Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
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Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 
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Quand le rideau tombe

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Pedge Allen
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MessageSujet: Quand le rideau tombe Dim 10 Sep - 9:06
Chronologie : 1 semaine après magna - 11 mai 2017 -14h19


« C’est tout bon, vous pouvez remonter votre T-Shirt mademoiselle », fit le docteur en se redressant, après avoir inspecté la suture liée à l’opération. Pedge ne se fit pas prier, couvrant sa peau blême du stigmate de la balle qu’elle avait reçu. Une nouvelle cicatrice à son actif, après celle sur sa jambe. Elle fit aller son épaule doucement, comme pour se délier le muscle, avec une petite grimace de douleur à la clé.

« Je vais récupérer l’usage normal de mon bras docteur ? »
« Normalement oui, il n’y a pas de raison, avec une bonne rééducation. Vous avez déjà de bonnes bases physiques. »

La texane opina du chef, plutôt satisfaite de la réponse qu’elle venait d’obtenir. Elle aurait été négative qu’elle ne s’en serait pas formalisée. Pour elle, son corps devait répondre au doigt et à l’œil, et cela s’acquérait par le travail. Si Bruce Lee s’était arrêté au diagnostic médical comme quoi il ne donnerait plus jamais un coup de pied de sa vie, il ne serait pas devenu la légende qu’il était maintenant. Et les exemples similaires étaient légions. Le fait qu’elle en veuille était bon signe. Elle commençait à se remettre psychologiquement. Elle pensait que ce serait plus dur, mais elle n’était pas trop du genre à s’apitoyer sur son sort, et surtout, surtout, elle ne voulait pas paraître faible aux yeux de n’importe qui.

Dale Roy s’agenouilla contre la petite desserte posée là, qui contenait toute sorte de produits utiles aux soins généraux.

« C’est la dernière fois que je vous fais le suivi. N’hésitez pas si vous avez mal ou quoique ce soit d’autre. Je sais que je suis neurologue normalement, mais ce n’est pas grave. Vous êtes ma patiente. »
« D’accord. », répondit une Pedge laconique, qui ne comptait pas revenir le voir de toute façon.
« Est-ce que moralement, ça va ? »

La jeune femme tourna la tête vers lui, dans l’optique de le jauger avant de répondre une banalité, mais au moment où elle fixait ses yeux sur lui, les roues de la desserte lâchèrent et le mobilier glissa avec Roy qui perdit l’équilibre. L’humain et le meuble se retrouvèrent au sol, l’un faisant plus de bruit que l’autre, surtout que la desserte en question était en aluminium, et qu’il y avait des ustensiles dessus qui s’éparpillèrent partout. Et le pire dans tout ça, c’est qu’il arracha le rideau du box, s’étalant comme une crêpe au milieu du couloir. En relevant les yeux, il put mirer une longue paire de jambes qui débouchait sous une jupe encadrée d’une blouse blanche. Il ne put contempler la lingerie qui s’y cachait à cause du vêtement qui serrait pas mal son utilisatrice et sa couleur noire, et de toute façon, il détourna les yeux, le teint virant déjà au cramoisi. Quand il se décala à la force des épaules et avec précipitation, il put constater qu’il s’agissait du docteur Taylor Laurence.

Il se redressa sur les coudes, toujours allongé au sol, et l’air de rien, il lança un banal :

« Oh docteur ?! C’est vous ? Quelle surprise ! »

Pedge ne mouftait pas, toujours assise sur le bord de la table d’auscultation, bien droite et raide. Elle regardait la scène sans rien dire. Elle n’était pas certaine d’être prête à défier la tentatrice blonde, et c’était sans doute pour ça qu’elle avait lâchement laissé la bague sur son bureau quand elle était revenue de mission, avant de passer sur le billard. La chirurgienne était occupée avec les soins aux Natus et Atlantes, et ça avait été simple de s’introduire et de la lui déposer. Sans l’affronter. Elle se mordit l’intérieur de la lèvre inférieure, ne sachant pas trop où se mettre.

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Isia Taylor Laurence
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MessageSujet: Re: Quand le rideau tombe Dim 10 Sep - 14:53
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Chronologie : 1 SEMAINE APRÈS MAGNA - 11 MAI 2017 -14H19


Depuis le retour de la fine équipe de chez les Natus, il y avait une ambiance un peu morne et glauque. Faut dire qu’entre le sergent Eversman qui avait connu les joies d’être torturé et transformé en Wraith et les autres qui avaient combattue des horreurs… il y avait de quoi mettre son air joyeux de côté. Certaines blessures étaient assez importantes mais le pire était peut-être l’état psychologique de nos soldats. Chacun, avait dégusté à sa manière et chez les deux civils, je dirais que ce ne fut pas mieux. Coralie était rentrée plus tôt et elle avait demandé une mise au vert, quand à Mckay, il était à son image : traumatisé et étrangement pas si chiant que ça.

Je m’inquiétais plus pour les militaires et les deux qui avaient été torturés. Ce genre de séquelles est difficile à combattre et la dépression pointait son nez. Il n’était pas rare que ce type de victime se suicide. J’avais été surprise de retrouver, il y a quelques jours un petit paquet en tissus sur mon bureau. Ce présent était une magnifique bague dans deux métaux ressemblant à de l’or. L’objet en lui-même je savais de qui ce fut, de Pedge Allen, mon doudou militaire avec qui je flirtais.

Ce n’était pas moi qui l’avais prise en charge et je ne sus si ce fut une bonne ou une mauvaise chose. Avant, qu’elle parte, elle m’avait pétée l’arrière train sur un lavabo. Peut-être que je redoutais un peu son état ? Oui, je me questionnais sur comment elle avait vécu tout ça et si elle serait qu’une coque vide et sans plus aucun intérêt. Que le « doudou » qui me faisait vibrer et m’intéressait ne serait que mort sur cette planète. Si cela était le cas j’avoue que ça va me faire sacrément chier.

Enfin qu’importe, j’avais pris la décision, de la laisser tranquille durant les jours qui ont suivis, pour aller la remercier cette semaine, histoire d’être polie et aussi de lui parler de ce présent que je trouvais très joli. Elle ne s’était pas fichue de ma gueule. J’ignorais aussi que cette dite bague avait suivi Pedge dans ses malheurs, jusqu’au recoin de sa petite culotte. Le pire, enfin je crois, c’est que cette bague m’avait fait quelque chose. Un simple pari qui me toucha, je m’étais sentie un peu étrange et je ne sus quoi penser. Faut dire, que je n’avais pas essayée de trop chercher, pour ne rien m’avouer. Je ne savais pas comment définir ce qui nous unissait. J’avais eu l’idée de lui envoyer un présent, mais cela était pour ceux que j’appréciais, Panda fut une évidence (pour ce qu’il m’a remercié, j’aurais pu m’abstenir), Adam pour la boite de carambar et Pedge m’avait apparue aussi logique que le maître-chien, voir même en première position. Et je ne pouvais pas expliquer non plus l’inquiétude que j’ai eu quand on m’a annoncé tard le retour de l’équipe et qu’elle était dans un sale état, donc deux qui avaient été torturé et qui faudrait surveiller leur état. J’avais espéré en toute sincérité que ce ne fut ni Alek ni Pedge… comme quoi, je pense que j’ai quand même un cœur.

Enfin qu’importe, médecin de garde avec mon petit Dr Roy, on œuvrait l’un à côté de l’autre dans des espaces séparés par des rideaux blancs. Je ne l’avais pas vu depuis ce matin, faut dire, l’enchainement des patients fut un flux presque interrompu. Je n’avais pas eu le temps de me restaurer.

Il était 14h20 et mon dernier patient venait de sortir. J’en avais marre depuis 07h30 je bossais sans pause. Machinalement, je pris ma tablette, pour taper le formulaire du suivi du patient. Comme souvent, j’aimais me mettre dos au mur, faute d’un support solide, j’allai vers le rideau blanc. Ainsi, je pouvais voir si quelqu’un venait et je n’en serais moins surprise. Sans prévenir, le rideau de séparation lâcha avec dedans un paquet cadeau qui eut la tête entre mes jambes ! Sans m’en rendre compte mes lèvres avaient gémit dans un cri un peu aigu. Détournant la tête de l’appareil plat, je constatais que le petit reluqueur de jupe n’était rien d’autre que Dale !

Bah tiens ! Il n’avait rien du voir, comme ma jupe en cuir noir était super moulante et me gainant parfaitement. Il devait s’en mordre les doigts, quoique gentil et polie, il avait dû détourner le regard ce nigaud !

Mon regard azure se figea sur la tête rouge pivoine de l’homme.
« Oh docteur ! Mais je ne savais pas, que vous avez eu l’idée lumineuse d’éponger le sang avec votre corps ! D’habitude c’est les voitures qu’on lave avec un corps » fis je avec ironie.

L’homme eu un petit rictus, essayant de se relever, mais glissa une nouvelle fois sur un ustensile. En rangeant ma tablette, je mis celle-ci sur la table d’auscultation vide, pour lui tendre la main et l’aider à se relever. Il allait se blesser s’il continue à gesticuler.

« Je ne suis pas certain que le responsable de la baie des jumpers serait d’accord » dit-il en prenant la main de sa collègue, pour se relever et se secouer un peu.
« Comme si, on allait lui demander son avis a celui-là» Je riais doucement. Avant de voir que monsieur cascadeur n’était pas seul, mais avec Pedge. Immédiatement, Dale passa au second plan, je voulais rester avec elle, pour la remercier. L’occasion était un hasard particulier et j’étais d’avis à les saisir quand ils se présentent. Je toisai ma main, qui avait du liquide chaud et rouge, celui de Dale. En relevant les yeux sur lui, il s’était entaillé le bras avec un scalpel, le boulet.

« Tu devrais allez voir Katy, j’ai plus de désinfectant dans ma desserte. » Ce n’était pas vraiment un mensonge, puisque je l’avais prêtée à Carson qui ne me l’avait pas rendu. Et vu l’état de sa desserte les produits avaient explosé par terre dont le désinfectant. Dale mira son bras d’un air dépité en marmonnant. D’un geste compatissant je tapota son épaule.

« Allez va te soigner, je me charge de ta patiente »
« Navré mademoiselle Allen, je dois vous laisser avec ma collègue. Si vous avez besoin ou même des questions, n’hésitez pas à revenir me voir »
Il fila, après un rictus bienveillant que je dirais « à la manière Dale ». Je m’avançai évitant les différents objets par terre. « Tss, il en a mis partout le cascadeur ! ».
En arrivant vers Pedge, mon regard l’a parcouru, mon collègue avait fini ses soins, je relevai ma montre qui était sur le poignet qui portait la bague qu’elle m’avait offerte.

« Je n’ai pas manger. Vous venez avec moi en salle de coupure ? » Nous y serons plus tranquilles et surtout seules.


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Pedge Allen
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MessageSujet: Re: Quand le rideau tombe Dim 10 Sep - 15:32
Elle était fidèle à elle-même. Toujours dans le tacle gracieux, avec un sous-entendu à la limite du sexuel. Bref, elle était là, plantée dans sa robe en cuir et dans son chemisier zébré, belle comme tout, et désirable. Instinctivement, les défenses de Pedge remontèrent d’un cran, alors que l’objet de son désir actuel se dressait devant elle. Isia ne l’avait pas encore vu, et elle ne se rendit compte de sa présence qu’après avoir aidé à relever le brave docteur quelque peu malhabile. Finalement, elle qui ne se sentait pas prête de recroiser le chemin de la chirurgienne, n’avait qu’une envie désormais. Passer un peu de temps avec elle. Histoire de savoir déjà si l’anneau lui avait plu… Et puis, elle ne l’avait pas remerciée pour les couteaux qui s’étaient révélés très utiles lors de son affrontement contre Méda’lyda.


Méda’lyda… Si elle avait fui le docteur Taylor Laurence comme la peste, c’était purement à cause de la reine Wraith qui n’y avait pas été de main morte pour la briser, pour la hacher menu et pour la pousser aux confins des limites de sa personnalité arrogante et batailleuse. Et pourtant, elle était là, de retour sur Atlantis, avec un goût amer dans la bouche. Dale lui parlait, et elle reprit contact avec la réalité, alors que son regard s’était perdu du côté de la blonde, sans qu’elle ne la fixe vraiment. Elle était ailleurs.

« Euh… Oui, pas de problème docteur. », répliqua Pedge gauchement.

Le bon docteur fila, la laissant seule avec sa collègue, laquelle approcha de la texane qui se crispa sensiblement. Elle se demandait ce qu’elle allait faire, si elle allait lui rentrer dedans ou pas. Au lieu de ça, elle lui proposa de l’accompagner en salle de coupure, pour manger. Elle venait de consulter sa montre, et la présence de la bague au doigt de la jeune femme ne manqua pas d’attirer les yeux bleus de Pedge. Cela lui fit plaisir. Extrêmement plaisir, même si elle n’en montra rien, comme d’habitude.

Elle descendit de la table d’auscultation sur laquelle elle était assise, s’épousseta les vêtements, comme-ci les débris que Dale avait projeté l’avaient atteinte.

« Je vous suis. »

Elle se trouvait conne, et faible. Elle devait se montrer prudente avec sa proie, car si elle sentait que la prédatrice qu’elle était avait un coup de mou, elle se ferait manger. Pourtant, elle savait qu’elle conservait son allure froide et neutre, détachée et sans émotion, comme à son habitude, mais elle avait peur que ses yeux la trahissent. Son regard était commun lui aussi, lui donnant toujours cet air de fille endormie avec ses paupières lourdes et tombantes. Au fond d’elle-même, elle était contente de voir Isia. Elle s’était quelque peu exposée en allant la trouver avant de partir en mission en lui pétant les reins sur le lavabo. Elle ne savait pas trop ce qui lui avait pris, et elle n’avait pas spécialement pensé à la suite. Mais maintenant qu’elle avait initié le mouvement, elle devait assumer. Surtout que la blonde semblait réceptive.

Bref, elle se sentait bizarre. Et elle n’arrivait pas à savoir pourquoi. Elle attendit d’arriver dans la salle de coupure, pour finalement dire autre chose :

« Je ne vous ai pas remercié pour les couteaux. C’était un présent attentionné, et terriblement utile. Alors merci. »

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MessageSujet: Re: Quand le rideau tombe Dim 10 Sep - 15:37
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Mon regard avait trouvé facilement son regard, soutenant ses prunelles alourdit par l’azure. Comme toujours, je plongeai mon regard directement dans l’intimité des autres. Cet affront naturel et propre à ma personne. Je n’ai jamais baissé les yeux, enfin petite surement, puisque nos personnalités ne sont que brouillon et page qui vole au grès de nos expériences et relations.

Elle accepta, il valait mieux, puisque j’étais prête à insister, quitte à lui rappeler que ce n’était pas Isia mais le médecin qui l’ordonne. Je ne devais pas faire passer mes intérêts personnels et pourtant je ressentais ce besoin de savoir comment elle allait. Mentalement parlant, me rassurer. Même si elle avait été brisée, chose indéniable, il existe deux types de personnes, celles qui vont plonger et peut-être jamais se relever, du moins difficilement et celles qui ne veulent pas rester longtemps sous l’eau. Tout se jouait avec la détermination. Avait-elle cette fichue détermination arrogante de vivre et de dire merde à cette reine Wraith ? Je l’espérais sincèrement. Et en conséquence un court instant je sentais la gêne, ne sachant quoi dire en marchant vers la salle de coupure.

Silencieuse toutes les deux ont approchait de l’endroit où je voulais déjeuner, quand elle brisa le silence via une phrase de remerciement. Il valait mieux, me comporter comme d’habitude et non teinté d’une forme de « fausse empathie ». Je n’aimais pas cette convention sociale, où il fallait se montrer « excessivement trop gentil » avec les victimes, au point de changer son comportement. Justement, cela leurs rappelles leurs malheurs. J’étais partisante d’être, certes bienveillante, mais surtout … surtout normal ! Pour les obliger à reprendre le court de la vie et que tout cela n’est que le passé. Le temps, lissera les souffrances, pour n’être qu’un mauvais souvenir que le cerveau écrasera avec le reste.

J’étais ravie que cela lui avait plus, un cadeau utile pour une femme pragmatique et profondément terre à terre… « le terriblement utile » résonna en moi, elle les avait donc utilisées et peut-être tirer d’un mauvais pas. De quoi satisfaire mon côté un peu égocentrique, face à l’emploi du dit présent.
« Ravie qu’elles vous ont été si utiles. Sont-elles encore intactes et présentes dans votre armement ? » J’avais tourné la tête avec un sourire radieux sur le visage.

En ouvrant la salle de coupure, il y avait deux infirmières qui papotaient potin. Leurs présences me dérangeaient fortement, surtout que je les avais vu il y a une heure dans la pièce. Quitte à faire honneur à ma réputation de conasse… je les toisa avec une petite moue contrariée, alors qu’elles me saluaient avec méfiance.

« Miranda, Clair. Trouvez-vous un autre endroit pour raconteur vos dernières aventures plaisantes ! Ou allez bosser, puisque de base c’est pour cela qu’on vous paye à cette heure-là »

Je les avais froissées, mais elles n’avaient pas la bêtise ou la folie de répondre (cela serait du suicide) et se levaient immédiatement en s’excusant. Sans plus attendre je fermai la porte, mettant l’affiche « Closed » sur celle-ci, histoire qu’on ne vienne pas m'emmerder. Suite à cela, je montrai le canapé marron avec une table basse en bois, au fond pour que miss Pedgounette s’y assoit. Je pris une salade de quinoa amande et coppa dans le distributeur, avec une bouteille d’eau et une mousse au chocolat. Bien pratique ces distributeurs frais.

« Vous voulez quelque chose pendant que j’y suis ? »
« [color:aa52=a1931c]Volontiers merci », répondit-elle en m’indiquant une salade césar et un ice tea. Je passai ma carte de frais de restauration et je pu prendre notre repas tout en revenant vers elle, déposant le contenu sur la table basse en bois.

D’un mouvement gracieux, je relevai un peu ma jupe en cuir pour éviter une gêne lors de mon assise. Bien entendu je pris place à côté d’elle à une distance entre le raisonnable et le désagréable. Fallait bien tester la réaction de mon « doudou ». J’y allais doucement mais le tatage de terrain était présent. Mon regard se posa sur ma bague puis releva celui-ci vers le visage toujours nonchalant de Pedge.

« Merci pour la bague. Elle est superbe. La matière a l’air être de l’or, mais elle est bien plus légère. » Un rictus charmant sur mes lèvres et sans prévenir, je me penchant l’embrassa sur la moitiée de ses lèvres et du visage. Pas vraiment un kiss endiablé mais ce fut calculé, entre le chaste et le taquin. Un court instant, mon esprit avait dit de ne pas le faire, de peur de la brusquer dans son état, mais j’avais dit que je serais comme d’habitude.

« J’y vais doucement pour ne pas casser mon doudou »Une phrase dite sur un murmure alors que j’éloignais doucement mon visage du siens. Elle avait une marque de rouge à lèvre rouge.


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Pedge Allen
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MessageSujet: Re: Quand le rideau tombe Dim 10 Sep - 15:38
« Présentes, oui, intactes, peut-être pas. Mais je prendrai soin de les faire réparer au besoin. », signe évident qu’elle ne comptait pas les exposer comme de vulgaire pièce de décoration. Non, ces lames avaient bu le sang d’un ennemi, et elles resteraient une valeur sûre dans la panoplie de la soldate. Elle aimait beaucoup le côté discret de ces couteaux de lancer. Suffisamment petit pour être camouflé, leur petitesse était aussi un atout pour pouvoir les emporter malgré le barda réglementaire en mission. Pedge jeta un œil à la jeune femme qui lui servait un sourire radieux. Ça aussi, ça lui avait manqué. Un frisson lui parcouru l’échine. Elle avait envie de l’embrasser ici et maintenant, là, contre ce mur, histoire de lui faire passer ce beau sourire… Ou d’en provoquer un autre.

Mais la salle de coupure abritait deux sbires, qui manifestement, prenaient un peu trop de bon temps à ne rien glander. Isia leur tomba dessus, sans passer par quatre chemins. Pedge resta muette, se contentant de fixer les deux impudentes, comme pour les mettre au défi de répliquer quoique ce soit, bien que la présence d’Isia coupait à toutes velléités de ce genre de leur part. La jeune femme s’écarta pour les laisser passer, les accompagnant du regard tandis qu’elles franchissaient la porte. Porte qui fut fermée, agencée d’une pancarte, par la chirurgienne. Enfin seules.

La texane s’installa dans le fauteuil, calant son dos bien au fond du coussin, pour rester droite. Miss balai dans le cul ne voulait pas le casser en deux. Avant de s’asseoir, elle retira néanmoins sa veste d’uniforme, la laissant dans un débardeur noir. Elle avait encore des lésions sur la peau, notamment autour du cou, lesquelles semblaient être passées par de nombreuses couleur avant de stabiliser sur un bleu violacé qui s’estompait pour ne former qu’une pâle trace sur sa peau blême. La crème drainante faisait des merveilles. Ses cheveux assemblés en une queue de cheval ne cachaient rien de son cou, et manifestement, elle n’en avait cure de s’exposer de la sorte. Et ce n’était surtout pas pour attendrir la chirurgienne, qui avait le mérite de se comporter normalement avec elle.

Cela n’était pas anodin. Pedge détestait qu’on s’apitoie sur son sort. Elle préférait qu’on la bouge, qu’on la stimule, et de par son attitude tout à fait usuelle, Isia était en train de le faire. Elle forçait Pedge à être celle qu’elle était avant de partir, ne serait-ce que pour donner le change. Ce n’était pas plus mal, car dernièrement, elle avait tendance à se dénigrer fortement et à en pâtir. Elle indiqua à la jeune femme blonde ce qu’elle souhaitait manger, et finalement, cette dernière arriva avec les repas.

« Merci. », fit Pedge en ajustant son assise suite à la prise de position d’Isia. Elle ne se décala pas, refusant de céder du terrain sur le canapé. C’était con. Mais c’étaient-elles. Qui craquerait la première ? Qui s’allongerait ? Qui céderait ? Qui serait plus faible que l’autre ? Finalement, le naturel revenait assez rapidement. Elle orienta ses jambes dans la direction de la chirurgienne, comme pour l'inciter à les lui toucher si elle voulait plus de place. Puis vint les remerciements concernant la bague. Pedge inclina la tête, contente qu’elle lui plaise. Néanmoins, la conception de cet anneau n’était pas anodin, et elle n’était pas certaine de lui parler des détails de fabrication, ni même des mots qui avait accompagné tout le rituel. Mais elle n’eut pas le temps de dire quoique ce soit, qu’elle vit la française se pencher sur elle pour lui coller un baiser sur les lèvres, du moins, à moitié.

Pedge resta droite comme « i ». Elle ne lui rendit pas son baiser, tandis qu’Isia expliquait en partie son geste, et la précaution qu’elle prenait avec son « doudou ». Cela vexa presque Pedge. Mais pourquoi ? Parce qu’elle était perçue comme un être faible et lâche ? C’était ce qu’elle était devenue aux yeux de la doctoresse ? Voyait-elle la cassure dans sa personnalité ? Était-elle devenue une simple femme, faible, sans défense… une proie ? Ses narines se dilatèrent alors qu’elle inspira un coup pour rester de marbre. Elle savait qu’elle devait répondre quelque chose pour sauver la face, mais quoi ?

« Vous m’avez habituée à mieux », finit-elle par dire en tournant son regard vers elle, en guise de provocation gratuite. Elle rappelait surement ce moment où elle l’avait retournée à son tour pour la plaquer contre un mur. Seulement, elle n’alla pas dans la surenchère, même si elle crevait d’envie de l’allonger sur ce fauteuil et de la dominer de toute sa hauteur. Elle s’y refusait pour le moment, comme-ci quelque chose la coinçait. Peut-être qu’elle voulait juste rester dans les paroles un peu provocantes pour pousser Isia à prendre l’initiative de se montrer plus dure avec elle. Quoiqu’il en soit, l’américaine n’avait pas encore touché à son repas, obnubilée par la blonde à ses côtés.
« Ce n’est pas de l’or. Je ne saurai vous dire dans quel métal c’est fait exactement, mais c’est un alliage de deux minerais précieux. J’espère qu’elle vous va parfaitement, parce que je ne suis pas certaine de retrouver la personne qui me l’a fabriquée. ».

Sans trop réfléchir, elle lui prit la main pour vérifier elle-même si elle tenait bien, passant son index sur le métal. Si Isia savait, que si elle soufflait dessus, un message personnel s’inscrirait… Mais elle n’en savait rien. Et pour le moment, elle n’en saurait rien.

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MessageSujet: Re: Quand le rideau tombe Dim 10 Sep - 15:40
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La réponse concernant les lames satisfasse me convenu grandement. Tout simplement que j’étais bien contente que la militaire ne les utilise pas comme un paquet de mouchoir : après utilisation à la poubelle… utilisation ou bris de lame. J’avais profité du petit marché Athosien qui se déplaçait parfois en salle d’embarcation toutes les deux semaines environ, afin de commercer directement avec les Atlantes qui restait dans leur cité sans se balader sur le continent. Il m’avait apparu bien utiles d’envoyer des armes que des fleurs par exemple. Même si, je ne me voyais pas acheter des fleurs à Pedge. Mise à part la bague, un symbole féminin puisque étant de nature un bijou, j’ai dû mal à visualiser un présent trop “fifille” pour la soldate. Peut-être à cause de son métier ? Non, à dire vrai, Pedge était naturelle, brut et les fioritures faisait tache sur son aspect austère et professionnel. Pour dire, que si nous venons à former une sorte de duo de lesbiennes, les gens identifierons sans peine Pedge comme ayant le rôle du « mec », dans cette idéologie assez primaire. Cela ne marchait pas vraiment ainsi, dans les couples du même sexe, bien entendu il y avait ce stéréotype, mais cela n’était pas toujours le cas. Et surtout, cela ne se jouait pas qu’au physique. Enfin bref, je lui fis un rictus simplement pour accepter ses phrases et marquer mon contentement.

La manière un peu cinglante pour rabrouer et virer mes deux infirmières en auraient choqué ou révolté plus d’un. Avec Pedge, cela n’avait pas cet effet, pour une raison simple : elle était aussi directe et c’est une manière très militaire de management au final. Enfin, le management, pour ma part, c’est un grand mot, je gérais des infirmières souvent des personnalités pénibles car très ancrées dans le stéréotype de la nana qui a ses humeurs et qui pleure avec les patients. Bref, l’ultra empathique. Et aussi, la chaudasse, c’est bien connu, que dans les cliniques, les infirmières servent de sexe toy aux médecins. C’est toujours valorisant pour elles d’espérer fonder un couple avec un grand homme et pour eux de se vider les couilles. Enfin, cela marchait aussi chez les femmes, sur terre je ne me gênais pas pour me taper une ou deux larbines afin de satisfaire mes propres besoins. Et cela revenait à la même chose ici. Après bon, je ne suis pas quelqu’un qui met n’importe qui dans sa couche. Mes pulsions sur des plan cul éphémère comme les infirmières, était réglé chez elle ou dans un bureau. Je préférais largement séduire et flirter avec des personnalités qui m’intéressait. J’avais donc les torchons et les perles. Miranda étant l’une des plus facile à se faire et je la partagerai sans vraiment le vouloir avec Panda. Mais bon, elle ne m’intéressait plus depuis longtemps, avoir un sac à foutre dans son lit me donne des envies d’aseptiser ma chambre après.

Enfin bref, elles avaient viré de là ! Et je pu prendre notre repas. En allant vers elle, il était indéniable que je remarquai ses blessures encore présente sur son corps. Cela ne me fit rien, étant médecin et seconde responsable, j’avais lu son dossier et je trouvais qu’elle s’en remettait bien. Les blessures ne me faisaient rarement quelques choses. C’est ma vie de tous les jours.

Le baiser avait été fait sur une personne qui ne me le rendit pas, cela n’était pas le but. Juste pour la remercier d’une manière un peu plus osée qu’un simple « merci poulette je te kiff ». Ma petite phrase sur la préservation de mon « doudou » avait un but certain, la faire réagir et la tester. Le grand soupir de la militaire était à prendre de différente manière. Il est difficile de mettre des états d’âme sur le visage si fermé de la demoiselle. Cela était déroutant mais ça m’obligea à toujours la bousculer pour atteindre une ridule d’expression. La phrase de mon vis-à-vis, m’arracha un rictus de prédation voir un peu narquois. Elle voulait mieux ? Eh bien, cela allait être le cas. Je ne sais pas, pourquoi j’ai réellement envie de la secouer… je me trouvais un peu intenable, puisque plusieurs pensées me vénèrent et toute avait quand même une double connotation sexuelle. À croire, qu’elle me faisait monter mon taux d’œstrogène par sa simple présence.

Mais bon, je ne pus répliquer de suite, puisqu’elle venait à me prendre la main, histoire de voir si l’anneau était ajusté. Il l’était. Je la laissai faire. Une fois sa vérification faite elle me l’avait lâchée. Mes deux mains remontèrent un peu plus ma jupe, comme si elle m’était inconfortable, à dire vrai, c’est pour une toute autre action. Mon regard resta sur le visage de Pedge, j’avais les cheveux attachés en chignon, laissant voir mon cou et mes clavicules.
« Elle est ajustée ».

Sans prévenir, puisque de toute manière je n’allais pas l’informer de mon geste, je me levai, mettant un genou sur le canapé et passant l’autre jambe par-dessus elle. Pedge, n’avait pas bougé d’un centimètre quand je m’étais posé près d’elle, me touchant avec ses jambes comme une belle provocation. Ce qui en était surement une et j’allais y répondre, mais pas en allant lui flatter avec la paume de ma main.

Bref, je me mis à califourchon sur elle, les deux genoux sur le sofa, posant mes fesses sur ses jambes tournées. Je toisai ma bague d’un air nonchalant, continuant la discussion l’air de rien.

« Vous n’êtes pas certaine de retrouver cette personne… celle-ci est une Natus ? ». Je savais déjà la réponse à cause d'une belle blonde qui fricotait avec Sheppard… mais avoir la version de Pedge était bien mieux surtout qu'un élément m'avait perturbée encore plus. Mon regard se figea sur elle, avec un haussement de sourcil, comme pour lui dire en second message : c’est mieux là ?


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MessageSujet: Re: Quand le rideau tombe Dim 10 Sep - 15:42
Il était vrai que les marques de féminités chez Pedge étaient sporadiques et très limitées. Elle avait des airs, par moment, de garçon manqué, et pourtant, pour quiconque s’intéressait d’un peu plus près à elle, verrait qu’elle prenait soin d’elle. Ses cheveux étaient toujours soignés, bien coiffé l’essentiel du temps, dans des chignons complexes qu’elle devait confectionner seule et avec une rigueur bien cadrée. De temps en temps, elle portait même des boucles d’oreille, sauf quand elle était en OPEX ou en service, pour ne pas risquer de se blesser ou même pour ne pas donner de cible à un ennemi potentiel. De loin, un bijou pouvait briller, de près, dans un combat au corps à corps, il était souvent source de lésion : facile d’arracher un bout d’oreille en tirant là-dessus. Pour le coup, sa queue de cheval toute simple laissait ses appendices auditifs apparents et ces derniers étaient agrémentés de plusieurs choses : Une paire de boucles d’oreille qui tombait légèrement en trois fils argentés rigides et entremêlés, et sur le haut de son lobe, trois piercings d’oreille, en boucle qui suivaient la courbe de son pavillon. A chaque fois qu’elle devait les remettre, après un long moment sans les porter, elle se faisait saigner quelque peu. Porter des bijoux n’allait pas avec son humeur du moment, mais se faire mal en les mettant, si. A la base, elle se forçait à les arborer pour ne pas rester coincée dans une forme de vie martiale trop stricte et austère, sous les conseils de sa sœur cadette qui essayait toujours de lui montrer des tas de choses esthétiquement belles qu’elle pourrait porter, sachant pertinemment que ce n’était pas trop le truc de Pedge.

Ce matin, elle avait juste passé du temps devant sa glace, dans sa chambre, à se regarder, nue et entière, trempée par sa douche. Elle ne s’était pas séchée, offrant son épiderme à la chair de poule du froid qui la saisissait. Une forme d’introspection. Une forme de réappropriation de son corps psychiquement meurtri. Elle était passée par plusieurs phases. Elle s’était rejetée. Son reflet lui était insupportable, et elle se sentait faible, sale, dégoutante et horrible. Elle s’était faite pleurer en pressant sa blessure à l’épaule avec son index aussi fortement que possible, mêlant ses larmes salées à l’eau encore présente sur ses joues, et puis la douleur l’avait calmée en plus de la tétaniser. A cet instant précis, elle se détestait encore plus de se faire subir ce genre de chose. Pourtant, elle se disait qu’elle les méritait, qu’elle n’était qu’un jouet qu’on avait torturé, et c’était inconcevable qu’elle ne subisse plus de traumatisme physique douloureux. Elle s’était regardée un moment encore, avant de finalement baisser les yeux, honteuse. Elle avait toujours eu des rituels invasifs et blessant pour son organisme. Toujours. Elle se tirait les cheveux, se les arrachait parfois, pour conserver le contrôle de son corps. C’était d’ailleurs la stratégie qu’elle avait employé pour ne pas vomir en présence de Matt qui avait la moitié de la gueule en lambeau…

« Quel imbécile », murmura Pedge en réprimant une envie de rire en se remémorant cette scène quelque peu ubuesque. Elle ne savait pas pourquoi elle avait cette soudaine envie de se marrer. Les nerfs surement. Peut-être pour se faire du bien après s’être faite du mal.

Une petite voix dans sa tête lui demandait d’en finir, tandis qu’une autre lui disait de ne pas faire gagner son ennemie aussi facilement. Alors, elle visualisa Méda’lyda dans son esprit, comme une image qui s’imposait à elle, avachie, en tailleur, la tête basse, le corps perforé de balles, le crâne défoncé et le poignet bien entamé dans son os. Quand son regard revint dans le reflet de la glace, elle avait les yeux emplit d’une détermination sourde à ne pas laisser la mort triompher et à vivre.
« Tu ne m’auras pas aussi facilement », fit-elle à l’attention de son ennemie jurée, et elle tira sa trousse de toilette vers elle pour se maquiller légèrement comme à son habitude. Son doigt toucha les boucles d’oreilles en question, et finalement, elle se dit que ce serait une belle façon d’aller mieux en se sentant belle. N’était-elle pas Pedge Allen ? Maintenant officier, comme elle l’avait toujours rêvée ? Elle n’était pas arrivée là en couchant ou en rampant, non ! Elle était là parce qu’elle était forte, compétente, sûre d’elle, et parce qu’elle avait bossé dur. Elle avait donné de sa personne pour arracher ce grade d’officier. Alors oui, elle estimait qu’elle avait merdé en balançant des informations à la reine, qu’elle avait craqué sous la torture et que par conséquent, elle était une bien mauvaise soldate, traitresse et faible… mais si les instances supérieures l’avaient promue, c’était bien pour quelque chose non ?

C’était donc avec ses bijoux d’oreille, sa bague, et un maquillage fin et délicat, mais néanmoins présent, qu’elle s’était retrouvée à la consultation avec le docteur maladroit, et qu’elle se retrouvait maintenant en compagnie de la doctoresse charmante. Oui elle passerait peut-être pour le mec de la relation si jamais elles devaient former quelque chose comme un couple, mais c’était assez réducteur de réduire les relations homosexuelles à une notion d’homme et de femme. C’était juste un raccourci d’esprit chez les bienpensants qui voyaient l’amour d’un même sexe comme quelque chose d’inexplicable. Vous comprenez, si dans la relation « femme/femme », il y en a une qui fait le mec, ben forcément, on retrouve une forme de relation hétérosexuelle. Idem j’ai les homos. Bref, ce n’était pas digne d’un 21eme siècle. De toute façon, Pedge était loin de toutes ses considérations. Elle était heureuse de retrouver la blonde qu’elle avait embrassé avec fougue quelques jours plus tôt.

Les deux infirmières quittèrent donc la salle de repos sous le regard pesant des deux jeunes femmes plus charismatiques. Pedge n’avait vraiment aucun problème avec l’autorité, même si elle savait se montrer plus bienveillante que la doctoresse dans sa façon de procéder. Mais d’un côté, si ce n’était pas la première fois qu’elle se faisaient chopper à glander, il ne fallait pas s’étonner de prendre une bonne remarque dans les dents. Quelque part, la texane était satisfaite de se retrouver seule avec « l’indomptable pouliche ». Elle n’avait pas honte qu’on les voit ensemble, ça non, et puis de toute manière, personne ne devait savoir qu’elles étaient en train de se tourner autour puisque c’était récent, mais au moins, elle pouvait se focaliser sur sa présence et ne pas faire attention à son environnement. Le repas débuta, sans vraiment commencer.

Une fois que Pedge eut lâché la main d’Isia pour vérifier que l’anneau lui allait bien, cette dernière remonta sa jupe tout en lui confirmant qu’il allait à merveille. C’était une bonne chose. Invariablement, les yeux de la militaire louchèrent sur les jambes de la française, quand elle vit qu’elle se levait. Sans crier gare, elle planta un de ses genoux dans le canapé, pour enfourcher la militaire et se poser sur ses cuisses, les jambes écartés de la largeur de ces dernières. Sa bouche s’entrouvrit légèrement, alors qu’elle restait raide comme un piquet avec la doctoresse sur elle. Ça, c’était osée, et elle n’était pas sûre qu’elle se serait lancée directement sur une position aussi proche. Et ce petit regard… Oui c’était bien mieux. Au-delà même de ce qu’elle aurait pu penser. Elle avait envie de lui faire passer ce petit regard en allant dans la surenchère, mais cela se disputait aussi avec le sentiment de profiter de la proximité. Bien entendu, elle pourrait imposer une proximité encore plus avancée, mais autant jouer un peu.

« En effet, c’est une Natus qui l’a confectionnée. Je ne sais pas si elle s’en est sortie ou pas. Peut-être qu’elle a réussi à être évacué, ou que son temple n’a pas été attaqué. »

Pedge n’en savait rien, et de penser à Cidyne lui fit penser, suite logique, à Namara. Elle ne ressemblait pas tellement à Isia. De toute façon, elle n’avait pas du tout envie de penser à la duelliste. Elle préférait profiter de l’instant. Histoire de ne pas rester passive dans la provocation de la doctoresse, Pedge posa ses mains à plat sur les cuisses de la blonde, et elle les fit remonter sur sa peau pour passer sous la jupe retroussée et venir se poser à la naissance de la pliure entre son tronc et ses hanches, là où le sous vêtements s'étirait paresseusement. Ses pouces se posèrent sur son aine tandis que ses doigts suivaient le prolongement de ses courbes vers ses fesses, sans toutefois les atteindre bien entendu. Ainsi, elle la tenait ou presque, stabilisant son assise sur ses jambes. Elle était tentée de passer ses doigts sous la lingerie pour être en contact avec sa peau mais elle se garda ça sous le coude pour plus tard.

Elle se passa la langue sur les lèvres, constatant d’ailleurs qu’elle avait du rouge à lèvre de la doctoresse sur la peau. Cela ne la dérangeait pas outre mesure. Pedge se sentait fébrile, et cela tenait surtout au fait que la belle blonde était sur elle, au-dessus d’elle, et qu’elle était à sa merci. Elle devait refuser de se laisser embarquer là-dedans.

« Cela ne va pas être pratique pour manger », ajouta enfin Pedge histoire de la chercher un peu. Oui ce ne serait pas pratique, sauf si le repas que voulait prendre Isia avait plus l’aspect de la bouche de la texane que de sa salade. Quoiqu’il en soit, si elle essayait de bouger pour reprendre une position assise dans le canapé, l’américaine la bloquerait avec ses mains bien placées, pour la maintenir sur elle. Si elle ne bougeait pas, alors ce serait parfait. Elle quitta les yeux bleus de sa vis-à-vis pour descendre son regard vers ce chemisier blanc. Quelques boutons étaient dégrafés, et cela donna envie à la militaire d’aller finir le travail pour écarter les pans zébrés afin de dévoiler la peau et la lingerie de la doctoresse. Sans parler de cette fermeture éclair qui partait du haut de la jupe et qui ne demandait qu’à être descendue… La jeune femme pencha la tête légèrement sur le côté. Les mains prisonnières, elle souffla sur sa mèche de cheveux avant de relever le regard vers le visage d’Isia pour la toiser, l’air toujours aussi neutre, avec sa bouche légèrement entrouverte, les lèvres à peine jointes.

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Isia Taylor Laurence
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MessageSujet: Re: Quand le rideau tombe Mer 13 Sep - 19:19
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J’avais réussi mon petit effet, faut dire que là, sans prévenir je monte sur ses genoux, elle a de quoi être satisfaite d’avoir poussé un peu. Il ne fallait pas grand-chose. J’en avais envie aussi. Cette petite bouche entrouverte me fit sourire, un rictus typiquement triomphant et dominant. Irrémédiablement, je me questionnais sur la potentielle surenchère, allait-elle me virer ? Tenter autre chose ou bien me plaquer contre le sofa. J’avoue que s’il elle entreprenait de le faire, j’aurais du mal à ne pas pousser un petit gémissement. Et l’idée farfelue que quelqu’un débarque, stimulait mon envie de la provoquer un tant soit peu. Puisque là, si une personne ouvre la porte, (malgré la pancarte), elle allait être surprise et la honte envahirait nos corps. Enfin, personnellement, cela durera trois secondes et je m’en ficherais comme de l’an quarante. Hum… cela allait faire le chou gras de radio Atlantis. Remarque, le sujet de la rupture de Sheppard commençait à perdre son souffre, fallait bien relancer. Et quoi de mieux que l’incendiaire Dr Taylor Laurence avec la si austère Nouvelle Sous-lieutenant Allen ! D’ailleurs, fallait fêter cette promotion ! Officier ça ne rigole plus !

Je quittai mes pensées qui allaient bien entendu vers des manières de fêter cette promotion, allant du plus chaste au plus osée… j’avais les hormones en feux. Non, tout bonnement que je jouais avec elle et qu’elle me plaisait suffisamment, pour stimuler ma libido. Sinon, je ne serai pas perchée sur ses jambes. Mon regard se figea dans le sien, alors que mes deux mains allèrent sur ses épaules. Je savais que ce fut une Natus, merci la rencontre fortuite de la nouvelle nana de John. Enfin, c’est un grand mot, puisqu’il était célibataire en somme mais avec un lien étranger qui ne l’engageait en rien, de ce que j’avais compris.

« D’accord. En tout cas, c’est une superbe bague. J’ai limite honte avec ma bague Athosienne » Je me dandinai un petit peu, pour me caler les fesses correctement et éviter de lui planter les os de celles-ci dans ses muscles. Mais, je dus m’arrêter quand les mains de mon vis-à-vis décidèrent de partir à l’exploration. J’eus un frisson et il n’était pas causé par le froid et une boule chaleureuse se nicha dans mon estomac. Sans rien dire, sauf la toiser outrageusement, je la laissai trouver un appui sur mon corps et cela avait un goût de tentation et de frustration.

Dans un mouvement léger, je rapprochai mon corps du sien, cela pouvait être une invitation à descendre le long de mes callipyges par provocation ou bien, pour y échapper. Mais, je ne me défile que rarement. Et ce fut bien une tentation que je lui offrais. J’avais un peu chaud, il fallait l’avouer et je retirai ma blouse blanche qui ne servait à rien en phase de repos. Celle-ci fut posée à côté d’elle, où je me penchai un petit peu. J’étais certaine qu’elle devait se sentir bouillonnante et je l’escomptais bien ! Entre sa bouche entrouverte et sa petite langue qui passait nonchalamment sur ses lèvres, j’avais envie de la lui mordre.

Mine de rien, la prise de l’américaine semblait être ferme, si je bouge pour me remettre sur le côté elle me retient ? Je n’avais pas spécialement envie de bouger, mais je tentai un mouvement histoire de vérifier mes hypothèses et en effet les mains me bloquaient. Un rictus carnassier se fit son mon beau minois, alors qu’elle relevait les yeux, après avoir mâté le petit décolleté. Je raffermis ma position en bougeant légèrement des cuisses, pour la serrer.

« Mais non, c’est parfait, pour un repas en tête à tête ». Et pour preuve, j’allais lui montrer ma souplesse, comptant sur sa position pour me maintenir l’arrière et éviter que je me casse la figure. C’est donc en toute confiance que je me penchais à l’arrière et sur le côté, jouant avec mes petits abdos de nageuse, pour attraper son repas et le miens. Je me redressai avec plus de difficulté. Normal, je ne suis pas une gymnaste, mais je pris appui sur son épaule pour me tracter.

Une fois remise en place, je lui déposai à côté d’elle sa salade et j’étais en train d‘ouvrir le couvercle de la mienne. « Par contre, je ne te donne pas la becquée, donc faudra choisir... » J’eus un autre sourire amusé. Bon en tout cas je me sentais heureuse, elle ne semblait pas vide… elle était bel et bien là.


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Dernière édition par Isia Taylor Laurence le Sam 16 Sep - 11:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand le rideau tombe Sam 16 Sep - 8:46
Cette fois elle était belle et bien sur elle, sans que Pedge ne l’eut délogée d’une façon ou d’une autre. La renverser sur le canapé était une éventualité qu’elle n’excluait pas, histoire de reprendre l’avantage, mais pour le moment, elle était bien là, dans une position de soumission toute relative puisqu’elle était sous la chirurgienne. Cependant, elle conservait l’impression de contrôler la situation, même si elle devait reconnaître qu’elle n’avait pas anticipée une minute le geste osé de la française. Les mains qui vinrent se mettre naturellement sur ses épaules renforça la sensation qu’elles étaient seules au monde. Du moins, c’était comme ça que Pedge le ressentait, encadrée par ses bras, qui n’étaient certes pas protecteurs, mais qui délimitaient un espace intime entre leur corps respectif. Elle aimait la sentir sur ses jambes, et la voir se dandiner pour assurer sa prise et ne pas lui faire mal en lui plantant ses os dans les cuisses lui donnèrent l’envie d’aller glisser ses mains là-dessous. Le frisson qu’elle déclencha chez sa vis-à-vis était une victoire en soi, et elle était impatiente d’en provoquer d’autre. La faire chauffer était assez plaisant, surtout que c’était agréable, ne serait-ce que par la position de ses doigts désormais posés sur les hanches de la doctoresse. Elle n’était pas loin de son intimité, ou de ses callipyges et elle pouvait se rendre d’un côté comme de l’autre selon son bon vouloir, offrant à Isia une sorte d’épée de Damoclès qui pendait au-dessus de sa tête. Sauf que cette épée-là était tout sauf mortelle, bien au contraire. Elle respirait la vie, le désir, le plaisir, la frustration tentante d’un pas à franchir, mais non, elle restait sagement en place, tout comme les doigts de la jeune femme. Elle revint machinalement sur le sentiment de honte de la belle blonde, tout en soutenant son regard insolemment.

« Elle est très belle aussi, mais il est clair que j’ai tapé un grand coup. C’est normal que je finisse par vous surpasser. »

Bon, c’était de la pure provocation, gratuite et facile. Isia venait de lui donner une faille sur un plateau d’argent, et la militaire s’était engouffrée dedans pour la saisir, réaffirmant sa supériorité verbale, physique, et en matière de cadeau maintenant. Un petit sourire déforma ses lèvres habituellement si neutre, signe qu’elle se moquait gentiment d’elle. Elle inspira un grand coup quand, dans le même temps, la française s’avança sur elle en se dandinant un peu. Ainsi, sans tendre plus les bras, elle pouvait laisser glisser ses mains sur son postérieur rebondi. A dire vrai, elle en crevait d’envie, ne serait-ce que pour avoir un contact peau à peau avec une zone érogène. Déjà, d’avoir laissé ses doigts remonter le long de ses cuisses avaient été profondément tentateur pour Pedge, mais là, ce serait encore plus doucereux.

Sa peau se pressa sous les doigts de la militaire, doigts qui restaient pour le moment sur ses hanches, tandis qu’elle défaisait sa blouse en bougeant logiquement quelque peu. Pedge était enfiévrée de cette situation, et même si elle se maitrisait parfaitement, elle ne pouvait restreindre tous les signes d’envie qui la parcourait. Le plus évident était sa bouche entrouverte, légèrement, car le bas de ses dents du haut disparaissait tout juste derrière sa lèvre inférieure. En défaisant sa blouse, Isia avait dû sentir la poigne de Pedge sur ses hanches, et elle testa la fermeté de la militaire en bougeant un peu pour voir. C’était comme ça qu’elle le ressentit, comme une forme de défi et le sourire carnassier qu’elle vit s’étirer sur cette bouche carmin qu’elle avait de plus en plus envie d’embrasser le lui confirma. La prise supplémentaire sur ses cuisses également, car la belle blonde serra les siennes pour verrouiller sa position. Ni l’une ni l’autre ne voulait que ça bouge.

Pedge n’avait rien fait pour cacher sa petite observation du chemisier de la doctoresse, et maintenant qu’elle ne portait plus de blouse pour l’encadrer, il était d’autant plus visible. Mais elle devait s’en détourner sous peine de lui faire péter les boutons en tirant de chaque côté de cette chemise féminine pour exposer son ventre et sa lingerie. L’ambivalence était forte. Elle avait envie de plus, mais elle n’avait pas le désir de se presser, comme pour montrer à la jeune femme qui était sur ses jambes qu’elle était dans un contrôle parfait de ses attentes charnelles. Ou bien était-ce là une forme de cour faite sur un registre de sous-entendu, de toucher et de sensualité. Toujours est-il qu’elle était bien là, dans ce moment présent avec cette femme. Cidyne était loin, elle et ses interprétations sur son lien avec la chirurgienne. Très loin. Bien plus loin que ces fesses qui finalement attiraient trop Pedge. Elle résista encore à la tentation de les saisir, et finalement, elle fit un compromis en glissant un doigt ou deux sous l’élastique de son sous-vêtement.

C’était parfait pour un repas en tête en tête ? Avant que Pedge ne réplique quelque chose, la belle blonde se pencha en arrière, les cuisses bien verrouillées, tout comme ses abdos qui se tendirent pour la maintenir. Son chemisier remonta légèrement, dévoilant jusqu’à son nombril. Les mains de l’américaine se firent plus présente, comme-ci elle se crispait elle aussi. Mais ce n’était pas d’effort, c’était plus pour assurer une prise ferme et tangible à Isia afin qu’elle ne tombe pas. L’idée de passer son pouce sur le devant de sa culotte lui vint à l’esprit, histoire de la déstabiliser par une caresse directe mais là aussi, elle s’abstint de le faire. Trop direct, trop bourrin. Certes, la plaquer contre un lavabo pour l’embrasser était une façon assez directe et bourrine de lui faire comprendre qu’elle lui plaisait, mais ce n’était pas aussi puissant que d’aller lui caresser le sexe, fut-ce au travers d’un carré de tissu. Elle aurait pu également retirer une main de ses hanches pour la glisser par cette ouverture tentatrice qui s’était dessinée quand le chemisier zébré s’était relevé. Sa main aurait glissé sur sa peau, masquant son nombril avant de remonter vers sa poitrine pour la lui caresser…

Elle inspira un grand coup, peinant à se contenir davantage pour ne pas la déshabiller tout de suite. De toute façon, elle était de retour dans une position plus normale. Pedge avait eu le loisir de sentir ses muscles abdominaux travailler, avec ses mains sur ses hanches, mais aussi ses cuisses musclées qui assuraient son équilibre, et ses fesses qui s’étaient également tendues. Elle désirait ce corps qu’elle devinait par le toucher de ses mains savamment placées, qui pouvaient capter les ondulations de ses membres inférieurs et de son tronc. Soit Isia n’avait pas remarqué son trouble, soit elle restait maîtresse d’elle-même, mais elle déposa la salade de la texane à son côté, et déjà, elle défaisait le couvercle de la sienne.

Choisir était vite vue. Soit une salade de distributeur, soit une belle plante. Mais bon, elle n’allait pas laisser la belle plante manger sa salade de distributeur toute seule, si ? A contre cœur, elle retira ses mains de sous la jupe de la française, non sans faire un petit aller-retour furtif sur son fessier, sentant bien que le tissu s’évasait et disparaissait à un moment. Bien malgré elle, elle poussa un petit « hum », s’échappant de ses lèvres avant qu’elle ne le fasse mourir dans sa gorge. Elle se refit une contenance en laissant ses mains caresser ses cuisses pour revenir vers elle.

« C’est dommage », répondit-elle en ajustant légèrement sa position en bougeant un peu pour se mettre moins droite dans le canapé, lui permettant ainsi de créer un vide entre leur bassin pour pouvoir déplacer ses bras plus simplement, ce qui était plus pratique pour manger. Sans trop s’en rendre compte, Pedge avait défi le couvercle de sa propre salade. Elle ne quittait que rarement Isia des yeux. Elle avait ce petit air de prédatrice peint sur le visage, mais pas que. Une forme de sérénité qu’elle n’avait pas en entrant dans cette pièce était apparue, semblant la rendre plus détendue malgré son air austère. Le poids sur ses jambes étaient appréciable, du même que le contact qu’elles entretenaient. L’américaine n’avait pas spécialement envie de parler, elle était bien là sans dialoguer, mais elle savait également que c’était quelque chose qui avait tendance à mettre mal à l’aise les gens… Bon, avec Isia elle avait de sérieux doute quand même.

« Je suis certaine que vous avez du doigté pour cela pourtant », ajouta-t-elle donc en guise de provocation à double sens supplémentaire, en la regardant franchement sans sourciller, tout en glissant une feuille de salade dans sa bouche. Elle parlait bien entendu de la becquée. Quoiqu’il en soit, elle appréciait son sourire, et maintenant qu’elles étaient proches, elle pouvait la détailler vraiment. Ce chignon lui donnait un air vraiment strict qui lui allait bien, et qui allait bien avec le reste de sa tenue. Pedge commença à manger.

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MessageSujet: Re: Quand le rideau tombe Sam 16 Sep - 11:30
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Chronologie : 1 SEMAINE APRÈS MAGNA - 11 MAI 2017 -14H19


J'hémi un petit rire de nez entre le soupire ironique et l'amusement. Elle ne pouvait pas s'empêcher d'essayer de me dominer même vocalement. Faut dire, que j'avais laissé une ouverture et je devais le reconnaître elle avait bien fait de s'y engouffrer. Mon regard se fit plus velours, telle une caresse sans contact parcourant son visage. Oui, elle avait tapé un grand coup et sur ce fait, j'avais bien envie de lui balancer une explication sur la symbolique de cet anneau. Or, je n'en avais pas envie, j'étais bien, là, sur elle dans une position assez équivoque et hors de question de briser ce petit moment. À dire vrai, je ne voulais pas de réponse et à la fois oui… En fait non, je ne voulais pas qu'elle me sorte un discours niaiseux sur les sentiments. Je ne voulais pas l'entendre. Et encore moins, tout le délire que m'avais sorti les deux Natus en voyant ma superbe bague… un trésor comme aurait dit Paresok. Demander une explication à Pedge serait tout bonnement inconfortable pour toutes les deux.

Pourtant, beaucoup de nana rêverait d'un pareil anneau avec toute une histoire de liens forts et autre connerie dans ce gène. Un prince charmant, comme on vous apprend dans les livres et les revues féminines qui osent vous dicter comment devrait être une femme moderne ! Dans mon cas, cela serait une princesse avec son P90 en main prête à dégommer du Wraith de manière triomphale ! Mais, je ne voulais pas d'une princesse qui me fasse des bisous sucrés et me sorte que je suis la plus belle et unique femme de sa vie. En quel honneur devrais-je lui demander ça ? Elle part en mission, elle va rencontrer d'autre peuple et pourquoi donc, je lui demanderais de ne pas goûter d'autres saveurs ? En quel honneur je lui imposerais cette bride ? Je ne savais même pas ce que je voulais d'elle. Enfin si, je désirais qu'elle reste elle-même, Puisque Pedge me plaisait ainsi. Notre petit jeu, m'emballait, notre pseudo relation de prédatrice me stimulait… nos petites tentations sexuelles me faisaient grimpée. L'envie de passer aux choses sérieuses tout en étant dans cette frustration délicieuse. Sans pour autant, lui attribuer une exclusivité.

Je ne savais pas mettre de mot sur ce que nous sommes l'une pour l'autre et je crois qu'il ne valait mieux pas en mettre pour le moment.
« Hum hum… Vous avez été contrainte de taper fort au vu du niveau mit. Ce qui est logique et agréable »

Je regardai ma bague avec un petit rictus qui s'élargissait en voyant celui-ci de Pedge, habituellement si peu expressive. J'adorai la voir avec ce genre d'expression, une forme de victoire pour moi. Elle avait peut-être gagné pour la bague, mais actuellement je reportais d'autres victoires. Surtout que je continuais à dandiner pour m'ajuster correctement. Avec mes mains sur ses épaules, je sentais sa prise soudaine d'air et j'adorai la sentir fourmillante de désir. Cela m'échaudait aussi. Face à la tentation de tâter du popotin de chirurgienne, je la sentais en pleins doute et envie. Histoire de lancer un peu plus, je courbai ma colonne. Mouvement plus langoureux mais aussi dans une nonchalance pour retirer ma blouse. Ce vêtement horriblement chaud.

L'avantage de mon chemisier, s'il n'avait pas du tout de manche. Ainsi, je pourrais au mieux réguler ma température qui grimpait. Malgré son impressionnante maîtrise d'elle -même, je percevais les tressaillements ou tout bonnement son regard fiévreux et cette petite bouche entrouverte pour ventiler. J'adorais, la sensation d'être maintenu sur mes cuisses et irrémédiablement j'avais testé la résistance. Une façon, d'affirmer mon appétence de rester sur elle et de voir son envie à elle aussi. Aussi égoïste que je pusse être pour mon propre bien comme beaucoup d'humain, mais eux refusent de se l'avouer, dans ce genre de configuration, j'étais loin d'avoir ce défaut. Le partage était la clé, pour se satisfaire soi-même. Sinon autant se faire du bien avec mister Rabbit et en on parle plus. Et encore, au final, je ne me trouvais pas aussi individualiste… peut-être que j'osais dire haut et fort les défauts mal vus et que par mes actions, je montrais certes que je les avais, mais pas au point d'être réellement une définition de ce trait ? Oui, si j'étais réellement égoïste, je n'aurais pas fait médecine pour sauver des vies et je n'aurais pas des petites attentions pour mes proches.

Mon regard alla sur ses épaules dénudées par son débardeur militaire. Une de mes mains, alla flatter en douceur sa peau, touchant sa blessure qu’avait refermée Beckett, il n’avait pas trop mal travaillé. Avec une crème cicatrisante elle s’épargnera la disgrâce d’une marque sur sa peau. Cela n’était pas de la compassion, non juste une caresse et un regard satisfait qu’elle ait été bien recousue.

Si cela, n’avait pas été le cas, Carson en aurait entendu du pays et d’autre nom d’oiseaux rares ! C’est à ce moment, que la militaire décida de trouver une sorte de compromis, en glissant deux doigts sous l’élastique de mon tanga. Une manière de toucher sans pour autant toucher. Je la laissai faire, de toute manière, je me sentais réceptive a beaucoup de choses venant d’elle. Des avances certes, mais pas trop direct histoire déguster doucement ces « retrouvailles » et je ne voulais pas m’envoyer en l’air dans la salle de repos. Si, cela doit arriver, je l’emmènerai soit dans mon bureau si cela ne peut attendre ou bien ça attendra une heure trente après ma pause repas, que je finisse mon service. Sauf, si je n’ai pas de patient en visite libre tout à l’heure.

De toute manière, je ne laissais pas l’occasion de trop discuter mentalement sur une idée sexuelle, puisque je lui montrai mes talents de contorsionniste, appréciant la prise ferme qu’elle me procurait. Me courbaturer dans tous les sens, était une forme de danse érotique, comme pour la narguer sur les faibles bouts de peau qu’elle pouvait mirer et la position qui donnait une nouvelle zone accessible. Cuisses bien serrées contre elle, je pris le temps qu’il faut pour récupérer les objets et les disposer à côté d’elle. Mon comportement était réellement dans le registre : du naturel, comme si cela était normal et que je n’étais nullement en train de la chauffer. Il serait stupide, que je ne remarque pas le trouble de la militaire. Mais, je me maitrisai, retenant un soupir appréciateur de mon effet.

Je lui donnai le choix et ce fut sûrement avec grand mal, qu’elle retira ses mains. Petits mimines, qui firent quand même faire un tour sur mes callipyges et histoire de provoquer un peu, je me levai légèrement pour lui laisser un accès plus ambigüe. J’avais aussi, envie d’un peu plus, qu’un passage fugace, je devais le reconnaître. Quand elle retira se membres, je me remis à ma place. Son « hum » me fit sourire, elle avait parfaitement deviné la finesse de ma dentelle et de son potentiel sexy. J’évitais de trop bouger pour limiter les frottements. L’excitation faisait gonfler mes lymphes et je ne devais pas avoir un sous vêtement très sec.

« Tu es un grand doudou » Fit-je simplement en réponse à son maigre dommage. J’avais pris ma fourchette en plastique et commençait à touiller la salade de quinoa pour que la sauce se répande de partout.

J’accompagnai ses mouvements, comme si je montais à cheval, histoire de lui laisser le loisir de se repositionner correctement. Autant son regard ne me quittait jamais, mais le miens papillonnait régulièrement, non pas par gêne mais simplement pour observer mon environnement, même si globalement il reste sur son minois. Un visage avec cet air de prédatrice en pleine sérénité, cela contrastait, comme si ma présence la reposait. Cela m'allait, si je la détendais et puis, même si j’étais dans une démarche un peu « chaud bouillant », elle avait subi des atrocités et la voir plus détendu était signe d’un bien-être et donc de bénéfice sur son mental.

Qu’on parle ou non, pendant qu’on mange ne me dérangeait pas le silence, m’importe peu et Pedge, malgré elle me parlait avec son corps. Elle finit néanmoins une petite provocation, qui m’arracha un sourire radieux. Mais, qu’elle coquine cette militaire quand même !

« C’est vrai, mais je ne sais pas aussi bien viser que vous » Fit-j en lui renvoyant la balle.

Je pris une bouchée de ma salade, la mâchant doucement avant de l'avaler et regarder ce qui composait la salade de mon doudou… Elle avait de l'avocat dans sa césar, le truc bien étrange… franchement avoir une Chinoise en chef cuissot donnait certaine liberté par toujours appréciable. Enfin, moi j'aime ça ! Et je piquai ma fourchette dans un croissant d'avocat pour le manger sans aucune gêne de me servir dans l'assiette de ma voisine. D'ailleurs, si elle voulait faire de même, je ne cachais pas mon repas.

J'eue un soupire signe d'apaisement aussi. J'étais bien calée sur elle. Globalement, je la regardais observant son visage, le fin maquillage, sa coiffure et ses boucles d'oreilles qui étaient nombreuses. La finesse de ses traits et l'envie mordre sa bouche qui hurlait ce scandale buccal. Après de nombreuses minutes sans paroles, je repris celle-ci doucement. Ma salade était vide et je venais de prendre ma mousse au chocolat.

« Aufaite, vous auriez dû prendre un dessert, histoire de mettre une bougie, pour votre promotion. Madame est un officier, cela ne rigole pas ! » C’est une manière de la féliciter, étant ambitieuse, ce genre de promotion est une réussite et je la savais aussi porter sur ce trait de caractère « Félicitation Lieutenant… enfin passez vite lieutenant tout court, car être « sous » ce n’est pas très dominant » fit-je d’un air provoquant en approchant un peu mon visage du siens. En même temps je trempai un doigt dans la mousse, pour lui en déposer sur la lèvre inférieure dans un mouvement langoureux. Cela fit un petit trait alléchant. Je mi mon index dans ma bouche pour l’essuyer et continuer à manger de ma cuillère la mousse.

Soudainement quelqu’un frappa à la porte. Je sursautai, puisque mon regard d’azure étaient en pleine provocation de l’officier… d’un mouvement agacé, je redressai mon dos, foudroyant la porte, pour me lever plaçant une main sur le dossier et laisser glisser une jambe le long des cuisses de mon vis-à-vis pour touche le sol, alors que mon buste s’était levé proche du visage de Pedge. Je me retrouvai sur mes deux pieds, chaussant mes escarpins.

« Oui ? » le ton était peu avenant. Et je vis la tête de Dale passer la porte. « Tu ne sais pas lire ? » fit-je d’un air courroucé. Il toisa Pedge, se disant que je devais parler de quelque chose de sensible avec la jeune femme. Alors, il prit un air un peu paumé.

« Heu navré, mais c’est pour t’informer que je t’ai pris ton patient. C’est le seul qui s’est inscrit en visite libre et c’est pour … euh… te remercier pour tout à l’heure ».
Ah bah tien ! Ça pour une nouvelle, c’est une agréable nouvelle ! Je lui fis un grand sourire radieux, qui lui fit monter le rouge aux joues. « Oh adorable ! Merci ! Je vais pouvoir me vautrer dans mon canapé avec un bon gros coussin doudou » Fit-je heureuse comme tout. Bien entendu, il ne pouvait pas savoir que j’envoyais une invitation voilà à Pedge de se détendre avec moi. Après mes journées de dingues et celle-ci aussi, j’avais envie d’être pénarde. Et cela l’incluait avec grand plaisir. Sans forcément, l’inviter à une activité sexuelle.
« Bon, de rien, dors bien avec ta peluche alors »
« Merci Dale, tu es chou »
Il referma la porte et je marchai vers Pedge, pour me rasseoir sur elle, mais pas en la chevauchant, celle fois.



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MessageSujet: Re: Quand le rideau tombe Mar 19 Sep - 14:25
Le petit rictus planté sur le visage, Pedge préféra ne pas répondre à la chirurgienne pour relancer le sujet sur la bague. Au final, moins elle en disait, mieux elle se portait. Isia devait continuer de croire que cet anneau était un bibelot qui n’avait pas de valeur spécialement sentimentale, si ce n’était celle de faire plaisir en juste retour des choses pour une bague déjà offerte. Le prochain coup, la texane se promit d’innover, pour surprendre la doctoresse avec quelque chose qui ne viendrait pas essayer de reprendre l’avantage. Un cadeau tout simplement. Offert sans attente d’un retour, juste pour lui faire plaisir et voir ce visage si agréable se fendre d’un sourire radieux. Cette perspective plaisait pas mal à la soldate. Peut-être qu’un jour, elle lui dirait les fondements de cette bague bicolore, mais ce n’était pas le bon moment, surtout qu’elle ne savait pas bien comment elle devait définir Isia et si elle était amoureuse ou pas. Pour le moment, elle prenait les choses comme elle venait, et elle ne se prenait pas à espérer quoique ce fut de la part de la chirurgienne, qui semblait prendre les choses à la volée, tout comme elle.

Formaient-elles un couple ? Peut-être selon certains critères, comme le fait de se revoir de plus en plus régulièrement, comme deux êtres qui commençaient à vouloir ressentir la présence de l’autre plus souvent, parce que des sentiments naissaient, ne serait-ce que l’envie de passer du temps avec une personne en particulier. Car le temps qu’elle passait ici avec elle, elle ne le passait pas ailleurs. C’était aussi la définition d’une amitié, et pour introduire pleinement la notion de couple, il fallait y ajouter quelque chose comme de la fidélité, de l’amour, du sexe, quelque chose que les amis n’avaient pas au-delà de leur proximité certaine et évidente. Hors, pour le moment, Pedge n’avait nullement l’intention d’être exclusive à la française, comme l’avait prouvé sa démarche avec Namara, qui était venue naturellement. Bien entendu, elle ne serait certainement pas contre des rapports sexuels avec la chirurgienne, et ce n’était pas sa culotte qui allait le démentir à l’heure actuelle. Et puis, Pedge n’avait jamais vraiment aimé quelqu’un. Elle s’en empêchait. C’était un sentiment bien trop puissant pour qu’elle le vive pleinement sans se mettre des barrières. Se laisser envahir par une émotion trop forte, quelle horreur ! Voilà où elle en était maintenant que la torture l’avait atteinte, elle était plus faible que jamais. Alors de l’amour, non, ce serait une épine dans sa godasse, une faiblesse qu’elle avait du mal à envisager. Et puis… C’était s’ouvrir à l’autre, accepter d’être aimé en retour. Accepter que quelqu’un pense à vous, vous attende, vous fasse confiance, vous aime vous en tant qu’un tout et non en tant qu’une simple paire de jambes et de nichons. C’était accepter que l’autre voit vos faiblesses, votre quotidien, vos manies et vos habitudes, et Pedge n’était pas certaine d’être prête à tout cela. Fidélité ou pas. Car cette notion était subjective. Si les deux parties étaient d’accord pour ne pas être fidèle à l’autre, le couple pouvait quand même exister puisqu’il constituait la base saine qui permettait aux deux partenaires de graviter autour, tout en aillant quelqu’un dans leur vie.

Donc oui, elle pouvait se surprendre à aimer, mais c’était surtout l’inverse qui lui faisait peur. Etre aimé, tout simplement, et se dévoiler. Terrifiant.

Qui plus est, elle n’avait jamais été assez stable dans ses affectations pour pouvoir commencer à créer quelque chose avec quelqu’un. Sa volonté de faire une carrière propre et nette avait également contribuée à ne pas se fixer avec une personne pour suivre le vent des promotions. Enfin, le règlement avait participé lui aussi, puisqu’il était interdit de se lier ou de fricoter avec les collègues quand on était dans l’armée. Ça ne l’avait pas empêché de se taper d’autres militaires quand elle était en permission, mais ça n’allait jamais plus loin, car c’était foutue pour sa carrière exemplaire si elle tombait amoureuse d’un de ses confrères ou consœurs. Et toutes ces restrictions l’arrangeaient bien. Au moins, elle n’avait pas besoin de se voiler la face.

Mais voilà, il y avait des personnes, des ampoules dans l’obscurité, qui attiraient irrémédiablement ses petites ailes de papillon de nuit. Elle aimait aller se frotter à Isia parce que cette femme était différente des autres proies qu’elle avait pu séduire pour les mettre dans son lit. Elle avait de l’attrait pour elle, et cela tenait du fait qu’elle était… dérangeante. Dérangeante dans sa façon d’être, de la provoquer, de lui répondre, de ne pas s’écraser, et surtout, surtout, de ne pas lui céder à la première occasion. Cela lui filait des picotements de frustrations qu’elle ne s’expliquait pas. Elle avait du caractère, et sa fragilité apparente ne se retrouvait pas dans son tempérament de dominante pure et dure. Elle avait pu rencontrer ce genre de personne par le passé, mais c’étaient des gens qui ne donnaient pas suite, qui s’écartaient de son chemin en la rejettant simplement parce qu’elles n’étaient pas dans ce délire-là de jouer de la sorte. C’était la première fois qu’elle se faisait bousculer, et ça lui plaisait bien. Elle devait reconnaître que ça avait tendance à la pousser à aller la titiller, à aller la voir, et elle ne s’expliquait pas vraiment ce qu’elle ressentait quand elle était avec elle. Et pour le moment, elle ne cherchait pas à comprendre. Elles étaient là, point barre.

La militaire laissa la demoiselle vérifier que la blessure était propre, et surement bien suturée. Pour l’avoir observée plusieurs fois, jusqu’à s’en faire mal en la pressant histoire de se punir, Pedge savait que c’était du bon boulot. C’était sans doute pour ça que malgré son mal être, elle ne s’était pas arrachée les fils sous prétexte de se faire du mal. Non, elle devait respecter le travail du chirurgien. Elle pencha légèrement la tête pour lui offrir parfaitement son épaule afin qu’elle puisse la mirer si l’envie lui disait. De toute façon, Pedge était plutôt concentrée sur les dessous de la robe de la chirurgienne, qu’elle devinait au palpée, et à la sensation de sa peau fraîche sur ses doigts. Quand enfin, après ses contorsions, elle se décida à aller se distraire sur son fessier, Isia ne fit rien pour y résister, lui offrant même la possibilité d’aller un peu plus loin si elle le désirait, et cela lui permit d’effleurer la naissance du sillon qui plongée ensuite vers des travers plus intimes. Son « hum » n’était pas que lié à la lingerie mais aussi à cet effleurement fugace qui lui avait donné envie de saisir ces callipyges à pleine main. Heureusement, elle ne prit pas conscience de l’état d’humidité du sous-vêtement de la doctoresse, sinon elle l’aurait sans doute retournée sur la table basse de la salle de repos pour l’honorer comme il se devait. C’était typiquement le genre de chose à la faire décâbler en bonne et due forme.

Qu’est-ce qu’elle était bien n’empêche. Il y avait bien longtemps qu’elle n’avait pas passé un moment paisible de la sorte. Même avec Namara, il y avait toujours cette perspective que le lendemain serait pire que le jour-même et elle ne s’était pas pleinement détendue. Et autant dire que depuis qu’elle était rentrée, elle était restée sur le qui-vive constamment. Et là, elle était posée dans ce canapé, avec une splendide jeune femme sur les genoux, avec laquelle elle jouait un jeu dangereux mêlant charme, érotisme, tentation, et séduction. Alors qu’elles mangeaient en silence, Pedge, n’y tenant plus vraiment, relança la machine en la taquinant un peu sur son doigté. Une réplique radieuse arriva dans le même temps. Elle opina du chef, tandis qu’Isia lui piquait un morceau d’avocat. Maintenant qu’elle y pensait, c’était vraiment étrange comme composition pour une bonne vieille salade césar… Heureusement, la texane, fière représentante de ce peuple dévoreur de patate, n’était pas réfractaire à tout ce qui était légume, même si comme tout bon sportif, elle était plutôt friande de mets qui tiennent au corps. « Nous verrons cela », répliqua Pedge, laissant planer le doute quant au sens qu’elle avait voulu mettre dans sa phrase.

Elle ne piocha pas dans la salade de la doctoresse, par contre, elle attendait la mousse au chocolat pour prendre sa revanche. D’ailleurs, ce fut l’occasion pour qu’Isia la félicite de sa promotion, sans pouvoir s’empêcher de la taquiner un peu.
« Vous savez, ce n’est pas toujours désagréable d’être dessous », répliqua la jeune femme, avant d’ajouter dans la foulée. « Vous aviez l’air plutôt satisfaite quand vous vous êtes trouvés sous moi, contre ce lavabo. » Mais voilà qu’elle s’approchait dangereusement de son visage. Elle était redescendue quelque peu dans les tours en mangeant, son esprit étant occupé à autre chose qu’à fantasmer sur la belle blonde. Son coeur bondit dans sa poitrine quand elle imagina, l’espace d’un instant, qu’elle allait l’embrasser. Au lieu de ça, l’américaine se vit gratifier d’un trait de mousse au chocolat sur la lèvre inférieure, façon Reine Amidala. Qu’elle aguicheuse, ce n’était pas possible, et pourtant, malgré que la situation se soit apaisée, du moins en apparence, elle en remettait une couche, comme pour provoquer la tigresse.

Mais elle n’eut guère le loisir de répliquer qu’on frappa à la porte, suspendant le temps quelques secondes alors qu’Isia avait sursauté quand les coups avaient résonné. C’était mignon. Pedge se passa machinalement la langue sur les lèvres pour effacer les traces de nourriture moussante et onctueuse, laissant la doctoresse se relever. Même cette simple façon de se relever représentait une forme de tentation que la soldate devait réprimander sous peine de s’afficher devant la personne qui souhaitait rentrer. Elle en profita pour se redresser un peu dans le canapé, et pour ranger les restes de repas en les déposant sur la table basse, afin que les restant de sauce dans les boitiers de salade ne se sauvent sur les coussins en tissus. Ce serait dommage.

C’était Dale. Et il se fit allumer directement par la seconde responsable médicale. Décidément, elle mordait et griffait rapidement, quand elle était occupée. Une chose que nota Pedge dans son esprit, histoire d’en jouer plus tard. Heureusement, le neurologue pataud avait une bonne nouvelle pour la blonde, ce qui la fit passer outre le dérangement. Elle le remercia gaiement, en envoyant une invitation voilée à son attention. Elle sentit que les projecteurs se braquaient sur elle, même s’il était impossible au jeune homme de penser une seule seconde que le doudou en question, c’était elle. Elle fit alors mine de ranger, histoire de ne pas se faire griller, même si c’était tout bonnement impossible. Oh, elle n’avait pas honte de s’afficher avec Isia, même si elle était de nature discrète avec ses relations habituellement, dans le sens où elle ne s’étalait pas. C’était juste qu’elle percevait cette intrusion en plein chamboulement intérieur comme gênante, surtout avec cette invitation qui suivait.

Une fois qu’il eut refermé la porte, elle revint vers Pedge, pour s’asseoir sur ses genoux, sans la chevaucher. Elle était donc de côté, positionnée latéralement, offrant son profil à la militaire, même si elle avait tourné le buste dans sa direction pour la regarder. Il n’en fallait pas plus à l’américaine pour passer soudainement son bras sous les genoux de la doctoresse et de la renverser dans le canapé en se décalant pour ne pas la faire chuter au sol. Elle la colla sur le dos. Ni une ni deux, elle l’enfourcha à son tour, un genou plié dans le moelleux des coussins, et l’autre jambe tendue, pour ne pas écraser sa vis-à-vis. La jeune femme plia les bras, pour approcher son visage de celui de sa comparse. Elle avait une furieuse envie de lui déchirer son décolleté, et pourquoi pas, d’aller manger la mousse au chocolat sur sa poitrine. Mais au lieu de ça, elle glissa son index dans la texture écumeuse du dessert, et elle vint le poser sur les lèvres d’Isia. Son visage était toujours proche du sien, et son équilibre pour ne pas s’allonger sur la française ne tenait qu’à son bras tendu appuyé juste à côté de la tête de cette dernière.

« Je crois que nous en étions là avant que nous ne fussions dérangées, et je devais vous rappeler combien il était agréable d’être « sous » de temps en temps », fit Pedge en la pressant de son index pour qu’elle entrouvre la bouche. Pour ce qui était de la sieste avec le doudou, ce serait pour ensuite. A son tour de prendre un peu la main et de ne plus subir les charmes féminins de sa partenaire.

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MessageSujet: Re: Quand le rideau tombe Ven 29 Sep - 16:14
❝... Et la tringle dérape...❞
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Finalement, elle ne me répondit pas à ma pique sur la bague. Et ce n’est peut-être pas plus mal. Un sourire satisfait se fit sur mes lèvres. Je ne me voyais pas continuer sur ce sujet, sinon je ne finirais par mentionner la connerie que m’avait sortie l’autre blondasse. Et je ne désirais pas entendre de réponse. Pas pour le moment. Je m’interdis, même d’y penser une seconde de plus. Histoire, d’éviter que mon esprit se fasse des films. Si cette bague contenait plus qu’un pari, je le verrais assez vite et puis autant laisser le temps nous dévoiler ce genre de vérité. C’est plus préférable que cela vienne de nous que d’un objet. Même si, ce genre d’éventualité ne m’enchantait pas vraiment, je ne désirais pas retomber dans le cercle décevant que sont les sentiments amoureux. Bien entendu, on ne lutte pas contre l’affectif… on le muselle bien. J’avais donné une chance, à Gabrielle et si c’est pour me retrouver avec le même genre de souffrance, autant en rester là. Ce petit jeu, me convenait bien. Et j’avais eu déjà mon lot de sentimentaliste en plus… Rien qu’avec Panda… afin de clarifier notre situation d’ami, on s’était confiés avec plus ou moins de difficulté sur notre passé et je ne comptais pas recommencer l’expérience avec une autre personne. Ouai… en ce moment il y a pas mal de chose qui me retourne l’estomac.

Enfin, je verrai bien, je ne savais pas quoi penser de cette nana. Et je crois, que je ne veux pas m'avancer, pour ne pas découvrir ce qui s’y cache. Bref, cette bague et ce « lien fort » comme l’avait
décrit la blonde, on le met de côté. C’est fou, comme de simples paroles peuvent vous faire réfléchir … Je n’avais pas à méditer sur cette situation. Le futur n’est pas dans mon plan, je n’ai tout bonnement pas de plan, il adviendra ce qu’il adviendra avec Pedge. J’aurais bien, le temps de me questionner plus tard. J’étais contente de la voir, elle aussi et cela était suffisant.

Je me concentrais sur le travail de mon collègue. Pedge, alla jusqu’à me faciliter la tâche. Cela pouvait être une déformation professionnelle, mais j’aimais quand les choses sont bien faites. Et puis bon, si mon doudou est mal rafistolé, je ne peux pas le bousculer. Et en parlant de « boule », elle était très attachée à l’exportation que je lui offrais. J’eue un faible frisson sur ma peau, tellement que l’envie me dictait de m’agiter doucement pour qu’elle descende plus bas. Enfin, c’est plus raisonnable que cela soit dans cette limite délicieuse, car si elle en vient à toucher des extrémités humides, je risque de ne plus répondre de quoique ce soit. Bref, j’étais intenable intérieurement et j’adore cette sensation où tout pouvait basculer très vite et soudainement. Cette lutte, assez frustrante et agréable.


Bref, je la chauffais doucement. Quand je pense qu’à la base, je voulais juste manger avec elle suite à la mission… et me voilà sur elle en train de la chevaucher comme un poney. Il n’avait pas fallu grand-chose, pour que ça dégénère. Et dans un sens, j’en étais presque euphorique, la peur de perdre mon doudou et de constater qu’une coque vide. Là, ce n’était pas le cas et étrangement j’avais limite l’impression, qu’on se faisait la fête ! Comme si on ne s’était pas vu depuis une éternité.

Pendant que je picorais les avocats, enfin quelqu’un plus pour goûter son repas, que pour lui becter le tout. Elle me répondit, j’hochai naturellement de la tête à son « on verra », oui de toute façon, on était dans les promesses futures. Le sujet dériva sur sa promotion, de quoi être bien plus intéressant ! Faut dire, pour deux ambitieuses c’est un sujet glorifiant. Et finalement, la conversation dériva sur des sous-entendus. Un large sourire se dessina sur mes lèvres.
« Je n’ai guère eu le choix de m’y retrouver » Fis-je espiègle, lui collant de la mousse sur le nez. Une pure provocation pour ranimer un peu le jeu, qui s’était apaiser pendant le repas. À croire, que je cherchai à trouver une limite.

Le plus frustrant fut Dale, qui apparut, bon il ne pouvait pas se douter que la pièce commençait à être brûlante… mais bon. Heureusement, qu’il avait une bonne nouvelle et je ne pus m’empêcher d’être assez satisfaite de l’état de Pedge. Elle semblait un peu déboussolée, cherchant à masquer les traces d’un délit qui n’avait jamais été commis. Mon regard la toisa quelques instants, avant de revenir vers elle quand mister Dale fut partis.

Peut-être un peu trop sure de moi, je ne vis pas le revirement de situation s’inverser. Je poussai un petit cri de surprise, espérant que personne ne l’avait entendu à l’extérieure… et me retrouva allongée contre le sofa avec Pedge au-dessus. Mon cœur était en train de faire du rodéo et mon corsage se soulevait au rythme de ma respiration. Cela ne fut pas de la peur, mais réellement de la surprise et je commençais à avoir un tantinet chaud. Qu’allait-elle faire là ? M’embrasser ? Me tripoter ? Elle était si près de moi, qu’elle pouvait tomber contre moi, ou venir mettre sa bouche dans mon cou (pour le plus chaste). Enfin cela ne serait pas très raisonnable dans cette pièce… surtout que le temps s’écoulait et les chances de se faire à nouveau déranger augmentait dangereusement !

Alors que mon esprit carburait à 100km/heure, elle mit fin à la tension avec un doigt dans la mousse qui finit sur mes lèvres qui s‘entrouvrit pour mordre le bout de doigt. Mais rien de douloureux, une petite pression. Elle avait ce don, de m’attirer et m’échauder sans faire grand-chose. Un feu ardent qui semblait agréable de se brûler avec… me voilà à me tortiller doucement, pour reprendre un peu de contenance et une meilleure position. J’avais bien envie de tenter le diable, mais cette pièce me révulsait pour aller plus loin.

« hum…Cela serait plus agréable dans un autre endroit, sans risque d’être dérangé par du personnel médical et un tantinet concierge sur les bords » Je lui fis un rictus charmeur, avec mes lèvres légèrement boudeuses. Petit rappel à la proposition.

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MessageSujet: Re: Quand le rideau tombe Lun 16 Oct - 21:40
« Comme-ci cela vous a déplu », répondit-elle sans broncher avec maintenant de la mousse au chocolat sur le nez. Elle se remémorait l’épisode où elle l’avait plaquée sur ce fameux lavabo. Souvent, elle regrettait ce genre de pétage de câble. Pas là. En fait, elle recommencerait bien, mais malheureusement, la frustration vint des coups donnés à la porte. Le temps qu’Isia se lève, Pedge avait nettoyait ses lèvres et son nez de toute trace de nourriture. L’idée faisait son chemin, surtout quand la blonde passa un message en privé dans la conversation avec son confrère. Heureusement, ce dernier ne resta pas longtemps, et la chirurgienne revint sur les jambes de Pedge. L’occasion était trop bonne de la faire crier un peu, et elle la bascula sans prévenir dans le fauteuil. La militaire ne fut pas déçue de sa manœuvre, car en effet, la jeune femme poussa un cri de surprise.

Pedge était en position de force désormais. Elle la surplombait, la coinçant avec son entrejambe tandis qu’elle avait une jambe de part en part de son buste. Elle ne s’était pas placée sur son ventre pour ne pas lui faire de mal, surtout qu’elle venait de manger, mais plus bas, au niveau du haut des cuisses de belle. Néanmoins, elle n’était pas appuyée sur elle de tout son poids puisqu’elle se soutenait avec son genou et sa jambe tendue. Elle pouvait l’observer. C’était une biche. Elle était affolée, non pas de peur, car elle semblait en être dénuée, mais plutôt de désir, d’envie de se faire attraper, de perdre le contrôle de la situation. Elle n’était plus maîtresse d’elle-même, maintenant que Pedge était au dessus d’elle. C’était du moins comme ça que la texane percevait la tension chez Isia, même si elle sentait le désir que ça dérape, que ça aille plus loin. Pour être honnête avec elle-même, elle ne serait pas tellement contre, mais pas dans cet endroit. Et puis, elle n’avait pas fini de la provoquer un peu, et cela vint de son index qu’elle glissa entre ses lèvres avec une certaine forme de sensualité. Comme elle s’y attendait, la blonde ouvrit la bouche et elle se paya même le culot de la mordre un peu. C’était bien connu, l’index avait une fâcheuse tendance à communiquer avec des zones plus basses et plus érogènes, et cela n’arrangea pas à sa moiteur qu’elle sentait maintenant qu’elle s’était redressée.

Pedge la laissa se tortiller pour se redresser un peu. Cela ne la dérangeait pas outre mesure. Elle comptait la chauffer, la faire bouillir, pour qu’elle craque la première, et tant qu’elle restait au dessus, elle avait l’avantage, ou presque. Elle accueillit sa proposition plutôt favorablement. L’intrusion de Dale, dans leur bulle, avait quelque peu refroidi l’américaine quant à la possibilité de pousser plus loin avec la doctoresse dans cette salle. Si la peur de se faire prendre pouvait être excitante, la certitude de se faire chopper l’était nettement moins.

« Je suis d’accord. », dit-elle en se redressant pour se mettre debout. En fait, elle préférait s’éloigner un peu d’elle avant d’être tenté de la déshabiller. Ce corset qui se soulevait au rythme de sa respiration décuplée n’était qu’un appel au drame. « Chez vous ou chez moi ? », fit Pedge en lui tendant une main pour la redresser. Bien entendu, elle aurait pu se contenter de la remettre sur pied simplement, mais elle préféra la tirer un peu plus fermement pour la faire venir contre son corps. Aussitôt, elle plongea dans son cou qu’elle embrassa sans crier gare, avant de déclarer dans le creux de son oreille : « Dépêchez-vous de choisir, ou je continue. », fit-elle un peu plus directive.

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MessageSujet: Re: Quand le rideau tombe Ven 20 Oct - 19:45
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Être au lit avec elle, cela devait être un conflit perpétuel de savoir qui domine l'autre. Je ne suis pas certaine d'arriver à diriger le débat. Un corps à corps entre le charnel et l'animal, comme cet impact sur le lavabo ou là sur le sofa. J'avoue, que je ne savais pas ce que cela donnerait, je savais juste qu'à cet instant, j'avais une tension électrique dans le bas ventre. Il est certain que je commençais à avoir envie d'elle d'une manière plus prégnante et à la fois, j'adorai notre petit jeu et le mettre en péril avec une consommation charnelle, serait presque dommage. Puisqu'il allait-il continuer quand même une fois après l'acte ? Je crains que non. Pourtant, il n'y avait pas que du sexe, je la côtoyais pas seulement pour cela, une forme d'attachement, oui, il en avait une, puisque j'aimais parler avec elle et la chercher. De toute manière je me connais, si je joue, c'est que la personne en face est intéressante, sinon je consomme pour le principe. Le jetable, le mouchoir.

Après, je ne voulais pas chercher plus loin, cette bague me revenait à me poser des questions, auquel je ne voulais point répondre actuellement. Et à cet instant, j'avais envie d'intimité et de tranquillité avec la militaire. Bon aussi d'un ébat et je pouvais me contenir, hors de question que cela soit moi qui craque.

Pedge, mit fin à mon esprit galopant et cette respiration tout aussi rapide en se relevant. Faut dire que je m'étais imaginée pleins de trucs et pas forcément des chastes, comme le voudrait la bienséance. Mais, celle-ci on l'envoie promener tellement loin ! Il y a bien que les coincées et les saints qui peuvent s'encombrer de toutes ces conneries !

Ma main glissa dans celle de la militaire, à peine ma paume a-t-elle effleurée celle de ma copine de vilaines choses que je me retrouve contre elle, en frissonnant sous ses lèvres. Ma tête se pencha sur le côté et épaule relever, pour faire taire sa provocation aussi agréable soit elle. Histoire de donner le change, je passe mes mains sur ses hanches, rapprochant nos corps. J’eu un petit « hum » agréable, je n’allais pas prétendre le contraire. J’avais chaud et des fourmillements parcouraient mon corps.

Je relevai la tête pour me mettre à un souffle de son visage et murmurer doucement d'une manière langoureuse : « Je serais presque tenté de ne rien répondre. Mais chez moi, l'invitation venant du côté civil » Je me détachai brusquement de son étreinte, frôlant de mes lèvres les siennes, puis me tourna dans un mouvement gracieux.

Parfois le hasard fait mal les choses et en approchant de la porte, pour l'ouvrir, je me la pris avec une certaine violence dans le nez… faut vraiment qu'on arrête de construite avec nos portes terriens dans les édifices lantiens, les portes coulissantes sont quand même largement mieux et cela éviterai ce genre de désagrément ! Sous, le choc inattendu et mon pas dynamique, je me mangeai la porte et tomba en arrière sur le cul. J'avais poussé un cris mi- surprit et mi- douloureux. Machinalement mes mains tenaient mon visage et je me crispais sous l'assaut de la souffrance et de la colère. En levant les yeux, je vis le visage confus de la femme de ménage qui poussait son putain de cadi que je vais lui faire manger !

Mais pour le moment, j’étais un tantinet sonné et du liquide rouge s’échappait non pas de mon nez un peu trop solide, mais de ma joue de ma lèvre qui avait percuté avec amour le coin coupant. Je râle en Français. La vache ça fait super mal !!!

« Oh docteur ! Pardon pardon !! » fit la femme, essayant de se pencher pour me tenir, alors que je fuyais ses gestes. Hors de question qu’elle me touche cette gourde de pimprenelle !

« Dég…schteela » Des mots incompréhensibles, puisqu’en français, mais je lui disais de dégager de là avec un nom fleurit juste après. Quand je suis en colère j'ai tendance à parler ma langue natale.


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MessageSujet: Re: Quand le rideau tombe Lun 23 Oct - 15:05
Elle avait vraiment envie d’elle, vraiment envie de la déshabiller et d’explorer ses cuisses qu’elle avait seulement imaginées du bout des doigts. L’embrasser dans le cou, et l’avoir contre elle n’arrangeait pas les choses, et quand elle vint lui susurrer les quelques mots pour l’inviter chez elle, Pedge en eu des bouffées des chaleur, surtout quand elle entendit son petit soupir ponctué d’un « hum » des plus charmant alors qu’elle la plaquait contre ses hanches. Elle n’était pas certaine de se contenir longtemps une fois qu’elle serait dans les quartiers de la belle, néanmoins, elle préférait que l’initiative vienne d’Isia. Ainsi, elle pourrait toujours lui dire qu’elle avait cédé en premier quand elles se reverraient par la suite. La militaire n’était pas dans l’optique de l’utiliser comme un mouchoir, elle la trouvait bien trop intéressante pour gâcher tout le potentiel qui émanait de cette jeune femme. Ce serait dommage de satisfaire leur pulsion pour ensuite s’ignorer totalement. Le petit jeu qu’elles s’amusaient à faire entre elles n’était pas anodin, et désormais, jamais plus Isia ne serait une étrangère pour la militaire.

Elle resterait son doudou, et elle, son indomptable pouliche, fut-ce-t-elle brouillée par la suite pour une raison ou pour une autre. Depuis qu’elle l’avait reprise à Dale, la texane n’avait pas vu le temps passer. Oublié la Magna, et la Reine. Oublié la balle qu’elle avait reçu. Oublié les os de la nuque de Matt qui craquent sous l’impulsion de ses bras alors qu’elle lui brisait le cou. Oublié son baiser. Tout était passé au second plan du jeu de séduction dominante/dominée qu’elles entretenaient.

Et alors ce baiser à peine effleuré alors qu’elle s’éloignait déjà vers la porte ! Pedge était en train de se dire qu’elle n’allait pas faire que l’effleurer dans sa chambre, quand elle vit, impuissante, la porte s’ouvrir brutalement. La doctoresse la réceptionna en pleine face, la projetant sur le cul. Sinon, la prochaine fois qu’on a besoin d’éteindre un incendie de minettes en chaleur, on appelle Thérèse la femme de ménage ?!

« Bordel… », grommela Pedge. Isia était sonnée et elle râlait en français très certainement car l’américaine ne comprenait pas un traître mot de ce qu’elle disait. Bon, sa lèvre en sang n’aidait pas non plus. La technicienne de surface essayait de la relever, et la blonde refusait en repoussant ses membres. Elle approcha dans le dos de la jeune femme, et alors qu’elle se penchait pour voir si ça allait, « Thérèse » fit de même sans comprendre que la française lui disait de se barrer. Le front de la militaire percuta celui de la malheureuse technicienne qui boula en arrière dans son chariot d’entretien, qu’elle renversa. Pedge se retrouva sur le cul elle aussi, et cette fois, elle était énervée.

« C’est pas possible d’être aussi… gourde ! » Elle allait sortir quelque chose de beaucoup moins élégant mais elle se ravisa, n’oubliant pas que ce n’était qu’un concours de circonstances. Elle sentait que son front lançait là où elles s’étaient cognées. Elle se releva rapidement.

« Allez voir une infirmière qu’elle s’occupe de votre tête… », fit Pedge à l’adresse de la femme de ménage, tout en se palpant le front. Le ton était sans appel et elle n’avait pas intérêt à discuter, sinon elle allait vraiment se faire envoyer chier. Heureusement, ce ne fut pas le cas. Elle poussa un soupir de frustration, et elle se pencha vers Isia pour l’aider à se relever en passant un bras sous ses aisselles. « Venez. »
Pedge l’entraina manu militari vers un box. Heureusement, il n’y avait personne. Elle fouilla dans la desserte pour trouver une compresse stérile qu’elle extirpa de son emballage. Elle toisa Isia. Son petit nez élégant n’avait rien, par contre elle avait la lèvre fendue et la pommette également. Une belle ligne rappelant l’exactitude de la porte. Elle ne l’avait pas loupé l’autre cruche.

« Tenez ça sur votre lèvre et votre joue, je vais bien trouver un truc dans cette desserte pour qu’un bleu ne se forme pas sur votre beau visage… et ensuite je vous ramène. Vous avez manifestement besoin d’un garde du corps par ici. », fit Pedge en retournant le chariot médical, oubliant presque que Isia bossait ici. Elle tentait de faire un peu d’humour pour faire passer sa rancoeur.

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Isia Taylor Laurence
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MessageSujet: Re: Quand le rideau tombe Lun 23 Oct - 15:08
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Je rageais tellement fort que je ne comprenais pas pourquoi l’autre gourdasse de sous espèces d’humain de résidus d’éprouvette, était encore là ! Elle est vraiment d’une bêtise incroyable ! Je veux bien croire que pour être femme de ménage l’utilisation de cinq neurones suffit, mais quand même ! Fox avait dû prendre la seule nana de ménage avec des neurones ce n’est pas possible ! Bordel, elle ne va pas se barrer ? Elle essaie de me lever … Mais elle est courage ment bête ! J’ai dit non !

Je fulminais et je parlais encore plus fort, même si elle ne comprenait strictement rien ! Et voilà qu’elle percute Pedge. Là s’en était trop !! Je montrai la porte d’un signe du doigt impérial, parlant furieusement après le « conseil » de Pedge envers cette reine des débiles !

« Prenez la porte maintenant, avant que je trouve votre contrat pour le mettre dans une broyeuse ! » Là, cette fois j’avais parlé en anglais et mon timbre de voix était aussi aimable qu’un ours réveillé après hibernation !

Je me laissai faire comme un pantin, quand je sentie Pedge me lever, je tenais encore ma lèvre pour éviter de mettre du sang de partout. Une fois sur les pieds, mon regard azure foudroya la femme de ménage qui avait beuger. « Foutez-moi le camp ! » .

Bon cette fois, elle comprit et prit ses affaires pour partir au triple galop. Je crois, que je l’aurais frappé sur le coup. Au oui, j’en mourrais d’envie sur le coup. Mais, je n’eue guère le temps de fulminer de bas instincts primaires que je me fis prendre pour me retrouver dans un box de soin. Quelle ironie, que cela soit la militaire qui soigne le docteur !

J’hémi un long soupir, tendant ma joue, pour qu’elle y applique une compresse.
« Mais qu’elle conne ! » je soupirai une nouvelle fois, puis me leva, pour pousser légèrement Pedge. « Laissez, je m’en occupe… j’ai l’impression oui, un garde-doudou » , fis je néanmoins avec un peu d’ironie. Je trouvai le nécessaire pour me soigner en me toisant dans un petit miroir. Cela ne prit pas beaucoup de temps. Un pansement sur la joue et une petite compresse sur la lèvre.

Une fois réparer et toute belle, je sortis du box, attendant que Pedge me suive. En sortant de l’infirmerie, je fus saluée par bon nombre de soignant, je leur répondis avec un petit rictus. J’avais hâte d’être tranquille sans personne pour me rentrer dedans ou me déranger. Une fois dans les couloirs en direction du téléporter.

« Vous me raccompagnez ou on passe un peu de temps ensemble ? J’ai des films en retards et de quoi se faire une aprem « doudou » » . J’évoquais le principe des sucreries et d’un câlin chaste. Mon envie de sexe était largement passé, même si cela pouvait se déclencher à nouveau. Mais, bon, j’avais envie d’être avec elle et de profiter de sa présence autant que possible. Je ne me l’expliquais pas. surtout que je sentais que ma propre présence agissait d’une manière bénéfique sur son mentale.



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Dernière édition par Isia Taylor Laurence le Lun 23 Oct - 15:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand le rideau tombe Lun 23 Oct - 15:11
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« Un doudou ne peut pas s’enfuir quand son propriétaire en a besoin », répondit la militaire, pragmatique, qui était dans le même état d’esprit que la blonde. Tout envie de galipette s’était sauvée avec cette femme de ménage. Elle avait été refroidi non seulement par la colère légitime de la doctoresse, qui s’était peut-être montrée drôlement garce sur les bords avec la technicienne, mais la texane mettait cela sur le coup de la douleur et de la colère, surtout qu’il y avait un PUTAIN de panneau ne pas déranger sur la poignée de la porte. Ce n’était pas compliqué à lire quand même. Non, en fait, Isia avait eu raison de la pourrir de la sorte. Elle aurait pu s’en aller, retourner à ses occupations qui se limitaient à tourner en rond dans sa chambre et à ressasser, mais au final, elle cherchait une bouée, une forme d’attachement sain qui lui permettait d’aller mieux, d’oublier, et Isia faisait très bien cette chose là, au delà du caractère sexuel de leur relation naissante depuis ce fameux lavabo. C’était aussi l’occasion de connaître un peu plus la femme, avant de découvrir son corps un jour ou l’autre. Elles avaient le temps.

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Je lui fis un beau sourire, tout en touchant de mon épaule la sienne dans un effleurement doux. Cela pouvait dire beaucoup de chose, comme j’étais contente qu’elle accepte ou simplement une manière de garder un peu le contact avant d’appuyer sur la zone des quartiers du téléporter. En un clin d’œil nous furent dans les couloirs de la zone résidentielles, coté pôle médicale. Je n’avais jamais compris, ce parcage par « pôle » mais soit passons.

Ma chambre était l’une des premières de l’endroit. Facile à trouver et profondément neutre par cette porte similaire à chacun. J’activa les cristaux, pour passer dans ma chambre. L’endroit était très cossy. Beaucoup de pastel et dans un style cocooning évident. Le mobilier était en bois blanc ou gris scandinave. Un canapé gris avec des coussins aux motifs géométrique de jaune blanc et bleu. Un tapis a long poil blanc, sous celui-ci avec une table en bois ronde avec des pieds long en bois typique du style scandinave. À droite la salle de bain fermé et au fond, des paravents en toile japonaises avec des grues impériales cachait la chambre. Le lit double en bois encore. Il y avait des cadres par endroit avec un tigre en géométrie, ou des orchidées, des photos divers et variées d’ami et de membre de ma famille. On pouvait retrouver Erin notamment (et régulièrement), les photos faites avec Alexander et John quand nous étions maquillés, Panda qui faisait généralement le con, Kalash à plusieurs reprises avec moi en mode selfie chien, Mike avec sa tête toute rouge et timide …

Je retirai mes talons, pour les glisser dans mes pantoufles blanches. Puis, lui montra le sofa, où se dressait un plaid argenté et d’une douceur incroyable. Sur la table basse, plusieurs DVD trônaient.
« Vous voulez boire ou manger quelque chose ? »

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C'était quand même pratique le téléporteur. En moins de temps qu'il fallait pour le dire, les deux jeunes femmes furent dans le quartier résidentiel du personnel médical. Pour Pedge, ce n'était pas fou que les différentes composantes du personnel d'Atlantis soient séparées et cela tenait de ses séjours répétés dans les casernements militaires. Déjà sur Terre, ils étaient séparés des civils, sans parler que les différents corps de métier de l'armée ne se mélangeaient pas souvent non plus. Alors pourquoi est-ce que ce serait différent ici. Après il est vrai que la cité, tel que se l’on imagine, est un endroit de vie, et qui dit cité dit ville, dit population mélangée. Mais c'était un débat que la texane n’avait jamais mené et il ne lui effleurait même pas l’esprit.

Sans trop savoir pourquoi, elle fut soulagée de voir que la chambre d’Isia était dans les premières. Au moins, elles n'avaient pas à cheminer encore longtemps. À dire vrai, elle avait hâte de se retrouver seule avec elle pour profiter pleinement de sa présence. Elle espérait qu'aucune urgence, qu’aucun Dale, qu’aucune « Thérèse » ne viendrait les déranger. Bien entendu, étant militaire, elle comprenait parfaitement qu’en cas d'urgence, Isia ne puis faire autrement. Si elle était apte au service, elle aurait été mobilisable dans la minute elle aussi de toute manière. Mais non, elle était en repos médical. Ça faisait longtemps que ça ne lui était pas arrivée… Quoique… Un an peut être ? Quand elle avait tué ce gars dans une classe en Afghanistan. Mise sur la touche le temps de l’enquête. Bref, elle essayait d'en profiter pour se retaper en attendant que les pontes estimaient qu'elle soit apte.

Pedge observa le décorum de la chambre. C'était sympa. Une vraie chambre de civile, loin de l'aspect spartiate de ses quartiers. Après, elle ne voulait pas décorer plus que ça non plus, habituée à prendre ses cliques et ses claques et à être mobilisée ailleurs. Qu’importe, l'endroit était agréable, prompt à se ressourcer au calme, au milieu d'une décoration nordique qui plaisait bien à la texane. Elle adorait le bois de manière générale, trouvant dans ce matériau une âme qu’elle ne voyait dans rien d’autre d’inerte.

« Tout va bien pour moi, merci », répondit Pedge en fixant son regard sur Isia après avoir détaillé la chambre. Elle était tentée de la taquiner sur sa lèvre fendue mais elle se retint, ne désirant pas la remettre en colère.

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J’hocha la tête, me dirigeant vers un meuble, type placard dans une pseudo cuisine sans évier. Il y avait une bouilloire que je remplis d’eau dans la salle de bain, pour la mettre en marche. En ouvrant l’un des placards je sortie une assiette de moelleux au chocolat fait maison par une des infirmières. Une tuerie et elle m’en avait donnés en ramb, la déposant sur la table basse. Je crois que la nourriture est un point faible. Une fois que l’eau fut chaude, je me servis un thé, une saveur que m’avait donné Erin, pour que je goûte.

« Hum… le doudou préféres film ou papote ou autre ? » Je lui laissait le choix, si elle n’avait pas d’avis je lui imposerait le miens.
Puisqu’elle ne semblait pas s’asseoir, je vais initier le mouvement. Je m’installai sur le canapé d’une manière nonchalante, adossé à l’accoudoir avec les jambes replié sur le cotés.

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La jeune femme laissa la doctoresse préparer son thé et se prendre à manger. Pour sa part, ça allait bien surtout qu’elles venaient de manger. Qu’importe, elle profita de ce laps de temps pour observer les photos, reconnaissant Hamilton et son chien. Manifestement ils étaient proches pour que des photos s'étalent ici. Elle reconnut aussi Steele et Hoffman, sans parler de Sheppard. Ils faisaient les pitres à quatre. C'était amusant de voir une autre facette d’Isia, une facette qu’elle devinait mais qu'elle ne pouvait imaginer réellement. Ça lui foutait toujours un coup de voir le côté excentrique des gens car elle savait qu’elle n'aurait jamais la « capacité » d'être dans le détachement suffisant pour se laisser aller. L’handicapé des sentiments et la coincée du cul.

« Un film, ça me dit bien. » Elle n’avait jamais le temps d'en regarder. Elle laissait le choix à la belle blonde pour le titre du film. Et puis, elle n’avait pas spécialement envie de parler, simplement de passer un moment avec elle. Pedge suivit le mouvement, attendant simplement qu'elle s’installe en premier. Si la chirurgienne opta pour une position décontractée, la militaire s’installa de façon plus conventionnelle dans le canapé. Elle se pencha quand même pour défaire ses rangers, et finalement, elle replia ses jambes sous ses fesses pour poser son coude sur l'accoudoir. Elle fit en sorte d’avoir un contact avec ses jambes sur les pieds de sa comparse à l'opposée dans le fauteuil.

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Mon pied alla aussi à sa rencontre, pour garder le contact. Les mains autour de ma tasse, je toisais le visage de la militaire. Mon thé était juste là pour un effet placebo, je n’avais pas soif, mais avoir quelque chose de chaud dans le ventre me ferait du bien. Technique de mon cher papa, dès que j’avais mal, il m’offrait un chocolat chaud ou un thé, histoire de calmer les douleurs. Cela est était complètement stupide, mais sur une gosse c’est le meilleur des remèdes. Ça et les bisous magiques. L’évocation du film, m’allait grandement. Je me relevai, assise pour déposer ma tasse et prendre les DVD que m’avait donné Fox et Sheppard. Les deux gros cinéphiles de mon entourage.
« Hum.. Fox, m’a donné des marvels pour ne pas changer… les trois Iron-man, Le premier Avengers et … tiens comme par hasard des films qui bousculent les neurones, comme « Here » et Ex machina. Ça parle de l’intelligence artificielle. Ah ! Et des dessins animés ! Bah tiens ! Voyons monsieur l’intello me donne des trucs pour enfant … Vice versa et Vaiana » Je parlais librement, avec mes petits commentaires personnels. Je déposa les premières DVD pour prendre la seconde pile « Et humm Sheppy… bon de l’action, Le dernier Aliens apparemment, Valerian et le dernier star war… bon lui je me le garde pour Panda » . Elle tourna la tête vers Pedge, ne se rendant pas vraiment compte qu’elle avait employé que des surnoms pour décrire des personnes « Il y en a qui vous tente ? »



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Pedge avait un drôle de sentiment sur la situation actuelle. Elle était dans la chambre d’une femme qui la faisait vriller grave et elle était là, installée dans son canapé, avec pour seul rapprochement physique ses pétons contre ses jambes, alors qu’elle savait qu’il ne faudrait pas plus de dix minutes pour se retrouver entre ses jambes à la déguster avec gourmandise si elle le souhaitait. Mais non, elle restait sage, figée dans l’instant brisé de la porte qui avait fait chuter leur libido exacerbée par une mousse au chocolat. D’un côté, le sous-lieutenant n’était pas certain d’avoir envie de franchir le cap aujourd’hui. Elle aimait bien leur relation un peu tendue, et à partir du moment où elles se laisseraient aller à briser cette tension dans un orgasme qu’elles se donneraient mutuellement, cela tomberait. La sauce devait continuer de monter. Pourquoi ? Elle n’en savait fichtrement rien.

Accoudée, elle faisait tourner sa bague sur son annulaire, distraitement, tandis que son hôte lui énumérait les DVD’s qu’elle avait en sa possession dans sa chambre, distribué ou prêté par de nombreuses personnes, manifestement toutes porteuses d’un surnom.

« Je ne me sens moins seule avec mon surnom de « doudou » maintenant », fit Pedge avec une certaine forme d’humour non affichée. Elle réfléchit. Tous les films ne lui disait pas grand-chose. Elle était vraiment hors du coup depuis un certain temps. Il faudrait vraiment qu’elle aille aux soirées films avec les autres militaires. « Un marathon Iron Man pour ma culture ? » Ca allait sûrement faire long, et elle s’endormirait très probablement pendant, mais qu’importe. Elle voulait voir si Isia allait suivre ou pas.

Elle se tourna dans le fauteuil, remettant ses jambes dans l’axe normal. Elle espérait qu’une fois le DVD lancé, Isia viendrait contre elle, maintenant qu’elle était debout. C’était juste un appel non verbal mine de rien.


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Cela était un peu étrange ce changement d’atmosphère, juste avant prête à se sauter dessus comme deux folles hystériques… et là, le calme d’une eau. Ce n’est pas plus mal, je n’avais pas peur de passer à l’acte, à dire de quoi avais-je réellement peur au final ? Comme tout le monde de beaucoup de chose, sans pour autant les ressentir pleinement comme autrui. Et ce n’est pas plus mal, ce petit côté défectueux de mon cerveau me rendait plus forte. Enfin pour revenir à Pedge, je ne voulais pas quitter le confort de nos jeux …de peur peut-être que cela se finisse bêtement, comme ça se fini souvent dans une relation passionnelle et sensuelle. Je n’avais pas envie d’être un mouchoir et faire comme si elle était une inconnue. Je ne l'expliquai pas, j’appréciais cette militaire au-delà de la tentation. Et encore une fois, je ne pouvais pas mettre de mot sur cette appréciation. Cela n’était ni l’heure ni le moment. J’ai un problème avec les ressentis de toute façon.

Mon regard se tourna vers elle en ricanant, oui je ne m’étais pas rendu compte de la pléthore de surnoms que je débitais à la minute. « Oui, mais la seule avec ce patronyme honorifique » Elle était la seule femme citée aussi. Erin, n’avait pas de surnom aussi marqué, non pas qu’elle comptait moins, mais simplement qu’elle en avait plusieurs et marqué d’une affection non dissimulée, comme « ma belle ». Elle est quand même ma meilleure amie et son visage était le plus présent de la pièce. Aussi, parce qu’on adorait les séances photos.

Je me levai suite au choix qui me convenait, cela ne demandait pas de réfléchir et si je m’endormais eh bien tant pis, je ne raterai rien. « Bon choix, voyons ce qu’a l’homme de fer dans le ventre ! » . Je bue une gorgée de thé, mettant le DVD a son emplacement et lança le film. En revenant sur le sofa, je pris le plaide et me cala contre Pedge. Son appel non verbal était visible et faisait écho avec le miens. J’étais tenté de m’allonger sur ses genoux à dire vrais, puisque j’adore me lover et j’en avais fichtrement envie. Mais pour le moment, je teste en m’enroulant dans le plaide.

Pedge Allen


« Honorifique et fonctionnel », rajouta Pedge en rappelant implicitement la fonction d’un doudou à proprement parlé. Elle avait envie de rire alors que la doctoresse ricanait, et cela se vit certainement dans ses yeux, cependant, son visage ondula simplement d’une petite ridule amusée sur son front et à la commissure de ses lèvres. Néanmoins, elle ne se voyait pas comme un vulgaire bout de tissu qu’on mettait dans la bouche pour baver dessus en le mordillant amoureusement, et elle était certaine que la française ne la percevait pas comme ça non plus. Le surnom venait surement du côté un peu protecteur qu’elle avait affiché en mission il y a quelques mois, et cela lui allait bien, en plus de savoir qu’elle en avait la primauté chez la belle blonde. C’était l’image de leur lien synthétisée dans un mot, même si la vérité était plus complexe que ça. Et ce n’était pas un lavabo qui allait dire le contraire.

Le choix semblait convenir à Isia. Cette dernière capta le message implicite de la militaire, qui s’ajusta à elle pour lui offrir un maximum de confort sur ses parties molles et non sur ses os. Pedge soupira d’aise en passant son bras autour de la blonde. Elle n’avait pas demandé la permission, et elle ne comptait pas le faire. En fait, si elle venait se caler contre elle, c’était qu’elle voulait du contact, alors pourquoi s’en priver. Et c’était aussi une façon de lui montrer qu’elle n’était pas réticente à son initiative. Pour la forme, la jeune femme d’habitude si raide dans sa posture, s’enfonça dans le dossier sans trop rentrer le cul dans le fond du fauteuil, pour adopter une position plus décontractée.

Ainsi, si la doctoresse voulait prendre la place pour s’allonger pleinement sur le sofa, et pourquoi pas, sur ses genoux, elle pouvait. C’était curieux. Il y avait fort longtemps que la texane n’avait pas passé un moment affectif avec quelqu’un, comme un couple l’aurait fait. Elle n’avait pas de réaction de stress, ou d’intrusion alors qu’elle avait quelqu’un contre elle, et c’était peut-être parce qu’elles étaient en train de se familiariser l’une à l’autre. C’était comme ça qu’elle le voyait. Le film n’avait, pour le moment, qu’une importance toute relative dans son présent. Ses sens n’étaient pas focalisés sur la vue, mais plutôt sur le touché et l’odorat, qui eux, étaient tournés vers la chirurgienne.

Isia Taylor Laurence


Je lui fis un rictus tout aussi amusé, même si elle ne rigolait pas, ses prunelles riaient à sa place. Un jour, elle serait expressive et cela serait surement beau à voir.
« C’est l’avantage d’avoir les deux »

Et ce petit côté fonctionnel allait clairement se définir par la suite. Un doudou, ça se câline en plus d’être un protecteur efficace en mission, comme sur Citadelle. Un côté que je découvrirais quelques mois plus tard lors d’une mission assez particulière où le mot « merde » seraient notre habitude.

Bien loin d’être réticente aux contacts et cela aurait été étrange qu’elle le soit après son appel, je me laissai à mon tour faire. Le bras enrouler autour de mes épaules trouvant dans le soupire d’aise de Pedge son jumeau. J’étais bien collée contre elle, savourant son odeur et surtout sa chaleur. Je suis naturellement froide sur ma peau, une frileuse avec les pieds glacés !

Au bout d’une vingtaine de minutes de films, celui-ci était distrayant et à l’image de la célèbre franchise Marvel : bien. Voir très bien pour les fans. Je pris l’initiative de m’allonger clairement sur ses genoux. Je n’avais nullement froid avec mon plaid et la chaleur de Pedge et cela m’allait très bien. Tête posée contre un coussin, que j’avais sortie de derrière mon dos. La position parfaite pour une séance cocooning et détente. Les moments les plus savoureux sont parfois les plus simple.

Pedge Allen


Pedge la laissa faire alors qu’elle prenait place sur ses genoux. Cela faisait un moment que le film avait commencé, et elle se laissait prendre par l’histoire et le jeu d’acteur, sans parler des effets spéciaux. En plus, elle était plutôt fan des comics, même si elle en lisait jamais, plus parce qu’elle n’avait pas le loisir de le faire que par manque de temps pour le coup… Sans parler qu’elle ne savait pas si elle pouvait en trouver sur Atlantis. Bref, toujours est-il qu’elle était sortie du giron olfactif et sensoriel d’Isia, et qu’elle s’imposa à nouveau à elle quand elle s’installa plus confortablement.

Les yeux rivés sur la télé, Pedge descendit ses mains sur la nuque froide de la doctoresse, puis dans ses cheveux qu’elle papouilla l’air de rien, sans trop vraiment faire attention, jouant parfois vers son lobe, parfois vers son cou, avec sa tignasse aux couleurs du blé mur. Le premier film fila rapidement, et finalement, son appréhension de ne pas tenir jusqu’au bout se confirma alors qu’elle piquait sur le début du second film, s’endormant paisiblement avec sa pouliche sur les jambes, drapée dans une chaleur corporelle communicative et un calme, malgré le son du dvd, assez reposant. Sans parler du fait qu’elle se sentait en sécurité, loin du tumulte de sa mission périlleuse, loin de l’horrible conséquence psychologique de la torture sur son esprit. Elle n’était plus un objet, mais un être humain, proche d’un autre être humain fragile, mais puissant, qu’elle appréciait de plus en plus.

Les doigts dans les cheveux d’Isia cessèrent de les papouiller doucement, se figeant alors que leur propriétaire sombrait dans les bras de Morphé.

FIN 23/10/2017

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