Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
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Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Mar 16 Jan - 14:18
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Erin Steele ♦️ Alexander Hoffman ♦️ John Sheppard

Du coté Atlante



La trappe se leva alors que les deux hommes discutaient. Erin émergea par l’échelle, rhabillée comme une atlante plus classique, si ce n’était les pierres de feux dans ses cheveux qu’elle avait conservé. Elle était trop amoureuse de cet artefact pour le laisser de côté pour le moment, et puis… C’était dur à enlever, alors pourquoi s’embêter ? Franchement ? La jeune femme constata qu’il y avait John et Paresok pour les attendre, elle et Idène. Elle fut un brin déçue de ne pas voir Alexander, pour ne pas dire carrément déçue, mais elle comprenait qu’il avait surement d’autres obligations plus diplomatiques que de venir voir sa douce et tendre après son petit moment de folie Natus. Ce n’était pas grave, ils pourraient se voir ensuite. Mais elle était déçue quand même car elle avait fini l’épreuve au mental, avec pour seul objectif celui d’être forte pour son chéri.

Enfin qu’importe.
Non pas qu’importe en fait.
Ça la faisait clairement chier, même si elle se disait que le professionnel devait primer.

Aussi, la première phrase qu’elle balança à John en arrivant près d’eux fut :
« Alexander s’est trouvée une Candide Natus lui aussi ? » C’était histoire de faire de l’humour. Au moins, de ce côté-là, elle allait bien.

John avait arrêté de parler en voyant la trappe se relever et laisser Idène et Erin arriver. Son regard alla sur Idène en première pour voir comment elle était niveau visage et humeur. Il lui fit un rictus agréable avant de revenir au plus vite sur Erin. Après tout, c’est lui le chevalier qui va chercher la dame de son roi.

La phrase de son amie, le fit beuger un peu. Oui, il s’attendait à une introduction demandant où était son cher et tendre. Était-elle déçue ? Il n’était pas suffisamment fin observateur pour l’affirmer, il ne pouvait que le déduire par provocation, puisque à sa place il l’aurait été. Il fit un pauvre rictus, il ne savait pas cacher grand-chose, dû moins, cela lui demandait beaucoup d’énergie et il se préparait avant. Là, il était un peu pris au dépourvue à cause de l’humeur de l’anglais. Il haussa nonchalamment les épaules et ajoutant sous le trait de l’humour :
« Une ? Pleins, même, des poilues avec de grandes quenottes et qui toise 2m ! » Il s’approcha d’Erin « Alors ? On se déguise en wonder Natus, sans prévenir les copains ? Je suis sûr que ça ferra sensations dans nos soirées cuir ! » Il lui fit un clin d’œil très espiègle, juste pour l’emmerder. Bon, il était lancé finalement, mission : donner le plus de bonne humeur à Erin, avant de se prendre la soufflante de l’année !

Mais Erin ne pourrait pas répondre dans l’immédiat, et pourtant, ce n’était pas l’envie qui lui manquait, tant la réplique de John s’y prêtait. Du coup, elle laissa traîner son regard sur lui en arquant les sourcils comme pour dire “tu as vu ça Wonder Natus ouais”. John lui fis un rictus charmant, mais pas dans le but de la séduire, mais de jouer.
Paresok en avait profité pour s’approcher aussi. Il la salua poliment tout en complétant à la suite de John, d’un air sérieux, puisqu’il n’avait pas compris que c’était une blague :

« Voilà ! Bien dit fiston ! Je ne sais ce qu’est “wonder-natus” et “soirée-cuir” mais j’y ferais louange de votre courage, verbaliste, à conter cela en témoignage de votre valeur ! » John regarda Paresok étrangement avant de se retenir de rire, les joues de John furent un peu rouge et il avait du mal à se contenir ! Bonjour la réputation ! Erin, quant à elle, ne se retint pas pour rire tant c’était grotesque. Elle voyait bien le meneur faire louange de son courage à une soirée cuir. Pour sûr, elle aurait du succès ensuite pour se faire fouetter les fesses sans crier.

Il sortit sa flasque pour lui en proposer le contenu. Le mouvement n’était pas fait comme un pilier de bar qui chercherait à faire entrer quelqu’un dans son monde. L’officier Natus saluait surtout le spectacle qu’elle avait offert et proposait, par ce geste, une gorgée d’alcool en signe de sa reconnaissance.

« Err-hin-stee sera connue comme première femme Atlante à avoir bravé à courage et détermination comme tout bon Natus ! »
« Merci c’est gentil, mais je ne préfère pas boire le ventre vide, ne fut-ce qu’une gorgée. », fit la jeune femme en déclinant poliment, même si elle comprenait qu’il voulait saluer le geste.

Idène se tenait légèrement de côté, riant doucement aux propos de Paresok tout en comprenant la méprise qu’il pouvait y avoir sur le sujet. Elle s’approcha doucement du colonel en profitant du fait que son premier occupe Erin en lui proposant de son alcool pour fêter la victoire et vint sur lui avec un charmant sourire, le genre qui donne le ton et ne lui laisse pas le moindre doute sur le fait qu’elle allait lui dévorer les lèvres. Mais juste avant, elle le considéra avec malice, cherchant à voir s’il était toujours dans une disposition à l’accepter dans ses liens, avant de lui demander d’une voix douce et sensuelle :

« Douceur ou rudesse ? »
John avait bien capté le regard d’Idène qui ne semblait jamais fatiguée… Même après tous ces efforts et hurlements de douleurs. Cela promet ! Il lui confirma par le regard qu’il l’acceptait, trouvant sa délicatesse assez surprenante mais agréable.
« Surprend moi... » Fit-il en haussant les épaules, curieux de son choix.
« Te surprendre ??? » Demanda-t-elle, l’air interloqué, en déviant son regard vers Erin. John quant à lui était content de la voir si étonnée, par contre il sens qu’il va le regretter ou non... « Ne traumatisons pas la noble innocence de notre verbaliste, il faudra attendre d’avoir trouvé tes quartiers pour cela, mon second. Mais en attendant... » Erin fit un geste de la main désinvolte comme pour lui demander de ne pas l’inclure dans son petit jeu de séduction, et de ne pas tenir compte de son “innocence”. Cela l’irritait un peu, ce genre de comportement de pétasse outrageante. Mais bon, John semblait y trouver son compte, c’était là l’essentiel, et c’était bien ses oignons.

John regarda Erin un instant ne sachant pas ce qu’elle pensait et parfois il regrettait de ne pas être un fin observateur. « Ne t'inquiète pas pour l'innocence d’Erin... Je suis certain que tu es plus sage qu’elle ! » Fit-l’homme simplement. Qu’elle idée de faire passer la RDA et compagne de son amie pour une prude ! Cela se voit qu’Idène ne l’a pas vu faire la dingue sur le continent en week-end plage ! Faut dire que bon, ils ne sont pas sortables tous les trois. Et c’est bien ça qui est drole. Erin était tentée de rajouter un “tout dépend dans quel domaine”, mais elle garda ça pour elle, plutôt satisfaite de voir John défendre l’innocence qu’elle n’avait pas. Le colonel était un grand gamin, et dans sa bouche, ce n’était pas péjoratif. En fait, ce qui l’irritait un tant soit peu, était le fait que pour ce peuple, ou pour cette femme, de la réserve et du rejet à se faire toucher ou aguicher, tout en étant pondéré semblait être perçu comme de la timidité, de la gêne, ou quelque chose de pas normal. Elle n’arrivait pas à se faire une idée réellement de ce qui l’embêtait, et les mots qu’elle plaçait sur ses sentiments n’étaient pas juste. Enfin qu’importe. Elle sentait que c’était surtout Idène qui lui déplaisait plus que l’attitude générale des Natus, qui pour le coup, était exemplaire avec elle depuis son arrivée. Il ne fallait pas qu’elle fasse l'amalgame trop rapidement.
Et si elle savait qu’Idène était une provocatrice par nature et qu’elle cherchait à connaitre Erin par ses réactions face à ses assauts, d’où l’embrassade, son jugement aurait pu s’affiner.

« Nous verrons donc plus tard, si tu es encore apte à tenir debout, après ce beau combat truc chose agilité et surprise !» Fit John joyeux.
« Tu me défies ??? » Demanda-t-elle avec une lueur dans les yeux.
Idène se plaqua brusquement contre lui en collant ses lèvres aux siennes, avant même qu’il ne puisse répondre, et ne se détacha que de quelques centimètres, laissant l’homme prit au dépourvu et qui ressentie une certaine gêne face à son amie Erin.
« Voilà rudesse... » Fit-elle langoureusement.
La candide inspirait volontairement le souffle de Sheppard, ses doigts courant le long de sa cravate d’officier pour l’ajuster, pinçant doucement le noeud et appelant son appétit par ce petit jeu. « Puis douceur... » et elle tira le noeud de la cravate pour le pousser à recouvrir la faible distance et échanger un baiser plus doux cette fois.

Comme à son habitude, Paresok ria de la gêne qu’aurait son frère d’arme en retrouvant ses idées devant les témoins de la scène, tandis qu’Erin poussait un soupir devant tant de démonstrativité. La candide se plaça entre ses deux hommes, entourant de ses bras autant les épaules de Paresok que de Sheppard, puis elle les mira l’un après l’autre en s’écriant joyeusement :

« Notre spectacle a-t-il plu en vos coeurs et esprits ? Et avis de cette brave Erin pour avoir été grande actrice convaincante ! »
Erin les regarda tour à tour, attendant leur avis. Elle avait envie de bouger pour retrouver Alexander, et la délégation Tairis.

Ah bah tiens ce fut Idène qui ouvrait le bal, qu’elle n’aille pas aguicher Alexander car elle allait se faire bouffer par le lion ! John commençait à être tendu en toute franchise, entre les baisers de la blonde et le comportement plus fermé d’Erin et le fait qu’il sache qu’il avait un vilain fauve en latence non loin… Bref, John avait connu mieux niveau confort et essayait de rien montrer. Sa gêne pouvait être interprété de tant de spontanéité.
« Eh bien… oui. Ce n’est pas dans nos mœurs mais ça a le mérite d’être intéressant. Je vais être franc, j’ai été ébloui par vos tenues… et puis j’étais mal pour Erin ... » Il se décala, pour se défaire d’Idène et attraper Erin par le bras et la tirer vers eux et il la fit tourner sur elle-même dans un mouvement de danse, qu’elle effectua en riant de bon coeur, surprise par cette initiative. C’est juste pour lui rendre le sourire en fait, et c’était réussi. « Mais on ne dirait pas comme ça… Mais madame la directrice est une guerrière ! Vous avez fait une prestation, étonnante, déroutante et intéressante. Après bon, je dois dire que je n’aurais pas cru une seule minute si on m’avait dit qu’Erin allait participer à cette folie douce !»

Erin était contente que John soit franc. Elle l’était d’autant plus quand il affirma qu’il ne pensait pas voir Erin dans ce genre de démonstration, sans parler du fait qu’il la qualifia de guerrière.
« Je crois que je n’y croyais pas moi-même avant d’être dedans. Après, cela ne devait être qu’un parcours d’habileté… Idène m’a fait quelques surprises. », fit l’administrative avec un sourire vers cette dernière. Elle digérait tout doucement ces surprises. Elle restait persuadée que si Idène lui avait dit la réalité de la chose, elle n’y serait pas allée. Néanmoins, elle se rendait compte qu’elle n’avait pas démérité, et qu’elle s’était surpassée en prenant sur elle, et si la candide ne lui avait pas fait le coup, elle ne se serait jamais crue capable de ce genre de chose. Donc quelque part, c’était un service qu’elle lui avait rendu, ce qui aidait grandement à faire passer la pilule.

« Oui, la surprise est désagréable à premiers temps. Puis vient le plaisir de l'achèvement, de l’acte, lorsque l’amertume s’endort. Tu as fais preuve vivante qu’un verbaliste Atlante n’est pas mou d’esprit. » Complimenta sincèrement Idène après s’être détachée de l’accolade qu’elle avait fait à Paresok.

« Ah bon ? Tu n’étais pas au courant de tout ? » John retroussa le nez… Olalala ça va gueuler il le sent bien à trois kilomètres. Il avait presque envie de dire à Erin de fuir à cet instant, qu’il la protégerait… Olalalalala… Olala. Remarque, elle allait moins prendre si elle ne savait pas, donc pas de raison de s'alarmer, c’est fou, comme il s'inquiète le petit John… Il se hait pour cette forme de bêtise.

Erin le regarda un instant avant de répondre, cherchant à le décrypter. Mais elle était à mille lieues d’imaginer ses pensées, elle ne percevait que son trouble sans pour autant mettre le doigt sur ce qui le provoquait. Qu’importe. Le compliment d’Idène lui, était touchant. « Non, toutes les surprises style trompette de feu, archers, faux Wraiths m’étaient inconnues. » Elle tourna son regard vers Idène :
« J’espère que tous les Atlantes n’auront pas besoin de se précipiter dans cette arène pour vous prouver qu’ils ne sont pas mous d’esprits. », fit-elle en blaguant. Elle espérait également qu’elle ne la pensait pas molle d’esprit avant de la voir vue dans cette épreuve, même si elles ne s’étaient pas vraiment cotoyées auparavant, il fallait bien le reconnaître.
« Invite donc ton ennemie en mon arène et je te montrerai ce que peut être Atlante mou. » Fit-elle avec un sourire faussement cruel. « Mais je sens trop grands principes en ton coeur pour permettre tel comportement ! »

Erin lui fit un rictus carnassier, à la façon Taylor Laurence. « En effet, je préfère m’occuper de mes ennemis moi-même généralement, mais merci pour la proposition. » Et pas par la force de ses biscotos, c’était certain. Mais un duel de pensée n’était jamais pour lui déplaire.
« Parfait alors... » son regard migra sur John alors qu’elle s’accrochait à Paresok. « Conduisons donc verbaliste victorieuse à son pondéré, que nous puissions nous réjouir de l’effet du spectacle. »

John avait écouté sans rien dire de plus. Il se demandait qui pouvait être ennemi d’Erin sur la cité ? Cela lui ne semblait pas possible, puisqu’elle était une bonne dirigeante, elle devait avoir son lot de jalouses mais bon … Il secoua la tête, il pense inutilement là. Les mots d’Idène lui fila un coup… Ouai, enfin on ne va pas le rejoindre trop vite non plus. John s’approcha d’Erin et lui tendit son bras, qu’elle prit naturellement, même si ça lui faisait un peu bizarre de se retrouver au bras de son ami.
« Allons, voir ce fameux buffet avant que les tigres ne l'ai dévoré et nous laisse que des carottes ! » Il regarda Erin, qui n’était pas contre car elle mourait de faim, et elle ne se contenterait pas que des carottes, si ce n’était celle d’un anglais. « Au fait, on est censé avoir des chambres pour passer la nuit… Tu crois la Bienveillante nous aura collé un lit pour trois, après ce qu’on lui a dit ? »
Et il devait avouer que sur le coup, il adorait l’idée rien que pour voir la tête de l’anglais ! Enfin bon en le provoquant il risquait de se retrouver à dormir avec lui ! C’est ça le problème… à force faire l’idiot à jouer avec le “chat et la fouine”, il se retrouvait dans des situations complétement dingues ! Mais bon, c’est ça qui est drôle.

Forcément, Erin se fit le film dans la tête. Comme toujours. Elle afficha une moue espiègle, sa bouche légèrement pliée. « Ne t’inquiète pas pour ça mon petit John chéri. », fit-elle en en rajoutant une tonne, un peu sur la même lignée que quand elle s’était retrouvée à faire le pitre devant la Bienveillante. John ricana de plus belle, sourire aux lèvres. Elle lui mit un petit coup d’épaule taquin en ajoutant, pour préciser sa pensée : « Manifestement, tu ne dormiras pas entre Alexander et moi, mais plutôt aux côtés de cette Candide aux talents d’acrobates exceptionnels. »

Oui, non pas que dormir entre les deux RDA ne soit pas une expérience à faire, mais il préférait la présence d’Idène.
« Oui, il vaut mieux, sinon je vais y prendre goût à dormir avec vous ma chérie » lança John sur un ton presque provocant, arrachant un ricanement de la part d’Erin, qui préférait ne pas surenchérir pour le coup. De toute façon, la réplique vint d’Idène.

« Mon second cache bien son jeu, acrobate aussi. » Elle fit un clin d’oeil. « Je pourrais t’enseigner quelques arts charnels Natus à expérimenter sur ton pondéré... »
John eut une petite moue...Il roula des yeux vers Erin pour voir sa réaction… Il ne savait pas si elle allait bien le prendre, c’est comme dire “je vais t’apprendre à faire l’amour”. Cette dernière ne prit pas la mouche. Elle allait répondre quelque chose comme “je pourrai t’en apprendre tout autant pour arriver à satisfaire ton premier et ton second”, mais John se racla la gorge.
« Hum hum, le pondéré...Il se nomme Alexander ma chère et il sera ravi que tu lui demande son avis sur tes pratiques... » Il ricana tout seul, content de faire chier dans le futur son ami... puis il ouvrit brusquement de grand yeux !
« Euh enfin… Quand on sera plus en mission diplomatique, hin ! Sinon tu vas comprendre pourquoi les Tairis le considèrent comme l’un des leurs et non comme un humain. » Ricana nerveusement John… Essayant de faire de l’humour ! Il avait chaud ! OH la boulette ! Il va la tuer sa Idène, rien qu’avec le regard ! Erin était curieuse de voir ça elle aussi. Elle imaginait bien la tête d’Alexander (enfin ses ridules qui trahissaient son sentiment malgré sa trogne résolument neutre et indéchiffrable) quand la Candide viendrait lui prodiguer quelques avis sur ses pratiques sexuelles.

« Hum... » Fit malicieusement la candide qui avait repéré l’expression de son second. Elle décida d’en jouer. « Merci pour ce conseil avisé, je m’en vais l’appliquer dès rencontre avec cet homme raffiné... »
John serra les dents, sentant des frissons dans son bras… Il lui fit les gros yeux.
« Ne joues pas à ça avec lui. Tu ne joues pas avec Vida, alors va pas t’amuser avec les griffes d’un fauve s’il te plait. » Là il était sérieux et c’est clairement pour éviter de nombreux inconforts. Même si Hoffman, prendrait sur lui, il serait politiquement correct mais ça risquait de mal finir pour Idène si elle l’asticote de trop… Comment ruiner une alliance. Après John avait une réaction normale, il craignait au vu de l’état de colère qu’avait eu Alexander, que chauffer le lion serait une mauvaise idée… Enfin bon il verra mais il ne s’expliquait pas ce besoin de mettre de l’eau sur tous les feux. Après tout, ce n’est pas parce qu’elle a grimpé dans l’arène avec Erin, que ça occulte son rôle au sein de la cité. Il avait les deux plus hauts chefs présents. Et puis bon, il ne voulait pas que ses amis et boss prennent en grippe Idène aussi.

D’ailleurs, elle rigola étrangement tout en lui mettant un coup d’épaule.
« J’aime ta crédulité, mon beau second... » Elle pointa Erin du menton. « Voyons ! Je n’égratignerai pas au jeu un Atlante que je sais pondérer. C’est irrespect et comportement vil autant envers lui que verbaliste Erin qui détient mon pur respect. Sans oublier Vida... »

C’était amusant de voir John se dépêtrer avec sa boulette. Manifestement, Idène en joua-t-elle aussi, ce qui amusa grandement Erin, qui n’aurait pas été contre d’en remettre une couche, mais elle ne le fit pas, ne serait-ce que pour conserver son rôle professionnel. Par le passé, elle s’était montrée trop familière avec un subordonné, et ça avait dérapé. Là, elle restait plantée dans son attitude de diplomate, qu’elle avait totalement repris en sortant de l’arène. « Et puis franchement, j’ai tant de choses à montrer à Alexander qu’il peut se passer de conseils ou d’avis. Sans vouloir écorner mon innocence bien entendu, ni le savoir-faire de chacun et chacune ici. Bref. » , ajouta-t-elle tranquillement, en reprenant spécifiquement le termes employé plus tôt. Néanmoins, elle montrait qu’elle voulait mettre un terme à cette conversation. Les plaisanteries les plus courtes étaient souvent les meilleures, inutile de tourner autour de sujet quelque peu sexuel encore et encore.
Idène fit un signe négatif du doigt, comme pour lui dire qu’elle était devenue trop sérieuse et que ça ne le faisait pas.

Il s’était fichu de la crédulité de Paresok plus tôt, mais là, il avait l’air franchement fin ! Il secoua la tête un peu connement, avant de toiser Paresok silencieux depuis le début de la marche, pour chercher un peu de soutien masculin face à sa bêtise. Il lui bourra l’épaule d’un air entendu et l’accompagna. N’empêche il était tendu comme un gardon. Il ne remit pas une couche ou rien d’autre il ferma sa bouche. Il agita la nuque pour la détendre et avança d’un pas plus pressé.




GleekOut!

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JohnSheppard

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Dim 28 Jan - 23:37
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Erin Steele ♦️ Alexander Hoffman ♦️ John Sheppard

Du coté Atlante



La salle du banquet était en réalité un antre d’exposition d’art qui avait été entièrement débarrassé pour permettre un espace suffisamment grand pour que les tigres soient à l’aise. De grands feux avaient été réalisés en plusieurs endroits et des créatures entières y rissolaient lentement, tournant sur des broches métalliques et se faisant régulièrement saucés par les cuisiniers. Madnel leurs prodiguait des conseils et veillait à ce que toutes les cuissons soient parfaites. Ces corps entiers étaient destinés aux Tairis alors que les Natus, eux, se découpaient et partageaient tout un assortiment de plateaux. Les rires joyeux montaient et les hommes passaient l’un des meilleurs moments depuis la fin de la guerre.

Paresok s’excusa de devoir s’éloigner. Il échangea quelques mots avec Vida, puis il la salua militairement avant de disparaitre dans l’un des grands corridors. Idène l’avait suivi soudainement, comme si c’était quelque chose d’important ou d’inquiétant. En divers endroits, des places avaient été réservé pour les Atlantes et les invitations ne manquèrent pas durant le voyage. Il y avait même des têtes reconnaissables pour avoir partagé le combat avec l’ennemi.

Les tigres avaient trouvé leurs places, autour d’un grand feu, c’est dans leur mœurs d’aimer se réunir autour d’une flamme. Ils avaient emporté les peaux, pour faciliter le confort de leurs immenses corps. Avec l’aide de quelques Natus serviables, ils avaient réussi à recréer une sorte de monticule pour que les tigres soient dans une semi hauteur et allongés sur les peaux de bêtes, tout en discutant entre eux où avec les courageux qui osaient les voir. Après les félins, évaluait dans la pièce, soumit à leur curiosité mais ils avaient refusé de manger tant qu’il n’avait pas tout le monde.

Quand le petit groupe arriva, John perdit son regard quelques instant sur l’endroit, avant d’être surpris par la présence de Vilma, qui frotta sa tête sur l’épaule d’Erin avec beaucoup de délicatesse, la tirant de sa contemplation passive des lieux. Les odeurs de viandes cuites lui filèrent des crampes d’estomac en suscitant la faim de son petit bidou.
« Tu n’as plus tes griffes ? Dommage, j’aurais aimée te voir à l’œuvre sur cette viande grillée » Dit-elle d’un air amusé. Fait extraordinaire elle n’était pas collée à son mentra, faut dire qu’elle avait puiser tout l’amour qu’elle pouvait pendant le combat.
« Je les ai fait mettre de côté. », répondit-elle en frottant sa tête sur la truffe de la Tairis, une façon de se dire bonjour. Elle ajouta : « Elles ne se rétractent pas, ce n’est pas pratique pour moi. ». Référence au fait que chez la plupart des félins, les griffes son rétractables.
« Oui ce n’est pas pratique en effet, tu ne peux pas faire patte douce » La tigresse avait émis un ronronnement de satisfaction. Erin acquiesça. Important de faire patte douce.
« Tu as fait un beau combat… Une vraie Tairisse enragée. Je te montrerais comment donner de meilleurs coups de pattes si tu veux. » La finalité était positive, son courage avait été beau et les tigres avaient regardé les gestes avant tout. Elle avait été vaillante l’humaine. « Même si le combat était discutable sur les pièges et sur le pourquoi tu étais dedans. Je ne sais pas, si ce fut ta place » Toujours aussi franche la Vilma, mais cela n’était pas méchant.John tourna la tête vers la tigresse, laissant son bras dans celui d’Erin.
« Je crois aussi que ce n’était pas ma place, mais comment l’aurai-je su si je n’avais pas essayé ? », fit Erin philosophe. Elle fit un sourire à la Tairis, contente des compliments qu’elle recevait, surtout d’une force de la nature comme Vilma. Elle fit mine de griffer avec sa main en ajoutant : « C’est mon côté grrrr selon Alexander. Mais Tairisse enragée me va bien. »
Vilma répondit en grognant pour l’imiter par jeu. « En te connaissant bien tout simplement. » Dit la Tigresse, ce fut une évidence pour elle.
« Tu es droles, je ne te vois pas enragée mais c’est un bon surnom pour ta prestation. » Fit la tigresse en ricanant.
En effet, et Erin se connaissait bien, mais parfois, il fallait vivre de nouvelles choses pour se rendre compte qu’on passait à côté de quelque chose, parce qu’on avait des à-priori ou autres, qui nuisait à un raisonnement parfaitement objectif. Vilma était terre à terre, mais c’était une constante chez les Tairis. Cela ne dérangea pas le moins du monde la verbaliste :
« Merci Vilma. Je suis flattée. J’attends ton cours sur comment mettre de bons coups de pattes avec impatience, même si je ferai une bien piètre élève, j’en ai peur. ».
« Dans ce cas, tu n’aurais que plus belle progression à faire. » Dit-elle simplement, elle aimait mieux améliorer quelqu’un qui n’avait pas de don que l’inverse, cela est plus intéressant.
« C’est vrai. » Elle aimait beaucoup cet état d’esprit.

John chercha du regard Alexander mais ne le trouva pas…Pourtant il était bien là, en hauteur, sorte de banc assez haut pour permettre un gain de place, en train de jouer à un étrange jeu avec Rashar. L’immense tigre poussait des boules de couleurs avec des bâtons, le principe était le même que les échecs. Un jeu Natus, qui avait attiré le regard d’or et acier des deux créatures, passionnées par les jeux de logiques. Rashar était assis, son immense patte sur le banc et Alexander à califourchon dessus, le plateau devant lui, il avait réussi à croiser les jambes et l’équerre de son genoux, permettait de poser son coude. Parfaitement à l’aise dans les airs, chose qu’il adorait être en hauteur, il poussait une boule sombre et Rashar grogna en claquant la langue. Au vu de la taille du tigre, il n’avait pas besoin de se mettre plus haut, il était tellement immense. Des Natus de tout sexe les regardaient. Et surtout Eura la tête penchée dans le vide et les deux pattes avant à plat sur son estrade. Et quand on observait, Eura était au-dessus d’eux, sur une hauteur de roche à les regarder en réfléchissant aux stratégies aussi.

Shira, Kispak étaient avec Aya sur les peaux en train de discuter de divers choses. Gora et sa soeur Cylvia en pleins échanges avec des Natus et Rion’Lastar en train de regarder la viande qui cuisait près des cuisiniers, comme s’il les surveillait.

Erin montra à John où se trouvait Alexander. Il fallait le coup d’œil car au milieu des félins imposants, il n’était pas bien grand. Il n’empêche qu’il avait trouvé un coin pour le mettre suffisamment en hauteur afin d’échanger avec le Tairis nommé Rashar… Ou bien était-il en train de jouer ? D’en bas, Erin n’était pas certain. Toujours est-il qu’il était dans une position de réflexion, comme il aimait. Cela contraria un peu la jeune femme. En gros, il l’ignorait, et préférait s’amuser avec ses copains à poil plutôt que de venir la voir après son passage dans l’arène. Est-ce qu’il l’aurait bien pris si elle s’était contentée d’aller papoter avec tout le monde sauf lui après son combat sur le ring de boxe ? Peut-être pas… Mais elle comprenait qu’il était en mission diplomatique, et qu’il assurait le coup, et elle ne devait pas confondre vie privée et vie professionnelle. Sinon, c’était le début de la fin de leur relation, car il fallait faire la part des choses dans ce boulot, dans cette expédition, dans leur vie privative mêlée à leur vie pro. Tout s’interconnectait dans leur monde actuel.

Une échelle permettait d’aller le rejoindre. Néanmoins, son appréhension des hauteurs était revenue, et elle avait le sentiment qu’elle était pire qu’avant, comme un effet secondaire du médicament, qui après l’avoir délivré quelques minutes de ce mal, lui renvoyait à la tronche plus fort que jamais, comme pour lui dire “tu pensais que tu étais guérie, mais quedal, je suis là et plus fort que jamais !”. Du coup, elle n’avait pas spécialement envie de monter, et cela se disputait avec son envie d’aller le rejoindre.

Elle se tourna vers John.
« Je vais aller voir Aya quelques minutes. Et essayer de manger un bout. »

John tourna la tête en direction que lui montrait Erin. Il avisa l’homme, qui ne les avait soit pas vu, soit ignorait leur présence tout simplement. John ne pouvait le dire et Erin désirait voir Aya et les deux autres tigres qui discutaient. Cela allait à John, qui retardait l’échéance entre les deux RDA. Et sans même essayer de la convaincre de le rejoindre, il s’avança.
« D’accord, je t’accompagne comme tu me tiens encore le bras » Dit-il pour la taquiner.

Vilma était toujours avec eux et observait la position de son mentra et la réaction d’Erin, elle ne comprenait pas pourquoi, elle ne le rejoignait pas. Surtout qu’elle n’avait plus peur du vide, comme avait dit celui-ci au début de sa colère.
« Tu ne vas pas voir Mentra ? »


Erin poussa John pour le taquiner elle aussi. Ils commençaient vraiment à avoir une certaine complicité, et cela l’amusait beaucoup. Elle jeta un coup d’oeil à Alexander suite à la question de Vilma.
« Pas tout de suite, je voudrai savoir si tout se passe bien du côté d’Aya. »
Depuis leur arrivée dans la grotte, Erin n’avait pas eu l’occasion de discuter avec la chef de la délégation Tairis, et ça ne ferait pas de mal de faire un point.
Vilma hocha la tête simplement et se mit à marcher en direction de sa dominante.
« Elle va bien. Elle sera surement ravie de te dire ce qu’elle pense de ton combat » Elle savait que la tigresse le ferait sans aucune peine. Erin acquiesça. Elle était curieuse d’avoir le ressenti de la tigresse elle aussi.


« Et puis, monter là-haut m’éloigne de cette viande délicieuse qui cuit, et franchement, j’ai faim. »
Et puis, c’était une façon de rester indépendante et de ne pas se précipiter vers l’anglais.
« On a tous faim, surtout Rion’Lastar qui surveille les cuissons. On attendait que vous soyez tous là. » Informa la tigresse grise avec un rictus carnassier, elle avait faim aussi et l’odeur de viande lui mettait l’eau en bouche.
« Vous auriez dû commencer sans nous », fit Erin en jetant un coup d’oeil au tigre imposant qui surveillait les cuisiniers, leur mettant une pression monstre sans trop le vouloir. Cela l’amusa. Ils approchèrent d’Aya, et donc de Kispak et Shira.
« Non, moment de fête et donc tout le monde doit être là. Et puis sinon tu n’aurais rien eu avec ce gourmand » Fit-elle en donnant un coup de tête vers le chef du clan de la guerre.
« Que des carottes », répliqua Erin du tac au tac en référence à la phrase de John plus tôt, cela le fit rire.
« Je sais pas ce que c’est, mais ça ne doit pas être de la viande » Fit-elle pragmatique.
« C’est un légume, et c’est nettement moins bon. »
« Ah d’accord. Oui ce n’est pas bon les légumes tout seuls » Elle grimaça avec ses longues canines. John avait raisons, les légumes ça ne nourrit pas un tigre et c’est sympa, qu’ils aient attendu les derniers arrivants. Les Natus allaient avoir un véritable ravage dans leurs stocks de viande. D'ailleurs, d’où venaient ces immenses créatures ? Vivaient t’elles dans la grotte ? Il est trop habitué à voir des élevages ou des animaux vivre à l’air libre de la nature que dans une caverne immense. Cela lui était étrange.
« Nous sommes d’accord. », répondit Erin simplement. Vilma hocha la tête simplement et se mit à marcher en direction de sa dominante

Une fois devant les immenses tigres, John fut interpelé par des hommes Natus, avec qui il avait combattu, l’homme s’excusa et alla parler avec eux. Il lança un regard à Erin, qui lui fit un sourire, l’excusant volontiers, et il se positionna d’une manière loin d’être anodine, entre le chemin pour rejoindre la RDA et l’autre. Pour quelqu’un d’extérieur à ses pensées, ce n’est pas suspect, mais pour lui c’est une manière de faire le tampon au cas où.



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Erin Steele ♦️ Alexander Hoffman ♦️ John Sheppard

Du coté Atlante



Aya, accueillit d’un sourire noble Erin qui était avec Vilma. La tigresse grise, alla s’allonger sur l’une des peaux de bête recevant une lèche sur la tête de la part de Kispak.
« Ton corps être encore en forme pour la suite de la nuit ? » Fit Aya. Il n’avait pas de mot pour dire journée chez les tigres donc il ne l’employait pas. Shira et Kispak lui firent un rictus aimable aussi, attendant sa réponse.

Erin rendit son sourire à la cheftaine, en approchant tranquillement. La phrase de cette dernière avait plusieurs sens ? Faisait-elle des blagues connotées ? Erin n’en savait rien. Et ce n’était pas du tout une blague venant de la tigresse qui était peu apte à faire des jeux de mots, trop terre à terre. « Après un bon repas, je n’en ai aucun doute. », répliqua-t-elle, balançant une réponse passe partout à cette question.
« Vous passez un bon moment ? », demanda-t-elle avec un sourire bienveillant.

Aya hocha la tête pour les deux questions. Shira toisa Erin de pied en cape et tapa de la patte devant elle pour l’inviter à poser son fessier sur les peaux, ce qu’elle fit, bien contente de s’asseoir un peu. A dire vrai, elle était vannée, malgré sa réponse à Aya. Les baumes lui permettaient de ne pas sentir la douleur pour le moment, mais son organisme accusait le coup. Heureusement qu’elle n’était plus diabétique… D’un côté, elle ne se serait pas risquée si tel était encore le cas. D’ailleurs, elle pouvait s’interroger sur cette nouvelle disposition : n’avait-elle pas participé aussi pour se prouver que maintenant qu’elle n’était plus malade, elle était capable de tout comme la plupart des gens ?

« Bravo pour ta victoire. »
« Tu as été surprenante pour ceux qui te connaissent bien. Par contre, je trouve qu’il avait peu d’élément loyal sur le coup. Tout était faux et tu n’avais pas l’air d’être au courant de ces farces pas très drole... » Ajouta le tigre âgé qui avait moyennement aimé le spectacle, puisqu’il n’est pas adepte du fake. Pour lui la vaillance se montre dans de véritables épreuves et non dans des cotons de soie sans vrai risque.
Les tigres le rejoignaient sur ce principe, mais beaucoup avait été focalisés sur les jeux d’adresse et d’ingéniosité pour se laisse prendre au spectacle occultant le “faux”. Surtout qu’il avait Erin dedans.
« Kispak n’a pas aimé les épreuves qu’on t’a fait subir, surtout que tu ne risquais
rien. Etais-tu au courant de tout cela ? Ou était tu bonne comédienne comme cette femme qui t’accompagnait ?
»

Erin écouta leurs avis, et leur retour. Elle comprenait le point de vue du tigre âgé.
« Je pensais que ce ne serait qu’un parcours d’agilité, pas qu’il y aurait de fausses flammes et d’autres épreuves manigancées par des comédiens. », fit-elle en toute transparence. « Le spectacle fait toujours appel à une forme de comédie, que ce soit vrai ou non. C’est divertissant, même si c’est faux. » Et ce n’était pas une terrienne, où la télé existait entre autres forme de divertissement, qui allait prétendre le contraire, car tout était tout le temps faux dans le petit écran. Scénarisé, théâtralisé, cela n’empêchait pas de faire rêver et de se projeter. « Je savais que je ne risquais rien, et pourtant, j’y ai mis du mien pour que ce soit joli, pour que les Natus passent un bon moment. Et de vous à moi, je suis bien contente que tout cela soit factice, sinon je ne serai pas là à vous parler ! », termina-t-elle en guise de pointe d’humour.

Kispak hocha la tête, il respectait son choix, de toute façon, il ne l’imposait à personne, il disait ce qu’il avait à dire.
« Si la Batailleuse Vida, n’avait pas dit à Alexander que ce fut factice, je crois que tu ne serais pas restée longtemps dans cette arène ma canine. Ton m… ton mâle, aurait mis fin au spectacle... » Elle avait manqué de dire “mentra” et s’était repris pour bien dire “mâle” comme si elle avait un doute de leur union, pour ne pas dire de bêtise. Bien sure elle savait leur lien, mais bon, il faut pas qu’elle fasse gaffe à ne pas dire “mentra”. Ma « canine » était comme pour dire « ma belle » en humain.
Aya remua du nez mécontente. « Heureusement que ce fut factice, il n’aurait pas été le seul à descendre chercher ErinSteele. » Fit la tigresse avec une certaine fermeté. Aya dévia le regard vers la position où était Alexander et Rashar avant de reporter son attention vers Erin. Elle était contente de la voir et qu’elle ne semble pas souffrir pour le moment. C’est son côté protecteur qui parlait surtout.
« Si tu t’es amusée c’est le principal jeune humaine. » Fit Kispak pour temporiser.

Erin fit un sourire amusé. Elle ne doutait pas une seconde qu’Alexander aurait mis fin à tout ça s’il avait constaté un danger immédiat pour elle. C’était touchant, un brin protecteur, et elle reconnaissait qu’elle aimait bien quand même ce petit côté chevaleresque de son cher et tendre “mâle”. Elle ne perçut pas l’hésitation de terme de la tigresse, y voyant là plutôt une façon de chercher un mot dans une langue qui n’était pas la sienne à l’origine. La déclaration d’Aya était une petite surprise pour Erin, qui ne s’attendait pas à voir la tigresse aussi protectrice avec elle et quelque part, cela la flatta. Elle faisait partie des leurs désormais, et c’était un grand honneur. Elle se mentirait si elle ne s’était pas faite la remarque d’avoir été mise un peu à l’écart pour la cérémonie à laquelle Alex avait participé, mais cette simple phrase de la cheftaine Tairis balayait tout. C’était con, mais humain, et elle comprenait que la décision de ne pas la faire venir transcendait son égo et avait des racines plus profondes.
« Je pense que nos amis Natus ne se seraient pas permis de mettre en danger une représentante Atlante. Mais cela me touche. », dit-elle avec un nouveau sourire. La mise en danger pouvait se faire involontairement, par négligence, ou parce que leur coutume plus rude ne convenait pas à une terrienne où tout était normée pour ne rien provoquer aux gens, mais qu’importe. Elle s’était amusée dans l’ensemble, même si elle en avait eu marre par moment, mais la finalité de son ressenti restait positive.
« Bon… je n’ai plus d’excuse pour ne pas grimper voir mon “mâle” maintenant. », dit-elle en jetant un coup d’oeil dans la direction d’Alexander, en poussant un petit soupir.

Aya regarda Erin quelques instants « Cela peut être non voulu. Chez nous certaines épreuves sont sans danger… pour un Tairis. » Peut-être disait-elle la même chose que le for intérieur d’Erin ? Elle n’en savait rien, mais qu’importe. C’était bien le cas et la jeune femme opina du chef alors qu’elle pensait la même chose. Shira confirma de la tête avec un rictus, suivant le regard de l’humaine en direction de son mâle. Le soupir n’avait pas échappé aux tigres.
« Enfin si Rashar ne le monopolise pas trop… Il s’est trouvé un nouvel amour ! » Fit Shira en ricana de plus belle, avec Kispak et même Aya eue un petit rictus
« Manquerait plus que ça ! » Fit Vilma, dans un grognement presque boudeur.

Une petite moue se dessina sur les lèvres de la brune suite aux deux remarques, et elle jeta un coup d’oeil à Vilma.
« Nous ne pouvons pas lutter contre les jeux d’esprits. », fit Erin en incluant Vilma du coup. Elle voyait bien que la tigresse avait une forme toute particulière d’affection avec Alexander. Elle préférait qualifier cela ainsi.
« C’est vrai… Galatym, Gora, Eura et Rashar sont des tigres qui aiment un peu trop ça. »
« Et pas seulement des jeux... » Confirma Shira, qui était étonnée de ne pas voir le tigre noir Gora avec le trio au fond. Faut dire que le mâle était en pleine discussion avec d’autre Natus. D'ailleur, Cylvia, s’approcha du groupe et salua Vilma en frottant sa tête contre elle, elles étaient proches. Puis leva le regard vers Erin et lui sourit.
« Comment se porte la reine de l’arène Natus ? » Elle s’allongea auprès de Vilma.

Erin se demandait ce que voulait sous-entendre Shira, mais elle n’eut pas le temps d’explorer la question que Cylvia approcha, saluant Vilma d’un coup de tête et s’adressant à elle pour prendre de ses nouvelles. « On ne peut mieux, contente d’être sortie de là en m’en sortant pas trop mal », répliqua Erin avec un sourire pour la dernière venue. « Qu’est-ce que ça fait d’être sur une autre planète que la votre alors ? », enchaîna-t-elle, histoire d’avoir le ressenti des Tairis sur cet aspect là. C’était vrai qu’ils ne voyageaient pas par la Porte, avant de rencontrer les Atlantes, et, à part pour Vilma, c’étaient là leur premier voyage.

Cylvia hocha la tête « C’est étrange… Tout est curieux ici, j’ai envie d’explorer plus et de tout connaître et à la fois, l'immensité des possibilitées de cet univers est effrayante »
« Je me sens plutôt bien pour ma part, j’ai du mal à me dire que nous ne sommes pas sur la grande terre dans une grotte cachée par moment… Mais c’est vrai que c’est étrange. » Ajouta Shira.
« Je suis content d’avoir vu ça, c’est une belle chance et j’ai hâte de me rendre sur Atlantis et de voir cette cité avec cet astre qui brille chaque jour. » Kispak très terre à terre.
« C’est particulier, mais on ne s'y sent pas mal. J’ai envie de rentrer et voir mes enfants et mes compagnons. Et à la fois de leur montrer tout cela. Galatym aurait aimé voir tout cela. »
« Un mélange de tout cela, étrange, peur et à la fois je suis contente que mon peuple traverse à nouveau la porte. Nous ne serons plus des tigres peureux du grand cercle maintenant. »

Erin les écoutait tour à tour, un sourire neutre sur les lèvres. Elle comprenait parfaitement leur émotion, et leur façon de voir les choses. C’étaient des sentiments que nombre d’humains partagés au moins une fois. Que ce soit la volonté de montrer tout ça à des proches, la peur de l’inconnu, le vertige de l’univers qui n’était plus qu’un vaste endroit sombre et sans vie où la Terre n’était qu’une exception, l’impression d’être toujours sur Terre, dans une région ou une autre, l’envie d’explorer, de découvrir, bref, tout cela était normal, excitant, effrayant, et exaltant.
« La galaxie s’offre à vous maintenant. Et je trouve ça bien que vous commenciez là où les derniers Tairis se sont arrêtés finalement. Votre épopée continue ainsi. »
« Oui, après on ne va pas explorer tout de suite. Il faut apprendre de son passé pour ne pas faire les mêmes erreurs » Et les mêmes erreurs étaient de se laisser piéger dans une planète et de se faire tuer bêtement. Surtout qu’elle était encore “réfractaire” il fallait faire par étape.

« C’est comme ça qu’on avance. En n’oubliant pas son histoire. », fit Erin en confirmant les propos d’Aya. Les terriens avaient trop tendance à le faire. Mais les Tairis avaient un autre fonctionnement, qui se répercutait chez les Natus, lesquels faisaient un travail de mémoire remarquable. Les humains auraient oublié depuis fort longtemps de leur côté. Mais les Natus faisaient tout pour conserver leur héritage, et grand bien leur en fit car ainsi, ils étaient préparés à l’arrivée des Wraiths, et heureusement quand on faisait le compte des victimes. Si tel n’était pas le cas, le carnage aurait été total.
« Vous êtes certainement un peu plus sage que nous qui explorions à tout va. », rajouta-t-elle, pragmatique de la propre façon de fonctionner des terriens.
« C’est dans notre nature ! » Fit Kispak.

Erin acquiesça. Bon, il était temps de manger un peu non ? Finalement, elle n’allait pas déranger Alexander tout de suite et puis ça l’arrangeait de ne pas grimper tout de suite les échelons.
« Sur ces bonnes paroles, je serai d’avis de manger un bout. », fit-elle en lorgnant sur la viande qui cuisait.

Les tigres hochèrent la tête, ne commentant pas le changement de décision de l’humaine, elle faisait ce qu’elle voulait. Du point de vue de Shira, il faudrait reparler à un moment aux trois autres tigres et humain de se sustenter un peu. Ils se levèrent tous en direction d’un immense corps qui rôtissait où se trouvait Rion Lastar, qui tourna la tête vers le groupe.
« Ce n’est pas trop tôt ! Je me demandai si je devais manger ma patte avant que la guerrière arrive ! » Il sourit, et se leva, pour servir des parts de viande à tout le monde sans exception. Et sans plus attendre, il dévora son morceau, qu’il trouva succulent.
« Une guerrière humaine aime se faire désirer », ajouta Erin avec un sourire mutin. Elle regarda du côté d’Alexander mais elle ne savait pas s’il allait se rendre compte qu’elle était là et que le miam était près.
« Ouai, bah pas pour la nourriture ! » Fit le guerrier en grognant de satisfaction en mangeant. Il releva la tête vers les autres tigres non présent.
« Bon… Gora est passé où encore ? Car il y a la brochette de prise tête là bas … Mais il est le “seigneur Gora ?”! » Il avait de l’ironie dedans.
« Il faudrait aller les chercher, je ne vais pas rugir ici, ça va effrayer les peaux roses. »
« Ouai, je passe mon tour, j’ai trop faim ! »

Erin termina sa bouchée de viande succulente avant de lever le nez vers les tigres. Elle sentait que ça allait être pour sa pomme. « Vous allez laisser la guerrière humaine s’en charger ? », fit-elle taquine. Son estomac gronda comme pour la mettre en garde d’abandonner son bout de bidoche cuit à la perfection et aromatisé comme il le fallait. Elle aimait bien la viande, surtout quand elle était bien cuisinée. Elle n’était pas rouge, mais rosée, et c’était parfait.

« Fais comme tu veux, mais ton ventre hurle, mange et tu verras s’ils sont encore en train de faire marcher la tête au lieu des crocs »
D'ailleur Gora arriva, il avait fini de parler avec les Natus et marchait nonchalamment vers le groupe.
« Te voilà toi ! » Fit Rion d’un air taquin.
« Oui en effet, je n’ai pas le droit de manger ? »
« Oh si mais il en a qui font la diète ! » Fit t’il en donnant un coup de tête en direction du quatuor au fond. Gora tourna la tête.
« Hum. L’esprit se restaure et de toute façon, ils font quelque chose que tu es incapable de faire mon bon Rion Lastar... »
« Et qui est ? » Il sentait qu’il allait se faire bacher encore.
« Réfléchir ! » Fit Gora en lui volant son bout de viande juste pour l'embêter. Rion grogna sous les rires des autres tigres.
« Ils mangeront quand ils en auront envie. Le buffet n’a pas de fin, sauf si RionLastar mange tout ! » Nouvelle vague de rire.

L’américaine rigolait avec les tigres, appréciant cette ambiance bonne enfant. Le tigre avait raison. Ils étaient grands, et ils pouvaient se débrouiller. Elle avait faim, et elle comptait bien manger avant de rejoindre Alexander si jamais il était toujours en train de jouer. Ce dernier ne voyait pas le temps passer, et souvent, elle lui apportait son déjeuner le midi, ou son diner le soir, dans son bureau. Pas tous les jours il était vrai, mais ça arrivait fréquemment. A croire que son ventre ne se manifestait qu’en voyant la nourriture, et jamais avant. Rion était manifestement la tête de turc, dans un sens moins péjoratif, du groupe. Après, il taquinait autant qu’il se faisait taquiner, et son côté joueur rejaillissait forcément sur les bâches qu’il prenait. Bref, il cherchait ce qui lui arrivait.
« Alors je vais manger avant que RionLastar ne mange tout. », ponctua-t-elle pour enfoncer le clou. Le pauvre vieux s’était contenu pour ne pas se précipiter sur la nourriture et voilà qu’il se faisait voler son bout de viande.
« Exactement ! » Fit Rion en attrapant un plus gros morceau encore ! Il ne se laissait pas abattre.




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Elle dégotta dans une proximité immédiate de quoi boire dans des coupes ouvragées. C’était de l’eau, et c’était parfait, surtout après ses exercices dans l’arène. Elle avait le gosier desséché. Du coup, elle restait en compagnie des Tairis. C’était dommage qu’aucun Natus ne viennent se mêler à eux. Elle comprenait qu’ils inspiraient la crainte et le dévouement, de par leur statut de divinité, mais quand même. Et comme si l’un d’entre eux avaient écouté ses pensées, une voix demanda avec respect :

« Puis-je partager un peu de temps en votre compagnie ? »

Erin tourna les yeux vers la nouvelle venue, une blonde finement sculptée, qui n’était pas Idène, et qui avait quelque chose de plus… sauvage, de plus dangereux dans le regard. Les tigres reconnaitront sans doute la fille qui était représentée auprès d’une Atlante dans un des quartiers qu’ils avaient visité. Vilma et Aya la reconaissèrent sans mal, puisque l’avait vu auprès d’une Atlante dans une statue particulière. En fait, elle attrapa un morceau de viande et s’installa près du feu. La demande de permission était simplement formulée par politesse, mais elle avait déjà pris la décision de s’installer, gênante ou pas.

Les tigres tournaient la tête vers la Natus qui arrivaient. Aucun ne pipa mot, puisque cela ne les regardait pas. Ils continuèrent de manger. La laissant s'installer, sa présence ne les dérangeait pas.

Erin lui fit un sourire, l’invitant sans le faire puisqu’elle prenait déjà son aise. Finalement, ce n’était pas plus mal de voir une Natus s’inviter, cela permettrait l’échange de culture.
« Et vous êtes ? », demanda l’administrative histoire d’engager la conversation.
« Namara. », répondit-elle simplement en faisant un sourire à la brune.
« Erin. »
« Je sais. Jolie démonstration dans l’arène. » Le compliment était sincère.

Les traits de cette femme étaient vaguement familier à Erin, qui ne se rappelerait sans doute pas qu’elle l’avait vu sur la fresque du graveur quelques temps plus tôt. Il y avait trop de visage pour cela. L’américaine la remercia d’un signe de tête. Namara mangea son morceau de viande et porta son attention sur les Tairis.

« Je suis comblée de rencontrer enfin les descendants de Rhoamytra, Erydéon, et Andrièlus. Le Dévoreur n’a aucune chance avec pareille alliance. », fit-elle en faisant sauter son couteau dans sa main pour couper des morceaux dans la viande qu’elle avait prise.

Les tigres relevèrent la tête de leur repas. Gora qui était le plus proche lui fit un rictus. « Pour être plus exacte seul Vilma, est la descendante direct d’Erydéon. Mais en effet, vu votre courage et nos valeurs commune, le dévoreur va finir dans les espèces en voie de disparition » Fit le grand mâle ébène.
« Aucune chance. Ils vont tâter de nos griffes ! »

Namara ricana, affichant un sourire satisfait, cherchant dans le lot de tigres qui pouvait bien être Vilma. La dite nommée lui lança un regard bienveillant. Enfin qu’importe, ses mots étaient plus là pour introduire une conversation que pour voir si tel ou tel Tairis étaient ou non un descendant des Trois ou pas. Elle s’enfila un bout de viande tranquillement en ajoutant :
« Voilà des paroles qui me confortent. J’espère avoir l’occasion de partager un entrainement avec vous. » Voilà une Natus téméraire, et qui ne semblait pas impressionnée par les Tairis, ce qui dénotait pas mal dans l’ambiance de la journée.
« Oh j’espère aussi. Voilà une Natus qui me plait bien tiens ! »
« Ce n’est pas bien difficile pour te plaire, faut proposer un combat ou un entraînement à celui-ci. » Cela fit rire plusieurs tigres.
« Je suis un Tairis au goûts simples que veux tu Gora ! » Fit le tigre d’un faux air pompeux.

« Nous aurons l’occasion d’expérimenter vos goûts simples, Seigneur Tairius. », répliqua Namara, plutôt satisfaite d’avoir une réponse positive. Elle se redressa souplement. Malheureusement, elle ne pouvait pas rester fort longtemps, d’autres affaires l’attendaient, mais elle avait tenu à voir les Tairis et à les approcher avant toute chose.
Anelyn Vida la regardait depuis un petit moment, l’invitant du regard à ne pas oublier ce qui était prévu.
Je dois vous laisser. », dit-elle en reportant son attention sur les invités alors que ses yeux s’étaient attardés un moment vers la batailleuse. Elle inclina la tête poliment, fit de même envers une Erin qui la considérait d’un oeil bienveillant en s’étant mise en retrait doucement pour la laisser parler avec les félins. L’américaine comprenait aisément qu’un ou une Natus avait un besoin spécial de discuter avec des emblèmes vivants de leur culte. Les Tairis la saluèrent en même temps d’un signe de tête noble.

Sans autre forme de procès, Namara s’éclipsa par l’endroit même où elle était arrivée. Erin se leva, s’étira quelque peu, sentant poindre déjà les quelques courbatures qui allaient l’éreinter le lendemain. « Bon… Je vais aller rappeler à Monsieur Hoffman que s’il ne mange pas, son cerveau finira par moins bien fonctionner. », fit Erin avec humour.
« Faut aussi le rappeler à Rashar et Eura. Surtout Eura, sans nourriture elle peut pas faire ces petits entrechat de chaman ! »
« Tu es bien médisant, tu aimes bien les entrechats d’Eura... » Fit Kispak ironiquement.
« Hum… Finalement, pas besoin de lui rappeler ErinSteel. » Le tigre ricana et les autres aussi, oui les tigres sont de bonne humeur et enclin à l’humour, parfois la leur mais qu’importe. C’est une bonne ambiance joviale et saine.

Erin rigola avec les autres tigres, qui s’envoyaient décidément des petites boutades assez fréquemment, rappelant la taquinerie humaine. C’était plaisant, et cela tranchait avec leur air de dangereux prédateurs, exacerbée par les crocs acérés qui leur passaient entre les mâchoires.
« Je ne voudrais pas que tu sois privés de ces petits entrechats. », répliqua-t-elle du tac au tac en leur faisant un signe de la main d’aurevoir. Rion’Lastar lui fit une sorte de roucoulement, comme pour dire “oh oui !!”. C’est mignon quand c’est un petit chat de trois kilos, mais ça devient autre chose quand c’est un gros tigre de 800 kilos ! Si ce n’est plus avec celui-ci.
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Ainsi, elle prenait la direction de l’échelle. Elle allait devoir la grimper, celle-là… et plus de remède miracle pour se prémunir des effets de la hauteur. Elle déglutit alors que ses pas, qui la conduisaient de plus en plus près de son objectif, ralentissaient. En son for intérieur, ses émotions viscérales se disputaient avec son intellect. Elle s’exhortait de saisir les barreaux et de grimper, mais elle sentait ses jambes devenir comme du coton. Pourtant, quelque part, une forme de réactance de son esprit prit le dessus sur son envie de faire demi-tour, et sa prestation dans l’arène n’y était pas pour rien.

Si elle était parvenue à grimper sur tous les promontoires, à se jeter même de certain d’entre eux, c’était certes parce que toute peur des hauteurs était abolie par le médicament Natus, mais c’était aussi une façon de lui montrer qu’elle avait le pied sûr et qu’elle n’était jamais tombée. Bref, elle avait réussi, avec ses compétences, ses muscles, son équilibre. Pourquoi ne pouvait-elle donc pas y arriver maintenant ? Parce qu’elle avait peur ? Ce n’était pas une raison !

Et elle grimpa, sans regarder en bas par contre. Doucement, mais sûrement, et fallait dire que l’ascension n’était pas bien grande finalement.


Dès que le groupe de tigres et de Natus avaient quitté l’arène Alexander fut monopolisé par Rashar pour parler de divers choses, surtout politiques entre humain. Le RDA dû aussi parler avec des Natus et avec Vida sur certains sujets avant de pénétrer dans cette immense salle de buffet qui sentait bon.

Les discussions allaient bon train, quand Rashar, curieux, s’interrogea sur un étrange jeu auquel jouait des Natus. Après quelques hésitations et formulation polie le tigre reçut l’objet de sa convoitise, mais personne ne voulait jouer avec lui. Étant bien trop intimidant. Ce fut par un heureux hasard qu’il découvrit le jeune homme, qui se faisait enseigner les règles par d’autre Natus et naturellement le tigre alla lui proposer de jouer avec lui.

Le lieu choisi n’était pas si anodin, le tigre voulait éviter de baisser la tête et l’homme d’être à terre. Le perchoir était parfait et puis si Erin voulait le rejoindre, elle pourrait venir sans peine, puisqu’elle n’avait plus peur. Eura les rejoignit, allant sur la paroi pour les surplomber et commenter les stratégies. Elle jouait aussi, puis qu’on pouvait s’y divertir à quatre.

Le match était tendu de temps à autre mais Alexander menait la danse des victoires et les parties sont très longues. Expliquant peut-être sa totale absorption et manque de conscience du temps qui s’écoulait. Et il n’était pas le seul, puisque les deux autres tigres n’émettaient nullement le désir de se restaurer. Au contraire. Surtout que pendant leur jeu très stratégique qui demandait de l’habileté en plus, les trois créatures parlaient de sujets tout aussi pointue, de relation entre tigres, de politiques Tairis ou humaine, de future relation avec les Natus, des dons spéciaux d’Eura….

Cela était peut-être triste, mais Alexander avait l’esprit suffisamment occupé pour se préoccuper de savoir où était Erin, l’apprentie guerrière. Et de toute façon, il n’avait pas spécialement envie de la voir à cet instant. Il ne savait pas comment réagir, elle verrait très vite, qu’il n’a pas aimé son petit délire du jour et il ne voulait pas faire de scandale maintenant. Puisqu’il serait froid et professionnel, ignorant surement les demandes de sa compagne sur l’arène ou en lui répondant de manière bateau. Ce qui l’énerverait grandement, il le savait bien. Donc, autant laisser filer le temps et oublier cette histoire, pour être serein et éviter de tirer la gueule. De toute façon, John avait joué les soldats servants, en allant la chercher, le connaissant, il lui ferait passer un bon moment. Le principal.

Alexander ne vit pas dans son dos, la nouvelle arrivante, ni même les deux autres tigres qui avaient complètement occulté le monde extérieur pour créer une bulle. Eura étant présente, il avait une ambiance étrange et à la fois sereine, comme si elle jouait avec les émotions.



La structure était stable, mais elle était assez haute par rapport au sol. Néanmoins, la perspective était réduite par la présence des Tigres, dont celui qui jouait avec Alexander. En effet, le Tairis avait son corps qui faisait la liaison entre le sol et la plateforme où se tenait l’anglais, et cela avait tendance à diminuer la hauteur, par un simple effet visuel. Bref, Erin reprit sa respiration, qu’elle avait bloqué un temps pour grimper, et elle marcha d’un pas peu assuré d’abord, puis de plus en plus ferme ensuite, vers les joueurs absorber dans leur partie, et en pleine discussion. Sans chercher à comprendre ce qu’ils se disaient, Erin lança un jovial :

« Et bien dites donc, si vous ne venez pas manger, je ne garantis pas que RionLastar n’aura pas tout dévoré avant que vous ne vous décidiez ! »

Alexander eu un petit sursaut et tourna la tête derrière lui pour constater que sa compagne était montée le rejoindre. Il la regarda un instant incrédule, le temps d’analyser ces propos. Cela prit des micros secondes avant qu’il toise le sol puis Erin, qui lui fit un sourire. Et eu un sourire amusé, jetant un regard vers le gourmand… Oui depuis le temps qui attendait l’heure du repas celui-ci.
Rashar, surement le plus impressionnant tigres de la formation niveau charisme et noblesse, leva les yeux vers la nouvelle venue. Il eut un petit rire. Quant à Eura, elle roula des yeux comme agacée d’être dérangée.
« Avec ou sans nous, ce goinfre finira par être aussi rond que la lune ! » Elle grommelait, elle était en train de perdre et apparemment la belle tigresse n’aimait pas ça.
« Ne fait pas la mauvaise perdante Eura… » Fit Rashar en ricanant.
« Je ne suis pas mauvaise perdante… regarde, je n’ai pas convoqué d’esprits pour vous tourmenter tous les deux ! » Fit-elle faussement agressive.
« J’aimerai éviter ta colère et tes esprits surtout … »
« Oh commence pas ! Ou je te mets dans l’arène des Natus avec du vrai feu et en petite tenue affriolante ! » Fit la tigresse en lui filant un coup de patte, fort heureusement douce sur l’épaule. Ce qui déséquilibra un peu l’homme, qui se retenu, mais la passerelle chancela un peu. Alexander retrouva son équilibre, jetant un regard à Erin, pour voir si elle était toujours là.



Erin ne savait pas si la tigresse était sérieuse avec ses esprits, surtout que la belle brune n’était pas connue pour aimer tout ce qui tournait autour de l’art ésotérique, les diseuses de bonne aventure et autres conneries de ce genre qui la faisait soupirer bruyamment. Mais elle ne connaissait pas du tout cette composante de la culture Tairis, et de toute façon, avant qu’elle ne se pose des questions pour se faire une idée et un jugement, la tigresse bouscula son compagnon de jeu, faisant tanguer dangereusement la plateforme. Erin fit les gros yeux alors qu’elle tombait à genou pour ne pas chuter en bas de la structure qui n’avait pas de sécurité. Cela avait chassé les derniers propos d’Eura, sur l’arène, les vraies flammes et la tenue affriolante. Sur le coup, elle s’était dit que c’était une façon de se moquer, et de la ringardiser en la prenant en exemple, et elle se serait vexée. Mais la peur du vide et des hauteurs se rappela à son bon vouloir alors qu’elle était à quatre pattes et que ses yeux fixaient le sol heureusement plein. Manquerait plus qu’elle voit l’abime sous ses mains.

Elle se redressa péniblement, pas très franche sur ses appuis, blanche comme un linge. Elle n’avait plus spécialement envie de faire de l’humour. Elle bredouilla un vague :
« Bref, vous pouvez venir manger si vous voulez… », et elle entreprit de faire demi-tour prudemment pour tenter de redescendre de là.

Rashar roula des yeux vers Eura, qui haussa les épaules, elle n’avait pas fait gaffe que les humains étaient moins résistants.

Alexander observait sa compagne qui était blanche comme tout. Elle avait donc à nouveau peur ? Il sera un peu la mâchoire, encore un mystère du jour et il sentait poindre l’empressement de la choper dans un coin, pour s’expliquer avec elle. En tout cas Eura avait été moqueuse et cela n’était pas surprenant venant de la tigresse qui en avait rien à faire et surtout qui avait suivi le spectacle d’un œil poli mais pas très dynamique. Impossible de savoir ce qu'elle en avait pensée et se refusait de le dire clairement.

Alexander se pencha pour attraper le bras d’Erin avant qu’elle tente de descendre.
« Attend. »
Il passa une jambe par-dessus bord et sauta, aidé de ses mains, pour atterrir sur le sol. Il alla vers l’endroit où était Erin et tendit les bras.
« Laisse toi glisser. » Fit-il doucement.

« Bah je croyais qu’elle avait plus peur du vide ? » Dit Eura à l’autre tigre qui suivait les échanges entre les humains.
« Et puis, tu peux constater que cela n’est plus le cas. » Affirma Rashar qui se déplaçait à son tour vers les deux humains.
« Je tolère une amie sur le dos, si cela vous parait moins haut. Mais attention à vos embouts de pattes. » Dit-il si Erin se sentait mieux de chevaucher un tigre que de se laisser glisser dans les bras de son mâle. Il espérait que cela ne vexait pas le dit mâle, mais ce ne fut guère le cas, Alexander la laissa choisir. De toute façon, il n’était pas très bavard là.



« Je… Je vais me laisser glisser, merci. » , dit-elle hésitante, à l’adresse du tigre. Son hésitation tenait dans le fait qu’elle ne se sentait pas bien, et n’avait rien à voir avec la proposition du tigre. Monter sur pareille créature serait exaltant, bien qu’éphémère, avant qu’elle ne songe qu’au final, cela revenait à monter sur le dos d’un homme, tout simplement, car les Tairis ne devaient pas être pris pour de gros chats sans personnalité.

Elle se réfugia dans les bras d’Alexander, pour suivre son conseil. Pourquoi est-ce que cette fichue passerelle était dans un équilibre précaire ? Pour un peu et elle serait tombée comme une feuille morte. Elle avait du mal à jauger de la hauteur qui la séparait du sol mais son regard émeraude était invariablement attiré par le sol de la caverne. Quelle folie lui avait pris de grimper sur ce genre de bidouillage peu sécurisant ? Elle était plus maligne que ça habituellement ! Cette épreuve ridicule lui montait à la tête et voilà qu’elle pétait plus haut que son cul, quitte à se ridiculiser au final.

Elle jeta un petit coup d’oeil à Alexander histoire de jauger sa réaction. Elle ne le sentait pas bavard, mais elle mit ça sur le compte de la situation, à la fois cocasse et désolante, si on la mettait en parallèle avec sa prestation de toute à l’heure. Néanmoins, comme toujours, il était présent pour elle, avec son attitude protectrice de chevalier servant. Il ne se foutait pas de sa gueule, c’était déjà ça, même si ça aurait été étonnant venant de lui. Elle était restée sourde à tous les commentaires des tigres, les oreilles vrillées par la trouille.


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Anelyn Vida



Comme une patrouille en maraude. Les mains dans le dos, déambulant sagement sur l’étendue du dispositif du banquet, la jeune femme veillait. Les viandes étaient cuites à la perfection sous les conseils avisés de Madnel, lequel s’était éclipsé après s’être assuré que les tigres apprécieraient les diverses préparations. Les volontaires, d’ailleurs, plaçaient une nouvelle carcasse pleine dès qu’un bucher se vidait.
Il fallait reconnaître que la Tairius Shira qui avait accompagné les chasseresses avait été très efficace, apportant un stock bien plus fournis en bétail déjà prêt à la consommation. C’était heureux. Car à la vitesse où partait ces grillades, ils auraient été à court plus vite que prévu. Mais en même temps, personne ne s’était attendu à recevoir des tigres de cette taille.

Les tables s’alignaient face aux seigneurs. Vida se tenait à l’écart depuis le début, préférant laisser les Tairis apprécier pleinement le festin, supposant qu’elle avait été suffisamment avec eux. Ils méritaient un peu d’intimité. La bonne humeur et la joie se diffusait en continu parmi les Natus festifs et enjoués. Plusieurs soldats avaient hélé le colonel Sheppard au passage. Vida apprécia d’entendre des sujets qui différaient de la guerre. Ses hommes commençaient enfin a passer à autre chose, cela lui gonflait le coeur. En entendant quelques blagues ici et là, elle se permit même de rire avec eux par contagion.

Elle termina l’une des rangées et se découvrit de son tricorne pour s’essuyer le front dans un signe de fatigue. La journée avait été longue et très vive en émotion. Elle n’était pourtant pas terminée et elle avait encore plusieurs choses à faire. Des actes diplomatiques d’importance qui pesaient sur une balance qui ne lui appartenait pas. Elle songea un instant à l’Administrateur d’avant-guerre et son conseil, se demandant comment ils auraient géré la diplomatie à sa place, mais elle ne s’y attarda pas très longtemps. Aujourd’hui, c’est elle qui représentait et dirigeait les Natus. Les Tairis et les Atlantes rendaient un espoir fou, une promesse d’avenir, mais c’est sur elle qu’ils comptaient pour faire survivre la nation dans les âge.

La jeune femme considéra un instant son couvre-chef en se remémorant ce qu’il représentait, son devoir envers les siens, et elle l’épousseta méthodiquement, de manière bienveillante, avant de le replacer soigneusement sur sa tête. Elle assura sa queue de cheval et tira un peu sur sa veste pour conserver son allure impeccable.

Son regard trouva alors une Natus qui avait enfin eu le courage de discourir avec leurs invités. Ses soldats avaient beau être braves, beaucoup d’entre eux refusaient encore d’approcher les Tairis de crainte de les vexer ou, tout simplement, parce qu’ils ne savaient pas comment les accoster. Cette gêne s’amenuiraient avec le temps, Vida l’espérait tout du moins, mais pour le moment Namara fût la seule à aller les voir. La Batailleuse aurait été satisfaite si cette duelliste n’avait pas une autre tâche qui pressait. Elle n’allait pas l’aborder pour la rappeler à l’ordre devant les seigneurs, question de respect et de fierté Natus, mais elle parvint à capter son regard pour lui lancer un message des plus explicites. Vida était une dirigeante, elle n’avait pas peur de paraitre sévère et transmettre certains ordres du regard. Namara obtiendrait autant de temps qu’elle voulait avec les Tairius APRES son devoir. Car celui-ci était tout aussi important pour ce qui se préparait dans l’arrière salle.

Son regard dévia ensuite pour accrocher une scène intrigante. La verbaliste était perchée sur la poutre et s’apprêtait à en redescendre, visiblement moins sûre depuis son exercice dans l’arène. La jeune femme pensa tout de suite à l’Onction d’Andrièlus et eut un petit sourire en coin. Erin Steele était décidément une femme courageuse pour avoir accepté de supprimer sa peur pour l’arène. D’autres s’en seraient servi à l’excuse.

Donc, ainsi en retrait, la Batailleuse observa la scène et comprit que la verbaliste avait le choix entre deux chevaliers servant : son compagnon ou le tigre. La scène la ramena cependant à un élément bien moins joyeux lorsqu’elle nota la mobilisation d’Alexander. Cette proximité, ce signe d’affection, semblait si normal à leurs yeux. Mais depuis que Vida avait perdu son homme, elle ne cessait de voir en ces gestes anodins l’attention qu’elle n’obtiendrait jamais plus. Cela contribuait à un manque certain et elle enviait les deux verbalistes secrètement. Erin Steele pour son innocence, visiblement habituée à cette démonstration sans se rendre compte du trésor que cela pouvait être au coeur. Et elle enviait Alexander aussi pour le luxe qu’il s’offrait de pouvoir exprimer son mécontement, de pouvoir se quereller sans perte du conjoint.

Anelyn secoua négativement la tête dans un soupir qu’elle espérait silencieux puis repartit le long d’une nouvelle rangée de tables. Mais à peine avait-elle tourné les talons qu’un soldat cessa sa discussion enflammée avec ses proches pour lui proposer un verre. Rien que cette attention lui rappela qu’elle avait une famille plus grande dont l'intérêt se faisait à double sens. Elle accepta la coupe avec un signe de tête empreint de gratitude et poursuivit sa “patrouille”.

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Mar 30 Jan - 17:31
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Du coté Atlante




Finalement la belle déclina l’offre du tigre. Rashar ne s’en formalisa point et se décala pour s’étirer à la manière d’un chat. Cela était étrange à voir, mais à la fois logique. Le puissant mâle avait quelques engourdissements aux pattes à force de jouer. Quant à Eura, elle se leva et comme à son habitude, sauta d’un bon prodigieux, fendant l’air pour atterrir aux pattes du mâle en lui lança un regard provocant. Elle avait fait exprès de le frôler et cela semblait beaucoup l’amuser. Les deux tigres, allèrent rejoindre les autres, pour manger cette viande appétissante. Maintenant, qu’ils n’étaient plus concentrés, la faim venait leur tirailler l’estomac.

Alexander, toujours les bras tendus vers sa compagne, attendit qu’elle se laisse glisser. Elle n’était vraiment pas du tout à l’aise. L’homme, ne pouvait que constater que la peur du vide était de nouveau là. Qu’avait-elle pris ou fait pour que ces cabrioles ridicules dans l’arène ne lui fassent plus peur ? Il avait un côté presque pitoyable à comparer de se qui s’était passé juste avant. Du point d’un point de vu extérieur, mais, l’homme ne la jugeait pas. Il savait que sa Erin avait peur du vide et qu’elle ne manquait pas de courage pour faire semblant de ne rien ressentir. Dans un sens, il avait quelque chose de familier là-dedans, se dire qu’elle était vraiment là. Comme si ce ne fut qu’un rôle dans cette arène, puisqu’il avait du mal à croire qu’elle ait fait ça réellement par un choix murit et non une folie de gamine ! Et sa compagne n’est pas quelqu’un de bête, il devait avoir une raison, elle s’était laissée emporté par le jeu ou la provocation d’Idène. Il ne voyait que ça. Une Erin pleinement consciente de tout cela aurait éviter de jouer à Xena ! Enfin, il l’espérait, car sinon, il n’allait pas du tout apprécier cette connerie consciente et réfléchie. Même si beaucoup de question, le taraudait.

En la réceptionnant, il eu un rictus naturel d’affection, qu’elle ait peur ou non, il appréciait de pouvoir l’aider et inconsciemment de profiter d’un rapprochement et du contact de sa partenaire. Il la déposa sur le sol, la regardant dans les yeux. Il finit par se décaler, quelque seconde après. Mais le temps avait été suffisamment long, pour marquer aux voyeurs qui les observaient, que ce ne fut pas qu’un simple collègue qui aide une autre. Mais qu’il avait plus.

L’homme lui murmura doucement : « Comment tu as fait dans l’arène pour ta phobie ? » Il n’évoquait nullement le mot “peur”.


Erin se laissa faire docilement, soulagée de retrouver le plancher des vaches pour ainsi dire, dans les bras de son chéri. Malgré tout, elle essaya de reprendre une posture plus professionnelle, pour ne pas qu’on se laisse dire qu’elle en profitait pendant l’exercice de ses fonctions. Elle détesterait être la faiblesse d’Alexander, et elle détesterait que cette intimité qu’ils partageaient soit une entrave à leur vie pro respective. Elle lissa son ensemble gris d’un revers de la main, alors que son autre main venait ramener une partie de sa crinière derrière son oreille, pour remettre un peu d’ordre dans tout ça, faisant scintiller les pierres à feu qu’elle avait oublié, mollement accrochée au bout de ses cheveux.

« Idène m’a fait inhumer un produit qui bloque, en quelque sorte, la peur des hauteurs... Et comme tu peux le voir, il ne fait plus effet. »

Elle poussa un soupir las. Elle commençait à en avoir marre d’être ici, malgré la bonne ambiance, et les activités en tout genre. Mais la mission n’était pas terminée, et il fallait encore passer une nuit. Elle dormirait surement bien, au regard des exercices qu’elle avait effectué un peu plus tôt.

Elle fit un sourire à Alexander, profitant de ce bref moment volé avec lui pour lui demander tout simplement :

« Et toi ça va ? Tu t’en sors avec tes Tairis et tes Natus ? », demanda-t-elle avec sincérité, même si elle savait que tout devait rouler de son côté.

Un produit qui inhibe la peur ? Alexander ouvrit des yeux surpris et à la fois, il resta songeur quelques minutes. Suffisante, pour qu’Erin devine qu’il avait une idée en tête. Il comptait bien négocier quelques fioles de ce gaz avec Vida, pour permettre à Erin de partir en mission par exemple. Même si elle ne devait pas affronter le vide à chaque fois, cela lui serait d’un grand secours. Comme sur paradize. En repensant a l’état suite à cette mission, il eu quelques aigreurs d’estomacs passagère. Il avait véritablement un problème avec la protection des personnes qu’ils aiment. C’est plus fort que lui.

« Je vois. C’est intéressant. »
Le regard d’Alexander, se figea sur les pierres de feu qui ornait la chevelure d’Erin, il eut un rictus, celui de l’artiste contemplant la beauté. Il retenu un geste de passer la main surement avec beaucoup de tendresse dans cette crinière soyeuse. Sa main repris sa place et il se détourna.

« Oui ça va. Les tigres me monopolisent beaucoup. C’est plutôt flatteur. Et toi ? Tu te sens comment suite à tes cabrioles ?» Puisqu’il ne lui avait pas demandé. Elle avait dû avoir toute sorte de questions suite à sa prestation.


« Oui », répondit-elle simplement à son premier commentaire. Tout comme lui, elle pensait essayer obtenir cette décoction qui provoquait un gaz inhibant pour cette phobie. Sur Terre, ils n’avaient aucun médicament avec un effet aussi puissant, et aussi rapidement efficace. Ce serait une grande découverte, et une façon d’utiliser les ressources Natus autres que celles humaines et militaires.

Le sourire d’Erin s’accentua alors qu’elle voyait le petit rictus d’Alexander tandis que ses yeux se figèrent sur ses cheveux. De près, c’était encore plus joli. Elle nota du coin de l’oeil l’esquisse de sa main qui avait bougé, sans pour autant aller au bout de son geste. Plus tard, quand ils seraient vraiment qu’à deux, il aurait tout le loisir de passer ses doigts dans ses cheveux fins.

« Tant que tu ne te sauves pas avec une tigresse arracheuse de pantalon, ça me va qu’ils te monopolisent », enchérit-elle, fidèle à elle-même quand il s’agissait de le taquiner un peu.
« Et je me sens bien, merci. Je ne ferai pas ça tous les jours, même plus jamais si tu veux mon avis, mais pour le moment, je ne sens pas trop le prix de mes efforts. Demain, et après-demain, je ne te dirai pas la même la chose. », dit-elle en hochant la tête, comme si elle anticipait déjà les courbatures et les douleurs liées aux bleus qu’elle allait ressentir.

Alexander eu un rictus amusé à sa remarque ciblant clairement Vilma.
« Mon cœur balance…» Il aurait put lui lancer une vacherie qui aurait été très vexante pour Erin et signe qu’il n’avait pas aimé sa prestation, or il ne s’abaissait pas à ce genre de sous-entendu. S’ils se dispute il aurait malheureusement l’occasion et il ne désirait pas ça. Même si cela risquait d’être inévitable. Ainsi, il enchaîna sur autre chose, qui était certes vrais, puisque Vilma avait un beau pelage soyeux « Faut dire qu’elle est plus douce que toi... ».
Il lui fit signe de marcher dans la foule pour rejoindre les tigres.

« C’est parce que elle, tu oses la caresser en public », répliqua-t-elle avec une certaine forme de provocation, bien consciente du double sens de sa phrase. Aussi ajouta-t-elle : « Pour affirmer qu’elle est plus douce que moi. » Elle haussa des épaules, contente de sa connerie, tandis qu’elle repartait vers la foule comme il le lui suggérait par son invitation de la main.

Alexander lui fit un rictus carnassier. Oui cela était bien trouvé et assez provocant, s’ils avaient été deux, elle se serait prit une claque sur les fesses. Mais bon, il savait se tenir en public. « Jalouse ! »
Il n’était pas surpris que pour le moment, elle ne ressente rien, mise à part de la fatigue. Demain, elle ne marchera plus, sauf en crabe et les jours suivant. Elle allait chanter sa connerie quelques jours oui. Cependant, il était presque joyeux d’entendre qu’elle ne le refera plus jamais. Il hocha la tête. Il l'espérait bien qu’elle ne s’aventure plus à faire n’importe quoi, pour une raison qu’il ignorait encore. « Il faudra qu’on parle de cette arène, quand on sera rentré sur Atlantis. » Dit-il simplement.

« Nous en parlerons en rentrant dans ce cas. », dit-elle simplement, sans laisser rien paraître de plus. Il était vrai qu’ils n’avaient pas eu le temps d’échanger sur cet évènement. Pour elle, c’était surtout à mettre sur le fait qu’ils étaient en train de bosser, et qu’ils n’avaient pas spécialement le temps de s’épancher sur le sujet. Néanmoins, il aurait pu lui faire un compliment, ou quelque chose s’en approchant, histoire de la faire patienter, et quelque part, le fait qu’il ne le fit pas, lui laissa penser qu’il y avait quelque chose qui le dérangeait.

Comme d’habitude, lors de ce genre de situation, l’ironie vient s’en mêler. La Batailleuse Vida était revenue à sa rencontre pour la féliciter de sa prestation.
« Verbaliste, vous avez fait forte impression auprès de mes Natus. Je félicite votre courage et votre engagement au partage de notre culture du divertissement. » fit-elle sincèrement en lui tendant la main, qui rencontra celle d’Erin, naturellement.
« Je vous remercie Batailleuse. Vous verrez que pour partager nos divertissement sur Atlantis, nous avons besoin de moins d’engagement physique. », fit-elle avec un sourire en pensant à la télé par exemple.
« Je n’en doute pas. Mais il me semble que vous avez eu occasion de voir que tout n’est pas conditionné au physique en cette antre. Cela dit, vous m’avez plus d’une fois tenue en haleine. Votre coeur est empli de bravoure, j’espère vous y retrouver un jour. »

L’anglais avait hoché la tête, ne disant rien de plus. Oui, habituellement il lui aurait fait un compliment, mais là ce n’était pas le cas il n’avait pas à le faire, il l’avait encore de travers. Son compliment était de ne pas lui tirer la gueule ou d’être affreusement froid. Voilà où était son véritable effort pour les yeux de sa belle. Et pas des moindres à son goût. Prendre sur lui, pour ne pas s’épancher à de bas instincts colérique. Il commençait à avoir hâte de finir cette journée que ce sujet soit traité et clos. Histoire qu’il ne se le retourne pas dans tous les sens encore et encore. Et d’avoir les réponses à ces questions.

Vida venaient à leur rencontre félicitant sa compagne. L’anglais, ne pipa aucun mot, la laissant avouer les hommages chaleureux de la Natus. Il grinçait presque des dents, en l’entendant lui avouer qu’elle verrait bien Erin à nouveau dans cette arène. Mais cela était une image, même si sa mâchoire était visée à celle du haut. Son regard chercha John, qui était en pleine discussion animé avec d’autre Natus. Les tigres tournèrent la tête non loin et Rion Lastar donnait des coups de pattes pressés dans les airs pour que les humains se radinent. Alexander, salua en conséquence les deux jeunes femmes de la tête, pour marcher vers les tigres. Laissant Erin échanger avec la meneuse.
« Excusez-moi, je crois que notre bon Rion’Lastar en à marre d’attendre. Je vais soulager sa si grande patience »

Dès qu’il arriva près des tigres, il trouva une place vers Vilma et sans plus attendre, il eut dans les mains, un morceau de viande, toute fraichement découpée par les griffes acérées et lavé de Rion’Lastar, qui lui ordonnait de manger. Cela fit sourire l’homme, qui croqua un morceau, avant de la déposer sur une sorte d'assiette et de se dénicher une serviette et des couvert. On ne va pas faire manger à la cromagnon un anglais !

Erin acquiesça, tandis qu’Alexander s’éloignait rejoindre les Tairis. Elle comprenait l'empressement du Tigre. Enfin qu’importe, elle apporta une réponse à Vida :
« J’ai des compétences pour la musique, j’espère plutôt vous montrer cela la prochaine fois que ma bravoure dans cette arène. » Erin lui fit un sourire en ajoutant : « C’était une expérience très intéressante, et je suis contente d’avoir réussi à vous tenir en haleine, mais je dois vous avouer que je ne pense pas être faite pour ça. » Autant être franche directement que de faire des ronds de jambes.

« Cela dit, je ne regrette pas d’avoir participé. Ce fut un honneur pour moi. » Elle le pensait réellement, tandis qu’elle jetait un coup d’oeil du côté d’Alexander, qui avait trop tendance à prendre le moindre prétexte pour la fuir. C’était une sensation désagréable qui s’insinuait en elle, sans qu’elle ne se l’explique, comme un pressentiment. Qu’elle occulta pour le moment.
« Joueuse de mélodie...en effet, j’en serais honorée. Je vous souhaite un bon repas en compagnie des miens et des Seigneurs Tairius. Je reviendrai vers vous un peu plus tard. »
« Avec plaisir. A plus tard batailleuse, et profitez bien de la soirée. », répondit Erin affable, en retournant du côté des Tairis, pour poser son popotin là où elle se trouvait précédemment, c’est à dire près d’Aya, reprenant son assiette, en jetant un coup d’oeil à Alexander qu’elle avait en face d’elle.

Alexander leva la tête en voyant sa compagne revenir et aller vers Aya et se mettre en face. Il n’y porta aucune attention sur son choix de place. Étant à mille lieues, d’y voir un quelconque message. De toute façon avec les tigres fallait se mettre là où ils pouvaient. Après bon, il se questionna un peu de savoir, pourquoi, elle n’avait pas prit la place entre lui et Rashar… Son regard alla sur le visage de sa compagne, levant un sourcil intrigué et lui montra du regard la place libre. Mais finalement John prit cette place en allant vers eux et manger un bout, même s'il avait déjà dégusté pleins d’autre mets, tandis qu’Erin, qui n’avait pas vu la place, esquissait un mouvement pour se remettre debout et venir près d’Alexander. Finalement, elle se laissa retomber sur les fesses, en faisant un petit haussement d’épaules désolée à Alexander.

Le colonel, était joyeux et parla de quelques anecdotes sur les Natus et les statues aux effigies des Atlantes, il était très touché de cette attention. Finalement le banquet était prodigieux et l’anglais, ne se contenant pas de manger que de la viande, ça manquait de légume ! Et il alla chercher des assortiments d’autres plats, qu’il mit au milieu, pour qu’Erin et John puisse aussi manger. La conversation avec les tigres allait bon train.



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Anelyn Vida revint vers la fin du repas.
Elle s’était approché des Atlantes mais grimpa sur l’une des longues tables où se tenait la majorité des Natus.
« Votre attention vous tous ! Mes frères et soeurs, à l’écoute !!! » Le brouhaha cessa très rapidement. Anelyn semblait quelque peu troublée, comme si c’était un moment assez important. Elle se tourna pour considérer les Atlantes et déclara d’une voix forte et officielle : « Depuis longtemps, nous Natus vivons reclus au sein de notre prison de roche, foyer et forteresse, en l’attente de cette guerre. Elle nous a arraché nos familles mais offert de nouveaux horizons, de nouveaux espoirs. Nombre de leur représentants dinent ce soir avec nous. »
Elle fit un silence avant de reprendre.
« Il est temps à présent, pour la solide Nation Natus, de sortir de son nid pour braver ces nouveaux horizons. Aux côtés de nos nouveaux alliés, pour récupérer nos familles, et apporter la ruine au dévoreur. C’est donc avec honneur et humilité... »
Sa gorge se serra d’une belle émotion avant de déclarer fortement :
« Que je vous présente le tout premier corps expéditionnaire Natus. Armée à vocation d’offensive en l’extérieur de notre foyer, pour saigner et batailler auprès de nos alliés. TAIRIUS !!! »
Le fracas des doubles-portes de la salle attira directement l’attention sur une centaine d’hommes dans un nouvel uniforme entièrement noir, d’une couleur étonnamment proche de celle de l’uniforme des Atlantes en mission. Ils marchèrent au pas cadencé pour se rendre jusqu’au milieu de la salle, entièrement équipé, allant de l’arme au sac et au couchage. Ils évoluèrent ainsi de manière ordonnée et bifurquèrent sur un quart de tour quasi-chorégraphique ordonné par l’officier du corps.

Les Atlantes se rendrait compte que c’est Paresok qui le commandait. Namara se trouvait à ses cotés, arborant les dorures des galons de Meneuse Duelliste. Le contingent était très représentatif, composé majoritairement des tirailleurs et duellistes. Mais aussi de chasseresses, de médicastres, d’artificiers. Des servants de canon et des marteliers. On retrouvait des têtes connues parmis eux, comme Idène, en simple Duelliste. Yin, la médicastre, Ederlan. Deux éléments de la garde personnelle de Vida. Il y avait aussi Madnel, le cuisto. Nombre d’entre eux avaient déjà eu un contact avec les Atlantes, ils pouvaient aisément se reconnaitre.

« Le régiment de Paresok Otakins, cent quarante huit braves combattants qui scelleront l’alliance entre nos peuples. Voyez, mes invités, frères et soeurs, la volonté de la Magna à l’évolution. »

« Et bien, les Natus ont le sens de la démonstration, ça, on ne leur enlèvera pas. », fit Erin en regardant cette arrivée surprise.
« En effet... » fit Alexander.
Elle observait le corps expéditionnaire Natus, une ribambelle de brave soldat, de tout sexe, et de tout horizon. Une garnison mobile, flexible, représentant de nombreux corps de métier de leur armée. Ainsi, le sculpteur, l’artisan, bref, le Natus qui était quelqu’un dans la vie de tous les jours, délaissaient-ils son art et son métier pour se vouer exclusivement à l’armée ? Etait-ce là la première armée de métier de ce peuple ? Erin en doutait quand même, surtout quand elle vit Idène dans les rangs. Non, ils continueraient à vivre et à faire prospérer leur nation en dehors des affres de la guerre par l’exécution de leur métier. Si ce n’était pas encore une véritable armée de métier, c’était en tout cas la première armée Natus susceptible de mener des opérations extérieurs, et ça, c’était une première. Ils avaient beaucoup à apprendre des Atlantes, notamment sur l’utilisation de la Porte, les vols en Jumper, les vaisseaux Wraiths, et tout le bordel mais les bases étaient là, et c’était une fierté que partageait Erin.

La jeune femme s’était levée pour voir ces braves gens. Cela marquait le point d’orgue de la soirée, à n’en point douter.

« Nous la voyons et cette volonté trouve un grand écho chez les Atlantes. », fit Erin à l’attention de Vida. Il fallait réagir à cette démonstration, à cette annonce, mais elle ne se voyait pas faire de plus grand discours. Une simple phrase qui scellerait pour de bon leur alliance.

Ah pour une surprise en voilà une belle ! Un corps d’armée spéciale pour les interventions extérieures avec les Atlantes ? John avait un sourire en voyant ces hommes et femmes, pour beaucoup connue avec qui il avait fait la guerre ou était ami. Une pointe de fierté s’insinua dans son cœur en voyant Paresok à la tête de ce contingent… Il y avait même Idène et Namara ! Il est étrange, mais il était aussi fier qu’aurait été un Natus en voyant cette fine équipe ! Il était tout aussi fier de servir avec eux et il n’avait aucun doute sur leur victoire. Cela allait être une guerre assez hétéroclite, Atlantes Natus et Tairis… Il avait presque hâte de voir ce que cela donnerait sur le terrain ! Les Wraiths n’avaient qu’à bien se tenir ! Mais, dans un sens, il espérait que cela ne soit pas pour tout de suite. Il redoutait la suite, comme beaucoup. Enfin, il savait l’horreur qui les attendaient, mais cette fois, ils seront encore mieux préparés et plus farouches encore !

« En tant que responsable militaire d’Atlantis. Je suis honoré de combattre aux côtés de ces cent quarante-huit combattants. Ensemble nous serons victorieux ! » Il lui paraissait impossible de ne pas dire quelque chose. Même si John est dur genre à se la fermer dans ce genre de situation. Il n’avait aucun doute ! Une pareille alliance ! Il était aux anges ! Il jeta un regard empli d’intrépidité à Paresok et Idène. Il avait le cœur gonflé d’une fierté et d’honneur et cela se voyait dans ces prunelles vertes/grises.

Alexander était agréablement surpris aussi de voir cette petite armée spécialisée dans l’extérieur, toute vêtue de noir et presque similaire aux Atlantes. Enfin, il allait falloir les initiés à beaucoup de chose et notamment des environnements différents d’une grotte et cela allait être assez marrant. Enfin, pas pour eux, il se souvenait de l’air effaré de Paresok, Idène et Vida en voyant le soleil, alors la mer, la forêt ou même le sable… De quoi dérouter ces braves gens. Sans parler des nouvelles armes… Après bon, ils auraient des Tairis à initier a d’autre éléments.

En parlant d’eux les neufs imposant félins, s’étaient levés, regardant avec cette noblesse les cent quarante huit Natus. Chacun eut le droit aux regards des chefs et dans leurs prunelles il avait quelque chose d’honorable, comme une reconnaissance importante. Ce n’est pas rien.
À la suite d’Erin et de John Alexander donna aussi un mot pour marquer le coup.
« De grandes épreuves et beaucoup d’espoir repose sur ce nouveau corps d’armée Natus. Vous serez formé aux arts de guerre Atlante pour sceller une alliance totale et unis pour fêter votre réussite. Au nom d’Atlantis nous sommes honorés et fiers d’avoir des alliés aussi valeureux. »

Vilma avait échangé rapidement avec Aya et la dominante avait conclu que ce fut grand temps, qu’elle montre sa valeur et pourquoi elle était son second cœur. Vilma avait le cœur qui tambourinait dans sa poitrine, mais elle prit ces responsabilités, prouvant aux chefs et à tout le monde, qu’elle est une tigresse digne de porter son rang. Personne ne pouvait douter, mais personne sauf Alexander et Erin savait que la belle tigresse venait d’avoir la veille son rang et elle se devait de montrer qu’elle le méritait.
« Il en va de même des Tairis, qui se battrons pour la seconde fois de leurs histoires avec des humains. Et cela sera une victoire, puisque rien ne peut résister à la détermination et l’espoir ! »
Les leader Tairis, toisèrent Vilma, tous avaient des prunelles pétillantes et plus particulièrement Aya qui était gonflé de fierté. Les immenses créatures se mirent à rugir pour sceller le lien d’alliance et d’honneur qui unissait ces cent quarante-huit personnes. Les Natus, fidèle à eux-même, répondirent d’un cri soudain, leur célèbre “TAIRIUS”. Alexander et John applaudissaient en même temps. Même si le militaire était impressionné par les cris des félins.

« Tu vas t’y faire » Lui chuchota l’anglais d’un air taquin.
« J’espère… ça va être sympa dans le Dédale… » Dit l’homme en ricana doucement.

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Erin Steele ♦️ Alexander Hoffman ♦️ John Sheppard

Du coté Atlante



Deux heures plus tard, les festivités prenaient finalement fin.
La majorité des Natus s’étaient retirés après avoir procédé au nettoyage et au rangement, comme une grande famille, pas de volontaires pour ça puisqu’ils étaient tous mobilisés. Bien sûr, on avait demandé aux seigneurs s’ils s’étaient bien sustenté et si le repas leur avait plu, histoire de s’assurer qu’ils seraient satisfaits de cette fin de soirée. Anelyn Vida profita de ce moment pour discuter avec Aya, mais surtout Vilma, pour lui expliquer qu’elle recevrait prochainement de nouvelles invitations moins officielles. Cela convenu grandement aux tigresses.
Bien que cela pouvait paraitre quelque peu précipité, plusieurs professions Natus espéraient déjà leur retour. Nombre d’entre eux n’avaient peut-être pas eu le courage d’aller les accoster durant ce repas mais le rôle de chacun était somme toute l’excuse de nouvelles rencontres fortement désirées.

Quelques historiens, par exemple, voulaient connaitre et rédiger le passé des Tairius depuis l’ère des Trois. Un groupe spécialisé dans la recherche des corps disparus souhaitait faire appel aux talents d’Eura pour les aider à retrouver une section supposée ensevelie sous un réseau de tunnel effondré. Ils avaient à cœur d’offrir des sépultures décentes aux combattus disparus dans les tourments de la guerre.
La Vertueuse Vadrielle souhaitait vivre quelques temps avec Rion’Lastar pour apprendre de de lui et parfaire son éducation martiale. Vilma serait invitée dans quelques mois pour la toute première commémoration.
Bref, autant d’invitations informelles de la part des Natus que les tigres pourraient ou non accepter selon leur intérêt. Et toutes passeraient forcément par Vilma, la Batailleuse avait donc besoin de savoir de quelle manière les demandes lui pouvait être transmise. S’il y avait une façon particulière de s’y prendre, un moment précis pour cela, un endroit particulier où la retrouver sur le site Alpha.

Quoiqu’il en soit, Anelyn et Paresok s’occupaient des Tairis, leur proposant de les raccompagner à la Porte ou de leur présenter une salle commune où ils pourraient passer la nuit. Avant de partir les tigres saluèrent les Atlantes selon leur degré d'intimité avec eux. Vilma, fit donc une caresse de la tête affectueuse envers Erin et Alexander, et donna un coup de patte moqueur à John. Même Aya, frola d’un geste discret son corps à celui d’Erin, alors que Rashar et Eura émirent des sons doux pour saluer l’anglais.

Les deux heures suivantes Alexander les passèrent à grignoter, parler avec les Natus ou les tigres. Le temps passa affreusement vite et l’homme était sollicité de partout. Il n’était pas le seul, puisque John était vers les Natus : Paresok et Idène pour leur parler de cette escouade de cent quarante-huit valeureux soldats. Quant à Erin, elle semblait aussi au centre de toutes les attentions pour sa « fantastique » prestation dans l’arène. Au moins, elle avait gonflé d’honneur le cœur de ce peuple en faisant la mariolle en jupette de cuir.
Il revenu près d’elle, quand enfin le calme commençait à revenir sur la salle du festin.

« Tu as signé beaucoup d'autographes ? » Fit-il malicieusement pour l’emmerder un peu avec le franc succès qu’elle avait. Succès qu’elle n’aurait pas auprès de son chéri malheureusement.
« Non, mais j’ai eu beaucoup de proposition de selfie. », dit-elle avec tout le sérieux du monde alors que c’était tout bonnement impossible d’être sollicitée pour cela de la part des Natus. Une boutade dite avec aplomb, à la mode Erin en somme. Il était vrai qu’elle avait été pas mal demandée, par des Natus enthousiaste d’avoir la représentante Atlante en chair et en os à ce repas, accessible, souriante, et rhabillée. Elle n’avait pas vu la soirée passer elle non plus.

Il était l’heure de dormir et les tigres furent menée à leur appartements, sans avoir oublié le « câlin » du soir auprès de leurs Atlantes favoris. Même John avait eu le droit à son coup de patte de la part de Vilma. Une sorte de jeu, qu’ils avaient entre eux, quand la tigresse était venue passer du temps sur la cité. Elle avait « gardée » John qui se remettait de magna. Un rôle qu’elle avait pris à cœur, un peu trop même. Le colonel avait été impression et à la fois il avait trouvé ça drôle d’avoir une nounou tigre. Même si le rôle de Vilma qui le surveillait était pour l’occuper quand Erin ou Alexander était en réunion. Enfin qu’importe, John ricana en recevant son coup de patte et le rendit à la tigresse.
« J’aime mieux, ça qu’elle me retire mon pantalon … » Fit-il d’un œil moqueur vers Alexander et complice vers Erin, qui lui fit un clin d’oeil.

Suite à cela, la bienveillante Ascyl était venu à leur rencontre pour leur informer que “tout était prêt”. Elle mena gentiment Alexander, Erin et Sheppard jusqu’à l’étage pour leur présenter leur chambre...avec un lit unique à trois places. Elle était très bien décorée avec des dorures, des décors en tout genre, des petites statues. L’éclairage provenait des cristaux habituels, une petite manivelle à poulie permettait d’enclencher un système de toile qui recouvrirait le tout. L’endroit avait été visiblement bien préparé pour eux.

« Vous trouverez dans la petite pièce d’à côté une grande fontaine si vous souhaitez vous doucher. Assez grande pour vous trois. N’hésitez pas à faire appel à mes services s’il vous manque quoi que ce soit. L’administratrice tient à votre confort. » Fît soigneusement Ascyl.

La vieille dame les salua puis referma la porte derrière elle, laissant le trio face au résultat de leur petite blague du jour.

Comment réagir à cela ? Alexander ouvrit de grand yeux surpris, constant qu’ils avaient bien des lits pour trois. De leur petite blague il avait récolté un sacré fruit. Un peu pantois l’anglais, avec des ridules de rire qui se formait, surtout que John se retenait d’exploser de rire. Faut dire que le colonel, avait ouvert la bouche de surprise et d’un regard fuyant avait contemplé la pièce. La situation était tellement ridicule qu’il ne put s’empêcher de rire, suivit d’Alexander par mimétisme contagieux et un peu jaune.
« On l’a eu notre lit à trois !! Incroyable ! J’espère qu’aucun de vous ne ronfle ! » Fit le colonel hilare, il en pouvait plus. Il ne savait pas trop comment ils allaient s’en sortir et ressentait une certaine gêne à dormir avec ces deux amis. Généralement, il ne partagea sa couche qu’avec ses compagnes ou autres aventures. Même si à l’armé ont dort aux côtés de d’autres personnes, il y a une différence entre partager une tente, un sol ou un troue et un lit ! Un Fucking bed ! Alors, par gène et parce que la situation était tout bonnement rocambolesque il se marra.

Quant à Alexander, il ne se voyait pas spécialement dormir avec John, quoique bon au final il s’en fichait. Mais la présence du colonel allait l’empêcher d’avoir une discussion avec mademoiselle Steele. Et virer John, le temps que ça se passe, était pas très sympa mais surtout s’ils s’engueulaient l’ambiance allait être tendue et il ne désirait pas imposer ces problèmes de couple à son ami. Déjà que ça le gonflait prodigieusement d’avoir ce genre de règlement de compte ici, sur un “non chez soi”. Cependant, il ria, car la situation méritait d’être souligné par un rire, même si intérieurement cela le faisait vraiment chier. Si encore, il ne devait pas parler à Erin de son exploit du jour, cela ne l’aurait pas tant dérangé que ça au final. John est un ami proche, ça passe très bien pour l’anglais.

Son regard zyeuta la pièce, leur affaires, prévue pour la nuit dans des sac à dos était bel et bien là. On pouvait remercier la nouvelle assistante de direction, d’avoir fait passer les affaires sans qu’ils se les coltinent. On y trouvait d’ailleurs l’armure de spectacle d’Erin, ainsi qu’un paquet bien ficelé qui devait très certainement contenir la robe en pierre de feu.

« Non mais Erin bave... » Lança l’anglais naturellement, c’est plus fort que lui d’emmerder le monde. Et cela le détendait, puisque durant la marche, il avait commencé à réfléchir comment aborder le sujet délicat auprès de sa compagne et cela le stressait un peu.

Erin ne pensait plus à tout ça. Et pourtant, quand la bienveillante ouvrit la porte, pensant qu’elle allait montrer une chambre puis l’autre, et qu’elle vit ce lit IMMENSE, elle comprit tout de suite le problème et le malentendu. Elle considéra la chambre, spacieuse, bien décorée, lumineuse mais sans plus, bref, l’endroit idéal pour des choses moins avouables. L’idée que des personnes, s’étaient certainement envoyées en l’air ici, à trois, voir plus, fit frémir Erin. Elle ne savait pas si elle devait dire à Ascyl qu’il y avait un malentendu mais qu’ils étaient à deux plus un, et que le un en question n’entrait pas dans le couple du deux, mais ce serait certainement mal pris, surtout qu’elle comprendrait qu’ils l’avaient faite tourner en bourrique… Bref, ils n’avaient pas été malin sur ce coup là, et le boomerang leur revenait en pleine gueule. Les deux garçons commencèrent à rire quelque peu, prenant eux aussi conscience du “problème”. La jeune femme se contenta d’un sourire. Elle qui rêvait encore d’une douche, ou d’un bain (d’ailleurs cette fontaine avait acaparé son esprit et elle avait hate de voir ce que c’était) pour se relaxer avant de se laisser tomber dans un lit moelleux et accueillant, devrait encore patienter.

Ils allaient donc devoir dormir à trois. John était plié en deux, Alexander, plus jaune, surement à l’instar d’Erin, mais pas pour les mêmes raisons. Ce dernier la taquina un peu. Tout le monde essayait de prendre ça avec humour. John rigolait parce qu’il était géné surement, et Alexander dédramatisait la situation avec une pirouette. Le lit était suffisamment grand pour dormir à trois, sans avoir à se faire de câlin. C’était une situation pro, voilà tout, elle n’allait pas faire chier. Les joies des déplacements professionnels !

« Bien sûr que je bave, je ne sais pas si je vais dormir en travers, ou en large, ou même dans la longueur ! », dit-elle espiègle, souhaitant profiter de la largeur d’un lit extra king size !

« En diagonal, comme ça tu nous tiendras chaud en même temps ! » Enchérit John, qui était en train de marcher dans la chambre.
Alexander sourit et fit aussi son tour d’exploration, pour s'approprier l’endroit et défaire ces affaires du sac et celle d’Erin par galanterie.

La jeune femme quant à elle, restait plantée dans l’entrée, détaillant l’endroit du regard, avant de finalement faire quelques pas en direction du lit pour avoir un autre angle de vu.
« Je doute que vous soyez aussi confortable que ce matelas... », dit-elle en se penchant un peu pour en éprouver le moelleux en appuyant dessus avec sa main.

John ricana de plus belle, il était joyeux comme un pinson et il comptait bien contaminer les deux RDA de sa bonne humeur, surtout un. Il était content de cette journée et surtout de partager autant de chose avec un peuple, qui était une sorte de nouvelle famille. Il se sentait proche d’eux et pas seulement parce qu’il avait un lien avec l’une d’entre elle.
« Mais si ! Regarde mon bidou moelleux ! » Fit John en se tapotant le ventre, mais qui n’avait rien de super moelleux, puisque musclé par de nombreux entrainement. « Entretenu avec amour par les crêpes et autre sucrerie !! »
Il ricana franchement, comme un enfant survolté et l’anglais devait avouer que ce fut amusant. Il esquissa un rictus.
« Ton nouveau surnom va être brioche alors ! ».
« Owai, brioche c’est pas mal ! », dit Erin tout sourire. Elle se le gardait sous le coude.

Sur ces blagues John alla explorer la chambre et notamment la partie eau, qui l’intriguait, à croire que cet endroit était sujet à beaucoup de curiosité de la part du trio. Cependant il revenu très vite près de ces compères avec un air de gamin.
« Non mais c’est vraiment une fontaine ! Jouer les tourtereaux prend tout son sens ! On va se lustrer les plumes ! » Dit-il excité comme une puce ! Il avait hâte de s’y jeter dedans !
« Hum hum, je ne pense pas que tu aimerais que je te lustre ta plume… » fit l’anglais malicieux, sachant bien que le colonel, n’avait pas du faire exprès. Il avait bien que dans ce cadre qu’il se lâchait le baron ! Et en plus John était tout rouge ! Et la fontaine donnait des idées peu chastes à Alexander qui aimait les ébats dans l’eau. M’enfin il pourrait s’asseoir dessus ce soir ! Erin savait qu’au moment où John avait dit “se lustrer les plumes”, Alexander allait répliquer quelque chose. C’était obligatoire.
John avait beuger et avait pris quelques couleurs. « Hin ? Euh… J’ai encore fait un jeu de mot sexuel involontaire, je parlais de papouilles ! Tu es un obsédé ! Pauvre Erin ! »
« Oh oui pauvre Erin va ! Si tu savais mon ami ! » Fit Alexander en roulant des yeux en prenant un air parodique. Cela fit rire John.
« Je sais déjà, je suis son second mon cher ! »
« Tu aimes être le second … »
« Gnagnagna… jaloux ! »
« Je suis trop jaloux oui, j’ai toujours voulu avoir une blonde assoiffée de mon corps ! »
« Ne le dit pas trop fort ! Erin nous écoute. » John fit un signe de tête pas du tout discret vers Erin, qui de toute façon était au milieu d’eux, et qui roulait des yeux. « Ah oui mince … » Fit Alexander en baissant la tête pour se cacher légèrement. Cela donnait un peu de joie. Alexander savait qu’elle allait vite retombée.
« Je me ferai une teinture si ce n’est que ça. », répliqua-t-elle, loin de se démonter.
« Très bonne idée ! Faudra aussi quelques petits trucs et ça sera parfait ! » Il ricanait il n’avait pas foncièrement envie d’une réplique numéro deux d’Idène, John serait capable de lui piquer !

La porte s’ouvrit soudainement sans que personne ne se soit annoncé, coupant la chique à Erin qui allait demander ce qu’il voulait ajouter comme “trucs” en plus.

« En parlant de blonde assoifée de corps humain... », marmona Erin en faisant volte face pour voir qui entrait. Alexander leva la tête en entendant grogner Erin …

Idène entra comme si elle était chez elle, refermant la porte comme si elle ne s’ouvrirait plus jamais, tandis que son regard passait alternativement entre John et le couple. Un léger sourire en coin ajoutait à son air fatigué son éternelle expression de provocation. Elle s’était vêtue d’une nuisette assez légère qui lui arrivait jusqu’à mi-cuisse. Une petite tenue assurément prévue pour les nuits intimes et d’une couleur blanc immaculé. Un vêtement beaucoup plus rigide et sombre encadrait une bonne part de sa poitrine en redescendant en triangle jusqu’à sa féminité. La nuisette n’était pas assez opaque pour le dissimuler et il semblait que c’était volontaire.

« J’enrageais de répandre seule ma chaleur sur les draps de notre couche jusqu’à ce que j’apprenne l'irritante nouvelle, mon second. »

La Candide souriait, elle n’avait pas usé d’un ton chargé de jalousie. Elle semblait plutôt enjouée en s’invitant de la sorte, comme si elle s'apprêtait à partager le lit avec les trois autres personnes. D’un pas léger, elle s’approcha de John et fit glisser sa main le long de son avant bras. Son regard cerné par la fatigue se plantait dans le sien.

« J’ignorai que tu rendais visite avec tes liens. »

Son expression lui disait une sorte de “sacré cachottier va”.

« Surtout les verbalistes d’Atlantis, tu vises le meilleur parti. Est-ce que j’en fais partie ?...Ou en suis-je devenue l’indésirée ? »

Alexander se leva un peu étonner en voyant débarquer dans l’état le plus naturel du monde une Idène… L’information mit un peu de temps à venir au cerveau d’Alexander, qui était en train de se dire qu’il suffisait de parler d’elle pour l’invoquer… Puis, l’information fit tilt dans son cerveau… Elle était en ? Euh...d’accord. Bon, pudiquement l’anglais détourna le regard comme il le fait à chaque fois, même si la vision était agréable. Il reste un homme mais civilisé. Il se mordit la langue pour ne pas balancer une remarque sur la soirée qu’allait passer John au contraire de la sienne qui allait être merdique ! Il détourna le regard vers le militaire qui était abasourdi de voir Idène apparemment. Alexander essaya de capter son attention, mais en vain. Alors il tourna la tête un petit rictus suffisant sur les lèvres pour lui dire “bah c’est du propre tout ça !”.

Il n’y a pas à dire, elle est quand même très provocante cette Idène. Enfin bon. Mais il n’était pas au bout de ces surprises, puisque celle-ci croyait en effet… que les deux RDA étaient les liens de John. Alors, là… alors là, ce fut le “ponpon”. Autant cela l’aurait pu le mettre en colère mais là, la tête de John la situation gênante de la nudité relative d’Idène qui demande si elle pouvait participer, le fait qu’il soit tendu car il allait dire que le spectacle qu’a fait Erin était de la merde (bon non pas jusqu’a là mais soyons dans la surenchère) ... et cette situation de couple à trois, maintenant à quatre. Fit exploser de rire l’anglais qui se détournait. Il riait doucement se contenant, mais ce fut nerveux. Terriblement nerveux ! Il avait l'imagination florissante, ça tout le monde le savait et il ne put s'empêcher d’imaginer la situation cocasse… Et cela le faisait encore plus rire ! Surtout imaginant la tête d’Erin face à Idène voulant faire des trucs et même sa propre tête le faisait rire. Il se savait incapable de partager ce genre de chose avec un ami et une autre femme qu’Erin. Même s’il avait déjà pratiqué des plans à trois, il ne se voyait pas passer le cap avec Erin encore trop jeune dans leur relation et puis bon, il n’avait pas spécialement de désir de partager et surtout avec John et Idène. Plutôt ouvert d’esprit, ce genre de lien à plusieurs, ne l’avait que moyennement plu et il n’avait pas renouvelé l’expérience plus de deux fois. Mais quand même … une candide quoi ! Il était presque curieux de savoir ce qu’elles pouvaient faire, pour vanter le mérite du repos du corps et de l’âme. Si les pratiques Natus étaient différentes des terriennes … Enfin bon, qu’il ne commence pas à se turlupiner, c’est NADA. Au pire, il irait faire chier John pour savoir, et surtout le mettre mal à l’aise ! Tiens c'est une bonne idée, quand il s'embêterait, aller emmerder John sur ça ! Il nota dans un coin de sa tête cette prodigieuse idée.

Enfin bon, en tout cas, sur terre Idène serait vu comme une pétasse, une chaudasse et sa spontanéité était assez déroutante. Et là elle débarque en lingerie fine, l’anglais en aurait presque des idées à soumettre à Erin sur le coup. S’il n’était pas encore sujet à quelques irritations. La fontaine donnait envie et le contexte de cette planète aussi. Pourquoi diable Erin avait eu l’idée farfelue de se mettre en spectacle ? Attention rien de pervers en ça, puisque ce n’est pas la vue d’Idène qui lui avait donné des idées. Erin était la mieux placée pour savoir que l’anglais en avait pleins concernant quelques actes provoquants pour se chauffer et cela ne faisait pas de lui un obsédé. Enfin qu’importe, la situation actuelle était cocasse et Alexander était pris d’un fou rire difficilement contrôlable. Alimenté par son imagination.

John était en train de se faire charrier de toute part et se marrait doucement quand soudainement, Idène débarqua… et le colonel beuga littéralement la bouche entrouverte. Il cligna des yeux en la voyant en petite tenue. Il ne savait pas trop quoi penser, juste qu’il allait prendre cher ce soir et qu’il allait aimer ce genre de chose.

Idène parla, de quelle nouvelle elle parlait ? Puis il comprit en la voyant regarder les autres, il se sentit un peu mal à l’aise… non carrément mal à l’aise. C’est un côté un peu intime même si Idène n’était pas sa femme, elle restait liée à lui et il ne savait pas trop comment réagir. Heureusement qu’ils sont bon ami. Mais immédiatement il se dit qu’il n’aurait pas aimé voir Erin ainsi, enfin si en tant qu’homme appréciant les belles femmes, mais pas en tant que compagne d’un ami. Et puis ne pas voir son amie ainsi non plus. Bref, le colonel était un peu déboussolé et affichait une moue navrée aux deux RDA.
Bah lui non plus ne savait pas qu’il rendait visite avec ses liens… la blague allait loin ! Et ce fut à ce moment-là, que le visage de l’anglais se décomposait pour se mettre à rire doucement et la suite des phrases d’Idène déclenchant le fou rire d’Alexander qui n’en pouvait plus, même s’il essayait de se contrôler. John le toisa étrangement, le sourire aux lèvres essayant de ne pas rire en voyant l’autre imbécile se bidonner comme un dingue. Il ne l’avait jamais vu, se prendre une crise de rire aussi importante et cela valait le coup. Involontairement John se mit à ricaner. Il ne savait pas à quoi pensait l’homme, mais il n’était pas certain de vouloir savoir en fait.
« C’est quoi qui te fait rire l’anglais ? » Dit-il d’un air étouffé par les ricanements de mimétisme.
« Tvepasavoir... » Oui cela voulait rien dire, mais il ne pouvait pas parler.
John regarda Idène et eu un petit rictus…Il hésita à pousser la blague comme l’autre à se bidonner, il se foutait de sa gueule ? « Hum…Faut voir si les deux te plaisent aussi.» Il eu un rictus concupiscent en direction d’Alexander. C’est mal ce petit jeu, mais bon, il était le premier à le mettre dans des situations étranges. Chacun son tour et le boomerang était jouissif.

Idène s’était figée en le voyant rire de cette façon, son sourire s’était élargi alors qu’elle observait la scène en silence. Loin de se démonter, elle laissait sa main courir le long du bras de son second dans un fin contact électrique, de quoi accentuer la gêne qu’elle se plaisait à détailler. Demander à une candide de rejoindre la boutade, et surtout Idène, il n’en fallait pas plus pour qu’elle laisse son esprit provocant prendre le dessus. Elle se rappelait néanmoins de son obligation de préserver Hoffman de ses propos. Déjà parce qu’il fallait éviter l’incident diplomatique mais surtout parce que Sheppard le lui avait demandé. Et le colonel ne demandait rien sans une véritable raison : Idène respectait cela.
Elle avait également saisi le fait que le colonel n’était pas en lien avec les deux autres verbalistes. Son arrivée en nuisette la faisait rire elle-aussi, ainsi en tenue, devant des Atlantes qui n’étaient pas si intéressés. Un tel fou rire de la part du verbaliste Hoffman valait mieux que tout démenti à ce sujet : il était évident qu’il n’y avait pas de lien aussi poussé entre eux.
Il ne restait donc plus qu’une cible de boutade.

« Tu m’est bien suffisant mon second. Mais à choix offert de ton attention, j’ouvrirai mes draps à la verbaliste Erin, je lui en apprendrais moins de révulsion à l’assaut de mes embrassades en public. » Elle fit un clin d’oeil à Erin. « Je lui arracherai rires et soupirs par les assauts de mon corps. »

L’arrivée d’Idène était manifestement la goutte d’eau pour faire déborder le vase de l’anglais, qui explosa de rire en se bidonnant tellement qu’il n’arrivait plus à répondre de façon intelligible à John qui lui demandait, en ricanant, ce qu’il lui arrivait. Erin ne rigolait pas elle. Elle gardait une attitude neutre, mais plus fermée qu’avec les deux autres auparavant. Elle avait vraiment du mal avec cette femme, qui débarquait là en tenue ravageante à la vue de tous. Elle l’avait vite cataloguée dans les femmes “faciles” mais son curseur était en train de descendre encore un peu, et la catégorie suivante n’était pas plus reluisante. Elle faisait vraiment salope, et elle avait du mal à se dire qu’elle ne faisait pas ça avec tout le monde.

La blague allait loin, et arracha un soupir à Erin qui allait répliquer que tout ça n’était que poudre aux yeux et que le seul lien qui l’unissait ici, c’était avec Alexander. John était un ami. Elle qui rêvait d’expériences plus… exotiques, ne serait-ce que pour satisfaire une curiosité débordante qu’elle n’avait jamais vraiment assouvie, si ce n’était par le truchement de vidéos qu’un de ses copains de sa jeunesse mattait en boucle, n’envisageait même pas de tenter quelque chose avec cette femme. Elle lui sortait par les trous de nez, et c’était tant physique que moralement. Elle se trouvait chiante, car si John “l’aimait”, elle devait faire un effort pour son ami, mais elle ne le sentait pas amoureux, simplement désireux de se la taper, et elle comprenait pourquoi en la voyant dans cette tenue légère et affriolante, ne cachant pas vraiment la volupté de ses formes. C’était une concurrente, une vraie, et elle montrait sa séduction par tous les pores de sa peau. La brune n’était pas jalouse, habituellement, mais il ne fallait pas non plus aller trop sur ses plates bandes sans qu’elle ne réagisse, car il y a des limites à la décence.

Bref, elle poussa un soupir en se détournant, alors que John demandait s’ils lui plaisaient. Ce petit malin était en train de jouer à un jeu que les deux administratifs auraient très bien pu déployer à son encontre, pour le faire chier. Le fourbe ! Erin secoua la tête, ne pouvant s’empêcher de pouffer en se faisant cette constatation. A force de le charrier, il prenait le pli le colonel. Et voilà qu’Idène prenait le parti de la cibler elle. Quelque part, Erin préférait qu’elle eût fait ça plutôt que de répliquer un truc à l’attention d’Alexander, car elle n’était pas certaine qu’elle l’aurait pas collée à la porte. L’américaine se tourna et détailla de ses émeraudes la blonde. Ok, elle aimerait bien essayer avec une femme, et pourquoi pas à plusieurs, mais là, non. Pas avec elle. Pas avec cette réplique de film de cul qui ferait fantasmer n’importe qui en déboulant comme ça avec les yeux qui crient “ma chatte est en feu, j’ai besoin d’une lance ou d’une langue pour l’éteindre.

Elle faisait sa grognasse intérieurement, elle le savait, mais elle était usée par sa journée, sa journée à marcher, trépigner, puis le spectacle et les surprises non prévues, sa patience n’était plus de première fraicheur. Néanmoins, avec un calme olympien, et une attitude complètement fermée, elle s’entendit répondre d’un ton affable :

« Je ne doute pas de tes talents et de ton expérience, mais moi, j’aime réserver mes soupirs à une unique personne. »

Chaque mot n’était pas choisi par hasard, en bonne verbaliste qu’elle était. Elle enrobait dans son ton courtois et dans des phrases qui pouvaient en dire plus long, ses pensées peu élogieuses envers la Candide.

« Mais je suis certaine que ton second se languit de toi comme tu te languis de lui, et je ne pense pas que John veuille nous faire l’étalage de ses compétences au lit. », dit-elle en toisant John et Idène tour à tour. Et voilà comment avoir un lit de trois personnes pour deux et d’avoir une soirée avec Alexander. Oui, elle n’entrait pas dans le jeu et dans la blague, mais elle n’en avait pas envie.

L’anglais avait du mal à reprendre une contenance, surtout qu’Idène avait l’air d’avoir compris que ce ne fut qu’une vaste blague. Bon dans un sens, avec un homme qui est plié en deux, on ne peut que faire l’association. John y allait même de sa petite phrase provocatrice, qui fit écho chez l’homme, puisque bon, ce petit malin avait profité de la situation pour leur montrer qu’il apprenait vite et bien loin d’être bête, comptait bien mettre en boite les deux administratifs avec leur propre sauce. Alexander reconnaissait que ce fut très bien, ça pimente un peu plus ainsi !

Et sans plus attendre, Idène joua au jeu, Alexander ne la connaissait pas beaucoup, il n’avait pas vraiment d’expérience de dialogue avec elle, sauf peut-être la provocation qu’elle avait faite à Erin avant de partir. Il avait plutôt vu Idène pleine de doute et de peur face à téléporter et plutôt diplomate. Donc la femme excitatrice, il ne la connaissait que des ont dit et des quelques observations faites sur l’arène. Et puis là, ce soir qui débarquait en lingerie. D’ailleurs, par respect et parce qu’il était gentleman, il avait détourné le regard, mais cela était un peu stupide. Une candide n’avait pas de pudeur ou de gêne comme pouvait l’avoir le commun des mortels. Donc il décida de ne pas se voiler le regard, puisque n’ayant rien à conserver. Surtout que la blonde incendiaire avait décidé de répondre et elle trouvait Erin à son gout avec la pique, pour lui rappeler qu’elle va lui apprendre à aimer ses avances. L’image d’Idène embrassant une Erin farouche lui revenu en tête clairement. Ce n’est pas le genre de phrase que va apprécier la belle brune, il en était certain.

Petit à petit il reprenait son souffle et toisa sa compagne qui était complétement hermétique, mais répondait avec un calme olympien. Elle ne semblait guère apprécier cette visite ou la personne ciblée. Alexander, la connaissait suffisamment, pour comprendre son non verbal et cela le calma aussitôt. Erin n’était pas du tout dans la mesure d’esquisser un rictus ou même de jouer avec les perches. Bon, bah Idène l’avait mis dans un bon contexte, il n’aurait même pas besoin de la préparer.
Ainsi Erin répondit et Alexander était bien d’accord, il préférait rester l’unique privilégié. Encore une fois, il n’est pas franchement partageur avec les femmes qu’il aime. Ces expériences à plusieurs n‘avaient pas été avec des compagnes fixes, sans attache et sans lien de possession ou de fidélité.
Erin ne fut pas tendre du tout et cela allait péter sous peu. Alexander jeta un regard à John qui était tout aussi mal à l’aise, ne voulant guère arriver à ce résultat-là.

John était plutôt content d’avoir retourné la balance ! Fier de montrer que lui aussi pouvait faire “Steeman” ! Ou du “Hoffsteel” ! Par contre il n’avait pas prévu qu’Erin réagisse mal, malgré son petit rire. Ces deux phrases en réponse d’une Idène qui avait eu le bon goût de jouer le jeu, (tout en le chauffant doucement, mais bon petite tenue et provocation, ça fait son effet) était assez calme mais froide à la fin. John ne désirait pas ce résultat au contraire et il se sentait prodigieusement con. D’ailleurs, Alexander ne riait plus du tout et cela était signe que la conversation prenait un autre tournant.
Le colonel, n’aimait pas trop ce changement de situation et comptait bien rebondir sur la dernière phrase de son amie pour éloigner Idène et donc la source du problème… Mais celle-ci quitta le confort de ses bras pour se rapprocher d’Erin dangereusement. Immédiatement John envoya un regard anxieux à l’anglais, qui resta calme et le rassura du regard, Erin allait gérer de toute manière cela sentait la tension à pleins nez.

Sur ces mots, une lueur brilla dans le regard d’Idène, quelque chose de presque mauvais bien que limité. Ses mouvements de rejet et de négation ne lui avaient pas échappé mais, plus que tout, elle remarquait en elle ces ressentiments. Ajouté à cela le ton bien avenant avec le visage fermé et c’était la signature d’une hypocrisie bien peu appréciée. Pour Idène, Erin se comportait soudainement comme une petite fille gâtée qui ne voulait pas blaguer parce qu’elle l’avait simplement décidé. Cette animosité brouillée était en suspension dans l’air depuis un certain temps déjà, la Candide avait remarqué ces quelques signes savamment dissimulés sous l’épaisse politesse diplomatique. Pendant l’épreuve, avant, après, un ressenti d’un jugement de sa part qui n’avait pas lieu d’être.

C’était justement le genre de constat qui poussait Idène à aller plus loin sur la même voie. Ma façon d’être, de vivre, ne te plait pas ? J’apporte à l’humour et tu réagis ainsi ? Alors je vais t’en montrer encore plus, je vais pousser le bouchon, rien que pour toi. Dans cette circonstance, malgré son devoir et son respect envers leur qualité de verbaliste, la Candide se détacha de John pour approcher d’Erin d’un pas léger. Les mains croisées dans le dos, rognant la distance jusqu’à mordiller ses frontières personnelles, elle lui répondit d’un ton chargé d’arrogance :

« Mais peut-être que mon second n’a pas besoin de tes mots pour exposer sa pensée... » Répliqua-t-elle en mimant le ton d’Erin.

Cette proximité plutôt “réduite” lui déclencherait plus de colère, plus d’assentiments, elle le savait. Et elle le voulait. Idène passa sur son flanc en inspirant de manière un peu plus sonore, au niveau de sa chevelure, comme si elle respirait sa colère, sans que cela ne soit forcément animal, alors qu’elle maintenait son regard rivé dans le sien. Une bonne petite provocation induite qui trouva écho dans ses propos :

« C’est cela...candide n’est pas dupe, verbaliste. Tes soupirs ne vont pas être si divertissants ce soir...avec tel enthousiasme d’esprit en toi. »

Elle revint jusqu’à John pour jouer distraitement avec sa chemise d’une main, ses doigts accrochant un bouton qui céda.

« Demain, les cernes de nos hommes seront preuves de l’émoi de nuitée. Sauras-tu gagner à la comparaison ma “tendre” amie ? Ou verbaliste Atlante ne s’abaisse pas au défi face à Candide Natus ? »

Le sous-entendu soulignait le préjugé que semblait avoir Erin sur les candides. Idène n’en était pas certaine mais elle le ressentait ainsi. Elle ne se gênerait pas pour l’agacer avec.

Bon Idène faisait le chat et ne calma pas du tout les braises, elle souffla dessus même. Aie aie ! Le regard de John était évocateur, il voulait se barrer ou se cacher dans un coin, disant d’oublier tout ça. Mais Alexander, quant à lui était calme, observant la suite de l’échange. Il est vrai qu’Idène n’avait pas tort, il n’aurait guère de soupir ce soir. De toute façon, l’humeur d’Erin sur cette histoire n’y serait pour rien, il en serait l’unique cause.

L’anglais la suivit du regard alors qu’elle revenait vers le colonel, qui aurait aimé disparaître sur le coup. Elle lui fit céder un bouton de sa chemise, donnant un trou sur son costume de cérémonie un peu ridicule. L’homme regarda les mains d’Idène et se sentit rouge, non pas de honte ou de rien, mais parce que ce fut quand même pimenté comme phrase.
Alexander eu un faible rictus aimable. Bon, la massacre a assez duré, il avait une Erin a engueuler et là plus besoin de rire et cela en devenait ridicule.

Erin sentait la pression monter en elle alors qu’Idène s’approchait suite à ses réponses, comme si elle avait senti l’aigreur qui l’animait alors qu’elle faisait tout pour ne rien en laisser paraître. Quelque part, la Candide était taillée pour discerner ce genre de chose, pour s’adapter au « client », comme le disait Erin, refusant d’y voir là autre chose que de la prostitution. Elle savait que si elle faisait l’effort mental pour considérer les choses autrement, du point de vue de la culture Natus par exemple, elle parviendrait à envisager le métier d’Idène à sa juste valeur, mais là, elle n’avait pas du tout envie de faire le moindre effort cognitif. Pas avec une flambeuse en petite tenue dans la chambre en présence de son homme, et qui semblait magnétiser les mâles, sans gêne et sans pudeur. Quand même, elle était indécente non ? Erin avait du mal à retomber en pression, même si elle s’imposait une attitude neutre et sereine, fidèle à son masque composite bien planté sur son visage guère expressif.

Erin poussa un soupir non feint quand Idène lâcha John pour venir vers elle. La brune ne bougea pas d’un millimètre, mais toutes ses fibres musculaires se contractèrent alors qu’elle se tendait. Elle gardait le visage orienté vers la porte, mais ses yeux suivirent la blonde tandis qu’elle se rapprochait, un peu trop, frôlant la limite de son périmètre de sécurité et de relation interpersonnelle normale. Et voilà qu’au lieu de prendre sur elle et de se barrer, elle venait la provoquer de plus belle. Elle était tentée de répondre, à sa première phrase, quelque chose comme « gnagnagna » en reprenant son ton, mais elle s’en abstint car c’était complètement puéril. Elle valait mieux que ça quand même. Elle ne comprenait pas pourquoi elle le prenait comme ça, pourquoi elle sentait une sourde colère monter face à cette femme. Elle était sûre et certaine que ce n’était pas de la jalousie. Alors quoi ? Une compétition entre lionne ? Elle était au dessus de ça non ? En fait, elle avait le sentiment que sa façon d’être, un peu rentre dedans, charnelle, sensuelle, lui rappelait trop les pétasses de films X.

Et ça la saoulait, de même que son attitude provocante, surtout en cet instant. Et maintenant, voilà qu’elle voulait faire un concours à qui serait la plus chienne avec son homme ? Voilà, c’était ça ! Elle ne supportait pas les allusions constantes de la Candide sur son apparente faiblesse. C’était masqué, mais elle le sentait à chaque fois qu’elle se moquait d’elle face à ses réactions de reculs quand elle était trop physique. Elle prenait ça pour de la candeur, de la pudeur et ce n’était pas bien. Qui était-elle pour juger de son éducation et de sa culture ? Est-ce qu’elle le faisait elle ? Non, elle essayait de la considérer comme quelqu’un ayant une autre culture (bon ça ne marchait pas bien, si elle était honnête avec elle), et elle ne remettait pas toujours en question ses réactions. Nouveau soupir de la brune qui était à deux doigts de frôler l’incident diplomatique par une belle baffe bien placée. Elle crispa sa bouche et répondit :

« Je n’ai rien à prouver. ».

Elle était tentée de rentrer dans son jeu et de lui montrer qui était la meilleure au lit, mais ce n’était que de la provocation, et elle n’aimait pas ça. Elle resterait au dessus de tout ça. Elle n’avait pas besoin qu’une blonde sulfureuse remette en question ses compétences au plumard. Alex, s’il n’était pas content de ce côté-là, lui en aurait certainement fait part depuis longtemps, puisqu’ils avaient tendance à avoir une bonne communication. Alors qu’elle aille se faire foutre avec ses compétitions de chatte en chaleur à la con.

D’ailleurs, sur ces belles paroles, elle se détourna, non sans faire un sourire forcé à Idène, pour s’éloigner d’elle et prendre de l’air. D’ailleurs, Alexander s’avançait.

John se racla la bouche pour parler, mais Hoffman s’approcha d’eux, de son pas souple. Le colonel soupira un peu murmurant doucement.
« Bah voilà tu as provoqué le tigre… Après la tigresse… »
Il se détacha un peu, même si la perspective d’une nuit fatigante lui allait, il était plutôt enclin à faire ça, sans défis ou autre phrase très “Idènien”. Là, il avait plus trop envie, juste se barrer et s’excuser auprès de ses amis. Surtout envers Erin, puisque l’anglais, de toute façon on sait jamais ce qu’il pense !

Alexander se figea à quelque mètre d’eux, un gros chat majestueux.
« Pas besoin de défis de ce genre pour savoir qui le remportera. La victoire est Natus bien entendu. John a bien mérité une nuit agitée depuis le temps qu’il l’attend. » Fit Alexander et se tourna vers la porte, geste évident pour dire “oust” poliment.
« Amusez-vous bien. » Il leur fit un rictus presque amusé, mais complice vers John, pour lui dire qu’il n’était pas vexé ou énervé.

John hocha la tête et pris Idène par la main, il allait sortir sans prendre son sac, quand Alexander lui envoya malicieusement. Le colonel, le receptiona poussa Idène vers la porte, avant qu’elle ne se fasse bouffer ou qu’il ait un combat de femme ! Manquait plus que ça ! Franchement, il aurait dû se la fermer en voulant faire le malin il avait déclencher une guerre ! Il revenu prestement vers Erin et lui claqua un bisou sur la joue en lui disant :
« Désolé ! » et prit la porte immédiatement rejoignant Idène dans le couloir.



GleekOut!

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    Alexander Hoffman
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Erin Steele ♦️ Alexander Hoffman ♦️ John Sheppard

Du coté d'Erin & Alexander




Quand la porte se referma enfin sur John (et sur les rires d’Idène qui faillirent faire vriller pour de bon la brune), lequel s’était montré mignon en revenant lui faire un bisou et en s’excusant, Erin sentit une pression retomber. Elle détestait cette femme, maintenant, elle en avait la certitude. Ça la faisait chier pour son ami. L’administratrice n’en voulait pas du tout au Colonel, qui n’y était pour rien. Elle savait qu’elle avait un peu déraillé, comme l’aboutissement d’une patience qu’elle n’avait plus et qu’elle avait usé avec Idène depuis l’arène. Elle aurait dû rentrer dans le jeu, faire des blagues, des boutades, mais non, elle avait senti la moutarde lui monter au nez et elle avait fait sa connasse. Ça faisait bien longtemps que ça ne lui était pas arrivée, ce genre de chose.

Proche du lit, elle était en train de taper sur le coussin pour lui faire prendre une forme qu’il avait déjà. Elle poussa un soupir, et balança à Alexander, qui était le seul dans la pièce maintenant.

« Je te préviens Alex, je ne passe pas un weekend avec John et sa « copine ». », dit-elle en faisant bien les guillemets, en laissant tomber le malheureux oreiller qui n’avait rien demandé, lui.

Alexander retira ses chaussures qu’il mit près du sac. Il rejoignit Erin. C’est horrible, il sait qu’il va l’asticoter dans le mauvais sens du terme, déjà qu’elle était à point et pourtant il ne peut pas s’empêcher de faire le finaud en lui envoyant une boutade. Il doit aimer jeter de l’huile sur le feu. D'ailleurs il faudrait remercier Idène d’avoir agacé Erin ! Elle va lui foirer son engueulade ou l'empirer ! Yoyouy ! Il avait trop envie là ! Le pire, c’est qu’Erin devait se dire “enfin tranquille” et bien non que neni !

« Oh vraiment ? Je ne sais pas pourquoi tu dis ça, tu as l’air de tellement aimer ta nouvelle meilleure amie ! » Il lui fit un petit rictus malin. N'empêche cela avait frôlé le combat de minette là !

Erin haussa des épaules et secoua la tête face à l’ironie du jeune homme. Elle était contrariée et ça ne redescendait pas. C’était le fait de s’être contenue, c’était assez frustrant. Elle posa ses fesses sur le lit pour défaire ses escarpins, appréciant d’avoir les pieds à l’air libre. Elle avait envie d’aller voir cette fontaine de plus près pour se prélasser un peu.
« Elle ne te dérange pas toi ? », demanda-t-elle simplement alors qu’elle poussait ses chaussures vers le pied du lit.

Alexander l’observait avec attention, voyant bien qu’elle ne décolérait pas du tout. Il resta planté, stoïque la toisant avec attention, comme pour connaitre le moindre de ces ressentis.
« Hum. Je ne la connais pas beaucoup. Il est cependant vrai, que son côté provocant limite vulgaire est peu appréciable. Surtout qu’elle semble essayer de piquer, comme une compétition féminine. Et ça, ça me dérange. » Là ça sentait la belle amorce sur l’arène.

Erin acquiesça, étant sur la même longueur d’onde que l’anglais, comme souvent d’ailleurs. Elle se redressa, lui jetant un coup d’œil. Il était en train de la détailler, pour jauger de la profondeur de son ressenti. Ce devait être la première fois qu’il la voyait ainsi. Qu’importe.
« C’est ça aussi qui me dérange. Je fais si prude que ça pour qu’elle juge que je ne sâche pas satisfaire un mec ? Franchement, elle me balance pique sur pique, au bout d’un moment, j’encaisse plus. »

Il y avait bien plus, comme les surprises pendant l’épreuves, qu’elle n’avait toujours pas digéré non plus. « En fait, elle cherche à m’embarrasser j’ai l’impression. Les flammes, les faux Wraiths, les flèches, je n’étais au courant de rien et je me retrouve à gérer ça alors que je n’étais déjà pas à l’aise avec le reste. » Elle accompagnait son discours de geste non verbaux adaptés. « Et du coup, j’ai l’impression qu’elle cherche à me mettre en difficulté, mais qu’elle m’aide, donc c’est ambivalent, alors je me dis qu’elle fait ça pour paraître plus grande en m’aidant, mais à quelle fin ? Je ne suis pas une menace pour elle si ? » Comme d’habitude, Erin partait dans des hypothèses multiples et elle amenait sur un plateau d’argent le sujet du spectacle.

L’anglais ne comptait pas s’asseoir, mais bien rester debout, une manière de voir toujours le visage de sa compagne et ces prochains mouvements. Ainsi, Idène ne faisait que lui envoyer des piques ? Cela était quand même étrange après tout. Se mettre volontairement dans une compétition. C’est courant chez les femmes surtout quand elles sont belles et habitué à être l’unique… mais les Natus avaient-ils pas un comportement plus noble que les terriens ? Il n’en savait trop rien, ne connaissait pas vraiment la psychologie « standard » de ce peuple. N’ayant observé que celui de noble guerrier à la fierté si grande qu’ils ne supporte aucune domination.

Alors qu’il méditait sur ça, pour apporter des hypothèses, Erin se jetta dans la gueule du loup. Ainsi donc elle n’était pas au courant de toutes ces conneries ? Le regard de l’anglais se fut un peu plus dur. Bon, il aurait été en colère contre elle, si elle avait choisie de faire tout cela volontairement, là elle gagnait des points d’empathie. Ce qui était non négligeable. Par contre, c’est un peu pervers aux Natus de ne pas lui avoir tout dit. Enfin bon, il pointerait ce sujet après.

« Je ne sais pas si tu es une concurrente pour elle. Tu ne conçois nullement John ou Paresok, tu ne te mesure pas à lui voler ces prestations de son métier et tu n’es pas en mesure de lui faire de l’ombre dans cette arène. Elle doit être juste ainsi, provocatrice et aimant jouer. Vu comme elle est venue, faut du culot et une bonne dose d’assurance. » Il soupira un peu « Et quand bien même elle te voit comme la prude de service ou la femme à abattre. Qu’est ce que ça peux te faire ? Tu t’en fiche Erin, tu n’as pas à prouver à une sorte “d’escort girl guerrière” que tu sais satisfaire un homme et que tu es plus haute qu’elle. Tu es une dirigeante, elle est quoi ? Rien, au niveau directionnel de son peuple. » Il n’était pas sur du terme, mais cela était le plus juste, l’escort ne couche pas forcément et soulage souvent le manque de compagnie ou permet de briller en société. « Ignore là, elle se lassera. » Fit-il en haussant les épaules.


Ce que disait Alexander se tenait, et quelque part, elle se trouvait stupide de s’être enflammée sans avoir analyser la situation froidement comme elle pouvait le faire habituellement. Au lieu de ça, elle s’était entrainée toute seule dans une pente glissante, instaurant peut-être elle-même, par son comportement, le malaise. Il avait le don de remettre en perspective les choses, mais il n’empêche qu’elle ne décolérait pas vraiment. Elle voyait très bien ce qu’il voulait dire. Alors… Etait-ce de la jalousie de la part de la Candide ? A propos de quoi aussi ? Sa fonction ? Ce serait quand même sacrément surfait.

« Tu as sans doute raison... », soupira-t-elle, lasse de ces conneries. « Et après on dira que seuls les hommes une fierté mal placée. », rajouta-t-elle, pour faire un trait d’humour.

« Bref. », fit-elle pour couper court à cette conversation. Elle ne voulait pas que ce sujet soit ce qui allait caractériser cette soirée. Elle approcha de lui tranquillement tout en le considérant. « Sacrée journée. »

Il n’avait pas de solution à lui donner malheureusement. C’est un choc culturel comme un autre au final. Elle ne pouvait rien y faire. « Choc culturel surement. » Il ne joua pas la fierté en disant que oui, il avait peut-être raison car il n’en savait rien. Et cela était peut-être déroutant. En tout cas, il sourit amusé. « Les femmes sont pires que les hommes » dit-il avec une petite moue en retroussant le nez.
Alexander ouvrit les bras, sentant qu’elle voudrait s’y refugier. Cela avait été fait naturellement et il combla la distance. C’est après qu’il se dit que ce n’est peut-être pas le mieux à faire pour s’engueuler après. Mais bon, autant apaiser certaine tension. Il lui chassa une mèche devant les cheveux, en la tenant de l’autre main tendrement. L’anglais se trouvait moins en colère qu’avant, le buffet et tout se qui s’était passé avant avait tasser la chose. Mais, il se devait de lui en parler pour être franc avec elle.

Tout en caressant le haut de ces cheveux, il la toisa et parla plus doucement.
« Oui et elle n’est pas fini. J’aimerai parler de l’arène… Pourquoi tu as décidé de t’y rendre ? » Il n’était pas agressif bien au contraire, le double ton de sa voix douce trahissait un besoin de comprendre avant de la juger réellement. Il serait mentir, qu’il avait eu honte de s’être autant emporté.


Elle était bien dans ses bras. Oui, elle était en plein choc culturel, et elle se disait quand même que les femmes ici, étaient assez indépendantes pour se promener presque à poil dans les couloirs, pour occuper toute sorte de poste aussi important que les hommes, et ce n’était pas plus mal en réalité. Mais en effet, elle n’aimait pas l’attitude ouvertement provocante d’Idène, qui en plus de ça, savait très bien qu’elle dérangeait la verbaliste, et pourtant, elle continuait à la titiller. Du coup, Erin ne voyait pas ça comme de l’humour, mais plutôt comme une agression.

Elle ferma les yeux alors qu’il posait finalement une question sur l’arène. Ils n’en avaient pas parlé de la soirée, pas même à son retour pour le repas. Elle ne savait pas trop pourquoi il n’avait abordé le sujet, et par pudeur, elle avait préféré rien lui demander. Déjà que tout le monde la sollicitait pour ça. Lovée contre lui, elle tenta de lui répondre :

« Un mélange de coup de folie, d’envie d’essayer, de répondre à la provocation de cette femme – mais on ne m’y reprendra plus – d’envie de t’impressionner, de relever un défi pour moi-même, de te placer en spectateur pour une fois, le goût de l’aventure, et la sensation bien illusoire de se sentir toute puissante parce que je n’ai plus de diabète. »

Il put sentir ses épaules se lever et retomber, alors qu’elle termina de donner ses raisons :

« J’avais besoin de savoir que je pouvais le faire, que je n’étais pas qu’une bureaucrate plantée dans son bureau, et… ce ne devait être qu’un parcours d’agilité, il ne devait pas y avoir toutes ces conneries. Alors je me suis dis, pourquoi pas, comme un coup de tête, une impulsion. Je savais que si je réfléchissais, je ne le ferai pas, alors j’ai foncé avant de considérer les choses dans son ensemble. »

Elle laissa un silence s’installer, suffisamment court pour ne pas laisser le temps à Alexander de répondre, ou de méditer ses propos, et elle marmonna dans sa chemise, les yeux toujours fermés :

« Je suis certaine que tu as passé un moment horrible. J’ai pensé tout le contraire pendant le spectacle, et ton mutisme, ton éloignement, même léger, m’ont fait réfléchir. Et tu es ce que tu es.. »

Alexander l’écoutait attentivement, de toute façon, son cerveau était passé en mode : j’analyse tout pour ne rien louper. Une forme de défense et d’attaque aussi. Il avait donc quelques points où il avait eu raison, elle voulait preuve quelque chose alors qu’elle n’avait pas à le faire. L'impressionner lui ? Mais elle n’avait pas besoin de faire le singe ou la danse du ventre avec du feu. Manquait-elle de confiance pour oser se dire cela ? Après bon, il pouvait comprendre, il était particulièrement fier quand il réussissait un coup de maître et lui montrer, juste pour lui donner des étoiles dans les yeux et lui montrer qu’il déchirait comme copain. Cela gonfle l’égo et la reconnaissance de l’autre était primordiale.

Après il y avait le surplus de confiance, puisque libre de cette contrainte que fut le diabète et on revenait sur le besoin de se prouver quelque chose. Était-elle en train de faire une petite crise de remise en question ? Hum si ce n’est que ça, il pouvait très bien dire comme il la voyait et les chose était réglé.

En tout cas, il ne pouvait pas en placer une seule… Sauf à la fin, ce qui l’intrigua, il était quoi ? Un anglais trop intellectuel ? Par contre, il était un peu étonné qu’elle ait compris, mais dans un autre sens, s’il avait aimé, il serait venu la féliciter ou même la voir et la chercher. Là ce fut niet. Il est quand même dur comme mec parfois … Il se sentait un peu con d’avoir été en colère et à la fois, il avait ses raisons et il ne pouvait pas les traiter de stupides. Il devait faire avec celle d’Erin qui pour le moment n’était pas digne d’être trop puérile, quoique bon… le coup de tête ce n’est pas très judicieux… Après lui aussi en faisait pleins donc il devait se taire sur ça… Et puis bon, il ne voulait pas trop chercher pour le moment. Il attendait qu’elle finisse de se justifier. Et il ferait le tri avant de livrer a son tour certaines choses.

« Et je suis quoi ? » Dit-il en attendant la suite de son monologue qui n’était peut-être pas si fini que ça.

Elle avait fait mouche, elle le savait, et sa question en était la preuve.
« Tu es un homme qui prend soin de moi, qui me protège, qui se montre courtois, patient, intéressant, et tu me considères beaucoup comme une femme intelligente, bref, il suffit que j’observe ce que je vois dans tes yeux quand tu m’observes et je suis renarcisée pour vingt ans, et je ne m’en plains pas hein... », dit-elle en pouffant légèrement, consciente qu’elle allait le gêner. « Et de me voir dans une situation que je ne maitrisais pas, avec des hauteurs, des flammes, des combats, et tout le reste, tu as du te sentir impuissant dans ton désir de me protéger, et je suis sûr que tu as pesté en disant : … » Elle imita une voix plus masculine. « Mais quelle conne à se lancer là-dedans alors qu’elle est pas sportive et chochotte comme tout ! ».

Elle ouvrit les yeux et les remonta pour observer le menton de l’anglais.

Oui elle avait raison, il était gêné mais il avait quand même déclenché cet état en lui demandant de continuer. Mais bon au moins, elle relativisait et se savait un peu bête d’avoir fait cette arène et tout ce bordel. Franchement, pourquoi il s’inquiétait ? Il était persuadé qu’ils allaient se pouiller le nez comme des perroquets ! Mais non, encore une fois ce ne fut pas le cas. Ils savaient communiquer, là était peut-être la différence.
Il pouffa de plus belle, en l’entendant imiter une voix d’homme, il lui caressa les cheveux distraitement.

« Je n’ai pas pensé que tu étais une conne, mais c’est un peu ça oui. Surtout que je ne comprenais pas pourquoi tu t’es lancée dans cette aventure. Je te voyais mal dire oui, à tout ça. Je ne trouvais rien de logique, mais bon le coup de tête n’est pas franchement digne de la meilleure des logiques. Tu m’as mis dans une colère noire, je ne vais pas te le cacher. Au point que tout l’atmosphère autour devait être de cette couleur, vu la tête des tigres et de Vida. Mais ce fut avant tout de la peur en voyant ce délire de flamme et tout le reste. Vida a eu du mal à me dire que ce fut du fake. Et heureusement qu’elle me l’a dit sinon, je crois que je demandais l’arrêt immédiat de cette épreuve. J’aime le poisson mais pas la sirène grillée. » Il lui claqua un bisou sur le front « Par contre, il y a quand même des points positifs, tu es allée au bout et tu t’es bien battu. Donc la chochotte elle a pas fait sa princesse » Dit-il avec un peu d’humour.

Ainsi donc, il était en colère. Cela expliquait sans doute pourquoi il avait gardé ses distances et qu’il n’était pas venue la réceptionner à la sortie, en dehors de ses obligations diplomatiques bien entendu. Même si elle conservait une posture de relaxation, dans ses bras, son esprit et ses oreilles étaient grands ouverts. Elle imaginait clairement l’ambiance autour de l’anglais qui devait mugir intérieurement, et ça se sentait à l’extérieur. Surtout avec des félins, quand même pas mal réceptif aux émotions, aussi masquées soient-elles.

« Oui, je suis assez fière de moi, même si j’ai pensé souvent à laisser tomber. La faute à ses surprises idiotes. C’était déjà assez compliqué sans m’en ajouter, mais manifestement, ce n’était pas l’avis d’Idène. ».

Elle était contente d’entendre ces quelques mots positifs dans la bouche de son homme. Elle frotta sa tête contre son torse avant d’ajouter, pour répondre au reste, afin de lui montrer qu’elle avait attentive à ses propos :

« Enfin, je ne voulais pas que tu sois embarassé ou furieux contre moi. Ce n’était pas le but. Je crois qu’avant de le faire pour quiconque, je l’ai fait pour moi. Tu sais, mon diabète, je l’avais depuis que j’étais enfant, et on me disait toujours : Erin, du sport oui, mais pas trop. Et mon père venait toujours avec moi pour courir, mon prof était attentif quand j’étais à l’école, quand je faisais du sport. Je n’ai jamais pu vraiment… Je ne sais pas… mais faire n’importe quoi avec ce corps. C’est stupide, mais j’avais besoin de savoir si j’étais capable sans qu’on me bride. Maintenant que je le sais, je ne le referrai certainement plus, je me suis amusée moyennement. ».

Alexander avait cherché le positif et combattu sa colère assez dure pour en trouver donc il était logique qu’il en parle aussi. Car ce ne fut pas que négatif. Après, il n’était pas fier d’elle ni impressionné, car il aurait aimé un autre contexte que cette surprise peut appréciable. Et cela il se le gardait pour lui, de toute façon, la colère avait tout brûlé et il s’estimait calme et a nouveau enclin à être normal, ne désirant pas enflammer les braises chaudes. Et il n’y avait plus de raisons.
« Heureusement que ce ne fut pas la but. » cela aurait été le pompon et là, ça aurait très mauvais pour leur couple. Il continua ses caresses, puisqu’autant elles faisaient du bien à sa chérie elles lui en faisaient aussi, comme agissement. Après tout, n’avait-il pas eu l’envie de la récupérer et de la soustraire à tout ça ? Cela était égoïste dans un sens, mais les cris ou autre efforts douloureux qu’elle avait mit sur son visage était évocateur.
« Maintenant tu sais. Après niveau épreuves, cela devait être fait d’avance. Vu les réactions Natus, cela devait être normal pour eux. Du spectacle simplement, de quoi épater la galerie, sauf qu’ils ne savaient pas que tu n’étais pas préparée à tout cela. » Il se tut un peu savourant le calme et surtout que la tension était envolé ! Il était bien con à stresser quand même. « Tu vas en faire quoi de ta tenue de Candide guerrière ? »

Oui heureusement que ce n’était pas le but, mais si elle devait en arriver là, elle ne serait plus en couple avec Alexander. Elle n’avait pas envie de lui faire du mal ou de lui causer des tords. Elle était amoureuse, et vouloir le mal de l’être aimé n’était pas compatible avec cette notion sentimentale. Tout comme lui, elle pensait que les épreuves étaient préparées d’avance, et ce n’étaient pas les réglages qu’Idène faisait qui allaient démontrer le contraire.
« Je pense aussi. J’aurai peut-être dû me renseigner un peu plus plutôt que de faire confiance à une femme qui me provoquait. Ça m’apprendra tiens. ».

Elle étouffa un petit rire désabusé. Elle se sentait idiote quand même, mais d’un côté, elle avait fait une prestation dont elle pouvait être fière, malgré toute l’aide reçue par Idène. Qu’importe, maintenant c’était fait.

« En parlant de ça, je n’étais pas totalement emballée en arrivant dans les vestiaires, mais quand elles m’ont montré les tenues, je me suis sentie pousser des ailes. ». Elle ricana à ce souvenir. C’était stupide, l’habit ne faisait pas le moine, mais parfois, ça jouait quand même. Elle le força à se décaler légèrement pour pouvoir mettre le sac de toile en vision, soigneusement disposé dans la chambre. « Il est là dedans, j’ai eu le droit de le garder. ».

Elle se décolla un peu de lui pour le toiser, les yeux pétillants.
« Tu veux que je le remette ? »


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Erin Steele ♦️ Alexander Hoffman ♦️ John Sheppard

Du coté d'Erin & Alexander



Il était presque normal, qu’elle fasse confiance, après bon Alexander n’était pas certain que le but d’Idène était de la rendre ridicule sinon elle ne l’aurait pas aidée ou même proposé de participer à ce genre de chose, alors que les Tairis sont là. Cela serait du suicide et bête. Lui était du genre à tout demander avant de faire son choix, ce ne fut point le cas de sa compagne qui avait eu le droit aux surprises. Elle ne refera plus la même erreur maintenant. Et il le valait mieux.

L’anglais, se fit la remarque, qu’à chaud, il aurait été bien moins calme et patient, qu’il aurait pu même être odieux, mais plus deux deux heures s’étaient écoulée entre là et le spectacle, ce qui avait laisser un temps nécessaire pour se calmer et prendre du recul dessus. Et puis bon, Erin avouait sa connerie. Donc n’est-ce pas le principal ?

Il ne répondit pas, la laissant rire de son idiotie, surtout qu’elle enchainait sur les tenues. En toute franchise, il ne savait pas trop si c’est son éducation ou parce qu’il est un homme. Il aurait pas du tout été emballé par les tenues, surtout en public. La culture terrienne et frileuse concernant les habits trop court surtout pour une épreuve d’agilité qui demandait d’ouvrir les cuisses. Il se souvenait clairement de sa pensée à ce moment-là. Il s’était demander ce qu’elle foutait à demi à poil en version de Xena ! Et il s’était senti un peu embarrassé de voir les mouvements de corps d’Idène qui était là, comme un hymne à la femme mais presque vulgaire dans sa gestuelle provocante, ne désirant pas qu’on assimile sa compagne à ce genre de pensé. Mais, il avait été le seul, à se questionner sur cela. Les Natus avaient une autre perception et tant mieux. Maintenant, il se demandait si les hommes, pouvait avoir la version « mâle » de cette armure de cuir ? Cela aurait un côté barbare !

Ces pensées prirent fin quand elle lui demanda d’un regard pétillant, si elle voulait qu’elle la remette. Sur le coup, il répondit d’une manière très spontanée.
« Non pas du tout. » Il ne l’avait pas trouvé des plus désirable, mais c’est à cause du contexte et pour le moment cette armure n’était pas dans ces bonnes grâce, même si elle donnait des idées cochonnes. « J’ai vu ta petite sirène aussi » Il joua encore avec ces cheveux, admirant les pierres de feu qui étaient dedans, pouvant enfin tripoter cet écrin soyeux dans une sphère privée. « En parlant d’eau, je vais me baigner dans cette fameuse fontaine ! » Dit-il en lui tapotant les fesses et il se détacha d’elle avec un regard charmant.


Erin haussa des épaules. Elle ne voulait pas spécialement enlever encore une fois ses habits pour en remettre d’autre. D’un côté, elle aurait bien enfilé ce qu’il y avait dans l’autre paquet finement ouvragé. Très certainement la robe de pierre à feu. Mais bon, elle avait la flemme. Ce n’était pas comme-si elle s’était changée deux fois aujourd’hui… Elle espérait bien qu’il avait vu sa petite sirène, elle n’était là que pour lui à la base. Elle accueillit cette déclaration avec un sourire, et elle le laissa se détacher d’elle alors qu’il pensait prendre un bain dans la fontaine, qu’elle n’avait pas encore vu au demeurant.

« Je crois que je vais t’accompagner. Que serait une sirène sans eau ? », dit-elle avec une forme d’espièglerie.

Après une journée professionnelle remplie où elle n’avait pas pu être près d’Alexander, dans la neutralité normale de leur couple, et pas dans celle de leur vie active, elle rêvait de passer du temps avec lui, et elle était certaine qu’elle ne serait pas de trop dans cette baignoire version Natus.

Elle espérait qu’Ascyl ne viendrait pas à l’improviste, mais sa culture terrienne lui laissait penser que non, ou bien qu’elle frapperait à la porte. Bref, John était parti avec Idène, ils devraient bien avoir un moment à eux pendant quelques heures non ?

Elle l’accompagna jusqu’à ladite fontaine. Effectivement,elle était plutôt grande et offrait un cadre de bain / douche sans commune mesure avec ce qu’ils pouvaient déjà connaître. Un rapide passage de sa main sous l’onde lui laissa penser que la température était parfaite, et il n’en fallait pas plus pour qu’Erin veuille absolument tester. Même si elle avait pris bain après sa démonstration, elle mourrait d’envie de recommencer, surtout dans un cadre semblable. Qui plus est, elle avait l’impression de sentir la viande grillée, et ce n’était pas pour lui plaire. Elle approcha de son homme et commença à lui retirer son noeud de cravate puis elle s’attaqua aux boutons de sa chemise au travers de sa veste ouverte. Elle comptait bien le mettre nu elle-même manifestement, comme pour prendre le temps de se retrouver.

Elle continua ce faisant, la conversation :

« Pour le moment, la mission diplomatique semble être un succès total. Et Anelyn qui nous sort le grand jeu avec son escouade extérieure. C’était quelque chose. »

« Une sirène comme dans la mythologie grecque. » Fit l’homme en lui répondant sur une sirène en eau. En effet les grecs avaient une définition bien moi belle de la sirène et indéniablement Alexander préfère la demi saumon à la demi aigle. Même si dans tous les cas, les hommes se font piéger par ces chants. Était-il un marin ? Peut-être bien et il ne regrettait pas d’avoir cédé aux chants d’Erin.

Ainsi, donc il alla dans cette salle de bain, un peu décalée de ce qu’il avait l’habitude de voir. Se baigner dans une fontaine, voilà une nouveauté et totalement légal et non fait sous une boutade quelconque. L’eau avait l’air chaude, comme en témoigne la vapeur d’eau qui s'échappait des ondes. Le regard de l’homme se perdit sur les nappes d’eau mousseuse de la cascade qui s’engouffrait dans l’eau calme du bassin, la réalité fut ramenée quand il sentit qu’on lui défaisait sa cravate et les boutons de sa chemise. Immédiatement son regard alla sur le visage de sa compagne, se laissant faire.

« Ils se sont donnés beaucoup de mal pour recevoir les Tairis. Oui, j’espère que l’alliance militaire va être un franc succès. Je sens qu’il va falloir leur montrer le plus d’environnement possible. Vivre dans une grotte ne les a pas ouverts sur la diversité des mondes. » Il passa une main dans la chevelure soyeuse d’Erin avec un rictus emplis de tendresse.

« Comme Ariel surtout. », fit Erin pour rester dans des considérations plus sympathiques pour illustrer sa petite sirène. Elle trouvait le dessin de cette dernière drôlement beau, et elle adorait les cheveux de la Petite Sirène de Disney. Quoiqu’il en soit, la fontaine était tout à fait adaptée à un conte raconté par les célèbres studios.
« Je répondai à ta question des sirènes sans eaux. Ariel est avec de l’eau ma chère. »Il lui tira la langue en lui pinçant les hanches.

Alors qu’il lui répondait, Erin était venue à bout des boutons de la chemise, l’ouvrant complètement pour découvrir le torse blême de son compagnon. Elle n’avait rien contre la peau blanche, préférant d’ailleurs retrouver cette teinte chez un homme que le hâle d’un surfeur par exemple. Ça ne l’empêchait pas de faire bronzette pour elle-même, mais là n’était pas la question. Les multiples cicatrices se dévoilèrent dans le même temps, stigmates du passé qu’elle ne voyait même plus tant ils faisaient partis du paysage de son anglais désormais. Elle laissa ses mains courir sur son torse, avant de remonter vers ses épaules pour accompagner le mouvement du tissu afin qu’il se retrouve torse nu. Elle posa le tout sur un support prévu à cet effet, du moins le pensa-t-elle.

« Je le pense aussi. Ce peuple vit en autarcie et en autonomie depuis bien longtemps maintenant, et ne serait-ce que pour la préservation de son patrimoine génétique, il faut qu’il s’ouvre aux autres mondes. Commerce, alliance, échange… »

Erin continuait la discussion ainsi lancée, tout en défaisant la ceinture puis le bouton du pantalon pour le laisser glisser. S’il n’avait pas encore enlevé ses chaussures, elle y prendrait part avant de défaire complètement le tissu de ses jambes et de le poser dans le sens de la couture avec la chemise et la veste.

« Ils me semblent tout à fait prêt à cela et je pense qu’ils vont très vite apprendre. »

Ce n’était pas une mauvaise chose, bien au contraire, pensa la jeune femme qui ne craignait pas qu’un peuple prenne de l’essor. Ils ne feraient pas de l’ombre à Atlantis, et quand bien même cela devait arriver dans les prochaines décennies, quel mal y avait-il ? Sur ces quelques mots, elle fit descendre le sous-vêtement de son compagnon, le mettant définitivement à nu.

Alexander se laissait faire tout en discutant avec sa compagne. Il frémissait doucement en sentant le changement de température. Mais cela ne durera point vu la chaleur de l’eau non loin. Les caresses sur son torse avaient quelques d’autres effets en contre bas. Et une fois sans vêtement il l’embrassa sur le front, pour rejoindre les ondes. Erin le poussa au niveau des fesses. Ce n’était pas une claque mais pas loin, comme pour l’encourager à avancer vers la fontaine. Il ricana doucement. Il n’avait pas spécialement envie de la dénudée, préférant la laisser le faire elle et avoir ce petit regard coquin sur son corps.
L’eau était d’une chaleur agréable, un peu froide pour l’anglais qui adorait prendre des douches ou même des bains à des températures indécentes. Il se laissa couler dans le liquide, toisant sa compagne.
« Je pense aussi. Nous verrons. En tout cas, ce fut une belle cérémonie. Leur culture est intéressante. » Il lui fit un petit rictus en l’observant, mettant un bras sur le rebord, pour s’accouder.
« Finalement, on n’a même pas vu ce fameux antre des égarements … »

Erin le regarda copieusement alors qu’il allait rejoindre l’eau, ses yeux s’attardant sur son petit cul rebondi qu’elle avait amoureusement tâté avant qu’il ne soit trop loin. Elle était plutôt satisfaite qu’il ne prenne pas le temps de la dénuder. Tout le monde souhaitait l’aider aujourd’hui, et pour le coup, elle était bien contente de défaire ses vêtements au rythme qu’elle souhaitait. Néanmoins, cela ne l'empêcha pas de s’approcher du bassin tout en se déboutonnant son petit chemisier gris bleu. Elle était ainsi plus proche d’Alexander qui avait mis un bras sur le rebord pour la toiser. Nul doute qu’il voulait la contempler alors qu’elle s’effeuillait. Elle ne pouvait qu’être d’accord, c’était une culture intéressante, riche, surprenante, parfois énervante, mais cela tenait au fait qu’elle était différente par de nombreux aspects de la culture atlante, plutôt occidentalisée par la présence de nombreux personnels américains, ou des pays développés de l’hémisphère nord terrestre.

« Tiens oui, maintenant que tu en parles. » Elle fit une petite moue en défaisant son chemisier et en se penchant pour lui coller un baiser sur le front, lui donnant une vue sur sa poitrine encore délicatement entouré de son soutien-gorge. Elle se redressa et le fit tomber, avant de s’attaquer de façon élégante à son pantalon, qu’elle défit tranquillement. Son tanga rejoignit le reste de ses vêtements, et elle se glissa dans l’onde bouillante qui lui fit rougir la peau. Elle adorait l’eau chaude.

Le regard de l’homme s’égarait sans aucune gêne sur les courbes de sa compagne. La tension était redescendue depuis bien longtemps, laissant place à une autre bien plus agréable. Il leva le bras adossé pour caresser sa hanche encore couverte de son chemisier de soie, la passant en dessous dès qu’elle s’approcha pour l’embrasser. Un rictus charmant sur les lèvres il effleura de l’acier de ses yeux les bosses de son cache cœur, remontant celui-ci sur l’émeraude des prunelles qu’il aimait tant.

« Demain avant de partir… Sinon on reviendra. De toute façon... », dit-elle en s’approchant de lui pour enlacer ses bras autour de son cou et coller son bout de nez au sien pour le regarder dans les yeux, alors que ses jambes venaient se replier autour du bassin de l’anglais. « Je n’ai pas besoin d’un antre en particulier pour m’égarer ce soir avec la seule personne qui compte pour moi. »

« On ira au club libertin Natus plus tard oui ! » dit-il en se décala du bord du bassin, pour qu’elle puisse enrouler ses grandes jambes autour de sa taille. Il l’embrassa doucement, avant de laisser ses mains remonter le long de son échine et déposer d’autre baisser sur la courbe de son cou. Naturellement, il ondulait doucement du bassin. Comme toujours, il ne fallait pas grand-chose pour que sa parte entre eux. Surtout quand il y avait de l’eau à proximité.

Néanmoins l’anglais essayait de faire gaffe de ne pas toucher les zones bleutées, puisque juste avant la peau de sa compagne avait frémi sous sa caresse, en touchant une partie qui avait rappé sur une plateforme. Alexander, se rendit compte que sa chérie était plus une schtroumpfette qu’une sirène. Étant, plutôt bestiale habituellement dans leur ébats, il rajusta immédiatement ses gestes, pour être d’une extrême douceur et éviter de lui faire mal.
« Hum… si je te fais mal tu me le dit… j’ai l’impression que je peux rien toucher… »

« Voilà, quand j’arriverai à te prêter. », répondit-elle taquine. Sa curiosité fonctionnait bien et elle était curieuse de voir à quoi ça ressemble et si “tout” était permis ou presque. Comment ça se passait ? Avec qui ? Que faisait-on de plus que dans une chambre à coucher le soir ? Des questions, et pas de réponses pour le moment, et ce n’était pas pour satisfaire la jeune femme qui aimait savoir, sans pour autant expérimenter à tout prix. Non, juste donner un peu de lest à cette curiosité mal placée.

Erin se laissait faire, n’étant pas avare en baisers qu’elle rendait en allant. Quand ce ne fut pas la bouche d’Alexander, c’était dans son cou, vers son oreille puis elle descendait, et il lui rendait la pareille, la faisant frémir doucement. Elle lui fit un petit sourire contrit quand il lui demanda de l’informer s’il lui faisait mal. Un peu d’amertume sans doute de voir la peau blanche de son amie parcheminée de zones lésées, à la couleur bleue des plus moches.
« Il y a des endroits préservés... », dit-elle dans un murmure avant de l’embrasser tendrement, et de prendre une des mains caressantes de l’anglais pour la guider vers la niche, au creux de ses jambes, dans les profondeurs de l’eau pour la déposer sur sa fleur. « Ici par exemple. » Elle se décala un peu pour ne pas être spécialement collée à lui, histoire qu’il ne se torde pas le bras et qu’il “sente” quelque chose du bout des doigts, sensation déjà légèrement altérée dans l’eau.

Elle essayait simplement de désarmer la situation un peu bancale, liée à ses bleus, en prenant la partie de se montrer un peu plus coquine et directrice avec lui. Ce ne serait certainement pas pour lui déplaire.

L’anglais hocha la tête, il n’était pas préteur non plus. Il avait un côté étrange de voir sa propre compagne jouir d’un plaisir qui d’habitude est réservé à soi-même. Autant, avec une aventure cela n’a pas d’importance de prêter mais quand il y a attachement… c’est tout de suite bien plus délicat. Enfin bon, il était curieux de savoir comment ça se passait chez les Natus, juste par curiosité pas forcément d’expérimenter, puisqu’il était avec quelqu’un. Même si, se demandait quel était cet art, dont se vantait les candides.
Outre l’exploration d’une nouvelle civilisation, c’est d’une Erin couleur ciel qu’il était partie guérir. Et malgré les nombreuses zones de conflits bleues, elle lui indiqua une qui n’attendait qu'à être flatté. Il ne s’y fit point prier, bien au contraire, un rictus sur les lèvres, cherchant les siennes du bout des siennes et de ses doigts. Son autre main attrapa la nuque de la jeune femme, pour la courber plus et lui procurer un baiser plus passionné, alors que l’autre aventurière était en pleine action, pour la faire monter. L’eau du bassin, allait vite se troubler sous leur ébats et peut-être que ce fut sa fonction première.

Il avait un côté émoustillant à le faire dans un lieu inconnu et surtout bien loin de leur repère d’intimité. Si ça continue, chaque lieu, visité par les deux administratifs allait être marqué par leur amour.

Etendue dans le lit aussi large que long, destiné normalement à accueillir trois personnes, Erin se laissait prendre par le sommeil, qui serait, l’espérait-elle, réparateur. Elle ne languissait pas forcément la journée du lendemain, pour la bonne et simple raison qu’elle allait souffrir milles maux des multiples contusions qui ornaient, bien tristement, mais courageusement acquises, son corps d’albâtre. C’était sans compter sur les courbatures, qui, invariablement, allaient se mêler à l’ivresse des signaux impétueux des hématomes pour saturer son cerveau d’informations douloureuses qui lui laisseront penser qu’elle avait pris vingt ans en une nuit.

Mais pour l’heure, dans les ténèbres de la chambre Natus, elle était bien. Ses muscles étaient déliés, son corps transi d’amour était encore inondé des hormones des orgasmes que son talentueux anglais avait su lui procurer, d’abord avec l’aide de ses doigts, puis de son doigt. Toujours est-il qu’alors que le sommeil la prenait enfin, ce qui n’était jamais long quand elle avait jouie la demi-heure d’avant, elle refaisait le fil de sa journée. Riche, passionnante, intéressante, palpitante, stressante, harassante, haletante même, cette expérience de vie partagée pour un jour, chez les Natus, avait été sensationnelle, sur plusieurs plans, comme l’exprimaient tous les qualificatifs précédemment employés.

Elle poussa un soupir dans les ténèbres, se tournant sur le côté pour passer un bras par-dessus les épaules de son chéri. Il devait déjà certainement dormir, et ce n’était plus loin pour elle, qui venait là de trouver une position adéquate pour se laisser définitivement glisser dans les bras de Morphée.

Alexander avait trouvé le sommeil pour une fois très rapidement, la journée avait été fatigante et d’une grande richesse. Surtout niveau culturel, élément qu’il l’avait encore plus marqué. Et puis bon, notre ami avait déjà vécu la veille une expérience toute aussi intense émotionnellement parlant. Après tout, il avait failli se faire décapiter par un tigre. Il était lasse et satisfait que la journée se finisse sur une bonne note et non une engueulade. Sa colère ressentie quelques heures plutôt n’était qu’un mauvais souvenir qui passerait dans l’anecdotique très rapidement. Erin lui était revenue vivante, certes avec des bleus, mais elle allait apprendre la dure vie de contorsionniste Natus.
Enroulé dans la couverture, entre ses jambes, il avait sombré, contre le corps chaud de sa compagne qui prenait la place qui aurait dû être celle de John. Le coquin, avait dû finir sur une bonne note aussi.



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Erin Steele ♦️ Alexander Hoffman ♦️ John Sheppard

Du coté John / Idène



Cela lui fit étrange de la voir ainsi vêtue dans ces dédales mais bon, cela ne devait pas être la première fois. Elle avait cependant bien caché son jeu puisqu’elle ne s’était pas baladée comme ça dans les couloirs. Non, elle s’était dévêtue juste avant d’entrer. Idène reprit une vareuse de couleur crème, la refermant sur ses épaules et la verrouillant d’une fine ceinture en tissu.
Il toisa sa candide, la prenant par la main. « Tu as eu un différend avec Erin ? »

Idène lui répondit d’un sourire ravissant alors que ses doigts se resseraient entre ceux de son second. Une façon d’emprisonner sa main qu’il avait lui même placé dans ce piège.
« Excepté le jugement qui réduit son esprit ? » Questionna-t-elle malicieusement. Elle acquiesça pour lui livrer sa pensée, son explication, une justification. Chose qu’elle ne faisait que très rarement. C’est seulement pour Sheppard et l’intérêt qu’elle avait pour lui qu’elle n’avait rien ajouté à sa petite provocation. Erin était à point, prête à faire démarrer, à cueillir, mais Sheppard lui avait demandé de se retenir quelques heures plus tôt. Elle reprit sérieusement pour lui : « C’est grande femme sans jalousie. Mais ses principes s’opposent à ma personnalité, ce que je suis. »

Idène bifurqua dans un couloir en emmenant son second. Elle n’allait pas trop vite, comme si elle appréciait le moment d’intimité après avoir attendu toute la journée...et les six mois qui les avaient séparé. Une main ne lui suffisant pas, elle avait enroulé son autre bras autour de celui de Sheppard dans un acte de tendresse qui se voulait passif.

John se laissa faire, il n’était pas contre de la tendresse au contraire. Il éprouvait ce genre de chose pour elle, même si elle était déroutante par son comportement bien loin d’être “saint” pour des terriens qui avaient une vision autre de ce qu’elle est. Il espérait qu’Erin n’était pas en train de se dire, qu’Idène n’est qu'une “pute” sans valeur ni rien. Mais les paroles d’Idène qui était bien loin d’être une belle écervelée ne le rassura pas. Le colonel, se contenta de dire un simple « hum », contrarié. Il avait en estime le jugement d’Erin en tant que dirigeante mais aussi amie. Cela l’embêterait qu’elle associe son lien avec Idène comme étant le soldat en vadrouille qui se tape la pute du port. Déjà, qu’il ne savait pas trop quoi mettre comme mot sur leur relation, préférant garder la notion Natus qui lui allait bien. Et de toute façon, il ne la considérait pas comme une prostituée à se taper à chaque retour sur le terrain allié.

« J’ai su d’un Atlante en visite la comparaison que fait votre peuple des Candides. La...prosédution ? » Elle secoua négativement la tête.
« Prostitution... » Fit John en articulant bien pour qu’elle reprenne le bon mot. Cela était triste qu’un Atlante avait oser leur dire cela. Mais que voulez vous, tout le monde ne peut pas avoir l’esprit aussi ouvert et l'amalgame est facile. Un peu trop facile même.

« Prostitution...Hmm...considérer qu’une candide octroie son service en l’échange d’enrichissement personnel est un outrage en plus d’une insulte grossière. C’est accusation de corruption d’esprit par le vice, la pire qu’il soit à supporter pour un Natus. La verbaliste ne prend pas garde que son silence poli cache à peine ce jugement à mon égard. Elle en conservait tel grief même lorsque je lui faisais connaître mon arène, colérique aux surprises qui lui faisaient l’obstacle. »
Le regard d’Idène brilla d’une malice presque malsaine.
« Alors, mon second, si tel est l’image qu’elle se fait de moi, c’est ce que je lui donne pour son égarement. »

John soupira, ainsi donc ce fut ça… un simple jeu de surenchère.
« Comme dirait un de mes amis : Tu n’as pas à t’abaisser à être ce que les autres pensent de toi ! Sinon c’est leur donner raison et de les laisser croire à leur bétise » cette phrase...pas besoin de faire un dessin pour savoir de qui elle était. C’est une évidence même. Il lui fit un petit sourire au coin.

Idène monta son regard et fronça des sourcils avec un air enjoué.
« Me demanderais-tu d’ignorer ton amie et sa compréhension étriquée ? » Elle haussa les épaules. « Son égarement est divertissant. Pour verbaliste à l’oeuvre de relation envers l’inconnu, elle est bien en peine de ses propres jugements. Son âme n’a nul besoin d’être soulagé, elle s’abreuve de ton ami au verbe bien choisi. Mais...elle s’insurge et frémit à chaque fois que j’y jette mon regard, que je l’en teste telle une candide. Je peux sentir ses ressentiments vibrer dans son corps... »
« Non, de ne pas montrer que tu es ce qu’elle peut penser de toi. » Fit John simplement. Il ne comprit pas toute la nuance des propos d’Idène, du moins, il en eu une certaine définition et il n’était pas certain de celle-ci.
« Hum, je ne comprends pas tout, Erin s’abreuve de son compagnon ? Tu entends quoi par là ? »
Idène chercha un petit instant pour trouver une autre façon de présenter sa constatation.
« C’est phénomène des Pondérés les plus impliqués. Nul besoin de la voix ou du geste, l’âme s’embellit au contact de son...hum...miroir ? Et inversement pour le verbaliste Hoffman. Vous avez un terme pour cela dans votre culture... »
John n’était pas certain que le contact de l’autre embellisse toujours les deux protagonistes. Il ne se sentait pas meilleur quand il avait été avec Nathalie du moins à la fin. Il serait vache de dire : au contraire. Mais cela n’était pas loin quand même surtout à la fin.
« Hum, je ne connais pas ce terme. »
« Je sens son âme d’une liaison forte et fébrile envers le verbaliste Hoffman et inversement. Une passion dévorante qu’ils contiennent par leur intelligence. »
« Ah d’accord. Oui ils s’aiment sincèrement » ajouta John qui trouvait que ce fut peut-être la meilleure des définitions. Leur amour était saint et non destructeur, aucun des deux ne voulait monter sur l’autre ou ne l’entrainait en bas.
« Alors pourquoi le courage du verbaliste Erin lui est si peu appréciable ? Paresok m’a fait confidence de la pensée d’Hoffman durant le spectacle. Pourtant la motivation de ton amie à affronter le danger n’était pas pour le loisir, sa colère l’attestait, mais plutôt pour vous, Atlantes. Je ne comprends pas... »
John, soupira, il essaya d’expliquer le comportement de son ami « Je vais essayer de t'expliquer sans savoir vraiment si c’est ça ou non. Hoffman est un homme pas facile à déchiffrer. Erin n’est pas une femme ayant un entraînement physique nécessaire pour en faire une guerrière comme les Natus. Généralement, c’est lui qui la protège quand une épreuve demandant du physique survient. Il l’a défendu contre des hommes malsains et violents. Il est très noble et protecteur, ils ont vécu des épreuves difficiles sur certaines missions ou subi les obsessions de leur ennemis.
Et puis, Erin n’est pas une femme d’arène, elle n’aime pas la violence et donc le combat. Certes, elle est courageuse, il a surement aimé ce courage, mais elle reste une intellectuelle : son courage n’est pas d'affronter des hordes d’ennemis mais de manier la langue et de se battre d’une façon plus difficile que de donner des coups. Alexander ne devait pas comprendre pourquoi sa compagne avait choisi de se mettre à l’épreuve ainsi, alors qu’elle a peur du vide, qu’elle n’est pas une guerrière et qu’elle n’est pas du tout prête pour ce genre de chose. A ses yeux, elle se mettait en danger inutilement et connaissant l’homme, il ne comprenait pas son choix et peut-être même qu’il s’inquietait des véritables raisons d’Erin.
» Il soupira « J’ignore les conclusions qu’il en a tiré, c’est un mur cet homme quand il décide de ne rien montrer. Peut-être s’est-t’il demandé si elle ne faisait pas ça pour prouver quelque chose qui, à ses yeux, n’avait pas à être prouvé ? Qu’elle était ridicule à jouer ce petit jeu en mission diplomatique ? Qu’elle prenait des risques inutiles ? Ou autre chose d’intime... Je ne peux pas te répondre réellement Idène. Juste t’affirmer, qu’elle n’était pas à sa place là-dedans. » Voilà qu’il commençait à réfléchir sur le pourquoi du comment. Cela ne le rendait pas à l’aise, puisqu'il n’en avait pas discuté vraiment avec l’anglais. Il savait juste qu’il comprenait son point de vue.


Idène l’avait attentivement écouté.
Sa nouvelle rivalité avec Erin, cette animosité, était une chose. Mais le fait que le spectacle n’ai pas été au goût de tous et qu’il pouvait en découler une altercation l’intriguait grandement. La candide avait beau avoir un esprit raisonné, certains comportements propres aux Atlantes lui étaient tout simplement illogique ou sans fondement. C’était le cas ce soir-là, se disant qu’une verbaliste a le courage de fouler une arène d’agilité pour trouver le compagnon fermé à cette qualité ordinairement très saluée.

John s’était lancé dans un monologue assez long qui prenait la forme d’une confidence. Le militaire lui offrait son avis sur cette situation, ses doutes, l’hypothèse qu’il en retirait. Et Idène le laissa s’exprimer jusqu’au bout, ne souhaitant pas l’interrompre, alors qu’elle le menait depuis quelques couloirs jusqu’à une multitude de tavernes fermées. Elle poussa la porte de l’une d’elle, l’intérieur était entièrement vide, puis elle se détacha enfin du bras de son second pour faire le tour de l’étrange bar en bois.

« Les comportements Atlante sont parfois difficile à concevoir. La verbaliste Erin est entrée dans cette arène par sa volonté, non la mienne. Je lui ai offert l’opportunité de quitter temporairement son rôle pour vêtir celui de guerrière. Hoffman aurait pu en être séduit au lieu de s’épancher d’inquiétude. Si mon Paresok ne m’avait pas fait aveux de ce témoignage, j’en aurais parié qu’il appréciait son lien ainsi actif... »
« Il était inquiet, mais après je ne sais pas s’il a pas fini par apprécier quelque chose quand même. Il a fini par se prendre au jeu »
John ne pouvait pas savoir qu’Alexander avait fini par se résigner et jouer le jeu, essayant de trouver le moindre côté positif pour que ça passe mieux. De s’auto manipuler pour son bien et celui de sa compagne. Après John, ne savait pas non plus qu’Erin était une sacrée chochotte aussi. Mais bon, il ne savait pas ce qui était juste ou non et de toute façon entre deux cultures il y a toujours des incompréhensions « Ni qu’il n’a pas compris ce que ça représente pour vous. Ce n’est pas facile de visiter les peuples aux cultures différentes et de faire avec. Surtout quand on n’est pas au courant que votre femme va y participer. » Dit-il simplement.

La candide posa deux verres sur le comptoir puis sortit une bouteille difforme, d’une couleur vert sombre, dont du cordage avait été enroulé autour pour décoration. La jeune femme s’installa à ses cotés sur un tabouret et servit les deux verres.

« Ta parole est force de raison. J’ai senti ton amie très contrariée des inattendus en mon arène, de sa posture, de la beauté qu’elle irradiait envers qui la regardait. Le jeu n’est pas en son esprit. Je lui ai fais offrande de la tenue qu’elle portait. Si j’avais su l’idée qu’elle s’en faisait et l’appréciation de ton ami, je m’en serais bien gardé. »
« Hum. Oh tu sais tu as fait se que tu avais à faire Idène. Erin était peut être emballée au début sinon elle ne l’aurait pas fait. Nous avons une autre culture. On ne porte la même facilité de regard sur le corps d’une femme que vous. C’est intimidant, surtout que ce n’est pas un regard pervers. Erin ne joue pas de ses charmes, voilà pourquoi elle a dû être contrariée par moment. » Il est mignon de défendre Erin et d’essayer d’expliquer tout cela.

Idène pencha la tête, sa curiosité piquée au vif.
« Un regard...pervers ? »
John aurait peut-être du se taire sur ce point, cela n’était pas valorisant pour les terriens.
« Hum, je ne sais pas comment te dire ça, sans que tu juges que mon peuple est indigne de vivre. Hum, en fait, ce n’est pas le cas de la majorité mais une minorité qui ne sont pas ou plus sur Atlantis ont des idées réductrices sur le sexe et le désirs. Une femme qui s’habille de manière sexy est jugée comme la dernière des prostitués. Ce qui est faux, mais ce genre de personne malsaines existent malheureusement et ont entraîné certains préjugés chez notre peuple. Je ne sais pas comment te dire… On a des graines pourries dans notre peuple qui ont dépravé certaines choses et qu'heureusement il existe des personnes saines qui font de belles choses pour ne pas offrir aux galaxies qu’on explore un ramassis de déchet ! » Oui, il avait bien dit “des galaxies” mais pas certain qu’Idène comprenne qu’il en a plusieurs hormis la sienne. Il ramait le pauvre, il n’était pas bon pour faire ça.

Idène glissa le verre dans sa direction puis présenta le sien dans un fin sourire. Une petite pause dans cette longue explication dont bon nombre de termes lui étaient mystérieux. Elle aurait pu l’arrêter pour lui poser des questions mais elle en avait ni l’envie, ni le temps. La candide apprendrait la signification de ces termes autrement plus complexe lorsqu’il serait là plus longuement. John prit le verre et le sentit par reflexe, ne sachant pas si cela allait être aussi particulier que la boisson de Paresok.

« Première récolte des fleurs de Tale depuis la guerre. Ce breuvage manquait à nombre de Natus...j’apprécie ton retour, mon second, il m’a été long. »
Il lui sourit, oui six mois, pour lui cela a été rapide, puisqu'il avait bien été occupée.
« Oui ce fut long, mais j’ai tellement été occupé que je n’ai même pas vu le temps passer. Dis-toi que je devais faire une randonnée avec une amie et ont a mis presque un mois avant de trouver une date. Et je suis content de te voir aussi. » Il évoquait Natasha, une simple amie pour le moment mais qui dès le mois suivant serait plus, mais ça John n’était pas médium pour le savoir. Après bon, devait-il évité de parler des ces “amies” a Idène ? Non, John est naturel dans ces paroles et cela qui le rend authentique. Il bu l'alcool assez sucrée qui lui plus bien mieux. « C’est bon ces petites fleur de Tale ! »
Idène ricana doucement.
« Nul besoin de justifications, John, tu es homme libre. »
Elle avala la moitié de son verre appréciant le contenu puis jeta un regard chargé d’humour à son second.
« En somme...si je me déplaçais sur ta planète dans cette tenue de nuitée, je serais perçue de la sorte...J’y risquerai offenses ?...violences ? » Elle chercha son regard avant de poursuivre. « Et par inverse, la verbaliste Erin a ressenti la gène en pressentant même comportement aux regards des Natus l’applaudissant en spectacle…? »

Ah sujet a nouveau difficile pour le colonel. Il prit son temps pour trouver les mot cette fois.
« Hum… ça dépend où. Notre planète est composé de plusieurs continent et donc des cultures très différentes. En gros notre planète est aussi riche niveau peuple que si tu te baladais sur plusieurs planète. Mais généralement se balader en lingerie en publique, appartient à l’ordre de l’intimité et ce n’est pas bien vu d'exposer son intimité à la vue de tous. » il but un peu « Je ne sais pas pour Erin. Je ne pense pas, elle sait que les Natus ne sont pas comme ça je pense. »
« Mais...ne recherchez-vous pas la beauté par les arts, l’exercice, le divertissement...comme nous le faisons, nous, Natus ? » Fit Idène, très perplexe.
« Si nous le cherchions. Mais on ne peut pas généraliser mon peuple en fait. Il est complexe. Je peux te parler de mon pays, mais je ne peux pas faire de même de celui où est issu Alexander par exemple. »

Le silence retomba. Idène dégustait aussi son verre, essayant de comprendre. C’était très particulier de dialoguer avec un homme dont la culture différait, de se montrer compréhensif, conciliant, tout en ayant une habitude légitime de son propre cadre. La candide appréciait sa motivation à lui expliquer ce qu’était son quotidien ou son expérience passée.

« Je pense comprendre...comme plusieurs Magna aux habitudes différentes au même endroit…ou la Magna et Atlantis cohabitant sur le même sol... »
Idène chercha dans sa mémoire un parallèle pour lui poser une question qui la tiraillait. Elle débuta par une anecdote :
« Vaumel était un Natus vivant il y a six générations passées. Il fût détesté pour son goût du vice, la complaisance des plaisirs en tout genre et notamment son attraction pour le plaisir de la chair. Il prenait pour prendre, ne donnait pas, et accumulait à son profit personnel. Il fût puni en de maintes reprises. » Elle servit de nouveau Sheppard lorsque son verre fût vide et continua : « On le trouvait avide de la chair dans des arènes d’exhibitions, à convoiter dans les halls des chants, à fureter dans les salles des candides à désirs de tous les avoir eu dans ses draps. Puis il tourna ses yeux sur une vertueuse : soeur Anvélie. »
Elle secoua négativement la tête, son visage affichant une expression de dégoût qui n’était pas surjouée.
« Les habitants témoignaient de sa bassesse, son vice, à pister et suivre la soeur en jour et nuit. A grand renfort de palabre, par offrandes corruptrices aussi, il tenta tout pour obtenir son corps. Mais Anvélie se refusait à lui. » Elle fit une pause avant de conclure. « Il fût puni pour l’avoir mirer à son insue lors de ses toilettes ou de ses moments les plus intimes. Mais rien ne changeait. La garde des Vertueuses l'arrêtèrent après qu’il se soit introduit dans le temple…et en soeur Anvélie par contrainte et poison affaiblissant. Il fût jugé et banni en Tréfonds. Son corps fût retrouvé la semaine suivante... »
Idène regardait droit devant elle tout en poursuivant son explication. Elle se gardait de dire à Sheppard que Soeur Anvelie faisait partie de ses ancêtres. Et que la lignée des Vertueuses du côté des Delongeal s’était éteinte suite à cette attaque.
« Cet acte de vice et de convoitise s’appelle depuis “le crime de Mauvel”. Est-ce là ce que les femmes de ton peuple ont subi en ton foyer ? »

Cela était une histoire horrible et à la fois très commune chez certains hommes ou même femmes. John avait honte de l’avouer. « Oui. Mais le harcèlement sexuel et autres harcèlements sont punissable par nos lois. Et c’est le cas d’une minorité pas d’une majorité heureusement. » Il ne comptait pas lui dire qu’il y avait eu un scandale en janvier dernier. Cela était trop particulier et difficile à comprendre. Et il avait déjà assez honte ainsi, d’appartenir à un peuple si peu appréciable quand on veut expliquer des évidences. Pour l’une des premières fois, il se sentait mal d’être un terrien. Lui qui prônait des valeurs et voulait qu’Atlantis soit aussi belle dehors qu’à l’intérieur.

Idène resta silencieuse durant ces explications. Elle termina son verre au même rythme que lui et le retourna à l’envers une fois que ce fut fait.
« Tu es un homme bien John. » Fit-elle dans un revirement de but en blanc. « Ta compassion est honorable. Et il n’y a nul jugement en ton regard, ça me plait. »
La candide se redressa et l’invita en lui agrippant la manche au passage.
« Je vais te montrer un endroit que ton regard n’a jamais observé. Il sera parfait pour notre fin de soirée. » Son regard se baissa en direction de ses affaires.
« Mais tu ne peux rester encombré de la sorte. On va faire escale chez moi... »

John lui fit un rictus simple. Oui il essayait d’être un homme bien. Après personne n’est parfait il a dû faire des erreurs dans sa vie, le faisant passer pour un connard, mais qu’importe, il n’avait pas cette image de lui. Bien au contraire. En tout cas parler de ce genre de chose n’était pas joyeux. Il eut une petite pensée pour les deux RDA, étaient-ils en train de s’engueuler ou non ? Il espérait pas. « Ohoh mais on va voir un lit ? Il faut toujours se méfier des lits et des candides ! » Dit-il avec humour, se souvenant bien de sa petite remarque quand elle était allé sur Atlantis en voyant les quartiers du colonel.
« Un lit envahit d’oreillers pour notre lutte prochaine... » Répondit-elle avec malice. John ricana.

Les quartiers d’Idène se trouvaient à l’intérieur même du Hall des Égarements, dans un niveau inférieur. Ce n’était pas là qu’elle amenait les hommes qu’elle soulageait, c’était véritablement son lieu de vie et elle l’ouvrait à Sheppard. La jeune femme ne marqua même pas un temps d’arrêt en ouvrant la porte, le laissant entrer comme s’il était chez lui. Dans sa tête, c’était pratiquement le cas. Le colonel lui avait bien ouvert sa chambre le jour de sa visite sur Atlantis non ?

John rentra observant l’endroit, il y a quelque chose de particulier de visiter une chambre ou appartement d’une autre culture. Pleins de curiosité ou d’habitudes qui ne sont pas similaires aux siennes. Après certains militaires avaient des chambres très soft et presque fonctionnelle sans touche personnelle. John, lui avait investie le seul endroit qui lui appartenait vraiment pour en faire son chez lui.

La salle principale était rectangulaire, plutôt bien décorée, avec tout l’ameublement que l’on pouvait souhaiter. Une table avec les sièges, classique, c’est là qu’Idène lui fit poser son sac. Il y avait un coin bibliothèque chargé de vieux livres poussiéreux, ils ressemblaient presque à des grimoires. Un secrétaire se trouvait à côté, ouvert, avec plusieurs parchemins supportant autant d’écriture que de dessins. À l’opposé, deux mannequins de bois étaient vêtu des uniformes noirs du nouveau régiment, celui d’Idène et celui de Paresok, recouvert des dorures. Les armes étaient minutieusement rangées juste à côté. Il y avait un troisième mannequin un peu en retrait avec un uniforme vert olive, sans arme.

John observa les uniformes, sans aucun doute que cela devait être aussi le lieu de vie de Paresok.
« Installe-toi, je n’en aurai pas pour longtemps... » Murmura Idène en se rendant silencieusement dans une autre pièce.

John hocha la tête et prit place sur une chaise, continuant d’observer les uniformes… Cela allait être particulier de se battre avec des Natus, mais il avait constaté que sur la magna tout s’était bien passé. Il redoutait plus les Tairis, qui eux, n’écouterai surement jamais un humain ? Il n’en savait rien. L’homme était impressionné par les tigres et ne savait pas vraiment comme aborder le combat avec eux. Il sentait que cela allait être une expérience enrichissante et traumatisante. Rien que de se remémorer cela, il n’avait pas très envie de partir en guerre contre des Wraiths, mais il n’avait pas le choix. Il devait le faire et il le fera sans se débiner. Il continua à regarder l’endroit, seul dans cette pièce de vie commune. Il allait certainement remarquer ces quelques instruments à cordes, les armoires où l’on devinait les uniformes un peu plus vieux, ainsi qu’une sorte de commode mélangeant le jeu d’échiquier Natus auquel Alexander s’était essayé. Sur le mur se trouvait des peintures et des dessins très bien faits, conservés dans de magnifiques cadres en bois fait main. Un cristal éclairait chacun d’entre eux en donnant un air de musée à cette partie de la pièce. Il s’y trouvait plusieurs personnalités ancestrales. Par exemple, un vieux combattant avec une moustache courbée et relevée, posant avec un fusil en pierre à feu. Son tricorne était arraché sur un côté, signe d’un ancien combat. Le portrait d’à côté représentait une duelliste qui tendait sa lance à une adolescente dont les traits correspondaient à Idène. Il y avait un air de famille assez fort entre les deux personnes. Une inscription visible indiquait : “Héritage du Quinze long-cycles”

Etait-ce une “photo” de famille ? L’homme se leva pour mieux observer la peinture, avant que son regard soit attiré davantage sur une peinture rectangulaire en plein centre de la paroi. Elle était un peu plus éclairée et elle laissait paraître un couple de trois allongés sur un grand lit comme celui qui se trouvait dans la chambre d’Erin et Alexander. Paresok n’était pas en uniforme. Il tenait dans ses bras un nourrisson qui dormait paisiblement contre son torse, il souriait à pleine dent en regardant celui qui le peignait. L’artiste avait même réussi à reproduire l’éclat du bonheur dans ses yeux. Idène était à sa droite, dans une simple toge, les yeux cernés et visiblement fatiguée. Puis une autre femme, que le colonel n’avait jamais vu, une brune à la machoire un peu carrée. Encadrée d’une grande chevelure brune tombant en une cascade de boucle, le regard joyeux et enjoué, elle se tenait derrière le duo en ceinturant chacun d’entre eux de ses bras. Elle était tout aussi heureuse.
Vu les traits de chacun, le portrait était relativement récent : de l’ordre de quelques années à peine.

John serra la mâchoire, était-ce la jeune femme dont Paresok lui avait parlé ? Sa seconde morte au combat ? Oui surement. Idène devait être la mère pour avoir l’air aussi fatiguée. Par empathie, il eut un pincement au cœur. Le troisième uniforme olive devait être celui de cette brune et non celui de Paresok comme l’avait pensé au début John. Où était cet enfant ? Mort aussi ? John se sentit un peu bête de ne pas connaitre cette partie de la vie de son ami. Et il en était attristé de voir que les deux avaient perdu enfant et amour.

Un bruit attira son attention sur sa gauche, une petite porte coulissante en bois, restée entrouverte, laissait échapper différentes lumières. Quelqu’un venait de bouger à l’intérieur et ce n’était pas Idène. Une accumulation de cristaux de diverses couleuses chatoyantes inondaient un autel où reposait un plus grand cadre. Malgré la distance et l’angle de vue, on distinguait néanmoins cette troisième inconnue. Depuis cette peinture, elle semblait regarder l’homme qui se tenait en face de l’autel, le dos droit, assis en tailleur. Ses épaules carrées et nues laissaient paraître des cicatrices et des brûlures issues de la guerre, des éclats qu’il avait reçu au travers de son uniforme. Les bras étaient légèrement en triangle, les poings se refermant pour se poser sur chacune de ses cuisses. Ce type était de dos et il correspondait en tout point à Paresok.

Il était si immobile qu’il ressemblait à une statue, une gargouille qui donnait l’air d’hiberner ou de surveiller un trésor. La diffusion de ces différentes couleurs d’éclairage donnait un coté très pieux à cette scène. Plusieurs objets se trouvaient devant cette peinture, notamment un gantelet avec un insigne dessus. Sheppard le reconnaissait pour l’avoir vu plusieurs fois durant la guerre. C’était un symbole de fonction : celui des brancardiers de combat.

« Ne le dérange pas... » Murmura soudainement Idène dans son dos.
Elle s’était approchée à pas de loup de la porte. Elle considéra son homme à l’intérieur pendant quelques secondes avant de refermer la porte coulissante dans une infinie douceur.
« Le chagrin harcèle sa pensée ce soir. Il déteste qu’on l’interrompt en ces circonstances. »

La candide prit la main de Sheppard pour l’éloigner un peu plus. Elle chercha son regard pour y déceler une information importante. Il n’avait pas bien réagi le soir où elle lui avait appris être en lien avec Paresok. La jeune femme savait qu’il venait de tirer toutes sortes de conclusions supplémentaires, qu’il venait de déduire une partie de la vie d’Idène et de son frère d’arme qu’il ignorait. Est-ce que ces constatations, le fait de prendre du bon temps avec Idène lorsque Paresok se recueillait, n’allait pas causer le même effet ? La jeune femme espérait de tout coeur qu’il aurait une réflexion différente. Ses mains se posèrent de chaque côté de ses épaules, glissant au niveau de son torse, avant qu’elle ne refasse son col d’un geste rassurant. Elle lui souffla doucement :
« Comptes-tu fuir ? »

John avait regardé l’homme mutin, il n’avait rien dit, constant que ce fut son ami. Il semblait prier ou se recueillir. Il n’allait pas le déranger ou même l’interpeller, le laissant dans cet endroit où il devait être seul. Quand Idène approcha il sursauta surpris. Ainsi donc il est en phase de deuil ? logique, John baisa la tête en hochant, comprenant. Son regard alla vers la porte d’un air compatissant, avant qu’elle lui prenne la main et l’inspecte avec intérêt.
Sa question l’étonna au plus haut point.
« Pourquoi je le ferais ? »
« Tu m’as bien fui au premier soir en apprenant mon lien envers Paresok. » Fit-elle de manière détachée, sans pointe de remontrances.
John fronça les sourcils un peu irrités. Il ne l’avait pas vraiment fui, mais surtout essayé de la rejeter pour ne pas coucher avec la femme d’un ami, avant même de savoir véritablement que ce ne fut pas de cette manière là que les Natus fonctionnaient.
« Le contexte n’est pas le même… Et je ne vois pas de raison de partir ou de me refuser à toi »
Idène s’était rapprochée durant sa réponse et colla un baiser sur ses lèvres pile à la fin de sa phrase.
« Alors c’est parfait... »
Un grand sourire illumina son visage. Elle adorait voir les réactions qu’elle pouvait déclencher chez lui, surtout lorsqu’elle se collait contre son torse en étreinte mordillante et envoûtante. Elle agrippa doucement son poignet avant de l’attirer à sa suite pour une nouvelle ballade, Idène tenait visiblement à lui montrer un endroit très particulier.
Le colonel eu un rictus agréable et se laissa faire « Hum Idène ? Je peux te demander quelque chose ? » fit-il en restant sur place finalement, il voulait connaître un peu plus avant de partir et de laisser ça “derrière” eux le temps de découvrir autre chose. Idène se retourna en sentant cette main lui résister, elle eut son habituel sourire provoquant alors qu’elle levait les sourcils en un “oui” non verbal.
« La jeune femme brune était la seconde de Paresok et morte durant Magna ? »
Idène s’attendait à ce qu’il la questionne, son intérêt la touchait quelque peu d’ailleurs. La candide ne se montra donc pas surprise et considéra le tableau de famille avant de lui répondre.
« Seconde de Paresok et ma troisième... » Corrigea-t-elle doucement.
« Lyséa, brancardière de combat. Elle cherchait les blessés avec son binôme jusqu’au plus proche de la ligne de front. Le deuxième jour, elle a été atteinte par un oeuf explosif du dévoreur... »
Idène posa délicatement la main sur la peinture, comme si elle touchait la brancardière pour de vrai, une véritable émotion peinte sur le visage.
« La médecine Atlante n’a pas suffi. Nous l’aimions terriblement... »
John baissa des yeux navré… la guerre est toujours horrible. « Et l’enfant ? »
Là, John touche Idène en plein coeur. Son expression si animée s’était teintée d’une douleur vive et elle demeura en face de la peinture, comme si elle voulait échapper à son regard. Mais la candide n’était pas une femme qui se voulait atteignable alors elle se fit violence pour se contenir. Elle acquiesça, ses doigts redescendants sur le nourrisson de la peinture, et elle répondit d’une voix douce.
« Erel, mon fils. Il a trois long-cycles... »
Le reste de sa phrase resta bloquée dans sa gorge, elle n’avait pourtant pas envie de faire des cachoteries.

John s’approcha d’elle et lui posa une main sur l’épaule, il avait donc visé juste. Certains hommes terriens fuient les femmes avec des enfants, ce n’est pas le cas de John. Même s’il avait conclu depuis longtemps que la paternité n’était pas faite pour lui, il adorait les gosses. Donc que son “lien” ou copine a déjà eu une vie dans le ventre n’était pas un élément qui la dépréciait niveau désirs ou affection. De toute manière John avait failli être papa et avait cru à cette idylle avant de voir que l’enfant qu’il croyait être le sien était celui de son frère. Mais passons. « Il est en vie ? » Il n’était pas certain.
« Il a été évacué avec les autres enfants le premier jour de la guerre... »
La candide pencha la tête en direction de cette main, la chaleur humaine, le geste de compassion la traversait et la faisait vibrer d’un chagrin profondément enfoui. Elle refusa de pleurer mais elle en tremblait.
« J’ai été horrible. Le jour de l’annonce a été le pire de ma vie...quand Anelyn nous a avoué capture des nôtres. J’ai été horrible... » Elle renifla. « Il n’a que trois long-cycle, il est seul, égaré... »
Il devait avoir trois ans … John eu le coeur serré et se sentait coupable, mais personne ne savait que les Wraiths avaient prévu depuis le début de prendre les civils et de faire la guerre pour le principe de la faire.
« Je … je suis désolé Idène. »
Idène prit la main qui enserrait son épaule dans un échange compatissant.
« J’ai demandé à rejoindre le corps expéditionnaire pour cela. C’est seul but en mon âme ! » Elle acquiesça d’un air de certitude. « Paresok m’a fait serment : nous retrouverons notre fils. Nous le ramènerons ! »
« Je l’espère... » Il se garda bien de dire que les Wraiths adorent les enfants, puisqu'ils ont plus d’énergie vitale que les adultes.

Idène prit une grande inspiration et scella le tout en elle. La compassion de John lui avait fait beaucoup de bien, sa simple écoute, au même titre que Paresok. Cette guerre avait eu des résultats horribles au point que la candide se demandait s’il ne valait mieux pas faire le deuil d’un mort au combat plutôt que d’une famille prise en otage. L’attente, l’incertitude, l’espoir, se mélangeaient pour former un poison horriblement douloureux à la longue. Perdre Lyséa avait déjà été un coup très dur, pour le meneur comme pour elle, mais la disparition d’Erel avait bien failli l’achever. Elle se souvenait encore des propos très durs qu’elle avait eu à l’encontre de Vida, le comportement inacceptable dans lequel elle s’était vautrée. Folle de douleur et de chagrin, elle l’avait accusé de trahison envers son peuple, de négligence, de faiblesse, de lâcheté. Tout l’extrême inverse des principes de la batailleuse visant à la blesser, à lui infliger une douleur similaire à celle qui avait étreint son coeur.
Elle n’en pensait rien, bien sûr, mais elle avait été si horrible qu’elle s’était également fermée aux appels de son premier.

Le pire...c’est qu’elle n’avait toujours pas trouver la force de venir s’excuser. Non pas pour une question de fierté mais de honte. Le recul aidant, elle avait pris conscience de ce qu’elle avait pu faire à une jeune femme bien plus jeune qui supportait toute la pression des survivants sur ses seules épaules. Anelyn et Idène s’entendait pourtant encore, échangeant comme si l’affront n’avait jamais eu lieu. La candide s’était dit qu’elle avait ignoré la douleur de l’injustice, de l’agression, pour comprendre cette réalité. Vida était véritablement une stratège et Idène n’en avait que plus de respect pour elle.

Sortant soudainement de ses songes, elle rencontra le regard de John et le gratifia d’un large sourire. Elle voulait terminer la soirée en beauté et elle savait comment faire.
« D’autres questions, mon second ? »

John lui laissa le temps de se plonger dans ses songes, il respectait cette douleur et surtout ne se voyait pas y mettre un terme en lui rappelant sa présence. Il était touché de découvrir autre chose que les côtés positifs de leur lien, puisqu’ils étaient aussi amis. Certes avec Idène ce fut aussi loin d’être chaste, mais cela permettait à John de ressentir autre chose que du désir, une forme de tendresse amicale et de soutien. Il n’avait toujours pas de vœux de s’engager à être plus que ce qui lui offrait, mais étant prêt à lui donner son épaule et son soutien. Il restait franc avec lui-même et John est plus un homme d’amitié qu’un homme de compagnie si on peut dire ainsi. Du moins, il n’était plus un compagnon ou même un mari.
« Hum… Non »
John n’avait plus d’envies charnelle pour le coup, enfin bon le conflit avec Erin l’avait refroidi pour tout perspectives. Avant de partir, il alla vers un bout de papier vierge et demanda à Idène s’il pouvait le prendre. Il écrit avec un fusain quelques mots pour Paresok, des mots simples de soutien et ceux d’un complice.

Idène le laissa écrire le mot sans que sa curiosité ne la pousse à vouloir en connaître le contenu. Elle s’approcha de lui pour l’étreindre dans ses bras, un besoin d’un contact passionné et dans le même registre qu’était John.
« Alors je vais te construire souvenir mémorable. Tu me suis ? » Murmura-t-elle à son oreille.
« Oui, je te suis ! » Fit John avec un sourire, il était curieux de savoir où elle l'emmenait même si cela allait finir en partie de jambe en l’air. Il n’était plus très chaud mais il savait bien qu’Idène allait ranimer la flamme sans aucun souci.

Sa main s’empara de celle du colonel et elle le conduisit en dehors de ses quartiers. Elle semblait enjouée, presque fière de l’objectif qu’elle semblait s’être fixée, et elle amena son second dans les niveaux souterrains les plus profond de l’Antre des Egarements. Les fondations se dégarnissaient au travers des grandes masses de roches et de tunnels en tout genre qui serpentaient en-dessous. Certains donnaient l’air couramment empruntés, surement des couloirs d’accès pour la logistique, mais d’autres étaient clairement abandonné.
« Je m’y rendais à mon plus jeune âge, en secret, c’est là que j’ai pris mon Paresok dans la toile de mes liens la première fois. » Elle ricana. « Sa volonté s’est désagrégée comme poussière de roche face à mes charmes ! »


John leva les yeux au ciel, voilà qu’elle allait lui faire le même coup que Paresok, il ne savait pas trop comment le prendre. Il n’avait pas l’exclusivité et alors ? Est-ce grave ? il ne sait pas trop et décida de ne pas s’en formaliser. Il s’en fichait, si cela avait marché pour le soldat Natus, alors, il n’y a pas de raison que ça ne marche pas pour lui et ça doit être un lieu agréable pour qu’elle l'emmène là bas, avec une belle symbolique. Enfin il espérait qu’elle n’allait pas lui faire demande d’union comme le mariage !




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La pénombre régnait dans ce tunnel couvert de toile d’araignée. Personne ne l’avait utilisé depuis des années, il était véritablement à l’abandon. Parfois, quelques cristaux ici et là diffusait une lumière à peine suffisante pour se diriger. Contrairement à ceux que l’on trouvait souvent en Magna et qui faisait son éclairage naturel, ces cristaux-là étaient mourant et en fin de vie. Idène n’avait pas l’air de s’en inquiéter, pas plus que ces toiles d’araignées sales et pénible qui se prenaient sur les habits et uniformes.
Des grattements, des mouvements soudains témoignaient de vies qui frémissaient à leur approche. Sheppard eût l’occasion de voir quelques plantes se refermer et prendre l’aspect de la roche, les dissimulant entièrement dans une peau de caméléon. Des fleurs aussi, qui irradiaient d’une belle lumière chatoyante, se déplacèrent à l’aide de leur racine pour fuir craintivement. Même des sortes de “vers de roche” s’enfoncèrent dans le sol avant qu’ils ne les atteignent en chemin.

John fit quelques grimaces en sentant certaines toiles se coller à son costume de cérémonie, il n’avait guère envie de les retirer en rentrant le lendemain, c’est pénible et ça fait des bouloches à la machine à laver. Quoique bon, ce n’est pas lui qui lave ses vêtements. Un petit bonus d’Atlantis assez appréciable !
« J'espère que ce n’est pas humide ton endroit, car là, ça donne pas envie ! » Fit-il en serrant la main d’Idène pour lui signifier qu’il la charriait.
« Hum...qui sait ? » Répondit-elle mystérieusement d’une voix suave.
« Si ça l’était, ce serait bien pâle soucis en ton esprit à ce moment là ! »
« Hum surement ! »

Puis enfin une lumière au bout du tunnel. D’abord très discrète, elle apparut de plus en plus forte sans être aveuglante. C’était comme s’approcher d’un astre, une belle lumière couleur or qui irradiait d’une immense salle souterraine chargée de cristaux. Des cristaux d’or immenses, des barres entières zébrant dans tous les sens et se mêlant pour former une succession de plateformes et d’appuis naturel...sans qu’on ne puisse y trouver un sol plat. Les rares parties de la parois en roche d’où n’émergeait pas ces immenses barres étaient recouverte de pierres précieuses et de joyaux. Les Natus n’avaient pas l’appât du gain ni l’attrait pour l’enrichissement personnel. Cela ne servait donc pas pour un quelconque système monétaire.

Visiblement ravie et très enthousiaste, Idène relâcha son emprise de John et quitta sa veste pour la faire glisser de ses épaules d’un mouvement très ample et poétique. Un effet incontestablement travaillé pour le séduire et qui tenait aussi de ses habitudes théâtrales. La candide tendit la jambe avec souplesse et avança dans la chambre en cristaux en montant sur l’un d’entre eux. Son poids déclencha un grésillement luminescent qui se propagea aux autres cristaux alentours comme par contagion.

« Et bien, mon guerrier, auras-tu honneur et courage à poursuivre une candide en ces lieux ? » Déclara-t-elle d’une voix très douce en sautant sur un autre grand cristal.




John était ébahi devant cet endroit magnifique… sa mâchoire tomba un peu. Des cristaux géants ! Il n’avait jamais vu ça et il était littéralement sous le charme de cette scène. Il regretta d’avoir laissé son sac là-bas, puisqu’il avait sa tablette et il aurait adoré faire des photos pour les montrer aux deux administratifs et garder un souvenir. Son appareil avait foutu le camp dans l’eau salé lors d’une randonnée avec Natasha.
« C’est incroyable… » Il se racla la gorge, suivant du regard Idène qui fit glisser sa veste d’un air sensuel. « Poursuivre peut-être si tu es sage… » Dit-il d’un air malicieux. Il ne se voyait pas courir là-dedans de peur de briser un cristal. Il s‘approcha du premier devant lui, le touchant … il était froid et semblait aussi solide que du roc.
« Sage ???? » Fit la voix pleinement provocante d’Idène. Cela fit rire John. Oui Idène n’est pas très sage comme femme.
Le temps que John se retire de son observation du premier cristal, la candide avait tout simplement disparue. Il y avait bien un soupçon de son reflet glissant d’un cristal à l’autre, et encore, c’est très fugitif. Mais il ne parvenait plus à la voir. Pourtant sa voix s’élevait comme si elle était à coté de lui et elle ajouta avec humour :
« Trop de jeunesse en nos corps pour apprécier la sagesse... »
L’homme s’avança essyant de la chercher tout en faisant gaffe là où il mettait ces pieds de peur de briser un de ces magnifiques cristaux.
« Pour une fois qu’on me dit que je suis jeune ... » Fit le colonel doucement.

Son poids déclenchait un grésillement lumineux à chaque fois qu’il y appuyait dessus. C’était tout aussi beau qu’esthétique. Idène n’avait pas répondu à ses derniers propos et il eût de plus en plus de mal à l'apercevoir entre tous ces cristaux qui lui reflétaient une silhouette largement erronée. En très peu de temps, le colonel fût désorienté dans ce véritable dédale de cristal et c’est là que le jeu, semble-t-il, commença. John était fasciné par les cristaux et perdait peut-être du temps pour rattraper sa belle, mais cela l’importait pas. Il finirait par lui mettre la main dessus.

Les pas précipités s’élevaient par moment. Mais à chaque fois qu’ils semblaient s’approcher, personne n’apparaissait devant lui. C’était comme être perturbé par des approches rapide qui ne se faisaient pas. Il s’estimait trop bruyant et donc repérable facilement. Parfois, la silhouette d’Idène apparaissait dans l’un des cristaux, courant à vive allure. Ou le regardant simplement, un sourire presque sadique sur le visage, avant de disparaitre comme un ninja.

Puis à un moment, sans même qu’il ne l’entende s’approcher, une paire de main passa de chaque côté de ses hanches pour remonter sur sa veste qui perdit quelques boutons sous la pression brusque. John sursauta et frissonna un peu, il n’aimait pas être surpris de cette façon, vieux réflexe de soldat. Idène l’avait atteint par l’arrière sans même se faire remarquer. Elle avait inspiré de manière plus bruyante pour se nourrir de l’odeur du colonel tout en ouvrant sa veste. Et avant qu’il ne lui offre trop de résistance, elle fit volte face et disparut de nouveau, un rire presque enfantin raisonnant dans les environs.
« Qu’arrive-t-il à notre héros ?... »

L’homme leva les yeux au ciel et ne lui répondit pas, marchant à pas de loup, pour ne plus se faire avoir à cause de ses chaussures élégantes. Les différents reflets d’Idène dans les cristaux, lui indiquait une potentielle destination et il finit par la surprendre aussi en l’attrapant par les hanches et l’embrassant sur la joue. Il la relâcha doucement avant de disparaître pour la prendre à son propre jeu, pas peu fier de son action.
« Hé !!!... » S’était écrié la Candide, pleinement surprise. Elle s’était retournée et cherchait à son tour les reflets fuyants de l’officier. Ses doigts se posèrent sur l’empreinte chaleureuse qui était restée sur sa joue et elle eut un sourire chargé de malice, son regard exercé analysant les mouvements des différents reflets.
Elle monta avec souplesse sur un cristal en riant et prit de la hauteur.
« Penses-tu me battre sur mon terrain ? » Demanda-t-elle joyeusement.
Elle tendit l’oreille en se demandant s’il allait tomber dans un piège aussi grossier.

John eut un sourire et ne lui répondit pas plus. Il voulait pimenter ce petit jeu et ne pas se laisser guider et “avoir” sans répondre. Faire le passif était agréable parfois, mais pas là, le but est de passer un moment à deux et non égoïste. Une façon de rendre la pareille à Idène.

La jeune femme se montrait sûre d’elle, maitresse des lieux, d’une pleine maîtrise sur son jeu du chat et de la souris. Mais ce n’était que de la poudre aux yeux, la candide n’était pas formée à la discretion et elle n’avait pas mit les pieds dans cette caverne depuis une bonne décennie. Elle savait que le colonel ne tarderait pas à s’en rendre compte. Mais c’était si grisant de le tester sur son propre terrain.
Le petit jeu durant une dizaine de minutes, Sheppard devint le grand vainqueur. Il était bien plus doué qu’Idène à ce jeu et elle se laissa emprisonner en de maintes reprises. Appréciant l’étreinte et la chaleur de celui-ci.

« Alors, elle est où ma candide ? » dit-il pour la taquiner face à sa propre victoire. Il était ravi d’avoir réussi à la prendre a son propre jeux.

Vaincue et insoumise, la candide joueuse l’attira sur un chemin particulier au travers de ces cristaux, une route apparemment taillée de la main humaine et qui serpentait jusqu’à un promontoire recouvert d’une végétation de mousse. L’endroit ressemblait beaucoup à un oasis de verdure et de belles plantes au milieu de la lumière or de tous ces cristaux. Un bosquet d’arbre de la couleur de la roche sombre, comme recouvert d’écailles de roches, entouraient de manière régulière un petit sous-bois comme pour le protéger des regards, ou des mauvaises intentions. Idène s’y glissa doucement en attirant l’officier dans son sillage, un officier en pleine contemplation de cet endroit incroyable. A leur arrivée, quelques petites bestioles inconnues s’enfuyèrent pour leur laisser le champ libre.

« Vois. Bel endroit pour un beau souvenir... » Murmura la jeune femme tout en l’amenant au travers des arbustes.
« C’est un lieu incroyable … dommage que je n’ai pas mon appareil photo. Faudrait que je revienne en faire. » Dit-il doucement, la bouche entre ouverte suivant du regard chaque mouvements et végétaux présent sur le site.
Idène fronça légèrement des sourcils, ne comprenant pas ce qu’était un appareil photo. Encore une question qu’elle poserait un jour.

Ils débouchèrent sur une minuscule clairière à l’environnement très particulier. Un vieux dolmen grisonnant entouré de mousse faisait office de point central, irradié d’une colonne de lumière dorée. La jeune femme relâcha son étreinte pour s’approcher de la pierre. Elle se retourna alors, laissant son compagnon observer les lieux, avant de lui dire doucement avec son sourire habituel :
« Vas-tu me revenir ou vais-je te chercher à excitation, mon second ? »

John ne comprit pas, faut dire qu’il avait écouté sans écouter. Typiquement masculin mais il était tellement ébahi et un peu frustré de ne plus avoir son appareil, qui avait fini à l’eau.
« Je suis là voyons...» Et intérieurement, il avait aussi une forme d’excitation, dû à ce cache-cache et au manière langoureuse qu’avait Idène pour le mettre en pression. Oui, elle savait y faire mais dans un sens, c’est son métier. Étrangement, il ne voulait pas penser à cette facette, elle ne lui appartenait pas à 100% et il n’était pas si jaloux, considérant voir même se détachant de la fonction d’Idène au sein de son peuple. De toute façon, il la partageait déjà avec Paresok.

Il pointa son regard clair vers elle et lui sourit doucement. L’endroit était superbe et cela lui fit penser qu’il n’avait pas pris de “capote”. Enfin si mais dans son sac et il les avait oubliées. Après bon, Idène avait eu une prise de sang, élément qui l’avait étonnée, histoire de vérifier si elle n’était pas porteuse de quelconque maladie.

« Approche... » Fit-elle langoureusement en lui tendant la main.
Elle s’était perchée sur le dolmen, dans la colonne de lumière, et comptait bien l’y attirer pour qu’il puisse vivre cette expérience étonnante. Une fois qu’il l’eut rejointe, elle l’attira au plein centre de ce rayon de cristal, ce qui lui donnait l’air d’être sous le feu de projecteur, ou nanti d’une considération “lumineuse”. Bien loin de tout sentiment d’importance, puisqu’il était seul et entouré d’un écran d’arbre rocheux, il se trouvait néanmoins comme transportait dans une situation tout à fait inédite. C’était comme si rien n’avait d’importance à l’extérieur mis à part lui, et Idène, qui commençait déjà à s’occuper de lui. Elle était passée dans son dos en l’étreignant amoureusement. Ses mains parcourant la longueur de ses muscles par dessus ses vêtements en pressant doucement pour en détailler les sillons. Elle ne se montrait pas agressive, pas tout de suite, cherchant à faire naître en lui une tension progressive et continue. Malgré sa fatigue, elle jouait de sa souplesse pour le caresser de ses mains, mais aussi de ses jambes, par des gestes langoureux et doux. Elle prenait son temps, comme si elle l’explorait, dans ce jeu étrange.
Idène expira doucement dans sa nuque pour faire courir son souffle le long de son épiderme avant de lui déposer un baiser. De ses doigts, elle pinçait alors les épaulettes de la veste ouverte en pression douce mais grandissante, pour la retirer progressivement des épaules du colonel. Ca commençait...

John était une nouvelle fois sous le charme de ce lieu, ce halo de lumière étrange avec cette sensation tout aussi bizarre qu’ils n’étaient que deux … deux dans un unique monde, sans plus rien autour. Les effleurements d’Idène furent accompagné de gestes tout aussi agréable de la part du colonel, qui n’émettait aucune résistance à partager un moment plus intime avec la belle candide. Il n’aurait jamais cru faire l’amour dans un lieu aussi stupéfiant… Encore une opportunité que lui offrait l’exploration interplanétaire.

Leur ébats fut mémorable, le genre de chose qui marque un souvenir. Et Idène avait raison sur ce point, John n’allait pas oublier de sitôt cet endroit et leur petit jeu coquin. La fatigue finit par les prendre, surtout Idène qui avait quand même donné beaucoup de sa personne dans l’arène mais également au cours de leurs galipettes, dans une envie certaine de le contenter et récupérer ces six mois d’absence. Après de nombreux délices et satisfaction mutuelle, les deux amants, reprirent le chemin de retour, pour se rendre dans la demeure d’Idène qui ouvrait définitivement ses portes à son second. John, se rendait compte qu’il éprouvait de plus en plus de tendresse pour Idène.

Voyant et surtout sentant la fatigue de sa partenaire, le colonel, décida, contre l’avis de la candide de la porter dans ces bras, afin de soulager de ces efforts déjà bien grands pour magnifier cette fin de soirée. Elle ne s’était pas débattu très longtemps, abdiquant lorsqu’elle se retrouva juchée dans ses bras pour l’enlacer et profiter de ce moment unique. Idène n’était pas le genre de femme à avouer ou reconnaître sa fatigue. Mais elle se laissa aller dans ce moment qui n’appartenait qu’à eux. John eut par retour l’affection qu’il lui témoignait, la candide profitait de cette occasion pour lui glisser quelques mots doux accompagnés de gestes alors qu’ils se déplaçaient. Il chemina lentement et croisa quelques tigres non loin, qui observait une dernière fois avant de se coucher les statues et les maisons de leurs hôtes. Eura était perchée sur le toit de l’une d’entre elle, semblant communiquer avec quelque chose d’invisible. John, la trouvait flippante et à la fois magnifique, sa blancheur qui brillait dans la pénombre comme une lumière guide. En s’approcha de la bâtisse, il sentait une sorte de sentiment étrange et oppressant, qui le quitta quand il s’éloigna du perchoir de la tigresse. Idène, de son côté, avait préféré les ignorer, se demandant comment ils voyaient l’attachement Natus/Atlante.

Arrivant enfin devant la bonne porte, il la poussa et se dirigea vers la chambre, la seule pièce avec un lit. Et il y avait déjà quelqu’un. De base, John avait complètement oublié qu’il avait une tierce personne dans cette relation. Cela lui était sortit de la tête par sa culture terrienne et se sentit gêné soudainement. Mais, cela ne se voyait pas vraiment, plus la surprise de voir Paresok encore éveillé. Comme s’il veillait.

Intérieurement, John ne savait pas trop quoi faire, déposer Idène et rejoindre une chambre dans l’Antre ? Dormir ici ? Paresok veillait le retour de sa compagne ? Il ne savait trop quoi faire… Sa propre culture était bien trop différente des Natus et il ne pouvait pas la suivre puisque complètement hors sujet à leurs mœurs. Alors, il resta là debout, tenant encore une Idène dans ces bras collés contre son torse. Et comme a chaque fois, qu’il était mal à l’aise, il faisait de l’humour :
« Alors Taigrion, on est insomniaque ? »

Paresok quitta l’étrange monocle, à mi-chemin entre la lunette et la loupe, qui lui permettait de lire un parchemin. En abaissant le document, il s’offrit la vue de son frère d’arme avec Idène suspendue à ses bras et eut un large en sourire en devinant à quelle sauce il avait dû être dévoré. Pour être le premier d’Idène, il savait bien que lorsqu’elle s’y mettait, on s’en souvenait longtemps. Il répondit sur un même ton d’humour, comme s’il n’attendait que ça :
« Erreur fiston ! Je couvais inquiétude de ne pas te voir revenir ! A coup sûr que notre bien-aimée aurait pu te faire passer à trépas d’orgasmes ! Je me voyais déjà faire battue en Magna pour retrouver vos corps épuisés !!! »
Idène descendit des bras du colonel non sans l’avoir remercié d’un fugace baiser et elle enchaîna également d’humour, en progressant sur le lit telle une féline :
« Tu ne me connais que trop bien, mon Paresok. J’ai bien fait valoir mon appétit en son corps mais c’est un guerrier Atlante aussi résistant que toi ! »
Elle acheva sa phrase en une embrassade alors que Paresok acquiesçait en partageant la blague.
John sourit amusé par les boutades de ces deux compagnons.
« On n’aurait même pas été tranquille Idène, Paresok nous aurait chercher de peur qu’on se soit perdu. » Ajouta John pour enchérir un peu suite aux deux Natus.

Paresok détailla le visage fatigué de sa bien aimée en silence, posant une main douce sur sa joue alors que son pouce soulignait les profondes cernes qui marquaient son regard. Il avait un sourire amoureux alors qu’il lui répondait d’une voix douce :
« C’est soirée bien éprouvante pour toi, je le vois...tu devrais te reposer auprès de nous... »
Idène fit non de la tête.
« Éprouvante mais si réjouissante ! » Son regard migra sur John : « Et source de grande satisfaction. Elle ne devrait pas terminer en mots... »
Et elle lui balança soudainement l’un des nombreux oreillers de la couche pour qu’il se le prenne en pleine poire alors qu’elle finissait d’un cri joyeux :
« ...mais en actes !!! »
Et elle roula sur le coté, armé d’un nouvel oreiller, montant à l’offensive du colonel.
Paresok éclata de rire. Il balança le parchemin sur un coin et récupéra son oreiller tandis qu’il montait sur le lit et bondissait sur ses deux amis. Il était torse nu et uniquement vétu d’un sous-vêtement blanc ressemblant à s’y méprendre à ceux de l’antiquité. Son corps arborait un nombre impressionnant de cicatrices et de brûlures qui ne trouvaient pas toutes origine de la Bataille de la Magna. Certaines étoiles larges témoignaient d’anciens coups de baïonnettes et des marques caractéristiques des balles Natus. Il en portait même une pas très loin du coeur. Mais il ne cherchait visiblement pas à les cacher. Il s’attaqua exclusivement à John en le martelant au flanc tandis qu’Idène, comme réglée d’une excellente cohésion, ramenait un revers d’oreiller sur sa figure.
« Bien dit ma douce : SUS A L’ATLANTE !!!! » S’écria-t-il.

Il avait bien entendu vu toutes les cicatrices sur le corps de son frère d’arme. Bien plus nombreuses que lui… le colonel fronça des sourcils identifiants des balles d’origine Natus, avait-il eu des guerres civiles chez eux ? Ou bien une pratique étrange ? Perdu dans ces pensé, il reçut un cousin dans la figure, ne s’attendant pas à une attaque collatérale des deux Natus aussi immature l’un que l’autre. Le colonel, se remorva bien vite sur le lit après une attaque en pleine poire, avec des oreillers le martelant de toute part. il ricana de plus belle, se repliant sur lui-même pour se protéger et essayer d’attraper un édredon.
« A deux contre un ! C’est lâche ! » fit-il hilare.
En se faufilant, il réussit à en choper et rendit les coups au deux ignobles alliés en face de lui. Son costume d’apparat allait être froissé mais qu’importe en fait. Il s’amusait bien et trouvait dans ce jeu, qu’il appréciait une part terrienne qui involontairement le rassurant, grand enfant qu’il fut !

« Non nulle lâcheté ! Mais partage, j’aime mes deux hommes !!! » S’écria Idène en bifurquant soudainement sur le visage de Paresok qui recula sous le coup de la surprise.
« Traîtresse Candide ! Je suis ton premier ! »
« Premier à prendre nouveaux coups ! »
Le Meneur poussa un faux cri de rage avant de retourner toute sa défense sur sa femme. Il héla le colonel au passage.
« Hé là, fiston ! Solidarité masculine à l’appel ! Rejoins-moi ! »
« Tu es mon lien, rejoins-moi à place de ce traitre en devenir !!! »

En réponse et ne voulant pas choisir John s’arma d’un second coussin et tapa les deux en même temps.
« Comme ça pas de jalousie ! »
« ERREUR ! » S’écria le couple d’une voix unique en basculant brutalement sur lui, une fois de plus.
Au lieu de se retrouver avec deux coussins le ciblant, Paresok l’occupa suffisamment pour qu’Idène grimpe dans le dos de celui-ci et le rabatte sur le lit. Le colonel se retrouva bien rapidement en mauvaise posture alors que les deux grands enfants le taraudaient à droite et à gauche du grand matelas, le harcelant avec la même joie exagérée. Un Meneur de Combat et une Candide Duelliste, qu’avait-il pas fait là de leur apprendre ce jeu ?

Il avait aucune chance et John du réclamer sa réédition ! Ils continuèrent leur petite série d’échauffourée d'édredon encore quelques temps, qui dura une bonne heure, avant que la fatigue les prenne. John, qui ne savait pas quoi faire ou se mettre, trouva finalement tout seul sa place, dormant sur le côté gauche du lit, Idène entre ses deux hommes. Comme une forme d’étrange normalité...

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Mar 20 Fév - 15:03
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Erin Steele ♦️ Alexander Hoffman ♦️ John Sheppard

Du coté Atlante



Le réveil fut difficile. Mais il était l’heure de rentrer chez soi. Curieusement, les bleus mis à part, elle ne sentait pas de courbatures particulières, et elle prit le temps de s’enduire la peau de cet onguent, espèce de pâte tirant sur la crème, en texture, que les Natus lui avaient donné pour soulager ses affres. Cela faisait du bien, et dégageait, en outre, une odeur des plus agréables. Erin était contente de rentrer « à la maison », et même si elle avait passé qu’une journée ici-même, elle avait l’impression d’être partie depuis bien longtemps, après toutes les péripéties qui avaient été les siennes. Elle revenait chargée de deux costumes de plus, une robe élégante, qu’elle avait hâte de porter pour voir si elle lui allait bien, et un costume plus martial, qu’elle avait déjà éprouvé dans l’arène. L’échange culturel avait été un franc succès, sans parler de la diplomatie entre Tairis et Natus, et entre Natus et Atlantes.

Une bonne aventure se terminait.


Alexander avait changé de vêtement lui aussi et avait effectivement bien dormie. Le confort de ce lit était plus qu’appréciable. Il attendait qu’Erin finisse de se préparer quand John, frappa à la porte vêtu de son uniforme atlante. Il avait quitté le confort relatif de l’appart pour retrouver son bien vieil uniforme ébène. Il avait le visage rayonnant, mais un peu sombre à cause de la fatigue.
Il toisa Alexander et lui demanda doucement si la nuit avait été bonne ou non. Sous entendant clairement : tu l’as pouillé ou pas ? Et la réponse que lui fit l’anglais, fut un simple sourire en lui tapotant la joue.
« Toi tu vas marcher pas droit… tu payes tes six mois d’absence ! »
John ricana et fila un coup dans le ventre de son ami.
« C’est ça… absente toi six mois et tu verras dans quel état tu seras ! »
Ils ne pouvaient pas s’empêcher de se charrier et cela continua un peu, jusqu’au moment, ou une tigresse du nom de Vilma, se faufila (poussa) John, pour saluer son anglais et leur dire que tout le monde était levé pour partir ! Les tigres avaient choisi de rester dormir.

Erin s’extirpa de la salle de bain où résidait la fontaine qui avait vu leurs ébats la veille, tombant sur John qui se chamaillait encore une fois avec Alex, et vice versa. Ces deux là étaient intenables de toute façon. Vilma était là aussi et elle semblait avoir calmé tout le monde. Elle approcha de John et lui fit la bise avec une petite lueur amusée dans l’oeil, et elle poussa de la tête Vilma. Chacun son truc. Elle annonça fièrement, sans vouloir comprendre la discussion qui les animait tous avant d’arriver :
« Je suis prête au départ. » et d’ajouter à l’endroit de John :
« Ça va, tu arrives à marcher ? », sans savoir qu’Alex lui avait fait sensiblement la même blague.
« Et toi ? » ajouta John du tac o tac. Avant de rougir un peu gêné de lui demander ça. Mais bon trop tard ce fut sortit tout seul.
Erin pouffa, ne s’attendant pas à ce qu’il lui demande. Mais sa pensée avait dépassé sa retenue, et c’était amusant, surtout qu’il prit des couleurs de gêne. Elle tourna sur elle même avec élégance. « A merveille. », dit-elle avec un sourire.
« Parfait moi aussi ! » Dit-il en marchant un peu.
« Tu es donc prêt pour le défilé ! Bon allons y avant qu’Idène remarque que tu sais mettre un pied l’un devant l’autre ! »
« Gnagnagnagna ! »

Erin se pencha vers Alexander en détaillant John outrageusement, comme si elle cherchait à voir quelque chose, et elle déclara, assez audiblement pour que l’officier entende :
« Je trouve qu’il tortille quand même des fesses, pas toi ? »
Alexander toisa a son tour son ami, avec un air penseur… « Pas faux… Hanz serait jaloux comme tout ! »
« Hey les fouines, vous avez fini ? » Fit l’homme en soupirant, même si cela l’amusait.

Erin se marra, préférant ne rien ajouter, considérant toujours que les plaisanteries les plus courtes étaient les meilleures. De toute façon, ils arrivaient à la Porte, l’heure était au retour pour de bon chez eux. Cela ne les empêcherait pas de se vanner bien entendu, mais il allait falloir reprendre la routine, qui forte heureusement, était souvent coupée par des aventures de ce genre. Bien entendu, sur le chemin du retour, Idène vint dire au revoir à son bel étalon, sous le regards amusés des deux administratifs qui ne manqueraient pas de faire une nouvelle remarque à John, décidément bien mal à l’aise dans son uniforme.

Au dernier moment, Vida vint à la rencontre des administratifs pour leur souhaiter un bon retour. Son regard était lourdement cerné et elle dissimulait péniblement la fatigue qui avait dû s’accumuler tout au long de cette méticuleuse préparation de la Magna. Elle leur rappela qu’ils seraient toujours les bienvenus ici...et à l’antre des égarements. Elle fut remerciée par le trinôme avec chaleur.

La dreamteam rentre à la maison.

END 20-02-2018


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