Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Ven 8 Déc - 21:37
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Erin Steele ♦️ Alexander Hoffman ♦️ John Sheppard

Du coté Atlante

Après cela, le spectacle, dans une salle un peu moins grande.
Trois Natus étaient en train de répéter une scène de théâtre sur une histoire d’amour entre un Pondéré et une Candide. Il y avait beaucoup d’émotions dans la voix, les acteurs n’étaient pas débutants. L'amphithéâtre les entourait de sièges en pierre mais heureusement recouvert de peaux confortables. Là aussi, la lumière n’était dirigée que sur le spectacle, celui au-dessus du public dissimulé par le même système de cache.
Quelques Natus étaient également présents, sûrement des proches ou des membres de la famille des acteurs. L’histoire se poursuivait sur un sentiment paradoxal où le Pondéré voulait attirer la Candide dans cette voie. Mais que celle-ci était si douée pour soigner les âmes qu’elle causerait beaucoup de tort pour l’amour unique.

Même si la culture était différente, le jeu d’acteur, l'intonation dans la voix, même le non-verbal était bien joué. C’était un véritable film à l’eau de rose qui n’allait pas tarder à tirer les larmes à son public.

Vint enfin le moment de se restaurer. La journée avait filé très rapidement, au point qu’ils n’avaient pas encore remarqué que la soirée allait bientôt débuter. D’ailleurs, Ascyl informa les Atlantes que Vida avait proposé aux Tairis, à l’issue de leurs nombreuses découvertes, d’assister aux nombreux spectacles de l’Antre. Dans tous les secteurs, les hommes reservaient au mieux des emplacements pour essayer de convenir à la dimension de tous les tigres.

Ils en étaient là, tentés entre plusieurs auberges d’où s’échappaient des odeurs très appétissantes et des “cantines” qui proposait le principe du buffet à volonté. Déjà John avait l’estomac qui faisait la java, rien qu’en sentant les effluves de nourriture. Ce qui fit rire l’anglais, qui le chariai sur le fait qu’il n’était qu’un “ventre sur patte”.
« Je propose qu’on les fasse tous ! » Lança joyeusement John !

Un jeune homme s’était alors approché du groupe, les coupant dans leur choix du restaurant, si l’on pouvait le qualifier ainsi, pour déclarer :
« Atlante Sheppard, un message pour vous... »
Le messager n’avait pas eu la moindre hésitation. C’était à croire que le colonel, comme le reste de l’escouade Natus-Cougar étaient devenu populaire avec le temps. Après tout, il y avait de nombreux dessins qui circulaient avec un bon niveau de précision. Alors les Natus restant avaient eu le temps de parler des Atlantes en six mois. Le parchemin était cacheté de cire. John le prit un peu étonné qu’on lui envoie un message, remerciant le messager. Cela lui faisait bizarre d’être connu autant qu’une célébritée.
« Des mots doux de tes admiratrices mon ami ? ».
« Peut-être bien... » Répondit le colonel, en dépliant la lettre écrite à la plume.

Message:
 

John eu un petit rictus au coin, il s'attendait plus à voir la belle blonde lui sauter dessus au détour d’un couloir, que de recevoir une lettre de sa part. Elle avait une belle écriture ronde et généreuses comme ses courbes. Il referma la lettre, avant de la tendre aux deux RDA, qui de toute façon, fouines comme ils sont, l’auraient interrogé.
« Manger où avoir des étincelles dans les yeux ?... Quel dilemme ! » lança Alexander avec un regard complice à sa compagne qui le lui rendit. Se moquer de John était une bonne façon d’évacuer le stress qu’elle sentait monter en elle, lui coupant d'ailleurs toutes envie de manger pour le moment. La belle Idène réclamait son colonel avec grande hâte pour l’éblouir et surement quelques échanges plus physiques.
« Plateau repas ? Enfin bon, je peux attendre, il est encore tôt pour dîner, c’est juste les odeurs qui m’allèche. »
« Pas très faim pour le moment. Les étincelles me disent bien. »
« Allons donc voir la féline en action alors ! »
« Exactement et nous comprendrons comment elle t’a attrapé dans ses griffes surtout ... » John leur avait raconté que bien plus tard, comment cela s’était fait et Alexander n’était pas en reste pour le taquiner. Le colonel eut un rictus amusé. Et ils étaient les deux seuls à savoir, qu’en réalité il n’avait pas trempé son biscuit ce soir-là, en trompant son ex. puisque pour tout le monde, ce fut le cas et il assumait, ce fut une des raisons de sa rupture avec Nathalie de toute façon.
« Tu n’aurais pas fait le malin avec une Idène accroché à ta croupe »
« Il ne fait pas toujours le malin avec une Erin accrochée à sa croupe. », répliqua la jeune femme.
John ricana de plus belle se foutant de la figure d’Alexander, mimant un geste de fouet, qui trouva écho chez Erin qui mima une fessée. Intenables.

En fait, le messager prit les devants pour les avertir qu’il valait mieux aller à l’arène au plus vite pour avoir les places de choix. Il y aurait énormément de Natus et une partie de la salle était réservée aux Tairius qui accepterait de voir l’exhibition. Ainsi, ils durent s’y rendre immédiatement. Apparemment, il y aurait un spectacle tout à fait inédit et inattendu pour surprendre les tigres. Mais le messager ne donna pas plus d’indication et se retira poliment après les avoir salué.

Le trio arriva rapidement à la conclusion que cela fonctionnait comme sur Terre, devant une salle de concert, au cinéma ou tout autre divertissement : il fallait savoir patienter. C’était un sentiment qui avait dû leur manquer... de se retrouver, au travers de leur mission diplomatique, comme dans un week end repos en balade dans une région étrangère. Erin eut l’idée de proposer d’aller s’installer et d’aller prendre quelque chose à manger sur place, juste avant que ça ne commence. Il devait forcément y avoir quelqu’un pour distribuer quelques friandises ou des plats légèrement plus consistant non ?

Ils n’eurent pas besoin de guide. Sheppard savait très bien à partir de quand, et où, la Candide lui avait mis le grappin dessus, cela était une évidence. A peine eurent-ils rejoint le hall qu’ils découvrirent une masse impressionnante de Natus. Les autres spectacles et activités semblaient moins les intéresser et, même si les Atlantes étaient leurs héros, il fallu batailler pour se creuser une place. Alexander remarquait que sa compagne semblait un peu stressée, mais il mit sur le compte de la foule oppressante, d’un endroit qui ressemblait à une salle de combat et surtout qu’elle avait été chamboulée par deux fois, juste avant. Elle faisait tout pour le masquer, mais son mutisme soudain était un indicateur. Néanmoins, elle faisait bonne figure pour ne pas les alerter, surtout qu’elle stressait désormais, non pas pour la représentation à venir, mais pour ne pas se faire griller en s’éclipsant.



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Du coté Atlante


Les gradins étaient déjà bien rempli et les RDA, ainsi que le colonel, découvrirent Vida à l’opposé, debout et droite, en train de parler avec quelques Tairis qui s’étaient installés sur les monticules de peaux et de draps que les Natus avaient installés pour leur éviter l’inconfort des assises trop étroites.

Il y avait Vilma dans le lot de Tairis, presque au complet, Alexander ne sut dire au vu des masses immenses. La tigresse se leva, en voyant Alexander et s’arrêta vers Vida.
« Ne prenez pas cela comme une offense mais je préfère rejoindre mon mentra » Elle avait envie de le retrouver de lui demander ce qu’il avait fait pendant qu’eux visitait à leur manière la sépulture des trois et d’autres activités. A dire vrai, quitte à passer un moment à mirer un art Natus, elle voulait le faire auprès de son Atlante, histoire de montrer que les tigres sont des alliés proches de la cité.
« Il serait plus simple de le ramener ici, au lieu que tu ailles t’allonger sur des assise moins confortable Vilma. » Lança Eura, allongée sur une peau près d’Aya.
Vilma, ne voulait rien imposer, mais elle savait que les autres tigres en auraient rien à faire. Enfin s'ils seraient d’accord pour la présence de cet homme. Son regard alla sur Aya qui hocha la tête.
« Votre avis Batailleuse Vida ? » demanda noblement Aya. Mettant sur le même piédestal Vida que les autres chefs de clan Tairis.

La jeune femme se sentait heureuse, elle était presque sûre que les Seigneurs Tairius seraient étonnés de ce spectacle, de l’art de l’agilité et du réflexe, elle avait d’ailleurs hâte que l’exhibition débute. C’était un honneur qu’ils aient tous accepté de passer la nuit en Magna au lieu de retourner chez eux. Les Tairius ne semblaient pas s’ennuyer, c’était vraiment une bonne chose. Au début, elle considéra la volonté de Vilma d’un air sceptique. Ce n’était pas une très bonne idée de se mélanger à la masse Natus, oubliant un peu que la présence d’un Tairius pouvait leur être très intimidant. D’ailleurs, Eura exprima exactement ce qu’elle avait en tête. Et lorsqu’Aya lui demanda son avis, elle lui sourit avant de répondre :
« Seigneure Eura à raison, Vilma, voyez votre Mentra et ami Atlante suffocant par surnombre. Ils seront bien plus à l’aise ici, partageant votre confort. Et cela sera aussi bon pour vous. »
Elle hocha la tête. « Peut-être pourriez-vous les y inviter ? »
Son regard migra ensuite vers Aya afin de la remercier pour sa diligence. Un léger sourire convaincant étira ses lèvres tandis que son esprit fût attiré par une question qu’elle s’était déjà posée. “Mentra” était une ancienne expression Tairius ayant survécu à l’oubli grâce au Codex. Mais c’est un mot fort chargé d’un sens très précis. Vida se demandait si les Atlantes en comprenaient la définition où s’ils étaient ignorant de cette réalité. Eura allait-elle lire ses pensées à ce moment là ? Peut-être…
Toujours est-il qu’un groupe de Natus s’était approché avec des demi-citernes d’eau qu’ils déposèrent au pied des gradins réhabilité. Le festin aurait lieu plus tard mais les Tairius auraient peut-être l’envie de se désaltérer et la bonne intention prévalait. Vida en profita pour demander à ces bonnes volontés de bien vouloir veiller à ce que les Atlantes soient autorisés à s’approcher de cette partie des gradins.

« Cela me va, je vais donc le quérir au plus vite. »
« Mentra n’est pas seul, patte folle et ErinSteele, sont aussi les bienvenus. » lança affectueusement Aya, en voyant l’empressement de sa jeune tigresse.
« Bien entendu, je ne vais pas laisser nos amis seuls » Lança Vilma, qui s’élança sans aucune gêne vers la foule, pour commencer à s’avancer. Cela devenait difficile pour elle au vu de sa carrure mais elle attendait patiemment qu’on la laisse passer en s’excusant poliment. C’était sans compter son statut de Tairis qui vit les Natus se ranger de plus en plus rapidement avec des saluts toujours très respectueux. Bien vite, elle n’eut plus à s’excuser de passer puisqu’un chemin lui était fait. Les Natus, néanmoins, ne cessaient de la considérer avec effarement du fait de sa proximité. L’un d’eux fut même bousculé par la croupe de la tigresse sans qu’elle ne s’en rende compte. Cela plu a Vilma, qui n’aurait pas à jouer des épaules pour passer.

Eura soupira et leva les yeux au ciel « Avec plus de trois cents kilos de fourrure, elle oublie qu’elle n’est plus un Taigrions ! » lança t’elle ironiquement ce qui fit rire les autres tigres.
« Elle se comporte avec la passion Eura. Qui ne ferait pas pareille ? » Ajouta Shira d’un air malicieux.
« Enfin bon, il manque de fourrure et de crocs, mais il est pas mal d’un point de vu beauté humaine me semble non ? » Enchérit Rion’Lastar.
« Oui, c’est le cas mon beau Rion’Lastar.» répondit Cylvia.
« Il est fort dommage qu’il ne soit pas tigre ou transformable en tigre. Eura ne pourrais-tu pas rendre ce service a ta fille d’adoption ? » Ce fut Gora qui s’était allongé vers Vida et en bas, puisqu’il aimait bien être au plus près des événements.
« Et pourquoi pas Vilma en peau rose ? Elle serait très belle ! »
« Je me demande si un humain de trois cents kilos est bien beau… »
« Car tu crois qu’un tigre de moins de cent kilos, oui ? » Fit-elle ironiquement.
« Ce n’est qu’un détail, on le fera manger de la bonne viande Tortouffes bien grasse ! » Les tigres se mirent à rire. Ils étaient de bonne humeur comme le traduisaient leur humour.
« Cela est plus fort que vous de dire autant de sottises que des Taigrions vraiment... Mais je vous l’accorde cela est agréable de rire. Mais faites-le maintenant. Quand Vilma sera de retour, je ne veux plus entendre un seul bruit sur les transformations ou autre idées farfelues. » Fit-elle calme. Ils hochèrent tous dans un grognements mélodieux la tête. En accord avec leur dominante.
« Mon beau Gora, je suis Tigre d’esprit pas tigre de magie. Mais si un jour, je trouve une manière de transformer tigre en humain ou l’inverse, je ne le dirais pas, pour ne pas perdre notre Vilma. » Eura s’était levée et sauta auprès de Vida, effleura Gora de sa patte volontairement. Elle se pencha vers l’humaine, d’un air intrigué, comme si elle répondait à un appel intérieur de la jeune femme. Elle s’assit à côté d’elle, alors que Vilma galérait à atteindre le groupe d’humain Atlante.

Anelyn s’était surprise à rire de l’humour Tairis. Elle voyait bien la situation d’une expérience où ces Seigneurs voudraient incorporer le verbaliste à leur peuple en le nourrissant à outrance. Ou bien déterminer la beauté de Vilma sous les traits d’une humaine. Cela dit, chez les Natus, l’humour n’était jamais bien loin d’une forme de vérité et Vida continuait de penser qu’un jour ou l’autre, lorsque le verbaliste comprendrait la réelle signification du terme Mentra, il aurait besoin de toutes ses qualités d’impartialité pour ne pas sentir une forme de peur ou de sentiment inconfortable l’étreindre.
Vida n’était pas très anxieuse à l’idée de voir Vilma se frayer son chemin parmi le peuple Natus. Mais il y avait tant de monde que même la bonne volonté des spectateurs suffisaient à peine à lui libérer le passage. C’est le bond adroit et très impressionnant d’Eura qui la tira de ses pensées. Anelyn l’observa, le regard légèrement surpris, alors qu’elle s’installait à ses côtés. Elle soupira en comprenant qu’elle venait encore de lire en elle, de ressentir ses doutes et son interrogation quelque part. La Batailleuse se pencha donc légèrement pour murmurer, de craintes que les autres tigres ne le prennent mal, sans comprendre que leur ouïe fine capterait ses propos :

« Mentra est terme reconnu, légué des Trois. J’ai crainte que l’humour de vos frères et soeurs, ajouté à l’ignorance actuelle du verbaliste, ne le braque d’incompréhension et déçoive Seigneure Vilma. Les humains ont conception différentes des liens, ils divergent comme pour les notres, Natus, et il serait dommageable pour ces deux-là de ne point comprendre que liaison est parfois limitée à la seule grandeur de l’esprit et de l’âme. » Son regard se posa sur celui d’Eura, cela la fit frissonner et elle ajouta : « Seul doute bienveillant qui occupe ma pensée... »

Eura eu un rictus bienveillant « C’est notre choix, de ne pas dire toute la vérité sur la profondeur de ce mot à Alexander Hoffman. C’est un humain intelligent et il sait très bien que ce terme est affectif, nulle autre ne l’utilise pour qualifier un membre de son espèce. Même sa compagne Erin Steele, pourtant très respectée et appréciée d’Aya. Au fond de lui, il doit se douter qu’il y a des sentiments qui dépasse la simple amitié. Mais le « Mentra » peut être platonique, l’âme de Vilma a vibré avec la sienne et elle sait très bien que jamais elle ne pourra vivre amour charnel ou amour commun d’union avec. Il serait pas Tairis de ne pas qualifier avec les mots des âmes liées et de l’omettre. Nous aimons charrier Vilma, mais nous regrettons tous intérieurement qu’une tigresse de sa qualité, ne puisse pas connaître d’union aussi forte avec un tigre. Cela serait plus facile. Mais, le destin de la plaine est autre Batailleuse Vida. Le destin des grands n’est pas aisé. Au moins son âme s’est liée avec l’un des grands meneurs Atlantes et cela est un honneur de briller ensemble. »
« Le mentra n’est pas qu’amour commun, c’est aussi amour chaste et surement le plus beau. On pense à tort qu’on doit se lier avec nos Mentras, mais Vilma connaît une autre manière d'aimer. » Ajouta Cylvia d’un air tendre. Oui, elle avait entendu, comme la totalité des tigres qui avaient écoutées.
« Et il lui rend bien son affection. Vilma étant heureuse ainsi, seul est le principal. Le reste ne compte pas, et c’est inutile de donner trop de détail à une belle chose. Malgré le nombre de tigres qui voudraient en faire sa compagne de hutte. » Ajouta Aya en soupirant doucement.

Vida se sentait bête d’avoir chuchoté, les tigres lui avaient répondu comme si elle avait parlé à voix haute. Après ce dialogue riche en son sens, elle hocha pensivement la tête avant de répondre :
« Je suis soulagée et je salue le valeur de cet attachement... » Eura hocha la tête, le doute était levé. Elle s'allongea à côté de Vida et fut rejointe par Aya.
Soudain, un homme trapu et un peu bougon toussota de manière peu discrète. Vida le considéra avant de se rappeler de l’affaire du moment. Bien entendu, Madnel, l’un des cuisiniers avait demandé audience et Vida avait oublié d’en avertir Aya. Il fallait régler ça vite avant le début du spectacle.
« Seigneure Aya, cet homme s’appelle Madnel, il prépare le festin de ce soir... » Elle l’invita d’un signe de tête rassurant. « Parlez Natus, Seigneurs Tairius ne vous dévorerons pas ! »
« Sauf s’il n’y a plus a manger ... » Enchérit Rion’Lastar. Les autres tigres pouffèrent et le grand mâle se prit une baffe à l'arrière de la tête par Rashar qui grogna amusé. Vida secoua négativement la tête en se disant qu’ils étaient beaucoup plus détendu qu’à leur arrivée. La conduite des Tairis montrait bien qu’ils appréciaient cette expérience à leur côté. C’était un carton plein pour Vida.
« Espèce de Taigrions mal éduqué… tu vas finir par faire peur à tous ces brave Natus avec des crocs mal placés » Il n’avait rien de méchant. L’immense mâle Rashar, hocha la tête en secouant la pâte dans un geste ample et élégant pour que l’homme parle. Rion se frotta la tête et eut un rictus amusé.

Madnel rigola nerveusement en se demandant s’ils étaient vraiment sérieux. Il triturait son tricorne tout en s’approchant. Il failli s’emmêler les pinceaux et buter dans l’une des citernes.
« Hmmfff...pas l’habitude moi...normal d’ailleurs...Heu...Seigneurs Tairius ? Je prépare grande cuisine de viandes diverses pour vous. Mais je manque de connaissance en vos goûts. Plats proposés doivent-ils être cru ? Ou acceptez vous cuisson ? Épices et marinades, accompagnements sont envisagés. En êtes-vous intéressés aussi ? »
Il malmena encore son tricorne en attendant la réponse.

Aya avait lancé un petit regard à son frère et Rion Lastard, tout en roulant des yeux, mais au fond d’elle, elle était contente de cette bonne ambiance. Surtout entre chef, depuis de nombreuses lunes, il n’avait pas eu de conflits et les tribus s'entendaient à merveilles par l’amitié qui liait les leaders. Son regard d’or se reporta sur le cuisinier.
« Nous mangeons la viande cuite le plus souvent et nous préparons celle-ci aussi, mais de manière bien sommaire. Faite nous, connaitre vos savoirs. Seulement nos papilles sont presque insensibles au sucre et au sel, des éléments que nous percevons très peu. Au contraire de l’amertume qui est une saveur que nous apprécions. » Dit-elle en espérant que les Natus avaient la même notion du sucre, sel et l’amer que les Atlantes.

Madnel laissa un temps de latence alors qu’il intégrait l’information...et surtout...qu’il se faisait violence pour ne pas s’évanouir d’avoir eu les paroles et l’attention d’un Tairis. Il fit une grimace lorsqu’il y eu la question du sucre et du sel, ce qui était le plus répandu en Magna, mais il eut tout de suite une idée concernant l’amer.
« C’est bonne information. J’ai plusieurs recettes qui gâteront vos estomacs et découverte de mets. Seigneurs... »
Il hocha la tête avant de s’écarter.
« Prenez toute l’aide qu’il vous faut Madnel, montrons aux Seigneurs l’étendue de notre hospitalité, voulez-vous ? »
« Oui, Batailleuse ! Heu...Administratrice je veux dire !!! »
Vida secoua négativement la tête, ne s’habituant pas d’être l’Administratrice des Natus.
« Très bien. Mais si vous avez sel et sucre laisser ainsi, nous percevons légèrement » Lança Aya simplement, tout en étendant ses longues pattes avant devant elle entre Gora et Cylvia, pour sortir ses griffes et s’étirer, puis les rangea auprès de sa poitrine en les croisant en cercle.
« Merci pour ces conseils ! » Fit poliment Madnel avant de partir. Ce qui ne l’empêcha pas de buter une fois de plus dans la citerne avant de disparaître de la vue.

« Peau rose amusant avec sa gaucherie. En tout cas, cela me donne faim, rien que d’y penser… Et avant que l’un de vous me griffe de son humour. Oui, un bon guerrier aime deux choses dans sa vie : le combat et avoir le ventre plein ! Pas besoin de mentra sans crinière pour être heureux » Lança Rion’Lastar
« Avec de telles paroles je ne comprends pas pourquoi tu n’as personnes dans ta hutte pour un foyer … » Le charia Shira et cela fit rire les autres tigres et Rashar, ébouriffait la tête du tigre avec sa patte. Celui-ci grogna un peu pour la forme. Eura roula des yeux vers Vida en soupirant.
« Et ça se fait appeler “Seigneur Tairus”... » Dit-elle doucement, se prenant un coup de la part d’Aya qui lui fit les gros yeux. Pas de cynisme.
« Hum...Et bien...Seigneur Rion’Lastar semble plus Dieu de l’humour que Dieu de la Guerre. » Ironisa Vida en fixant le concerné avec un sourire. « Tairius qui massacre plus par le rire que par coups de ses griffes. De bonnes armes ! »

Rion’Lastar se mit à rire de plus belle. « Ah ! Enfin un esprit supérieur pour me comprendre ! » Fit-il d’un air pompeux, avant que les autres tigres soupirent à l’unisson, ils avaient cette capacité à avoir des réactions fait en symbiose. Pour cela qu’un Tairis en groupe est redoutable, car naturellement, ils savent coordonner leurs mouvements tout en restant indépendant. « La guerre et l’humour sont partie intégrante pour évacuer tension dans un combat. Si pas d’humour, alors tension entraîne agressivité et mauvaise ambiance quand la guerre est au plus bas du moral des troupes. »

Vida le salua d’un signe de tête. Elle ne savait pas quoi lui répondre tant le dialogue semblait sérieux. Heureusement, elle avisa le retour des Atlantes avec Vilma. Ils avaient enfin réussi à se dégager de la foule pour leur revenir entier. Anelyn accueillit donc Alexander et Sheppard d’un fin sourire avant de chercher Erin du regard.
« Auriez-vous perdu la jeune verbaliste en chemin Atlante ? »

Pendant que les autres tigres étaient en train de faire de l’humour, John et Alexander papotaient tranquillement assis sur leurs sièges, pendant qu’Erin avait disparue, insistant pour trouver de quoi manger. Déjà les rangs devenaient de plus en plus sombres. Les Natus étaient tous avec le sourire, il y en avait en bonne santé, d’autres boitaient. D’autre, encore, étaient amenés sur des sièges-civières. Mais il n’y avait pas la moindre once de malheur dans cette pièce.



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Comme Erin s’était doutée, il y avait bien une petite échoppe de cuisine qui proposait quelques plats et mets facilement transportable. Elle avait son excuse pour pouvoir filer maintenant qu’Alexander et Sheppard avait une bonne place. L’agencement de l’arène et son contenu avait suffisamment de quoi attirer le regard et les amener à tout un tas d’hypothèse. La jeune directrice n’avait plus qu’à trouver le bon moment pour utiliser la trappe de service. Histoire de disparaître pour leur revenir entièrement changée…

Tournée de dos sur la gauche, l’anglais parlait de la cérémonie de Vilma la veille à son ami, qui était intéressé. Puis soudainement John arqua un sourcil et le Britannique se prit un coup de tête affectueux. Vilma, leur annonça, qu’ils avaient une meilleure place près des tigres et de Vida. Alexander hésita, puis accepta, Erin les retrouverait que très vite, ils seraient voyant avec le gang des peluches à grandes dents.

Ainsi, donc, ils firent le chemin inverse qu’avait fait Vilma, s’étonnant tout deux de la manière dont les Natus s’écartaient pour laisser place à la belle tigresse grise. Une fois vers l’aménagement de peau, ils furent accueillis par un brin d’humour de Vida. Alexander eu un petit rictus.
« Mademoiselle Steele est partie trouver de la nourriture »
« Elle avait peur qu’on mange tout avant même de regagner nos places, puisqu’elle a tenue a y aller seule. »
« Vraiment ? Qu’on mange tout ? » Fit-l’anglais en toisant le colonel, qui soupira.
« Rho ça va ! Que JE mange tout »
Les tigres pouffèrent de plus belle. « Je ne suis donc pas le seul dans ce cas ! Même chez les Atlantes il y a des guerriers affamés ! » Conclut Rion Lastar.
« Oui. » Confirma Vida. « J’ai été sollicité de nombre de plaintes de ce colonel à l’estomac éternellement vide pour avoir mené plusieurs auberges à rupture il y a six mois. » John fit l'innocent, en levant les paumes en l’air, quand Alexander lui jeta un regard amusé avec un signe de main du genre “elle ta cassée mec !” Très discret. En tout cas les tigres ricanaient doucement.
Elle le fixa avec un sourire moqueur.
« Combien de temps avant qu’il ne s’attaque à vos précieux plats promis par Madnel, Seigneur Rion’Lastar... »
« Eh bien, nous réglerons cela avec nos crocs et puis voilà ! » Fit le tigre taquin.
« On partagera, cela sera mieux… »
« Nous viderons les autres auberges à deux, c’est une meilleure idée ! » Confirma le tigre jovial. Au moins, on ne pouvait jamais douté de ces sentiments avec lui, il était franc et expressif. Il lança un regard à Vida avec un rictus. La jeune femme soupira exagérément, comme si elle était excédée.
« Et mille Natus agoniserons de votre appétit insatiable...je prends note ! »
« Oh oui, au moins autant de Natus que de Wizzards sous mes pattes ! » Répondit Rion Lastar.
« La Batailleuse Vida à oubliée de dire que tu es aussi le “dieu” de la vantardise » Fit Aya en baillant, dévoilant ses crocs.
« Et celui de l'appétit... » Il y eut des rires.

Il semblait avoir une bonne ambiance ici, fort bien, l’anglais était content de ce fait et que Vida découvre les Tairis sous un jour aussi agréable. Il lui lança d'ailleurs, une oeillade tout aussi satisfait par cette découverte. Expression qui reçut pour toute réponse un sourire discret de la part de la jeune femme...plein d’une sincère gratitude.

Alexander toisa les emplacements vides et étrangement les tigres commencèrent à s’ajuster pour laisser de la place. Aya tapa de la patte près d’elle.
« Je vois que vous êtes à vos aises, de belles couvertures comme dans vos huttes. » Lança Alexander, il avait un sous entendu que seul Aya pouvait comprendre et celle-ci hocha la tête. Une manière de demander si les Tairis étaient satisfaits et content de leur séjour. Dans un sens, ils étaient bien restés ici, plus de temps que prévu.
« Les Natus savent la qualité d’un bon confort …» Fit Aya avec un sourire, tapant de la patte plus fermement, histoire qu’il comprenne bien, que sa place était ici, avec elle, enfin légèrement en dessous, pour que Vilma se couche. Et Alexander compris le message depuis longtemps, l’exigence tairis dans toute sa splendeur ... mais il ne se voyait pas passer au-dessus d’Eura, qui celle-ci le toisa.
« Eh bien saute, je ne vais m’offusquer de cela ! » Dit-elle simplement. Comme cela ne dérangeait pas la tigresse un brin étrange, il sauta souplement près d’Aya, pour s’asseoir, étendant ses jambes, se doutant qu’elles allaient servir à quelqu’un et ce fut Vilma, qui bondissant souplement, pour s’allonger sous Aya et Eura et poser le haut de son corps sur les jambes d’Alexander.

John ne savait pas où se mettre et ce fut Eura, qui se décala un peu, pour qu’il puisse se mettre du côté libre d’Alexander se retrouvant proche de Rion’Lastar et devant Rashar. Il était un peu intimidé d’être au milieu de tous ces imposants tigres. Au moins, ils n’auraient pas froid.
« Erin viendra sur mes genoux … » Lança-t’il amusé et doucement à Alexander pour le taquiner. Celui-ci allait lui répondre mais ce fut Eura.
« Elle ne viendra pas de toute façon... » Alexander tourna la tête interloquée, comment ça ? Et Eura enchaîna, voyant qu’elle était la seule avoir perçue quelque chose comme toujours, donc elle se rattrapa. « Hum. Je veux dire, qu’elle ne viendra pas sur les genoux de John Shepard, elle trouvera une place autre part. ».
Alexander hocha la tête, un instant il s’était demandé si elle n’en savait pas plus que lui. Après tout c’est Eura la tigresse énigmatique et qui dit des choses étranges !
Il posa ses mains sur l’encolure de Vilma, les enfonçant dans sa crinière.

« Tu t’installes Administrative - Batailleuse Vida ? » Ordonna presque Eura, pour lui signifier de ne pas rester debout inutilement. Maintenant que tout le monde était au complet.
« Avec plaisir. » Fit-elle après avoir constaté que tous les Natus s’étaient fait une place. L’éclairage commençait déjà à faiblir sous l’action des cache-cristaux. Un cri commençait alors à prendre l’ampleur parmi la foule qui s’étonnait soudainement. Un chant, qui faisait de plus en plus d’adapte, et qui entonnait :

ERRRH-YNNN-STIIII ! ERRRH-YNNN-STIIII ! ERRRH-YNNN-STIIII ! ERRRH-YNNN-STIIII ! ERRRH-YNNN-STIIII !

Vida avait été mise au courant. Idène lui avait envoyé un courrier pour l’avertir de cet exceptionnel spectacle et elle avait été très heureuse d’apprendre que la verbaliste Erin avait acceptée. Qu’il y aurait une belle surprise pour son compagnon. Elle détournait parfois le regard, prenant place aux côtés d’Eura et considérant Aya avec émotion. La Batailleuse espérait que les Tairis seraient scotchés et agréablement satisfait de ce spectacle.

Alexander était bien calé et de toute façon ne pouvait plus du tout bouger avec une Vilma sur lui. Il commençait à trouver le temps long, enfin non, il commençait à trouver qu’Erin mettait beaucoup de temps. Et il avait beau parcourir les gradins, il ne la voyait toujours pas. Il regretta de n’avoir point d’oreillette radio, pour lui demander si elle avait été kidnappée. Il caressait le cou de Vilma, évaluant la pousse de sa petite crinière de femelle. Cela le fit sourire et il eut une idée farfelue de lui faire des tresses. Chose qu’il fit. Vilma se laissait faire, regardant la foule de son regard, pendant que les autres Tairis discutaient de divers sujets.

John le toisa et ricana doucement, trouvant cette scène très mignonne, mais tout comme l’anglais, il commençait à se demander ce que fichait Erin, qui avait tendance à disparaître. Surtout dans un endroit qu’elle ne connaissait pas. En tout cas, il avait hâte de voir ce qu’allait faire Idène dans cette arène. Il avait entre les mains le papier manuscrit.
« Elle en met du temps la « Darling » » Il reprenait l’un des qualificatifs, qu’il avait entendu de la bouche de l’anglais, pour nommer Erin affectueusement.
« Je trouve aussi … » Il n’eut pas le temps d’en penser ou dire plus, que la foule était en train de scander un nom.

« Elle va rater le spectacle ! Je vais la chercher !
» Il soupira, essayant de se lever, mais Rashar lui posa doucement sa patte sur l’épaule.
« Ce n’est pas grave John Sheppard... Elle ne peut pas vous manquer, elle vous retrouvera et vu la foule, elle doit avoir du mal à se mouvoir... »
John ne se voyait pas contredire le grand mâle et puis il avait raison, avec le nombre de Natus, c’est un coup à se perdre et il n’avait plus de Tairis pour faire une haie d’honneur.


En tout cas, Alexander trouvait ça étrange comme surnom
« Erytil ? »
« Ouais...Erinstil ? »
« Cela ressemble à Erin Steele oui ! » Dit-il sèchement, il commençait à avoir un mauvais présentement. Se souvenant bien, de l’air gourmand d’Idène sur sa compagne et sa proposition. Il espérait qu’elle n’avait pas eu la folie ou la bêtise de répondre par l’affirmatif à un combat.
« Mais non, ça doit être le nom de la concurrente d’Idène. Tu es parano mon ami. Et tu vois Erin dans cette arène à se battre avec Idène ? »
« Non. Elle n’aime pas la violence, elle ne sait pas très bien se battre en plus … Et je ne vois pas pourquoi, elle se mettrait en exhibition devant tout un peuple, pour se prendre une raclée. » Et il n’aimera pas la voir là-dedans avec une femme chat qui lui donnerait l’humiliation de sa vie. En plus, il y avait pleins de rondins et autres objets suspendus qui empêcherait Erin de se battre puisqu’elle avait le vertige.
« Je ne la vois pas en petite tenue devant tout le monde aussi. Même si ça serait joli à voir… » Il s’apprêtait à se prendre un coup de la part de son ami, mais cela ne fut pas le cas. Alexander était d’accord, Erin était très belle et la voir avec le moins de vêtement possible était un beau spectacle. De toute façon, si elle débarque en sous-vêtements devant une foule entière il ne va pas taper tout le monde et cela serait son choix à elle pas le sien. Et de toute manière cela n’avait pas lieu d’être, sa compagne allait arriver d’un moment ou un autre. Il remarqua que les tigres sauf Eura semblait guetter la foule. Il fut une évidence qu’ils cherchaient aussi Erin, prêtant d’une manière bienveillante une aide à l’humain.



GleekOut!

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Erin Steele


À l’heure dite, Erin se présenta dans les loges pour retrouver Idene. Une certaine effervescence y régnait, contrastant avec le calme des lieux quand elle était venue la première fois. Elle y était pour de bon cette fois ci. Plus moyen de faire demi tour, plus moyen de se défiler. Son cœur tonnait dans sa poitrine mais elle conservait une certaine forme de sérénité sur le visage. Faire ses épreuves ne lui faisait pas peur en soi, c'était un jeu d’agilité et elle n'était pas mauvaise à ça. Elle s'entraînait tous les deux jours pour s’entretenir physiquement : course à pied, pompes, abdos, gainage, et elle se sentait en pleine forme, en pleine possession de ses moyens et affûtée. Elle avait confiance en elle. Seule la peur des hauteurs et le vertige lui mettaient les jambes en cotons, rien que d’y penser.

Elle devait faire confiance dans le matériel et dans le médicament qu'allait lui procurer la Natus. Elle n’avait pas pensé à demander s'il y avait déjà eu des accidents mortels mais à la réflexion, elle se dit qu'elle préférait ne pas savoir. Il fallait qu'elle profite du moment, qu’elle s’amuse et qu'elle fasse le spectacle. Sa motivation principale était avant tout Alexander et la surprise qu'elle voulait lui faire. Elle était persuadée qu'il ne s'attendrait pas à la voir là, et elle espérait qu'elle ne s'était pas trahi par sa nervosité liée au stress après son retour des “toilettes”. Peut-être suspecterait il quelque chose mais elle avait tout fait pour rester impassible et habituelle. Difficile de savoir ce qu'il remarquait lui qui était fin observateur également. Elle comptait sur toutes les nouveautés qu’ils avaient vu pour l’avoir distrait d'elle.

Mine de rien, le côté gladiatrice l’excitait pas mal. Elle avait hâte de voir à quoi elle allait ressembler dans sa tenue d’apparat. Elle se cherchait des motivations pour ne pas rebrousser chemin, toujours à cause de cette fichue phobie des hauteurs. L’Onction l'aiderait, elle en était certaine. Elle prit une grande inspiration et elle approcha du mannequin où était rangée les vêtements et pièces d’habits qu’elle avait sélectionné un peu plus tôt. Nulle trace d’Idène pour le moment mais ça ne saurait tarder. Il était l’heure convenue.

« Atlante... »

Trois jeunes femmes venaient d’arriver à cet endroit avec différentes affaires. Les deux premières tirèrent un auvent pour offrir un peu d’intimité à Erin tandis que la première, une Natus qui portait une cicatrice de brûlure au niveau du cou et d’une partie de sa joue droite, vint jusqu’à elle avec plusieurs pots en bois.

« Idène nous a mandé de vous aider à la préparation. Enlevez votre vêture... »

« Hum, très bien. » Erin était pudique mais entre femmes, ça pouvait aller. Et puis, il fallait bien qu’elle se vêtisse pour la représentation. Elle défit sa veste qu’elle posa avec soin, s’étonnant quand même d’être le centre d’intérêt de ces trois femmes. C’était un peu gênant. Elle avait le sentiment d’être une princesse, ou une femme de riche condition dans des temps reculés, qui avait des servantes à sa disposition. Elle défit les boutons de sa chemise et elle termina dans son soutien-gorge gris à dentelle. Pour le moment, elle le laissa en place sur sa poitrine, avant de se pencher pour retirer ses escarpins. Enfin, elle retira son pantalon pour finir en tanga, lequel composait un ensemble avec son cache coeur. Elle n’était pas super à l’aise, attendant de voir par quoi elle allait commencer.

La Natus brûlée fût la première à s’immobiliser en voyant les dessous d’Erin. Elle entrouvrit la bouche en un “Whoaaa” mutique et dénué d’implication sexuelle. Les deux autres réagirent exactement de la même façon juste après avoir tiré le auvent. Elles trouvaient ces dessous Atlantes magnifiques et très sensuels pour mettre en avant la beauté d’une femme. Elles ne se génèrent pas pour lui tourner autour tout en faisant part de leur constatation.

« Je m’appelle Etha. C’est beauté que ceci, j’aurai grand désir de m’en procurer. Vous devriez garder le bas. Mais le haut, cela va causer grande gêne. La pièce de poitrine sera serrée, pour que rien ne s’échappe... »
« Ce serait avec plaisir de vous en procurer pour que vous puissiez les arborer. », fit Erin avec un sourire. Elle acquiesça concernant le haut. Elle l’enlèverait le moment venu dans ce cas.
Etha était encore plus enthousiaste maintenant qu’elle se voyait être l’une des premières Natus à connaître l’utilisation des sous-vêtements Atlante. Cela pouvait paraître étrange mais un peuple qui affectionnait la beauté, dans toutes ses formes, trouvait celle du corps humain encore plus intéressante avec des sous-vêtements attrayant.

Elle fit un signe aux deux autres qui amenèrent d’abords la jupe courte en peau. Elle se fixait par le côté à l’aide d’une ceinture de cuir située dans la partie intérieur du vêtement. Les deux bords étaient volontairement coupé pour permettre une grande mobilité et le reste de ce court vêtement était volontairement déchiré en son extrémité pour donner un aspect encore plus martial et sauvage. L’atlante se laissait faire docilement, voyant que les jeunes femmes semblaient s’y connaître. Elles devaient habiller pas mal de concurrentes et concurrents.

Tandis qu’Etha, la femme brûlée, était en train de vérifier que la jupe tenait bien au niveau de la taille et ne risquait pas de s’échapper, les deux autres ouvrirent les pots et plongèrent les mains dedans. Il y avait une sorte de poudre brune, de la couleur d’une terre claire, et elles commencèrent à en répandre sur les cuisses d’Erin. Les deux femmes avaient l’habitude de ce type de maquillage et elles l’utilisèrent de façon différentes. En le lissant, en le jetant par petits coups, en le peignant avec un peu d’eau.

Si Erin regardait, elle verrait que ses jambes nues donnaient l’air d’avoir traîné trop longtemps dehors. Cela avait un aspect moche et très négligé. Mais en face d’elle, il y avait l’un de ces énormes cristal qui lui renvoyait son reflet. Le haut de son corps donnait un aspect trop coupant, comme s’il manquait quelque chose, mais si on ne se concentrait que sur ses jambes, cela donnait clairement l’impression d’une guerrière héroïque qui avait longuement bataillé.

« Allez, enlevez... » Insista gentiment Etha. « Je ne vais pas assouvir quelconque pulsions de chair avec vous, Atlante. Je vous aide à la préparation, n’ayez crainte... »
« Je ne pensais à rien de pervers, ne vous inquiétez pas », fit Erin en passant ses mains dans son dos pour dégrafer son soutien-gorge, laissant libre sa poitrine pour de bon. Elle posa le sous-vêtement avec ses autres habits.

La pièce d'armure en cuir était très particulière. Et Erin allait rapidement comprendre pourquoi son sous-vêtement l’aurait effectivement géné. L’intérieur des baleines de l’armure s’adaptait à ses mensurations par un système de cerclage en tissu qui comblait les différences. De cette façon là, une fois que le vêtement serait accroché à elle, sa poitrine ne risquait pas de se balader et de subir des chocs pendant son exercice. C’était peut-être étrange mais les femmes Natus avaient bien compris que ça serait douloureux de ne pas avoir une brassière de combat bien adapté, surtout avec un extérieur en cuir solide. En somme, la sous-couche de l’armure faisait soutien-gorge en plus d’une couche anti-abrasion. Le tissu était d’ailleurs exceptionnellement doux, comme du velours mélangé à du coton. Elle se sentait bien dedans, c’était enveloppant, et cela donnait un côté rassurant au vêtement. On ne pouvait pas dire que tous les soutien-gorge étaient aussi confortable que cette armure de cuir.

« Les armures de spectacle naissent des mains de bourrelières et tailleuses concernées... » Expliqua Etha avec fierté. « Vêture de prestance créé par les femmes, pour les femmes. Sans insultes envers nos hommes de même artisanat, bien sûr. »
« Elle est vraiment magnifique, et d’un confort à toute épreuve. » Erin se mit à rire un peu avant d’ajouter : « Vous verrez que vous serez nettement moins bien dans les sous-vêtement que je vous apporterai. »

Déjà, les deux servantes migraient au niveau de son ventre et de son dos, continuant de répandre du maquillage de terre mais, cette fois-ci, en dessinant de beaux signes légèrement bleutés. Les symboles étaient fait avec une aisance et un art calligraphique. Celui qu’elle eu sur le ventre, peu après le nombril, était le dernier chevron de l’adresse d’Atlantis. Décidément, tout le monde aimait peindre sur elle. D’abord Alexander, maintenant les Natus. Et à dire vrai, elle aimait bien ça. Elle trouvait cet art assez impressionnant, surtout dans la beauté qu’il pouvait donner aux personnes sur lesquelles il s’exprimait. Elle était plutôt bluffée de ce qu’elle voyait dans le reflet du cristal qui servait de miroir, même si au départ, elle était restée un peu dubitative en voyant ses jambes uniquement peinte, qui donnait un petit côté cracra à son allure. Mais au final, l’ensemble commençait à s’agencer harmonieusement.

Etha termina l’installation de la brassière de combat en vérifiant l’attache dans son dos et le maintien du cou. Elle lui demanda de faire quelques mouvements de bassins et de bras pour vérifier qu’il n’y avait aucun frottements, lui assurant qu’elle ne devait strictement rien sentir si le vêtement était bien installé. Ce qu’Erin fit, en bougeant son bassin, ses jambes, ses bras et en se contorsionnant un peu non sans s’excuser auprès des deux maquilleuses de les couper dans leur dessin. Elle ne sentait rien de particulier, pas de frottements, ni rien. Le vêtement collait parfaitement à sa peau. C’était extra.

Enfin, elle s’attaqua à ses cheveux en liant des petits bijoux de pierre à feu aux extrémités. C’était extrêmement léger et ne pesait pas vraiment. La Natus lui demanda de secouer la tête pour vérifier que ça ne la génerait pas, qu’elle ne prendrait aucun choc sur le visage, puis elle lui fît une petite mêche de cordelettes tressées qui tombait de son front, sur le côté gauche.
Les peintures gagnèrent jusqu’à son visage alors qu’on lui installait les guêtres d’apparence gallo-romaine avec un tressage qui remontait jusqu'au dessus de ses genoux. La pointe semblait renforcée pour lui permettre de s’y appuyer sans abimer ses orteils. On lui demandait de faire quelques mouvements, de voir si ce n’était pas trop serré. Facile, Erin s'exécutait à chaque fois pour que les dames Natus puissent procéder aux ajustements.

Idène Delongeal


Puis c’est là qu’Idène apparut avec une coupe en argent. Elle écarquilla les yeux sous la surprise en voyant ce qu’était devenu Erin et elle s’approcha avec son éternel air provocant, lui tournant autour comme une matrone qui choisissait l’une de ses filles pour faire rebondir ses affaires.

« Rhoamytra la Sainte aimante serait abattue de jalousie en te voyant. Tu es joyau sublime au regard Natus. »
« Vous me flattez, je ne dois cela qu’à vos amies, elles sont fantastiques dans ce qu’elles font. », répliqua-t-elle, jamais très à l’aise avec les compliments clairement affichés.
« Etha et ses deux soeurs sont expertes en ce domaine. Elles magnifient ce que tu es en-dedans de ton être. »
« Elles ne me connaissent pourtant pas. », répliqua Erin du tac au tac, même si au demeurant, elle était flattée de tant de soin à son endroit.

Idène posa la coupole sur la desserte d’à côté, ne répondant que d’un signe de tête, alors qu’elle vérifiait chaque vêtement encore une fois. Elle demanda à ses collègues, visiblement sans ordonner, de veiller à ce que les peintures soit suffisamment légère, qu’Erin n’aie pas l’air trop chargée. Mais c’était déjà très bien fait. La Candide prit ensuite les mains pour examiner ses doigts et considéra ses ongles longs d’un air sceptique.

« Il faut protéger tes ongles. »

Idène fît venir des gants très particuliers. Ils ne recouvraient que l’extrémité de ses doigts et se reliaient de manières ingénieuses à ses poignets par des lanières de cuir. Quand tout était installé, le prolongement en forme de griffe donnait un air sauvage à ses mains, comme s’il s’agissait d’une arme inédite et pleinement bestiale : comme des pattes de fauves.

Quand Erin fût prête et devant le cristal, l’administrative était devenue une princesse guerrière sauvage et assurée. Comme une valkyrie, une amazone, magnifiquement dénudée et prête à partir en guerre. Elle en jetait un max et les trois Natus qui l’avait aidé étaient fières du résultat, ne tarissant pas d’éloge sur l’effet qu’elle aurait sur la foule. Son visage couvert de cette fine peinture de guerre avec les petits bijoux sur ses cheveux et la petite tresse à l’avant donnaient un air de parfaite maîtrise martiale, d’une complète résolution. En d’autre terme, c’est comme si Erin sortait tout droit d’un jeu vidéo qui abusait de l’idéalisation de la femme guerrière. Elle tournait sur elle même pour se contempler. Elle n’avait pas de maquillage terrien sur elle, sans quoi elle aurait pu ajouter une touche de noir autour de ses yeux pour augmenter l’effet de profondeur qu’ils inspiraient, et ça irait parfaitement bien avec le reste de sa panoplie. Les jeunes femmes ne l’avaient pas chargé de peinture, ou de motifs, restant sobre dans ce qu’elles avaient fait. Elle ne voyait pas quoi ajouter de plus, ou peut-être si…
« Est-ce que vous avez du maquillage noir ? Et de quoi écrire pour vous montrer un motif que j’aimerai avoir dans le dos ? », fit Erin à l’adresse des quatre femmes. Elle avait sa petite idée de comment se “personnaliser” au delà du chevron menant vers Atlantis, seulement, elle ne pensait pas que les Natus connaissaient l’existence des Sirènes. D’un côté, elle pouvait leur expliquer. De toute façon, il allait falloir parce qu’elle ne dessinait pas super bien.

Etha fût réactive. Elle lui apporta une palette de bois où se trouvait des poudres de plusieurs couleurs. Il y avait un pinceau avec un peu d’eau et il fallait apparemment faire un mélange avant d’appliquer. Mais aussi étonnant que cela puisse paraître, cette peinture était tout aussi fluide qu’un maquillage Atlante. Il n’était, bien sûr, pas aussi fin ou évolué mais cela suffirait pour les besoin d’Erin. Car il y avait le noir qu’elle demandait.
On lui apporta également un parchemin pour qu’elle puisse faire son dessin et, le temps qu’Idène aille se préparer, Miane, l’une des soeurs d’Etha, s’intéressa de très près au dessin qu’elle lui ferait sur le dos. Étant une excellente dessinatrice, elle lui proposa de faire un premier essai sur le papier avant de reporter le modèle sur son dos.

Erin laissa de côté le maquillage noir pour le moment, pour s’évertuer à essayer de représenter ce qu’elle voulait. Elle fit une esquisse, assez grossière, mais dans l’ensemble assez représentative. « En fait, il s’agit d’une femme, avec une queue de poisson. Si vous voulez, son buste et sa tête sont ceux d’une femme, et à partir de son bassin... » Elle plaça ses mains sur ses hanches et déplia les doigts pour montrer toute la descente de ses jambes. « ... c’est une queue de poisson assez esthétique. Comme sur ce dessin, même si c’est grossier. » Elle lui montra en même temps le dessin, pour qu’elle puisse visualiser. « Peut-être que dans votre culture, vous avez pareille créature ? », hasarda Erin, toujours ravie d’en apprendre plus. Elle voulait une sirène clairement identifiable, non pas seins nus, mais avec un bustier similaire à celui qu’elle portait actuellement pour faire un rappel, une ondine aux cheveux bruns, longs, et qui s’étirait sur un rocher. Elle ne le voulait pas trop gros, de peur que ça fasse tâche. C’était juste un rappel, un clin d’oeil, notamment pour son surnom, mais aussi pour celui qui le lui donnait régulièrement.

Miane était très perplexe, elle ne connaissait visiblement pas cette créature mais se mit à dessiner plusieurs formes en respectant les conseils et détails d’Erin. Ce fut plutôt difficile de lui faire comprendre le concept au début mais, en copiant le haut du corps d’Erin et trouvant un parallèle d’une créature possédant des nageoires, Miane lui proposa finalement un très bel exemple de sirène...à l’effigie d’Erin.

Il ne restait plus qu’à le peindre dans son dos et cela allait être compliqué puisqu’elle ne devait surtout pas bouger. Mais les femmes Natus, expertes dans ce type de préparation, avaient de l’or dans les mains. Elles travaillèrent de concert et présentèrent, à la fin, un cristal réfléchissant pour qu’elle puisse bien voir de dessin qui se trouvait dans son dos. Il répondait parfaitement à ce qu’elle attendait. Il ne lui restait plus qu’à personnaliser son maquillage avec la palette, ce qu’elle fit rapidement, finissant le contour de ses yeux avec du noir pour leur donner de la profondeur et un air plus dangereux.

Idène revint peu de temps après et littéralement métamorphosée. La peinture de son corps était un peu plus argenté et elle portait une toge de l’antiquité d’un blanc éclatant. Mais au lieu qu’il recouvre l’intégralité de son corps, il faisait un croisement osé au niveau de sa poitrine. Une seconde pièce indépendante faisait une jupe courte nouée sur un seul côté et de travers, plus court sur le noeud et s’allongeant jusqu’à son genou de l’autre.

L’argent de la peinture était irrégulier pour recouvrir ses jambes et l’essentiel de son corps nu. Il n’y avait que son bassin et sa poitrine de recouvert par ce drap fin. Elle avait usé d’un tressage de cuir pour réunir ses cheveux en arrière sans qu’ils ne soient trop tirés, permettant d’alterner des petites mèches rebelles sur un début de chignon qui finissait néanmoins sur une belle natte.

Trois traits d’un vert olive tranchait la partie droite de son visage sur un étrange signe que l’on aurait pu comparer avec un symbole breton. Cela avait bien sûr une autre signification et, pour que cette couleur ne casse pas sa tenue blanche, ses deux bras étaient cerclés de la même couleur à hauteur des aisselles.

Il y avait donc un très beau contraste avec son regard et la quasi nudité d’Idène semblait la rendre encore plus farouche et provocante. Lorsqu’elle revint auprès d’Erin, son dessin étant sur le point d’être achevé, elle se présenta à côté d’elle pour se comparer dans le miroir. C’était parfait, comme la confrontation de deux élites féminines, une amazone sauvage aux côtés d’une spartiate mixée de peinture Picte.
Elles allaient détonner et Idène en était plus que satisfaite.

« Quelle guerrière magnifique tu fais. Notre temps approche à grand pas, je t’ai préparé moi-même l’onction. » Fît-elle en allant chercher la coupe.

La Candide ouvrit doucement le couvercle et des effluves commencèrent à monter. Le liquide noir semblait faire un tourbillon comme lorsque l’on mélange son café et que le mouvement ne veut plus s’arrêter. Un fin brouillard couleur rouge sang restait en suspension sur quelques centimètres avant que des colonnes ne s’y échappe et commencent à monter à l’extérieur.

« Inspire à pleins poumons. Doucement, calmement. Lorsque tu sauras la peur en toi mais qu’elle ne martyrise plus ton corps, le médicament aura fait effet...inspire... »

Erin Steele


Erin n’était pas emballée par ce qu’elle voyait dans la coupe d’argent. Ce liquide rouge sang n’était pas des plus ragoutant… Quelque part, elle fut soulagée d’entendre Idène lui dire d’inspirer à plein poumon les volutes qui s’en échappaient, car elle n’avait pas spécialement envie de le boire. Elle se pencha vers le récipient, une expression dubitative sur le visage. Ni une ni deux, elle ramena ses cheveux en arrière, qui teintèrent à cause de la présence des pierres attachées à leur extrémité. Il aurait été dommage qu’ils trempent dans le breuvage. N’empêche, les tenir avec ses mains gantées, du moins, ses doigts, pourvus de griffes, était assez étrange… Elle se surprenait quand même, à se laisser faire de la sorte. Voilà qu’elle inspirait un produit dont elle ne connaissait pas l’existence, et qui n’avait été vérifié par personne… Sans parler du fait qu’elle avait accepté le pari un peu fou de jouer le jeu dans cette arène, en se transformant en guerrière atlante prête à s’exhiber pour la grâce et la beauté.

« C’est fait avec du sang ? », dit-elle, penchée au dessus du contenant. Parler lui permettait d’inspirer sans trop se poser de question.
« Non. C’est poison d’une créature des Tréfonds. Nous usons de plantes pour annuler l’effet nocif et ne garder que l’avantage. Cesse de parler, aventurière, et empli entièrement tes poumons. C’est important. »

Tandis qu’Erin obeissait, un peu à contre coeur surtout maintenant qu’elle savait que c’était à la base un poison, nécessitant visiblement plusieurs longues inspirations, Idène lui donna quelques conseils.

« C’est spectacle que tu vas offrir, Erin Steele. Ne laisse pas quelconques doutes ou jugements entraver ton aventure. Ne crains pas exagération des mouvements, ne soit pas économe de grâce et charme. Bomber exagérément du torse n’est pas arrogance. Car ce soir, tu es magnifique déesse, tu es combattante zélée qui offre divertissement au regard. Joue de ce pouvoir, de ce rôle. Prends grand plaisir de cette vie d’un soir. C’est jeu d’image et de beauté. Alors libère toi des limites de conscience pour ton plaisir. Ainsi, tu rentreras en ton foyer avec magnifique souvenir en ton coeur. Je t’en donne exemple, voit... »

Penchée sur l’onction, la jeune femme écoutait posément les propos de la candide. Oui, elle savait tout cela, et elle voyait bien dans les propos d’Idène une forme d’encouragement, de bénédiction, ou elle ne savait trop quoi. C’était vrai qu’elle sentait le tract monter au fur et à mesure que l’échéance approchait mais elle n’allait pas se démonter. Elle devait être une actrice, une actrice qui joue le jeu de la comédie pour le bien de son public. Ainsi, même si elle n’y connaissait rien en démonstration martiale, elle pouvait toujours essayer. Le tout serait de le faire avec grâce ! Elle comptait bien prendre du plaisir ce soir, profiter de ce moment où elle serait le centre du monde avec Idène. Et si elle devait se montrer disgracieuse, empotée, gauche et autres, elle se disait qu’au moins, le filet la protégerait des tomates. D’un côté, il pouvait y avoir une certaine beauté dans la gaucherie d’une chute ou dans le rétablissement d’un pas manqué. A elle de ne pas trop se mettre la pression et de laisser faire son corps. Les vapeurs lui prenaient la tête, et maintenant qu’elle essayait de se focaliser sur les hauteurs, elle se rendait compte que c’était simplement ses réflexions pragmatiques sur le sujet qui lui faisait peur. Le vivre ne semblait plus lui poser de problème. Elle n’arrivait pas à trop à définir cette sensation en fait… Elle savait qu’elle avait peur, que c’était une phobie qu’elle avait depuis longtemps, mais maintenant qu’elle essayait d’en ressentir la crainte, comme une bouée rassurante à laquelle on se raccroche, elle se rendait compte que sa peur primitive ne la guettait plus, ne l’attendait plus, et elle n’avait plus rien à quoi se raccrocher. C’était assez confus dans sa tête à ce sujet là. C’était sans doute pour ça qu’elle détestait les drogues et autres médicaments trop psychoactifs car ils chamboulaient tout dans son esprit bien ordonné habituellement. Enfin qu’importe.

La candide regarda Erin puis referma le couvercle lorsqu’elle considéra qu’elle avait suffisamment inspiré les vapeurs. Elle déposa la coupe sur l’une des dessertes puis vint se placer à côté d’elle, lui prenant sa main avant de la tendre bien haut. L’américaine se laissa manipuler. Elle prenait tous les conseils possibles pour se rassurer. Comme Idène l’avait dit, elle bomba de la poitrine et creusa l’intérieur de ses reins de manière féline. Si Erin faisait pareil en se regardant dans le cristal, elle était en droit de se dire qu’elle le briserait par cet aura épique. C’était une forme de salut, ou d’appel à la liesse du public, qui ferait forcément un effet de tonnerre dans la foule. Idène avait fait son mouvement comme si elle en avait l’habitude et, pour être honnête, ça en jetait un max. Elle ressemblait à une princesse guerrière qui saluait son armée. Alors Erin pouvait aussi voir ce que ça donnerait. Quel éclat ! La brune était subjuguée et elle s’y essaya. Ce n’était pas trop mal, même si cela se sentait qu’elle n’était pas sur le même pieds d’égalité que la candide. Qu’importe, elles n’étaient pas vraiment en compétition, et de toute façon, la RDA savait qu’elle ne pouvait pas rivaliser avec quelqu’un qui était rompu à ce genre d’exercice depuis longtemps. C’était comme essayer de dribbler un footballeur professionnel en ayant jamais fait de foot de sa vie.

« Donc, est-ce que tu peux m’expliquer le principe de ce qu’on doit faire ? Il faut réaliser le parcours ? Arriver en haut ? Ou juste se promener avec grâce et candeur dans les différents obstacles ? Doit-on se soucier l’une de l’autre ? » Erin fit un sourire et expulsa de l’air de son nez en pouffant légèrement. « Je suis désolée de t’assaillir de question, mais je suis un peu perdue sur la nature exacte de la prestation qu’on doit donner. », rajouta-t-elle, navrée. Elle avait bien saisi que ce n’était pas une compétition, que ce n’était pas une exhibition pour la gloire du phallus masculin et qu’il n’y avait rien de malsain là dedans, tout comme dans le patinage artistique (elle aimait bien se raccrocher à des exemples sportifs qu’elle maîtrisait au moins du point de vue du concept pour se donner des idées).
« Ton intérêt me satisfait, n’aie point d’excuses en cela » Répondit Idène avant d’ajouter : « Ton esprit est clairvoyant, verbaliste. Nous allons monter au sommet. Mais plus nous progresserons et plus chemin sera semé d'embûches. Je veillerai sur toi. »

Idène Delongeal


Une vocalise commune s’éleva petit à petit au-dessus de leurs têtes, prenant forme graduellement, de manière plus régulière, en étouffant l’incroyable applaudissement qu’il y avait eu plus tôt. Cet éclat de voix commun ne cessait de scander, avec des battements de pieds rythmant l’appel, un sonore et vibrant :

ERRRH-YNNN-STIIII ! ERRRH-YNNN-STIIII ! ERRRH-YNNN-STIIII ! ERRRH-YNNN-STIIII ! ERRRH-YNNN-STIIII !

Le regard éternellement provocant et prédateur d’Idène chercha le sien alors qu’elle maintenait la main dans la sienne. Elle augmenta doucement la pression comme pour la rassurer et elle commença à l’attirer vers une entrée de service. C’était une plate-forme en bois qui ressemblait à un monte-charge. Maintenant qu’elle lui avait emprisonné cette main, elle ne comptait visiblement pas la lâcher tout de suite. C’était à croire qu’elle comptait la guider comme une écolière pour son premier jour de rentrée.

« Entends ! Tu as été annoncé et ils t’appellent de leurs voeux. Tu es première femme Atlante à fouler l’arène d’agilité Natus. C’est honneur pour tous. » Lui fit-elle avec un sourire charmant, un tonnerre d’applaudissement et d’appel résonnait encore au-dessus d’elle. « Es-tu prête, verbaliste ? »

Erin Steele


« Est-on jamais prêt ? », lança Erin avec de l’ironie. Non, elle n’était pas prête. Elle avait les pétoches à s’en mettre les jambes en coton. Ce grondement du public qui la scandait lui filait des nausées et elle était à deux doigts de s’échapper de là. C’était sans compter sur sa main qui était prisonnière de celle d’Idène et qui essayait, mine de rien et malgré ses allures de prédatrices félines, de la rassurer. Elle rigola même à sa remarque.

Elle inspira une fois, deux fois, en gonflant son ventre plutôt que sa poitrine, afin de calmer son palpitant qui s’était emballé dans les tours. Elle ne se souvenait plus d’avoir été stressée comme ça par le passé. Surement pendant ses examens ou des conneries du genre. Ce qui lui faisait peur avant toute chose, ce n’était pas spécialement le public, mais de se ridiculiser. Il allait falloir rester digne et droite même si elle se prenait une gamelle maladroite et guère belle à mirer, bref, il allait falloir faire le spectacle.

Au final, ce n’était pas une première pour elle… Chaque réunion était une forme de rencontre théâtralisée où tout le monde jouait un rôle. Chaque prise de parole publique était de cet acabit et elle s’en était toujours sortie. Non, elle devait avoir confiance en elle, comme toujours.
Après un moment de flottement, elle serra un peu plus fortement la main d’Idène et elle lui fit un petit geste affirmé de la tête, les yeux brillants d’une détermination courageuse. Elle devait mettre de côté son trac et foncer !

« Ne les laissons pas dans l’attente plus longtemps Candide. »

The show must go on.

Idène Delongeal


ERRRH-YNNN-STIIII ! ERRRH-YNNN-STIIII ! ERRRH-YNNN-STIIII ! ERRRH-YNNN-STIIII ! ERRRH-YNNN-STIIII !

L’appel était maintenant pleinement rythmé.
Si John et Alexander avait pu avoir un doute sur l’identité de ce combattant, “Erynstie”, une voix monta soudainement par-dessus l’imposante foule. Tout le bord opposé des gradins avaient été réservé pour les Tairis désirant observer cette exhibition. Les Natus auraient pu avoir une vive réaction face à la représentation de leurs dieux. Mais puisqu’ils les avaient déjà vu à leur arrivée en Magna et qu’il avait été ordonné à tout Natus de ne surtout pas importuner les Seigneurs Tairis : ceux-ci leur faisait part de leur culture en agissant de manière profondément naturelle.

Une voix, donc, monta de manière très forte par dessus la foule. Un homme apparemment très à l’aise dans la parole se mit à crier dans un ensemble de trompe en cuivre :

« Ohé Natus ! Ohé partout ! En cette journée d’histoire pour notre peuple. En cet honneur de la présence des Seigneurs Tairius. La Magna fait grande joie de la meilleure exhibition jamais organisée en cette arène. Et pour cela, mes frères. Pour cela, mes soeurs. Nous faisons bel accueil à une invité d’exception... »

ERRRH-YNNN-STIIII ! ERRRH-YNNN-STIIII ! ERRRH-YNNN-STIIII ! ERRRH-YNNN-STIIII ! ERRRH-YNNN-STIIII !

« Par courage et volonté, pour notre plus beau divertissement, voici venu l’initiée à l’agilité. Verbaliste par nature, force de ses mots d’aciers plus que d’exercices de ses membres, elle nous fait honneur d’être première femme Atlante à fouler notre arène... »

ERRRH-YNNN-STIIII ! ERRRH-YNNN-STIIII ! ERRRH-YNNN-STIIII ! ERRRH-YNNN-STIIII ! ERRRH-YNNN-STIIII !

Les pieds de l’importante masse de spectateurs martellèrent le sol dans un roulement de tambour électrisant, ajoutant au suspens volontaire du présentateur une tension particulière avant qu’il ne lâche avec une grande fierté.

« Saluons la bravoure, faisons grande ovation, pour la cheffe Atlante : ERIN STEELE !!!!! »
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Du coté Atlante


Alexander Hoffman


Les chants continuaient de plus en plus fort et toujours pas d’Erin ! Alexander commençait à se demander si sa compagne n’était pas en train de faire une connerie ou qu’elle allait débarquer comme une fleur, avec le sourire mutin sur ses lèvres de la personne pas du tout innocente après avoir fait quelque chose. Il était toujours en train de tresser la crinière de Vilma, qui lui fit remarquer qu’il ne devait pas s’inquiéter.

Gora avait eu soif et avait rempli des sortes de coupelle en bois d’eau, les distribuant aux autres tigres et aux trois humains présents. Alexander en prit une pour Vilma et pour lui, comptant boire, il avait de plus en plus chaud et du retirer sa veste. Pour ne pas qu’elle se fasse froisser il la sur Vilma, qui était d’accord, de porter un « pelage mouvant » de son mentra et en plus ça sentait son odeur qui demander de mieux ?

John avait fait de même étouffant entre la chaleur incroyable des tigres. Il posa sa veste sur ses genoux. Lui, n’avait pas de porte manteau version peluche. La voix impressionnante de l’animateur se fit… Les Tigres étaient mis à l’honneur, rien de plus normal et ils étaient tous la tête relevée, même Vilma, le regard bienveillant et noble. Cela était littéralement intimidants. Puis Vilma, baissa la tête pour se remettre en place et pouvoir voir la suite du spectacle. Gora et Cylvia étaient couchés l’un contre l’autre, le mâle avait sa tête sur le cou de sa sœur, Eura était aux côtés de Vilma, allongée comme un sphinx, Aya, près d’elle et au-dessus d’Alexander, touchant de sa patte le bas du dos de l’homme. Il était persuadé que cette patte elle aurait pu la mettre autre part mais qu’elle le touchait en signe de « marque envers son clan » et d’affection. Il avait appris depuis longtemps, que les tigres étaient tactiles et plusieurs fois Aya touchait de manière subtile lui ou Erin. À côté d’Aya, Rasha derrière John, celui-ci avait l’arrière train collé à sa sœur, dans le signe de lien affectif et Rion au côté du militaire. Shira était au pied de Sheppard allongée et la tête entre ses pattes et Kispak en face de sa tête.

« Première femme à fouler notre arène… » Ces mots-là, firent redresser l’anglais, enfin le dos droit, parcourant l’arène, il avait lâché quelques mots incompréhensibles : бордель! puisque ce fut du Russe et quand Alexander parlait Russe de manière aussi spontanée ce n’est pas pour dire quelque chose de très poli.

John le regarda d’un drôle d’air… Ce mec parlait combien de langue sérieusement ? Il se sentait débile à côté. Mais il détourna très vite le regard en se marrant, passant sa main sur son visage « Oh Fuck… Erin… » lâcha-t’il quand le présentateur l’annonça clairement… Il jeta un regard au visage blême de l’anglais et il pouvait remercier le destin (ou Erin) qu’il avait une tigresse sur les genoux, car sinon, il se serait levé sans aucun doute...

Alexander ne comprenait pas… mais qu’est-ce qu’elle fout là nom de dieu ? Elle ne s’imaginait quand même pas faire une prestation aussi bien qu’Idène ? Elle va se faire mal, elle va avoir peur sur ces troncs ! Où est l’intérêt vraiment ? Intérieurement, son cœur avait pris des tours et il était en colère… Mais surtout, il avait peur pour elle. Elle ne sait pas se battre… Légèrement puisqu’elle a pris des cours avec l’exceptionnelle major Frei ! Mais quand même, avoir la prétention de faire un échange avec Idène, une Natus, sérieusement ?! Pourquoi ? Pourquoi faire ça ? Ce n’est même pas excitant ni d’intelligent ! C’est comme avoir l’idée folle de se comparer à l’incomparable ! Pourquoi était-elle là ? Par goût de défis ? Pour lui rendre la pareille, suite au combat sur le Dédale ? Si ce n’est que ça, cela est complétement idiot ! Il n'appréciait nullement de la voir se faire démolir ou même pire… en panique sur un tronc !! Et sur un coup de tête en plus ! Il cherchait une explication, une vraie, qui justifiait sa présence dans cette arène, devant un peuple “inconnu” et dans une arène “inconnue” alors qu’ils sont là en représentation diplomatique… Ok, le coup du Dédale avait été fait sur un pseudo coup de tête, mais il espérait franchement, que ce n’est pas pour lui rendre la pareille, que ce n’est pas pour offrir un spectacle… Car il n’en veut pas de ce genre de chose ! Enfin bon, il devait se calmer, son visage était devenu froid et fermé. L’animateur parlait d’agilité et ça se trouve ce n’est pas un truc de combat… Enfin comment allait-elle faire avec les troncs et autres objets suspendus ? Les deux hommes ici présents savaient très bien qu’elle avait peur du vide ! John avait dû la prendre avec lui, pour sauter d’une cascade lors de la mission sur paradize…Et puis cela ne lui ressemblait pas de se donner en spectacle… Bref, la colère muée par la peur et l’inquiétude pour sa chérie était en train de lui serrer le cœur. Pragmatiquement, il les mit de côté pour s’interroger sur le véritable but de cette prestation. Histoire de savoir, s’il allait stresser tout du long pour elle, où s’il se levait clairement, pour ne pas voir cet échec complètement stupide mué par un quelconque désir qu’il allait le mettre en rogne. Oui, car clairement, Alexander serait capable de quitter l’arène, si Erin se bat avec Idène. Il ne veut pas assister à cette déchéance ! Et cela, serait une manière de lui montrer qu’il désapprouvait totalement. Enfin bon, sur le coup il est en colère, il aviserait avec les propos de Vida. Il se demandait aussi comment elle était vêtue… cela allait aussi donner le ton.

Il pianotait sur la fourrure de Vilma, celle-ci le toisait voyant bien, qu’il n’était pas du tout content. En réponse silencieuse elle se colla un peu plus à lui, comme pour le réconforter. Le regard d’Alexander, alla sur Vida, qui n’était pas loin de lui.
« Administrative, Vida …En quoi consiste cette épreuve ? Que vont-elles faire ? » Sa voix était d’un calme absolument neutre avec une pointe de froideur, mais cela n’était pas dirigée envers Vida.

Anelyn Vida

Anelyn le mira un instant en hésitant. Elle avait remarqué à son comportement soudainement plus froid qu’il n’était pas heureux de trouver son Atlante dans l'arène. La jeune femme, d’ailleurs, avait beaucoup de mal à comprendre pourquoi il n’en profitait pas pour voir son amour dans une situation et une aventure inédite. La seule explication qui lui venait était la crainte légitime de la retrouver blessée et humiliée. C’est dommage qu’il demande le but de l’épreuve puisque cela devait être une surprise tant pour le peuple que les Tairis. Vida ne se voyait pas vendre la mèche juste pour rassurer l’Atlante. Elle opta pour un sourire rassurant tout en lui disant :

« Je ne peux gâcher le suspens et le divertissement de l’ensemble en vous révélant publiquement réponse, Alexander. Mais soyez rassuré : Erin Steele ne risque nulle blessure ou offense en son honneur. Je n’aurai jamais autorisé cela sans assurance pour la sécurité de cette courageuse Atlante. »

Alexander Hoffman


La réponse ne rassura nullement Alexander, il aimait avoir des réponses claires et précises. Cependant, il hocha la tête grognant dans sa tête que si Erin fait l’idiote, elle allait se faire engueuler réellement. Peut-être même que ce serait la première vraie engueulade de leur couple. Une surprise… pfff oui cela en était une et pas une bonne pour le moment. Quant à courageuse il ne savait pas si ce fut le bon mot a l’heure actuelle.
« Bien … Nous verrons cette surprise alors… » Il lui fit un faible rictus et tourna la tête vers l’arène, mais Eura alla de son commentaire. Il était l’heure de faire confiance. Il se mettra en colère plus tard si cela est justifié. Il soupira pour évacuer la tension en lui… N'empêche que comme il n’a pas tout en main, il est pas prêt de redescendre dans les tours !

Anelyn Vida

« Je ne suis pas certaine que garder le secret de la surprise soit appréciée par tous. S’il arrive malheur à Erin Steele, je te plains. Entre Aya et Alexander je ne sais pas lequel est le plus redoutable. » Fit-elle doucement.
« Mon intégrité est donc en jeu ? » Ironisa Vida. « Idène ne combat pas les initiés, c’est le contraire, elle les aide et les conduit à une belle expérience. J’ai accordé la présence d’Erin dans cette arène car j’ai conviction qu’elle demeure dans bonne intention Natus. »
« Si tu le dis, le risque est à prendre » Dit Eura qui n’avait de vrai avis, elle voulait juste pousser Vida a en dire plus, ce qu’elle obtenue.

Alexander Hoffman


Aya posa une patte sur l’épaule de l’anglais, comme pour lui dire que ça ira et au vu de son regard elle semblait attendre la suite. Elle était mitigée aussi, puisque ne savait pas le but de cette démonstration et pourquoi Erin était dedans. Après elle verrait. Mais, au moins cela donnerait un beau spectacle si tout est bien fait et l’anglais semblait le comprendre ne disant rien de plus. John lui jeta un regard rassurant, mais même lui aurait préféré savoir ce qu’il en est réellement…

Quant aux tigres, ils aimaient le culot de l’administrative de venir se pointer à ce spectacle. Vilma était partagée. Elle sentait l’immense colère de son mentra et ne savait pas à quoi il pensait. Mais sous cette colère elle sentait de la peur et elle ne voulait pas émettre de jugement sur ce que faisait Erin, si ce fut courageux ou mal.

John pour sa part n’en revenait pas de savoir Erin là-dedans et ne sachant pas ce qu’elle allait faire, il était partagé entre la surprise et l’effroi de la voir se faire manger par une tigresse blonde. Après, il se mettait à la place d’Alexander, si son ex avait eu cette folie, il ne serait pas content non plus. Quoique John voyait plus le côté « beau » de la chose, pour une fois. Cela allait donner avec les deux félines ! Mais, Alexander est bien plus cérébral que lui et il était persuadé que le jeune homme avaient les neurones qui carburaient à cent à l’heure et qu’il avait explorer la majorité des pistes. Alala, ça va chier, s’il récupère Erin toute pleine de bleu autant pour elle que pour Idène.

« Allez ! T'inquiète pas ! » Fit John en frottant l’épaule de l’anglais, qui émit juste un “hum”. Le visage de l’homme était pas du tout enthousiasme, toujours fermé et il devait avoir une lueur de colère dans ses yeux acier.
« Fait pas la gueule ... »
« Oh quand elle sera toute tremblotante sur une des passerelles en bois, je ne tirais plus la gueule… »
« Pas de cynisme okay ? On va voir et tu l’engueuleras si c’est une belle connerie d’accord ? » John essayait de lui remonter le moral d’une manière un peu pataude mais voilà et cela toucha l’anglais qui lui sourit.
« hum… ça va passer. » Oui ça passe toujours de toute façon, ça dépend du nombre d’arguments logiques.




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Erin / Idène





Une soudaine huée recouvrit la voix du présentateur qui se retira alors que des éclairages, dirigés par des poulies et des mécanismes en hauteur, diffusaient des halos lumineux dansant sur l’immense arène. Imaginez ce que cela pouvait faire comme effet pour Erin, elle qui devait surement, pour la première fois, être au centre d’un hourra général. De toute cette lumière dirigée sur elle. D’un salut de toute une masse Natus qui lui portait de l'intérêt, sachant que ses deux amis s’y trouvaient également ? Une plateforme était en train de monter très lentement depuis le fond, aidé par une série de cordage et de poutres porteuses. Un cliquetis métallique continu, comme les chenilles d’un char, témoignait de la lente progression du mécanisme. Les deux femmes furent dévoilées peu à peu à une foule en délire qui scandaient autant de “Idène” que de “Erynstie”. Leurs visages d’abord, puis leurs épaules, bassins, jusqu’à ce que la plateforme s’interrompt soudainement au niveau du sol des gradins.

Idène n’avait toujours pas lâché la main d’Erin qui était morte de peur, en stress total. Il ne fallait pas qu’elle focalise sur la foule, sans quoi elle serait paralysée d’être au centre de l’intérêt comme ça. Non, elle était à son piano pour une représentation devant pleins de parents d’élèves ! Voilà. La candide tourna un visage coquin dans la direction de la verbaliste, ses yeux étincelants de malice, avant qu’elle ne lève bien haut la main de sa partenaire dans la liesse grandiloquente des spectateurs. La Candide avait usé de la même position arrogante, féline, purement féminine en invitant Erin à faire de même. Finalement, elle n’eut pas trop le choix que de prendre la pose elle aussi, sous peine de paraître ridicule. Tout ne serait qu’une question de paraître.

Il lui suffisait d’approfondir son signe de main pour que les spectateurs y réagissent immédiatement. C’était exaltant, galvanisant à l’extrême. Une forme de douce flatterie qui devait courir en elle. Erin le comprit très vite, et elle en usa, ne serait-ce que pour se rassurer. Et pendant ce temps, Idène cherchait du regard parmis la foule, craignant de ne parvenir à trouver le visage qui l’intéressait. Finalement, la Candide les retrouva au niveau des gradins réservés pour les Tairis et en informa tout de suite Erin pour qu’elle envoie son petit message perso. Mais déjà, il y avait un visage qu’elle connaissait bien et qu’elle avait attendu de revoir depuis six mois. Idène, bien évidemment, planta ses prunelles enflammées sur le colonel et pointa un doigt dans sa direction dans un geste presque inquisiteur. Puis elle ramena sa main qu’elle plaqua contre son coeur dans un geste de profonde tendresse avant de la gratifier d’un clin d’oeil.

Erin de son côté posa son regard sur Alexander. Il était bien entouré avec les Tairis, et heureusement pour elle, elle ne savait pas ce qu’il pensait de sa situation sinon elle en perdrait tous ses moyens. Elle n’était pas rassurée, elle avait les pétoches de se ridiculiser, mais elle ne sentait plus la peur du vide en elle. Un doux soulagement. Elle lui fit son petit sourire mutin, histoire de le rassurer, car elle savait pertinemment qu’il devait mouliner à fond. Est-ce qu’il lui en voulait de ne pas l’avoir prévenu ? Elle espérait que non, et elle espérait que la surprise lui plairait. Il avait le visage fermé, mais elle était trop loin pour en saisir tout le détail, et heureusement. Elle inclina pudiquement la tête vers lui alors qu’il lui faisait un signe de la main. Déjà, le son de la foule passait en arrière plan au niveau de son audition. Ce brouhaha dantesque était en train d’être mis de côté par son cortex auditif afin qu’elle puisse se concentrer sur la tâche qu’elle allait devoir accomplir.

C’était fini. Pas le temps de s’attarder. Le spectacle commencerait dans moins d’une minute.



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Alexander / John


Alexander observait la scène fulminant intérieurement sous l’effet de la mauvaise surprise du jour. Quand les poulies firent leur travail, dévoilant les deux jeunes femmes, il émit un air surpris en voyant dans quelle tenue était Erin. Son regard roula de plus belle ! Non mais c’est quoi cette tenue ? Elle nous fait un remake de la guerrière de jeu d’héroïque fantasy ? Il était tellement en rogne contre elle, que sur le coup, il ne prit pas vraiment la peine d'apprécier la tenue. Il la trouvait passablement courte et surtout inapproprié sur elle. Le truc de guerrière en cuir et pleine de peinture noire comme une souillon ce n’est pas franchement excitant. Et Idène, avait plus d’élégance qu’elle drapé dans ses voiles… Quoiqu’encore plus sur le côté sensuel, puisque le voile était mis d’une certaine manière pour la rendre belle et attirante. Bref, ce fut le concours de celle qui verrait monter le plus la testostérone… Ce fut ça alors ? Un concours de greluchette ? Celle qui sera la plus attirante lors d’un combat pour attiser la testostérone ? Si c'est vraiment ça, il va lui faire une de c’est gueule monumentale ! Elle n’avait pas besoin de ça…

Là franchement, il voulait se barrer… Il dû prendre sur lui pour se calmer réellement, car là, il sentait que la mauvaise foi le prenait vraiment et il allait bouillonner comme un volcan et rien de bon allait en sortir. Il se força à regarder mieux la tenue d’Erin, histoire d’essayer d’apprécier, sa petite tenue, exposée à toute la gente Natus au complet. Surtout que les deux jeunes femmes se tenaient la main, pour prendre une posture féline… Alexander soupira, voyant qu’elle en usait comme pour se rassurer. Avait-elle vraiment besoin d‘être rassurer franchement ? À moins qu’elle angoissait ? Oui sûrement, eh bah ma petite maintenant que tu as fait ta connerie tu vas assumer et faire ta fière jusqu’au bout hin ! En fait, il ne pouvait pas l’apprécier sur le coup, il était trop en rogne, pourquoi elle faisait ça franchement ? …Donc son regard se décala sur John, qui contrairement à lui, appréciait la venue des deux jeunes femmes. Et après tout pourquoi ne devrait-il pas ? Elles sont agréables, sexy et il n’y a rien de vulgaire. Un côté guerrière entre l’athénien et la barbare des montagnes…

Alexander soupira, haussant les épaules d’un geste discret, pour se dire à lui-même, que ce n’est pas grave, elle allait se faire démonter en règle et il n’irait même pas la consoler, en petite tenue sexy ou non ! Enfin elle allait se faire démonter quand même… Et ce n’est pas parce que Vida lui a garantie qu’il n’avait rien d’humiliant que cela était rassurant et plaisant pour autant. Puisque bon, oui c’est vrai que la tenue guerrière d’Erin, qui contrastait réellement avec ses tenues habituelles, lui allait bien et qu’il n’avait rien de scandaleux. Elle était très belle et ce look sauvage, pourrait lui donner des idées, s’il n’était pas dans une humeur aussi massacrante. Clairement, cela lui donnerait des envies plus tard, quand son humeur habituelle serait revenue. Puisqu’il aimait bien, la coupure du cuir, la manière dont se fut disposer sur Erin et la forme sur sa silhouette, son esprit artiste prenait le pas, voyant comment il dessinerait sur le papier cet événement et la texture qu’il apercevait. Bref, cela lui permit d’apprécier réellement ce choix de vêtement et d’éprouver même un semblant de positivité. Son regard avait quitté sa compagne pour se calmer. Il toisait le visage des tigres, qui ne trouvait surement rien de bien excitant aux tenues des humaines, mais qui semblaient attendre la suite avec impatience.

Finalement il reporta son attention vers Erin, se disant, qu’il devait “vivre” cela comme si ce fut une diffusion à la télévision, avec une personne qui ressemblait à Erin. Il devait s'en détacher et analyser après, quand toute la colère serait redescendue et pas se fermer comme une huître et ne pas apprécier ce qu’il avait à aimer… Et ce fut à cet instant, qu’il remarqua qu’elle le toisait aussi. La seule chose qu’il lui fit, ne fut pas un seul rictus encourageant ou même regard rassurant, elle ne le méritait pas ! Il lui fit un signe de main, signe qu’elle allait se prendre une fessée. Il prit sur lui, pour lui faire un rictus amusé. Mais cela lui en coûta énormément.

John avait hâte de voir les deux jeunes femmes… La dernière fois qu’il était venue, ce fut une sorte de combat type catch et chat. Il ne voyait pas vraiment Erin, se battre contre Idène et espérait que cela allait être autre chose… Sinon… Sinon, il aurait un accident diplomatique. Au vu de la colère bouillonnante de son ami à ses côtés, il allait falloir lui bâillonner la bouche et le plaquer à terre pour pas que ça dégénère. Remarque avec une tigresse sur les jambes, l’anglais ne pouvait pas bouger. Même s’il celui-ci ne montrait rien, il serait stupide de ne pas sentir le changement dans l’air, ce mec avait un don pour influencer ce qui était autour de lui. Et le colonel, à force de la pratiquer n’avait jamais pressentie une aussi grosse colère chez son ami. A dire vrai, il en était venu à douter qu’il puisse un jour se mettre en rogne. Enfin cela ne le rendait que plus humain. Naturellement John, lui frotta l’épaule, pour lui dire que cela n’était rien… L’anglais lui répondit avec un regard.

En tout cas, il devait avouer que l’une comme l’autre les deux jeunes femmes étaient à croquer et fort excitantes. Bon, il ne détailla pas trop Erin, par pudeur envers son ami, mais ne se gênant pas pour Idène. Et celle-ci tourna la tête, fixant son regard bleu sur le siens. Le geste n’était pas anodin et même si sur le coup, cela le fit sourire il se dit qu’il ne fallait pas s’emballer non plus. Il ne voulait plus de mise en « couple » et cette relation d’affection avec parfois de la passion lui allait bien. Garder en sommes sa liberté. Il lui rendit un signe de tête avec un clin d’œil, profitant de l’instant présent sans se prendre la tête. Il avait suffisamment donné en prise de méninges avec sa vie amoureuse pour s’emmerder maintenant !

« On prend les paris ou tu fulmines contre Erin ? » lança John, pour calmer son ami.
« Je ne fulmine pas. ».
« Tu parles, j’ai l’impression d’avoir la représentation physique de la colère à mes côtés ! » Alexander soupira, cela se voyait donc, du moins cela se sentait. Il soupira une nouvelle fois, pour évacuer, même si sur le coup, il arrivait à prendre sur lui, pour changer ses pensées. Puisque déjà, il arrivait apprécier de plus en plus la tenue d’Erin.
« Navré. Non, on ne parie pas. On sait très bien qui va gagner si ce fut un combat. Et je ne pense pas que ça dure longtemps... Le vertige et les plateformes, ça ne fait pas bon ménage. ».
« Ce n’est pas faux. Bon … Je te parie que tu ne vas pas jouer à l’infirmière pas sexe et poilue des pattes ! » lança John, amusé cela fit rire Alexander qui venait de s’imaginer en tenue d’infirmière.
« Allez, je tiens. » Ce fut juste pour lui faire plaisir soyons clair. Mais au moins, il était en train de redescendre doucement.


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Erin / Idène



« Erin, apprend ceci : il y a toujours endroits où se rattraper, toujours accroches pour reprendre le dessus. Si tu trébuches, si tu es malmenée par des prises insatisfaites, redescend sur meilleures positions pour remonter ensuite. Il y a toujours solution pour ta force et ta dextérité, toujours. Ton esprit tracera le meilleur chemin en cela. »

Un très large sourire s’afficha sur son visage tandis qu’Erin lui répondait par l’affirmative. Elle avait l’air d’une femme excitée à l’idée de lui jouer un sale tour, une saleté qu’elle allait faire. La candide lui prit l’avant-bras avant de lui dire :

« Crains-tu le feu, amie ? »

Et avant qu’elle ne puisse répondre, Idène l’emporta soudainement avec elle sur le côté. Deux trompes de cuivres venaient de monter à leur hauteur et les avait visé. A peine Idène avait-elle écarté l’Atlante que deux énormes gerbes de flammes se croisèrent à l’endroit où elles étaient précédemment. La foule hurla de surprise avant d’applaudir ce magnifique réflexe, couvrant le cri d’une Erin surprise et presque tétanisée. Mais c’était quoi cette connerie sérieux ??! Elle commençait à sentir poindre une note de colère dans son coeur, de voir Idène se payer sa tête. Si franchement elle se permettait de la ridiculiser en public comme ça, elle savait qu’elle allait avoir la haine. Peut-être devait-elle partir tout de suite ?

Déjà, les deux trompes progressaient lentement dans leur direction, comme si elles étaient automatisées et inéluctablement ciblées sur les deux femmes. La candide emporta Erin jusqu’à une échelle de cordage d’un mouvement souple et dansant, attendant que son amie monte jusqu’à la poutre de bois qui retenait le filet. Elle souriait, elle s’éclatait comme une dingue, comme si le danger n’existait pas. L’atlante avait le coeur qui battait à tout rompre tandis qu’elle passait le premier obstacle assez facilement malgré le mouvement du cordage qui se balançait un peu. En même temps, d’avoir le feu aux fesses et pas de façon littérale donnait des ailes !
C’est peut-être à cause de la surprise qu’Erin n’avait pas remarqué un indice important. Une information qui anéantirait tout soupçon de peur et le moindre doute dans son esprit. Idène le lui révela à l’oreille en éclatant de rire :

« Nulle panique, c’est flamme froide. Artifice au regard. Faux danger meurtrier. »

Elle lui fit un clin d’oeil alors qu’elle grimpait à ses côtés jusqu’à la poutre. Erin la toisa d’un air mauvais. Elle détestait les surprises, et la Natus se fichait de sa tronche en voyant ses réactions.

« Spectacle d’élégance et de beauté, verbaliste. Joue !!! Laisse-toi aller, danse à loisir, soit princesse, soit maîtresse de l’arène. Fait grande émotion à ton premier ! »

Comme pour en faire l’exemple, Idène parvint à sauter malgré l’aspect souple du cordage et s’accrocha à la poutre de ses deux mains. La foule scanda un “OHHHH” avant de poursuivre les encouragements. Idène se déplaça sur le bord opposé, alors suspendue, pour balancer ses jambes comme une gymnaste et atteindre le sommet avec une grande élégance. Elle s’agenouilla ensuite en usant d’un solide point d’appui avant de lui tendre la main. Dans le dos d’Erin, les deux trompes montaient lentement mais sûrement à la poursuite de la brune, puisqu’elle était le plus proche. La foule scanda son nom, chercha à attirer son attention pour la prévenir d’un danger. Les doigts se pointaient sur les cornes qui visaient son dos. Erin était restée plantée là à regarder faire la Candide, commençant à se sentir agacée par tant de souplesse. Elle se tourna en écoutant la foule, pour considérer les deux cornes qui commençaient à la viser. Et puis, brusquement, elles lachèrent une gerbe commune qui passa juste en-dessous ses pieds. Le détail était poussé au point que des éclats de vieux minerai de feu, alors rougi, faisait mine de brûlure incandescente à l’endroit même de l’impact. Idène était aux anges et rassurait Erin d’un regard bienveillant. Si elle osait un regard en-dessous, elle se rendrait compte qu’une petite plateforme circulaire en boudin d’air avait été ajouté et que deux hommes manipulaient ces trompes volontairement. De sacrés complices qui parvenaient, malgré l’importante hauteur, à juger et à la cibler. Ils étaient dans le coup !
Erin n’avait simplement qu’à jouer le jeu. Il suffisait de se laisser aller à ce rôle de reine-guerrière pourchassée par les flammes. Le sommet était son issue de secours.

« Nous devons atteindre le sommet avant d’être dévorée par les flammes. N’aie crainte Atlante. Offre spectacle. Libère-toi et joue, tu as allure magnifique, tu es grande reine ! Joue pour faire éclater émoi ! »

La main d’Idène était toujours tendue.

ERRRH-YNNN-STIIII ! IDENNNNNNE ! ERRRH-YNNN-STIIII ! IDENNNNNNE ! ERRRH-YNNN-STIIII !

Un sourire mutin se dessina sur les lèvres d’Erin. Idène avait réussi à la remonter comme un coucou et elle se sentait quelque peu humiliée d’être aidée par la jeune femme. N’était-ce pas une compétition après tout ? L’atlante était quelqu’un de fier, et de sûre d’elle. L’espace d’un instant, elle n’avait pas réussi à se convaincre que ce qu’elle faisait ici était bien, ou bon pour elle. Puis finalement, sa confiance revint, poussée par Idène qui l’encourageait et la provoquait en même temps en se moquant gentiment d’elle, et par ce premier obstacle qu’elle venait de passer sans trop d’encombre, sans parler des vivats du public qui transcendaient quelqu’un qui en était l’objet.

« Tâche de ne pas te faire brûler alors ! Ils auront plus de mal à nous cibler séparées ! », lança Erin avec un lueur de défi dans les yeux. Elle délaissa la main tendue d’Idène et elle se laissa tomber de l’échelle de cordage sur une plateforme située en dessous d’elle qu’elle avait repéré en sautant. Elle n’allait pas vers le haut, mais ce n’était pas grave. C’était juste un chemin détourné, et cela eut le mérite de prendre de cours les servants sur coussins d’air qui manœuvraient les trompes cracheuses de flamme. Elle vit d’ailleurs le jet passer dans les cordages où elle se trouvait quelques secondes auparavant. Elle espérait qu’Idène avait réagi promptement, mais elle n’avait pas trop de doute la concernant. Les types ne se demandèrent même pas qui viser. Manifestement, chacun avait choisi une cible avant que ça ne commence. Et celui qui allait s’occuper de pousser Erin à grimper était déjà en train d’ajuster son engin.

Ni une ni deux, elle s’élança en courant. C’était grisant de ne pas sentir l’attrait du vide, de ne pas être paralysée par la peur, d’être libre de cette émotion et de pouvoir se mouvoir sans crainte de la hauteur. Elle allait faire le spectacle ! C’était ce qu’on attendait d’elle après tout non ? Arrivée au bout de sa plateforme, elle sauta avec souplesse vers une corde de tissu, la même qu’avait utilisé Idène pour venir lui parler la tête en bas un peu plus tôt dans la journée. Cela l’entraina vers les grillages qui sertissaient le tour de l’arène, et elle mit les pieds en avant, maitresse de son balancier, pour prendre appui dessus. Elle ne regardait pas le public, de peur de croiser le regard d’Alexander, ou de prendre conscience de toute cette foule. Elle banda ses muscles et se propulsa en arrière, faisant prendre de la vitesse à la corde de tissu ce qui lui permit de la lâcher au second aller-retour (au premier elle manqua de courage pour le faire) et de se laisser voler une seconde jusqu’au prochain promontoire. Elle ne le manqua pas, mais elle n’arriva pas dessus comme une fleur. Au lieu de ça, elle se réceptionna avec ses bras, son buste heurtant la surface dure. Heureusement, avec ses gants griffus, elle parvint à ne pas retomber en arrière. Le souffle coupé, elle grimaça, puis elle parvint à se hisser sur le support. Pour la grâce, on repassera, même si le bond en lui-même était plutôt sympa, surtout dans sa tenue. Heureusement que les maquilleuses avaient peinturlurées ses fesses pour qu’elles ne se voient pas quand sa robe se soulevait, parce que quand elle avait pris appui sur le grillage, les spectateurs auraient pu voir la lune.

Une poutre s’étirait devant elle. Elle était de plus en plus étroite au fur et à mesure qu’elle approchait d’une autre plateforme sur laquelle une échelle plus dure permettait de grimper. Erin prit son courage à deux mains et elle s’élança sur la poutre, tout en mesurant son pas pour ne pas risquer de tomber. Les bras de chaque côté du corps, en balancier, elle se mouva jusqu’à la plateforme assez rapidement, le pied sûr. Elle vit les flammes arriver et elle les esquiva en faisant une jolie roue de gymnastique, un de ses mouvements préférés quand elle pratiquait au lycée en France. Cela lui fit bizarre d’en refaire une à son âge, comme-si ce n’était pas naturel alors que ça l’était tellement plus jeune. Un grand cri de surprise avait stupéfait la foule. Ils claquaient maintenant dans leur main pour encourager Erin et la pousser à davantage de hardiesse. Elle était loin d’être seule et tous ses mouvements initiaient différents bruits, tel un maestro devant son orchestre.
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Erin Steele ♦️ Alexander Hoffman ♦️ John Sheppard

Du coté Atlante





Alexander / John


C’est quoi cette trompette de cuivre qui crache du feu ? Le but c’est de finir en rôti ? Alexander avait sursauté en voyant les flammes, il avait volontairement voulu se redresser mais Vilma le clouait au sol. Et il n’était pas le seul à être surpris, John avait émis un grognement d’exclamation, à l’unisson avec les tigres.

Alexander ne trouvait pas ça très marrant, puisque Erin semblait galérer un peu au contraire d’Idène qui souplement se retrouva sur une plateforme, pour lui tendre une main. Cela n’était pas drôle du tout, car elle avait la peur du vide et il était un peu étonnée qu’elle se mette pas à trembler et à hurler maintenant. Son cœur tambourina dans sa poitrine… Si sa colère était assez forte ce fut avant tout par peur pour la personne qu’il aime. Elle n’était pas une guerrière et encore moins une acrobate… Et le pompon était qu’elle avait peur du vide. Des éléments qui ne rassuraient pas l’homme, le mettant dans une situation fortement indélicate. Même s’il restait stoïque et de marbre, les personnes ou plutôt les tigres autour de lui et au même titre que John, sentaient les flammes de la colère. De toute manière l’anglais arrivait toujours à influencer l’atmosphère autour de lui. Et au vu de la force de son sentiment interne, il ne pouvait pas toujours tout contrôler. Même s’il tentait de ne pas dévoiler son angoisse.

Et l’autre avec sa trompette, il ne peut pas arrêter ? Quand les flammes léchaient les pieds d’Erin, le corps de l’anglais se crispa immédiatement. Le regard de l’homme alla sur Vida.

« Et s’il l’une d’entre elles tombent dans les flammes ? » Il se retenait de lui dire, : si Erin tombe dans les flammes, on fait quoi ? “Un enterrement et une tape dans le dos se disant ce fut bien drôle ?” Il était calme et son ton toujours neutre.

John était en train de montrer des signes d’angoisse aussi. Le feu, qui léchait Erin, ne le rassurait pas des masses et se demandait dans quoi elle s’était mise. Et même s’il avait tenté de rassurer Alexander, il partageait sa crainte et il n’était pas vraiment à l'aise non plus. Il avait mis ses mains, devant sa bouche, quand les cornes avaient manqué de cramer les pieds de la belle guerrière… Il essayait d’être aussi maître de ses expressions que son compagnon, qui jouait sur l’atmosphère sans le vouloir… Il serait capable de brûler un immeuble par sa force de pensée se dit-il. Mais, surtout John essayait de ne pas trop être expressif, pour tenter d’être rassurant, et il n’était pas convainquant du tout.

Les Tairis, restaient stoïques, n’émettant aucune vocalise. Le feu, n’était pas quelque chose qu’ils craignaient. Par contre Aya, agitait de temps à autre sa petite queue, en signe de stresse pour Erin, qui allait se faire engloutir. La tigresse, ne connaissait pas les facultés martiales de la rouge. Et c’est pour cela, qu’elle était neutre. Si elle avait su que ce fut proche du néant, elle aurait sûrement réagi autrement. En tout cas, elle sentait la colère de son ami humain et essayait de comprendre pourquoi, puisqu’elle ne l’avait jamais sentie si flamboyant de rage, même quand il avait manqué de se faire tuer la veille.

Anelyn Vida


Cette fois, Vida soupira.
Elle avait été témoin de la colère du verbaliste tout du long. Et elle ne comprenait pas cette soudaine fermeture en y voyant sa moitié partager un spectacle Natus. C’était surprenant, venant de sa part, et aussi passablement énervant. Pour diplomate patient qui semblait être, il démontrait soudainement une forme de nervosité et d’anxiété qui rendait toute appréciation du spectacle quasi impossible. Ce n’est pas évident de s’égayer de la beauté de ces deux femmes, de leurs courses et de leurs mouvements dans l’arène, quand un homme juste à côté s’agite par crainte.
L’expression de la Batailleuse, lorsqu’elle considéra Alexander, était un peu agacée. Mais au final, elle comprenait que cette réaction traduisait combien la personne dans cette arène était chère à son coeur.

« Vous vous privez d’un beau divertissement par votre agitation, verbaliste ! Vous ne profitez pas. » Anelyn le considéra avant d’hocher la tête, acceptant de lui révéler le poteau rose et gâcher tout le plaisir au reste de l’entourage. « Les flammes sont froides. Tout n’est qu’artifice et faux semblants. Des éclats de pierre à feu usés font images de braises et il n’y a nul risque de brûlure. Chute est sécurisée par longue série d’amortis. Le danger n’est que simulation pour faire le spectacle au regard et Verbaliste Erin a été mise au fait de tout cela par Idène. »

La jeune femme attendit qu’il comprenne qu’il n’y avait rien de bien dangereux pour Erin avant d’ajouter, la mine assombrie :

« Dois-je ordonner annulation de l’épreuve pour parer vos craintes ? »

Alexander Hoffman


Alexander était maître de ses expressions, voyant que la Natus était agacée. Et sur le coup, il s’en fichait bien, qu’elle le soit. Il avait en effet un choc de culture important. Les Atlantes, n’apprécie pas vraiment qu’on mette dans une arène une personne qui n’a pas les capacités ni l'entraînement nécessaire pour faire la danse des flammes. Étrangement, les tigres étaient silencieux, gardant leurs commentaires pour eux. Vilma, avait relevé sa tête pour observer l’échange entre les deux humains.

Oui, il se privait peut-être, mais faut dire que là, balancer brut de décoffrage sans explication voire la femme qu’on aime dans un environnement non approprié à ses capacités, il était logique de ne pas apprécier quoique ce soit. Alors, la beauté du truc, là il s’en tamponnait clairement ! Il n’avait rien de beau pour lui là ! Il avait bien envie de lui trouver un comparatif et il était en train d’y réfléchir, pour lui faire comprendre… Mais elle continua.

Ainsi donc ce ne fut que de la poudre aux yeux ? Il pensait bien, qu’il devait avoir un système en bas de filet, de là, où il était il le devinait. Mais le feu, il n’en savait rien. Autant cela le rassura, mais il ne comprenait pas pourquoi grand dieu, Erin s’était mit en tête de faire l’acrobate de cirque ! Il ne comprenait pas l’intérêt et le but. Et c’est peut-être ça le pire.
Il soupira silencieusement. Il se mettait à la place d’Anelyn Vida, qui ne comprenait pas du tout, pourquoi l’un de ces émissaires les plus calme et professionnel, se mette à détester ce qu’il voyait. Cela pouvait être agaçant, il en convient. C’est toujours les problèmes de communication, il va de soi. Bien sûr, il pourrait lui expliquer, mais là, il en avait pas envie. Il se sentait en position de faiblesse, puisque sa colère avait été tellement forte qu’on avait pu la sentir.
« Ne prenez pas cette peine. » répondit-il toujours d’un ton neutre et poli.

John ne savait pas comment il faisait pour garder un ton toujours aussi neutre et poli, alors qu’il était en proie à la colère. En tout cas, le colonel, fut rassuré que cela ne soit que des artifices, il pouvait se détendre et apprécier le spectacle, espérant que l’anglais, fasse de même. En tout cas, en le voyant, il se disait, qu’il était en train de se forcer à regarder.

Ce qui était vrai, Alexander était en train de se résoudre, et comme sa crainte principale étant qu’Erin se blesse bêtement, la pression de l’air se fit moins importante, disparaissant même. Mais intérieurement, il bouillonnait quand même. Mais, il la faisait passer au dernier plan. Histoire d’honorer cette épreuve Natus, de cette culture… mais si cela n’était pas quelque chose de très agréable pour l’anglais. Il faisait avec on va dire.

Et surtout pour les Natus, pour ce peuple qui avait une autre conception et qui faisait partager ce genre de chose. Pour eux, il en était certain, ce fut un grand honneur qu’Erin aille se mettre dans cette arène. Alors, d’une manière pragmatique, il prit énormément sur lui. De toute façon, ce n’est pas la première fois, qu’il doit prendre quelque chose sur lui, alors qu’il en désaccord. Et il n’en voulait pas aux Natus, qui ne pouvaient pas savoir, mais plus à Erin. En réalité il ne savait pas vraiment, s’il lui en voulait. Sa colère foudroyante et acide, était surtout, de la peur. Jamais, il n’aurait éprouvé autant de sentiment, s’il ne l’aimait pas sincèrement et aussi fortement. La colère et généralement, le sentiment qui vient au-dessus de la peur, pour faire bouclier. Cela était humain, même pour un Hoffman !

Aya, se mit à parler, mais en langue Tairis. Elle s’adressait clairement à Alexander, le seul humain avec Erin, à comprendre la langue des tigres. L’échange était assez calme et doux. La dominante, demandait, ce qui se passait, voulant savoir pourquoi, il était aussi tendu. Histoire de le bousculer un peu, elle émit de nombreuses hypothèses. L’anglais, lui confirma l’une d’entre elle, expliquant quelques éléments. Cela suffisait à Aya, qui lui dit de ne pas s’inquiéter et même si Erin n’était pas entraînée, elle devait savoir ce qu’elle fait. L’élément auquel Alexander avait un doute. Il n’était pas certain, qu’elle sache dans quoi, elle s’était fourrée. Vilma, parla aussi ainsi que d’autre tigre dont Eura, qui qualifia ça de mignon. L’anglais fut même charrié par Rion’Lastr, qui lui dit, qu’il était un tigre sous forme humaine, un tigre enflammé, pour faire une référence aux feux que subissait Erin. Cela eu le mérite de faire rire les tigres doucement.

Alexander eu un rictus, et mit ses deux mains, dans la crinière de Vilma, qui reposa sa tête, sentant les papouilles de son mentra, mais surtout ses crispations, en observant le spectacle. Erin, était retombée plus bas, pour faire tarzan sur une corde… Son saut était sympa et on aurait pu voir les dessous, à dire vrai, certain avait pu avoir une autre forme de divertissement. Involontairement, les mains de l’homme se serrèrent quand il vit sa compagne atterrir difficilement sur une plateforme. Il n’avait aucune élégance, dans son mouvement, mais au moins, elle ne chutait pas. Et ce fut à cet instant, qu’il remarqua, que dans son dos, il avait une sirène. Une délicate attention, auquel il était le seul destinataire. Il eut un rictus au coin.

La roue d’Erin était surprenante et John applaudissait, ne la sachant pas gymnaste ! Alexander ne fit rien quant à lui. Il se contentait de caresser le pelage de Vilma, tout en observant les mouvements de sa compagne. Reconnaissant que la roue fût jolie et spectaculaire avec le feu. Mais bon, même s’il venait de fermer entièrement son sentiment de colère en lui, il n’allait pas redevenir joyeux, aussi facilement.

Rion Lastar rugit pour encourager Erin, son cri puissant raisonna et suivit par les autres tigres à l’unissons. Cela était leurs manières de lui insuffler du courage.

« Alexander il faudra que tu rugisses à la prochaine action ! » Lança Eura taquine.
« Cela serait ridicule qu’un humain rugisse » Dit-il simplement.
« Comme l’a dit Rion, tout à l’heure, tu es considéré comme un tigre, par nous tous, donc rugit comme un adulte au lieu d’être silencieux, comme le sage qui médite ! » Elle faisait référence à la discussion, qu’ils avaient eu en Tairis, ou clairement, les autres le considéraient réellement comme l’un des leurs.

Ils étaient sérieux là ? Alexander toisa Eura qui avait l’air un peu plus sérieuse et là était peut-être le problème… Il savait qu’il allait dire oui, puisqu’on ne négocie pas avec les tigres et cela était plutôt un honneur. En fait cela en était un. Être ici, avec eux en égal et être considéré comme l’un des leurs par les autres chefs...
« Avec autant de manière pour influencer les ressentis comme Eura, tu ne peux que rugir puissamment ! » Insista Shira
« Il est vrai, que cette manière d’influencer le cœur des autres était pas mal. Avec de l’entrainement, je peux te prendre comme apprentis ! » Répondit la tigresse taquine.

John mit son grain de sel « Aller, on s’en fout que les humains ne soient pas aussi bon pour rugir… Le demi tigre ! » Alexander soupira, et hocha la tête, sous les grognements satisfaits des chefs de tribus Tairis. Qui s’y mettaient aussi, pour mettre de la bonne humeur, dans le cœur de l’anglais. Cela aurait été Erin, qu’ils auraient fait pareil, du moins Aya et Vilma. Les autres chefs, avaient évalué l’homme et l’avait trouvé digne, sans parler du lien avec Vilma, non négligeable de la valeur de l’humain.

Anelyn Vida


La Batailleuse avait préféré ignorer le reste de la réaction d’Alexander.
Dire qu’on l’avait averti que la verbaliste agissait par plaisir et loisir, cet homme en agissait de manière différente. Sa mine neutre s’égayait régulièrement des actions et des capacités de la verbaliste, ainsi que d’Idène. Elle trouvait les deux femmes très jolies et reconnaissait que le spectacle était des plus détonnant. Les Natus n’auraient pu trouver mieux pour partager l’arène d’agilité aux Tairius. Soudain, une roue d’Erin, Vida poussa le même cri d’exclamation avant de l’applaudir de ses mains. Elle était contente malgré le fait qu’Alexander en soit un vrai point noir.

Lorsqu’un échange se fit en Tairis, la jeune femme ne s’en offusqua pas et joua même le rôle de l’indifférence. S’ils voulaient l’intégrer dans la conversation, ils n’useraient pas de cette langue et elle préférait leur laisser ce besoin de discrétion. Quand ils invitèrent néanmoins Alexander a rugir comme un tigre, elle eut un léger rire en voyant l’image de cet homme si sérieux tenter de le reproduire. Elle le considéra un instant et, voyant qu’il n’avait pas l’air de se lancer, elle inspira et râla en tentant d’imiter le même rugissement qu’elle avait entendu de la part des autres Tairis lors de la présentation des différents arts. Et son regard passa sur Alexander en signe de défi. Qui la toisait d’un air amusé, relevant le défi pour plus tard. En tout cas, les tigres eurent un grognement satisfait du rugissement de Vida. Et Eura lança une oeillade complice à Vida.
Peu de temps après, elle considéra Aya et de Vilma. Elle leur demanda pendant un temps de latence chez les compétitrices :

« J’espère que cette activité attire votre intérêt et ne vous assomme pas au sommeil. Y’a-t-il équivalent d’art en vos terres, Seigneurs ? »
« Nous n’intégrons pas les autres peuples dans l’activité, sauf s’il sont capable de suivre ou à compétences égales. » Affirma Aya, pensant, qu’elle parlait de l’échange de culture, un peu contesté par l’un des dirigeants. Ce fut, Vilma, qui redressa sa tête des jambes de son mentra, la tournant pour parler à Vida.

« Oui, nous avons des divertissements, des chants, des poésies, des histoires et des échanges martiaux scénarisés sous forme de danse. Les chamans comme Eura font aussi des démonstrations… Et c’est généralement eux, qui font du “spectacle” comme ici, avec des artifices ou non… Nous les tigres aiment, quand il y a du danger, on aime sentir des sentiments forts cela nous rend vivants et on a l’impression de vivre et d’être là pour quelque chose. Certaines réactions, peuvent être fortes, mais cela prouve notre attachement ou qu’on vit à travers la personne qui joue. On aime “vibrer” comme vous dites, vous humain. » Elle précisa avec douceur, avant de donner un coup de tête au torse d’Alexander qui décrocha quelque instant de son observation, pour la regarder. Elle lui sourit avant de regarder Vida. Elle lui expliquait aussi, la manière dont percevait les choses et pourquoi, les tigres avaient réagi à la colère d’Alexander et pas de manière négative au contraire. Les tairis, se prennaient aux jeux à leur façon.
Vida hocha la tête.
« Je vous comprends. J’espère que celui-ci sera tout à votre goût dans ce cas. »
« Même si cela ne serait pas le cas, nous apprécions l’effort de votre peuple à nous faire partager votre culture. » Répondit Vilma d’une manière très diplomate.
« Notre art, comme notre liberté, n’existerait pas sans l’enseignement des Trois. Les Primos Natus étaient dévorés par la peur du Dévoreur avant la libération. Nous ressentons un grand plaisir, comme un accomplissement, de vous montrer ce que nous avons créé de nos mains et de nos esprits... »
Vilma ne savait pas trop ce que pensait la leader des Natus, mais elle hocha la tête avec un rictus, recouchant sa tête contre Alexander, qui devait avoir chaud avec cette peluche vivante sur lui


GleekOut!

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Erin / Idène



Les débuts d’Erin avaient initié une attaque endiablée des cornes de feu qui se mettaient maintenant à les poursuivre graduellement. Mais à l’équilibre des compétences de chacun. La corne qui poursuivait Idène était clairement plus active et violente que celle qui pourchassait Erin. Mais cela ne signifiait pas pour autant qu’elle fût à l’abri. Le cuivre disparut de son champ de vision alors qu’elle se rendait en direction d’une échelle pour lui revenir, soudainement, pile derrière celle-ci au niveau du visage. Le corps du cuivre trembla alors qu’un écho lumineux montait à l’intérieur de son angle.

Erin se mettait la pression inutilement, elle le savait. Le feu était froid, juste là pour le spectacle, mais en bonne actrice qu’elle espérait être, il fallait laisser penser le contraire. Ce ne serait pas crédible deux minutes si elle ne cherchait pas à esquiver et si elle prenait les flammes en pleine poire. Elle regarda rapidement autour d’elle pour chercher une issue.

L’accès à l'échelle lui était impossible, il n’y avait plus deux issues possibles. Un véritable enchevêtrement de filins partaient au-dessus d’elle dans tous les sens pour remonter en une forme de colonne informe. Il faudrait se glisser entre chacun de ses fils tout en prenant des appuis et en veillant à ne pas s’y empêtrer pour progresser.
Quant à l’autre, il ne montait pas. Il s’agissait de deux cordes classiques d’accrobranche se positionnant de manière parallèle. Une pour les pieds et une pour s’y maintenir avec les mains. Celle-ci semblait la plus facile. Elle n’évoluait pas en hauteur mais avait au moins le mérite de l’éloigner de cette trompe qui revenait encore une fois sur elle.

Son choix fut rapide. La rapidité avec laquelle le trompettiste maniait sa corne pour la cramer lui indiquait clairement qu’elle devait prendre le chemin le plus court. Si elle montait dans cet enchevêtrement de cordages, elle allait vite se faire rattraper. Alors autant rester sur le classique de l’accrobranche, et même si sur Terre, elle n’en avait jamais fait, la peur du vide n’aidant pas réellement, elle fonça sur cet obstacle. C’était, ce qu’on appelait en spéléologie un “Pont de Singe”, mais Erin ne s’attarda pas vraiment pour l’étudier de plus près. Il fallait agir, et vite, et quand elle mit ses pieds sur la corde du bas, et ses mains sur la corde du haut, elle bascula en avant en poussant un cri d’effroi ! Elle devait jouer des abdominaux pour ne pas laisser partir ses jambes dans le vide et se retrouver connement suspendu par les mains au bout de sa corde. Non, la bonne technique consistait à se pencher légèrement en arrière pour que les jambes soient tendues, ou presque, et assurant la stabilité de la corde, tandis qu’elle se tenait avec les mains. Une fois stabilisée, elle avança le plus rapidement possible. Ce n’était pas simple, surtout que les cordes branlaient forcément d’avant en arrière selon ses mouvements.

Et elle n’était pas au bout de ses peines. Même si le machiniste prenait son temps pour la viser, elle se savait dans la ligne de mire de la corne cracheuse de flammes. Elle arriva sur une plaque rectangulaire, première d’une série de trois, dont la dernière semblait surélevée par rapport aux deux autres. Quand elle prit appuis dessus, le pivot situé en dessous bascula la plaque en arrière, vers l’endroit où se trouvait son poids. Elle réprima un nouveau cri de surprise en se penchant brusquement pour se rattraper au bord opposé à ses pieds. Elle poussa sur ses épaules pour faire peser son centre de gravité de l’autre côté, et en ramenant ses pieds vers le centre, le pivot fit basculer la plaque de l’autre côté. Elle profita de l’élan pour arriver sur l’autre plaque, faisant un bond d’un bon mètre, et comme elle s’y attendait cette fois, la plaque suivante était montée sur pivot elle aussi. C’était parfait, car elle pouvait prendre suffisamment d’élan en jouant du balancier pour se propulser jusqu’à celle qui était plus haute. Elle se paya même le luxe de se réceptionner sans les mains.


Alexander / John



Alexander se tendit à nouveau en entendant le hurlement d’effroi d’Erin… Elle devait le sentir là, la peur du vide. Même s’il était prodigieusement en rogne, il devait s’avouer, qu’il était étrangement surpris de son courage face à la peur de tomber. Tout comme, John, qui se souvenait très bien de la crise de panique qu’elle lui avait fait, pour sauter d’une cascade, alors qu’ils allaient se faire tirer dessus par des indiens un peu barjos ! Là cette fois-ci elle semblait avoir bien moins peur. Et tant mieux, ça veut dire qu’en mission, elle pourra recommencer, même si la perspective de se faire une nouvelle fois chasser le popotin n’enchantait pas vraiment John.

« Tu crois que sa peur du vide est en train de passer avec cet événement ? »
« Peut-être bien. Un peu extrême comme traitement de phobie, mais ça sera au moins ça en bénéfice… » Oui faute de trouver ça agréable, il fallait au moins trouver un avantage à cette folie.

Les deux, hommes étant proches, n’avaient pas besoin de parler fort, à dire vrai, ils échangeaient des propos assez bas, comme pour ne pas briser le « spectacle ».
L’anglais remarqua, que les machinistes, étaient moins vif que pour Idène. Une Idène au sommet de son charme, qui esquivait les flammes avec une grâce presque féline. Au contraire de la pauvre Erin, qui faisait de son mieux. Alexander se fit la remarque un peu acide, qu’il allait budgéter un accrobranche sur le continent et forcer Erin à faire la singette, pour qu’elle soit préparée à sa prochaine folie avec la blonde incendiaire.

John, observait surtout Erin au début, puisque inquiet pour elle puis releva le visage sur Idène, et il devait se l’avouer, qu’il appréciait le spectacle à sa juste valeur. Toute cette grâce et cette agilité était agréable à voir. Il faut bien, être une femme, pour paraître aussi élégante dans ce genre de configuration. Il y avait de tout, du sensuel, du danger et de la beauté.

Il donna un coup à Alexander, pour qu’il lève le regard vers Idène et qu’il arrête de fixer Erin.
« Ose dire, que tu n’y trouve pas un côté plaisant. » Dit-il simplement. L’anglais médita quelques instants, observant les mouvements graciles de la blonde. Préparée comme elle, Erin ferait des merveilles et même s’il la savait souple, pour certaines activités, il se demandait si elle pourrait se contorsionner comme la blonde.
« Je te l’accorde » Enfin ce fut pas joyeux, mais c’est déjà pas mal. John eut un rictus, un début de victoire. De toute façon, le regard de l’anglais, allait à nouveau sur Erin.



Erin / Idène



Du côté d’Idène, le parcours pouvait être tout aussi dur que celui-ci d’Erin en terme de difficulté. Car aussi douée qu’elle était dans cette arène, la corne lance-flamme était beaucoup plus active et stratégique. Il la poursuivait de son mouvement même lors des assauts et trouvait toujours le moment où elle était le plus dans l’effort. Idène était donc obligée de passer d’un obstacle à l’autre sans s’arrêter et en gardant conscience de cette menace constante.

Alors qu’elle évoluait en se suspendant à une série d’anneaux, elle perçut un mouvement sur sa droite et découvrit son poursuivant. Les flammes allaient l’atteindre lorsqu’elle se projeta sur le côté pour s’accrocher à une barre de traction. Il s’agissait d’une échelle à encoche et elle devait sauter, avec la force de ses bras et un mouvement de bassin, en s’accrochant avec cette barre de plus en plus haut.
Les muscles d’Idène se tendirent et jouèrent de concert alors qu’elle déployait l’ensemble de ses forces pour monter le plus vite possible. La corne prit de l’avance et l'attendait au sommet de manière sadique. Les spectateurs qui la suivaient retinrent leur souffle lorsqu’elle atteignit la plus haute encoche, là où l’ennemi l’attendait. Un tremblement de cuivre indiqua l’arrivée des flammes et Idène serait pulvérisée dans le dos. Mais au lieu de s'agripper au rebord et de tenter une rapide escalade, elle demeura sur cette barre de traction et posa ses pieds sur la surface en bois pour obtenir un appui. Là, elle sauta de toutes ses forces pour aller carrément dans le sens inverse et agripper le rebord d’une poutre beaucoup trop fine pour tenir sur ses jambes dessus.

Un énorme “OHHHHH” monta lorsque sa réception réussit de justesse ainsi que des rugissements. L’élan de son corps en chute lui avait arraché l’une des mains de sa prise et la jeune femme démontra des signes de souffrances pour contenir le reste de l’élan. Elle aurait pu être arrachée du support et faire une chute libre si elle ne s’était pas donnée à fond. Au lieu de ça, maintenant suspendu à cette barre de bois, elle y cerna ses jambes et poursuivit sa route en direction d’une corde avec des noeuds. Son regard alla vers le bas, là où se trouvait Erin, et découvrit que sa corne à elle, la seconde, était en train de migrer directement sur elle.
La verbaliste était en train de progresser sur la dernière plaque lorsque les deux lances-flammes émergèrent de concert pour tenter de l’avoir sur un tir croisé.

« ERIN, ATTENTION !!! » Hurla-t-elle en lâchant sa prise pour tomber en chute libre et se réceptionner au sommet de la toile d’araignée de filin.

Elle n’arriverait jamais à temps. La jeune Atlante faisait face aux deux trompes qui avaient bien l’intention de l’incendier tout en lui barrant le passage. Et là...les gorges se mirent à trembler, une lueur jumelle de magma faisait écho depuis les yeux sombres du cuivre…

Même pas le temps de se reposer réellement. Elle était plutôt fière de ses sauts, mais elle ne pouvait pas considérer l’obstacle qu’elle venait de passer que déjà, sa corne venait la titiller. Alors quand elle entendit le cri d’Idène au-dessus, et qu’elle vit que le second machiniste arrivait pour lui cramer les fesses à son tour, elle s’exclama sur le coup de la surprise : « Mais ? Ce n’est pas légal ça ! ». Mais elle n’avait pas le temps de sortir un livre de droit et de monter une plaidoirie digne d’un grand avocat pour défendre son droit à ne subir qu’une corne sur les deux. Mais fallait croire qu’elle était la cocue de service et que les deux cornes, ben elles étaient pour elle ! Sa réflexion la fit sourire, alors qu’elle cherchait un endroit où se réfugier depuis sa plateforme. Les deux machinistes arrivaient en face d’elle, et il y avait un promontoire un peu plus loin sur lequel une sorte de tobogan partait pour l’emmener droit vers l’échelle de cordes où elle n’avait pas voulu aller toute à l’heure. Elle ne voyait que ça, et en plus, l’espace de quelques secondes, les trompes lance flamme ne pourraient pas lui tirer dessus sans se tirer elles-mêmes l’une sur l’autre.

Ça faisait un sacré bond quand même… Sans trop d’élan en plus. Elle inspira un grand coup, et alors que le premier allait tirer, sans attendre son copain, elle s’élança en poussant de toutes ses forces sur ses cuisses pour bondir vers le promontoire. Elle replia ses jambes in extrémistes pour atterrir sur le cul et glisser, grillant la priorité à la corne d’Idène. Le malheureux dû se stopper dans son mouvement, et commencer à revenir en arrière car la brune se faisait la malle sur les fesses dans cette petite rigole qui glisse et elle fit un atterrissage à la Spider Man dans les cordes, faisant trembler la structure par son arrivée en puissance.


Alexander / John



Les Tairis avaient salué la prestation d’Idène sous des rugissements puissants et les deux hommes avaient applaudi de bon cœur. Surtout John.

Bon, là ça commençait à donner, une Idène qui fait des bonds, qui se projeta comme si elle volait et une Erin qui fait du toboggan… Il avait de quoi impressionner un tantinet, même les grognons “tigres demi humain” comme Hoffman. Son coeur tambourinait mais la colère passait doucement. Il se fit la réflexion, que faute de prévenir de ses conneries, elle avait intérêt à mettre la pâtée aux trompettes de feux ! Car bon, ce n’est pas sa compagne pour rien, nom de zeus ! Enfin Nom de Locki plutôt comme John aimait dire nom d’Odin, autant jouer le jeu des super héros Marvels.

Et il fut assez ravi (oui oui) quand elle retomba, riant au nez des machines, à la manière d’une spider girl ! Là, elle avait la classe ! Il applaudit et se prit un tacle, d’une immense patte sur l’épaule de Rion Lastar. Le tigre lui fit les gros yeux… Bah tiens, il voulait rugir avec lui ? Non mais franchement, cela est d’un ridicule vraiment ! Il aura tout fait avec les peluches ! Il aurait perdu son pantalon, il aura subi l’assaut de deux Taigrions, il aura eu le visage mouillé de léchouille, il aura vécu un accouchement, il aura manqué de se faire décapiter… Et là, il fallait qu’il rugisse avec eux. Et apparemment, ils attendaient tous qu’il le fasse…

Il roula des yeux, juste pour le principe et rugit, déclenchant les cris puissants des autres tigres, qui félicitaient ce beau geste !! Les tigres eurent quelques rires, toisant l’humain. Alexander, lança un regard à Vida, qui juste avant lui avait lancé un défi, il lui fit un rictus charmant auquel elle répondit d’un signe de tête solidaire, pour lui rendre la pareille. Et Vilma, frotta sa tête contre la sienne, tiens, il avait oublié les coups de boule affectueux dans sa lite.

« Pas mal, pour une peau rose ! La prochaine fois tu griffes et tu feules ! » Dit-elle taquine, alors que John était plié en deux, imaginant trop Alexander en tenue de Catwoman !!
« Oh oui ! En cuir avec des griffes et des oreilles de chats… Catboy ! » Et il était fier de sa connerie, car il partait dans un fou rire incontrôlable cet idiot ! Et surtout contagieux, car Alexander ricana à son tour, ayant une image peu flatteuse de sa personne en tête.



Erin / Idène



Idène se trouvait au sommet de la toile d’araignée en filins. Elle tentait de se dépêtrer pour rejoindre Erin le plus vite possible, le regard écarquillé par la crainte, lorsqu’elle vit soudainement son action. L’expression d’angoisse quitta soudainement son visage et elle s’égaya dans un “sacrée Atlante” tandis que son regard la suivait en train de sillonner le toboggan. Idène laissa même un large sourire gratifier son arrivée alors qu’elle l’invitait à grimper au travers du sac de noeud d’un geste de la main.

Les cornes avaient du mal à combler la distance, au travers des différents obstacles, pour retourner à la chasse de l’Atlante. Mais lorsqu’Erin parvint à mi-chemin de sa lente ascension, effectuée non sans peine tant les cordes étaient instables, un sifflement caractéristique attira son attention. Elle avait à peine tournée la tête sur le côté qu’une demi-douzaine de flèches percutèrent l’amas de câble. L’une d’elle lui frôla même le visage, en un “TCHAFF”, balayant ses cheveux d’un brusque coup de vent, avant de poursuivre sa course plus loin. C’était quoi ce délire ? Elle voulait bien jouer à faire des cascades, mais de là se faire trouer la peau par des projectiles, il ne fallait pas abuser ! Néanmoins, le contexte général de la représentation, mêlant danger factice et théâtralisation de la grâce féminine, laissèrent dire à Erin qu’il s’agissait surement d’un tour de passepasse encore une fois.

Depuis les sommets des gradins à l’extérieur de l’arène, plusieurs archers habillés en noir et bien dissimulé s’étaient mis en tête de leur tirer dessus comme des lapins. La nouvelle volée passa au-dessus et Idène poussa soudainement un cri de douleur en se tenant l’épaule lorsqu’un trait la frôla. Un liquide rougeâtre venait de jaillir d’entre ses doigts et elle s’affaissa dans un geste de souffrance. Son regard croisa celui d’Erin et, malgré son air souffrant, elle lui fit un clin d’oeil alors que sa main ensanglantée s’ouvrait pour laisser paraître, à elle seule, un petit sachet d’un liquide simulant le sang. Même si elle n’en doutait pas, l’américaine était quand même soulagée de voir que tout cela était pipoté. N’empêche, Idène avait pensé à tout, et elle comptait manifestement sur l’effet de surprise provoqué chez Erin pour le spectacle, puisque cette dernière n’était au courant de rien !

Idène se redressa alors et passa sur le côté pour esquiver un nouveau tir dont une partie manqua Erin de très peu. Les deux cornes étaient alors à mi-chemin. La fausse blessure d’Idène donnait l’air d’être peu sérieuse, raison pour laquelle elle continuait de se servir de son bras. Elle s’élança en direction d’une plaque à bascule qui se trouvait un peu plus loin à sa hauteur et entreprit de l’arracher. Lorsqu’Erin parvint au sommet du sac de noeud, et qu’une nouvelle volée l’y attendait sagement, Idène débarqua soudainement au pas de course et se servit de ce carré de bois comme d’un bouclier, couvrant l’émergence d’Erin.

Seulement voilà, les deux cornes étaient maintenant de nouveau dans le jeu et tentaient de les encercler tandis qu’une série d’archers supplémentaire débutait un tir nourri pour les fixer sur place. Idène tenait son bouclier de fortune tout en grimaçant sous les nombreux impacts. Les embouts des quelques flèches qui tombèrent aux pieds d’Erin ne lui échappa pas… puisqu’il s’agissait d’un simple nœud de tissu qui empêcherait tout effet de perforation. Astucieux comme stratagème, il n’empêche qu’elle ne désirait pas recevoir ce genre de projectile tiré depuis un arc. Elle était satisfaite qu’Idène joue du bouclier, même si la guerrière, du moins au niveau de la tenue, c’était elle. Qu’importe, les impacts sur le morceau de bois prouvaient qu’elles se faisaient allumer de plus en plus. Elle imaginait clairement la satisfaction des types qui tiraient depuis leur hauteur, prenant soin de viser les deux jeunes femmes.

« Plus nous demeurons au même niveau, plus dangers se multiplient pour nous punir. » Maugréa-t-elle.

Elle ajusta l’appui de ses pieds sur la corde pour garantir le bon angle du bouclier qu’elle tenait toujours à pleines mains. Mais le morceau de bois était lourd et elle mobilisait très sérieusement ses forces pour leur éviter d’être touché de toutes parts. Elle ne pourrait rien faire de plus et elle avisa les deux trompes qui terminaient leurs progressions. D’un air tout aussi mystérieux que provocant, elle considéra Erin avant de lui dire : « Tes griffes percent le cuivre. Ce soir, c’est toi déesse de l’arène... »
« Si c’est moi alors… », soupira-t-elle, un peu dépassée par les évènements pour le coup.

La menace la plus sérieuse venait des trompes de feux qui arrivaient en position de cuire les deux dindes clouées sur place par les archers. Il n’y avait pas quarante-six solutions. Soit Erin se barrait en laissant Idène dans la merde, soit elle affrontait la menace des cornes en face, comme le lui suggérait la candide. Dans le premier des cas, elle ne ferait pas long feu, et ce n’était rien de le dire. Les cornes crameraient Idène, et les archers changeraient de cible. Ils la tireraient comme un lapin sur le prochain obstacle. Elle avait donc besoin de la protection de la blonde pour avancer. Il fallait donc qu’elle règle le problème des cracheurs de feu.

Ses gants pouvaient percer le cuivre… Il fallait donc qu’elle s’en prenne directement aux cornes en les déchirant. Mais elle n’était pas très costaud, la petite verbaliste, donc elle devait faire ça de façon intelligente, c’est-à-dire à la bourine « version je veux foutre Alexander par terre ou dans les herbes parce qu’il me taquine ! » et sans trop réfléchir, elle s’élança du promontoire, passant entre les jambes de la Candide. Le bord était là, mais les cornes aussi. Les machinistes étaient en train d’immobiliser leur machine pour les rôtir, et ils furent surpris de constater qu’une nouvelle fois, la brune courrait vers eux. Et elle sauta dans le vide pour planter ses gants griffus dans le cuivre des cornes. Les deux trompettes s’abaissèrent vers le bas à cause du poids d’Erin, et cette dernière fit les gros yeux en sentant ses griffes déchirer, lacérer le métal aussi facilement que du beurre. D’ailleurs, l’une des trompes souffla des flammes à l’agonie, représentant davantage une vomissure informe et repoussante, qu’une véritable menace. Erin faisait un véritable massacre de ses mains. Arrivée au bout du canon, forcément, plus rien ne la retenait, et elle tomba vers le pont de singe, bien plus bas.

C’était par réflexe qu’elle se rattrapa à la corde supérieure du pont. Sauf que ses griffes la coupèrent nette et qu’elle tomba sur le dos sur la corde inférieure, qui la fit rebondir en lui cinglant les omoplates. Elle réprima un cri de douleur tout en se rattrapant comme elle pouvait sur ladite corde à l’issue du bond, pour ne pas tomber plus bas.
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Alexander / John





Le feu… et maintenant les flèches, mais la prochaine fois c’est quoi ? Une créature des abysses ? Alexander sentit son cœur bondir, en voyant les projectiles et il ne fut pas le seul, puisque même les tigres eurent un réflexe de grognements parfaitement solidaire. Quant à John, il lâcha un juron de surprise.
« Olala… Il n’y a pas de tomates, pour qu’on jette sur les archers ? » Fit-il à destination de Vida, mais elle ne pouvait être pas comprendre la référence. Mais, il n’eut pas le temps, de lui expliquer sa blague, qu’un cri de douleur attira son attention… Idène avait été touchée ! Un nouveau bruit de gorge de la part de John.
« Ah mais non ! » S’exclama t’il avec les cris des autres Natus.
« Tu es sûre de vouloir des tomates ? » Dit-il ironiquement.
« Non, je veux aussi un arc et des flèches, histoire de les déconcentrer ! » Lança John un peu en colère et cela fit sourire Alexander qui lui lança un regard complice.
« Cela doit être comme le feu, pipoté ». John relativisa et se dit que oui, après tout, tout était faux. Mais sur le coup cela l’avait fait chier quand même !
« Certes, mais quand même ! Pas de raison qu’ils soient peinards hin ! »
« Tu iras lui faire des bisous magiques » fit-il en haussant les épaules.
« Tu parles, si elle simule, ça sera des fessées magiques ! » Enchérit John d’un air gourmand.
« Pas de jalouses comme ça … » Lança d’un air innocent Alexander. Ce qui fit rire John de plus belle et ricaner Vilma, qui avait tout entendu. Comme la plupart des tigres autours, qui ricanaient doucement.

De toute façon Idène esquivait et sa blessure n’était pas crédible. Alexander mima un geste de la main bien connu et John pouffa de plus belle. Mais, ils n’avaient pas le temps de commenter, que les deux cornes venaient sur elles.
« Bon là… Brochette barbecue… Je crois que je n’ai plus faim ! » Ironisa John, qui était bien trop content de pouvoir faire rire l’anglais. Même s’il s’inquiétait mais le côté « fack » permettait à John de profiter du spectacle d’autant plus et il était certain que cela contribuerait aussi à son ami.
« Oui…Mais on va voir si Erin s’en sort … Elle n’est pas douée au combat mais elle a des neurones ! » lança Alexander. John haussa les épaules.
« Je te parie que ça se finit en rôtis moi ! »
« Tenu. »

Et là Erin fit sa tigresse ! Vilma rugissant d’encouragement suivi d’Aya ! Les deux tigresses étaient à fond ! « Vas-y ! Griffe-les ces vilains tubes de feu !!! » Et elles n'étaient pas les seules… Erin en déchira une et Alexander lança un rictus à John. Et lui fis un signe de « L » avec ces mains sur son front, pour « looser ».

« Héhé » fit-il en haussant les épaules.
« Vas-y dis le ! Tu te retiens là ! Personne ne nous entend, donc tu peux faire ton gamin ! » Il lui jeta un regard faussement vexé.
« C’est qui qui a la meilleure ? Hin ? » Alexander ne se fit pas prier, pour lui dire tout bas, sa réaction.
« C’est la meilleure … mais tu ne veux plus l’engueuler ? » C’est juste histoire de reprendre le dessus, même si ce fut peine perdu.
« L’un n'empêche pas l’autre » Ajouta l’anglais d’un ton concupiscent.
« Tu es horrible ! » S’exclama John, qui se marrait doucement.
« Tu sais pourquoi ? » Cela fit soupirer John, qui aurait dû s’attendre à ça, enfin bon, il revenait de bonne humeur le baron ! Même s’il serait capable de dire à Erin, qu’elle était la dernière des idiotes en allant dans l’arène, mais qu’elle est la meilleure quand même. Un drôle de mélange que John ne voulait pas voir !
« Ouais ! Car c’est toi le boss ! Tssss !! » Il lui donna un coup à l’épaule pour se venger.

Par contre, pas le temps de rire de nouveau Erin était en train de chuter et son cri était signe qu’elle ne simulait pas ELLE après tout ce n’est pas une candide. Bim, ce fut gratuit mais cela n’empêchait pas Alexander de plisser des yeux pour voir où atterrissait sa compagne. Ah qu’il aurait aimé être là, pour la choper et l’aider… Avant de faire un remake du roi lion …Cette impuissance ! Tout ce qu’il n’aime pas !



Erin / Idène



Le regard d’Idène dévia soudainement sur Erin qui se retrouvait en contrebas. Elle manqua de perdre son équilibre à cause de l’impact des flèches et se rattrapa in extremis pour maintenir le bouclier en bonne position.

« Erin ! » S’écria-t-elle. « Erin, est-ce que ça va ?!? »

Elle poussa une plainte en se redressant et en reculant un peu avec son bouclier. Elle se positionna de façon à pouvoir mieux la voir. Son visage trahissait une forme d’appréhension, impossible de savoir si c’était du spectacle ou non cette fois. Mais l’Atlante était trop bas, beaucoup trop bas. Les restes des trompes étaient en train de s’affaisser, comme un navire qui sombrait sur l’océan, tandis qu’un filet de flammes s’y crachotait en signe d’agonie.
Idène secoua négativement la tête avant de lui faire un signe, ses mains étant trop occupée :« Ne reste pas là ! C’est grand danger ! Va-t-en, tout de suite !!!... »

Erin voulait bien remonter, mais elle était revenue au même stade que toute à l’heure, et revenir depuis la dernière corde du pont de singe vers le promontoire ne fut pas simple pour elle qui n’avait pas spécialement l’habitude de se mouvoir sur un filin, la tête en bas. Ses cheveux étaient pendus dans le vide, scintillant des multiples perles dorées qui en habillaient l’extrémité. Elle ramena ses jambes vers la corde pour s’aider, faisant basculer sa jupe dans la même direction que sa tignasse, dévoilant jusqu’à ses hanches. Elle arriva enfin à revenir vers le promontoire où était l’obstacle à cordes emmêlées permettant de grimper. Elle recommença l'ascension, avec un air de déjà vu et une certaine lassitude de le refaire encore une fois. Au moins, cette fois, elle n’aurait plus à se soucier des trompettes cracheuses de feu, et elle espérait qu’elle n’avait pas démoli du matériel qui coûtait cher.

Mais soudain, d’innombrables souffles de cornes de guerre résonnèrent dans toute la salle, comme une alarme soudaine qui semblait interrompre l’environnement festif alors que les acclamations et les applaudissements se muaient immédiatement en une huée sonore et critique. C’était comme si toute cette foule criait sa colère et sa vexation, la jetant à la face des deux femmes. Mais elles n’étaient pas ciblées ! Ce n’était qu’une impression parce que Erin ne pouvait pas savoir ce que les sonneries signifiaient. Elle n’était pas remontée assez vite, elle avait tout donné mais il était trop tard.

Idène lui avait pourtant bien dit : rester trop bas allait accentuer le danger.
Est-ce que c’était ces cors de guerre dont elle parlait ? Et quel danger allait encore lui tomber dessus ?!? Il ne suffisait pas que ces archers soient pourvus d’un nombre incalculable de flèches et continuent leur tirs, il fallait autre chose ? Elle était tentée de râler et de laisser tomber, parce que franchement, elle s’était laminée le dos sur la corde, et elle était certaine d’avoir une marque sur l'omoplate, qui avait dû en partie effacé la peinture. C’était brûlant, et cela ne l’encourageait pas à continuer. Il ne fallait pas oublier que c’était une chochotte, et même si elle prenait sur elle, elle ressentait la douleur assez fortement. Les acclamations de la foule se firent plus distincts dans sa tête, alors qu’elle les occultait pas mal depuis le début.

Un cliquetis métallique retentit et une multitude d’objets tombèrent depuis le plafond. Ils étaient pourvu de crochets pour s'emmêler dans les différents obstacles et éviter qu’ils ne finissent tout en bas. Il semblait que la position des deux femmes ait été volontairement épargnée pour leur éviter des blessures. Et aussi pour leur éviter de s’armer bien trop vite.
Car c’était bien des outils de guerre qui entourait Idène et Erin sur des niveaux différents.

« Verbaliste, ne reste pas là, ils arrivent ! Fait vite !!! » S’écria Idène avec une once de peur dans la voix. Erin reporta son attention sur Idène alors qu’elle regardait, un peu passivement, les objets tomber. Qu’est-ce que c’était encore que ça ? Et de quoi elle parlait la Candide ? Ça ne suffisait pas de monter tous ses obstacles, fallait en plus rajouter des pièges et des surprises ? Bref, elle arma son courage à deux mains, et elle recommença son ascension puisqu’il était question de ça !

Idène quitta la position avec son bouclier et passa par-dessus une rampe pour ensuite s’emparer d’un arc qui était accroché non loin. Elle retira l’une des flèches de ses ennemis qui vint se ficher non loin d’elle dans un amas de cordage puis lécha l’une des plumes, comme s’il s’agissait d’une signature, avant de bander l’arc et de viser soigneusement. Elle ignora littéralement la prochaine volée qui l’encadra et manqua de la toucher de vraiment très près. Mais elle décocha ensuite sa flèche en réponse et celle-ci siffla, survolant le public, avant qu’un cri brutal ne raisonne au-dessus de leur tête. L’un des archers habillé en noir tenait fébrilement le trait, comme s’il tentait de le retirer, alors qu’il était fiché entre ses deux yeux. D’un pas incertain, l’air hagard malgré des yeux écarquillés, l’ennemi claudiqua en poussant un râle de douleur ironique et véritablement mal joué. Un cliché qui aurait fait concurrence au célèbre cri de Wilhem (https://fr.wikipedia.org/wiki/Cri_Wilhelm). Une sorte de :

« AHHHEUUUHHAAA JEEEEE MEUUUUUURS ! GAAAAAA ! »

L’homme s’effondra alors soudainement, roulant le long des gradins avant d'atterrir au milieu des tigres non loin des pieds de John et Alexander, comme s’il avait recherché cette place. Il formula un sonore et très peu crédible :

« ARGHHH ! COUIC ! »

Digne d’un enfant de cinq ans, un jeu terriblement mal fait dans un élan purement comique. Les autres archers avaient cessé de tirer, ils se regardèrent les uns les autres, comme soudainement pris d’une frayeur incalculable, puis ils se carapatèrent dans tous les sens pour quitter l’arène. Idène eu un sourire victorieux alors qu’elle se redressait et se tournait alors vers le sommet, au-dessus de sa tête, là où se trouvait ce qu’il lui faisait visiblement peur.
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Jeu 14 Déc - 19:52
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Erin Steele ♦️ Alexander Hoffman ♦️ John Sheppard

Du coté Atlante




Alexander / John



De ce qu’ils pouvaient comprendre, il fallait aller vers le haut, puisque dès que les jeunes femmes allaient dans le sens inverse, elles se prenaient des « merdes » dans la tronche. Et même, l’attaque d’Erin telle une tigresse, n’allait pas l’épargner. D’ailleurs, Alexander nota qu’elle n’était plus franchement habillée sur le coup… Et même si ses cuisses étaient sombres on pouvait voir ses sous-vêtements… Du moins, être plus près aurait donné une vue implacable sur son tanga… Un tanga gris il lui semblait bien. Oui, voilà, il se souvenait bien de sa parure et cela l’agaça d’autant plus. Après, bon, elle n’était pas dans une tenue des plus longues. Suffirait d’un souffle un peu trop fort et zoouuuuu plus de jupette en cuir ! Alexander roula des yeux, doucement… Heureusement, qu’il avait un peu de peinture, sinon, John aurait pu voir les fesses de sa supérieure ! Lui, l’anglais les connaissaient que trop bien !
Spectacle, où non, cela avait l’air physique, leurs acrobaties et elles n’étaient pas si anodines que ça. L’anglais, se fit la remarque, qu’il allait la retrouver pleine de bleu et en courbatures. Pas certaines, qu’elle ait encore la force de découvrir le reste de l’antre des Natus après sa folie du jour.

Surtout, qu’elle avait frotté lourdement sur la corde, connaissant Erin et son manque d’endurance à la douleur, (cela n’était pas grave d’être chochotte), Alexander, commençait à se dire, que cela sentait la fin. Une part- de la peinture dans son dos, s’était effacé dans un affreux mélange peu esthétique. Il ne voyait pas bien, mais il était certain, qu’elle aurait une marque. Il commençait à avoir hâte que cela se finisse avant de retrouver Erin en pièce détachées.

La sonnerie, firent baisser en arrières les oreilles de tous les Tairis, trouvant le son déplaisant. Alexander, plissait ses yeux, voyant la foule clamer sa colère envers ce bruit.
« Cela ne sent pas bon du tout … Je vois bien quelques bestioles sortir des filets… »
« Je n’espère pas… Mais remarque après les flèches, le feu… ».
John hocha la tête, il pensait la même chose, pourquoi pas après tout ? Cela était un remake d’une épreuve de survie… Et tout comme l’anglais, il commençait à se dire, que cela n’était pas si plaisant à mirer. Un combat, aurait été plus gracieux peut-être. Enfin bon, le soldat, se disait que ce fut courageux, qu’Erin aille participer à ce genre de chose. Même si elle était un peu timbrée de faire ça sans entrainement et pour une novice, elle ne se démerdait pas si mal.

Les objets tranchants qui tombèrent, cela tendit énormément Alexander, qui redoutait qu’Erin soit touché. Mais, en analysant, après la peur primaire, il remarquait que celle-ci semblaient être lâchée, pas sur les femmes, mais non loin. Il ne sut pas vraiment ce que ce fut au début.
« Des armes…. Oh « fuck » elles sont vraiment dans la panade ! » Lança John, qui en bon soldat, avait bien reconnu les formes. Alexander retenu un soupir, donc elles allaient se battre contre quelque chose. Franchement, cela le gonflait de plus en plus. Mais ne laissait rien paraître, remerciant la présence des tigres et celle de John, pour égailler un peu le tout ! Et la voix d’Idène qui s’entendaient très bien, ne le rassura pas. Pas certain qu’elle stimulait là !

Idène avait décidé de tirer sur l’un des archers, à la plus grande joie des deux hommes, soyons clair.
« Ah bah voilà ! Là on rigole moins hin ! »
« Ah !! » Ajouta en même temps l’anglais, satisfait de voir un ennemi en moins. Par contre, les deux hommes se regardèrent bizarrement, voyant que l’archer était un super mauvais comédien… Cela en était littéralement risible… John commençait à pouffer doucement, rejoignit par son ami. Ils le regardèrent s’écrouler vers eux… Alexander avait une petite moue dubitative, voyant bien que le comédien recherchait cette place. Voulait-il demander d’être sauvé par les Tairis ?

« Quel mauvais acteur de la souffrance… relève toi, vil lanceur de pic pointue, a moins que cela soit ton cœur qui soit touché par pareille dame ! » Fit Gora, alors, que sa sœur, lui donnait un coup de patte très doux pour le secouer. Les deux tigres noirs étaient le plus près du sol.
« J’agonise !!! Gueuuuaaaaa ! »
« Pauvre bête, il faut l’achever ! » Lança Gora amusé.
Paresok se figea volontairement et s’enterra dans l’inanité.
Les archers fuyaient tous « Ils fuient ! Victoire à la Natus couleur soleil ! » Rugit Rion Lastar assez satisfait.
Cela fît réagir le cadavre de quelques tremblements probablement dû à l’effet de surprise. Gora ricana de plus belle et lécha sa soeur sur le coin de la nuque. La tigresse, était tenté de jouer avec l’homme pour le faire bouger, mais elle ne fit rien.

L’acteur habillé en noir, en mode ninja, avait joué la comédie de façon dramatique et si peu crédible que les quelques Natus présents à cet endroit s’esclaffèrent. D’ailleurs, Vida éclata de rire tout en le fixant et se redressa. Elle passa dans le dos d’Alexander et de Vilma, le regard brillant et une expression de profonde amitié alors qu’elle s’agenouillait auprès de lui et tapotait sa poitrine d’un doigt accusateur. Le mort releva directement la tête (il n’avait strictement rien sur son masque de tissu, pas de plaie ni ouverture) pour la gratifier d’un bête et stupide « Hmmmm ?!? » alors que Vida rigolait une nouvelle fois en lui disant :
« Par les Trois, Paresok, cessez donc de faire l’enfant et rejoignez-nous ! »
« Grand merci, chère Administratrice, je me voyais mal mirer ma première d’un oeil entrouvert tout en feignant cadavre au pied de mon frère d’arme !!! » S’écria le meneur tout en arrachant sa cagoule.

Le colonel, rigola de plus belle, sacré Paresok, il n’avait bien que lui pour être aussi piètre acteur et rouler ici en victime !
« Tu veux que j'te fasse de la bouche à bouche ? Oh franchement Paresok ! » Ironisa John.
« Par les Tréfonds, non ! Quelle normalité de ne point connaître le trépas lorsque l’on affectionne la victoire !!! »
Paresok laissa tomber sa cagoule tout en rigolant, il s’avançait en direction de John mais ne paraissait pas des plus rassuré face à tant de Tairis. Il semblait prendre l’habitude sans pour autant être parfaitement détendu.
« Cela se nomme la modestie ! » lança John qui ricanait doucement, se levant pour tendre une main vers son frère d’arme que celui-ci empoigna avec force

Alexander, avait observé la scène, avec un rictus amusé et l’œil pétillant. Les tigres étaient dans la même optique.
Paresok, considéra John en lui tapotant l’épaule avant de s’installer auprès de lui. Vida était repartie rejoindre sa place en ayant un large sourire.
« Tu es ridiculement mauvais en acteur » Fit-il pour le taquiner.
« C’est grand compliment à mon oreille, fiston ! Je préfère bien plus être hué par mauvais rôle de perdant plutôt que devenir mauvais rôle de vainqueur !!! »
« Pour le moment tu ne vaincs rien ! » Lui fis John.
« Ah oui ? Et on verra si je prononcerai pareil discours quand ma première aura sauté en ton cou et scellé ses jambes autour de ton bassin ! Si le grand guerrier Atlante que tu es sauras vaincre tentation...peuh !!! »
« J’hurlerai pas autant que toi ... » Fis John d’un air provocant.

Vilma leva la tête et émit quelques sons en Tairis, pour demander à Rion Lastar de se décaler et laisser une place au Natus. Cela fit bouger un peu chaque tigre, pour qu’ils se recalèrent. Paresok n’avait guère le choix, que de se laisser tracter par John, pour pouvoir s’asseoir a entre John et Alexander/Vilma, puisque la tigresse était à moitié sur l’anglais. La place était étroite, mais faut dire que ce fut le cas, depuis le début. Alexander essaya de se pousser un peu plus vers Eura, mais Vilma ne bougeait nullement…

Paresok se creusa donc une place en insistant le moins possible et envoya une tape reconnaissante sur l’épaule de son frère d’arme avant de saluer Alexander d’un signe de tête.
« Ah, le verbaliste affectionneur de portes vivantes !!! »
Alexander lui fit un rictus amical, pour le saluer. « Bonjour Paresok. ».
« Bien meilleur espace que cette arène n’est-ce pas ? Votre coeur doit bondir de joie et d'allégresse, sans compter votre regard, qui goûte tellement de beauté de coquinerie Atlante en mouvement ! N’est-il pas ? » Questionna joyeusement l’homme.
Alexander resta impassible, ne laissant pas deviner qu’il n’était pas des plus ravi de voir Erin la culotte à l’air et ni voyant définitivement rien de coquin…. Mais plutôt une séance de panpan culcul et une autre à l’infirmerie… Il était moins en rogne qu’avant, sinon Paresok aurait pris une soufflante injuste ! Mais bon, là, il avait retrouvé sa sérénité, qui allait surement voler en éclat quand Erin, allait revenir toute fière de sa connerie avec son rictus mutin, qu’il allait le faire monter dans les tours. Et pas sexuellement ! Il allait lui répondre, quand Vilma, leva la tête vers Paresok, qu’elle touchait avec ses pattes sur la cuisse. Elle arqua un sourcil.

« Tu trouves ErinSteele coquine ? À faire des acrobaties dans l’arène ? » Elle n’avait pas laissé Alexander répondre, pour s’étonner de la phrase du Natus. John quant à lui fit mine de rien avoir entendu.
Le meneur avait débouché sa fameuse flasque qu’il tendit amicalement à Sheppard, histoire de boire un verre en plus du magnifique spectacle qui se déroulait sous ses yeux.
« Par ma foi, bien sûr ! Tel endroit fait ovation à la beauté de la femme, grâce et harmonie. Mon regard s’est déjà attardé sur verbaliste Erin par vêture cassant son image de femme, quel dommage que cette pratique Atlante, mais la voilà devenue guerrière et beauté. Voilà occasion qui ne se reproduira probablement pas en son coeur ou esprit. Et bon souvenir que laissera tout ceci avec mon Idène !!! »
Il fixa Alexander, tout sourire, sans se rendre compte du malaise. Vida lui avait bien fait les gros yeux mais il avait déjà commencé. Donc autant finir...
« C’est plaisir de s’offrir changement d’être en unique occasion. Pas en votre merveilleux foyer que cela aurait été possible il me semble... »

Vilma, arqua un sourcil… Elle ne dit rien, haussant les épaules, recouchant sa tête. Elle trouvait ça étrange. Mais après tout, elle était peut-être influencée par les sentiments de son mentra.

John prit la fiole… Il se mordait la joue… Olala mais il ne sait pas ce qu’il raconte le Paresok là…Il va se faire tuer par Alexander sans rien avoir demandé. D’ailleurs, l’anglais était toujours aussi neutre, il eut un rictus au coin des lèvres, laissant paraître une pointe d’amusement, face à la franchise et la naïveté de cet homme. Après tout, il ne pouvait pas savoir, que l’Anglais avait des envies de punition pour cette même guerrière. Enfin, la punir, il allait surtout lui tirer la gueule et lui dire le fond de sa pensée quand ils seront seuls.
Il rendit le rictus à Paresok, alors que John était en train de faire des gros yeux au meneur tout comme Vida, mais en vain.
« Non, cela n’aurait pas été possible… en effet. Et oui, cette occasion, ne se reproduira peut-être plus. Sauf si Erin y trouve un goût particulier pour revenir. » Il était calme et avenant. En tout cas, elle pourra se brosser pour qu’il revienne voir Erin se trémousser avec des cordes, des flèches et du feu !
« Que les Trois m’en soient témoins s’il me semble pas que ce verbaliste n’apprécie guère ce spectacle. Qu’avez-vous tous à signe de regard à la fin ??? »
Vida soupira avant de se tourner vers Paresok et de lui révéler d’une voix calme.
« Le verbaliste Alexander n’a guère apprécié le goût de la surprise et se fait grand effort de diplomatie pour ne point laisser éclater son ressentiment. N’insistez pas Paresok, je vous prie... »
« Ce n’est pas bien grave. » Ajouta Alexander gardant un air avenant, qui ne voulait pas en faire des caisses, cela ne le regardait que lui après tout. Lui et une guerrière en petite culotte courte ! Et il faisait des efforts monstres, pour tenter d'apprécier l’art Natus sous cette forme (cela aurait été mieux sans Erin dans le lot), alors pas besoin de prendre des pincettes pour son confort. Il se démerdait très bien seul.
« Que...quoi ? Pas aimé, heu... »
Le regard de Vida lui interdit d’en rajouter. Le meneur acquiesça tout en se détournant vers John, l’air visiblement très intrigué. Il ne comprenait pas du tout. Il chuchota à son frère d’arme :
« Mais quel diable dévore l’esprit de cet homme l’ami ? Il a belle déesse dansante dans tenue sublimant son corps...et Vida signale que nulle joie étreint son cœur ? Pas d’admiration et plaisir de l’avoir pour sienne ??? Mais quelle folie est-ce là que de recouvrir sous amabilité des appréciations inverse de la vocation de cette arène ? »
Celui-ci lui fit un geste d’attendre, il allait lui répondre après sa blague.

John n’osa pas boire, car la boisson était infecte… Mais par contre, il la passa à Alexander derrière le dos de Paresok.
« Tiens bois ça ! » Lança-t’il pour briser la conversation.
« Souhaites-tu me faire oublier quelque chose ? » Demanda d’un air suspicieux l’Atlante en prenant la fiole.
« Oui et avec ça, tu vas vite avoir le même avis que Paresok.»
« Quelle joie … peut-être cela épargnerait quelques cuirs en effet. » Fit Alexander cyniquement envers John, il parlait du cuir des fesses d’Erin bien sûr. Et John, pouffa doucement.
« Bois, tu vas voir c’est une boisson très agréable…» Et en tout franchise, John le toisait avec beaucoup d’intérêt. Il ne voulait pas louper sa mauvaise blague. Et le pire là-dedans, c’est qu’Alexander ne remit pas en doute la parole du colonel, puisque Paresok, lui avait naturellement tendu. L’anglais bu une petite gorgée, redonnait la fiole à son propriétaire, avant de tousser… mais c’est véritablement horrible son truc ! John se marra de plus belle, en voyant les efforts d’Alexander pour ne pas recracher le liquide. Le soldat était fier de sa connerie !

Vida regarda brièvement en direction d’Alexander, se demandant un instant s’il n’allait pas s’étouffer, avant de reporter son regard sur le spectacle. Le verbaliste était peut-être mécontent mais elle, en tant que femme et Natus, était très satisfaite de l’implication d’Erin. Il en fallait du courage pour sortir d’un rôle dans lequel on avait de l’habitude et de l’art. Si Alexander avait l’intention de faire part de son mécontentement, cela n’empêcherait pas Vida de remercier Erin pour cette participation.

De son côté, Paresok avait largement sourit en se disant que si Alexander toussait, c’est que son alcool était bon. Il leva le menton en un signe lui demandant s’il avait apprécié alors que John ajoutait :
« C’est étrange que tu n’aimes pas…. Les Anglais sont réputés pour ne pas être difficile avec ce qu’ils mangent….» Alexander, lui jeta un rictus faussement mauvais et avala le tout.
« Je suis étonné que toi tu n’aimes pas… cela ressemble bien à votre coca cola national ! Purement américain ! » Bah tiens l’homme n’allait pas se laisser faire aussi facilement. Alexander n’aimait pas les bulles et John le savait, le colonel se marrait doucement.
« Merci à vous Paresok » Dit-il simplement en lui redonnant la fiole. Le goût l’avait surpris, mais il pourrait s’y faire.
« Puisque cela vous plait, je vous offrirai tonnelet de mon cru ! » Répondit-il avec fierté.
« Avec plaisir ! J'essayerais de ne pas me le faire prendre par John... » Fit-il d’un air agréable, son regard alla sur John, qui lui mimait une grimace en disant “gnagnagnagna”. Il était dégouté que l’anglais retombe facilement sur ces pattes !
« Mon frère d’arme en aura tout autant. Et vous en donnerez bonne pinte à cette médicastre provocatrice qui voulait vous interdire de cette offre amicale ! »
Les deux hommes se mirent à rire...« Nous allons éviter de donner pareille boisson à la médicastre Isia. Cela n'arrangeait pas son humeur. » Bon au moins, il n’était pas réfractaire à l’humour si cela pouvait rassurer Vida, qui avait pu constater les changements.
« Oui on va éviter ! » Dit John en ricanant.
« C’est curieuse plante que ceci, on dirait mon Idène, à soins offrir aux Atlantes, pour mieux pouvoir les écraser à la suite ! »
« Parfaitement, mais Isia était plus cruelle ! »

Alexander secoua la tête doucement et Vilma, ricanant doucement avant de se redresser mal calée, pour réajuster sa position, et sans le vouloir, se coucher davantage sur Alexander qui commençait à souffrir de quelques crampes. Mais, il ne dit rien à la tigresse, la laissant réajuster sa position, elle décida de se mettre entre ses jambes, du moins une partie de son long corps. L’homme, reporta son attention, sur ce qu’ils avaient manqué comme spectacle, cherchant Erin des yeux.
John ne profita du mouvement de la tigresse et de l’intérêt reporter de son ami, pour répondre à Paresok. « Eh bien, quand on ne sait pas que tout cela est du faux, savoir sa compagne, ni entraînée au combat ou à ce genre de chose, puisque sa fonction n’est pas de se battre ou d’avoir un physique aussi souple qu’Idène et qui en plus à peur du vide… Il est normal que la peur prenne le plus amoureux des hommes. » Murmura-t’il.
« Manquerait plus que belle surprise soit source de conflit en eux... » Répondit-il en secouant négativement la tête. John fit une petite moue, il commençait à être certain qu’Alexander allait toucher deux mots à sa chérie et il n’était pas homme à avoir peur du conflit. Paresok reporta son attention sur Idène et donna un coup d’épaule à son camarade.
« N’est-elle pas magnifique ? Et encore...rôle n’est pas de gagner ou être première. Elle offre victoire à verbaliste Erin. Je l’ai connu bien plus virulente et dominante... »
« Elle est sublime oui. Mais qu’elle ne prenne pas cette peine. » Oui Erin pourrait se vexée d’avoir gagné aussi facilement.
« Nulle honte ou humiliation ne doit entacher la bonne volonté de cette Atlante. C’est arène de notre belle Idène, elle fixe les règles de son engagement auprès de verbaliste Erin. »
« D’accord. C’est quoi le but ? Comment on gagne ? » Demanda John tout haut, pour qu’Alexander entende aussi la réponse.
« Verbaliste Erin doit atteindre le sommet. Mais plus haut elle progressera et plus rudes seront les moyens d’y parvenir. Donc grande épreuve de ténacité et de volonté pour elle. Idène va l’y aider. Ensemble, elles doivent rejoindre le sommet rapidement. Car plus on demeure dans les étages simples, plus les épreuves et assauts déstabilisants s’accumuleront pour leur faillite ! » Il montra du doigt l’endroit d’où devaient souffler les cornes. « Entends ! Nouvelle épreuve de punition pour avoir régressé de hauteur...ma volonté encourage verbaliste à remonter rapidement. Nous devrions l’y conseiller de nos cris encourageants !!! »

Alexander écouta Paresok… il hocha la tête, puisque John le mirait.
« Encourageons là, dans ce cas » Dit-il. Cela fit sourire John.
Mais le meneur ne l’avait pas attendu qu’il s’était levé, les bras balayant les airs.
« COURAGE ET VOLONTÉ VERBALISTE ! COEUR ET ESPRIT DES VÔTRES ENCOURAGENT ! ALLEZ !!!!! »
Cela fit rire Alexander ! Il y mettait toute son énergie le petit et c’est à prendre en compte, pour s’en inspirer.




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Erin / Idène



Mais voilà, les cors cessèrent de sonner et des billes de minerai de feu éclatèrent comme des pétards tout autour de l’arène, accentuant les “bouhhhhhhhh” et les violentes exclamations du public mécontent. Deux corps tombèrent alors depuis le sommet et se receptionnèrent sur des obstacles précis. Le premier fit face à Idène. Et le second tomba dans le dos d’Erin. Elle n’eut pas le temps de réagir qu’une main ferme l’avait empoigné par son cuir et jeté violemment contre un tronc basculant, l’obligeant à récupérer son équilibre.

Le promontoire qu’elle avait rejoint après son escalade dans les cordes n’étaient pas bien large et elle récupéra son équilibre tant bien que mal à l’aide du tronc, alors qu’on venait de la pousser avec violence. Cette fois, ça l’agaçait, mais elle devait continuer de faire le spectacle. Seulement voilà, elle se sentait ridicule dans sa tenue alors qu’elle n’avait rien d’une vraie guerrière. Seulement dans l’âme. Lorsque l’Atlante se retourna, un début de panique la gagna lorsqu’elle constata les tresses de cheveux blancs, le teint mat du visage et ces peaux de bête qui simulaient très bien une tenue sombre qu’elle avait déjà vu dans ses dossiers. La main droite de la chose se leva dans une menace très significative pour présenter une bande de cuir reproduisant l’orifice de ponction d’un Wraith. Le visage du Natus maquillé laissa paraître une forme de sadisme alors qu’il progressait volontairement en direction d’Erin dans le but de la ponctionner et de lui faire mal. Il se jetait littéralement sur elle en grognant.

Erin leva le nez vers Idène tandis que l’autre arrivait vers elle, mais la Natus était déjà au prise avec un autre adversaire. Il avait tiré un couteau et tentait d’entailler ses cuisses ou ses bras. Idène parvint à se défaire en s’aggripant au cordage retenant un tronc de bois et elle revint avec son genou en avant pour lui percuter le menton. Son ennemi recula de quelques pas, comme s’il avait très bien encaissé, l’arme étant perdue dans le vide, puis il repartit à l’attaque avec les mains en avant.
Le public était devenu fou, il scandait des encouragements toujours plus fort et vibrant à l’adresse des deux femmes.

« Tu dois remonter !!! Vite ! » Hurla Idène en esquivant un direct sur une glissade.

Elle se laissa choir sur une plateforme un peu plus bas et récupéra un bâton de combat qu’elle fit virevolter avant de se fixer, prête à se battre, face au sbire qui venait d'atterrir lourdement devant elle. Un duel légendaire était sur le point de débuter.

Erin était dépitée. Elle n’était pas une combattante, et elle devait simuler un combat… Parce qu’elle ne doutait pas une seconde que ce soit des acteurs prévus dans le spectacle. Elle n’allait pas être crédible, et surtout, elle sentait que si elle le frappait, elle n’aurait pas la décence de retenir ses coups comme quelqu’un d’expérimenté… Et faire mal n’était pas une habitude qu’elle avait.
« Fais chier tiens… », grogna-t-elle dans ses dents. L’autre arrivait sur elle. Il prenait son temps, puisqu’Idène avait eut le temps de faire quelques actions sur son ennemi alors qu’Erin en était toujours au même stade. Franchement, elle commençait sérieusement à se dire qu’elle n’avait rien à fichtre là. Mais elle puisa dans son courage et dans son envie de bien faire quelques ressources bien utiles, et la présence des Tigres, et de leurs rugissements, l’encourageait pleinement à se surpasser. C’était une démonstration, un jeu d’acteurs et de dupes, elle pouvait bien arriver à sortir quelque chose, non ? Et puis, l’autre était là pour jouer le jeu. Elle se rendit compte qu’elle avait reculé jusqu’à la limite du promontoire et que derrière, c’était le vide. Alors elle arrêta de reculer. Maintenant, elle devait incarner la guerrière qu’elle était censée être et faire honneur aux atlantes ce soir !

Elle remonta son menton vers le pseudo dévoreur, dans un air de princesse sûre d’elle et compétente, et elle l’attendit. Le Natus du sentir l’encouragement implicite de la jeune femme, et il accéléra le pas, la main en avant. Alors qu’il allait l’attraper, elle se retourna et sauta dans le vide, se rattrapant à un long rideau blanc enroulé sur lui-même qui tombait depuis le plafond. L’autre avait bien tenté de suivre, mais le mouvement de balancier le conduisit à se rattraper bien plus bas qu’Erin. Ils étaient à deux sur ce rideaux désormais, et la brune commença à monter en s’aidant de ses jambes, mais surtout de ses bras, car elle n’avait pas la technique. Ses épaules brûlèrent assez rapidement, mais elle arrivait déjà à une plateforme sur pivot, plus haute. Elle était à bout de souffle, et un coup d’oeil sur son adversaire lui indiqua qu’il montait avec bien plus d’aisance qu’elle. Avec bien de la peine, elle se hissa sur le morceau de bois, et elle sentit une main se refermer sur sa cheville. Sant trop réfléchir, elle tira fortement sur son pied, l’obligeant à la lâcher quand son poignet rencontra le bois de la plateforme.

La jeune femme courut sur la poutre, en faisant attention à ne pas tomber. Elle récupéra une arme en passant, prise dans une corde. C’était un pistolet à silex, style Napoléonien. Qu’est-ce qu’elle allait faire de ça ? Lui balancer dans la gueule ? Elle ne savait pas se servir de ce genre d’objet ! Quoiqu’elle avait déjà vu des films. Il suffisait de tirer le percuteur en arrière, et d’appuyer sur la détente. Elle arma donc le chien. Quand elle se retourna, il était déjà là. Il lui fonça dessus. Cette fois, le Natus dans le costume se dit qu’il n’avait pas à faire à la petit atlante sans défense, et il y alla franco. Alors qu’il amorçait son bond sur elle, elle pressa la détente. Le coup claqua dans l’air saturé de hurlements en tout genre, comme un gong annonçant la fin. Il percuta la brune de plein fouet et ils se retrouvèrent tous les deux dans le vide une nouvelle fois, propulsés par la force de son plaquage digne d’un rugbyman. Plus loin derrière eux se trouvait une toile d’araignée en corde et ils l’heurtèrent de plein fouet. Erin passa à moitié entre le maillage, sentant encore quelques éraflures se produire au passage, sans parler de l’autre bourrin qui lui avait enfoncé son épaule dans le bide et qu’elle peinait à ne pas tousser comme une dératée. En fait, c’était surtout son instinct de survie qui la conduisit à se raccrocher aux cordes avec ses gants griffus. Le Wraith fictif se laissa, quant à lui, tomber dans les cordages, avant de disparaître dans le fond de l’arène sur laquelle Erin le vit rebondir sur le trampoline. Elle en déduisait qu’elle l’avait eu avec son coup de feu… D’ailleurs, elle avait pommé l’arme dans le plaquage.

Avec tout ça, elle n’était plus très loin du sommet. Idène était aux prises avec son bâton contre son dévoreur à elle, et Erin prit le partie d’aller l’aider. Elle n’avait pas envie de crier quelque chose à son attention, ce n’était pas trop son genre d’être dans le spectacle comme ça. Elle descendit souplement dans le cordage en s’aidant de ses pieds et de ses mains, ondulant entre les cordes. Elle commençait à bien anticiper le mouvement des liens et elle sentait qu’elle avait le pas plus sûr. Elle se laissa choir de deux bons mètres sur la poutre, derrière le Wraith. Elles l’encadraient, pour le combat final. Avec sa griffe, elle coupa une corde à deux extrémités, s’en faisant un fouet de fortune, mais un fouet quand même. Elle ne savait pas du tout se servir de ce genre d’instrument, aussi se contenta-t-elle, dans un premier temps, de le faire tournoyer au dessus de sa tête. C’était pour le spectacle !



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Alexander Hoffman


Ils avaient loupé un sacré bout, puisque maintenant, il avait des … des Wraiths en bas ? Enfin des comédiens, déguisé en Wraiths ! Bon… Il allait falloir se battre. Alexander, réajusta ses bras, pour éviter de les croiser en signe évident de contrariété… Alors, il laissa ses mains courir sur le pelage de la Tairis. Cela le détendait de caresser le pelage incroyablement doux de la tigresse. Il soupira doucement…Elle était dans de beaux draps ! Franchement, s’ils n’étaient pas dans un rôle de diplomatie et avec une tigresse de 500 kilos, qui lui donne des fourmis dans les pattes, il serait parti. Enfaite après réflexion non. Il serait resté, puisqu’il n’aurait pas aimé ne pas savoir en fait. Bon, qu’ils en finissent, qu’ils envoient Erin au tapis et zou ! Elle était ridicule ! Et pourquoi, elle avait fait ça ? Là était le plus grand des mystères pour l’anglais.

Ce qui n’était pas de l’avis des Tairis, qui rugissaient pour l’encourager à mettre à terre ces immondes créatures ! Les tigres la soutenaient pleinement.
Se sentant repartir contre une colère injuste et dirigée envers Erin, il reporta son regard sur les mouvements acrobates d’Idène. Bon, c’est vrai, qu’elle avait un côté spectaculaire et agréable, il fallait le reconnaître.

Finalement, il ne put s’empêcher de reporter son attention sur sa compagne, qui était armée… sérieusement ? Il ne comprenait pas franchement, tout l’intérêt de cette mise en situation, mais soit. De toute façon, elle s’était mise toute seule dans cette affaire. Et le point positif était qu’elle n’avait pas peur et qu’elle ferait surement grand honneur aux Natus. Qu’il n’aime pas la voir là-dedans, lui appartenait au final. Il était en train de se résigner à cet état. Qu’il aime ou non, cela ne change rien, sauf son degré d’amertume acide et de colère. Elle ne risquait rien, elle allait marcher comme un crabe demain et ça sera sa punition. Bien entendu, il ne lui cacherait pas le fait qu’il la trouvait stupide de s’être entrepris dans cette arène avec ce genre de spectacle. Quoique, cela pouvait dépendre de ses arguments.

De toute façon, il ne pourrait pas tirer une appréciation du spectacle, sa colère et la peur et son incompréhension des zones d’ombres, lui avait gâché. Et il devait s’avouer qu’il n’était pas dans ce genre d’optique. Ce genre de démonstration ne fut guère à son goût ou même dans sa personnalité de base. Alors, autant faire croire aux Natus et à Vida, qu’il finissait par se prendre au jeu.

C’est ce qu’il fit de manière très habile. La diplomatie, est aussi cela, savoir honorer ses hôtes et prendre sur soi. Tout comme là, avec Vilma, qui lui engourdissait les jambes, il faisait l’effort de ne rien dire, la passant avant son propre confort. Alors, il réagit, de manière plus démonstrative, mais reste mesuré comme à son habitude, réagissant aux exclamations et aux autres encouragements. Peut-être, finirait-il réellement par se prendre à ce jeu et apprécier un peu ? Il l’espérait franchement, car ça durerait son temps (son amertume) !

En tout cas, sa progression d’humeur, stimulait les tigres, qui rugissaient et parlaient entre eux de tout cela. Même Aya semblait se détendre réellement. Et Erin allait vers le haut en quête d’aider Idène. Elle se débrouille ce qui était le principal… En fait il commençait à s’en foutre de plus en plus qu’elle soit dans cette arène. Son côté pragmatique était à fond. Et Il n’avait pas envie qu’on prenne davantage de pincettes comme l’avait fait Vida envers Paresok ! Cela l’avait agacé prodigieusement.

Chacun son avis après tout, mais il n’essayait pas de gâcher celui des autres. Au contraire, il faisait preuves de beaucoup d’efforts, pour rires aux blagues et autres taquineries. Et puis, il en encourageait Erin. Sauf Eura, pouvait pressentir, que ce ne fut pas avec son coeur. Mais par résignation. Après, il le faisait aussi pour elle. Parcequ’il l’aimait et qu’être en colère n’était pas sain. Il devait être calme et parfaitement pragmatique. Il n’aimait pas et voilà. Cela était son avis et point final. Pas besoin d’en faire toute une histoire. Il faut savoir faire des concessions.





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Erin / Idène



Idène et le faux Wraith se trouvaient sur une grande plateforme à bascule. Un point central semblait le tenir dans les airs mais le moindre déplacement de poids dans un sens ou dans l’autre le faisait soudainement dévié de son centre d’un équilibre précaire. Idène et son ennemi, donc, se battait en prenant conscience de l’endroit où il fallait aller pour que la plateforme ne chute pas dans le vide.

L’adversaire avait des bras aussi gros que des cuisses et, malgré la puissance des coups d’Idène, il les parait carrément avec ses muscles, les claquement raisonnant fortement au travers des applaudissements. De violents enchaînements avaient lieu mais sur une très belle chorégraphie. C’était comme le point culminant d’un spectacle où l’on était incapable de définir le vainqueur. Si l’ennemi usait de sa force brute, la candide répondait avec toute son agilité et l’étendue de ses capacités. Elle parvenait à passer entre ses jambes, elle esquivait, elle bondissait et voguait d’un point à l’autre en usant des quelques éléments d’obstacles à portée de main et en conservant son bâton. Mais malgré la distance, on commençait à voir son visage rougi par l’effort et l'essoufflement que se faisait, chez elle, de plus en plus perceptible.

Erin terminait son chemin lorsque le bâton de combat d’Idène céda dans un ”CRAC” brutal et sonore. Le faux Wraith l’aggripa par le cou puis l’écrasa au sol, faisant soudainement vibrer la planche. D’ailleurs, la présence de l’Atlante modifia brutalement l’équilibre et les deux adversaires se réorientèrent naturellement tout en s’échangeant des coups dans une lutte effrénée. Mais au bout d’un moment, le musclor se campa bien solidement sur ses deux jambes et étrangla Idène tout en la soulevant bien au-dessus du sol. Elle mimait une asphyxie et la peur, ses mains tentant fébrilement et difficilement d’interrompre la prise mais en vain. Sauf qu’au lieu de battre des jambes, comme l’aurait fait n’importe quelle victime, ses pieds s’appuyaient largement sur la pliure de ses hanches pour prendre un appui sûr. Ajoutez à cela que l’ennemi ne serait pas directement sa gorge et croisait ses doigts au niveau de sa nuque, c’était une parfaite simulation d’un étranglement qui n’avait pas lieu en réalité.

Dans cette fausse panique, les mains d’Idène accrochèrent le visage du faux Wraith qui grognait comme un barbare avant de lui tirer les oreilles en arrière, semblant de défense désespéré, lui donna l’occasion de faire un signe à Erin qui se trouvait dans son dos. Un “à ton tour” lancé à son attention tandis que les deux acteurs continuaient de faire réagir la foule à outrance.

Erin devait prendre une décision rapidement comme si Idène était réellement en danger. Elle ne pouvait pas se permettre de cogiter trop longtemps sous peine de fausser le spectacle et le jeu d’acteur. Il n’empêche qu’elle n’était pas à l’aise dans ce rôle de bagarreuse. Non seulement ce n’était pas sa nature profonde, mais en plus de ça, elle n’avait jamais aimé se battre autrement qu’avec des mots. En ce moment, elle était en train d’apprendre à se défendre un peu mieux par le biais de différents professeurs sur la cité. Mais la nuance était là : elle apprenait à se défendre, pas à attaquer. Et dans le cas présent, elle devait attaquer ce Natus Wraith qui étranglait Idène au dessus de sa tête. L’avantage c’était qu’il avait les deux bras en l’air pour soutenir le poids plume de la candide, laissant l’opportunité à la brune d’attaquer son flanc.

Une arme avait roulé vers ses pieds quand elle avait atterri sur la plateforme déséquilibrante. Elle avait vite cerné le problème de pivot de la longue planche, et il fallait faire en sorte de compenser l’équilibre précaire du support sur lequel elle était, tout en prenant en compte les variations que les mouvements des autres personnes pouvaient induire de par leur déplacement. L’arme en question était un sabre d’officer Natus, de la même facture que celui de Paresok, mais ça, Erin ne pouvait pas le savoir. Il était neutralisé au niveau de la lame, dans le sens où elle était épaisse et non tranchante, et le bout en était arrondi, pour ne pas risquer de se la planter inutilement. La garde de l’arme l’empêchait de glisser en contre bas, ce qui permit à Erin de s’en saisir en avançant vers son adversaire. La planche bougeait imperceptiblement, du fait de ses pas mesurés, mais elle savait qu’à partir du moment où elle franchirait le point de gravité, ça basculerait si le Natus ne s’approchait pas d’elle à son tour pour stabiliser l’ensemble. Enfin qu’importe, étant donné qu’elle initiait un mouvement, c’était à l’autre de compenser et voilà !

Elle voulait en finir, elle voulait arriver là haut sans autres difficultés que celles qui consistaient à sauter d’un promontoire à un autre, avec souplesse, grâce et agilité. Rien que cela n’était pas une mince affaire pour une jeune verbaliste qui ne se produisait jamais dans ce genre de chose et qui n’avait pas le corps affûté pour de tel exercice, si bien que ses muscles faisaient des choses nouvelles quasiment à chaque mouvement qu’elle faisait, et qu’elle n’était donc pas précise comme quelqu’un qui se mouvait par la force de l’habitude, et elle commençait à accuser le coup sérieusement. Le brouhaha de l’arène commençait aussi à lui peser, emplissant sa tête d’un vacarme qu’elle aimerait faire taire. Elle était au mental depuis quelques temps maintenant, et seule la perspective d’avoir l’avis d’Alexander, et de voir la surprise dans ses yeux lui disait qu’il fallait continuer, pour le beau jeu et le spectacle. Elle était certaine qu’il serait sur le cul, et qu’il apprécierait sa petite tenue sexy. Bon, il allait très certainement râler en voyant les marques de brûlures dues à ses multiples passages musclés dans les cordes, mais elle était certaine qu’il apprécierait son agilité, tout comme elle avait apprécié la sienne sur le ring. Alala qu’est-ce qu’elle ne ferait pas pour lui rendre la monnaie de sa pièce de s’être produit sur un ring sans le lui dire ! Ils étaient cons quand ils s’y mettaient et maintenant, elle regrettait un peu son quart d’heure de folie téméraire surtout qu’en y repensant, elle s’était engagée dans un truc bien flou qu’Idène ne lui avait pas du tout décrit…

Bref, le sabre en main, elle s’avança vers le Natus. Qu’est-ce qu’elle devait faire ? Le frapper en arrêtant son geste ? Et si elle y allait trop fort ? Elle allait lui péter les côtes ? L’arme ne tranchait pas, mais elle restait contondante quand même, surtout vu son poids ! Elle était en plein dilemme alors qu’elle réduisait la distance avec l’acteur. Il ne s’était pas passé plus de 15 secondes depuis qu’elle était sur la plateforme, et elle devait faire très vite pour se décider. Elle arma son geste en grand, bien largement, pour laisser le temps au Wraith de faire quelque chose, d’anticiper, de lâcher Idène et de prendre de la distance, ou n’importe quoi d’autre. Et elle frappa, d’un mouvement volontairement ample qui pouvait être contré facilement au besoin, mais qui ajoutait une touche de spectaculaire au spectacle, puisque c’était le but, même si dans un combat réel, ce genre de geste facilement calculable n’avait rien d’efficace.






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C’est véritablement une autre culture, cela s’apparentait à du catch au final, mais version plus… plus réel. Cela rendait l’anglai mal à l’aise à dire vrai. Tous ces efforts, tous ces apparats, comme si les deux jeunes femmes, se battaient réellement (et il savait qu’Erin était réellement en train de le faire, puisqu’elle ne pouvait pas autant simuler qu’une Idène rôdé à cet exercice) … Toujours dans l’optique d’essayer de passer la pilule, il trouva, une fois plus calme un autre angle… Et cela était peut-être grâce aux émois de Paresok, qui vantait tant de beau et de grâce. Bon Erin avait des progrès à faire pour atteindre la Natus… Mais quand on réfléchit un peu, elle essayait de montrer de l’agilité et elle était en condition physique. Loin d’une gymnaste, elle essayait de se défendre et ne pas chouiner face aux imprévus qui lui tombe sur le coin de la tête.

Puisque les merde il en avait depuis le début ! Et pas des moindres ! Elle en chiait tout simplement et elle était en train de « payer » sa folie. Il était en train de capitaliser, les points négatifs et les points positifs.

D’un côté, il avait, cette frayeur, cette angoisse qu’il l’avait foutue en rogne, la peur qu’elle se fasse mal, qu’elle se fasse humilier ou simplement qu’elle n’avait pas sa place là-dedans… Que ce n’est pas très professionnel de se mettre en spectacle, mais en y réfléchissant, on lui aurait proposé de faire un combat en mode boxe avec un Natus, il l’aurait surement fait… Oui, comme sur le dédale au final, donc là il avait intérêt à fermer sa gueule, même si ce ne fut pas comparable. Le fait, qu’elle n’est pas alors, mais pas du tout entraînée pour faire ce genre de cabriole et qu’elle a la trouille du vide (et étrange là, ça semblait pas la toucher, ce qui était étrange), qu’elle se blesse, qu’elle a l’air dépassée… Et les points positifs… bah, sur le coup il en voyait pas, enfin si la non peur du vide, le fait qu’elle fasse honneur aux Natus, puisque Vida semblait contente de la voir ainsi que les autres, son agilité relative qui donnait envie d’être exploité, sa tenue qui même si laisse voir son derrière est assez alléchante (bon pour le coté sensuelle, ce n’est pas a cet instant qu’il va avoir des envies, mais dans un autre contexte à voir, il serait mentir, qu’il ne la trouve pas appétissante), qu’elle est courageuse et là…Alors qu’Idène est en train de se faire étranglé, elle ne manque pas de courage. Et l’autre côté, c’est qu’elle prend sur elle, pour ne pas faire sa princesse avec tous les chocs qu’elle s’est pris dans la figure. Le coup de sauter sur la corne en cuirs est assez spéculaire et il doit avouer, qu’il bougonna, mais il avait été stupéfait et content qu’elle démonte cette fichu corne de feu !

Enfin bon, même en capitalisant, il avait du mal à apprécier. Cela venait peut-être de la mise en forme du spectacle, cela avait un côté trop réaliste ou combattant sans peur. Erin, n’avait pas sa place là-dedans, c’est une leader, une dirigeante, qui se bat avec les mots, pas une guerrière. Elle a beaucoup de force et de combativité, mais pas sur le plan physique. Il aurait peut-être trouvé plus agréable, qu’elle se batte dans un échange de parade (metta a profil ces cours de self défense) et de sauts agiles entre Idène et elle, que tout cela. On dirait ford boyard !

Enfin bon, il sentait que la colère se dissipait, la raison à toujours vaincu contre les sentiments. Cette violence, interne-le faisait flipper, il devait franchement beaucoup l’aimer pour avoir réagis aussi vivement et avoir mis autant de temps, pour se calmer. Elle le rendait dingue, il n’avait que ça pour justifier son égard d’humeur. Il ne supportait que mal, qu’elle soit en danger et surtout volontairement. Cela faisait protecteur, mais bon… Est-ce mal au final ? Il n’avait rien fait pour l'empêcher puisqu’il aurait put dire oui à l'annulation. Il la laissait évoluer, alors que lui prenait sur lui, pour essayer de capitaliser tout ça. Lui en voulait til ? Oui et non… Enfaite non ça va dépendre de ces raisons. Il lui en voudrait si c'est stupide. Puisque la il ne lui en veut pas.

Et pourtant, il avait envie que ça se finisse et il ne voulait même pas de sa présence. Puisqu’il sentait, qu’il allait avoir envie d’explication et il lui serait incapable de lui mentir pour lui dire “oh oui j’ai adoré”, alors que tout du long ce ne fut pas le cas. Il aurait surement été plus enthousiasme dans une joute verbale. Plus approprié à Erin que là. Enfaite, là, ce qui le dérangeait, outre l’inquiétude, malgré le fake constant, fut qu’elle n’avait rien à faire là, à se donner en spectacle. Ce n’est pas une militaire… Il aimait quand elle se battait physiquement, mais avec lui au lit.

Enfin bon, il se surprit quand même à y mettre plus de cœur, quand Idène se fit prendre et qu’elle remontait à sa plus grande surprise vers son assaillant pour le frapper. Sur ça, il n’avait rien à dire, la vaillance était là et elle ne se laissait pas démonter sa sirène ! Cela lui fit plaisir, qu’elle aille pouillé l’autre comédien !

Il devait se concentrer là-dessus, cela lui apportait des sentiments plus positifs. Car là, il sent bien, que quand elle va revenir, il va l’ignorer (enfin non, il risque d’être froid). Et cela n’était pas pro. Ils s’engueleront, s’ils y arrivent ce soir, ou dans un coin isolé, pour mettre les choses aux clairs. Mais jamais dans un contexte professionnel.

Il jeta un regard à John, qui faisait la grimace en voyant Idène se faire étrangler. Le soldat, n’était pas à laisser non plus, face au spectacle, mais semblait l'apprécier à sa juste valeur, via le charme et l’élégance des deux femmes. Pourquoi, lui n’y arrivait-il pas ? Il réfléchissait surement trop. Il se surprit, à vouloir que cela se termine, pour qu’elle lui revienne au final. Il se trouvait complètement paradoxal et trop de pressentiments s’entrechoquait. Et il se prenait au jeu, pour l’encourager de manière simple, afin qu’elle pouille ce fichu Wraith ! Etrangement, cela fit sourire Eura.

Au final, cela allait passer et elle allait lui expliquer son geste, qui il espère ne soit pas juste folie passagère. Qu’il y un but pragmatique et logique. Mais, il le craint, que la peur et ce geste inconscient avec tout les coté négatifs, il ne lui fasse la remarque et de toute façon, il lui dira sincèrement, comme il l’a toujours fait ce qu’il pense de tout cela, ou plutôt d’elle. Pusiqu’il n’avait pas à juger l’art Natus.

Son regard la suivait, alors qu’elle allait frapper… Allez vas-y, comme ça tu montes en haut et zou ! Mine de rien, les Natus avaient l’art de faire du suspens avec toutes leurs épreuves ! Bref, finalement, il se prenait de plus en plus au jeu, mais ne vibrait pas autant qu’il aurait fallu. De toute façon, cela est impossible. Cela aurait été le cas si Erin aurait été mieux entraînée et plus égal aux talents indéniables d’Idène.



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Erin / Idène




Tous les regards étaient maintenant braqués sur Erin.
Les Natus scandaient son nom comme si cela lui aurait donné encore plus de force, plus de détermination, et un véritable ovation ponctua son attaque. L’adversaire prit le coup de lame dans les côtes et se courba soudainement en un cri de douleur, à la grande stupéfaction d’Erin qui pensait qu’il allait choisir de ne pas le prendre. Heureusement qu’elle n’y était pas allée comme une cinglée ! Il lâcha Idène, celle-ci atterrissant soudainement sur son arrière train en mimant une quinte de toux assez violente, le faux Wraith avait porté une main sur son flanc en faisant exploser une petite poche de sang rouge. Ils n’avaient probablement pas voulu pousser le vice du détail en faisant du blanc ou ils ne détenaient pas de matière adaptée. Toujours est-il que l’ennemi fît mine d’être blessé et il envoya un coup de pied très brutal sur Idène, l’envoyant valdinguer jusqu’au bord de la plateforme où elle disparut ensuite dans le vide, au plus grand désarroi d’Erin qui trouvait ça très réaliste mine de rien, comme coup de pied.

Elle avait à peine eut le temps de voir ce que donnait son attaque, la disparition de la Candide, que le monstre s’était désormais tourné pour lui faire face. Erin était seule et sa prochaine attaque qui n’était autre qu’un coup similaire au premier, mais dans le sens inverse, en tenant le sabre d’officier à deux mains pour se donner de la force, faisant virevolter ses cheveux dans son mouvement circulaire teinté des dorures qui les en ornaient, pour un peu plus de classe et de beauté, fût parée avec une extrême simplicité. Il avait tout simplement agrippé son poignet avant la frappe, arrêtant net le mouvement, avant de la repousser après lui avoir arraché la lame. Elle n’avait rien pu faire pour l’en empêcher, malgré qu’elle la tenait à deux mains justement pour essayer de la conserver. Mais son coup d’arrêt brutal l’avait faite vibrer jusque dans ses épaules et ses doigts n’opposaient pas assez de force.

Un rire malsain et guttural monta, copie du vice et de la malfaisance Wraith, alors qu’il s’écartait un petit peu au bord de la plateforme. Là, il lui sourit de toutes ses dents, l’arme en main, avant de bondir volontairement et d’écraser ses pieds avec fracas, de tout son poids, sur la bascule. Un soudain déséquilibre malmena la directrice, l’envoyant s’écrouler à plat ventre sur le sol au risque de rejoindre Idène. Le temps qu’elle se rende compte de son nouvel environnement, son regard fût attiré par l’éclat de la lame qui s’abattit juste à côté d’elle. L’adversaire tenait l’épée d’une main, son autre bras restant fortement collé à son flanc pour contenir la douleur ou la perte de sang. Il la suivait par de multiples attaques tout en l’empêchant de se relever. Elle ne pouvait rien faire à part subir, surtout en étant allongée de la sorte sur la surface qui n’était guère stable. Tout cela était du spectacle, mais ce n’était pas une bonne comédienne, si ce n’était pour faire preuve de mauvaise foi vis-à-vis d’Alexander quand il le fallait, ou pour lui faire croire qu’elle sortait avec son ex assistante. Là, elle était plongée dans un remake à la Xéna la guerrière, et elle n’avait rien du tempérament de feu de l’héroïne. Du coup elle subissait, et cela permettait de donner un peu de réalisme à cette scène qui n’était pas répétée.

« A MORT !!!! »

Son pied se posa finalement sur elle, un peu en-dessous la poitrine, pour lui interdire toute fuite. Elle s’immobilisa, ne cherchant pas à se débattre. Elle n’aimait pas du tout cette impression de soumission, surtout dans sa tenue. L’adversaire débuta sa nargue en piquant son cou, comme s’il s’amusait à la torturer avant de monter la lame bien haut au-dessus de sa tête. La pique dans son cou n’était vraiment pas amusante, et elle était à deux doigts de protester et d’ordonner d’arrêter tout ça, parce qu’elle se trouvait dans une position qui lui rappelait de vilains souvenirs. Sa respiration s’accélara en voyant la lame se lever, encore et encore. Les gens hurlaient, ils savaient que tout n’était que du spectacle mais ça n’empêchait pas le suspens et la tension d’atteindre son paroxysme. Paresok s’était soudainement relevé, il bondissait sur ses pieds, enragé quant à ce qu’avait subi Idène et pointait maintenant Erin tout en s’écriant :

« PAR MA FOI ! TU VAUX MIEUX QUE CARPETTE DE SOL, VERBALISTE !! TU AS FUREUR EN TOI, BATS-TOI ! DÉMOLI CE BAST ! »

L’homme s’était égosillé à tel point qu’il avait failli recouvrir une partie du public proche de sa voix. Sa gesticulation brutale avait envoyé de son alcool, depuis sa flasque ouverte en main, un peu partout. Et il s’excusa tout de suite auprès de John et de Vilma, l’air soudainement blafard, en espérant que sa bêtise ne soit pas prise pour insulte. Mais il retourna immédiatement à ses acclamations, refusant de voir Erin être défaite par un faux-Wraith. Erin prenait conscience de la foule qui clamait, et de cette voix tonitruante qu’elle n’arriva pas à identifier le moins du monde. Surement un type qui était à fond dans le jeu des acteurs et du spectacle, et mine de rien, cela lui fit chaud au coeur, sans parler que ça la motiva à jouer le jeu.
Vida s’était redressée, la bouche entrouverte, alors qu’elle laissait échapper dans une plainte :

« Non, non, non. Par les Trois, Erin, défendez-vous !!! »

Elle la suivait davantage qu’Idène, très intéressée par son potentiel et ses réactions en tant que novice, et la Batailleuse ne se souciait pas de laisser paraître son intérêt. L’une de ses mains tapota fébrilement, en un poing serré, sur le dessus de sa jambe en trahissant la tension qui montait avec ce suspens.

« Vous pouvez y arriver…vous êtes forte. Allons ! »



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Alexander / John



Et BIM Dans les côté le gros vilain ! Limite là, Alexander était en train de dire : bien fait ça t’apprendra ! ça c’est ma Rinrin ! Bref, il s’emballait un peu. Même s’il avait du mal à imaginer Erin réellement en colère et violente au point de fracasser quelqu’un avec une quelconque arme. Mais bon, c’est le jeu de cette arène. Et Idène retomba sur le popotin… Elle l’avait rebondit, comme le pensait John et il en savait quelque chose. Donc elle ne dû pas vraiment se faire trop mal.

« Oh ! ça c’est bien un comportement de sale Wraiths ! » Lâcha John, quand le faux prédateur envoya Idène dans le lointain avec un coup de pied ! Alexander grimaça… Il y avait un côté dérangeant pour les témoins de janvier mais bon.

Par contre, Erin se retrouvait seule maintenant et son mouvement élégant, digne d’une katana (héros Marvel) était assez beau. Il aimait bien. Mais cela ne la sauvera pas…sauf si les Wraiths sont sensible à la beauté… (ou l’homme sous la cagoule). Et la pauvre Erin en prise avec le vilain… et ce rire brrr, ça donne envie de descendre et lui en coller une pour avoir touché sa copine tiens ! Il fera moins le fier là ! Surtout quand le pied se posa sur la poitrine… L’administratif aimait encore moins ! Il eut une moue contrariée, la vision de sa compagne aussi soumise subissant était désagréable et il avait envie de la sauver là !
Et puis une pique ! Il va lui mettre autre part cette pique ! Comme dans le dos tiens !! L’anglais n’était pas le seul, à fulminer les tigres étaient en train de gronder. La petite tenue à moitié relever, la pique, le pied, un spectacle très humiliant et rageant. S’il pouvait lui dire mentalement « mais vises les parties là ! » il le ferait. Une belle jambe qui se lève et BIM. Avec sa souplesse cela va rendre certainement heureux le public de voir les dessous, mais surtout voilà… Il va arrêter de penser sur le coup.

John ouvrit de grands yeux en voyant Paresok s’exclamer aussi bruyamment ! Et il retrouva cette stupeur identique chez Alexander qui regardait d’un drôle d’air l’officier Natus. Sans aucun doute que cet homme, mettait plus de cœur que lui… ou le prenait plus à cœur... Les deux Atlantes se toisèrent et se mirent à rire. Il avait de quoi, la ferveur de Paresok était surprenante et surtout l’homme avait presque couvert les exclamations de ces pairs !

« On a le droit d’envoyer un tigre dans l’arène ? »
Aya ricana « Je prends le flanc gauche ! Tu prends le droit et on lui apprend à être poli ! » Feula Aya, par jeu mais aussi, parce qu’elle avait envie de donner un coup de patte à l’odieux humain moche et aux cheveux étranges blancs. Un “Wraith” eh bah ils sont bien affreux !
« Non ! » Répondit Vida avec un ton empreint d’humour.
« Vous feriez trop grand massacre à ce courageux qui prend beaucoup sur lui pour imiter tel félon... »
Aya tourna la tête vers l’humain, ainsi qu’Alexander, elle semblait avoir une petite moue.
« Mes pattes seront douces pourtant ! » Il avait de l’ironie. Alexander sourit amusé, pour une fois qu’elle est expressive la cheffe.
La Batailleuse hocha la tête d’un air sceptique.
« Une “douce” petite décapitation accidentelle, propre et sans excès, contre cet ennemi. J’y prévois cela en grandeur de votre coeur. Non ? »

Aya tourna la tête vers Alexander au mot « décapitation » et elle ne fut pas la seule, Eura ricana doucement, Vida ne l’avait pas fait exprès, mais cela servit bien la taquinerie de la blanche.
« Et oui j’ai grand cœur, pour faire accident malencontreux » Fit Aya
« Pourtant, il en a qui survive aux décapitations de patte griffue… » Fit la tigresse blanche avec malice.
« Alors aux douces pattes, ce n’est qu’un jeu de Taigrions alors ! Ce brave homme ne risque rien... » enchérit Alexander, qui avait bien comprit le sous-entendu, à cause de la veille où il avait manqué de perdre la tête à cause du feu frère de Vilma. Aya ricana de plus belle.

Vida ne comprit pas la référence. Comme à son habitude, elle ne chercha pas à en savoir davantage pour éviter tout sentiment d’intrusion. Elle acquiesça simplement, comme en signe de compassion humoristique, avant de reporter son attention sur la scène qui se déroulait sous ses yeux. Pour un Natus, le spectacle était tout simplement magnifique.



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Erin / Idène



Idène, quant à elle, avait bien failli disparaître de l'arène. Elle avait percuté deux sortes de boudins en peaux en forme de rouleaux avant de se rattraper sur une poutre et rebondir sur une échelle de corde. Mais elle était tombée de plusieurs niveaux et les cornes se remirent immédiatement à jouer, entonnant une forme de compte à rebours avant la nouvelle punition. Durant tout ce temps, la Candide était donc en train de parcourir les différents obstacles, quasiment au pas de course, pour essayer de récupérer de la hauteur. Le chemin le plus simple ayant été détruit lors du dernier passage d’Erin, il lui fallait emprunter une succession de trapèze et anneaux suspendus qui alternaient entre les prises de mains et les appuis aux pieds. Et la Natus commençait sérieusement à fatiguer, son visage d’ordinaire si provocant et joueur témoignait de l’effort qu’elle déployait pour aller toujours plus loin.

Elle revint à un niveau en-dessous de la plateforme lorsque l’ennemi tenta sa première frappe sur Erin. Et le temps qu’il s’amuse à faire monter la foule en pression, Idène s’était jetée sur une corde et s’aidait des autres obstacles en appui pour se donner encore plus d’élan. Elle avait changé de direction dès qu’elle avait perçu la menace pour Erin et elle alla carrément à l’opposé de l'arène. Ses jambes emprisonnèrent une poutre de gymnaste et elle alla chercher de ses mains une corde simple à laquelle elle se suspendit très difficilement. Là, elle s’arrêta à mi-chemin pour se laisser tomber sur un nouveau boudin qui se mit soudainement à rouler sous ses pieds. Les cornes entonnaient alors la dernière série d’avertissement lorsqu’Idène atteint enfin une paroi double l’obligeant à monter à l’aide de ses jambes en quasi grand écart. Il y avait quelque chose d’accroché là-bas, un bouclier de fer qu’elle s’empara avant de le jeter, de toutes ses forces, en direction de la plate-forme, comme un frisbee.
A ce moment-là, la Candide ne savait pas si l’ennemi avait frappé pour de bon, ni si le bouclier avait parcouru suffisamment de chemin pour qu’Erin puisse s’en saisir. Elle savait juste qu’il avait glissé le long de la surface et que la verbaliste avait maintenant de quoi se défendre.

Mais Idène ne pouvait plus faire grand chose pour son amie.
Le son des cors devenaient alarmants et elle devait monter à la bonne hauteur au plus vite, ce qu’elle s’acharna à faire en éclipsant la situation d’Erin pour l’instant.

Erin sentait qu’il allait abattre la lame pour de bon. Le suspens avait assez duré, la pression dans la salle était comble. Les gens attendaient le verdict, et la jeune femme ne voyait pas comment elle pouvait se défaire d’un coup de sabre factice alors qu’elle était clouée au sol par le pied du bonhomme. Elle tenta bien de se débattre en ruant quelque peu, mais la pression était trop forte. Elle ne voyait pas l’intérêt de l’acteur à l’achever fictivement, si ce n’était pour mettre fin à cette épreuve par une défaite des deux femmes. Soudainement, un bruit assez fracassant se fit entendre tandis qu’un bouclier qui arrivait d’Erin ne savait où râcla sur la bois jusqu’à percuter son coude. Elle prit une décharge dans le bras en poussant un gémissement de douleur, et tandis qu’elle sentait poindre des larmes d’endolorissement, elle se courba pour attraper l’objet qui venait de la frapper. Le coup de sabre s’abattit brutalement en plein milieu de l’objet défensif. Le faux Wraiths, voyant qu’elle se protégeait, tapait extrêmement fort pour faire du bruit. Erin ne risquait rien, c’était juste du boucan pour le spectacle, mais elle grimaçait à chaque coup en serrant de plus en plus fort les sangles en cuir qui permettait de tenir l’égide en place. Il frappait dans un rythme lent, comme s’il essayait de faire monter la pression, comme s’il la narguait. C’était dans la parfaite lignée de ce qu’il faisait depuis le début. Quand le coup suivant tomba, Erin compta mentalement dans sa tête, faisant fi du bruit métallique. A deux secondes, elle le releva brutalement, coupant court au coup suivant du bonhomme qui fut surpris et qui en lâcha la lame de surprise. C’était ça d’avoir le poignet mou par suffisance mon gars !

Erin jubila, mais elle était toujours en position de faiblesse. Aussi, elle frappa dans le tibia du bonhomme avec le bord du bouclier. Elle ne savait pas s’il était protégé ou pas, mais prise dans le jeu, elle n’y était pas allée de main morte, même si dans sa position, elle n’avait guère de force à soumettre à l’objet, qui était, mine de rien, assez lourd. Il n’empêche que les tibias sont souvent des zones sensibles, et le type couina de douleur en se reculant, et en s’attrapant l’os avec les mains. Mais Erin n’avait pas vraiment le temps d’avoir de la pitié. Elle se redressa, tenant toujours son bouclier, en mode Atlante America, et elle le percuta avec le plat de l’écu, le faisant tomber à la renverse alors qu’il se tenait la jambe. Il bascula alors que le plan s’inclinait de plus en plus. La jeune femme lâcha le bouclier, et elle se mit à courir dans le sens inverse, cherchant désespérément une sortie du regard alors que la planche prenait de degrés de plus en plus verticaux. Il y avait bien ce pont là, qui ressemblait fortement aux passerelles qu’on voyait dans les films à suspens, tirée au dessus du vide par deux cordes qui servait de guide main, et qui tenaient d’autres cordes qui partait verticalement pour aller tenir des planches qui constituait le tablier sur lequel les aventuriers devaient s’engouffrer, souvent poursuivi par des hordes d’ennemis. Il y avait toujours un moment où un crétin coupait la corde. Bref, la planche s’inclinant de plus en plus à cause des rouler bouler du faux Wraith et le poids du bouclier qui le suivait dans sa cavalcade incontrôlée, elle parvint in extremis à s’accrocher aux planches du pont suspendu entre deux plateformes. Le bardeau arrondie sur pivot bascula complètement dans le vide en emmenant son Wraith avec lui. Erin espérait qu’il n’allait pas prendre la structure en bois sur la gueule… Cela fit un boucan du diable, surtout quand l’objet en question rencontra les obstacles inférieurs lors de sa descente vers le fond de l’arène.

Elle avait mal aux bras, et elle savait qu’elle ne tiendrait pas longtemps. Cependant, elle n’arrivait pas à se hisser sur ce petit pont. A chaque fois qu’elle essayait, elle n’arrivait pas à remonter sa jambe sur les planches, sans parler du fait que la structure, tendue entre deux endroits par deux cordes, n’était pas stable pour un sou.




Alexander / John



Mais elles n’allaient jamais cesser de sonner ces maudites cornes ? John soupira, essayant de voir où était Idène. Quand il la vit, elle faisait le petit singe avec grâce et volupté, mais elle devait être fatiguée. Ce qui est logique… Il y a de quoi franchement ! Et vu cette arène, il n’était pas étonné de voir que les Natus étaient de farouches combattants ! mais elle ne pourrait pas sauver Erin ! Elle lui envoya un bouclier à la place, alors que le bruit agaçant continuait de retentir.

Alexander eu une nouvelle moue, quand il entendit le bruit de douleur d’Erin, malgré le bruit, on entendait les deux combattantes gémir, enfin surtout Wonder Steele là ! Et il fermait les yeux à chaque coup de sabre sur le bois… Même si ce n’est que du bruit, il n’était pas certain, que la brune encaisse pas et qu’elle en ait sa claque ! Lui-même en avait marre de la voir subir, malgré ses efforts vains, pour se rebeller comme une jument sauvage qui rue dans l’écurie !

Et la jument botta en touche ! Bim, surprenant l’autre homme par surprit sous les cris et grognement de satisfaction ! Erin est dans la place ! Et elle ne se laissa pas faire ! Elle ne savait pas se battre, mais bon, elle se démenait avec courage ! Il allait la retrouver en kit Ikea mais qu’importe au final. Voilà, qu’elle verse dans le captain america… Mais bon, il fallait fuir et l’anglais, eu le cœur serré, contractant ses mains sur la crinière de sa tigresse en voyant Erin à moitié suspendue dans le vide… Tout se barrait de partout et cela était inquiétant. Elle avait utilisé beaucoup d’énergie pour cette représentation, elle allait finir par lâcher à bout de force… Il grimaça doucement et John fit un concours de grimace, fermant les yeux par moment. Le colonel, trouvait que déjà, Erin avait fait pas mal de chose et qu’elle aurait du être KO depuis longtemps, si cela fut réaliste… Là, dans cette position, la chute était plus qu’envisageable. A moins qu’Idène vienne faire sa Zorro blanche !

Les tigres étaient silencieux… « ErinStelle doit se servir de ces griffes ! » Fit Aya, qui percevait la détresse de la jeune femme. Elle devait être à bout. En tout cas, il ne semblait avoir rien d’autre d’imprévu pour le moment. Décidément Alexander préférait largement son ring du pont douze ou les milles richesses d’arts et de beauté des Natus dans l’antre que ce combat ? Non, ce “catch Natus”. Mais bon, cela semblait être populaire et chacun sa culture. Et Fut qu’Erin ait mit son nez de “fouine” comme dit John, dedans. Alala, elle allait chanter ce soir, quand elle se couchera. Pas de câlin chaste ou non… Il allait faire l’infirmier et l’entendre couiner quand il lui mettra de l’arnica. Si ce n’est pas une soirée de fou ça ! Quoique oui, il allait faire son sadique tiens ! Enfin dans tout les cas, il va la charrier, s’il est de bonne humeur.



Erin / Idène



Idène était à bout de souffle.
Elle se donnait à fond pour atteindre le niveau supérieur avant la fin du temps imparti. En son for intérieur, elle sentait qu’Erin ne résisterait pas à la prochaine punition, l’ultime qui devait contraindre les concurrents à parvenir au sommet. Idène avait organisé cette exhibition, tout comme elle avait organisé et prévu tout le reste. Elle n’en avait pas révélé les détails volontairement à son amie verbaliste. Peut-être la détesterait-elle pour cela mais, avec le temps, Idène était persuadée qu’elle se plairait d’avoir vécu une si belle aventure.
Être surprise par les cornes de cuivres, les archers, les faux Wraiths, cela faisait partie du jeu. L’Atlante n’aurait pas autant apprécié ses efforts et sa ténacité si elle avait préparer et su ce qui l’attendait.

Malheureusement, la dernière étape punitive consistait à faire chuter les niveaux les uns après les autres. Des techniciens Natus doués pour grimper sur ces filets entourant l’arène irait détacher chaque appui, point de pivots et attaches pour faire chuter l’étage entier. Et le tout serait dégagé du trampoline avant de passer au suivant.

Non, cela serait trop pour Erin. Elle avait déjà dépassé l’attente des Natus qui hurlaient alors au moindre coups de bouclier, à la moindre ses attaques, dans une ovation générale. Des “Hourra”, “Vive L’Atlante”, des “Courage”, des “EHRR-YNN-STEE” ne cessaient de l’acclamer dans un rythme enivrant.

La candide poussait maintenant des plaintes d’efforts. Elle était rouge sur l’ensemble du visage, couverte de sueur, mais continuait ses mouvements amples et harmonieux alors qu’elle franchissait des obstacles de plus en plus dur. Après une petite échelle aux barreaux roulants, des points de bascule, des poutres qui tanguaient d’un côté à l’autre, il y eu ce filet de cordage d’où émergeait des mannequins de combat muni de manche en bois. Et ils tournaient sur eux-même de manière aléatoire.

Idène parvint à les franchir difficilement.
L’un de ces épouvantails lui arracha même un morceau d’étoffe. Elle gagna le niveau supérieur par la passerelle en corde au moment où la corne allait donner son dernier sifflement. Mais elle y parvint à temps, à quelques secondes près. Elle se recroquevilla alors contre la corde en tentant de reprendre son souffle, son regard se tournant vers l’endroit où devait être John. Elle souriait, toujours aussi provocante et malicieuse, alors qu’elle se plongeait dans son regard. Il était mignon avec son uniforme, autour des tigres, un bon garçon qu’elle avait bien l’intention de croquer le soir venu malgré sa fatigue. Enfin...s’il était encore disposé à demeurer dans son lien, c’était un Atlante des plus libres maintenant. C’était un sacré dans le lit mais ils avaient été franc l’un envers l’autre. Les Natus vivaient ainsi et ne se cachaient pas de leur attirance ou sentiment. Si Sheppard ne voulait plus d’elle, il n’avait qu’à le dire. Dans le cas contraire, elle lui passerait littéralement sur le corps. John qui observait Erin, releva, la tête vers Idène, captant son regard et lui lança un regard encourageant. Il n’en fallait pas plus pour qu’elle réponde d’une mimique attendrissante, l’air de dire : Attends un peu que je te choppe, toi !

John satisfait, reporta son attention sur Idène, qui fit du Idène… Et vu ce qu’elle lui disait, il allait prendre cher quand elle lui sautera dessus. Il ricana doucement, lui lança un regard avec un signe de main pour dire « Non c’est toi ! ». Alexander, qui n’avait rien loupé donna un coup à l’épaule de John en passant la main derrière Paresok. Sheppard ricana.
« Commence pas ! Il y a son premier à côté de toi… »
« Je n’ai rien fait ! » fit l’anglais de mauvaise foi avec un rictus innocent.
Paresok n’avait rien loupé. Étant le premier d’Idène, comme le disait John, il savait très bien décrypter le non-verbal de sa candide. Six mois qu’elle n’avait pas l’Atlante quand même, pas étonnant qu’il se fasse rouler dessus s’il n’avait pas l’intention de briser son lien avec elle.
« Crénom fiston, le verbaliste et moi feront savoir quel grand homme tu as été avant trépas entre les bras de ma douce !!! »
« On t'apportera des bonbons sur ta tombe ! Je suis certain que les Natus ont des douceurs à la hauteur d’Idène. » Oui, il en rajoutait, ayant trouvé un nouvel allié pour charier ce pauvre John.
« Oh que oui ! Puis belle gravure de sépulture que nous lui offrirons, verbaliste ! » Il plaça ses mains comme s’il imaginait la stèle. « Au grand Sheppard, pourfendeur d’horreur Wraith, survivant de guerre effroyable, résistant de plaies innombrables. Mort chez Natus dans bras de Candide à grande jouissance ! »
Alexander pouffa, visualisant clairement la scène avec un peu de grobillisme, d’une statue immense dans les bras d’une Idène atrocement tentatrice !
« Ah, ça va vous deux ! » Fit John en râlant faussement !
Paresok afficha une mine très fière.
« Voilà pourtant mort honorable et plus douce pour le guerrier que tu es, l’ami ! Car c’est NOTRE Idène. Et il n’y a nul pareil en Magna ! »
« Je suis trop jeune, pour mourir d'épuisement ! » Fit l’homme en redressant ses épaules pour faire le coq ! Alexander roula des yeux.
« On ajoutera ta grande bravoure à te vanter aussi ! »
« Non mais c’est l’hopital qui se fout de la charité ! »
« Mais moi, j’ai le droit... »
« Tss Tyran ! » Bouda John, pour le principe en donnant un coup à Paresok.
« Hum ?? » Fît celui-ci sans vraiment comprendre. Il perçut le coup de coude comme une demande de cohésion et il se reprit rapidement en déclarant :
« Oh ! Oui, en effet : Tyran ! »
John rit de plus belle à la réaction de son ami, lui frottant l’épaule chaleureusement, il adorait cet homme ! Alexander s’en amusant aussi.

Le regard d’Idène dévia alors sur le verbaliste à côté. Celui-là, il avait pas l’air des plus heureux. Surement parce que sa première était avec elle, en ces lieux, elle ne voyait pas d’autres hypothèses. Pareil Verbaliste invité chez Natus et même pas d’éclat de joie ni d’encouragement pour sa propre muse ?
Bien ! Idène allait lui apprendre les bonnes manières !
Si seulement elle avait su qu’Alexander était simplement stressé pour sa compagne, elle n’aurait probablement pas eu l’envie de lâcher une bombe...

Mais c’est là qu’un cri soudain et général, témoin d’une tension très brutale dans le public, l’alarma. Elle avait senti un mouvement sur le pont, à croire que quelqu’un avait sauté dessus, mais rien. Son regard suivit alors les nombreux doigts pointé vers une direction qu’elle ne voyait pas et elle comprit, aux acclamations de stupeurs, aux craintes du public, qu’Erin s’y était accrochée. Ca ne pouvait être que ça.

Dans les mouvements doux et souple, histoire de ne pas faire remuer le pont, Idène progressa jusqu’à l’endroit où se trouvait la reine de la soirée. Elle découvrit ses mains accrochées à la corde, ses difficultés pour se hisser sur le rebords, tandis que son visage s’étirait sous un effort qu’il lui était de plus en plus compliqué à fournir.
Ni une ni deux, la candide s’agenouilla et se pencha non pas pour agripper ses mains mais la jambe qu’elle tentait d’accrocher.

« Concentre tes forces en tes bras, ne tombe pas. Je me charge du reste. »

Idène parvint à agripper sa jambe, de manière un peu brute et douloureuse, mais elle l’attira jusqu’à bonne hauteur pour ensuite pouvoir agripper sa jupe courte. Elle passa ses doigts au niveau de sa hanche, là où se trouvait la ceinture intérieure évitant que le vêtement ne se sauve. C’était le plus solide pour la ramener sur le sol de cette passerelle et, poussant une plainte d’effort, elle tira de toutes ses forces dans sa direction. Combiné aux efforts d’Erin, elles passèrent toutes les deux à l’abri du vide dans une nouvelle ovation générale.
Mais la manoeuvre avait eu un effet probablement déplaisant pour la Verbaliste puisqu’elle venait d'atterrir l’une sur l’autre, pêle-mêle, dans une posture assez suggestive et douteuse. Erin était à bout de souffle, trop heureuse d’être arrivée, avec grâce et volupté (oui oui) sur le pont, saine et sauve. Ses bras lui faisaient un mal de chien, sans parler des ses doigts. Ses ongles s’étaient plantés via les griffes dans le bois, provoquant une souffrance assez importante, et c’était vraiment la peur de tomber qui lui avait permis de tenir. D’ailleurs, est-ce qu’elle recommençait à sentir les effets ? L’onction faisait toujours effet ?
Idène ne mit pas longtemps à réagir et à avoir une petite idée très intéressante.

« Comptes-tu faire de moi ta deuxième, verbaliste ? »

Erin lui adressa un regard interrogatif, rouge pivoine de l’effort qu’elle venait de faire, même si ce n’était pas très visible à cause du maquillage. Elle peinait vraiment à reprendre son souffle, mais ce n’était qu’une question de seconde avant que son palpitant ne redescende dans des tours plus corrects. Idène l’aida alors à se redresser mais l’une de ses mains emprisonnant sa taille ne l’avait pas quitté. Elle s’était même affermie. Il y avait anguille sous roche et il était trop tard pour que l’Atlante puisse se dégager, et de toute façon, elle était trop perchée pour se rendre compte de quoique ce soit pour le moment.

Cela fit rire la Candide qui, la dominant de cette manière et de son aspect d’éternelle provocatrice, braqua son regard sur elle et lui colla un baiser à en faire frémir les meilleurs acteurs du cinéma hollywoodien. Une grande embrassade bien palpitante. La plupart du public poussa un “OHHHH” d’étonnement. Certains eurent une réaction d’hilarité, les autres discutant en la pointant du doigt avec beaucoup de surprise. Erin s’était figée, les yeux exorbités, et elle plaqua ses mains sur les épaules de la Candide pour la faire reculer. La honte ! Devant des centaines de personnes ! Et devant Alexander ! Un mélange de dégoût et de colère la submergea soudainement, devant cette provocation un peu trop… provocante à son goût. Elle était bien du genre à mimer un baiser, comme avec John toute à l’heure, ou avec une autre femme (genre à Isia en faisant les fofolles, elle serait même capable de lui en rouler une pour déconner), mais de se faire embrasser comme ça aussi soudainement sans fioritures et sans artifices, ça, il ne fallait pas pousser.
Idène s’était décollée et lui annonça tout aussi rapidement :

« Quelle trop gentillette fille fais-tu pour ton premier. Un compagnon bien trop sérieux, là en bas, qui peine à démontrer gaieté pour toi. Voilà de quoi faire travailler jalousie en son coeur ! »

Elle lui fit un clin d’oeil avant de lever la tête.

« Il nous reste deux niveaux à escalader. As-tu encore courage en ton coeur, mon amie ? »

L’amie en question ne réagissait pas. En fait, elle avait envie de lui coller une baffe, mais elle parvint à se contenir pour ne pas le faire. Avec ses gants griffus, c’était la balafre assurée, et cela n’en valait pas la peine. Franchement, elle aurait pu le prendre bien, en d’autres circonstances, sur un coup de folie, un coup de tête, de la provocation gratuite, mais là, elle n’était pas dans le coup, et la candide lui avait imposé alors que la situation ne s’y prêtait pas. Ok, elle venait de lui sauver la « vie » entre guillemets, mais ce n’était pas une raison pour se permettre une familiarité aussi poussée… Pour un peu, et elle stoppait tout, vexée comme un pou. Elle n’osait même pas regarder vers Alexander tellement elle se sentait honteuse. La soirée tournait vraiment au cauchemar pour elle. Elle se donnait les moyens de faire le spectacle, de jouer l’actrice sur des mises en scènes imprévues, et à chaque fois, il y avait un plus inattendu, un truc qu’il fallait affronter, et elle en avait marre. Vraiment marre. Et ce baiser là… C’était comme l’ultime pied de nez de la Candide qui, semblait-il, s’était bien payée sa tête en la poussant à venir dans cette arène. Elle ne voyait plus le spectacle, elle ne voyait plus le fait qu’elle était combative, héroïque aux yeux de ces gens, elle ne voyait que le côté dégradant et humiliant de sa faiblesse vis-à-vis de la blonde, qui venait de l’achever.

« Qu’on en finisse. », lâcha-t-elle froidement en l’assassinant du regard. Elle n’aurait pas dû redescendre. Elle serait restée tranquillement en haut, pour terminer l’épreuve, et c’était fini. Idène aurait perdu, elle aurait gagné, salement certes puisqu’elle n’était pas venue aider sa camarade d’arène, mais qu’importe.

Au moins, elle avait retrouvé un semblant de volonté. Elle ne voulait pas tout gâcher et terminer en piquant un scandale. Elle connaissait un peu la culture Natus, le fonctionnement des Candides, leur façon d’être en « couple » à trois. Comme les Tairis en quelque sorte. Personne ici, n’allait s’offusquer de ce que venait faire Idène, à part peut-être Alexander. Pour eux, les pondérés, comme ils disaient, n’étaient pas la norme mais l’exception. Mais pourquoi avait-elle fait cette folie ? Elle se le demandait bien. Elle avait repris son masque d’inquisitrice, fermé, neutre, et stone, et elle comptait bien le garder jusqu’au bout. Au moins, c’était une bonne façon de jouer la guerrière pas trop émotive, sûre d’elle, et prête à tout péter.

Elle espérait vraiment avoir fait le tour des contrariétés pour ce soir. Qui plus est, les mots d’Idène l’avaient touché. Alexander ne semblait pas content ? Comment pouvait-elle le savoir. Il devait avoir son air neutre habituel, lisse comme une image et peu de personne arrivait à le décrypter. Quelque part, elle se doutait qu’il n’allait pas apprécier la voir dans toutes les épreuves qu’elle subissait. Déjà, il avait du avoir l’appréhension de la voir dans cette arène, avec des obstacles suspendus très haut, et il connaissait très bien son aversion pour le vide. Rien que ça était amplement suffisant pour elle, et elle n’aurait probablement pas accepté si Idène lui avait dit le reste du programme. Elle ne comptait pas se mettre en scène sous des coups de sabre, ou se faire bruler fictivement, voir transpercer d’un trait en corde… Tout cela devait terriblement agacé le jeune homme qui ne devait pas voir le spectacle, mais le côté humiliant pour elle. Ce même côté qu’elle commençait à percevoir, même si c’était du spectacle. Elle n’était pas une guerrière, et encore moins une Natus. Non, elle était une rond de cuir, certes, qui n’avait pas peur de se salir les mains et de partir en expédition, mais elle restait quand même une bureaucrate. Elle était amère. Son intellect balançait entre le fait qu’Idène avait simplement fait le spectacle, comme on l’attendait d’elle, comme on l’attendait d’un show où les divinités Tairis étaient là, et le fait qu’elle avait peut-être fait exprès pour lui nuire, pour une forme de rivalité entre femme. En fait, cette deuxième hypothèse était certainement fausse, mais tout cela mit bout à bout pouvait lui laisser penser que.

Mais bon, c’était essentiellement sa faute. Elle s’était prise pour elle ne savait qui, tout ça pour faire « payer », en quelque sorte, le combat de boxe d’Alexander. C’était bien fait pour sa gueule si elle en chiait. Elle espérait quand même qu’il appréciait, dans une certaine mesure, et qu’il passait un bon moment. Elle avait hâte que ça se termine pour le retrouver et partager ses impressions. Quelque part, elle était fière de s’en être sortie, de s’être débrouillée toute seule pour la plupart des épreuves et d’avoir fait preuve d’ingéniosité, et de courage. Car elle n’était pas actrice, elle ne se mouvait pas comme Idène qui avait l’habitude, et malgré tout, elle était là, et elle réussissait ! Oui, elle était là ! Et elle comptait bien aller jusqu’au bout !

Elle fit volteface pour laisser la Candide. Il fallait monter les deux derniers niveaux, et s’en était fini de toute cette mascarade. Elle savait que la fatigue embrumait son esprit, et que sa mauvaise humeur venait aussi de là. Elle en avait juste ras le bol, et elle tenait grâce à son mental d’acier depuis déjà un trop long moment. Elle en était à implorer elle ne savait qui pour qu’il n’y ait plus de surprises. Face à elle se trouvait un obstacle de taille. Le pont lui avait permis de rejoindre un promontoire, au bout duquel une corde était nouée autour d’un piquet. Il fallait s’en servir pour faire Tarzan vers une autre corde qui pendait mollement dans le vide, et ainsi de suite jusqu’au palier suivant, car les bouts se raccourcissaient en allant, obligeant quiconque les utiliserait à devoir se balancer bien comme il fallait. Elle n’était pas certaine de parvenir à lâcher cette corde pour attraper la suivante. Mais il le fallait pourtant.

Elle prit une inspiration, reprenant un peu conscience du brouhaha du public. Puis elle prit de l’élan, et elle fonça en tenant la corde qu’elle avait délié du poteau. Ses pieds quittèrent le promontoire en dur, et elle se balança dans le vide une fois, pour repérer avec plus de précision où était la corde suivante. Il ne fallait pas qu’elle passe à côté sinon elle allait faire une sacrée chute. Tarzan passait bien de liane en liane, la Jane Atlante des temps modernes dans une arène Natus allait bien pouvoir faire pareil, non ? Finalement, elle ne se lâcha pas pour attraper la corde. La longueur de la première permettait d’attraper la seconde, et une fois qu’elle l’eut dans la main, elle se détacha de l’autre corde. Cela l’obligeait à tirer sur ses épaules pour que le balancier se stabilise un minimum, mais elle préférait ça que de sauter au petit bonheur la chance. Elle répéta l’opération sur l’ensemble des cordes, et elle arriva de l’autre côté à bout de souffle. Elle se permit même le luxe de poser ses mains sur ses genoux pour reprendre sa respiration. Elle avait terriblement mal à ses bras, mais au moins, elle avait fait le singe avec plus ou moins de subtilité et de grâce, de quoi plaire aux Natus dans l’arène, tout en leur offrant ce pourquoi ils étaient venus. Il ne restait plus qu’un pallier. Le sommet était au bout… Les derniers mètres sont toujours les plus durs.
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Dim 17 Déc - 13:32
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Erin Steele ♦️ Alexander Hoffman ♦️ John Sheppard

Du coté Atlante





Alexander / John



Alexander fut soulagé de voir Idène venir à la rescousse de sa bien-aimée… Il la présageait au bord de la fatigue et quelques minutes de plus et elle lâchait. Et quelle autre surprise l’attendait en bas. Il en avait marre de la voir faire l’apprenti Natus dans une cage dangereuse et scénarisée. Il oscillait entre la colère qui était assez ténue, puisqu’il avait réussi à l’apaiser et l’inquiétude. Finalement, le sentiment premier, le pourquoi, il avait tout enflammé juste avant, était présent : cette angoisse pour elle. Comment allait-il la récupérer ? Dans quelle allure ? Elle allait pas marcher droit et ça ne sera même pas de sa faute ! Mais qu’elle idée, une diplomate, rouée de coups et qui peine à mettre un pied l’un devant l’autre, alors qu’il avait encore de quoi visiter dans ce lieu extraordinaire. Elle avait été punie de sa folie. En tout cas, elle ravissait les Natus, faute de le ravir lui. Et il avait hâte que cela se finisse.

Son regard alla sur John, il ne savait pas trop ce que devait penser son ami, surement un mélange d’inquiétude pour Erin et à la fois, il devait admirer d’autres éléments, qui le rapprochait des Natus, par son côté martial. Et aussi, par le côté simple de la chose. John est un homme intelligent, mais bien moins cérébral et prise de tête que l’anglais. Et depuis mai, il avait pris une grande décision : celle de ne justement plus se faire chier ! Il en avait marre de beaucoup de chose, et cela était surement une crise de la quarantaine, ou l’homme envoyait tout en l’air, sauf ses responsabilités et son métier. Mais, il ne voulait plus de relation trop sérieuse qui le gave, plus essayer de se cacher ou même s’emmerder avec une nana jalouse ou possessive. Il voulait vivre et profiter de la vie, avant qu’on ne lui enlève par la main d’un Wraith !

Et cela était bel et bien le cas, l’officier profitait du spectacle, tout en ressentant un sentiment malaisant envers Erin. Elle n’était pas à sa place et malgré son courage et sa bonne volonté, elle souffrait. Sa grande empathie, le faisait craindre de se prendre un autre coup et celui-ci étant peut-être le pire : celui d’Alexander. Il n’était pas très tendre quand il s’y mettait. Et John, ne voulait pas de conflit entre ses deux amis. D’ailleurs, il regarda celui-ci, voyant que l’anglais le mirait. Il semblait calme et il fallait bien connaitre cet homme, pour voir qu’au fond de ces prunelles acier, il y avait de l’inquiétude. Peut-être que la colère disparue, il n’allait pas engueuler Erin ? Avec tout ce qu’elle se mange… Lui-même ne savait pas comment il aurait réagit à sa place. Il aurait été mort de trouille pour sa chérie. Déjà, qu’il l’était quand même pour une amie, alors une chérie… Enfin bon, plus ça va, plus il se disait que l’anglais, n’allait pas avoir la fureur d’achever un animal blessé. Pourtant, un lion n’aime pas le sang, il le répand lui-même. Une image assez sale et auquel John ne voulait pas associé son ami, qui était après tout très tendre et aimant envers une femme qui lui rendait la pareille. John, voulait lui demander se qu’il ressentait, s’il avait des envies de pendaisons de belle brune en jupette… Mais la présence de Paresok rendait la chose impossible. Il lui fit un signe de main avec une articulation silencieuse, pour lui demander comment il allait. Alexander, lui fit un geste de main pour dire « moyen » et John essaya de lui faire comprendre cela : tu vas engueuler Erin ? L’anglais semblait hésiter, en réalité il réfléchissait à son état intérieur actuel.

Il était affreusement stressé et il savait que si elle lui sort un truc débile, il va s’énerver, mais bon de base là, il n’avait plus du tout envie de lui voler dans les plumes. En conséquence, il fit non de la tête à son ami qui parut plus rassuré.
La Natus, aida donc Erin à se relever et les deux jeunes femmes, furent dans une position assez cocasse…
« Charmant ! J’en connais qui vont avoir matière pour s’endormir ! » lança John, s’en se rendre compte que cela pourrait être mal prit de la part d’Alexander. Quand il s’en rendit compte, il lança un petit regard à l’anglais, qui avait arqué un sourcil circonspect… En toute franchise, il n’avait pas écouté la remarque de l’officier, il était plutôt en train de se demander, comment elles en étaient arrivées là et qu’elles devaient se bouger, pour atteindre le haut. La contenance sexuelle lui échappa clairement lui passant au-dessus.

Paresok faisait mine de ne pas voir ces gestes qui se faisaient dans son dos. Mais malgré le fait qu’il soit pleinement redirigé sur l’arène, il commençait quelque peu à s’agacer de ses messes-basses.
« Quelle danse de gestes inutile autour de moi ! » Grogna Paresok sans détourner le regard. « Mes oreilles ont déjà connu milles sottises et quolibets ! Alors parlez donc, que vos doigts en soient moins épuisés pour le dîner !!! »
John regarda Paresok d’un air innocent. Mais ce fut Alexander à dégainer plus vite que son ombre, après tout c’est lui le verbaliste.
« Oh mais avec joie, vous pourrez nous départager alors. Votre taille de ceinture est chiffrée à combien ? ... » John se demanda se qu’il avait en tête et il craignait le pire.
« Quelle étrangeté que cette question !!! Nous taillons nous même les trous dans la bande de cuir qui nous fait ceinture ! Quel rapport donc ? »
« La jupette de mademoiselle Steele vous irait à ravir ... » Fit l’anglais avec un rictus sournois, alors que John éclata de rire.
« Quelle élégance, tu auras mon frère ! » Ajouta t’il en le prenant par l’épaule.
Paresok chassa rageusement son geste mais sans agressivité.
« Par les Tréfonds, que je sois pendu la virilité à l’air pour prouver que je ne suis point homme à porter vêture de femme. Je préfère de loin mirer beauté de verbaliste après la disparition de cette robe que de m’en quérir ! »

John et Alexander riaient doucement, tous deux avaient en tête la réaction de Paresok et il était si facile de le faire réagir. Cela amusait grandement Alexander, l’éternelle chat de la bande ! Vilma, ricanait doucement et les tigres aussi, même s’ils ne participaient pas aux échanges, ils les écoutaient. Mirer Erin sans robe, bah tiens, il n’allait pas le faire mentir sur ça. Mais il pouvait toujours se brosser. « J’espère que vous avez de l’imagination dans ce cas. » Fit Alexander, sans aucune amertume, il était agréable. Et à dire vrai, heureusement que chacun s’y mettait pour lui occuper l’esprit et le faire rire, sinon la colère ne serait pas autant redescendue où rester à ce stade au vu des épreuves d’Erin, toutes de plus en plus dures et frôlant l’humiliation pour elle.

« J’avais oublié, c’est vrai ! » Fît Paresok en regardant son interlocuteur. « Vous êtes pondéré ! Que mes mots d’égard pour la beauté de votre verbaliste ne soient pas insultes à vos oreilles ! »
Il hésita avant d’ajouter :
« Et puis...mon Idène me fatigue bien pour quatre ! »
« Ne vous inquiétez pas Paresok. » Rassura Alexander, avec un rictus malicieux, à la dernière phrase. John semblait confirmer en plus.
Paresok fût plutôt satisfait et se reporta sur le combat.

Plutôt amusé par cet échange, les deux hommes reportèrent leur attention sur les deux jeunes femmes en position cuillère… et Idène plaqua ces lèvres sur celles d’Erin. Que cela soit Alexander ou bien John, les deux ouvrirent des yeux comme des soucoupes… Bon, John ne reformula point sa phrase mais était persuadé que ce genre de cliché valait son pesant d’or ! D’ailleurs, Paresok se passa une main sur le visage dans un air d’embarras très prononcé. Il formula une sorte de “Olalalalalala” alors qu’un regard nerveux revenait sur le verbaliste.

En revanche, la Batailleuse Vida se rembrunit soudainement en découvrant la manoeuvre. Son poing s’était serré alors que la tension de sa mâchoire, et l’éclat de son regard, trahissait une soudaine colère à l’encontre de la Candide. Ce n’était vraiment pas une chose à faire avec l’une des têtes de la faction Atlante. Elle se disait que cela pouvait mener à un incident diplomatique. En tout cas, les deux verbalistes pourraient sans peine demander réparations pour cet outrage puisqu’Idène savait pertinement que ces deux là suivaient la voie des Pondérés. Elle se promit de mettre les choses au point avec elle dés que l’occasion se présenterait.

Quant à Alexander, bon, il se dit que pour une fois que c’est elle qui se fait embrasser en plein milieu d’un évènement pas du tout propice cela change ! Mais, il n’était pas non plus emballé, bien loin de s’imaginer quelque chose de cochon. Il était juste étonné et à la fois, venant d’une femme aussi provocante, il était presque en train de se dire que ce fut une évidence. Avec les regards gourmands qu’elle avait jeté à Erin en mai… Pour l’embêter il lui demanderait si elle embrasse mieux que lui. Mais quel baiser, une passion manquait plus que la langue et zou, ça serait classé X. Il soupira secouant la tête. Il le prenait bien et se demandait comment Erin le prenait… pas très bien, en voyant, qu’elle tentait de la repousser. Allait-il y avoir une baffe griffue ?

« Finalement, John, ce n’est pas toi qui succombera dans les bras d’Idène… ». John hocha la tête d’un air malicieux. L’officier ne put répondre, puisque les deux jeunes femmes se mirent debout.
« Hum...Idène est Candide... » Cru bon de justifier Paresok d’un air gêné.

C’est particulier le rôle de candide mine de rien, Alexander ne savait pas trop comment le prendre et les explications de John, lui apparaissait comme étant une « prostituée » mais pas vraiment une. En fait, John n’avait pas vraiment su expliquer correctement. Mais, l’anglais, essayait de faire un effort pour extrapoler un peu. Il avait jeté un petit regard à Vida, qui ne semblait pas très contente. Ce baiser était en train de gêner et énerver beaucoup de monde. Sauf, lui, qu’il se disait que bon, c‘est justice et qu’Erin avait vécu pire juste avant.
« Et sa fonction, lui donne l’obligation d’embrasser tout le monde ? Qu’importe Paresok, candide ou non, il arrive des folies à tout le monde. Erin est une belle femme, elle se fait souvent charmer. Cela ne met pas en difficulté son coeur pour autant. » fit sagement l’anglais. Et puis il avait tellement confiance en elle, que bon, il acceptait que certain lui fasse du rentre dedans sans être mort et jalouse. S’il faut, il va rôder près d’un mec un peu trop entreprenant, mais, ils ont toujours été tolérant l’un envers l’autre, surtout dans ce genre de cas où elle ne l’avait pas voulu. Ce n’est pas comme si Erin venait d’embrasser Idène goulument ! Là, Alexander aurait vrillé. Enfin tant que cela ne devient pas une habitude.

Vida répondit en coupant clairement la parole de Paresok qui s’écrasa quelque peu. On sentait véritablement le respect dû à la hiérarchie dans son retrait.
« Idène Delongeal aime faire réagir les personnes dont elle porte intérêt. Je parirai grand trésor que cet acte vous est destiné, verbaliste. Par provocation ou simple jeu. Ce n’est pas acceptable... »

Il fallait calmer le jeu, le bisou n’était pas grave… C’est plus envers Erin qu’il faut demander son ressenti. Par contre, il tilta, quand Vida, lui laissa sous-entendre que ce fut pour le viser lui… Mais pourquoi donc ? Elle en avait marre des colonels, elle voulait la gamme supérieure ? Il toisa Vida, il était diplomate comme toujours.
« Si c’est moi qu’elle vise, j’aviserai avec elle, le pourquoi. » Ou pas, il avait autre chose à penser. Comme récupérer une Erin version géant des glaces : bleues.
« Cela ne sera pas nécessaire. Je sais m’occuper des miens... » Répondit Vida avec un sourire léger. Alexander hocha la tête, il la laissait faire de bon coeur, il n’avait pas envie de gérer et de savoir pourquoi, Idène avait embrassé Erin par sa faute.



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Du coté Atlante





Erin / Idène



Ce n’est pas la première fois qu’Idène s’attaquait à un Pondéré.
En revanche, un pondéré Atlante était beaucoup plus à cheval qu’elle ne le pensait et un large sourire se dessina sur son visage, dégainant ses dents blanche comme si un vrai diable se révélait chez la Candide. Elle passa une main sur ses lèvres, à croire qu’elle profitait du goût des Atlantes, tout en la laissant dire son fameux ”Finissons-en” plein de rage. Tant mieux d’ailleurs ! La colère allait lui offrir l’énergie dont elle aurait besoin pour finir le parcours.
Il faut croire que la nature profonde des Candides continuaient d’échapper aux Atlantes. Le baume de l’âme, sa restauration, son entretien. Ils étaient experts dans ce domaine compliqué consistant à ressentir le manque, un certain vide, pour le combler quitte à devoir tout donner et ne rien recevoir d’un échange charnel. Leur spécialité, c’était d’apporter un réconfort optimal par la chair.
Les rares Candides comme Idène avaient une personnalité très particulière. Ils n’hésitaient pas à se servir par moments de leurs arts, de leur savoir en la matière, pour dispenser ce baume en dehors du hall des Candides. Concernant Idène, elle s’était dit que ça mettrait un bon coup de fouet à un Alexander trop neutre à son goût. Elle pensait avoir d’ailleurs réussi la manoeuvre mais c’était sans compter le retrait et la confiance de l’Anglais.

La jeune femme reprit donc le parcours en utilisant un autre chemin que celui d’Erin. Elle s’économisa en cessant sa danse cette fois-ci, elle prenait son temps avec l’absence du danger pour assurer ses prises et veiller à ne pas s’épuiser trop vite. Elle atteignit le second niveau un peu en même temps que la Verbaliste, saluant d’un signe de tête la réussite de ses cordes. Seulement voilà, pour le tout dernier niveau, il s’agissait d’un escalier de boudins de peau qui roulaient dans les sens de leur prise. La moindre accroche les envoyaient valdinguer.
La foule scandait maintenant en coeur des débuts de félicitations. Ils étaient tous certains que le duo Atlante/Natus parviendrait au dernier niveau. Ils faisaient des gestes, des signes, des acclamations. Ils étaient carrément en liesse, dans un niveau bien moindre depuis la disparition des “punitions”, mais dans une continuité d’encouragement.
Idène passa à côté d’Erin tout en la mirant :

« Nous allons nous entraider. »

Elle bondit pour s’agriper à l’un des rouleaux qui se mit à la faire pendre la tête en bas. Mais elle en profita pour aller chercher le roulement qu’elle bloqua en coinçant son genou entre le croisement des deux boudins. Si Erin prenait la suite, elle n’aurait plus qu’à faire de l’escalade sur une rude pente de peaux sans prises. Mais ça ne bougerait pas.

« Une fois au deuxième, tu t’accroches fortement, le temps que j’aille paralyser le suivant. Compris ? » Fit-elle en recommençant à s’essoufler.

Les boudins formaient une sorte d’escalier et il valait mieux ne pas se louper.
C’était la chute redoutable si Erin manquait sa manoeuvre. Pourtant cet escalier menait à une petite plateforme en bois retenue par des cables depuis le plafond. Sa décoration et les gravures du bois ressortaient largement du cadre habituel de l’arène, laissant présager une sorte de “ligne d’arrivée”. Elle y était presque !


Erin était vraiment partagée entre le fait de suivre Idène ou de la laisser se démerder. Elle était vraiment en colère contre elle et elle savait qu’elle était en train de faire sa tête de conne, et que cette décision impulsive ne serait pas bénéfique, ni pour elle, ni pour personne. S’il fallait vraiment en passer par là pour arriver à monter sur ce dernier palier chichement décoré et qui tranchait avec le reste de l’arène, alors soit ! Mais ce n’était pas de gaieté de cœur, et c’était bien parce qu’elle connaissait ses forces et ses faiblesses qu’elle ne se risquait pas à essayer toute seule. C’était une décision réfléchie, raisonnée, et calculée, même si la Candide lui sortait par les trous de nez. La Candide et son épreuve. Et puis, en analysant l’élément qui constituait le dernier obstacle, elle réalisait qu’elle n’y arriverait pas sans prendre la gamelle du siècle.

Les boudins avaient l’air de glisser assez sévèrement et même si elle essayait de ne pas tomber en y allant doucement, le moindre faux pas l’enverrait par le fond. Et c’était hors de question. Elle ne voulait plus remonter une énième fois. Idène alla bloquer le mécanisme de rotation des boudins, et Erin se risqua à tâtons sur le premier. Il ne bougeait pas. La peau était assez glissante, mais au moins, il n’y avait pas de mouvement en plus. En y allant doucement, elle ne tomberait pas, tant que la Candide maintenait la structure. La verbaliste avait bien conscience que la jeune femme blonde avait un effort supplémentaire à fournir.

« Ok ok. Nous y sommes presque. Dernière ligne droite. Courage ! », finit-elle par l’encourager. Elles étaient dans la même galère et malgré son comportement limite, Idène était quand même en train de l’aider, comme elle l’avait toujours fait depuis le début de cette représentation. Ce serait quand même une belle façon de finir !

Elle s’accrocha comme une moule à son rocher quand elle arriva sur le deuxième. Le roulement était tendancieux et la phase critique se trouvait au moment où Idène allait bouger pour aller stabiliser ce rondin boudin. Et comme prévue, elle due se stabiliser fortement pour ne pas rouler. Petit à petit elles allaient parvenir jusqu’au bout. Dans quel état ? Erin n’en savait rien, mais elle commençait vraiment à accuser le coup. Si elle tombait maintenant, elle arrêtait, c’était sûr et certain. Mais l’arrivée était proche, et avec leur travail combiné, elles s’en approchaient de plus en plus, jusqu’à enfin mettre la main sur le promontoire décoré. Idène suivit juste après. Mais tant qu’Erin garderait ses appuis sur le dernier rouleau, elle continuait d’interdire la rotation en étant suspendue la tête en bas. Son visage était tiré par l’affreuse tension de ses muscles qui lui suppliaient d’arrêter. Mais la Candide ignorait cette douleur, trouvant très amusant le fait d’atteindre ses limites, de combattre son obstacle même si elle était douée et habituée de l’endroit.

« Il faut grimper. Passer les coudes en premier, pousser dessus pour passer le torse...ce n’est que question d’équilibre ensuite... » Souffla-t-elle en gardant l’arrêt de la rotation du boudin.
« J’y vais alors. », fit Erin en basculant sur le rondin suivant. Oui ce n’était qu’une question d’équilibre, et d’avoir pris appui sur un élément stable juste avant permettait de bien se positionner pour ne pas faire rouler le boudin sur lequel elle prenait appui. Elle se stabilisa et quand elle jugea sa position stable, elle en fit part à Idène.
« C’est quand vous voulez, je suis positionnée. » Il ne fallait pas qu’elle fasse durer trop longtemps le suspens non plus car la Candide ne tiendrait pas éternellement non plus.
« Accroche-toi bien ! »

Idène relâcha le mécanisme. Le poids de l’Atlante fit soudainement vibrer le boudin très légèrement mais, puisqu’elle se tenait sur un très bon point d’équilibre, l’obstacle ne roula pas sur lui même à son plus grand soulagement. La Candide banda ses muscles pour grimper à partir des chaînes qui tenaient l’ensemble et passa ses jambes sur la surface arrondie de peau, prenant position en face d’Erin. Elle rampa jusqu’à elle en se servant de ses jambes comme poids d’équilibre, assise à califourchon sur le rouleau, elle se trouva en face d’elle jusqu’à approcher une fois de plus un peu trop “près” de ses frontières personnelles. Un sourire moqueur lui vint en voyant le visage de son amie Atlante, elle devait surement se faire des idées ou redouter un autre baiser maintenant qu’elles étaient l’une en face de l’autre. Franchement Erin était prête à lui en coller une si Idène se risquait à ce genre de manoeuvre un peu osée. Une fois était une limite déjà allègrement franchie.

« Tout se joue maintenant. Il faut sauter pour atteindre la plateforme mais c’est trop risqué pour toi... »
En effet, il aurait fallu se tenir debout, en équilibre sur ce dernier rouleau, pour ensuite faire un petite saut afin d’atteindre le carré de bois en suspension. Dès qu’elle prendrait une impulsion pour faire ce saut, l’obstacle roulerait sur lui-même et ce serait la chute vertigineuse.

« Je vais me charger de conserver équilibre. Tu vas monter sur mes épaules et te servir de moi comme marche pour accéder. Nul gestes brusques, douceur et lenteur sont de mises. Prends tout le temps qu’il te faudra pour être certaine de ton appui et nous fêterons victoire. »

Autour d’elles continuaient de monter une ovation régulière et soutenu de “Monte ! Monte ! Monte ! Monte !”. Idène tourna le regard vers la foule, comme si elle se nourissait de leur enthousiasme, de la joie qu’ils tiraient de ce spectacle, avant de mirer la guerrière en cuir.

« Une fois montée, il te faudra m’aider. »

Elle lui frictionna les bras, bien consciente qu’elle était à bout de force. Le côté provocateur était toujours sur son visage mais l’intention n’y était pas.

« Courage, Atlante, grande victoire nous est à portée ! »

« Grande victoire oui... » Erin ne rajouta pas un très provoquant “et à part ça on continue juste dans le fantasme lesbien en se grimpant l’une sur l’autre avec lenteur et douceur après un baiser du tonnerre” mais elle garda sa remarque cynique pour elle. A dire vrai, Idène et son attitude de réconfort, mêlée à celle de provocation clairement affichée, commençait à lui sortir par les trous de nez, mais bien comme il fallait. Elle n’était vraiment pas certaine d’apprécier cette femme, et elle mettait de l’eau dans son vin pour se comporter normalement avec elle, bien que son attitude devait s’être clairement fermée par rapport à leur première rencontre de la journée. Elle n’était pas certaine de ne pas exploser en rentrant dans les coulisses. Aller, il était temps d’en finir. Elle ne voulait plus de contact physique avec cette Candide. Même son geste de réconfort en lui frictionnant les épaules lui parut déplacé, et cela lui fit courir un frisson électrisant qui était tout sauf agréable. Quand ça devenait épidermique comme ça, il fallait qu’elle prenne le large.

Au moins, elle avait l’énergie du désespoir pour terminer cette épreuve, et plus jamais on ne l’y prendrait. Alexander n’avait pas intérêt à faire la gueule, et elle espérait qu’il avait un tant soi peu apprécié le spectacle, sinon elle allait compenser sa colère à l’encontre d’Idène sur lui, et ce serait parfaitement injuste, elle le savait. Bref, avec toute la prudence du monde pour ne pas foutre tous leurs efforts en l’air, Erin passa sur ses genoux pour se mettre à quatre pattes. Heureusement, la robe tombait sur son fessier, empêchant les spectateurs de mater son cul, même si ça remontait quand même.

Avec une lenteur exagérée mais qui s’expliquait facilement, elle posa ses mains sur les épaules d’Idène, tout en approchant son buste d’elle. Erin était tendue. Elle espérait vraiment qu’elle n’allait pas lui claquer un bisou sur la poitrine ou une connerie du genre parce qu’elles tomberaient toutes les deux tellement la réaction serait aversive. Elle banda ses jambes pour les tendre et tendre ses bras. Avec une vue sur un tanga atlante, Idène allait pouvoir se faire des films cochon dans sa tête en imaginant les trésors qu’il masquait un tant soit peu. L’atlante chassa de ses pensées ce genre de considérations, mais son esprit moulinait plus vite qu’elle, une constante chez la verbaliste, qui extrapolait toujours très loin. Elle jeta un dernier regard à Idène, puis avec une certaine forme de délicatesse toute relative vue le mouvement, elle posa son genou sur l’épaule de la Candine, lui collant le cuir de sa robe dans le nez. Forcément, quand elle poussa sur ses jambes, la robe frotta et elle passa par dessus la tête de la jeune femme. Pour ne pas faire durer, elle attrapa d’une traite le promontoir, et elle se hissa en s’aidant d’Idène pour y parvenir. Heureusement qu’elle était là quelque part, sinon elle n’y serait pas parvenue. Elle était au bout. Elle avait faim, elle n’avait plus de force, et elle se sentait faible.

Mais elle était en haut. Elle bascula sur le ventre et elle se tourna vers le rebord pour prêter main forte à Idène si elle le désirait, histoire de finir ensemble jusqu’au bout.

La candide étant prise dans le jeu, mobilisée dans le feu de l’action et dans la volonté qu’Erin soit enfin sur la plateforme, elle ne se doutait pas une seule minute de la colère qui l’avait envahi. Bien sûr, la joueuse qu’elle est avait compris que le baiser avait été très mal vécu, si on puis dire, mais ce n’était qu’une blague. Un moyen de faire crever de jalousie un homme dont elle ne connaissait pas les réactions. Donc, de son point de vue, elle ne s’attendait pas vraiment à ce que l’Atlante soit dans cet état d’esprit. Sa réponse un peu glaciale, mais correcte, du “Grande victoire, oui…” l’avait laissé perplexe. Pourquoi n’était-elle pas contente d’être sur le point de parvenir au but ? Qu’une verbaliste douée du mot, dans un terrain qui n’était pas le sien, parvienne à la victoire devrait pourtant lui être très flatteur. Mais non…

Idène devait rester concentrée. Elle laissa son ressenti de côté et accompagna les gestes de l’Atlante lorsqu’elle se mit à grimper sur ses épaules. Qu’il s’agisse de la proximité de sa poitrine ou du contact de sa jupe contre son visage, Idène s’en moquait complètement. Elle faisait son possible pour compenser les mouvements d’Erin sur elle afin que le rouleau reste en équilibre, qu’elles ne basculent pas soudainement sur le coté. Au contact du tissu, donc, Idène avait fermé les yeux et elle se permit néanmoins de réajuster sa coiffure défaite dés qu’elle fût libérée.

Un tonnerre d’applaudissement accompagna la réussite d’Erin. Le public était maintenant beaucoup plus calme, comme à la fin d’une représentation que l’on savait terminée. Mais cela ne les empêchait pas d’applaudir l’Atlante très chaleureusement pour sa prestation.

Un large sourire gagna le visage d’Idène lorsqu’elle vit Erin enfin à l’abri. L’épreuve était terminée pour elle, son coeur se gonfla d’une forme de fierté. La verbaliste avait réussi, le public était comblé… donc, indirectement, elle aussi.
Il n’y eu pas besoin de mots, un simple échange de regard avait suffi. Idène acquiesça silencieusement dans un premier temps, l’aide de l’Atlante ne serait vraiment pas de trop. La candide était physiquement à bout, ses bras et ses jambes tremblaient. Franchement, elle adorait ça. C’était si grisant de repousser sa limite, d’être affaibli, éreinté, en ayant un tout dernier obstacle à franchir.

Doucement, la candide remonta sur ses pieds et écarta ses bras des deux côtés pour tenir le point d’équilibre. Le rouleau tremblait comme s’il était prêt à vriller d’un coup, ce qui amenait Idène à prendre du temps pour assurer une certaine stabilité. Elle porta ensuite son regard sur Erin.

« Je dois prendre vitesse pour m’accrocher. J’aurai besoin de ton aide après, pour me tirer au sol, ne me lacère point de tes griffes... »

« Non. », répondit Erin avec un sourire.

Oui, il allait falloir sauter pour qu’elle puisse agripper le rebords de la plateforme. Erin lui avait peut-être tendu la main mais cela n’aurait servi qu’à lui arracher l’épaule et les emporter toutes les deux dans une chute infernale. Idène aurait besoin d’aide mais seulement si elle parvenait à prendre ce rebords de ses mains.

Malheureusement, la moindre impulsion ferait tourner le rouleau. Il n’y avait qu’une seule façon de bondir jusqu’à la structure, c’était de courir à la parallèle, en ligne droite, pour éviter la bascule et sauter au dernier moment. C’est ce que fit la candide après s’être donné du courage d’une longue inspiration. Jouant de son équilibre, elle couru dans la direction opposée et sauta en poussant un cri d’effort. Ses deux mains en avant, elle parvint à l’autre bout de la plateforme et l’impacta assez violemment faisait basculer celle-ci mollement dans le vide.

Pendue par sa prise, Idène poussa un long soupir en se tractant lentement. Sa tête passa au-dessus, lui permettant de voir Erin, puis elle parvint à y poser un coude. Elle voulu déplacer sa seconde prise, histoire d’y plier son autre coude et pousser de toutes ses forces mais son corps refusa de réagir. Elle s’essouflait de plus en plus et le poids de ses jambes dans le vide l’attirèrent inexorablement.

« Erin... » l’appela-t-elle dans une plainte.

Cette fois, cela n’avait pas l’air d’être du spectacle. Idène s’était donnée à fond de son côté et elle était véritablement à bout. Pour monter seule, il suffisait de pousser avec ses coudes pour faire basculer son corps au-dessus du rebord. Pour le reste, ce n’était qu’une question d’équilibre. Seulement, ses coudes ne tinrent pas et le poids l’amena à retomber sur sa prise initiale, les mains sur le rebord, tout le reste du corps pendu dans le vide.

« Non...trop grande humiliation que de lâcher maintenant...allez ! »

Elle tira une nouvelle fois sur ses bras pour s’imposer la traction mais elle ne parvint qu’à monter son visage au niveau du rebord avant de redescendre par épuisement. Cette fois, elle avait atteint sa limite, Idène eu un moment d’effroi en sentant qu’elle ne parviendrait pas à grimper.

« ERIN... »

La brune n’était pas restée inactive le temps que la blonde se gauffre sur le bord du promontoir. Elle ne comptait pas ternir la réussite de cette épreuve en binôme par la chute d’Idène. Elle avait enlevé ses gants griffus pour pouvoir tendre la main à la Candide sans lui infliger de lourds dommages. En effet, quand on voyait combien il avait été aisé pour elle de déchirer des cornes en cuivre, la peau d’un humain ne tiendrait pas non plus. Mais ces fichus gants étaient bien serrés sur ses poignets, et elle galéra, avec les griffes à être assez dextre pour les défaire. Elle essayait d’y aller méthodiquement, sans s’énerver, persuadée qu’elle allait perdre plus de temps si elle se crispait en s’excédant devant le tissu qui ne voulait pas venir.
« Je suis là ! », fit la jeune femme en se mettant à plat ventre pour refermer ses mains dépourvues des gants qu’elle avait bazardé sur le côté de la plateforme, sur les poignets d’Idène.

« Lâche une de tes mains et attrapes la mienne. » Avec souplesse, elle passa de la position à plat ventre, à une position plus tendancieuse mais qu’importe. Elle savait qu’elle allait avoir besoin de ses cuisses pour tracter la Candide en lieu sûr. Alors, elle cala ses pieds de chaque côté de l’avancée en bois sur laquelle elle était, calant ses pieds sur les barreaux en bois. Elle écartait beaucoup les jambes pour ce faire, mais elle n’avait pas le choix. Avec souplesse, elle se pencha en avant, arrivant presque à poser sa poitrine sur la bois, la mettant dans une position à la fois élégante, dynamique, et langoureuse, surtout avec ses cheveux qui encadraient maintenant son visage de part en part, sertie des pierres à feu. Malgré l’épuisement physique qui étirait horriblement les traits de la candide, elle laissa échapper un ricanement sonore mélé par sa grimace de douleur.

« Te voilà sauveuse de Natus ! »

Puis elle poussa un cri, tant de douleur que de désespoir, en basculant tout son poids sur une de ses mains pour aller chercher celle qu’Erin lui tendait. C’était comme une déchirure musculaire, un éclair violent et brutal de douleur qui la traversait de part en part. Mais elle ne tomba pas.

Erin croisa l’autre pour que la Candide l’attrape aussi, c’était la dernière ligne droite, le dernier effort. La Natus avait le souffle court, irrégulier et palpitant. Un moment de faiblesse la contraignit à repousser sa tentative de quelques secondes, tant par épuisement que par crainte, mais sa fierté l’empêchait de montrer davantage de faiblesse. Un nouveau cri lui permis de rejoindre la deuxième main d’Erin qui poussa sur ses cuisses pour la remonter un maximum, en se penchant de plus en plus en arrière pour se donner de l’allonge et parvenir à passer le corps de la Natus complètement sur la plateforme. Quand son buste serait passé d’un bon quart, elle pourrait facilement s’aider de ses jambes. Mais la poitrine opulente d’Idène racla très douloureusement le rebords de cette plateforme, déplaçant même son vêtement alors qu’elle s’étalait enfin sur le surface dans un soupir de soulagement qui n’avait rien de simulé.

Elle tremblait comme une feuille. Ses bras et jambes avaient été beaucoup trop malmené mais elle refusa de rester prostrée au sol. Elle ramena prestement son linge sur sa féminité, étonnamment dans un comportement non provocant et peut-être même honteux, intimidé. Être candide et provocatrice ne voulait pas forcément signifier qu’elle aimait être vue à nue.

Idène bascula donc sur ses jambes lentement, pour prendre une position en tailleur, jambe ramenée sous elle, puis elle fixa Erin tout en tentant de calmer sa respiration devenue rauque.

« Merci... » Elle assurait de ses mains la bonne tenue de son vêtement puis pressa Erin par les épaules pour l’inviter à se redresser avec elle. Tout autour, la foule applaudissait comme à l’issu d’un beau et long spectacle.

Il en coûtait pour Idène et elle s’évertua à le dissimuler. Mais un léger sentiment d'humiliation l’avait envahie dès qu’elle avait fait face au constat. D’un air naturel et neutre, elle ne se posa pas en actrice principale, en gagnante, face à ce public. L’honneur et le respect était des valeurs fondamentales de tous natus, y compris Idène. Son regard rivé dans celui de l’Atlante, sa main coura jusqu’à son poignet pour s’en saisir.

Et sans effet de surprise, sans violence ni jeu, elle le redressa bien haut dans le ciel, au-dessus de leurs têtes, dans le signe de victoire que tous connaissaient. Et les applaudissements redoublèrent d’intensité avec des “hourras”, des “ERR-HIN-STI” et des sifflements. L’américaine était contente d’en avoir fini, mais elle fit quand même un sourire à la foule tout en tournant son regard du côté des tigres, et indubitablement, vers Alexander.

« Bravo Atlante... »

« C’est une belle victoire en commun. », fit elle à l’attention d’Idène en la gratifiant d’un sourire, portée par les vivas de la foule. Elle retrouvait sa bonne humeur, soulagée, débarrassée d’un fardeau qui était un peu trop grand pour elle, elle le reconnaissait volontiers.

« Oui. Et un symbole fort de nos deux nations. Le courage Atlante fait miroir à celui Natus... »
Erin acquiesça simplement, trop exténuée pour le moment pour raconter autre chose de symbolique.




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Alexander / John




La fin était proche au plus grand soulagement d’Alexander qui en avait sacrément marre. Les deux jeunes femmes s’aidaient bon avec des positions parfois assez sexuées. Mais était-ce clairement le cas ? cela n’était pas forcément volontaire, mais le but restait le spectacle de femmes qui se battent et se donne au public. Les Natus étaient tous à fond, appréciant celui-ci. Il était évident qu’ils n’avaient pas la même perception que les Atlantes de la pudeur et de la sexualité. Pour l’anglais, cela commençait à être ridicule surtout de voir sa compagne qui finissait avec les fesses a moitié à l’air et dans d’autre position cocasse. Dans une autre tenue cela n’aurait pas été la même perception.

John, posait à de plusieurs reprise son regard autre part, pour ne pas mâter par inadvertance et surtout par reflexe masculin Erin. Il avait bien trop de respect pour elle et son ami, pour laisser son regard trainer. À ses yeux, cela serait être un gros pervers malpoli et sans vertus. Il ne savait pas trop quoi penser de tout cela. À la fois, il avait aimé et de l’autre il avait été mort d’inquiétude pour Erin et le côté peu appréciable de cette démonstration avait été faite par empathie envers l’anglais, qui lui n’avait guère aimé.

Cela n’était pas dans leur culture et allaient à l’encontre de plusieurs principes. Il avait beaucoup trop d’incompréhension et de codes différents. Les atlantes et les Natus percevaient tout cela d’une autre manière. Mais malgré ça, l’anglais était satisfait d’être bousculé par cela, même s’il aurait aimé voir une autre personne que sa compagne et collègue. Elle était décidément ridicule à faire la tigresse dans cette cage. Par contre, il devait avouer qu’elle était plus courageuse et tenace qu’il ne l’aurait pensée. Elle avait plus de force qu’Idène qui semblait à bout et qui lui quémandait une aide pour achever ce dernier niveau. Au fond de lui, il avait une forme de fierté de voir Erin en position de force, ce n’est plus la Natus qui l’aide mais bel et bien la petite verbaliste sans prétentions guerrières. Si ça ce n’est pas de la petite sirène de compétition ! Étant calmé, niveau colère, il sautait sur le moindre aspect positif, pour ne pas faire un scandale auprès d’Erin. Il essayait de prendre sur lui. Et il devrait attendre longtemps, avant de lui demander quelle idiotie lui était passé par la tête. En tout cas, il avait du bon là-dedans, certes beaucoup de négatifs mais les points positifs étaient très intéressants.

Le monde se referma autour de Paresok.
Sa mine s’était assombrie, l’humour et les bons sentiments l’ayant quitté sous la scène qui lui apportait un lot de déduction. Le Meneur connaissait très bien sa femme, il vivait tant avec elle qu’avec sa fierté. Celle d’être belle, celle d’être forte et puissante, celle d’être l’élite de cette arène. Son honneur était précieux et sa personnalité interdisait tout comportement malveillant. La victoire était celle du groupe mais également, et surtout, celle de la verbaliste.

En son for intérieur, Paresok su que sa femme le vivrait comme une forme d’échec. Le but n’était pas de surpasser Erin ou de se jouer d’elle, bien entendu, puisqu’elle aurait pu agir en ce sens pour la ridiculiser. Mais Idène aurait forcément préféré monter sur cette plateforme sans aide. Pourtant, les deux femmes n’avaient pas pris les mêmes chemins, les efforts déployés étant largement différents. Mais peu importait : Idène enterrait tout cela au plus profond d’elle-même pour s’infliger ce constat de peine. Elle avait failli.

Chez les Natus, il n’y a pas de volonté de s’élever au-dessus d’un autre pour le dominer ou se “montrer” meilleur. Cette notion existe, bien sûr, mais elle est très mal vue. L’ambition est un vice corrupteur qui amène aux comportements déviants. En revanche, un Natus recherche toujours un idéal au cours de sa vie. L’arène d’exhibition d’agilité était celle d’Idène et elle s’était retrouvée face à un obstacle qu’elle n’avait pas su franchir sans aide. Elle s’était retrouvée face à ses limites sur son propre terrain.

Tout le monde a ses propres chimères, ses propres défauts.
Et Paresok n’avait qu’une envie, c’était d’accourir auprès d’elle pour la rassurer, la ramener à un jugement objectif. La verbaliste n’avait pas fait les mêmes exercices. Mais il s’attendait à ce que sa compagne entre dans une période d'entraînement intensif pour que cela ne se répète pas. Il soupira donc avant d’avaler une gorgée de son alcool puis se redressa pour applaudir comme les autres. L’Atlante avait brillé, elle était arrivé jusqu’au sommet par solidarité évidente entre Natus-Atlante et le public s’en trouvait conquis. Lui aussi. Beaucoup apprécierait cette marque d’engagement de la part des alliés, un partage volontaire et enthousiaste de la culture Natus sous le regard des Tairius.

John grimaça en entendant les cris de souffrances d’Idène, il n’était pas le seul Alexander aussi, cela n’était pas anodin et elle ne devait pas simuler… (si c’est le cas, elle est un brin flippant quand même). Il passa une main chaleureuse sur les épaules de Paresok, le voyant bien complètement défait. Il comptait bien aller voir Idène espérant qu’elle ne se soit pas faite mal via une déchirure musculaire.

La plateforme de l’arène s’ébranla soudainement sous l’action des poulies et se mit à descendre lentement jusqu’au fond, ramenant enfin les deux femmes au calme. Tout avait été rangé en-dessous pour leur permettre leur rapatriement, les portes étaient grandes ouvertes, on les attendait. Les spectateurs commençaient déjà à quitter l’arène dans un brouhaha de remarques et de cris joyeux. Ils commentaient tous le spectacle en y associant des gestes, s’échangeant leurs ressentis et leurs avis. Il était évident que pas un de ces hommes n’avait d’avis négatif. Partout où le regard se portait, le divertissement avait fait son office. La foule était très satisfaite. Vida, de son côté, avait cessé d’applaudir. Elle avait brièvement discuté avec Vilma et Aya, leurs proposant de les guider jusqu’au festin. Il était bien sûr prévu que tous les tigres puissent se regrouper juste avant.
La Batailleuse s’approcha alors de Sheppard et Alexander. Les deux hommes étaient debout, applaudissant, avant d'arrêter et de regarder autour d’eux la salle qui se vidait.

« Je vais guider nos hôtes afin qu’ils se regroupent et festoient à nos côtés. Nulle obligation pour vous d’y faire présence si votre regard est attiré ailleurs. J’ai fais apprêté des chambres pour votre nuit, la bienveillante Ascyl vous y guidera. »
John se demandait s’il allait avoir une chambre pour trois, puisqu’ils avaient dit, enfin lui à la bienveillante Ascyl qu’ils formaient un couple à trois. Le colonel, n’était pas certain que les RDA avaient prévu de dormir, dans tous les cas, il les suivraient même s’il n’était pas contre de passer la nuit ici, ils avaient encore pleins de chose à voir.

Le regard de Vida se posa sur Alexander.
« Mes Natus ont été fier de voir la verbaliste Erin partager les épreuves de cette arène. Je vous laisse en faire annonce si nous ne nous revoyons pas d’ici là. »

Elle salua le reste de l’assemblée, échangea quelques mots avec Paresok qui voulait rester un peu puis prit congés afin de guider Aya à l’endroit où tous les siens seraient rassemblés pour le festin.
« Bien, elle est surement honorée d’avoir participé à cette épreuve » Répondit Alexander en hochant la tête. L’anglais hésitait à attendre pour accueillir sa compagne et finalement le choix ne vient pas de lui, mais plutôt d’Aya qui lui demanda de les accompagner. La grande tigresse préféra avoir à ses côtés l’homme.

Alexander toisa John qui hocha la tête, le militaire allait chercher les deux femmes avec Paresok et transmettrait le message de Vida. John, aurait préféré qu’Alexander vienne avec lui voir sa compagne, mais bon, ils n’étaient pas là en touriste mais en tant que professionnel. Il espérait juste, que cela ne soit pas puéril et une forme de punition. Alexander était trop malin pour faire ça. En tout cas, John suivit Paresok.

Ainsi Alexander fut dans le groupe de tigres qui suivaient Vida. Vilma à ses côtés qui parlait du « combat » avec lui, elle émettait ses doutes, ce qu’elle avait aimée et moins. Très vite tous les autres tigres se mêlaient à cette discussion et l’anglais échangeait avec eux. Le dialogue était assez édifiant, puisque comme les tigres le considérait comme l’un des leurs, ils ne se gênaient pas pour parler dans un mélange de langue commun et Tairis, rendant la compréhension parfois difficile pour quelqu’un d’extérieur. L’anglais, n’exprimait rien de négatif, puisque son ressenti si mauvais, venait surtout d’une peur pour Erin et de son incompréhension à la voir dans cette arène, un lieu qui n’était définitivement pas sa place. Mais elle avait eu au moins le courage ou la folie de tenter et elle avait soi-disant vaincu. Même si ce fut plutôt une victoire à deux. Sans Idène la brune ne serait pas allée bien loin. Rion’Lastar, se mit à parler avec l’homme des différentes techniques de combats et comment aurait dû faire Erin ou Idène, questionnant l’humain, si ces gestes qui lui décrivait était possible pour son espèce. Le tigre était curieux de voir un tigre et cette Idène dans cette arène, ce que ça pouvait donner. Shira, quant à elle, essayait de comprendre, pourquoi Erin n’avait pas utilisé davantage ses puissantes griffes que lui avaient donné les Natus. En tout cas les échanges allaient bon train et quelques blagues filèrent.

Aya était plutôt satisfaite d’avoir Alexander, elle savait très bien que les tigres ne sont pas réputés pour ce que les hommes nomment : la diplomatie. De nature franches, ils sont plutôt du genre à dire ce qu’ils pensent sans se soucier de l’autre et de comment il le prend.

Pourtant, ils avaient tous essayer de faire des efforts et Aya savaient que cela ne serait peut-être pas suffisant. Les humains sont plus sensibles et se vexent pour rien, pour cela que Vilma avait eu ce nouveau rôle, bien plus diplomate et sachant choisir ses mots. Mais, elle est jeune et bien loin d’être à l’apogée de son art, avoir Hoffman avec eux, permettait d’éviter les impairs des tigres surtout dans ce genre d’échange. Il serait bête de penser que Vida n’écouterai pas l’avis si précieux des seigneurs Tairius. Elle se surprenait d’avoir vu l’homme, très mécontent mais rester ! Un tigre se serait levé poussant un rugissement, pour montrer à l’autre que cela lui déplaisait et l’aurait laissé avec son humiliation et sa bêtise seul face à son destin. Mais non, l’homme était resté prenant sur lui. Une chose que faisait rarement Aya, elle n’est pas sertie de patience et bon nombre des siens aussi. Enfin tout dépend pour quoi.

Le meilleur exemple avait été pour le bas âge de ses enfants, d’habitude si le couple Tairis, comporte deux tigresses, la seconde va voir Eura ou son clan, pour demander une plante qui possède un effet particulier : donner l’impression au corps d’être enceinte et en conséquence déclencher la production de lait. Aya, avait fait cette démarche et cela n’avait pas abouti. Son manque de patience, l’avait poussée à prendre un terrible risque, elle s’était surdosé dans l’espoir d’allaiter ses enfants. L’allaitement est une chose sacrée chez les tigres, puisqu’ils sont persuadés que quelque chose de plus spirituel passe entre la mère et l’enfant. Étant dans une société “équitaire”, aucun des deux sexes n’avait la supériorité, pourtant les mâles jalousaient souvent le don de vie et d’offrir un fluide de son corps à son enfant. Pour compenser, les mâles, procédait à d’autres échanges comme le don de sang, quand un enfant en avait besoin, ou d’autre dons. En tout cas, Aya, avait manqué de s'empoisonner pour donner son lait et celui-ci arriva alors qu’elle risquait de mourir. Elle aurait été patiente, elle aurait attendu encore plusieurs lunes, mais non.

Alexander ne regrettait pas d’avoir suivi les tigres, même s’il n’avait pas eu le choix vu la demande d’Aya. Erin était suffisamment grande pour le retrouver et il n’avait pas envie de lui parler plus que ça au final. Puisqu’il aurait qu’une envie : lui dire ce qu’il pensait de sa folie du jour et là, n’était pas le moment ni le lieu. Cela manquait d’intimité et comme Erin lui demanderait son avis dès qu’elle le verrait, il repoussait l’échange à plus tard. Peut-être qu’il la boudait ? Non, pas vraiment, il faisait passer le coté professionnel, véritable but de leur venue ici, sur son côté intime. Elle n’était pas blessée, du moins, pas visiblement donc il n’accourait pas. Même s’il supposait qu’elle allait écoper de quelques bleus et cela, il le sentait déjà, il allait l’avoir mauvaise. Et inévitablement, il aurait le souhait de l’emporter dans un coin plus intime pour s’occuper d’elle. Et cela n’était pas possible pour le moment. Il se devait de prendre sur lui. Et au fond de lui, il lui en voulait un peu de s’être mit dans cette situation grotesque. Sans préparation ni rien !



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Erin / Idène



Le plateforme termina sa descente aux abords du sas permettant de retourner au niveau inférieur. Le calme était largement revenu, permettant surement à Erin d’apprécier ce changement soudain d’environnement. Au-dessus, il n’y avait plus que le martèlement léger et régulier du déplacement de foule sous un petit air de brouhaha général. Les trois soeurs vinrent à la rencontre d’Erin, la félicitant pour sa prestation et son courage. Elles l’avait observé depuis des postes d’observation en sous-sol. Cette dernière les remercia chaleureusement.

Un peu en retrait se trouvaient les souffleurs de cornes et les faux-wraiths qui finissaient de se défaire de leurs costumes, il n’y avait aucun blessé et le matériel était déjà presque entièrement rangé.
Idène allait mieux, elle ne tremblait plus et se déplaçait de sa démarche habituelle. Son regard l’examinait maintenant que tout était devenu calme et qu’elle aurait un jugement détaché de sa participation.

« Il me plait de t’avoir fait partager mon monde, verbaliste. Je souhaite que tu l’en apprécie tout autant lorsque ton regard se sera assoupli par le temps. »

Idène n’avait pas oublié le mécontentement ou la colère de sa camarade par moment. Elle se doutait qu’elle n’apprécierait pas sa victoire dans l’immédiat, pas tout de suite. Mais peut-être trouverait-elle son aventure plus belle avec le temps.

« C’était plaisant, pas tout le temps pour être franche, mais plaisant. Je suis exténuée. ». Elle poussa un soupir. C’était vrai. Elle n’était peut-être pas allée aussi loin que la Candide dans son retranchement physique, mais elle avait donné beaucoup pour une personne qui n’était pas entrainée. Elle n’en pouvait plus et elle rêvait juste de s’asseoir un instant pour reprendre des forces, et de boire tout son saoul.
Le regard d’Idène migra vers l’une des trois soeurs, échangeant silencieusement avec elle, avant d’en revenir à Erin.

« Cette vêture de spectacle est désormais tienne. Voit celle-ci comme offrande de ma part. Pour tes efforts, ta participation. Il y a fossé entre nos cultures, il est plaisant d’y avoir vu Atlante s’y intéresser ce soir. »
« C’était un honneur de m’avoir permis de participer à une représentation qui, manifestement, tiens beaucoup à coeur aux Natus. Je ne sais pas si j’ai brillé autant que vous par vos multiples actions de dévouement à ma personne, mais je suis plutôt fière de moi. »

Une fierté d’être allée jusqu’au bout, mine de rien. Cela ne l’empêchait pas de ressentir une forme de rancune envers Idène, surtout concernant les épreuves qui n’étaient pas prévues sur le programme de la verbaliste. Les petites surprises dont elle se serait bien passée. Néanmoins, elle n’en fit pas part, préférant arrondir les angles et parler du positif. Elle restait toujours dans son rôle de diplomate, malgré les neurones fondus par la fatigue. Le calme et le soulagement avait remplacé la colère et la frustration. Elle était contente qui plus est de garder la parure. Deux vêtements, au style si différent, en une soirée, c’était une bonne opération shopping, non ?

Le spectacle était terminé.

Les sœurs proposèrent à Erin de se retirer dans la salle d’habillage pour qu’elles l’aident à retirer son vêtement de spectacle. Un bain dans un énorme fût avait été préparé pour qu’elle puisse se laver et se détendre un peu si elle le souhaitait. Ses premières affaires s’y trouvaient, soigneusement pliées et gardées. Idène irait probablement faire de même et elles se retrouveraient à la sortie.

Le bain était exquis. Erin s’y prélassa avec bonheur, déliant ses muscles. Elle put constater, avec un certain effroi, et une fois que la peinture de spectacle s’était dissoute dans l’eau, qu’elle arborait de belles ecchymoses bleutées sur sa peau blafarde, sans parler des brûlures dans son dos et sur ses flancs, vestiges de ses atterrissages dans les cordes. Le pire se trouvait au niveau de son coude, qui déjà s’engourdissait un peu, malgré la chaleur de l’eau. C’était là qu’elle avait réceptionné le bouclier envoyé par Idène pour qu’elle puisse se défendre contre le faux Wraith. Il avait viré au bleu et ça lui faisait un mal de chien quand elle pliait le bras.

Les trois sœurs appliquèrent des onguents à divers endroit de son anatomie meurtrie pour en soulager les maux, mais Erin avait hâte de rentrer pour faire examiner, au moins son coude, à un médecin atlante, si Isia n’était pas disponible. Elle ne voulait pas toujours l’embêter pour ses bobos. Et puis, c’était un peu de sa faute si elle en était là, non ? C’était quand même elle qui avait choisi d’aller faire la fofolle dans cette arène. Elle était impatiente de retrouver Alexander pour partager ses impressions. Quoiqu’il en soit, les baumes faisaient du bien, et elle sentait moins les brûlures et les contusions. Toujours est-il qu’elle était certaine de marcher comme une vieille dans les 48H quand les courbatures liées à l’effort sortiraient.

Elle serait bien restée longtemps dans ce bain, mais il fallait qu’elle aille manger. D’ailleurs, son estomac se rappelait à elle. Une fois soignée, elle enfila de nouveau ses vêtements civils, mais elle eut la coquetterie de garder les pierres à feu dans ses cheveux. Elle adorait littéralement ça. C’était beau sans être lourd, mais ça tenait quand même les mèches de kératine en place. Il était temps de reprendre un bain de foule, et de retrouver son chéri, tout en assurant la continuité de la mission diplomatique, qui, elle l’espérait pour avoir donné de sa personne, serait un franc succès, tant au niveau Natus / Tairis, qu’au niveau Atlante / Tairis. Pour finir, les trois soeurs lui confièrent que sa parure seraient pliées et qu’elle l’attendrait à l’entrée du hall. Elle regrettait presque le bustier tant il était confortable.

En parlant de confort, elle sentait revenir le côté naturel de sa personnalité, celui qui redoutait tant les hauteurs. Elle réprima un frisson phobique en repensant aux promontoires et autres obstacles qu’elle avait surmonté tout au long de cette démonstration artistique. Elle n’en revenait pas elle-même, et la sensation désagréable qui revenait ne lui plaisait pas des masses. Il n’empêche que ce produit était drôlement efficace. Il faudrait qu’elle en parle à Isia, pour peut-être développer un produit plus performant encore, qui pourrait servir à des millions de terriens phobiques… Bien qu’il allait falloir en justifier la provenance, donc cela se limiterait surement aux programmes Portes des Étoiles dans un premier temps. Bref, elle préférait ne plus penser à ça pour le moment, préférant se focaliser sur le repas en perspective.
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Mar 16 Jan - 14:11
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Du coté Atlante



John était là, à l’entrée de l’antre des costumières, avec Paresok, parlant de diverses choses mais surtout d’Idène. Tous deux attendaient les deux jeunes femmes. John avait jeté un dernier regard au groupe de tigres, se disant, que ce fut tout bonnement impressionnant de les voir ici et surtout d’évoluer à leurs côtés. Alexander semblait être dans son élément, lui au contraire aurait été intimidé surtout au vu des tailles impressionnantes des fauves, qui d’un seul coup de pattes auraient pu les décapiter.

John aurait bien aimé être trois hommes ici. Mais cela n’était pas possible et se demandait s’il devait dire à Erin, que son cher et tendre n’avait pas du tout aimé ce spectacle. Cela n’était pas à lui de l’informer directement, bien entendu il lui répondrait s’il vient à lui demander. L’homme se remémora le spectacle, il aurait été fier et aurait sûrement éprouvé du désir en voyant une potentielle compagne faire tout ce cirque. Puisque lui étant sensible à l’art martial et au fait de savoir se battre sportivement. Pourtant, ce ne fut pas le cas de l’anglais et même si l’américain avait du mal à comprendre, il se souvenait clairement de leur discussion entre copains, parlant de leurs nanas. Lui le soldat possède une attache importante au corps et l’esprit vient après. Alors que le bureaucrate n’attache que peu d’importance à l’enveloppe physique. À chaque fois qu’Alexander parlait d’Erin, ce n’est pas pour parler de sa beauté ou de son corps si souple, mais de ce qui fait réellement Erin : son esprit. Il aimait ce qu’il y avait dans sa tête et il ne serait pas surprenant qu’il continue à l’aimer si elle change de corps. Pour cela, qu’il avait réussi à faire la part des choses pour fourbe prospect. John, savait que lui n’aurait pas pu supporter de voir sa femme dans les bras d’un autre et surtout mourir. Il aurait préféré de pas voir, pour s’épargner un manque de jugement.

Idem, pour le sport à la télévision, du moins des DVD gravé des matchs de la saison de football américain. Alexander en avait rien à faire, préférant le vivre en le jouant qu’en regardant. Les jeux vidéo de femme qui se battent, si excitante pour bon nombre d’hommes, ne récoltaient que le dédain de l’anglais. Au final, il est compliqué mais pas tant que ça. Ce qui est dommage, puisque Erin était très agréable à regarder dans sa tenue. Après, il devait avoir le reste des raisons, elle n’était pas préparée et pas du tout entrainée pour ce genre de chose. Mais John saluait sa performance et surtout sa vaillance, beaucoup de civil aurait chialé et abandonné. Lui aurait été content. Bon dans un sens, Erin était une femme inaccessible pour lui, elle le trouverait surement trop con. Mais bon, savoir que sa compagne sait se “battre” a toujours plu à John. Et puis, il n’avait pas à se mettre à la place d’Alexander, il ne sortait point avec Erin, même si avant que son ami lui confie ses sentiments il n’aurait pas dit non (en tant que célibataire). Mais qui dirait non à Erin ? Encore une fois, sont physique la rendait désirable, alors qu’elle était bien plus qu’une belle enveloppe charnelle. Et fort heureusement, sinon elle l’aurait eu son anglais ? John avait un fort doute là-dessus. Mais bon, elle aurait eu n'importe qui d'autre ! Faut pas déconner ! Pourquoi il pense à ça ? Pfff, il est bien primaire parfois.

En se rappelant tout cela, il comprenait un peu mieux certaines choses, au final. Erin pourrait faire le nombre de galipettes en l’air qu’elle voulait, elle n'intéressait pas plus son compagnon, par contre, si elle est dans une épreuve mentale, elle attira sans aucun doute son homme. John ne savait pas si tout cela était vraiment juste, ce fut ses conclusions à lui. Celui d’un homme qui essaye de comprendre un autre homme, bien moins « mâle » dans ses travers que la norme. En tout cas, il avait hâte de voir Idène et sa petite brunette fofolle. Par contre, il était un peu stressé, craignant qu’Erin se vexe en ne voyant pas son amoureux.



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Paresok


« Comme je te le dis fiston !!! Une sacrée brave femme Natus que celle-la si ce n’est la meilleure ! Même sa garde personnelle, pourtant vouée à discrétion, clame louange de sa ferveur au combat. »

Ils ne parlaient plus d’Idène mais de Vida. Lors de sa visite sur Atlantis, Idène avait avoué à John que son premier s’était épris de la Batailleuse, mais que se ne fut point réciproque apparemment.
« Elle m’a l’air en tout cas. »

Une main posée sur le pommeau de son épée, Paresok se tenait droit aux côtés de son frère d’arme, l’autre dansant au rythme de ses explications. Cela faisait un certain temps que Sheppard et lui-même n’avait pas été véritablement seul pour échanger si ce n’est en quelques instants éclairs dérangés par le devoir diplomatique. Il s’était séparé de sa tenue sombre d’archer véreux, arborant fièrement son uniforme aux dorures. Il y avait cependant une exception avec sa tenue de l’époque puisqu’un nouveau brelage en cuir brun passait de sa ceinture pour s’élever jusqu’à son épaule droite et maintenir le fourreau d’une dague à portée de main. Et cette lame n’était pas n’importe laquelle puisque c’était celle que Sheppard lui avait offert il y a six mois. Il y avait fait graver le nom que celui-ci lui avait donné de manière bien visible sur le cuir, une belle empreinte calligraphique à la Natus, s’assortissant de belles fautes d’orthographe indiquant : “Ga-hya”. Bien que le Natus ne comprenait toujours pas l’intérêt de baptiser ses propres armes, il avait respecté cette facette de culture Atlante. John remarqua la dague et sourit en voyant l’énorme faute, mais cela n’était pas grave. Au moins, il s'appropriait l’arme et la voir pendue à ce filet de cuir le toucha grandement.

« Anelyn est adepte d’un art qui lui est propre. La “fine lame”, nulle force ni violence, que de l’agilité et de la rapidité. Douze dévoreurs qu’elle a passé au fil de cet aiguillon qui lui fait office d’épée. Vois-tu l’ami ? Lors de la tenue du carrefour Patriote tandis que nous errions en Tréfonds sous ligne ennemie... »

L’officier se tut puis hésita tout en affichant un air bougon, haussant même les épaules, alors qu’il lui confiait à lui seul :

« Un bien beau duel que nous avons mené en intimité pour comparer nos arts. Elle a gagné et s’en est enorgueillit. Mais puisqu’elle est tout aussi femme Natus intéressante que nouvelle dirigeante de notre nation alors...je l’ai laissé gagner. »
« Oh voyons… Tu as bien trop de fierté pour oser te rassurer à dire que tu l’as laissé gagner… Mon vieux Taïgrion, tu t’es fait avoir sur les deux terrains » Fit John taquin en lui bourrant l'épaule d’un air malin.

En réponse, Paresok repoussa l’épaule d’un signe de mécontement. Le genre de mouvement qui trahit bien le fait que John venait de mettre dans le mille. On n’égarait pas l’Atlante aussi facilement sur des demi-véritées et l’officier ne tenait pas à le flouer tant que ça. Effectivement, la jeune Batailleuse avait vaincu son subordonné expérimenté en combat singulier et cela lui déplaisait fortement. Il aurait tellement préféré être vainqueur sur ce terrain…
Le regard du Natus s’était perdu sur la trappe, comme s’il tentait vainement de lui faire la gueule pour étouffer cette vérité dérangeante, avant de retrouver l’air réjoui et victorieux de Sheppard.

« Hm. Oui...Bon. En effet. » Avoua-t-il de manière positive.

John lui fit un rictus victorieux, ne prenant pas ombrage de sa demi-geule, les Natus sont dotés d’une grande fierté et puis bon, cela se comprend. Même s’il respectait les femmes, John n’aimait pas se faire battre dans un combat, femme ou homme c’est question de fierté de combattant et avec l’âge ça n’arrange rien.
Son regard revint en direction de la trappe qui n’avait toujours pas bougé. La quasi totalité des spectateurs avaient quitté la salle et la majorité se rendait à présent vers d’autres sources de divertissement. Paresok lui avait dit qu’Idène et Erin en auraient forcément pour un petit moment pour se laver et se changer.

« Grande entente et forme de complicité entre nous. Mais le lien ne semble pourtant pas partagé. Même si mon coeur m’appelle à son attention, la mort de son époux pondéré est bien trop récente pour que j’en devienne plus entreprenant... »
Il balaya le sol de son pied d’un air gêné, laissant le silence s’installer, avant de retrouver le regard de Sheppard.
« L’ennui m’est venu d’apprendre qu’elle faisait entrer le frère du défunt dans ses quartiers au soir. Nul Natus n’a le droit à la jalousie, mon garçon, mais je suis tenaillé par le déplaisir et la frustration à cette pensée. Quel dommage... »
Cela était ennuyant en effet… John lui fit un petit rictus navré.
« Ne cherche-t’elle pas à faire de cet homme, un placebo ? Une manière d’avoir son ancien mari avec elle encore… C’est étrange qu’elle s’entiche de son beau frère quand même… » Une simple question de la part de John. Les terriens le faisaient sans le vouloir (ou non), et servir de « tampon » est vraiment la pire des choses. Il ne voyait que cela, il avait du mal à concevoir quelqu’un qui aille voir direct ailleurs après la mort de son bien aimé. Surtout que les Natus pondérés semble être comme les inséparables… sincères et fidèles jusqu’au bout. Il serait étonnant, qu’elle éprouve de l’amour pour cet homme non ? Après si c’est le cas, c’est un peu moche, puisque cela voulait dire qu’elle l’était depuis longtemps. Après il comprenait la jalousie de son ami, il est humain de l’être et frustrant de savoir que la place était déjà à nouveau chaude !

Paresok arqua un sourcil en entendant le terme “placebo” et tenta d’en déduire le sens. Il abandonna bien vite pour le reste de l’analyse de son frère d’arme. En tant normal, il aurait gardé cette information pour lui dans le but évident de protéger la crédibilité de la Batailleuse. Ses propres hommes n’étaient même pas en confidence au sein de son groupe de combat et, si Sheppard représentait néanmoins un soldat du monde Atlante, Paresok lui faisait suffisamment confiance pour lui partager ses doutes sans que cela ne servent aux verbalistes. La mesquinerie ne semblait pas être une nature chez eux, c’était tout aussi bien.

« Beau...frère ? Bien étrange qualificatif que cela, mon garçon, surtout pour désigner Natus aussi laid. Il doit chanter joie à outrance en cette heure… il se languissait déjà d’Anelyn depuis dizaines de long-cycle, alors qu’elle prenait à peine condition de femme ! »

Il secoua négativement la tête d’un air maussade.

« Le sentiment négatif ne prend pas, Sheppard. Il est heureux d’ailleurs de ne pas se laisser conduire de la sorte. J’ai surtout grande inquiétude pour l’état de son esprit. Il est étrange en effet de faire si rapide remplacement s’il n’est pas expliqué par son immense chagrin. Avec la pression à diriger le peuple Natus, j’ai crainte pour elle... »

Ah oui qu’il est bête, il oublie à chaque fois, que c’est un autre peuple avec d’autre signification que les siennes. Même s’il vadrouillait depuis longtemps dans la galaxie, il ne s’y faisait pas. C’est une habitude en fait, il est difficile de trouver d’autres mots à des évidences. Il allait lui expliquer après de toute façon. Par contre, le beau-frère convoitait Anelyn alors qu’elle n’était que mineur ? John ne put réprimer un air de dégoût.

« Beau-frère, c’est un qualificatif, pour dire le frère de son compagnon ou compagne. Ont dit belle-sœur pour une femme. »
Il se tut quelques instants avant de reprendre la parole. «
Il convoitait Anelyn, quand elle n’était qu’une enfant ? C’est… excuse-moi de dire ça Paresok, mais un peu malsain. Enfin moi ça me choque, qu’on puisse s’éprendre d’une jeune fille…Et continuer à l’aimer alors que son propre frère est avec elle.
» Après tout son ex-femme était bien partie avec son frère non ? Ce qui était peut-être quelque chose qui touchait plus Sheppard a cœur.

L’officier Natus acquiesça pendant les propos de son ami.

« Anelyn était jeune duelliste en pleine formation lorsqu’elle s’amouracha de son pondéré. Des enfants amoureux, au même âge, rien de bien reprochable. Mais il avait un frère de plus grand age à la moralité bien discutable. Il insistait par long-cycle à partager la couche des deux jeunes bienheureux. Anelyn, en ce temps, connaissait à peine la notion de féminité et séduction... »
« Cela arrive souvent qu’entre frères ou soeurs, il se passe des choses intimes chez vous ? »
Puisque bon, cet homme voulait quand même être dans le lit de SON frère accessoirement, même si ce fut pour une petite vierge qui découvrait les joies de l’amour et des nobles sentiments. John, commençait à avoir une belle révulsion envers cet homme, qui lui était inconnu.
Cette même émotion se peignait sur le visage de son frère d’arme dont la colère était bien palpable.

« Crénom, quelle idée d’attirer à liens son propre sang !!! C’est perversion et bassesse révoltante. Trop rare cas de familles se partageant un homme ou une femme quand les sentiments sont partagés. Le plus souvent, ils s’arrangent pour aller de l’un à l’autre mais pas ensemble...c’est comme prendre ton corps pour simple accès à mon Idène en cercle de famille. Quelle horreur ! »
« Ah tu me rassures… Enfin bon, pour un Atlante, convoiter la femme de son frère ou soeur ce n'est pas très sain non plus. Je crois, que je ne vais pas aimer ton concurrent mon ami. » Fit John en observant un point dans le vide, Paresok était franc avec lui, il faisait de même. « Enfin bon, ça n’a pas empeché mon frère de coucher avec mon ex-femme… Celle avec qui j’étais marié il y a de nombreuses années. »

Il soupira.
Paresok écarquilla un instant des yeux. Il considéra le colonel d’un air sceptique concernant cette situation.

« Mais...les Atlantes n’affectionnent pas la voie du pondéré par nature ? C’est pourtant toi qui me l’a appris...cette ex-femme partageait ses liens en faisant voeu de pondération ? »
« On est compliqué tu sais. Notre culture et nos dogmes sociaux imposent la voie des pondérés. Et pourtant, beaucoup de couple sont trompés et cela entraîne des larmes et des trahisons. Voir ailleur est une trahison. Oui, Nelly était liée à moi dans le mariage, donc je lui devais et elle me devait exclusivité. Le mariage est quelque chose de fort chez nous. » Fit John qui avait du mal à expliquer correctement pour que Paresok comprenne. C’est un exercice pas facile. En tout cas Nelly Sheppard avait eu le confort de ne pas à avoir changer de nom de famille lors du divorce.

L’homme posa une main compatissante sur son épaule. Il comprenait, malgré toute une série de zones d’ombre, que cela l’avait manifestement déchiré. Il posa un doigt sur sa poitrine comme pour appuyer ses dires.
« Tu es pourtant exemple d’honneur et de vaillance. Cette femme ne peut être que perdante à avoir cherché nouveau parti. Ce faisant, malgré douleur au coeur, elle t’a offert le temps de trouver plus valeureuse compagne ou liens appliquant baume à ton existence... »
« Oh tu sais, elle a peut être perdue en amour, mais elle doit être très heureuse… Son seul amour est la gloire et l’argent. » Il n’avait pas besoin de soutien, cela était passé, même si l’aigreur reste malgré tout. C’est triste. Paresok fronça une nouvelle fois des sourcils, comprenant qu’il s’agissait d’un intérêt de bien, de matériel. Chez les Natus, cet attrait était considérée comme une maladie mentale, carrément. John haussa les épaules pour revenir sur le sujet de Paresok, allant sur le point psychologique de Vida :

« Pour revenir à Vida, elle fait son deuil comme elle peut. Surement très mal avec cet homme qui n’est que l’image la plus ressemblante de son compagnon. Il faudrait qu’elle soit aidée. Vous n’avez pas des Natus, qui aide à soigner les esprits ? Nous, nous avons des psychologues qui nous aident à passer le cap de la tristesse profonde, des dépressions ou des traumatismes. Ils sont très utiles. »
Paresok vit le changement de sujet et décida de ne pas être insistant.
« J’ai vu vos médicastres de l’esprit en activité en Magna. Ils palabrent et orientent les esprits avec des mots doux et fort bien choisis. Mais cela fait bien mauvais effet face à la fierté martiale d’un Natus. Alors ma Batailleuse, pense donc qu’elle s’en laisserait approcher fiston... »
« Je pensais pareil avant. Puis, j’ai du consulter un médicastre de l’esprit, il faut savoir se dire qu’il n’y a aucune honte au contraire c’est faire preuve de courage bien plus que de se battre sur un champ de bataille. »

Paresok rigola et envoya une tape sur son épaule.

« Te voilà à parler tout comme eux, l’ami. Si cette brave Batailleuse nourrit autant mon inquiétude que désespoir, je trouverai moyen de la convaincre...oui. Merci fiston ! » John lui mit une main sur l’épaule « Si on ne m’avait pas botter le cul, pour que j’aille voir un psy, crois moi je serais surement au fond du troue et morose. Va l’aider ! »
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