Atlantis Insurrection

RPG sur Stargate Atlantis


Entre divin et réel

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Image perso : Entre divin et réel 1562506792-01-alexprofil-copie
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le Mer 18 Oct - 16:52

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Alexander Hoffman
Entre divin et réel


CHRONOLOGIE 11 OCTOBRE 2017-
Rencontre du peuple Natus avec les Tairis

Vilma avait rencontré trois Natus fin mai : Idène, Paresok et Vida la leader de ce peuple qui vénérait le siens. Pour une tigresse qui avait vingt-cinq ans bientôt vingt-six et donc tout juste la majorité ce fut une pertinence assez dépaysante et elle avait tout fait pour se montrer digne et faire honneur à sa dominante. Il aurait été déplaisant au possible qu’Aya ait honte des paroles et de l’allure de la jeune tigresse. Vilma avait de l’ambition et désirait être autre chose qu’une simple chasseuse et cela sa dominante le savait et comme elle avait du potentiel, elle lui donnait de nouvelles responsabilités dans la tribu. Après tout, Vilma n’était-elle pas issue d’une génération de grand tigre qui ont marqué l’histoire ? Comme Erydéon , certes disparu dans d’étranges conditions, mais qui fut jadis le chef de la tribu mère : les Bajanners, après avoir été celui des Flachumi, le clan des inventeurs. Faut dire que l’ancien Tairis avait fini par être élue au Bajanner, de manière démocratique comme tout clan de tribu, quittant le siens pour un nouveau et une ambition plus vaste. Tout chef de clan, rêvaient d’être le dominant du peuple des Tairis ! Mais, être leader ne suffisait pas, il fallait être élu et avoir les capacités.

Mais passons, revenons à Vilma, au vu de sa bonne intégration auprès des Atlantes. Vilma se chargeait de plus en plus des relations Tigres/peaux rose. Et cet échange avec les Natus, l’avait conforté dans cette voie.

Ainsi, quand elle était rentrée voir Aya directement après son séjour sur Atlantis, elle lui raconta déjà la cité puis cette rencontre. Aya avait été bienveillante et sacrément fière de voir cette jeune tigresse empreinte de sagesse alors qu’elle venait de passer à l’âge adulte il y a moins d’un cercle de lune ! Aussi froide et peu expressive soit-elle, elle n’avait pu retenir ce sentiment et cette curiosité. Surtout quand elle apprit que les “trois disparus” avait recréé une civilisation, mais avec une autre espèce. Une forme de satisfaction gonflée d’égo avait envahi le cœur de la tigresse. Son peuple était un grand peuple avec une richesse et une bienveillance peu connue des autres. Elle était fière de ses ancêtres et avait hâte de voir les “vestiges” de ce qu’il restait en Magna. Puisque les Natus, avaient farouchement combattu les Wraiths et en avait payé un lourd prix. Elle concevait parfaitement que rencontrer les descendants de leurs “dieux” devaient être une source de réconfort et d’espoir. Et elle viendrait avec cette conviction : leurs redonner la force de se relever et refaire de leur monde un monde digne de l’enseignement reçu par ses pairs ! Mais si au contraire ils se révélaient être décevant, ils devront bâtir seul et sur la honte les vestiges d’un peuple qui ne mérite plus de vivre.

Ainsi, Aya avait convoqué un grand rassemblement des tribus, organisé en même temps que le changement de cycle de la planète qui se parait de lumières. La tigresse avait annoncé les découvertes de Vilma et surtout avait mis en avant la tigresse et sa sagesse. Cela fit l’unanimité avec bien entendu quelques questions et des réticences. Les réticences reposaient avant tout sur cette gêne et cette incompréhension sur la divinité des “Trois”. Pourquoi, les peaux roses avaient-ils autant besoin de guide spirituels ? Avaient-t’ils aussi peu confiance en eux et aux esprits de leurs ancêtres pour oser inventer un dieu ?

Certains tigres s’amusèrent de cette situation, trouvant plaisant d’être à l’origine d’une inspiration et de tout un fondement sur une autre espèce ! Quelque chose de valorisant pour les Tairis qui avaient su intéresser un autre peuple via leurs traditions et manières de vivre. Être un modèle était bien plus gratifiant qu’être un stupide dieu ! Tous les clans furent en accord pour rencontrer les Natus et passer la porte.

Enfin passer la porte dans une seule condition. Les tigres n’ont plus confiance dans l’exploration au hasard. Et Aya faisait partie des chefs les plus fervents à ne pas s’aventurer de manière imprudente dans d’autres mondes. Elle ne voulait passer la porte que dans des endroits où elle avait confiance et il n’y avait qu’Atlantis pour le moment. Elle voulait tout bonnement protéger son monde et son peuple. L’inconnu, lui faisait peur et elle ne désirait pas que les Wraiths, ces immondes créatures, viennent ici. La grande terre devait rester un lieu de paix et de repli pour les Atlantes si leur cité venait à disparaître. Par contre, elle était prête à se battre aux côtés des Atlantes pour les détruire !

Durant ce rassemblement d’autres fiertés vinrent gonfler le cœur d’Aya, celui des compliments sur ses deux enfants : Ketricken et Hazel. Tous, sans exception reconnurent le potentiel des chefs ! Et une grande gloire les attendait ! On la félicitait ainsi que ses deux “mentras” : Lanille et Galtaym de leur éducation et de leurs belles manières. Aya, venaient à se dire, qu’elle avait bien fait d’offrir une descendance à sa compagne, une descendance avec l’un des tigres les plus brillants de la grande terre et l’un des plus beaux à ses yeux. Elle avait uni les deux tigres les plus inestimables à ses yeux. Jamais, elle n’avait pu rêver de mieux et même si au début Lanille n’avait que peu d’affection pour le grand mâle, elle avait reconnu en lui un protecteur et une âme noble. Au fils des années le duo de couple : Aya/Lanille et Aya/Galtaym était enfin devenu un trio d’amour et de sincérité. Et de tout cela était né deux êtres parfaits aux yeux de la grande alpha Aya. Peut-être que ses enfants, seront deux chefs de tribu, gouvernant ensemble, pattes entre pattes ! Cela était courant de voir un duo d’une fratrie dominer ensemble. Quand les deux ont les compétences et le potentiels les tigres ne choisissent pas, ils mettent les deux. Il était plus rare cependant de voir des couples. Mais passons, la dominance fraticelle était présente encore. Aya, avant d’être nommée leader des Bajanner était avec son frère Rashar au clan des Silà. Gora et Cylvia sont les deux alphas du clan des Flachumi et Kispak a dominé durant de nombreuses lunes avec son frère Kar’m. Mais celui-ci fut tué par la machine de fer … cette machine détruite enfin par les Atlantes. Il eut un autre fait de dominance en duo, celui de Shiria du clan du Niragen. Suite à la mort de sa mère, elle fut élue avec son cousin à la tête de ce clan. Le tigre était très âgé et gouvernait avec la mère de Shiria qui laissa un beau cadeau : sa fille pour son trône. La tigresse était morte en donnant sa vie pour sauver son clan face à la menace de la machine de fer.

Et ce fut à ce moment, qu’elle remarque l’affection que portait son compagnon à la petite Vilma. Une Vilma, qui ne semblait pas voir qu’elle faisait tourner des têtes. Faut dire que niveau code “Tairis”, Vilma était ce qu’on nomme un “canon”. Elle possède des yeux d’un orange vif très particulier et original (les tigres aiment l’originalité), hérité de son ancêtre Erydéon . Un pelage d’une extrême douceur avec des teintes de gris riches. Et une tête bien faite autant extérieurement qu’à l’intérieur. Bref Vilma faisait des ravages mais elle ne portait attention qu'à une seule créature et celle-ci n’était point un tigre. Elle restait cependant proche de Galtaym puisqu’elle aimait son savoir et son esprit brillant. Mais, ne ressentait rien de plus que de l’admiration et de l’affection platonique pour le mâle, à son plus grand drame, mais il acceptait, le temps jouerait à sa faveur, puisque se considérait assez proche mentalement de l’être aimé par Vilma.

Aya avait fait quelque sous-entendu à sa jeune protégée, lui disant qu’elle pourrait partager son toit avec elle, si un jour elle relève la tête un peu plus haut (sous-entendu de toiser le regard de son compagnon). Mais, Vilma n’avait pas réagi, heureuse d’être acceptée. Vilma avait ces deux mères chez les Niragen (expliquant la spécialitée de Vilma qu’est la chasse). Ne restait que son frère et son père qui eux étaient allés dans le clan d’Atamas dominé par l’étrange Eura. Son père qui avait rompu ses liens avec ses premières compagnes pour répondre à l’appel d’Eura et s’unir avec la dominante.

Encore une complexité Tairis. Le père de Vilma, s’occupait encore de sa fille et Eura était devenu une sorte de “mère” pour Vilma, plutôt un tigre bienveillant pour la tigresse. Les deux autres femelles du père entretenaient de bons rapports avec cette nouvelle compagne et avaient choisie d’un accord commun, sacrifier leur amour pour le bonheur d’autre. La “rupture” n’avaient pas été destructrice, mais plutôt créatrice d’une nouvelle famille plus large. L’affection restait mais l’amour non.

Enfin ce fut aussi à ce moment-là, qu’Eura demanda au cercle des chef d’avoir un tigre responsable des voyages via la porte et des relations avec les peaux rose. Aya proposa naturellement Vilma. Cela entraina de nombreux débats sur sa jeunesse et le fait qu’elle aurait le droit à l’erreur et qu’il fallait la soutenir. Les sept clans décidèrent de lui donner sa chance et d’être là pour aider la tigresse. Ce nouveau rôle allait en créer de nouveau dans le futur et tous étaient excités par cette évolution. Mais Vilma ne sut rien de cet honneur.

Jusqu’au jour où…

Le 11 octobre 2017, date Atlante, ce jour devait être la rencontre entre les Tairis et les Natus. Un jour mémorable et Aya s’était longuement demandé si elle ne devait pas réduire la visite à quelques tigres. Mais, cela ne serait pas du tout dans leurs lignes de conduite. Les sept clans seraient représentés !

Entre divin et réel 1508337646-02av Aya pour le clan du Bajanner, clan dominant et des décisions. Elle aurait avec elle Vilma, qui prendrait la responsabilité de la rencontre et des présentations avec son nouveau rôle.
Entre divin et réel 1508337646-02n Gora & Cylvia pour le clan des Flachumi, clan des inventeurs
Entre divin et réel 1508337647-02rl Rion’Lastar pour le clan des Waldna, clan de guerre, stratégie et du combat
Entre divin et réel 1508337646-02k Krispak pour le clan des Stera, clan de la science
Entre divin et réel 1508337647-02s Shira pour le clan du Niragen, clan de la chasse et du savoir du pistage
Entre divin et réel 1508337646-02e Eura pour le clan des Atmas clan de la médecine et des esprits
Entre divin et réel 1508337646-02r Rashar pour le clan des Silà, clan des bâtisseurs et de l’histoire

Voici la joyeuse troupe qui allient se rendre sur Atlantis et rencontrer le peuple de la Magna.

CHRONOLOGIE La veille 10 octobre 2017

Mais avant ce jour, la veille, Vilma fut initié à son nouveau rôle. Même si, elle en avait pris les fonctions sans s’en rendre compte depuis mai.

Cela était un grand moment, dans la vie d’un tigre de passer de simple “faiseur” à un rang avec plus de responsabilité. Ainsi, une fête symbolique avait été organisé. Et comme dans tout passage important de la vie d’un tigre, ont invitait sa famille et son ou ses “mentra”. Le père, Eura, le frère et les deux mères de Vilma furent présent. Et Aya avait fait la surprise d’inviter exclusivement Hoffman. Elle avait regretté de ne pas inclure ErinSteele. Mais bon, elle n’était pas le mentra d’un tigre et cela était une cérémonie que trop intime pour Vilma.

Ainsi, sans savoir ce qu’il l’attendait réellement, sauf que cette fête serait un moment important pour sa tigresse favorite et qu’il devait offrir un présent “symbolique” qui montre son attachement à la demoiselle… Aucun humain, ne savait ce que signifiait réellement le titre si prestigieux de “mentra” et les tigres ne souhaitent pas forcément l’avouer à Alexander de peur qu’il ne rompt les liens avec Vilma. Cela était étonnant venant des Tairis si franc, mais ce fut une décision d’Aya de tenir secret ce genre de révélation. Un jour, ils lui diront, mais, elle ne voulait pas que l’humain soit choqué ou ne se pose encore plus de question qu’il ne se faisait d’habitude. Et puis bon, tous savaient très bien que jamais, il n’aurait de couple peau rose/Tairis, pour la simple raison que l’homme était lié à une femme de son espèce et que les Atlantes étaient unique. Alors à quoi bon ? Il n’est que “mentra platonique” d’une tigresse qui refuse de lui avouer son admiration. Cela allait à Vilma et aucun tigre n’avait à redire cela. Les âmes peuvent se lier sans avoir d’union. L’âme sœur peut être sous des formes bien différentes de l’amour passionnelle et charnelle.

Enfin bon, la veille Alexander était en train d’arpenter son bureau de long et de large, attendant avec impatience qu’on lui livre sa commande faite par les Athosien. Il ne se doutait pas, que celle-ci avait échoué dans le bureau de Richard sous la demande d’Erin, qui pouvaient s’amuser de lui avoir joué ce petit tour, pour l’embêter. Ils savaient très bien qu’Alexander était tendu de cette cérémonie et y allait à l’aveuglette sans parler du temps qu’il avait mis pour dessiner et faire faire son présent. Un vrai lion en cage, prêt à partir en costard bleu nuit et une chemise bleu ciel. Il avait toujours cette indéniable classe :
(Tenue d’Alex)


(c)

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    Alexander Hoffman
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le Mer 18 Oct - 17:57

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Erin Steele
Entre divin & réel
Une confusion de titres
10 octobre / Erin & Alexander


Erin Steele


La porte dudit bureau s'ouvrit sur Erin, qui de l’index replié, fit toc toc, avant de s'appuyer sur le chambranle pour observer son anglais avec un fin sourire légèrement étiré sur ses lèvres brillantes. « J'ai l’exacte représentation de Polochon dans un aquarium rond », dit elle en guise d'introduction en croisant ses bras sous sa poitrine tandis qu'elle ne quittait pas Alexander des yeux.

Alexander Hoffman


L’anglais releva la tête vers la voix et eu un petit rictus fortement amusé. Il stoppa sa marche. Lui-même ne s’était pas vraiment rendu compte qu’il ressemblait à lion en cage. Faut dire, que cela lui permettait de réfléchir et de s’occuper sans avoir l’air d’une loque sur un canapé. Il avait besoin d’être en mouvement, cela lui donnait l’illusion de ne pas perdre son temps.
« Et alors ? Cette nouvelle décoration te ravis ? » Dit-il en réponse espiègle, alors qu’il s’approchait, d’elle pour la décoller de la porte et l’embrasser avec tendresse. « C’est grave si je renvoie l’intendant ? Ça fait vingt minutes que j’attends un colis » lui mumurat’il en l’embrassant sur la joue. Il se savait tendu et la présence d’Erin était censée le calmer, c’est souvent dans ces moments là qu’il se montrait collant. Ce qui n’était pas souvent le cas, avouons-le. Même si Alexander n’était jamais en reste niveau attention et affection auprès de sa belle brune.

Erin Steele


Erin lui rendit son baiser avec tendresse, heureuse de le retrouver un peu avant qu’il ne s’absente pour la cérémonie avec les Tairis. Qu’elle n’en soit pas la travaillait un peu, mais elle ne s’en formalisait pas outre mesure, et son instinct féminin lui disait que sa présence était de trop pour quelque chose d’officiel concernant Vilma. La jeune femme n’était pas dupe quant à la relation que la tigresse entretenait avec Alexander, et cette relation restée platonique parce qu’ils n’étaient pas de la même espèce, bien qu’elle savait que l’anglais ne s’y serait pas risquée si Vilma était une humaine. Mais qu’importe, elle n’était pas là pour faire une scène de jalousie, surtout qu’elle était plutôt satisfaite qu’une tigresse comme elle se soit éprise de son chéri. Il n’y avait pas meilleure protectrice.
« C’est très beau », fit-elle espiègle. « J’aurai du ramener des pétales pour poisson rouge. Quoique… je te vois plutôt comme un beau poisson. Pas un banal poisson rouge.», dit-elle en adoptant une moue de réflexion.

Alexander Hoffman


Le jeune homme eu un petit rictus, se voyant bien en carpe Koï, puisque la légende japonaise rapporte que si une carpe remonte le courant d’une cascade, elle devient un dragon et cette image était peut-être la plus belle des symboliques. Et puis, allez vous retrouver avec un Hoffman remonté comme un coucou, le dragon vous apparaîtra moins dangereux.
« Avec une queue en voile oui… » Il n’y avait rien de bien chastes là-dessous, mais qu’importe il joua à son petit jeu en lui la décollant du mur, pour l’avoir contre lui et l'emmener vers le milieu de la pièce. Ils ne risquaient pas de se faire gauler par qui que ce soit, la nouvelle assistante d’Alexander arriverait que la semaine prochaine, pour remplacer Elia. Il ne savait pas trop ce que lui avait donner le SGC, il n’avait pas eu son mot à dire, apparemment Richard aurait fait passer les entretiens à sa place pour le soulager d’une charge de travail. Mais bon, il faisait confiance à son supérieur. De toute façon, s’il n’allait pas, il allait lui faire remarquer. Après Richard désirait que la jeune femme, soit aussi assistante du CODIR donc des deux autres membres. Même si, elle prendrait le bureau d’Elia. Cela ne devait pas être facile de choisir quelqu’un qui réponde aux trois personnes.

Erin Steele


Erin lui fit un sourire. Sans trop le savoir, elle pensait à la même chose que lui, le voyant bien en carpe Koï. Elle aimait beaucoup ce poisson, sans parler de la culture nippone. Elle lui fit un sourire frippon sans rien ajouter, mais elle n’en pensait pas moins. De toute façon, elle était là pour faire sa petite blague, qui ne ferait surement rire qu’elle. Quoique Alexander avait de l’humour, et il savait être taquin assez régulièrement pour se faire avoir à son tour.
« Enfin… Je ne suis pas là que pour ça. J’ai vu l’intendant. Il n’ose pas venir te dire qu’il a perdu ton colis… », ajouta-t-elle en plissant les lèvres. C’était vache de balancer ça comme ça, mais c’était juste pour le mettre en boite quelque minute. Son colis était dans son bureau, à trois portes de celui d’Alexander.

Alexander Hoffman


Alexander beuga soudainement…son visage se ferma et une once de colère traversa ses prunelles d’acier. Ne se doutant nullement de la farce qu’on pouvait lui jouer à cet instant
« Tu m’étonnes qu’il n’ose pas… » Il lâcha sa compagne, dans un mouvement un brin agacé « Il va en entendre du pays celui-là » Et il se dirigea vers sa porte pour se farcir l’intendant.

Erin Steele

Elle s’attendait à cette réaction. C’était quasi obligatoire chez lui. Elle pourrait se montrer vache et le laisser aller jusqu’à l’intendance, mais ce serait laisser un innocent se faire houspiller injustement. Elle tourna sur elle-même pour le suivre du regard, et quand il arriva à la porte, elle ajouta tranquillement : « Il se pourrait qu’il ne soit pas perdu pour tout le monde mon chéri. ». Son ton innocent ne trahissait qu’elle, et Alexander allait capter tout de suite qu’elle n’était pas étrangère à tout ça. Mais bon, elle avait du mal à lui mentir ou à lui faire croire des choses. Il lisait en elle comme dans un livre, et la réciproque était vraie.

Elle l’attendait, l’air de rien, au milieu de la pièce. D’ailleurs, elle était vêtue d’un haut, type chemisier mais doté que de trois boutons descendant du col, dont deux étaient fermés, d’une couleur rose pâle, dont les manches étaient bien descendantes, presque jusqu’à ses paumes de mains, d’un jean slim noir qui laissait ses jambes s’enfoncer dans une paire de bottes en cuir elles aussi d’un noires d’encre.

Alexander Hoffman


Alexander arrêta son mouvement en direction de la porte. Tourna sur lui-même dans un geste assez artistique …petite pirouette de danseur pour être précis. Il leva un sourcil interloqué. Elle lui faisait une blague ? Autant il était en colère sur le coup que le colis soit perdu, mais là, il sentit une forme de soulagement « Aussi charmante sois-tu, tu n’as point les membres assez larges pour porter ce présent
».
Il marcha vers elle, tel un félin vers sa proie. Elle était maso mine de rien…elle savait très bien qu’il allait se venger à un moment où un autre. « Hum… et trop volumineux pour que tu le cache sur toi… dommage, j’aurais bien été tenté de chercher ... ». Son regard parcouru la totalité du corps de la belle… il parlait de chercher sur elle bien entendu. De plus, il prit la voix sombre qui faisait toujours son petit effet sur elle de manière volontaire. Il adorait jouer avec elle, même si cela allait vers des penchant légèrement coquin. Et il aimait encore plus la faire montée en pression sans rien faire d’autre que la toiser ou lui dire des sous-entendu élégant.

Erin Steele


Quand elle le vit se retourner vers elle, Erin savait qu’elle avait ferré son intérêt, et qu’il savait à présent que le cadeau n’était pas perdu. Elle le laissa venir vers elle, en riant tout doucement, comme-ci elle sentait la connerie arriver. C’était souvent comme-ça que ça démarrait, entre ces deux là. Mais non, il était plutôt dans une optique de faire bondir son petit coeur autrement qu’en lui faisant peur ou qu’en la basculant soudainement pour la menacer de la faire tomber.
« Hum… Dommage, j’aurai presque dû faire preuve d’imagination pour le cacher alors...», répondit-elle dans un murmure, non sans venir poser ses mains sur ses épaules pour le toiser. Elle haussa des sourcils en s’humectant les lèvres bien inconsciemment, et elle se coula derrière lui en glissant sur un côté, les bras toujours tendu. Elle le poussa vers son canapé, et l’impulsion lui permit de se retourner pour se diriger vers la sortie l’air de rien. Maso, pour de bon.

Alexander Hoffman


Il émit une sorte de petit rire silencieux à sa réplique… menue comme elle était, elle ne pourrait pas faire rentrer le cadeau sous ses vêtements sans que cela ne ce voit direct. Alala… elle venue contre lui, il la laissa bien entendu faire toute l’ampleur de sa bêtise. Il n’hémi aucune résistance et se retrouva sur le sofa, secouant la tête. Elle cherchait décidément. Et il devait aimé ça, puisqu’il répondait toujours à cette surenchère de connerie.

Il se leva prestement, et l’empêcha de sortir, avec un haussement de sourcil. Comme pour lui dire “tatatatata n’y pense même pas”.
Puis, il l’attrapa sous les hanches pour la porter et la jeter dans le canapé, se mettant au-dessus d’elle, pour l’empêcher de se relever. « C’est plus fort que toi avoue… ».

Erin Steele


Bien entendu, elle n’espérait pas vraiment passer cette porte de bureau sans aucune réaction d’Alexander. Elle se crispa quand il l’attrapa, voir même, elle se recroquevilla sur elle-même pour l’empêcher de faire quoique ce soit mais il l’a décolla du sol quand même et forcément elle cria pour ne pas se laisser faire, mais ce fut peine perdu car elle se retrouva dans le sofa, avec l’anglais sur elle. Elle était rouge pivoine, rigolant comme une gamine. Elle ne faisait rien pour se relever, faisant le corps mou sans résistance pour le laisser faire, à sa merci. Oui, c’était plus fort qu’elle, et elle adorait ça.
« Tu ne m’appelles pas “ma petite maso” pour rien, que veux-tu», fit-elle avec un sourire en se calmant un peu. Elle était tentée de la chatouiller, mais elle ne voulait pas froiser son beau costume. Costume qui, elle devait se l’avouer, lui faisait de l’effet. Elle avait bien envie de se faire un petit scénario coquin avec lui dans ces vêtements là. Mais bon, elle n’en dit rien. Il ne fallait pas qu’elle ne le retienne trop longtemps non plus. « Si tu me laisses me relever, je te montre où il est», dit-elle sur le ton du marchandage.

Alexander Hoffman


Il ne put s’empêcher de ricaner quand elle poussa un petit cri. Il adorait faire ça, juste pour le plaisir de l’entendre gémir. Dans un sens, il ne fallait pas grand-chose non plus. Une fois au-dessus d’elle, il la toisait d’un petit air mi- coquin mi taquin… Il se fit la remarque qu’ils étaient rapidement intenables et pas très civilisés ensemble. Heureusement, qu’ils ne sont vu par personne, car parfois, on pourrait conclure qu’ils ne sont que deux gros gamins surmontés d’obsédés. Mais ça, il s’en fou, il était bien trop content d’avoir une compagne capable de venir l’asticoter et l’embêter. Quant au côté sexuel, cela était un brin normal, venant des deux qui jouait allégrement sur ce plan-là, pour embêter l’autre et le faire craquer. Et puis bon, il n’y avait rien de malsain au final, ils s’épanchaient pas de désirs dans leur bureau ou dans les lieux publics. Même si Santa avait commencé ici, ils n’avaient rien fait dans leurs offices respectifs.

« Oui... “ma petite maso d’amour” ». Fit’il en se penchant pour lui coller un baiser sur le front. Il ajusta sa position, il avait un genou sur le sofa, la main d’appuie sur le dossier et une jambe tendue. « Tu vas surtout me le montrer… sinon je vais être en retard... même si je ne pense pas que les Tairis ont une quelconque notion du temps comme nous ». Ils avaient tous deux constaté en mai que Vilma, avait une sorte d’horloge interne est avait été perturbée en venant sur Atlantis, puis avec les jours, elle s’était calée sur les horaires d’Alexander, ayant faim vers 12h30/13h00 et 20h00. Elle se levait généralement à la même heure que lui et dormait une heure trente le matin et deux heures l’aprèm et se couchait vers une heure du matin. Ce qui avait été drôle, était la manière dont la tigresse avait essayé de s’adapter à la vie humaine. Elle suivait généralement Alexander de partout où se baladait seule et revenait dormir sur l’immense coussins de bille en plastique dans ce bureau, généralement avec Harry qui dormait sur elle… et le soir, quand Erin ne venait pas dormir avec Alexander, elle prenait sa place pour se coller contre l’homme. Sinon, elle avait dormi sur un coussin gênant qu’avait fait faire Alexander spécialement pour elle. Un instant Alexander se demanda si les Tairis viendra ce soir… mais non, Aya avait prévu de passer une dernière nuit chez elle avant de passer la porte.

Il se pencha, un peu, donnant une main à Erin, pour la relever en la tractant quand il fut les deux pieds sur le sol. Il était bien parti, pour l’embêter encore voire même lui faire un câlin tendre, mais cela ne serait pas raisonnable et oui, il allait finir par rater l’ouverture de la porte si cela continu. Cela, lui faisait d’ailleurs, bizarre de s’y rendre sans elle.

Erin Steele


Elle arqua un sourcil. Monsieur était directif ? Il faisait tout pour la provoquer, ce n’était pas possible. En fait, s’il était en retard, ce serait de sa faute à lui, et pas à elle. Elle oubliait un peu rapidement qu’elle était venue la première le chercher dans son bureau pour le taquiner, mais passons. « Je vais je vais, tant que je n’ai pas de contrepartie, je vais rien du tout», fit-elle en prenant sa main pour se tracter et ainsi se redresser. Elle ne lâcha pas sa main pour autant, se retrouvant dans ses bras. Elle fit une petite moue amoureuse, avant de l’entrainer du bout des doigts vers la sortie de son bureau. Bien entendu, qu’elle allait lui rendre son paquet. Elle ne faisait pas cela dans le but de se venger de ne pas en être, mais plutôt dans celui de le taquiner gentiment. Il n’y avait rien de méchant dans sa démarche, et elle n’était nullement vexée de ne pas en être. A dire vrai, elle avait du boulot par dessus la tête et ça l’arrangeait que les Tairis tiennent une cérémonie. Cela allait faire jaser toute la cité, et elle serait peinarde le reste de la journée dans son bureau.

Alexander représentait donc son petit intermède dans la journée pour se détendre. Elle ne le verrait certainement plus avant le soir, elle comptait bien profiter de ce costume. Des fois, elle se faisait la réflexion qu’elle était particulièrement obsédée avec lui, sans trop se l’expliquer, mais il lui rendait si bien qu’elle ne culpabilisait pas de trop. Et puis, franchement, il n’y avait pas de mal à se faire plaisir à deux. C’était encore un des plaisirs encore gratuit de ce monde, bien que certains le monnayaient quand même. «Il est dans mon bureau», finit-elle par dire pour expliquer pourquoi elle l’emmenait vers son office.

Alexander Hoffman


À sa contrepartie, il lui lança un petit regard pompeux. Alala. « Tu auras une fessée ce soir ». Lui dit-il d’un air naturel, comme si ce fut qu’une formalité, sans se douter un instant que madame Steele, avait des projets pour ce soir. Il ne savait pas quand il allait rentrer et dans quel état, espérant qu’on ne vienne pas éprouver le tissu de son costume qu’il appréciait… il l’avait ramené de la terre depuis peu et il ne voulait pas qu’on lui déchire. Même si Vilma s’était calmée sur les pantalons depuis.

Naturellement il la suivit sans rechigner, son état d'inquiétude était redescendu plus bas que terre et il était parfaitement à l’aise à cet instant. « Alala… j’aurais dû parier que tu me ferrais une blague ». Il la tira vers lui, alors qu’il n’avait personne dans les couloirs, pour lui mettre un baiser dans le cou, signe qu’il ne lui en voulait pas, mais aussi que cela était pas plus mal pour le calmer. Puis la laissa continuer la marche jusqu’à son bureau où ils entrèrent. Le cadeau était donc là, sur le bureau de la RDA. Assez imposant avec ses 40 centimètres de long et 20 de large. « Je vais le déballer pour vérifier quand même. Avoue que tu ne voulais pas le rater ». fit-il espiègle.

Erin Steele


A l’évocation de la fessée, elle lui fit un regard gourmand plein de sous-entendu, mais elle ne fit pas de commentaire, histoire de ne pas lui offrir de perche supplémentaire. Elle avait hâte de le retrouver un peu pour elle toute seule, mais même s’ils s’étaient vus récemment, elle éprouvait ce même besoin quasi à chaque fois qu’elle le voyait. En même temps, avant qu’ils ne se mettent réellement ensemble, ils avaient passé beaucoup de temps à disserter tard le soir et ces petits moments continuaient dans le temps, pour son plus grand plaisir.

«Ce ne fut qu’un concours de circonstances», répondit-elle en se contorsionnant sur place pour accueillir son baiser dans le cou. L’intendant n’avait pas vraiment fait exprès de laisser le présent sur le bureau de la jeune femme. En fait, il s’était trompé tout simplement, et, plutôt que de le faire repartir vers l’office de l’anglais, elle avait décidé de le garder et de le faire tourner en bourrique. Une occasion comme une autre, saisie à la volée. Erin alla s’appuyer contre son bureau, à côté du cadeau, tandis qu’il voulait le déballer pour vérifier qu’il était bien comme il l’avait demandé. Elle croisa les bras. «J’avoue», répondit-elle avec un sourire mutin. Et effectivement, elle escomptait bien le voir quand elle l’avait réceptionnée. Il la connaissait bien.

Alexander Hoffman


Il ne loupa pas ce petit regard et il fit mine de soupirer d’exaspération, comme pour lui souligner qu’on ne prend pas plaisir à une punition. Mais qu’importe, son rictus tout aussi coquin, traduisait la même envie de se retrouver seul dans un endroit intime avec elle. Profiter de sa présence après une journée de travail et d’aventure.

Un concours de circonstance ? Il secoua la tête ignorant que le brave homme s’était trompé d'office. Cela arrivait, quand il n’y avait mention que du titre des deux jeunes gens. Même si le colis était au nom de « Hoffman », il avait dû surtout voir : « RDA » et donc prendre le bureau le plus proche et ce fut celui d’Erin. Et puis bon, peut-être qu’un jour, le Steele ne sera plus sur la porte de la jeune femme et là, il y allait avoir de nombreuses confusions puisqu’il faudrait se reporter aux prénoms.

« Un concours qui t’a bien servi » Dit-il simplement, attendant la suite de cet heureux hasard.

Une fois dans devant ledit colis, Alexander commença à l’ouvrir, après avoir jeté un petit regard malin à sa compagne. Le paquet contenait une boite en bois, richement décorée selon les consignes de l’homme. Il avait voulu marquer le « lien » entre Atlantis et les Tairis et les sculptures représentaient humain et tigre dans des scénettes communes à travers des épreuves fortes. Mettre un peu de symbolique dans cette boite, était voulue et fait en accord avec Aya qui avait trouvé l’idée absolument merveilleuse. Les tigres semblent aimer les objets avec une histoire. Par contre la dominante ne savait rien du bijou. L’idée était venue quand Alexander avait vu le collier de Vilma, ce collier qu’elle avait prêté à Vida. Il avait entraperçu de temps autres les tigres se parer d’objets pour s’embellir pour certaines occasions. Comme le font les hommes ou les femmes avec leurs bijoux en somme. En ouvrant la boite, il y avait l’imposant bracelet, imposant par sa taille, puisque destiné à une tigresse de 1m75. Et un petit sachet en tissus rouge. Alexander fut intrigué et en le prenant entre les mains, se souvenant parfaitement ce qu’il contenait. L’artisanat avait battu des records… et n’avait pas chômé ! Il ne pouvait pas sortir son contenant devant Erin, puisque celui-ci lui était destinée. Il le rangea donc dans sa poche.

Puis sortit le bracelet en métal et pierres bleu pales Visuel du bracelet les motifs étaient des empreintes de texte Tairis, avec des mots forts qui refletaient le caractère de la tigresse. Alexander observa l’ouvrage finement travaillé et le trouva parfaitement réussi. Il le montra à sa compagne.
« Tu en penses quoi ? »

Erin Steele


Elle n’était pas certaine d’aimer recevoir une fessée en dehors de toute connotation sexuelle, mais elle devait reconnaître qu’elle aimait bien quand il lui en claquait une ou deux sur les fesses, quitte à les faire rougir un peu. Elle fit mine de ne pas comprendre pourquoi il poussait un soupir d’exaspération quand elle lui lança son oeillade gourmande. Oui, elle avait un problème, encore que ce n’était pas si anodin que ça. Elle opina du chef quand il confirma que le concours lui avait bien servi. Effectivement, elle en avait bien profité même si à l’origine, elle n’avait pas spécialement prévu quelque chose. C’était bien tombée, voilà tout.

Il commença à le déballer. Elle n’attendait que ça en fait, curieuse comme elle était, et elle restait appuyée sur le bureau pour observer ce qui allait sortir de ce paquet. Erin avait vu le dessin qu’en avait fait Alexander et c’était une chose que de le voir sur papier, s’en était une autre de voir le boulot de l'artisan derrière, qui allait donner vie à l’objet qui n’était jusqu’alors qu’un dessin. La boite était magnifique déjà. Une véritable oeuvre d’art, à la manière des fresques médiévales, ou encore égyptiennes, montrant des scènes de vie entre Atlante et Tairis. Il fallait faire un effort de visualisation mentale pour faire de l’interprétation, car cela ne se regardait pas “simplement”, comme bien souvent dans l’art. Peu étaient ceux qui se faisaient chier à conceptualiser les fresques ou les images pour en chercher un sens, se contentant de rester dans du descriptif, voir du contemplatif. De la télé à image fixe sans intelligence. La boîte s’ouvrit sur un bracelet aux dimensions impressionnantes, qui n’étaient pas folles si on remettait le bijou dans les proportions de la tigresse. Sur le dessus, et avant que les yeux de la brune ne s’attarde dessus, figurait un petit sachet rouge qu’Alexander fit disparaître rapidement dans sa poche. Manifestement, ce détail n’était pas à prendre en compte dans le cadeau pour la tigresse mais cela ne passa pas inaperçu pour Erin. Qu’importe, elle fixa son attention, malgré sa curiosité grandissante, sur le bracelet qu’il extirpait maintenant de la boîte ouvragée. Il l’observa avant de le lui montrer. Elle le prit délicatement dans ses mains. Le poids était à l’image de sa taille. L’ouvrage était magnifique. Les teintes des pierres alliées au métal offraient un rendu assez plaisant, et Erin décréta tout de suite que ça irait à merveille à la tigresse.

«Et ben...», dit-elle en caressant la texture froide du bijou. «Ca devrait lui plaire à Vilma. Sinon, c’est qu’elle a mauvais goût, mais comme elle a le béguin pour toi, ça m’étonnerait. », fit Erin taquine en lui redonnant le bracelet. Elle en était fan. Les couleurs, la texture, tout était parfait. Elle se redressa pleinement du bureau pour s’approcher de l’anglais, avec une idée derrière la tête. Mais quoi… Il verrait bien.

Alexander Hoffman


Oui, l’objet était parfait, reflétant bien le dessin et le détail des symbole fut à la hauteur de son imagination. Cet artisan du nom de Godrik était un petit géni dans son art. Alexander avait beaucoup traité avec lui. Découvrant en premier lieu la sculpture sur bois puis ses ouvrages sur le métal. La boite en bois d’Erin venait des mains expertes de Godrik. Et l’anglais, lui faisait faire plusieurs réalisations, pour des cadeaux et notamment ceux pour Noël. Bref, il était complétement fan de cet homme et de l’or qu’il avait entre ses mains.
À force de commercer avec lui, l’Athosien, qui n’était nul autre que le frère de ce bon Torin, était devenu un « ami ». Pendant qu’Erin observait le bracelet, l’homme découvrir un mot au bas de la boite. Immédiatement, il prit le papier épais, écrit à l’encre d’une plume.

« Mon cher ami,
J’espère que le bracelet, de taille incroyable sera à la hauteur de ton croquis. J’ai du mal à le voir à la patte de cette Tairis et je serais curieux que tu me montre le résultat avec une de tes image prise dans vos boites magique.

Quant au second ouvrage, j’ai eu du temps, faut dire que la matière est assez incroyable, je n’ai jamais vu pareille grandeur. Elle m’a fascinée et sa beauté mettra en valeur madame.
Amicalement Godrik »

Il rangea le mot dans sa poche. Reportant toute son attention sur sa compagne. Ses mots le faire sourire puis la petite pique sur le « béguin » le fit soupirer amuser.
« Ce n’est pas parce qu’elle regrette que je ne sois pas tigre, qu’elle a le béguin. J’espère que ça sera approprié à leur cérémonie… Aya m’en a fait un peu trop de mystère » fit-il en reprenant le bracelet pour le remettre dans la boite et la fermer. Cela était peut-être une forme de déni de la part de l’homme, qui ne souhaitait pas s’imaginer autre chose.

« Godrik à fait encore un travail merveilleux. ». Il suivit son mouvement, la laissant venir à lui, il était plus dans l’idée d’un échange de tendresse que d’autre chose.

Erin Steele


Erin lui jeta un coup d’œil. Bien sûr qu’elle avait le béguin. Y avait juste une barrière inter espèce qui lui bloquait cette perspective. Elle haussa des épaules, préférant ne pas rebondir la dessus, surtout qu’il s’angoissait un peu sur la cérémonie.

«Tu sais, l’avantage avec les Tairis, c’est que tu seras vite fixé. » Et oui, ils étaient plutôt cash quand il s’agissait de dire quelque chose. Mais Erin n’avait pas de doute. Pour avoir observé des colifichets chez les tigres à dents de sabres, elle était certaine que celui-ci ferait sensation. Elle vint s’appuyer contre son torse, opinant du chef quant au boulot parfait de Godrick. «Il se ferait une sacrée réputation sur Terre oui. » Elle se fit plus présente, et ajouta, d’un ton mystérieux : «Et c’est tout ce que Godrick a fait ? ». Elle était tentée d’aller mettre son nez là où il n’y a pas d’eau pour le laver, en fourrant ses mains dans ses poches pour extirper le petit sachet rouge, mais elle était suffisamment mature pour ne pas se montrer trop gamine. Elle préférait qu’il lui dise ce dont il retournait, et si ça ne la regardait pas… Et bien elle ne ferait pas la gueule pour si peu.

Alexander Hoffman


« C’est vrai » Dit-il tout simplement, connaissant tout comme elle la franchise légendaire des tigres.

Le jeune homme passa ses mains autour de sa compagne pour lui toucher le bas du dos. Il eut un rictus quand elle lui demanda si ne se fut la seule chose que l’artisan avait fait. Alexander n’avait pas cherché à être discret sur le coup. Faut dire, qu’il avait été étonné de voir le sachet en tissus présent. L’objet aurait dû arriver bien plus tard.
« Non, il ta fait ta bague de fiançailles aussi » Alors là, ce fut un peu vache de lui sortir de but en blanc cette phrase, surtout de manière plus ou moins sérieuse. Mais, fallait bien qu’elle ait le coup de bâton a sa petite farce. Mais bon, si un jour, il lui demande, ça ne sera pas de cette manière.

©️ Starseed


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D.C. Pedge Allen - Teshara Lays - Chenoa Penikett ~ Ecriture : Springgreen ~ PNJ : Psychologue Harleen Walker

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le Mer 18 Oct - 17:58

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Erin Steele
Entre divin & réel
Une confusion de titres
10 octobre / Erin & Alexander


Erin Steele


« Ma bague de fiançailles ? » Elle releva son museau vers lui avec un air mi-figue mi-raisin, tout comme son ton dubitatif. Si c’était une façon de la demander en mariage, elle était pourrie. Le connaissant, il ferait les choses mieux que cela, si un jour il devait le faire. Il n’avait pas toute cette classe pour sortir une promesse d’engagement à vie sur un simple câlin, sans parler du mystère du petit sachet rouge. Bref, il se foutait de sa gueule. Clairement.

«Super alors. Tu me la met au moins ? », finit-elle par dire en tendant son annulaire de sa main gauche. «Depuis que Isia en a une, je suis jalouse. ». Comme d’habitude, elle rentrait dans son jeu, en prenant tous les prétextes possibles.

Alexander Hoffman


Intérieurement il se marrait doucement, surtout quand elle rentrait dans son petit jeu. Il était certain qu’il ne lui demanderait pas de cette manière-là. Sans se douter qu’au début de cette aventure sur Atlantis, la demoiselle avait emmené une bague avec cette symbolique-là, qui avait finie à l’eau.

Il sortit de sa poche, le petit paquet rouge, défaisant la ficelle qui le tenait fermé. Puis rangea le sachet et fit un nœud sur le doigt de sa compagne. Il tiqua un peu, concernant la bague d’Isia. Il n’en savait rien de cette bague, même s’il l’avait vu.
« Ils vont encore plus se perdre les colis maintenant » Dit-il toujours dans la même ligne de conduite. « Ah tu en sais plus pour sa bague alors…qui est assez fou pour demander en mariage Harley et surtout pour qu’elle dise oui ? »

Erin Steele

Elle ne s’attendait pas à ce qu’il abdique aussi vite. Alors c’était vraiment une bague de fiançailles là-dedans ? Il défit le petit nœud, et il rangea le sachet dans sa poche. Les yeux de la brune se rétrécirent alors qu’il enroulait le ruban autour de son doigt tendu. Un petit sourire naquit sur ses lèvres. Ils ne pouvaient pas s’empêcher de se chercher des noises, un truc de dingue. Elle fit aller son doigt, faisant style de l’observer sous toutes ses coutures. «Elle est vraiment trop belle Alexander, je suis émue », fit Erin en en rajoutant un peu. Elle enroula ses bras autour du cou de l’anglais pour l’embrasser, faisant fît de sa question pour le moment. Elle ricana. «Erin Hoffman, RDA. Hum oui, ça le fait. Pauvre intendant. », dit-elle espiègle. «Quant à Isia…». Elle lâcha le cou de son chéri pour faire quelque pas dans la pièce avant de tourner sur elle-même, pour s’installer dans son fauteuil de bureau. «Qui est assez folle, je dirai même plus ». Bien entendu, elle ne comptait pas lui dire si facilement, sur un plateau d’argent.

Elle extirpa sa tablette du tiroir du bureau, et elle prit en photo sa main avec son doigt. «Je l’envoie tout de suite à ma mère, elle sera heureuse comme tout ! ».

Alexander Hoffman


Elle y avait peut-être cru quoi ? Un instant ? Enfin tant qu’elle eu le doute cela lui allait. Enfin bon, elle le saura très vite ce que contient ce petit sachet de tissus. Elle savait déjà que ce ne fut point son cadeau d’anniversaire puisque étant né le 29 septembre, il lui avait déjà offert son présent, une paire de botte en daim qu’elle avait un peu trop longtemps reluquée sur terre avec un bracelet en cuir et argent. Elle pouvait déduire que ce fut pour Noël peut-être.
Quand elle lui répondit, Alexander ricana, tout dans la surenchère cette nana.
« Oui ça le fait très bien même ! Tu viendras déménager dans mon bureau, comme il est plus grand ! C’est un grand pas ! Harry va être tellement heureux ! »

Dit-il en bon comédien…il était clairement dans la parodie et lui rendit son baiser.
Il la lâcha à contre cœur, pour venir s’asseoir en face d’elle, très curieux d’en savoir plus. Mais, comme toujours, elle n’allait pas cracher le morceau aussi facilement.
« Ah une demoiselle… encore mieux. Bon raconte, avant que je parte » Dit-il d’un air amusé. Il était à fond intérieurement, finalement il aimait bien les potins, mais qu’entre eux. Comme la fois, où il lui avait dit pour John et la Natus. Il toisa étrangement la tablette. « N’oublie pas de lui dire que je suis enceinte aussi… de triplés »

Erin Steele

Erin arqua un sourcil. Quitte à se chercher, autant y aller jusqu’au bout. «Ah ? On ne garde pas chacun notre bureau pour embêter le monde avec nos deux noms identiques ? ». Toujours plus, toujours plus. La mention d’Harry la fit rire n’empêche. Il était vrai que c’était leur enfant à tous les deux.
« On garde un bureau de stockage pour tes affaires tu en as trop » Il plissa le nez.
«C’est pas moi qui ait trop d’affaire sans rire », fit Erin en souriant. Alexander lui fit les gros yeux « Assume ton état de femme, qui a trop d’affaire voyons » Le pire c’est que c’est lui qui en avait trop… Il secoua la tête d’un pure déni de mauvaise foi.
«Et macho en plus de ça, tu cumules ! », répliqua-t-elle en le poussant du coude.
« Bah je suis un bonhomme moi… et puis tais-toi femme, ne dit pas de parole outrageante à ton mâle » Dit-il sérieusement gonflant la poitrine et jouant des bras pour imiter quelques militaires à la salle de sport, avant de se mettre à rire. Il avait horreur de ce comportement et ne pouvait pas franchement être sérieux de minutes.
«Ca te va tellement bien, tu devrais vraiment oser plus souvent t’affirmer comme un homme préhistorique », répliqua-t-elle en cherchant à lui pincer les tétons alors qu’il gonflait sa poitrine. Il chassa ses mains en se repliant sur lui « Chasse tes mains vilaine ! » et se leva à contre coeur.

Elle fit un petit ouste de la main avant de s’éloignait de lui à contre cœur également, mais elle comptait bien revenir. C’était surtout pour s’amuser avec sa tablette, toujours dans la surenchère. «Une minute et je te raconte. » Elle prit sa photo juste pour le fun, s’amusant de la réplique de son compagnon. «Tu es un gendre idéal, n’oublie pas. », fit-elle amusée. Elle croisa ses jambes dans sa chaise, puis finalement, elle les décroisa, et elle fit rouler le mobilier sur roulettes pour rejoindre Alexander. Elle avait besoin de contact.

«Bon alors Isia… C’est pas vraiment une bague de fiançailles, c’est un jeu qu’elle fait avec une militaire. Pedge Allen, je ne sais pas si tu te souviens d’elle. Et apparemment, elle porte un anneau elle aussi, et c’est notre chirurgienne favorite qui le lui a offert ! » Oui ça semblait con tout ça, mais ils parlaient quand même d’Isia. Donc non, ce n’était pas con.

Alexander Hoffman


« C’est vrai, je suis parfait » renchérit-il sur un ton pompeux, comme il savait si bien le faire.

Il réceptionna sa compagne, en lui touchant la cuisse. Erin se mit donc à lui raconter… il eut un temps d’arrêt ? Allen ? Oh bah oui, qu’il s’en souvient, elle a été torturée sur magna et il a demandé à Sidney de la suivre. Sans parler qu’il avait été son santa et qu’il avait fait une mission avec elle sur Rénégat « Oh que oui, je me souviens… Bon… ça date de quand les bagues ? Avant ou après Magna ? »

Erin Steele


Oui il n’avait pas besoin qu’elle le flatte pour qu’il se la raconte, il le faisait très bien tout seul, mais voilà, c’était dit maintenant et forcément il rebondissait dessus. Elle leva les yeux au ciel, avant d’ajouter : «Sauf pour les demande en mariage et les bagues de fiançailles. ». Le tout dit avec un petit air pompeux.

Erin croisa enfin les jambes, le dossier de sa chaise de bureau en position souple pour qu’elle puisse se pencher un maximum, et d’un geste souple et félin, elle les posa délicatement sur celle d’Alexander, prenant soin de ne pas lui coller sa semelle sur son beau complet marine. Elle ne voulait pas le lui froisser ni le salir avant la réception.

«Isia l’avait après la Magna. Pedge, je n’en sais rien, je ne l’ai pas croisée depuis un lustre. Pourquoi, ça a une importance que ce soit avant ou après ? », questionna Erin qui voulait savoir où il voulait en venir.

Alexander Hoffman


« Tu vas me dire que tu en déjà eu une bien plus belle ? Tu veux me briser mon petit cœur ! » Lança t’il dans une voix mélodrame. Automatiquement, il réajusta sa position, pour permettre à sa compagne de faire sa tigresse de ses mouvements souple. Il lui flatta la cuisse pendant qu’elle parlait.

« Pour savoir. Comme Allen a été torturée durant cette mission, je faisais mon vilain curieux. Je ne me voie pas demander à Isia, si elle l’a aidé à se remettre en selle. Enfin qu’importe. Notre foldingue commune a une amoureuse, et ça mérite qu’on ouvre le champagne ! » Il y avait beaucoup d’ironie là-dessous. Il tapota les cuisses d’Erin, jouant avec les bottes qu’elles portaient. Des petits mouvements de ses doigts fins qui imitaient une araignée qui lui grimpait dessus. Il soupira doucement « Je t’avoue que ça me stresse un peu cette cérémonie. C’est quelque chose d’important et Aya ne m’a pas dit grand-chose, seulement que je verrai bien. J’espère que je ne vais pas devoir chasser du Wizzard et le manger vivant » Dit-il avec une pointe d’humour.

Erin Steele


Erin arqua les sourcils histoire de lui faire comprendre que oui. Mais, même si elle avait réglé son problème avec sa précédente bague, elle préférait ne pas mettre le sujet sur le tapis et la relance d’Alexander, qui n’avait pas cette vocation, à la base, lui permettait de le faire si elle le voulait. Néanmoins, elle fit preuve de tact en n’allant pas dans ce sens là. «C’est pour mieux te le recoller ensuite mon Polochon », dit-elle en prenant place alors qu’il s’ajustait. La conversation dérivait vers Isia et Pedge.

Erin était au courant pour la militaire. Elle avait vécu une expérience traumatisante et elle avait été suivi. Maintenant, elle ne savait pas si Isia avait participé ou non à sa convalescence mentale. Car physiquement, elle n’avait rien… Ah si, peut-être une blessure par balle, de mémoire. Elle ne se souvenait plus exactement. L’américaine afficha un petit sourire complice à son compagnon quand il parla d’ouvrir le champagne. C’était ironique, mais quelque part, Erin était contente pour son amie, pour sa confidente. D’ailleurs, cela faisait un moment qu’elle ne l’avait pas vu, et elle profiterait peut-être de la cérémonie d’Alexander pour aller la débusquer et suivre l’évolution de sa relation avec la militaire. «Je suis contente pour elle si c’est vraiment une amoureuse, et qu’elle lui correspond dans ce qu’est Isia. ». Erin connaissait les déboires qu’elle avait eu avec le Docteur Philips ainsi que les goûts un peu chaotiques de la jeune femme dans le domaine des sentiments. Elle ferma les yeux en se penchant convenablement dans sa chaise, laissant la sensation de l’araignée l’envahir doucement. Ca lui filait quelques frissons. Elle aimait bien qu’on l’effleure de la sorte, même au travers d’un vêtement. Elle plissa les lèvres en une moue contrariée, tout en ouvrant les yeux pour regarder le plafond. «J’espère aussi que tu ne feras pas ce genre de chose… Mais ça va aller, tu as déjà survécu à des réunions avec feu notre ami Berckam, qu’est-ce qui peut t’arriver de pire ? », fit Erin en reportant son regard sur lui, pour essayer de le faire déstresser. C’était rare qu’il avoue être “anxieux” pour quelque chose, du coup, elle ne le prenait pas à la légère même si elle savait qu’il serait parfait, comme toujours.

Alexander Hoffman


Alexander se sentit prodigieusement bête quand le regard de sa compagne lui confirma cette hypothèse. Et involontairement, cela l’embêta qu’elle ait déjà eu une demande. Après, elle avait son passé, tout comme lui et il n’avait pas à être jaloux. Et cela ne l’était pas vraiment, juste un élan un brin possessif mal placé qu’il chassa aussitôt. Il n’aimait pas quand il ressentait ce genre de sentiment incongru. Il ne la questionna pas là-dessus, puisqu’elle ne lança point le sujet. Il se doutait que cela avait un rapport avec Marc, il lui semblait bien qu’elle avait évoqué un lien de fiançailles. Et il se sentit encore plus bête de ne pas avoir mesuré ses propos.
« Oh mais cette fois dans le bon ordre hin » Dit-il en lui montra sa poitrine, là où il avait eu jadis un problème de cœur.

Il se trouvait sacrément commère pour demander à Erin de plus amples explications sur sa meilleure amie. Mais bon, Isia faisait partie de la vie de sa compagne et par procuration de la sienne. Une amitié était née et l’homme était de base très curieux. Il hocha la tête.
« Tu iras faire ton enquête alors. Même si pour l’embêter a notre prochaine soirée, je lui demande si elle vient seule ou elle tient compagnie à John. Contrariante comme elle est, elle serait capable de nous ramener Dale ou Carson ! » Dit’il amusé en pouffant un peu.

Le jeune homme continua ses papouilles pour remonter jusqu’au ventre de la demoiselle et glisser sa main sous son vêtement, non pas pour la chatouiller, mais pour la caresser, il adorait cette zone chaude et douce qu’est son bidon plat. Enfin, il serait gros, qu’il l’aimerait tout autant. Il ne savait pas pourquoi, cette zone était plus appréciée que l’autre. C’est ainsi sans avoir d’explication. Il vit sa moue contrariée et se demanda ce qui l’embêtait. L’évocation de cette pratique ou de son stress ?

« Oh survivre à Berkam n’est pas un exploit. Fort heureusement, cela serait lui porter trop d’importance. » Dit-il avec un fond un peu mauvais mais ironique. « Oh pleins de chose, j’ai de l’imagination... Qu’est-ce qui t’embête mon idée de manger du Wizzard ou autre chose ? »

Erin Steele


Il n’en avait jamais vraiment discuté et peut-être qu’ils auraient dû mettre les choses vraiment à plat. Quoiqu’il en soit, Erin faisait preuve de tact, et Alexander faisait tout comme elle en continuant dans l’humour. «Et puis quoi encore ? Au risque d’avoir un autre polochon qui s’entiche de brune et qui, pour changer, se retrouve avec une blonde… Non merci ». De la surenchère, encore et toujours. Ils n’arrêtaient donc jamais. Même après un moment passait ensemble, à vivre ensemble, à se côtoyer régulièrement, ils ne semblaient pas rassasier d’embêter l’autre.

Erin espérait qu’elle ne trahissait pas Isia en révélant ce genre de chose à Alexander, mais connaissant la française, elle serait étonnée que ce soit le cas. Ce n’était pas le genre de fille à étaler ses relations, et sa vie privée, mais dans une certaine sphère qui gravitait autour d’elle, dans laquelle on retrouvait Alexander et John, elle n’était pas contre d’utiliser ses ressources personnelles pour les embêter et cela pouvait en faire partie.

«Voir les deux en même temps sans que l’un ou l’autre ne soit vraiment au courant ! », répliqua Erin en pouffant, imaginant déjà la scène.

L’américaine poussa un petit soupir de bien-être quand la main de l’anglais, froide à souhait, vint s’installer sur son ventre. Sa chaleur corporelle allait la réchauffer de toute façon, sous son chemisier rose. Distraitement, elle remonta ses propres mains sous sa poitrine, alors qu’elles étaient croisées au niveau de son nombril, pour lui laisser plus de marge. Elle aimait bien quand il la caressait. C’était toujours agréable, sans entrer dans des considérations plus intimes. Ici, c’était de l’affection et de l’amour.

Elle était plutôt d’accord avec lui, c’était bien peu en fait. La comparaison avec Berckam était mauvaise, et comme il le soulignait, c’était lui accorder de l’importance. M’enfin, pour ce que ça lui faisait maintenant qu’il était mort. Elle haussa des épaules.
«Que tu manges du wizzard serait un moindre mal. C’est juste qu’on ne connais pas vraiment les rituels Tairis, et je n’aimerai pas qu’il t’arrive quelque chose. ». Elle tourna un peu sa tête sur le côté pour le dévisager, avant d’ajouter : «Mais à force de les côtoyer, je sais que tu reviendras entier. Le contraire m’étonnerait beaucoup.». A dire vrai, elle était plus confiante. Les Tairis étaient un peuple civilisé et même s’ils étaient un peu rustres, directs et francs, ils n’étaient pas des barbares sanguinaires. Bref, il ne risquait pas de se retrouver dans une position qui pourrait compromettre son intégrité physique… Quoiqu’après, ils pouvaient très bien se lancer dans quelque chose à la sauce Tairis sans prendre en compte la différence de morphologie de l’humain… «Ils te considèrent avec respect, et à part s’ils ne se rendent pas compte que tu n’es pas un tigre, je pense que ça se passera bien. ».

Alexander Hoffman


L’anglais eu un large sourire en toisant son amie. « Une couleur et ça sera régler » Fit-il tout aussi amusé. « Je suis sûre qu’Isia me partagera » Il ne se mouillait pas trop en évoquant la doctoresse. Il ne l’a jamais caché qu’il la trouvait belle, mais il ne pourrait jamais être avec elle. Tout simplement, parce que mentalement, elle n’était pas aussi brillante et intéressante qu’Erin l’était. Il y a bien une chose, qu’Erin ne croyait pas, c’est la concurrence physique, Alexander aimait certes la beauté, mais tombait amoureux avant tout d’un esprit et d’une intelligence.

« Les pauvres… elle doit leur en faire voir de toutes les couleurs » Dit-il en soupirant. Enfin bon, il venait à avoir hâte de leur prochaine soirée entre amis, pour taquiner la belle blonde sur cette bague des mystères. Il y avait bien deux mondes : le monde intime et le monde pro et que cela soit Erin ou Alexander (et plus particulièrement pour lui), il n’était pas du tout le même homme. Bien loin d’être aussi austère et froid dans la sphère privée.

Il continua à la flatter, tout en se rapprochant un peu. Oui, de toute manière il ne risquait pas grand-chose chez les tigres au final. Peut-être goûter quelque trucs un peu dégoutant… quoique, les Tairis faisaient cuir leur aliments et mangeaient très peu crue, les différenciant des peuples primaires.

« Oui exactement » Il regarda l’heure avec sa montre...Il était temps de se bouger un peu. Il se releva avec souplesse à contre cœur de quitter ce petit moment doux, puisqu'il avait aussi hâte de revoir les tigres. Alexander se pencha et déposa sa main sur la mâchoire d’Erin, afin de la relever et l'embrasser tendrement. « Je ne vais pas tarder. Tu m’accompagne à la porte où tu restes dans ton bureau ? »


Erin Steele


«Je n’en doute pas une seconde », répliqua Erin. Oui, Isia ne ferait pas sa radine avec un gars comme Alexander. Mais bon, l’américaine n’était pas le genre de nana à passer derrière sa meilleure amie pour profiter des mecs qu’elle avait séduit. C’était un peu dégradant vu comme ça. Enfin, la conversation s’orienta naturellement sur la bague que portait Isia et les tours qu’elle devait faire à Dale et Carson. Elle haussa les sourcils en confirmant d’un geste de la tête qu’elle répéta, un “oui” non verbal destiné à compatir avec Alexander à l’endroit des deux hommes. Elle ne devait pas être facile tous les jours, sa copine blonde.

Bien, il semblait être l’heure pour Alexander d’y aller. Elle était un peu blasée mais elle ne le montrait pas vraiment. Elle ne l’était pas, il y a quelques minutes, mais d’en discuter, et de se papouiller tranquillement l’avait mise dans une position de détente et maintenant, cela prenait fin. Du coup, elle était déçue. Mais bon, ce ne serait que passager, surtout qu’elle avait de quoi s’occuper jusqu’à ce qu’il revienne, sans parler qu’elle devait aller voir Isia.
«Je t’accompagne, ça fera jaser comme ça. », répondit-elle avec un sourire en se redressant elle aussi, non sans lui avoir rendu son baiser.

Oui, ça ferait la minette qui accompagne son gros matou à la Porte des Etoiles pour lui dire au revoir. Mais qu’importe.

Alexander Hoffman


Le jeune homme lui lança un regard charmant. Il se fichait bien si cela allait faire jazzer. La plupart des personnes savaient qu’ils avaient une relation intime. Et vu comme ils étaient discrets, ils ne dérangeaient personne et faisait rarement les choux gras de la cité. Même si le jeune homme aurait- soi-disant un fan club, celui-ci ne semblait pas lancer de fausses rumeurs. Et en toute franchise, qui a envie d’emmerder les deux RDA avec des cancans de ce type ?

Il prit le bracelet pour le mettre dans la boite et se dirigea vers son bureau. Laissant le soin à sa compagne de jeter le colis. Alexander, fit une étape dans son bureau, pour emballer le présent et glisser le sachet rouge, ainsi que la lettre de l’Athosiens, dans son bureau fermé à clé. Harry salua joyeusement son humain favori.

« Tu devrais le prendre. Je ne sais pas à qu’elle heure je rentre »
Puis, emballa le présent, pour le glisser dans un sac en papier couleur rose poudré.

Erin Steele


La jeune femme suivit donc le mouvement de son compagnon, pour l’accompagner jusqu’à son bureau, puis jusqu’à la Porte des Etoiles. Elle lui aurait bien donné un coup de main pour emballer le présent, mais cet homme à tout faire savait effectuer un emballage à la perfection. Certainement ses gènes d’anglais ça. Le petit sachet rouge n’était pas sortie de la tête de l’ex consultante, mais elle ne faisait pas sa chieuse pour rien, surtout que ce n’était pas vraiment son genre, même si elle était quand même curieuse de savoir ce que cela pouvait être. Au regard des dimensions du colis, c’était surement un bijoux, bague, boucle d’oreille, pendentif, ou quelque chose dans le genre. Maintenant, si on croisait ces données avec le fait que ça venait de chez Godrick, alors c’était peut-être en bois, voir en métal, et très certainement raffiné.

Elle fut tirée de ses pensées par Alexander qui lui proposait de prendre Harry. Ce n’était pas une mauvaise idée en soi. La brune lui flatta la tête avant de répondre à son maître : «Je vais le prendre avec moi pour le reste de la journée. Ce sera ma ronron thérapie et mon pass partout». Elle approcha de son homme et ajusta sa cravate, qui n’en avait pas besoin. Ce n’était qu’un prétexte pour être proche. Elle le toisait dans les yeux tout en remettant son col et son noeud. «Et voilà, tu es parfait.», fit-elle avec un sourire.

Alexander Hoffman


Le colis était prêt et il se tourna vers sa compagne. Il ne savait pas trop à quelle heure il rentrera mais qu’importe au final, tant qu’il est en forme pour le lendemain qui était une journée très importante entre le peuple Natus et Tairis. Il eut un rictus amusé en entendant le qualificatif du chat, faut dire que le matou attendrissait tout le monde.
« Je te rejoins où ? Chez toi ou chez moi ?
» Lui demandat’il alors qu’il se tenait droit, pour la laisser tripatouiller sa cravate. « Merci d’y participer » Il lui lança une œillade espiègle. Avant de mettre à marcher vers la porte de son bureau. Il laissa naturellement sa compagne sortir qui fut suivie du matou.

Les deux humains marchèrent dans le couloir, jusqu’à la porte, dès que les techniciens virent le RDA, ils activèrent la porte. Il était donc l’heure pour se rendre sur la planète. L’anglais, avait mis quelques heures avant ces lentilles de vision, pour ne pas souffrir de l’obscurité. L’homme se baissa pour flatter la tête de son matou, puis le prit dans ses bras, pour le mettre dans ceux de sa compagne, il lui fit un baiser sur la joue. Une forme de pudeur et un échange tendre avant de partir. Il lui murmura doucement : « A ce soir, ne fais pas trop de bêtise…sinon pas de fessée » Son regard fit tout aussi doux. Ah oui, il en était fou de sa brune croisée sirène. Alexander affichait ses sentiments que dans l’intimité et comme personne ne regardait, et quand bien même que cela fut le cas, son regard était celui d’un homme amoureux et pleins d’affection pour cette femme. Et il n’y avait aucune honte à cela.

Erin Steele


«Chez moi», répondit-elle tout en terminant son petit travail sur le noeud de cravate. Elle lui rendit son oeillade, sans rentrer dans son jeu de monsieur je me la pète, tout en lui emboitant le pas pour se rendre à la porte. Comme de coutume, il la laissa passer devant avant de fermer la porte dans son dos. Même avec l’habitude, il ne perdait pas ses manières galantes. Une forme de sexisme selon certaine extrémiste féministe, non ? Bref, cela plaisait toujours autant à Erin, qui voyait dans ces petites attentions une passion plus grande qu’ils partageaient.

La Porte s’activa à leur arrivée, comme-ci le grand manitou Hoffman était guetté par les techniciens de garde à cette heure-là. Erin réceptionna le chat de son homme, alors qu’il s’apprêtait à partir pour la cérémonie. Un sourire naquit sur les lèvres de la brune qui ne s’attendait pas à recevoir un chaste baiser en public. Ils n’étaient, tous les deux, pas fan des effusions sentimentales en public. «Je ne te promets rien, mais tu sais que je ne rate jamais une occasion d’en avoir une», fit-elle espiègle avant de pousser sur la pointe de ses pieds pour lui coller un bisou tendre, à la commissure de ses lèvres et de sa joue.

Il retenu un rire, mais cela se perçut dans ses prunelles d’acier « Oui… maso » dit-il tout bas, avant de se détourner pour aller vers la porte.
Elle soutint son regard, le coeur battant pour une raison inconnue, l’accompagnant de l’émeraude de ses yeux vers l’horizon des évènements, Harry lové dans ses bras.

©️ Starseed



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le Sam 11 Nov - 13:24

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Alexander Hoffman
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CHRONOLOGIE 10 OCTOBRE 2017-

Alexander traversa donc la porte des étoiles après un dernier regard vers sa compagne. Cela était touchant et amusant de la voir, avec son chat dans ses bras. Comme s’il partait en voyage à l’autre bout du pays et qu’il ne reviendrait pas avant plusieurs jours. Dans les faits, il partait à des années lumières de là, mais serait de retour ce soir auprès d’elle.
Une forme de normalité terrienne dans une galaxie qui n’avait plus rien à voir avec la tranquillité de leur planète d’origine. Immédiatement le noir prit place et les lentilles commencèrent à s’adapter. Et sans surprise Alexander se retrouva sur le cul, puisque deux boules de poils impatientes le guettaient et celles-ci sous le coup de l’excitation venait de le renverser au sol. Heureusement, que les herbes étaient saines de boue ou d’autres salissures qui auraient irrémédiablement gâché le bel habit de l’homme.

« « Marraine !! Nous sommes venus te chercher comme des grands ! » La fierté était présente dans la voix d’Hazel ! Les deux tigrons étaient aussi grands que des Saint Bernard !
« Tu nous a manqué ! Comme Parrain, dommage qu’elle ne soit pas invitée ! Tu lui feras une léchouille de notre part ! »
Il est certain, qu’Alexander ne manquerait pas de faire cette “léchouille” sur la joue d’Erin, histoire de l’embêter.
« Je n’y manquerai pas » Dit’il malicieusement
Alexander ne put se relever, que les deux têtes des jumeaux Taigrions se frottèrent à l'unissons sur la sienne. Il ricana de plus belle. Rendant un coup de tête doux à chacun d'entre eux. Cela déclencha les ronrons.

En ce relevant, l'anglais, fut collé durant sa promenade par les deux enfants, qui lui racontèrent joyeusement, leurs avancés dans le monde des tigres, leurs “cours” comme à l'école qu'ils suivaient. Ketricken semblait plus attirée par le combat alors que son frère Hazel par les sciences comme son père. Mais tous deux, aimaient se battre et adorait apprendre de nouvelles choses. Malgré leurs jeunesses évidentes, les deux enfants s'inquiétaient aussi de sujets plus graves que la santé de leur marraine ou ben celle de leur parrain adoré. Alexander était toujours autant fasciné d'entendre des petits de bientôt un an, parler de leurs inquiétudes face aux Natus et de développer un argumentaire qui se tenait. Les jumeaux, se posaient beaucoup de questions et redoutaient de devoir connaître des jours de guerre contre les Wraiths, alors que leurs races y étaient épargnées. Des angoisses d'enfants teintées de maturité déroutante. Alexander les rassura et leur fit part d'autres éléments plus joyeux et discuta longuement sur le chemin. Choisissant de le faire à pied, au lieu d'informer le site alpha de sa visite. Cela concernait que les tigres et lui. De plus marcher ne le dérangeait pas.

« On ira un jour sur Atlantis ? » Demanda la tigresse pleine d’espoir. Elle avait entendu Vilma raconter son séjour et depuis elle désirait faire de même.
« Si vos parents l’autorisent, je serais ravi avec parrain de vous garder durant nos jours de repos. Comme ça, nous irons sur le continent manger des beignets de bœufs »
« Oh oui !! Le bœuf !!! Euh c’est de la viande hin ? »
L’homme ricana face à l’air décontenancé de la petite. «[color=firebrick] Oui » Alexander ne cherchait pas à cacher ses émotions, au contraire il était au naturel expressif sans restriction, la tendresse de sa voix ou de ses gestes envers les deux tigres. Cela ne servait à rien d’être impassible avec eux. Il n’y avait pas de sphère professionnelle.
« C’est trop patoune !! J’ai hâte alors ! Et on rencontra les Athozans ? »
« Les Athosiens, oui sûrement et je vous montrerais d’autres animaux qui n’existe pas ici. Et si c’est la bonne saison, la mer qui s’illumine quand le soleil se couche »
« Le soleil ! Cela doit être bon de le voir chaque jour ! » Ketricken se mit à soupirer d'allégresse s’imaginant la chaleur sur son pelage des rayons et de la beauté de la lumière !
« La mer ! Nous n’avons pas de mer ici, mais de grand lac ! C’est vrai que l’eau de la mer n’est pas buvable nous a dit père ? »
« Oui en effet, elle est trop salée. Mais il me semble que vous ne sentez pas le sel »
« Si on le sens, mais pas autant que vous » Expliqua le petit tigre. Apparemment, le sucre était aussi très peu perçu par les tigres, comme pour nos félins terriens. Ils échappaient donc à l’addiction de celui-ci. Mais l’amertume était une saveur qu’ils appréciaient.
« Quand les accords avec les Natus seront finis, nous demanderons à notre famille ! » Ils avaient tendance à finir la phrase de l’autre plus que régulièrement et d’une façon très fluide.

Alexander devait s'avouer qu'il avait hâte que ce jour arrive. Même si, la vue des tigres ferait peut-être peur aux Athosiens. Mais qu'importe, il leur expliquera. De plus cela fait belle lurette qu'il considère les deux Taigrions comme des membres d'une famille. De la sienne, comme des nièces et neveux. Peut-être était-ce une transposition, puisque les siens lui manquaient horriblement ? Et qu'il pouvait exprimer son besoin paternel refoulé avec les deux peluches qui le lui rendaient que trop bien ? Peut-être bien, il n'est pas psychologue après tout et cela serait une question à poser à Sidney, puisqu'il tombait généralement juste.

Ils arrivèrent au campement Tairis, toujours éclairé de ces immenses feux, à se demander où ils trouvaient le combustible. Cela était généralement des os et branchages de Tortouffes et vu la masse et leurs grandeurs, cela pouvait brûler pendant des jours et des jours. Comme toujours, il y avait deux tigres de gardes et qu'importe leurs rôles au sein de la tribu, tous les tigres s'y collaient sans exception à tour de rôle.

Cette nuit, ce fut deux tigres peu connus de l'anglais, un immense mâle au pelage bicolore avec une cicatrice disgracieuse sur l'œil gauche. Cela lui donnait l'aspect d'un baroudeur ou d'un guerrier assoiffé de sang. Mais, il n'en était rien, ce tigre impressionnant, n'était autre qu'un professeur. Il s'occupait de l'éducation des bases Tairis aux jeunes tigres, tout en les gardant et les éveillant aux jeux et autres instincts de leur race. Son savoir était inestimable et selon les rumeurs qu'il avait entendues, il était un grand poète. Sa cicatrice était due à une attaque de la machine Lantienne détruite par les Atlantes. Il avait été heureux d'y survivre et son courage pour combattre ce robot l'avait mis au tableau d'honneur, puisqu'il avait préféré sacrifier sa vie que celle de sa colonie d'enfants. De cette rencontre, il ne pourra plus jamais se battre, en s'approchant de lui, Alexander constata qu'il avait une patte en os sculptés…

L'autre tigre, une tigresse au pelage tricolore de roux, blanc et gris avec des rayures noires, étaient la fille du premier. Son aînée, une guerrière redoutable et souple comme un serpent. Elle n'était pas spécialement grande, mais longue et élégante. Elle tourna la tête vers l'humain et lui sourit tout en le saluant poliment. L'anglais, fit de même leur souhaitant une bonne garde. Durant quelques instants, la tigresse suivi les mouvements d'Alexander, avant de reporter ses prunelles bleues sur le paysage nocturne.

« Thalia est la meilleure amie de Vilma. Elle devait avoir hâte de te rencontrer mais son rôle de gardienne l’empêche de te parler » Crut bon de spécifier Ketricken.
Alexander comprenait donc mieux, le regard intrigué et complice qu’elle lui avait jetée. Intérieurement, il en fut flatté, Vilma qui parle de lui auprès d’autre tigre…Il espérait que ce fut en bien, mais ne doutait pas trop de ce fait.

« Merci Ketricken pour cette précision »
« De rien marraine. Vilma parle beaucoup de toi, tout comme nos mères et notre père. Toi et Parrain, vous êtes beaucoup aimés des tigres »
« « Et nous vous aimons tout autant » avoua simplement le jeune homme. Les deux tigrons se mirent à roucouler d’une façon adorable.

Les jumeaux, le menèrent jusqu’à une grande hutte aux toiles blanches décorées de nombreux motifs. Celle-ci était au milieu de la tribu. Alexander l’avait vu à de nombreuses reprises et s’était toujours demandé ce qu’elle pouvait contenir. Sa fonction lui avait été dite, que bien plus tard, puisque c’est une sorte de salle des fêtes mais version tigres. Les tigres nommaient leurs habitations selon les sentiments les plus forts qu’ils ressentaient quand ils la construisaient. Ainsi, celle-ci se nommait : “L’ivresse de la joie”. Un nom particulièrement bien adapté, ici se déroulait les cérémonies les plus joyeuses et importantes de la vie d’un tigre.

Hazel se mit soudainement à chuchoter.
« Vilma n’est pas au courant de ta venue, c’est une surprise de mère Aya ». Les deux tigrons parlaient un Anglais presque parfait tout comme leur père.

Ainsi donc l'anglais était l'invité surprise ? Cela était intéressant et il se demanda bien comment allait le prendre Vilma. Déjà, qu'il se sentait honoré d'autant de délicatesse de la part des tigres, qui l'intégraient dans leur vie cérémoniale…

Ketricken se faufila à travers le pan de la hutte, puis ressortie la tête quelques secondes après leurs faisant des signes pour y pénétrer. Le champ était donc libre. En toute franchise, Alexander fut émerveillé de voir la décoration. Rien à voir avec ce qu'il avait pu voir dans l'intérieur d'Aya ou la hutte de prêt pour dormir… Les toiles du haut étaient recouvertes de peinture imitant un ciel étoilé. Les toiles sur les côtés étaient de la même couleur de cette nuit bleutée d'un été chaud, avec au lieu des points d'étoiles des sigles en Tairis. Des mots forts, qui gravent des caractères des valeurs de ce peuple. Il y avait même des représentations de tigres étoilés. Cela était si fin si délicat, qu'on pourrait se perdre dans les moindres détails.

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le Sam 11 Nov - 13:27

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CHRONOLOGIE 10 OCTOBRE 2017-

Un feu au fond de la grotte brûlait de flammes bleues, signe qu'il y avait du potassium ou une molécule similaire comme combustible. Alexander reconnu sans peine Aya, noble et charismatique près de ce feu. Elle tourna mécaniquement la tête dans cette noblesse impressionnante qu'elle dégageait. Les prunelles or de celle-ci s'illuminèrent d'un sentiment agréable.

« AlexanderHoffman. Moi être content de voir toi. Contenant rose être présent pour Vilma ? » Dit-elle en montrant de sa truffe le sac qu’avait l’anglais.
« Bonjour Aya, oui, en effet »

« Toi mettre là-bas avec autre présent » Elle leva sa patte en direction d'un grand tapis zébré avec pleins de paquet en peau ou en feuillage. Les tigres emballaient donc leurs cadeaux aussi. En se rapprochant, il put voir qu'il y avait des emballages en tissus tressés ou en feuilles… Il fut agréablement étonné de ces ouvrages des plus sophistiqués. Il déposa donc son présent, pour observer l'immense tente. Aya était seule avec ces deux enfants. Les jumeaux allèrent s'allonger à ces côtés.

« Nous sommes que nous, autres tigres arriver pour cérémonie. Toi venir près de moi »
L’anglais ne discuta pas et alla s’asseoir près de la tigresse qui le sentit. Ce geste n’était pas anodin venant de la cheffe, si peu sentimentale. Une marque d’affection et pour la première fois, il la voyait un peu plus expressive.

Aya était en train de lui expliquer le déroulement de la cérémonie. Vilma, ne savait pas son futur rôle, elle le découvrira durant cette fête. Tous les tigres invités seront présents, sur chaque côté qui mène au grand feu bleu, puis Vilma rentra et elle devra écouter toutes les recommandations et son rôle sera avoué… Elle devra l’accepter ou le refuser et son choix sera gravé dans une peau de Wizzard qui brûlera dans les flammes. Mais avant d’enflammer la peau, elle acceptera et déballera chaque présent.

Alexander hocha la tête, ainsi il serait appelé par Vilma pour donner son cadeau. Il se surprit à être un peu tendu. Mais cette tension disparue rapidement Ketricken venu se coller à lui et se mettant sur ses jambes, du moins l’avant, croisant ses grosses patounes blanches sur les genoux de sa marraine. La petite recherchai clairement le contact ce que lui offrit Alexander sans peine en la caressant sur la tête et le cou. La machine a ronron était lancée sous le regard bienveillant d’Aya qui léchait la tête de son fils. Durant quelques minutes encore, il eut ce sentiment tendre et agréable, Aya parlait peu, sauf pour exprimer une information utile. Quant aux deux Taigrions, ils racontaient des blagues ou listait ce qu’ils aimeraient faire sur Atlantis. Surprise d’entendre à plusieurs reprises des activités potentielles sur la cité. Aya grogna doucement.

« Et vous dire quoi à moi ? » demanda t’elle à ses deux enfants d’un air malicieux. Elle faisait l’effort de parler en anglais.
« On pourrait aller sur Atlantis quand Parrain et Marraine auront des jours de repos ? »
« S’il te plait !!!! »
« Je parlerai à Lanille et Galtaym, mais tant que vous êtes sages, moi être d’accord »
Alexander aurait pensée qu’il aurait dû intervenir pour convaincre la tigresse, mais non elle avait confiance et ne voyait pas pourquoi ses enfants n’auraient pas le droit de rendre visite aux deux humains qui leur sont liés. Même si cela incluait de traverser la porte.
« Mais quand nous aurons rencontré Natus. » Elle voulait savoir ce que cela faisait réellement de traverser ce cercle. Les deux taigrions sautèrent de joie !

D’autres tigres arrivèrent, Ketricken se redressa après avoir donné un coup de tête affectueux à Alexander. Lanille et Galtaym vénèrent directement vers le petit groupe pour saluer l’humain qu’ils n’avaient pas vu.
« Ravi de te voir Alexander. Les petits étaient surexcités. Tu vas bien toi et ta compagne ? »
« Je suis heureux de vous voir aussi » Dit-il en rendant le coup de tête de salue des deux tigres bien plus doux que les jeunes. « Oui nous allons bien, elle vous salue affectueusement »
« Tu lui feras pleins de léchouilles » Conclut joyeusement Lanille qui était en train de toiletter sa fille qui avait le pelage tout en vracs. Décidément, il allait barbouiller la tête d’Erin de sa langue ! Elle allait adorée !

D’autres tigres arrivèrent aussi, Eura de son pelage immaculé avec un tigre gris aux rayures blanches, le père de Vilma : Uma. Un autre tigre plus jeune un mâle gris avec des taches brunes était avec eux. Il semblait plus âgé que Vilma et en effet il avait trente ans. Valerian observa la hutte saluant avec les deux autres les tigres présents avant de s’arrêter vers Alexander un peu surpris.
« Alors c’est donc vrai… Je suis Valerian le frère de Vilma » Il parlait bien anglais et semblait assez sage, mais septique. Alexander le salua aussi, remarquant sans peine la méfiance de ce jeune mâle, mais rencontrant beaucoup de chaleur de la part d’Uma qui le serra dans ses pattes, manquant de lui bloquer la colonne.

Puis arriva deux tigresses, la beauté de Vilma venaient de l'une d'entre elle. L'une avait le pelage blanc et gris et l'autre gris perle avec des rayures sombres. Les deux tigresses saluèrent Alexander avec une chaleur qui le déconcertait, apparemment, ils l'avaient en haute estime grâce aux propos de Vilma. Il n'y avait que le frère qui semblait un peu jaloux.
En réalité Valerian ne comprenait pas l'attachement de sa sœur envers une autre espèce alors qu'elle pourrait avoir tous les plus grands tigres des clans ! Mais bon…Il n'avait pas le droit de juger.

Et heureusement, puisque le Tigre n'avait pas un avis favorable. Déjà qu'il était agacé de venir ici pour honorer sa sœur… Oui le jeune mâle était un tigre jaloux et possessif qui avait du mal à s'intégrer dans la communauté. Il jalousait tout ce qui lui était supérieur c'est-à-dire beaucoup trop d'autres tigres. Cela était dû à sa naissance : petit, il était bon de partout, un petit prodige ! Mais il fut rapidement décevant, puisqu'il n'eut aucunes capacités au-dessus de la moyenne, se laissant aller dans la médiocrité en pensant que ces facilités du début le sauveraient. Mais, plus on grandit plus il faut travailler et Valerian l'avait oublié. À trente ans, il n'était qu'un « faiseur » sans avenir prestigieux et les tigresses ne s'intéressaient plus à lui. Il était beau, mais profondément inutile à la société tigre. Un parasite.

Il avait reçu des avertissements, s'il ne se reprenait pas, il serait exclu et deviendrait un tigre solitaire. La honte suprême pour un félin ! Ce terrible blâme était venu il y a quelques jours et en conséquence, il était encore plus mauvais que d'habitude. Uma fut surprit qu'il vienne quand même honorer sa sœur et lui avait fait la morale. Espérant que son fils “raté”, n'allait pas venir tout gâcher par simple vengeance. Non … le but de Valerian était autre.


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le Sam 11 Nov - 13:29

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Alexander Hoffman
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CHRONOLOGIE 10 OCTOBRE 2017-

Tous les tigres invités étaient donc là, les présents avaient été mis déjà bien avant et chacun prit place. Alexander eu le droit au grand débat des jumeaux de savoir qui allait se mettre à côté de marraine. Pour les départager, il autorisa Ketricken (plus petite que son frère) à être sur ses jambes, alors que son frère serait sur sa gauche avec Aya. Les chamailleries des enfants avaient fait rire plusieurs Tairis. Mais bon, Alexander se retrouva donc avec vingt-cinq kilos de princesse tigresse sur les jambes, qu'il avait mis en tailleur. La tigresse avait trouvé une position confortable en boule. Il ne risquait pas d'avoir froid de cette manière-là.

L’homme fut étonnée de voir que les familles s’installaient en oppositions, chacun de son côté.
Voici la composition de la Hutte :

Entre divin et réel 1510247863-2017-hutte-divin

Une fois que chacun fut prêt, Vilma entra dans la hutte un peu surprise de voir sa famille. Elle eut un rictus joyeux et alla les saluer en ronronnant de plaisir. Cela faisait longtemps, qu’elle n’avait pas vue ses mères et son père. Sans aucune animosité, puisqu’elle n’en ressentait pas pour son frère, elle lui lécha le front. Le tigre semblait étonné mais accepta, surement à contre cœur le contact. À moins que ? Alexander, enbtraperçut un sourire nostalgique. Ce Tairis l’intriguait depuis le début et les regards mauvais qui lui lançait de temps à autre ne l’encourageait pas à venir lui parler, bien au contraire, c’est la première fois qu’il voyait un Tairis peu agréable. L’anglais, ne le sentait pas et ignorait que Valerian allait être chassé à cause de son insupportable inutilité.

Aya se leva et se mit devant le feu.
« Vilma, chasseur du Bajanner » La voix solennelle de la tigresse, figea Vilma, qui se mit au centre du chemin, observant son alpha. Elle n’avait pas encore vu que sur sa gauche se tenait la famille d’Aya et son “mentra”. Faut dire que Ketricken était suffisamment imposante en formation boule pour cacher un peu l’anglais.

Vilma s’avança jusqu’à deux mètres de la cheffe. Son regard se tourna vers l’autre famille, saluant d’un signe de tête Galtaym, Lanille les jumeaux et… Elle beuga en voyant Alexander. Elle ne put s’empêcher d’avoir le regard pétillant empli d’une joie immense. Elle se retenue pour ne pas sourire et aller se frotter à lui. Le cœur battant, elle tentait de rester sérieuse comme le demandait la situation. Mais son regard eu bien du mal à se décrocher de l’homme, qui lui fit un beau rictus, en tournant le regard vers Aya, pour qu’elle fasse de même.

Aya eut un rictus tendre, puis se racla la gorge, pour que Vilma la toise.
« Il existe trois types de tigres : ceux qui font vivre le clan, ceux qui le quitte pour rejoindre les étoiles ou qui parcourent les plaines suite à la honte qu’ils ont infligée à leurs tribus » Son regard se riva comme un avertissement glacial à Valrian qui baissa les yeux, honteux. Vilma tiqua et regarda son frère étrangement, elle se demandait ce qu’il avait encore fait. Mais cela n’était pas le sujet du jour, elle reporta son attention sur sa leader. En tout cas Alexander, avait sa petite idée maintenant… ledit frère allait se faire virer pour une raison ou une autre.

« Et ceux qui construisent l’histoire de la tribu ! Toi Vilma… Chasseuse sans prétention au début de ton enfance, tu es vouée à de grandes choses. Moi Aya cheffe des sept tribus Tairis et protectrice de la grande terre, je t’offre l’opportunité de partager ma hutte et d’être un membre unique de mon clan ! » Oui, elle venait de lui ouvrir sa famille, pas forcément en se liant avec l’un des trois tigres, mais en étant la pupille d’Aya. Un honneur incroyable et inestimable, qui fit perler des larmes de joies aux mères et au père de la tigresse. « En devenant, non plus chasseuse, mais responsable des paroles avec les peaux roses et des voyages à travers le grand cercle ! Les sept clans te soutiendront durant cette tâche et tu seras mon second cœur pour les futurs échange avec nos amis et nos futurs alliés ».

Aya noble comme jamais, donnait trois honneurs à Vilma : celui d’un nouveau rang, celui d’être sa pupille et celui d’être sa seconde (second cœur), durant les échanges diplomatiques avec les humains et pour toutes relations avec d’autres peuples. Vilma n’en revenait pas, mais restait droite et fière. Mais son cœur était ému… Elle peinait à retenir des larmes d’émotions. Mais elle ne devait pas flancher. Son regard était déterminé et jamais, elle n’aurait pu avoir autant de faveurs de la part de la plus grande dominante de l’histoire Tairis. Dire qu’elle était fière était un euphémisme !

Il eut un silence… l’émotion était vraiment palpable, surtout chez les tigres d’en faces, sauf chez Valerian qui semblait serrer les dents d’un air morne. Oui, Alexander le trouvait bien étrange et il supposait qu’il était jaloux comme un pou ! Pourquoi avoir invité ce tigre qui semblait à toute évidence, négatif ? Pour l’égalité de la famille ? Il aurait bien été tenté de demander à Lanille qui était la tigresse adulte la plus proche de lui, comme Aya était devant le feu maintenant… mais, il n’osa pas murmurer ou même chuchoter. Il sentait juste la chaleur et le ronronnement apaisant de Kettricken et la tête d’Hazel contre son bras. L’anglais commençait à avoir chaud avec ces deux peluches.

« C’est une grande gloire pour une tigresse aussi jeune et prometteuse que moi, d’honorer ces privilèges. Mon cœur se gonfle d’émotion et d’une fierté aussi noble que nos ancêtres. Je ferais gloire aux espoirs qu’on me porte et je tacherais de ne pas décevoir mon destin ! » Répondit Vilma avec une conviction et un aplomb incroyable ! La plupart des phrases étaient dites dans un anglais approximatif mais un Tairis impeccable. Tout cela était des mots de cérémonie, mais dit avec une sincérité détonante et vibrante.

Galtaym se mit à pousser un rugissement des plus incroyable, une vibration intimidante qui laissa sans voix Alexander. Le cri, fut repris à l'unisson par les autres tigres ainsi que les deux jumeaux, qui avaient bien moins de coffre. L'anglais ne sut pas trop quoi faire il n'allait pas rugir, il serait ridicule. Alors, il applaudit, comme l'aurait fait n'importe quel humain. Les rugissements, se firent silencieux… les regards sur lui intrigués et curieux, puis Aya eut un rictus et rugis à l'unissons des applaudissements de l'homme, suivit des autres ! Même le si taciturne Valerian poussa son cri, mais avec bien moins de conviction que ses congénères.

Cela dura encore quelques minutes et l'homme ne put s'empêcher d'avoir un émerveillement et une bonne dose d'intimidation… Voir douze Tairis faire vibrer leurs cordes vocales, il y a de quoi être sur le cul. Bien plus puissant un feulement d'un tigre terrestre ou le rugissement puissant d'un lion… Cela était incomparable, par la force et la beauté du chant. Quelque chose qu'on ne pouvait qu'entendre qu'une fois et qui vous grave à vie ! Puisque cela était le mot, être gravé par autant d'émotion sans savoir faire le tri. Le cœur de l'Anglais était gonflé de diverses sensations et il s'estimait être chanceux de vivre ce moment ! Il était ému, même s'il cachait cet état… Il eut une pensée pour Erin, regrettant de ne pas l'avoir avec lui.

Suite à toutes ces vocalises, Aya ouvrit une patte en direction des présents.
« Maintenant, chacun est venu avec quelque chose pour toi. À toi de nommer un Tairis pour qu’il t’offre son estime ».

Vilma se tourna vers la pile de cadeaux… Elle vibrait intérieurement et ne savait pas qui choisir. Alors, elle alla à la facilitée.
« Uma : comme tu sembles trépigner avec tes grosses patounes de père » Dit-elle avec affection en toisant son papa tigre. Le mâle était imposant, une belle carrure et se mouvait avec une élégance incroyable pour son gabarit. Il trotta vers sa fille, la câlinant tout en lui murmurant des phrases en Tairis qui étaient à tout l'air des phrases parlant de la fierté de l'avoir dans son sang. Puis après cette effusion de câlin, il prit un paquet de grande taille en tissus de fibre tressés dans sa grande gueule et le déposa respectueusement à sa fille. Il resta en face d'elle, quand elle le déballa. Ce fut une étole. Une sorte de couverture en fibre ou en poil, mais le tout était avec des motifs tressés comme le savoir-faire des indiens. Celle-ci était d'un blanc immaculé avec des motifs bleus et jaunes de tigres et symétriques. Vilma semblait ravie et embrassa son père dans une étreinte assez forte sous l'émotion.

Que cette couverture te protège du froid et de la déception. Rien ne pourra t’atteindre, même les esprits malveillants ! Tu es grande ma fille et ton destin te le chante ! »
« Merci, je l’emporterai avec moi durant mes voyages, pour ne pas oublier mon sang et la fierté que je lui apporte. » Elle se tourna vers sa famille.
« Eura, toi, qui par ta sagesse incontestée a su séduire mon père au point qu’il n’a put lutter contre son destin de t’aimer. Je te demande de m’ouvrir ton estime » Vima avait bien progressée en anglais. Eura s’approcha, cette tigresse d’un blanc incroyable aux yeux cyan presque blanc était d’une grande beauté mais dérangeante à la fois, elle avait un pas mystérieux et semblait hors du temps. Elle donna un coup de tête affectueux à Vilma, avant de lui apporter un paquet de petite taille emballé dans des feuilles de Tortouffes.

« Il n’y a pas plus grande sagesse que celle de la maturité. Je t’offre un guide pour que tu ne te perdes jamais »
Ce fut une boussole, avec un ornement en os entièrement sculptée de motifs, des tigres et il y avait même un homme… Il ne fallait pas réfléchir longtemps, pour que les figures représentées sur celle-ci était la famille de Vilma avec Alexander. Vilma semblait touchée et zieuta un peu l’anglais, comme pour vérifier que le visage lui ressemblait bien. Elle semblait satisfaite. « Merci, je ne me perdrais jamais avec mes étoiles ! » Eura regagna sa place auprès de son compagnon.

« Mères… Le duo parfait de mon équilibre mental, mes modèles d’enfance et mes soutiens ! Des jumelles de cœur, des êtres faits pour n’être qu’un »
Les deux mères se levèrent ensemble, avec un pas identique, pour se coller de chaque côté de la tigresse grise, pour la câliner. Elles lui apportèrent deux cadeaux et apparemment ils étaient à assembler.
« Les jours de paix sont agréables…Mais il faudra un jour te battre »
« Pour te protéger des ennemies il te faudra avoir une peau plus résistante que tes charmes ! »
Ce fut quatre “jambières” entièrement ornées, les tigres semblaient aimer ce genre de symbolique. Cela ressemblait aux armures de héros fantasy. Elles étaient en os et dans une sorte de métal que l’homme ne pouvait identifier, mais le tout était blanc.
« Je me battrais avec loyauté et honneur pour défendre ma terre »

Vilma hocha la tête avec une conviction déroutante. Alexander avait du mal à l'imaginer se battant, peut-être à cause de l'affection qu'elle lui témoignait ? Sa douceur et sa patience ? Mais, il ne devait pas oublier que chaque tigre savait se battre et qu'ils étaient tous entraînés à ce genre de choses. Les guerriers étant bien meilleurs, puisque possédaient un savoir plus poussé en se vouant à cet art…L'idée des Vertueuses Natus effleura l'esprit de l'homme. Oui, cela devait s'approcher de ce genre de pratique. Mais jamais un Tairis ne sera faible au combat !

Vilma, tourna la tête vers son frère, celui-ci hocha la tête. Mais elle ne l'appela pas. Elle venait de lui demander silencieusement, pour ne pas qu'il ait honte, s'il était venu avec quelque chose. La tigresse, savait que son frère n'était pas en haute estime et était reconnaissante à Aya de l'avoir conviée, sans savoir que d'ici quelques cycles de lunes, sans effort de la part de Valerian il serait chassé. Ses pupilles orange allèrent sur Galtaym qui lui offrit un rictus charmant. Quel dragueur ! Mais, il essayait de s'illustrer de manière douce aux yeux de la tigresse qu'il aimerait prendre comme seconde “mentra”. Il pense sincèrement que Vilma est l'une de ces âmes unis à la sienne… Sa « seconde » au vu de l'attirance qu'il éprouve pour elle. (Lanille étant pas sa “mentra”, mais la compagne de sa hutte, même s'il l'affectionnait énormément.).

« Galtaym, l'une des plus grandes âmes intelligentes que cette terre ai porté, auteur de grandes découvertes et améliorations de l'existence des tribus. Tigre que j'estime au plus haut point et admire, je te demande de me présenter ton honneur. » Oui, Vilma disait des compliments sincères à chaque tigre, comme le voulait la tradition, mais aussi parce que c'était le moment d'exprimer son ressenti.

Le grand tigre aurait surement aimé entendre d'autres phrases plus axées sur des sentiments, mais il ne pouvait pas espérer de l'amour d'une tigresse qui n'avait d'yeux que pour une autre créature. Il est patient et fut honoré de cette estime qu'elle lui portait. Le mâle était indéniablement le plus imposant et le plus grands des mâles ici présents. Son charisme et son allure étaient à tomber par terre. Il prit dans sa gueule un paquet souple en forme de sac qu'il déposa respectueusement aux pattes de la tigresse. En l'ouvrant, elle y découvrit une pierre orangée comme les yeux de Vilma. Cela ressemblait à s'y méprendre au pendentif qu'elle avait prêté à Vida, en signe de promesse de rencontre. La pierre était un peu plus grosse et de nouvelles gravures y étaient. Ces nouveaux symboles étaient la prise de rang et les tournants de la vie de Vilma à l'heure actuelle. La tigresse, mit sa patte devant sa gueule dans une expression profondément émue.

« Tu as prêté ton Mityn aux Natus, tu leur en fera don ou à quelqu’un d’autre, puisque celui-ci est caduque, voici un nouveau : source de ton destin et de ton âme. » Le « Mityn » avait une valeur très importante chez les Tairis. Offrir son ancien Mityn était un signe fort et très éprouvant sentimentalement ! Vilma, ne comptait pas donner son ancien aux Natus… En lui donnant son nouveau Mityn, Galatyme lui offrait un respect et une affection des plus marquée. La tigresse eu du mal à parler. Ce n’était pas une demande en mariage, mais l’émotion était aussi forte. D’habitude les tigres mettent à jour leur pendentif seul, là, c’était très émouvant car ce présent était signe qu’elle n’était plus une tigresse lambda… Mais une tigresse au-dessus des autres ! Son nom était donc gravé dans l’histoire Tairis comme Aya et Galtym, par exemple.

« Je ne pouvais pas rêver mieux que d'entrer dans le cercle des paroles avec ce Mityn... » Elle en sortit la parure en cuir où elle mit le pendentif et le mâle lui accrocha au cou. Une larme d'émotion coula sur la joue de la tigresse qui dans un élan d'émotion se dressa et sera dans ses pattes le scientifique, qui lui rendit l'étreinte de manière chaste. Ne dévoilant pas son attirance pour la tigresse. Dans un sens, seul Aya et Lanille et les enfants le savaient.

L'émotion était présente et chacun le ressentait, le cœur serré, même sans savoir toute la symbolique de cette pierre d'âme. Alexander, retenu aussi une perle d'eau ne pensant pas autant vivre ce moment ! Il était fier de son arracheuse de pantalon !
Vilma prit quelques secondes pour reprendre ses esprits et chasser les galoppements de son cœur profondément chamboulé. Son regard se leva avec noblesse sur celui d'Aya.
« Aya, grande légende de la grande terre, tigresse auquel j’aimerai ressembler… guide d’honneur… je suis émue d’être davantage qu’un simple membre et d’intégrer ta hutte avec la confiance d’un nouvel avenir ! Je te demande de me montrer ton espoir... »

Aya se leva avec grandeur, pour déposer un paquet de fibre tressé et colorée d’orange. En l’ouvrant Vilma y vit un bijou dentaire pour ses longues canines. Du métal encore une fois, qui semblait prolonger les dents en les rendant plus tranchantes et pointues. De nombreux symboles étaient dessus. Mais très vite Alexander allait savoir que ce n’est pas du tout de la décoration.
« Découvrir d’autre civilisations ne sera pas toujours pacifiste, parfois, il faudra donner la mort pour sa terre... » Vilma, les essaya et immédiatement, elle avait l’air plus intimidante avec ça… Aya frotta sa tête contre celle de la jeune tigresse.
« Merci. Je n’aurais plus peur que mes canines se brisent sous la dureté d’une carapace ou d’une armure ! Je possède maintenant un fléau dangereux pour vivre. » Elle les reposèrent, pliant soigneusement le paquet pour les protéger.

« Lanille, tigresse symbole d’amour et de douceur, j’espère qu’un jour je serais une mère aussi attentionnée et aimante que toi. Fais-moi honneur de ta plus belle des qualités : l’amour ! » Lanille se leva avec élégance, pour lécher la tête de la jeune femelle.
« Je n’en doute pas, tu es merveilleuse Vilma. » elle s’écarta pour lui chercher un présent et lui apporter. « Ce n’est pas grand-chose, mais j’espère qu’un jour tu pourras te servir de cela pour contempler ton union et te sentir heureuse... »
Vilma sortit du paquet deux bracelets de cuirs et de perles… ce sont des bijoux d'union entre “mentra”. En somme : des bagues de mariage. Le bracelet destiné à Vilma était orné de pierres semi-précieuses oranges, les autres étaient vide, pour recevoir la couleur de l'être aimé. La belle demoiselle resta quelques instants pantoise…. Il y avait trois bracelets. Quelque chose se sera dans son cœur et elle réprima un soupir.

« J’ignore si un tigre portera un jour ce bracelet. Je te remercie de me donner l’espoir de trouver un … » Elle refusa de dire “mentra”, pour ne pas qu’Alexander sache. « Un être aimé qui pourra partager ma hutte. ».
Il eut un claquement de langue et un soupir, celui de Valerian, qui roulait des yeux amèrement. Uma donna un coup de patte à son fils, pour qu'il se la ferme bien gentiment.

Quant à Alexander, il ne savait pas trop ce que fut ces bracelets au début, mais déduisit vaguement en observant les pattes des tigres en couple que c'était une forme d'alliance nuptiale. Il trouvait ça étrange que ce soit d'autres tigres qui les offre...mais pourquoi pas. Il se demanda clairement, s'il n'allait pas gaffer avec son propre présent. Cela le stressait encore plus ! Par contre, les réactions de frères étaient vraiment bizarres et l'anglais commençait à se demander si le tigre n'allait pas faire une connerie par frustration.

Vilma lécha tendrement Lanille sur l’oreille avant de poser son regard sur les deux jumeaux, voyant que Ketricken était bien installée.
« Je constate que notre petite reine à trouver un coussin à sa hauteur ? »
La tigresse se leva en ricanant « Oui ! Marraine est le plus agréable des coussins ! »
Et comme pour illustrer cela, elle se tourna et lécha Alexander sur la joue. La tête surprise de l’homme fit rire la majorité des tigres sauf un. Les deux jumeaux se précipitèrent sur Vilma pour la serrer dans leurs pattes.
« Nous avoir trouvé un présent pour ta gloire ! ».
« Puisque tu es notre nourrice favorite, même si tu n’es pas nounou ! »
« C’est plutôt à moi de vous faire des hommages... »
« Non, tu nous en feras quand on aura plus de crinières !» renchérit de manière espiègle Hazel, qui déjà aidait sa sœur à prendre un paquet. Celui-ci contenait un élément de décoration. Une sorte de vase plat en pierre beige avec des rayures sombre et des coquillages blancs sur le bas. Vilma était heureuse de voir que même les taigrions avaient fait l’effort de faire quelque chose alors que par leur jeune âge ils n’y étaient pas contraint. Encore un signe d’appartenance.
« Ta hutte sera toujours chaleureuse avec ! »
« Nous l’avons fait ensemble pour toi ! »

Alexander en conclut que ce fut un diffuseur de parfum, car à côté Hazel tendait des sortes de bâtons d’encens… Incroyable, il resta émerveillé face à la créativité des tigres. Vilma, serra avec chaleur les deux petits tigres, tout en les embrassant sous les regards attendris.

Vilma déposa ce présent sur sa droite avec les autres. Puis son regard alla sur Alexander. Elle semblait hésiter. « Je profite que les petites patounes ne soient plus sur toi. » Elle s’humidifiait les lèvres, cherchant à dire quelque chose sans trop préciser.
« Premier peau rose à faire partie de la vie d’une tribu de tigres, jamais les Tairis aurait pu penser avoir de pareils amis dans leur hutte. Je suis heureuse de te voir ici, pour un jour important dans ma vie de Tairis et savoir que la créature que j’estime le plus est là pour passer ce cap ! »

Il eut un grognement sourd et des exclamations un peu surprise du côté de la famille de Vilma. Ils ne s'attendaient pas que l'homme soit la créature la plus respectée par Vilma. Les autres tigres avaient un rictus bienveillant le sachant pertinemment, il ne fallait pas être devin. Valerian, se coucha tapotant de sa patte le sol. Son regard était mauvais. Aya le fixa sombrement, comme pour lui dire de se calmer sinon, elle allait s’en charger. Mais le mâle ne la regardait pas.

Alexander ne savait plus vraiment où se mettre avec les réactions des autres félins mais décida d'honorer celle pour qui il était venu après tout. Il alla vers Vima pour lui caresser la tête affectueusement, elle le lui rendit en souriant.
« Pas besoin de faire de grandes phrases, c’est Tairis qui font ça. » Dit-elle en chuchotant. Elle lui demandait de ne pas faire comme sa culture, mais d’être lui et pas une copie de tigre. L’anglais hocha la tête en emmenant le sac rose. Immédiatement, il eut pleins de regard curieux.

Vilma ne sut pas vraiment comme déballer le « truc ». Elle leva un regard intrigué vers Alexander agenouillé devant elle. La tigresse se mit en position assise à son tour comme par mimétisme.
« Ce n’est qu’un contenant, tu peux le déchirer, comme les pantalons. » Lui dit-il d’un air espiègle, la tigresse pouffa et déchira d’une de ses griffes noires le sac en papier pour prendre de ses pattes le paquet. Cela lui était étrange, le papier cadeau… Elle l’éprouva avec sa patte avant de voir que la pellicule de papier pouvait se froisser. Alors elle essaya à plusieurs reprises avant de se mettre à rire.

« C’est étrange comme paquet, comment toi ouvrir ça ? »
L’anglais lui montra comment déchirer sur le côté et ôter le scotch. Vilma était surexcitée comme un jeune tigre devant sa première proie ! Il murmura quelques mots. « Je crains qu’il ait une symbolique non désiré dans mon présent … »
« Pas grave, toi ne peut pas tout savoir, le but étant que tu aies pensé à moi ! » Fit-elle tendrement avec un rictus rassurant en ôtant le papier sur ces mots.

Elle observa cette lourde boîte en bois juste magnifique. Elle ne savait pas ce que pouvait être ce problème de symbolique, mais soit. Le présent fut accueilli par des ronronnements satisfait ou des grognements du même type. La tigresse adorait les sculptures de tigres dessus et les mots gravés, elle était heureuse comme tout, comme le témoignait son regard.

« Pourquoi toi avoir peur d’un socle en bois ? »
« C’est une boite, c’est ce qu’elle contient auquel j’ai un doute … »
« Ohh ! Un coffre ! Un petit coffre !! »
« Oui. »

L’homme lui montra le mécanisme, sur le côté, pour faire coulisser l’ouverture et ouvrir la boite. La tigresse eut un regard ébahi en voyant le contenu. Oui, elle comprenait maintenant et sans peine pourquoi l’anglais avait eu soudainement des réticences juste après le présent de Lanille.

Les autres tigres voulaient savoir et semblaient impatients. Vilma posa un regard ému sur l’homme. Puisque la beauté du présent était selon elle à l’image de l’investissement qu’il éprouvait. Elle était presque honteuse de s’avouer être plus satisfaite de ce présent, venant de cet humain que des autres. Mais elle ne chercha pas à cacher cet état de fait. Cela ne serait pas sain. Il ne faut pas avoir honte d’être joyeux de recevoir un présent d’une créature que vous portez dans votre cœur.

« C’est très beau. Mais si tu as peur que cela soit pris comme bracelet d’union… Ne t’inquiète pas, celui-ci est le plus beau que j’ai jamais vu ! » Dit-elle doucement pour pas que les autres les entendent de trop. Alexander leva un sourcil intrigué et désolé de sa méprise. Immédiatement, elle ricana doucement à sa blague et tendit sa patte droite pour qui l’aide à le mettre.

« C’est une belle parure qui rendront jaloux toutes les tigres ! » Dit-elle tout haut pour rassurer l’homme qui soupira en secouant la tête, elle l’avait bien eu. Celui-ci lui accrocha le bijou en pouffant un peu. La tigresse lui avait fait peur pendant quelques minutes. Quand elle se tourna avec fierté, les autres tigres furent curieux de voir ce bracelet. La totalité, sauf Valerian, se rapprochèrent face à cette nouveauté. Bien entendu, il eut de nombreux compliments. Alexander était enchanté et cela allait à merveille à Vilma.

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CHRONOLOGIE 10 OCTOBRE 2017-

Soudainement Aya, après avoir toisée l’objet d’un œil ravi, se racla la gorge.
« Maintenant que chacun ait fait par des honneurs, tu peux venir brûler ton rang dans les flammes du destin. » Fit Aya satisfaite.
« Il me reste Valerian. » Précisa la tigresse alors que les autres tigres reprenaient leur place. Tous eurent un regard vers le mâle allongé qui se leva soudainement. Aya lança un regard dédaigneux vers celui-ci.
« Bien, Valerian, toi donner présent à ton inestimable sœur alors… » Dit-elle en haussant les épaules. « Mais tu ne mérites pas d’honneurs de la part de Vilma. ». Le mâle resta stoïque et hocha la tête sans rien dire. Par-là, Aya venait d’ôter toute phrase agréable et sentimentale comme avaient reçu les autres.

Vilma lança un regard navré à son frère qui chassa sa compassion en retroussant les babines. Il s’approcha d’elle tout en se mettant d’une façon à pouvoir voir l’humain. Dans un mouvement discret Galtaym se mit derrière Alexander qui avait repris sa place mais restait debout. Le regard de l’homme fut intrigué envers le grand mâle qui se glissa sur sa droite, le touchant avec ses épaules volontairement en signe de protection. La hutte semblait tendue. Pour être rassurant, cette situation ne l’était pas du tout et en toute franchise, Alexander en conclut qu’il était en danger avec Valérian, d’ailleurs, celui-ci lançait un regard méprisant vers l’immense tigre doré.

« Je n’ai pas de présent matériel. Depuis notre enfance, tu étais mon ombre et là était ta juste place. Jamais je n’aurais pensé à te savoir aussi proche des étoiles. » Les mots étaient cinglant et Aya commençait à perdre patience, surtout quand le mâle se mit à marcher devant ses deux enfants. Vilma restait interdite sans montrée que cela pouvait l’atteindre.
« Mais il faut admettre que tu es plus brillante que je ne le serais jamais. »
« Ce qui n’est pas bien difficile Valerian. Dépêche-toi, je perds patience de ta présence. ».

Elle retroussa les crocs d’une manière intimidante en signe de menace. Il l’ignora avec un toupet monstrueux qui tendit la totalité des tigres. Vilma continuait à le toiser droit dans les yeux ne lui montrant pas qu’elle était affectée. Alexander, restait debout, sentant que le frère allait faire une erreur. Et il n’était pas le seul, à penser cela, les autres tigres, semblaient se tenir prêt. Cet imbécile de Valerian était en train de tout gâcher et cela devait le faire jouir intérieurement.

« Ce soir, je serais un tigre errant, affrontant la grande terre sauvage, rejeté des miens pour le crime que j’ai commis. Mais sache-le, petite sœur… Que je l’ai fait pour ton bonheur, pour que ton cœur ne soit jamais aimé par un « Insorouris » »
A dernier mot, les tigres se mirent à feuler et à parler en Tairis. Cela devenait un brouhaha sans nom et les jumeaux, oreilles couchées, commencèrent à aller vers Lanille pour se mettre derrière elle. L’anglais n’aimait pas la tournure que prenait cette situation, cependant, il fit confiance aux Tairis pour avorter toute tentatives malheureuses. En tout cas, il n’était pas à l’aise et ne voulait pas imaginer un combat entre Tairis à cet instant. Valerian était aussi grand que sa sœur mais avec une carrure plus large. Cela lui rappela clairement Pete et ce n’est pas un compliment de comparer ce comique à ce violeur.

Vilma ouvrit de grands yeux d’effroi face aux propos « De quoi tu parles ? Tu ne vas rien faire, tu es chez nous dans les clans ! » Elle gronda férocement.
« On m’a menacé de m'exiler face à mon comportement. Je ne changerai pas, je ne peux me rabaisser aux inférieurs ! »

Vilma lui décolla une claque monumentale, le genre de baffe à vous dévisser la tête ! La tigresse était en colère et honteuse d’entendre ce genre de propos qui n’avait pas lieux d’être ici ! Ni même dans la bouche d’un Tairis ! Lui cet idiot, ricana !
« Tu es aussi futé qu’un Wizzards ! Comment oses-tu souiller le nom des tiens ? Alors que tu n’es qu’un déchet pour notre peuple ? Comme oses-tu manquer de courage pour dorer ta mémoire ? Comment oses- tu être ici ? Jour de ma gloire, pour proférer des propos aussi cruels ?! »

Immédiatement Galtaym sauta vers Vilma dans un mouvement souple, préssentant au vu des mimique de Valerian qu’il allait attaquer sa sœur. Tout dans la gestuelle du mâle semblait être pure agression et envie de meurtre envers l’étoile du jour, ou plutôt de la nuit.
Tigresse lui feulait de déception dessus. Le mâle resta stoïque et eu un rictus mauvais.
« Mais pour te faire hommage en t’offrant mon présent…ma sœur… n’oublie pas que c’est pour toi que je fais ça : pour sauver ton cœur du déshonneur ! »

Oui, tous se tendirent une nouvelle fois, prêt à sauter sur Valerian, s’il attaquait Vilma… Mais ce ne fut pas elle qu’il décida de tuer ce soir. Il tourna autour de la tigresse et sans prévenir se retourna souplement pour bondir sur l’anglais.

Ce fut imprévisible et tout alla très vite. Alexander n’eut pas le temps d’esquiver le tigre et quand bien même, il était acculé vers le mur de la tente. Il s’écroula lourdement sous le choc au sol. Cela lui coupa la respiration quelques instants. Impossible de rouler au sol pour faire quoi ce soit, son manque d’air le paralysa. Il y eut un rugissement de colère ! Les yeux grands ouvert, il sentit un poids impressionnant sur le haut de sa poitrine, l’empêchant de reprendre de l’air. Le visage mauvais de Valerian, gueule ouverte, levant une patte griffue. Non ce n’est pas des griffes ça, mais des hallebardes ! Alexander était persuadé, que s’il se prend cette maudite patoune, il allait perdre la tête comme un célèbre chevalier ou roi français !

Inconsciemment, ses muscles se contractèrent dans un réflexe de préservation, martelant la patte puissante du tigre de ses mains… Mais, il avait dû mal à reprendre son souffle qui s’échappait de son corps. Sa tête tournait. Son regard était en train de s’assombrir.

Tout cela se passe très vite, trop vite même. Il y eut des rugissements de haine et de colère ! Vilma allait sauter sur son frère, or ce fut Aya qui percuta Valerian avec force pour le faire rouler à terre. Elle ne le laissa pas se relever et lui donna une gifle monumentale qui lui zébra le visage jusqu’au sang. La force de la dominante était impressionnante ! Elle le cloua au sol, celui-ci voulut se retourner pour se battre contre la cheffe, mais elle ne lui donna pas cette chance… Le combat fut d’une extrême violence et d’une efficacité redoutable. Aya brisa une patte arrière à Valerian qui hurlait de douleur.

Pendant ce temps, Alexander reprenait péniblement sa respiration tandis que les jumeaux l’aidaient à se relever, ainsi que Lanille. Ils ronronnaient pour apaiser les tensions. Vilma se précipita vers lui pour lui donner un coup de tête rassurant. Tout lui en léchant la joue. Alexander était complétement secoué. Il toussait pour que ses poumons se réactivent. Un instant, il avait pensé que tout serait finit à cause d’un tigre jaloux. Un tigre, qui voulait apparemment atteindre sa propre sœur, à cause de la haine qu’il éprouvait pour sa réussite. Vilma avait dit qu’elle avait le plus d’estime pour l’humain ici, il était donc logique que Valerian attaque celui-ci. Mais il était bien loin de se douter que le mâle l’avait attaqué pour tuer « l’amoureux » de sa sœur afin de la détruire.

Alexander n’entendait pas grand-chose et tenta de rassurer Vilma qui semblait le harceler de question. Il allait bien, risquant d’avoir un bleu à la poitrine, mais tout était bien. Il sentit cependant une plaie sur la nuque. Une éraflure assez fine à cause des griffes sorties de l’autre taré. Quatre centimètres à peine et peu profond. Il dut s’asseoir alors que l’une des mères de Vilma était en train de le soigner avec une application de plante à son cou qui sentait la lavande. L’autre tigresse lui palpait doucement la poitrine en lui demandant d’ouvrir ses vêtements. Un peu hagard, l’homme obéissait sans rien dire. Apparemment, tout était sain, par contre, il allait en effet avoir un petit hématome à cause du choc, ainsi que sur ses reins.

Du côté des tigres : Aya feulait d’un air terrifiant. « Ce soir tu n’iras pas sur la grande terre ! Tu rejoindras les étoiles pour avoir osé tenter de tuer un ami des Tairis ! Par jalousie et bêtise ! Demain aux aurores avant de rentre visite aux Natus, tu auras ton jugement et je demanderais au cercle des anciens la peine capitale pour exterminer ta mémoire ! Que plus jamais ton nom ne souille mes terres et que ta respiration n’ombrage plus ta sœur ! Tu n’es que déception et bêtise Valerian ! »
« Et je voterai pour ! Tu as déjà tué trop de tigres par haine. Il est temps que tu finisses ton destin ! » Ajouta Eura qui se portait vers Aya, pour rugir et appeler des guerriers Tairis. Il voulut répondre, mais elle le gifla tellement fort, qu’il fut assommé sur le sol.

Trois grands mâles arrivèrent et après quelques échanges en Tairis, Valerian, fut saisi sans aucune douceur, pour être entrainer quelque part. Ainsi donc les Tigres avaient un système de justice et une peine capitale…

Alexander suivit l’extradition de Valerian que d’un air distant, il était plutôt concentré sur la reprise de ses sens. Il l’avait échappé belle. Dans un sens, il avait bien du mal à se dire qu’il serait mort sans l’intervention de ces tigres autour de lui.
Vilma, était furieuse, allongé sur ses cuisses, elle attendait qu’il revienne totalement à lui. Il lui caressa la tête, sentant que les jumeaux lui léchaient les joues. Il allait être tout baveux décidément.

« Je vais bien… ça va aller … »
Aya était revenu et vérifia que l’homme était d’aplomb avant de parler d’une voix autoritaire.
« On ne va pas laisser un ex-tigre gâcher ce moment de joie. Reprenons ! »

Étonnamment, la famille de Vilma ni même la tigresse, ne semblait avoir en deuil le frère. A croire qu’ils avaient déjà tous tiré un trait dessus depuis longtemps. Et dans les faits, ce fut le cas. Depuis de nombreuses Lunes Valerian n’avait plus les faveurs de sa propre famille qui l’avait renié à cause d’un soi-disant accident, où le jeune mâle avait tuer un autre dans un combat. Il avait été dit « innocent » en plaidant la légitime défense. Mais, si le cercle de la justice avait tranché ce fait, la famille savait que Valerian avait manipulé l’autre pour le pousser à attaquer. Sans parler que le mâle n’était que pure désolation depuis longtemps. Seul Vilma avait encore un peu de respect pour lui : il lui faisait pitié.


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CHRONOLOGIE 10 OCTOBRE 2017-

La cérémonie continua et Vilma termina en jetant la peau de Wizzard dans le feu, sous les rugissements et les applaudissements d’Alexander. Le reste de la soirée fut agréable et bien plus calme. Un repas était prévu, constitué exclusivement de viande : Tortouffes et les sorte de gros faisans avec différentes herbes. De l’eau et l’alcool assez amer et rude des tigres. Il eut de la musique, des instruments particuliers ressemblant à du violon et des guitares terriennes, joué par les deux mères de Vilma. Certains tigres dansaient d’autre racontaient des histoires.

Alexander en apprit davantage sur leur culture en une seule soirée. Ainsi que le système de justice particulier basé sur la démocratie. Aya était catégorique : demain matin à l’aube Valerian serait tué.

« Je te proposerais bien de le faire toi-même, pour réparer ton offense…Mais un tigre contre un peau rose, cela ne serait pas équitable... » Si Aya semblait parler avec autant d’aisance, c’est parce qu’elle ne le faisait pas qu’en anglais, elle employait aussi des mots en Tairis qu’Alexander comprenait majoritairement.
« Je ne souhaite pas non plus donner la mort à une être vivant. Aussi peu respectable soit-il... »
« Je comprends. Je le ferai moi-même, il a insulté mon honneur. »

Alexander hocha la tête, ne voulant pas se mêler des histoires félines. La soirée fut charmante et Vilma ne le décolla pas beaucoup tout comme les jumeaux. Après il put quand même échanger avec les autres et faire un tour du campement avec Eura, cette tigresse étrange qui lui expliquait l’histoire des étoiles et des esprits.

Finalement, il était bientôt une heure du matin, à l’heure terrienne, il se devait de rentrer. Les deux jumeaux étaient déjà au lit. Alexander les avait bordés avec Lanille. L’homme fut raccompagné par Vilma, qui désirait être seule avec lui et le remercier chaleureusement d’être venu. Elle était heureuse.
« Toi pas t’inquiété, mon frère est un idiot. »

Alexander hocha la tête. Oui Valerian avait tout l’air d’un idiot et naturellement, il questionna son amie sur ce sujet. Apprenant des éléments peu joyeux sur ce tigre epris de jalousie et de frustration. Le chemin fut calme et l’homme, s’était remis de son choc depuis longtemps, il apprécia de parler avec une Vilma rayonnante.

Au bout d’une quinzaine de minutes, ils furent devant la porte des étoiles, qui s‘activa sur l’adresse d’Atlantis. Vilma, serra dans ses pattes Alexander, lui souhaitant une bonne « nuit » et qu’ils se retrouverait donc demain. Quant à l’homme, il fit de même avec un mot d’encouragement, pour le procès et l’exécution de son frère. La tigresse haussa les épaules.
« Je n’ai pas à être triste qu’un parasite quitte la grande terre »

L’anglais hocha la tête, disparaissant dans le vortex, pour se retrouver en salle d’embarquement. Il était très tard et les techniciens le saluèrent d’un hochement de tête qui leur rendis. Sans plus attendre, l’homme, alla directement vers le premier téléporter venu, pour rejoindre la zone résidentielle.

Il était fatigué et content malgré tout, même s’il eut un petit accident fâcheux. L’homme s’arrêta dans ses quartiers, pour prendre des affaires constatant qu’Erin devait être dans les siens.

(c)

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    Alexander Hoffman
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le Sam 11 Nov - 23:42

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Steven Caldwell
Le jour J, du coté des Natus.
Avec Anelyn Vida, Paresok et Vadrielle


La Magna Caverneum fut fondé par les vainqueurs de la Première Guerre contre les Dévoreurs. Sous l’égide bienveillante des Trois qui ne purent rentrer chez eux, alors bloqués avec ce peuple de prisonniers, les Priméus Natus : Ils devinrent Secundos Natus en choisissant de faire de cette cave dantesque leur nouveau foyer.

Après la mort des Trois, les Natus eurent à coeur de suivre leurs consignes et leurs enseignements. Conscient que cet apprentissage et cet art pourrait se dissiper et se perdre au fil des nombreuses générations, les derniers héros survivants de la Guerre décidèrent d’en fonder la religion. Les Natus adulaient déjà les Trois pour leur avoir offert l’espoir, la liberté et la combativité. Il n’était donc pas difficile d’ordonner l’édification de temples en leur honneur et de déclarer le “LiberTairius” guide spirituel et indiscutable du peuple Natus.

Cela avait été un bon choix.
Durant dix milles ans, au travers de toute cette masse de population qui grandissait dans la caverne, l’héritage des Trois fut suivi avec une conviction et une assiduité inébranlable. L’idée que le Dévoreur revienne un jour les attaquer était une certitude que les Trois avaient répété tout au long de leur règne. Le codex était d’ailleurs rédigé en ce sens.
Les Natus, depuis, n’eurent de cesse de se préparer à cette nouvelle guerre. Chaque homme et femme du pays en âge de tenir une arme s'entraînait sans relâche dans une discipline extrême. Le divertissement était toléré tant qu’il ne prenait pas le pas sur cette préparation. Et une fois par an, une seule, le Natus avait le droit de s’égarer.

L’élite des Natus consistait en un rare groupe de femmes, les Vertueuses Pugilistes, qui descendaient directement des héros de la Première Guerre. Elles seules bénéficiaient d’un apprentissage martiale Tairis vieux de dix milles ans mais extrêmement poussé. Tant en terme physique que moral, ces femmes étaient les plus vaillantes et les plus dangereuses combattantes de toute la Magna. Et dont une, étendard vivant des valeurs représentatives les plus pures des Natus.

Ensuite, l’armée des femmes, les Soeurs de Batailles, adepte des armes et technique demandant de l’agilité, majoritairement duelliste à la lance. Vive et rapide, elle fondait sur l’ennemi avec adresse, couvrant la distance d’un jet de leurs armes avant d’entrer au corps à corps. Brave et fière, elles combattaient en exploitant la lenteur de l’ennemi.

Et enfin, la puissance brute de l’armée, les hommes, tirailleurs de combat, qui canardaient à la cartouche de feu, ou fonçaient à la rencontre de l’ennemi pour l'embrocher à la baïonnette.

Tous seraient représentés le lendemain, ce fameux jour du onze octobre, date Lantienne, pour une rencontre historique d’envergure. Le musée avait été entièrement restauré et les traces de bataille judicieusement vidés des corps et cadavres en tout genre. Il ne restait alors que les marques d’explosions, de tirs plasma, d’armes Natus et Atlante. Les débris, déchets et amoncellements avaient été retiré pour permettre un lieu ordonné et parfaitement apprêté pour l’arrivée des Tairius.

Dans son grand lit, la batailleuse Vida appelait le sommeil de ses voeux mais en vain. Les draps lui semblaient lourd, inconfortables, trop chauds. Et si elle ressentait la fatigue d’un chantier de titan qui avait été mené jusqu’à présent, il n’y avait pas le moindre moyen de la contenter. Seule dirigeante de ce qui restait du peuple Natus majoritairement militaire, une incroyable pression s’exerçait sur ses épaules depuis le jour où les Atlantes lui avaient appris la triste nouvelle…

Les réfugiés, les familles, civils, artistes, poètes, inventeurs, grands hommes de morales, archivistes, mémoires, tous...tous pris par l’ennemi. Tous enlevés et capturés dans la grande noirceur inatteignable qu’était l’espace et cette histoire de vaisseau. Annoncer la nouvelle au peuple avait été la pire action de toute sa vie. Les cris d’indignations, la pulvérisation du moral et de la détermination Natus, cet incroyable raz de marée de tristesse, de pleurs, de plaintes et de suppliques : Vida les entendaient encore…
A vrai dire, elle les entendait à chaque fois qu’elle se couchait, qu’elle se retrouvait avec elle-même et sa conscience. C’est pour cela que la Batailleuse détestait la nuit. Pour cela qu’elle détestait ce lit et ces draps. Elle aussi n’avait plus la moindre famille, son homme unique emporté par la guerre...Vida n’avait plus rien si ce n’est ce devoir de rendre les proches à son peuple.

La jeune femme soupira en se retournant une énième fois.
Elle se redressa pour contempler au travers de la fenêtre ouverte, là où brillait au loin les nombreux feux de la ligne de contention qui affamait les tout derniers Wraiths abandonnés. L’activité y était quasiment nulle, des patrouilles sortaient tous les jours pour achever des ennemis à l’agonie et incapable de se défendre. Mais...les Natus enterraient aussi leurs morts tous les jours. Il y en avait eu tant d’inhumations sans honneurs que les cérémonies continuaient de se faire de manière pré-active. Après six mois de paix relative et d’attente douloureuse, les derniers rites s’accomplissaient encore dans la peine commune.

Vida quitta son lit pour s’approcher de la fenêtre. Quelques coups réguliers raisonnaient dans le quartier. C’était un tailleur qui faisait la réfection d’une statue des Trois sur la place principale. De nombreux volontaires s’étaient réunis d’eux-même au-delà du service pour continuer de nettoyer et déblayer les rues. La Magna se préparait à la visite des seigneurs Tairius et il faut dire que la liste avait de quoi surprendre.

Les Atlantes avait eu besoin de s’y reprendre à plusieurs reprises pour lui faire comprendre. Mais elle avait fini par comprendre que les Seigneurs Tairius qui se rendraient en Magna dirigeaient tous chacun un clan. Et ils représentaient une fonction précise pour chacun d’eux. Les alliés avaient eu la gentillesse de lui fournir un support qui décrivait assez bien chacun des Tairius et Vida avait passé son temps à les étudier. C’était impressionnant mais, à vrai dire, elle redoutait ce moment.
Sa rencontre sur Atlantis avait déjà marqué des différences sur le fait que les Seigneurs Tairius n’aiment pas leur manière de faire preuve de respect. Pas de genoux à terre donc, la consigne avait parcouru l’ensemble des militaires Natus. Mais voilà, il y avait également la question de religion qui pourrait intimider ce peuple valeureux.

Les draps s’animèrent dans le dos de la Batailleuse.
Baldin se redressa puis quitta le lit pour la rejoindre en silence. Dans un mouvement doux et apaisant, il se colla dans son dos pour ensuite l’enlacer de ses bras. La jeune femme posa une main sur cette étreinte apaisante et se laissa déposer un baiser dans le cou. Son coeur était partagé entre le besoin de chaleur humaine et des scrupules qui la rendaient complètement malade. Car Baldin était le frère de feu son unique compagnon. Elle savait qu’il avait très régulièrement tenté de l’attirer dans ses liens mais Vida s’y était toujours refusée, préférant la voie de pondération...jusqu’à maintenant.
Elle frôlait dangereusement la bassesse et le côté malsain de retrouver en Baldin ce qu’elle avait perdu avec la disparition de Dax, son tendre époux. Mais elle était seule, isolée, noyée dans ce devoir de diriger et soutenir toute la Magna de ses mains frêles. Sans la promesse de l’arrivée des Seigneurs Tairius, elle avait bien failli se trouver confrontée à diverses émeutes et émergences de factions. Son pouvoir s’était étoilé, la confiance avec.

Mais elle avait su remonter la pente.
Avec le Meneur Paresok et la Vertueuse Vadrielle à ses côtés, les égarés et les opportunistes avaient cessé de s’en prendre à elle. Cela avait été si dur d’encaisser silencieusement les horribles accusations dont elle avait été victime. C’était la peine et le chagrin qui menaient ses détracteurs à de tels agissements. Mais cela avait fait si mal...

« Anelyn ? »
« Le sommeil me fuit, comme toutes les nuits. » La jeune femme expira lentement, cherchant à dissimuler les tremblements de son corps. Mais Baldin les sentaient bien sous ses bras. « Ils viennent demain, je suis...j’ai crainte d’un espoir vain... »
« Il s’agit du peuple des Hauts-Seigneurs, mon lien. Ils sauront inspirer une nouvelle confiance dans nos coeurs. »
Vida avait frémi en l’entendant prononcer “mon lien”. Il avait toujours été fou d’elle. Si seulement il savait pourquoi il était là, s’il se rendait compte qu’il n’était qu’un parti temporaire et par défaut. Peut-être, d’ailleurs, se flouait-il pour ne pas le reconnaître.
« Une page s’écrira demain. Je dois être celle qui doit à tout prix l’embellir...ne surtout pas l’assombrir... »
« Cela ne se produira que demain. Viens... »

Baldin l’attira gentiment jusqu’au lit pour l’entraver de ses bras puissants et s’offrir en protecteur. La jeune Batailleuse le les refusa pas, s’y enfonçant même dans l’espoir que tout ce qu’elle avait fait, tout ce qu’elle avait vécu, ne serait qu’un mauvais cauchemars bien vite oublié. Mais c’était impossible…
Son pseudo-compagnon tenta bien de l’échauffer par des caresses très douces et sensuelles. Mais la Batailleuse se refusait à lui comme chaque soir. Il n’insista pas. Le sommeil ne vint que lorsque l’épuisement la terrassa pour de bon. Une servante vint la réveiller le lendemain peu de temps après la disparition de Baldin, elle l’ordonnait. Il était très tôt, une poignée heures avant le moment fatidique.

Oppressée et soucieuse, Vida s’habilla de sa belle tenue d'apparat : un uniforme vert olive surmonté de plusieurs dorures et d’une cape rouge sanguin recouvert d’une broderie à l’effigie des Trois. Il lui avait été fait sur mesure par un soldat couturier en suivant le modèle “Administrateur”. C’était le poste le plus haut et le plus prestigieux de toute la Magna. Anelyn s’était toujours refusée à l’idée qu’elle en devenait naturellement l’héritière. Mais la majorité des soldats qui restaient acquis à sa cause avaient insisté sur ce fait. En l’absence de l’organe de commandement habituel, et de par ses services et actions au cours de la Guerre, elle était choisie pour tenir le poste de chef suprême.

C’est avec une grande émotion que Vida s’habilla de cette tenue, se laissant aider par la servante qui écarquillait les yeux sous une évidente adulation. Si seulement elle savait combien il était plus doux et agréable d’être dénué de responsabilité ?
En faisant de la sorte, c’est comme si la jeune femme acceptait le poste qu’elle avait occupé officieusement pendant ces six derniers mois. Elle enfila sa ceinture baudrier et y rangea sa fine rapière. De l’autre, elle vérifia la présence de son pistolet à silex et vérouilla la petite lanière de cuir pour la sécurité. Ses cheveux réunis en arrière en une parfaite queue de cheval fermée par une bande rouge sanguin, elle prit le tricorne qu’elle posa sur sa tête d’un geste souple et se laissa poser la cape.

« Vous avez une allure magnifique, administratrice Vida. »
« Vous trouvez ? » Répondit-elle plus sèchement qu’elle ne l’aurait souhaité.

Après l’avoir remercié, Anelyn quitta ses quartiers pour se rendre jusqu’aux portes qui donnaient dans la rue. Les quelques soldats semblaient encore plus fiers, plus heureux, de voir leur guide dans cette nouvelle tenue. C’était comme la promesse d’une évolution bénéfique qui déboucherait sur la victoire. Les deux portiers ouvrirent prestement l’accès alors qu’elle se rendait dans la rue tout en les remerciant. Elle reconnut immédiatement la carrure du Meneur de combat Paresok.
L’homme lui tournait le dos, vêtu de son uniforme d’officier bleu, parfaitement brossé et sans pli. Sa main gauche demeurait sur le pommeau de son épée à trois lames tandis que de l’autre, il portait un fruit à sa bouche qu’il mastiquait très nerveusement, surement en songeant à ce qu’il se tramait.

« Vous me semblez soucieux, Meneur Paresok. »

Il se retourna avec son éternel sourire et se figea soudainement en voyant l’uniforme de son supérieur. Un éclair de joie et d’enchantement passa dans son regard tandis qu’il lui bourrait l’épaule d’une tape très compatissante.

« Par les Trois, ma chère amie, mon coeur bondit de vous voir enfin à votre juste place. Quelle magnifique tenue que voilà. »
Il en avait lâché son fruit et Vida souriait en n’osant pas lui dire combien elle repoussait ce cadeau empoisonné. C’était quand même très agréable de l’entendre de sa part, le meneur n’était pas un homme réputé pour le mensonge ou la flatterie.
« Vous êtes gentil... »
« Gentil ? Crénom, que j’en sois pendu par les pouces. Sincère serait meilleur qualificatif. »

Ils partirent ensemble pour le musée.
Sur le chemin, le peuple de soldat sortaient des maisons, de leurs casernements et des des dortoirs sur des tenues parfaitement briquées. Même les blessés en état de se déplacer avait fait l’effort, ils consituaient donc tous une forme de haie d’honneur qui marchait en direction de la Porte des Étoiles.

« Soeur Véranore n’a toujours pas choisi... »
« Je suis des plus inquiets. Le Vertueuse Vadrielle méritait tant de... »

Les deux chefs s’arrêtèrent net en remarquant la silhouette de Vadrielle parmi une foule bien ordonnée. Elle était dans son armure et portait l’étendard de la Septième. Qu’il s’agisse de Paresok ou de Vida, ils furent heureux et rassurés de la voir présente. Ils s’approchèrent rapidement, sans même se soucier de l’image qu’ils donneraient aux autres soldats, pour aller directement auprès d’elle.

« Vadrielle... » S’écria Vida dans un souffle.
« Non de nom, sacrée petite ! Nous nous sommes tant mortifié pour vous !!! »

La pugiliste rigola doucement et les serra dans ses bras à tour de rôle, luttant pour retenir quelques larmes de joie.
Elle avait bien failli ne pas revenir vivante de sa terrible épreuve et ils s’étaient très longuement inquiété pour elle. C’était un signe fort qu’elle tenait à leurs yeux, qu’elle n’était pas que le simple étendard vivant des valeurs Natus. C’est ce qu’Alek, le soldat Atlante, lui avait appris. Il lui avait montré la partie la plus importante de la vie, celle qui lui avait échappé durant ses vingt-deux ans.
La voir ici, c’était tout aussi bon que le retour de quelqu’un qu’on croyait mort et que l’on aimait beaucoup. Voilà pourquoi le trio passa un petit moment à s’apprécier de leur présence mutuelle.

Le musée était noir de monde.
Tout le monde était prêt. Tout un flanc de la salle avait été attribuée à des sortes de gradins en amphithéâtre montés grâce à une architecture en bois. Les blessés difficilement transportable avaient été déplacé à cet endroit pour leur permettre d’être témoin de cette rencontre tant attendu.
Un peu partout, les soldats se préparaient. Anelyn avait réaffecté les troupes et réformé l’armée Natus. Au lieu de maintenir l’organisation d’avant-guerre, elle avait privilégié des sections plus petite mais pleines. Des carrés mixtes s’étalaient donc tout autour de la Porte des Étoiles. Une série de douze de statues successivement représentative des Trois Tairis pour former un petit couloir jusqu’au centre où attendait un héros de la Guerre, choisi de tous pour ses actes, qui portait le “Mityn” Tairis sur un coussin. Il était impeccable, les soldats étaient tous impeccables mais dévoré par la pression.

« Ils ont besoin de leur administratrice... » Déclara Paresok tout en l’invitant au centre de la salle.
Vida prit une grande inspiration et se rendit jusqu’à l’endroit en question, là où elle avait sa place. Elle fît quasiment un cercle complet en regardant son peuple qui se terrait dans le silence. Ils étaient tous anxieux, passionnés, impatients et émus. Bien d’autres restaient encore dans les hôpitaux ou la ligne de contention des Wraiths. Certaines activités ne pouvaient s’arrêter même pour la visite des Seigneurs Tairius. C’est pour cela que leur visite, s’ils le voulaient bien, les aménerait sur les principaux quartiers et temples. Pour pouvoir les accueillir dignement, les Natus avaient fait un travail de titan en nettoyant toute la Magna. Les travaux de rénovation, la reconstruction des édifices, les chaînes de production, tout ça allait demander des années mais le plus gros était fait.

« Natus. Mes guerriers, mes amis. Dans peu de temps, ce grand anneau va s’animer et ouvrir le passage sur les représentants des Hauts-Seigneurs. Ce moment ne fût même pas inscrit dans notre codex sacré tant il nous semblait incertain et hors de portée. »

Elle prit une inspiration.

« Mais ce jour est bel et bien arrivé. Les descendants de nos fidèles guides, les représentants du peuple des Tairius, fouleront notre sol et découvriront l’endroit où leurs ancêtres combattirent le Dévoreur. C’est à nous qu’il revient de rendre le plus bel honneur... »

Elle se tourna une nouvelle fois.

« Natus. Pas de genoux à terre, vous présenterez l’arme pour salut respectueux. Soyez heureux, soyez rassuré. Les Tairius viennent pour nous. »

Et soudainement, la Porte s’anima.

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le Jeu 16 Nov - 18:09

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Erin Steele
Entre divin et réel


Au retour de la terre sans jour - Site alpha - 02 heures du matin

Alexander Hoffman


Alexander alla donc vers les quartiers de sa compagne, bipant le cristal, qui ouvrit la porte. Elle était sur le lit avec son ordinateur en train de travailler. Une occupation pour l’attendre. Le jeune homme, déposa son sac sur le sofa, et fut accueilli par les miaulements d’Harry love contre les cuisses de sa maitresse. Un fin sourire sur les lèvres, Alexander alla vers le lit pour embrasser sur le front sa chérie et se mettre à côté d’elle, en passant un bras autour de sa taille.

« Tu es en charrette darling ? » dit-il d’un ton espiègle en l’embrassant sur la tempe.

Erin Steele


Erin tourna les yeux quand elle vit entrer son compagnon. Harry l’avait senti arriver depuis quelques secondes car il avait redresser les oreilles et le nez avant que la porte ne s’ouvre. Ce dernier roucoula de plaisir en voyant son maître. La jeune femme ferma les yeux un instant alors qu’il l’embrassait sur le front. Ses mains se déplacèrent sur celles du RDA qui venaient de se poser sur sa taille.

« Non. Je terminais quelques dossiers. Alors, cette cérémonie ? », demanda-t-elle, curieuse, en se lovant contre lui.

Alexander Hoffman


Il hocha simplement la tête, lui prenant l’ordinateur pour le déposer sur la table de nuit. Il en profita pour retirer ses chaussures et se caler un peu mieux, pour qu’elle se love sur lui.
« Impressionnante et émouvante… Il y avait la famille à Vilma, ses deux mères, son père avec sa nouvelle compagne qui est une dominante, Eura la tigresse blanche ainsi que le frère de Vilma… Après, les jumeaux, Lanille, Galtaym et bien sûr Aya. D’ailleurs …
» Il pencha sa tête sur elle et lui lécha la figure. « De la part des jumeaux et de Lanille » dit-il en pouffant.

Erin Steele


Ca faisait du beau monde. Malgré sa prestance, Alexander avait dû se sentir petit. Elle hochait de la tête à l’énumération des noms, quand soudainement il se pencha vers elle pour lui lécher le visage. Elle poussa un petit “hey” de protestation, ne s’attendant pas spécialement à ça de sa part. Elle se mit à rire également quand il lui affirma que c’était de la part des jumeaux et de Lanille. Ce coquin avait dû s’empresser de leur dire qu’il passerait le message, au premier sens du terme. Elle s’essuya la trogne avec sa manche, en reprenant son sérieux. « Ils allaient bien les deux petits ? », fit-elle avec tendresse. Ils n’étaient plus très petits, mais quand on voyait les parents et les Tairis en général, c’était normal. « Et ton cadeau, il a plu ? ». En fait, elle avait plein de question, curieuse comme elle était.

Alexander Hoffman


L’anglais se mit à rire face à la réaction de sa compagne. Juste pour la pousser un peu, il lui fit la symétrie de l’autre côté. Il était tard, or il était suffisamment en forme pour l’embêter.
« Oui très bien
» Il commença à lui raconter ce que lui avait confiés les petits et surtout leur étonnante maturité sur le sujet Natus. Il était véritablement ébahi par ce genre de comportement.
« Quant au cadeau, oui, elle fut ravie. Un instant j’ai crus que j’allais faire une demande en mariage à Vilma. Puisque chaque tigre apportait son cadeau, après avoir reçu des louanges sincères de Vilma… et juste avant Lanille, lui a offert des bracelets d’unions pour ses futurs compagnons ou compagnes. En voyant que ce fut des bracelets, je me suis sentit bête. Et Vilma m’a chambré la dessus tu penses bien »
Il se revoyait bien en pleine réflexion et quelques sueurs froide quand elle l’avait appelé.

Erin Steele


Elle ne chercha même pas à protester alors qu’il lui faisait la symétrie, parfaitement consciente qu’il faisait exprès parce qu’elle avait râlé la première fois. Ce n’était pas bien grave. Elle se vengerait bien assez tôt. Elle fit cependant une petite moue, histoire de marquer la chose quand même et elle s’essuya une nouvelle fois. Il n’était pas possible. Même à cette heure là de la journée, il avait envie de faire l’imbécile. Heureusement, elle avait un caractère semblable.
« Je pense bien oui », fit Erin amusée après son histoire de bracelet d’union. Ce n’était pas toujours évident de s’intégrer dans une nouvelle culture. Un présent lambda comme ici pouvait passer pour une déclaration de mariage. En Chine par exemple, on mettait du blanc pour les enterrements alors que c’était plutôt du noir en occident. C’était pareil dans la galaxie de Pégase. On ne pouvait pas tomber juste tout le temps. « J’aurai été passablement contrariée d’apprendre que mon cher et tendre était revenu marié à une tigresse. » Elle se pencha vers lui dans le but de lui faire un baiser, quand son nez capta une effluve particulière. Elle se redressa, s’appuyant sur ses deux mains pour le toiser, mi amusée, mi perplexe : « Depuis quand tu te parfumes à la lavande ? »

Alexander Hoffman


Oui, il aurait été sacrément contrarié aussi… la nuit de noce, il ne veut même pas l’imaginer.
« Oui… figure toi que moi aussi » Enchaina t’il doucement en ricanant. Le fait, que les tigres n’aient pas forme humaine, permettait d’éviter toute projection sexuelle, comme la nuit de noce. Et cela avait un côté rassurant qu’il ne le fasse pas. Cela serait déviant. Même s’ils sont intelligents, leur forme physique était bien trop éloignée du canon humain. Enfin qu’importe.

La lavande ? Sur le coup il avait presque oublié. Son cou avait encore le baume de plante des mères de Vilma.
« Tu n’aimes pas mon nouveau parfum ? » Fit-il taquin, avant d'enchaîner doucement. « Le frère de Vilma a voulu me tuer. Apparemment, c’est un truc jugé déviant et parasite par les Tairis. Il était là ce soir que pour faire plaisir à Vilma, mais il a voulu lui faire mal. Il n’a pas aimé qu’un humain, puisse être là, par racisme ou simplement pour blesser sa sœur. Aya compte le juger ce matin et demander la peine de mort, pour cette attaque et les autres crimes. Apparemment chez les Tairis, être un véritable déchet pour leur société est signe de radiation définitive » Il avait caressé machinalement le bras de sa compagne, comme pour la rassurer, ce qui était le cas.

« Je sens la lavande, car il m’a légèrement griffé en voulant m’étouffer de sa grosse patte et je me suis fait soigner. Il allait me décapiter, quand Aya lui a sauté dessus, pour lui mettre une sacré roustre. » Il avait cette facilité à parler d’un air détaché. Comme s’il racontait une histoire.

Erin Steele


Erin fit une moue contrariée. C'était quoi encore ça ? « Sérieux ??! », s’exclama t-elle alors qu'il poursuivait son récit. Elle hallucinait clairement. N’importe où où il allait quelqu'un tentait de lui faire du mal. Ou presque. Elle ne comprenait pas. Après, du point de vue du frère de Vilma, c'était presque logique. Pas parce que c'était son frère, quoique ça devait jouer, mais surtout parce qu’il n'était pas fou de penser, comme dans chaque peuple intelligent, qu’il y ait une forme de racisme envers d'autres personnes. Après tout, les Tairis étaient taillés pour écraser les humains s'ils le souhaitaient, physiquement parlant car la technologie humaine permettait de palier ce déficit de taille, comme l’avait voulu Colt en inventant le pistolet.

« Te décapiter ? », commenta t elle encore une fols en réaction à ses propos. Elle était livide. Elle en devait une à Aya manifestement. Qu'ils le suppriment ce parasite sérieusement. Elle était au bord de la nausée. Et si Vilma était revenue avec le corps en deux morceaux ou presque d’Alexander ? Parce qu’elle n'était pas là, Erin voyait sans doute pour la première fois la perspective qu'on lui apprenne qu’elle l’avait perdu. Et ça la chamboulait sérieusement.

« Je suis contente que tu t’en sois tiré en un seul morceau… » souffla t-elle en se rapprochant de lui. Elle aurait détesté le perdre. Et c'était peu dire. Elle chercha sa main à tâtons pour la prendre dans la sienne, puis elle se mit à genoux dans le lit pour passer ensuite sur ses jambes. Elle le serra contre elle, son bassin contre le sien, à lui caresser les cheveux. Elle fit un peu pression pour l'embrasser et prendre de la place et d'un coup elle lui mit un coup de langue sur le visage sans pouvoir s'empêcher de rire.
« Ta tigresse personnelle est contente de ne pas jouer les Isis. »


Alexander Hoffman


Dès qu’elle s’exclama, il renforça ses caresses sur ses bras, oui cela n’était pas bien grave, il était en vie. Même si, sur le coup, il avait vu quelques brides de mort lui chatouiller l’oreille. Il est étrange, comme il arrivait à se détacher de cela sans être réellement affecté. Il avait eu terriblement peur, mais le reste de la soirée avait effacer ce moment déplaisant. À dire vrai, cela était reléguer au passé et Alexander, avait une insolente perception de comment il réagit face à une agression sur sa personne. Comme, si cela n’était pas grave, sans plus. Alors que pour autrui, il aurait été scandalisé.

Il lui fit un simple sourire, quand elle l’informa qu’elle était ravie de le revoir vivant, se doutant qu’intérieurement cela devait faire quelque chose à sa compagne. La laissant, se mettre sur ses genoux, savourant ses gestes et le baiser qu’il lui rendit, en remontant les mains sur les avant-bras de la demoiselle… Il ne s’attendait pas au coup de langue et il se mit à ricaner. Un juste retour des choses.
« Tu sais coudre au moins ? »
Dit’il pour la taquiner, étouffant un bâillement dans le bras de sa compagne et lui mordilla pour l’embêter.
« Bon, je vais me doucher, histoire de ne plus sentir la lavande, le tigre et la viande rôtie » Il lui tapota les cuisses. Il était lasse mine de rien.

Erin Steele


Oui, elle avait toujours été impressionné par sa capacité à prendre tout ça à la légère, comme-ci frôler la mort était devenue une chose lambda et banale. Ce n’était sûrement pas le cas, mais il arrivait à s’en détacher pour vivre et quelque part, ce n’était pas plus mal. Erin était un peu moins encline à cela, mais qu’importe, elle arrivait à prendre sur elle. Pourquoi s’inquiéter pour quelque chose qui s’était passé, et qui était terminé ? Il était là, bien vivant, bien chaud, sentant bon la lavande et l’odeur de viande grillée, alors à quoi bon s’en faire ? Elle se tortilla alors qu’il la mordait. Le sale gosse.

« Ca n’aurait pas été parfait. », répliqua-t-elle avec un sourire. Avoir Frankenstein en copain était moyennement attractif. Elle acquiesça. Une petite douche lui ferait du bien en effet.

« Tu fais bien mon poulet. Tu sais qu’en bonne amerloc que je suis, je les aime désinfectés et propres mes poulets ». Elle était d’humeur taquine. C’était une façon de se foutre de la gueule de sa nation et de ses poulets à l’eau de javel, elle qui avait été élevée en France n’avait pas ce problème. Et c’était une façon de se moquer du fumé d’Alexander aussi. Elle se décala de lui, étant donné qu’elle était sur ses cuisses, et lui tapota le bras avec un petit geste du menton, une façon de dire « aller zou, à la douche garçon ! »

Alexander Hoffman


Oui, il ne préférait pas connaître les talents de sa chérie pour recoudre une tête sur un corps, il risquerait d’être déçu. En tout cas, il se mit à rire avec cette remarque sur le problème des Américains et certain produit. Cela lui paraissait aberrant en tout franchise, mais bon, ce pays était rempli de ce genre de chose débile.

« Tu as qu’à venir me désinfecter ! » Dit-il simplement, mais son regard était assez parlant d’une lueur coquine. Il se leva dès qu’elle ne fut plus sur lui. Harry ronflait le ventre en l’air et les pattes en vracs ! Ce chat était imperturbable.

Erin Steele


« Ben voyons », fit Erin amusée. Elle avait senti venir le coup qu’il allait trouvé une astuce pour lui demander de venir sous la douche. Il adorait faire des choses coquines tandis que l’onde coulait sur eux, et elle ne pouvait pas lui en vouloir même si c’était un peu plus sportif que dans le lit…. Encore que. Heureusement, elle était souple, et la douche était grande.

Elle bascula sur le côté avec une petite roulade et elle atterrit directement dans ses chaussons. « Hum ça tombe bien, j’avais oublié quelque chose dans la salle de bain. », fit-elle en toute innocence. Elle lui passa devant en laissant son index glisser sur son menton, et elle pénétra dans la salle de bain tranquillement.

Alexander Hoffman


Oui, il aimait bien ça. Mais surtout il adorait prendre des douches à deux tout simplement. C’est le genre de petite attentions tendre et affective qui certes, peut devenir coquine, mais agréable. Par contre, Erin pensait bien, il avait une envie loin d’être chaste, malgré la fatigue. L’envie était présente depuis qu’il était entré dans la chambre, comme pour se sentir vivant et puis bon, il était enclin à avoir des envies subites d’unions, surtout après avoir frôlé la mort.

Il lui fit un rictus amusé, la laissant passer devant, pour la rejoindre. Harry ne bougea pas. En entrant dans l’endroit, il se déplaça derrière elle, pour se lover contre et l’embrasser dans le cou, collant sa tête contre la sienne tout en la caressant sur le ventre et les bras. Elle pouvait refuser, même si son déplacement dans l’endroit et la réponse à son invitation était une confirmation implicite.

Erin Steele


Elle ne se refusait pas, le laissant faire doucement ses caresses tout en collant son museau contre le sien en lui faisant des baisers appuyés. Ses mains étaient passées dans son dos, et elles caressaient ses hanches tendrement de haut en bas, avant de glisser l’une d’entre elle entre ses fesses et son fessier pour les faire glisser sur une zone stratégique de l’anatomie masculine. Manifestement, elle n’avait pas trop envie de s’encombrer du protocole lent et langoureux.

Elle était en kimono, déjà douchée, mais qu’importe. Elle ne portait rien en dessous, et de sa main libre, elle attrapa celle d’Alexander pour la glisser dans l’interstice qui le conduirait droit sur sa poitrine. Elle se plaqua un peu plus en sentant sa main d’homme guidée par la sienne, l’obligeant à malaxer son sein un peu fermement autant que faire se peut, vu qu’il avait de plus grande main que la sienne, ce qui n’était pas évident pour le guider.

Elle poussa un petit soupir. Il n’y avait pas que lui qui n’avait pas que des idées chastes manifestement.

Alexander Hoffman


La réaction ne se fit pas attendre chez l’homme, qui plaqua encore plus son corps contre ses callypiges tendues, laissant Erin guider sa main. Echaudé, la respiration devenait plus haletante et après un patassage en règle, il la fit pivoter, pour la plaquer contre la paroi en verre de la douche, l’embrassant fougueusement. Il adorait faire ça, la plaquer sur toutes les surfaces qu’il pouvait trouver ! Elle se contorsionna sous son plaquage en règle, lâchant même un petit cri quand l’air fut expulsé de sa cage thoracique. Elle lui rendit son baiser avec passion, agrippant sa tête en étant à la limite de lui planter les ongles dans le cou.

Crié était un truc qu’il aimait aussi… Et il étouffa un ricanement ce sale gosse, alors que ses mains allèrent pour décrocher le haut d’Erin et le faire rouler par terre ainsi que le bas sans aucune pitié ! Continuant à l’embrasser sur le cou ou ses lèvres. Accrochant une des jambes de la demoiselle à sa hanche, pour plaquer le bas de celle-ci contre les siennes. Elle se retrouvait entièrement nue, faut dire qu’elle avait moins de vêtement à retirer, ELLE. Il eut l’envie de descendre une de ses mains, mais il préférait les savonner sous la douche, ne voulant pas la tripoter a un endroit si intime avec des mains potentiellement sales. Alors, il se colla encore plus à elle, se frottant doucement pour l'exciter encore plus !
Une autre envie naissait de cette petite folie douce : de la mettre dans la douche sans plus attendre et faire couler l’eau. Mais cela était une pensée, puisque déjà bien occupé à la dévêtir.

Erin Steele


Il était partout à la fois. En train de l’embrasser, en train de la dévêtir, en train de la plaquer contre lui sur des zones ciblées, et naturellement, elle crocheta son petit derrière avec sa jambe sur sa hanche, histoire de bien le tenir contre elle. Il était en train de l’allumer bien comme il fallait, lui dans son beau costume alors qu’elle était désormais nue comme au premier jour. Elle poussa un grognement d’aise, puis à taton, tout en lui rendant ses baisers avec une fougue renouvelée par l’envie de plus en plus pressante de lui faire l’amour, elle ouvrit la douche pour s’engouffrer dedans, se remettant sur ses deux pieds pour ne pas prendre le gadin du siècle qui couperait court à toute velléité amoureuse. Elle le tira à lui, et sans crier gare, elle alluma l’eau, n’en ayant rien à faire qu’il soit encore habillé. Il n’y avait plus vraiment de place à la conscience de ce genre de chose. Alors que l’onde envahissait l’espace et les détrempait, elle était déjà en train d’enlever les boutons de sa chemise, ses cheveux mouillés devant les yeux lui donnant un petit air de sauvageonne gourmande. Bien entendu, elle l’aiderait à se dévêtir pour accélérer les choses.

Alexander Hoffman


Alexander fut surpris et poussa un petit grognement étonné quand l’eau (par chance chaude) lui tomba dessus ! Il avait l’air maintenant fin, en costume complétement mouillé ! Heureusement, qu’il avait retiré ses chaussures avant !
« ça ne va pas bien dans ta tête Ariel ! » Lui dit-il plus par provocation, il aimait que trop, quand elle était dans cet état complétement dingue. Cela l’émoustillait encore plus et ne renforçait que plus son envie tout aussi inhibée de la prendre sans retenue ! Les échanges, un peu sauvage… ça les connait. Il retira aussi ses vêtements, aidé par une Erin toute aussi présente niveau caresses… Le tas de vêtements mouillé se retrouva boulé sur le carrelage de la salle de bain. Et l’homme revenu à la charge, attrapant le gel douche à la noix de coco de la miss, qui semblait avoir une fascination pour ce parfum, pour se badigeonner la main et la poitrine de la demoiselle avec ! se pressant contre elle. Il fit glisser une main, le long de son ventre, pour laver une autre zone, celle qu’il désirait tripoter depuis un petit moment. Bien entendu le savon, ne restait pas longtemps, puisque l’eau coulait à fond. Son autre main se crocheta sous la nuque de la belle et il lui claqua un baiser langoureux, alors qu’il toquait à la porte de son jardin.

Erin Steele


En guise de réponse, elle lui fit un petit rictus carnassier. Ca allait très bien dans sa tête, elle avait juste une envie sauvage de s’unir à lui de la plus belle des manières, celle qui allait au delà des mots. Elle ne savait pas si c’était parce qu’il avait failli mourir ou si elle le désirait depuis le début de la soirée, mais elle était vraiment excitée. Tandis qu’elle l’aidait à se dévêtir, elle le caressait en même temps, n’hésitant pas une seconde à se montrer sensuelle et langoureuse pour accroître son envie, bien qu’il ne semblait pas avoir besoin de ça. Il prit le temps de dégager ses vêtements sur le carrelage de la salle de bain, pour mieux revenir à la charge vers la belle brune qui l’attendait tranquillement. Il s’empara de son gel douche, toujours avec fougue. Elle adorait quand il se laissait aller à son côté un peu bestial. Il allait la secouer, elle le savait, mais au final, elle n’attendait que ça. Elle s’écarta de ses lèvres claquées sur les siennes avec un bruit de bouche ressemblant à quelque chose comme un « han » alanguit d’un soupir langoureux alors que sa main venait s’insinuer sur son entre jambe. Elle sentait sa main sur sa nuque la bloquant quelque peu et cette sensation de contrainte la faisait vriller totalement. Involontairement, elle mit un coup de bassin vers le sien, juste histoire qu’il arrête de toquer à sa porte et qu’il entre dans sa demeure. Elle ne savait plus trop où elle était, mais elle ne resta pas pantoise. Elle était dans l’échange. Elle avait besoin de se confronter à lui, qu’il la domine alors qu’elle résistait un petit peu. Aussi, Erin attrapa la vit de son compagnon pour mieux le caresser dans sa paume, les doigts orientés vers le bas. Il ne devait pas être en reste et il ne pouvait pas tout contrôler.

Alexander Hoffman


Et il ne valait mieux pas qu’il contrôle tout… dans ce genre d’ébat c’est le partage et même s’il avait une forte consonnance dominante, il attendait d’avoir de la réaction en face. Puisque cela ne sert à rien de faire l’amour à l’étoile de mer au fond des océans ! Lui il avait une sirène pas une vulgaire étoile. Il étouffa un petit soupir, quand elle lui donna un coup de bassin, qui le toucha à l’endroit sensible. En réponse, il lui maintenu le bas du crâne mains dans ses cheveux plus fermement et la mordit au cou. Non mais ! Et bien entendu, il pénétra le portail, agitant agilement ses doigts, tourna sa main, pour laisser l’index et le majeur dans la « garden party » et le pouce roulant sur le bouton d’or. Ses mouvements, furent plus impatient, quand elle l’empoigna augmentant son rythme de caresse en soufflant de désir.

Erin Steele


Erin était loin d’être le genre de nana à faire l’étoile de mer en attendant que ça se passe et en faisant des mots croisés dans sa tête pendant que monsieur l’honoré. Non, elle aimait être active, elle aimait provoquer des réactions épidermiques chez son partenaire, de même qu’elle aimait l’entendre soupirer ou s’exprimer. Elle qui adorait sentir les formes d’un gourdin bien tendu prendre possession de sa main, ou de sa bouche, n’était jamais en reste pour dispenser caresse en tout genre. Cette fois, elle s’exprima un peu plus franchement dans un « olala » clairement audible quand son polochon choisit de montrer les dents et de lui mordre sa gorge toute offerte, surtout qu’en même temps, il s’insinuait en elle. Elle se redressa sur la pointe des pieds dans un soupir, tendit que ses jambes se tendaient et qu’elle s’agrippait fortement à son homme d’une main, l’autre ne souhaitant pas lâcher l’objet de son désir qu’elle caressait lentement. Elle sentait qu’elle lui faisait de l’effet par le biais de cet attouchement, ce qui la conduisait à continuer. Erin se pencha vers lui, nichant son nez dans son cou tandis qu’il l’explorait et qu’elle le caressait, et déjà, des petits gémissement étouffés par sa bouche plaqué contre sa peau se faisait entendre.

Alexander Hoffman


Le ton montait et après un petit nombre de caresses intimes, qui allaient finir par éclater sans union… Ce qu’Alexander ne souhaitait pas du tout ! Il avait terriblement envie d’elle !

L’homme décida de mettre fin à cela, en se retirant, pour la retourner dans le but évident de se réunir. Il fut un peu brusque quand il la plaqua contre la paroi de la douche, mais l’union ne fut pas bourrine, fort heureusement !
Il se dit qu’il avait un problème avec les douches… et heureusement qu’elle aimait bien les ébats dans les ondes, sinon cela aurait pu être très frustrant. Même si l’échange amoureux était moins conséquent que dans un lit, où chacun prenait le temps de faire monter l’autre jusqu’au paroxisme. L’avantage de la douche, est d’être réellement plus sauvage et de s’unir rapidement sans pour autant manquer de plaisir. Et généralement, il était félin dans ce genre d’endroit qu’au lit. Même si bon, les coussins et tout ce qui appartenait à la pièce morflait sous les mains de l’anglais.

Les deux administratifs finirent leur affaire à l’unisson dans des gémissements de plaisirs qui ne laissait aucun doute sur le plaisir ressentis. Quelque frisson parcourra le corps de l’homme, qui se retira… Niveau consommation d’eau, ils ne sont pas très économes les deux. Quelques baisers chastes sur les épaules de sa compagne, puis il entreprit de la laver en douceur et maintenant réellement fatigué et avec l’envie de dormir.

Erin Steele


Rapidement le couple passa aux choses sérieuses et les deux jeunes gens s’unirent dans un délire de gémissements et halètements, ponctués des bruits naturels de deux corps qui s’entrechoquent à des fins érotiques. Ils allèrent jusqu’au bout de leur union, se décrochant mutuellement quand ce fut fini, quand leur corps se libéra de la tension et de l’énergie emmagasinée.

Erin était crevée, et elle le lava en même temps qu’il la lavait, afin de gagner du temps et de retourner dans ce lit qui les attendait. La journée de demain, ou plutôt, de toute à l’heure, allait être chargée et ils allaient manquer cruellement de sommeil, mais ce n’était pas inhabituel chez eux. Ca irait. Elle était détendue, toute inquiétude s’était envolée en même temps que son orgasme. Elle le caressait tout en le lavant, effaçant les dernières traces de leur étreinte nocturne et humide.

Une fois hors de la douche, elle entreprit de le sécher tendrement. Ils n’avaient pas vraiment besoin de se parler, comme souvent. Il n’allait certainement pas mettre de pyjama vu qu’il dormait bien souvent nu, et pour une fois, la jeune femme avait la flemme de remettre le sien, surtout qu’il était trempée des vêtements d’Alexander qui avaient atterri sur son kimono. Elle dormirait nue, ce n’était pas bien grave, blottie contre le corps chaud du partenaire qui faisait battre son coeur.

L’homme lui rendait avec la même tendresse ses mouvements pour la sécher. Au vu de ces vêtements trempés sur son pyjama elle dormirait nue. Et cela n’était pas pour lui déplaire. Bien au contraire, il adorait la sentir sans vêtement contre lui et sous sa main. Machinalement, il essora les vêtements dans le lavabo, pour les étendre dessus, afin qu’il sèche un peu. Puis, alla la rejoindre dans la chambre.

Harry n’avait pas bougé d’un pouce, si ce n’était qu’il était sur le dos, les quatre pattes en l’air, dans une position un peu alambiquée, mais qui semblait lui convenir à merveille. Tout était calme dans la pièce, propice à se laisser aller à l’endormissement. Elle ne ferait pas long feu, surtout après avoir fait un aller retour au septième ciel. Elle voulait dormir contre lui, et elle colla son dos contre son torse chaud, le laissant passer une main par dessus son flanc s’il le souhaitait. Et il le souhaitait, la laissant se caler contre son corps, pour susurrer un petit « hum » plaisant. Harry avait le droit de dormir avec les humains, quand c’est dans la chambre d’Erin. La maitresse de maison décidait s’il pouvait être là ou non. Sur le coup Alexander s’en fichait bien, il avait envie de se lover dans les draps de sa compagne, envelopper dans son odeur et son contact. Il attrapa la main d’Erin, pour la faire remonter vers sa poitrine et enlaça ses doigts dans les siens. Le sommeil fut radical. Toujours après l’amour, un sacré avantage, pour lui qui généralement m’était un certain temps à s’endormir.

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le Jeu 16 Nov - 18:19

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Alexander Hoffman
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CHRONOLOGIE 11 OCTOBRE 2017-
Jugement de Valerian avant de rendre visite aux atlantes

Le matin, dès que la lune semblait briller un peu plus, signe que nouveau cycle de la vie était entamé. Aya, sortie de sa hutte l’air grave. Après, le départ d’Alexander et plusieurs heures après, les autres chefs de clans étaient arrivés. Sauf Eura qui était présente pour l’honneur de Vilma.

La tigresse cheffe de la grande terre, se mouvait solennellement, jusqu’au fond du campement, marchant quelques mètres vers un cercle de pierre et d’os, où se trouvait les autres leaders. Au centre, les trois tigres gardiens avec cet idiot de Valerian. Comme dans toute démocratie, le tigre pouvait avoir quelqu’un pour le défendre. Mais personne ne voulut soutenir ce parasite, il devait donc se débrouiller seul, face aux chefs et aux juges. Trois autres tigres, âgée et emplis de savoir qui attendait.

« Qu’on en finisse, notre temps a été fait pour Valerian. L’histoire nous attend »

Le jugement commença, les peines étaient accablantes et il eut l’unanimité… Aya demanda la peine capitale et cela fut autorisé sous cette même unanimité. Valerian, qui avait fait le beau et le fier se sentait pris au piège. Aucun membre de sa famille, venait entendre ses dernières paroles. Il mourrait donc dans l’ignorance et la déception. Aya, ne voulait point d’honneur, elle lui refusa la parole et s’approcha de lui. Prenant le rôle de bourreau. Elle n’aimait généralement pas faire cela. Mais pour ce mâle qui l’avait déshonoré et qui avait tenté tant d’humiliation, elle ressentait presque un soulagement, elle, de le faire elle-même.

Valerian, essaya de s’échapper malgré sa patte brisée, mais il n’eut pas ce loisir. Il fut projeté au sol lourdement et maintenue par les trois guerriers. Aya, ne choisit pas une mort douce. Elle désirait qu’il expie ses fautes en ayant le temps de repenser à chaque détail de sa vie. Ainsi, elle lui ouvrit la gorge, pour qu’il se vide de son sang. Donnant comme consigne de l’achever dans une heure. Histoire qu’il ne souffre pas non plus bêtement, ils ne sont pas des bêtes ni des primitifs ! Son corps, ne serait pas brûlé, mais jeté dans le premiers terriers Wizzard. Ainsi, Valerian, n’existait plus.

Dès que la tigresse partie, chaque chef de clan se levèrent selon un ordre bien précis pour la suivre jusqu’au campement. Chacun allait prendre un sac en peau, assez discret qu’ils avaient mis sur le côté. Quelque chose de si simple qu’on ne pouvait pas le voir directement.
Rashar, grand tigre noble et leader des Silà, frère d’Aya, alla jusqu’à sa sœur, pour lui déposer une chaste lèche sur le front et la soutenir. Il savait que sous ses airs froids, elle haïssait la mise à mort et redoutait de passer la porte. Tant de sentiments contradictoires et aujourd’hui, elle allait traverser ce cercle dans l’espoir de revenir. Tous les chefs partaient avec elle. Et s’ils ne revenaient pas ?

Elle agita ses épaules pour détendre sa tension, et donna un coup de tête affectif à ce mâle immense.
« Tout se passera bien ma sœur. Allons-y, plus tu attendras moins tu auras envie de traverser le grand cercle. »

Aya hocha la tête et donna le départ. Vilma, les rejoignit d’un pas suave et noble. Tous les leaders la félicitèrent en lui donnant un coup de tête honorifique. Chacun alla de son petit mot d’encouragement pour son nouveau rang. La tigresse chemina aux côtés de Cylvia, la seconde en cheffe du clan des Flachumi et voici des Bajanners, elle était la plus jeune des cheffes a trente ans, gouvernant avec son frère Gora. La tigresse noire se frotta contre la grise, commençant à lui demander comment la soirée s’était passée. Elles ne parlèrent pas de Valerian, ce nom n’existait plus.

Une fois devant la porte, ce fut Vilma qui composa les symboles d’Atlantis, avec une certaine émotion. Première fois, qu’elle composait une adresse et Alexander lui avait bien montré hier comment faire. Au moment de déposer sa patte sur le cercle rouge, elle sentit l’émotion la gagner.
« Gloire à la grande terre ! Cette nuit, l’histoire sera écrite par nos rugissements et notre noblesse auprès d’un peuple qui semble connaître les mêmes valeurs ! Soyez honorables ! La traversée n’est pas douloureuse, juste un frisson de froid, comme une fraîche nuit d’hiver. La cité de nos amis, s'ouvre à nous et faite attentions à vos yeux, elle est soumise aux rayons d’un soleil ! » Cela lui était venue tout seul sans avoir reçu l’approbation d’Aya. Sur son petit effet de style.

Rion’lastard le chef des Waldna eut un petit rire. « J’espère que nous ne serons pas déçu avec toutes les belles promesse de Vilma. » Le tigre avait d’immenses crocs, avec une parure en métal dessus, comme des bagues de grandes tailles entièrement sculptées. Il n’était pas le seul à avoir des bijoux sur lui. Pusique Vilma avait son bracelet offert la veille par Alexander, Kispak avait les pattes avant décoré de différents bracelets en perle, Eura avait deux boucles d’oreille en cercle sculpté d’os, Cylvia, des bijoux sur sa queue en perle blanc nacré, Shira divers bijoux sur les pattes. Seul Gora, Aya et son frère n’avait rien de visible. Puisque chacun avec leur Mityn sur eux.

« Nous verrons Rion’Lastar. Tâche de ne pas te vexer, une seconde destruction de leur monde n’est pas programmée » Lança d’un ton espiègle la belle tigresse tachée de léopard Shira la cheffe des Niragen. Tous savaient que le leader des Waldna était colérique et il se faisait souvent chambrer pour ça. La totalité des tigres se mirent à pouffer doucement à la blague de la tigresse, qui se prit le culot, de passer devant le puissant mâle en le narguant.

Et sur ce, ce fut donc Shira qui traversa la première, très vite suivit par les autres tigres. Aya fut la dernière, après avoir jeté un regard confiant à Vilma et son frère, elle contempla quelques minutes le cercle…

« Ce n’est pas une pellicule d’eau qui va te faire peur Aya ! Allons, tu es une Taigrion là ! » Râla-t’elle sur elle-même. Elle mit une patte dans ce vortex, constant qu’il n’y avait rien de douloureux. Ce n’est pas la sensation de souffrir, qui lui faisait peur… Mais belle et bien la traversée et de ne plus revoir sa terre chérie. Un dernier regard à l’étendu nocturne, puis elle se recula, pour bondir dans le cercle, qui se referma derrière elle.


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    Alexander Hoffman
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le Jeu 16 Nov - 19:10

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Erin Steele
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Salle d'Embarquement d'Atlantis - 11 octobre 2017

C’est le grand jour. Alexander était en forme, même s’il n’avait que peu dormi. De toute façon avec ou sans fête, il aurait eu cette douce tension agrémentée de stress de cette rencontre. Il avait un peu peur de la réaction des Tairis, il ne connaissait pas tous les chefs et même si Aya lui en avait fait un court résumé, il ne pouvait pas prévoir la réaction de neuf tigres.

Il s’était levé un peu plus tôt, histoire de traîner sous la douche avec sa compagne. Une fois, qu’ils furent prêts, il l’embrassa tendrement, autant pour quémander un dernier baiser que pour achever la marque d’affection du couple qu’il forme. Ils passaient en mode professionnel et les bisous et autre marque d’affections sont rares voir inexistantes physiquement. Peut-être des regards comme ils l’ont toujours fait, leur fameuse gestuelle et complicité inné serait de la partie.

«Je vais chercher John, on se rejoint en salle d’embarcation » Il eut un rire un peu euphorique. « Je ne suis même pas certain que la salle soit assez grande pour tous ces tigres ! Tu te rends comptes ? Neuf tigres ? Dont des mâles de deux mètres vingt-cinq ? On va se sentir à l’étroit ! » Ce petit rictus cachait un peu son excitation de voir autant de Tairis dont des leaders importants et surtout impressionnant. Allait-il se sentir intimidé ? Oui surement, mais il se demandait si les tigres seraient aussi « impressionnés » par lui et le trouverons digne d’être un dirigeant. Il se foutait une pression d’enfer !

« J’ai hâte de voir ça moi aussi ! », fit Erin qui était tout aussi impatiente que lui. Elle terminait d’enfiler ses chaussures à talons. Elle était apprêtée sombrement, mais avec une certaine classe, d’une tenue composée d’un pantalon en toile grise et d’un haut de costume mi cuir, mi tissu, coupé de façon élégante. Une chemise de la même teinte s’étirée sur son buste en dessous de sa veste. Elle était fin prête. « A toute à l’heure. »

Alexander toisa ses vêtements, la trouvant très élégante. « Tu es superbe ! » Cela pouvait être “kiki”, mais bon, qui ne l’ait pas un minimum avec la personne qu’on aime sincèrement ? « Et toi donc ! », fit-elle avec un grand sourire en le toisant. Le jeune homme lui sourit, en la prenant par la taille, pour l’embrasser sur le front.

Alexander, après un dernier baiser un peu passionné qui trouva un écho semblable chez l’administrative, sortit des quartiers de sa compagne, vêtu d’un costume bleu marin très sombre. Tenue d’Alexander.

L’homme avait cet élégance qui le caractérisait et il évoluait avec grâce jusqu’au quartiers militaire où se trouvait un John, qui galérait à enfiler une cravate.

« Le colonel ne sait plus mettre le pont sous la rivière ? » dit-il narquois, en saluant chaleureusement John qui s’emmêlait les pinceaux. Il était en tenue de cérémonie militaire. et Alexander devait avouer qu’il avait aussi la grande classe le colonel, avec ces médailles et autres barrettes. Tenue de John
« Le colonel trouve qu’il a l’air aussi doué qu’un pingouin qui tricote ! » Renchérit l’homme en tendant son cou vainement pour faire passer son nœud. Il n’eut pas besoin de rager plus, puisque son ami, lui retira des mains, la cravate pour lui faire celle-ci. et ce fut un nœud un peu sophistiqué histoire d'amplifier la tenue prestigieuse de l’homme.
« Tu serais presque sexy en tenue officielle dit donc … » Lança l’anglais en laissant bien son regard le scanner de haut en bas.
« Et encore tu n’as pas vu ce qui s’y cache en dessous… »
« Vivement ce soir mon lapin … » Souffla Alexander, qui adorait leurs petites taquineries de bon matin cela le détendait.
John ricana d’un air assez coquin, avant de taper l’épaule du britannique comme pour lui dire qu’il était con.
« Bon… neuf peluches… Ils sont plus gros que Vilma c’est ça ? »
« Les mâles atteignent deux mètres vingt cinq oui… »
John eut un sifflement
« Eh bah… Déjà que je trouvais Vilma encombrante… »
La présence du colonel, avait été sous la demande des Natus, désirant avoir le représentant militaire pour cette cérémonie. Une manière d’équilibrer les forces, entre la direction et le combat.

Ils arrivèrent tout deux vers la salle d’embarcation, rejoignant Erin, qui patientait en donnant les dernières directives pour que tout soit prêt à l’arrivée des tigres. John avait tenu à prendre une arme en holster de buste caché sous sa veste au cas où. Quant à Alexander, il avait un couteau sous son pantalon. Erin avait son cerveau dans sa tête et ce serait la seule arme qu’elle aurait sur elle. Ils n’avaient pas peur des Natus, mais au cas où qu’il y ait un problème, il restait peut-être encore des Wraiths affamé, donc ne soyons pas stupides ! L’anglais ainsi que John avait aussi une pochette en cuir avec différents objets dedans.

John embrassa chaleureusement Erin sur les joues en signe de salut.
« Bonjour demoiselle aux tigres ! Tu vas bien ? »
« Je me porte comme un charme », dit-elle en le détaillant du regard. C’était la première fois qu’elle le voyait dans sa tenue officielle.
« Tu es tout pimpant. J’aime beaucoup. », fit-elle pour le complimenter en touchant les médailles sur sa poitrine pour éprouver un peu le poids des décorations militaires qu’elle n’avait jamais eu l’occasion d’approcher.
John lui offrit un beau rictus flatté. Il n’avait pas l’habitude de le porter et semblait toujours un peu maladroit avec ce genre d’uniforme. Préférant le plus simple de tous les jours. Mais bon, il devait avouer qu’il avait une certaine prestance dans cette tenue. Et il n’était pas le seul, les deux RDA étaient (comme toujours) bien plus élégant que lui. Il se fit la remarque que seule Erin brisait la notion de bleu avec ses teintes grises.
« Merci. Tu es très élégante aussi » Il la regarda faire mumuse avec ses décorations. « Tu soupèses mon égo ? C’est bien hin ? Bien lourd et bien brillant » Dit-il avec humour.
Erin lui fit un sourire suite à son compliment. « Et ça représente les décorations de ta carrière ? Chaque médaille à une signification alors ? », demanda-t-elle, curieuse, le temps que les tigres arrivent.
« Oui et les faits d’armes … Dès que tu éternue bien, tu as une petite barre colorée… Mes coéquipiers aiment bien me charrier, en disant que c’est le nombre de mes conquêtes, mais c’est un peu lourd. »
« J’imagine, mais tu sais à quoi t’en tenir. ». Elle lâcha les décorations, mirant John une dernière fois dans son bel ensemble officiel. La Porte était en train de s’activer.

Quand les tigres arrivèrent, Erin les toisa un à un alors qu’ils passaient la Porte. C’était réellement impressionnant. Elle avait déjà vu autant de Tairis, mais dans leur habitat naturel, sur Alpha. Ici, c’étaient comme-ci ils étaient arrivés chez elle, en invité de marque, et de les voir, fiers comme des paons dans la salle d’embarquement d’Atlantis était assez stupéfiant tout en étant assez décalé. John se décomposa en voyant surtout les mâles…

« Non mais… Il est certain qu’on ne va pas faire de la lutte avec eux… Une patte et K-O » Souffla-t’il entre les dents. Il ne cachait pas son émerveillement. Il n’avait jamais côtoyé les tigres sauf Vilma une fois. Il restait sur le cul en voyant ces êtres débarquer comme par magie. Il fut tout aussi timide, au moment des salutations. Au point que Vilma, après avoir câliner affectueusement Alexander puis Erin (l’un plus que l’autre), lui donna un coup de patte.

« Patte folle être complètement blanc. Lui être malade ou avoir peur d’être repas du matin ? »
« Commence pas, la peluche sinon … »
« Sinon quoi ? Toi me faire gros yeux ? » Dit la tigresse en ricanant de plus belle. Aya était vers Erin en train de discuter, quand Vilma, décida de faire la présentation humain / Tigre. La majorité des regards fixèrent Alexander longuement, comme pour l’évaluer. Puis ce fut Erin laquelle répondit par des sourires et des hochements de tête amicaux, mais les pupilles des tigres étaient plus dans l’amitié que l’estimation. Mais bon, chaque regard Tairis, furent satisfait de voir ce qu’ils miraient. Et à l’unisson, s’ils furent honorés de cette rencontre et flattés d’enfin voir l’une des personnes qui à combattu le machine qui vole des vies. Et le “mentra” de Vilma. Quant à John, ils soulignèrent qu’il fut un grand guerrier selon les exploits racontés par les autres peaux roses et que dans tous les cas les Tairis étaient honorés de franchir la porte avec de nobles créatures, qui avaient leur estime.
Que de belles phrases toutes sincères et à ne pas prendre à la légère.

Il était temps de partir sur la magna. Les Tairis, se poussèrent pour que la porte puisse s’activer. Une fois devant celle-ci Shira se tourna vers Rion’Lastar d’un air jovial. Déjà des rictus se formaient sur les babines.
« Rion’Lastar tu veux être le premier à mettre la patte cette fois ? »
« Non, tout l’honneur aux femelles ! S’ils sont décevants tu pourras faire demi-tour et m’éviter ma colère. » Dit-il en rigolant de plus belle, suivit des autres tigres.

Vilma était entre Erin et Alexander, elle prit la peine de leur préciser que Shira adorait charrier Rion’Lastar sur son mauvais caractère et que le mâle le prenait généralement bien venant d’elle. Alexander, savait que de tous les Tairis ici présent, c’est cet impressionnant guerrier, qui pouvait avoir un risque. Mais après tout il était chef et savait se tenir. Erin de son côté, enregistrait les informations que la tigresse voulait bien donner.

Aya se racla la gorge. « Laissons les peaux roses passer devant. Nous attendrons quelques minutes avant de pénétrer dans ce nouveau monde. Histoire ne de pas
effrayer ce peuple. Leur afficher une image qu’il connaisse avant de voir leurs croyances en chair et en poil… surtout en poil au vu de la crinière en bataille de Rion’Lastar
» Elle esquissa un frêle rictus d’amusement et il eut des grognements de rire. Bon au moins les Tairis étaient de bonnes humeurs.


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John Sheppard
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Magna cavernum - 11 octobre 2017

Sur ce, les humains s’avancèrent vers la porte, la passèrent en premier. Alexander fut stupéfait de voir cette immense caverne, qu’il découvrait pour la première fois et la beauté de ce musée. Certes, peut-être avait-il perdu de sa grandeur, mais il en resta assez ému et modeste, à l’image de sa compagne qui découvrait les lieux tout comme lui. Elle laissait son regard se promener un petit partout, décrétant dès la première seconde qu’elle détesterait vivre dans un endroit similaire, fait de pierre et d’obscurité. Néanmoins, ça avait son charme, et elle se doutait que les Natus avaient fait un travail titanesque pour rendre à cette salle son aspect originel. C’était grandiloquent, surprenant, et l’immensité de cette caverne avait de quoi filer le tourni.

Quant à John, il fut agréablement surpris de revoir les édifices à nouveaux debout. Ils y avaient même des gradins avec de nombreux Natus silencieux et devant eux, les trois représentants, reconnaissant la Natus qu’Alek avait ramené, une grande guerrière, Anelyn et surtout son « Taigrions » Paresok ! L’homme lui fit un immense sourire amical et marcha vers les trois Natus. Il fut étonné de voir le bel habit de la Batailleuse. Il resta quelques instants sur elle, ne sachant quoi dire ou bien même quoi faire. Cela pourrait être mal prit. Donc, il hocha respectueusement la tête vers elle.

« Batailleuse Vida, c’est un plaisir de vous revoir. Vertueuse Vadrielle… Et soldat » Saluant le héros du jour, ne connaissant pas son patronyme. Il se tourna vers Paresok ne sachant s’il pouvait le serrer dans ses bras, mais le meneur le prit de vitesse en l’embarquant dans ses bras d’une franche accolade et d’une bonne bourrade. Sheppard lui avait manqué et il le faisait savoir. Cela étant réciproque puisque le soldat lui tapa amicalement les épaules ! D’ailleurs, il portait à l’avant de sa tunique le poignard répondant au nom de “Gaïa”, celui qu’il lui avait offert. Le Meneur ne le quittait jamais. Il affichait une mine réjouie tout en s’exclamant :

« Que les Trois fassent gage de l’émotion de nos retrouvailles, fiston. Si l’on m’avait apprit ta venue, j’en aurais embarqué ma célèbre gourde pour le festoyer ! Un demi long-cycle, quelle attente ! »
« Paresok ! Je suis heureux de te voir aussi !! On se rattrapera plus tard va ! Je vous préviens… » Il lui sourit « Ce qui arrive c’est du lourd » dit-il d’un air complice.
« Ah ! Qu’à cela ne tienne mon garçon, le sol de la Magna est inébranlable, nous l’avons bien prouvé ! Et... » Son regard se baissa sur la série de rubans-médailles sur sa veste alors qu’il se positionnait à ses côtés. « Hm ? Qu’est-ce donc que cet amas de jolies couleurs ? On y croirait nourrisson s’amusant à amasser divers coloriages divertissants... »
Le regard de John, alla sur ses médailles et autres récompenses… heureusement qu’il n’était pas du genre à se vexer. Plus d’un haut gradé auraient pris la mouche, sur cette remarque. Au contraire, il eut un ricanement amuser.
« Du coloriage ! Est-ce que je dis que ton nez tordu c’est pour draguer les demoiselle hin ? » Il lui tapa l’épaule « Chez nous, on aime bien donner des récompenses pour des faits d’armes. »
« [color=seagreen] Les plaies l’ami ! Bien meilleurs trophées et distinctions que des bijoux encombrants. Tu en portais à outrance durant la guerre !!! [/ color] » Il secoua la tête négativement, presque peiné. « Ne parle pas sentiments. Mes liens sont quasiment vide et seul ma tendre Idène me retient du célibat ! »
« Les chefs Atlantes de guerre aiment beaucoup le coloriage . » Dit-il en lui tapant le dos. Avant de s’interroger « Vide ? Comment cela ? » John ne savait rien d’autre des liens de Paresok… Son regard alla vite fait sur Vida, il lui semblait bien qu’Idène lui avait confiée, que le meneur aurait aimé avoir la jeune batailleuse avec lui.
« La violence de la Guerre a emporté ma seconde. Et mon lien n’accroche nullement cette magnifique jeunette que nous avons devant nous. C’est grand dommage... »
John lui fis un regard compatissant et une tape sur l’épaule tout aussi douce
« Je suis désolé mon ami. Le temps… elle à d’autres responsabilitées qui ignore le sentiments » Chuchota John, pour pas qu’on les entende.
Le Meneur acquiesça en silence. Le soutien de Sheppard l’atteignait mais il pouvait voir, l’espace de cet instant, la peine qui l’envahissait d’avoir perdu sa seconde femme. Et également celle d’avoir été refusé par Vida.
Cela fit de la peine à John, qui n’aimait pas voir son ami si triste. Mais bon, que pouvait-il faire ? Ils iraient boire un verre quelque part, s’ils le peuvent. Afin de consoler les peines et les pertes d’une manière plus festives. D'ailleur, John avait amené un truc dans sa sacoche en cuirs, pour Paresok et pour Idène. « J’ai aussi une surprise pour toi et Idène, quand la cérémonie sera fini. » Dit-il doucement.

Il rigola doucement, comme pour se forcer à passer le cap pour une émotion plus agréable. Le sourire revint et il reprit en chuchotant :
« John le sacré gentillet ! Toujours attentionné pour nous. Mais prends bien garde en approchant d’Idène, ces six mois l’ont subtilement languis de ton art de la chair. Elle t’en agresserait sexuellement contre ton consentement tant la joie l’aveuglerait ! »
John eut un petit rictus amusé « Il y a agression, que quand il y a non consentement » L’homme eut un rictus, il n’était pas contre de se faire agresser par Idène, qui le serait franchement ? Paresok ricana en réponse, lui promettant d’aller rendre visite pour fêter leurs retrouvailles.



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Alexander Hoffman
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Magna cavernum - 11 octobre 2017

Alexander leva des yeux vers le commentaire de John, oui, du lourd dans tous les sens du terme, puisque le tigre pesait plus de huit cents kilos. Il tendit une main amicale vers chacun des Natus, les saluant poliment. D’ailleurs, Vida avait exactement la même expression non verbale en voyant ces deux grands enfants en train de discuter. Sheppard et Paresok s’étaient vraiment bien trouvé et elle secouait négativement la tête, néanmoins en silence, avant de se reporter sur le reste de la délégation Atlante.
« Batailleuse Vida, Vertueuse Vadrielle et meneur Paresok, Sir, ravi de vous revoir. » L’anglais lança un petit regard appréciateur, mais plus dans du protocolaire à Vida, pour le changement d’uniforme, il supposait que cela était soit quelque chose de cérémonial, comme pour John, ou bien plus… Elle était leader de son peuple. Par ce regard, il la félicitait tout simplement. Il avait bien plus de tact que son collègue masculin.
« Mesdames, messieurs », ajouta Erin dans la foulée.

La Batailleuse répondit à Alexander en lui donnant la réponse :
« Certes, verbaliste Alexander, l’émoi de la rencontre est partagée. J’en demeure Batailleuse en mon coeur mais mon peuple semble en avoir décidé autrement. Mon uniforme témoigne de la plus haute fonction qui m’a été offerte par leur confiance, me voilà devenue Administratrice. »

L’anglais hocha la tête sur la précision. Ainsi, elle était donc nommée officiellement leader de son peuple. Un grand honneur qui doit peser sur ses épaules jeunes et surement pas préparées. Il lui fit un rictus rassurant sachant exactement ce qu’elle ressentait.
« Et vous l'honorer comme il se doit. » Une phrase assez simple, mais il se doutait bien des conséquences sur la jeune militaire. « Si le doute vous prend, vous saurez où vous adresser » Son regard alla sur les immenses statues, par-là, il lui disait qu’elle était faite pour cela, que ses croyances la soutiendrons. Après, elle pouvait très bien demander de l’aide à Atlantis, mais elle était trop fière et indépendante pour oser avouer une quelconque faiblesse, même à ses alliés.
« Les Trois me guideront... » Assura-t-elle en guise de réponse.

Alexander hocha la tête, puis ajouta : « Les Tairis ne vont pas tarder. Je tiens à vous dire que ça sera à vous de faire le premier pas en vu présentant à la dominante Aya. » Précisa, bienveillant, Alexander pour Anelyn, puisqu’il avait appris cela de la part de la femelle la veille.
« Merci pour ce judicieux conseil, je le mettrai en application. »
Pendant ce temps, Vadrielle et le reste de l’élite Natus avait souhaité la bienvenue d’une poignée de main à Erin et Alexander, Sheppard étant visiblement trop occupé avec Paresok. D’ailleurs, le geste avait été bien fait, comme s’ils en avaient eu l’habitude, à croire qu’ils s’étaient entraînés pour ne pas rater ce signe pourtant courant pour les Atlantes.

Et en effet dès qu’Erin eut finit d’échanger avec les différentes personnes présentes et que chaque humain se décala sur la ligne proche des Natus, sur le côté de Paresok, puisque John se tenait près de lui, les premiers tigres arrivèrent.

Ce fut donc en premier : Aya et Vilma. La prestance de la dominante de la grande terre était incomparable. Étant une femme d’une taille impressionnante, elle était souvent confondue avec un mâle. La leader, observa l’endroit sans rien dire. Quant à Vilma, elle transpirait la beauté et l’élégance.
Derrière elle, son pendant masculin avec Rashar qui dégageait une sensation majestueuse. Son regard parcouru immédiatement la salle d’un œil curieux. Rastar était le tigre avec une crinière la plus abondante d’où cet effet royal.

Suivit Gora et sa sœur Cylvia, les deux tigres d’un noir profond. Le mâle étant très impressionnant avec son pelage court et la teinte si sombre de ses poils. Sa sœur semblait aérienne et élancé, sa particularité venait de ces yeux rose.

Puis Eura, tigresse d’une blancheur éclatante et aux yeux presque transparents. Sans aucun doute qu’elle filait des frissons à tous ceux qui la toisait, comme si quelque chose de mystique s’échappait d’elle.

Kispak, à côté d’elle, le plus âgée et cela pouvait se deviner avec son pelage blanchit par endroit, mais restait empli d’un grande sagesse et son regard aiguisé traduisait d’un grand savoir et d’une curiosité sans faille.

Et enfin, puisque Rion’Lastar, n’avait pas laissé le choix à la chasseuse et pour lui rendre la monnaie de sa pièce, avait passer en même temps qu’elle le cercle. Shira, tigresse léopard, haute sur patte qui passait la porte avec Rion’lastar qui quant à lui inspirait la crainte et la gloire entière de la nation guerrière Tairis. Ce mâle avait les crocs les plus longs et les plus pointue. Et il était particulièrement fier de ces attributs ornés.

Tous les tigres sans exceptions, prirent le temps d’observer les lieux, certains à des fins esthétiques d’autres pour évaluer l’endroit et le sécuriser du regard. N’oublions pas que ce sont des félins. La délégations Tairis s’arrêta à deux mètres de celle des humains en ligne égale. Aya étant légèrement avancée pour marquer sa position de cheffe. Le regard d’or de la tigresse se figea sur la très jeune femme, la toisant d’un air empli de noblesse. Les tigres se présente toujours après les autres créatures. Un œil observateur, pouvait voir que tous avaient des colliers et que les Tairis, avaient essayé de les faire ressortir en signe pacifiste. Vilma avait fièrement son nouveau Mityn et s’avança pour se mettre à la hauteur de sa dominante, quand celle-ci lui jeta un regard discret.

Vilma remarqua immédiatement cet homme avec cet étrange couverture où se trouvait son collier. Elle était étonnée, que la jeune humaine ne l’ait pas autour de son cou.



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le Sam 18 Nov - 22:14

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Steven Caldwell
Dès l’entrée des tigres, Vida et Paresok eurent un bref mouvement de recul sur la matérialisation de leur icône religieuse. Même s’ils avaient eu l’occasion de rencontrer Vilma il y a six mois, ils ne s’étaient clairement pas habitués et la différence de gabarit, et de style, jouait pleinement sur cette entrée des plus épiques. La scène impacta l’ensemble des Natus qui s’animèrent dans un mouvement de surprise en écho à celui de Paresok et Vida. Seule Vadrielle n’avait pas réagi, pleinement concentrée dans son rôle d’étendard vivant. Elle avait bien conscience que l’absolue totalité des Vertueuses et des lignées précédentes comptaient sur elle et sa prestance pour faire honneur à tous les efforts, les entraînements, la droiture et l’engagement auxquelles elles avaient consenti.

Et il était vrai que l’approche des Tairis étaient réellement impressionnante. Même si l’anglais, avait déjà côtoyé les tigres, il s’avouait qu’il ressentait quelques fourmillements d’excitation et d’émotion, en voyant la délégation arriver. Se fascinant, des démarches et des sensations que chaque leader procurait. Comme une carte, d’identité, comme une part d’eux même, dans une démarche particulière. Il peinait à imaginer ce que devait ressentir ce peuple, qui découvrait leur idole divine pour de vrai.

Malgré le fait qu’Alexander ait donné son conseil, l’Administratrice Vida eu besoin d’un peu de temps avant de se déplacer. Elle était impressionnée et très intimidé par ces tigres décorés qui s’alignaient devant elle. Tout autour, les Natus s’agitèrent en parlant et pointant la délégation alliée de doigts tremblants, d’innombrables prières et de cris de stupeur. Ce fut au point que Vida leva la main pour imposer le silence, et tout du moins réduire le brouhaha qui montait progressivement, tandis que Paresok s’écartait à contrecoeur de son ami pour maintenir les rangs des soldats en bon ordre. John, le laissa faire, observant silencieusement… Il esquissa un petit rictus, cela n’était pas facile de maintenir une foule.

La délégation Tairis, observait les hommes et les femmes dans les gradins. Quelques uns eut des rictus au coins de leurs babines, en attendant les cris de stupeurs ou autres exclamations. Rion’Lastar, se pencha vers Shira pour lui murmurer en Tairis :
« Je ne sais, si je dois éprouver de la satisfaction face à tout cela, ou bien me gargariser de notre grandeur »
« Un peu de modestie serait plus agréable. »
« Nous sommes des dieux pour eux »
« Et nous n’en sommes pas pour autant. Cela me gêne de les voir si fervents » Elle lui jeta un regard, pour lui faire comprendre que ce n’est pas le moment de discuter. Déjà, la formation se mettait en ligne.

Finalement, Anelyn progressa malgré les tremblements qui secouaient son corps. Une grande inspiration, six pas en expirant lentement, puis de nouveau une grande inspiration. Elle progressa en étant droite, fière mais intègre, le visage criblé par une explosion d’émotions qu’il serait dur de décortiquer. Une main sur le pommeau de sa rapière, l’autre se balançant le long de son corps, elle alla jusqu’au tigre qui l’intimidait le moins : Vilma, pour l’avoir déjà rencontré. La tigresse lui lança un regard encourageant.
Une fois à proximité immédiate, elle lui fit un léger signe de tête comme pour la remercier, du fond de son coeur, d’avoir tenu sa promesse, d’avoir fait venir cette délégation et transmis le message qu’elle lui avait presque supplié de transmettre il y a six mois. Mais puisqu’elle n’était pas la dirigeante, elle ne lui parla pas tout de suite, détournant son regard sur l’imposant et impressionnant tigre qu’était Aya.

Encore une fois, Anelyn eu l’envie irrépressible de poser un genou à terre. Mais la consigne était claire : les Tairis n’aimaient pas ça du tout et elle avait veillé à effacer ce signe, reflétant pourtant un respect face à la tradition, de toutes les habitudes Natus. Son esprit était altéré par l’impact psychologique très fort de la rencontre. Mais malgré ça, la jeune femme se rappelait du document qu’elle avait passé tant de temps à étudier.
Aya, elle était monstrueuse, la domination et la sagesse d’un grand leader brûlait au travers de sa prestance. La différence de gabarit était telle que la petite Vida se serait écrasée comme une mouche si elle ne représentait pas son peuple Natus. Son souffle était court, incertain. Elle suait et ses mains tremblaient sur son arme. Mais en conservant sa tenue droite et parfaite de guerrière responsable des Natus, elle leva pratiquement la tête pour fixer Aya avec un pâle sourire. Les premiers mots qu’elle prononça étaient cassés, brisés par une voix enrouée et très mal assurée. Mais elle s’interrompit aussitôt, s'éclaircissant la gorge, avant de parler plus fort pour interdire toute nouvelle défaillance et faire profiter à toute l’assemblée :

« Aya du clan des Bajanners, cheffe du peuple Tairius, je suis Anelyn Vida, dirigeante du peuple Natus. » Elle plaça son arme devant elle sans le sortir du fourreau pour le lui montrer dans un signe de respect. Ce moment de silence marqua une tension sans précédent avant qu’elle n’ajoute avec une profondeur incroyable :
« Je vous souhaite la bienvenue au foyer d’Erydéon, Rhoamytra et Andrièlus : les nobles Seigneurs qui enseignèrent de grandes valeurs à notre peuple et lui offrit sa liberté. »

Aya attendait silencieusement, tout comme les autres tigres. Mais, leur regard pouvait être difficile à supporter. Surtout celui d’Aya, qui évaluait cette Natus, qui représentait le reste de son peuple. Le maigre reste apparemment. Une guerrière, bien jeune qui n’avait pas choisie de prendre la direction de son clan. Mais qui par la force des choses avaient été contrainte, on ne change pas le destin, on le saisit et on le porte avec gloire. Ainsi, Aya, ne jugeait pas d’une quelconque jeunesse ou bien même des premiers mots hasardeux. Elle remarquait sans peine, les tremblements et les efforts que faisait Vida pour se contrôler. Cet effort, si elle ne l’avait pas fait aurait conduit Aya à la juger faible. Après tout ? N’avaient pas eu l’enseignement Tairis ? Rester noble et fort en toute circonstances ! La tigresse aussi était stressée par tout cela, mais le cachait avec son aplomb parfait. Rien ne passait de son visage si majestueux.

Dès qu’eu finit de parler la peau rose, la tigresse hocha la tête, en signe d’acceptation et de respect. Puis s’avança, laissant son regard d’or, parcourir chaque gradin d’une manière minutieuse, puis chaque humain présent, avant de fixer la jeune femme, s’arrêtant à un mètre d’elle.

« Je suis honorée d’être à l’endroit où nos ancêtres ont jadis fait profiter à un autre peuple de notre savoir. Par notre venue, pour chacun des clans de la grande terre, nous espérons voir que la confiance et l’amour qu’ils vous ont porté pour gagner votre liberté par deux fois, qu’ils soient vivants ou morts, vaut la peine, ou si ce ne fut que déception. » Aya était franche comme leader. Elle n’hésitait pas à lui dire, qu’ils espéraient que les Natus soit glorieux et non de pauvres proies sans intérêts.
« Mais je me vois confiante. Vous avez la chance d’avoir eu de nobles avis, de la part d’humain, qui font partie, maintenant de ma tribue en devenant marraine et parrain de mes enfants. De leur avis, je porte le plus grand des égards. Leurs paroles m’ont confortée dans la joie de savoir que vous avez combattue avec force et courage, malgré la perte de bon nombre de vos humains. La tristesse m'envoie à vous porter compassion. Mais tant que la vie est là, présente, l’espoir n’est pas à ce genre d’émotion. La guerre m’a appris que même dans un cas désespéré, les prédateurs ne mangent pas entièrement leurs troupeaux. Si la vie est là, vous retrouverez les vôtres, tant que vous avez la conviction de désirer vivre et vous battre !! » Bienvenue dans la psychologie Tairis petite Vida ! Là où tant qu’un peuple est vivant, l’espoir est permis et tant que l’ennemi n’est pas détruit il est interdit de pleurer la mort hypothétique. Aya, avait dit cela dans un anglais assez clair, pesant ses mots avec soins et surtout la force de sa voix était impressionnante . Une voix de soprano, ni trop lente ni trop faible… tout transpirait l’honneur et la fierté. Les autres tigres, ne disaient rien, hochant la tête en accords. Les tigres ne mettent pas les formes ou très peu.

« Tel est l’enseignement qui suivirent chaque génération, Seigneur. Nous, Natus, ne renonçons jamais. Combativité, honneur et détermination sont nôtres à jamais en nos coeurs... »

Son regard se perdit sur les gradins et elle s’écria de vive voix, se plantant aux côtés d’Aya pour demander à la foule :

« Natus ! Montrez votre force ! »

Elle leva le bras dans un signe martial déclencha un impressionnant et puissant “TAIRIUS”. Le ton donnait le cri de guerre se chargeant de toutes les émotions qu’elle avait décrite à Aya. On y sentait la passion mais aussi la détermination sans faille, le courage, la force et la valeur.

C’était un tonnerre, un grondement soudain, un éclat d’applaudissement et de liesse que les Atlantes ne pouvaient sûrement pas soupçonner de leurs parts. Une effervescence telle qu’ils en furent tous transportés. Les hommes levaient les chapeaux, les poings ou les armes tout en s’écriant. Des “Hourras”, des “Tairius”, des “Vivent les Seigneurs”, ne cessaient de monter au travers de la clameur générale.

Les tigres eurent un rictus satisfait. Rion’Lastar peut-être plus que les autres. Étant le leader du clan de la guerre, il était particulièrement réceptif à ce genre de démonstration. Sans aucun doute, qu’il devait se dire : ah enfin ! J’aime ça les petits !

« En nos cris, applaudissements et appels, raisonnent la joie qui animent nos pensées à votre vue. L’émotion qui étreint nos coeurs à votre visite tant attendue depuis tant de générations. Tairius, nous sommes heureux que vous daignez nous honorer de votre présence, de votre intérêt... »

Aya, observait les gradins déchainés sans rien laisser paraître. Son regard se tourna vers Rion’lastar qui jubilait d’une manière plus claire. Elle lui fit un signe en agitant son nez comme une petite sorcière.
« Qu’en pense tu Rion’Lastar de tous ces cris ? Sont-ils suffisamment forts, pour satisfaire tes doutes ? »
Le mâle, eut un rictus glorieux et fit un pas, pour prendre la parole.
« Avec autant d’effervescence, je ne vois pas en quoi le clan des Waldna, tribu de la guerre et de la stratégie martiale, mettrait en doute leur force. Avec de telle rugissement, il y a de quoi effrayer les dévoreurs !! Malgré mes réticences envers un peuple non félin, je suis heureux d’entendre ce doux son à mes oreilles ! J’ai grande hâte de voir ce que donne l'entraînement de tous ces peaux roses ! » La voix du tigre était assez forte et surtout très profonde.
Le plus pénible était convaincue et surexcité intérieurement. Ses prunelles ocre brillaient de cet état. Aya, lui fis un faible rictus amusé. Elle avait fait exprès de lui laisser la parole, l’entendait grogner dans ses crocs d’excitation. Et puis, elle connaissait bien, chacun de ses chefs. Puis Rion’Lastar reprit sa place, en se mettant position assise, comme les autres tigres, sauf Aya qui était debout. La tigresse semblait satisfaite et toisa à nouveau Vida, l’encourageant à un mouvement de tête à continuer.

Les propos de Rion’Lastar furent accompagnés d’une nouvelle vague de cri, comme en remerciement de son jugement honnête. Vida leva une main pour réduire l’avalanche de bruit jusqu’à une série de murmures échangés entre les Natus. Elle demeura droite devant Aya avant de regarder les autres tigres. Un signe de sa part invita Vadrielle et Paresok a s’approcher, lequel demanda à Sheppard de le suivre, ce qu’il fit sans savoir pourquoi Paresok le voulait avec lui. Cela concernait son peuple après tout. Le colonel, jeta un petit regard aux deux RDA puis se mit en marche.

La jeune femme n’était pas du tout rassurée. Elle avait appris les noms par coeur et tenté de les associer aux photographies. Mais voilà, entre l’image et le réel, il y avait une grande différence et Anelyn se concentrait pour déterminer rapidement l’identité de chacun. Vadrielle, Paresok et Sheppard arrivèrent dans son dos. Elle demeura fière et droite, les mains croisés, avant de s’exprimer de manière audible :

« Tairius Rashar, Eura, Shiria, Kispak, Rion’Lastar, Gora et... » Elle buta, un éclair de panique passant dans son regard avant qu’elle ne reprenne sa contenance. « Tairius Cylvia. C’est grand honneur que vous nous faites de votre visite. » Sa main progressa lentement pour désigner l’assemblée. Elle parlait avec une grande émotion, presque d’un air fiévreux, comme si le jugement dernier avait lieu pour les Natus. Puis elle se tourna vers le trio :
« Seigneurs, Tairius, je vous présente le Meneur de Combat Paresok qui batailla férocement aux côtés de l’Atlante Sheppard. Le récit de leurs exploits témoignent de la cohésion entre Natus et Atlante. »

Paresok se présenta, émotif et anxieux, tout en gardant une tenue impeccable. Vadrielle passa aux côtés de Vida dés la mention de son nom. En armure et drapeau, elle approcha d’Aya et la regarda dans les yeux. Ce n’était un signe de défiance et elle posa une main sur sa poitrine en forme de respect.

« Et voici la Vertueuse Pugiliste Vadrielle, la représentante des valeurs sacrées des Trois et de l’art martial Tairius qui fut légué à notre peuple. »
« L’honneur est des plus grands, Aya du clan du Bajanner. Les Natus ont oeuvré en suivant vos valeurs de courage et de force depuis les temps les plus éloignés. Il sera un plaisir pour chaque hommes et femme de vous montrer cela. »

Aya leva un regard vers la foule en délire… Puis reporta son attention sur les propos de Vida. Celle-ci semblait avoir bien appris les noms de chaque tigre, oubliant Cylvia. La tigresse noire eut un rictus bienveillant envers l’humaine, sachant bien que cela devait lui être difficile de tout retenir. Elle ne lui ne portait pas ombrage. C’est bien qu’elle ait essayé.
Son regard alla sur Vadrielle, l’observant à son tour et ce fut le cas des huit autres tigres. La pression était grande pour cette femme, qui semblait très jeune aussi.

« Enchanté. Je vois que mise à part le mâle meneur Paresok, les leaders de votre clan, sont tous jeune. J’espère que vous avez avec vous de bons sages pour vous guider » Fit la tigresse en simple constat. Elle avait fait de gros progrès en anglais depuis. « Nous verrons donc cela Vertueuse Pugiliste Vadrielle. » Conclut la tigresse.
« Nombre des sages et bienveillants furent conduit en repli pour préserver leurs frêles santé de la Guerre. Ils ont tous été pris par le Dévoreur, Seigneur Aya. »

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le Sam 18 Nov - 22:18

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Alexander Hoffman
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Magna cavernum - 11 octobre 2017

Aya hocha respectueusement, la tête à chaque présentation. Puis se décala sur le côté, toisant ses leaders de tribu.
« Vous connaissez les noms de chacun des chefs de tribus. Ils vont se présenter et leur spécialité comme le veut la politesse Tairis. Moi Aya, cheffe des neufs tribu, alpha du clan du Bajanner et protectrice de la grande terre, je laisse place aux cœurs de nos savoirs »

Ce fut Rashar qui s’avança avec ces deux mètres vingt-cinq au garrot et sa grande crinière. Le pelage était très proche de celui d’Aya tout comme son regard d’or. Cependant sa voix était agréable et d’une beauté.
« Je suis Rashar, chef du clan de Silà, réputé pour le savoir sur l’espionnage, l’histoire et la construction. Je suis ravi de rencontrer le peuple qui a connu trois grands tigres disparut. Des explorateurs qui ont pendant de nombreuses nuits, fit mystère de leur non-retour. Leur mémoire est à nouveau honoré » Il baissa la tête dans une sorte de révérence élégante et respectueuse. Son regard alla sur Vadrielle.
« Je serais curieux de voir quel enseignement vous a-t’on appris jeune femme. » Puis repartit à sa place, tout était bien ordonné chez les tigre et chacun restait à sa juste place.
« Ce sera grand plaisir de vous en faire démonstration, Tairius Rashar. »
« Ainsi que nos guerriers... » Précisa Paresok pour ne pas être oublié.
Rashar tourna la tête, il ne parlait pas forcément de guerrier, mais des enseignements, pensant qu’elle était la seule représentante d’un art poussé et que l’homme était juste un guerrier sans autre mesure. Il hocha la tête. « Et vos guerriers il va de soi. Et vous me direz pourquoi vos savoirs ne sont pas les mêmes » Répondit-il avec politesse. Vadrielle et Paresok acquiesèrent ensemble.

Ce fut au tour d’Eura, la mystérieuse tigresse, qui s’avança et semblait observer Vadrielle de son regard transparent. Elle lui adressa la parole d’un air mystique :
« Tu as mené un combat il y a peu… Ton énergie vitale semble être impacté. Cette force de te tenir encore debout est agréable, venant d’une espèce bien moins résistante que les Tairis. Je suis certaine, que ton jeune âge et cette force doit entraîner jalousie et crainte auprès de vos aînés. Votre destin semble avoir été brisé il y a peu…Mais la mort ne veut pas de toi, tu es à ta place ici » Parfois, Eura sortait de bien étrange chose, c’est le principe de son savoir et de sa spécialité. Son regard se détacha de Vadrielle, pour se mettre sur Vida.
« Je suis Eura, leader du clan Atamas, qui ont pour spécialité la médecine et la savoir des âmes. Je sens beaucoup d’âme noble ici. Et de souffrance… Soyez assuré d’un bien meilleur avenir. » Sa voix semblait être lointaine à chaque fois.

Vadrielle s’était tenue droite, se laissant étudier par les Seigneurs Tairius. Elle vivait le plus grand honneur qui pouvait être fait pour une Soeur Vertueuse, et plus encore en ce qui concerne la Septième. Toute la conception d’élite pugiliste était axée sur cet espoir vain, ce moment où l’esprit des Trois, ou un Tairius, sonderait le porteur des valeurs pures. Vadrielle était tout aussi impressionnée et intimidée que les autres mais elle se refusait à le montrer.
Les propos d’Eura la choquèrent néanmoins au point qu’elle échangea un regard surpris avec elle. Ce tigre était-il doué d’omniscience pour savoir tout ça ? Lisait-il dans les pensées ?
« J’ai porté la guerre aux derniers dévoreurs survivants, Seigneur Eura. Ils ont tenté de voler les miens pour repousser l’échéance de leur trépas. J’ai affronté le plus puissant d’entre eux pour garantir la sauvegarde de mes frères. De par ma vaillance et mes valeurs, ignorance des maux et plaies, le dévoreur ne soumet nul Natus à sa malveillance. » Déclara-t-elle. « Nul des miens ne jalouse mon art mais s’en inspire pour suivre la voie et les préceptes qui furent enseignés par les vôtres. Votre assurance fait souffler un vent d’espoir et d’apaisement sur les miens. Merci... »

Eura la toisa à nouveau, se rapprochant de la jeune femme aux cheveux clairs, aux mêmes teintes que son pelage. Étant assez grande avec ses un mètre quatre-vingts, Eura était fine et élégante. Quelques marques sur son nez, des cicatrices de combat.
« Il est normal, qu’entres êtres intelligents, il ait un sentiment de compétition. Certaines créatures brillent plus que d’autre et d’autres aimeraient avoir de tels attraits. Il est parfois plus facile de dénigrer l’éclat que d’illuminer son destin. Tu brilles. »
La dernière phrase fit bondir le coeur de Vadrielle.
« Merci... »
« Eura… Il n’est pas l’heure à lire l’âme. Au vu de son destin, il est normal que tu t’intéresses à elle. Mais, il n’est pas moment de donner du « kikt » maintenant. Tu auras bien le temps après. » Fit-Aya ne voulant pas que les sentiments et autres analyses d’âme d’Eura perturbe davantage les peaux roses puisqu’une fois lancée, Eura allait faire chaque Natus devant elle.
« Il est vrai. Je m’égare... » lança Eura en ricanant doucement.
Vadrielle et Paresok se réalignèrent naturellement auprès de Vida.

La tigresse blanche reprit sa place, sous le regard amusé de Kispak. Le vieux tigre, lui fit des yeux, taquin, comme pour lui dire que ce fut plus fort qu’elle. Il se leva à son tour, pour saluer les Natus et regarda chacun d’entre eux de manière égale sans s’attarder sur qui que ce soit. Il faisait que deux mètres au garrot.
« Je me nomme Kispak, le plus vieux leader de la grande terre. Je dirige le clan des Stera, qui s’illustre dans la science de tout ce qui est étudiable. Vous ne m’en voudrez pas que par moment je traine la patte dans les galeries de votre immense monde » Dit-il d’un air amusé afin de désacraliser un peu tout ce cérémonial, mais Aya en décida autrement.
« Kispak est l’un des tigres les plus honorables de ma terre, ce que vous pouvez nommer dans votre langue une légende. L’avoir ici est un très grand honneur »
« Je ne pouvais pas louper, la rencontre avec un peuple qui a vécu sous l’enseignement de mes ancêtres » Fit-il modestement. Le tigre semblait peu enclin à la flatterie et cela le gênait. Alors, qu’il fut l’un des scientifiques les plus éminent de sa race avec Galtaym pour avoir découvert de nombreuses choses encore actuellement.
« Kispak, c’est un honneur. » Fit Anelyn. « Nous vous montrerons en notre foyer les nombreuses inventions de nos penseurs. L’utilisation du minerai de feu et les machineries que nous avons conçues pour nous porter avantage à la Guerre. Tout autant qu’en ère de paix. »

« J’ai grande hâte de voir tout cela ! » Dit-il d’un air sincère et emplis de curiosité évidente. Il s’éloigna, rien qu’à sa démarche, les Natus, savaient qu’il n’aurait aucune peine à se mouvoir durant de nombreuses heures.

Après ce fut Shira, la tigresse se leva aussitôt, allant vers les Natus d’un pas confiant.
« Je suis Shira, cheffe du clan des Niragen, fières des connaissances de chasses et de survie. » Elle avait un ton de voix excessivement calme et apaisant. N’étant pas spécialement démonstrative de long discours, sauf peut-être pour taquiner certains tigres grincheux, elle ne rajouta rien. Elle avait hâte de découvrir l’endroit et comment vivait ce peuple mais ce genre de considération, elle le gardait pour elle.

« Seigneur Shira. » Fit respectueusement Anelyn. « Nos territoires de chasse ont été sévèrement touché par l’ennemi et les chasseresses, garantes de la subsistance de notre peuple et bienveillante des cycles de renaissances, ont été les premières agressées. Mais quelques-unes ont survécu et tiennent à vous faire montre de leur art, de leur rôle, et vous ferons gouter les fruits de leurs traques. C’est une invitation qu’elles vous transmettent de leurs voeux... »

Shira fut intrigué, de ce que leur avait raconté les Atlantes, les Natus vivaient dans une caverne. Sortaient-ils à l’extérieur finalement ? Elle pencha la tête sur le côté. Désirant irrémédiablement en savoir plus. Mais, ce ne fut pas le moment comme l’avait dit Aya. Elle aurait le droit à la visite. La tigresse de tempérament plutôt silencieux et pudique, hocha la tête. « Je serais honorée d’y répondre favorablement. Mais surtout de chasser avec les dernières chasseuses de votre clan. J’aime partager mon art et partager mes prises avec autrui. Cela serait un bel échange entre nos deux civilisations. . »
« Je n’en doute pas, nous serons honorés d’apprendre de votre art... »

Shira lui fit un rictus, enfin les sourires Tairis son particulier avec leurs dentitions importantes et acérées. D’un pas mesuré elle se remit à sa place. Comme par magie ce fut le tour de Rion’Lastar, qui par sa grandeur et sa silhouette de guerrier musclés en jetait pas mal. Il avait de nombreuses cicatrices, signes évident de son appartenance à un clan de guerre. Cependant, le mal, resta sur la ligne.
« Je me suis déjà présenté. J’aviserais donc avec la petite étoile d’Eura et ce valeureux jeune homme au nez tordu, s’ils savent se battre » Il était plus familier et cela semblait être de la provocation bienveillante. Il leur jeta un regard et un rictus au coin.

Vadrielle répondit d’un signe de tête très avenant, signe qu’elle accepterait même les épreuves qu’il jugerait bon de lui imposer. En revanche, Paresok jeta un regard gêné à Sheppard après avoir acquiescé. Il se voyait mal combattre le tigre pour lui prouver sa valeur, c’est aussi comme ça que cela pouvait être pris. Immédiatement, le souvenir de la lutte contre le mastodonte lui revint et il s’imagina faire face à Rion’Lastar avec un marteau canon...pas une chance...
Sheppard regarda d’un air tout aussi dubitatif le meneur. Se mordant la joue. Il lui fit une petite moue ironique, comme pour lui dire qu’il était vraiment dans la merde. Il lui tapota l’épaule.
« Promis, je m’occuperai d’Idène ... »
« Si aimable ! Tu lui diras que je l’aime au moins ? »

Cela n’échappa pas au Tairis qui se mit à ricaner d’un air grave.
« Pense tu n’avoir aucune chance guerrier Paresok ? Ton amie semble plus confiante que toi. » Il n’en fallait pas plus, pour lancer le tigre, qui n'attendait que ça a dire vrai. Aya et Vilma, roulèrent des yeux en même temps...
« Guère plus que de porter toute la roche de la Magna soi-même, Seigneur. » S’écria-t-il en le regardant avec honneur. « Chef Tairius de Guerre ne se fera qu’une bouchée de moi. Mais j'honorerai mon peuple en montrant combien Natus ne renonce pas face à l’adversité ! Que ma foi soit votre certitude d’honneur, Seigneur ! »

Sheppard regarda avec de gros yeux Paresok ! Il aurait mieux fallu qu’il ne dise pas qu’il allait quand même se battre ! Il devait faire huit cents kilos le bordel là ! Avec des sabres à la place des dents et il ne voulait même pas imaginer les griffes…
Enfin bon, le tigre ricana doucement.
« Nous verrons donc … Entre combativité et folie, lequel des deux est le plus fort chez vous »
« Te concernant, je dirais bien autre chose Rion’Lastar ! N’a tu pas honte de proposer un combat à deux êtres que tu transformerais en couverture rien qu’en posant ta patte sur leurs petites poitrines ? » Soupira Shira.
« Toi tu chasses, moi je combats, chacun son rôle ma chère nourricière ! » Dit’il d’un ton condescendant et il se prit un coup de patte, de la tigresse. Mais il avait de l’humour. Les deux clans, se cherchaient régulièrement des poux.

Le grand tigre noir de sexe masculin Gora se leva et bourra l’épaule de Rion’Lastar
« Taigrions va ! » Il se rapprocha suivi de la tigresse au même pelage que lui vers le groupe d'humain. « Soyez rassuré Meneur Paresok et Vertueuse Vadrielle… Vous n’aurez pas à combattre notre chef de guerre. Cela serait pure folie et humiliation pour vous ! Rion’Lastar aime taquiner quand il est de bonne humeur…. Je vous conseille de l’écouter avec recul, pour ne pas vous faire embarquer par sa fougueuse provocation »

Paresok avait tout de suite tiqué en entendant le terme “Taigrions” que Sheppard utilisait avec lui. Celui-ci lui fit un sourire en haussant les épaules d’un air innocent. Il se tourna pour le regarder un instant avant de saluer Gora d’un signe de tête, appréciant au passage l’humour échangé entre les deux tigres.
« J’en apprends vos conseils, Seigneur. Peut-être que Vadrielle et moi-même accepterions si Tairius Rion’Lastar promet de retenir ses coups pour étudier notre art et non le surpasser ! »

Les tigres se mirent à rire doucement. Sauf Aya qui restait calme et observait les scènes sous ses yeux. « Je crains mon ami, que la dernière fois que Rion’lastar
ait retenu ses coups, il défigura un mâle tortouffe en rut ! Mais cela ne serait pas plus mal, qu’il apprenne à faire patte douce, afin de connaître la tendresse !
» D’autre rires. Cela était une blague en rapport avec un exploit du mâle apparemment. Cylvia, crut bon quand même d’expliquer à quoi ressemblait les fameuses « tortouffes » avec sa voix avenante.
« Les tortouffes, sont de grande créatures carapacées de forêt sur leurs dos. Les mâles sont les plus grands et les plus agressifs. Mesurant jusqu’à douze mètres de haut. Ils ont un cou long et sont nos proies. Mon frère, blague sur un exploit qu’a fait Rion’Lastar en chassant un vieux mâle qui courrait après quelques femelles… Sous le courage et un peu de folie guerrière le tigre à repoussé la créature éprit d’amour afin d’éviter que le campement soit ravagé. Ce vieux mâle est encore en vie et porte une cicatrice à l’œil, signe que Rion’lastar l’ait défiguré et non tué en retenant sa patte. Du moins, c’est ce qu’il a dit en fanfaronnant durant de nombreuses lunes. » Elle lui jeta un regard amusée.
« Je retiendrais donc ma patte, pour faire taire les médisances Il jette un regard à Gora, comme pour lui dire « je t’en foutrais de la tendresse moi ! » avant de reprendre « Mais avant cela, je tiens à voir comment des peaux roses se battent avec un savoir ancestral. »
« A la bonne lune ! Manquerait plus qu’on blesse nos hôtes ! » Fit Aya, pour clore le débat, du côté tigre.

Paresok regarda Aya et vit qu’elle souhaitait interrompre l’échange, comme un dirigeant qui refuse la dispersion dans les rangs. Le Meneur lui-même comprenait qu’il ne fallait pas trop autoriser cet égarement sous peine de voir la situation échapper au contrôle du leader et voir l’excitation gagner les foules.
« Soit. » Répondit-il respectueusement en se rangeant à côté de Vadrielle. Celle-ci était perdue dans la contemplation de chaque tigre.

Sur ce, Gora qui attendait de voir par politesse s’il avait une réponse de la part des humains, se présenta. « Bien. Je suis Gora leader du clan des Flachumi, clan des inventeurs »
« Quant à moi je suis Cylvia seconde cœur des Flachumi. Nous gouvernons à deux, comme beaucoup d’autre clan avant et présent ici, mais qui ont perdu leur second cœur. » La tigresse était très avenante et souriante. Elle avait les crocs, les moins grands de toute la meute de tigre.

Les Natus écoutaient attentivement mais la présentation les rendit perplexes. N’y avait-il pas déjà un chef des scientifiques ? Vida fît un signe de respect avant de demander aux deux tigres.
« Pouvez-vous éclairer notre interrogation ? Quelle différence de spécialité avec le Seigneur Kispak ? »
« Bien entendu. Kispak étudie et nous, nous fabriquons. Par exemple des outils, des armes, des bijoux, diverses machines… Pour notre confort, sécurité et bien être. Mais nous ne bâtissons, pas des habitations ou des constructions de vie comme les Silà. Nous sommes des techniciens ou artisans, si vous utilisez les mêmes termes que les Atlantes. » Répondit Gora d’un air bienveillant.

Vida hocha la tête de manière très satisfaite.
« Tous les hommes et femmes que vous voyez là, outre leur condition première de guerrier, sont les représentants de nombre de métiers. Des créateurs, des artisans, comme vous, qui seront honorés de vous montrer le fruit de leur labeur. » Sa main alla parcourir le musée. « Ils secondent même nos constructeurs pour l’embellissement de nos salles. Par gravures et statues. »

Le tigre ébène, leva les yeux vers les autres Natus dans les gradins, un rictus sur les lèvres. Cela ressemblait fortement à leurs cultures, même si dans chaque peuple, il avait des chasseurs, des guerriers des scientifiques… Il avait juste des clans spécialisés, qui formaient les autres tigres. « Je serais ravi de voir tout cela avec ma sœur. » Dit-il noblement, avant d’hocher la tête dans une révérence élégante puis se retira. Cylvia, jeta un regard pétillant à Vida en guise de réponse et s’éloigna à son tour. La présentation des tigres était fait. Il ne manquait que Vilma, qui prit la parole.

« Vilma du clan du Bajanner, second coeur d’Aya pour les relations entre peuple. » Vida et Paresok, pouvait voir que la tigresse n’avait plus le même rang que quand ils s’étaient vu en mai.

Paresok s’était tenu silencieux, préférant conserver sa position droite et martiale aux côtés de Vida. Mais c’est elle qui comprit immédiatement le changement de rôle de Vilma. Un sourire radieux illumina l’expression “relations entre peuple” et elle se rapprocha d’elle pour la féliciter de son regard.

« Vilma du clan du Bajanner, second coeur d’Aya... » Fit-elle comme si elle se le récitait. Droite, les mains derrière le dos, elle considéra les décorations qu’elle portait avant d’ajouter : « Vous avez su trouver les mots pour maintenir l’espoir en mon coeur. Votre “Mityn” a été la preuve matérielle qui a gardé mon peuple uni lorsque la difficile nouvelle leur a été annoncé. Tous les Natus sont fiers de vous avoir pour ambassadrice et j’espère que vous ne trouverez pas malsain que votre nom soit attribué à l’un de nos quartiers nouvellement reconstruits. »

La tigresse marqua un temps d’arrêt un peu stupéfaite. Son regard alla sur Aya, toujours aussi noble, qui esquissa un faible rictus. Ce geste était normal, c’est un privilège qui revient généralement aux chefs, alors elle qui ne l’était pas… Elle s’assurait que sa dominante n’en soit pas offusquée, et cela n’était nullement le cas. Alors, la tigresse se redressa encore plus, assez fière de cet honneur, même si elle ne savait point ce que fut un quartier.
« Moi être contente que mon “Mityn” ait été source de cohésion dans votre peuple. Qu’il en soit ainsi, pour de nombreuses nuits. Par contre, je ne sais pas ce que qu’est un quartier … » Elle jeta un petit regard à Erin et Alexander, comme pour leur communiquer son contentement et à la fois, l’étrange gêne de ne pas savoir ce que c’est qu’un quartier. Mais bon elle resta Tairis, et donc franche.

Vida eut un sourire avant d’ajouter :
« Il me semble que chacun de nos hôtes représentent une communauté de Tairius, vivant dans un lieu précis ? » Son regard se posa doucement sur Vilma après avoir parcouru les autres. « Nous avons pour habitude de donner des noms à ces lieux afin de nous diriger. L’un de ces lieux de vie deviendra : “Le quartier Vilma”. »

Vilma hocha la tête… ainsi, on avait donné son nom à un campement. Comme on donnait un nom à sa hutte, pour la rendre « vivante ». Elle en fut doublement ravie et il eut des grognements d’acclamations tout aussi satisfait derrière elle. Aucun humain, sauf Erin et Alexander, pouvait comprendre, ce que disaient les autres tigres, puisqu’ils parlaient en Tairis. Et ils étaient tous en train de féliciter Vilma de cet honneur et de l’encourager.
« Je vois. Je suis honoré de donner mon nom à un lieu de vie en espérant que les Natus qui vivront dans cet endroit auront un beau destin » Elle lui sourit hochant la tête.

« C’est l’opportunité que vous nous avez tous offert, Vilma, en transmettant mon message à votre dominante et vos pairs. »

Vilma hocha la tête respectueusement. Elle était touchée mais resta noble, comme une Tairis, dans ses expressions. Elle ne savait pas comment prendre tout ça, elle avait du mal à saisir tout l’honneur de ce genre de chose. C’est nouveau pour elle, en quelques jours, elle était la lumière de beaucoup et cela commençait à être autant grisant qu’angoissant pour une jeune tigresse. Mais, elle saurait se montrer digne.


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    Alexander Hoffman
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le Sam 18 Nov - 22:20

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Steven Caldwell
L’administratrice Vida acquiesça comme pour appuyer ce signe de reconnaissance puis se reporta devant la dominante.

« Seigneure Aya, je n’aimerai pas l’idée d’entailler votre patience ni celle de vos humbles chefs. Je vous propose de vous conduire jusqu’à la sépulture sacrée où reposent les Trois si votre culture vous fait éprouver le souhait du recueil. Je serais ensuite honorée de présenter à chacun d’entre vous les groupes représentatifs de nos arts communs... »

Aya, qui regardait toujours son homologue humaine, fut totalement à son attention quand elle lui proposa de voir d’autre élément.
« Bien. Que faites-vous des humains Atlantes ? Peut-être ont-ils des choses à faire avec d’autres membres de votre peuple ? Avez-vous prévu quelque chose pour eux, ou nous suivront-ils ? » Elle s’inquiétait que cela soit barbant pour les trois humains, qui n’avaient rien demandé au final. Et qui avait la bienveillance d’être là.
Le sourire de Vida s’agrandit. Elle était surprise qu’Aya s’inquiète des autres avant de songer à elle et ses ambassadeurs. Mais la jeune femme avait justement prévu de quoi les occuper s’ils ne souhaitaient pas les suivre.

« Vos sages propos suivent ma pensée, Seigneure, nous avons un lieu particulier attribué aux loisirs, certains pouvant même égarer l’esprit et le détourner de la voie des Tairius. C’est pour cela qu’il n’est accessible qu’une fois par long-cycle aux Natus. Mais les Atlantes, pour leur aide, en obtiennent un accès illimité. »
Aya hocha la tête satisfaite de ne pas imposer une visite ennuyeuse aux humains qu’elle estimait. Enfin, elle parlait des deux RDA. L’autre, elle ne le connaissait pas et cela ne l'intéressait pas pour le moment. Vida détourna son regard vers les Atlantes, elle considéra davantage Sheppard.
« Colonel. Peut-être seriez-vous désireux de faire visiter aux Verbalistes Alexander et Erin l’Antre des Egarements. Je leur conseille néanmoins d’éviter l’étage des candides s’ils suivent la voie du Pondéré. »

Sheppard eu un rire nerveux, très nerveux même ! Il se voyait bien amener Alexander et Erin à l’étage des candides tiens ! Il allait se faire tuer par les deux ! Déjà que l’anglais avait quelques problèmes à gérer les groupies qui semblaient vouloir le becter ! Et qu’Erin était souvent sollicitée ! Là, ils allaient se faire violer !
« Oui, je vais les amener voir vos richesses…Il y a de quoi faire oui... » Au vu des paroles de Vida, il s’y rendait seul.

Alexander lui jeta un regard suspicieux, il ne savait pas ce qu’était l’Antre des Égarement, John et les autres avaient été très très soft sur ce sujet ou tout bonnement pas mentionné. Le colonel, leur fit un signe de venir avec lui. Erin avait eut les mêmes échos qu’Alexander ou presque et elle avait plutôt hâte de voir de quoi il retournait exactement. Elle était curieuse de découvrir d’autres cultures, et tout ce mystère qui tournait autour de ça ne lui donnait que plus l’envie d’aller voir ce qu’il se passait dans cet antre.

Mais avant qu’Alexander ne parte, il sentit quelque chose de chaud contre lui. Ce fut Vilma qui avait frotté sa tête contre son torse, lui mettant des poils sur son beau costard sombre. Elle aurait préféré les avoir avec elle, mais bon, il était peut-être mieux, qu’ils découvrent la richesse Natus à leur façon au lieu de subir les Natus et les Tairis, surtout que cela allait être protocolaire et très « divin ». Ce fut plus fort qu’elle de s’avancer vers son “mentra” pour le saluer avant de partir. Cela ne choquait aucun tigre, qui savaient, mais cela pourrait étonner des Natus qu’un seigneur soit affectif avec un humain. Fort heureusement, Vida avait eu une expérience avec Vilma et comprit la différence qui résidait entre leur religion et le comportement naturel d’un Tairis. C’était peut-être limité mais elle avait su faire passer des consignes visant à désacraliser quelque peu les ambassadeurs.

« A plus tard. Faite attention avec patte folle, il fait que des bétises ! » Dit-elle en souvenir du moment où elle avait joué à la nounou avec John. Elle toisa Erin et Alexander d’un regard complice avant de s’éloigner et reprendre sa place, sous le regard d’Aya qui saluait les deux administratifs d’un signe de tête. Un signe, qui se voulait plus « sentimental » mais fallait côtoyer Aya depuis longtemps, pour savoir cela et son regard resta plus longtemps sur Erin, qui ne scilla pas, bienveillante dans ses prunelles d'émeraudes, espérant que cette rencontre entre les Natus et les Tairis serait une réussite générale.

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Celle-ci côté Atlantes
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le Sam 18 Nov - 22:30

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Alexander Hoffman

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Du coté Atlante


Une fois un peu plus éloigné, Alexander se questionna, même s’il avait une petite idée.
« Et en quoi consiste cet Antre ? » Dit doucement l’anglais, suivant John, qui avait tourné les talons respectueusement, après avoir lancer un regard à Paresok, comme pour lui dire « putain je suis dans la merde moi ! »
Le meneur de combat l’avait chambré d’un large sourire en pointant le plafond, comme s’il l’invitait à faire monter Erin et Alexander à l’étage des candides.

« Tu ne veux pas savoir. Ni l’un ni l’autre ne va aimer … » Il était franchement mal à l’aise. En plus, il était entre les deux RDA… prit au piège et savait que dès que l’un avait enclenché la conversation cela allait se transformer en ping pong, ils sont redoutables et John craignait plus Erin qu’Alexander sur le coup, puisqu’il résisterait moins à ces beaux yeux verts. Et quand elle voulait elle savait très bien s’y prendre… De toute façon, il a toujours plus redouté les femmes que les hommes.

« Tu plaisantes j’espère. Depuis le temps qu’on a des échos sur cet endroit, je veux aller voir. Et l’étage des candides aussi. », fit-elle joviale. Elle était satisfaite de laisser les tigres seuls avec les Natus, au moins, ces derniers auraient le sentiment que les Atlantes ne se mêlaient pas de tout. Erin se souvint des présentations de la batailleuse Vida quand elle était arrivée sur la cité, et elle mit un petit coup de coude complice à John tout en le regardant en biais pour capter également le regard d’Alexander qui lui rendit complice.
« En plus... », minauda-t-elle. Ca n’augurait rien de bon pour John surtout qu’elle avait son regard de fouine. « Idène, il me semble, nous a été présenté comme Candide. J’ai hâte de faire mes déductions ! » Surtout qu’Alexander lui avait raconté le potin et Erin ne pensait pas que c’était le swing de John qui avait séduite la belle et ravageuse blonde, première de Paresok, au moment où elle était venue visiter le colonel.

Allez ça commence ! Le petit regard de fouine d’Erin était pas bon signe du tout. Il allait se faire manger tout cru. Comme un jeune lapin ! Il donna un petit coup à Erin quand elle parla d’Idène… « Et c’est quoi tes déductions, maline la fouine ? » Dit-il gentiment, il la charia bien entendu.

« Tu les sauras en temps et en heure, malin le lapin. », répondit-elle du tac au tac. Autant le faire cogiter un petit peu.

« C’est plutôt crétin le lapin d’habitude … » enchérit l’homme qui était piqué au vif par sa curiosité.

« C’est vrai que tu es mignon quand tu te dévalorises, mais ça ne marchera pas avec moi !».

John leva les yeux au ciel, en agitant sa main, pour lancer un autre argument :
« Si je vous y emmène vous pouvez dire adieux à vos vœux de fidélité hin ! Je ne veux pas être responsable d’une dispute de petit couple, tout meugnon et tout beau que vous êtes ! »

« Le nombre de personne qui m’ont tripoté et embrassé depuis que je suis sur Atlantis, prouve bien, que cela ne sera pas le cas. » Lança Alexander d’un air innocent.

« Ce n’est pas faux… Je devrais te mettre du “coloriage barrette” comme dit Paresok, sur le nombre de personne qui te fait du rentre dedans et je compterai. Pour voir si Erin a plus de groupies que toi ! » Il se racla la gorge, alors qu’il toisait l’immense endroit, pour trouver son chemin.

« Je pense que tu vas perdre le compte.», répliqua cette dernière. « Et tu sais, nous sommes majeurs et vaccinés, et en plus, nous savons très bien dire non tous les deux. Je me sens plus l’âme d’une touriste que d’une exploratrice, de toute façon.» Histoire de marquer la différence subtile qu’elle était là pour regarder, pas pour participer réellement.

« Mouai, enfin certains ont des problèmes avec le “non” justement. Les Natus sont libérés et font des ménages à plusieurs. Enfin comme vous voulez, moi je rigolerais en vous regardant vous faire draguer ! » Dit-il joyeusement. Oui, il n’était pas si difficile à convaincre. Faut dire, que c’est un endroit à voir quand même. De la culture Natus.

« En tout cas, tu es mignon de t'inquiéter de notre fidélité »
« Mouai, tu serais un gentil copain, en autorisant Erin à avoir une fois, un vrai mec dans son lit. » Dit-il par provocation gratuite et lui donnant un coup de coude dans les côtes.
Erin se mit à rire. Les deux allaient se lancer dans une bagarre de piques, c’était certain. Il n’en fallait pas plus. « Et c’est quoi ta définition du vrai mec John ? », fit-elle pour le forcer à développer tout en lui mettant un petit coup dans les côtes de l’autre côté, histoire de faire la symétrie. Il avait bien fait de se mettre au milieu tiens. Il n’allait pas s’en tirer comme ça.

John ricana de plus belle en prenant une grosse voix
« Un mec viril quoi, avec de gros biscottos, une voix suave.. ah non il l’a déjà ça ! Un air ténébreux, des poils, qui tient un gros fusil pour compenser quelque chose, qui se bat à l’armée avec des cicatrices de guerres et SURTOUT : qui ne fout pas à l’eau tous les militaires de la cité !! » John se marrait tout seul ! Erin vivait son explication en reproduisant ses mimiques sur son visage. Quand il s’y mettait, il n’en ratait pas une.

« Olalalaa, avec cette définition, je suis bien heureux d’être un homo refoulé ! »

John s'arrêta et montra Alexander « Et qui ne dis pas ce genre de remarque ! hin ! Ma pauvre ! Dans quoi tu t’es engagée ! Non mais on aura tout entendu ! » Mauvaise foi ? Totalement !

« Bah écoute, les homos refoulés, c’est le top. Il est vraiment ouvert d’esprit comme ça ! », fit Erin pour défendre Alexander tout en continuant leur petit jeu de comédien.

Cela devenait n’importe quoi comme souvent avec eux…« Ah pour être ouvert… Surtout avec Hanz ! » John se prit un coup dans les hanches par Alexander.

« Bande de gamins ! On ne se moque pas des saucisses de francfort. » Il agita sa main, d’une manière très stéréotypé, il y a bien qu’avec eux qu’il se permet ce genre de chose. Au moins, ils ne rencontraient personne, la majorité était à l’entrée avec les grands tigres.

« Surtout quand elles ont le goût de la dinde anglaise », fit Erin en ricanant. John fit de même et l’anglais accepta de bon coeur en ricanant avec eux. Ils avaient l’air malin à pouffer tout les trois quand même !

GleekOut!

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√ Date de naissance : 29/09/1987
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le Dim 19 Nov - 15:58

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Erin Steele

Erin Steele ♦️ Alexander Hoffman ♦️ John Sheppard

Du coté Atlante


Du côté des Atlantes

John avait du mal à trouver l’entrée de l’Antre des Egarements six mois après son départ. L’environnement avait été profondément modifié et les grands couloirs avaient tous été décoré pour l’arrivée des Tairis. Bien sûr, il y avait encore des traces de la guerre comme les innombrables traces d’éclats d’explosion que l’on trouvait sur les parois, la couche de carbonisation des brûlures soudaine ou des pigments de sang séché que les nettoyeurs avaient manqué.

Mais à part ça, il n’y avait plus de canons d’artillerie, plus d’ogives ni d’armements. Les charrettes étaient rangées en ligne de manière très ordonnées et les bâtiments abimés, détruits ou incendiés, ne l’étaient tout simplement plus.

« Tu me sembles perdu John ? » Constat L’anglais en voyant son ami, chercher et tourner dans différents endroits. Le pas, n’était pas sûre et le regard virevoltant ici et là. Signe incontestable de la personne qui doute du chemin.
« Un peu oui … Ils ont tout refait, un magnifique travail et j’ai du mal à me repérer. » Cela n’était point une critique, l’endroit était bien plus beau et même si quelques traces de combats s’y trouvait il semblait avoir repris la splendeur de ses belles années. Des années, qu’il n’avait pas vu, juste l’effroyable destruction de la beauté de magna.
« Je suis bluffée... », fit Erin, qui au delà de se soucier de savoir s’ils étaient perdus ou pas, n’en ratait pas une miette. Tout ce travail de taille dans de la roche, c’était juste… exceptionnel.
« Durant la guerre tout était détruit… Ils ont fait un travail monstrueux... » Commenta John.
« Je veux bien te croire, on dirait qu’il ne s’est rien passé ici. », rajouta-t-elle.
« Ce qui n’est pas plus mal. Cela montre, qu’ils veulent tourner la page et aller de l’avant ... »
« Un message fort pour nous tous. ». Erin avait vu en Vida une femme forte, maintenant elle commençait à se dire que l’ensemble des Natus étaient taillés dans cette roche et qu’ils en tiraient une forme de pugnacité et de courage assez incroyable pour un peuple qui avait perdu plus de 80% de sa population. Beaucoup aurait laissé tomber.
« Il est vrai, que c’est une force à prendre en modèle … »
« Certains devraient en prendre de la graine. » Ajouta John avec un peu d’amertume, en pensant à quelques noms et surtout un en particulier, récurrent pour se détruire seul. Mais cela était malsain de le penser, il le savait mais bon, ce genre de force était de plus en plus rare chez les Terriens, qui préférait se morfondre. Erin se contenta d’acquiescer de la tête. Tout comme Alexander qui se doutait de ce fameux “nom”.

Par chance, ce qui sauva le colonel fut ce nom sortis de ses souvenirs. Il avait dû diviser ses hommes en trois équipes pour soutenir les Natus durant la guerre et, juste avant leur nuit à l’Antre des Egarements, ils s’étaient regroupés au quartier Aldérade. Ce nom-là, il s’en souvenait parfaitement bien, endroit où il avait débarqué en tyrolienne avec Pedge, après avoir pourfendu des mastodontes et une couveuse d’ectoparasite. Cette place, avait été le signe de l’espoir et la soulage d’un combat en retrouvant son équipe vivante. Il y avait l’antre et également le quartier général de la Batailleuse. Plus besoin de chercher un Natus indélicat qui n’aurait pas participé à la cérémonie, puisque c’était tout bonnement impossible, et il pouvait se rabattre sur les panneaux heureusement inscrit sur la bonne langue. Il guida ses deux amis, d’un pas assuré cette fois, se demandant bien, s’ils étaient réellement sérieux pour l’Antre des Égarements. Il connaissait leur grande curiosité à tous deux, mais bon, c’est un endroit quand même spécial, signe d’amour et de libertinage. Il y trouverait à coup sûr Idène qui lui sauterait dessus à sa manière. En tout cas, la mention de celle-ci dans la bouche d’Erin un peu plus tôt, le fit penser qu’elle devait être au courant. Cela était évident, les deux RDA se racontaient tout et cela avait “choqué” Alexander de voir la belle blonde… Même si le mot n’est pas juste. Encore un potin, qui aurait dû lui tomber dessus, depuis bien longtemps, Erin avait été gentille de ne pas le charrier avant.

La place, les bâtiments, tout avait été retaillé. Un travail de titan dont la statue de la place, elle seule, était la dernière à porter les traces de la Guerre. Les tailleurs de pierre l’avait volontairement laissé afin que les générations futures se rappellent, en observant la statue d’Erydéon, que de nouvelles batailles se méneraient également à l’avenir. En tout cas, l’immense immeuble troglodyte qui trônait non loin, comme étant le bâtiment principal au bout de cette grande avenue, n’avait pas changé. Il était simplement décoré de nouvelles statues et de banderoles de différentes couleurs. De nombreuses fleurs avaient été cultivé pour pousser tout autour des colonnes en offrant une décoration magnifique. Entre les cristaux d’éclairage et le minerai de feu sciemment intégré, c’était hallucinant.

John s’arrêta devant l’édifice, il ne reconnaissait plus vraiment l’endroit se demandant si oui ou non, ce fut bien le bon bâtiment, tellement il avait changé. Mais, aucun doute, malgré les travaux dantesques, il n’avait plus de doute à y avoir.
« Mes ami, nous y sommes ! Je vous montre directement l’Antre des Égarements, histoire de satisfaire votre curiosité maladive ? »
« Pourquoi pas. » Répondit l’anglais, qui observait le paysage depuis tout à l’heure. S’émerveillant de la beauté du lieu et de ses constructions incroyables. Cette grotte, était hallucinante et l’aménagement, certes refait était à la hauteur de la grandeur de ce peuple. Le seul point dérangeant, était le fait de ne jamais voir le soleil… Vivre enfermé à jamais. Il se demandait ce qu’il devait avoir sur le sol de cette planète et si ce fut vivable… Les Wraiths avaient détruit des siècles et des siècles d’histoires, pour le simple plaisir d’occuper la menace, afin de voler les civils. Cela était encore plus rageant. Détruire la culture, pour de la chair, le respect et la considération pour l’intelligence et la beauté était bien loin de ce prédateur, ne voyant dans les humains que du bétail. En cela, les Wraiths sont des créatures très pathétique, insensible et profondément égoïste sans but autre que se nourrir, comme de simple bête. Une civilisation parasite et qui n’a guère d’avenir puisque ne connaît qu’une partie de la vie. L’art, devait leur échapper comme tout le reste. Des créatures imparfaites et vouées à connaître leur propre extinction sans avoir marqué la galaxie, par autre chose que le férocité. En rien, ils ne pouvaient se satisfaire d’être supérieur.

« Nous te suivons », rajouta Erin à la suite d’Alexander tandis qu’elle se faisait la même remarque que lui sur le soleil. Même ça, les Tairis d’antan, les Trois, s’étaient arrangés pour reproduire un monde sans lumière pour leurs disciples. Si ce n’était la statue abîmée, il ne restait nulle trace de la bataille. Ici et là quelques accrocs et noirceurs rappelaient quand même ce qu’il s’était passé ici, mais Erin découvrait l’endroit tel qu’il devait être auparavant, sans avoir à se souvenir de ce qu’il était pendant les exactions aliens.

Des Natus se trouvaient à l’entrée, ils préparaient visiblement de grandes festivités et déchargeaient des chariots entiers de vivres, d’étoffes et de divers équipements. Ce transfert était chapeauté par une vieille dame que le colonel reconnaîtrait malgré tout. Si Idène ne l’avait pas viré de sa chambre personnelle durant la mission, c’était la mégère qui lui proposait des candides femmes et hommes pour accompagner sa nuit… La bienveillante Ascyl…

Elle tourna son regard fatigué par l’âge et quitta les manutentionnaires pour se porter directement sur le groupe. Elle s’adressa au colonel en priorité après avoir salué Erin et Alexander, qui lui rendirent son salut.

« Atlante Sheppard. Il y avait bien longtemps que vos pas n’avaient point foulé la Magna. Il est agréable d’avoir l’honneur de votre visite. » Son regard se tourna vers les deux jeunes gens à ses côtés. « Donnez-vous désir et intérêt de notre plus bel établissement à vos deux amis ? Souhaitez-vous que je vous y guide ? »

« Bonjour Ascyl. Oui et ce n’est pas l’envie qui m’en manquait. » Il fut étonné de bien se souvenir de son prénom. Faut dire, que cela l’avait marqué ce choix de candide pour passer une bonne nuit. En y repensant, il aurait dû quitter Nathalie bien avant, mais la magna lui avait ouvert les yeux sur beaucoup de chose.
« Oui, ils ne connaissent pas la beauté de votre civilisation. J’aimerais bien vous avoir en guide, vous saurez bien mieux que moi partager votre savoir. » Il se tourna pour les présenter. « Je vous présente nos deux dirigeants adjoints d’Atlantis : Erin Steele et Alexander Hoffman. »

Alexander hocha la tête avec politesse, son accent anglais détonnait et était surtout plus mélodieux que celui du colonel. « Enchanté Ascyl, merci de votre aide. »
« Ravie de vous rencontrer Ascyl », embraya Erin, dont la curiosité commençait à vraiment prendre le pas sur le reste.

La vieille dame demeura un instant sur les quelques marches avant de les descendre d’un mouvement léger. Elle salua les deux personnes d’un signe de tête très respectueux avant de parler :
« Erin Steele, Alexander Hoffman et John Sheppard… » Énuméra-t-elle. Elle semblait réfléchir en les regardant tous les trois. « Grande ressemblance au modèle de couple Tairius. Est-ce une réalité ou erreur de mon esprit, jeunes gens ? »

Erin était en train de faire de l’humour sur la question de la vieille dame mais elle préféra s’abstenir car ce serait faire preuve d’un manque de respect élémentaire. En effet, ils étaient dans une culture où le fait d’avoir un compagnon, voir deux, n’était pas bizarre, mais plutôt une norme. Il était donc normal que Ascyl fasse ce genre de raccourci puisque cela cadrait avec son univers. « John Sheppard est notre ami mais ne partage pas notre couple. », répondit-elle avec franchise sans faire de tournure alambiquée pour mettre en boîte John. En temps normal, elle ne se serait pas gênée pour essayer de le mettre mal à l’aise.

Sur le coup, la comparaison à la venue d’un “couple Natus” était assez drôle. Comme voir débarquer au restaurant un homme et une femme, il était logique que beaucoup les pensent en couple, alors que cela n’était pas nécessairement le cas. Alexander tourna la tête vers sa compagne, lui était plutôt partant, pour dire que justement ils étaient à trois. Histoire d’emmerder John et puis cela était assez drôle de s’imaginer avec le colonel. Il lui lança un petit regard du genre “rabat-joie”, très discret et typiquement dans leur langage silencieux des prunelles, regard qui trouva un écho chez la jeune femme qui plissa le nez en pseudo grimace discrète.

Quant à John, il se racla la gorge, ne sachant s’il devait être soulagé ou non qu’Erin n’ait pas eu la même idée qu’Alexander. Il devait le reconnaître, il aurait confirmé, rien que pour le principe de le bousculer un peu. Et quitte à choisir une union, il préférait se mettre avec les deux RDA. Eux au moins n’ont pas de valeurs décevantes. Et qui dirait “non” à une Erin ? Sérieusement ? Même si elle manque de poitrine, elle était ce qu’on nomme couramment un “canon” et elle avait la chance d’avoir une tête bien faite ! Bref pas de quoi s’ennuyer ou d’avoir des conflits stupides. Faut être pas très bien dans sa tête ! Ou être homo ! Mais sérieusement pourquoi, il pensait à ça là ? Il n’était pas très net quand il s’y mettait. Décidément, il était un peu amer en revenant ici ! Bref, il donna un coup d’épaule à Erin, puisqu’elle était à côté de lui.
« Elle est timide ... Et encore toute novice à certains nouveaux principes ... » Bon, finalement cela était sortit tout seul, a moins que cela fut plus fort que lui ? Il ne sait pas, mais bon, depuis tout à l’heure ils se vannent, donc naturellement le colonel à tendance à continuer et il avait bien vu le regard qu’avait lancé Alexander à Erin, qui soi-disant au passage, pouvait faire penser à “mais tais-toi”. Enfin, il ne sut ce qu’il avait dit à Erin, mais il avait pris ça comme une taquinerie de l’anglais sur l'américaine. Sur le coup, John se fit la remarque, qu’il allait se faire tuer par Erin. Qu'importe, il doit être maso de toute façon. Il poussa le vice à lui tapoter l’épaule. Brave bête va ! Enfin, il ne se permettrait pas cela, avec quelqu’un d’autre, c’est bien parce que ce sont ses amis.

La vieille dame avait observé la scène et tomba clairement dans le panneau lorsque Sheppard précisa. Elle déplia ses bras tout en descendant les marches et posa ses deux mains sur les épaules d’Erin, se voulant rassurante.
« Erin Steele, nulle honte n’est au partage de deux êtres qui aiment avec sincérité. Avec le temps viendra l’acceptation mais tel lien entre vous est normalité Natus. Soyez-en fière.»

Alexander, se mordit la langue, pour ne pas se marrer. Il restait impassible, mais intérieurement, il était plié en deux. John était véritablement maso, quand il s’y mettait pour son plus grand plaisir. Ils avaient l’air fin, le trio de responsable là ! À faire croire comme des gamins, qu’ils sont ensemble. Mais rien que pour l’intervention de John, Alexander était prêt à l’embrasser goulument, histoire de le prendre à son propre jeu. Jeu auquel il était prêt juste avant à faire croire, mais c’est son côté joueur. Il poussa le vice à tourner la tête toisant Erin, hocha la tête, comme pour dire “Voilà bichette ne t'inquiète pas ! On t’aime nous !”. N'empêche, la tirade de John était parfaite et en plus, cela allait embêter Erin : que du bénéfice cette petite blague ! Ils ne sont pas sortable !

Erin leva les yeux au ciel. Voilà qu’elle voulait être sérieuse deux minutes, et que les deux autres s’y mettaient pour la faire tourner en ridicule. Enfin… Surtout John, mais le regard qu’elle capta chez Alexander suite à la réplique de Ascyl en disait long sur le degré d’assentiment qu’il accordait à la blague du colonel. La jeune femme fit un sourire aimable à la vieille dame. « Je vais tâcher d’en être fière madame. », répliqua-t-elle sans se démonter. Quand il fallait rentrer dans un jeu, elle n’était jamais la dernière. Elle se tourna vers John, se pencha vers lui, l’effleura de ses lèvres avant de se tourner à nouveau vers la vieille dame et de faire un pas en avant pour se démarquer des deux mecs. Qu’ils en prennent pour leur grade ces deux là tiens !
« Bien, maintenant que tout est en ordre, nous pouvons poursuivre. »

Bah tiens ! Elle n’allait pas se démonter, sinon cela ne serait pas du Erin, de ne pas suivre quand un jeu était grand ouvert. Dans la tête d’Alexander, il se disait « mais oui, elle va en être très fière » et il eut le culot de commenter. « Surtout quand on est la deuxième d’un héros de guerre … » Quitte à inclure Idène, cela était juste parfait. Et cela le couvrait, si Idène lui saute dessus, puisqu’elle devait être dans le coin non ? Erin acquiesça comme pour dire « mais trop ! ».

John, confirma d’un signe de tête, tant qu’à faire. Par contre, il eut grand mal à cacher sa surprise, quand elle venu effleurer ses propres lèvres. Elle n’avait pas poussé le vice à l’embrasser réellement, ce qui ne l’aurait pas dérangé outre mesure, avant de réfléchir et se dire que bon ce n’est pas bien du tout ! Surtout avec l’autre pondéré à côté ! Il eut le cœur bondissant, entre l’étonnement et la peur de se prendre la rouste de sa vie, par l’anglais… Quoique, celle qui risque de se faire engueuler ce n’est pas lui. Et puis bon hin ! De base il s’était fait embrasser par son ex ! Donc chacun son tour !

Il lança un regard à celui-ci, en haussant les épaules, roulant des yeux. Quitte à faire croire, que : ollala les femmes … et aussi de jauger de la réaction de son ami.

Qui étrangement était aussi calme et avait un sourire sur les lèvres malicieux. Cachant, réellement, le petit côté « pique » en voyant Erin se rapprocher, cela était un état naturel de possession, mais il était prêt à accepter les conséquences de sa provocation en jouant le jeu à trois. Même si bon, elle avait réussi son coup la petite brunette là ! Sacrée chipie ! Après, tout, cela serait qu’un retour de bâton juste, vu le nombre de fois qu’il se faisait embrasser ! Bref bref bref, il soupira, puis donna un coup d’épaule à John.
« Les yeux vers le haut colonel ! Il n’est pas temps de s’égarer »

La bienveillante Ascyl acquiesça, visiblement satisfaite.
« Je suis heureuse de voir de jeunes gens s’attacher de la sorte. C’est signe de renouvellement. L’antre des Egarements regroupe grand nombre de distractions que je laisse à votre choix : Le plaisir du regard, par l’art Natus sous toutes ses formes : culture, musique, chant, théâtre et bien d’autres. Le plaisir du goût, par les mets les plus raffinés et liqueurs doucereuses. Le plaisir de la distractions, par jeux Natus de corps ou d’esprit. Et le dernier étage, pour le plaisir de la chair et le soin des blessures de l’âme... »
Ascyl croisa ses mains tout en regardant le trio.
« Votre intérêt se porte-t-il vers l’une de ces activités ?»

Erin était fière de son coup. Elle se gargarisait intérieurement de ne pas s’être démontée, même si elle avait hésité une ou deux secondes avant de s’approcher du colonel. Toujours est-il que la vieille femme leur exposa tout ce que contenait l’Antre des Egarements. Une vraie médiathèque vivante avec des bonus en plus manifestement. Elle était tentée de dire qu’elle voulait voir un peu tous les étages pour ne rien rater mais il allait falloir faire un choix. Elle se tourna vers John. « Et bien mon chéri, toi qui est déjà venu ici, que nous conseilles-tu ? », car après tout c’était lui le guide à la base, qui se retrouvait dans une situation délicate avec ses deux RDA’s sur les bras qui voulaient absolument tout voir.

Mais dans quoi il s’était embarqué ? Encore une folie, qui allait faire chou gras, durant les prochaines soirées. Rho, enfin, on ne vit qu’une fois et pour une fois, il se sent un tantinet plus vivant avec les deux loustics avec qui, il pouvait faire l’enfant sans être jugé. Même en terrain allié. Il attendait sagement que l’un des deux patrons décide, puisque bon, c’est eux les curieux… mais Erin lui redonna la patate chaude. Il retroussa le nez pensif, puis tourna la tête vers l’anglais. Pensait-il échapper ? bah non !
« Et petit chou, il a une préférence peut-être ? Puisque c’est bien toi, le plus pénible des trois » Il sent que ça va lui plaire ce jeu !

Alexander écoutait attentivement la description de la dame, après avoir fait un sourire en accord, sur le fait qu’il est beau de voir des gens s’attacher. Oui, c’est le mot, il est beau de voir qu’une amitié peut conduire à ce genre de symbiose de conneries ! Puisqu’avant même d’avoir éprouvé des sentiments amoureux pour cette scandaleuse brune, ils étaient tous deux de très bons amis et il pouvait se féliciter chaque jour, d’avoir gardé cette complicité et cette même flamme d’embêter l’autre avec tout ce qui touche à l’environnement.
D’ailleurs, John, lui passa la pierre chaude et sans se démonter, Alexander répondu naturellement, dans un sens, il savait ce qu’il voulait voir en premier et comme cela était dicté par son hobbies. Et puisque les autres ne veulent pas choisir, il allait le faire ! Même s’il aurait bien dit à John, le bien qu’il en pense sur le fait d’être le plus « chiant ».
« Pour ma part, j’aimerais commencer par le Plaisir du regard et les arts Natus »
« Mais quelle surprise … » Lâcha John en toisant Erin
« Tu as donc ta réponse…. Ma belle ! »

Quand John avait refilé la patate chaude à Alex, Erin savait déjà qu’elle serait la réponse. Elle n’en fut donc pas étonnée. Elle fit un rictus charmant à John qui était à fond dans le jeu depuis le début. De toute façon, il était stimulé par les deux administratifs qui n’étaient pas en reste quand il s’agissait de s’amuser. Erin et Alexander avaient régulièrement fonctionné sur ce registre là, allant jusqu’à ce que ça dégénère physiquement par des jeux parfois puérils comme se sauter dessus. Et ça, c'était avant qu’ils ne se mettent ensemble, maintenant, ils réfléchissaient encore moins pour s’embêter.
« Ce sera donc le plaisir du regard. », confirma Erin à Ascyl.
« Suivez-moi jeunes gens...» Fit-elle en les invitant à entrer.
« Nombre de salles sont encore en préparation pour les festivités. Mais vous pouvez assister à représentation théâtrale, musique Natus ou art de gravure. Avez-vous un souhait ? »

« Art de gravure, théâtre et musique, dans cet ordre, si possible » Répondit immédiatement l’anglais. Un théâtre ! Lui qui adorait l’Opéra, chose qui lui manquait grandement, sautait à pied joint dans cette proposition avec une lueur d’éclat dans les yeux ! Il pensait assister à de longues cérémonies ennuyantes où leur place, ne saurait : faire les patins ! Mais au lieux de ça ! Ils découvraient une autre culture et ses arts de quoi faire jubiler l’anglais ! Parfois, il ne faut pas grand-chose, pour qu’il soit heureux. Il avait d'ailleurs pris son carnet, glissé dans sa poche intérieur pour “croquer des moments”.

John ricana doucement avant de murmurer à Erin : « On le perds là bas ? »

Alexander était emballé et c’était bien normal. Tout comme lui, elle s’était préparé psychologiquement à suivre “bêtement” les Tairis et les Natus pour leur découverte mutuelle, en profitant par là pour découvrir elle aussi la culture de ce peuple fascinant, et au lieu de ça, ils se retrouvaient à expérimenter par eux-même et cela était plutôt intéressant. La jeune femme ricanna à la proposition de John, avant de lui répondre : « Maintenant que nous sommes un couple mon coco, tu vas partager les distractions d’Alexander avec moi. ». Elle le poussa du coude, amusée. Elle avait hâte de plonger dans la culture Natus, au travers des spectacles vivants.

John pouffa « Tu es heureuse de ne plus être seule à supporter hin ? » Enfin, il disait ça, mais il aimait bien la peinture et la photographie. Autant, il n’avait aucun don pour le premier, mais il pouvait se satisfaire de faire des photos assez sympas. Enfin, plus maintenant, puisqu’il avait ruiné son appareil avec Natasha, quand ils avaient sautés du falaise, drogué par les spores d’un étrange champignons ! Le truc improbable et vrai ! « Et de toute manière, nous allons tout partager maintenant ! »
« Même les petites tenues en cuirs de madame … Tu vas être mignonne dedans John ! » lança discrètement Alexander pas en reste de leurs cachotteries. Bah tiens ! Il allait se gêner !
« Je te vois déjà avec mon petit ensemble très félin... », commença-t-elle en le toisant de bas en haut, racontant n’importe quoi juste pour le plaisir de l’embêter.
« Arrêtez je vais être tout chamboulé ! » renchérit l’homme, qui se prenait au jeu. Alexander se racla la gorge, tout aussi amusé.
« Bon, allons y… Ne faites pas attendre lady Ascyl. » Il aime bien faire le “papa” et rappeler les deux gosses. John roula des yeux en réponse.
Erin toisa Alexander avec dans les yeux un petit message qui pouvait se traduire par « non mais l’autre là » et elle lui fit un sourire sans rien ajouter de plus. Il était temps d’avancer oui.


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le Mar 21 Nov - 14:20

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Alexander Hoffman

Erin Steele ♦️ Alexander Hoffman ♦️ John Sheppard

Du coté Atlante


Du côté des Atlantes

La bienveillante ricana doucement en les entendant. C’est comme une grand-mère qui aurait secoué la tête en se disant : ”incorrigibles enfants…”. Ils passèrent directement sur la gauche après avoir franchi un hall très imposant et luxueux. Il y avait un double escalier, au fond, qui permettait de grimper directement aux étages supérieurs mais le reste de la pièce continuait de s’étaler plus loin pour permettre la réception. Plusieurs portes portaient les mentions des activités. Apparemment, les Natus étaient en pleine effervescence et s’apprêtaient à recevoir beaucoup de monde.

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Ils étaient décidément intenables. Déjà à deux, Erin et Alexander étaient insupportables, mais là avec John dans la boucle, ça devenait vraiment n’importe quoi. Mais au moins ils s’entendaient bien et c’était vraiment une bonne chose. Elle qui avait peur de mêler sa vie professionnelle et privée dans cette expédition ne s’en sortait finalement pas trop mal, même si elle avait laissé au vestiaire l’adage « no zob in job ». L’air amusé par leurs bêtises, Erin emboîta le pas de la bienveillante Ascyl. Si les rues étaient vides, l’Antre des Egarements était bondé, et une certaine effervescence semblait gagner les lieux. Plusieurs portes avec des noms d’activités leur firent face, et ils obliquèrent directement à gauche en entrant, suivant sagement la vieille dame qui les menait à leur première activité. C’était un peu comme une colonie de vacance en fait.

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Silencieusement les deux hommes suivirent la vieille dame. L’anglais, observait l’environnement s’attardant sur de simples détails, comme l’aspect des murs, leurs constructions ou plutôt leur perforation dans la roche de cette planète. Avait-elle entièrement son sous-sol, constitué de grotte ? Ou juste une partie de celle-ci ?
« Votre planète est constituée entière de grotte dans son sous-sol ? ou juste cette immense zone ? » Il faudrait la scanner pour être certain de cela. Surtout que les Natus, ne devaient pas forcément avoir tout exploré, puisqu’ils ignoraient l’existence d’un soleil ou même du ciel.

« La Magna fût forée par le Dévoreur à l’ère des Primos Natus prisonniers. Depuis lors, la civilisation Natus s’étend par creusement dans la roche. La nature interne qui s’étend dans les immenses grottes naturelles est d’un grand danger pour la vie. Elles ne peuvent être conquises. Nous la nommons donc les “Tréfonds” : berceaux des ténèbres et du mal. »

Alexander hocha la tête. Étrange que cela ne peut être conquis, tout est possible avec le minium d’armements et de courage. Surement une peur de ce peuple. Enfin venant d’un homme où la totalité de la planète a été conquis, cela n’était que plus étrange.
« Et personne n’a essayé d’explorer les Tréfonds ? Pourquoi, cette réticence ? À cause des personnes non revenues ? »
« L’histoire apprend nombre de bonne volonté d’établir nouvelle colonie. De toutes les bonnes âmes douées de leurs compétences qui firent expéditions, aucune de ces centaines d’âmes ne revinrent. Elles reposent à jamais dans les Tréfonds. Seule une soeur Vertueuse revint à l’agonie, d’une quête personnelle, pour témoigner des horreurs dont elle fût la victime. »
« Vadrielle ? » Au vu de l’état annoncé par la tigresse Eura de la Vertueuse, cela était un raccourci facile.

Ascyl secoua négativement la tête.
« Soeur Vertueuse Pugiliste Audiale, la Neuvième partis en quête de destruction d’un ennemi complaisant de violence et brutalité : les Algols. Collectionneurs d’ossements et chasseurs de mâchoires, ils les arrachent à leurs victimes vivantes et se félicitent de tant de bassesse. Famille de mineurs avait été enlevé et Soeur Audiale parvint, par la force de ses armes, jusqu’au campement de l’ennemi... »
Alexander écouta attentivement la jeune femme. Il y avait donc une autre civilisation semi intelligente qui vivaient ici ? Et apparemment ils ont un problème avec les mâchoires… Dommage, qu’il n’ait pas eu la réflexion, d’essayer de détourner les Wraiths vers ces Tréfonds, cela aurait pu faire encore d’autres dégâts. En tout cas, les RDA et le colonel, savaient à quoi ressemblait les Algols, puisque Mckay s’était fait pourchasser par l’un d’entre eux.

Les bras croisés, le regard triste, la vieille dame contait néanmoins une histoire du passé qui semblait vieille de plusieurs générations.
« Mais le nombre et le vice surpassa la vertue de Soeur Audiale. Elle revint auprès des siennes à l’agonie...sans mâchoire...et sans son étendard. »
Elle fit une pause avant de regarder successivement les Atlantes. La joie semblait revenir lorsque le sujet passa sur Vadrielle.
« Nulle Soeur Vertueuse ne parvint à récupérer l’artefact sacré jusqu’alors. Mais Vadrielle la Septième parvint à ce miracle, aidée de l’Atlante au compagnon de fourrure. La Magna pensait avoir perdu son plus bel espoir. Et il revint avec l’artefact, victorieuse. La Septième Vadrielle a marqué l’histoire des Pugilistes. »

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John se mit un poing devant la bouche toussotant. Il n’avait pas informé le CODIR de la mission d’Alek et voilà, qu’un Natus l’apprend au deux patrons… Ce n’est pas bon du tout. D’ailleurs, Alexander tournait la tête vers John et vu son regard, il savait très bien qu’il était en train de se faire scanner.
« Oui j’ai autorisé Hamilton à porter secours à Vadrielle… Mais avant que l’un de vous m’engueule. J’ai accepté, puisqu’outre le fait qu’il allait me désobéir sinon, cela est salvateur pour les Natus et aussi pour l’image d’Hamilton, très mal vu à cause de ces « techniques » au combats et comportement. Un acte chevaleresque pour un allié est une bonne chose. Je ne l’ai pas inscrit dans les missions, puisque cela était sur son temps Off. Et non commandité par Atlantis. » Il eut un petit rictus d'apaisement.
« Ton humanité te perdra.... » Conclut froidement Alexander. Ce n’est pas le moment d’un parler, et cela n’avait plus lieu d’être, ce fut fait. Il n’aimait pas ce genre de mission “secrète” surtout pour envoyer au suicide un soldat, sans qu’on leur dise. Communication bordel ! Qui par chance était en vie, mais bon. Les bénéfices étaient là, les Natus n’avaient pas le moral en berne à cause de la mort de l’une des Vertueuse les plus précieuses et Hamilton, aurait un bon point dans son dossier, prouvant sa valeur et son héroïsme à sauver des amis. Après, à savoir ces véritables raisons et comme le bougre évitait les psychologues, ou trouvait une manière de presser le pas, pour dire que tout allait bien… Personne n’en saurait plus. Le personnage étant déjà difficile à comprendre, voir même soupçonné de violence humaine par moment. Alexander espérait que les militaires et Hamilton dans ce cas, se rendait compte de quel chef ils avaient ! Un homme prêt à se mettre en danger pour leurs petits culs de héros ! Ou leurs lubies du jour ! Et c’est ça, qui agace Alexander, c’est que Sheppard était du genre à être compréhensif et se faire chier dans les bottes après. En tout cas, Hamilton avait intérêt à ne pas faire de connerie avec son boss, sinon, cela allait lui faire tout drôle d’être convoqué chez les civils !!

Entre divin et réel Rcerin10
Erin suivait la discussion avec un grand intérêt, discussion agrémentée par les questions d’Alexander et sa curiosité insatiable. D’un côté, cela leur permettait à tous de saisir un peu plus l’environnement dans lequel ils étaient, jusqu’à ce que Ascyl, en rapportant un fait historique, n’envoie une petite bombe chez les atlantes. John chercha à s’en expliquer tout de suite. « Je suppose qu’on n’a pas à fliquer les gens sur leur temps libre.», ajouta-t-elle à la conclusion d’Alexander. Néanmoins, c’était juste une façon élégante de remettre ça à plus tard parce que ce n’était ni l’endroit, ni le lieu pour une explication. Ce soldat Hamilton revenait un peu trop souvent sur le devant la scène pour ses petites lubies morbides et cela commençait à poser un problème moral à la jeune femme.
« Oui … Chacun fait ce qu’il veut. » Dit John un peu benoîtement. Il n’avait pas envie de se prendre la tête avec ses deux amis et patrons, à cause d’Hamilton. Mais, savait qu’il faudrait parler un peu de ça à un moment où un autre. Il avait été bête de ne pas les informer, mais bon … Cela étant fait et Hamilton en vie, tout était “bien”. Et cela évite, les procédures administratives et d’inquiéter encore plus les RDA, sur le cas du soldat. Il leur fit quand même un regard d’excuse, pour ne pas se faire passer pour l’arrogant de service. Il ne s’écrasait pas, mais reconnaissait qu’il avait eu tort de rien dire.

La bienveillante était restée un peu à l’écart. Elle avait compris qu’ils traitaient d’un sujet Atlante et avait pour habitude de ne pas faire de l'ingérence. Même si sa curiosité l’amenait à laisser trainer une oreille, la vieille dame attendit que la conversation se termine avant de les inviter gentiment à la suivre de nouveau.




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    Alexander Hoffman
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le Jeu 23 Nov - 20:58

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Erin Steele

Erin Steele ♦️ Alexander Hoffman ♦️ John Sheppard

Du coté Atlante


Du côté des Atlantes

Ils passèrent un couloir qui se divisa en trois branches pour tourner dans l’aire des arts matériels. Les parois des murs commencèrent par s’ouvrir de petites fentes puis de fenêtres de plus en plus grande sur des salles d'amphithéâtres entourant, ou faisant face le plus généralement, à des artisans. Par ces ouvertures, ils pouvaient considérer divers ateliers de créateurs, de concepteurs, tout aussi représentatifs du corps de métier. Ils eurent l’occasion de voir de loin un tailleur en train de créer une robe étincelante de minerai de feu, les dorures formants des signes harmonieux et poétiques qui irradiaient par impulsion sans trop charger la robe. Il y avait ensuite un tailleur de bois, un travailleur du métal, un orfèvre et finalement, Ascyl ouvrit la porte de l'amphithéâtre où se trouvaient déjà quelques Natus.

Entre divin et réel Rcerin10
Dans les couloirs, les petites fenêtres laissèrent place à des ouvertures plus grandes, laissant voir des artisans travailler leur création. Erin s’arrêta quelques secondes pour mirer la robe, véritable travail d’orfèvre et de couture. C’était magnifique.

Entre divin et réel Rcjohn10
« Elle est magnifique » Murmura John, en accord avec la pensée intime de ses deux compères de bêtise. Il prit du temps, pour observer à travers les petites fenêtres le travail des ouvriers, appréciant particulièrement la robe, puisqu assez fantastique et complètement « alien » pour eux. La pierre de feu, était utilisé à toute les sauces, Énergie, décoration et maintenant vêtement ? Incroyable. Elle devait se travailler facilement, pour avoir autant d’utilisation. Son regard alla en arrière, où l’anglais s’était arrêté.

Entre divin et réel Rcalex10

La construction de cette robe impressionnante en pierre de feu, intrigua Alexander. Qui ne put s’empêcher de s’arrêter pour observer l’orfèvre tailleur. À dire vrais, il avait pris le temps, pour chaque artisans, fasciné de leur travail. Il adorait voir sur terre, les bijoutiers construire des parures ou les souffleurs de verre à Murano, trouvant, dans ce travail manuel une fascination et une technique impressionnante. Cela était de même ici. Prenant grand plaisir à observer ces braves gens à l’œuvre. Quel travail et surtout, combien devait-elle peser ? Était-elle lourde ? Irrémédiablement, son regard alla sur Erin, l’imaginant dans cet accoutrement en princesse de feu. Cela lui irait très bien. Et pour qui était-elle ?
« Pour qui est destiné cette robe bienveillante Ascyl ? » Il pourrait paraître chiant avec toutes ses questions, mais l’homme est curieux.
« Le vestiment Ordell est l’un des couturiers-orfèvres les plus réputés. Ses créations ne sont attribuées qu’aux âmes qu’il considère méritantes en son regard. Celle-ci est inachevée, elle n’a pas été bénie des Trois. Nulle porteuse ne lui a encore été trouvée. »

Alexander hocha une nouvelle fois la tête. « Merci de cette précision. » Bien entendu qu’il avait une idée en tête et il reprit la marche, se glissant vers sa compagne, pour lui murmurer : « Tu ne veux pas saluer ce brave homme par hasard ? Histoire de voir si tu es une bonne porteuse ? »

Entre divin et réel Rcerin10
Elle se tourna vers Alexander alors qu’il venait de lui murmurer d’aller se présenter à cet homme pour voir si elle n’était pas la bonne porteuse. Elle avait suivi l’échange avec Ascyl, étant donné qu’elle s’était arrêtée pour contempler ce chef d’oeuvre. C’était certain qu’une pièce comme ça dans sa collection serait magnifique, mais cela lui semblait assez incongrue de se pointer là dans le but de la ravir à une Natus. Néanmoins, elle n’était pas contre d’aller la mirer de plus près. « Je vais déjà aller la contempler d’un peu plus près, si c’est possible, et nous verrons bien », répliqua-t-elle avec un sourire. Elle savait qu’il la voyait déjà dedans. Elle se tourna vers Ascyl pour obtenir son approbation, ne sachant pas si on pouvait se permettre de pénétrer une zone pour approcher une oeuvre en cours de fabrication. Mais celle-ci l’invita en ouvrant la porte.

Le Vestiment Ordell était un homme âgé d’un soixantaine d’année. Il avait le regard témoignant d’une certaine sagesse et d’une grande maîtrise. Les cheveux blancs encadraient une barbe poivre et sel très mal entretenue dans laquelle se distinguait plusieurs noeuds. Accroupi devant le mannequin qui supportait la robe, il tenait une palette de pierre de feu aussi petit que des pépites. Et avec un outil particulier, il enchassait chacune de ces petites pièces dans de fins logements cousus dans la robe.
Dès qu’il entendit du bruit, il détourna son regard pour considérer ses visiteurs et se redressa. Il déposa sa plaquette de minerai sur une petite commode et retira son vieux tricorne abîmé dans un geste évident de respect.
« Bienvenue visiteurs... » Fit-il simplement en les accueillants.
« La curiosité vous anime-t-elle ou but plus précis ? »

« Bonjour », fit-elle poliment. « La curiosité surtout. C’est vraiment une oeuvre admirable. »
« Bonjour. » Répondit l’Anglais, qui bien content de pouvoir approcher de plus près cette orfèvre et sa création. Il ne répondit rien de plus, comme Erin avait parfaitement répondu à leur curiosité, maladive pour sa part.
« Salutations » lança John, qui resta non loin il avait peur de toucher quelque chose et de tout foutre en l’air. Mais son regard était sur la pièce. Puis suivi Alexander, qui observait non loin la beauté du tissu.

L’homme tendit silencieusement sa main en direction de la robe pour inviter Erin, qui visiblement était la plus intéressée, à s’approcher. Le mannequin se trouvait sur un plateau qui tournait et il fît une lente rotation pour lui permettre de regarder la robe sous toutes les coutures.
« Il est un art de tailler et donner élégance au tissu. Il en est un supérieur d’y associer beauté et magnificience à l’aide du minerai de feu. »

Erin ne se fit pas prier pour approcher. Elle comptait justement demander la permission d’en faire le tour, mais l’homme semblait avoir lu dans ses pensées, qu’il fit tourner le plateau sur lequel était le mannequin. C’était une oeuvre d’art, réellement, et elle acquiesçait distraitement aux propos du “Vestiment” en observant le tissu incrusté de ces multiples pierres. Le coude plié, elle avait remonté sa main au niveau de ses lèvres.
« Pardonnez mon ignorance, mais le minerai apporte-t-il une quelconque chaleur au vêtement en dehors de celle qui est transmise aux yeux par le biais de ce chatoiement ? ». Elle connaissait le minerai de feu par l’entremise des rapports, et de l’utilisation qu’ils en faisaient au combat. Elle ignorait cependant qu’il pouvait servir à des fins décoratives.

« Ne présentez point d’excuses, mon enfant, j’apprécie la soif de connaissance chez la jeunesse. » Fît Ordell.

Alexander et John étaient silencieux, mais écoutaient tout d’eux l’échange. L’anglais, laissait Erin parler, puisqu’elle posait les questions auquel il avait en tête. De toute façon, il ne tarderait pas à questionner l’homme, puisqu’il semblait enclin à partager. Enfin pour, le moment l’un comme l’autre se contentait d’écouter de d’observer.

Le vieille homme se déplaça pour prendre sa petite plaquette et revint vers Erin pour lui montrer les nombreuses billes de minerai de feu. Elles étincelaient comme des pierres précieuses.
« La pierre de feu est malléable, toute utilisation se fait d’elle par ingéniosité. Celles-ci ne chauffent plus par procédé que nous appelons de “coulures” et nous les mélangeons avec autre composant pour affiner son éclat au regard. L’avantage en est donné à son poids très faible. Pas de brûlure... »

Le vestiment prit son outil pour récupérer l’une des pépites. Le morceau de métal ressemblait à une vieille plume d’écriture d’autrefois et sa pointe était conçue pour éviter que la bille ne s’échappe lors de la manipulation. Il prit doucement la main d’Erin et posa la bille sur sa paume avant d’appuyer légèrement.
Lorsqu’il retira l’outil, il y avait un point miroitant d’or sur la main de la jeune femme. Cela ne chauffait pas, aucune gêne, c’était comme si on lui avait posé une petite pointe de peinture dorée qui ne cessait de luire.
« Voyez... » Fît Ordell.

Elle voyait en effet. Là, au fond de sa paume miroitait le fragment qu’il venait d’y déposer. Elle approcha sa main de son visage pour le contempler. « Je ne sens aucun poids en effet, c’est troublant. » Elle releva les yeux vers le vieil homme.
« Malgré son apparence, la robe doit être légère alors. » Il est vrai que si le vêtement était serti de pierres précieuses, comme sur Terre, le poids en serait conséquent. Ici, ce n’était donc pas le cas vu qu’elle ne sentait aucune force, si minime soit-elle, dans le creux de sa main. Comme s’il avait posé une feuille d’or d’un millimètre d’épaisseur.

« Je l’ai conçue pour permettre mouvement de grâce et élégance sans en ternir la beauté de la femme... » Ajouta Ordell fier de lui. « Pressez le tissu, vous verrez... »

Les Natus étaient surprenant d’ingéniosité et ils cherchaient par tous les moyens à mettre en exergue la beauté des choses. S'était peu à peu une sensation qui naissait en son for intérieur sur laquelle elle n’avait pas encore mis de pensée, mais ça flottait là, quelque part, et elle finirait par se faire la réflexion à un moment ou à un autre, quand elle aurait vu un large pannel de leur art. En prenant garde de ne pas faire tomber la pépite de pierre à feu, elle saisit de sa main libre le tissu pour en éprouver la texture et la légèreté. Ce type gagnerait des sommes astronomiques sur Terre pour son travail…

A un moment, la pression d’Erin atteignit l’une des bandes de pierre à feu qui se trouvait sur la robe et il y eu soudainement un déclenchement de lumière. En sursautant, Sheppard se rappelait immédiatement en voyant cet éclat, qu’ils utilisaient des mèches constituées également de cette même matière et qu’ils déclenchaient des tirs par percussion sur des plaques. Là, le minerai semblait être assez faible pour que la simple pression de ses doigts déclenche le même phénomène. Mais c’était le petit supplément volontaire d’Ordell qui ricana, fier de lui, quand une luciole émergea soudainement entre les doigts d’Erin pour foncer tout le long des dessins de dorures en accentuant temporairement son éclat doré.
Un fois arrivé au bout, le minerai reprit sa couleur classique et la robe reprit sa teinte naturelle.

« Il me tarde que tel art soit présenté aux Seigneurs Tairius sur femme ravissante. »

Alexander toisa l’effet et resta émerveillé sans dire aucun mot. C’est un bel ouvrage qu’ils ont devant les yeux. Et à la mention de la femme, il tourna la tête vers Erin, mais n’étant pas Natus, elle ne pourrait peut-être pas prétendre à cette robe. Pourtant, cela serait d’un effet incroyable sur elle sans aucun doute. Il s’abstenue de faire son culotté.

Erin pensait qu’elle avait fait une connerie en touchant ce qu’il ne fallait pas. Mais le petit ricanement du vestiment lui fit comprendre que c’était voulu et qu’il s’attendait à pareil effet de lumière. C’était une touche supplémentaire assez bluffante, sans parler de l’effet visuel à couper le souffle. Elle tourna ses yeux vers Ordell, le complimentant du regard. Elle était sur le cul, pour ainsi dire. « Portée, elle doit être magnifique en effet. » Elle reconsidéra le tissu un instant avant de s’en détacher et de faire quelques pas en arrière, pour tendre de façon élégante sa main au vestiment : « Je vous rends votre pierre avant que je ne la perde par tant de surprise. »

L’homme récupéra la pierre avec son outil avant de la remettre sur la palette. Il l’a sonda un instant du regard avant d’examiner ses mains et de caresser sa peau.
« Il n’existe telle douceur que sur les nouveaux nés Natus et Candide soucieuse de leur être. Seriez-vous Atlante ? La coupe de vos vêtures m’est entièrement inconnue. »

John eut un rictus amusé quand il compara Erin à une candide, pas certain qu’elle apprécie après les avoir rencontrés cette comparaison.
« Nous le sommes tous les trois oui. », fit Erin en embrassant du regard John, en retrait, et Alexander, sans rougir du compliment qui lui fit néanmoins plaisir. C’était toujours fortement agréable de se voir gratifier de “peau de bébé” alors qu’elle approchait de la quarantaine. « Je serai ravie de vous faire parvenir quelques vêtements de notre culture pour vous inspirer, ou même pour satisfaire votre curiosité, tout simplement, j’apprécie la soif de connaissance moi aussi. », fit-elle en reprenant ses propres mots.

Ordell parut réfléchir un instant, comme s’il était devant une offre très tentante. Il massa sa barbe ébouriffée et considéra le trio.
« Je veux davantage jeune enfant. Etudier culture de taille des Atlantes n’est rien si l’échange ne se fait de fournitures textiles. Offrez-moi ressources mesurées que votre peuple utilise pour se vétir, que je puisse tailler de mon art matière Atlante, et je vous offre cette robe. »

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Alexander toisa l’homme, mais quel gourmand ! Mais les Atlantes ne font pas leurs vêtements comme les artisans, cela est réservé aux grands couturiers.
« On n’a pas de galerie Lafayette sur Atlantis … Je ne sais même pas si on peut en ramener du tissu ou du cuir comme ça. Ni la qualité demandé … » Conclut John.
« Ce n’est qu’une question de mois, le temps que le Dédale prenne la commande et la ramène sur la cité. » Répondit Alexander. Ils pouvaient toujours acheter de la matière première, ce n’est pas forcément ça, le problème. Tout est envisageable, quand on s’en donne les moyens. En tout cas, ils avaient bien fait de venir, Erin allait avoir une nouvelle robe !

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La jeune femme considéra ses deux “chéris”. C’étaient bien des mecs pour penser à la logistique alors qu’ils avaient une pièce de toute beauté devant les yeux. L’affaire était entendue, et le comment viendrait ensuite. « Ce n’est qu’une question de mois oui », reprit Erin suite à Alexander. Elle se tourna à nouveau vers Ordell. « Je vous ferai parvenir des rouleaux de nos plus beaux tissus afin que vous puissiez exprimer votre art avec nos matières. Je ne les aurai pas tout de suite, mais je reviendrai vous voir avec. » Elle considéra la robe. Maintenant qu’ils en parlaient, une autre question lui vint : « Mais j’y pense, de quelle matière est-elle faite ? »

Ordell fut particulièrement satisfait de l’échange. Il prit une cordelette et se mit à mesurer Erin qui se prêta au jeu docilement, pour faire les ajustements et adapter la robe à la morphologie de la jeune femme.
« La rose des roches noires se déplace par migration en laissant derrière elle des racines très souples et légère. Avec bonne préparation et épuration, un tissu de telle qualité en est fait. »

« La rose des roches noires ? », fit elle interrogative. Était ce une créature ? Une plante ? Qui disait déplacement et migration sous entendait qu'il s’agissait d'un animal mais tout était curieux ici, alors pourquoi pas une plante qui migre ? Surtout qu'il parlait de racines souples et légères.

« C’est belle plante qui se nourrit de roche noire. Elle se déplace selon son cycle de vie. Nous avons des champs de cultivation pour obtenir ce doux textile. »

Il considéra Erin tout en rangeant sa corde, laquelle opina du chef, pensive. Elle aimerait bien voir ce genre de culture mais il y avait déjà, semble-t-il, beaucoup à voir dans cet Antre… Enfin de toute façon, elle allait devoir revenir dans le futur pour apporter les rouleaux de textiles terriens.

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Alexander aimerait aussi voir ces étranges plantes, cela l’intriguait encore plus. Il restait silencieux de toute manière son regard acier observait tout autour de lui et il buvait les paroles de l’homme imaginant ses dires. Quant à John, il était calme, écoutant simplement et se surprenant encore une fois de ce peuple qu’il estimait tant.

Entre divin et réel Rcerin10
« Votre robe sera prête ce soir, jeune enfant. Mais parole d’Atlante est grandement réputé en Magna, ne me faites pas l’offense de l’oubli quand ces mois se seront écoulés. »

« Rien ne presse monsieur, je préfère que vous la terminiez comme vous l'entendiez. Quoiqu'il en soit, je ne vous oublierai pas et je viendrai vous livrer ça en personne. »

Il acquiesça.
« Vous me trouverez en ces lieux lorsque vous aurez désir de la prendre avec vous. »

Erin lui fit un sourire et acquiesça à son tour : « Fort bien. » Erin lui tendit la main en ajoutant : « C’est comme cela que nous scellons un accord nous autres Atlantes. », fit-elle avec un nouveau sourire. C’était amusant d’être dans l’échange culturel, surtout avec un homme quelque peu curieux.
Ordell fronça les sourcils tout en considérant la main tendue et il imita le geste mais sans empoigner la main d’Erin.
« Quel signe étrange pour symboliser promesse... »
Cette dernière empoigna la main de l’homme doucement et fit une pression, l’invitant à suivre sa manoeuvre. « En avez vous un autre ou votre parole suffit ? », demanda-t-elle curieuse en lui lâchant la main, ne voulant pas trop s’imposer.
Ordell hocha la tête.
« Nous promettons et renforçons de ce geste... »
L’homme posa sa main droite sur l’épaule gauche d’Erin, comme un geste que les Atlantes auraient pu considérer comme profonde compassion lors d’un drame. Chez les Natus, le sens était visiblement différent.
Erin inclina la tête et refit le même geste que son homologue, histoire que les deux façons culturels de passer un accord soient représentées. « A bientôt alors. »

Et le petit groupe de prendre congé du Vestiment Ordell, leur soif de culture étanchée pour quelques minutes.


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Steven Caldwell

Erin Steele ♦️ Alexander Hoffman ♦️ John Sheppard

Du coté Atlante


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Le groupe continua et passèrent devant un tailleur de bois, de métal et un orfèvre et finalement, ils arrivèrent au niveau de la gravure. Le concept était vraiment fascinant et permettait de rassembler au même endroit des métiers différents, un peu comme un mécène l’aurait fait en créant une fondation ou quelque chose comme ça. Erin était ébahie, stupéfaite, et elle était clairement sous le charme des différentes pièces qu’elle venait de voir.

Un vieil homme était en train de graver sur un grand pan de roche rectangulaire une fresque incroyablement belle et étendue, représentative de la bataille qui fut menée il y a six mois. La surface faisait bien huit mètres de long. Elle s’étendait d’un bout à l’autre de la salle. ils auraient de quoi être choqué, abasourdi, car au centre de la multitude de Natus chargeant visiblement l’ennemi dans un assaut généralisé, il y avait les atlantes fidèlement représenté...très fidèlement représenté. C’était Karola Frei, avec Matt Eversman et l’infirmière, là où ils s’étaient battu sur le quartier Andris pour récupérer la population civile isolée. Sheppard ne tarderait pas à se retrouver, sur le coin supérieur gauche, en compagnie de Paresok où ils combattaient ensemble les mastodontes. On retrouvait sur le plan d’à côté Pedge et Namara, la duelliste, qui portaient secours à un Natus blessé.

Alek et son chien se trouvaient sur le lac, en train de pagayer, amenant la Vertueuse Vadrielle aux secours. Et enfin, Adam Ross et Rodney McKay se trouvaient devant les bombardiers, comme s’ils prévoyaient un plan de bataille, dans un niveau supérieur de la fresque. Tous ces détails se mélangeaient alors sur des histoires héroïques et immobiles de Natus ayant combattu farouchement les Wraiths.

L’aspect général de la fresque, qui n’était pas encore terminée mais bien avancée, témoignait de la symbolique de cette guerre sanglante. Elle comportait les actions et les efforts conjugués entre les Atlantes et les Natus, tout comme les sacrifices consentis par les deux nations. Le tailleur était en train de travailler sur le sommet, juché sur une échelle en plein milieu, où la représentation des Trois Seigneurs dominaient toute la scène pour les regarder, tous, d’un air de sagesse et d’importance mêlé.
Ascyl les invita à s’installer dans les gradins.

« Voici la chambre des gravures. Prenez place et appréciez de votre regard. Je peux vous faire porter de quoi sustenter votre estomac. Si la lassitude gagne votre esprit, rejoignez moi dans le hall et je vous mènerai à votre activité suivante. »

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La gravure était toute aussi magnifique que ce qu’ils venaient de voir. Elle se lisait comme une histoire et qu’elle ne fut pas la surprise d’Erin de voir que ses compatriotes atlantes en étaient. Il s’agissait ni plus ni moins que d’une représentation de la guerre contre les Wraiths d’il y a six mois et tous les protagonistes étaient mis à l’honneur. Est-ce que cet homme les avait tous vu ? Quand avait-il pu les observer à ce point pour les dessiner si fidèlement. Les détails des combats, des guerriers Natus, des Atlantes, des Wraiths, de la Magna en elle-même et l’histoire contait via cette fresque épique taillée dans la pierre donnaient un côté légendaire à cette œuvre, que le vieil homme mettait en image par la force de son talent. Il était d’ailleurs en train de s’attaquer aux finitions des Trois Seigneurs Tairis qui dominaient l’ensemble de la gravure. Un symbole fort. Nul besoin que la bienveillante leur dise d’apprécier de leur regard, car Erin était déjà sous le charme. Partout où elle regardait, elle pouvait découvrir un détail de l’histoire, s’appesantir quelques minutes ici, puis regarder ailleurs. C’était un coup à se perdre. La jeune femme jeta un coup d’œil à Alexander. Il devait être aux anges. Erin n’avait rien à dire, juste à admirer.

Entre divin et réel Rcalex10
L’anglais pénétra dans cette immense pièce, aux multiples gravures et surtout cet immense fresque inachevée au fond. Le savoir-faire fascinait encore plus l’anglais, qui commençait à faire quelques pas, avant de se faire arrêter par les paroles de la grande dame.
« Merci, mais il me semble, qu’il y a un secteur contenant votre richesse gastronomique, nous nous y rendrons plus tard pour assouvir notre estomac » Dit-il le regard encore accroché au travail de l’ouvrier. Puis tourna la tête vers Ascyl et lui fis un rictus aimable. « Nous vous rejoindrons, merci bien ».

Dès qu’elle partit, il commençait à marcher dans l’endroit, pour s’approcher de la fresque et l’observer un peu mieux. Il était aux anges oui et voir les atlantes sur cette fresque incroyablement riche, l’empli d’une certaine forme de fierté. Celui qu’on a pour sa nation. Complètement obnubilé, son regard dévia très vite sur les gestes précis de l’homme, l’observant silencieusement. Mais ses prunelles acier étaient attentives et émerveillées par ce travail. Surtout envers les ressentis que dégageait cette gravure, il y avait de tout, de l’héroïsme, de l’horreur, de la prestance, de la grandeur de la beauté et même de l’angoisse.

Un petit rictus malicieux se dessina en voyant la tête de Sheppard avec Paresok, combattant les fameux mastodontes de véritables horreurs en effet. La description de John n’était pas aussi parfaite que cette représentation et Alexander, comprenait sans mal, l’effroi qu’avait eu Pedge et John face à ce genre de bestiole tout droit sortie des bassins génétiques Wraiths !

Une sorte de fierté pour son ami, d’avoir survécu à ce genre d’animal ! Il avait de la chance, de n’avoir jamais rencontré ce genre de créature, faut dire qu’il ne partait pas aussi souvent en mission. Chose, auquel le RDA aimerait remédier un peu.

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Une fois dans cette grande pièce, le regard de John papillonna sur cette fresque immense et incroyable ! Même immobile, elle envoyait une certaine prestance et du lourd. Un peu trop même, un poids écrasant, qui se fit sur ses épaules, en découvrant les visages incroyablement bien représentés de son équipe… Ainsi que de lui-même. Une bouffée de chaleur le prit, il ne sut pas du tout où se mettre, ne sachant s’il se fut de la fierté ou du mal être de se voir là… Sur une fresque murale, en représentation héroïque. Il avait déjà eu sa figure peinte sur une planète. Il n’avait pas franchement apprécié voir sa caricature en pleutre alors que Mckay était le héros du jour. Le colonel, avait finalement, chasser cette civilisation de sa tête et surtout cet affreux tableau. Mais là… il ne se sentait pas à sa place. Il n’est pas un héros et se voir si fort et valeureux, le mettait mal à l’aise il devait bien se l’avouer. John, toisa Erin puis Alexander, restant silencieux, n’osant pas faire de commentaire, puisqu’il était en proie à son propre mal être.

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Erin venait et revenait sur ses pas, passant d’un côté à l’autre de la fresque. Elle s’arrêtait pour étudier les détails, et tout comme Alexander, elle fut assez horrifiée de constater à quel point les mastodontes, saisissant de réalisme, semblaient aussi puissant que dégoûtant. Elle pouvait se dire que la représentation de ces derniers étaient fidèles parce que tout dans la fresque, à commencer par les Atlantes, étaient représentés avec soin et attention.
« Je trouve que tu as l’air cool devant cette créature », fit Erin à l’attention de Sheppard, dans un murmure pour ne pas trop déranger le tailleur de pierre. C’était aussi pour se moquer un peu de lui, parce qu’il semblait crispé. Sur la fresque, il était représenté avec force et honneur, vertues qu’il avait sûrement dû employer pour combattre ces abominations.

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John était toujours tendu comme une corde de guitare. Il ne savait plus où se mettre et détestait cette impression puéril d’enfant ! L’anglais, était en pleine fascination, il ne pensait pas que l’art, était quelque chose d’aussi prenant pour lui. Il savait qu’il en avait l'hobby puisqu’il peignait merveilleusement bien, mais au point d’aimer réellement tout ce qui touche à cette catégorie, il l’ignorait. Cela était intéressant de découvrir un trait en plus de son ami et plaignait Erin, si elle avait dû se taper toutes les galeries de Londres lors de leurs vacances ! et en parlant de la délicieuse américaine celle-ci, la charia un peu. Il lui fit un petit rictus grognon.
« Tu le pense vraiment ? Ou tu me charrie, car tu vois que je ne suis pas à l’aise ? »
« Les deux mon colonel. », répliqua-t-elle directement en approchant de lui. John lui donna une petite tape sur la main
« Vilaine !
« Qu’est-ce que tu ressens en te voyant sur cette fresque ? », lui demanda-t-elle avec sérieux.
Très bonne question… « Je suis intimidé… J’ai du mal à me voir aussi héroïque. Ce fut une guerre horrible à cause des Wraiths et de l'ingéniosité morbide. Je trouve que je n’ai pas à être là, plus que n’importe quel autre Natus. Je ne suis pas à l’aise et touché à la fois… C’est un peu le bordel je t’avoue » Fit-il avec sincérité.

Entre divin et réel Rcerin10
Erin conservait son air avenant mais elle ne se moquait plus le moins du monde. Elle comprenait parfaitement le sentiment de John vis à vis de tout ça.
« C'est un symbole, un souvenir, et les Natus sont aussi bien représentés que les atlantes. C'est juste que tu ne vois que toi, pas parce que tu es imbu de toi même, ce n’est pas ce que je veux dire, mais parce que tu es mal à l’aise et tu fixes ton regard sur le coin où tu te trouves. », Erin lui fit un sourire, avant d’ajouter, toujours dans l’optique de le faire réfléchir et de faire baisser la tension qui l’habitait :
« Je trouve que le meneur Paresok est tout aussi héroïque que toi, de même que cette Natus qui accompagne le soldat Allen, ou encore ces groupes ici et là qui font face aux Wraiths. Ça n'enlèvera jamais l'horreur que vous avez vécu là bas, mais ce sera un beau souvenir pour leurs générations futures. », elle revint vers lui alors qu’elle s'était déplacée le long la fresque pour lui montrer les différentes zones dont elle parlait. Cette fresque était épique, mise en valeur dans une forme d'héroïsme qui était bien plus beau que si elle racontait la cruauté de la mort et de la guerre. Il ne fallait pas la voir comme une retranscription fidèle de la réalité mais plus comme une vision idéalisée de la victoire. Elle comprenait que le militaire accusait le coup. Déjà, il était humble, peu soucieux d'apparaître glorieux pour ses actions qu'il faisait par désintéressement. Et puis, il avait vécu tout ça et peut être que finalement, il en retenait l’horreur et qu'il avait besoin d’en parler à nouveau. Elle comprenait et elle lui offrait cette possibilité tout en se servant de la fresque comme support imagé. « Que tu sois intimidé est normal. », finit elle par dire avec un sourire en se plaçant à côté de lui pour faire face à la fresque.

Entre divin et réel Rcjohn10
John écouta attentivement Erin, oui elle avait raison, il se sentait bête de ne voir que lui. La fresque était très belle et chacun avait son aura honorable sans s’effacer au profit d’autre. Une belle équité. Il hocha simplement la tête. Il devait se dire, qu’en effet c’est un souvenir pour les générations future, une manière de montrer que l’union fait la force, même entre deux peuples. Il était marrant, qu’en à peine deux jours de guerre horrible, il avait eu l’impression de défendre son pays, alors que ce ne fut qu’un autre peuple qu’il ne connaissait pas d’avant. Ce sentiment d’attache, il n’était surement pas le seul à l’avoir. Il repensa à Hamilton, qui avait passé la plupart de ses congés ici au point de tenter une nouvelle mission suicide.

« Tu as raison. Tout le monde est héroïque et les générations futures auront de quoi rêver des exploits de leurs ancêtres en union avec un autre peuple. Enfin, ça passera, je n’ai pas l’habitude de me voir aussi encensé » Il plissa des yeux en signe de remerciement envers Erin qui lui fit un sourire.

Entre divin et réel Rcalex10
Alexander avait quitté son exploration visuelle de la fresque, pour revenir vers ces deux camarades. Il avait suivi la discussion entre Erin et John avec intérêt. Il comprenait le mal être de son ami, ne sachant pas comment il réagirait si un jour cela lui arrive. En tout cas ce fut un bel honneur et Sheppard devait le prendre comme cela.
« Il est plus facile d’avoir des médailles que des fresques … Dit-toi que c’est une récompense Natus ».
« On va dire que cela est plus commun… Mais oui, bien plus belle que mon coloriage sur la poitrine » enchérit l’homme en souriant d‘un air jovial.
« Et bien plus difficile à épingler sur ton torse », conclut Erin avec un pointe d’humour pour dédramatiser, partager avec John !

GleekOut!

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le Dim 26 Nov - 22:15

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Alexander Hoffman

Erin Steele ♦️ Alexander Hoffman ♦️ John Sheppard

Du coté Atlante


Les petits coups de marteau sur le burin cessèrent.
Le graveur se retira tout en se massant les yeux puis il revint à hauteur du sol pour estimer son travail. Son regard s’était tourné en direction des Atlantes mais il semblait visiblement intimidé par leur présence et se contentait que d’un hochement de tête en guise de salut. Il retira la moiteur de ses mains en les essuyant dans un torchon et longea la fresque pour l’essuyer ici et là, dans un évident élan de surprotection de ce travail qui avait dû demander des mois.

Le graveur était un homme plutôt robuste, dans la quarantaine, avec des cicatrices d’éclats sur le visage. L’une de celles-ci zébrait dangereusement son oeil gauche, témoignant d’une blessure qui aurait très bien pu le rendre borgne. Elles étaient encore fines et bien visibles. Même s’il n’y avait plus besoin de sutures ou de bandages, on comprenait facilement qu’il tirait cette mauvaise expérience de la Guerre qu’il avait partagé avec les siens. Comme Vida l’avait dit plus tôt : tous les Natus étaient des soldats. Mais ils cumulaient généralement un autre métier et cet homme-là avait visiblement de l’or dans les mains.

Après avoir fait le tour, le graveur revint en direction d’un petit bureau en bois où traînaient de nombreux outils de taille. Ils étaient volontairement posés sur un amas de feuille de parchemin qui avaient été dessiné avec ce qui semblait être de l’encre, pour les plus précis, et du charbon de bois pour les schémas plus classique.

L'artisan faisait semblant d’être absorbé sur son travail mais il ne cessait de jeter des regards en direction du colonel. Il ne se rappelait probablement pas que ce Natus avait combattu à ses côtés durant la reconquête des canons de ligne. D’ailleurs, l’homme tira l’un de ses dessins pour le présenter discrètement face au gradé. Il avait un air bien différent maintenant qu’il était dans sa tenue d’apparat et sans arme. Mais il ne se trompait pas.

Le Natus replaça les dessins sous ses outils et considéra l’assemblée tout en se présentant :
« Je suis Belc. C’est un honneur. »

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Bien trop absorbé par leur discussion, les Atlantes n’avaient pas forcément fait attention aux mouvements de l’ouvrier. À dire vrai, seul John avait été distrait sur ce fait. Alexander, n’avait pas loupé l’homme balafré à la Scar et cela devait aussi être le cas d’Erin, qui le gardait dans un coin pour la suite. Les deux administratifs sont des observateurs de bases peu de choses leurs échappe. En tout cas, John était de dos, avec en face de lui ses deux amis, discutant de la fresque et du rapport héroïque qui le mettait peu à l’aise. C’est un petit signe de tête de l’anglais qui fit pivoter la tête de John vers cet homme. Son visage lui était vaguement familier, à dire vrai, ses traits lui rappelaient l’un des Natus avec qui il avait combattu dans l’aventure Aliens Mais il n’était pas certain, Sheppard avait franchement du mal avec les visages tout comme les noms parfois.

« Enchanté Belc… Colonel John Sheppard et voici Erin Steele et Alexander Hoffman nos seconds dirigeant de la cité Atlantis » Il fit les présentations, se permettant d’introduire les deux RDA, puisque l’homme lui parlait.
« Enchanté, vous avez fait un superbe travail, très réaliste ... ».
« C’est un honneur partagé, Belc ».

« Des chefs Atlante... » Résuma le graveur, l’air intimidé. Il les salua respectueusement d’un nouveau signe de tête et répondit à Alexander : « Merci Atlante. Le mérite en revient aux braves qui ont prit le temps de porter leurs souvenirs visuel sur papier. »
L’homme leur montra le bureau où se trouvait les nombreux dessins et schéma.
« Je n’ai de témoignage personnel que la lutte contre les horreurs avec le meneur Paresok, le colonel Sheppard et la guerrière Atlante...heu...Alé..Hallaine ? Le reste est reproduction fidèle des souvenirs de mes fréres et soeurs... »
« Ils peuvent être fier de leur croquis très réaliste » Ajouta l’homme.
« Oui, ils le seront à l’idée que leur souvenirs aient participé à la création de ceci... »

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« Allen, Pedge Allen », précisa Erin en hochant de la tête.
« Pedge Allen, John Sheppard... » Marmonna l’homme en s’approchant de ses parchemins.
Il avait sorti une pointe de charbon de bois taillé qui semblait lui servir de crayon. Il commença à y écrire quelques lettres avant de se raviser et de considérer Erin, puisqu’elle lui avait répondu.
« Auriez-vous grande amabilité d’inscrire les noms des huit Atlantes qui ont vaillamment combattu le Dévoreur à nos côtés ? Le mémorial du quartier Brivalis en portera les noms, et nous n’en connaissons pas l’orthographe... »
« Volontiers », fit Erin en se saisissant de la pointe de charbon. C’était curieux comme sentiment d’inscrire ces noms… Dans la tradition terrienne, c’étaient bien souvent les défunts qui avaient leurs noms sur un mémorial. Elle inscrivit les huit noms avant de rendre le parchemin.

Ainsi, cet homme avait combattu avec Sheppard. Se doutait-il qu’il avait des personnes avec des talents artistiques aussi poussés ? Probablement pas. Sur Terre, les armées étaient de plus en plus professionnelle, et un militaire était un homme de métier, au même titre qu’un boulanger. Ce n’était pas le cas par le passé, mais peu à peu, c’était devenu une norme. Ici, cela ne semblait pas être le cas, mais c’était dû plus à un aspect culturel qu’à un manque d’organisation. Le Natus de base devait savoir se battre contre le dévoreur, qu’il soit homme ou femme. N’empêche, il s’était basé sur des témoignages visuels, des dessins croqués par d’autres personnes, pour réaliser une fresque assez bluffante, et c’était presque de la magie, un peu comme s’il était guidé par une force intérieure qui guidait ses outils pour donner vie à une fresque aussi vibrante alors qu’elle n’était faite que de pierre. C’était poignant, en plus d’être bluffant. Erin n’ajouta rien pour le moment, préférant laisser la parole à Sheppard qui était le plus à même de répondre à cet homme avec qui il avait partagé la lutte. Elle essayait de voir d’ailleurs, si Belc s’était représenté sur son oeuvre pour le montrer à John. Alexander était dans la même optique, laissant le colonel s’exprimer avec ce compagnon d’arme. Tout en étant assez fasciné par ce travail artistique.

Entre divin et réel Rcjohn10
Oui en effet des chefs Atlantes, John avait parfois tendance à l'oublier quand il était dans un contexte aussi amical, mais oui, tout le trois avait les plus hautes fonctions de la cité. Voyant bien que les deux autres se taisait, sauf pour dire quelques informations, il se douta que ce fut à lui de partager quelques phrases avec Belc.
« Vous avez les croquis ? Je crois qu’Alexander aimeraient surement les voir, il dessine lui aussi. »
Il ne savait pas quoi dire d’autre et ils étaient ici, avant tout pour la passion artistique de l’anglais, même si John appréciait de découvrir ce côté culturel qu’il n’avait pas vu. Et cela détournait la conversation dans un sens.

« Un frère des arts alors ?... » Il tendit la main vers son bureau en guise d'invitation. « Je vous en prie, regardez... »
« On peut dire cela » Répondit l’homme en hochant la tête.

Les multiples parchemins correspondaient à chacune des zones distinctes de la gravure qui s’étalait devant eux. Mais si Alexander creusait un peu, il découvrirait que ce schéma d’agencement avait été dessiné entièrement par Belc. Et pour reproduire de manière la plus fidèle qui soit ces différentes zones, il détenait plus d’une centaine de petites feuilles dessinées par différents Natus. Il y avait d’innombrables situations et clichés dessinés sur le moment par des Natus simplement témoin. Une véritable bibliothèque d’images de guerre authentique.

Par exemple, on retrouvait Sheppard et Frei penché sur la carte tactique devant la Batailleuse Vida. C’était juste après la nuit dans l’antre des égarements lorsqu’elle leur expliquait la situation et qu’ils prévoyaient leurs nouvelles missions.
Sur une autre feuille, il y avait Adam qui mitraillait de son P90 un Wraith sous le menton, la dispersion de la boîte crânienne du Wraith étant néanmoins un brin exagéré. Pleins de civils étaient en arrière-plan, couchés ou recroquevillés.
Une autre, encore, avait été faite de Pedge qui aidait à porter le sac d’une vieille dame. Encore un, sur un plan beaucoup plus général, de Matt ayant juste dégommé un blindé Wraith avec son lance-roquette. Il revenait en courant, l’air victorieux, sans remarquer l’écran de téléportation d’un dart qui le pourchassait dans le dos.

Tous ses exemples se noyaient parmi des dizaines d’autres, de Natus, qui témoignaient que la Guerre ne s’était pas seulement déroulée du côté Atlante. On y trouvait de très nombreuses scènes de corps à corps contre les Wraiths sur des endroits que les Atlantes n’avaient pas foulés. Comme une barricade tenue par des Tirailleurs et des Duellistes qui tenaient contre le surnombre main dans la main.

Une autre scène : un courageux artificier, en compagnie d’une duelliste blessée à la jambe, en train de piéger une rue à l’explosif sous le nez d’un blindé qui s’avançait sur eux.
Juste derrière eux, les Natus retenaient un nombre impressionnant de Wraith, refusant de reculer pour donner le temps nécessaire à la pose du piège. Ils n’avaient plus de munitions, leurs armes brisées jonchant le sol. Ils se battaient alors à coup de cailloux, de pieds de table, de barre de fer. Les duellistes aux lances brisées utilisaient des petites dagues, probablement des tessons de verre avec un renfort en tissu. Il y en avait même une qui utilisait ses dents pour arracher la gorge de son ennemi.

C’était une véritable bibliothèque d’images, de témoignages de guerre, qu’Alexander comme Erin étaient en train de parcourir. Beaucoup d’éléments que les rapports de l’équipe de Sheppard avaient surement tu, à raison, s’y trouvaient. Des moments durs et pénibles à vivre. Comme les bombardements fratricides quand la situation était perdue, les Natus sous le feu retenant volontairement leurs ennemis en surnombre dans la zone de bombardement. La disparition de toutes les duellistes de Doane sur la ligne Andris, Frei tuant la chef Natus de ses mains. Le trépas des Natus consommés par les ectoparasites dans la canonnerie par Paresok. Des amas de cadavres vidés par l’ennemi jeté dans les caniveaux des avenues détruites de ce qui restait de l’épave Wraith.
Les explosions personnelles des Natus qui se sacrifiaient lorsqu’ils étaient à l’agonie. Ceux qui se jetaient dans le vide en emportant leurs ennemis lors de la bataille finale. Les machines volantes obsolètes et leurs pilotes s’écrasant avec violence.
Il y avait également les hôpitaux bondés, les piles de cadavres qui formaient des murs entiers, des clichés de détresse humaine à l’état pur de soldats pleurant leurs moitiés. D’autres sur des tables en bois implorant à l’aide. Des blessés qui s’amoncelaient devant les hôpitaux de fortune, ceux encore conscient posant des bandages à ceux qui étaient dans un pire état. Des incendies, des théâtres de désolation de quartiers entiers détruits.

Pendant les six mois de la reconstruction, beaucoup de Natus avaient dessiné des faits marquant et la majorité avaient été légué à Belc.
Les deux RDA vivaient, par l’intermédiaire de ces dessins, le témoignage d’une réalité de terrain que Sheppard et ses hommes avaient vécu. L'horreur de la Guerre, le drame, la détresse, l’injustice de la mort, l’agonie.

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La jeune femme regardait les croquis. Si certains n’étaient pas extraordinaires, la plupart était saisissant de réalisme. Toute l’horreur de la guerre était représentée dans diverses scènes humaines où la souffrance se disputait à l’héroïsme, où l’abnégation prenait le pas sur la vie tout court, quand ces braves retenaient par devers eux l’ennemi tandis qu’un homme piégeait une rue. Il n’y avait pas que cet exemple, il y en avait bien d’autre où les Natus faisaient passer l’intérêt du collectif avant l’individualisme. Les atlantes n’étaient pas en reste côté croquis, et Erin se demandait s’ils avaient conscience, ou s’ils avaient eu conscience d’être dépeint sur du papier par des gens qu’ils ne connaissaient pas, avant de se dire que finalement, ces dessins étaient sûrement réalisés par des témoins qui les avaient reproduits plus tard. Lors des six derniers mois. Vu les actions décrites, cela ne s’était pas fait dans le feu de l’action.

La RDA parcourait tout cela avec attention, et même si les dessins étaient réalistes et permettaient de se faire une idée de l’horreur de cette guerre totale et sans concessions, cela ne rendait pas justice à ce qu’il s’était réellement passé. Mais l’esprit pouvait concevoir des images, des agencements de pensées, pour conceptualiser tout ça en s’appuyant sur les visuels réalistes. Elle comprenait mieux dans quel bourbier s’était retrouvé les atlantes, pourquoi ils étaient tous revenus d’ici aussi éprouvé, aussi cassé. C’était bien, jugea-t-elle, pour un dirigeant, pour un rond de cuir, d’affronter la réalité de la guerre au même titre que les troupes qu’il envoyait. Cela venait ensuite, avec les témoignages de ce genre, les vidéos, les récits, les rapports, et même si les militaires pensaient qu’un administratif n’envoyait que des pions se battre, il n’en demeurait pas moins que l’administratif en question pouvait ressentir le même type d’émotion que l’officier qui avait perdu ses hommes. Tout simplement parce que les gens étaient humains. Tout simplement.

Erin se projetait beaucoup, et elle prenait conscience de tout cela avec violence. Elle avait lu les rapports, elle avait écouté les récits, mais rien n’était plus parlant que des images. On pouvait mettre les notions qu’on voulait sur des clichés, des dessins, s’en faire sa propre description, s’arrêter sur un détail qu’une autre personne n’aurait pas relevé, décortiquer selon ses croyances, ses à priori, ses doutes, ses craintes et ses peurs. Bref, cela permettait de s’approprier pour soi-même l’esquisse que quelqu’un avait fait, sans en partager le sens qu’elle avait forcément voulu en donner.

Pudiquement, elle se tourna pour respirer et se donner de la contenance alors qu’elle venait de feuilleter une liasse de parchemins assez poignant montrant la détresse de personnes qui lui étaient inconnues. Une mère tenant sa fille complètement décharnée dans ses bras entre autres, mais le pire, c’était cette femme agonisant sous des rochers. Elle tenait un détonateur alors que son corps désarticulé semblait répandre son sang alentours. Il y avait cet homme, plaqué par terre par un autre Natus, qui semblait hurler quelque chose à cette femme, et la puissance du dessin résidait dans l’expression de ce dernier, et dans celle de la femme qui, semblait-il, venait juste de prendre conscience de la présence de cette personne, personne, qui devait être importante pour elle. Ce qui fit craquer l’américaine fut la sensation qu’il y avait des larmes sur ce dessin, comme si le parchemin en était imprégné, et elle prit conscience que le dessinateur avait certainement pleuré en le réalisant. Elle s’éloigna des trois hommes pour aller écraser une larme plus loin, et prendre un peu l’air, en revenant vers la fresque mine de rien.

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Alexander prit avec plaisir les croquis. Si Erin était bouleversé par les scènes réalistes de l’horreur de la guerre, ce qui marqua avant tout l’homme, ne fut point cela. L’avoué, serait un manque incroyable d’empathie, ou une étrangéité horrible voir soignable par un psychologue. Même si ce n’est pas le cas. Mais, l’homme, y vit avant tout, la beauté des traits, la technique de dessins au charbon de bois, plus ou moins bien taillé. Sachant à quel moment la personne avait une mine trop usée pour ne pas devoir le recouper et recommence finalement les détails. Tous sans exceptions étaient empreint d’une émotion forte, au point de faire vibrer et ressentir l’importance de chaque scène. Si certaines, pouvaient être le lot commun de la guerre, via des laissés agonisant ou des morts… Chaque regard, chaque expression des visages étaient poignantes et fait d’une main de maître.

Le charbon ou le fusain est très beau comme matière mais capricieuse, le bruit sur le papier peut être désagréable, se contente mal de support trop granulé et surtout salie les mains et ne donne pas de bons résultats si on ne sait pas le faire glisser sur le papier correctement. Surtout, que sa gomme en mie de pain est tout aussi frustrante. Après venu l’analyse du contenu. L’émotion était là, mais le cerveau ne voyait pas immédiatement ce genre de détails. L’anglais, prenait mesure des horreurs dans une forme de morbisme, fasciné par la technicité de l’homme Natus. Peut-être que ce genre d’analyse, l’empêchait d’être aussi retourné qu’Erin ? Ou bien même John, qui était partie rejoindre la jeune femme, tout aussi mal à l’aise. Sûrement aussi, parce qu’il revoyait les images véritables de ce combat.
Alexander rendit les feuillets, après les avoir tous regardé sans exceptions.

« Vous faites preuves d’un réalisme impressionnant et surtout, vous arrivez à retranscrire chaque émotion, rendant vos dessins, aussi vivant que la réalité. » vu le ton employé, cela était de l’admiration. Il avait toujours essayé et avec réussite de faire passer des émotions dans ses dessins. Et cela le touchait particulièrement.
« Merci, Atlante... » Répondit-il sincèrement « Le dessin est seule source de modèle pour les souvenirs. Ils sont issus de la main de tous les Natus qui ont choisi de les transmettre sur le papier. Nombre d’entre eux seront copiés pour y être ajoutés dans les Codex Historiques et en faire enseignement à nos prochaines générations. »

Alexander sortie de son sac, une tablette qu’il montra à l’artisan. « Chez nous, nous gardons par écrit, où nous filmons nos souvenirs. » Il chercha une vidéo, ne voulant pas de personnel, mais en trouvant une qui parlait très bien. Vilma, qui découvrait les balcons et le soleil de la cité Atlantes. Cela parlera plus à l’homme, qu’une vidéo de Harry qui fait une connerie. L’anglais était en mode partage.
L’homme écarquilla les yeux et s’approcha tout en considérant la vidéo. Il avança une main intimidée pour toucher la texture du boitier mais ne se permit rien de plus, demeurant dans la découverte de cet engin.
« Par les Trois, des images vivantes...et du son ? » Fît Belc, interloqué, en considérant la vidéo. « Telle technologie ferait disparaître l’art du dessin en Magna. Mais ces images vivantes et sonores survivent-elles au temps ? Et que peuvent-elles bien manger pour se nourrir ? »

Alexander hocha, la tête, oui même du son, car sur la vidéo John était en train de parler et Erin aussi avec la tigresse. « Elle n’a pas fait disparaître l’art du dessin dans notre culture. Quant à ce qu’elles consomment, notre technologie est basée sur une énergie que nous nommons électricité. Les images vivantes ou non, sont gardés dans une carte dite de données et tant que cette carte est bien conservée, on ne perd pas tout cela. » Il espérait d’être clair.

Belc hocha la tête.
« Pareille chose nous aurait bien aidé pour concevoir les témoignages de la Guerre. Mais...j’affectionne le travail de la pierre et je préfère demeurer en mon art. Merci de m’avoir partagé le vôtre, Atlante ! »
« Ce n’est pas un art, mais un moyen de conservation. Je préfère aussi le papier et le crayon »
« Peut-être pourriez-vous me montrer un jour l’une de vos créations ? Ce serait grand plaisir d’en faire partage... »
« Je peux vous montrer tout de suite » Alexander ouvrit sa veste de costard, pour y sortir un carnet bleu marine et lui tendre. Belc, y trouverais toute sortes de croquis, majoritairement en noir et blanc, au stylo et à l’encre, de divers paysages de planète visité par l’homme, de membre de l’équipe, assez réaliste. Des portraits de personnes d’Atlantis, comme John, Isia, Caldwell, Sidney, Natasha avec des azuriens … Et beaucoup d’Erin avec Harry. Des scènes récentes de la veille même des Tairis pour la cérémonie de Vilma, Vilma a posteriori, les petits Taïgrions dont il était la « marraine ». Et d’autres créations, plus étrange et assez fascinant comme une lionne végétalisés…

Belc eut un regard émerveillé tout en considérant les dessins. Au début, il avait à coeur de savoir qui était ces personnes, comment un Atlante pouvait être en contact avec tant de Tairis etc. Bref, Belc aurait pu s’installer sur un tabouret et écouter son histoire mais ce n’était pas le sujet alors il se fit violence. Au lieu de ça, il posa plusieurs questions axées sur son art : comment il visualisais, faisait-il de tête ou recopiait-il ses premiers essais ? Comment il s’y prenait, avec qu’elle encore, quel papier ? Combien de temps lui fallait-il pour ceux qu’il lui montrait là.
C’était comme si Alexander s’était transformé à ses yeux en un confrère d’art et leur échange était vibrant. Surtout lorsqu’ils tombaient d’accord et partageait un point commun sur le façon de créer de l’art. Il lui partagea son avis et trouva que la lionne “végétalisé” était la plus belle.

« J’ai grand désir de cumuler nos arts. Un jour, vous pourriez dessiner cette beauté Tairis sur la roche. Et moi, je la graverai pour vous. Ce serait chose magnifique vous ne trouvez pas ? »

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John posa une main sur l’épaule d’Erin, son visage était fermé et le cœur serrer en voyant certains croquis, où il n’avait pas été témoins et qui le chamboulait tout autant.
« ça va ? » Lui murmura t’il.
« Ca va », fit Erin en se tournant de trois quart vers lui, avec un petit sourire contrit. Elle haussait des épaules, comme si elle était gênée.
« Je trouve cette scène particulièrement touchante, et... », elle passa le gras de son pouce sur la texture ondulée du parchemin.
« On dirait que le dessinateur à pleurer en la dessinant. » Elle ne savait pas que le colonel avait été témoin de cette partie là de la guerre, cette partie croquée sur le dessin où il avait été spectateur impuissant de la mort de cette femme.

L’homme lui frotta l’épaule droite dans un signe de réconfort.
« Peut-être bien. Les dessins sont très poignant »
« Oui… ». Elle lui fit un sourire avant de reprendre son aplomb habituel. « Excuse moi, je reviens. ». John hocha la tête tout simplement, la suivant.
Erin alla vers Alexander, s’excusant poliment de le couper, pour lui dire qu’elle revenait, qu’elle avait besoin de marcher un peu et d’aller dans un endroit où même le roi allait seul.
John resta près de l’anglais, suivant du regard Erin, comme s’il pouvait lui arriver quelque chose.

Alexander absolument ravi d’échanger avec l’homme, cela faisait longtemps, qu’il n’avait pas pu communiquer sur le dessin. Très vite la passion était palpable dans sa voix. Il répondit à chaque des questions, tout en posant aussi à son tour le même genre d’interrogation. Erin arriva à ce moment-là, s’excusant. L’anglais, lui fis un signe de tête, comprenant qu’elle avait besoin d’un peu d’air, pour s’en remettre. Puis, dès qu’elle partit, il reprit la conversation.

« Cela serait une expérience intéressante… Très même. Je l’ai faite en grand sur une toile à l’encre pour décorer ma chambre. Je peux vous la reproduire sans peine maintenant si vous le désirez. » Alexander dessinais assez vite et il était surtout partis dans le partage avec Belc.

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John, s’éloigna un peu, pour laisser les deux artistes communiqués. Il ne partageait pas l’effervescence de l’art comme l’anglais et sentait que sa place était ailleurs, tout comme son esprit encore emprunt de souvenir. Son visage se perdait sur la fresque, prenant place par terre, laissant son regard pensif à tout cela. À la guerre, a la magna et tout ce qui se fût passé.

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« Non Atlante. J’aimerai profiter de votre présence et de votre art plus longuement. Je trouverai beau morceau de roche plate à graver et vous attendrait lors de votre prochaine visite en Magna. Vous pourrez dessiner directement dessus et je graverai avec vous. Ce sera bien plus grand plaisir pour nous deux... »

« Eh bien sans aucun problème. Je n’ai jamais gravé sur une pierre. Sur du bois mais je ne suis pas aussi habile. Cette matière m'a grandement frustré je dois l’avouer. » Il eut un petit rire silencieux, se rappelant de ses échecs sur la taille de branche. Surtout que bon, il n’avait pas aimé la méthode, sans parler des échardes. On ne peut pas tout aimer travailler. Après l’anglais était plus 2D que 3D
« Étonnement, la glace fut plus aisée et le résultat assez fascinant »
« Vous savez graver sur...la glace ?... » Belc tenta de visualiser la chose mais, apparemment, la ressource semblait rare sur la Magna. « J’ai grande hâte de votre retour en ce cas, Atlante... »
« Oui » Affirma l’anglais, qui avait testé cela au Canada en vacance durant ces années sur terre. « Je dois avouer que moi aussi Natus » Dit-il avec une véritable impatience dans la voix.

Alexander tourna la tête vers John, qui semblait perdu, il marcha vers lui, pour papoter un peu, trouvant qu’Erin mettais un peu trop de temps à revenir. Il invita Belc, à commenter la frise et répondre à certaines questions. Ce fut surtout un échange de souvenir et de récit palpitants voir même horrible sur cette guerre. Mais, il y avait un côté assez poignant et authentique. Manquait plus que le feu et on se croirait auprès d’anciens racontaient des histoires aux futures générations. Le temps passa à nouveau que trop vite entre les trois hommes, assise face à face. John avait les jambes allongées et Alexander était en tailleur.



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Erin Steele

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Idène Delongeal


L’arène d’exhibition de l’agilité d’Idène était vide de spectateurs.
En prévision de cette journée très importante dans toute l’histoire des Natus, l’Antre des Egarements prévoyaient ses plus belles activités et de grosses périodes de préparation s’achevait tout juste. Dans cette immense salle, donc, il y avait des gradins en amphithéâtre taillé à même la roche pour accueillir un nombre conséquent de spectateur. La rangée la plus basse servait ensuite de délimitation avant un accès balisé par des cristaux lumineux intégré dans le sol puis une fosse permettant à la foule de s’y agglutiner si elle le désirait. D’ailleurs, il n’y avait pas de piliers pour gêner la vue. L’intérieur de la salle disposait de murs qui se joignaient régulièrement en forme d’arches, le tout joliment décoré par ces cristaux, afin de soutenir l’architecture tout en garantissant un maximum d’espace.

Au centre de la salle, c’était l’arène. Une sphère irrégulière, par moment rectangulaire, et immense qui partait du sol et remontait jusqu’à ce plafond en voûte, douze mètres au-dessus. Un imposant grillage entourait la zone et empêchait tout sortie en direction du public, ou plutôt l’entrée de celui-ci, sur une certaine hauteur, comme la délimitation d’un ring de MMA par exemple. Cela n’obstruait pas la vue puisque ces grilles étaient constituées d’un câblage très souple et surtout très fin, qui amortirait évidemment toute chute.

Plusieurs volontaires se trouvaient suspendus au sommet du ring. Ils dirigeaient d’imposants cristaux montés sur des supports métalliques et qui avaient visiblement la même utilité que des projecteurs. Idène Delongeal, en tenue courte et armée d’un bâton de bois, se déplaçait aisément entre des troncs mobiles suspendus au-dessus du vide. Elle sauta de manière très souple jusqu’à une échelle de corde, profitant de l’élan qu’elle en donnait pour ensuite aller se suspendre à une barre fixe. Là, elle coinça son bâton plus haut pour libérer sa deuxième main puis elle entreprit de grimper sur cette appui comme l’aurait fait une gymnaste de barre fixe. En se servant de ses jambes comme un poids de balancier et en y montant sa hanche.

Une fois bien campé dessus, elle récupéra son bâton et progressa jusqu’à une zone d’ombre en jouant la funambule. Là, elle s’arrêta et fit signe aux hommes.

« Wack ! Ca ne va pas du tout ici. Nous serons dans la pénombre ! »

Le faisceau clair du cristal dévia lentement. Le Natus qui était suspendu là-haut tournait une manivelle afin de mobiliser un rouage très épais. Idène fût dans la lumière puis elle leva les yeux pour voir si elle ne serait pas éblouie. Un sourire satisfait ponctua ses remerciements puis elle sauta jusqu’à une grande corde où elle y coinça ses jambes. Elle poussa une plainte sonore en déployant la force nécessaire pour s’y retenir d’un seul bras, en contrant la violence de son élan, tandis que, de l’autre, elle assurait son bâton le long de sa taille d’un geste naturel, instinctif, visant à ne pas s’accrocher accidentellement sur les obstacles alentours.

Durant plusieurs minutes, la candide évolua d’un bout à l’autre du ring, en donnant différents conseils. Depuis les gradins, c’était comme si l’arène ressemblait à un immense parcours du combattant et d’accrobranches. Il y avait de tout pour mettre en jeu l’adresse et l’agilité. Et Idène, reconnue pour en être la championne incontestée, le prouvait par une aisance impressionnante. Elle s’y déplaçait en jouant de son équilibre, dans une grâce et des mouvements langoureux qui en faisaient presque une danseuse artistique. Parfois, elle donnait des coups de bâtons dans le vide, comme si elle se battait contre un fantôme invisible pour le faire chuter. Il n’y avait aucun geste violent, le but visible, rien qu’à cette démonstration, témoignait d’un spectacle, d’un duel d’art sans que le but ne soit la violence ou la brutalité. C’était tout simplement une forme de spectacle mêlé à de l’aventure physique.

Soudain, l’une des femmes présentes dans les gradins et qui servait de “spectateur test” héla Idène avant de désigner Erin du doigt. La candide dévia son regard sur elle, plissant légèrement des yeux comme si elle se demandait pourquoi elle venait la voir, puis un sourire ravageur ponctua son déplacement soudain. Elle jeta son bâton sur le côté puis évolua de manière féline et presque en courant, prenant appui sur plusieurs supports mobiles et très chaotiques, avant de se jeter dans le vide et d'agripper une longue toile qui pendait depuis le plafond. C’était comme si elle avait décidé de s’accrocher à un immense rideau de satin qui descendait jusqu’au sol. Elle y enroula ses jambes alors que son poids l'entraînait brusquement à l’envers et, usant d’une force mesurée et de gestes très précis, elle libéra tout le reste de son corps avec une extrême souplesse pour descendre le long de ce rideau la tête en bas et sans les mains.

Idène descendit doucement de cette manière, comme une experte de pôle dance qui se serait lassée de sa barre pour prendre du tissu à la place. Des spectacles de ce genre avaient régulièrement lieu sur Terre, des femmes qui dansaient en se servant de cordes pour se suspendre au-dessus du sol. Idène semblait en faire la même chose. Elle pinça plus fortement des jambes pour interrompre sa descente puis, dégageant son visage de cheveux attirés par la gravité, elle les coinça derrière ses oreilles avant de considérer Erin avec malice. Sa tenue était très courte, montrant toute l’étendue de ses jambes, son ventre fin et ses épaules. Seuls son bassin et sa poitrine étaient dissimulées. Une tenue légère, affriolante, mais étrangement pas aussi vulgaire que ça. Elle était belle, elle montrait son corps et la finesse de ses muscles, pas le reste de sa féminité.

Toujours à l’envers, les bras croisés dans le dos, elle l’observa un petit moment avec un air provocant. En bonne candide qui se respecte, elle la reluqua d’un oeil pétillant avant de planter définitivement son regard dans le sien, à croire qu’elle tentait de lire ses pensées.

« Hmm... » Fit Idène avec appétit, comme si elle voulait la manger toute crue. Sa voix était séductrice, provocante, comme d’habitude. « Serait-ce de l’intérêt que je vois luire en ton regard, belle verbaliste ? Ma petite graine nommée “tentation” aurait-elle finit par germer en ton coeur ? »

Erin Steele


Trouver Idène n’avait pas été bien compliqué. La première personne à qui elle avait demandé lui avait indiqué le chemin vers l’arène d’agilité où elle était probablement. Le plus dur était de s’éclipser en catimini des deux autres sans éveiller les soupçons sur ce qu’elle comptait réellement faire. Elle avait pris sa décision. Elle participerait au duel qu’Idène lui avait proposé sur Atlantis. Elle s’en souvenait clairement, de même que des explications de Vida. Elle faisait ça clairement sur un coup de tête, coup de tête qui venait de se produire suite à la visite de cet antre, faisant la lumière sur une part mystérieuse de la culture Natus. Et puis… Elle repensait au match de boxe d’Alexander. Il avait été dans la lumière, tellement dedans qu’une de ses groupies s’était même jetée sur lui pour lui rouler une pelle. Elle ne faisait pas cela pour se venger, elle voulait juste lui offrir à lui aussi un spectacle à sa hauteur, comme il l’avait fait sans le savoir en se produisant sur un ring de boxe. Il l’avait faite vibrer de moultes sensations et elle voulait bien lui donner la pareille. Et puis, même si elle ne se l’avouait pas totalement, c’était aussi une façon d’aller dans la surenchère avec lui. Sur ce point-là, ils étaient incorrigibles. C’était toujours à qui des deux iraient le plus loin, même sur des délires comme ça, à retardement.

Elle embrassa la salle du regard. C’était vraiment dantesque, et assez déstabilisant. Le fait que l’endroit soit vide montrait l’envers du décor, décor qu’elle ne connaissait pas encore en ébullition, et elle avait du mal à se dire, là en haut des gradins, qu’elle allait s’afficher devant autant de personne… Enfin qu’importe, maintenant qu’elle était là, elle n’allait pas se débiner à la dernière minute. Au centre de la pièce se trouvait l’arène en question. Cylindrique, rectangulaire par endroit, elle était entièrement grillagée, du sol au plafond. Environ douze mètres à vue de nez. Douze putains de mètres. Elle prit une inspiration, constatant qu’il fallait grimper et évoluer dans cette immensité. Non, c’était décidé, elle allait se débiner, rebrousser chemin. Ce n’était pas pour elle. Elle avait toujours eu peur des hauteurs… Les personnes suspendues en hauteur semblaient à la fois proche et lointaine, et rien que de les voir perché la haut retourna le ventre de la jeune femme.

Elle aurait eu le temps de s’éclipser, sans admirer la beauté réelle de la salle, tant dans ses dimensions que dans son agencement et son éclairage, mais une spectatrice factice interpella Idène en la désignant. Elle se sentait bête, plantée en haut des marches, engoncée dans sa tenue stricte et ses talons. Elle ne pouvait plus faire demi-tour surtout que la Candide l’avait repéré et que déjà, elle descendait avec une souplesse élégante et une façon de faire très féline. Pas étonnant que John soit tombé sous son charme, pensa-t-elle tout en descendant les marches vers la grille, afin d’aller rejoindre la blonde. Elle était moulée dans des vêtements très courts, laissant voir ses formes sans les exposer. C’était plus ses longues cuisses qui attiraient le regard que son cul ou sa poitrine opulente. Néanmoins, Erin la jaugea dans son entièreté sans trop y faire attention.

Cet immense parcours d’accrobranches était un terrain idéal pour montrer l’agilité des personnes qui allaient se produire dedans. Erin espérait qu’il n’y avait pas que des femmes pour ce faire, mais qu’aussi des hommes allaient participer. Leur corps musculeux en train d’évoluer, faisant saillir tel ou tel muscle selon les épreuves, serait tout aussi affriolant que pour ces dames. Idène semblait dans son élément, et Erin se disait qu’elle avait bien fait de renoncer parce qu’elle aurait semblait bien cruche à côté d’une femme aussi entraînée qu’elle, qui se déplaçait avec une grâce sans nom. C’était une artiste, une véritable artiste, un chat humanoïde qui faisait fi de la gravité pour se mouvoir avec une aisance détestable tant elle semblait acquise et simple. Elle couronna le tout en descendant le long d’un voile, la tête en bas.

Maintenant qu’elles se regardaient toutes les deux dans les yeux ou presque, l’une à l’envers, et l’autre sur ses deux jambes, l’américaine pu constater qu’elle était vraiment bien foutue. Elle croisa les bras, tout en la considérant au travers du grillage. La candide vint fixer son regard après avoir évalué la jeune femme qui lui faisait face.

« Humm… », répondit Erin, plus dans une tonalité suave que sensuelle, et plus par réflexion que par tentation. « Peut-être bien… Mais, à dire vrai, j’imaginais autre chose que tout ça. », dit-elle en embrassant la salle du regard et d’un geste ample de la main. Elle ne savait pas comment exprimer avec respect le fait qu’elle était venue dans cet optique et que finalement, elle allait repartir par peur des hauteurs vertigineuses qu’il fallait affronter. Il y a des craintes profondes que l’esprit rationnel comprenait très bien mais qui n’empêchait pas la personne de craindre, à la limite de la panique. Erin se disait que tout cela semblait sécurisé, mais c’était comme-ça, elle avait peur, et elle ne le contrôlait pas. « Je vais être franche avec vous, pour ne pas tomber dans des palabres importants alors que le sang va vous monter à la tête, mais j’ai peur des hauteurs, et je crains qu’avoir une verbaliste atlante complètement angoissée sur un de ses obstacles ne soit pas très représentatif de la grâce d’un corps en plein mouvement. », finit-elle par dire. Elle s’attendait à se faire charrier, juger même, mais elle s’en fichait un peu. Tout sauf grimper là dedans et se ridiculiser.

Idène Delongeal


Idène avait répondu d’un sourire à sa petite remarque concernant le sang qui lui montait au cerveau. Douée ou pas, elle était effectivement en train de rougir tout en résistant à la pression qui s’accumulait dans son cerveau. Elle demeura silencieuse tout en l’écoutant, le regard étincelant d’une envie malicieuse et survoltée. Erin ressemblait à une frêle enfant qui voulait s’essayer à un art, bombant du torse et droite de détermination, sans reconnaître que ça lui fichait la trouille...jusqu’à ce qu’elle l’avoue…
« Oh, la crainte du profond ? » Avait-elle répété comme si elle avait mal entendu. C’était surtout une façon de la charier, de l’obliger à reconnaître encore plus qu’à demi-mot. « C’est belle aventure que je t’offre. Expérience de vie qui n’est pas tirée de compétition. Je ne suis pas cruelle à rechercher humiliation publique. Et nous avons deux solutions pour la crainte du profond. La première... »

Idène délia soudainement ses jambes, ce qui eut pour effet de la faire tomber sans délai au fond de l’arène. Mais puisqu’Erin s’était approchée, elle se rendait finalement compte que le sol s’enfonçait encore quatre mètres plus bas pour se terminer sur une surface de cuir tressés et apparemment très souple. C’était un immense trampoline qui recouvrait tout ce sous-sol. La chute n’avait donc pas été accidentelle, Idène fit deux petits bonds avant d’en faire un troisième beaucoup plus grand qui la propulsa jusqu’à hauteur d’Erin. Là, juste avant de retomber, elle s’accrocha à la grille et cala ses pieds comme l’aurait fait un adepte d’escalade. Elle se positionna pile devant elle, à une proximité qui défiait un peu trop les frontières personnelles, visage devant visage.

La candide était donc extrêmement proche de l’administrative. Et si elle ne s’était pas reculée, leurs souffles se seraient mélangés un instant tandis qu’Idène continuait de la dévorer du regard. C’était une candide, il ne fallait pas l’oublier, et elle était en train d’examiner la jeune femme, de l’inspecter. Elle déterminait par ses réactions non verbal son orientation, ses attirances, ses besoins, projetait sa façon de concevoir les relations tout en vérifiant, également, si son âme était blessée ou non.
Et au passage, c’était aussi une façon de la jauger par la provocation. Serait-elle le petit oisillon qui se reculerait par la gêne ? Ou aurait-elle du coffre pour se faire une prédatrice qui y répondrait par une posture fixe ?

« Nulle chute douloureuse, ni os brisé pour toi, verbaliste. Cet amorti, là en bas, fait sauvegarde des braves qui viennent s’aventurer dans mon arène. » Le sourire d’Idène s'agrandit à l’idée qu’elle oserait rester pour participer. Ce serait un très beau spectacle. « Nous te laisserons choisir tenue élégante et confortable. Tu seras Atlante magnifique en cette arène. Et moi, je t’offrirai l’oubli temporaire de la crainte du profond. L’esprit ne s’égarera pas dans la peur. »

Erin Steele

La crainte du profond oui. Si c’était comme cela qu’ils appelaient ça par ici. Elle acquiesça, en continuant son explication. Idène semblait la charrier, mais elle lui mit les points sur les « i » pour lui faire comprendre qu’elle ne cherchait pas à l’humilier, mais plutôt à assurer à la salle un beau spectacle, avec l’honneur de la présence d’une Atlante. Erin comprenait très bien. Fini sa sensation d’être un morceau de viande que des tas de mâles en ruts cherchent à consommer, elle voyait plutôt cette arène comme une patinoire, où se produisaient des patineuses artistiques. Un mélange d’agilité, d’art, de chorégraphie, mêlé à des costumes seyants et mettant en valeur la femme comme l’homme. Tout cela, elle comprenait bien, et ce n’était pas après tout le tour qu’elle venait de faire dans cet antre qu’elle allait maintenant prétendre le contraire. Celui qui voulait assouvir ses instincts sexuels primaires avaient d’autres endroits dans le bâtiment pour le faire que de venir mater ici de la chair fraîche. A moins bien entendu de venir repérer une candide très agile comme l’était Idène. N’empêche, Erin avait du mal à concevoir que cette même femme en était une. Cela se rapprochait très dangereusement des standards de prostitution sur la Terre, et ce serait certainement classé comme tel d’ailleurs. Pourquoi Sheppard s’en était amouraché ? Pouvait-on aimer une personne qui se donnait à d’autre pour son métier ? Comme une actrice de X, qui ferait ça pour l’argent et aussi pour le plaisir, et qui serait marié à un comptable ou un boulanger. Comment ferait le mari pour ne pas exploser de voir sa femme se faire tringler toute la journée ? Il fallait avoir une certaine abnégation et bien poser les limites entre sexe et sentiment. Et pourtant, dans un couple, la notion de sexe pouvait néanmoins exister.

Intellectuellement, elle avait du mal à comprendre. Mais cela n’était pas le propos du moment, et Idène le lui rappela par sa simple action que de se laisser tomber. Instinctivement, Erin s’agrippa au grillage en poussant une exclamation de surprise. Sur le coup, elle pensait qu’Idène avait lâché par faiblesse. Ses doigts se crispèrent sur le tressage fin qui entourait donc cette arène, quand elle vit la Natus rebondir en bas tranquillement, une fois, deux fois, et à la troisième fois, elle se retrouva au même niveau qu’elle, les mains sur le côté des siennes et son visage terriblement proche du sien. Comme si elle avait cherché à l’embrasser. Erin lâcha le grillage pour reculer d’un pas, surprise. Elle avait pu sentir son haleine sur son faciès et un drôle de sentiment s’empara d’elle, mélange de la peur qu’elle lui avait faite et de sa petite provocation en retour. Sans parler qu’elle la scrutait, non, qu’elle la dévorait du regard. Cela la mettait mal à l’aise, mais elle se recomposa un masque, celui qu’elle aimait appeler son masque d’inquisitrice, et elle refit un pas en avant pour réduire à nouveau la distance, sans la lâcher des yeux. L’administrative ne savait pas ce qu’Idène lisait en elle, toujours est-il qu’elle-même était habituée à décortiquer les gens par leur non verbal et leur attitude, et là, elle ne savait pas trop quoi penser de la Candide.

Sans se démonter, elle haussa les sourcils et ajouta :

« Vous m’avez dit qu’il y avait deux solutions. Quelle est la seconde ? », répliqua-t-elle tranquillement, dans un presque murmure. Elle préférait se contenter d’une question, parmi les millions qui se bousculaient dans sa petite tête. Déjà, elle voyait bien que le trampoline amortirait sa chute, mais ce n’était pas ça qui la rassurait vraiment, surtout qu’elle n’était pas certaine d’arriver entière sur ledit trampoline si elle tombait de toute la hauteur de l’arène, sans parler des multiples obstacles qu’il y aurait sur sa descente vertigineuse vers le tapis rebondissant. Sans parler qu’elle se voyait mal dans la tenue d’Idène, même si elle devait reconnaître qu’elle serait affriolante là-dedans.

Idène Delongeal

Idène pencha la tête sur le côté, comme si elle relevait cet air inquisiteur et s’en jouait dans une petite moquerie du regard. Elle répondit avec une grande assurance, faisant de cette deuxième solution celle qui pouvait régler tous les problèmes.

« La Sainte Onction d’Andrièlus emprisonne le sentiment de peur et de crainte. Il demeurera en ton être mais n’altérera plus, ni ton esprit, ni ton coeur. Elle t’offrira liberté éphémère, le temps de ton art à mes côtés. »

« La Sainte Onction d’Andrièlus... », répéta-t-elle perplexe. Cela ne lui disait rien par rapport à ses standards terriens. « C’est une façon commode d’appeler une drogue ? », finit-elle par demander, ne voyant pas ce que ça pouvait être d’autre.
« Garde-toi bien de la portée de tes mots, mon amie. Si tu es verbaliste, tu sais qu’il peut-être très incommode de désigner une recette ancestrale de nos divinités comme étant...une “drogue”. » Prévint Idène. Un feu venait de s’allumer dans son regard. « Drogue est altération à but divertissant, une déviance consommée pour affaiblir l’esprit et jeter sa victime dans la dépendance. Telle bassesse chez un Natus n’est pas tolérée. Elle est très sévèrement punie en Magna. »
La jeune femme la considéra un instant avant d’ajouter :
« Mes yeux ont été témoins de l’acte de tes médicastres, arrachant nombre de frères et soeurs à la mort par l’insinuation de liquides étrangers appelé “médicaments”. La Sainte Onction provient des effluves d’une plante que l’on respire. Alors voit cela comme médicament Natus qui endort le mal du profond. »

Erin Steele


« J’ai parlé un peu vite en cherchant un parallèle avec mes connaissances propres », répondit Erin avec aplomb, toujours encline à arrondir les angles quand il fallait. Elle comprenait sa définition et elle apprécia le parallèle avec les médicaments que les docteurs avaient utilisé pour soigner les Natus.
« Un médicament me convient bien mieux. », finit-elle par avouer, laissant sous entendre qu’elle avait un problème avec les drogues, tout comme elle.
« Je suppose que je ne peux plus reculer maintenant ». Elle se mordit la lèvre inférieure, une pointe de stress faisant son apparition. Par ces simples mots, elle venait de sceller le fait qu’elle allait participer à ce parcours d’agilité, et elle espérait vraiment que l’Onction serait efficace. Sinon, elle ne donnait pas cher de sa prestation. Machinalement, elle baissa le regard vers le bas de l’arène. Ca ferait quand même une sacrée chute…

Idène éclata de rire.
« Tu l’as accepté en ton coeur dès que tes pas ont foulé le sol de mon arène, Verbaliste. Il ne suffisait alors qu’à offrir grande assurance à ton esprit. » Elle pointa du menton une petite ouverture dans le sol sur sa gauche, une sorte d’escalier de service qui semblait descendre dans le niveau d’en-dessous. « Passe cet accès et rejoint-moi. Je vais achever tes doutes et faire naître un grand désir à tes yeux... »

L’éclat de rire de la blonde fit relever les yeux d’Erin vers elle. Un petit sourire naquit sur ses lèvres alors sérieuses, trouvant écho dans l’amusement de la Candide.
« On ne vous refuse rarement quelque chose à vous n’est-ce pas ? », fit-elle avec une pointe d’humour en avisant la petite ouverture.
« Hmm... » Fit-elle malicieusement. « C’est mêmes mots identiques entendu de la bouche d’un charmant chef Atlante, oui... »
Erin préférait essayer de se détendre par l’humour que de se crisper sur l’appréhension. Elle ouvrit la trappe pour rejoindre le niveau inférieur mais elle s’arrêta dans son geste.
« Je comprends mieux certaine choses. », répondit-elle en ricanant un peu. Elle imaginait bien John essayait de se soustraire à cette femme. Elle semblait être de celle qui, quand elle voulait quelque chose, l’obtenait. C’était un escalier sous cette trappe, et Erin s’y engouffra, prenant soin de faire tomber le panneau qui la masquait. Elle avançait avec précaution, car même si elle avait l’assurance de sa cheville habituée à ses talons, elle ne voulait pas manquer une marche et achever directement par un gadin sa carrière dans l’arène de l’agilité. Autant tomber dans le trampoline devant tout le monde, ce serait surement plus glorieux. Elle rejoignit Idène en bas des escaliers. Elle était passée de l’autre côté du décor, dans le monde de ceux qui faisaient le spectacle.

Idène Delongeal


Ce couloir menait aux coulisses où se préparaient tous les candidats à l’arène. Il était assez petit et des torches de cristaux irradiaient d’une lumière douce à intervalle régulier. Idène semblait avoir récupéré son bâton et elle attendait, droite et fière, en laissant son regard traîner sur le corps d’Erin. Un léger sourire sur le visage, elle tendit la main afin de l’inviter à la suivre.
« La Grande Vida est femme intelligente. Elle a permis festivités à l’Antre pour tous les Natus afin de préserver la délégation Tairius d’une foule suffocante. Dans deux heures, grand spectacle sera donné ici. C’est ton occasion... »
« Pourquoi commencer par une petite représentation n’est-ce pas ? », fit Erin par pure rhétorique, trahissant son stress qui allait crescendo.

Elles entrèrent dans une vaste salle beaucoup plus impressionnante. Cela ressemblait à s’y méprendre aux coiffeuses de cabaret qui permettaient à leurs actrices de s’y préparer. Devant, il y avait une grande aire de sable où deux femmes avec des épées non tranchante répétaient une chorégraphie. Vêtue d’une robe blanche, et l’autre noire, extrêmement légère, elles ressemblaient à des danseuses martiales. Un homme, plus loin, huilait ses muscles tout en s’assurant de n’épargner aucune zone, il portait des poids visiblement très lourd aux chevilles et aux poignets pour s’infliger un handicap. Mais ce n’était pas tout, sur le côté, il y avait une sorte d’énorme salle de préparation. Comme celles des danseuses d’opéra avec des dessertes, des coiffeuses et des armoires. Au lieu de glaces, c’était des cristaux magnifiques et chatoyant qui reflétait l’image de plusieurs femmes qui s’habillaient toutes devant. De vraies déesses qui se maquillaient et s’aidaient mutuellement en enfilant des vêtements qui mettaient en valeur leurs beautés. Des mannequins taillé dans du bois portaient des tenues différentes et magnifiques. Ils s’alignaient tout le long du mur comme une haie d’honneur auxquelles les participantes pouvaient fixer leurs choix.

Erin Steele


Erin laissait vagabonder son regard ici et là. Rien ne lui échappait ou presque. Elle avait le sentiment de se retrouver dans une arrière salle d’un grand cabaret terrestre, ou d’un opéra, où les acteurs et les actrices se préparaient, se maquillaient, s’échauffaient pour certains, afin d’être prêt pour le spectacle qui allait suivre. C’était un peu le rêve de pas mal de petite fille que d’avoir ce genre d’endroit pour se faire belle, et la jeune femme s’en mettait plein les mirettes, même si tout cela dénotait d’une culture différente. D’ailleurs, cette touche d’exotisme lui plaisait fortement. Elle se sentait assez étrangère à toutes ces personnes, dans sa tenue grise et coupée selon les critères terriens, et elle se disait qu’elle devait leur paraître tout aussi étrange et dépaysante dans ces vêtements qu’ils ne l’étaient à ses yeux.

Idène Delongeal


« Erin Steele. Tu me rejoindras dans deux heures, lorsque foule grandira et se pressera tout autour de mon ring. Tu passeras par ce même chemin pour me rejoindre et tu te présenteras devant ces cristaux. » Un bras entourant ses épaules dans un geste rassurant et protecteur, elle passa devant la douzaine d’actrices qui saluèrent toutes d’un signe de tête respectueux. Et Idène mena Erin devant la multitude de mannequin.
« Ne laisse pas la timidité investir ton coeur et choisis ce qui fera de toi la reine de cette épreuve...voit...prends ton temps...n’oublie pas : le coeur et non la logique... »

Toutes les tenues étaient légères et affriolantes.
Il y avait des sortes d’armures très courtes, des toges ouvertes de l’antiquité, des tenues en peaux, d’autres en cuir. Des cuissardes et des epaulières de gladiateur. Tout ce que pouvait rêver une actrice qui voulait se transformer en Xéna en somme. Et tout ça était disponible et à portée d’Erin. Il n’y avait pas de bottes ni de chaussures particulière, seulement des guêtres de cordelettes en cuir qui se lasserait jusqu’à ses cuisses. Il y avait également des gants particuliers et des protèges poignets.
Erin..reine du spectacle à venir. Idène lui promettait de l’aider à s’habiller en conséquence et lui donnerait l’Onction d’Andrièlus juste avant.

Erin Steele


Elle en était à observer les tenues, essayant de se projeter dans l’une d’elle plus que dans une autre, sans laisser la timidité obscurcir son coeur. Elle ne savait pas si le bras d’Idène était là pour la rassurer ou pour la tenir ici, mais toujours est-il qu’elle aimait bien ce qu’elle voyait. Néanmoins, elle ne savait pas si elle voulait ressembler à une guerrière, ou si elle ne devait pas se draper simplement comme Idène. Finalement, après un délai de réflexion, elle opta pour un mixe : une jupe courte en peau s’arrêtant à mi cuisse, et pour habiller son buste, des brassières, en cuir cette fois, dont le col se fermerait bien autour de son cou et qui ne couvraient finalement que sa poitrine puisqu’elles laissaient apparente une grande partie de ses omoplates, épaules et ventre. A ça, elle ajouterait un bracelet en métal pour donner un petit côté plus tranchant à son look, qui irait parfaitement avec les chausses en cordelettes qui rappelaient celles des spadassins de l’époque gallo-romaine terrienne.

Elle indiqua ses choix à Idène. Peut-être que cette dernière aurait d’autres conseils vestimentaires à lui procurer. La Candide trouva le choix très intéressant et elle déplaça le tout sur un nouveau mannequin pour avoir un aperçu général. Avant qu’Erin ne reparte, elle lui rappela l’importance d’être ponctuelle puisqu’elle ne pourrait se vétir seule et cette dernière confirma qu’elle le serait.
Il était temps de repartir et Idène la regarda s’éloigner avec une grande satisfaction. Elle lui avait proposé cette activité il y a six mois et elle était contente d’avoir réussi à entraîner la verbaliste dans son ring. Cela allait être palpitant, autant pour le coeur de l'administrative atlante que pour celui du public.


GleekOut!

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le Ven 8 Déc - 21:30

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Alexander Hoffman

Erin Steele ♦️ Alexander Hoffman ♦️ John Sheppard

Du coté Atlante


Erin retrouva le groupe au même endroit, en pleine conversation avec Belc, qui leur montrait ses outils et leur racontait comment il en était venu à être un graveur en plus de son devoir de combattant. Elle espérait ne pas avoir été trop longue mais elle avait prévu une petite histoire pour être crédible sur le temps qu’elle avait passé à s’absenter. En tout cas, ils n’avaient pas bougé de là et c’était peu probable que les deux hommes se posent des questions.

Alexander releva la tête vers sa compagne et lui fis un rictus, son regard indiquait à Erin un message simple : “ça va ?”. Il aimait communiquer par ce biais avec elle. Quant à John, il n’était pas dans ce genre d’intimité, donc il lui demanda clairement.
« Tu t’es perdue ma chérie ? » Il commençait à trouver cela bien marrant.
« Presque, c’est grand ici.. », dit-elle l’air de rien avec le sourire de circonstance. Elle tourna ses pupilles vers Alexander pour le rassurer du regard et hocha imperceptiblement la tête pour lui confirmer que ça allait. Ce qui suffit à l’homme en toute franchise.
« Oui et on a pas encore tout explorer » Confirma John, lui même découvrait des zones pour la première fois, faut dire qu’il avait privilégié l’antre de la nourriture et un pseudo repos après la guerre… Erin voulait bien le croire.

Ils échangèrent tous quelques mots avant de retourner dans le hall pour se faire guider par Ascyl. Le chemin était étrangement long et les couloirs beaucoup plus large, comme pour convenir au déplacement d’une foule beaucoup plus importante. Avec des escaliers qui montaient régulièrement aux étages supérieurs. Ascyl prit l’un d’entre eux en leur expliquant qu’elle leur donnait accès au balcon pour avoir une meilleure vue. Il entrèrent petit à petit dans une salle immense, démesurée. En fait, cela ressemblait de plus en plus à une arène romaine de gladiateurs. Mais au lieu d’une immensité de sable entourant deux accès pour les combattants, c’était une estrade avec des musiciens. Ils étaient une bonne vingtaine à s’affairer sur leurs instruments en les préparant visiblement pour une répétition. Au-delà de cet espace, le reste était ceinturé d’une multitude de cornes en cuivre, comme des trombones géants, qui allaient accroître et transporter la musique sur tout l’auditoire. D’ailleurs, un Natus les testaient les uns après les autres avant de les diriger vers le groupe. Il y avait un piédestal joliment décoré avec une femme, dessus, qui testait sa voix sur trois cornes qu’elle avait devant elle.

Elle était vêtue d’une robe élégante et d’une tresse qui passait sur son épaule droite pour retomber devant elle. Longeant harmonieusement sa poitrine pour se balancer au rythme de sa respiration. Elle souffla dans la corne avant parler :

« Trayle...Trayle...je suis Trayle...je suis Natus...je suis belle muse... » Chantonna-t-elle avant d’acquiescer et de faire signe aux musiciens.

Entre divin et réel Rcerin10
La musique… Voilà bien un art qui parlait plus à Erin que la gravure ou le dessin. Elle était mélomane, fille d’une grande musicienne connue dans le monde entier, elle pratiquait elle-même le piano, et d’autres instruments dans une moindre mesure. Son dada restait son premier amour composé de 52 touches blanches et 32 touches noires. Plus largement, elle avait une sensibilité à la musique particulière, allant chercher dans des airs d’Opéra ou des musiques orchestrales une forme de bien être ou de bouleversement qui pouvait la motiver, la déprimer, la faire pleurer ou la transcender. Il suffisait qu’elle se laisse envahir par les notes, par la mélodie, rythmée par des accords harmonieux et des sons puissants, et elle se foutait une chair de poule du tonnerre.

Entre divin et réel Rcjohn10
Les deux hommes observèrent le lieu assez impressionnant il faut l’avouer. John aime aussi la musique, à dire vrai, il n’a aucun talent pour la créer sur un instrument, mais l’écouter lui procure toujours plus d’émotions que des images. Après, l’Opéra et le Théâtres ne sont pas ce qu’il préfère le plus, en tout franchise, il n’était jamais allé dans pareil endroit. Sachant, juste que la musique classique n’avait jamais été son fort. Peut-être se tromperait-il ? En tout cas s’il était tout aussi curieux que ces deux autres compères.

C’était une répétition mais l’homme qui avait réglé les cornes voulaient également s'entraîner, perfectionner sa gestion de la salle. Il engagea une lourde manivelle à rotation qui grinça de manière peu agréable. Mais le couinement s’estompa alors qu’un mécanisme de chaîne tirait un énorme cache opaque sur toutes les surfaces produisant de la lumière. La pénombre gagna le groupe comme s’il se trouvait dans une salle de cinéma, mais avec un mouvement de lumière trahissant fidèlement les coups de manivelles.

Le balcon où se trouvait le trio était avancé, cerné de belles roses et de diverses plantes qui irridiaient d’une trés douce lumière, comme une guirlande de noël très discrète qui ne gênait pas la vue. Il ne resta alors, à la fin de cette manoeuvre, qu’un faisceau de lumière tombant sur la chanteuse. Erin, Alexander et John étaient installés en ligne et avaient une vue complète sur la scène avec la lumière étincelant doucement sur ces centaines de cornes.

La jeune femme essayait d’admirer, au delà de la chanteuse et de son timbre qui s’annonçait prometteur par les quelques notes qu’elle avait donné, les instruments que composaient l’orchestre qui allait manifestement accompagner la demoiselle Natus. Elle était satisfaite pour plusieurs raisons : la variété de la gamme instrumentale, mais aussi parce qu’elle avait une affinité toute particulière avec les voix féminines notamment les mezzo soprano qui arrivaient rien que par le lyrisme d’une envolée vocale à lui arracher une larme. Alors quand c’était bien accompagné par une musique saisissante, elle pouvait sortir les mouchoirs, et ce, sans même comprendre les paroles. La chanteuse pouvait parler de l’achat de sa baguette de pain à la supérette du coin qu’elle en serait bouleversée si c’était bien amenée. Bref. Elle attendait avec une certaine forme d’impatience que la musique démarre sur cette répétition. Mine de rien, elle avait posé sa main sur la cuisse d’Alexander, prête à pianoter dessus au besoin. En réponse, l’homme posa sa main sur la sienne. Grand amateur d’Opéra, il avait hâte de voir ce qu’allait donner la version Natus. John, quant à lui, s’était installé du côté droit d’Erin, pour découvrir quelque chose auquel il n’avait jamais assisté, même sur terre. Étrangement, les deux hommes et la femme étaient silencieux, le silence était imposé sans vraiment être une gêne, bien au contraire.

« C’est bien les Français qui disent « fait un vœux » quand c’est une première fois non ? » demanda-t’il en murmurant. Cela lui venait de Nathalie, son regard était sur Erin, qui avait cette double culture aussi.
« C’est bien ça. », murmura-t-elle en lui jetant un coup d’oeil en coin. C’était la première fois qu’il assistait à ce genre de représentation ? Amusant, mais pas déconnant. La plupart des gens ne se déplaçaient pas vraiment dans les Opéras, à part quelques initiés, et John avait passé la plupart de sa vie dans l’armée, c’était donc encore moins étonnant. « Fait un voeu », ajouta-t-elle en français cette fois pour le lui confirmer dans la langue. Elle lui fit un sourire mutin.
Oui il n’avait jamais mis les pieds dans un Opéra. Il lui fit un rictus et fit en effet son vœu, celui-ci était plutôt simple : que jamais les Wraiths détruisent la cité.

La musique commença de manière très douce, avec un cor de guerre appelant à l’aide, perdu dans une obscurité sinistre. Son souffle monta deux fois très faiblement, de manière chaotique et brisé, comme témoin d’un important défaitisme.

« Natus apeurés, égarés dans le noir...appel du coeur, volonté qui se meure... » Le cor s’éleva suivi de trois autres, comme un renfort. « Mais jamais solitude ne dévore un Natus...car en Natus réside une belle foi... »

Un moment de silence, comme pour laisser un temps de suspens, avant que le cor ne s’élève de nouveau. Mais cette fois-ci, il fut suivi des vingts autres musiciens, dans le dos de la chanteuse, qui utilisaient également une corne. L’appel vibra dans tout l’auditorium, comme si une multitude impensable d’hommes se trouvaient derrière. Un battement de tambour de guerre, puis un autre, et un nouveau.

Erin aimait déjà. Elle adorait les introductions un peu théâtrale, qui demandaient une délicieuse patience, non seulement aux musiciens, mais aux spectateurs. C’était une forme de frustration auditive qui appelait à ce que la musique démarre, pour lâcher la bride, lâcher le frisson, pour permettre à la tension de s’évacuer et laisser court à l’imagination. Beaucoup de groupe sur Terre utilisait cette méthode, commençant par un instrument, puis un autre, et souvent, dans le rock’n roll par exemple, la batterie envoyait le démarrage plus puissant de la mélodie embrayé par le reste de l’orchestre. En plus ici, la chanteuse donnait le ton par quelques phrases qui annonçaient la couleur, sans se lâcher. On sentait qu’elle se retenait, que la suite serait plus puissante, plus salvatrice, et la brune n’attendait que ça, tendue. Elle avait dégagé ses deux oreilles en passant ses cheveux derrière, et elle guettait la réelle ouverture, la bouche entrouverte.

Et soudain, la musique démarra. Elle fût rythmée par des instruments à vents, à corde et des cuivres. La musicienne démarrait une tirade beaucoup plus rapide et galvanisante. C’était un véritable chant d'opérette naturel qui laissait réveur. C’était hypnotisant, reposant mais aussi sacrément motivant.

« Force et courage, coeur puissant, esprit fort. Tous les Natus affrontent hardi la mort. Nul ne recule, pour lâcher ses entrailles ? Car les Trois en notre foi, nous guide à la bataille... »

La musique atteignit alors un rythme de croisière. La voix de Trayle était enivrante, ce chant était nouveau, elle l’avait écrit et conçu pour se produire auprès des siens.

« Vil Dévoreur, nous t’avons repoussé, avec fils des Anciens, bravoure et allié. Ruine pour malheur, familles arrachées pour malédiction, nous devenons seul ? Mais voilà venu, le retour des Tairius ! »

Le chant glorifia autant les Atlantes que les Tairis sur un pied d’égalité avec les Natus. L’isolement du peuple s'effritait pour l’alliance tripartie contre le dévoreur. Le contenu se voulait historique, bienveillant et empli de gratitude. Les musiciens jouèrent de plus en fort à mesure que la chanson avançait.

Erin était comblée, emplie de cette musique qui venait pousser cette voix de plus en plus fortement. Parfois un peu trop. Mais c'était vraiment beau, des sentiments transperçait les auditeurs, tant par la puissance des mots qui racontaient l'histoire de la guerre contre le dévoreur, mais aussi par la myriade d'émotions en tout genre que les instrumentalistes projetaient par la gamme de notes qu'ils utilisaient. Elle pianotait sur le rythme qu’elle avait repéré sur la jambe de l'anglais, sans vraiment s’en rendre compte. Par moment, elle se penchait vers lui pour coller son épaule à la sienne et lui lancer un regard chargé d’affection. Elle était dans le sentimentalisme total mais qu’importe. Peut-être qu'un chef d'orchestre aurait été un plus d’harmonie mais c'était surtout une habitude terrienne d'en voir un qui faisait dire ça à la jeune femme. Elle adorait les cuivres et les sons que ces instruments pouvaient produire qui venait chercher loin dans la cage thoracique. Et cette voix, elle se transformait en note mélodieuse, elle était partie intégrante de la musique, la note ultime, suprême.

La musique atteignit son paroxysme avant de s’éteindre soudainement, dans une brutalité épique, avant que la voix seule ne finisse par : « Car Natus...ne renonce jamais... »

Cela fila des frissons à l’anglais. Ce genre de représentation était très bien, bien loin de certaines vu à Paris, Moscou ou dans d'autre Opéra de grand nom. Où il avait assisté à des répétitions. Sortir avec une danseuse du ballet Russes avait eu un avantage. Mais les Natus se valaient bien.

Et tous les cors scellèrent la fin de cette musique avec une aura purement guerrière et exaltante. Avec une foule en liesse et des applaudissements derrière, cela allait donner une véritable scène de joie et d’euphorie. Mais cela suffit à filer un frisson à l’américaine qui ne s’attendait pas à ce que la musique se coupe brutalement pour laisser seule place à une conclusion vocale qui s'était chargée de toute l'instrumentalisation précédente qui n’avait pas pu suivre. Au final, c'était parfaitement amené. Vraiment magnifiquement amené. Elle poussa un soupir rempli d'émotions en tout genre pour faire diminuer la charge émotionnelle qui s'était accumulée, alors qu'une nouvelle fois, elle s’essuyait les yeux. Elle espérait qu’elle n’allait pas ressembler à un panda à la longue. Alexander lui caressa amoureusement la cuisse rapprochant son épaule de la sienne.

Elle était touchée d’avoir pu assister à cette avant première qui n'était qu'une répétition. Avec une foule en liesse, ce serait vraiment magnifique. Le public décuplerait les sentiments de chacun pour en faire une ode à la musique qui lui répondrait toujours plus haute. Déjà que là, le texte poignant combiné à la mélodie dopée par des cuivres omniprésents rendait le lyrisme poignant…. Il y avait des réglages à faire bien entendu pour que tout cela s’accorde parfaitement, notamment au niveau des balances de son et nul doute que le moment venu, cette compagnie produirait un spectacle exceptionnel pour les Natus.

Trayle discuta avec quelques musiciens, ses propos rapportés par les cornes. Elle trouvait qu’une partie d’entre eux jouaient trop fort et augmentaient le volume beaucoup trop tôt vis à vis de son chant. Ils étaient tous en train de s’accorder avant de recommencer. Le type qui gérait la lumière la replaça à son intensité d’origine avant de baisser de nouveau le cache en essayant d’être moins brusque. La même musique recommença et, cette fois-ci, de manière bien mieux organisée. Et c'était partie pour un second round mieux accordé qu'Erin écouta les yeux fermés, se laissant envahir par le son qui venait créer ses images tout seul dans son esprit.

C'était sacrément plaisant de rencontrer enfin une civilisation similaire à la Terre dans sa façon de traiter les choses spirituelles, dans le sens où très peu de peuple dans la galaxie, à part les athosiens dans une moindre mesure, n’accordait d’importance à l’art au point d’essayer de le sublimer. Certes les Natus étaient tournés vers la guerre, le combat, mais ils faisaient autre chose et en cela, il rappelait vraiment les Samouraïs japonais qui cultivaient autant leur esprit que leur art martial. Erin appréciait d'autant plus que ces gens étaient manifestement ouvert d'esprit et prompt à être dans l'échange. C'était quand même agréable. Avis amplement partagé avec son compagnon qui ressentait la même chose qu’elle a cet instant, sans pour autant verser sa petite larme.

John ne s'attendait pas vraiment à ce genre de chose et trouva cette musique et les émotions qui montaient en lui grandiose. Son visage pétillait d’émerveillement comme un petit garçon. Il avait bien fait de s’asseoir ici, il aurait manqué quelque chose, s’il avait passé son chemin.



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    Alexander Hoffman
    Double comptes : Isia Taylor-Laurence & John Sheppard & Naalem Lays & Elana Ravix //écriture : firebrick

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