Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Ronon, Zalenka, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Mer 22 Nov - 11:42
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Ca commence ici : http://www.atlantisinsurrection.com/t2485-l-analyse-du-cube

Depuis que le Cube les avait attirés dans ses filets, Karola Frei et Mike McPherson n’étaient plus obsédés que par une chose : rejoindre Vanaheim pour dérouler le plan échafaudé par Mimir. Ce dernier, par l’intermédiaire de l’Américain, souhaitait qu’ils l’aident à « survivre », selon ses propres mots. L’obsession de rejoindre la planète des Vanes était telle que les deux militaires en étaient devenus moins efficace dans leur quotidien. Troubles de la concentration, absences, pertes de mémoires devenaient leur quotidien et si les analyses médicales ne démontraient rien d’alarmant, mise à part une légère augmentation de l’activité cérébrale, et le personnel d’Atlantis ne pouvaient que mettre tout cela sur le compte du contact avec le Cube, le sentiment d’impuissance leur laissant un goût amer dans la bouche. Parfois, on croisait le Major dans les couloirs et on l’entendait parler à voix basse, de manière inintelligible. Il en était de même pour McPherson mais les raisons qui l’expliquaient restaient toutes aussi obscures au corps soignant. La direction s’en inquiétait et, alors qu’elle avait déjà accéder à la requête de l’Allemande, s'était empressée d’avancer le départ de mission pour Vanaheim, comme les deux soldats la nommaient.
L’artefact, pour sa part, demeurait désormais inerte et les ondes précédemment émises avaient disparus, à jamais.

La sonde MALP avait été donc envoyée aux coordonnées qui apparaissaient clairement dans leur esprit mais qui, étrangement, n'apparaissait nulle part dans la base des Anciens. Un vortex s’était créé, signe que la Porte répondait bien de l’autre côté. Lorsque l’engin était passé au travers de l’horizon des évènements, il avait renvoyé un signal parfaitement clair. L’autre côté était donc accessible ce qui libéra d’un poids énorme Karola et Mike, droits comme un i et ne perdant pas une miette des données transférées en temps réel. Les instruments de mesures furent mis en marche et les premières informations transmises. L’atmosphère était composée de 75,994% de Diazote, de 23,125% de Dioxygène, d’environ 1% d’argon et le reste de gaz non toxiques. La proximité de la composition de l’air de Vanaheim avec celle de la Terre laissait supposer sans hésitation que les soldats pourraient respirer sans problèmes une fois sur place.
L’engin continua ses analyses, révélant une gravité proche de 1G et l’absence de radioactivité. Ces premières informations permirent d’écarter le besoin d’une combinaison de protection spécifique. Une autre information sauta aux yeux de l’analyste et fit grincer les dents du Major. La température mesurée était de -7° alors que les relevés indiquaient qu’il faisait plein jour malgré la présence d’une épaisse couche de nuages.
Les photos parvenues jusqu’à Atlantis étaient d’ailleurs étonnantes à plus d’un titre. Déjà, l’architecture, bien que très moderne, ne semblaient pas si éloignée que cela des standards terriens. Le MALP s’était retrouvé dans un immense hangar sitôt de l’autre côté et, face à la Porte, une ouverture taillée dans l’infrastructure donnait sur une rue, à en croire le nombre d’édifices que l’on pouvait apercevoir. La sortie du hangar semblait démesurée, comme l’endroit dans lequel se trouvait le MALP. Par comparaison, il pouvait abriter aisément le Dédale en son sein, et le vaisseau pouvait même emprunter l’ouverture pour en sortir. La question qui se posait, c’était qu’il lui aurait été incapable de se mouvoir dans la rue adjacent et que l’utilité de telles dimensions restait à être déterminée.

L’autre information, corrélée avec les basses températures qui régnaient sur Vanaheim –et qui descendirent jusqu’à -27° une fois au cœur de la nuit- était l’immense lit blanc immaculé qui recouvrait les environs à perte de vue. Une tempête d’une certaine intensité avait fait s’engouffrer une quantité non négligeable de neige à l’intérieur du hangar et seules quelques traces semblables à celles de rongeurs ou de petits oiseaux trahissaient encore un semblant de vie sur la planète. La poudreuse était assez compacte pour soutenir le poids de l’engin de reconnaissance et sa progression continua à travers ce qui semblait être une ville, sans aucune anicroche. Des pics d’énergie étaient détectés çà et là, démontrant que les infrastructures étaient toujours alimentées et probablement fonctionnelles. Malgré l’aspect d’une ville fantôme qui frappait en voyant les images, que les bâtiments reçoivent encore de l’énergie était une véritable prouesse en soi. Curieusement, Mike prit l’information comme si on lui annonçait que le soleil se levait. Il savait qu’il ne pouvait en être autrement. C’était lui qui était à l’origine du mécanisme après tout.

De ses informations, l’étude confirma la faisabilité de la mission et Karola put monter son expédition dès lors qu’elle en reçut l’aval de la hiérarchie. Lawson et McArty furent assignés, à sa demande et la petite équipe se retrouva devant la Porte à 0600, prête à la traverser et équipée pour l’occasion.
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Jeu 7 Déc - 17:34
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Pressée de partir rejoindre Vanaheim, Karola ne perdit pas une seule seconde pour organiser l’équipe qui partirait avec elle là-bas. Mike, bien évidemment, ainsi que McArty et Lawson qui, malgré leur coup d’éclat lors de leur dernière mission, étaient les mieux placés pour les accompagner. Ils étaient fidèles au major et surtout discrets. Le type de soldats parfaits pour une mission telle qu’ils s’apprêtaient à mener.

Malgré l’envie urgente qui la tiraillait intérieurement de traverser la porte, l’heure de départ avait été programmée pour quelques jours plus tard, aux aurores. Histoire de faire passer le temps et de ne pas rester sans rien faire, Karola décida d’utiliser son temps pour faire un point avec McArty sur l’équipement dont ils auront besoin une fois là-bas. Etant donné le climat peu accueillant, ils risquaient de ne pas faire long feu s’ils ne prenaient pas les dispositions qui s’imposaient.
Après avoir pris en considération tous les éléments rapportés par le MALP, ils établirent une liste de matériel. Il leur fallait avant tout des vêtements thermiques pour affronter le grand froid. Pour le reste, Karola laissa le soin au caporal de faire, il était préposé à l’armurerie et elle savait qu’elle pouvait lui faire confiance.

Le jour j, elle se leva à une heure indécente et fit les cent pas avant de rejoindre l’armurerie pour s’équiper. Elle prit soin de bien se couvrir pour ne pas souffrir du froid mordant qui règnerait, avec trois couches de vêtements elle était normalement parée pour affronter les températures négatives. Une fois ses armes entre ses mains elle se dirigea enfin en salle d’embarquement où elle fut rejointe par les trois hommes qui l’accompagneraient. L’ordre de composer l’adresse de Vanaheim fut donné et les quelques minutes que nécessitèrent la création puis la stabilisation du vortex parurent durer une éternité pour Karola. Enfin, on les autorisa à traverser. La militaire ne prit même pas la peine de répondre au « Soyez prudents » que le technicien de la salle des commandes leur intima et s’engouffra sans demander son reste dans le vortex.

Une fois passée de l’autre côté, elle fut accueillie par une vague de froid qui mordit les rares zones de son visage laissées à découvert. Elle contint un frisson et, pour oublier la température glaciale, décida d’observer le nouveau paysage qui se dessinait devant ses yeux. Nouveau, c’était tout relatif. Elle avait beau ne jamais y avoir mis les pieds, les lieux ne lui étaient pourtant pas inconnus. La Porte se trouvait à l'intérieur d'un hangar.

Un immense bâtiment s’étalait autour elle, il était recouvert d’une couche de neige mais elle pouvait aisément deviner la structure dont les formes se dessinaient dans le paysage. Elle leva les yeux au ciel et scanna l’ensemble, comme pour s’assurer que tout était bien comme dans ses souvenirs. Un sentiment de familiarité s’imposa à elle, rien n’avait changé et malgré la taille remarquable du hangar, se repérer à l’intérieur ne devrait pas poser de soucis. Et même si cela s’avérait être le cas, Mimir serait avec elle.

La porte se referma derrière elle, signe que ses trois compagnons avaient fini de traverser. Elle délaissa son observation pour se tourner vers eux et plus particulièrement vers Mike pour qu’ils puissent voir ensemble comment procéder.


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Jeu 21 Déc - 11:47
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Les informations glanées et l’expédition organisée, Mike ne songeait plus qu’à la planète au climat glacial qui les attendait. C’en était même devenue une véritable obsession et les images s’imposaient à lui au point qu’elles se fondaient dans la réalité. Parfois, ils se retrouvaient dans un couloir en train de pianoter dans le vide et se rendait soudainement compte qu’il était sur Atlantis. Le phénomène s’était accentué à mesure que le départ approchait.
Autant dire que la nuit qui précéda la mission s’avéra particulièrement courte. Aux aurores, cela faisait déjà de longues heures qu’il était éveillé et dès l’instant où l’armurerie fut prête à l’accueillir, il s’y précipita pour s’équiper convenablement. Le Major Frei avait déjà fait préparer les vêtements chauds et le gros de leur matériel. Mike n’y ajouta que sa touche personnelle avec son fidèle compagnon -son fusil d’assaut- et quelques bricoles. L’Allemande avait déjà paré à toutes les éventualités.

Le protocole d’activation de la Porte lui sembla durer une éternité et la nervosité des deux soldats entrés en contact avec le Cube était palpable. Mike fixait avec intensité l’anneau circulaire alors qu’il effectuait sa rotation pour que chaque chevron puisse être enclenché. Etait-ce lui ou bien la Porte tournait-elle plus lentement qu’à l’accoutumée ? Aussitôt que le vortex se forma, le soldat passa à travers l’horizon des évènements sans autre forme de procès. L’attente avait déjà été interminable.

De l’autre côté, le soldat ressentit le soulagement d’être à la maison avant que le froid glacial ne lui pique le peu de peau qui n’était pas abrité sous les vêtements. Face à lui, il se dressait l’immense hangar dans lequel s’était engouffrée une épaisse couche de neige presque immaculée et l’ouverture d’une taille démesurée qui donnait sur la rue. Le lit blanc était presque parfait et seul les traces presques effacées du MALP trahissait la récente activation de la Porte qui s’y trouvait au fond. A l’évidence, la Porte se trouvait dans ce qui servait probablement au transport de masses mais rien ne trahissait l’origine de la marchandise qui y transitait. La place était aussi impeccable que s’il avait s’agit d’un bloc opératoire. Les membres de l’expédition auraient été bien peu inspiré de chercher des traces de la civilisation qui l’avait utilisé jadis car, sous la neige, il n’aurait trouvé qu’une dalle froide soutenant l’édifice.
Rien d’autre ne laissait espérer une trace de vie, les rongeurs et petits oiseaux mis à part. Il ne s’en étonna d’ailleurs pas et préféra inspecter l’édifice pour y déceler les marques du temps et éprouver sa solidité. Il n’en remarqua aucune également.

Avant que Karola ne l’interroge du regard, le militaire s’était avancé au dehors, faisant fi de sa formation et des précautions d’usage. Les gratte-ciels aux formes épurées et très arrondies s’étendaient à perte de vue. Le ciel et ses nuages avaient adoptés une teinte très étrange rose orangée et qui donnait un aspect surnaturel à la scène qui s’offrait à leurs yeux. Ca et là, des éclairs apparaissaient dans l’air mais le temps ne semblait pourtant pas à l’orage. Quelque chose laissait à penser que le ciel n’était pas d’origine naturelle. McArty et Lawson s’étonnèrent de sa beauté mais les deux autres soldats n’y prêtèrent même pas attention. Ils l’avaient vu déjà trop souvent pour qu’ils s’y intéressent même brièvement. La jeune femme le héla finalement alors qu’il restait dans son mutisme, subjugué par le spectacle qui s’offrait à lui.

- Pardon Major. Il pinça les lèvres car ce qu’il s’apprêtait à énoncer n’était pas forcément une excellente nouvelle. Il prit une profonde inspiration et commença.

- Je n’ai pas voulu le dire en voyant les images de peur que la mission soit annulée, mais la Porte a été déplacée de son emplacement d’origine. L’édifice est grand et peut accueillir beaucoup de monde et de marchandise. Ca ne m’étonne pas qu’ils l’aient déplacée mais.. je ne sais pas où nous sommes exactement…

La raison qui avait motivé les Vanes à déplacer la Porte était évidente et tous deux la connaissait. L’extinction les menaçait et, si le scientifique était certain que leur salut viendrait de ses études, le reste de la population s’était décidée à quitter leur planète en quête d’un autre Valhalla.
Au fond d’elle, la jeune femme savait pourquoi son compagnon ne savait pas où ils se trouvaient. Dès l’instant où on l’avait pris pour un fou, il s’était désintéressé de leur plan et avait ignoré la plupart de ses détails. Et comme Mimir était un rat de laboratoire et ne quittait son antre qu’en de rares occasions, il connaissait bien peu les villes et les bâtiments qui peuplaient Vanaheim. Au contraire de Freya, qui d’ailleurs avaient participé à l’élaboration du plan d’évacuation et qui avait une meilleure idée d’où ils se trouvaient.

- Nous avons besoin de points de repères pour nous orienter. Ou de trouver des informations qui nous y aideront, lâcha-t-il à la jeune femme. Car ce qu’ils cherchaient, c’était Elle. Et elle était bien cachée. Ils le savaient tous les deux.



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Jeu 21 Déc - 12:25
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Passés les premiers instants, ceux pendant lesquels Freya avaient dû plonger dans ses souvenirs pour se remémorer le contexte spatial du lieu, la jeune femme pu se remettre dans son objectif de mission. Heureusement pour eux, le temps et le climat n’avait pas eu raison de l’immense structure dans laquelle se trouvait la porte. Aussi, il leur serait plus aisé de trouver leur chemin.

Mimir semblait perdu contrairement à elle mais également désappointé. Il leva le mystère à ce sujet lorsqu’il en révéla les motifs. La jeune femme se contenta d’acquiescer d’un air grave, comprenant son désarroi puisqu’elle savait que le scientifique n’avait pas pris part aux évènements qui avaient conduit à ce déplacement de la Porte. Ce n’était pas l’envie qui lui manquait de le mettre dans la confidence mais la présence des deux soldats qui les accompagnaient la gênait.

Alors elle resta coite et de nouveau opina du chef lorsqu’il annonça qu’il leur fallait partir à l’observation de leur environnement afin de découvrir où ils se trouvaient. En tant que cheffe d’équipe c’était à Karola d’en donner l’ordre et elle y vit là plus l’occasion d’éloigner un peu Lawson et McArty afin qu’elle puisse mettre Mike dans la confidence. En effet, non seulement elle savait où ils se trouvaient mais aussi elle savait ce qu’ils devaient faire pour au moins se mettre sur la piste de leur objectif. Cependant, elle préférait éviter que leurs compagnons ne les entendent.

« Lawson, McArty vous allez vous charger d’inspecter l’intérieur. Je vais me charger de l’extérieur avec le sergent McPherson. On garde le contact par radio. »

Sans se préoccuper de les voir accepter leur tâche, Karola tourna les talons en lançant un regard pressant un Mike pour qu’il ne tarde pas à la suivre vers l’extérieur. Pendant qu’ils s’éloignaient, elle s’approcha un peu de lui pour qu’il soit le seul à pouvoir entendre ses chuchotements. Cette fois-ci c’était Freya qui s’adressait à Mimir.

«Je sais où nous sommes. C’est le lieu que nous avons choisi pour permettre aux nôtres de fuir la guerre. Il est donc normal que tu ne saches pas où nous nous trouvons…»

Une pointe de regret perçait dans ses propos mais elle n’avait pas l’intention de revenir là-dessus, ils avaient fait leur choix et il était à présent inutile et trop tard pour revenir dessus. Ils franchirent l’entrée du hangar pour rejoindre l’extérieur et la sensation de froid redoubla un peu. Freya s’arrêta quelques instants. Même si elle connaissant l’endroit, il lui fallait un peu de temps pour se repérer convenablement. Elle tourna la tête à droite puis à gauche et ses yeux se posèrent ce sur quoi elle espérait tomber. Elle s’y dirigea prestement.

« Ceci devrait nous aider à La localiser. » Souffla t-elle tout en sachant que son compagnon saurait de quoi elle voulait parler et en s’arrêtant devant ce qui semblait être un terminal ensevelit sous une épaisse couche de neige. D’une main, elle balaya l’écran et du s’y reprendre à plusieurs reprises pour retirer le surplus de neige. Passé cela, restait une fine pellicule de glace qui les empêcherait de pouvoir l’utiliser correctement. Karola sortit alors sa bombe dégivrante et aspergea légèrement son contenu sur l’écran et espéra que cela n’abîme pas le dispositif.

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Jeu 21 Déc - 16:08
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Comme ils n’avaient été que deux à avoir touché la surface du Cube, ils étaient les seuls à réellement se sentir concernés par la mission qui leur avait été assignée. En conséquence, McArty et Lawson n’avait été convié que pour faire le nombre. C’était probablement pour cela qu’ils avaient été promptement envoyés inspecter les lieux alors qu’ils ne risquaient pas de découvrir âme qui vive. Ca, Karola le savait pertinemment lorsqu’elle leur en avait donné l’ordre.
Sous son injonction, ils s’étaient exécutés et le Sergent ne s’était pas fait prier pour la suivre. Arrivé à sa hauteur, elle lui révéla la raison qui expliquait pourquoi il n’avait aucune idée de leur localisation même s’il savait déjà ce qui avait motivé ce déplacement. Le soldat opina simplement du chef et se mit à la suite de son supérieur, déjà partie en quête d’informations pour localiser la forteresse cachée du scientifique.


Le froid les piqua alors qu’ils avancèrent dans la rue, simplement bercés par le rythme régulier de leurs pas craquant dans la neige. Aucun des deux ne prenait de précaution car ils se savaient en sécurité sur cette planète abandonnée à son sort il y avait des millénaires. Karola trouva finalement le terminal sous une épaisse couche blanche et entreprit de l’en dégager. Une fois l’écran visible sous le givre qui en avait figé l’affichage, l’Allemande utilisa une partie de sa bombe dégivrante pour en chasser la glace. L’appareil se mit à réagir et l’écran clignota d’une teinte bleutée bien familière. Des inscriptions s’affichèrent sous leurs yeux ainsi qu’un plan de la ville, deux points blancs étant affichés avec insistance. Un faible crépitement fut alors audible et sa source fut rapidement trouvée. Les haut-parleurs du terminal avaient été en proie au froid et au vent trop longtemps pour s’en sortir indemnes. Ils avaient souffert et rien n’indiquait que la bombe dégivrante aurait le même succès que précédemment. De manière avisée, Karola s’abstint d’en utiliser davantage.

Les deux soldats se penchèrent sur l’écran pour en discerner les inscriptions. Le dialecte aurait dû leur être totalement inconnu mais la jeune femme pianota sur l’écran avec une certitude telle qu’elle semblait persuadée qu’il était tactile. Il se montra capricieux sous ses doigts gantés et répondit bien mieux lorsqu’elle en retira un pour interagir avec lui. Sa première tentative visa à découvrir la localisation de la forteresse et lorsque Karola tapota les symboles qui lui permettraient de chercher l’objet de leur mission, la réponse négative fut accueillie avec une petite moue.

- C’est comme si tu t’attendais à ce que la Porte soit disponible dans les pages jaunes, rétorqua le Sergent un brin moqueur.

La petite pique fut accueillie avec un haussement d’épaule. Évidemment qu’elle ne la trouverait pas aussi facilement, mais il fallait bien essayer, non ? Karola resta un instant à réfléchir et parcourut du regard les points d’intérêts aux alentours de leur position et ceux plus éloignés dans la ville. Ce ne fut qu’au moment où ses yeux tombèrent sur l’inscription qu’elle comprit ce qu’elle cherchait. Alfheim. Là-bas, elle aurait des réponses. La jeune femme toucha l’inscription de l’index et aussitôt, sa localisation apparut. La halle du conseil militaire ne se trouvait qu’à quelques kilomètres de leur position. Elle hocha la tête et jaugea son compagnon du regard avant de se mettre en route sans ajouter un mot. Mike se pressa à sa suite alors qu’elle ouvrait le chemin.


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Jeu 21 Déc - 17:04
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La légère frustration qui s’était emparée d’elle lorsqu’elle s’était rendue compte qu’ils n’obtiendraient pas des informations aussi facilement s’éclipsa rapidement quand le terminal leur donna un début de piste à suivre. C’était toujours ça de gagné. Karola avait l’impression de jouer à une chasse au trésor à devoir découvrir puis suivre petit à petit des indices. Ça les ralentissait, certes, mais elle savait qu’au bon se trouvait un sacré « trésor », c’était suffisamment motivant pour accepter les modalités de cette mission.

Avec Mike sur ses talons, ils prirent la direction opposée du hangar dans lequel ils avaient débarqués. Tout en sachant qu’ils laissaient seuls sur place Lawson et McCarty, Karola les contacta par radio.

// Sergent Lawson. Nous n’avons rien trouvé à l’extérieur, nous poussons l’exploration dans les bâtiments alentours. Quoi de neuf de votre côté ? //

// Pas grand-chose major, les lieux sont vides et le froid s’en est emparé. Nous avons encore pas mal de surface à parcourir. //

// Très bien soyez prudents. N’oubliez pas de nous contactez toutes les demies-heures.//

// Vous aussi, major. //

La jeune femme failli lui répondre qu’étant chez eux, ils ne risquaient rien mais elle souhaitait éviter toute interrogation de la part des deux soldats. La communication coupée, elle ne prit pas la peine de jeter un regard à Mike, elle savait qu’il la suivait sans mal. L’air qui se condensait devant son visage au rythme de sa respiration témoignait de la cadence qu’elle avait adoptée. Le chemin était long à parcourir jusqu’à la halle et la couche de neige au sol ne rendait pas la progression évidente, alors elle ne pouvait guère avancer de manière aussi soutenue qu’elle le souhaitait.

Ils devaient marcher un certain temps et comme ils ne savaient pas à quoi s’attendre quant à ce qui les attendait à leur arrivée, le major sentit une boule d’inquiétude naître dans son ventre. Elle décida de faire part de ses interrogations à son compagnon qui n’était certainement pas plus au courant qu’elle mais dont elle savait que les mots la rassureraient le temps du trajet.

« Tu penses que la forteresse sera restée intacte ? »

« Je l’espère en tous cas. Pour l’instant, tout est resté en bon état alors je suis confiant.»

« Et une fois là-bas qu'est ce qui se passera ?»

« Nous ferons ce pour quoi nous sommes venus. »

«Cette fois-ci, nous réussirons. » lui assura-t-elle en acquiesçant à ses propos alors même qu’elle n’avait aucune certitude. Cependant, cette fois-ci elle pourrait compter sur l’aide de Mimir et elle connaissait les compétences du scientifique. Alors à moins de jouir d’une immense infortune, ils avaient peu de chances d’échouer.

« Oui. Nous réussirons. » Suite à sa confirmation, elle lui adressa un léger sourire, satisfaite de le savoir confiant lui aussi.

Leur chemin n’était pas rectiligne, d’autant plus que la couverture neigeuse empêchait de se repérer convenablement. C’était aussi sans compter sur les fréquentes bourrasques de vent qui pouvaient parfois les désorienter. Ils marchèrent donc un long moment avant qu’enfin, la forme du bâtiment qu’ils cherchaient à atteindre se dessine devant eux. Cela leur donna un regain de motivation pour maintenir leur allure et l’atteindre finalement. Malheureusement, leur joie fut de courte durée car ils constatèrent bien vite que l’entrée n’était pas utilisable. Le bâtiment s’était en grande partie effondré à cet endroit.

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Jeu 21 Déc - 17:55
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Le chemin jusqu’à la halle n’avait été ponctué que de leur bref échange. Les deux soldats avaient avancé dans le froid et le silence jusqu’à leur objectif. Parfois, ils échangeaient un regard mélancolique en voyant çà et là quelques bâtiments qui s’étaient effondrés sous le poids des ans. Certains ravivaient de vieux souvenirs mais leurs hôtes étaient privés des images, seules les sensations leurs étaient partagées. Il leur fallut presqu’une heure complète pour arriver devant la halle. Mike pinça les lèvres en voyant la devanture qui s’était affaissée sur elle-même, condamnant par la même occasion la seule entrée du bâtiment.

- Il va falloir dégager l’entrée si c’est bien ici qu’on peut trouver ce que l’on chercher. Ou alors faire de l’escalade.

Le ton était pessimiste car aucune des deux idées n’était vraiment meilleure que l’autre. Dans les deux cas, ils risquaient qu’un éboulement plus important encore ne survienne s’ils ajoutaient leur poids à la structure où s’ils dégageaient le mauvais débris. Karola demeura silencieuse et tourna les talons promptement.
L’Américain la regarda du coin de l’oeil, surpris de sa réaction. La jeune femme disparut au coin de la rue après s’être engouffrée dans une petite ruelle. Quelques instants après, elle réapparut en le toisant du regard. Elle s’était attendue à ce qu’il la suive une nouvelle fois. A son air, il n’eut aucune envie de discuter et se précipita à sa suite pour remonter la ruelle qui s’étendait entre ce qui restait de la Halle et une bâtisse adjacente et qui en imposait par sa taille. Il s’agissait probablement de l’une des plus hautes tours de la ville et, à ses côtés, la Halle du Conseil des Guerriers Vanes, Alfheim, faisait pâle figure.

Arrivés à mi-distance de l’autre extrémité de la ruelle, Karola s’agenouilla dans la neige et chassa l’épaisse couche blanche avec ses mains. Elle découvrit une trappe qu’elle ouvrit sans mal et en tira un levier mécanique. Face à eux, une porte se dessina dans la paroi de la Halle. La jeune femme fit un pas en avant et une lueur bleutée analyse la soldate de pied en cape.

// … … …. ….. ……. …. … .. .. . …. .. Freya … .. .. .. . .. //

Des mots dans le dialecte Vane traversèrent le haut parleur dont seul le nom de la jeune femme leur fut réellement familier. Tout juste avaient-il compris que l’identité de la main droite du Général des Armées Vanes avait été validée. La porte s’ouvrit, leur donnant accès à la Halle et à ce qu’elle pouvait renfermer d’utile -ou non- dans leur quête de trouver la forteresse.
Karola se précipita à l’intérieur, tant par empressement que par souhait de fuir le froid de l’extérieur. La porte s’ébranla et le Sergent accourut derrière elle de crainte de rester coincé au-dehors. Il chassa la neige amoncelée sur le bout de ses rangers avant d’interroger sa supérieure du regard.

- Bravo. Et maintenant ?

Maintenant, il fallait accéder à un terminal pour chercher des indices qui les mèneraient à la forteresse de Mimir ou qui les en rapprocheraient.

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Jeu 21 Déc - 20:32
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« Maintenant, on devrait pouvoir avoir accès à plus d’informations.»

De nouveau, les deux soldats se trouvaient devant un terminal Vane. Karola baissa son cache-nez pour respirer un peu plus facilement et comme tout à l’heure, retira l’un de ses gants afin que l’accès à l’information lui soit plus simple. Elle navigua sur l’interface sans vraiment savoir quoi chercher et cette forme d’impatience qu’elle ressentait depuis un certain moment ne l’aidait guère à se concentrer.

De nombreuses informations défilaient devant ses yeux, elle ne prenait même pas le temps de lire avec attention ce qui lui apparaissait à l’écran, elle savait bien que ça n’était pas ce qu’elle cherchait. Jusqu’au moment où un mot parmi tant d’autre lui sauta au visage mais elle passa tellement vite dessus qu’elle dût revenir en arrière dans ses recherches pour de nouveau le voir apparaître à ses yeux et ce, comme une évidence.

« Yggdrasil. » Elle jeta un regard empli d’espoir à Mike « C’est ce que nous cherchons. »

Et sans plus attendre, elle effectua une pression sur le mot qui n’était autre que le nom de la forteresse. Toute une nouvelle interface fit son apparition sur l’écran développant les caractéristiques de la forteresse. Elle put y lire qu’en plus d’abriter un laboratoire scientifique, l’antre de Mimir servait aussi de lieu de détention de dispositifs technologiques et militaires, mais aussi d’êtres humains. Mais il ne s’agissait pas d’un complexe pénitentiaire pour autant car les données indiquaient que seul un prisonnier y avait été détenu.

Et puis, les sourcils de la jeune femme se froncèrent lorsqu’elle passa à la ligne suivante.
«Elle se déplace ? » c’était Mimir qu’elle interrogeait, pour qu’il lui confirme l’information, ce qu’il s’empressa de faire d’un signe de tête.

« On ne sait pas où elle est, on le sent. » Autant dire que la jeune femme aurait aimé le savoir de la bouche de son compère un peu avant de le découvrir par le biais d’une intelligence artificielle. Frustrée par cette information qui n’arrangeait en rien leur chances de réussite et les ralentirait à coup sûr, elle se mit à réfléchir en parcourant à nouveau le terminal dans l’espoir d’y trouver quelque chose, n’importe quoi.

« Elle peut être n’importe où… On a sûrement trouvé un moyen de la tracer. » Puis se tournant vers Mimir, l’air un peu sévère « C’est ta forteresse, tu dois sûrement connaître un moyen de la retrouver. »

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Au premier terminal qu’ils rencontrèrent, Mike eut l’impression que son supérieur se jetait dessus pour en tirer les renseignements dont ils avaient besoin. Ils accédèrent à la base de connaissances des Vanes avec une facilité déconcertante. Le Sergent en était pantois mais un mécanisme similaire à celui qui leur avait permis d’ouvrir la porte dérobée devait agir à nouveau. Les informations défilèrent sous leurs yeux et il était aisé de constater qu’aucun des deux ne savait ce qu’ils recherchaient. Les inscriptions se succédèrent les unes aux autres comme des images qui passaient jusqu’à ce qu’ils daignent s’arrêter sur l’une d’elles pour mieux l’analyser. Le mot « Yggdrasil » frappa la jeune femme lorsqu’il apparut mais il lui fallut un petit temps pour s’en rendre compte et y revenir. Son équipier opina simplement du chef lorsqu’elle déclara qu’il s’agissait de ce qu’ils recherchaient.

Des plans, détaillés par endroits, obscurs dans d’autres, apparurent à l’écran accompagnés d’un important lot d’informations qui décrivaient ce que la forteresse abritait en son sein. Des dispositifs technologiques et militaires y étaient élaborés à des fins de « sauvegarde », comme le mentionnait une inscription soulignée par l’interface. Lorsque le regard de Mike s’attarda sur la mention que le gigantesque laboratoire était également une prison et qu’un pensionnaire y demeurait, il ressentit un petit coup au coeur sans être pour autant capable de l’expliquer. Prendre connaissance de cette information en ces termes était troublant, à plus d’un titre mais, au fond de lui, il savait qu’il s’agissait de la vérité.

L’expression d’incompréhension qui se peignait sur le visage de Karola l’obligea à détailler la jeune femme. Elle semblait étonnée de découvrir qu’Yggdrasil se déplaçait. Le Sergent continua de parcourir le descriptif pour y lire la même information. Il hocha la tête car il avait bien compris la même chose qu’elle mais se montra bien incapable d’expliquer pour quelle raison il ne le savait pas déjà ni pourquoi il ne pouvait la localiser. Il haussa les épaules.

- Mimir prétend qu’il ne savait pas qu’elle se déplaçait. Il ne sait pas non plus comment la trouver.

Le regard suspicieux qu’elle lui lança fut un crève coeur mais Mike aurait tout aussi bien pu accuser le scientifique de la même façon. A part lui, il se confondit en excuse en jurant sur les siens que c’était la vérité. La belle affaire. Les siens, ils étaient morts. Cela eut pour effet de terrer Mimir dans un profond silence. Il s’était refermé sur lui-même comme si une porte avait été claquée. Le Vane ne leur serait d’aucune aide pour découvrir Yggdrasil. Soit il ne souhaitait pas la trouver -ce qui était l’hypothèse la moins probable car la forteresse leur était nécessaire-, soit il disait réellement la vérité et cette information était troublante à plus d’un titre.

Le terminal ne leur offrit aucune autre information utile. Le laboratoire de Mimir se mouvait, de son propre chef semblait-il, et il leur était impossible d’en déterminer la localisation. Il s’agissait d’une sécurité et seuls les membres du Haut Conseil étaient à même de le trouver. Cela signifiait donc que le scientifique n’en faisait pas partie.
Les deux soldats fouillèrent l’ensemble de la Halle pendant de longues heures, informant les autres membres de l’équipe de l’absence d’avancée dans leurs recherches alors qu’eux-mêmes avaient entrepris de gravir l’une des tours pour obtenir une meilleure appréciation de leur position. Ils étaient confrontés à d’importants élévateurs semblables à des montes-charges. La prudence leur intimait de ne pas les emprunter mais l’ascension qui les attendait suffisait à elle seule à leur faire envisager l’option la plus facile. Les remontrances de leur supérieur les en dissuadèrent pour le moment mais pour encore combien de temps ?

Bredouilles, Karola et Mike se décidèrent à quitter les lieux et à retrouver leurs deux camarades en espérant intérieurement que la vue sur la ville leur ferait un déclic, un peu comme lorsqu’ils avaient vu le nom Yggdrasil apparaître à l’écran. Au détour d’un couloir, Karola ressentit un léger courant d’air plus chaud que la froideur qui régnait dans le bâtiment. Elle décida de s’y intéresser et déboucha sur un jardin à l’aspect -c’était une évidence- artificiel. Les herbes brillaient d’un vert intense et les couleurs vives des fleurs qui décoraient la pièce semblaient comme des joyaux sous leurs yeux. Au centre de la pièce, deux statues de la taille d’un homme étaient dressées et surplombaient chacune une stèle à leurs pieds. Celle de gauche représentait une femme et était sérieusement abîmée. Le temps n’avait pu être à l’origine de ces ravages et le visage ainsi que le buste étaient couverts de stigmates. On aurait dit que quelqu’un avait passé ses nerfs sur cette dernière et avait entrepris de la détruire. Il manquait le bras droit de la statue et il ne semblait pas se trouver à côté de la statue. Seul gisait au sol un bracelet bleuté qui était cassé également, probablement écrasé sous un coup de semelle rageur.

La statue de droite représentait une silhouette masculine. Elle, était parfaitement intacte et le regard de l’individu semblait vivant. On y lisait la fierté et la grandeur. A son bras -celui qu’il manquait à sa soeur-, le même bracelet bleuté en ornait le poignet. Une lueur familière en émanait. L’homme était plutôt bel homme et sa stature -c’était le mot- en imposait. Il ne fallut pas réfléchir beaucoup pour que les deux soldats ne découvrent de qui il s’agissait. Pour les en assurer, la stèle avait été gravée du nom de celui qu’elle renfermait. Freyr y reposait.

L’identité du deuxième individu leur était plus mystérieuse et ils se tournèrent tous les deux vers l’autre stèle. L’inscription y était effacée, rayée à nouveau comme si on avait voulu effacer le nom et l’identité d’une personne impure à résider à ces lieux paisibles. Mais en redoublant d’effort et en glissant les doigts sur la pierre étrangement froide, ils parvinrent à en déchiffrer l’inscription.

Sur la pierre étaient inscrites les lettres F-R-E-Y-A.
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La jeune femme avait le visage baissé vers la stèle sur lequel son prénom écorché avait été inscrit. Elle laissa ses doigts courir dessus alors même qu’elle sentait son cœur se serrer de voir quel traitement la statue qui la représentait avait reçu. Elle se demandait qui avait bien pu s’acharner à ce point sur « elle » et surtout pourquoi. Elle ressentait plusieurs choses mais c’était surtout l’incompréhension qui dominait mais aussi, la tristesse, celle de constater que malgré son sacrifice, certaines personnes en avaient eu après elle après sa mort.

Silencieuse et le visage fermé car ne souhaitant rien laisser transparaître devant Mike, Karola se baissa afin de récolter dans sa main ce qui restait du bracelet qui gisait au sol. Il était brisé et en l’état, il n’y avait plus rien à en faire à part le jeter. Finalement, elle se tourna vers la statue de Freyr, son supérieur autrefois, et elle la contempla quelques secondes de la tête aux pieds. Elle sentait au fond d’elle qu’il lui manquait, ils avaient été si proches et elle aurait apprécié qu’il soit présent lui aussi à ses côtés aujourd’hui. Ses conseils leur auraient été précieux.

En laissant glisser sur lui son regard imprégné de nostalgie, elle tomba sur le bracelet qui ornait son poignet et qui était le même que celui qu’elle venait de ramasser et qui brillait légèrement. Son instinct lui intima de le retirer du poignet de la sculpture ce qu’elle fit sans attendre. Une fois au creux de sa paume, le bijou se mit à vibrer doucement, tout comme le Cube avant lui lorsqu’elle l’avait eu en mains la première fois. Elle se tourna alors vers Mike, déjà pour savoir s’il avait vu la même chose qu’elle mais aussi pour le lui tendre, le regard plein d’espoir, afin que Mimir puisse l’étudier.

« Est-ce que ça te dit quelque chose ? »


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Le Sergent observait la réaction de son supérieur lorsqu'ils découvrirent que la stèle et la statue abîmée étaient celles de Freya. L'habituel masque inexpressif de la jeune femme se peignit sur son visage. Personne n'aurait pu voir qu'elle était abasourdie par la nouvelle ou affligée devant le traitement qui avait été infligé. à la sculpture dressée à son effigie. Il fallait dire que l'individu n'y était pas allé de main morte dans son excès de rage mais la raison qui avait motivé son geste leur échappait encore. Sans réussir à percer le mur glacial qu'elle avait dressé et qui se manifestait sur l’absence d’expression de son visage, Mike ne la quittait pas des yeux.

Il la suivit récupérer les fragments de son bracelet avant de reporter son attention sur la statue de Freyr. Là, ses sentiments percèrent au travers de son regard et le soldat sentit une pointe de regret poindre au fond de lui en observant son expression emplie de peine à l'égard du grand soldat qu'était leur ami. Karola s'empara du bracelet Vane resté intact. Avec le recul qu'il avait sur la scène, le Sergent fut frappé de voir la différence de traitement entre les deux statues. L'une avait été ravagée alors que l'autre restait impeccable, comme si elle avait été réalisée le matin même. L'individu qui avait ravagée celle de Freya devait nourrir une sacré rancoeur à son égard. S'agissait-il d'une jeune femme éconduite et jalouse ? Ou bien l'auteur des ravages avait-il été interrompu avant de s'en prendre à l'autre sculpture ? Les questions continuaient de se bousculer et aucune réponse ne venait. La frustration commençait à gagner le militaire qui implorait intérieurement Mimir de leur venir en aide. Le Vane restait désespérément muet et boudeur.

Il soupira, agacé par son comportement enfantin, à l'instant même où la jeune femme se tourna vers lui, le bracelet au creux de sa main. L'objet vibrait de la même manière que l'avait fait le Cube, quoique le rayonnement émis semblait plus aléatoire.

- Il est désynchronisé, lâcha Mimir par l'intermédiaire de son hôte.

Mais devant le regard interrogateur, le soldat n'eut rien à répondre car le scientifique n'avait pas envie d'en dire davantage. Dans une nouvelle impasse, Karola fit mine vouloir partir quand son compagnon la héla.

- Il veut que tu le mettes.

Le bracelet. Elle le jaugea un instant, suspicieuse avant de le passer à son poignet. Le rayonnement s'accrut, mais restait irrégulier. Pire, il s'affolait et paraissait même inquiétant. D'un haussement d'épaule désinvolte, Mike s'approcha du Major et effleura du bout des doigts la surface de l'artefact Vane. Le rayonnement s'interrompit brusquement et avec lui, le coeur de Karola.

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Mar 26 Déc - 9:41
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Inerte sur le sol parsemé d’herbe, le cœur de Karola ne battait plus, de même que sa poitrine avait cessé de se soulever au rythme de sa respiration. Cependant, un phénomène bien étrange se produisit, alors même que son corps était mort, il sembla que son cerveau, lui, génère toujours de l’activité. Une sensation bien étrange l’habitait alors même qu’elle n’était normalement plus en mesure de ressentir quoi que ce soit.

Des images se mirent à défiler dans sa tête mais ça ne ressemblait en rien aux visions qu’elle avait pu avoir sur Atlantis, lorsqu’elle avait touché le Cube et qu’alors, Freya n’avait fait plus qu’une avec elle.

La vision qu’elle semblait avoir été un peu brouillée, parsemée de taches blanches, mais plus elle s’éclaircissait et plus elle y distinguait des formes. A cela s’ajoutait des exclamations, des cris d’hommes. Les images se précisèrent peu à peu, à force de patience pour offrir à la jeune femme, un spectacle inattendu dont elle était le témoin impuissant.

Elle reconnut ses deux soldats, McArty et Lawson, en très fâcheuse posture, c’était le cas de le dire. Encore une fois, les deux hommes s’étaient mis dans une situation improbable et dangereuse. Ayant fait fi des ordres du major, ils avaient gravi la tour en empruntant l’un des monte-charges considérablement abîmés par le froid et les années d’inutilisation. Malheureusement, le mécanisme s’était cassé et ils étaient tombés... Ils étaient tous les deux suspendus à une corde dans le vide. Plusieurs mètres de chute les attendaient si jamais ils venaient à lâcher prise et malgré l’épaisse couche de neige qui recouvrait le sol, il y avait fort à parier qu’ils n’en ressortiraient pas vivants.

Ils n’en menaient pas large, leurs visages étaient emprunts d’angoisse et de terreur. C’était surtout le cas de Lawson, qui se trouvait en dessous de McArty et qui se cramponnait comme une moule à son rocher à la corde qu’il était parvenu à attacher pour éviter une lourde chute. Le rouquin, tentait désespérément de remonter vers une plateforme et ce faisant, menaçait l’équilibre précaire qui les maintenait suspendus.
« Caporal ! Qu’est-ce que vous êtes en train de faire ?! » s’écria le sergent totalement affolé de sentir la corde et donc son corps être légèrement agités par les tentatives de son compère.

« J’essaye…d’atteindre…cette plateforme... » Sa progression était difficile et l’éclat de peur qui teintait dans la voix de son supérieur le contraignait à y aller millimètres par millimètres.

« Arrêtez ça tout de suite, vous aller faire craquer la corde ! » Depuis le début, Lawson avait les yeux fermés et il refusait de les entrouvrir. C’était un miracle qu’il soit parvenu à dégainer sa corde pour retarder leur mort imminente.

Préférant éviter une crise cardiaque au sergent acrophobe, McArty s’immobilisa, contractant ses muscles pour parvenir à se stabiliser le long de la corde. Il tenta de respirer calmement car il avait compris que le sergent n’aiderait en rien et que leur survie ne dépendant que de lui et de sa capacité à rejoindre la plateforme qui se trouvait à deux bons mètres au-dessus de lui. Il avait l’intention de reprendre ses efforts dans quelques secondes lorsqu’ils furent secoués par une vive bourrasque qui les agita grandement. McArty réussit à se contrôler pour éviter que la corde ne soit trop secouée mais sous lui, Lawson fut soudain prise d’une crise de panique. Criant, s’agitant dans tous les sens, il ruina tous les efforts de son collègue, malmenant de ce fait la corde.

« Calmez-vous sergent, vous allez nous faire chuter ! »

Mais Lawson n’entendait pas, trop apeuré qu’il était. Alors la corde céda sous leur poids et les deux soldats tombèrent dans le vide…

Karola aurait été fortement atteinte par tout cela si elle avait été toujours vivante mais là, elle ne pouvait qu’observer, sans rien dire, sans rien faire et encore moins ressentir.


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Mar 26 Déc - 10:02
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Sous ses yeux, la jeune femme s’effondra sur le sol et Mike se sentit prit d’un étrange sentiment. Le soldat était inquiet de la voir perdre connaissance si brutalement alors que le scientifique lui assurait que tout était normal. Le soldat posa un genou à terre et lui tapota légèrement le visage en l’appelant.

- Major ?


Mais il n’eut comme réponse qu’un troublant silence.

- Major ?!

Il déganta sa main et se mit en quête de son pouls en relevant la manche de son manteau à la recherche de son poignet. Lorsqu’il posa le regard sur le bracelet Vane complètement éteint, il fut pris de panique, ignorant totalement les mots rassurants de Mimir. Il ne parvint à trouver aucun pouls et lorsqu’il se pencha pour mettre son visage au niveau du nez de la jeune femme, il ne sentit aucun souffle non plus.

- Frei !

Dans la précipitation, il ôta son autre gant et se dégagea de tout l’attirail qu’ils avaient emporté. Son arme atterrit dans un coin ainsi que son sac et ses gars alors qu’il déclipsait le sac sac des épaules de Karola et ouvrait son épais manteau. Il en écarta les pans le plus possible sans qu’aucune réaction n’émane du corps de son supérieur. Mike se débarrassa de la veste aussi rapidement mais découvrit presque avec horreur le gilet pare-balles qu’il dissimulait. Il jura avant d’entreprendre non sans difficulté de le lui retirer. Les bandes velcro ne lui résistèrent pas bien longtemps mais il fallut lui retirer totalement son manteau et sa veste que sa poitrine et sa bouche soient accessibles. Le soldat perdit un temps précieux dans l’opération.

Le Sergent la surplomba alors et plaça la paume de sa main au creux de sa poitrine et commença le massage cardiaque en y mettant la cadence et la force nécessaire. Les bras tendus, il enfonça la cage thoracique d’un ou deux centimètres et répéta l’opération jusqu’à ce qu’il faille donner de l’oxygène au corps qui gisait et qu’il s’efforçait de réanimer. Mike releva la tête de son supérieur et sans autre forme de procès, il lui ouvrit la bouche pour insuffler de l’air dans ses poumons. Des yeux, il s’assurait que sa poitrine se levait quand il expirait et qu’elle s’abaissait quand il reprenait une inspiration. Il continua d’enchaîner massages et bouche-à-bouche à un rythme effréné en s’inquiétant du temps qui s’écoulait. Lorsqu’il prenait un instant pour contrôler son pouls, le Sergent ne découvrait aucune amélioration.

Isolé dans cette salle, personne ne pouvait prendre le relai et les secondes qui défilèrent, se transformant en minutes, lui parurent une éternité. Plus le temps s’écoulait, moins son massage devenait efficace car Mike fatiguait peu à peu.

Alors qu’il détachait ses lèvres après un nouveau bouche-à-bouche infructueux, Karola ouvrit les yeux en prenant une respiration qui donnait l’impression qu’elle venait de revenir à la surface après avoir été coincée sous l’eau de longues heures. Le bracelet qui ornait son poignet s’illumina de bleu avant de reprendre un rythme normal. Celui du coeur de Karola. Le bracelet s’était synchronisé à son porteur.

Mike était aussi essoufflé que la jeune femme et la sueur perlait sur son front. L’effort se lisait sur son visage autant que le soulagement. S’il ne se sentait pas responsable de sa réanimation -Mimir continuant de lui assurer que tout était normal- au moins avait-il essayé. D’ailleurs, il renvoya le scientifique dans les cordes en pestant après lui de ne pas les avoir prévenus de ce qui allait se passer.

- Karola ? Ca va ?

Le son qui s’échappa de sa bouche le surprit tout comme la familiarité d’avoir appelé son supérieur par son prénom. Il avait voulu dire Freya mais il avait appelé l’Allemande par son prénom et se sentait étrangement idiot.

- Major Frei, je voulais dire, réctifia-t-il en se râclant la gorge. Il l’aida à se redresser pendant qu’elle recouvrait ses esprits et lui tendait sa gourde d’eau pour qu’elle en prenne une gorgée. Elle semblait étrangement agitée mais rien ne laissait paraître que son coeur s’était arrêté de battre de longues minutes. La jeune femme donnait plutôt l’impression d’avoir couru un 100 mètres plus vite qu’Usain Bolt.

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Mar 26 Déc - 12:37
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Karola, complètement hébétée et perdue, eut besoin de quelques secondes voire minutes pour reprendre ses esprits et se rappeler des derniers instants qu’elle avait vécus avant qu’elle ne tombe dans l’inconscience. Elle but quelques gorgées d’eau qui lui firent le plus grand bien et achevèrent de réveiller son cerveau. Son souffle s’était calmé et ses yeux finirent par se poser sur Mike qui se tenait devant elle et s’enquérait de son état.

Réalisant que c’était lui qui lui avait conseillé de mettre le bracelet à son poignet, elle s’empara de son M9 rangé dans son holster et le pointa rapidement sur Mike, retirant alors le cran de sureté et affichant un air de méfiance à son égard.

« Que m’est-il arrivé ? » Elle avait l’impression que Mike en savait un peu plus qu’elle, alors il n’aurait peut-être aucun mal à lui répondre. « Vous saviez ce qui allait se passer ?» Ajouta-t-elle cette fois-ci plus à l’adresse du sergent que de Mimir. Une façon détournée de lui reprocher de ne rien lui avoir dit si d’aventure il avait été mis au parfum.

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Mar 26 Déc - 13:34
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Le remerciement pour son concours à sa réanimation eut pour effet de le déstabiliser quelque peu. Il ne s’attendait clairement pas à cette réaction-là. Mike eut un mouvement de recul lorsque la jeune femme pointa son arme sur lui et posa ses yeux sur le canon avant de plonger son regard dans celui du Major.

- Vraiment, Major ? Votre coeur s’est arrêté de battre quand j’ai touché le bracelet. Vous vous êtes effondrée et je vous ai fait un massage cardiaque. Ca explique votre accoutrement, lâcha-t-il alors qu’elle n’avait pas encore réalisé qu’elle était en débardeur au milieu de la pièce, son manteau et ses affaires éparpillées tout autour d’elle.

- Et non. Je ne savais pas. C’est Mimir qui a touché le bracelet en assurant que tout était normal. Il dit d’ailleurs que tout est normal.

Il soupira. Le scientifique était une véritable épine dans le pied et son caractère rappellerait certainement quelqu’un à certains. Il était sacrément difficile et ses habitudes à filtrer les informations commençait à l’agacer. Et au vu des conséquences jusqu’à maintenant, il n’était pas le seul.

- C’est bon maintenant ? Vous pouvez pointer votre arme ailleurs ? J’ai compris que la prochaine fois que votre coeur s’arrête, je dois éviter le massage et le bouche-à-bouche.

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Mar 26 Déc - 13:42
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Karola écouta attentivement la défense du sergent qui restait calme malgré la menace de l’arme pointée sur lui. Bien évidemment, la jeune femme n’avait jamais eu l’intention de lui tirer dessus mais elle avait préféré assurer ses arrières au cas où. Elle baissa la tête lorsqu’il mentionna sa tenue et constata qu’effectivement, elle n’était plus que légèrement vêtue. Finalement convaincue par son discours mais aussi par son instinct qui lui intimait de se fier à ses paroles, Karola baissa son arme et pinça les lèvres.

« Merci sergent. » finit-elle par lâcher et en sécurisant son arme avant de la ranger, elle lui était bien évidemment reconnaissante de s’être donné de la peine pour tenter de la ranimer. Elle se baissa pour ramasser ses vêtements et se rhabiller. Il faisait moins froid ici qu’à l’extérieur, cependant, les températures étaient suffisamment basses pour lui donner la chair de poule.

Elle remit ses gants et tendit la main pour attraper une des lanières de son sac sauf que sa prise, mal assurée, lui glissa des doigts et tomba au sol. Elle fut alors prise d’un sentiment de déjà vu et l’image de Lawson et McArty chutant à grande vitesse dans le vide. Son sang, déjà peu chaud, se glaça encore plus et son cœur se mit à accélérer.

Sous l’œil interrogateur du sergent qui aurait des réponses en temps voulu, elle se redressa et activa sa radio.

//Lawson, McArty, ici le major Frei, vous me recevez ?//

//...//

Karola serra les mâchoires suite à cet essai infructueux mais ne baissa pas les bras pour autant.

//Sergent Lawson, Caporal McArty, êtes-vous toujours en vie ?//

// Major ? ... //

// Major, ici le Caporal McArty //

// Je... Oui ça va. Tout va bien maintenant mais... Comment... //

Cela ne la rassura qu’à moitié car sa voix trahissait malgré tout son état.

// Vous êtes blessé Caporal ? Et Lawson, est-il avec vous ?//

// Non, tout va bien. Le Sergent est là et un seul morceau. Nous avons eu de la chance. Le mécanisme du monte-charge a rompu et on s'est retrouvé suspendus dans le vide. On a eu le temps d'accrocher une corde à la plateforme mais elle s'est coupée. Heureusement, une sorte de filet s'est déployé et nous a rattrapé. //

Karola soupira à part elle, jetant un regard vers le sergent McPherson, lui communiquant son irritation concernant la désobéissance dont avait fait preuve ses soldats, une fois de plus.

// Très bien, c’est une bonne nouvelle Caporal. Avec le sergent McPherson, nous…// elle allait dire « allons vous rejoindre », mais Freya se manifesta à ce moment pour l’en empêcher et pour cause, non seulement le bracelet lui avait fait voir ce qui était arrivé à leur deux camarades, mais en plus, il lui avait révélé l’emplacement d’Yggdrasil. Elément que Karola avait totalement occulté tant le sort de ses hommes avait pris le pas sur le reste. Cependant, Freya n’entendait pas que cela les empêche de poursuivre son but à elle et Mimir. C’est pour cela qu’elle avait pris le contrôle pour la fin de la phrase.

//…Nous avons découvert des éléments qui pourraient intéresser nos scientifiques. Nous nous occupons de les récolter avant de vous rejoindre. Retournez à l’intérieur du hangar si vous le pouvez et n’en bougez plus jusqu’à notre retour.//


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L’explication donnée, la jeune femme ne se formalisa pas en remerciement et rangea son arme dans son holster avant de se redresser et de se rhabiller. Le Sergent s’était attendu à un peu plus qu’un simple merci mais devrait visiblement s’en contenter. Il ramassa son arme et ses gants et épongea la sueur sur son front lorsqu’il se tourna vers le Major, occupée à s’enquérir de ses deux autres collègues.

L’échange entre Lawson et Frei était bien mystérieux et la surprise du Caporal était communicative. On eût dit qu’elle savait qu’il s’était passé quelque chose. Rassurée qu’ils étaient indemnes, la jeune femme leur ordonna de rester tranquilles dans un coin et de ne plus rien toucher. Elle donnait l’impression d’une mère grondant ses petits et les punissant pour leur curiosité. Karola semblait d’ailleurs bien sûre d’elle tout à coup. Le Sergent ne la quittait pas des yeux et posait sur elle un regard interrogatif.

La communication prit fin et l’incompréhension se peignait sur le visage de son compagnon. La scène était surréaliste, l’Allemande agissant le plus naturellement du monde et faisant fi de ce qu’il s’était produit quelques instants auparavant. Le sac sur les épaules, elle s’apprêtait à se mettre en route vers il-ne-savait-où alors qu’il restait planté comme un i. Mike attendait des explications.

- Vous m’expliquez ou vous comptez me punir et me mettre au coin comme les deux autres ? Dit-il un brin agacé d’être mis à l’écart par Mimir et maintenant le Major.


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Mar 26 Déc - 14:53
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Karola dû s’arrêter dans son élan car il était évident que le sergent ne bougerait pas tant qu’il n’aurait pas eu ce qu’il désirait. La jeune femme se retourna alors, réprimant son empressement et prenant le temps de le mettre au courant. Elle l’observa de la tête aux pieds, il était campé sur ses positions et se garda bien de sourire en le voyant agir ainsi.

« Lorsque j’étais..morte, j’ai eu une vision. Celle de Lawson et McArty suspendus dans le vide parce qu’ils avaient emprunté un monte-charge défectueux. Je les ai vus aussi tomber au sol. J’ignore comment cela est possible mais c’est pour ça que je les ai contactés. Je savais que c’était vraiment arrivé et qu’ils étaient peut-être mort. »

Elle marqua une pause pour lui laisser le temps d’intégrer ça et continua avec le plus important désormais.

«Mais surtout, le bracelet m’a dit où se trouvait Yggdrasil. C’est là que nous allons. Maintenant. » Insista-t-elle. Ça non plus elle ne savait pas trop l’expliquer mais étant donné que la forteresse se déplaçait, ils avaient tout intérêt à se mettre en route rapidement pour éviter que sa position ne change à nouveau. Ils auraient tout le temps de chercher des réponses à ce sujet plus tard.
Cette fois-ci, elle se tourna pour de bon et quitta enfin le jardin pour rejoindre la forteresse de Mimir, Mike sur ses talons.


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Mar 26 Déc - 14:54
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Le Major partagea finalement ce qu’elle avait vécu pendant qu’il essayait de la réanimer. Ce qu’elle avait vu avait été confirmé par Lawson mais qu’elle ait été témoin de la scène relevait du surnaturel. Ou de l’ubiquité. L’Américain fit la moue devant son explication et son expression sceptique n’était pas feinte. Quelque part, on le traitait d’idiot car, à l’évidence, il s’agissait d’une capacité bien connue de Freya. Sans avoir le temps d’exprimer la moindre objection, la jeune femme s’était empressée de quitter la pièce et se dirigea d’un pas décidé en dehors du bâtiment où le froid se rappeler à leur bon souvenir. Etait-il bien sage de s’aventurer au-dehors alors que son coeur venait de s’arrêter ?
Karola ne se posait visiblement même pas la question.

Ils avancèrent en silence dans le froid et la neige qui s’était remise à tomber dru. La visibilité était bien amoindrie mais la jeune femme n’hésita pas un seul instant sur la route qui les menèrent bien vite jusqu’à une large étendue où gisait des carcasses de vaisseaux de transports. Certains servaient pour la marchandise quand d’autres étaient destinés à celui des troupes. Tous avaient en point commun qu’ils étaient en piteux état, le temps ayant fait son office autant que la guerre à en croire certaines épaves. En les découvrant, Mike se jura que pour rien au monde il ne monterait à bord de l’un d’eux étant donné la mésaventure qu’avaient vécu leurs deux camarades. Face au cimetière de vaisseaux, Karola fit une brève pause alors que son équipier l’interrogeait du regard dans son dos. Elle pointa du doigt dans une direction où semblait se dessiner la silhouette d’une tour accolée à un large hangar.

Le Sergent se mit à la suite de son supérieur décidée à ouvrir la voie et ne pas s’attarder dans le blizzard qui menaçait. Le spatioport était désert, comme l’on pouvait s’y attendre, mais surtout tout était éteint, sans vie. Sûr d’elle, Karola longea l’un des murs de l’immense bâtiment et gagna finalement un hangar. Elle tapota la console et le rideau qui en fermait l’ouverture s’ouvrit dans un grand grincement. A l’intérieur était abrité un vaisseau à la carlingue rouge et au dessin agressif dont l’allure donnait bien plus confiance que les épaves au dehors mais, jusqu’à maintenant, rien n’avait fonctionné comme il l’était prévu et cet engin ne dérogerait certainement pas à la règle. La jeune femme s’avança et l’appareil prit vie sous leurs yeux, le Sergent ayant un mouvement de surprise en voyant la soute arrière s’ouvrir pour les accueillir. Les moteurs se mirent à vrombir pour se préparer au décollage. Sans se retourner, le Major pénétra à l’intérieur et ôta rapidement son manteau car une douce chaleur s’installait déjà dans le cockpit. Elle prit place au poste de pilotage et pianota sur le tableau de bord pour saisir des coordonnées. Le bruit des moteurs se fit plus sourds et tout l’appareil se mit à vibrer avant de s’élever de quelques centimètres au-dessus du sol et de sortir tranquillement du hangar. Une fois échappé de sa cave, l’appareil prit de la vitesse ainsi que de la hauteur en s’éloignant de la cité. Un soupire de soulagement s’échappa de la jeune femme et elle se détendit légèrement. Le voyage allait leur prendre quelques heures avant d’arriver à destination.

Mike avait suivie la jeune femme tout du long et s’était installé sur le siège voisin, effaré.


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Tout en conduisant, Karola jeta un coup d’œil en biais à Mike qui restait silencieux depuis le début du vol. Elle crut bon de revenir sur ce qu’il s’était passé un peu plus tôt, après sa résurrection.

« Je suis désolée pour tout à l’heure. Je n’avais pas l’intention de vous tirer dessus… J’étais simplement confuse. »

«Ouais.. Pas grave. Il s'est rien passé, c'est l'essentiel»

«Rien passé? Je vous dois la vie il semblerait, non ?»

«Je ne sais pas, Mimir avait l'air de dire que tout était normal. Je me suis peut être alarmé pour rien.»

«Peut-être, mais j'apprécie de savoir que vous êtes là pour assurer mes arrières. Ce qui n'est visiblement pas le cas de Mimir

«Il n'a pas l'air bien fiable en effet. Mais vous en auriez fait autant pour moi, Major.»

«Bien évidemment.. Comment se passe la cohabitation avec lui?» Elle était curieuse de savoir comment Mike vivait cette intrusion dans son corps, car pour sa part, mis à part les interventions de Freya dans ses paroles ou dans ses gestes, on ne pouvait pas dire que la cohabitation était
difficile.

«Il ne dit pas grand-chose. En fait, il me cache pas mal de choses et ne se manifeste que quand ça l'intéresse. C'est-à-dire pas souvent.»

«Je vois. Je suppose qu'une fois Yggdrasil atteinte, il se montrera plus loquace.» Elle marqua une pause avant d’ajouter«Finalement, tout ça c'est un peu comme fêter Halloween une seconde fois. Sauf que ce sont nous les costumes.» Dit elle pas forcément ravie

Il rit. «Ouais, mais le costume reste pas mal»

«Hum. Vous voulez parler de ces charmantes combinaisons?» lui demanda-t-elle en désignant les combinaisons thermiques qu’ils étaient contraints de porter pour ne pas mourir de froid.

«Ouais, c'est ça. Elles ont le mérite de tenir bien chaud.»

«Et c'est toujours plus confortable que le cuir. Ca c'est certain.» affirma t-elle en se rappelant
l'inconfort de sa combinaison passablement moulante

«Ha ! Vous voyez qu'elle est bien cette combi ! Mais j'avoue que esthétiquement, je préfère le cuir. Elle vous allait bien mieux»

«Merci.» lâcha t-elle peut-être finalement un peu gênée par ce compliment. «Cela vous allait plutôt bien à vous aussi, même si j'ignore totalement en quoi vous pouviez bien être déguisé.»

«Sérieusement ? Vous connaissez pas Arrow ?»

Elle hocha la tête négativement. «C'est une sorte de Robin des bois ?»

Il sourit «Ouais, on va dire ça. Y a toute une culture à refaire, Major»

«Je crois que nous avons quelques heures devant nous, sergent.»

«Mais je pourrais rien pour vous ici, concernant ce sujet. Ca se lit ou se regarde. Je vous programmerai une séance de rattrapage quand on rentrera. Vous connaissez quand même Batman et Superman, hein ?»

« Qui ça ?» demanda t-elle avec un léger sourire malicieux, feignant d'être sérieuse

Il sourit »On part pas de trop loin, c'est déjà ça !»

«Je suis ravie de voir que vous ne prenez pas vos jambes à votre cou devant mon cas désespéré. C'est très courageux de votre part» Et c’était vraiment le cas, de son avis, personne n’aurait jamais
osé lui faire une telle proposition, hormis peut-être Sheppard.

«Vous me remercierez plus tard.» pause, puis reprend «Ca va vous ? Ca doit faire bizarre d'avoir le coeur qui s'arrête.»

Elle hocha la tête puis haussa les épaules à sa remarque. «A vrai dire, j'ai à peine eu le temps de m'en rendre compte. Je n'aurais plus qu'à ajouter ça à la liste des morts que j'ai pu vivre cette année.»

«La liste ?»

«Disons qu'à côté de moi, Jésus fait plutôt pâle figure.» Puis après un regard vers le jeune homme, elle ajouta «Je suis’’morte’’ plusieurs fois en mission cette année.» Dit comme c'était complètement surnaturel mais quand on évoluait dans une galaxie comme Pégase, finalement,
cela pouvait devenir coutume.

«Ah, quand même ! Ca rassure pas quand on fait équipe avec vous !»

«Auriez-vous peur, sergent ?»

«Pour vous peut-être !»

«Comme vous pouvez le voir et comme vous l'avez vu, je trouve toujours un moyen de revenir à la vie. On ne se débarrasse pas de moi aussi facilement.»

«Immortelle hein ? Comme un vampire»

«Exactement, finalement, je n'étais peut-être pas si déguisée que ça l'autre fois. Mais dans ce cas, c'est pour vous que vous devriez vous inquiéter.» Amusée, elle lui lança un sourire, malheureusement ce jour là, elle n'avait pas ses fausses canines pour pouvoir produire son petit effet

«C'est une menace, Major?»

«Un conseil. Après tout, vous êtes seul avec moi dans ce vaisseau et nous savons tous les deux que je pourrais facilement avoir l'avantage.»

«Vous ne me faites pas peur.»

«Vraiment ? Même pas un tout petit peu ?»

«Même pas avec un flingue braqué sur moi.»

«C'est parce que je n'ai pas encore fait de vous ma proie, tout simplement.»

«Pas encore ?» Il se penche un peu vers elle, comme sur le ton de la confidence

«Un homme aussi courageux que vous fait une proie idéale après tout.» lui confia t-elle

«Qu'est-ce que je risque ?»

«D’aimer ça ? » répondit-elle du tac o tac, se prenant au jeu.

Il fut surpris par son audace et lui répond, sur un ton espiègle. «Vous m'intéressez... Major...»

Elle ignorait quel sens donner à cette phrase mais quelque part en elle, son ego se gargarisa de ces mots. «Vraiment ? Votre témérité ne cacherait-elle pas un peu de folie?»

«Je déteste me répéter.»

Karola réprima un frémissement qui lui était inspiré par Freya et rit légèrement. «Décidément, plus j'en apprends sur vous, sergent et plus vous m'intriguez. Et ce n'est pas faute d'avoir lu votre dossier.»

«Tout n'est pas inscrit dans mon dossier, soyez en assurée.»

«Bien. Surprenez moi alors.» lui intima t-elle avec une certaine autorité en le fixant ne sachant pas vraiment à quel genre de réponse s’attendre.

Il plonge ses yeux dans le regard froid de Karola «Ce serait contre le règlement.»

Malgré l'ambiance qui s'était faite un peu plus lourde, Karola ne cilla pas et soutint son regard quelques secondes avant de s'en détourner franchement et d'observer la route que le vaisseau empruntait «Et ce serait dommage que votre dossier soit entaché par un blâme. On m'accuserait d'y prendre goût.»

Sans savoir si elle parlait du blâme ou de lui, il l’observe se détourner en silence. Un lourd silence, qu’il brise finalement en réagissant au paysage qui s’offrait à eux alors qu’ils s’étaient éloignés de la cité et de la tempête.
« C’est magnifique.. »

Karola ne pouvait qu'être d'accord avec lui. «Oui ça l'est. Je me demande comment serait la planète sans cette épaisse couche de neige, en supposant que ce soit possible.»

« Mimir dit que la neige est éternelle ici.»

Et la conversation s’éteignit d’elle-même, laissant peser entre les deux passagers du vaisseau un silence pesant, voire gênant. La jeune femme était partagée entre l’envie de la poursuivre, de la pousser plus loin mais aussi d’échapper le plus vite possible à l’intimité conférée par l’espace clos du vaisseau. Leur conversation avait pris un tournant inattendu et l’attitude du soldat à son égard n’avait eu que pour autre effet que de la troubler. Finalement, elle n’avait fait que ressentir les élans du cœur de Freya pour Mimir et elle s’accrocha à cela pour se rassurer. Tout rentrerait dans l’ordre une fois qu’ils seraient libérés de leurs esprits. La Vane s’était tant et si bien installée en elle que la perception de leur deux personnalités distinctes devenait de plus en plus floue.

Oui, Freya aimait le scientifique et c’était réciproque et cela leur avait plusieurs fois posé des problèmes et cela même s’ils s’étaient efforcés de rester discrets. En tout cas, Freyr lui avait très mal accueilli la nouvelle. Alors qu’elle continuait à les conduire elle et Mimir vers la forteresse, Freya eu soudain en mémoire l’épisode d’une dispute qu’elle avait eu avec Freyr après qu’il eut découvert le lien qui l’unissait avec le scientifique alors que lui-même éprouvait des sentiments particuliers à l’égard de son bras droit. Et même après tout ce temps ses mots résonnaient encore dans sa tête « Pourquoi lui ? ». Freya n’avait pu que lui répondre qu’elle était désolée parce que c’était le cas et qu’elle s’en voulait de ne pas partager ses sentiments et donc par conséquent, de le faire souffrir.

Et même malgré cela, Freyr avait toujours été là pour elle, peut-être dans l’espoir de gagner un jour son cœur. Il l’avait soutenue et était resté à ses côtés même dans les moments les plus difficiles et notamment dans les derniers instants de sa vie. Mortellement atteinte par les armes ennemies, il avait accouru à ses côtés lorsqu’il l’avait vue céder sous les coups de leurs adversaires. Refusant de la voir quitter ce monde, il avait tenté de la garder en vie même lorsqu’elle lui avait soufflé que ça ne servait à rien de persister alors même qu’elle sentait la vie la quitter peu à peu. Abdiquant à contre cœur, le commandant de l’armée des Vanes n’avait pu qu’assister impuissant à cette scène qui lui déchirait le cœur. Elle était finalement morte dans ses bras après qu’elle ait jeté ses dernières forces dans un dernier regard quasiment éteint pour Freyr, regrettant de ne pas en avoir assez pour lui dire encore une fois qu’elle était désolée, pour tout ça.
Karola vivait ces derniers souvenirs comme s’il s’était agi des siens. Conduisant le vaisseau de manière quasiment automatique, obéissant aux ordres de son inconscient pour les mener à bon port, elle paraissait parfaitement concentrée sur sa tâche et donc avait occulté la présence de l’homme à ses côtés. Elle était cependant totalement plongée dans ses pensées et s’efforçait de ne pas montrer que leur intensité ne la laissait pas indifférente.

Mais une dernière image vint ruiner ses efforts. Un souvenir qui n’appartenait pas à Freya car c’est ce qu’elle pensait vivre jusqu’à présent. La scène se passait dans le jardin dans lequel se trouvaient les deux statues à l’effigie de Freyr et Freya. Elle entrait à l’intérieur et se rappeler s’être sentie immensément triste mais aussi en colère, furieuse. Pendant quelques minutes elle s’était recueillie devant sa propre stèle et cela n’avait fait qu’accentuer le chagrin, à le nourrir même. Cette perte était beaucoup trop lourde à tel point que cela en était devenu insupportable. Cependant, quelque chose clochait, car effectivement Freya était morte, elle ne pouvait donc pas se trouver devant sa statue et être décimée par sa propre perte. C’est là que Karola comprit. Cette fois-ci, c’était l’un des souvenirs de Freyr qu’elle revoyait.

Un Freyr ravagé par le chagrin, à tel point qu’il finit par s’en prendre physiquement à la statue. Commençant par un coup de pied la colère l’aveuglait, aussi les souvenirs n’étaient plus suffisamment précis. Il se laissait simplement aller contre cette sculpture de Freya qui l’avait abandonné et ne l’avait pas aimé comme lui l’avait fait. Enfin, il finit par se calmer, à recouvrer son calme et il se rendit compte qu’il avait complètement abîmé l’ouvrage, lui donnant l’aspect que Karola et Mike avait plus constater plus tôt.

Quand le souvenir s’effaça, Karola se rendit compte qu’elle avait les yeux baignés de larmes et le cœur lourd, elle ressentit la peine de Freya face à ses réminiscences difficiles. Le major balaya ses yeux d’un revers de manche avant que des pleurs ne se mettent à couler.

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Le voyage jusqu’à Yggdrasil s’annonçait long et ennuyeux. Les deux soldats n’étaient pas connus pour être bien loquaces et les prochaines heures risquaient de se dérouler dans un long silence gênant. Du moins, il s’agissait de ce que l’on pouvait présager si Karola ne s’était pas décidée à briser la glace dès les premiers instants.

D’excuses, la conversation dériva rapidement sur ses impressions et ses expériences passées avant qu’un petit jeu du chat et de la souris ne débute entre la supérieure et son subordonné. La limite, ténue, avait déjà était approchée de près lors de la soirée d’Halloween et si Mike pouvait avancer comme excuse qu’il s’agissait d’un évènement purement civil, là, les deux militaires étaient en service, et même en mission. Cela ne l’empêcha pas de flirter avec la ligne qu’il ne fallait pas dépasser et même de la franchir… pour se heurter à un mur solide et aux fondations bien ancrées. Le Sergent sentit que tenter le diable -Karola, en l’occurence- n’avait pas été très malin car, dans la seconde, l’atmosphère changea du tout au tout pour ancrer un certain malaise en même temps que le silence qui s’installait.

Contrit par sa bévue, il observa le paysage qui s’était enfin dégagé, enfin, si l’on pouvait dire. La neige s’était interrompue mais les curieux nuages demeuraient sans toutefois entacher leur champ de vision. L’horizon était parfaitement visible et les reliefs autour d’eux n’avaient rien à envier aux plus beaux panoramas de l’Himalaya sur Terre. Le spectacle était un plaisir pour les yeux, comme l’avouèrent les deux soldats en brisant timidement un silence qui se fit encore plus pesant. Chacun se perdit dans ses pensées, l’un ressassant sa connerie qui lui vaudrait certainement un blâme et l’autre revivant des souvenirs douloureux.

Mike ne fit pas attention un seul instant au tumulte qui agitait le Major à ses côtés. L’Américain avait les yeux rivés sur la verrière, observant une tâche sombre au loin, flottant dans les airs et qui grossissait rapidement. La Forteresse était en vue. Ce ne fut qu’en tournant la tête vers la jeune femme qu’il la découvrit le visage mouillé par les larmes. L’image de la soldate si droite et implacable avec le visage en pleurs lui fit un tel choc qu’on eut l’impression que c’était son coeur à lui qui s’arrêtait. Quelque part au fond de lui, quelque chose était chamboulé de la voir si affectée.

- Major, je… Mike se leva de son siège pour s’approche d’elle. Il hésita à franchir les quelques centimètres qui les séparaient. Etait-ce lui qui l’avait mise dans cet état en jouant un jeu dangereux avec elle ? Il peinait à y croire mais sans en avoir la certitude, il se montrait bien moins réconfortant que le Vane lui ordonnait, voir lui hurlait d’être envers sa compagne.

Mais le soldat n’eut pas le temps d’agir car une violente secousse ébranla tout le vaisseau et le projeta au sol en arrière du cockpit. L’habitacle se peignit de rouge et un bruit aussi assourdissant qu’alarmant retentit dans leurs oreilles. Cela n’annonçait rien qui vaille. Un peu sonné par la chute, Mike se redressa en peine alors que l’appareil continuait à vibrer de manière inquiétante. La Forteresse apparaissait bien mieux sous leurs yeux et il pouvait en découvrir certains détails. Des tours droites pointaient vers le ciel en étant illuminée de stries verticales. Par endroit, on devinait des ouvertures semblables à des fenêtres mais le plus étrange était le monceau de terre qui soutenait Yggdrasil et la faisait léviter en l’air. Une étrange brume l’enlaçait et lui donnait un aspect un brin lugubre.

L’instant d’après, le vaisseau était agité de soubresaut alors que les moteurs se coupaient un à un. Les compétences de Karola mêlées à celles de la Vane qu’elle abritait ne pouvaient rien faire pour empêcher le drame qui s’annonçait. Les systèmes se mirent alors en défaut et plus aucune commande ne répondit aux sollicitations répétées de la jeune femme. Mike se précipita sur le siège du copilote pour se harnacher quand le cockpit fut plongé dans un noir absolu. Ils n’en avaient pas eu conscience mais c’était un système d’écran qui leur permettait de voir l’extérieur, et il venait de rendre l’âme lui aussi. Plus d’image.

Seul le bruit inquiétant de l’aéronef sifflant dans l’air et prenant de la vitesse en piqué leur signifiait qu’il n’avait pas encore touché le sol. Mais le crash était imminent. Les battements de son coeur tonnaient et résonnaient dans sa poitrine. L’expérience était désagréable et le Sergent pesta de ne rien y voir avant de se demander un court instant si c’était pire de voir le sol se rapprocher ou de rester dans l’attente. Ses mains étaient crispées sur les accoudoirs et il était essoufflé comme s’il avait couru un marathon en sprintant. Honnêtement, il n’en menait pas large et il jeta un bref coup d’oeil vers Karola, discernant à peine sa silhouette dans la pénombre, une fraction de seconde avant l’impact. Plus de son.

Juste le néant.

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Karola eu à peine le temps d’adresser un regard au sergent qui s’était levé que son attention fut réclamée ailleurs. Et pour cause, une vive secousse perturba le cours de leur vol jusqu’ici paisible. Elle avait projeté Mike en arrière mais ce qui préoccupa surtout la jeune femme dans l’instant c’était de savoir ce qui avait bien pu se passer. En vérité, Freya prit les commandes et s’efforça de comprendre ce qui venait de leur arriver, quant à Karola, elle la laissa bien volontiers prendre en charge cet événement car cela outrepassait ses très maigres compétences en pilotage. Le vaisseau continuait de voler mais étant donné les convulsions dont il était en proie, il semblait clair qu’ils étaient pris dans une espèce de turbulence qui affolait totalement l’engin, en témoignait les alarmes qui retentissaient. A présent, l’engin filait droit vers le sol, les images devant ses yeux montrait que la terre ferme se rapprochait dangereusement d’eux.

Tout de même inquiète pour le scientifique, elle jeta un regard en arrière et fut soulagée de le voir revenir auprès d’elle et se remettre assis. Elle s’apprêtait à lui demander comment il allait et à le rassurer en lui disant qu’elle allait les sortir de là mais, soudain, l’obscurité envahi l’espace clos du vaisseau. Pestant, la Vane tenta de remédier à cet imprévu mais contrainte de tâtonner à l’aveuglette le tableau de bord alors même qu’ils étaient toujours agités par les secousses, elle n’obtint pas grand succès. Le crash était inévitable alors elle se prépara à l’impact du mieux qu’elle le put et avant qu’elle n’ait l’occasion d’adresser quelques derniers mots à son compagnon, un choc qui lui arracha un cri déchira le vaisseau et elle eut tout juste le temps de comprendre ce qui lui arrivait que l’obscurité s’empara également d’elle.

C’est une bourrasque de vent qui lui fit l’effet d’une claque au visage qui réveilla la jeune femme. Elle eut la plus grande peine à ouvrir les yeux tant des tambourinements contre ses tempes l’assaillaient avec force. Elle cligna des yeux puis enfin s’aidant de ses bras essaya de se redressa, mais son environnement tangua alors dangereusement et elle se retrouva de nouveau au sol. Prise d’un vertige et surtout de nausées, elle resta allongée quelques secondes, gémissant sous le coup de la douleur et du malais qui s’était emparé d’elle. Il lui fallut quelques minutes pour reprendre du poil de la bête et que son instinct de survie ne prenne le dessus. Ses sensations physiques étaient revenues et elles n’étaient pas très bonnes. En plus de son mal de crâne, elle tremblait de froid et une trace rouge sur la neige lui fit comprendre qu’elle était également blessée à la tête. Et pour cause, sous ses yeux s’étendaient la carcasse du cockpit. C’est là qu’elle réalisa qu’elle en avait été éjectée, c’était dire la force du choc. Mais si elle se retrouvait à plusieurs mètres de l’avant du vaisseau alors, où se trouvait Mimir ? C’est ce qui l’aida à se relever. Se redressant difficilement sur ses appuis, elle dut se faire violence pour ne pas tomber à nouveau et rester sur ses jambes.
En cherchant le scientifique des yeux, elle vacilla plusieurs fois, tourna sur elle-même un peu déboussolée puis avança de quelques pas dans la neige avant de finalement en faire d’autres dans la direction opposée. Elle ignorait où aller tout en sachant que le temps pressait. Le froid ne perdait aucune occasion de la mordre et elle commençait à trembler de plus en plus. Elle croisa les bras sur sa poitrine pour garder ses fonctions vitales au chaud autant que possible et se recroquevilla un peu sur elle pour se protéger des bourrasques.

«..Mi..mir.. »Appela-t-elle plusieurs fois mais non seulement sa voix était trop faible mais en plus le vent ne l’aidait nullement à la faire porter. Elle progressa dans la neige, une épaisse couche ralentissant sa progression et plus elle errait et plus elle désespérait à l’idée de ne pas retrouver son compagnon.

Mais son obstination finit par payer car elle distingua une forme qui se détachait du manteau blanc, pleine d’espoir, elle accéléra la cadence autant que faire se peut et elle soupira de soulagement quand elle reconnut le corps de Mike sur le sol. Mais son répit ne fut que de courte durée car il était bien évidemment inanimé. Elle tomba à genoux lourdement devant lui et s’empressa de le prendre dans ses bras. Affolée, elle entreprit de dégager son corps de la neige et d’une main s’occupa de celle qui parsemait son visage qui pour dégager ses voies respiratoires. Freya l’observa quelques secondes, horrifiée de constater qu’en plus d’éraflures sur son visage, ses lèvres étaient bleues et sa peau opalescente. Un des signes d’hypothermie. Avant de paniquer, elle inclina la tête vers lui et tout en retenant sa respiration, écouta si lui en avait toujours une. C’était le cas, mais étant donné son état, cela ne risquait pas de durer.

Si elle ne trouvait pas un moyen de l’aider, Mimir mourrait là, dans ses bras. L’image fit écho au souvenir qu’elle s’était remémoré et comme Freyr avant elle, l’idée de voir Mimir mourir ainsi lui parut intolérable. Alors, prenant son courage à deux mains, elle se releva et attrapa le jeune homme sous les aisselles et avec l’énergie du désespoir, elle le tira, le traina de toutes ses forces jusqu’à la carcasse du cockpit. Elle trébucha plusieurs fois, mais à chaque fois elle reprenait sa route et finalement, elle parvint les mettre à l’abri.

Ce petit exercice eut le mérite de la réchauffer quelque peu, mais très vite, le froid ne tarderait pas à venir s’emparer de ses muscles. Assise contre une paroi, elle attira Mimir contre elle et prit une de ses mains, gelée dans la sienne pour tenter de lui donner un peu de sa chaleur, de son autre main, elle vint lui caresser affectueusement le visage, sa peau était froide, glaciale. Elle ne voulait pas qu’il meurt et aurait tout fait pour que ça n’arrive pas, mais elle était à court d’idée et son état n’aidait en rien.

« Ne me laisse pas… » l’implora t-elle avec une voix brisée.

Freya avait beau le désirer aussi fort qu’elle le pouvait, Mimir ne se réveillait pas et demeurait inerte entre ses bras. Elle était à présent en train de le bercer contre elle, maîtrisant comme elle pouvait ses tremblements, comme pour l’empêcher de partir, qu’il ne la laisse seule. Quelque part, elle était un peu gênée de cette proximité mais elle était bien trop inquiète par la tournure que les événements avaient pris pour en prendre considération. Et puis, le vent redoublait à l’extérieur, avec ce froid et la nuit approchant, elle-même risquait bientôt d’entrer en hypothermie. Elle ne sentait d’ailleurs plus ses pieds, ni même les muscles de son visage. Son effort de tout à l’heure l’avait considérablement épuisée, son corps et son cerveau n’aspiraient plus qu’à un peu de repos, juste un peu pour pouvoir reprendre des forces puis trouver une solution qui les sauverait, Mimir et elle.

Elle baissa la tête vers la sienne et déposa un semblant de baiser sur son front avant de poser le sien contre. Elle ferma les yeux quelques secondes qui se transformèrent en minutes à mesure que son esprit embrumé et surtout fatigué se laisse séduire par l’idée d’un repos qui lui semblait mérité.

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Mer 27 Déc - 10:07
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Lorsque Mike ouvrit les yeux avec difficulté, il faisait curieusement bon dans la pièce où il se trouvait. Une douce chaleur l’enveloppait et une lente lueur jaune dansait contre l’un des murs. Une odeur de cire emplit ses narines avant qu’il ne voit les bougies qui brûlaient contre la paroi. Le soldat voulut se relever mais une vive douleur lui prit les côtes. Lorsqu’il prit le temps de voir à quoi cela était dû, il sentit une certaine gêne lorsqu’il inspirait et expirait. La mâchoire serrée, il parvint à s’asseoir et observa la pièce dans laquelle il se trouvait. Une banquette à peine assez grande pour lui était posée dans un coin de la pièce et représentait le seul mobilier à sa disposition. Les murs étaient faits de roche et donnait l’impression que l’on avait taillé dedans l’endroit où il se trouvait. Il en était de même que le couloir qu’il voyait à travers les barreaux de la seule ouverture de la pièce. Il était seul, il était prisonnier.

Il se mit debout sur ses jambes et la pièce se mit à danser sous ses pieds. Le Sergent posa une main sur l’une des parois pour éviter de tomber et il se traîna jusqu’à la grille. Là, il héla timidement sa supérieur.

- Major ? Major ?

Mais il n’obtint aucune réponse avant de lancer d’une voix plus forte :

- Freya !

Plus loin dans le couloir aux teintes jaunes, il entendit du bruit et un grincement qui lui donnait l’impression qu’une porte pivotait sur ses gonds. Des bruits de pas accompagnés de murmures furent audibles et prirent de l’ampleur à mesure qu’ils se rapprochaient de sa cellule.
Là, face à lui, se trouvait un groupe de femmes de petites tailles. Elles faisaient à peine plus d’un mètre et la plus grande atteignait le mètre cinquante. Elle était fine et avait les joues creusées. Ses semblables étaient plus trapues et l’expression sur leurs visages ne trahissaient pas de bonnes attentions à son égard. L’une d’elle parla dans un dialecte qui lui était inconnu mais Mike ne broncha pas. Elle parla d’une voix forte et avec un air menaçant, ce qui fit reculer le soldat, comme elles semblaient le souhaiter. Elles avaient la peau brune, tannée comme le cuir de leurs vêtements. Il s’agissait de vulgaires bouts de tissus qui étaient maintenus autour de leur taille et de leur poitrine par du fil grossier. Cela leur donnait une allure très rudimentaire.

Lorsqu’elles ouvrirent la grille et pénétrèrent dans la cellule, l’Américain avait la certitude de prendre le dessus sur elles malgré leur nombre et sa condition diminuée. Il avança d’un pas et décocha un crochet du droit sur la plus grande du groupe. Cela lui arracha un rugissement de douleur à cause de sa côte probablement fêlée. Mais ce qui lui fit le plus mal, ce fut la façon dont son égo se sentit piétiné. La femme évita son poing et agrippa son poignet avant de faire pivoter le bras de son assaillant qui se retrouva aussitôt à genou devant elles. Elles ricanèrent avant qu’il ne soit repoussé d’une pichenette sur sa couche. Malgré leur taille, elles étaient dotées d’une force étonnante. Il le comprit en voyant arriver une plus vieille femme, ses cheveux étant d’argent à opposer à l’ébène de ses consœurs, et qui tirait un broc d’eau assez grand pour accueillir le soldat.

D’un ton de invective, il lui fut ordonné quelque chose qu’il ne comprit pas. Ce n’est qu’en se retrouvant torse nu après avoir vu son tee-shirt être déchiré comme une vulgaire feuille de papier qu’il comprit ce qu’elles attendaient. Le Sergent refusa et même un violent coup dans l’estomac ne put le faire flancher. Il ne comptait pas obéir jusqu’à ce que l’un d’elles le menace après avoir fait chauffer la lame d’un coutelas au-dessus d’une bougie et fait un geste sur sa gorge, dévoilant clairement ses intentions s’il n’obtempérait pas. Ce qui restait de son égo se terra bien profondément alors qu’il estimait qu’en vie, il avait une meilleure chance de retrouver Karola.
Il s’exécuta donc et retira ses vêtements pour être immergé dans l’immense broc et y être nettoyé. Il ne fallait pas être bien devin pour comprendre les commentaires qui étaient faits et les regards intéressés qui lui étaient lancés. Lorsque l’une d’elles s’essayait à faire glisser ses mains avec trop d’insistance, la plus vieille la sermonnait et son air menaçant aurait pu remettre n’importe qui dans le droit chemin.

Une fois le bain terminé, un pantalon de cuir cousu sans grand talent comme s’il avait été fait à la hâte avec en associant leurs jupettes pour le vêtir lui fut lancé et le Sergent ne se fit pas prier pour le revêtir. Le torse encore nu, les femmes l’encadrèrent et l’escortèrent en dehors de la prison, les autres cellules étant désespérément vides.


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Mer 27 Déc - 10:25
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Lorsque Karola émergea, elle se trouvait au milieu du même groupe de femmes à la peau tannée et poussiéreuse. Elle s’affairait autour d’elle à grande hâte. La pièce dans laquelle elle se trouvait était décorée avec opulence. Cà et là reposaient des trophées de chasse -entre autre une tête d’une bête semblable à un ours dont la gueule faisait la taille de la jambe de la jeune femme- et des lames de différentes tailles et de différentes formes. Des draps aux couleurs chatoyantes pendaient de part et d’autre du lit dans lequel le Major s’était reposée. Elle était complètement perdue et se demandait ce qu’elle pouvait bien faire ici alors qu’elle était persuadée s’être trouvée à l’extérieur dans le froid quelque instants plus tôt. Etait-elle morte pour de bon cette fois ? C’était peu probable, son cœur battait toujours et son instinct lui soufflait que tout autour d’elle était réel. Elle remua légèrement dans le lit, soulagée de constater qu’elle sentait tous ses membres et que même son mal de crâne s’était atténué.

Quand les femmes la virent éveillée, l’une d’elle se précipita pour la faire boire et une autre sortit en dehors de la pièce dont la porte était grande ouverte. Karola constata qu’elle n’était plus vêtue que de ses sous-vêtements mais qu’elle avait été pansée de toutes ses blessures. Une des petites femmes lui parla avec un ton chaleureux en hochant la tête et lui gratifia d’un étrange sourire. Les rides tirées sur son visage donnaient l’impression qu’elle était heureuse de la voir et son flot de parole ne s’arrêta que lorsque celle qui avait détalé rapidement revint avec des plateaux de mets tous plus appétissants les uns que les autres. Karola les observa un peu abasourdie, ne sachant toujours pas où elle se trouvait et surtout en présence de qui. Et puis, il n’y avait nulle trace du sergent. Son rythme cardiaque s’affola un peu à l’idée qu’il ne s’en soit pas sorti. Aux dernières nouvelles, il se trouvait en très fâcheuse posture et malgré tous ses efforts, elle n’était pas parvenue à le réchauffer suffisamment pour le sortir d’hypothermie. Sûrement que ses hôtes pourraient l’aider. Elle profita que la femme qui étaient allée chercher les plateaux de victuailles pose une cruche d’eau sur une table de chevet à ses côtés pour l’interpeller.

«Excusez-moi, mais pouvez-vous me dire ce qui m’est arrivé ? Où est passé l’homme qui était avec moi ? »

Que Karola s’adressa à elle sembla l’effrayer, elle la regarda avec des yeux ronds emplis de crainte et sans demander son reste, lui tourna rapidement le dos et s’enfuit à toute vitesse. La jeune femme se demanda ce qu’elle avait bien pu dire ou faire pour susciter une telle réaction. Quoiqu’il en soit, quelque chose lui dit qu’il ne lui serait pas si aisé d’obtenir une réponse et pas seulement en raison de la barrière de la langue. Son regard s’attarda alors sur une silhouette devant laquelle la servante aux plateaux passa rapidement. Elle appartenait à une autre femme qui la fixait bizarrement. Remarquant que Karola avait posé les yeux sur elle, elle prit la parole. Des mots s’échappèrent de sa bouche à grande vitesse. Elle aussi s’exprimait dans une langue qui était incompréhensible pour Karola, néanmoins, le ton de sa voix et son empressement à s’adresser à elle semblaient indiquer qu’elle, l’avait comprise et donc qu’elle répondait à sa question. Avant même que le major puisse l’interroger davantage ou lui demande de se répéter mais plus lentement, la femme haussa les épaules et concentra son attention ailleurs. Karola prit note pour elle-même de ne pas oublier son visage car, visiblement, elle détenait des réponses qui pourraient l’aider à retrouver le sergent.

Dans un coin de la salle, une robe faite d’un fin tissu blanc était sortie d’une armoire et suspendue en attendant qu’on la vêtisse. Une vieille femme courbant l’échine entra dans la chambre et, soudainement, toutes les autres se figèrent et cessèrent de parler en l’observant avancer d’un pas lent vers Karola. Lorsqu’elle arriva devant elle, elle se pencha encore plus bas -si cela était possible- et se releva en grimaçant sous le poids des ans. Elle plongea son regard brun dans celui de la jeune femme et acquiesça. Elle claqua des mains et les autres femmes invitèrent l’Allemande à se changer. Cette dernière fut tirée du lit sans vraiment avoir son mot à dire. Elle tenta tout de même de se soustraire à l’emprise de ses hôtes mais elle ne pouvait pas non plus utiliser ses compétences en art martial pour s’en défaire. Après tout, elles s’étaient montrées particulièrement accueillantes avec elle et elle doutait qu’elle pouvait obtenir des réponse en se montrant réticente et attentive. Les étrangères s’affairaient pour retirer ses derniers vêtements et les troquer contre la fine robe qui l’attendait. Elle parvint tout de même à les écarter un peu pour qu’elle puisse se vêtir toute seule, même s’il était évident qu’elle aurait préféré enfiler une uniforme ou tout autre chose qui ne soit pas une robe un peu trop légère.

En se tournant, elle put découvrir le visage ébahi de ces étrangères tandis qu’elle se sentait plutôt mal à l’aise d’être ainsi observée, qui plus est dans ce genre de tenue. L’ancienne fit un pas vers elle et ouvrit un large coffre renfermant lui-même deux petits coffrets. Dans celui de droite, reposait une couronne finement taillée dans un matériau couleur ivoire et qui jalouserait les meilleurs orfèvres que l’on pouvait connaître. Encore une fois prise au dépourvu, Karola se laissa faire commençant à s’inquiéter de la tournure que les événements prenaient. Elle l’était d’autant plus qu’elle se trouvait seule et qu’elle n’avait aucune nouvelle concernant Mike et son sort. S’il était vivant, elle devait le retrouver sans tarder. La femme aux cheveux d’argent la prit délicatement dans ses mains et tendit les bras, sur la pointe des pieds pour en coiffer le Major. Toutes s’inclinèrent alors.

Le second coffret lui fut tendu et elles l’invitèrent à l’ouvrir. Dedans était enfermé un gantelet de métal qui avait été teint d’un rouge virant au grenat. En le détaillant du regard, Karola découvrit qu’il dissimulait une lame rétractable. A sa vue, elle fut frappée par un souvenir. Il s’agissait d’un cadeau de son amant, celui qu’il lui avait offert avant qu’elle fasse ses premières armes, celui qui l’avait accompagné durant ses plus importantes batailles et lui avait sauvé la vie à maintes reprises. Le gantelet de la grande guerrière Vane, Freya, n’attendait plus qu’à être porté à nouveau. Après un regard vers la vieille femme qui l’encouragea d’un geste de la tête, la jeune femme s’empara d’un geste mal assuré de son gantelet et l’enfila à son poignet.

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Le Sergent fut escorté jusqu’à un long corridor qui montait vers une large ouverture. Une lueur d’un jaune pâle en éclairait la sortie mais sa couleur ne pouvait aucunement correspondre à celle du jour. Les nuages en filtraient les rayons du soleil et donnaient une teinte surnaturelle au paysage. Et puis, il faisait encore chaud, c’était impossible qu’il s’agisse de la surface. L’une des femmes lui tapota la cuisse et lui tendit un long bâton dont l’une des extrémités était pointue. Elle l’invectiva et le poussa pour qu’il avance. Derrière lui, un groupe de femmes couvrait toute retraite. Sans autre option, Mike avança dans le couloir et lorsqu’il en sortit, l’intense lumière l’aveugla quelques instants.

Une clameur s’éleva tout autour de lui rapidement suivie par quelques sifflets. S’étendait devant lui une large surface sablonneuse qui formait un disque et des palissades faites de bois et de fer l’isolait de gradins taillés dans la roche. Ils étaient noirs de monde, ou plutôt de femmes, et toutes scandaient jusqu’à ce qu’une grille ne s’ouvre de l’autre côté de ce qui devait être leur arène. Il ne fallut pas longtemps au soldat pour comprendre le sort qui l’attendait et que sa vie était probablement en jeu.

Le lourd silence qui s’installa laissa la place à de sourds battements réguliers. Son cœur battait à tout rompre et la pression montait en lui. Du moins, c’était ce qu’il croyait avant de voir qu’il s’agissait des pas d’une bête énorme qui faisait deux fois sa taille. Dressée sur ses pattes arrière, le Sergent faisait face à une sorte d’Ours dont la taille de la mâchoire ne laissait aucun doute sur le fait qu’elle briserait ses os sans efforts. Les griffes acérées de la bête étaient aussi menaçantes que ses crocs. Lorsqu’elle apparut, les acclamations reprirent et se transformèrent en encouragements. Mais ils n’étaient pas pour le soldat, ils étaient pour la bête qu’il allait affronter.

L’animal avança avec une curieuse agilité alors que Mike la jaugeait du regard. Son adversaire semblait enragé tant la salive s’écoulait de ses babines. Etait-il aussi impatient de manger son repas ? Le soldat esquissa un mouvement, pas franchement envieux à l’idée de finir comme ça et décidé à porter le premier coup, mais sa douleur aux côtes se rappela à son bon souvenir et le stoppa net dans son mouvement. L’ours lui décocha un revers à lui décrocher la mâchoire et le soldat se retrouva rapidement étendu sur le sol alors que les acclamations grandissaient. L’homme reprit ses esprits au bout de quelques instants et se releva en titubant, sous le regard inexpressif de l’animal.

Il tenta un coup d’estoc et la bête l’esquiva avec une déconcertante facilité. Lorsqu’il parvint à la toucher avec son bâton, on eût dit qu’elle s’était demandée s’il l’avait effleuré ou si c’était son imagination. La bête accourut vers lui en grognant avec férocité. Mike roula sur le côté pour l’éviter mais fut pris au dépourvu en la voyant pivoter plus vite que lui et griffer profondément la chair de son dos, lui tirant un râle de douleur alors qu’il tombait à genou en lâchant son bâton. Le combat ne durerait que quelques instants, si l’animal n’était décidé à jouer avec son repas. Dans les tribunes, la clameur grandissait.

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