Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 
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La main froide

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avatarInfos√ Arrivée le : 27/03/2016
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Erin Steele
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MessageSujet: La main froide Jeu 5 Oct - 19:40
Chronologie : Lundi 04 Septembre 11h00 – Salle Briefing.


Erin était seule en salle de briefing pour assurer ce départ de mission. Cela n’était pas inhabituel. Les trois dirigeants avaient tous des tâches et des obligations et chacun s’organisait comme il le souhaitait, et il n’était pas rare de lancer des opérations sans être au complet, surtout quand il s’agissait de mission d’exploration ou de routine, qui n’avaient pas un intérêt critique. Aujourd’hui, c’était différent, mais comme elle était à l’initiative du projet qui était à l’origine de tout cela, elle prenait les choses en main. Elle avait préparé sa présentation sur sa tablette, prête à l’envoyer sur les projecteurs. Comme d’habitude, du café et du thé étaient à disposition, et elle ne s’était pas faite prier pour s’en servir une grande tasse fumante qu’elle avait mise devant elle.
Le sujet du jour était délicat.

Il s’agissait de retrouver une équipe SG au complet : Andrew Barimore, Lieutenant ; Sean Radicell, première classe ; Jessy McKensy, exobiologiste ; Jörg Janssen, scientifique spécialisé dans les technologies anciennes.

Ils étaient portés disparus depuis deux jours maintenant, et les recherches n’avaient rien donné de probant. Mais Erin était certaine d’une chose : Ils avaient disparu entre deux planètes chez des peuplades, qui n’étaient pas encore des alliés, mais qui présentaient un potentiel certain pour l’avenir. Les uns disaient qu’ils n’étaient jamais venus, les autres qu’ils étaient partis. Qui croire ? Et qui ne pas croire ? Pourquoi cette disparition ? Est-ce que les uns ou les autres avaient quelque chose à se reprocher ? Bref, il allait falloir mener l’enquête et obtenir des pistes. Normalement, ils auraient dû contacter Atlantis depuis une journée au moins pour faire une évaluation de la situation et là c’était le calme plat. Les liaisons avec les deux planètes se faisaient facilement par le biais des radios qui étaient à disposition chez ces peuples par de précédentes excursions d’atlante. Pourtant, on ne les retrouvait pas. Et personne n’était au courant de rien, ce qui avait un petit côté frustrant.

Elle avait demandé qu’on lui constitue une équipe de recherche.

Ce n’était pas la première fois qu’elle se retrouvait en présence de militaire pour des départs de mission, par contre, c’était une première d’y envoyer John directement. Concernant Nelly Bricks, elle ne la connaissait pas spécialement si ce n’était au travers des dires d’Isia, et cela la titillait de rencontrer cette fameuse jeune femme. Elle craignait un peu quand même pour la finalité de la mission d’envoyer un élément comme elle, mais d’après son dossier, c’était quelqu’un de valeureux… Alors sur quel avis se fier ? Surtout que son dossier en disait quand même long sur le caractère de l’hispannique. Quant à Pedge Allen, elle était de la trempe de Sheppard, en plus fermée. Elle ne l’avait côtoyée qu’une fois lors de la prise d’otage de Berckam. Le dernier qui composait l’équipe, un certain Mike McPherson, était spécialisé dans la reconnaissance et elle n’avait pas plus d’info que ça. La RDA n’avait pas tellement de doute quant au succès de la mission par ces quatre là. Elle espérait simplement qu’ils ne rapporteraient pas de mauvaises nouvelles.

Image du dossier :
 

Une fois que les différentes personnes furent arrivées, que tout le monde se fut salué, Erin entama le briefing.

« Bien, je vous ai réunis parce que ces quatre personnes sont portées disparues. ». Elle leur tendit des dossiers avec la photo et quelques notes explicites sur les fonctions de ces gens. « Ils ont disparu entre PX-627, et DY-828. Ce sont deux planètes avec qui nous tentons d’établir des relations commerciales, et ils étaient là bas à des fins scientifiques. Nous ne rencontrons aucune hostilité de la part des peuples vivant sur place. Je vous fais un rapide topo. »

Elle afficha sur le mur derrière elle quelques informations textuelles.

« PX-627. Planète majoritairement boisée, les cultures se font dans des clairières. Elle n’est pas très peuplée. Les clans imposent une politique de l’enfant unique pour ne pas attirer l’attention des Wraiths. Ils ont des abris souterrains primitifs, souvent troglodytes. Il y a des restes d’architectures anciennes, ce qui rend la planète doublement intéressante. »

Elle switcha l’image.

« DY-828. Il n’y a pas vraiment de population sur place à proprement parlé. A proximité de la porte se trouve une bâtisse avec une famille élargie. Elle est bâtie sur un reliquat de bâtiment ancien, qui est susceptible d’abriter des technologies intéressantes. Pour le moment, nous négocions avec eux pour l’accès à tout cela, et c’est en bonne voix. »

Sous entendu, ne foutez pas tout en l’air en faisant les cowboys.

« Bref, ils étaient sur PX-627, et ils devaient aller sur DY-828. Nous n’avons pas de nouvelle depuis. Pour les habitants de PX, ils sont partis. Pour ceux de DY, ils ne sont pas arrivés. »

Erin avança sur la table un boitier muni d’un fil et d’une interface de branchement.

« C’est à brancher sur les DHD afin de vérifier les séquences entrées. Cela vous donnera déjà une indication. Le but étant donc de retrouver cette équipe, et au plus vite. Ils ont disparu depuis deux jours. Des questions ? »

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D.C. Sous Lieutenant Pedge Allen - Teshara Lays ~ Ecriture : Springgreen
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avatarInfos√ Arrivée le : 16/04/2017
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Nelly Bricks
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MessageSujet: Re: La main froide Jeu 5 Oct - 21:14
Ca n’allait pas fort.
Malgré l’inoculation, elle n’avait toujours pas le gêne. Qu’est-ce ça fait un pilote sans le gêne ? Surtout pour une spécialité en co-pilotage de jumper. La jeune femme serait dépendante d’un pilote ayant le gène de manière permanente. Et en cas d’accident à l’extérieur, de décès du pilote ? Le vaisseau demeurerait parfaitement inerte face à ses requêtes.
Peut-être que le Codir devait envisager sa reconversion. Peut-être qu’elle même devait l’envisager.

Mais merde quoi ! Ca lui foutait la trouille ! Une trouille bleue.
Car ce coup-là, elle ne l’avait pas vu venir.
Nelly, c’est une crevette d’un mètre soixante qui a suivi l'entraînement de base et répondu aux tests physiques habituels. Mais rien de plus ! Elle n’a pas son pareil pour les verrouillages missiles à bord des F-302, c’est la plus alerte pour les mesures dilatoires. Mais en ce qui concerne le combat, ce n’est pas spécialement une flêche.
Vous imaginez quoi, quand même ? Qu’elle pourrait aligner quelqu’un avec un P90 qui fait quasiment la taille de son bras ? Oui...juste le minimum requis pour passer les contrôles.

Là, elle avait eu le message lui indiquant qu’elle était mobilisée pour partir en mission. Au début, elle avait sauté de joie en voyant les noms de ceux qui y participeraient. Le colonel gentil et SURTOUT Walker Texas Môman !!!! Et le dernier...ben elle le connaissait pas mais il avait un nom sympa.
Mais bon, après, elle avait légèrement déchanté en imaginant ses piètres performances sur le terrain. Le positivisme sans faille de l’hispanique était sa seule arme contre cet état de fait et elle se rassura rapidement en se disant, qu’avec Pedge à ses côtés, elle ne serait que plus inspirée pour être à la hauteur. C’est quand même la première fois qu’elle partait sur le terrain et elle appréhendait BEAUCOUP !!!!!
D’ailleurs, à tourner comme une cage en lion...Euh...non...comme un lion en cage...enfin, une lionne ! Non…

*Bon, tant pis !* Songea Nelly en quittant ses quartiers.

Elle ne connaissait pas encore très bien Pedge malgré tous ses efforts pour la rencontrer en de multiples occasions. Il y a même des fois où ça avait été orageux. Mais si elle avait bien compris une chose, c’est qu’elle était beaucoup trop sérieuse pour manquer le briefing. Et qu’est-ce qu’ils font les gens qui veulent pas le manquer, hein, le briefing ???
Et ben ils viennent plus tôt !!! Genre quinze bonnes minutes avant !

La jeune femme avait besoin de la voir. Elle avait besoin de se rassurer. Et elle savait que Pedge y serait. Alors Nelly fourra les balles antistress dans les poches de son uniforme puis fonça jusqu’à la salle de réunion. Fidèle à elle même, toujours en grande gamine qu’elle était, elle parvint dans le couloir en sautillant gaiement et son sourire enfantin s’élargit dès qu’elle rencontra le regard de Pedge.
Elle progressa un peu plus vite et fît une roue pour toute conclusion de son étrange danse avant de se planter devant la jeune femme et la saluer militairement. Enfin...un salut un peu vite fait…histoire de voir s’il y avait pas trop de monde autour...avant de FONCER DANS SES BRAS !

« Pedgy !!! » Elle se décolla rapidement avant de la gratifier d’un sourire charmant. « On va partir junto, c’est génial ! On va s’éclater et...attends...faut faire un test avant !!! Si si, un test para ti ! »

Nelly lui tendit ses deux mains refermées. Elle insista pour qu’elle choisisse l’une des deux pour son test étrange. De toute façon, il y avait la même chose dans chaque mains mais, ça, elle ne le saurait pas.

Pedge restait de marbre, dans son uniforme comme toujours impeccable. Voir Bricks faire la guignole juste avant de partir lui filait des aigreurs d’estomac. « Sérieusement, vous ne pouvez pas garder vos jeux stupides pour vos heures à la maternelle ? », fit-elle d’un air blasé tout en optant pour la main droite, capitulant d’avance pour ne pas qu’elle insiste de trop. Elle commençait à connaître la bête.

Dès qu’elle fit son choix, Nelly ouvrit la main pour découvrir une petite boule rouge en plastique. Mais pas n’importe laquelle, le genre à se coincer sur le nez pour faire un nez de clown. Dès lors, elle retira les boules antistress qu’elle avait fourré dans ses poches et se mit à faire un jonglage quasi-parfait.
Oui, Nelly jonglait devant Pedge, avec un nez de clown, un grand sourire sur le visage, pile devant la salle de briefing. Et pourquoi donc ?
Ben devinez ?

Tester son humour bien sûr !

Bref. Vint le temps du briefing.
Nelly avait veillé à s’installer à côté de Walker Texas Môman, histoire d’être avec elle, tout simplement. Elle écouta le briefing et son air enfantin la quitta petit à petit devant le sujet. Une équipe d’exploration perdue et deux peuples qui se rejetaient la balle. Son regard détailla longuement les visages des équipiers disparus. Elle savait qu’elle allait forcément oublier l’exactitude des traits.
Pour elle, c’était une nana moins belle que la belle docteur manipulatrice. Deux types sympas et un vieux croulant comme le vilain-méchant-caldwell. Alors il serait peut-être plus judicieux de prendre ces photos avec soit. On sait jamais, des fois que d’étranges kidnappeurs fassent les mêmes mensurations pour se substituer à l’équipe. Avec leur fringues...
Comment ça, c’est dingue ? Nan, c’est Nelly ! Et l’idée est plutôt marrante. Enfin...non, pas pour les collègues.

Mais là, Pedge à côté de l’hispanique, ça devenait une torture de plus en plus difficile à supporter. Elle était LÀ, juste à côté, à portée de main. A portée d’ongles plutôt ! Le regard de Nelly reprit son air enfantin et pleins d’étoiles pétillèrent dans ses yeux. Non, il fallait pas, c’était un sujet sérieux. Et là, quand même, enfin bon…

ET PUIS TANT PIS !!!!!

Elle profita que la femme du chevalier anglais regarde ailleurs pour aller chercher la partie tendre des côtes de Pedge avec ses ongles. Une chatouille d’une demi-secondes, ou plus, elle ne savait pas bien. De quoi la surprendre avant de répondre à son regard noir d’un petit clin d’oeil et d’un sourire parfaitement innocent.
Ah...ça allait tellement mieux. Plus le moindre soupçon de désespoir.
Nelly était heureuse et se reporta sur le dossier en ignorant ceux qui auraient pu la griller. Elle avait bien quelques questions à poser mais il valait mieux que le chef d’équipe le fasse en premier. Question de respect non ?

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John Sheppard
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MessageSujet: Re: La main froide Ven 6 Oct - 19:38
Mike -Pedge et Nelly
La main froide
Chronologie : 04 septembre 2017


Sur Atlantis, on ne peut jamais dire qu’on s’ennuie, si c’est le cas, c’est qu’il y a un problème ! depuis qu’il avait repris les missions en juin, John bossait pas mal, entre la paperasse, la gestion des soldats, des suivis psychologiques de certains, de quelques missions à droite et à gauche et d’aider sur magna, l’homme n’avait pas vu les mois passés. Bien entendu, il avait pris quelques jours, histoire de se ressourcer sur le continuant en compagnie d’amis ou d’une connaissance qui désirait découvrir celui-ci comme Natasha. Mais bon, les jours semblent bien trop court parfois.
Rien que la veille, il y avait une soirée DVD avec un grand classique : la planète des singes, comment revoir en une soirée les trois derniers films d’un film devenu mythique. Une bonne soirée, généralement organisé par des militaires avec beaucoup de gris.

Ce matin, l'homme était en vadrouille à l'armurerie. Le don que lui avait fait Paresok, d'un marteau de guerre Natus, trônait dans ses affaires personnelles et il avait demandé à McArty de lui confectionner une sorte de housse, pour préserver l'arme sans l'abîmer. C'est en revenant vers son bureau, qu'il vit sa tablette clignotée, signe d'un mail et pas n'importe lequel. Mademoiselle Erin Steele RDA de sa qualification, le convoquait pour partir en mission. Elle aurait pu s'y prendre plus tôt n'empêche ! Il est du genre à ne pas être H-24 sur son ordinateur et même si généralement, il a une petite tablette dans l'une de ses poches, pour être au courant des mails et des imprévus, il aurait pu louper cette convocation. Enfin bon, ce n'est pas la première fois qu'on lui demande de venir expressément. Mais sur le coup, il avait eu un petit coup de stresse en se disant qu'il aurait pu manquer l'heure de la convocation, puisqu'il avait oublié sa tablette dans son bureau. D'ailleurs, il est qu'elle heure-là ? 10h00… ça va... Il avait une heure de quoi lui laisser un peu de temps, pour potasser les éléments et les membres de l'équipe.

Une équipe composée exclusivement de militaire dont deux qu'il ne connaissait pas vraiment personnellement. Le patronyme de la fraîchement promu Sous-Lieutenant Pedge Allen, le fit sourire. Il avait combattu avec elle sur magna et ils avaient tous deux eu une très bonne cohésion et tout semblait fluide sans aucun accro, malgré les difficultés qu'ils avaient rencontrées. Cette guerre les avait fait se rencontrer et les avait liés solidement dans cet esprit de camaraderie militaire que sont les frères et sœurs d'arme. Il avait un fort respect pour cette femme et avait naturellement de l'affection pour elle. Cela lui rappela une discussion, eux en juin, le 21 pour être précis, juste avant qu'il la laisse partir sur une mission qui aurait dû être « banal » sur la planète Ovidae.

Flash-back : 21 juin 2017 -16h30 dans le bureau du colonel


« Bonjour sous-lieutenant Allen, prenez place » L’homme était sur le canapé, une zone très tropicale, puisque la botaniste Marie, avait tendance à lui mettre des plantes de partout et bonne patte John avait accepter cette décoration naturelle. Il lui fit un rictus accueillant.

« Mon colonel », fit la susnommée en saluant réglementairement avant de prendre place dans le canapé, se décalant d'un quart de fesse pour rester face, du moins, dans un demi profil, à son interlocuteur.

« Vous vous portez comment ? » Dit-il simplement. Devant lui et sur la table basse il y avait un dossier gris avec le nom de la jeune femme.

Un dossier qu'elle n'avait pas manqué d'aviser sombrement. « Très bien, merci. », répondit-elle, toujours aussi laconique. Son non verbal traduisait qu'elle semblait tranquille. Mais bon, elle était connue pour être une pro du contrôle.

Elle ne lui facilitait pas la tâche… il aimait pas faire ça. Et puis elle faisait la fermée comme d’habitude. « Bon… on va rentrer dans le sujet épineux. J’ai reçu le rapport du colonel Caldwell avec votre lettre de démission et ce qu’il a tenté pour vous montrer que ce fut une belle connerie. Ma question est donc : vous voulez toujours quitter l’aventure ? » John y allait franco.

Elle inspira par le nez avant de répondre, impassible. Ses yeux se fixèrent sur ceux de son supérieur : « Non mon colonel. J'ai revu ma position, et je souhaite revenir sur le sujet de cette lettre... » Elle n'était pas fière d'elle, et cela se sentait.

John, la toisa avec un regard bienveillant et rassurant. Il se doutait bien, qu’elle n’était aps des mieux en ce moment. « Parfait, je me voyais mal, vous renvoyez sur terre… sauf pour vous demander de ramener de la barbe à papa » Dit-il en toute franchise avec une pointe d’humour pour détendre la boule de nerf qu’elle est. « Je vous écoute »

« Je vous avoue que ça ne me déplairait pas d'en manger une... », fit Pedge qui ne savait pas à quand remontait sa dernière barbe à papa. Certainement quand elle était gosse et que son père n'était pas dans le coin quand il y avait la fête foraine à Austin. Elle ne savait pas trop ce qu'il attendait d'elle. Devait-elle se confier ? Elle n'en avait pas vraiment envie... Aussi répondit-elle simplement : « Je vais mieux, et je ne souhaite pas démissionner. C'était une connerie, prise sur un coup de tête. J'ai mal vécu le fait d'apprendre pour les civils Natus et les avaries du Dédale. »

John lui fit un sourire, celui qu’il avait quand il avait une connerie en tête mais elle ne devait pas connaitre ce genre de rictus. Le sujet barbe à papa reviendra plus tard. Il l’écouta attentivement. Lui aussi avait très mal prit cette annonce, comme beaucoup. « Comme nous tous. J’espère que vous avez intégré que ce n’est pas de votre faute Allen. N’importe qui aurait donner cette information et on vous refuser la mort. »

Elle opina du chef. « C'est ça de se dire que nous ne sommes pas n'importe qui », dit-elle simplement. Elle poussa un nouveau soupir avant d'ajouter : « Mais c'est bien intégré. Je suis désolée de m'être montrée ingrate et prétentieuse. J'aurai dû réfléchir, prendre sur moi, et ne pas faire un caprice de cette nature... »

Cela pouvait être de l’égo, mais chacun se considérait unique. « Ce n’est pas un caprice. C’est humain. Face à des chocs aussi forts on fait tous des conneries. Je me suis montré tout aussi con que vous en janvier, pourtant je suis un vieux » Fit-il pour dédramatiser la chose « Bon, si vous êtes consciente de cette connerie et bien loin de continuer à vous fouetter… je vous annonce que tout est bon pour votre retour dans les missions. Vous êtes d’ailleurs convoquée demain pour partir sur Ovidae et escorter le docteur Taylor Laurence. Vous en saurez plus dans ce dossier » Il se leva, lui tendant le dossier qui était sur la table.

Il avait raison, et elle le savait, et c'était bon signe. Elle allait mieux. Elle le ressentait, et c'était tout ce qui comptait. Elle ne fit pas de commentaire, ne se sentant pas légitime pour dire s'il était con ou pas. Elle le respectait trop pour cela. Par contre, qu'elle retourne en mission si tôt, elle ne s'y attendait pas. Cela illumina sa journée. Elle avait besoin de prendre l'air, et cela effacerait certainement le reste des courbatures qu'elle avait gardé en souvenir de son séjour sur le Dédale. « Très bien merci. », fit-elle en se levant elle aussi, pour se saisir du dossier.
« Contente de reprendre du service. », ajouta-t-elle pour faire part d'une émotion qu'elle ne montrait pas.

Il lui sourit avec un signe pour qu’elle le suive. « Content de vous garder, j’aurais été mal sans mon binôme de corps à corps pour écraser des mastodontes. D’ailleurs Paresok m’a donné un marteau de guerre » Fit-il sur le ton de la conversation « Venez, pour fêter ça, je vais vous redonner le goût des barbes à papa, on a une machine au self mais personne l’utilise a part moi. Je en sais pas pourquoi d’ailleurs » fit-il d’un air innocent. Faut dire que la machine était toute neuve.

« J'espère qu'on en recroisera pas de si-tôt », dit-elle sans conviction, sachant que la reine préparait son coup désormais. « Enfin, vous êtes bien vu vous, moi je n'ai pas eu de marteau. » Elle fit une petite moue, tout en l'accompagnant. Elle ne savait pas qu'une telle machine était disponible en self-service sur la cité. Ce n’était pas mal. « Je ne savais même pas qu'elle existait... Mais vous n'auriez pas dû m'en parler, je vais prendre des fesses... », répondit-elle d'un air tout aussi innocent.

John pouffa un peu « Oui, c’est ça d’être un haut officier, vous verrez » fit-il amusé avant de continuer rire doucement à la suite des phrases de la lieutenant. « Oui, elle est nouvelle aussi. Arf… tant que vous passez les portes ça ira » Et ils partirent manger leur fameuse barbe à papa au self.


Retour à la réalité – 10h00 le 04 septembre 2017 bureau du colonel


Enfin bon. Il regarda les deux autres soldats : Nelly Bricks, une jeune femme qui était avant sur le Dédale, en parcourant son dossier, elle avait été jadis gradée et dégradé au fil du temps. Généralement suite à une réaction un tantinet excessive d'une récompense octroyer. John avait du mal à comprendre tout mais commençait à se dire que cette jeune femme, ne voulait pas être récompenser suite à des missions qui avaient coûtées la vie à ses collègues et proches. Ce qui était compréhensible et la dureté des sentences étaient un peu rude au goût du colonel. Après, il était plutôt dans l'empathie et certains vieux militaires le voyait laxiste. Enfin, revenions sur cette Bricks. Elle était co-pilote, mais sin gêne n’avait pas été activé… bon, elle verrait si cela marche pour la seconde inoculation, sinon cela allait devenir problématique pour la jeune femme. Son dossier restait quand même impeccable et comme elle avait servie sur le Dédale, un bâtiment spatial très élitistes sur les compétences, elle avait les honneurs. Par contre, John la connaissait un peu des ouï dires, notamment d'Hoffman, qui l'avait déjà rencontré. Il lui était arrivé d'entendre parler de l'excentrique espagnole quand il déjeunait avec les deux RDA Steele et Hoffman, mais rien de plus. La jeune femme, semblait être dynamique et très enfantine… Ah si, il l'avait croisé lors de la remise du courrier sur magna. Mais ce fut un échange rapide. Il allait très vite voir de quelle trempe et cette femme à la réputation des plus intrigante voir même un peu flippant (d'avoir un adulte-enfant) et avec un dossier aussi prometteur.

Quant au second Mike McPherson, arrivé il y a un mois avec les renforts de l'été, celui a connu un traumatisme de guerre, mais avec un service tout aussi impeccable et prometteur. Cet homme semble droit dans ses bottes et il en avait entendu que du bien de son bras droit le major Frei. Ça spécialité en reconnaissance allait être utile vu l'intitulé du mail de la RDA. Encore un nouveau à découvrir et cela allait être intéressant.

Après avoir potassé les dossiers de chacun, il était bien l'heure de se rendre en salle de briefing. Ainsi, John arriva avec vingt minutes en avance, entrant dans la salle. Il était le premier venu et il n'y avait qu'Erin de présente aussi professionnelle et charismatique qu'à son habitude. Il alla se prendre un café voyant qu'elle avait déjà une tasse. Pendant le temps « libre » avant de commencer le briefing, le colonel, s'approcha de la jeune femme pour la saluer plus personnellement. Toujours avenant et joyeux surtout qu'ils étaient seuls.

« Bonjour Erin. Tu vas bien ? »
Naturellement, Erin afficha un sourire jovial sur son visage, tout en se relevant, en voyant arriver son ami, un peu comme-ci c'était lui qu'elle attendait en premier. « Bonjour John. » Et elle s'approcha pour lui faire la bise, une main sur l'épaule qu’il lui rendit.
« À merveille, et toi ? »
« Très bien. Tu m’as fait une équipe de petits nouveaux. Sauf pour Allen » Il lui sourit. « On se voie demain soir pour faire un repas entre responsables, enfin si je suis rentré pour parler de Bricks ? Savoir si elle est aussi particulière que ça ? »
« Au moins, tu ne perds pas la main avec les nouvelles recrues. » Elle lui retourna son sourire, avant de répondre : « J'aimerai bien oui. Elle me fait un peu peur pour cette mission, mais nos ressources humaines étaient limitées. Et j'ai un sentiment partagé sur son dossier... partagé dans le sens positif. »
John ricana de plus belle. « C’est gentil de me donner de la chair fraîche » Il posa un bout de fesse sur la table, pour s’adosser à celle-ci.
« Nous verrons. Apparemment elle connait Allen, donc j’espère que ça ne va pas être Allen la nourrice et McPherson et moi les tontons. Si elle ne fait pas l’affaire je te la renvoie ».
Erin se replaça dans son fauteuil de salle de briefing, croisant les jambes pour écouter John, un sourire sur les lèvres. « Je pense qu'elle n'est pas là par hasard, néanmoins n'hésite pas oui. Je ne veux pas que cette mission foire. »
« Moi non plus. Et puis bon on en a des excentriques ici… c’est un critère apparemment » lança taquinement John « On se dit donc demain 20h00 au bar Athosien ? Ou on s’envole pour l’auberge Athosienne sur le continent ? La mer est bleue encore en cette saison »
Elle opina du chef en rigolant quelque peu. C'était vrai. Il y avait de sacré énergumène. Elle fit un geste de la main. « Oh, si tu me prends par les sentiments, l'auberge Athosienne m'ira très bien. »
John rigola « Oh non, je ne me permettrais pas de faire ça voyons… il en a un qui me tuerai » Dit l’homme d’un air espiègle.
« Tu n'as qu'à l'inviter lui aussi, il ne fera pas son anglais ronchon comme ça. Par contre, vous vous tenez bien à table. », répliqua Erin amusée.
« Mais il est invité sinon il va me faire une scène et je pourrais plus voir la suite des Marvel ! » Il ricana « Oui maman ».
« Après, on passera aux films à l'eau de rose. », répliqua-t-elle du tac au tac, agitant sa main en signe de fessé pour sa réplique maternelle.


John ricana de plus belle. Mais ne répondit point à Erin, les autres personnes arrivèrent et chacun prirent place, John salua son équipe chaleureusement et s'assit sur le côté du « U » que formait les tables. À sa droite il y avait Pedge. Le briefing commença et le thème de la mission était de trouver où avait pu se retrouver cette équipe. Soit il avait un des deux camps pas très honnêtes soit il y avait eu un véritable problème, kidnapping ou problème de porte… désintégration dans le vortex de quoi donner la chair de poule. Où comme Ronon, l'an dernier il s'était retrouvé sur la mauvaise planète à cause d'un dysfonctionnement d'une porte des étoiles. Enfin bref, ils verront ce qu'il en ait. Tant qu'ils ne foiraient pas les efforts diplomatiques… après ça dépend si l'un des clans retiens prisonnier l'équipe, la diplomatie ne sera plus à l'ordre du jour.

En regardant son équipe, John fut étonné de voir Bricks toucher les côtes de Pedge… il les regardèrent toutes les deux en fronçant les sourcils. Ça commence bien, ce n'est pas l'heure des chatouilles… Il se racla la gorge fixant Nelly. Puis reporta son attention sur Erin qui finissait et qui demandait si chacun avait des questions.

« Nous allons donc sur la première planète Px-627. Je n’ai pas de question, envoie-moi juste les données des planètes et ça sera parfait »

CODAGE PAR AMIANTE


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Dernière édition par John Sheppard le Jeu 12 Oct - 14:32, édité 1 fois
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Mike McPherson
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MessageSujet: Re: La main froide Sam 7 Oct - 11:50
Reconnaissance et récupération.

C’était le titre du mail de convocation qu’il avait reçu. Sans même avoir lu le corps du message, Mike avait déjà la mine grave. Il savait ce que cela voulait dire. Il connaissait ce genre de missions par coeur, trop, à son goût.

Cela signifiait que le contact avait été perdu avec un ou plusieurs individus et que le délai devenait alarmant. Les informations à disposition augmentaient aussi d’un cran l’inquiétude des responsables et envoyer une équipe en sauvetage s’imposait rapidement. Dans ce genre de missions, on s’attendait au pire des scénarii, les individus avaient été tués et il fallait au moins avoir une preuve pour lancer une opération punitive dont on n’osait pas prononcer le nom. On trouvait souvent une raison bidon pour justifier d’une mission dans les environs, mais il ne fallait pas être dupe, on envoyait les gars pour leur faire sentir qu’on n’était pas des enfants de choeur. Parfois -de trop rares fois-, on les retrouvait, mais dans un sale état, battus, torturés, physiquement ou pire, psychologiquement. Ça n’était jamais beau à voir et les gens en revenaient changés à jamais. Il n’y avait jamais de fin heureuse. Mike le savait. C’était pour ça qu’il avait le visage fermé en parcourant le message qui le convoquait, d’autant plus quand il vit le nom des pointures qui étaient envoyées. Atlantis non plus ne plaisantait pas.

Le Sergent McPherson se pointa pile à l’heure pour sa part. Poireauter et faire les cent pas en attendant que le responsable du briefing se pointe à l’horaire prévu n’était pas ses habitudes. Si on avait donné une heure, c’était pour une raison. Il fut le dernier à arriver dans la pièce et il salua rapidement les personnes déjà présentes. Il prit place face à Sheppard et les deux femmes.

Le briefing commença.

Mike feuilleta le dossier devant lui à mesure que la situation leur était exposée. D’abord le visage et la fonction de chacune des personnes manquant à l’appel -une équipe complète. Puis ce fut le tour des informations concernant les étapes de leur expédition. Le ton de la jeune femme du CIS était grave, elle semblait affectée par leur disparition et le sérieux de la situation.

Visiblement, ce n’était pas le cas de l’une des jeunes femmes qui se permettait de faire le clown pendant la réunion. Vraiment ? pensa le sergent qui lui lança un regard noir qu’elle ignora ostensiblement. Tous n’appréciaient pas la situation à sa juste valeur et cela pouvait leur coûter cher en mission.

Personne ne semblait avoir de question concernant la mission, mais une remarque lui vint lorsque les propos des deux villages visités -ou à visiter- lui rappelaient une situation qu’il avait eu l’occasion de lire dans les différents rapports de mission des équipes SG. Il avait eu bien des années pour les éplucher et au moins un en particulier lui revint en mémoire. Il leva la main et lorsque la parole lui fut donnée, il demanda :

On est certains qu’il n’y a pas eu de problèmes avec la porte comme SG1 en a déjà rencontré en mission et qu’ils se sont retrouvés dans le passé ? Si on débarque à 4 gros bras (il parlait surtout de Sheppard et Allen, dont la réputation les précédait), je suis pas sûr que nos nouveaux alliés vont le prendre comme une visite de courtoisie.

Surtout qu’au vu de la mission, Mike ne comptait certainement pas se pointer avec un “gentil” P90. Il était du genre à apprécier utiliser les gros calibres. Il en avait l’habitude, fallait dire.
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Pedge Allen
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MessageSujet: Re: La main froide Mar 10 Oct - 19:28
La mobilisation avait été rapide. Il n’était pas prévu qu’elle parte en mission aujourd’hui et pourtant, le matin même elle était démobilisée de son emploi du temps initial pour être réaffectée sur une expédition avec une équipe SGA. Flexible, la jeune femme n’avait pas rechigné, et elle s’était donc préparée en conséquence. Exit l’uniforme simple pour dispenser ses cours à des athosiens dans une des salles dédiées à cet effet de la cité, pour opter plutôt pour celui plus réglementaire quand il s’agissait d’aller barouder. Toile renforcée, cuir, rangers, le tout repassé de frais, et lustré de prêt. Elle s’était coiffée de manière stricte, d’une natte tressée durement qui tombait dans son dos, jusqu’à ses omoplates, si ce n’était les deux mèches nichées derrière ses oreilles.

Pedge dans toute sa splendeur ; ni plus, ni moins.

Elle arriva une quinzaine de minutes avant de le début de la réunion, et elle entendit Madame Steele discuter avec Sheppard, aussi préféra-t-elle rester dans le couloir pour le moment afin de laisser les deux hauts responsables s’entretenir tranquillement. L’heure, c’était l’heure, et elle ne souhaitait pas paraître grossière en se pointant en avance alors qu’ils mettaient à profit ce temps pour discuter. Bref. Elle repensait au contenu de la mission. Elle ne savait pas vraiment dans quel bourbier elle allait être envoyée. Seul un nom en fait la faisait ressasser. Nelly Bricks. Elle était de la partie. Le moment tant attendu de voir cette jeune femme désopilante sur le terrain. Dire qu’elle n’appréhendait pas serait mentir. De ce qu’elle avait vu de Nelly pour le moment, elle n’était pas bien rassurée quant au bon déroulement de la mission. Il allait falloir cadrer l’hispanique tout de suite sinon ce serait le bordel.

Et en parlant du loup… Les petites foulées guillerettes ne trompaient personne, pas même le sous-lieutenant qui patientait. Leurs regards se croisèrent tandis qu’elle arrivait en courant, et elle ponctua sa course par une roue de gymnastique parfaitement exécutée. Cela déclencha un soupir chez la texane. C’était partie pour le show… Et merde, voilà qu’elle lui faisait un câlin ! C’était tellement déplacé comme comportement juste avant un briefing ! Pedge venait de passer du stade de la bonne humeur à la mauvaise. Elle se rembrunit quand elle lui demande de faire un choix avec ses mains dans le dos. C’était tellement puéril et elle lui fit comprendre, n’ayant même pas eu le loisir de lui rendre son salut. Sérieusement, si c’était ça toute la mission, elle allait s’arrangeait pour qu’elle ne rentre pas… Blague à part, elle n’était pas certaine de supporter cela longtemps et elle espérait que Sheppard serait à même de la mettre sur le droit chemin. En fait, elle n’espérait pas. Elle savait qu’il en serait capable.

C’était le genre de mec qui avait un charisme d’officier assez exceptionnel. Elle était très critique à son égard quand elle s’était retrouvée dans son équipe pour effectuer la mission périlleuse en Magna et pourtant, il ne lui avait fallu que quelques heures pour qu’elle soit dans son camp corps et âmes. Au départ, elle avait du mal avec les « on dit » et son style de commandement relâché. Pour elle, un officier devait s’imposer de façon autoritaire et être sur le dos de ses hommes pour en tirer le meilleur… Du moins, dans les limites du raisonnable, mais un officier ne devait rien laisser passer quand il s’agissait d’entorse au règlement. Son point de vue avait changé désormais, surtout qu’elle n’était pas la dernière quand il fallait « adapter » les règles. A son plus grand désarroi. Elle essayait de toujours faire comme il faut, mais par moment, il fallait sortir des sentiers battus.

Pedge fit de mauvaise grâce un choix face à Nelly, puisqu’elle n’allait pas la lâcher et elle ne voulait pas entrer dans un débat stérile où l’autre ne comprendrait pas pourquoi elle ne pouvait pas faire sa petite démonstration. La militaire resta impassible face aux jongles de Bricks, et si cette dernière voulait tester son humour, c’était raté.

Au lieu de ça, elle tourna les talons et rentra dans la salle de briefing car il était temps. Elle salua John et Steele et s’installa, et elle fit clairement la gueule en voyant Nelly s’installer à côté d’elle. Franchement, elle espérait qu’elle serait autonome le temps de la mission, sinon elle allait vite péter un câble. Les deux doigts dans ses côtes pour la chatouiller l’irritèrent fortement, et si elle n’avait pas croisé le regard de Sheppard à ce moment-là, elle l’aurait sortie de la salle debriefing par la peau du cul pour la coller au mitard. C’était bon, elle était agacée, et bien comme il fallait. Bonjour l’humeur de chiotte dans l’équipe. Pedge l’assassinat du regard, et elle préféra se concentrer sur les dires de la RDA plutôt que sur Nelly.

En parlant d’équipe, elle ne connaissait pas McPherson. Ce serait une bonne occasion de voir ce qu’il avait dans le pantalon, au sens figuré du terme bien entendu. Elle étudia sans trop s’en rendre compte, sa posture et sa façon d’être, sa façon de réagir au briefing et tout le reste. Il n’empêche que cette histoire de disparition était louche. La texane espérait fortement que les quatre personnes s’étaient simplement gourré de planète, même si ça n’expliquait pas pourquoi ils ne revenaient pas.

Erin Steele


« Nous ne sommes certains de rien. Vous êtes les premières personnes qui vont aller à leur recherche. L’appareil que je viens de donner à John vous permettra d’en savoir un peu plus déjà. », répliqua Erin qui se pencha pour pianoter sur sa tablette. « Les coordonnées sont parties. », rajouta-t-elle à l’attention de John.

Elle les toisa tour à tour. « Le but n’est pas de braquer les gens sur place, soyons clairs. Si vous avez des informations, essayez de m’en faire part et on verra quelle sera la marche à suivre, sauf en cas de situation d’urgence, le colonel agira en fonction de son bon sens, comme toujours. Peut-être que ces gens sont de bonnes fois, ne l’oubliez pas. »

Elle préférait tempérer les troupes. Les militaires n’étaient pas des tendres, surtout quand on touchait à leurs alliés.

« Il nous faut au moins des pistes pour savoir où chercher. » Inutile de préciser qu’elle ne voulait pas de torture et de connerie du genre pour arriver à leur fin. Elle faisait suffisamment confiance à John pour ne pas tomber dans ce genre de travers. « Vous disposez des ressources technologiques de l’expédition de façon illimitée, alors prenez ce que vous jugez utile. Le départ est pour dans 20 minutes. Si vous n’avez pas d’autres questions, c’est le moment d’y aller. »

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John Sheppard
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MessageSujet: Re: La main froide Jeu 12 Oct - 14:40
Mike -Pedge et Nelly
La main froide
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Apparemment Nelly avait été aussi grillée par McPherson et vu son regard, il était tout aussi bienveillant qu'un bouledogue gardant le portail de son maître. Bricks avait dû comprendre, avec les deux hommes, même si le sergent était plus sombre que le colonel. Et John du temporiser son regard sur Pedge, pour la retenir de faire un mouvement regrettable. Elle semblait espérée et il comprenait. Ce n'était pas l'heure de faire des vagues, le briefing avait plus d'importance et pas certain que Steele ait remarquée, ou du moins tant qu'elle ne dit rien il fallait faire comme rien n'était. Un égarement était possible, mais si bon, faire des chatouilles c'est bizarre comme comportement. John espérait fortement, que la mission serait plus professionnelle, il n'avait pas envie de faire de la garde d'enfant. L'humour pas de problème, mais nounou non. Surtout qu'il faudrait retenir Pedge de tuer l'espagnol et peut-être même le sergent au vu du regard bien sombre qu'il avait lancé à la petite jeune femme.

Ça commence bien.

John écouta la réponse de la RDA suite à la question du sergent. Bon, il allait avoir un appareil, pour analyser la porte c'est déjà une bonne chose, il serait dommage de passer à côté d'un problème de dysfonctionnement. Il se prit la liberté de répondre aussi.

« Nous iront dans une optique bienveillante oui. Nous aviserons par la suite, si malheureusement on se rend compte qu’ils sont acteurs de l’enlèvement de notre équipe » Par-là, il disait clairement, que s’il fallait se battre, il n’hésiterait pas, pour sauver son équipe. Mais avant de péter des rotules, il fallait être les gentils et comprendre ce qui se passe. Pour le peu que les Geniis soient là-dessous, avec les menaces habituelles qu’ils font sur les populations, ces braves gens n’aurons eu comme choix : la vie des atlantes contre la leur. Et en cela, on ne pourrait guère leur en vouloir.

« Vingt minutes ? Cela risque d’être un peu trop juste Erin. Il nous faut prendre un équipement répondant à plusieurs scénarios. Trente quarante minutes seront plutôt nécessaires s'il te plait. »

Erin accepta d’un hochement de tête. Cela allait bien à John, qui la remercia silencieusement avec un petit rictus.

Une fois que les dernières interrogations furent résolues, John, se leva de sa chaise faisant signe aux sergents et au sous-lieutenant de se rendre à l’armurerie. Dès que l’espagnol se leva, il lui fit signe de ne pas sortir. Il attendit que les deux autres soient hors de la salle. Il se fichait bien que Steele entende ou non, elle était cheffe et elle avait l’habitude.

« Bricks, attendez deux minutes. J’ai à vous parler »

Nelly cherchait visiblement à parler à Erin. Elle fît soudain demi-tour pour se planter devant le colonel, un sourire radieux sur le visage.
« Chef, oui, chef ?!? »

John retenu un petit rictus, on aurait dit un chiot fou de voir son maitre. Cela était étrange comme sensation.
« Les chatouilles et autres facéties, vous les garderez pour le côté intimes et non en briefing ou durant la mission. Je compte sur votre professionnalisme. » Il lui fit un rictus encourageant.

Nelly montra sa main responsable.
« Ah mais je lui ai dit pourtant !!! Mais il n’y a rien à faire, ma main est amoureuse des côtes de Pedgy ! Comment qu'ils appellent ça déjà...heu...syndrome de ... ? AH VOILA ! Syndrome de la main étrangère !!! »
Son sourire s'élargit ! Elle croisa ses mains derrière son dos, un air complice sur le visage.
« Mais c'est promis, prochaine fois, je la lazo ! Avec tout plein de scotch ! Ou des menottes tiens ! Mais j'enlèverai le velours rose qu'il y a tout autour ! Et il y aura plus de problèmes ! »

Un instant de silence avant qu'elle ne rajoute dans un murmure et un plus sérieusement :
« Et puis y'a un temps pour le jeu et un temps pour le travail, mi coronel !

Sur le coup il crut qu’elle se foutait de sa gueule…le chien de son enfance, avait le syndrome de la patte étrangère et il se l’attaquait dans ses vieux jours… oui, elle ressemblait à un chien tout fou et trop existé ! Il soupira pendant son discours de mains étrangère… non mais elle allait finir avec un coup de pied aux fesses vraiment. Elle le prenait pour un con… Il allait lui répliquer une phrase cinglante quand son ton sérieux après l’interloqua.
« Tâchez de vous tenir, sinon ma main aussi va avoir envie de faire des chatouilles sur le clavier pour une demande plus sérieuse que le jeu » Dit-il doucement. Puis ajouta simplement « Oui, chaque chose dans son temps Bricks et comme vous semblez être sérieuse parfois, rester le jusqu’à la fin » C’est particulier franchement… faudrait qu’il regarde son dossier psy, pour voir si elle n’avait pas de problème de schizophrénie. Passer de l’enfant à l’adulte en deux secondes c’est un brin flippant.

Une lueur d'espièglerie insolente brula un instant dans son regard. « Vous aurez votre idée de moi sur le terrain...mi coronel ! »

Cette lueur, il la remarqua bien. Il reste stoïque pour une fois et il haussa un sourcil presque amusé. « Oui. Allez oust » Il lui fit un mouvement de tête vers la sortie. Et puis bon, l’objectif sous-jacent de cette mission était d’évaluer les deux « nouveaux » et notamment cette Bricks, au comportement déroutant et qui avait déjà fait le tour de la cité. Il ne voulait pas trop s’avancer, mais si elle se révèle avoir un double comportement, il allait avoir bien plus de mal à l’évaluer de manière pro. Bien plus de mal que la personnalité de Mike, qui semblait droit dans tous les sens du terme. Et Allen étant du même bois, il n’aurait pas de difficulté à évoluer avec ce genre de personne, puisqu’il en avait l’habitude. Enfin il verra bien, il se refusait de juger pour le moment.

Le "oust" raisonna pour Nelly comme si elle avait eu vingt sur vingt à sa dernière dictée. Elle leva les deux bras en l'air en un OUI silencieux puis se rendit en sautillant gaiement auprès d'Erin.

John lança un regard à Erin, roulant des yeux avant de tourner les talons et de se rendre à l'armurerie. Il avait quand même un faible sourire, elle était drôle, mais cet amusement n'avait pas lieu d'être à cet instant. Non mais, on aurait dit qu'il venait de la féliciter franchement… quand il pense qu'elle était sur le Dédale, il est étonnant que Caldwell l'ait laissé en vie et pas abandonner sur une planète sauvage. Enfin bref, il verra.

Il se rendit à l'armurerie prenant son équipement. Une fois prêt, il alla quand même vérifier ce que chacun avait sur lui, Nelly n'étant toujours pas là… et en conséquence ajusta le siens. Une fois, prêt il retrouva Erin, qui lui donna le fameux boitier et les instructions le concernant. Après l'avoir remercié il marcha avec les membres prêts de son équipe vers la porte des étoiles indiquant au technicien de la porte la planète où ils se rendaient.

Équipement :
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CODAGE PAR AMIANTE


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MessageSujet: Re: La main froide Jeu 12 Oct - 19:37
Bon, pour le côté comique, c’était raté. Un bide total et monumental.
En plus, le gentil colonel n’avait pas aimé. Normal, ils étaient en plein briefing. Mais là, à part une grosse colère, Pedgy ne montrait rien d’autre. C’est comme si les quelques moments passés auparavant n’avaient pas compté, que ce n’était que du vent.
Bon, bon, d’accord. Là aussi, ça avait été mouvementé, mais Nelly s’était dévoilée un peu. Elle l’avait prise dans ses bras pour lui exprimer sa compassion, lui dire combien ça la peinait de la voir aussi mal après la mission de la Magna. Elles s’étaient peut-être perdues de vue entretemps, chacun ayant son emploi du temps, mais ce moment sympa n’était tout bonnement pas rayé de sa mémoire si ?
Cela lui fit quand même un petit pincement au coeur.

Pour elle, la mission s’apparentait surtout à une enquête quasi-policière. Il allait falloir déterminer qui disait la vérité de qui mentait avec, en prime, toute une dimension diplomatique. Elle considéra le contenu du dossier un long moment avec les images des portés disparus et elle eut une idée. Peut-être pas la meilleure mais...surement utile au groupe !
Par contre, vingt minutes pour se préparer ? Si peu de temps ???
Il allait falloir courir...MAIS COURIR !!!! Encore heureux que le gentil colonel était intervenu pour demander plus de temps.

Il était temps de se préparer. Nelly comptait aller voir directement Erin pour une requête particulière, débutant un pas chassé lorsque le gentil colonel en question l’appela. Ce fût une discussion très intéressante. Et bien amusante !

Nelly alla ensuite directement voir Erin à la sortie de la salle. Elle malmena ses doigts, le regard pleins d’étoiles, tout en murmurant :

« C’est la copine du gentil chevalier... »

Grillée !
Elle avait de l’oreille la directrice ! Nelly eut une expression trahissant un “ZUT” monumental alors qu’elle levait ses mains en signe de reddition. Parce que elle, elle ne la connaissait pas bien et c’était quand même une cheffe. Et puis, bon, elle avait pas l’air terrible comme ça mais fallait surement pas s’y fier. Alors elle s’approcha, toute heureuse, pour lui annoncer :

« J’ai besoin d’un service m’dame la directrice !!!! Je peux avoir une tablette avec une copie du briefing de nos collègues ? Leur dernier rapport aussi, ça doit pas être leur première visite j’imagine ! Et leurs photos ! Il y a des infos qui nous seront surement utiles une fois sur place ! Ah, et une carte des environs s’il y en a une dans la base de données ! » Elle laissa un large sourire étirer son visage. « Je dois courir rapidamente pour prendre un autre truc super cool et super utile pour tout le monde ! Pour ça que je demande !!!! Je peux avoir ?!? Dis, je peux l’avoir ?!? »

Erin la toisa, ne pouvant en placer une le temps du monologue de la jeune femme. Elle débitait à une vitesse folle sans prendre de respiration mais au moins, elle avait le mérite d’articuler, c'était déjà ça. Par contre son accent et ses mélanges de langues ne facilitaient pas la communication. Heureusement Erin était bonne en langues et elle maîtrisait assez l'oralité d'un discours pour ne pas se laisser distancer ou perdre dans le flot de paroles.

« Je vais voir ce que je peux faire Mademoiselle Bricks. Je vous revois avant de passer la porte. » Il allait lui falloir un peu de temps pour rassembler tout ça et elle allait devoir s’y mettre tout de suite. Quoique avec la préparation du briefing, elle avait sous la main l'essentiel des infos.

Juste après, Nelly s’élança dans les couloirs de la cité.
Elle savait où se dégotter l’ingénieur en communication. Ca sert de tisser son réseau pour avoir tous les potins de la cité. Mais c’est tellement loin !!! Mais tellement loin ! Ils pouvaient pas faire ça plus prêt non ? Surtout qu’après il fallait aller à l’armurerie, que les autres se demanderaient pourquoi elle était pas là, bla bla bla bla !!!

L’ingé s’appelait bob. Sérieux, il a pas une tête de bob déjà. Et puis les bob, ça fait pas dans la com si ?
Enfin bref. C’est complètement essoufflée, décoiffée, trempée de sueur, que Nelly débarqua dans leur bureau. Tout ceux qui étaient là la fixaient avec un regard surpris en se demandant ce qui allait leur tomber dessus. Mais heureusement, c’était pas une tornade. Enfin presque !

Beaucoup plus tard, la jeune femme atteignit l’armurerie, encore plus essoufflée, encore plus décoiffée et trempée de sueur. Elle trouva l’armurier qui lui tendit un P90 et elle le regarda avec des yeux gros comme des billes :

« Ca va pas non ?!? » Elle prit l’arme pour le comparer à la longueur de son bras. Ca se passait de commentaires. « Le P90, c’est pour les musclors sur-protéinés. Moi je vais m’envoler si je tire avec ce truc !!! Laisse-moi choisir ! »

L’armurier refusa.
Mais il accepta de la doter sur ses recommandations. Toujours aussi déjantée, la jeune femme s’équipa d’un MP5 avec une crosse qu’elle régla à son gabarit. Elle ne prit que deux chargeurs de trente coups, sans compter celui qui était déjà engagé. Son arme avait une visée laser pour l’aider mais pas de lunette si ce n’est la mire métallique. De toute façon, elle comptait sur les autres gros bras pour la puissance de feu et le plus fort de la baston. Nelly privilégiait la mobilité et voyageait léger, surtout vu sa taille et son poids. Pas question de devenir un boulet pour les autres.

Le paquet surprise prenait toute la place dans son sac à dos. Alors il fallait composer sans et sacrifier une partie de l’équipement. Elle prit donc en holster de cuisse un simple M9 avec son silencieux et un chargeur. Sur la veste, une grenade fumigène blanche et du gel thermite pour faire fondre les serrures.
Et oui, s’il fallait s’introduire quelque part et ouvrir des portes, ce serait toujours plus discret que les coups de bélier d’un monsieur muscle.

Pour finir, une gourde à la ceinture placée dans le dos. Et deux barres protéinées qu’elle plaça dans la dernière poche. Pas de C4, ni de grenade, ni de munitions supplémentaire. Non, plus de place et elle restait modérément encombrée : parfait.
Elle regarda sa montre et écarquilla les yeux. CINQ MINUTES DE RETARD ? DÉJÀ ????????
Ils allaient la tuer, là !!! Ils allaient la pendre en place publique et mettre le feu au bûcher. Oui, les deux en même temps, t’as pas d’imagination toi ?
Déjà qu’ils étaient pas content à cause de ses gratouilles sur Pedgy !

Sans même saluer le pauvre armurier, Nelly s’élança au pas de course jusqu’à la salle d’embarquement. Elle s’écria dès que le groupe fût en vue.

« Désolée ! Désolée ! Désolée ! » Elle fixa le colonel, craignant l’avalanche, en pointant son sac à dos. « J’ai pris de quoi espionner les gens ! Les écouter avec tout pleins de micro discret, genre james bond ! C’est toujours cool d’espionner les gens, hein !!! Ca pourrait être utile et au moins on saura s’ils sont vraiment honnêtes avec nous...pouffff….j’en peux plus... »

Tout le monde était prêt sauf…sauf Bricks. John soupirait longuement se disant qu’il avait été trop sympa encore ! Quand elle arriva enfin, il lui fit les gros yeux à sa plaidoirie… non mais sérieusement ? Erin leur donne du temps et elle débarque comme une fleur et parle comme un enfant. John soupira.
« Je n’aimerais pas espionner ce qui se passe dans votre tête Bricks ! » Il la regarda en fronçant les sourcils « Si vous ne réajuster pas votre comportement durant cette mission, je vous renvoie sur Atlantis comme le ferait M avec Bond ! Avec la délicatesse en moins ! » Si là, elle n’avait pas compris…


Elle respira brièvement puis s’approcha d’Erin dès qu’elle croisa son regard.

« M’dame la directrice ! » Fit-elle timidement.

Nelly récupéra la tablette avec un grand sourire et la coinça dans la doublure de son gilet Molle. Elle farfouilla dans ses poches tout en chuchotant, comme ayant peur que les autres ne l’entendent :

« Je t’aurai bien fait un bisou mais tu vas me mettre en prison et je pourrai pas partir avec les autres. En plus, ils font déjà la gueule !!! » Elle extirpa victorieusement un sachet de haribos pour enfant. Elle le plaqua dans les mains d’Erin. « C’est mon dernier : cadeau para ti ! Bonjour à ton chevalier ! »

« Effectivement, ce n’est ni approprié, ni conventionnel. Tâchez de l'être et ils ne feront plus la gueule. Mais merci. » La brune lui fit un sourire, son paquet de bonbons dans les mains. Elle l'interpella une dernière fois avant qu'ils ne partent. « Je lui passerai le bonjour, et bonne chance. ». Elle était tentée de lui dire de bien se tenir mais elle jugea que c'était inutile avec John en lead, ça se passerait bien. Et puis elle était déjà à la bourre la misstinguette.

Puis elle se dépêcha de rejoindre le groupe quasiment en courant.

« J’suis prête ! Désolée ! J’suis prête ! »
« La Jame bond girl est prête on y va… on a assez perdu de temps comme ça » fit John avec un mouvement de main, pour que l’équipe s’avance.

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MessageSujet: Re: La main froide Ven 13 Oct - 8:00
L’hypothèse émise par le Sergent ne fut pas totalement écartée et la responsable du briefing avait déjà prévu cette éventualité. Un appareil qui analyserait la porte avait été remis à Sheppard et leur permettrait déjà d’avoir une première idée de ce qui les attendrait. Si la porte avait subi un dysfonctionnement, les quatre gros bras pourraient rentrer dans la foulée et une équipe de technicien prendrait leur place. Dans le cas contraire, quelqu’un devrait parler pour expliquer cette disparition…

Après quelques dernières recommandations, les militaires furent envoyés se préparer pour le départ. Mike sortit de la pièce à la suite de son alter ego féminin alors que la dernière fut interpellée par leur supérieur. À n’en pas douter, son petit manège avait été surpris et peu apprécié. Pour le coup, le Sergent, qui connaissait sur le bout des doigts ce genre de missions, appréhendait que la fameuse Bricks n’ait pas les nerfs assez solides pour encaisser la pression. Elle risquait d’être mise à rude épreuve et Mike ne souhaitait -pour l’instant- pour rien au monde l’avoir à ses côtés l’arme à la main. Excitée comme une puce qu’elle était, elle lui faisait davantage penser à une mauvaise adaptation d’Harley Quinn que d’un soldat efficace et droit dans ses bottes. Elle devait certainement avoir un truc de spécial pour avoir atterri sur Atlantis. Au fond de lui, il l’espérait vraiment.

Le chemin jusqu’aux vestiaires et l’armurerie se fit dans le plus grand silence. Les deux militaires ne s’étaient jamais croisés jusqu’alors et semblaient aussi loquace l’un que l’autre. Le temps de faire connaissance était remis à plus tard.
Mike revêtit un treillis noir et un gilet tactique ainsi que l’appareil de communication avant de se diriger vers la “boutique” de McArty. Là, il y retira un équipement plus meurtrier.

- McArty.
- McPherson.
- Je pars en balade. Diplomatique.
- Ho, je vois, répondit-il en ajoutant un sourire carnassier. Il savait qu’il y aurait de l’action. Aussi grave une situation pouvait-elle être, la possibilité d’un échange de feu électrisait l’air et rendait les soldats de meilleure humeur. Un peu comme les sapeurs-pompiers qui, il ne faut pas se mentir, ne font pas ce métier pour ramasser les poivrots dans la rue, mais plutôt parce qu’ils ont un côté pyromane un brin refoulé..
J’ai bichonné votre chéri. Vous l’emmenez en promenade, enfin?
- Oui.

McArty disparut quelques instants et revint avec son fusil d’assaut M4A1 qui avait reçu quelques améliorations et personnifications. Il avait été agrémenté d’une lunette Red-Dot, d’une lampe torche fixée au canon et d’un grip sur le dessous. Un joli logo The Punisher avait été apposé à la peinture blanche sur le flanc droit. Il s’agissait d’une habitude qu’avaient prise les Seal sur Terre et que Mike faisait perdurer alors qu’il était loin de la maison. La détente avait été modifiée avec une pièce chromée, mais davantage à des fins esthétiques que pour améliorer l’arme. On comprenait mieux pourquoi McArty l’avait appelé “son chéri”. Il contrôla son fusil et opina du chef. Il en avait pris soin.

Son arme de poing lui fut remise ainsi que le nécessaire qui avait été coché dans le formulaire par le Sergent : des silencieux pour chaque arme, des magasins supplémentaires et quelques grenades dissuasives. Mike partait léger en comparaison du Colonel. Il hésita à prendre un sac à dos, mais il aurait été bien vide et aurait encombré le soldat pour rien. Tout son nécessaire rentrait dans les poches de son gilet tactique. Et puis, il avait été formé à survivre avec moins que ça.

L’équipe se réunit finalement devant la Porte des Étoiles. Étonnamment, Bricks était à la bourre. Elle semblait avoir une bonne raison et évita quelques remontrances. La jeune femme fut simplement gratifiée de quelques haussements de sourcils du Sergent. Les guignolades ne cessèrent pas pour autant et le Sergent réprima un soupir. Ç’allait être une mission compliquée, mais il se demandait d’où viendrait la difficulté. Probablement des deux camps, il le craignait.
Sheppard donna l’impulsion pour le départ, la porte s’activa devant l’équipe, qui salua une dernière fois la responsable qui les envoyait au charbon. Mike avança vers l’horizon des évènements et se retrouva de l’autre côté.

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Pedge Allen
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MessageSujet: Re: La main froide Hier à 17:15
Manifestement, John souhaitait faire un point avec Bricks et ce n’était pas plus mal car elle commençait déjà à faire la gamine alors qu’ils se trouvaient dans un briefing de mission. Pedge ne comprenait pas qu’elle puisse être présente sur la cité, ni même dans l’armée. Ok, elle était peut-être bonne sur le terrain, mais tous ces à-côtés… C’était navrant, désespérant, et terriblement nuisible. Tant bien, elle avait raté une information importante ou capitale parce que son attention s’était retrouvée accaparée par les deux doigts que Nelly lui avait collé dans les côtes, et c’était inacceptable. Si l’américaine détestait bien quelque chose, c’était bien que les mauvais élèves tentent de perturber les bons juste pour tirer le niveau vers le bas. Bref, elle était remontée, et elle ne serait pas facile à vivre dans la mission, surtout si l’hispanique continuait son manège. Sheppard avait intérêt à être bon et à trouver les mots, sinon elle péter une durite. Cette fois, elle n’hésiterait pas. Elle se souvenait encore que trop bien de la mission sur Renégat 25 où le lieutenant Ford avait pris le commandement, et ça avait été un foutoir sans nom où elle s’était limite fait un ulcère tant elle avait rongé son frein. Cette fois, elle ne ferait pas la cocotte-minute.

Bref, elle rejoignit l’armurerie, où elle vit McPherson récupérer son arme quelque peu personnalisée. Sur le coup, le sous-lieutenant ne dit rien, mais elle trouvait cela passablement amusant. Seulement, elle ne savait pas trop qui il était, ni quels étaient ses états de service, sans parler de sa personnalité, aussi ne se risqua-t-elle pas à se moquer gentiment de sa tronche, en bonne camaraderie militaire bien entendu. Les piques inter unité étaient fréquentes. Elle se gardait ça sous le coude pour la suite, quand elle l’aurait vu sur le terrain. Elle ne pouvait pas s’empêcher d’être dans l’observation, même si elle ne s’absorber pas totalement là-dedans non plus, vu qu’il fallait aussi surveiller les arrières de l’équipe au complet. N’empêche, sans Bricks dans le coin, c’était drôlement plus calme. John arriva d’ailleurs, sans la soldate. Qu’est-ce qu’il en avait fait ? Renvoyée ? Limogée ? Ça ne lui ressemblait pas de virer quelqu’un de la sorte sans lui laisser une deuxième chance.

Elle serait vite fixée s’ils se présentaient à la porte et qu’elle ne venait pas… Pedge s’équipa, s’octroyant son fidèle et coutumier Colt M4. C’était vraiment son arme de prédilection, et elle répondait à toutes ses attentes. Sans parler du fait que l’essentiel de sa formation s’était passée sur une arme de ce modèle-là. Idéal pour les Forces Spéciales et leurs théâtres variés d’opération, surtout en milieu restreint tel que les combats urbains. Elle le vérifia brièvement pour être certaine qu’il ne lui ferait pas défaut ensuite, puis elle compléta son équipement de façon habituelle.

Une fois en salle d’embarquement, drapée dans son uniforme réglementaire, et dans une veste en cuir des plus seyante, Pedge attendit que l’ordre de départ soit donné. Elle restait obstinément silencieuse, préférant rester dans son coin pour le moment. A dire vrai, elle ruminait contre Nelly et contre son intrusion corporelle lors du briefing. Elle appréhendait la suite des évènements, et elle se voyait mal gérer une situation d’urgence avec un soldat qui s’amusait à la chatouiller… Franchement, elle ne comprenait pas ce qu’elle foutait là, et sa colère était en train de cristalliser autour de l’hispanique. Pourtant, elle semblait mature de temps en temps, comme-ci elle faisait exprès d’être débile pour qu’on la déteste. Ça lui faisait penser à un épisode de Docteur House, un des rares qu’elle avait pu regarder en compagnie de sa sœur lors d’une permission sur Terre. Sally Allen n’en ratait jamais un. Bref, il s’agissait du cas d’un type qui se faisait un cocktail de sirop pour la toux et de vodka juste pour faire baisser son QI et supporter sa copine, voir l’être humain lambda en général… C’était un peu tiré par les cheveux de comparer Nelly à un géni mais qu’importe. L’exemple lui semblait assez probant.

D’ailleurs, en parlant de cette dernière, elle ne semblait toujours pas être là. Sheppard l’avait donc renvoyée de la mission ? Qu’est-ce qu’on attendait alors ? Son remplaçant ? Mais non. C’était sans compter sur Bricks qui déboula comme une balle. En fait, elle était partie chercher du matériel d’espionnage. Encore un exemple déroutant de la maturité dont elle pouvait faire preuve. Aucun des trois militaires n’avaient pensé à se munir de ce genre de dispositif, sauf celle qui était la plus déjantée de tous. C’était surprenant, et ce n’était pas la première fois qu’elle l’était. Bref, il y eu un dernier échange avec la responsable administrative, et finalement, ils purent passer l’horizon des évènements. Destination, la première planète. PX-627.

PX-627 était la première planète que l’équipe avait visitée avant de disparaître. Les habitants sur place disaient qu’ils étaient partis il y a maintenant deux jours, selon ce que leur avait rapporté Erin. La porte était située dans une clairière très restreinte. En fait, dans cette trouée dans les arbres, se trouvait que l’anneau sur son piédestal, ainsi que le DHD devant permettant d’entrer des adresses pour voyager. Ce qui était dangereux dans cette galaxie, et qu’on ne retrouvait dans celle de la Voie Lactée, c’était que les anciens avaient placé des Portes des Etoiles en orbite autour de planète, directement dans l’univers. Si l’on entrait une destination au hasard et qu’on s’y engouffrait, on pouvait très bien se retrouver comme un con en train de flotter dans le vide intersidéral. Il fallait espérer que celui qui avait composé les symboles sur le DHD ne se soit pas trompé.

Un sentir partait de la Porte, s’enfonçant dans le sous-bois en serpentant entre les troncs. Les arbres rappelaient ces immenses sequoias, conifères majestueux qui régnaient en maîtres sur la cime de tous les autres arbres alentours. Sauf que là, c’était une immense forêt de ce genre d’arbre, bien qu’ils ne semblaient pas pourvu d’épines. En fait, ils n’avaient des sequoias que la taille, car ce n’était pas des conifères à première vue. Une brume flottait par volutes intermittents, masquant la vision sur une courte distance, dans quelques directions que ce soit. Si on forçait un peu sur les yeux, on distinguait dans les arbres des symboles tribaux accrochés, tendu entre deux troncs, formant des formes géométriques assez bizarres, ajoutant à l’ambiance pesante de l’endroit. C’était sans compter sur le cri lugubre qui déchira la brume, comparable à celui des loups, avec cette petite différence qu’il n’obtint aucune réponse en retour.

L’horizon des évènements se ferma brusquement comme toujours à la fin d’activation de la porte, et l’endroit perdit nettement en clarté. Pourtant, c’était la journée, comme le laissait penser les rares rayons de soleils qui traçaient des faisceaux dans les nuages brumeux. Une odeur de champignon, de moisi, similaire à toute celle des sous-bois humide, flottait dans l’air.

Equipement Pedge:
 

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MessageSujet: Re: La main froide Hier à 18:49
Nelly avait eu un moment d’hésitation avant de passer la Porte des Étoiles. Pour être tout à fait franche, elle n’avait jamais voyagé par ce moyen-là. C’est peut-être surprenant, mais sa seule expérience, c’était lorsqu’elle avait joué la factrice en se rendant sur la Magna. Encore qu’à ce moment-là, c’était un endroit particulier cerné par les alliés et dans un “convoi” de médecins en tout genre.

Le départ en mission dans une équipe d’exploration était donc la première fois pour la jeune espagnole. Ce serait hypocrite, voir même arrogant, de dire qu’elle n’avait pas la trouille à ce moment précis. C’est toujours comme ça d’ailleurs : c’est à l’instant du grand saut que l’on se connaît vraiment dans ses réactions.

Durant ces deux petites secondes qu’elle s’accordait face à l’horizon, la jeune femme se rassura à l’idée d’avoir fait déjà bien pire. Elle inspira un grand coup et s’enfonça dans l’horizon pour atteindre une vitesse de transfert vertigineuse. Elle aurait bien voulu hurler mais son corps était dématérialisé. Elle ne savait même pas si elle avait une véritable conscience de tout ça, de cet espèce de toboggan galactique, ou si c’était simplement une hallucination.
Toujours est-il qu’en ressortant de l’autre côté, elle eut le mauvais réflexe d’inspirer brutalement une nouvelle fois, comme si elle remontait d’un plongeon beaucoup trop long dans un bassin. Les explorateurs le disaient souvent en plus : “Pensez à expirer avant de passer”.
Un simple oubli.

Nelly considéra ses collègues un peu à l’avant. Ils semblaient sûr d’eux, inébranlable. Surtout Pedge dans son attitude de super soldat en mission. D’ailleurs, le type inconnu, elle ne se rappelait même pas de son nom, arborait une arme particulière. La couleur de la détente du fusil ressortait un peu et cette personnalisation lui arracha un petit sourire en coin mais rien de plus. Le logo du punisher répondit à son interrogation quant au surnom qu’elle lui donnerait.

Dans le silence de ce déploiement, elle se retourna en entendant l’extinction de la Porte. Le passage venait de s’effondrer et la fillette enjouée était restée sur Atlantis. Adieu les comportements puérils et la joie, place au travail. Nelly se sentit nue, comme dépossédée d’une armure pleinement protectrice et confortable. C’était un sentiment désagréable qu’elle avait à chaque mobilisation. Dès qu’elle montait dans son F-302, c’était exactement la même impression : la fillette restait derrière et elle était entièrement exposée.

La main était assurée sur la crosse de son MP-5 mais elle ne leva pas l’arme en direction de la brume. S’il y avait du grabuge, Pedge et le Punisher réagiraient forcément les premiers. En terme de réflexe, il n’y avait pas photo. D’ailleurs, son regard croisa celui de son amie. Elle devait sûrement se dire qu’elle conserverait son comportement enfantin. Même à travers ce masque de soldat badass hyper-classe, elle savait qu’elle doutait de son sérieux. Pedge n’avait jamais su qui était Nelly en réalité. A part l’enfant bien entendu. Mais cela allait sûrement répondre à certaines questions.

Nelly lui fît un bref clin d’oeil. Mais rien d’appuyé cette fois-ci, simplement un signe fugace d'espièglerie qui se noyait dans une maturité qu’elle ne montrait qu’en mission. Comme elle l’avait dit...il y avait le jeu et le travail.
Elle s’avança naturellement vers Sheppard.

« Mon colonel, j’ai avec moi le dernier rapport et le briefing de notre équipe disparue. Vous me donnerez l’autorisation d’étudier ces données le temps de la recherche sur le DHD ? »
« Oui. Faites, Bricks. »

Elle aurait pu s’étendre en précision en tout genre ou argumenter mais elle ne savait pas du tout ce qu’avait décidé le colonel dans sa tête. Peut-être attendait-il simplement d’elle qu’elle sécurise les environs ou attende poliment les ordres plutôt que de venir proposer quoique ce soit. Mais avec aussi peu de temps pour se préparer, personne n’avait eu l’occasion de s’y pencher. Il y avait sûrement des informations intéressantes, des contacts particuliers chez ces deux populations, des noms, des endroits, des choses à savoir sur leur culture ou leur façon d’accueillir les visiteurs.

Cela serait surement utile pour tous et Nelly voyait franchement mal les autres soldats, plus versé dans leur capacité martiale, s’ennuyer à lire un rapport qui ne donnerait peut-être rien au final. Sheppard était reconnu comme officier, pas besoin de s’étendre sur les explications, il comprendrait où elle voulait en venir. Du coup, elle se contenta de le regarder sans aller plus loin dans ses explications, tapotant lentement ses doigts sur la crosse de son arme au repos.

Elle avait usé d’un ton avenant et poli, une simple proposition en somme, ce qui composait un véritable paradoxe puisqu’il n’y avait plus rien d’enfantin dans la voix. Strictement rien….

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MessageSujet: Re: La main froide Hier à 20:06
Mike -Pedge et Nelly
La main froide
Chronologie : 04 septembre 2017


Bon tout le monde fut là, il était plus que temps de partir en mission. Un dernier coup d'œil à chacun, comptant l'équipement et l'arme customisée du sergent. Tiens, ce n'est pas mal son idée, les armes des militaires c'est une partie de soi-même et cette personnification avait un côté attachant et sympa que le colonel, approuvait d'un signe de tête. Tout le monde était fin prêt, même la petite espionne du dimanche.

John, était légèrement agacé et espérait que Nelly ait la conscience militaire de se tenir à carreau. Il laissa passer son équipe entière dans la nappe violette, puis se tourna vers le balcon, où se trouvait Erin. Il lui fit un signe de la main.
« J’aurais dû prendre un bonnet d’âne. » lui lança t’il joyeusement.
« N'hésite pas à me la renvoyer si jamais... Je m'en occuperai. », répondit-elle froidement, en imaginant cette perspective. John fit une petite moue, se faire tanner le popotin par la RDA… ce n'est pas le genre de perspective qui plait. Aussi belle et agréable soit-elle, Erin restait une femme du corps directionnel et ce n'est pas avec des sourires qu'elle est à cette place ! Si elle n'avait pas un minimum de charisme et de caractère, elle serait restée en bas de l'échelle à regarder le ciel dans l'espoir de l'atteindre. Et John, l'avait déjà vu en interrogatoire dont un, qu'elle lui avait fait passer en janvier. Il n'avait pas aimé l'expérience. Imaginer Nelly face à une Erin panthère était vraiment pas un cadeau à lui faire. Autant, l'abandonner sur la planète, ça sera moins douloureux.

« Ouais. Enfin bon, nous verrons. Ça va bien se passer » Il lui fit un rictus jovial
« Je n'en doute pas une minute. », répondit-elle avec un sourire.

Il fallait espérer franchement, sinon c’est un coup à se pourrir les viscères pour rien. Et sur ces bonnes paroles, l’homme traversa la porte sans aucune hésitation. Il était bien content de partir en mission, comme à chaque fois. Heureux de vivre de nouvelles aventures et de faire de l’exploration, même sur un sujet aussi délicat que de la recherche d’une équipe disparue.

Ils tombèrent dans une forêt de conifères aux allures assez sombres. Le peu de lumière qui filtrait après l’extinction de la porte, n’était pas des plus rassurant. On aurait dit une forêt issue de l’imaginaire des frères Grims. John fit un signe de main tournante sur elle-même, pour signifier aux militaires de sécuriser l’endroit. Le cri d’un canin, semblable à un loup, fut quelque chose d’encore moins rassurant. L’homme resserra sa main sur son P90, parcourant le paysage devant eux. Il n’avait nullement peur, mais était méfiant, comme à chaque fois qu’il traverse la porte et qu’il y a du bruit de prédateur. En tout cas, celui-ci semblait hurler seul. Mais cela ne voulait pas dire que ses copains n’étaient pas dans le coin. Il faisait plutôt frais, mais cela était surement dû à ce petit vent et au fait que les arbres constituaient une barrière entre le sol et le ciel.

Il allait parler quand soudainement Bricks vint lui demander la permission pour étudier des rapports. Ce qui le choqua ne fut pas cette demande, qui était une bonne idée, mais plutôt le ton employé. On aurait dit qu’on venait de lui changer de Nelly. L’homme, hocha la tête, répondant brièvement. Il ne put s’empêcher de toiser étrangement la jeune femme. De toute manière John est d’un naturel très expressif de ses pupilles clairs, il est rare qu’il masque ses impressions. Il se demanda vraiment si elle n’était pas schizophrène et cela serait aberrant ! Ce genre de pathologie est éliminatoire pour intégrer Atlantis.

« Allen, Mcpherson, finissez de sécuriser l’endroit, je vais m’occuper du boîtier. Bricks, vous restez près de moi. » Nelly opina de la tête avec un simple « reçu », pour se mettre près de l’homme avec sa tablette et lire le contenu de celle-ci. Cela convenait à John, qui ne dit plus rien.

Il ne passa pas plus de temps à observer les arbres, ne voyant en conséquence pas les marques sur les troncs. Les deux autres militaires lui feront un rapport sous peu. Il posa un genou à terre, pour sortir la boite que lui avait donnée Erin. Commençant à la démonter, pour sortir les câbles et ouvrir la zone du DHD contenant les cristaux. Il avait déjà vu Mckay le faire à plusieurs reprises… ce ne fut pas bien compliqué. Enfin bon, il n'était pas expert là-dedans et il dû relire plusieurs fois la notice pour éviter de se tromper de cristaux. Faut dire qu'ils se ressemblent tous ! Les anciens, pouvaient pas mettre des couleurs ou des signes plus visibles que des sigles étranges ?

En tout cas, il dut s’y reprendre à deux fois, avant que le boitier mouline et lui affiche les dernières coordonnées. Et oulala surprise du chef… la dernière coordonnée était la planète que l’équipe devait voir après. Il n’y avait donc aucun problème ou beug du DHD. Bon, cela était rassurant, pas besoin de cavaler à l’autre bout de la galaxie. Mais, dans l’autre sens, cela signifiait qu’ils avaient disparue sur l’autre planète.

John se releva, demandant aux autres militaires de se rapprocher de lui. Tout cela lui avait pris une vingtaine de minutes, de quoi faire une reconnaissance correcte et sécurisante.
« Bon, les coordonnées rentrées en dernier sont celles de la planète qu'ils devaient explorer en dernier… Logiquement, ils se sont rendus là-bas sur DY-828… Sauf si c’est d’autres personnes s’y sont rendu, expliquant que les habitants de DY, ne les aient pas vu. » Il soupira doucement « Dans tous les cas, nous allons rendre une visite aux habitants. Histoire de voir si on ne trouve pas d’indices sur notre équipe.. » Il y avait plusieurs solutions… et il fallait tout explorer.

John toisa Pedge puis Mike « Vous avez trouvé quelque chose ? » Il écouta les réponses attentivement, avant de regarder Nelly « Vous en avez pour combien de temps encore ? »


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La main froide

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