Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Au rapport Colonel !

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Jeu 5 Oct - 23:52
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Au rapport colonel !
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Chronologie : 23 mai 2017 quelques heures après le RP : Une plaie indélébile



Le mois de mai fait tout ce qui te plait… qui est l'idiot qui à oser dire ce genre de connerie ? Ce mois avait été une catastrophe. Du moins cela semblait être l'année pourrie par excellence, entre janvier et cet évènement incroyable qui avait retourné Atlantis et cette participation à la guerre entre Wraiths/Natus… ce fut un véritable bordel ! Le pire étant, qu'Alexander, ne pouvait pas faire comme il le voulait, il était limité sur plusieurs éléments. Et si cela avait tenu qu'à lui, il aurait envoyé une véritable armée botter l'arrière train des Wraiths, mais fallait faire avec les moyens du bord et l'équipe sur place. Qui par, chance était en vie, mais dans des conditions mentales désastreuses. Il avait été encore plus sensible pour le CODIR dirigeant de faire une annonce concernant les civils Natus, qui avaient été pris par les croiseurs Wraiths. La nouvelle était tombée officiellement le 22 mai. Ce fut un choix, pour éviter que les plus sensibles de l'équipe “Cougard Natus” soient trop affectés même si cela serait de toute façon le cas.

Il avait reçu la visite imminente de Sheppard quelques minutes après, complètement bouleversé et ce fut un échange assez rude, puisque le colonel aurait aimé être avertis de suite. Et il avait fallu au RDA au moins dix minutes pour calmer l'état de colère et de culpabilité de son ami et responsable militaire. Le pire, avec Sheppard ce n'est pas vraiment le fait de gérer ses ressentis, mais la peur qu'il de l'impact que cela allait créer sur les autres notamment le sergent-maître Eversman, en dépression qui était le plus affecté et le plus sensible d'un point de vue psychique. De toute manière, il fallait mettre au courant tout le monde et le RDA, avait eu pire à gérer comme l'annoncer à Vida Batailleuse et nouvelle dirigeante des maigres 20% qui restait de ce peuple immense, que sont les Natus.

Enfin bon, cela s'était passé et pas aussi mal qu'il l'avait prévu. De toute manière il avait failli perdre leur croiseur pour protéger ce peuple. Ils avaient beaucoup donné pour une guerre qui n'était pas la leur, même si la réunification des Wraiths est un problème majeur qui les concernent, si la vilaine du jour y parvient.

En parlant du Dédale, Alexander avait eu les “boules” que l'USS Athéna était sur terre. Deux croiseurs auraient peut-être donné plus de fil à coudre aux croiseurs Wraiths. Et éviter l'état critique du bâtiment de guerre du colonel Caldwell. Celui-ci n'avait pas fait son rapport et n'avait pas voulu revenir sur la cité à cause de l'état de son vaisseau. Cela avait causé des irritations avec Woolsey/Steele qui auraient aimés pouvoir faire plus et avoir un rapport plus rapide. Alexander ne s'était pas chargé de ce côté un peu “tendu” entre le CODIR et Caldwell. Pour la bonne et simple raison, qu'il était sur un autre front. Et celui-ci avait eu le mérite d'être difficile.

Bien avant mai, il avait appris au détour d'une conversation avec le commandant de la base du SGC, que les Russes avaient trouvés une manière d'améliorer les bouliers Asgards et qu'il n'arrivait pas à obtenir le partage. Quand, il avait su cela, automatiquement Alexander avait demandé… non exiger que le Dédale soit équipé de cette amélioration technologique. Ainsi, depuis deux semaines, il était en négociation avec la terre, pour qu'il daigne leur apporter la dite technologie Asgard. (ils la copierait après pour l'US Athéna). Cela représentait 10% de résistance en plus, mais vu la puissance du bouclier ce n'est pas rien ! Et face aux Wraiths cela changeait absolument tout ! Les négociations avaient dérivées avec les Russes puisque le général Landry n'avait pas réussi à avoir gain de cause. Et faut dire qu'il s'épuisait de cette situation conflictuelle. Il avait été soulagé de voir un civil de la trempe d'Hoffman, prendre le relai. Sachant la réputation de l'homme, cela allait être chaud, mais concluant. Peu de chose, résistait à l'anglais.

Agacé prodigieusement par cet égoïsme sans nom, Alexander, avait décidé de taper du poing sur la table et à distance via des vidéos de conférences, puisque ne pouvant perdre du temps à voyager sur terre. Sinon, il l'aurait fait historie de leur foutre la frousse réellement en personne. Les hologrammes c'est bien, mais pas aussi puissant que le physique. Ainsi, il avait convoqué les représentants Russes. La menace avait été présente et fort heureusement que l'homme parlait Russe couramment pour comprendre quelques petites phrases induites de la délégation étrangère, qui n'étaient pas habituées à ce qu'on les comprenne, quand ils blablatent entre eux. Ils s'étaient tous sentit fort bête, quand l'anglais leur avait répondu en Russe, et qu'il valait mieux pour eux de jouer franc jeu, sous peine d'enclencher une démarche de trahison mondiale à leur encontre. La négociation s'était clairement finie en Russe et si personne n'avait vu l'anglais en mode « offensif » là, les témoins auraient surement préférés avoir un rendez-vous avec le diable en personne que de se retrouver dans la même pièce que le RDA. Ce n’est pas pour rien qu’à 37 ans, il était ici et surtout qu’il avait à son compte de nombreuses entreprises sur terre. Si on devait lui attribuer un animal, ça serait sans aucun doute un tigre. Il n’a pas besoin d’être en équipe pour faire son chemin, mais quand il est emeute, vaut mieux éviter de venir l’emmerder. Et s’il fallait taper du pied pour Atlantis, il le ferait sans aucun état d’âme.

Bien loin d'être odieux ou même agressif tout était dans ses manières et ses phrases aiguisées comme des rasoirs. Il avait conclu en disant que si les Russes ne désiraient pas partager cette amélioration, ils ne pourraient plus bénéficier des avantages d'Atlantis non négligeable, surtout depuis les dernières découvertes.

L'anglais n'avait pas froid aux yeux et négocier avec les si terrifiants Russe qui emmerdaient régulièrement le SGC, lui faisait autant d'effet que de voir une mouche voler autour de lui. Il en avait rien à faire, tant qu'il obtenait ce dont il désirait. Il ne fallait pas déconner non plus ! Et au passage, il demanda plus de subventions, pour soutenir les réparations du Dédale, histoire que les nouvelles pièces soient d'une qualité supérieure et à jour sur toutes les dernières avancées, connues à ce jour, pour les matériaux et l'électronique. Sans parler du temps, pour que ça se bouge un peu plus vite ! Le dédale hors de portée d'Atlantis c’est vraiment pas viable et c’est dangereux pour l’équipage qui ne pourrait pas se défendre s’il y avait une attaque. Histoire d'appuyer sa demande, Woolsey, était intervenu en tant que membre du CIS. Et de toute façon, comme la commission avait assistée aux négociations avec les Russes, ils n'avaient guère envie de négocier avec l'Anglais, sachant qu'ils ne pouvaient pas s'y refuser légitimement. Et il ne valait mieux pas !

Ce qui l'énervait était ce blocus idiot qu'avaient les Russes, qui n'étaient pas très partageurs alors que les conventions et autres accords les obligeant à le faire. Mais bon, après plus de deux semaines de lutte acharnée l'anglais obtenu enfin cette amélioration. Faut dire que l'humeur du RDA était pas très bonne depuis quelques jours, puisque en conflit permanent. Sans parler qu'il n'avait plus d'assistante ! Celle-ci avait fait une rechute sur sa santé fragile d'ex-anorexique et il avait été contraint de signer l'accord de rapatriement sur terre. Elia, avait été prévenue par le corps médical que si son poids restait aussi faible, qu'elle serait tout bonnement virée. Et les événements de janvier avaient fait rechuter la jeune femme, qui avait pourtant réussit à remonter doucement, mais pas suffisamment puisque sa courbe de poids s'était soudainement inversé…

Alexander, avait reçu cette nouvelle de pleine face et avec une amertume décevante. Il s'était démené pour Elia… peut-être un peu trop et la perdre lui filait un coup, qu'il cacha bien entendu. En plus, il ne pouvait pas se reposer partielle sur l'assistante du pôle militaire : Dumond, puisque celle-ci était rattaché aux militaires et qu’elle avait déjà fort à faire. Sans parler, qu’elle avait complétement changé de caractère, cela était la conséquence d’un mal être, alimenté par sa rupture avec le colonel. Alexander ne la sentait pas et redoutait de recevoir une lettre de démission. Bref, le service administratif n'était pas au top. Et l'anglais, faute d'avoir une assistante qui lui convenait à 100%, avait démobilisé d'autres secrétaires, pour reprendre le post d'Elia, le temps qu'il trouve quelqu'un d'autre.

Mais bon, à ce jour le 23 mai, l'Athéna était arrivé sur la cité, avec dans ses cales, les matériaux nécessaires pour la suite des réparations de son homologue volant. Le commandant de celui-ci, avait apporté un petit boitier, une sorte de disque dur de confection Asgard, qui suffisait de brancher pour que cela installe le programme d'amélioration. Il l'avait donné au RDA, parfaitement satisfait d'avoir gagné ce front. Le reste des matière étaient en train d’être acheminé sur le vaisseau en orbite. Caldwell serait surement au courant que les caisses contenait un équipement bien plus haut de gamme qu’avant.

D'humeur habituelle, c'est-à-dire bonne, l'anglais, avait fait un tour dans le bureau de sa compagne, la narguant avec le boitier juste histoire de frimer un peu et de la chercher. C'est à ce moment-là, qu'elle l'informa que ce bon Caldwell n'avait toujours pas envoyé son rapport. Quatorze jours de retards et bah de quoi le charrier, lui si ponctuel et rigoureux… Enfin, cela n'était pas étonnant, il devait avoir autre chose à faire avec l'état de son vaisseau.

De toute manière, Alexander avait prévu de rendre une petite visite au colonel, maintenant que l’état du vaisseau était suffisamment stable, pour recevoir des personnes. Il aurait le rapport en direct. Il devait échanger avec lui, des différents sujets en cours et lui donner la surprise, dont personne n’était au courant sauf les trois membres dirigeants d’Atlantis. Il fit biper sa radio pour enclencher une communication avec le pôle com du vaisseau.

// Hoffman, je désirerais être téléporté sous peu. Je dois m’entretenir avec le colonel Caldwell, merci de l’informer de mon arrivée. S’il n’est pas libre, je peux attendre, j’ai d’autre personne à voir sur le Dédale. //
// Je transmets monsieur. Qui sont les personnes que vous désirez voir ? //
// Le docteur Sidney //
// Je regarde leurs emploi du temps et je vous téléporte //

Autant être ferme. Même si le temps devait manquer, le colonel savait qu'il devait tôt ou tard recevoir un membre du CODIR. Surtout que l'anglais avait besoin de son autorisation concernant une demande qu'il avait au sujet du Dr Sidney. De toute façon, si l'homme n'était pas disponible immédiatement, Alexander irait voir le psychologue.

Le pôle Com, indiqua à Hoffman, que le militaire était prêt à le recevoir. Après à savoir si le pôle com avait transmis ou non cette information au commandant ça serait la surprise.

L'anglais, fut téléporté immédiatement, pour se retrouver en salle d'embarcation. Il était dans son habituel costard, mais bleu marin, il en avait plusieurs et affectionnait cette couleur. Une chemise blanche et la cravate assortie. Il tenait d'une main une pochette en cuir souple marron, contenant des dossiers et la “surprise” du bon “Papi” Caldwell.



FICHE ET CODES PAR ILMARË



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Le colonel Caldwell se trouvait dans les entrepôts principaux du fret. Il s’y était rendu avec toute la main d’oeuvre disponible, les ingénieurs et le chef Tyrol, afin de faire le tri parmi le ravitaillement. L’équipage de l’Athéna avait poussé ses moteurs par solidarité et venait d’émerger de l'hyperespace depuis quelques heures déjà. Les commandants respectifs des croiseurs avaient prévu une téléportation pour permettre le dépôt de nombreuses pièces détachées essentielles aux réparations du Dédale.

Steven avait longuement attendu ce moment.
Même si son croiseur n’était plus directement menacé, il ne pourrait plus repartir au combat tant qu’une réparation complète n’aurait pas été réalisée à l’ancrage de la Terre. Et encore, pour cela, il fallait pouvoir assurer une semaine de voyage retour. En l’état, le Dédale était bien incapable de tenir une aussi longue distance. C’est pour cela que l’Athéna, qui ne devait pas revenir avant plusieurs semaines, était reparti d’urgence avec les nouvelles pièces de rechange. Il détenait l’E2PZ reservé à l’usage des croiseurs sur leur voyages intergalactique et avait pu se rendre sur Atlantis dans un délai record.

Curieusement, la quantité et le contenu de la liste d’inventaire laissa les ingénieurs particulièrement pantois. Ils trouvèrent parmi le fret des modules complets de remplacement qui sortaient à peine du chantier d’usinage. Au début, l’officier en charge du dépôt informa son homologue de l’Athéna d’une erreur de transfert, considérant qu’il s’agissait de biens personnels propre à ce croiseur. Mais non, ces nouvelles pièces toutes neuves et au top des dernières versions technologique étaient bien adressées au Dédale.

Nombre d’ingénieurs et de techniciens ouvraient les caisses dans une effusion peu contrôlée, comme des enfants le jour de noël. C’est ce qui amena le colonel a se rendre sur place pour considérer, d’un air vraiment sceptique, ce ravitaillement qui dépassait largement ses attentes.
Il n’y avait pas là que le strict nécessaire pour réparation. Il y avait aussi toutes les améliorations qu’il réclamait au SGC depuis des mois, voir même un an.

Le Dédale n’étant pas le plus jeune des DSC-304, l’US Air force avait la fâcheuse tendance à prioriser ses petits derniers. Et ces améliorations requérant des ressources et des investissements conséquents : tout le monde ne pouvait pas en profiter. Mais ces matériaux lui étaient bien adressé, ce n’était pas une mauvaise blague. L’officier s’accordait donc avec le chef Tyrol afin de prévoir les installations et réparations lorsque le pôle-com lui annonça l’arrivée d’Alexander Hoffman. Son esprit fit rapidement le lien. Ces “cadeaux” technologique tombés du ciel n’étaient pas un baume encourageant expédié par le SGC. Alexander Hoffman avait forcément quelque chose à voir là-dedans, cela ne faisait pas l’ombre d’un doute. Mais même avec ça, la situation nécessitait à ce que le colonel demeure présent auprès de ses techniciens.
Il ne pouvait pas recevoir Alexander avant une heure et demi au minimum.

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Le Pôle-com transmit les informations sur la radio de l’Anglais. Et puisqu’il n’avait pas oublié sa précédente requête, l’opérateur lui indiqua l’emplacement actuel du docteur Sidney. Il menait un groupe de parole dans l’un des réfectoires de cantine suite à plusieurs cas de détresse psychologique. Les personnes qui s’y trouvaient avait subi un choc en perdant leurs amis durant la sanglante bataille. Leur permettre de parler ensemble de ce traumatisme permettait de les rassurer, de se dire qu’ils n’étaient pas faible, et incitait les derniers réfractaires à se livrer.

Naturellement, Alexander se dirigea vers la zone où devait se trouver le Docteur. Cela ne le génait pas d’attendre que le colonel soit disponible, il avait prévu le coup. Et puis, on ne va pas dire que c’est une corvée de retrouver Sidney, bien au contraire.

Lorsque Alexander passa le sas du réfectoire, plusieurs hommes tournèrent un regard inquiet dans sa direction. Sidney était de dos, un bloc note dans les mains, et une jambe croisée à l’équerre. Il ne se détourna pas pour croiser le regard de l’Anglais.
Mais, il ne s’attendait pas vraiment à voir le psychologue en pleine séance de groupe. Sur le coup, il beuga un peu. Et il vallait mieux, qu’il ne croise pas le mec du pôle com, puisqu'il trouvait cela absolument gênant de pénétrer dans ce groupe. Il se sentit tout bonnement stupide.

Sidney poursuivit simplement en l’intégrant directement dans l’environnement, sans même que l’homme puisse s’excuser de son entrée.

« Messieurs, je vous présente l’adjoint administratif à la direction d’Atlantis : Monsieur Hoffman. » Il laissa ses patients échanger quelques regards suspicieux avant d’ajouter : « Comme le sait Monsieur Hoffman, il n’y a aucun grade qui prévaut au sein du groupe de parole. Et sa discrétion est des plus reconnue en haut lieu. »

« Bonjour, je ne vais pas vous déranger plus… Dans votre séance groupée » s’excusa poliment l’anglais.
« Vous ne nous dérangez pas. » Répondit Sidney d’un air avenant. « Votre participation serait d’ailleurs très appréciée. Il est toujours bénéfique d’avoir avec nous un point de vue extérieur à notre drame, n’est-ce pas ?»
Alexander réprima un soupir et resta maître de lui dans sa plus parfaite image de l'homme guindé et polie. Bon… il n’avait pas vraiment prévu de se retrouver en cellule de soutiens psychologique et aurait préférer largement éviter ce genre d’expérience. Il n’avait pas franchement l’envie d’entendre des personnes se confier sur leurs états et les problématiques de la mort de collègues. Il avait déjà fait son “psy” sur Atlantis, notamment avec Sheppard et d’autres bien traumatisé par les derniers événements ou missions… sans parler d’Elia qui avait dû partir. Il avait eu son lot de soutien. Il ne se trouvait pas le plus qualifié pour ce genre de chose à dire vrai. Même s’il adorait comprendre la complexité de l’être humain. Et surtout ne s’estimait pas à sa place dans ce cercle. Les membres ici présent n’était pas sous sa direction, mais celle du Dédale et il ne voulait pas créer un sentiment de gêne, légitime face à un “inconnu” qui plus ait est un grand pont de la cité ici-bas.

Il prit un court instant pour réfléchir… toisant les regards qui semblaient attendre une réponse de sa part. Bon… il verra, puisqu’il était invité et qu’on demandait son expertise, même s’il n’avait pas à porter de jugement. Il se dit que cela pouvait être intéressant, d’une part, de constater de l'intérieur l’état du Dédale (puisque pas de rapport merci Caldwell) et d’observer la manière de procédé de Sidney.

« Si cela apporte une aide. Oui, pourquoi pas.»

Le psychologue lui offrit un sourire accueillant tout en lui montrant le siège à sa droite.
« Je vous en prie, Monsieur Hoffman, joignez-vous à nous. »

Les hommes du Dédale étaient des gens très unis et solidaire. Cela avait été un gros chantier pour le colonel et le psychologue. Mais c’était essentiel pour la sécurité et la bonne gestion d’un croiseur qui naviguait dans l’immensité du vide entre deux galaxies. Alors puisque Sidney lui faisait apparemment confiance, les hommes firent de même.

Alexander marcha silencieusement de sa démarche semblable à un félin, pour atteindre le siège que lui avait indiqué Sidney. A peine eut-il prit place, que l’homme à côté de lui tendit son paquet de cigarette. Ils fumaient presque tous pour se détendre. L’anglais, leva la paume de sa main fine.

« Non merci, je ne fume pas.» Dit-il doucement, comme pour ne pas briser une sphère d’intimité qui régnait dans la pièce. N’étant pas fumeur, il allait prendre sur lui, pour respirer les fumées, cela ne le dérangeait pas vraiment, il avait déjà fait ce genre d’effort et ne comptait pas imposer sa “non addiction” aux autres. Il croisa en équerre sa jambe, s'adossant au dossier avec le flegme anglais qu’avait d'ailleurs son homologue civil.

Une fois que ce fut fait, que le membre du CODIR se trouvait installé et comme un égal intégré à ce groupe, le psychologue reprit à l’endroit où s’était arrêté le dernier témoignage. Les militaires portaient leur tenue mais sans aucun grade visible, ils étaient une bonne douzaine à dialoguer à tour de rôles.

« Je n’arrive toujours pas à m’y faire. » Fit un homme avec des cernes très inquiétantes sous les yeux. « On a servi ensemble pendant quatre ans. Quatre foutue années où ont s’en est toujours sorti. Et là... » Il soupira. « J’ai l’impression que mon meilleur pote est toujours là. Qu’il va passer cette porte en bon gros innocent et me botter le cul pour avoir manqué notre partie de cartes. »

Il essuya plusieurs larmes d’un brusque coup de manche.

« Je mangeais avec sa femme et son fils quand on était débarqué à Terre. On faisait tout, les anniversaires, les noëls, tout ! On était toujours fourré ensemble que ce soit dans le croiseur ou en quartier libre. Je n’arrive pas à croire que tout soit fini. Tout ça à cause d’une putain de poutre qui lui a éclaté le crâne. »
« Ca va aller...je... »
« Nan ! Ca peut pas aller ! » Corrigea-t-il d’un regard noir. « Il avait une famille, lui. J’aurai jamais dû m’éloigner du poste. J’aurai dû rester, j’aurai pu faire quelque chose...j’aurai du mourir à sa place ! »

Un long silence morbide s’installa. Plusieurs des témoins soupiraient en songeant à leur propre traumatisme tout en tentant de soutenir, par le regard ou des expressions classique, le malaise de leur frère d’arme.

« Il est tout à fait normal de ressentir de la culpabilité, jeune homme. Mais permettez-moi de vous poser la question : Votre ami aurait-il voulu que vous partiez à sa place ? Aurait-il une réaction différente de la votre ? Ou aurait-il préféré qu’à la suite de cet accident, vous soyez en charge de sa famille ? »
« C’est vrai... » Reprit la jeune femme en lui posant une main sur l’épaule. « Il compte sur toi pour veiller sur sa famille, comme avant...le pire serait que ce soit un officiel insensible du SGC qui s’en charge. Ce serait horrible non ? »

L’homme baissa les yeux, il accepta l’argument imparable mais secoua négativement la tête sur quelque chose qui l’ennuyait encore plus.

« Le plus dur...c’est que je n’arrive pas à revoir son visage. On a passé tellement de temps ensemble pourtant. J’ai beau m’acharner...je n’arrive plus à le voir. Ma mémoire qui gomme son visage...mon Dieu, est-ce que ça veut dire que je me moque de sa mort ? Que je n’avais rien à faire de lui ? »

Le regard de Sidney dévia discrètement en direction d’Alexander. Il semblait l’inviter à participer, à ne pas s’exclure du groupe de parole. Pour ces quelques minutes, il ne serait plus un membre de la RDA mais simplement un homme qui pouvait intervenir pour donner son ressenti. Il avait forcément dû vivre des expériences qui lui permettrait de partager son avis, pour rassurer ou soutenir cette victime.
Le psychologue ne lui demandait pas de l’aide dans la gestion psychologique de cet homme. Mais il tenait à ce qu’il ne se sente pas devenir un étranger gênant. Le soutien d’une personnalité extérieure, peu importante son grade, serait forcément appréciée et non rejetée.
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Ven 6 Oct - 0:57
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Alexander écoutait attentivement la suite des témoignages, un homme semblait en détresse suite à la mort de son collègue et ami. Un frère d’arme avec qui, il semblait partager beaucoup d'élément de sa vie, au même titre qu’un membre de sa propre famille, participant aux repas et aux fêtes de leurs vies de famille. Le drame était horrible, comme toute mort de quelqu’un qu’on porte dans son cœur. Il y avait un petit côté instable à tout cela, puisqu’Hoffman, savait très bien qui avait pris la décision d’envoyer le dédale au casse-pipe (même si de base cela n’aurait pas dû être un traquenard) et qu’il ne serait pas étonnant voir légitime que certains portent la responsabilité au CODIR. La culpabilité aurait pu atteindre l’anglais, mais cela n’était nullement le cas. Il savait depuis bien longtemps, en tant que PDG que les décisions ne sont pas toujours faciles et que cela peut détruire des vies. Ici, en tant que responsable adjoint, il devait faire avec des vies, pour gagner ou perdre une guerre. Et c’est le quotidien des dirigeants de faire avec et surtout au mieux. Le côté humain, ne devait nullement être oublié mais parfois, il faut envoyer des hommes à la mort pour la survie de la majorité. Ce genre de comportement, n’était pas insensible ou même antipathique, même s’il cachait la plupart de ses sentiments, Alexander était très humain. Malgré que son passé soit dur et l’ai formé à se blinder pour ne pas souffrir de ses décisions.

Le sentiment de mort est égoïste, puisque c’est une douleur personnelle et il est malheureusement humain de vouloir trouver un responsable. Cela permet de faire un deuil et de soulager la haine, une forme de soupape. L’anglais, en savait quelque chose, il avait eu grand mal à digérer une mort, une mort qu’il avait choisie de garder avec lui et qu'à chaque fois qu’il se toisait dans le miroir lui rappelait cette perte. Mais, il ne fallait pas en faire une ennemie mais une amie. Et les premières phases de deuil, commence par la tristesse, la colère, le délaissement et après l’acceptation. Tous ici, devaient être qu'à la première ou bien même à la seconde.

La jeune femme avait raison, il serait bien mieux qu’une personne proche de cette famille annonce la triste nouvelle. Par contre, il n’était pas en accord avec un officiel insensible. Ce n’est pas l’aspect froid et protocolaire qui fallait juger comme un manque de sentiment, c’est une façade. Il est excessivement difficile d’annoncer une mort d’un inconnu. Enfin qu’importe. Il ne devait pas réagir à cela, parce que justement il en était un.

Le regard de l’anglais se leva sur le psychologue qui aurait dû faire une intervention. Mais, celui-ci semblait l’encourager à le faire, afin de l’intégrer pleinement dans cette discussion. Enfin Alexander le perçut de cette manière. L’homme se demanda si c’est bien le bon moment pour qu’il parle. Certes, il ne devait pas être juste là, pour écouter sinon sa présence ne servait strictement à rien, mais qu’avait-il à dire ?

Le symptôme qu’il décrivait d’une manière assez juste avec ce sentiment fort d’avoir l’impression d'oublier quelqu’un qu’on aime, comme s’il ne nous avait jamais atteint. Cela rappela quelques souvenirs à Alexander, qui pouvait puiser là-dedans, pour apporter un peu d’aide à ce brave homme. Le seul, truc qui le gênait était que ce bon Sidney allait automatiquement interpréter ses paroles. Étant donné, qu’il prenait l’option de participer à ce cercle aussi, pour observer les méthodes du praticien… il se savait aussi observé. Surtout qu’il était à sa gauche, Alexander avait l’impression d’être le bras droit de son homologue Irlandais au style très anglais. Enfin qu’importe, il soutenu le regard du psy, hochant de manière imperceptible pour autrui (sauf mister observateur). Puis reporta son regard sur le pauvre homme, soutenu d’une manière courageuse par cette jeune femme. Elle devait tenir à lui.

Ainsi, il parla de sa voix digne d’un velours mais n’y mettant aucune connotation froide. Il savait moduler son timbre de voix. Elle était posée, neutre mais avec une chaleur assez agréable signe de compassion et de soutien sans entrer dans la pitié.
« C’est tout le contraire » Tout le monde releva la tête vers Alexander… il n’avait pas peur de la foule, pour avoir fait de nombreuses présentations et conférence dans des amphithéâtre, mais sur le coup, il se disais qu’il n’aimait pas être là…Comme dans une réunion des alcooliques anonyme. Mais, cela allait passer, le temps qu’il s’habitue à cet exercice nouveau.

« C’est un réflexe de l’esprit qui se protège face à la douleur de la perte. Il réagit ainsi pour commencer la phase de deuil. Si cette personne n’avait pas comptée autant pour vous, votre corps n’aurait pas réagit ainsi. Cela va être le cas, pendant de nombreux jours, tant que la souffrance est trop élevée… Et dès que vous aurez enclencher la phase d’acceptation, les souvenirs et le visage de votre ami reviendrons et généralement, ils sauront positifs. C’est une manière d’avancer, de garder en soit que le bon. Cela va vous aider à accepter sa disparition. » Peut-être un peu trop explicatif ? Il était ainsi, il expliquait toujours, cela l’aidait à comprendre et accepter. Peut-être que ce ne fut pas ce dont avait besoin l’autre homme. En tout cas, il n’était nullement digne d’un pantin mécanique insentimental en disant cela. Bien au contraire, il était humain et pas froid.

Il y eut un vent d’approbation.
Les mots avaient été plutôt bien choisi et les témoins de ce groupe s’étaient encore plus détendu en relevant l’aspect du “vécu” dans le ton d’Alexander. L’homme attristé n’avait pas mal réagi, il s’était contenté de fixer ses chaussures, le regard vide, mais intégrant les informations pour le comparer à son cas. Et il hocha progressivement la tête en trouvant que, oui effectivement, cela allait ressembler à ça.

A coté, Sidney s’était contenté de noter plusieurs informations sur son calepin sans même jeter de regard vers Alexander. Si l’administratif avait pensé être décortiqué par le psychologue, ce ne fut pas le cas. Sidney l’avait intégré en étant persuadé qu’il n’était pas étranger aux drames. D’ailleurs, il comptait justement sur cette expérience pour la partager avec le reste du groupe. Le plus souvent, les gens refuseraient ce genre d’aveux en gardant le mauvais souvenir profondément ancré.
Mais Sidney savait que ce meneur n’était pas le genre à s’enterrer dans le silence, surtout avec des soldats dans le besoin.

La parole continua d’alterner de l’un à l’autre pendant encore une bonne heure. Il n’y eu pas un seul homme réfractaire, tout le monde avait donné le ressenti du deuil et de la douleur, certains posant même parfois des questions directes à Alexander. Il pouvait arriver que le sujet dérive légèrement mais le psychologue veillait à maintenir une ligne générale.

L’anglais ne s’attendait pas vraiment à être aussi facilement accepté dans ce groupe, ni à recevoir des questions plus directes. À chaque fois, il mettait quelques secondes pour méditer la question et y répondait avec une certaine franchise, évitant de trop dévoiler de son propre passé.

« La douleur finit par disparaître à long terme ? » demanda l’homme qui juste avant évoquait sa souffrance d’avoir perdu un frère d’arme aussi précieux.
« Oui. Comme tout, cela passe. Le temps permet de prendre du recul et il ne faut pas se laisser aller, il faut remonter » régulièrement son regard observait chacune des personnes, s’attendait à recevoir une question sur le fait de les avoir emmenés dans ce conflit, mais elle ne venu jamais par chance. Il avait discrètement vu les notes du psy, elles n’avaient aucune analyse le concernant. Cela aida aussi Hoffman à ne pas se braquer.

« Est-ce qu’on vit en se sentant responsable ? » Là, était la question plus délicate et venait directement de la jeune femme aux côtés de l’homme abattu…

« Cela dépend de la personnalité. De toute manière ce qui arrive est fait, se flageller ne servira à rien. » cela avait du mal à passer, mais il était évident qu’il avait raison. La jeune femme le toisa quelque instant essayant de voir dans le visage de son vis-à-vis quelque chose qui répondrait à une autre question. Alexander reprit la parole, voyant qu’elle le fixait. « Le plus dur n’est pas de vivre avec la culpabilité mais de l’accepter. On ne peut pas changer les faits, on ne peut qu’en tirer une énergie pour avancer » Lui, c’est ce qu’il faisait et il avait mis du temps, la maturité avait joué son jeu… et cela n’arrive pas à un âge définit. Cela arrive avec les événements.

« Comment on gère la souffrance ? » cette question était posée à tout le monde. Ce fut un soldat. Personne ne savait lui répondre et naturellement son regard alla sur Alexander, comme s’il avait la réponse à ça. L’anglais, lança un petit regard au psychologue qui semblait annoter plusieurs éléments. Apparemment Hoffman, était donc vu comme celui qui avait réussi à surmonter une perte et avait en conséquence une expérience et des conseils à donner. Au fond de lui, cela ne le mettait pas très à l’aise. Il n’avait guère de parole divine. Mais, il avait accepté pour aider.

« Comment avez-vous géré cela ? » Reformula l’homme pour être plus précis.
« Avec l’éthologie » Cela surprit tout le monde et il n’y avait pas beaucoup qui savait de quoi parlait soudainement le RDA. Les regards circonspects se toisèrent avant d’attendre la suite. « C’est une pseudo science qui étudie le comportement équin. C’est une discipline assez incessante pour améliorer le dressage et sa relation avec son cheval » Il fit une pause, voyant les regards intéressés par sa démarche assez surprenante… il se voyait contraint d’en dire plus. « Hum… quand j’ai perdu un proche, j’avais acheté quelques mois avant une jeune pouliche d’à peine un an. Je me suis consacrée à son éducation et à son dressage pendant les années qui ont suivi en plus …de mes différents projets professionnels. Se focaliser sur un hobby et une relation autre que l’humain est parfois plus bénéfique pour se reconstruire ».

« Pourquoi un animal ? »
« Un animal, ne vous juge pas, il vous aime naturellement et vous soutien sans apporter de phrases préconçus. Il sent que vous allez mal et essayera de vous aider pour vous rendre heureux et en conséquence le rendre heureux. Un humain, parle, vous donne des signes compatissants ou de pitié en disant “mon pauvre… tu méritais pas ça” un humain est maladroit et ne vous aide pas forcément à surmonter l’épreuve quand vous êtes en phase de déni ou de tristesse profonde. Un animal ne viendra jamais vous rappeler que vous ne dormez pas la nuit et que vous angoisser de vous lever chaque jour, au contraire il essayera de vous faire oublier cela » Il attendit quelque secondes, le temps que cela fasse son bout de chemin. « Mon cheval était jeune, il n’avait que moi pour sa nouvelle famille. Enfin, elle avait un compagnon de près, bien trop âgée et indifférent pour s’intéresser à une pouliche. Se sentir utile aide beaucoup. Se sentir indispensable à la vie d’une créature aussi. Cela vous fait relativiser sur la mort. »

« C’est quoi comme cheval… enfin jument ? Elle se nomme comment ? » Fit la jeune femme au fond.
« Une pur-sang arabe noir » Il eut l’image en tête de sa jument, elle lui manquait et il serait bien tenter de la rapatriée sur le continent avec Thooz « Midnight ». D’autres questions fusèrent sur cette manière d'oublier, cette manière de se refocaliser sur la vie. Il y répondit au mieux, même s’il était gêné intérieurement d’avoir évoqué cet épisode sur son cheval.



Au bout d’un moment, les témoins cessèrent de parler. Ils avaient tous vidé leur sac et se sentaient même gênés d’attendre que l’un d’eux marque la fin de l’entrevue. C’est comme si, après s’être soulagé, le concerné tournait les talons en remerciant bien d’y avoir laissé ses poubelles. Le psychologue voyait parfaitement ces signes. Avec un léger sourire sur le coin des lèvres, son regard se posa sur chacun alors qu’il lançait d’une voix aimable :

« Nous avons très bien avancé. Quelqu’un veut-il rajouter quelque chose pour clôturer notre réunion ? » Il attendit avant d’insister. « Non ? »
Les hommes secouèrent négativement la tête. Ils étaient tous soulagés. Et commencèrent à se lever pour s’étirer.

« Très bien. Je vous remercie tous pour votre présence, vous avez été parfaits. La prochaine réunion aura lieu ici-même après demain, à la même heure. Si vous avez le moindre problème, n’attendez pas ! Vous savez où me trouver n’est-ce pas ? »

Ils répondirent timidement.
« Soit, je vous libère. A très vite ! »

Soudainement, il eut un bruit assez peu familier pour un équipage à bord d’un vaisseau… pourtant le bruit était connu au moins de tous. Surprit les hommes et femmes firent un silence religieux… et le bruit se refit. « Mraowwwwwww ». Et une boule de poil brune tigré de noir avec de grand yeux vert émeraude se faufila au milieu du cercle. « Marow ? Ma ma ! » Appela une nouvelle fois l’animal, qui semblait chercher dans la foule quelque chose. La queue bien droite, l’animal, ne semblait pas effrayer le moindre du monde.

Alexander fut réellement surpris en voyant SON chat ici… il l’avait laissé dans son bureau pourtant. Dans les faits, Harry avait trouvé l’occasion d’aller se frotter contre son maître au moment même de la téléportation. Effrayé par cette nouvelle sensation et lieux, il avait filé se planquer sous une caisse, en salle d’embarcation du Dédale, échappant aux yeux de son maître qui avait reçu les indications pour trouver Sidney. Le matou, avait profité qu’un homme se lève pour se faufiler dans l’entrebâillement de la porte automatique, qui venait de s'ouvrir.
Alexander se racla la gorge pour attirer le regard du minet, qui en voyant son maitre patouna le sol et sauta sur ses genoux dans un roucoulement caractéristique du chat bienheureux. Bon, maintenant qu’il était là lui, fallait faire avec… ce chat, il est vraiment cabotin quand même.

La séance se termina sur cette intervention féline, Sidney faisait son petit discours de clôture un brin paternaliste. Alexander n’aurait pas été surpris de le voir leur sortir « allez les enfants à demain ! ». Les hommes remercièrent tous leur psychologue avant de repartir par petit groupe. La majorité d’entre eux saluèrent Alexander au passage tandis que le réfectoire se vidait petit à petit. Sidney finissait de remplir son bloc-note, inscrivant des informations essentielles pour son dossier de suivi et les rapports.

L’anglais, se leva avec son élégance singulière, son chat monta sur ses épaules aussitôt. L’homme fut surpris qu’on vienne autant le saluer aussi. Il répondit naturellement.

« Je verrais si je peux m’acheter un cheval » Fit l’homme un brin amusé, mais reconnaissant. Alexander, émit un petit rire. « Prenez un chien, au moins vous pourrez l’emmener avec vous ». Le soldat toisa le matou nonchalamment allongé sur les épaules de son maître et sourit en hochant la tête. Une fois seul avec Patrick, Alexander reporta son attention, souriant à sa petit blague fort bien amorcée.

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    Alexander Hoffman
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« Monsieur Hoffman. Je suis content de vous retrouver, mon échiquier se languissait de vos talents de stratège. » Fît-il avec humour. « Comment allez-vous ? »

« Eh bien, il sera ravi que je l’éprouve une nouvelle fois dans un ballet endiablé de nos stratégies respective » fit-il enchanté.
« Mia ! » Merci Harry de cette affirmation félinesque, qui allait parfaitement avec la phrase de l’anglais. Dans un sens, le minet avait tout l’air d’être persuadé de quelque chose. Son regard se figea sur l’homme plus âgé et l’observait en ronronnant comme une locomotive.

« Je me porte bien. Un mois bien chargé. Et vous ? » Il ne cachait pas l’évocation du début de mois assez compliqué et la suite aussi. De toute manière il avait l’impression d’avoir passé ses journées à se battre pour quelque chose. Et c’est bien aujourd’hui le seul jour où il n’allait pas au “combat”. Il prit sa sacoche en cuir.

Le regard exercé de Sidney passa du visage d’Alexander à sa sacoche de cuir. Il déduisit immédiatement l’aspect de la lutte durable qu’il avait surement dû donner pour son contenu. En quittant son siège pour se redresser, les mains dans ses poches et le bloc note coincé sous le bras, comme un promeneur, l’homme fixa le chat et eu un léger sourire en l’entendant ronronner. Sidney savait que son interlocuteur avait ce petit compagnon dans son bureau mais il avait été tout aussi surpris de le découvrir là. L’espace d’un instant, il se demanda s’il ne l’avait pas amené avec lui volontairement. Mais le psychologue chassa rapidement son hypothèse en la trouvant peu cohérente.

« Je vois que vous êtes accompagné. Quel est son nom ? »
« Oui, un compagnon qui n’aurait pas dû être là. Il se nomme Harry » Le chat miaula une nouvelle fois d’un son mélodieux, à la mention de son patronyme.
« Eh bien je souhaite également la bienvenue à ce petit compagnon. Vous pouvez être certain qu’il sera cajolé par l’équipage...un peu moins par son commandant... »
Alexander esquissa un rictus, comprenant l'allusion « Je trouverai bien quelqu’un pour s’occuper de lui, le temps que je rende visite au colonel »
Il était hors de question, d’imposer la présence de son compagnon à quatre pattes à quiconque. Tout le monde, n’aimait pas les animaux ou les chats autant que lui.
« Les volontaires ne manqueront pas. » Le rassura-t-il. Alexander lui fit un sourire. « Surtout qu’Harry est très docile. Mais il a une grande préférence pour les femmes… Ce qui est très surprenant» Cela était de l’ironie. Ce chat adorait la gente féminine, souvent plus susceptible de le caresser que les hommes.

Sidney invita son interlocuteur à le suivre jusqu’à la sortie, il comptait rejoindre son bureau. Et l’anglais le suivis naturellement.
« Les dernières semaines ont été éprouvantes, je le confirme. Je m’inquiète également de la santé mentale de plusieurs soldats et membres d’équipage. » Il lui sourit. « Mais dans l’ensemble, tout va bien. Nous remontons la pente. »

Alexander hocha la tête, il avait vu un petit extrait de mal-être dans ce groupe de parole. Cela était le lot “logique” suite à un combat. Les hommes ne sont guère des machines et sont empathique.
« Tant que chacun remonte la pente c’est le principal… Ils en verront malheureusement d’autres. » Sidney acquiesça silencieusement.

Ils longèrent la coursive principale. Harry semblait très curieux et levait régulièrement la tête pour observer tout autour de lui. Bien entendu de nombreux regards se firent sur eux et notamment le chat. Petit habitant peu courant dans ce bâtiment.

« Je suis ravi que vous vous soyez libéré pour venir directement à notre rencontre. »
« Il est normal, puisque vous êtes coincé ici » Cela n’était point une critique, juste un constat qui ne demandait pas immédiatement d'explication.

Ils entrèrent dans la salle des anneaux mais ils étaient inopérants. L’une des nombreuses avaries durable. Pour changer de pont, il fallait passer par une échelle de service. Sidney passa la tête à travers l’ouverture, constatant que personne ne descendait, puis invita Alexander a passer. « Le fait est que le colonel tient particulièrement à la réparation son bâtiment. L’équipage est sa priorité, et pour le moment, tout le reste lui est dérisoire. »

L’anglais toisa l’endroit, puis tourna la tête vers son chat, qui restait paisiblement sur ses épaules. Il avait de la chance qu’il ne soit pas bien lourd. Son regard se porta sur Sidney, il ne fut pas surpris d’entendre cela venant du colonel.
« J’ai crus comprendre cela. Il ne faudrait pas qu’il oublie que le Dédale n’est pas le coeur névralgique de cette expédition. Et qu’il est fort bien de s’en inquiéter mais pas d'ommettre que d’autres éléments gravitent dans son univers ne portant pas le nom de Dédale. » Il se lança dans l’escalade « Mais je ne vous apprend rien là-dessus docteur. »

Harry, se colla encore plus fermement contre la nuque de son maître, afin de ne pas glisser. Il était admirable de voir un animal aussi sage et à l’humeur peu variable. L’anglais eu un peu de mal à tenir certains barreaux entre ses mains à cause de sa sacoche, mais régla le problème très vite en glissant l’anse sur son bras. Une fois en haut, il attendit que son homologue fasse de même.

Sidney arriva une bonne trentaine de secondes plus tard. Il épousseta machinalement son pantalon avant de reprendre la route.
« En effet. Mais les circonstances sont particulières. J’aimerai m'entretenir de cela avec vous, le RDA, avant de partager une partie d’échec avec l’ami. » Fit-il en souriant. « Ce ne sera pas un moment facile pour moi cela dit. Je n’aime pas traiter de certains cas sur le dos du Colonel, même si c’est le protocole. »
Alexander hocha la tête, toujours aussi empreint de ce flegme anglais.
« Bien. » Cela lui convenait parfaitement, la partie d’échec était une faveur qu’il lui aurait demandée si Patrick ne l’avait pas fait. Il peinait réellement à trouver de bon adversaire et de bonne compagnie. «Je comprends, mais cela est sûrement pour un bien »
« Oui. C’est le cas. » Confirma Sidney.

Ils atteignirent enfin le bureau.
Le chat trouva ce nouveau terrain de jeu et s’y aventura sans qu’il n’en fasse de remarque. Sidney s’approcha d’un plateau et proposa le thé. Il lui restait de l’eau qui avait tiédit depuis sa dernière consultation. Les deux tasses furent disposées sur son bureau impeccablement rangé. Sidney en but une gorgée après avoir poliment attendu Alexander, puis il se racla la gorge.
« Nous devrions commencer par le plus gênant, qu’en dites-vous ? »

Alexander avait pris le thé sur ses genoux aux jambes croisé dans cette position typique qu’il avait à chaque fois, la tasse enlacé entre ses deux mains. Il l’avait remercié, tout en prenant place à l’endroit le plus aisé pour entamer une discussion.

«Cela me convient, j’ai aussi une demande à vous faire part » Il esquissa un rictus amusé « La balle est donc aux Irlandais» Petite référence aux football souvent assez houleux entre les deux pays, à cause des spectateurs trop virulent. Cela étant ridicule au passage, mais bon l’homme est bête. Alexander, n’aimait pas spécialement le foot, ni regarder le sport derrière un écran en général, préférant le vivre en jouant lui-même. Mise à part, l’équitation lors des JO, il ne regardait jamais un quelconque sport à la TV.

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    Alexander Hoffman
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« Vous avez également une requête ? Voilà qui attise ma curiosité... » Avoua-t-il en prenant une gorgée. Alexander hocha la tête avec une petite lueur espiègle dans ses prunelles aciers.

La blague concernant les Irlandais était tout à fait subtile et bien dosée. Sidney n’était pas non plus un fervent partisan de la télécommande pour suivre les matchs à la télévision mais il appréciait néanmoins, quand le temps le lui permettait, d’en écouter certains à la radio.
Quoiqu’il en soit, il gratifia Alexander d’un sourire avenant, signe que sa blague avait été bien reçue, puis il changea de sujet en lui remettant un rapport dans un dossier cartonné. Le genre de document très protocolaire et sérieux à destination du CODIR.

« Le protocole de l’US Air force suppose que l’officier commandant de toute base, corps d’armée ou bâtiment, se doit de se soumettre un profilage psychologique immédiat dans le cas de l’application d’un ordre létal direct inhérent au commandement. » Sidney laissa son interlocuteur parcourir les premières lignes avant de poursuivre.

Alexander se saisit du dossier. Ainsi donc il allait parler du profit mental du colonel ? Il espérait que ce ne fut pas pour lui annoncer, que l’homme ne pourrait plus assurer ses fonctions à cause des pertes de son bâtiment… Il ouvrit le dossier, commençant à parcourir de travers quelques lignes. Son regard se releva sur son interlocuteur, pour le laisser enchaîner et développer le contenu du dossier.

« C’est ce même protocole qui impose aux médecins en charge de l’état psychologique des contingents de transmettre un compte rendu à l’autorité directe la plus proche...le CODIR en l’occurence. »

Le psychologue reposa sa tasse. Il ne pourrait plus avaler une gorgée avant un certain temps maintenant. Steven Caldwell était tout autant son ami que son rival. Ils se connaissaient depuis longtemps et c’était la première fois qu’il était contraint de produire un tel document sur son dos.
Bien sûr, le colonel était loin d’être stupide. Pas besoin d’en parler, il savait que Sidney était obligé de faire ce type de travail. Car c’est toujours lui qui exerçait les profils des agents en détresse avant de les transmettre à Steven. La seule chose qui différait aujourd’hui, l’élément tout à fait inédit, c’est que c’était le colonel qui était devenu le sujet du profilage. Et non l’un de ses hommes.

« Au cours de notre tentative pour nous extraire de l’embuscade, une avarie très lourde nous a empêché de fuir en hyperespace : un incendie d’hydrogène contenu dans les fonds de cales de la salle des machines. » Il hocha la tête avant de poursuivre : « Tant que cette poche de gaz enflammée n’était pas évacuée, le croiseur restait dans un péril imminent de destruction. Le colonel a ordonné une action d’urgence consistant à évacuer ce feu dans l’espace en passant par des coursives conçues à cet effet. Je ne suis pas technicien mais il me semble avoir entendu parler de “ventilation décompressive”. »

Sidney soupira. Il entrait dans le vif du sujet.

« Cette manoeuvre ne pouvait être effectuée puisqu’un technicien, le première classe Joss Harwell, se trouvait à l’intérieur de cette coursive, la jambe écrasée par un panneau de sécurité coupe-feu qui ne pouvait être relevée. Certains de ses amis techniciens essayaient vainement de découper la porte d’accès principale au moment où le colonel Caldwell est arrivé. Le temps pressant, il a eut un choix difficile à faire. »

Le psychologue posa joua un instant avec sa tasse.

« Le colonel Steven Caldwell a autorisé son subordonné à contacter temporairement, par radio, sa compagne officier avec qui il entretenait une liaison secrète. Il a ensuite fait brouiller la fréquence pour éviter que l’amante ne soit témoin de sa mort...et Steven a déclenché manuellement la ventilation décompressive à l’aide de sa clé de contrôle. Ce qui nous a permis de fuir en hyperespace. »

Sidney fît un signe de ses mains invitant l’administratif à passer une page, chose qu’il fit silencieusement.

« Le commandant du Dédale a donc tué un homme de ses mains pour permettre la survie des autres membres de l’équipage. Raison qui m’amène, par le protocole, a vous faire part de mes conclusions en qualité de psychologue. » Le rapport s’étalait sous les yeux d’Alexander.
« Le colonel Caldwell ne montre pas de signe de traumatisme autre qu’une culpabilité légitime. Au cours des trois entretiens que nous avons eu durant ces deux semaines, je peux attester que ces ressentiments n’entacheront pas son objectivité et sa capacité à commander. Néanmoins... »
Sidney fît une pause, géné. Il trouva le regard d’Alexander avant de conclure.
« Le rapport de Steven pouvant vous être fait à plus court terme qu’il ne l’entendait, il semble évident qu’il ne souhaitait pas se justifier auprès du CODIR dans l’immédiat. J’en déduis également que la profonde implication du colonel dans la réparation de son croiseur a un effet thérapeutique incontestable dans son esprit. Mais je pense qu’il ne le reconnaitra jamais. »
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Mer 18 Oct - 17:54
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Alexander avait observé toutes les mimiques et gestuelles de son homologue. Voyant bien, que ce ne fut guère aisé de dresser ce type de profilage. Même si, cela n’était pas forcément évident, mais une amitié liait l’austère miliaire à ce civil qui œuvrait dans l’ombre. Sidney, lui en avait évoqué quelques mots. Et cela, avait dû être une forme d’épreuve déplaisante mais nécessaire.

Durant le développer du psychologue l’anglais était resté silencieux, se contentant de passer et d’observer les pages qu’il lui demandait de regarder. Ainsi, le colonel, avait dû sacrifier un homme pour sauver la vie de bien d’autre. Alexander comprenait ce choix et les mots comme « culpabilité légitime ». Le militaire avait dû voir pour la première fois un homme brûler sous ses yeux et de sa main. De quoi, faire vriller n’importe quel humain sain d’esprit. La conclusion du psychologue était en faveur d’un Caldwell qui s’imposait un total investissement dans les réparations de son vaisseau. Cela ne le surprenait guère, ni même le fait qu’il ne voulait pas se justifier dans l’immédiat.

Alexander bu une gorgée de thé, méditant sur les propos de l’Irlandais. Puis, releva les yeux vers lui. « Je vois. » Il fut encore un peu silencieux puis reprit la parole. « Son acte n’a pas être justifié au vu du contexte puisque légitime. Du moins pour le CODIR. Mais il sera contraint de le mentionner dans son rapport. Les entités du SGC demanderont cette justification. Comme tout militaire, il sera soumis à cet exercice déplaisant et je veux bien concéder qu’il ne le fasse que par écrit et non à l’oral avec ou sans aide. Le délai étant de deux semaines. » Il le toisa dans les yeux, l’aide était bien entendu celle du psychologue.

« Le colonel n’est pas un homme qui fuit ses responsabilités, Monsieur Hoffman. Son rapport écrit et oral ne dissimulera pas cet événement, c’est certain. Et il s’attend à devoir répondre à une enquête de sécurité. Je pense simplement qu’il avait besoin de prendre du temps pour accepter son acte. Je ne serais pas étonné que votre venue mette un terme à son “éloignement temporaire”.»
« Je ne l’accuse nullement de fuir ses responsabilités. Je donne tous les éléments. Avec un temps de délai pour qu’il puisse faire son travail personnel avant d’écrire son rapport. » Fit l’homme avec un rictus calme. Il ne voulait pas de quiproquo sur ses paroles

Le psychologue poussa son échiquier entre eux deux, laissant du côté d’Alexander la couleur qu’il préférait, qui était le noir. Puisque l’entrevue la plus importante touchait pratiquement à sa fin, et que Sidney était également pressé de se mesurer une nouvelle fois à l’administratif, il mit les pièces en place avec un air entendu.

« Par contre, je vous demanderai de faire un suivi à long terme du colonel. Un à trois mois et un autre six mois après. Avec un retour entre nous. » Cela n’était pas anodin, autant pour s’assurer de la stabilité du colonel que pour autre chose…

Il acquiesça lorsque son interlocuteur lui demanda d’effectuer un suivi un peu plus prononcé. De toute façon, Caldwell savait bien qu’il ne pourrait pas y couper. Tout simplement parce que lui-même attendait les mêmes suivis lorsque ses soldats étaient concernés. Le principe fonctionnait donc dans les deux sens.
« Mes rapports vous parviendront en ce sens. Mais vous n’aurez aucun détail, secret professionnel oblige. » Répondit l’homme d’un ton tranquille.
« Et je n’en voudrait pas. Juste un résumé officiel, si oui ou non tout va bien. » Manquerait plus qu’il aille fouiller dans les consultations, c’est bien trop intime et cela ne le regardait pas.
« Vous l’aurez !» Affirma le psychologue.

Les deux hommes entamèrent leur stratégie respective durant quelques minutes, profitant de ce silence pour échafauder de nouvelles manoeuvres. Le hasard voulu que Sidney reprenne la parole exactement au même moment qu’Alexander. Il lui sourit avant de lui faire signe qu’il lui laissait commencer :

« Je ne saurais vous cacher l’ambition qu'ont les chinois de vouloir reprendre un bâtiment terrien sous leur coupe et ils y verront une occasion de pousser Caldwell vers la retraite, si son état mental est pas aussi bon. » Il but la dernière gorgée de thé et déposa la tasse sur le bureau. « Pour le moment, ils sont muselés et je ne compte pas laisser Caldwell être remercié, ni que le Dédale change de drapeau. Hors, il faut prendre en compte que le conseil mondial possède une ambassadrice chinoise aux longues dents qui aimerait sortir de sa condition de pays “bas” et venir dans la sphère des “grands”. Elle vise beaucoup de chose dont le commandement d’une base dans une autre galaxie ». Cela était un paradoxe de conter encore la chine comme était dans la partie des basses des puissances mondiale, alors qu’elle avait tout d’un grand. Mais cela était ainsi et leur appétit dévorant essayait chaque jour de manger un peu plus de terrain. Entre les Russes et les Chinois certains conseils étaient animés. Alexander lui exprimait un risque qui pourrait se déclencher si un jour la chinoise réussit à trouver une faille. Pour le moment, elle ne faisait pas la maline. Elle avait tenté quand Weir avait dû partir, mais fut rabrouer et on ne laisse pas le temps de réagir à tous les partenaires pour éviter ce genre de prise de pouvoir ou conflit.

Sidney laissa Alexander débuter la partie. Il mit ensuite ses pions en position, optant pour une attitude défensive, simplement pour décortiquer et analyser les intentions de son adversaire, puis il s’interrompit lors de la confidence. Durant un instant, Sidney parut ennuyé. Il considérait la politique comme le plus grand danger vis à vis du croiseur.

« Le Dédale ne peut pas se protéger à lui seul des ambitions politique. Il n’y a que vous pour préserver son commandant de la retraite, effectivement. » Reconnu Sidney en positionnant son cavalier. « Ce n’est pas la première fois que le colonel est menacé par la perte de son siège sur le Dédale. Il n’a jamais été le premier choix du SGC et il n’a pu maintenir son poste légitime que par son expérience du terrain et des affrontements spatiaux. »

Alexander avait analysé le jeu encore pas commencé. Prenant un parti de se montrer très agressif, pour déstabiliser le psychologue et l’obliger à jouer sur la défensive. Histoire, qu’il ne voit pas la défense arrière. L’anglais, l’écoutait attentivement, comprenant parfaitement les problèmes que cela pouvait déclencher pour les hommes. De toute façon, si le pavillon, change l’équipage sera remercié.

Sidney fit une pause. « Caldwell a sa fierté. Alors je vais me permettre de parler à sa place en disant que nous comptons tous sur vous. Le transfert du Dédale sous un pavillon étranger serait en quelque sorte une insulte pour son équipage et tous les efforts consentis...ce serait mal vécu par nous tous. »

Il grimaça en voyant l’une de ses pièces disparaître. Son jeu était déjà malmené, Alexander le testait également, cela ne faisait pas le moindre doute. Mais Sidney avait conçu un plan un peu plus vaste en attendant le retour de son meilleur rival. Il exposa sa reine avec une certaine témérité pour lui faire croire à un piège. En réalité, il briguait l’un de ses fous pour affaiblir son flanc gauche.

« Et pour le moment, il est farouchement défendu. Sans me vanter, la position politique du dédale était précaire sous le commandement précédant d’Atlantis. La Chine avait commencé ses manœuvres, les stoppant avec les événements de janvier pour se concentrer sur un poisson plus gros qu’est la cité. Maintenant, que la cité a verrouillé ses portes, ils reviennent vers le Dédale. Je n’ai pas encore trouvé toutes les racines, mais cela ne va pas tarder. Je souhaite l’éloigner le plus loin possible et il y a de fortes chances que vous en ressentirez quelques vagues. » Il avait tellement pas peur du conflit, que cela ne le dérangeait pas de monter au créneau si besoin. Et si la Chine, voulait se montrer sous sa face Dragon, elle déchanterai rapidement face au lion Anglais qui se ferait un plaisir de leur rappeler qu’ils ne sont que des petits “mushu”, il en avait mâter des plus coriaces sur le point de vu entreprises.

« Nous ferons comme toujours : affronter la tempête et la surpasser.»
Le silence retomba encore un moment. Sidney déplaça l’une de ses pièces avant d’ajouter, laissant une forme d’impatience trahir ses propos :
« Ce sujet clos. » Fit Sidney avec humour. « Il me semble que la balle est passée du côté Anglais. Vous aviez à me parler ? »

Alexander eu un rictus agréable à l’encontre de l’impatience de ce brave Sidney. Il ne pouvait pas lui en vouloir, de clore rapidement la politique qui gravite autour du Dédale.
« Oui. Suite à la guerre sur la terre des Natus. L’équipe a subit des blessures plus ou moins grave mais surtout mentale. Surtout pour deux d’entre eux, qui ont été torturé et l’un transformé en Wraith. » Il leva le regard vers son homologue, lui arrachant la joie de pouvoir jouir de son cavalier. Il venait de le lui prendre avec un pion embusqué. « Nous n’avons plus que le Dr Falcon sur la cité. Des pertes du côté psychiatres diverses et varié, que cela soit de mort ou des retours sur Terre. J’aimerais que vous suiviez attentivement deux cas. Ou plutôt un, qui m’alarme énormément : celui du sergent-maître Eversman. L’autre soldat est le sous-lieutenant Allen. Le premier m’inquiète plus que le second, mais il ne serait pas étonnant que tous deux tentent de faire des impairs pouvant nuire à leur carrière à cause de traumatismes. ». Il ne serait pas surprenant de voir des tentatives de suicides par exemple. Le corps médical avait déclaré Eversman comme dangereux pour lui-même après sa tentative inaboutie. « Le Dr Falcon est très compétent, mais il ne peut pas tout assurer. Et vu la complexité des cas, vous êtes le plus approprié pour leur faire une thérapie. Je demanderais une dérogation exceptionnelle pour le suivi de ces deux personnes. Si vous êtes d’accord. ».


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Mer 18 Oct - 18:00
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Sidney avait grimacé lorsque son cavalier disparut. Ce coup-là, il ne l’avait pas vu venir. Alexander était un adversaire très coriace et particulièrement dangereux. En s'évertuant à vouloir mettre en place la stratégie qu’il avait songé durant l’absence de l’administratif, il n’avait pas vu la menace. La prise du cavalier, d’ailleurs, désarmait entièrement tout son dispositif d’attaque. L’espace d’un instant, le psychologue fixa le regard neutre de son interlocuteur afin de déterminer s’il l’avait fait exprès, s’il avait perçu depuis le début la préparation de sa stratégie afin d’y répondre. Ou s’il ne s’agissait que d’un hasard ?

Il ne trouva qu’une émotion pleinement contrôlée au cours du dialogue qui, au passage, était tout aussi intéressant.
Alors, donc, évidemment que cet homme l’avait percé à jour. Cela lui arracha un léger rire. Oui, Sidney s’était fait grillé sur toute la ligne. Sa tactique tombait complètement à l’eau mais cela ne signait pas la fin du duel. Au contraire, le psychologue avait plus d’un tour dans son sac et il comptait bien gagner cette partie. Même si Alexander avait prit l’avantage, il décida de prendre un risque en laissa la faille dans son flanc et progressa subtilement en direction de sa reine.
Son fou, néanmoins, resta en suspension dans les airs quelques secondes lorsque le fond du sujet tomba. Pedge Allen et Matt Eversman…
Sidney acquiesça tout en terminant son mouvement.

« Je serais bien malhonnête de vous dire que je ne connais pas ces noms, Alexander. Le colonel m’a demandé de procéder à une analyse de la vidéo qui fût enregistrée lors de leurs jugements, en session particulière, d’actes répréhensibles sur une planète similaire au Far West. » Il étudia consciencieusement la prochaine manoeuvre de son adversaire et poursuivit la réorientation de ses pièces vers la reine. « En ce qui concerne la jeune Allen, j’ai eu une conversation privée avant son départ pour Magna. Je suis attristé d’apprendre ce qui leur est arrivé à tous les deux, je sais du colonel qu’il s’agit de bons éléments. »

Sidney fronça légèrement les sourcils, de manière presque imperceptible, en remarquant le déplacement d’une pièce qu’il n’avait pas envisagé. Alexander prévoyait-il une défense plus large ou un nouveau piège ? Tout en y réfléchissant, l’homme poursuivit sa conversation :

« C’est avec plaisir que j’accepte votre proposition. Le risque de suicide est élevé, en effet, mais pas seulement en terme d’atteinte physique. Cela peut prendre différent aspect : comme la destruction volontaire d’une carrière prometteuse. Un comportement typiquement suicidaire qui correspond fort à un sous-lieutenant fraîchement promu... » Il trouva le regard de son adversaire, le vit faire la rapide déduction avant de valider d’un signe de tête. « Elle a déposé sa démission ce matin auprès du Colonel Caldwell. Il m’a contacté peu de temps après pour me faire part de l’état d’esprit alarmant de cette jeune femme. L’indisponibilité du colonel Sheppard et du Major Frei n’a été qu’une excuse pour se dénoncer auprès de lui, directement sur son vaisseau. Elle est fortement perturbée par la culpabilité. Qui ne le serait pas…»

Sidney laissa néanmoins un sourire presque timide souligner son analyse.

« Je reconnais bien là mademoiselle Allen, d’ailleurs, sinon sa démission vous serait directement parvenue. J’ignore encore comment mais le colonel a trouvé le moyen de désarmer son ultimatum pour gagner du temps. » Sidney se rapprocha davantage de la reine. La défense était rude mais un peu trop facile à son goût. Il surveilla les pièces alentours mais ne trouva pas de pièges. C’était inquiétant ! Alexander préparait forcément un autre coup mais il ne savait pas encore.
« Je vous ferais parvenir des rapports réguliers de ces deux patients. Mais vous conviendrez, comme pour le cas du colonel, du fait que je resterai discret sur le contenu de nos séances. Le Codir sera d’accord avec cela ? »
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Bien entendu qu’Alexander avait fait exprès. Même s’il arrivait à parler d’un sujet complexe qu’est la politique dans le milieu du SGC et des autres parties prenantes, il avait le cerveau en ébullition et préparaient ses coups et même ceux de son adversaire. Quand, son père était encore en vie et lui un jeune universitaire, il arrivait que parfois, ils ne touchent que très peu de pièce de leur échiquier et à force de prévoir les coups, ils se serraient la main en disant « Bien joué, tu as gagné. » après avoir expliqué les coups de l’autre. Son père était redoutable à tous les jeux de stratégie ou qui demandait de la prévision. Et il avait légué cela à son fils.

Le petit rire du psychologue montrait bien qu’il venait de comprendre. Oui, le brave Sidney s’était grillé en beauté. Mais, il fallait reconnaître que celui-ci était bien plus difficile à percer à jour que la majorité de ses « partenaires » aux échecs. Sidney était un challenge à lui-même et cela lui rappelait réellement son feu père, ce qui rajoutait sans le vouloir, une appréciation encore plus grande de l’Irlandais de la part de l’anglais.

L’anglais était bien au courant de cette histoire de Far West, Caldwell en avait informé le CODIR par mail. Il hocha simplement la tête. La reine de l’anglais était donc visée et il trouvait ça étrange d’exposer son flanc…une prise de risque bien calculé et il cherchait à voir, s’il y avait un piège là-dedans… une stratégie à double tranchants. La reine étant une pièce maîtresse, il décida de la contrer avec un fou protéger ensuite par un pion. Mais tout le problème était là… soit Alexander profitait de la défense affaiblie et perdait une pièce maitresse soit il se défendait…la défense fut donc choisie.

« Oui. Eversman a son petit caractère mais il a toute sa place dans cette aventure. Et puis, quand on regarde bien, nous avons plusieurs personnalités fortes ou « limite » dans nos rangs et tout se passe bien. Parfois, pour avoir le meilleur, il faut faire face à des caractères difficiles. ». Dit l’anglais simplement, un constat plus qu’une critique. Il préférait une personnalité comme Eversman, certes chiante sur certains points, qu’un parfait soldat qui irait se suicider si on lui donne bêtement l’ordre.

Sidney enchaîna et Alexander précisa un élément alors que d’autres étaient mis en place. Il serait bête de ne pas le comprendre gros comme une maison. «[color=firebrick] Il y a déjà eu une tentative de suicide. Mais continuez sur notre lieutenant ». Et le psychologue continua après un accord tacite entre les deux hommes du regard. La nouvelle déplut fortement à l’anglais. Pourquoi donc les militaires vont chercher à tout prit un autre militaire gradé pour déposer leur démission ? Et donc remonter la chaîne directionnelle ? Car elle est civile ? Encore du boulot ça… enfin qu’importe, Allen qui démissionne, un appel à l’aide plutôt, comme le sous-entend Patrick. Le fou en embuscade vola la reine de Sidney mais l’enchaînement d’après déclencha un blocus général des deux joueurs. Mais pour le moment aucun des deux ne le vit venir, c’est le genre de chose imprévisible.

« Bien entendu. Tant que vous les suivez. » Répondit Alexander qui toisa le jeu d’un drôle d’air, la dernière action de Sidney suite à la perte de sa reine, avait fini d’achever le blocus, surtout en volant la tour de l’anglais. « Tiens… nous nous sommes bloqués…c’est amusant, la dernière fois que ça m’est arrivé c’était avec mon père. » Dit-il en rigolant doucement.

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Sidney fût surpris d’apprendre que le soldat ait fait une tentative de suicide. Pas que cela ne soit pas possible, les éléments les plus graves étaient tous réunis pour ça selon lui. Mais le psychologue avait eu l’espoir de pouvoir intervenir avant pour empêcher le drame.
Bien malgré lui, il songea tout de suite au sous-lieutenant Allen et se demanda si elle allait également céder à la pression. Elle avait une personnalité plus forte qu’Eversman et ce n’était pas forcément un avantage. La chute en était d’autant plus dur.

Au fil de la conversation, l’homme batailla farouchement pour empêcher Alexander de prendre un avantage décisif. Ses possibilités se réduisaient à vue d’oeil et il n’avait pas encore compris qu’ils finiraient sur une égalité.

« Dois-je envoyer mes rapports en copie au colonel Sheppard ou restez-vous le destinataire exclusif ? » Demanda-t-il en recherchant d’autres possibilités. Il n’y en avait plus et un sourire lui vint à la mention du père de son adversaire et du constat de fin de partie.
« En copie, le CODIR et le colonel Sheppard oui. Il serait incorrect de ne pas le tenir au courant de la santé de ses hommes. Déjà qu’il risque d’être un tantinet vexé. » Alexander eu un rictus, il se montrait plus expressif maintenant que Sidney faisait partie des personnes qu’il estimait et devenait surtout un ami « Les petites guerres entre colonels : l’ancien et le jeunot... » Lança t’il sur un ton espiègle. Il savait très bien la méfiance qu’avait Sheppard envers Caldwell, même s’il avait une relative confiance sur ses compétences professionnelles et sur un autre élément : la protection des soldats. Une forme de paranoïa qu’avait gardé John envers Steven depuis le début d’Atlantis et peut-être que cela ne se calmerait jamais, enfin il avait l’espoir qu’un jour John n’ait plus de piques désagréable ou ne se compare plus à Steven avec la peur qu’on lui reproche ses erreurs passées. Même si cela était réellement moins présent. Alexander trouvait cela ridicule, mais bon.

« Votre père s’est montré être un excellent mentor si votre apprentissage tient de lui. Vous êtes un adversaire coriace, Alexander, c’est de plus appréciable. » Il rigola à sa dernière remarque. « L’affrontement de deux écoles qui ont tant leurs forces que leurs faiblesses... »

Alexander hocha la tête. « Oui, il a été bon dans tout. » Un mot fort, pour affirmer autant le bon mentor aux échec ou simplement le bon père. « Je vous rejoins le compliment. Vous êtes l’un des rares partenaires d’échec à me tenir en haleine jusqu’au bout » Et c’est pour cela, qu’il ne ressentait aucun ennui avec cet homme, puisqu’il l'intéressait et stimulait son esprit. Que cela soit via un jeu ou via les paroles. « Oui … enfin bon, comment gérer des enfantillages parfois » Lança Hoffman, pour tester la réaction de Sidney.

L’homme lui répondit d’un sourire entendu, presque d’un air complice.
« Ils en ont besoin. » Fit-il simplement. Il leva les bras comme pour montrer l’environnement. « Vous, le Codir, êtes les parents de tout ceci, la proue du navire. Il n’est pas si étonnant de devoir gérer des petits conflits ridicules et vieux comme le monde. C’est, pour ainsi dire, votre héritage de meneur... »
Alexander ricana doucement. « Quelle ironie… frustré de n’avoir pu avoir d'enfants, j’en ai trouvé pleins ! » Sidney pouvait être fier d’avoir eu ce genre de remarque de la part de l’anglais, qui parlait très peu de lui. Après ce ne fut point un problème de stérilité, mais bien un manque de chance, ne pas rester suffisament avec une femme pour mettre ce projet en avant.

D’ailleurs, Sidney en blagua de manière subtile, comme pour amener le sujet et lui demander si tout allait bien de ce coté-là.
« Je doute qu’un homme aussi vigoureux que vous, avec une femme si ravissante que cette adjointe du Codir, ne vous laisse sans descendance bien longtemps... »

Alexander secoua la tête, voyant bien où il voulait en venir. « Nous verrons. Il faut déjà que notre relation soit plus aboutie qu’une année. » Après bon… il doit reconnaître que si Erin, lui sort qu’elle a loupé un jour de pilule et qu’elle est tombé enceinte dans les 1% de chance ! Il sera le premier heureux… voir même un peu trop heureux… En somme, si ce jour arrive… tout pégase sera au courant. « De plus il serait dommage d'arrêter l’aventure Atlantis. À moins, qu’on autorise les naissances. Je ne serais pas surpris que quelques petits bébés voient le jour dans les prochaines années. Avec les différents couples qui composent ce vaisseau ou Atlantis. C’est le propre des colons de coloniser petit à petit leurs lieux de vie » Il avait dévié le sujet sans vraiment le vouloir à dire vrai. Le besoin peut-être d'évoquer cette idée qui venait de voir le jour, enfin un questionnement qu’il avait eu il y a bien longtemps. Atlantis, devenait de moins en moins une simple cité professionnelle, mais un lieu de vie aussi. Et il n’est pas “humain” d'interdire la fécondation et encore moins la stérilisation.

« Dans le cas où cette jeune femme serait votre compagne durable, je suis certain que vous seriez pleins de ressources en ce sens. Vous trouverez forcément un moyen d’allier l’essence même de notre existence à cette aventure palpitante, j’en conviens. » Fît-il en souriant.

Ce ne fut point vraiment la réponse et le débat auquel Alexander s’attendait et désirait aboutir mais il se contenta de cette réponse. Il lui fis un simple sourire, alors que le psychologue était en train de remettre les pièces en place pour débuter une nouvelle partie lorsque le pôle-com contacta l’administratif. Le colonel était enfin disponible et il pouvait aller le rencontrer dans ses quartiers.

« Il semblerait que nous n’ayons ni vainqueur ni vaincu pour ce jour. » Fit Sidney en souriant.
« Ce qui n’est pas plus mal, nous avons malheureusement pas le temps d'équilibrer les victoires» Il est vrai qu’un instant, le temps avait semblé s'arrêter et l’Anglais aurait pu continuer à jouer encore de nombreuses heures avec l’Irlandais.

Il allait forcément falloir se séparer et, d’ailleurs, le psychologue avait plusieurs patients qui allaient arrivé pour leur consultation. Le psychologue raccompagna chaleureusement Alexander en lui promettant de descendre sur Atlantis un beau jour pour disputer une nouvelle partie « sur le terrain Anglais ». Il lui serra une dernière fois la main en toute amitié puis clôtura par une dernière phrase prononcée en toute sagesse.

« Vous recevrez rapidement de mes nouvelles. »
« Avec joie et vous pourrez tester vos ruses sur un échiquier en bois» Lança le jeune homme. En effet il avait un très bel échiquier en bois exotique dans son bureau que lui avait offert pour Noël sa famille. Un Noël qui avait été fait en mars avec la présentation de miss Steele à la famille Hoffman.
« Ce sera avec plaisir. »

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Un quart d’heure plus tard, Alexander Hoffman atteignit la passerelle derrière laquelle se trouvait les quartiers du colonel. Au passage, à travers l’imposante verrière, il pu constater la majestuosité et la beauté de l’Athéna qui se trouvait à proximité immédiate du Dédale pour les opérations de ravitaillement.

C’était magnifique à voir : deux vaisseaux de combat en orbite géosynchrone, leurs baies l’une en face de l’autre, avec des barges qui allaient et venaient en se croisant. La téléportation était utilisée en priorité pour le transport des charges les plus lourdes mais le SGC avait eu l’amabilité d’ajouter dans les cales de l’Athéna du ravitaillement supplémentaire pour le Dédale. Le tout en plus des modules de réparation.
Même s’il avait une capacité de transport supérieure, l’Athéna avait clairement été chargé comme une bourrique pour convenir aux besoin de tous et, même, un petit peu plus. C’était agréable.

Les quartiers du colonel étaient ouverts volontairement. Les deux gardes de la sécurité qui faisaient le planton devant saluèrent l’administratif d’un hochement de tête et l’invitèrent à entrer. L’officier se trouvait au centre de la pièce, entre son bureau et la table basse, en train d’observer la frise des petits écrans qui s’étalaient et faisait la délimitation entre plafond et mur. D’ici, il avait un oeil sur absolument tout. De nombreuses coupes du Dédale apparaissaient sur la majorité de ces écrans. Les contours rouges clignotant témoignaient des importants dégâts et surtout, de la majorité des zones inaccessibles. Il y avait aussi des rapports, via certaines jauges, des graphiques et des pourcentages, des fluides et consommables dans les réserves et citernes.

L’homme s’était débarrassé de sa veste, posée sur l’un des sièges, et il s’essuyait le visage et le haut du crâne avec un torchon tout en collectant les informations. Il avait fait un bref passage dans sa salle de bain pour se rendre un minimum présentable. Il attendait Hoffman et savait qu’ils avaient beaucoup de sujets à traiter. D’ailleurs, il s’attendait à ce qu’il fasse remonter des remarques du CODIR concernant son retard. Cela faisait deux semaines qu’il n’était pas venu faire son rapport en direct et, puisqu’il lui était d’un grade supérieur, ils le prendraient peut-être mal.

Mais le colonel en avait rien à faire. Pas le moindre du monde. Son croiseur avait été endommagé à tel point qu’ils ne pouvaient même pas amérir sur la cité pour réparer. Il fallait procéder aux réparations directement dans l’espace et il savait ses équipes d’intervention complétement dépassée. Les cas d’épuisements nerveux étaient d’ailleurs en train de se multiplier et des informations fragmentaires lui revenaient sur des altercations progressives. Tout le monde était à cran.

Alexander avait pris quelques minutes pour observer le spectacle des deux croiseurs. Ce n’est pas le genre de phénomène qu’on voit souvent. Puis, marcha en direction du bureau du colonel, saluant les gardes à son tour. Une fois dans l’officie, il toisa Steven, en pleine contemplation de ses écrans, l’homme mettait la main à la patte, comme traduisait la sueur qui perlait sur son front. Beaucoup d’humain aimeraient avoir la même forme que ce vieux loup de l’espace. « Colonel... » Il s’approcha pour lui serrer la main poliment. Comme toujours, l’anglais était serein et avenant.

Steven se retourna et le salua en acceptant sa main.
« Monsieur Hoffman. J’espère que l’attente n’a pas été trop longue. Je ne pouvais pas me libérer plus tôt. » L’officier lui montra le siège devant son bureau pour l’inviter à s’installer. Il comptait également prendre place mais attendit que l’Anglais s'exécute avant.

Alexander prit place tout en lui répondant : « Pas de problème colonel, le temps n’a pas été long, j’étais avec monsieur Sidney » Dit-il en toute franchise. Il n’allait pas lui faire une scène pour une attente qui était agréable voir trop courte.

« Bien. Les réparations des avaries les plus graves se sont achevées ce matin. Le Dédale est sorti d’affaire mais nous ne pourrons pas reprendre la route avant un bon moment. Nous resterons en cale sèche pendant deux semaines et ce n’est qu’un début. »

Alexander resta comme à son habitude, croisant ses longues jambes tout en écoutant son interlocuteur. Il y avait encore du travail, mais il était rassuré de savoir les avaries les plus graves stables ou repérés. Cela permettrait au Dédale d’être au sol et non plus en orbite comme une cible potentielle.
« Bon, c’est déjà un bon début pour les réparations urgentes. Une fois sur Atlantis, nous pouvons vous allouer d’autre techniciens, pour vous aider à réparer au plus vite le Dédale »
Steven secoua négativement la tête.
« Je pense que vous ne comprenez pas. Mais je suis en tort, mon rapport ne vous est toujours pas parvenu Monsieur Hoffman. » Il fît une pause avant de reprendre. C’était rare de voir l’officier avouer verbalement et ouvertement son tort. Question de fierté. « Le Dédale est protégé par quatre boucliers. La poupe, la proue et les deux flancs, chacun alimenté par des émetteurs situés sur des zones stratégiques de la coque. Mais nous avons une faille très importante, une déchirure qui courre sur soixante mètres de diamètre. Le blindage, la structure interne et les blocs techniques y sont fortement compromis, y compris ces précieux émetteurs. Le bouclier tribord est donc quasiment inopérant et la structure ne supportera pas la température, ainsi que la pression, d’une rentrée atmosphérique. »

Il fît une pause puis extirpa sa tablette. Il lança la vidéo d’une caméra de reconnaissance d’un F-302 en mission pour constater les dégâts. Il y avait un énorme trou qui avait complètement éventré la partie tribord en exposant plusieurs ponts. L’habillage de plaques blindées était littéralement déchiré et un amas de débris accompagnait les environs.

« Ce qui exclut tout atterrissage jusqu’à réparation complète à l’ancrage. Les réparations prévues sur ce secteur auront pour but de reformer un habillage composite suffisamment solide pour supporter le voyage en hyper-espace. Il faut effectuer ces travaux dans l’espace, nous n’avons pas le choix, et seuls mes hommes sont expérimentés sur les sorties extravéhiculaire. L’Athéna est également pleinement mobilisé. Leurs techniciens sont en train de monter les blocs techniques de remplacement pour nous faire gagner du temps... »

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Oui en effet Alexander n’avait pas bien compris, puisqu’il lui manquait des éléments. Il écouta attentivement Steven tout en regardant la vidéo… intérieurement il était assez impressionné de cette immonde cicatrice sur la coque et des dégâts qui mettaient en danger tout le croiseur. Et en effet, aucun technicien sur Atlantis, n’étaient spécialisé dans les réparations dans l’espace, ou sur de si grands vaisseaux ceux qui avaient ses compétences allaient sur les croiseurs. L’anglais, ne rebondissait pas sur les aveux du colonel, ils savaient tout deux que le militaire n’avait pas transmis son rapport et puisqu’il s’en « excusait » à sa manière Alexander n’allait pas lui remettre une pique dans la figure.
« En effet, je n’avais pas saisi cet élément-là. La seule aide que peut fournir Atlantis est de l’ordre de la détente, pour permettre à l’équipage de se reposer ou de bénéficier d’éléments pour les soutenir. En cas de besoin, vous nous enverrez une demande via mail ». Conclut l’anglais qui ne pouvait rien faire de plus pour accélérer, à son plus grand dam les réparations du Dédale. Comme s’il n’en avait déjà pas fait suffisamment !

« Je n’hésiterai pas. »

Steven posa sa main sur un dossier particulier. Il contenait l’inventaire de tout ce que l’Athéna lui déposait dans les soutes.

« Autre chose : nous recevons actuellement des modules entiers pour remplacer nos nombreux systèmes endommagés. La majorité d’entre eux sont de fabrication récente...des versions que je réclamais au SGC depuis des mois, si ce n’est un an. » Son regard se planta dans celui d’Alexander. « L’ancrage a également signalé que des ressources importantes lui avait été alloué pour des réparations complète. Le Dédale va faire peau neuve une fois de retour sur Terre et je sens que je vous dois ce petit miracle... »


L’anglais soutenu sans aucune peine le regard de l’autre homme, quand il se planta dans le sien. Il aurait été surprenant que Caldwell n’ait point comprit que ce fut grâce à Hoffman, qu’il avait le droit à toutes ces nouveautés. Il en aurait été déçu si celui-ci n’avait pas fait le lien, un homme de cette trempe sans matière de déduction aurait été fort dommage. Il lui fit un faible sourire, qui confirmait les derniers propos de son vis-à-vis. « Vous ne me devez rien colonel. Il est normal que la technologie récente revienne aussi à la flotte entière terrienne. Surtout quand cette flotte va combattre des ennemies bien plus puissants que des Goa'uld ou pour pavaner d’une supposée puissance » Il mentionnait les Russes qui se la pétaient plus qu’ils n'agissent.

Caldwell acquiesça silencieusement.
« Je vous en remercie. L’intervention rapide de l’Athéna a rendu bon moral à l’équipage, ils ne se sentent pas délaissé. » Nouveau silence. « Nous devons traiter d’affaires importantes, j’en conviens. Mais je dois avant tout vous parler du cas du soldat Allen. Si vous avez vu Sidney, vous êtes maintenant au courant qu’elle s’est présentée pour déposer sa démission... »

Alexander hocha la tête simplement. Si l’équipage avait bon moral tant mieux. De toute façon, ils ne seront jamais abandonnés par le CODIR actuel d’Atlantis, cela était un fait. « Oui, le hasard a été plutôt bon, puisque je désirais rendre visite à Sidney, pour lui demander de s’occuper personnellement du cas Eversman et Allen. Le premier ayant fait une tentative de suicide… et apparemment la seconde a aussi fait, à sa manière un égarement » Il se tue quelques instants. Il avait eu le nez creux mine de rien « Je vous écoute colonel. »



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Le colonel plissa des yeux lorsqu’il entendit qu’Eversman avait attenté à sa vie. Quelque part, que l’administratif vienne demander de l’aide à Sidney ne le gênait absolument pas. Il reconnaissait ses capacités professionnelles et le trouvait même talentueux. Au point qu’il en devenait parfois véritablement agaçant quand on se rendait compte que même un colonel ne lui échappait pas.

« L’intervention de Sidney est une bonne chose, en effet. » Caldwell joua de sa tablette pour montrer une photographie de la lettre de démission d’Allen. Il ne comptait pas lui montrer l’original ou les galons qu’elle avait laissé dans ses bureaux. A l’origine, il destinait ce cliché pour le mail qu’il comptait lui envoyer ainsi qu’à Sheppard. « Le sous-lieutenant m’a semblé bouleversé et bien en-dehors de toute objectivité. Elle s’est dénoncée comme entièrement responsable des pertes humaines et matérielles au cours de l’embuscade. Elle s’estime coupable de haute trahison, malgré son traumatisme évident, sans oublier que l’aspect très idéaliste de son caractère la rend bien déterminée à faire l’erreur. »

Il pointa la tablette avant de poursuivre.

« L’échange ne semblait pas possible. Allen avait l’intention de faire valoir son droit de démission ou, à défaut, de se lancer dans une altercation d’envergure qui aurait nuit à sa carrière. J’ai préféré opter pour une solution plus atypique mais néanmoins irrégulière. Je l’ai convaincu de partager la vie de mes techniciens, sans ses galons, et de participer aux réparations pendant deux semaines. En lui offrant une sorte de rédemption qui se finirait sur sa décision de maintenir ou non sa démission. »

Un mouvement de bras négatif, comme s’il avouait une nouvelle fois un tort, ponctua ses propos.

« Une proposition faite bien au-delà de mes attributions, comme vous vous en doutez. Le colonel Sheppard est son officier direct et je doute fort qu’il soit au courant de la volonté de sa subordonnée. Je comptais le tenir informé en même temps que vous. A l’heure actuelle, le soldat Allen se prépare à embarquer pour rejoindre mes hommes. Et il va me falloir votre aval pour concrétiser cette manoeuvre prématurée. »

Il fit une pause.

« Cela dit, je comprendrais tout à fait que vous refusiez cette mutation et rameniez le sous-lieutenant à la procédure habituelle. D’autant plus que la manoeuvre, que j’ai concerté avec Sidney, pourrait être risquée. »

Alexander l’avait comme toujours, écouté et analysé chacun de ses propos. Il voyait déjà la scène arriver à plein nez… Sheppard pas très content qu’on lui pique ses hommes comme ça et surtout pour faire le mariole dans le pôle technique alors qu’Allen n’avait aucune compétence sur ce sujet. Surtout, que cela serait la seconde punition faite par Caldwell sur un officier de Sheppard. Il allait falloir gérer ça… Intérieurement Alexander soupira, les histoires de guerre entre officiers l’indifféraient au plus au point et même s’il adorait John, il fallait bien qu’un jour, il arrête de tout prendre mal, quand ça vient de Caldwell. Même si bon, sur le coup, mister Steven du Dédale était quand même très culotté. En gros, il avait tout prévu et Allen allait débarquer sous peu. Cela pouvait le mettre au pied du mur…enfin non il était clairement au pied du mur même.

« Vous aimez bien retirer les grades des officiers… c’est pour une raison particulière ? Leur apprendre l’humilité et éviter que les autres doivent leurs obéir ? » Il avait dit la première phrase sur un ton ironique et pas méchant. Et Steven pourrait facilement voir la référence avec Frei… Oui cela avait fuité. Dans un sens Trudeau est sur la base alpha, base qui a été construite et dirigée par Hoffman qui s’y rendait très régulièrement. Autant pour voir si tout se passait bien ainsi que sa petite famille de Tairis. L’autre partie était clairement une question, pendant qu’il méditait sur la technique cavalière du colonel.

L’officier resta silencieux un instant. Il fut tenté de prendre sa question assez mal en comprenant qu’il avait appris pour le Major Frei. Elle avait désobéi, risqué sa vie en dévoilant un traitement de faveur qu’avait permis Steven : chose qu’il ne faisait absolument pas, ou par exception, pour ses propres hommes. Il voyait mal comment il aurait pu expliquer au Codir que le second militaire d’Atlantis avait partagé les affrontements des chasseurs spatiaux lors de l’opération Grand Veilleur.
Son regard scruta l’Anglais et il n’y vit que cette façade neutre et imperméable : l’outil essentiel de tout chef. Lui-même l’avait mais ça ne l’empêchait de ressentir une certaine pointe de colère à avoir été piqué de la sorte. Il demeura néanmoins très calme.

« Vous êtes quelqu’un de très intelligent et diplomate, Monsieur Hoffman. Je vous serais reconnaissant de ne pas considérer cette manoeuvre comme une volonté sadique de ma part, même pour blaguer. Retirer un grade n’a rien d’amusant, et encore moins pour moi. »

Caldwell sentait que la situation pouvait déraper et se tendre. Exactement comme lors de son dernier entretien avec l’agent Steele, sa compagne. Il n’était pas d’accord sur certains points et cela avait failli partir loin.

« Le major Frei, tout comme le sous-lieutenant Allen, ont des personnalités fortes et solides qui représentent autant un avantage qu’une malédiction, je ne vous l’apprends pas. Quand elles ont quelque chose dans la tête, ce ne sont pas les mots qui vont les convaincre mais la pratique sur le terrain. Je répète l’exercice d’une punition officieuse que j’ai moi-même subie par le passé : particulièrement pédagogue et efficace. »

L’homme détourna le regard pour fixer le dossier sur son bureau. Il n’oubliait pas ce que l’administratif avait fait pour lui et son bâtiment. Mais ce sujet était différent.

« Le Major a désobéi à mes ordres en entamant la crédibilité de mon commandement auprès de mon équipage. Tout en mettant sa vie en danger quand Atlantis compte sur moi pour la préserver. C’est une affaire entre elle et moi que j’ai réglé en marge de l’administration pour éviter toutes traces dans son dossier. Et il n’y a rien que le major chérit plus que ses galons pour le moment. »

Il lâcha une expression agacée.

« Concernant Allen, j’ai agi, pris des décisions de manière proactive contre sa démission. Non pas pour faire ma propre cuisine mais pour gagner du temps. Vous transmettre l’affaire. C’est maintenant chose faite et vous êtes bien évidement libre de toutes décisions, je n’ai pas l’intention de vous forcer la main. » Il ajouta pour toute conclusion, comme pour appuyer ce qu’il pensait avoir déduit des quelques paroles de l’administratif : « J’ai déjà fort à faire avec mes propres hommes. »

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Alexander aurait été surpris que l’officier ne soit pas piqué tiens. C’est un peu risqué de sa part, de lui rappeler le major Frei, mais bon, cela commençait à le turlupiner de ne pas connaitre la manœuvre réelle de Steven. Ne pouvant que la supposer. Autant rentrer directement dans le plat. Faut dire, qu’il n’y avait aucune explication dans le dossier de Frei et Trudeau n’en avait pas vraiment eu. Il espérait que Steven n’aille pas faire son enquête et ronchonner sur l’officier d’alpha, pour avoir révélé à son chef la vérité. Ne valait mieux pas d’ailleurs. En tout cas, Hoffman, ne demandait pas autant d’explication, il eut l’impression d’être le papa a qui ont se justifie, cela lui rappela la conversation avec Sidney.

Bien entendu qu’il savait qu’il fut un homme intelligent, au vu de ses test de Qi, il n’était pas seulement intelligent, il était bien plus. Mais, jamais il ne viendrait à s’en vanter, au contraire de Mckay qui n’était pas le cerveau le plus développé d’Atlantis, comme il aimait le dire tout haut et un peu trop fort. Steven avait une manière de parler très intéressante… se rendait-il compte du nombre de mot et de phrases cachées qu’il dispensait ? Il était facile d’analyser et d’en déduire certain élément. Sidney devait se régaler avec lui.

Et puis intérieurement… il devait se l’avouer, cela l'amusait grandement. Il était réellement facile de faire monter sur ses grand chevaux Caldwell. Ce qui l’amusait n’était pas de le chercher puisqu’il n’était pas pervers, mais la manière et la multitude de sous-entendu que laissait paraître le colonel qui conclut sur un geste agacé. Il marchait par déduction et essayait de désamorcer et justifier tout le questionnement de civil. Il laissa quelques minutes s’écouler.

« Je ne vous considère point comme un homme sadique. Même si beaucoup aiment le croire. » Dit-il en première introduction. « Voyez-vous colonel, je suis quelqu’un de curieux et qui apprécie qu’on explique son propre raisonnement, afin d’y trouver une véritable valeur et éviter de déduire, comme vous le faites à cet instant les raisons d’un agissement. Avec le risque de me méprendre sur des valeurs ou des intentions. » Le non verbal d’Hoffman était clairement contrôlée et indiquait à Steven, qu’il n’était pas dans l’agression, bien au contraire. Mais dans la communication et l’appréciation de ses propos. En somme il appuyait ses propos avec des gestes éloquents pour que le colonel, ne se trompe pas sur le discours. En somme c’est de la manipulation, mais pas dans le sens mauvais du terme. C’est pour cela qu’il est un excellent orateur.

« Retirer les galons d’Allen m’a intrigué sachant que vous l’aviez fait avec le major Frei. Il fut alors normal que je vous demande votre raisonnement, pour vous octroyer mon consentement à cette seconde chance. Aussi cavalière soit-elle. » Là, il venait de lui dire oui. « Vous avez eu un bon résultat sur le major, Allen ayant des similitudes de comportement et des ambitions identiques, vous pouvez escompter un résultat prometteur et éviter un circuit classique qui de toute manière ne l’aidera pas à voir l’ampleur de son erreur. » Il hocha doucement la tête. Dans un sens Hoffman avait aussi eu le droit aux pourquoi du comment du major Frei et cela lui convenait. Cela étant passé, il n’allait pas revenir là-dessus. C’est le côté chef d’entreprise ça, qu’importe la manière tant que le résultat est positif, c’est accepter, du moins, là ce fut dans son dos, mais il ne pouvait pas revenir là-dessus et il était plutôt d’accord avec cette technique. Il faut savoir passer par d’autres chemins. « Je m’occuperai de Sheppard. » conclut-il.

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    Alexander Hoffman
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Le colonel l’avait écouté jusqu’au bout.
Il enragea intérieurement d’être face à quelqu’un dont les capacités à le faire parler étaient aussi poussées que Sidney. Il détestait ça, il se sentait comme désarmé. Et on a beau enseigner l’humilité à ses subalternes, c’est toujours aussi difficile pour un vieux loup rompu à la vie militaire de voir un jeunot le faire marcher aussi facilement. Mais d’un autre côté, Hoffman n’avait pas obtenu ce poste en restant aveugle. Son sens de la psychologie, de la diplomatie, lui permettait de le conserver et de chasser des ennemis trop ambitieux. Berkham avait été d’ailleurs l’un des meilleurs exemples de la dangerosité d’Alexander.

Il fallait se faire une raison. Chacun avait ses armes.
L’administratif ne pourrait pas diriger un croiseur de combat, se battre contre plusieurs cibles, définir les priorités de l’équipage au milieu du feu. Et lui ne saurait jamais faire parler un vieil officier en deux phrases et une ironie très bien placée. En répondant, il avait bien sous-entendu ce fait. L’officier lui avait servi exactement ce qu’il voulait savoir et il le ramenait également au mauvais coté de faire autant de déduction. Mais c’était bien là la déformation professionnelle d’un commandant de vaisseau.

« Vous n’y êtes pas. » Corrigea Caldwell, néanmoins content de replacer le contexte concernant le sous-lieutenant. « La situation du soldat Allen est différente. Je lui ai demandé d’abandonner son grade parce que je ne peux pas incorporer un officier dans une équipe habituée à suivre les ordres d’un simple sergent-chef. Sans oublier l’environnement radicalement différent entre la réparation technique et le management militaire. »

Il utilisa de nouveau sa tablette pour afficher la composition de l’équipe soir des techniciens du Dédale. Il lui tendit l’objet.

« Sous réserve de votre accord. Le sous-lieutenant va intégrer l’équipe de nuit au milieu de soldat du rang. L’un d’eux est décédé durant l’embuscade. Le risque serait qu’elle révèle sa “trahison” et se fasse détestée de l’ensemble du groupe. Qu’elle soit tenue pour responsable de cette mort. Mais j’ai pleine confiance en mes hommes. Je veux qu’elle comprenne qu’elle ne peut pas tout contrôler durant une guerre et sa participation aux réparations l’aideront à y voir plus clair, côtoyer des soldats différents qui ne la jugeront pas responsable... »

Il fit une pause.

« Sidney compte en profiter pour lui demander d’animer un groupe de parole particulier. Plusieurs soldats ont été confronté directement à des Wraiths et cette jeune femme est la seule, dans ce croiseur, a avoir lutté contre eux de manière courante. »

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La discussion semblait repartir de manière moins tendue. Tant mieux et Hoffman, s’il le désirait avait une manière de la rendre désagréable, mais il ne le fit point. Le colonel, semblait plutôt satisfait de lui “montrer” qu’il avait tort concernant Allen. Un fin sourire se fit néanmoins sur les lèvres d’Alexander, très discret voir trop discret même. La justification de son vis-à-vis, reprenait sa question sur les grades. Retirer un galon pour éviter le commandement et donc l’obéissance, cela revenait tout bonnement au fait que l’environnement n’y était pas adapté. On envoie pas un officier dans une garnison de technicien composé exclusivement de soldat du rang et qui n’a jamais eu de gradés dans ses rangs enfin pas d’officiers. Enfin bon, l’homme laissa la joie à Caldwell de rebondir pleinement. Il faut savoir faire des concessions dans la vie. Ainsi, il hocha la tête en signe d’accord. De toute façon, la raison était logique.

Qui a dit que les personnes âgées ne savent pas utiliser la technologie ? Hin ? Eh bien ce bon Steven semblait adorer sa tablette, vu sa manière active de l’utiliser et c’est une bonne chose. Alexander s’avança, pour regarder la composition de l’équipe. Il observa chaque personnalité, trouvant encore une fois un aspect assez paradoxal. Le Dédale était rigoureux, tout semblait cadrer au poil près et voilà qu’une jeune femme blonde à la coupe loin d’être professionnelle se trouvait ici. Ce vaisseau est plein de contradictions, mais des contradictions positives et riches. Et il aimait beaucoup cela. Son regard s'attarda un peu sur la jeune femme, mais ne fut pour le moment aucun commentaire.
« Qu'adviendra-t’il si elle se dévoile en tant que « traitre » ? » Une question légitime.
« Les hommes sont éprouvés. Ils pourraient malmener quelque peu le sous-lieutenant à ses débuts je pense. Mais c’est une femme solide, elle tiendra. Comme je l’ai dis, j’ai confiance en mes hommes et encore plus envers le sergent-chef Tyrol. Je l’ai enjoins à veiller sur Allen mais de la maintenir à sa nouvelle place. » Il hocha lentement la tête. « Ils ont beaucoup à s’apporter mutuellement et je pense que cela pourrait être la solution à sa culpabilité. Et puisque vous avez demandé à Sidney de suivre son cas, elle sera bien encadrée. Ce sera rude mais très salvateur pour ce soldat... »
Alexander hocha une nouvelle la tête. « Certains n’apprennent que par la dureté d’une expérience. » Il en savait quelque chose, il fallait parfois mieux se prendre une claque dans la figure que des petites tapes sur l’épaule avant le coup de boule fatidique… « Nous verrons donc et j’espère que cela sera profitable au sous-lieutenant aussi qu’à vos hommes. Vous me tiendrez au courant. » Il lui épargnait un trait d’humour, pour lui dire que de toute façon, il saura au courant d’une manière ou d’une autre. Et Steven devait avoir compris, que son homologue masculin avait beaucoup de ressources.

« L’idée du groupe de paroles est très intéressante. Sidney m’en a montré un, juste avant de venir vous voir, c’est plutôt efficace, bien plus que je l’aurait pensé et niveau humilité enrichissant » Dit-il sans détour.
« Ce brave Sidney...je me demande ce qu’il ne vous a pas encore montré. » Fit Caldwell dans un élan ironique. « J’ai eu vent de vos sous-effectifs concernant les psychologues sur Atlantis. J’ose croire que vous ne me débaucherez pas Sidney. C’est un homme très apprécié et reconnu sur mon bâtiment, y compris de moi-même. Je ne voudrais pas le voir déménager sous vos arguments indémontables... »

Il allait avoir une tempête demain ! Steven qui fait de l’ironie. Une grande croix sur un calendrier sera faite… sur celui d’Erin même ! Pourquoi Erin ? Oh juste pour l’emmerder clairement, puisqu’elle était un peu en froid avec l’homme et qu’Alexander y voyait une manière de la bisquer gentiment pour enclencher une série de taquinerie digne du couple “Hoffteel ou Steeman” au choix. Bref, il en éprouva une certaine satisfaction intérieure de voir que cet homme avait de l’humour. Alexander lui fit un rictus amusé. « Si vous savez … Le Dédale est plein d’intérêt et d’une grande richesse qu’on ne peut percevoir que quand on nous le fait découvrir. » Voilà, il l’avait placé sa petite phrase sur le vaisseau et ce qu’il aimait dans ce bâtiment aux allures rigide et ennuyant… une image fort heureusement puisque la réalité était bien plus vaste et surprenante. Et bien il n’était pas le seul à savoir des choses. Bon faut dire que ce n’est un secret pour personne, Alexander serait même un tantinet mauvais, de dire que certain ancien psy n’était plus à la hauteur et que leur départ ne fut pas si pénible. L’homme eu un petit rire doux « Vous garderez Sidney… pour le moment. » Il laissa sa phrase en suspend pour taquiner un peu avant de reprendre sérieusement. « Oui, nous avons eu de nombreux départs. Et j’espère que nos nouvelles recrues seront à la hauteur. D’ici là, le Dr Falcon est seul et ne peut se dupliquer. ».
« Je défendrais la conservation du poste de Sidney sur le Dédale bec et ongle. » Répondit Steven, bien plus sérieux.
« Je n’en doute pas un instant ». Enfin bon… sans vouloir être prétentieux, si Hoffman décide le contraire par un beau jour illuminé par une quelconque raison justifiable… la défense du colonel devrait être plus résistante que celle du gouvernement Russe ou Chinois. Mais bon, cela n’arrivera pas, il n’y avait aucune raison d’aller à l’affrontement. Un échange, ou un “prêt” du bébé était suffisamment pour compenser le manque de psychologue compétent ou présent. Sidney appartient au Dédale, il fait partie des “meubles” en somme.

Alexander se remit au fond de son fauteuil. Une question lui venait en tête et c’est le bon moment de la mentionner. « Avez-vous déjà vu un Tairis en chair et en os Colonel ? » Alors là, hors de contexte ça peut-être bizarre… mais bon, Seven devait se douter que ce ne fut pas sorti du chapeau comme ça.
Il haussa les épaules.
« Seulement sur les rapports d’Atlantis et les dernières entrées sur la base de données. »
« Bien. Cela ne vous fait nullement peur ? Surtout si un jour, ils doivent venir sur un des deux croiseurs pour prêter “patte” forte dans un conflit avec les Wraiths ? » Cela allait arriver un jour, la rencontre prochaine Natus/Tairis allait déclencher les foudres des félins, qui ne seront pas contre de se battre pour protéger leurs alliés. Vilma avait évoquée cela trouvant les Wraiths digne des pires parasites de la galaxie. Et Hoffman, préférait s’assurer que si un jour, ils devaient emporter des Tigres avec eux, que cela ne soit pas perçu mal par chacun.
Caldwell comprit immédiatement cette finalité.
« Je déteste que l’on change mes habitudes, la routine de mon équipage » Avoua-t-il. « Mais tant que l’intégrité même de mon vaisseau, et la sécurité de mes hommes, ne sont pas compromis : je ne vois pas ce qui me donne le droit de refuser ces représentants. D’autant plus qu’il me semble avoir entendu qu’ils se sont déjà rendu sur Atlantis et que la coopération est bien vécue sur le site Alpha... »

Il n’est pas surprenant qu’il n’aime pas qu’on lui change ses petites habitudes… cela n’étant pas lié seulement avec son âge et puis bon c’est humain d’aimer quand tout roule sur des roulettes dans un environnement stable et rassurant. « Oui, une tigresse est venue : Vilma. Elle n’a rien détruit, sauf un bureau, pensant qu’il allait supporter son poids. » Cela fut cocasse comme situation, elle voulait simplement dormir en hauteur et avait brisé le bureau du RDA. La tigresse, s’était sentie bête et il ne l’avait jamais vu aussi mal à l’aise depuis qu’il la côtoyait. « Ils font relativement attention quand on leur dit de le faire, mais cela reste des créatures puissantes et qui oublient leurs forces ou leurs poids par moment. Vilma étant une femelle de 4 mètres de long sur 1m75 au garrot reste assez discrète. Mais vous risquez d’avoir des mâles toisant aisément les 2m20 au garrot avec une longueur de 4m50 et la carrure qui va avec. Outre le fait qu’ils sont très impressionnants, ils peuvent sans le vouloir causer des dégâts. Si cela arrive un jour, il faudra aménager une salle pour qu’ils puissent y rester. Et accessoirement concilier d’avoir la dominante a la baie de commandement. Leurs soucis seraient de faire l’erreur de penser que ce sont des animaux… de simples animaux. Il faudra bien briefer nos équipes » Le discours étant plus, pour que Caldwell ait les détails sur les tigres que pour lui tenir la main. « Quand les réparations vous prendront moins de temps, j’aimerais que vous veniez en rencontrer, histoire de vous faire une idée, de ce qu’il risque de vous attendre afin éviter de désagréable surprise ».

Caldwell n’aimait pas du tout l’idée. Mais ce n’était pas quelque chose de nouveau de devoir s’adapter à des visiteurs. Ce ne serait pas permanent.
« C’est compris. Je me libérerai pour faire cette rencontre. Et en ce qui concerne un potentiel transport, j’ai bien conscience que ces créatures ne sont pas de simples animaux...mon équipage saura faire preuve de respect. Je pense que la meilleure solution, mis à part la dominante, serait d’aménager l’une des baies de chargement du fret pour convenir à leurs besoins. Qu’ils ne se sentent pas tout simplement parqué. Il faudra réaliser une prévision du matériel dans le cas où cette manoeuvre se réaliserait. »

Il apparaissait primordial que son homologue rencontre des Tairis, pour la raison simple : de voir ce qui l’attendait et aussi que les tigres assimilent le colonel comme un homme important.
« Je tâcherai de faire coïncider votre rencontre avec les Tairis quand Aya et d’autres tigres serrons sur Atlantis. Quant à votre idée d’aménagement, cela me parait judicieux ».
Le sujet tigre étant traité. Il fallait passer aux choses sérieuses et l’anglais laissa la balle à l’Américain.



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Pour le colonel, c’était d’ailleurs la raison majeure de la présence d’Hoffman dans son bureau. Il y eut un léger moment de flottement où l’expression de l’officier se rembrunit quelque peu.

« Bien... »

Il était temps de parler de cette embuscade. Les rapports papiers ne suffisaient jamais et c’était bien logique. A la fin de toute opération, les supérieurs effectuaient un débriefing et l’homme y avait échappé consciencieusement pendant quatorze jours. Ce n’était pas de la peur ou une quelconque évasion mais il n’avait pas du tout envie de revenir sur ces événements. La mission était un échec, elle avait coûté la vie à quatorze braves soldats sans compter les importants dégâts matériels et le moral en berne de son équipage : un vrai désastre.

Le colonel se rassura néanmoins, l’espace d’un instant, de n’avoir à faire qu’avec Alexander pour son rapport en direct. Il aurait été difficile, voir même particulièrement houleux, d’en traiter avec l’agent Steele. La rancune est tenace, surtout pour les militaires de la vieille école. Donc, quelque part, il valait mieux que ce soit lui. Même si, soyons honnête, l’idée qu’il puisse lire en lui comme dans un livre, tout comme Sidney, lui déplaisait prodigieusement.

Le colonel ouvrit l’un de ses tiroirs pour en retirer son bloc note. Il l’ouvrit à l’emplacement de son brouillon du rapport qu’il avait l’intention de rédiger et le lui tendit.

« Le premier jet de mon rapport final qui vous parviendra en soirée. Voici son contenu : » Il s’éclaircit discrètement la voix. « Nous avons émergé de l’hyperespace paré au combat à proximité immédiate de la planète de réfugiés Natus. Un vaisseau ruche se trouvait en pleine opération de sélection et envoyait, selon nos capteurs, près de quatre-vingt dix pour cent de son escadrille sur la planète. Notre priorité consistait à retarder au maximum l’opération de sélection pour désemparer entièrement le vaisseau de ses capacités évasives. »

Le colonel chercha durant un temps le plan basique d’un vaisseau ruche sur la tablette pour appuyer ses explications.

« Pour se faire, Les F-302 ont eu pour ordres d’intercepter, ralentir et compromettre l’activité des darts en atmosphère planétaire. Pendant ce temps, nous avons manoeuvré et ciblé les plateformes d’envols pour interdire le dépôt des captifs. Tout se passait bien, nous avions l’avantage de nos boucliers et, lorsque l’ennemi manoeuvrait pour protéger ses baies, nous nous attaquions à sa propulsion. »

Il fît un silence lourd de sens.

« Mais nous étions attendu. Deux vaisseaux ruches sont sortis de l’hyperespace sur des positions d’interception précises, favorable à un tir soutenu. Leurs niveaux d’énergie étaient intégralement dérivés sur leur armement et nous avons subi un assaut très violent. »

Le colonel chercha parmi les rapports interne du Dédale et se connecta à l’observatoire. Les caméras-télescopes avaient suivi le combat pour la boite noire, c’était le protocole. La vidéo était de mauvaise qualité du fait du bouclier activé et des nombreux gazs qui s’étaient accumulé à l’intérieur de la protection. Il y avait également une chaleur importante qui dilatait la lentille de l’engin. Mais malgré tout, on voyait les nombreux tirs des canons de ligne du croiseur atteindre la cible. C’était évident, par ces images, que le Dédale avait su prendre une position stratégique très avantageuse et qu’il dominait le combat à grand renfort de manoeuvres de précision.

Mais soudainement, des dizaines d’explosions contre le bouclier. Le grésillement de la vidéo montre combien cela a du être violent dans les entrailles du croiseur. Des éclats plasma remontent le long de la protection en témoignant d’une contrainte décuplée et d’un affaiblissement progressif du bouclier. La caméra se tourne alors rapidement pour zoomer et se focaliser sur les deux nouveaux vaisseaux ruches qui pilonnent à un rythme fou.

« Cet assaut a manqué de faire tomber nos boucliers. Nous avons subi de nombreuses avaries et nous avions perdu, dès lors, tout avantage sur l’équilibre des forces : nous avons été contraint d’abandonner le combat. L’ennemi, aidé par son troisième vaisseau ruche, a tenté de nous empêcher de fuir par l’hyperespace. Nous avons creusé notre vecteur dilatoire par la force. Au moment où nos moteurs se sont activés, nos boucliers sont tombés et nous avons reçu trois tirs plasma. »

Son regard se perdit un instant dans le vague. Le colonel remontait dans les souvenirs, c’était un véritable chaos à ce moment là. La dernière seconde, la toute dernière seconde, il avait senti ces trois terribles tremblements qui avaient tonné dans le croiseur. Il entendait encore les cris de stupeur de ses subordonnés au moment du choc. Le hurlement des différentes alarmes, certaines témoignant d’avaries si vitales qu’il ne les avait entendu que lors de ses examens en simulateur.

« Nous n’avons pas atteint le point de rendez-vous convenu avec nos F-302. Les mesures de sécurité nous ont fait émerger en plein territoire Wraith, non loin d’une ceinture d’astéroïdes orbitant autour d’une géante gazeuse. L’un des tirs a éventré le calista d’éjection de notre propulsion à travers le blindage. Les gazs non évacué se sont accumulés en une poche à fond de câle qui a ensuite pris feu. L’équipage de sécurité a tenté de le contenir mais son intensité était si importante qu’elle a débordé jusqu’aux blocs de transmission des combustibles. »

Caldwell se tût un instant.

« L'ingénierie avait perdu une partie de ses capacités de contrôle des dégâts, cet endroit en faisait partie. Ils n’ont pas eu le temps de s’organiser autrement et la détonation a conduit à une décompression explosive. Destruction des émetteurs du boucliers tribord, système d’hyperespace fortement compromis, cinq mort et douze blessés. Et un incendie de plus en plus menaçant. »

Steven soupira. Ces moments avaient été l’un des pires pour bon nombre d’entre eux dans toute l’histoire du Dédale. Même l’embuscade des Wraiths lors de leur alliance vaseuse avait été moins terrible. L’officier reprit néanmoins le fil de son récit.

« Dans l’incapacité de repartir, nous vous avons envoyé par voie de message subspatial un message codé en morse pour vous alerter de l’échec de la mission. Mes hommes se sont efforcés de réduire l’incendie et de réparer notre propulsion. Nous nous sommes placés en ordre de navigation silencieuse et avons coupé nos systèmes de communications radio, raison pour laquelle vous n’avez plus reçu de nouvelles de nous pendant treize heures. De nombreux croiseurs et escadrilles de darts ont patrouillé dans le secteur, probablement alerté par notre arrivée précipitée. »

Hoffman ne savait peut-être pas ce que cela signifiait. Mais l’ordre de navigation silencieuse imposait une utilisation extrêmement limitée des technologies à bord pour que l’émission électromagnétique soit minimale. Plus de signature distincte, vous voyez ? Cela avait l’avantage de présenter le Dédale comme un vulgaire débris satellite de la ceinture d’astéroïde aux yeux des patrouilles ennemies. Mais l’équipage combattait alors les flammes sans système de secours, sans téléportation, quasiment sans lumière. Les techniciens s’étaient affairés aux réparations sans radio et avec des outils basiques, sans robotique de soutien ni utilisation des protocoles de secours du Dédale.
Oui, en y repensant, le colonel songeait qu’il avait de sacrés hommes sous ses ordres. Il était fier d’eux, de leur courage et de leur ténacité. Ils avaient filé sous le nez des patrouilles durant treize heures.

« L’incendie a perduré malgré tous nos efforts. Nous étions à court de matériel et de ressource anti-incendie. Alors le chef Tyrol a proposé une idée osée. Notre propulsion hyperspatiale restait inopérante à cause de la destruction du calista d’éjection. Tant que nous ne pouvions pas évacuer ces gazs dans l’espace, nous ne pourrions pas utiliser la technologie. Alors nous avons conçu une dérivation d’éjection à travers les coursives du Dédale. Et nous avions l’intention de condamner plusieurs ponts et cellules pour que cet incendie y soit éjecté en même temps. Cette manoeuvre réglerait nos deux plus grosses problématiques mais il fallait agir rapidement. »

Il fît une pause.

« La navigation silencieuse a ses limites...nous avons été repéré trop tôt par une escadrille de darts. L’alerte a été donné et plusieurs croiseurs ont directement convergé sur notre position. Le bouclier n’ayant pu être restauré et nos systèmes d’armements à leur minimum, j’ai pris la décision de nous enfoncer dangereusement dans la couronne d’astéroïdes. C’était tout aussi téméraire que désespéré. Nos artilleurs ont eu pour ordre d’abattre un maximum d’obstacles pour nous dégager la voie. L’ennemi disposant de bâtiments plus massif que le nôtre, ils subiraient plus de dégât et navigueraient à plus faible vitesse. »

Le bruit des impacts sur le blindage.
La roche qui déchirait sans arrêt le métal en laissant les structures à nues, dangereusement exposées. C’était une tempête de pierre dans laquelle ils s’étaient aventurés et les artilleurs, aussi braves et volontaires, ne pouvaient pas rivaliser avec un nombre si important et une telle vitesse. Sans bouclier, le Dédale subissait des atteintes de toutes parts. La verrière de la passerelle s’était en partie fissurée, les alarmes chantaient dans tous les sens et l’équipage perdait confiance au fur et à mesure que le croiseur était ébranlé par les impacts.
Tyrol était sur le point de finir sa dérivation. Tout le monde comptait sur lui et ses équipes. C’était leur dernière chance de s’en tirer.

« De nouveaux dommages. L’un de mes techniciens est resté coincé dans l’une des coursives qui servirait à l’éjection de l’incendie. » Fit Caldwell plus nerveux. « Nous ne pouvions tenir indéfiniment...le sergent-chef m’a signalé le problème et il tentait de découper l’un des sas pour l’atteindre. Mais ce sauvetage prendrait beaucoup trop de temps, notre survie en dépendait. » L’officier regarda Hoffman dans les yeux, sans honte ni défiance. Il le regardait simplement pour poser les faits tels qu’ils s’étaient déroulés. « J’ai autorisé Joss Harwel à contacter l’officier de transmission, le lieutenant Liz Kendricks, avec qui il entretenait une relation secrète afin de suivre sa dernière volonté. Puis j’ai personnellement activé la manoeuvre de ventilation, amenant à la mort de ce technicien. » L’officier laissa un silence gênant peser lourdement sur l’acte qu’il venait de déclarer. « Il y aura une enquête légitime en ce sens une fois de retour à l’ancrage terrestre. L’incendie a été évacué, la propulsion par hyperespace rétablie et nous nous sommes enfuis en direction du point de rassemblements des F-302. L’équipage s’efforçait alors à réparer nos nouvelles avaries et les importantes fuites d’atmosphère causées par les météorites. Nous nous pensions enfin séparé de l’ennemi...mais il nous avait abordé à notre insu... »

Caldwell trouva le regard interrogatif d’Alexander et acquiesça.

« Nous n’avions plus de boucliers, l’évasion dans la couronne d’astéroïde avait malmené tous nos systèmes de capteurs. Les Wraiths ont abordé le Dédale avec un effectif réduit en passant par les cales. Ils ont attaqué par surprise plusieurs équipes d’interventions et ont éprouvé notre sécurité interne. Mais nous les avons surpassé après deux heures d’un combat acharné... »

L’officier soupira.

« Ils ont néanmoins tués plusieurs membres d’équipage avant cela. Le Dédale s’est rendu sur le point de rassemblement : tous les F-302 étaient présents, une bonne nouvelle. Nous avons maintenu nos réparations d’urgence et avons rejoins l’orbite Lantienne dès que possible. La suite...vous la connaissez... »

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Bon, les voilà dans le vif du sujet, la fameuse embuscade qui avait causé tant de perte et qui « clouait » le Dédale à l’orbite. Alexander prit le brouillon de son homologue masculin, le parcourant de travers. Il ne comptait pas le lire, maintenant les explications orales du colonel, n’allait pas tarder avec son petit bruit de gorge pour se donner un ton plus fluide.
Déjà, le coup du vaisseau ruche qui était en train de se gorgée de Natus était une belle surprise. Enfin pas pour Alexander, mais s’imaginait la tête du Colonel, en débouchant de l’hyperespace découvrant cela. Un vaisseau, qui n’aurait pas dû avoir cette maudite planète. La reine, avait bien jouée et c’est avec aigreur que l’anglais ne pouvait constater ce coup de maître en fourrant un mouchard dans les civils Natus. Après tout elle était venue pour ça et non pour détruire Magna. Et en y réfléchissant bien, il aurait fait de même à sa place histoire de récupérer discrètement la véritable raison de sa présence. Si la reine Wraith sait jouer au échecs (chose impossible) elle devait être aussi redoutable que Sidney ou Alexander.

Le regard d’Alexander alla sur le plan du vaisseau ruche, suivant les explications du colonel sans rien dire. Il dut l’encourager du regard quand certains silences se faisait. Histoire de lui manifester son attention la plus totale. D’ailleurs, l’homme toisait régulièrement, les vidéos et images que lui montrait le colonel, tout en restant parfaitement silencieux. Les explications était assez clair et les termes militaires lui était connu, depuis le temps qu’il lisait les rapports et travaillait pour le SGC.

L’anglais avait une bonne imagination et se projetait dans les dires de l’homme. Essayant de percevoir dans le visage du colonel ce qu’il avait pu ressentir. Il lui avoua le « meurtre » ou plutôt le sacrifice de l’un de ses fameux techniciens. Sidney lui en avait parlé et il ne comptait pas accabler le colonel en lui rappelant qu’il devait voir un psy ou des conséquences de cet acte. Cela était malheureusement le rôle d’un leader de devoir envoyer à la mort des personnes pour le bien de la communauté.

Quand tout le rapport fut fini, l’anglais hocha la tête… eh bien, le Dédale avait été dans une belle confusion et avait eu de la chance dans son malheur.
« Cette reine à fait un coup de maître… Vous avez un sacré équipage pour avoir tenu aussi longtemps et permettre au Dédale de rentrer. ». Il se dit qu’il serait bon de leur faire un communiqué pour leur souligner leur courage et leur prouesse… cela serait bon pour le moral des troupes. « Je ne peux que souligner leur courage et le CODIR fera un communiqué dans ce sens » Il soupira se redressant, qu’avait-il à dire de plus ? Que c’est malheureux, oui cela l’était et le colonel le savait très bien. « Concernant votre action sur monsieur Harwel, aucune poursuite ne vous sera incombée, c’est une question de survie et cet homme a donné sa vie pour vous permettre de vivre à tous. Je suppose que les dispositions ont été prise envers sa compagne ? Ne pas mentionner sa relation, même interdite, évitera bien d’autre peines non ? » Il se questionnait sur la conséquence tout en informant qu’il bloquerait clairement un quelconque blâme injustifié envers le colonel, pour avoir sacrifié un de ses hommes. Il connaissait bien les rouages du SGC et de leurs militaires bien-pensants, ils ont tendance à punir sans faire attentions aux faits.


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    Alexander Hoffman
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Steven Caldwell



Le colonel acquiesça silencieusement.
Les mots d’Alexander étaient bien choisi et le fait qu’un homme de son importance reconnaisse la dureté de l’épreuve ne donnait que plus de poids à son intervention. Effectivement, les Wraiths avaient frappé fort et le Dédale avait bien failli ne pas revenir.
Il répondit après un moment de réflexion.

«Je crains malheureusement que les hautes sphères ne soient pas du même avis lorsque je retournerai à l’ancrage. Ils ont maintenant une nouvelle raison de s'intéresser à mon remplacement. »

La conservation du colonel à la tête du Dédale était une lutte constante. L’homme n’avait jamais été le premier choix de l’amirauté et seule son expérience plus avancée que tous les autres commandants le préservait du remplacement. C’est d’ailleurs pour ça qu’il était toujours en poste à son âge. Mais son éviction n’était qu’une question de temps, cela ne faisait aucun doute. Il ne fallait pas être naïf à ce sujet.

«L'intérêt du Codir à l’égard de mes hommes serait très apprécié, effectivement. En ce qui concerne la relation entre les deux militaires mis en cause, mon rapport n’en fera pas mention. Et encore moins de l’échange radio. Harwell comme sa compagne ne méritent pas d’être déclassé. Nous avons tous déjà suffisamment encaissé. » Il fît une pause avant de reprendre. «J’aimerai d’ailleurs solliciter votre aide pour qu’elle soit débarquée sur Atlantis afin qu’elle change d’air. L’environnement du Dédale est devenu nocif à son état mental... »


Alexander Hoffman



Alexander ne sut si la mention du remplacement du colonel, était une crainte réellement exprimée sans but pour le principe de faire prendre conscience à l’anglais qui se battait chaque jour pour conserver son poste ou s’il en avait une, comme chercher à travers son interlocuteur un soutien politique. Se rassurer qu’il ne fût pas seul dans son vaisseau avec les griffes de plus en plus présente des hautes sphères, désirant mettre un commandant plus jeune et plus maniable. Le gros problème des personnes vieillissantes : elles sont toujours au début recherchées et quand on se rend compte qu’il en devient difficile à manager des dinosaures, on se met à regarder vers la jeunesse peu rodée par la dure vie ! L’humain n’apprend jamais, si un CODIR souhaite maîtriser chaque responsable au bout des doigts, il faut soit en faire des personnes de confiance et connaître les leviers pour les faires adhérer, mais cela demande du temps et de l’investissement, soit mettre des jeunes loup ambitieux et pas trop malins. Mais bon, le SGC et ses sphères de bureaucrates sont trop dans l’égocentrisme pour oser voir dans leur miroir qu’ils ne sont que des pions un peu trop ambitieux et pas si malin que ça. Persuadé qu’en tapant du poing tout le monde se plie à leurs désirs. Cela doit leur faire drôle d’avoir de vraie résistance en face d’eux.
Le regard de l’anglais se figea sur les prunelles brunes de son interlocuteur.

« Pour vous remplacer, il faut passer par moi et les hautes sphères n’ont pas suffisamment de courage à l’heure actuelle pour tenter l’affrontement. Celui-ci étant éparpillé, il faudra attendre une autre occasion, pour trouver le reste des morceaux et repartir en guerre. » Cette phrase était dite avec le même ton calme et agréable de l’anglais. Mais était d’une extrême violence quand on prenait le temps de réfléchir à chaque mot si habilement replacé. L’anglais était clairement en train de dire à son interlocuteur, qu’il avait déjà réduit à néant toute once de menace et d’une façon très forte pour avoir brisées et pliées en deux les tentatives et surtout avoir réussi à faire reculer dans leur terrier, les dents longues.

Alexander, hocha la tête, son coude était replié sur l’accoudoir et sa main touchait sa mâchoire. Une posture toujours élégante malgré une fausse « nonchalance ».
« Accordé. Elle pourra même se ressourcer au campement Athosien, si la nature l’aide à calmer son chagrin » Il comprenait parfaitement que l'environnement n'était pas propice et saint pour la jeune femme endeuillée. « Lui en avez-vous parlé ? »


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Caldwell n’était pas né de la dernière pluie.
Les propos d’Alexander étaient parfaitement mesuré, parfaitement dosé pour préciser qu’il avait déjà bataillé pour conserver la place du colonel, ou du moins, pour en écarter la menace. Il n’y a rien de pire que la politique lorsque l’on occupe un poste à responsabilité. Bien que cette notion n’a pourtant rien à faire là, les ambitions de personnels hauts gradés briment sévèrement des postes qui se délitent sous les convoitises de chacun.
Steven avait souvent eu à faire à ce type de principe et il s’y était souvent trouvé mouillé bien malgré lui, même si celui-ci l’ulcérait, il ne pouvait que manoeuvrer dans le système au lieu de le combattre.

Manoeuvrer seulement.
Alexander, lui, jouait avec cet environnement comme si les pièces d’un échiquier plus vaste n’étaient pour lui qu’une vulgaire bataille avec un jeu de cartes manquantes. L’officier tiqua un instant sur sa phrase, profitant du moment qu’il lui laissait à la réflexion, pour se rendre compte qu’il n’avait pas été directement attaqué depuis un moment. Bien sûr, il y avait toujours les pressions et les coups bas dans le milieu. Mais la menace, bien que omniprésente, prenait un niveau ridicule depuis sa première mobilisation. Et étrangement, cela coïncidait avec la prise de fonction d’Alexander.

Steven releva la tête lorsqu’il comprit finalement le jeu de corde secrète qui faisait partie intégrante de son métier. Cet homme était redoutable, menait des plans de génie, l’amenant à surpasser jusqu’aux attaques du goa’uld qu’était Berckham. Pour faire simple, Alexander était comparable à un baron du crime tout à fait meurtrier par le papier. Tout en finesse et en douceur pour un résultat détonnant et optimal. C’était une chance qu’il soit du bon côté de la barrière. Il se montrait être pour le colonel un allié des plus précieux, un “protecteur politique”, mais également un rival des plus mortels.
Heureusement, cet homme était ouvert au dialogue et ses capacités en terme psychologique le rendaient encore plus dangereux. L’officier se surprit à penser que dans le cas d’un affrontement entre eux deux, il n’y aurait pas le moindre doute quant au survivant. Caldwell n’aurait qu’à simplement vendre chèrement sa peau avant de se faire massacrer. C’était quelque chose qu’il fallait noter : le bon point comme le mauvais.

”Un foutu génie du crime...honnête…” Songea l’homme en ne fuyant pas le regard de ce prédateur.

Il répondit à sa question sans rebondir à sa précédente intervention. Le signe de tête de Caldwell lui aurait été suffisamment évocateur et il n’était pas nécessaire de s’y attarder.

«Bien sûr. Le Capitaine est encore émotionnellement très instable mais elle a accepté d’être mise au repos. Elle s’attend probablement à une simple mutation sur Atlantis mais le continent Athosien pourrait effectivement lui être très bénéfique. Je sais personnellement qu’elle ne s’y ai jamais rendue. »


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Alexander capta le hochement de tête, signe que le colonel, avait compris toute l’étendue de ces mots. Cela aurait pu être « risqué » de lui dire de cette manière-là. Or, il n’y avait aucun mal à affirmer à cet homme, rôdé depuis des années que s’il avait été tranquille depuis un moment, ce n’est pas grâce à la lune changeante qui calme les âmes. Et ce fut aussi pour lui confirmer réellement, son soutien. Le Dédale ne pouvait se prémunir seul des attaques politiques, pour cela il faut un vrai politicien. Et l’anglais, en était un. Ce genre de jeu, assez sournois, lui avait toujours plu, homme de pouvoir, il n’a pas été chef d’une grande entreprise si jeune par hasard. Il est à l’aise et n’a pas peur d’être dans le conflit et détruire pièce par pièce l’échiquier de l’autre. Il serait mentir, qu’il n’y trouvait pas une forme de jouissance à chercher les ficelles et les motivations d’un piège ou d’une stratégie offensive. Le démontage de Berckam, avait été une petite preuve, même si l’anglais ne montrait rien. Une preuve, qu’il avait éprouvé une certaine fierté et satisfaction à mettre à nu un adversaire qu’il cherchait à coincer depuis quelques mois. Et toute l’étendue de son plan, quitte à se mettre à mal, tout en sachant se sauvegarder avait été un risque. Un mât en beauté.

Et aussi fier qu’il pouvait être de ses capacités, personne n’entendrait Sir Hoffman, se vanter de tout cela. Pas même Erin, préférant la taquiner sur d’autre sujet ou mimant de faux airs pompeux, pour se vanter d’autres faits. Cette part de lui-même, un tantinet noble restait en lui, ne voulant pas se faire passer pour un égocentrique de bas étage, ou rallié à la même cause des personnes avec qui il évolue. Il serait tout aussi faux, de penser qu’il ait un piètre avis de lui-même, Alexander en avait un assez haut, mais justifier par ses actes et son observation d’autrui, qu’il jugeait malheureusement et d’une manière souvent déçue : médiocre par leurs réflexions. Pourtant, il restait modeste et évitait de tomber dans la facilitée et de dire qu’il est supérieur, comme le ferait un quelconque génie comme Mckay. Alexander, avait cette simplicité apprise par son passé à juger les gens sur le long terme et ne pas se placer au-dessus, puisque cela le ramènerait à être une personne détestable et hautaine. Chose dont il en avait horreur, comme ces petits politiciens aux dents longues qui l’agace, des moustiques qui veulent devenir des lions. Mais de les considérer comme des égaux et de garder cette déception (s’il advient à venir) au fond d’un tiroir pour ne pas en tenir compte. Et par chance, Alexander n’avait pas été déçu pour le moment.

« Aime-t-elle les animaux ? Si oui, je peux m’arranger pour qu’elle soit prise sous l’aile d’une connaissance amicale, Torin, sellier bourrelier et éleveur de chevaux. Elle y trouvera la simplicité de l’humanité avec la bonté d’âme d’une famille bienveillante, qui sauront lui changer les idées tout en respectant ses besoins de solitude. »

Steven Caldwell


Caldwell se dessina le tableau mentalement et acquiesça.
«Je l’ignore. Mais cette chaleur humaine lui sera très réconfortante, j’en suis certain. Elle est actuellement à l’infirmerie de bord et surveillée contre toute tentative de suicide. Il faut rester prudent. Plus tôt se fera sa mutation et mieux ce sera. »
« Une surveillance militaire durant sa convalescence est nécessaire ? Ou je demanderait a Torin d’être une ombre bienveillante et discrète ? »
«La présence militaire n’est pas vitale. Je pense que votre ami devrait simplement avoir un moyen rapide de nous contacter si le comportement du capitaine l'inquiète. »
« Bien, je lui fournira le nécessaire. Souhaitez-vous l'accompagner ? » Il se doutait que la réponse serait non, mais c’est pour être certain que le colonel, ne désire pas regarder de lui même l’endroit et l’homme à qui il allait confier l’un de ses éléments.

Effectivement, Caldwell secoua négativement la tête. Il déclara sur un ton qui chargeait sa réponse d’un double-sens particulier :
«Non, j’ai toute confiance en vous. » Il fit une pause très légère avant d’ajouter, comme si le double sens n’avait jamais été : «Des devoirs plus pressants m’appellent encore, je le crains. »

Alexander Hoffman


Alexander hocha la tête comprenant très bien tout l'ampleur du sous entendu du colonel. Il aurait été étrange que l’homme ne le comprenne pas, étant le roi du double discours. « Dernière question colonel et je vous laisse vaquer à vos obligations. Quand j’évoquais le fait que vous lui aviez parlé… je mentionnais aussi, le fait de savoir si elle vous en veut pour votre acte. »

Steven Caldwell


Steven pensait pouvoir échapper à la question. Son interlocuteur avait posé la question génante en la plaçant à la fin de leur conversation. C’était autant subtil que malin. Et l’officier n’avait pas envie d’y répondre, autant dans un élan de remord que de préservation pour son subordonné. Il se contenta simplement de dire :
«Les sentiments prennent souvent le pas sur le devoir, monsieur Hoffman. »

Alexander Hoffman


Alexander eu une moue contrariée, cela ne lui plaisait guère. Il serait particulièrement désagréable que le colonel soit tué à cause d’un cœur détruit. Les chiens et autres politiciens aux dents longues seront que trop ravi de cette situation et la perte de cet homme serait horrible pour le Dédale. Hoffman, avait du respect et appréciait l’homme, ignorant s’il avait la réciproque et cela n’avait pas tant d’importance de le savoir ou non. Et le sous-entendu de Steven pour échapper à la véritable réponse était suffisamment compréhensible. Il est dingue, que parfois, il en devient difficile d’avouer clairement quelque chose. Il se leva avec son élégance naturelle. « Évitez de vous trouver seul, le temps qu’elle soit mise au vert, colonel » Lâcha l’anglais. Il tendit sa main, pour serrer celle de l’Américain, avec une certaine chaleur voulue. « Bon courage pour le suite »


Steven Caldwell


«Je n’y manquerais pas. » Répondit le colonel en lui serrant la main.
Il se redressa afin de le raccompagner jusqu’à la porte de ses quartiers et, avant qu’il ne disparaisse pour de bon, le remercia poliment et de manière complètement neutre. Le genre de remerciement qui ne tenait pas simplement qu’à sa visite mais bien au reste. Qu’il s’agisse de sa mobilisation pour la protection politique sur le Dédale, de l’obtention de ces précieuses ressources et du transfert au calme du capitaine dévasté.

Pour les quelques minutes de répit, Caldwell rejoignit son bureau et fit la demande de transfert du Capitaine pour Atlantis. Il se remémora la conversation puis songea à l’homme qu’il avait lui-même tué de ses mains. Le gradé ne l’avouerait jamais mais il avait récupéré le dossier, sans qu’il ne sache véritablement pourquoi, pour le déposer dans le premier tiroir de son bureau avec d’autres.

Il sentait une forme de peine et de remords l’envahir. Mais elle se tut rapidement sous sa volonté. Cette émotion était une liberté très précieuse que pouvait avoir les soldats et les sous-officiers, pourquoi pas, mais aucunement les hauts gradés. Ils n’avaient pas le temps pour ça sous peine de voir d’autres vies s’effriter. C’était une dure réalité que celle d’un commandant de croiseur spatial : chaque événements avait son lot de décès. Caldwell veillait à ce qui soit le plus faible possible et ses décisions avaient un impact sur le résultat final. En fait, cela ne tenait qu’à chiffre, le nombre d’hommes perdu sous le commandement, celui que l’officier gardait en tête contre sa propre volonté. Une sorte d’inscription indélébile dans son crâne qui portait maintenant le chiffre : 94.


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Alexander hocha la tête lors des remerciements si peu courant de la part du Colonel. Il les prit tels qu’ils étaient avec leur lots de valises qui les accompagne. L’anglais laissa donc le colonel à ses occupations qui étaient grandes avec cet événement de guerre.

Ne voulant pas appeler le pôle com, histoire de se retrouver comme un grand dans les dédales du Dédale. Alexander, chercha son chemin, pour qu’il soit le plus rapide entre le bureau du colonel et celui du psychiatre qu’il désirait revoir… Il était face au plan, étudiant quelques murs et raccourcis possible, quand soudainement, en voulant se détourner de la plaque murale, il percuta, un homme qui soit avait la même idée que lui soit qui attendait clairement à côté.

Surprit Alexander, leva le regard sur la tête de ce militaire qui ne lui était point inconnu. Un officier en charge de la sécurité à la manière de s’exprimer très particulière, qui en mars, était intervenu dans l’affaire Forback mais aussi pour lui proposer quelques joutes sur un ring, pour redorer l’honneur militaire perdu à cause de Pete.
« Excusez-moi, je ne vous avait pas vu... »

Sergent Farreli


Le chef de la sécurité intérieure du Dédale avait le masque impénétrable du sergent instructeur prêt à rabrouer le maladroit qui avait occupé le couloir au mauvais endroit au mauvais moment. Tout comme Alexander, il le détailla un instant avant que son regard ne s’éclaire :

« Mille foi de ma vie, si ce n’est pas l’Anglois qui nous rend visite ! » Il lui tendit la main avec un léger sourire. « Que nous vaut donc la compagnie de votre seigneurie sur notre maigre radeau ferré ? »

Alexander Hoffman


Et voilà, le manège pouvait commencer. Un petit sourire se fixa sur les lèvres de l’homme. Il était fortement amusé par son homologue et sa manière de parler. Il lui serra la main.
« Rendre visite à ce vaillant équipage ainsi qu’à son colonel » Lança l’anglais de son ton habituel. Le sergent le prendrait comme il veut. Surtout s’il avait eu des remonté du groupe de parole. Cela l’amusait toujours autant qu’on le nomme sa seigneurie, puisque peut savait qu’il avait été anobli et cela devait se voir sur sa tête qu’il avait les galons de la noblesse anglaise sur la poitrine.

Sergent Farreli


« Le pimpant en tournée de circonstance ! » Traduisit le sous-officier en le détaillant de la tête au pied. « Et est-ce que Madame la Duchesse d’Atlantis est de la partie ? Non pas que je doive m’en plaindre l’Anglois. Mais que je prépare mes hommes à zater quelques pervers qui tourneraient autour ! »
Référence inévitable à la dernière aventure d’Alexander sur le Dédale. Farelli gardait son masque neutre qui contrastait terriblement avec son ton bien théâtral.

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Madame la Duchesse d’Atlantis… fallait qu’il le ressorte à Erin tiens ! C’est quand même un sacré surnom qui envoi du lourd. Qu’est-ce que ça sera le jour, où elle ne portera plus son propre nom de famille. Madame, la reine de la cité perdue ? Eh bah… Sur le coup, Alexander ne savait si cela fut une critique de leur mésaventure ou bien simplement une question envers le travail de Farelli.
« Vous n’aurez point à zater quelconques pervers cette fois. La duchesse est dans son château » Il avait bien le droit de s’amuser de la langue si riche de Shakespeare non ?

Sergent Farreli


« Voilà qui est heureux ! Il est bon de rappeler aux femmes quel est leur place. » Fit-il exagérément.
Une technicienne était passée à ce moment là et lui jeta un regard noir. Le sergent haussa les épaules, presque désolé de sa propre bêtise. « Savez-vous que mon offre est toujours valable ? A moins que votre cerveau se soit rabougri et confi dans la graisse de vos douces victuailles, j’ai quelques bons poulains qui meurent d’envie de vous rencontrer... »

La provocation était volontaire mais bien évidement faite avec humour. Les termes “rabougri” et “confi” avaient été exagéré avec un sourire entendu du chef, expression qui n’allait d’ailleurs pas du tout à son visage, alors qu’il tentait d’embarquer Alexander sur le ring du pont douze depuis quelques mois déjà.

Alexander Hoffman


Il y a bien un truc qui pouvait faire réagir Hoffman rapidement c’est les propos misogynes. Tout bonnement parce qu’il était un fervent défenseurs des droits égalitaires autant des femmes que des hommes. Et se baser sur certain stéréotype ancien, de l’homme macho, avait tendance à l’agacer prodigieusement. Mais venant de ce militaire, qui semblait constamment dans l’exécration, il se dit qu’il devait le prendre comme de l’humour mal placé certes mais de l’humour quand même. Il serait dommage de faire un scandale à cause d’une étincelle. Cela reviendrait à hurler au sexisme à cause d’une mode nouvelle dicté par les extrêmes de la résistance des droits homme/femme. De plus, le regard de la technicienne était suffisamment parlant pour ajouter une couche non ? Enfin qu’importe.

« Oui et elle est souvent sur le trône » Cela rattrapait la petite blagounette. Surtout après ce haussement d’épaule. Mais le sergent ne perdait pas le nord et lui réédita sa proposition. À croire, qu’il devait avoir une sacrée réputation sur le ring du pont douze. « S’il y a bien un muscle de mon anatomie qui ne connait pas la graisse c’est bien mon cerveau. » Il pouvait largement se permettre ça, au vu de ses capacitées mentales, et aussi que physiquement, il n’y avait pas beaucoup de matière blanche. « Je vais finir par croire que casser de sa seigneurie est le fantasmes de vos braves poulains » Hoffman était clairement dans le registre du jeu, malgré son expression impeccable, il laissait paraître des bribes d’étincelle taquine dans son regard d’acier, pour que l’homme ne se méprenne pas. Celui-ci, néanmoins, ne semblait pas en douter.

Sergent Farreli


« Mais qu’est-ce que vous dites là ! Cette pensée est bonne pour les trois abrutis qui sont venus vous déranger pendant votre parade nuptiale avec Madame. Bien mal leur en a pris d’aller s’en vanter plus tard ! » Il secoua négativement la tête. D’un geste léger, Farelli poussa le coude de son interlocuteur comme pour initier le mouvement et l'entraîna dans une direction précise. « Non ! C’est plutôt le goût acide et bien désagréable de l’aigreur d’estomac qui remonte à l’idée que ce cher Pete a terni notre image en Janvier. Une rencontre avec Monseigneur ferait un tabac à n’en pas douter...et pas pour une vengeance ridicule. Votre nom mérite bien d’entrer dans la mémoire autrement qu’étant le pourfendeur des politiques à coups d'agrafeuses, de papiers et de trombones non ? »

Alexander Hoffman


Avait-il bien entendu ? Parade nuptiale ! Mais par la barbe de la reine d’Angleterre, tout le monde sur ce rafiot était au courant qu’il était en semi ébat quand la bande de sans neurones étaient venu les déranger ? Frustrant une Erin qui maudissait toute l’entité militaire ? Oui car bien entendu, il fut impossible après à Alexander d’être dans de bonne grâce pour continuer, il était trop en rogne entre Forback et le trio d’intellectuels de fond de bar… Quelle honte ! Enfin, il n’y avait aucune honte à désirer et s’égarer dans les bras d’une femme aussi belle et désirable qu’est Erin… la honte plus, des commérages que cela avait entraînés. L’anglais fronça des sourcils fortement irrités par cette bande de guignols. Ils avaient plutôt intérêt à se planquer dans leurs quartiers et prier pour ne pas croiser la route du RDA.

« M’en voilà ravi d’apprendre cela. Faute d’avoir de l’honneur il est tellement plus préférable d’abaisser les autres. J’espère pour eux qu’ils auront cette fois-ci l’intelligence de ne pas être sur ma route » Alexander eu un petit soupire, tout en sentant que l’homme lui demandait de le suivre. Un jour, la curiosité le tuera… il en était certain, puisqu’il le suivit au nom de cette grande folle qui lui fait faire des folies. Par contre, il émit un petit rire en entendant l’acte glorieux du sergent.
« Pour quelle raison alors ? Outre anoblir ce titre déjà très glorieux de pourfendeurs avec des armes aussi redoutables »

Sergent Farreli


« Cela ne risque pas ! » Rétorqua brusquement le sergent en tournant dans une coursive. Il attirait Alexander en direction d’une salle des anneaux encore active. Celui-ci souleva un sourcil intrigué, pour en savoir plus. Le trio de génis du soir auraient eu un blâme ? Ou mieux un séjour prolongé sur terre ?
« Ces trois imbéciles ont cumulé suffisamment de mauvais points auprès du colonel pour se voir privé de leur prochain ticket de croisière. » Il hocha la tête et confirma avec une froideur macabre : « Viré ! Passé par-dessus bord sans remerciements pour diverses infractions compromettantes. Et l'indélicatesse auprès de sa seigneurie n’est qu’un élément officieux parmis tant d’autres qui ont fait tomber le couperet avec plus de violence encore. »

Alexander Hoffman


Cette nouvelle en était une bonne. Ce genre de comportement ne devrait pas avoir lieu dans un navire de cette envergure, ni dans un contexte professionnel. Alexander en était pleinement satisfait, surtout que les mariolles, en était pas à leurs premières bêtises. Cela fait de la place dans les rangs et évite de se trainer des boulets.
« Bien. » Dit simplement Alexander, il aurait pu en dire bien plus, mais il s’abetnue, ils avaient suffisamment parler de ces trois déchets d’éprouvette pour le restant de leur existence. Les mentionner encore, serait faire un trop grand hommage à des personnes qui n’en valle pas la peine.

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Sergent Farreli


Farelli salua brièvement deux soldats de la sécurité qui se trouvaient en faction devant la salle des anneaux. Ils se tenaient silencieusement et de manière impeccable sous le regard acéré du chef. Alexander saluait aussi les hommes rencontré au détour des coursives d’un signe de tête poli. Un véritable cerbère qu’il ne fallait surtout pas importuner. Farelli se téléporta avec son invité jusqu’au pont onze où se trouvait la majorité des baies de manutention et les vastes zones de fret. Beaucoup de techniciens s’y activaient en faisant l’inventaire du stock et en déplaçant une quantité impressionnantes de palettes géantes, d’appareils et de caisses avec des engins de levage. Plusieurs salles sécurisées contenaient l’armement, très bien gardé par les hommes de la sécurité, et des endroits moins surveillés comme les zones de stockage réfrigéré, les cantines et des citernes déplaçable. Autant dire que cet endroit devait être bondé et chargé à bloc au départ de la Terre pour fournir le ravitaillement à l’expédition.

Alexander Hoffman


Un endroit qu’Hoffman découvrait avec une certaine curiosité, se voyant légèrement dans ses prunelles acier. Il ne ratait aucun mouvement ou détails, aux lieu “visités”.

« Et où m'emmenez-vous de si bon train, Sergent ? » Non, pas qu’il était contre une petite balade dans le vaisseau, surtout quand il découvrait de nouveaux endroit… mais, il estimait qu’il devait quand même savoir où ils allaient échouer. L’anglais sentait à trois kilomètres de là l’embrouille et le piège.

Sergent Farreli


« Mais à une simple visite guidée, monseigneur. » Répondit-il faussement. « Les huiles de votre genre ont toujours besoin de rencontrer du mondain, n’est-il pas ? Et bien je vais vous en montrer, moi, du mondain... »

Alexander Hoffman


La réponse du sergent, arracha cette fois un rire plus franc à l’anglais… non mais sérieusement ? Ce mec a raté une vocation. Enfin, vous noterez qu’Alexander jouait largement le jeu et ne s’offusquait nullement du nombre d’allusion peut réjouissante sur l’image noble qu’il renvoyait. À dire vrai, il s’en tapait royalement. Il sait ce qu’il procure comme ressentie chez autrui et en joue avec grand plaisir. D’autres personnalités, toutes aussi austères et aux airs pompeux, auraient pu se vexer des propos du sergent et le remette dans ses clous, voir faire un scandale. Ces personnes-là n’ont pas d’humour et l’humour passe par l’autodérision de soi-même et l’anglais en avait énormément. Quelque part, le sergent Farelli devait le sentir. Il était logique qu’une personne occupant ce poste sur le Dédale ne se serait pas permis ce comportement s’il était perçu trop sérieusement.

« Oui, mais n’oubliez pas, que les huiles dans mon genre, aiment être à la bonne température. Donc veuillez à ne pas me guider vers un lieu vide et froid, sinon je m’ennuierait de ne pas avoir mon quota de perruque et autre fanfreluche mondaine » Il avait dit ça avec son ton pince sans rire qui fît réagir le chef.

Sergent Farreli


Il répondit dans une soumission jouée exagérément.
« Nous allons dans les entrailles du monstre de fer, là où il y règne une chaleur peu commune ! Mais si mon projet cause votre vexation, vous pourrez toujours amener l’indélicat que je suis à l'échafaud ! L’anglois aime participer à la mise à mort de ses accusés il me semble. Quelles étapes déjà ? Ecartelement, éviscération et …? » Il ricana cette fois. « Monseigneur a évolué ses méthodes punitive depuis, j’en suis certain. »

Alexander Hoffman


Alexander ricanait intérieurement avec un sourire assez amusé. « Bien entendu, il n’y a pas plus jouissif que d’entendre les hurlements des gueux sous le fouet. » Il avait pris un air pompeux avec des gestes de ses mains qui allait bien aux stéréotypes des grands de ce monde. « Bien entendu, la technologie apporte d’autre plaisir, remettant la barbarie d’autre fois aux oubliettes. Nous sommes des gens civilisés, l’électricité fait des prodiges maintenant… et surtout ça avec une durée bien plus intéressante… » Ils avaient l’air fin en discutant de cette façon.

Sergent Farreli


« Une discussion des plus intéressantes. Il est si bon de rencontrer un pareil sadique pour lui quémander quelques conseils. » Ils approchaient d’un poste de sécurité, la rigolade était forcément terminée. Farelli décida de clôturer ce petit jeu bien agréable : « Une petite palpation de sécurité est nécessaire pour entrer dans cette zone. J’ose croire que “l'intérêt” de mes hommes pour monseigneur reflétera toute sa grandeur ! »

Alexander Hoffman


Il ne faut jamais lancer Alexander sur le thème des phrases de ce type, sous une plaisanterie ironique, il réplique toujours. Malheureusement il était temps de mettre fin à ce petit jeu. Et après un dernier ricanement l’anglais rematérialisa son visage froid et calme. Comme par magie.
« Je n’en doute pas » Il en était presque déçu de ne pas répondre plus. mais bon c’est ainsi.

Sergent Farreli


Plusieurs personnes reconnaissaient Farelli et le saluèrent brièvement du salut militaire sur son passage. Celui-ci répondit avec la même légèreté et prit le chemin de la baie d’artillerie. Même si Farelli était à son poste de chef de la sécurité, il fût contrôlé tout comme Hoffman avec, en plus, un passage dans un scanner à rayon X. Ils allaient entrer dans une zone très sensible : le dépôt principal des munitions des canons de lignes et les sas de transfert des missiles pour approvisionner les silos. D’ailleurs, une pancarte indiquait “Vous entrez en zone de danger explosif. Respectez les consignes de sécurité”. Il n’y avait qu’à voir tous les systèmes anti-incendie facilement repérable tous les trois mètres et l’architecture brute, blindée et renforcée, conçue pour résister à la détonation d’un certains nombre de munitions.

Là encore, pas mal de monde s’activaient. Des grosses machines de chantier assez commune s’y agitaient. Des transpalettes à moteur, des grues mobiles, des bras de levage et des chariots de chargement. Le clou du spectacle, venait d’un gros tracteur rouge, un vieux des années cinquante qui semblait avoir été restauré, qui passait à côté du duo en ronflant bruyamment et en laissant dans son sillage une odeur d’échappement que la ventilation chasserait rapidement. L’anglais resta pantois devant cette antiquité se demandant s’il n’aurait pas dû négocier dans le lot des “cadeaux” pour le Dédale, des tracteurs plus modernes et surtout moins polluants. Cela était incroyable et tout bonnement surréaliste ! C’est bien américains de garder des breloques pareilles ! Son conducteur croisa le regard d’Alexander et ricana tout en mettant les gazs, cela arracha des toussotements au jeune homme, qui foudroya la mécanique ancienne maudissant intérieurement la pollution qui venaient dire bonjour à ses poumons. Le tracteur tirait avec lui, à l’aide de chaînes, une demi-douzaine de conteneurs de déchets en tout genre.

« Pour répondre à votre question, l’Anglois, je tiens à vous expliquer ce que n’est pas le ring du pont douze. Ce n’est pas une aire de violence pour des barbares à la recherche de viande sanguinolente ! Ce n’est pas un point de rendez-vous pour les soudards et les boeufs décérébré de l’armée. Tout comme ce n’est pas le tripot mal famé des amoureux de la castagne. Ces coins là pullulent déjà sur Terre. » Il salua un garde qui ouvrit une grille d’accès à leur approche. « Si vous montez sur mon ring, fiston, c’est pour l’amour du sport, du contact et pour la rencontre. On oublie le rang, le grade et la vie militaire. Il n’y aura donc pas de chef d’atlantis dans la tête de votre concurrent. Ni dans celle de tous nos spectateurs. Ce sera le type qui sait se servir de ses poings contre un soldat amoureux des arts martiaux. Un spectacle digne d'intérêt, vif et retentissant ! » Il le fixa tout en marchant à la façon d’une sergent-chef vérifiant ses troupes.

Alexander Hoffman


Oui, la curiosité le tuera un jour… Il en était certain maintenant. Le voilà rassuré, le pont-douze n’était pas un endroit digne des combats de boxe illégale qu’on trouve aux États-Unis dans une cage métallique avec des hommes aussi fou que la bestialité leur permet…Donc, en effet le Sergent comptait bien le convaincre de se joindre à leur petit passe-temps du soir. Pour l’amour du sport et du beau combat. Alexander n’était pas du tout certain d’offrir un beau combat. Un combat digne d’une quelconque beauté, c’est quand les adversaires ont un art martial. Lui, le seul art qu’il avait était dans ses mains et accroché a ses murs avec le dessin et la peinture. Le combat lui servait à survivre et n’avait jamais été beau. Et ce n’est pas les cicatrices qu’il a sur son corps qui mentirons. Lui, c’est la castagne apprise pour survivre, celle qu’on retrouve dans la rue pour échapper à des petits gangsters ou trafiquant notoire, celui qui vous permet de survivre à neuf mois d’hospitalisation suite à l’attaque traumatisante de deux chiens de combats, lâchement lâcher sur vous pour vous tuer. Celui qui vous permet de démolir la petite gueule d’amour d’un pilote violeur de pirolle !

La seule beauté qu’il estime apercevoir, c’est celle d’avoir survécu et non un échange de coup de poing. Alexander aimait le combat sous toute ces formes, pour cela qu’il était redoutable aux échecs ou à tout autre forme de stratégie. Même se battre avait un côté excitant et addictif qui plaisait à l’homme de pouvoir qu’il est. Mais, il s’est toujours promis de ne pas verser dans ce penchant, jugé destructeur. Pourtant, il prenait des cours avec le Lt Ford, histoire de savoir encore plus se défendre et apprendre autre chose que des techniques dites « basses et non noble » qu’est le combat des rues. Mais, il n’en restait pas moins, que c’est le style de combat le plus efficace pour éliminer un adversaire.

Et puis bon, vive le choc, cet homme parlait de beauté du combat, une certaine noblesse d’un art… Quand le Sergent va constater que le RDA sait se battre, mais que ce n’est pas au cours de boxe d’Harvard (qu’il fréquentait) qu’il a appris ses coups… Ils vont être d’un surprit et de deux, vont se poser un peu trop de question sur sa seigneurie. Après, il n’avait rien dit et sûrement pas oui. Un petit rictus un tantinet amusé par le début de l’argumentaire de l’homme, fut sa seule réaction, le laissant continuer.

Sergent Farreli


Farreli avait toujours sa tête de bulldog en poursuivant sa description.
« J’en suis le gérant et l’arbitre. Au combat, on ne s’acharne pas pour ruiner son adversaire. Pas de sadisme ou de zèle physique. On ne le traîne pas dans la boue et l’humiliation. C’est la rencontre qui prime, le duel de vos capacités martiales. Dès qu’un combattant commence à perdre pied, qu’il soit sonné ou reçoit un trop grand nombre de coups, je mets fin au combat et je détermine le vainqueur. C’est la règle. » C’était également celle de Caldwell. Le ring de ce pont ne devait pas encourager la haine, la violence et la force brute. Elle n’avait que pour vocation de régler physiquement les petites brouilles entre membres d’équipage. Et également d’avaliser des rencontres sportives tant qu’elles ne mettaient pas ses hommes en danger. «[color=blue] Mais bien entendu, vous n’êtes pas à l’abri d’y laisser quelques goutelettes de votre précieux sang royal. Il vous faudra un soigneur et un accompagnant. Vous devriez vous les recruter sur place ou sur Atlantis.

Alexander Hoffman


Et la fierté il la met où ? Intérieurement Alexander se mit une grande claque. Il se savait excessivement fier, pire qu’un paon et le seul moyen qu’il accepte de perdre, c’est avec un black-out total. Ouais ouais, il est violent avec lui-même. Il n’était pas pour autant mauvais perdant, il faut quand même nuancer. Il était juste d’une trop grande fierté, qui le pousse à ne jamais montrer ses faiblesses ou à se confier. Il est typiquement le calvaire d’un psychologue. Petit, son père l’avait emmené, ce qui était normal pour un enfant qui n’a jamais eu de mère et surtout après l’épisode où il était rentré en sang très tard et qu’il avait sauvé la petite voisine d’un viol… et après plusieurs années après : l’accident des chiens. Les psys avaient détesté l’avoir, car ils avaient l’impression que le gamin puis l’adolescent les retournaient et que leur patient ne disait que ce qu’ils voulaient entendre. Oui, ce fut le cas aussi, Alexander n’a jamais aimé être psychanalysé (alors qu’il trouve leur métier indispensable pour Atlantis, mais c’est toujours mieux chez les autres que dans son jardin secret) et son réflexe est de d’abord percer son interlocuteur a jour avant de daigner donner une ou deux informations. Encore une forme de combat.

Enfin bon, il y avait des règles et tout cela semblait bien cadrer et loin d’être ce qu’il s’était imaginé. Ce qui avait un côté rassurant. Par contre il tiqua… un soigneur et un accompagnant, mais qu’est-ce que c’est que ce truc encore ? Alexander, ne pensait pas faire venir qui que ce soit. Il s’imaginait bien demander à Isia d’être sa soignante, elle accepterai surement et serait capable de se faire un haut de groupie avec « VIVE FOX » juste pour l’encourager. Cependant, étant la meilleure amie de sa compagne, il allait non seulement se faire trucider à son retour, mais doublement par la blonde incendiaire. Même si ramener Isia lui octroierait plus de chance de réussite… Surtout si elle est en short ! Il est bien difficile de laisser ses yeux dans sa poche quand une femme aussi belle, est de l’autre côté du ring… C’est mal, de jouer avec l’environnement, il le reconnaît bien volontier. Rholala, voilà qu’il était en train de réfléchir à qu’il pouvait prendre. Non et non, il n’ira nullement sur le ring.

« Cela me semble très cadré. Pourquoi un accompagnant ? Afin de réciter les dernières volontés ? » Il y avait un peu de cynisme là-dessous.

Sergent Farreli


« Crénom d’Anglais ! Vous ne croyez quand même pas pouvoir m’arnaquer de précieuses secondes de repos en passant hors du ring y chercher votre tabouret, votre serviette et votre seau crachoir ? » Il leva un doigt autoritaire. « Et ne me dites pas que vous en aurez pas besoin. Une fois couvert de sueur, de glaires et assoiffé, c’est votre accompagnant qui y pourvoira pendant que votre soigneur, ou soigneuse, se charge de vous remettre les idées en place ! »
Donc comme un vrai match de boxe en somme. Il allait vraiment demander à Isia alors… Quoique combo Erin et Isia… aucun mâle en face ne va pouvoir tenir longtemps. Le combo parfait. Intérieurement, il se marrait comme un idiot. « Vous arnaquer ? Mais non voyons, qu’allez-vous chercher mon brave … Si je voulais vraiment vous arnaquer, je vous dirais oui avec la condition de prendre en soigneuse le Docteur Taylor Laurence. Je serais certain d’avoir un environnement favorable à déstabiliser n’importe quel adversaire de sexe masculin. »
Un sourire narquois détruisit instantanément le visage inquisiteur du chef. Il répondit simplement : « Qui vous dit que votre honneur, torse nu et tout en muscles bien huilés, n'intéressait pas davantage l’adversaire ? »
« De quoi satisfaire tous les goûts alors » Répliqua du tac o tac l’anglais sans se démonter et d’une manière naturelle. Il jeta un petit regard au sergent qui semblait chercher quelqu’un.
« Dans ce cas, votre top modèle est la bienvenue sur le pont douze. »
Il trouva enfin parmi les différentes équipes au travail.
« Ah, nous y sommes enfin...BARRY ! »


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Sergent Farreli


L’homme en question était en train de tirer une énorme chaîne depuis une poulie avec deux collègues. Ils déplaçaient un missile de croisière en-dehors de son rail d’approvisionnement pour le placer dans une remorque conçue spécialement pour l’entretien de cette munition. Imaginez la taille de cette fusée conçue pour franchir des boucliers de combat et faire détonner des charges à naquadria au travers du blindage ? Elle avait une taille et un poids impressionnant. C’était une énorme grue qui supportait l’essentiel de la charge. Mais les techniciens usaient des chaînes et des poulies pour diriger une lente rotation et abaisser l’arme dans le sens adéquat. Un artificier était d’ailleurs présent pour s’assurer qu’il n’y avait aucun danger ni accident. Il donnait des consignes que les manutentionnaires suivaient sans rechigner. Barry, donc, tourna la tête et son regard s’éclaira en voyant qui l’appelait. Il termina son travail prestement et fit un signe à ses collègues pour leur dire qu’il prenait une pause lorsque le dépôt de l’ogive fût terminé.

Vêtu d’un marcel gris marqué par la transpiration, il quitta son casque de chantier et déposa ses gants à l’intérieur. Sa bouche entrouverte sifflait sous la respiration du violent effort qu’il avait fourni. Il hocha la tête tout en essuyant la sueur sur son front, considérant un instant Hoffman, avant de se mettre au garde à vous.

L’homme avait des bras gros comme des cuisses de taureau…Involontairement Alexander évalua le nombre de droite qu’il pourrait se prendre de ce mastodonte de muscle… Farelli était sérieux, il voulait qu’il affronte « ça » ? Et donc, ils avaient fait tout ce petit chemin, pour que ça donne envie à l’anglais de combattre. Il était malin le loup. Mais prévisible quand même.

« Chef ! »
« Repos. Je vous présente l’un des membres du Codir, Monsieur Hoffman. »
Barry quitta sa position pour lui serrer la main. Il hésita un instant puis un sourire barriola son visage.
« C’est le type qui a foutu une branlée à Pete, c’est ça ? » Il acquiesça une fois de plus en hochant la tête. La poignée de main se fît plus ferme. « Sacrée leçon que tu lui as filé. Tu viens me voir pour une rencontre ? »

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En tout cas, L’anglais était réellement connu… non pas comme RDA mais comme le pourfendeur de Pete. Cela serait presque ironique. Alexander lui tendit aussi la main et la poigne ferme de l’autre homme était de la provocation. Il resta stoïque et le salua avec un de ses rictus poli, il la serra avec fermeté aussi, mais ne poussa pas le vice de faire plus que l’autre homme. Une manière de dire, qu’il avait compris, mais qu’il n’entrerait pas dans le jeu de celle qui a la plus grosse… tout bonnement parce que c’est lui qui l’a. Il ne réagissait pas sur le tutoiement, ni la familiarité du langage. Encore une preuve que l’homme ne se souciait pas autant des convenances chez autruis. Mais gardait les siennes pour lui.

« Il le méritait. » Il n’allait pas s’étendre là-dessus. La seconde fois qu’il s’était battu avec Pete, il aurait pu le tuer, il le savait sous le coup de la colère et de la rage. L’idée lui était même traversé la tête, se disant que ce genre d’homme ne manquerait à personne et sa perte serait un bien. Mais, il n’avait pas poussé le vice a être un meurtrier. De toute façon, le destin avait jugé que Pete avait fait son temps. Puisqu’il est mort de la main de ses complices.
« Et concernant, le combat, de base, le sergent me faisait prendre l’air, dans l’espoir que je dise oui. Depuis le temps qu’il essaie de me faire monter sur le ring. » Il tourna la tête vers Farelli avec un fin rictus. Bah tiens, vieux singe, tu n’apprends pas à voler des poules à un renard.

Sergent Farreli


« Diantre, je suis pris ! » S’écria-t-il. « Mais au moins vous avez un apperçu de ce qui détonnera sur le ring. »
« Et quel apperçu ! » Ponctua Barry. « Il t’a dit pour le classement ? »
Apparemment, Alexander n’était pas au courant. Barry ajusta son casque sous son bras et expliqua :
« Pete était classé douzième aux rencontres. Quand les gars ont su ce qu’il avait fait et ce qu’il s’était pris dans sa gueule, ils ont remplacé son nom par le tien. Tu as pris sa place pour avoir fait justice. »
« Valable un an ! » Argua le chef. « Mais votre désintérêt vous a fait chuté à l’avant-dernière place. »
« Douzième sur combien ? » Lança l’anglais intrigué. Autant savoir l'échelle pour estimer la véritable force de l’homme qu’il a ratatiné deux fois.
« Sur vingt. Aujourd’hui il y a trente participants. »
Sur vingt et bien, ce n’est pas si mal, sans pour autant être à la moitié. Après le nouveau chiffre était plus intéressant et il était étonnant que personne n’ai prit la place de Pete entre temps « Cette augmentation est en rapport à Janvier ? Ou c’est votre charme Sergent ? »
Farelli gonfla sa poitrine, ce qui arracha un petit rictus à Hoffman. « Mais bien sûr que c’est mon charme, quelle question !!! » Il échangea un regard avec Barry avant de répondre. « Vous visez juste, dix concurrents de plus depuis Janvier. Ou devrais-je plutôt spécifier des “concurrentes” ! »

« Ce qui est une très bonne chose. »
Alexander était ravi de cette mixité et de cet essor de la gente féminine. Comme quoi aussi dramatique que soit l'événement de janvier, cela avait poussé certaines femmes à s’investir dans la défense ! Et Il escomptait bien voir des femmes dans le haut du classement… Comment ça escompter ? Non c’est non ! Il n’ira pas se battre même si c’est tentant.
« Et vous Barry, de quelle place jouissez-vous ? » L’anglais reporta son attention sur l’homme en face de lui. Une manière encore une fois, de jauger son adversaire.
Une fierté mal dissimulée imprima son visage. Il eu un léger sourire en lui répondant :
« Cinquième. »
« Gare à ne pas faire de comparaison avec le classement vieillot de ce très cher Pete, l’Anglois. Je ne vous proposerai pas à notre brave soldat si le combat était inégal à l’avance. »

Alexander Hoffman


Cinquième eh bien, le sergent voyait Alexander aussi bon que ça ? Il ne sut s’il devait s’en inquiéter ou s’en gargariser. « C’est une belle place. » fit Alexander en hochant la tête, pour féliciter cet homme. « Vous surestimez sûrement mes compétences martiales, Sergent. ». Son regard alla sur l’environnement particulier où évaluait Barry. Il a toujours trouvé cela intéressant, de voir “l’autre coté du miroir”.
« Il est de bonne guerre de retenter sa chance, mais ma réponse reste la même. Je dois trouver le Dr Sidney avant de partir » Tu parles, il en crevait d’envie, même s’il le cachait très bien, cela devait se sentir dans l’air. Il en avait du challenge là, de passer de douzième à cinquieme… Sa curiosité et se fierté mal placée, finirons pas le tuer, les deux ensembles, mains dans la mains avec gaité.

Sergent Farreli


Une forme de déception s’était abattue sur les visages des deux hommes. Farelli regagna son visage de cerbère tout en demeurant silencieux, considérant l’administratif en se demandant comment il pouvait soudainement poser des barrières de la sorte. Et de l’autre côté, Barry reprit son casque dans ses mains dans un signe évident d’agacement. Le genre de geste qui disait ”Et merde. Ca aurait été sympa pourtant.”

« Bon...et bien...content de t’avoir connu... » Il se tourna vers le chef. « Je dois y retourner. Ce soir vingt heures ? »
Farelli acquiesça et regarda le manutentionnaire s’en aller.
« Quelle douloureuse décision l’Anglois. Mais bon, je ne vais pas forcer sa seigneurie à conserver son image de prince radieux. » Il lui fit un clin d’oeil. « Vous savez qui appeler si vous changez d’avis. Transmettez mes salutations à ce bon docteur. »

Alexander Hoffman


Alexander s’attendait à ce genre de réaction, il ne montra rien, restant comme toujours imperturbable, mais ressentait dans son fort intérieur aussi de la déception, de ne pas honorer cette proposition, qui enlever de ses chimères était plus qu alléchante, au vu de son tempérament. L’anglais, avait coupé court rapidement, sentant bien, qu’il était en train de changer d’avis. Ne voulant tenter le diable. Non pas peur de se battre contre Barry qui était un adversaire plus qu’intéressant, mais tout bonnement, qu’au niveau professionnel, cela n’était pas raccord avec l’image qu’il voulait donner. Il veut bien être agréable et faire preuve d’humour, puisqu’il ne dérogeait pas à ce qu’il était lui-même… Mais ce genre d’attrait pour le ring, l’appel du boxer si on peut dire, était à cacher, a son plus grand drame. Il aurait été encore chef de projet, qu’il aurait été moins réticent à dire oui. Et cela, même la “peur” qu’une Erin en furie le boude, n’aurait rien changé. Même s’il doutait qu’elle puisse être de un : en furie et de deux réellement le bouder. Autant il était fou amoureux d’elle, mais il n’aurait rien eu à faire d’une quelconque remontrance de sa part, si elle advient à apprendre qu’il s’est battu. Côté indépendant et du sale gosse qui fait ce qu’il veut quand il veut. Et parce qu'il n’avait plus l’habitude d’avoir une remontrance quelconque surtout.

Enfin bon. Enfin bon voilà, il avait dit non et cela avait failli se transformer en oui. Et a de trop grande reprise. Le clin d’œil de Farelli, était encore une manière, aux yeux d’Alexander d’essayer une troisième fois. Comme s’il allait changer d’avis. Il fallait qu’il file vite fait voir Sidney et se téléporter hors de ce rafiot, avant qu’il ne cède à son envie primaire. Qu’il est dur de lutter contre soi-même. Cela faisait bien longtemps, qu’il se refusait quelque chose tiens. Cela lui réapprendra qu’on ne peut pas tout avoir dans la vie ! Petit baron pourri gâté !

Il salua Barry, puis se tourna vers le sergent. « Barron s’il vous plait, je n’ai pas encore épousé la Duchesse pour être prince » Dit-il mine de rien, cela était de l’humour. « Je lui transmettrai, je pense qu’il vous rendra votre hommage ».

Il se mit à marcher après avoir salué l’homme. Il fit quelque pas, puis se tourna de trois quarts. « Avec un tel charme, vous aurez-pu pousser un peu plus loin que trente personnes » Vlam, juste pour le principe de la pique avec le sous étendu et de rester son interlocuteur sur la portée des mots. Il se détourna, pour faire chemin arrière et passer les nouveaux contrôles. Il avait été accompagné par un éclat de rire d’un homme que l’on avait saisi sur le coup. Une excellente répartie que Farelli reconnaissait de bonne guerre. Ce qu’Alexander ignorait néanmoins, c’est que ce classement ne représentait qu’une petite partie des rencontres. Bien d’autres affrontements avaient lieu sur le ring et ceux-ci se faisaient par des combattants désintéressés ou ayant d’autres motivations que la compétition. Alexander poursuivit, histoire de se retrouver devant le plan et prendre la direction du bureau de Sidney.

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Au rapport colonel !
feat. Patrick Sidney / Steven Caldwell
Chronologie : 23 mai 2017 quelques heures après le RP : Une plaie indélébile



Le psychologue se trouvait dans la coursive devant son bureau de consultation. A l’arrivée d’Hoffman, il le salua d’un signe de tête discret alors qu’il discutait avec deux autres soldats. Le sujet semblait être assez animé, les traits des visages étaient tirés par la colère et un début de haine. Sidney faisait clairement office de médiateur entre les deux et, malgré son aspect serein avec les mains dans les poches de sa veste, il dominait parfaitement l’échange en posant des questions adéquat. Au final, il parvint à trouver un compromis sur le litige des deux hommes. Une colère rémanente demeurait mais ils se serrèrent néanmoins la main avant de se quitter, chacun d’un côté, de la coursive. Le problème semblait être résolu, l’attitude des deux parties témoignaient d’un agacement certain. Mais également d’un sentiment d’affaire réglée.

Le psychologue se tourna d’un air satisfait en direction de son partenaire d’échec et leva les sourcils sur son approche.
« Votre petit clandestin n’est pas difficile à occuper. Un peu de papier et le voilà comblé. Votre entretien s’est bien passé ? » Question secondaire qu’Alexander allait très vite découvrir, le psy le sondait déjà en trouvant chez lui quelques signes qui n’avaient rien à voir avec une conversation entre cadres.
Cela éveillait sa curiosité et il attendait d’entendre son interlocuteur pour voir s’il y avait anguille sous roche.

Alexander tombait mal apparemment… Sidney était occupé à faire le médiateur. L’anglais, comptait rebrousser chemin et attendre un peu plus loin que tout se termine, quand il remarqua que l’échange était sur le point de finir. Une petite démonstration des talents indéniable du psychologue en action. Il observa les deux hommes, chargés de tension, puis s’avança vers Patrick. Intérieurement, il était encore en train de retourner dans tous les sens, la question du combat. Et à dire vrai, il se trouvait stupide d’avoir eu un instant d’égarement.

A la mention d’Harry, il eut un petit rictus agréable.
« Oui, cela ne sert à rien de dépenser des fortune en jeu avec lui. Un rien l’amuse » Il se mit à une distance raisonnable de son interlocuteur, tout en l’observant comme à son habitude.

« Très bien. Outre les sujets concernant, le Dédale, le colonel rencontrera des Tairis. Tout comme lui, je pense qu'il serait bon que vous assistiez à ces présentations. Dans le cas où, nous devons combattre les Wraiths avec les tigres, il ne serait pas étonnant qu’ils embarquent sur le vaisseau. Et s’il y a tension entre homme et félin, un homme de votre trempe pourrait calmer les esprits. Surtout si, Erin ou moi ne sommes pas présent, pour adoucir les griffes » Voilà une belle marque de confiance que lui avouait l’anglais. Les Tairis, ont tendance à faire confiance qu’aux personnes qu’ils estiment vraiment, par-là, Alexander espérait que Patrick gagne cette estime si chère où qu’il n’ait pas de répercution, s’il informe les tigres que Sidney fait foie de sa parole en cas de problème. Il est complétement stupide de penser qu’on peut résoudre un conflit avec un tigre de cinq cent kilos en colère sans avoir une quelconque légitimité auprès de lui.

« J’en serais ravi. Même si la psychologie féline des Tairis doit être différente, il me plairait de l’étudier et d’adapter nos discours le jour de l’embarquement. Ce sera fascinant. »

Sidney était touché de ce geste. Il avait déjà entendu parler des Tairis et avait obtenu quelques rapports à partir desquels il tentait vainement de donner son point de vue de psychologue pour les diplomates. De simples questions cela dit, car ils se débrouillaient apparemment très bien avec le peuple du site Alpha. Seulement, puisque Patrick était cantonné au Dédale, il n’avait jamais eu l’occasion de les rencontrer.

« Sur certain point oui. Mais je suis encore étonné de voir bon nombre de similitude avec nous. Ce sont des créatures fascinantes » Alexander parla avec une certaine affection, il laissa transparaître cette émotion de manière volontaire.

Cela fît sourire Sidney.
« Dans ce cas, j’espère que nous aurons la possibilité d’échanger nos constatations mutuelles durant nos parties. Il serait intéressant de comparer nos avis sur cette espèce particulière. »
« Avec grand plaisir ! »
Alexander prit le culot de lui montrer la porte d’un signe de tête pour l’inviter à discuter justement de ce sujet si intéressant. Mais prenait la politesse de laisser l’initiative au psychologue. Celui-ci répondit d’un signe de tête tout en entrant. Le chat se trouvait au milieu de plusieurs boules de papiers et alla directement à la rencontre de son maître, en ronronnant bruyamment. Harry avait un attachement presque fusionnel à Alexander, cela était normal, il n’avait connu comme seul repère l’anglais. Adopté à deux semaine (pour ne pas dire trouvé par hasard), le chat n’avait jamais connu de mère chat. L’homme était sa mère et son repère. Bien sûr, il avait rencontré d’autre chat, mais le minet semblait ne pas comprendre qu’ils soient de la même espèce à cause justement de son manque d'éducation féline.

Alexander se pencha, pour caresser son matou, qui se frottait avec ardeur sur ses jambes. Il lui faisait clairement la fête. Puis, comme tout félin, il reprit place sur le bureau, pour prendre dans sa gueule la boule de papier et le ramener à la manière d’un chien à son maître. Voyant qu’Alexander ne réagissait pas, le chat repris sa boule pour la faire rouler sur le pied de Patrick.

« La balle est donc à l’Irlande. » Conclu Alexander.
« Oui, on dirait bien... » Répondit-il sagement.


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Sidney se tut un instant avant de reprendre avec un léger sourire malicieux. Son ami avait largement raccourci ses propos pour n’en donner que l’essentiel. Rien de bien surprenant d’ailleurs, étant donné son rôle et sa façon d’être. Mais avait-il mis ces deux heures pour cette simple discussion ? Débriefer le colonel, traiter de ses demandes pour Allen et Eversman, et parler des Tairis ?

D’ailleurs, il y avait quelques petits signes qui le différenciait de l’Alexander qui lui avait laissé le chat et une très belle égalité sur l’échiquier. L’homme était toujours pleinement impliqué dans le dialogue, la discussion, déformation professionnelle oblige : à son étude continue et habituelle de l’autre pour en prendre le dessus et déceler les menaces. Or, il semblait qu’une part de lui était ailleurs. Le genre de chose qui n’arrive pas à un officiel de sa trempe sortant d’un entretien avec Caldwell.

« Votre masque de neutralité est différente, Alexander. Quelque chose vous tracasse ? »

Alexander fut surpris et à la fois pas vraiment de cette question. Il n’avait pas pris soins d’afficher un masque impénétrable, mais pour le commun des mortels cela suffisait, pour un psychologue comme Sidney non. Le regard acier de l’homme se figea dans le regard ciel de son vis-à-vis, un petit rictus se fit alors sur son visage.
« Dois-je passer sur le divan ? » Lança l’anglais un tantinet taquin.
« Pensez-vous en avoir besoin ? » Fît le psychologue d’un air entendu et pleinement malicieux.
Répondre par une question à une question, voilà de la rhétorique bien vilaine. Alexander élargit son rictus amusé.
« À vous de me le dire. »
Il haussa les épaules tout en allant s’installer à son bureau.
« Même les grands de ce monde ont besoin de consulter par moment, c’est humain. » Il l’invita du regard à s’installer. « Et ce faisant, vous aurez également un aperçu de mes compétences pour le traitement de vos deux soldats. »

Alexander ne put s’empêcher d’émettre un petit rire. Si seulement Sidney savait ce qui était arrivé aux derniers psychologues, il ne s’aventurait pas à lui proposer cela de manière aussi culottée. « J’ai déjà eu des petits aperçus de vos talents » fis-t-il avec un sourire au coin. Mention a la séance de groupe et le duo agressif. Sans parler des résultats probants sur le Dédale.
Aucun des deux n’irait de front et tournerait autour du pot. Et cela avait tendance à attiser les instincts d’Alexander qui aimait un peu trop jouer avec ses talents d’orateur. Surtout quand il avait en face matière à. « Il est bien de faire accepter à son patient l’aide dont il en a besoin. Mais cela n’est pas nécessaire. Il est humain de ne pas toujours avoir le masque aussi impénétrable que voulu » Clairement ? Oui il jouait.

Hélas, Sidney n’était pas assez fou pour se laisser attirer sur un terrain qu’il ne maitrisait pas. Être psychologue était une chose, être un orateur en était clairement une autre. Il éclata de rire alors qu’une main se posait sous son menton sur une expression de penseur et il répondit, avec un sourire entendu :
« Voyons, vous n’espérez quand même pas que je puisse convaincre le diplomate confirmé que vous êtes ? Vous me baladeriez comme cette boulette de papier que votre chat affectionne et j’en finirai vexé. » Il hocha la tête en guise de reddition. « Je ne vous proposais qu’un regard neutre sur ce qui me semblait être du tracas sur vos micro-expressions. Mais on ne peut pas contraindre un homme de votre catégorie à se confier quand il en a ni le besoin, ni l’envie. »


Alexander eut un rictus plus marqué, Sidney avait la sagesse pour lui. Beaucoup s’y serait brûlé les ailes. « Une de vos nombreuses qualités Sidney, ne pas se laisser entrainer par le chants des sirènes ». Il n’était nullement frustré, bien au contraire cela était stimulant pour l’anglais, ce genre d’échange. Et appréciait qu’encore plus l’homme en face de lui.
« Je me confesse, je n’ai rien contre le fait de vous avouer cette broutille reflective, avant de parler des Tairis. Il était cependant, que trop tenant de vous piquer sur votre déformations professionnelle » Cela était bon enfant, rien de méchant à la réaction de l’anglais, sur ce petit jeu de paroles fait juste avant. S’il n’avait voulu éviter cette conversation, il s’y serait pris autrement. Harry sauta sur le bureau de Sidney, lui déposant la boulette de papier sur les cuisses, alors qu’Alexander prenait place en face.

« Je n’ai pas le moindre doute quant au danger que vous pouvez être lorsqu’on vous oppose un argumentaire. Je préfère vous affronter amicalement sur un échiquier que de devenir, à vos yeux, un commercial trop zélé à l’espoir vain. »
Une petite image qui devait surement lui rappeler la gestion de son entreprise et des propositions culottées qu’il devait forcément recevoir de ses concurrents. Des dossiers de propositions commerciales qui devaient être tellement ubuesque que des esprits faibles s’y étaient surement retrouvé piégé. En somme, il avouait qu’il ne ferait pas un pli sur son terrain et qu’il n’avait pas l’intention de s’y risquer.
« Mais si je peux être l’heureux confident de cette heure, c’est avec plaisir que je vous écoute. »
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Dim 5 Nov - 15:22
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Au rapport colonel !
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Chronologie : 23 mai 2017 quelques heures après le RP : Une plaie indélébile



Alexander hocha la tête, fortement diverti, par cette comparaison juste et approprié. Il en avait vu tellement des petits marioles qui se vante d’être le meilleur vendeur ou commerciale, que des paons qui font la roue, pour masquer le vide de leur discours. Il avait en horreurs les commerciaux à dire vrai, il n’avait jamais trouvé ce travail valorisant ou intéressant. Et trouvait bien dommage qu’il faut maintenant un Bac+5 pour accéder à ce poste un peu trop bien payé, alors qu’il y a une dizaine d’années, il ne fallait pas plus d’un bac+2 et cela allait très bien vu le niveau mental de bon nombre de ces personnalités. Le métier n’avait pas beaucoup changé, juste que les entreprises trouvent plus valorisant d’avoir des personnes à hautes études pour avancer devant leur client et leur faire croire qu’ils ont des types dignes d’un niveau plus élevé. Cela gargarise l’entreprise et astique l’égo du client ou au contraire le rend plus apte à acheter puisque convaincue d’une chimère. Oui, Hoffman avait un bien piètre avis sur eux.

« J’ai rencontré le sergent Farelli. Lui et son langage fleuri que j’affectionne. » Il ne se cachait pas qu’au contraire des commerciaux, il appréciait ce militaire.
« Sans surprise celui-ci, m’a réédité sa proposition d’échanger quelques rixes sur le ring de boxe. Et d’une manière très maline, il faut le souligner. Allant jusqu’à me présenter un futur candidat » Il se tut observant immédiatement le psychologue se doutant qu’il allait commencer à mouliner à son tour et le toiser pour déceler des informations en plus.

« Lorsque je vous ait trouvé, je repensais à ma curiosité maladive qui m'entraîne toujours dans des situations cocasses. Voilà tout » Il plia ses jambes en équerre et tapa dessus. Le chat, reprit sa balle en papier, qu’apparemment personne ne voulait daigner lui lancer, pour sauter sur le corps de son maître et lui déposer sur son torse. Alexander, la prit et l’envoya vers la porte, là où il n’y avait rien que pourrait être endommagé par l’ouragan Harry. Le petit animal bondit en roucoulant et couru après le papier, pour jouer avec.


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    Alexander Hoffman
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