Atlantis Insurrection
"Personne ne demande à devenir un Héros, sauf que parfois ça finit comme ça..."

Et si ce Héros, c'était toi ? Tu es l'un des meilleurs dans ton domaine (Biologiste, Chirurgien, Infirmier, Diplomate, Démineur, Maître chien...) et on te propose de participer à l'expédition la plus fabuleuse mais aussi la plus dangereuse : l'expédition Atlantis.
Auras tu le cran de rejoindre Atlantis pour découvrir ses mystères et affronter les dangers de cette galaxie ?

Tu peux aussi incarner les personnages importants de la série (Weir, Sheppard, McKay, Lorne, Teyla....) Bon niveau RP demandé.
On recherche de nombreux personnages inventés.
http://www.atlantisinsurrection.com/t387-personnages-vacants


Si tu te sens capable de franchir ce pas, tu es des nôtres ! Clique sur l'image ;-)


RPG sur Stargate Atlantis
 

Mer 27 Déc - 11:29
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Lorsque le gantelet fut enfin enfilé à son poignet, Karola ressenti un intense sentiment de satisfaction voire même de sécurité. C’était un objet auquel Freya tenait et qui lui avait servi à de très nombreuses reprises. En revanche, la Vane ignorait comment ses hôtes avaient bien pu se le procurer. Elle était en train de le contempler, de vérifier qu’il était comme dans ses très maigres souvenirs lorsqu’une lointaine clameur résonna autour d’elle. Elle releva la tête, pensant avoir rêvé mais portant son attention sur ce qui l’entourait et de nouveau, le vacarme de voix qui criaient à l’unisson, des voix de femmes aussi loin qu’elle pouvait en juger, retentit.

Elle tourna la tête vers la vieille femme pour l’interroger du regard mais sa vision s’évanouit soudainement, son cœur loupa un battement et l’espace d’un instant elle crut qu’en mettant le gantelet, son cœur allait de nouveau cesser de battre. Mais il n’en fut rien, commençant à s’habituer au phénomène, une nouvelle vision se déroula devant ses yeux. Comme celle de McArty et Lawson, sauf que cette fois-ci ce n’étaient pas eux les acteurs du mini-film dramatique qu’elle visualisait mais le sergent McPherson. Toujours en vie, mais visiblement pas pour longtemps. Il se trouvait dans ce qui semblait être une arène pareille à celle de l’Antiquité. Il ne semblait pas en très grande forme et comble de l’horreur, il était la proie d’un animal monstrueux qui s’apprêtait à ne faire qu’une bouchée de lui. Karola comprit que ce qu’elle voyait n’était que le reflet de la réalité puisque les huées populaires redoublèrent lorsque la bête feinta d’attaquer le jeune homme. La crainte de Freya de perdre Mimir s’associa à celle de Karola et cela la tira de sa torpeur.

Les femmes étaient toujours autour d’elle, l’observant attentivement, attendant peut-être un mot ou un ordre d’elle. Mais la militaire, elle ne faisait déjà plus attention à elles. Elle s’élança hors de la chambre, poussée par l’urgence de la situation et la peur que Mike ne se fasse dévorer. Elle aurait très bien pu demander de l’aide à ses hôtesses mais étant donné le mal qu’elles avaient à se comprendre, cela ne lui aurait fait que perdre plus de temps.

Elle ouvrit la porte à la volée et s’engouffra dans un couloir taillé dans la pierre. Le major ne connaissait pas les lieux et personne ne serait en mesure de l’aider, aussi elle devait se fier à son ouïe et pria pour que les clameurs ne s’arrêtent pas, auquel cas cela voudrait dire qu’elle n’aurait plus aucune chance de trouver Mike mais aussi que ce dernier aurait certain fini dans le ventre de l’animal. Alors que toutes ses pensées étaient dirigées vers le sergent, au détour d’un couloir qu’elle franchit rapidement, elle tomba sur une impasse. Pestant, elle fit rapidement demi-tour pour reprendre sa course effrénée, autant que son accoutrement ridicule le lui permettait. Elle aurait payé cher pour avoir son uniforme.

En faisant le chemin inverse, elle constata que personne ne l’avait suivie et personne ne l’empêchait de progresser, c’était déjà ça de gagné. Mais elle devait se presser de trouver l’arène car Mike ne ferait plus long feu, contre une telle bête il n’avait quasiment aucune chance. Le cœur de Karola tambourinait dans sa poitrine, elle devait absolument sauver Mike et Mimir, elle ne pouvait imaginer autre solution. Elle ne comprenait pas pourquoi un tel sort avait été réservé à son compagnon mais il était certain que les personnes instigatrices de ce combat en tous points inégal finiraient par payer, et Freya était tellement en colère qu’elle était volontaire pour s’en charger elle-même.
Enfin, elle déboucha sur un accès qui donnait sur deux grandes portes en bois, et là, les cris, les encouragements redoublèrent d’intensité. Essouflée, épuisée de cette course, elle ne s’arrêta que lorsqu’elle se trouva devant la barrière constituée par les portes, manquant même d’entrer en collision avec. Elle tenta de les ouvrir mais elles lui résistèrent. De l’autre côté, un grognement féroce retentit suivit d’une longue plainte de douleur qui ne pouvait provenir que d’une seule personne… La jeune femme se sentit blêmir mais refusa de céder à la panique, c’était même tout l’inverse. Elle fulminait à l’idée d’être retardée ainsi.

Les battants étaient visiblement bloqués de l’autre côté et elle ne disposait de rien qui puisse l’aider, ni poignée, ni rien. Avec un bon coup d’épaule, elle essaya de l’enfoncer, les portes vacillèrent mais restèrent en place. Frustrée et cédant finalement à sa colère, elle donna un coup de pied qui ébranla une latte de bois. Stupéfaite, Karola ne perdit pas davantage de temps à comprendre. Prenant son élan, elle décocha un coup de pied plus puissant, un autre panneau de bois se déforma et vola en éclats lorsque le deuxième arriva. Et un peu comme Freyr avait massacré la statue de la femme qu’il aimait, Karola se déchaîna contre les portes qui finirent par céder suffisamment pour lui permettre de passer de l’autre côté. Elle atteint au pas de course le bord de ce qui constituait le chemin de ronde des gradins, au bout c’était la chute qui l’attendait car les gradins avaient été construits en contre-bas. En s’arrêtant, elle ne put que constater le spectacle qui semblait ravir les spectatrices et son sang se glaça. Des trainées de sang parsemaient le sable, Mike était au sol, impuissant face à la bête qui se jouait de lui.

Elle crut encore une fois que son cœur allait s’arrêter mais il n’en fut rien. Au lieu de ça la terreur s’empara d’elle et n’obéissant qu’à son instinct et à l’amour qu’elle portait pour Mimir, elle s’élança dans les gradins pour les descendre avec vitesse. Son plan n’était rien d’autre qu’entrer dans l’arène et faire face à l’animal pour l’empêcher de tuer le soldat. C’était dangereux et suicidaire mais son esprit n’était vraiment plus rationnel à cet instant.

Habilement, elle sauta par-dessus la barrière qui séparaient les commodités pour admirer le « spectacle » et l’arène pour atterrir sur le sable en se rattrapant sur ses appuis. Dans le feu de l’action, la couronne qu’on lui avait vissé sur la tête un peu plus tôt dégringola sur le sol. Heureusement, la jeune femme pouvait compter sur ses compétences en techniques de combat pour ne pas se vautrer mais elle doutait que cela suffise face au mastodonte qui était doublement plus impressionnant vu d’ici. Seulement, Freya était prête à donner sa vie pour Mimir et c’était aussi le cas pour Karola qui ne reculait devant rien pour sauver ses hommes.

Interpellée par cette interruption soudaine, l’animal pivota sur ses grosses pattes pour se tourner vers cette nouvelle proie plus fraîche que la première. Karola jeta un regard à Mike, à terre derrière l’animal, très mal en point et, le cœur lourd, lui adressa un signe de la tête pour qu’il puisse profiter de ce répit pour se réfugier n’importe où. Ce bref échange fut interrompu par un rugissement bestial annonciateur de ce qui l’attendait à présent.

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La bête qu’il affrontait était dotée d’une force prodigieuse et son agilité était remarquable. Elle devait peser plus d’une tonne et elle se déplaçait comme si elle était aussi légère qu’une poignée de plumes. Diminué par le crash et par les blessures qu’elle lui avait déjà infligées, Mike n’en menait vraiment pas large et sentait peu à peu la fin s’annoncer à lui. Il avait imaginé une mort bien différente de cette arène et ce monstre pour bourreau. Enrôlé dans le programme Stargate, on pouvait s’attendre à une mort héroïque contre des aliens technologiquement bien avancés et non pas à périr dans une arène comme un simple gladiateur. Surtout, son égo en prit un coup lorsqu’il constata la minable résistance dont il faisait preuve contre le gigantesque ours.

Les clameurs avaient beau continuer, le soldat ne voyait plus que son adversaire et ne s’intéressait qu’à lui et au prochain coup qui viendrait. Avec de la chance, il se montrerait assez endurant pour découvrir une faille ou fatiguer la bête pour espérer prendre le dessus. Mais il n’en fut rien et l’animal continua son petit manège avec lui, jouant comme un chat avec une souris en attendant d’être lassé, ou trop affamé. Mike s’essoufflait rapidement et ses coups comme sa défense devenaient très approximatifs. La bête lui décochait de temps en temps quelques gifles qui l’envoyaient mordre la poussière et le sable de l’arène. Mais le Sergent restait accroché à son bâton comme à la vie et ne renoncerait pas de sitôt.

Obnubilé par la bête, il ne fit pas attention un seul instant à l’entrée avec grand fracas de Karola qui explosa littéralement les portes qui l’empêchaient d’entrer dans l’immense arène taillée dans la roche. Ce ne fut qu’au moment où elle se réceptionna sur le sol derrière la bête qu’il jeta un œil à la femme vêtue d’une longue et fine robe blanche qui collait à ses formes. La respiration difficile et alors que l’ours se détournait de lui, Mike jeta un œil à la folle qui l’avait rejoint dans la fosse.

- M.. Major ?! lâcha-t-il bien en peine de dissimuler sa surprise, ses mots, hachés par le souffle qu’il essayait de récupérer. La vision qu’elle lui offrait et l’aura qu’elle dégageait lui faisait perdre la raison. Elle était semblable à une déesse.

Le soldat se redressa légèrement mais la bête trouva la jeune femme plus appétissante que son adversaire d’alors. Elle pivota sur ses appuis avant de se ruer vers Karola dans un rugissement inquiétant. Mike voulut se relever avant de trébucher, désorienté par les coups encaissés et la douleur qui le saisissait à plusieurs endroits sur le corps. Le Major ferait face, seule, au monstre.

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Bien déterminée à en finir avec la bête malgré ses maigres chances, elle prépara la lame de son gantelet et se baissa pour attrapa dans sa main une bonne poignée de sable. L’animal allait attaquer en premier, elle le savait, aussi, elle l’attendit et lorsqu’il se rua vers elle, elle lui balança les grains au niveau des yeux afin de le déstabiliser le temps pour elle de faire une pirouette. Sa robe ne lui facilita pas la tâche mais elle parvint tout de même à passer dans le dos de son adversaire qui grogna de mécontentement. Karola se releva rapidement car elle comptait le prendre à revers, elle s’élança vers lui et prépara son attaque en armant son bras paré du gantelet mais l’espèce d’ours fut plus rapide qu’elle et abattit une lourde patte sur son épaule. Le geste semblait lent mais pourtant il fut puissant si bien, qu’en plus de laisser une empreinte ensanglantée dans la chaire de Karola, cette dernière fut propulsée au sol et roula sur quelques mètres. Le rugissement que la bête poussa lui fit penser à un rire guttural, comme si elle était satisfaite de son coup.

Karola ne se laissa pas pour autant déstabiliser, malgré la brûlure provoquée par les griffures sur son épaule, elle se releva. Des yeux, elle remarqua que Mike n’était pas très loin mais qu’il n’était pas parvenu à se mettre à l’abri sans doute trop affaibli, il était toujours à terre, un bâton de combat gisant à ses côtés. La jeune femme se mordit la lèvre mais n’eut guère davantage le temps de s’inquiéter de lui car déjà les pas lourds de la bête résonnaient et faisaient trembler le sol, annonçant qu’elle attaquait de nouveau. Sa lame toujours sortie, Karola n’attendit pas cette fois qu’il vienne la cueillir et s’élança à son encontre, le bras droit en avant. Avec une certaine célérité, elle le rejoint bientôt et avant que le choc n’eût lieu, évitant de justesse un coup de mâchoire, elle enfonça profondément la lame dans la chair de l’animal et le tailla sur toute la longueur avant de la retirer une fois qu’elle l’eut dépassé.

Un rugissement féroce lui fit vriller les tympans, elle ne pensait pas l’avoir mortellement atteint mais au moins, cela lui donnerait matière à réfléchir et le ralentirait quelque peu. Quant à elle, elle fit rapidement demi-tour pour courir vers Mike et surtout son bâton dont elle s’empara en dérapant. Elle eut beaucoup de peine à devoir laisser son compagnon dans son état. Elle s’occuperait de lui plus tard, pour l’instant elle avait un très gros chat à fouetter. Une fois équipée de sa nouvelle arme, elle fit le tour de l’arène pour s’éloigner du militaire et éviter que l’animal ne s’intéresse de nouveau à lui. L’animal, excité par cette proie qui se mouvait devant lui ne mit pas longtemps à réagir et se mit à la pourchasser. Il la rattrapa rapidement et tenta de la faucher d’un coup de patte mais ses griffes s’accrochèrent à la traîne de sa robe qui se déchira un peu et finalement, Karola perdit l’équilibre avant de mordre la poussière. Quelques grains vinrent se loger dans ses yeux, lui troublant un peu la vue.

Instinctivement, elle se retourna sur le dos et ne put constater que la bête la surplombait de toute sa taille et la gueule béante, s’apprêtait à se jeter sur elle. Pensant que son heure allait arriver, Karola n’essaya même pas de se dégager, c’était de toute façon trop tard, la masse se fondait sur elle et elle eut pour simple réflexe de brandir le bâton dont la pointe vint se loger dans la gueule de l’animal, par en dessous. Alors que le morceau de bois s’enfonçait de plusieurs centimètres pour ressortir de l’autre côté, une douleur vive aveugla la jeune femme. La bête était parvenue à planter ses griffes dans sa peau, au niveau de sa clavicule droite, l’écrasant un peu aussi de fait.
Heureusement, le coup qu’elle lui avait porté la fit reculer de plusieurs pas l’empêchant de finir aplatie comme une crêpe par la tonne que représentait l’animal. Un mugissement de douleur, une longue plainte perça le silence ambiant.

Essoufflée, Karola savait qu’elle l’avait échappé belle et que la bête mettrait un moment avant de reprendre le combat. Elle devait déjà se débarrasser du pieu qui lui transperçait la gueule. Alors qu’elle aurait aimé en profiter pour se reprendre un peu d’énergie, le major voyait là une occasion d’en finir. Une occasion qui ne se représenterait pas deux fois. Elle se redressa, grimaçant sous la douleur qui irradiait là où la bête l’avait meurtrie. L’animal s’agitait et la douleur l’empêchait de faire des gestes précis, aussi elle se donnait des coups de pattes avant de parvenir à s’emparer du bâton. En trottinant, Karola la contourna en prenant soin d’observer une distance respectable pour éviter de se prendre un nouveau coup et, une fois dans son dos se jeta sur elle afin de lui grimper dessus.

Débarrassée d’un ennui, voilà que maintenant l’ours était assailli par un nouveau. Sentant qu’on se cramponnait à sa fourrure, il se mit à se secouer dans tous les sens. Karola se plaqua contre le pelage et resserra les cuisses de part et d’autre de sa colonne vertébrale afin de résister à ce rodéo. Voyant que la technique ne fonctionnait pas, l’animal se mit à galoper dans l’arène. La jeune femme en profita pour finir sa progression et atteint enfin son encolure. Elle n’avait pas le temps de réfléchir, il lui fallait être rapide, sa lame était prête, elle n’avait plus qu’à l’atteindre au niveau de la gorge, avec force et précision. C’est ce qu’elle fit une fois puis une deuxième fois, arrachant de nouveaux des mugissements. Elle s’apprêtait à asséner un troisième coup mais l’animal l’attrapa et l’envoya voler sans ménagement dans les airs. La chute fut rude, Karola sentit l’air de ses poumons être expulsé d’un coup sous le choc et ses yeux se remplir de larmes sous la douleur.
Elle n’avait pas la force de se relever, pour l’instant, tout juste celle de se mettre sur le dos pour pouvoir reprendre une bouffée d’air. Elle s’attendait à ce que la bête revienne à la charge, plus féroce que jamais mais il n’en fut rien. Même ses plaintes avaient cessé. Alors la militaire redressa un peu la tête, juste assez pour remarquer que son adversaire était au sol, inerte alors que le sang s’échappait de ses plaies et venait gorger les grains de sable.

Elle poussa un long soupir de soulagement. Son cœur battait à la chamade et elle avait du mal à retrouver une respiration normale. Néanmoins, elle était débarrassée de ce qui avait menacé la vie de Mike. Elle se redressa vivement et même se releva d’un bond en se rendant compte qu’elle avait failli l’oublier en voulant se reposer un peu. Des étoiles dansèrent devant ses yeux et elle dut attendre quelques secondes avant de titubait vers lui, traversant l’arène sans prendre garde à ce qui se passait autour. Une fois arrivée à sa hauteur, elle se laissa tomber à genoux devant lui. Il l’était lui-même mais vu son état il ne tiendrait peut-être plus très longtemps. Son visage était meurtri, son souffle bien trop irrégulier et son teint presqu’aussi pâle que lorsqu’il s’était retrouvé en hypothermie. A l’aide de ses deux mains, Karola lui releva le visage pour qu’elle puisse le regarder dans les yeux, dévastée de le voir ainsi. Elle et Freya avaient été inquiètes pour le jeune homme et le voir vivant soulageait le cœur du major d’un grand poids.

«[color=LightPink] Sergent ?|/color] »appela-t-elle doucement pour susciter une réaction chez lui, avec précaution elle caressa le visage de l’hôte de Mimir, évitant les blessures ensanglantées qui y siégeaient. « Est-ce que ça va ?»

- La grande forme. Je me reposais un peu avant de lui faire sa fête. Vous m'avez pris de vitesse. C'est pas gentil.
Lui reprocha-t-il faussement.

Un sourire étira les lèvres de Karola, ravie de constater qu’il avait gardé son humour, elle ne put réfréner une envie de le prendre dans ses bras. Elle lâche son visage pour l’attirer et le serrer contre elle. Un geste inspiré par Freya qu’elle sentait heureuse d’être parvenue à sauver Mimir même si elle devait avouer que c’était également son cas. Elle sentait le cœur du jeune homme battre dans sa poitrine et cela acheva de la rassurer. Elle se détacha de lui finalement, un peu gênée car elle s’était rendue compte qu’elle avait laissé les sentiments de Freya la submerger.

« Excusez-moi. »Marmonna t-elle, ne sachant plus où se mettre, avant de finalement se relever et de lui tendre une main.


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Le soldat était aux premières loges pour voir le combat qui opposait Karola avec l’ours. Il fallait dire qu’il ne s’attendait pas à ce qu’elle montre une telle opposition compte tenu de sa tenue bien peu adéquate pour se battre et de la férocité de l’animal. Contrairement à lui, elle semblait jouir de tous ses moyens et ne semblait souffrir d’aucune blessure. Elle se mouvait avec agilité et ne cilla pas un seul instant lorsque la bête se précipita sur elle. Malgré sa puissance et sa rapidité, Karola prit rapidement la mesure de son adversaire et ne se montra à aucun moment acculée comme l’avait été son compagnon. Mike l’observait le regard ébahi par ses capacités au combat et, bien qu’elle encaissait de sérieux coups, elle ne se démontait pas et restait aux aguets pour prendre le dessus.

Ce fut la bête qui sembla la première en position de remporter la bataille, lorsqu’elle surplomba la jeune femme de toute sa masse. Le Sergent esquissa un mouvement pour se relever mais il n’avait pas été épargné lorsqu’il l’avait affrontée. Il serra les dents et ressentit un certain soulagement lorsque Karola planta sa lance dans la gueule de l’ours. Le rodéo qui s’ensuivit aurait été un divertissement fort intéressant si leurs vies à tous les deux n’étaient pas jeu. Avec une agilité déconcertante, elle parvint à l’atteindre à la gorge avec son bras et le Sergent s’étonna de sa force. Comment pouvait-elle percer la peau de l’animal avec sa main ? Il n’avait vu le gantelet qui ornait son avant-bras et qui renfermait une lame parfaitement aiguisée.

L’ours s’écroula et l’Allemande roula sur le côté, exténuée. Elle n’en sortait pas indemne mais elle avait brillamment remporté son combat, à la différence du Sergent. Karola se releva d’ailleurs la première et vint s’enquérir de son état, prenant son visage dans ses mains d’une manière étrangement familière. Il lui fallut répondre avec humour pour atténuer le coup qu’il avait pris à l’égo. Il était bien plus douloureux que sa côté cassée ou l’énorme griffure qui avait déchiré son omoplate. La voir l’emportait avec une telle facilité alors qu’il avait été écrasé comme un vulgaire moucheron faisait mal. Il dissimula donc sa fierté derrière une réponse ironique.

Mike n’eut pas le temps de détailler sa tenue que la jeune femme l’enlaçait et le plaquait contre elle. Le réconfort qu’il ressentit en la sentant contre lui sembla étrange mais étonnamment empli de chaleur. Son cœur battait à nouveau à tout rompre et lorsqu’elle brisa leur étreinte, il s’efforça de dissimuler une pointe de déception. Elle se leva et l’aida à en faire de même, ce qu’il parvint non sans mal. Il a remercia d’un hochement de tête et une fois sur pieds, il observa sa robe blanche déchirée par endroits et maculée de poussière et sang à d’autres. Le tissu était fin et laissait deviner sa peau et dessinait parfaitement ses courbes.

- Décidemment, vous savez vous habiller Major, lança-t-il pour dédramatiser la situation alors que lui-même était torse nu, sale et ensanglanté. Il lui offrit un sourire en réalisant finalement où ils étaient.

Dans les tribunes, les femmes étaient restées parfaitement silencieuses, suspendues aux gestes de leur reine, frissonnant lorsqu’elle passa à un cheveu de la mort, exultant quand elle l’emporta contre une bête qui n’avait jamais perdu. Mais quand Karola s’était relevée, elles avaient retenu leur souffle. Maintenant qu’elle était debout avec son équipier à ses côtés, de petits murmures se faisaient entendre.

Du couloir d’où était arrivé Mike, des femmes en arrivèrent avec précipitation et prirent Karola par la main pour l’emmener au-dehors, certainement pour panser ses blessures et lui permettre de se changer. L’une d’elle ramassa cérémonieusement la couronne qui était tombée lorsqu’elle avait fait irruption dans l’arène. Le Sergent fit mine de s’opposer à celles qui emmenaient la jeune femme mais elles le repoussèrent encore plus facilement que dans la cellule avec des visages bien menaçants. Il ne faisait pas bon vivre d’être un homme au sein de cette communauté, il le sentait bien mais il refusait d’être séparé à nouveau de Karola, surtout sans connaître leurs motivations et en sachant le traitement que lui avait subi. Elles, elles ne l’entendaient pas de cette façon.

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Mer 27 Déc - 11:48
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La remarque de Mike concernant son accoutrement la mit mal à l’aise tout autant que ce compliment caché la flatta. Elle avait totalement oublié qu’elle ne portait qu’une robe très légère. Ça ne valait pas son uniforme mais en revanche c’était toujours mieux que le genre de robe que les femmes de l’aristocratie terrienne pouvaient porter à l’époque moderne. Même si ça ne lui avait pas facilité la tâche, au moins cela n’avait pas tant entravé ses mouvements plus que ça.

Alors qu’ils s’échangeaient un sourire, timide pour sa part, des petits pas pressés résonnèrent derrière elle. Karola se retourna instinctivement, prête à faire face à une nouvelle menace si jamais c’était le cas. Mais il n’en était rien. Un groupe de femmes sortit d’un couloir pour les rejoindre au cœur de la fosse. Karola reconnut leurs visages puisqu’il s’agissait de celles-là même qui se trouvaient dans la chambre avec elle un peu plutôt. Elles l’avaient finalement suivie.

Karola entendait bien avoir des réponses concernant ce qui venait de se passer car ces femmes et en particulier la plus âgée devaient très certainement savoir pourquoi on avait jeté Mike en pâture à cet animal. Mais avant qu’elle n’ait eu le temps d’ouvrir la bouche, elle se sentit tirée en avant, une main enserrant son poignet et l’incitant à sortir de l’arène. Elle était tirée sans ménagement, si bien que cela ne faisait que raviver sa plaie à l’épaule.
Karola s’attendait certainement à ce que Mike soit lui aussi évacué mais un regard en arrière lui apprit qu’on l’empêchait justement de les suivre.
«[color=LightPink] Pourquoi ne vient-il pas avec nous ? |/color]» demanda la jeune femme à l’une de ses hôtesses, celle qui lui avait répondu un peu plus tôt et qui semblait être la seule en mesure de la comprendre. Seulement, cette dernière l’ignora royalement et continua sa route.

« Ça suffit ! » grogna-t-elle à présent agacée de se laisser faire comme une poupée. Elle arracha son bras de son emprise et s’éloigna du groupe pour rejoindre le sergent, les femmes faisant barrière devant lui s’écartant sur son passage.

Elle attrapa la main de Mike dans la sienne histoire de mieux faire passer le message et de bien faire comprendre qu’elle n’avait nullement l’intention de se séparer de lui.

« Je ne pars pas sans lui. » Le major était ferme et sa décision n’était pas contestable. C’était le regard de celle qui semblait entendre ses paroles qu’elle fixait et à qui elle s’adressait. Etant donné le soin et l’attention que lui avaient porté ces femmes, elle savait qu’elles n’iraient pas à l’encontre de sa décision et lui obéiraient. C’était un élément essentiel dont elle allait devoir jouer visiblement.

Tous les regards étaient rivés sur elle, toutes la jugeaient, ne comprenant certainement pas pourquoi elle tenait tant à cet homme. Si toutes se contentaient de l’observer étrangement, l’une d’elle n’hésita pas à la conspuer oralement, ce qui lui valut une réprimande de la part de la plus vieille du groupe. Finalement, et sans entrain, une volontaire se dévoua pour tirer Mike par le bras et l’ajouter au cortège. A contre cœur, Karola fut contrainte de lâcher sa main mais au moins fut elle rassurée de pouvoir le garder auprès d’elle.

Sur le chemin, la jeune femme tenta de garder en mémoire l’agencement des lieux, cela pourrait se révéler utile plus tard. Finalement, ils furent conduits dans la chambre dans laquelle Karola s’était réveillée. On ne lui laissa aucun répit puisqu’aussitôt les petites dames s’affairèrent autour d’elle. On lui présenta à nouveau une robe, la réplique exacte de celle qu’elle portait, du moins ce qu’il en restait. La jeune femme soupira en hochant négativement la tête.

« Vous n’avez pas autre chose ? »

Mais encore une fois, le sens de ses mots ne fut pas saisi alors, elle décida de joindre de nouveau le geste à la parole. Face à la personne qui lui tendait la robe, elle désigna le pantalon de Mike puis se désigna à son tour avec insistance. La réponse ne provint pas de son vis-à-vis, mais de la plus vieille des femmes qui poussa un soupir d’exaspération et de frustration et quitta les lieux sans aucune cérémonie.

Elle échangea un regard étonné à Mike et constata, qu’encore une fois, il était mis de côté et que personne ne s’occupait de lui. Son sort avait vraiment l’air de ne préoccuper personne à part elle. Elle sonda les environs et ses yeux se posèrent une personne qui se trouvait dans l’oisiveté. Aussitôt, Karola lui désigna de la tête Mike pour l’inciter à aller s’occuper de lui. Mais elle n’obtint pour réponse qu’un air de dégoût et un frémissement à l’idée de s’approcher de lui. Et effectivement, le sergent se trouvait dans son coin et tout le monde se tenait à distance bien respectable de lui et lui lançait des regards méfiants. Cela n’aboutit qu’au surgissement de nouvelles questions dans sa tête.

Par ailleurs, elle n’était pas la seule à commencer à être excédée par la situation. Karola sentait que sur son épaule, des mains s’affairaient à nettoyer et enduire la plaie d’un onguent plutôt efficace. En vérité, elle commençait à en avoir de cette situation qu’elle ne comprenait pas et encore plus de ne pas avoir de réponses à ces questions. Elle avait été séparée un long moment de Mike et ce dernier avait failli mourir à deux reprises, elle n’aspirait plus qu’à se trouver seule avec lui pour qu’ils puissent échanger sur tout ça et trouver un moyen de quitter cet endroit pour reprendre leur mission.
Karola prit des mains de l’une de ses servante la robe qu’elle lui tendait depuis tout à l’heure et se dégagea de celle qui appliquait la pâte médicinale sur sa peau. Et à toutes, elle leur fit signe de quitter la pièce, les sourcils froncés et un air plein d’autorité au visage.

« Laissez-nous, s’il vous plait. » Ajouta-t-elle d’ajouter du crédit à sa requête.

Aussitôt, toutes les femmes présentes stoppèrent leurs activités et quittèrent la pièce de manière plus respectueuse que leur aînée quelque minutes auparavant. La porte se referma et Karola poussa un soupir qui ne cachait guère ce qu’elle pouvait penser. Elle pivota vers Mike et ses traits se détendirent. Elle détailla le soldat et ne put que constater avec beaucoup de peine qu’il était dans un piteux état.

« Vous devriez vous asseoir. Je vais m’occuper de vous. » Puisque personne n’avait daigné lui apporter assistance, elle se dévouait bien volontiers. Elle se changerait plus tard, elle ne voulait pas risquer que son subordonné ne soit à nouveau menacé par la mort, cette fois-ci causée par ses blessures.


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Finalement, Karola refusa vigoureusement de le laisser là et lorsqu’elle prit sa main pour l’emmener avec elle, l’une des indigènes se résigna à le guider. Le petit cortège traversa une partie des couloirs et le Sergent s’efforçait surtout à marcher droit car il avait des étoiles devant les yeux et quelques vertiges causés par la douleur. Aussi, même s’il avait voulu faire attention au chemin qu’ils empruntaient, son corps ne l’aurait pas laissé faire. Il suivit donc le groupe de femmes jusqu’à des appartements et celle qui l’avait guidé le poussa dans un coin et se pressa d’aller aider ses consœurs.

Une mécanique bien huilée se mit en branle pour s’occuper de Karola, la changer, la soigner, la chouchouter. Elle était traitée comme une reine et la raison leur échappait. A l’inverse, le Sergent était un paria, le moindre mouvement lui valant un regard plein de reproches de la part de l’une des femmes. N’étant pas en condition de s’opposer à leurs hôtes, il resta adossé contre l’un des murs en observant la scène. Le Major repéra bien vite le petit manège et, tant agacée car elle était au centre des attentions que parce que l’un de ses hommes restaient en piteux état, il ne fallut pas long avant qu’elle ne s’en révolte. Mais lorsque la jeune femme refusait quelque chose ou demandait ses vêtements, elle se heurtait à la barrière de la langue. Quoique, cela restait à vérifier car lorsqu’elle exigea qu’on les laisse tous les deux, les femmes s’exécutèrent sans discuter. Il restait là un mystère de plus à élucider.

Une fois hors de la pièce, l’atmosphère s’appaisa un peu, soulagés d’être enfin tranquilles pour comprendre la situation dans laquelle ils étaient. Mike s’apprêtait à lui demander s’ils étaient prisonniers et où ils se trouvaient mais elle le coupa avant qu’il n’ouvre la bouche. Il opina simplement du chef et s’approcha d’elle d’un pas lent. Il prit place sur un tabouret, jugeant que son épaule requérait plus d’attention.

- Merci, fit-il avant même qu’elle débute. Le soldat ne se détendit pas pour autant car il sentait que les griffes de la bête avaient entaillé sa chair d’une certaine profondeur. Il n’allait certainement pas apprécier le soin que Karola allait lui porter et l’appréhendait même. Crispé, il restait le dos bien droit, son esprit s’efforçant de comprendre ce qu’il s’était passé depuis qu’ils étaient montés dans le vaisseau. Etait-il à Yggdrasil ? Il en doutait. L’architecture laissait à penser à sous-terrain. Or, la Forteresse flottait et des bâtiments laissant supposer d’une certaine avancée technologique pointaient comme des lances vers les cieux. Cela ne concordait pas. Ils étaient au chaud par contre, et cela laissait à penser qu’ils étaient probablement sous la surface. Mais comment ? Et pourquoi ? Tant de questions se bousculaient et les réponses les fuyaient.

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Karola regroupa devant elle tout ce dont elle avait besoin pour soigner Mike. Le récipient plein d’eau et les petits pots remplis d’onguent. Des morceaux de tissus savamment pliés étaient également à sa disposition. Le soldat était déjà en position pour recevoir ses soins, elle n’avait plus qu’à se placer derrière lui. Elle se sentit horrifiée en découvrant les larges sillons tracés dans sa peau par les griffes de l’animal mais se garda bien de le montrer. Elle n’avait aucune compétences en ce qui concernait la médecine, aussi elle écouta son instinct pour pallier ce manque au mieux.

Un linge en main, elle le trempa dans l’eau puis l’essora afin d’en retirer l’excédent avant de le plier pour mieux l’utiliser. Elle ne savait pas très bien par où commencer, alors elle se contenta de tamponner les traces de griffures afin de faire disparaître toute trace de sang. Au premier contact du tissu sur sa peau, Mike tressaillit en sifflant entre ses dents, signe que ça ne lui faisait aucun bien. Karola se répandit en excuses et se fit bien plus lente et plus douce. Histoire de diriger ses pensées ailleurs que sur ses blessures, elle décida d’engager la conversation avec lui.

« Comment avez-vous atterri dans cette arène ? »

« J'y ai été amené de force. Je me suis réveillé dans une cellule et ces femmes m'ont amené là-bas sans trop attendre. Visiblement, on ne vous a pas réservé le même traitement... »

Elle fronça les sourcils en entendant quel traitement son compagnon avait reçu. « Non, elles m’ont chouchoutée dès mon réveil. Mais je serais bien incapable de dire pourquoi. Elles ont l’air de me prendre pour leur reine. Cela a sûrement un lien avec Freya puisque qu’elles m’ont rendu son gantelet. » C’était la seule chose dont elle pouvait être sûre, la Vane l’avait reconnu aussitôt qu’on le lui avait présenté. Elle tendit son bras vers Mike pour qu’il puisse observer l’ouvrage lui-même.

«Chouette truc ! C'a déjà montré son utilité en tous cas !" Malgré tout, Mike aurait lancé un regard intéressé vers la robe blanche de la jeune femme si elle lui avait fait face à ce moment-là. En un sens, elle était autant redoutable que son arme et avait largement sa préférence même si ce n'était pas ce qui lui avait sauvé la vie.

Karola acquiesça pour elle-même et se pencha pour nettoyer son éponge et repris le nettoyage du dos du sergent, elle cherchait à se débarrasser de tout ce qui salissait sa peau avant d’appliquer l’onguent. Mais comme cela lui était douloureux, elle s’y prenait avec beaucoup de précaution.

« Je doute que ça nous soit utile pour sortir d’ici. Vous pensez que c’est la forteresse ? » demanda-t-elle davantage à Mimir qu’à Mike. C’était l’endroit qu’ils essayaient d’atteindre avant leur crash et ils en avaient été tout proches.

«Non» répondit-il tout de go. Il était certain qu'ils n'y étaient pas. Cela ne ressemblait en rien à Yggdrasil mais il n'avait aucune idée d'où ils se trouvaient par contre. «Mais je ne sais pas où on est. Ces femmes vous vénèrent par contre. Peut-être qu'on peut en tirer profit ?»

Une fois satisfaite par son travail, elle laissa le linge reposer à côté de la cruche d’eau et récolta dans sa main une bonne dose d’onguent dont l’odeur n’était pas désagréable. Il en faudrait pour recouvrir la zone meurtrie par la bête. Tout en commençant à l’appliquer sur la peau de Mike, elle répondit à sa question.

« C’est une bonne idée mais j’ai plus de chance de perdre mon sang froid que de me faire comprendre. Mais puisque c’est pour nous sortir d’ici, je veux bien faire un effort… et puis, elles n’ont pas vraiment l’air de vous apprécier. » Et encore, le mot semblait être faible compte tenu du traitement qu'il avait enduré.

A l’aide de son autre main, tout en parlant elle appliquait en douceur la pommade, par petites touches et en essayant de la faire pénétrer dans la peau grâce à ce qui ressemblaient plus à des caresses. Le résultat de tarda pas et la militaire put constater que ses muscles se détendaient un peu. Elle aussi avait ressenti la même chose lorsqu’on lui en avait appliqué à l’épaule. Elle acheva son ouvrage sur son dos avant de déclarer :

« J'en ai fini avec votre dos, retournez-vous que je puisse m'occuper de votre visage. »

«Ça c'est le moins que l'on puisse dire !» Quand elle lui demanda de se tourner, il s'exécuta. Inutile de préciser à quelle hauteur ses yeux se retrouvèrent. Mike baissa le regard instantanément, la gêne se peignant sur son visage.

Evitant de laisser ses yeux courir sur son torse nu et priant Freya d’arrêter de penser que Mimir avait choisi un hôte au physique avantageux, elle fixa son visage. Il était recouvert de poussière, de contusions et d'éraflures, celles-là même causées par le crash. La jeune femme entreprit donc dans un premier temps de le nettoyer. Elle passa délicatement le linge légèrement humidifié sur toutes les zones de son visage, sans appuyer trop fort ni même en frottant. Elle se surprit elle-même à être aussi soigneuse envers lui alors qu’elle ne se sentait pas spécialement la fibre maternelle. Néanmoins, quelque part l’idée de s’occuper de Mike ne lui déplaisait pas. Entre ses mains il était en sécurité bien qu’elle ne doutât pas une seule seconde qu’il soit en mesure de se défendre seul.
« Vous allez finir par me faire de l’ombre..Vous avez failli mourir deux fois en l’espace d’une journée. »

« J'ai du retard à rattraper je crois. Et pas qu'à ce niveau-là... » répondit-il, amer. « Je suis prêt à troquer votre remise à niveau en super-héros contre des cours particuliers de combat au corps-à-corps, Major. Si vous n'aviez pas été là, je n'aurais pas donné cher de ma peau. » Il la remerciait, à sa façon...

« Vous avez bien résisté, soldat. » Elle termina d’éponger la blessure qui se trouvait au niveau de ses lèvres et s’attarda quelques secondes sur cette partie de son visage avant de se reprendre et de passer à l’application de l’onguent, encore une fois. « Et puis, j'ai surtout eu la chance d'avoir une vision, comme pour McArty et Lawson, j'ignore d'où ça provient mais j'avoue que c'est bien utile quand on a des hommes qui aiment flirter avec la mort.» Elle tapota du bout du doigt les éraflures présentes sur sa joue afin d'y faire pénétrer la pommade.

« Malgré ça, je vous interdit de recommencer.» ajouta-t-elle faussement sévère, pas forcément enjouée à l'idée de devoir encore une fois le tirer d'une mort certaine, surtout si c'était contre un ennemi dix fois plus imposant qu'elle.

Il grimaça alors qu'elle pansait ses plaies et releva la tête, ayant conscience qu'il donnait l'impression d'être un enfant que l'on grondait de s'être mis dans une mauvaise situation. Ça n'était pas tout à fait juste mais il ne voulait pas avoir l'air abattu. Il la regarda dans les yeux pour lui répondre. « Je ferais de mon mieux. » Il n'était pas certain de s'y tenir bien longtemps selon les circonstances.

Déconcentrée par son regard, elle laissa ses gestes en suspend quelques secondes et elle le sonda comme si elle cherchait à lire quelque chose en lui. Les battements de son cœur se mirent à accélérer mais cette fois-ci, elle ne laissa pas les sentiments que Freya pouvait éprouver pour Mimir prendre le dessus sur elle. Elle se redressa, fuyant les yeux du militaire et jaugeant son travail.
« J’ai terminé. »

Elle recula de quelques pas afin de lui laisser un peu d’air, à elle aussi un peu, et pour qu’il puisse se relever. Quant à elle, elle attrapa la robe qu’on lui avait tendu tout à l’heure et l’observa à regret. On toqua discrètement à la porte et avant que Karola n’autorise la personne à entrer, le battant s’ouvrit sur la vieille femme qui avait subitement quitté son audience après avoir témoigné de son mécontentement face à une Karola qui coopérait difficilement. Elle tenait entre ses mains une pile de vêtements qu’elle déposa sur le lit sans même leur adresser un regard avant de repartir aussitôt.
Le major échangea un regard avec le sergent avant d’aller constater avec soulagement qu’il s’agissait de leurs propres vêtements. Elle sépara les siens de ceux de Mike et remarqua qu’eux aussi avait subis les affres du crash. Mais c’était toujours mieux que son bout de tissu.

Elle s’apprêtait à demander à Mike de sortir quelques minutes le temps pour elle de se changer mais l’idée qu’on en profite pour s’emparer de lui l’en dissuada. Elle lui proposa donc autre chose.

« Est-ce que vous pourriez vous tourner le temps que je m’habille, s’il vous plaît ? »







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Elle s’occupa donc de panser ses blessures avec application à l’aide des linges propres, de l’eau et de l’onguent. Ils étudièrent la situation en décidant de tirer partie de l’adoration des femmes à l’égard de Karola avant que l’échange ne devienne plus intime, les mots étant partagés sur le ton de la confidence. Ils avaient surmonté une sacrée épreuve et malgré leur succès, les deux soldats souhaitaient éviter de se retrouver dans la même situation trop rapidement. La légèreté avait laissé place à plus de gravité lorsque la jeune femme exigea qu’il ne soit pas imprudent à l’avenir. Autant prendre sa retraire, pensa-t-il sans pour autant la contredire.

La conversation s’interrompit quand la vieille femme entra pour y déposer leurs affaires avant de disparaître aussi vite qu’elle était venue. Karola les tria et demanda à ce que le Sergent se tourne pendant qu’elle se changeait. Il refusa poliment en désignant ses blessures. Elle aussi requérait des soins.

- Asseyez-vous, lui ordonna-t-il en imitant les mêmes gestes qu’elle avait effectués un peu plus tôt pour lui. Il mouilla un linge et l’essora. Il préféra la prévenir, connaissant la douleur que cela provoquait et s’appliqua de la même façon à nettoyer les marques des griffes plantées dans sa clavicule. Karola offrit son cou pour faciliter la tâche et lui permettre de mieux s’affairer pour soigner ses plaies. C’était le moment idéal pour se gausser d’un vampire qui proposait si facilement que l’on croque dans sa chair mais il s’en garda. Le moment était probablement mal choisi même si l’envie l’en démangeait. Le Sergent appliqua alors l’onguent du bout des doigts avant de s’occuper de la même façon des griffures sur son épaule.

Il termina et la laissa se relever en silence. Il était étrange de noter à quel point l’atmosphère avait été plus lourde dès qu’ils avaient échangé leur rôle. La jeune femme n’appréciait probablement pas d’être à la merci de quiconque, fusse-t-il un homme de confiance. Du moins, ce fut ce que Mike pensa. Il prit alors ses vêtements, portant les stigmates de leurs aventures et remercia le ciel de ne pas les avoir eues sur le dos pendant son combat. Auquel cas, il n’aurait rien eu à se mettre sur le dos car, clairement, les hommes n’existaient pas au sein de leur caste. Le soldat s’éloigna pour laisser un semblant d’intimité à son supérieur et entreprit de s’habiller lui aussi. Il lui fallut une éternité et autant de souffrance pour passer son teeshirt par-dessus ses épaules, ses plaies le tirant et sa côte cassée le meurtrissant. Mais il y parvint et eut autant de mal avec le gilet pare-balles. Il eut finalement l’impression que de mettre la veste était plus aisé mais c’était en réalité juste un peu moins douloureux. Lorsqu’il se tourna vers le Major, il avait les traits tirés par l’effort.
En l’observant, il fit une moue. Cette tenue lui allait terriblement moins bien.

- Et maintenant ? Quel est le plan ? demanda-t-il.

De toute évidence, il fallait sortir d’ici. Etant donné l’autorité dont elle jouissait parmi ces femmes, elle n’aurait aucun mal à obtenir ce qu’elle voulait dès qu’elle le demanderait. Elles la comprenaient avec une remarquable facilité là où eux buttaient sur la langue et leurs coutumes. Certaines choses continuaient de leur échapper mais la situation avait tourné à leur avantage -si l’on considérait que le combat à mort contre l’énorme ours n’avait fait que les retarder. Ils sortirent tous les deux dans le couloir et les femmes les y attendaient. L’une d’elles se gaussa en désignant le Sergent avant de se reprendre, surprise par l’expression de réprobation de Karola.
Le Major Frei exigea qu’on les guide à la Forteresse et que tout leur équipement leur soit remis. Des protestations se firent entendre mais devant l’insistance de leur reine, elles ne durèrent pas bien longtemps. On les emmena jusqu’à un couloir dont la pente était abrupte. Dans l’une des pièces adjacentes, reposaient sur le sol leurs affaires. Fusils, manteaux, radio, rien ne manquait. Le lieu de l’épave avait été passé au peigne fin et comme leur équipement dénotait avec la technologie Vane, il leur avait été aisé de les retrouver et de les entreposer. La vieille femme discuta dans son dialecte à l’attention de Karola mais devant l’absence de réponse, elle fit des gestes incompréhensibles et toutes s’inclinèrent devant elle. Les militaires s’équipèrent sans cérémonie et empruntèrent le couloir qui les mènerait à la surface.

Au dehors, la tempête avait pris fin et ils se retrouvèrent au milieu des épaves, sortant d’une grotte bien dissimulée. S’ils s’en éloignaient, l’entrée leur serait à jamais interdite car ils seraient incapables de la retrouver. Pourtant, de nombreuses questions restaient sans réponse mais Yggdrasil les surplombait de toute sa masse. C’était leur véritable objectif. Peut-être auraient-ils le temps de les rechercher à nouveau pour comprendre pourquoi elles l’avaient érigée elle au rang de reine et lui celui de paria. Pouvaient-ils forger une alliance avec ce peuple où les hommes semblaient en être bannis ? Rien n’était moins sûr. Mais leur survie dépendait de ce qu’ils trouveraient au sein de la Forteresse. Là était leur priorité.

La jeune femme s’essaya à un contact radio avec Lawson et McArty mais la barrière invisible qui avait précipité le crash de leur vaisseau filtrait également les ondes des communications. Ils pouvaient prier pour que les deux soldats se soient tenus aux ordres malgré l’absence de nouvelles. Qui savait le temps qui s’était écoulé depuis leur dernier échange ? Bien qu’ils fussent inquiets à ce sujet, les deux compagnons se remirent en route sans un mot. Ils avaient assez perdu de temps.

En s’approchant à pieds malgré le froid mordant et leurs muscles endoloris, les deux soldats purent constater que le laboratoire/prison planait au-dessus d’une sorte de vallon. En son centre, on pouvait discerner un petit cercle où la neige avait viré au brun. D’un échange de regard, Karola et Mike décidèrent de s’y rendre. Leur progression jusqu’à l’étrange marque se montra plus difficile qu’ils ne s’y attendaient car la poudreuse n’était pas assez dense pour soutenir leur poids. Avançant avec la neige jusqu’à leur taille, ils se relayèrent pour la creuser avec la crosse de leurs fusils. L’exercice était aussi fatiguant qu’insupportable car il tirait sur leurs blessures et cela menaçait de les rouvrir et de les faire saigner à nouveau. La luminosité baissait et les pressait. Le jour touchait à sa fin et le froid glacial de la nuit aurait raison de tous leurs efforts.

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Mer 27 Déc - 12:00
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L’ascension du vallon ne fut guère une partie de plaisir. Les gestes effectués pour dégager la neige qui les empêchait de progresser sur leur passage sollicitaient les muscles des bras de Karola et cela lui arrachait des grimaces de douleur à chaque fois car malgré les soins, les plaies n’étaient toujours pas soignées. Néanmoins, elle tint bon jusqu’au bout grâce à l’aide de Mike et ils parvinrent à la limite de ce cercle de neige souillée. En levant la tête, la jeune femme put observer d’en bas la forteresse qui flottait dans l’air. Elle avait beau détailler ce qui se trouvait sous ses yeux, elle n'aperçut aucun moyen d’accéder au bâtiment. En tout cas, rien qui ne soit visible. Peut-être que le cercle renfermait un dispositif mais qu’il était caché à la vue d’éventuels curieux par une barrière invisible. Elle fit un signe à Mike pour l’inciter à la suivre à l’intérieur du cercle et aussitôt la limite franchie, elle se retrouva aveuglée par une intense lumière blanche et assourdie par un bruit qui lui fit penser au système de téléportation du Dédale.

Lorsque la luminosité redevint normale, elle ne se trouvait plus à l’extérieur et comme en témoigna un message d’accueil « Bienvenue à Yggdrasil », Karola comprit qu’enfin, elle se trouvait dans cette forteresse qui leur avait donné tant de fil à retordre à trouver. Soulagée, elle prit le temps de contempler l’environnement qui se présentait à son regard. L’endroit n’était pas forcément très joyeux mais c’était normal compte tenu de ce à quoi il servait. Le décor lui faisait un peu penser à Atlantis mais en moins moderne.

Elle entreprit de visiter un peu et lorsqu’elle sortit du cercle de téléportation, elle sentit son poignet s’alourdir un peu. En relevant sa manche, elle constata que le bracelet prit sur la statue de Freyr était toujours là et qu’il brillait. C’était lui qui créait cette sensation de lourdeur, mais plus que ça, elle le sentait être attiré comme un aimant vers quelque chose. Curieuse, Karola décida donc de le suivre afin de voir ce qu’il en retournait. Elle fit quelques pas vers une direction avant de se retourner et de s’inquiéter de ne pas être suivie par Mike, et pour cause, le soldat avait disparu.

« Sergent ? » appela -t-elle. Mais son appel resta sans réponse, elle tourna sur elle-même pour le chercher des yeux, mais sans succès.

« Mimir… » souffla-t-elle lorsque Freya lui signala que le scientifique était sûrement parti vaquer à ses occupations dans son coin.


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Lorsqu’ils parvinrent à la marque brune, Karola s’empressa d’entrer dans le cercle et invita son équipier à l’imiter. Aussitôt, un flash lumineux les aveugla et ils se retrouvèrent à l’intérieur de la Forteresse. Comme tous les dispositifs avaient reconnu la Vane qu’abritait le Major jusqu’à maintenant, le mécanisme de téléportation ne dérogea pas à la règle. L’architecture était plus sombre qu’il ne s’y attendait malgré l’omniprésence du bleu et, au vu des lumières, Yggdrasil restait alimentée en énergie. L’Américain n’eut pas bien le temps d’apprécier le soulagement que la nouvelle lui procurait car, déjà, son instinct lui demandait d’emprunter l’un des ascenseurs à proximité pour gagner le cœur du laboratoire. Mimir n’avait que trop attendu pour atteindre son but et maintenant qu’ils étaient arrivés, il n’y avait pas de temps à perdre.

Sans prendre le temps de confier à la jeune femme quels étaient ses plans, il la laissa flâner dans la direction de son choix pendant que lui se mettait au travail. Sur son chemin, toutes les portes s’ouvrirent et en arrivant dans le laboratoire, le terminal se déploya sous ses yeux et le connecta sans qu’il ne s’identifie d’une quelconque façon. Maintenant qu’il était à la maison, c’était à son tour d’être reconnu comme le Vane qui avait vécu au sein de la Forteresse quasiment l’entièreté de sa vie. Mike fit dérouler l’ensemble des projets que renfermait ses laboratoires et vérifia l’intégrité de chacun. Certains ne lui tirèrent aucune réaction quand d’autres furent accueillis pas un soupir de soulagement. Tout semblait en ordre malgré le poids des ans sur la structure et les mécanismes qui la maintenait en ordre de marche. Le scientifique avait fait un travail exceptionnel. D’ailleurs, il prit le soin de vérifier les mécanismes de défense et d’armement de la Forteresse et entreprit de les activer. Son code d’identification fut refusé à plusieurs reprises sans qu’il n’en comprenne la raison. Malgré son acharnement, rapidement remplacé par de l’énervement, il n’obtint aucun résultat. Peut-être que le système était endommagé ?

Cherchant parmi les souvenirs qu’il avait partagés avec le Cube, Mimir n’en trouva pas la raison. Lorsqu’il chercha à s’autoriser l’accès à l’une des chambres renfermant une arme énergétique expérimental, son ouverture se refusa à lui, comme le narguait le message rougeoyant à l’écran. Il pesta en frappant du poing sur le terminal en ignorant au passage la douleur qu’il réveillait chez son hôte.

Du côté de Karola, le bracelet la guida à travers le dédale de couloirs et de chambres qui composaient la Forteresse. Leur accès lui était pour l’instant refusé car, dès qu’elle essayait d’en franchir une porte, le bracelet choisissait de s’éteindre, la menaçant d’arrêter son cœur au passage. Aussi le laissa-t-elle la guider jusqu’à un niveau inférieur où la température était étrangement froide -plus qu’au-dehors- et lui donnait la sensation de débaucher dans un gigantesque congélateur. Sur les portes gelées, elle devinait des numéros. Son attention s’arrêta sur le 2501, bien aidé par l’important rayonnement qui émanait de l’artefact à son poignet. Lorsqu’elle essaya d’en discerner l’intérieur en frottant la petite fenêtre givrée, la porte s’éclaira et pivota sur ses gonds. Qu’avait-elle libéré ?

Au même moment, le terminal indiqua à Mimir que la cellule du même numéro venait d’être ouverte. Il accueillit la nouvelle avec circonspection car elle avait été libérée des années plus tôt. Il le savait. Le scientifique en avait été l’unique pensionnaire se remémora-t-il amèrement. Lorsqu’il consulta les détails de qu’elle renfermait désormais -et qu’elle venait de libérer-, l’effroi se peignit sur son visage.

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Mer 27 Déc - 13:40
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Etant donné que Mimir avait décidé de faire cavalier seul sans même l’en informer, Karola décida de ne pas lui courir après et de partir de son côté pour visiter la forteresse qui avait été la demeure du scientifique tout au long de son existence. Toutefois, plus qu’une exploration, il s’agissait de suivre le bracelet puisque ce dernier était fortement attiré vers un endroit et que le major était résolument décidé à en découvrir la raison. Celui lui permit de parcourir de nombreux couloirs qui s’enfoncèrent visiblement dans les fondations de la Forteresse puisqu’à mesure de sa progression elle sentait le froid la regagner.

Après un bon moment à déambuler, l’attraction du bracelet se fit plus forte et était telle qu’elle était irrésistible et elle sut exactement où s’arrêter. Elle ne resta pas bien longtemps immobile devant cette porte qui ressemblait à celle d’une prison et chercha à découvrir ce qui se trouvait derrière. La réponse ne tarda pas à arriver car la porte s’ouvrit devant elle et laissa apparaître l’occupant de la petite cellule.

« Freyr ? » hoqueta-t-elle en reconnaissant l’homme à la stature impressionnante et au visage marqué par les batailles. Son regard dur se posa sur elle sans pour autant qu’elle ne ressente d’animosité en lui. Freyr était un soldat rompu au combat et un commandant émérite, tout en lui inspirait le respect mais aussi la crainte.
Hermétique à l’étonnement de Freya qui ne s’attendait pas à le trouver ici, il éluda sa question pour en poser une autre.

« Il est là ? »

La jeune femme hocha la tête à l’affirmative, elle savait de qui il parlait.

« Que fais-tu ici ? » Mais le Vane n’avait visiblement ni l’intention d’ouvrir la conversation avec elle et encore moins de temps à perdre car il l’ignora à nouveau royalement et sortit de la cellule en passant devant la jeune femme qui s’écarta de son passage pour ne pas lui faire obstacle. Cependant, sa question et surtout la réaction suite à sa réponse l’inquiéta, si bien, qu’elle décida de le suivre.




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Mer 27 Déc - 13:51
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- Qu’est-ce que tu as fait ?!

- Tu n’as plus accès à rien, n’est-ce pas ?

- Réponds !

- Tu ne te rappelles rien, hein ? Ca ne m’étonne pas.

- Qu’est-ce que tu veux dire ?

- Où est ton Cube chéri ? Il n’a pas la réponse pour une fois ?

Karola s’était postée entre les deux hommes afin de pouvoir s’interposer entre eux si jamais la situation s’envenimait. Elle sentait que l’ambiance s’était électrisée dès lors que Freyr et Mimir ne s’étaient plus retrouvés à quelques pas l’un de l’autre. Le premier lançait un regard rempli d’hostilité au second quand ce dernier, lui semblait se méfier de son interlocuteur.

« Arrête ça veux-tu ? Tu vois bien qu’il ignore de quoi tu parles. » s’empressa-t-elle d’informer Freyr dont le regard perdit de son animosité lorsqu’il comprit qu’effectivement, Mimir n’avait pas tous les éléments en main.

Mimir comprit soudainement où il voulait en venir. Lorsqu’il avait téléchargé sa conscience et ses souvenirs dans l’artefact, les évènements qui s’étaient déroulés après lui échappait. C’était Freya qui avait le don de projection et qui était capable de voir ce qu’il se passait loin d’elle. La suffisance qui se peignait alors sur les traits de leur ami l’inquiétait.

- Mettons-nous au travail alors. Nous devons sauver les nôtres.

« Freyr a raison. Le temps presse, alors arrêtez de vous chamailler et mettons-nous au travail. »

Freyr se tourna vers le terminal et les accès qui se refusaient au soldat se déverrouillèrent aussitôt. Pourtant, les Vanes segmentaient parfaitement les domaines militaires et scientifiques et ces données n’auraient pas pu lui être accessibles. Quelque chose avait été modifié et Mimir en était fortement préoccupé. Même s’il avait été enfermé à Yggdrasil à cause de ses divergences d’opinion, son génie ne pouvait être bridé et il lui avait été autorisé à laisser libre court à ses projets, notamment celui qui visait à assurer leur survie si le plan initial échouait. Le scientifique était interloqué par les modifications qu’il constatait sur ses différents projets. Il tiqua alors et interrogea du regard le chef des Armées.

- Comment as-tu eu accès à tout ça ? Pourquoi c’est modifié ?

- Tu n’aimes pas mes modifications ? Pourtant elles ont été réalisées avec ton concours…

Mimir resta sans voix. Etait-ce seulement possible ?

- Tu mens, l’accusa-t-il avec conviction.

« Depuis que j’ai intégré ce corps, je n’ai plus accès à tous mes souvenirs. C’est peut-être aussi ton cas, c’est pour ça que certaines choses t’échappent… » Freya tentait de rassurer son compagnon avant de se tourner vers son supérieur. « Si tu lui disais quelles modifications ont été faites, ce serait certainement plus simple. »

Freyr accéda à la demande de la jeune femme.

- Si vous êtes là, c’est que le plan d’évacuation a échoué malgré les moyens déployés. A ta mort, dit-il avec un détachement étonnant, j’ai compris que nous n’avions aucune chance de réussir et que Mimir avait raison depuis le début. Je l’ai rejoint ici et ensemble nous avons réadapté son projet de résurrection.

- Je ne comprends pas, pourquoi étais-tu enfermé dans la cellule de cryogénisation ?

- C’était le mieux à faire, il faudra quelqu’un pour diriger les nôtres quand nous aurons réussi.

- Toi ? Un guerrier ? Tu es fou.


- Non, je ne le suis pas, fou. Toi et tes projets insensés ont déjà failli nous mener à notre perte une fois. Freya t’écoute trop pour être à la tête des Vanes. Je suis le choix logique.

Il était inutile de discuter avec Freyr lorsqu’il campait sur ses positions, tous les trois le savaient et si le scientifique le regrettait, le chef des Armées en jouait désormais pour obtenir gain de cause.

Freya les écoutait silencieusement débattre sur qui était le mieux placé pour prendre la tête de leur peuple. Même si cela aurait été un grand honneur pour elle que d’être à sa place, Freyr était en effet le choix le plus logique. Après tout, il était le commandant militaire et il jouissait d’un charisme de leader incomparable. Mimir, lui, même si elle l’aimait profondément, était quelque fois caractériel, un trait de caractère qui n’était pas forcément avantageux pour endosser un tel rôle.

« Freyr a raison. » Si Mimir était contre l’idée de Freyr, au moins l’écouterait-il elle, du moins elle l’espérait. Et pour éviter qu’ils ne perdent encore du temps à tergiverser elle enchaîna à l’adresse du chef des Armées « Si tu nous disais comment faire ? »

- En lançant le plan initial de Mimir. Le vrai, celui que l’on aurait dû choisir dès le début.

Ce qu’il fit dans la foulée. Il y avait un certain nombre d’étapes préalables à son exécution et les inscriptions défilèrent sous leurs yeux. L’une d’elles interpella le scientifique.

- Qu’est-ce que c’est que ça ? Qu’est-ce que ça déclenche ?


- Tu n’as pas à t’en préoccuper.


- Réponds-moi ou je ne fais rien !


Freya aussi commençait à être agacée de ce côté mystérieux que Freyr se donnait et encore plus de devoir jouer l’arbitre entre ces deux hommes adultes. Elle avisa donc son chef de manière très sérieuse, pas très sûre qu’il apprécie cette prise de position.

« Si tu veux sauver les nôtres et surtout, les commander, tu dois coopérer avec lui. Cesse de faire l’enfant et dis-lui ce qu’il veut savoir. »

Il haussa les épaules. De toutes les façons, le scientifique ne pouvait plus se mettre à nouveau en travers de son chemin désormais et il n’avait plus besoin de lui. Aussi, il ignora l’injonction de la jeune femme et d’un geste, il activa le plan de résurrection et la première étape du plan, celle qui restait secrète pour les deux autres Vanes et qui inquiétait Mimir, débuta. Toute la forteresse se mit à vrombir. Certains mécanismes étaient en train de se charger, les détails s’affichant sous leurs yeux. Toutes les armes d’Yggdrasil s’activaient une à une, incluant le projet ultime de Mimir, qui en restait pétrifié.

- Qu’as-tu fait ?!


- Tu avais raison tout ce temps. Notre résurrection n’est utile que si nous survivons. Et nous savons désormais que cela doit passer par notre suprématie absolue et l’extermination de toutes les autres formes de vie.

- Jamais ! Tu ne peux pas y avoir eu accès, j’avais pris toutes les précautions pour que…

- Tu sois le seul à le pouvoir, oui. C’est pour ça que j’ai dû te donner une source de motivation pour changer ça, confessa-t-il avec un léger sourire.

- Impossible, je n’aurais jamais fait ça.

- C’est ce que tu prétendais. Mais bizarrement, tu n’étais pas convaincu que ton stratagème du Cube fonctionnerait s’il nous arrivait quelque chose. Alors tu t’es accroché à la vie… Tu aurais dû avoir confiance comme moi j’avais confiance. Tu n’as jamais échoué, Mimir. Jamais.

La jeune femme écoutait attentivement l’échange entre les deux hommes qui ne semblait pas être prêt à s'apaiser. Comment aurait-il pu l’être, aussi loin et bien qu’elle pût se le rappeler, tous les deux avaient toujours été en rivalité. Lorsque Freyr divulgua la manière dont les choses s’étaient déroulées et surtout, sa manière de procéder, son air devint grave. Elle connaissait Freyr et savait qu’il n’était pas homme à reculer devant quoique ce soit, aussi ne fût-elle pas vraiment surprise lorsqu’elle comprit qu’il avait très certainement mis fin à la vie de Mimir une fois que ce dernier ne lui avait plus été d’aucune utilité. Cependant, l’idée que cet homme en qui elle avait confiance et qu’elle respectait ait pu tuer celui qu’elle aime, lui fit l’effet d’un coup de poignard dans le dos. Mais plus inquiétantes encore étaient ses idées suprémacistes, ses paroles.

« Tu t’es servi de lui et tu l’as ensuite éliminé pour servir tes propres intérêts ?! Il est hors de question que je te laisse faire.»

Freya savait qu’il était dangereux de se dresser contre sa volonté de fer de même qu’elle savait qu’elle avait très peu de chances contre lui.

- Ne te mets pas en travers de mon chemin. C’est trop tard maintenant.

Le plan était en marche, et rien ne pouvait plus l’arrêter. Mimir ne l’entendait pas de cette oreille.

- Non, je peux t’en empêcher.


Freyr se mit à rire aux éclats. C’était impossible, il avait veillé à ce que personne ne puisse interrompre le processus. Il ne restait plus qu’à patienter que l’arme s’active puis que la résurrection débute. Le scientifique s’affairait déjà sur le terminal et l’air amusé du chef des Armées se transforma peu à peu en doute. Mimir butait sur les protections mises en place mais il ne désespérait pas de trouver une faille. Après tout, il connaissait le système, il en était le créateur. Aussi intelligent était-il, il y avait certainement une porte dérobée qui lui permettrait de reprendre le dessus. Sa conviction était peinte sur son visage et fit germer la graine de l’inquiétude dans le camp de Freyr. Sans ménagement, il repoussa le scientifique en l’agrippant par l’épaule, celle qui était meurtrie. Il tomba à genoux devant le Vane.

- Cesse donc et profite du spectacle ! Tu en es l’instigateur après tout.

Malgré des années passées en sa compagnie et sous ses ordres, Freya avait été loin de se douter que Freyr ait pu avoir de telles idées. Elle ne voulait pas y croire, elle se demandait ce qui avait bien pu le changer à ce point et s’inquiéta même d’imaginer qu’elle put ne pas être étrangère à ce comportement.

Lorsqu’il attrapa Mimir et que ce dernier tomba au sol, le visage tiré par la douleur que ce geste avait provoquée, elle se porta à ses côtés pour l’aider à se relever afin qu’il puisse continuer à contrer les plans de Freyr. Quant à elle, elle était bien décidée à lui faire gagner du temps et à éviter qu’une fois encore il ne s’en prenne au scientifique. Elle s’immisça entre eux deux pour faire écran et défia son supérieur du regard.

« Tu n’as aucun droit de vie ou de mort sur les peuples de cette galaxie. Je ne te laisserais pas faire. » répéta-t-elle, déterminée. Elle était parfaitement consciente du risque qu’elle prenait, pour elle mais aussi pour Mimir. Heureusement, elle avait une hôtesse qu’elle savait parfaitement capable de lui tenir tête et qui l’aiderait à coup sûr à s’opposer à lui alors même que cette idée la répugnait. C’est d’ailleurs Karola qui impulsa le mouvement qui lui fit dégainer son arme mais avant qu’elle ne puisse la pointer sur Freyr, cette dernière lui tomba des mains. L’arme avait été attirée comme un aimant par le sol.

Le dégoût pouvait se lire sur son visage quand il vit la femme qu’il aimait tant prendre la défense de son ancien ami et pointer son arme sur lui. Mais cela ne l’étonna guère. Il la jaugea du regard, ayant pleinement conscience de ce qui l’attendait s’il voulait empêcher Mimir de nuire à ses plans. Il pivota sur lui et un puissant rayon de lumière détraqua les terminaux de la pièce quand il la balaya de ses mains. Le Vane posa un regard lourd de sens sur la jeune femme qui s’interposait entre lui et le scientifique. Il laissa échapper un soupir.

- Tu ne me laisses pas le choix.


Son expression changea, son visage se durcit alors qu’il avança d’un pas décidé vers Karola et celle qu’elle enfermait en son sein.

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Freya n’avait nullement envie d’en venir à l’affrontement avec Freyr mais comme elle ne comptait pas non plus le laisser faire et mettre les plans de Mimir en péril elle se prépara à le recevoir tout en lui donnant l’avantage.

Elle resta solidement postée devant Mimir alors qu’elle l’entendait travailler derrière elle et se laissa approcher alors que le commandant arborait un air guerrier sur son visage, celui là même qu’elle lui avait vu porter à de nombreuses reprises lors des batailles. Sauf que cette fois, elle n’était pas à ses côtés mais contre lui, c’était contre elle qu’il allait se battre. Bien qu’elle aussi de son côté s’efforçait d’avoir l’air résolue à cet affrontement, elle ne put s’empêcher de ressentir une immense tristesse à l’idée d’en être arrivée là et elle s’en voulut même de ne pas être parvenue à le raisonner.

Elle attendit le dernier moment pour se mettre en action, celui où elle fut contrainte de parer le premier coup du Vane en sa direction. Instinctivement, elle attrapa fermement son bras et le tordit avec force pour le contraindre à pivoter afin de procéder à une clé de bras dans les règles de l’art. L’homme était costaud mais Karola disposait d’une technique parfaitement maîtrisée. Elle serra son poignet contre elle et enfin, en prenant un peu d’élan, elle lui asséna un coup de pied dans les lombaires tout en le relâchant pour l’envoyer valser quelques mètres plus loin. Une technique pour l’éloigner de Mimir. Solide, Freyr ne tomba pas au sol, néanmoins, le résultat était là, il y avait suffisamment de distance entre lui et le scientifique pour que Freya puisse agir et le stopper.

Au fond d’elle, elle espérait secrètement que son ami se rendre compte de l’insanité de ses idées et que face aux compétences de Karola au corps à corps, il revienne à la raison. Cependant, les choses ne risquaient pas d’être aussi facile, car lorsqu’il se redressa et lui fit face à nouveau il avait l’air résolu à en découdre avec elle, voir même à l’éliminer s’il le fallait. Le coeur lourd de lui voir dans les yeux cet éclat, elle s’élança vers lui pour lui décocher quelques coups mais elle se retrouva bien vite limitée car non seulement sa plaie à la clavicule se réveilla mais en plus il la repoussa, sans ménagement. Loin de se laisser intimider, la jeune femme repartie à l'assaut. Freyr avait la force physique pour lui mais Karola, elle avait la vitesse et de la rapidité il allait lui en falloir car contre lui elle ne pourrait pas faire long feu compte tenu de son précédent combat et de ses blessures. Cependant, la jeune femme ne pouvait s’empêcher de retarder l’issue du combat autant qu’elle le pouvait. Si elle battait Freyr ou pire, elle s’en voudrait jusqu’à la fin de ses jours et ce, même si cela permettait à Mimir de parvenir à stopper son plan et à survivre.

Un nouvel échange de coups eu lieu. Un coup de pied en direction de la mâchoire de Freyr lui fit craquer les os mais cela eut à peine l’effet de l’émouvoir car il répliqua avec un uppercut qu’elle bloqua à l’aide de ses avant-bras. Mais sa clavicule endommagée ploya sous la force du guerrier et elle dut battre en retraite pour éviter davantage de dommages. Avec agilité, elle passa dans son dos et martela l’arrière de ses genoux. Freyr tomba mais se releva aussitôt. Il se jetta sur elle, elle esquiva et prépara un coup dans les tempes mais l’homme ayant repéré sa faiblesse la stoppa nette en lui attrapant le bras et le lui tordant, comme elle l’avait fait plus tôt. Poussant un cri de douleur, il n’eut qu’à la pousser pour qu’elle ploie devant lui, les larmes baignant ses yeux.

Alors qu’elle était présentement à genoux par terre, haletante, son bras endolori replié contre sa poitrine, Freyr crut certainement que s’en était fini d’elle car ses yeux se posèrent sur le scientifique, toujours affairé et il décida que c’était à son tour de prendre une bonne leçon car il se mit en marche pour le rejoindre. Mais il n’atteint pas son but car alors qu’il passait à proximité de Karola, cette dernière dégainé sa dague et la lui planta franchement dans la cuisse et tailla même un peu dans la chair avant de le retirer pour éviter qu’il ne s’en empare. Le Vane poussa un cri de douleur et recula de quelques pas avisant la blessure qu’il venait de recevoir. Bouillonnant de rage, il lui lança un regard meurtrier ne laissant plus de place au doute concernant ses prochaines intentions.

Aussi, Karola se releva malgré la douleur qui irradiait et la plaie qui devait sans aucun doute s’être ouverte de nouveau.

Le combat s’engagea à nouveau et ses premières tentatives au couteau atterrirent dans le vide quand lui l’atteint à l’estomac et au plexus solaire. Se dernier coup lui coupa la respiration et il en profita pour lui balancer un coup de genoux qui la propulsa au sol. Cette fois-ci, il lui fallut un peu de temps pour reprendre ses esprits et sa respiration.

Allez, Freya, relève toi et finissons-en !

Il lui balança un rayon, qui atterrit à quelques centimètres d’elle, la faisant sursauter. Certainement dans le but de la secouer un peu. Jusqu’à présent, le combat avait été équitable, tous deux se battant à mains nues. Cependant, dès lors qu’elle avait utilisé sa dague, Karola avait changé les règles, aussi Freyr avait décidé d’utiliser lui aussi son arme. Beaucoup plus destructrice que la lame de la jeune femme.

Relève toi !

La jeune femme obtempéra tant bien que mal, son coeur battait dans sa poitrine, elle sentait bien qu’elle ne tiendrait pas très longtemps et ignorait si Mimir en aurait encore pour longtemps. Elle ne pouvait pas se retourner vers lui pour le lui demander car Freyr en profiterait pour lui donner le coup de grâce. Alors elle s’aida de son bras valide pour s’appuyer sur le sol et se redresser. Freyr avait un sérieux avantage sur elle, même si l’état de sa jambe était préoccupante et qu’elle l’avait bien épuisé jusque là. Mais face à son pouvoir, l’issue du combat ne lui était nullement favorable. Pour autant, elle n’abandonna pas.

Le guerrier lui lança un nouvel éclair et elle du l’éviter de justesse en se décalant sur le côté. Mais un second puis un troisième la contraignirent à courir pour éviter de se prendre un rayon de plein fouet. Elle pria pour qu’il n’en profite pas pour s’occuper de son compagnon mais il était visiblement plus intéressé par l’idée de se débarasser d’elle avant de faire de même avec Mimir. Un nouveau rayon arriva dans sa direction et elle dut glisser sur le sol pour aller se cacher derrière une console qui explosa sous le choc. Des morceaux de verre et autres matériaux éclatèrent dans l’air et Karola sentit quelques éclats venir lui entailler la peau. Une sensation de brûlure cuisante au triceps du bras gauche lui fit prendre conscience qu’elle avait été frôlée par le rai.
Son abri ne le resterait pas bien longtemps, elle devait trouver un moyen de se débarrasser de Freyr, malheureusement, car à présent c’était également son intention envers elle. Un nouveau faisceau vint mourir dans le mur juste en face d’elle quand son regard fut attiré sur le reflet qu’il produisit sur le sol, et en particulier sur une plaque visiblement réfléchissante. Elle avait dû tomber au sol après avoir été atteinte par le rayon tout à l’heure. Freya venait de trouver un moyen de s’en sortir, si toutefois son idée se révélait être juste et bonne.
La plaque se trouvait à deux mètres d’elle, elle devrait pas conséquent se mettre à découvert et donc être une cible facile. Mais c’était sa seule option.

Elle prit une grande inspiration, et se jetta sans réfléchir vers la plaque, surprenant ainsi son adversaire suffisamment longtemps pour s’en emparer. Il avait déjà balancé un énième rayon vers elle qu’elle eut tout juste le temps de faire volte de face et de lever la plaque devant ses yeux pour qu’il se réfléchisse sur la surface et soit renvoyé à son expéditeur qui se le prit de plein fouet à l’abdomen et le terrassa au sol dans une plainte sans équivoque.

Sans se presser, la jeune femme se dirigea vers lui, ramassa sa dague perdue au cours du combat au passage et le surplombant, constata les dégâts causés. Elle était loin de rayonner de joie de l’avoir ainsi atteint. C’était tout l’inverse. Le spectacle lui déchira le coeur et elle était même soulagée de constater qu’elle n’aurait pas besoin de lui asséner un coup de grâce. Freyr était fébrile, pâle, son abdomen avait été traversé de part en part par son rayon, il était mourant. La jeune femme s’agenouilla à ses côtés.

Ce n’est pas juste…” balbutia t-il en la regardant une dernière fois. Elle ignorait s’il parlait de sa victoire sur lui ou bien du fait qu’elle lui avait préféré Mimir toujours est-il qu’elle prit sa main dans la sienne. Elle sentait que la vie le quittait, rapidement et plutôt que de le laisser mourir seul, elle décida de l’accompagner. C’était la moindre des choses qu’elle pouvait faire, surtout après le mal qu’elle avait du lui faire.

Je suis…” mais les paupières de Freyr se fermèrent pour la dernière fois et les muscles de sa main se détendirent instantanément dans celle de Karola, témoignant de son décès. “désolée.” souffla t-elle sans que ses mots ne parviennent aux oreilles de son destinataire. Ne réalisant pas encore ce qui venait de se passer, Freya resta quelques minutes agenouillée auprès de la dépouille de son supérieur et ami.

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La jeune femme s’interposa entre lui et Freyr. L’affrontement semblait inévitable s’ils voulaient l’arrêter et éviter que son plan n’aboutisse. À eux deux, ils auraient eu une meilleure chance de le neutraliser mais cela risquait de laisser suffisamment de temps à l’arme de la Forteresse pour se charger au point de non-retour. Cela se comptait en minutes, mais il était impossible de savoir s’ils prendraient le dessus rapidement sur leur frère ou même s’ils y arriveraient. Aussi, Mimir dût déployer des trésors de persuasion pour convaincre son hôte de ne pas aider le Major et le laisser prendre les commandes le temps d’arrêter l’exécution du programme.

Il s’éloigna du combat qui commençait entre les deux guerriers en s’efforçant de pas prêter attention aux coups qui étaient échangés et aux gémissements que faisaient Karola quand elle les encaissait. Diminuée comme elle l’était, il lui faudrait puiser dans ses dernières ressources pour venir à bout du plus grand combattant que les Vanes aient connu. Le scientifique était rassuré par la confiance qu’accordait son hôte aux capacités de la jeune femme et par la démonstration de son savoir-faire dans l’arène. Mais il lui fallait malgré tout se hâter.

Il se précipita sur un terminal et procéda méthodiquement pour déterminer l’existence d’une faille et pouvoir l’exploiter. Il existait plusieurs approches, car les accès lui étaient toujours refusés. Mimir pouvait tenter de forcer un programme à s’exécuter avec une élévation de ses droits mais cela demanderait certainement à recompiler les binaires et de connaître une faille qui autorisait cette élévation. Il pouvait tenter d’usurper l’identité de Freyr, par exemple en s’aidant du bracelet, mais il se trouvait au poignet de Karola et elle était déjà assez occupée pour devoir en plus l’enlever et lui remettre. Surtout que cela pouvait impliquer un « redémarrage » de son coeur pour se désynchroniser avant que le même processus ne s’effectue sur le Sergent. L’idée d’un reboot lui vint aussitôt, mais il était certain d’avoir élaboré des sécurités qui pallieraient ce cas de figure. Autant dire que les idées fusaient, mais aucune n’était facile à mettre en œuvre rapidement.

Du côté de Karola, l’Allemande se débattait avec son adversaire et semblait en mauvaise posture lorsque ce dernier se décida à user de ses rayons pour la neutraliser. Les bruits d’explosions et les injonctions répétées du Vane à son encontre tiraient chaque fois le soldat de sa concentration, car il s’enquérait de l’état de son supérieur. Mimir pestait contre lui et le maugréait qu’ils avaient mieux à faire. Le scientifique parcourait les différents programmes sur le terminal mais ses recherches n’aboutissaient à rien de concret et les armes d’Yggdrasil continuaient de se charger inlassablement. Pourtant, il avait bien dû faire quelque chose quand Freyr l’avait menacé de mort. C’était certain, il n’aurait jamais obtempéré sans se donner une porte de sortie, à lui et ou à celui qui prendrait sa suite. Dans son esprit -ou ce qu’il en restait grâce au Cube-, il s’efforçait de réfléchir à la solution qu’il aurait pu mettre en place. Il en était là de sa réflexion lorsqu’il vit une silhouette s’effondrer au sol un peu plus loin. Il fut pris de paniquer avant de s’apercevoir que Freyr était au sol, frappé par son propre rayon.

Il avait été traversé de part en part par son propre pouvoir et gisait maintenant au sol, le Valhalla lui tendait les bras alors qu’il lâchait ses derniers mots. La douleur se lisait sur les traits de la jeune femme. Elle était parvenue à terrasser son adversaire mais le prix à payer était peut-être trop grand. Il avait fallu mettre fin à ses jours pour l’en empêcher. Ce fut cette réflexion qui donna l’idée à Mimir sur la manière de faire pour arrêter la Forteresse. Quel était le prix ultime à payer pour stopper une arme qui pouvait détruire toutes les formes de vie dans la galaxie ? Il s’agissait de sa destruction.

Mimir rechercha le protocole de destruction et fut pris d’un soulagement lorsqu’il découvrit que son accès ne lui avait pas été retiré. Le scientifique avait probablement pris soin d’isoler le programme lorsqu’il lui avait été ordonné de tout verrouiller. Son sentiment était pourtant contrasté en découvrant la nouvelle. Le protocole d’autodestruction d’Yggdrasil impliquait un lourd tribut. Celui de l’anéantissement de la dernière chance pour les Vanes de revenir un jour à la vie. La Forteresse était le seul lieu qui pouvait déclencher le processus de résurrection, mais il était trop tard désormais. Lorsque Freya délaissa le corps de leur frère pour s’enquérir de l’avancement de son ami, ce dernier posa sur elle un regard lourd de sens.

- Je dois lancer l’autodestruction d’Yggdrasil pour que tout s’arrête, lâcha-t-il dans un soupir.

- Tu sais ce que ça implique.


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Malgré la mort de Freyr, la situation n’était pas plus arrangée. Mimir avait beau avoir effectué toutes les manipulations possibles, il n’était parvenu à enrayer le processus enclenché par Freyr. Le dépit se lisait sur son visage puis dans ses paroles lorsqu’il lui annonça qu’il n’avait d’autre choix que de lancer l’auto destruction d’Yggdrasil.

Elle hocha lentement la tête pour répondre à sa question. Freya savait ce qu’elle voulait faire et ce qu’elle devait faire. Ils n’avaient pas le choix et malheureusement cela conduirait irrémédiablement à l’échec de leur mission. Ils ne sauveraient pas les leurs et pire encore, eux aussi ne survivraient pas car il était bien évidemment impensable qu’ils les abandonnent.

Alors, elle chercha la présence de Mimir dans les yeux de Mike pour se donner un peu de courage et puis retira le bracelet qui ceignait son poignet. Elle expira un coup et sentit l’entité de la Vane quitter son corps se vider et plus particulièrement son esprit. Il fallut quelques secondes à Karola pour reprendre ses esprits et réaliser qu’elle ne partageait plus son corps avec Freya.

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Ce que ça impliquait, c’était la fin des Vanes, la véritable. Car il n’était pas question pour le scientifique et son amante de hanter leurs hôtes jusqu’à la fin des temps. Ils leur avaient déjà réquisitionné un morceau de leur vie et même s’il n’était pas parvenu à leurs fins, en un sens, le voyage était terminé. Mimir avait fait son choix, partir avec les siens et même si ce fut le regard du Major qui le sonda, il sentit la détermination de celle qu’il aimait. Il ne dit mot et, avant qu’elle ne quitte son hôte, le soldat s’empara d’un artefact dans l’une des caisses posée dans un coin. Il s’agissait d’un prototype de Cube fait du même alliage et de la même technologie que celui reçu en cadeau et qui avait été le point de départ de toute cette folle aventure.

Il se planta alors devant la jeune femme et il ferma les yeux un instant, le temps de dire au revoir.

- Merci, Sergent Mike McPherson. Et pardon.
- De ?
- Vous avoir embarqué là-dedans et d’avoir risqué votre vie, pour rien au final.
- Nous avons essayé au moins. Je suis désolé pour vous et les vôtres.
- Je vous remercie pour votre sollicitude.
- Et le Cube ? Celui que nous avons gardé sur Atlantis ?
- Il n’est plus d’aucune utilité. Mais gardez-le, en souvenir.
- Bien.
- Au revoir, Sergent Mike McPherson.
- Au revoir, Mimir.

Et comme un mauvais rêve, la sensation de partager son esprit avec le Vane s’estompa pour disparaître totalement après quelques instants. Dans ses mains, le Cube brillait d’une faible lueur. Mimir était parti et il en était de même pour Freya à voir l’expression de désarroi de la jeune femme. Le Sergent lâcha un timide sourire. Il récupérait pleinement possession de son corps mais le sentiment d’échec continuait de poindre. Ils n’auraient pas pu faire quelque chose différemment car tout cela s’était joué des millénaires auparavant mais le goût d’inachevé prédominait.
Certaines questions restaient malgré tout sans réponse mais le scientifique ne s’en était pas allé sans offrir un dernier présent à son hôte. Devant lui, le terminal affichait de claires inscriptions et le compte à rebours lui était parfaitement lisible. Il était temps de partir.

D’un geste, il invita Karola à se rapprocher et il actionna une commande sur le terminal. Aussitôt, une intense lumière blanche les aveugla pour les téléporter dans le hangar qui accueillait la Porte et où patientaient les deux autres soldats. Quelques instants plus tard et alors qu’ils les dévisageaient, le sol émit une puissante secousse qui les fit tous les quatre trébucher. Yggdrasil venait d’exploser, emportant avec elle ses armes, ses secrets et le peuple Vane. Il n’y avait plus rien à faire sur Vanaheim.

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A leur arrivée dans le hangar, les deux soldats furent acceuillis par un Lawson et un McArty inquiets qui accoururent vers eux pour savoir ce qui leur était arrivé. Si Mike et Karo avaient vécu une sacrée aventure, les deux soldats n’étaient pas non plus en reste. Avant que le major n’ait eu le loisir de leur répondre, ils furent déséquilibrés par l’onde de choc produite par l’auto destruction de la forteresse.

Karola était un peu dépitée par l’échec relatif de leur mission mais à tout le moins pouvait-elle se ravir que tous soient restés en vie et en un seul morceau. Peut-être était-ce finalement une bonne chose que les Vanes ne soient pas revenus à la vie, avec un homme comme Freyr à leur tête et aux idées suprémacistes, Atlantis aurait très certainement se dresser contre eux. Pour avoir abrité l’une d’entre elle dans son corps pendant quelques jours et avoir eu un aperçu de leur civilisation, Karola savait qu’ils auraient été un peuple particulièrement difficile à combattre. Bien sûr, d’autres alternatives étaient possibles, mais en définitive, les choses étaient certainement mieux ainsi.

Elle était soulagée cependant de savoir que Freya et Mimir avaient rejoint les leurs, c’était tout à fait légitime. Depuis que la Vane l’avait quittée, elle ne parvenait pas à se défaire d’un sentiment de vide en elle et elle se demandait si c’était aussi le cas pour Mike. Par souci de discrétion, elle ne lui posa cependant pas la question. Par ailleurs, Karola avait toujours le gantelet au bras, elle ignorait quoi en faire et encore moins si, sans Freya, elle pourrait encore l’utiliser. Dans tous les cas, elle le ferait étudier par les scientifiques une fois rentrée.

Ils n’avaient plus rien à faire ici, la civilisation Vane s’était éteinte définitivement et eux avaient besoin de soins rapidement. Elle s’avança donc vers la porte des Etoiles et composa l’adresse et envoya dans la foulée son code de reconnaissance pour faire valider son identité et qu’on les laisse passer de l’autre côté. Elle fit passer ses trois hommes devant elle et traversa à leur suite pour rentrer chez elle, sans se retourner.


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