Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 
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Un quiproquo Pandatesque

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avatarInfos√ Arrivée le : 26/01/2016
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Isia Taylor Laurence
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MessageSujet: Un quiproquo Pandatesque Jeu 7 Sep - 18:25

Panda et Blondie

Un quiproquo Pandatesque




CHRONOLOGIE : 06 MAI 2017 (48 HEURES APRÈS LA MJ SUR MAGNA)


Tous les médecins qu’ils soient d’alpha ou d’Atlantis et même du Dédale avaient été réquisitionnés, que cela soit pour l’équipe qui revenait de la guerre Natus mais aussi de l’équipage du Dédale qui avait subi des dommages conséquents, suite à l’attaque des trois vaisseaux ruches. Sans parler, du fait que le CODIR, avaient envoyé des renforts médicaux aux Natus survivants, afin de les aider à se soigner. Il était donc logique que je parte sur la planète pendant deux jours pour soigner et opérer quelques Natus. Enfin, les opérations se faisaient sur la cité. Je crois, que je n’ai jamais autant ouvert du bide à la chaîne qu’à ce jour. Même quand l’ancien site alpha avait été attaqué par les Geniis.

Les journées étaient de pures folies et le troisième jour, du retour de nos héros, je n’avais ausculté aucun d’entre eux, puisque mit sur d’autres patients. Enfin si, je m’étais occupé de Matt, puisque son cas était complexe et de toute façon on devait attendre qu’il reprenne des forces, pour pratiquer une chirurgie plus poussée que celle que j’avais été contrainte de faire en attendant. En tant que second responsable du pôle, j’étais au courant de l’état de chacun.

Il était 19h00 quand enfin !!! Je sortis de mon bureau un brin fatiguée. J’avais un peu de temps devant moi. Celui-ci fut mis à contribution, pour me rendre vers l’aile des vétérinaires et passer voir Kalash. Enfin, un moment pour voir cet animal vaillant. Surtout, qu’en voyant mon emploi du temps de ce soir, qui se finissait par un tour des dernières chambres et notamment celle de Panda, je décidai d’en profiter pour prendre des nouvelles de son chien et lui donner de ses nouvelles.
Le canin, fut heureux de me voir et comme très souvent en ma présence, me fit la fête. J’avais pris des morceaux de poulet lui offrant de bon cœur sous le regard vigilant de l’assistante véto. Il se remettait bien de sa côte cassée, même s’il devait rester immobilisé. Le pauvre, cela devait l’emmerder de rester dans ce box, aussi bien aménager soit-il. Assise en tailleur en brossant les poils de l’animal, je lui parlais. Celui-ci écoutait. J’avais de la peine pour lui, de rester seul sans son maître. J’aurais bien amené Kalash, or, cela était impossible, il ne devait pas sortir à cause de ses blessures.

Il pouvait être surprenant, de me voir prendre soins d’un animal qui ne m’appartenait pas, mais bon, je l’adorai et c’est réciproque. Après quelques caresses et un gros bisou sur le front, je me levai, prenant une photo avec ma tablette, pour apporter une preuve à Panda que son fidèle compagnon était bien traité et en forme. La photo était d’ailleurs sympa, puisque Kalash nonchalamment allongé sur son panier, la tête pencher sur le côté me regardant avec les oreilles bien dressées.

Ainsi, une bonne demi-heure après, je finissais mon tour des patients par la chambre d’Alek. En frappant doucement, je pénétrai dans la pièce, un sourire sur les lèvres pour m’avancer dans la pièce.

« Hey Panda ! » Je ne lui dirais jamais, mais j’étais contente qu’il soit rentré en vie et surtout qu’il n’avait pas fait partis des torturés. Le problème des victimes de fortes pratiques inhumaines, c’est qu’elles ont tendance à avoir des envies suicidaires et partir dans de profonde dépression. Et un Panda dépressif, ça ne doit pas vraiment être joyeux joyeux…pour ne pas dire dangereux. Sans aviser son visage, je pris la fiche de suivis des médecins au pied de son lit, pour voir ce qu’il avait reçu et ajuster au besoin. De toute façon, je devais lui refaire des bandages. Tout en parcourant les notes de mon collègue, je parlais d’un ton calme.

« Je suis allée voir Kalash tout à l’heure. Il se remet assez bien de ses blessures. Le traitement agit correctement sur ses côtes et il sera en pleine forme dans une bonne semaine, mais il devra rester au repos le temps que ses os soient consolidés. » Je sortie ma tablette, fouillant dans mes photos pour trouver celle du chien. « Je t’ai pris une photo de lui » Je lui tendis en le toisant. Il avait l’air étrange… j’avais dit une connerie ?


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Alek Hamilton
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MessageSujet: Re: Un quiproquo Pandatesque Mar 12 Sep - 18:59
Cette mission foupoudav avait tenu toutes ses promesses, je crois que même lors de mes déploiements au moyen orient j’en avais moins chié que là. J’avais dû passer très proche de la faucheuse au moins à trois reprises. A force elle allait quand même finir par m’avoir un de ces quatre. Pourtant au final j’étais celui qui était rentré avec le moins de blessures, juste des contusions, des foulures, rien de bien méchant par rapport aux autres. Comme quoi être fou peut aider. J’avais donc subis quelques soins mais surtout le dodo règlementaire et c’était surtout ça qui m’avait fait le plus grand bien.

On m’avait donné des nouvelles de Kalash, il se remettait de ses blessures. Je pense que lui aussi allait se rappeler longtemps de cette guerre. Il s’était bien battu mais face à la force d’un Wraith il ne pesait pas lourd. Je réfléchissais à modifier son entraînement pour peut être lui apprendre à anticiper certains comportements mais je n’étais pas sûr que ce soit possible. Je savais déjà qu’après ma longue sieste réparatrice j’allais devoir passer par la case psy et là c’était la merde. Au final j’avais encore commis des actes barbares mais ils avaient été utiles. Donc je ne serais comme Allen et Matt à ressasser mes tortures subies, moi j’étais plutôt frustré d’avoir pas pu faire plus.

En fait cette mission m’avait laissé un goût amer dans la bouche avec la fuite de la Reine. Quelque chose ne tournait pas rond dans ce départ. Bien sûr je n’étais pas un fin stratège mais pourquoi nous provoquer une dernière fois si c’était pour partir? Montrer sa création Matt? pourquoi ne pas le garder, faire croire à sa mort et balancer la bombe plus tard? Bref cette mise en scène et cette fuite n’était pas logique pour moi. Mais je n’étais pas là pour y réfléchir moi j’étais là pour exécuter...à ma façon certes mais j’éxécutais..dans tous les sens du terme.

Je savais qu’en plus d’un passage chez un psy, j’allais devoir prendre quelques jours de repos. Ils en avaient de bonnes sur la cité...du repos, un psy et hop c’était reparti pour un tour? Je n’avais pas du tout envie de rester sur la cité à tourner en rond comme un lion en cage. Kalash serait lui aussi au repos donc y’aurait vraiment rien à faire. En fait petit à petit une idée arrivait dans mon chaotique cerveau. J’allais passer ces moments off sur Magna pour me rendre utile, ça me ferait un bien fou d’être dans un autre contexte et pouvoir les aider autrement qu’en faisant un massacre de Wraiths.

Ne vous méprenez pas j’adorais tuer ces raclures mais là je devais aussi réaliser qu’être militaire ce n’était pas forcément que tuer mais aussi intervenir pour prêter main forte lors d’évènements graves. C’était ma psychanalyse à moi. Toutes ces pensées m’avaient occupés et j’avais pas trop vu le temps passer. Dormir, penser, dormir, penser. Je voyais du personnel soignant de temps en temps. Mais comme je ne présentais pas de blessures sévères ils me foutaient une paix royale, y’avait des cas beaucoup plus urgent que le mien. D’ailleurs j’y pense, faudrait que je remercie ma bonne étoile un jour car je lui en fais faire des heures sup.

J’avais donc passé une journée normale de siestes et de réflexions quand tout à coup elle vira à la mauvaise journée avec la venue d’Isia. Putain je l’avais oublié celle là...je me rappelais son soit disant cadeau, dernière bouteille de bière...Franchement elle aurait pu éviter ça, surtout sans savoir dans quel enfer on était tombé. Et dire que j’avais mis son nom pour lui confier Kalash si j’y passais..mais quelle connerie de ma part.

“ C’est possible d’avoir un autre médecin? et je sais que mon chien va bien, je t’ai pas attendu pour avoir des nouvelles….

Mon ton était mauvais et mon regard surement pas avenant du tout. Elle m’avait déjà vu ronchon mais là ça n’avait rien à voir c’était plus profond et plus violent. Je ne voulais pas la voir du tout, qu’elle aille s’occuper des autres et me fasse des vacances. Quelque chose ne devait vraiment pas tourner rond chez elle pour se foutre de la mort d’un soldat et venir le voir avec le sourire après.

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Isia Taylor Laurence
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MessageSujet: Re: Un quiproquo Pandatesque Sam 16 Sep - 13:18

Panda et Blondie

Un quiproquo Pandatesque




CHRONOLOGIE : 06 MAI 2017 (48 HEURES APRÈS LA MJ SUR MAGNA)




Isia Taylor Laurence


Bon, il fallait donc faire un contrôle de sa fracture de la mâchoire et que je le manipule pour sa vertèbre qui avait une fêlure. Mais avant de commencer mes soins j’avais un autre problème.
Alors là, il y avait un problème… mister Panda n’était pas vraiment en mode ronchon mais plutôt en mode barbare. J’avais l’impression de m'être transformée en militaire violeur avec encore le sang de ma victime sur les mains… Surprise, j’eu un pas de recul, reprenant ma tablette qu’il n’avait pas saisie.

S’il offre ce regard aux Wraiths, ils ont dû se pisser dessus comme le premier jour de leur naissance avant d’être propre sérieux… Sur le coup, je ne sue pas vraiment ce qui me dérangea le plus, son regard hostile avec la voix qui allait avec ou le contenu de ses propos. Un mélange de tout ça je pense. Bêtement, son ton acerbe me fit quelque chose, ça me mit en rogne ! J'étais toute joyeuse et pleine d’entrain, et l’autre, il m’en colle une verbalement ! Il a quoi ? Il n’a pas eu les fonctions vitales à jour ou quoi ? Et par là, je parle de vidage hormonal !

Je me mordis la joue intérieure, reprenant ma place droite comme un « i ». Une petite moue sur mon visage de contrariété.

« Eh bien non, puisque je suis de garde et qu’accessoirement je suis la meilleure du pôle pour soigner ton petit cul ! » Mon ton était sur la défensive et froid. Je me raclai la gorge essayant de ne pas partir au quart de tour. Bah oui, je sais bien que tu n’as pas manqué de prendre des nouvelles de ton clébard ! Non mais pour une fois que je fais un truc gentil, on vient me le chier à la figure. On me reproche d’être une garce sans cœur et quand je fais preuve de sympathie : c’est limite si ce n’est pas normal. Navré de t’estimer et de t’apprécier ! J’étais en train de me vexer réellement… Il a le don de me foutre en rogne rapidement !

« C’est quoi le problème ? » Je me mordis la langue pour ne pas dire : “ton slip te rentre dans le cul ?” ou toute autre phrase qui lancerait les hostilités bêtement. Avant de le pouiller autant savoir ce qu’il avait ! Si ça se trouve il a juste ses règles ! Panda : premier homme à être aussi chiant qu’une gonzesse !

Alek Hamilton


Je ne la quittais pas des yeux et ils étaient toujours aussi inamicaux. Je ne la voulais pas dans ma chambre et encore moins pour me soigner. Qu’elle aille faire son intéressante ailleurs qu’ici. Je ne supportais pas qu’on se foute de ma gueule pour après venir faire comme si de rien n’était. Elle serait un homme je lui aurais déjà cassé les dents dans le meilleur des cas. Mais je ne frappais pas les femmes, elle avait de la chance. J’avais remarqué sont pas en arrière et intérieurement je souriais...ce n’était pas tous les jours qu’Isia battait un peu en retraite. Et ça m’arrangerait si elle pouvait même sortir de ma chambre et me lâcher.

« Va voir d’autres patients, je n’ai pas besoin de soins et j’en ai strictement rien à cirer que tu sois la meilleure miss perfection…. »

Vraiment je ne pouvais plus la supporter, ses airs hautains me sortaient par les yeux. J’aurais bien aimé la voir sur Magna alors qu’on perdait le contrôle des évènements et qu’on essayait juste de sauver nos vies en aidant les Natus...là elle aurait peut-être rabattu son caquet de peste. Si elle mettait en avant d’être froide et sans cœur, je pouvais lui faire concurrence sans forcer. Tiens donc maintenant elle voulait savoir ce que j’avais ? Mais en plus elle était pas assez intelligente pour le comprendre toute seule après son “cadeau” ?

« Le problème c’est toi comme d’habitude….pas trop déçu de me voir en vie ? »

Isia Taylor Laurence


Bon le chien enragé ne semblait pas se calmer… j’avais véritablement l’impression qu’il allait me choper à la gorge là ! Enfin, normalement une personne avec un instinct de survie un minimum existant, se serait barré avec l’incompréhension et le cœur palpitant de peur… Mais non, moi j’ai juste reculé de surprise en continuant à affronter ses deux prunelles de tueurs. Pourquoi ? Car je n’avais pas peur de lui, de quoi avais-je vraiment peur au final ? Mes peurs étaient dans un passé bel et bien présentes, malgré ma défaillance chimique. Mais tout humain à des peurs, mais ne la ressent pas des mêmes façons.

Il m’agressa… l’humour même si ce fut empli de cynisme n’était pas une bonne idée mais ce fut plus fort que moi. Pourquoi il m’agressait franchement ? Il avait eu une apparition ? Un Natus lui aurait sorti qu’il mourrait d’une grande blonde ? Je soupirai roulant des yeux. J’avais un goût de sang dans la bouche à force de me mordre avec violence pour retenir mes verbes acerbes. Pourquoi je le faisais franchement ? L’autre c’est limite s’il ne m’enfonce pas la tête contre un putain de mur !

« Ouais, dans ce cas si tu t’en fou, tu vas faire de même quand je vais te soigner. Car je m’en tamponne clairement que tu veuilles un autre médecin ou non ! Tu as besoin que je te redresse ta cervicale sans parler de ta mâchoire cassée ! ça … » Je me mordis la langue pour ne pas dire “ça c’est à force de l'ouvrir !”, non calme toi, ne dis pas la suite, sinon ça va partir en n’importe quoi ! Tu es plus intelligente alors arrête toi ! C’est facile de partir dans les vocalises. Ce n’est pas parce qu’il est devenu con soudainement, à force de se faire tabasser la gueule, que tu dois te rabaisser ! Je levai les yeux au ciel, croisant mes bras ensemble… puis soudainement il me lâcha une phrase un peu déconcertante…

J’ouvris la bouche… mais il me sortait quoi là le bougre d’âne ? Genre, j’aurais été contente de le voir mourir ? Sérieusement ? Il avait oublié ses neurones là-bas ? Je crois qu’en cet instant, je sentis de la colère, de la surprise et un bordel monstre s’agiter en moi…. Et cela péta d’un coup. Ce fut de la colère puisque, en réalité, il m’avait blessé le con en disant ça ! LUI m’avait blessé ! Un putain de mec !! Un putain de panda mal branlé !! Et je gérais très mal ce genre de sensation qui était pas du tout habituel chez moi. Personne ne me blesse ! Personne ne m'atteint ! Personne ! Point ! Plus jamais personne même !

Alors, juste au-dessus, j’étais froide et calme…. Là ce ne fut pas du tout le cas. On lui avait fourré quoi en tête ?
« Mais tu es devenu con ou quoi ? Tu crois quoi ? Sur cette base, j’étais la seule à être contente que tu sois en vie et pas torturé !!! Bordel Panda ! Tu as quoi dans ta putain de tête là ? » Et accessoirement, je suis sa seule amie avec Mike et l’autre sergent là ! J’avais levé un peu le ton et ce ne fut plus de la glace mais de la chaleur, d’une tigresse qui feulait. Mon regard le toisa durement, je ne comprenais tout bonnement pas cette soudaine haine ! Ok, c’est un peu l’amour vache entre nous, on se fait chier mais quand même … à vouloir sa mort ! La seule personne… enfin les personnes que j’ai voulu voir véritablement mortes, ils les avaient butés ! Enfin castré… et buté oui, certain ne s’était pas remis du “Panda fight” et encore moins de l’acide de Mike. Et j’étais à mille lieues de penser que ce fut à cause d’une phrase ! D’une phrase avec un présent !

« En plus, si je voulais que tu crèves, je n’aurais pas autorisé un protocole de nanites encore en prototypage pour te sauver ! »

Alek Hamilton


Je n’arrivais vraiment pas à me calmer, plus je la voyais plus ma colère s’alimentait. J’atteignais rarement ce stade face à des personnes qu’à la base j’appréciais, je me posais et tentais de me calmer pour ne pas envenimer les choses. Ça c’était dans une situation normale, mais là je n’en avais rien à foutre d’envenimer ou pas notre relation. Ça ne serait qu’une personne de plus que j’allais laisser derrière dans ma vie. Je pense que j’aurais pu remplir un bus avec ce type de personnes.

« J’ai tout à fait le droit de demander un autre médecin. Donc merci de m’en envoyer un autre où j’irais les voir moi quand j’aurais l’autorisation de quitter cette chambre. «

Je n’allais pas lui céder, pas possible. J’imaginais déjà comment l’énerver encore plus. Pauvre choupinette, j’avais heurté sa fierté ? Rien à battre. Ça lui faisait les pieds que quelqu’un lui dise enfin qu’elle gonflait avec son attitude. Après tout elle ne se gênait pas pour le dire aux autres. En plus de ça, je voulais abréger cette entrevue car je commençais à avoir un mal de crâne bien carabiné. Sans parler que la colère me contractait et donc ma cervicale me faisait un mal de chien.

Je vis bien sa réaction choquée quand je lui posais la question de ma survie. Franchement mais quelle actrice. Elle aurait pu mériter un oscar pour le numéro qu’elle me jouait en ce moment. Par contre je n’irais pas voir le film. Si elle pensait vraiment m’atteindre en me disant que le reste de la base en avait aussi rien à foutre que je vive ou pas, là elle ne m’apprenait rien. Je n’étais pas là pour me faire des amis mais pour remplir une mission point barre. Bah tiens et maintenant elle sous entendait qu’elle m’avait une fleur en me filant ces putains de nanites pour me sauver ?

« Tu veux une médaille de bonne action pour la nanites ? J’en ai pas mais au pire je t’offrirais un bon point… » « Elle n’était pas la seule à manier le cynisme. « Ou mieux une bière, vu que je suis pas mort il m’en reste de ton soit disant cadeau…ce ne sera pas la dernière de ma vie mais surement la dernière qu’on partagera ensemble, ça c’est certain. »

Isia Taylor Laurence


Mâchoires vissées entre elles, je le toisais avec une certaine froideur… non mais il se prenait pour qui avec sa demande ? Limite si j’avais l’impression d’être incapable de base et qu’aucune autre personne ne voulait avoir cette idiote blonde ! Faut dire qu’on ne me rejetait jamais. Je lâchai dans un soupire une phrase laconique et complètement blasée.

« C’est ça, tu vas faire comme tout le monde tu prends ce que tu as et tu arrêtes de faire ta princesse ». J’étais ferme, j’étais la seule de garde à ce moment-là. Mais vu comme ça partait, je risquai de me barrer et de laisser avec ses souffrances jusqu’à la prise de l’un de mes collègues. Et en cela, il allait déguster grave ! Il avait le droit de changer, mais par fierté, je lui rentrais dedans. Je devais arrêter… cela n'était que du venin de deux gamins qui se chamailles… Cela devient ridicule.

Enfin bon, la suite me laissait sur le cul. L’incompréhension totale sans parler de la gêne qui s’installait confortablement dans ma poitrine.

Nous étions tous deux remontés. Dont un qui ne savait pas pourquoi… Je me dis qu’il allait se calmer, peut-être se surprendre de ma réaction… mais non, il continua sur une lancée incroyable. Il avait quoi franchement ? Et finalement, cela tomba… le cadeau, le cadeau ne lui était pas revenu ? Boum…nouvelle incompréhension. Par contre, je compris parfaitement le coup de la « dernière bière » l’image peut agréable et de la fin d’une amitié, certes chaotique mais à notre image… Pour ma part, je ne désirai pas cela… non pas du tout même. Et cela me fit un tantinet mal, enfonçant ce qu’il avait commencé. Ah oui, il n’y a pas à dire, il s’y prenait bien et même un peu trop bien !

Je me retenue pour être une nouvelle fois une vague acerbe de mot, qui aurait été dit sous la colère et surtout la défense… Il avait véritablement un problème ! Je ne sais pas… J’avais envie de lui en coller une ou de lui claquer la porte au nez, puisqu’il était suffisamment con, pour ne pas apprécier une bière… Une dernière il avait dit ? Nonnnn… ce n’est pas vrais ! Il a compris ça dans ce sens ? J’avais été trop subtile franchement, j’aurais dû écrire l’autre, j’avais hésité en plus… je ne sus si cela fut de la blessure ou de la déception de subir cette petite crise à cause de quelques mots qui avaient outrepassés leurs fonctions. MAIS zut, il se décrivait comme étant un minimum intelligent !!

Je croisai les bras, soupira, mettant une main sur mon arcade sourcilière, je lui avais marquée quoi à l’autre déjà ? Ah oui… non mais sérieusement…Je relevai la tête vers lui…Soit ça se calme soit non…

« Attends tu es en train de m’engueuler à cause de ce que je t’ai envoyée ? Tu as cru que mon message était une déclaration de haine, comme quoi il vaudrait mieux que tu y restes ? » Je soupirai secouant la tête… ouvrant les bras pour parler avec. « Ok… tu n’as rien compris ! Mais alors rien du tout ! J’aurais dû peut-être te mettre l’autre phrase « il en a onze autres qui t’attende sur Atlantis » LA ! LA peut-être que monsieur panda aurait compris ! » … Je trépignait du pied, pour cacher le tremblement de ma cuisse sous la colère. En réalité, je crois que je prenais très mal, le fait qu’il ait pensée que je puisse vouloir sa mort et je sois réellement qu’une connasse, méchante gratuitement avec quelqu’un que je j’estimais… pour être un minimum franc, je le considère comme un ami. Il n’avait pas réfléchi un instant à tout ce qui s’était passée ? Je lui avais pourtant prouvée, certes à ma manière, une forme d’attachement. Cela me mit en rogne et me déçue d’une bien mauvaise façon… je gère mal ce genre de chose. Je gérais mal, les sentiments tout courts !

« Si je te haïssais au point de vouloir que tu y restes Panda, dis-moi pourquoi je me serais fait chier à t’envoyer un présent de « soutien » ?! » Je soupirai, le pire ce que je ne cachais pas mes expressions… ma voix était basse… même si la colère était toujours présente « Hum, ok mon message était peut-être maladroit ou trop alambiquer, pour te dire : bon courage et profite du temps de repos pour que ça ne soit pas ta dernière bière … Mais je n’allais pas te dire « reviens en vie et courage » c’est une évidence ! » … Je secouai la tête… comment il me voyait en réalité ? Je suis aussi monstrueuse que ça, pour qu’on me prête ce genre d’action ? Je le toisais droit dans les yeux.

Alek Hamilton


De faire ma princesse ? Ok je ne voulais pas taper les femmes mais pour elle je risquais de faire une exception si elle n’arrêtait pas de me provoquer. J’étais resté courtois, j’avais bien fait attention à ne pas l’insulter mais apparemment elle ne s’appliquait pas ce minimum de correction. Bon dieu ce qu’elle pouvait me gonfler à prendre les gens de haut comme elle le faisait...Mais elle se prenait pour qui à la fin ? Être une des meilleures dans son domaine ne lui donnait pas le droit de toiser tout le monde comme elle avait l’habitude de le faire.

Je me demandais encore comment je pouvais apprécier quelqu’un comme ça. Même si j’étais con, je ne pétais pas plus haut que mon cul comme Isia avait l’habitude de faire.

» De nous deux, la princesse ce n’est pas moi miss je sais tout mieux que tout le monde. »

Elle semblait vraiment de plus en plus énervée mais ça ne me faisait ni chaud ni froid. J’étais un menteur, ça m’atteignait un peu...mais dans le mauvais sens du terme. Je voyais pour la première fois que quelque chose la touchait...jusqu’où je pouvais aller pour réellement lui faire mal et lui faire péter un câble ? Oui j’étais mauvais mais moi je n’avais pas souhaité sa mort...Ah apparemment ma dernière réplique venait de faire tilt dans son cerveau. Eh ben quand même...ok elle était blonde mais elle m’avait habitué à mieux.

« Qu’est-ce que j’en sais de tes intentions Isia? Un robot a plus d’émotions humaines que toi… »

Oops là j’y allais un peu fort mais c’était la pure vérité. Je pensais réellement qu’elle n’avait aucunes émotions. Je ne la connaissais pas vraiment, car nous n’avions jamais parlé de nos passés mais j’avais été témoin de trucs qu’elle avait vécu et elle n’avait pas montré être le moins du monde affecté. Je ne m’attendais pas à la voir pleurer ou faire des crises, mais au moins une réaction ? Là rien. Nada, niet.

J’écoutais ses explications, et je ne répondis pas de suite. Elle s’était simplement mal exprimée ? C’est con mais venant d’elle j’avais quand même du mal à y croire sauf si elle pensait qu’on était toujours dans le jeu. Hors moi là-bas je n’étais pas du tout d’humeur aux taquineries...sauf pour dire à un Wraith que je le trouvais mieux mort.

« Revenir en vie n’était pas du tout une évidence quand nous étions là-bas. Mais ok je reconnais que j’ai mal compris ton message, ceci dit pourquoi ne pas avoir été plus clair ? Je sais pas si tu pensais que là aussi tu pouvais jouer aux provocations mais moi en mission je ne joue pas. »

Mon ton était moins glacial, mais ce n’était pas pour autant que je n’étais plus en colère contre elle.

Isia Taylor Laurence


Mon regard le soutenu avec affront « Exactement ».
Je n'allais pas nier, que je me comportais comme une princesse, où plutôt une reine chez elle qui réalise ses moindres caprices. Cela est la nature du chirurgien, on nous bourre le mou depuis l'école et puis on est fait pour diriger des cliniques ! Alors, les petits sentimentalistes ils se font bouffer, pire que les affaires venez voir le monde médical et vous en ressortirez changer. Come, beaucoup ce n'est qu'une façade, pour se rassurer et se protéger de l'appétit des petits poissons. Mais qu'importe, ce soldat ne pouvait guère comprendre, je ne suis qu'une hautaine et il n'avait pas vraiment tort, je prenais de haut les autres… et pourtant lui… lui monsieur je pète un câble à cause d'un fichu présent, je l'avais considéré comme mon égal. Dès qu'il était entré dans cette petite sphère de personne que j'affectionne. C'est souvent ainsi, le tigre grogne moins quand tu es dans sa cage.

Je m'interrogeai sur comment il me percevait et sans le vouloir vraiment, il me le dit… enfin si je pense qu'il désirait parfaitement le dire. Mon argumentaire n'avait rien eu comme effet. Je lui disais pourtant la stricte vérité et il en doutait… un robot… un putain de robot comme le major Frei qui avait un sérieux problèmes de sentiment. Moi un robot ? Un robot n'est pas odieux, n'est pas un volcan qui engueule sans vergogne les incompétents. Un robot ne se fait pas craindre par ses colères, un robot ne séduit pas, un robot n'essaie pas de cacher ses émotions pour ne pas souffrir. J'étais beaucoup de choses, mais surement pas un robot vide ! Un putain de robot, ne se serait pas énervé contre lui de cette manière… mon visage s'assombrit d'une expression de déception. Mes bras se décroisèrent. Toute la tension s'envola, pour être remplacé par la poignante douleur dans la gorge de l'amertume. On avait certes, pas beaucoup parlée de nos passer de nos ressentis…puisque ni l'un ni l'autre ne s'épanche sur ce genre de choses. On avait parlé plus de la manière dont il était vu, des événements de janvier et par des échanges détournés je lui donnais des informations. Mais, il était tellement peu intéressé au final par notre amitié qu'il n'avait rien retenu. Pourquoi restait t'il avec un robot ? … ah oui un robot n'aime pas les animaux !

Je restai silencieuse, attendant la suite qui arriva très vite, il fut légèrement moins froid. J'avais la désagréable sensation qu'il ne me croyait même pas en plus. Jouer aux provocations ? Non… non… je secouai la tête dans un soupir las. Pourquoi, je l'ai laissé m'atteindre ? Pourquoi je me suis intéressé à lui ? Pourquoi je suis ici encore à l'écouter déverser toutes ses conneries ? Je ne sais pas, je ne veux même pas savoir, pourquoi j'ai été aussi conne. Ça m'apprendra à me lier… c'est toujours que des déceptions les relations humaines, au moins avec les animaux ont est jamais déçu. Je restai impassible prenant toutes mes ressources et énergie pour masquer ce que je ressentais à cet instant… la gorge brûlante, le poing dans les côtes. Je ne voulais pas qu'il voit qu'il m'avait planté une lance dans le corps. J'avais toujours caché mes souffrances et mes angoisses. Finalement, je suis faible.

« Tu me vois donc comme un robot… » Je soupirai une nouvelle fois tournant la tête sur le côté toisant le mur blanc. Je pris quelques instants puis le regarda. Ma voix était calme et assez basse

« Un robot ne se lie pas d’amitié avec les autres, un robot ne se met pas en colère, un robot n’aime pas les animaux, un robot ne séduit pas, un robot n’envoie pas de présent, un robot n’est pas maladroit, un robot ne fait pas d’erreur, un robot n’argumente pas, un robot ne sert pas la vérité, un robot ne souffre pas, un robot n’est jamais déçu, un robot n’a pas de passé, un robot ne se fait pas violer, un robot ne respire pas, un robot ne voile pas ses émotions, un robot ne se carapace pas pour ne pas souffrir, un robot n’ait jamais trahi, un robot se serait cassé depuis le début puisqu’en aurait rien à faire … » Il y avait des phrases fortes, des phrases qui me définissaient, moi, mon passé et ce que j’avais vécu. « C’est ça un robot… » Je soupirai me tournant, pour faire quelque pas vers la porte.

« Ce n'était pas de la provocation. Je ne suis pas douée pour exprimer ce que je ressens, je suis plus douée pour les cacher. Je t’ai dit la vérité juste avant. Je cherchais bêtement un truc à te marquer, qui ne soit pas niais, qui ne soit pas con, qui ne soit pas flippant… sans pour autant te dire ce que à quoi je pensais vraiment… une marque de soutien bête avec un peu d’humour… Une manière de te dire que je tenais à toi. » Je haussai les épaules, mon regard était sur la porte, je me mis à marcher vers elle, la gorge serrée… je n’aurais pas dû dire tout cela, cela n’en valait pas la peine, il m’enverra chier.
« Mais ce ne sont que les paroles d’un robot pour toi »

Ma main se posa sur la poignée de la porte. Je soupirai silencieusement. Je n’avais même plus la rancœur de manquer à mon devoir de lui fournir un autre médecin. Dale devait être dans le coin… je ne sais pas où il est. Je trouverai une excuse pour dire que je n’ai pas pu soigner Hamilton et qu’il faudra attendre le lendemain pour dénicher un ostéopathe. Je regardai mon poignet sur cette fichue porte… je dirais que je suis tombée et que j’ai mal. Cela suffira pour justifier le fait que je ne puisse pas lui remettre les os en place.

Alek Hamilton


Je ne sais même plus la dernière fois où j’avais été aussi infect face à quelqu’un c’est pour dire à quel point elle m’avait blessé. Pourtant sur cette cité je me foutais quasiment de tout le monde. J’étais là pour eux en mission mais en dehors de ça chacun faisait sa vie et ça m’allait très bien. J’étais un solitaire c’était comme ça que je me sentais le mieux, mais j’avais quand même laissé Isia approcher car elle n’était pas comme les autres avec elle j’avais du challenge pour lui tenir tête et ça m’amusait. Mais là ce cadeau m’avait mis une belle baffe dans la tronche.

Alors bien sûr quand on nous avait remis ces cadeaux nous avions déjà bien morflés et je ne pensais pas vraiment qu’on pourrait rentrer sur Atlantis entiers. Bien sûr je n’avais rien dis aux autres même si à leurs regards ils pensaient la même chose que moi. Et là cette putain de bière de merde m’avait juste confirmé mon pressentiment. Je tentais de me calmer car je m’étais rendu compte que j’avais été très blessant et je n’avais plus rien à rajouter. J’avais dit ce que je pensais d’elle, et enfoncer encore plus le couteau dans la plaie n’était pas mon délire. Le tortionnaire que j’étais avait ses limites.

Par contre je ne m’étais pas du tout attendu à cette réaction de la part d’Isia...j’aurais pensé qu’elle se serait juste barrée ou alors m’aurait envoyé un clash méchant et puis se serait barrée. Je restais calme ne laissant rien transparaître, je la laissais sortir ce qu’elle avait sur le cœur comme je l’avais fait quelques minutes plus tôt. Je réalisais assez connement d’ailleurs qu’en fait je l’avais vraiment atteinte, elle semblait blessée et ça c’était quelque chose que je n’avais jamais vu chez elle. Pourquoi elle parlait de viol ? Les connards n’étaient pas allés juste que là ça je le savais, cacher ses sentiments ? Carapace ?

J’avais appuyé là où ça faisait mal sans même le vouloir vraiment, finalement elle avait vraiment pensé faire un cadeau qui me toucherais. Cadeau exprimé maladroitement mais cadeau quand même. Je voulais lui répondre quelque chose, mais des excuses ? Non ça je ne pouvais pas. Je savais m’excuser, mais je n’étais jamais sincère quand je le faisais or là il fallait que je le sois. Je savais qu’elle allait partir et je ne voulais pas qu’elle le fasse en pensant que j’étais juste un connard insensible.

« Avant de partir, on nous a demandé si on voulait remplir un papier pour léguer des effets personnels à quelqu’un...étant donné que ma famille se fou royalement que je sois en vie ou pas, j’avais mis ton nom pour prendre de soin de Kalash si je ne rentrais pas. »

Ce que je venais de lui dire personne ne le savait, c’était ma façon à moi de m’excuser.




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Alek Hamilton
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MessageSujet: Re: Un quiproquo Pandatesque Ven 6 Oct - 14:55
Isia Taylor Laurence


Ma main ne tenait pas aussi fermement que je le voulais cette fichue poignée. Perdue quelques secondes dans mes pensées, pour trouver une excuse stupide à mes collègues… j’eue du mal à me reconnecter aux paroles de Panda. Je n’avais plus envie d’entendre sa voix, il n’avait pas réagi beaucoup, faut dire que je le regardais sans le regarder.

Mon regard était rivé sur mon poignet et j’écoutai les dernières paroles de cet homme…Je rêve où il est en train de me dire qu’il m’avait foutue sur un pseudo testament ? C’est assez morbide le coup du papier, mais logique, ils savaient tous, qu’ils allaient à la guerre comme tout conflit armé, on n’est pas certain de revenir en vie. Sur le coup, je ne sus comment le prendre, je ne le voyais pas s’excuser au même titre que moi. Pourtant, mes phrases d’avant étaient dans un but précis, une forme de mea culpa et d’aveux. Le coup du papier avec Kalash, la seule chose qui comptait aux yeux du maître-chien était un élément fort et loin d’être anodin. Alors, je pris ça, comme une proposition d’enterrer la hache de guerre, des excuses… mon mot, l’avait mis dans tous ses états et je me dis qu’il avait dû être bien déçu que je lui veuille une mort prochaine. On est décidément bien bête.

Je relevai la tête vers lui, un sourire sur les lèvres, pas un flamboyant, ni un extravagant comme je pouvais offrir. Un simple, un doux et sincère avec un hochement de tête. Un deux ceux qu’on ne voit pas toujours, mais qui marque. Ma main glissa le long de la poignée de métal.

« Je te trouve toujours un autre médecin ? » C’est une manière de dire que j’acceptais et de renouer. Tout était un peu alambiqué mais bon… je ne suis pas douée pour ce genre de chose.

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Je ne savais pas si elle bien comprendre que je m’excusais mais au moins par ces quelques mots je lui avais montré à quel point je lui faisais confiance. Kalash était ce que j’avais de plus précieux dans ma vie, pour certains ce n’était qu’un simple chien pour moi c’était un compagnon de guerre, j’avais plus confiance en lui qu’en beaucoup de gens et même en certains de la cité. Je savais qu’elle en prendrait soin comme je l’aurais fait si jamais je n’étais plus là et avec elle il pourrait vivre une retraite heureuse loin des combats.

Jamais je n’avais eu assez confiance en quelqu’un pour faire ça, mais par contre si elle attendait des excuses de ma part elle n’en aurait pas. Je pouvais tellement dire l’inverse que ce que je pensais réellement que ça sonnerait trop faux à mes oreilles et je ne voulais pas de ça. J’avais compris qu’elle avait vécu quelque chose de grave, je n’allais pas l’insulter par un “ je m’excuse” à la con.

Son regard dur avait un peu disparu et elle tentait même de sourire, j’essayais d’en faire autant mais pas trop possible vu ma machoire. Par contre mon regard n’était plus froid.

« Alors une médecin de préférence et que s’il y a d’autres aussi belles que chiantes je veux bien. »

Je tentais de faire un peu d’humour. Elle savait que je la trouvais belle donc elle ne prendrait pas ce mot pour des avances...le chiante par contre là je prenais peut-être des risques. Bah au point où j’en étais d’avoir mal partout ça ne changerait pas vie. D’ailleurs faudrait que je me renseigne pour trouver des cervicales sur e bay ou au marché noir. Je repris un ton plus sérieux.

« Ce que tu as dit sur les robots...on est amis. Enfin je crois, je ne sais pas trop ce qu’on est en fait mais toujours est-il qu’il va falloir qu’on se parle de nos passés je crois. »

Je ne voulais pas qu’un malentendu comme ça se reproduise car on allait sûrement avoir beaucoup d’autres occase de se voler dans les plumes.

Isia Taylor Laurence


Je me tournai totalement vers lui, le regardant faire un petit rictus pas très convaincant, mais il avait la mâchoire en vrac. Déjà, m’engueuler avait dû être bien sympa pour son os. Mon regard fut agréable, mais il y avait encore des traces de lassitude, dû à la montée d’émotions subie. J’avais l’impression d’avoir fait du sport jusqu’à épuisement sérieux !

Sa phrase me fit rire doucement. Oui, je savais qu’il me trouvait belle au même titre que moi, je le trouvais beau. Il serait idiot de ne pas le dire, mère nature nous avaient gâté. Par contre, chiante, je ne pouvais pas lui retirer, je suis absolument une peste ! Et même si les femmes sont réputées pour être bien pénibles, je ne vais pas me louvoyer à ne pas avouer ce trait de personnalité.

« Je pense que je peux trouver ça, oui. » fis je avec amusement et un clin d'œil, alors que je m'approchai du lit, pour me rincer les mains avec du produit antiseptique.

Par contre, il me prit totalement au dépourvu et cela commençait à être une habitude, avec sa phrase sérieuse. Involontairement je me mordis la lèvre inférieure… parlé de notre passé… mon dieu.
« Je crois aussi qu’on est ami. Pour moi c’est comme ça que je te considère. » Puisqu’il avait besoin de clarté, autant le dire cash sans détour. Cela était plus facile à avouer que le reste. J’avais dit un peu trop de chose avec mon coup du robot, j’aurais dû me restreindre, mais cela sortait tout seul… de toute façon, cela était dit.

« Hum… Oui… Je pense que je devrais te casser la mâchoire après. Histoire que tu ne le répète pas… » Ce fut un peu d’humour puis je repris sérieusement « ça ne va pas être facile…Je n’en parle jamais ». Par-là, il avait plutôt intérêt à poser des questions, pour me faciliter la tâche. Je déposais mes mains, sur sa mâchoire, je les avais frottées pour ne pas qu’elles soient trop froides. Je connaissais ses remarques sur mes mimines gelées par cœur. Je fis quelques pressions, pour constater les dégâts et surtout voir les zones enflammées et douloureuses. Et bah cela allait être pas aisé, fallait procéder doucement pour lui remettre sans qu’il hurle.

« En plus d’avoir la partie droite fêlée, elle est plus dans le bon axe… on ne t’a pas loupé quand même. Ça va être un peu délicat... » Fallait que je fasse attention, pour ne pas empirer la fêlure. « On peut commencer par toi, avec ce qui s’est passé sur magna. » Une mise en bouche. Et puis le mouvement pour parler allait m’aider. Je retirai mes mains, pour les passer derrière sa nuque, afin de voir l’ampleur des lésions sur les premières cervicales et remonter vers la tête qui était un peu le centre squelettique et qui me donnait les informations d’équilibre des os. La cervicale C2 passerait après, surtout qu’elle se trouvait tout en bas de la nuque.

Alek Hamilton


L’amitié, voilà une notion que j’avais presque perdu. Dans l’armée on vous disait qu’on se faisait des amis, des frères ou soeurs d’armes parce que ce qu’on vivait sur le front nous soudait. Quand vous étiez dans une unité envoyé pour faire du sale boulot, vos compagnons ne devenait pas des amis car on voyait leurs pires côtés s’exprimer. Comment voulez-vous être amis avec des gens qui tuaient de sang froid pour accomplir à bien leur mission ? Moi j’y prenais même du plaisir car j’aimais tuer des enfoirés. Donc je ne savais plus vraiment ce que voulais dire être ami avec quelqu’un. Et puis on savait tous que l’amitié homme/femme n’était pas des plus saines ou des plus sincères. C’est la raison pour laquelle j’avais tenté de la fuir du temps où je n’étais pas militaire. Je tentais un sourire.

« Première fois de ma vie que je suis ami avec une femme aussi belle sans rien tenter...profite, tu es une chanceuse. »

Ouais le lendemain il allait pleuvoir des grenouilles. Bref, Blondie se décida à faire son taf de médecin et je savais d’avance que j’allais en baver. J’en bavais déjà pour être honnête mais ma fierté mal placée de mâle m’empêchait de l’avouer. J’appréciais en silence le fait qu’elle se chauffe les mains avant de toucher mon si beau visage...sérieusement je n’avais jamais vu une femme aussi froide...à part peut-être le major Frei mais là on parlait pas du même froid. Vous savez le pire cauchemar des hommes ? Quand leur copine pose ses pieds froids contre vous, ben je n’osais même pas imaginer si Isia faisait ça à une pauvre victime...la personne devait se transformer en glaçon instantanément.

« Laisse ma mâchoire tranquille, j’en ai besoin pour manger des chocolats. Mais si tu veux tu peux me faire signer un contrat de confidentialité. »

Je grimaçais avec ses manipulations, punaise elle était toujours aussi peu douce. Mais je me gardais bien de dire quoi que ce soit car elle aussi avait un penchant certain pour le sadisme et me ferais mal. Je ne parlais pas de suite après sa question car tout était encore pas mal en bordel dans mon cerveau.

[color:c7df=DarkTurquoise ] « J’ai vécu des missions difficiles, mais jamais comme celle-là...ces pourritures de Wraiths résistent à quasiment tout et leur lien mental de mes deux, font qu’ils s’adaptent super vite à nos tactiques. Notre armement est insuffisant contre eux. Mais le pire ? C’est leur sang-froid pour éliminer un peuple...méthodique...des nazis de l’espace. Ils sont là pour tuer, dominer, c’est implacable comme un rouleau compresseur et je me suis senti...faible face à eux...je déteste ça. » Je m’arrêtais de parler quelques secondes. « Je m’en sors bien comparé aux autres, je n’ai pas été torturé….j’ai juste combattu la Reine avec Pegde...c’est qu’elle cogne fort cette salope...la Reine hein pas Pedge ».

Je savais qu’avec elle je pouvais exprimer mon côté sadique ça ne la choquait pas.

« En fait j’ai presque hâte de me retrouver face à elle pour la tuer comme j’aime le faire »

Voilà moi j’avais parlé à son tour maintenant mais il fallait que je pose une question. Je devais trouver la bonne … pas facile de réfléchir dans mon état.

« Pourquoi tu as dit que tu avais une carapace pour ne pas souffrir ? A cause de ton métier ? »

J’avais entendu le mot viol, mais je ne voulais pas poser la question directement, je ne voulais pas qu’elle se sente vraiment obligé de tout raconter donc je prenais un chemin détourné surement pas très subtil.

Isia Taylor Laurence



Il est vrai que l’amitié entre homme et femme finissait au lit. Faut dire, ce qui peut rapprocher les deux sexes est le désir de l’un ou de l’autre. Pour ma part, j’avais déjà eu des hommes en amis et je préférais leur compagnie à celles des femmes. Pour une raison assez simple : ils n’étaient jamais jaloux ou susceptibles de me trahir pour un homme. Cela en devient limite un paradoxe, puisque malgré ma bisexualité, j’avais une petite préférence pour les dames. Enfin, cela s’expliquait par des éléments de mon passé au final.
J’esquissai un petit rire. Eh bien, je crois que je n’aurais jamais eu autant de compliments de la part de Panda en si peu de temps. Je devais en profiter, puisque cela n’allait pas arriver de sitôt.

« Que d’honneur de la part de l’un des plus grands Roméo de la base… Je vais en profiter alors. »
Je commençai mon auscultation, que je sois douce ou non tout était sensible et je devais y mettre un peu de force, pour faire mon travail et évaluer tout le reste. Au moins, je n’avais pas les mains si froides. Et je dois dire, que ce fut plus aisé quand il parlait, même pour dires des conneries.

« Le chocolat peut-être liquide… » Je lui fis un petit rictus, pour le contrat, cela serait quand même assez étrange comme démarche. Je me voyais lui servir une feuille à signer avec le sermon typiquement Américain sur une bible. Bref, je partais loin et cette image me fit rire intérieurement.

Je le vis grimacer… je fis une petite moue navrée, ne pouvant rien faire pour être plus douce, sauf arrêter de le toucher tout bonnement. De toute manière je l’informai de mon verdict. Pendant qu’il me racontait sa mission, mes mains allèrent sur sa tête… il était en vrac en plusieurs endroits mais surtout vers le haut du corps, pour ne pas dire la tête. Cela allait en concordance avec son bilan et la commotion cérébrale. Je l’écoutai parler, à dire vrai, je n’ai jamais rencontré en vrai des Wraiths et je ne tiens pas spécialement à en voir maintenant. Il n’était pas surprenant de se sentir impuissant (bien mieux que faible) face à des créatures qui ont pouillé les anciens. Le problème étant qu’ils auraient juste pu être bon niveau technologique, mais niveau corps à corps ils envoyaient.

« Pedge aussi cogne fort... » Fis-je d’un air ironique, me rappelant très bien la manière dont elle m’avait plaquée contre un lavabo le matin avant qu’ils ne parte tous combattre du gros vilain. Il pouvait aisément exprimer ses pulsions sadique ou barbares, cela ne me choquait pas vraiment… avait-il quelque chose qui me choque réellement ? Très peu de choses.

« Eh bah… l’enfer semble plus accueillant. De ce que j’ai entendu, vous avez combattu des Wraiths plus avancé technologiquement parlant… En tout cas, vous avez réussi à leur foutre la misère aussi « faibles » que vous soyez. » C’est une manière de conclure de manière positive. Je l’avais écouté et franchement cela avait dû être une boucherie sans nom. « Vous l’avez salement amochée j'espère ? » Je lui fis un petit clin d’œil, ne doutant pas des envies de mon patient vis-à-vis de cette reine Wraith. « Les deux civils s’en sortent bien, sauf Coralie qui a eu le droit à un traceur Wraith. Cette saloperie était en train de se loger dans sa moelle épinière… des pervers comme tu dis si bien. » Je ne pense pas qu’il été au courant de tout pour cette civile. Et s’il en avait quelque chose à faire. Une chose est sûre, s’ils doivent repartir, ils y a de forte chance que je m’y colle, étant la seconde médecin, habitué à partir en mission et soigner sur le terrain. Moi ou Carson au choix. Vu la nature des soins : une simple infirmière ne servirait à rien !

Je retirai mes mains pour lui tester la mâchoire… c’est à ce moment-là qu’il me questionna… j’avais les sourcils légèrement froncé, mais pas à cause de lui, plus concentré sur la façon dont j’allais m’y prendre sans qu’il hurle. « C’est une obligation pour ne pas se faire manger par les drames. Mais ce n’est pas à cause de ça que je ne souhaite pas être atteinte. Toi tu as fait des guerres qui t'ont montré l’horreur humaine, moi je n’ai pas eu besoin d’être sur un champ de bataille pour le découvrir. Après tu as dû bien plus souffrir que moi. » Je glissais mes mains sous sa mâchoire.

« Détend-toi et ouvre un peu la bouche. Je suis navré mais je vais te faire très mal. » Enfin, je m’emploierais à ce que cela ne soit pas le cas. Dès qu’il obtempéra, mes doigts appuyèrent document sur des zones qui devaient lui donner la sensation étrange d’être compressé et sans prévenir, je lui fis avancer celle-ci en la tournant un peu vers la gauche. Un « tchog » purement audible par lui, indiquait que la mâchoire avait retrouvé son axe. Normalement, la douleur avait dû être fugace et peu élevé, puisque j’avais évité les zones sensibles.
Tout en retirant mes mains, je le toisais. «[color=palevioletred] Ca va ? [color] »

Alek Hamilton


Ouais parfois je pouvais faire des compliments, mais c’était comme les excuses, bien souvent ils n’avaient aucune valeur à mes yeux, ils me servaient juste à obtenir ce que je voulais, mais là bon exceptionnellement ils étaient sincères car je n’attendais rien d’Isia. Ça, je ne me l’expliquais pas par contre. Ah oui merde pour le chocolat j’aurais dû y penser vu les litres que je buvais dans la semaine. Je devais être le seul adulte à aimer encore le chocolat à boire, un bon choco au lait et ma journée pouvait bien commencer. Finalement j’étais un mec simple.

Le sujet passa sur cette foutue mission, bon dieu comme je pouvais détester avoir ce goût amer d’inachevé dans la bouche, je ne supportais pas ça. Elle pouvait contourner le mot faible si elle le voulait ça ne changeait pas ce que je pensais de nous. Malgré nos armements, j’avais eu l’impression de leur jeter des petits cailloux. Même Kalash s’était révélé presque inutile au combat alors qu’en temps normal c’était une arme aussi mortelle qu’un P90.

« Ce serait une humaine je te dirais qu’elle doit être en soins intensifs à cette heure-ci, mais là à mon avis dans l’heure qui a suivi c’était comme si on ne lui avait rien fait. »

Ah oui c’est vrai qu’on avait eu des civils avec nous, sur le coup je les avait oublié. À ma décharge j’avais passé plus de temps à combattre avec des Natus qu’avec des Atlantes. Et puis être blessé c’est le risque lors d’une guerre donc je ne m’en faisais pas pour leur santé. Question coeur de pierre je pouvais concurrencer Isia et Frei quand je le voulais. Je serrais les dents selon les manipulations que faisait Isia. Je savais que j’allais avoir mal, ces foutus os font un mal de chien quand ils ne sont pas dans leur logement habituel et c’était encore pire quand on les remettait au bon endroit, là la douleur était horrible mais heureusement très très courte.

Quand elle m’expliqua d’où venait sa carapace, je l’écoutais avec attention et compris à demi mot que quelque chose avait déclenché ce comportement. Je voulais savoir, ce n’était pas de la curiosité mal placée mais en tant qu’ami je voulais comprendre. Le mot viol continuait de tourner dans ma tête et j’espérais vraiment avoir fait la mauvaise déduction. Je souris l’air amer.

« Ma plus grande souffrance, je ne l’ai pas subi sur un champ de bataille, mais par des gens en qui j’avais confiance et que j’aimais. Mais bon les liens du sang ont semble t’il leurs limites pour certaines personnes. »

Pour le moment je n’arrivais pas à réellement dire ce qui m’avait rendu si “je m’enfoutiste” et Kamikaze. Alors là, j’allais vraiment morfler si elle prenait le soin de me prévenir. Finalement je n’étais pas si mal avec ma mâchoire de travers, je pouvais parler, manger donc niquel. Je me laissais faire et je sentis mes os se mettre en place mais j’avais dérouillé. Je détestais ces douleurs si rapides, intenses, limite on croirait avoir rêvé.

« Ca va, ouais, t’en fais pas pour moi »

Je faisais bouger ma mâchoire histoire de vérifier que je n’avais vraiment plus mal. J’allais me faire un steack de malade pour fêter les retrouvailles avec ma mâchoire de carnassier. Cuisson bleue, sauce fromage, avec des frites...du simple mais du bon.

Isia Taylor Laurence


Eh bien… je n'imagine pas leurs dons de régénérescence comme il doit être puissant. Après, bon, voler la vie de d'autres créatures doit bien aider pour la régénération des cellules. Le principe en lui-même est intéressant. On avait grand mal à comprendre, comment ils pouvaient "voler" la vie pour se la réintégrer. L'enzyme joue un grand rôle, mais comment recréer ? Beaucoup de chercheur était sur ce principe, afin de briser le « lien » prédateur/victime. J'étais persuadée que cela avait un rapport avec les enzymes qui déferlaient dans le corps des humains.

« C'est un brin flippant quand même… Je crois que je vais commencer à prendre des cours de corps à corps… si je suis envoyée à la place d'une infirmière pour vous seconder, si second round il y a... » Je le voyais gros comme une maison que je sois démobilisée. Et je n'avais pas franchement hâte. De base, je suis une civile et même si je travaille avec l'armée, je n'aimerais pas être un boulet et une source d'inquiétude en plus pour mes coéquipiers.

Enfin qu'importe la discussion alla sur ma carapace, tant et si peu de mot pour ne pas dire le traumatisme. Cela m'était ridicule au final et pourtant cela m'avait changée. Panda, me répondit et ses propos avaient un coup de déjà-vu. Un déjà vu pour moi qui était en accord avec ce genre d'élément. Sauf, que ce ne fut pas des « liens du sang » ou bien même une famille puisqu'il l'évoquait qui m'avait blessée. J'hochai la tête. « Faut dire qu'on s'en fout d'être trahi par un inconnu… Tu parles de ta fratrie ? »

Bon, la mâchoire fut remise, il devait se sentir soulagé de pouvoir articuler correctement. Même si une douleur lancinante devait être présente à cause de sa fêlure. Mais, ça malheureusement, on ne peut pas trop plâtrer (sauf si elle avait été brisée), il devrait faire avec le temps qu'elle se referme.

« D'accord, je continue le traitement alors. Redresse toi s'il te plait » Puisque je ne devais pas m'inquiéter pour lui. Dès qu'il le fit, je plaçais mes mains vers sa fameuse cervicale C2… les autres avaient une rotation inverse pour compenser. Cela n'allait pas être agréable mais pas douloureux pour autant. Je commençais à le manipuler en douceur, via des petites pressions de plus en plus fortes ou à l'inverse. Il fallait obliger l'os à se bouger.

Alek Hamilton


Prendre des cours de corps à corps ? Ouais, pas bête mais si jamais elle rencontrait la Reine elle ne ferait pas long feu. Peut-être avoir une chance contre les Wraiths normaux. Enfin si seulement un Wraith pouvait être normal. Je ne m’occupais pas du tout de l’aspect biologique de leur manière de se régénérer voir ce qui m'intéressait c’était de trouver un armement capable de faire plus que les gêner. Ok, on pouvait les tuer mais il fallait trop de munitions pour ça et du coup on se retrouvait vite à sec à faire avec les moyens du bord. Bref les têtes d’ampoule avaient de quoi bosser jour et nuit s’ils le voulaient.

« Le seul conseil que je peux te donner si jamais un jour tu te retrouves face à elle, c’est de soit fuir soit de la jouer pas fair play du tout. Les cours de corps à corps ne te seront pas utiles. »

Je n’aimais pas minimiser les choses quand elles étaient graves donc là elle prenait la vérité tel quel. Et pour continuer dans la joie et la bonne humeur, nous voilà à parler de nos fêlures respectives. Je n’aimais pas vraiment parler de moi sauf pour déconner et je voyais bien qu’elle n’avait pas trop envie d’en dire plus mais pas le choix. Si on voulait vraiment être deux amis qui se faisaient confiance les yeux fermés on devait être honnêtes l’un envers l’autre.

« Je parle de ma famille, quand je me suis engagé dans l’armée suite au 11 septembre, ils m’ont tous tourné le dos. Selon eux, c’était moi le traître car je prenais les armes pour aller tuer des innocents...et que vu la politique du pays, c’était couru d’avance qu’on se prenne un attentat. J’ai perdu des amis ce jour-là qui travaillaient au world trade…Mais pour mes parents ce n’était pas grave. Le plus dur, c’est que mon frère aîné m’a aussi tourné le dos en disant qu’il ne voulait pas parler à un futur meurtrier. J’étais fiancé et elle a réagi comme le reste...soldat = tueur, et elle est partie. » Je souris amer « S’ils savaient, ils auraient de bonnes raisons de m’en vouloir. »

Voilà. Maintenant elle savait tout et surtout pourquoi je prenais soin de n’avoir aucun lien sérieux nulle part car de toute façon ça ne servait à rien vu que les gens étaient prêts à tourner le dos pour rien. Mon seul vrai lien c’était Kalash, lui je sais que sa loyauté était envers moi qu’importe ce que je fasse, il serait toujours là. Je me redressais comme elle me l’avait demandé pour qu’elle puisse continuer les soins. Je la laissais me manipuler et avec un peu de chance, elle allait me réparer pour que je puisse sortir de cette chambre d’infirmerie. J’avais mon chien à aller voir, un bon steak à manger et surtout dormir encore un peu dans mes quartiers. Je ferais ma demande à Sheppard pour ma “permission spéciale” quand je serais remis sur pattes.

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MessageSujet: Re: Un quiproquo Pandatesque Ven 6 Oct - 14:56
Isia Taylor Laurence


Bon mon idée de prendre des cours de corps à corps ne m’aiderait pas vraiment à m’en sortir, si je rencontrait la reine. Après bon, même avec des cours j’aurais pas tenu longtemps, je suis un médecin pas une pro du fight. « Je cours assez vite… » J’eue un petit rictus. Même ça, fallait pas espérer de ce que me racontait certains soldats, ils avaient eu beau courir comme des lièvres que les Wraiths les avaient chopés. « Ouais… enfin j’espère que ça n’arrivera pas. Même si je vais bien finir par rencontrer un Wraith un jour... » De toute façon, il pouvait me dire les choses cash, la chance qu’avait des proies d’échapper à un prédateur vieux de mille an est quand même faible sans stratégie. Mais ils devaient bien avoir une faiblesse… comme tout le monde.

Enfin qu’importe, le temps était aux confidences et j’avais un peu de mal à lancer le sujet sur moi. Il est bien gentil, il commença. Pas mieux que moi. Sa famille devait être sacrément antimilitaire pour décider de renier un fils, un frère et dans ce cas un fiancé. Je trouvais cela particulièrement dégoûtant et stupide. Nous ne sommes pas dans un monde de bisounours où tout le monde s’aime. L’armée est là pour protéger ses concitoyens, il en faut bien des hommes ou des femmes qui tuent d’autres humains pour conserver la paix ! Ils sont mignons ces utopistes pacifistes qui ne réfléchissent pas bien loin. Enfin si loin, mais pas dans le bon sens.

« C’est beau comme mentalité… » Je soupirai, j’aurais pu développer plus, mais cela il le savait très bien et ça faisait con. « Oui… Ils auraient une raison de te traiter de meurtrier, mais c’est le prix à payer pour sauver d’autres vies. » Je devais manquer d’empathie pour la race humaine, puisque tuer d’autre homme ne me choquait pas s’il fallait le faire. Je n’avais jamais tué avec une arme… mais dans un sens j’avais donné la mort, que cela soit dans des opérations malencontreuses ou quand j’ai euthanasié certaines personnes ou soldats souffrant trop et ne pouvant être sauvé. Cela m’était facile à intégrer, puisque je les « sauvais » et quoi que je puisse faire d’autres je ne leur donnerais rien pour les soulager.

« Enfin avec ce genre de raccourcis, je suis aussi une dangereuse meurtrière, j’ai euthanasiée plusieurs personnes, avec ou sans la loi avec moi » C’est bien le moment des confidences non ? Bon voilà, cela m'était plus facile que parler du passé. Mais, je savais que je devais m’y coller… je déglutis un peu, continuant mes pressions sur sa nuque, je sentais les cervicales bouger en ma faveur.

« J’ai aussi été trahie par une fiancée… mais bon avant de te raconter ça, faut que je te raconte le début... » Je n’avais pas fourchée sur le mot fiancée…Ah, que je n’aime pas ça… « Ma mère est morte d’un accident de voiture quand j’étais au collège… Cela traumatise une pauvre gosse, qui quitte le matin sa mère et ne la retrouvera plus jamais, alors qu’on avait un lien fusionnel. De ma dépression, un homme en profita. Plutôt brillante à l’école, mes notes chutaient dangereusement et gentiment mon professeur de français, m’avait proposé des cours du soir, pour m’aider. C’est bête, mais adorant cette matière, j’y ai vu une manière de m’échapper et de lutter contre ma tristesse. Ce fut une erreur… comme toute petite fille naïve et fière d’avoir quinze ans, j’étais flatté de l’intérêt d’un beau professeur intelligent. Ce connard me nommait “ma petite étoile”…Et puis … » Je soupirai, les autres mots me rappaient la langue. « Et puis… un soir, il m’a trouvé bien charmante et je fus plaquée contre le mur de la salle pour perdre ma naïveté d’enfant. Cela dura de nombreux mois. J’avais cours du soir deux fois par semaine, deux fois par semaines, je ne revisitais pas la poésie mais plutôt un autre ouvrage. Si je n’étais pas très sage, j’avais le droit à mon lot de coups. De toute façon, cela ne changerait rien, j’en avais quand même. La violence semblait lui plaire. Mais jamais il ne tapait à des endroits où on pouvait voir ma peau. Pour éviter d’avoir trop de blessure, je venais avec des vêtements courts, même en hiver quitte à choper la grippe. J’espérais même tomber malade, mais j’ai une bonne vigueur… enfin des vêtements courts, histoire de lui limiter les zones, quitte à me faire passer pour l’allumeuse de service. Je m’en fichais, j’avais un grand manteau après pour sortir… je le planquais dans les toilettes pour pas qu’il le voit. » Je me tue quelques instants… il eut un petit crac signe que la cervicale venait de se remettre. Je me décalais de lui, j’avais fini cette partie de soin.

Alek Hamilton


Je savais qu’Isia n’avait aucunes chances contre un Wraith et encore moins contre la Reine. Je me demandais encore comment j’avais survécu...non c’était un mensonge, je savais pourquoi j’avais survécu...parce que ça ne l'intéressait pas de me tuer, et cette idée me faisait froid dans le dos tout en me rendant fou de rage. Par contre la manière de penser de Blondie pourrait amuser la Reine voir en faire ce qu’elle avait fait avec Matt, la rendre mi Wraith mi croisée porte fenêtre.

Je sentais qu’elle manipulais mes vertèbres et pour le moment je n’avais pas mal donc elle pouvait continuer, en plus c’était plutôt agréable ça me détendait un petit peu. Quoique pour me détendre j’aurais préféré boire une bière, ou fumer de l’herbe voir mieux m’envoyer en l’air mais là je ne pouvais faire aucuns des trois. Je racontais donc mon histoire...ce n’était pas à faire pleurer dans les chaumières mais bon ce n’était jamais très agréable de voir que tout le monde nous tourne le dos pour un choix qui n’est pas non répréhensible. Sauver des vies? Oui j’en avais sauvé mais au final pour quoi? Protéger du pétrole, mettre le chaos dans une région du monde déjà bien instable. Ceci dit certains idéaux devaient être tués, voir massacrés. Et je me battais pour ça.

Elle pensait avoir tué parce qu’elle avait libéré des gens de la souffrance? C’était un acte d’humanité. D’ailleurs ça me faisait penser...outch là je sais pas trop comment elle allait réagir mais je lui faisais confiance pour accepter mon choix sans vouloir me faire changer d’avis.

« Si un jour je rentre trop blessé d’une mission, tu sais quoi faire...je veux pas être un légume...se serait un comble pour le carnivore que je suis. »

Elle commença donc à parler de ce qui lui était arrivé. Je ne bronchais pas au mot fiancée je connaissais sa bisexualité et je n’en avais rien à cirer. Je pouvais la comprendre c’était tellement difficile de résister à une femme. Par contre le reste de son récit me fit froid dans le dos et elle dut sentir que je me tendais au fur et à mesure qu’elle racontait, je serrais les poings. 15 ans? Putain à 15 ans? Mais comment des hommes pouvaient être aussi dérangés du cerveau? Je ne comprenais pas...ok certaines gamines à 15 ans avaient des formes mais c’était des gamines putain...Je la laissais terminer sans dire le moindre mot, mais mon changement d’humeur pour se ressentir. Je devais dire quelque chose, mais dire “ je suis désolé “ serait une insulte. Je savais qu’elle n’allait accepter aucunes pitié.

« Est ce qu’il est encore en vie? »

Là oui ma famille pouvait me traiter de meurtrier autant qu’ils veulent, moi je savais que je faisais ce qui devait être fait parce que mettre à mort un être humain nuisible était un meurtre utile et nécessaire. Et je savais aussi que là Isia allait faire très attention à sa réponse car elle savait parfaitement ce que j’avais en tête. Rien que d’imaginer l’horreur qu’elle avait subi me rendait fou. En plus le sexe ne lui suffisait pas, il fallait aussi la violence? ça risquait d’être vite une réalité pour lui.


Isia Taylor Laurence


Alors que je finissais sur l’euthanasie avant de me lancer dans un long monologue. Panda, me demanda la « faveur » de mettre fin à ses souffrances. Entre la vie à tout prix et partir il avait choisi de disparaitre. La vie de légume n’est pas une vie et cela valait-il franchement la peine de la connaître ? On parlait des animaux souffrant trop, disant qu’il ne fallait pas le laisser vivre de cette manière… alors pourquoi donc faisons-nous pas la même chose avec les hommes ? Cela fait grand débat et certain pays qui l’autorise sont soumis à des dilemmes et des abus. Pourtant, aux premiers abords il semblerait que cela soit simple… mais dans les fait non. Autant pour le personnel, qu’au final qui décide de la vie ou de la mort quand le patient ne peut pas donner son avis ? Enfin qu’importe.

« Si on ne peut rien faire pour t’épargner la vie de courgette, je le ferai » Je ne le prenait pas mal. Je suis une pro euthanasie et c’est bien la plus belle des choses qu’on puisse faire à un ami souffrant : l’aider à partir dignement. On ne peut s‘acharner à vouloir maintenir la vie, faut savoir la laisser partir sans en être triste pour autant.

Étrangement, la suite me parut plus glauque que cette conversation. Les mots étaient amers et me rappait affreusement la gorge, j’en avais presque des contractions d’estomac, comment ce fut difficile de raconter ce début d’histoire. Tellement enfouis, tellement peu parler…Il était le second à qui je m’ouvrait là-dessus. Espérant qu’il ne me trahisse pas comme l’avait fait la première.

Je n’attendais pas d’excuse pour un passé, ni même de commentaire. Par contre sa question, je savais très bien de quoi elle retournait. Je ne comptais pas lui mentir, pour sauver la vie de ce connard si un jour Panda le croise où se met en tête de lui faire manger ses tripes.
« Oui. Mais avec un peu moins d’humanité en lui. » J’eue un petit rictus sadique « Il a eu un abcès de la prostate. Et le hasard a valu que de nombreuses années plus tard, s’il se fasse opérer dans ma clinique. Quand j’ai vu son nom dans la liste des patients. Je me suis occupé de lui personnellement. C’est fou, comme une mauvaise communication au bloc, peut entraîner la perte de membre… je l’ai castré et coupé le canal du pénis, histoire qu’il ne bande plus jamais. Magouillant, pour que cela soit une erreur. Un autre patient devait se faire retirer les bourses suite à cancer, la fiche a été malencontreusement renversée. Il n’a jamais porté plainte, voyant le visage de son « médecin ». Il a fermé sa gueule et c’est fait opérer dans un autre hôpital. » Je m’étais dit, que j’aurais pu le tuer, suite à une mauvaise manipulation. Mais lui retirer à vie la puissance que son fond certain homme avec leur virilité était tout bonnement une bien plus belle vengeance. Il devait vivre ainsi, sans pouvoir bander…Comme moi je devais vivre avec ce qu’il m’avait fait.

Alek Hamilton


Finir comme une courgette ne me disait rien et pour cause, les légumes et moi nous n’étions pas les meilleurs amis du monde. Pas que je n’en mangeais jamais mais si je pouvais éviter je le faisais volontiers. Et puis la viande c’est tellement meilleur.

« Un concombre me rendrait plus hommage qu’une courgette. »

Pas besoin d’expliquer ma blague je savais qu’elle l’aurait comprise. Le truc bien avec Blondie -quand elle ne me faisait pas chier- c’était que je pouvais être moi même sans filtres, ça ne la choquait jamais. Je trouvais assez reposant de pouvoir être normal avec une femme. En général tous les hommes jouaient plus ou moins un rôle face à une femme...sauf si elle était aussi moche bien sûr.

La suite de la conversation prit un tour que je n’aurais pas pu anticiper. Jamais je n’aurais pu imaginer qu’elle avait subi ça étant ado, c’était inhumain, révoltant et scandaleux. Pour toutes ces choses j’étais pas complètement ok que la peine de mort soit de moins en moins appliqué. Ces gens-là ne méritaient que ça, ils insultaient la vie, on devait insulter la leur en la leur prenant. Si ça n’avait tenu qu’à moi il m’aurait supplié de les tuer vu toutes les idées que j’avais pour les faire souffrir et les tuer à petits feux.

Sa réponse à ma question me fit sourire car au final elle était arrivée à se venger mais ça n’enlèverait jamais ce qu’il avait pu lui faire. Et ce mec vivait encore même si elle lui avait drastiquement réduit ses possibilités d’attaques. Il lui restait quand même encore de quoi faire beaucoup de mal.

« Si tu veux tu me donneras son nom, mais sachant bien ce qui va lui arriver. Et donc après toi aussi tu as été trahie par quelqu’un que tu pensais qu’elle t’aimait ? »

Il est bien évident que jamais je ne dirais ce qu’elle venait de me raconter, ni ne ferait d’allusions. Je pouvais être un connard mais pas comme ça. Trahir des amis n’était pas dans mon comportement sauf si je sentais que la personne ne jouait pas franc jeu avec moi. Isia avait des défauts tout comme moi mais le mensonge n’en faisait pas parti. On pouvait se faire confiance.

D’ailleurs même si j’avais blagué sur le fait de diffuser une photo que j’avais prise sur les digues je ne l’avais pas fait. J’aurais pu me faire un sacré pognon mais ça aurait été trahir sa confiance et puis imaginer ce que les mecs auraient pu faire en regarder cette image me dégoûtait un peu. Fantasmer sur des inconnues ok mais sur une amie non.

N’empêche malgré tout ce qu’elle pouvait me foutre dans la tronche comme vannes ou malgré son caractère insupportable, question professionnelle il n’y avait rien à dire. Je pouvais parler normalement, je pouvais même bouger mon cou sans avoir de vertiges en permanence. Par contre je sentais que je n’allais pas pouvoir reprendre du service aussi rapidement que voulu. Mon séjour sur Magna me ferait peut-être du bien.

Isia Taylor Laurence


Un concombre ? J’eu un petit rire. « Oh, mais la courgette est tout aussi adoré des femmes »Fis-je malicieuse. Petite, il y avait les fameuses « pinbesh » ou pétasses communes à robe rose, qui ne voulait pas être vierge pour rencontrer le loup. Tous les légumes y passaient tant que c’est gros et phallique. Puisque bon à 15/16 ans, on ne veut pas acheter des sex toy et surtout que le vendeur n’acceptera pas de fournir des petits mineurs dévergondés sous peine d’avoir un procès sur le cul, des parents, s’ils le découvrent entre le bouquin de « princesse malgré moi » et du journal intime.

Je ne fus pas surprise de son rictus, nous avons au final, une forme de sadisme assez proche. Même si la sienne était plus régulièrement mise en pratique que la mienne. Donner le nom de mon violeur était comme lui mettre une épée au-dessus de sa tête. Cela serait du meurtre par procuration. Mais au final ? Outre le fait que je l’ai castré, il a dû avoir femme et enfant avant cela. Il doit bien vivre dans une maison et continuer à enseigner. Peut-être même qu’il continue ses viols mais avec des objets afin de satisfaire son esprit pervers et malade. J’eue quand même un temps de réflexion. Et finalement, ma conscience ne réussit pas à mettre d’accord le reste des parties, pour ne pas mentionner le nom entier de cet enflure.

« Olivier Desmoulin. Tu feras ce qui te plairas si un jour tu as l’occasion de revenir sur terre et d’être en France. » Il pouvait aussi me raconter, à dire vrai, j’en serais un peu vexée, qu’il me cache son acte, s’il vient à sonner à la porte de cet homme. Bon la première partie ayant été raconté il fallait parler de la suivante. Comment la grande Taylor Laurence à put se faire berner bêtement ! Comme quoi, on est tous crédule un jour.

« Ouai… suite aux viols, je ne supportais plus mon corps, ni même l’état d’être une femme. Bêtement, je me disais que si je devenais un homme, je ne serais plus jamais faible et un objet de convoitise pour les autres. C’est bête au final… puisque les hommes se font aussi violer. Mais bon à cet âge-là, on ne pousse pas la réflexion plus loin que sa souffrance. Bref, je suis entrée au lycée avec la panoplie du petit mec, cheveux coupés, bandage sur les seins…enfin je n’en n’ai jamais eu des gros donc ça va… et vêtements de mecs. Traînant et parlant comme un homme. Bref, je réussis à me faire passer pour un homme, qui avait des parents originaux dans le prénom. Puis, je suis tombé sous le charme d’une nana, une certaine Gabrielle une belle rousse au cheveux bouclée, très gentille et plantureuse. Ce fut compliqué de lutter puisque je savais que si je sortais avec elle, elle serait bien déçue de ne découvrir la vérité. Mais passons, cela s’est fait et elle ne fut pas outrée, au contraire. Ce fut avec son aide, que j’ai remonté la pente, pour accepter que je puisse être une femme… nous sommes restées ensemble du lycée, jusqu’à mon premier travail en clinique. Étant une historienne et spécialisé dans l’histoire des Etat-Unis, elle y voyageait beaucoup. On vivait ensemble …bref un beau petit couple. Le seul problème étant qu’elle avait des parents catholiques et très peu ouvert d’esprit. Pour eux, je n’étais que sa meilleure amie. Et puis un jour, elle était partie depuis six mois à New-York, quand je reçus un mignon petit carton d’invitation à un mariage… » Je me tue quelques instant, avalant ma salive. Mon regard était plus sombre. « Le siens. Avec un homme, un américain moyen qui pue le burger king , le mec a qui tu as envie de donner une pièce pour qu’il aille s’acheter un polo ! Mais un bon croyant » Oui j’étais mauvaise là. « Elle était avec lui depuis quatre ans. Je n’ai rien vu venir, étant très occupée et elle souvent en voyage pour ses études ou projet… ce qui me fit mal n’est pas qu’elle m’est trompé, dans le couple gay c’est une constante dans la majorité des unions. Mais, qu’elle m’annonce son mariage via un carton et par la même occasion la fin de notre relation. Elle n’a jamais eu le courage de me répondre au téléphone… mais elle a très bien lu mes messages …J’ai été conne, puisque je me suis quand même rendu à ce fichu mariage. Et j’ai eu le droit d’être le bouffon de la cérémonie. Elle avait dit à tout le monde que j’étais lesbienne, que je lui avais fait des avances, proche du viol et menaces… alors que bon… ce fut toujours elle, qui m’avait suppliée et tout fait pour me garder durant notre relation... Bref, j’ai été humiliée dans ces deux familles pro jésus christ. » Je haussa les épaules « Voilà »



Alek Hamilton


Ah coooool elle avait compris ma référence, et non vraiment courgette je n’aimais pas ça Concombre oui courgette non...et puis courgette c’est féminin et j’étais un mec. Bref passons car là j’étais en train de m’embrouiller mon neurone pour rien. Elle avait compris ce que je voulais qu’elle fasse si ça tournait mal pour moi, elle n’avait pas émis de remarques et j’appréciais ça chez Isia. Pour une femme elle parlait très peu et ne bombardait pas de questions.

Quand j’entendis le nom de ce salopard, je le gravais dans ma mémoire. Je ne sais pas encore si j’allais mettre ma menace planante à exécution ou pas. Je n’étais pas un psy mais je savais que les violeurs étaient en grande partie des récidivistes et les besoins sexuels pouvaient être assouvis sans forcément avoir un sexe. Donc j’étais persuadé qu’elle n’avait pas été sa seule victime mais je ne lui dis pas. Si je décidais de le tuer , je pouvais m’arranger pour le faire faire, l’armée permettait parfois de rencontrer des gens avec certaines...activités. Est ce que je le dirais à Isia? Aucunes idées, tout ça était encore trop frais dans ma tête pour prendre de bonnes décisions.

Je restais sans voix sur le reste de son récit maintenant je la comprenais et je pense que j’arrêtais de la vanner sur le fait qu’elle avait un ordinateur à la place du coeur. Quoi qu’en fait non j’allais surement rester le même enfoiré envers elle. Être trahie de cette façon était ignoble, comment les personnes pouvaient être autant sans coeur ? Pas la peine de vous poser encore la question de pourquoi j’étais maître chien. Les animaux eux étaient sincères et pas détraqués.

« Du peu que j’ai vu je les trouve de la bonne taille tes seins » Je souris à ma remarque pour détendre un peu l’atmosphère. Et il y avait une part de vérité dans ce que je venais de dire. En arriver à vouloir cacher son genre pour se protéger était quand même quelque chose d’important. C’était rare mais je ne savais pas trop quoi lui dire, à sa place je sais pas si j’aurais réussis à être aussi équilibré après avoir véçu tout ça.
« Je ne comprendrais jamais pourquoi l’être humain peut être aussi mauvais. Nulle part dans le règne animal une espèce se comporte d’une manière similaire. Pour beaucoup Kalash ne serait qu’un chien, mais pour moi c’est mon frère, mon meilleur ami. Lui m’accepte comme je suis, ne me juge pas et surtout est présent pour moi. Qu’on soit hétéros homos ou bien bi qu’importe au final, l’être humain ne fait que trahir, mentir. » Je m’arrêtais de parler quelques instants « Je ne suis pas doué pour réconforter mais si un jour tu as besoin de moi je serais là pour toi. »

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MessageSujet: Re: Un quiproquo Pandatesque Lun 9 Oct - 16:49

Panda et Blondie

Un quiproquo Pandatesque




CHRONOLOGIE : 06 MAI 2017 (48 HEURES APRÈS LA MJ SUR MAGNA)




Isia Taylor Laurence


Après avoir déplâtérée toute cette histoire, je le toisais… n’empêche raconter tout cela me déroutait un peu. Même après plusieurs années, cela me faisait quelque chose, puisque je me souvenais encore de la douleur ressentie, l’humiliation et surtout la profonde déception de n’avoir été qu’une expérience gratifiante pour elle. Je n’aimais pas raconter mon passé, cette image faibles de ma personnalité, du fait que j’ai pu un jour croire naïvement au prince charmant, enfin là la princesse qui ne fut pas très charmante. De pouvoir vivre comme tout le monde, heureuse avec une seule personne. Mais on apprend vite que l’exclusivité n’est pas une bonne manière de vivre, on est soucieux et il y a trop de tentation pour qu’un couple reste réellement « pure » de toute tromperie. On pense toujours à un autre. C’est triste, c’est ma conclusion sur l’humanité, nous ne sommes de déception alors que nous avons du potentiel.

Perdue un court instant dans mes pensée, la remarque de Panda, me sortit de cette rêverie peu optimiste. Et j’éclatai de rire. La pression accumulée depuis le début de notre échange retomba encore un peu plus. Sachant, qu'elle avait dû monter la coquine, quand je parlais de mes histoires passées. Si son but était de détendre l’atmosphère cela marcha immédiatement.

Il reprit son sérieux et moi mon souffle, quand il enchaîna sur la méchanceté des hommes. J’hochai doucement la tête, je ne comprenais pas vraiment les actions de mes paires. Pourquoi Gabrielle avait fait cela ? Pourquoi au final elle qui m’aimait soi-disant passionnément a fini par éprouver une haine toute aussi passionnée ? Je devais lui refléter l’interdit, ce qu’elle ne pouvait avoir sans renoncer à sa famille et ses croyance stupide. Elle n’a au final aucun courage, juste de la lâcheté et de la connerie. Je n’ai rien gagné avec elle, sauf peut-être ma nouvelle féminité.

« A croire qu’avoir découvert le feu, nous a rendu pas plus intelligent mais plus con » dis-je ironiquement. Par contre, je ne m’attendais pas à la suite de sa phrase et c’est con, mais je fus réellement touchée. Mon regard resta sur lui et je clignai des yeux. Je ne suis jamais à l’aise pour les trucs sentimentaux et lui non plus. Je ne pense pas que je lui demanderais de me faire un câlin et de me frotter les épaules en me filant la boite de mouchoir. Enfin si un jour, je suis suffisamment chamboulée pour avoir besoin d’un quelconque réconfort… mais plutôt comme là, d’une phrase marrante et de faire autre chose, de sortir de jouer …. J’avalai ma salive doucement « Et ça sera aussi mon cas ». Je restai stoïque quelques minutes, puis haussa les épaules. « Pour ça que je semblais un peu indifférente à la tentative de viol. Je sais ce que ça fait et comme ce n’est pas arrivé je suis passé au-dessus. » dit-je pour conclure. Je secouai ma main. « Enfin bref ! »

Alek Hamilton


J’étais content que ma tentative de détendre l’atmosphère ai fonctionné, franchement je n’aimais pas rester trop longtemps sur des sujets aussi tristes. Le passé ne pouvait être changé, il fallait apprendre à vivre avec du mieux que l’on pouvait. Même si j’étais un militaire de rang je n’étais quand même pas la moitié d’un abruti, je m’étais beaucoup renseigné sur la science et l’évolution de l’homme. Et vraiment quand je voyais les gens autour de moi, j’avais beaucoup de mal à comprendre le but de tout ça. Les tueries de masse, l’idéologie, l'égoïsme tout ça me dépassait beaucoup.

« Franchement je trouve que tout nous rend plus con. Mais ça va mieux depuis que je suis ici car la découverte de nouvelles cultures me permet d’oublier la nôtre.»

Les USA me manquaient car malgré les problèmes qui faisaient souvent la une des journaux c’était quand même un des rares pays où on pouvait partir de rien et devenir puissant. Tout était possible si on se bougeait le cul et c’était une réalité. Je souris en coin à sa remarque d’être là si besoin, promesse que je venais de lui faire moi aussi. Seulement je savais que ce soit elle ou moi nos problèmes nous n’en parlions pas et nous les gérions seuls. Donc si un jour un des deux allait vers l’autre c’est que vraiment il se serait passé un truc grave.

« Honnêtement j’ai pas de souvenirs très clair de ton attitude face à ça, j’avais perdu beaucoup de sang ça m’avait rendu stone. Mais c’est vrai que tu as une image de femme froide...je dirais pas pire que Frei car c’est pas possible mais pas loin.»

Le sommeil commençait à revenir me rendre visite, maintenant que j’avais moins mal je pourrais peut-être me reposer et commencer à récupérer.

« Tu as des nouvelles de la Natus hospitalisée ? Elle m’a sauvé la vie et c’est moi qui ai demandé à l’envoyer ici donc j’aimerais savoir comment elle va. »

Une idée se faisait vraiment présente maintenant dans ma tête. C’était même plus qu’une idée c’était une décision, je n’allais pas passer mes jours off ici à rien foutre. J’irais sur Magna et peut être servir à quelque chose. Je décidais d’en parler à Isia voir son avis sur la question, même si bien sûr rien ne disait que j’allais le suivre.

« On m’a déjà dit que j’allais avoir quelques jours off, je pense demander à les passer sur Magna. Ici je ne vais rien faire à part ressasser tout ce qu’il s’est passé là bas. Au moins sur place je pourrais m’occuper l’esprit et être utile autrement qu’en tuant...Tu en penses quoi ?»

C’était très rare que je demande l’avis de quelqu’un, c’était même plus que rare car en fait je ne le demandais jamais. Je ne faisais que ce que j’avais décidé. Mais j’avais confiance en Isia et je savais qu’elle allait me dire clairement ce qu’elle pensait de mon idée.

Isia Taylor Laurence


Tout ne nous rendait pas plus con, mais comme nous n’avions plus de grand sujet comme une guerre ou la survie, les gens cherches des moyens pour se faire du mal. À croire que notre espèce s’emmerder tellement qu’elle essaie de se détruire. J’hochai la tête, j’étais d’accord, la découverte d’un nouvel univers permettait de côtoyer des personnes autres et d’avoir d’autres buts, plus intéressant. La méchanceté sera toujours présente pour preuve ce qui s’est passé en Janvier, mais il y a d’autre rouages. Là ce fut le pouvoir et faire une vendetta ne se fait pas avec des ours en peluche…sauf empoisonner.

Je fus malgré tout un peu surprise de l’image que je renvoyai. J’avais franchement l’impression de renvoyer des images bien différentes : la chaudasse, la froide, la forte, la dragonne, la volcanique, la séductrice et la folle. « Cela explique mon côté robot alors » fis-je simplement avec un petit sourire ironique sur les lèvres.

J’avais fini mes soins et je venais de prendre ma tablette, pour vérifier le contenu des prescriptions des médicaments pour Panda. Histoire, de voir s’il ne manquait rien et de lui mettre des vitamines issues de plantes Püntas. Mais elles n’étaient point pour sa vigueur, juste pour rebooster son corps suite à la perte d’énergie énorme de la reconstitution des tissus endommagés. Je m’étais assise sur le bord du lit, une jambe dans le vide quand il me demanda des nouvelles de la Natus. J’avais eu vent de son patronyme mais j’ignorai qu’elle avait sauvé la vie de Panda. Une brave fille. Il y a de forte chance, qu’il en ait fait autant pour elle et qu’il écope d’une nouvelle copine.

« Ont la plongé dans un coma. Au vu de son état critique. Elle a salement dégusté entre sa plaie de huit centimètres dans le trapèze, les brûlures au plasma avec perforation sur le ventre et l’eau dans ses poumons qui l’ont brûlés. Mais, elle est sur la bonne voie de guérison. Elle est d’une vigueur exceptionnelle et jamais vu pour un être humain » J’avais relevé la tête en lui parlant. « Quand ta princesse sera remise sur pied, je t’appellerai pour que tu viennes lui faire un bisou, si tu veux » Cela étant plus de l’humour, pour le taquiner. Après tout, c’est un sacré tombeur. Je ne vois pas pourquoi, Shepard aurait été le seul à se ramener une nana, Panda était bien plus canon que lui… bon il avait aussi bien plus sale caractère.

Je pris quelques minutes pour réfléchir à sa question, je ne suis pas certaine qu’il ait déjà demandé mon avis pour quoique ce soit le concernant. Alors, je lui donne et il fera ce qu’il veut. Après, je ne le voie pas très inactif à regarder le plafond, déjà qu’en janvier il tournait en rond… « C’est une bonne idée. En allant soigner des militaires là-bas, j’ai vu l’état de leur grotte, il y a de quoi faire. Et au moins, ça t’évitera de venir voir un psy tous les jours. Je te conseil, juste de demander un rendez-vous à l’un d’entre eux à ton retour pour te faire un bilan. Comme ça s’est fait, tu n’auras pas à te taper le suivi barbant. » Et il aura le temps de faire le point sur tout ça et d’avoir un bilan correct et non à chaud.

Alek Hamilton


Je sentais le sommeil arriver peu à peu, maintenant que mon corps était remis en place je me sentais plus léger mais surtout complètement endormi. C’était peut-être aussi l’effet des médicaments... Ou de la conversation intense qu’on avait eue bref là je ne dirais pas non à rejoindre Morphée. Le robot blond assit au bout de mon lit regardait sa tablette sûrement pour vérifier des trucs médicaux à mon sujet et des trucs qui me passait largement au-dessus du crâne.

Avant d’être complètement dans les vapes je voulais quand même avoir des nouvelles de Vadrielle, et connaître son opinion sur mon idée car une fois que je serais réveillé et en pleine forme je foncerais sans demander à l’avis à personne. J’écoutais le bilan des blessures de la Natus...ah ben elle ne s’était pas loupée dis donc. Je souris amuser de voir que je n’étais pas le seul à rester super impressionné des capacités de ce peuple.

« Et encore tu ne l’as pas vu combattre. Une vraie furie. Là où elle passe, les Wraiths trépassent. »
Je la fusillais littéralement du regard quand elle parla de Princesse...non mais elle croyait quoi l’autre allumée là ? Que je l’avais ramené pour me la taper ensuite ? Franchement même pour moi c’était une technique de drague trop tirée par les cheveux. Elle m’avait sauvé, je l’avais sauvé...un partout la balle au centre, ce n’était rien de plus.

« Je prenais juste des news pour être poli…va pas t’imaginer des trucs dans ton cerveau tordu...y’a que Sheppard qui s’est fait alpaguer par une femme là-bas….pauvre de lui d’ailleurs »

J’écoutais son avis sur mon idée. Bon déjà un bon point elle ne me disait pas que c’était une mauvaise idée. Ah et voilà le psy qui revenait sur le devant de la scène...ils n’allaient jamais comprendre que j’étais mon propre psy, je connaissais parfaitement mes faiblesses, pas besoin d’aller les raconter.

« Pas moyen que j’aille voir un de ces bons à rien...On va tous très bien dans ma tête détraquée et parfois nous sommes même d’accord. »

Par contre je luttais de plus en plus contre le sommeil et je savais que c’était une connerie. Le sommeil était le meilleur des médicaments pour retrouver la forme.

« C’est pas que ta compagnie m’ennuie Blondie mais je pense que je vais dormir quelques heures. On se verra plus tard. »

Voyez comme je peux être diplomate quand je veux? Je m’épate moi même des fois.

Isia Taylor Laurence


Je veux bien le croire au vu des blessures et de sa résistance elle devait en envoyer du lourd sur le champ de bataille. « ça ferait un bon slogan de PUB militaire tiens »
Et puis voilà qu’il me faisait le coup des mitraillettes dans les yeux. Bah quoi ? J’avais touché un endroit sensible ? Apparemment, monsieur Panda n’aimait pas qu’on le charrie sur une potentielle demoiselle. Alala, il fait le mariole à être le tombeur de ses dames mais quand tu le pousse un peu, il fait la farouche. « Rha ça va, je te taquine. Tu fais bien ce que tu
veux… ouai, te voilà avec de la concurrence sur le marché du célibataire mon
petit
» Je lui tapotai la cuisse, gentiment. Avant qu’il ne vienne à me demander mon avis sur ses congés humanitaires.

« Tu sais bien, qu’il te faut au moins un bilan psy pour repartir en mission. Tu lui fais de l’esbroufe et voilà ça passe et personne ne viendra t’emmerder et tu pourras repartir en mission. » Ce fut un conseil, sinon il allait être emmerder et là, ça allait être ses chefs qui allaient lui tomber dessus et le prendre par le bout du caleçon pour l’envoyer dans un bureau.
Je me levai suite à sa remarque, il était déjà bien tard. Et vu sa petite tête à moitié endormie, il allait sombrer rapidement. « Oui, je comptais m’en aller, dors bien. A plus tard » Je lui fis un signe de la main, partant de sa chambre, pour terminer mon service.


END 09/10/2017



- Adrenalean 2016 pour Bazzart.



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Un quiproquo Pandatesque

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