Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez| .

Là où la mer mène le vent

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage

avatarInfos√ Arrivée le : 08/07/2016
√ Age : 24
√ Messages : 720
Alexander Hoffman
Dossier Top Secret
√ Age: 37 ans
√ Nationalité: Royaume-Uni Royaume-Uni
√ Gêne: Inoculation
MessageSujet: Là où la mer mène le vent Ven 28 Juil - 18:11
Natasha
&
Alexander
Sous le soleil des négociations
Chronologie : LUNDI 10 JUILLET 2017 10H30
L'homme sortait de son bureau laissant sans chat au bon soin de son assistante. Il ne pouvait pas l'emmener à chaque fois durant ses missions sur la galaxie de pégase. Surtout sur une planète recouverte d'eau et même si Harry le minet était plutôt tolérant avec le liquide qui file des peurs bleues à ses congénères, il n'apprécierait pas vraiment la mer.

En refermant la porte de son bureau, Alexander Hoffman, avait pris le nécessaire pour sa mission et devait passer à l'armurerie pour prendre le reste de l'équipement, le kit » du petit aventurier » comme il aimait nommer cela. Au vu des températures prévues sur la planète des Azuriens, il était vêtu d'une chemise bleue claire, manche retroussées avec un pantalon bleu marin entre le jean et le pantalon de ville (Tenue pour se faire une idée). Chaussée de chaussure ébène, de marche qui ne détonnait pas avec sa classe légendaire. Il n'aimait pas vraiment les uniformes réglementaires et il était rare qu'il en porte. Sauf dans le cadre de mission, mais là pour une négociation sur une planète qui pouvait rivaliser avec Paradize, l'intérêt pour le couplet ébène et la veste en cuir était plus que limité ! Surtout que même s'il devait rester jusqu'au lendemain, les nuits sont caniculaires. Limite si dormir sans vêtements est insupportable tellement les nuits sont étouffantes.

Enfin bon, il se retrouva à l'armurerie, prenant un colt et son holster qui fut accroché à sa cuisse. Ne partant pas pour une mission d'exploration, il n'avait pas besoin des lentilles ou d'autre élément qualifié de « militaires ». Au cas, où on lui donna aussi un couteau, mais plutôt de poche, qui se glissa dans l'une d'entre-elle. Il eut un sac à dos noir, avec les basics, kit de soin, fusées de détresse, une gourde d'eau, une boussole, un détecteur de vie. Il y ajouta son carnet de note ainsi que son stylo mont-blanc. Il mit même une petite trousse et un calepin composé de feuille blanche, pour « croquer » les paysages, si le temps lui permettait de faire une pause artistique.

Pour entamer les négociations, il ajouta aussi une boite métallique qui contenait des médicaments pour les Azuriens, afin de combattre plus efficacement une forme virale de grippes tropicales qui faisait des ravages chez les nourrissons et les personnes âgées. Le but de la négociation était simple : un échange commercial avec une ressource importante : la pêche. Le poisson manquait sur Atlantis malgré que le grand océan, qui était habitée généralement que par de grands animaux et pas toujours très mangeables. Faire livrer du poisson, par le Dédale n'était pas des qualitatifs niveaux nutrition. Et la planète des Azuriens regorgeait de nourriture ressemblant aux écailleux de la Terre. Il n'était pas question de faire de la surexploitation, mais de pourvoir acheté une quantité suffisante de poisson pour alimenter et varier la nourriture de la cité. Sans parler que certains végétaux aux propriétés captivantes avaient grandement intéressés les médecins et botanistes. Toujours en recherche d'innovation sur le secteur de la médecine, les Atlantes avaient fait de grande avancée déjà avec les plantes Püntas… et celle de cette planète bleue étaient prometteuses.

Il avait échangé quelques jours plus tôt avec une dénommée Natasha Avalon, française Kiné, désireuse de partir à l'aventure et de découvrir d'autres peuples. Dans un but d'améliorer ses compétences. Ravi de cette initiative, il l'avait invité à se joindre à lui, pour une mission tout ce qu'il a de normalement calme. Même si Alexander se doutait qu'il risquait d'avoir un peu d'animation, réputé pour être chat noir, il était rare que tout se passe « normalement » avec lui. Au moins, il ne s'ennuyait jamais. L'anglais ne savait pas du tout à quoi elle ressemblait, il l'avait sûrement croisé dans un couloir, sans savoir qui elle était. Il verrait bien, mais leur échanges de mails avaient été intéressant et bienveillant.

Une fois équipé et prêt, il se rendit à la baie des jumpers, comme toujours il était en avance. Et ce fut d'une dizaine de minutes. L'escorte était présente et chargeait des caisses dans le jumper. Cela était parfois agaçant de toujours avoir un gris au cul ! Mais bon c'est la procédure. Alexander, fut néanmoins ravi de voir qui allait l'accompagner, il avait redouté un instant que cela soit le 1er classe Hirsh…Le capitaine Farawella, un homme charmant d'origine Réunionnaise à l'humour facile et aux compétences de pilote reconnue. Alexander, avait déjà eu affaire quelques fois à l'homme et ils s'entendaient plutôt bien. Le militaire était en train de vérifier une caisse, qui n'avait rien à faire là. Cela intrigua le Responsable qui s'approcha.

« Bonjour Capitaine. Vous comptez faire du troc avec les Azuriens ? »

Comme toujours Hoffman, avait ce visage nonchalant typiquement digne du flegme anglais. Sa voix était à son image agréable et calme avec un accent très londonien qui ne laissait aucun doute sur sa patrie. Le militaire la peau hâlée et les cheveux crépu noir, releva son regard clair vers l'anglais avec un large rictus amical.

« Bonjour monsieur Hoffman. Oula non, mais je me suis dit que vu qu'on va sur une belle île, je pouvais m'adonner à la pêche en vous attendant. Comme mon rôle est de faire le taxi »
Malgré le contenue assez familier, il y avait un grand respect dans sa formulation de phrase. Il tourna la caisse, pour montrer le contenue à Alexander. Une belle canne à pêche de professionnel avec tout le nécessaire pour prendre quelques poissons.

« Enfin si vous me l’autorisez Sinon j'ai prévu de me faire bronzer, vu que je suis blanc comme un linge » Il ricana à sa propre blague l'anglais eu un rictus amusé.

Que devait dire Alexander si Farawella était blanc ? Le teint de l'homme était à l'image de sa patrie : blanche et loin d'être bronzée. D'ailleurs, il était rarement sujet à avoir de belles couleurs estivales, étant blond, sa peau lui disait souvent un beau « merde » en se déguisant en écrevisse. Cela lui fit penser, qu'il avait pris ses lunettes de soleil fort heureusement, mit dans son sac.

« À voir avec les Azuriens, s'ils vous autorisent à faire cela. Comme ils sont respectueux de la nature et ne pêche pas pour le plaisir. Pour ma part, cela ne me dérange pas. Je ne pense pas avoir besoin d'une nounou durant tout mon séjour »

Malgré que les Azuriens étaient plus axés sur une civilisation qui mettait en avant les femmes, ils ne s'offusquaient pas que d'autre civilisation soit composées d'homme avec des fonctions de « chef » (réservé aux femmes chez eux) ou avec une grande mixité. Une égalité qui tenait à cœur du RDA, ne supportant pas la misogynie ou tout comportement « inapproprié » et inégalitaires sur les sexes, c'est un fervent défenseur des droits des femmes. Durant les négociations il y a quelques mois, le sujet d'envoyer que des femmes avaient surgi pour ne pas faire d'impaires. Mais au final, les Azuriens avaient une conception propre à leur peuple et ne demandaient nullement la même chose des visiteurs et Alexander a toujours été accepté les bras ouverts sans subir de discriminations. Voilà un peuple intelligent.

« Oui, je leurs demanderaient. Mais je compte bien les manger en grillades ces poissons ! Donc ce n'est pas que pour mon petit plaisir de mettre un hameçon dans la bouche d'un animal » Il ricana « Dommage, j'aurais adoré vous donner la main, pour vous éviter de tomber dans les sentiers »
« J'espère que vous partagerez vos exploits de pêcheur. Bien, si j'ai trop peurs des araignées je viendrais vous tenir le jupon, nounou »
« Bien entendu ! Si vous aimez le poisson, je vous ferai goûter un rougaille avec le poisson grillé ! » Il ferma la caisse. « Super nounou s’il vous plaît monsieur ! Je suis capitaine quand même ! »
« Avec plaisir super nounou » Il lui sourit simplement. Alexander était emballé, la cuisine de la réunion était super bonne et il aimait bien découvrir et partager avec les autres. « Surtout que je ne serais pas seul. Mademoiselle Avalon nous rejoint »
« Ah, je vais demander une promotion, deux civils, je prends du galon ! Que fais mademoiselle Avalon ? » Toujours dans le registre du respect.
« Kinésithérapeute »
« Ah ! Je vais demander à changement de rémunération alors ! »
Alexander s'attendait à répondre à une question de l'homme concernant la raison la venue de la jeune femme, mais non, le capitaine acceptait la venue sans chercher plus loin. Dans sa tête il devait partir en vacances vu l'état de joie qu'il montrait.
« Bonne idée, cela m'éviterait de faire une réduction de salaire »

Le capitaine eut un temps d'arrêt de sachant pas si le responsable rigolait ou non. Et bien entendu Alexander, laissa planer le doute durant quelques secondes, puis lui sourit amusé. Il est vrai, qu'il n'était pas toujours aisé de savoir si l'anglais rigolait comme il maniait l'air du « pince sans rire » et jouait avec ça, pour faire tourner en rond ses interlocuteurs. L'autre homme ria.

« Vous m'avez pris au sérieux capitaine ? »
« On ne sait jamais avec les patrons ! »
« C'est vrai, mon hobbies favori, c'est la réduction d'effectif et le licenciement abusif ! »

Un nouveau rire du réunionnais. Il laissa l'anglais, pour charger sa caisse dans le Jumper et prendre le sac de celui-ci et revenir près du RDA. Continuant dans une conversation plutôt banale mais agréable sur son contentement de partir en mission, une mission tranquille qui allait lui rappeler son île natale. Le débat alla bien entendu le dom tom, la fierté du soldat, qui adorait parler de ses origines et traditions d'outre-mer. Il trouva une résonance chez Hoffman, qui avait déjà visité de nombreuses fois l'île de rêve !

CODAGE PAR AMIANTE


_________________
    Alexander Hoffman
    Double comptes : Isia Taylor-Laurence & John Sheppard & Naalem Lays //écriture : firebrick
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatarInfos√ Arrivée le : 29/06/2017
√ Messages : 41
Natasha Avalon
Dossier Top Secret
√ Age: 34 ans
√ Nationalité: France France
√ Gêne: ATA
MessageSujet: Re: Là où la mer mène le vent Sam 29 Juil - 1:46
[Hrp : Je ne connais pas la BD mais tu sembles avoir plein d’idées alors je te fais confiance]

 
Natasha s’était laissée le temps de découvrir la cité et ses habitants, de s’intégrer à la dynamique et au rythme de vie des atlantes. Maintenant qu’elle était devenue partie intégrante des rouages du système et qu’elle commençait à se sentir à sa place, elle était prête à pousser plus loin ses découvertes. Après tout, à quoi servait de traverser l’univers si elle se contentait de se cloitrer dans une ville ? Natasha n’était pas du genre à laisser la routine s’installer, elle aimait le mouvement. Bien sûr, l’idée de quitter la sécurité relative d’Atlantis était inquiétante quand on savait que les Wraith et tout un tas d’autres menaces rodaient à l’extérieur mais l’esprit scientifique surpassait la peur. La perspective de découvrir l’inconnu, d’entrer en contact avec des civilisations extra-terrestre et d’apprendre de ces échanges était bien plus alléchante que la simple lecture des comptes rendu de mission des explorateurs.


C’est sur ce constat que la belle avait pris la décision de contacter par mail l’une des grandes têtes du projet, Alexander Hoffman, pour lui demander l’accord pour rejoindre une équipe d’exploration. Il ne s’agissait pas d’aller se frotter au danger bien sûr, elle était kiné pas soldat, mais une première rencontre avec un peuple pacifique pourrait être une expérience intéressante et constructive. Qui sait, peut-être qu’elle prendrait goût à ce genre de promenade ? Elle fut toutefois étonnée de recevoir une réponse de son patron aussi rapidement et plus encore de voir qu’il lui proposait de le rejoindre personnellement sur sa prochaine mission. Une expédition avec le grand chef, rien que ça ! En plus, le peuple qu’il décrivait avait l’air tout bonnement fascinant. Evidemment qu’elle avait dit oui !
Il lui avait fallu annuler et reporter plusieurs rendez-vous avec des patients et elle avait passé le reste de la soirée à apprendre par cœur les recommandations du chef pour éviter les incidents diplomatiques, se préparant mentalement à sa première traversée. La journée du lendemain avait été bien longue et, une fois le travail terminé, elle s’était consacrée au remplissage du sac en vérifiant plusieurs fois qu’elle n’avait rien oublié. Ca lui faisait bizarre d’emporter une arme à feu et elle n’était pas vraiment à l’aise avec cette idée. C’était pourtant elle qui avait pris des cours de tir de sa propre initiative mais c’était chose différente de tirer sur des cibles et de s’imaginer le faire sur des créatures vivantes. En tout cas, elle avait pris le temps de se faire longuement conseiller par le responsable de l’armurerie qui lui avait également remit un couteau. Intérieurement elle se dit que ça serait toujours utile pour couper le saucisson. En réalité, les armes blanches lui étaient déjà plus familières, elle en avait manipulé certaines jadis dans ses cours de kung fu.


Le lendemain matin, elle avait enfilé un maillot de bain en dessous d’un débardeur noir en coton et d’un pantalon en toile vert kaki. Après avoir vérifié pour la dixième fois qu’elle n’avait rien oublié dans son sac, elle boucla ses affaires et se dirigea vers la porte, non sans jeter un petit coup d’œil vers sa guitare entreposée dans un coin de la pièce. Comme à chaque fois, cette vision lui arracha un pincement au cœur. Elle n’avait toujours pas eu le courage de sortir l’instrument de sa housse depuis qu’elle était arrivée à Atlantis. La guitare de Sarah. Un jour peut-être, quand elle aurait réussi à surmonter la souffrance de la disparition de sa très chère soeur. Quelques instants plus tard, elle se mettait en route pour rejoindre la baie des jumpers. Elle était partie de bonne heure, craignant de se perdre dans les couloirs interminables. Plusieurs fois, elle dû demander son chemin et elle finit enfin par arriver à destination. Il était 10h25, pile poil. La rouquine avisa du mouvement près de l’un des vaisseaux et reconnu le visage de son supérieur qu’elle avait déjà aperçu de loin. Elle se dirigea donc vers lui d’un pas assuré.

-Bonjour messieurs. Je suis Natasha Avalon.

Elle se tourna vers Alexander et lui tendit la main avant d’en faire de même avec l’autre homme qui lui était inconnu. Le pilote peut-être ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatarInfos√ Arrivée le : 08/07/2016
√ Age : 24
√ Messages : 720
Alexander Hoffman
Dossier Top Secret
√ Age: 37 ans
√ Nationalité: Royaume-Uni Royaume-Uni
√ Gêne: Inoculation
MessageSujet: Re: Là où la mer mène le vent Mar 1 Aoû - 17:41
Natasha
&
Alexander
Sous le soleil des négociations
Chronologie : LUNDI 10 JUILLET 2017 10H30
Alexander était en pleine discussion animée avec le militaire. Dans un sens, Farawella était tellement joviale et bavard qu'il était facile de discuter avec lui et de bien s'entendre avec cet homme agréable. Surtout, qu'en bon habitant de l'île de la Réunion qui se représentait la bonne humeur incarnée. Alors que le soldat allait évoquer sont peu d'empathie pour l'île Maurice, dans le cliché habituel des guerres guerres entre Tomdom, une voix féminine fit son apparition. Mademoiselle Avalon était arrivée.

Hoffman, se tourna de manière agréable vers la jeune femme en lui serra la main, la toisant directement dans les yeux. Étant atteint d'un daltonisme particulier, les couleurs lui apparaissaient naturellement plus vive. En conséquence, la belle chevelure ondulée de Natasha était une lanterne au milieu de la nuit pour le RDA. Il avait l'habitude de faire avec mais intérieure, il se surprit de la savoir rousse. Elles n'étaient pas courantes sur la cité et le plus célèbre était Nathalie Dumond.

« Bonjour mademoiselle Avalon, comment allez-vous ? » fit-il poliment de sa voix a fort accent anglais et agréable. « Je vous présente le capitaine Farawella. Notre escorte, puisque les civils ne peuvent pas sortir sans nourrice » Malgré son air très professionnel et d'un calme inébranlable, ses derniers mots avaient une modulation ironique. Le soldat ricana et serra la main avec beaucoup de chaleur à la jeune femme.

« Enchanté mademoiselle ! Vous êtes le seul jaune que je suis ravi de voir ! Puisque n'ayant pas de seringue ! » Il sourit. Le cliché des militaires qui ont peur des petites piqûres était vrai chez lui. Après bon, il est vrai que ce n’est pas agréable, mais de là à en faire toute une histoire. Heureusement, l’homme était plus sur l’humour. « Oui, je vous promets que j'ai prévu le goûter ainsi que les bavoirs pour ceux qui ne savent pas manger ». Il fit un immense sourire, avant de se décaler. La bonne humeur était présente.

Alexander eu un fin sourire sur les lèvres signe de son amusement, d'un naturel froid, il montrait ses expressions que lorsqu'il en avait le besoin, ou dans l'intimité. Il fit un geste de la main d'ouverture pour laisser passer Natasha devant et qu'elle pénètre dans le jumper.
« Bon, nous sommes au complet, allons-y » les Azuriens n’aveint pas la notion de temps comme le concevait les atlantes, mais bon Alexander voulait commencer le mouvement.

Le capitaine les avait devancés, pour s'asseoir dans son fauteuil et faire les premiers recalages. La porte du Jumper se referma, alors que l’anglais, déposait son sac sur la banquette arrière.

« Oui, en voiture. Vous faites mon copilote monsieur ? » fit l'homme avec un grand rictus.
« Avez-vous vraiment besoin de quelqu'un pour vous tenir la main capitaine ? »
« Ah non, mais ce n'est pas tous les jours qu'on a son boss dans son modeste véhicule »
« Proposez plutôt à mademoiselle Avalon, elle est curieuse de savoir » cela ne dérangeait pas Alexander de se mettre sur le siège de co-Pilote, surtout qu'il ne servirait strictement à rien, n'étant pas formé aux manipulations des vaisseaux. Mais, il trouvait plus élégant de faire profiter Natasha de cette opportunité, puisqu'elle semblait très intéressée par tout ce qui était nouveau. Et ce n'est pas souvent que les pilote soit seul où qu'il propose de partager son savoir le temps, court, certes d'un vol. Et puis, ce fut Farawella un homme qui aimait partager sons avoir et celui des autres.

Farawella se tourna vers la belle jeune femme. « Si vous voulez, en savoir plus sur le pilotage, ça serait avec plaisir que je vous ferai partager mon savoir. Vous n'aurez rien à faire, juste profiter de la vue et des astuces d'un vieux loup des airs »
Selon le choix de la demoiselle, Alexander alla soit s'asseoir sur le siège arrière du pilote ou à côté de lui. Une fois, chacun à sa place, le capitaine demanda les autorisations et le jumper s'envola dans le tunnel de transfert jusqu'à la salle d'embarquement. La manœuvre était connue et rôder depuis quelques temps.

// Salle d'embarcation à jumper 7. Autorisations accordées. Bon voyage sur la planète Azure //
// Bien reçu opérateur, merci //

La porte s'activa laissant ‘horizon des événements, celle nappe violacée comme seule membrane de séparation entre la cité et cette planète d'eau. Le capitaine, leur demanda de mettre les lunettes de soleil, pour ne pas être aveuglé. Et chacun équipé de protection solaire, le vaisseau la traversa et se retrouva immédiatement dans le ciel sans nuage et le zénith radieux. Il y avait deux soleils en réalité d'où la forte luminosité.

Le paysage était composé d'eau sans fin, une eau d'un beau bleu sombre. Alexander dicta les coordonnées au capitaine, qui les rentra mentalement dans le jumper, une carte s'afficha avec un point lumineux, où se trouvait la fameuse île. Ils y seraient dans une quarantaine de minutes. Au vu de la carte, ils allaient sûrement voir des petites villes flottantes ou croiser une faune imposante. Hoffman, se demandait s'ils auraient la chance de voir ses immenses « Haon » sorte de baleine avec des tentacules membraneuses similaire aux méduses pour se défendre et attirer du bioplancton, puisque ses tentacules filtraient l'eau. Ainsi, la seule fonction de leur bouche était pour transporter leurs enfants ou communiquer. Elles avaient des couleurs translucides et lumineuses, toisant souvent les 15 mètres. Elles avaient des chants proches des tonalités de soprano et apparemment aurait de vertus sur l'organisme. Au même titre que le ronronnement des chats. De nature pacifique, elles avaient une intelligence proche des grands singes sur terre et vivaient en harmonies avec les Azuriens.

Bien entendu, Farawella, anima un peu, en parlant de ses astuces, pour partager son métier. Alexander, l’écoutait attentivement, posant des questions de temps à autres. Mais son regard était surtout en train de scruter l’océan.

« Vous y êtes déjà allez monsieur sur cette île ? »
« Oui. C’est l’île principale, elle est très belle. Au contraire des villages flottants qui sont assez pauvre niveau beauté. Or, elles sont faites pour voyager sur l’océan et découvrir d’autres îlots viables. » Il avait développé, se disant que le capitaine ne se contenterait pas d’une simple approbation.
« J’espère qu’il y a une croque pour que je puisse pêcher tranquillement, en vous attendant »
« Je suis certain que vous trouverez votre bonheur, sir les Azuriens vous l’autorise »
« J’espère ! Mangez du poisson frais ce soir, pécher avec amour me tiens à cœur ! »
« Tant que c’est avec amour … » Fit l’anglais en souriant, une main accoudée à l’accoudoir du siège, ses doigts touchaient ses lèvres en signe de réflexion et surtout il admirait le paysage sans fin de l’eau. En quarante minutes, il pourrait ne voir que l’eau ou bien d’autre chose. Mais en tout cas une forme au loin, montrait une futur île/village de petite taille.


PNJ:
 

CODAGE PAR AMIANTE


_________________
    Alexander Hoffman
    Double comptes : Isia Taylor-Laurence & John Sheppard & Naalem Lays //écriture : firebrick
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatarInfos√ Arrivée le : 29/06/2017
√ Messages : 41
Natasha Avalon
Dossier Top Secret
√ Age: 34 ans
√ Nationalité: France France
√ Gêne: ATA
MessageSujet: Re: Là où la mer mène le vent Jeu 3 Aoû - 12:22
La première impression que lui renvoya Alexander Hoffman fut positive. L’homme était courtois et mesuré, à l’image de l’anglais que l’on se représentait dans les clichés. Cela n’avait rien de surprenant de voir un anglais à la tête d’Atlantis puisque le projet était porté par de nombreuses patries. Des étrangers, la cité en était pleine et il n’était pas rare de surprendre une conversation entre deux ou plusieurs personnes dans une langue qu’elle ne savait pas toujours identifier ; elle-même était bien consciente de son propre accent français – étonnamment, certains semblaient bien aimer ça, peut-être à cause de la réputation qu’avait son peuple à l’étranger.

-Je vais bien, merci, et vous ? Répondit-elle poliment à la question que son patron venait de lui poser. Elle se tourna ensuite vers le capitaine Farawella qui venait de lui être présenté et sourit à la plaisanterie.

Hoffman était visiblement ce genre d’homme à faire de l’humour tout en restant très calme, elle en prit note intérieurement. Farawella, lui, était totalement différent. D’un tempérament plus chaleureux, elle se sentit tout de suite à l’aise avec lui et laissa échapper un petit rire lorsqu’il parla de seringue.

-Moi je fais craquer des articulations, chacun son truc, plaisanta-t-elle. Va pour le bavoir, tant qu’il n’y a pas d’épinard au menue !

Alexander recadra la conversation en annonçant qu’il était l’heure de se mettre en route. Première rencontre et mission avec son patron… elle avait intérêt à se tenir à carreau. Cela dit, l’atmosphère était détendue et monsieur Hoffman n’avait pas l’air prompt à juger ses employés sans raison. Peut-être qu’elle arriverait à nouer une relation amicale avec lui, autant que cela se puisse avec un supérieur hiérarchique ; il valait mieux, sinon la journée risquait d’être très longue et la potentielle soirée festive encore plus.

Natasha entra dans le Jumper sans cacher son admiration pour la machine. Ce n’était pas la première fois qu’elle en voyait un mais elle se sentait toujours aussi impressionnée par les capacités de l’appareil. Le gêne ATA qu’elle portait lui donnait visiblement la capacité de manœuvrer la bête mais elle doutait fortement d’être capable de contrôler un tel engin. Les anciens étaient vraiment impressionnants : toute une technologie ne répondant qu’à un gêne, la sureté pour eux que personne ne pouvait s’approprier leurs appareils…

- Ah non, mais ce n'est pas tous les jours qu'on a son boss dans son modeste véhicule.

Les lèvres de Natasha esquissèrent un discret sourire en entendant la réplique du pilote. Elle se demanda depuis combien de temps ils se connaissaient tous les deux, ils avaient l’air de bien s’entendre.

-Proposez plutôt à mademoiselle Avalon, elle est curieuse de savoir.

Natasha lança un regard étonné à son supérieur. C’était une agréable surprise de voir qu’il pensait à elle mais de là à la proposer en co-pilote… Peut-être qu’il était juste en train de la charrier.

-Euuuuh…
-Si vous voulez, en savoir plus sur le pilotage, ça serait avec plaisir que je vous ferai partager mon savoir. Vous n'aurez rien à faire, juste profiter de la vue et des astuces d'un vieux loup des airs.

-Oh ! La rouquine parut soudain rassurée. Avec plaisir alors. Ce genre de machine est difficile à piloter ? Demanda-t-elle en prenant place sur le second siège. Il faut avoir le gêne Ata, c’est ça ?

Le vaisseau décolla et Natasha regarda la porte des étoiles s’activer avec des yeux ronds. Elle lança alors un regard angoissé à Alexander.
-C’est la première fois que je la franchie… est-ce que c’est douloureux ?
Quelques instants plus tard, elle débarquait sur une toute nouvelle planète. Elle comprit alors pourquoi on lui avait demandé d’enfiler une paire de lunettes… était-ce deux soleils qu’elle voyait dans le ciel ? La vue depuis le siège de co-pilote était tout simplement stupéfiante. Intérieurement, Natasha remercia son patron pour lui avoir permis de profiter d’un tel spectacle.

-C’est incroyable… Je ne suis pas astrophysicienne mais j’imagine que les journées doivent être très longues sur cette planète si elle est éclairée par deux étoiles, non ?

D’un côté, si les azuriens pouvaient respirer sous l’eau ils ne devaient pas être gênés par la lumière persistante, il leur suffisait de plonger pour y échapper. En théorie.

-Vous ne nous accompagnez pas, capitaine ? Demanda-t-elle après avoir entendu parler le pilote de ses intentions de pêche. Remarque, c’est vrai que ça ne doit pas manquer de poissons avec toute cette eau, dit-elle en faisant une moue songeuse. A quoi pouvait bien ressembler la faune de cette planète ? Elle se pencha soudain pour scruter quelque chose en contre-bas. C’est l’une des fameuses îles flottantes là-bas ?

Difficile de détailler avec exactitude la chose avec l’altitude mais il lui sembla que l’ilot était plutôt grand.

-Monsieur Hoffman, c’est bien Hu’anlya que nous allons rencontrer ? Vous avez surement des anecdotes de votre précédent voyage à partager, vous voulez bien me parler d’elle et de sa tribu ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatarInfos√ Arrivée le : 08/07/2016
√ Age : 24
√ Messages : 720
Alexander Hoffman
Dossier Top Secret
√ Age: 37 ans
√ Nationalité: Royaume-Uni Royaume-Uni
√ Gêne: Inoculation
MessageSujet: Re: Là où la mer mène le vent Jeu 10 Aoû - 17:42
Natasha
&
Alexander
Sous le soleil des négociations
Chronologie : LUNDI 10 JUILLET 2017 10H30


« Je me porte tout aussi bien » Répondit Alexander poliment en hochant légèrement la tête, alors qu'il enchaînait sur la présentation de leur escorte militaire. Et une nouvelle fois, Hoffman, se dit que ce fut une bonne coïncidence que cela fut Farawella qui avait été mandaté. Il savait mettre tout le monde à l'aise et de par son naturel chaleureux, installait une bonne humeur contagieuse qui allait très bien pour rassurer et déstresser les personnes. Surtout quand c'est la première sortie hors de la belle citée. Il pouvait concevoir très facilement, que d'un : c'est angoissant et de deux : surtout quand le RDA était de la partie.

Mademoiselle Avalon était de bonne constitution niveau humour et répliqua aussitôt. Bon une bonne chose aussi, avoir quelqu'un de foncièrement antipathique ou sans esprit aurait été des plus irritant. Il se souvenait sans peine d'une expédition sur le site alpha avec une géologique du nom de Chalita qui en plus de ne pas connaître l'ironie était complètement à côté de la plaque pour tout. Cela avait été long mais long ! Surtout que l'escorte était d'une humeur exécrable ! Eversman dans sa plus belle forme avec le supplément d'avoir ses menstruations ! Puisqu'apparemment les hommes peuvent les avoir comme l'a très bien montré le comportement ronchon du sergent…

Farawella avait ricané de plus belle à la réplique de la jeune femme. « Cela sera toujours moins douloureux qu'une seringue » Alexander se dit qu'il devait recadrer un peu, sinon cela allait durer longtemps avec le capitaine, qui était ma foi de très bonne humeur. Il en profita d'être derrière la kiné, pour observer son visage ébahi devant l'engin. Cela était souvent le cas, un Jumper n'est pas l'élément le plus beau de la cité, mais la conserve volante était impressionnante la première fois. Il avait été tout aussi émerveillé, sauf en moins expressif, pour son premier vol et il avait dû se calmer, pour ne pas bombarder le pilote de question ou de vouloir tout regarder.

Lors de sa proposition, il était parfaitement sérieux et son non verbal le traduisait. Dès qu’elle le toisa de ce petit air éberlué il lui sourit de manière rassurante et fit un mouvement de tête vers l’avant pour qu’elle s’installe si elle le désirait. Finalement, elle prit place après un moment d’hésitation légitime. Farawella était heureux cela se voyait sur son visage hâlé. Par moment, Alexander se demandait si quelque chose pouvait le rendre malheureux. En tout cas le militaire s’empressait de répondre, après un signe digne d’un chevalier pour lui présenter le siège.

« Avec plaisir alors. Ce genre de machine est difficile à piloter ? Il faut avoir le gène Ata, c’est ça ? »
« Oui, il faut le gène pour pouvoir faire marcher l'appareil. Quant à la difficulté tout se passe mentalement, donc oui, au début cela est assez difficile je trouve. Bien plus que lors d'un pilotage standard d'un appareil mécanique. Vous devez avoir une certaine concentration et après avec la pratique cela devient plus aisé et on peut discuter en même temps. Mais c'est une autre manière de séparer son cerveau…c'est de la…. Hum ont à terme pour ça … » Il toisa le RDA qui avait pris place sur le siège derrière le pilote.
« Dissociation mentale, Capitaine. Comme lorsqu'on conduit, répond à ses SMS, discute avec son passager »
« Ah voilà ! Bon exemple. Merci »
« Mais de rien, je suis le Wikipédia d'Atlantis, c'est bien connu » Fit nonchalamment l'anglais. Typiquement ambiguë, comme ton de voix. Celui du pince sans rire. Mais ce fut bel et bien de l'humour. En réponse le capitaine ricana.
« Ça va vous en faire des titres… de quoi faire pâlir de jalousie la Kaalesi » Même si la célèbre série arrivait avec du retard, souvent plusieurs épisodes elle cheminait jusqu'à la cité, grâce aux voyages du dédale. Enfin fallait souvent attendre un mois avant d'avoir la suite, mais cela arrivait par paquet. Avec le nombre de fan… les Atlantes ne se privaient pas des petits bonheurs terriens. Alexander pouffa doucement.

« Vous me présenterez aux autochtones avec tous mes titres, je suis certain qu'ils vont adorer » Il n'était pas certain que le militaire sache qu'il ait réellement un titre de noblesse anglaise. Mais vu comme cela avait été ébruité par certaine personne et devenu une rumeur… Alexander n'était pas le genre d'homme à se gargariser de ce genre d'élément. Il pouvait se montrer pompeux, dans le seul cas, où il faisait de l'humour ou volontairement pour recadrer quelqu'un d'égocentrique. C'est un homme modeste généralement.

« Je serais bien capable de le faire » L'anglais eu un rictus amusé et ne répondit pas. Il n'y avait rien à répondre sauf un petit ricanement. Sur ces mots le jumper décolla.

Avant de franchir la porte Natasha lança un regard angoissé à son supérieur. Elle semblait redouter le passage. Et si cela paraissait maintenant « normal » pour l'homme, passer travers la porte était souvent redouté, cet inconnu où on ne sait comment va être l'autre côté. Le pire étant peut-être pour les scientifiques qui savent comment fonctionnait le vortex. Une décomposition moléculaire et une nouvelle forme d'assemblage de l'autre côté. Avec la physique quantique, on pouvait à se demander si la porte de copiait pas la personne réelle, pour en créer un clone et détruire l'original. En somme le principe même de la téléportation. Cela était plus complexe en réalité et bien moins sujet à débat sur la déontologie.

« Ne vous inquiétez pas. Cela n'est pas douloureux. Vous aurez un frisson glacial au début. Puis à force de traverser vous ne le sentirez même plus » son faciès était rassurant une nouvelle fois. Et même s'il lui avait répondu que ce fut douloureux, Farawella venait d'action la traversée et ils se retrouvèrent de l'autre côté. Alexander, sortit ses lunettes de soleils pour se les enfiler sur le nez tout en mirant le paysage.

« C’est incroyable… Je ne suis pas astrophysicienne mais j’imagine que les journées doivent être très longues sur cette planète si elle est éclairée par deux étoiles, non ? »
« En effet, pour nous cela correspondrait à une journée de 48 heures. Pour vous faire une idée, nous arrivons le second jour. Nous aurons la chance de pouvoir voir les deux soleils se coucher avant de repartir sur la cité »
« Enfin, je sens bien, qu'on va repartir tard dans la nuit. De ce que j'ai compris ce peuple aime bien faire la fête »
« Ce n'est pas faux. Mais, je tiens à rentrer et dormir au moins trois heures, puisque j'ai une réunion demain à 9h30 »
« Oh s'il vous faut que trois heures… on a donc la permission de minuit ! »
« La bonne fée vous l'autorise » Un rire assez joyeux s'échappa du militaire
« Et un de plus ! » Sans aucun doute qu'il évoquait les titres en plus. Il eut un peu de silence avant que le militaire anime le silence, en expliquant quelques manœuvres à la belle jeune femme. Finalement, la conversation alla sur la fameuse île où ils se rendaient, ainsi que les îles flottantes qui voguaient dans l'océan.

« Vous ne nous accompagnez pas, capitaine ? Remarque, c’est vrai que ça ne doit pas manquer de poissons avec toute cette eau »
« Oh, les négociations ne demandent pas un militaire, surtout que c’est un peuple ami. Si vous allez vous balader, je vous accompagnerais au cas où, vous vous faites attaqués. Donc en vous attendent, je vais m’occuper ! Comme ça, ce soir on aura du poisson grillé au menu ! J’espère que vous aimez ça miss » Il la regarda un court instant d’un petit air malicieux avant de se concentrer sur le chemin et la carte virtuelle affichée devant son nez pour la trajectoire à suivre.

La question de Natasha sur les îles flottantes, intrigua d'autant plus le RDA, qui essaya de voir à son tour, si cela était bien l'une des amas… en tout cas sur la carte une masse était affiché et vu la forme, il n'y avait aucun doute. Et par curiosité Farawella, décrit un cercle pour que chacun puisse bien voir ce qu'il avait en face. Une sorte plateforme flottante en bois avec des habitations sur plusieurs niveaux. Des huttes, faites de végétaux et des couleurs dérivées du bleu. Quelques motifs assez tribaux, mais une multitude de gros coquillages, dont certains devraient pouvoir servir de lit à un homme au vu de la taille.
« Oui en effet. Des pêcheurs de coquillage… » Vu la quantité qu'il avait sur l'île, cela était une évidence.
« Je n'imagine pas la taille de la bestiole qui devait habituer dans certain… ils les mangent ? »
« Oui »
« Mon dieu… ça fait une sacrée huître à avaler ça ! »

Même si la forme n'était pas vraiment celle du célèbre coquillage plat et servi les jours de fêtes. Mais plus à la coquille d'une conche aux couleurs nacrés et rosés. Il est vrai, que la quantité de nourriture à manger devrait être conséquente et les Azuriens ne devaient pas consommer cet animal crus…enfin si c'est le cas, bonjour la souffrance de cette bête qui ne pouvait pas être avalé en une fois dans une bouche humaine. Mais pas plusieurs.

Le jumper arrêta de voler au-dessus de la cité flottante, pour reprendre son chemin paisiblement. Alexander appréciait la curiosité de cette jeune femme. Et en conséquence lui répondait en y mettant plus de détails pour parler des Azurien et surtout de leur cheffe qui avait tout son respect.

« Oui, nous allons visiter Hu'anlya. C'est une cheffe très respectée dans son île et par les autres tribus. Elle dirige de manière bienveillante et sa bonté est assez impressionnante. N'étant pas vraiment portée sur les formes de violence, elle peut avoir une certaine naïveté sur la nature mesquine ou perverse qu'on certain terrien. Mais elle n'en ait pas pour autant bête. Pour une personne issue d'un peuple primitif, elle est douée d'une intelligence très adaptative et elle comprend très vite, même si cela la choque ou va à l'encontre de ses principes culturels. C'est une personne agréable, très espiègle et qui aime le savoir et le faire partager, assez comme toute sa tribu. Ils sont pacifiques et accueillants » Il ne fallait pas oublier que seul les hommes d'un certain âge allaient se battre, mais les guerres entre Azuriens étaient rares, c'est plus pour se protéger de la faune dangereuse des océans. Et fallait bien, canaliser la testostérone, enfin le comportement « mâle » comme ils disent. Cela était assez rétrograde mais bon, c'est leur système de civilisation. « Comme vous êtes une femme, elle n'essaiera pas de vous intimider bien au contraire. Vous serez accueillie les bras ouverts par ce fait et surtout que vous avez un savoir et des compétences en soins. Les Azuriens, vont être honorés et flattés d'avoir l'intérêt d'un Atlante. Puisque nous avons d'excellents rapports avec eux, ils ont une forme d'admiration pour notre développement. » Il espérait ne pas la noyer d'information ou bien même de la saoulée « Quant à la tribu, elle est composée majoritairement de femmes. Et c'est l'une qui maîtrise le mieux les soins du corps avec les techniques dont je vous ai évoquées. J'espère que vous pourrez profiter de leurs savoirs. Et surtout d'une ancienne qui possède d'une réputation de magicienne sur cette planète : Kar'tya. ».

Au bout d’un moment, une côte apparut, une île avec une montagne en pleins milieu recouverte de végétation vert émeraude. La taille était conséquente comme n’importe quel archipel. Autour de celle-ci, il y avait un récif corallien, qui les protégeait des caprices de l’océan. L’eau du lagon était d’un beau bleu azur avec des reflets étrangement rosés. La plage d'un sable blanc était recouverte à un endroit par d’immense planches en bois qui donnait jusqu’à l’océan. Plus loin proche de la forêt il y avait toutes sortes des bâtisses, mais faite non pas de bois, mais d’immense coquillage de nacre. Il y avait au milieu des huttes avec des toits de feuille, mais la structure restait composée de ces mêmes coquillages incroyablement grands. Il y avait plusieurs niveaux, accolés à la montagne, comme dans une rizière chinoise.

Le jumper atterris sur la grande terrasse. Dès que l’appareil toucha celle-ci, des Azuriens vénèrent les saluer.
« Air Farawella vous remercie de ce voyage et espère vous retrouvez bientôt » lança le capitaine, qui se détachait, pour sortir à la suite des deux civils. Alexander s’était levé un rictus amusé sur les lèvres, Farawella en manquait pas une ! Puis prit son sac à dos et ouvrit la porte du vaisseau.

Ils furent accueillis, par un groupe de trois femmes. Celle du milieu était la fameuse Hu'anlya. Elle était de grande taille au moins plus de 1m90 très fine avec une peau d'un blanc nacré. Elle portait une parure de plume sur la tête d'une belle envergure aux couleurs rosé et irisé. Ses vêtements assez simples, semblait transparents aux premiers abords, mais avec le jeu de lumière des soleils, on voyait clairement que la texture était fine certes, mais ne laisse rien voir de ce qui se cachait en dessous. La couleur était d'un rose poudré, le tout ressemblait aux voiles des queues de certains poissons. Une jupe et un haut bandeau en plusieurs épaisseurs. Son visage était maquillé de rond aux couleurs similaires, des petits cercles autour des yeux et sur les joues jusqu'au cou. Elle avait un regard lagon de larges prunelles et une petite pupille. Et surtout pas de cheveux comme tout son peuple qui n'avait pas de problème d'épilation, puisque n'en avait pas. (Et donc pas de sourcils). Dans son cou des branchies et ses membres étaient palmés. D'ailleurs sa main tenait un grand bâton sculpté de différents motifs et ceux –ci étaient peints dans le même rose que ses vêtements. Un objet signe de son pouvoir sur les autres. Pieds nus elle avait aussi une ceinture qui semblait être du cuir de poisson irisé de bleu auquel pendant des poches pour mettre des objets.

Les deux autres femmes, ne portait pas de plumes qui remplaçaient la chevelure, mais à la place d'autres parures. Celle de droite des nattes tressées de couleurs vertes et bleues. Ses vêtements étaient similaires à la leader, mais dans les tons de sa « chevelure ». L'autre femme avait des couleurs différentes, dans les oranges pâles. Et sa tête était laissée chauve, seul des bijoux fins ornaient son visage et en conséquence son crâne qui avait aussi ce maquillage de petit rond qui formait des arabesques. Elle ne portait pas de haut, mais une longue jupe qui touchait le sol, formant un voilage digne d'une carpe Koï, par les tâches qui ornaient l'habit. En réalité tout son corps était orné de tâche similaire et cela ne semblait pas forcément n'être que du maquillage. Sa poitrine était de petite taille et ne choquait personne à cause de la peinture qui agrémentent son corps ainsi que les bijoux parsemés dessus, comme une parure de pierres précieuses. Des perles et autres petits cailloux de teintes orange ou blanche.

La cheffe Azurian s'avança vers le groupe Atlante un grand sourire amical sur le visage. Son regard se figea immédiatement sur le visage d'Alexander. Les Azuriens avaient l'habitude de se focaliser sur un seul interlocuteur à la fois, affrontant franchement le regard. Elle mit sa main sur son front et écarta ses doigts pour faire un mouvement gracieux de salue. En faisant ce geste, son crâne prenait des vagues de couleurs rosé.

« Combadam Alexander » Le peuple n’utilisait pas les noms de famille. L’anglais fit le même mouvement. Et la jeune femme tendit sa main, ainsi elle saluait à la manière Azurien et aussi Atlante. L’homme prit sa main pour lui serrer, cela était toujours étrange de toucher un Azurien, ils avaient une peau semblable en texture à celle des dauphins, lisse, ferme et caoutchouc. En tout cas la première fois qu’il avait eu un contact avec la cheffe, sa peau, lui avait évoqué un souvenir d’enfance, à Marineland en France, où il avait pu toucher un cétacé pour la première fois de sa vie.

« Bonjour Hu’anlya »
« Contente de revoir votre visage. »
« Ravi de votre nacre » une phrase de politesse de ce peuple, qui semblait ravir la cheffe qui sourit immédiatement. Ce peuple n’avait pas de manière de vouvoiement, ils leur étaient donc difficiles d’apprendre celui-ci en anglais.

Elle dévia enfin son regard vers les deux autres personnes, qui était alors que sur le regard bleu acier de l’anglais. Accrochant le siens à celui de Natasha. « Tu as amené une « OnKine » Atlante ? Je suis heureuse d’en voir enfin une. Je commençais à me lasser de ne voir que des CoKine. » Onkine était le mot pour dire « femme », de ce qu’avait appris Alexander, cela désignant aussi le mot perle. Les hommes se nommaient « Cokine » en rapport à un coquillage à la forme phallique évidente. L’Azurien plissa les yeux d’un air amusée.

« Cela sera un bonus pour les négociations. Puisque nous sommes sexistes » Ce fut en rapport à une référence que lui avait fait l’anglais et pour cause, la différence de culture était forte. Ici, c’est plus sur l’ordre féminin et les inégalités envers la gente masculine, alors et malheureusement les terriens étaient sur l’autre schéma. Après, fort heureusement le RDA s’employait à ce que cela soit égaux pour tous et qu’importe le sexe sur Atlantis.

« Je n’en doute pas, même si ce n’est pas pour cela qu’elle m’accompagne » Fit l’anglais de son ton agréable. Il n’avait pas proposé la kiné de venir pour avoir un avantage dans les négociations, il n’avait pas besoin de cela, même si cela aurait été une idée à exploiter avec un peuple féministe. Il regarda Natasha, la laissant se présenter, il était très mal vu qu’un homme le face à la place d’une femme. Mais l’inverse était normal.

« Oh ! Dans ce cas, je n’aurais pas à t’apprendre le bon comportement » Ce fut de l’humour. Elle se mit devant la jeune femme répétant son geste de salut et en lui tendant après la main. « Hu’anlya Cheffe de l’île des PerKines et maîtresses des Azuriens ». Elle attendit que la jeune femme lui répondre pour engager la conversation. Puis reporta son regard sur le militaire elle le salua aussi. Mais comme ce fut un homme, elle releva la tête vers Alexander. Le capitaine savait très bien qu’il ne devait rien dire.
« Capitaine Farawella, combattant. Mais comme pour les autres, il n’est pas dangereux et sait se tenir en compagnie d’OnKine »
« Bien. Il est la bienvenue dans ce cas. » Elle sourit au militaire et lui fit un geste de la main, pour l’autoriser à parler.
« Merci madame »
« Ne remercie pas, alors que je ne t’ai encore rien donnée » Dit-elle d’un air bienveillant. Elle se retourna ouvrant les bras vers son escorte à elle.
« Voici Kali’co, ma protectrice » la jeune femme couleur carpe salua de la main avec un grand sourire. « Jou’vert ma soigneuse » la jeune femme fit le même geste avec une chaleureux sans égale.
« Je pense que nous pouvons commencer à marcher » Encore un geste des deux bras les ramenant vers elle.
« Hu’anlya ? »
« Oui ? » Elle se tourna d’un geste gracieux en pivotant sur une jambe.
« Le capitaine Farawella souhaiterait profiter de ton île pour pêcher quelques poissons et les manger le soir. Peut-il bénéficier de ce droit ? »
Elle réfléchit quelques instants, toisant le capitaine puis l’anglais.
« Oui. Des pécheresses sont à l’œuvre pour nos festivités, qu’il en prenne conscience » elle tendit le bras, montrant des silhouettes sur l’immense terrasse qui lançaient des filets
« Merci madame. J’ai amené mon matériel et je leur montrerais aussi notre manière de procédés »

« Dans ce cas, c’est un honneur de partager un savoir » Elle était radieuse et cela se voyait aux taches de couleurs pâles qui se dessinait sur son crâne. Chacun de ses gestes semblaient être des mouvements de danse gracieux et agile.

Farawella, fut tout aussi content et alla dans le jumper, pour sortir son matériel après avoir fait un signe amical aux deux civils, alors que les Azuriens guidaient les deux Atlantes jusqu'à un endroit précis sur la plage. Un peu vallonnée par le sable. Un immense coquillage était là, servant sûrement de hutte provisoire, mais donnait de l'ombre à l'installation. Des tapis brodés de couleurs rose poudre joncheaient le sol de la plage, ainsi que des sortes de coussins plats pour s'asseoir. Mais le plus étonnant était qu'autour des tapis, il y avait de l'eau, comme une mini île et l'eau lagon était rosé et remplis de perles rondes. La cheffe enjamba la petite rivière. Elle désirait donc profiter de la nature et du paysage marin pour discuter. Elle s'installa en tailleur dans un geste assez virevoltant. Invitant les atlantes à prendre place dans un geste d'ouverture des bras. Les deux autres Azuriens, vénèrent prendre place aux côtés de leur reine.

Alexander, voyait cet endroit pour la première fois. Et vu la beauté et l’intimité du site, cela prouvait qu’Hu’anlya avait une véritable confiance dans ces visiteurs. Puisqu’elle n’avait certes que sa protectrice, mais aucun autres Azuriens avec elle. Ce qui était la première fois aussi. Il sauta la petite source d’eau pour prendre place une fois que Natasha fut assise. Il se soumettait aux traditions Azurien, mais c’est aussi par son naturel galant. Son regard se perdit sur les perles de belles tailles, ainsi que les motifs des tapis. Observateur il aimait bien observer les détails et apprécier leur beauté et il était servi. Il se demanda même s’il pourrait ramener quelques perles pour sa compagne.

« Qu’êtes-vous venu faire sur notre bel océan OnKine ? » Naturellement la cheffe voulait en savoir le plus possible sur cette femme.

----------
Couleur PNJ
  • Farawella = #006600 (vert de base)
  • MediumVioletRed = MediumVioletRed
  • Kali’co = OrangeRed
  • Jou’vert = Teal


CODAGE PAR AMIANTE


_________________
    Alexander Hoffman
    Double comptes : Isia Taylor-Laurence & John Sheppard & Naalem Lays //écriture : firebrick
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatarInfos√ Arrivée le : 29/06/2017
√ Messages : 41
Natasha Avalon
Dossier Top Secret
√ Age: 34 ans
√ Nationalité: France France
√ Gêne: ATA
MessageSujet: Re: Là où la mer mène le vent Jeu 17 Aoû - 12:41
Le capitaine et l’anglais échangèrent des plaisanteries pendant un moment, ce qui eut le don d’apaiser les craintes de Natasha quant à ce premier voyage. Elle obtint de nombreuses informations sur le pilotage du jumper, satisfaisant ainsi sa curiosité. Comme l’avait annoncé Alexander, la traversée ne fut pas douloureuse mais glaciale et il lui fallut un moment pour se réchauffer. Au final, il y avait eu plus de peur que de mal et elle n’aurait plus à redouter l’expérience à l’avenir, maintenant qu’elle savait à quoi s’attendre. Elle apprit également que son patron n’était pas un gros dormeur et qu’il comptait sur un minimum de trois heures de repos pour être suffisamment en forme pour le lendemain.

En apercevant la première île flottante, Natasha observa la chose avec curiosité. Il semblait que les azuriens s’étaient parfaitement adaptés à leur environnement et avaient adoptés une architecture simple et proche de la nature. Rien à voir avec les grattes ciels étasuniens… D’après Alexander, le peuple qu’elle s’apprêtait à rencontrer était à l’image des habitations : simple et accueillant. Elle avait hâte d’arriver et de les rencontrer. La taille de certains des coquillages était stupéfiante et Natasha se demanda quel genre de créature vivait dans cet immense océan. Voilà qui ne lui donnait pas vraiment envie d’aller y faire trempette même si elle allait certainement y être contrainte à un moment ou un autre. Elle se rassura en songeant que les azuriens connaissaient bien la faune locale et ne lui ferai pas prendre de risques inutiles.

La rouquine écouta attentivement son chef lorsqu’il répondit à sa question et en déduisit qu’il portait un grand respect à Hu'anlya. Elle apprécia également sa tentative de la rassurer en lui expliquant qu’elle serait accueillie à bras ouverts par cette dernière, de par sa nature de femme et de soigneuse. Elle acquiesça de temps à autre pour faire comprendre à son patron qu’elle s’intéressait à ce qu’il lui racontait et qu’elle en prenait note.

-Kar'tya fait office de chef spirituel ? Vénèrent-ils un panthéon de dieux ?

Il ne manquait plus qu’elle se mette à crier haut et fort son athéisme s’ils étaient tous croyants.

Un moment plus tard, une île à la végétation luxuriante se dessina à l’horizon et la rouquine sut qu’ils étaient enfin arrivés à destination. Elle se prit à fantasmer sur la couleur des eaux qui bordaient l’île, ayant l’impression de se trouver sur l’une de ces cartes postales qui se vendaient dans les lieux touristiques. Elle avait grandi dans une ville française non loin de la mer Méditerranée mais jamais l’eau n’avait eu une telle couleur ; quant au fait de voyager vers une île paradisiaque, ça ne lui était jamais arrivé. Non pas par manque de budget, elle avait toujours très bien gagné sa vie, mais parce que sa sœur, ses études, puis son travail ne lui avaient jamais laissé le temps pour entreprendre un tel voyage. L’espace d’un instant, elle se prit à se demander à quelle température était l’eau et au plaisir que ce serait d’y tremper les pieds, puis le crustacé géant s’imposa dans son esprit et la fit déchanter. La jeune femme reporta alors son attention sur le reste de l’île, tentant de saisir les détails des aménagements des Azuriens pour mieux cerner le peuple. Le jumper amorça sa descente et atterrit avec un « Air Farawella vous remercie de ce voyage et espère vous retrouver bientôt ». Natasha pouffa ; décidément cet homme était un vrai guignol. Elle l’aimait bien. Elle se saisit de son sac et suivi son patron en dehors de l’appareil où les attendaient un groupe d’Azuriens. Comme prévu, il faisait très chaud.

La première image fut saisissante : une taille imposante, pas de sourcils, pas de cheveux, des branchies dans le cou… si elles étaient indéniablement humanoïdes, il était clair qu’elles n’étaient pas humaines. Leurs vêtements, parures et les dessins sur leur peau avait quelque chose de sauvage, tribal mais aussi de beau. Veillant à ne pas dévisager leurs hôtes, Natasha promena son regard sur les trois azuriennes tour à tour sans s’attarder trop longtemps sur l’une ou l’autre, veillant à conserver un petit sourire sur ses lèvres afin de paraitre sympathique. Au final, ses yeux se posèrent sur la femme du centre, indubitablement la chef. Hu'anlya… le moins qu’on pouvait dire c’est qu’elle était imposante, voire carrément intimidante. La rouquine se perdit quelques instants dans la contemplation des ronds peints sur son visage, les trouvant étonnants et jolis. Dans un premier temps, Hu'anlya et son escorte ne lui accordèrent pas un regard et Natasha décida de ne pas s’en offusquer, songeant qu’il s’agissait probablement d’un rituel local. Si elle ne pouvait s’empêcher de comparer ce qu’elle voyait avec les coutumes françaises (où elle était née) et étasuniennes (où elle avait travaillé plusieurs années avant de rejoindre Atlantis), elle s’efforçait d’éviter l’ethnocentrisme à tout prix.

Sachant la première impression importante, Natasha resta en retrait, observant silencieusement le rituel de salutation entre Hu'anlya et Alexander et cherchant à interpréter certains mots ou expressions échangés. « Ravi de votre nacre », ça voulait dire quoi ça ? Quelque chose du genre « ravie de vous revoir » ? Lorsque Hu'anlya détourna enfin le regard, Natasha sentit les battements de son cœur s’accélérer. Première rencontre, premières impressions… elle n’avait pas intérêt à se planter. Si les femmes jouaient un rôle important dans cette société, Hu'anlya risquait de lui porter une attention particulière. Une petite voix dans sa tête lui suggéra d’arrêter de se mettre la pression : elle n’avait qu’à rester naturelle, jusqu’à présent sa personnalité sociable lui avait toujours permit de sympathiser facilement avec les autres.

-Tu as amené une « OnKine » Atlante ? Je suis heureuse d’en voir enfin une. Je commençais à me lasser de ne voir que des CoKine.

Natasha plongea à son tour ses yeux dans ceux Hu'anlya. Onkine signifiait certainement « femme » et Cokine,  « homme », jusque-là elle arrivait à suivre. Elle nota également le tutoiement de Hu'anlya envers Alexander mais les tournures de phrases de ce dernier ne lui permettait pas de savoir s’il en faisait autant à l’égard de l’azurienne.

-Cela sera un bonus pour les négociations. Puisque nous sommes sexistes.

Les yeux de Natasha s’arrondirent de surprise et elle jeta un œil en direction d’Alexander pour jauger sa réaction, ne sachant s’il s’agissait d’une pique acerbe ou d’une plaisanterie ironique. La réaction détendue de son patron la fit pencher pour la seconde option. Elle se rappela alors ce qu’Alexander lui avait dit sur la personnalité taquine de Hu'anlya. D’accord… c’était donc ce genre d’humour.
Natasha se demanda comment les azuriennes la percevaient sur le plan esthétique, avec ses cheveux auburns, presque roux, son absence de branchies et sa tenue très… occidentale. Etaient-elles rebutées par la présence de poils comme elle-même pouvait l’être par leur absence ? Peut-être se rasaient-elles volontairement, même si l’absence de racine sur leur peau tendait à laisser penser qu’elles en étaient totalement dépourvues. C’était étrange de se projeter à leur place.
Lorsque Hu'anlya se décida finalement à la saluer, Natasha imita son geste qu’elle avait soigneusement observé un peu plus tôt.

-Combadam, Hu'anlya.

Elle lui sera ensuite la main, exactement comme Alexander l’avait fait auparavant.

-Je suis Natasha Avalon, de la cité Atlantis.

La belle observa ensuite la chef des azuriens et son comportement avec le capitaine Farawella, remarquant seulement alors le sexisme dont lui avait parlé Alexander. Elle avait été prévenue mais son côté féministe et ses valeurs sur « l’équité des sexes » protestèrent contre cette injustice. Extérieurement, elle ne cilla pas, mais intérieurement elle n’apprécia guère de voir cet homme si sympathique être traité en inférieur. Bien sûr, elle ne se permit aucune remarque et fut impressionnée par la capacité de son patron à s’adapter à la situation. Evidemment, ce n’était pas sa première fois ici, il devait avoir l’habitude mais la première rencontre avait dû être sacrément délicate à gérer.
Natasha reporta son attention sur l’escorte azurienne, portant un regard plus intéressé à Jou’vert. Voilà qui était étonnant : ainsi, face à un peuple étranger Hu'anlya s’entourait d’une unique guerrière et choisissait une soigneuse plutôt qu’une diplomate ou une seconde protectrice ? Ce n’était pas un schéma très courant et elle en déduit que la médecine devait revêtir une importance toute particulière dans cette société, presque sacrée. Cette pensée la rasséréna : si la médecine était si respectée il ne lui serait pas difficile de se faire apprécier de la reine et de ses sujets. Elle fit un signe d’au-revoir au capitaine, contente de voir que sa doléance avait été acceptée, et suivi les azuriens sur la plage jusqu’à un espace aménagé de manière tout à fait charmante. Enjambant le « ruisseau », elle jeta un coup d’œil à son supérieur qui semblait attendre qu’elle prenne place et se rappela de la hiérarchie femme-homme qui prédominait au sein de la culture azurienne. Décidément, elle n’arrivait pas à s’y faire. La jeune femme s’assit en songeant qu’elle ferait une très mauvaise diplomate. En attendant que quelqu’un prenne la parole, la rouquine promena son regard sur les décorations et notamment sur l’eau rosée que la couleur intriguait. Les perles de culture dispersées de ci et là se mariaient plutôt bien avec le décor.

-Qu’êtes-vous venu faire sur notre bel océan OnKine ?

La question lui était adressée et Natasha répondit à son interlocutrice en la regardant droit dans les yeux, s’efforçant de paraitre détendue et sympathique. Elle nota qu’Hu'anlya l’avait vouvoyé alors qu’elle avait tutoyé Alexander, peut-être pour s’adapter aux habitudes linguistiques des atlantes et la mettre à l’aise ou peut-être parce qu’elle ne témoignait pas le même respect à une femme. Pas moyen de savoir pour l’instant.

- J’appartiens au corps médical, mon métier consiste à soigner en manipulant le corps.

Par réflexe, la jeune femme mit ses mains en avant pour appuyer ses propos.

-J’espérais pouvoir échanger des connaissances avec les soigneuses de votre peuple. Nous avons surement beaucoup à apprendre les unes des autres. Monsieur Hoffman… Alexander m’a longuement vanté l’ouverture d’esprit et la générosité de votre peuple ; c’est la première fois que je quitte Atlantis, j’espère que vous saurez pardonner mes maladresses, lança-t-elle avec un petit rire gêné. Tout ça, dit-elle en regardant autour d’elle pour englober le paysage et tout ce qu’il y avait autour d’eux, c’est une grande première pour moi. Vous vivez dans un endroit magnifique et je suis heureuse de pouvoir faire connaissance avec votre peuple.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Là où la mer mène le vent

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» [RPFB] Là où nous mène Grand-Vent
» Double nationalité: Une promesse dans le vent ?
» Petit Faucon [ Vent ] [PRIORITAIRE]
» Port-Salut, un vent d’espoir souffle
» Allez viens j't'emmène au vent || Brooke ♣

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Atlantis Insurrection :: Galaxie de Pégase :: Planètes explorées-