de se soustraire à cette contemplation assez malsaine.

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MessageSujet: Re: Le carmin du sable Lun 19 Juin - 12:51

Le Carmin du Sable
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”Into the darkness
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Les deux scientifiques ainsi que Sheppard, saluèrent à leur tour Nyota. L'état quand lequel se trouvait cette dernière n'était pas passé inaperçu aux yeux du colonel mais il ne dit rien, attendant sûrement d'être de l'autre côté de la porte des étoiles pour la mettre à l'aise.

Ce n'était pas la première fois qu'ils partaient en mission ensemble et la jeune femme connaissait assez bien le caractère de son supérieur pour spéculer de la sorte.

L'horizon des événement s'activa soudainement, brisant les pensées de la jeune métisse qui observa, comme à chaque fois, 'l'écume' jaillir de l'anneau des Dieux. En voyant le dispositif se mettre en marche, il était compréhensible que certains peuples, peu développés technologiquement parlant, l'appellent ainsi. Elle même, bien qu'ayant reçu de rapides explications sur son origine et fonctionnement, était à chaque fois émerveillée par le phénomène se produisant en son centre et ne saisissait pas totalement les mécanismes derrière son usage.

Lorsque le dispositif se stabilisa, Nyota regarda son supérieur se diriger droit vers la surface lisse et elle le suivit, presque par réflexe.

La traversée était indescriptible. La langue anglaise n'avait pas assez de mots pour expliquer ce que l'on ressentait en passant dans ce 'liquide' qui n'en était pas un, sorte de miroitement d'un mirage vu de très près. L'instant d'avant ils se trouvaient dans la salle de la porte, celui d'après un paysage rouge sang s’étendait à perte de vue devant eux. C'est à ce moment exact que Nyota réalisa qu'elle était véritablement de retour dans la galaxie Pégase et une bouffée d’excitation enfantine lui serra la poitrine. De nouvelles aventures l'attendaient à nouveau sur le pallier de la porte des étoiles.

Prenant une grande bouffée d'air chaud, elle examina le paysage carmin qui s'étalait sous leurs yeux, son arme levée et prête à faire feu à la moindre menace, mais aucun comité d'accueil hostile ne les attendait et elle baissa le canon de son P90.

Le fait de savoir que la planète avait déjà été partiellement explorée et que la race humanoïde l'habitant n'était pas belliqueuse à l’égard des atlantes, rassura légèrement la jeune femme qui s'équipa de ses lunettes de soleil afin de protéger ses yeux de l'astre vif qui brillait à l'horizon. Elle restait tout de même sur ses gardes mais les jointures de ses mains avaient repris leur couleur naturelle.

Attendant que les deux scientifiques passent à travers l'anneau à leur tour, Sheppard s'approcha de la jeune femme et la félicita pour ses fiançailles.

"Merci mon colonel." lui répondit-elle avec un léger sourire avant d'enchainer sur le ton de la plaisanterie. "Mais vous savez, je n'ai fait que dire "oui". C'est Jeff qui a fait le plus difficile.

Elle se détendait un peu plus. Elle sentait à travers les mots de son supérieur qu'il était véritablement content pour elle et cela lui faisait chaud au cœur. Ce n'était pas la première fois qu'il se comportait de la sorte avec elle. Sans lui elle ne serait peut-être pas rentrée sur Terre et sa dépression aurait sûrement pris un tournant beaucoup plus alarmant.

"Nous n'en avons pas encore parlé véritablement mais, si c'est possible, il se peut qu'on fasse ça sur Atlantis, oui. Après tout c'est ici que nous nous sommes retrouvé après plus de 10 ans de séparation." justifia-t-elle. "Nous venons juste de revenir. Je doute qu'on nous permette de retourner sur Terre avant un petit moment. Et comme Jeff n'a plus de parents, il ne reste que ma famille. Au pire on fera une grosse fête la prochaine fois qu'on ira les voir."

Le sourire qu'elle offrit au colonel montrait qu'elle était définitivement plus à l'aise que quelques instants plus tôt. Elle aurait voulu profiter de cette discussion pour remercier son supérieur de l'avoir poussée à retourner sur Terre mais c'est le moment que choisirent les deux scientifiques pour passer la porte des étoiles et les rejoindre.

Ils semblaient être l'opposé total l'un de l'autre. Le russe paraissait aussi froid que pouvait l'être son pays d'origine et l'espagnole faisait honneur à la réputation des gens de sa provenance. Elle semblait déterminée et tellement heureuse de se trouver ici que la jeune américaine se demandait si Espéranza avait déjà rencontré des problèmes en sortie planétaire. Le duo étrange conversait à leur manière, l'une expansive et l'autre extrêmement réservée.

La remarque de Sheppard fit sourire Nyota et cela lui rappela sa première sortie, une escorte pour le responsable des scientifiques, deux ans plus tôt.

"Au moins il ne se plaint pas de cailloux dans sa chaussures comme le docteur McKay." lui répondit-elle à voix basse.

Elle savait que malgré leurs petits affrontements en mission et sur la cité, l'homme dont elle parlait et le colonel étaient bons amis même si pour certains ils avaient l'air de se tolérer pour la bonne marche de l’expédition.

Ils continuèrent d'avancer derrière les scientifiques, pouvant ainsi mieux les protéger en analysant les menaces potentielles autour d'eux. Sheppard en profita alors pour expliquer à la jeune femme la raison de sa présence sur cette mission. Il s'agissait d'un test. Nyota s'en doutait et elle appréciait qu'il lui en fasse part de la sorte, sans détours. Elle n'aimait pas les cachoteries et la franchise de son supérieur était vraiment une des choses qu'elle appréciait le plus chez lui. Elle se contenta donc de hocher la tête.

L'endroit semblait être idéal pour ce genre d'exercice de base. Plat, peu ou pas de vent, une excellente visibilité... Seul le soleil serait peut-être une gêne, mais il y avait bien longtemps que la jeune femme avait appris à résister à ces effets lumineux.

Son fusil d'assaut habituel, le Aug A3 qu'elle avait l'habitude d'utiliser depuis quelques temps maintenant, était toujours dans une des caisses qui devait arriver de Terre au prochain voyage sur la cité. Bien que Jeff ait insisté pour qu'il se trouve sur le Dédale en même temps qu'eux, la place manquait et par habitude la jeune femme avait mis la priorité sur son M98B même si elle l'utilisait moins souvent. Elle pouvait s'équiper d'un P90, comme c'était le cas cette fois, pour remplacer le fusil allemand mais aurait eu plus de difficulté à substituer une autre arme de précision à son Barrett.

Elle avait bien vu un Hécate II dans l'armurerie mais, bien qu’intéressant, ce dernier était beaucoup plus lourd et possédait des chargeurs plus petits que son arme de prédilection. Cela l'aurait sévèrement handicapée. Alors que la différence entre le P90 et le Aug A3 la gênait beaucoup moins.

Cela ne faisait pas tout à fait vingt minutes qu'ils marchaient lorsqu'ils croisèrent la route d'une caravane.

La jeune femme en avait déjà vu durant ses missions en Afrique mais celle qui se trouvait devant leurs yeux n'avait rien de la grâce qu'apportait les animaux à bosses habituellement utilisés. Ici les bêtes de sommes, sorte d’énormes varans, semblaient pouvoir porter d’énormes charges mais étaient dénués de charisme. Ces derniers, malgré leur masse imposante, semblaient glisser sur le sable.

De là où ils étaient, perchés sur leurs étranges 'animaux', les 'bédouins' observèrent les atlantes en silence, les toisant de leurs pupilles fendues et Nyota tenta de réprimer un frisson de panique.

Elle détestait les reptiles et encore plus les serpents, une de ses phobies. Heureusement que ces humanoïdes étaient couverts de la tête aux pieds car la jeune femme n'était pas certaine de pouvoir garder son sang aussi froid que le leur en pareille compagnie.

Le colonel ne semblait pas non plus très fan des autochtones et, lorsqu'il continua son chemin, la jeune femme lui emboita le pas non sans avoir jeté un dernier regard en arrière par précaution.


Elle avait l'impression de tourner le dos à un prédateur qui n'attendait que cela pour l'attaquer.

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MessageSujet: Re: Le carmin du sable Mar 20 Juin - 19:46
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Une fois de l’autre côté, l’homme s’était épris de félicitation pour le nouvel état matrimoniale de la jeune femme. Il était véritablement content pour elle. Cela devait se sentir, de toute manière John est un homme franc et il savait que très mal mentir, ces prunelles pétillantes, le démasquaient très vite. On lui a toujours dit, que son regard était son plus grand atout et son plus grand ennemi, puisqu’il ne pouvait pas cacher ses sentiments.

Il émit un petit rire, quand elle évoque le fait que celui qui avait fait le plus dur était Jeff. Elle n’avait peut-être pas tort sur ce point. Toute la mise en scène, s’il en avait eu une, les frais et le courage avait été pour lui. L’émotion et la joie de la surprise pour elle. Après, il était facile de dire oui, mais ce n’est pas le « oui » anodin. On peut aimer quelqu’un de tout son cœur et ne pas avoir l’envie de se marier avec. Lui-même éprouvait de forts sentiments pour sa compagne, mais il ne se voyait pas lui faire de demande en mariage. Peut-être que cela allait arriver un jour, mais bon il avait appris qu’une bague n’est pas forcément le signe d’un amour profond. Son divorce, l’avait rendu un peu amère sur l’engagement administratif. Pourtant il adorait les mariages.

Enfaite il aime toutes les fêtes synonymes d’avoir de la bonne humeur et de la joie. Il fut très emballé d’envisager la première cérémonie pégasienne. Le sourire qu’elle lui fit, confirma le fait qu’elle était plus à l’aise et moins stressée qu’au début. Il le fallait, elle n’avait pas de raison de s’angoisser. Les deux civils, arrivèrent et John n’eut rien à faire, il répondit à Nyota, d’un ton plus bas.

« C'est toujours possible. Si vous décidez de le faire, vous m'en parlerez, je verrai avec les nouveaux bosses » Oui, elle pouvait compter sur son supérieur, pour faire la passerelle et obtenir l'autorisation.

Esperanza, leur indiqua le chemin et au vu de l'air peu aimable de l'autre Russe, John ne put étouffer une remarque. Il y a des personnes, qui paraissent froide et très guindés, mais qui ne sont pas réellement cette image. Mais le Russe semblait aussi froid et austère qu'il était muet. John, sentait que s'il devait communiquer avec lui, qu'il y aura rapidement un problème, non pas d'intelligence, mais de communication. Soupçonnant le scientifique de n'y mettre aucune forme ou efforts pour s'exprimer. Nyota rebondit sur sa remarque et cela le fit rire.

« Mckay est indétrônable dans le pénible de service » Même si c’est un ami proche, il reconnaissait que très volontiers qu’il était le roi des casses pieds et des emmerdeurs. Après, il avait eu le droit à peut-être pire, un certain Harold, qui était partie en mission avec lui et Nyota pour la recherche d’alpha. Il l’avait rencontré avant, quand celui-ci s’était perdu avec Nathalie. Cet homme, était détestable. Trop imbus et trop centré sur son nombril, jalousant sûrement ses collègues et toutes personnes qu’il jugerait supérieurs à lui. Il n’était pas resté longtemps sur Atlantis. La terre l’avait rappelé ainsi qu’une santé loin d’être optimal. John n’est pas médisant mais il devait reconnaître qu’il l’avait trouvé chiant.

Les voilà en train de suivre la joyeuse petite espagnole, qui piaffait de joie. Alors, qu’il expliquait à sa collègue militaire ce qui l’attendait. John, regarda quelques instants l’étrange duo, pour laisser son regard parcourir la terre cramoisie. La rencontre avec l’étrange caravane avait filé quelques frissons à chacun et même la joyeuse Esperanza, semblait plus calme. Pas besoin, de voir leur corps en entier, pour ressentir des frémissements dans l’échine. Cela devait être purement instinctif et en toute franchise, John n’avait jamais rencontré de race non mammifère. Les Püntas et les Tairis, étaient avant tout des membres de celle classe « animal » à sang chaud tout comme les humains. Même les Wraiths avaient la même température qu’eux. Après, il se demandait si le peuple reptilien était pacifique en plus d’être discret et effacé. Ils les auraient bien rencontrés, mais au vu du comportement clairement indifférent ou étrange, il se disait qu’il valait mieux ne pas tenter le diable.

La marche reprit et il ne fallut pas plus longtemps que ça, pour que l'espagnol, se mette à parler. Elle s'était rapprochée des deux militaires, y trouvant une meilleure compagnie que celle de son collègue. Joyeuse et drôle, elle fit quelques blagues, avant de voir l'anneau à la main de la jeune femme et lui montrer sa bague, parlant de son compagnon qui n'avait pas pu la suivre. Elle faisait partie de ces personnes excentriques mais d'une grande bonté qu'appréciait le colonel.

Finalement, ils arrivèrent aux pieds du canyon, qui était ombragé à cause de la hauteur de ces roches. Le Russe, qui avait pris la carte de sa collège espagnole, pointant son doigt vers un escalier de roche naturelle. Il ne prit même pas la peine de s'exprimer. John, fut le premier à passer, laissant Nyota fermer la marche. L'ascension, était difficile à cause de la chaleur galopante, mais surtout de l'étroitesse du passage. Il dut prendre la valise du Russe, puisque le civil, était dangereusement déséquilibré par celle-ci. Aucun merci, cela commençait à agacer John, qui le trouvait antipathique au plus haut point. Il ne fit à peine 600 mètres, que le scientifique dérapa et manqua de tomber dans le vide si John, ne l'avait pas rattrapé. Il le remit contre le mur. Une nouvelle, fois il n'eut rien d'autre que le silence, même pas un rictus ou un regard. John, ne demandait pas qu'on lui baisse les pieds, mais juste un peu de politesse ou d'humanité.

« Cela vous arrive de dire merci ? » Dit-il en se retournant pour toiser l’homme d’une taille similaire. Il vu clairement le mépris dans les prunelles bleutées de son vis-à-vis. Ce qui lui fit monter une bouffé de colère dans la gorge.
« Vous faite votre travail, je n’ai pas à vous remercier pour ça. Si vous me sortez une formule intéressante qui m’aiderait dans mon travail. Alor je daignerait vous remercier, puisque cela n’étant pas dans vos fonctions » le ton employé était à l’image du regard. Si John avait été un homme méchant, il l’aurait balancé dans le vide. Or et même si ce fut tentant, il soupira se tournant.
« Il est bien connu que les militaires ne savent pas réfléchir » dit-il avec beaucoup de cynisme, histoire de remettre en place cet affreux jojo.
« Oui, c’est pour cette raison que vous êtes dans l’armée »
« Vous n’êtes pas avec de simple bidasses Docteur. Faute de respect pour mon métier essayer d’en avoir pour ma fonction » Il devait quand même ne pas, lui rappeler qu’il était le responsable de l’armée non ? Et que faute de lui tenir un discours agréable, qu’il se calme, pour ne pas finir avec un blâme civil sur la gueule.
« Et parce que vous êtes responsable d’un pôle, vous mériter d’être jugé autrement que le reste de vos hommes ? Ce n’est pas parce que vous avez des galons sur l’épaule que cela fait de vous un homme intelligent »
John fulmina intérieurement, il était loin d’être idiot ainsi que la plupart de ses hommes. Il avait horreur de ce genre de comportement et il essayait de ne pas se retourner pour lui coller un poing dans la gueule. Ce mec n’est qu'un connard.
« Dimitri ne soyez pas médisant !»
« Taisez-vous Esperanza, vous brasser bien trop d’air depuis tout à l’heure » Le ton glaciale du docteur fit taire sa collègue, vexée.
« Oui vous avez raison, vous êtes entouré d’idiot, alors essayé de faire honneur supériorité en ne mourant pas bêtement. Le problème des cerveaux trop lourd, c’est qu’ils sont déséquilibrés à cause d’un corps difforme » Conclut John d’un ton tranchant.

Tout en accélérant un peu le pas, pour laisser une distance suffisante entre lui et le docteur, l'obligeant à faire attention où il marche cette fois. Il fut heureux de ne pas comprendre le russe, puisque le fameux Dimitri, était en train de jurer dans sa langue. Il savait qu'il n'aurait pas dû répondre à ce type de provocation, mais il lui était impossible, de les ignorer.
Le plateau, fut atteint et Sheppard, attendit devant le reste de l'équipe, laissant les deux civils rejoindre l'antenne. Il fit un signe de tête à Nyota, pour qu'elle le suive.

« Choisissez votre terrain » Il la laissa faire, tout en regardant les civils d'un coin de l'œil, pour vérifier qu'il n'y avait rien de dangereux. Il était passablement agacé par ce Russe aux airs supérieurs. Tout ce qui détestait chez les scientifiques, cette façon d'être aussi imbus d'eux même. Oui définitivement il n'aimait pas le Russe !

Il sortit de son sac, une casquette de combat, se la mettant sur la tête évitant de choper une insolation, il tapait fort sur le plateau. Après, il y avait une vue superbe sur la plaine rouge. Il y avait même au loin, une rivière sinueuse.


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Nyota Washington
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MessageSujet: Re: Le carmin du sable Lun 3 Juil - 15:49

Le Carmin du Sable
feat. John S. & Nyota W..


”Into the darkness
we all must run”

La proposition de Sheppard à propos d'un mariage sur Atlantis et son appuis auprès des responsables de l’expédition toucha sincèrement Nyota et elle le remercia d'un hochement de tête respectueux ; son estime pour lui augmentant un peu plus, comme à chaque fois qu'elle discutait avec lui.

L'arrivée des scientifiques mit fin à leur échange et ils prirent la route que mademoiselle Sanchez leur indiqua, faisant ainsi honneur à son étude du terrain.

La remarque de la jeune américaine sur le comportement d'un certain responsable scientifique ne tomba pas dans l'oreille d'un sourd, lui valant, en guise réponse, un commentaire qui prouvait que malgré son amitié avec le colonel, l'homme en question n'était pas toujours facile à vivre. La militaire se contenta d'un sourire en coin, montrant qu'elle comprenait ce que son supérieur voulait dire.

Le chemin se poursuivit, sous un soleil de plomb qui faisait couler de grosses goutes de sueurs dans le cou de la jeune métisse mais elle ne se plaignit pas. Ce n'était pas sa première sortie dans ce genre d'environnement. Elle se contenta d'écouter ce que son supérieur avait à lui dire à propos de sa présence sur cette mission et hocha la tête une fois de plus pour lui signifier qu'elle avait bien compris.

Le temps semblait passer plus lentement sur cette planète rouge, comme s'il s'étirait et que les secondes n'en avaient plus que le nom. Ils suivaient toujours la jeune espagnole qui se calma quelque peu après l'apparition de la caravane, ce qui n'était pas pour déplaire à Nyota. Elle n'était pas du genre silencieuse comme le glacial docteur Gorbatchev mais, selon elle, il y avait un temps pour tout et actuellement la concentration était de mise, surtout après la rencontre avec ces étranges autochtones.

Ça ne dura pourtant pas longtemps mais, se rapprochant des deux militaires, la scientifique fut d'une agréable compagnie, discutant et blaguant avec eux pendant leur longue avancée ; leur objectif semblant s'éloigner un peu plus à chacun de leur pas. Le paysage plat ainsi que le lourd soleil alimentaient ce mirage ; mais finalement ils mirent pied à l'entrée du canyon. Ce dernier était protégé du soleil par ses hautes roches et l'ombre y était presque fraiche après avoir passé tant de temps sous la chaleur directe de l'astre roi qui les éclairait.

Malheureusement cela ne dura pas et, au fur et à mesure de leur avancée, une sorte d'air stagnant, une atmosphère lourde les enveloppa, rendant chaque pas plus difficile que le précédent. Le chemin, étroit eu presque raison de l'équipement du glacial Dimitri ainsi que du scientifique et, si John ne l'avait pas rattrapé, la valise ou lui aurait terminé au fond du ravin. Mais cela ne sembla faire ni chaud ni froid au russe qui ne remercia pas le colonel.

L'air qui se peignit sur le visage de se dernier tenait plus de l'agacement que de la colère, mais il finit par ne plus pouvoir se retenir et ouvrit la bouche pour lui souligner son manque de politesse. Ce à quoi l'autre lui répondit des platitudes à propos de rôle hiérarchique, raisons pour laquelle il n'avait pas à s'abaisser à le remercier.

Nyota pinça les lèvres. Si elle avait été plus proche de l'homme elle lui aurait fait savoir sa façon de penser. Le colonel n'était certes pas aussi calé dans l'étude des cristaux ou des plantes qu'un scientifique mais il avait son savoir et ses qualifications. Il était loin d'être le militaire qui tirait sans se poser de questions sinon il n'aurait jamais atteins son poste. Mais fermant la marche, elle se contenta de se tourner vers la petite espagnole et lui chuchoter :

"Comment vous faites pour le supporter ?"

Cela ne faisait pas tout à fait une heure qu'elle le connaissait et elle avait déjà envie de le pousser dans le canyon pour lui montrer de quel bois se chauffait les militaires sans cervelle.

Sa remarque n'obtient d'autre réponse que celle qu'Espéranza donna à son collègue. Il s'empressa de la remballer et la jeune espagnole se tut, vexée. La main de Nyota se posa sur le bras de la jeune femme pour la soutenir moralement. Ce ne devait pas être simple tous les jours de travailler avec un tel individu.

La dernière remarque, acide, du colonel sembla mettre fin au débat et Nyota n'ajouta rien, même si elle bouillait d'envie de lui dire que la valise que le militaire l'avait aidé à transporter était de sa responsabilité et au vu de l'importance et du prix de son équipement, il ne faisait pas son travail, contrairement à son supérieur.

Soupirant un grand coup pour évacuer sa colère, la jeune femme qui fermait la marche dut attendre que les deux scientifiques arrivent sur le plateau pour rejoindre le colonel. Elle n'en tient pas rigueur à la jeune espagnole, qu'elle avait aidé lors de la montée et qui l'avait remercié d'un sourire mais se retint de bousculer le russe en passant à ses côtés. Elle lui jeta néanmoins un regard dur avant de suivre Sheppard et fit un petit signe de la main à Espéranza en guise d'encouragements alors qu'ils s'éloignaient en direction du site de l'antenne. La jeune scientifique allait encore devoir se coltiner le russe pendant un moment alors que Nyota, elle, pourrait se défouler en tirant sur des trucs.

Emboîtant le pas au colonel elle se détourna partiellement des deux civils pour choisir son terrain. Sheppard n'était décidément pas un supérieur comme les autres. Le major Stephen Ripley avait, certes, fait quelques concessions quand il avait accueillit la jeune marksman dans son unité, mais il ne lui aurait jamais permit de choisir le terrain pour un test qui devait juger les aptitudes à tirer de l'américaine.

Appréciant les manières du colonel, elle sélectionna une zone qui ne l'avantageait ni ne la désavantageait et d'où, à la manière de tuteurs attentifs, ils pourraient tout de même surveiller les civils qui les accompagnaient.

Enfonçant une casquette sur son crane pour se protéger du soleil qui risquait de la gêner lors de son excercice, elle désigna l'endroit qu'elle avait choisit d'un geste du menton.

"Ici, ce sera bien." dit-elle pour souligner son mouvement.

Le lieu, comportant quelques roches et autres cailloux qui pourraient servir de cibles et de petites dunes qui pourraient gêner les tirs si elle ne faisait pas attention, se trouvait à un peu plus de 200m, limite de la portée pratique de son arme, ce qui prouvait qu'elle connaissait parfaitement son équipement.

Tirer plus près n'aurait servit qu'à démontrer qu'elle savait utiliser le P90 et ce n'était pas pour ça qu'elle se trouvait ici.

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John Sheppard
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MessageSujet: Re: Le carmin du sable Lun 24 Juil - 14:31
Nyota Washington
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Le carmin du sable
CHRONOLOGIE : 13 juin 2017


John était agacé et cela se voyait largement par sa gestuelle. Homme expressif dans toute sa splendeur. Et encore il avait ses lunettes de soleils sur le nez, sinon Nyota pourrait lire dans ses prunelles comme dans un livre ouvert. La casquette était une bonne idée car déjà il sentait quelques perles d’eau couler le long de son front, qu’il chassa d’un revers de poignet avec son bracelet éponge qu’il avait toujours.

Il laissa le soin à Nyota de choisir son terrain, cela était un test bien entendu, il voulait voir si elle choisirait la facilité ou serait modeste. Ainsi, la jeune femme, prit un terrain neutre, comprenant autant d’obstacle si Sheppard voulait la mettre en difficulté ou des zones plus aisées. Il resta quelques minutes, toisant le terrain devant eux.

« Bien. Vous n’en avez pas profité. Vous allez me tirer sur le bosquet sur la dune à 150 mètres. Mais sur la branche qui dépasse » Dit-il en pointa son bras vers cet étrange petit arbre qui était harmonieusement touffue sauf une branche rebelle qui se détachait, comme pour dire : les mecs je me casse !

Cela semblait facile, mais une légère brise secouait la branche fine dénuée de tout feuillage. John, lui donna d’autre série de tir, sans jamais parler si elle réussissait ou non. Il lui demandant de tirer sur le haut d’une dune assez proche, d’autres plus éloignées, sur des pierres avec de précisions plus ou moins pointue. En sommes, il évaluait avec l’environnement, sa manière de tirer et sa précision, lui donnant parfois des challenges. Alors que la série de test était à son milieu, question d’avancement des injures en Russe étonnèrent le colonel.
L’homme si agréable était en train de pester. « Eh bien notre ami aimable aurait-t ’il un problème ? » Il fut amer en disant cela.

Les injures se firent plus forte… au début John pensait que cela était contre cette pauvre espagnol qui n’avait rien demandée… mais en réalité non. Dimitri sortit une espèce de flèche en os. L’espagnol se leva et ragea aussi, arrachant des mains de son collègue la flèche pour marcher vers les militaires.

« Amigos ! Regardez ! On a trouvé ça qui à endommager notre équipement ! Elle est arrivée de nulle part ! » Elle semblait à la fois effrayée et en colère. « Il en a plusieurs ! Mais on les voie que quand elle son au sol ! ».

John prit la petite flèche qui semblait en os, elle avait un embout rond en cuir de couleur. En le touchant cela laissait de la couleur sur ses doigt… des flèches inoffensives, on aurait dit celles d’enfants qui voulaient jouer une mauvaise blague. Intriguée, le colonel, marcha jusqu’à la machine des scientifiques, tout en faisant un signe à Nyota. Le plateau était assez plat, donc ils auraient dû voir s’ils étaient attaqués…

Une flèche à l’embout jaune tomba sur sa rangers et en leva le nez vers le plateau d’en face, seul avec une distance raisonnable pour tirer avec des armes primaires, il ne vit rien mise à part des roches. Hum cela est étrange… soudainement une autre flèche partie venait clairement de la roche, qui semblait bouger comme un pan de tissus. Une petite tête et une autre sortir, toute deux enroulée dans des tissus bleu sombre et blanc. Des rires au loin. Des enfants… de simples gosses. Voyant s’amuser, John eut un rictus amusé.

« Ils n’ont pas de parents c’est môme au lieu d’emmerder leur monde ? » pesta le Russe qui devait être l’homme le plus aigris de l’univers !
« Calmez-vous voyons… c’est votre air si agréable qui les a encouragées » ironisa John
« C’est ça ouai ! » Et sans demander son reste, il se pencha pour réparer l’antenne en grommelant une multitude de phrase en Russe et John était persuadé qu’il l’insultait. Esperanza ricana « Mi Buenos ! Si c’est des enfants alors ça va ! On va réparer et continuer nos tests, un peu plus loin »

Au moins une enjouée ! Quand à John, il toisa quelques minutes encore les enfants, qui disparaissait dans un creux du plateau, surement un escalier. Puis toisa Nyota l’air ravi.
« Bon on va finir cet entrainement, faute d’une partie de flèche ball ! ».

Ce fut au bout de dix minutes que soudainement, John vit apparaître un des enfants, celui avec le tissu bleu, vers l’endroit où ils étaient montés. D’un pas silencieux, comme s’il volait il s’approcha du duo de militaire pour s’asseoir près de Nyota observant ce qu’elle faisait. Il avait l’air d’un enfant touareg, avec ses vêtements bleu et blanc et son arc en os blanc décorer dérange dessins. Un carcan avec des flèches aux abouts colorés qui en dépassait. La fente qui laissait ses yeux apparents, laissait voir des pupilles couleur or avec une fente fendue comme celle d’un serpent. Son regard ne quitta pas Nyota puis se leva sur l’homme.

« Futursss Chasssseur » siffla t’il dans la langue anglaise, mais avec un sifflement digne des serpents à sonnette et dans une aigue étrange. John, ne savait pas trop quoi dire… l’enfant fit un signe de main pour qu’ils continuent sans se soucier de lui. Sa main n’était pas recouverte de vêtement. Elle avait une couleur brune avec des reflet arc en ciel, avec des écailles rondes et lisse contenant plusieurs motifs harmonieux. Hormis, la texture son membre était similaire à celui des humains, a un autre détail près, ses ongles étaient des griffes blanches de deux centimètres.

John, ordonna silencieusement à Nyota de finir son entraînement tout en gardant un œil sur cet enfant assez étrange. Après bon, il était étrange car différent de lui. Mais, cela restait un enfant curieux et étrangement loin d’être farouche. Peut-être n’avait-il pas peur, car étant le seul prédateur ? John lui fit un rictus et se rapprocha de son soldat sans la gêner pour autant, histoire d’avoir un mouvement de protection en cas de danger. L’enfant serpent, était assis en tailleur et observait le champ de tir avec un calme impressionnant.


Ce type de texture pour la peau de l'enfant:
 
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