Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
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Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Des retrouvailles d'après guerre

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Sam 9 Sep - 19:03
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1ere Partie : Des étoiles dans les yeux


06 mai 2017 dans l’après-midi vers 15h00






Vida / Paresok / Idène




La Porte des Étoiles s’ouvrit à l’heure convenue avec le CODIR.
A l’aide de la radio que la Batailleuse Vida avait conservé, elle s’assura que le passage était bien libre pour pouvoir se rendre de l’autre côté. C’était la première fois qu’elle empruntait la Porte et avait hésité un certain temps. L’idée que le reste de son peuple ai évacué par ce même endroit la rassura quelque peu et elle prit une inspiration avant de progresser.
Erreur ! Puisqu’en émergeant de l’autre côté après ce ballet très perturbant du chemin d’étoiles, Vida inspira une nouvelle fois instinctivement.

Son regard s’écarquilla soudainement lorsqu’elle perçu tous les détails de la salle d’embarquement d’Atlantis. Que ce soit l'architecture, les gens qui y travaillait, le bruit de l’environnement qui différait complètement et surtout, SURTOUT, la lumière naturelle du soleil : chose qu’elle ne connaissait forcément pas !

Dans son dos, le Meneur Paresok et sa femme Idène apparurent à leur tour. Ils furent tout aussi estomaqué et laissèrent leur regard courir partout. La dimension même de la rencontre diplomatique s’était quelque peu dissipé tant il y avait des choses à découvrir.

« Le foyer des Anciens...» Marmonna Vida, complètement hypnotisée.

Alexander Hoffman


À quelques minutes près, les Natus étaient pile poil à l’heure, l’anglais était déjà prêt depuis quelques minutes et avait cheminer avec sa compagne jusqu’à la salle d’embarquement. Autant, il était pressé de rencontrer la personne avec qu’il y avait dialogué presque pendant quarante-huit heures, H24, et autant il redoutait cette rencontre à cause de la « nouvelle ». Ils avaient été très vite rejoints par ce brave Richard, qui était un peu nerveux intérieurement à cause de la mauvaise nouvelle qu’ils s’apprêtaient à leur dire. Il n’est pas évident d’avouer à la leader d’un peuple que les civils qu’elle pensait en sécurité avaient malencontreusement finis dans les cocon Wraith. Un piège redoutable et parfaitement ignoble. En y repensant et à l’état du Dédale, Alexander en avait encore le goût amer dans la bouche. Tout cela, pour finir avec 80% du peuple Natus (enfin les vivants de ce pourcentage) dans les griffes des Wraiths.

L’anglais tourna la tête vers son supérieur quand il arriva près d’eux.
« Bonjour Richard. Le café c’est pas une bonne solution. » Toujours avec son humour pince sans rire. L’homme ricana. Un peu d’humour, ça détend toujours.
« Bonjour Erin et Alexander. Oui, vous avez raison, je ne devrais pas prendre mes doses journalières… » Soudainement son oreillette bipa et son air s’aggrava… « Je vous laisse commencer, nous avons quelques problèmes avec les Athosiens en salle d’infirmerie… je vais voir ce qui se passe. »
« J’espère que ce n’est pas de la faute de Taylor Laurence... » au vu de son amour pour ce peuple qu’elle méprisait et ne se cachait pas pour l’affirmer.
« Je n’espère pas… » Et l’homme fila en courant vers le téléporteur le plus proche.

Il était embêtant de commencer la réunion sans Richard, mais pas réellement gênant en somme. Égoïstement, Alexander était bien content qu’on ne l'ait pas appelé lui. Les conflits Athosiens/infirmerie étaient peu intéressant et irritants généralement.

Quand, la porte s’ouvrit, laissant pénétrer les trois Natus, un petit rictus se dessina sur les lèvres d’Alexander. Il murmura discrètement à sa belle compagne.
« J’adore voir les étoiles dans leurs yeux, quand ils découvrent Atlantis... », cela était valable pour les nouveaux membres ou bien les peuples. Quelque chose de valorisant et d’agréable qui vous donne un peu d’égocentrisme dans l’aile.

Suite à cela, il releva un regard espiègle, avant de descendre les marches de l’escalier et s’avancer vers le comité Natus. Toujours d’une élégance parfaite, l’homme était en costard bleu marine avec une chemise blanche et cravate assortie.

« Bienvenue sur Atlantis, Batailleuse Vida, je suis ravi de vous rencontrer. » Un sourire chaleureux se fit sur son visage, tout en serrant la main de la jeune femme brune. Il remarqua qu’il ne connaissait strictement pas les deux autres Natus et qu’il n’était pas au courant de leur venue… Un homme d’âge mûr au cheveux poivre et sel qui avait des yeux aussi bleu acier que lui, accompagné d’une superbe femme plantureuse dans une robe élégante. De quoi, faire baver beaucoup d’homme sur cette cité.

« Bienvenue Gentleman, lady.» Il leur fit un signe de tête élégant tout en tendant sa main pour les saluer « Je suis Alexander Hoffman. » Bien entendu, il laissa Erin se présenter à son tour.

Erin Steele


Erin était quelque peu pressée de rencontrer les Natus. Elle n’avait pas participé aux échanges radios avec eux, se contentant de rester dans l’ombre avec Richard. Néanmoins, les deux agents de la CIS n’étaient pas en reste quand il fallait causer ensuite et prendre des décisions. Comme celle d’envoyer le Dédale pour secourir les civils, de ne pas envoyer plus d’homme dans la caverne, etc. Ce n’était pas simple d’être spectateur d’un théâtre d’opération, et c’était en novice de l’exercice qu’Erin s’était initiée à cela. Et franchement… Elle avait détesté. Ce n’était pas une combattante physique et pourtant, elle aurait cent mille fois préféré être sur place que d’assister, impuissante, à tout cela, par l’entremise des rapports radios réguliers. Le pire, c’était l’attente. L’attente de la prochaine communication. L’attente de la prochaine nouvelle. L’attente de la « mauvaise nouvelle ». Tout bonnement horrible. Elle avait le sentiment de jouer avec des pions, qu’elle plaçait, avec ses deux camarades, sur un échiquier dont elle ne maîtrisait pas les règles. Elle s’était enquis de la santé de chaque Atlante qui était revenu sur la cité, et certainement qu’elle passerait les voir un par un. Ces gens avaient risqué leur vie pour des inconnus, parce que leur honneur le leur dictait, parce qu’ils étaient humains et qu’ils voulaient défendre leur espèce. En cela, ils n’avaient pas vraiment le choix, sinon celui de quitter l’armée, et c’était très désagréable pour un rond de cuir que d’envoyer des hommes et des femmes au casse-pipe, alors que tous les modèles prévisionnels étaient mauvais. Bref, Erin assumait pleinement, en tant que dirigeante, mais ça ne l’empêchait pas d’éprouver de la compassion et de la compréhension à l’endroit de ses subordonnées.

Et alors de se faire bananer les civils sous le nez… C’était dur à avaler pour la jeune femme. Après tant de sacrifices, ce peuple se faisait récolter en se pensant enfin en sécurité. Quel cauchemar. Erin accusait le coup. Et maintenant, il allait falloir annoncer la nouvelle à la représentante en cheffe des Natus. Elle sentait l’âme d’un policier qui venait annoncer la mauvaise nouvelle à une famille. En pire. Richard les rejoint, avant de s’éclipser rapidement pour régler un problème à l’infirmerie.

« Franchement, le déranger alors que l’on va rencontrer nos alliés après les terribles événements qu’on vient de vivre, c’est inadmissible ! », fit Erin en le regardant partir en courant. A quoi servait donc les subalternes qui devaient faire l’interface entre eux et les personnes plus basses dans la hiérarchie ? Mais tout aussi égoïstement que son compagnon, Erin était contente que ce ne soit pas elle qui soit désignée pour régler ce problème.
« Je trouve aussi… enfin qu’importe nous pouvons assumer largement à deux. » Fit Alexander toujours aussi imperturbable. Il était toujours ainsi, tel un rock, même durant les phase difficile de cette guerre par procuration. Qu’importe ce qu’il avait ressenti, la posture de dirigeant avait été tenu à la perfection.
Erin fit oui de la tête. Bien entendu qu’ils pouvaient assumer à deux, ils avaient toujours très bien fonctionné ensemble dans ce genre de domaine. Mais c’était agaçant quand même.

Engoncée dans un tailleur gris strict, laissant apercevoir sa chemise blanche, et le bas de ses jambes dans des collants gris eux aussi, la jeune femme attendait près d’Alexander alors que les trois Natus passaient la porte, s’arrêtant brusquement pour observer les lieux. Elle portait des chaussures à talon et elle avait agencé sa coupe de cheveux en un chignon désordonné comme elle l’affectionnait. « C’est ton côté théâtral mon cher. », répondit tout bas Erin sans quitter des yeux les nouveaux venus. Elle lui emboîta le pas pour se présenter à son tour.
« Oui, manque la musique et ça serait parfait. »
« Je te laisse gérer la campagne de recrutement de la future chorale d’Atlantis alors. »
« Tatata; que des musiciens... » Erin lui fit un sourire entendu alors qu’ils arrivaient à hauteur des nouveaux arrivants.

« Bienvenue. », fit Erin à son tour, en serrant les paluches à tour de rôle. « Je suis Erin Steele. Ravie de vous rencontrer. » Elle identifia rapidement qui était Vida, par contre, pour les deux autres, elle n’en avait strictement aucune idée, tout comme la réciproque devait être vraie vu qu’elle n’avait pas communiqué avec eux.




Vida / Paresok / Idène



Sur l’instant, Vida était restée interdite pendant les poignées de main, se demandant ce que ce signe pouvait bien signifier. Tous les diplomates étant évacués sur la planète de repli, ou mort durant la Guerre, elle devait se charger d’une interaction où son expérience était des plus limitées. Elle déposa simplement sa main dans celle d’Alexander, puis d’Erin, et se laissa guider, hochant poliment la tête pendant les présentations.
Elle fronça les sourcils en entendant les termes “Gentleman” et “Lady”. Paresok avait penché la tête sur le côté avant de s’écrier d’un air bourru :

« Par la Magna ! Vous faites erreur, verbaliste. Ce ne sont point nos noms. Vous devez...»

Le coude d’Idène se planta dans le flanc du Meneur, l’empêchant de s’enfoncer davantage. Vida tourna un regard assassin dans sa direction et le combattant se redressa, haussant des épaules comme pour dire : “En fait, j’ai rien dit.”
Là, Vida revint en direction du couple et déclara doucement en fixant Alexander :

« Ainsi donc, vous êtes Hoffman, la voix qui m’a tenu discours dans cet étrange appareil noir. C’est un plaisir d’en considérer l’image en plus du son. Elle fixa alors Erin, comme pour lui montrer qu’elle ne l’excluait pas, et se présenta.
« Je suis Anelyn Vida, Batailleuse Stratège du peuple Natus. » Elle se tourna vers ses amis. « Voici le Meneur de Combat Paresok, ainsi que sa première la Candide Idène. »

Alexander Hoffman


Bien entendu l’anglais remarqua l’air un peu déconcerté de ne savoir quoi faire face à sa poignée de main. Un geste naturel que réalisait les terriens avec les autres peuples dont les diplomates de Natus. Ainsi, la jeune femme qui lui faisait face ne savait guère que ce fût un usage et par politesse, il la « guida » par son geste simple et doux. Il aurait peut-être dû s’abstenir de faire cette poignée de main, mais qu’importe, cela n’était au final pas le plus surprenant, puisque l’homme au yeux bleu répliqua une phrase qui fit sourire Alexander. Le terme « verbaliste » était assez bien trouvé, pour parler d’une équivalence terrienne : politiciens.

Le regard de l’anglais resta quelques instants sur son homologue masculin, puis se tourna vers Vida qui venait à rejoindre ce qu’il ressentait sur cette rencontre. Il était toujours plus préférable de mettre une image sur une voix. Étrangement, il ne l’avait pas imaginé si petite, il l’avait vu grande et avec une chevelure plus claire.Il hocha poliement la tête.

« Le plaisir est partagé. » Il était toujours aussi poli, voyant qu’elle précisait sa fonction il se sentit de faire de même afin de clarifier les choses.
« Nous sommes trois à diriger la cité d’Atlantis. Richard Woolsey a dû s’absenter suite à un désagrément au pôle des médicastres. Il nous rejoindra plus tard. » Il avait employé un terme qu’il avait largement entendu dans la radio. Ce qui était assez étrange, c’est que même s’il y avait un dirigeant et deux seconds, qu’importe qui était sur l’organigramme au-dessus, le commandement se faisait toujours à trois et sans vraiment de liens hiérarchiques, tous au même niveau et égaux.

Les pupilles acier de l’homme se croisèrent sur les deux personnes présentées. Le mot Candide lui était inconnu et le traduit immédiatement comme étant la compagne de soldat. Il devait en faire des jaloux. « Enchanté, je vois donc enfin le fameux Paresok. Sheppard m’a beaucoup parlé de vous lors de cette guerre. » Il lui fit un sourire bienveillant. Avec les peuples étrangers, l’anglais tâchait de mettre des expressions pour bien faire passer ses messages. Sheppard avait mentionné à plusieurs reprises le meneur lors des quelques échanges radio et surtout à son retour, l’officier avait voulu raconter le plus de choses avant de plonger dans un sommeil profond. Alexander l’avait trouvé sacrément agité, et surtout préoccupé, rien de plus normal. Mais le plus étrange était son empressement à sortir de l’infirmerie, comme s’il avait quelque chose d’important à faire avant de partir dans les bras de morphée. Tellement pressé qu’au final, John avait été à l’essentiel et de manière brouillon, mais cela était dû à ses blessures et sa fatigue.

Alexander crut bon, de quand même spécifier les mots employés juste avant, qui avait voulu une réprimande de Paresok part les deux femmes. Il choisit de ne pas mettre de monsieur comme l’avait fait Vida « Paresok, pour répondre à votre surprise, les termes “gentleman” ou “lady”, sont des mots employés pour décrire poliment votre condition. Ne sachant point vos patronymes, c’est une manière de saluer. Comme monsieur ou madame. Vous les entendrez régulièrement lors de vos échanges avec les Atlantes. » Il avait été bienveillant, la diplomatie passe par l’échange après tout.

Paresok acquiesça silencieusement, notant les informations sans véritablement vouloir se lancer dans le dialogue. Il ne voulait pas brimer la Batailleuse dans son exercice diplomatique et afficha un sourire reconnaissant pour seule réponse.

Erin Steele


Ce n’était pas toujours évident de traiter avec une culture différente, que ce soit sur Terre ou dans une galaxie lointaine, très lointaine. Il était normal que les deux peuples cherchent leur marque dans leur façon de s’exprimer. Bientôt, ce serait tout naturellement que les choses se feraient. Erin avait donc en face d’elle la Batailleuse Vida, qui avait coordonné les troupes Natus tout en relayant des informations aux Atlantes qui étaient restés sur la cité, par le biais d’Alexander. Se trouvaient là également Paresok et Idène. Si le premier était connu d’Erin par l’entremise de l’anglais et des rapports de John le long de la bataille, la seconde ne l’était point. Elle avait également senti que les poignées de mains n’étaient pas à la mode chez eux, tout comme cela était le cas chez les Nippons, même si ces derniers serraient les mains des occidentaux quand ils se déplaçaient chez eux. Par contre, dans leurs pays, ils exigeaient que les « Gaijins » fassent de même et utilise la courbette pour saluer. Elle avait manqué de perspicacité en imposant sa poignée de main, mais qu’importe. Après tout, il aurait été possible que les Natus fassent comme les russes et les embrasse, et cela aurait été aussi gênant pour les atlantes que la poignée de main pour les Natus. Bref, il fallait considérer les choses des deux points de vue, car de leur côté, les invités devaient eux aussi se poser mille questions pour ne pas faire d’impair, ce qui entrainerait des ajustements de comportement de part en part. Bienvenue dans un jeu de diplomates.

Et mine de rien, Erin était très à l’aise avec ça. Fille de diplomate américain, elle avait passé sa jeunesse à l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique en France, et elle avait côtoyé des tas de personnes venues en visite dans ledit bâtiment. Tous n’étaient pas « que » diplomates au demeurant. Enfin qu’importe.

Alexander se mit en tête de répondre, et d’excuser Woolsey, tout en expliquant à Paresok et à sa première pourquoi il les avait nommé ainsi. Erin cru bon d'ajouter une précision, histoire de commencer à laisser voir à leurs invités la richesse des Terriens, culturellement parlant.

« Monsieur Hoffman vient d’une culture Atlante très élégante, et vous entendrez bien plus de Monsieur ou de Madame que de Gentleman ou de Lady. » En réponse d’accord Alexander hocha la tête.

Les américains, en majorité sur l’expédition, étaient moins dans le langage soutenu que leurs homologues anglais, marquant une nette différence entre les deux langues pourtant communes au départ. Et fallait dire qu’Alexander était un spécimen britannique des plus représentatifs.




Vida / Paresok / Idène



Les mains serrés derrière le dos, Anelyn s’approcha du couple qui dirigeait le foyer des Anciens. Elle trouva leur tenue très élégante et l’expression d’un charisme propre aux diplomates. Son regard les détailla un instant avant qu’elle n’ajoute :

« Ces derniers sont davantage amis proche de l’Atlante John Sheppard que diplomate en mission. De par leur inquiétude à l’égard de ce frère d’arme, ils ont tenu à m’accompagner. »

« C’est cela ! » Fit Paresok après s’être raclé la gorge. Espérant cette fois-ci ne pas commettre d’impair. « Un guerrier des plus valeureux avec qui il m’a été permis de combattre. Et ma première, à mes côtés, de le côtoyer. Nous venons respectueusement nous enquérir de son état et...» Il chercha ses mots. « Euh...»

Idène semblait comprendre et se pencha vers lui. Il chuchota à son oreille des propos plus direct qu’elle traduisit bien vite.

« Et apporter à vos braves soldats des offrandes en signe de notre extrême gratitude.» Paresok ajouta quelque chose et un large sourire égaya son visage. Au passage, elle fixait Erin dans un air de concurrence féminine, sans véritable jalousie mais on sentait clairement la comparaison. Elle reprit rapidement : « Nous demandons respectueusement audience à sa personne durant vos échanges diplomatiques...nous respecterons vos conditions.»

Alexander Hoffman


Après son explication, il considéra la meneuse du peuple Natus, comme ses deux congénères elle avait misé sur une tenue élégante pour rendre visite aux peuples des anciens. Ainsi donc, les deux Natus désiraient voir Sheppard. Alexander ne savait pas encore si ce fut une bonne idée de rendre visite à John, quoique son humeur s’était améliorée et il serait sûrement ravi de revoir les Natus. Ils s’étaient vu la veille pour une soirée film des plus reposante. L’homme n’avait pas parlé de la guerre sur la planète ni des conséquences. L’anglais ne l’avait pas poussé à le faire, de toute manière l’officier se confirait surement, mais il fallait laisser le temps. Il avait été juste surpris que John préfère passer sa première soirée hors du lit d’hôpital avec lui au lieu de sa compagne Nathalie. Enfin, qu’importe il n’avait pas cherché étant là, pour remonter le moral à son ami qui avait durement combattu et avec une certaine valeur aux yeux de ce peuple au vu des commentaire du soldat Natus.

Il était amusant de voir comment il prenait des pincettes et cherchait ses mots. Ce fut donc sa « première » donc sa femme (et pas candide qui restait à spécifier plus tard) qui prit le relai. Le terme de première fit un tilt dans la tête de l’anglais, celui-ci, avait pris soins de commencer à regarder les informations récoltés par les diplomates sur ce peuple, pour connaître un peu plus leurs invité et alliés. Et l’une des maigres information étaient dans les mœurs des Natus qui formait comme chez les Tairis un trio. Il se sentit bête d’avoir confondu.

Alexander tourna la tête vers Erin, lui communiquant à travers leur langage silencieux (qui se traduisait par le regard) ses intentions de répondre favorablement à leur requête. En accord, comme bien souvent (et cela était flippant par moment), il reporta son attention sur le trio de Natus.
« Bien. Je suis certain qu’il sera honoré de votre visite et même grandement surpris. Je vais vous amener le voir. » Il regarda Vida avec un signe de tête « Veuillez m’excuser. » Erin se chargerait très bien de la leader le temps qu’il aille faire le guide touristique jusqu’à Sheppard.

L’homme toisa à nouveau sa belle compagne qui avait le droit à quelques œillades de comparaison de la blonde incendiaire. Il se pencha vers elle, pour parler doucement « Il est sur les digue à jouer au golf normalement, j’en ai pour maximum trente minutes, sauf si je dois changer de pantalon... » Elle savait très bien de quoi il parlait.

Erin Steele


Erin rendait son regard à Idène, sans paraître trop insistante, ne serait-ce que par politesse terrienne. Manifestement, ce n’était pas vraiment le cas chez les Natus qui pouvaient vous fixer un moment, comme la Candide était en train de le faire avec elle. Le sens de l’observation et de la psychologie féminine d’Erin lui indiquait clairement qu’il y avait une forme de concurrence féminine, et cela la dérangeait. Pourquoi ? Elle mit de côté cette impression pour se concentrer sur la conversation. Ainsi donc, Idène et Paresok étaient venus voir John. Soit. Erin était toujours en train de mouliner sur le terme de « première » et de « candide ». Si elle mettait en parallèle les cultures Tairis et Natus, le premier terme pouvait s’expliquer aisément. Le second par contre… Et comme les rapports d'événements n’étaient pas encore rendus, elle n’avait pas pu se faire la main sur les différentes composantes des us et coutumes Natus. Peut-être que quelqu’un, parmi les atlantes qui étaient allés au charbon, aurait abordé ce terme. Bref, pour Erin, cette belle femme blonde n’avait rien d’une « candide » au sens terrien du terme. Elle semblait plutôt rusée et malicieuse que crédule et naïve.

Elle devait se recentrer ! Elle lui cherchait déjà des défauts alors qu’elles ne se connaissaient pas, simplement sur la base de ce regard échangé. Heureusement, Alexander tourna la tête vers elle, cherchant à lui communiquer quelque chose. Comme-ci un aimant agissait, la brune tournait elle aussi son regard en même temps, dans une parfaite coordination, pour croiser son regard. Un petit hochement de tête à peine perceptible vint donner l’accord qu’il cherchait. Elle avait bien compris qu’il allait accompagner les deux Natus rendre une petite visite à John… Et pas qu’à John. Un sourire étira les traits d’Erin. C’était drôlement bienveillant de la part d’Alexander. Elle n’y aurait pas pensé elle-même. Sur le coup, elle pensait qu’il cherchait à se sauver de ses responsabilités d’annoncer à la batailleuse le terrible sort des civils, mais cela ne lui ressemblait tellement pas que son cerveau cherchait d’autres hypothèses. Son sourire s’étira davantage quand il se pencha pour lui murmurer quelques mots.

« Tant que c’est celle à qui je pense qui te l’enlève et pas quelqu’un d’autre, tu sais bien que ça ne me dérange pas. A toute à l’heure. »

Elle ne parlait pas spécifiquement d’Idène, mais elle connaissait bien le penchant de l’anglais pour les blondes incendiaires. Faut dire qu’elle était la première brune depuis un bail à lui avoir conquis le cœur. Bon en fait, elle n’éprouvait pas une once de jalousie à l’endroit d’Idène, surtout vis-à-vis d’Alexander en qui elle avait une confiance infaillible. C’était juste pour le taquiner un peu qu’elle lui avait répondu ça, comme elle le faisait toujours, lui signifiant par là qu’elle ne lui en voulait pas de s’absenter un moment pour conduire ses invités vers le colonel. Elle espérait seulement que cela ferait du bien à John que de revoir ces gens-là. Ce dernier en avait bien bavé et il était revenu… changé. Erin ne l’avait pas côtoyé des masses depuis son retour, mais Alexander un peu plus et ils en avaient parlé, bien entendu.

Elle se tourna vers Anelyn Vida, se décalant d’un pas en tendant le bras vers l’escalier derrière elle.

« Si vous voulez bien me suivre, nous allons nous installer. On dirait que les hommes Atlantes préfèrent laisser les femmes discuter ensemble. », fit la brune avec humour, espérant trouver un écho chez son homologue. Elle tâtait le terrain quoi.
« Certes ! » Répondit Vida, réceptive à l’humour. « Laissons-leur les sujets moins sensibles pour leurs fragiles âmes ! »

Au passage, Idène qui observait toujours Erin lui déclara, à la glissade, en passant :
« Je vous inviterai dans mon arène, un jour. Quel spectacle vous offririez aux hommes Natus ! »



©️Pando


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2eme Partie : La Diplomatie du Balcon


06 mai 2017 dans l’après-midi vers 15h00


Erin Steele


La RDA allait répondre quelque chose pour réagir à la réplique de la batailleuse quand la blonde plantureuse lui glissa quelques mots en passant. Erin réaccrocha son regard sur elle. Elle ne connaissait pas la culture de cette femme, mais dans la sienne, se donner en spectacle aux hommes pouvait revêtir de plusieurs significations : Cabaret, et danse ; Pole Dance et striptease ; Ballet ; Chant, etc. Et forcément, dans la bouche d’une blondasse comme ça dotée de deux obus dignes de la guerre de 39, Erin opta pour le raccourci vers la solution striptease, surtout que la première de Paresok avait associé cela au terme « arène » et que cela pouvait renvoyer à quelque chose comme « donjon SM » dans la culture terrienne. Du moins, une arène était un lieu de duel, et forcément, de spectacle, comme elle le soulignait si bien.

« Je n’ai nul besoin de m’offrir en spectacle aux hommes Natus, mais c’est aimable à vous de proposer. », répondit Erin diplomate, qui avait dans la bouche d’autres mots moins avenants. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle se sentait « en danger » avec cette Idène. Elle n’arrêtait pas de la regarder comme une proie potentielle, ou comme une concurrente. Elle ne savait pas trop.

Elle laissa partir Alexander avec le meneur de combat et la candide, avant de se tourner vers la batailleuse qui était demeurée avec elle. Erin s’effaça donc pour présenter les escaliers à son invitée. Cela faisait bizarre de ne plus voir Weir en haut de ces derniers. Pour la diplomatie, elle n’était pas mauvaise, mais il allait falloir faire sans elle.

« Par ici Madame. Est-ce que vous souhaitez boire quelque chose ? Nous pouvons également faire un tour avant le retour d’Alexander, et probablement de Richard Woolsey. Nous avons une demi-heure devant nous. »

Elle avait bien des questions, notamment sur cette fameuse arène, mais par politesse, elle préférait laisser Vida s’exprimer la première, surtout qu’elle devait avoir pris une claque en arrivant ici, comme l’avait si bien noté le britannique en voyant leur tête au passage de la porte. Il ne fallait pas oublier que Vida et les siens n’avaient jamais vu « l’extérieur » de leur grotte, et que la notion même de ciel ou de soleil devait être exotique.

Anelyn Vida

« Vous êtes de bon accueil, Erin, c’est agréable...»

La batailleuse progressa en gardant les mains croisées dans le dos. Elle conservait une impression d’officier gradé tandis que son regard se perdait sur les différents détails de la salle d’embarquement.

« La visite du foyer des Anciens serait un grand honneur...de même que vous avoir pour guide. Je suis surprise par nombre de curiosités ici-lieu. D’ailleurs, comment produisez-vous lumière si intense ? Il n’y a nul équivalent en Magna...»

Erin Steele


Erin observait son homologue de temps en temps, notant ses postures et sa façon de se mouvoir. La jeune femme était d’un naturel observateur, et elle ne ratait pas une miette du charisme de la batailleuse. Cette femme en imposait vraiment. Finalement, Erin prit le parti de ne pas l’orienter vers la salle de briefing tout de suite, ne serait-ce qu’à cause de sa question sur la lumière.

« Par ici, je vais vous montrer ça. N’hésitez pas si vous avez des questions. » Les balcons n’étaient pas loin et elle pouvait aisément emmener la Natus vers l’un deux pour l’exposer à l’air libre, au vent, au soleil, et à l’air de l’océan. Elle était certaine de faire son petit effet. Elles cheminèrent toutes les deux, guidées par une Erin qui allait au plus court pour ne pas perdre de temps. L’activité dans la cité était grande, et nombreuses furent les personnes à croiser leur route. Certaine saluait respectueusement Erin, d’autres passaient sans les voir, mais personne ne s’arrêtait vraiment pour bavarder. Vida répondait poliment d’un signe de tête tout en regardant tout autour d’elle, la plus petite chose anodine était source d’étonnement.

« Vous n’avez jamais quitté votre caverne ? », demanda Erin alors que la porte automatique vers le balcon s’ouvrait, faisant un courant d’air appréciable. Le soleil brillait haut dans le ciel, et l’horizon s’étalait devant eux, mirifiquement bleuté de l’onde salée océanique qui reflétait le ciel dans toute sa beauté. « La lumière vient de l’astre brillant au-dessus de nos têtes. », ajouta la brune en s’appuyant contre la balustrade tout en observant la Natus.

Anelyn Vida


La batailleuse ne répondit pas à la question.
Elle demeura à la limite même de la porte, les mains le long du corps et la bouche entrouverte. Le ciel bleu, l’espace encore plus gigantesque que la Magna elle-même, et l’altitude depuis la tour centrale ; tous ces éléments la désorientait. Elle écarquilla les yeux, affichant d’abord une expression très désagréable d’inconfort, puis elle se détendit tout en appréciant toutes les nouvelles sensations. C’était comme si elle venait au monde. Elle découvrait avec un emerveillement qu’elle ne pouvait dissimuler la chaleur du soleil sur son visage, le bruit réconfortant du ressac contre les digues de la cité. Et le vent, chose qui n’existait pas en Magna sauf en soufflant volontairement sur quelqu’un.
La Batailleuse chercha à garder une contenance. Mais c’était véritablement difficile puisque ces découvertes l’impactaient directement et positivement.

« Par les Trois... » Souffla-t-elle en fixant Erin d’un air ravi. « C’est...c’est... »

Elle approcha lentement de la rambarde et eut un léger mouvement de recul en découvrant l’altitude. Un large sourire égaya son visage fatigué alors qu’elle considérait les nombreux bâtiments et l’ensemble de la cité d’Atlantis.

« Votre foyer est magnifique, Erin... » Affirma-t-elle en s’appuyant sur la rambarde. Son regard était plein d’étoiles, passant d’un endroit à l’autre, alors que ses yeux s’humidifiaient l’espace d’un instant. « Mon seul et unique aimait les légendes...voyager dans l’un de ces endroits mythiques était l’un de ses voeux les plus chers... »

Erin Steele


Erin ne perdait pas une miette de ce qu’elle voyait chez Vida. Elle lui rappelait elle quand elle était arrivée sur Atlantis. Les premières semaines étaient merveilleuses, et à la longue, le cerveau se blasait et on ne faisait plus attention à son environnement. Il fallait se focaliser dessus et avoir une réflexion cognitive pour se dire que c’était beau et qu’ils en avaient de la chance, mais ce n’était plus aussi spontanée qu’au début. Un peu comme les habitants dans les îles sur Terre, qui ne voyaient pas comme les touristes toute la beauté de leur quotidien qui était devenu banal. La jeune femme restait muette, laissant la batailleuse se gorger des sensations différentes qui devaient la percuter en plein. D’ailleurs, Erin lui fit un sourire encourageant quand elle resta sur le seuil de la porte.

Elle se tourna avec Vida vers l’océan alors que celle-ci osait enfin approcher. C’était normal d’être perdue tant le changement devait être différent. Erin n’avait rien vu de la Magna, puisqu’elle n’y était jamais allée. Mais elle imaginait sans peine une vie sous-terraine sans lumière naturelle ni même de vent, ou autre phénomène de grand air. C’était presque déprimant, une fois qu’on avait connu la plénitude d’un monde ouvert.

« Votre seul et unique découvre cet endroit par vos yeux », répliqua Erin qui ne savait pas si elle allait se montrer adroite avec ce genre de répartie. Mais sur Terre, il était commun de dire que le souvenir des êtres aimés et disparus restait quelque part pour veiller sur nous. Comme Marc devait le faire de temps en temps. Elle espérait qu’il était quelque part là-haut, mais qu’il ne s’intéressait plus trop à elle, qu’il s’amusait avec une joyeuse bande de drilles et même qu’il s’était trouvé quelqu’un parmi les anges. Bref, c’était un peu culcul la praline et Erin n’y pensait que trop rarement.
La batailleuse hocha simplement la tête, pensive.

« Idène m’a parlé d’une arène toute à l’heure, comme quoi elle m’y inviterait pour distraire les hommes Natus. De quoi parlait-elle ? », finit par lâcher Erin, curieuse. Puis maintenant qu’elles profitaient toutes deux du soleil, du vent, et de l’air iodé, la conversation pouvait continuer, sans que cela ne perturbe de trop la batailleuse dans son désir de contempler la cité lantienne.

Anelyn Vida


Vida rigola de bon coeur. Un sourire espiègle égaya son visage.

« Peut-être ignorez-vous l’existence de l’Antre des Egarements, lieu de tous les divertissements ludique, culturel, spirituel et charnel. Le Natus ne s’y rend qu’une fois par an où il est autorisé de s’y égarer. Car le reste de l’activité est vouée au respect de notre préparation et de notre vie de discipline.» Elle fit une pause tout en souriant. « Idène Delangeale, candide et championne incontestée, tient l'arène d’exhibition de l’agilité. Les volontaires s’y démontrent en spectacle, dans l’harmonie du corps, des courbes et montre de leur grande adresse. L’arène est un terrain muni de nombreux obstacles. »

La Batailleuse se retourna pour lui faire face.

« J’ai entendu votre réponse et vous ne semblez pas comprendre la vocation réelle de cet endroit. Il ne s’agit pas seulement de se montrer aux hommes pour le désir, c’est d’autant plus une démonstration, un spectacle dans le but de divertir, tout en appréciant la beauté du corps de la femme.» Elle haussa les épaules. « Si Idène vous y invite, c’est qu’elle considère l’harmonie de vos courbes et de votre beauté. Elle ne vous y mènera pas pour vous surpasser ou vous traîner dans la boue. Mais bien vous faire connaître des Natus et laisser à votre esprit l’égarement de l’aventure sur ce jeu d’adresse. »

Elle appuya sur les termes “jeu d’adresse”. Un nouveau sourire s’étala sur son visage alors qu’elle ajoutait, d’une expérience visiblement personnelle :

« Et croyez-moi, les hommes Natus ne sont pas les seuls à s’en disputer les places. Idène et vous dans l’arène, j’en réserverai bien la mienne...»

Erin Steele


Pour sûr, Erin ignorait totalement l’existence de l’antre des égarements. Le nom en lui-même en disait long sur la nature du lieu, même si elle ne pouvait que spéculer sur sa fonction. Après tout, cela pouvait être un labyrinthe géant, mais son petit doigt lui disait que non. L’explication de Vida était claire sans l’être vraiment. Il fallait associer chaque concept derrière chaque mot pour se faire une idée de ce qu’elle voulait sous-entendre, et encore, Erin ne voulait pas commettre d’impair en pensant que cela se rapprochait d’un bordel, en plus raffiné, et dont les activités étaient variées.

C’était un peuple bien curieux, qui semblait vivre dans une certaine forme de rigueur militaire, et cela tenait du fait qu’ils attendaient la venue des Wraiths (les dévoreurs) depuis toujours. C’était assez stupéfiant de voir qu’une doctrine comme celle-là pouvait perdurer dans le temps et que les habitants de la Magna ne se soient pas perdus dans les frasques de bien vivre et des plaisirs en général qui les auraient ramollis. Non, ils étaient restés dans leur conviction et leur préparation jusqu’au bout. Erin était perplexe quand même quant à la description de ce qu’était, en quelque sorte, Idène.

« Je vois », fit Erin en la regardant franchement, alors que ses bras se croisaient sous sa poitrine. « C’est une forme d’honneur qu’elle me fait en soulignant mes atouts », compléta-t-elle pour bien replacer le contexte et montrer qu’elle avait saisi le sens général des propos de la batailleuse. Elle fit un sourire gênée sur la conclusion de Vida sur le fait qu’elle se prendrait des places elle aussi.

« Nous avons ce genre de spectacle nous aussi, peut-être pas selon les mêmes modalités, plutôt de danse, ou d’agilité sportive, mais cela ne va pas jusqu’à… »

Elle s’arrêta dans sa phrase, ne désirant pas se montrer offensante. Mais elle devait préciser le fond de sa pensée, histoire de percevoir les contours de la culture Natus.

« Sans vous paraître offensante, j’essaie juste de comprendre, j’ai l’impression que cela tient à la beauté de la femme pour amener les hommes, et les femmes, à fantasmer. Cela me semble très sexualisé, voir érotisé, même si cela s’apparente à un jeu d’adresse. »

De toute façon, Erin ne se voyait pas faire preuve d’adresse pour susciter un intérêt chez quelques hommes ou femmes. Elle se réservait pleinement à Alexander… Puis bon, elle passerait pour une gourde.

Vilma du clan Bajanner


Autour des jeunes femmes, il y avait d’autres balcons et sur l’un d’entre eux, une immense silhouette se dessina sous les rayons du soleil. La tête levée vers le zénith Vilma, observait le ciel, fermant les yeux, profitant de la chaleur sur son pelage. Cela l’avait surprise de se retrouver sur une planète illuminée. Une planète où il faisait jours régulièrement et non une fois par an ! depuis toute petite elle attendait avec impatience le jour, où la boule de feu, brillait dans le ciel de la grande terre… pour que les fleurs sortent et que la chaleur réchauffe leur pelage.

Elle comprenait pourquoi, les humains avaient exporter ces étranges et magnifiques « plantes soleils », pour bénéficier de leurs bienfaits. Il avait fallu un peu de temps, pour que ses prunelles s’habituent à la forte lumière, mais comme sa biologie était adaptée au diurne, elle n’en souffrant pas beaucoup. Elle était la première Tairis à être venu sur la cité des « peaux roses » et elle se sentait fière d’avoir eu suffisamment de courage pour braver le mauvais sort ! De ce geste, espérait que son peuple viendrait voir cet endroit et reprendre leurs explorations avec les hommes. Découvrir comme leurs trois ancêtres jamais revenu mais qui ont éduquer et élever un peuple avec leur tradition. Un peuple, qui avait combattue avec autant d’honneur et de courage qu’un tigre ! Un peuple vaillant et noble, comme les deux humains de tout à l’heure. Elle se sentait grandit de cette rencontre et tellement fière de ses ancêtres qui n’étaient pas mort sans honneur ! Elle espérait que sa destinée serait aussi prestigieuse !

Aya n’avait pas été tout de suite d’accord, pour que Vilma tente de traverser, puisque la chasseuse en évoquée à sa dominante. Il était mal venu de mentir à sa leader. Et comme Aya était au final ouverte au changement et avait confiance envers le couple de RDA, c’est avec le cœur serré qu’elle avait observé de loin, une Vilma franchir l’horizon dans l’espoir de la revoir. Il n’y avait pas de soucis, les Atlantes le faisait régulièrement, alors pourquoi avec un Tairis cela aurait posé un quelconque problème ?

Vilma, laissa son esprit divaguer, sur sa dominante, sur ce couple de Natus, leurs croyances gênantes de divinité. Leur étrange langue et surtout comment leur peuple allaient réagir en voyant d’autre Tairis ? étant allié tout deux du peuple de Mentra, ils allaient se croiser… tel était le souhait des dirigeant de la cité. Et Aya avait acceptée sous les arguments d’Erin Steele. Vilma resta debout, toujours le museau levé au ciel, savourant la brise de la mer et surtout ce soleil sur son pelage gris.

Anelyn Vida


De son côté, la Batailleuse avait entendu l’interprétation de la diplomate Atlante en silence. Son regard se détacha d’elle pour se perdre sur le côté, comme si elle traduisait ses propos par des images, et finit par secouer la tête.

« Non. Vous ne concevez donc que l’aspect sexuel de l’acte. C’est… regrettable. Mais j’imagine que cela fait partie intégrante de votre culture. Après tout, votre peuple semble adepte de la voie des Pondérés. » Elle fit une pause, la fixant de son aspect général, avant de reprendre. « Chez les Natus, il n’est pas malvenu d’apprécier l’harmonie du corps, la beauté des culturistes qui s’expose en spectacle par l’agilité et l’adresse...Il en est certainement pour s’en trouver charmé. Cela arrive. Mais la finalité profonde ne consiste pas à remplir votre couche le soir. Elle est d’offrir un spectacle sur ce simple thème. Idène sait que la rencontre d’une experte Natus et d’une verbaliste Atlante novice, toutes deux aux jolis corps, fera bien grande sensation..»

Un léger sourire s’étira sur ses lèvres.

« Cette expérience fût mienne en une occasion que je regrette pas...peut-être pourriez-vous vous laisser cette chance pour...»

La fin de sa phrase disparut au fond de sa gorge. Le sang quitta son visage, le rendant soudainement très blanc, et elle trembla un moment des joues alors que son regard demeurait résolument figé sur cette image d’un Tairis vivant.
Ses yeux s’écarquillèrent alors qu’elle interrogeait Erin du regard. Mais fébrile et choquée par cette soudaine découverte, la Batailleuse s’approcha davantage de la rambarde pour admirer. Elle savait que les diplomates s’étaient accordés avec les Atlantes pour prévoir une entrevue. C’était impressionnant d’avoir rencontré un peuple qui avait connaissance du foyer des Hauts-Seigneurs. Mais c’était quelque chose d’incroyable et difficilement concevable que d’admirer la représentation de toutes ces statues, là-bas en Magna, en réalité sur Atlantis.
Vida plaça une main sur sa bouche, dissimulant une prière qu’elle murmurait alors qu’elle ne cessait d’observer la créature. Non, elle ne révait pas.

« Par les Trois. Serait-ce...un Tairis ?»

Erin Steele


Chez les terriens non plus, ce n’était pas malvenu d’admirer un joli corps. Mais il n’était pas rare que cette « admiration » s’oriente naturellement vers des aspects sexuels. Comme-ci le simple fait de regarder un corps gracieux ne pouvait signifier qu’une chose : avoir envie de lui. Erin n’était pas sûre de connaître un seul terrien qui pouvait juste regarder un corps dénudé se mouvoir sans concevoir une forme d’attirance sexuelle. D’accord, les spectacles de danse par exemple n’étaient pas uniquement destiné à montrer de jolies personnes en train de se trémousser. Il y avait une forme d’art, d’esthétisme, comme on pouvait le retrouver chez des gymnastes ou des patineurs artistiques. Dans ce cas-là, on évaluait une performance d’agilité, de dextérité. Il y avait une compétition derrière tout ça. Au final, elle en vint à se dire qu’elle avait une vision assez étriquée des choses, mais cela ne découlait que du fait qu’elle était d’une culture différente de son interlocutrice. Et quand cette culture lui semblait plus ouverte d’esprit que la sienne, ça l’embêtait un peu, elle qui se pensait suffisamment éclairée pour concevoir une multitude de chose.

Néanmoins, Erin comprenait mieux. Si elle essayait de se placer dans une démarche d’observation simple, effectivement, elle était en mesure de donner un spectacle. Maintenant, serait-il plaisant à regarder autrement que pour ses formes ? C’est vrai quoi, elle n’était pas des plus agiles, même si ses hormones féminines entretenaient une certaine forme d’élasticité de ses muscles, leur garantissant une souplesse autrement plus efficace que celle des hommes. Il y avait aussi, dans sa façon de raisonner, des siècles de culture terrienne où la femme n’était qu’un objet, et donc, tout de suite, quand on parlait d’offrir un spectacle par le biais de la beauté d’une dame, cela se traduisait par quelque chose d’érotique, ou de sexuel. Enfin qu’importe. Elle ne comptait pas se prêter à ce genre de jeu de toute façon. Certes, elle devait se montrer diplomate, mais cela ne voulait pas dire qu’elle devait jeter sa personnalité aux orties pour plaire à ce peuple.

Vida ne termina pas sa phrase. Erin, qui était en train de la regarder, la vie blêmir d’un coup. Elle tourna ses prunelles vers l’Atlante, comme pour confirmer ce qu’elle voyait. Naturellement, la brune chercha à voir ce qui avait traumatisé la batailleuse Natus, qui semblait de prime abord assez sûr d’elle pour ne pas pâlir comme ça subitement, fut-ce devant un croiseur Wraith. Erin vit donc une Vilma en train de prendre le soleil tranquillement, sur des balcons plus loin.

« Oh… », fit-elle comme-si elle comprenait ce qui venait de se passer. Elle fit un grand sourire à la batailleuse, confirmant la réponse à sa question qui venait enfin de lui délier les lèvres. « C’est un Tairis oui. Elle se nomme Vilma, du clan Bajanner. Toute à l’heure, nous irons la voir si vous le souhaitez. »

Car pour l’heure, il allait falloir retourner vers la salle de briefing. Alexander ne tarderait pas à y revenir. Erin ne voulait pas brusquer Vida, donc elle attendit une quelconque réaction pour l’entrainer vers le couloir qu’elles avaient emprunté un peu plus tôt, afin de rejoindre la salle d’embarquement et les salles de briefings. Elle comprenait totalement l’état dans lequel était la batailleuse en voyant la tigresse. Elle avait devant ses yeux l’image même de ses divinités, et cela devait être un choc monstrueux.

« Cela doit être terrible et fascinant à la fois », dit doucement Erin en posant une main apaisante sur l’avant bras de la Natus. Que pouvait-elle bien se dire en son for intérieur ? Est-ce qu’elle revoyait sa vie tout en se demandant si elle ne serait pas jugée ? Un chrétien ferait sans doute cela, tant la culpabilité était un sentiment fort dans cette religion. Absoudre les pêchés, toujours, tout le temps. Mais Erin ne connaissait pas suffisamment les rites et croyances Natus pour faire plus d’hypothèse.

« Prenez votre temps, et ensuite, nous retournerons en salle de réunion. »

Elle ne tenait pas spécialement à la presser, surtout en imaginant toute la grandeur de la rencontre et le chamboulement inhérent à cela.

Anelyn Vida


La Batailleuse s’était perdue un instant, se demandant si elle n’était pas tout simplement devenue folle. Voir l’image d’un Tairis ailleurs que sur les gravures ou les statues la laissait pantoise et seul le contact d’Erin sur son avant-bras la ramena à la réalité.
Très vite, la jeune femme se refit une contenance. Même si son regard continuait de témoigner d’une exceptionnelle surprise, elle ne voulait pas paraître faible ou trop sensible. Elle se devait de maintenir une certaine image auprès des Atlantes pour l’avenir Natus et ne pouvait se permettre l’égarement.
Aussi, elle respira un grand coup et répondit à son interlocutrice d’une voix diplomate :

« Je vous remercie. Mais chaque choses en son temps n’est-ce-pas ? Ce n’est pas le but précis de ma visite.»

Vida acquiesça, remerciant par une simple expression la gentillesse d’Erin. Puis elle reprit :

« Je vous suis. J’ai grande hâte d’obtenir des nouvelles de mon peuple. »

Ce fut à ce moment que l'anglais revenu de son périple et il était accompagné de Richard. Les deux hommes attendaient le retour des deux jeunes femmes pour commencer cette réunion sensible.


©Pando

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3eme Partie : L’ivresse d’un autre monde


06 mai 2017 dans l’après-midi vers 15h00


Alexander Hoffman


D’un signe de main, il invita les deux Natus à le suivre « Si vous voulez bien me suivre. ». Alexander, monta les escaliers, pour se rendre vers le téléporteur proche de la salle d’embarcation.



Paresok / Idène



Dès que les portes s’ouvrirent automatiquement, Paresok et Idène eurent un soudain mouvement de recul. Ils étaient déjà peu rassuré de s’engager dans ces couloirs à cette vitesse, en constatant toujours l’architecture, les vêtements des scientifiques différents des leurs et leurs étranges appareils. Mais là ! La porte automatique les stupéfia au point que des automatismes plus basique les animèrent. Idène demeurait silencieuse, le regard figé par le surprise et une crainte palpable de l’inconnu. Et Paresok, d’un geste très doux, l’avait placé dans son dos comme pour faire de son corps un bouclier et la protéger d’une quelconque menace.
Le Meneur et elle s’était stoppé à deux mètres de l’accès.

« Une porte vivante ?!? Quelle stupidité est-ce là que de donner la vie à cet objet ?!? »

Idène n’en menait pas large. Cachée derrière les solides épaules de son Premier, elle considérait l’accès avec une certaine méfiance. Il était assez intéressant de voir que le couple n’agissait pas par crainte du danger, d’être blessé, ni même attaqué. En somme, ils n’avaient pas peur de se battre contre l’inconnu. Mais ils étaient sous le coup d’une certaine méfiance à l’égard d’un événement qu’ils n’avaient jamais imaginé possible : une porte qui bougeait toute seule.

« Et quelle nourriture cette chose peut donc consommer ? Quelle étrangeté !!! »
« J’ignorai les Atlantes faiseurs de vies... »

La méfiance de Paresok redoubla lorsqu’il considéra l’intérieur du téléporteur. C’était étroit, petit. Bref, sa comparaison ne s’en limitait qu’à une seule similitude.

« Pourquoi nous inviter à entrer dans ce placard à balai, verbaliste ? Serait-ce manoeuvre de séduction ? Parade pour nous y étreindre ? »
« Mes deux hommes me suffisent à l’instant... » Ajouta Idène, l’air revêche, comme si elle refusait une invitation à partager la couche.

Alexander Hoffman


À dire vrai, ce genre de banalité qu’est un téléporteur était dans le paysage des Atlantes, au point qu’ils en oubliaient que cela pouvait être étrange pour des Natus. Aussi intelligent et prévoyant qu’est Alexander, il avait omis ce fait. Son regard alla sur le couple, assez farouche à l’idée de rentrer dans la cabine. La mention de “porte vivante” était bien trouvée et une belle image, que l'esprit artistique de l’homme mit en scène, voyant une porte avec des dents qui mange des fruits… ou des humains !! Il fut tenté de leur dire que ce fut d'ailleurs le cas, mais bon c’est de l’humour sacrément noir.

Il ne savait s’il devait s’amuser de la remarque de Paresok qui lui laissait sous-entendre que l’anglais désirait l’endormir ou le tuer dans ce “placard”. Par contre, la remarque d’Idène intrigua grandement Alexander, ainsi, elle avait déjà son “second”, John n’avait pas dû lier avec cet autre homme, pour que sa présence ne soit pas ici. Enfin, il aura peut-être une réponse plus tard et puis cela ne le regardait pas.

Enfin avant cela, il fallait quand même rassurer le couple et leur dire qu’il n’y avait rien à craindre.
« Elles ne sont pas vivantes. Elles s’ouvrent quand les capteurs détectent notre ADN. » Il y a de forte chance qu’ils ne savent pas ce qu’est un ADN alors il expliqua de manière très “vulgaire”. Il avait l’habitude de cette fameuse vulgarisation des sciences. « L’ADN c’est ce que nous avons dans notre corps, qui nous définit, comme la couleur de nos cheveux, de nos yeux et de notre appartenance à tel ou tel espèces. Ainsi, les portes détectent ma présence et s’ouvrent pour me laisser passer. Cela ne se fait pas, avec les êtres vivants qui n’ont pas dans leur ADN, ce que nous nommons le gène ATA » Il n’était pas certain qu’ils comprennent tout. Enfin, bon, cela était aussi un trait de son propre caractère d’expliquer, puisque lui même avait besoin de ça, pour se rassurer face à quelque chose d'inconnu, si on lui explique il devient moins méfiant (enfin quand cela n’est pas dangereux). Mais à l’évidence, Paresok et sa femme se contentèrent de rester muet, se disant probablement qu’avouer ne rien y comprendre saurait démontrer un esprit limité. Le Meneur s’était simplement contenté d’un “oui”. Espérant probablement désarmer le malaise.

Alexander compris qu’il avait raté son explication. Il leur fit un petit rictus encourageant, comme pour dire que ce n’est pas grave.
« Hum, en somme la porte me reconnait et s’ouvre. Vous avez besoin d’un Atlantes pour passer les portes car elle ne vous reconnaît pas. » Il haussa les épaules nonchalamment tout en sortant de la cabine pour les inviter à les rejoindre. Il devait arrêter d’expliquer pour rien.
« C’est un téléporteur. Notre cité est très grande et pour éviter de perdre du temps à marcher pendant longtemps, nous les utilisons. En quelques secondes nous serons sur la digue ouest. Vous n’avez rien à craindre » Il était rassurant dans ses propres non verbaux et la voix.
« Comme nos transports...plus rapide...à l’image d’un placard à balai... » Déduisit Idène. Le couple se fixa un instant, cherchant une volonté commune, puis acceptèrent d’entrer.

Alexander se demandait s’il ne devrait pas insister pour qu’ils entrent. Mais fort heureusement, cela ne fut pas le cas. Il note qu’il devait limiter son naturel à tout expliquer.
« Oui... » Fit l’homme « Mais un placard à balais plus élégant.» une touche d’humour, pour retirer le malaise qui s’était installé. Mais apparemment, ils ne comprirent pas. Bon, l’anglais note une seconde chose, ne pas trop faire d’humour. Il n’était pas rendu et se sentait un peu con.

Une fois, que tout le monde fut dedans, les portes se refermèrent et il appuya sur l’écran de la digue ouest, où devait se trouver Sheppard. Celui-ci avait prévu une journée golf avec son garde du corps… enfin garde du corps, ce fut plus lui qui était la “nounou”, pour qu’Alexander soit tranquille lors de la rencontre avec les Natus.

En quelques secondes, ils furent transportés, quand on est habitué on ne sent plus, la petite sensation tel que des papillons dans le ventre de la machine. Les portes s’ouvrirent immédiatement, laissant place à un petit couloir baigné de lumière puisque des baies vitrées se trouvaient devant eux.



Paresok / Idène



Idène agrippait le bras de Paresok, elle n’était pas du tout rassurée et gardait sa main bien serrée dans la sienne. C’était, en quelque sorte, comme s’il était devenu le repère rassurant dans un océan de mystères et de découvertes cumulatives. Le Meneur, lui, s’était retourné plusieurs fois entre le téléporteur et ce nouvel environnement, se demandant comment l’endroit avait pu changer ainsi en si peu de temps. Il ne comprenait pas que cette technologie l’avait déplacé d’un point à l’autre de la cité. Ce système lui était inconcevable, tous les Natus de la Magna marchaient ou prenaient des transports. Idène et lui pensaient donc que l’agencement des lieux s’étaient modifiés pendant qu’ils étaient enfermés dans le placard à balai.
« De la magie Atlante. » Déclara le meneur sûr de lui en pressant amoureusement l’épaule de sa Première. « Aussi vrai que les folles légendes à leur sujet ! »
Idène n’entendit pas la fin de la phrase. Elle se détacha de son homme pour approcher de la baie vitrée.
« Seigneurs ! Que les Trois me maintiennent en ce doux rêve... »

L’océan !
Le bleu !
Le ciel magnifique !
La cité, ces immeubles immenses, cette grande étendue de bâtiments trônant au beau milieu des eaux avec un air majestueux, un air de triomphe.

Idène toucha la surface de la baie vitrée et se rassura à l’idée d’avoir les mêmes en Magna. Elle y appuya donc ses mains, comme si elle pouvait faire contact avec l’extérieur. Et elle admira ce qu’était la surface d’une planète pour la première fois de sa vie. Elle regardait lentement, longeant l’horizon, regardant le ciel. Et les vagues que l'on distinguait au loin.
Paresok se tenait derrière, droit et fier, comme si cela ne l’atteignait pas. Il ne voulait surtout pas montrer une quelconque faiblesse. Mais en son for intérieur, il était tout aussi impressionné que sa femme.

« La légende des plafonds bleu ! Sans pilier ni parois ! Comme cette immense voûte tient-elle sans écroulement ? »
« Mystère mon amour. Comme cette lumière...elle chauffe...c’est agréable. Mais comment cela ? Sans cristaux ? Sans feux, ni torches ? »

Il y eut un long moment de silence. Paresok et Idène était comme hypnotisé. Le meneur massait lentement l’épaule de sa femme, dans un échange évident de sentiments, en partageant cette découverte qui les marquerait à vie.

« C’est magnifique ! » Conclua Idène, avec émotions.


Alexander Hoffman


Bon, Alexander avait une réponse au fait qu’il y avait de la lumière… le soleil, mais cette fois, il se garda bien de leur expliquer le phénomène solaire. Une fois pas deux. Il préféra les laisser s’émerveiller sur la beauté du lieu et encore, ils n’avaient pas encore vu la salle des écumes, qui était encore plus belle et impressionnante.

Un court instant l’homme regarda les visages des Natus, esquissa un petit rictus à leur fascination. Rien que pour ça, il ne regrettait pas de les avoir accompagné. Par politesse et pour qu’ils prennent leur marque, l’anglais, les laissa tranquille pendant quelques minutes. Cela était déjà beaucoup pour les deux Natus et ils n’étaient pas au bout de leurs surprises.

Au bout d’une dizaine minutes, il invita le petit couple adorable, à passer devant lui en les guidant sept mètres après, le long de la baie qui donnaient sur l’immense digue et surtout sur la mer d’un bleu profond. L’anglais, stoppa sa marche vers une porte de facture plus épaisse aux motifs géométriques du style ancien. Il y avait une surprise de taille de l’autre côté. Il tourna la tête vers les deux Natus
« Sheppard est accompagné… Cela risque de vous faire un choc au vu de vos croyances. » Il n’en dit pas plus… il était certains que les Natus allaient beuger un tant soit peu.



Paresok / Idène



Un choc ?
La découverte même d’Atlantis et de son environnement était un choc en soi. Dans la culture de la Magna, les Vertueuses étaient les plus méritantes à de telles découvertes. C’était donc un honneur et une occasion inestimée pour le Meneur et sa femme. Ils se tenaient main à main, comme un couple terrien, en considérant leur verbaliste avec une expression d’enthousiasme mêlée d’une inquiétude légitime.
Idène lui répondit tout en souriant, comme si elle répondait à une provocation :

« Nous Natus ne sommes pas si facilement impressionnables...que pourrait-il y avoir de plus fort que ces découvertes ?!? »



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4eme Partie : Une idole en chaire


06 mai 2017 dans l’après-midi vers 15h00





John / Alex / Vilma



Alexander eu un petit sourire « Une Vilma. » Fit-il mystérieusement
Paresok et Idène se regardèrent, intrigués.

La porte s’ouvrit immédiatement, quand il toucha les cristaux de contrôle de sa main. L’air marin fouetta avec douceur les visages et le soleil était à son zénith. John était de dos, une canne de golf en main en train de lancer des balles, pour améliorer son swing et surtout de tirer loin. Un tapis de fausse herbe était à ses pieds, une chaise non loin avec une glacière contenant sûrement de quoi manger un peu et de boire. Ses habits était assez simple, un pantalon noir de golfeur et un polo blanc et bien sûr ses lunettes de soleil. Une masse immense et poilue était couchée contre le mur à sa droite.

Le soldat n’avait pas entendu la shouitement de la porte et venait de tirer une balle qui fit mouche. Il se tourna vers la grosse peluche grise d’un air vantard.

« Tu vois, c’est comme ça qu’on fait ! »
La masse de poil, secoua la tête et claqua de la langue le long de ses longues canines, tenant entre ses immenses pattes une canne aussi.
« Toi te vanter comme un “partyon” car pouvoir lancer balle plus loin que moi avec grosse patoune. Dès que tu as fini de jouer avec petit caillou, moi te montrer jeu plus drôle ! ». La voix était familière et amusée. Et d’ailleurs, la tigresse, puisque s’en était bel et bien une, se leva, offrant aux visiteurs toute la beauté de son pelage gris rayée d’une couleur plus sombre avec son ventre blanc. Vilma tourna la tête vers Alexander qui approchait en toute confiance. Sans attendre, la tigresse réduit la distance collant sa grosse tête contre le torse de l’homme, le poussant involontairement vers l’arrière et en conséquence le faisant reculer de quelques pas.

« Mentra ! Toi rentré tôt ! »
« Doucement Vilma. Non, j’accompagne nos invités voir John. »

La tigresse se frotta contre son humain, pour passer la tête à travers le creux de son bras, pour toiser les deux autres humains inconnus. Ses prunelles orangées étaient curieuses. Bien entendu, les Tairis et au vu des relations très intimes qu’ils entretenaient avec les Atlantes, étaient au courant de l’existence des Natus. Surtout que le CODIR était en train de négocier une rencontre entre les deux peuples quand les Wraiths ont débarqués. Et la chasseuse, en fut un peu intimidée mais cela ne se voyait nullement.

« Eux, être peuple qui prenne… » murmura t-elle, cependant la belle tigresse ne finit pas sa phrase voyant les expressions des humains...



Paresok / Idène



A peine avaient-ils passés la porte que Paresok et Idène se figèrent. Le choc fut très brutal. Les Tairis avaient peut être changé un peu au long de dix milles ans de génération mais leurs statues avaient bourgeonné partout en Magna. De l’image d’un homme à celui d’un fauve, il n’était pas difficile de faire le rapprochement. Idène porta immédiatement ses mains à sa bouche, ses yeux devenant humide alors qu’elle reculait contre le chambranle de la porte automatique qui ne se referma pas. Paresok, quant à lui, écarquilla des yeux tout en ouvrant grand la bouche. Il se retourna tout de suite auprès de sa femme, la ramenant tendrement à lui. Sheppard, comme Alexander, ainsi que le paysage, venaient de disparaître complètement de leur perception.

Un peuple qui vit depuis dix milles ans des enseignements de leurs seigneurs Tairis, qui en fait la dévotion depuis le tout jeune âge, pour finir sur une telle rencontre de plein hasard : c’est comme un invité qui sonnerait à une porte et tomberait sur Jésus en personne.

« Idène. Idène, ma femme ! »
« Non, je ne peux pas ! » Répondit-elle, émue, et sur le bord des larmes.
Paresok l’amena jusqu’à lui et fit deux pas pour se trouver face au représentant Tairis. Même si celui-ci était auprès d’Alexander, Paresok et Idène avait gommé tout obstacle pour poser un genou à terre, dans une révérence des plus honorifiques. La candide tenait fermement sa main dans celle de son homme et ils baissèrent la tête ensemble.
« Par les Hauts-Seigneurs Andrièlus, Erydéon et Rhoamytra, puissiez-vous nous investir du juste devoir, de l’espoir de ceux qui vécurent avant nous, et de ceux qui suivront, pour ce moment historique. » Débuta Paresok.
« Que diplomatie soit nôtre, pour témoigner la grandeur de nos âmes et de nos actes, face à l’ultime vocation des Natus. Rencontre auprès du peuple de nos Seigneurs. »
« En qui nous devons tout. Tairius. »
« Tairius. »

Cet événement les bouleversait complètement. Faire face à un Tairis, être les élus de la première rencontre depuis dix milles ans, semblait les écraser sous une émotion très vive et forte. Il y eut un instant de silence, un tout petit instant où le regard d’Idène et de Paresok se croisèrent dans une excessive intimidation, puis le Meneur parla en premier :

« Nous sommes les Secundos Natus, Seigneur Tairis. C’est un grand honneur. Un très grand honneur....»

La tigresse était intimidée, elle n’avait pas l’habitude qu’un peuple les prennent pour des dieux, à dire vrai, il avait été excessivement difficile à Erin et Alexander, d'expliquer aux Tairis, le concept même de “croyance divine” puisque les tigres n’avaient pas de divinités, ne croyant nullement à des êtres supérieurs. Cela avait déclenché les rires chez les fauves, de savoir que les humains pouvaient être “stupides” de s'embêter avec des religions.


Vilma du clan Bajanner


Alexander se tourna, histoire de ne pas être de dos. Machinalement la tigresse, le toisa, mais resta sous son bras, elle VOULAIT être sous son bras. Une manière d’avoir un soutien rassurant. On aurait dit un petit chat qui mire derrière sa maman les chiens du voisin. Mais, elle restait droite et calme. Elle se disait irrémédiablement qu’elle était bien jeune et pas assez gradée pour ce genre de rencontre, cela aurait dû être Aya. Mais, cela était fait et elle ferait honneur à son peuple avec toute la fierté et l’aplomb qu’on les tigres ! Elle tiqua, quand les deux étranges humains mentionnèrent les trois patronymes d’ancien Tairis qui étaient la raison, du pourquoi, ce peuple n’avait plus traversé la porte depuis des ans et des ans. Leurs disparitions avaient entraîné la méfiance et ils n’avaient jamais pu les retrouver.

L’anglais, reste droit, laissant la tigresse contre lui, si elle en avait besoin. Son regard se leva sur Alexander, elle lui chuchota doucement : « Ils parlent beaucoup mieux langue mentra que moi ... » typiquement le genre de considération que pouvait avoir un félin. Cela était de l’humour. L’homme lui fit un sourire encourageant, cela n’était pas grave qu’elle ne parle pas aussi bien qu’eux. « Ce n’est pas grave Vilma. » Elle plissa des yeux et hocha la tête pour décider de se lancer dans le grand bain.

Vilma avait écouté attentivement les deux humains encore à terre dans un signe de soumission qu’elle ne trouvait pas approprié. Elle avait trouvé leurs phrases longues mais jolie, elle aimait bien les langages complexe faute de répondre aussi bien à cause de ses lacunes dans la langue de Shakespeare.

« Vous levez, pas de soumission, moi pas être dieu, moi mourir comme vous. » Elle avait parlé avec une certaine douceur de par sa hauteur impressionnante.
« Mentra avoir beaucoup parlé d’un peuple qui jadis avait connu ancien Tairis disparu. Moi étonnée d’entendre nom de nos frères et sœur qui n’ont jamais pu revenir sur notre terrain de chasse et qui n’ont jamais pu honorer leur mémoire par leurs enfants sur notre terre. Vous être enfants et mémoire d’Andrièlus, Erydéon et Rhoamytra. Et c’est un honneur de rencontrer enfant peau rose de nos ancêtres. » La tigresse resta debout les observant avec attention de ses pupilles orange.

« Moi être descendance de soeur d’Erydéon, mais être une jeune chasseuse. Vilma du clan du Bajanner. » elle était digne d’être une chasseuse et cela se sentait clairement. Elle s’était assise, remontant ses épaules avec une fierté assez noble. Elle espérait avoir bien parlé quand même.



Paresok / Idène



Paresok et Idène se redréssèrent en même temps. Elle tremblait nerveusement malgré une certaine assurance renouvelée tandis que son homme répondait d’une voix émue :

« Nulle soumission face à l’ennemi, tel est l’enseignement des Tairius. Cette révérence est gage de notre profond respect. »

Le couple écouta attentivement les propos de Vilma, n’en revenant pas de dialoguer avec la représentation de leur rêve les plus fous.

« Je suis Idène. Candide et première de cet homme à mes côtés. Les Hauts-Seigneurs nous ont rendu liberté il y a des siècles, nous apprenant à guerroyer le dévoreur et conserver notre liberté. »
« Je suis Paresok, Meneur de combat. Vérité dans les propos de ma femme, monseigneur, vos ancêtres nous apprirent la liberté. Enfermé dans les entrailles de la terre, ils demeurèrent à nos côtés et laissèrent culture et instructions pour notre avenir. »
Ils peinaient à regarder Vilma dans les yeux, encore sous le choc d’une telle rencontre.




John / Alex / Vilma



Vilma tourna la tête vers celle de l’anglais « Dévoreur ? »
Alexander, qui a cet instant avait été rejoint par John, répondit simplement « Les Wraiths... ».

John ne voulait pas déranger l’échange, mais était surpris et ravi de voir les visages des deux Natus. Et par respect face à leur “divinité” il ne se permit aucun commentaire. Il prenait appui sur l’épaule solide du RDA, puisque sa jambe était douloureuse et boitait. Par fierté il avait refusé une béquille et il se dit qu’il aurait dû. L’Américain, avait de nombreux bandages sur le corps et un pansement sur la joue qu’avait si amoureusement griffé Matt. En somme, il ne pétait pas la forme et il était rouillé. Rien de plus normal, après cette guerre et surtout une anémie assez forte.

La tigresse soupira en attendant ce qu’était réellement les “dévoreurs” et elle y alla de son commentaire, puisque sinon cela ne serait pas du Vilma. « Dévoreur être vermine, lâche et pervers. Eux n’avoir aucun honneur à manger des espèces intelligente, cela est contre le code de la nature. On ne doit pas vivre de la chair de nos égaux sinon on ne peut plus vivre comme créature intelligente. Intelligence signifie conscience eux pas ça. » Elle secoua sa tête, agitant sa petite crinière ardoise. Elle aimait vraiment pas ça. « Enchanté de connaître votre nom et vos affiliations. Je suis fière d’entendre que nos ancêtres vous ont aidé et enseigné. » Et cela était le cas. « Natus avoir grande valeur si eux partager culture ancienne Tairis. ». Elle tourna la tête en décalé vers John qui était accoudé à son ami anglais, elle eu un rictus taquin. Elle ne voulait pas que toute l’attention soit sur elle, cela la gênait.

« Patte folle, avoir du mal à tenir debout, moi t’avoir dit de prendre bâton de métal pour faire troisième patte, toi avoir l’air malin d'utiliser mon Mentra. Va t'asseoir vieille griffe ! » elle avait beaucoup d’humour et cherchait volontairement l’humain.

Alexander retint un rire, pour rester calme, mais il tourna un regard luisant vers le colonel qui levait les yeux en l’air. Je vais bien, ne t'inquiète pas maman. »
« Si moi être ta maman, toi écouter. Et moi avoir fait bien vilain enfant ! » elle agita ses épaules, en ricanant et dévoilant sa dentition, amusée. Elle arretait pas de le charrier sur son apparence de vieux guerrier boiteux depuis le début. Mais elle avait admiré ses compétences de combats. Au vu de ces blessures il avait été un farouche combattant ! Et cela était très respecté chez les tairis.

« Je te rappelle que c’est moi qui suis censé te surveiller ! » Il lui sourit d’un air malicieux.
« Toi avoir prit trop de coups de patte sur tête, moi surveiller toi puisque sait pas marcher. »
« Alexander ? » Si John avait prit la familiarité de se mettre sur son supérieur, c’est bien parce qu'il était ami avec lui et qu’ainsi, il n'était pas ridicule à avoir la jambe tremblante. De toute façon, l’anglais, avait accepté le contact, pour lui permettre de garder l‘illusion, même si cela l'inquiètais un peu de le voir si faible. Faudrait qu’il se limite et là était aussi la mission de Vilma.

« Ne me mettez pas dans vos histoires ! ». Il agita un peu son épaule, pour prendre appui sur ses deux pieds et supporter le poids du colonel.
« Façon moi avoir raison et me semble que Mentra a dit que Natus venu pour toi. Moi laissez vous pour retrouvailles. »

Alexander fronça les sourcils, ne tenant pas à ce qu’elle se balade seule, étant donnée qu’elle serait vite bloquée et surtout que sa présence n’était pas connu de tous, rien que ce matin, elle avait fait peur involontairement à quelques âmes sensibles... « Moi revenir. Ou faire sieste au soleil, cela est bien mieux que lune éternelle... » Et elle fit une lèche sur la joue de l’homme qui sursauta un peu. Bon il aurait de la bave, toujours mieux que plus de pantalon. La tigresse regarda les deux Natus, pour voir s’ils allaient reporter leur attention sur quelqu’un d’autre qu’elle.



Paresok / Idène




C’était tout bonnement incroyable.
Paresok et Idène, intimement serré l’un contre l’autre, avaient observé ce dialogue sans véritablement comprendre. La relation entre Vilma, John et Alexander était bien plus proche et personnelle que la conception religieuse qu’il s’en faisait. Du coup, le couple suivait cette conversation avec un air interdit, incrédule, se demandant s’ils n’étaient tout simplement pas devenus fous. Lorsque Vilma déclara qu’elle les laisserait ensemble, ils avaient fait un simili de révérence, se rappelant immédiatement que le genou au sol était mal perçu.

« Ce fût un honneur que nous rapporterons à notre peuple. » Fît Paresok en guise d’au revoir.
« Oui, ils nous penserons tous atteint de la folie suprême. » Compléta Idène d’un regard pétillant alors qu’elle considérait John avec envie.





John / Alex / Vilma




Vilma hocha la tête avec cette prestance propre à sa race féline. Finalement, avec ou sans des inconnu, elle restait naturelle, n'allant pas se la jouer divinité. Les Tairis sont familier et bon vivants alors pas de raison de leur donner une autre image. « Honneur pour moi aussi. Nous voir, si vous rester longtemps, comme moi faire nounou pour “patte folle”. » Elle se leva, toisant John. « Bon toi lâcher mon Mentra, nous allons voir ailleurs si des puces s’y trouve ! ».

Mais John ne put le faire, il sentit encore sa jambe, sur laquelle il avait forcé pour jouer au golf, être encore tremblante. Il n’aurait pas dû faire le malin franchement… tout ça pour impressionner une tigresse et ne pas paraître faible. Une tigresse, qui soit disant au passage n’avait pas besoin de voir sa force, puisqu’il avait vaincu et cela était le principal. Le colonel transfèra tout son poids sur sa jambe valide pour pouvoir lâcher l’épaule de son ami. Alexander vigila la manœuvre et silencieusement du regard attendit l’accord du soldat. Celui-ci essaya de le rassurer avec un rictus. John tint donc sur une jambe, mais donnait l'illusion d’être debout sur deux pieds.

Vilma, se mit en marche dès que l’anglais fut à ses côtés. Elle salua d’un signe de tête les deux Natus avec un rictus sur ses babines acérées.



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5eme Partie : La destruction par la création


06 mai 2017 dans l’après-midi vers 15h00





Paresok / Idène




Lorsque Vilma et Alexander quittèrent la salle, les portes se refermant sur eux, les deux Natus se fixèrent un instant en se demandant encore si tout était réel. Mais il se tournèrent enfin vers le colonel Sheppard et partirent d’un cri à l’unisson, une sorte de “aaaaAAAAHHH” festif alors qu’ils se prenaient dans les bras. Paresok serrait fortement John dans une empoignade virile tandis qu’Idène passait ses bras autour de leurs cous, à tous les deux, sur le flanc, en rigolant gaiement.

« Par les Trois ! Mon garçon, c’est un tel plaisir de te retrouver. » Il lui envoya une bourrade sur l’épaule. « Et bien chargé de tous ces trophées de guerre, en plus, de quoi séduire la femme à foison ! »
« Certainement pas. » Le coupa Idène, sur le ton d’une jalousie simulée.

John se mit à rire quand les deux Natus hurlèrent de joie, se laissant se faire enlacer par Paresok a qui il rendit son accolade, en tapotant sur ses omoplate avec chaleur. Il décala son bras pour faire entrer aussi Idène dans le cercle des “câlins” !

John Sheppard


Il ne put retenir un autre éclat, quand Idène fit une petite remarque un peu jalouse. Il ne fit pas vraiment le lien, même si à cet instant, l’homme se demanda comment réagir avec cette femme. Les allusions de Paresok durant la bataille… après tout, il avait quitté Nathalie en rentrant, cela avait été un choix difficile, mais le plus juste. Il aimait encore cette femme, les sentiments ne disparaissent pas facilement, mais il l’aimait mal. Et puis, soyons honnête, il ne pouvait rien lui offrir d’autre qu’un amour qui chaque jour serait remis en cause. Au final, n’avait-il pas déjà eu une rupture de faite courant janvier ? Quand elle avait fait une crise d’angoisse l’envoyant à l’hôpital ? D’une cause qu’il avait encore du mal à définir. Quand lui, allait très mal, il ne s’était pas vraiment senti soutenu, il avait l’impression que ce fut à lui de tirer le wagon pour remonter la pente et cette impression ne l’avait pas quitté. Dès qu’il allait bien tout était parfait mais dès qu’un nuage arrivait : c’était la catastrophe. Plus les mois avançait, plus il avait remarqué certaines choses agaçantes qui avant ne semblait pas le gêner… ce fut toujours lui, qui organisait les événements ou les sorties… elle prenait peu d’initiatives, sauf au lit après leur week-end Athosien. Il se sentait agacé et au final, n’avait-il pas finit par voir ce qui n’allait pas chez son ex après avoir essayé de recoller les morceaux ? Et se dire qu’ils ne pourraient rester ensemble sans se faire du mal. Janvier avait été un précurseur, il ne voulait pas la quitter à ce moment-là et pourtant il aurait peut-être fallu. Il ne savait pas à cet instant et cette guerre l’avait changé et il ne voulait plus de tout ça !

Il ne voulait plus tirer ce wagon seul, il voulait qu’on le soutienne quand cela n’allait pas, marcher a la même vitesse, il voulait autre chose. Et les paroles d’Idène n’étaient pas tombées dans l’oreille d’un sourd… au final, cette relation ne lui convenait pas dans sa façon de vivre. Et Nathalie avait une fragilité évidente, il allait la briser et jamais John ne pourrait se le pardonner. Cet amour fut beau mais dangereux. Autant y mettre fin et c’est sur cela, ne pouvant plus lui apporter le John d’avant qu’il avait pris cette décision. Ce n’était pas la faute de l’un ou l’autre, mais des deux. Le colonel n’avait pas à se justifier au final.
« Je suis heureux de vous voir aussi ! Je pensais venir sur magna après ma convalescence, mais si vous venez à moi c’est encore mieux ! » Son air était joyeux, malgré les traits tirés par la médicamentation et les mauvaises nuits.

Idène Delongeal


Idène posa ses mains sur les joues de John. Elle toucha un peu le pansement qui s’y trouvait et fronça des sourcils en se rendant compte de son état. Ses doigts dessinèrent quelques-unes de ses plaies dans un geste de compassion. Puis elle joignit ses mains autour de sa nuque, exerçant une légère pression pour grignoter les centimètres qui les séparaient. Elle colla délicatement ses lèvres aux siennes, dans un élan qui traduisait malgré tout une certaine impatience, mais sans brutalité.
« Non. Il me contentera avant de s’intéresser aux autres. » Ordonna-t-elle de manière impérieuse après s’être détachée de lui. Un large sourire ponctua son ordre avant qu’elle ne le serre tendrement dans ses bras.
Elle s’écarta ensuite pour se trouver entre Paresok et le colonel avant d’ajouter, provocante et joyeuse : « J’espère qu’il y a des oreillers ici aussi. Il me tarde de connaître le plus fougueux de mes hommes sur une telle bataille ! »



Alexander / John



John fut surpris du baiser et resta un peu con, mais lui rendit au contraire de leur premier échange sur Magna. Son regard dévia vers Paresok qui semblait n’en avoir rien à faire. Au contraire, il trouva son malaise presque comique et ricana de manière un peu moqueuse. Il s’était engagé dans quoi là ? Il ne sut pas vraiment quoi faire. Faudrait clarifier les choses quand même. Un fin sourire amusé se figea sur ses lèvres, Idène était véritablement à fond, pour ne pas dire sacrément coquine.

L’homme allait lui répondre, quand en levant le regard il vit la mine stupéfaite d’Alexander, qui tenait une béquille en main. Il était rare de voir l’anglais avec une expression purement involontaire sur le visage. Autant John lui avait parlé de Paresok, mais nullement de la blonde incendiaire et surtout qu’il avait une seconde “compagne”. Et l’américain sentait qu’il désapprouvait clairement, ce genre de libertinage au vu de l’engagement qu’il avait ailleurs. Faut dire que l’anglais était excessivement fidèle et “droit” dans ses bottes sur le plan amoureux. Et valait mieux pour Erin, au vu de toutes les sollicitations qu’il avait de la part de femmes et d’hommes. Hier soir, John n’avait pas eu le courage de parler de sa rupture puisque la réaction décevante, morne et digne d’un robot , de Nathalie l’avait foutu en rogne. l n’avait pas envie de l’évoquer, désirant plutôt profiter d’un moment avec un ami proche.

Le soldat se décala un peu pour marcher vers son supérieur et ami qui le regarda d’un air un peu sombre. Le colonel, savait pertinemment, que s’ils avaient été seuls, il aurait eu la remarque du siècle version Hoffman et franchement valait mieux se faire rouler dessus par un camion que de l’entendre parler. Et le fait d’avoir une délégation étrangère bridait la rudesse de la réplique qu’il allait se prendre. D’ailleurs, l’anglais, marcha plus vite, lui fourrant la béquille dans la main. Sheppard se demanda où il l’avait trouvée, se rappelant quelques secondes après, que Vilma l’avait prise et laissé dehors.

« Tu la gardes, celle-là, sinon je demande à Beckett de te la greffer. » La voix était neutre. Le sous-entendu était pourtant clair. Autant pour les femmes que l’objet. Après, cela ne le regardait pas, quoiqu’il advienne, il était du côté de John, même s’il allait se prendre un cours Britannique de savoir vivre et de fidélité sur le coin du nez. Et en toute franchise, l’anglais n’avait pas à faire une crise à l’Américain qui faisait quand même ce qu’il voulait de ses fesses. Par contre, qu’il ne vienne pas pleurnicher sur son couple. En fait, ce qui l’embetait le plus, ce n’était pas vraiment que John ai trouvé mieux ailleurs mais qu’il allait avoir une sacré réputation sur le dos. Et que si Nathalie l’apprend, cela allait faire des histoires. Être trompé n’est jamais agréable et il savait de quoi il parlait, puisqu’il avait déjà été trahi par une ex et ne souhaitait ça à personne. Déjà que cela représentait la peur de l'assistante… et qu’elle était fragile en plus d’être jalouse. Bref.

« Hum…je vais t’expliquer... » fit l’homme mal à l’aise.
« Je n’ai pas le temps. Cela restera ici, Nathalie ne sera pas au courant. » Il tourna les talons, il devait rejoindre au plus vite sa propre compagne et la Natus. Même s’il était curieux de savoir ce qu’il avait manqué.
« Je ne suis plus avec. Je l’ai quitté à mon retour. » Il regarda le sol puis releva les yeux vers son patron.

Alexander se tourna, une nouvelle fois surpris. Il appréciait moyennement Nathalie en tant que personne, la trouvant chiante avec John (mais cela était surtout un avis issu des confidences de son ami) mais appréciait la professionnelle, joyeuse et marrante. « Ah bon… cela expliquait ton air pressé alors. Je dois signer un arrêt maladie pour dépression cette fois ? » Référence à la crise d’angoisse qui avait laissé pantois l’anglais par la violence de cette réaction.
« Je ne pense pas. » Fit John un peu bêtement.
« Parfait. » Il lui fit un sourire malicieux afin de rassurer le soldat « [color=firebrick] Tu me raconteras plus tard. Tu aurais dû faire marin... »

John ricana, soulagé. Alexander se retint de lui faire une remarque sur le fait que les Natus étaient souvent à trois et qu’il devrait se taper Paresok en plus. Enfin, maintenant il savait qui était le “deuxième” homme dont parlait Idène. N'empêche, John avait tiré un sacré lot avec cette belle blonde, il allait être le héros de pas mal d’autres hommes.

« Je vous laisse, j’ai suffisamment fait attendre la batailleuse Vida. Amusez-vous bien. » Fit-il avec une pointe d’ironie dans ses derniers propos en saluant les humains présent ici. L’anglais disparu et John soupira de soulagement. Même si c’est son ami, Hoffman l’impressionnait toujours. Il savait comment il pouvait être terrifiant lors de recadrage ou même de remontrance. Et puis, il le respectait énormément.

Il se tourna vers les Natus. « Pour répondre à ta question Idène, oui il en a. »



Paresok / Idène



Ils avaient très peu réagi à la scène qui s’était déroulé sous leurs yeux. Le dialogue avait, semble-t-il, été fait à la hâte en méritant probablement un peu plus d’intimité. Idène plongea dans le regard de son second avec un air compatissant, comprenant qu’il n’avait pas dû être facile pour lui de faire cesser le lien qu’il avait avec son ancienne compagne. Ils en avaient discutés brièvement la veille de la bataille finale. La candide avait soutenu, et persistait sur cette position, que la nature même de son esprit n’était pas fait pour suivre la voie du Pondéré. Une seule femme, seule fidélité irrémédiable, au vu de ses nombreuses missions, ne serait pour lui que torture.

La candide, et même Paresok quelque part, s’étaient montrés apaisant par leur non-verbal. Comme pour dire : “Au moins c’est fait, tu peux enfin tourner la page et en écrire une nouvelle”. Ils devinaient que la rupture de ce lien de Pondéré devait causer beaucoup de dégât et intervenait à un moment difficile, où le corps lui-même guérissait à peine de ses plaies. C’est pour cela que la jeune femme lui tendit les bras tout en s’exclamant joyeusement :

« Allez, viens-là ! »

Elle le prit tendrement dans ses bras, d’une douce étreinte, comme pour le récompenser d’avoir su prendre la liberté dont il avait besoin. Elle respira au passage le parfum naturel de sa peau puis se décrocha en passant le bras de John sur ses épaules afin de soulager sa jambe de son propre poids. Au même moment, Paresok était parti d’un rire franc en lui donnant une tape amicale.

« Bien intentionné qu’est ce verbaliste, mon fiston. Mais nous nous substituons très bien à cette triste canne de fer. » Déclara-t-il en imitant Idène.

Un Natus de chaque côté pour le soutenir, la jambe abîmée de Sheppard n’avait plus besoin de prendre d’appui. Ils le portaient presque avec eux, leurs mains s’accrochant à sa ceinture pour le stabiliser, et ils approchèrent de la porte pour quitter la salle. Tous deux étaient heureux de le voir en vie, comme soulagés, et impatient de partager un moment avec lui.

« Allons donc. John. Mène nous à quelconque tavernes ou auberges que nous buvions à nos retrouvailles et partagions. Il y a tant à dire alors que si peu de temps nous sépare. »
« Si ta volonté est telle. Bien sûr. » Corrigea Idène en souriant. « Sinon, nous t’amenerons là où ton envie t’attire. »



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6eme Partie : Les verbes d’acier


06 mai 2017 dans l’après-midi vers 15h00



John / Isia



John était plutôt content que ses amis Natus, ne prennent pas parti dans les dialogues entre son supérieur/ami et lui. Tout simplement, parce qu’il n’aurait pas apprécié et que cela ne les concernait pas. Idiotement, il se demanda si cela avait vexé l’anglais, de ne pas l’avoir informé de sa rupture, mais ce genre de considération est tout aussi stupide, Alexander n’était pas du tout dans cette démarche. Et si aux premiers abords, il avait semblé mal le percevoir, c’est plus par idéologie et par protection du soldat. Il est marrant de constater que le RDA est un « chevalier » comme le dit si bien Bricks, toujours prêt à défendre ses proches ou même Atlantis. Il l’avait démontré en janvier. Après faut dire que chez les Atlantes une double vie n’est pas vraiment bien perçu. Enfin, John ne savait pas trop dans quoi il s’était fourré et n’avait pas l’impression qu’Idène lui “impose” un couple comme les normes terriennes l’entende. Mais plus une forme de relation ‘libre’, de ce qu’il avait compris avant d’aller au charbon. Cependant, il ne savait plus quand il avait dit « oui » et cela l’inquiétait mine de rien. Même si à l’état des choses, il se surprenait à ne pas avoir de gène à créer un lien avec elle. Tant que cela n’encombre pas trop d’engagement.
Engagement, qu’il avait mis fin avec Nathalie. Il ne voulait surtout pas se mettre une chaîne, pour les mêmes raisons de sa rupture avec l’assistante. Cela lui paraissait tellement loin… et pourtant ce fut il y a quelque jour à peine. Enfin qu’importe sur le coup, il avait autre chose à penser. Une chose à la fois, comme tout bon mec qui se respecte.

John avait bien remarqué le non verbal des deux Natus et perçut plus ou moins la même signification qu’ils avaient voulu y mettre. Il est vrai qu’il se sentait un peu las, sa jambe le lançait et cela n’était pas foncièrement normal avec les anti douleur préconisés.

Il accepta de bon cœur le contact de la belle femme blonde plantureuse, cela lui fit assez de bien, redécouvrant une odeur qu’il avait éprouvé il y a quelques jours. Une odeur signe d’un grand débat entre le désir puissant et la frustration. Il avait lutté pour ne pas faire une couronne de corne à Nathalie, il en avait été agacé de l’insistance de la blonde à la fois, il avait accepté de s’attacher à cette personne, comme on s’attache à quelqu’un qu’on apprécie. Puisque ce fut le cas mine de rien.

John encaissa la tape en ricanant, « verbaliste » cela allait bien à l’anglais ! « Oui, c’est un bon chef et un bon ami à la fois » Fit John simplement, alors qu’il se faisait embarquer par la joyeuse troupe. « Attendez, faut qu’on prenne le reste ! »… Il se soustrait doucement des deux humains, pour prendre la glacière avec lui et son sac de canne de golf. Il revint vers eux, en s’appuyant sur sa béquille. « Oui, nous avons le bar Athosien. Nous pouvons y aller, cela fait plus convivial que les deux autres établissements. » Il regretta presque la terre, pour ne pas leur montrer aussi autre chose que des aménagements sur Atlantis. Mais qu’importe, cela allait très bien et il y avait toujours une bonne ambiance. Par fierté il continua à marcher un peu, charger de ses affaires jusqu’à la porte qui s’ouvrit sur l’espace du couloir. Il se demandait bien où était Vilma tiens. Il se tourna vers ses deux amis d’un air amical.

« On passe d’abord dans mes quartiers déposer mon sac et la glacière. » Il fit un petit rictus charmant à Idène « Comme ça tu pourras voir si le nombre de coussin te va ! » Il regarda sa montre en grognant… mince il n’avait pas vu l'heure passer, il allait se faire pendre par les jambes ! Si ce n’est pas pire… Et dans un sens cela expliquait ses douleurs de plus en plus lancinantes « Et faut que je prenne mes médicaments…sinon je vais me faire engueuler par… »

« Par moi ! » Une voix forte et digne d’un volcan se fit entendre dans le couloir. Les pas déterminé des talons sur le sol était parfaitement reconnaissable par tous. La chevelure blonde lâchée dans le vent, le visage calme mais contrarié et le regard assassin de deux prunelles azure… John plissa des yeux, quand Isia arriva à sa hauteur prête à encaisser la joute verbale, ignorant parfaitement les deux Natus. Elle se posta assez proche pour lui coller un doigt tambourinant sur sa poitrine.

« Ça fait une demi-heure que je te cherche ! Tu te rends compte ? Une demi-heure à courir aux fesses du joli cœur de la cité ! Le comble ! Je vais te prescrire aussi des médicaments pour la mémoire papi ! Je te rappelle que tu devais passer à l’infirmière pour prendre tes pilules ! Tu as de la chance, que j’ai fini mon service et que j’avais une envie folle de voir la Tairis ! » Elle vociférait telle une tigresse. Faut dire qu’elle avait horreur d’attendre ses patients.

Idène Delongeal


« Hum...ça, pour un joli coeur... » Confirma Idène dans un air de provocation en fixant Isia.
Elle détailla cette femme de haut en bas, un regard d’acier relevant ses perfections tandis qu’un large sourire d’une concurrence bon enfant s’étalait sur son visage. « J’ignorai que les Atlantes avaient également leur candide... »

Isia Taylor Laurence


D’ailleurs Isia était en civile, comme toujours vous me direz, mais sans sa blouse blanche. Moulée dans une jupe qui tombait en dessous des genoux en cuir, un haut légèrement décolleté zèbre qui la mettait bien en valeur. Une ceinture soulignant sa taille de guêpe et des bottes en cuirs aussi. Bref, toujours aussi belle et élégante.

Dès qu’Idène avait finit de parler d’un ton provocant qui irrémédiablement trouva un écho chez la chirurgienne, très adepte de ce genre d’échange, le regard de celle-ci se dévia sur les deux Natus. Observant sans aucune offense, limite avec affront la jeune femme de haut en bas. Elle se comparait à elle et assumait clairement cet instinct “féminin”, enfin plutôt réflexe.

« Candide ? » Un fin sourire se dessina sur ses lèvres avant de ricaner doucement « J’aurais donc l’âme pure et de la candeur ! Eh bah, c’est bien la première fois qu’on me sort le coup de l’âme !! » Les mots, ne signifie pas vraiment la même chose chez les Atlantes et cela se vit clairement dans le discours de la médecin, qui toisa John de manière espiègle.

« Finalement, ça sera des pilules bleues… histoire d’avoir un peu de virilité dans le pantalon vu ta conquête de l'espace ! C’est bien la première fois que je rencontre une blonde qui pourrait rivaliser avec moi ! » Et sans attendre de réponse, elle fourra le sac en papier dans les mains du colonel, lui prenant la glacière. « ] Aller va, je vais bien trouver un brave gars pour lui refiler ! Ou les consommer ses bières ! ». Elle ne faisait que supposer a dire vrai.



Paresok / Idène



« Bien la première fois que je vois concurrente aussi valable... » Le sourire provocant d’Idène gagna en intensité alors qu’elle passait un bras autour du cou de son second.
« Mais il n’a pas besoin de plus de virilité...sa raideur suffit amplement à faire réputation, je l’ai bien senti...n’est-ce pas ? ». Phrase qu’elle termina d’un air entendu en soutenant le regard d’Isia. C’était comme si elle se faisait l’hypothèse que cette médicastre avait déjà partagé le lit de Sheppard.

Paresok, juste à côté, s’était décalé pour observer ce duel de femmes en devenir. Sa femme contre un équivalent Atlante. Mais quel spectacle cela pourrait donner. Prenant place aux côtés de Sheppard tout en admirant l’échange de parole, il retira un bouton de sa tunique pour récupérer une flasque qu’il consomma tranquillement. Son regard impatient alternait entre Isia et Idène, qu’allaient-elles se dire ?!? Sa main bifurqua alors pour tendre la flasque en direction de Sheppard.



John / Isia



John se disait clairement que la rencontre Idène / Isia ne pourrait qu’être volcanique. La chirurgienne était clairement en forme et ne manquerait pas de rentrer dedans de manière consentante ou non dans le mou de la jeune femme. Niveau diplomatie c’est pas franchement une bonne chose. Libéré de sa glacière, il aurait bien protecteur mais les phrases de plus en plus taquine d’Idène ne lui laissait pas l’occasion. Et discuter d’une affirmation de Taylor Laurence est plus difficile que de tuer un originel ! Il se redressa un peu, alors qu’Idène prenait un peu plus de marque de possession… il ne savait pas trop comment réagir. Il prit la fiole de Paresok, la sentant toisant d’un air suspicieux la doctoresse... si c’est de l’alcool elle risquait de le lui interdire.

Si John, ne savait plus où se mettre face aux gestes intimes et clair d’Idène, Isia ELLE savait quoi faire. Elle toisa le colonel avec un drôle d’air. Personne, n’était au courant de la fin d’un des couples qui avait fait grand bruit sur Atlantis… John en couple depuis un an ! Cela avait de quoi faire baver du venin et dégouter plus d’une nana ! Le petit air entendu de la blondasse fut bien compris par Isia, qui mit ses mains sur ses hanches laissant la glacière par terre. Un petit rire sortit de sa bouche.

« Haha ! Mais il n’y a rien là-dedans de bien dur avec les anti douleurs ! » Elle ricana amusée. Cela était de l’ironie, pour surenchérir comme toujours. John leva les yeux au ciel soupirant « Oh Johnny ne fait pas cette tête voyons ! Remarque elle est quand même bien mieux que ta copine ! Mais bon, je veux bien te donner un peu d’aide pour honorer ta jolie demoiselle. »

« Je me passerais des pilules bleues … Et puis Idène n’es pas là pour ça…» Il ne voulait pas qu’Isia l’associe qu’au sexe quand même …cela était souvent dégradant dans l’esprit terrien, même si venant d’Isia… tout dépendait à quoi elle pensait à ce moment-là. Bon en tout cas, c’est parti pour que les natus voient que les Atlantes ne sont pas tous si sain d’esprit que ça !

Isia Taylor Laurence


« Ah bon ? Elle n’est pas Athosienne la demoiselle, donc elle aurait traversée la galaxie, pour un coucou chaste ? Et bah félicitation ! Enfin, à ta place, moi j’en profiterai avant de te faire tuer par la rouquine. ». Isia toisa Idène d’un air désolé. Elle attaquait par intermédiaire mais n’hesiterai pas à affronter la blonde si besoin. Elle cherchai surtout à tâter le terrain, autant chez l’autre que chez John, car elle ne le pensait pas si enclin à afficher son infidélité. Même si avec le temps, ils étaient amis. « Dommage quand même… elle est quand même canon ta maîtresse. Tu vois, mon petit Johnny, le libertinage c’est ce qui y a de mieux ! Pas d’emmerde avec les compagnons officiel ou non ! Tu fais ce que tu veux ! Mais bon, que veux-tu, tu ne veux pas être hors norme ! ». Elle haussa les épaules. Bien entendu elle ne savait pas que les Natus avaient un mode de moeurs assez proche du sien. Elle ne prenait aucune pincette face à des inconnus, elle s’en fichait complètement. Elle n’est pas diplomate après tout ! Et puis bon, beaucoup savait que le célèbre Docteur Taylor Laurence n’avait pas un seul homme mais plusieurs et pas que… Toisant la fiole qu’elle retira des mains de Sheppard, pour les remettre dans celle de Paresok.

« Avec les médicaments ce n’est pas bon ! Du moins, devant moi non ! ». Elle ne pouvait pas vigiler tout le monde et ne se leurait nullement sur le fait que certain allait boire quelques canons ! Donc elle précisait pas devant elle. Son regard détaillait Paresok, qu’elle n’avait pas prit le temps d’observer.



Paresok / Idène



Idène était à fond.
C’est comme si elle avait attendu longtemps de tomber sur quelqu’un d’aussi réactif et imposant. Comme deux cerfs qui se montrent leurs bois sans tout de suite se rentrer dedans. La candide prit exactement la même position qu’Isia dans une simple envie de la provoquer. Elle ne comprenait pas ce que signifiait “Athosienne” ni “libertinage” mais ne montra strictement rien de son ignorance.

On aurait cru qu’elle souhaitait officialiser sa rivalité simplement pour l’amusement que cela déclencherait à plus long terme.
« Hum...quiconque voudra la mort de John me trouvera sur son chemin. » Fît-elle en souriant.
« Hé, alors ! Moi aussi crénom. La perte de Sheppard après avoir guerroyé le dévoreur, tout cela pour tomber sous les coups d’une femme Pondéré ?!? Pas question. »
Idène fixa Paresok.
« Même s’il sait bien se défendre tout seul... »
« Qu’importe ! Il nous aura à ses côtés. Et le spectacle n’en sera que plus agréable ! » Il tendit sa flasque directement à Isia alors qu’elle lui parlait. « Goûtez-moi donc CE médicament avant de le refuser avec tant d’ardeur, envouteuse. Et venez donc en Magna un de ces jours, vos mots d’aciers en plairont à plus d’un !!! »

Isia Taylor Laurence


John évitait de trop rentrer dans la joute, pour la simple raison, qu’il ne savait quoi dire. Et puis bon, cela avait presque un côté intéressant de voir le choc des cultures. Il avait surtout mal et le sachet de médicaments lui faisait de l’œil et sans plus attendre il sortit un tube avec des cachet rond et jaune. Il en avala deux, comme préconiser à cause de son poids et de l’intensité des diverses douleurs. Pas besoin de liquide, il avait appris depuis petit à saliver suffisamment pour ingurgiter les granulés. Fallait reconnaître, qu’Isia arrivait à temps. Tout semblait bien rôder niveau intervention ont dirait …

Isia soutenait le regard d’Idène lui rendait pareille provocation et surtout cette indéniable sature de la femme sûre d’elle et indétrônable. Cela n’était qu’un jeu, comme des paons qui font la roue et pouvait être vu comme pathétique. Or elle adorait faire ça, se sentir supérieur et rouler des « fesses » faute de mécanique pour enchaîner un tango assez endiablé. C’est aussi cela qui la stimulait avec Pedge dans une autre forme de jeu et de provocation. C’est le carburant de la belle. Elle ne comprit pas vraiment ce que signifiait pondéré… et son regard interrogea John qui écoutait Paresok. Mais au vu des autres propres, elle en déduit aisément que ces deux personnes étaient des Natus.

En tout cas, la manière de parler de l’homme lui apparut comme bien amusante. Il devait avoir l’âge de Sheppard, mais la couleur de ses cheveux déjà blanchit par l’âge lui donnait un côté sage que ses paroles guerrières réfutaient.

« Je ne pense pas qu’un combat de nana qui se crêpe le chignon soit beau à voir franchement… » Elle venait d’imaginer la furie de Nathalie contre cette belle blonde… cela serait assez pathétique. Ce genre de comportement féminin l’agaçait. Elle toisa la boisson que lui proposait le Natus… elle décida de la prendre entre ses mains et sentir. « Donc vous êtes Natus. Je me suis déjà rendue dans votre grotte ces derniers jours pour soigner vos soldats. J’en ai opérer bon nombre depuis ces deux jours ainsi que ce matin...». Par curiosité elle bue une petite gorgée… grimaçant de plus belle en découvrant l’acidité du breuvage. Elle toussota un peu, lui redonnant. John ricana de plus belle la voyant, assez satisfait de cette moue sur son visage. Elle lui donna un coup sur l’épaule, celle qui était prise par le bras d’Idène. Cela était clairement une pic aussi pour la blonde.

« John tu n’en boit pas, ça va te ruiner l’estomac ce tord boyaux ! C’est ton médecin favori qui te l’ordonne ! C’est pas si mauvais on dirait du coca avec du citron ... Je vais avoir l’air maline en marchant pas droit moi ».
John ricana doucement, hochant la tête poliment, il savait qu’il ne fallait surtout pas contredire la médecin sous peine de s’en prendre une.



Paresok / Idène



Paresok écarquilla les yeux.
« Notre grotte ? Comment ?!? Notre grotte ? Est-ce là la seule considération qui vous anime à la vue de la Magna ?!? »
« Hum...non. C’est une médicastre, mon premier. Le nez dans les entrailles, elle n’a pas eu l’honneur de connaître toute la beauté du monde Natus. »
« Oui...oui. » Fît Paresok quelque peu froissé. « Nombre de vies sauvées par ses soins, je peux bien en oublier l’affront... »
Le Meneur regarda sa flasque puis la rangea dans sa poche tout en soupirant.
« Peuh ! Une grotte...comme si je décrivais le foyer des Anciens comme le déchet du mauvais goût. La poubelle de l’art. »
Idène sourit de plus belle en haussant les épaules.
« Comme tu viens de le dire : des mots de lames. Elle ferait une dangereuse verbaliste... »



John / Isia



Ah bah tiens, elle avait vexé le second homme en parlant d’un état de fait… elle n’y pouvait rien s’ils vivaient dans une grotte, certes géante, mais une grotte quand même. La femme, essaya de calmer son compagnon et en toute franchise Isia, leva les yeux au ciel.

« Vous n’avez pas à le prendre ainsi. Je n’ai pas vu, la richesse de votre habitat et je crains que je ne puisse pas le voir avant un moment, le temps que vous reconstruisez la majorité. Mais d’un point de vu naturel, c’est une immense grotte. Et les grottes ne sont pas des trous à rat infâme et vilain. Notre peuple visite des grottes anciennes pour le loisir sur notre planète d’origine.et si on y trouvait pas d’intérêt esthétique on s’y aventurait pas ». Son regard alla sur le militaire qui hocha une nouvelle la tête. Il ressentait les effets de l’anti douleur et la souffrance diminuer petit à petit.

Il tapota l’épaule de Paresok d’un air compatissant. « Ne le prend pas comme un affront. Notre chirurgienne est réputée pour sa franchise et si elle avait trouvé Magna laide, elle l’aurait dit avec un aplomb à te faire tomber ton épée »
« Certes, mon garçon. » Renchérit Paresok du tac au tac.
« Ménager les mots ferait sacrément défaut à son évidente personnalité. »

Isia haussa les épaules « Oui en plus j’aime bien les grottes… enfin qu’importe. » Son regard alla sur Idène puis sur sa poitrine généreuse… Arf c’est bien ça qui manquait à la doctoresse de son point de vu, une paire de lolo un peu plus percutante. Elle avait une question, c’est Idène qui en était la source quand elle apaisait Paresok
« Hum…si je comprends bien … le premier compagnon de la belle demoiselle dont j’ignore le patronyme, est avec cet homme-là… et toi John tu fricote avec la chérie de ton frère d’arme ? Et donc tu es son second ?... Et Nathalie ont la met où ? » Elle avait parlé avec des gestes en montrant du doigt les différents liens.

John se redressa un peu. Le premier sous-entendu d’Isia était les présentations et après les liens. Lui-même ne savait pas comment définir le second, alors il évoqua le premier.

« Isia, je te présente donc Idène candide du peuple Natus et Paresok meneur de combat, équivalent de mon grade en version terrienne » Il regarda ses deux amis puis montra Isia « Idène Paresok, je vous présente Isia Taylor Laurence, second médicastre en cheffe de la cité » Il avait adapté bien entendu. Isia avait marqué un tant d'arrêt sur le terme candide… mais cela allait être une prochaine question. Elle attendait toujours la réponse aux liens et son regard alla sur la fameuse Idène, qui soi-disant au passage avait un joli prénom. « Enchanté. Et pour ma seconde interrogation ? »

Idène Delongeal


La candide n’aimait pas parler à la place des autres et se voyait encore moins décrire son lien à la place de John. D’autant plus que cela était tout nouveau pour lui et qu’elle préférait le laisser découvrir, expérimenter, que de donner un quelconque sentiment d’obligation. Mais dans ce petit jeu qu’elle entretenait maintenant avec Isia, la candide n’avait pas l’envie de renoncer.

« Enchanté également. C’est une analyse bien réduite et étroite que vous avez faite, médicaste. Mais juste en partie. Tous Natus dispose à sa guise de ses liens tant qu’ils sont réciproque. » Idène prit le Meneur et le colonel dans ses bras l’un après l’autre en poursuivant.
« Paresok est mon premier. John, mon second. Et de son point de vue, c’est à lui que revient la décision de m’attribuer sa priorité... »

Un sourire aguicheur lui vint alors qu’elle reluquait Isia.

« Vous pourriez tout aussi bien devenir la première de John. Et moi, seulement sa seconde... » Elle s’interrompit un instant avant d’entrer dans le sujet délicat. Elle savait être responsable de la rupture du colonel et l’assumait pleinement. Sauf qu’un incident diplomatique ferait très mauvais effet, autant être vigilant sur ses propos. « Cette femme, Nathalie l’appelez-vous, aurait pu perdurer et demeurer l’une des femmes de Sheppard. Mais il m’a semblé qu’elle était pleinement adepte de la voie du Pondéré. Non ? »

Elle haussa les épaules.

« Il n’y a de lien unique que chez deux êtres pondérés qui s’accordent. John ne l’est plus. Je pense que ça répond à la question... »

Le regard d’Idène était resté rivé sur celui de son second. Elle était toujours aussi sûre d’elle mais, visiblement, gênée d’avoir parlé à sa place. Il est parfois nécessaire de dire des vérités déplaisantes, quitte à un imposer un malaise. Pour Idène, la femme qu’avait eu Sheppard avait espéré le maintenir dans une nature qui n’était pas la sienne. Il ne restait que deux solutions : s’adapter ou voir ce lien se briser.

La candide n’avait pas demandé d’explication et s’était contenté d’être le simple témoin silencieux de ce qui avait été dit précédemment avec Alexander. C’était une affaire qui ne concernait que le colonel et, même si elle était en partie à l’origine de la rupture, elle ne se serait pas permise d’imposer sa culture et ses idées à la place de son second.


John Sheppard


Isia était bien curieuse, pour ne pas changer, elle n’émettait aucun doute si cela pouvait déranger ou bien embêter les protagonistes. Parfois, John enviait sa totale inhibition. Elle ne s’encombrait de rien et vivait comme elle l’entendait se fichant des règles sociales. Enfin, face à des Natus, les règles sociales devaient quand même être tout autre. Enfin voilà, Isia était un personnage qui ne s’embétait pas.

Le soldat n’avait pas vraiment répondu au questionnement sur ses liens avec la belle blonde, il ne savait vraiment pas comment définir tout cela. Où s’il y avait quelque chose à définir, c’est nouveau et il était sûr de rien. Sauf de son affection pour Idène. À dire vrai, il ne savait même pas dans quoi il s’était fichu sans le vouloir. Il avait plu à Idène au point qu’elle ait désirée de lui autre chose que son rôle de Candide. Et il s’était refusé à elle, avec grande peine.

Quant à lui ? Il ne savait pas, il savait juste qu’il ne voulait plus d’une relation unique, il ne voulait plus de mise en couple comme il avait fait avec Nathalie. Il ne pouvait plus offrir ce genre d’union à une autre femme. Au final, Nathalie avait été la première après son divorce… et restera peut-être la seule. John estimait qu’il n’avait plus rien à offrir de ce point de vu là, sauf la souffrance d’une potentielle mort et sans aucun avenir. Aucun enfant, aucun mariage… il en avait eu l’envie, mais n’est-ce pas par moutonnage comme tout terrien ? Les enfants, ils les adoraient, mais ne s'estimait pas être un bon père. Le mariage il l’avait éprouvé pour avoir été trahi. Au final, il ne voulait ni de l’un ni de l’autre et dans la notion de couple les deux rentrent en compte dans la suite logique. Et à 40 ans, personne ne veut se contenter d’une simple relation charnelle ou affective. De plus, il se rendait compte, que sa fidélité était une barrière bien fine et il ne voulait pas faire l’affront d’une corne à quiconque.

Surtout, il ne pouvait pas se mettre en « couple » avec quelqu’un d’autre alors qu’il aimait encore son ex-compagne. Les sentiments ne partent pas comme ça. Et il faudra du temps, avant qu’il soit indifférent et encore, il ressentira encore de l’affection pour cette rousse incendiaire. Il savait qu’il se faisait passer pour le connard, mais il était en accord avec sa conscience, une rupture pour se préserver et préserver l’autre. Il ne se voyait pas comme un con. Au contraire, s’il en avait rien eu à faire de Nathalie, il l’aurait trompé et n’aurait pas tout fait ce qu’il a réalisé depuis plus d’un an pour leur couple et elle. Mais voilà, il fallait mettre un point à cette histoire qui restera très belle pour lui. Il chassa tout cela de ses pensées, se rendant compte qu’il n’avait rien dit et que ce fut Idène qui répondit à Isia.

La définition était typiquement ce qu’il espérait avoir, mais qu’aucun terrien ne pourrait accepter. Sauf peut-être Isia, qui avait plus ou moins cette manière de fonctionner. Sauf, qu’elle ne définissait pas de première ou de dernière, mais plus des relations sans vraiment les pousser plus vers un engagement. Au final, si cela fut cela le lien chez les Natus, cela convenait parfaitement à John, qui bêtement se sentait quand même flatté d’avoir tapé dans l’œil d’une aussi belle créature qui en voyait bien d’autre tous les jours. Il serait réducteur de dire qu’Idène était une prostituée, puisque cela n’était pas sa fonction en somme. Mais le raccourcis serait rapide dans bon nombre d’esprit Atlantes.

John esquissa un petit rictus amusé lors de la mention d’Idène du potentiel lien de filiation avec Isia, immédiatement son regard alla sur la doctoresse qui écoutait d’une manière très attentive les paroles de la blonde, cela trahissait qu’elle était intéressée par le fonctionnement Natus. Elle qui méprise si souvent les peuples inférieurs aux Atlantes, avait de l’intérêt … une nouveauté !

Leurs regard se croisèrent et Isia émit un ricanement typique de sa jolie petite bouche carmin. Elle ne dit rien, mais cela allait tomber comme un couperet sous peu. Mais Idène n’avait pas fini de parler et riva son regard dans celui de John qui soutenu le sien… Arf elle parlait de Nathalie. Il hocha la tête.
« Oui elle est pondérée, comme la majorité des Atlantes » Jamais Nathalie aurait put supporter de le partager.

Isia Taylor Laurence


C’est bien l’une des premières fois qu’elle rencontre une culture qui définissent les liens amoureux d’une manière similaire à sa perception. Fallait-il que les humains côtoient des félins pour avoir cette ouverture d’esprit ? Fallait-il que les Tairis éclairent les lumières de l’humanité pour voir qu’on ne peut pas vivre à deux et qu’il faut enrichir ses horizons avec d’autre notion que cette fichue fidélité qui fait souffrir tout(e)s les cocu(e) qui pensait bêtement être l’unique à jamais ?

Sur le coup, elle se fit la remarque que c’est bien un des rares peuple qu’elle pourrait estimer autant que le sien. Voir peut-être un peu plus, si la mentalité et la culture était aussi ouverte et développé. Elle avait horreur de bon nombre de chose chez les humains et notamment les stéréotypes et l’hypocrisie culturelle. L’exemple le plus flagrant concernait les religions, où certains choisissent à la carte leurs principes et qu’il faudrait mettre une bonne mise à jour des dogmes pour les adapter à la civilisation au lieu de laisser des bouquins vieux de milliers d’année dicter des codes moraux caduques. Puisqu’avant tout, cela avait pour but d’éclairer et éduquer les peuples et non de les rendent plus con qu’ils ne le sont déjà.

Au début la belle blonde eu une petite moue quand l’autre incendiaire lui sortait qu’elle n’avait eu qu’une interprétation trop étriquée. Elle ne pouvait conclure que ce qu’elle voyait et d’un point de vu extérieur, une nana qui fricote avec deux hommes dont un qui est censé par avoir le droit de toucher.

Ce fut réellement amusant et un rire s’échappa de ses lèvres, oui bien sûr elle est la première de tout le monde, les autres femmes ne peuvent qu’être secondes. Ainsi, Idène, imaginait-elle quelque chose entre la chirurgienne et le soldat ? Cela était assez novateur et Isia, lui répondit par un rictus provoquant, limite pour lui sortir que cela la rassurait de disposer aussi du colonel. John, ne l’intéressait pas spécialement à dire vrai, cela ne lui était jamais venu à l’idée de le draguer, puisque lui-même n’avait jamais montré de signe d’intéressement à cause de son couple. Distraitement, elle se demanda s’il attisait ses appétits de tigresse et la réponse fut non, pour la simple raison, qu’elle le voyait en union et qu’il était devenu un ami sans attrait sexuel pour elle. Malgré qu’il soit séduisant.

Isia marqua un temps d’arrêt, entrouvrant un peu la bouche au moment où elle en conclut que le célèbre couple n’était plus ensemble… cela la surprit réellement, ne s’attendant pas à cette déclaration, alors qu’elle avait vu la rousse attendre John, suite à son départ de l’infirmière le jour du retour… son regard alla sur John.

« Ah… » Elle ricana doucement « Eh bien Colonel ! La chasse est donc ouverte, le fan club des “Sheppynettes” va être en joie en attendant qu’il n’y a plus de berger devant ta porte ! » Elle lui fila un coup sur l’épaule. « Eh qui sait, je peux même briguer la place de première » Elle fit un clin d’œil provoquant à Idène. Celle-ci répondit par la même expression, d’un air de requin, comme pour lui dire “Que la meilleure gagne !”.
« Évite de le répéter tout de suite…et quand à ta place, je croyais que je ne te plaisais pas ? » Oui, parce que bien entendu elle n’avait pas sa langue dans sa poche et elle lui avait déjà dit. Après, elle ne se souvenait plus du contexte.

« Bah tiens ! Tu crois que ça n’a déjà pas fait le tour que tu es avec ma version de la galaxie au bras peut-être ? Si je fais tourner ta rupture, ça te permettra de pas te faire passer pour le connard… enfin sauf si elle m’a pris de court...Cela m’étonnerait, ce n’est pas son genre, mais bon. Autant briser une rumeur par une autre et hop annulation. » Elle avait raison, Idène et Paresok n’allait pas se cacher, alors autant que la vérité éclate. John hocha la tête, il ne pouvait contrer.
« C’est le cas, mais tu amènes dans tes bagages quelque chose qui m’intéresse … donc je veux bien faire un effort. » Son regard alla sur Idène qui était en train de la mater aussi.



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6eme Partie : Les verbes d’acier


Idène Delongeal


Idène appréciait beaucoup cette Atlante, elle la voyait comme une rivale très intéressante, dans le bon sens du terme, sans qu’il n’y ait de notion malveillante ou une quelconque jalousie. Elle avait eu un large sourire en la voyant se mettre en lice. Qu’il s’agisse d’une simple provocation ou d’une volonté réelle, la candide était très joueuse. Ce n’est pas seulement pour son physique ou son extrême agilité qu’elle était championne de l’arène d’exhibition Natus. Mais également parce qu’elle adorait se confronter à ses adversaires. Sans qu’il n’y ai besoin de surpasser l’autre pour briller à son détriment, le simple fait de l’opposition lui suffisait amplement.

Ainsi, le simple fait de voir Isia donner ses petits coups d’épaules et faire ces allusions la faisait décoller d’une envie d’affrontements. Par le verbe, le physique, la répartie, la simple idée du challenge contre cette élite Atlante lui plaisait énormément.

« Quelle générosité vous anime là, Médicastre. Préparer le terrain et l’ouvrir à toutes femmes n’en rendra ce petit duel que des plus palpitant pour nous. » Répondit-elle avec ironie.

Mais Idène avait bien relevé la dernière phrase de l’Atlante. Il était impossible pour elle de ne pas rebondir dessus. Ainsi, elle était intéressée ? Le regard de la candide s’alluma d’un air espiègle alors qu’elle parcourait ses formes, comme si elle jaugeait ce que cela pourrait donner. Puis, tout en restant proche de ses deux hommes pour ne pas lui laisser penser qu’elle les abandonnerait pour ce nouveau parti, elle répondit de manière presque énigmatique :

« L'intérêt est réciproque… »
Une oeillade bien provocante tandis que sa main flirtait sur l’avant-bras de Sheppard. Et l’autre maintenue sur l’épaule d’un Paresok qui ne comprenait visiblement pas. Idène ajouta ensuite, comme en guise d’invitation :

« Je vous promets de vous emmener moi-même en Magna. Je vous ferais trouver de biens meilleurs trésors dans l’Antre des Egarements plutôt que dans les viscères de mes frères. Je suis certaine que vous apprécierez d’expérimenter les candides. Il y a beaucoup à apprendre de l’attachement Natus...»



John / Isia



Naturellement Isia se mit à ricaner, mimant un geste un peu pompeux de la main, face à sa « générosité ». La Natus avait l’esprit affiné et compris le sous-entendu d’Isia, celle-ci lui fit un clin d’œil absolument charmant et lumineux.

« Ohh, mais il y a tellement peu de concurrentes intéressantes qu’on s’ennuierait très vite. Sauf peut-être ma meilleure amie, Erin Steele, vous l’avez sûrement vu elle, est inratable ! » Elle lorgna exclusivement sur Idène qui venait de passer au premier plan, elle était bien plus intéressante que John ou que l’autre homme officier de son peuple. « Mais bon, elle a un autre soupirant et ne s’intéresserait pas au petit colonel boiteux » Dit-elle avec un rictus carnassier vers John, qui ricana doucement en haussant les épaules.

« Et surtout je tiens à rester sur Atlantis et non être reconduit sur terre, à cause de mon charme extraordinaire qui aurait séduit la femme du patron »
« Enfin la femme du patron, mais femme qui est patronne aussi… Oublie pas » Isia ne pouvait pas s’en empêcher, elle ne voulait pas qu’on oublie le rôle d’Erin au profil de celui de l’anglais. Après tout, Erin avait le même rang, certes pas les mêmes responsabilités que son compagnon mais bon.
« Il va de soi, mais je n’y peux rien s’ils s’unissent entre patron aussi ! » Soupira-‘il amusé.
« Après c’est vrai, il vaut mieux que tu évites d’être trop charmant, je ne suis pas certaine que Fox soit très porté sur un partage… d’ailleurs tu lui as dit ? »
« Il l’a appris juste avant toi
»
« RHOOO j’aurais tellement aimé voir sa tête franchement ! »
Finalement John se laissa emmener dans les délires d’Isia facilement, la bonne humeur était de mise et dès que ça parlait de l’anglais, il était le premier pour comploter et lui jouer des « mauvais » coup, en toute amitié.

« J’ai cru qu’il allait m’étriper… » Renchérit John de manière ironique, juste pour jouer dans le jeu de la belle blonde.
« Tu m’étonnes !! Tu aurais dû filmer ! »
Elle aurait adoré voir la tête de l’anglais en voyant John avec cette plantureuse jeune femme, alors qu’il ignorait la rupture de celui-ci. Après bon, il n’aurait pas été en colère et cela intriguait Isia et se demandait comment serait le leader dans cet état… certain avait été recadré suffisamment de fois, pour être dans le droit chemin et cela ne rigolait pas…Isia haussa nonchalamment les épaules, elle en avait rien à faire des remontrances, puisqu’elle n’avait jamais rencontré quelqu’un de suffisant fort (enfin une personne qui la recadre), pour qu’elle se sente en danger ou en dessous. De toute manière, elle n’avait jamais eu vraiment besoin d’être recadrer depuis son arrivé. Après, malgré son comportement chaotique, elle savait bien se tenir. Ici, elle n’avait pas besoin d’être pro ou de maté son côté sulfureux.

En tout cas après cet échange avec John, son regard alla à nouveaux vers Idène qui juste avant avait lancé une forme d’invitation. Elle avait entendu déjà certain Natus, lui évoquer une arène sans vraiment à chercher plus loin ce que cela pouvait. Machinalement, elle s’était méfiée, pour ne pas finir à nu à se battre contre un tigre comme dans un cirque romain. On ne sait jamais avec les peuples primitifs.

« Cela fait plusieurs fois que vos frères ou sœurs entre deux viscères m’évoque cet endroit… enfin ces deux endroits. Quand je retourne dans votre monde... » Elle lorgna Paresok, comme pour lui faire remarquer qu’elle n’avait point employé le mot grotte
« Vous aurez le temps de m’en parler et de me montrer tout cela. » Elle était curieuse et par conséquent elle lui répondait favorablement à son invitation, voyant bien plus tard ce que ça donne.



Paresok / Idène



Paresok avait eu un sourire satisfait en l’entendant prononcer le mot “Monde”. Tout comme Idène, il s’était contenté de n’être que le spectateur de leur conversation sans intervenir. Ils rièrent néanmoins de bon coeur à l’ironie ou la blague qu’ils parvenaient à comprendre, comme par contagion. L’homme demeurait droit et fier de sa planète, visiblement, au point qu’il ne se contenta que d’un “hm !” qui semblait lui accorder un maigre pardon de sa part.

Idène, de son côté, n’en avait que faire de cette question de fierté. Elle s’intéressait à Isia, notamment sur les points communs et son attraction pour la culture Natus. Contrairement à Erin Steele la Verbaliste, elle n’avait pas refusé l’invitation d’un coup.

« Je l’espère bien. Un refus de votre part aurait été des plus décevants...»

Idène fixa de nouveau Isia dont la finesse des jambes et la chevelure lui donnait envie. Son regard s’était perdu quelques temps sur l’élégance de ses habits jusqu’à ce qu’un élément particulier retienne son attention sur ses mains. Un large sourire empli de malice recouvrit son visage et elle approcha pour se saisir doucement de la main d’Isia où se trouvait une bague. Et pas n’importe laquelle ! Idène secoua la tête en rigolant silencieusement, comme si elle voulait dire “sacrée cachotière va”, puis elle ajouta en la regardant dans les yeux :

« Mais le principe du lien multiple ne vous est pas si étranger n’est-ce pas ? Après tout, vous en portez le symbole autour du doigt. C’est une parure de liens, d’origine Natus, un ouvrage d’exception. Il est magnifique. » Elle hocha la tête, sûre d’elle. « Hm...oui, cela ne peut provenir que des mains expertes de Cydine. L’être qui vous a offert ceci partage désormais un lien puissant avec vous. »

Paresok s’était approché pour observer la bague. C’était effectivement un travail de haute qualité qui portait la marque d’une des meilleurs orfèvre-marieuse de la Magna.

« Ca alors...pour quelqu’un qui désigne Magna en une vulgaire grotte. Pareil trésor de finesse est particulièrement rare chez nous... »

Isia Taylor Laurence


Cela était dans sa nature de provoquer de toujours prendre le dessus avec une surenchère propre à de l'outrage. Elle avait beau être une jeune femme superbe et très maniérée, elle n'en restait aussi cash et bourrine qu'un rugbyman quand il le fallait. Cet affront dans le regard, cette manière de montrer que rien ne l'atteint. Que la vie n'est qu'un échiquier où elle pousse les pièces avec un délice nonchalant et proche du désir de voir le plateau s'écrouler.

Le pire quand on a des tendances de prédation et de se retrouver face à une autre personne câblée variablement comme elle. Et cette Idène, semblait être une concurrente intéressante. Isia n'était pas le genre de femme à chasser ou à exterminer la potentielle rivalité, mais plutôt à l'entretenir, pour garder un minimum de challenge. Elle adore quand on lui résiste. Être trop mou déclenche son ennui et son manque d'intérêt. Comme quoi, le mythe du chirurgien colérique qui adore qu'on lui rentre dedans était vrai dans ce cas. En école, on leur apprend à être une élite, on leur bourre le mou sur leur supériorité et c'est étonnant que les jeunes n'en ressortent pas avec une haute opinion d'eux. Et elle assumait complètement son côté égocentrique et n'avait aucun soucis à le dire haut et fort. Faut dire qu'on ne lui rappelle jamais ou trop rarement d'être modeste, c'est une reine qui fait le beau temps. Et même si ce fut le cas on ne pouvait pas nier qu'elle était ultra compétente, dans une expédition où on recrute les meilleurs et que physiquement il était bien difficile de rivaliser sans avoir honte. Et puis en somme, elle s'en fichait complètement qu'on lui porte un jugement ou qu'on la trouve trop « supérieure ». Est-ce que les rois s'enquièrent de l'avis du bas peuple ? Non bah voilà.

Aussi autocentrée qu'elle puisse être, elle était étonnamment ouverte d'esprit et surtout sa trop grande curiosité avait animé cette petite tension espiègle entre elle et l'autre jeune femme. Laissant les deux hommes en simples spectateurs. Même si de temps à autre elles les intégraient dans leurs échanges. Le dit Paresok, semblait accepter qu'elle ait changé son vocabulaire pour qualifier la grotte Natus.

« Je ne déçoit jamais. » fit-elle d'un air assuré, frôlant l'air pompeux. Son regard soutenu celui de la belle blonde avant de se détourner pour toiser John qui était silencieux. Dans un sens qu'avait-il à dire ? Absolument rien. Il était temps de partir et de laisser ce trio ensemble et elle de rejoindre ses quartiers pour prendre une bonne douche.

Cependant, cela ne fut point pour l'immédiat, puisque avec une grande délicatesse sa main fut retrouvée dans celle de la Natus, qui observait avec un trop grand intérêt, aux goûts d'Isia, la bague qu'elle portait. Isia affichait une petite moue contrariée au rire de la blonde, pourquoi ricanait-elle ? Il n'y avait rien de drôle avec cette bague, elle était magnifique aux yeux de la doctoresse et sûrement de beaucoup d'autres vu la finesse et la beauté de celle-ci.

Un sourcil intrigué se fit sur le visage de la jeune femme… commença pas inconnu ? Oui, elle était réputée pour n'avoir aucune fidélité et de ne pas avoir de notion de couple à deux… et puis elle en a fait allusion à plusieurs reprises…le regard azuré se figea sur la bague de Pedge… un lien ? Une parure de lien ? Comme le mariage ou l'union et tout ce bordel ? Elle sentit son cœur se serrer avec force et le sang se vider de ses joues. Pedge était au courant de toutes ces conneries autour de sa bague ? Elle lui avait offert dans ce but ? Dans une signification autre que de lui rendre son pari ? Non voyons, cela n'entraînait rien d'autre…si Pedge était au courant de la signification, elle ne l'aurait pas prise et aurait trouvé autre chose.

La suite de la phrase d’Idène, ne rassura pas plus Isia… mince… Le visage de la demoiselle était plus fermé. Elle retira sa main sans aucune douceur. Un lien fort c’est bien une connerie de personne amoureuse ça ! Pedge avait dû trouver cette bague jolie et lui avait ramené sans avoir toute cette connerie de savoir-faire ou de fabrication de lien. Une bague qui était un véritable trésor aux yeux des deux autres… seulement aux yeux des Natus ? Elle secoua légèrement la tête en signe de négation.

Elle haussa les épaules avec un détachement parfaitement fin. Elle n’avouera jamais, face à des inconnus que cette bague lui avait fait quelque chose, pour la bonne et simple raison, qu’elle ne voulait pas chercher à savoir.



John / Isia



« Ne vous emballez pas, ce n’est qu’un cadeau sans aucune autre signification. Un cadeau d’anniversaire » Elle ne sut pourquoi, elle venait de mentir. Mais elle le faisait avec un aplomb assez incroyable.

« C’est en janvier ton anniversaire… sacrément en retard le loustic quand même… c’est qui ? » Demanda John, qui en disant cela ne cherchais pas spécialement à la mettre en difficulté. Au contraire. Il était juste curieux de savoir.
« Mieux vaut tard que jamais » Fit-elle en ricanant. Sa main se mit dans son dos, alors qu’elle jouait distraitement avec en la faisant rouler autour de son doigt.
John la regarda étrangement… ne comprenant pas visiblement, pourquoi elle en faisant tant de mystère. D’habitude elle s’en serait vantée.

« De toute façon, c’est réglé, ce n’est pas Eversman : vous vous détestez. Mckay c’est pareil, Deltour non, Frei même pas possible... il ne reste qu’Hamilton ou Allen... et celle qui avait une bague aussi était Allen à ma plus grande surprise… donc l’un ou l’autre.» Fit remarquer John par déduction, puisqu’il avait vu une bague à l'annulaire de Pedge et donc l’avait fait venir avec Matt, pour savoir qui mettre sur son testament. Il savait que seul Hamilton avait mis Isia, mais cela était confidentiel et il n’allait pas le dire pour le peu qu’elle ne le sache pas.

« Et ça t’avance en quoi de savoir qui m’a ramené un souvenir ? » Elle ne voulait pas lui répondre. Elle aurait peut-être dû, pour faire style qu’elle s’en fichait, mais non, elle était perturbée intérieurement par toutes ces conneries de lien.

« Oh rien. Juste que je te trouve bizarre soudainement. » Il ne chercha pas plus, voyant quelle venait de se fermer comme une huître et ce n’est pas courant chez elle.
Isia leva les yeux au ciel, toisant Idène « Ce n’est qu’un simple bijoux sans signification. Cela en a peut-être pour vous, mais pas pour nous. » Elle ne sut si elle essayait de convaincre les autres ou bien même elle !



Paresok / Idène



« Voyons, voyons, jeune femme ! » Fit soudainement Paresok, bougon. « Vous ne devriez pas considérer ceci avec si peu d’égard. Nul étranger n’obtient tel trésor d’orfèvre sans légitimité, pas même Natus. Alors pourquoi dissimuler cela avec tel embarras puisque... »

Le Meneur se tut soudainement, étouffant un léger cri de douleur mêlé à de la surprise. Idène venait de lui marcher sur le pied discrètement. Ou plutôt, elle lui avait démoli les orteils tout en affichant une mine parfaitement innocente. Paresok avait bien reçu le message et, alors qu’il se tournait vers sa femme pour l’interroger du regard, elle compléta d’un ton tout à fait avenant :

« Vous avez bien raison, médicastre, cela peut tout aussi bien être le présent anodin d’une âme généreuse. Nous, Natus, n’y voyons là que l’expression de nos habitudes culturelles. Mais la signification diffère effectivement pour un Atlante...n’est-ce pas mon doux premier ? »

L’air enjôleur et particulièrement orienté d’Idène amenait le Meneur à rejoindre ce mensonge éhonté. La parure n’était pas n’importe laquelle, Cidyne et sa famille était reconnu comme les meilleurs marieurs et concepteurs de liens de toute la Magna. Et Isia n’aurait pas eu ce bijou sur son doigt si Cidyne n’y avait pas perçu un lien très fort, bien que naissant.
Mais Idène était très persuasive de son regard et Paresok céda. Sa réponse fit de lui un bien mauvais comédien.

« Oui...oui...c’est vrai, je me suis égaré. Tu as bien traduit mes propos, ma femme ! »

Isia Taylor Laurence


Isia était loin d’être conne et le petit manège des deux Natus lui déplu, comme en témoignait sa petite moue. Alors que l’homme était en train d’affirmer une quelconque alliance sentimentale, la dame quant à elle essayait de lui donner raison. Histoire, de faire quoi ? De dire oui brave bête tu as raison ? Quant à John, il resta silencieux, ne voulant pas déranger l’échange qui commençait à devenir cocasse.

De toute manière elle allait en toucher deux mots à Pedge… mm non, elle allait tâter le terrain, puisque la demoiselle avait quand même bien mangé et il n’était pas certain que le « doudou » qu’elle avait quitté était encore là. Peut-être était-ce juste une épave maintenant ? Une épave dépressive avec plus aucune personnalité, qui allait naviguer à la dérive maintenant. Cette idée déplut aussi fortement à Isia qui soupira. Machinalement, elle toisa sa montre, voyant l’heure qui tournait et surtout une situation digne d’un marécage. Elle ne voulait pas des discours sur l’amour ou tout ce bordel. Elle préférait sa version. Une manière de se voiler la face et de toute façon, elle avait eu son lot de question et de torture sentimentale quelques jours avant avec une dispute dont elle préféra oublier les détails.

« Bon, pas que je m’ennuie en votre compagnie joyeuse. Mais je dois partir ! Je suis certaine que vous avez encore pleins de chose à découvrir ! On se reverra peut-être plus tard. En tout cas, ravie de vous avoir connu Paresok et Idène » Lança Isia d’un ton joyeux. Elle était sincère « Profitez-en pour dorloter ce colonel. »
« Bien sûr, médicastre. » Répondit Idène du tac au tac. « Je vous le rendrai bien détendu, faites-moi confiance... »
Elle leur fit un clin d’œil, filant sans prévenir. Elle se retournant pointant du doigt John « Et tu prends correctement ton traitement ! ».
« Oui maman ! »
« Très bien sale gosse ! » Elle ricana, prenant la glacière et fila.

En partant elle sortit sa tablette pour envoyer un mail à Erin. Celui disait :
« Coucou ma toute belle et sexy topine ! J’ai dû potin sur notre tombeur du dimanche ! J’espère que ton annonce à la cheffe Natus s’est bien passé, bisous tout pleins d’amour ! »



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7eme Partie : un lien sans union



John suivit du regard Isia, celle-ci avait démontré un comportement auquel il ne lui aurait jamais prêté. Et il aurait bien aimé en savoir plus, juste par curiosité un peu malsaine, mais cela ne le regardait pas. Et mieux valait qu’il ne s’en mêle pas. Les histoires de cœur de la belle blonde n’étaient pas dans ses intérêts. Il préférait largement la côtoyer lors de soirées inopinées avec l’anglais et Erin. Étant donné que mademoiselle Steele était la meilleure amie de l’incendiaire !

En plus, un potentiel lien serait avec deux militaires, raison de plus, pour qu’il en sache le moins possible. Il n’aimait pas vraiment connaître la vie intime de ses soldats.

En tout cas, les voilà normalement seuls. Isia avait embarqué sur son épaule la glacière comme prévu. Ce qui est fort aimable de sa part. En geste amical, il mit une main sur une épaule de chaque Natus.
« Bon nous voilà, normalement tranquille. Je dépose dans mes quartiers mon sac de golf et on file au bar Athosien ! » Il était assez joyeux dans sa phrase. Il commença à marcher en boitant vers le téléporteur et se tourna vers les deux Natus «
Alexander vous a déjà fait passer par le téléporteur je suppose ? » Valait mieux savoir, puisque cela pouvait être perturbant pour des aliens.

Naturellement, ses deux amis Natus l’avait soutenu pour se rendre jusqu’au dispositif en échangeant sur l’originalité d’Isia. Idène comme Paresok trouvaient que le colonel savait choisir ses amis parmi des personnalités riches et non banales. Lorsqu’ils atteignirent le nouveau téléporteur, le Meneur de Combat affiche une mine sceptique en acquiesçant. Oui, il l’avait déjà utilisé avec le verbaliste mais il ne voyait pas cela d’un bon œil. Que ce soit ce flash blanc qui le transporte aussi rapidement d’un point à l’autre, ou l’agencement des salles qui se modifient le temps de fermeture de ces portes, l’homme ne trouvait pas cela très sain. Même Idène, qui pourtant gardait un intérêt toujours croissant pour ces nouveautés, avait une petite appréhension à s’y retrouver de nouveau.
Et John le remarqua directement, hésitant à les faire pénétrer dans l’endroit… mais mise à part faire de nombreux détour fastidieux, il n’y avait pas d’autre solution. S’il avait été en forme, bien entendu qu’il n’aurait pas hésité mais là… Niveau fierté il s’en prenait déjà un sacré coup.

Cependant, Idène répondit en premier à la question de Sheppard d’un air joyeux :
« Oui. Et cette curiosité ne nous est pas des plus plaisantes. »
« Ah… je suis navré. Pourtant c’est bien pratique » Il allait leur proposer un autre chemin, quand soudainement Idène l’aida à se placer dans le placard à balai avant d’aller agripper le bras de Paresok qu’elle attira jusqu’à lui.
« Non, point du tout ! » Bougonna-t-il en se laissant porter.

Bon, ils semblaient quand même prendre l’option. John préférait égoïstement cette solution. Il appuya donc sur la zone des quartiers.
Dès que le transport eut lieu, la main d’Idène écrasa les doigts de Sheppard par un élan de surprise et de nervosité. De l’autre, elle gardait Paresok bien collé à elle, comme si elle se rassurait en étant protégée entre ses deux hommes. La nouvelle disposition du couloir et des salles qui s’étendaient devant eux les laissèrent une nouvelle fois perplexe.

« S’y habitue-t-on un jour ? » Demanda le Natus en quittant le téléporteur.
« Oui, cela devient anodin, comme traverser la porte des étoiles »

Le regard de Paresok, parcourut les différents couloirs puis il suivit le groupe tout en discutant. Il avait hâte de voir à quoi pouvait ressembler les quartiers de son équivalent Atlante. Idène, quant à elle, restait assez proche du colonel pour lui servir d’appui. Par respect, ils n’entrèrent pas tout de suite, laissant l’officier déposer ses affaires tout en observant la décoration. Celle-ci était plutôt simple. John est un militaire et bien loin d’avoir des goûts compliqués. L’endroit était globalement aux teinte sombre. Un canapé en tissus noir fortement moelleux, se trouvait vers la gauche de la porte, un magnifique meuble TV et écran plat de belle taille contre le mur, laissant deviner une console de jeu. Il y avait un fauteuil assortis au sofa. De l’autre côté vers la droite, la salle de bain et accoudé à la pièce, une zone dressing, avec des placards intégrés dans la décoration des murs. Et enfin, en face, un lit double assez large un 160. La tête de lit était un meuble de rangement qui montait suffisamment haut, pour contenir une bibliothèque de BD et quelques romans. Niveau mural, il y avait des cadres photos de l’équipe d’expédition, des pèles mêle ici est là. Des membres connus par les Natus, ils pouvaient reconnaître sans peine Rodney Mckay avec une voiture miniature accompagné de John, d’autres personnes inconnu (Ronon, Gabriel…), Karola Frei toujours aussi austère avec les bras croisés vers la porte des étoiles qui prenait la pose avec John pour une remise de prix (la cérémonie des grades du major). De nombreuses photos marrantes avec le sergent-maître Eversman et une série assez amusante d’un quatuor peinturluré sur le visage, qui n’était nulle autre qu’Erin, Isia, Alexander et John. On revoyait- régulièrement des photos cocasses des deux hommes, parfois avec Erin d’autre fois non.

Paresok considéra même le grand poster de Johnny Cash en se disant qu’il portait avec lui une bien étrange arme.

Mais au final, John n’eut pas vraiment le temps de parler ou de s’organiser, il avait juste pu déposer son sac près d’une commode. Idène venait de finir sa petite visite et son regard s’était posé sur le lit. Un large sourire espiègle et bourré de sens se dessina sur ses lèvres alors qu’elle se tournait vers Paresok. Il comprit tout de suite, visiblement sur la même longueur d’onde et il éclata de rire en voyant l’air perplexe de Sheppard, qui n’avait pas encore vu le rictus de la blonde. Faut dire, qu’il était partis pour leur montrer la sortie et se rendre au bar.

« Trente minutes ? »
Questionna mystérieusement Idène.
« Tu trainasses trop, ma tendre. Il t’en faudrait bien une heure ! »
La blonde écarquilla les yeux en faisant un “Oh” outré. Elle répondit en lui envoyant un oreiller dans la figure. Paresok rigola joyeusement avant de le relancer doucement dans les bras de Sheppard, qui les regardaient bizarrement. Il lança le coussin sur son lit.
« Moi je dis qu’il éclatera bien avant ! Tu viens ?»
Le Meneur gratta sa barbe naissante avant de secouer négativement la tête.
« Hmm...non. Il découvre encore. Je préfère lui laisser le temps de s’habituer. »
Paresok se contenta d’un simple clin d’œil avant de tourner les talons. Les portes automatiques se refermèrent forcément puisqu’il n’y avait plus personne dans le passage et le colonel se trouva à présent seul...avec un lit...et Idène…
« Euh… eh bien il va où ? » Il n’avait rien compris, mais alors strictement rien. Il n’avait pas remarqué les lueur subtile et sensuelle de la belle. Les antidouleurs ne le rendait pas spécialement excité et porté là-dessus à la moindre occasion.

Elle s’était rapprochée à proximité immédiate de lui, à pas feutré comme si elle ne voulait pas le brusquer, avant de laisser ses mains parcourir son torse et ses épaules dans un léger massage décontractant. Ses gestes étaient doux et lent, sans pression, pour éviter que ses nombreuses plaies qu’elle devinait sous l’uniforme ne lui fasse mal.
« As-tu peur de comprendre, mon deuxième ? Ou te dis-tu qu’il ne faut jamais montrer de lit à ta candide ? » Questionna-t-elle d’un ton tout aussi provocant que sentimental.
Bon, il était lent à comprendre, mais pas con non plus. Il ne bougea nullement, la laissant parcourir son torse avec une certaine délicatesse. Un petit frisson, le parcouru, il n’avait plus rien qui le retenait d’un quelconque ébats maintenant. Sauf, peut-être la honte de ne pas être très vaillant.
« En fait, je viens de comprendre… Je me dis surtout, que je suis bien naïf en fait… Et tu en fais quoi de Paresok ? Il va attendre sagement ? »
« Hm...Non. Mon premier n’est pas du genre à se délecter de nos cris en écoutant à travers la porte » Répondit-elle en blaguant. Elle ria en s’en faisant l’image puis ajouta avec un sourire charmant : « C’est un grand garçon. Il se sera mit à la recherche de ton auberge Athosienne... »

John ne voyais pas non plus Paresok attendre et écouter, cela avait un côté fort gênant. Il ricana légèrement. « Il va se perdre surtout … enfin on le retrouvera au détecteurs de vie…. » Il esquisse un rictus « Je l’entend déjà râler… ce Taigrions pas content » Fit-il ironique.
Idène ne comprenait pas vraiment ce qu’il disait, cette histoire de détecteur. Mais pour le moment, le sujet n’était pas des plus intéressant. Le corps devant elle : si !
« Mon premier ne s’égare jamais ! » Conclua-t-elle dans un magistral “ta gueule” de sous-entendu.
John ne répondit rien, il avait compris le sous-entendu. Mais il restait persuadé que Paresok, allait se perdre tout bonnement et qu’il allait vociférer à sa manière des tours que lui jouerait la cité.


La pression des doigts de la belle s’accentuèrent contre ses épaules pour le forcer à s’assoir sur le lit. Il le fit sans vraiment marquer de résistance, de plus, cela reposait sa jambe. Doucement. Là, elle s’agenouilla entre ses jambes en faisant attention à sa blessure pour se tenir, bien droite, quasiment à sa hauteur. Elle l’embrassa lentement, juste une fois, avant d’ajouter :
« La médicastre a raison. Je vais m’occuper de toi. »
Ses paroles s’accompagnaient de quelques gestes tendres à son attention, qui lui rendit à sa plus grande surprise, n’allait-il donc pas lui donner autant de résistance que la fois dernière ? Elle l’embrassa une nouvelle fois avant d’aller chasser à l’intérieur de son cou. De nombreux frissons, parcouraient le corps du colonel, qui répondait favorablement aux avances d’Idène, en allant à son tour la flatter par des baiser ou des caresses.

Pendant ce temps, les mains agiles de la jeune femmes commençaient déjà à faire remonter doucement son polo de golf. Elle voulait accéder à ses plaies pour les soulager de ses douces caresses.
« Laisse-moi m’occuper de toi, John. »
Souffla-t-elle en exploitant la naissance de son excitation. « Détends-toi... »
« Je ne sais pas, si cela vaut le coup… les médicaments me shootent pas mal. » Il n’avait jamais fait l’amour dans cet état donc ne savait pas franchement, s’il allait être correct ou simplement décevant et cela l’embetait d’être ainsi.

Mais Idène s’en moquait. Au contraire, son regard semblait lui crier joyeusement : “CHALLENGE ACCEPTED !”. Elle ria avec lui, un instant avant de le débarrasser de son polo et de lui répondre entre deux embrassades :
« Cela va être intéressant à tester. » Souffla-t-elle d’un air coquin.
« Mon art surpassera-t-il l’effet de cette médecine ? J’en relève le défi ! »

John pouffait encore, elle avait vraiment un regard expressif. Il ne comptait pas spécialement lutter, pour une raison simple : d’un il était blessé et de deux il en avait envie. Très envie même.
« On verra si c’est probant comme expérience… » Par ironie, il allait lui ajouter le coup des pilules bleus, mais elle ne comprendrait pas. Et surtout, il n’y a rien de plus insultant que de les utiliser ! Surtout à son âge sérieusement !

Elle bouscula soudainement son amant. Sans intention de lui faire mal. C’était surtout pour le faire basculer de sa position assise, qu’il s’allonge sur le dos à présent qu’il se trouvait torse-nu. Idène progressa alors en se lovant progressivement, comme un serpent qui grignotait la distance tout en se délectant de l’aspect de son corps. Les mains de la jeune femme longèrent les plaies en y passant de manière douce et fugace, comme pour relever ces endroits et les noter, pour ne pas lui faire de mal.
« Je vais m’occuper de tout. Profite. » Il hocha la tête, se laissant guider, sentant involontairement certaines blessures le rappeler à l’ordre.

Et elle commença doucement l’exploration de son corps de ses baisers, recherchant consciencieusement les frissons qu’elle lui déclencherait et la tension qui monterait petit à petit. Elle prit néanmoins une position un peu plus compliquée, refusant de s’appuyer sur lui et sa jambe abîmée. Mais sa souplesse lui servit tout autant pour avoir la moindre parcelle de peau à sa portée.
Par moment, son visage remontant vers lui, Idène le gratifiait d’un regard chargé d’envie avant qu’elle ne reprenne sa quête charnelle. Il y trouva la même envie, un tantinet atténué par les antidouleurs qui carburaient à fond, pour ne plus qu’il sente les indicateurs neuronaux de ces nerfs. Par contre, il sentait très bien, l’étroitesse de son bas et l’envie de prendre la main. Elle ne lui laissa nullement l’occasion, cela entraina un petit jeu entre eux. Et vu, le penchant incroyable qu’avait Idène pour la provocation, ils se laissèrent emporter par le mouvement. Elle qui désirait qu’il soit sage pour profiter et lui, qui avait tout bonnement envie de lui résister et de ne pas faire l’étoile de mer.

Ce fut bien entendu Idène qui remporta la joute, quand par mégarde le colonel, se fit bêtement mal et étouffa un gémissement, s’écroulant sur le dos, alors qu’il n’avait déjà plus de pantalon. Mais, il pouvait se satisfaire que son amante n’eût plus de robe.

La suite aurait pu être des plus classique, cependant, cela ne fut pas le cas. La souplesse de la jeune femme était un trésor à exploiter et la frustration de John d’être raide comme un balai, avec ses blessures lui donnait un goût d’amertume. Mais, cela passa bien vite, quand les corps finirent par s’enlacer dans une danse endiablée et alléchante. De toute façon, John n’aurait guère pu tenir bien longtemps leurs chamailleries coquines, puisqu’il la désirait fortement et le fait de ne plus avoir d’épée de damoclès, ne rendait pas l’envie moins forte. Bien au contraire, il en était d’autant plus libre et ardent. Il était alors, plus simple qu’il soit dominé pour éviter de forcer sur sa jambe et d’autre endroit qui l’aurait fait souffrir bêtement. D’une même manière idiote, il fut assez satisfait de ne pas avoir été nul, même si tout le travail avait été grandement fait par Idène. Une Idène un peu décontenancée, quand il avait dû la stopper pour qu’il enfile une capote.

Cela avait d’ailleurs été un moment particulier. Idène lui avait demandé à quoi pouvait lui servir le fait “d’habiller” son membre de cet étrange tenue transparente. Et lorsqu’il avait dû lui faire comprendre que c’était pour se protéger, et empêcher toute conception, la jeune femme avait trouvé de quoi en rire, s’amusant littéralement de cette nouvelle texture qu’elle ne connaissait pas. Elle avait stoppé sa conquête du colonel pour expérimenter cette protection par divers caresses pour s’approprier cet étrange truc.

Elle soupçonna même, à un moment donné, que cet “habit” ne lui serve secrètement à repousser son acte final. Car la sensation n’étant plus la même, comme altérée, Idène y voyait une légère insulte provocante : un défi supplémentaire.
Depuis lors, elle avait redoublé d’entrain. Comme pour lui dire : “Eh, ça altère nos sensations ? Et bien je vais être encore plus douée !”
Elle voulait le faire venir au plus vite. Histoire de le punir. Mais pas en le perdant dès les premières minutes, non. Étant candide et douée de son contrôle, elle s’acharna à maintenir une tension dans le corps de son amant, comme une torture douce et agréable, dont elle se faisait la seule maîtresse. Tu te protèges de moi ? Et bien je vais t’emprisonner dans ton point culminant pour un moment ! Ce fût un sacré jeu qu’Idène mena dans une espièglerie coquine.
La jeune femme avait bien failli se perdre à plusieurs reprises lorsque John voulait reprendre le contrôle. Elle songea d’ailleurs, au passage, que ce petit duel serait d’autant plus palpitant une fois qu’il serait complètement soigné et assaini de ses drogues.
La candide rigolait souvent, dans ses élans de tendresse et au milieu des caresses, appréciant longuement leur échange. Ce fut plus de la tendresse, puisque l’homme était porté sur ce genre d’échange que bestiale. Ils avaient tous deux tout à apprendre de leur façon de s’unir. Des méthodes Atlantes et Natus...

Paresok, avait eu raison, il avait fallu au moins une heure pour concrétiser tout cela. Entre les jeux, les préliminaires et l’acte, sans parler de la phase de repos. Cela n’était pas franchement, une bonne idée d’être inactif après, puisque John bien fatigué de base par un corps souffrant, piqua du nez quelques minutes contre le torse de son amante.

Idène l’observa un certain temps, appréciant son souffle régulier courir sur sa poitrine nue alors qu’elle lui caressait les cheveux. Elle ne se sentit pas partir. La jeune femme avait passé un si bon moment qu’elle s’endormit également sans en prendre conscience. C’est John qui la réveilla en voulant changer de position. La candide le retint automatiquement, refusant à ce qu’ils quittent cette étreinte chaleureuse et agréable. Et elle patienta son éveil, se moquant bien du temps qui avait dû s’écouler depuis.

Quelques dizaines de minutes plus tard, John ouvrit les yeux. Idène l’accueillit d’un sourire radieux avant de lire une forme de doute dans son regard. Elle pencha la tête pour le soutenir, comme si elle comptait le décortiquer silencieusement pour deviner son soucis.

« Tu as l’air soucieux, mon deuxième. » Souffla-t-elle gentiment.

En effet, il était un tant soit peu soucieux. Il ne savait pas trop dans quoi il s’était mis avec cette femme. Même si, elle avait expliqué à Isia, une forme de lien qui semblait libre, il avait un peu peur de devoir la décevoir en ne voulant pas « d’union » au terme que l’entendait les Atlantes. Il ne savait que comprendre et il était peut-être temps, de parler de tout cela. Histoire d’être sur la même longueur d’ondes.
« Hum oui un peu. Il y a une différence de cultures et j’ai du mal à comprendre ce que tu entends par notre « lien » » Il avait un peur peur de la froisser quand même. Surtout, genre parler de ça, après avoir fait quelque chose d’intime.

« Je te montre ? » Fît Idène en lui prenant la main.
« Oui… » Dit’il simplement.

Ses doigts vinrent ouvrir ceux de Sheppard. Son index accrocha l’une de ses phalanges en laissant les autres libres.

« Les Natus considèrent les sentiments comme des liens qui se font et se défont. Qu’il s’agisse de l’attirance du corps, de l’esprit ou tout à la fois : il est naturel pour nous d’explorer ce lien et le consommer tant qu’il dure. » Son index pressa celui de John plus fort.
« Je considère le nôtre comme puissant. Mon coeur a bondi lorsque mon regard s’est posé sur le tien. Dans ce cas, ton lien m’a accroché. Et le mien a ensuite fait de même puisque tu as répondu positivement. Que tu m’as montré semblables sentiments. C’est ainsi que nous voyons l’attirance. »

Sa main valide compta ensuite les doigts libres de John qui écoutait attentivement la jeune femme. Ainsi, cela allait autant sur des liens purement sexuelle à des sentiments plus profond ? Les Atlantes avaient tendance, à se mettre dans une “relation” dès qu’il y avait quelque chose. Ou de l’éphémère quand un “plan cul” arrivait sans le voir le lendemain. Mais, si le “lien” se reconduisait la mise en couple était souvent la finalité.

« Mais seul les Pondérés suivent la voie du lien unique. Nous, nous en avons bien d’autres que nous estimons par priorité. Tu es mon deuxième, Paresok est mon premier. Quant à toi, tu es libre de tes autres liens. Tu pourrais très bien te lier avec cette charmante médicastre et la considérer comme ta première. Et moi, devenir ta seconde, ta troisième, ta quatrième, sans que je n’ai à imposer ma colère. » Elle avait lié d’autres doigts autour de ceux de Sheppard pour en faire l’exemple. Elle tapota ensuite sa main, comme pour lui signaler l’importance de ce qu’elle allait ajouter.

John ricana doucement à la mention d’Isia. « Oh mais Isia ne sera jamais dans mes liens. Tu as plus de chance d’y être dans les siens que moi » dit-il doucement en pouffant. Par contre, il ne savait pas comment prioriser… Il ne le ferai pas pour le moment.


« Mais il y a deux offenses qu’un Natus supporte très mal. En premier, les liens ne se cachent pas. Par exemple, je sais de Paresok qu’il porte actuellement son intérêt pour une femme bien trop jeune pour lui, Pondérée en deuil, qui mena notre pays à la victoire. » John ouvrit de grand yeux…« Vida ? … sacré Taigrions va ! » Il pouffa un peu, cela ne l’étonnait pas vraiment au final.

Elle lui fit un clin d’oeil dès qu’il comprit qu’il s’agissait de Vida. « Si son lien l’accroche et que leur union se concrétise, il nous en parlera. Car nous le dissimuler serait nous trouver indigne de compréhension. C’est insultant. »

Idène le fixa un instant, cherchant dans son regard une confirmation. C’était important qu’il comprenne combien ces règles tenaient à coeur. Elle cessa de respirer deux secondes avant de l’embrasser, comme un petit cadeau qu’elle prenait au passage, avant de reprendre.

« La deuxième offense, serait de simuler le lien lorsque celui-ci s’est délié. » Idène le fixa avec un léger sourire. Elle se prit directement en exemple : « Si ton amour pour moi se tarit, John. Si tu ne trouves plus ton compte dans nos échanges, tu dois l’annoncer sans emphase, sans crainte. Car il est ainsi chez les Natus : nous préférons souffrir du désintérêt de l’autre plutôt que de subir la trahison d’avoir été abusé. Je m’en retournerai alors auprès de mon premier ou trouverait de nouveaux liens. »

Un nouveau sourire se dessina sur ses lèvres. « Voici la voie des liens Natus, à l’inverse des Pondérés. Comprends-tu, John ? »

Il hocha la tête, cela ne le bridait pas ni lui enlevait une liberté relative. Fallait, juste le transposer à la manière terrienne et ce n’est pas aisé, puisque cela n’existait pas vraiment. Sauf, peut-être les libertinages, relation libre ou autre sex-friends, qui souvent finissent par une mise en couple de seulement deux personnes. Pourtant ce mode de fonctionnement était pas plus mal.
« Je comprends… Chez nous, ce genre de chose n’est pas pareil. Ressemblant aux pondérés. Bien sûr, il y a des personnes qui enchaînent les relations en même temps, mais souvent cela ne sont que des histoires sans lendemain issus d’un désir sexuel sans sentiments affectif. Il existe aussi ce que nous nommons « sex-friend » : une attache sentimentale avec relation sexuelle, tout en allant voir autre part. Mais généralement, le temps délie ce lien ou le transforme en « couple ». » Il se tut un instant pour voir si elle comprenait aussi sa culture et la difficulté de perception que pourrait avoir des Atlantes des liens Natus.
« Je vais être franc, je ne veux pas de “couple”, j’aime encore mon ancienne compagne et je dois faire le deuil de cette relation. Et je ne souhaite nullement m’engager dans une autre relation exclusive avec les notions de fidélité. Chez nous, la notion de couple demande de l’investissement, de la construction via des gestes, des cadeaux ou d’officialiser auprès des autres, comme étant l’unique. Cela ne nous rend plus “célibataire” et donc on ne peut pas voir ailleurs sans être infidèle et trahir l’autre. ».
Il soupira un peu, cela était difficile à exprimer. « Je ne suis pas amoureux de toi. J’éprouve du désir et de l’affection. » Ce serait mentir, qu’il en avait pas pour cette femme de l’affection. Cela était étrange qu’il se lie facilement, mais c’est John, il a tendance à apprécier rapidement et à se faire des amis tout aussi vite.
« Je ne veux pas que tu attendes les mêmes choses de moi que de Paresok. Je ne veux pas d’engagement à concevoir d’enfants ou de bague, comme porte Isia, puisqu’elle représente beaucoup pour vous. Et chez nous la bague est un acte aussi fort ... » Une nouvelle pause

« Ta description du lien Natus me convient. Je t’informerai de mes potentielles histoires, qui ne seront pas sérieuses, je n’ai pas envie de me réengager avec d’autres femmes. Mais, si un jour je dois retrouver une compagne officielle, je serais contraint de mettre fin à tout cela. Aucune Atlantes ne voudra partager. Je suis flattée que tu me portes de l’intérêt, mais je souhaite qu’on soit d’accord, pour ne pas que l’un ou l’autre souffre. Je suis pour qu’on se voit, comme je vois Paresok en tant qu’ami avec le bonus de l’affectif intime, puisque je ne vais pas me leurrer a te mentir que je suis attiré sexuellement par toi. Mais, je ne vais pas te classer en première ou seconde, pour le moment tu es la seule, mais cela pourrait évoluer ou non. » Il ne savait pas s’il s’exprimait correctement. « Enfin je ne sais pas si tu comprends … je ne suis pas doué pour parler »

Tout au long de ce monologue, Idène avait laissé un tendre sourire s’étirer de plus en plus sur son visage. Elle ne se moquait pas. Il n’y avait rien de malveillant dans son expression. Alors elle le laissa parler pour déduire, plus en profondeur, ce qui pouvait le tourmenter. Il ne voulait pas d’attaches, rien que ça. Et c’était justement le fonctionnement Natus.
La candide parla d’une voix douce, parcourant son corps de ses doigts en s’attardant sur les plaies encore fraîche pour les caresser :

« C’est là le principe même de nos relations John. Tu es libre. » Elle lui sourit avant de reposer sa joue contre son torse. John fut bêtement soulagé qu’elle vienne à lui dire que cela représentait ce qu’il désirait au final. Même s’il avait l’air con. Elle devait croire qu’il n’avait rien compris. Mais cela n’était pas le cas. La civilisation Natus est d’une bienveillance assez épatante.

« La parure telle que porte ta médicastre n’est que l’expression ouvertement affichée, plus prononcée, d’un lien puissant qui durera. Mais cela ne fait pas d’elle une personnalité Pondéré ou liée d’un quelconque pacte comme dans votre culture. Soit sans...»

La radio du colonel était sur la table de nuit. Elle grésilla avant de laisser entendre une voix qui coupa Idène dans son élan. Elle prit tout de suite l’oreillette avec une certaine minutie, comme si elle avait peur de le casser, puis le passa immédiatement à son compagnon. John lui fit un sourire amusé en la voyant manipuler l’objet et l’enfila aussitôt sans pour autant bouger.

//Mon colonel, c’est Christenson. C’est pour vous dire que l’échange diplomatique vient de prendre fin. Les Natus vont se rassembler en salle d’embarquement pour partir.//
John émit un soupir… le temps avait passé vite et il aurait bien gardé avec lui Idène et Paresok, pour leur faire découvrir la cité. Après, il était peut-être plus préférable que cela s’arrête pour aujourd’hui. Il allait très vite fatigué et il ne pourrait pas profiter pleinement de la présence de ses deux amis.

Il se leva légèrement pour embrasser Idène, recouchant sa tête d’un air lasse. Il décala la radio, pour pas qu’on puisse l’entendre parler.
« Vida a fini de papoter avec nos responsables. On vous demande d’aller en salle d’embarquement pour rentrer sur Magna »
Idène soupira.

Fini les bons moments avec son second. Il était temps de faire les valises.
Joueuse et provocatrice, comme à son habitude, elle se servit de sa souplesse pour passer par-dessus le corps nu de John sans le toucher, basculant ensuite sur le rebord du lit pour se redresser et se laisser voir en pleine tenue d’Eve. Bien entendu l’homme suivait ses mouvements de son regard clair.

Elle le gratifia d’un clin d’œil entendu tout en se rhabillant lentement sous ses yeux, comme si elle faisait un streaptease en sens inverse et avec une certaine volupté féminine. Idène s’exécutait en toute discrétion et s’amusait à prendre son temps. Elle savait bien que John ne pourrait lui en vouloir pour ce dernier cadeau. Alors elle commença par ses dessous puis sa robe.

L’homme, la toisa avec malice et se maudit d’être aussi faiblard. Il appuya sur le bouton de la radio et parla à travers celle-ci, ne lâchant pas du regard Idène.

// Bien Christenson. Ils ne vont pas tarder. //

« Cette visite diplomatique a été très profitable, tu ne trouves pas ? » Fit-elle en ajustant le tissu autour de son cou. Elle lui offrit un sourire ravageur. « J’espère qu’il y en aura d’autre à l’avenir, John. Et pas seulement pour nous mêler. La Magna t’ouvrira toujours ses portes. »

« J’espère aussi » Dit-il malicieusement, se relevant doucement. Il n’aimait pas être aussi faible … il s’habilla avec bien moins d'élégance ou de sensualité que sa compagne. Mais, une fois prêt, il soupira doucement. « Je suis déçu que vous devez déjà repartir… j’espère qu’une prochaine fois, je pourrais vous faire découvrir autre chose que la chambre. » Il marcha vers la porte. « Maintenant, faut qu’on retrouve notre Taigrion… » dit-il amusé.
« Prenons le temps et apprécions, John. Bien dommageable serait tout empressement. Nous aurons bien d’autres occasions. »

Idène l’aida à se déplacer jusqu’à ce qu’il reprenne sa canne.
Elle semblait avoir compris qu’il détestait se montrer sous ce jour, même si elle n’était pas contre l’idée de s’occuper de lui, de le cajoler. Aussi elle veilla à tenir la même cadence, se calant sur ses propres pas, plutôt que d’aller trop vite et le laisser dans son sillage et le colonel la remercia intérieurement de ce geste. Encore une fois, la Natus appréhenda l’utilisation du téléporteur mais tenta de le dissimuler. C’était si inédit qu’elle ne pensait pas pouvoir s’y habituer un jour. Sentant très bien la peur de sa compagne, John lui tenu la main dans unes geste simple et assurant afin de lui insuffler du courage.


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8eme Partie :L'heure des adieux



Ils approchaient de la salle de contrôle lorsqu’elle fît le compte de sa première visite.
Ce lieu était magnifique, l’environnement l’était tout autant. La voûte bleu sans pilier. John. Et, surtout, sa rencontre avec un seigneur Tairius. La simple pensée de son échange lui donna la chair de poule, elle se demandait, par moments, si tout était réel. Mais après tout, n’avait-elle pas passé un bon moment avec son second ? Elle savait que cela n’avait pas été un rêve. Ni la discussion intéressante avec la médicastre porteuse du lien de Cidyne.
John était plutôt calme, son regard se posa sur ce qui avait dans la salle, cherchant Paresok.

En effet, lorsqu’ils débarquèrent, Paresok se trouvait déjà en salle d’embarquement. Il profitait de la position statique d’un garde pour examiner son équipement. Le meneur de combat ne touchait rien, se contentant de gratter sa barbe naissante d’un geste pensif tout en considérant les différents matériaux. Le garde, d’ailleurs, regardait un peu n’importe où en se demandant ce que pouvait bien foutre cet autochtone. Vida était plus haut, échangeait de derniers mots avec le Codir. Elle était résolument neutre, comme si elle s’était refermée comme une huître mais sans devenir désobligeante. Quelque chose avait dû se produire.
Paresok se retourna pour considérer Idène sur son approche et trouva chez elle un assentiment qui lui plu. Notion très particulière et qui ne serait probablement pas comprise chez les Atlantes. Mais puisque Paresok aimait sa femme, ça l’intéressait de savoir si elle avait passé un bon moment et ne la récupérerait pas frustrée.

Le meneur de combat accueilli le colonel d’une tape assez forte puis s’exclama gaiement. John lui sourit lui rendant sa tape, se décollant d’Idène pour tenir sur ses jambes. Enfin et sur sa béquille qui le stabilisait.

« Garçon, tes chefs sont bien sages et bienveillants ! Ils m’ont permis d’envoyer quelque chose, ici-lieu, que je conservais à ton attention. »
L’homme sourit, oui, ils avaient la chance d’avoir des supérieurs assez conciliants. Cependant, il fut surpris … un présent ? cela le rendit un peu mal à l’aise et machinalement son regard essaya de voir dans le regard de Paresok ce qu’il pouvait bien lui réserver et entreparçut une caisse en bois.

Paresok se rendit vers une grande caisse de bois qui venait probablement d’être livrée durant les débats et sous autorisation du Codir. Il en retira son vieux marteau-canon, celui-là même avec lequel il avait combattu le Wraith après avoir perdu son épée. Les gravures et nombreuses ciselures le long du manche en métal et une bonne part de la masse étaient salis par la vieillesse et du sang séché, incrusté, depuis la guerre qu’ils avaient mené ensemble. Quelques entailles et déformations dans les reliefs du métal témoignait d’un historique de bataille palpitant.
L’officier découvrit que la pointe en minerai de feu semblait plus étincelante, plus vive, que la dernière fois. Paresok l’avait fait renouvelé pour cette occasion.
Il s’approcha en tenant fièrement son arme. Il l’a posa, masse contre le sol, manche remontant entre eux d’eux, comme un croisé l’aurait fait avec son épée pour le signe de la Sainte Croix. Sauf que là, en l’occurence, c’était une arme d’exception qui avait tué des Wraiths et qui avait été tenu par le Meneur.

« Chez les Natus, il est un honneur particulier de recevoir l’arme du frère avec lequel on s’est battu. Dans ces circonstances exceptionnelles j’entends : la sueur et le sang, en toute ignorance des crampes, de la fatigue et des privations. » Paresok déplaça le marteau un peu plus dans sa direction. « Sheppard : voici mon arme favorite. Elle est désormais tienne. »

John eu un immense rictus, parfaitement touché, par cette offrande et surtout par toute la symbolique qu’il y avait. Son cœur se gonfla d’une émotion qu’il peinait à décrire tellement cela le chamboula intérieurement. Il en devenait sensible le petit soldat de 41 ans ! Il ne sut quoi dire… et son regard se leva sur Paresok et il cala sa béquille contre lui pour prendre le marteau qui pesait son petit poids mine de rien. Il le soupesa avec une forme de fierté d’avoir une arme avec qui il avait une forme de lien, massacré du mastodonte et du Wraith… bref un bout de magna, un bout de courage, un grand pan de vie !

Machinalement, il toisa l’ensemble de la salle, voyant le CODIR qui les observait, tous avaient les visages fermés comme Vida. Il s’alarma intérieurement que tout cela se soit mal passé niveau diplomatique et son regard resta sur le visage froid de l’anglais. Bon, il était toujours froid, mais là, il semblait avoir une sorte de tristesse dans les visages des leaders. Alexander, secoua la tête discrètement, comme pour lui dire de ne pas s’inquiéter que tout allait bien niveau diplomatie… mais John savait très bien depuis le temps, qu’il y avait eu quelque chose. Mais il décida de ne pas trop s’alarmer, sachant que ses prunelles étaient très expressives voir même un peu trop. Et ne voulait pas inquiéter son ami Paresok. Il reporta son attention sur lui d’ailleurs.

« Merci… je suis touché et je ne sais pas quoi te dire de plus… » Il était franc dans son air un peu enfantin. Il ne pouvait pas accepter sans donner quelque chose aussi, un échange… comme un lien du cœur. Un lien de frère d’arme. il eut l’idée d’offrir quelque chose qui lui tenait a cœur aussi et qui avait une valeur importante. Il fit piper son oreillette.
« Ton regard se substitue suffisamment aux mots, mon frère. Cette offrande est des plus méritées. »

// Mcarty… apportez-moi mes dagues dans mon casier. Code 7-8-7-0-9.0 Merci. //
Il changerait le code plus tard.
« Voyons, ce n’est point nécessaire ! »
Quelques minutes après, le soldat roux arriva avec une protection de couteau contenant les dagues en ivoire. John, en déballa une, pour entendre une a Paresok.
« C’est un couteau fait dans la dent d’un tigre à dent de sabre. Ce n’est pas un Tairis, mais une espèce animale qui faisait de gros dégât dans les villages. Cette dague est l’une de mes armes favorites elle a été faite avec le courage d’une grande guerrière et orné par ses soins. Prend en soin elle se nomme Gaïa. » Il gardait la seconde pour lui.




Paresok / Idène




Le Natus receptiona le présent en baissant la tête dans un évident sentiment d’humilité. Il fût tout aussi touché de voir John insister pour lui offrir une arme en retour et le lui montra de son sourire. Il recula avant de manipuler la lame dans laquelle il vit son visage se miroiter.
« Il m’est bien étrange de vous voir nommer vos armes. Mais cet endroit est si impressionnant que j’en perdrai toute surprise à vous voir appeler vos portes vivantes ! Ce marteau est donc anonyme, il t’appartiendra de lui trouver nouvelle identité si c’est ton souhait. » Il hocha la tête avant de se reporter sur la lame qu’il trouvait des plus magnifiques. Il la rangea dans le petit fourreau avant de coincer le tout dans sa ceinture. « Gaïa. Je me souviendrai de ce nom et prendrais soin. Aussi sûr que si ta vie en faisait gage ! »

Idène avait suivi cette séance d’échange en restant en retrait. Maintenant qu’elle touchait à sa fin, elle revint auprès de son homme pour lui presser tendrement l’épaule. Son sourire ravissant dévia vers Sheppard.

« Je n’ai nulle arme à lui offrir si ce n’est la passion de mes baisers. Et tel échange a été fait de plus belle manière déjà. »

Idène et Paresok rièrent en choeur avant d’échanger quelques mots avec Sheppard. Ils profitaient des dernières minutes qui leur restaient avant l’échéance. Mais elle arriva trop vite.

Il était l’heure pour les Natus de rentrer, John embrassa chaleureusement ses deux amis. Saluant de la tête Vida. Le CODIR était présent et saluaient eux aussi les Natus. La porte s’activa laissant le nappe violette ouverte.



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Ven 6 Oct - 19:42
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9eme Partie :Un au revoir promesse d'avenir


Vilma du clan Bajanner


Soudainement, une grosse masse grise, arriva en salle d’embarquement. La tigresse ignora complètement la totalité des humains sauf un. Comme toujours en somme, elle se dirigea vers Alexander, mettant son immense tête contre son poitrail, le forçant à reculer pour se dissocier des autres humains. L’anglais obéissait reculant tout en touchant l’immense tête de la tigresse. Fort heureusement les crocs sortis n’abimaient point ses vêtements. Richard, émit un petit sursaut quand il vit la tigresse, il la voyait pour la première fois de si prêt et ne se sentait pas à l’aise et observa l’étrange couple.

« Mentra, moi dire quelque chose toi venir ! » Dit-elle en essayant de murmurer mais tout le monde pouvait entendre car elle n’était pas discrète pour deux sous.




Vida / Paresok / Idène



La batailleuse Vida avait cessé toute approche de la Porte des Étoiles et posa immédiatement un genou à terre, son bras se posant sur l’autre alors en équerre. Une révérence silencieuse qui demeura un bonne vingtaine de secondes avant qu’elle ne se redresse. Le terme “Mentra” l’avait fait tressaillir et elle fixa Hoffman comme si elle avait eu la preuve qu’il s’agissait fondamentalement de quelqu’un de bien. Elle hocha la tête comme si elle se confirmait une idée intérieure que l’administratif, même avec ses dons de déduction, aurait bien du mal à deviner.
La présence de Vilma la rendait tremblotante et sa respiration était devenu très irrégulière. Mais elle parvint à maintenir une certaine contenance parce qu’elle ne voulait surtout pas que sa dévotion soit perçue comme une faiblesse.

« Seigneur Tairius. C’est un grand honneur. »

Elle aurait voulu dire davantage. Elle aurait voulu pouvoir l’inviter en Magna, lui montrer tout ce qu’ils avaient endurés au nom des Trois, au nom des Tairius. Mais elle ne pouvait pas dans l’immédiat. Une ombre planait en permanence dans son esprit et elle ne parvenait pas à s’en défaire.
Alors elle garda un silence plein d’humilité avant de l’observer de nouveau. Ce n’était pas un rêve et elle était toujours aussi impressionnée par la présence d’un représentant de leur Seigneurs vénérés.

L’idée même d’une telle rencontre lui avait paru si impossible, si inenvisageable durant sa jeunesse, qu’elle ne savait même pas comment réagir. Elle savait que les Vertueuses étaient les plus aptes à côtoyer les Seigneurs pour avoir étudié leurs préceptes et s’en être rapproché de la plus pure exactitude.
Mais non. C’était elle, la plus jeune et seule survivante des stratèges. La Batailleuse Vida, qui rencontrait la forme vivante de ce pourquoi ils avaient péri dans la plus grande majorité. Son coeur était lourd, ses pensées très sombres. La jeune femme avait envie de craquer, de céder et tout abandonner, l’espace de quelques secondes. Mais juste après vint une douce chaleur, la preuve vivante que leur combat, que leur mode de pensée, n’avaient pas été vain.


Vilma du clan Bajanner


Vilma, poussait gentiment l’homme de la tête… celui-ci lui fit quand même remarquer dans un petit murmure qu’il n’y avait pas que des Atlantes et que son apparition assez soudaine, était sûrement en train de chambouler une nouvelle fois le peuple Natus. Elle ne répondit rien, la mention des premières paroles de la petite femme brune puis de son patronyme, la fit tourner la tête dans leur direction. Elle les avait presque oublié, cela était un peu honteux de sa part. Elle n’avait pas l’habitude de tout cela et espérait en avait jamais l’habitude à l’avenir. Elle leva son regard orangé vers son ”Mentra” puis se décala de lui, pour se rapprocher de la brune qu’elle ne connaissait pas, la saluant d’un signe de tête purement Tairis.

« Toi te lever, pas besoin de mettre genoux à terre » lança doucement la tigresse. Elle attendit que la petite brune se relève.
« Vilma du clan du Bajanner, chasseuse et descendante de la sœur d’Erydéon » Elle se rappelait parfaitement de la discussion eu juste avant avec les deux autres Natus.

Anelyn Vida

Elle s'exécuta sans broncher.
En se redressant, les mains croisées derrière le dos, la Batailleuse considéra le Tairius d’un regard devenu humide. Sa respiration s’était accéléré et elle songea à toutes les statues qui avait été taillé dans la Magna tout au long des nombreuses générations. Vilma y ressemblait tellement, même après tout ce temps, même si la taille ou d’autre traits étaient différents, il y avait des similitudes si marquantes qu’il ne pouvait y avoir de doute.
Oui, c’était bien l’un Seigneurs. Et la jeune femme acquiesça tout en chassant une larme qui lui avait échappé. Elle répondit simplement :

« Anelyn Vida, Batailleuse stratège du peuple Natus. »

Elle avait si mal à la gorge qu’elle en avait du mal à parler. Tous les morts, tous les sacrifiés de la Magna, avaient agi par croyance...pour l’être qui lui faisait face.

« Erydéon, le savant. L’un des Trois qui donna la vie au minerai de feu pour combattre le Dévoreur. Ce même minerai qui compose aujourd’hui les armes qui défendent notre liberté. Celui qui réchauffe nos habitats et nous éclairent dans les ténèbres. »

Anelyn hésita avant de s’approcher davantage. Elle parla avec une certaine émotion, luttant pour ne pas laisser la peine l’envahir et se mettre à pleurer. La jeune femme tenta simplement sa chance, autant pour elle que les siens.

« Nous avons repoussé le Dévoreur avec peine, Vilma. Nous ne sommes ni vaincus, ni victorieux. Les miens sont blessés, perdus, attristés et vivent dans les décombres. L’heure est mal choisie pour vous faire l’honneur de notre pays. Mais de grâce, Seigneur, je vous prie de transmettre ce message aux vôtres lorsque vous les retrouverez. »

Elle prit une inspiration avant de poursuivre :

« Les descendants les plus proches d’Erydéon, Rhoamytra et Andrièlus, sont les bienvenue en Magna. Leur visite auprès des miens regonflerait nos coeurs, aménerait un nouvel espoir. Et prouverait que notre lutte ne fut pas vaine. Vous, Vilma. Et vos proches, serez accueillis par nos meilleures combattantes, les Vertueuses, qui suivent les préceptes Tairius depuis le plus jeune âge. »

Vilma du clan Bajanner



Vilma écouta avec attention les propos de la jeune femme. Elle s’assit même, toujours impressionnante sans le vouloir et très noble dans ses gestes. Cela était intrinsèque aux Tairis cet aspect de leur physique, propre à tout félin en somme. Quand Vida se présenta, la tigresse plissa des yeux en signe d’accord, retenant le nom de cette personnalité nouvelle. Elle irait en parler à sa cheffe Aya dès son retour sur sa terre. Aya appréciera de connaître le patronyme de l’une des cheffes de ce peuple un peu étrange qui les vénèrent et qui semble avoir fait des principes Tairis une religion et une manière de vivre. Sans parler du fait, qu’Aya en sera que plus rassurée et moins méfiante dès que Vilma, lui aura raconté tout cela. Il n’y avait que du positif pour le moment et aucune raison d’émettre des doutes sur les intentions de ce peuple vaillant. Et cela se voyait dans les faits d’armes que lui racontait cette Vida.

Enfin, elle lui évoqua avant cela, ce qu’avait fait son ancêtre pour son peuple. Elle ignorait à quoi servait la pierre de feu mais s’en faisait une idée puisque l’humaine évoquait des armes et une source de chaleur. Cela lui paraissait presque incroyable qu’un Tairis est pu instruire un « peau rose » sur cela, à croire qu'à cette époque, là, ils n’étaient pas très évolués aussi. Puisque généralement cette race est assez développée sur ce sujet. Mais bon, même les Atlantes ignorait les autres armes non naturelles des Tairis et ignoraient encore beaucoup de chose. Pour la bonne et simple raison que les tigres n’avaient pas eu à leur montrer pour le moment et qu’ils vivent en paix et en harmonie avec la nature.

Mais voilà… si la guerre éclate, ils verront bien des éléments plus développé que les simples primitifs de bases. La tigresse écouta l’invitation et eut un sourire. Elle était curieuse de voir ce peuple et leur habitat. John, lui avait un peu raconté sans vraiment s’attarder… et elle se voyait bien demander à Aya de venir avec elle pour une visite. Cela serait fantastique, depuis le temps qu’elle rêvait de partir à l’aventure à travers cet anneau. Les Tairis allaient enfin pouvoir à nouveau voyager sans craindre de rester comme les trois disparus, les trois absents ! Et voir les prouesses de leurs ancêtres !
« Je dirais à Aya, notre meneuse et cheffe élue des clans de la grande terre vos actes de bravours et votre invitation.» Elle hocha la tête tourna le regard vers Alexander « Mentra, me dire que avant combat avec les dévoreurs, Atlantes négocier rencontre entre Natus et Tairis. Je serais heureuse de faire partie des membres de mon peuple à venir voir votre habitat accompagnant ma dominante et les tigres choisis pour cette occasion. Je ne peux pas, vous inviter dans ma terre, je suis pas la dominante. » Vilma, prit quelques minutes pour réfléchir, elle essayait de se montrer la plus diplomate et noble possible. Faire honneur à cette nouvelle rencontre, être fière d’elle, qu’Aya le soit et qu’elle soit digne de son rang d’adulte et de représentante de sa race. De première Tairis à avoir passer la porte des étoiles depuis de nombreuses nuits ! Elle se sentait fière de cet exploit et à la fois, une forte pression était sur ses épaules. Elle ne devait pas faire honte ni mettre dans une mauvaise position les Atlantes. Autant, il est facile de communiquer avec eux, mais un peuple qui vous voient étrangement comme un être divin et qui semble attendre beaucoup de chose de vous, c’est tout autre. La phrase de la leader humaine sur le fait de ne pas avoir de gagnant ou de vainqueur fit mouliner la tigresse… elle décida de s’exprimer avec la sagesse dont faisait peuvent les guerriers lors des combats. Peut-être cela donnerait la force à cette Natus, à l’air assombri de ne pas être triste des morts de guerre ? La tigresse ignorait le drame qu’avait connu les civils Natus. Elle savait juste, ce qu’avait raconté Mentra et patte folle, sur cette guerre, beaucoup de mort et surtout beaucoup de courage. Mais avant ça elle préféra donner un conseil très bienveillant.

« Moi parler que moyennement votre langue, mais d’autres Tairis parle bien mieux que moi et seront heureux d’échanger sur votre culture et votre vie. Mais dite a votre peuple, de ne pas mettre de genoux à terre. Cela est une forme de soumission que nous Tairis n’aimons pas. Vous êtes de grands guerriers de ce qu’on m’a dit, alors soyez digne. L’histoire de la guerre est écrite par les vivants et non les morts c’est à toi seule de choisir s’il y a de l’espoir ou du désespoir dans cet affrontement. Qu’importe vos pertes, regardez devant vous, toi être vivante, des membres de votre clan sont là avec vous, rien n’est perdu, vous avez gagnez une nouvelle chance de vivre et de
reconstruire. Peu de peuple peuvent avoir cette joie de dire d’avoir survécu à guerre contre les Dévoreurs.
». Elle hocha la tête, elle avait parlé lentement, pour articuler correctement, certains mots étaient difficiles à exprimer pour un Tairis avec 15 centimètres de crocs dans la bouche.

Elle leva la patte sur son poitrail, cherchant quelque chose dans sa crinière grise, on pouvait se rendre compte qu’elle avait mine de rien le pelage long. Des bruits de métal entrechoqué se firent et elle sortit un collier qu'elle portait. Caché dans sa crinière. Elle le retira, le tendant à Vida. Le collier était assez particulier. La chaîne était tissés de trois fils de cuirs entièrement gravé avec des écriture, du Tairis et des symboles. Les trois fils étaient tressés ensemble. Il y avait un pendentif au bout, une pierre orangée comme les yeux de Vilma, avec des gravures aussi représentant une tigresse qui chasse et toute une autre scène relatant une naissance et une vie sous une tente. Mais la gravure se trouvait à l’intérieur de la pierre et non à l’extérieur. Autour de la pierre du métal orné d’or s’entrelaçait dans des petits symbole et d’abstraction divers.
« Promesse Tairis de rencontre de nos tribus. Gardez mon Mityn, toi me le rendre quand nous nous verrons à nouveaux nos crocs.» Une tradition de Tairis, pour montrer leur sincérité et leur envie de faire cet échange. Le mot « Mityn » signifiait « âme » et cela ne devait pas être inconnue pour la Natus. C’est un engagement fort.


Anelyn Vida



Anelyn écouta les paroles du Seigneur Tairius en laissant son regard parcourir le moindre détail. La fourrure, les crocs, sa voix et la puissance que dégageait le félin. L’espace d’un instant, la jeune femme s’égara en se demandant comment ses ancêtres avaient ressenti la guerre à leur côté et le règne des Trois en temps de paix.
La vue d’un Tairius leur était-il tout à fait banal ?

La vibrations provenant de la gorge de Vilma, le timbre mêlant le grondement d’un être capable de rugir avec force, parcourait la moindre parcelle de sa peau en lui infligeant une chair de poule passionnée. Toutes ses croyances et ses acquis se confirmaient en ce jour. Cela lui fit relever la tête.

Le conseil d’un Tairius en vie était comme une parole bénie pour la Batailleuse. D’autant plus qu’il y avait un sens profond qui l’inspirait. Lorsque le tigre se sépara d’un ornement, Vida écarquilla des yeux et ouvrit la bouche dans une expression muette de surprise. Elle accepta le présent temporaire sans véritablement y croire, comme si elle était certaine de délirer et de s’être complètement perdue dans ses fantasmes. Mais Vilma était bien là et elle sentait les lanières de cuir entre ses doigts.

Le termine “Mityn” n’était pas dénué de sens pour elle puisque c’était effectivement la traduction exacte de “l’âme” chez les Natus. Généralement, lors de la prière aux morts, on estimaient que les Mityns des défunts se rendaient auprès des Trois pour présenter la valeur de leur sacrifice ou de leur vie à leur jugement.

Aussi, lorsque la jeune femme comprit ce qu’elle avait entre les mains, elle lutta contre une vive émotion qui la fît trembler de tout son être. Malgré ses efforts pour préserver une certaine contenance de sa position de chef, de l’aspect diplomatique en terrain étranger, ses barrières s’effondrèrent littéralement pour ne laisser devant Vilma que l’image de la jeune fille qui n’aurait jamais songé obtenir une tel honneur.

Elle rapprocha mécaniquement le bijou jusqu’à son coeur et le serra fort, comme s’il eût s’agit du plus grand trésor de la Magna, puis elle répondit d’une voix cassée, étranglée par son émotion :

« Vos mots font force de raison et chassent mon désespoir, Seigneur. Je vous prie de croire la foi qui nous a animé au combat, la force de vos ancêtres dont nous sommes tous porteurs et qui nous guidèrent durant cette terrible guerre. » Ses mains jouèrent avec le cuir comme pour s’assurer que ce n’était pas un rêve. « Nous, Natus, n’avons jamais renoncé, Vilma.. Ni les Trois qui nous en firent l’enseignement, ni les miens qui le prouvèrent au cours de la guerre.. Je vais reconstruire notre civilisation et pendant ce temps nous vous attendrons avec impatience. J’avertirai mon peuple pour que notre salut respectueux se fasse autrement à votre attention.»

La tigresse était attentive aux moindres paroles de la jeune femme, qui au final avait tendance à s’exprimer comme certain tigre de guerre. Cela lui était familier et elle appréciait cet élément proche de sa culture. Elle hocha noblement la tête. « Je suis curieuse de savoir reste de culture ancienne Tairis vous a donner mes ancêtres. Et comment vous, recevrez culture plus moderne des tigres.» Il allait sûrement avoir de grande différences ou pas, elle ne pouvait pas juger.

« Par un écrit que les Trois nous léguèrent pour notre avenir. Nous le nommons : le “LiberTairius”, le codex sacré contenant les consignes et les leçons de vos ancêtres. Pour que jamais nous ne nous égarions. » Fît Vida en réponse à la première interrogation.
Vilma hocha la tête un peu surprise de voir que les Trois avaient eu cette démarche… après tout cela est logique, s’ils savent très bien que tout se perde dans les mémoires quand ce n’est pas écrit.
« Erydéon fut un grand chef de clan. Contente de savoir qu’il vous a donné une mémoire » Dit Vilma simplement. Cela pouvait expliquer que les tairis n’aient plus voyager suite à la perte de l’un de leurs cheffes.

Anelyn s’approcha encore un peu. Elle pouvait sentir le souffle de Vilma caresser son visage et sa tunique. Elle était assise à la regarder, puissante et majestueuse, comme les statues en Magna. Mais en réalité, c’était encore plus impressionnant. Vida laissa l’une de ses mains quitter le collier si précieux pour progresser doucement, très doucement, en direction du poitrail de son interlocutrice. Elle hésita un instant, de crainte de la vexer, puis termina son geste lorsqu’elle reçu une confirmation de son regard. La tigresse n’était pas contre d’être touchée, elle même ne demandait pas l'autorisation pour le faire. Elle posa donc sa main sur le pelage et inspira sous le choc que produisit son coeur en faisant un sacré bond dans sa poitrine. Par curiosité la tigresse posa délicatement son immense patte sur la poitrine de la Batailleuse, se disant qu’elle était comme les autres humains a ce près, qu’elle était jeune.

La Batailleuse la plus jeune, la dernière survivante des stratèges Natus, touchait un Seigneur Tairius pour la première fois depuis des millénaires. Un mélange de sentiments très contradictoires l’envahirent à ce moment précis. Une joie presque exaltée, avec une légère vexation de ne trouver qu’un simple contact de poil, sans aspect divin. Et avec cela, la grandeur, le sentiment de victoire, de réussite, et également l’impression de ne plus être seule à tenir la Magna. Oui, les mots de Vilma, sa présence, et ce contact, l’avaient regonflé à bloc.

« Merci pour cette promesse Vilma. Mon peuple sera heureux de l’apprendre. Nous attendrons Aya, vous-même, et vos compagnons avec une grande impatience. Merci...merci.. »

Les derniers mots se turent à mesure que revenait son esprit de meneuse. Anelyn ne regrettait pas de s’être abandonné un instant. C’est comme si tout la fatigue, la lassitude et la crainte s’étaient volatilisées pour ne laisser que la force et la détermination de prouver aux Seigneurs Tairis ce qu’ils avaient accompli au nom de leurs ancêtres.
Elle n’avait pas hâte de rentrer, elle voulait rester auprès de Vilma pour discuter, lui raconter sa vie, comparer leur façon de vivre et l’esprit combatif. Savoir si, après dix milles ans, la discipline très stricte était la même. Mais il fallait retourner sur la Magna maintenant.

« Mentra et ErinSteele fera surement dialogue entre nos peuples. Comme dire Atlantes : à bientôt et Tairis dire « A la prochaine lune » » Anelyn pouvait entendre que la tigresse prononçait entièrement comme si ce fut un patronyme le nom et prénom de la verbalise brune. La tigresse se leva, pour se mettre aux côtés de l’anglais et suivre les derniers aux revoir entres humains.

« A la prochaine lune... » Mima la batailleuse avec émoi.

En revenant auprès d’Idène et de Paresok, spectateur silencieux depuis le début, Anelyn fît un signe pour demander la composition de l’adresse. Elle échangea quelques mots avec eux avant de se tourner vers Vilma et le Codir. Elle les gratifia d’un sourire serein et rassuré alors qu’elle maintenait fermement le bijou dans ses mains.
Ils s'apprêtaient à partir.

END 06/10/2017


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