Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 
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Là où la mer mène le vent

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Alexander Hoffman
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MessageSujet: Là où la mer mène le vent Ven 28 Juil - 18:11
Natasha
&
Alexander
Sous le soleil des négociations
Chronologie : LUNDI 10 JUILLET 2017 10H30
L'homme sortait de son bureau laissant sans chat au bon soin de son assistante. Il ne pouvait pas l'emmener à chaque fois durant ses missions sur la galaxie de pégase. Surtout sur une planète recouverte d'eau et même si Harry le minet était plutôt tolérant avec le liquide qui file des peurs bleues à ses congénères, il n'apprécierait pas vraiment la mer.

En refermant la porte de son bureau, Alexander Hoffman, avait pris le nécessaire pour sa mission et devait passer à l'armurerie pour prendre le reste de l'équipement, le kit » du petit aventurier » comme il aimait nommer cela. Au vu des températures prévues sur la planète des Azuriens, il était vêtu d'une chemise bleue claire, manche retroussées avec un pantalon bleu marin entre le jean et le pantalon de ville (Tenue pour se faire une idée). Chaussée de chaussure ébène, de marche qui ne détonnait pas avec sa classe légendaire. Il n'aimait pas vraiment les uniformes réglementaires et il était rare qu'il en porte. Sauf dans le cadre de mission, mais là pour une négociation sur une planète qui pouvait rivaliser avec Paradize, l'intérêt pour le couplet ébène et la veste en cuir était plus que limité ! Surtout que même s'il devait rester jusqu'au lendemain, les nuits sont caniculaires. Limite si dormir sans vêtements est insupportable tellement les nuits sont étouffantes.

Enfin bon, il se retrouva à l'armurerie, prenant un colt et son holster qui fut accroché à sa cuisse. Ne partant pas pour une mission d'exploration, il n'avait pas besoin des lentilles ou d'autre élément qualifié de « militaires ». Au cas, où on lui donna aussi un couteau, mais plutôt de poche, qui se glissa dans l'une d'entre-elle. Il eut un sac à dos noir, avec les basics, kit de soin, fusées de détresse, une gourde d'eau, une boussole, un détecteur de vie. Il y ajouta son carnet de note ainsi que son stylo mont-blanc. Il mit même une petite trousse et un calepin composé de feuille blanche, pour « croquer » les paysages, si le temps lui permettait de faire une pause artistique.

Pour entamer les négociations, il ajouta aussi une boite métallique qui contenait des médicaments pour les Azuriens, afin de combattre plus efficacement une forme virale de grippes tropicales qui faisait des ravages chez les nourrissons et les personnes âgées. Le but de la négociation était simple : un échange commercial avec une ressource importante : la pêche. Le poisson manquait sur Atlantis malgré que le grand océan, qui était habitée généralement que par de grands animaux et pas toujours très mangeables. Faire livrer du poisson, par le Dédale n'était pas des qualitatifs niveaux nutrition. Et la planète des Azuriens regorgeait de nourriture ressemblant aux écailleux de la Terre. Il n'était pas question de faire de la surexploitation, mais de pourvoir acheté une quantité suffisante de poisson pour alimenter et varier la nourriture de la cité. Sans parler que certains végétaux aux propriétés captivantes avaient grandement intéressés les médecins et botanistes. Toujours en recherche d'innovation sur le secteur de la médecine, les Atlantes avaient fait de grande avancée déjà avec les plantes Püntas… et celle de cette planète bleue étaient prometteuses.

Il avait échangé quelques jours plus tôt avec une dénommée Natasha Avalon, française Kiné, désireuse de partir à l'aventure et de découvrir d'autres peuples. Dans un but d'améliorer ses compétences. Ravi de cette initiative, il l'avait invité à se joindre à lui, pour une mission tout ce qu'il a de normalement calme. Même si Alexander se doutait qu'il risquait d'avoir un peu d'animation, réputé pour être chat noir, il était rare que tout se passe « normalement » avec lui. Au moins, il ne s'ennuyait jamais. L'anglais ne savait pas du tout à quoi elle ressemblait, il l'avait sûrement croisé dans un couloir, sans savoir qui elle était. Il verrait bien, mais leur échanges de mails avaient été intéressant et bienveillant.

Une fois équipé et prêt, il se rendit à la baie des jumpers, comme toujours il était en avance. Et ce fut d'une dizaine de minutes. L'escorte était présente et chargeait des caisses dans le jumper. Cela était parfois agaçant de toujours avoir un gris au cul ! Mais bon c'est la procédure. Alexander, fut néanmoins ravi de voir qui allait l'accompagner, il avait redouté un instant que cela soit le 1er classe Hirsh…Le capitaine Farawella, un homme charmant d'origine Réunionnaise à l'humour facile et aux compétences de pilote reconnue. Alexander, avait déjà eu affaire quelques fois à l'homme et ils s'entendaient plutôt bien. Le militaire était en train de vérifier une caisse, qui n'avait rien à faire là. Cela intrigua le Responsable qui s'approcha.

« Bonjour Capitaine. Vous comptez faire du troc avec les Azuriens ? »

Comme toujours Hoffman, avait ce visage nonchalant typiquement digne du flegme anglais. Sa voix était à son image agréable et calme avec un accent très londonien qui ne laissait aucun doute sur sa patrie. Le militaire la peau hâlée et les cheveux crépu noir, releva son regard clair vers l'anglais avec un large rictus amical.

« Bonjour monsieur Hoffman. Oula non, mais je me suis dit que vu qu'on va sur une belle île, je pouvais m'adonner à la pêche en vous attendant. Comme mon rôle est de faire le taxi »
Malgré le contenue assez familier, il y avait un grand respect dans sa formulation de phrase. Il tourna la caisse, pour montrer le contenue à Alexander. Une belle canne à pêche de professionnel avec tout le nécessaire pour prendre quelques poissons.

« Enfin si vous me l’autorisez Sinon j'ai prévu de me faire bronzer, vu que je suis blanc comme un linge » Il ricana à sa propre blague l'anglais eu un rictus amusé.

Que devait dire Alexander si Farawella était blanc ? Le teint de l'homme était à l'image de sa patrie : blanche et loin d'être bronzée. D'ailleurs, il était rarement sujet à avoir de belles couleurs estivales, étant blond, sa peau lui disait souvent un beau « merde » en se déguisant en écrevisse. Cela lui fit penser, qu'il avait pris ses lunettes de soleil fort heureusement, mit dans son sac.

« À voir avec les Azuriens, s'ils vous autorisent à faire cela. Comme ils sont respectueux de la nature et ne pêche pas pour le plaisir. Pour ma part, cela ne me dérange pas. Je ne pense pas avoir besoin d'une nounou durant tout mon séjour »

Malgré que les Azuriens étaient plus axés sur une civilisation qui mettait en avant les femmes, ils ne s'offusquaient pas que d'autre civilisation soit composées d'homme avec des fonctions de « chef » (réservé aux femmes chez eux) ou avec une grande mixité. Une égalité qui tenait à cœur du RDA, ne supportant pas la misogynie ou tout comportement « inapproprié » et inégalitaires sur les sexes, c'est un fervent défenseur des droits des femmes. Durant les négociations il y a quelques mois, le sujet d'envoyer que des femmes avaient surgi pour ne pas faire d'impaires. Mais au final, les Azuriens avaient une conception propre à leur peuple et ne demandaient nullement la même chose des visiteurs et Alexander a toujours été accepté les bras ouverts sans subir de discriminations. Voilà un peuple intelligent.

« Oui, je leurs demanderaient. Mais je compte bien les manger en grillades ces poissons ! Donc ce n'est pas que pour mon petit plaisir de mettre un hameçon dans la bouche d'un animal » Il ricana « Dommage, j'aurais adoré vous donner la main, pour vous éviter de tomber dans les sentiers »
« J'espère que vous partagerez vos exploits de pêcheur. Bien, si j'ai trop peurs des araignées je viendrais vous tenir le jupon, nounou »
« Bien entendu ! Si vous aimez le poisson, je vous ferai goûter un rougaille avec le poisson grillé ! » Il ferma la caisse. « Super nounou s’il vous plaît monsieur ! Je suis capitaine quand même ! »
« Avec plaisir super nounou » Il lui sourit simplement. Alexander était emballé, la cuisine de la réunion était super bonne et il aimait bien découvrir et partager avec les autres. « Surtout que je ne serais pas seul. Mademoiselle Avalon nous rejoint »
« Ah, je vais demander une promotion, deux civils, je prends du galon ! Que fais mademoiselle Avalon ? » Toujours dans le registre du respect.
« Kinésithérapeute »
« Ah ! Je vais demander à changement de rémunération alors ! »
Alexander s'attendait à répondre à une question de l'homme concernant la raison la venue de la jeune femme, mais non, le capitaine acceptait la venue sans chercher plus loin. Dans sa tête il devait partir en vacances vu l'état de joie qu'il montrait.
« Bonne idée, cela m'éviterait de faire une réduction de salaire »

Le capitaine eut un temps d'arrêt de sachant pas si le responsable rigolait ou non. Et bien entendu Alexander, laissa planer le doute durant quelques secondes, puis lui sourit amusé. Il est vrai, qu'il n'était pas toujours aisé de savoir si l'anglais rigolait comme il maniait l'air du « pince sans rire » et jouait avec ça, pour faire tourner en rond ses interlocuteurs. L'autre homme ria.

« Vous m'avez pris au sérieux capitaine ? »
« On ne sait jamais avec les patrons ! »
« C'est vrai, mon hobbies favori, c'est la réduction d'effectif et le licenciement abusif ! »

Un nouveau rire du réunionnais. Il laissa l'anglais, pour charger sa caisse dans le Jumper et prendre le sac de celui-ci et revenir près du RDA. Continuant dans une conversation plutôt banale mais agréable sur son contentement de partir en mission, une mission tranquille qui allait lui rappeler son île natale. Le débat alla bien entendu le dom tom, la fierté du soldat, qui adorait parler de ses origines et traditions d'outre-mer. Il trouva une résonance chez Hoffman, qui avait déjà visité de nombreuses fois l'île de rêve !

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Dernière édition par Alexander Hoffman le Mer 18 Oct - 18:34, édité 1 fois
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Natasha Avalon
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MessageSujet: Re: Là où la mer mène le vent Sam 29 Juil - 1:46
[Hrp : Je ne connais pas la BD mais tu sembles avoir plein d’idées alors je te fais confiance]

 
Natasha s’était laissée le temps de découvrir la cité et ses habitants, de s’intégrer à la dynamique et au rythme de vie des atlantes. Maintenant qu’elle était devenue partie intégrante des rouages du système et qu’elle commençait à se sentir à sa place, elle était prête à pousser plus loin ses découvertes. Après tout, à quoi servait de traverser l’univers si elle se contentait de se cloitrer dans une ville ? Natasha n’était pas du genre à laisser la routine s’installer, elle aimait le mouvement. Bien sûr, l’idée de quitter la sécurité relative d’Atlantis était inquiétante quand on savait que les Wraith et tout un tas d’autres menaces rodaient à l’extérieur mais l’esprit scientifique surpassait la peur. La perspective de découvrir l’inconnu, d’entrer en contact avec des civilisations extra-terrestre et d’apprendre de ces échanges était bien plus alléchante que la simple lecture des comptes rendu de mission des explorateurs.


C’est sur ce constat que la belle avait pris la décision de contacter par mail l’une des grandes têtes du projet, Alexander Hoffman, pour lui demander l’accord pour rejoindre une équipe d’exploration. Il ne s’agissait pas d’aller se frotter au danger bien sûr, elle était kiné pas soldat, mais une première rencontre avec un peuple pacifique pourrait être une expérience intéressante et constructive. Qui sait, peut-être qu’elle prendrait goût à ce genre de promenade ? Elle fut toutefois étonnée de recevoir une réponse de son patron aussi rapidement et plus encore de voir qu’il lui proposait de le rejoindre personnellement sur sa prochaine mission. Une expédition avec le grand chef, rien que ça ! En plus, le peuple qu’il décrivait avait l’air tout bonnement fascinant. Evidemment qu’elle avait dit oui !
Il lui avait fallu annuler et reporter plusieurs rendez-vous avec des patients et elle avait passé le reste de la soirée à apprendre par cœur les recommandations du chef pour éviter les incidents diplomatiques, se préparant mentalement à sa première traversée. La journée du lendemain avait été bien longue et, une fois le travail terminé, elle s’était consacrée au remplissage du sac en vérifiant plusieurs fois qu’elle n’avait rien oublié. Ca lui faisait bizarre d’emporter une arme à feu et elle n’était pas vraiment à l’aise avec cette idée. C’était pourtant elle qui avait pris des cours de tir de sa propre initiative mais c’était chose différente de tirer sur des cibles et de s’imaginer le faire sur des créatures vivantes. En tout cas, elle avait pris le temps de se faire longuement conseiller par le responsable de l’armurerie qui lui avait également remit un couteau. Intérieurement elle se dit que ça serait toujours utile pour couper le saucisson. En réalité, les armes blanches lui étaient déjà plus familières, elle en avait manipulé certaines jadis dans ses cours de kung fu.


Le lendemain matin, elle avait enfilé un maillot de bain en dessous d’un débardeur noir en coton et d’un pantalon en toile vert kaki. Après avoir vérifié pour la dixième fois qu’elle n’avait rien oublié dans son sac, elle boucla ses affaires et se dirigea vers la porte, non sans jeter un petit coup d’œil vers sa guitare entreposée dans un coin de la pièce. Comme à chaque fois, cette vision lui arracha un pincement au cœur. Elle n’avait toujours pas eu le courage de sortir l’instrument de sa housse depuis qu’elle était arrivée à Atlantis. La guitare de Sarah. Un jour peut-être, quand elle aurait réussi à surmonter la souffrance de la disparition de sa très chère soeur. Quelques instants plus tard, elle se mettait en route pour rejoindre la baie des jumpers. Elle était partie de bonne heure, craignant de se perdre dans les couloirs interminables. Plusieurs fois, elle dû demander son chemin et elle finit enfin par arriver à destination. Il était 10h25, pile poil. La rouquine avisa du mouvement près de l’un des vaisseaux et reconnu le visage de son supérieur qu’elle avait déjà aperçu de loin. Elle se dirigea donc vers lui d’un pas assuré.

-Bonjour messieurs. Je suis Natasha Avalon.

Elle se tourna vers Alexander et lui tendit la main avant d’en faire de même avec l’autre homme qui lui était inconnu. Le pilote peut-être ?
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Alexander Hoffman
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MessageSujet: Re: Là où la mer mène le vent Mar 1 Aoû - 17:41
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Chronologie : LUNDI 10 JUILLET 2017 10H30
Alexander était en pleine discussion animée avec le militaire. Dans un sens, Farawella était tellement joviale et bavard qu'il était facile de discuter avec lui et de bien s'entendre avec cet homme agréable. Surtout, qu'en bon habitant de l'île de la Réunion qui se représentait la bonne humeur incarnée. Alors que le soldat allait évoquer sont peu d'empathie pour l'île Maurice, dans le cliché habituel des guerres guerres entre Tomdom, une voix féminine fit son apparition. Mademoiselle Avalon était arrivée.

Hoffman, se tourna de manière agréable vers la jeune femme en lui serra la main, la toisant directement dans les yeux. Étant atteint d'un daltonisme particulier, les couleurs lui apparaissaient naturellement plus vive. En conséquence, la belle chevelure ondulée de Natasha était une lanterne au milieu de la nuit pour le RDA. Il avait l'habitude de faire avec mais intérieure, il se surprit de la savoir rousse. Elles n'étaient pas courantes sur la cité et le plus célèbre était Nathalie Dumond.

« Bonjour mademoiselle Avalon, comment allez-vous ? » fit-il poliment de sa voix a fort accent anglais et agréable. « Je vous présente le capitaine Farawella. Notre escorte, puisque les civils ne peuvent pas sortir sans nourrice » Malgré son air très professionnel et d'un calme inébranlable, ses derniers mots avaient une modulation ironique. Le soldat ricana et serra la main avec beaucoup de chaleur à la jeune femme.

« Enchanté mademoiselle ! Vous êtes le seul jaune que je suis ravi de voir ! Puisque n'ayant pas de seringue ! » Il sourit. Le cliché des militaires qui ont peur des petites piqûres était vrai chez lui. Après bon, il est vrai que ce n’est pas agréable, mais de là à en faire toute une histoire. Heureusement, l’homme était plus sur l’humour. « Oui, je vous promets que j'ai prévu le goûter ainsi que les bavoirs pour ceux qui ne savent pas manger ». Il fit un immense sourire, avant de se décaler. La bonne humeur était présente.

Alexander eu un fin sourire sur les lèvres signe de son amusement, d'un naturel froid, il montrait ses expressions que lorsqu'il en avait le besoin, ou dans l'intimité. Il fit un geste de la main d'ouverture pour laisser passer Natasha devant et qu'elle pénètre dans le jumper.
« Bon, nous sommes au complet, allons-y » les Azuriens n’aveint pas la notion de temps comme le concevait les atlantes, mais bon Alexander voulait commencer le mouvement.

Le capitaine les avait devancés, pour s'asseoir dans son fauteuil et faire les premiers recalages. La porte du Jumper se referma, alors que l’anglais, déposait son sac sur la banquette arrière.

« Oui, en voiture. Vous faites mon copilote monsieur ? » fit l'homme avec un grand rictus.
« Avez-vous vraiment besoin de quelqu'un pour vous tenir la main capitaine ? »
« Ah non, mais ce n'est pas tous les jours qu'on a son boss dans son modeste véhicule »
« Proposez plutôt à mademoiselle Avalon, elle est curieuse de savoir » cela ne dérangeait pas Alexander de se mettre sur le siège de co-Pilote, surtout qu'il ne servirait strictement à rien, n'étant pas formé aux manipulations des vaisseaux. Mais, il trouvait plus élégant de faire profiter Natasha de cette opportunité, puisqu'elle semblait très intéressée par tout ce qui était nouveau. Et ce n'est pas souvent que les pilote soit seul où qu'il propose de partager son savoir le temps, court, certes d'un vol. Et puis, ce fut Farawella un homme qui aimait partager sons avoir et celui des autres.

Farawella se tourna vers la belle jeune femme. « Si vous voulez, en savoir plus sur le pilotage, ça serait avec plaisir que je vous ferai partager mon savoir. Vous n'aurez rien à faire, juste profiter de la vue et des astuces d'un vieux loup des airs »
Selon le choix de la demoiselle, Alexander alla soit s'asseoir sur le siège arrière du pilote ou à côté de lui. Une fois, chacun à sa place, le capitaine demanda les autorisations et le jumper s'envola dans le tunnel de transfert jusqu'à la salle d'embarquement. La manœuvre était connue et rôder depuis quelques temps.

// Salle d'embarcation à jumper 7. Autorisations accordées. Bon voyage sur la planète Azure //
// Bien reçu opérateur, merci //

La porte s'activa laissant ‘horizon des événements, celle nappe violacée comme seule membrane de séparation entre la cité et cette planète d'eau. Le capitaine, leur demanda de mettre les lunettes de soleil, pour ne pas être aveuglé. Et chacun équipé de protection solaire, le vaisseau la traversa et se retrouva immédiatement dans le ciel sans nuage et le zénith radieux. Il y avait deux soleils en réalité d'où la forte luminosité.

Le paysage était composé d'eau sans fin, une eau d'un beau bleu sombre. Alexander dicta les coordonnées au capitaine, qui les rentra mentalement dans le jumper, une carte s'afficha avec un point lumineux, où se trouvait la fameuse île. Ils y seraient dans une quarantaine de minutes. Au vu de la carte, ils allaient sûrement voir des petites villes flottantes ou croiser une faune imposante. Hoffman, se demandait s'ils auraient la chance de voir ses immenses « Haon » sorte de baleine avec des tentacules membraneuses similaire aux méduses pour se défendre et attirer du bioplancton, puisque ses tentacules filtraient l'eau. Ainsi, la seule fonction de leur bouche était pour transporter leurs enfants ou communiquer. Elles avaient des couleurs translucides et lumineuses, toisant souvent les 15 mètres. Elles avaient des chants proches des tonalités de soprano et apparemment aurait de vertus sur l'organisme. Au même titre que le ronronnement des chats. De nature pacifique, elles avaient une intelligence proche des grands singes sur terre et vivaient en harmonies avec les Azuriens.

Bien entendu, Farawella, anima un peu, en parlant de ses astuces, pour partager son métier. Alexander, l’écoutait attentivement, posant des questions de temps à autres. Mais son regard était surtout en train de scruter l’océan.

« Vous y êtes déjà allez monsieur sur cette île ? »
« Oui. C’est l’île principale, elle est très belle. Au contraire des villages flottants qui sont assez pauvre niveau beauté. Or, elles sont faites pour voyager sur l’océan et découvrir d’autres îlots viables. » Il avait développé, se disant que le capitaine ne se contenterait pas d’une simple approbation.
« J’espère qu’il y a une croque pour que je puisse pêcher tranquillement, en vous attendant »
« Je suis certain que vous trouverez votre bonheur, sir les Azuriens vous l’autorise »
« J’espère ! Mangez du poisson frais ce soir, pécher avec amour me tiens à cœur ! »
« Tant que c’est avec amour … » Fit l’anglais en souriant, une main accoudée à l’accoudoir du siège, ses doigts touchaient ses lèvres en signe de réflexion et surtout il admirait le paysage sans fin de l’eau. En quarante minutes, il pourrait ne voir que l’eau ou bien d’autre chose. Mais en tout cas une forme au loin, montrait une futur île/village de petite taille.


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Natasha Avalon
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MessageSujet: Re: Là où la mer mène le vent Jeu 3 Aoû - 12:22
La première impression que lui renvoya Alexander Hoffman fut positive. L’homme était courtois et mesuré, à l’image de l’anglais que l’on se représentait dans les clichés. Cela n’avait rien de surprenant de voir un anglais à la tête d’Atlantis puisque le projet était porté par de nombreuses patries. Des étrangers, la cité en était pleine et il n’était pas rare de surprendre une conversation entre deux ou plusieurs personnes dans une langue qu’elle ne savait pas toujours identifier ; elle-même était bien consciente de son propre accent français – étonnamment, certains semblaient bien aimer ça, peut-être à cause de la réputation qu’avait son peuple à l’étranger.

-Je vais bien, merci, et vous ? Répondit-elle poliment à la question que son patron venait de lui poser. Elle se tourna ensuite vers le capitaine Farawella qui venait de lui être présenté et sourit à la plaisanterie.

Hoffman était visiblement ce genre d’homme à faire de l’humour tout en restant très calme, elle en prit note intérieurement. Farawella, lui, était totalement différent. D’un tempérament plus chaleureux, elle se sentit tout de suite à l’aise avec lui et laissa échapper un petit rire lorsqu’il parla de seringue.

-Moi je fais craquer des articulations, chacun son truc, plaisanta-t-elle. Va pour le bavoir, tant qu’il n’y a pas d’épinard au menue !

Alexander recadra la conversation en annonçant qu’il était l’heure de se mettre en route. Première rencontre et mission avec son patron… elle avait intérêt à se tenir à carreau. Cela dit, l’atmosphère était détendue et monsieur Hoffman n’avait pas l’air prompt à juger ses employés sans raison. Peut-être qu’elle arriverait à nouer une relation amicale avec lui, autant que cela se puisse avec un supérieur hiérarchique ; il valait mieux, sinon la journée risquait d’être très longue et la potentielle soirée festive encore plus.

Natasha entra dans le Jumper sans cacher son admiration pour la machine. Ce n’était pas la première fois qu’elle en voyait un mais elle se sentait toujours aussi impressionnée par les capacités de l’appareil. Le gêne ATA qu’elle portait lui donnait visiblement la capacité de manœuvrer la bête mais elle doutait fortement d’être capable de contrôler un tel engin. Les anciens étaient vraiment impressionnants : toute une technologie ne répondant qu’à un gêne, la sureté pour eux que personne ne pouvait s’approprier leurs appareils…

- Ah non, mais ce n'est pas tous les jours qu'on a son boss dans son modeste véhicule.

Les lèvres de Natasha esquissèrent un discret sourire en entendant la réplique du pilote. Elle se demanda depuis combien de temps ils se connaissaient tous les deux, ils avaient l’air de bien s’entendre.

-Proposez plutôt à mademoiselle Avalon, elle est curieuse de savoir.

Natasha lança un regard étonné à son supérieur. C’était une agréable surprise de voir qu’il pensait à elle mais de là à la proposer en co-pilote… Peut-être qu’il était juste en train de la charrier.

-Euuuuh…
-Si vous voulez, en savoir plus sur le pilotage, ça serait avec plaisir que je vous ferai partager mon savoir. Vous n'aurez rien à faire, juste profiter de la vue et des astuces d'un vieux loup des airs.

-Oh ! La rouquine parut soudain rassurée. Avec plaisir alors. Ce genre de machine est difficile à piloter ? Demanda-t-elle en prenant place sur le second siège. Il faut avoir le gêne Ata, c’est ça ?

Le vaisseau décolla et Natasha regarda la porte des étoiles s’activer avec des yeux ronds. Elle lança alors un regard angoissé à Alexander.
-C’est la première fois que je la franchie… est-ce que c’est douloureux ?
Quelques instants plus tard, elle débarquait sur une toute nouvelle planète. Elle comprit alors pourquoi on lui avait demandé d’enfiler une paire de lunettes… était-ce deux soleils qu’elle voyait dans le ciel ? La vue depuis le siège de co-pilote était tout simplement stupéfiante. Intérieurement, Natasha remercia son patron pour lui avoir permis de profiter d’un tel spectacle.

-C’est incroyable… Je ne suis pas astrophysicienne mais j’imagine que les journées doivent être très longues sur cette planète si elle est éclairée par deux étoiles, non ?

D’un côté, si les azuriens pouvaient respirer sous l’eau ils ne devaient pas être gênés par la lumière persistante, il leur suffisait de plonger pour y échapper. En théorie.

-Vous ne nous accompagnez pas, capitaine ? Demanda-t-elle après avoir entendu parler le pilote de ses intentions de pêche. Remarque, c’est vrai que ça ne doit pas manquer de poissons avec toute cette eau, dit-elle en faisant une moue songeuse. A quoi pouvait bien ressembler la faune de cette planète ? Elle se pencha soudain pour scruter quelque chose en contre-bas. C’est l’une des fameuses îles flottantes là-bas ?

Difficile de détailler avec exactitude la chose avec l’altitude mais il lui sembla que l’ilot était plutôt grand.

-Monsieur Hoffman, c’est bien Hu’anlya que nous allons rencontrer ? Vous avez surement des anecdotes de votre précédent voyage à partager, vous voulez bien me parler d’elle et de sa tribu ?
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Alexander Hoffman
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MessageSujet: Re: Là où la mer mène le vent Jeu 10 Aoû - 17:42
Natasha
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« Je me porte tout aussi bien » Répondit Alexander poliment en hochant légèrement la tête, alors qu'il enchaînait sur la présentation de leur escorte militaire. Et une nouvelle fois, Hoffman, se dit que ce fut une bonne coïncidence que cela fut Farawella qui avait été mandaté. Il savait mettre tout le monde à l'aise et de par son naturel chaleureux, installait une bonne humeur contagieuse qui allait très bien pour rassurer et déstresser les personnes. Surtout quand c'est la première sortie hors de la belle citée. Il pouvait concevoir très facilement, que d'un : c'est angoissant et de deux : surtout quand le RDA était de la partie.

Mademoiselle Avalon était de bonne constitution niveau humour et répliqua aussitôt. Bon une bonne chose aussi, avoir quelqu'un de foncièrement antipathique ou sans esprit aurait été des plus irritant. Il se souvenait sans peine d'une expédition sur le site alpha avec une géologique du nom de Chalita qui en plus de ne pas connaître l'ironie était complètement à côté de la plaque pour tout. Cela avait été long mais long ! Surtout que l'escorte était d'une humeur exécrable ! Eversman dans sa plus belle forme avec le supplément d'avoir ses menstruations ! Puisqu'apparemment les hommes peuvent les avoir comme l'a très bien montré le comportement ronchon du sergent…

Farawella avait ricané de plus belle à la réplique de la jeune femme. « Cela sera toujours moins douloureux qu'une seringue » Alexander se dit qu'il devait recadrer un peu, sinon cela allait durer longtemps avec le capitaine, qui était ma foi de très bonne humeur. Il en profita d'être derrière la kiné, pour observer son visage ébahi devant l'engin. Cela était souvent le cas, un Jumper n'est pas l'élément le plus beau de la cité, mais la conserve volante était impressionnante la première fois. Il avait été tout aussi émerveillé, sauf en moins expressif, pour son premier vol et il avait dû se calmer, pour ne pas bombarder le pilote de question ou de vouloir tout regarder.

Lors de sa proposition, il était parfaitement sérieux et son non verbal le traduisait. Dès qu’elle le toisa de ce petit air éberlué il lui sourit de manière rassurante et fit un mouvement de tête vers l’avant pour qu’elle s’installe si elle le désirait. Finalement, elle prit place après un moment d’hésitation légitime. Farawella était heureux cela se voyait sur son visage hâlé. Par moment, Alexander se demandait si quelque chose pouvait le rendre malheureux. En tout cas le militaire s’empressait de répondre, après un signe digne d’un chevalier pour lui présenter le siège.

« Avec plaisir alors. Ce genre de machine est difficile à piloter ? Il faut avoir le gène Ata, c’est ça ? »
« Oui, il faut le gène pour pouvoir faire marcher l'appareil. Quant à la difficulté tout se passe mentalement, donc oui, au début cela est assez difficile je trouve. Bien plus que lors d'un pilotage standard d'un appareil mécanique. Vous devez avoir une certaine concentration et après avec la pratique cela devient plus aisé et on peut discuter en même temps. Mais c'est une autre manière de séparer son cerveau…c'est de la…. Hum ont à terme pour ça … » Il toisa le RDA qui avait pris place sur le siège derrière le pilote.
« Dissociation mentale, Capitaine. Comme lorsqu'on conduit, répond à ses SMS, discute avec son passager »
« Ah voilà ! Bon exemple. Merci »
« Mais de rien, je suis le Wikipédia d'Atlantis, c'est bien connu » Fit nonchalamment l'anglais. Typiquement ambiguë, comme ton de voix. Celui du pince sans rire. Mais ce fut bel et bien de l'humour. En réponse le capitaine ricana.
« Ça va vous en faire des titres… de quoi faire pâlir de jalousie la Kaalesi » Même si la célèbre série arrivait avec du retard, souvent plusieurs épisodes elle cheminait jusqu'à la cité, grâce aux voyages du dédale. Enfin fallait souvent attendre un mois avant d'avoir la suite, mais cela arrivait par paquet. Avec le nombre de fan… les Atlantes ne se privaient pas des petits bonheurs terriens. Alexander pouffa doucement.

« Vous me présenterez aux autochtones avec tous mes titres, je suis certain qu'ils vont adorer » Il n'était pas certain que le militaire sache qu'il ait réellement un titre de noblesse anglaise. Mais vu comme cela avait été ébruité par certaine personne et devenu une rumeur… Alexander n'était pas le genre d'homme à se gargariser de ce genre d'élément. Il pouvait se montrer pompeux, dans le seul cas, où il faisait de l'humour ou volontairement pour recadrer quelqu'un d'égocentrique. C'est un homme modeste généralement.

« Je serais bien capable de le faire » L'anglais eu un rictus amusé et ne répondit pas. Il n'y avait rien à répondre sauf un petit ricanement. Sur ces mots le jumper décolla.

Avant de franchir la porte Natasha lança un regard angoissé à son supérieur. Elle semblait redouter le passage. Et si cela paraissait maintenant « normal » pour l'homme, passer travers la porte était souvent redouté, cet inconnu où on ne sait comment va être l'autre côté. Le pire étant peut-être pour les scientifiques qui savent comment fonctionnait le vortex. Une décomposition moléculaire et une nouvelle forme d'assemblage de l'autre côté. Avec la physique quantique, on pouvait à se demander si la porte de copiait pas la personne réelle, pour en créer un clone et détruire l'original. En somme le principe même de la téléportation. Cela était plus complexe en réalité et bien moins sujet à débat sur la déontologie.

« Ne vous inquiétez pas. Cela n'est pas douloureux. Vous aurez un frisson glacial au début. Puis à force de traverser vous ne le sentirez même plus » son faciès était rassurant une nouvelle fois. Et même s'il lui avait répondu que ce fut douloureux, Farawella venait d'action la traversée et ils se retrouvèrent de l'autre côté. Alexander, sortit ses lunettes de soleils pour se les enfiler sur le nez tout en mirant le paysage.

« C’est incroyable… Je ne suis pas astrophysicienne mais j’imagine que les journées doivent être très longues sur cette planète si elle est éclairée par deux étoiles, non ? »
« En effet, pour nous cela correspondrait à une journée de 48 heures. Pour vous faire une idée, nous arrivons le second jour. Nous aurons la chance de pouvoir voir les deux soleils se coucher avant de repartir sur la cité »
« Enfin, je sens bien, qu'on va repartir tard dans la nuit. De ce que j'ai compris ce peuple aime bien faire la fête »
« Ce n'est pas faux. Mais, je tiens à rentrer et dormir au moins trois heures, puisque j'ai une réunion demain à 9h30 »
« Oh s'il vous faut que trois heures… on a donc la permission de minuit ! »
« La bonne fée vous l'autorise » Un rire assez joyeux s'échappa du militaire
« Et un de plus ! » Sans aucun doute qu'il évoquait les titres en plus. Il eut un peu de silence avant que le militaire anime le silence, en expliquant quelques manœuvres à la belle jeune femme. Finalement, la conversation alla sur la fameuse île où ils se rendaient, ainsi que les îles flottantes qui voguaient dans l'océan.

« Vous ne nous accompagnez pas, capitaine ? Remarque, c’est vrai que ça ne doit pas manquer de poissons avec toute cette eau »
« Oh, les négociations ne demandent pas un militaire, surtout que c’est un peuple ami. Si vous allez vous balader, je vous accompagnerais au cas où, vous vous faites attaqués. Donc en vous attendent, je vais m’occuper ! Comme ça, ce soir on aura du poisson grillé au menu ! J’espère que vous aimez ça miss » Il la regarda un court instant d’un petit air malicieux avant de se concentrer sur le chemin et la carte virtuelle affichée devant son nez pour la trajectoire à suivre.

La question de Natasha sur les îles flottantes, intrigua d'autant plus le RDA, qui essaya de voir à son tour, si cela était bien l'une des amas… en tout cas sur la carte une masse était affiché et vu la forme, il n'y avait aucun doute. Et par curiosité Farawella, décrit un cercle pour que chacun puisse bien voir ce qu'il avait en face. Une sorte plateforme flottante en bois avec des habitations sur plusieurs niveaux. Des huttes, faites de végétaux et des couleurs dérivées du bleu. Quelques motifs assez tribaux, mais une multitude de gros coquillages, dont certains devraient pouvoir servir de lit à un homme au vu de la taille.
« Oui en effet. Des pêcheurs de coquillage… » Vu la quantité qu'il avait sur l'île, cela était une évidence.
« Je n'imagine pas la taille de la bestiole qui devait habituer dans certain… ils les mangent ? »
« Oui »
« Mon dieu… ça fait une sacrée huître à avaler ça ! »

Même si la forme n'était pas vraiment celle du célèbre coquillage plat et servi les jours de fêtes. Mais plus à la coquille d'une conche aux couleurs nacrés et rosés. Il est vrai, que la quantité de nourriture à manger devrait être conséquente et les Azuriens ne devaient pas consommer cet animal crus…enfin si c'est le cas, bonjour la souffrance de cette bête qui ne pouvait pas être avalé en une fois dans une bouche humaine. Mais pas plusieurs.

Le jumper arrêta de voler au-dessus de la cité flottante, pour reprendre son chemin paisiblement. Alexander appréciait la curiosité de cette jeune femme. Et en conséquence lui répondait en y mettant plus de détails pour parler des Azurien et surtout de leur cheffe qui avait tout son respect.

« Oui, nous allons visiter Hu'anlya. C'est une cheffe très respectée dans son île et par les autres tribus. Elle dirige de manière bienveillante et sa bonté est assez impressionnante. N'étant pas vraiment portée sur les formes de violence, elle peut avoir une certaine naïveté sur la nature mesquine ou perverse qu'on certain terrien. Mais elle n'en ait pas pour autant bête. Pour une personne issue d'un peuple primitif, elle est douée d'une intelligence très adaptative et elle comprend très vite, même si cela la choque ou va à l'encontre de ses principes culturels. C'est une personne agréable, très espiègle et qui aime le savoir et le faire partager, assez comme toute sa tribu. Ils sont pacifiques et accueillants » Il ne fallait pas oublier que seul les hommes d'un certain âge allaient se battre, mais les guerres entre Azuriens étaient rares, c'est plus pour se protéger de la faune dangereuse des océans. Et fallait bien, canaliser la testostérone, enfin le comportement « mâle » comme ils disent. Cela était assez rétrograde mais bon, c'est leur système de civilisation. « Comme vous êtes une femme, elle n'essaiera pas de vous intimider bien au contraire. Vous serez accueillie les bras ouverts par ce fait et surtout que vous avez un savoir et des compétences en soins. Les Azuriens, vont être honorés et flattés d'avoir l'intérêt d'un Atlante. Puisque nous avons d'excellents rapports avec eux, ils ont une forme d'admiration pour notre développement. » Il espérait ne pas la noyer d'information ou bien même de la saoulée « Quant à la tribu, elle est composée majoritairement de femmes. Et c'est l'une qui maîtrise le mieux les soins du corps avec les techniques dont je vous ai évoquées. J'espère que vous pourrez profiter de leurs savoirs. Et surtout d'une ancienne qui possède d'une réputation de magicienne sur cette planète : Kar'tya. ».

Au bout d’un moment, une côte apparut, une île avec une montagne en pleins milieu recouverte de végétation vert émeraude. La taille était conséquente comme n’importe quel archipel. Autour de celle-ci, il y avait un récif corallien, qui les protégeait des caprices de l’océan. L’eau du lagon était d’un beau bleu azur avec des reflets étrangement rosés. La plage d'un sable blanc était recouverte à un endroit par d’immense planches en bois qui donnait jusqu’à l’océan. Plus loin proche de la forêt il y avait toutes sortes des bâtisses, mais faite non pas de bois, mais d’immense coquillage de nacre. Il y avait au milieu des huttes avec des toits de feuille, mais la structure restait composée de ces mêmes coquillages incroyablement grands. Il y avait plusieurs niveaux, accolés à la montagne, comme dans une rizière chinoise.

Le jumper atterris sur la grande terrasse. Dès que l’appareil toucha celle-ci, des Azuriens vénèrent les saluer.
« Air Farawella vous remercie de ce voyage et espère vous retrouvez bientôt » lança le capitaine, qui se détachait, pour sortir à la suite des deux civils. Alexander s’était levé un rictus amusé sur les lèvres, Farawella en manquait pas une ! Puis prit son sac à dos et ouvrit la porte du vaisseau.

Ils furent accueillis, par un groupe de trois femmes. Celle du milieu était la fameuse Hu'anlya. Elle était de grande taille au moins plus de 1m90 très fine avec une peau d'un blanc nacré. Elle portait une parure de plume sur la tête d'une belle envergure aux couleurs rosé et irisé. Ses vêtements assez simples, semblait transparents aux premiers abords, mais avec le jeu de lumière des soleils, on voyait clairement que la texture était fine certes, mais ne laisse rien voir de ce qui se cachait en dessous. La couleur était d'un rose poudré, le tout ressemblait aux voiles des queues de certains poissons. Une jupe et un haut bandeau en plusieurs épaisseurs. Son visage était maquillé de rond aux couleurs similaires, des petits cercles autour des yeux et sur les joues jusqu'au cou. Elle avait un regard lagon de larges prunelles et une petite pupille. Et surtout pas de cheveux comme tout son peuple qui n'avait pas de problème d'épilation, puisque n'en avait pas. (Et donc pas de sourcils). Dans son cou des branchies et ses membres étaient palmés. D'ailleurs sa main tenait un grand bâton sculpté de différents motifs et ceux –ci étaient peints dans le même rose que ses vêtements. Un objet signe de son pouvoir sur les autres. Pieds nus elle avait aussi une ceinture qui semblait être du cuir de poisson irisé de bleu auquel pendant des poches pour mettre des objets.

Les deux autres femmes, ne portait pas de plumes qui remplaçaient la chevelure, mais à la place d'autres parures. Celle de droite des nattes tressées de couleurs vertes et bleues. Ses vêtements étaient similaires à la leader, mais dans les tons de sa « chevelure ». L'autre femme avait des couleurs différentes, dans les oranges pâles. Et sa tête était laissée chauve, seul des bijoux fins ornaient son visage et en conséquence son crâne qui avait aussi ce maquillage de petit rond qui formait des arabesques. Elle ne portait pas de haut, mais une longue jupe qui touchait le sol, formant un voilage digne d'une carpe Koï, par les tâches qui ornaient l'habit. En réalité tout son corps était orné de tâche similaire et cela ne semblait pas forcément n'être que du maquillage. Sa poitrine était de petite taille et ne choquait personne à cause de la peinture qui agrémentent son corps ainsi que les bijoux parsemés dessus, comme une parure de pierres précieuses. Des perles et autres petits cailloux de teintes orange ou blanche.

La cheffe Azurian s'avança vers le groupe Atlante un grand sourire amical sur le visage. Son regard se figea immédiatement sur le visage d'Alexander. Les Azuriens avaient l'habitude de se focaliser sur un seul interlocuteur à la fois, affrontant franchement le regard. Elle mit sa main sur son front et écarta ses doigts pour faire un mouvement gracieux de salue. En faisant ce geste, son crâne prenait des vagues de couleurs rosé.

« Combadam Alexander » Le peuple n’utilisait pas les noms de famille. L’anglais fit le même mouvement. Et la jeune femme tendit sa main, ainsi elle saluait à la manière Azurien et aussi Atlante. L’homme prit sa main pour lui serrer, cela était toujours étrange de toucher un Azurien, ils avaient une peau semblable en texture à celle des dauphins, lisse, ferme et caoutchouc. En tout cas la première fois qu’il avait eu un contact avec la cheffe, sa peau, lui avait évoqué un souvenir d’enfance, à Marineland en France, où il avait pu toucher un cétacé pour la première fois de sa vie.

« Bonjour Hu’anlya »
« Contente de revoir votre visage. »
« Ravi de votre nacre » une phrase de politesse de ce peuple, qui semblait ravir la cheffe qui sourit immédiatement. Ce peuple n’avait pas de manière de vouvoiement, ils leur étaient donc difficiles d’apprendre celui-ci en anglais.

Elle dévia enfin son regard vers les deux autres personnes, qui était alors que sur le regard bleu acier de l’anglais. Accrochant le siens à celui de Natasha. « Tu as amené une « OnKine » Atlante ? Je suis heureuse d’en voir enfin une. Je commençais à me lasser de ne voir que des CoKine. » Onkine était le mot pour dire « femme », de ce qu’avait appris Alexander, cela désignant aussi le mot perle. Les hommes se nommaient « Cokine » en rapport à un coquillage à la forme phallique évidente. L’Azurien plissa les yeux d’un air amusée.

« Cela sera un bonus pour les négociations. Puisque nous sommes sexistes » Ce fut en rapport à une référence que lui avait fait l’anglais et pour cause, la différence de culture était forte. Ici, c’est plus sur l’ordre féminin et les inégalités envers la gente masculine, alors et malheureusement les terriens étaient sur l’autre schéma. Après, fort heureusement le RDA s’employait à ce que cela soit égaux pour tous et qu’importe le sexe sur Atlantis.

« Je n’en doute pas, même si ce n’est pas pour cela qu’elle m’accompagne » Fit l’anglais de son ton agréable. Il n’avait pas proposé la kiné de venir pour avoir un avantage dans les négociations, il n’avait pas besoin de cela, même si cela aurait été une idée à exploiter avec un peuple féministe. Il regarda Natasha, la laissant se présenter, il était très mal vu qu’un homme le face à la place d’une femme. Mais l’inverse était normal.

« Oh ! Dans ce cas, je n’aurais pas à t’apprendre le bon comportement » Ce fut de l’humour. Elle se mit devant la jeune femme répétant son geste de salut et en lui tendant après la main. « Hu’anlya Cheffe de l’île des PerKines et maîtresses des Azuriens ». Elle attendit que la jeune femme lui répondre pour engager la conversation. Puis reporta son regard sur le militaire elle le salua aussi. Mais comme ce fut un homme, elle releva la tête vers Alexander. Le capitaine savait très bien qu’il ne devait rien dire.
« Capitaine Farawella, combattant. Mais comme pour les autres, il n’est pas dangereux et sait se tenir en compagnie d’OnKine »
« Bien. Il est la bienvenue dans ce cas. » Elle sourit au militaire et lui fit un geste de la main, pour l’autoriser à parler.
« Merci madame »
« Ne remercie pas, alors que je ne t’ai encore rien donnée » Dit-elle d’un air bienveillant. Elle se retourna ouvrant les bras vers son escorte à elle.
« Voici Kali’co, ma protectrice » la jeune femme couleur carpe salua de la main avec un grand sourire. « Jou’vert ma soigneuse » la jeune femme fit le même geste avec une chaleureux sans égale.
« Je pense que nous pouvons commencer à marcher » Encore un geste des deux bras les ramenant vers elle.
« Hu’anlya ? »
« Oui ? » Elle se tourna d’un geste gracieux en pivotant sur une jambe.
« Le capitaine Farawella souhaiterait profiter de ton île pour pêcher quelques poissons et les manger le soir. Peut-il bénéficier de ce droit ? »
Elle réfléchit quelques instants, toisant le capitaine puis l’anglais.
« Oui. Des pécheresses sont à l’œuvre pour nos festivités, qu’il en prenne conscience » elle tendit le bras, montrant des silhouettes sur l’immense terrasse qui lançaient des filets
« Merci madame. J’ai amené mon matériel et je leur montrerais aussi notre manière de procédés »

« Dans ce cas, c’est un honneur de partager un savoir » Elle était radieuse et cela se voyait aux taches de couleurs pâles qui se dessinait sur son crâne. Chacun de ses gestes semblaient être des mouvements de danse gracieux et agile.

Farawella, fut tout aussi content et alla dans le jumper, pour sortir son matériel après avoir fait un signe amical aux deux civils, alors que les Azuriens guidaient les deux Atlantes jusqu'à un endroit précis sur la plage. Un peu vallonnée par le sable. Un immense coquillage était là, servant sûrement de hutte provisoire, mais donnait de l'ombre à l'installation. Des tapis brodés de couleurs rose poudre joncheaient le sol de la plage, ainsi que des sortes de coussins plats pour s'asseoir. Mais le plus étonnant était qu'autour des tapis, il y avait de l'eau, comme une mini île et l'eau lagon était rosé et remplis de perles rondes. La cheffe enjamba la petite rivière. Elle désirait donc profiter de la nature et du paysage marin pour discuter. Elle s'installa en tailleur dans un geste assez virevoltant. Invitant les atlantes à prendre place dans un geste d'ouverture des bras. Les deux autres Azuriens, vénèrent prendre place aux côtés de leur reine.

Alexander, voyait cet endroit pour la première fois. Et vu la beauté et l’intimité du site, cela prouvait qu’Hu’anlya avait une véritable confiance dans ces visiteurs. Puisqu’elle n’avait certes que sa protectrice, mais aucun autres Azuriens avec elle. Ce qui était la première fois aussi. Il sauta la petite source d’eau pour prendre place une fois que Natasha fut assise. Il se soumettait aux traditions Azurien, mais c’est aussi par son naturel galant. Son regard se perdit sur les perles de belles tailles, ainsi que les motifs des tapis. Observateur il aimait bien observer les détails et apprécier leur beauté et il était servi. Il se demanda même s’il pourrait ramener quelques perles pour sa compagne.

« Qu’êtes-vous venu faire sur notre bel océan OnKine ? » Naturellement la cheffe voulait en savoir le plus possible sur cette femme.

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Couleur PNJ
  • Farawella = #006600 (vert de base)
  • Hu’anlya = MediumVioletRed
  • Kali’co = OrangeRed
  • Jou’vert = Teal


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Natasha Avalon
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MessageSujet: Re: Là où la mer mène le vent Jeu 17 Aoû - 12:41
Le capitaine et l’anglais échangèrent des plaisanteries pendant un moment, ce qui eut le don d’apaiser les craintes de Natasha quant à ce premier voyage. Elle obtint de nombreuses informations sur le pilotage du jumper, satisfaisant ainsi sa curiosité. Comme l’avait annoncé Alexander, la traversée ne fut pas douloureuse mais glaciale et il lui fallut un moment pour se réchauffer. Au final, il y avait eu plus de peur que de mal et elle n’aurait plus à redouter l’expérience à l’avenir, maintenant qu’elle savait à quoi s’attendre. Elle apprit également que son patron n’était pas un gros dormeur et qu’il comptait sur un minimum de trois heures de repos pour être suffisamment en forme pour le lendemain.

En apercevant la première île flottante, Natasha observa la chose avec curiosité. Il semblait que les azuriens s’étaient parfaitement adaptés à leur environnement et avaient adoptés une architecture simple et proche de la nature. Rien à voir avec les grattes ciels étasuniens… D’après Alexander, le peuple qu’elle s’apprêtait à rencontrer était à l’image des habitations : simple et accueillant. Elle avait hâte d’arriver et de les rencontrer. La taille de certains des coquillages était stupéfiante et Natasha se demanda quel genre de créature vivait dans cet immense océan. Voilà qui ne lui donnait pas vraiment envie d’aller y faire trempette même si elle allait certainement y être contrainte à un moment ou un autre. Elle se rassura en songeant que les azuriens connaissaient bien la faune locale et ne lui ferai pas prendre de risques inutiles.

La rouquine écouta attentivement son chef lorsqu’il répondit à sa question et en déduisit qu’il portait un grand respect à Hu'anlya. Elle apprécia également sa tentative de la rassurer en lui expliquant qu’elle serait accueillie à bras ouverts par cette dernière, de par sa nature de femme et de soigneuse. Elle acquiesça de temps à autre pour faire comprendre à son patron qu’elle s’intéressait à ce qu’il lui racontait et qu’elle en prenait note.

-Kar'tya fait office de chef spirituel ? Vénèrent-ils un panthéon de dieux ?

Il ne manquait plus qu’elle se mette à crier haut et fort son athéisme s’ils étaient tous croyants.

Un moment plus tard, une île à la végétation luxuriante se dessina à l’horizon et la rouquine sut qu’ils étaient enfin arrivés à destination. Elle se prit à fantasmer sur la couleur des eaux qui bordaient l’île, ayant l’impression de se trouver sur l’une de ces cartes postales qui se vendaient dans les lieux touristiques. Elle avait grandi dans une ville française non loin de la mer Méditerranée mais jamais l’eau n’avait eu une telle couleur ; quant au fait de voyager vers une île paradisiaque, ça ne lui était jamais arrivé. Non pas par manque de budget, elle avait toujours très bien gagné sa vie, mais parce que sa sœur, ses études, puis son travail ne lui avaient jamais laissé le temps pour entreprendre un tel voyage. L’espace d’un instant, elle se prit à se demander à quelle température était l’eau et au plaisir que ce serait d’y tremper les pieds, puis le crustacé géant s’imposa dans son esprit et la fit déchanter. La jeune femme reporta alors son attention sur le reste de l’île, tentant de saisir les détails des aménagements des Azuriens pour mieux cerner le peuple. Le jumper amorça sa descente et atterrit avec un « Air Farawella vous remercie de ce voyage et espère vous retrouver bientôt ». Natasha pouffa ; décidément cet homme était un vrai guignol. Elle l’aimait bien. Elle se saisit de son sac et suivi son patron en dehors de l’appareil où les attendaient un groupe d’Azuriens. Comme prévu, il faisait très chaud.

La première image fut saisissante : une taille imposante, pas de sourcils, pas de cheveux, des branchies dans le cou… si elles étaient indéniablement humanoïdes, il était clair qu’elles n’étaient pas humaines. Leurs vêtements, parures et les dessins sur leur peau avait quelque chose de sauvage, tribal mais aussi de beau. Veillant à ne pas dévisager leurs hôtes, Natasha promena son regard sur les trois azuriennes tour à tour sans s’attarder trop longtemps sur l’une ou l’autre, veillant à conserver un petit sourire sur ses lèvres afin de paraitre sympathique. Au final, ses yeux se posèrent sur la femme du centre, indubitablement la chef. Hu'anlya… le moins qu’on pouvait dire c’est qu’elle était imposante, voire carrément intimidante. La rouquine se perdit quelques instants dans la contemplation des ronds peints sur son visage, les trouvant étonnants et jolis. Dans un premier temps, Hu'anlya et son escorte ne lui accordèrent pas un regard et Natasha décida de ne pas s’en offusquer, songeant qu’il s’agissait probablement d’un rituel local. Si elle ne pouvait s’empêcher de comparer ce qu’elle voyait avec les coutumes françaises (où elle était née) et étasuniennes (où elle avait travaillé plusieurs années avant de rejoindre Atlantis), elle s’efforçait d’éviter l’ethnocentrisme à tout prix.

Sachant la première impression importante, Natasha resta en retrait, observant silencieusement le rituel de salutation entre Hu'anlya et Alexander et cherchant à interpréter certains mots ou expressions échangés. « Ravi de votre nacre », ça voulait dire quoi ça ? Quelque chose du genre « ravie de vous revoir » ? Lorsque Hu'anlya détourna enfin le regard, Natasha sentit les battements de son cœur s’accélérer. Première rencontre, premières impressions… elle n’avait pas intérêt à se planter. Si les femmes jouaient un rôle important dans cette société, Hu'anlya risquait de lui porter une attention particulière. Une petite voix dans sa tête lui suggéra d’arrêter de se mettre la pression : elle n’avait qu’à rester naturelle, jusqu’à présent sa personnalité sociable lui avait toujours permit de sympathiser facilement avec les autres.

-Tu as amené une « OnKine » Atlante ? Je suis heureuse d’en voir enfin une. Je commençais à me lasser de ne voir que des CoKine.

Natasha plongea à son tour ses yeux dans ceux Hu'anlya. Onkine signifiait certainement « femme » et Cokine,  « homme », jusque-là elle arrivait à suivre. Elle nota également le tutoiement de Hu'anlya envers Alexander mais les tournures de phrases de ce dernier ne lui permettait pas de savoir s’il en faisait autant à l’égard de l’azurienne.

-Cela sera un bonus pour les négociations. Puisque nous sommes sexistes.

Les yeux de Natasha s’arrondirent de surprise et elle jeta un œil en direction d’Alexander pour jauger sa réaction, ne sachant s’il s’agissait d’une pique acerbe ou d’une plaisanterie ironique. La réaction détendue de son patron la fit pencher pour la seconde option. Elle se rappela alors ce qu’Alexander lui avait dit sur la personnalité taquine de Hu'anlya. D’accord… c’était donc ce genre d’humour.
Natasha se demanda comment les azuriennes la percevaient sur le plan esthétique, avec ses cheveux auburns, presque roux, son absence de branchies et sa tenue très… occidentale. Etaient-elles rebutées par la présence de poils comme elle-même pouvait l’être par leur absence ? Peut-être se rasaient-elles volontairement, même si l’absence de racine sur leur peau tendait à laisser penser qu’elles en étaient totalement dépourvues. C’était étrange de se projeter à leur place.
Lorsque Hu'anlya se décida finalement à la saluer, Natasha imita son geste qu’elle avait soigneusement observé un peu plus tôt.

-Combadam, Hu'anlya.

Elle lui sera ensuite la main, exactement comme Alexander l’avait fait auparavant.

-Je suis Natasha Avalon, de la cité Atlantis.

La belle observa ensuite la chef des azuriens et son comportement avec le capitaine Farawella, remarquant seulement alors le sexisme dont lui avait parlé Alexander. Elle avait été prévenue mais son côté féministe et ses valeurs sur « l’équité des sexes » protestèrent contre cette injustice. Extérieurement, elle ne cilla pas, mais intérieurement elle n’apprécia guère de voir cet homme si sympathique être traité en inférieur. Bien sûr, elle ne se permit aucune remarque et fut impressionnée par la capacité de son patron à s’adapter à la situation. Evidemment, ce n’était pas sa première fois ici, il devait avoir l’habitude mais la première rencontre avait dû être sacrément délicate à gérer.
Natasha reporta son attention sur l’escorte azurienne, portant un regard plus intéressé à Jou’vert. Voilà qui était étonnant : ainsi, face à un peuple étranger Hu'anlya s’entourait d’une unique guerrière et choisissait une soigneuse plutôt qu’une diplomate ou une seconde protectrice ? Ce n’était pas un schéma très courant et elle en déduit que la médecine devait revêtir une importance toute particulière dans cette société, presque sacrée. Cette pensée la rasséréna : si la médecine était si respectée il ne lui serait pas difficile de se faire apprécier de la reine et de ses sujets. Elle fit un signe d’au-revoir au capitaine, contente de voir que sa doléance avait été acceptée, et suivi les azuriens sur la plage jusqu’à un espace aménagé de manière tout à fait charmante. Enjambant le « ruisseau », elle jeta un coup d’œil à son supérieur qui semblait attendre qu’elle prenne place et se rappela de la hiérarchie femme-homme qui prédominait au sein de la culture azurienne. Décidément, elle n’arrivait pas à s’y faire. La jeune femme s’assit en songeant qu’elle ferait une très mauvaise diplomate. En attendant que quelqu’un prenne la parole, la rouquine promena son regard sur les décorations et notamment sur l’eau rosée que la couleur intriguait. Les perles de culture dispersées de ci et là se mariaient plutôt bien avec le décor.

-Qu’êtes-vous venu faire sur notre bel océan OnKine ?

La question lui était adressée et Natasha répondit à son interlocutrice en la regardant droit dans les yeux, s’efforçant de paraitre détendue et sympathique. Elle nota qu’Hu'anlya l’avait vouvoyé alors qu’elle avait tutoyé Alexander, peut-être pour s’adapter aux habitudes linguistiques des atlantes et la mettre à l’aise ou peut-être parce qu’elle ne témoignait pas le même respect à une femme. Pas moyen de savoir pour l’instant.

- J’appartiens au corps médical, mon métier consiste à soigner en manipulant le corps.

Par réflexe, la jeune femme mit ses mains en avant pour appuyer ses propos.

-J’espérais pouvoir échanger des connaissances avec les soigneuses de votre peuple. Nous avons surement beaucoup à apprendre les unes des autres. Monsieur Hoffman… Alexander m’a longuement vanté l’ouverture d’esprit et la générosité de votre peuple ; c’est la première fois que je quitte Atlantis, j’espère que vous saurez pardonner mes maladresses, lança-t-elle avec un petit rire gêné. Tout ça, dit-elle en regardant autour d’elle pour englober le paysage et tout ce qu’il y avait autour d’eux, c’est une grande première pour moi. Vous vivez dans un endroit magnifique et je suis heureuse de pouvoir faire connaissance avec votre peuple.
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Alexander Hoffman
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MessageSujet: Re: Là où la mer mène le vent Ven 1 Sep - 16:31
Natasha
&
Alexander
Sous le soleil des négociations
Chronologie : LUNDI 10 JUILLET 2017 10H30


Il était logique qu'on se renseigne sur le panthéon des dieux des autres civilisations. Il est courant de rencontrer des peuples « croyants » surtout quand ils sont primaires, la place de la religion prenait un sacré pan de leur vie. Mais cela n'était pas le cas des Azuriens.

« Hum… oui et non. Les Azuriens n'ont pas vraiment de culte particulier. Ils vouent un respect et une symbiose avec la nature. Leur fête symbolique s'apparente plutôt à un hommage à la nature, à la terre et à l'océan. En sommes, ils n'ont pas vraiment de notion de croyance ou bien de divination. » Il lui lança un regard, toujours attentive à ses paroles, elle aurait fait une étudiante bien studieuse. « Kar'tya sert aussi de chef spirituel, mais avec leurs esprits. Ils croient que les morts ne disparaissent pas, mais « nagent » autour d'eux dans l'air et que le monde des vivants et des morts possède un voile très fin, qu'il suffit de toucher pour basculer. Le rôle de cette personne est aussi de parler avec les anciens et de faire appel à leurs pouvoirs ». Cela pouvait être étrange. Alexander était tenté de demander à Natasha si elle avait une quelconque appartenance à l'un des dogmes terriens, histoire de jauger si elle serait choquée ou bien au contraire intéressée. Après bon, elle était française et c'est l'un des peuples avec un fort pourcentage d'athée, au contraire des Américains. Pour sa part, l’anglais ne croyais qu'en une chose : la vie. Et non un dieu.

L'accostage sur le sol de l'île se fit, avec l'humour habituelle du capitaine. Durant la rencontre avec les Azuriens, Alexander, observa discrètement les réactions de Natasha. Elle se comportait comme il se fallait, légèrement en retrait avec un rictus agréable sur ses lèvres charnues. Les Azuriens, ne regardait tout bonnement aucunes autres personnes étrangères, tant qu'on ne leur présente pas, comme si elles n'existaient pas, prenant vie à un instant précis. Ils vont naturellement toiser et parler à ceux qui connaissent. Cela n'est pas une impolitesse, mais juste leur manière de faire. Il est vrai que cela pouvait choquer voir interloquée d'autre personne qui y voyait un ombrage. Alors, qu'il n'avait pas d'égocentrisme à avoir quand un Azurien vous ignore. Par contre, observer de but en blanc un Azurien ne le dérangeait nullement, bien au contraire, ils se permettaient de faire tout autant une fois les présentations faites. Le regard n'avait rien de malsain chez eux… à se demander si ce mot était connu chez eux.

La cheffe finit par s'intéresser à la rouquine et l'humour assez déstabilisant de la grande humanoïde, laissa pantoise la kiné. Naturellement, Alexander lui lança un regard confiant esquissant un rictus bienveillant, afin de lui confirmer que cela n'était que de l'humour, pour piquer un peu « le CoKine » qu'il est qui avait eu l'audace de lui faire remarquer leur sexisme évident. Par chance, de cette mésaventure la leader de ce peuple, ne l'avait pas mal prise assumant pleinement les différences assez marquante des sexes au seins de son peuple.

Sur le chemin Alexander se porta vers sa compatriote, lui soufflant quelques mots en murmures.
« Vous, vous êtes bien comporté. Dite vous, que vous avez très peu de chance de les froisser maintenant que le contact a été fait. Sauf si vous devenez agressive » Il lui fit un rictus amusé. L'autre raison était aussi, que Natasha était une femme et que les Azuriens seraient plus tolérant avec cet avantage biologique. Et surtout qu'elle soignait, ces deux combos était un véritable avantage, il était certain qu'elle obtient de nombreux savoirs et intérêt de ce peuple.

L'anglais perçut l'hésitation de la rousse face au ruisseau, d'un signe de tête, il la laissa passer en avant, après s'être installé en tailleur. Ramenant son sac à dos, sur le côté. Il était normal, d'attendre que la cheffe finisse de parer et qu'elle le relance, pour commencer les négociations. Cela était déroutant, mais le Britannique s'y faisait simplement, ne voulant pas froisser ce peuple qui avait un véritable potentiel pour une alliance durable. Même, si la différence entre les sexes était assez désagréable. Alexander fut étonné d'avoir entendu le vouvoiement de la part d'Hu'anlya envers la jeune femme. Intrigué il toisa l'Azurienne, qui décala son regard vers lui. Les ronds de couleurs, prirent différentes teintes lumineuses, dans un langage qui ne pouvaient comprendre, mais qu'il devina comme une forme de fierté. La fierté, d'avoir réussi à parler, comme les Atlantes. Une manière de parler, qui était une forme de respect, comme lui avait expliqué l’homme.

En tout cas Hu’anlya, buvait les paroles de la rouquine avec un intérêt évident. Elle émit un rire quand Natasha ne savait comment nommer son patron. Immédiatement les prunelles se figèrent sur Hoffman, avec une lueur étrange, signe qu’elle avait une question. Cela semblait être juste de l’espièglerie. Puis toisa avec une bienveillance et surtout une sympathie visible la kiné.

« Notre île est la plus belle et je suis ravie de te la … vous la montrer » Elle se redressa fière comme un paon « Merci du nacre de vos compliments. Je suis heureuse de voir qu'un CoKine aient autant vanté les mérites de mon peuple, alors qu'il n'a pas eu le meilleur des accueils au début. Comme quoi, on n'a pas dû être aussi déplaisante » Elle esquissa un rictus, alors que l'une des deux femmes répondirent en pouffant.
« Faut dire qu'un Cokine qui débarque avec une escorte d'autre Cokine, ce fut assez tendu. À se demander comment se reproduisait les Atlantes sans OnKine. »
« À se demander s'ils ne les cachaient pas dans des grottes » ajouta Jou'vert espiègle.
« Vouées à faire des bébés ! Les éduquer seules !!! »
Les trois se mirent à rire, leurs éclats de voix étaient aussi purs qu'un cristal. Alexander eu un sourire et se pencha vers Natasha pour lui expliquer.

« L'éducation des enfants se fait à deux et les hommes ne doivent pas travailler beaucoup durant les premières années, pour que les enfants grandissent sainement avec une présence adultes constante. Éduquer seule un enfant est inadmissible et si l'homme vient à mourir, un autre homme de la famille ou de la belle famille, vient remplacer le père défunt. En sommes etre seul avec un enfant est une honte et un déshonneur. ». Alexander espérait que ça manière de lui donner des détails lui convenait, curieux de nature il aimait ce genre d’ajout verbal. Ce qui n’était pas forcément le cas de tout le monde.
Hu’anlya, écouta attentivement les propos, hochant la tête.

« Je suis nacrée d’avoir une OnKine qui soigne. On vous présentera nos soigneurs et la vénérable Kar’tya » Elle hocha la tête d’une manière élégante « La seule maladresse que vous pourrez faire serait de vous montrer belliqueuse » Elle lui sourit avec beaucoup de tendresse avant de mettre ses mains sur ses genoux et toiser Alexander d’une manière plus dur en plissant les yeux.
« Il y a que des CoKines qui dirige chez les Atlantes ? »
« Non, nous sommes trois et l’un d’entre nous est une OnKine »
« Pourquoi ne vient-elle donc pas à ta place ? »

Il eut un silence et les deux autres Azuriens se regardèrent avec des gros yeux, comme si cela pouvait être une attaque. Et s'en était une, une intimidation purement Azurien, pour tester la résistance et l'appuis solide de son vis-à-vis. Hu'anlya est une reine, elle se retrouve régulièrement en concurrence avec d'autre plus petites et elle se doit d'asseoir son autorité ou de vérifier que celui en face de lui, puisse être son égal. Et même si, avec les échanges déjà eues avec l'anglais, elle savait qu'elle avait affaire a quelqu'un de « dominant » aussi, elle avait le besoin de vérifier ce fait. Chez les Azuriens, il fallait se la jouer fin et si par malheur un chef ne se montre pas à la hauteur les négociations sont rompues. Il ne faut pas se montrer faible quand on est responsable de son peuple. Alexander, ne régissait pas négativement et boutade en touche.

« Pour la simple raison, que je t’aurais manqué » Il lui fit un rictus. Il était contraire de se montrer plus expressif qu’il ne l’ait en temps normal par son naturel froid. Cependant, cela ne le dérangeait nullement. Hu’anlya, eu un rictus diverti, immédiatement les deux autres aliens se firent plus tranquille… avant de se tendre à nouveaux puisque la reine continua dans son affront, volontairement.

« Cela veut dire qu’elle n’est pas aussi apte à prendre le commandement que toi… »
« Je ne permettrais pas d’affirmer ces propos, puisqu’ils sont faux. Mademoiselle Steele n’a pas les mêmes responsabilités que les miennes. » Il était d’un calme incroyable, gardant cette bienveillance dans la voix.
« Et la négociation ne fait pas partie de ses responsabilités ? » Elle cherchait réellement et la tension était visible. « Il ne faut quand même pas me faire croire qu’une OnKine soit inférieure à un CoKine ». Les couleurs de son visage devenaient sombres, les pupilles plaqués outrageusement dans celle de l’homme.

Cela devenait difficile et Alexander savait très bien, qu'elle cherchait un appui pour prendre le dessus. Il haussa nonchalamment les épaules, continuant à dialoguer avec le même ton de voix agréable. Les deux autres Azuriens étaient tendues, surtout la soigneuse, qui avait posé une main sur le dos de sa reine, pour lui demander d'arrêter. Malgré le fait qu'il avait réussi à nouer une relation amicale avec la reine, il était contraint de subir régulièrement ses tentatives. Cela, il le savait était aussi dut à son sexe. Aussi, pénible que cela était, il devait s'y faire, même si intérieurement, cela leur faisait perdre du temps. Il lança un regard, pour rassurer Natasha, afin qu'elle ne s'inquiète pas.

« La diplomatie, mais si ma condition de CoKine t'embête autant que cela. Je ne vais pas faire l'affront de rester plus et nous en resterons là » Il se leva avec élégance, sous les regards surpris des aliens. Cela était osé, mais bon, il se devait de ne pas perdre la face dans un dialogue sans intérêt.
Sans un mot il se tourna pour sauter la rivière de perle. Hu'anlya se leva à son tour et le rejoignit en sauta de ses grandes jambes fines, lui montrant l'emplacement où, il avait posé ses fesses d'une manière très directive. Alexander, secoua la tête.

« Je t'ai terni ton nacre ? Tu ne vas pas me dire que j'ai entaché à la fierté d'un CoKine ? »
Ultime provocation qui n’eut aucun effet. Alexander la regarda et ne dit rien, il savait très bien ce qu’elle faisait, ce n’est pas lui qui irait se baisser pour la récupérer. Il se tourna commençant à marcher. Hu’anlya soupira croisant les bras avant de parler plus fort.
« D’accord, c’est vrai …. »
L’anglais se tourna, avec la nette impression qu’il se sentait comme dans une cour de récréation. Une joute puérile « Hum ? »
« Ça m’aurait manqué. Ça se trouve, elle n’est pas à ma hauteur » Elle fit un signe de main sur son front ce qui illumina les couleurs de son visage dans une vibrance assez particulière. Ses propos étaient assez fort. Jou’vert et sa Kali’co affaissèrent leurs épaules de soulagement. Puis, la cheffe dit signe à l’atlante de passer devant elle, pour s’asseoir en premier. Signe qu’elle l’acceptait a son égal. Elle prit place. Alexander, se remit en tailleur.
« Cela sera la cas chaque fois Hu’anlya ? »
« Non, je t’ai intimidé suffisamment. Une fois le tour de la main, suffit »

Elle ouvrit sa main dotée d'une peau digne d'une nageoire pour nager entre les phalanges, laissant deviner qu'elle avait dû le provoquer cinq fois avant de le considérer comme son égal. L'anglais hocha la tête. Et immédiatement, les négociations sur les denrées s'enchaînèrent. Plus, par principe Hu'anlya émit des doutes et posa beaucoup de questions, restant droite. Cela durant une trentaine de minutes, Alexander arriva à ses fins tout en respectant la biodiversité de cette planète et la production des Azuriens. La leader désiraient que cela soit eux, où qu'on forme des Atlantes pour prendre le poisson, elle ne voulait pas « abîmer » la mer et préserver celle-ci qui chaque jour la nourrissait et la faisait vivre. De toute manière Alexander, ne demandait pas une quantité énorme de fruit ou de poissons. Et puis, c'est plus des relations d'échanges de savoirs qui fût mis en avant, notamment sur le soin. Cela Hu'anlya en fut d'accord et accepta avec une certaine joie un échange. Ce fut à ce moment-là, qu'elle avait regardé la belle jeune femme rousse et clôtura par une phrase, qui pouvait stresser la demoiselle.
« Avec Natasha, nous pourrons voir, si nos peuples peuvent s’intéresser, sur le savoir des soins »

Durant la négociation entre les deux chefs, Jou'vert s'était levée pour rejoindre Natasha et parle avec elle, de ses techniques de soins. Elle lui avait touchée les cheveux, comme intrigué par ses longs poils d'une couleur chatoyante. Dire vrai, la soigneuse, était plus intéressée par les différences physiques entre les deux peuples. Lui posant une multitude de questions et en la touchant à plusieurs reprises. Découvrant, que la peau, plutôt souple des Atlantes était foncièrement différente de la sienne.

Hu’anlya se leva d’une grâce qui fit scintiller ses bijoux de peau. Elle ouvrit les bras et les étirant jusqu’au ciel, avant de sourire. « Je vais arranger notre accord. Rendez-vous chez notre vénérable soigneuse. Suivez le chemin de coquillage. Jou’Vert, viendra vous chercher à mi soleil ». Immédiatement, les deux autres Azuriens se levèrent à l’unisson. Elles attendaient que les deux Atlantes fassent de même. Alexander se leva en dernier. Hu’anlya lui prit les mains.

« Que le nacre de visage soit sincère et que les relations commerciales tout aussi luisante. » L'anglais lui fit un rictus, répétant la phrase protocolaire. Son regard alla sur la rivière de perles, il hésitait vraiment à en ramener une, main pour cela il devrait troquer il le savait très bien. Les trois Azuriens, passèrent la rivière et Hu'anlya attendait que les deux humains fassent de même.

Finalement, l'homme décida de quand même troquer, il avait amené de quoi faire cela, pour partager aussi l'artisanat Athosien des bijoux, puisque ce peuple aimait énormément les parures. Il sortit donc de son sac, la boîte de médicament qu'il donna à la cheffe, puis un paquet de tissus violet. Celle-ci surprise, toisa le paquet donnant la boite de médicament à sa guerrière.

« Un troc, quelle bonne idée ! » Autre fait, les Azuriens pratiquaient souvent cette transaction et en était particulièrement enthousiasme à cette pratique. Puisque cela, les valorisaient puisqu'ils avaient quelque chose d'intéressant et donc de valeur à partager.

Elle sortit du paquet un collier d’argent avec une pierre de trois cm aux reflet azurés de bleu en forme de larme. Les couleurs du visage d’Hu’anlya marquait clairement son ravissement. Sans plus attendre, elle s’accrocha le bijou autour de son grand, cou.

« Tu n’avais pas menti sur la beauté des présents du peuple qui vivent en symbiose avec vous. Que souhaites tu ? » Oui, ils avaient déjà parlé des Athosiens.
« J’aimerai une perle »
« Sers-toi, cette rivière contient les plus belles et les plus grosses récoltés ».
Hu’anlya, toucha l’épaule de Natasha avec une grande douceur.
« N’hésitez pas à troquer si quelque chose vous plait. On se rejoint plus tard. » Un rictus et les trois Azuriens se mirent à marcher vers le village de coquillage.

Alexander avait choisi la perle et se redressait pour rejoindre la jeune femme rousse. Il avait repéré cette germe quelques minutes avant qu'il doive « s'imposer » auprès d'Hu'anlya. Une perle noire avec des reflets irisés d'une taille raisonnable, mais plus grande que ce que pouvait offrir les huîtres perlières de la terre. Il l'avait soigneusement rangé dans son sac dans un sachet en plastique. Son regard suivit quelques instants les trois silhouettes longilignes des OnKines.

« Bon, allons donc voir Kar'tya » Il commença à marcher vers la forêt, où un chemin était balisé par des petites coquillages rosés. Cela était étrange de foulé ce sol. Celui-ci s'étirait dans la végétation et ils devraient surement forcer un peu, puisque celui-ci montait dans la montagne. À peine avait-il commencé à se mouvoir qu'il s'interrogea. Cela avait dû lui paraître bien singulier de se retrouver dans un « conflit » d'intimidation.
« Que pensez -vous de ce peuple ? »



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MessageSujet: Re: Là où la mer mène le vent Mar 5 Sep - 21:00
Tout en parlant, Natasha observa la peau de Hu’anlya se parer de toutes sortes de couleurs, comme si les cercles étaient liées à ses émotions. C’était à la fois beau, fascinant… et un peu déconcertant. Jusqu’à quel point ces êtres magnifiques étaient-ils différents des humains ? Pourraient-ils vraiment échanger des savoirs de médecine alors que leurs métabolismes semblaient si dissemblables ?

Tout au long de l’échange, Hu’anlya lui porta un regard intéressé et sympathique qui la mit à l’aise. Elle se reprit sur le vouvoiement et Natasha lui sourit en déduisant que cette manière de parler n’était certainement pas coutumière des azuriens. La reine s’exprimait ainsi par politesse, ce qui était une preuve de respect de sa part. La jeune femme nota qu’il faudrait lui proposer de se tutoyer, peut-être plus tard dans la journée après les formalités de présentation.
Les trois femmes enchainèrent ensuite quelques plaisanteries et Natasha pouffa devant l’absurdité des propos tenus. Jadis, elle avait ressenti le décalage culturel entre la France et les Etats-Unis lorsqu’elle avait déménagé, mais c’était incomparable avec ce qui se disait actuellement. Alexander se pencha vers elle et elle amorça un mouvement similaire pour entendre ce qu’il avait à lui dire.

-L'éducation des enfants se fait à deux et les hommes ne doivent pas travailler beaucoup durant les premières années, pour que les enfants grandissent sainement avec une présence adultes constante. Éduquer seule un enfant est inadmissible et si l'homme vient à mourir, un autre homme de la famille ou de la belle famille, vient remplacer le père défunt. En sommes etre seul avec un enfant est une honte et un déshonneur.


-Je vois…

Natasha se mordit la langue pour ne pas demander s’il existait des couples homosexuels. Ce genre de question pouvait vexer beaucoup de ses concitoyens humains et mieux valait ne pas aborder un tel sujet devant les trois azuriennes sans avoir auparavant vérifié auprès d’Alexander s’il ne s’agissait pas d’un sujet tabou.

-Je suis nacrée d’avoir une OnKine qui soigne. On vous présentera nos soigneurs et la vénérable Kar’tya. La seule maladresse que vous pourrez faire serait de vous montrer belliqueuse.

-Ca n’arrivera pas, répondit la jeune femme sans se départir de son sourire.

Il lui en fallait beaucoup pour se mettre en colère et il lui en faudrait plus encore pour prendre le risque de nuire à des relations diplomatiques et commerciales entre leurs peuples. Ce serait le comble pour une première traversée de la porte, ses chefs ne le lui pardonneraient pas.
Le regard doux qu’elle lui réservait disparu, aussitôt remplacé par quelque de plus hostile à l’intention d’Alexander. S’en suivi une succession de piques acerbes et sexistes auxquelles son patron répondit avec un aplomb impressionnant. L’expression de Natasha s’assombrit au fur et à mesure de l’échange ; à cet instant il lui aurait été difficile de cacher sa contrariété. Elle ne se permit pas la moindre réflexion, ne voulant pas entacher l’autorité déjà si contestée de son patron devant les autres, mais elle fut déçue de la tournure que prenaient les évènements. Pour un peuple prétendument pacifiste et accueillant, leur chef lui paraissait bien provocatrice et irrespectueuse tout à coup. Leur arrivée s’était bien passée, qu’est-ce qui avait bien pu provoquer ce revirement de situation ? Etant donné la réaction des deux autres, il était clair que le problème venait uniquement de la reine.

-… La diplomatie, mais si ma condition de CoKine t'embête autant que cela. Je ne vais pas faire l'affront de rester plus et nous en resterons là.

« Bien envoyé », se dit la rouquine. C’était mérité… et ça n’allait surtout pas manquer de faire réagir la reine. Si elle tenait à ces négociations elle allait devoir se calmer.

Comme lassé, Alexander se leva et enjamba le cours d’eau. Natasha se redressa également, résignée à le suivre s’il décidait de mettre un terme aux négociations qui n’avaient même pas eu le temps de commencer. Elle patienta debout sans bouger, les bras croisés, qu’Alexander et Hu’anlya terminent leur conversation. Voyant que les deux revenaient finalement dans le cercle, Natasha décida de se rassoir. Le conflit avait été désamorcé, il n’y avait plus qu’à espérer qu’ils allaient repartir sur de bonnes bases. Et ce fut effectivement le cas, les négociations s’enchainèrent rapidement.

Quelques minutes plus tard, Jou’Vert se leva pour la rejoindre et Natasha l’accueillit avec un sourire curieux. Si la jeune femme avait pu ressentir du stress en répondant aux questions de Hu’anlya, il n’en fut étonnamment rien pour sa soigneuse avec qui le feeling passa très vite. Jou’Vert était une femme curieuse qui n’hésitait pas à aller au fond des choses sans se soucier des convenances ou de la distance qui aurait pu s’imposer entre deux peuples qui se connaissaient très peu et cela facilitait considérablement la discussion. Elle s’amusa de la curiosité de sa voisine qui tendit la main pour toucher ses cheveux et en profita pour l’interroger sur l’absence de pilosité chez les azuriens. Un moment plus tard, leur sujet de discussion dériva sur les différences physiques visibles : la peau, les branchies, les membres palmés présents chez l’une absentes chez l’autre, les cercles de lumière sur leur visage… Natasha découvrait un monde et elle adorait ça, d’autant que Jou’Vert ne craignait pas le moins du monde le contact physique, ce qui était idéal pour la kiné qui avait l’habitude de manipuler les corps avec ses doigts.

- Avec Natasha, nous pourrons voir, si nos peuples peuvent s’intéresser, sur le savoir des soins.

La dite Natasha éclata de rire alors que Jou’Vert touchait ses côtes là où elle avait relevé son t-shirt.

-Aahh, non pas là, ça chatouille ! S’agita-t-elle. Elle se tourna vers Hu’anlya en essayant de reprendre un air plus sérieux. Comme vous pouvez le voir, nous commençons déjà à comparer nos physiologies.

Quelques instants plus tard, la chef de clans se releva et tous en firent autant.

-Je vais arranger notre accord. Rendez-vous chez notre vénérable soigneuse. Suivez le chemin de coquillage. Jou’Vert, viendra vous chercher à mi soleil.

Natasha regretta de quitter la dite Jou’Vert qui était si sympathique mais l’idée de voir du paysage et de rencontrer la guide spirituelle la rasséréna. Elle observa son patron troquer avec des yeux curieux. Il avait bon gout, il est vrai que les perles étaient jolies. Une fois les affaires conclues, Hu’anlya vint à sa rencontre et posa sa main sur son épaule. Sa manière de se comporter avec elle et avec Alexander n’avait vraiment rien à voir.

-N’hésitez pas à troquer si quelque chose vous plait. On se rejoint plus tard.

-D’accord, dit-elle en acquiesçant. A toute à l’heure.

Natasha passa mentalement en revu les affaires qu’elle avait emporté, se demandant si elle pouvait se séparer de certaines d’entre elles et si ces dernières pourraient intéresser les azuriens. Au pire, elle aurait bien l’occasion de revenir et prévoirait un peu de marchandise en conséquence.

-Bon, allons donc voir Kar'tya.

Natasha lui emboita le pas.

-Que pensez-vous de ce peuple ?

La jeune prit quelques instants pour réfléchir à sa réponse et en profita pour jeter un petit coup d’œil autour d’eux pour s’assurer qu’aucun azurien ne laissait trainer ses oreilles.

-Sur le plan purement esthétique je trouve les azuriennes superbes. Pour ce qui est du comportement… pour un être soit disant pacifiste, Hu’anlya s’est montrée particulièrement vindicative avec vous. Elle a l’air d’avoir du mal à accepter l’idée qu’un homme puisse commander. Ca me dérange un peu, mais j’imagine que se sont mes valeurs égalitaristes qui parlent. En revanche, j’ai pris beaucoup de plaisir à parler avec Jou’Vert et je suis curieuse de faire la connaissance de Kar'tya. Vous l’avez déjà rencontré ?

La belle se baissa pour esquiver une branche un peu trop basse.

-Au fait, je me posais la question tout à l’heure. Vous savez si les relations homosexuelles existent ici et comment elles sont considérées par les autres ?

Après deux mois enfermée dans une cité, c’était un vrai plaisir de se promener dans la campagne. Natasha songea qu’elle devrait s’intéresser aux navettes qui faisaient la liaison entre Atlantis et le continent. Jusqu’à présent, elle s’était laissée le temps de faire ses marques dans la cité mais maintenant qu’elle commençait à connaitre les lieux il était temps d’aller explorer la terre ferme.
Un mouvement attira son attention et elle écarquilla les yeux en découvrant la petite créature qui venait de sauter sur la tête de son patron. Cela lui rappelait vaguement l’écureuil de sa planète, en plus gros et la fourrure était nettement plus claire. La créature, postée sur la tête d’Alexander, ne semblait pas décidée à en bouger et observait les environs d’un air curieux en couinant de temps à autre.

« En voilà un qui n’a pas l’habitude d’être chassé », songea-t-elle.

-Vous venez de vous faire un nouvel ami on dirait, pouffa-t-elle.
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MessageSujet: Re: Là où la mer mène le vent Dim 10 Sep - 17:27
Natasha
&
Alexander
Sous le soleil des négociations
Chronologie : LUNDI 10 JUILLET 2017 10H30


La petite phrase d'intimidation passée les négociations fut immédiate et fort haussement, aucune perte de temps. Le RDA espérait qu'il n'aurait plus à subir les « humeurs » de la reine sur son propre sexe. Cela commençait à l'agacer assez prodigieusement. Surtout, qu'il avait déjà prouvé plus d'une fois, qu'homme ou femme, cela était pareil et qu'il n'y avait pas de raison d'en faire une discrimination. C'est bien ce seul point chez ce peuple qu'il n'aimait pas. Ce qui était dommage.

Mais bon, maintenant que la phase d'égalité était ajustée et faite il était censé être plus tranquille. Peut-être que l'influence du peuple d'Atlantis, allait commencer à faire changer les mentalités sur cette situation injuste. Globalement, Alexander n'était pas pour changer les mœurs des autres peuples, pour imposer leurs manières de faire. Cela avait un côté un peu « divin » qui étaient-ils pour dire à un peuple c'est mal ? Ils ne sont pas les gendarmes de la galaxie ni les juges. Cela était très américain de le faire, avec leurs principes de « donner « la démocratie a tous les peuples (avec l'aide de bombe). Les équipes SGC avaient souvent influencé d'une manière discutable certains peuples. Et au final, il fallait plutôt avoir un enrichissement mutuelle qu'un jugement de bien ou de mal. Même si cela pouvait choquer ou être comme à ce moment-là désagréable.

Durant les échanges commerciaux, l'anglais remarqua que la soigneuse Jou'Vert venait de rejoindre Natasha pour partager ensemble. Cela était plaisant de les voir « se découvrir », cela passait par le toucher. Dans un sens vu les différences s'il y avait de quoi s'interroger mutuellement. La fin de la négociation prenait fin par une phrase d'ouverture de la reine et les rire de Natasha. Le regard bleu de l'homme se figea sur la scène amusante, d'une Azuriene qui effleurait de ses longs doigts la peau blanche des côtes de la kiné. La remarque de celle-ci satisfaisait la reine, qui lui offrit un grand sourire. Celui était du ravissement dans sa plus belle des représentations.

Alexander était plutôt satisfait de son troc, depuis le temps qu'il avait repéré ses perles. Il restait plus qu'à aller voir un ouvrier Athosiens pour fignolés son projet personnel. Et tout irait bien. Il chemina vers le chemin de coquillage, se demandant s'il allait les briser en marchant dessus, mais cela n'était pas le cas la coquille devait être suffisamment résistance pour ne pas se briser sous le poids des habitants et des deux Atlantes. Le chemin montait doucement, les plongeant dans une forêt de palmier aux larges feuilles vertes. Mais les reflets des dites plantes prenaient des teintes nacrées avec les rayons des zéniths. Certaines teintes donnaient sur du rose et de l'orange un mélange assez particulier et esthétique. À dire vrais, toute la végétation semblait empreinte de nacre. La vision particulière de l'anglais, donnait un résultat surement bien différent de la réalité, puisque voyant en saturé. Il en apprécie la beauté et enregistra certaines nuances intéressantes pour son hobby de peintre.

Ainsi donc, ils partageaient les mêmes valeurs sur l'égalité des sexes ? Une bonne chose, il avait horreur des féministes. Enfin, il fallait faire la part des choses les féministes souvent extrêmes qui font tout un plat de petite chose. Souvent elles ne veulent pas d'une égalité de sexe, mais une supériorité et cela gâche le combat très glorieux des premières féministes. Les extrêmes étant toujours plus médiatisé. Et cela, était dérangeant de ternir un beau combat par des idées non équilibrées. Il était bien qu'elle ait appris de Jou'vert et qu'elle lui porte de l'affection cela allait lui ouvrir des portes.

« Si ce peuple n’avait pas en horreur les joutes physiques, je pense que j’aurais dû me battre pour montrer que je peux être son égal. J’aurais eu l’air fin. La diplomatie par les coups » Fit-il avec une pointe d’ironie. Il savait très bien se battre, les rumeurs issues de l’événement de janvier avait fait chou gras du premier civil qui avait fichu à l’infirmerie un militaire. Faut dire que ce Pete, mort depuis tentait de violer l’assistante de l’anglais, il avait donc fallu mettre la main à la pâte si on peut dire cela ainsi. Alexander, avait eu le droit aux remarques des gris un tantinet vexé qu’un collègue se face ramasser par un administratif. Il avait même eu le droit à une demande de joute sur le dédale par le chef de la sécurité pour dire… cela l’avait complètement décontenancé, pour ne pas dire débité. Enfin qu’importe, il savait se défendre et heureusement au vu de son passé et aussi de sa vie ici. Et c’est pour cela qu’on lui donnait généralement une escorte réduite, puisqu’il savait se démerder seul sans être trop chaponneré. Ou envoyé en mission délicate comme sur Renégat 25.

« La reine, par leur mœurs a besoin de voir si le sexe, qu’elle a autant méprisé et rabaisser peut-être honorable et se mettre à sa hauteur. Elle se retrouve face à un paradoxe, une culture différente avec un chef masculin. » Il aurait pu se retirer et demander à Erin de prendre la suite des négociations, mais cela lui avait paru un tantinet lâche et surtout bon, il fallait certes s’adapter aux autres mais aussi que les autres peuples prennent en considération les différences. Dans le CODIR, la majorité était masculine donc irrémédiablement les Azuriens feront face à des chefs de ce sexe.

« Normalement notre fibre commune sur l'égalité ne sera plus vraiment remise en cause par la reine… du moins je l'espère » Suite à cela, un bruit de corne se fit entendre et une sorte de mélodie assez riches en langue Azurienne. Ce fut une annonce de la reine, qui informait son peuple des négociations et évidemment du fait que le « seul » et unique mâle atlantes était égal à elles. Bien entendu, les deux atlantes ne pouvaient pas comprendre les paroles, peut-être juste supposé à cause de la dernière phrase d'Hu'anlya.

« Oui… » Il se souvenu de la rencontre et se racla légèrement la gorge.
« Elle a voulu me montrer ses talents d'ostéopathe Azuriens, je n'étais pas vraiment consentant… j'ai eu l'épaule déboitée. Jou'vert à du me la remettre en place. » Il avait été franc sur cette situation cocasse. Faut dire que Kar'tya avait lourdement insisté et l'avait fait sans l'accord de l'anglais, qui s'était retrouvé (d'une manière encore mystérieuse) allongé et avec la vieille Azurienne qui le palpait. Lui qui avait horreur du contact, il avait été servi. Puis, l'accident était survenu, involontairement. « Cependant, Kar'tya n'est pas du tout “ombriste”. Elle ne fait pas de différences entre les sexes. Ce qui est assez paradoxal à comparer de nos propres anciens, souvent les plus fermés d'esprit »

Le chemin commençait vraiment à être colonisé par la forêt, en réalité il n'était pas aménagé spécialement comme un chemin de randonnée. Les Azuriens avaient mis leurs coquillages pour ne pas se perdent, mais en aucun cas coupé et aménager l'endroit pour cheminer. Cela se faisait à l'état brut à travers la végétation. Il fallait donc se baisser pour éviter de se cogner bêtement.
La question sur l’homosexualité surprit un peu l’homme. À dire vrai, il s’était demandé la même chose en voyant la promiscuité des relations entre « OnKine ».

« De ce que j'ai compris, ce concept n'existe pas chez les Azuriens. Enfin pas dans celui que nous l'entendons. Les OnKines apprennent le sexe entres elles et cela va de même pour les CoKines. Après, les couples sentimentaux restent entre deux sexes différents. ».

Ils continuèrent à marcher paisiblement, quand le chemin prenait de l'attitude et qu'un petit animal avait trouvé intéressant de se percher sur la tête de l'anglais. Alexander avait été surpris par le choc d'un rongeur sur sa tête. La grande queue touffue fut enroulée autour de sa nuque. Le pelage crème de l'animal se camouflent avec les nuances nacrées du paysage. Décidément, il avait toujours une bestiole qui venait l'étreindre ! Entre ça et le fait qu'il avait un problème avec ses vêtements ! La faune devait être attiré par lui. Déjà sur alpha, il avait déjà eu son lot de rencontre entre les Wizzards immondes lézards qui font des ravages et que l'un d'entre eux lui avait sauter sur la cuisses… et sans parler des autres rencontres animalières comme les renards sur le continent.

Alexander secoua la tête, mais le rongeur se tenait à ses mèches de cheveux en poussant de petits couinements. Il ricana légèrement à la phrase de la kiné. « On dirait bien… ».
Il essaya de le retirer avec ses mains, mais écopa d’une morsure... L’animal se pencha en avant come pour l’engueuler et se remit sur son perchoir, observant la végétation.
« Bon… je ne pense pas que mon chat soit d’accord que je lui ramène un copain » Le RDA avait emmené avec lui son chat, un bengal du nom d'Harry qui était la coqueluche du service administratif.

Soudainement, l'écureuil dodu se mit à pousser quelques cris et une ribambelle de rongeur tombèrent des arbres pour galoper sur le sol. Certain allèrent se percher sur Natasha ou Alexander, qui servait d'arbre à écureuil parfait ! Et avant même qu'ils puissent les chasser, les bestioles partirent en direction d'un arbre qui perdait ses feuilles, un mélange de palmier et de chêne. Les feuilles étaient en réalité une multitude de graine se détachant sur le sol, pour créer plus tard un autre arbre. Un instant Alexander, observa l'étrange réaction du végétal et les rongeurs dévorés les graines dans leurs grandes bouches comme des hamsters et filer comme des voleurs dans les arbres.

Ils reprirent le chemin et ne tardèrent pas à gagner une clairière en haut de cette grande colline, l'herbe était violacée et verte émeraude. Un assemblage d'immense coquillage bleu se trouvait au point culminant. Et une grande silhouette élancée s'approcha d'eux en ouvrant les bras aux rayons des soleils. L'Azurienne, avait la peau blanche, comme délavé par le temps, ses yeux avaient pris des teintes argentées. Elle n'avait pas de fausse perruque sauf un anneau, orné de coquillage bleu et de perle de la même teinte dans un fils en argent entrelacé. Ses vêtements étaient assez similaires aux nageoires des poissons dans des couleurs bleutés. Une jupe et un cache cœur en voile. Une multitude de tresse avec des ornements pendait de sa ceinture.

« Je suis ravi de voir votre nacre » son signe de la main sur sa tête laissait voir les motifs colorés de sa tête qui se propageaient en onde dans tout son corps. La pâleur de sa peau, faisait ressortir les cercles. Elle figea son regard sur Alexander d'un air amusé
« Finalement, cela n’a pas de l’être si désagréable, si tu reviens me voir. Tant mieux ! J’ai encore pleins de chose à apprendre sur votre étrange corps ! » Elle tourna son regard vers la jeune femme, s’approchant d’elle, pour lui rendre une mèche de cheveux roux.
« Cette Onkine Atlantes est très belle. Je n’ai jamais vu pareille couleur…votre peuple est riche de teinte ! Toutes les Onkine ont du feu comme pelage ? » Les cheveux déclenchaient une véritable fascination chez les Azuriens.
« Non, nous avons plusieurs autres teintes »
« Ah, c’est intéressant, comme vos peaux, ce Cokine à la peau foncée qui prend du poisson, n’a pas la même teinte que vous deux, blanc comme l’écume » Ainsi, donc elle avait déjà vu Farawella, elle devait être là, durant leur arrivé dans la foule, avant de remonter dans son habitation. Ce fut Alexander comme réflexion déductible. Mais en réalité de là où elle était, elle avait vu d’en haut tous les scènes qui animent le village. Elle releva la tête avec un grand sourire amical
« Je suis Kar’tya. Qui est tu jolie feu de mer ? »


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MessageSujet: Re: Là où la mer mène le vent Jeu 14 Sep - 17:50
-…La reine, par leur mœurs a besoin de voir si le sexe, qu’elle a autant méprisé et rabaisser peut-être honorable et se mettre à sa hauteur. Elle se retrouve face à un paradoxe, une culture différente avec un chef masculin.

-Je comprends bien… c’est le choc des cultures j’imagine. Mais il me semble difficile de nouer des relations durables et profondes si elle est incapable de respecter nos valeurs comme nous respectons les siennes.

Mais c’était peut-être plus facile à appliquer pour les atlantes qui avaient évolué en faveur de l’égalité des sexes que l’inverse ? Elle ne voulait pas jeter la pierre aux azuriennes ni juger trop rapidement une culture qu’elle ne connaissait pas. Mais il lui était difficile d’accepter cette perpétuelle manière de rabaisser ses collègues masculins tout comme elle ne tolérait pas jadis sur Terre les hommes qui cherchaient à la rabaisser pour la simple raison que ses organes de reproduction se trouvaient à l’intérieur de son corps.

Tout à coup, un bruit de corne raisonna, suivi de ce qui ressemblait à un discours dans une langue étrangère. Natasha tandis l’oreille sans comprendre un traitre mot de ce qui était dit mais il lui semblait reconnaitre la voix de la reine. Alexander reprit la parole lorsqu’ils furent assurés que c’était terminé. Il lui parla de sa première rencontre avec Kar’tya, de la manière dont elle lui avait déboité l’épaule. Natasha le regarda en écarquillant les yeux.

-C’est pas vrai ? Lança-t-elle, choquée.

Aussitôt elle se représenta Kar’tya en petite mamie kung-fu fighteuse… l’image était ridicule et elle se dit qu’elle avait lu trop de mangas, Ranma ½ avait un peu trop marqué son imagination. En tout cas, elle commençait à s’interroger sur l’azurienne et à se demander si elle allait également se faire agresser pour une quelconque « expérience scientifique ». Ce n’était pas franchement rassurant.
Elle apprit que les relations gays existaient mais pas sur le plan sentimental, ce qui changeaient de sa planète natale. Peut-être que ces fameux couples existaient mais qu’ils étaient tabous. Un moment plus tard, un rongeur tombait sur la tête d’Alexander. L’adorable créature refusa de descendre et son patron écopa d’une morsure lorsqu’il tenta de le repousser… la soigneuse en elle prit aussitôt le dessus.

-Ouch… vous devriez faire examiner ça en rentrant. Il ne faudrait pas que cette créature soit porteuse d’une maladie.

-Bon… je ne pense pas que mon chat soit d’accord que je lui ramène un copain, plaisanta le blond.

Natasha sourit.

-Vous avez un chat ? Vous avez de la chance, les animaux sont rares à Atlantis.

Elle en aurait bien adopté un aussi pour le coup. Les animaux avaient l’art et la manière de remonter le moral dans les pires moments. Natasha se demanda si les athosiens élevaient des animaux de compagnie et si elle pouvait envisager un jour de demander l’autorisation d’en adopter un. Si c’était le cas il lui faudrait une créature autonome en journée car ses horaires de travail ne lui permettraient pas de s’en occuper de longue. Quoi que, la présence d’un animal au cabinet de Kinésithérapie pourrait peut-être détendre ses patients… il faudrait qu’elle en discute avec ses collègues.

Tout à coup, un tas de rongeurs se laissèrent tomber des arbres et se précipitèrent sur le sol ou sur les deux êtres humains présents. Natasha poussa un « wow » de surprise et se figea, ne voulant pas prendre le risque de se faire mordre, mais aussitôt, les créatures s’élancèrent vers un arbre qui perdait ses feuilles pour les dévorer. La rouquine observa la scène avec un sourire amusé, ne pouvant s’empêcher de trouver ces petits écureuils mignons.

Ils finirent par reprendre leur route et arrivèrent au sommet d’une colline où semblait les attendre une azurienne qui ne devait plus être toute jeune d’après certains signes physiques. Il s’agissait sans aucun doute de la fameuse Kar’tya. Elle sentit un frisson la parcourir lorsque la vieille femme parla de poursuivre ses recherches sur le corps humain ; après ce que lui avait raconté Alexander elle n’était pas prête à laisser Kar’tya s’approcher de trop près. Alors qu’elle se faisait cette réflexion, l’azurienne s’intéressa justement à elle et fit quelques pas dans sa direction pour toucher ses cheveux et elle ne put s’empêcher de se raidir. Décidément, sa chevelure semblait susciter la curiosité des azuriennes.

-Cette Onkine Atlantes est très belle. Je n’ai jamais vu pareille couleur…votre peuple est riche de teinte ! Toutes les Onkine ont du feu comme pelage ?

Natasha se détendit légèrement et sourit du compliment en s’amusant de la question naïve de sa voisine à laquelle répondit Alexander. Comme les autres azuriennes qu’elle avait rencontré, Kar’tya semblait disposer d’une franchise et d’une spontanéité à toute épreuve.

-Il existe beaucoup de variation de couleur de peau et de cheveux parmi les humains de notre planète natale. Nos organismes ont évolué pour s’adapter aux conditions climatiques des lieux où nous vivions. Je suis Natasha Avalon, répondit-elle en portant la main à son front pour saluer son interlocutrice comme elle l’avait fait un peu plus tôt avec les autres azuriennes. « Feu de mer », l’appellation était à la fois originale et adorable. Je fais partie des soigneurs d’Atlantis, mon métier consiste à soigner en manipulant le corps, répéta-t-elle comme elle l’avait fait un peu plus tôt avec la reine. Huan’lya m’a conseillé de v…te rendre visite pour échanger nos savoirs, qu’en dis tu ?

Un peu plus et elle la vouvoyait. Décidément, il n’était pas facile de changer sa manière de parler.
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MessageSujet: Re: Là où la mer mène le vent Lun 18 Sep - 19:28
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Alexander écouta la jeune femme, elle avait une analyse plutôt pertinente. Il est vrai, qu’il en devenant difficile de continuer à marchander avec un peuple qui méprise votre condition biologique. Pourtant, il y avait de sacré effort de la part de la reine, même si cela pouvait être surprenant au vu du petit conflit verbal.
« Le temps nous donnera la réponse. Je trouve qu’elles font des efforts, la reine semble avoir peur de ne pas réussir à s’imposer. Cela entraîne un changement de leur croyance et perception. Mais je suis confiant. ».

Alexander s’interrogea sur la signification réelle du discours. Espérant que cela soit une consonance positive. Même s’il ne croyait pas les Azuriens, à cause de leurs principes de non-violence, mais la reine pouvait très bien rompre ce principe pour sauver son peuple. Elle avait un sacré caractère même si elle restait noble et espiègle. Elle devait simplement avoir peur, peur de perdre la face et peur de ce que cela déclencherait dans son peuple. Et pourtant, elle se montrait quand même ouverte. L’anglais, était tout bonnement confiant. Il venu à décrire sa première rencontre avec la soigneuse qui ne fut pas agréable.

« Malheureusement si, c'est fou ce qu'on doit subir pour des relations diplomatiques… » Relança le jeune homme avec une pointe d'ironie.

Ils furent dérangés par la présence d'un rongeur qui avait du mordant. Natasha lui préconisa de se mettre un coup de désinfectant. Il suça doigt pour retirer le sang.

« Oui, je désinfecterais avec le kit dans mon sac à dos. » De toute façon cela aurait été étrange qu'il ne rentre pas avec une blessure. Mine de rien, cela faisait mal, le problème des morsures de rongeur étaient, outre leurs dents aiguisées, pinçante d'où la petite sensation désagréable après l'acte. Enfin qu'importe, il y avait un petit filet de sang. Ne pouvant bouger avec le rongeur sur la tête, il n’osa pas prendre dans son sac le spray désaffectant.

« Oui, Harry, coqueluche du pôle administratif. » Faut dire que l'animal était tellement adorable et facile à vivre que tout le monde l'adorait. Et il utilisait toutes ses ressources pour séduire les femmes (proie facile à attendrir avec des yeux ronds) et avoir des caresses.
« Nous avons le droit de ramener un objet de la Terre, j'ai réussi à faire passer mon compagnon à quatre pattes au lieu d'un bibelot » Dit-il simplement. Mise à part les maîtres-chiens qui avaient leur animal avec eux, il était le seul à avoir ce privilège.

« Vous aimez les chats ? » Demanda-t-il sur le ton de la conversation. Mais cela n'obtenu aucune réponse que des écureuils ninja tombèrent du ciel.

La route continuait jusqu'à la hutte coquillage de la soigneuse, qui les accueillis avec une certaine chaleur sincère. Peut-être n'aurait-il pas dû lui dire, que Kar'tya était un peu trop curieuse ? Puisque la kiné était raide comme un balai, suite à la remarque de la vieille Azurienne. Ce fut un compliment, qui détendit la situation, la couleur si particulière de Natasha était source de curiosité, faut dire que ce peuple semblait aimé la couleur et les parures crâniennes. En sommes les cheveux en sont.

Kar'tya écouta attentivement la réponse de la jeune femme, avec un sourire sur le visage.
« Cela est intéressant. Nous, n'avons pas cette richesse. Faut dire que notre climat est en fonction du grand océan. Nos différences son physique pour s'adapter à ces caprices. » Elle lâcha ses cheveux, pour observer l'accoutrement dont était vêtu Natasha pendant qu'elle se présentait. « Manipulation du corps… c'est une bonne médecine » Elle regarda Alexander d'un air amusé « Je suis emplis de nacre, de l'intérêt de ton peuple et du tiens, pour le partage du savoir. J'éviterais d'abîmer les Atlantes comme cela. Faut dire que nous n'avons pas autant d'os que vous, apparemment ».

Elle se tourna dans un mouvement élégant proche d'une forme de pirouette de danseuse. Elle marcha jusqu'à sa maison de nacre. Puis se tourna vers les deux atlantes. Son regard alla sur Alexander. « Normalement, je ne peux pas enseigner avec un CoKine. Mais je me fiche bien des protocoles anciens. Qui écouterait une veille Azurienne comme moi ? Je n'ai toujours eu rien à faire de ces différences un peu bêtes. Mon CoKine me manque depuis sa mort et pas pour les tâches physiques qui l'incombaient dans notre union. Mais sa compagnie et sa couleur » Elle montra son front en parlant de couleur, signe qu'elle mentionnait l'âme. Elle soupira longuement.

« Tu ne t'en venteras pas… Elles ne sont pas très avancées dans leurs idées en bas ! ». Elle ricana doucement.

Alexander fut plutôt content d'entendre cela, il n'était pas surpris puisqu'elle avait déjà dit qu'elle ne voulait pas de différence entre les sexes.
« Bien entendu et c'est un honneur »
« Oh non, cela ne l'ait pas du tout. C'est plutôt vous qui en êtes un ! Cela me change ! Et j'aime bien les atlantes vous êtes intéressant. Allez entrer ! »
« Jou'verte est censée venir, cela ne va pas la déranger ? » Il serait dommage d'enclencher des tensions à cause de sa présence.
« Non. De toute façon si elle fait une remarque je me chargerai d'elle. Et puis la reine à annoncer que tu es notre égal et qu'on ne devait pas te toiser d'un air supérieur »
Ainsi, cela était l'annonce de la leader Azurienne, cela était encourageant pour la suite.

L'intérieur était superbe, la nacre du coquillage était d'un bleu marin absolument magnifique. Il n'y avait qu'une immense pièce, au fond une sorte de lit qui ressemblait plus à un couffin. Celui-ci était dans un tissu semblable aux nageoires de poissons, mais avec un aspect poudré. À côté un coquillage qui faisait office de lavabos avec pleins de perles dedans. Le reste de la pièce était aménagée par de nombreuses étagères contenant des fioles, des herbes… de tapis très épais servaient d'assise ou de table de manipulation. Des croquis taille réel du corps Azuriens était sur les murs. Et en haut il y avait une ouverture. Un puits de perle se trouvait au centre de la pièce. Un doux bruit cristallin et harmonieux baignait la pièce. Un animal de plus d'un mètre se tenait sur un trapèze en nacre. Il ressemblait à un rapace, le plumage bleu avec une queue immense qui tombait avec deux yeux comme la queue des paons. Il avait un bec crochu et des serres avec des plumes épaisses qui les cachaient. Le chant continuait doucement, l'oiseau ne réagissait nullement à la présence des terriens. Il leur jeta tout au plus un regard curieux. Alexander remarqua qu'il avait un collier constitué de minuscule perle avec en pendentif un coquillage coupé en deux, comme un œil de Lucie mais d'un bleu ciel lumineux.

Alexander fut fasciné par l'animal de belle envergure qui chantait mélodieusement. Puis il se pencha vers Natasha, pour lui murmurer :
« Je peux partir si vous le désirez. Sinon je me mettrais dans un coin, pour ne pas vous gêner »
Pour le peu, que cela aille sur une découverte du corps comme avec Jou'Vert… il n'avait pas à être présent. De toute façon, cela ne le dérangeait pas d'attendre, il avait déjà prévu quelque chose, comme taper son rapport sur sa tablette ou dessiner.


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MessageSujet: Re: Là où la mer mène le vent Sam 23 Sep - 16:56
C’était donc cela le message qu’ils avaient entendu un peu plus tôt : la reine annonçait à tous qu’elle respectait Alexander. C’était un peu ironique après la manière dont elle l’avait traité plus tôt, mais c’était sûrement une coutume de son peuple : éprouver la patience et la force de caractère des chefs ou des diplomates étrangers avant de les considérer comme ses égaux. Si Natasha n’approuvait pas la démarche, elle était au moins contente de voir que la conclusion était positive. Quelque soit le genre de test qu’avait voulu faire passer Huan’Lya à son patron, il l’avait réussi.

A l’évidence, Kar’tya semblait se moquer royalement des traditions sexistes de son peuple, elle dictait ses règles sans se soucier des conséquences. Son grand âge et le respect que les autres lui portaient influençait nécessairement son comportement mais cela rendait le personnage intéressant.
Ils furent invités à entrer dans la demeure de Kar’tya et Natasha put admirer l’intérieur d’un habitat azurien. Il n’y avait qu’une seule pièce mais là s’arrêtait la comparaison avec un studio humain… ou même atlante. La maison était construite à l’intérieur de l’un de ces coquillages géants qu’elle avait pu observer à plusieurs reprises. Natasha jeta un regard curieux sur les environs, notant la présence de ce qui ressemblait à un lit, de plantes et d’accessoires de soins, des croquis… mais ce qui la captiva le plus fut l’étrange animal qui trônait au centre de la salle. La rouquine l’observa de loin sans cacher sa fascination. Elle aurait bien volontiers approché l’étrange volatile mais décida de ne pas prendre le risque, ne pouvant anticiper sa réaction. Son patron se rapprocha d’elle pour lui parler à voix basse :

-Je peux partir si vous le désirez. Sinon je me mettrais dans un coin, pour ne pas vous gêner.

-Vous avez peur qu’elle vous démette l’autre épaule ? Murmura t-elle avec un sourire taquin. Vous ne me gênez pas, au contraire, c’est rassurant de vous savoir dans les parages.

Il ne fallait pas oublier que c’était sa première expédition en territoire inconnu. Même si les azuriens étaient un peuple amical, Natasha n’avait pas l’habitude d’être en contact avec des extra-terrestres non humains et il allait lui falloir un petit temps d’adaptation pour se sentir pleinement à l’aise dans ce nouvel environnement. Qui sait, peut-être qu’un jour elle se sentirait dans son élément en faisant de l’exploration et en commerçant avec d’autres civilisations ? Actuellement, elle avait plutôt l’impression d’avoir atterris dans un film de science-fiction et la sensation était étrange.

Elle se rapprocha finalement de Kar’tya. Après tout, elle était ici pour échanger des informations avec elle. Quel drôle de sentiment… elle était en train de communiquer avec un alien.

« Non, se corrigea t-elle intérieurement, ce ne sont pas eux les aliens mais moi. »

C’était elle qui débarquait sur leur planète, c’était elle l’étrangeté locale.
Natasha indiqua l’oiseau d’un signe de la main.

-C’est ton animal de compagnie ? Il est imposant.

Et magnifique, mais ça c’était un trait commun à l’ensemble de la planète pour ce qu’elle pouvait en voir. Les choses étaient belles ici, différentes.
Elle se rapprocha des croquis et commença à poser des questions techniques à l’azurienne, sur leur corps, les os, les articulations, leur santé, les maladies dont ils étaient victimes, la durée moyenne de leur vie… et échangeant bien volontiers des informations sur la nature humaine lorsque son interlocutrice lui demandait. L’échange dura un long moment et se poursuivit encore lorsque Jou’Vert les rejoint. Ce n’est que lorsque Natasha jeta un œil à sa montre qu’elle réalisa que la journée était bien entamée, elles avaient passé des heures à discuter sans même songer à manger. La rouquine chercha Alexander des yeux en songeant que l’homme avait dû sacrément s’ennuyer pendant tout ce temps et lui sourit en croisant son regard.

-Tout va bien ?


 
[HRP : J’ai fais une ellipse sur les échanges de connaissances histoire qu’Alexander ne reste pas trop longtemps hors jeu. Si ça ne te convient pas je peux revenir dessus et éditer :)1 ]
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MessageSujet: Re: Là où la mer mène le vent Ven 6 Oct - 16:27
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Le lieu de vie de l'Azurienne était mine de rien particulier. Alexander ne se lassait pas de mirer cet endroit, qu'il voyait pour la première fois. Puisqu'avant, il avait échangé avec la vieille Azurienne dehors, dans le cercle de perle et de tapis un peu plus loin. Ce peuple semblait avoir cette « pièce » extérieur, une sorte de salon de jardin qui prenait énormément de place dans leur manière de recevoir leurs invités.

Naturellement, il avait proposé de partir pour laisser les deux femmes s'entretenir et la remarque de Natasha, le fit ricaner. Et il répondit sur un ton jovial « Non, de ces autres expériences… » Apparemment, sa présence était rassurante, bon dans mieux, après il était logique d'être impressionné, première mission peuple étrange et non humain… de quoi être tout bonnement époustoufler et pas très à l'aise. « Bien. Si elle essaie de vous déboîter un os, crier, je jouerai au chevalier » Fit-il simplement, mais il y avait de l'humour là-dessous, beaucoup même. Il ne pense pas qu'elle eût le temps de rencontrer une certaine Nelly Bricks, soldat un peu particulière et assez fofolle sans parler de son aspect puérile… elle avait surnommé le RDA « le chevalier anglais ». Puisque toujours serviable et prêt à protéger les siens.

Alexander, s'éloigna donc un peu, pour s'asseoir vers un mur nacré de l'immense coquillage-maison, de là il pouvait voir l'étrange rapace et les jeunes femmes. Il se prit un coussin dans le ventre, qu'il réceptionna avec une bonne dose de réflexe. Il leva le regard surpris vers Kar'tya qui décidément, malgré son grand âge était assez espiègle.

« Tu ne vas pas t'asseoir sans rien » Fit-elle gaiement avec le visage coloré, avant de recevoir Natasha avec un beau sourire. Il lui sourit la remerciant. Décidément, elle était très dynamique, si toutes les mamies Azuriennes sont ainsi, il est bon de vieillir.

Kar’tya leva une main en l’air dans un mouvement très gracieux et souple à la fois, bien plus beau et élégant qu’une danseuse étoile de l’opéra. « Oui, son œuf est tombé du nid le jour de ma naissance, ma mère la garder et mit dans mon coquillage…depuis nous sommes ensemble. C’est un Charcoal. Un oiseau qui compose de belle mélodie et protège son territoire et sa tribu. Nous avons le même âge, mais Hu’jan vit plus vieux que les Azurien. Il est dans la force de l’âge et quand je mourrais, il prendra son envol pour trouver une femelle et faire son nid à son tour » Dit-elle avec nostalgie et beaucoup de tendresse envers l’oiseau. Alexander aimait bien cette histoire, lié avec un animal, comme un totem ou une seconde âme, cela l’inspira et il sortit son carnet à dessin de sa poche intérieur de costard ainsi qu’un crayon de papier et un stylo à encre noire.

L’homme dessina, tout le long des différents échanges entre Kar’tya et Natasha. Quand Jou’vert arriva, elle salua chaleureusement prenant dans les bras la vieille Azurienne et fit de même avec Natasha. Elle était définitivement adoptée par la belle Azurienne de couleur verte. Le débat était animé d’un dynamise assez bienveillant et la curiosité de chacune des femmes étaient à son comble. De temps à autre Alexander, levait les yeux vers le trio, souriant dans le vide, quand l’une d’entre elles disaient une bêtise ou une situation cocasse se créerait. Généralement, il détournait le regard, quand il y avait une séance « touche touche » pour ne gêner personne. De toute façon, il avait quoi faire en dessinant. De nombreuses pages de croquis, plutôt accès sur l’oiseau, des esquisses des Azuriennes, des paysages vus, des endroits de cette planète ou des mélanges de son imagination et des éléments de cet endroit et même du trio qui lui faisait face, via des portraits ou des scènes. Alexander dessinait très bien et d’une manière assez réaliste.

Au bout d’un moment son regard se leva sur les femmes et croisa celui de Natasha qui semblait le chercher. « Oui très bien et vous ?» Lui répondit-il alors qu’elle était harcelée de d’autres question de la part des deux Azurienne. Cela amusa l’anglais, qui replongea dans la fin de son dernier croquis. Il sentit proche en lui, un mouvement d’air et l’immense oiseau, venait de « tomber « au sol, amortissant avec ces ailes, pour se rapprocher de l’homme. Le rapace, l’observait depuis le début et si cela avait été gênant d’être mirer avec autant d’intérêt de la part d’un animal, l’anglais avait fini par l’ignorer. L’oiseau bleu, se pencha sur ce que faisait l’homme avec son papier et son crayon…observant les mouvements avant d’essayer d’attraper le stylo. Mais, cela était plus une forme de jeu qu’une agression. Comme un chat excité par les mouvements d’une paille. L’anglais, joua un peu avec le rapace puis soudainement, l’oiseau s’envola pour revenir sur son perchoir et toiser l’entrée. Une ombre s’approchait et ce fut la tête de Farawella qui passa l’entrée.

« Euh je peux entrer ? »
« Oui viens Atlantes à la peau sombre »
« Capitaine Farawella »
« Kar’tya et Jou’vert » fit la vieille avec son salut particulier, que lui rendit l’homme bronzé, avant de se mouvoir avec grâce pour rassurer l’oiseau.

Le soldat un peu intimidé fut saisi par la beauté du lieu et resta pantois…Alexander se leva, refermant son croquis qui avait gardé en marque page, une plume de l’animal perdu dans le jeu.

« Capitaine ? » s'enquit Alexander, se demandant si tout allait bien, où s’il venait els chercher pour partager son fameux poisson.
« Oh je vous cherchai. Il la nuit va tomber dans une heure et il va avoir un super coucher des soleils et aussi j’ai attrapé du poisson… il y a des pierres dehors pour le faire cuire… un barbecue maison quoi, donc si vous voulez venir… profiter de tout cela » Son regard se posa sur tout le monde, une invitation commune, même si de base il cherchait ses deux collègues humains. L’anglais hocha la tête.

« Très bonne idée, je vais ramener aussi de la nourriture » S’enchanta Kar’tya, qui sortit de sa maison, pour se rendre autre part. Jou’vert, sourit chaleureusement.
« Merci. Je finie de montrer un savoir à Natasha et on vous rejoint »

Alexander, jeta un regard à la française, comprenant bien que l'Azurienne voulait l'entretenir seule. Il lui fit un signe de main en direction de son oreille, pour la taquiner. Silencieusement, il lui disait que s'il y a un problème d'appeler et il montra son épaule. Il disparut avec Farawella dehors. En effet le soldat avait un grand panier tissé de feuille de palmier, contenant des poissons… bon ils étaient tous très colorés avec cet aspect nacré.

Les deux hommes commencèrent à échanger sur la journée. Le soldat, lui apprit, qu'il avait eu grand mal à se faire écouter au début, puis avait fini avec les hommes pécheurs et tout s'était passé d'une façon très bien, même quand des pêcheuses se joignaient à eux. Comme quoi, il y avait de l'espoir pour cette culture niveau intégration des sexes.

L'anglais quitta sa veste en costard, pour la déposer sur le sol, proche des affaires de l'autre homme et retroussa les manches de sa chemise, pour l'aider à préparer le barbecue et à faire cuire les poissons. Tout en s'activant, ils parlaient de divers sujets ricanant de temps à autres. Farawella était un sacré clown. Le carnet était resté sur la veste et après que les premières pièces de poisson furent mises sur le feu, le soldat, alla prendre le carnet.

« Je peux sir ? »
« Oui faite » le soldat commença par e début, il y avait toute sorte de croquis de d’autres planète, de la cité avec des personnalité commun, comme Sheppard, Woolsey, Mckay, Taylor Laurence, Harry le chat de l’anglais et surtout de la seconde RDA Erin Steele. Farawella ricana doucement, en voyant que son patron, l’avait dessiné aussi, mais dans une précédente expédition.

Kar’tya était revenu entre temps, les bras chargés de panier avec des sortes de fruit et légume préparer pour accompagner la viande. Elle était repartie vers sa maison, pour faire sortir les jeunes femmes. « Vous venez ? »


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Couleur PNJ
  • Farawella = #006600 (vert de base)
  • Hu’anlya = MediumVioletRed
  • Kali’co = OrangeRed
  • Jou’vert = Teal
  • Kar'tya = SteelBlue


CODAGE PAR AMIANTE


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Là où la mer mène le vent

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