Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Jeu 5 Oct - 19:40
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Chronologie : Lundi 04 Septembre 11h00 – Salle Briefing.


Erin était seule en salle de briefing pour assurer ce départ de mission. Cela n’était pas inhabituel. Les trois dirigeants avaient tous des tâches et des obligations et chacun s’organisait comme il le souhaitait, et il n’était pas rare de lancer des opérations sans être au complet, surtout quand il s’agissait de mission d’exploration ou de routine, qui n’avaient pas un intérêt critique. Aujourd’hui, c’était différent, mais comme elle était à l’initiative du projet qui était à l’origine de tout cela, elle prenait les choses en main. Elle avait préparé sa présentation sur sa tablette, prête à l’envoyer sur les projecteurs. Comme d’habitude, du café et du thé étaient à disposition, et elle ne s’était pas faite prier pour s’en servir une grande tasse fumante qu’elle avait mise devant elle.
Le sujet du jour était délicat.

Il s’agissait de retrouver une équipe SG au complet : Andrew Barimore, Lieutenant ; Sean Radicell, première classe ; Jessy McKensy, exobiologiste ; Jörg Janssen, scientifique spécialisé dans les technologies anciennes.

Ils étaient portés disparus depuis deux jours maintenant, et les recherches n’avaient rien donné de probant. Mais Erin était certaine d’une chose : Ils avaient disparu entre deux planètes chez des peuplades, qui n’étaient pas encore des alliés, mais qui présentaient un potentiel certain pour l’avenir. Les uns disaient qu’ils n’étaient jamais venus, les autres qu’ils étaient partis. Qui croire ? Et qui ne pas croire ? Pourquoi cette disparition ? Est-ce que les uns ou les autres avaient quelque chose à se reprocher ? Bref, il allait falloir mener l’enquête et obtenir des pistes. Normalement, ils auraient dû contacter Atlantis depuis une journée au moins pour faire une évaluation de la situation et là c’était le calme plat. Les liaisons avec les deux planètes se faisaient facilement par le biais des radios qui étaient à disposition chez ces peuples par de précédentes excursions d’atlante. Pourtant, on ne les retrouvait pas. Et personne n’était au courant de rien, ce qui avait un petit côté frustrant.

Elle avait demandé qu’on lui constitue une équipe de recherche.

Ce n’était pas la première fois qu’elle se retrouvait en présence de militaire pour des départs de mission, par contre, c’était une première d’y envoyer John directement. Concernant Nelly Bricks, elle ne la connaissait pas spécialement si ce n’était au travers des dires d’Isia, et cela la titillait de rencontrer cette fameuse jeune femme. Elle craignait un peu quand même pour la finalité de la mission d’envoyer un élément comme elle, mais d’après son dossier, c’était quelqu’un de valeureux… Alors sur quel avis se fier ? Surtout que son dossier en disait quand même long sur le caractère de l’hispannique. Quant à Pedge Allen, elle était de la trempe de Sheppard, en plus fermée. Elle ne l’avait côtoyée qu’une fois lors de la prise d’otage de Berckam. Le dernier qui composait l’équipe, un certain Mike McPherson, était spécialisé dans la reconnaissance et elle n’avait pas plus d’info que ça. La RDA n’avait pas tellement de doute quant au succès de la mission par ces quatre là. Elle espérait simplement qu’ils ne rapporteraient pas de mauvaises nouvelles.

Image du dossier :
 

Une fois que les différentes personnes furent arrivées, que tout le monde se fut salué, Erin entama le briefing.

« Bien, je vous ai réunis parce que ces quatre personnes sont portées disparues. ». Elle leur tendit des dossiers avec la photo et quelques notes explicites sur les fonctions de ces gens. « Ils ont disparu entre PX-627, et DY-828. Ce sont deux planètes avec qui nous tentons d’établir des relations commerciales, et ils étaient là bas à des fins scientifiques. Nous ne rencontrons aucune hostilité de la part des peuples vivant sur place. Je vous fais un rapide topo. »

Elle afficha sur le mur derrière elle quelques informations textuelles.

« PX-627. Planète majoritairement boisée, les cultures se font dans des clairières. Elle n’est pas très peuplée. Les clans imposent une politique de l’enfant unique pour ne pas attirer l’attention des Wraiths. Ils ont des abris souterrains primitifs, souvent troglodytes. Il y a des restes d’architectures anciennes, ce qui rend la planète doublement intéressante. »

Elle switcha l’image.

« DY-828. Il n’y a pas vraiment de population sur place à proprement parlé. A proximité de la porte se trouve une bâtisse avec une famille élargie. Elle est bâtie sur un reliquat de bâtiment ancien, qui est susceptible d’abriter des technologies intéressantes. Pour le moment, nous négocions avec eux pour l’accès à tout cela, et c’est en bonne voix. »

Sous entendu, ne foutez pas tout en l’air en faisant les cowboys.

« Bref, ils étaient sur PX-627, et ils devaient aller sur DY-828. Nous n’avons pas de nouvelle depuis. Pour les habitants de PX, ils sont partis. Pour ceux de DY, ils ne sont pas arrivés. »

Erin avança sur la table un boitier muni d’un fil et d’une interface de branchement.

« C’est à brancher sur les DHD afin de vérifier les séquences entrées. Cela vous donnera déjà une indication. Le but étant donc de retrouver cette équipe, et au plus vite. Ils ont disparu depuis deux jours. Des questions ? »

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D.C. Sous Lieutenant Pedge Allen - Teshara Lays ~ Ecriture : Springgreen
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Jeu 5 Oct - 21:14
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Ca n’allait pas fort.
Malgré l’inoculation, elle n’avait toujours pas le gêne. Qu’est-ce ça fait un pilote sans le gêne ? Surtout pour une spécialité en co-pilotage de jumper. La jeune femme serait dépendante d’un pilote ayant le gène de manière permanente. Et en cas d’accident à l’extérieur, de décès du pilote ? Le vaisseau demeurerait parfaitement inerte face à ses requêtes.
Peut-être que le Codir devait envisager sa reconversion. Peut-être qu’elle même devait l’envisager.

Mais merde quoi ! Ca lui foutait la trouille ! Une trouille bleue.
Car ce coup-là, elle ne l’avait pas vu venir.
Nelly, c’est une crevette d’un mètre soixante qui a suivi l'entraînement de base et répondu aux tests physiques habituels. Mais rien de plus ! Elle n’a pas son pareil pour les verrouillages missiles à bord des F-302, c’est la plus alerte pour les mesures dilatoires. Mais en ce qui concerne le combat, ce n’est pas spécialement une flêche.
Vous imaginez quoi, quand même ? Qu’elle pourrait aligner quelqu’un avec un P90 qui fait quasiment la taille de son bras ? Oui...juste le minimum requis pour passer les contrôles.

Là, elle avait eu le message lui indiquant qu’elle était mobilisée pour partir en mission. Au début, elle avait sauté de joie en voyant les noms de ceux qui y participeraient. Le colonel gentil et SURTOUT Walker Texas Môman !!!! Et le dernier...ben elle le connaissait pas mais il avait un nom sympa.
Mais bon, après, elle avait légèrement déchanté en imaginant ses piètres performances sur le terrain. Le positivisme sans faille de l’hispanique était sa seule arme contre cet état de fait et elle se rassura rapidement en se disant, qu’avec Pedge à ses côtés, elle ne serait que plus inspirée pour être à la hauteur. C’est quand même la première fois qu’elle partait sur le terrain et elle appréhendait BEAUCOUP !!!!!
D’ailleurs, à tourner comme une cage en lion...Euh...non...comme un lion en cage...enfin, une lionne ! Non…

*Bon, tant pis !* Songea Nelly en quittant ses quartiers.

Elle ne connaissait pas encore très bien Pedge malgré tous ses efforts pour la rencontrer en de multiples occasions. Il y a même des fois où ça avait été orageux. Mais si elle avait bien compris une chose, c’est qu’elle était beaucoup trop sérieuse pour manquer le briefing. Et qu’est-ce qu’ils font les gens qui veulent pas le manquer, hein, le briefing ???
Et ben ils viennent plus tôt !!! Genre quinze bonnes minutes avant !

La jeune femme avait besoin de la voir. Elle avait besoin de se rassurer. Et elle savait que Pedge y serait. Alors Nelly fourra les balles antistress dans les poches de son uniforme puis fonça jusqu’à la salle de réunion. Fidèle à elle même, toujours en grande gamine qu’elle était, elle parvint dans le couloir en sautillant gaiement et son sourire enfantin s’élargit dès qu’elle rencontra le regard de Pedge.
Elle progressa un peu plus vite et fît une roue pour toute conclusion de son étrange danse avant de se planter devant la jeune femme et la saluer militairement. Enfin...un salut un peu vite fait…histoire de voir s’il y avait pas trop de monde autour...avant de FONCER DANS SES BRAS !

« Pedgy !!! » Elle se décolla rapidement avant de la gratifier d’un sourire charmant. « On va partir junto, c’est génial ! On va s’éclater et...attends...faut faire un test avant !!! Si si, un test para ti ! »

Nelly lui tendit ses deux mains refermées. Elle insista pour qu’elle choisisse l’une des deux pour son test étrange. De toute façon, il y avait la même chose dans chaque mains mais, ça, elle ne le saurait pas.

Pedge restait de marbre, dans son uniforme comme toujours impeccable. Voir Bricks faire la guignole juste avant de partir lui filait des aigreurs d’estomac. « Sérieusement, vous ne pouvez pas garder vos jeux stupides pour vos heures à la maternelle ? », fit-elle d’un air blasé tout en optant pour la main droite, capitulant d’avance pour ne pas qu’elle insiste de trop. Elle commençait à connaître la bête.

Dès qu’elle fit son choix, Nelly ouvrit la main pour découvrir une petite boule rouge en plastique. Mais pas n’importe laquelle, le genre à se coincer sur le nez pour faire un nez de clown. Dès lors, elle retira les boules antistress qu’elle avait fourré dans ses poches et se mit à faire un jonglage quasi-parfait.
Oui, Nelly jonglait devant Pedge, avec un nez de clown, un grand sourire sur le visage, pile devant la salle de briefing. Et pourquoi donc ?
Ben devinez ?

Tester son humour bien sûr !

Bref. Vint le temps du briefing.
Nelly avait veillé à s’installer à côté de Walker Texas Môman, histoire d’être avec elle, tout simplement. Elle écouta le briefing et son air enfantin la quitta petit à petit devant le sujet. Une équipe d’exploration perdue et deux peuples qui se rejetaient la balle. Son regard détailla longuement les visages des équipiers disparus. Elle savait qu’elle allait forcément oublier l’exactitude des traits.
Pour elle, c’était une nana moins belle que la belle docteur manipulatrice. Deux types sympas et un vieux croulant comme le vilain-méchant-caldwell. Alors il serait peut-être plus judicieux de prendre ces photos avec soit. On sait jamais, des fois que d’étranges kidnappeurs fassent les mêmes mensurations pour se substituer à l’équipe. Avec leur fringues...
Comment ça, c’est dingue ? Nan, c’est Nelly ! Et l’idée est plutôt marrante. Enfin...non, pas pour les collègues.

Mais là, Pedge à côté de l’hispanique, ça devenait une torture de plus en plus difficile à supporter. Elle était LÀ, juste à côté, à portée de main. A portée d’ongles plutôt ! Le regard de Nelly reprit son air enfantin et pleins d’étoiles pétillèrent dans ses yeux. Non, il fallait pas, c’était un sujet sérieux. Et là, quand même, enfin bon…

ET PUIS TANT PIS !!!!!

Elle profita que la femme du chevalier anglais regarde ailleurs pour aller chercher la partie tendre des côtes de Pedge avec ses ongles. Une chatouille d’une demi-secondes, ou plus, elle ne savait pas bien. De quoi la surprendre avant de répondre à son regard noir d’un petit clin d’oeil et d’un sourire parfaitement innocent.
Ah...ça allait tellement mieux. Plus le moindre soupçon de désespoir.
Nelly était heureuse et se reporta sur le dossier en ignorant ceux qui auraient pu la griller. Elle avait bien quelques questions à poser mais il valait mieux que le chef d’équipe le fasse en premier. Question de respect non ?

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Ven 6 Oct - 19:38
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Mike -Pedge et Nelly
La main froide
Chronologie : 04 septembre 2017


Sur Atlantis, on ne peut jamais dire qu’on s’ennuie, si c’est le cas, c’est qu’il y a un problème ! depuis qu’il avait repris les missions en juin, John bossait pas mal, entre la paperasse, la gestion des soldats, des suivis psychologiques de certains, de quelques missions à droite et à gauche et d’aider sur magna, l’homme n’avait pas vu les mois passés. Bien entendu, il avait pris quelques jours, histoire de se ressourcer sur le continuant en compagnie d’amis ou d’une connaissance qui désirait découvrir celui-ci comme Natasha. Mais bon, les jours semblent bien trop court parfois.
Rien que la veille, il y avait une soirée DVD avec un grand classique : la planète des singes, comment revoir en une soirée les trois derniers films d’un film devenu mythique. Une bonne soirée, généralement organisé par des militaires avec beaucoup de gris.

Ce matin, l'homme était en vadrouille à l'armurerie. Le don que lui avait fait Paresok, d'un marteau de guerre Natus, trônait dans ses affaires personnelles et il avait demandé à McArty de lui confectionner une sorte de housse, pour préserver l'arme sans l'abîmer. C'est en revenant vers son bureau, qu'il vit sa tablette clignotée, signe d'un mail et pas n'importe lequel. Mademoiselle Erin Steele RDA de sa qualification, le convoquait pour partir en mission. Elle aurait pu s'y prendre plus tôt n'empêche ! Il est du genre à ne pas être H-24 sur son ordinateur et même si généralement, il a une petite tablette dans l'une de ses poches, pour être au courant des mails et des imprévus, il aurait pu louper cette convocation. Enfin bon, ce n'est pas la première fois qu'on lui demande de venir expressément. Mais sur le coup, il avait eu un petit coup de stresse en se disant qu'il aurait pu manquer l'heure de la convocation, puisqu'il avait oublié sa tablette dans son bureau. D'ailleurs, il est qu'elle heure-là ? 10h00… ça va... Il avait une heure de quoi lui laisser un peu de temps, pour potasser les éléments et les membres de l'équipe.

Une équipe composée exclusivement de militaire dont deux qu'il ne connaissait pas vraiment personnellement. Le patronyme de la fraîchement promu Sous-Lieutenant Pedge Allen, le fit sourire. Il avait combattu avec elle sur magna et ils avaient tous deux eu une très bonne cohésion et tout semblait fluide sans aucun accro, malgré les difficultés qu'ils avaient rencontrées. Cette guerre les avait fait se rencontrer et les avait liés solidement dans cet esprit de camaraderie militaire que sont les frères et sœurs d'arme. Il avait un fort respect pour cette femme et avait naturellement de l'affection pour elle. Cela lui rappela une discussion, eux en juin, le 21 pour être précis, juste avant qu'il la laisse partir sur une mission qui aurait dû être « banal » sur la planète Ovidae.

Flash-back : 21 juin 2017 -16h30 dans le bureau du colonel


« Bonjour sous-lieutenant Allen, prenez place » L’homme était sur le canapé, une zone très tropicale, puisque la botaniste Marie, avait tendance à lui mettre des plantes de partout et bonne patte John avait accepter cette décoration naturelle. Il lui fit un rictus accueillant.

« Mon colonel », fit la susnommée en saluant réglementairement avant de prendre place dans le canapé, se décalant d'un quart de fesse pour rester face, du moins, dans un demi profil, à son interlocuteur.

« Vous vous portez comment ? » Dit-il simplement. Devant lui et sur la table basse il y avait un dossier gris avec le nom de la jeune femme.

Un dossier qu'elle n'avait pas manqué d'aviser sombrement. « Très bien, merci. », répondit-elle, toujours aussi laconique. Son non verbal traduisait qu'elle semblait tranquille. Mais bon, elle était connue pour être une pro du contrôle.

Elle ne lui facilitait pas la tâche… il aimait pas faire ça. Et puis elle faisait la fermée comme d’habitude. « Bon… on va rentrer dans le sujet épineux. J’ai reçu le rapport du colonel Caldwell avec votre lettre de démission et ce qu’il a tenté pour vous montrer que ce fut une belle connerie. Ma question est donc : vous voulez toujours quitter l’aventure ? » John y allait franco.

Elle inspira par le nez avant de répondre, impassible. Ses yeux se fixèrent sur ceux de son supérieur : « Non mon colonel. J'ai revu ma position, et je souhaite revenir sur le sujet de cette lettre... » Elle n'était pas fière d'elle, et cela se sentait.

John, la toisa avec un regard bienveillant et rassurant. Il se doutait bien, qu’elle n’était aps des mieux en ce moment. « Parfait, je me voyais mal, vous renvoyez sur terre… sauf pour vous demander de ramener de la barbe à papa » Dit-il en toute franchise avec une pointe d’humour pour détendre la boule de nerf qu’elle est. « Je vous écoute »

« Je vous avoue que ça ne me déplairait pas d'en manger une... », fit Pedge qui ne savait pas à quand remontait sa dernière barbe à papa. Certainement quand elle était gosse et que son père n'était pas dans le coin quand il y avait la fête foraine à Austin. Elle ne savait pas trop ce qu'il attendait d'elle. Devait-elle se confier ? Elle n'en avait pas vraiment envie... Aussi répondit-elle simplement : « Je vais mieux, et je ne souhaite pas démissionner. C'était une connerie, prise sur un coup de tête. J'ai mal vécu le fait d'apprendre pour les civils Natus et les avaries du Dédale. »

John lui fit un sourire, celui qu’il avait quand il avait une connerie en tête mais elle ne devait pas connaitre ce genre de rictus. Le sujet barbe à papa reviendra plus tard. Il l’écouta attentivement. Lui aussi avait très mal prit cette annonce, comme beaucoup. « Comme nous tous. J’espère que vous avez intégré que ce n’est pas de votre faute Allen. N’importe qui aurait donner cette information et on vous refuser la mort. »

Elle opina du chef. « C'est ça de se dire que nous ne sommes pas n'importe qui », dit-elle simplement. Elle poussa un nouveau soupir avant d'ajouter : « Mais c'est bien intégré. Je suis désolée de m'être montrée ingrate et prétentieuse. J'aurai dû réfléchir, prendre sur moi, et ne pas faire un caprice de cette nature... »

Cela pouvait être de l’égo, mais chacun se considérait unique. « Ce n’est pas un caprice. C’est humain. Face à des chocs aussi forts on fait tous des conneries. Je me suis montré tout aussi con que vous en janvier, pourtant je suis un vieux » Fit-il pour dédramatiser la chose « Bon, si vous êtes consciente de cette connerie et bien loin de continuer à vous fouetter… je vous annonce que tout est bon pour votre retour dans les missions. Vous êtes d’ailleurs convoquée demain pour partir sur Ovidae et escorter le docteur Taylor Laurence. Vous en saurez plus dans ce dossier » Il se leva, lui tendant le dossier qui était sur la table.

Il avait raison, et elle le savait, et c'était bon signe. Elle allait mieux. Elle le ressentait, et c'était tout ce qui comptait. Elle ne fit pas de commentaire, ne se sentant pas légitime pour dire s'il était con ou pas. Elle le respectait trop pour cela. Par contre, qu'elle retourne en mission si tôt, elle ne s'y attendait pas. Cela illumina sa journée. Elle avait besoin de prendre l'air, et cela effacerait certainement le reste des courbatures qu'elle avait gardé en souvenir de son séjour sur le Dédale. « Très bien merci. », fit-elle en se levant elle aussi, pour se saisir du dossier.
« Contente de reprendre du service. », ajouta-t-elle pour faire part d'une émotion qu'elle ne montrait pas.

Il lui sourit avec un signe pour qu’elle le suive. « Content de vous garder, j’aurais été mal sans mon binôme de corps à corps pour écraser des mastodontes. D’ailleurs Paresok m’a donné un marteau de guerre » Fit-il sur le ton de la conversation « Venez, pour fêter ça, je vais vous redonner le goût des barbes à papa, on a une machine au self mais personne l’utilise a part moi. Je en sais pas pourquoi d’ailleurs » fit-il d’un air innocent. Faut dire que la machine était toute neuve.

« J'espère qu'on en recroisera pas de si-tôt », dit-elle sans conviction, sachant que la reine préparait son coup désormais. « Enfin, vous êtes bien vu vous, moi je n'ai pas eu de marteau. » Elle fit une petite moue, tout en l'accompagnant. Elle ne savait pas qu'une telle machine était disponible en self-service sur la cité. Ce n’était pas mal. « Je ne savais même pas qu'elle existait... Mais vous n'auriez pas dû m'en parler, je vais prendre des fesses... », répondit-elle d'un air tout aussi innocent.

John pouffa un peu « Oui, c’est ça d’être un haut officier, vous verrez » fit-il amusé avant de continuer rire doucement à la suite des phrases de la lieutenant. « Oui, elle est nouvelle aussi. Arf… tant que vous passez les portes ça ira » Et ils partirent manger leur fameuse barbe à papa au self.


Retour à la réalité – 10h00 le 04 septembre 2017 bureau du colonel


Enfin bon. Il regarda les deux autres soldats : Nelly Bricks, une jeune femme qui était avant sur le Dédale, en parcourant son dossier, elle avait été jadis gradée et dégradé au fil du temps. Généralement suite à une réaction un tantinet excessive d'une récompense octroyer. John avait du mal à comprendre tout mais commençait à se dire que cette jeune femme, ne voulait pas être récompenser suite à des missions qui avaient coûtées la vie à ses collègues et proches. Ce qui était compréhensible et la dureté des sentences étaient un peu rude au goût du colonel. Après, il était plutôt dans l'empathie et certains vieux militaires le voyait laxiste. Enfin, revenions sur cette Bricks. Elle était co-pilote, mais sin gêne n’avait pas été activé… bon, elle verrait si cela marche pour la seconde inoculation, sinon cela allait devenir problématique pour la jeune femme. Son dossier restait quand même impeccable et comme elle avait servie sur le Dédale, un bâtiment spatial très élitistes sur les compétences, elle avait les honneurs. Par contre, John la connaissait un peu des ouï dires, notamment d'Hoffman, qui l'avait déjà rencontré. Il lui était arrivé d'entendre parler de l'excentrique espagnole quand il déjeunait avec les deux RDA Steele et Hoffman, mais rien de plus. La jeune femme, semblait être dynamique et très enfantine… Ah si, il l'avait croisé lors de la remise du courrier sur magna. Mais ce fut un échange rapide. Il allait très vite voir de quelle trempe et cette femme à la réputation des plus intrigante voir même un peu flippant (d'avoir un adulte-enfant) et avec un dossier aussi prometteur.

Quant au second Mike McPherson, arrivé il y a un mois avec les renforts de l'été, celui a connu un traumatisme de guerre, mais avec un service tout aussi impeccable et prometteur. Cet homme semble droit dans ses bottes et il en avait entendu que du bien de son bras droit le major Frei. Ça spécialité en reconnaissance allait être utile vu l'intitulé du mail de la RDA. Encore un nouveau à découvrir et cela allait être intéressant.

Après avoir potassé les dossiers de chacun, il était bien l'heure de se rendre en salle de briefing. Ainsi, John arriva avec vingt minutes en avance, entrant dans la salle. Il était le premier venu et il n'y avait qu'Erin de présente aussi professionnelle et charismatique qu'à son habitude. Il alla se prendre un café voyant qu'elle avait déjà une tasse. Pendant le temps « libre » avant de commencer le briefing, le colonel, s'approcha de la jeune femme pour la saluer plus personnellement. Toujours avenant et joyeux surtout qu'ils étaient seuls.

« Bonjour Erin. Tu vas bien ? »
Naturellement, Erin afficha un sourire jovial sur son visage, tout en se relevant, en voyant arriver son ami, un peu comme-ci c'était lui qu'elle attendait en premier. « Bonjour John. » Et elle s'approcha pour lui faire la bise, une main sur l'épaule qu’il lui rendit.
« À merveille, et toi ? »
« Très bien. Tu m’as fait une équipe de petits nouveaux. Sauf pour Allen » Il lui sourit. « On se voie demain soir pour faire un repas entre responsables, enfin si je suis rentré pour parler de Bricks ? Savoir si elle est aussi particulière que ça ? »
« Au moins, tu ne perds pas la main avec les nouvelles recrues. » Elle lui retourna son sourire, avant de répondre : « J'aimerai bien oui. Elle me fait un peu peur pour cette mission, mais nos ressources humaines étaient limitées. Et j'ai un sentiment partagé sur son dossier... partagé dans le sens positif. »
John ricana de plus belle. « C’est gentil de me donner de la chair fraîche » Il posa un bout de fesse sur la table, pour s’adosser à celle-ci.
« Nous verrons. Apparemment elle connait Allen, donc j’espère que ça ne va pas être Allen la nourrice et McPherson et moi les tontons. Si elle ne fait pas l’affaire je te la renvoie ».
Erin se replaça dans son fauteuil de salle de briefing, croisant les jambes pour écouter John, un sourire sur les lèvres. « Je pense qu'elle n'est pas là par hasard, néanmoins n'hésite pas oui. Je ne veux pas que cette mission foire. »
« Moi non plus. Et puis bon on en a des excentriques ici… c’est un critère apparemment » lança taquinement John « On se dit donc demain 20h00 au bar Athosien ? Ou on s’envole pour l’auberge Athosienne sur le continent ? La mer est bleue encore en cette saison »
Elle opina du chef en rigolant quelque peu. C'était vrai. Il y avait de sacré énergumène. Elle fit un geste de la main. « Oh, si tu me prends par les sentiments, l'auberge Athosienne m'ira très bien. »
John rigola « Oh non, je ne me permettrais pas de faire ça voyons… il en a un qui me tuerai » Dit l’homme d’un air espiègle.
« Tu n'as qu'à l'inviter lui aussi, il ne fera pas son anglais ronchon comme ça. Par contre, vous vous tenez bien à table. », répliqua Erin amusée.
« Mais il est invité sinon il va me faire une scène et je pourrais plus voir la suite des Marvel ! » Il ricana « Oui maman ».
« Après, on passera aux films à l'eau de rose. », répliqua-t-elle du tac au tac, agitant sa main en signe de fessé pour sa réplique maternelle.


John ricana de plus belle. Mais ne répondit point à Erin, les autres personnes arrivèrent et chacun prirent place, John salua son équipe chaleureusement et s'assit sur le côté du « U » que formait les tables. À sa droite il y avait Pedge. Le briefing commença et le thème de la mission était de trouver où avait pu se retrouver cette équipe. Soit il avait un des deux camps pas très honnêtes soit il y avait eu un véritable problème, kidnapping ou problème de porte… désintégration dans le vortex de quoi donner la chair de poule. Où comme Ronon, l'an dernier il s'était retrouvé sur la mauvaise planète à cause d'un dysfonctionnement d'une porte des étoiles. Enfin bref, ils verront ce qu'il en ait. Tant qu'ils ne foiraient pas les efforts diplomatiques… après ça dépend si l'un des clans retiens prisonnier l'équipe, la diplomatie ne sera plus à l'ordre du jour.

En regardant son équipe, John fut étonné de voir Bricks toucher les côtes de Pedge… il les regardèrent toutes les deux en fronçant les sourcils. Ça commence bien, ce n'est pas l'heure des chatouilles… Il se racla la gorge fixant Nelly. Puis reporta son attention sur Erin qui finissait et qui demandait si chacun avait des questions.

« Nous allons donc sur la première planète Px-627. Je n’ai pas de question, envoie-moi juste les données des planètes et ça sera parfait »

CODAGE PAR AMIANTE


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Sam 7 Oct - 11:50
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Reconnaissance et récupération.

C’était le titre du mail de convocation qu’il avait reçu. Sans même avoir lu le corps du message, Mike avait déjà la mine grave. Il savait ce que cela voulait dire. Il connaissait ce genre de missions par coeur, trop, à son goût.

Cela signifiait que le contact avait été perdu avec un ou plusieurs individus et que le délai devenait alarmant. Les informations à disposition augmentaient aussi d’un cran l’inquiétude des responsables et envoyer une équipe en sauvetage s’imposait rapidement. Dans ce genre de missions, on s’attendait au pire des scénarii, les individus avaient été tués et il fallait au moins avoir une preuve pour lancer une opération punitive dont on n’osait pas prononcer le nom. On trouvait souvent une raison bidon pour justifier d’une mission dans les environs, mais il ne fallait pas être dupe, on envoyait les gars pour leur faire sentir qu’on n’était pas des enfants de choeur. Parfois -de trop rares fois-, on les retrouvait, mais dans un sale état, battus, torturés, physiquement ou pire, psychologiquement. Ça n’était jamais beau à voir et les gens en revenaient changés à jamais. Il n’y avait jamais de fin heureuse. Mike le savait. C’était pour ça qu’il avait le visage fermé en parcourant le message qui le convoquait, d’autant plus quand il vit le nom des pointures qui étaient envoyées. Atlantis non plus ne plaisantait pas.

Le Sergent McPherson se pointa pile à l’heure pour sa part. Poireauter et faire les cent pas en attendant que le responsable du briefing se pointe à l’horaire prévu n’était pas ses habitudes. Si on avait donné une heure, c’était pour une raison. Il fut le dernier à arriver dans la pièce et il salua rapidement les personnes déjà présentes. Il prit place face à Sheppard et les deux femmes.

Le briefing commença.

Mike feuilleta le dossier devant lui à mesure que la situation leur était exposée. D’abord le visage et la fonction de chacune des personnes manquant à l’appel -une équipe complète. Puis ce fut le tour des informations concernant les étapes de leur expédition. Le ton de la jeune femme du CIS était grave, elle semblait affectée par leur disparition et le sérieux de la situation.

Visiblement, ce n’était pas le cas de l’une des jeunes femmes qui se permettait de faire le clown pendant la réunion. Vraiment ? pensa le sergent qui lui lança un regard noir qu’elle ignora ostensiblement. Tous n’appréciaient pas la situation à sa juste valeur et cela pouvait leur coûter cher en mission.

Personne ne semblait avoir de question concernant la mission, mais une remarque lui vint lorsque les propos des deux villages visités -ou à visiter- lui rappelaient une situation qu’il avait eu l’occasion de lire dans les différents rapports de mission des équipes SG. Il avait eu bien des années pour les éplucher et au moins un en particulier lui revint en mémoire. Il leva la main et lorsque la parole lui fut donnée, il demanda :

On est certains qu’il n’y a pas eu de problèmes avec la porte comme SG1 en a déjà rencontré en mission et qu’ils se sont retrouvés dans le passé ? Si on débarque à 4 gros bras (il parlait surtout de Sheppard et Allen, dont la réputation les précédait), je suis pas sûr que nos nouveaux alliés vont le prendre comme une visite de courtoisie.

Surtout qu’au vu de la mission, Mike ne comptait certainement pas se pointer avec un “gentil” P90. Il était du genre à apprécier utiliser les gros calibres. Il en avait l’habitude, fallait dire.
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Mar 10 Oct - 19:28
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La mobilisation avait été rapide. Il n’était pas prévu qu’elle parte en mission aujourd’hui et pourtant, le matin même elle était démobilisée de son emploi du temps initial pour être réaffectée sur une expédition avec une équipe SGA. Flexible, la jeune femme n’avait pas rechigné, et elle s’était donc préparée en conséquence. Exit l’uniforme simple pour dispenser ses cours à des athosiens dans une des salles dédiées à cet effet de la cité, pour opter plutôt pour celui plus réglementaire quand il s’agissait d’aller barouder. Toile renforcée, cuir, rangers, le tout repassé de frais, et lustré de prêt. Elle s’était coiffée de manière stricte, d’une natte tressée durement qui tombait dans son dos, jusqu’à ses omoplates, si ce n’était les deux mèches nichées derrière ses oreilles.

Pedge dans toute sa splendeur ; ni plus, ni moins.

Elle arriva une quinzaine de minutes avant de le début de la réunion, et elle entendit Madame Steele discuter avec Sheppard, aussi préféra-t-elle rester dans le couloir pour le moment afin de laisser les deux hauts responsables s’entretenir tranquillement. L’heure, c’était l’heure, et elle ne souhaitait pas paraître grossière en se pointant en avance alors qu’ils mettaient à profit ce temps pour discuter. Bref. Elle repensait au contenu de la mission. Elle ne savait pas vraiment dans quel bourbier elle allait être envoyée. Seul un nom en fait la faisait ressasser. Nelly Bricks. Elle était de la partie. Le moment tant attendu de voir cette jeune femme désopilante sur le terrain. Dire qu’elle n’appréhendait pas serait mentir. De ce qu’elle avait vu de Nelly pour le moment, elle n’était pas bien rassurée quant au bon déroulement de la mission. Il allait falloir cadrer l’hispanique tout de suite sinon ce serait le bordel.

Et en parlant du loup… Les petites foulées guillerettes ne trompaient personne, pas même le sous-lieutenant qui patientait. Leurs regards se croisèrent tandis qu’elle arrivait en courant, et elle ponctua sa course par une roue de gymnastique parfaitement exécutée. Cela déclencha un soupir chez la texane. C’était partie pour le show… Et merde, voilà qu’elle lui faisait un câlin ! C’était tellement déplacé comme comportement juste avant un briefing ! Pedge venait de passer du stade de la bonne humeur à la mauvaise. Elle se rembrunit quand elle lui demande de faire un choix avec ses mains dans le dos. C’était tellement puéril et elle lui fit comprendre, n’ayant même pas eu le loisir de lui rendre son salut. Sérieusement, si c’était ça toute la mission, elle allait s’arrangeait pour qu’elle ne rentre pas… Blague à part, elle n’était pas certaine de supporter cela longtemps et elle espérait que Sheppard serait à même de la mettre sur le droit chemin. En fait, elle n’espérait pas. Elle savait qu’il en serait capable.

C’était le genre de mec qui avait un charisme d’officier assez exceptionnel. Elle était très critique à son égard quand elle s’était retrouvée dans son équipe pour effectuer la mission périlleuse en Magna et pourtant, il ne lui avait fallu que quelques heures pour qu’elle soit dans son camp corps et âmes. Au départ, elle avait du mal avec les « on dit » et son style de commandement relâché. Pour elle, un officier devait s’imposer de façon autoritaire et être sur le dos de ses hommes pour en tirer le meilleur… Du moins, dans les limites du raisonnable, mais un officier ne devait rien laisser passer quand il s’agissait d’entorse au règlement. Son point de vue avait changé désormais, surtout qu’elle n’était pas la dernière quand il fallait « adapter » les règles. A son plus grand désarroi. Elle essayait de toujours faire comme il faut, mais par moment, il fallait sortir des sentiers battus.

Pedge fit de mauvaise grâce un choix face à Nelly, puisqu’elle n’allait pas la lâcher et elle ne voulait pas entrer dans un débat stérile où l’autre ne comprendrait pas pourquoi elle ne pouvait pas faire sa petite démonstration. La militaire resta impassible face aux jongles de Bricks, et si cette dernière voulait tester son humour, c’était raté.

Au lieu de ça, elle tourna les talons et rentra dans la salle de briefing car il était temps. Elle salua John et Steele et s’installa, et elle fit clairement la gueule en voyant Nelly s’installer à côté d’elle. Franchement, elle espérait qu’elle serait autonome le temps de la mission, sinon elle allait vite péter un câble. Les deux doigts dans ses côtes pour la chatouiller l’irritèrent fortement, et si elle n’avait pas croisé le regard de Sheppard à ce moment-là, elle l’aurait sortie de la salle debriefing par la peau du cul pour la coller au mitard. C’était bon, elle était agacée, et bien comme il fallait. Bonjour l’humeur de chiotte dans l’équipe. Pedge l’assassinat du regard, et elle préféra se concentrer sur les dires de la RDA plutôt que sur Nelly.

En parlant d’équipe, elle ne connaissait pas McPherson. Ce serait une bonne occasion de voir ce qu’il avait dans le pantalon, au sens figuré du terme bien entendu. Elle étudia sans trop s’en rendre compte, sa posture et sa façon d’être, sa façon de réagir au briefing et tout le reste. Il n’empêche que cette histoire de disparition était louche. La texane espérait fortement que les quatre personnes s’étaient simplement gourré de planète, même si ça n’expliquait pas pourquoi ils ne revenaient pas.

Erin Steele


« Nous ne sommes certains de rien. Vous êtes les premières personnes qui vont aller à leur recherche. L’appareil que je viens de donner à John vous permettra d’en savoir un peu plus déjà. », répliqua Erin qui se pencha pour pianoter sur sa tablette. « Les coordonnées sont parties. », rajouta-t-elle à l’attention de John.

Elle les toisa tour à tour. « Le but n’est pas de braquer les gens sur place, soyons clairs. Si vous avez des informations, essayez de m’en faire part et on verra quelle sera la marche à suivre, sauf en cas de situation d’urgence, le colonel agira en fonction de son bon sens, comme toujours. Peut-être que ces gens sont de bonnes fois, ne l’oubliez pas. »

Elle préférait tempérer les troupes. Les militaires n’étaient pas des tendres, surtout quand on touchait à leurs alliés.

« Il nous faut au moins des pistes pour savoir où chercher. » Inutile de préciser qu’elle ne voulait pas de torture et de connerie du genre pour arriver à leur fin. Elle faisait suffisamment confiance à John pour ne pas tomber dans ce genre de travers. « Vous disposez des ressources technologiques de l’expédition de façon illimitée, alors prenez ce que vous jugez utile. Le départ est pour dans 20 minutes. Si vous n’avez pas d’autres questions, c’est le moment d’y aller. »

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Jeu 12 Oct - 14:40
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Mike -Pedge et Nelly
La main froide
Chronologie : 04 septembre 2017



Apparemment Nelly avait été aussi grillée par McPherson et vu son regard, il était tout aussi bienveillant qu'un bouledogue gardant le portail de son maître. Bricks avait dû comprendre, avec les deux hommes, même si le sergent était plus sombre que le colonel. Et John du temporiser son regard sur Pedge, pour la retenir de faire un mouvement regrettable. Elle semblait espérée et il comprenait. Ce n'était pas l'heure de faire des vagues, le briefing avait plus d'importance et pas certain que Steele ait remarquée, ou du moins tant qu'elle ne dit rien il fallait faire comme rien n'était. Un égarement était possible, mais si bon, faire des chatouilles c'est bizarre comme comportement. John espérait fortement, que la mission serait plus professionnelle, il n'avait pas envie de faire de la garde d'enfant. L'humour pas de problème, mais nounou non. Surtout qu'il faudrait retenir Pedge de tuer l'espagnol et peut-être même le sergent au vu du regard bien sombre qu'il avait lancé à la petite jeune femme.

Ça commence bien.

John écouta la réponse de la RDA suite à la question du sergent. Bon, il allait avoir un appareil, pour analyser la porte c'est déjà une bonne chose, il serait dommage de passer à côté d'un problème de dysfonctionnement. Il se prit la liberté de répondre aussi.

« Nous iront dans une optique bienveillante oui. Nous aviserons par la suite, si malheureusement on se rend compte qu’ils sont acteurs de l’enlèvement de notre équipe » Par-là, il disait clairement, que s’il fallait se battre, il n’hésiterait pas, pour sauver son équipe. Mais avant de péter des rotules, il fallait être les gentils et comprendre ce qui se passe. Pour le peu que les Geniis soient là-dessous, avec les menaces habituelles qu’ils font sur les populations, ces braves gens n’aurons eu comme choix : la vie des atlantes contre la leur. Et en cela, on ne pourrait guère leur en vouloir.

« Vingt minutes ? Cela risque d’être un peu trop juste Erin. Il nous faut prendre un équipement répondant à plusieurs scénarios. Trente quarante minutes seront plutôt nécessaires s'il te plait. »

Erin accepta d’un hochement de tête. Cela allait bien à John, qui la remercia silencieusement avec un petit rictus.

Une fois que les dernières interrogations furent résolues, John, se leva de sa chaise faisant signe aux sergents et au sous-lieutenant de se rendre à l’armurerie. Dès que l’espagnol se leva, il lui fit signe de ne pas sortir. Il attendit que les deux autres soient hors de la salle. Il se fichait bien que Steele entende ou non, elle était cheffe et elle avait l’habitude.

« Bricks, attendez deux minutes. J’ai à vous parler »

Nelly cherchait visiblement à parler à Erin. Elle fît soudain demi-tour pour se planter devant le colonel, un sourire radieux sur le visage.
« Chef, oui, chef ?!? »

John retenu un petit rictus, on aurait dit un chiot fou de voir son maitre. Cela était étrange comme sensation.
« Les chatouilles et autres facéties, vous les garderez pour le côté intimes et non en briefing ou durant la mission. Je compte sur votre professionnalisme. » Il lui fit un rictus encourageant.

Nelly montra sa main responsable.
« Ah mais je lui ai dit pourtant !!! Mais il n’y a rien à faire, ma main est amoureuse des côtes de Pedgy ! Comment qu'ils appellent ça déjà...heu...syndrome de ... ? AH VOILA ! Syndrome de la main étrangère !!! »
Son sourire s'élargit ! Elle croisa ses mains derrière son dos, un air complice sur le visage.
« Mais c'est promis, prochaine fois, je la lazo ! Avec tout plein de scotch ! Ou des menottes tiens ! Mais j'enlèverai le velours rose qu'il y a tout autour ! Et il y aura plus de problèmes ! »

Un instant de silence avant qu'elle ne rajoute dans un murmure et un plus sérieusement :
« Et puis y'a un temps pour le jeu et un temps pour le travail, mi coronel !

Sur le coup il crut qu’elle se foutait de sa gueule…le chien de son enfance, avait le syndrome de la patte étrangère et il se l’attaquait dans ses vieux jours… oui, elle ressemblait à un chien tout fou et trop existé ! Il soupira pendant son discours de mains étrangère… non mais elle allait finir avec un coup de pied aux fesses vraiment. Elle le prenait pour un con… Il allait lui répliquer une phrase cinglante quand son ton sérieux après l’interloqua.
« Tâchez de vous tenir, sinon ma main aussi va avoir envie de faire des chatouilles sur le clavier pour une demande plus sérieuse que le jeu » Dit-il doucement. Puis ajouta simplement « Oui, chaque chose dans son temps Bricks et comme vous semblez être sérieuse parfois, rester le jusqu’à la fin » C’est particulier franchement… faudrait qu’il regarde son dossier psy, pour voir si elle n’avait pas de problème de schizophrénie. Passer de l’enfant à l’adulte en deux secondes c’est un brin flippant.

Une lueur d'espièglerie insolente brula un instant dans son regard. « Vous aurez votre idée de moi sur le terrain...mi coronel ! »

Cette lueur, il la remarqua bien. Il reste stoïque pour une fois et il haussa un sourcil presque amusé. « Oui. Allez oust » Il lui fit un mouvement de tête vers la sortie. Et puis bon, l’objectif sous-jacent de cette mission était d’évaluer les deux « nouveaux » et notamment cette Bricks, au comportement déroutant et qui avait déjà fait le tour de la cité. Il ne voulait pas trop s’avancer, mais si elle se révèle avoir un double comportement, il allait avoir bien plus de mal à l’évaluer de manière pro. Bien plus de mal que la personnalité de Mike, qui semblait droit dans tous les sens du terme. Et Allen étant du même bois, il n’aurait pas de difficulté à évoluer avec ce genre de personne, puisqu’il en avait l’habitude. Enfin il verra bien, il se refusait de juger pour le moment.

Le "oust" raisonna pour Nelly comme si elle avait eu vingt sur vingt à sa dernière dictée. Elle leva les deux bras en l'air en un OUI silencieux puis se rendit en sautillant gaiement auprès d'Erin.

John lança un regard à Erin, roulant des yeux avant de tourner les talons et de se rendre à l'armurerie. Il avait quand même un faible sourire, elle était drôle, mais cet amusement n'avait pas lieu d'être à cet instant. Non mais, on aurait dit qu'il venait de la féliciter franchement… quand il pense qu'elle était sur le Dédale, il est étonnant que Caldwell l'ait laissé en vie et pas abandonner sur une planète sauvage. Enfin bref, il verra.

Il se rendit à l'armurerie prenant son équipement. Une fois prêt, il alla quand même vérifier ce que chacun avait sur lui, Nelly n'étant toujours pas là… et en conséquence ajusta le siens. Une fois, prêt il retrouva Erin, qui lui donna le fameux boitier et les instructions le concernant. Après l'avoir remercié il marcha avec les membres prêts de son équipe vers la porte des étoiles indiquant au technicien de la porte la planète où ils se rendaient.

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CODAGE PAR AMIANTE


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Bon, pour le côté comique, c’était raté. Un bide total et monumental.
En plus, le gentil colonel n’avait pas aimé. Normal, ils étaient en plein briefing. Mais là, à part une grosse colère, Pedgy ne montrait rien d’autre. C’est comme si les quelques moments passés auparavant n’avaient pas compté, que ce n’était que du vent.
Bon, bon, d’accord. Là aussi, ça avait été mouvementé, mais Nelly s’était dévoilée un peu. Elle l’avait prise dans ses bras pour lui exprimer sa compassion, lui dire combien ça la peinait de la voir aussi mal après la mission de la Magna. Elles s’étaient peut-être perdues de vue entretemps, chacun ayant son emploi du temps, mais ce moment sympa n’était tout bonnement pas rayé de sa mémoire si ?
Cela lui fit quand même un petit pincement au coeur.

Pour elle, la mission s’apparentait surtout à une enquête quasi-policière. Il allait falloir déterminer qui disait la vérité de qui mentait avec, en prime, toute une dimension diplomatique. Elle considéra le contenu du dossier un long moment avec les images des portés disparus et elle eut une idée. Peut-être pas la meilleure mais...surement utile au groupe !
Par contre, vingt minutes pour se préparer ? Si peu de temps ???
Il allait falloir courir...MAIS COURIR !!!! Encore heureux que le gentil colonel était intervenu pour demander plus de temps.

Il était temps de se préparer. Nelly comptait aller voir directement Erin pour une requête particulière, débutant un pas chassé lorsque le gentil colonel en question l’appela. Ce fût une discussion très intéressante. Et bien amusante !

Nelly alla ensuite directement voir Erin à la sortie de la salle. Elle malmena ses doigts, le regard pleins d’étoiles, tout en murmurant :

« C’est la copine du gentil chevalier... »

Grillée !
Elle avait de l’oreille la directrice ! Nelly eut une expression trahissant un “ZUT” monumental alors qu’elle levait ses mains en signe de reddition. Parce que elle, elle ne la connaissait pas bien et c’était quand même une cheffe. Et puis, bon, elle avait pas l’air terrible comme ça mais fallait surement pas s’y fier. Alors elle s’approcha, toute heureuse, pour lui annoncer :

« J’ai besoin d’un service m’dame la directrice !!!! Je peux avoir une tablette avec une copie du briefing de nos collègues ? Leur dernier rapport aussi, ça doit pas être leur première visite j’imagine ! Et leurs photos ! Il y a des infos qui nous seront surement utiles une fois sur place ! Ah, et une carte des environs s’il y en a une dans la base de données ! » Elle laissa un large sourire étirer son visage. « Je dois courir rapidamente pour prendre un autre truc super cool et super utile pour tout le monde ! Pour ça que je demande !!!! Je peux avoir ?!? Dis, je peux l’avoir ?!? »

Erin la toisa, ne pouvant en placer une le temps du monologue de la jeune femme. Elle débitait à une vitesse folle sans prendre de respiration mais au moins, elle avait le mérite d’articuler, c'était déjà ça. Par contre son accent et ses mélanges de langues ne facilitaient pas la communication. Heureusement Erin était bonne en langues et elle maîtrisait assez l'oralité d'un discours pour ne pas se laisser distancer ou perdre dans le flot de paroles.

« Je vais voir ce que je peux faire Mademoiselle Bricks. Je vous revois avant de passer la porte. » Il allait lui falloir un peu de temps pour rassembler tout ça et elle allait devoir s’y mettre tout de suite. Quoique avec la préparation du briefing, elle avait sous la main l'essentiel des infos.

Juste après, Nelly s’élança dans les couloirs de la cité.
Elle savait où se dégotter l’ingénieur en communication. Ca sert de tisser son réseau pour avoir tous les potins de la cité. Mais c’est tellement loin !!! Mais tellement loin ! Ils pouvaient pas faire ça plus prêt non ? Surtout qu’après il fallait aller à l’armurerie, que les autres se demanderaient pourquoi elle était pas là, bla bla bla bla !!!

L’ingé s’appelait bob. Sérieux, il a pas une tête de bob déjà. Et puis les bob, ça fait pas dans la com si ?
Enfin bref. C’est complètement essoufflée, décoiffée, trempée de sueur, que Nelly débarqua dans leur bureau. Tout ceux qui étaient là la fixaient avec un regard surpris en se demandant ce qui allait leur tomber dessus. Mais heureusement, c’était pas une tornade. Enfin presque !

Beaucoup plus tard, la jeune femme atteignit l’armurerie, encore plus essoufflée, encore plus décoiffée et trempée de sueur. Elle trouva l’armurier qui lui tendit un P90 et elle le regarda avec des yeux gros comme des billes :

« Ca va pas non ?!? » Elle prit l’arme pour le comparer à la longueur de son bras. Ca se passait de commentaires. « Le P90, c’est pour les musclors sur-protéinés. Moi je vais m’envoler si je tire avec ce truc !!! Laisse-moi choisir ! »

L’armurier refusa.
Mais il accepta de la doter sur ses recommandations. Toujours aussi déjantée, la jeune femme s’équipa d’un MP5 avec une crosse qu’elle régla à son gabarit. Elle ne prit que deux chargeurs de trente coups, sans compter celui qui était déjà engagé. Son arme avait une visée laser pour l’aider mais pas de lunette si ce n’est la mire métallique. De toute façon, elle comptait sur les autres gros bras pour la puissance de feu et le plus fort de la baston. Nelly privilégiait la mobilité et voyageait léger, surtout vu sa taille et son poids. Pas question de devenir un boulet pour les autres.

Le paquet surprise prenait toute la place dans son sac à dos. Alors il fallait composer sans et sacrifier une partie de l’équipement. Elle prit donc en holster de cuisse un simple M9 avec son silencieux et un chargeur. Sur la veste, une grenade fumigène blanche et du gel thermite pour faire fondre les serrures.
Et oui, s’il fallait s’introduire quelque part et ouvrir des portes, ce serait toujours plus discret que les coups de bélier d’un monsieur muscle.

Pour finir, une gourde à la ceinture placée dans le dos. Et deux barres protéinées qu’elle plaça dans la dernière poche. Pas de C4, ni de grenade, ni de munitions supplémentaire. Non, plus de place et elle restait modérément encombrée : parfait.
Elle regarda sa montre et écarquilla les yeux. CINQ MINUTES DE RETARD ? DÉJÀ ????????
Ils allaient la tuer, là !!! Ils allaient la pendre en place publique et mettre le feu au bûcher. Oui, les deux en même temps, t’as pas d’imagination toi ?
Déjà qu’ils étaient pas content à cause de ses gratouilles sur Pedgy !

Sans même saluer le pauvre armurier, Nelly s’élança au pas de course jusqu’à la salle d’embarquement. Elle s’écria dès que le groupe fût en vue.

« Désolée ! Désolée ! Désolée ! » Elle fixa le colonel, craignant l’avalanche, en pointant son sac à dos. « J’ai pris de quoi espionner les gens ! Les écouter avec tout pleins de micro discret, genre james bond ! C’est toujours cool d’espionner les gens, hein !!! Ca pourrait être utile et au moins on saura s’ils sont vraiment honnêtes avec nous...pouffff….j’en peux plus... »

Tout le monde était prêt sauf…sauf Bricks. John soupirait longuement se disant qu’il avait été trop sympa encore ! Quand elle arriva enfin, il lui fit les gros yeux à sa plaidoirie… non mais sérieusement ? Erin leur donne du temps et elle débarque comme une fleur et parle comme un enfant. John soupira.
« Je n’aimerais pas espionner ce qui se passe dans votre tête Bricks ! » Il la regarda en fronçant les sourcils « Si vous ne réajuster pas votre comportement durant cette mission, je vous renvoie sur Atlantis comme le ferait M avec Bond ! Avec la délicatesse en moins ! » Si là, elle n’avait pas compris…


Elle respira brièvement puis s’approcha d’Erin dès qu’elle croisa son regard.

« M’dame la directrice ! » Fit-elle timidement.

Nelly récupéra la tablette avec un grand sourire et la coinça dans la doublure de son gilet Molle. Elle farfouilla dans ses poches tout en chuchotant, comme ayant peur que les autres ne l’entendent :

« Je t’aurai bien fait un bisou mais tu vas me mettre en prison et je pourrai pas partir avec les autres. En plus, ils font déjà la gueule !!! » Elle extirpa victorieusement un sachet de haribos pour enfant. Elle le plaqua dans les mains d’Erin. « C’est mon dernier : cadeau para ti ! Bonjour à ton chevalier ! »

« Effectivement, ce n’est ni approprié, ni conventionnel. Tâchez de l'être et ils ne feront plus la gueule. Mais merci. » La brune lui fit un sourire, son paquet de bonbons dans les mains. Elle l'interpella une dernière fois avant qu'ils ne partent. « Je lui passerai le bonjour, et bonne chance. ». Elle était tentée de lui dire de bien se tenir mais elle jugea que c'était inutile avec John en lead, ça se passerait bien. Et puis elle était déjà à la bourre la misstinguette.

Puis elle se dépêcha de rejoindre le groupe quasiment en courant.

« J’suis prête ! Désolée ! J’suis prête ! »
« La Jame bond girl est prête on y va… on a assez perdu de temps comme ça » fit John avec un mouvement de main, pour que l’équipe s’avance.

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Ven 13 Oct - 8:00
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L’hypothèse émise par le Sergent ne fut pas totalement écartée et la responsable du briefing avait déjà prévu cette éventualité. Un appareil qui analyserait la porte avait été remis à Sheppard et leur permettrait déjà d’avoir une première idée de ce qui les attendrait. Si la porte avait subi un dysfonctionnement, les quatre gros bras pourraient rentrer dans la foulée et une équipe de technicien prendrait leur place. Dans le cas contraire, quelqu’un devrait parler pour expliquer cette disparition…

Après quelques dernières recommandations, les militaires furent envoyés se préparer pour le départ. Mike sortit de la pièce à la suite de son alter ego féminin alors que la dernière fut interpellée par leur supérieur. À n’en pas douter, son petit manège avait été surpris et peu apprécié. Pour le coup, le Sergent, qui connaissait sur le bout des doigts ce genre de missions, appréhendait que la fameuse Bricks n’ait pas les nerfs assez solides pour encaisser la pression. Elle risquait d’être mise à rude épreuve et Mike ne souhaitait -pour l’instant- pour rien au monde l’avoir à ses côtés l’arme à la main. Excitée comme une puce qu’elle était, elle lui faisait davantage penser à une mauvaise adaptation d’Harley Quinn que d’un soldat efficace et droit dans ses bottes. Elle devait certainement avoir un truc de spécial pour avoir atterri sur Atlantis. Au fond de lui, il l’espérait vraiment.

Le chemin jusqu’aux vestiaires et l’armurerie se fit dans le plus grand silence. Les deux militaires ne s’étaient jamais croisés jusqu’alors et semblaient aussi loquace l’un que l’autre. Le temps de faire connaissance était remis à plus tard.
Mike revêtit un treillis noir et un gilet tactique ainsi que l’appareil de communication avant de se diriger vers la “boutique” de McArty. Là, il y retira un équipement plus meurtrier.

- McArty.
- McPherson.
- Je pars en balade. Diplomatique.
- Ho, je vois, répondit-il en ajoutant un sourire carnassier. Il savait qu’il y aurait de l’action. Aussi grave une situation pouvait-elle être, la possibilité d’un échange de feu électrisait l’air et rendait les soldats de meilleure humeur. Un peu comme les sapeurs-pompiers qui, il ne faut pas se mentir, ne font pas ce métier pour ramasser les poivrots dans la rue, mais plutôt parce qu’ils ont un côté pyromane un brin refoulé..
J’ai bichonné votre chéri. Vous l’emmenez en promenade, enfin?
- Oui.

McArty disparut quelques instants et revint avec son fusil d’assaut M4A1 qui avait reçu quelques améliorations et personnifications. Il avait été agrémenté d’une lunette Red-Dot, d’une lampe torche fixée au canon et d’un grip sur le dessous. Un joli logo The Punisher avait été apposé à la peinture blanche sur le flanc droit. Il s’agissait d’une habitude qu’avaient prise les Seal sur Terre et que Mike faisait perdurer alors qu’il était loin de la maison. La détente avait été modifiée avec une pièce chromée, mais davantage à des fins esthétiques que pour améliorer l’arme. On comprenait mieux pourquoi McArty l’avait appelé “son chéri”. Il contrôla son fusil et opina du chef. Il en avait pris soin.

Son arme de poing lui fut remise ainsi que le nécessaire qui avait été coché dans le formulaire par le Sergent : des silencieux pour chaque arme, des magasins supplémentaires et quelques grenades dissuasives. Mike partait léger en comparaison du Colonel. Il hésita à prendre un sac à dos, mais il aurait été bien vide et aurait encombré le soldat pour rien. Tout son nécessaire rentrait dans les poches de son gilet tactique. Et puis, il avait été formé à survivre avec moins que ça.

L’équipe se réunit finalement devant la Porte des Étoiles. Étonnamment, Bricks était à la bourre. Elle semblait avoir une bonne raison et évita quelques remontrances. La jeune femme fut simplement gratifiée de quelques haussements de sourcils du Sergent. Les guignolades ne cessèrent pas pour autant et le Sergent réprima un soupir. Ç’allait être une mission compliquée, mais il se demandait d’où viendrait la difficulté. Probablement des deux camps, il le craignait.
Sheppard donna l’impulsion pour le départ, la porte s’activa devant l’équipe, qui salua une dernière fois la responsable qui les envoyait au charbon. Mike avança vers l’horizon des évènements et se retrouva de l’autre côté.

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Sam 21 Oct - 17:15
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Manifestement, John souhaitait faire un point avec Bricks et ce n’était pas plus mal car elle commençait déjà à faire la gamine alors qu’ils se trouvaient dans un briefing de mission. Pedge ne comprenait pas qu’elle puisse être présente sur la cité, ni même dans l’armée. Ok, elle était peut-être bonne sur le terrain, mais tous ces à-côtés… C’était navrant, désespérant, et terriblement nuisible. Tant bien, elle avait raté une information importante ou capitale parce que son attention s’était retrouvée accaparée par les deux doigts que Nelly lui avait collé dans les côtes, et c’était inacceptable. Si l’américaine détestait bien quelque chose, c’était bien que les mauvais élèves tentent de perturber les bons juste pour tirer le niveau vers le bas. Bref, elle était remontée, et elle ne serait pas facile à vivre dans la mission, surtout si l’hispanique continuait son manège. Sheppard avait intérêt à être bon et à trouver les mots, sinon elle péter une durite. Cette fois, elle n’hésiterait pas. Elle se souvenait encore que trop bien de la mission sur Renégat 25 où le lieutenant Ford avait pris le commandement, et ça avait été un foutoir sans nom où elle s’était limite fait un ulcère tant elle avait rongé son frein. Cette fois, elle ne ferait pas la cocotte-minute.

Bref, elle rejoignit l’armurerie, où elle vit McPherson récupérer son arme quelque peu personnalisée. Sur le coup, le sous-lieutenant ne dit rien, mais elle trouvait cela passablement amusant. Seulement, elle ne savait pas trop qui il était, ni quels étaient ses états de service, sans parler de sa personnalité, aussi ne se risqua-t-elle pas à se moquer gentiment de sa tronche, en bonne camaraderie militaire bien entendu. Les piques inter unité étaient fréquentes. Elle se gardait ça sous le coude pour la suite, quand elle l’aurait vu sur le terrain. Elle ne pouvait pas s’empêcher d’être dans l’observation, même si elle ne s’absorber pas totalement là-dedans non plus, vu qu’il fallait aussi surveiller les arrières de l’équipe au complet. N’empêche, sans Bricks dans le coin, c’était drôlement plus calme. John arriva d’ailleurs, sans la soldate. Qu’est-ce qu’il en avait fait ? Renvoyée ? Limogée ? Ça ne lui ressemblait pas de virer quelqu’un de la sorte sans lui laisser une deuxième chance.

Elle serait vite fixée s’ils se présentaient à la porte et qu’elle ne venait pas… Pedge s’équipa, s’octroyant son fidèle et coutumier Colt M4. C’était vraiment son arme de prédilection, et elle répondait à toutes ses attentes. Sans parler du fait que l’essentiel de sa formation s’était passée sur une arme de ce modèle-là. Idéal pour les Forces Spéciales et leurs théâtres variés d’opération, surtout en milieu restreint tel que les combats urbains. Elle le vérifia brièvement pour être certaine qu’il ne lui ferait pas défaut ensuite, puis elle compléta son équipement de façon habituelle.

Une fois en salle d’embarquement, drapée dans son uniforme réglementaire, et dans une veste en cuir des plus seyante, Pedge attendit que l’ordre de départ soit donné. Elle restait obstinément silencieuse, préférant rester dans son coin pour le moment. A dire vrai, elle ruminait contre Nelly et contre son intrusion corporelle lors du briefing. Elle appréhendait la suite des évènements, et elle se voyait mal gérer une situation d’urgence avec un soldat qui s’amusait à la chatouiller… Franchement, elle ne comprenait pas ce qu’elle foutait là, et sa colère était en train de cristalliser autour de l’hispanique. Pourtant, elle semblait mature de temps en temps, comme-ci elle faisait exprès d’être débile pour qu’on la déteste. Ça lui faisait penser à un épisode de Docteur House, un des rares qu’elle avait pu regarder en compagnie de sa sœur lors d’une permission sur Terre. Sally Allen n’en ratait jamais un. Bref, il s’agissait du cas d’un type qui se faisait un cocktail de sirop pour la toux et de vodka juste pour faire baisser son QI et supporter sa copine, voir l’être humain lambda en général… C’était un peu tiré par les cheveux de comparer Nelly à un géni mais qu’importe. L’exemple lui semblait assez probant.

D’ailleurs, en parlant de cette dernière, elle ne semblait toujours pas être là. Sheppard l’avait donc renvoyée de la mission ? Qu’est-ce qu’on attendait alors ? Son remplaçant ? Mais non. C’était sans compter sur Bricks qui déboula comme une balle. En fait, elle était partie chercher du matériel d’espionnage. Encore un exemple déroutant de la maturité dont elle pouvait faire preuve. Aucun des trois militaires n’avaient pensé à se munir de ce genre de dispositif, sauf celle qui était la plus déjantée de tous. C’était surprenant, et ce n’était pas la première fois qu’elle l’était. Bref, il y eu un dernier échange avec la responsable administrative, et finalement, ils purent passer l’horizon des évènements. Destination, la première planète. PX-627.

PX-627 était la première planète que l’équipe avait visitée avant de disparaître. Les habitants sur place disaient qu’ils étaient partis il y a maintenant deux jours, selon ce que leur avait rapporté Erin. La porte était située dans une clairière très restreinte. En fait, dans cette trouée dans les arbres, se trouvait que l’anneau sur son piédestal, ainsi que le DHD devant permettant d’entrer des adresses pour voyager. Ce qui était dangereux dans cette galaxie, et qu’on ne retrouvait dans celle de la Voie Lactée, c’était que les anciens avaient placé des Portes des Etoiles en orbite autour de planète, directement dans l’univers. Si l’on entrait une destination au hasard et qu’on s’y engouffrait, on pouvait très bien se retrouver comme un con en train de flotter dans le vide intersidéral. Il fallait espérer que celui qui avait composé les symboles sur le DHD ne se soit pas trompé.

Un sentir partait de la Porte, s’enfonçant dans le sous-bois en serpentant entre les troncs. Les arbres rappelaient ces immenses sequoias, conifères majestueux qui régnaient en maîtres sur la cime de tous les autres arbres alentours. Sauf que là, c’était une immense forêt de ce genre d’arbre, bien qu’ils ne semblaient pas pourvu d’épines. En fait, ils n’avaient des sequoias que la taille, car ce n’était pas des conifères à première vue. Une brume flottait par volutes intermittents, masquant la vision sur une courte distance, dans quelques directions que ce soit. Si on forçait un peu sur les yeux, on distinguait dans les arbres des symboles tribaux accrochés, tendu entre deux troncs, formant des formes géométriques assez bizarres, ajoutant à l’ambiance pesante de l’endroit. C’était sans compter sur le cri lugubre qui déchira la brume, comparable à celui des loups, avec cette petite différence qu’il n’obtint aucune réponse en retour.

L’horizon des évènements se ferma brusquement comme toujours à la fin d’activation de la porte, et l’endroit perdit nettement en clarté. Pourtant, c’était la journée, comme le laissait penser les rares rayons de soleils qui traçaient des faisceaux dans les nuages brumeux. Une odeur de champignon, de moisi, similaire à toute celle des sous-bois humide, flottait dans l’air.

Equipement Pedge:
 

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Nelly avait eu un moment d’hésitation avant de passer la Porte des Étoiles. Pour être tout à fait franche, elle n’avait jamais voyagé par ce moyen-là. C’est peut-être surprenant, mais sa seule expérience, c’était lorsqu’elle avait joué la factrice en se rendant sur la Magna. Encore qu’à ce moment-là, c’était un endroit particulier cerné par les alliés et dans un “convoi” de médecins en tout genre.

Le départ en mission dans une équipe d’exploration était donc la première fois pour la jeune espagnole. Ce serait hypocrite, voir même arrogant, de dire qu’elle n’avait pas la trouille à ce moment précis. C’est toujours comme ça d’ailleurs : c’est à l’instant du grand saut que l’on se connaît vraiment dans ses réactions.

Durant ces deux petites secondes qu’elle s’accordait face à l’horizon, la jeune femme se rassura à l’idée d’avoir fait déjà bien pire. Elle inspira un grand coup et s’enfonça dans l’horizon pour atteindre une vitesse de transfert vertigineuse. Elle aurait bien voulu hurler mais son corps était dématérialisé. Elle ne savait même pas si elle avait une véritable conscience de tout ça, de cet espèce de toboggan galactique, ou si c’était simplement une hallucination.
Toujours est-il qu’en ressortant de l’autre côté, elle eut le mauvais réflexe d’inspirer brutalement une nouvelle fois, comme si elle remontait d’un plongeon beaucoup trop long dans un bassin. Les explorateurs le disaient souvent en plus : “Pensez à expirer avant de passer”.
Un simple oubli.

Nelly considéra ses collègues un peu à l’avant. Ils semblaient sûr d’eux, inébranlable. Surtout Pedge dans son attitude de super soldat en mission. D’ailleurs, le type inconnu, elle ne se rappelait même pas de son nom, arborait une arme particulière. La couleur de la détente du fusil ressortait un peu et cette personnalisation lui arracha un petit sourire en coin mais rien de plus. Le logo du punisher répondit à son interrogation quant au surnom qu’elle lui donnerait.

Dans le silence de ce déploiement, elle se retourna en entendant l’extinction de la Porte. Le passage venait de s’effondrer et la fillette enjouée était restée sur Atlantis. Adieu les comportements puérils et la joie, place au travail. Nelly se sentit nue, comme dépossédée d’une armure pleinement protectrice et confortable. C’était un sentiment désagréable qu’elle avait à chaque mobilisation. Dès qu’elle montait dans son F-302, c’était exactement la même impression : la fillette restait derrière et elle était entièrement exposée.

La main était assurée sur la crosse de son MP-5 mais elle ne leva pas l’arme en direction de la brume. S’il y avait du grabuge, Pedge et le Punisher réagiraient forcément les premiers. En terme de réflexe, il n’y avait pas photo. D’ailleurs, son regard croisa celui de son amie. Elle devait sûrement se dire qu’elle conserverait son comportement enfantin. Même à travers ce masque de soldat badass hyper-classe, elle savait qu’elle doutait de son sérieux. Pedge n’avait jamais su qui était Nelly en réalité. A part l’enfant bien entendu. Mais cela allait sûrement répondre à certaines questions.

Nelly lui fît un bref clin d’oeil. Mais rien d’appuyé cette fois-ci, simplement un signe fugace d'espièglerie qui se noyait dans une maturité qu’elle ne montrait qu’en mission. Comme elle l’avait dit...il y avait le jeu et le travail.
Elle s’avança naturellement vers Sheppard.

« Mon colonel, j’ai avec moi le dernier rapport et le briefing de notre équipe disparue. Vous me donnerez l’autorisation d’étudier ces données le temps de la recherche sur le DHD ? »
« Oui. Faites, Bricks. »

Elle aurait pu s’étendre en précision en tout genre ou argumenter mais elle ne savait pas du tout ce qu’avait décidé le colonel dans sa tête. Peut-être attendait-il simplement d’elle qu’elle sécurise les environs ou attende poliment les ordres plutôt que de venir proposer quoique ce soit. Mais avec aussi peu de temps pour se préparer, personne n’avait eu l’occasion de s’y pencher. Il y avait sûrement des informations intéressantes, des contacts particuliers chez ces deux populations, des noms, des endroits, des choses à savoir sur leur culture ou leur façon d’accueillir les visiteurs.

Cela serait surement utile pour tous et Nelly voyait franchement mal les autres soldats, plus versé dans leur capacité martiale, s’ennuyer à lire un rapport qui ne donnerait peut-être rien au final. Sheppard était reconnu comme officier, pas besoin de s’étendre sur les explications, il comprendrait où elle voulait en venir. Du coup, elle se contenta de le regarder sans aller plus loin dans ses explications, tapotant lentement ses doigts sur la crosse de son arme au repos.

Elle avait usé d’un ton avenant et poli, une simple proposition en somme, ce qui composait un véritable paradoxe puisqu’il n’y avait plus rien d’enfantin dans la voix. Strictement rien….

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Sam 21 Oct - 20:06
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Mike -Pedge et Nelly
La main froide
Chronologie : 04 septembre 2017


Bon tout le monde fut là, il était plus que temps de partir en mission. Un dernier coup d'œil à chacun, comptant l'équipement et l'arme customisée du sergent. Tiens, ce n'est pas mal son idée, les armes des militaires c'est une partie de soi-même et cette personnification avait un côté attachant et sympa que le colonel, approuvait d'un signe de tête. Tout le monde était fin prêt, même la petite espionne du dimanche.

John, était légèrement agacé et espérait que Nelly ait la conscience militaire de se tenir à carreau. Il laissa passer son équipe entière dans la nappe violette, puis se tourna vers le balcon, où se trouvait Erin. Il lui fit un signe de la main.
« J’aurais dû prendre un bonnet d’âne. » lui lança t’il joyeusement.
« N'hésite pas à me la renvoyer si jamais... Je m'en occuperai. », répondit-elle froidement, en imaginant cette perspective. John fit une petite moue, se faire tanner le popotin par la RDA… ce n'est pas le genre de perspective qui plait. Aussi belle et agréable soit-elle, Erin restait une femme du corps directionnel et ce n'est pas avec des sourires qu'elle est à cette place ! Si elle n'avait pas un minimum de charisme et de caractère, elle serait restée en bas de l'échelle à regarder le ciel dans l'espoir de l'atteindre. Et John, l'avait déjà vu en interrogatoire dont un, qu'elle lui avait fait passer en janvier. Il n'avait pas aimé l'expérience. Imaginer Nelly face à une Erin panthère était vraiment pas un cadeau à lui faire. Autant, l'abandonner sur la planète, ça sera moins douloureux.

« Ouais. Enfin bon, nous verrons. Ça va bien se passer » Il lui fit un rictus jovial
« Je n'en doute pas une minute. », répondit-elle avec un sourire.

Il fallait espérer franchement, sinon c’est un coup à se pourrir les viscères pour rien. Et sur ces bonnes paroles, l’homme traversa la porte sans aucune hésitation. Il était bien content de partir en mission, comme à chaque fois. Heureux de vivre de nouvelles aventures et de faire de l’exploration, même sur un sujet aussi délicat que de la recherche d’une équipe disparue.

Ils tombèrent dans une forêt de conifères aux allures assez sombres. Le peu de lumière qui filtrait après l’extinction de la porte, n’était pas des plus rassurant. On aurait dit une forêt issue de l’imaginaire des frères Grims. John fit un signe de main tournante sur elle-même, pour signifier aux militaires de sécuriser l’endroit. Le cri d’un canin, semblable à un loup, fut quelque chose d’encore moins rassurant. L’homme resserra sa main sur son P90, parcourant le paysage devant eux. Il n’avait nullement peur, mais était méfiant, comme à chaque fois qu’il traverse la porte et qu’il y a du bruit de prédateur. En tout cas, celui-ci semblait hurler seul. Mais cela ne voulait pas dire que ses copains n’étaient pas dans le coin. Il faisait plutôt frais, mais cela était surement dû à ce petit vent et au fait que les arbres constituaient une barrière entre le sol et le ciel.

Il allait parler quand soudainement Bricks vint lui demander la permission pour étudier des rapports. Ce qui le choqua ne fut pas cette demande, qui était une bonne idée, mais plutôt le ton employé. On aurait dit qu’on venait de lui changer de Nelly. L’homme, hocha la tête, répondant brièvement. Il ne put s’empêcher de toiser étrangement la jeune femme. De toute manière John est d’un naturel très expressif de ses pupilles clairs, il est rare qu’il masque ses impressions. Il se demanda vraiment si elle n’était pas schizophrène et cela serait aberrant ! Ce genre de pathologie est éliminatoire pour intégrer Atlantis.

« Allen, Mcpherson, finissez de sécuriser l’endroit, je vais m’occuper du boîtier. Bricks, vous restez près de moi. » Nelly opina de la tête avec un simple « reçu », pour se mettre près de l’homme avec sa tablette et lire le contenu de celle-ci. Cela convenait à John, qui ne dit plus rien.

Il ne passa pas plus de temps à observer les arbres, ne voyant en conséquence pas les marques sur les troncs. Les deux autres militaires lui feront un rapport sous peu. Il posa un genou à terre, pour sortir la boite que lui avait donnée Erin. Commençant à la démonter, pour sortir les câbles et ouvrir la zone du DHD contenant les cristaux. Il avait déjà vu Mckay le faire à plusieurs reprises… ce ne fut pas bien compliqué. Enfin bon, il n'était pas expert là-dedans et il dû relire plusieurs fois la notice pour éviter de se tromper de cristaux. Faut dire qu'ils se ressemblent tous ! Les anciens, pouvaient pas mettre des couleurs ou des signes plus visibles que des sigles étranges ?

En tout cas, il dut s’y reprendre à deux fois, avant que le boitier mouline et lui affiche les dernières coordonnées. Et oulala surprise du chef… la dernière coordonnée était la planète que l’équipe devait voir après. Il n’y avait donc aucun problème ou beug du DHD. Bon, cela était rassurant, pas besoin de cavaler à l’autre bout de la galaxie. Mais, dans l’autre sens, cela signifiait qu’ils avaient disparue sur l’autre planète.

John se releva, demandant aux autres militaires de se rapprocher de lui. Tout cela lui avait pris une vingtaine de minutes, de quoi faire une reconnaissance correcte et sécurisante.
« Bon, les coordonnées rentrées en dernier sont celles de la planète qu'ils devaient explorer en dernier… Logiquement, ils se sont rendus là-bas sur DY-828… Sauf si c’est d’autres personnes s’y sont rendu, expliquant que les habitants de DY, ne les aient pas vu. » Il soupira doucement « Dans tous les cas, nous allons rendre une visite aux habitants. Histoire de voir si on ne trouve pas d’indices sur notre équipe.. » Il y avait plusieurs solutions… et il fallait tout explorer.

John toisa Pedge puis Mike « Vous avez trouvé quelque chose ? » Il écouta les réponses attentivement, avant de regarder Nelly « Vous en avez pour combien de temps encore ? »


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De l’autre côté de la Porte, un accueil digne d’un film d’épouvante les attendait. D’immenses arbres surplombaient l’appareil de transport Ancien et le privait de la lumière du soleil, celle-ci ne parvenait à percer que faiblement à travers eux. Une légère brume à la densité irrégulière semblait figée dans l’air et rendait la vision encore plus difficile qu’elle ne l’était déjà par le manque de luminosité.
Dès son arrivée, Mike pointa le canon de son arme en avant et fit lentement un tour sur lui-même pour effectuer une première inspection –rapide- du périmètre puis il se mit légèrement en avant, un genou à terre et le fusil à l’épaule. Aucun comité d’accueil pour les recevoir les bras ouverts. Ou alors il était dissimulé par les arbres et s’il ne manifestait pas chaleureusement, ça n’était pas un très bon signe. Enfin, c’était sans compter le hurlement semblable à celui d’un loup qui ne fit qu’ajouter un peu plus de poids à une atmosphère déjà lugubre. Si le vacarme fait par la Porte à son activation n’avait pas suffi à annoncer leur arrivée, c’était probablement chose faite désormais.

Allen et lui reçurent l’ordre de sécuriser la Porte. Sans trop s’éloigner de son équipe, l’Américain s’avança pour observer les alentours, les sens en alerte. Les autres militaires s’affairaient près du dispositif d’activation, débutant leurs investigations par quelques vérifications. Cela leur donnerait déjà une première piste, même si elle ne serait pas à prendre pour argent comptant. A part de curieuses inscriptions gravées sur l’écorce des arbres –à moins qu’il ne s’agisse d’une particularité de cette espèce végétale-, une visibilité mauvaise accompagnée d’une odeur humide, il n’y avait strictement rien à signaler. Le sentier qui s’éloignait de la Porte était tracé à travers les arbres et serpentait autour d’eux. Comme on pouvait s’y attendre, on y trouvait des traces de pas dans les deux sens de marche. McPherson pensa, à part lui, qu’il s’agissait d’un endroit rêvé pour un guet-apens !

L’analyse du DHD terminée, l’équipe se regroupa pour faire un compte rendu. La Porte avait été activée pour rejoindre la planète suivante prévue mais cela pouvait aussi bien être une fausse piste pour dérouter les renforts. Aussi, le Colonel préférait suivre leur trace et refaire le chemin qu’ils avaient emprunté. De son côté, Mike répondit simplement « RAS si ce n’est qu’on est exposés ici, je préfèrerais qu’on bouge rapidement et qu’on trouve un endroit avec une meilleure visibilité, si jamais ça existe sur cette planète. »

Tous furent alors pendus aux lèvres de Nelly.
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Mar 24 Oct - 20:07
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Le colonel lui avait donné son accord.

Nelly laissa un léger sourire servir de remerciement alors qu’elle sortait la tablette d’Erin et le suivait distraitement dans son sillage. Dès qu’il débuta l’installation du matériel de test sur le DHD, la jeune femme se trouva une place pas trop exposée et débuta la lecture des différents rapports. Sa priorité alla immédiatement sur la planète actuelle et elle parcouru le plus rapidement possible les informations, répétant mentalement certains mots et quelques bribes de phrases qui lui semblaient essentielles.

La petite espagnole se plongea complètement dans son analyse, oubliant presque l’environnement lugubre qui, elle devait le reconnaître, lui filait quand même la frousse. C’était comme aller à une soirée entre amis, se poser sur le canapé, et se décider de finalement franchir l’écran pour se rendre dans ce film bizarre et malsain. Non mais sérieusement, on y voyait mal et il fallait en plus qu’il y ai ces symboles tribaux bizarre ?
Nelly leva le nez lorsque cette constatation la préoccupa. Elle se surprit à chercher Pedge du regard, juste pour s’assurer qu’elle n’était pas loin, qu’elle serait là pour la protéger. Pourquoi ne pas penser au punisher ou au colonel ? Parce qu’elle avait davantage confiance en elle qu’aux autres. Et elle savait bien pourquoi.

Enfin bref, son malaise venait de passer. Comme d’habitude, les rapports étaient assez détaillés. Elle énuméra petit à petit tous les points et l’officier la tira soudainement de son activité lorsqu’il lui demanda pour combien de temps elle en aurait.

« Autant que vous pourrez me donner, mi coronel ! » Répondit-elle malicieusement tout en se levant.

Elle rejoignit le groupe.

« Le porte-parole et leader s’appelle Jortard. Il dirige la ferme la plus grande qui se trouve à un quart d’heure de route, à l’azimut 123 sur nos boussoles. » Le pôle magnétique étant différent, il ne pouvait y avoir d’indication classique. Elle fît passer les informations sur sa tablette tout en parlant : « C’est une société qui s’établit sous un système clanique. Une ferme est composée d’une famille complète, elle représente un clan. Et la ferme la plus grande, la plus puissante, en devient le leader naturel : c’est celle de Jortard. Il détient la radio prêtée par notre équipe disparue. D’après ce que j’ai compris de leurs rapports, ces signes chamaniques sont censés les protéger de tout ce qui touche aux technologies Lantienne. Ils y sont méfiant et ne s’y aventurent jamais. »

Nelly fit une pause. Elle capta le regard de Pedge au passage et eut un léger sourire à l’idée qu’elle ne soit pas habituée à un comportement aussi sérieux de sa part. Si seulement elle était sur Atlantis, elle aurait tellement pu en jouer…
Elle reprit immédiatement.

« Voici les éléments d'intérêt : ils commencent à déroger à la politique de l’enfant unique supposé les préserver de la sélection. Jessy, l’exobiologiste, explique que la dernière sélection n’a été vécue que par les plus vieux du peuple. Les jeunes considèrent donc l’attaque des Wraiths comme une légende et fondent des fratries plus nombreuses. » Elle marqua une pause pour le point suivant. « Janssen, le scientifique, indique sur son dernier rapport que la ruine Lantienne a une vocation militaire. Mais il n’a pas pu l’approcher à cause de la méfiance du peuple local. Ces mêmes signes chamanique entourent les ruines. »

Nelly soupira.

« Ils devaient en obtenir l’accès lors de cette mission, avant leur disparition. Jessy avait fait une étude préliminaire du peuple en indiquant qu’ils se refusaient à l’utilisation de la Porte, colonel. Ils fuient tout ce qui touche à la technologie Lantienne et se font un rempart à l’aide de ces signes. D’après elle, nous sommes considérés en égaux, il n’y avait qu’un risque de, je cite : “méfiance légitime et naturelle face à l’explorateur étranger venu de la Porte”. »

La jeune espagnole leva le nez pour considérer l’équipe. Quelle hypothèse allaient-ils faire ?

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Dim 29 Oct - 19:28
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« Bien mon colonel », fit Pedge en se déployant une fois la porte passée. L’endroit était lugubre, et la disposition des lieux dans le sous-bois n’arrangeait pas les choses, sans parler des pentacles, ou autres formes géométriques qui s’étiraient entre les arbres. La jeune femme se demandait bien ce que ça foutait là, et ce n’était pas le genre d’accueil qu’elle attendait spécialement dans cette forêt. Quoiqu’il en soit, elle prit le côté opposé à McPherson pour sécuriser la zone, tandis que Sheppard s’occupait d’extraire les données du DHD et que Nelly s’occupait de faire un check-up rapide des infos disponibles sur la planète et son peuple. En était-elle capable ? Pedge avait un doute. Son comportement enfantin, sa gaminerie évidente, laissaient penser que son esprit de synthèse et sa capacité à se concentrer étaient assez limités. Enfin qu’importe, elle avait hâte de voir l’hispanique évoluer en mission, et aujourd’hui était le grand jour. A tout le moins, elle semblait s’exprimer normalement, et surtout, avec respect envers son supérieur. C’était déjà surprenant.

Bref, quand le cri glaçant fit écho à la fermeture de la Porte, la texane se crispa sur son arme, cherchant à percer la brume environnante pour détecter la moindre menace. Elle étendit un peu son périmètre au-delà du cercle que semblait constituer les motifs à formes géométriques variables installés dans les arbres, en passant en dessous. Seul le sentier qui faisait face à la porte semblait indiquer un chemin, sans quoi, le sol parsemé de feuille ne laissait rien apercevoir. Elle trouva néanmoins des traces d’un feu, derrière le tronc d’un arbre imposant. Des pierres étaient disposées en cercle pour en contrôler la propagation, et quand Pedge tata les cendres du bout de ses doigts nus, elle ne sentit aucune chaleur. Il y avait aussi un tapis de feuille un peu plus rembourré, comme-ci quelqu’un avait campé ici, s’octroyant un lit de fortune en ayant amassé des feuilles sur une couche importante afin de ne pas supporter les effets d’un sol imparfait. Un matelas Bultex made in PX627, cent pourcent écologique et renouvelable. A part cela, la jeune femme ne trouva pas d’autres traces humaines.

Sheppard demanda à ce que les militaires reviennent vers lui, et Pedge, qui était restée à portée de vue quand même, revint promptement. Il leur fit part du résultat de ses recherches dans le DHD de la Porte. Effectivement, les coordonnées de la planète suivante avaient été entrées dans l’appareil, signe que la Porte s’était connectée à l’autre Porte. Maintenant, est-ce que l’équipe SGA était passée dedans ? C’était une autre histoire, et cette manœuvre avait pu être produite pour brouiller les pistes. Mais il fallait reconnaître que ce serait sacrément filou de la part d’une quelconque force hostile, qui ne devait pas spécialement imaginer que les atlantes avaient les moyens de sonder les cristaux de contrôle des anciens… Mais bon, il ne fallait pas être trop négligent, et tirer sur toutes les ficelles sous peine de passer à côté de quelque chose.

« Juste des traces d’un feu de camp et d’un couchage rudimentaire mon Colonel. Mais ça fait longtemps que ce feu est éteint, d’ailleurs il y a déjà des feuilles mortes intactes qui le recouvrent en partie. »

Elle était d’accord avec McPherson. L’endroit était drôlement exposé, mais Steele ne leur avait pas dit que la population locale était dangereuse. Non, elle était plutôt de nature à vouloir collaborer. Nelly allait surement extraire un peu plus d’information de la tablette. D’ailleurs, tout le monde se tourna vers elle pour suivre son exposé.

Cette dernière commença. En fait, s’il ne s’était pas s’agit de Nelly, Pedge n’aurait rien eu à redire ou à commenter. C’était synthétique, propre, et l’essentiel y était, sans fioritures, sans exagérations, sans cris, sans mots espagnols dans tous les sens, bref, sans gamineries ! Elle capta elle aussi le regard de Nelly, qui semblait lui dire un truc comme un « t’as vu ça môman ». Ouais, maman voyait ça. Et cela dépitait maman de se dire que sur Atlantis, elle n’était pas cette personne. Ce serait tellement plus agréable de la côtoyer ainsi tous les jours. Mais non, il fallait qu’elle fasse la gamine, et la texane en était presque à décrocher de son explication pour formuler des hypothèses internes qui la conduisait à s’interroger sur les raisons qui poussaient Nelly à agir de la sorte. Par un effort de volonté, elle reprit le fil de l’exposé en route pour emmagasiner un maximum d’informations. Il faudrait qu’elles causent, toutes les deux.

D’après son récit, les peuples n’utilisaient pas la Porte. Donc, on pouvait légitimement penser que c’était bien l’équipe qui avait composé les coordonnées. Après, est-ce qu’il fallait prendre cela pour argent comptant ? Ces rapports étaient des rapports préliminaires, le contact n’étant pas anciens avec cette peuplade, mais bien récent. Tout était à prendre avec des pincettes donc.

Ils n’eurent pas vraiment le temps de parler entre eux que des bruits de tambours se firent entendre, puis des clameurs populaires. Un grincement atroce déchirait sporadiquement le bruit des gens qui parlaient, puis, dans la brume présente, émergea deux bovins cornus, relié à des chaines. Ces dernières se perdaient dans la brume de la forêt, puis, petit à petit, une tête de dragon, ou quelque chose s’en approchant, se dessina dans le brouillard. Peu à peu, elle émergea de la fumée, et ils purent constater qu’elle était poussée en plus par des hommes, qui s’appuyaient sur des longerons en bois qui partaient des roues disposées sur le côté du corps du dragon. L’engin semblait adapter au sentier étroit, mais ils étaient quand même obligés de négocier les troncs d’arbres pour avancer vers la porte. La brume livra d’autres secret. Sur le corps reptilien du char en bois, une croix était fixée, perpendiculaire, s’élevant vers le ciel, et dessus, un homme semblait y être accroché. En fait, plus le char approchait de la Porte, et donc des militaires, plus il se dessinait avec certitude. De part en part, dans les bois, les atlantes ne tardèrent pas à voir des hommes munis de lance et de fourche, disposés en tirailleur à quelques encablures de la procession pour en couvrir les flancs. Derrière, une foule de gens accompagnait le cortège tracté.

« Mon colonel ? », fit Pedge en se tournant vers ce brouhaha, dont le couinement atroce était dispensé par les roues qui tournaient. Elles avaient besoins d'un bon coup de graissage ! Elle attendait les ordres.

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La main froide

John Sheppard


Les deux militaires revenaient faire leur rapport, rien de bien probant, sauf peut-être un feu de camp… Autant cela pouvait être un feu d’adolescent ou bien de chasseur. Ce genre de conclusion était intéressante à avoir, si on pouvait la lier à quelque chose… hors là bon. John toisa Mike qui n’avait pas tort sur l’exposition, après bon, ils étaient dans une forêt et mise à part se mettre entre les arbres, il n’y avait pas d’autre solution. Surtout que la planète ne semblait pas particulièrement hostile selon les dires de la RDA. Mais, il ne fallait, pas pour autant se laisser couler sur ce fait, l’équipe avait disparu et a moins, qu’elle est rencontrée la route d’une meute de prédateur affamée, il y a de forte chance que la population y soit pour quelque chose.

Quant au sujet de la luminosité, Il faisait assez sombre c’est vrai. Mais avec les lentilles de vision, le colonel, n’en souffrait pas.
« Mettez tous vos lentilles, cela vous permettra de voir mieux. ». Répondit le colonel, simplement. Laissant les soldats s’équiper. « Donc rien de bien intéressant hormis ce feu ».

John fit signe aux groupes de soldat de se décaler plus vers la forêt, pour ne plus être autant exposé. Prenant en compte l’avis de Mike qui avait amplement raison. Suite à ce mouvement, il donna la parole à Nelly, redoutant un exposé un peu fastidieux avec sa voix enfantine et son comportement déconcertant. Mais, depuis qu’ils avaient traversé la porte, Nelly semblait avoir changée de personnalité. Et cela se confirma aussitôt, au moment même, où elle parla. Tout était assez clair et étonnement calme. John était intérieurement déconcerté, ne sachant pas quoi penser de cette jeune femme, qui plus tôt était complètement désinvolte. Finalement, il avait redouté de traverser la porte avec elle, il était ravi de voir qu’elle semblait savoir ce que signifiait le mot « sérieux ».

Tant mieux, il n’avait pas envie de jouer à la nounou. Surtout avec des militaires, cela est d’un pénible, autant supporter les personnalités complètement à l’ouest des civils, ok, ça peut passer, mais en plus se faire un militaire qui sautille de partout… non merci. De plus, c’est typiquement le comportement d’un gamin, il les aimaient bien, mais s’il en avait pas fait c’est bien pour une raison ! Même s’il aurait pris sur lui. Il avait dans ses rangs, déjà, d’étranges personnalités assez fortes et il avait toujours su faire avec. Sauf peut-être le nouveau Ford. Il avait du mal avec lui et avait cette vielle rancœur stupide. Mais bon, avec le temps cela s’améliorait et l’homme semblait tout faire pour faire « copain copain ». Bref.

En résumé, nous avons des clans avec des fermes, celui qui a la plus de gamins c’est le patron… un certain Jorttard serait un leader et ce peuple a peur tout bonnement de traverser la porte (et tout autre technologie lantienne) et compte bêtement se protéger de celle-ci avec des runes. Runes qui sont sur les arbres. John, toisa les arbres autour d’eux et en effet il y avait de jolis motifs. Il fut un peu étonné qu’aucun de ses deux soldats ne l’aient remarqué ou tout bonnement mentionné. Après à savoir pourquoi ils ont peur de la technologie lantienne…Les anciens n’avaient pas eu l’inspiration de se faire passer pour des dieux à ce moment-là. En tout cas, savoir que les jeunes pensent de plus en plus que les sélections sont des mythes est intéressant… Si seulement cela était vrai, il y aurait bien moins de problème.

« Bien Bricks… donc au final, il serait étonnant qu’ils aient traversé la porte avec l’équipe… pourtant le DHD parle d’une traversée. Sauf s’il y a eu une visite extérieure. Ou que tout simplement, les jeunes finissent par ne plus redouter la technologie lantienne… ». John exposait ses hypothèses pour déclencher un débat avec les autres militaires, histoire de voir, s’il en avait pas un qui avait une idée plus lumineuse que la sienne… Mais soudainement des bruits de tambours…

John leva son arme voyant des silhouettes et plus la brume livrait ses secrets, plus cela faisait flipper.
« A couvert ! On va dans la forêt à bonne distance pour observer ! ». Cela n’était peut-être pas bon, mais vu le gros truc, il valait mieux aux yeux de John être spectateur qu’acteur de ce bordel ! Surtout qu’il y avait un corps !

Mike MCPherson


Comme l’avait ordonné le Colonel, l’Américain activa les lentilles de vision nocturne et en paramétra la luminosité à l’aide des boutons intégrés. Une fois satisfait de son réglage, il se tourna vers ses équipiers, la parole étant donnée à l’hispanique survoltée.

Le Sergent ne fut pas le seul à être surpris du soudain volte-face de Nelly lorsque cette dernière fit un résumé très complet et précis du peuple qui habitait sur la première planète. Son remarquable exposé ne souffrait d’aucun à peu près, d’aucune pitrerie et n’était pas non plus ponctué des petites touches d’espagnol qui rendaient ses phrases incompréhensibles. Là, ils avaient droit à une professionnelle. C’aurait été bien qu’elle pointe le bout de son nez plus tôt, songea Mike en l’écoutant avec attention.

Lorsque le petit briefing prit fin, les membres de l’expédition n’eurent pas l’occasion d’échanger davantage car le son de tambours de cérémonie ou de guerre résonna à travers la brume. Mike pivota sur ses appuis, le canon de son fusil pointé en direction du sentier qui s’éloignait de la Porte. Ce qui semblait être un convoi approchait de leur position mais la vue qu’ils en avaient était amoindrie par l’amoncellement d’arbres qui avaient poussé à profusion. Le chemin qui semblait guider le groupe qui s’approchait serpentait et ne dévoilait que peu d’informations sur ceux qui venaient dans leur direction.

De ce qu’il en apercevait, les formes et la composition de ce qui progressait sur le sentier lui faisaient penser à ces chars chinois qui fêtaient la nouvelle année. Mais McPherson pouvait tout aussi bien se tromper et avoir affaire à une sorte de porte-étendard qui annonçait l’armée qui le suivait. Mieux valait se préparer au pire plutôt que pêcher par excès d’optimisme. Le Colonel semblait de son avis et ordonna de se mettre à couvert si tôt que Pedge lui demanda ce qu’ils devaient faire.

Mike désactiva le faisceau laser de son arme et posa un genou à terre, le doigt sur la gâchette de son arme, prêt à couvrir ses équipiers. Il fit un signe de la main pour indiquer la direction à sa droite et indiquer aux autres dans quelle direction se dissimuler. Lorsqu’il reçut le signe qu’ils étaient en position, le Sergent se faufila à leur suite pour se placer à quelques mètres de la Porte afin d’épier silencieusement la suite des évènements. Le soldat lança alors un coup d’œil vers Pedge, Nelly et John pour s’assurer qu’il les avait bien tous en visuel en cas de besoin. La vue n’était clairement pas dégagée mais les lentilles de vision permettaient de les discerner assez bien malgré la brume et la faible luminosité. Restait maintenant à savoir ce qu’était cet étrange comité d’accueil.

Pedge Allen


C’était sans doute ce qu’il y avait de mieux à faire. Aller dans la forêt et se planquer pour observer ce qu’il se passait. Pedge ne se fit pas prier, il fallait disparaître avant que la troupe ne les voit. Généralement, les foules ne faisait pas bon ménage avec un raisonnement sain et réfléchi. De ce qu’avait dit Nelly, les gens se protégeaient de la Porte en quoi ils voyaient une menace, par le biais des runes et des glyphes gravées dans les troncs ou tendues entre sur des fils. Et pourtant, ils venaient dans cette direction précisément. Pedge passa sur la droite de McPherson qui couvrait leur position, et une fois en place, elle orienta son arme dans la bonne direction pour couvrir son repli vers eux. Tout le monde pouvait se voir, et il fallait espérer que la procession s’arrêterait à la Porte. A moins qu’il ne s’agisse d’une caravane ou quelque chose dans ce genre là et qu’ils allaient continuer leur chemin.

Ce char était curieux avec sa croix sur le dos, et Pedge arrivait à l’observer convenablement grâce aux lentilles. Elle n’avait pas eu besoin de les mettre toute à l’heure quand Sheppard leur avait dit de le faire. Elle les portait déjà. Nelly n’était pas loin d’elle, à portée de voix et de regard. Elle avait remarqué que l’hispanique avait tendance à coller à ses mouvements, et elle ne s’en offusqua pas. Aucune raison à dire vrai.

Nelly Bricks


Nelly se retourna comme les autres en direction de la source du bruit, elle s’était emparée de son arme mais fût bien la dernière à être en position. Elle n’était pas aussi entraînée que le reste de l’équipe et il n’y avait pas photo lorsqu’on voyait les réflexes des autres.
Tout de suite, les battements de son coeur redoublèrent alors qu’elle voyait cette masse étrange et difficilement visible à travers la brume. Quand Sheppard ordonna de s’éloigner à bonne distance, la petite espagnole ne se fit pas prier pour s'exécuter, suivant judicieusement Pedge lorsqu’elle bougea. On aura beau dire, c’est avec elle qu’elle se sentait avoir le plus d’affinité, et elle préférait l’imiter que d’agir indépendamment du groupe.

Une fois à l’abri, elle se positionna avec son MP5 pour couvrir l’avant mais sans pointer directement son arme. Le but, c’était la discrétion. Les autres étaient là et ils pourraient tous observer la scène sans se faire repé...repé…non...noooonnn
Un courant électrique brutal traversa Nelly lorsqu’elle sentit un vide dans sa veste, là où devait se trouver sa tablette. Les yeux écarquillés, le visage mortifié, elle plaqua ses deux mains sur sa veste alors que son esprit criait, hurlait, un énorme “Non, pitié, pas ça…” dans son crâne.

Bon sang, la tablette ! La tablette, elle n’était plus là !!! Elle l’avait rangé dans la poche intérieure de sa veste mais elle n’était plus dedans ! Et avec ces feuilles mortes, elle n’avait pas dû l’entendre tomber. Est-ce qu’elle l’avait mal rangé par mégarde ?
Elle pourrait simplement le dire au colonel, quitte à passer pour le boulet du siècle, et attendre que la menace disparaisse non ?

Et s’ils roulaient dessus ? S’ils la détruisaient ? Il y avait des informations de valeurs dedans, sans compter ce qu’ils détenaient sur l’autre planète. Il y avait les dossiers de briefing de l’autre équipe, leur photo, leurs noms. Les grades, les rôles, bon dieu : TOUT ! Et...et s’ils la trouvaient ?!? S’ils s’en servaient contre eux ?
Des types qui charrient un énorme machin avec un corps, ça n’a pas l’air pacifiste. S’ils en trouvaient une utilité contre l’équipe disparue ?!? Ou contre eux ?

« La tablette... » Lâcha Nelly dans un murmure horrifié.

Elle dévia immédiatement un regard paniqué vers Pedge, comme si elle allait lui donner la solution miracle. Ou mieux, lui rendre la tablette en lui disant que c’était une punition pour lui avoir gratté les côtes durant le briefing. Mais ce serait trop beau…

Nelly ne pouvait pas laisser cette tablette à découvert, en plein milieu de ces gens. Il n’était peut-être pas trop tard pour agir, pas trop tard d’aller la récupérer avant de se faire griller. Pour l’instant, c’était juste une grosse chose qui roule avec des gens autour, peut-être ne la verraient-ils pas ? C’était complètement risqué, oui bien sûr. Mais est-ce qu’elle avait le temps d’aller la récupérer ? Est-ce qu’elle avait le temps de rattraper sa connerie ? La jeune femme était persuadé que oui.

« Colonel !...la tablette, je fais vite ! »

Nelly n’entendit pas si on lui ordonnait de rester ou non. Elle s’élança rapidement sur la trajectoire inverse, retournant à l’endroit où l’équipe se tenait précédemment. Nelly s’en voulait, elle se haïssait de ne pas avoir vérifié la présence de la tablette avant de suivre Pedge. A cause de ça, elle allait passer pour la championne des boulets, la conne toute catégorie, la quatrième roue du carrosse bien moisie qui contamine les autres. Mais là, c’était trop tard pour regretter.
Sheppard lui en voudrait forcément d’être partie comme ça et que dire de Pedge ?...Son regard blasé, navré, du genre à dire : “Mais c’est quoi ce soldat de merde, là ?!?”...ça allait la blesser. Oui, le mépris de Pedge lui ferait mal...très mal.

C’est dans cet état d’anxiété que Nelly débarqua à l’endroit où s’était tenu le groupe quelques instants plus tôt. Sa respiration était anarchique, saccadée par la peur, par la pression qui s’accentuait à cause de ce grincement horrible et l’arrivée imminente des autochtones. Son regard parcouru fébrilement les lieux alors qu’elle suppliait sa bonne étoile de lui accorder sa chance, de ne pas la laisser tomber. Et son voeu fut exaucé. Le carré noir se trouvait là ! Bon sang, il se trouvait là sur ce foutu lit de feuilles mortes à pleine vue !!!

Ni une ni deux, Nelly récupéra la tablette et s'apprêta à faire demi-tour. Mais elle se rendit soudainement compte qu’on pouvait la voir...peut-être la voyait-on déjà ? Des silhouettes se dessinaient très clairement autour de l’engin et il y avait un putain de corps sur la croix. Nelly résista toutefois à la panique. Il fallait réfléchir, vite et bien ! Si elle repartait vers Sheppard et qu’elle était vue, elle allait mener une foule peut-être hostile droit sur eux non ?
Il ne fallait pas...assume ta connerie toute seule, ma grande ! La gamine est restée sur Atlantis donc fait fonctionner tes méninges !

La jeune femme s’élança jusqu’à cette butte proche, là, dans ce coin. Elle n'atteindra pas la lisière mais c’était déjà ça. Il fallait qu’elle disparaisse MAINTENANT de la place, qu’elle dégage le plancher. Sinon ce serait trop tard. Alors Nelly contourna cette grande motte de terre, un léger creux se trouvant heureusement derrière, puis elle s’y colla en serrant les dents et en suppliant sa bonne étoile, encore une fois, de la rendre discrète. Dos contre la surface, elle avisa le lit de feuilles morte d’en face pour s’en faire un camouflage mais se ravisa. Elle n’avait plus le temps, vraiment plus le temps. L’engin était si lourd et si proche qu’elle sentait les vibrations de son déplacement à travers le sol.

//...Tablette...récupérée…suis planquée...// Murmura Nelly de manière très chaotique dans la radio.

Tant pis, ils allaient tous entendre qu’elle avait la trouille vu comment elle respirait, vu sa voix altérée. Mais au moins, ils ne s’inquiéteraient pas davantage. Ils lui démonteraient sa tête plus tard.
Les craquements, les frottements, les pas sur le lit de feuille, le tout au milieu de ces horribles grincements. Mon dieu, ils étaient si proches qu’elle les entendait maintenant clairement. C’était de pire en pire, de plus en plus fort, à croire qu’ils étaient juste à côté d’elle. A un chouilla, un poil de cheveux ! Ils n’avaient qu’à baisser les yeux pour la trouver, c’est ça ou pas ?

Ils parlaient. Nelly savait qu’ils parlaient mais elle ne comprenait strictement rien. Vous savez pourquoi ?
Parce qu’elle avait peur de se faire gauler. Elle avait une trouille tellement monstrueuse qu’elle ne captait strictement rien !

Déjà, se faire choper pour finir sur la croix à côté du corps la travaillait pas mal. Mais si en plus le reste de l’équipe se faisait avoir juste à cause d’elle...non...non...ne pas y penser...prendre un bon souvenir, quelque chose de beau, de sympa.
Nelly activa la tablette. Ses mains tremblaient vachement, au point qu’elle avait du mal à déverrouiller l’écran, mais elle y parvint pour activer le dictaphone.
Si elle, elle ne comprenait rien. Peut-être que l’enregistrement aiderait Sheppard, Pedge et le Punisher une fois qu’elle se serait faite lynchée par la foule. Qui sait ?

C’était peut-être étrange comme idée. Mais de toute façon, si elle s’en tirait maintenant, elle ne survivrait pas à Sheppard…

John Sheppard


Action réaction, voilà ce qu’aimait John. Et Mcpherson prit l’initiative de les couvrir comme son rôle et formation lui avait appris. Le colonel, n’avait rien à redire sur ce professionnalisme qui valait le coup d’être souligné.

Le char et cette brume, ne sentait pas bon du tout. Surtout qu’il était fortement étrange et ce corps humain en haut, avait tout l’air d’être un vrai et une future victime. Sinon, pourquoi la mettre en haut d’un dragon en pendant mollement ? John savait qu’il ne devait pas porter de jugement, il avait tendance à vouloir porter main forte à toutes les pauvres âmes qu’il rencontre. Mais parfois, vaut mieux, ignorer les choses que se mettre en danger pour un innocent inconnu. Dans tous les cas, il n’aimait pas savoir, qu’il allait avoir un événement déplaisant. Enfin bon, avec cette brume il ne savait rien de plus.

Soudainement, alors qu’ils étaient tous à l’abri derrière des arbres ou les épais buissons qui couvraient le sol, Nelly fit demi-tour. John était sur le droite de Mike et eu un regard surprit en voyant ce mouvement… Non mais elle fait quoi là ? Quoi la tablette ? Mais on s’en fou de la tablette !

« Non ! Bricks revenez ! »

John, tourna furieusement la tête, il voulut se décaler pour la rattraper par son gilet, mais le nombre de racine incroyable de l’endroit le fit chuter lourdement au sol ! Ce n’est pas le moment, de récupérer une fucking de tablette !

John se releva, ne pouvant courir récupérer la petite espagnole, puisque le char risquait de le voir. Il la vie rouler quelque part. il secoua son arme pleine de terre et râla dans sa barbe. Mais c’est quoi ce soldat qu’on lui a filé ? Nom de dieu !

« Elle va se faire repérer ! » Il soupira longuement. « Tenez-vous prêt … J’ignore s’ils vont bien réagir en la voyant, si c’est le cas on va essayer de les effrayer en tirant en l’air… »

Il reçut un message radio qui l’agaça encore plus ! Si elle s’en sort, il lui colle une déculotté !
// Vous n’auriez pas dû quitter votre position pour la tablette Bricks ! // feula-t-il dans son oreillette.

Qu’importe l’outil, au vu de l’amour de la technologie de ce peuple, ils l’auraient détruit et l’équipe aurait demandé une nouvelle à Atlantis. La tablette n’avait aucune valeur, par contre la vie d’un soldat oui ! Elle venait de l’agacer prodigieusement ! Risquer sa vie aussi bêtement, n’est pas intelligent !

Mike MCPherson


L’équipe était parvenue à rapidement se dissimuler sans éveiller l’attention. Le champ de vision obstrué leur avait permis de se mettre à l’abris mais diminuait considérablement leur appréciation de la scène qui se déroulait sous leurs yeux. Mais plus le cortège avançait, plus ils pouvaient distinguer la composition du char et des personnes qui l’entouraient. Mike observait avec attention lorsque ça remua dans son dos.

Il s’agissait de Nelly qui, sans crier gare, décida de son propre chef de rompre la formation pour aller chercher sa tablette égarée. Sa réaction fut si imprévisible que les autres soldats restèrent interdits, le Sergent y compris. Il l’observa se ruer vers la Porte sans y croire ses yeux. Les règles de déploiement en reconnaissance qui n’étaient pas là pour casser les pieds mais pour protéger les membres de son équipe ? Envolées. Le clown refaisait surface.

Bordel, qu’est-ce qu’elle fout ?! questionna-t-il de manière rhétorique.

De la merde, répondit-il, à part lui. Si elle ne se faisait pas lyncher, c’était lui qui lui en collerait une. Ou il lui mettrait une laisse. Les chiens fous, il fallait éviter de les laisser en liberté. Mike en venait vraiment à se demander ce qu’elle foutait sur Atlantis car, mis à part un petit éclair de génie lorsqu’elle partagea les informations glanées sur sa fichue tablette, elle n’avait rien montré de bien brillant.

Les injonctions de Sheppard ne changèrent rien à la situation car elle était déjà rendue à la Porte. Elle jaugea la situation un bref instant et eut l’intelligence de ne pas revenir vers eux. Par contre, elle ne se montra pas assez futée pour aller se dissimuler ailleurs. Le cortège arrivant aux abords de la Porte, il devenait évident que sa planque ne suffirait pas.

Pedge Allen


Pedge ne l’avait pas vu arriver elle non plus. Elle ne pensait pas que Nelly s’en retournerait si subitement pour récupérer une tablette tactile… Ce n’était pas comme si l’expédition en avait plusieurs, et ce n’était pas comme si ce peuple n’allait pas savoir s’en servir. Une fois qu’elle n’aurait plus de batterie, rien de ce qu’il y avait dessus ne serait exploitable par une quelconque entité de cette galaxie, si ce n’était eux-même ! Alors pourquoi est-ce qu’elle fonçait comme ça !
« Nelly revient ! », s’exclama Pedge en même temps que Sheppard, mais rien n’y fit, la petite hispanique courait déjà en direction de la porte tandis que le colonel prenait une gamelle à cause de la végétation. Pedge jaugea du regard si son supérieur avait besoin d’aide mais ce n’était manifestement pas le cas. Il semblait en colère contre la jeune femme. Un sentiment partagé par la texane qui regardait maintenant Nelly en train de farfouiller dans la zone. Au moins, elle eut le bon sens de ne pas courir vers eux pour revenir se planquer, car déjà, malgré la brume, les autochtones arrivaient.

Le coeur du sous lieutenant battait la chamade, craignant que Nelly ne se fasse attraper…. Sa planque n’était pas bonne, et ils avaient tous vu des hommes se disperser aux alentours du char… Ce n’était pas pour rien. Ils ratissaient, comme s’ils s’attendaient à se faire attaquer ou à débusquer quelqu’un.

« Ce sont peut-être les gens avec qui nous négocions Colonel. Je suis certaine qu’en discutant il y a moyen de faire avancer les choses. » Après tout, selon les informations de Nelly, seuls des clans vivaient dans les environs et le plus important dominait les autres. Peut-être était-ce là un rassemblement de ces clans pour une occasion quelconque qui avait à voir avec leur coutume ? Néanmoins, Pedge se tenait prête à tirer en l’air si jamais l'hispanique se retrouvait dans une situation délicate.

« Pas faux… On avisera, mais s’ils sont trop agressifs parlé servira à rien » Dit John en observant la scène d’un air inquiet et en colère.

AVENGEDINCHAINS


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Environnement


Oui les gens parlaient. Les conversations étaient animées, et tout dans leur ton semblait confirmer qu’ils allaient assister à un spectacle réjouissant. C’étaient surtout des bavardages de femmes et d’enfants, lesquels suivaient le char, dont les grincements saturés les micros du dictaphone. Les hommes étaient tendus, et ceux qui n’aidaient pas à pousser l’engin étaient répartis alentours en tirailleur pour couvrir les flancs du convoi. Plus ils approchaient et plus les atlantes eurent la certitude qu’il s’agissait non pas d’un homme, mais d’une femme, accrochée sur la croix. Elle était consciente, habillée avec du cuir grossier et de la fourrure de bête, ses longs cheveux roux encadrant son visage en ondulant. Un masque était posé sur ses yeux, la rendant aveugle à son environnement. Ses poignets étaient en sang, ainsi que ses chevilles. Elle n’était pas crucifiée, simplement attachée par des liens qui devaient lui cisailler les membres à force de frotter et de la tenir en l’air. Les cahots du chariot n’aidaient en rien.

Autour, les hommes avaient des épées, des fourches, des pioches et autres pelles. Paysans, guerriers, marchands, tous étaient là et assuraient la sécurité de la procession. Ils étaient vêtu d’habit en tissu et en cuir, les porteurs d’épées eux, portaient des plaques métalliques à divers endroits de leur anatomie, mais c’étaient bien les seuls. La plupart avaient des chapeaux, grossiers, souvent en forme de tricorne, taillé dans un tissu plus épais pour en assurer la forme et la rigidité. Quand le char prit de l’angle, ils purent voir derrière des hommes et des femmes richement vêtus, du moins par rapport au reste de la troupe qui les accompagnait. Longues bures aux couleurs sombres, de bonne facture, pourvu de fourrure et de décoration en tout genre, ils avançaient en s’appuyant sur des bâtons décorés de motif bestial.

Et soudain, alors que le char s’arrêtait pile devant la porte, la foule à l’arrière se déploya pour former un arc de cercle, afin d’observer la croix et la Porte. Un murmure allant crescendo s’éleva dans les airs : « MORT A LA SORCIERE !! » Et ils tapaient dans leur main. Pendant ce temps, deux hommes apportèrent une petite estrade, tandis que deux autres amenaient des chaises et pupitres. C’est alors que Nelly croisa le regard d’un individu armé d’une fourche. Il ne s’attendait manifestement pas à voir quelqu’un mais leur position de tirailleur était faite pour couvrir les abords du convoi, et il ne pouvait que tomber sur elle.

« Y EN A UNE AUTRE ICI !! », gueula-t-il en pointant sa fourche. Il recula néanmoins jusqu’à sentir un tronc dans son dos, une expression de peur primitive sur le visage. La foule couvrait ses cris, mais ses collègues l’entendirent. Un enfant aussi, non loin de là, et il tirait déjà la manche de sa mère, excité : « Ils en ont trouvé une autre Maman !! Une autre !! Allons voir !! »
Peu à peu la foule fit silence. Il y en avait une autre ? Libre ? Dans les bois ? Il fallait l’attraper ! La jeune femme sur la croix fit un sourire dans le vide, les yeux toujours masqués. Qu’espérait-elle ? Qu’attendait-elle ? Nul ne lui prêtait plus attention maintenant qu’ils en avaient trouvé une autre.

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Mar 21 Nov - 16:36
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Grillée !
Merde de merde ! Elle s’était faite griller en beauté !
Elle n'eut même pas le temps de se demander comment que son coeur bondissait soudainement en découvrant cet homme qui la pointait d’un doigt menaçant. A ce stade là de la peur, Nelly ne ressentait plus rien si ce n’est une tension si sourde qu’elle était tapie au plus profond d’elle.

Une autre ? Comment ça une autre ? En plus ils gueulaient “Mort à la sorcière”, ça veut dire qu’ils la prenait pour telle ? Nelly, une sorcière ? C’était signé ça ! Ils allaient vouloir la capturer, l’accrocher sur cette croix et lui faire subir la même chose. D’ailleurs, cette rousse là-haut, elle saignait des poignets et des pieds. Nelly n’osait même pas imaginer ce qu’elle avait dû subir, la peur, la crainte, la solitude, l’absence totale de soutien, de sécurité et de justice. Non...non...Nelly ne voulait pas finir comme ça. Pas question qu’elle soit accrochée sur cette croix comme un vulgaire sac.

L’homme était en train de la dénoncer, même la voix d’un gamin s’en faisait déjà l’écho. Alors la petite espagnole rangea sa tablette dans sa poche intérieure, de la bonne façon cette fois-ci, puis se retourna en activant discrètement son oreillette. Elle ne pouvait plus retourner auprès de son équipe. Pour l’instant, ils pensaient qu’elle était seule. Et même s’ils venaient à déduire qu’il y en aurait surement d’autres, ils ne sauraient pas où chercher dans l’immédiat. Mais si Nelly revenait auprès de l’équipe, elle ne ferait rien de plus que mener l’ennemi jusqu’à eux. Exit la discrétion et bonjour la forte probabilité d’avoir des blessés et des morts. Ou même...des prisonniers ?

Entre une Nelly prisonnière et une équipe saine. Ou une Nelly qui coure dans les jupons de Sheppard et l’échec de la mission, il n’y avait pas photo. La jeune femme inspira difficilement sous l’idée qui s’imposait à elle. Elle était complétement foutue de toute façon. Si les autochtones ne la tuaient pas, Sheppard exercerait sa promesse de “caresser le clavier”, comme il l’avait prévenu après le briefing. Bon dieu, il allait la descendre dans son rapport et la faire virer. Un soldat qui écoute pas, c’est l’exclusion ! Elle allait se faire jeter comme une malpropre et elle ne voulait pas ! La porte, la fin de l’aventure, virée de l’expédition à coup de pieds dans le derrière. Et que ferait-elle une fois de retour sur Terre ? Qu’est-ce qu’il lui restait là-bas ? Est-ce qu’elle survivrait en sachant que cette aventure lui serait devenue à jamais inaccessible ?
Nelly ne prononça qu’une phrase, dans un aveu de tristesse qu’elle dissimulait sous l’urgence de la situation.

//...Pardon colonel...je n’aurais pas dû...//

C’était sincère.
Elle n’aurait vraiment pas dû. Elle aurait dû attendre d’avoir son avis, d’avoir son ordre en la matière mais c’était vraiment trop tard pour les regrets. Première mission sur le sol, première fois en groupe hors de son F-302 et elle avait commis LA grosse erreur. Bref, ces idiots la prenaient pour une sorcière ? Ah ouais ? Une sorcière ? Et bien Nelly allait mourir dans l’humour plutôt que dans la supplique. Autant rendre sa dernière journée de vie la plus agréable possible et ce serait en se foutant royalement de leur figure.
Une sorcière hein ? Pas de soucis, elle avait le matériel pour !

Nelly prit sa grenade fumigène qu’elle dégoupilla mais garda dans sa main avec la cuillère encore en place. Elle se redressa alors sans la moindre hésitation, d’un air presque blasée, grimpant sur le talus pour se montrer face à toute la foule et les considérer avec un sourire cassé par la peur. Les doigts se pointèrent sur elle et les regards se fixaient. L’homme qui l’avait dénoncé avait eu peur, c’est là-dessus qu’elle comptait jouer pour filer. Telle une figure de proue, Nelly les regardait en train de s’agiter. Son coeur battait à tout rompre, son sang vibrait violemment dans ses oreilles, mais la petite ne se démonta pas. Elle parla d’une voix forte et chargé d’humour. Un raillerie comme on en fait rarement :

« Qui me touche sera maudit sur cent générations ! Il pustulera de partout et pissera de la boue ! » S’écria-t-elle, son MP5 plaquée contre sa poitrine. Elle passa le traducteur dans sa langue natale, histoire d’amuser la galerie, alors qu’elle balançait la grenade fumigène à ses pieds : « ¿Haces cardio mis amores ? »

La grenade se déclencha et une fumée blanche très opaque commença à monter, recouvrant Nelly qui s’écria pour toute conclusion :

« Alors qui m’aime me suive ! »

Et elle se sauva dans la direction opposée à travers les bois.
La petite espagnole avait l’agilité et l’énergie pour elle. Mais elle ne connaissait pas le coin, elle avait intérêt à bien faire attention où elle posait les pieds. De toutes ses forces, de toute son énergie, Nelly s’enfonça dans les bois en partant dans la direction opposée de son équipe. Si ces salauds voulaient la suivre, ils allaient en avoir pour leur compte d’activité physique. Et au passage, bien sûr, elle éloignait ses poursuivants du groupe de Sheppard.
Avant qu’elle ne soit trop essoufflée pour parler, elle activa son oreillette :

// Je...je leur fais la...visite panoramique...mi coronel ! Je vais...les semer...ralliement...quand j’en aurai fini...à vous ?... //

C’était loin d’être facile en courant à cette vitesse mais Nelly n’avait pas l’intention de ralentir. Ils étaient peut-être habitué par ces bois mais elle courrait plus vite s’il le fallait. Pas question de se laisser attraper, elle en avait assez fait.
Mais...qu’est-ce qu’elle faisait ? Est-ce que c’était encore le bon choix ?

D’un côté, elle espérait que Sheppard aurait une bonne idée pour la sortir de ce guêpier. Mais de l’autre, elle voulait récupérer sa connerie toute seule. C’est le lynchage organisé qui l’attendait côté Atlante aussi alors bon. Bien pour ça qu’elle comptait semer la populace avant de les rejoindre, ça se ferait en petit comité. La seule chose qui l’empêchait de réfléchir davantage sur ce qu’elle aurait pu, ou dû, faire : c’était sa course effrénée dans les bois.

On trouvait Nelly trop énergique ? Elle allait prouver jusqu’à ça allait.

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Dim 26 Nov - 7:21
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Mike MCPherson


Comme tout le monde s’y était attendu, Nelly fut découverte par l’un des membres du cortège. Venus pour sacrifier leur “sorcière” devant la Porte qui, au passage, ne semblait pas les effrayer le moins du monde, il y avait entre eux et l’hispanique des individus armés de lances, fourches et d’épées. Il s’agissait d’armes rudimentaires mais étant donné la configuration des liens, Mike n’était pas certain qu’ils sortiraient indemnes d’un engagement contre eux. Aussi, il se garda de toute réaction, observant la scène à travers son viseur.

Il constata, amer, le petit manège de Bricks, décidée à jouer leur jeu et à se montrer au grand jour -si l’on pouvait parler de jour vu la luminosité et la brume ambiante. Menaçante -et surtout apeurée par la situation- elle héla la foule toute entière, subjuguée par son volte-face. Le Sergent était stupéfait de la tournure des évènements et le doigt sur la gâchette, prêt à faire feu en cas de réaction agressive avec la jeune femme. Il ne savait juste pas sur qui il ferait feu si cela dégénérait…

Le petit spectacle continua, un fumigène lâché à ses pieds, Nelly détala comme un lapin dans la forêt, en direction opposée à la leur. On restait encore dans l’irréfléchie et le soldat ne put réfréner un long soupire sonore dans son micro.

Parfait. Comme ça, on pourra ratisser toute la forêt à sa recherche quand ce sera terminé. C’est pas comme si eux connaissaient les environs et nous pas du tout et qu’on avait que ça à faire aujourd’hui... Pour la peine, vaudrait mieux pour nous qu’ils l’attrapent, ça nous fera ça de moins à faire…

Passablement agacé, Mike reporta son attention sur le cortège. Il délaissa totalement l’hispanique à son petit jogging revigorant pour observer les réactions des habitants. Nelly allait courir comme une furie, peut-être qu’elle se briserait la nuque en trébuchant sur une racine et tout serait réglé, mais il n’était pas possible pour les autres membres de l’équipe de se lancer à sa poursuite et de progresser à la même vitesse sans se faire repérer. Et diviser l’équipe pour aller la secourir signifiait qu’il y en aurait un qui resterait seul pour surveiller la cérémonie sacrificielle qui s’annonçait. C’était impossible selon sa propre appréciation de la situation mais après avoir vu Nelly opérer, plus rien ne l’étonnerait.

Sérieusement, mon Colonel. Si elle s’échappe, j’espère qu’elle aura le bon sens de revenir à la Porte même si, à ce sujet, j’y crois de moins en moins.Si jamais ils la rattrapent, elle ne risque pas grand chose. Visiblement, ils ont un petit rituel, donc s’ils l’attrapent, ils viendront ici pour la tuer. Si elle les sème, tant mieux pour elle mais ça serait plus simple qu’on les laisse la rattraper pour nous. Dans les deux cas vaudrait mieux qu’on reste ici en attente, mon Colonel.

Il était surtout affligé et cela perçait dans le ton de sa voix. Pour une opération de récupération, on envoyait pas une gamine inexpérimentée sur le terrain. Ca finissait comme ça. Et encore, “finissait”, ça ne faisait que commencer...

John Sheppard


John ruminait sec dans sa tête. il ne savait pas comment récupérer son soldat égaré. Il n’avait plus qu’à espérer qu’elle ne se fasse pas griller… Étant assez loin, il dû sortir des jumelles afin d’observer ce qui se passait. La visibilité était pas très bonne avec cette brume mystique… et l’étrange cortèges sortaient du nuage de plus en plus visible… Une vision d’horreur, une femme, dans une version SM mal taillé, les poignets en sang à force d’être suspendu et un masque sur le visage. Elle était rousse, et rien que par le décorum de la situation, John se demanda s’il n’allait pas entendre un remake de la chasse aux sorcière… Et ce fut le cas ! Les bourgeois, venaient se distraire en sacrifiant une pauvre femme, qui avait dû leur faire des tours de passe passe. Franchement, même dans une autre galaxie, les hommes ne sont pas mieux !

« Super… une chasse aux sorcières, on va leur paraître tout aussi magique avec nos armes ! » Ce qui n’était pas une bonne chose. Tirer en l’air, pourrait déclencher une autre traque et cela serait la leur !

Mais bon, il n’était pas l’heure de savoir quoi faire, l’espoir que la brume, puisse dissimuler Nelly était vain… elle se fit griller avec les hurlements des autres campagnards ! Limite le gosse non loin d’eux avait l’air d’être content ! Deux sorcières au prix d’une ! C’est Noël avant l’heure ! Par contre, pour les Atlantes c’est le père fouettard qui leur tombe dessus. Un petit « eh merde » s’échappa de la bouche du colonel…

Il reçut le message de pardon de la soldate… Il était tout aussi désolé, de l’engueulade qu’il allait lui faire subir. Il lui aurait bien dit de revenir, mais cela serait mettre en danger les autres et de toute façon, il n’eut pas franchement le temps de réfléchir plus… Il n’était pas au bout de ses surprises… Nelly décida de leur faire la totale, avec un show qui laissa pantois, l’homme. Yeux collés à la lunette de ses jumelles, il peinait à croire ce qu’il voyait. Sérieusement ? Elle avait du culot la petite ! Et puis, mise à part fuir dans la forêt, elle ne pouvait pas faire grand-chose d’autre, sauf se laisser attraper. À dire, vrai, cela aurait peut-être été plus facile pour les Atlantes, ce cas de figure, que de la perdre dans les bois. Mais la réaction de fuite était humaine. Il faut une bonne dose de sang-froid, pour se laisser attraper par des paysans armés de fourbe et qui gueule « à mort la sorcière ».

Le long soupira de Mike et son commentaire agacé n’échappa point à Sheppard, qui tourna la tête vers lui. Il venait de recevoir, un autre message de Nelly, qui comptait les semer dans la forêt. Et ce message radio, tous purent l’entendre. John fit une petite moue. Cela l’embêtait autant que le sergent, cette situation.

// Revenez vers la porte dès qu’ils ne sont plus derrière vous ! // Dit-il en attendant. Fallait pas qu’elle se perde ! ils n’avaient pas la journée pour ce genre de cache cache.

// Reçu. //

John observait aussi l’endroit, tout en réfléchissant… hors de question de se mettre à découvert avec les autres excités du slip… Mike reparla et John apprécia moyennement la pique sur le pseudo logique de Bricks. Il espérait quand même, qu’elle ne soit pas écervelée au point d’oublier de revenir vers la porte, c’est la base quand même ! Il écouta l’homme, avant de lui répondre.
« Hormis le petit rituel qui garantit l’exécution devant la porte, je crains que s’il l’attrape, ce ne soit pas sans conséquence. Ce sont des hommes qui la courses, elle n’est pas rousse… Alors soient-ils la prennent pour une sorcière et vont la battre et peut-être même la violer, vu l’état de l’autre… Soient-ils ont un éclair de génie en voyant son équipement pour faire un parallèle avec les autres équipes et là peut-être qu’elle ne sera pas battue. Dans tous les cas, se faire attraper serait signe de retrouver Nelly dans un état déplorable … Attendre sans rien faire, ne me plait qu'à moitié. Faudrait les occuper sans qu’ils nous repèrent » Il soupira, mais quelle situation de merde ! Il releva les yeux vers la sorcière rousse, tout le monde semblait l’oublier celle-là. « On va viser les entraves de la sorcière, on va les occuper avec celle-ci. D’autres idées ? » . Avec un peu de chance, ils vont délaisser Nelly, pour s’occuper de leur première proie, ou tous avoir peur, qu’elle se libère. Malgré la brume, qui réduisait énormément la visibilité, ils pourraient tenter de rompre les liens, du moins attaquer l'édifice.... A voir.

Pedge Allen


Pedge regardait la procession qui approchait lentement, mais sûrement. Ils allaient tomber sur Nelly, c’était une évidence. Ses yeux s’attardèrent un moment sur la femme qui était suspendue sur la croix. Rousse, elle semblait mal en point, les membres en sang. Elle ne semblait pas avoir été torturée ou battue néanmoins, à moins que ses vêtements basiques en peau de bête ne cachaient l’information. Une clameur populaire s’élevait dans les airs alors que l’assemblée commençait à assembler son petit décorum pour leur rituel, qui, selon les dires de la foule, consistait à tuer une sorcière. Il ne fallait pas être devin pour savoir qui était la sorcière. Restait la question de comment ils allaient la trucider ? Franchement, même dans une autre galaxie, les hommes ne se renouvelaient pas. Les âges d’évolution, qui suivaient souvent la technologie, suivaient le même cheminement que sur Terre, où, à une époque, les chrétiens brûlaient vif des femmes soupçonnaient de sorcellerie ou de fornication avec le malin. Dans quelques siècles, les hommes et les femmes que l’équipe avait sous ses yeux, seraient peut-être aussi évolués qu’ils ne l’étaient à l’heure actuelle. Difficile à imaginer, surtout dans une galaxie où la proie principale du plus grand prédateur connu était l’homme.

Pedge opina du chef à l’endroit de Sheppard qui commentait ce qui se passait. Effectivement, ils allaient leur paraître bien magique avec leurs armes. D’un côté, les relations diplomatiques semblaient aller sur la bonne voie, signe que c’était possible de s’entretenir cordialement avec eux… D’un autre côté, l’équipe diplomatique en question était introuvable depuis quelques jours et peut-être que ces hommes et ces femmes n’étaient pas étranger à cela. Tout était possible ce qui rendait les choses sensibles.

Et forcément, ce qui devait arriver arriva. Nelly fut découverte. Pedge poussa un soupir de frustration et de dépit. Les invectives de quelques personnes finirent de faire taire la foule, qui ne semblait pas rassurer. Ils étaient en train de prendre Nelly pour une sorcière ? Comment était-ce possible ? Elle ne ressemblait pas le moins du monde à celle accrochée sur le poteau. Ok, dans ce monde les sorcières ne devaient pas toutes être rousse, mais d’un point de vue vestimentaire, il n’y avait pas photo non ? N’avaient-ils pas vu les Atlantes qui étaient venus les voir à des fins diplomatiques ?

Par contre, Pedge hallucina quand elle vit Nelly jouer le jeu. Ses yeux s’arrondirent alors que la petite faisait claquer un fumigène en prodiguant un discours censé les intimider. La texane cracha dans sa radio : // Bricks fermez votre gueule bordel ! // mais rien n’y fit. Déjà, elle détalait dans le sous-bois. Elle n’arrangeait vraiment pas les choses. Pourquoi ne pas s’annoncer, dire qui elle était ? Pourquoi ne pas tenter de raisonner cette personne ou de demander à parler au type qui les dirige ? Elle avait lu les rapports complets pour leur en faire un résumé et elle ne tenait pas compte des informations qu’elle avait en sa possession. Au lieu de ça, elle confirmait à ces gens qu’elle était une sorcière et elle partait tailler du pays en courant ! Les deux hommes échangèrent.

Pedge regardait encore l’endroit où Nelly avait disparu. Elle avait cédé à la panique, elle avait pensé bien faire. C’était évident. Elle n’allait pas saboter elle-même… Mais l’enfer était pavé de bonnes intentions. Sheppard ne voulait pas attendre que les locaux ne l’attrapent, contrairement à McPherson. Pour sa part, Pedge n’en savait fichtrement rien.

« Soit l’un de nous bouge discrètement dans la direction qu’a prise Bricks et élimine les poursuivants mais ça me semble difficile. Elle est partie trop vite. Soit on intervient dans cette cérémonie, mais je ne sais pas si c’est une bonne idée. Si on la détache, si tant est qu’on arrive à ne pas lui arracher un poignet ou une cheville en tirant, elle va se faire lyncher par les gardes. Pourquoi on part du principe que ces gens sont dangereux ? C’est peut-être le clan avec qui l’autre équipe discutait pour établir une base diplomatique. Ils sont nombreux, et bien organisé. Selon les rapports, on a pas eu vent d’autre présence dans les environs que ces sociétés claniques. »

Pedge essayait d’être pragmatique. Tout comme Sheppard, ce n’était pas sa première fois sur le terrain et elle essayait de tenir compte des informations qu’ils avaient jusqu’à présent. Ils n’avaient rien sur les rituels de ces clans, et il était tout à fait possible que ce soit le clan de ce Jortard.

Environnement


Trois hommes s’étaient élancés à la poursuite de Bricks. Celui qui l’avait trouvé et deux autres tirailleurs qui étaient déjà de ce côté là. La foule était interdite devant la fumée, et déjà plusieurs personnes criaient aux maléfices. Un des hommes richement vêtu dû s’écrier pour calmer les ardeurs des uns et des autres.
« Calmez-vous !! Calmez VOUS !! ». La foule se canalisa sous ses imprécations. Il donna des ordres, inaudibles pour les trois atlantes cachés plus loin, mais ils purent voir que des épéistes s’approchaient de la grenade fumigène qui commençait à dégager nettement moins de fumée. Ils la poussèrent de leur lame en tournant autour, pas très rassurés visiblement. D’autres hommes en armes commencèrent à inspecter les alentours, pour vérifier qu’il n’y avait pas d’autres menaces, mais aussi pour rassurer les femmes et les enfants. L’homme par ses directives reprenait la situation en main, et il manifesta son impatience quant à la poursuite de la cérémonie.

« Continuez ! ». Il alla s’asseoir sur l’estrade sur laquelle était disposée maintenant des sièges. Une femme s’approcha du DHD et elle le couvrit d’une peau de bête qui épousa parfaitement la forme de la console. Les hommes autour du char le firent avancer et ils le placèrent devant l’anneau de la Porte, parfaitement alignée. La femme rousse accroché au poteau pouvait, si ses yeux n’étaient pas entravés, voir de l’autre côté. Elle continuait de sourire.

Du côté de Nelly, c’était un peu la panique à bord. Le terrain était accidenté, et marcher dans une forêt était déjà compliqué en soi, car les embûches étaient nombreuses, en la qualité de racines, roches dissimulées sous de la mousse, branches basses, dénivelé invisible et autres joyeusetés de ce genre, aussi avait-elle toute les peines du monde à conserver un bon rythme sans se rompre le cou bêtement en prenant la gamelle du siècle. Une éclaircie dans les arbres la cueillit soudainement et elle se retrouva dans une clairière. Déjà, les poursuivants se manifestèrent dans son dos.

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La main froide

John Sheppard


John était en train d’évaluer leur distance du cortège, la brume n’aidait en rien, voir même semblait s’épaissir par endroit. Et si les lentilles garantissent un minimum de vision correcte, elles ne pouvaient rien faire pour combattre la brume, à son plus grand malheur. Toucher la cible, oui, il la touchera, mais quoi, si ce n’est un bras, un lien ou bien même l’édifice… Cela serait du hasard. De toute manière Pedge, venait de prendre la parole, la mention diplomatie était à prendre en compte. Cela, il devait l’avouer, avait échappé au colonel, qui vu la menace et le petit footing de Bricks, était passé en mode « offensif ». Or Steele, avait bien spécifié qu’ils avaient des contacts corrects avec ces gens-là et qu’il fallait justement éviter de faire le gros bourrin de service. C’est dingue, comme cette constante reviens vite chez les militaires.

« Ce n’est pas faux » . Répondit John qui était en train de réfléchir aussi. Intervenir dans cette sauterie de la sorcière était peut-être pas une super solution, surtout pour dire aux gars “Heyyy ont est des copains ! Vous pouvez rappeler vos fermiers fourchus ? Car notre copine, elle est un peu dingue et elle a un peu trop d’humour ! Peace mec !”. Non cela serait risible et puis, un homme demanda le calme.

Cet homme devait être le chef de clan, un certain … Jor… Rha il a toujours un problème avec les noms parfois. Jortard ! Voilà. La manoeuvre des gardes armés, surement sous l’impulsion du leader, cherchait d’autre menace, afin de rassurer la populace… Par chance, le groupe Atlante, ne pouvait pas encore être vu.

Nelly avait merdé ! Pourquoi avait-elle gueulé comme un putois qu’elle était une sorcière ? Certes, le fermier l’avait identifié à cela rapidement, mais dès qu’il l’aurait emmené devant son chef, il aurait reconnu l’uniforme des Atlantes ? À moins, que justement, cette tribu sous ces airs pacifistes (enfin bonjour les pacifistes qui attache une femme), ils avaient pu faire du mal à l’équipe. Même si les coordonnées indiquaient qu’il avait eu quelqu’un qui avait composé le code de l’autre planète, sans pour autant recevoir la visite de la team. Donc bon, cela était louche et personne n’était innocent jusqu’à la mesure du contraire !

En tout cas, le colonel, se tut, observant le petit manège devant eux… Ils allaient l'exécuter devant la porte ? Ou allumer celle-ci ? Bon dans un sens, comme cette peuplade refusait la technologie cela serait étonnant. La mort serait pourtant rapide pour cette dame, avec son étrange rictus sur les lèvres.

Enfin bon, John n’avait pas vraiment envie d’assister à tout cela. Il se voyait mal interrompre cette cérémonie, qui était-il pour juger après tout ? Cela le débectait de se dire qu’il allait laisser une innocente (enfin supposée) se faire lyncher de cette façon, mais se montrer et intervenir serait dangereux. Qui aime être dérangé en pleine cérémonie ? Vous aimerez qu’un inconnu vous dise que c’est mal de manger de la dinde pour Thanksgiving sérieusement ? Non bah voilà ! Il allait se détester mais d’une manière horrible… Non-assistance à personne en danger !

Mais bon, à chaque fois, qu’une équipe SG intervient dans des rites d’une autre peuplade, cela fout la merde. Alors, déjà qu’ils ont une Nelly sauvage perdue dans les bois (en espérant qu’elle ne rencontre pas de méchant loup), ce n’est pas le moment de jouer les héros en sous-effectif. Ni de prendre le pop-corn et regarder le spectacle du jour en attendant de voir si Nelly la fugueuse se radine !

« Bon, changement de plan, on bouge. On va couper par la forêt pour les contourner et le campement. Il ne doit y avoir plus grand monde, on aura le temps d’y faire un petit tour, en attendant que la procession revienne et peut-être avoir des indices sur notre équipe » . Il soupira, c’est peut-être le seul endroit sécuritaire de la région à ce moment précis. Quand à la question Nelly, valait mieux, qu’elle trouve un abri … En les attendant, histoire de lasser ses poursuivants, sauf si elle a été choper. Si c’est le cas, il faudrait attendre comme Mcpherson l’avait suggéré et assister à la cérémonie.

// Bricks ! Toujours en vie ? // La radio sautait comme une mauvaise communication brouillée… Cela agaçait prodigieusement John, qui ne pouvait pas savoir que le petite jeune femme était en train de faire des roulées boulées dans la boue. Alors, qu’il se levait, pour se mettre en marche, il reçut l’appel de Nelly, à son plus grand soulagement. Elle allait se prendre la soufflante du siècle elle !

// Ici Nelly...je me suis réfugiée dans une ruine Lantienne en-dehors de la forêt. On ne me suit plus mais... // Silence // Le retour vers la Porte risque d’être compliqué colonel. Je suis attendu à la sortie... //
John était rassuré de la savoir en vie. Au moins, c’est une inquiétude en moins… Et elle était en sécurité vers cette ruine.

// Les ruines sont à quelle distances environ ? Nous allons vers le village, jeter un coup d’œil. Restez en sécurité dans les ruines et commencez une reconnaissance, pour savoir s’il y a quelque chose d’intéressant, on vous rejoint après. //
// J’ai couru un bon quart d’heures avant d’y arriver. J’ai quasiment fais un tout droit... // Silence. // Ordre reçu, je vous appelle si je trouve quelque chose... //

// Reçu. Tâchez de ne pas sortir des ruines //

Ces assaillants, allaient rejoindre leurs chefs à un moment non ? Sinon, l’équipe irait faire le ménage. De toute façon, avec la cérémonie, ils ne pourraient pas rejoindre l’autre bout de la forêt sans un énorme détour, donc autant se sécuriser chacun de son côté. Le village, n’est pas loin, selon les propos de Steele.

Pedge Allen


La cérémonie continuait. Le chef de la petite bande l’ordonna, semblant ramener un semblant de calme chez ses sujets. Il voulait mener son opération rituelle jusqu’au bout, et il n’en était pas à sa première fois, c’était certain. L’organisation semblait rodée et chacun semblait savoir où était sa place. Qui était public, spectateur de la scène, pleureuse et pleureur, religieux, garde, maître de cérémonie, bref, tout ce petit monde respectait un ordre préétabli et chacun était parfait dans son rôle. Pedge n’aimait pas beaucoup ça. Voir une femme suspendue à un poteau pour des raisons de chamanismes, de magie noire, de sorcellerie lui filait la gerbe. Il ne fallait pas être clairvoyant pour savoir qu’elle allait être exécutée après un procès express, procès qui avait peut-être déjà eu lieu. Au Moyen ge, en Europe, tout le monde savait ce qu’il advenait des femmes convaincues de lien avec le Malin.

La jeune femme voyait bien que Sheppard était en train de réfléchir à différentes solutions, tout en prenant en compte sa remarque, et la situation délicate de Nelly. Il devait être affecté de la même manière qu’elle quant au sort de cette femme, tout en sachant qu’il ne pouvait pas foncièrement intervenir dans une histoire culturelle d’un peuple. Pour avoir pratiqué l’officier et l’homme lors de l’opération dans la Magna, la texane connaissait le tiraillement qui devait être le sien. Elle savait qu’il n’était pas le genre de mec à se cacher derrière son petit doigt quand il s’agissait de sauver quelqu’un, mais elle savait aussi qu’il pourrait vivre avec ça si le bénéfice était plus grand pour l’ensemble de l’équipe.

Finalement, il arriva à une conclusion et en fit part aux deux militaires qui restaient près de lui. Il choisissait d’aller vers le village en contournant la cérémonie. Quelque part, c’était plus sage. Pedge était convaincue que les Atlantes étaient dans cette galaxie pour une raison, pour apporter un peu de culture, d’ouverture d’esprit, de connaissances à des peuples moins évolués, mais il fallait aussi les laisser faire leurs propres histoires comme ils l’avaient fait sur Terre. Les consciences devaient évoluer avec les siècles, et tout cela n’était qu’une question de cerveaux et d’évolution. Des zones cérébrales prendraient de l’ampleur tandis que d’autres diminueraient, et ainsi, l’homme moderne évoluerait en bien ou en mal, mais en conscience. Un jour ou l’autre, ces gens ne tueraient plus des prétendues sorcières, ils sortiraient du dogme de la religion pour aller vers celui de la science, bien que certain, probablement, en resterait à leur Dieu et continueraient d’emmerder ceux qui étaient passés au paradigme suivant. Un peu comme sur Terre avec quelques intégristes bas de plafond qui pensaient que le salut était dans le massacre de masse et dans le viol de femmes.

« Ok. Le mieux est de suivre le sentier à bonne distance après avoir contourné la cérémonie. », fit Pedge pour rester dans des constations opérationnelles. Ils n’avaient pas vraiment de direction à prendre si ce n’était celle du sentier puisque les coordonnées du village étaient dans la tablette. John échangea avec Nelly, et la texane fut soulagée d’apprendre qu’elle était dans les ruines lantiennes repérées par l’équipe qui était déjà venue. En plus de ça, ses poursuivants s’étaient arrêtés ou elle les avait semés. Une bonne chose, même si pour le moment, elle restait éloignée de leur position. Le ton de sa voix semblait indiquer qu’elle faisait des efforts pour masquer le découragement, ou la crainte, Pedge ne savait pas trop, qu’elle devait éprouver. Elle ne comprenait toujours pas qu’elle était la motivation initiale de Nelly pour s’être lancée dans cette course poursuite stupide, mais toujours est-il qu’elle semblait accuser le coup. Il fallait espérer que rien ne lui arrive.

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Du côté de Nelly, quelques instants plus tôt


« Ouh….ouh...ouh... »

Sa respiration devenait de plus en plus forte à mesure qu’elle se donnait à fond. Elle sifflait en se mélangeant aux bruits sourds de ses pieds écrasants les brindilles et feuilles mortes. Dans l’esprit de Nelly, ce qui lui permettrait de les semer, c’était son endurance et son agilité. Elle comptait entièrement dessus en fonçant comme une dératé à travers les bois et en faisait fi des obstacles. Mais effectivement, il y avait beaucoup trop d’embuches. C’est bien beau de vouloir courir à travers la forêt mais lorsque le terrain est aussi accidenté, ce n’est guère plus qu’une marche rapide avec l’espoir de ne pas poser le pied là où il ne faut pas.

Et ce bruit de cavalcade qu’elle avait encore dans le dos.
Bon sang !!! Mais c’est qu’ils s’accrochaient en plus ?!? Ils fatiguaient pas ceux-là ???

Rien à faire, les poursuivants étaient toujours à ses trousses. A croire qu’ils passaient leurs temps à cavaler dans les bois pour le plaisir et qu’ils y étaient bien entraînés. L’idée de faire un crochet pour retourner droit sur Sheppard lui occupa l’esprit un certain temps. Mais ce serait surement ramener avec elle tout le lot de problèmes qu’elle s’était amusée à se créer. Il fallait qu’elle règle ça en vitesse.

Soudain, la clarté, un espace plus grand !
Nelly trébucha juste à l’entrée de cette vaste clairière et la sonda avec un air intrigué, peinant à comprendre pourquoi ce brouillard s’intensifiait encore plus à cet endroit-là. Mais question réflexion, il allait falloir repousser ça à plus tard. Les “Forests Gumps” étaient encore là et elle les entendait s’approcher de plus en plus. Nelly aurait pu longer le bois pour retourner vers son équipe mais sans l’occasion de zieuter sa boussole, elle se perdrait forcément. En revanche, son regard tomba sur des poteaux en bois qui supportaient des signes tribaux au centre de la clairière. D’un coup, elle se souvint de la signification et de ce qu’elle avait lu sur sa tablette : c’était pour se protéger de la technologie ce truc !!! Il le faisait sur les arbres autour de la Porte des Étoiles et là…c’était pour...pour ?

LES RUINES !!!! C'ÉTAIT LES RUINES !!!

Ca ne pouvait être que ça ! C’était les ruines lantiennes qui se trouvaient derrière ce truc !!!
Ni une ni deux, Nelly bondit sur ses pieds et s’élança de toutes ses forces en direction des poteaux. En s’y approchant, elle constata qu’il y en avait plusieurs, espacé d’un mètre à chaque fois, et qui semblaient s’éloigner comme un cordon de sécurité bourré de signes tribaux. Cette installation religieuse entourait toute la ruine.

Ses poumons commençaient à brûler, ses jambes étaient en coton et elle suait à grosses gouttes. Et ces couillons qui continuaient de lui courir après. Mais ils étaient nourris à quoi ceux-là ?!? Elle les entendait bien, ils gagnaient du terrain et elle pouvait même les entendre souffler dans son dos, tous leurs efforts pour combler la distance.

Nelly se donna à fond. Elle s’entendait râler sous la violence de ses enjambées qui fendait les herbes folles. Continuer malgré la douleur, continuer en ignorant les muscles endoloris. Toujours plus loin, toujours plus vite. Ces ruines, c’était son assurance vie ! Il fallait à tout prix les atteindre ! Des amas et des bâtiments éventrés, crevés de toutes parts et recouverts de végétation, commençaient à apparaître à travers le brouillard. Elle était en train d’y arriver, encore quelques mètres et elle pourrait se planquer derrière le premier amas à portée. Mais soudainement, d’un coup, le sol fit place à un vide soudain !!!
Nelly eut l’impression de tomber dans un puit sans fond et elle hurla tant de peur que sur le coup de la surprise.

« AHHHHHH, NAN ! »

Et BAM !!! Elle rencontra une pente terriblement inclinée qu’elle longea de son dos. La gravité fit le reste du travail et Nelly fit un nombre impressionnant de tonneaux et de vrilles tout au long de cette pente abrupte. Elle chuta jusqu’au fond, là où stagnait l’eau d’une averse passée. PLOUF ! C’est comme si elle avait fait un plat dans une marre d’un mètre de profondeur seulement. La petite espagnole roula dedans et en ressortie brutalement en position assise, se débattant inutilement de ses mains sous l’effet de la surprise tout en toussant. Elle cracha l’eau boueuse qu’elle avait avalé par inadvertance et se redressa difficilement, des filets d’eau s’écoulant de son uniforme trempé alors que ses muscles gémissaient sous la tension.

« Hé, Nelly...han...han... » Elle lutta pour prendre une inspiration plus grande tout en rejoignant la pente. « Faut....faut vraiment que t’arrête de...de fumer...là...ça devient grave... »

Elle eut un rire presque navré, complètement brisé par son essoufflement, face à cette blague de merde qui n’avait pas d’autre but que de la détendre juste un peu. Elle avait un mal fou à calmer les violents battements de son coeur. C’est à croire qu’il allait littéralement exploser dans sa poitrine. Mais merde quoi ! Elle avait couru comme une folle et elle les avait même pas semé. Qu’est ce que c’était décevant, vexant !

Son regard empreint d’angoisse analysa son environnement. Elle venait de chuter dans un énorme trou d’au moins six mètres de profondeur au bas mot. Les pentes étaient très raide, presque perpendiculaire par endroit, et même avec la végétation, Nelly comprenait que ce n’était pas naturel du tout. Elle se redressa avec peine, son corps semblait lui supplier de rester au repos mais elle ne pouvait pas se permettre de rester là.

« Bouge-toi sale gosse... »

Difficilement mais surement, elle grimpa jusqu’au plancher des vaches. Elle reprit son chemin en sens inverse en espérant ne pas tomber. La sensation des vêtements trempés l’agaçait déjà mais elle avait d’autres problèmes. Une fois en haut, elle pointa son MP5 à l’avant, dans la crainte de voir le comité d’accueil...mais non…
C’était bel et bien des ruines Lantiennes. Et les “Husseins Bolts” ne l’avaient pas suivi jusque là. Un léger sourire victorieux et narquois naquit sur son visage. Ils avaient effectivement les foies, elle avait vu juste. C’est un drôle de sentiment que de se sentir victorieuse, puissante, douée, alors qu’elle était tout simplement dans la merde et qu’elle pouvait surement dire adieu à Atlantis.

Sans attendre plus longtemps, la jeune femme décida de s’enfoncer un peu plus profondément en se méfiant de ce qu’il l’entourait. Le trou dans lequel elle était tombé n’était pas le seul. A travers les différents amas de bâtiments détruits et recouverts de végétations, il y en avait pleins d’autres. C’était clairement le signe d’un violent bombardement passé. Et quand je dis violent, c’est au point que la nature n’avait même pas réussi à le faire disparaître entièrement. Nelly progressa lentement, son arme pointé vers l’avant, les genoux légèrement fléchi. Le canon allait en direction du moindre élément qu’elle jugeait angoissant. Est-ce qu’elle s’approchait de l’entrée ou est-ce qu’elle s’en éloignait ? Sheppard était vers où d’ailleurs ?

L’isolement, c’était une phobie qu’elle avait toujours su cacher à tout le monde. La seule chose qui la tenait encore, c’était la certitude qu’ils étaient tous quelque part, là-bas, dans la forêt.

« Ok...ok. T’es pas perdue, chérie. Tu es juste dans une ruine Atlante, les copains sont à l’extérieur et ils viendront te chercher quand ils auront fini le pique nique avec les tordus...ne panique pas... »

Elle réprima un violent frisson.
Son regard se posa sur le reste de ce qui semblait être une tour d’habitation au centre d’un espace plus dégagé. C’était un bon poste d’observation. La jeune femme ne brillerait pas par ses talents de tireuse mais elle verrait les menaces d’un peu plus loin. C’était déjà ça. Elle s’y rendit immédiatement et alla au premier étage, là où ça semblait encore relativement solide. La salle n’était pas très grande, toute la façade avant était pulvérisée sauf un coin entièrement dévoré par une sorte de lierre. C’est à cet endroit qu’elle se planqua en tremblant de tous ses membres. Elle déposa son sac et vérifia que sa tablette n’était pas morte.

« C’était marrant quand même. La gueule qu’ils tiraient tous quand j’ai balancé la fumi...héhéhé... »

L’humour couvrait à peine sa peur et son angoisse. Mais c’était salvateur pour son esprit.
Nelly jetait souvent un regard en contrebas. Le brouillard était encore plus intense que dans la forêt. Avec ces quelques arbres, la nature et tout, il y avait de quoi se dissimuler efficacement. Mais ça ne changerait pas le fait que ses ennemis savaient où elle était et qu’ils auraient certainement le courage de lancer une expédition contre elle avec le temps.
Et puis...Sheppard, Pedge, le Punisher...est-ce qu’ils allaient bien ?
Sa respiration était plus calme, c’était au moins ça. Mais qu’est-ce qu’elle avait froid dans ces ruines !

« Bon allez...courage... »

Nelly était épuisée. Elle était trempée, certainement perdue, pourchassée. Et pour finir, elle était persuadée que Sheppard lui en voulait. Elle n’avait qu’une envie, c’était de s’enterrer dans un trou, de se faire toute petite ou de tout simplement disparaître, devenir un fantôme inatteignable. Mais ça aurait été bien trop facile. Tout ça lui mettait le moral à zéro. Elle pouvait oublier sa profession. Sheppard allait la descendre dans son rapport et elle n’aurait plus qu’à préparer ses bagages.
Elle détacha ses mains tremblantes puis activa sa radio. Elle voulu utiliser une voix sûre, dissimuler ce mélange explosif de déception et de fatigue. Mais c’était peine perdue, le reste de l’équipe déduirait surement à l’intonation de la voix qu’elle avait le moral en berne et qu’elle n’était pas bien. Peut-être en seraient-ils heureux, après tout, c’était une bonne leçon non ?

// Ici Nelly...je me suis réfugiée dans une ruine Lantienne en-dehors de la forêt. On ne me suit plus mais... // Elle fit silence. Ce n’était pas le message que son leader attendait, elle le savait. // Le retour vers la Porte risque d’être compliqué colonel. Je suis attendu à la sortie... //

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Environnement


Du côté de Nelly, nulle trace des poursuivants depuis son point de vue. Un sentiment de sécurité s’installa petit à petit. Elle avait eu ses réponses radios, et pour le moment, elle devait se débrouiller seule étant donné que l’équipe convergeait vers le village. Peut-être pouvait-elle y avoir accès elle aussi, depuis les ruines. Le périmètre était grand, et les trois hommes ne pourraient pas couvrir toutes les sorties. La brume se dissipait peu à peu avec la montée dans le ciel du soleil et l’air se réchauffait. Pas suffisamment pour la sécher ni l’empêcher de grelotter. Mais déjà, les alentours se dégageaient et il était plus simple d’observer le monde autour des ruines. Il y avait bien une barrière de poteaux en bois tressés, entres eux, de fils supportant des symboles chamaniques similaires à ceux près de la Porte. La clôture faisait le tour de la ruine qui avait la taille d’un pâté de maison. Les bâtiments étaient en ruine et les nombreux trous visibles dans le sol et dans l’architecture sous-entendait que la position avait été pilonné assez sévèrement.

« Par ta faute, nous allons devoir les tuer, et probablement te tuer également. », fit une voix masculine au-dessus d’elle. Un homme aux cheveux roux, portant un pantalon en cuir sur lequel pendait, sur un côté, une fourrure d’un blanc immaculé, la toisait depuis sa position haute. Il ne portait pas d’arme visible. Torse nu, les muscles saillants, il était couturé de cicatrices. Il avait tiré ses cheveux en un catogan strict et il toisait durement l’hispanique, les bras croisés.


Nelly Bricks



La réponse du colonel : faire une reconnaissance.
Assise contre ce mur bouffé par la végétation, Nelly avait ramené ses jambes vers elle et coincé ses mains sous ses aisselles pour essayer de se réchauffer. Il faisait humide dehors, pas particulièrement froid, mais avec les vêtements trempés ça ne pardonnait pas. D’ailleurs, la jeune femme eut un fin sourire en songeant à Pedge, au colonel, voir même au Punisher, qui se seraient baladés trempés ou quasiment à poil sans même avoir la chair de poule. Des terminators comparé à elle. Ce qu’elle les enviait d’avoir reçu un bon entraînement et d’avoir une bonne expérience. C’était mieux, quelque part, qu’ils ne soient pas là pour la voir grelottante et planquée dans ce qu’il restait de cette tour.

Après avoir confirmé la réception de son ordre, elle demeura quelques instants cachée. Le temps pour elle de sortir sa gourde et d’en boire une gorgée tout en maudissant sa fraîcheur. L’idée lui était bien venu d’essayer de faire un feu mais elle n’avait pas les moyens et ce serait donner sa position à ceux qui pouvaient traîner dans le ruines.

La petite espagnole rangea ses affaires puis se redressa, résolue à faire son boulot, alors qu’elle remettait son sac sur ses épaules. Elle vérifia que sa tablette était bien là (et elle avait eu de la chance qu’elle ne grille pas avec l’eau), son MP5, ne rien avoir laissé derrière elle, puis elle descendit doucement les marches.

Le terrain était toujours aussi accidenté. Autant faire attention où elle posait les pieds, il y avait quand même des pièges assez vicieux. Comme cette nappe de broussailles qui dissimulait un gros trou de bombardement. Nelly avait toujours peur. Elle était toute seule à se balader dans ces ruines et n’importe quel danger pouvait lui sauter dessus non ? C’était angoissant et elle paniquerait comme une dingue si le reste de l’équipe disparaissait. Mais bon, les ruines n’étaient visiblement pas si étendue et elle pourrait essayer de faire le tour. Elle avait cherché ce qui lui arrivait, cette peur, cette épreuve, donc c’était de bonne guerre. Mais si elle pouvait se racheter auprès du colonel, ne serait-ce qu’en accomplissant la tâche, autant mettre de côté ses craintes.

Parfois, elle pointait le canon de son arme dans des directions qui captaient son attention. Des bruits étranges de cette nature, des coins qui pourraient receler des monstres, des mygales géantes ou des choses...enfin qu’importe, tant qu’elle y allait mollo et qu’elle faisait très attention à son environnement. Mais voilà, plus elle s’enfonçait et plus les ruines devenaient imposantes et accidentées. Au bout d’un moment, à force de vouloir contourner, elle se retrouva dans un cul de sac de débris recouvert de mousses, d’arbres et de lierres. Elle regarda derrière elle, ayant vraiment envie de refaire les trente minutes de marche retour pour se replanquer dans la tour et dire au colonel qu’elle n’avait rien trouvé. Mais ce ne serait pas fair-play. Elle n’avait pas fini sa reconnaissance...

Sa main s’accrocha au lierre de cette grande montagne de débris. Un immeuble qui s’était carrément effondré sur lui-même. Enfin, c’est ce qui lui semblait. Les végétaux étaient solidement accrochés, ils supporteraient surement son poids. Il fallait l’espérer du moins.
Nelly soupira tout en combattant le sentiment de lâcheté qui se partageait son ventre avec sa copine la Peur.

« Courage, courage, courage...imagine !!! Y’a Pedgy qui te regarde...si si..elle te regarde, elle t’attend en haut avec le café chaud et une bonne couverture bien chaude... »

Nelly ricana en s’imaginant une Pedge si chaleureuse en mission malgré son visage de marbre. C’était le paradoxe même. Elle serait là, en mode môman, avec le thermos de café, les gobelets et les petits biscuits. On lui apprendrait que c’était une leçon pour la punir, que les villageois étaient des types sympas qui étaient dans le coup, et puis elle serait enfin en sécurité. Il ne resterait plus qu’à attendre la punition du colonel qui serait un câlin de compassion.
C’est beau de réver non ?

« Allez, go ! »

Elle s'agrippa fermement au lierre et commença son escalade. Il fallait espérer que les reliefs soient quand même moins accidentés derrière et qu’elle aurait une belle vue de l’ensemble des ruines. A la moitié du chemin, elle leva son visage pour essayer de distinguer le sommet mais le soleil la crispa, en plus de l’éblouir. Mais c’était tellement bon, ça faisait tellement de bien de sentir enfin de la chaleur. C’était comme une douce caresse rassurante. Le brouillard était moins épais en plus. Qui sait si elle ne finirait pas par faire bronzette en attendant les autres ?

Avec le poids de ses affaires, de son sac, et surtout le fait qu’elle n’était pas du tout une spécialiste en escalade, Nelly serra les dents et tenta de rejoindre le sommet sans faire trop de bruit. Mais c’était peine perdue. Le rebord, c’était vraiment le pire à franchir et elle dû s’y reprendre à trois fois avant de pouvoir basculer sur le sol. Essoufflée, décoiffée et transpirante, elle se redressa difficilement sur ses jambes avant de considérer les alentours. C’est là qu’une voix sortie de nulle part lui arracha un cri de surprise. Elle regarda tout autour d’elle, l’arme braquée sur différentes positions, avant de lever le nez et de découvrir la silhouette de Conan le Barbare.

Et bien sûr, il raconta un truc qui lui fit monter le coeur dans la zone rouge des battements/minutes. Tuer, tuer, tuer, elle et ses amis, elle ne comprenait pas et il allait falloir être plus diplomate sur ce coup là.

D’ailleurs, la scène était épique à souhait. Conan se trouvait sur les ruines d’un niveau supérieur en la dominant clairement, avec son air de terminator et son regard en colère. Et elle se trouvait un niveau en dessous, séparée uniquement par la crevasse qui coupait le bâtiment en deux. C’était une vrai scène de duel de cowboy avec le buisson roulant poussé par le vent. Sauf qu’au lieu de l’environnement aride, c’était la forêt de Conan le super musclor.
D’ailleurs, on ne changerait pas Nelly. Si elle n’avait pas aussi peur, elle se serait surement permise de le reluquer un peu. C’est qu’il n’avait pas le moindre bout de gras en plus le bougre ! S’il la choppait avec ses copains, ça allait être une fête qu’elle allait détester. Et elle ne pouvait pas s’enfuir comme ça, il avait surement des infos sur l’équipe perdue non ?

En plus, elle n’avait plus de fumigène pour jouer sur les effets sorcière...

Un léger sourire lui vint alors qu’elle baissait le canon, histoire de ne pas paraître trop menaçante, le laser quittant la poitrine de l’homme. Plus par instinct que par maîtrise martiale, Nelly jeta un coup d’oeil sur la droite et la gauche, histoire de voir s’il n’y avait pas ses copains embusqués. Mais elle ne vit rien.

« Whoaaa...franchement, elle est super géniale ton entrée ! Tu fout la pétoche et tout... » Répondit-elle avec un sourire malicieux. Il ne broncha pas. Il la toisait toujours aussi durement, attendant manifestement qu’elle dise quelque chose. Il ne devait pas s’attendre à ça.

Son regard allait autour d’elle, pas de mouvement. Et pas de son non plus, pas de bruits de pas, pas de chuchotement. Il était vraiment seul et non armé ce type ? Non, il y avait forcément quelque chose qui lui échappait.

« Je m’appelle Nelly. Et toi, c’est quoi ton petit nom ? » Sa main était allée se poser sur la crosse de son neuf millimètres. Si on lui sautait dessus, ça serait beaucoup moins encombrant pour se défendre qu’un MP5 attaché à sa poitrine. Mais elle ne sortirait pas son arme tout de suite. Autant éviter de déclencher les hostilités. Elle regarda néanmoins autour d’elle une fois de plus. Il pencha la tête sur le côté, l’évaluant. N’avait-elle pas peur de lui ? Il décroisa les bras et il se mit à marcher le long de sa plateforme, comme un tigre le ferait face à une proie, alors qu’il se trouvait derrière les barreaux d’une cage. Il ne répondait toujours pas.

« Bon, j’imagine que tes copains ne vont pas tarder à me sauter dessus non ? Vu que vous voulez me tuer. Encore... D’ailleurs, tu veux bien me dire qu’elle faute j’ai commise et qui sont les “amis” que tu veux exécuter ? »

Elle ricana.

« S’ils ont les mêmes habits que moi ça m’intéresse, je veux bien essayer de me racheter. Sinon, les autres, tu me rendrais un super service en exécutant ta menace. »

Il pointa du doigt la forêt, probablement vers l’endroit d’où elle venait, et d’où était situé la Porte. Il s’exprima avec colère une nouvelle fois : « Nous allions secourir cette femme que tu as vu, et toi, tu as tout fait pour que ce sauvetage n’ait pas lieu ! Tu as attiré ces bélors vers notre abri, et pour un peu, ils franchissaient la démarcation ! » Il la considéra, avant d’ajouter, manifestement furieux : « Maintenant, je vais devoir tuer ces trois hommes avant qu’ils ne nous voient… Et je n’en ai pas envie. Pourquoi ? Quels griefs as tu contre nous ? »

Alors ça, elle ne s’y attendait pas. Il n’était pas seul et il comptait attaquer le chariot ? Et du coup, cette femme serait morte à cause de son intervention pour sa fichue tablette ?
De la peine passa sur l’expression de Nelly alors que le sauvage lui expliquait la situation. Il était plutôt avare en détail mais ce n’était pas difficile de se dire que son peuple devait vivre dans les ruines et qu’elle avait directement mené leur ennemi jusqu’à eux. En somme, ce qu’elle avait voulu éviter de faire à Sheppard et son équipe, elle venait de le faire à ces autochtones.

Nelly ne savait pas du tout ce qu’étaient ces gens. Les rapports n’en faisaient pas du tout mention et ils devaient sûrement se cacher des autres. Mais là, c’était trop tard, la faute était commise et il allait surement tuer les trois zigotos qui l’avait poursuivi pour éviter d’être vendu. Donc plus elle se planquerait ici et plus elle mettait ces inconnus en danger.

« Je suis navrée Conan, vraiment. » Fit-elle avec sincérité. Elle hocha la tête avant de corriger : « Oui, il faut bien que je te donne un nom puisque tu ne veux pas me le dire...Conan c’est bien, c’est un guerrier super sympa chez nous... »

Nelly s’avança un peu, elle gardait la main sur son neuf millimètres. Etant en hauteur, il ne bougea pas. Il ne comprenait pas ce qu’elle racontait…

« Écoute. Je ne pouvais pas savoir que les tiens étaient pas loin. J’ai voulu me cacher et ces gens m’ont trouvé. Ils m’ont fait peur, ils voulaient ma peau et j’ai simplement cherché à me cacher, comme tu le fais ici. Je ne te veux pas de mal, ni à toi, et encore moins au tiens. Tout ce que je veux, moi, c’est retrouver les amis qui portent les mêmes vêtements que moi. »

Elle fit un léger silence avant de se reprendre. Sheppard n’allait pas aimer mais...quel choix avait-elle ? Nelly avait encore plus déconné qu’elle le pensait et elle allait avoir besoin du colonel, de Pedge.

« Mes amis peuvent nous aider. Et je peux partir, faire en sorte que les autres me voient, les attirer ailleurs pour qu’ils ne s’intéressent plus aux ruines... »

Il semblait considérer sa proposition, ainsi que ses propos. « Tu viens de l’autre côté de la forêt ? Tes vêtements me sont inconnus en effet. » Il plissa les yeux comme pour mieux voir. « Pourquoi est-ce qu’ils te courraient après ? Pensent-ils que tu es une sorcière ? » Cette perspective le fit rire.

La tension redescendait.
Surtout pour Nelly qui expira silencieusement en voyant que le dialogue était ouvert. Instinctivement, elle se sentait moins opréssée, un peu moins en danger. Elle nota mentalement que Conan ne connaissait pas ses vêtements. Il semblait sincère. Donc l’équipe disparue n’avait pas dû entrer dans ces ruines. Ou du moins, ils n’avaient pas rencontrés ce peuple caché. Elle en était là de son constat, doutant que son interlocuteur soit en train de la manipuler, lorsqu’il lui posa la fameuse question. Le rire qui laissa passer fût aussitôt rejoint par celui de Nelly, dans un humour presque automatique et partagé :

« Ouais ! Quand ils m’ont trouvé, ils se sont mis à me traiter de sorcière, à me pointer du doigt avec des hommes armés qui approchaient et tout. » Elle haussa les épaules. « J’ai cru que j’allais y rester alors j’ai voulu leur faire peur à mon tour. »

Un léger sourire malicieux passa sur son visage. Ses yeux étincelaient d’humour à l’idée de sa connerie.

« Je leur ai dis que s’ils me touchaient, ils pisseraient de la boue...tu aurais vu la tronche qu’ils tiraient... »

Nelly ricana légérement. Elle se ferait peut-être défoncée par Sheppard. Mais franchement, vu qu’elle pensait que c’était son dernier acte, c’était quand même un spectacle qui valait dix. La gueule des types qui la pointait du doigt, les cris, ce qu’elle imaginait de leur réaction quand elle s’était évanouie dans l’écran de fumée. Mais bon, par contre, elle pensait pas que les trois zigottos auraient été aussi tenaces. Et elle pensait encore moins attirer la menace sur le peuple de Conan et visiblement conduire à la mort de leur compatriote prisonnière. C’est ce qui cassa le sourire de Nelly. Elle avait conscience que ses actes pouvaient avoir des répercussions plus graves et plus vaste que sa personne. Elle avait du chemin et des efforts à faire à ce sujet.
Elle reprit plus sérieusement.

« Je suis une exploratrice, Conan. Je m’intéresse souvent aux ruines comme celles-ci. Certains de mes amis, qui portent les mêmes vêtements, ont disparu avant de visiter cet endroit. J’ai peur pour leur vie et je les recherche. » Elle prit sa respiration. « Je vais tout arranger pour ton peuple, c’est promis. Mais j’ai besoin de savoir si tu sais quelque chose à leur sujet. Tu les aurais vu quelque part ? Tu en aurais entendu parler ? »

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La main froide




Environnement


Le hurlement dans la brume revint, puissant et prolongé, mais toujours unique. Le murmure des gens s’était tût quand l’animal avait exercé son cri, mais les bavardages reprirent rapidement, signe que la bestiole devait être connue par les habitants du cru et qu’ils s’en foutaient un peu. D’un côté, l’humain en groupe n’avait pas peur de grand-chose. La procession bougea donc, prenant large pour contourner la cérémonie macabre. Néanmoins, ils gardaient un visuel sur les locaux pour conserver une idée du chemin à prendre vers le sentier, tout en restant hors de vue des gardes qui s’étiraient en éclaireur. Mais plus le rituel avançait, plus ces derniers se rapprochaient de la Porte, laissant des opportunités de passage plus simples pour les trois atlantes.

Alors qu’ils avaient effectué un large arc de cercle autour du char, les explorateurs entendirent la Porte des Étoiles s’ouvrir. Aussitôt, des complaintes se répercutèrent dans la forêt, des chants d’hommes et de femmes qui se lamentaient dans une langue inconnue. La ballade était pesante, lancinante, envoûtante, et la brume semblait décrire des volutes de fumée qui n’étaient pas naturels. Le chant perdait en puissance par moment, avant de se relancer avec conviction. Les gens, autour de la Porte, s’étaient resserrés sur leur position et les gardes étaient plus nerveux que jamais. Mais déjà, le char faisait demi-tour, diminuait d’une partie de sa croix, désintégrée dans le Vortex projeté. Pour pallier à la complainte de la forêt, les villageois entamèrent des chants joyeux, à plein poumon. Le vacarme était tel qu’on ne comprenait rien à ce qu’ils chantaient.

L’équipe continua d’avancer. Maintenant qu’ils étaient loin de la cérémonie qui battait son plein, ils pouvaient marcher plus rapidement sans crainte de se faire repérer par la foule, bien qu’il fallait rester prudent. Le sentier allait en s’élargissant et bientôt, du soleil dans le lointain leur annonça la présence d’une trouée plus importante dans les arbres. C’était une clairière, et en son centre se dressait des bâtisses en bois, dont les cheminées fumantes annonçaient qu’elles étaient habitées. Ce n’était pas un village à proprement parlé, mais plus un hameau. Autour, des champs étaient cultivés et il y avait même des bêtes, vaches classiques s’il en était, qui broutaient tranquillement l’herbe verte et grasse de leur pâturage. La seule architecture visible en pierre était une sorte de tour pointant vers le ciel, sur laquelle trônait une cloche parfaitement immobile, et elle semblait être au centre des bâtisses en bois. Ces dernières étaient bien souvent carrées, ramassées sur elle-même, et seule l’une d’entre elle était immense, sorte de longère basse de plafond qui s’étirait perpendiculairement à la pointe dans le ciel en pierre.

Il n’y avait pas un rat dans le village, comme s’il était fantôme. Ou plutôt si ! Là, le long de la longère, une ombre se mouva rapidement et un bruit de fenêtre cassée se fit entendre. Alors que les atlantes étaient bien avancés dans la clairière, sur le point d’arriver au bâtiment, des bruits d’origines animales se firent entendre et ce fut un peu la panique du côté dudit bâtiment. Quatre ou cinq personnes émergèrent de la bâtisse, l’un par une fenêtre, l’autre par une porte, et vice versa. Ils portaient des vivres, des armes, des objets en tout genre, et ils avisèrent les atlantes avec une expression de surprise. Ils baragouinèrent quelque chose et filèrent de l’autre côté de la longère, mettant le bâtiment entre eux et les terriens. Ils portaient tous des peaux de bêtes et certains avaient la crinière flamboyante. Alors que tout le monde s’égayait vers la forêt, une dernière jeune femme sauta du premier étage, se réceptionna, et elle piqua un sprint vers la forêt, seulement, avant qu’aucun atlante ne puisse réagir, elle disparue de leur vue en poussant un cri, comme si elle avait été avalée par le sol !

John Sheppard


Mike ne se sentait pas bien, qu'importe la raison, Sheppard ne voulait pas laisser son soldat continuer la mission et celui-ci était parfaitement d'accord. De toute façon, son air blême ne faisait aucun doute sur sa véracité. Le deal, fut qu'il reste ici, attendre que les indigènes du coin finissent leur cérémonie barbare et qu'il rentre sur la cité au plus vite.
Allen et Sheppard quand a eu, profitait que la troupe de joyeux lurons soient occupés pour partir en direction du campement. Alors qu'ils s'engouffraient dans la forêt, le même hurlement qu'au début à glacer le sang se fit entendre. Le brouhaha humain fera tout bonnement sa grande gueule. John frissonna un peu, il y a des créatures qui filent réellement les pétoches rien que par leurs cris. Il imaginait bien, une sorte d'hyène terrifiante comme dans le seigneur des anneaux, sauf qu'elle ne serait pas chevauchée par des orcs.

« Je n’ai pas envie de croiser ce loup personnellement », dit-il à l'attention d'Allen dans un murmure, alors qu'ils surveillaient les locaux de loins. La concernée haussa des sourcils, semblant être du même avis que le colonel. Parfois, il fallait s'immobiliser pour ne pas se faire voir, mais la procession semblait excitée par le sacrifice ou l‘exécution. Ce qui facilitait grandement leur avancé. Seuls les pseudos gardes avec des fourches, étaient à craindre, ils observaient la forêt avec attention, redoutant sûrement l'intervention d'une autre sorcière.
Alors qu'ils étaient assez loin, pour ne plus voir la porte, celle-ci s'ouvrit. La rouquine avait dû périr. Injustement surement, mais c'est la vie de ce peuple, ils n'avaient aucun droit sur cette pratique. Par contre, la brume semblait bouger et ce genre d'élément était tout sauf naturel…

« C’est quoi ce bordel ? … » Regard vers le ciel, il n'aimait encore moins ce genre de chant qui semblait contrôler les mouvements circulaires de la brume. Il fit signe à Allen de se presser, pour quitter au plus vite l'endroit alors que des contre chants plus joyeux essayaient de combattre le premier bien moins agréable. John, n'aimait pas tout ce qui est en rapport à la magie et autre chamanisme un brin étrange. La brume et ses mouvements circulaires pourraient s'expliquer mais là, il ne voulait rien savoir. Juste quitter la zone dangereuse.

Une fois hors de portée, John accéléra le pas dans un petit jogging, pour prendre de l'avance sur les villageois. Le soleil pointait son nez et très vite des champs avec des animaux broutant l'herbe. C'est vraiment un petit village, typiquement fermier avec quelques animaux, et peut être des champs à cultiver non loin. Toutes les bâtisses se ressemblaient sauf une, qui devait être celle de ce Jorthar. Par acquit de conscience il fit jouer son oreillette, pour essayer de contacter l'autre équipe.

À peine eut-il passé son message, qu'une ombre fila et un bruit de verre brisé le surprit, un petit groupe de personnes rousses, comme la soi-disant sorcière sortaient à toute vitesse avec leur larcin…Sheppard leva son arme par défense… Il avait donc deux peuples ici : les civilisés (si on peut dire) et les bêtes sauvages ! Cela était passé très vite et sous la stupéfaction de l'homme. Le cri prodigieux de la dernière voleuse, le fit réagir et il courra après celle-ci, avec un signe de main à Allen, pour voir ce qui se passait tout en faisant gaffe là où il mettait les pieds.


AVENGEDINCHAINS


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Sam 16 Déc - 22:38
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Pedge Allen


Manquait plus que McPherson soit malade tiens. C’était vraiment la poisse. Entre Nelly qui avait pris la poudre d’escampette et le Punisher qui allait rentrer, l’effectif se réduisait comme peau de chagrin. Enfin qu’importe, Pedge n’oubliait pas qu’à eux deux, John et elle avaient combattu ensemble dans la Magna et ils avaient un beau palmarès à leur actif. Certes, les Natus y avaient contribué, très largement, mais la perspective de se retrouver seule avec l'icône d’Atlantis n’était pas pour déplaire à la jeune femme.

Elle resta de marbre quand elle entendit la Porte s’ouvrir. Si la rousse qui était suspendue au piquet était restée en place, elle avait dû périr dans le Vortex qui s’ouvrait subitement à chaque activation, désintégrant tout ce qui se trouvait dans son champ d’action. Une bien drôle de façon que de donner la mort, mais au moins, elle aurait été douce pour la “sorcière”. C’était joué d’avance, et ce n’était pas à deux qu’ils allaient pouvoir faire quelque chose pour la malheureuse. Une autre planète, d’autres règles, d’autres coutumes, aussi détestables soient elles. Par contre, les chants dans la forêt firent froid dans le dos à la texane, qui ne s’attendait pas à ça. La brume semblait répondre par de lents et fins mouvements circulaires, ce qui rendait les choses encore plus flippantes. Pedge était néanmoins certaines que les volutes effectuaient déjà des spirales et des virevoltes avant les chants, c’était juste qu’ils n’y avaient pas fait attention de prime abord.

L’environnement semblait peser sur John, qui pressa le pas tout en indiquant à Pedge de faire de même. Cette dernière ne se fit pas prier. La forêt, les glyphes dans les arbres, la cérémonie, et maintenant les chants, qui s’élevaient d’un côté et de l’autre d’eux lui pesaient également. C’était comme un remake de la chanson de colonie de vacances, pour animer où chaque table située à droite, ou à gauche, gueule le plus fort “c’est à bâbord qu’on gueule qu’on gueule, c’est à bâbord qu’on gueule les plus forts !”. La table tribord faisait pareil bien entendu.

Le village fut rapidement en vue, quand ils adoptèrent un petit pas de course. L’atmosphère humide de la forêt collait les vêtements de la sous lieutenant, mais elle gardait le rythme, bien entrainée. John essaya de contacter l’autre équipe, sans succès. Personne ne répondit à son appel radio. Soudainement, ce fut le bazar. Des gens sortaient de la bâtisse principale. Ils étaient tous accoutrés comme la personne qui avait fini sur le bûcher désintégrant. Ils ne courraient pas vers eux, prenant la poudre d’escampette vers la forêt en sens inverse. La dernière fille qui s'extirpa du bâtiment, se fit avaler par la terre subitement dans un cri. Pedge était tendue comme un string dans un cul trop gros pour sa taille, et elle tenait fermement son Colt M4 en position offensive, tout en avançant en compagnie de Sheppard vers la zone de la disparition. Comme elle le pensait, il s’agissait d’un piège creusé dans la terre, et recouvert d’un tapis d’herbe pour faire illusion.

Environnement


Au fond du trou se trouvait la jeune femme. Elle essayait de sauter pour attraper les bords de la fosse, mais la profondeur était assez importante, si bien qu’elle ne parvenait pas à toucher ne serait-ce que du bout des doigts le bord du sol, pour lui permettre d’avoir une prise. Il y avait bien des racines pour s’aider à grimper, mais elles cassaient sous son poids, la faisant retomber au fond dans un déluge de petits morceaux de terres et de pierre. Elle avait des traces noires sur le visage, de la saleté sûrement. Ses cheveux étaient ramenés en une queue de cheval assez longue, et quand les deux atlantes se penchèrent au dessus du trou pour la considérer, elle braqua ses deux yeux bleus sur eux, passant de l’horreur à la perplexité. C’était presque du soulagement même. Elle ne disait rien, mais elle ne semblait plus avoir peur.

Au fond, à côté d’elle, se trouvait des vivres essentiellements. Pain, viande séchée, légumes et fruits en tout genre. Elle ne semblait pas armé, si ce n’était d’un petit poignard qui pendait à sa ceinture en cuir, laquelle tenait ses loques en peaux de bêtes, camouflant son corps et lui tenant chaud. Au bout de quelques secondes, elle tendit la main vers le haut, comme pour demander à ce qu’on la remonte. Elle insista en faisant quelques mouvements de tension dans leur direction.

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