Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez| .

Quand le rideau tombe

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage

avatarInfos√ Arrivée le : 09/11/2014
√ Age : 33
√ Messages : 978
√ Localisation : Atlantis

Pedge Allen
Dossier Top Secret
√ Age: 33 ans
√ Nationalité: États-Unis États-Unis
√ Gêne: Non
MessageSujet: Quand le rideau tombe Dim 10 Sep - 9:06
Chronologie : 1 semaine après magna - 11 mai 2017 -14h19


« C’est tout bon, vous pouvez remonter votre T-Shirt mademoiselle », fit le docteur en se redressant, après avoir inspecté la suture liée à l’opération. Pedge ne se fit pas prier, couvrant sa peau blême du stigmate de la balle qu’elle avait reçu. Une nouvelle cicatrice à son actif, après celle sur sa jambe. Elle fit aller son épaule doucement, comme pour se délier le muscle, avec une petite grimace de douleur à la clé.

« Je vais récupérer l’usage normal de mon bras docteur ? »
« Normalement oui, il n’y a pas de raison, avec une bonne rééducation. Vous avez déjà de bonnes bases physiques. »

La texane opina du chef, plutôt satisfaite de la réponse qu’elle venait d’obtenir. Elle aurait été négative qu’elle ne s’en serait pas formalisée. Pour elle, son corps devait répondre au doigt et à l’œil, et cela s’acquérait par le travail. Si Bruce Lee s’était arrêté au diagnostic médical comme quoi il ne donnerait plus jamais un coup de pied de sa vie, il ne serait pas devenu la légende qu’il était maintenant. Et les exemples similaires étaient légions. Le fait qu’elle en veuille était bon signe. Elle commençait à se remettre psychologiquement. Elle pensait que ce serait plus dur, mais elle n’était pas trop du genre à s’apitoyer sur son sort, et surtout, surtout, elle ne voulait pas paraître faible aux yeux de n’importe qui.

Dale Roy s’agenouilla contre la petite desserte posée là, qui contenait toute sorte de produits utiles aux soins généraux.

« C’est la dernière fois que je vous fais le suivi. N’hésitez pas si vous avez mal ou quoique ce soit d’autre. Je sais que je suis neurologue normalement, mais ce n’est pas grave. Vous êtes ma patiente. »
« D’accord. », répondit une Pedge laconique, qui ne comptait pas revenir le voir de toute façon.
« Est-ce que moralement, ça va ? »

La jeune femme tourna la tête vers lui, dans l’optique de le jauger avant de répondre une banalité, mais au moment où elle fixait ses yeux sur lui, les roues de la desserte lâchèrent et le mobilier glissa avec Roy qui perdit l’équilibre. L’humain et le meuble se retrouvèrent au sol, l’un faisant plus de bruit que l’autre, surtout que la desserte en question était en aluminium, et qu’il y avait des ustensiles dessus qui s’éparpillèrent partout. Et le pire dans tout ça, c’est qu’il arracha le rideau du box, s’étalant comme une crêpe au milieu du couloir. En relevant les yeux, il put mirer une longue paire de jambes qui débouchait sous une jupe encadrée d’une blouse blanche. Il ne put contempler la lingerie qui s’y cachait à cause du vêtement qui serrait pas mal son utilisatrice et sa couleur noire, et de toute façon, il détourna les yeux, le teint virant déjà au cramoisi. Quand il se décala à la force des épaules et avec précipitation, il put constater qu’il s’agissait du docteur Taylor Laurence.

Il se redressa sur les coudes, toujours allongé au sol, et l’air de rien, il lança un banal :

« Oh docteur ?! C’est vous ? Quelle surprise ! »

Pedge ne mouftait pas, toujours assise sur le bord de la table d’auscultation, bien droite et raide. Elle regardait la scène sans rien dire. Elle n’était pas certaine d’être prête à défier la tentatrice blonde, et c’était sans doute pour ça qu’elle avait lâchement laissé la bague sur son bureau quand elle était revenue de mission, avant de passer sur le billard. La chirurgienne était occupée avec les soins aux Natus et Atlantes, et ça avait été simple de s’introduire et de la lui déposer. Sans l’affronter. Elle se mordit l’intérieur de la lèvre inférieure, ne sachant pas trop où se mettre.

_________________
#a1931c
DC :Erin Steele & Teshara Lays
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatarInfos√ Arrivée le : 26/01/2016
√ Age : 25
√ Messages : 618
Isia Taylor Laurence
Dossier Top Secret
√ Age: 37 ans
√ Nationalité: France France
√ Gêne: Inoculation
MessageSujet: Re: Quand le rideau tombe Dim 10 Sep - 14:53
❝... Et la tringle dérape...❞
- Isa & Pedge -
Chronologie : 1 SEMAINE APRÈS MAGNA - 11 MAI 2017 -14H19


Depuis le retour de la fine équipe de chez les Natus, il y avait une ambiance un peu morne et glauque. Faut dire qu’entre le sergent Eversman qui avait connu les joies d’être torturé et transformé en Wraith et les autres qui avaient combattue des horreurs… il y avait de quoi mettre son air joyeux de côté. Certaines blessures étaient assez importantes mais le pire était peut-être l’état psychologique de nos soldats. Chacun, avait dégusté à sa manière et chez les deux civils, je dirais que ce ne fut pas mieux. Coralie était rentrée plus tôt et elle avait demandé une mise au vert, quand à Mckay, il était à son image : traumatisé et étrangement pas si chiant que ça.

Je m’inquiétais plus pour les militaires et les deux qui avaient été torturés. Ce genre de séquelles est difficile à combattre et la dépression pointait son nez. Il n’était pas rare que ce type de victime se suicide. J’avais été surprise de retrouver, il y a quelques jours un petit paquet en tissus sur mon bureau. Ce présent était une magnifique bague dans deux métaux ressemblant à de l’or. L’objet en lui-même je savais de qui ce fut, de Pedge Allen, mon doudou militaire avec qui je flirtais.

Ce n’était pas moi qui l’avais prise en charge et je ne sus si ce fut une bonne ou une mauvaise chose. Avant, qu’elle parte, elle m’avait pétée l’arrière train sur un lavabo. Peut-être que je redoutais un peu son état ? Oui, je me questionnais sur comment elle avait vécu tout ça et si elle serait qu’une coque vide et sans plus aucun intérêt. Que le « doudou » qui me faisait vibrer et m’intéressait ne serait que mort sur cette planète. Si cela était le cas j’avoue que ça va me faire sacrément chier.

Enfin qu’importe, j’avais pris la décision, de la laisser tranquille durant les jours qui ont suivis, pour aller la remercier cette semaine, histoire d’être polie et aussi de lui parler de ce présent que je trouvais très joli. Elle ne s’était pas fichue de ma gueule. J’ignorais aussi que cette dite bague avait suivi Pedge dans ses malheurs, jusqu’au recoin de sa petite culotte. Le pire, enfin je crois, c’est que cette bague m’avait fait quelque chose. Un simple pari qui me toucha, je m’étais sentie un peu étrange et je ne sus quoi penser. Faut dire, que je n’avais pas essayée de trop chercher, pour ne rien m’avouer. Je ne savais pas comment définir ce qui nous unissait. J’avais eu l’idée de lui envoyer un présent, mais cela était pour ceux que j’appréciais, Panda fut une évidence (pour ce qu’il m’a remercié, j’aurais pu m’abstenir), Adam pour la boite de carambar et Pedge m’avait apparue aussi logique que le maître-chien, voir même en première position. Et je ne pouvais pas expliquer non plus l’inquiétude que j’ai eu quand on m’a annoncé tard le retour de l’équipe et qu’elle était dans un sale état, donc deux qui avaient été torturé et qui faudrait surveiller leur état. J’avais espéré en toute sincérité que ce ne fut ni Alek ni Pedge… comme quoi, je pense que j’ai quand même un cœur.

Enfin qu’importe, médecin de garde avec mon petit Dr Roy, on œuvrait l’un à côté de l’autre dans des espaces séparés par des rideaux blancs. Je ne l’avais pas vu depuis ce matin, faut dire, l’enchainement des patients fut un flux presque interrompu. Je n’avais pas eu le temps de me restaurer.

Il était 14h20 et mon dernier patient venait de sortir. J’en avais marre depuis 07h30 je bossais sans pause. Machinalement, je pris ma tablette, pour taper le formulaire du suivi du patient. Comme souvent, j’aimais me mettre dos au mur, faute d’un support solide, j’allai vers le rideau blanc. Ainsi, je pouvais voir si quelqu’un venait et je n’en serais moins surprise. Sans prévenir, le rideau de séparation lâcha avec dedans un paquet cadeau qui eut la tête entre mes jambes ! Sans m’en rendre compte mes lèvres avaient gémit dans un cri un peu aigu. Détournant la tête de l’appareil plat, je constatais que le petit reluqueur de jupe n’était rien d’autre que Dale !

Bah tiens ! Il n’avait rien du voir, comme ma jupe en cuir noir était super moulante et me gainant parfaitement. Il devait s’en mordre les doigts, quoique gentil et polie, il avait dû détourner le regard ce nigaud !

Mon regard azure se figea sur la tête rouge pivoine de l’homme.
« Oh docteur ! Mais je ne savais pas, que vous avez eu l’idée lumineuse d’éponger le sang avec votre corps ! D’habitude c’est les voitures qu’on lave avec un corps » fis je avec ironie.

L’homme eu un petit rictus, essayant de se relever, mais glissa une nouvelle fois sur un ustensile. En rangeant ma tablette, je mis celle-ci sur la table d’auscultation vide, pour lui tendre la main et l’aider à se relever. Il allait se blesser s’il continue à gesticuler.

« Je ne suis pas certain que le responsable de la baie des jumpers serait d’accord » dit-il en prenant la main de sa collègue, pour se relever et se secouer un peu.
« Comme si, on allait lui demander son avis a celui-là» Je riais doucement. Avant de voir que monsieur cascadeur n’était pas seul, mais avec Pedge. Immédiatement, Dale passa au second plan, je voulais rester avec elle, pour la remercier. L’occasion était un hasard particulier et j’étais d’avis à les saisir quand ils se présentent. Je toisai ma main, qui avait du liquide chaud et rouge, celui de Dale. En relevant les yeux sur lui, il s’était entaillé le bras avec un scalpel, le boulet.

« Tu devrais allez voir Katy, j’ai plus de désinfectant dans ma desserte. » Ce n’était pas vraiment un mensonge, puisque je l’avais prêtée à Carson qui ne me l’avait pas rendu. Et vu l’état de sa desserte les produits avaient explosé par terre dont le désinfectant. Dale mira son bras d’un air dépité en marmonnant. D’un geste compatissant je tapota son épaule.

« Allez va te soigner, je me charge de ta patiente »
« Navré mademoiselle Allen, je dois vous laisser avec ma collègue. Si vous avez besoin ou même des questions, n’hésitez pas à revenir me voir »
Il fila, après un rictus bienveillant que je dirais « à la manière Dale ». Je m’avançai évitant les différents objets par terre. « Tss, il en a mis partout le cascadeur ! ».
En arrivant vers Pedge, mon regard l’a parcouru, mon collègue avait fini ses soins, je relevai ma montre qui était sur le poignet qui portait la bague qu’elle m’avait offerte.

« Je n’ai pas manger. Vous venez avec moi en salle de coupure ? » Nous y serons plus tranquilles et surtout seules.


code by lizzou — gifs by TUMBLR — 000 MOTS.



_________________
    Docteur Isia Taylor Laurence
    Double comptes : John Sheppard & Alexander Hoffman & Naalem Lays //écriture : palevioletred
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatarInfos√ Arrivée le : 09/11/2014
√ Age : 33
√ Messages : 978
√ Localisation : Atlantis

Pedge Allen
Dossier Top Secret
√ Age: 33 ans
√ Nationalité: États-Unis États-Unis
√ Gêne: Non
MessageSujet: Re: Quand le rideau tombe Dim 10 Sep - 15:32
Elle était fidèle à elle-même. Toujours dans le tacle gracieux, avec un sous-entendu à la limite du sexuel. Bref, elle était là, plantée dans sa robe en cuir et dans son chemisier zébré, belle comme tout, et désirable. Instinctivement, les défenses de Pedge remontèrent d’un cran, alors que l’objet de son désir actuel se dressait devant elle. Isia ne l’avait pas encore vu, et elle ne se rendit compte de sa présence qu’après avoir aidé à relever le brave docteur quelque peu malhabile. Finalement, elle qui ne se sentait pas prête de recroiser le chemin de la chirurgienne, n’avait qu’une envie désormais. Passer un peu de temps avec elle. Histoire de savoir déjà si l’anneau lui avait plu… Et puis, elle ne l’avait pas remerciée pour les couteaux qui s’étaient révélés très utiles lors de son affrontement contre Méda’lyda.


Méda’lyda… Si elle avait fui le docteur Taylor Laurence comme la peste, c’était purement à cause de la reine Wraith qui n’y avait pas été de main morte pour la briser, pour la hacher menu et pour la pousser aux confins des limites de sa personnalité arrogante et batailleuse. Et pourtant, elle était là, de retour sur Atlantis, avec un goût amer dans la bouche. Dale lui parlait, et elle reprit contact avec la réalité, alors que son regard s’était perdu du côté de la blonde, sans qu’elle ne la fixe vraiment. Elle était ailleurs.

« Euh… Oui, pas de problème docteur. », répliqua Pedge gauchement.

Le bon docteur fila, la laissant seule avec sa collègue, laquelle approcha de la texane qui se crispa sensiblement. Elle se demandait ce qu’elle allait faire, si elle allait lui rentrer dedans ou pas. Au lieu de ça, elle lui proposa de l’accompagner en salle de coupure, pour manger. Elle venait de consulter sa montre, et la présence de la bague au doigt de la jeune femme ne manqua pas d’attirer les yeux bleus de Pedge. Cela lui fit plaisir. Extrêmement plaisir, même si elle n’en montra rien, comme d’habitude.

Elle descendit de la table d’auscultation sur laquelle elle était assise, s’épousseta les vêtements, comme-ci les débris que Dale avait projeté l’avaient atteinte.

« Je vous suis. »

Elle se trouvait conne, et faible. Elle devait se montrer prudente avec sa proie, car si elle sentait que la prédatrice qu’elle était avait un coup de mou, elle se ferait manger. Pourtant, elle savait qu’elle conservait son allure froide et neutre, détachée et sans émotion, comme à son habitude, mais elle avait peur que ses yeux la trahissent. Son regard était commun lui aussi, lui donnant toujours cet air de fille endormie avec ses paupières lourdes et tombantes. Au fond d’elle-même, elle était contente de voir Isia. Elle s’était quelque peu exposée en allant la trouver avant de partir en mission en lui pétant les reins sur le lavabo. Elle ne savait pas trop ce qui lui avait pris, et elle n’avait pas spécialement pensé à la suite. Mais maintenant qu’elle avait initié le mouvement, elle devait assumer. Surtout que la blonde semblait réceptive.

Bref, elle se sentait bizarre. Et elle n’arrivait pas à savoir pourquoi. Elle attendit d’arriver dans la salle de coupure, pour finalement dire autre chose :

« Je ne vous ai pas remercié pour les couteaux. C’était un présent attentionné, et terriblement utile. Alors merci. »

_________________
#a1931c
DC :Erin Steele & Teshara Lays


Dernière édition par Pedge Allen le Dim 10 Sep - 15:41, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatarInfos√ Arrivée le : 26/01/2016
√ Age : 25
√ Messages : 618
Isia Taylor Laurence
Dossier Top Secret
√ Age: 37 ans
√ Nationalité: France France
√ Gêne: Inoculation
MessageSujet: Re: Quand le rideau tombe Dim 10 Sep - 15:37
❝... Et la tringle dérape...❞
- Isa & Pedge -
Chronologie : 1 SEMAINE APRÈS MAGNA - 11 MAI 2017 -14H19


Mon regard avait trouvé facilement son regard, soutenant ses prunelles alourdit par l’azure. Comme toujours, je plongeai mon regard directement dans l’intimité des autres. Cet affront naturel et propre à ma personne. Je n’ai jamais baissé les yeux, enfin petite surement, puisque nos personnalités ne sont que brouillon et page qui vole au grès de nos expériences et relations.

Elle accepta, il valait mieux, puisque j’étais prête à insister, quitte à lui rappeler que ce n’était pas Isia mais le médecin qui l’ordonne. Je ne devais pas faire passer mes intérêts personnels et pourtant je ressentais ce besoin de savoir comment elle allait. Mentalement parlant, me rassurer. Même si elle avait été brisée, chose indéniable, il existe deux types de personnes, celles qui vont plonger et peut-être jamais se relever, du moins difficilement et celles qui ne veulent pas rester longtemps sous l’eau. Tout se jouait avec la détermination. Avait-elle cette fichue détermination arrogante de vivre et de dire merde à cette reine Wraith ? Je l’espérais sincèrement. Et en conséquence un court instant je sentais la gêne, ne sachant quoi dire en marchant vers la salle de coupure.

Silencieuse toutes les deux ont approchait de l’endroit où je voulais déjeuner, quand elle brisa le silence via une phrase de remerciement. Il valait mieux, me comporter comme d’habitude et non teinté d’une forme de « fausse empathie ». Je n’aimais pas cette convention sociale, où il fallait se montrer « excessivement trop gentil » avec les victimes, au point de changer son comportement. Justement, cela leurs rappelles leurs malheurs. J’étais partisante d’être, certes bienveillante, mais surtout … surtout normal ! Pour les obliger à reprendre le court de la vie et que tout cela n’est que le passé. Le temps, lissera les souffrances, pour n’être qu’un mauvais souvenir que le cerveau écrasera avec le reste.

J’étais ravie que cela lui avait plus, un cadeau utile pour une femme pragmatique et profondément terre à terre… « le terriblement utile » résonna en moi, elle les avait donc utilisées et peut-être tirer d’un mauvais pas. De quoi satisfaire mon côté un peu égocentrique, face à l’emploi du dit présent.
« Ravie qu’elles vous ont été si utiles. Sont-elles encore intactes et présentes dans votre armement ? » J’avais tourné la tête avec un sourire radieux sur le visage.

En ouvrant la salle de coupure, il y avait deux infirmières qui papotaient potin. Leurs présences me dérangeaient fortement, surtout que je les avais vu il y a une heure dans la pièce. Quitte à faire honneur à ma réputation de conasse… je les toisa avec une petite moue contrariée, alors qu’elles me saluaient avec méfiance.

« Miranda, Clair. Trouvez-vous un autre endroit pour raconteur vos dernières aventures plaisantes ! Ou allez bosser, puisque de base c’est pour cela qu’on vous paye à cette heure-là »

Je les avais froissées, mais elles n’avaient pas la bêtise ou la folie de répondre (cela serait du suicide) et se levaient immédiatement en s’excusant. Sans plus attendre je fermai la porte, mettant l’affiche « Closed » sur celle-ci, histoire qu’on ne vienne pas m'emmerder. Suite à cela, je montrai le canapé marron avec une table basse en bois, au fond pour que miss Pedgounette s’y assoit. Je pris une salade de quinoa amande et coppa dans le distributeur, avec une bouteille d’eau et une mousse au chocolat. Bien pratique ces distributeurs frais.

« Vous voulez quelque chose pendant que j’y suis ? »
« [color:aa52=a1931c]Volontiers merci », répondit-elle en m’indiquant une salade césar et un ice tea. Je passai ma carte de frais de restauration et je pu prendre notre repas tout en revenant vers elle, déposant le contenu sur la table basse en bois.

D’un mouvement gracieux, je relevai un peu ma jupe en cuir pour éviter une gêne lors de mon assise. Bien entendu je pris place à côté d’elle à une distance entre le raisonnable et le désagréable. Fallait bien tester la réaction de mon « doudou ». J’y allais doucement mais le tatage de terrain était présent. Mon regard se posa sur ma bague puis releva celui-ci vers le visage toujours nonchalant de Pedge.

« Merci pour la bague. Elle est superbe. La matière a l’air être de l’or, mais elle est bien plus légère. » Un rictus charmant sur mes lèvres et sans prévenir, je me penchant l’embrassa sur la moitiée de ses lèvres et du visage. Pas vraiment un kiss endiablé mais ce fut calculé, entre le chaste et le taquin. Un court instant, mon esprit avait dit de ne pas le faire, de peur de la brusquer dans son état, mais j’avais dit que je serais comme d’habitude.

« J’y vais doucement pour ne pas casser mon doudou »Une phrase dite sur un murmure alors que j’éloignais doucement mon visage du siens. Elle avait une marque de rouge à lèvre rouge.


code by lizzou — gifs by TUMBLR — 000 MOTS.



_________________
    Docteur Isia Taylor Laurence
    Double comptes : John Sheppard & Alexander Hoffman & Naalem Lays //écriture : palevioletred
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatarInfos√ Arrivée le : 09/11/2014
√ Age : 33
√ Messages : 978
√ Localisation : Atlantis

Pedge Allen
Dossier Top Secret
√ Age: 33 ans
√ Nationalité: États-Unis États-Unis
√ Gêne: Non
MessageSujet: Re: Quand le rideau tombe Dim 10 Sep - 15:38
« Présentes, oui, intactes, peut-être pas. Mais je prendrai soin de les faire réparer au besoin. », signe évident qu’elle ne comptait pas les exposer comme de vulgaire pièce de décoration. Non, ces lames avaient bu le sang d’un ennemi, et elles resteraient une valeur sûre dans la panoplie de la soldate. Elle aimait beaucoup le côté discret de ces couteaux de lancer. Suffisamment petit pour être camouflé, leur petitesse était aussi un atout pour pouvoir les emporter malgré le barda réglementaire en mission. Pedge jeta un œil à la jeune femme qui lui servait un sourire radieux. Ça aussi, ça lui avait manqué. Un frisson lui parcouru l’échine. Elle avait envie de l’embrasser ici et maintenant, là, contre ce mur, histoire de lui faire passer ce beau sourire… Ou d’en provoquer un autre.

Mais la salle de coupure abritait deux sbires, qui manifestement, prenaient un peu trop de bon temps à ne rien glander. Isia leur tomba dessus, sans passer par quatre chemins. Pedge resta muette, se contentant de fixer les deux impudentes, comme pour les mettre au défi de répliquer quoique ce soit, bien que la présence d’Isia coupait à toutes velléités de ce genre de leur part. La jeune femme s’écarta pour les laisser passer, les accompagnant du regard tandis qu’elles franchissaient la porte. Porte qui fut fermée, agencée d’une pancarte, par la chirurgienne. Enfin seules.

La texane s’installa dans le fauteuil, calant son dos bien au fond du coussin, pour rester droite. Miss balai dans le cul ne voulait pas le casser en deux. Avant de s’asseoir, elle retira néanmoins sa veste d’uniforme, la laissant dans un débardeur noir. Elle avait encore des lésions sur la peau, notamment autour du cou, lesquelles semblaient être passées par de nombreuses couleur avant de stabiliser sur un bleu violacé qui s’estompait pour ne former qu’une pâle trace sur sa peau blême. La crème drainante faisait des merveilles. Ses cheveux assemblés en une queue de cheval ne cachaient rien de son cou, et manifestement, elle n’en avait cure de s’exposer de la sorte. Et ce n’était surtout pas pour attendrir la chirurgienne, qui avait le mérite de se comporter normalement avec elle.

Cela n’était pas anodin. Pedge détestait qu’on s’apitoie sur son sort. Elle préférait qu’on la bouge, qu’on la stimule, et de par son attitude tout à fait usuelle, Isia était en train de le faire. Elle forçait Pedge à être celle qu’elle était avant de partir, ne serait-ce que pour donner le change. Ce n’était pas plus mal, car dernièrement, elle avait tendance à se dénigrer fortement et à en pâtir. Elle indiqua à la jeune femme blonde ce qu’elle souhaitait manger, et finalement, cette dernière arriva avec les repas.

« Merci. », fit Pedge en ajustant son assise suite à la prise de position d’Isia. Elle ne se décala pas, refusant de céder du terrain sur le canapé. C’était con. Mais c’étaient-elles. Qui craquerait la première ? Qui s’allongerait ? Qui céderait ? Qui serait plus faible que l’autre ? Finalement, le naturel revenait assez rapidement. Elle orienta ses jambes dans la direction de la chirurgienne, comme pour l'inciter à les lui toucher si elle voulait plus de place. Puis vint les remerciements concernant la bague. Pedge inclina la tête, contente qu’elle lui plaise. Néanmoins, la conception de cet anneau n’était pas anodin, et elle n’était pas certaine de lui parler des détails de fabrication, ni même des mots qui avait accompagné tout le rituel. Mais elle n’eut pas le temps de dire quoique ce soit, qu’elle vit la française se pencher sur elle pour lui coller un baiser sur les lèvres, du moins, à moitié.

Pedge resta droite comme « i ». Elle ne lui rendit pas son baiser, tandis qu’Isia expliquait en partie son geste, et la précaution qu’elle prenait avec son « doudou ». Cela vexa presque Pedge. Mais pourquoi ? Parce qu’elle était perçue comme un être faible et lâche ? C’était ce qu’elle était devenue aux yeux de la doctoresse ? Voyait-elle la cassure dans sa personnalité ? Était-elle devenue une simple femme, faible, sans défense… une proie ? Ses narines se dilatèrent alors qu’elle inspira un coup pour rester de marbre. Elle savait qu’elle devait répondre quelque chose pour sauver la face, mais quoi ?

« Vous m’avez habituée à mieux », finit-elle par dire en tournant son regard vers elle, en guise de provocation gratuite. Elle rappelait surement ce moment où elle l’avait retournée à son tour pour la plaquer contre un mur. Seulement, elle n’alla pas dans la surenchère, même si elle crevait d’envie de l’allonger sur ce fauteuil et de la dominer de toute sa hauteur. Elle s’y refusait pour le moment, comme-ci quelque chose la coinçait. Peut-être qu’elle voulait juste rester dans les paroles un peu provocantes pour pousser Isia à prendre l’initiative de se montrer plus dure avec elle. Quoiqu’il en soit, l’américaine n’avait pas encore touché à son repas, obnubilée par la blonde à ses côtés.
« Ce n’est pas de l’or. Je ne saurai vous dire dans quel métal c’est fait exactement, mais c’est un alliage de deux minerais précieux. J’espère qu’elle vous va parfaitement, parce que je ne suis pas certaine de retrouver la personne qui me l’a fabriquée. ».

Sans trop réfléchir, elle lui prit la main pour vérifier elle-même si elle tenait bien, passant son index sur le métal. Si Isia savait, que si elle soufflait dessus, un message personnel s’inscrirait… Mais elle n’en savait rien. Et pour le moment, elle n’en saurait rien.

_________________
#a1931c
DC :Erin Steele & Teshara Lays


Dernière édition par Pedge Allen le Dim 10 Sep - 15:41, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatarInfos√ Arrivée le : 26/01/2016
√ Age : 25
√ Messages : 618
Isia Taylor Laurence
Dossier Top Secret
√ Age: 37 ans
√ Nationalité: France France
√ Gêne: Inoculation
MessageSujet: Re: Quand le rideau tombe Dim 10 Sep - 15:40
❝... Et la tringle dérape...❞
- Isa & Pedge -
Chronologie : 1 SEMAINE APRÈS MAGNA - 11 MAI 2017 -14H19


La réponse concernant les lames satisfasse me convenu grandement. Tout simplement que j’étais bien contente que la militaire ne les utilise pas comme un paquet de mouchoir : après utilisation à la poubelle… utilisation ou bris de lame. J’avais profité du petit marché Athosien qui se déplaçait parfois en salle d’embarcation toutes les deux semaines environ, afin de commercer directement avec les Atlantes qui restait dans leur cité sans se balader sur le continent. Il m’avait apparu bien utiles d’envoyer des armes que des fleurs par exemple. Même si, je ne me voyais pas acheter des fleurs à Pedge. Mise à part la bague, un symbole féminin puisque étant de nature un bijou, j’ai dû mal à visualiser un présent trop “fifille” pour la soldate. Peut-être à cause de son métier ? Non, à dire vrai, Pedge était naturelle, brut et les fioritures faisait tache sur son aspect austère et professionnel. Pour dire, que si nous venons à former une sorte de duo de lesbiennes, les gens identifierons sans peine Pedge comme ayant le rôle du « mec », dans cette idéologie assez primaire. Cela ne marchait pas vraiment ainsi, dans les couples du même sexe, bien entendu il y avait ce stéréotype, mais cela n’était pas toujours le cas. Et surtout, cela ne se jouait pas qu’au physique. Enfin bref, je lui fis un rictus simplement pour accepter ses phrases et marquer mon contentement.

La manière un peu cinglante pour rabrouer et virer mes deux infirmières en auraient choqué ou révolté plus d’un. Avec Pedge, cela n’avait pas cet effet, pour une raison simple : elle était aussi directe et c’est une manière très militaire de management au final. Enfin, le management, pour ma part, c’est un grand mot, je gérais des infirmières souvent des personnalités pénibles car très ancrées dans le stéréotype de la nana qui a ses humeurs et qui pleure avec les patients. Bref, l’ultra empathique. Et aussi, la chaudasse, c’est bien connu, que dans les cliniques, les infirmières servent de sexe toy aux médecins. C’est toujours valorisant pour elles d’espérer fonder un couple avec un grand homme et pour eux de se vider les couilles. Enfin, cela marchait aussi chez les femmes, sur terre je ne me gênais pas pour me taper une ou deux larbines afin de satisfaire mes propres besoins. Et cela revenait à la même chose ici. Après bon, je ne suis pas quelqu’un qui met n’importe qui dans sa couche. Mes pulsions sur des plan cul éphémère comme les infirmières, était réglé chez elle ou dans un bureau. Je préférais largement séduire et flirter avec des personnalités qui m’intéressait. J’avais donc les torchons et les perles. Miranda étant l’une des plus facile à se faire et je la partagerai sans vraiment le vouloir avec Panda. Mais bon, elle ne m’intéressait plus depuis longtemps, avoir un sac à foutre dans son lit me donne des envies d’aseptiser ma chambre après.

Enfin bref, elles avaient viré de là ! Et je pu prendre notre repas. En allant vers elle, il était indéniable que je remarquai ses blessures encore présente sur son corps. Cela ne me fit rien, étant médecin et seconde responsable, j’avais lu son dossier et je trouvais qu’elle s’en remettait bien. Les blessures ne me faisaient rarement quelques choses. C’est ma vie de tous les jours.

Le baiser avait été fait sur une personne qui ne me le rendit pas, cela n’était pas le but. Juste pour la remercier d’une manière un peu plus osée qu’un simple « merci poulette je te kiff ». Ma petite phrase sur la préservation de mon « doudou » avait un but certain, la faire réagir et la tester. Le grand soupir de la militaire était à prendre de différente manière. Il est difficile de mettre des états d’âme sur le visage si fermé de la demoiselle. Cela était déroutant mais ça m’obligea à toujours la bousculer pour atteindre une ridule d’expression. La phrase de mon vis-à-vis, m’arracha un rictus de prédation voir un peu narquois. Elle voulait mieux ? Eh bien, cela allait être le cas. Je ne sais pas, pourquoi j’ai réellement envie de la secouer… je me trouvais un peu intenable, puisque plusieurs pensées me vénèrent et toute avait quand même une double connotation sexuelle. À croire, qu’elle me faisait monter mon taux d’œstrogène par sa simple présence.

Mais bon, je ne pus répliquer de suite, puisqu’elle venait à me prendre la main, histoire de voir si l’anneau était ajusté. Il l’était. Je la laissai faire. Une fois sa vérification faite elle me l’avait lâchée. Mes deux mains remontèrent un peu plus ma jupe, comme si elle m’était inconfortable, à dire vrai, c’est pour une toute autre action. Mon regard resta sur le visage de Pedge, j’avais les cheveux attachés en chignon, laissant voir mon cou et mes clavicules.
« Elle est ajustée ».

Sans prévenir, puisque de toute manière je n’allais pas l’informer de mon geste, je me levai, mettant un genou sur le canapé et passant l’autre jambe par-dessus elle. Pedge, n’avait pas bougé d’un centimètre quand je m’étais posé près d’elle, me touchant avec ses jambes comme une belle provocation. Ce qui en était surement une et j’allais y répondre, mais pas en allant lui flatter avec la paume de ma main.

Bref, je me mis à califourchon sur elle, les deux genoux sur le sofa, posant mes fesses sur ses jambes tournées. Je toisai ma bague d’un air nonchalant, continuant la discussion l’air de rien.

« Vous n’êtes pas certaine de retrouver cette personne… celle-ci est une Natus ? ». Je savais déjà la réponse à cause d'une belle blonde qui fricotait avec Sheppard… mais avoir la version de Pedge était bien mieux surtout qu'un élément m'avait perturbée encore plus. Mon regard se figea sur elle, avec un haussement de sourcil, comme pour lui dire en second message : c’est mieux là ?


code by lizzou — gifs by TUMBLR — 000 MOTS.



_________________
    Docteur Isia Taylor Laurence
    Double comptes : John Sheppard & Alexander Hoffman & Naalem Lays //écriture : palevioletred
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatarInfos√ Arrivée le : 09/11/2014
√ Age : 33
√ Messages : 978
√ Localisation : Atlantis

Pedge Allen
Dossier Top Secret
√ Age: 33 ans
√ Nationalité: États-Unis États-Unis
√ Gêne: Non
MessageSujet: Re: Quand le rideau tombe Dim 10 Sep - 15:42
Il était vrai que les marques de féminités chez Pedge étaient sporadiques et très limitées. Elle avait des airs, par moment, de garçon manqué, et pourtant, pour quiconque s’intéressait d’un peu plus près à elle, verrait qu’elle prenait soin d’elle. Ses cheveux étaient toujours soignés, bien coiffé l’essentiel du temps, dans des chignons complexes qu’elle devait confectionner seule et avec une rigueur bien cadrée. De temps en temps, elle portait même des boucles d’oreille, sauf quand elle était en OPEX ou en service, pour ne pas risquer de se blesser ou même pour ne pas donner de cible à un ennemi potentiel. De loin, un bijou pouvait briller, de près, dans un combat au corps à corps, il était souvent source de lésion : facile d’arracher un bout d’oreille en tirant là-dessus. Pour le coup, sa queue de cheval toute simple laissait ses appendices auditifs apparents et ces derniers étaient agrémentés de plusieurs choses : Une paire de boucles d’oreille qui tombait légèrement en trois fils argentés rigides et entremêlés, et sur le haut de son lobe, trois piercings d’oreille, en boucle qui suivaient la courbe de son pavillon. A chaque fois qu’elle devait les remettre, après un long moment sans les porter, elle se faisait saigner quelque peu. Porter des bijoux n’allait pas avec son humeur du moment, mais se faire mal en les mettant, si. A la base, elle se forçait à les arborer pour ne pas rester coincée dans une forme de vie martiale trop stricte et austère, sous les conseils de sa sœur cadette qui essayait toujours de lui montrer des tas de choses esthétiquement belles qu’elle pourrait porter, sachant pertinemment que ce n’était pas trop le truc de Pedge.

Ce matin, elle avait juste passé du temps devant sa glace, dans sa chambre, à se regarder, nue et entière, trempée par sa douche. Elle ne s’était pas séchée, offrant son épiderme à la chair de poule du froid qui la saisissait. Une forme d’introspection. Une forme de réappropriation de son corps psychiquement meurtri. Elle était passée par plusieurs phases. Elle s’était rejetée. Son reflet lui était insupportable, et elle se sentait faible, sale, dégoutante et horrible. Elle s’était faite pleurer en pressant sa blessure à l’épaule avec son index aussi fortement que possible, mêlant ses larmes salées à l’eau encore présente sur ses joues, et puis la douleur l’avait calmée en plus de la tétaniser. A cet instant précis, elle se détestait encore plus de se faire subir ce genre de chose. Pourtant, elle se disait qu’elle les méritait, qu’elle n’était qu’un jouet qu’on avait torturé, et c’était inconcevable qu’elle ne subisse plus de traumatisme physique douloureux. Elle s’était regardée un moment encore, avant de finalement baisser les yeux, honteuse. Elle avait toujours eu des rituels invasifs et blessant pour son organisme. Toujours. Elle se tirait les cheveux, se les arrachait parfois, pour conserver le contrôle de son corps. C’était d’ailleurs la stratégie qu’elle avait employé pour ne pas vomir en présence de Matt qui avait la moitié de la gueule en lambeau…

« Quel imbécile », murmura Pedge en réprimant une envie de rire en se remémorant cette scène quelque peu ubuesque. Elle ne savait pas pourquoi elle avait cette soudaine envie de se marrer. Les nerfs surement. Peut-être pour se faire du bien après s’être faite du mal.

Une petite voix dans sa tête lui demandait d’en finir, tandis qu’une autre lui disait de ne pas faire gagner son ennemie aussi facilement. Alors, elle visualisa Méda’lyda dans son esprit, comme une image qui s’imposait à elle, avachie, en tailleur, la tête basse, le corps perforé de balles, le crâne défoncé et le poignet bien entamé dans son os. Quand son regard revint dans le reflet de la glace, elle avait les yeux emplit d’une détermination sourde à ne pas laisser la mort triompher et à vivre.
« Tu ne m’auras pas aussi facilement », fit-elle à l’attention de son ennemie jurée, et elle tira sa trousse de toilette vers elle pour se maquiller légèrement comme à son habitude. Son doigt toucha les boucles d’oreilles en question, et finalement, elle se dit que ce serait une belle façon d’aller mieux en se sentant belle. N’était-elle pas Pedge Allen ? Maintenant officier, comme elle l’avait toujours rêvée ? Elle n’était pas arrivée là en couchant ou en rampant, non ! Elle était là parce qu’elle était forte, compétente, sûre d’elle, et parce qu’elle avait bossé dur. Elle avait donné de sa personne pour arracher ce grade d’officier. Alors oui, elle estimait qu’elle avait merdé en balançant des informations à la reine, qu’elle avait craqué sous la torture et que par conséquent, elle était une bien mauvaise soldate, traitresse et faible… mais si les instances supérieures l’avaient promue, c’était bien pour quelque chose non ?

C’était donc avec ses bijoux d’oreille, sa bague, et un maquillage fin et délicat, mais néanmoins présent, qu’elle s’était retrouvée à la consultation avec le docteur maladroit, et qu’elle se retrouvait maintenant en compagnie de la doctoresse charmante. Oui elle passerait peut-être pour le mec de la relation si jamais elles devaient former quelque chose comme un couple, mais c’était assez réducteur de réduire les relations homosexuelles à une notion d’homme et de femme. C’était juste un raccourci d’esprit chez les bienpensants qui voyaient l’amour d’un même sexe comme quelque chose d’inexplicable. Vous comprenez, si dans la relation « femme/femme », il y en a une qui fait le mec, ben forcément, on retrouve une forme de relation hétérosexuelle. Idem j’ai les homos. Bref, ce n’était pas digne d’un 21eme siècle. De toute façon, Pedge était loin de toutes ses considérations. Elle était heureuse de retrouver la blonde qu’elle avait embrassé avec fougue quelques jours plus tôt.

Les deux infirmières quittèrent donc la salle de repos sous le regard pesant des deux jeunes femmes plus charismatiques. Pedge n’avait vraiment aucun problème avec l’autorité, même si elle savait se montrer plus bienveillante que la doctoresse dans sa façon de procéder. Mais d’un côté, si ce n’était pas la première fois qu’elle se faisaient chopper à glander, il ne fallait pas s’étonner de prendre une bonne remarque dans les dents. Quelque part, la texane était satisfaite de se retrouver seule avec « l’indomptable pouliche ». Elle n’avait pas honte qu’on les voit ensemble, ça non, et puis de toute manière, personne ne devait savoir qu’elles étaient en train de se tourner autour puisque c’était récent, mais au moins, elle pouvait se focaliser sur sa présence et ne pas faire attention à son environnement. Le repas débuta, sans vraiment commencer.

Une fois que Pedge eut lâché la main d’Isia pour vérifier que l’anneau lui allait bien, cette dernière remonta sa jupe tout en lui confirmant qu’il allait à merveille. C’était une bonne chose. Invariablement, les yeux de la militaire louchèrent sur les jambes de la française, quand elle vit qu’elle se levait. Sans crier gare, elle planta un de ses genoux dans le canapé, pour enfourcher la militaire et se poser sur ses cuisses, les jambes écartés de la largeur de ces dernières. Sa bouche s’entrouvrit légèrement, alors qu’elle restait raide comme un piquet avec la doctoresse sur elle. Ça, c’était osée, et elle n’était pas sûre qu’elle se serait lancée directement sur une position aussi proche. Et ce petit regard… Oui c’était bien mieux. Au-delà même de ce qu’elle aurait pu penser. Elle avait envie de lui faire passer ce petit regard en allant dans la surenchère, mais cela se disputait aussi avec le sentiment de profiter de la proximité. Bien entendu, elle pourrait imposer une proximité encore plus avancée, mais autant jouer un peu.

« En effet, c’est une Natus qui l’a confectionnée. Je ne sais pas si elle s’en est sortie ou pas. Peut-être qu’elle a réussi à être évacué, ou que son temple n’a pas été attaqué. »

Pedge n’en savait rien, et de penser à Cidyne lui fit penser, suite logique, à Namara. Elle ne ressemblait pas tellement à Isia. De toute façon, elle n’avait pas du tout envie de penser à la duelliste. Elle préférait profiter de l’instant. Histoire de ne pas rester passive dans la provocation de la doctoresse, Pedge posa ses mains à plat sur les cuisses de la blonde, et elle les fit remonter sur sa peau pour passer sous la jupe retroussée et venir se poser à la naissance de la pliure entre son tronc et ses hanches, là où le sous vêtements s'étirait paresseusement. Ses pouces se posèrent sur son aine tandis que ses doigts suivaient le prolongement de ses courbes vers ses fesses, sans toutefois les atteindre bien entendu. Ainsi, elle la tenait ou presque, stabilisant son assise sur ses jambes. Elle était tentée de passer ses doigts sous la lingerie pour être en contact avec sa peau mais elle se garda ça sous le coude pour plus tard.

Elle se passa la langue sur les lèvres, constatant d’ailleurs qu’elle avait du rouge à lèvre de la doctoresse sur la peau. Cela ne la dérangeait pas outre mesure. Pedge se sentait fébrile, et cela tenait surtout au fait que la belle blonde était sur elle, au-dessus d’elle, et qu’elle était à sa merci. Elle devait refuser de se laisser embarquer là-dedans.

« Cela ne va pas être pratique pour manger », ajouta enfin Pedge histoire de la chercher un peu. Oui ce ne serait pas pratique, sauf si le repas que voulait prendre Isia avait plus l’aspect de la bouche de la texane que de sa salade. Quoiqu’il en soit, si elle essayait de bouger pour reprendre une position assise dans le canapé, l’américaine la bloquerait avec ses mains bien placées, pour la maintenir sur elle. Si elle ne bougeait pas, alors ce serait parfait. Elle quitta les yeux bleus de sa vis-à-vis pour descendre son regard vers ce chemisier blanc. Quelques boutons étaient dégrafés, et cela donna envie à la militaire d’aller finir le travail pour écarter les pans zébrés afin de dévoiler la peau et la lingerie de la doctoresse. Sans parler de cette fermeture éclair qui partait du haut de la jupe et qui ne demandait qu’à être descendue… La jeune femme pencha la tête légèrement sur le côté. Les mains prisonnières, elle souffla sur sa mèche de cheveux avant de relever le regard vers le visage d’Isia pour la toiser, l’air toujours aussi neutre, avec sa bouche légèrement entrouverte, les lèvres à peine jointes.

_________________
#a1931c
DC :Erin Steele & Teshara Lays
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatarInfos√ Arrivée le : 26/01/2016
√ Age : 25
√ Messages : 618
Isia Taylor Laurence
Dossier Top Secret
√ Age: 37 ans
√ Nationalité: France France
√ Gêne: Inoculation
MessageSujet: Re: Quand le rideau tombe Mer 13 Sep - 19:19
❝... Et la tringle dérape...❞
- Isa & Pedge -
Chronologie : 1 SEMAINE APRÈS MAGNA - 11 MAI 2017 -14H19


J’avais réussi mon petit effet, faut dire que là, sans prévenir je monte sur ses genoux, elle a de quoi être satisfaite d’avoir poussé un peu. Il ne fallait pas grand-chose. J’en avais envie aussi. Cette petite bouche entrouverte me fit sourire, un rictus typiquement triomphant et dominant. Irrémédiablement, je me questionnais sur la potentielle surenchère, allait-elle me virer ? Tenter autre chose ou bien me plaquer contre le sofa. J’avoue que s’il elle entreprenait de le faire, j’aurais du mal à ne pas pousser un petit gémissement. Et l’idée farfelue que quelqu’un débarque, stimulait mon envie de la provoquer un tant soit peu. Puisque là, si une personne ouvre la porte, (malgré la pancarte), elle allait être surprise et la honte envahirait nos corps. Enfin, personnellement, cela durera trois secondes et je m’en ficherais comme de l’an quarante. Hum… cela allait faire le chou gras de radio Atlantis. Remarque, le sujet de la rupture de Sheppard commençait à perdre son souffre, fallait bien relancer. Et quoi de mieux que l’incendiaire Dr Taylor Laurence avec la si austère Nouvelle Sous-lieutenant Allen ! D’ailleurs, fallait fêter cette promotion ! Officier ça ne rigole plus !

Je quittai mes pensées qui allaient bien entendu vers des manières de fêter cette promotion, allant du plus chaste au plus osée… j’avais les hormones en feux. Non, tout bonnement que je jouais avec elle et qu’elle me plaisait suffisamment, pour stimuler ma libido. Sinon, je ne serai pas perchée sur ses jambes. Mon regard se figea dans le sien, alors que mes deux mains allèrent sur ses épaules. Je savais que ce fut une Natus, merci la rencontre fortuite de la nouvelle nana de John. Enfin, c’est un grand mot, puisqu’il était célibataire en somme mais avec un lien étranger qui ne l’engageait en rien, de ce que j’avais compris.

« D’accord. En tout cas, c’est une superbe bague. J’ai limite honte avec ma bague Athosienne » Je me dandinai un petit peu, pour me caler les fesses correctement et éviter de lui planter les os de celles-ci dans ses muscles. Mais, je dus m’arrêter quand les mains de mon vis-à-vis décidèrent de partir à l’exploration. J’eus un frisson et il n’était pas causé par le froid et une boule chaleureuse se nicha dans mon estomac. Sans rien dire, sauf la toiser outrageusement, je la laissai trouver un appui sur mon corps et cela avait un goût de tentation et de frustration.

Dans un mouvement léger, je rapprochai mon corps du sien, cela pouvait être une invitation à descendre le long de mes callipyges par provocation ou bien, pour y échapper. Mais, je ne me défile que rarement. Et ce fut bien une tentation que je lui offrais. J’avais un peu chaud, il fallait l’avouer et je retirai ma blouse blanche qui ne servait à rien en phase de repos. Celle-ci fut posée à côté d’elle, où je me penchai un petit peu. J’étais certaine qu’elle devait se sentir bouillonnante et je l’escomptais bien ! Entre sa bouche entrouverte et sa petite langue qui passait nonchalamment sur ses lèvres, j’avais envie de la lui mordre.

Mine de rien, la prise de l’américaine semblait être ferme, si je bouge pour me remettre sur le côté elle me retient ? Je n’avais pas spécialement envie de bouger, mais je tentai un mouvement histoire de vérifier mes hypothèses et en effet les mains me bloquaient. Un rictus carnassier se fit son mon beau minois, alors qu’elle relevait les yeux, après avoir mâté le petit décolleté. Je raffermis ma position en bougeant légèrement des cuisses, pour la serrer.

« Mais non, c’est parfait, pour un repas en tête à tête ». Et pour preuve, j’allais lui montrer ma souplesse, comptant sur sa position pour me maintenir l’arrière et éviter que je me casse la figure. C’est donc en toute confiance que je me penchais à l’arrière et sur le côté, jouant avec mes petits abdos de nageuse, pour attraper son repas et le miens. Je me redressai avec plus de difficulté. Normal, je ne suis pas une gymnaste, mais je pris appui sur son épaule pour me tracter.

Une fois remise en place, je lui déposai à côté d’elle sa salade et j’étais en train d‘ouvrir le couvercle de la mienne. « Par contre, je ne te donne pas la becquée, donc faudra choisir... » J’eus un autre sourire amusé. Bon en tout cas je me sentais heureuse, elle ne semblait pas vide… elle était bel et bien là.


code by lizzou — gifs by TUMBLR — 000 MOTS.



_________________
    Docteur Isia Taylor Laurence
    Double comptes : John Sheppard & Alexander Hoffman & Naalem Lays //écriture : palevioletred


Dernière édition par Isia Taylor Laurence le Sam 16 Sep - 11:28, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatarInfos√ Arrivée le : 09/11/2014
√ Age : 33
√ Messages : 978
√ Localisation : Atlantis

Pedge Allen
Dossier Top Secret
√ Age: 33 ans
√ Nationalité: États-Unis États-Unis
√ Gêne: Non
MessageSujet: Re: Quand le rideau tombe Sam 16 Sep - 8:46
Cette fois elle était belle et bien sur elle, sans que Pedge ne l’eut délogée d’une façon ou d’une autre. La renverser sur le canapé était une éventualité qu’elle n’excluait pas, histoire de reprendre l’avantage, mais pour le moment, elle était bien là, dans une position de soumission toute relative puisqu’elle était sous la chirurgienne. Cependant, elle conservait l’impression de contrôler la situation, même si elle devait reconnaître qu’elle n’avait pas anticipée une minute le geste osé de la française. Les mains qui vinrent se mettre naturellement sur ses épaules renforça la sensation qu’elles étaient seules au monde. Du moins, c’était comme ça que Pedge le ressentait, encadrée par ses bras, qui n’étaient certes pas protecteurs, mais qui délimitaient un espace intime entre leur corps respectif. Elle aimait la sentir sur ses jambes, et la voir se dandiner pour assurer sa prise et ne pas lui faire mal en lui plantant ses os dans les cuisses lui donnèrent l’envie d’aller glisser ses mains là-dessous. Le frisson qu’elle déclencha chez sa vis-à-vis était une victoire en soi, et elle était impatiente d’en provoquer d’autre. La faire chauffer était assez plaisant, surtout que c’était agréable, ne serait-ce que par la position de ses doigts désormais posés sur les hanches de la doctoresse. Elle n’était pas loin de son intimité, ou de ses callipyges et elle pouvait se rendre d’un côté comme de l’autre selon son bon vouloir, offrant à Isia une sorte d’épée de Damoclès qui pendait au-dessus de sa tête. Sauf que cette épée-là était tout sauf mortelle, bien au contraire. Elle respirait la vie, le désir, le plaisir, la frustration tentante d’un pas à franchir, mais non, elle restait sagement en place, tout comme les doigts de la jeune femme. Elle revint machinalement sur le sentiment de honte de la belle blonde, tout en soutenant son regard insolemment.

« Elle est très belle aussi, mais il est clair que j’ai tapé un grand coup. C’est normal que je finisse par vous surpasser. »

Bon, c’était de la pure provocation, gratuite et facile. Isia venait de lui donner une faille sur un plateau d’argent, et la militaire s’était engouffrée dedans pour la saisir, réaffirmant sa supériorité verbale, physique, et en matière de cadeau maintenant. Un petit sourire déforma ses lèvres habituellement si neutre, signe qu’elle se moquait gentiment d’elle. Elle inspira un grand coup quand, dans le même temps, la française s’avança sur elle en se dandinant un peu. Ainsi, sans tendre plus les bras, elle pouvait laisser glisser ses mains sur son postérieur rebondi. A dire vrai, elle en crevait d’envie, ne serait-ce que pour avoir un contact peau à peau avec une zone érogène. Déjà, d’avoir laissé ses doigts remonter le long de ses cuisses avaient été profondément tentateur pour Pedge, mais là, ce serait encore plus doucereux.

Sa peau se pressa sous les doigts de la militaire, doigts qui restaient pour le moment sur ses hanches, tandis qu’elle défaisait sa blouse en bougeant logiquement quelque peu. Pedge était enfiévrée de cette situation, et même si elle se maitrisait parfaitement, elle ne pouvait restreindre tous les signes d’envie qui la parcourait. Le plus évident était sa bouche entrouverte, légèrement, car le bas de ses dents du haut disparaissait tout juste derrière sa lèvre inférieure. En défaisant sa blouse, Isia avait dû sentir la poigne de Pedge sur ses hanches, et elle testa la fermeté de la militaire en bougeant un peu pour voir. C’était comme ça qu’elle le ressentit, comme une forme de défi et le sourire carnassier qu’elle vit s’étirer sur cette bouche carmin qu’elle avait de plus en plus envie d’embrasser le lui confirma. La prise supplémentaire sur ses cuisses également, car la belle blonde serra les siennes pour verrouiller sa position. Ni l’une ni l’autre ne voulait que ça bouge.

Pedge n’avait rien fait pour cacher sa petite observation du chemisier de la doctoresse, et maintenant qu’elle ne portait plus de blouse pour l’encadrer, il était d’autant plus visible. Mais elle devait s’en détourner sous peine de lui faire péter les boutons en tirant de chaque côté de cette chemise féminine pour exposer son ventre et sa lingerie. L’ambivalence était forte. Elle avait envie de plus, mais elle n’avait pas le désir de se presser, comme pour montrer à la jeune femme qui était sur ses jambes qu’elle était dans un contrôle parfait de ses attentes charnelles. Ou bien était-ce là une forme de cour faite sur un registre de sous-entendu, de toucher et de sensualité. Toujours est-il qu’elle était bien là, dans ce moment présent avec cette femme. Cidyne était loin, elle et ses interprétations sur son lien avec la chirurgienne. Très loin. Bien plus loin que ces fesses qui finalement attiraient trop Pedge. Elle résista encore à la tentation de les saisir, et finalement, elle fit un compromis en glissant un doigt ou deux sous l’élastique de son sous-vêtement.

C’était parfait pour un repas en tête en tête ? Avant que Pedge ne réplique quelque chose, la belle blonde se pencha en arrière, les cuisses bien verrouillées, tout comme ses abdos qui se tendirent pour la maintenir. Son chemisier remonta légèrement, dévoilant jusqu’à son nombril. Les mains de l’américaine se firent plus présente, comme-ci elle se crispait elle aussi. Mais ce n’était pas d’effort, c’était plus pour assurer une prise ferme et tangible à Isia afin qu’elle ne tombe pas. L’idée de passer son pouce sur le devant de sa culotte lui vint à l’esprit, histoire de la déstabiliser par une caresse directe mais là aussi, elle s’abstint de le faire. Trop direct, trop bourrin. Certes, la plaquer contre un lavabo pour l’embrasser était une façon assez directe et bourrine de lui faire comprendre qu’elle lui plaisait, mais ce n’était pas aussi puissant que d’aller lui caresser le sexe, fut-ce au travers d’un carré de tissu. Elle aurait pu également retirer une main de ses hanches pour la glisser par cette ouverture tentatrice qui s’était dessinée quand le chemisier zébré s’était relevé. Sa main aurait glissé sur sa peau, masquant son nombril avant de remonter vers sa poitrine pour la lui caresser…

Elle inspira un grand coup, peinant à se contenir davantage pour ne pas la déshabiller tout de suite. De toute façon, elle était de retour dans une position plus normale. Pedge avait eu le loisir de sentir ses muscles abdominaux travailler, avec ses mains sur ses hanches, mais aussi ses cuisses musclées qui assuraient son équilibre, et ses fesses qui s’étaient également tendues. Elle désirait ce corps qu’elle devinait par le toucher de ses mains savamment placées, qui pouvaient capter les ondulations de ses membres inférieurs et de son tronc. Soit Isia n’avait pas remarqué son trouble, soit elle restait maîtresse d’elle-même, mais elle déposa la salade de la texane à son côté, et déjà, elle défaisait le couvercle de la sienne.

Choisir était vite vue. Soit une salade de distributeur, soit une belle plante. Mais bon, elle n’allait pas laisser la belle plante manger sa salade de distributeur toute seule, si ? A contre cœur, elle retira ses mains de sous la jupe de la française, non sans faire un petit aller-retour furtif sur son fessier, sentant bien que le tissu s’évasait et disparaissait à un moment. Bien malgré elle, elle poussa un petit « hum », s’échappant de ses lèvres avant qu’elle ne le fasse mourir dans sa gorge. Elle se refit une contenance en laissant ses mains caresser ses cuisses pour revenir vers elle.

« C’est dommage », répondit-elle en ajustant légèrement sa position en bougeant un peu pour se mettre moins droite dans le canapé, lui permettant ainsi de créer un vide entre leur bassin pour pouvoir déplacer ses bras plus simplement, ce qui était plus pratique pour manger. Sans trop s’en rendre compte, Pedge avait défi le couvercle de sa propre salade. Elle ne quittait que rarement Isia des yeux. Elle avait ce petit air de prédatrice peint sur le visage, mais pas que. Une forme de sérénité qu’elle n’avait pas en entrant dans cette pièce était apparue, semblant la rendre plus détendue malgré son air austère. Le poids sur ses jambes étaient appréciable, du même que le contact qu’elles entretenaient. L’américaine n’avait pas spécialement envie de parler, elle était bien là sans dialoguer, mais elle savait également que c’était quelque chose qui avait tendance à mettre mal à l’aise les gens… Bon, avec Isia elle avait de sérieux doute quand même.

« Je suis certaine que vous avez du doigté pour cela pourtant », ajouta-t-elle donc en guise de provocation à double sens supplémentaire, en la regardant franchement sans sourciller, tout en glissant une feuille de salade dans sa bouche. Elle parlait bien entendu de la becquée. Quoiqu’il en soit, elle appréciait son sourire, et maintenant qu’elles étaient proches, elle pouvait la détailler vraiment. Ce chignon lui donnait un air vraiment strict qui lui allait bien, et qui allait bien avec le reste de sa tenue. Pedge commença à manger.

_________________
#a1931c
DC :Erin Steele & Teshara Lays
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatarInfos√ Arrivée le : 26/01/2016
√ Age : 25
√ Messages : 618
Isia Taylor Laurence
Dossier Top Secret
√ Age: 37 ans
√ Nationalité: France France
√ Gêne: Inoculation
MessageSujet: Re: Quand le rideau tombe Sam 16 Sep - 11:30
❝... Et la tringle dérape...❞
- Isa & Pedge -
Chronologie : 1 SEMAINE APRÈS MAGNA - 11 MAI 2017 -14H19


J'hémi un petit rire de nez entre le soupire ironique et l'amusement. Elle ne pouvait pas s'empêcher d'essayer de me dominer même vocalement. Faut dire, que j'avais laissé une ouverture et je devais le reconnaître elle avait bien fait de s'y engouffrer. Mon regard se fit plus velours, telle une caresse sans contact parcourant son visage. Oui, elle avait tapé un grand coup et sur ce fait, j'avais bien envie de lui balancer une explication sur la symbolique de cet anneau. Or, je n'en avais pas envie, j'étais bien, là, sur elle dans une position assez équivoque et hors de question de briser ce petit moment. À dire vrai, je ne voulais pas de réponse et à la fois oui… En fait non, je ne voulais pas qu'elle me sorte un discours niaiseux sur les sentiments. Je ne voulais pas l'entendre. Et encore moins, tout le délire que m'avais sorti les deux Natus en voyant ma superbe bague… un trésor comme aurait dit Paresok. Demander une explication à Pedge serait tout bonnement inconfortable pour toutes les deux.

Pourtant, beaucoup de nana rêverait d'un pareil anneau avec toute une histoire de liens forts et autre connerie dans ce gène. Un prince charmant, comme on vous apprend dans les livres et les revues féminines qui osent vous dicter comment devrait être une femme moderne ! Dans mon cas, cela serait une princesse avec son P90 en main prête à dégommer du Wraith de manière triomphale ! Mais, je ne voulais pas d'une princesse qui me fasse des bisous sucrés et me sorte que je suis la plus belle et unique femme de sa vie. En quel honneur devrais-je lui demander ça ? Elle part en mission, elle va rencontrer d'autre peuple et pourquoi donc, je lui demanderais de ne pas goûter d'autres saveurs ? En quel honneur je lui imposerais cette bride ? Je ne savais même pas ce que je voulais d'elle. Enfin si, je désirais qu'elle reste elle-même, Puisque Pedge me plaisait ainsi. Notre petit jeu, m'emballait, notre pseudo relation de prédatrice me stimulait… nos petites tentations sexuelles me faisaient grimpée. L'envie de passer aux choses sérieuses tout en étant dans cette frustration délicieuse. Sans pour autant, lui attribuer une exclusivité.

Je ne savais pas mettre de mot sur ce que nous sommes l'une pour l'autre et je crois qu'il ne valait mieux pas en mettre pour le moment.
« Hum hum… Vous avez été contrainte de taper fort au vu du niveau mit. Ce qui est logique et agréable »

Je regardai ma bague avec un petit rictus qui s'élargissait en voyant celui-ci de Pedge, habituellement si peu expressive. J'adorai la voir avec ce genre d'expression, une forme de victoire pour moi. Elle avait peut-être gagné pour la bague, mais actuellement je reportais d'autres victoires. Surtout que je continuais à dandiner pour m'ajuster correctement. Avec mes mains sur ses épaules, je sentais sa prise soudaine d'air et j'adorai la sentir fourmillante de désir. Cela m'échaudait aussi. Face à la tentation de tâter du popotin de chirurgienne, je la sentais en pleins doute et envie. Histoire de lancer un peu plus, je courbai ma colonne. Mouvement plus langoureux mais aussi dans une nonchalance pour retirer ma blouse. Ce vêtement horriblement chaud.

L'avantage de mon chemisier, s'il n'avait pas du tout de manche. Ainsi, je pourrais au mieux réguler ma température qui grimpait. Malgré son impressionnante maîtrise d'elle -même, je percevais les tressaillements ou tout bonnement son regard fiévreux et cette petite bouche entrouverte pour ventiler. J'adorais, la sensation d'être maintenu sur mes cuisses et irrémédiablement j'avais testé la résistance. Une façon, d'affirmer mon appétence de rester sur elle et de voir son envie à elle aussi. Aussi égoïste que je pusse être pour mon propre bien comme beaucoup d'humain, mais eux refusent de se l'avouer, dans ce genre de configuration, j'étais loin d'avoir ce défaut. Le partage était la clé, pour se satisfaire soi-même. Sinon autant se faire du bien avec mister Rabbit et en on parle plus. Et encore, au final, je ne me trouvais pas aussi individualiste… peut-être que j'osais dire haut et fort les défauts mal vus et que par mes actions, je montrais certes que je les avais, mais pas au point d'être réellement une définition de ce trait ? Oui, si j'étais réellement égoïste, je n'aurais pas fait médecine pour sauver des vies et je n'aurais pas des petites attentions pour mes proches.

Mon regard alla sur ses épaules dénudées par son débardeur militaire. Une de mes mains, alla flatter en douceur sa peau, touchant sa blessure qu’avait refermée Beckett, il n’avait pas trop mal travaillé. Avec une crème cicatrisante elle s’épargnera la disgrâce d’une marque sur sa peau. Cela n’était pas de la compassion, non juste une caresse et un regard satisfait qu’elle ait été bien recousue.

Si cela, n’avait pas été le cas, Carson en aurait entendu du pays et d’autre nom d’oiseaux rares ! C’est à ce moment, que la militaire décida de trouver une sorte de compromis, en glissant deux doigts sous l’élastique de mon tanga. Une manière de toucher sans pour autant toucher. Je la laissai faire, de toute manière, je me sentais réceptive a beaucoup de choses venant d’elle. Des avances certes, mais pas trop direct histoire déguster doucement ces « retrouvailles » et je ne voulais pas m’envoyer en l’air dans la salle de repos. Si, cela doit arriver, je l’emmènerai soit dans mon bureau si cela ne peut attendre ou bien ça attendra une heure trente après ma pause repas, que je finisse mon service. Sauf, si je n’ai pas de patient en visite libre tout à l’heure.

De toute manière, je ne laissais pas l’occasion de trop discuter mentalement sur une idée sexuelle, puisque je lui montrai mes talents de contorsionniste, appréciant la prise ferme qu’elle me procurait. Me courbaturer dans tous les sens, était une forme de danse érotique, comme pour la narguer sur les faibles bouts de peau qu’elle pouvait mirer et la position qui donnait une nouvelle zone accessible. Cuisses bien serrées contre elle, je pris le temps qu’il faut pour récupérer les objets et les disposer à côté d’elle. Mon comportement était réellement dans le registre : du naturel, comme si cela était normal et que je n’étais nullement en train de la chauffer. Il serait stupide, que je ne remarque pas le trouble de la militaire. Mais, je me maitrisai, retenant un soupir appréciateur de mon effet.

Je lui donnai le choix et ce fut sûrement avec grand mal, qu’elle retira ses mains. Petits mimines, qui firent quand même faire un tour sur mes callipyges et histoire de provoquer un peu, je me levai légèrement pour lui laisser un accès plus ambigüe. J’avais aussi, envie d’un peu plus, qu’un passage fugace, je devais le reconnaître. Quand elle retira se membres, je me remis à ma place. Son « hum » me fit sourire, elle avait parfaitement deviné la finesse de ma dentelle et de son potentiel sexy. J’évitais de trop bouger pour limiter les frottements. L’excitation faisait gonfler mes lymphes et je ne devais pas avoir un sous vêtement très sec.

« Tu es un grand doudou » Fit-je simplement en réponse à son maigre dommage. J’avais pris ma fourchette en plastique et commençait à touiller la salade de quinoa pour que la sauce se répande de partout.

J’accompagnai ses mouvements, comme si je montais à cheval, histoire de lui laisser le loisir de se repositionner correctement. Autant son regard ne me quittait jamais, mais le miens papillonnait régulièrement, non pas par gêne mais simplement pour observer mon environnement, même si globalement il reste sur son minois. Un visage avec cet air de prédatrice en pleine sérénité, cela contrastait, comme si ma présence la reposait. Cela m'allait, si je la détendais et puis, même si j’étais dans une démarche un peu « chaud bouillant », elle avait subi des atrocités et la voir plus détendu était signe d’un bien-être et donc de bénéfice sur son mental.

Qu’on parle ou non, pendant qu’on mange ne me dérangeait pas le silence, m’importe peu et Pedge, malgré elle me parlait avec son corps. Elle finit néanmoins une petite provocation, qui m’arracha un sourire radieux. Mais, qu’elle coquine cette militaire quand même !

« C’est vrai, mais je ne sais pas aussi bien viser que vous » Fit-j en lui renvoyant la balle.

Je pris une bouchée de ma salade, la mâchant doucement avant de l'avaler et regarder ce qui composait la salade de mon doudou… Elle avait de l'avocat dans sa césar, le truc bien étrange… franchement avoir une Chinoise en chef cuissot donnait certaine liberté par toujours appréciable. Enfin, moi j'aime ça ! Et je piquai ma fourchette dans un croissant d'avocat pour le manger sans aucune gêne de me servir dans l'assiette de ma voisine. D'ailleurs, si elle voulait faire de même, je ne cachais pas mon repas.

J'eue un soupire signe d'apaisement aussi. J'étais bien calée sur elle. Globalement, je la regardais observant son visage, le fin maquillage, sa coiffure et ses boucles d'oreilles qui étaient nombreuses. La finesse de ses traits et l'envie mordre sa bouche qui hurlait ce scandale buccal. Après de nombreuses minutes sans paroles, je repris celle-ci doucement. Ma salade était vide et je venais de prendre ma mousse au chocolat.

« Aufaite, vous auriez dû prendre un dessert, histoire de mettre une bougie, pour votre promotion. Madame est un officier, cela ne rigole pas ! » C’est une manière de la féliciter, étant ambitieuse, ce genre de promotion est une réussite et je la savais aussi porter sur ce trait de caractère « Félicitation Lieutenant… enfin passez vite lieutenant tout court, car être « sous » ce n’est pas très dominant » fit-je d’un air provoquant en approchant un peu mon visage du siens. En même temps je trempai un doigt dans la mousse, pour lui en déposer sur la lèvre inférieure dans un mouvement langoureux. Cela fit un petit trait alléchant. Je mi mon index dans ma bouche pour l’essuyer et continuer à manger de ma cuillère la mousse.

Soudainement quelqu’un frappa à la porte. Je sursautai, puisque mon regard d’azure étaient en pleine provocation de l’officier… d’un mouvement agacé, je redressai mon dos, foudroyant la porte, pour me lever plaçant une main sur le dossier et laisser glisser une jambe le long des cuisses de mon vis-à-vis pour touche le sol, alors que mon buste s’était levé proche du visage de Pedge. Je me retrouvai sur mes deux pieds, chaussant mes escarpins.

« Oui ? » le ton était peu avenant. Et je vis la tête de Dale passer la porte. « Tu ne sais pas lire ? » fit-je d’un air courroucé. Il toisa Pedge, se disant que je devais parler de quelque chose de sensible avec la jeune femme. Alors, il prit un air un peu paumé.

« Heu navré, mais c’est pour t’informer que je t’ai pris ton patient. C’est le seul qui s’est inscrit en visite libre et c’est pour … euh… te remercier pour tout à l’heure ».
Ah bah tien ! Ça pour une nouvelle, c’est une agréable nouvelle ! Je lui fis un grand sourire radieux, qui lui fit monter le rouge aux joues. « Oh adorable ! Merci ! Je vais pouvoir me vautrer dans mon canapé avec un bon gros coussin doudou » Fit-je heureuse comme tout. Bien entendu, il ne pouvait pas savoir que j’envoyais une invitation voilà à Pedge de se détendre avec moi. Après mes journées de dingues et celle-ci aussi, j’avais envie d’être pénarde. Et cela l’incluait avec grand plaisir. Sans forcément, l’inviter à une activité sexuelle.
« Bon, de rien, dors bien avec ta peluche alors »
« Merci Dale, tu es chou »
Il referma la porte et je marchai vers Pedge, pour me rasseoir sur elle, mais pas en la chevauchant, celle fois.



code by lizzou — gifs by TUMBLR — 000 MOTS.



_________________
    Docteur Isia Taylor Laurence
    Double comptes : John Sheppard & Alexander Hoffman & Naalem Lays //écriture : palevioletred
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatarInfos√ Arrivée le : 09/11/2014
√ Age : 33
√ Messages : 978
√ Localisation : Atlantis

Pedge Allen
Dossier Top Secret
√ Age: 33 ans
√ Nationalité: États-Unis États-Unis
√ Gêne: Non
MessageSujet: Re: Quand le rideau tombe Mar 19 Sep - 14:25
Le petit rictus planté sur le visage, Pedge préféra ne pas répondre à la chirurgienne pour relancer le sujet sur la bague. Au final, moins elle en disait, mieux elle se portait. Isia devait continuer de croire que cet anneau était un bibelot qui n’avait pas de valeur spécialement sentimentale, si ce n’était celle de faire plaisir en juste retour des choses pour une bague déjà offerte. Le prochain coup, la texane se promit d’innover, pour surprendre la doctoresse avec quelque chose qui ne viendrait pas essayer de reprendre l’avantage. Un cadeau tout simplement. Offert sans attente d’un retour, juste pour lui faire plaisir et voir ce visage si agréable se fendre d’un sourire radieux. Cette perspective plaisait pas mal à la soldate. Peut-être qu’un jour, elle lui dirait les fondements de cette bague bicolore, mais ce n’était pas le bon moment, surtout qu’elle ne savait pas bien comment elle devait définir Isia et si elle était amoureuse ou pas. Pour le moment, elle prenait les choses comme elle venait, et elle ne se prenait pas à espérer quoique ce fut de la part de la chirurgienne, qui semblait prendre les choses à la volée, tout comme elle.

Formaient-elles un couple ? Peut-être selon certains critères, comme le fait de se revoir de plus en plus régulièrement, comme deux êtres qui commençaient à vouloir ressentir la présence de l’autre plus souvent, parce que des sentiments naissaient, ne serait-ce que l’envie de passer du temps avec une personne en particulier. Car le temps qu’elle passait ici avec elle, elle ne le passait pas ailleurs. C’était aussi la définition d’une amitié, et pour introduire pleinement la notion de couple, il fallait y ajouter quelque chose comme de la fidélité, de l’amour, du sexe, quelque chose que les amis n’avaient pas au-delà de leur proximité certaine et évidente. Hors, pour le moment, Pedge n’avait nullement l’intention d’être exclusive à la française, comme l’avait prouvé sa démarche avec Namara, qui était venue naturellement. Bien entendu, elle ne serait certainement pas contre des rapports sexuels avec la chirurgienne, et ce n’était pas sa culotte qui allait le démentir à l’heure actuelle. Et puis, Pedge n’avait jamais vraiment aimé quelqu’un. Elle s’en empêchait. C’était un sentiment bien trop puissant pour qu’elle le vive pleinement sans se mettre des barrières. Se laisser envahir par une émotion trop forte, quelle horreur ! Voilà où elle en était maintenant que la torture l’avait atteinte, elle était plus faible que jamais. Alors de l’amour, non, ce serait une épine dans sa godasse, une faiblesse qu’elle avait du mal à envisager. Et puis… C’était s’ouvrir à l’autre, accepter d’être aimé en retour. Accepter que quelqu’un pense à vous, vous attende, vous fasse confiance, vous aime vous en tant qu’un tout et non en tant qu’une simple paire de jambes et de nichons. C’était accepter que l’autre voit vos faiblesses, votre quotidien, vos manies et vos habitudes, et Pedge n’était pas certaine d’être prête à tout cela. Fidélité ou pas. Car cette notion était subjective. Si les deux parties étaient d’accord pour ne pas être fidèle à l’autre, le couple pouvait quand même exister puisqu’il constituait la base saine qui permettait aux deux partenaires de graviter autour, tout en aillant quelqu’un dans leur vie.

Donc oui, elle pouvait se surprendre à aimer, mais c’était surtout l’inverse qui lui faisait peur. Etre aimé, tout simplement, et se dévoiler. Terrifiant.

Qui plus est, elle n’avait jamais été assez stable dans ses affectations pour pouvoir commencer à créer quelque chose avec quelqu’un. Sa volonté de faire une carrière propre et nette avait également contribuée à ne pas se fixer avec une personne pour suivre le vent des promotions. Enfin, le règlement avait participé lui aussi, puisqu’il était interdit de se lier ou de fricoter avec les collègues quand on était dans l’armée. Ça ne l’avait pas empêché de se taper d’autres militaires quand elle était en permission, mais ça n’allait jamais plus loin, car c’était foutue pour sa carrière exemplaire si elle tombait amoureuse d’un de ses confrères ou consœurs. Et toutes ces restrictions l’arrangeaient bien. Au moins, elle n’avait pas besoin de se voiler la face.

Mais voilà, il y avait des personnes, des ampoules dans l’obscurité, qui attiraient irrémédiablement ses petites ailes de papillon de nuit. Elle aimait aller se frotter à Isia parce que cette femme était différente des autres proies qu’elle avait pu séduire pour les mettre dans son lit. Elle avait de l’attrait pour elle, et cela tenait du fait qu’elle était… dérangeante. Dérangeante dans sa façon d’être, de la provoquer, de lui répondre, de ne pas s’écraser, et surtout, surtout, de ne pas lui céder à la première occasion. Cela lui filait des picotements de frustrations qu’elle ne s’expliquait pas. Elle avait du caractère, et sa fragilité apparente ne se retrouvait pas dans son tempérament de dominante pure et dure. Elle avait pu rencontrer ce genre de personne par le passé, mais c’étaient des gens qui ne donnaient pas suite, qui s’écartaient de son chemin en la rejettant simplement parce qu’elles n’étaient pas dans ce délire-là de jouer de la sorte. C’était la première fois qu’elle se faisait bousculer, et ça lui plaisait bien. Elle devait reconnaître que ça avait tendance à la pousser à aller la titiller, à aller la voir, et elle ne s’expliquait pas vraiment ce qu’elle ressentait quand elle était avec elle. Et pour le moment, elle ne cherchait pas à comprendre. Elles étaient là, point barre.

La militaire laissa la demoiselle vérifier que la blessure était propre, et surement bien suturée. Pour l’avoir observée plusieurs fois, jusqu’à s’en faire mal en la pressant histoire de se punir, Pedge savait que c’était du bon boulot. C’était sans doute pour ça que malgré son mal être, elle ne s’était pas arrachée les fils sous prétexte de se faire du mal. Non, elle devait respecter le travail du chirurgien. Elle pencha légèrement la tête pour lui offrir parfaitement son épaule afin qu’elle puisse la mirer si l’envie lui disait. De toute façon, Pedge était plutôt concentrée sur les dessous de la robe de la chirurgienne, qu’elle devinait au palpée, et à la sensation de sa peau fraîche sur ses doigts. Quand enfin, après ses contorsions, elle se décida à aller se distraire sur son fessier, Isia ne fit rien pour y résister, lui offrant même la possibilité d’aller un peu plus loin si elle le désirait, et cela lui permit d’effleurer la naissance du sillon qui plongée ensuite vers des travers plus intimes. Son « hum » n’était pas que lié à la lingerie mais aussi à cet effleurement fugace qui lui avait donné envie de saisir ces callipyges à pleine main. Heureusement, elle ne prit pas conscience de l’état d’humidité du sous-vêtement de la doctoresse, sinon elle l’aurait sans doute retournée sur la table basse de la salle de repos pour l’honorer comme il se devait. C’était typiquement le genre de chose à la faire décâbler en bonne et due forme.

Qu’est-ce qu’elle était bien n’empêche. Il y avait bien longtemps qu’elle n’avait pas passé un moment paisible de la sorte. Même avec Namara, il y avait toujours cette perspective que le lendemain serait pire que le jour-même et elle ne s’était pas pleinement détendue. Et autant dire que depuis qu’elle était rentrée, elle était restée sur le qui-vive constamment. Et là, elle était posée dans ce canapé, avec une splendide jeune femme sur les genoux, avec laquelle elle jouait un jeu dangereux mêlant charme, érotisme, tentation, et séduction. Alors qu’elles mangeaient en silence, Pedge, n’y tenant plus vraiment, relança la machine en la taquinant un peu sur son doigté. Une réplique radieuse arriva dans le même temps. Elle opina du chef, tandis qu’Isia lui piquait un morceau d’avocat. Maintenant qu’elle y pensait, c’était vraiment étrange comme composition pour une bonne vieille salade césar… Heureusement, la texane, fière représentante de ce peuple dévoreur de patate, n’était pas réfractaire à tout ce qui était légume, même si comme tout bon sportif, elle était plutôt friande de mets qui tiennent au corps. « Nous verrons cela », répliqua Pedge, laissant planer le doute quant au sens qu’elle avait voulu mettre dans sa phrase.

Elle ne piocha pas dans la salade de la doctoresse, par contre, elle attendait la mousse au chocolat pour prendre sa revanche. D’ailleurs, ce fut l’occasion pour qu’Isia la félicite de sa promotion, sans pouvoir s’empêcher de la taquiner un peu.
« Vous savez, ce n’est pas toujours désagréable d’être dessous », répliqua la jeune femme, avant d’ajouter dans la foulée. « Vous aviez l’air plutôt satisfaite quand vous vous êtes trouvés sous moi, contre ce lavabo. » Mais voilà qu’elle s’approchait dangereusement de son visage. Elle était redescendue quelque peu dans les tours en mangeant, son esprit étant occupé à autre chose qu’à fantasmer sur la belle blonde. Son coeur bondit dans sa poitrine quand elle imagina, l’espace d’un instant, qu’elle allait l’embrasser. Au lieu de ça, l’américaine se vit gratifier d’un trait de mousse au chocolat sur la lèvre inférieure, façon Reine Amidala. Qu’elle aguicheuse, ce n’était pas possible, et pourtant, malgré que la situation se soit apaisée, du moins en apparence, elle en remettait une couche, comme pour provoquer la tigresse.

Mais elle n’eut guère le loisir de répliquer qu’on frappa à la porte, suspendant le temps quelques secondes alors qu’Isia avait sursauté quand les coups avaient résonné. C’était mignon. Pedge se passa machinalement la langue sur les lèvres pour effacer les traces de nourriture moussante et onctueuse, laissant la doctoresse se relever. Même cette simple façon de se relever représentait une forme de tentation que la soldate devait réprimander sous peine de s’afficher devant la personne qui souhaitait rentrer. Elle en profita pour se redresser un peu dans le canapé, et pour ranger les restes de repas en les déposant sur la table basse, afin que les restant de sauce dans les boitiers de salade ne se sauvent sur les coussins en tissus. Ce serait dommage.

C’était Dale. Et il se fit allumer directement par la seconde responsable médicale. Décidément, elle mordait et griffait rapidement, quand elle était occupée. Une chose que nota Pedge dans son esprit, histoire d’en jouer plus tard. Heureusement, le neurologue pataud avait une bonne nouvelle pour la blonde, ce qui la fit passer outre le dérangement. Elle le remercia gaiement, en envoyant une invitation voilée à son attention. Elle sentit que les projecteurs se braquaient sur elle, même s’il était impossible au jeune homme de penser une seule seconde que le doudou en question, c’était elle. Elle fit alors mine de ranger, histoire de ne pas se faire griller, même si c’était tout bonnement impossible. Oh, elle n’avait pas honte de s’afficher avec Isia, même si elle était de nature discrète avec ses relations habituellement, dans le sens où elle ne s’étalait pas. C’était juste qu’elle percevait cette intrusion en plein chamboulement intérieur comme gênante, surtout avec cette invitation qui suivait.

Une fois qu’il eut refermé la porte, elle revint vers Pedge, pour s’asseoir sur ses genoux, sans la chevaucher. Elle était donc de côté, positionnée latéralement, offrant son profil à la militaire, même si elle avait tourné le buste dans sa direction pour la regarder. Il n’en fallait pas plus à l’américaine pour passer soudainement son bras sous les genoux de la doctoresse et de la renverser dans le canapé en se décalant pour ne pas la faire chuter au sol. Elle la colla sur le dos. Ni une ni deux, elle l’enfourcha à son tour, un genou plié dans le moelleux des coussins, et l’autre jambe tendue, pour ne pas écraser sa vis-à-vis. La jeune femme plia les bras, pour approcher son visage de celui de sa comparse. Elle avait une furieuse envie de lui déchirer son décolleté, et pourquoi pas, d’aller manger la mousse au chocolat sur sa poitrine. Mais au lieu de ça, elle glissa son index dans la texture écumeuse du dessert, et elle vint le poser sur les lèvres d’Isia. Son visage était toujours proche du sien, et son équilibre pour ne pas s’allonger sur la française ne tenait qu’à son bras tendu appuyé juste à côté de la tête de cette dernière.

« Je crois que nous en étions là avant que nous ne fussions dérangées, et je devais vous rappeler combien il était agréable d’être « sous » de temps en temps », fit Pedge en la pressant de son index pour qu’elle entrouvre la bouche. Pour ce qui était de la sieste avec le doudou, ce serait pour ensuite. A son tour de prendre un peu la main et de ne plus subir les charmes féminins de sa partenaire.

_________________
#a1931c
DC :Erin Steele & Teshara Lays
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Quand le rideau tombe

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Quand la nuit tombe [Privé Utopie]
» Quand le rideau tombe [NOX]
» « Quand une étoile tombe... »
» [FB] Quand le rideau se lève
» Quand une mère tombe sur les revues cochonnes de son fils ... [cruz]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Atlantis Insurrection :: Cité d'Atlantis :: Niveau 8 - Zone Médicale :: Infirmerie-