Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Mer 8 Nov - 12:43
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Au calme d'un jardin douloureux


Chronologie : 16 Mai. (3 jours après la tentative de suicide)




Matt Eversman


// Gamin ! Ta présence est requise au jardin botanique pour prendre le goûter… maintenant ! //

L’activation du dispositif radio d’un des gardes rompa la quiétude du lieu et surtout interrompit le militaire dans sa sieste. Ce dernier s’était brusquement redressé avant de finalement se laisser retomber sur le lit. Il maudit l’un des gardes, le fusillant du regard. Il pouvait pas garder sa radio éteinte, celui-là. Il multiplia les soupirs tout en frottant son visage de sa main valide. Que c’était dur ce genre de réveil !

« Sergent. Le Colonel Sheppard vous demande. »

Le dénommé O’Connor eut le droit à un nouveau regard noir. Matt n’avait aucune envie de quitter son lit. D’ailleurs il avait le droit de quitter la pièce ? C’était nouveau ça… Habituellement on venait à lui, pas l’inverse. C’est ainsi qu’il remarqua que la perfusion qui ne le quittait plus depuis son retour n’était plus en place. Il y avait toujours le dispositif dans sa chair mais plus de tuyau. L’idée d’être relié de nouveau à son retour ne l’enchanta pas mais il n’avait pas le choix. O’connor l’aida à enfiler une veste. Il prit soin de bien tirer sur la manche pour dissimuler l’épais bandage qui recouvrait entièrement son avant bras.Le bras malmené fut glissé dans la poche ventrale pour éviter tout mouvement. Le survêtement et les baskets suivirent. Les lacets furent glissés à l’intérieur. La capuche ne serait pas de trop pour dissimuler son air blafard et sa sale tête.

C’était sa première sortie depuis sa tentative, il était accompagné d’une escorte de deux militaires ayant pour ordre de le suivre comme son ombre pour éviter toute récidive. Matt n’avait pas envie d’aller à ce rendez-vous. Est-ce qu’il allait avoir affaire à son supérieur ? à son pote ? Dans tous les cas, affronter son regard risquait d’être difficile. Matt n’était pas fier de lui, de sa lâcheté mais aussi du fait d’avoir échoué dans sa tentative. Il n’était pas parvenu à obtenir la liberté, la paix. Maintenant son bras lui rappelait son échec chaque minute qui passait. Les portes du jardin s’ouvrirent. Il aurait dû être ébloui par la beauté du lieu, saisi par l’humidité qui s’en dégageait ou même l’odeur mais il ne repéra que la silhouette un peu plus loin. Sheppard à ne pas en douter. C’est sans grand enthousiasme qu’il s’approcha de lui avant de lancer d’une voix morne.

« Salut. »

John Sheppard


John était là depuis une trentaine de minutes. Il avait choisi ce lieu, pour sa beauté et son calme relaxant. Après tout il avait donné rendez-vous à quelqu’un en convalescence. Autant, lui offrir une promenade, loin des murs que trop familier de la cité et sans avoir du monde à tous les couloirs.

L’homme avait immédiatement négocier avec Taylor Laurence, pour voir son ami. Apprendre, que celui-ci avait tenté de mettre fin à ces jours il y a deux jours de ça, fut un sacré choc. Il serait menti, qu’il n’avait pas pensée à cette éventualité, tout le monde avait surveillé l’équipe de magna de loin ou de prêt pour éviter une tentative désespérée et surtout les deux qui ont été torturés. Matt étant celui qui avait le plus morflé niveau physique et il en était le responsable. Un combat à mort avait été engagé entre eux. John, était partis pour tuer son ami, un ami qui n’était plus humain mais une bête sanguinaire, un fichu Wraith… Et en voyant les reliquats d’une pseudo humanité, il n’avait pu se résoudre à mettre fin à cette vie. Il avait bien fait, s’était-il dit au début.

Mais en voyant les traumatismes de Matta, n’aurait-il pas dû le laisser mourir ? L’achever et lui éviter cette souffrance ? John ne pouvait se résoudre à dire oui. Il ne pouvait pas imaginer le tuer sachant qu’il y avait encore son ami là-dessous. Il ne pouvait pas savoir tous les tourments de Matt, mais il pouvait les comprendre. Et aucunes raisons, n’est suffisamment forte, pour mettre fin à sa vie, cela serait comme dire à cette grognasse de reine, qu’elle avait gagnée.

En tout cas, il ne fallait pas attendre que le jeune homme sorte de l’infirmerie, c’est maintenant qu’il a besoin de soutien. Matt a toujours été là, pour John et c’est au colonel de lui montrer que la réciproque est là, intacte malgré tout ce qui s’est passé. Malgré son insubordination, qui lui ajouter un blâme de la reine des sanctions : Frei et de ce fichu combat. Qu’importe le lien hiérarchique, John éprouve une forte amitié pour cet homme têtu et borné. Un homme qui a toute sa place ici et qui mérite d’être aidé pour avancer.

Ainsi, il avait dû négocier avec Isia, farouchement agacée et en désaccord, pour laisser Matt sortir une nouvelle fois. John avait dû déployer des trésors de diplomatie qu’il ne pensait pas avoir, pour la convaincre. En fait, ce qui convaincu réellement Isia, fut l’intervention d’un psychologue. La belle blonde avait fini par donner son consentement avec la menace que si Matt revenait avec un gramme d’alcool dans le sang, qu’elle lui ferait un lavage à lui ainsi qu’à John ! Pas de jaloux.

Enfin bon, dans le panier qu’il avait constitué, il n’y avait rien de proscrit. Un goûter d’enfant tout bonnement. Des bonbons, des viennoiseries, du jus de fruit et du café.
Au bout d’un moment, la silhouette drapée en jogging et capuche du soldat se montra. John, toujours en uniforme, avait encore sur son corps les traces de son combat. Il avait aussi une béquille à cause de jambe lacérée. Il toisa Matt qui avait une mine affreuse, il ferrait sensation à Halloween.

« Bonjour Matt » Il fit un geste de main, pour renvoyer à l’entrée les deux gorilles. Pas besoin qu’ils suivent les deux hommes. Par contre, qu’ils soient à porté de voix oui. Son regard alla sur son ami. « Tu te sens de marcher ou tu préfères qu’on se trouve un banc, comme deux papis ? » Il fit un peu d’humour, pas besoin de lui demander s’il allait bien, la réponse était évidemment non.

Matt Eversman


Matt fit son possible pour ne pas croiser le regard de l’officier, gardant la tête baissée avant de se positionner à ses côtés, tourné en direction du grand arbre. Il ne remarqua pas son geste de la main mais entendit des bruits de pas dans son dos. Il décida de ne pas s’en formaliser. C’était à eux de veiller sur lui, pas l’inverse. La pointe d’humour de Sheppard lui passa au dessus.

« Marchons. »

Matt attendit que l’autre se mit en route pour faire de même se positionnant légèrement en retrait et gardant la tête penchée. Il ne fallait pas compter sur lui pour faire la conversation.


John Sheppard


Tout dans l'attitude de Matt était suspicieux. On aurait dit qu'il essayait de se cacher. Ce qui pouvait être le cas. Éviter le regard de John n'était pas la meilleure des manières pour engager la discussion. Sheppard ne savait pas vraiment par quoi commencer… cela allait devenir gênant.
Pourtant il le fallait bien.

John inspira et se mit en marche avec sa troisième jambe de papi. Être vieux avant l'heure ça vous donne quelques amertumes.

« C'est en ami que je t'ai fait venir. Pas besoin d'éviter mon regard Matt. Je ne vais pas te juger sur ton acte. C'est fait et tu es le seul à en être juge.»
Bon il avait fait comme tout humain il avait jugé intérieurement cette nouvelle. Étant d'abord triste d'apprendre qu'il en soit arrivé à cet extrême puis en colère contre cette reine qui voit détruit son ami.

« Si tu as besoin de parler je suis là » Il lui fit une tape sur l'épaule

Matt Eversman


Entendre le bruit de la béquille frappant le sol était difficile. Il était la cause de cette blessure. C’était ses propres ongles qui avaient ravagé la chair. Le pire étant qu’il avait pris un certain plaisir à le faire, à blesser son ennemi. Qui sait comment aurait terminé ce combat s’il avait été vainqueur ? Sheppard aurait été ramené à la reine et serait certainement mort. Ce n’était pas de bons souvenirs. Matt fit ce qu’il put pour les chasser de son esprit, pour penser à autre chose. Se focaliser sur les propos du Colonel par exemple. Au moins un qui ne lui faisait pas la morale quant à son geste. C’était agréable même si Matt était certain que cela viendrait sur le tapis à un moment ou un autre. On ne sortait pas une personne si rapidement de l’infirmerie pour discuter plantations, pas eux.

« J’ai pas envie d’en parler. » répliqua-t-il bien décidé à ne pas faire de pas en avant. Lui-même ne savait plus vraiment ce qu’il désirait maintenant. C’était flou dans son esprit embrumé par pas mal de médicaments. Il regrettait son geste mais il regrettait tout autant de s’être raté. Toujours ce bruit incessant de cette béquille qui ne cessait d’attirer son attention. Il ne put s’empêcher d’y jeter plusieurs coups d’œil.

« Tu pourras remarcher normalement ? » Autant parler de lui que de soi.

John Sheppard


John avait horreur de cette béquille, mais sans elle, il ne pouvait pas marcher convenablement, il se fatiguait trop. Autant, il avait pu faire le mariole, quand la Tairis Vilma était venu sur la cité, puisque pendant que le RDA était occupé en réunion avec les Natus, la tigresse avait comme mission de le surveiller. Cela avait été marrant d’essayer de lui montrer le golf… mais bon, la tigresse n’avait pas aimé, loin d’être pratique ce jeu avec ses pattes inadaptées à la canne. Et c’est quand même bien plus la classe d’être soutenu par un tigre qu’un vulgaire bout de métal !

Enfin qu’importe, il devait se traîner cette béquille encore pendant plusieurs semaines, le temps que la rééducation soit suffisamment efficace pour qu’il se tienne à deux pattes.
« Comme tu veux »

Dit simplement John, ne voulant pas le forcer à parler maintenant. Cela viendrait,
mais autant que ça vienne de lui et non sous la contrainte. Le regarda de John allait de droit à gauche observant ce jardin. C’est la première fois, qu’il y mettait les pieds et c’est quand même un endroit superbe. Non loin, une sorte de petit étang artificiel, avec de grand nénuphar… on se croirait vraiment dans un autre monde. John remarqua à plusieurs reprises que Matt lorgnait sur sa jambe. Cela lui serra le cœur, espérant qu’il ne se flagelle pas trop mentalement pour cela.

« Oui. Les kinés sont formelles, là-dessus, il me faudra au moins un mois et demi. On a la chance d’avoir de la technologie de pointe et extraterrestre pour nous permettre de nous remettre de toutes sortes de blessures » Il y avait un sous-entendu, dans le sens, que tout pouvait se guérir avec le temps et de l’aide.

Matt Eversman


« Cool. »

Un soupir s’échappa ensuite des lèvres du militaire. Loin d’être désespérant, celui-ci se voulait plutôt rassurant. Si Sheppard avait dû rester avec sa béquille jusqu’au bout de sa vie, il s’en serait voulu comme jamais. Une date avait été posé pour son retour à la normale. C’était dans pas mal de temps mais au moins il se rétablirait et pourrait de nouveau se faire courser par les Genii ou des T-rex en colère. C’était une bonne chose même si le fait de le savoir blessé de sa faute lui faisait accuser le coup. Un de plus qui l’enfonçait un peu plus loin au fond de ce trou sans fin.

Le silence reprit ses droits. N’ayant pas envie que la discussion tourne autour de sa personne, Eversman préféra la relancer tout en continuant d’éviter de l’observer.

« Les autres ça va ?. »

Il avait déjà croisé Pedge Allen qui était en bon état physique. Karola Frei avait suffisamment la tête sur les épaules pour rédiger une demande de blâme donc ça devait aller. Les autres, il ignorait tout de leur état. Ce n’était pas l’une de ses préoccupations majeures. Ce qui l’importait surtout était que la discussion n’arrive pas sur sa personne.

John Sheppard


Cette discussion était assez étrange, Matt ne désirait pas vraiment parler de lui et le colonel, n’allait pas sur ce terrain, pour la simple raison, qu’il laissait le temps faire son œuvre. Il savait qu’il devait à un moment où un autre rentré dans le lard d’Eversman pour qu’il parle de lui. Mais à cet instant, les banalités étaient peut-être tout ce qui a de mieux à raconter. Histoire de tourner autour du pot, de calmer les tensions ou les craintes.

« Oui, Alek fait sa convalescence dans l’humanitaire Natus. Frei est comme à son habitude, inébranlable même en pleine tempête, Adam se porte bien, il est retourné sur le site alpha, Mckay râle toujours autant, Coralie Deltour est partie sur terre pour des raisons personnelles et Pedge, semble se porter chaque jour de mieux en mieux »

Tout semblait revenir petit à petit a une normalité. Il y aurait les traumatismes bien entendu, mais chacun avait son rendez-vous quotidien chez le psy sauf peut-être Hamilton qui semblait y échapper pour le moment.

Matt Eversman


Entendre que tous les membres de la mission semblait plutôt bien se remettre de la mission aurait dû le soulager, lui faire plaisir. Mais cela n’avait pas l’effet escompté chez lui. C’était plutôt le contraire. Matt se rendait compte qu’il était le seul qui n’avait pas remonté la pente. Le seul qui s’était complètement écroulé qui n’avait pas su gérer les conséquences de Magna. Certes les autres n’étaient pas aussi touchés que lui mais quand même. Il y a des civils, des militaires qui n’avaient pas son expérience et pourtant eux s’en étaient bien sortis. Ses doigts aggripèrent l’intérieur de ses poches, s’en servant pour dissimuler sa tristesse mais aussi sa colère dirigé contre lui même. C’était sans compter sur le fait que faire le moindre mouvement avec son bras gauche mobilisait les muscles charcutés et donc le faisait réagir. Il dissimula son rictus de douleur en fermant les yeux l’espace de quelques instans gardant les lèvres pincées.

Quand il rouvrit les yeux, Matt s’empressa de jeter un coup d’oeil en direction de son voisin espérant que cela lui aurait échappé. C’était sans compter sur son oeil aiguisé.Le Sergent réajusta la capuche de son gilet sur sa tête avant de se justifier maladroitement.

« Ça va passer… C’est rien» .

Surtout ne pas focaliser la conversation sur lui ou sa santé. Eversman réfléchit immédiatement à une fuite, à un sujet lui permettant d’éviter ce sujet bien trop délicat. L’état des copains, c’était fait. Il n’avait pas d’autres idées en tête et essaya de puiser dans son environnement un sujet de conversation y jetant un oeil pour la première fois depuis son arrivée. La végétation était luxuriante donnant l’impression d’être sur une autre planète, plus à l’intérieur de la Cité aseptisée d’Atlantis. Cela avait un côté magique, enivrant.

John Sheppard


Et en effet Sheppard avait bien vu la tête douloureuse de son ami. En seule signe de réconfort, il lui passa une main dans le dos en lui frottant. Cela n’était pas de la pitié, mais reflétait la phrase « oui ça va aller ». Ce que disait Matt juste après. Lui dire que tout le monde vivait l’après magna bien mieux que lui était une erreur… Mais, Coralie n’avait pas que regagner la terre pour raison personnel, la mission l’ayant traumatisée et poussée à partir. Tout le monde n’était pas aussi fort. Et Matt mettrait du temps à s’en remettre mais il y arrivera.

John voyait bien qu’il ne voulait pas parler de lui, alors il dériva la conversation et a un moment il trouvera un levier pour mettre le feu de la lampe sur Matt.
« Je ne suis plus avec Nathalie au fait. » Parler des problèmes de cœur, voilà une manière de trouver un levier… Il y avait des rumeurs concernant Matt et Evelyn aussi.

Matt Eversman


La dernière news concernant les affaires de coeur du Colonel étonna le militaire. Il y a plus d’une raison à cela : ça durait depuis un moment entre eux et c’était loin d’être un sujet anodin. Personne n’aimait parler de ses problèmes de couple. C’était toujours plus facile d’annoncer que ça allait bien, qu’on se mettait en couple avec quelqu’un que l’inverse. Matt cessa de marcher pour lui dire quelques mots, se tournant plutôt vers la végétation que vers lui.

«Je suis désolé pour toi….» .

Finalement lui aussi connaissait des peines post-Magna. Son couple n’y avait pas survécu à moins qu’il y ait autre chose mais ça, ça ne le regardait pas.

« Evelyn et moi, c’était fini avant la mission… » . Se contenta-t-il de dire avec un haussement d’épaules. Cela l’avait affecté avant son départ en mission mais maintenant il avait bien autre chose en tête. « Tu comprends donc mon choix concernant ce nom sur la tablette...» . Inscrire le nom de Sheppard en tant que responsable si lui arrivait quelque chose lui avait semblé logique.

John Sheppard


« Tu n’as pas à être désolé, c’est moi qui l’ait quittée. » Dit-il simplement. Il serait menti qu’il n’était pas affecté. Il l’était beaucoup, surtout que ce ne fut pas un choix facile au final. Être célibataire était surement l’état le mieux pour lui. Aimé est une bonne chose, mais aimé mal et de cette manière passionnelle n’était plus très saint. Sans parler, de cette tentation constante qu’il pourrait avoir, Magna avait montré qu’il suffisait de peu de chose pour qu’il ait envie de rompre le serment de fidélité. Même, s’il en réalité il n’avait pas trompé son ex-compagne. Bien sûr, il lui avait dit qu’il l’avait fait, puisque à ses yeux cela était la même chose, surtout le doute et l’envi d'aller voir ailleurs.

Ah donc ce fut vrai, mais il ne pensait pas que ce fut avant la mission. Le couple avait été étonnant Matt avec une psy et c’est dommage que ça se finisse.
« Je comprends mieux alors… » John hocha la tête doucement, il avait été flatté et surtout touché de voir cette confiance de son ami, pour le marquer sur le document « La rupture fut à cause de quoi ? »






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Matt Eversman


Voilà que la sa relation avec la psychologue revenait sur la table. C’est fou comme son collègue se montrait avide en détail, à croire qu’il était le responsable de la section gossip de l’expédition. C’était même étrange de sa part de s’intéresser ainsi à la vie sentimentale. Matt n’avait pas vraiment envie de s’épancher là dessus.

« Je crois que je suis pas vraiment fait pour être en couple… » . Dit en baissant la tête. Il n’en était pas désolé. C’était un constat. Il semblait bien incapable de se poser avec la même personne pendant un certain temps.

« C’est mieux comme ça… et puis au moins j’ai pas de remords à avoir. Tu sais avec les candides... » . Il suffisait d’y repenser pour avoir quelques bribes de souvenirs de ce moment particulièrement chaud. Yin avait été d’un sacré réconfort. Elle avait fait appel aux meilleurs soigneurs de son peuple puis après dans le bain… Ce fut un tout autre réconfort mais au combien plaisant. Il y avait au moins eut un bon passage sur cette mission.

« Me dit pas que tu es resté insensible à leur charme ? »

John Sheppard


John commençait avoir ce qu’il voulait. Petit à petit Matt parlait de lui… et à se détendre sur d’autres sujets que sa santé mentale. John était généralement peu curieux de la vie intime de ses amis ou collègues. Cela leur appartenait et était à l’écoute si besoin de réconfort ou de conseil. La phrase de Matt, il en était arrivé à la même conclusion. Comme quoi, ils n’étaient pas si différents. Il hocha la tête.
John eu un petit rire à la mention des candides… bien difficile de ne pas y succomber, il avait vaillamment lutté… Mais lui, il avait cédé au second route quand sa candide était venu sur Atlantis. Et puis bon, il avait un « lien » Natus. Un lien, qui se fut créé tout seul et qui lui avait fait un peu peur sur le coup. Faut dire qu’une femme aussi belle et séduisante qu’Idène vous sorte que vous êtes son « deuxième » alors qu’il n’y a rien eu entre vous qu’une lutte avant ...
« Non, je n’ai pas du tout été insensible. »

Matt Eversman


Que Sheppard ait craqué lui aussi le rassura. Il ne passerait pas en plus pour le pervers de la bande. Déjà qu’il était le plus timbré et le boulet du groupe, en rajouter un peu lui aurait plombé un peu plus le moral. Finalement, cette sortie de l’infirmerie n’était pas aussi pénible qu’il voulait le croire. Il n’aurait pas cru que parler à Sheppard de banalités lui ferait du bien.

Il y aurait bien un moment où le sujet de conversation changerait mais Matt préféra ne pas y penser. Les petites choses légères de la vie, c’était pas plus mal. Il laissa son regard sur la flore présente devant lui. Ça faisait un peu bout de temps qu’il n’en avait pas vu, coincé entre les quatres murs de l’infirmerie. Observer ce vert et ses couleurs étonnantes avait quelque chose d’apaisant. On laissait les yeux passer de l’un à l’autre, il n’y avait rien à réfléchir.

John Sheppard


Ils marchèrent encore un peu dans le jardin, John guida Matt vers le petit pont qui traversait l’étendue d’eau, jusqu’à une mini île. Une table et des bancs y étaient. John s’assit sur la table, pour déposer le panier repas.

« Tu as faim ? ça te changera de la nourriture fonctionnelle de l’infirmerie » Le repas servi au pôle médicale aux patients étaient étudiées pour leur donner les apports dont ils avaient besoin et cela n’était pas toujours très goûtus. Loin d’être mauvais comme sur terre, cela était juste généralement fade.
« Tu ne t’ennuis pas trop ? J’ai appris que le sergent Minelli, t’a donné le carton. »

Matt Eversman


Eversman se laissa guider avant de suivre son hôte. Il s’installa sur l’un des bancs posant son dos contre le rebord de la tête ce qui lui permit de remarquer la présence discrète de sa petite escorte. Ils faisaient l’effort de se tenir éloigné et de ne pas être trop visibles. Matt n’avait rien à leur dire. Ils ne faisaient que leur travail, suivant les ordres aussi bien d’Isia que de Sheppard. Ce dernier était justement en train de déballer le contenu de son panier repas : biscuits, jus de fruits, gourdes... Il y avait de quoi tenir un siège. Certes ils étaient de vrais goinfres sur pattes mais de là à avaler tout ça. Il attrapa l’un des paquets de gâteaux au chocolat. Il lui restait à trouver une solution pour l’ouvrir et lui permettre d’accéder à ce trésor. La main gauche, il pouvait l’oublier.

« Tu me prends par les sentiments avec ça.. » .

Le Colonel dut avoir pitié et lui ouvrit le paquet. Il saisit un des gâteaux et en croqua directement un morceau. Trois jours qu’il n’avait rien mangé de consistant étant alimenté par perfusions et par quelques très frugaux repas. Il s’interrompit dans son croc d’un autre morceau en entendant la suite de ses propos. Un élément le mina particulièrement : l’évocation du fameux carton. Aussitôt il tourna la tête vers lui, plissant les yeux. Méfiant. Il sentait venir le sujet principal de cette sortie. Cela ne lui plaisait pas. Il finit par dire quelques mots d’une voix traînante avant de détourner la tête vers l’eau.

« Tu remercieras les copains pour moi... » .

John Sheppard


John lui ouvrit en effet son paquet, voyant bien, qu’il ne pourrait pas faire son affaire sans aide. Il lui servit un jus de fruit de son choix et se prit un pain au chocolat, qu’il trempa dans une tasse ne plastique de café noir. Il avait, comme toujours trop prit niveau nourriture. Mais bon, ce n’est pas gâcher, ils seront mangés demain sans problème. Un petit rictus se fit, à l’évocation des sentiments, oui, clairement il pouvait le prendre par ceux-ci. Mais savait bien, que le réconfort ne se fait pas toujours avec les paroles ! Il suffit d’un peu de nourriture et l’esprit s’adoucit dans une douce sensation de bien-être. En tout cas, chez lui, la bouffe à cet effet.
« Toujours, de toute façon si tu avais refusé de manger, j’ai de chocolats … tu aurais été fourré » Une petite blague tout simplement.

Le sergent devait sentir, qu’ils se rapprochait du sujet, la fuite de son regard et de sa voix trainante était un indicateur flagrant.
« Oui. Enfin bon, nous ne sommes pas très fiers de t’avoir fourni une arme. La culpabilité en a pris plus d’un. » Il but son café doucement, puis toisa Matt. « Quoi que tu penses de toi, tu n’es pas un monstre. Les horreurs que tu as subit non pas à être terminées avec le suicide, cela serait donner la victoire à l’autre grognasse. Mais, si après plusieurs mois, ta condition te fais toujours horreur et que tu souhaites en finir, tu retourneras sur terre et il t’appartiendra de faire ce que tu veux. » Il n’aimait pas dire cela, mais il n’avait pas non plus à lui faire la morale sur son acte. Beaucoup de soldats auraient fait la même chose, malheureusement.

Matt Eversman


Celui qui avait déposé cette bière dans ce carton avait eu d’autres intentions pour cette boisson. Il ne connaissait pas ce généreux donateur et de toute manière ne voulait pas le connaître. S’il n’y avait pas eu cette bouteille, il aurait certainement trouver un autre moyen d’y parvenir. Peut être même qu’il aurait réussi cette fois. Eversman commença à fouiller dans sa mémoire. Il essaya de se rappeler le contenu du carton, de trouver un objet qu’il aurait pu transformé en armes. Pensif, Sheppard l’interrompit en enchainant avec un vague discours mi réconfortant, mi moralisateur. Une certaine dose de si ça va pas, retourne sur Terre et fais le. Mais pas ici, pas sur Atlantis. C’était assez étrange comme discours de la part d’un pote. Il ne s’attendait pas vraiment à ça.

Matt avait aussi un autre point de vue concernant la victoire de la Reine.

« Non… Tant que je vis, cette pétasse gagne…»

Tant qu’il était en vie, l’ADN wraith qu’elle avait inséré dans son génôme était là. Sa création était en vie. C’était elle qui avait choisi d’en faire un de ses soldats et elle y était parvenue définitivement.

John Sheppard


John secoua la tête négativement. Il n’était pas au courant encore des civils Natus emporté, puisque l’annonce ne se ferait que plusieurs jours après. Il ne pouvait pas dire que la Wraith avait gagné et eu ce qu’elle voulait déjà.

« Non. Ta mort serait gagnée, car cela révoltera et donnerait des envies de vengeance de la majorité des humains qui l’affronterons à nouveau. Elle aura gagné car, elle juge les hommes faibles et jouie avec leur colère pour les détruire. » Il releva le regard vers lui. « Le fait que ton corps est assimilé le gène est un hasard. Elle ne l’a pas voulu, elle s’est servie de toi comme un cobaye. Tu as une part de gène Wraith, une part de gêne qu’ils jugent au-dessus de tout. Un humain avec cela lui est inconcevable et montre que tu es plus fort que toutes ces conneries»
Un faible sourire fut sur son visage. Il n’a jamais été bon en psychologie, son discours d’avant en était une preuve, mais il était franc et sincère. Peut-être que lui dire, qu’il pouvait quand même trouvé la mort sur terre était un façon à John, de lui montrer qu’il acceptera son choix si Matt ne voulait plus vivre et lui donnerait la possibilité d’en finir avec ces souffrances. Cela lui coûtait de lui dire tout cela… Mais Matt n’avait pas besoin de pitié, mais de soutiens, sans être culpabiliser.

Matt Eversman


Bien entendu, Sheppard lui sortit une toute autre version de la victoire de la reine. C’était tellement prévisible mais ce n’était pas vraiment ce dont le Ranger avait envie d’entendre. Il n’était pas prêt pour être rassuré, il n’en avait pas envie car c’était lui mettre en évidence que sa tentative était une immense connerie.

« On voit bien que ce n’est pas toi qui a du wraith en toi. » répliqua-t-il d’une voix traînante sans le regarder. Le Colonel n’apprécierait certainement avoir cette part de l’ennemi en lui. Tout comme il n’avait pas accepté sa transformation en vampire. C’était pareil, la même situation. Cette conversation agaçait le Ranger. Il n’avait pas envie de se faire convaincre qu’avoir du gène wraith en lui était génial. C’était impossible pour lui. Cela ne faisait que renforcer son dégoût pour lui même. Cette fois plus question de toucher aux biscuits ou quoique ce soit. L’envie n’y était plus.

John Sheppard


John retenu un soupir. La réaction de Matt était normale, il refusait cet ajout involontaire dans son patrimoine génétique… et qui en voudrait ? Et surtout dans ces conditions ? Personne. Pourtant c’est là et il faut faire malheureusement avec. Il devait faire avec.

« J’ai déjà eu mon lot de transformation. Mais je te fais remarquer que d’autre ont du Wraith en eux et ils ne sont pas des dangers publics et vivent normalement. »

Le seul point positif au combat puisque le gène ne donnait rien d’autre, c’est que Matt pourrait utiliser les armes des ingénieurs Wraiths et donc leur technologie. Un avantage, supérieur... pour la prochaine fois, même si John aurait grand mal à le laisser repartir faire un tour avec, de peur qu’il soit définitivement perdu et détruit mentalement, pour ne plus revenir vivant ou se suicider après. Cette discussion était pénible pour le soldat ainsi que pour le colonel, qui avait l’impression de foiré toutes ces paroles. Il n’a jamais été un bon diplomate… ni un grand communiquant a dire vrai. Il se désespérait à s'enfoncer; alors qu'il voulait faire relativiser Matt sur cette condition particulière.

Matt Eversman


Quelques personnes étaient dans le même cas. Allen et le personnel médical s’étaient efforcés de lui nommer encore et encore les personnes atteintes par ce gène : Ford, Teyla… C’était une manière pour eux de montrer qu’une vie était possible. C’était de mauvais exemples aux yeux du militaire qui ne les portait pas forcément dans son coeur. Il n’avait clairement pas envie de leur ressembler ou même de vivre avec ça. Ce n’était pas lui. Cela n’avait rien à faire dans son corps. Matt ne répliqua pas. Ça ne servait à rien de réenchérir ou d’essayer d’expliquer. Personne ne pouvait le comprendre. Enfin si, une pouvait partager un peu des malheurs mais elle ne voulait pas de lui. Il était donc seul à affronter ses démons.

Le Ranger fuyait clairement ses responsabilités. Il évitait la discussion tout autant que le regard de son supérieur hiérarchique. Il recherchait plutôt la présence de ses nourrices espérant qu’ils prendraient son regard comme un appel à l’aide pour le sortir de là et le ramener à l’infirmerie.

John Sheppard


John soupira, il ne savait pas quoi faire… Il voyait bien que quoi qu’il dît, Matt était dans le rejet et ne voulait pas de l’aide. Et encore moins relativiser avec son nouvel état. Il se sentait impuissant et complètement inutile. Sans parler du goûter qui n’avait aucun succès ni effet apaisant ou réconfortant.
Il posa sa tête sur sa main relevée avec son coude sur la table en bois… le regard du jeune homme cherchait de l’aide auprès des nourrices qui en avaient rien à faire. Dans un sens, cela vexa John. S’il le faisait autant chier, qu’il se casse… De toute façon, Matt ne voulait pas avancer dans son état et n’importe quel discours serait aussi efficace que pisser sur les cordes d’un violon pour qu’il grince moins.

« Si ça t’embête à ce point Matt, retourne près de tes nourrices... » Dit-il un peu sèchement. Après, ils pouvaient parler d’autre choses. Outre lui parler et tenter de le faire relativiser sur ce sujet, ce fut une sortie, une des rares pour lui changer les idées de l’infirmerie et de lui montrer qu’il tenait à lui et ne lui en voulant pas, pour sa jambe. Mais bon, les mecs ça ne s’épanche pas en larmoyer, c’est trop fier pour ça !

Matt Eversman


Le ton sec employé par Sheppard le fit réagir, lui faisant tourner la tête dans sa direction. Il y nota une bonne part de déception. Ce n’était pas ainsi qu’une discussion entre deux amis devait se dérouler. Les rires et les blagues n’étaient plus là. Beaucoup de gravité les avait remplacé. Ce temps joyeux semblait si lointain désormais. Il aurait dû avoir envie de passer un peu de temps avec lui, de profiter d’un peu de liberté retrouvé pour s’amuser ou même explorer ce nouvel environnement. Pourtant cela l’angoissait, l’agaçait aussi. Il n’avait pas envie de subir davantage les remarques, les regards lourds de sens de son ami. C’est sans dire un mot qu’il se releva, quittant cette table pour se diriger vers ses deux gardes du corps. Ces derniers recherchèrent l’appropation du regard du Colonel, comme pour lui demander s’il en avait terminé avec lui, avant de finalement le laisser passer et l’accompagner jusqu’à son retour au bercail.

John Sheppard


John le laissa partir fortement déçu oui… Il hocha la tête auprès des deux nourrices puis laissa partir à contre coeur Matt sans rien dire.

Il n’avait rien à dire, de toute façon, il allait avaler sa frustration et il reviendrait voir Matt quand il sera dans une meilleure optique. Plus réceptif et moins autocentrée sur un gène qui n’était pas si grave à a avoir au final.

Le colonel, resta quelque minutes seul, avant de ranger le pique nique et repartir vers son bureau l’air maussade.

END 08/11/2017

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