Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Mar 20 Fév - 17:02
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La pression s’était soudainement envolée, l’emprise disparue au moment où les couverts glissaient entre ses mains tremblantes, la privant de toutes possibilités de riposte. La victime qui récupère une arme sans regarder pour se diriger : c’était bon pour les films. Mais à tâtons, au beau milieu de cette agression, c’était tout simplement impossible et Nelly en faisait les frais au milieu de ses plaintes agonisantes.
Elle ne savait pas ce qui avait fait repousser cet ennemi trop fort pour elle. Elle n’avait même pas vu, entendu, ni senti la présence de Pedge. Tout ce qu’elle voyait, c’est qu’il n’y avait plus de pression entre ses cuisses et elle les referma soudainement alors que quelque chose faisait disparaître le violeur de sa vue.

Le visage baigné de larmes de la petite espagnole, au travers de la salive, du sang et des déchets qui la recouvrait, le tout au milieu de ses cheveux collés, limitait fatalement son champ de vision. Sans oublier le choc psychologique qui, en résultant, ne la laissait aucunement consciente de son environnement. Nelly ne fonctionnait plus que dans un instinct de conservation et elle bascula, lentement mais surement, sur le flanc dans un mouvement de roulement pour tomber de cette table.

Elle chuta durement sur le sol, s’y écrasant de tout son long entre les couverts, les bris de verre, les assiettes, les verres et la nourriture. Mais elle ne sentait rien. Elle ne sentait plus rien sauf cette chaleur nauséabonde et horrible sur son intimité. Comme une marque indélébile, une couche de crasse, de fange qu’elle devait ôter au plus vite.
Secoué par les spasmes d’une respiration brisée, presque animale, Nelly rampa sur ce sol chaotique en direction d’un grand morceau de tissu qui s’y trouvait. Etait-ce une nappe ? L’un de ces énormes rideaux ?
Aucune idée, elle passa dessous en rampant, comme un vermisseau, se sentant en être un dans la plus pure et horrible des humiliations. Et alors qu’elle ne parvenait toujours pas à s’empêcher de pousser de longues plaintes trahissant sa douleur tant physique que psychologique, son regard tomba sur la porte entrouverte d’une remise. On y voyait quelques sceaux, des balais et des vêtements suspendu à la tringle d’une penderie.

Nelly voulait disparaître.
Atlante ou autochtones : plus rien n’avait d’importance à part disparaitre et effacer l’immonde chaleur. Donc elle rampa après s’être timidement entourée de la nappe et elle alla trouver refuge à l’intérieur de la remise, se plaquant dans l’angle du mur comme un animal blessé et se recouvrant intégralement de l’étoffe.
Ainsi dissimulée, comme profitant d’une petite barrière invisible qui la ferait oublier de tous, Nelly s’était emparé d’un chiffon qui trainait dans un seau d’eau et s’essuya énergiquement. Elle essuyait le siège de sa féminité entre de longs sanglots tout en cherchant à tout prix à disparaître de tout. Mais ses mains tremblaient tellement qu’elle avait fini par lâcher l’éponge de fortune. Elle savait que quelqu’un viendrait fatalement ouvrir cette porte et elle ne voulait pas. Il fallait qu’elle disparaisse, qu’elle soit oubliée du monde, de la galaxie, devenir un fantôme. Mais elle ne pouvait pas.

Prostrée contre cet angle de mur, elle ramena ses jambes contre sa poitrine, prenant une position foetale avant d'agripper son maigre habit de toile pour maintenir sa couverture de la tête au pied. Vu de l’extérieur, elle ne ressemblait qu’à un vulgaire sac malodorant qui bougeait au rythme de sanglots quasiment silencieux.

Lors de son service sur le Dédale, une femme était venue faire des stages de sensibilisation. Elle était mandatée par le SGC et elle se chargeait de dispenser ses connaissances à tous les membres féminin du programme, quel que soit leur métiers. Le contenu n’avait jamais vraiment intéressé Nelly puisqu’elle était copilote et qu’elle s’estimait protégée de ces risques. Mais allez savoir pourquoi cette femme rondelette, la cinquantaine, brune aux cheveux bouclés, lui revenait en tête à ce moment précis, au milieu des “Pourquoi ?”, “Qu’est-ce que j’ai fais de mal ?”, “Je méritais pas ça pour une tablette ?”, “Ils sauront tous sur Atlantis, ils sauront !”.
Cette dame avait un air très maternel. Elle leur avait expliqué que les femmes avaient bien plus de risques de subir un viol au contact de civilisation extérieure contrairement aux hommes qui, eux, étaient davantage exposés à l’esclavage ou à l'arène. Amanda qu’elle s’appelait...oui...c’était son prénom…
Amanda, une psychologue et xénosociologue, qui leur expliquait que tout contact volontaire ou accidentel envers une civilisation inconnue était un risque et qu’une femme devait savoir se prémunir de l’impact psychologique qui pouvait en découler. Elle avait fait part qu’une femme en activité dans le programme SG était régulièrement exposée à ce type de menace et que le nombre de victimes qui continuait, malgré tout, l’exercice de la fonction était impressionnant. Le pourcentage qu’elle avait donné...c’était tout bonnement impensable.

Nelly avait toujours trouvé ce stage étrange. Elle partait du principe qu’une femme ne pouvait pas se remettre d’un viol. En tout cas, elle savait qu’elle, la concernant, ne pourrait vraiment pas vivre avec. La petite espagnole était voyeuse sur les bords, même sacrément compte tenu du nombre de mecs qu’elle matait à la sortie des douches. Mais ça ne se limitait qu’à ça, le reste de sa sexualité, de sa vie sentimentale, était bien ficelé dans son jardin secret et, ô grand jamais, exposé au grand jour. Sans oublier qu’elle était sacrément pudique et qu’elle n’aimait pas du tout se montrer.
Alors...avec tout ça...elle était complétement perdue dans un tourbillon de peine, de douleur et de honte...mais il y avait cette voix d’Amanda qui disait qu’une femme pouvait se remettre de tout. C’est peut-être ce qui avait un peu calmé ses pleurs malgré un choc toujours aussi fort et destructeur. Comme si elle s’était accrochée à cette phrase comme une bouée et qu’elle était persuadée que ce type n’avait pas eu ce qu’il voulait. Non, il n’avait pas réussi à entrer en elle. Il avait échoué.

En plus de cette tentative de viol. C’était les regards qui l’avait percé de part en part, qui lui avait fait horriblement mal. Tous ces regards braqués sur elle, avec la violence qui en découlait, le jugement, le mépris. Mais il y en aurait d’autres dans peu de temps. Si l’équipe de Sheppard s’en sortait, ils allaient la voir dans cet état. Leurs regards la jugerait. Ou alors ils seraient chargés d’une pitié qu’elle ne voulait surtout pas endurer ! Et si ce n’était pas eux, ce sont les autochtones qui reprendrait l’horrible manège. C’est cette idée, qu’un regard se poserait encore sur elle pour lui faire du mal, qui la fit lâcher d’une voix faible et très plaintive, un « Ne me regardez pas ! », lorsqu’elle devina un trait de lumière plus important signifiant l’ouverture de la porte.

Cachée sous sa toile de jute, elle entendit et elle sentit quelques pas venir dans sa direction. Des pas. Quelqu’un qui venait. Une nouvelle présence humaine qui s’approchait et qui la dominerait. Cela déclencha une peur viscérale qu’elle pensait pourtant avoir enterré. La panique revint au galop dans une extrême brutalité, comme une explosion soudaine qui brisa le coeur de Nelly, et elle se ramassa encore plus sur elle-même. Elle se sentait prise au piège, démunie, sans le moindre pouvoir sur son environnement. Quelque chose, quelqu’un allait sur elle contre sa volonté et elle ne pouvait strictement rien y faire. C’était comme ressentir l’aura d’une vie s’introduire dans son espace personnel sans qu’elle n’aie besoin de regarder. C’était de l’instinct, quasiment prémonitoire, d’une proie qui se sait traquée par un prédateur. Les épaules voûtées, tremblant de tous ses membres, Nelly se recroquevilla davantage pour n’offrir que son dos recouvert du linge. Elle enfonçait sa tête profondément dans l’angle du mur, s'abaissant à hauteur de poitrine, pour se cacher les yeux de ce qui venait.
Et elle sanglota, les yeux fermés, le corps secoué de ces tremblements incessants, tout en gémissant d’une petite voix cassée :
« Non...non, je ne veux plus ! Pitié ! Ne me faites pas de mal... »

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Pedge ne pouvait pas prendre en charge Nelly tout de suite. Il fallait qu’elle s’occupe de l’agresseur de cette dernière avant tout chose. Cela la contrariait mais les priorités dans ce genre de cas étaient claires. La menace d’abord, l’assistance ensuite. Le type se relevait déjà. Il était crasseux, le regard lubrique, et son odeur saisit les narines de Pedge ipso facto. Elle plissa le nez alors qu’elle réduisait la distance rapidement. Il était sur le côté de Bricks, et elle aurait pu le descendre avec son arme à feu sans prendre le risque de toucher l’hispanique. Mais voilà, la texane avait envie de régler ça aux poings. Cet enculé pensait certainement que parce que c’était une femme, il lui était supérieur. Sa culture devait le prôner, mais qu’importe.

Il avait toujours le pantalon sur les jambes quand Pedge le percuta avec son épaule, l’envoyant au sol une nouvelle fois. Elle prit le temps de ranger son arme à feu dans son holster d’arme en détaillant ce paysan. Son sexe était de nouveau flasque et s’agitait en même temps qu’il essayait de se relever. Ni une ni deux, le pied de la jeune femme percuta cette cible mouvante, sans aucun état d’âme et le type s’effondra à nouveau sur le parquet de la longère, parmi des couverts, de la vaisselle cassée, et des restes de nourritures. Il gémissait de douleur. Pedge dégrafa son casque, n’en ayant plus besoin, et elle l’escampa sur la table de façon distraite, avant de se pencher et de l’attraper par le col de sa chemise. Elle lui colla alors un coup de boule dans les narines, lui pétant le nez sur place, tandis qu’il volait à son tour dans les chaises dans un grands fracas.

Il était sonné. Pedge se retourna pour voir si Nelly tenait le choc. Elle la vit disparaître dans le fond de la salle. Elle fronça les sourcils, avant de sentir un choc terrible dans son dos. Quelle conne ! Quitter son adversaire des yeux deux secondes et voilà le résultat ! La chaise se brisa sur son dos. Elle se retrouva à son tour au sol. Trop d’adrénaline coulait dans ses veines pour sentir la douleur du bois qui avait sérieusement percuté sa peau. Le gilet avait dû absorber une grande partie de l’impact, mais qu’importe. Elle roula pour se remettre face à son adversaire, et elle glissa sous la table pour sortir au milieu du « U ». Elle fit une grimace en sentant encore l’impact de la chaise, mais cette fois, elle ne commetrait pas l’erreur de le quitter des yeux. Il se tenait le sexe, semblant souffrir le martyre. Contre toute attente, il tenta de filer en courant vers la sortie.

« Non non non ! Tu ne t’en tireras pas comme ça !», fit-elle dans une supplique en sautant sur la table. Propulsée depuis la hauteur du plateau, elle le plaqua rudement en lui atterrissant dessus. Il percuta le mur et elle aussi. Il se releva, envoya son poing vers la jeune femme qui se relevait elle aussi. Par une esquive habile, elle laissa cette salade de phalanges dans le néant et elle lui bourra le mou du bide par un coup de genou. Puis un deuxième. Puis un troisième, et à chaque fois, elle hahannait d’effort sous l’impact. L’autre couinait, gémissait, et si elle ne le tenait pas par les épaules, il se serait sans doute écroulé. Le quatrième coup vida Pedge de ses forces et le type s’écroula, avec quelques côtes pétées sans aucun doute.

Les cheveux plaqués par la sueur, la texane considéra l’homme. Elle avait la bouche ouverte, et sa respiration était ample. Le type était prostré sur le sol. Il gémissait savamment, et tentait de ne pas bouger, dominé totalement par la militaire qui l’assassinait sur place. Elle fit un pas en avant, écrasant sa ranger à quelques centimètres de sa tête.
« Estime toi heureux que je ne te coupe pas les couilles.», dit-elle en se penchant vers lui pour lui lier les poings dans le dos avec un serflex. Ses copains le détacheront quand ils le retrouveraient.

Elle le délaissa, en sueur, pour se diriger vers l’endroit où elle avait cru voir Nelly disparaître avant de se prendre le coup de chaise. Son dos lui lançait sur deux barres verticales, et son cou lui faisait un mal de chien, là où le dossier s’était cassé net. Il fallait vraiment qu’elle apprenne à sortir des combats autrement qu’en loque. La texane ouvrit la porte de la remise. L’endroit était calme, et une toile de jute s’adressa à elle, signe que Nelly était planquée dessous.

« D’accord, comme tu veux.», fit-elle en répondant à la jeune femme. Elle ne voulait pas la brusquer. Aussi bizarrement que cela pouvait paraître, Pedge la tutoyait pour mettre moins de distance avec elle, consciente que l’hispanique avait besoin d’aide, et de sollicitude. Pas de la pitié non, c’était une soldate et une femme de caractère, même s’il était enfantin la plupart du temps. Elle n’avait pas besoin de ça. Une nouvelle plainte arriva de l’endroit situé dans l’angle du mur où se terrait la militaire. Pedge n’était pas à l’aise avec tout ça, mais elle prenait sur elle pour ne pas s’en aller et fuir lâchement. Ce n’était pas le genre de la maison.

« Nelly, c’est Pedge, je suis là pour te récupérer. Je ne vais pas te faire de mal. Ok ?»

Le message radio de John arriva sur cet entrefait, lui demandant où elle en était. La texane porta la main à son oreille et annonça :

// J’ai retrouvé Nelly. Nous sommes à l’intérieur de la longère, dans la remise. Faites venir Jacobs avec une couverture mon Colonel. // Moins il y aurait d’homme dans les parages pour le moment, mieux ce serait. Nilsson, avec sa voix mécanique, fit un petit rapport de la situation.

// Bien, nous sommes pas loin. //
// J’arrive d’ici 3 minutes lieutenant //
// Les hostiles se sont dispersés. Le village semble désert. En couverture de la longère. Visibilité nette. Plus de fumigène. //

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Mar 20 Fév - 17:04
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C’était la voix de Pedge.
Elle était venue, sa présence était un gage de sécurité, si bien que le danger s’était comme volatilisé, autant brutalement le poids qui affolait la jeune femme. Avec toute cette pression en moins, ses nerfs se relachèrent et Nelly demeura prostrée contre son coin de mur en sanglotant, luttant pour ne pas tomber dans le schéma typique de la femme violée. Elle se remémorait volontairement les propos de cette Amanda. Mais ça ne lui était d’aucun réconfort. Pas même l’adage des Bricks.

C’est vraiment à contrecoeur que Nelly écarta la partie de la toile qui recouvrait son visage pour jeter un regard timide en direction de sa collègue. Elle reconnu les contours de sa silhouette et de son visage fermé. Le sentiment de sécurité se renforça et elle se surprit même à avoir peur de le voir disparaître.

« Pedge ? » S’assura-t-elle d’une petite voix éraillée et suppliante. « Je veux rentrer à la maison... »

Elle ravala ses pleurs alors qu’elle regardait l’angle du mur.
« S’il te plait, ramène moi à la maison...je veux plus rester ici... »

Jacobs et John cheminaient vers la longère, ils rencontrèrent quelques villageois apeurés qui fuyaient sous la panique dans des directions aléatoires et illogiques. La peur les prenait aux ventres et il s’emblerait que ça soit le jugement dernier. Le colonel et la lieutenante durent néanmoins tirer sur quelque pseudo soldat, qui ivre de cet effroi décidèrent d’attaquer les démons. Mais quelques balles et surtout, avec l’appuis de Nilsson, ce ne fut qu’une étape sans plus.

Le message radio de Pedge fit tiquer le colonel, pourquoi seulement Jacobs ? Il craignait le pire et décida d’attendre avant de poser la question sur le canal. Sa lieutenante lui lança un regard lourd de sous-entendu.

« J’espère qu’elle n’a pas été violée. Mais si ce fut le cas, je gérerai avec elle mon colonel. » dit-elle en soufflant par le nez, retirant son masque. De la sueur était sur son front. Jacobs s’était bien remise de son ignoble viol par une tribu indigène. Les psys avaient été étonnés de son esprit si fort et revêche à vouloir passer au-dessus de cet acte et le prendre comme acquis. La jeune femme avait sut trouver via la méditation un réconfort et une manière de ne pas se laisser abattre par cet acte. Puisqu’elle avait été passer à « kekette » par plusieurs hommes sur Ovidae et torturée en même temps. Un bout de femme inébranlable, qui avait suivie aussi les cours de cette fameuse Amanda du temps de son service sur le SGC. Elle savait qu’un jour son corps serait meurtrie par le barbarisme des peuples moins avancés. Et dans un sens, elle s’y était préparée.

Le lieutenant pénétra dans la bâtisse après avoir récupérer la couverture que lui tendit John. Le colonel resta devant la porte, surveillant les alentours de plus en plus vite comme le mentionnait Nilsson.

Jacobs arriva près de Pedge qui parlait à une petite porte de placard gémissante, elle entendit les propos de la soldate espagnol qui semblait proche d’Allen. Jacobs leva le regard vers la grande brune et lui tendit la couverture, lui disant par le regard de le faire elle-même. Elle ne voulait pas s’introduire dans la bulle de Bricks tout de suite.

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Mar 20 Fév - 17:09
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Pedge n’était pas quelqu’un de très… adaptée pour ce genre de situation. Elle était quand même sacrément handicapée par ses émotions et ses sentiments, qu’elle reléguait souvent profondément (bon, bien moins que Nilsson qui avait une véritable maladie elle), et elle se sentait démunie devant la faiblesse de Nelly et ses suppliques pour rentrer à la maison. Jacobs, par tact, lui tendit la couverture avec un regard lourd de sens. La texane inspira, et se pencha pour considérer l’hispanique avec douceur, malgré son air fermé.

« Oui, on rentre à la maison. On prend le dernier bus, c’est cool non ? », tenta-t-elle pour blaguer. Ce n’était pas marrant, mais qu’importe.

« Est-ce que tu peux marcher ?», lui demanda-t-elle dans la foulée, tout en lui tendant la couverture et en ajoutant : « Tiens, ça grattera moins que ça.», dit-elle en montrant le sac en toile de jute.


Nelly s’était brièvement agité en voyant quelqu’un dans le dos de Pedge. L’espace d’un instant, elle avait pensé qu’un de ces autochtones s’était lancé dans sa petite mission commando pour attaquer Pedge dans le dos. Mais heureusement, c’était une femme en plus d’une alliée. Nelly la reconnu parce qu’elle lui avait joué un tour pendant sa convalescence après son retour de la mission Ovidae. Même si elle n’en connaissait pas la teneur ni même les blessures que cet officier portaient, la petite espagnole avait profité d’une opération d’infiltration “Bisou Isia” à l’infirmerie pour faire un crochet dans sa chambre et lui faire un coeur en chamallow sur sa couverture pendant qu’elle dormait.
Un message de compassion. Mais il n’était pas sûr qu’elle ai su de qui cela venait.

En réalité Jacobs avait cru que cela venait de Candom, qui était passé la voir juste avant avec des fleurs du continent Athosien. Elle avait partagé un moment purement “frère d’arme avec lui et avait pensé que ce cœur venait de lui, par soutien, puisque tous deux s’étaient épancher sur leur frustration amoureuse. Elle ne lui en avait pas parlé, considérant que ce fut de la petite attention mignonne entre ami et d’un délire ensemble de leurs problèmes de myocarde défectueux.

Nelly secoua négativement la tête lorsque Pedge fît son trait d’humour, une esquisse de sourire lui vint, signe que son coté comique n’était pas loin, prêt à refaire surface quand le traumatisme serait passé et que tout ne serait qu’un mauvais souvenir lointain.
« Faut pas prendre le bus du soir. Maman dit que c’est pleins de loubards et de violeurs... » Commenta Nelly comme si c’était pour elle-même. Le ton n’était pas chargé d’humour, presque forcé, alors qu’elle agrippait la couverture pour la serrer contre elle, chassant ensuite la toile de jute.

« Le reste de la famille a botté le cul aux loubards pour que le bus roule sans encombre » Ajouta Jacobs avec un rictus aux coins des lèvres.

Durant tout ce temps, Nelly évitait consciencieusement le regard de Pedge et de Jacobs. Sa propre réponse, allez savoir pourquoi, avait quelque peu détendu l’atmosphère. Elle comprenait que l’enfer venait de prendre fin et la présence de Pedge a elle seule était une promesse. Elle allait interdire tout nouveau danger, elle allait la protéger jusqu’à ce qu’ils soient sur Atlantis.
N’empêche, pour des retrouvailles, c’était tout bonnement horrible.

Nelly tenta de décoller du mur mais elle se crispa et ferma les yeux dès qu’elle exerça une pression sur ses jambes.
« Je sais pas...ça tourne tout autour de moi... »

Nelly faisait peine à voir, mais ce n’était pas le moment de s’appitoyer sur le sort de la jeune femme. Malheureusement, l’équipe restait en terrain hostile et rien ne garantissait que les autochtones ne se regroupent et reviennent en nombre. Il y avait eu assez de massacre pour aujourd’hui, et ils n’avaient pas non plus des munitions illimitées. Pedge allait ajouter, dans un élan de sympathie, que de toute façon, maman était là pour prendre le bus avec elle, puisque dans la relation triangulaire qui “unissait” Isia, Nelly, et Pedge, cette dernière portait le rôle de la figure maternelle alors qu’Isia représentait celle paternelle. Un délire de Nelly, qui y tenait mordicus, et que la texane avait décidé de ne pas contrarier, tant cela semblait être une bataille perdue d’avance contre cette hispanique intrépide et puérile. Elle ne le dit pas, ne serait-ce que parce que Jacobs était là et qu’elle avait déjà précisé que le reste de la famille avait fait le ménage. C’était une bonne raison que de ne pas balancer ce surnom devant un autre militaire, de peur de le voir surgir de façon inopportune un jour ou l’autre dans la section. Au lieu de cela, elle abonda dans le sens de la lieutenant :

« Oui, il n’y a plus rien à craindre.», dit-elle d’une voix qu’elle espérait rassurante. Elle devait faire attention à ne pas se comporter comme avec une enfant qu’il fallait apaiser. Nelly n’en était pas une, c’était une militaire. Cela n’empêchait pas d’être rassurant et doux, mais cela ne devait pas aller plus loin pour le moment. Et puis… Pedge ne savait pas se comporter naturellement avec les enfants, préférant les fuir le plus souvent.

Manifestement, elle n’était pas en état de marcher. Elle ne tiendrait pas le rythme. Ils auraient du prendre une civière… Qu’importe, il fallait innover, et vite.
« Lieutenant, il y a des bancs dans la salle principale. Si on en prend un et qu’on l’installe dessus, ça fera une civière improvisée, jusqu’à Médor.», fit Pedge à l’adresse de Jacobs.

Sans faire d’histoire, la susnommée opina du chef et se dirigea vers la salle principale, quittant l’espace d’un instant la remise où les deux femmes se trouvaient. Mais la disparition de Jaccobs déclencha une réaction très soudaine de Nelly qui se réfugia dans les bras de Pedge, comme si elle avait longuement attendu ce moment. Contrairement à ses accolades habituelles, du genre intrusives et arrachées de force dans la cité, dans l’atmosphère généralement puérile, le geste témoignait ce coup-là d’un réel besoin de chaleur humaine, de présence. Que Pedge se sente ou non de taille à gérer la situation, elle se retrouvait avec une collègue dans les bras, qui avait besoin d’elle, de son soutien.
L’étreinte ne dura que quelques secondes, le souffle de la respiration de Nelly se calmant au contact de sa soeur d’arme. Un signe d’affection inconditionnel sans aucune dimension d’ordre sexuel. Elle se cramponnait à son amie, même s’il était possible que cela ne soit qu’un sens unique, mais ça l’aida et lui offrit un bien fou. Elle en avait eu besoin et ne se détacha que lorsque le bruit du banc cognant les murs signala le retour de Jaccob, la faisant sursauter, laissant Pedge quelque peu démunie face à cette démonstration affective. Elle se répétait que ce n’était que du soutien, de la présence humaine, de la chaleur, et cela lui permit de ne pas se braquer vis-à-vis de Nelly. Elle faisait la part des choses, mais elle se sentait conne car elle était restée plantée comme une conne sans esquisser un geste. Une belle autiste.

« Putain, il pèse plus lourd que la lourdeur à Candom ce banc ! », maugréa-t-elle. Et en effet, le banc en question était en bois massif, comme tous le mobilier de manière générale, et ce n’était pas le dos contusionné de Pedge qui allait affirmer le contraire, lui qui avait tâté de la chaise bien solide.

La petite espagnole avait quitté le sac de jute pour s’entourer de la couverture d’un air très pudique et timide. Elle fuyait soigneusement tous les regards en s'exécutant, comme si elle avait peur qu’on la pointe soudainement du doigt pour une bonne partie de rigolade. Elle tremblait encore, stigmates incontrôlables de son agression, mais elle avait cessé de pleurer et elle semblait retrouver conscience de son environnement.

« Si tu le sens Nelly, soit tu passes tes bras autour de nos épaules et on te soutient, soit tu montes sur le banc et on te ramène.»

Elle avait le choix. Le banc était déjà lourd, et Pedge sentait venir le calvaire dans la forêt à porter ce truc là. Mais Candom était plutôt baraqué, et il prendrait le relais une fois qu’il l’aurait rejoint, peut-être avec Sheppard. Donc ce n’était qu’une question de mètres à parcourir avec le banc si la solution était retenue par l’hispanique.

« Il sera bien mieux qu’on te porte Nelly, ou même le colonel. Sinon on va perdre du temps. Il faut qu’on dégage vite, avant que les autochtones prennent conscience qu’ils peuvent répliquer. » Nelly n’avait pas l’air bien lourde.

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Mar 20 Fév - 17:10
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Au travers des rigoles de sang et de toutes les saletés qui lui collaient au visage, Nelly tourna un regard compréhensif sur les deux femmes. Elle pencha un instant la tête, les tremblements continuant néanmoins à lui donner cette mine de femme battue et choquée, mais cela ne l'empêcha pas de réfléchir à cette proposition. Nelly redressa le nez. Elle déglutit avant de répondre d’une petite voix mais d’un air revanchard :

« Je...je veux pas rentrer en victime...couchée comme une faible... » Elle fixa l’une puis l’autre. « S’il vous plaît...je veux revenir à la maison la tête haute. Vous...m’aiderez ? »

En accompagnant le geste à la parole, Nelly tendit ses bras et s’accrocha aux épaules de ses deux collègues. Jacobs hocha la tête, se baissant pour se mettre à la gauche de la petite espagnole, tandis que Pedge se plaçait à sa droite. Nelly grimaça lorsqu’elles la redressèrent et il lui fallut un certain temps pour pouvoir poser correctement ses pieds sur le sol. Nelly regarda un instant à cet endroit, ne sentant pas la présence de ses chaussures et se rendit compte que le pervers les lui avait aussi enlevé. Il l’avait vraiment foutu à poil de la tête au pied. D’ailleurs, à ce sujet, elle remarqua qu’un bris de verre se trouvait planté entre deux de ses orteils. La jeune femme regarda tout de suite ailleurs pour ne pas paniquer, se disant que les médecins sur Atlantis la soignerait entièrement. Son regard lança soudainement des éclairs lorsqu’elle reconnu son agresseur allongé sur le sol. Pedge ne l’avait pas tué...Pedge était plus sage qu’elle alors ?

Si Nelly n’avait pas besoin d’aide pour tenir debout, elle aurait arraché le neuf millimètres de son amie pour aller coller plusieurs balles dans le buffet de cette ordure. C’est une pensée qui la harcelait jusqu’à ce qu’elle se retrouve dehors, dans un calme qui la déboussola complètement. Ce silence morbide, ces corps inertes sur le sol, et une silhouette de soldat Atlante.

La petite espagnole plissa des yeux pour essayer d’y voir plus clair. Elle claquait des dents, poussant parfois des plaintes issues de ses spasmes qu’elle s’évertuait à taire par pure fierté.

Son regard tomba sur Sheppard et là, elle déchanta rapidement, se rappelant de tout. Son altercation, sa désobéissance, son future licenciement que cette mésaventure ne rachèterait nullement. Pour une raison qu’elle ignorait, son regard lui brûlait la peau, la perçait comme une lance rouillée et terriblement douloureuse. Nelly voulait fuir cela mais quelque chose l’en empêchait. Malgré cette voix intrusive et inacceptable qui ne cessait de lui répéter que tout était de sa faute, qu’elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même, elle préférait se rappeler qu’elle avait répondu à l’ordre cette fois : elle avait fait diversion pour l’équipe.

Une boule trouva soudainement naissance dans sa gorge et, alors qu’elle le fixait, elle retint les filles et se décrocha de Pedge, portant tout son poids sur Jacobs qui n’apprécierait peut-être pas. Mais la jeune femme ne dit rien, restant droite, elle était à peine plus grande que Nelly. Ainsi, la main libre de Nelly se replia pour former un salut militaire respectueux. Le geste excluait toute moquerie ou remontrance. Il témoignait surtout du fait qu’elle ne voulait pas, se refusait, et ne serait jamais une pâle victime comme celles qu’elle avait entendu parler des événements de janvier.

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Mar 20 Fév - 17:12
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La main froide



John attendait les files depuis plusieurs minutes, s’inquiétant de l’état de la troisième femmes… Son regard rivé sur la forêt il observait les dernières silhouettes d’indigènes partir en hurlant dans le chaos de leur village. Le visage fermé, il ne disait plus rien. Parfois échangeait avec Nilsson qui lui indiquait les positions ennemies mais sans plus. Quand enfin elles arrivèrent, John se tourna pour leur faire face observant une Nelly enroulée dans une couverture doré. Elle avait le pas difficile et trop lent. Cela allait prendre une éternité pour rejoindre la forêt de cette manière-là. En tout cas, elle avait morflé, quel châtiment ignoble… Après elle était en meilleur état que Jessy. Mais l’un comme l’autre, c’est révoltant et rageant. John regrettait de n’avoir rien put faire pour elle et d’avoir choisie de la laisser subir quelques tortures. Il mentionnerai a coup sur sa désobéissance en début de mission, mais vu le reste de la mission, elle échapperait au blâme. Conséquence atténuante oblige. Surtout qu’après, elle a essayé de se rattraper.

Alors qu’il l’observait en silence, elle lui fit un signe militaire et en réponse il lui sourit.
«Repos soldat.» Dit-il pour la forme. Il jeta un regard à Jacobs qui ne pouvait lui répondre sur sa question silencieuse alors il la formula.
« Hum… Ya t’il eut outrage sur vous Bricks ? » Il devait savoir, pour demander au plus vite à Nilsson de courir à la porte pour demander une équipe spécialisée au niveau médical.
« Je suis blessé que dans ma fierté, mon colonel. » Mentit Nelly.
John hocha la tête puis tourna le regard vers Pedge comme pour avoir une seconde affirmation, il savait que trop bien que les femmes ayant subi un viol cherchait à nier au début. Du moins, pour les militaires qui étaient soumis à la discrimination homme/femme dans leur cursus martiale.
« Dans sa fierté oui. », répliqua Pedge tout simplement. Elle ne savait pas ce que Nelly avait subit exactement, elle était arrivée quand le mec tombait à la renverse. Ok, il avait la mi molle de compétition, mais de là à savoir s’il l’avait violé ou touché, elle n’en savait rien. Du coup, elle préférait reprendre les termes de Nelly sans se mouiller, et cela regarderait ensuite l’équipe médicale.

« Bien. Allons-y ! » Fit John, qui ouvrit la marche, laissant d’abord Nelly se débrouiller avec ces deux béquilles. Une histoire de fierté tout cela et il lui accordait pour le moment.


Nelly retrouva les épaules de Pedge et lui murmura alors, détournant son regard du colonel :
« Est-ce que Isia m’engueulera ? »
« Pourquoi est-ce qu’elle ferait ça ? », répliqua Pedge du tac au tac, un peu surprise par la question.
« Elle sera pas contente de me voir comme ça. » Fit Nelly d’un air étrangement certain.
« Je ne suis pas contente non plus et je ne t’ai pas engueulée... ».
« Je t’ai déçu, je sais... »
« Ne te cherche pas d’excuses supplémentaires pour souffrir. Je crois que tu en as déjà assez comme ça. », répliqua-t-elle d’un ton plutôt tranchant, sans vraiment le vouloir.
Cela eut l’effet d’un coup de masse. Nelly rentra davantage la tête dans les épaules tout en répondant un léger : « Oui, lieutenant. » avant de s’enterrer dans un profond mutisme. Elle chercha à ne pas être trop lente mais elle ne contrôlait plus vraiment son corps. Marcher lui coûtait même avec l’aide des deux femmes. Mais pas question de s’allonger, pas question de repartir en civière. Nelly ferait le nécessaire.

La marche fut longue et ils n’avaient pas encore atteint le couvert de la forêt que Nilsson parla à nouveau :
// Mon colonel, des mouvements hostiles se font vers les autres bâtisses… //
John se tourna vers les trois femmes. Ils seraient plus rapides si l’un d’entre eux porte Nelly et il allait le faire, non pas parce qu’il était un homme, mais parce qu’il était plus fort niveau musculaire.

« Jacobs vous ouvrez la marche, Allen vous la couvrez. Je prends Bricks. » Il ne lui demanda guère son avis et dès que les deux militaires la lâchèrent il la prit dans ses bras, pour presser le bas, vers l'apogée de la forêt et ils faisaient bien de se planquer, car les villageois étaient en train de réorganiser quelques défenses au cas où.
Nelly s’était brutalement crispée à son contact mais elle tourna le regard ailleurs et oeuvra à le suivre en étant le moins lente possible. Elle gardait le silence.

« A vos ordres. », répliqua Pedge qui n’était pas super satisfaite de laisser Nelly, mais elle comprenait la nécessité de l’ordre du fait de la présence d’hostiles et de leur allure d’escargot. Elle se mit donc en couverture de Jacobs qui ouvrait la marche.

Ils avancèrent ainsi, plus rapidement et ne tardèrent pas à rejoindre l’emplacement de Médor. Candom et Nilsson étaient tous deux-là. Bienveillant Candom, lança un clin d'œil à la petite espagnole comme pour lui dire “tout va bien on est là” alors que la blonde resta stoïque. Mais Nelly ignora rapidement ce signe qu’elle interpréta bien mal. Jacobs, donna l’ordre à Nilsson de couvrir leurs arrières et à Candom de se magner vers la porte pour appeler déjà une équipe médicale en adéquation avec les blessures de Nelly. Elle spécifia une possibilité de viol via le code “rose”.

Au voyage pour retourner en direction de la Porte, toute l’équipe se réunit. Il y avait visiblement deux autres soldats, Pedge, Sheppard et Jacobs n’étaient pas seuls. Son visage tremblotant se stabilisait un peu et elle reconnu Condom. Lui, elle ne lui avait encore jamais joué de farce. Par contre, Nilsson, c’était sa chimère préférée. Elle essayait tout le temps de lui arracher un défaut de sourire, une esquisse, quelque chose, se servant même d’une loupe pour essayer de chopper une micro expression. Mais rien ! La dernière connerie en date ? Elle avait demandé à Matt de lui prêter une boite de DVD vide et elle avait placé une nouvelle jaquette qu’une graphiste, à ses heures perdues, avait retouché. On y voyait la moitié de la tête de Nilsson à gauche, et la moitié du crâne métallique d’un terminator avec l’oeil rouge sur la droite, exactement comme l’affiche du film. Le titre en-dessous indiquait : “Terminator 32 : Nilsson Thug dans ta face ! Bitch !!”
Mais non, même pas un air d’agacement…

Ca faisait du bien à Nelly de reconnaître tous ces visages. Et ça la touchait de voir que, finalement, ils étaient tous venus pour elle. Cela pouvait sembler normal d’un point de vue extérieur. Mais du sien, après avoir eu si peur et cru qu’on l’avait tout simplement laisser tomber, c’était un sentiment puissant et incroyable que de se sentir considéré de la sorte.

Toute l’équipe retourna jusqu’à la Porte des Étoiles dans une grande prudence. Nelly se laissa porté dans un silence morbide, se dissimulant presque de ses cheveux alors qu’elle attendait que le voyage prenne fin. Lorsqu’elle émergea du bois sur le même chemin qui lui avait valu tant d’ennuis, elle remarqua que la Porte était déjà active et que tout était prêt pour le retour. Nelly n’eut pas la moindre pensée concluante pour cette mission, elle ne jeta même pas un regard en arrière tandis qu’on la faisait entrer dans l’horizon des événements.

De l’autre coté, la salle d’embarquement donnait l’air d’une ambiance inflexible et immuable, comme si personne n’avait été alerté de son état et que tous l’ignorait, ce qui n’était pas si mal. Car Nelly craignait déjà les regards et les jugements tandis qu’on l’approchait d’une civière. Au passage, elle parvint à tourner son regard en direction de la passerelle qui surplombait la salle d’embarquement, croisant le regard de l’agent Steele qui s’y tenait en observatrice. Elle le fuya aussitôt et se laissa guider jusqu’au personnel soignant qui lui ordonnèrent de s’allonger. La petite espagnole refusa, commençant même à se débattre dans sa fixation personnelle de ne pas partir couchée, lorsqu’une blonde incendiaire en la personne d’Isia apparut soudainement pour clore le débat.
Nelly se rapetissa dans la civière et abdiqua. Le personnel commençait déjà à l’éloigner lorsqu’elle se redressa faiblement dans une plainte pour essayer de trouver les silhouettes du reste de l’équipe.
« Merci... »
Nelly disparut dans les couloirs menant à l’infirmerie. La mission venait de prendre fin pour elle.

Elle reçut un signe de l’équipe, un salut généralement amical ou plus martial selon les personnalités.

John suivit du regard son soldat qui avait été très courageux, puis marcha vers Erin, pour lui faire son rapport de mission. Cela ne sentait pas bon et il y a de forte chance que l’équipe présente reparte en mission dès le lendemain pour achever celle-ci.

Quant à Pedge, elle laissa traîner son regard sur Nelly qui se faisait emmener vers l’infirmerie. Elle passerait la voir pour prendre des nouvelles, c’était certain. Elle était dégoutée de la tournure de la mission. Ils étaient vraiment tombés sur un peuple bas d’instinct, et surtout, terriblement primitif dans son évolution intellectuel. Elle se mit en stand by dans un coin, profitant pour boire, manger, et faire le point. Elle savait qu’elle devrait faire examiner son dos par les infirmiers, mais elle n’en éprouvait pas le besoin. Sa structure interne tenait, c’était là l’essentiel, et elle s’en tirerait avec un bon bleu.

END 20/02/2018

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JohnSheppard

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