Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

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Rapport d'analyse




▶️ Date : Lundi 6 novembre 2017
▶️ Objectif(s): Synthèse des résultats de l'analyse du Cube rapporté de mission par le Major Karola Frei
▶️ Rédacteur(s) : Equipe scientifique

▶️ Origine de l'artefact : Inconnue
▶️ Dimension : 15 cm de côté
▶️ Épaisseur des plaques extérieurs : 2 cm selon les instruments
▶️ Poids : 1 kg
▶️ Composition : Naquadha, Graphène, Titane allégé pour ce qui a pu être mesuré



Le Cube rapporté par le Major Frei lors de sa mission de sécurité chez les alliés Cimmériens a été analysé sous toutes les coutures par le personnel scientifique de la Cité. Dès son arrivée sur Atlantis, il a été constaté que l’artefact a émis une faible vibration sans que ne soit décelé de schéma particulier émanant de cette onde. Les appareils d’analyses n’ont donc pas été capables d’en déterminer l’origine car il n’a pas été possible d’en discerner les entrailles par quelque mesure que ce soit. Les appareils de photographie aux rayons X ont permis de mettre en évidence une couche de matière d’environ 2 cm qui occulte les composants internes de l’appareil. Des traces de Naquadah, de graphène et de titane allégé ont été décelées sur la surface de l’artefact.

Il semblerait que la sensation ressentie par le Major, et corroborée par le Sergent McPherson qui la secondait, provienne d’une onde émise par la surface du Cube lorsqu’une personne en touche la surface. Il est intéressant de noter que ce phénomène ne s’est produit qu’au premier contact. Tout juste est-il possible de supposer qu’il s’agit d’une sorte d’analyse émise par l’artefact. Des analyses médicales approfondies n’ont montré aucun changement physiologique chez les deux militaires ou le personnel étant entré en contact avec le Cube. Toutefois, sans informations supplémentaires, il a été interdit au personnel scientifique d’entrer en contact avec l’artefact sans une combinaison de protection. Cette précaution nous permet d’avancer que l’onde émise est d’origine électrique et qu’elle n'apparaît qu’au contact d’une matière organique.

A noter enfin que par intermittence, les inscriptions couvrant les six faces peuvent s’illuminer faiblement d’une lueur bleue. Aucun modèle n’a pu être décelé dans sa fréquence et, à nouveau, aucune mesure n’a permis d’en expliquer le fonctionnement. Nous avons par contre pu trouver une corrélation entre l’augmentation de son intensité et l’utilisation du siège des Anciens par le personnel d’Atlantis. Cela a amené l’équipe scientifique à en imaginer une origine liée à cette civilisation disparue.

Les analyses se poursuivent.




codes par shyvana

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C’est avec une grande satisfaction que Karola s’était plongée dans son lit ce soir-là. Minuit s’apprêtait à sonner et elle venait tout juste de rejoindre ses quartiers. Il était plutôt rare qu’elle se couche à une heure aussi tardive, préférant plutôt se lever aux aurores afin de profiter pleinement de ses journées. Cependant, depuis quelques jours son rythme était quelque peu chamboulé. La faute à sa nouvelle fonction d’instructrice de techniques de combat. D’aucuns diront qu’il n’avait pas été très avisé de sa part d’accepter une nouvelle charge. Elle était en effet déjà suffisamment submergée de travail de par son poste d’adjointe militaire. Seulement, la militaire ne voyait pas les choses en ces termes. Enseigner aux autres les bases du combat au corps à corps était pour elle un moyen d’échapper à ses tâches administratives et d’entretenir sa forme. Sauf que forcément, cela avait chamboulé son emploi du temps. Voilà pourquoi elle ne regagnait ses quartiers que quand la cité était déjà profondément plongée dans la quiétude de la nuit.

Une fois sous la couette et accablée par la fatigue, elle rejoignit rapidement les bras de Morphée. Une bonne chose quand on savait qu’elle allait devoir se lever à peine quelques heures plus tard. Elle avait d’habitude le sommeil réparateur, cependant cette nuit-là elle fit un rêve assez perturbant. Un rêve dans lequel elle revivait les évènements d’une mission qu’elle avait effectuée quelques jours auparavant sur la planète de leurs alliés Cimmériens aux côtés du caporal McArty et des sergents Lawson et McPherson. Si jusque-là tout semblait normal, un détail l’interpellait. Alors que son inconscient lui faisait rejouer chacune des scènes elle ne pouvait se défaire de l’impression désagréable d’être observée, analysée. Mais à chaque fois qu’elle se retournait pour voir si quelqu’un se trouvait dans son dos, elle ne voyait rien hormis une lumière bleue qui flottait dans les airs. Intriguée, Karola s’y intéressa au point de délaisser sa mission. Elle chercha à approcher la tâche de couleur qui au fur et à mesure redoublait d’intensité au point d’absorber totalement son environnement. Quand elle ne fut qu’à quelques centimètres, elle stoppa sa progression, par prudence. En détaillant un peu ce à quoi elle faisait face elle remarqua que cette lumière était émise par un cube, celui-là même que le chef Tyan avait offert aux atlantes en gage de leur amitié. Étonnée, elle tendit l’oreille car une légère sonorité en émanait. Impossible de savoir si le Cube émettait de la musique ou bien s’il essayait de lui faire passer un message. Cela ressemblait en fait plutôt à un murmure mais elle ne pouvait en distinguer le sens. La militaire tenta alors de s’approcher un peu plus mais subitement, le halo de lumière fondit sur elle avec brutalité et effrayée, Karola se réveilla en sursaut dans son lit, le souffle court.

Il lui restait encore une bonne heure avant que son réveil ne sonne mais malgré tous ses efforts, ce fut un échec. Elle ne pouvait s’empêcher de se demander ce que le cube avait voulu lui dire et surtout elle ne pouvait se défaire de cette impression d’être en présence de quelque chose. Au bout d’une heure, elle dut mettre ses questions de côté car sa journée commençait et elle avait déjà toute une liste de chose à faire. Tandis qu’elle traversait les couloirs pour rejoindre son bureau et saluait ceux dont elle croisait la route, elle sentit soudain un filet d’air froid lui balayer la nuque et elle crut même entendre quelqu’un prononcer son nom. Surprise, elle frissonna et s’arrêta afin de voir si quelqu’un n’essayait pas de la rattraper pour lui parler, comme cela pouvait parfois arriver. Mais rien, il n’y avait qu’elle dans les couloirs et certainement pas de courants d’air. Mettant cela sur le compte de la fatigue, elle secoua la tête et continua sa route.

Plus tard, dans la journée, au cours d’un briefing, elle peina à se concentrer sur les discours de ses collègues, elle d'habitude si sérieuse. Victime d'un coup de barre, son esprit se mit à vagabonder au gré de ses envies et choisit de se focaliser sur son rêve.

La jeune femme tenta d’y trouver une éventuelle signification. Elle se rappelait avoir reçu une légère décharge lorsqu’elle l’avait pris en main la première fois, ça avait été la même chose pour Mike. Mais à part cet étrange phénomène, rien d’autre ne s’était produit. C’était d’ailleurs pour cette raison qu’elle avait été donner cet artefact aux scientifiques, pour qu’ils puissent l’analyser. Jusqu’à aujourd’hui elle n’avait eu aucun retour. Totalement hermétique à ce qui se passait autour d’elle, elle se laissa absorber par des recherches dans la banque de rapports produits par les membres de la cité. Elle ne trouva rien au sujet du Cube, signe que les recherches devaient encore être en cours. Elle tomba simplement sur sa photo et resta à l’observer attentivement pendant quelques minutes. Elle ne se rendait plus compte qu’autour d’elle, un groupe de personnes discutaient entre eux et étaient certainement en train de fournir des informations importantes qu’elle était censée noter. Le Cube était tellement plus intéressant à ses yeux qu’elle préférait se concentrer dessus. D’ailleurs, elle commença à le voir rayonner de lumière sur sa tablette et s’en trouva émerveillée. Un murmure résonna dans sa tête. « Freya » Cette fois-ci, elle l’entendit d’une manière plus distincte. Elle avait l’impression que c’était le Cube lui-même qui s’adressait à elle et ressentit alors le besoin impérieux d’aller le voir, de le toucher. «Freya »…

« Major Frei ?! » Karola fut violemment extirpée de ses pensées et revint de manière un peu abrupte à la réalité. Tout le monde autour de la table l’observait avec un air interrogateur. Incapable de se rappeler ce qu’elle faisait ici et parce qu’elle sentait que sa place était ailleurs, elle se leva brusquement.

« Désolée, j’ai quelque chose d’urgent à faire. » balbutia-t-elle avant de quitter la salle de briefing ne laissant derrière elle qu’un courant d’air et un auditoire un peu abasourdi par un tel comportement de sa part.

Avec une allure soutenue, Karola déambula dans les couloirs, focalisée sur un objectif, celui de se rendre auprès du Cube, elle ignorait totalement ce qui se passait autour d’elle et manqua plusieurs fois de percuter des passants. Elle devait absolument retrouver l’artefact, répondre à son appel. Après un dernier virage, elle entra enfin dans les labos et laissa sans réponse les interrogations des scientifiques présents. Personne ne lui avait dit où été étudié le Cube mais elle suivit son instinct ou plutôt l’attraction qu’exerçait l’objet sur elle et finit par rapidement se trouver devant.

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Le Cube était dans l’une des pièces attenantes au laboratoire. Il y avait là divers instruments de mesure car l’étude de l’artefact était toujours en cours. Il restait un véritable mystère et le personnel d’Atlantis le voyait comme un défi qui les narguait. La batterie de tests auxquels il avait été soumis n’avait encore rien révélé mais il n’était pas question de rester sur un échec, d’autant plus que les lueurs émises par l’objet s’était intensifiées ces derniers jours, avec un point d’orgue durant la nuit, à en croire la caméra qui filmait la pièce.

Mendes se cassait les dents sur l’énigme que cela représentait. Le scientifique avait repris les notes de ses collègues et imaginait de nouvelles façons de l’aborder. Mais lui aussi butait devant le Cube hermétique à leurs analyses. Mais voilà que le rayonnement croissait à nouveau et faiblissait pour briller à nouveau. L’intensité semblait monter d’un cran à mesure que le temps passait alors que le rythme lui, restait régulier et étrangement familier. Pour le coup, le scientifique s’inquiéta d’être en présence d’un engin explosif et s'apprêtait à déclencher une alerte lorsqu’il réalisa que la cadence ressemblait étrangement à celle des battements du coeur, le sien, pensa-t-il.

Le scientifique se rapprocha, et à mesure qu’il avançait vers l’objet, le rayonnement croissait davantage. Le Cube réagissait à sa présence. Il s’empressa de s’emparer de sa tablette laissée sur le bureau un peu plus loin pour noter l’information. En se retournant vers l’objet, il se rendit compte que l’intensité s’était encore accrue. Finalement, il s’agissait peut-être bien d’un engin explosif.

Il avait la main à quelques centimètres du bouton d’alarme lorsque le Major Frei fit irruption dans la pièce. Mendes la regarda avec un air interrogatif et fut contraint de se couvrir les yeux pour se protéger de la lumière émise par le Cube. Elle inondait la pièce de sa teinte bleutée, évoluant toujours au rythme régulier d’un battement de coeur. Celui de Karola.

**

Totalement obnubilée, Karola n’avait d’yeux que pour le Cube et elle n’entendait plus rien si ce n’était les palpitations qui résonnaient dans sa poitrine et dans son crâne. Elle ne semblait guère affectée par le rayonnement de l’objet, à tout le moins plissa-t-elle légèrement les yeux. Finalement, ne pouvait plus résister, elle quitta son immobilisme et tendit les bras pour le prendre dans ses mains, sourde aux protestations de Mendes.

**

A peine le Major entra-t-elle en contact avec le Cube que le rayonnement et le bourdonnement cessèrent. La réaction fut si soudaine que le scientifique en resta bouche bée. Face à lui, Karola se dressait, droite comme un piquet, tenant l’objet entre ses deux mains, devant son ventre. Ses yeux regardaient fixement le mur face à elle. La jeune femme put ressentir le même courant électrique la parcourir mais cette fois-ci, son intensité était telle qu’elle eut la sensation d’être frappée par la foudre directement. Pourtant, aucun son ne sortit de sa bouche et son corps ne laissa rien paraître. Elle était restée immobile.
Le Cube se ralluma, plus faiblement, d’une lueur bleue constante désormais, ne souffrant d’aucune variation d’intensité. Le physicien se sentait fébrile, dépassé par les évènements et inquiet, mais tiraillé par sa curiosité scientifique. Il contourna lentement la jeune femme, à distance respectable et la héla.

"Major ?"

Il se répéta.

"Major ? Vous allez bien ?"

Karola ne lâcha pas un seul mot. Mendes passa devant elle et découvrit un visage inexpressif, similaire à celui d’une poupée. Mais la pupille de ses yeux avaient disparu pour laisser place à un blanc immaculé. Le scientifique agita sa main devant son visage, sans obtenir aucune réaction. Le Major Frei n’était plus là. Entre ses mains, le Cube émit une vibration et les inscriptions en dialecte inconnu s’illuminèrent sur le centre de la face supérieure, avant que la lueur ne s’approche des mains de la jeune femme pour disparaître. Le phénomène se reproduisit une seconde fois, puis une autre, et encore, de plus en plus vite. La désagréable sensation que quelque chose de mauvais se tramait inquièta le scientifique, qui se précipita vers le bouton d’alerte.

Mike McPherson


Mike se trouvait sur le champ de tir pour son entraînement quotidien. Il avait la mine des mauvais jours car, depuis la veille, un mal de crâne avait décidé de l’emmerder. Il ne se sentait pas vraiment dans son assiette et aurait bien repoussé son exercice du jour, mais il était nécessaire d’évaluer certaines nouvelles armes de poings en provenance de la Terre. Aussi, il était impératif que l’Américain y participe, il s’agissait de l’une des pointures d’Atlantis dans ce domaine et son retour était particulièrement attendu. Selon son appréciation, l’équipement des soldats de la Cité pourrait être revue. Il n’avait donc pas eu trop le choix et s’était affairé alors qu’un sentiment étrange l’habitait.

L’évaluation se montra particulièrement chaotique car Mike ne mit pratiquement aucun coup dans la cible. McArty le couvait du regard comme une mère son nouveau-né et, habituellement, cela n’avait aucun effet sur lui. Son collègue s’en aperçut et s’empara même de son arme pour vérifier si cette dernière ne présentait pas un défaut. Il ne constata rien et se permit de tirer à son tour quelques coups. Tous frappèrent la feuille de papier en son coeur. L’arme de poing n’y était donc pour rien.

Frustré, le Sergent prit une autre arme et tira une fois. A côté. Il rapprocha la cible et ouvrit à nouveau le feu. Pour la mettre à côté. Désabusé, il vida complètement le chargeur, sans succès. Il s’apprêtait à jurer lorsqu’il posa le pistolet sur la table devant lui, ainsi que ses lunettes et son casque de protection.
Mike tourna alors les talons et se dirigea vers la sortie au pas de course, l’air préoccupé. McArty l’interpella, sans comprendre de quoi il en retournait avant de pouffer en imaginant un scénario alambiqué dans son esprit. Il pensa que son collègue devait faire une indigestion et qu’il courrait dégobiller dans les toilettes. Sa mine se referma lorsqu’il entendit un message d’alerte à travers le dispositif de communication de la Cité.

“ Avis au personnel de sécurité : incident en cours dans les laboratoires ! Je répète, avis au personnel de sécurité : incident en cours dans les laboratoires !”




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Karola Frei

Immobile, Karola avait les yeux grands ouverts mais c’était dans le vide qu’ils observaient. Il n’émanait plus rien d’elle. Quiconque serait entré dans la pièce aurait alors conclu que le major Frei s’était transformée en statue de pierre. Et pourtant, un véritable tumulte était en train de se produire dans son crâne.

Ses pensées étaient totalement embrumées dans un épais nuage blanc mais plus les secondes passaient et plus les choses s’éclaircissaient mais sans devenir pleinement visibles. Des formes grossières se dessinaient ou s’agitaient tout autour d’elle. Elle ignorait où elle se trouvait mais elle savait qu’elle s’apprêtait à vivre un moment important et déterminant. Tout restait flou mais elle sentit une présence, une présence rassurante qui la mettait en confiance, se présenter à ses côtés en l’interpellant par son prénom. Elle tourna la tête pour voir de qui il s’agissait mais elle ne put qu’admirer une tâche lumineuse. Sans savoir pourquoi, elle devinait que derrière cette tâche se trouvait un homme. Un homme qui s’adressait à elle à présent, Freya.

Son ton trahissait le respect qu’elle lui inspirait ou qu’elle lui avait acquis. Elle savait qu’il était en train de lui parler mais ses paroles étaient inaudibles ou plutôt incompréhensibles. Seules quelques bribes se détachaient et sonnaient à ses oreilles : forteresse…Vanaheim…, ces mots furent repris plusieurs fois dans ses propos.

Elle hocha la tête et donna des ordres, ses lèvres bougeaient, du son s’en échappait mais de même que pour le discours de l’homme, à peine quelques mots sortirent distinctement de sa bouche. Les mêmes que tout à l’heure.

Puis elle fut subitement aveuglée par un éclair de lumière. Elle n’eut pas l’impression de bouger, elle était toujours debout, les pieds bien ancrés dans le sol. Pourtant, lorsqu’un voile se leva de devant ses yeux, elle distingua un environnement différent de celui dans lequel elle se trouvait quelques instants plus tôt. Les formes étaient troubles, certes, mais l’ambiance était différente. De la tension était palpable. Heureusement, elle n’était pas atteinte par l’agitation ambiante. Au contraire, elle y était totalement hermétique, comme si elle portait une armure qui la protégeait de quelque agression extérieure que ce soit. Et puis, il y avait toujours cette présence masculine à ses côtés.

A nouveau, il l’appela par son prénom et prononça des paroles rassurantes. Sa voix était plutôt lointaine, aussi elle se fia à son ton pour tirer une telle conclusion. Un faisceau opalescent attira son attention et elle embrassa du regard le vaste espace qui s’étendait devant elle et son compagnon. Le paysage était enveloppé d’une nappe immaculée l’empêchant de pouvoir bien distinguer ce qui s’y passait mais elle savait qu’un combat faisait rage. Beaucoup risquaient leurs vies au loin mais elle ne se sentait pas inquiétée. Un brouhaha incessant régnait et elle tendit l’oreille. Des éclats de voix, des cris fusaient de toutes parts et là aussi, seuls certains mots faisaient sens à ses oreilles, forteresse et Vanaheim résonnaient puissamment en elle. Elle connaissait leurs ennemis, leurs forces et leurs faiblesses, aussi elle était quasi certaine de la supériorité de son camp sur eux. Par extension, de leur victoire. Elle venait de donner des ordres et à présent elle s’attendait à les voir exécuter et ce, sans éprouver la moindre peur. Mais avant même qu’elle ait pu contempler quoique ce soit, sa vision se brouilla, encore.


Mike McPherson


Le Sergent arriva rapidement dans la zone des laboratoires. Il y régnait une certaine agitation mêlée d’inquiétude. Des blouses blanches y étaient rassemblées en masse et les scientifiques s’agglutinaient prêt d’une salle bien précise. Des gardes armées firent leur apparition ainsi que du personnel médical. La situation semblait sérieuse.
Mike se faufila à travers la foule, ne ménageant pas certaines têtes blondes qui ne souhaitaient pas le laisser passer. Une fois arrivé devant Karola -ou plutôt, dans son dos, pour ne pas changer-, il se sentit étrangement serein malgré la tension qui était palpable.

Lui ne le remarqua pas, mais dès son entrée dans la pièce, le Cube s’interrompit brusquement de briller. Mendes s’en exclama et le militaire lança un regard dédaigneux à l’objet. Seule la jeune femme lui importait.

Major ? Major ? héla-t-il à son attention. Mais comme le scientifique, il n’obtint aucune réponse. Elle demeurait immobile comme une statue, les yeux toujours laiteux.

Major Frei, répondez ! essaya-t-il à nouveau en la secouant malgré les réprimandes du personnel de sécurité. A nouveau, elle demeura totalement immobile.

Le Cube se remit à luire de sa couleur bleue, faiblement d’abord, pui plus fort. Il reprit son petit manège en brillant au rythme régulier des battements du coeur d’un individu. Là, quelques têtes pensantes le remarquèrent et notèrent frénétiquement sur leur bloc-notes l’information. L’inquiétude régnait sur le visage de Mendes. Il s’exclama :

Ca recommence ! Il a fait pareil avant !

Mike ne l’écoutait pas et se sentait tiraillé entre deux sentiments : l’inquiétude, envers son supérieur qui se trouvait dans une situation inconfortable et dont il n’avait aucune idée de la manière de l’en tirer et la sérénité. Ce n’était pas grave. C’était normal. Il allait l’aider.
Il se rapprocha et lui parla d’une voix plus douce, plus rassurante. Le soldat avait la sensation qu’une barrière s’effritait peu à peu et qu’il pouvait…

Karola, lâche mon Cube maintenant.

Il s’empara de sa main droite et essaya de l’en détacher de l’appareil devant le regard subjugué de l’audience. En vain.


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Karola Frei


Il lui fallut à nouveau quelques minutes avant que sa vue et ses pensées ne se stabilisent de nouveau. D’une manière un peu précaire, certes, mais c’était suffisant pour qu’elle remarque un nouvel environnement. Elle plissa les yeux pour tenter de percer le voile laiteux qui l’entourait en l’empêchait de percevoir avec précision ce qui l’entourait. Elle pivota sur elle-même et devina quatre murs qui délimitaient une vaste pièce. Elle devait certainement se trouver au cœur de cette forteresse dont elle avait entendu parler tout à l’heure. Il s’agissait d’un nouvel épisode de la guerre à laquelle elle assistait. Elle avait ordonné que les portes en soient closes et elle s’était réfugiée ici. Non pas seule mais en présence de cet homme qui ne la quittait pas, qui était à ses côtés depuis le début.

Il était important qu’ils se retranchent ici tous les deux parce qu’ils y étaient protégés. Surtout lui. C’était elle qui l’avait amené ici dans le but de préserver sa vie, parce que sans lui l’équilibre des choses serait compromis, en tout cas, c’était ce qu’elle pensait. C’était sa vie avant la sienne.
Ils avaient dû braver beaucoup d’obstacles pour parvenir jusqu’ici. Se frayer un chemin n’avait pas été une mince affaire mais ils avaient réussi. Elle chercha la silhouette lumineuse de l’homme des yeux et l’interpella pour attirer son attention.

« Frère ? » et comme aucune réponse ne lui revint, elle insista « Freyr ? »

L’homme finit par s’approcher d’elle et sa silhouette vibra légèrement. Il semblait inquiet pour elle. Ne comprenant pas pourquoi, il lui attrapa la main doucement et en baissant les yeux elle fut frappée par l’aspect ensanglantée de sa main. Craignant que cela ne puisse affecter l’homme, elle la retira vivement.

Ils n’approfondirent pas le sujet car le temps n’était pas à la discussion mais à la décision. La voix lointaine de l’individu s’adressa à elle, la questionnant. A propos de la forteresse, de Vanaheim. Il fallait aussi qu’elle protège quelque chose, une arme. Le mot s’imposa à son esprit. Sa décision était importante, elle mettait en jeu tellement de choses. Elle était très certainement la seule à pouvoir la prendre étant donné sa position et sa situation mais les pensées dans son esprit étaient opaques, difficilement atteignables. Et comme elle tardait à se décider, l’homme se répéta en insistant sur ces mots : armes, forteresse, Vanaheim.

Avant qu’elle ne puisse donner de réponse, elle fut aveuglée par un nouveau flash. A présent, l’aveuglement lui brûlait un peu moins les yeux et elle s’habitua rapidement à son nouvel environnement. Habituée à sa présence, elle chercha l’homme mais elle eut beau regarder partout et l’appeler, elle restait irrémédiablement seule. Pourquoi s’entêtait-elle d’ailleurs ? Elle savait au fond d’elle-même que c’était inutile car il y avait longtemps qu’elle faisait cavalière seule et l’infime espoir de le retrouver fut bien vite balayé par l’immense vide que sa disparition avait fait naître en elle.

Elle avait échoué dans sa mission de protection et à présent, elle ne savait vraiment que faire. Ou plutôt si, mais elle aurait aimé avoir son avis. Elle le savait, la seule solution, c’était l’arme. Celle qu’elle devait à tout prix protéger, qu’elle avait protégé à tout prix au point de le perdre. Et à présent, elle allait elle-même la retourner contre elle pour mettre définitivement fin à tout ça.


Mike McPherson



Elle avait beau être interpellée, son nom hurlé, rien n’y faisait. Karola demeurait immobile, complètement hermétique aux sollicitations extérieures. Le personnel scientifique s’inquiétait et énumérait les hypothèses expliquant son état. Ce qui les ennuyait le plus, c’était que le Cube leur restait totalement inconnu malgré leurs tests. Tout comme la jeune femme, il était fermé et rien n’en filtrait, pas une onde, rien, mise à part cette étrange aura bleue qui continuait de battre à l’unisson du coeur d’une des personnes présentes.

Mike tenait toujours son bras mais il ne parvenait pas à la faire lâcher le Cube. Son Cube, avait-il même déclaré. Excédé qu’elle ne réagisse toujours pas, il avait le front plissé car une légère colère commençait à poindre. Alors, il posa une main sur l’une des surfaces de l’artefact. Le Sergent ne s’en était pas rendu compte, mais la lumière qu’il dégageait était devenue assez intense pour que le personnel de sécurité se voit contraint de s’en protéger les yeux. Au moment même où il entra en contact avec la face du Cube, il fut parcourut d’un intense courant électrique qui lui donna l’impression d’être analysé de la tête au pied. Il lui était arrivé la même chose chez les Cimmériens mais l’intensité en était décuplée. Le souffle coupé, il faisait face à un individu. L’environnement dans lequel ils se trouvaient tous les deux n’était fait que de noir. Le sol, les murs, le plafond, étaient impossibles à discerner.

Une expression bienveillante était peinte sur son visage, un petit rictus de satisfaction lui donnait un air amusé, un air de clown. Mais il s’agissait d’une façade. Instinctivement, il le savait. Non, ce que l’individu face à lui ressentait, c’était un sentiment de satisfaction.

Je suis content de te voir.
Où suis-je ?
Ce n’est pas important.
Qui êtes-vous ?
Nous sommes Mimir.
Nous ?
Oui. Toi et moi.

Le soldat fronça les sourcils. Il ne comprenait pas, il avait été lui, toujours été Mike McPherson. Le nom qu’il venait d’entendre ne lui disait strictement rien. L’homme face à lui était fou. Ou bien lui, il l’était.

C’est compliqué à t’expliquer mais si tu es là et que je suis là, c’est que j’ai à la fois réussi et échoué. Je ne peux pas t’expliquer mais tu dois la trouver. Et tu dois la sauver.
Pourquoi ? De qui parles-tu ?
Il en va de notre survie. Tu sais de qui je parle. Je parle d’Elle.

Cette conversation n’avait aucun sens et son air ahuri sembla le trahir. L’individu s’approcha de lui et tendit une main, la posant délicatement sur son épaule. Mike eut un mouvement de recul mais l’homme avait une allure totalement inoffensive. Le contact lui donna la sensation de passer sous un torrent d’eau glacée. Elle fut rapidement chassée par une impression de réconfort et de plénitude. Il était enfin entier.

Malgré le flou dans lequel il régnait, il avait l’impression que la lumière avait été allumée et que tout s’éclairait, devenait limpide. Il savait quoi faire, du moins, où il devait se rendre.

Allons-y, Mimir.

Il s’agissait de la voix du Sergent. Il avait parlé et dit son propre nom, comme pour se donner du courage. Il était temps d’y aller, mais il restait une dernière chose à faire, une étape avant de débuter un long voyage.

Dans la pièce, Mike se tenait droit comme un i. De la même manière que pour la Major, ses pupilles avaient disparu pour laisser place à deux globes oculaires blancs et sa main était posée délicatement sur le Cube donc les inscriptions brillaient à la surface comme elles s’étaient illuminés lorsque la jeune femme s’en était emparée. La même sensation de téléchargement gagna l’assemblée et les agents de sécurité reçurent l’ordre d’empêcher quiconque de s’approcher des deux soldats. Sans savoir ce qu’il se tramait, les contacts étaient interdits et il était primordial d’empêcher quiconque d’être contaminé par l’objet. L’inquiétude gagnait tout le personnel et l’alerte allait rapidement être escaladée.

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Karola Frei


Freya avait finalement pris la décision d’en finir quand elle se trouva propulsée dans un nouvel endroit. Contrairement à tout à l’heure elle n’était plus seule, tout près d’elle se tenait un homme, la surplombant par sa taille il avait la tête baissée en sa direction. Ils étaient tellement proche qu’il n’avait pas besoin de parler à voix haute pour qu’elle puisse l’entendre. Ses paroles n’étaient pas claires mais elle sentait très distinctement les réactions qu’elles suscitaient dans son corps. Elle avait le cœur lourd, une boule dans la gorge. Affligée par les récents événements, elle ne parvenait pas à dissimuler et encore moins à réprimer le chagrin qui la tenaillait. Malgré tous ses efforts, elle n’était pas parvenue à sortir victorieuse de ses épreuves. C’était dur à accepter et elle avait tellement perdu.

L’homme l’appela par son prénom « Freya » pour attirer son attention et l’inciter à le regarder. Ce qu’elle fit. Elle fut soulagée de ne pas parvenir à distinguer ses traits qui restaient irréguliers et flous. Les larmes aux yeux, elle n’aurait guère pu soutenir son regard. Elle leva le visage vers la forme et écouta attentivement son discours qui se voulait rassurant et réconfortant. Il y avait une solution à tout ceci, une solution qui effacerait définitivement son affliction. C’est ce que l’homme lui assurait et pour que cela soit possible, il avait besoin d’elle.

Il lui présenta un cube et lui demanda gentiment, presque en chuchotant de poser sa main sur l’objet, de le toucher. Il ne leur restait plus que cette option. Elle resta quelques secondes immobile, hésitante, les yeux rivés sur le cube. L’homme porta alors une de ses mains contre sa joue et avec une infinie douceur, la lui caressa en l’encourageant. Sans la forcer. Il n’en n’eut même pas besoin. Elle allait le faire, pour lui.

D’un geste mal assuré et tremblant, elle tendit la main pour accéder à sa requête. C’était leur dernier espoir, c’est ce qu’il avait assuré et elle avait une confiance indéfectible en cet homme. Et quand sa paume entra en contact avec l’une des surfaces, ce fut la fin.

**


Karola étouffa un hoquet quand enfin elle revint dans sa réalité. Elle cligna plusieurs fois des yeux et cette fois-ci, pouvait voir distinctement la pièce dans laquelle elle se trouvait. Elle y voyait clair mais était un peu perdue et au fond d’elle ne se sentait pas vraiment elle-même.

« Major ? Sergent ? Est-ce que tout va bien ? » s’enquit une voix derrière elle.

Pour sa part, la jeune femme l’ignora purement et simplement, elle s’avait qu’on s’adressait à elle mais elle était plutôt accaparée par autre chose. Elle avait le Cube dans les mains, et celui-là même que l’homme l’avait incité à toucher. Il n’émettait plus aucune lumière et elle n’était pas la seule à avoir une emprise sur lui, Mike aussi était là, devant elle, une main sur le Cube. Elle se demandait comment il avait bien pu atterrir ici alors qu’elle était seule en arrivant.

« Sergent ? » l’interrogea-t-elle en l’observa plus attentivement. Il jouissait d’une autre aura qui ne lui était pas inconnue. Elle avait l’impression de très bien le connaître alors qu’ils n’avaient eu l’occasion d’effectuer qu’une seule mission ensemble. Et pourtant, en voyant son visage, une voie en son for intérieure le désigna comme étant Mimir.
Et puis, toute une série de signes s’imposa très clairement à son esprit. Elle ne voyait plus qu’eux et savait qu’il s’agissait d’une adresse, celle de Vanaheim. Mike et elle devaient absolument rejoindre cet endroit. La militaire quitta enfin son immobilisme et elle tendit le Cube à Mike, elle préférait le lui laisser. Il ne lui appartenait pas et il était si précieux qu’elle craignait de l’abîmer.

« Il faut y aller.» lui intima-t-elle persuadée qu’il saurait de quoi elle parlait.

Mike McPherson


Le Sergent se réveilla soudainement en ayant eu la sensation d’être tombé dans le vide. Il lui fallu quelques instants pour réaliser où il était et pourquoi Karola se trouvait face à lui, légèrement désorientée également. Il était sur Atlantis, il avait touché le Cube et échangé avec un être étrange qui semblait le connaître, et surtout l’attendre. Il avait d’ailleurs compris dès qu’il avait ouvert les yeux, simplement en regardant le Cube que la jeune femme tenait entre ses mains.
Autour d’eux, les gens les gens les interpellaient mais les deux soldats ne réagissaient pas encore à leurs sollicitations. C’était comme s’ils se réveillaient d’un long sommeil et qu’ils se retrouvaient enfin. Mike laissa son regard courir sur son visage alors qu’elle semblait surprise de le trouver là. Elle resta interloquée un bref instant sans que le militaire ne lui réponde. En réalité, ça n’était pas nécessaire. Le Major lui tendit le Cube et il l’en remercia en opinant du chef. La manière dont il s’en empara laissait penser qu’il s’agissait un petit chérubin dont il fallait prendre le plus grand soin. Personne, à part lui, ne savait qu’elle était sa véritable nature mais il avait rempli son objectif et n’était désormais rien de plus qu’un bibelot. Les lumières bleues n’apparaîtraient plus jamais sur sa surface.

Il était temps et Freya partageait son sentiment. Vanaheim les attendait et l’appel se faisait plus pressant encore que l’attraction exercée par le Cube de Mimir. Ils avaient une mission, laissée inachevée pendant des millénaires, et leur devoir était de la terminer. Il en allait de leur survie.

Oui, Major, répondit-il simplement et les deux soldats quittèrent la pièce sous le regard médusé des scientifiques. Mike remit le Cube à l’un d’entre eux en lui précisant qu’il reviendrait le chercher et qu’il valait mieux pour lui de le retrouver intact. Un seul homme se risque à les empêcher de quitter la pièce, il fut reçu par un regard assassin du Major, qui suffit à lui faire un pas de côté.

Karola Frei


Satisfaite de l’obéissance de son soldat, qui se serait pris une soufflante s’il n’avait pas cédé, Karola passa devant lui, Mike sur ses talons. Ils filèrent dans les couloirs pour remonter vers le centre de commandement et plus particulièrement, le bureau de Sheppard. Avant d’y pénétrer, la militaire se tourna vers son collègue.

« Attendez-moi ici, je dois parler au colonel. Ce ne sera pas long. »

Karola frappa poliment à la porte sans parvenir à retenir son empressement toutefois. Elle ressentait au fond d’elle une certaine hâte à l’idée de rejoindre Vanaheim. Lorsqu’elle reçut l’invitation d’entrer, elle s’exécuta et s’engagea devant son chef, confiante dans la réussite de sa démarche.

« Colonel, désolée de vous déranger mais je dois vous faire part de quelque chose d’important. »
Heureusement, Karola jouissait d’une certaine importance aux yeux du militaire, alors il arrêta immédiatement son travail pour l’écouter, l’invitant même à s'asseoir. Cependant, la jeune femme refusa, préférant rester debout.

« Colonel, le Cube que nous avons rapporté de la planète des Cimmériens vient de nous révéler une adresse qui pourrait nous aider à mieux comprendre son origine et son fonctionnement. Et comme jusqu'ici il n'a réagi qu'à mon toucher et à celui du sergent McPherson, j'aimerais que vous nous autorisiez à nous y rendre avec une équipe. Pour que nous puissions élucider ce mystère. »

« Hum… Vous avez fait analyser le cube par des scientifiques ? »

« Oui, nous revenons justement des labos. Le Cube nous a attiré jusqu'à lui et alors que les scientifiques n'arrivaient pas à le faire parler, c'est à nous qu'il a livré ses secrets. Ou plutôt il nous a transmis les codes d'une planète. Il faut que nous y allions. » Pour cette dernière phrase, elle avait l’impression que c’était Freya qui la lui avait soufflée et elle avait soigneusement mis l’accent sur ceux-ci afin de faire comprendre à son supérieur la nécessité d’une telle visite. La jeune femme resta pendue aux lèvres du militaire, espérant qu’elle avait été assez convaincante. Elle n’avait pas envie de passer outre le protocole et le règlement pour effectuer cette mission.

« Hum, enfin envoyez quand même un drone de reconnaissance pour voir si cette planète existe encore et si elle est viable pour l’exploration. Et après allez-y »

« A vos ordres, Colonel. Et merci.. »

« De rien, comme d’habitude faites attention, Frei. Et si besoin, appelez des renforts » Il lui fit un sourire et un signe de tête amicaux. Elle se contenta d’opiner du chef, elle avait eu son autorisation et c’était tout ce qui comptait. Le major tourna les talons en vitesse pour rejoindre Mike qui l’avait attendue. Elle attendit que les portes du bureau de Sheppard se referme derrière elle pour lui rendre le verdict.

« C’est bon, nous pouvons y aller. Nous n’avons plus qu’à nous préparer.»



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